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DES MALADIES CONTAGIEUSES
OUCB SAHTAM DES AillllAllJ MESIIDIES
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laquo; li-1raquo;',.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i ;laquo;)itui ii.. iinprirnri \'* Ku. Ui
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MALADIES C01NTAGIEUSES
RT 1)1' 1. \
mm SAMIAll DES AIIAM DÖM1STIÖUES
M. V. GALTIER
I'HOI'HSSBUli m; i'iii.ii.i; SAN1TA111E A i.'i.cui.k vi; i i:;i; I n.m i;r. I)E I.YOM
3deg; Edition, revue et corrigee AVKC KIGURES I.NTKItGAl.F.llS DANS LI! I'E.VTK
PA IMS ASSEL1N liT HOUZEAU
I. I I! n \ I li V. S 1) B I. A I A C U 1. T T: I) E M K li H C I N 10 et de la Societo Centralc de Medecine Velöriiuiire
I'LACK I'K l,'l (ClI.K-Hlv-JllvDi.ClM.
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RIJKSUNIVERSITEITTE UTRECHT
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PREFACE
Kn presenlant aujourd'hui ;i tnes confröros In lroisi6mo (Mlilion du nioii Trailö des maladies contagieuses el dc la police sanitaire des animaux domesliques^ j'ai le devoir doleur dou-ner quelques explicalions sur les motifs (|iii m'ont dölermlnö a entreprendre cetlc lache et sur la fagon dont jc I'ai com­prise el exdcutöe.
Je n'ai pas en la prelcntlon de faire imo oiuvre irröpro-chable; \^ me suis borne d'ailleurs ü öcrire im livre toul ä fait elemenlairc, dans lequel j'ai resume men enseignemenl. Le lecteur y trouvera des döfectuositös et des imperfections nombreuses. Mais il m'aecordern peut-6tre 1c merile d'avoir accompli im travail utile. J'ai öle mil par le desir de rciulre service a la profession veterinaire, aux praticiens et aux eleves, dont rinstruclion m'est conliee, ainsi qu'ä tons ceux qui out ä coour de connattre ce qui (ouche de prelaquo; ä Fetuile et ä la propliylaxie des maladies contagieuses des animaux. D'ailleurs, I'apparition d'un nouvel ouvrage sur les maladies contagieuses ct la police sanitaire est pleinement jusliliee par I'importance capilale, qu'ont reveluc dc nos jours les questions relatives ä celte hranclie des etudes medicales. Depuis quelques aunees de tres nombreusos el Ires impor-tanles döcouvertes onl ele realisees dans cetle par-lie de la
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VI
l'HEKACE.
pnlhologio (|iii inli'i'cssc a |q Inis [a modociuo ilcs animaux ol colle de l'liomine. D'un tiuLre cölö In policQ sanitairo cous-lilnc, de linis do Inns los hommes compelents, uno dos branches les plus imporlaiiles des ('Indes völörinairos. Pur la connaissance npprofondio de In contagion des diverses maladies Iransmissihles, el par ['application raliomielie, (ju'il sail en deduire, des grnndes cnesures sanitnires, le völerinaire clevienl mi homme Ires utile el esl nppele a rendre les plus grands services a la fortune publiquo, ä ['agriculture el a ['hygiene geuerale. J'ai voulu lui facillter sa tftche en lui presentant, dans un traile elemcnlalrc, [es principales donnces que nous possedons sue la mnticro.
L'ouvrnge esl diviso en deux parlies, Line partie gdnerale el line partie speciate. Hans In premiere, j'ai traite des maladies virulentes en general, de In contogion el des diverses questions qui s'\ rattnchenl, de la legislation sanitaire el des mesures generates de la police sanitaire. Hans la secondc partie se trouvenl döerites, en autanl de chapitres distincts, les diverses maladies contagieuses prcvues par noire [cgis-lalioii sanitaire, avec [eurs principaux caracteres symptoma-tologiques, anatomiqucs el eliologiques. Je me suis applique, dans Ions les eas, ä mellre en relief anlanl que possible les sieges, les caracteres el la tönacite des divers \iriis, la conta gion, ses modes el ses diverses parliculurites. J'oi ensuite indique, a propos do ciiaque maladie, la [igne de conduite que doil inspiror aux administrateurs el aux vetennaires ['etal actuel de la science; j'ai dnoncö el delaille, quand besoin mCn n scmlile, les mesures propres a empecher I ex­tension el a mnener la disparil ion de teile Oll teile epizootic.
Je me suis applique fi lie donncr place qu'n ce qui ma paru iK'eessaire Oll lltile dans mi li\re didactique. .1 ai laisse de cöte les dissertations el les detaiis qui no m'ont pas paru indispensables a In comprehension du sujel : je nie suis abstenu de toul historique el de toutc bibliographie falle ä
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IMIKncK.
VII
coups do imms propros seulomcnl ; jo mo suis nperQii dopuis longtemps quo I'hislorique d'uno (|iiosLion cmelconciuc na do I'inU'i-rt el n'npppend quelque chose, qu'autanl qu'on ne se borne pas i\ aligner 11 la suilo los uns des autres des noms
d'aiiliMirs en plus oil nioiiis grand iiniubrc: aussi ai-jc dölaissö ('C'IUgt; maniri'i' dn lairc J'ai pris les donneos dein science partoul OÜl je les ai Irouvees, el quand je eile des noms d'atileiii's, e'esi loujours en indiquant la pni'l (|uquot;ils on! prise ä la construction do l'ödifice; lorsqne, dans lo corps dim chapili'e, le inoiiieiil esl venu de parier de lelle ou lelle docouvertc, je mentionno, en memo temps que In döcouverle, lo nom de colui ä qui olle es! due.
Lyon, [c 30 octobrc IS'.tO,
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INTRODUCTION
l/A palhologie, envisagöe dans un sens gönöral, est la science de la vio en 6tat do maladie; sa döflnition iiupliciue dune cello de la vie, de la sanle et de la muladie. La vie,propri6t6 essentielle delamatiöre organis^e, caracleriseo principalemeat par les fonctions de nutrition et de reproduction, est l'ötat d'activitö des elements histologiques, des cellules, des organismes; et la sanle des individus resulle de l'intögritö
de lours elements constitutifs, uinsi ejue du fonctionnement
regulier
de leurs cellules. Maisla constitution et le fonctionnement des cellules, et parlant la constitution et le fonctionnement do 1'organisme, sonl souvent modilies, troublös; dc.'s signes plus ou moins sensibles an non-cent cos desordres, cos elals anormaux ou palliologic^ues, qu'on appolle des maladies, etqui consistent dans des allörations phj'sico-chimiques des ölöments cellulaires, ou dans des modiücations de lour fonction­nement.
J.es maladies sont la consequence d'une lutte plus ou moins desas-treuse, qui s'eublit entre les elemenls de l'organisme et des agents ou des influences del'avorables, dont I'action pernicieuse s'cxerce diversement. Tout ce qui modifle les conditions de temperature et do milieu, duns lequol vivent les cellules; tout ce qui modifle dans un sens dcl'avorablo l'apport desmatöriauxnutritifs; tout coqui trouble les conditions de la respiration; tout eo qui retarde ou empeelie I'eliiui-nalion des produils secretes ou desassimiles ; tout co qui attaque les cellules directement ou indirectement, en modiflant les conditions do milieu, ou enfoumissant dos agents toxiques, est une cause do maladie; ainsi en est-il des relruidissements, dos poisons, des privations, des truumutismes, dos agents irritants, dos parasites divers, etc, La lulto est rendue plus dosavantageuso, el la maladie plus assuree ct plus grave, par rafifaiblissement congönital ou acquia de l'individu, dont 1 economic presente do ce chef une receptivite plus'manifeste; toute-lois les elements do 1'organisme opposent une resistance, qui est plus
Mfife
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2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;INTRODUCTION.
on moins önergique, et qui, raquo;laus bien descas, lour perraotde prolon-gor lalutte et de trlompher souvent, ou tout au moins de donner le temps ii quelque intervention favorable de se produire et de taoiliter
une issue lu'urenso. I.a inahulic est plus ou moins grave et plus ou moins longue; eile sc termine par la mort, ou est suivie du rötablis-sement plus ou moins complel de l'ötal de santö, suivant que l'orga-nisme estvaincu ou victorieuxdans sa luttecontro l'agent oul'influence
pathogöne.
Lq pathologie a pour bul la connaissance des maladies; et, pour connaltre d'une t'aron complöte une maladie quelconque, il Eaut: 1deg; ötudier sa cause, döterminer lo mode d'action de cetle cause, elutlier ses effets, c'ost-ä-dire les altörations, qu'elle produit, et les symptömes, qui sont l'expression de cesötatsanormaux; 2deg; i-echercher et döterminer les moyens propres a prövenir, a attönuer et ä guörir
la maladie.
Pour ötudier avec fruil les elals anormaux, qui constituent le domaine de la pathologie, il esl indispensable de faire appel au concours de ['observation et de l'expörimentation, celle-ci servant h conlröler et ii complöter les donnöes tournies par celle-lä. L'obser-vation peut bien a eile seule amener ä saisir des rapports, donl la Constance sert debase ;i des deductions certaines; maisles notions qu'elle fournil n'onl pas toutes les caractöres de la certitude; eile n'a cngendre souvent que la probability, et plus d'une fois eile a conduil ii l'erreur, en abusantdu sophisme post kocergo propter hoc. L'expöri-mentation rationnelle et mölhodique est devenue la source la plus feconde des connaissances precises dans le domaine des sciences biologiques; olle a tourni les donnöes les plus exaetes en physiologie, en th6rapeutique,enpathologie, surtoui dans le domaine des affections contagieuses, donl l'ßtiologie n'a eie pönötröe d'une fagon intime que gräce ä son concours; olle a permis de contröler, de redresser, d'öpurer, de complöter les donnöes de l'observation.
La division ou classification des maladies a varie suivant le point de vue auquel on s'est place pour l'ötablir, suivant la base adoptöe, sui­vant qu'on a tenu comptede lern- siege, de leurötendue, de leursmani­festations dominantes, etc. bascule division rationnelle, et actuellement acceptable, est celle qui est basöe sur leur nature intime, sur leur essence meme, c'est-ä-dire sur leur ötiologie et leur pathogönie. Les maladies sonl laquo;olaquo; transmissibles ou Iransmissibles. Les unes rösultent de l'action de causes ordinaires, tellesquerefroidissements, irritations möcaniques ou physico-chimiques, etc., et ne se transmettent pas des malades aux Individus sains. Les autres son! produites par l'action d'une cause specillque l'agent contagieux, parasite ou baetörie), qui, variable suivanl les affections, provoque l'ötat pathologique en vivant et se nudtipliant dans l'organisine; olles se gagnent, elles se trans-
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INTRODUCTION,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3
mettentdea malades aux indlvidus sains aptes ii les contracter, dans l'espöce ou horsde l'espöoo,
Sont transmissibles : 1deg; les maladies parasitaires döterminöes par des animaux, tels que les aömatctfdes, les trömatodes, les cestoldos, les acariens, etc., ou par des vögötaux do l'ordre des champignons, qui vivent en parasites suries individus de diverses espöces animales et surl'homme; 2deg; les maladies dites infectimses^ iymotiques, virulentes, baetäriennes ou microbiennes, celles dans lesquelles on a dömontrö expörimentalement la prösence et le röle d'un baetörien oomme agent pathogöne, et celles qu'on est autorisö a rattacher a une origine seiiildal.de, eu tenant compte de l'analogie de leurs manifestations et do leur evolution.
Les maladies transmissibles occupent une large place en pathologic, et leur etude est d'un grand intrret. Les unes se transmettcnl cntrc individus de memo espöce; mais la plupart s'attaquont a diverses espöces, et quelques-unes sont communes aux animaux etö l'homme. Giles tormentune classe trösnaturelle au point de vue de leur ötiologie, do leur path'ogönie, de leur övolution, do leur marolie, de leur propa­gation, de leur dissemination et do leur prophylaxie. Leur cause est un agenl vivanl, parasite laquo;on baetärienouparasite ftacWnen, qui pullule sur l'individu e1 irrite sos tissus, ou l'empoisonne pur sos söerötions ; leurs symplomes n'apparaissent manifestement qu'un certain temps (incubation) apres la contamination de l'organisme ; l'agent pathogöne, apres avoir pullulö sur im individu, s'en dötache pour s'installer ehe/ de nouveaux hötes, et de la sorte so produisent des epi/.ooties iilus oumoins ütendues, centre lesquelles il n'y a de ressources vöritable-ment effleaces que dans l'application rationnelle de l'hygiöne et de la police sanitaire, dont le but est de tracer les reglos ii suivro et los mesures ä employer pour arröter el empöcher la propagation des maladies transmissibles.
Daus les maladies parasitaires, commo dans les affections bacte-riennes, les lesions soul la consequence, de l'action des liötes, qui, s'elant implantes dans l'organisme, y vivent a ses dopens et s'y multiplient; toutefois,bien quo les maladies baetöriennes soientaussi des affections döterminöes par des agents parasitaires, il y a une difförence importante dans le mode et la puissance d'action, suivant qu'il s'agit do parasites proprement dils ou de baetöriens, Dans les maladies parasitaires, los parasites, qui sont relativement voiumineuv et faciles a voir, restent cantonnös dans certains organes ou dans certains tissus, qu'ils irritent, et dont ils provoquent ainsi l'altöration ; tamlis quo les bacterios, (|iii sont des ferments (d'oi'i IVxpression de maladies zymotiques employee pour designer les affections qu'olles detorminent) inlinimont petits, font quelque chose do plus; ellos pullulent davantage, souvent ii i'infini, envahissenl fröquemment tout
mUrn
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4nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; INTRODUCTION.
l'organisme, et l'empoisonnent par leurs söcrötions. Les agents des maladies parasitaires produisent des effets proportionnels a leur aorabre et a leur sidge; tandis quecertains microbes peuveat, qnoxque introduits en pelil nombre, produire üus offetströs graves.
La maladie transmissible .-si done, cells qui so gagne, colic qui rösulted'un conüil entre l'organisme el des parasites ou des baetönes, qui vivent ot sc raultiplient a see döpens, Irritent ou dösagrögent ses lissus, cl I'erapoisonnenl par les söerötions ou les döoompositions dont leur döveloppement s'accorapagne. Gette döfinilion convient surtout aux maladies infeclieuses ou virulentes; il est, en eüet, dömontrö que la plupart de ces affections sent dues a des parasites baetöriens; et d'ailleurs, en concluant du connu ö l'inconnu, il est lofficrue do considörer comme baetöriennes les maladies contagieuses a contage encore indelcrunue. Si les affections baetöriennes sont susceplibles de se propager par le passage de leur agent pathogöne ehe/, de uouveaux luMes, il arrive souvenl quo les „rgaiusmes soul rendus inaptes ou moins aptes a contracter teile ou teile maladie contagieuse par une premiere atteinte; et cette immmute conslitue un caraetöre assez general pour devenir un 616tnent de la döfimtion decertaines affections baetöriennes.
Les maladies parasitaires el lapluparl des maladies microbiennes seront absolument exclues de cet ouvrage, qui ne seraquun Iraile 616raentaire des affections baetöriennes des animaux domestiques les plusimportantes^savoirilapes^ftoürne^ap^pn^momecofl^teuse,
la davelie, [amp; fidvreaphteme, la mom, le farcin, la dounne, le charöon bactindien, la rage, le charbon emphysMateux, le rouget du pore, la pneumo-enltrile, la luberculosc, qui flgurenl dans la nomenclature des maladies reputees contagieuses par la loi sanitaire, et le ebolöra des oiseaux, donl l'ötude a quelque pen servi d'introduction amp; celle des autres maladies virulentes.
\vanl dedöerire une a une ces diverses affections, il convient de rappeler les caraetöres gvueraux qui leur sont communs, delndier la contagion, son m6canisme, ses modes, la pathogönie, et les moyens propres ä empöcher la transmission des maladies contagieuses. Le TraMdes maladies contagieuses et de la police sanitaire desammaux rfo-wes/^wes comprendra done deux parlies: une sprfem/e, dans laquelle chaque maladie sera döerite au point de vue de ses caraetöres et de sa prophylaxie propre; cl am gamp;nfrale, pröcödant l'autre, dans laquelle serafaite une elude synthötique sur les caraetöres communs aux maladies contagieuses et sur la prophylaxie gönörale. Le tableau suivanl indlque, dans l'ordre oü dies seront traitöes, les matiöres comprises dans la premiere parlie.
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INTRODUCTION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 8
Receptivity, pr^dUpogition, causea prödisposantes. SpontaniSltö, causes oocasionnelles, auto-intoxication.
/Contages, virus, Ieui'8 caraetöres ge-
nöraux. Thöoiio de la virulence. MdoaniBuie intime de la \inilenco. Dooti'ine bact^rienne.
I ilaeterieiis en general.
Etioiogle
el
pathogänle.
I Cause efflolonte. / BaoWrtens pathogines.
Contagion. jDestruction el conservation desina-
1 liri'es virulentes.
.Maladies
oontaffieuses.
I .Modes do Contagion.
I Vote d'introductlon des virus. i Absorption des virus.
\ .Mode d'action des Imeleries.
' liesistance do i'organisme.
Inuiiunite, nioyens do I'obtenir. Attenuation des virus, iirocedes cuiployi;s. .Malieres vaeeinnnles solubles, vaccination, serotlie-r:i|iie.
Lesions, inenlmlion, syiuplöinos, evolution. 'I'railenient, antisepsie.
I'rophylaxie. ]
IIvKiine.
Löeislation sanitaire.
Police sanitaire. lt; Regime sanitaire. f Mosures diverses.
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MALADIES CONTAGIEUSES BACTfiRIENNES
PREMIERE PARTIE
MM.ADIKS CONTAGIEUSES BAGTfiRIENNES ENVISAGßES AU POINT DE VUE DE LEÜRS CARACTßRES COMMUNS. — NOTIONS GfiNfiRALES SUR LA POLICE SANITA1RE.
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CIIAPITRE PREMIER
Cnoi-DGIK DBS MALADIES CONTAG1BÜSES BACTÄRIENNES. — Itl:XEl'TIVITl':, PREDISPOSI­tion, causes pnfidisposantes, causes occasionnblles, microbisue latent, asso­ciations microdibnnes. — contagion, infection, cabactfcres chnknafx des virus, Tmeohik de i.a virulence. M^canisme intime de la contagion. Doctrine
laquo;ACTKBIKNNi:.
I. — Receptivite, predisposition, causes predisposanles, causes occasionnelles, microbisme latent, associations microbiennes.
La maladie virulente consiste en unc modification, survenue dans la constitution el dans le fonctionnement de rorganisme, a la suite d'une lulto avec des microbes, qui vivenf ot so multiplient ii ses döpens, irritent ou dösagrögent ses tissus Rt I'empoisonnent par leurs sc'crölions ou les döcompositions dont leur döveloppement s'accom-pagne. Bliese gagne, cllo so propage, eile se Iransmet par le passage des microbes pathogönes chez de nouveaux hötes; olle conföre souvenl une iinniunitö plus ou nioins accusoo ii I'organismo qu'elle a atteint. Elle est duo ii la contagion; mamp;is I'lntroduction du microbe pathogöne n'cst [ias lout dans son oliologie. II taut la plupart du temps quelque ohoso de plus, une prödisposition süffisante, la reecptivitö, de la pari de l'individu contaminö. Les microbes pathogfenes ont on effet souvenl besoin de l'intervention do causes ou influences adjuvantes, pour rendre l'organisme malade ; los agents physiques, les refroidissements, les Iramnatisines, la laini, la soil', la fatigue, les poisons, qu'ils proviennenl du mondo extörieur ou do rorganisme ou dos microbes qu'il höherge, los reaolions nerveuses, etc., I'avorisonl I'infection, la reveillont qnand eile est latente, l'aggravent, etc.
Pour qu'un virus rendo malade l'individu qui I'a regu, pour qu'une bactörie pathogdne dötermine l'aflfeclion qu'elle a la propriötö d'en-gendrer, 11 faul: Iquot; qu'elle trouve, rounies dans rorganisme on eile doitvlvre en parasite, les conditions favorables ii son existence et ft sa pullnlalion ; ^0 qu'elle n'y rencontre aucune substance propre a nuire iisou developpemont; 3deg; qu'elle n'eprouvo pas do la part des elemonls constitutlfs unc rdsislance inaurmontable. Quand rien n'emp6che le
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MALADIES CONTAGIEUSES BACTERIENNES.
virus de produire des effets plus ou moins complels, on dlt que I'oi'ga-nisme ost en ötat de röceptiviti, c'est-ä-dire en elat do cultiver I'agonl morbigöne et d'en snliir ['action aocive dans une plus ou moins large mesure; co qui revient u dire que les individus peuvont presontor, ii l'ögard des maladies contagieuses, une röceptlvitö plus ou moins prononcöe, qui est mesuröe d'aprös le degrö d'intensitö des effets produits par le virus, c'est-a-dire d'aprös le degrö de gravitö de ['affection elle-möme. Quand, pour une raison quelconque, inhörenteö l'individu, le virus n'a pas prise sm- iui, on dit que i'organisme manque de röceptivitö, qu'il est röfractaire,
I.a reeeptivite, e'esl-a-dire l'aptitude OU la prödisposition a contrac­tor teile ou teile affection contagieuse bactörienne, variesuivant qu'il s'agit de teile ou (idle maladie, suivani que la matiöre virulente cst adressee ii des individus de teile ou teile espöco; idle varieaussisuivani los rares, suivanl les Ages, suivant les individus, el suivant les condi­tions du milieu dans lequel viveut les sujels conlainiues. Le pourquoi de cette variabilitö dans l'aptitude a subir les effets du viruspeul ötre attri-bu6lögitimement, soil ä l'absence de quelque condition aecessaire au döveloppement de la bactörie pathogöne, soil a la presence de quelque substance nuisible, soil a la rösistance des elements de l\irganisme; en tout eas, les fails, qui attestent cette variabilile, sont indöniables. Ainsi, l'homme et les animaux ne contractent pas ögalement toutes les affections bactöriennes; it en est que l'homme et que teile ou teile especo animale ne prennenl p£is; la morve, par exemple, n'est pas transmissible aux grands ruminants, la peste bovine ne se commu-aique pas ii l'homme, etc, Ainsi les races d'une möme espece sontloin d'avoir toujours une 6gale aptitude ä, contractor une maladie bacte-rionne donnöo; le charbon bactöridien, par exemple, qui trouve en general un excellent milieu de culture dans I'organisme du mouton, a peu de prise, sur les individus de la race barbarine, qui ne soul doues (Chauveau) que (rune tres faible reeeptivite vis-a-vis do cette maladie. Les Ixenl's des steppes resistenl tnieux a la peste bovine que les ani­maux de l'Europe occidentale. Les moutons bretons auraient (Nocard) une sorted'immunitö naturelleä l'ögardde laclavelöe. Et on (Brömond) eslime que lel)elailalgi,,rien oll'reune immuniti'' relative contrecerlaines affections contagieuses : que les bovins sont gönöralement röfractaires au charbon symptomatique ; que lesmoulons contractent ordinairement une clavelöe benigne, etc. Les diverses races humaines ont, comma les races de certaines especes animales, une predisposition variable pour teile ou teile maladie : les MVicains resisteid mieux a la, malaria que les Kuropeens; les negres resisleut mieux a la lievre jaune que les Idancs, tandis qu'ils sold plus predisposes a la variole, a la tuliercu-lose, etc. On aurail d'autre pari reconnu que les animaux les plus pigmentes, ceux a toison noire, soul plus vigoureux et plus resislanls
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ßTIOLOGIE DES MAUDIES CONTAGIEÜSES BACTfiRIENNES.
II
que ceux A toison blanche; et on aurait parfois cru remarquer quo, dans la memo race Immaine, les indlvidus blonds conlractent [dns facilement la phtisie que les bruns.
L'amp;ge exsroe une influence, parfois remarquatle) sur l'aptltude dos individns; ordinairement los sujets jeunes ont une recoptiviUi plus proiioneee, mais quelquefois o'est lo contraire qui a lieu; le charbon emphysömateux, par exemple, n'atteint pas les veaux a la inamolle, tandis quolo charbon bactöridien tue plus facilement les jeunes ani-maux. Ainsi encore, on constate que des individns doucs sculoment de lemperaments dillereuls on d'une constitution dissemblable, et memo des individns qui semblont elrc dans lt;les conditions identiques sous tons les rapports, n'offrenl pas le memo degrö d'aptitude; on voit notamment des sujets, en tous points semblables, ou offrant entre eux peu do diUV'i'enee, ((iii, inoculrs de la memo maladie, par lo memo prooedö et avec la memo dose do virus, no so comportenl pas tuus de la memo facon; certains devienneut malades dans une periodo plus ou moins longue; d'autres no contractent pas la maladie ou no soal altoinls que lögörement, II est onfin des individns (pii out une predis­position lirivdilaire ; ainsi les enfants, issus do tuberculeux, sontplus [irodisposes a contractor la tuborculose, lorsqu'ils sent nes sans otre contamiiK's. L'ölat do gestation pen! accroitro la röceptivitö vis-a-vis do certaines maladies.
lünvisagöes au point de vue de leuraptitudeö contractor les maladies contagieuses, et abstraction faite des difförences apportöes par la race, 1'ö.ge, etc., les especos animates domestiques peuvent etre classoes dans l'ordro suivant : Espöco bovine, solipödes, espöeo ovine, ospoco canine, espece porcine, oiseaux de basse-cour. Les grands ruminants sontsujeis äcontracter le charbon bactoridien, le charbon empbysema-tenx, lapcslo bovine, la peripnoumonio, la (levre aphteuse, la tuborcu­lose, etc.; les animaux solipedes sont atteints par la morve, le farcin, la dourine, la gourme, la Qfevre typholde, etc.; les moutons prösentenl souvent le charbon, la clavelöe, le pietin, etc.; le einen a surtout la rage, la maladie du jeune age, etc.; lo porc contracte le rouget, In pneumo-entörite, la tuborculose, la lievre aphteuse, etc.; los oiseaux de basse-cour prennent le cholöra, la diphterie, etc.
I,a rocepüvite pent etre accrue, l'aptitude devoloppeo, et la predis­position creee : par los conditions du milieu dans lequel vivcntles sujels contaminös; parl'influence des maladies antörieures oueoncomitantes; par la mauvaise hygiene; parl'existence ou l'introduction de certaines substances, do poisons mineraux, vcgelaux, organiquesou microbiens. D'autre part, ainsi qu'on 1c verra plus loin, la reeeplivili; d'un memo individu esl variable, suivant lo nombre, lo degro d'aetivito et la porto d'ontree des microbes pathogönes.
II l'ut im temps, encore pen öloignö do nous, oil 1c role des causes
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MALADIES CONTAGIEUSES DACTfiRIENNES.
prödisposantes et occasionnelles (Hail singuliöreraent exagörö, pavce que, dans certains cas, leur Intervention avait ötö accompagnöe d'effeta rapides, qu'elles avaient seulement Eavorisös, tnais qu'on leur altri-buait on cutler, faute d'avoir pu salsirleur veritable cause, la contami­nation, qui avail eu lieu a l'insu de robservateur. Jadis on admettait en effet des causes occasionnelles, ei on ci'oyait au dövelopperaent spontanö des maladies contagieuses. La spontanöitö, ou ledöveloppe-ment spontanö d'une affection contagieuse, s'entendait de son öclosion en dehors de toute contagion, sans introduction do virus ni de germes dans I'organisme^tsous laseule influence de causes ordinaire8,qui ne peuventfaire nattreque deselals morbides neu transmlssibles.Ungrand röle ötait allrilme a la spontanöite ainsi entendue : on oroyail volr, a tout instant, la morve, la rage, la pöripneumonie contagieuse, etc., so dövelopper en dehors de la contagion, aprös l'öpuisement, los excitations gönösiques, les refroidissements, etc. Los causes, dont Faction semblait taire ainsi 6clore des affections, qui pouvaient ensuite so propager par los malades, elaieul nombreuses et so rencontraient souvent; c'ötaient les refroidissements, los intempöries,l'humiditö, les voyages, la fatigue, le travail öpuisant, les privations, 1'alimentation avarice ou insufflsante, les souffrances, les (Hats morbides anle-rieurs, etc. On expliquait le mode d'action de cos causes, en admettant qu'il y avait une sorte d'empoisonnement döterminö par los produits de desassimilalion non cxeretos; on allait meine jusqu'ä oroiro que certains de cos produits pouvaient agir comme des ferments; el on avail parfois pense que les causes occasionnelles, capables de faire uailro une maladie contagieuse, agissaient on provoquanl une perver­sion dans la secroliou dos elements do I'organisme, qui, par une veri­table hötörogenöse, seraient devenus aptes a engendrer des germes morliigeues.
L'auto-intoxication do I'organisme, dans certaines circonslances d(5torrnineos, est un fait indenialdo; mais la maladie, qui en resulte, n'est pas transmissible, II est d^montrd que, dans I'organisme normal dos matioros toxiques so torment a diverses sources (secretions physio-logiques, desassimilalion des lissus, etc.), cl soul evacuees avoc les oxoreinents, avoc, les produits do secretion culanee OU d'cxhalalioii pulmonaire, avec la bile, avec l'unne, etc. L'urine normale, la bile, I'air expire, la salive, son! loxiqnos; les acles vilanx s'accompagnent on outre do la production de matiöres extractives, qui soul ögalement toxiques; le tissu nerveux donne de la nevrino, le tissu musculaire de lacreutine, do la erealinine, etc. ; los elements so depcnsonl on fonc-tionnant el donnent dos produits, qui peuvent intoxiquer I'organisme, quand ils se ferment en excös, quand ils ne sent pas röguliörement oliminos, ou quand ils ne sont pas dölruits, L'observation clinique a domonlro d'ailleurs que la rötention dos produits toxiques do la bile.
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de l'urine, etc., ou ties matiöros extractives provenantdu fonctionne-
mcnt tics uli'iiients, dulerminc uno nuihulio plus ou mains grave; la fatigue exagöröe, lo surmenage, dölerminenl la [ormation (run excös de matlöres extractives et consöquemmeQt une auto'intoxication avec lievre, etc.; Ic del'aul de fonctionnemeilt du feie, des reins, s'aecom-pagne d'ictöre, d'urömie) etc.; toutefois ces maladies, qui soul de reels empoisonnements, ne peuventjouerd'autreröle, a regard des affections conlagieusos, que de laur pröparer le terrain et d'aggraverleursefFets. La croyance a la sponlanöitö des maladies contagieuses, entendue comrae on vient de le voir, n'ötait basöe que sui' des eas dus a l'obser-vation; et 1'observation seule n'a fait naitre souvent que des illusions. Ainsi, lantölils'agissait ctucliien,qu'ondisaitsuuvent, sanstroplesavoir, privödopuislongtemps de tout contact avec lesanimauxde son espece,et qu'onaccusaitdedevenirrabique, parce qu'il prösentait dessymptömes de fureur, apres ['action de teile ou teile cause banale; mais de sem-blables observations ötaient gönöralement sansvaleur d'aucune sorte, leurs auteurs s'ötant en quelque maniöre appliquös presque toujours ä omettre, seit de vörifler s'il s'agissait reellement de la rage, soit de reunir tons les iviiseignemeuts necessaires snr les anteeedeuts des malades. Ainsi encore, tantöt cVtait le cheval qui devenait morveux, parce qu'il avait eu antörieurement tolle ou teile autre maladie, ou parce qu'il avait trop travaille, troj) peu mangö, recu des aliments de mauvaise quality, etc.; mais les observations relatives a l'affection farcino-morveuse n'etaienl pus [dus probautes ((ue celles relatives a la rage. En eilet, la morve est une maladie parfois insidiense dans sou evnlutiou et dans ses manifestations; ses premieres lesions et ses premiers symptömes peuvent passer plus ou moins longtemps iua|ierlt;;us; l'affection peut rester pendant un certain temps latente ou iucompleleinent caracterisee, ineconnue en nu inol; le cheval qui a ingerc, sans qu'on l'ait su, du virus morveux, ou qui a etc containing d'nno autre facon, peul, bleu quo deja malade, ne presenter, pendanl quelquessemaines ou quelques mois, aueun des signesqui font recon-nattre l'affection; que si plus lard les sympttones, qui caraetörisent la morve,apparaissenttoutäcoup, soil a la suited'unefatigue, soitäla suite de toute autre circonstance, est-ce une raison d'attacher taut d'impor-tance a cette npparente correlation et d'attribuer la maladie a une influence, qui n'a fait qu'en accölörer la marche ct revolution? Si on s'explique, par des coincidences, analogues a celles dont il vienl d'etre question, que des observateurs aienl pu croire parfois au dövelop-pcineutsponlane de certaiues maladies contagieuses, on jugo suffisam-ment, par lesexemples qui pröc^dent, de lavaleur do leurs observations, qui ne dcmonlrcnl qu'une chose, ii savoir quo les causes ou influences dites occasionnelles out pour effet de troubler l'öconomie, d'affaiblir l'organisme, d'accrottre ou de creer sa röceptivitö vis-d-vla des
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nuihulics conlagiousos, de tavorisor la oonlagion, d'accölöror la marohe de l'affectiou döjä existante en incubation ou ;i lülal latent, ol quelquefois de döterminor une auto-intoxication.
v.u rösumö, la spontanöitö, entendue dans le sons qu'on lui donnait jadis, n'oxiste pas pourlcs maladios contagieuses, qui sont toutosducs a des germes, qu'on ne voU jamais se cröer ni döriver d'ascendanls auxquels ils no ressemblenl pas ; l'ancionne doctrine des causes occasionnolles ost a jamais condamnöe; l'expörimentation ajetö, sur l'ötiologie des maladies contagieuses, toutela lumiere nöcessairepour permeltre a imis de sortir ties eri'ements du tomps passe ; il cst acquis a la science qu'on n'a Jamals pu cröer une affection transmissible avec le seul secours des causes occasionnelles et sans le concours de la contagion. 11 serail dune oiseux de s'attarder davantage dans l'histoire du passe.
Les tissus de l'homme et des animaux, en bon ülal de sanle, sont neneriilemcnt döpourvus de bactdries ; on a pu conserver pendanl longtemps des morceaux d'organes, du sang, de l'urine de sujets sains, dans des lubes hernietiquement termös ou tamponnös avec du coton, dans rair pur, dans l'hydrogfene,dans l'acide carbonique,dana l'oxy-göne,dans l'eau et les bouillons sterilises. Cependtint, il n'est pas douteux que dos microbes, memo pathogönes, peuvent se trouver dans les tissus de l'organisrne, sans manifester leur presence par aueun lrou])lc tonctionnel, bleu que vivants et susceptibles de pulluler et d'engendrer la maladie ii un moment donnö, quand l'ötat general de l'individu ou Telal d'un organe vienl aetro modiflö ou influencö dans mi sons favorable ii la oullnro des ti'ormos, qui y soul conlenus. El on pareil cas, malgrö los apparencos d'un döveloppement spontan^, la maladie baetörienne n'en est pas moins due a une introduction do gormes, dontles effets morbigönes n'onl pu se produire quo moyen-nantrintervention d'une influence adjuvante,d'une causepröparatoire, venanl affaiblir l'organisme et rendre le terrain propioe a la pullula-tion des bactories. II peut done se trouver parfois, dans les tissus des sujets bien portants, dos germes palbogönes, qui restent inactifs, pour disparaltre ensuite, öu agissent, suivanl qu'il survient ou ne survient pas une cause accidentollc,qui favorise leur döveloppement.A la suite du bistournage, operation absolument sous-cutanöe, qui ne permet I'intr'oductiond'aucungerme aörien, on a pu voir (Chauveau) so former mi abc6s, dnni lo. pus avail une odeur de putröfaction et contenait des microcoques. lt;)n peul d'ailleurs invoquer, pour tömoigner quo dos microbes palhogönes habitent nos tissus, I'apparition do l'ostöite a la suite d'une contusion sans plaie, certains fails d'osteomyolile n röpötition, la formation d'abcös fdtides et profonds, etc. D'autre part, il est doinontro que les microbes do I'intestin peuvenl passer dans lo chyle, dans le sang, ol se repandro dans les organes, noil soulomciit
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aux approchos ile la naort, pendant une maladie, mais aussi pendant l'ötat tic sanii''. On a dösignö (Verneuil) par 1'expression do microbisme hilcni cet eta! dj I'organisme recölant des bactöries pathogönes, qui attendentune occasion propice pourypulluler et entrer efflcacement en lulto contre lui. I^cs l'aits, qui niellont liors de doutc la possibiliki et la frequence d'un pax'eil 6tat, ne sont pas rares. On a vu la flövre puerpörale se declarer, en apparence sponlancmont, a la suite de la pullulation de germes anciens ayant söjournö dans une llstule quo portait lavictime, Los abeös Froids,qui so forment profondöment, sont dus ä faction de liacleries latentes, laquo;p'i pullulent a la suite de quelque inOuence nnisibleä I'organisme. Le bacille ducharbon symptomatique, eonune celui de la septiceinie gazeuso, injecle dans le san^, ne provoquo pas la maladie grave; mais un traumalismc sufflt, dans un cas, et la castration dansl'autre, pourpermettreleur localisation, leur pullulation, et parla nl ledeveloppement de lad'oeliuu avectoulesa gravite ordinaire. Les germes de la tuberculose peuvent rester parfois inactifs plus ou moins longtemps dans les orgaaes, Les retours, les reclmtcs, les röci-dives, les accÖS, qu'on observe dans le cours de eertaiues maladies contagieuses, le röveil de certaines aiFections latentes, de la morve latente, de la tuberculose latente, etc, s'expliquenl par la permanence de leurs germes, qui peuvent. passer peut-ötre quelquefois par des alternatives du noeuitö et d'innocuitö, mais (jui en tout cas ne dispa-raissent pas toujours, quanJ on pourrait 1c supposer, puisque leurs ell'etsse renouvellont.
On vena, d'aulre part, ci-aprös; comment on peutröveillerl'activitö de la bacleridie charbonneuse ehe/, la poule et chez le pigeon, grace au frnid ou au jeöne ; comment on peutobtenir teile ou teile maladie, par l'intervention plus ou moins tardive de teile ou teile influence adjuvante, qui permetau microbe, jusque-lä term enöchec, deprendre ['offensive.
La Iheorie du microbisme lalcni nous fournit l'explication des cas, oft Ton n'a pas pusaisir rinterventionde la contagion; eile nousmontre (pie I'organisme pent, renfermer des gemies morbigönes, dont l'intro-duetion, passöe parfois inapergue, n'en constitue pas moins nm} contagion, dont les effets ne se produisent qu'autant qu'une cause occasionnelle, un traumatisme, une influence quelconque affaiblissant I'organisme, vientpröparer le milieu et lerendre propre a la pullulation dos bacleries.
V.n sorte que, de nos jours, les expressions laquo; sponlanöitä raquo;, laquo; ileoi'-loppement spontand raquo;, qui sont conservöesdans le langage de la patho-logie des maladies contagieuses, ne peuvent etre employees qu'en opposition de l'expression laquo; diveloppemenl expärimenfal raquo;, pour designer la contagion naturelle ou acoidentelle ; on ditlaquo; la charbon sjionldiu' raquo;, laquo; la tuberculose spontande raquo;, etc., pour designer le charbon,
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la tuberculosoi etc., contractöa dans les conditions habituelles de la vie des individus. On applique surtout le motlaquo;spontanäraquo; ii I'apparition do certaines maladies bactöriennes, dont les gerraes soul puisös, par lessujets qui deviennent malades, dans les milieux exterieurs, oti ils se conservent plus ou tnoins longtemps; ainsi, on dit que le charbon bactörldienetlecharbonemphysömateuxsedöveloppentspontanöraent, parce que les animaux en trouvent les gemes dans les päturages. Mais c'esl la toute la concession que l'on peul faire aux Idöes du passe ; et e'est une concession qui no viscquo les mols, dontle sens et 1'acception deviennent tout aulrcs.
Los inQuencesarfjwyan/es, präparatoires, prddisposanles on occasion-nelles, qni ont pour effet d'accroltre ou de eröer la predisposition ä conlracter les maladies coula^icusos, soul nombrenscs et diverses ; dies concourent toutes a un but Identique, raffaiblissement de l'orga-nisme, la diminution de sa rösistance contre les microbes, lilies soul souvent indispensables pour que certaines maladies se developpent et acquiorcnl do la gravitö sur les snjets conlaininos ; olios so ren-contrenl d'aillours fröquemment dans la vie des individus, prötesa so liguer contre eux avec leurs ennemis. A.ussi, convient-il de ne pas moconnaitrcleur röle et d oviter ou do modorrr leiir intervention, dans la pratique, par l'application raisonn6edesdonnöes de l'hygiöne et des regies tirees de la connaissanco de leur mode d'action.
Les principales causes prddisposantes, qui rendent los organismes plus susceptibles, vis-ä-vis des microbes pathogönes, soul: ladobililo, 1'elal valoludinairo, les privations, la malpropretö.la tnisörephysiolo-gique, les maladies ant6rieures, concomitantes ou intercurrentes, les traumatismes, les alterations ou lesions norveuses, losrel'roidissements, I'alimentation insufflsante ou avarice, certains modes d'alimentation, lair miasmatique, la fatigue, le surmenage, le travail öpuisant, l'intro-duction do certaines substances, do poisons minoraux, vogelaux ou microbiens, la retention des produits do dösassimilation ou d'excrö-tion, etc.
II esl notoire quo les sujets debiles, affaiblis, valötudinaires, mal tenus, cpuises par les privations, atteints de misöre physiologique, sont, toutes choses egales d'aillours, ceux qui payent le tribut le plus large a certaines maladies contagieuses; tandis que les individus forts, qui so trouvenl places dans des conditions liygiöniques convenables, rosislenl mieux a la contagion el mil souvent dos affections moins graves, quaiul ils les contraclent. II esl notoire aussi quo l'action dos microbes palluigeues esl subordonnce parl'ois, dans uue mesure plus OU moins large, ä rinlogrilo dos organos, des tissus et des ölomenlsdo l'organisme. Ainsi, la septicömie pulmonaire ne so montre qu'autant (pie le poumon esl deja malade, qu'autant qu'il proscnto des parlies nöcrobiosöes. Ainsi, l'introduction du virus septicömique dans le torrent
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circulatoire du bölior ne dötörmine (Chauveau) dos phenomenes gan-greneux qu'autant qu'il se trouve enfermö dans un organe jirivö de sa circulation, par exemple dans le testicule bistounui; ainsi encore le virus septique, introduit par inoculation sous-cutanoc, agif plus rapi-dernent, (piand on a proalablement döterminö la mortification des tissus (Chauveau et Arloing). Ainsi, le virus du charbou symptoma-tique, qui impressionne pen ou pas le lapin, pent manifester sur cet animal son action palhogenc, quand on I'introduit dans un muscle contusionnö; d'aillours, les contusions et les dechirurcs musculaires favorisenl, Feclosion et revolution de cetto maladie, sur les especes donees do reccptivite. La suppression totale ou partielle du pancreas rend, pour quelque temps, le pigeon plus sensible au charbon (Canalis etMorpurgo). L'ablation de laratedonneraitauchienla reccptivite vis­a-vis de la meine affection (Bardach); et la saignee preaiablc favori-sercut (Rodet) son döveloppement. Los maladies antörieures, qui ont laisse des alterations dans les organes, les maladies concornitantes ou intercurrentes, comme les alterations nerveuses et les traurnalismes, predisposenläcertaines alleelioiismicrobiennes^fsreveillenlet lesag-gravent: ilenestaiuside birougeoleet d'autres maladiesvis-ä-vis de la tuberculose, des maladies inflammatoires aiguösvis-ärvisdela morve, des tiaumatismes vis-ä-vis de la suppuration, de la psorospermose du foie cbez le lapin vis-ä-vis du charbon symptomatique (Galtier).
Le fluid. Fair confine et miasmatique, le regime insoflisant ou de-fectueux, trop aqueux ou trop uniforme, exercent une influence bien manifeste. Les refroidissements prMisposenlaux pneunomies; on peut (Pasteur) donner ä la poule la röceptivitö, vis-ä-vis du charbon baetö-ridien, en la refroidissant. L'air impur predispose ii la sepficemie, ä la tuberculose, au charbon, ä La pleuropneunomie septique, etc. L'ali-mentation avarice predispose le pore ä la pneumo-euterite infectieuse. landis que la nourriture animale accroil la resistance des rats vis-ä-vis de la baetöridie (Muller), le rögime aqueux, l'alimentation insuffl-sante, le jedne, I'inanition, favorisenl le developpcment de certaines maladies, delamurve, de la tuberculose, du charbon bactoridien, etc. Le pigeon, animal pen sensible vis-ä-vis du charbon hactcridien, n'^siste, quand, aprös l'avoir soumis ä une inanition prealable peu prolongöe, on lui restitue sa nourriture au moment de 1'inoculation ;mais il suc-combe, quand onle soumetäI'inanition quelquesjoursavant de l'ino-culer,DU seulemeiitä partir de 1'inoculation,ou mörnele cinqutäme, le sixieme, le scptieme, lehuilieme jour apres l'avoir inocule (Canaliset Morpurgo). Sur les ponies, le jeüne prolonge n'augmente pas I'apti-tude ä contractor le charbon, quand on commence ä les inanitier seulement apres rinoculation ; mais il en est tout autrement, quand elles ont cle inaniliees trois, quatre, sepl, huit jours auparavant. II resulte d'autres experiences (Gallier): que le froid, l'air confine et
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mlasmatique, li1 rögime insufflsant ou döfectueux, peuvent d6biliter I'organisme, le rendre plus susceptible vis-a-vis de la contagion, ac-croitro su rücoptiviU', le reudreapteä devenir malade sous rinfluenco de microbes plus ou moins attönuös, et favorlaor de lasorte la rövlvis cencc de certains vims devenus incapablos d'agir sur des sujots sous-traits aux influences d'öbililantes ; lt;iuo cos causes prödisposantes n'a-gisscnt pas ögalement sur toutes les espöces, el ne pmlisposent pas pareillement, dans la möme mesure, a toutes sortes d'infections; que leur influence est plus ou moins nöfaste, qu'olle I'est surtout, quand leur action se cumule, quand il y a simultanöitö dans leur interven­tion. La fatigue, lesurmenage,le I ravailöpuisanl,peuvent iv voilier,aggraver
certaines maladies microbiennes,pr6cipiter leur Evolution, prödisposer I'organisme ales contracter; il en est ainsi de lern- intervention a regard de la morve,de la tuberculose, etc,; on a pu rendre plus sensibles, vis-a-visdu(;liai'l)oul)acteridieiietducliarl)onsyniploiuati(pie,lesrats,enles soumellantansiirincnag(!, en les faisatit marcherdcins one roue i-ajipela nl colle des cages d ccureils (Charrin et Roger). Certaines substances, les poisons,qu'ilsproviennentdumondeextörieur^ouqu'ils procädent, suit du fonctionnement de I'organisme, soit de la pull ulation des microbes, agissimt dans le nieme sens. II est en eilet bien reconnu que ['existence ou L'introduction, dans l'öconomie, de certaines substances, dc poisons organiques, de poisons microbiens, a pour effet de diminuer quel-quefois, et d'accrottre souvent sarecoptivite, de diminuer la force de resistance des tissus et de rendre les effets des virus plus sürs et plus complets. L'acide lactique, l'acide acötique, le lactate de potasse, le chlorure de potassium, I'alcool etendu, etc., qui ont le pouvoir de diminuer la vitalite du muscle (Nocard et Etoux), accroissent sou aptitude chez le lapin a cultiver le vims du charbon symptomatique meme attenue: on pent donner an lapin la ivccplivite, vis-a-vis du charbon symptomatique, par la simple injection d'une certaine quan-tit(5 d'eau ordinaire dans une veine ((ialtier). L'injeclionintra-voineuse de glucose favorisc faction pyogönique du staphylocoque, comnie le diaböte prödispose ä la suppuration et a certaines autres affections bacterienues. L'lnjection sous-ciitanee d'acide phönlque ä3 p. 100, ou de sublimd ä 1 p. 1000, permet aux staphylocoques, injeetösunebeure apres, de diHerniiner plus facilement la suppuration (Herman). On pent donner le charbon baetöridien a des animaux röfractaires, au chien, ala grenouille, au pigeon, a la poule, en Irs soumettanl h faction du curare, de I'alcool, du chloroforrae, du chloral (Platania. — Wagner). Des doses non mortelles de papaKne, introduites dans les veines, favo-risenl le döveloppement des agents infectieux nieme altenues. La re-ceptivite vis-a-visd'un microbe pent etreaecme, ou ercee par l'introduc­tion, dans I'organisme, de produits secretes par lememe microbe ou par
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mi microbe difförent ; ilyades microbes qui fabriquent des sul)staii-ccs prödisposantes pour eux-mdmes, et il y a des microbes qui pro-parent ou prödisposent l'organisme ä subir i'action d'autres microbes,
comme il y en a qui sont presorvateurs. Le lapin devient apte a uon-tracter le charbon symptomatique, quand on lui injecte dans la veine le liquide expiime des muscles osdömatiös d'un animal mort do la maladie (Roger); de tres faibles doses de staphylococcus pyogenes albus provoquent la suppuration chezle lapin, ä qui on a Injectö proa-lablement l'extrait aqueux de la culture lt;le ce microbe (Herman), Certains microbes, non pathogönes pour nn animal, peuvent, si on los introduit dans la cbambre antörieure de l'o'il, y sect;laborer, a l'abri des phagocytes, lours produits ijui. so dovcrsanl dans I'organisme, lui donnenl la röceptivitö ; et les sujets peuvent sucoomberä Id maladie ; il en estainsi pour le charbon symptomatique chez le lapin (Roger), et pour le charbon baeteridien clicz le pigeon (Metchnikoff), D'autre part, le lapin eoiitracte le charbon symptomatique mortel, quand on lui injecte, en inenie temps qu'on lui inocute le virus charbonneux, dos cultures Vivantes ou störilisöes de bacillus prodigiosus, de staphylo-coques pyogönes, de proteus vulgaris (Roger),
II n'est pasdouteux quo I'action palhogime do beaucoup do microbes est favorisoo par la presence d'autres microbes, (|iii se comporlenl commc agents preparateurs, grace a lours secretions. Dos infections antoriouivs peuvent lavoriser des infections ultörieuros, et amener möme la transformation, en bactöries pathogönes, do microbes enappa-rence non pathogönes. Ainsi I'introduction,dans I'organisme dulapin, do la toxino du stapbylocoque pyogöne, qui-ne dötermine aucun accident immediat, quand ellc est injocUSo ii faible dose, pent provoquer, ä plus ou inoins longue ecboance, la mort des animaux, par suite de suppurations döterminöes par certains microi)os sortant de l'intestin, oil ils existent normalemont ; et le sörum des sujots immunises centre le stapbylocoque ou ses toxines, tout en permetlant d'immuniser d'autres animaux conlro I'action iimuodiato do ce microbe ou de ses toxines, no les premunit pas contre les infections secondairos tar-dives (Mosny ct Marcano).
Les spores du vibrion septique, telles qu'elles existent dans la terre, no se dcveloppentpas dans les tissus vivants, quand olles ypönetront a I'etatde purete; d'aillenrs, injectees pures, memo i\ dose relativement oleveo, dans un tissn sain, elles n'entrainont pas do maladie ehe/, le lapin et le cobaye, do memo quo les spores pures du telanos; on peul toutclois lavoriser la germination des spores, et partant le developpe-nient do la maladie, en les protegoant contre faction phagocytaire des cellules, en les additionnanl d'un pen do loxino septiipie ou d'acide lactique, on de sable fin, etc, ; l'infection naturelle est favorisee par certains microbes, variables, snivanl qu'il s'agitdo la seplicomie ou du
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tötanbs, par les traumatisraes, etc. (Besson). Beaucoupde maladies in-fectieuses meltenl en jeu plusieurs actions microbiennes ; il peul en (Hre ainsi du telanos, de la dlphtörie, du choleru, de la luborculose, des churbons ineme, de la pöripneumonie, du rougelet de la pneumo-entörite, etc.,etc. Les variations de la reeeptivitö individuelle peuveut döpendre, pour une bonne part, de la presence, dans rorganisme, de microbes difförents, qui exercent une action predisposante plus ou nioins accusee.
En tons eas, le pole des associations bactericnnes,en tanl que causes prödisposantes, meritod'etre retenu, ä causederimportance qu'iladans beaucoup de circonslances. Des experiences, faites (Galtier) avec divers virus plus ou inoins altönues (microbes des deux charbons, microbes de la pneumo-entörite inf'cctieuse du cheval, du cholera aviaire, de la pneunio-entcrite infecticusc du pore), ont ameno aux conclusions sm-vanlcs : l'association des microbes des deux charbons peut favoriser l'aclion pallioge-ne de cliacun d'eux ; le bacillus anthracis et le strepto-hacUrium pneumo-ontcritise qui d'une part, la bacterie du ciiolera aviaire ou de la pneumo-enterite inl'ectieuse du pore et la bactemhe charbonneuse d'autre part, peuventpareillement so prfiterun mutuel concours; l'association de ces microbes, deux ä deux, peut favoriser leur roviviscence, et creer ou accroltre la receptivite des sujets plus ou moins r6fractaires; des microbes, allenuesau point de neplus pouvoir produireäeuxseulsunemaladiemortclle,peiivents'exalter, sorevivifier etredevenir virulenls, lorsque deux especes soul introduites dans un organisme ; les deux microbes peuvent. pulluler cute a cöte, mais ordi-naircment I'un d'eux disparait ou tend ä disparailre, pendant que son compagnon redevient pathogöne; quand deux especes microbiennes se trouvent associöes, e'est tautet l'une et tantöt l'autre qui recuporesa viruleiu'.e,snivantlemodeadopte pour los introduiredans rorganisme, et suivantlesespecesanimales; ilyalieude tenirgrand compte, pourexpii-qucrlereveil de certaines en/ooties ou epizootics et la reapparition de certaines maladies microbiennes, de l'inlhience des associations bac-teriennes, du röle preparaleur, que peuvent jouer d'autres microbes plus ou moins attouues ou simplement saprogenos; les associations baetöriennes peuvent aggraver les effets des vaccinations faites avec des virus benins; on peut prevoir enlin que Ie passage d'un microbe, qui conlere l'immunitö centre une maladie donnöe, peul accrottre la
receptivite pour une autre.
hescauses predisposantesagissent Unites, en an'aiblissanH'organisme,
en le pivpannii a subir l'action pathogöne des microbes, en precipitant levolutiun des maladies, en les aggravanl. I,a presence eu I'introduc-lion do certaines substances, de certains poisons (produila de desas-similalion, poisons divers, poisons mlnöraux, poisons vögötaux, poisons organiipies, j)oisons microbiena) favorise I'infection, accroit la
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ETIOLOGIE DES MALADIES GONTAQIEUSE8 BACTfiRIENNES.
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recoptivito vis-a-vis de la contagion, duterioio les tissus, les organes, favorise la pullulation Jos niicrohus pathog6nes, ralentit on empi'-clie la pbagooytose.Enröalisantexpörimentalementlesdötöriorationsquepro-duiscntlcs poisous,oii peul ensui to constalnrque, dans les tissus altoiuis, les microbes se inulti[)lieiitplus abondamment, et parlant secretenlplus (juc dans coux([ui sout in tacts. D'autre part, apres avoir in toxique des ani-maux vaccines, onconstatoque laphagocytose flöchit, que la destruction des microbos au point d'inoculation n'a pas lieu cotnmo chez les sujets
relractaires nou intoxi(|ues. En resume, le niecanisine, d'apres lequel agissent les diverses causes predisposantes, consiste dans la diminution du pouvoir liactericidedes Immeurs, et surtout dans la diminution du pouvoir phagocytairo des cellules. En eilet, s'il est avere que cer­tains produits microbiens out Je pouvoir d'attirer les leucocytes, qui, arrivanl an contact des microbes, peuvent les dötruire, avant (lu'ils aieut eu le temps do secreter leurs poisons on assez grande quautite pour tuer limlividu OU le rendre gravement malade, il est avere d'autre part, que, dans les cas oil la recoptivito est accrue ou creeo par des causes predisposantes, les leucocytes out perdu plus ou moins la laculte do se porter au devantdes enneinis. Le dofaut d'acti-vitö des leucocytes pent tonira divers mecanisnies : les produits micro­biens, qui accroissenl la recoptivito, empechent les leucocytes d'etre attires par les microbes virulents, parco ([u'ils les attironl eux-mömes et les maintiennent de la sorte partout oil its se trouveut; les organismes, soum is a dos conditions anormales d'exist once (froid, je üne, fatigue, etc.), peuvent subir de ce chef des perversions dans la nutrition de leurs ele­ments, qui peuvent se trouver allaiblis et memo produire des substances qui lesretiennentloin dos microbes;lestraumatismesj'lntroduction de certainessul)stances(acide pbönique, etc.), la retention a normal odes pro­duits (bile, urine, cröatine, etc.)del'organisme, pervertissenl la nutri­tion des cellules, dont les propres produits les empechent alors de se porter a la rencontre dos microbes; il ya dos substances qui repous-sent les leucocytes (acide lactique); il y on a qui les aneslhesienl (chloral); il y en a qui les encombrent, ainsi le chien devient apte a contractor le charlmn, quand on a introduit prdalabloment dans la circulation do gi'audes quantilesde poudre inerte trös lino, parco que les leucocytes, s'etant charges do particnles solides, no peuvent plus preudro les microbes, Le mocanisme do faction des causes predispo­santes tient done : ä 06 que le pouvoir bactericide des humours est amoindri; ii co que les leucocytes sont retenus dans les tissus et empechos d'allor vers les microbes, ou afTaiblis, ou repoussös ou anes-thesies, etc.
II decoule, do toutce ([ui precede, I'enseignementstiivanl : oviter, pre-venir, moderer ou amoindrir Faction dos causes predisposantes ; evitor l'inhalation desgaz toxiquea et dos poussiores, ainsi quo l'ingcstion et
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oonbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES CONTAGIEUSES BACTftRlENNES.
I'inbalation de substances capables ile troubler lefonctionnement des leucocytes ; ontretenir la libertö des diverses exerötions, favoriser l'cliiniuation des produits nuisibles, dt' ceux qui onl pu etre Introduits accidentelleraent, de ceux qui proviennent du fonetionnementde l'oi-ganisme, et de ceux qui sonl tournis par les microbes, lt;iui habitant las organes;faire l'antisepsie des voies, qui sonl peuplöes de microbes; eviler, dansle traitementdes affectionsbaetöriennes, l'eraplol de sub­stances capables dediminuer l'actiondes phagocytes et des humeurs; procurer aux individus un excellent rögirae, un air pur el une hygiene irröprochable.
II. Contagion, infection. — Contages et virus, leurs caracteres gene-raux. — Theorie de la virulence, mecanismeintime de la contagion, doctrine bacterienne.
La contagion exprime le fail de la transmission (rune affection spöciflque d'un imlividu, qui en est attaint, a un on plusieurs autres individus. qui ne Tont pas; c'est la Iransmission d'un agenl morbi-göne d'un malade a d'autres organismes, aptes ö le eultiver et a lui laisser produire ses effets; c'est l'ensemencement, surun terrain pro-pice, d'un germe pathogöne, qui, en se tnultiplianl surson nouvel hbt'e, dötermine un ensemble de lösions ei de modifltations fonctionnelles analogues ä celles du malade qui l'a fourni.
La virulence s'entend de la propri6tö dune affection d'ötre transmis­sible au moyeu dquot;iine substance (agent virulent, contage, matiere viru­lente) fournie par le malade. L'observalion de la propagation de cer-taines maladies contagieuses avail conduil depuis longtemps ä supposer que quelque chose 6manail des individus attaints, pour communiquer l'affection a d'autres; ei l'inoculation acci den teile ou expecinienlale des produits des sujetsmalades, conflrmanl l'induction, a montrö qu'il suffll gönöralemenl d'une parcelle relativement petite de ces produits, pour que la maladie soil transmise, reproduite, etla matiere inoculable multipliöeä l'infini.
Lemot infeclwn adiverses aeeeptions. II est employe pour dösigner l'auto-intoxication, qui est produite par les matieres toxiques que 1 or-quot;anismesecrete; on l'a appliquö ii l'intoxication miasmatique; on sen quot;seid pour exprimer la geiieralisalion d'une maladie contagieuse a tout l'organisme ; il a servi ö dönommer la transmission des cordages par lair et les emaualions miasmatiques; il est communemenl usite pour exprimer lagenöse de certaines affections contagieuses par des agents morbigencs venus des milieux extörieurs, oii ils avaienl 6t6 rejetös
par des organismes malades, et qui peuvent etre jiris avec lesalimcnts,
lesboissons, l'air, etc. ; il s'applique enfin, d'une raaniöreplua gene-rale, a la transmission de tonte maladie conlagieuse par rapports
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directs ou indlreots, et est synonyme laquo;Ic contagion, on sert h expri-iner que la contagion a reussi.
l,a substance infectante, le vims, 1c contage, est la naatiöre morbi-göne, qui, s'etant tnultipliöe dans un organisrae, en le rendant malade, pent onsuitc 6tre introduite dans d'autres, s'y multiplier encore et y provoquerla ineme affection: e'est la matiöre, (|iii engendre la maladie, et qui seil a la propager, en passant des organismes, oil cllc s'est multipliöe, dans d'autres aptes ä subir ses effets. Les virus ont la propriötöde se multiplier et de produire des maladies contagieuses; iis oul des altributs propres donl Irs principaux son! les suivants: 1deg; ils detenninenl la maladie en pullulant; ^0 ils restent identiques ä eux-niemes a travers les individus qn'ils rendenl malades; toutefois ils peuvenl s'attönuer, dögönörer, ou se rögönörer el s'exalter suivant les organismes (in'ils fröquenlent, suivanl la dale de leur röcolte, etc., d'oü la variabllitö de leurs effets, suivanl, leur degrö d'önergie; 3deg; ils passen! direclemcnt (hert'dite, contact immcdial), ou d'une l'ai;oii niT'diaic et indirecte, d'un organisme a d'autres, et certains sont, susceptibles de se conserver et d'amp;voluer möme hors de I'organisme ; 4deg; ils nc produisenl leurs effets que dans des organismes appropriös; el liiu constate, comme on l'a d6jamp; vu, une grande vamp;riabilitö dans la röceptivitö des sujels, suivant les virus, suivanl les espöees animales, suivanl les races, les ages, etc.; .quot;i0 ils ne manifestent leur action qu'aprös avoir ineubö un temps plus ou moins long, variable suivant les virus, suivanl les ospeces, etc.; Hquot; ils provoquent des symptömesde divers ordres et conl'ercnt pour la plupart, a I'organisme qu'ils ont halnlc, une immunity pour I'avenir plus ou moius complete el plus on moins durable, d'ofl la possibility dc combattre les virus par cux-meines on par leurs antagonistes, d'oü l'espoir legilirne de les trans­former en agents utiles,
Dans les organismes malades, le virus est plus ou moins abondanl suivant le noml.ire, l'ötendue et la generalisation des lesions; il pent ne se renoontrer (pie dans les lesions, ou exisler a la fois dans les li'sidiis, dans leur voisinage, et dans des parlies saines en apparence. On le trouve le plus ordinairement dans des produits de söerötion anormale; tuais parlnis il apparail dans des produits de secretion physiologique, tels que la salive, le lait, 1'urine, etc.; il peul exister dans toutes sortes de parenchymes, dans les viseöres, dans les ganglions, dans les muscles, dans les centres nerveux ; on le trouve melange an sang dans beaucoup de maladies. Le virus, qui s'est inultiplie dans un organisme, pent parfois se delruire en partie ou en totality sur place; mais presque toujours une parlie plus ou moins mnsiderable est rejelec dans le monde exlerienr, par la peau (croiUes claveleuses, varioleuses, etc.), paries muqueuses(matiöre3 catarrhales, ocoulemenls, jetage, expectoration, diarrhße, etc.), par les plaies
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.2'tnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES C0NTAQIEÜ8ES UMlTfittlENNF.S.
(suppuration), avoc les produits do söcrötion pathologique et avec certains produits de Böcrötion physlologique, par les oadavroa ot les debris cadav6rique8. La mal irre virulente, ainsi excreteo, peul pönötrer directement dans de nouveaux organismes, ou roster dans le monde extörieur et s'y dotiuirp, on y conservor ses proprietes pendant un temps variable, suivaut les virus et suivant les conditions ambiantes, pour servir ulterieurement a do nouvolles transmissions.
Le jetage morveux, la lymphe claveleuse, vacoinale, variolique, apbtense, le pus gourmeux, tuberculeux, le sang charbonneux, sep-tique, cholörique, etc.,sontinoculables,Cö8ontdesmatiöre8virulentes; maia ces produits out une composition complexe, Us contiennent I'agent virulent, qui est seul pathogöne, et d'autres elements, dont l'ensemble lui serl d'excipient et de vöhicule, Si, dans le langage ordi­naire, onemploie iuditleremmont los expressions lt;gt; virus raquo;, laquo; mature vindmte raquo;, a humeur virulente raquo;,laquo; produil virulent raquo;,lt;#9632;lt; agent virulent raquo;, il Importe de no pas perdre de vue que, dans tout produil virulent, ii V a un seul elrment qui mrrile le nom d'agent virulent, parce qu'il est soul capable d'ongendrer la maladie. Les tnatiöres virulentes peuvent so presenter ii Total solide (croütos claveleuses, maliöre tuberculeuse desseohi'-e, etc.), ou a l'olat liquide (jetage morveux, sang char­bonneux, lymphe vaccinale, etc.:, et on les a dösignöes alors sous le nom do laquo; virus fixes raquo; ; parfois on s'est servi de Fexprossion laquo; virus volatil raquo; pour designer l'almosphere qui devienl virulente. Dans le premier cas I'agent virulenl est englobö ou en suspension dans une matiöre solide ou liquide, tandis que dans le second il est en suspen­sion dans I'air, qui peul dans certaines circonslances lui servir de
vöhicule.
Pour avoir une idee exaolo de I'agent virulenl propromeut dit, il a fallu l'isoler de tout ce qui entre avec lui dans la composition des ma-tieres virulentes. L'elude microscopique de cos derniöres les moutre formees d'une partie nou (iguree, liquide dans les humeurs dites virulentes, et (rune partie liguree, composoe a son tour d'ölöments divers, de leucocytes, de cellules de pus, de cellules du sang, do cellules epilheliales, de granulations et de bacterios. Mais une soniblable elude etait absolument insufflsante, pour araener a discerner quel elait, parmi ces divers elemeuls, celui qui esl doue de la propriele d'en-gendrer la maladie; il no suffisait pas d'avoir vu des bacteries, il fallait les isoler, les purifler, les faire agir söparöment, s'assurer qu'elles soul pathogönes, et s'assurer on outre (pie les autres elements no jouissonl pas do la meine propriele.
Anciennemenl on avail COtnparö la virulence an parasilisme et ii la fermentation. En 1721, Qoiffon proclamaitque la pluparl dos maladies contagieuses devaienl lour genese a des germes animes, qui no so formaient pas spontanöment dans les organismes, mais leur venaient
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fiTIOLOOIE lgt;ES MALADIES CONTAGIEU8B8 BACTßRIENNES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;itraquo;
du dehors; ilassignait iinx maladies öpidömiques ufte causeanimöe, vivante, capable de se reproduire, do se multiplier, de se röpandre aü Itiin et de repulluler au bout de plusiours anneesdo sommeil. 11 avait, par induction, devinö et afflrmö non seulement rexistence de germes morbigönes vivants, mais encore lour aptitude it repulluler ou non suivant les milieux et les iocalites, leur sommeil, leiirreveil, lour revi-viscence, lour resurrection, expliquant uinsi 1'intermiltence, l'avörte-ment des epidemics, l'immunitö contre leur alteinte, Depuis Ulur/.es jusqu'au milieu du xixquot; siöcle, on avail assimilö les maladies oonta-gieuses aux fermentations, et l'action des virus a celle des ferments. Mais, si la connaissanee une fois acquise de la nature d du nn'eanisme des fermentations devait oonduire a la dötermination exacte de la nature et du meeanismc de la virulence, rassimilation, admise tout d'abord par suite de la comparaison de ce qui avail lieu dans un cas et dans lautre, n'uvait pour le moment fait realiser aueun propres, car on ne connaissait pas mieux les fermentations que les maladies contagieuses. C'est a la suite d'une serie remarquable de travaux et de decouvertes, realisees surtout ii eompter de la seconde moitie du xixquot; sieele, qu'on ost arrive ä penetrer le nu'eanisme des fermentations et colui de la virulence.
Avant la determination de la nature intime des virus, de uombreux travaux avaient dejii pöremptoirement elahli que les gales sont dues ä des parasites animaux, que certaines maladies do la peau sont deter-minees par des champignons microscopiques; mais la doctrine pa-rasilaire n'avait encore re^u aucune consecration exp6rimontale, en cc qui concernait les afFections virulentes, qui continuaient a etre assi-milees aux fermentations, donlle mecaiiismo I'estait d'ailieurs iidecou-vrir. La levüre etait connue depuis Leuwenhoek (1680), qui, en I'exa-minant,l'avait vue formöe de globules ovotdes ou sphöriques. Toutefois, son role avail eehappe meine ä Lavoisier, qui avail conslate que la fermentation alcoolique consistait dans un dödoublement du sucre en alcool et en acide carbonique, sans döterminer le möcanisme duphö-nomene. Cagniard-Latour et Schwann constatörent la multiplication des globules de levilre par bourgeonnement et entrevirent leur role, sans arriver cependant a la döcouverte de la physiologie des fermen­tations.
A.veclath6orie deLiebig, on regardail comme ferments les matieres organiqiies alterecs an contact de Tair; cette alti'ralion etait ensuite transmissible par eii\ aux matieres fermentescildes. Ainsi, une matiere organique en voie de decomposition au contact de lair, teile quo le vieux fromage, le lait aigri, le levain, la viande pourrie, etc., etait le ferment qui transmcttail a la matiere fermentescible (lait, pAte, infusions organiques, etc.) le mouvementde decomposition dont eile etait animee; el cello-ci deveuail propre a son tour it le trans-
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meltre a lt;1(! oouvellos quantitös de tnaliöres ferraentesoibles. Sousl'ln-lluenco decelto ihöorie^uinepönötrait en rien la physiologie vöritable de lii fermentation) la virulence avail 6t6 altribuöe ä une modiflcation isomörique des substances dissoutcs de l'organisnie; leg virus elaient consideres ccimnie des substancesorganiquesaltöröes etsusceptiblesde transiiK'ttre leur aHeraliou ; la virulence ötail une propriötö nuuvelie acquise par de la matiöro organique altöröe isomöriquenienl ; c'ötait une modification des humeurs et des tissus teile que ees maliöres avaient acquisle pouvoir de transmettre, par une mise en contact, ä toute autre substance organisöe, un etal analogue au leur. La substance devenue virulente pouvail ötreentralnöe avec Irs excrötions, avec l'airexpirö; introduite dans im organisme, eile provoquait do proche en procbe des modifications isomöriques virulentes; il n'y avail, pas de virus agents, mais simplement des etals virulents Iransmissibles; une cause quel-conque, agissant sue I'organisme, pouvait provoquer une alteration iso-mörique transmissible.
Plasse, de Mori, avaitattribud ledöveloppementde laplupartdes maladies contagieuscs a des moisissures Lntroduites dans I'organisme avec los aliments et les boissons; c'dlait lä une simple vue do I'espril, et ^experimentation s'esl prononcee centre eile, Les moisissures ne son! pas los agents d'affections virulentes ; certaines d'entre olios peuvent bien occasionner une maladie plus on moins grave, meine mortelle ; mais lour action difföre essentiellemenl de cello dos virus. Les spores des moisissures ne deviennenl mortelles que par intro­duction massive dans le sang, laudis quo les agenls virulonls afjis-sent en quantite tros minime. Toutefois, il faul savior gr6 a I'lasse d'avoirentrevu le röle pathogöne des aliments; les experiences, faites a l'öcole do Lyon (Galtier), onf ölabli pöremptoireraenl l'action mor-biflque des fourrages altörös, qui peuvenl occasionner diverses maladies baclorieiines. par les formes dont ils soul impregnäs.
A parlir du commencement de la seconde moilie du xixdeg; siecle, I'asteur deinontra successivemenl que les diverses fermentations sent 1'oBuvre do ferments organises, susceptibles de vivre et de se mul­tiplier dans les milieux fermentescibles, dent ils provoquent les trans­formations, 11 etablil qu'elles son! des phenomönes chimiques de decomposition en relation avec la nutrition et la pullulalion de micro-oi'fi'auisinos. qui empriinlenl ;ni\ substances environnantesb.'s ob'ineuts de leurs tissus; il demonlra quo tonle fermentation est fonction de la vie et de la multiplication dun des micro-organismes, que I'air I ient en suspension. En ell'et, au contact do I'air ordinaire, c'est-ä-dire impur, les substances organiques fermentent; mais olios se conservent a I'a-bri de l'air, et meine au contacl tie l'air purifle de ses germes par la filtration a travera du coton; done, la condition sine qud won, pour qu'une fermentalion ail lieu,setrouve bien dans les microbes aeriens,
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et non point dans la simple actimi chiinique de loxy^öne. Les diverses fermentations soul provoquöes par des organismes trös pelils, varia­bles par leur forme, par la nature des aliments qu'ils consoraraent et par les transformations qu'ils produisent. Les micro-organismes ferments, malgrö leur faible volume, ont nöanmoinsune puissance d'aetion considörable, a cause de leur multiplication tres rapide.
Lagen! de la virulence est lui aussi nöoessairemenl quelque chose de vivant et d'analogue aux ferments, puisqu'il se multiplie dans l'or-ganisme qu'il rend malade, et puisque lui aussi produitdes effets Imrs de proportion apparente avec son volume; toutefois,so dötermination a ete [ilus longue et pluslaborieuse, parce que la maladie virulente est une fermentation, qui se produit dans un milieu vivant, au lieu de se passer dans un milieu inerte.
Davaine (1880-01) avait constatö la prösence de bamp;tonnets cylindri-ques, trös tönus et immobiles, dans le sang cliarbonueux. sans on döterminer la signification et le röle. Peilender, Braueil et Delafond (irentensuitela möme constatatlon, saus mieux döterminer le röle dos l.ätonuets. Pourtanl Delafond (1860), les ayant vu s'aecrottre en lon­gueur dans le sang exlrail, des vaisseaux, soupeonna leur nature et lour action, el les considöra comme des plantules susceplibles de se Iransformer en myeölium et de donner des spores, ce qui n'a ele \Vritie experimeutalnuent qu'en ISTIi par Koch. Pasteur ayant public in liSdl ses döcouvertes sue la fermentation butyrique et domonlre que sou agent, est un halounel microscopique, Davaine se trouva amenö a revenir sur I'observation qu'il avail, faite on is.'gt;(), el äse demandersi le bätonnet, par lui döcouvert, ne serail pas l'agenf mor-bigönedu charbon. Avant inoculödu sangcharbonneux it desanimaux, il constata la coTncidence de la manifestation de la maladie et de la repullulation des bätonnets; ayanl pareillemenl inoculö des femelies pleines avec du sang charbonneux, qui contenait des bamp;tonnets, il reconnut (pie le sang de la möre se peuplait des memes halonnets et devenait virulent, tandis que celul des foetus restait sans Mtonnets et saus virulence; ayanl d'autre pari dilue, dans une grande quantitö d'eau, du sang charbonneux, puls ayanl inoculd comparativement le liquide, obtenuaprösrepos, et ledöpöt, il n'oblinl le charbon qu avec cc dernier, qui contenait seul les baetöridies et autres ölöments flgurös.
Davaine avait ainsi olabli dos lSti;{ que le bätonnet, qu'il considorail comme un ötre animö se multiplianl par scissiparitö, est I agent pa-Ihogene du cliarlion. Copendant sa demonsli'alion laissaila desirer, et on discuta encore sur la nature du charbon; e'est cjju'en effet,dans la goutte de sang ou de döpöt Inoculöe, il existail des ölöments divers (globules rouges, dont les uns plusou moiiis deformes, globules blancs, granulations, batonnets et substance liquide), et ou sedenuunlait si la
virulence ötaitinhörente amp; tons, a plusieurs, ou a un seul. D'ailleurs,
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pour n'avoir pas oonnu lo mode do reproduction tie la bactöridie par formation de spores, qui elaient ensuito eapahles de se conservcr, de germer et de produire les meines effets que les bamp;tonnets, Davaine et ses partisans etaient dans rimpossibilitö d'expliquer tons les fails et de repondre i) toutes les objections ; ainsi, la bacteridie pouvant se presenter sous forme de spores et passer inaper^uo, tout en produisanl la maladie, on soutenait que le sang charbonnenx prive de bi\tonnels döterminait l'affection aussi bien que celui qui en presenlait, ct que par consequent la bacteridie n'etail pas l'agent pathogöne du charbon. Les travaux de Chauveau sur la nature de la virulence marquenl le commencementd'unephasenouvelle. Aumoment oti ilsparurent (1868), la virulence etait encore laquo; attribute ä une modification isomörique des malieres albuminoTdes on d'autres substances dissoutes dans les luimeurs donees de letal virulent, raquo; La voie, dans la demonstration de la nature baclerienne des maladies contagieuses, avail bien ete ouverte par les ötudes de Davaine sur le charbon, et par celles de Pasteur sur les fermentations ainsi que sur deux maladies des vers a sole, la pebrine et la llacherie, mais rion n'avait ete entrepris encore comme oeuvre d'ensemble. D'ailleurs, on a vu lt;iue Davaine n'avait pas su isoler la bacteridie, pour denmnlrer qu'elle elail seule duuee de la propriötö palhogöne, Pasteur, aprös avoir monlre que des micro-orga-nismes presidenl a la fabrication du pain, a la coagulation du lait, a la putrefaction des malieres organiques, aprös avoir reconnu egale-ment que des micro-organismes determinenl les maladies des vins el de la biere, avail bien etudie la p6brine el. la llacherie des vers a soie, et demontre (pic cette derniereesl due, comme les I'ermenlations, ;\ des micro-organismes, que les vers ingörent avec la feuille, qu'on leur donneen nourriture; mais on elail loin encore de la connaissance de la nature intime des maladies virulentes de l'homme et des animaux superieurs.
Cinq series d'expöriences furenl cousacrees par Chauveau ii la dr-termination de letal physique des agents vlrulcnts, et portörent uotaiumeul sur l'humeur vaccinate, l'humeur variolique, l'humeur claveleuse et le [nis morveux.
laquo; Si l'on etend, dans une grande quantity d'eau, une liumeur viru­lente capable de produire a la peau, par inoculation sous-6pidermique, une lesion locale bien circonscrite et bien caracterisee, el si Ton ino-cule cette dilution, la lösion ne se produit pasouseproduit avec tous ses caracleres; iln'yajamaisd'ell'ct inlermediaire, Surunnombredetermine depiqöres, failcs exactement dans les meines conditions, il yen a plus on miiiiis cpii avorlent, suivant le degrade la dilution, II se produit alors ce lt;pii arrive avec les dilutions spennaliques, employöes ponr faire la lecomlalion arliliciclle. La dilution Öloigne les uns des aulres les ehhiienls dimes d'activitö et n'altönue pas sensiblement cette activite.
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Ges oli'mcnts ne peuvent done exister duns I'lmmeur virulente iuitrcmcnt qu'ö l'etal de particulos solides independantes, comme les sperraato-zokles dans I'luuneur spcrniatique raquo; (Chauveau). Ainsi done, des gout-teloltes, puisees dans une dilution de matiöre virulente, se monlrent actives ogt;i inactives dans des proportions variables, suivant que la dilution a 6t6 pousseo plus OU moins loin; la virulence n'est pas de-truite, mais eile setrouve inegalerncnt rcpartie, inegalement dissemi-n(Je dans la masse, oxislant dans certaines goultelettes et non dans d'autres; co qui ne se, coiKjoit qu'autant qu'elle est inhärente amp; des elements ligures, quo la dilution a de plus en plus eloignes les uns des autres. Si la virulence (Hait due a des elements solubles, eile se trouverait repandue partout ou n'existerail nulle part.
laquo; Apres avoir procede, par le lavage et la (illration, a la separation dos ölements corpnsculaires suspendus dans une bumeur virulente, si Ton inocule separement les corpuscules et l'eau de lavage, 1'inoculation echoue aveccolle-ci et reussil avec ceux-lä raquo; (Chauveau). Deuxieme do-monslration, etablissant (pie la virulence n'appartient pas aux substan­ces liquides, mais seulement aux particules solides, aux elements (igurc'js.
c Quand on couvro une liumcnr virulente d'une couehe d'eau distil-lee, la diffusion amene rapidement dans l'eau les substances dissoutes de riuimeur; l'inoculation de cette can puisee ti ta surface de la cou-che avec un tube capillaire permet done d'etudier l'activite des subs­tances dissoulcs seules, c'est-ii-dire sans les corpuscules figures suspen-dus dans I'lmmeur. Or cette inoculation ne donne que des resultats nögatifs raquo; (Chauveau); tandis que l'inoculatioü de goultelettes puisees dans les couches, (]tii tiennent en suspension des elements tigures, donne des resultats positil's. Nouvellc demonstration de la non-activite des substances liquides, contenues dans une Immeur virulente, et de la virulence des elements corpnsculaires.
lt;c L'evaporalion spontanee des luimeurs les plus virulentes, prises surun sujet alteinl do la peste bovine, do la variole, de la claveleo, est incapable d'cnlrainer avccellc aucune emanation infectieuse. La diffu­sion dans Fair est impuissante ä enlever la moindre trace de matieres virulentes aux humeurs, dont les virus soul reputes les plus diffusibles, Les gouttes liquides, qui se condensent sur les parois d'une cloche, sous laquelle s'opere cette evaporation, se monlrent, ä lepreuve do l'inoculation, depourvues do toute activile virulente, tandis (pie la moindre parcellede I'luuneur, qui les fournit, (loimo la maladie, quand on 1'inocule raquo; (Chauveau). II est done pöremptoiroment elabli que la propriete d'engendrer la maladie n'appartient aucunementau plasma des matiöres virulentes,
laquo; Si Ton inocule une liiiineur diluee, privee par repos et decantation do tons les elements iiitlaniinaloires([n'elleconticnl, cellules et globules
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bliincs, et retoiuinl soulementles plus lius ölöments oorpusculaires, on constate (ine cette Uuraeür prösente la möme aotivltö quo si ello elait oomplöte. II est aiasidömontrö que Uvs agents spöoiflquos dos humours virulentes so trouvent dans lapoussiöre tnolAculaire plusoumoins ra-röflöe, qu'y fornxent los divers coi'puscules ölöraeataires tenus en sus­pension dans eos humeurs. Tous los ölöments oorpusculaires no sonl pasdouösde l'activitö spöcifique; colle-oi n'appartient qu'fii un certain nombre tros inögaleraentröpai'ti dans los foyers inflammatoires spool-Qquos-, qui fournissent I'humeur raquo; (Ciiauvean .
Chauveau avail done dömontrö laquo; quo los agents viruleuls ont une personnalito pax'faitement saisissable raquo;, quo co laquo; ne soul ni desgaz, ni dos vapours, ni dos liquides, ni dos substancos dissoutes, mais bien dos particules solides, indöpendantes, gardant lour Individualitö spo-ciliquo, parmi los autres innombrables particules, qui peuvent exister avoo olios dans les milieux organiques raquo; ; il avail dömontrö l'ötat cor-pusculaire des virus et reconnu que los ölöments granuliformes viru-lents jouont lo röle de ferments flgurös.
On avail vu d'autro part so produire succossivement un certain nom­bre do travaux, tendant a ötablir une relation de cause a effet entre le döveloppement de certaines affections conlagieusos et la prösence d'ötres microscopiques observes snr les individus malades; mais (jn avail settlement constate une relation do concomitance entre I'existence d'un microbe et celle de l'affection ; on n'avail pas dömontrö pöremp-luioement quo teile ou teile maladie est causöe par le döveloppement do teile mi teile baetörie. On avait signalö (Coze et Fellz) la presence do vibrions dans le sang des septicömiques, et on los avail considörös coinme les agtüds de la maladie, mais on n'en avait pas administrö la preuve irröcusable. On avail Klebs et Tiegel) flltrö du sang charbonneux ii travers un vase d'argile et reconnu quo le plasma obtenu ne produisait pas la maladie: maisla dömonstration de Davaino n elait nullemout complötöe par ce fait, qui ötablissail une fois de plus ([no la virulence u'elait pas inlioronlo a la partie liquide.
Chauveau, par ses recherchos (1872-73) sur la döcomposition putride, qui se manifeste dans les parties mortes au sein de l'organisme vivant, arrivait encore a dos conclusions intöressantes. laquo; On savail depuis longloiups que los humeurs (pus, serositös), issues des divers processus inflammatoires, jouissenl de la propriötö d'engendrer des processus analogues, quand on met ces humeurs en contact avec l'or­ganisme sain. On savail aussi que cette propriötö phlogogene, |)lus ou moins active, suivant l'origine de I'humeur, agil avec son maximum d'intensite quand celle-ci est de nature putride; on savail enfin que certaines maliöres putrides d'origine non inflainmatoire jouissent des memes propriötös phlogogönes. Mais los tentatives, faitea pour döter-minerragentactif(d'Arcot, Lebert,Södillol), tout intöressantes qu'elles
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ETIOLOOIE DES MALADIES C0NTAGIEU8ES BACTERIENNES,
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fussont) n'avaiönt donnä que dos rösultats fort incomplots. Coux obtonus par (.lliauveau, on so playanl dans des conditions tout ä fail nouvollos et originales, sonl au contraire absolument dömonstratlfs. L'humeur avec laquelle il a agi est une sörositö, fovm6e en dölayant dans del'eaudu pusissu do csrtains sötons, pus dans lequol so irouve (on I'a sealomcnt deleriiiine plus lard) lo vibrion seplique do Pasteur, ot on la privant, par däcantation, do tons los elements eellnlaircs du pus. Quand on injecte cette sörositä dans les veines, les animaux la tuleronl, si la quantity ne depasse pus corlaines limitos. Mais a la dose d'uu ccnliinetre eulie seuleinciil, niemo d'un deini-eontiinetre cube, lorsqu'on I'injecte sous la peau d'un cheval, olle dötermine un önornie phlegmon gangröneux, qui tue l'animal en quatre jours ou ea tnoins do temps. Lo meine liquide, döbarrassö par une bonne QUration de tons les el(''monts qu'il liont en suspension, est absolument inoffensif; il peut meine ne produire aueune tumefaction passagere an lieu do 1'inoculation. #9632;gt;
laquo; Les organes mortifies, exposes a 1'air, n(\ lardent pas ii se pulre-ller etäengendrerdcs phönomönesde gangrene; tnais,s'ilsne sont pas exposes a I'air, ils ne se gangrenent pas, et subissent seiilenient la transformation regressive, qui attend les organes tombös en cHal de neeroluoso. Get etat de mortification nöcrobiotique s'obtient avec la plus graade facility SUP lestosticulos des animaux males, auxquels on pratique l'opöration dite du bistoumage. C'est une opöration sous-eutanee par laquelle on prive le testiculede ses connexions vasculaires. N'ötant plus nourri par le sang, il toinbe en etat do nocrobiose, el subit la regression graisseuse. Jamals il no se gangrene, memo lorsquo, par des manipulations reUereos, on cherche a empeolier l'organe isolo de se greffer sur les parties voisines. Mais, quand l'ani­mal, avanl de subir le bistoumage, a reeu dans les vaisseaux une certaine quantity d'humeur septique, incapable d'aiuener par elle-meme une affection gi'iierale inorlello, les germes inl'ectieux empri-sonnes dans le testieiile morlilii'' y determinont dos plumomenes pulrides el gangreneux, qui peuvent s'eli'iidre plus ou moins loin et provoquer la mort. Que si I'on essaye comparativement la mdme sorosilo non liltree ou passoe ii travers nn lion lillre, qui retient tons les agents iiil'octieiix, on constate qu'apres lo bistoumage, i'animal, qui a reen la premiere, presente dans la region testienlaire les pbe-nDinenos gangreneux deerils ci-dessus, tandis que ces plu'nonienos manquent absolument sur le sujet auquel onainjeele le liquideflltrö raquo; (Chauveau). — Kn resume, les experiences de Chauveau, qui mon-Irent ([uc 1'injection intra-veineuso do serosite pulride, aeeompagnoe du bistoumage, determine des plienomenos do puliidito, tandis qu'elle u'en determine pas, quand eile a elo debarrasseo do ses agents infec-tieux, elablisseut neltement les deux conclusions suivanles ; I' la
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32nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MM.ADIKS CONTMHEUSBS BACTMIENNES.
pulrefaction ou infection gangrencuso, qui se produit sur le corps \iviint, est IVeuvre de germes organises, qui floltent duns Thnmeur Infectieuse; 2deg; ces germes, inlroduits dans I'organisme par 1'injection inlia-veineuse, ne detcrniinenl Finlection que sous cerlaines condi­tions.
A 06 moment, le cheinin parcouru elait dejii long, et on etait eniin sur la bonne voie et dans la sainedoctrine. Onn'allait pas larder d'ail-leurs ä voir eclore de nouvelies et importantes döcouvertes.
Pasteur, le premier, dans ses eludes sur la fermentation Imlyrique et sur la maladie des vers a sole, decouvril la formation de spores dans un micro-oiganisine palhogene, et conslata qu'elles peuvent vegöter plusieui's aunees apres leur formation, grace a leur grande puissance de resistance vis-a-vis des causes de destruction ; mais ce faitnedevait etre verilie pour lebi\lonnet charbonneux que plus lard, elia discussion sur le röle palhogöne de la bactöridie ne devait cesser qu'en 187()-77. On avail bien d^jaetudie les bacleriens au point de vue de leur multi­plication par production de spores; mais c'est Koch qui le premier constata, a la lin de 1876, la multiplication de la bactöridie eharbon-neuse par formation de spores ou corpuscules-germes. 11 cultiva la bactöridie dans l'humeur aqueuse, et la vit s'accroltre et se multiplier au point de former un feutrage de mycelium; il la vit ensuite donner des spores dans l'intörieur de ses tubes myceliens; il cultiva ces spores etlesinocula; ilconstataqu'ellesreproduisentlebfttonnetetengendrent la. maladie; il constata egalement leur grand pouvoir de resistance et de conservation, ainsi quo le besoin de la bactöridie en oxygene, ce gaz lui 6tant indispensable pourvögöter et sporuler.
La question en etait iv ce point avanceo, quand, quelques mois plus tard (1877), I'asteur, s'en emparant, vint, avec sa methode de cultures successives dans des liquides appropries, achever dedissiper les obscu-rites, qui persistaient au sujet du role de la bactöridie, constater ä son lour le grand pouvoir de resistance des spores, et faire eclore une ere nouvelle dans les recherches sur la nature intime des virus et des mala­dies contagieuses.
Pour dömontrer qu'une maladie contagieuse est delerminee par un tnicro-organisme, il taut : 1quot; constater ['existence du micro-organisme dans les tissus ou les produits de l'individu malade, et apprecier son siege dans les lesions; quot;2quot; isoler le micro-organisme, donl la presence etlaconstanceontdtöconstatöes, etlecultiveral'otal depuret6;3deg;rinor culer, aprrs 1'avoir obtenu a IVHal de puretö absolue, a des animaux aptes a le cultiver, el reproduire ainsi la maladie avec repullulation du inriuc micro-organisme.
11 ötait facile de constater ['existence de baetöriea dans I'organisme malade, en 6tudian1 au microscope les tissus, les secrelkms, les excre­tions, les organes qui presentaient des lesions, el en employanl les
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ßTIOLOQIE DES MALADIES CONTAGIEUSES BACTßRIENNES.
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mölhodes usitöes d'öclairage, de coloration, etc. II elait ögalement
facile de faire agir les bacleries, apres los avoir obienues ä letat de puretö, et de constater leurs effets ainsi que leur repullulation; raais la diffloultö consistait ä les isciler, puur pouvoir ensulte les tntroduire seules dans l'organisme.C'ost la melhode des culturessuccessives dans des milieux appropriäs, inauguröe par Pastour, quia permisde lever cette difflcultä et d'obtenir les nombreux et importaats rösultats qui soul doja acquis,
Cette tnöthode consiste ftreproduire, dans des milieux convena-blement composes, des gönörations successives du tnicro-organisme, qu'on soupQonne d'engendrer la maladie, en vuedo lo deharrasser de tous lesautres dlöments qui l'accompagnenl, ei de l'obtenir absolument pur, II suriil de semer, dans im milieu appropriö, liquide ou solide, une gouttelette imperceptible du liquide virulent, ou une parcelle infiaite-simale dutissu,dan8 lc(|ii(d on avuousoupfonnöunmicro-organisme. Si la goutte ou la parcelle de semence ne contient qu'une espäce de liao-terie, eomme c'est le cäs du sauf? charbonneux par exemple, la cul­ture la reproduira pure; et, en semanl successivernent une goutte ou une parcelle de cette premiere culture dans un second milieu une goutteou une parcelle de la deuxiöme dans un troisiöme milieu et ainsi de suite, on obtiendra bientöt une culture döpourvue de tous les fo­ments ligures autresque labactörie ; ear les cellules animales el les gra­nulations, qui raccompagnaieni dans la premiöre semence, ne s'elanl, pas reproduites, ne seretrouveronl plus dans les gönörations issues des premieres cultures. Que si la premiöre semence contient plusieurs especes de bacleries, donl les unes ne soul pour rien dans la genese de la maladie, on arciveraa les sepanT les uncs des autres, et a so ddbar-rasser de celles qui soul ötrangferesä l'affection, enchoisissant conve-nablement le milieu el les conditionsde culture, afln de donner le pas a la baetörie pathogöne sur Irs aulres, ou alin d'obtenir de chaque espöee des colonies distincles, dans lesquelles on pourra puiser la nou-velle semence. En faisanl ainsi des cultures successives dans les mömes conditions, on arrivera bientöt encore ö obtenir, a l'elal de puretö, le micro-organisme pathogöne. II nerestera, commedansle premier cas pour s'assurer de sou action, qu'ä l'inoculer; et, s'il pullule, s'il döter-uiine la maladie, son rlt;dc sera elabli, el la nature de ['affection drmon-Iree. D'ailleurs, elan! rcconnn que tel agent tue lei virus et non lei autre, H scrail ögalement possible dans certains cas d'employer des antiseptiques, pour söparer diverses espöees de baetöries pathogönes OU non palliogenes coexislant dans le meine produil. Mais la möthode des cultures successives, qui avail deja penuis a Pasteur d'analvscr et de penrlrer les plienornenes des fermentations, et qui a pareillc-nienl amenö a la döterminatior du pole des bacleries palhogönes est plus avantageuse en meine temps qu'elle est plus söre. Elle a en effel
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MALADIES CONTAGIEUSES BACTfiRIENNES.
l'avanlage de faire saisir le möcanisme de l'action palhogöne dos bactöries, de faire assister ii leun transformation, d'amener a la döter-minatioh de leurs aliments, des gaz qu'elles respirent, de la tempö-rature qui leur convieut, du milieu qui tavorise leur döveloppement, de leurs söcrötlons, (1(3 leurs agents favorables, de leurs attönuants, de leurs poisons, etc.
Pasteur etJouberl soumirent d'abord le virus charbonneux ä l'ötude parla möthode des cultures successives. Le sang charbonneux no con-tient, ainsi qu'on l'a vu, aucun autre micro-organisme quela bactöridie deDavaine; le passage de ce microbe, dans des cultures successives et multipliöes un certain nombre de bis en dehors de l'organisme, pennet de l'isoler sörement de tons les elements, qui raccompagnenl dans la goutto de sang employee pour ensemencer la premiere cul­ture, et qui, ccssant de vivre hors de Porganisrae, ne se döveloppent pas etflnissent par disparattre. La bacWridie seule se döveloppe, se multiplie, et se purifle de culture en culture: on l'obtient bientöt abso-lument pure; et, en inoculant laderniöre culture, qui la contient, on faitnattre la maladie charbonneuse avec repullulation de bätonnets.Si on ßltrele liquide de culture surun diapln^agme en plfttre,on ledöbar-rasse de ses baetöridies, et il cesse d'etre virulent. La cauamp;e d6ter-minante du charbon est done bleu la baetöridie deDavaine, ei non point tout autre elöment ßgur6,puisquc la baetöridie estlc seul qu'on ait conserve, ni une substance liquide ou en solution, ni un poison quelconque, ear, la baetöridie enlevöe ou luee, le sang et le liquide de culture ne doimeut plus le charbon.
II etait done pöremptoireraent dömontrö cette fois qu'une maladie virulente des animaux et de l'homme, le charbon, doll sou dövelop­pement ä l'introduction, dans l'organisme vivant, d'un baetörien, sous forme debfttonnetsou de spores susceptibles de vögöteret de reproduire les hiUonnels. De la sorte s'expliquaienl tons les fails, et so trouvaient rösolues toutes les objections opposöes ö Davaine. La doctrine baetö-rienue recevait une eousecralioo eelalaate et deliuil ive, en ce quicon-cerne une affection virulente transmissible a l'homme et ü la plupart des cspecesanimales doniesliipies; bienlM, d'ailleurs, des decouverles nouvelles, dues a l'emploi de la möme möthode, allaienl ötablirsa
gönöralitö.
En effet, peu de temps aprös, Pasteur et ses collaborateurs dömon-Irerenl que le vibrion septique est l'agenl d'une septicömie; ila l'iso-
lercnl par des cultures successives, ils l'inoculereul a l'ötatde puretö, et ohlinreiit la septiceinie, qui est une vrrilnhle fermentation pulrido daus l'organisme vivant. Ils demonlrerenl encore, en employaut la ineme möthode, la nature baetörienne de l'infection purulente ei du elodera des oiseaux, qui soul des affections dues egalement a des micro-organiames. Lavoieduprogrösötail ouverte, ei bientöl la nature
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ßTIOLOGIE DES MALADIES CONTAGIEUSES QACTERIENNES.
bactörienne lt;lo aombrouses affections virulontes laquo;Hail rcconuuc — l)(!|)ius quelquesannöes, d'innooibrablos travamp;ux ont ötö publiössur lus maladies virulentes; on a conslatö l'exislence de naicro-organismes pathogönes iluns le charbon emphysömateux, dans le rouget, dans la tuboroulose dans la morve, le fai'cin, la peslo bovine, la pöripiieumonie contagieuse, la diphtörie, la maladie du jeune age, la gourme, la tievre lypiioule, le telanos, le eholeru asiaticjue, la lievre janne, la lepre, la syphilis, la hlennuniiagie, otc, etc. Dans certains cas, la deniunslratiun du röle palhogenc des bactörios oliserveos laisse a desirer ou n'a pas oto faite: mais il esl bien elal)li, pour nn grand nomlii'e de maladies contagieuses, (ju'elles soul dues a des baeteries; et il est d'aillems deinonlre (jue eeitaines affections, donl on soup-(onnait a peine, ou dont on ignorail la transmissibilitö, sonl pai'eille-ment provoquöes par des noicro-organismes, dont l'action est favorisöe par Intervention de quelque cause predisposanle oudequelque autre espdce microbienne.
Kn resume, grace aux eounaissanees deja acquises, el bien qu'il resto encore beaucoup äapprendre, bien qu'il reste ä delerminer la nature intime de certains virus, il esl Irgitimement pcrmis de COnsid(sect;rer, ainsi ijne nous l'avons fait, les agents virulents conmie des ferments, et les affections contagieuses comme des fermentations. Desonnais la palliugenie des maladies virulentes et leur prophylaxie se trouvent eta­blies sur une basecerlaine, ia bactöriologie ; car, malgrö les desiderata qu'on pent encore formulcr, la doctrine baclerionnc est si bien assise, si bien etablie par des donnöes nombreuses et cerlaines, qu'on pcul, en tenant compte de ce qui est connu, et vu le mode de dßveloppe-inent et de transmission des maladies virulentes qu'il reste ä etudier, induire legilimement ([uc leur nature est d'ötre bactöriennes, et de se montrer toutes sous l'action de micro-organismes comparables aux ferments.
La contagion ne se comprend aujourd'hui qu'autant qu'elle est consi-dereo comme l'oeuvre d'elres vivanls, suseeptiblcs de se multiplier apres s'elre introduits dans l'organisme.
La doctrine baelenenne n'exelut pas, ainsi qu'on l'a vu, l'interven-tion des causes predisposanli-s ou occasionnelles. Dans letiologie des maladies virulentes, la contagion est parfois tont; souvent eile ne peut devenir efficaco sans lesecours d'une influence qui lui prepare le terrain ; mais, memc dans co cas, olle est toujours indispensable poui' que la maladie se developpe. En eilet, s'il esl des microbesqui peuvent a eux seuls engendrer une maladie, il y en a qui, pour produire cet ell'el, ont besoin du coneours d'une cause predisposanle Ou occa-sionnelle.
D'ailleurs les microbes, qui sonl considörds comme le plus fran-chement pathogenes, peuvent s'attenuer et n'avoir plusassez d'energie
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pour rendre les organisraes malades; et, möme dans leur puissance normale, its no provoquent pas la maladie die/, tons les individus; or, ainsi qu'on l'a vn pröcödemment, les influoncos prödisposantes, les associations bactöriennes peuveni encore rendre possible leur action palhogöne.
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CHAPITRE II
liACTKRIES EN liENEIlAI-. — ORGANISATION, FOBMES, STaUCTORB, REPRODOCTION, NUTRI­TION; CtlLTURG 1gt;KS HACTKIUES ; l.Kin KTIJUK MICROSCOPIQÜE. — BACTfiHIES DE I.'aiH, DES EAUX, DO SOL ET DES CORPS DIVERS. — RESISTANCE DBS HACTKIIIES Ai;x AGENTS PHYSIQUES ET CIIIMIQUE3, — SKCHKTIu.N DES MACTKHIES. — ROLE raquo;Es Ml-CROBES; MICROBES SAPROGi?NES ET MICROBES I'ATIUiGli.NEs ; ESPECES MICROBIBNNES.
Organisation, formes, structure, reproduction, nutrition; culture des bacteries ; leur etude microscopique.
On d^signe sous les noms de micro-organismes, microbes, vibrioniens, lutrir-rii'iis, bactäries, dos vägötaux microscopiques, dos planlules spdciales, h dimensions Irös faibles el h organisation tros simple, (]iii scut globuleuses, ovoidos on cylindriques ot plus ou moins allongSes.
I deg; Forme. — Leurs Tonnes peuvent ötre lanienöcs a deux types principaux : la forme arrondie; et la forme allongöe, dite forme en bätonnel, on forme (llamenteuse, ou forme spiralöo, suivant la longueur et la direclion rocli-ligne ou incurvee qu'elles preseiileiit.
Las baetöries qui se monlrent sous la forme arrondie, globnleuse, ovoule, ellipsolde ou lancöolöe (flg. l-i, j,:), i, s), reooivenl les noms de cocci et de mirftirocci. Toutefois, ces appellations n'impliquent pas qu'il s'agit necessai-remonl d'espSces ou de genres distincts; olios indiquent parfois une simple forme de dovoloppoinonl. Ainsi, tandis que cerlaines liactöries arrondies sent bien röeilement des i'tres adultes arrivös äleur oomplet d6veloppement, d'autros nc sonl. que des spores ou des germes, qui, en vegötaut, doiment des liactöi'ios adultes de formes diverses.
Les biUonnels, les barilles ot les filaments sontdes baelerios plusou moins allongees (flg, 1-6, 7, s); il y en a de ties courtes, qui sont ä peine plus lon-gues que largos, et qui se rapprochent beaucoup dos cocci, surtput quand lours oxlremitös sont mousses el, arrondies (dg, l-o). D'autros soul deux, trois, quatre 1'ois plus longues que largos; ce sent alors des balonnets pro-prement dils on des bacilles; les uns sont des balonnets courts, les autros des bdtonnets allongös; et, quand la longueur est uu grand nombre de fois superieure a la largeur, les bacteries recoivont lo nom de filaments.
Les bacteries, qui rovötonl la forme de bdtonnets ou de bacilles, sonl los nnes regulieromont cylindriques, el les autres irroguliores, inegalemenl larges dans cerlaines parlies de leur louguour, quelquofois loultees en lenr milieu el d'aspeel fusiforme, d'aulres fois renflöes a une exlromite on aux deux extr^milos ou dans d'aulres points do lour longueur (flg, l-io, 11, is, u). Cos irregularilös, ces lonllemcnls sonl dusa la production de spores a I'in-
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MALADIES C0NTAQ1EU8ES BACTER1ENNE8,
törieur dos bdtonnots, OU a des deformations, qui se moiitrent dans eerlaines conditions pen favorables a la vle dos baolörles, et qu'on observe dans des cultures appauvrles, dans des oullureB ii^ees, sur des microbes cn voin de dd^enerescence, ddgdnörös, steriles ou älteres par suite de l'intervenllon de certains agents. Certains bacilles et oertaines bacteries fllamonteuses se monlrent plus ou moins conrbes, llexneux ou conlournes on Spirale; les uns sent siinploinenl incurves en arc de cercle on en S (fig. l-ii, u) ; los aulres decrivent des llexuosites OU des tours de spire plus ou moins nonibreux et plus ou moins accuses (flg, l-ia, 17, isi.
La dimension el la forme sont toulefois loin de constilucr des caracteros univoques pour la distinction des genres et des especes; car, outre quo dos
I t i A I
os ooosect;öoö y ü
Flg, 1.
especes differentes peuvenl avoir la meine forme, un grand nombre de bao-ti'rios sont polymorplies, revetent des formes diverses, et se presentent avec uu volume variable, suivant les phases de leur developpemeut et suivant les conditions ambianles, suivanl le degrö de temperature et les qualitös du milieu nutritif dans lequel elles se trouvent placees. Ou peul d'aillcurs omener teile ou teile baclerie ä prendro successivemenl des formes liien dilfin-eutes, ainsi qu'on l'a fait(Charrin et Guignard) pour le bacille pyooya-nique, qui a ele obtenu sous forme de microooque, de bälonnet court ou allonge et meme spiralö; on observe d'autre part des changemeuts de forme dans les microbes du cbarbon bacteridien, du cliarbon symptomatlque, do la morve, dela pneumo-onterito.elc. Labaotdrie de la pneumo-cuterite du porc esl un cocco-bacillus, se, prösontant sous les formes de batonncls plus ou moins longs, de courts balonnots, de coccus, de streptococcus.
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BACTER1E8 EN GENERAL.
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'2quot; Structure. — La strudure des microbes est tres simple : cliaque bac-terie,queliesque soient sa forme el ses dimensions, est line cellule; les cocci, les bdtonnets, les filamenls, sent dos cellules; ils sont composös d'une membrane d'enveloppe el d'une masse protoplasmique. I.a membrane, souvent confondue aveo le protoplasma, dont ellu a la räfringenoe, apparalt, a tin ti'es fort grossissement, comme line fine lif^ne a double contour; eile s'apercoit mieux, quand on fait agir la clialenr, I'alcool absolu, la teinture d'iode, etc. Ella ost parfois tres minco, parfois plus epaisso, et formee do deux couches : I'line interne, mince el, transparente; l'autre externe, pins epaisse, gelatinense, souvent pen visible, resistant ordinairernent aux reactils colorants, Ibrmaiitun lisere hyaliu autour dos bacteries coloröes, et simulant one sorte de capsule periplieriqur. Le protoplasma parail. orclinairoment homogdne, hyaliu, depourvu de granulations; toutefois, ä un fort grossisse-nient, on y decouvre parfois des grains plus brillants. Des vacuoles, sortes d'espaces olairs, peuvenl s'y former sons I'lnfluonce de la chaieur ou des leaclifs cluiiii([ues, ou dans les vieillcs cultures, et simnlor des spores, alors qu'elles sont, I'indice d'une alleraliou on d'une degenerescence. Quelquefois il est trouble, grisdtre, et semble contenir des granulations graisseuses. II y a des bacteries qui preseutenl des grains de soufro dans leur protoplasma; d'nutres contiennent du pigment. Au moment do la formation des spores, le protoplasma de certaines baclerios est teint en bleu par I'iode, ce qui indique la presence de I'amidon ; il so colore oidinairemeut. en jaune par la teinture d'iode; il se teint par les couleurs d'aniline, et il rdsisle, de meine qne la membrane, aux bases ot aux acides, qui attaquent les cellules ani males,
Vuesisolees dans im liquide indifferent, les bacteries paraissent incolores, rneme quand il s'agil d'especes chroniogencs, alois que, en amas, elles olTrenl d'ordinaire une leinte plus on moins accusee. Les baetörios, qui forment de la matiere colorante, soul nombreuses, et ou en observe qui donncnl du rouge de diverses leintes, du jaune, du jaune orange, du bleu, du vert, du violet, etc. Chez certaines, c'esl le protoplasma qui devient colore; die/ d'autres, e'est la membrane, et surtout. la couclie gelatineuse externe; d'ailleurs, la matiere colorante pent so repandre dans le milieu ambiant, s'y diffuser et lui coiiiuuiniquer une leinte plus on moins aecusee. Le milieu n'esl point indilTerent pour la formation de ces pigments; teile baclerie, qui en forme quand eile vit dans tel milieu, n'en doune pas ou eu donne moins dans d'autres milieux, La production do la matiere colorante s'accompogne parfois d'un dögagement d'odeur plus on moins aromalique, soil ipie la substance colorante exhale ellc-memo cello odeur, soil qu'il y ail en meine lemps formation d'une substance speciale odorante.
#9632;iquot; Motilite. — Les bacteries soul inimobiles ou donees de mouvement. Cellos d'une memo espece peuvenl se presenter a Telat de ropos ou ä l'ötat de mouvemeul, snivanl qu'elles Lrouvent ou non dans leur habilal les con­ditions favorables h leur nutrition et a leur respiration, suivanl qu'elles sont ä teile ou teile phase de leur developpemont, et suivanl qu'elles soul isoleos ou groupecs en amas, etc. Ainsi on volt des baeleries, mobiles d'ordinaire, cesser de i'dtre, quand on les place dans des conditions de vie defavorables, quand elles vonl former des spores, ou quand elles sont euglobees dans des pelltcules, des llocons ou des amas zoogbeiques. D'ailleurs, la molilile depend beauooup de la fluidity du milieu ; eile est surlout accusee dans beau el dans les bouillons Ires lluidcs; ello est moins evidente quand le milieu s'epaissil. Ainsi la baclerie do la pneumo-enterile du pore est mobile dans los cultures en bouillon, el immobile dans l'organisme, de memo que dans les cultures aveo le sang ou le serum. Comme le milieu, les agents physiques exercenl une
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MALADIES C0NTAGIEU8ES BACTERIENNES.
grande lafluenoe sur la raotililä lt;lns microbes; certains ne so mouventqu'au contaol de l'oxygöne; un certain degrä da chaleur rend les inouvements plus actil's; la Imniere esl, parlbis indispensable^
Les mouveraenta executes par les bacteries ont lieu 'dans tous les sens, ils sent plus ou nioins accelt',i,es : certains microbes se dtfplacent avec une grande rapidilö; d'autres n'exöcutenl que des inouvements [)lus ou moins lents; el quelques-uns semblent meine s'agiter sur place. I.es uns accom-plissent un double mouvement d'oscillalion el de translation lente; d'autres se deplacent el s'avancenl, en tournanl antourde lour axe, en executant le mouvement d'un lire-bouchon ; ainsi en est-il des bacteries spiraldes.D'autres se meuvent en executant des ondulalions semblables ä cedes des serpents; d'autres enlin, tels (pie la pluparl des cocci, eprouvont une lr6pidation plus ou moins manifeste, qui n'est autro cboso que le mouvement brownien. La cause des mouvements des bacteries est due a rexistence de cils vibratiles, ou a la contraclilite du protoplasma. Les bacteries, qui ont cesse d(\ vivre, perdent leur mouvement, ue subissent pins au ineme ilegrd ['impregnation des matiöres colorantes, deviennent granuleuses et so dösagrögent en un deiiitus informe.
I0 Groupoment. — Uuelles quo soient lours formes et leurs dimensions, les bactiTics vlvent tantöl Isoldes et libres, tantöt reunies en families ou en colonies et groupies de diverses fagons. De nombreuses especes se multi-plient par scissiparile dans une seulo direction; et los elements de nouvelle formation peuvent rester röunis bout a bout, de manure h former des ohalnes ou des chapelels, quand les nouveaux microbes sont bien distincts les uns des autres et ne se juxtaposent |ias inlimement (flg. l-io). D'autres I'ois les microbes, nouvellement formes, se trouvenl a la lile les uns des autres et sent telleinent juxtaposes, que de prime abord ils semblent eonstiluor un seid el memo lllamcnt dig. I-jo). Haus bien des cas la membrane d'enve-loppe se transforme plus on moins en maliere gelatineuse ; il en resulle une sorto do gangue.au sein de laquelle peuvenl se trouver, comme emprisonnös, des microbes isoles ou groupes diversement. Cos amas ou colonies formes de bacteries (cocci ou bdlonnets), maintenues agglulinees par la matiere muqueuse di'iivee des membranes d'enveloppe, s'appellent dos zooglees ou amas zoogl6iques, ascococcus (amas de cocci1, ou aseobacteries (amas de b.Uonuets). Cos amas ont d'ailleurs des aspects et des dimensions variables, auivant l'espöce lt;|ui les forme, et suivantle milieu ou ils sont produits. Les zoogl6es sont plus on moins compactes suivant l'abondance ot la diffluence de la gangue gelatineuse. Certaines bacteries, en se multipliant dans des milieux liquides, se disseminent dans loute la masse, parce que la substance muqueuse est irop difQuente; d'autres au contraire constituent des amas plus ou moins solides; gdnäralement les zooglees se produisent mieux quand les bacteries vivent sur des milieux solides. Do nombreuses bacteries lila-menteuses ferment, ineme dans les liquides, des masses, des essaims, des amas plus ou moins resistants, soil, on s'enclievetrant et se feutranl, soit en se trouvant rounies el agidutinees par do la maliere muqueuse, Ainsi, dans les bouillons, qui se putrelient a Fair, une sorte de membrane ou do polli-cule so montre a la surface; et eile est formte par des microbes reunis en une vaslc zooglee. Ainsi encore le Bacillus anlhracis forme, dans les bouillons de culture, des pellicules, des amas, des llocons, qui ensuite lombent au fond et s'y resolvent en un precipite pulverulent.
liquot; Reproduction. - Les bacleries so roproduisent de deux facons, par scis­siparile ou sectionnement, et par sporogenöse. Gön^ralement, quand une baclerie so trouve placoo dans un milieu en tons points favorable ä sa vie, eile se nudliplie par scissiparile ; tandis qu'elle donne dos spores dans le cas
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conlrain-, soil quc lo milieu so Irouvo trop pauvre, soil qu'olio I'ait reiulii peraquo; favorable en le chargeant de scs produils ile dösassimilation ; toutefois, menu; ilans les conditions fuvorables ;i lour vie, 11 en esl qni, conimo cello du oharbon, donnent rapidement des spores. La multiplication par scissipa-rilo esl le mode de reproduction lo phis comnimi : im i'löment so diviso en plusienrs ; chacun de ceux-ci pent se diviser ä son lour, el ainsi do suite. La division s'annonce, dans leshactericsa forme all on g^e, par I'apparitiond'une cloison mince ot hyaline, qui les partage en deux ; celto cloison s'öpaissit; sa partie mddiane devient gölatineuse et separe les deux cellules derivöos da la cellule primilive; cependant les deux nouveaux microbes sontparfois tolloinent bion juxtaposes qu'ou no distingue pas d'espace clair enlro oux. Quelquefois la matidre g^Iatineuse interposde esl trop diffluente et los nou­veaux microbes so söparent; d'autres ibis eile les maintient unis, el il so forme ainsi dos (llamenls plus on moins lonf;s, drolls, brisös, courbSs, pelo-lonnos, spirales, cncboviMros, fontres de diverses facons ; et, si los cloisons, qui deliniilonl. les articles constitiitit's do la cliaine, sonl mincos el transpa­rentes au point de passer inapercues, il no landrail pas croire quo le tila-niont n'esi qu'un soul microbe, car, en cbaulTant on en employant certains roaciil's, pour faire contractor le protoplasma dos diverses cellules, on re-connalt bion le cloisonaement, l-es bacteries arrondiea so multiplient a\issi par scissiparile ; ellos s'allongont, puis s'ötranglent vers le milieu; l'ötran-glement s'accuse do plus en plus, et bienldt il y a deux cocci, dont l'on gönö-raloment plus petit quo I'aulre, a la place du premier. I,es nouvoaux cocci se separent on reslent unis deux ä deux (diplococci), on forment des chape-lets drolls, floxueux, conlournes, qu'on dt5sif.'iio sous le noiu de lt;0)'ii/a ou do streptococcus, ou so röunissent en amas zoogl6iques irräguliers, auxquels on applique le nom de staphylococcus, Certains microbes so multiplient en se divisant dans deux et meine dans trnis directions. I,a multiplication par scissiparile sVll'eclue livs rapidement, quantl les bacteries sent plac^es dans les conditions do milieu, d'aeration et de temperature les plus 1'avorablos ii leur vie, ii lour nutrition et ä lour respiration; eile so ralonlit, pour s'arroler dans le cas contrairo.
La multiplication par sporogen^se, qui n'est connue que pour un certain nombro do hactörios, assure mieux que la multiplication par scissiparile la porpotnite do rospeco, car los spores sonl donees d'un pouvoir do conserva­tion et do resistance bien supörieur a celui des microbes formes par scissi­parile. Pasteur avail rcconnu en 1869 que lo microbe do la llacherie des vers ii sole pout former dos germes, qui rosistent eusuite A la dessiccation. Colin eludia plus lard la formation de la spore du bacillus sublilis, et Kocb celle de la spore du bacillus anlhracis, Depuis, on a observe la sporogonese chez de nombreuses espöees; mais il y en a encore beaucoup chez lesquelles on no I'a pas coustalöe, soit qu'elles no jouissent pas de cello propriele, soil qu'on no les ail pas placees dans les condilions propices ä sa manifestation.
Quand une bacterie esl, sur le point de produire une spore, eile cesse de se mouvoir si eile esl mobile ; olio so gonfle souvenl dans une partie on dans tonic son elendue ; son protoplasma devient trouble et granuleux, sauf on un point qui reslo plus clair, plus ref'ringont et s'eiltoure d'uno membrane propre, pour conslituor definitivomeiil le germe. II se forme ainsi genorale-ment une seule spore dans chaque article ; et, si on en voit en nombro plus ou moins considerable dans certains (llamenls comme ceuxdu charbon, cela tient ä co que ces filaments sonl formes d'arliclos juxtaposes, dont le cloi-sonnement a disparu ou esl diflicile avoir, ot qui out fonrni chacun un germe.
I.a spore, ainsi formee, apparait comme un corps spheriquo ou ovoide.
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MALADIES G0NTAGIEU8E8 BACTERIENNES.
di's räfringent, ddpourvu do granulations, ordinalrement incolors el quel-i|iiefois colordi a contour sombre, forma d'un oonlenu protoplasmique et d'une membrane d'enveloppe 6paisse, oompos^e parfois do deux couclies distinctes, Elle est tantöt plus polite, taniöt ägale, et souvent plus grosse en diiimoire quo la bactörie, qul I'a produlte, e( (jui s'est rontloo ou non a 1'endroit ou eile I'a lornn'e (li),'. l-u, 10, n, a, is, n, it, a), Quand los spores sonl l'ormoos, los haclei'les ^enoralricos nioiironl ; lour protoplusma et lour membrane so rösolvent en une matiöre gälatineuse, qui entoure les germes, (Umx-cl peuvent vogötcr de suite ou aprds une pöriode do repos ; iis pouvcnl d'ailleurs se oonserver parfois ties longtemps ; ils losisleut a des loinpoiatures i'dovöes, ä la dossicoation, ä l'action de l'air, etc. Quand on les place dans dos conditions favorables, les sporos germent, au lieu do se mul­tiplier oonimc les cocci, aveo lesquols on pout les confondro, si on lie lionl complo i|ue do lour forme et de lour volume. La spore, qui vagermer, so gonfle, pdlit, perd sa röfringence; sa membrane s(,j rompt en un point el laisse sorlir un petit prolongement, qui prend rapidement les earaclöres des luicterios ordinaires do i'espöce,
I He haclerio, capable de donner dos spores, pent, sous cerlaines influences, poi'dre cotte propriötö plus ou moins complötement; ainsi en est-iidu ba­cillus anthracis, soumis ;i une lerop6rature de 420)b, ou a faction d'une solu­tion faible de bichromate de polasse, olc.; ainsi en est-il du momo bacille dans les parties du oadavre qui n'onl pas lo contact do i'air. Toutefois, dans ce dernier cas, los baetäries donnent, quand on los oultive, dos g6n6rations susceptiblesde produire dos spores; tandis que cellos, quiontsubi I'influence du bichromate de potasse, no produisentque des'gönäralions incapables d'en former.
0deg; Nutrition. — La nutrition et lo developpement dos bactories sonl lios a une sörie do coiulilions tenant au milieu nutritif, au degrd d'humiditä el de temperature, a la prösence ou ii l'absence de l'oxygäne^ II faut en otl'et aux microbes, pour vof-'o tor, un milieu nutritif parfois trös complexe, un cer­tain degräd'humiditö et de temperature, tantdt la presence et tantöt l'absence d'oxygfene libre; toutefois il en est d'appropri^s ä toutes sortes de milieux. Ciöneralenient il faul lonr fournir des aliments, qui conlionnenl du caiboiio, de l'h'ydrogöne, de l'oxygöne, do l'azote, du soufre, du phosphore, oio. ; il leur faul des aliments azotäs et Jos sols niinöraiix. Los milieux, los plus ap-proprids a la vio et a la multiplication des bnclorios, sont les bouillons de viande, les infusions v6g6tales,les solutions poptonisöes, etc. ;oependant cer-taines peuvent vivre et se dövelopper dans l'eau, möme pauvre en malioros organiques, et dans dos solutions niinöralcs, quoiqu'elles y prospörent nmins bicii (pie dans los milieux qui renferment dos substances albuminol-dos i'ii quantity notable. I,'addition de cerlaines substances, momo ä doses Iros minimes, pout favoriser ou activer lour ddveloppement; et d'ailleurs los changements apporles au milieu nutritif modiflent parfois los fonctions du microbe aussi bien que sa forme et sa v6g6tabilit£. La nature du milieu de culture, sa composition, el mrnio son age, Influent sur lo döveloppement dos bactories. II y on a qui pröfoivui id milieu, ltd bouillon a lei autre; un mi­lieu röcemmonl prepare conviont mioux qu'un milieu döja vioilli, etc.
I.os liai'lrrios no so plaisonl ou gönöral quo dans des milieux nutritil's neutres ou b^oremoul alcalins ; pen so d^veloppent bien dans dos milieux acides, qui conviennent mioux aux moisissures, auxquelles la reaction alca-line est nuisible. Un milieu non acide cultive mal l'aspergillus et so peuple de bactories; mais si on y ajouto do i'acide tartrique, l'aspergillus, so trou-vant protdgö contrc lo developpement d'autresespfeces, vögöteabondamment, sans utiliser d'ailleurs I'acide, qu'on retrouve integralcment dans lo milieu
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qui a servi a la culturo. Le tnuguet, qui esi iIm a une rnoisissure, esl enrayd par le changement de reaction des milieux o() ii se montre, gnico a remploi d'nii traitement aloaliu. D'une maniöre gönärale, los acides, ajoutös aux bouillons on aux untres milieux do culture, nuisent au däveloppement des bact^ries ; d'oa in conseil do rocourir a loui' adminigtration pour combattre lo cliailion, le clioir-ia, la diphtärie, eto. Toulefois los acides organicrues, tels quo I'aoide tartrique, I'acide iactlque, I'aoide aedtique, I'aclde citrique, eto. i sembleraient moins nnisibles que los acides ninöraux. Et d'ailleurs la regie comporte des exceptions: il y a dos microbes (|iii vögötent tantbien que mal dans des milieux a reaction acido, conmio il y a dos moisissuros qui pros-poicnt dans dos milieux alcalins. Knlin los haetöries g'acdimatent parfois et pnlliilont dans des milieux ronferiuant de faibies doses d'agents anil-septiques.
I.a vie et lo dövoloppcmont des baelöries exigent im certain degrä d'luimi-dito, le repos et un certain degrä de olmieur. L'absence il'lininidito s'oppose k leur multiplication; tandis quo dos microbes vivenl el pullulent dans les eanx, les substances organiques dessöchees (peanx, membranes diverses) no cultivcnl pas les gennos aeriens, et les viandes doshydrateos par la salaison no se prötent |)as a leur multiplioalion; les fourrages los mieux dossoches sont ceux qui se conservent le mieux. L'agitation dos liquides, on vivent les baotörios, unit a lour developpemont, snitout qiiand il s'agit d'especes a^ro-bies, qui, etant precipitees dans les couches profondos, y Irouvent moins d'oxygono ; anssi les eanx Iranquilles, telles que cellos dos puits, des citer-nes, dos mares, so peuplent d'un pins grand nombre do microbes quo les eaux courantes. II y a pour les diverses baotörios une temperature de predilection au-dessus et au-dessous de laquelle la multiplication s'arrete; e'est outre 20quot; et 30deg; ([Lie la plupart se devolopponl le mieux; mais il y a sous co rapport des differences marquees, suivant les espöees et vraisemblablement suivant los milieux. Cortaines onl, besoin, pour so dövolopper aetivement, d'une tomperaluie voisino de cello du corps des anitnaux mammireros; mais il y en a beaucoup qui vivent et so muitlplient ä des temperatures bien Infolaquo; rieures; d'ailleurs, entre la pins basso temperature el la temperature la plus olevöe, qui ne s'opposent pas a la multiplication de tolle on Idle espece, il y a souvent line marge considerable, dans laquelle on trouve nn dogre (tem­perature optima) qui favoriso mieux quo tout aulre la vie ot la reproduc­tion. Le Bacillus Bubtllis, qui pout so multiplier ä une temperature comprise entre 6deg; et BO0, atteint an maximum do safaculte de reproduction ä 3I.(quot;. Le Bacillusünthvüdscoxamenco a se multiplierä iquot;gt;quot;, et il,peutencore so repro-duire a i-30; mais e'est entre 2(1deg; et 3oquot; qu'll puliule le plus aetivement. Le bacille do la tuberculose, qui pout so multiplier outre 28quot; et 4-2deg;, so döve-loppe surtout ä 370-380. Certains microbes pourraieut se doveloppor a 40deg;, a iiOquot;, ä 60quot;, et möme a 64deg; el a 74deg;; loutefois, ä ces leinpöraturos, la plupart dos baelöries adultes, loin do so dövolopper, sont tuöos au bout d'un certain temps. D'autres peuvent se multiplier dans 1'oau ordinaire, et dans 1'eau dis-tillöe möme, a la temperature de öquot;. Quand la temperature descend au-des­sous du degre qui lour convient le mieux, lesmouvements deviennent moins rapides et la reproduction plus lenle; mais la viepersiste an voisinage de 0deg;, et möme souvent bien au-dessous. Quand la temperature s'elevo au-dessus dn degre le plus favorable a la tnulliplication, la vie devient difficile, penible; la forme change et peutdevenirmotistrueuse; l'activitd patbogöne s'attenue, ])nis disparait; et la mort arrive ä un degre variable suivant les espöecs.
Los 'baelöries out besoin d'oxygeno ; olles l'empruntent ä Tail' on a corlai-nes substances du milieu nutritif. Le Bacillus anlhracii, en so d6veloppant dans lo sang, onlovo roxygono a l'oxyhemoglobine, d determine i'asphyxie
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MA.LADIES CONTAGIEUSES QACTERIENNES.
lies tissus. L'oxygöna, absorbs par les baotäries, sort a oxyder on h briiler oertains principes tie leur protoplasaia ; quelquefols ca i-wz ost absorbs lt;mi proportion considerable, ot ost employ^ 11 oxyder certa'ines matiöres du milieu iluiis lequel vivent les microbes. Si toutes les bacteries on! bosoin d'oxygöna, olles no le voulenl pas toutes b. l'ötat de libertä ; il y en a beaucoup iiui oni bpsoin du cnuiaci dc ['air, i|iii cxi^iMit de l'oxygöne llbre, et qui ne peuvent vivre ot pullulor sans la prösenoe do oo gaz; on les appelle baetöries adrobies. 11 y en a d'autres qui ne veulent d'oxygöno que oelui qu'elles enle-veni aux matiöres du milieu dans lequel ellesvivenl ; celles-lä. redoutent lo contact, de l'air el de l'oxygöne librcs, qui les empöche de se dövelopper el les tue quand elles ne soul pas a I'rial, de spores ; on leur donne le norn de baetöries anadrobies, Les aörobies soul, des agents do coinlius(ioii,el les anae-robies des ferments proprement dils; dans les deux cas copendant 11 y a pro­duction d'acido carbonique; et d'allleurs cette distinction n'a rien d'absolu, car divers microbes, malgrr leur prfiferonco, peuvent vivre iiuliHerenuneiit sans air ol dans l'air. Ainsi on est-il do la levure, qui a uno vie anafirobie et une vie aörobie ; ainsi en esi-il des microbes des pneumo-enlörites du pore et des solipedes, qui se döveloppenl bleu en presence de l'air, mais qui pul-liilenl egalernenl dans im milieu d6pourvu de ce ^a/. Les baetöries patbo-g6nes airobies vivent de pr6f6renco dans lesang; tandis que les microbes palhogönes anaörobies vivent principalement dans les lissus, dans les mus­cles, etc., comme coux du charbon symptomatique, de la septicömie gazeuse, etc. Toutefois l'oxygöne libre, qui est nuisible aux anaörobies, le devient a un momonl donii6 pour Irs a6robies eux-mömes, lt;pii, apres avoir imllule dans uu milieu artiüciel, ne I ardent pas a s'y afi'aililir, si on ne snp-prime pas le contact de l'air, surtout, m en meine temps, la culture est laissee a une lempörature au-dessus de celle des milieux ambiants. L'affaiblisse-ment, la degradation et raltönuation, seproduisent plus ou moins vite, sui-vant les especes, et abonlissent. linalement u la morl. Mais, quand il s'agit de microbes, qui on! la faoullö de produire des spores, on observe une. notable diU'erence ; les spores, line lois fiirinees, se consorvent Ires longtemps, Slir-toul quand les cultures oul amp;16 scellöes apres lern- production. Go soul done surtout les microbes, qui n'engendrent pas do spores, tels que les micrococci, qui redoutenl l'action de roxygöne.
(ailtivees dans les milieux art ilici(gt;ls, les bacteries aerobics redoutenl la presence de l'aclde carbonique, tandis quo les bact6ries amn'rohies peuvent se developper en presence d'une atinosphcre de ce gaz, mi do loutautregaz inerte. II resiille d'un travail do C. I'r.enUel ipin certains microbes, comme le pneumocoque, se däveloppent presque indifföremmenl dans l'air el dans I'acide carbonique ; quo d'autres, tout en vögölanl dans I'acide carbo­nique, y eprouvent, de la diffloulW ou un retard; qued'autres (ceux ducbo-li'ia aviaire, du rouget, de la septicfimio des lupins el des souris, etc.), ne vegelent dans I'acide carbonique qua une temperature voisine de eelle dn corps des mammiföres ; qued'autres entin ceux du charbon, etc.) ne se de-veloppent pas dans I'acide carbonique ; que ce gaz tue certaines especes; que, pour d'autres, il tue seulement un certain nombre d'individus; que, dans une nieino espece, 11 respecte parfois la vie de quelquesrares individus,alors qn'il tue rapidemenl le plus grand nombre, et alors qu'il s'ayit d'ospeces qui ue donnent pas de spores; qu'il ngit, non seulement en elimiiuint l'oxyg6ne, mais aussi on intoxiquanl los bnetöries qu'il fait pärir.
7deg; Culture des bacteries. Pour avoir des notions exactes sur les condi­tions de vie et les prnprietiis des liactrrios, il est indispensable de les isoler et de les cultiver dans des milieux arliliciels liquides OU solides. Les milieux liquides, et nolarnmeiil les bouillons de viande, out etc d'abord utilises dans
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HACTEHIKS EN GfiNßRAL.
ce butj (!t ils lo sont encore de preference aux milieux solides dans un cer­tain nombre do cas. I.es hacleries y pullulent proinplenienl et so rdpandent dans toute la masse; mais, solt quo certaines substances nutritives se trou-vent vile rpuisees, soil, quo les liacteries se tronvent ^i''ii(''es el iiaralysecs par les produits qu'elles donnent, leur pullulation so ralentit on s'arröto bienlöt. Daillenrs, l'aspect dos cultures en milieux liquides est rarement caraotöris-tique; et, si plasieurs espdoes out 6t(5 introduites, olios so m61angent; aussi devionl-il difficile de los isolor los unos dos anlros. La plupart do cos iucon-venients dispaiuissont avec les milieux solides, qui peuvenl ötre choisis do facon a prosenter aux baclorios des elömonls milrilifs en abundance, et qui lour pormeltont do constituer des amas ou des colonies bien delimiles et parfois caraetäristiques par leur aspect. De plus, quand la somence employöe conlient plusieurs espöees de baelöries, chacune d'elles pool, former des colo­nies sepaives, en soile qu'il devient facile de les isoler. Cependant les cul-tures en bouillons oITrent certains avantages; olles permettenl d'obtenir de plus abondantes recolios; el olles so prötent mieux a certaines rocliorcbos sur los produits fournis par les bacldries, el sur l'attänuation ququot;oii pent leur imprimer,
A. Milieux et instruments de culture. #9632;— Certains lirpiides de l'organisme, los serosilös, le serum du sang, le lail. I'urine, el les bouillons de viande on de peptone, constituent les milieux qui sont le plus gönöraiement el le plus avantageusement employös pour faire dos cultures selon lo premier pro-ctklö ; on pent o^alonienl uliliser dans ce but les infusions vdgötales, l'eau de lovurc, I'oau do malt, I'oau do louraillons, etc.
L'urino pent servir ä cultiver certaines baclorios; on peul so contenterde la prendre apr6s la miction ; mais il faul alors, avant do I'ensemencer, la (lltrer sur papier, la störiliser, tuer par le chaufTageft I'autoclave les microbes, dont eile a pu se charger apr6s sa sortie de la vessie, ou Ton döbarrasser par une filtration a Iravers porcolaine. II convienl en pared cas do la neu-traliser, avant la sterilisation, a I'aide d'une solution de soude on de carbo­nate de soude; ensuile on la distribue, apres refroidissement el repos, comme on fail avec les bouillons. On pent d'ailleurs so procurer de l'uriue exempte de microbes, qui n'aura besoin d'ölre ni slörilisro ni (llträe. Pour cela on peul piocödor do deux facons; ou bien recueillir directemenl I'urine dans la vessie (run animal que Ton a sacriQ^, ou bien l'obtenir de I'individu vivanl. Dans lo premier cas, on so sort d'une pipette A, ou d'un ballon I! a tubulure (fif,'. 2), pröalablement garnis en a ou a' d'un tampon d'ouate, et sli'rilisrs par mi chaulTage suflisaiil; on caulorise, avec un objol en vorro ou on iiiölal rougi a la flamme, une cerlaine surface de la vessie; on flambe, aver le gaz ou la lampe ii alcool plac6e a porloe, la tubulure amp; de la pipette OU 'gt;' du ballon ; pnis, avec des pinces ou des cisoaux flambös, on en coupe I'extremilo et Ton plonge rapidement la tubulure ainsi ouverle dans la ves­sie, en Iravorsant la surface cauloi'isoo. Enfin on aspire en o, et, une fois la pipette ou lo ballon garni, on retire el on scelle ;i la lampe l'extrdmite de la tubulure. On a ainsi de I'urine pure, qu'on pourra repariir dans un certain nombre do lubes on de ballons sli'iilises, ou qu'on utilisera comme milieu do culture dans les recipients mömes qui ont servi b la recueillir. Hans le second cas on pent se servir d'un ballon C (flg. 2), muni d'un robinet garni d'un tampon en aquot; ot onvorl ä rexlrornile de la tubulure bquot; ; on le sterilise par un chaulTage convenobie, le robinet elant forme; puis, une fois refroidi, on passe a la flainmc la parlie libre do la tubulure, on la laisse rcfroidir an voisinage do la flamme, el on I'introduit dans le canal de l'uröthre preala-blement lave par un jet d'urine. On ouvre ensuite le robinet, ct, sons I'effort do la miction, le ballon se remplii ; pnis on ferine le robinet, et plus lard on
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MALADIES C0NTA0IEUSE8 DACTERIENNES.
röpartii l'urine aiügt;i oblenue dans des tubes on ilcs ballons störillsäs, comma on le fail pour les bouillons,
l.o lait, ooiume l'urine, pout 6ire oblenu b l'oiai de puretä al employö saus sliirilisalion pröalabla. II snllil d'ailli'urs de le lecueillir dans des Uilios a essai ou dos ballons de culture bien lavös, bien störilisös ot (tarnls d'un lam-pon d'onalo ou d'nn bouohon a rcoouvtomeiii. On lave bian la pis de la femelle avec une solution antiseptiqua (eau boriquäe ou autre); on nettoie bion le canal galactophoro, an axöculant quelquas mouvemants do mulsion ; ansulle on approche un tube ou un ballon, on lo döcouvre, on le place sons le trayon, ot on fail couler dans son inlärieur la quantity de lait, qu'il doit recevoir; imis on remet le b'ouchon ou le tampon. On prepare de la sorte
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plusiours tubes on Ijalloiis; quelques-uns s'alioicul, mais il y en a toujours qui rostent störiles; ot on a ainsi un liquide, donl la composition n'a pas ctc'^ alt(5r6e. lt;•'! peut encore oblenir un lait de culture pur, non allere par la chaleur, en employant celui qui a 6t6 tiro corame a l'ordinaira et en störili-saul les recipients (halloas, tubes, pipelles), dans lesquels on l'a distribuö, par- une Serie de chaufTages a H;iquot;-70quot;, continues dniaut une lieure et repetes pendant six jours. On peut enlin traitor lo lait coinmo l'urine, les bouillons el infusions vdgötales, le steriliser ä I'autoclave a ll.'iquot; et le distribuer, apres refroidissement, dans les ballons ou tubes de culture, en suivant les regies iudiquees ci-aprös. I.es tubes ou ballons, garnis de lait, prepares parl'un des procedes sus-imliques, devroul, rlic verifies avant d'etre employes pour la culture; on les placera ä l'ötuve leglee a 37deg; pendant deux jours; on rejettera ceux dont le lait sera coagulä ou convert de moisissures; on examinera les autres, de facon ä s'assurer qu'ils ne renferment pas de microbes; et, pour cola, on l'era des preparations, ou ou semera en bouillon un peu de lait emprnnte a I'un d'eux; si le bouillon [dace a I'^luve ne cullive jtas au bout de vingl-quatre beures, le lait pourraötre considöre comme pur et employe pour des cultures.
Le serum du sang, les s(5rosites physiologiques ou patbologiques el le jus de viande, sont d'excellents milieux de culture, parfois les souls dans lesquels
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BACTERIES EN fiKMiltAi..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 47
se dövoloppent liien certaines baotdries pathogönes. Cea liquidda pauvent ötre obtenus de diverses t'acons. I,e serutn du sang de Iki'uI', de obeval, de mouton, do veau, est celui qui oonvient le mieux; toulefois on pent omploj'er celui d'autrelaquo; espöoes, II peut dire obtsnu de deux laeons ; en rempruntant a du sang rocneilli saus pröoautions antiseptiques; en le retirant du sang rociieilli aseptiquement. Dans le premier oas, il doit 6lre stärilisä; et dans le second cas il est pur. tin pent so contonter de recneillii du sang dans im vase quelconque bien propre, präalableraent sierilise a ['autoclave, soil une mannile emaillee niunie de son oouvercle ; an moment de la saignee, on ouvre le vase el on le remplit de sang aux quatre oinquiömes: on le reoouvre aussilol, el on le place dans nn endroit frais et ohscur, on on le laisse vingt-quatre heuras; ensuite on retire, avec des pipettes steriles, le sörum qui s'est
Fls
söparö du caillot, et on le distribue dans des tubes ou des ballons slerilises, qu'on emplil au tiers on an (piail. Les tubes ou ballons, ainsi garnis, smit sterilises par la m6thode du chaufTage discontinu : pendant, six join's de suite et une hen re par jour on les maintienl k ;i80-()üquot;. Le serum pent alors elre employ^ oomrae milieu de culture h l'etat liquide ou h l'elat solide. Dans le premier cas, il sul'lit de to placer a 1'etuve a 37deg; un Jour on deux, pour s'assurer qu'il no se trouble pas. Dans le second cas ii lauten outre le gelaliniser.
Quand on veul avoir du serum pur, on pent employer I'appareil repre-senle a la ligure 3 et proceder do la lacon suivante : on prepare d'avance des vases a trois tubulures de la oontenance de un dcini, un, deux, trois, quatre litres, sulvant les besoins ; on les garnil de trois lubes, d'un lube A muni on 15 d'une bourre de colon pen serree, d'un tube G conlinne par un lube en caoutchouc T et terminö par un autre tube en verre V un pen oftile ä sou exlreinite, dun troisiöme tube I) conlinuö lui aussi par un lube mi caoutchoucet termine par un tube en verre el'lile ; le tube A servira an dega-gomeni de Pair, quand on emplira le vase de sang, el h rinsufflation d'air pour en cbasser ensuite lo serum ; le lube C servira ä la pönelration du sang.
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MALADIES C0NTAGIEUSE8 BACTERIENNE8.
el le tube D servira h l'öooulement du si'tuiu. On pent d'ailleurs pröparer, en vue de la möme räcolle, plusleurs recipients analogues munis des mdmes tubes, en so contentant toutefois dn sceller le tube (' au lieu do lo prolonger par mi tube en caoutchouo; oar, l'opöration de la lörolio du sang imo ibis coiiimeiicee, on laissera en place dans ie vaissoan le lube V du premier vase, et, au nioyen du luhe en caoutchouc T, on dtablira la eommunicalion avec nn second vase. Los rdcipients ainsi pröparäs, bien lavas, sent sterilises a I'auloclave a libo-1200 pendant quinze ä trente minutes. Le moment de re-cueillir le sang nchu, on dispose l'animal convenablement et on place, a la portee de l'opöraleur, sur une table, une lampe a alcool, une on deux bagt; gueltes ile verre, un bistouri, une paire de ciseaux, des [pinces anatomiques, dn lil ;i ligature el les röcipients. Lo sang pout elre emprunle h la jugulaire on amp; la carotide; on comprime ou on li'' le vaisseau du cötö de la pöri-pliörie on du cölö central, siiivanl qu'on op6re sur l'aitrre on sur la veine; d'ailleurs, dans run ei Tantre ras, lo nianiiel est le nionie ; (ontelbis il osl pirCrralile de s'adresser h la carolide, car la pression arterielle favorise l'eeouloiiieul du saug dans le recipient, ün mot le vaisseau ä nu et on l'isole en passant nue pinco en dossous; on caulerise une surface süffisante avec une baguelle ou un tube en verre Ibrlement chaulTd sur la lampe a alcool; pnis, avec lo bislouri rapidemenl flambä, on fail une incision et le saug jaillit avec force. Iinniedialeiuenl, et pcndanl qu'un aide comprime l'arlöre pouceu arröterou en modörer raomenlanümenl le d6bil, on Qambe le tube V, on coupe sou extii'iuilr el'lilee, on le passe encore a la llaiiiine, et on i'intro-iluit dans le vaisseau ; les parois de I'art6re sonl etroitemenl maintenues appliquäes conlre le lube paries doigls d'un aide ou par une ligature, et ou laisse lo saug coulee dans lo reeipienl. Quand un premier vase a etc ainsi reinpli aux quatre cinqnieines, on ancle ['operation, si la röcolle est süffi­sante; si on voni remplir un second vase, on fail comprimer le caoutchouc T, qu'on scpare'du tube Gel qu'on adopts au möme lube C,du second röcipient ])i'calablenieiii coupi'i et llainbc, et ropcraiion recommence d'elle-möme en cessant la compression. Quand on a rempli ie nombre de vases voulu, on retire le tube V de Tariere, ou ligature le vaisseau el on suture la plaie apres l'avoir desiulectöe. Los recipients une fols remplis, on scelle aussitöt lo lube C, et on los place dans un lieu frais el obscur, pour les y laisserau repos pendant deux jours, apres iiimi mi peul transvaser le soruiu. Le Iransvase-mi'iit so fait connne pour b's bouillons sterilises en bloc; on coupe IVxtrö-inilo eflilc'e du tube v qui lermine le lube It, on le flambe, on I'engage suc-cessivcinent dans les tubes on ballons sterilises destines a recevoir le serum, el on sonllle par le tube A avec la bouche ou an inoyon d'une pomme Richardson. On vena d'ailleurs ci-aprös, h propos du transvasemenl des bouillons, les details du manuel operatoiro el les precautions^ prendre, pour '#9632;viler de souiller le sennn. On pent d'ailleurs recueillir lo sang destine a doinier du söruin aseptique, en oinployaul nn vase h une senle onvorlure plus on uioiiis large garnie d'nn tampon de colon, a havers lequel passe Ie inbe OTV; lo transvasemenl se fail ensuite an moyen do pipettes.
Le liquide ainsi obtenu esl jaune citron, transparent, pur, susceptible d'etre conserve sans etre envabi par dos microbes ; il pout elre utilise conmic milieu liquide ou etre gelatinise; toutefois on pourra verifier son etal de puretö an prealable, on inetlanl, a I'otuve a :i7quot;, les lubes el ballons, et en rejetant ceux qni so seraienl troubles apres un jour ou deux.
On pent additionner le serum d'eau, de bouillon ou de glycerine slorilisee et neulralisöe. Pour la culture dn bacille do la luberculose, il convienl quo le serum soil, glycerine. L'addition de l'eau, du bouillon on i\o. la glycerine se fail do la facon suivante : le serum, recueilli pnr ou sterilise dans nn grand
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IUCTER1E8 K.\ GßNßRAL
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röoipienl comma im bouillon, esl Iransvusö dans un autre röcipieal störilisö ; ayant d6lermin6 lo poids de sdrum pur contenu ilnns oe nouvoau röcipient, on y fail arriver le liquide additionnei pramp;ilablement gtärilisä, soil (l(gt; la glycörine neutre störilisöe a I'auloolave a 118deg;, a raison de ß a 8 p, 100 du poids total; on mölauge en agitaut, et on distribue dans leg tubes ou bailons da culture!
Le sriiun, non glyodrind on glycörinö, peul ötre employö oomme milieu di' culture solicK'; il doit alors Ätre gölatinisö, commc il sera iudiqud ci-aprös.
Quand on veut erapioyer i'humeur aqueuso, on s'adresse ä un ceil estrait dun sujet, qu'on vlenl de sacrifler. Tenant I'oeil dans la main gauche, on en cautörise Line certaine surface au niveau de la cornöe: puls, avec une pipette gl6rilis6c, tlonl on coupe I'extrdraild effllea et qu'on passe a la flamme, on traverse la membrane cautörisdc, et on aspire le liquide de la chambre antö-rieure de I'oeil, Ensuite on scelle la pipette; on peut faire la culture dans ladite pipette, en y introduisanl la semence avec les monies prdcautions que I'humeur aqueuse, ou bien 6vacuer son contcnn dans des cellules stdrili-
si'fs, etc. Les mömes rögles s'appliq......i a la rdcolto de Ions les liquides
organiques, ids que liquide allanloidien, liquide de I'liydrocdle, etc, Le jus de viande s'obtienl par expression, et peul ötre störilisö an tnoyen du (litre en porcelaine.
Les bouillons de culture se prdparenl aver la viande de divers animaux, avec coll'quot; de boeuf, de veau ou de poule, de cheval, do lapin, etc.; on emploie gendralemenl celle de poulc, de veau ou de boeuf, surtoul cette derniöre,
• •n choisit de la chair musculaire döbarrassöe des os, de la graisse, des tendons et des aponovroses; on la hache ou on la ddcoupe en petits frag­ments, el on la mel en maceration dans de l'eau dlstilidc, a raison de -' litres pour I kilogramme do viande. La maceration peul ötre lalle a chaud, dans lean portee el maintcnue une demi-heure a SO0; ma is il est pröfdrable de la faire a froid, le mdlange de viande el d'eau bien brassö ötant abandonnd vinL'i-i|iiairo henirs dans nn ondioii frais. I.a macdration terminde, on (litre
et ......xprime en se servanl d'un linge humectd d'eau distillde; la quantity
de liquide ainsi obtenue est ramende a 2 litres par I'addition d'eau distillöe; on le recoil dans un rdcipient en verre ou dans une marmite emaillee munie de son couvercle, on ajoute ö grammes de sei marin par litre, et on chauffe pendant une demi-heure a il.gt; dans I'autoclave; ensuite on verilic an papier toumesol la rdaction du bouillon ainsi prepare; eile esl gdndra-leraentacide; on la rend neutre ou Idgöreraenl alcaline, en ajoutant avec prdcaution de faibles doses de solution de carbonate de soude ou de soude au dixieme; si onaajoutd trop d'alcali, on neutralise avec quelques gouttes d'acide laotique. fin chaulTe de nouveau a I'autoclave a 11 S0 pendant un quarl d lion re; piiis on (ill re le honillon (diaud on mienx a pros rel'i oidissemenl, en se
servanl dn papier ordinair.....i du papier Chardin; el on le recoil dans un
vase sleriliso, d'od on peut le transvaser d'emblde, dans les rdcipients qui servironl a la ire lescultures etdanslcsquels i I sera stdrilisd ; maisgdndralemonl on le revolt dans des vases d'une cerlaine capacitd [fig. i, Ali,el on o pöre la stdrilisation en bloc, sauf a le repartir ensuite dans les bailons el le tubes de culture prealablemenl stdrilises; la stdrilisation dn bouillon esl obtenue par un dernier chauffage d'un quart d'heure ft 110deg; dans I'autoclave. 11 vaut mieux d'ailleurs proeöderde la sorte; ear, pendant la stdrilisation amp;rautoclave, les bouillons so troublanl et precipitant souvent, il sera aisd de ne distribuer, apres unrepos de quelques beures, quo les couchesabsolumenl claires;on peul, avant de distribuer le bouillon, s'assurer de sa pnretd en le pla^ant •i I'dtuve a 37deg; un jour ou deux, et, s'il so trouble, on lejettera; d'ail­leurs le transvasement dans les bailons ou lubes di^ culture terraind, 11
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MALADIES GONTA.GIEÜ8ES HAOTERIENNES,
oonvienl da placer ä TöIiivb cos divers röciplents pendant un jour ou doux, alin de rejoter ceux dans lesquels le bouillon so serait pollufi pendant l'opöralion,
On poul done rSsumor de la fagon suivante la pröparation d'un bouillon ordinaire : faire macärer vingt-quatrc heuros I kilogramme de viande dans #9632;gt; litres d'eau dislillöe; ex-primer it travers unlinge, ramenerä i litres en ajou-tant de rinn dülillie, ajouler ä grammes de set marin par Hin el ehauffer un qiinrl d'liciircou une demi-heure dam I'autoclam a ll-'iquot;: neulraliser ou alcali-niser el chauffer dt nouveau un quart d'heure a I #9632;ISquot; dans Vauloclave; fillror awes rcfroidissement, recevoir dans des recipients slörilisös el les chauffer une derniire fois dans rauloclave a USquot; pendant un quart d'heure.
Le bouillon ordinaire peul ölre pröparö avec des proportions moins fortes de viande, avee 1/3, l i, l Sau lieu de l/2;le manuel op6ratoire reste le mfime, On peul d'ailleurs abreger la pröparalion, en faisanl simplotnenl cuire,
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Fig. 1.
h l.i lanin ordinaire, pendant l-21ieures, la vinnde dans l'cau distillöe addi-tionnöe de sol; apr6s quoi on iill re. on neutraliso on alcalinise, on chauffe el on (litre une seconde fois, puis on sterilise ii 1 iii0 dans ('autoclave.
An bouill.....irdinairc, obtenu comme on vicnl do voir, il oonvienl de pri5-
fdrer un houillon pcplonlse, qn'on prepare tie la mfime facon d'ailleurs, en ajoutanl avec le sei marin, I p, 100 do peptone söche, soil 20 grammes pour 2 litres. Pour ceHainescull ures, il est ntilc ruin le bouillon soil nun seulemenl peplonist, u\a\gt; encore glucose el möme rjlucosd el ghjecrini : le bouillon peptonisä-gliwosd s'oblienl en ajoutanl avec Insel maiin ''l avec In peptone, 1 a 2 p, 100 de glucose pure, soil 20 a 40 firammes pour 2 litres: pour avoir un bonhomWonpcplonisc-ijlucosii elglycerinö, on ajoutc au bouillon peptonisö et laquo;lucosö, K a in p. 100 tie glycferine neutre, soil 100 a 200 grammes pour #9632;1 litres, avant de proeßder a la st(5iilisal.ion döfinilive. AcesdifTöreneesprfes,
le i.....le op^ratoire es! le mftme, pour la pröparalion de loules sortes de
bouillons.
Les eaux de lovure, do malt, de touraillons, et les infusions vdgdtales diverses peuvent ötre obtenues par un proc6d6 analogue.
Les milieux solides, le plus communemenl employös, sonl ; la gölatine, ia gelose, le sörum solidifiö, les pommes de terre, etc.
I,a gölaline peplonisfie esl le type de la gölatine de culture; on la prepare ilo lafaronsuivante; faire macfirer, pendant vingt-quatre lieures, au frais, I livre de viandehach6e, dans I litre d'eau distillee : passerö travels un lingo bumeetö
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DACTERIES EN GfiNfiBAI
li
d'oau ilisiillee, et exprimer; ramener t I litre, en ajoulant de l'eau dislillöe; faire boulllir lo liquide ainsi obtenu, flltrer et ajouter 1/2 p. 100 de s(gt;l marin, suit B grammes, I p, 100 de peptone söohe, suit 10 grammes, et 0 a ligt; p. 100 de gölatine de premier choix, soil 90 ix 100 grammes; se contenter ä, la rigueur d'ajouter la quantitä voulue de gelatine h du bouillon peptonlsö pröpard amp; l'avanco; chauffer ensuite, suit dans un bain-marie queloonque, soil a l'autoolave employä dans oe but, le rdcipienl en verre on ömaillä quioontient ce m61ange, et leraaintenir a 100deg; ou au-dessus le temps nöcessaire pour amener la fusion de la göiatine; neutraliser ol mdme alca-liniser lägörement, aveo la solution de carbonate de soude, chauffer encore
qaelques minutes, vörifler i.....derniöre fois la räactiou ; si le produil esl un
peu trouble, le clarifler, laisser tomber so temperature ix SOquot; environ, el y
Fur.
verser un ou donx blancs d'oeuf hull us aveo de l'eau distil lee, porter a 100deg;, ol maintenir ä. cette tompörature pendant un quart d'heure; flltrer enfln sur papier Chardin, ö l'entonnoir bain-marie (ig. EJ), recevoir la gelatine flltröe dans nn billion sleiilisi-, l;i, disllilincr ensuite dans les recipients de culture slenlises. La distribution peul 6tre faite pendant que lo produit est encore chaiicl et liquide; s'il ötail d6jamp; solidiflö en toul ou en parlie, on le met-trait quelques instants an bain-marie. Les recipients de culture, lubes it essai, ballons, etc., doivent 6tre stdrilisös et munis d'un tampon de colon. II fau( avoir soin, en distribuant la gelatine, de ne pas en laisser tomber sur la partie du tube ou du ballon destinöe a recevoir le tampon; on pent, dans ce bill, so servir d'un petitentonnoir, mais cela n'est pas indispensable, et ii est also d'atteindre au mdme rösultat, en versanl directemeul aveo le ballon collecleur, Les lubes ou ballons sonl garnis de gelatine jusqu'au quarl ou au tiers; ils sont munis de leur tampcft] et reconverts d'un capuchon en papier (litre; on sterilise enfln, soil par le cbauffage discon.tinu, soil par un seul chauffage d'uu quart d'heure a 108deg; dans 1'autoclave; la sterilisation icr-
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S2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES CONTAGIEUSES liACTKUIKNNKS.
minde, on laisse los tubes vertioaux, ou on les couche sur un plan incline, Biiivant qu'il doivent recevoir lies ensemencemenls pur piqüres ou en strips.
On oblienl une gölatine pcptO'glycMnäe, en ajoutant h la pröcödente, avant de faire la (lUratlon a I'entonnoir bain-marie, '#9632;gt; ä 10 p. 100 de glyoörine neutre, ou bien en so servant d'un bouillon pepto-glyoörinä pröpard a l'avance, el on lo gölalinisant, comme on le fait avec un bouillon siraplement poptonisö, Ijilin. on peul pröparer une gelatine pepto-glyco-glycerinie, en gölatinisanl un bouillon peplo-glyco-glycörinö, on vn ajoutant, au milieu propan'' en vue d'ötre gölatinä comme on I'a vu plus haul, non seulement cle la poptone, du sol el do la gelatine, mais encore I a i p. 100 de glucose, el b a in p. 100 de glycörine,
Lagamp;aline, pröparöe comme on vienl de le voir, fond entre 20deg; el 2b0; eile se liqu6fle d'ailleurs a la suite de la pullulation d'un certain nombre ilo bact6ries; aussi est-elle avantageusemenl remplacöe par une gölose pr6paree uvec l'ngar-agar, qui, pouvanl ötre chauff^e a 38o-40o sana se fondre, el ne so liqnöflant pas sous l'effet des cultures, so pröte mieux a la vögötalion dos microbes el a leur isolemeut, Toutefois, ou pent rendre la gölatiiie moins facilement liqu^flable, enajoulant, au momenl desa preparation, I - p- 100 d'agar-agar,
(in oblienl la g61ose ordinaire en procßdanl de la faQon suivante : faire mac6rer pendant vingt-quatre homes, i'.i grammes d'agar-agar, döcoupö en morceaux, dans 1 litre de liquide forra^ de 040 parties d'eau distillöe e( de 60 parlies d'acide chlorhydrique, agiler de temps en temps, [lltrer sur un linge, laver a l'eau distilläe d'abord el ensuite avec une solution de carbo­nate de soude, pour faire disparaltre toule trace d'acide; preparer simulta-neinonl I litre de bouillon peptonisa neutre ou alcalin, convenableraent llllro, le chauffer au bain-marie jusqu'ä Ebullition dans un rficipienl en verre ou mi vase einaille, ajouter alors I'agar-agar, agiter le melange jusqu'ä fusion, v6ri(ler la reaction, neutraliser on alcaliniser legöremenl e( ajouter du blanc d'osuf pour clarifler si besoin on est, on snivanl lo-; inoines indications que pour la gelatine; Qltrer sin papier Chardin a I'entonnoir bain-marie,
reeueillir la gölose comme il a 616 dil |......#9632; lagölatine, en prenanl los mömes
piecaulinns, puis slerilisei a I'antoclave a 113deg; pendant un quart d'heure, ensuite laisser la gölose se solidifier dans les lubes en leur donnant une position indinee. On peul obtenir la nitration ä chaud d'une facon rapide ; il suflil de verser la g6lose fondue sur un entonnoir garni de papier Char-din ei dispose snr nn röcipient, demellre le lout ä l'autoclave el de chaufTer a l0Dquot;-il0o pendant quinze ou vingt minutes, II reste ensuite ä distribuer le produit dans des tubes aessai el a stdriliser pendant un quart d'heure ä I läquot;.
D'autres procedes peuvenl iHre suivis pour la pr6paration do la g61ose ordinaire ; en voicinotamraenl douxqui ont 616 recommaiid6s, A. Ajouter 10 grammes d'agar-agar en morceaux h I litre do bouillon peptonisö el ulcalinis6, et laisser digerer une lioure a 100deg; en agitant ; passer sur une mousseline, laisser refroidir a 50deg;, ajouler un blanc d'oeuf, m6langer el chantler a HO0 pendant I rni- .piarl- dlieine ; eiiliu lillrei a .liaud snr papier Chardin, röpartir dans des lubes steriles el chauffer un quart d'heure ä 118deg; dans rauloclave. li. — Preparer I litre de macere de viandc, le faire bouillir et le lilirer; ajouter 10 grammes do peptone secho, S grammes desel marin, IS grammes d'agar-agar, chaulTer lo mölange ä I'autoclave pendant vingt-cinq minutes a 128deg;; alcaliniser, cliauffer do nouveau a rauloclave et a 120deg; pendant un quart d'heure; flllrer sur papier Chardin, distribuer el st6riliser en chauffanl un quart d'heure ft lib0 dans I'autoclave,
nn pent ajouleräia g61ose, avnnl do la neutraliser ou de l'alcaliniser, 2 p, loo d'uno solution aqueuse concentröe de gommo arabique preparee a
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DACTERIE8 EN iiKNKltM..
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ohaud, dans lebul de l'erapöoher de rouler dansles tubes aprös refroidlsse-menl; mais ootte addition n'est r^eilemonl utile que pour la H,',l|lgt;t' glycörinöe.
Pour avoir une göloso glycörinöe, il suffll d'opörer comme pour [a pröpa-ration do la gölose poptonisöe, en se servant d'un bouillon peptonisö cl fi,iyc6rin6 au lieu d'un bouillon simploment peptonisä, ou bien d'ajouter a la gölüse peptonisöe .:i b 10 p, 100 do glycörine neutre avanl de faire la filtra­tion b I'entonnoir bain-marie. La gölose pepto-glyco-glycirinöe s'obtienl en opörant aveo un bouillon peptonisö, glucosd et glycörinö, ou en ajoutanl b.
la göloso poptonisöe, avanl, la neutralisation, l a 2 p, 100 de gli.....se el
'#9632;lt; a 10 p. 100 de glycörine.
Le x'tiim extraii du sang du boeuf, du cheval, du raouton, du veau, du cbien, etc., w solidiflö par un chaufTage convenable, peul (Hre omployd avcc arantage aux lieu el place des gölatines et des gäloses; il constitue un excellent milieu illaquo; culture, surloul quand lt;ui y ajoute de 0 b 8 p, 100 de glyce­rine neutre ou une solution concentrde de glucose ou de peptone seohe b raison de l ^ ii l p. 100 de peptone] pr6alablemenl neutralisöe.
Les pommes de terre cuites, el surtoul celles (|iii, comme h's variötds blanches, donnent une section unie ol fine, convionnenl bien pour la culture de uombreuses bactöries, On choisil celles qui onl la peau fine el ligt;s(' el les bourgeons pen nombreux el peu volumineux; on enlöve la peau el les bourgeons; on les döcoupe en tranches, on les cuil et on los gt;iriili-.r ronnur il sera indiqud ci-aisrös, On poul employer, comme milieux, les raves, les c/i roll es, les navels, les ouufs dui's, eli:., on los pn'paraul cinmiir les pnmmes de terre.
li. SliTÜisation des milieux et des apppaveih de culture, — La culture des bacteries dan-- des milieux artiflciels ne donne clairemeul les rösultats, qu'on Un demande, qu'ft la condition d'ötre pure; et, pour obtenirpure la culture
'J
Im-. 6.
d'une bäctörie quelconquc, il faul öloigner les causes de souillure, qui tiennenl au milieu employd, au contact d'un air impur el au mälango d'espöces diverses dans la seiiionce employee.
On verra plus loin combien il esi facile, gramp;ce ii l'usage dos uiilienx solides, d'isoler les unea dos autres los diverses espöces, qui peuveut so rencontrer
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84nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES C0NTAG1EUSE8 UACTERIENNES.
parfois laquo;Ian- la parcelle de semence, el d'obtenir de ehaoune d'elles des semences aouvelles absolumenl pures, On verrn aussi que, iiv\vo, ä certains disposilifs des instruments, et a cerlaines precautions pour prallquer rensemencemenl, on pröserve ivisömenl les cultures des souillures de l'air. Mais les r^sultats obtenus resteralenl toujours d6fectueux el sans
llaquo;'ig.
signincation precise, si on u'arrivail pas a employer des milieux purs. Aussi convient-il de se pr^occuper avanl toul de les störiliser, c'est-ä-dire de les d6barrasser de tous les germes qii'lls peuvenl contenir. Si les liquides organiques, qu'on recuoille avec loutes les precautions voulues, pour eviter d'v introduire des bact6ries, peuvenl ötre employös directemenl, il n'en
Pig. 8.
saurait ehe de möme, quand on les a souilles en les recueillanl ; il n'en sau pail surtoul ötre dc tnfime des bouillons, des gelatines, des göloses, etc., präparös au contacl de l'air el d'objets plus on moins söuillös de germes.
La sterilisation doll d'ailleurs ötre appliquöe aussi aux recipients et a Inns les objets ou appareils employes, qui seronl au prealable noltoyes a la potasse, ä I'acide sulfurique, au sable, etc., el riuces soigneusemenl a I'eau ordinaire puis a I'eau disliliee et enfln ögouttes.
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DACTEttlES KN GENERAL.
Deux [inicriics suiii, ulilisi's pour In störilisation des apparöils et dos milieux de cullure, le chaullage et la flllralion.
La chaleur esl coininun6ment employöe pour störiliser les appareils ol les milieus de oultux'e. Lob tubes (flg, 6, A, ü, t^, D), les pipettes (flg, -. A, ot
-#9632;**.
Fig. i).
Fiir. 10.
(ig. ,;. E, !#9632;', les (lacons ((ig. 7, A, B). les ballons (flg. l, B, C, (ig. :! el (ig. 7, C, 1), E, !#9632;' , les cristallisoirs el les chambres luimides ol a gaz (flg. 8, A, 0,0,0), etjd'ime maniöregönörale, Ions les objets employes, doivent Ätre sterilises pur le chaufTogo, aprös avoir cir bien nettoyös et garnis d'uu
Eiir. n.
tampon d'ouate, destiud \\ flltror et l\ purifler l'air qui y pönätrei a. La sterili­sation se fail dans une ötuve (flg, 9 , ou micus dans un lour a gaz (dg. 10), iniiiii d'un panier en lil mölallique, oii h^s divers objets sonl placös. Les tubes a essai peuvenl ötre placös ilan^ des paniers spöciacix (flg. II ,61 les
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MALADIES CONTAGIEUSES BACTERIENNE8.
menus objots dans des boltesmdtalliques lit. II . Un chauffage do 170raquo;, 180deg; et200deg;, pendanl uneheure el demie ou deux, est nöoessalre pour steriliser la verrerie, I'ouate el les instruments divers; on suit l'ölövation de la teropöra-line an moyen d'un therniomötre, qui plonge dans I'appareil; raais on peut chaufTer jusqu'ä ce quo I'ouate commence ti roxissir. On mainlient la tempö-rature une lioure el demie a deux lieures a 180quot;, en tnodörant la ohautfe par la inimuMivi!#9632; ilu robinet d'arrivöo du gaz.
A d6faul d'öluvo ou de four a gaz, laquo;mi peut steriliser les apparoils simples, tels que pipettes, lubes a essai, etc., en les llambant au moyen d'une lampe a alcool ou d'un bee Bunsen,
Quanl aux milieux de culture, aprös les avoir pröpards comme il vienl d'fltre dit, on peut les störiliser par röbullition, par dos chauffages ou des öbullitions röpütös, cm par le chauffage sous pression. I.a simple öbullilion, ou mieux le chauffage au bain-marie dans de l'eau portöe a In tempörature
de IV'bullili'ui, penvi'iil |iait'ois sufiiiv |gt;.....#9632; slrriliser les milieux de culture,
ids que les bouillons, I'urine, les infusions, etc. ; mais souvenl la tempera­ture ill' 100deg; est insufflsante, el d'aillenrs eile nest pas toujours applicable. Aussi. pourquelques milieux, el uotammenl pour le sörum, proeöde-t-on par chauffages röpötös a une terapörature bien inf6rieure a 100deg;.
II esi aven- que les spores seules supportenl une lempörature 61evde, et que les baotöries non sporulaires soul, tuees a une temperature inferieure ä 100quot;; aussi, en chauffaul im liquide t\ b8o-00o, pendant une heure, on a chance de tuer toutes celles qui no soul pas a l'6tal do spores. Quanl h ces ileinieies, on les st6rilisera a lent tour, si on facilito leur germination, en maintenant le milieu h 3S0 apnis une premiöre chauffe. En effet, au bout de vingt-quatro et quarante-huil heures, la pluparl dos spores ont germu el pioduit iles liaeii'iies, qu'un second chauffage a ü8o-6O0 sterilisera. En opö-laui ile la seile une troisiöme, une quatriörae el meine une cinquiöme ou une sixiöme fois, on arrive, dans presque lous les cas, a luer lens les baetö-rieii- ilu milieu sur leqiu'l on atiil, el on ne l'altöre pas.
Ge chauffage disoontinu peul se faire au bain-marie; et, dans rintervalle des chouffes, les recipients, qui eonliennent la substance a steriliser, soul mis a I'eluvo rdgiee h 33deg;. I no fois I'operalion torminee, on peul laisser les milieux sterilises de deux a trois jours a retuve pour les eprouver; et, si duiaiii co temps il ne se fail aucun developpemenl de bacteries, on est en droil ile les considörer comme purs, el de leur condor la somence qu'on leur destine. Ce precede peul ßtre appliquö h la sterilisation des bouillons, infu­sions, gelatines, liquides organiques, etc. G'est ainsi qu'on sterilise, sans le coaguler ot sans lallerer, le serum qu'on a pu souiller en lo preparant. On le cliauffo a E)8o-000 de quatro a six fois, en laissanl enlre deux chauffes un Intervalle de vingt-quatro ä quarante-huil heures,duranl lequel il esl main-tenu a 300-3ö0. De m6me que lorsqu'il s'agit de bouillons ou Infusions, etc., I'üperalion peut elre failesurla masse de liquide eouLen no dans les recipients ou on la recueilli, sauf a faire ensuite la distribution dans les tubes ou les ballons destines ii recevoir les cultures. Mais generalemenl on precede de la faoon suivante : Le sörum, obtenu par ilecaniation.est n'parii d'embiee dans les apparoils a culture, tels que ballons, tubes a essai. etc., qui on! ele pn'ahildeinent stiuilises au fourä gazou a la Qamme; on bouche chaque tube, cliaqne ballon, avec un tampon d'ouato sterilisi'e, el on le place dans un
bain-marie, dont la temperatui.....si regiee a ö8raquo;-00o. Le bain-marie, employe
en pared ras, esl, repivs.mle dans la (Igure Ii; il esl muni d'un re-nlaleiir a membrane el d'un tube serpentin qui lui fail suite; on remplit d'eaule tube serpentin, el on en verse dans le bain-marie jusqu'au tiers de sa hauteui environ; puis on y introcluit le panier ü, dans lequel sent places les tubes
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DACTERIES EN GENERAL.
garnis do s6run); on remet le oouvorcla, ä travers lerinel plonge un Hum nii'iie, el on allume, Quand 1c Iherrnoniötre marquo .:)'Squot;, on place le tu ilu rägulateur j I'eau, en v montanl, determine uno pression plus forti la membrane, la refoule, et le saz arrivant on moindre quantite, I'app se trouve röglä h cette terapSrature. Le sörum ainsi störllisö peut cniploye coinino milieu liquide, et il mraquo; reste qu'Ä l'öprouver el u l'( menoer ensuite; mais in plus ordinairement on s'en serl comme m soliile, aprös l'avoir coagule.
On solidide le si'tuiu dans Irs tubes lägärement inclines, de facon ii sonter une plusgrande snrface de culture, en les chauffant ä *'gt;'.'gt;quot;, 68deg; ou Dn peut d'ailleurs solldifler le sdrum dans des godets, des cristaliisoirs, ballons, etc. On so soii, pour celle Operation, digt; l'ötuve reprösenWe
1110-
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pr6-70deg;.
des a la
Kig. 12.
figure 13, qui est comma le bain-marie, don! il vient d'ölre question, rnunie dun rägulateur permettanl de regier la temp6rature de lachaufTe an degr6 voulu. Les pieds antörieurs, pouvanl ötre allonges ou raccourcis, permottent de donner a, l'appareil, et partant aus tubes, rinclinaison voulue. Quand on veut proeöder a la solidification du serum, on instaile dans l'ötuve les lubes on appareils qui le contiennenl et dans lesquels il a 6t6 sWrilisd ou introduil pur; on recouvre celle-ci avec son couvercle en verre; on la ohauffe douce-mentjusqu'ä ßbquot;, et on regie le chauffage entre 6So-080; mais il faul parfois arriver jiisiin'a OSquot; et TOu pour obtenir la coagulation el meine jusqu'ä T.'iquot;, lors(|ii'oii a ajoiih' (i p. Kin de glycerine an seruni. Quoi qu'il en soil, il Importe de produire la coagulation amp; la pins basso temperature possible, afln d'avoir un milieu moins opaque. II faut done exercer une surveillance alien-live, afln de relirer imniedialeinenl les lubes gälatinisös, dans lesquels le sermn s'est solidilie.
Le precede de sterilisation employe pour la pluparl des milieux et notam-meiii pour les bouillons, infusions, gelatines, göloses, pommes de terre, etc., est celni qui consiste ä les maintenir un certain temps a la temperature de 100deg; a 120deg; en prdsence de la vapeur d'oau. I.e cbaulTage dans cos eondi-lions s'obtient an moyen de 1'autoclave Charaberlancl (fig. 11). sorte de mar-mito de I'apin, composi'C d'nn recipienl en euivre, sur leijuel a'adapte, de
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MAL VD1ES COiNTAGIEÜSES BÄCTER1ENNES.
fiicon ;i le boucher herniötiquement,un couvorole ägalement en cuivre, qu'on fixe au nioyen de vis de prossion, et qui esl perforä de imis orifices, donl i'un porte inn' soupape de siüretö, l'antre un robinel et ie troisiöiinfl un rnano-mriiv; l'appareil de chauiTage esl adaptd sous ie röoipient, Le manorndtre esl graduö jusqu'!*! deux attnosphöres, el indique, avec ia pression, ie degrä de teinpöratuce cori'espondant. Les appareiis, objets el milieux ä stäriliser, soni placös dans un panier mötallique, qui s'introdull dans le röoipient; on verse uue certaino quantiW d'eau dan- ce dernier; on fermo el on ohauffe, L'air s'echappe par le rohinol du couvercle lai-s(; ouvert; bientdl röbullilion commence el Ia vapeur d'eau se dögage. Quand la vapeur s'öcbappe depuis quelques instants en jel continu, on forme uue ou deux fois le robinet pour rouvrir dfes que l'aiguiile du manomötre se döplace el laisser ainsi la vapeur entrainer l'airresle dans l'appareil. Quand toul l'air intörieura ötöentralnö, ou ferme le robinet el l'appareil entre on pression ; Ich-#9632;im' l'aiguiile du raanomitronbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; aaL
marque la temperature qu'on veul allein-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;j
dre, quot;ii rigle l'arrivöe du gaz par tAton-
H
t-'is. 13.
Kiir. II.
nement, en fermanl plus ou moins le robinet d'anivee. Ou maintienl de la sorte l'autoclave h la teraperalurc necessaire pendant lo temps que l'on veut. Quand on juge que la stdrilisation est äuliisante, on fiteinl ; et, dös lt;|ii^ raiguille du mauomötre esl doscenduo a 0deg;, on ouvre le robinet, on enlöve le couvercle, el on retire los objets st6i ilisT's.
L'autoclave peul fttro employ^ pour steriliser a 130deg;, I2ö0, 120deg;, 113deg;, 110deg;, 103deg; suns pression; il peut aussi ötre employ^ pour steriliser a 100deg;, quand mi ne ferme pas Iquot; robinet, el i|iiaiicl on ne vissc pns le couvercle. II peut servir pour la sterilisation de la pluparl des milieux de culture, tels que lrgt; bouillons, infusions, gelatines, geloses, pommes de terre, etc. Quand on opere sur des bouillons, infusions vegi^taies, geioses, on porte la tempera­ture ft IIö0, el on la maintient i cc degi-e pendnnl un quarl d'heure. Les gela­tines, qui peuvenl etre steriiisees par le proc' le du cliauffage discontinu, le simI ru une seule fois par an cliauffage d'un q irt d'heureü 108deg; dans l'auto­clave. Les pommes de terre peuvenl ölre prepardes el stfirilisees de deux facaus ; A. laver el brosser la pomme de terre avec soin el i'immerger une heure dans une solution de sublime a I 1000; divisor la pomme de terre en deux moilu's, el placer chaque moitiedansun cristallisoir en verre de Bohäme (ayanl ou non un Iron lateral , muni d'un couvercle rodö, lave a lean de
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lUCTERIES KX GßNßRAL.
SO
Bublimti el garni ft sun fond d'une rondelle de papier Qltre Imbibäe de sublime; ineliie Ics cristallieoirs ainsi garnis et fermös piir leurs couvercles ii
['autoclave,chaufTer i.....heure .'i 100deg; et im quart d'heure ft libquot;. B. Döcouper
dans la pomme deterre, des tranches rectangulaires ou arrondies et lailläes #9632;Mi liisiMii i Tu 11 cd to, I''s i n l roil u i ip dans des tubes (fig. 0, lgt; lurmaui, reservoir
a lour partle införleure, od (........I un peu d'eau distillde ou de bouillon, et
prösenüml im löger ötrangleraenl, qui empöche lemilieu de culture de lomber au fondigarnir les tubes d'im tampon d'ouate, recouvrir d'un capucbon de papier llltre, porter ft i'autoclave ol chaulTer une demi boure h 100deg; puls un quarl d'heure au moins a liöo-120o. Les oarottes, raves, etc. peiivent ötre pröpa-leesei, störilisöes com..... les pommesde
leiie.
laquo;fitlaquo;
GcXta?
\'\g. i:
Pia. I(i,
La nitration, dans cerlaines conditions döterminöes, pent störiliser les liquides, en les privanl de lours microbes. Les papiers (litres, employds mötno ft plusieurs doubles, laissant passer les baetdries el surtoul les spores, on a 6tö amend ft se servir de (litres eii pldtre, en amianle, en porcelaiue. Aujour-d'hui, on emploie le (litre Chamberland, tanl pour la puriflcation des eaux potables, que pour la sterilisation des liquides de culture el In söparalion
des prodllits seeii'h's par les microbes dans les bouillons, on ils out pulliilr'.
Le Ultro Chamberland consiste essentiallemenl en une bougie de porco-laine ddgourdie, creuse intdrieurement, fermde ft un bout, el terminde ft I'autre par un appendice muni d'un orifice. Teile bougio-dltro est enfermde dans un manchon mdtallique laissanl entre eile el lui une cavitd, oft arrive Trau ft lilirer, et permettanl de I'adapter ft un robinel (flg. IS). Qu'on I'em-ploie pour flltrer I'eau, ou qu'on sen serve pour stdriliser des liquides orga-niques, la bougie doil dtre essayde el sldriiisde. Pour I'essayer, on adaple ft I'appendice le Lube d'une poire llichardson ; on plonge la bougie dans I'eau el. on souffle : s'il se produil des bullea d'air dans le liquide, la bougie doit dtre rejetde. Pour la stdriliser, on in brosse fortemenl sous I'eau, on la sdebe ft I'etuve el. on la chauffe deux heures dans le fom ft gaz ft 180quot;. Pour la nitra­tion desliquides organiques, il est ndcessaire de faire intervenlrune certaine pression. L'appareil, reprdsentd ft la figure 10, mis en communication avec
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CO
MALADIES CONTAGIEÜSES BACTElUENNES
une poinpe Gay-Lussao aspironte el foulante, permet d'obteniret de graduer cette preasion. Le liquide^ flltrsr esl placö dans an rficipieut'enouivre, com-aiuniquanl införieuromenl aveo uu (litre Chamberland; il esl recouvert a un couvercle, qu'on lixr au moyen de vis de pression. Le oouvercle est peroe do deux oridces, I'un portanl un mauomötre el l'autre un i'obinet, qui pemet de If mriiiv .mi comtnunication avec la pompe dostinöe a y chasser de 1 au'i pour exercor la pression nöcossaire a la nilrulion, Chaque fois qu'on fail fonctionner I'appareil, on doil avoir soin de steriliser la buiifjitquot; et lt;l en bou-oher I'oriflce encore chaud au moyen d'un tampon d'ouate, pour empöchei' l'entr^e de L'air souilld au raomonl du refroidissemont. Pour störillser des liiiniilos ilcraquo; culture avec cet appnreil, il faul nun seulemenl se servir d une bougie sWrile, mais de plus ('Niter la pollution du liquide au sortir de la bougie el le rocueillir aseptiquemenb, Dans oe but, on peul proeöder de In facon suivaule ; adapter ä l'appendice de la bougie un tube en caoulchouc epais, portaut, du cöto oppose, un tube on verro lerminö par une pointe eliilec fermöe a la lanipe; envelopper le toul dans un papier tlltre el cliaufTer pen­dant un quart d'heure amp; 120deg; dans Tautoclave; adapter la bougie ä I'appareil, couperavec desciseaux llamblös rexiremile efQlee du lube on verre, Qatnber ledit tube et l'engager a travers l'ouate du ballon störilisu, qui doit recevoir le liquide Bllrö; verser le liquide h tlltrer dans le r6sei'voir, qui surmonte la bougie, bion assujettir Ilaquo; couvercle, ouvrir le robinet d'arrivöe de l'air et celui qui conduil a la bougie, puis faire arriver I'airau moyen de la poinpe; I opö-ration termin^e, retirer avec prdcaulion le ballon qui conlieul le li(iiiide 111-tre, tlamberle üoiiIoI et porter ft l'ätuve a 37deg;, ensuite dislribuer, etc. On peul obtenir la sterilisation a froid avec I'appareil Duclaux, lt;iui four
l'inlluence du vide. Gel
ippareil llg. 17) consiste en un ballon, donl le col präsente deux tubulu-
tionne sou:
\
res; I'une, recourb6e,termin6e en pointe et scellde, devant servir ensuite a distribuer le liquide ac-enmule dans le ballon; l'autre, droite, ouverte et munie d'un tam­pon de colon de verre. Au-dessus .In poinl, d'ofi partenl les tubu-
lures latöralesle col du ballon esl etire et porte, solidement [1x6par du maslic, un I ube (litre en terre de pipe poreuse, ouvert ii son e.v-Ireiiiih'' snpericiire el lerme il son exlK'inile inlei idire. I,'a|)pareil esl sterilise dan- le lour a gaz; puis il est mis en communication, d'un cöte avec le räservoir (|iii contienl le liquide a fillrer el, do l'autre il est r6uni a une trompe
oi'i ooule le llquido (litre a travers Id
Pia. 17.
vide dans
a ean, qui fail
lube, poreux.
du peul employer, dans le m6me but, la carafe a (lltrer de Kitasale tig. Is , qui est munie d'une tubulure laterale el recoil, a sou oriQce supd-rieur un bouchon en caoutchouc percd d'un large trou.l ne bougie llltrante de faiblesdimensions, el d6pourvue d'appendice, est engagöe,apr^s avoir etc neit'ivee, (lamblöo el sierilisee, dans le bouchon do caoulcbouc de la carafe, de lacon que son extremitd ouverte se trouve en haul ; en adapte, an moyen d'un autre bouchon en caoutchouc perc6, un cntonnoir on forme de tube a
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BACTERIES EN GENERAL.
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brotne, au-dessus de la bougie,on placeun tampon de colon ft l'extremile do la tubulure lalärale el un autre plus volumineux ft IVxiivmiir supörieure de 1'enlonnoir, el on störillse 1'appareil ainsi montä ä 120deg; dans 1'autoclave pen­dant un quart d'heure; ensuite, on onl6ve le tampon de i'entonnoir, on y verso le liquide a nilror, et on relie la tubulure garnie do sa bourre a un ap­parel! a fairo le vide (trompe ft can, pompo aspiranle, flaoon aspirateur). On pent enfln imaginer divers diaposilifs permettanl d'oblenir une nitration semblable, actionner par exempie, au moyen de In trompe fteau, un appareil agencö lt;le la ra9onsuivante i une bougie, munie d'un appendioe ft son exire-iiiiU'' ouverte, esl roliöe avec un tube de caoutchouc ft vide au goulot effile el garni d'un tampon de colon d'un ballon semblable ftcelui de Duclaux; la tubulure laterale non effllöe esl garnie d'une bourre de colon aussi, I'autre esl scellöe ft la lampe; 1'appareil eststärilisä ft ['autoclave, puis la bougie est plongae dans le liquide a flltrer et la tubulure laterale non scoll^e relide ft la trorape ft 'eau.
Quand on fait usage di^ la trompe ft eau d'Alvergnial sans robinets ni aju­tages m^talliques, il faul placer une pince ft pression sur le caoutchouc, qui la rolle ft la carafe ft Qltrer,et serrerft fond,avanl defermerle robinet d'oau, lorsque Ton vent cesser de faire le vide, afln que l'eau de la trompo no so rende pas dans la carafe,
G. Culluve des hactiriei dam les milieux inevles. — Les bact6ries se culti-vent pour la pluparl dans les milieux, donl on vienl d'öludier la preparation el la stdrilisalion ; relies qui sonl pathogönes se cultivent d'ailleurs dans les organismes. Pour la culture dans les milieux artificiels, les regies ft suivre varient, snivant lour nature, et suivanl qu'il s'agit do bact^ries adrobies ou de liai'leries anaerohies.
quot;. CULTUHE DES BACTlfolES A^HOBIES DAN'S LES UILIEüX LIQUIDES. — (raquo;II omploie
dans ce but les vases de formes variöes de la figure C (A, I!, G, It, E, F) do la figure 2 [A, B, C), et de la figure 7 A, B, G, I), E, lf), aprös les avoir ste-rilisös. Qualre conditions doivent 6tre rdalisöes pour la räussite; Iquot; iniro-duirele liquide sierilis(; dans les tubes on ballons, en övitant toute souillure par I'inlerniediaire de I'air; 2quot; eprouver les lubes et les lialions garnis do liquide de culture avant de lesensemencer; 3deg; introduire lasemence, en 6vi-l.mi encore toute souillure par l'intermödiaire de i'air on des objets dont on se sort pour larecueillir; iquot; placer les lubes ou ballons ensemenc^s dans les conditions d'adration el de temperature favorables au ddveloppement lies liaclerics.
Pourdistribuer les liquides slörilisösdans les ballons et les tubes ft, culture on opfere au voisinage de la llamme (rune lampe ft alcool ou d'un bee Bunsen, qui, di la la ni I'air, empdche les germes qu'il peutcontenirde so döposor; et on procedo nn pen diversemenl suivanl, le dispositif dn recipient qui conlieiil le bouillon,Si cedernieresl un simple ballon scellfeou nn vase garni d'un tam­pon de colon (fig, 7, G, A), on coupe le col aprfes y avoir fail un trait de lime ou on enleve le lauipoii, el on aspire le liquide au moyen d'une pipolte ft boule (fig, 2, A), avec, laquclle on le distribue dans les tubes ft essai ou dans les ballons el ßacons de culture. Quand le bouillon n ele sieriiise dans un vase semblable ft ceux reprdsentös ft la figure 1, la distribulion esl plus aisee el moins sujeiie ft permetlre la souillure par I'air; on adapte ft la tubulure, qui porle le tampon d'ouato, un tube en caoutchouc, au moyen duquel ou soui'lle pour chasser le liquide par la tubulure offline, qu'on a prfiatablemont flam-ln'o et coupi'o avec des ciscaux egalemont (lambös, Au lieu d'un simple lube, on peul se servir, pour chasser le liquide du ballon, de la pompe aspirante et foulanta en caoutchouc qu'on emploie pom pulvdrisor los liquides; on la met communication avec la tubulure garnie du tampon d'ouate, eton la fail
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MM.AIUKS C0NTAG1EU8ES UACTE1UENNES.
fonolionnoi' (flg. 10), aprös avoir (lambd et ouvert la tubulure effliöe, devanl laquellä ou prösenle successivement les ballons, llacons et tubes b essai, qu'ou veut garnir de bouillon. Chaque lube ou ballon regoll une quantiW de bouillon pouvanl aller iju dixiöme au quarl miau Hers, eto., de so capacity;
il est ensuito reoouvert avec son bouchon h r.....luvrement, ou muni de sou
lampon d'ouate, ou recouverl d'un capucbon en papier, le tout pröalable-mont störilisö, Quanl aux tubes n uno brauche ou ö deux branches reprö-
si'uU'-s i'u H, C, ii la dguro li, '#9632;!
aux |ii|irii('s a. 1t, (Igure 2, E, V, llgui e ti, ou les garnit de la laiiiu sulvante : ori tlantbe l'effl-Ime, on la coupe avec des oi-seaux ilauibi's, mi laplonge dans mi ballon contenanl lt;lu bouillon slörilisö ui on aspire; |uiis on
retire, on Uambe el on scelle ä la lampe,
['ig. v.i.
On eprouve les tubes el les ballons garnis du liquide de cul­ture en les mettanl a l'eiuve röglöe ä 3ö0-370, el en les y laissant de deux- t ti'ois Jours; on rejette tuns ceux ipii se troublent, pour ne garder, en vue des cultures, qne ceux qui restent clairs, limpides el trausparents; ces der-niers sen Is peuveul 6tre considöräs conanie exempts de bactöries, et servir a cultiver colles qu'on se propose d'ötudier.
Diverses pr6cautions doivenl 6lre prises, pour introduire la semence et rviter liuile smiilhne pendanl celte operation, suivanl les appareils em-ployes et suivanl. la source, oü I'on puise ladile semence. Quand on s'adresse a mi organe, a line lesion quclconque, a un tissu inllitrisect;, congestionnö ou eiitlaunni', a un ganglion, a uu vaisseau, an cceur, a la vessie, etc., on penl toujours prclever In dose voulue an iiieveu d'une pipette analogue ä celle reprösontee en V (lg. 5), On dispose au voisinage d'une [lamme de gaz ou de lampe a aleoul, les lubes el ballons ä ensemencer, ainsi que I'organe mi le tissu sur lequel on doit opörer; on met a döcouverl ledil organe ou ledit tissu, onencautörise unecertaine ötendue avec un objel en verre ou en nuMal cluiuffe a hi (lamme; on llambe l'offilure de In pipette, on la coupe avec des eiseaux llainbi'S, puisuu liuh oiluil a liaveis la partie eaiib'iisi'e el on aspire. La pipette garnie, on Lransporle son content! dans un ou plusieurs tubes ou ballons, eu laissanl couler la semence ou en soufllanl a havers le tampon d'ouate pom la faire tomber dans le bouillon. Quand il s'a^ii d'ensemencer des tubes n tubulurcs laterales, corame ceux rupresentiJs en U,C, !lt;!, flgureo, uu des ballons pipeiles tels que ceux indiques en A, I!, figure -', on peul d'emblec introduire bun tubulure, piealableiueul. ilamliee ot coupee, a tra-vers la surface caulörisee el aspirer In quantity voulue de semence ; apres quoi mi ferine de nouveau a la lampe. uu pent, d'aillcurs ensemencer res in lies
on pipettes, en puisaut, non plus dans I'orgai......i le tissu, qui n fourni la
semence, niais bien dans nn lube a essai ou uu ballon, qu'on n pröalable-menl enscnionce abondammenl. Dans certains cas, par exemple, quand il s'agit de cerlaines lesions tuberculeuses, rensemencemenl de la pulpe, pr6-lexa'e avec la pipette, doit eire pr^eöde dun In oyage, qui mette les bacilles en liberty. On scelle a bus la pipette du cötö de son efdlure; puls on coupe I'ex-tröralW opposöe au-dessus du tampon, on retire le tampon, on (lambe Tex-trömitö ainsi ouverte, et, avec un lil de piatine llambd, auquel en imprimo des mouvements de rotation et de va-ot-vient, on triturc la pulpe dans la
pipi'dc leime boi i/onlaleuii'iil ; enlin, ren-cmencomenl es( fail avec le lil de
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UACTEniES EN GENERAL.
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plallnc 'hi au moyen d'une autre plpotle störilisöe, qu'on plonge dans la substance triluröe. Lorsqua les prbduits rccueillis avec une pipette sur un organe, dans une lösion, ue peuveni i^s 6tre sennSs de suite, on scollo la partlo offllöe do In pipette; la semenco so conserve; et, quand on veul i'uii-liser, on fait oomme loul a I'beure, on coupe l'extrötnilä libre au-dessusdu tampon, on (lanibe aprös avoir retii'6 le tampon, et, avec lo lil ill* plalino ilainin''on avec une autre pipette llamböe, on prölöve la sentence. Si I'organe ou le ilssu, sur loiinel on doll opörer,esl trop dense, pour coder quoi que oe soil ii la pipette, qu'on y inlroduit, il convient alors de l'ouvrir avec des ins­truments llambäs el de preloverla parcellede semence, donl ou a besoin, avec une aiguille ou un scapel ou un ill de plaline llambäs, pour I'introduire ensuite, toujours avec Irs mömes precautions, dans le ballon ou le tube a culture.
Quand ons'adresse ft une pröcädente culture, pour prölever de quoi ensc-mencer un nouveau bouillon, on opfere encore de pareille faQon ; on aspire un pen de la culture avec une pipette, pour la distribuer ilans Irs tubes ou ballons, on bleu on aspire directumenl clans Irs lubos ou ballons a tubulure. Quo si la culture, qui donne la semence, esl sur milieu solidi', on en prölö-vera au moyen d'un lil de plaline ou d'une aiguille en verre Qarabds. Pour ouvrir et fermer les divers tubes, ballons ou pipettes, on prcndra toujours les precautions indispensables, i|iii permeltonl d'övilrr Imr souillurr par I'air. Les tubes a double reservoir [C, Hg. 6) permettent de faire des cul­tures suocesslves ou des cultures comparatives; on pent n'ensemencer d'abord qu'un reservoir, puis ensemencer le second, en y faisant tomber une goutte de la culture du premier; on peul ensemencer lea deux reser­voirs avec df- espöees diff^rentes, etc.
Les bouillons une fois ensemeneds, il faut les placer dans los conditions d'aeraiion et de temperature fa vorables a la multiplication des bact6ries, G'esl le momenl de se preoccuper de leurs besoins en oxygfene. Pour celles qui soul absolument ou facultalivemenl aerobics, il n'y a qu'a laisser I'air arrl-ver an conlacl du bouillon ä havers le tampon d'ouate destine a le (illier. Mais pour relies qui snnl ahsoliiinenl anaörobies, et ineme parfois pour celles qui ne le gt;oni (pie lacultativement, il faut, ou lairo le vide dans l'appareil de culture, ou substituer a I'air un gaz inerte, l'acide carbonique, I'azote, l'hydrogöne. Les recipients, qui se prfitenl le mieux a la culture lies baetöries aiiai'mliies, parce epi il esl facile d'y faire le vide ou d'y accumuler un fjaz, snnl les pipettes A, I!, figure 3, et les lulie-. !gt;, c, figure ii. lt;Hi verra ci-apres comment on peut faire le vide, ou substituer un gaz inerte aroxygfene, dans les cultures iles baetöries anaörobies.
La temperature, qui convient genöralemeut le raieux a la multiplicaliou iles bacteries, esl voisine de celle du corps des animaux superieurs; on peul maintenir a 30deg;; 35deg; et 38deg; les cultures I'ailes dans les bouillons. Ou obtient cette temperature d'une facon constante el reguliöre au moyen d'etuves mu-nies d'un regulaleur, qui modere la chauffe el la rend proporlionnelle au be­soin. Les diverses 6luves usitees dans les laboraloires varienl par lour volume, par lenr forme ei leur agencemeni ; riles presentent ä leur centre un ou plusieurs comparliments destines a recevoir les oppareils de cultures; au-tourde cos compartiments, se trouve emprisonnö,enlre unedouble paroi, de I'air, on de l'eau, ou de l'huile, donl I'echauffemenl rayonne vers le centre, oil se trouvenl les cultures, etagit sur les rdgulateurs. II esl. inutile de döerire lei les diverses sortes d'etuves usitees; nous mentionnfirons, parmi celles que nous employons, I'ctuve ft regulaleur direct de d'Arsonval el I'etuvo ft eau lt;ui a air. rrulre avec un regulaleur, base sur la ililalalien ilu niercure (fig. 20, 21, 22 el 23).
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igt;i
MALADIES CONTAGIläUSES UACTßHlENNES.
Pour (Jvilerles inconvönients, qui pouventräsuller des varialions depros-siou duns lea conduils do gaz, on pourrait interposer entre le tube d'arrivöe
Fijr. 21.
el le rögulatenr de l'ötuve, im rögulaleur de pression tei que celui de Moilaquo; tessier reprösonld a la figure 23,
II peul ailiver ipic' (es brüleurs s'öteignent .i im momenl donnö, el qu'en-snitn le gaz, s'öchappanl laquo;'ii plus ou moins grande abondance, il se produise
l'iK-
Fie. 23.
uno explosion an contacl d'uno [lamme. On a bien imaging des brAlours spi'-claux se IhiucIi.ihi auiimiainiin'mriii, ;iiis-.iin( (jnc lo gaz vioni a sMteindre; mais ils no son! guöre employes. D'ailleurs les fuites de gaz peuvenl se pro-dulre par suite do la rupture des tubes de caoutchouc qu'on emploie; aussi est-ii indiqud de verifier souvent IMtat des conduites, de remplacer les tubes
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BACTERIES ION liKNKItM,.
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•#9632;n oaoutohouo par des tubes .1.' plomb, de n'eraployer le caoutohouo que pom- desracoords, de disposer les ijtuvos en activitö, quand onenaplusiours, dans des cages vitrdos söparöea et communiquant avec l'extörleur par uno
Quand on veul sulvre aveo le microscope le dövolopperaent, la mulliplloa-tionet los transformations des baotöries, on peut faire des cultures dans la platlneehauffantede Ranvierolaquo; dans, la oliambre chaudode Vignal. Onsesort, pour ces cultures, de cellules de verrecreusöes sur la lame porte-objet, ou de ohambres humides, ou de chambros a gaz de Hanvier (flg. 8, C, D); on störi-
lise ces objeta par le (lambage; on ddpose, at.....jyen d'une pipette stdriliaöe,
dans la caviW ou dans la rainure, une goutte de liquide nutrltif störilisö; on
st6rilise imo lamelle par le flamb'age, on y ddpose line goutte do liquide
nutrltif stdrilisd et une parcelle de semence, au moyeu d'un 111 de platine on
de verre (lambö, el on applique lamelle contre lame; puls on Inte los bords
du couvre-objet avec do la parafflne. Ln culture, ainsi pröparöe, est ensuite
nuso dans la platine chauffante, ou
dans la oliambre chaudo, et suivio au f
microscope. Avec la ohambrefi gaz, on
peut etudiei- le ddveloppement des
espöces anadrobies.
Quand les cultures so trouvenl pla-coes dans les conditions favorabies d'aöration et de chaleur, les bactdries so ddveloppent d'autanl plus vile et pins abondamment que le milieu est
A
plus nutrilif;on s'aperfoit du phdno-
mene aux chanRements d'aspect et de composition des milieux. Tantdt le liquide reste limpide, etprdsente seu-leraent, dans ses couches Infdrieures,
un ddpöt blaue, jaune, rouge, etc.!nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;,#9632;#9632; .,.
parfois Idger, piilveinleul. ou llocon-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; quot;quot;
dT.^fTntAnifr0^' cai!lobo^.qiielquefois gluant, adhdrentä laparoi du vase Pantdl loliqmde reste transparent; on volt apparaltre dans su masse d... loeous nelf;oux danes, lögers, soyeux, pins ou moins semblables d des quot; ..vdeeoion Janlötenlin le milieu se trouble d'abord faiblement ou • quot; PO'nt dedovenirboueux, pourprdsenter ensuiteunddpdt d'aspect variable
i ie'IÜ niül IT'' quot;quot; quot;quot;quot; pelHcule Parfois mince f!t quelquefois dpaisse, me on ndeo, seche on visqueuse, a la surface du liquide, qui pout „ c|;i:
fllan^odoraXeTc nteprimiti^
b. GuminEDEs bactUries AfinoniEs sun les milieux solides, - Pour fairo les u I , res des bactdries sur les milieux solides, on se sen de tubes divers, tels
'Pquot; les tnl,eS H |) ,,,, la ,;,,„,.„ 0] (|r, |||||ons oii „.„,„„, te|S(|1|(; L,|UX ,, u.., M-'nles.Mi A, I), B, figure 7, de lames en plagues do verre, etc, Les memes regies, que pour les cultures dans les milieux liquides, doivent encore dtre quot;I'seiwes cl,lns jes d,verses operations, que comportenl la distribution de la suDsiance nutritive, l'dpreuve des milieux, leur ensemencement, I'adration et lecnauliage des cultures.
I.es lubes a essai, les ballons d'Erlenmeyer el autres, qu'on emploie pour es en u.ros s,,r gdlat.nes, gdloses, sdnim, etc., sent .amis d'un tampon quot; deg;Ua?,P0,,r ,l1111'1' I Mr et empreber tollte souillure par sou inlenuediaire. un a deja vu comment on proodeje a la stdrilisation des divers milieux, et on san qu avani de les ensomencer il faul les dprouver. Le serum, les gdlatines.
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00
MALADIES CONTAGIEÜSES BAGTERIENN ES.
v
Icsgi'loses soul sterilisi's direotemenl duns los räciplontsoü ils doivent aervir; toutefois, si on los störilisiiil oi\ masse dans un ballon (rune oertaine oapacitö, il conviendrait ensuito d'on opörer la distribution avec prficaulion duns les tubes ou ballons pröalablement störilisös. On les remplil seuleraeni au quart ou au tiers, enayant soin dene pas laisser couler la substance sur la partie do la face interne du tubejquidoil 6tre en contact avec letampon. On a döjii lubes a gelatine et a gälosesont convenablement siorlllses par un tans ['autoclave, ou par mi ohaufTage discontinu an bain-autre cas, on fera blen, en vue d'empöcher la
vapeur de trop imbiber le tampon, de recouvrir les lubes, avec un linge plie
.......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ,. La sterilisation obtenue, on laisse les tubes
dioils ou ou les incline, en les disposanl dans des cuvettes remplies de sable ou sur des suppoi is nil hoc, el on laisse le milieu so prendre dans cello posi-lion. i.es lubes el ballons relroidis, drolls ou inclinös, peuvenl elre ulilises innnüdialenienl; toutefois, il sera prelerable do les garder quelques joins, pour s'assurer qu'ils soul bien compl6temenl störilisäs. Mais, en vue d'empöoher l'övaporation, et partant la dessiccation, qui miirait ensuite au dövelopperaenl ties bactöries, il faudra les conserver dans un vase herraö-tiquemenl fermö, ou bien recouvrir chaque recipient d'un capuchon en
Caoutchouc sterilise.
L'ensemencemenl des milieux do gelatine, de g6 lies do lerre, etc., se pratique diversemeal suivanl
la döposanl ft ...
pout onlin employer, dans le meine but, .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;,
el.
spalnle, liii(:
sonde, etc., pourvu qu'on ait soin do les steriliser par le passage a la damme. Les tubes ou ballons ä ensemencer soul tenus horizontaleraent ou inclines de facon ä presenter leur oriflce en bas ; il en sera de meine dos tubes a milieu solide auxquels on empruntera la semence. Le tampon d'ouale sera enlevö et sans secousse en lui Imprimanl un mouvement do torsion au
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BACTERIE8 EN GENERAL.
sutvle d'un lavage a l'alcool et do la dessiooation ii l'etuve. La dösinfeotion des cupuchona a I'autoolave so fora dans un vase en vorro garni d'un tampon ; an sortir do I'autoolave, on lo portera a l'ötuve ä 37deg; pour säoher ies oapn-clions, et onsuito on Ies tirora do co röcipionl avec unepince flamitoe au fur el a niesure des besoins.
Los lubes do gelatine, solidilios dans la position verticale, sont onseinonces par piqCtre plus on nioins profonde, et oeux, qui so sont solidiflös dans une direction plus on nioins oblique, sont somos par stries. Los tubes do goloso peuvent aussi ötre ensemencös par piqdlre, mais g^näralement on Ies laisse se solidilior on position oblique, et on Ies semo par stries. Los tubes de seruni sontseiatinisos on position oblique et seme's loujonrs par stries, parco quo lenr pen do transparence empficherait ['observation do la culture falte parpiqüre. L'ensemencemenl parpiqftre so fait avec une pipette do verre, ou avec le III do platine, ouaveo i'aiguiile da verre, storllisös et charges de semenoe, qu'on implante plus ou moina profondöment dans le inilien de la gälatine. Quand la semenoe a öto recueillie a i'autopsie, au moyen d'une pipette de verre, 1'ensemencement pent ötro fait imniödiatomonl et directement avec iadite pipette ; ou Men on la scella, soil qu'on veuille faire I'ensomencement plus lard, soil qu'il doive raquo;Hie fait aiissitöt; ensuite, comme on l'n vu pröcödem-ment, on coupe Poxlreinito ouverte au-dessns du tampon, on retire co der­nier, on llambe, el, aver le lil de platine OU I'aiguiile de verre oil une autre pipette sterilises, on y pnise la semence, pour 1'inoculer par piqure plus ou nioins profonde. Si la semence est empruntäe a une culture en bouillon ou a line culture snr gelatine lif[ueliee, on pent se servir soil d'une pipette, soil crim lil do platine, soil d'une aiguille de verre sterilises et llambös; on pre-levo une goutte do semence et on I'inlroduit par piqüre au sein de la gelatine. Lorsque la semence est emprunt^e a une culture snr milieu solide gelatine, gelose, serum, poniiiu' do terrc), onse sort du lil de platine on de I'aiguiile de verre (lambamp;s, on prölöve une parcelle de semence, et on la pique dans le milieu destine ;i la recevoir,
L'eiiseinencoment par stries sur gelalino, snr gölose, snr serum et sur poiiune de lern' renl'ermee dans un tube garni d'ouate, pent so faire avec une pipette si la semence est liquide, avec le lil do platine ou I'aiguiile do verre sterilises. Dans tons les eas, la semence, recueillie comme pour Ies cas pre­cedents, est (h'posee sur le milieu do culture avec la pipelte ou le fll, qu'on proniouo doucernenl a la surface. Mömes precautions a observer et inöinos regies a suivro d'ailleurs quo ci-devant, pour la recolte ct rensemenceuieut. Le mieux cependant est de faire, loutos les fois quo cola est possible, reuse-inencement avec une pipette; on promene, ii la surface du milieu, la pipette cliargee de sang, d'un liquide pathologique, (rune puipe, d'un bouillon do culture, etc., do facon ä on laisser nne trainee; si la semence ne sort pas d'ello-meme, on souffle legeroment, pour la faire tomber. Quand la semence, est emprnnteo a un bouillon ou a nne culture sur gelatine li(|iieliee, nne pipette a ofliliire Ires flue convient Ires bien. Pour senior en stries snr milieu solide une semence enipnmtee a une culture solide sur gelatine, sur gi'dose, sur seruni ou sur ponunc do terre, il sul'lit digt; prelover une parcelle do Iadite culture avec le fil de platine ou ['aiguille de verre et de la däposer en trainee sur le milieu destine a la recevoir. Toutefois, on pout aussi procedor tie la facon suivante : recueillir avec le lil do platine la parcelle do semence et I'introduire dans une pipette, qui a ele, dans ce but, garnie d'un pen de bouillon slerilise, et qui sera coupee, ouverle et llaniliee; mölangor la semence au bouillon en agilanl avec le lil do platine; utiliscr le MI de platine pour iuoculer une gelatine par piqüre, et puiser avec une pipette Ö mince ellilure le bouillon pour seiner en stries les gelatines, geloses, serums, pom-,
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OS
MALADIES CONTAßlEÜSES BACTER1ENNE8.
nies do terro, Quand los pomraeg tlo torre, un lieu d'ötre dans dos lubes, sont duns des cnslallisoifs dos sans ouverture laiomlo ou avec ouverture laioralc, le procödö opöratoire difföre un peu de celui qu'onvienl de volr, Si la porame de torre est danBiincristaüisoir couvert, sans ouverture latöralo, on soulöve faiblement et obliquement le oouvorole, et, aveo la pipette ou ie lil chargä de semence, on trace des stries a la surface du milieu de culture, pnis on laisraquo;e retomber le couverole. Les oristallisoirs converts, ii ouverture laterale, soul ensemencös sans qu'on ail a soulever le couvercle : on retire le tampon du trou lateral et on introduit la pipette ou le til charge de semenoe, qu'on depose on stries a la surface de la pomme de terre; imis on remet le tampon, apri's l'avoir passö rapidement a la flamme.
La culture sur plaques, imaginee par Koch, esl trös utile pour faciliter la separation des diverses espdoes microbiennes eontennes dans la semence em­ployee. Elle pent se faire sur plaques garnies de gölatine, sur plaques gar-aiesdegälatine-gäloseet sur plaques garnles de gölose, suivant qu'on presume ötre en prösenoe de microbes qui liquäflent ou ne liquöflent pas la gelatine, qui se d^veloppentau-dessons de 200-240 ou seulement au-dessus; les pla­ques de g^Iose peuvent seules 6tre portäes a l'ötuve a .'i7ü; les plaques de gölatine-g^lose sont moins facilement liquödables (|ue cellos de gölatine pendant, les chaleurs de l'6t6. D'ailleurs, ainsi qu'on va le voir, los apjmreila employes pour les cultures dites cultures sur plaque varient beaueoup. Ges sortes de cultures permett.ont non seulement d'isoler les baotöries diverses eontennes daus l'alr, dans une ean, dans le sol, dans les tissus, dans les lesions, etc., mais encore de separer les microbes elraniiers, qui se sont introduits dans une culture, et d'^tudier la forme que prend la colonie de teile OU teile baclerie.
La technique des cultures sur plaques de gelatine peutötre rösumöe de la fa-eon suivante ; on se sort de tubes de gelatine ou de gölatine-gölose pröparös et sterilises, conmie il aide (lit; onlesmetä IVtuvea inquot;, pour amener lali(|ue fac­tion du milieu ; on laisse tomber dans chaque tube une goutte ou une parcelle aussi polite que possible de semence rocueillie avec. une pipette slerilisee on avec un tll de platine; on remet le tampon d'ouate du tube,et on l'agite on ou le roule entre los mains, pour mäknger etrepartir les baetöries dans tout le milieu nutrilif; on laisse le lube quelques minutes dans l'eau a -i.';quot;-:!!!0 (H puls on coule le contenu sur des plaques de verre sterilisees, qu'on preserve de toute souillure; les baetöries se döveloppent isolöment et formenl des colonies la oft elles onl ele emprisonnees par la solidifloalion. Souvent il convienl de delayer, de la laeon indiqu^e plus baut, la parcelle de semence iMnployee (terre, excremouls, etc.), dans une petite quantite d'eau ou de bouillon störilisd, avant de l'ajouter äla gelatine, afln de mieux disseminer les baett'i ies daus ia masse.
hivers proeedes peuvent dtre sums pour faire des cultures sur plaques de gölaline,
On pent se servil' de plaques de verre ordinaire de 8 a to centimetres de
largeur sur 12 ä ti de longueur ; on les nettoie bi.....5l on les stäriiise dans
une holte ini'tallique A, iiu. 28), qu'on chaulVe dans le four a gaz u 20(1quot;; on les laisse relroidii daus la bolte mainlemie l'ernn'e, el Oil los en retire une a une, an fur et a mcsure des besoins, en si; servant, d'une pince flamböe, et en ouvranl la boite dans la |iosilion borizontale. Ces plaques doivenl Ötre ius-lalb'es bien horizontalemontel ötre pröservöes, apres oomme avanl l'ensemen-cement, dessouillures de l'air. Pour obtenir oe rösultat, on serl d'une plan-cbette mi dun tröpied ;ii, i\ii. 2S , a vis calantes ; sur ce tröpied, on place un grand cristallisoir C, rempli d'eau froide 011 de glace jusqu'au bord; sur le cristallisoir. on dispose une large plaque de verreü,öpaisse, lavee a 1'eau do
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DACTfilUI
subllmd
I'can di
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60 d'uneolooheE^galementlavoea
moe siipöriiMire et suiinoiUc
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humide et antisentiniifi/r: fin o-i
'allisoir pins g'S^ öoffÄux w'^ Us?ir r0COUvert quot;#9632;- deg;ri
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leneui
i 'aissedereaude'suLrimö^etoii
dispose nn banc en verre Invrf #9632;', r,,,,,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;
Plicöe snr le banc de verre l'Lnnrnif subllrn^ la P'aque ensemencöe ost
'lquot;'quot;quot;3 a la Icnn,-.,,. „#9632; , VVquot; quot; quot; reC0Uvert ^ quot;lis a IVhn,. „„ aban-
Les avnnfnoo.. ri i,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; aans Ja roeme chambre humide
boite-1-^--' — pus graquot;d squot;
ites ainsi pröpardes
#9632; IVlim- ft 20raquo;-22oquot;quot;p;;r rftffl ? . ,em^I'lUl1'1' dlaquo; laboratoire,
• ~ • ion. övlterla desiccation de la gölatine, on
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#9632;Kl
MALADIES CONTAGIEÜSES BACTfiRlENNES.
pourra installer les boltes Je Petri dans une ohambre liumiilc analofjue a celhi de la liynre 2;i, G,
Esmaroh a modiflö le prooödö de culture sur plaque de lo fncon sulvanlo : la gdlatine est placöe dans un tube a oasai plus largeque leslnbes ordinalros; (in la fond de raöme h une douoe olmleur (38o-40o); on retire lo tampon, et on y some, aveo im lil de platine ou une pipette flaraböe, une parcelledu liquide (sang, pus, eau, etc.] a examiner; on replace le tampon, et on agile lentement deux ou trois fois pour dissöminer ögalement les bacWries dans le milieu; ensuite on röpartit uniformöment la gelatine sur la surface Interne du tube, et on I'y laisso se solidifler. Pour oela, on adapte une calotte en caoutchouc au tube, el on lui imprime un mouvemont de rotation rapide, suivanl I'horizontale, sous un robinetou dans un reservoir d'eau IVoide. I.a gelatine une fois prise, on retire le tube de l'eau, et on I'abandonne a la
^^^
J
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FIr, JO,
lemperalure ordinaire on on le mel a l'ötuve a 200-22o. l.es colonies bactö-riennes apparaissent, et on peut les examiner a la loupe ou au microscope a un faible grossissemenl. Par ce procede on 6vite mieux I'introduction cle germes Strangers a la sentence, el on peut, aveo plus de garantie centre les souillures, prelever les colonies aveo le lii de platine; Les avantages du pro-ci'-dc Esmai'ch sont encore mieux assurßs quand on se serl de tidies on Holes (lig. 2(i. C, it, t: ayanl un venire ions ou inoins renllö, plus ou moins aplati, el un goulol beaucoup pins etroit. I.a gelatine pent ötre sWrilisöe dans les recipients meines, qu'on garnil dune faible quanlitö; puls, quand le milieu est encore liquide, nmis revenu a une temperature införieure a inquot;, on intro-dult la semence, on remel le tampon de colon, on recouvre d'un capuchon de caoutchouc, et on place la Hole dans la position horizontale, en lui impriraant une legere agitation, pom' que la gelatine se räpande uniformfement sur la plaque que constitue la paroi du i vcipirnl. Ine fois la gölatine prise, les Holes soul mises a l'ötuve a 20o-220 ou abandonn^es a la temperature du laboratoire. On pent se servir de Holes porlant, sur l'une de lours faces, un quadrille, qui rend plus aisde la numeration des colonies.
Le serum pent rlre sulislitue a la gclatino pour la culture sur plaques, etil en est de meine de la gelose; on pent du reste se servir des boltes de Petri ou des Holes h ventne plat. La gölose störilisöe, aprös avoir ele fondue a la temperature n6cessaire, est versee dans une bolto de 1'eiii, ou bian on la Sterilise dans Irs Holes ; eusnite on I'etale en agitaut doucenumt, on laisse la solidilicatiou se produire; puis, avec un Hl de platine icrmine en anse et charge des germes que Ton veul isoler, on fait des stries ä la surface do la gglose, en so bornanl t I'essuyer h la surface du milieu de culture, Cette möthode est celle c|ui est recommandee pour isoler les bacteries des fausses membranes de la diphierie: on prend cinq on six Holes ou boltes de Petri garnies de serum ou de gölose; on preiöve avec le Hl de platine sur les fausses
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QACTERIES EN GENERAL
71
membranes une trace do semenoe; et aveo le mömo (11, sans le reoharger une seconde Ibis, on fait dos siries surohaoune dos six flolossuccessivement; puls on met ii l'öluve a #9632;'17deg;. Los premiöres Holes semöes ont dos colonies prossöes, mais dans les doruiercs ellos sont plus claii'semeos, plus distinotes et plus faciles Ji isoler. On pout aussi faire rensemenceraent dos Holes ä sorum on ä golose de la inaniöi'o suivanle : diluer la ssmence qui oontient les baotories, qu'on vout Isoler, dans nn pon do bouillon slönlo onforrno dans nno pipette; ävaouer le oontenu de la pipette a la surface du milieu nutritif et IMtalor au moyen d'un fit de plaline störilisö.
Les plaques, les boltes do Pntri el les liolos, une Ibis los colonies fonneos peuvent ötre examinees a la loupe et an microscope aveo un iros faible gros-sissement; on peut, au moyen d'un (II de platine un pon rigide, prölever Buccessivemenl los diverses colonies, pour en faire un examen complet, et pour les utiliseren vuode nouveaux eusemencemonts,
Le döveloppement dos cultures sm- substances solides osl plus on moins prompt et idns ou iiiniiis abondant, suivant la richesse nutritive du milieu, et suivant le degrä de tempöraturo.
II so produitdans lour aspeel dos modiflcalions, ([ni sont lies importantes a noter, parce qu'elles permettent parfois de reconnaltre d'emblöe l'espöce cnliivoo. Surla pommede terre, los co­
lonies, formdesparles liaclonos.olTroul dos aspects varies; elles arrivenl par­fois a constituer un rev6tement6pais, visqueux igt;n grenu, incolord, grisdtre, jaundtre, brundtre, rougedtre, etc, ; d'autres Ibis olios ne formenl qu'une pellloule mince et transparente, Dans les cultures en tubes garnis da g61a-tine, de gölose ou de serum, les mo-diflcations sont ögalement faciles a saisir. La gölatlne so liquöfle lantöt hd-tivemenl el tantöt tardivement, quel-
quefois eile reste solide. Los colonies
se presentent sons forme de trainees,
F
do grains, de masses ou de cronies de nunnces dilTörentes; et le milieu peut prendre ögalemenl dos teintes varlfies suivant los espöees. Sur los plaques garnies de gelatine ou de gölose, los colonies apparaissent comme de linos taches blanchdtres, grisdtres, jau-ndtres,etc., quidonnentö la surfacoun aspeel piquetö; peu a pen cos colonies, gagnant on volume, deviennent plus visibles et pins caraetöristiques ; les
lines pent
Iiqu6(lent la gölatine, lesautres ne changent pas son 6tal ; leur examen
ötre fail a do falbles grossissement^; et, en puisant, au moy.....In ill da
platine llamlio, dans teile ou teile colonie, on pent obtenir une semence pure ile teile on teile espöee, ou en faire des preparations pour I'^tude aux forts grossissements.
cCi i.iriiKUKs bactI^riks A.vAi'itmiins. - l.esospoees anaörobies, tolles quo los bacleiies do la soplicomie gazeuse, du charbon symptomatiquo, etc., neces-sitentdes precautions spöciales, pour pouvoir so dövelopper dans les divers milieux do culture passes en revue, ii faul les soustraire au contact de Fair, seit en fnisant le vide dans I'appareil do culture, soil en y introduisant un gaü inerio. Divers proeödös peuvenl dtre employes dans oe but. On pout, apres avoir onsemenri' nn tube do gelatine on do gelose, do srrum on do' bouillon, en y mölangeanl la semence comme pour les cultures sur plaque, se contenter d'y verser une couche d'huile sterllisöo; et d'ailleurs, sans cette
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MALADIES CONTAGIEUSES BACTERIENNES.
pröoautiou, les baotöries auaörobloSi qui so trouvent duns los couohos pt'0-fondes, s'y döveloppenl; ce qu'on reconnatt :i ['apparition de colonies et au dögagemenl de bullos gazeuses, qLii dcarlenl la masse et la fendillent, quand ils'agitd'un milieu solide. On paut clmssei l'air, faire le vide, de diverses I'ai'ons, dans les appareils de culture contenanl le milieu ensemencä ile baclö-rles anaerobies. On peel substiluer mi ^'a/. Inerte a l'oxygöne lt;le l'air et combiner oe proeödä avec le pröeödent. On peul onfln absorber l'oxygöne au iiuneii d'uue substance avide ilr ce gaz,
On a conseille (Büchner), pour faire le vide, le proeödö suivant, qüi con-siste a introduire le tube ou le ballon de culture onsemencä el garni d'uu tampon d'ouate, dans une öprouvette, un tube ou im hallen plus grand contenant du pyrogallate de potasse, el fermd bermdtiquemenl par un bon bouohon en caoutchouc; l'oxygöne n'en esl enlevö par- diffusion qu'en quaranle-hnii lieures a 20deg;, el en vingt-quatre heures a 37deg;, si on agite le pyrogallate.
La culture en conches profondes dans la gölatino ou la g^lose esl un pi'occde simiile, qui lie necessite I'emploi d'ttUCUn apparoil special. Oil pout ajouter an milieu de culture des substances fdcilement oxydables, soil 0,3 0,0,3 p. 100 de forniiale de soude, seit quelques gouttes de teinture de tournesol, soil 0,1 p. 100 de sulfo-indigotate de soude el 2 p. 100 de glucose, qui favorisent le döveloppement des anaörobies, en s'oxydantaux döpensde l'oxygöne dlssous ou contenu dans le tube. On eraplit, aux deux tiers, les tubes tie gelatine on de g6lose adilitinniire des substances prdcitöes; on some par piqCire ires profonde; on verse au-dessus du milieu nutritif un pen d'huile ou ch' petiole st6rilis6, on boucho el on mel a, i'etuve a 28deg; ou a 37deg;. da culture prospßre, desgaz se dögagenl el le milieu sedöcolore.
Onpeul encoreoblenir VVurtz laculture desanaerobies dans un tube a essai, en se conformanl aux indications suivantes : garnirau tiers, avec de lagöluliue on de la gdlose, un llacon ou un tube a essai. auquel on adapte, au moyen d'un bouchon en caoulchonc perce de deux tiipiis. im pelil entonnoir el un lube en verre qui doit offleurer le milieu de culture ; raettre ce tube en verre en communication avec un robinel de gaz d'eclairnge au moyen dun tuyau en caoutchouc, faire passer le courant de gnz cinq minutes, el pendanl ce temps faire houillirla göloso sur un bec Bimsen ; farmer le robinel du gaz et verser imm6diatemeut par l'entonnoir un pen d'huile ou de pelrole störi-lisü; remplacer ensuite le bouchon de caoutchouc par un tampon d'ouate. Le milieu est ainsi privö d'air; quand on veul rensemencer, on incline le lube lögörement, de facon a döcouvrir une faible partie de la surface de la gölose,etonintroduil la semenco, par unepiqi'ira l'aite avec un lil de platine monte sur la paroi d'un lube de verre, mis lui-möme en communication par uu tuyau do caoutchouc avec un robinet de gaz laissö ouvert pendanl toul le temps de l'opdration.
La euii ure des aiiaernhies peni (Mre falle en presence de l'hydrogÄne, qu'on substitui! a l'air de la facon suivante ; le röcipienl garni de son milieu do culture bouillon, gölatine, pomme de terre) et de sa semence, est bouchd avec un bouchon de caoutchouc, a travers lequel passonl deux tubes de verre, un d'arrivee, s'enfongmit jusqu'au fond do l'appareil, et un da sortie CLimiiiencant au-dessous du bouchon ; cos deux lulus sont efliles el inunis d'un tampon d'ouale dans leur partie extöriaure. On faitarriver, parlo tube qui plongo jusqu'au fond, un courant de gaz hydrogeue, obtenu avec du zinc pur ei del'acide sulfurique pur, bien lave el bien puriflö; puison feime a la lampe d'abord lo tube de ddgagement, al ensuitele tube d eiitröe, Quand le milieu esl abase de gölatine, il doil elre inaiiilenu liquide par immersion du lube dans de I'eau a 2S)lt;,-30o ou e.'Jquot;, alin que le gaz puisse miaux se
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DACTKIIIKS KN liKNKIUI..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 73
sulisiitncrä l'aip. Lorsqu'on veut analyser les ^az ddgag6g par les baotdries, on moi le tuba do ddgagement sous une öpreuvetto garnie de merourö; el, en pareilcason peut, pour chasser fair, seservlrde 1'azote au lieu de i'hyclro-fitjiif' on de I'acide carboniquo, ou bien faire le vide avec In Iroinpe ou lo maohine pneumalique a meroure.
Le vide s'oblientavec la- maohine pneumalique a meroure ou avec la Irompe a eau (lif;. 28); on pout d'ailleurs combiner le i ide el la substilulion d'un ^az inerte ä l'oxygöne de l'air, Quand on fait usage de la pompe a mercure, on peut so dispenser de subslllaer un gaz ä l'oxygöns, parce que oel appareil permet d'obtenir un vide presque complet, surloul si le tube ou le ballon dans lorjuel on fait le vide esl maintenu immergd dans un baind'eau a .'i7quot;-;)S0. La Irompe a can peul 6tre utilisöe, quand on dispose d'un öcoulement ä forte
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pression; toutefois, le videobtenu decette facon, idani nniius pail'ail, il s.^a limi d'aider a l'extraction de l'oxygöne par un courant de gaz inerte. Quand on se sera sorvi de la Irompe en vine, il ne faudra pas oublier de ferner avec une pince a pression le tuyau en caoutchouc qui ötablit la communica­tion avec le rdcipienl qu'on vide; il faul interrompre cette communication pendant que la Irompe marche encore, alin d'dviter l'enträe de I'eau dan- le lecipioni. Los trompes avec garniture mdtallique sent munies d'un robinel
(pii permet de fermer cette comi......ication.
Le gaz inerte, qu'it convienl de siibslituer b I'oxygfene, pour aider a I'extrac-t.ion complete de ce dernier, esl le gaz de l'öclairage, ou mieux l'hydrogöne bleu pui'ifie el bien lave, obtenu avec du zinc et de I'acide sulfurique purs, lavi'el purili.' par un passage Ö I ravers des llae'ons laveins eontenanl, de I'eau, de la poiasse, de l'azolate d'argent, de racide sulfurique, de I'hydrosuldte de soude. On relie le rficipient, cim contient la culture, ö la pompe ou a la trompe el au gazomötre, de lelle fafon qu'il puisse 6tre mis en communication par un jou de robinets soil avec la pompe ou la trompe, soil avec le gazom^tre, La pompe se prole bien h cede manoeuvre i en peul y adapter le recipient a \ ider et le tube d'amende du gaz, et, par un jeu de robinets, vider le rdcipient de lair qu'il contient, le remplir de glaquo;z id le viderde ce gaz, etc.
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MALADIES CONTAGIEÜSES BACTßlUENNES,
Quand on veut faire dos oulturos d'anaörobloa dans de grandes quantitös de bouillon, nfln de pouvoir studier ensuite lours toxlnes, on peut employer im röciplenl analogue :'i ceux de la figure i, soit un (lacon ou un ballon d'un a deux litres, nuinis d'ua bon bouchon en caoutchouc percä do deux trons. Haus un dos Irons on place mi lube en vorro (flg, ^'J), qui s'ent'once peu au dolii du bouchon, el dans I'autre on mel un lulraquo;' oourbö T, qui va jusqu'au fond, ot i|iii so tcrniino oxIorioiiromiMU. par line effllnro IVrmoe a la lampo. Le tube S est garni d'une bourre d'ouate en a, puia on l'ätrangle en ö, et on place nue seconde bourre en a'. Ou remplil le Qaoon de bouillon aus deux tiers el on le sterilise dans i'autoolave pendant un quart d'heure a I Hiquot;; on laisso refroidir, on (lainbe le lube T, on coupe I'efftlure, on la plonge dans le tube ou le ballon lt;|ui conlient la culture ou la seinence, on aspire par 1c lube S, on scelle le tube'I', vi on fait ensuite le vide par le tube Sj on pent no pas scollor de suite le tube T, le mettre en communication avec un gazo-inidreä hydrogöne ou avec un robinet de gaz, de maniöre a faire barbotter le gaz Inerte dans le milieu. Une fois le lube T scdle et le vide fait, on scelle t, la lampe le tube S an nivoau do I'efdiure 6, et on porte a l'6tuve. Quand on vent ensuite prelevcr do la culture, on ouvro d'abord le tube S, I'air enlre on se lillranl. a travrrs la bourre a; on ouvio ensuite le tube'I', e| on chasse la culture en soufflant par letubeS.
On peul d'ailleurs faire le vide, en combinant ounon faction de la pompeou de la trompe el la substitution d'un gaz inerte a l'oxygöne, avec ions les recipients a culture, grands ou [lolits, tels que pipettes, tubes, ballons, de formes diverses (flg.:', A, li; Hg, 1; fig, (i, !!,(;, E, F . Pour Ions cos recipients ot anlros analogues, on proud les dispositions suivantes : on garnit de bouillon sterilise; on s6mc; on scelle I'efdiure, qui a servi a aspirer la seinence; on enfonce le tampon d'ouate du tube par lequel I'aspiration a 6t6 faite, on efflle ledit tube, pour en rendre le soellement plus aisö le vide une fois fait, on
donne a l'eströmitä de ce tube la forme
d'une ti'liiic pour faciliter sun intro­duction dans le tuyau de caoutchouc de la pompe,on place unsecond tam­pon dans celto extremildet onflambe les deux tampons; ensuite la tötine i-l engagöe clans le luyau de caout­chouc do la pompe ou de la trompe, avec laquelle on relie le gazom^tre, ~'il y a lieu ; le recipient de la culture est inmieriii' dans un bain d'eau a 'ML', el on procode a I'liperalion du vide, ooinbiuce ou iiou avec la substi­
tution d'liydrogöne ou de gaz d'6clai-rage, Le vide lormino, ot le recipient. expurgö d'hydrogöne, ou rempli de ce gazou de tout autre, on scelle sur place
le tube rein menl enln c
V\:. 30.
a la pompe, en le I
mdaiit an bee llunscii au uivoau de l'ötrangle-
.es deux tampons ; ensuite on met äTötuve. Pour se servir do ces
ultures, on procode cum mo il a 616 clil ci-dessus, a propos de l'apparei! de la figure -'!). Quand une culture faite dans le vide doit 6tre continuöe ou conser-v6e apros avoir 6t6 ouverte, eile doil ötre de nouveau soumise a l'action de la pompe pour elro video de snn air. Goinme laquo;azomötre, on pout so servir de deux llacons tubules införleure-
eutel communiquanl par un lube do caoutchouc (flg, 30). Ces llacons soul; mies parclesbouchonsdo caoutchouc, munis I'un d'un robinet et ban trod'une
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BACTER1E8 EN GENERAL.
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tubulure; dans I'un on produit lc roz, I'aulre contient Jo I'oau, ;i laquelle on ajoute uno solulion d'hyposulQte de chaux ou de soude, pour absorber les deriiii'res truces d'oxygöne. Ce gazomötre pent 6tre relifi au recipient ii vider OU ii la poinpe.
Les gaz fournis par les bacteries pouvent ensulte ötre retiräs au nioyen gt;le la pompe a n)ercure.
Pour la culture des bactiSrles anadrobies dans la gölalino, on pout employer les lubes on pipelles T, lt,S,l' (flg. 31 , yiiitroilnire la gelatine el niellre mi
tampon, puis slöriliser lo toul; semer I'espfece lt;|u'oii vent cultiver, (Slrangler le tube au-dessus du tampon, le mettre en communication aveo la porape h mercure el faire le vide commc ci-dessus, on mainlenanl le tube dans 1'eau
ii 35deg;; puis f.....Ire en A el sceller ä la llamme du gaz; enlin incliner le tui.e
et le iaisser refroidir. Quand on veut prendre de la semence, on casso le tube
=laquo;j
Kg, 3?.
en e, el on y puise aveo un lil de platine flambd, ou on fond la gelatine ä 35deg; et on so sort de la culture comme d'uno culture en bouillon. Aveo les tubes T, U, S, P (flg. Ill), on pent com hi nor le vide et la substitution d'un gaz inerte; il en esl de m6nie aveo les tubes de la figure 32 notamment aveo le tube II, qni permet d'ailleurs do se passer de la pompe et de faire barbotter simple-menl im courant de gaz inerte, pour chasser I'air, pendanl que la gelatine semee ou a semer est maintenue en fusion,
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TO
MALADIES C0NTAG1EU8ES BAGTERIENNES
Quand on veut mettro les cultures u l'öluvo el avoir un döveloppometnt ]iliis actif, on remplace la palatine par la göloae ou la pomtaede torre, l'üiir faire la oulturo des anaörobies sur pomnios de terre, on peut so servir du tube reprösenlö a la llgure ii:i. Lo tube, ainsi ilis|]ogt;(; el garni d'une Iranche de pomme de terre, esi siii'llisi'' a rautoolave, imis seraö et fermö b sa partie supörieure coinnie on l(! voit sur le tube B; on relie la tubulure laWralo a la pompe a naercure, et on fail lo vide; on peut aiisgt;i faire passer un courant de yaz inerte; ensuite on scelle au deli de son tampon d'ouate.
D'ailleurs on peul se dispenser de faire le vide ; il suftll d'ötirer la partie supirieure du tube, do faire passer im oourant de gaz privö d'oxygöno et de sccllor a la lampr on bas el en baut,
On a lo choix entre divers procödes, pour söparer les unes des autres, los baclrrii's qui so ti'ouvont m6lang.6es dans une parcello de semence, On peul
la diluer dans une certaine
quantity de liquide st6rilis6, de facon qu'on ait la chance qu'un centimölre cube ne contienne qu'un micro-orgauisme, el se servir ensulte de goutles de cetle (lilulion pour faire des en-semencements. I In a vu laquo;pie, par le iiioyi'ii d'un cbauffage a un certain degr(5, ou par l'emploi de solutions anliseptiques, on pmi arriver a isoler corlaines espöees, en l uanl celles qui les aecompagnent. Mais le proeddö
le plus commode el le plus sur d'isolement esl la culture sur iniliriix solides, sur pomino de terre, sur gölose el sur pla-
Fi(f, 33.
ques recouvertes uc
colonies ilillereilles,
g61atine 011 de
el il esl facile
iiiu ; la, chaque espöee donne dos n prölever uik^ semence pure au
moyen du lil de platine. Enlln certaines espdees patbogönes s'isolent aisßmenl par lour inoculation a des animaux; en eilet, quand on inlroduil un melange dVspeccs sous la peau d'un animal, on voil souvenl rune .relies prendre le pas sur les aulre- el les eloulTer pour Se dcvelopper seiile. I.inociilaliou au.v animaux, faite avec des substances contenanl plusieurs espöees baetöriennes, a permis d'obtenir la pullulation et l'isolcment de certains mioro-organismes, qui peuvent se trouver dans le sol, dans les eaux, etc.; ainsi des baetäries de la sepiicoiuie, du charbon, du tötauos, etc., onl 616 obtenues sur des suiets inocnlcs avec de lo terre vtigötale, do la bone, etc. On peul obtenir la septi-cemie el le vibrion sepliipie, en inoculaill a un cnbaye, sous la peau du veutre, uue pincee de lerre do jardin, ou mieux lean de l6vigation de cetto torro pröalablemenl chaufföo 10 minutes a 90M000.
Pour separer les microbesanaörobios an moyen d( s cultures sur les milieux solides, on peul proct'der do I'mie des manures suivanles : Iquot; adapter a un lube a essai, garni de gelatine et seme, un boucllOll de caoutchouc a deux Irons par lesquols passen! deux lubes en verre cbiidös, garnis de colon el eCliles, un d'arrivöo allanl jusqu'au fond el un de sortie se terminanl au-des-sous du bouchon; fairo passer duranl 4 ou S minutes, un couranl d'hydro-g6ne a Iravcrs la irelai.ine lu.iinlcnue liquide; pnis sceller les deux lube- en coniniencanl par le lube do sortie, ensuite etaler, refroidir el solldiflor la t'l'dal ine en ronlanl le lube sous IVau. I'nlin mettre a I'dtUYO a 22quot;, aprös avoir
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BACTEBIES EN GENERAL.
.pai'afliric lo liouclimi; 2quot; on poul gubstituer, an tube ä ossai muni il'iin boulaquo; cIkhi dn caoutcliouo, l'un des tubes de la ngure :i-, pour y faire le vide et oombiner an besoin la vide ol la substitution d'un ^'az Inerte, ou encore ie tube roprösentä a la figure 34, qui perraet de faire barbotter aisdinenl mi f,'az inorte pour ohasser I'air el de sceller ensuite; on 6taie la gelatine eraployöo rn trös faible quantitö; ci, la oulturo döveloppöo, on peul couper le verre paralli'lrnu'iil. a l'axo du Uihi^ de cluupio cüh1 de la gouttiöre do gölatino pour prölever les colonies; 3deg; laquo;m pout enfln placer les boltes de Petri, los fiolos diverses de la (Igure 2(i el los lames garnies do gelatine enseraencäe dans une chambre, qu'on igt;eiii vider et dans laquelle on pent falro barbotter un gaz inerle, soit dans un exsiccateur analogue acolni roprosonle a la ßgure l!ä, dont on Intlo les bonls o'L le bouchon ä la pa-latlino.
d. COLTüßE DE3 HAOTKIUKs HANS L'ORGA-NISMH V1VA.NT. — Im lOII.A THINS IIIVKIISKS.
— L'inoculation aux aniniaux pout 6tre l'aite de diverses fafons. II couviendra toujours, quel quo soit le proeödö mis en pratique, d'observer los rögles sui-vantes : choisir convenablement les su-jcts;los assujettir cm los maintenir de maniöre a faoiiiter foperalioii et a pr6-venir tout danger pour l'opörateur et ses aides; pröparer et dösinfecter los instruments nöcossaires ainsi laquo;uic la
J
Pilaquo;. 34.
Fig. .').quot;..
region on ran doit opörer; ßviter, en la recueiilant et en I'inoculant, (onto, souillure de la muliere employee; adrossor les bactories innculöos an lissu, ii 1'organe,qui oonvienl ä lour absorption et ii lour pullulation; pratiquer l'ino­culation d'apros le proc^dd qui convienl le mioux pour le lissn, I'organe ou la region choisis commo lieu d'ölection.
I.es animanx qu'on emploie, commo milieux do culture, sent les mammi-I'eres, lelsqne les semis, los rats, les cobayos, les lapins, les ebats, lescliions, les pores, les moutons, les cbevres, los bovins, los solipödes, et los oiseanx tols quo les pigeons, les ponies, etc., ini ayant soln de choisir les ospöces aptes h cultiver les bactories qu'ou se propose d'eludier. Nous n'entrerons pas dans le dolail des nioyens et dos modes de contention des animanx, ni dans la des­cription des instruments employes pour pratiquer les inoculations, parce quo tout cola esl, plus aiso a appreiulre et demouro mioux connu, quand on I'a \,u dans les cliniques et los laboratoires. Les instruments (pipettes, seringues, cisoaux, bistouris, lancettes, etc.), les recipients et les liquides doivent tou­jours elre dösinfect^S OU sterilises, afln d'dviter toute souillure par lour iut.ermediairo; il en est de miuiio sonvent de la rögion sur laquelle on doit operer. iin sail comment on sterilise les pipettes on vorrej on oblient de l'eau slerilisoe, on eliaullaul. do l'eau dislilloo ä 100deg; OU a 118deg; dans lauloelavo, mi en llltrant ti travers bougie de l'eau ordinaire ou de l'eau distillöe. Le lil et le papier flltre peuvent 6tro sierilises a rautoclave ou immergfis dans une solution desjidoelanle; les vorres a ivaelil's, les cristallisoirs, les vases a pröci-
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MALADIES C0NTAQIEÜ8ES BACTERIENNES,
pitö, les tnortiors, los ^odois, los ballons ou (lacons, les verres do tnotitre, etc., soul, sti'i'llises par In ohaleur söche, par lo flambage on par la chaleuv humide u L'autoclave. Les instrunientB il^ Chirurgie (bistouris, scalpels, oiseaux, aiguilles, lancettes, etc.), sontslärllis^s par le chaulTage dans I'eau bouillante (in dans la vapeur d'oau ii 100quot;, ou dans une solution dösinfeolante (aoide phänique), ou par le (latnbage rapide I.es seringues dolvent ötre dösinfectöes avant el aprös leur omploi : cellos donl le piston est en cuir peuvent ötre drsiidoctees aveo une solulion d'acide sulfurique au quail, elles soul ensuito rincecs a l'eau stäriiisöe et conservöes pleines de oolte meine eau; relies donl le pision est en moelle de sureau ou en amiante ou en caouchouc soul steri-lisdes par le cbaulfage dans I'eau bouillante ou la vapeur dean a 100deg; ou dans l'autoclave ä Ub0; les aiguilles el möme la sc.'iiiifjno a pision d'amianle peuvenl ötre placäes dans I'alcool absolu.
La rögion sur laquollo doil. ein- faite I'inoculalion doit souvenl 6tre pröparöe (,'l drsiid'eeli'e; il on esl ainsi quand on doit inoonler par trrpanalion, par injection intra-veinouse, par injection sous-cutanöe, etc., etc. On coupe les poils, on denude uno cortaine elendne, on rase möme, el on lave aveo une solulion dösinfeetante (sublimö), ou on oautörise, La raatiöre h inocuier doil elre prölevde on pröparfie avec los pröcaulions propres a permettre d'evilor loute souiliure. Quand il s'agit d'employer une culture liquide, on aspire la ipianlite voulue avec line pipette et on l'övacue dans im recipient slerilis('' ef reconverl (run papier flltre steiilise; si la culture esl sur milieu solide (gölatine, gölose, serum, pomme de terre), on pröldve, avec le (11 de platino on 1'aiguiilo do verre, la quanlilö jugöe nöcessaire, et on la delave dans un recipienl ])r(''ilalileiiieiit garni d'un pen de bouillon ou d'eau störile, apres qnoi on agite aver line baguette do verre slörilisee et on recouvre avec, un papier slerilisr. On penl anssi, pour inienx assurer le melange, inlrodnire le tout dans un petit flacon slerilise el agiler vivement, puis 6vacuer dans un verre a reaclil', nn verre de monlre, un crislallisoir, etc. Quand la maliere a inocuier (,'si ompnmlee a des produits pathologiqucs solides ou liquides, on la recueille corame quand il s'nyii de faire des enscmcncemenls ; les produits liquides soul [ireloves avec dos pipettes, el inocnlcs de möme, ou rvacnes dans un recipient slerilise ; les produits coagulds (sang), grumeleux (pus), concröles (fausses membranes) ou solides fragments d'organes , smii pr61ov6s avec loides les precautions ndcessoires poor 6viter les souillures, puis Irilnres dans un verre nvec dos ciseanx, ensuile addiliomo'S d'eau OU de bouillon, versös dans nn (lacon OU ballon, agiles vivemenl el (litres. La niatieiv a inocuier une fois preparee, l'opöralion penl ötre faite de diverses l'aeons el avec des instruments divers (pipettes, lancettes, scalpels, aiguilles, bistouris, serin­gues, etc.). I,cs inoculations par piqüres ou scarifications superflcielles penvenl elre lailes maladies ernplives) dans des regions diverses; avec 1'aiguille, la lancette,le scalpel, le rasoir ou le bistouri, on fait, sur la region choisie, prealalilement nelloyee, rasce, des piqöres ou dos enlailles, des erallures inlerossanl soulemonl les parlies superflcielles du derme el on v depose la maliere a inocuier. Lea inoculations sous-cutanSes se font ordinal-rement avec la seringue; on peut anssi les faire avec une pipetle do verro ou avec un scalpel. On denude la rögion choisie, on la desinfecte ou on la cau­terise, on fait nn pll in la pean, on enfonce 1'aiguille de la seringue et on ponsso la quanlilö de liiiiiide voulue; 011 penl faire une ledere entaillc avec lo bistouri ou les ciseanx el introduire la niaticre avec une pipette en sonl'-flanl legeremenl, ou avec une petite spatnlo s'il s'agil d'une inal.iero solide (terre); on pent anssi incisor la pean et deposer dans lincision la substance virulente. Los Injections intra-musculaires so fonl avec la seringue el suivant les monies regies generales que les inoculations hypodermiques; on fait
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IIACTKHIKS EN GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 79
pänötrer l'aiguiüe dans les masses musoulairea et on pousso le piston^ Los injections inlra-pleurales et intra*pulinonairea sonl faciles ü pratiquer; on
rase et on ilesiiiCecte oil en cauterise line petite surface de la peau au nivoau d'un des premiers espaces intercoslaux, on enfonce I'aiguille plus ou nioins el on pousso i'lnjeotlon. Pour les injections inlra-pöritonöales, on prend les niemes precautions pröliminairos (raser, d6nuder, ddsintecter ou cautöriser, nne petiie surface en avant Je la rägion des organes gönitaux), et on pique franchement, sans ii-eoup, tie 1'acon a travcrser senlement loute l'öpaisseur de la parol sans inleresser I'intestin; ou [leul aussi falro, eulre le ponce et rindex ile la main gauche, uu pli qui comprenne loute repaisseur ile la paroi abdominale et enfoncer I'aiguille a sa base et en havers, ou dans le sens longitudinal en la faisant passer entro le ponce el I'iiulex ; on devra lonjours s'assurer quc I'aiguille est bien dans le periloine, en ramenant la pointe ä |)lat centre la paroi du venire, el en s'assurant qu'elle n'esl jias duns I'epais-seur ile la paroi mais qu'elle est lilire dans la cavile ; puis on ajuste le corps de pompe sui1 I'aiguille et on pousse la quantity de liquide voulue. I,'in­jection inlra-periloneale |)eiit etre I'acilitee, quand on einploie line aiguille courbe, oreuse seuleraent jusqu'au milieu do Tare qu'elle forraeet prösentant un trou ii ce niveau; le pli fail ä la paroi abdominale est traverse de part en part avec celte aiguille, puis on abandonne le pli el le iron de I'aiguille se Irouvo dans la cavile periloneale. On pout encore se servir, pour travcrser la paroi periloneale, d'un petit Irocarl inclus clans uno aiguille mousse; on retire le Irocarl, quand la ponclion osl faite, on ailapto le corps de pompe sur I'aiguille el on pousse. On peut enfln pratiquer I'injection inlni-perilo-neale avec uue pipette en verre; on fait, avec des cisoaux on un bistouri llamlies, nne petite incision t leavers la peau rasee el desinleclee on caule-risee; puis on enfonce la pipette a travels le reslanl ile la paroi, en execntunl nn niouvement de vrille, et on souffle pour cliassor la nuiliere inoculee dans le periloine, upres quoi on cauterise ou on desinl'ecte la plaie. l-es injections inlra-lraclieales comporlent los inenies precautions preliuiinaircs (raser, desinl'ectcr on cauleriser, puis iuciser la peau), la mise ä döcouverl de la trachce, la ponclion avec un Irocarl inclns dans line aiguille mousse, etc., etc. Elles peuvent d'ailleurs 6tre realisees avec la seringuo, qu'on adapte sur raiguiIle,OU avec un pulveiisatour, on avec un eutoiinoir, relies avec I'aiyiiille an iniiyen d'un tube en caoutchouc. Les injections intra-oculalres se font dans la chambre anterienro de l'ieil au inoyen de la seringue : on laisse lomber quelques gouttes d'une solution de chlorhydrate dc cocaine entre les paupieres pnur iiisensiliiliser I'n'il, on attend quelques instants, el, quand rinsensiliilisalion osl complete, on enfonce I'aiguille perpendiculairemenl a Taxe de l'ieil, entre la cornec, ct la sclerolique, en maiiitenanl le globe ocnlaire (Ixe an moyen du pouce et de l'index de la main gauche. Pour pratiquer I'injection sous la dure-mere, on incise la peau dn crane prealablenient rasee et desinleclee; on enleve par la tiepanalion line rondelle d'ns; et, Iraversant la dure-mere avec uue aiguille courbee, on pousso I'injection dans la cavile aracbnoulienne ; on lave la plaie, on desinl'ecle el on fait un point ile suture. Gelte operation sera d'ailleurs decnte plus complolenient a propos de la rage. Le manuol des injections intra-veineuses cbcz les grands animaux sera pareillemonl delaillec ii jiropos do cerlaines maladies (cbarbon svmploma-tiqne, etc); toutefois, comme ils'a^il dun mode d'inoculalion rreqnenimeat employe, il est lion d'en faire counallrc des a presmt les principales parlicu-larites, au nioins en ce qui concerne les pelils animaux. Cbez les grands animaux (solipedes, bovins, pctils ruminants), el iiour les cobayes on choisil la jugulaire ; pour le lapin 11110 veine tie I'oreille; pour le einen la sapbene; pour la poulo el le pigeon la veine axillaire. La inatiere employeo pour les
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MA.LADIES C0NTAG1EÜSES BAOTßlllENNES,
injections iiitni-vi'iiunises doit Ätra bien ßllröe, si nn hq vout p;is provoquor um' embolie nlortelle; st il oonvient do chasserTair qui a pu roster dans la seringue, On pout ooupar les |ioiis ou arraoher los plumes sur une partie du trajot ilo la voina ohoisie el laver aveo une solution däsinfootante; dans certains caa, laquo;m pout so contenter de la dösinfeclion; on fait coniprimer en aval ilu point choisi pour IMnoculation, on pique la velne avec raiguillo däjä ommandioo surle corps do la soringue, en lu dii'igoanl prosque parailöleraent au plan iluus lequel so trouve le vaisseau ; on pousse doucement le piston, en tenanl raiguille en bonne position aveo la main gauche; si raiguille n'est pas dans la veino, il so forme de raidöme,et il y a lieu de recommonoer l'opöra-tion sur une autre veine; I'injection faite, on pout caut6riser avec le fll de plalino le poinl od le vaisseau a oiö piqu^. Chez le chien ol chez los grands aniniaux, la veine choisio doit ordinairement ötre mise a dScouvert par une incision faite ft travers la peau rasöe el dßsinfectöe; I'injection est faite sni-vant les mämes rögles, In plaie est ensuite dösinfeotdo, et on fait une suture, ou on so contonte d'une lögöre cauterisation, Quand on doil Injeoter une grande quantild de liquide, on pout le mettre dans un rdcipienl analogue ä ceux pivcodoniment döerits pour la sterilisation et la distribution lies bouil­lons, mettre la veine en communication avec le lube qui please dans le fond du rocipienl, et, avec une porame Uichardson, insuffler de l'air par le tube qui so termine au bouclion, afln do cliassct' le liquide dans la veine, comme dans un ballon doslino u la culture,
I.es injections intra-veineuses de liquide quelconque pouvant ddterminer, dans le coeur et dans les gros vaisseaux, des eaillots qui vicienl le r^sultat iles experiences, on pent ajouior an liquide Injeclö un sei anticoagulant (sulfate do soinlr, chlorure de sodium, etc.),
(tu pnii faire ingerer des substances virulentes, on los Inoculer dans les voies digestives, ou los faire peueirer dans les voies rospiratoires par inhala­tion, etc. La inatiero virulente pent elre nndangee au\ aliments; on pent arrosor lelt; aliments solides aver des cultures OU los mölailger avec les bois-sons; on pent incorporer los microbe- dans un milieu solide quelconque (ponime de lerre, carotte, boulettes de pain ou de viande, etc.), qu'on fail avaler a l'animal en experience. On peut injocter directemcnl la maticre b Inoculer dans l'estomao au moyen d'une sende, qui, uno fois introduite, est mise en communication avec la seringue qui serf ft pousser I'injection, On pent enlin faire inhaler des poussieres seches ou mises on suspension
dan- un liquide qu'on pu Iveri-e,
Los souris sont nrdinaiiement inoculöes par Injection sous-cutanäe ou par injection intra-p(Sriton6ale, qu'on pent räaliser rune gI l'autre au moyen d une aiguille mousse garnio d'un raince trocart, qui esl retirö pour per-mettio d'adapler Ig corps de in seringue, une fois la peau ou la paroi abdo­minale iranspercee. Los cobayes peuvent ötre inocul6s par scarification,par injection sous-cutanee, par injection intra-pleurate et intra-pulmonaire, par injection intra-musculaire, par injection intra-periionealo, par injection intra-veineuse dans la jugulaire apr6s incision ile la poau, par Ingestion, par inhalation. I.es lapins se prötenl aus m6mea proc6d6s d'inoculation ainsi qua 1 injection intra-aracbnoldicnne, ft I'injection intra-oculaire, et ii I'ino-culalion intra-traoheale. Los pigeons el les poules peuvent ötre inoculös par injection dans le muscle pectoral, par injection intra-pi5riton6ale el par injection intra-vascnlaire dan- la veine axillaire qu'on fail apparaltre en soulevanl I'aile, el qu'on pique apres avoir arrachd les plumes duveteuses qui la raasquent el apres avoii desinfectö la place. Les chien- peuvent ötre inoculös par scarillcation sur le front (morvo), par injection intra-veineuse, par Injection intra-pulmonaire, par injection intra-pöritonuale, par injection
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BACTERIES EN i.KNKUAl..
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intra-oranlenne, elo, Les petits ruminants, les grands ruminants, les soli-p6des, se prötent a la plupart des prooädös d'inooulation.
Les sujols iiioculos doivont dtre places ilans des locaux ou dans des cages nettoycs, d^sinl'ectös aveo soin; ils doivent 6tre pruservrs de tonic conta­mination acoidentellei ils doivent ötre soignös et surveillös attentivement,
Pendant le cours de cerlaines maladies inoculSes, comme durant le cours de certaines airections contraotöes spontanäment, il esl parfois utile d'exa-minerle sauf;, le produit d'una plaie, d'un abcös, d'un ganglion.
Pourse procurer du sang, on ohoisit uue region, a I'oreille par example, du rase et on däsinfecle 6 la solution de sublimö, ou on oaut6rise;puis avec une lanoette ou un bislouri Ilamb6, on fait une piqütro ou une entaille et on recueille le'sang avec une pipette störilisiSe, pour ensuito I'examinerou I'en-semencer; on pent encore se servir d'une seringue störllisäe, piqaer une voine et aspirer doucement. Le produit des plaies esl recueilli aveo une spatule en come on en mötal, etc. Gelui des abcös est obtenu en aspirant avec uric pipette stc'irilisce, qu'on enfonce a travels la pean pröalablement ncUoyec, rasee et dösinfeetöe on cautdrisöe. On peut, qunnd il s'agit d'un ^aiij;lioii suporflciel, l'extirper, et ensuite en extraire le produit, suivant les regies indiquees ci-apres ii proposer des autopsies. I.c lait ct ['urine s'ob-liennent comme il a ötö imiique precedemment.
L'autopsie des animaux inoculös, comme celle des animaux attaints do maladies infectieuses contraclöes sponlan6ment, doit ätre falte avec des pre-eantions parlicnlicies, qui seront indiqudesplus loin. Mais, do ä present il oonvienl d'en indiquer cerUiincs, ecllcs au uioins ipii ponnellenl, d'obtenir des produits purs, en vue de l'examen baotörlologique, des inoculations et des cultures. On a quelquefois intdröt ä mettre a mort les animaux, soit quo I'attenle ait assez dur6, soit qu'on veuille proflterd'un moment propice pour faire Pautopsie dans les meilleures conditions. Les grands animaux (soli-pedes, bovins, ovins, caprins) sonl göniiralement lues par efTusion do sang ou par assommement, ou par Enervation [section de la moelle); les autres (chiens, chats, lapins, cobayes, ponies, pigeons] peuvent elre I ues par aspliyxie par empoiaonnement, par assommement, par piqüre ilu bulbe, par decol­lation, etc.
L'autopsie des animaux, lids que chien, mouton, chövre, boeut', oheval, se fait sur une table, le cadavre 6tant place dans la position la plus conve-nable. Les cadavres des polils animaux (lapins, colviyes, oiseaux) sonl. atta­ches sue une planchette de bois on mieux sur un plateau en zinc a, rebords de l'aeoii a presenter le venire et le thorax en I'air. On coupe les polls on on arracbe les pinnies sur la ligne mediane, oti doit 6tre faite I'incision, el on passe une eponge imbiböe d'eau bouillie. On u'emploie que des instruments propres, el on netouche riendu cadavre avec les doigts, On ouvre les cavites abdominale et thoracique, apres avoir dissdque la pean, et on met les diffe-rents viscercs a dccouvi'it ; pour les cobayes et les lapins on incise la paroi ahdoininale, sin- la ligne iiicdianc, pnis on coupe le diaphragmo et les parois thoraciques, do facon a les rabattre en hautou de cdtö; poor les oiseaux, apri's avoir disseque la pean, on fait une incision a la paroi abdominale et on detaclie le plastron thoracique, en sectionnant la cage ossouse de chaque cdt6.
Quand ou vent rccueillir des produits anssi purs que possible ; il faut pra-tiquer l'autopsie aussitöl aprös la mort ou avoir soin d'öventrer les cada­vres; il faul slcriliser la surface de l'organe auquel on doit empruuter le produit, en la caulerisanl suporlicielleineiit avec un tube de verre on une lame de plaline ; il faut, Iraversanl la surface cauterisec, avec une pipette ou une seringue slerilisee, aspirer des profondenrs de l'organe le produit a
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S2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTAG1EÜ8ES liACTKIUKNNKS.
lquot;ct;it do puretö; il faul enfln oonserver purle produitreoueillii en soellantla
piiniitc. ou I'oinployoi' directement aveo la pipette ou h\ serin^ue pour fairlaquo; ties ensemencements, des inoculations, dos preparations.
Pour recueillir du sang dans le coeur, on incise le pdricarde, on cauterise Bur lun des ventricules une petite surface, on introduit la pipette, on aspire, on retire et on scelle ou on utilise immödiatemeut le produit obtenu; on procede de mriiie pour recueillir tie l'urine, de la bilo, du |mis dans un alices, dans mi ganglion ramolli, du liquide exsudö dans nneeavite soreuse, dans le tissu conjonctif, etc. D'aiileurs les exsudats de la pleurösie, de la penioiiiie, qui ne soraienl reconnus qu'ä l'ouverture (!lt;#9632; la cavitö, pourront etre recueillis purs avoc In pipette llamhee, qu'ou plongera profondönaent de t'acoii ;irviier do recueillir les couches supörieures qui ont pu recevoir des gerrnes aöriens, Pour obtenir des produits purs avec les visceres (rate, foie, reins, ganglions, moelle des os, bulbe, centres nervous, glandes, etc.), on pent encore employer la pipette, dötacher ou mettre l'organe ä döcouvert, oaut6riser une polite surface, plonger la pipette ilamböe, aspirer, retirer, sceller ou utiliser de suite, Les produits liquides el les pulpes, recueillis conniie il vient d'etre dit, peuvent elre conserves plus ou inuins longtemps dans les pipettes, pour 6tre expßdiös, examines ou utilises plus lard. On peal. ausgt;i bien oonserver el expedier des organes (ganglions), ou fragments d'organes, en les enlourant d'un papier trerapö dans une solution de sublime. OU eu les plaeanl dans la idvceiiue neutre.
8deg; fitudo micrographiqucdcsbactörics. — Procödes decoloration. — I.'elude tnicroscopique des bacteries exige I'emploi d'un bon microscope, muni d'un condenseur Abbe el d'objectifs divers, les uns ä grossissement faible, d'au-Ires ä grossissement t'ort a see, et un a immersion bomog^no. Une loupe
monlee est ntile pour e I il di el la^peel des colonies lUlissautes ; un lion mi­crotome est indispensable pour faire des coupes assez minces des Ussus a liaclerics. II taut 6galement un raicromötre oculaire el un micromötre ob-jectif, pour evaluer les dimensions des microbes, ahiM qu'une ehambre clairc pom1 pouvoir les dessiner avec exactitude. 11 laut aussi les clivers ins­truments usites en micrographie, tels que, aiguilles en acier, en platine ou en verre, spatules, ciseaux, pinces, godels, verres do montre, oristailisoirs, llacons, dessiccaleurs, lames, lamelles, pipettes, etc. II laut enfln des vamp;dc-lil's divers, donl I'emploi est de la plus grnnde ulilite.
Pour se servir de Tobjectir a immersion horaogöne, on depose une goutto d'huile de cedre au (•(#9632;litre de la lauielle qui recouvre la pi('paration et on abaisse doucement I'objectif. II laut, chaque fois qu'on s'en est servi,essuyer 1'objcctif avec un lin^'e tiegt; liu et le laver avec une goutte de benzol. Le condensateur Abbo no doil 6tre employe que pour les preparations coloröes; el il convieut, lorsqu'on l'emploie, do se servir du miroir plan. Un dia-
phragme-iris est parfois trfes utiie; il pemnet de rötrdcir ou d'aug.....nter le
1'aisceau lumineux envoyö par le miroir; il esl ulile avec, des preparations peu eu point color6os; il faul retn'cir d'autanl plus In is que la preparation esl moins coloree.
I.'exanien des baclöries pent elre fait smus I'emploi do rfiactifs; el e'est meine on mode d'examen qui parfois ne doil pas elre neglige,car il permet,
mienx que tout niilre, d'eliserver leur forme, leurs dimensions el, leurs moil • veiueuls. Suit, im liquide [bouillon de culture, s6rosite, pus, sang, infusion pulrelie(;,etc.), dans Icquel on doil reclierrlier des liaclei ies ; s'il est, assez lluide, on se contento d'en prölever une gouttelette avec un Ml de platine, ou une, baguette tie verre, ou une pipette, ou la pointe dun instrument quel-conque pr6alablement Ilamb6, et de la placer entre une lame et une lauielle sterilisers. S'il est ires riche en bacteries, s'il est epais, visqueux, poisseux
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ÜACTER1ES EN GßNfiRAL.
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(sang, pus, jetage, mucosltös, etc.), si on s'adresse h une culture sur milieu solide, si (ju prend des fragments de fausse membrane, du sue ou des de-liiis de lösion, ilc^ la pulpo d'organe, on en prölöve, avec run des instru­ments pnkites, une trös petite pairelle, qu'ou dölaye dans im liquide [eau, bouillon, serosile) neutre, ddpourvu de germes, avant de monier la prepara­tion comme il vient d'ötre dit, Kusuile on examine au microscope, Mais, quand on veut suivre le döveloppement des bactörios, mieux vaut reoourir aux cultures dans la chambra humide sur la platlne ohauffante. Pour faire la dilution dont il vient d'ötre question on pent so servir soil, d'eau, de söro-sit(5, de bouillon ou d'lnfusion, soil, d'une solution aqueuse ä I pour 2 d'aoö-tate de potasse ties pur, qui a seiilcineui pouroffel d'arröter les mouvements des bactöries sans modifier leur forme, Les preparations, faites, ainsi qu'on vient de le voir, peuvent d'ailleurs ötre additionnöes d'une goultolette de solution aqueuse (saus alcoolj fälble de fuchsine, de violet de nn'-thyle, de violet de gentiane, de violet dahlia ou de solution aqueuse assez forte de vert de inellivle; les liaeleries viveut pendant des lirures dans CO milieu, elles conservent leurs mouvements quolque temps, et deviennent plus alsö-ruenl visibles en fixanl la matiöre colorante. Pour deceler la prösence de microbes dans des prodllits Oll des tissus conserves dans l'alooo] ou desse-clies, tels qua du sang charbonneux, des fragments d'organes morveux, tuber-culeux, charhouneux, elc., on peul.en vue d'un examen exliMiipoiain', em­ployer l'aoide formlque pur. On mel une trös petite paixelle du tissu sur une lame, on laisse övaporer l'alcooljOn ajoute une goutte d'acide formiquo, on recouvre avec la iam'elle et on examine; les elements des tissus sont pdlis au point de devenir invisibles, et les bacteriess'nperijoivent ires nette-mont.
II est sou vent ulile ou meilK! imlispensalile, pour di'i.....vrir la presouce des
microbes dans les produitset les tissus, de recourirö remploi d'agents colo­rants, qui les teignent de faeon a les rendre plus visibles. II en est ainsi notamraent, quand leur transparence Irs rend difficiles ä distinguer, quand ds sont rares dans la preparation, quand ils sont Indus dans les cellules ou melanges avec idles.
Pour obtenir la coloration des microbes, on emploie diverses substances e( notamment les suivanles parml les principales :
lquot; I.es solutions a haso d'iode, i'eau iodre, le seiinu iode, la teintured'iode dilufie, une solution iodo-iodmve, line soluliou de eliloinii' de zim; iodöo, qui peuvent ötre utilises, a cause de la teinto jaune qu'olles impriment aux microlies on general, et de la teinte Men violet qu'elles döveloppent sur eoux qui contiennenl de la matiere anivlacee, etc.;
2quot; Les solutions de carmin on de picro-carmin, et cellos d'hematoxyline, d'eosiue, qu'on emploie surtout pour teindre les elements des tissus, quand on donne aux preparations une double coloration;
3deg; Les matieres colorantes acides derivees do la houille, lelles que safra-niuc, lluore'sceine, ensine, tropeoline, purpurine, acide picrique, etc., qui colorent uniformenient, toutes les parties des cellules, el qui soul jnenerale-nient delaissees pour coder la place aux suivanles ;
4deg; Les couleurs basiques derivees de r.nnline, telles que fuchsine, kristal-violet, violet dahlia, violets de raöthyle, violet de gentiane, bleu de möthy-lene, brun de Bismarck, vesuvine, vert do methyle, etc., qui colorent sur­tout los noyaux des cellules, el qui mordent ires bicn sur les bacteries, li lol point qu'elles sont teintes ties rapidement, el (prune fois teintes elles so
döcolorent moins facile.....nt que les autres elements,
Co sold, h^s couleurs de cello derniere calegorie qu'il laut employer a pen pros exclusivoment,et surtout la fuchsine, le violet de gentiane, le violet de
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MALADIES C0NTAGIEÜ8ES DAGTER1ENNES.
raölhyle ol Ib bleu de möthyl^ne.On prfiparo des solutions aloooliques et des solutions liydro-alcooliques! les solutions aqueuses sent bonnes aussi; raais, comme olles gt;oiii susceplibles tit1 a'altfiroi', paroe qu'ellos ne s'opposent |kigt; sufflsammenl au döveloppemenl des baotöries, on aura soln de les pi'öparer ohaque I'ois qu'on voudra s'en servir, Les solutions alcoollques s'obllennent en satiiraal, iluns mi Ihu'oii lioucliö ;i rrMucii, di' I'alcool iilisnlu on u 90o-9bo aveo la matlöro coloranto; elles se consei'venl bien et peuvenl servir Ä tout instant h pröparer los solutions hydro-alooollques simples, qui sonl (Tun usage courant, el les solutions complexes usitöes pour la preparation de oer-liiin^ microbes, Les solutions liydro-alcooliques s'obllennent en ajoutanl k de l'eau distlll6a et st6rllisöe quelques gouttos de solution alcoollque, que j'on pulse avec uno pipette bien propre; il sufflt de donneramp;l'oau la teiute rouge, tui vlolel ou bleu, loul en ue la fon^anl pas trop. Ces solutions liydro-alcooliques soul |nr|iaives extcmporanöment chaque fois qu'on a besom d'en faire usage.
Les diverses fuchslnes, qui sont faclleraent solubles dans l'eau el dans I'alcool, donnent des colorations trös vives et trös durables; elles se recom-mandent d'une fa^on spöciale. II en est de m6me du violet de gontiane et du viülel de möthylo SB, qu'on emplole couramment, el qu'on conserve en solution alcoollque, donl on se serl pourfalre les solutions liydro-alcooliques an fur et a mesure des besoins.
Le vert de m6tliyle, ii1quot; donno ties colorations moins stables, le bleu de mrilivKnu', qui colore d'une fagon iiuiiiis intense et moins sore, el la vdsu-vlne, qui rösiste a la döcoloration par la glycerine, sonl d'un emploi moins livqiuMii el moins recommandable.
Le plus ordinairement, e'est 5 frold qu'on fail agirles solutions colorantes sur \m lames, los lamelles ou les coupes; toutol'ois, en chauffaut le bain coloranl a 50deg;, ou en i'approchanl quelques instants d'une flamme, de fagon ii attelndre approximativemenl ce degrö, on obtient line coloration plus prompte, plus complete el plus stable, ce qui est a rechercberquand il s'agit de baetöries qui se colorenl difflcilement, ou qui doivent resisler ö ractinn de däcoloranls employes pour döcoloror Irs autres elements. Toutefois, il y a des espöees (et il en est ainsi pour les spores dont l'imperraöabilitö de la membrane doll fitre surmonttSe par la chaleur, les acldes ou lesalcalis] sur losquelles n'arrivenl gu6re a raordre les solutions aqueuses, donl I'action doit alms (Hie facilitöe ou rendue possible par l'einploi de certains reactifs, tels que les alcalls, qui dlminuenl lu rösislance de la membrane, liocb, t qui est due cetle innovation licureuse, s'en servit pour la cl6couverte du bacille ,1,. I, tuberculose, Aujourd'hui on emploie de pr^föreuce l'eau anillnöe d'Ehrlich comme mordant, Bliese pr6pare de la facon sulvante : verser dans im ilaetin de l'eau distlllee, el ajouter de l'hulle d'anillne pure el incolore en quantltö süffisante, pour qu'il yen ail en excös apres la saturation de l'eau; aglter fortemont, puls laisser döposer et lillier sur papler lunuccle a l'eau dislillee; c'estcette eau Qltröe qui est eraployöe pour faire la solution liydro-alcoolique, D'autres mordants peuvenl eire employes (potasse, carbonate d'ammoniaque, acldes, tannln, chaleur).
Les solutions complexes, recomraandöes, sont trös uombreuses; on peut, parmi les plus utiles, retenlr les suivantes i A) Solution d'Ehrlich; — s'obtient eu m6laugeanl 9 c.c, d'eau d'aniline, l c.c, d'alcool absolu et l c.c, desolution alcoollque saturöe de fuchsine ou de rublno ou de violet de gentlaneoude krlstalviolel; B Solution de Luffoi; s'obtienl en ra61angeant 300 c.c, d'oau dislillee, 2 grammes d'iodure de potassium el I gramme d'lode; C) Solution de Lcefßev; s'obtient en melangeant 30 c,c. de solution potassique au 1/10000et 3 c.c. desolution alcoollque de bleu de imdiivlene; // Solution de
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BA.CTERIES F.\ GKNKIIM.
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'/A'hl; — s'obtient en m61angeant 100 o.e. d'eau phöniquöü h 8 100, 10 c.o. • I alcool absolu et I gramme de fuohsine ou de rubine ; B) Sohtlion de Kühnlaquo;', — s'obtient en mölangeant 100 ou Boulemonl SO c.o, de solution phdniquiSe n.'i'ioo, lOo.o. d'alcool absolu et I ou a grammes de bleu de raöthylöne;
FjSoluHonde Weigert]..... s'obtient on mölangeant 68 c.o. de solution alcoo-
liquesuturöede vioiel de mölhyleCB, ll o.o. d'alcool absolu et 3 c.o. d'huile d'anilme; G) Solution de Lubimoff; — s'obtient en faisant dissoudre 8 gram­mes (l'üoide boriquedans 200 o.o, d'eau distill6e additionnöe do ISO c.o. d'al­cool absolu et en ajoutant .'I grammes de fuohsine rubine.
Cos diverses solutions, a l'exception de (•.#9632;lies do Ziehl, Kulm.:, Weigert et Lubiraoir, doivent n'ötre pröparöes quau moment d'ötre employöes; dies doivent 6tre Qltrdes avant d'dlre misos en contacl avec In mati6rea oolorer. La solution do Lubimoff, indiquöe principalement en vue de la coloration du bacille de la tuberculose, so conserve bien et esl toujours bonne; olio pent stre omployoo sans Qltration : on pent s'en servir pour oolorer toutes sortes do microbes, soitqu'on i'emploie pure, seit qu'on pröpare avec eile dos solu­tions bydro-alcooliques.
On emploie aussi dos cannins, des essences el dos baumes, etc. On obtient un carmin boratö, en ajoutant, A 100 c.o, d'eau distillöo, v grammes de borax et 4 grammes de carmin numöro 40, puis 100 c.o, d'alcool h 70raquo;, aprös avoir chaullö deux Ibis jusqu'ii ölmlliiion ; on laisso reposer et on lillro au bout de cinq jours. Le picro-oarmin de Ortb s'obtient en tnölangeant del'eau saüiröo do carbonate do lithine et de i'eau saturöe d'acide picrique et de carmin. Colin de Ranvior s'obtient en saturant une solution saturöe d'acide picrique avec inio solution de carmin dansl'ammoniaque. Les essences, surtout oelles do codro, do bergamote, de girofle, servent pour öclaircir los pröparations. bos baumes, surtout le bäume du Canada dlssous dans le xylol, servent pour monter les pröparations color^es.
Les cultures provenant de milieux liquides, cellos provenant de milieux solides, les liquides et los pulpes organiques peuvent ötre examinös, ainsi quou I'a vn, a IVioi, frais, sans addition de solution coloranle ou avec addi­tion do solution colorante, Mais I'examen a l'ötat sec est important; et les pröparationsnepeuvenl enlrer en collection et ötre conservöes qu'autant qu'on les a ooloröes a I'elal sec ol, monteos dans le bainiie. I.a coloration so fait snr
des lames on des la.....lies garnies do culture, de liquide on do pulpe orga-
nique, ou surdes coupes faites dans los organes et los lösions aprösdurcis-semenl.
Avant do faire agir les röactifs colorants, on (Ixe les baotdries dans leur forme par la ilcssiccaiion, par le chauffage, on par l'emploi do röaetifs (Ixateurs, tels que l'alcool, l'acide osmique, l'acidechromiqueetleschromates. Quand on vent faire des preparations ooloröes, avec des cultures dans les milieux liquides, avec les infusions on los bouillons puiivfies, avec le sang, le pus, los sörosites, les mueositös, avec la pulpe d'organe, avec dos cultures sur milieux solides, etc., on depose, avec los pröcaulions döjö imliqnees, sur nno luine ou uno lamelle trÄs propre, une gouttelette du liquide qui conlient los bacterios, OU line gouttelette de la dilution, faite COHime on I'a vu tout a llieure, lorsqu'il s'agit de liquides trop äpais ou de parcelles de tissu, d'organe, etc. On ötale, au moyen d'une baguette de verre, d'un lil de pla-l'uquot;^ ,quot;1 de la lame d'un scalpel flambös. Indite gouttelette en strles ou en conebo tns niince. On dessöche sur une plaque mötalliquechaufKeamp; W-bO0 (flg. 36), on dans l'i'iuvo s.''clngt;, ou dans un dessiccateur h aoido sulfurique ou äohloi'ure de calcium, en ayanl soin de pröserver d'une fa^on quelconque, des poussiöres da l'air, la surface' onduite de la substance ö bacterios; on pent ögaleraent laisser la dessiccation s'opörer a la tempöratura ordinaire
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MALADIES CONTAGIEUSES DACTERIENNES,
dans um' botte ou une arraoire, dans laquelle n'arrivenl pas Irs poussldres aöriennes; on peul enün l'obtenlr de ti'importe quelle fagon, soil par exemple en placani les lames an volsinage d'une flamme, soil en soufflant de Pair pur avecune poire encaoulchouo; et les preparations ainsi faitespeu-venl ensulte se conserver longteraps, en sorte qu'on pent les oolorer ellea monier quand on veut.
A.van! desoumeltre les lames ou lumelles a faction d'un bain colorant, il Importe de fixer la mince pelllicule, qui reste aprds la dessiccalion, au moyen d'un chauffage rapide, qui la fait adMrer plus Intlmement, qul coagule les matieres albiimiuoides, el qui faoilite la coloration laquo;les baclöries, On arrive a cetielin en chauffant, comme Koch la pröconis^.lespröparationsä 120M300; el il swim pom- cela de passer trois fois la lame ou la lamelle dans la Damme bleue d'un bee Bunsen ou d'une lampe a aloool, en ayant soiu d'ex6cuter les trols passages sans interruption mais lenlemcnt, el en tournant en haut la
A
l'k'. 3G
face qui porte la substance, Au lieu de res passages a la flamme, qui flxent sufflsamment la preparation, et qui permettent d'opärer sans lenteur, on pent olmuffer les lames ou lamelles cinq minutes ft l'ötuve söche röglöe a I200-I300, ou dix a quinze minutes sue une plaque mötallique porl6e a Hiraquo;quot;. Les bactdries traitees de la sorte sont an pen modiQöes dans leur forme et leurs dimensions ; elles sont un pen rdtructees el raccourcies; mais elles se teignonl bleu, si ou est reste dans les limites voulues; et les spores nun
sen leinen I lesislenl hi en, mais elles si' hii-se'iit eusuile inieiix colorer. I.eslamos
el lamelles pounaient, une fois dessechöes, 6tre traitöes, non par lachaleur, mais par une immersion d'un ou deux jours dans I'alcool absolu. Lo chauf­fage no peul pas ötre employe quand il s'agil des preparations faites aveo des lissus, ear il les iilt6rerait trop. On a alms recours a l'emploi des agents
lixaleurs el durcissants.
Les lames el lamelles prepaiees, et la mallere HxOe par le chauffage, mi
proeöde igt; leur coloration. Les lames sonl deposöes sur la table ou sur une bolte vide, lo face enduite en haut, el on laisse tomber quelques goutles de solulinii enlonmle lilliei' sur la malieie a rolmer; on peul, encore placet la lame dans une bolte en vorre ou en porcelaine, munie de rainures pour les maintenir sur champ el espacees, el verser la solution colorante flltröe dans la boile ; on pent enfln immerger les lames dans le bain coloranl contenu dans un recipienl forme crislallisoir ii herds hauls, en les y mainlenant au moyen d'un norte-lames Uorel). Les lamelles. comme les lames, peuvent
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BACTfiBIES EN (iKNKIt.U..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; S7
hire imsecs ;i plat sur la table öu sur une |)ftiit(s bolte la face enduite en haul, et on met, aveo un comple-gouttes, un pen (ligt; solution colorante lillröe sur la pröparallon. Mais, ordinairement, los lamelles sent renversöos et ddposäes la face enduite en dessous sur lo bain colorant pröalablement (lltrö raquo;laus un verro de roontre, un ^oilcl ou un petit cristalllsoir. On laisse la coloration se produire, et, quand on la juge sufflsante, prenant la lamelle aveo une pince, la lame avec les doigts ou aver unlaquo; pince, on lave a l'eau dlstilläe au moyen de la pisseUe ou dans un oristallisoir pour enlever l'oxces de couleur. Ce lavage iicut atissi so faire a l'eau ordinaire et (Hre termini a l'eau disiillöe. On essuie, aveoun llngefln, la face non enduite de la lame ou de la lamelle; on pent monier de suite en renversant la lamelle sur une lame ou en recou-vrant la lame d'une lamelle et examiner. I,es preparations ainsi montees dans 1'eau ne pouvuut elrc cousei'veos, on procedcra aiili'emenl, quand on voudra en avoir de durables, lt;'n dessi!chera lames on lamelles ä Pair libro, ä Tetuve on sur la platino chauffante ; puls on pourra de suite les monlci', ou bien les eelaircir prealablemeul, en versanl. sin' la preparation un pen d'essence de cödre, on de bergamote ou de girofle ; an bout do quolques minutes, on enlöve l'essence avec un papier trös fln ou avec lo xylol, et on monte enfln dans le baume dissoiis au xj'lol. lt;in met une petite goutte de hauine an i'enire de la lamelle et on la renverse sur la lame, en övilant d'emprisonner diis bulles d'air. Les preparations ainsi faites so conservent un temps pdns ou moins lon-i; mals au beul de six tuoIs, un an, deux ans, idles se decolorenl. le xylol dissolvant la matieic colorante. Teile est la technique qui convient pour la coloration de la pluparl des microbes lixes sur lames ou lamelles, avec des varianl.es dans la duree d'action du bain colorant, suivant les malieres employees, et suivant les especes miiTobiennes. Les solutions rouges (fuchsine, rubine) et les solutions violettes (violet de gentiane, kristalviolet, violet, de methylo) colorent rapidement et d'une I'acon intense, tout en grossissant les elemenls: aussi convient-il de les employer ires faibles (solutions hydro-alcooliques) et de les lalsseragir ]ieu do temps, 2, 3, K, ligt; mi miles, suivant qu'elles son t plus ou moins faibles. Les solutions bleues colorent plus le^ereinent, el il convient de les laisser agir plus long-temps, un quart d'heure, line de mi-benie. Certains microbes, celui de la luber-culose iiotamment, ne se colorent pas d'apr6s la technique gönörale, mais bien par des prociulcs speciaiix, qui seront indiipics dans feinde do cliaeun d'eux el do la maladie qu'il determine. Toutefois, a litre de renseignements, quelques-uns de ces proeödös specinnx, seront indiquos ci-aprös.
On pent laisser se produire, sans inconvdnienl serieux dans bien des cas, une lögöre surcoloration, car il esl also d'enlever l'exces de couleur au moyen d'agents decolorants; et d'ailleurs il convient souvent de proc6der soil a une certaine decoloration pure el simple, suit, a une decoloration d'abord el ensuite amp; une deuxiöme coloration, pour rondre les preparations plus claires et plus demonstratives,
Certains reactils avides de cmileiir, lels que 1'alcool, les s(diiliigt;lis iodees,
les acides et les alcalis, renl6venl plus ou moins compietemenl aux prepa­rations colorees d'apres les precedes sus-iiidiipirs : ipielques bacleries, tellcs quo celles do la tuberoulose el do la löpre, ri'sisteni d'une lacon extraordi­naire ii ceite decoloration; et beaucoup d'autrcs se decolorent moins vile que les 616ments des tissus, ce qui permol, en s'arrötant a temps, d'en oblenir dos preparations ires nettes. L'alcool esl usucllemenl employe pour opdrer la decoloration; on se sort do I'alco.i absolu ou do l'alcool a 9b0; son action decoloranle est plus mi moins rapide Sllivanl les bacleries, suivant la richesse el la duree du bam, suivanl les preparations, etc. Les lames ou lamelles soul quolquefois decolorees en un clin d'ocil ; ii taut alms les
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ir-rT-Tquot;-—T—•*raquo;?—#9632;
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MALADIES C0NTAGIEÜ8ES BACTßRIENNES,
retirferde suite, pour ftrrfiter I'aolion 'If I'aloool, 3t les lavor h grande eau. D'autves fois la döcoloratlon en est plus lenle; il faut les laisser sSjouruor dos minutes et des houri's dans I'aloool, en les y agitant de temps en temps; ensuite on Irs lave olaquo; on övapore I'alcool La decoloration opöröe, onpeut procöder ensuite au montage, ou bien donner une seoonde coloration.
L'iode oonvient b merveille dans une foule de cas, el il est fröquemment employö comme döcolorant, depuis qu'il a 6W pröconisö par Gram. On emploie la solution de Lugol, compos6e de l gramme d'iode, 2 grammes d'iodure de potassium el 300 grammes d'eau distiilöe. Les lames ou lamelies une fois coloröes, sont lavöes d'abord a grande eau el a I'oau distillSo, puis plong6es dans la solution iodo-ioduröe, jusqu'ä oe qü idles revötentuneteinte lininalre; ensuite on les lave a Tean dislillee cd, on les plonge dans I'alcool absolu jusqu'ä clöcoloration complöte, ce qui s'obtient tantöt en quelques minutes et tantöl lenlement. A la suite de ces opörations, les elemonls des lissus ne conservent qu'une teinte jaundtre, tandis que les baeleries, qui rösistent ft la döcoloration, sont vivementteintes. Le proeädd de Gram, qui comporte remploi suecessif d'un bain colorant, de la solution de Lugol et de I'alcool absolu, s'applique de la fa?on suivante ; faire agir pendant cinq mi­nutes, surles lames ou lamelies, une solution hydro-alcoolique de violet de gentiane ou mieux la solution de Gram composöo de l(raquo; e.c. d'eau anilince, I e.e. d'alcool alisoln et I c.c. de solution alcoolique saluree de violet de gentiane ou de krystalviolel; laver a I'eau ordinaire el a l'eau dislillee, faire agir nne ou deux minutes la solution iodo-iodui'6e, laver encore a I'eau dis­lillee et decolorer aussi complamp;tement que possible dans I'alcool absolu; laver, sechcr el monier, OU niieux donner une seeondo coloration, en laisant agir une ou deux minutes nne solution hydro-alcoolique d'eosine, de vcsuvine on de lirnn de Bismarck, laver, seedier et monier. Les microbes, s il s'agitdeceuxqui prennent le Gram (baetöridie charbonneuse), sont colords en violet, et le fond est decolore ou teint en rose ou en brun, suivantqu'on a on qu'on n'a pas domir one seconde coloration. Envisages au point de vue de la faenn donl ils se eoinporlenl, avee le proeede de Cram, les microbes so divisenl en deu\ grandes categories :ceux qui prenneni leGram et ceux qui ne p-ennent pas le Qram, ceux qui ne se döcolorent pas, quand on fail agir I'alcool apres la solid ion iodo-ioduree, et eenx qui se deeolorenl, ceux qui ne prenneni pas la seeondo coloration, parce qu'ils out garde la premiere, et cenx qui prenneni la seeondo coloration, parce qu'ils ont perdu la premiere sous faction de I'alcool. Ce procedd esl ties ntilo; il fournit pour chaque microbe un oaractere differentiel d'une röelle importance; il permet de mieux distinguerles microbes dans les diverses preparations, faitos avee dos cultures ou des produits organiques. On peul lui rcprocher la formation de preeipiles domatieie eolorante et la lenteur de la decoloration pai I'aleool, quand on so sertde la solution anilinee; mais il n'esl pas loujours indispeu-salile de preiiaierlo Pain eidoranl avee I'eau anilini'c; on pent se contenter do la ire la premiere coloration avee une solution hydro-alcoolique de vipletde gentiane ; de la sorte on evile les precipites, el lo decoloration par I'alcool s'obtient en quelques instants.
Le proeddä de Kühne el lo proeddä de Weigert sont deux modifications du
precede de Gram, Dans le procedd do Weigert, on |.....I avoir nne ou deux
teintes ; on peul faire agir la solution de Weigerl sin les lames ou lamelies pendanl dix minutes, puls les plonger une minute dan- la solution de Lugol, ensuite secher a lair ou sur papier I'm et decolorer, jusqu'ä dispantion de la teinte violette, awe un melange de -2 parties d'lmilo d'aniline el dun.' partie-de xylol, endn Purr an xylol pur et monier an bäume; un peu avant de proceder aux deux operations precitees, colorer la lame mi la lamelle au picro-
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BACTERIES ION SENERAL
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ciirniin ordinaire mi an pioro-cartnin dc Orili pendanl cinq inimitcs, (mis lavcr a I'eau dislilli'T, seclicr el enlin I'aiie :i^ir la solution da Weigort,
apparaissent
i
[iin^ lil gt;uiuiimii uc i.u^tll, Uli., LUUlllie uiwU05amp;ua, ICH inn miim:gt; i
alorsnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; - .
ühne, on fait agir sur
les lames ou iamolles, durant cinq ä qulnze minutes, un tndlange composd do parlies ägales de solution alcooliquo suturöe de krystalviolet ot de solution aqueuseii '#9632;gt; p. 100 de carbonate d'amraoniaque ; on lave el on plonge deux h irois minutes dans do I'eau a iaquelle un ajoute, pour lui douner la teinto \iii do Mailere, quantity süffisante d'une solulion iodo-iodur6e composäe de 100 cc, d'eau, 4 grammes d'iodure de potassium et quot;i grammes d'iode; on lave, encore ot on immerge, d'abord dans uno solulion alcoolique saluree de Ihiori.'sceine, puis dans i'alcool pur; on passe dans I'huile d'anilino, I'essence do bergamote ou de girofle, le xylol et on inolut dans la rösine de Dammar ; les microbes se montrent alors vivement colores sur fond in-colore exempt de pröcipitös,
],c prolt;-iUli: de Lmffler comporte les manojuvros suivantes : faire agir do cinq ä trenle luiunles, sur les lames ou lamelles, la solulion de Lffiffler prealalile-ment lillree; deeolorer rapidoinenl dans do I'eau distillöo addilioimee d'nno on deux gouttes d'aoido acfitlque pour le contenu d'un verre do montro; laver soigueusement, seclierei monier. Les microbes soul colores en bleu; le loud de la preparation est plus pale.
On pent employer lo solution phöniqude de Kühne et döcolorer ou non en passant dans l'eau disiillee, addiiionnee de dix goutlos d'aeide chlorhydrique ä raison de 100 grammes d'eau, puis laver dans uno solulion aqueuse de car-bouatede lilhine,sicher, ficlairoiravec le xylol et monier au bäume. On pent ögalemenl seservir de la solulion phiniquie de Ziehl, faire agir cetlesolution cinq a quinze miuutes, laver, secher, plonger dans I'huile d'aniline, trailer par I'essence de bergamote ou de girofle, puis par le xylol et monier au bäume. On pout aussi utiliser la solulion horiquee de LubimofT.
Le proL'idc d'Ehrlich, applicable a la recherche du bacille de la tuberculose, comporte les op6rations suivantes : faire agir la solution d'Ehrlich, pr(Sala-blement lillree, sur les lames on lamelles pendant douze a vingt-quatre lioures, ou seulemenl quelques minutes en ayant la precaution do chaufTer, sur la ]daline clianffaule, le bain on plongenl les lames on lamelles jusqu'ä, dögage-menl de vapeur ; liien laver a lean el passer quelques secondes dans un bain forme de 10 parties d'alcool el d'une partie d'acide azotiquo; laver ä I'alcool absolu pour achever la decoloration, secher ei monier au bäume la preparation, dans Iaquelle les microbes de In tuberculose onl seuls conserve la leinte rouge ou violette ; on pent aussi colorer le fond el les autres microbes, quiaccompagnent celui de la tuberculose, en faisant agir, aprös la decolora­tion par I'alcool et l'acide azotique, une solution hydro-alcoolique de bleu de mi'llivlene, si le bacille de la I iiberculose a ele leinl en I'OUge, OU line solution aqueuse de fuchsine, si le bacille luberculeux a ele teint en violet.
Le proeidö de Fracnkel peul ötre employö, quand il s'agil du bacille de la tuberculose, el quand on vcut diffärencier les spores charbonneuses du pro-loplasme des filaments j on opfere de la lacon suivanle : on fail agir vingt-quatre heures, sur les lames ou lamelles placers a I'etuve a 37deg;, la solulion d'Ehrlich | on lave el fail agir une ä. deux minutes une solution, composde dc 30 cc. d'eau distillde, 80co. d'alcool a 00deg;, ^o cc. d'acide azotique el OGcc. de solution alcoolique saturiäe de bleu de mdthylöne, qui se conserve imle-linimeni, el qui agil a la fois comme bain decobiranl ei cnninie bain coloranl; on lave, on söcheel on monte; les spores charbonneuses el les bacilles luber­culeux sont rouges, landis quo les filaments et les cellules sont bleus.
Les cultures, les liquides et les pulpes organiques slt;gt; colorenl par les
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ill)
MALADIES C0NTAGIEU8E8 BACTER1ENNES,
iiii'inps proc-i'drs. I.i's laiii(gt;s et lamelies sont pröparöes laquo;lo la inline Caron. Les pulpes sont obtenues en incisant et raclanl; les exsuduts, les Liquides öpanchds, le saiii.', etc, sont reoueillis aveo une pipetteou avec la pointe d'un scalpel; on peut aussi, pour les liquides öpanoh^s dans les cavitös söreuses, so contenter d'appliquer les lames ou les latnelles a la surface du l'oic, du poumon, etc.Le sang, ötal^surla lame ou la lamelle, sera,avant 101110 colo­ration, traitn par im inölanged'alcoolet d'ötherä partiesögalos pouf fixer les globules et dissoudre les parlies grases. La solution do Losffler convient bien |)oiir les preparations do sang; ol la solution hydro-alcoolique do violet de gen-liane esi recoraniand6e pour les pröparations faites avec le sang desoiseaux.
On pout employer des mordants aulres que ceux qui ont 6t6 dejä indiqaas. On pent facilitor (Büchner) la coloration des spores, en les soumettanl d'abord h une clmleur söche do 120deg; pendant trente minutes, ou tgt;u les trai-lani par l'aeide sulfurique concentrö, ou par une forto solution de potasse caustique; ol Hueppe a obtenu le meine rösultat, en passant pröalablemenl six Cols an lieu de Irols la lame dans la llammi'. Lcefflor a preeonise la me-tliode suivante, qui, outre une boune coloration des microbes, pennet de mieux voii' les ells de ceux qui en ont. Le mordant s'ob'tient en ajoutanl goutte aconite, a Kice. d'uno solution aqueuse de tannin a -20 p. 100, une solution aqueuse de sullate do for jusqu'ä obtention do la teinte violet noir; on ajoute ensuite :i a l cc, d'uno ddcoction de campfichefaiteavoounepartie de hois pour !S parlies d'eau. Gelte solution poul se conserver plusieurs jours, surtoul si die est en vase (dos et si on y ajoute 4 a .'i cc. d'une solution a B p. 100 d'acitle phenupie. I.a solution colorante esl faite avec 100 cc. de so-liilion aqueuse satur^c d'aniline, 1 cc. dime solution a I p, 100. de soude liydral.eo et i a B grammes de violel de melhvle, ou de bleu de möthylöne, on de fuchsine ; eile se conserve aussi plusieurs semaines. Le liquide h stu­dier, qui est, pauvre en albumine, esl directement etale sur la lame; celui cpn esl riebe en albumine esl dilio1 avec de I'eau disiillee. Les lames sont se-eliöes a l'air, passßes ensuite ä la llamme, puis couverles de quelques goutles ile mordant el tenues au voisinage de la damme; on les lave au bout d'un moment; on (litre sur ell es quelques gouttes de la solution colorante et on chaulTe modörömenl ; puis, quand la coloration est jugöe süffisante, on lave, etc., elc. \ ne metlioile gönöralo de coloration des sporesconsisteft teindre la preparation avec la fuchsine de Ziehl, a d6colorer le fond par I'acide nitrique elendu, el a donner une seconde leinte avec le bleu de möthylöne aqueux.
Straus a naissi a mettre en evidence les cils de certains microbes mobiles par le pioecdc suivatil. : pröleveraveol'anse de platine une goutte de culture en bouillon igöe de im ft Lrois jours, la döposer sur la lame, y ajouter, en bien mölangeant, une goutte de In solution fuchsinöe de Ziehl dtendue de :i a i parties d'eau, couvrir avec la lamelle ei examiner avec un objectif ft immersion homogäne : on veil les bacilles colords en rouge intense oonser-vantencore pour la plupnrl lours mouvementset montranl leurs cilgt;.
En ir-simc'., lespriiicipnux proc6(16s do coloration des microbes serdduisen I a quelques proceptes qu'll esl facile de metlre en pratique. On peul colorer les bact6ries, qui son! contenues dans les liquides [sang, mucus, pus, era-dials, elc, en dfiposanl entre lame el lamelle une goultelette du liquide amp; examiner, el en y ajoutanl une trds petite quantity d'une solution aqueuse do violel de miHhyle, de violet de genliano, ou de fuchsine; on quelques
instants Is microbes se eoliiienl ; mais les images sont confllSCS, surl.oul, quand le liquide examine esl riebe en albumine. ear la matiöre colorante se 1'iecipite en grumenux, qui gfinenl ['observation.
Aussi lo mieux esl de proc6der comme il suit : (Haler une parcelle du li-quideä examiner en coucbe ires mince sur une lame ;laisser secher ft l'air
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BACTERIES EN (IKNKHAI..
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on si'dicr ;i umo chaleur nioilen'M'; la dessiccation dxe dansleurs formes les bactöries el les elcmonls, on sorti) rjue la lame pent dos loi's ötre consei'vöo, oxpödioc, etc. Avant decolorer, coasulor l'albumine en passanl la lame trols fois coiisöculives ;i iravors la flamme d'une lampe ii alcool ou d'un bee Ifun-simi. Döposerquelques goultes do la solution colorante snf la faco enduite do la inatioio a examiner; laver ensulte a l'eau, sicher et monter dans le bautne.
On pout opi'Tor de möme aveo lestissus solides qui contiennent dos bact6-rii's ; on olalo sur unc larno nno parcelle trös petile du lissu on de son sue; on laisse sdclier; on passe a la flamme : on colore; on lave el on monte.
I,os solutions hydro-alcoollques sent d'un usage couranl; les solutions de Lcnffler, de Zichl, de Kühne, de LnbiiiioiT, sont parllculiöremenl reoomntiaa-di'os. I.o ])ioc(hI6 do (iram, ceux de Weigert et do Kühne doivent 6lre era-ployös, ä cause dos r^sultats excellents qu'ils donnent, louii^s hquot;- fois qu'il s'agit de microbes susceptibles d'dtre coloivs par cos procödds. Quand, ä la suite d'nno premiere coloration, on a döcolorö, par un des proeedös ci-dossns indiquäs, une preparation, tout en respeclant la teinte des bact^ries qu'elle renferme, on pout, en employant une substance colorante de nuance diffä-rente, donneraux ohhiienis d6color6s nno leinte (pii tranche avec colle des microbes. On pout produirela coloration du fond, apr^savoiremployöd'abord un döcoloranl qui respeote la leinte dos microbes, en soumettanl la pröpa-ralion ä l'action d'une autre solution colorante pr6par6e avec nno couleur bleue on violette, si la premiöre teinleaötfi donn6e avec du rouge, et röoipro-quemenl avec une couleur rouge si la premiöre est violette ou bleue. La se-conde coloration devanl ötre lo^oro, on surveille avec aoin los pröparatlons; et, au bout de quelques secondes on de quelques minutes, suivant les cas, on los retire pour los laver et les monter.
Lorsqu'on veul bien reconnaltre le siöge des microbes dans los tissus et approcier les alterations qu'ils y döterminent, il convient lt;le faire dos coupes el de los coloror pour les soumettre ensuite a l'examen. Les tissus ou frn^inenls d'or^anos, avec lesipiols on vonl faire, dos pri'paralions, dol-vent ötre recueillis soigneusemenl et divisös on pelits fragments d'un centi-mötre de c6\6 au plus, qu'on place dans dos llacons bouchös a l'ömeri et garnis d'aloool absolu, en los soparant. du fond par nno couche d'ouate öu on los suspendant, V.u 24-48 heures, les fragments sont durcis a point, et on pent, les coupor an microtome mecanique, sans les inclure dans la parafflne ou le collodion, s'ils sont, sufflsamment durcis, ou aprfes los avoir Indus dans la parafflne ou le collodion dans le cas contraire. I.es coupes dcviont otro aussi minces i|iio possible; on les recueillera dans I'alcool el ensuite on los colorera. Gelte inanioro do procedor osl la plus oxpodilive; toutffois, en vuo d'öviter une trop forte contraction dos 6l6meiits cellulaires, on peul faire passer sucoessivement les fragments a durcir, d'abord dans I'alcool ä OOquot;, pnis dans I'acool a SO-Udraquo;, el onlin dans I'alcool absoln ; mais il no faul pas penlre do vue que los baclerios se coloront peu ou pas dans les coupes provenant des tissus, qui onl longtemps söjournö dans I'alcool.
On pent, avec to niicrotome a consolation, oporor sur des pieces fralches, qu'on congöle sur 1'intrumenl; les coupes sont. recues dans de l'eau dislillee contenanl I p. 100 de sei marin; ensuite on les colore,
On peut, d'autre part, gommer les fragments, apres qu'ils onl sdjournd vingt'quatro lieures dans I'alcool absolu ; pour cela, au sortir de I'alcool, ils sont, places vingt-quatre lieures dans nno solution de gommc störilisee; ensuite, on tail, an microtome, los coupes qu'on porte dans I'eau distiltde pendant nno heure, apr6s quoi on les fail passer une heure dans I'alcool absolu avanl de les colorer,
On peul entin parafflner les fragments a coupor, apr6sles avoir colores,ou
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MALADIES CONTAGIEUSES BACTERIENNES.
sans coloration pröalable, Dans it- premiorcas,onprocöde de la fagon suivanto: on inrud un lies |i(gt;iii fragmenl d'örgane ou de lissu, et on le durcit par un srjoiir de vingl -quatre lieures dans I'alcool absolu; on 1'inimerge douze beures dans une suliiiiiin de carmin pröalablement liltrro; on le passe une Ueure dans
I'alc.....I absolu, puis une lieure dans un mölangeä parties ögales d'aloool absolu
el ^'essence de borgatnoto, el enfln deus beures dans i'ossence de berganiote [uire ; apivs cola, on le fail söjourner deus heuros dans une solution äpaisse de parafflne dans l'essenco de bergamote maintenuo a ^.'l-:iiiquot;, puis dans la parafflne pun' fondue b i.'i-.'iOquot; pendanl deux beures, on laisse la parafllne se prendre en masse, laquo;m taille autour du fragment enrobe un cyiindre que I on porte sur le microtome; Ins coupes obtenues ainsi sent coloröes en rose par le carmin el entouröes el'une zone de parafllne, On proeöde ö pen de (dioses pros de facon semblable, quand on n'a pas teinl le fragment a oouper! durcissemenl du fragment dans ralcool absolu pendant vingt-quatre beures; söjour de vingt-quatre beures dans un mdlange a parlies ögales d'alcool et
d'cHiier; sejonr (le vingt-quatre heuros dans j'elher sulfurique; si'jinir de
vingt-quatre beures dans une solution concentröe de parafllne dans l'ölher sulfurique; söjour do vingt-quatre lieures dans la parafflne fondue amp;4S0; montage an microtome, etc, Les coupes, obtenues de fragments paral'llnes, sent ötalöes sur une lame enduite d'une solution ires ledere de gomme; on laisse s6cher quinze lieure- ö l'abri de la poussiöre; on chauffe sur la platine cbaulfante jusqu'ä ce que la parafflne devienne transparente; on enlöve la parafflne par le xylol el le xylol par I'alcool; on seehe aveo un papier buvard Ires lin el on coloro.
Les coupes peuvenl fitre coloröes par un procedd de coloration simple ou par nn precede de double coloration, Dans le premier eas, la preparation est miifonnemcnt coloire, raais les microbes tranchent sur le fond par une teinte plus ibncee. Dans le second eas, Irs microbes sont leinis d'une couleur dille-renle de celle qui imprfigiie le fond. La coloration simple s'obtient par l'un des piocedes suivants : A. Par Vemploi d'une. solution hydro-alcoolique de violet de genliane (laisser sejourner la coupe dix minutes dans le bain colo­rant; döcolorer par I'alcool ft, 00deg;; ddshydrater par Paicool absolu; ajouler une goulte do xylol; enlever le xylol avec un papier buvard Ires (in; monter au baume); H. Par le procedäde Lmfßer (laisser söjourner la coupe lO-lö mi-uules dans une solution fralcbe el flltröe de bleu de Lceffler; döcolorer en passant rapidement dans de l'eau disiillee renfermanl une ou deux gouttes d acide aeötique pour le conlenu d'un verre de montre; porter la coupe dans im crislallisoir coiilenaiil, de l'eau disiillee et la placer sur une lame; döshydraler par I'alcool absolu; säcber avec un papier buvard liesliu; im laircii- avec l'essenoe i\o girolle ou de cödre ou de bergamote, enlever l'exces d'ossence par le xylolel inonter au baume) ; C. I'ur le bleu de mithy-li'nc phöniquä (plonger la coupe pendanl heule minutes dans la solution de bleu de möthylöne phöniquöe de Kühne; laver a l'eau dislilMe; döcolorer, jusqu'ft la teinte bleu tendre, en plongcant dans le bain acidulö indiquä au proeöde de Lceffler; enlever racicle par l'immersion dans l'eau saturöe de carbonate de lilhinc; placer dans l'eau disiillee quelques minutes; passer ä I'alcool absoln ; passer dans un bain de Idea de mellivlone aniline ; plonger clans l'huile d'aniline pure pendanl quelcjues minutes; passer deux minutes daus l'essenco de cödre ; passer dans deux bains success! Is de xylol el monter dans le baume : I). Par la milkode de Weigert (plonger la coupe pendant dix minutes dans un buin composö de us cc, de solution alcoolique saluröe de violel de möthyle OU, de 3 cc, d'huile d'aniline et de I! cc. d'alcool absolu; plonger une minute dans la solution dc laii,'ol; seclier; decolorer avec un melange dc deux parties d'huile d'aniline et d'une partie de xylol;
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BACTERIES KN (IKNKIiAI..
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('claircir an xylol el monter aubaume); V.. Par In mölhode de Jiicolle immor-ger li's coupes do une a trois minutes dans le bleu de Loefflor ou do KUlme; lavor a Trau distillde et passer dans une solution de tannin au dixiöme; laver, döshydrator par l'alcool absolu, öclairclr amp; l'essence, laverau xylol et monter dans le baume an xylol. j.e tannin Insolubilise le bleu de möthylöne flxtS sin'los preparations; lea microbes apparaissent d'un bleu intense et los lissus no sont pas snrooloivs; on peut d'ailleurs, aprös la coloration an bleu, donner une lögöre decoloration clans de l'eau additionn6o de quelquos gouttes d'aolde acötlque, el do la sorte los microbes so diiTärencienl mioux ; quand le bleu de möthylöne est 11x6 sur des tissus frais, rrottös sur lames ou lamelles, le tannin le fail virer an rouge, Les microbes lt;lo la inorve, du choldra aviaire, de la pneumo-ent6rite, etc., so colorent bien par ce pro-raquo; codo); \\ I'tif la möthode de Orlh (plonger los coupes de quelques minutes ä vingt-quatre heures dans le carmin de Orlh contenanl %amp;',$ de carmin pour 91 ce. ü de solution aqueuse saluroo decarbonate de litliine; laver rapide-mcnt, quelques secondos, dans de l'alcool contenant l p. 100 d'aolde chlor-hydrique; passer a l'alcool etpuisa l'eau; mettre ensuito pendant ironic mi­nutes dans le bain coloiani de violet de gentiane ou de möthyle; döoolorer par l'alcool absolu ou l'huilo d'aniline.; laver au xylol et, monter; los baetäries sont en violet et le fond est rouge); (1. I'm' le carmin boracique ä /quot;a/coo/ de Grenadier (on peul remplacer le carmin de Ortli par le narmin boracique a l'alcool tie Grenacher compose de: carmin iiu 40 :i parties, borax 4 parlies, oau Kii) ot alcool a iiOMOO; on proeöde ensuite comrae il vient d'etre Indi-quö) ; II. Par Vemploi successif de !ti fuchsine et ilu '#9632;lt;•,#9632;/ de mdthyle (passer los coupes dans l'alcool et les plonger duranl :i-.'i minutes dans la liqueur de Ziehl, composee do I gramme de fuchsine, de 10 cc, d'alcool absolu e( de 100 re dVaii plo-niipo'e a b p, 100; laver ä l'eau distillöe, passer un instant dans l'alcool et plonger dans un bain de vert de melbvlo anilinr pröpard comme le bleu de melhylöne anilinä, jusqu'ä. extraction süffisante de In fuchsine; passer a l'essence aprös avoir deslmlraie; passer au xylol ol mon-ter au baume; los bacillessonl rouges el lo fond est vert);—I. Par le'proeidi de Gram (placer la coupe dans le vieleI de (Irani pendant quinüe minutes; laver et placer une minute dans la solution iodo-ioduröo; döcolorer ii fond par Talcool absolu; placer 2-:! minutes dans une solution faible d'öosine, do vosuviiie, do bniii de Bismarck, ou dans le carmin de Orth ; la\ er, ilosliy-drater, äclaircir, monter dans le baume; les bacilles sent violets oi le fond est rose ou brun); J, Par /'/ mtithode de iye?(/ert (plonger, la coupe pendant quelques minutes dans la solution d'öosine ou de brun de Bismarck ou dans le carmin de Orth; lavor dans l'eau distillöe, desliydraler a l'alcool absolu, secber et colorer pendant ilix minutes avec le violet de VVeigerl ; faire agir pendant une minute la solution iodo-lodur6e; döcolorer avec 1'huile d'aniline, enlever I'huile par le xylol et monter dans le baume; les microbes sont, violets et le food csl rose ou brun). K. /'((/#9632; le proeddi il'Ehrlich et ses ddrivis (cos proeödös seront exposes au chapitre de la tuberculose),
Voici, d'apres Nicolle, une meihodo de Gram modiflde qui donne les meilleurs r6sullals ;
1deg; Etaler la culture sur lamelle ou sur lame, (Ixer a l'alcool-öther (me­lange d'alcool el d'öther en parties 6gales), colorer pendant V-G secondes an violet pbeiiii|ue isolntioii satureo de violet de gentiane dans l'alcool a 05deg;-Ki cc., et oau pbeniipioo a. I p. 100-100 cc), rejeter le violet sans laver et faire agir le liquide (lode I gramme, iodure de potassium 2 grammes, can distillöe ion cc) de Gram fort pendant 4-0 secondes en le renouvelanl une ou deux Ibis, döcolorer par l'alcool acötonö au tiers (alcool absolu addt-tiomie d'un tiers d'acötone), monter avec le baume au xylol.
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MALADIES C0NTAGIEUSE8 BACTfiRIENNES.
8deg; Opörer ilf mdmo avec les produits pathologlquesi et mieux donner nno (louhle coloration en faisanl agir rapidement, aprös la decoloration par 1'alcool acrluue, l'äosine alcoolique an tiers (solution satuivo d'cosine h 1'al-cool laquo;laus l'alcool a Ob^SOco. el alooolä ÖSMOOcc.)
Dans le proc6dö de Gram, on pent d'ailleurs faire agir cnsemblc lo liquide de Gram et l'öosine (M6rioux); aprös coloration par le violet phöniquä, on fait agir, sur In lame ou la lamelle, pendant 4-6 secondes, on la reaouvelant uno on doux fois, uno solulion lodo-ioduräe d'dosine (iode l gramme, iodine de potassium - grammes, solution satur6o d'öosineä 1'eau dans l'alcool ti900-20 cc.
eteau dislillöeäOOcc), etondäcoloreparl'acool a colon e ausixiöme......Du sang
d'oiseau, do pigeon mort dn rouge!, donne ainsi de belles pröparations, quand on döcolore incomplötement par do l'alcool ,;i 95deg; au lieu do ralcool ac6tono, de i'lieim a laisser les noyauxdes liämatios colorßs en violet foncö, — Quand, dans lo produit pathologique, so trouve, avec un microbe ijiii prend \^ Gram, mi microbe qui no le prend pas, il vaudra mieux, apräs la decoloration par l'alcool acetone, employer, au lieu do I'eosine, qui domic un fond diffus, la fuchsine hydro-alcooliquo [solution saturdo de fuchsino dans l'alcool a 9ö0-.'i cc. eteau distiliee 100 cc), (jiii oolore avec öloctlon les eleiiienls analo-miques et les microbes.
3deg; Debarrasser, a l'aide du xylol, les coupes faites aprös inclusion dans Ki (laraline, enlever le xylol par l'alcool absolu, laisser un quart d'heure dans le caiiniu do Orth alcoollsö (ajouter un sixiöme d'alcool a 9S0 au carmin do Orth ordinaire), laver a Tran, faire af.'ir le violel plienique 4-0 secondes, et, onsuite lo liquide de Gram i-6 secondes en le renouvelanl uno ou deux fois, ddcolorer par I'alcool-acetone au tiers, passer rapidement dans I'alcool-picrique (alcool ä 90deg; additionnö d'unc trace d'acide picrlque, de facon fi obtcnir une coloration jaune-verddtro tres pale), öclaircir par lo xylol ot monter dans le baume.
Voici encore, d'aprös Nicolle, une möthode directe, applicable a ions Ims microbes, mais qui doil ötre rüservöe pour ceux qui sc döcolorent par le Gram ou la möthode d'Ehrlich :
Iquot; Etaler la culture sur lamelle ou sur lame, fixer ä l'alcool-6ther, faire agir au plus uno demi-minutele violet phenique, qui leint rapidement el önorgiquement tous les microbes, laver a I'cau el monter dans p. bäume aprös dessiccation.
io Pour colorer les produits pathologiques etales sur lamelle ou sur lame, nn peul opdrer avec le violel phenique, comme quand il s'agit do culture ; mais les preparalimis soul moins nettes quo lorsqu'on so sort de la thionine. La thionine, ou violel de l.anih. est une couleur soufree du groupe des bleus de methylöne; eile ne suroolore pas; eile esl le röaetif coloranl le plus önorgique et le plus sur des microbes qui ne prennenl pas le Gram. On substituera done avec avantage, au violel phöniquö, la thionine pböniquöe siilniioii saturöe tlr thionine dans l'alcool a Oö'-IO cc, et eau phöniquöe ä I p. lou-lOiicc, , qui döflnit bien mieux les contours des öldments cellulaires et des microbes: on la fera agir de nur a deux minutes, suivant l'espöce mi-crobienne et suivant t'cipnisseur dc la preparation, — Avec lo sang, on peul obtenir line double coloralimi, m laisaul agir I'l'iisine alcnolii|iic an tiers |H'ii-danl di.\ secondes, puis la thionine pendant quinze secondes. — On pent mettre nettement en evidence les capsules du pneumocoque et du pneumo-bacille en colorant l-ti secondes avec le violet phöniquö, en passant, ensuite i apidomi'iil a I'alcool-acelone au tiers.
3deg; Debarrasser les coupes digt; la parafdne n l'aide du scylol, enlever le xylol par I'hIcooI absolu, faire agir la thionine pheniqude pendant 30-00 se­condes, laver h I'eau . tieshydrater par l'alcool absolu, dclaircir au xylol el quot;quot; monter dans le baume.
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BACTER1ES EN GfiNßRAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 9B
'l'diis |es rradil's i'i toutes les solutions nfoessaires pour la coloralion directe ot In coloration iIr Gram d'cipivs les indications de Nicolle sontd'une conservation facile^
En rrsume, on pout, aveo un tröa pellt nomine do riactifs, et on era-ployant trois ou quatre proeödös, pr6parer les divers microbes, colui de la la tuberculoso aveo le proeädd d'Ehrlich, coux qui prennenl ie Gram aveo If [iroi'i'di1 de Gram, i-d ceux i|iii ne prennentpas le Gram aveo un proeödd de coloralion directe, celui de Nicolle par exemple.
Dans l'examen des preparations, il faudra se garder de confondre, aveo les baetäries arrondies, certaines granulations, et, aveo les bact^ries en M-tonnets, des cristaux ou dos (llaments et des trainees de (Ibrine. Dos pr6ci-idi/'s de malicre protßique, i|üi s'imprägnent de couleur, dos granulations de malifio colorante qui präeipite parfois, dos granulations albumi-noides, etc , peuvent simuier les microcoques ; mais on les reconnalt ii l'irrögularite do leurs formes et do leurs dimensions. Quant aux cristaux et aux trainees de fibrine, on les reconnalt aussi aisöment a leur forme, ä leur volume, a lour aspect, etc.
II. — Bacteries de l'air, des eaux. clu sol et des corps divers. Resistance des bacteries aux agents physiques et chimiques.
Les liactories se rencontrent dans I'air, dans toutes les eaux qui mil en le contacl impur de l'air, et notammenl dans les eaux dormantes; II on existe loujours ä la surface des dilTercnls corps do la nature, dans le sol, menie dans finierieiir des pianl.es et des animaux ; il y en a partout en un mot.
1quot; Bacteries do l'air. - L'atmosphöre tient en suspension ot charrie, dans sos do|daconienls. do iioinlircnses bacteries, qui lui sonl ceilocs par les divers milieux liquidos ou solides, etqui sonl, soulevees et entralndes par les vents, les courants d'air, etc. Quand on laisse, exposes au libre contact de fair, des infusions, des bouillons ou des liquides organiques quolcoiuiues, pröala-bletnenl siVuilises, on no larde pas ;i les voir devenir troubles el a se recou-vrir d'uno mince pellicuJe; l'examen microscopique de gouttes.puisöes dans le liquide, ou do parcelles do la pellicule, laisse apercevoir d'innombrables liactories tlo toutes formes, surtout quand il est fail, apres quo les bouillons sent resles plusieurs jours dans une ötuve chaufföe a SO^SS0. I.'alteration des liquides dans ces conditions osl bien due aux kielerios aerienncs, qui s'y döposenl et y pullulent; car les mdmes milieux, convenablomentstörilisös, qui no s'all,oronl. pas, lanl qu'on les conserve a l'abride l'air, dans lo vide, ou en presence d'un air puriiie de ses germes par une illtration a travers une bourre de colon ou par sou passage dans uu lube eliaulle an roii^e, s'alteren et se pouplent do bactdries, des qu'ou laisse, arriver l'air non piiriliö. L'air contient done des üormes; el il est pins richo dans les lieux liasol linuiides qua une certaine hauteur au-dessus du sol; toutefois il y en a beaucoup
qui sonl nioiis, sterilises, iuerles.
Pour s'assurer du degrö lt;ie richesse do I'aii' en liactories Vivantes et sus-ceplibles de vägöter, on a employe divers proeödes.
On pent faire barboter un volume deieruiiuo d'air, au nioyon d'un aspira-ratcur, dans une quantity di'termiuec do liouillon sterilise, contoun dans un llacou muiii do deux tnliiilures ; on fait ontrer l'air a analyser par uu In lie. qui plongo jusqu'au loud du liquide, et on le laisse echapper par la seconde tubuluro prealalilenicnt garnio d'un tampon d'ouate destind a retenir les germes que Le bouillon n'auraii pas arretes (Miquel). Quand la quantity d'air voulue a pass^, on fait tomber le tampon dans lo liouillon avec un til de
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MALADIES CONTAGIEÜSES BACTfiRlENNES.
plulino flambö; on agite, afln laquo;It1 röpartir ögaloment los germos dans toute la masse; ensutte on cllstribue le oontenu dans un cerlain nombre debalions garnis de bouillon störilisö, ou ligt;s baot6rios so däveloppent, On a soln de proporlionner io nombre ilos balions a ensemencer an degrö d'impureW de ['air, de lacoii qu'il ii'y en ait qu'un sur deux mi trois qui so trouble; on peul d'alllours multiplier les balions et varier los bouillons. Quand il u'y a qu'un ball.in smdi'ux ou hnis ipii so peuple, quand on a op6rö aveo un nombre oonsidörable de balions, et quand on a räp6lä rexpörience, on est en droil de conclure que chaque bouillon i|iii s'est troublö n'a resect;u qu'une liai'loiio; et le nombre de balions modiflös reprösento le nombre do microbes dans le volume d'air analyst, Un calcul facile a faire porraet de däterminer, d'apros oette donnäe, le nombre qu'en renferme un moire cube. Gette mrihodo no convient c|iio pour les microbes aörobies; el il pent dallleurs arriver qu'un ballon qui s'esl troubld ait re9u plusieurs individus et niöme plusieurs ospocos.
On peul ögalement denombrer les microbes de l'air el compter ou isoler lesespöces, en faisant passerun volume dölerminö d'air dans dos lubes garnis do gälatine ou de gölose. On pent faire circuler un volume d6termin6 d'air dans un in bo garni snr sn paroi Interne d'uuo coucho de gölatiue (Hesse). On so seil d'uii tube ouvorl h ses deux extrömitds; l'une esl efül6e; lautre esl garnie d'un bouchon de caoutchouc traverse par un tube de verre mum d'un tampon d'oualc. On garnit le tube d'uuo certaine quantiliS de gölatine: on adapteune calotte en caoutchouc sur I'extr6mit6 effllee ; on place le bou­chon, el on moi l'appaioii dans I'autoclave, oil on lo laisse de une heure a deux h nnc icinporaini!#9632; voisine de 100deg;. lt;iii opere le refroidissement, de facon ;'i röpandre la gölatine en couche uniforme sur toute la surface iulo-rieure du tube, Par le tube muni de tampon, i.....letl'appareil en communi­cation avec un aspirateur, el on enl6ve la calotte de caoutchouc qui bouche rcxlröinilo i.'flib''o; on pratique I'aspiralionlentemenl ; on refermo I'extremite qui a sorvi ä I'l'iilit'c de l'air, et on place l'appaioii ainsi onsoinonor dans los conditions favorablesau döveloppomenl des bactdries, On peul (Percy !• rank-land) aspirer un volume connu d'air, d travers un tube de verre f^arni de deux bourres de sole de verre mölangees ou non a\oc du verre pile, el Inunecli'os ou non d'ean surroo, lo Iciul. prealablement slenliso. On introduit ensuite chaque bourre dans an llacon contenanl de la gölaline stönlisee ri fondue a 30deg; ; on remel le tampon d'ouate de chaque llacon, el on agite avee sein pour disloquer la bourre dans la gölutine, puis, on refroidit en etalanl le milieunulrilif en couche uniforme a l'intörieur du llacon. On peul substituer, aux bourres de sole de verre, du sable tin sleiilise, oomme Petri l'a conseillö, ou des poudres solubles (sucre de canne, sulfate de soude), qui out did prdconisdes par Miquel, et qui, une fois chargdes de germes soul m-oorpordes a de la gdlatine fondue.
In des proeddes, qui se recommandent le plusactuelloment, estceluiqu ont fait connattre Straus et Wurtz. On fait barboter un volume determine d'air a travers do la gdlatine nutritive. Ou so seil d'nn tube A (Qg. 37) renlld amp; sa partie moyenne, et dans lequel on introduil la gdlatine ; un tube I! do pelit calibre, effdd a son e.xiieiniio, y plonge jusqu'au fond, el le ferme hermdti-quement par un renflemenl rode; on garnit d'ouate l'oriflce supdrieur du tube I! el la tubulure I) en y et en f. On stdriliso le toul a lo chaleur sfeche; on retire le tube H pour introduire dans le tube A le bouillon gdlatind liquöfld a line douce elialeur ; on ajoulo une ^onlle d'buile, pour empocher la iiolaline de mousser quand on fera barboter Fair, et on remet le lube 1!; on stdrilise le toul a I'autoclave b. 118deg; pendant un quart d'lieure. La gdlatine est liqudflde par une douce chaleur quand le momenl d'aliliser rapparell est
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BACTfiRlES KN GfiNfiRAL.
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venu ; on tient le lube A a pleinemain, pendant l'opöration de rensencement, alia de prövenir la solidifloation de la gölatine; on relie la tube Iraquo; avao un ospirateur, au raoyen d'un tube en oaouohouo;on enlöve la bourre du tube If, et on aspire la quantitd d'air voulue, (|iii barbote dans la gelatine. Puis on' replace la bourre du lube li; on souffle par le lube It, pour' faire monier ii diverses reprises hi gölatine ä l'intörieur du tube A el entralner les gerraes, qui ont, pu y rester adhdrents; on retire In bourre f, et on repousse avec uu til de platine störilisd la bonne g dans le lube A; on replace la bourre/1; on agile, pour repariir uniformöment lesgermesde la bourre g, Cela fait, on pent, proceder a la culiuie de deux bnons: on pent aspirer avec le tube B, qui esl. grailne, #9632;gt; centiiiietres rubes de gelatine, l'ötaler sur uue plaque, laisserles colonies se dövelopper ei leaoompteri on pent ögaleraent röpandre la gölatine sur toute la surface interne du tube A, et la fairo prendre rapidemenl en pla-
cant 1'appareil borizontalemenl et le faisanl tourner sous an robinetd'eau froido.
Grftce aux recherches faites depuis la mice en pratique des proeödös d'analyse baetörimö-Irique, on sail que le nombre des microbes en suspension dans I'air varie aver rallitude des lieux, avec la presence de rhorame et des ani-maux, avec les saisons, avec les joins el les heures, etc. Toutes les aulresconditions eiani les memes d'ailleurs, le nombre des bacteries ai'iiennes est plus considerable dans les lieux bas, dans les locaux babiies ou encombrös, pendanl la saison cbaude, etc. Si dans les lieux habitös et surtoul dans les lieux oli il \ a en-combrement, on constate la presence d'un plus
grand nombre de germes.....la ne tienl mille-
uii'iii a ce que Pair expirö par les personnes et les animauxenrichit ralmosph^re ;caril est prouvt', comme on le verra plus loin, qu'il sorl pur do lapoitrine des individus ; cela tienl ii la
inise i'ii suspension, dans l'almosphere, de
Kit
loules sorlesd.....icrobesenlevesdessöcrötions
ou excretions dossecbees, par les mouvements
et lesrourauts d'air. D'ailleurs, dans un lieu doni I'air ne se renouvellepas, el dans lequel la lumiere a mi I'aible aeces, b's microbes seconservent mieux; etc'csl iihe raison ile plusipii expliqne leur aboiubiuce. I,es liactcries, qu'on Irouveen suspension dans TatmosphÄre, soul gdnöraicmenl des baotdries uon pathogönes;cependantony a renconträ parfoisdesesp6ces palbogönesdiverses (microbes de la suppuration, bacille tuberculeux, etc.); et il ost, admis par tout le inomle que celles qui resisteni a la dessiccation peuveut y Stre entrainees, par suite de courants d'air OU de CUUps de vent, qui soiilevent dos poussieres, des malieros virulentes dessecln'cs, etc. il n'esl pas doulenx quo les microbes patbogenes peuvent, toul comme les bacteries non pathogöttes, elre incor|)ores dans des particules d'eau, ou se Iniiiver adliereiits a la sur­face des poussieres et ile debris divers, et etre empörtes plus ou moiiis loin dans 1 air, par les vents, pour retomber, apres ou avant lour sterilisation ou leur atlennation, sur le sol ou dans les eaux, grace a la pluie, ä la neige, ä la gröle on a leur propre deusite.
i20 Bacteries de I'eau. - D'une maniere geni'iale, on Irouve des bacteries en Wen plus grand nombre dans leseanxque ilaus l'almosphörej et il est reconrm
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MAIAD1ES C0NTAQIEÜ8E8 BACTÄRIENNES
quo certains microbes pathogöaos peuvent y vivre, s'y oonserver et tnÄme s'y multiplier, II ea est ainsi notamment dos baotöridies du oharbon, qui peuvent donner des spores mdrae dans l'eau distillöe, du baoille de la lieyro typholde, deoolui du oholöra, des microbes de la dysenterie, dos septioöroies etc., etc. Toutefois, il semble bleu (Karlinski) i|iio certaines baclöries patho-gdnes, et notamment celles du oharbon, no semultiplient Ruöre, at disparais-sent on peu de jours dans los eaux, donl la tempörature no dfipasse pas 8deg;, tandis quo los bactöries non pathogänes s'y multipiient. D'atlleurs los eaux peuvent aervirde vöhicule ou d'intermödlaire ii la contagion et ä la dissemi­nation dos maladies bactöriennea dans mi grand nombre de cas. Les eaux de source, qui jailiissenl d'un terrain QUranl bien, ne oontiennent pas de microbes (Pasteur el Joubert). Mais il n'en esl pus de meine de celles laquo;iiii ont döjä coulöau contact de lair, qui ont passd a (ravers un terrain formö dMlöments grossiers, tels que pierres, oailloux, gros sable, ni do cellos qui out liUre h leavers mi sol I'ondille on lissure, ni memo de colles sortant d'un terrain crötace (Tlioinot), ni ä fortiori de celles qui ont etö souillöes par le melange d'oaux impures, etc. Les eaux de pluie, les eaux des ruissoaux, des rivieres et des Heaves, celles de la mer, celles des 6tangs et des mares, colles dos ögouts, celles des pnits, etc., sent toujours plus on moins ohargöes de bacleriens divers; et d'ailleurs les eaux de source ou de pnils, memo quand olles sortent pures du sol, ne lardenl pas a eli'e sonilleos, taut sont nom-breuses les circonstances qui mililenl en favour de leur invasion par les germes, it la suite d'un captage d6feotneux, d'une preservation insufßaante centre lesgermes de l'air, contre los poussiöres, les infiltrations, les immon-diees el. les contacts impurs lt;le toutes sortes.
I.'analyse bact6riologique des eaux deslinees a la eonsoinmation do l'homme et des animaux acquiert de ce chef une grande importance en hvuiene; il Importe en effel d'61oigner do eel usage cellos qui seronl recon-nues suuillees de germos pathogönes, et möme celles qui ne contiennent que dos liaeh'iies mm pathogönes, quand elles en renferment en trop grande abondance. Gette analyse doil dene fitre I'aito a un double point tie vue : eile doit el re faite en vue d'appr^cier la richesse bactörimötrique des eaux, el snrtoul en vne de döterrainer si elles contiennent des espöees patho-g^nes. Pour atteindre ce rL5siiltat, il faul recourir aux cultures el aux inocu­lations sur les animaux. Divers proeödös de culture peuvent 6tre employes; on peul opdrer de la laeon
SUivante ; prelever, avec los precautions qui seronl iihliqnees ei-apres. line
faible quantity d'eau li analyser, un centimetre cube parexempleou undixiöme de cenlimeire cube; la mölanger, par agitation, a 100 ou 200 centimetres cubes d'eau ou de bouillon sterilises; nqiaiiii-e^alemeni toutou nne parlie de cette dilution dans un nombre plus on moins considerable de ballons garnis de bouillon siei ilise, de fagon h avoir la chance de n'introduire dans cheque ballon qu'un soul germe, et a ne voir so troubler qu'un quart, un tiers, ou la raoitid des ballons. On a ddjii vu plus haul quels son! les avan-tages el, les inconv6nients d(^ ce proc6d6, qui ne se preie ni an döveloppe-menl des anacrobies, ni a l'isolement des espöees v6g6tant ensemble dans le menie milieu. G'est surtoul aux cultures sue plaques de gelatine qu'i! faul recourir, pour les analyses bactöriologiques des eaux, quand on n'est pas outillä pour employer la m6thode pröeödente. On fond ft 3bo-40o des lube-; tie gelatine sierilisoe; on laisse la leinpi'iature descend re amp; •i;)u-:iOquot;; et on y laisse tomber nne quantiW determin6e [1 cc. ou un dixiftme do centi-mötre cube) de l'eau ii analyser. On remel le tampon et on melange intime-menl beau h la gdlatine, en ngitanl le tubeou en le roulant entre les mains; on peul semer de la sorto plusiours lubes. N'ensemencemenl fait, on seme.
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BACTfiRlES EN (iKNKItAI..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;90
d'apivs le meine prooödö, do aouveaux tubes aveo uno paroelje dölerminöe de cetto prsmiöre dilution, puis uno lroisect;i6me sörie de lubes aveo une quau-litü detorniiiuie de la seconde dilution, etc, Les difförentes dilutions, ainsi pröparöes lo plus rapidement possible, sent ensuite versöas saus retard sur les plaques pröparöes a I'avance, el plaoöes sur une feuille de papier ou de carton noir divisöa par des traits blanos en oarrös de un demi ii un cenli-mötre de laquo;He, da farou a rendre plus alsöe la uumöration des colonies. Quand les plaques soul, placöes dans un milieu propioe et ft uno temperature de IN0 a 20deg;, des colonies apparaissent ä partir de la vingti6ma heure; mais oe n'est, qu'entre le deuxiöma el le oinquiorao jour qu'ellos sonl nombreuses et distinotes; et encore y a-i-il des espöees qui n'onl pas commeuoö h v6a6-tar. Gependanl la Rölatine, se liquöflant sons l'aotion de certaines ospöces, rend dösormais les rösultats incertains ; at on a consailld (Bischof) da röpan-dre du permanganate da potasse ou du fur spongieux sur les colonies qui s'accroissent trop rapidement; on peul ainsi arröter leur döveloppement et permettre aus autras de oroltre. En prolongeanl l'exp6rience durant nauf jours, on voll da la sorte apparaltre de nombreuses colonies, (|(ii avortent complötemanl dans Irs conditions ordinairas. Le proeädd da culture sur plaques, s'd permat mieux d'isoler les espöees, ne donne que des rösultats approximatifs quant au nombre des baetöries contenues dans l'eau analysöe, h cause de la difficult^ ou du retard que certaines öprouvent h se multiplier dans la gelatine, m cause des chances de souiliure par l'air et des erraurs possibles dans la nnmenUioii des colonies. Pour fiviter les chances de souil­iure par l'air et les manipulations, on poui röduire ces derniöras, suppriraer l'usage des plaques, opdrer dans des vases a fond large et plat, lels que les ballons d'Erlenraeyer, les boitesde Petrl, el ne pas verser la dilution sue des plaques, mais la röpandre sur la surface intörieure du lube oü eile a etc laite, etc.; toutefois, la nuraöration des colonies astalors plus difflcila.
Tant pour Irs liacleries de l'oau que pour celles de l'air, les divers prece­des d'analyse, qu'on vient de voir, ne fournissenl aucune donnde sur' les 'Speers anaeroldes, qui peuvenl s'y rencontrer; si mi veni en avoirj il faul user simultanömenl d'un piocrde de culture propre aux aörobios et d'un proeädö propre aux anaörobies; oe qui revienl a dire qu'il faul, recherchor les unes el, les autres d'aprös les möthodes qui leur conviennent.
Qu'on emploie lo proeödö de culture dans les bouillons ou celui des cul­tures sur gölatine, la röcolte de la semence doitötre falle loujours aver les mömes precautions at salon les mßmes rögles. La prise d'eaii peul se faire directement a I'aide d'uuo pipette graduöe et sldrillsöe, qu'on peul ais6ment transporter at aver laquello on introduil, ensuile la semence dans le milieu de culture; la manoouvra da cette pipette est aisee et n'a pas besoin d'etre plus longuaraent dötaillee; eile est la meine que pom la prise da semence dans mi bouillon de culture. On peul aussi faire la prise d'eau aver des tubes Oil des ballons sterilises, el nolaimneiil avec des ballons a col elire. On a soin depröparar los ballons, de les chauffer fortemenl pour les slöriliser at pour dilater lair qu'ils contionnont; on en scelle 1'efniure au momenl on ils sonl tout .i fail, cbauds.et on les enveloppe vie colon sterilise. Au moment (lesen servir on les soil da leur enveloppe aver une pince llambee, on [es immerge dans l'eau a analyser, on casse 1'effllure sons l'eau avec des ciseanx llambes. Quand le liquide a peiieire, on seile de nouveau l'effllure a la lampe; at plus tard, quand on voudra utlliser l'eau comme somence, on agitera pour dlssörainer ögalement los baetörios dans la masse; on flam-bera encore la tubulure, mi la coupara avec des ciseanx llambes, at on pui-sera avec une pipette sterilisee la quantity d'ean nöcassaira pour faire les ensemencements, On peul aussi bien se servir de petilea ampoules de verre
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MALADIES CO NT A (UK US HS BACTßRIBNNES.
poupvues d'uneou deux lubulures, etc, Quand I'eau reoueilliedoil ötre trans-portöe, il faul so pröocouper d'empöcher rövaporation el surtoui la nmlii-pUoation ilcs germes qu'elle renferme, en oyanl sein d'entourerde glace les pipettes, lubes cm Qaoons, qui la contiennent, C'esl qu'en effet, ft, partir de 5raquo; otraquo;urtoul •i 200-220, oertaines bactöries se naolllpllenl dans I'eau potable; et'd'ailleurs la tompt5rature do 0deg; et la congölalion respectent gönöralemenl la vitality des microbes. Toulefois, si les mici'obos emmagasini^s dans la iiröle dans la glace, peuvenl vögöter cjuand 11s gt;oiit placös dans ili-s condi­tions favorables, il en est certains qul supportenl mal la congelation el sur-tout dos congelations successives,
Los eaux dormantes, los eaux croupissantes, los eaux raönag^res sont celles i|üi renfermenl le pins de bacWries; les cours d'eau, qui traversenl de grands centres, en contiennenl beaucoup en aval. Les eaux de imiis con­tiennent d'autanl moins do microbes qu'ellessonl plus Ir^queramenl el plus rapidenienl renouvelöes; olios on renfermont d'autanl plus qu'on y puise moins souvonl ot qu'elles soul molns pi'olögöes contre les poussiöres, los Infiltrations, etc, On trouve des bactöries dans loutes sortes d'enux, mdme duns I'eau ilislilloo, qui n'a pas 616 reqae dans des vases sterilises, On pout rechercher directement, par I'inoculation, si teile du teile bacterie pathogenc existo dans teile ou teile eau. Aiusi, pour les eaux qu'on soup^onne de ren-
l'ormor dos germes (spores charl.....neux, on pent, aprüs avoir chautfe a
800-90o pour luer los bacl6ries adultes, inoculer directemenl a des animaux le rosiilu qui a subi ce chaufTage. On verra d'ailleurs, ii propos de chaque maladie, commenl il convient de procöder pour däcouvrir ses germes dans 1c inondo ovP'iiour, el notammenl dans les eaux, quand ils s'y trouvent.
II decoule di ce qui pröcfede ; qu'il y a lieu de prendre des precautions dans la pratique pour eviterla souillure des eaux, notamment leur souillure par los germes pathogönes ; qu'il faul autanl quo possible eloigner de 1'ali-mentation celles qui sonl trös chargees de bacteries, et surtout celles que Ton soupooiuio do renfermer dos microbes pathogenes, lt;tn ne saurail hop se mSfler dos eaux croupissantes, dos eaux stagnantes, des eaux des mares, do la glace qu'elles peuvent donner, et d'unc maniöre generale de tonles los eaux qui no so renouvelleul pas, qui recoivenl dos subslances organiques,etc. L'emploi dos flltres tend b se gendraliser, pour purifier I'eau uiilisro dans
l'alimentation de I'liomrae; s'il ne faul pas (......pter que leur usage s'intro-
dniia dans l'hygifene dos animaux, il convient toul au moins de recourir ä d'autres movens de purification, quand les eaux sent par trop suspectes; ot rebullition est un proeöde a recomraander, On pent, pour purifier los eaux, uliliser les proprietes microbicides do cortains acides, Lels que les acides sulfurique, a;;otiquc, chlorbydrique, citrique, etc.
En resume, les eaux, dites eaux de surface, soul toujours plus ou moins riches en microbes. Celles qui s'enfoncenl dans le sol s'y depouillent do lours germes, grdce ii I'action capillaire ; et elles peuvent en ressortir pures, ainsi qu'on le constale dans les sources. Mais ellos ne tardonl pas a se peupler denouveaux microbes, grdco aucontactde I'airou d'objets divers. Toutefois, il no faul jamais perdre de vue que los eaux vöritablemenl dangereuses sonl celles qui contiennent des bacteries pathogönes; mieux vaudrait laisser utiliser iino can qui renfermerail d'innombrables microbes indifferents que do s'oxposer a en laisser utiliser une, qui serai I Iros pauvre, maisqui contien-drail une espöee pathogöne. On sail d'ailleurs quo bon nombre de bacte­ries pathog^ncs peuvenl se conserver plus ou moins longtemps dans I'eau. Ainsi, d'aprcs dos recberches publiees par Straus el Dubarry, la bacteridie charbonncuse s'y consorverail plus de cent trente jours; les bacilles de la lii'vro typl.....le plus de quatre-vingt jours; los bacilles de la tuberculose
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BACTERIE8 EN GK.NKltM..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;10i
plus de cent jours; les bacllles du pug vert plus do soixantG,-dix jours; le baoille du cholera usiaUquc jusqu'ä sept mois ; le baoille de la morve plus dlaquo;! oinquante jours;Ie streptocoque pyogöne hull it quinze jours ; le pneumo-ooque quatre t\ liuit jours; le microbe du cholöra des poules deux ii halt jours; le bacillo du rouget dix-sept u tronte-quatre jours. Toutefois, sous I'lnduenoe de laiumiöresolaireetae l'oxygöue, beaucoup d'oaux.qui oourent (iu qui si'joiirueut a la surface du sol, so puriflent plus ou moiiis; les gflrmes palhogönes^uipeuvents'y rencontrer, s'attönuentetpei'dent leurs proprietes plus .....OOlns vite. Et d'aillriirs, les eaux enuraules se puriflent en se
mölangeant aveo des eaux pins mi moins pures de provenance souterraine, en döposanl les microbes, etc. Ainsi le bacille diphtörique, bien que pou-vant redevenir virulent en arrivaut dans mi milieu proplce, s'aileuue rapi-demeni dans I'eau, el serait sterilise an bout de neuf jours dans l'eau de source ordinaire, au boul de vingt et unjoura dans I'eau disUllee, etau bout de Irente e( un jours clans I'eau de source sterilisee (Demetriades).
3deg; Bacteries du sol et des corps divers. — Le sol est richc on bactöries, et cela secomprencl, ear 11 renferme, pins que les eaux, des malleres propres amp; leur nutrition, II en contient plus ou moins, suivant sa richesse en raatiöres organiques, el suivant, la profondeur 4 laquelle on I'examino. Au delu d'une certaiue profondeur, les baelöries semblenl faire döfaut, puisque les eaux qui en viennenl n'en contiennent pas. Les microbes aörobies sont nombreux dans les couches superflcielles ; los anaöi'obies se rencontrenl de preference dans les couches nmins superflcielles. Les baelöries dö sol soul surtoul aliondanies dans les terrains eultivös, dans ceux qui rejoivent fröquemment du furnier; elles ont pour fonclion prinoipale dedötruire el de transformer les matiöres organiques qu'il conlienl.
Pour faire l'analyse baclfirimötrique du sol, et pour y roohercher les microbes palhogfenes, on pent employer les raömes prncedes (|ue pour r.'lmle de I'eau, Par la culture dans les bouillons ou sur les milieux solides, on peut arriver Ji avoir des notions plus ou moins exacles sur la richesse d'une terre en baelöries, surlout si on complete cos reoherches par I'emploi des procedrs de culture, i|iii periuellent de devoiler l'existenco des auaero-bios. On preleve, avec loutes les precautions voulues pour evilcr l'apport de germes Strangers, un öchantillon de la terre a analyser ou de la terre sus-pecte, ou mieux on en prölöve plusieurs, ä des endroils eta des profondeurs ilillerenles. (hi se sort, pour cela, de spatulcs, decuillers on de sondes sleri-lisees; on precede iinmediatement aux eusemenccnients dos milieux de culture, et, si Ton no pent, si la terre recueillie doit etro transportee, il faul 6viter,dans les dcliantillons prölevös.toute multiplication, en lesplagantdans des röoipieiits störilisös, qu'on maintiendra h la tempörature do zero, on les entourant do glace, On proeöde d'ailleurs, comme pour I'analyse Iniclerimo-Irique des eaux, dans les ensemeiicements, les numerations, elc,
Hans IVlmle du sol, comino dans cello dos eaux, I'importaul, an point de vue de l'hygiöne^n'est pas laut dans la dölermination du nombro et dos esp^oes de baelöries qu'il renferme que dans la recherche dos espöees nuisi-hlos, de cidles qui son! susceptildes de determinor des maladies, C'estqu'en effet im cerlain nombre d'espöces pathogönes se trouvenl dans le sol; il y en a qui I'lmbilent ordinairement, tidies que celles du lölanos, de la seplioömie, du charbon symplomalique, de la pneumo-enlörite des chevaux, etc, II y en a d'aulres qui, bien que no s'y rencontranf qu'accidentellement, peuvenl s'y montrer plus ou moins (Wquemment, et s'y conserver an certain temps ou peut-ötre möme s'y raulliplier parfois; tolles sont cellos du eharbon baotörl-dien.dela lievro typholde, duoholöra, de la diphWrie, de la tuberculose.etc, qui ysont entralnöes par lea eaux, los matiöres exorömentitielles, etc. Aussi
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MALADIES CONTAOIEUSES DACTßRIENNES.
ne fiuidm-l-il pas so bornerdooaipter los microbes de tel ou tel terrain pour juger de son danger; il faudra surtoul s'assurer si, parmi les espöcos ren-contröes, il y en a de pathogAnes. Quand on se boraera amp; recheroher les especes nuisibles, ropömtion sera d'ailleurs simplifiöe ; on n'aura |ias h se pröocouper do leur mulliplioalion possible aprös le prölövemenl des 6chan-lillons b analj'ser; on se conlentera de prendro 5a el la dans le sol suspect des mottes on dc^ fragments qu'on enferraera dans dos vases sterilises. Le moment venu do les utiliser, on prölövera, dans ohaque motte ou fragment, au inoyen dune curette OU dime eniller slerilisee, one ifiianlile dcHenninee de terre; chaque parcelle ainsi prölevöe sera dölayöe, avec une quanlitö
dideriniuee de I.....illon ^teiilise, ilans 1111 lubo a OSSai. Puis OU ajoulera de
la fjolaiine, fondue a une douce lorapöralure, on agitera pour röpartir le melange; et, avec celto dilution, on sömera un certain nombre de milieux liquides ou solides, l.es caraetöres des cultures, l'examen des baelöries qui Y auront vögötö, et surtoul leur inoculation, permettronl de reconnaltro si co soul des espöcos dangereuses.
Le bacille de la septicömie et eeux du charbon bact^ridien el du charbon emphysömateux so conservent, avons-nous dit, dans le sol; ils s'y conservent nieine Ires longtemps, peiulanl des aiinees. une lois qu'ils SOnt a Trial de snores; el, il est possible d'y deceler leur presence, en procedanl eoniine on vient de voir, ou mieux en procedanl, ä des inoculations direotes. On pent, en offct se contenier de mölanger la terra ou I'lierbe suspoote a une cer-laine quantity d'eau st6rilis6e; on agite le mölange et on döoanle aussitdt; c'csl avec I'ean obtenuo par döcantalion qu'on opöre ensuite. On la laisse au repos; on döcantc de nouveau, aprös qu'elle a toul 11 fail däposö ; on acidule Ires lögöremenl ledöpöl ainsi obtenu,eton le chauffe quelques minutes 0,90deg;, en vue de tuer la pluparl des bact6ries qu'il renferme. Ce chauffage respeoto les spores des bacilles pröcitös, qui soul ires rösistantes; el ilsufflt d'injecter, sous la peau de cobayes, ou dans la veine du lapin s'il s'agit do rechercher
une especeaendiie.des doses dece ilepi'il pourles Voirmourirde laseptiei'inie,
,111 charbon baetöridien ou du charbon emphys6mateux. On a ögalemonl Irouve le bacille de la flövre lyphoide dans le sol, et celui du tötanos dans les bones el, dans le sol, elc.
l.es quot;ernies palhogönes peuvenl done se rencontrer dans le sol, et diverses inl'eclions peuvenl en deliver. Ils se trouvenl dans los couches los plus super-flcielles; ils s'y mulliplienl |diigt; ou moins difflcilement, mais ils peuvenl s'y conserver plus ou moins longlemps suivant qu'ils soul ou nesonl pas a IViai de spores. Ils peuvent 6tre dissöminös par I homme el les animaux, par les inseries, |iar les venls el les eaux : ils peuvenl adherer aux produits du sol; et ce soul surtoul eeux qui rösistenl a la dessiccation el aux agents physi­ques, qui mil chance d'arriver un jour ä quelque organisme a pie a les enl-tiver.
l.es fourrages, foius, luzernes el avoines, qui onl ele mouillös, vases, 111a-
ceros, les liliores, peuvenl ri'lriiir des parlieulcs iniinM ales, des venues de
diverses sortes, et notammenl quelques variötös de baetöries, qui, ingöröes et surtoul inhalees par los animaux, ddlerminenl parfois des maladies graves, aiiigt;i que nous l'avons dömonlrö jadls Violel el moi. Anus avons fall Iremper el nous avons agiW dans de l'eau des Schantillons de fein, de luzerno et d'avoine, qui avaienl mauvais aspect el qui nous ötaienl fournis par des propriötaires, dans l'ecurie desquels 011 venait d'observer la pneumo-entö-
rile des cliovan.N. NOUS avons eiisuili' däcanlö, et avee cette e.iu nOUS avous
fail dcvelopper la maladie, en l'injeciant dans la trachee du cheval ou dans la veino du lapin. Nous a\oiis de la solle pu relronver. dans les fourragOS alti'ir'S, les bacldries quo nous avion- doja leiiconlrees dans les lesions des
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BACTERIE8 EN GENERAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;IOJ
clievaux attaints de pneurao*entärite; et nous avons ötabli quo cello afTeotion esl occasionnro par Jes poussiores, ijni se dögagent ties fourragöa avaries, et qui sont inlialees par les animaux an inomunl de leur repas. II semlile, d'aprös nos recherches, qne les anias de fourrages, laquo;iiii vieiuionta ölte et a regter inonilles nn certain temps, lonsliliient des milieux propices an deve-loppement da oartaines baotöries. Lorsque pins tard la dessiocation so pro-duit, tons les gormes no sont pas detrnits, et parmi con.v (|iii, nornbreux, restont adherents a la surface des plantes ou des graines, il y on a qui pou-vent provoquer d(!s aifeotions graves. Nous avons fait sortir des fourrages les baotöries pathogenes pröcit^es, el ii est vraisemblabie qu'il peuty en avoir d'autros. Cos baot6ries se trouvent assurdment dans le sei, oü elles Jouent un n'de de ferments; mais, sonlevees par les pluies, qui submergent ou inou-dent [es fourrages, et intiodnites pins lard dans I'organisme, olles peuvenl le rondre malade, surlout quand sa röceplivitö est accrue par qualque influence däbilitante, par certainos associations microbiennes, J'ai ägalement dernonli't' (]neles microbes do la pleuro-pneumonio septique des grands rumi­nants lour sont cSdds paries lonria^es on pai'les ponssieresqni en proviennoiit. II esl done certain quo des liacteries non palhogönes OU pathogönes peuvenl. se deposer et udherer plus on moins ;i la surface des plantes, dans les fentes do leurs parties extörieures, etc. Don l'indication de donner des sains parli-culiers aux fourrages et aux litiöres dangereux, lt;le les manutenlionner, do les secouer au grand air, de les exposer an soleil, elc.
L'organisrae normal des animaux et de l'homme est ordinairement exempt do liacteries, dans les parties qui ne sont pas en rapport avec I'air ou avec des objets quelconques venus du dehors. Ainsi, les liquides normanx, teis qne le sang, le laii, L'urine, les serosites, les lissns en general, des frag­ments do muscle ou d'organe quelconque, prölevös avec los precautions vonlues pour eviler loule sonillure, se conservenl, avons-nous deja vu, et n'ensemencent pas les milieux de culture dans lesquels on les introduil. Toutefois, on salt däjamp; que cette r^gle coraporte des exceptions, ainsi qu'on I'a vu a propos du microbisme latent. En elTet, les liacteries Inlroduites avec les poussiores inlialees, avec I'air inspire, avec les aliments, les boissons, etc., penveut parfois etre alisorbees, passer dans rintimite des lissns el y som-meiller on (piolque sorto jusqu'ä leur destruction ou lour I'dimination, ou jnsqn'ii ci; que quelque circonstanco vienne rendre le terrain propicc a leur developpinnoat.
Si rinterieur des tissus et des organes sains en apparence est raroment peuple de liacteries, il n'en esl pas de niemn de la surface de la pean el des muqueuses, qui ont le contact de i'air ou des corps venant du milieu exld-rieur. Do nonibreuses espöees peuvent se deposer et so fixer sur la pean, sur les polls, envahir les glandes sudoripares ou sebaeöes. Le tube digestif conlient aussi denombreusesesp6ces, que les aliments et les boissons appor* tent avec eux; on en Irouve partout, dans la beuche, dans la sallve buccale, dans les diverses parties de rintesl.in el meine dans I'estomac, dont I'acidiu; leur est deravorable. I.a phqiai I, des especes jonent memo nn nde nlile dans la digestion; quelques-unes determinenl la formation do f.'az, quand I'indi-vidu suit un regime determine. II Oil est eniln ipii peuvenl, ölre patliogenes; on en Irouve de tolles dans la salive buccale, dans la boucbe (microbes pyo-genos, microbes septiques, coli-bacille, etc.). Des bacteries de la putrefaction se rencontrant au milieu de tant d'autres; inoffensives pendant la vie de I'individu, elles entrent en action apres la inert el determinant la putrefac­tion cadaverique. Et, parmi les microbes inollVnsifs, qu'on Irouve dans la beuche de l'homme par exemple, il en esl bien parfois da reelleiuent dan-geraux (Notier), tols que pneumocoqiies, stroplocoques pyogencs, etc., cjui,
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MALADIES C0NTAQIEU8ES BACTRRIENNES.
aprt's siMir oonservöa ot döveloppda a la surface de la muqueuset pour-roni h mi momenl donnö dötermlnei' des effels pathogönes, quand leur ali-sorplion sera faoilitöo |ilt;ir quelque lösion accidontelle ou patbologique lt;Il' la rauqueuse bucco-pharyngienne. D'ailleurs, ainsi, qu'on l'a vu, des microbes divers, habilanl les voles respiratoires ou U;s voles digestives, peuventenvahir les organes el le sang non seulement aprds la naort mais encore aux appro-clios do la mort, pendant une maladie et möme pendant l'ölat de sauic.
I.'air inspiro et les pousslöres Inhaltes introduisent nöcessairement des microbes dans los voies respiraloires; ces germes se flxentsur la muqueuse pour ötre onsulte dötruits par les cellules ou rejetös par I'expectoration, ou alisorlios. I.'air expirfi ti'en entraine pas, alors m6me que los voies respira­toires soul catarrhales, ulcöröes, etc., et plus ou iiniiiis peuplöes, Hos baclö-ries peuvent enQn st; rencontrer dans los voies gänito-urinaires et sur los oonjonctives, quot;ü leur presence, gonoralomoui. inolTensive, pool parfois deve-nir nuisibie, quand los modißcalious survenues dans le milieu le rendent propioo a leur culture,
En resumo, los liaotories se rencontreut dans Fair, dans los eaux, dans le sol, a la surface ties objets, et dans los cavit6s de l'bomme et dos animaux oommuniquant avec l'ext6rieur. Les baetöries de I'air, en so däposanl, ense-mencent les infusions, bouillons, jus de raisins, biöre, viande, eaux, etc., et souillont le sol el les divers objets; elles soul, entralnöes par les vents et les couranta d'air ä dos distances pins ou moins considerables. Les pluies, les brouillards, la neige, la gröle, opörent la disinfection de l'atmosphöre et l'infection du sol; i'humiditö lixo los baetöries au sol. Quand la dessiccation survient, los baoUries, llxoos aux grains de poussiöre et aux d6bris divers, peuvent 6tre entjalnöes dans I'air; ainsi en est-il de cellos du sol, dos objets solides divers, dos eaux taries, des matiöres dossecliees, etc., que les cou-rants d'air el les vents peuvenl soulever.
1deg; Resislanoedesbactories aux agents physiques et chimiques......I.osbaelö-
ries en gönöral, el lesbaetöries pathogönes en particulier, suivant leurespöce, snivaul leur degrö de dövelopperaent, suivanl leur eiat adulte ou sporulaire, suivant le milieu dans lequel olles so trouvent, sont plus ou moins inlluoncoes par les agents physiques tels que la chaleur, la lumifere, ratmosphöre, et par un grand nombre d'agents chimiques, qui, en quantitös parfois trös miinmes, peuvent erapöcher ou arröter lour- multiplication ou möme les stö-riliser plus ou moins rapidement. Tous los mici'obes d'un memo milieu, d'nue ineino culture ne soul ni ägalement aclifs, ni ögalement rosislanls; et la vinilenco pent persislor jnsqu'ä la destruction on la degradation des derniers reprtsentants. D'une maniöre g6n6rale les spores soul plus resis-tantes que les baetörics adull.es; et los spores de certaines espöees sont, plus rdsistantes que cellos d'autres espöees; los spores anciennes et dessoehees ont acquis une plus grande rdsistance; il en esl de memo en gönöral dos microbes qui on! supports la dessiccation. Les agents physiques et les agents chimiques, qui stdrilisent les microbes, sont dits agents antisepliquus, agents bacliriddes, agents disinfectants. La connaissance de lour action et de leur mode d'emploi esl de la plus baute importance, au point de vue del'hygiöne gdnörale, tie la prophylaxie et de la police sanitaire,
A. Influence des agents physiques. — a. Action de In chaleur, — D'une mauiere gönerale, la pluparl des bactdries supportenl le froid modörösans perdre leur pouvoir vögötatif el pathogdne; a 0deg; et A des tempdratures pen inlerienrcs a 0deg;, olios no sold, pas sleiilisees ; on a pu en extraire, nnune do nocives, de la neige et de la glace, oü elles avaient conservö leur vitality j il y en a ([ui peuvent supporter Inngtemps la congelation par un froid modörö, tan-dis que d'autres espöees semblent disparaltre peu a pen. On a eu expose ä
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BACTER1ES EN OßNfiRAL.
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la congälalion pendant des jours, dps gemaines ol des mois certains virus (virus tuberouleux, vims pyogöne, virus rabique, etc.), qui n'ont pour cola rifii perdu do leuraotivitö ; el ii est adrais oommunömonl que la congölation a une temperature voisinu lt;li! 0deg;, föt-elie longtomps prolongöe, respecte la plupart dos bact^ries, ne fait qu'arrdter leur dSveloppement, qui reprend, quand la tempörature redovient propico. Toutefois, la resistance au froid varie suivant les espöces et suivant quo les bactäries sont a I'eiat adulle ou u l'ötal de spores. Ainsi le vims daveleiix (Galtier), qui conserve son acti-viii', quand il reste expose pendant dix miuules a — 2deg; et pendant cinq mi-niltes a — 3quot;, esl sterilise par une consolation de vingt-quatre lieures a — 8deg;. D'autres espöces supportenl un froid bien plus intense sans peril'; ainsi il y en n qui rösistenl a une congölation ä — 30deg;, et d'autres qui ne sont pas iii'Ts par un froid de — 110deg;, pourvu que la däcongölation s'opere progres-sivemenl (Von Frisch); ainsi des cultures de bacillus anthracis et de bacillus septicus n'ont pas 6tö störilisöes par un refroidissement de cinq teures ä — i'.iquot;, tandis qncle microbe du cholera aviaire ne resisie pas a une tem­perature de — ll.'i0 (Gibier); ainsi un refroidissement a — 70deg; pendant cent Imit lieures, et a— 130deg; pendant vingt lieures (Pictet et Yung), qui störilise le sang cliarliouneiix peuplö de bactöridies adultes, n'a aucune influence sur les cultures qui ne contiennent que des bactöridies sporulaires, non |ilus (pie sur le bacille du oharbon empliyseiuateux el sur les cultures de bacillus subtilis.
En rösumä, \c froid et la congelation ne delmisant pas gdneraleraent les bactöries, il conviendra de ne pas complin- sur leur action et de recourir, nonobstaut leur intervention fortuile, a I'emploi d'aulres raoyetis, quand il s'agira d'opörer la dösinfection; il conviendra aussi de sc nieller de la glace recueillie dans les etangs, mares, tosses, etc., el de ne pas ['employer en boissons. Toutefois, s'il est vrai que certains microbes pathogönes, comma ceux ibqa I'uiimcres, supporlent la congelation ; s'il est vrai que la congela­tion meme prolongee ne tue pas tons les microbes de l'eau; si eile ne fait qu'en diminuer le nombre, el si ceux qui ont resisie peuvent ensuite vegfiter apres la deconi.'elation : s'il est vrai en un mol que la glace contient des tui-crobes susceplibles de vegeter;il convienl de remarquerque les congelations snccessivcs soul plus efflcaces et plus rapidement sterilisanles quo la conge­lation unique, si prolongee soit-eile.
Les temperatures, supedeures a'iOquot;-i;;quot;,cxerceiii une action variable, sui­vant les especos microbiennes, suivant que les microbes soul ii I'eiat adulle ou a L'etat sporulaire, suivant la nature el la reaction du milieu qui Irs con­tient, suivant le degre de clialeur et snivaul que la cbaleur esl secbe ou humide, Tue temperatare de 100deg; eteint generalement la vie des microbes, qui soul a I'eiat adulle; at m6me il suflU, pour cerlaines espöeos, d'une tempe­rature de IIOquot;, 60deg;, Tilquot;, SOquot;. Mais les spores soul, toules choses exiles d'ail-leurs, beaucoup plus n;sislanl.es el, peuvent supporter pins ou nuiins une chaleur de 80deg;, 90deg;, 100raquo;, voire memede 103deg;, 110deg;, MBquot;, suivanl qu'elles sont seches ou humides, II y a telles spores, qui resistent a la temperature de l'eau bouillante, alors que les bacteries adultes, qui derivent de leur germi­nation, se delrnisent a une lompi'ialiire moius elevre. Ainsi, les spores du bacillus subtilis supportenl plus d'une heure la cbaleur de 100deg;; ainsi la bacteridie charbonneuse adulle est st6rilisee par un chauffage ä 00deg; et par une dessiccation rapide, tandis que la bacteridie sporulaire supporte longtemps, sans pmr, un chauffage a soquot;, et resist^ dix minutes a nu chauffage a 03laquo; dans nn milieu liinnidf, nu eile pi'iil en moius de cinq minnlcs a 100deg; (Roux). Si la plupartdes virus, el parlaul les baelrries ipiien soul les agents, peuvcnl 61 re sterilises, oomme ceux de la clavelee, de la morve, do la rage, da la
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MALADIES C0NTAG1EU8ES BACTERIENNES,
tuberculose, du rouget, etc., elo., par des chauffages variant de 'Mdeg; amp; lO()0, il a I'll'' reoonnu qae oerlains germos, ohaufTds dans I'air see, supportent des tempÄralures allant jusqu'Ä 110deg;, 120deg;. Dos spores dcssecliöes, cellesdu ba­cillus anlhraois, oelles du bacillus sublills, chauffdes a 12:!quot; dans I'air sec, oni encore pu germer (Koch). Le vims frais du charbon symptomatlque esl slerilise par uue iiiinii'i'sioii de deux minutes dans Trail lioudlanle; landis qu'il faul deux lieures de contaci pour dötruirelemönae vims präalabiement desseehe (Arloing, Cornevin at Thomas).
II conviendra done de ne jamais perdre do vue que beaucoup de baotöriea peuvent donner des spores, et que celles-ci, a cause de lern- grande conserlaquo; valiilile, uöoessilenl l'emploi des moyens de destruction les jjIus duergiques. D'ailleurs 011 verro plus loin, a propos de la disinfection, comment ces notions oni etc'' utilisöes, el combien il esl pröförable d'employer la chaleur humide au lieu du chauffage dans I'air soc, ce dernier proeddä dötöriorant les objels, el le chauffage sec devant Stre portfi a un degrö bien supörieur ft ino0 pour donner toute seenrile; landis que la chalour humide a il1'0 et nieine a lOSquot; pout siil'lire dans presque tuns les cas.
II esl enlin opportun de rappeler que la röaetion du milieu inline, non seulement sur la germination des spores, sur la multiplication des baetöries, mais aussi sur leur resisiance a la chaleur. Gelte derniöre propri6tö est en elTel accrue par une lögöre alcalinitä laquo;In milieu, et diminuöe au oontraire par nur lögöre aeiditö. Ainsij une infusion de foin, stfirilisable a 100deg;, ne Test plus qu'ä US0, quand on y ajoute mi peu depotasse pour la rendre alcaline; ainsi une longue öbullition ne störilise pas le lait, qui est alcalin. Toutefois la sterilisation des milieux aoides, obtenue ä la temperature de l'öbullltion, peut fort bien n'ötro qu'apparente, l'aciditd erap6chant le döveloppement des mici'obos qu'ils peuvenl contenir el donl le dßveloppemenl peul ensuite avoir lieu, lorsqu'on ajoute de la potasso. Quand un milieu neutre ou alcalin oomme le lait, par exemple un bouillon qui conüenl des bact6ries adultes el des spores, n'est pas störilisö par une ebullition möme prolongee, deux ou plusieurs courtes ebullitions successives, a un jour d'intervallo, sufflsent ^('#9632;neralenirni pour lurr les divers microbes qu'il renferme; car, entre lea operations successives,les spores germant, pourvu qu'on place le liquide a la tempörature qui convientle mieuxälour germination,perdenl par cela meine de leur resistance el no supportenl pas un second ou untroisieme chauffage. Du a utilise la propriete qu'oul les diverses bacteries de resistor pins ou
moins a la chaleur el ix certains agents antiseptiques, |.....r isoler, Irs unos
des autres, les esp6ces, (jni se trouvenl meiangees dans uu möme milieu. Ainsi, mi faisant bouillir duranl trois quarts d'heure une infusion de foin, on tue genöralemenl tons les raicro-organismes qu'elle contient, hormis le bacillus siiliiilis encore appele bacille du foin. Ainsi, on peul extraire le bacillus septicus ou vibrion sepliqu? el la bacteridie'sporulaire dlaquo;' la lern; vegetale, el Irs Isoler des antics espöees qui les accompagnent, en chauffant quelques minutes a 90deg;, aprös l'avoir legeremenl aciduie, le residu obtenu rn laissant rcposer I'eau cpii a servi a laver la terre suspecto (Pasteur); ce depot, traite de la sorte, donnen I'inoculation la septicemie ou le charbon, si les germes de ces affeclions exislaienl reellcmenl dans le sol. La methode est pn'ci.'use, siirtoui quand il s'agil de rechcrchor les bacteries pathogönes dan- Irs niiiirnx exterieurs, dans le sol, dans Irs eaux, etc., quand il s'agit de determiner lo poinl de deparl de tolle ou teile maladie infeotieuse, 1 ori-gino d'une epizootic de charbon, etc. Elle peul d'ailleurs fitre employee con-
cnrreniineiil aver, d'aulres im'lliodes, Irlles que relies qui COnslstenl a iaire
agir les agents antiseptiques, les reaclifs colorants, el les divers milieux de culture aiiiiiciels ou animus,
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BACTERIES EN ßßNfiKAL.
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• in a mi prßcÄdemment lt;|U(gt;, quand la tompörature s'öIövg au-dessua du degrö iiirlrrr par les baotöries, leur vie devient diflloile, et l'activitö morbi-gdne de celles qui sonl pathogönes s'attönue progressivement, pour dispa-rattre mfiraa avant In morl des microbes, qui, tout en restanl encore susoepquot; libles do vögöter, so trouvenl amp; un moment donnä döpoullläs do toute nocuitä. La constatation do oe fait, i|iii a eu, oommo on ie vorra plus loin, d'heu* rouses applications pratiques, est due a II. Toussaint, qui a eu le mörite de signaler l'aclion altönuante de la ohaleur et d'en faire {'application au virus oharbouneux. Chauveau a rooonnu ensuite que le cbauffage donne une attönuatlon plus on moins marquöe, suivant qu'ii esl pins ou moins proiongö; qn'il pent 6tro eraployd pour1 attönuer les cultures do la bactäridie, et que la haclrridio ainsi aUi'miro pent donnor dos spores attönuöes comma eile, l.o cbauffage a oic1 employö pour atlänuer la virulence d'autres virus, et no-tammenl de celui du charbon symptomatique (Arloing, Gornevin et Thomas).
b.nbsp; nbsp;Effets de la dessiecation, — L'humiditö, avous-nous döjä vu, ost Indis­pensable ä la pullulation dos bacWries, et mfimo ft, la vie de plusieurs espdces. La desslccation, suivant los conditions dans lesquelles eile so pro-duit et suivanl lo degr(sect; qu'elle atteint, pent en effel tuer un bon nombro de microlios; ainsi le virus de la morve, ceux do la rage, du rouget, de la pesle bovine, etc., ne rdsistent pas longtemps a la desslccation, et surtoul ft une desslccation rapide. Toutefois, beaucoup de microbes pathogönes pouvent s(! dessöcher et rester dess^cbös un temps plus on moins long, sans perdre la I'arulic d'agir, quand lls sonl replaces dans dos conditions favorablos; ainsi on csi-il de ceux de la tuberculose, de la diphtörie, de la flövre char-bqnneuse, du charbon emphys6mateux, etc. Co sonl surtout los especes sus-ceptibles de donnor dos spores, qui supportent le mieux la desslccation, surtout quand eile so produit lentemenl et ä une temperature qui favoriso la formation dos germes. En effet, tandis qu'uno desslccation rapide sterilise \q baeillm anthraois, qn\ esl sons forme de bdtonnet, une desslccation lente ne l'empöche pas de donner dos spores; el celles-ci, une fois formöes, sup-portent la desslccation et se conservenl tres longtemps. Ainsi encore la desslccation lente, ä la temperature de 33deg;, non seulement ne störilise pas
10nbsp; virus du charbon emphysömateux, mais facilite sa conservation el accrolt sa rösisl.ancc a la chalonr, a canso do In formation do spores qu'elle favorise.
11nbsp; on osl do momo du virus do |;i sopl iorinio gangr6neuse; frais, il os(, slorilisö
on un quart d'heureft 90o-lü0o; tandis que sac il rosisio mieux. La c(.....lu-
sion, ipii so dögage de ce qui procodo, ost quo certains virus meurent rapi-dement quand on les dessöche, alors que d'autres conservent un certain temps, limiio d'ailleurs, lour activity malgrö la dessiccation, et que d'autres enfln peuvent rester longtemps dossöcliössans perdre leurs propriötös.
c.nbsp; Action de la lumtere. — I.a Inmioiv ne paralt pas avoir une influence niarquöo sur lo d6veloppement de tonlos los bactöries; beaucoup s'en passoni ; d'autres semblent attiröes par eile. Mais, outre qn'il y en a qui ne vogoionl que dans l'obscuritö, la Inmioro solaire devienl mortelle dans bleu dos cas pour de nomlmmscsospocos. Ainsi, dans l'aii, qui contienl beaucoup de microbes, on on trouve (Duclaux) pins de moils que de vivants; et cela tient nun seulement a leur dessiccation, mais surtout ft l'actlon de la Inmioro. En effet, il a oi,6 reconnu (Downes el Blunt) que dos cultures, expo-si'i's idus on moins longtemps au soleil, restaienl ensuile steriles, quand on los portait ii l'ötuve; tandis que d'autres, pareilles en Ions points, so peu-plaienl quand an los avail protög^es contre la lumiöre. Duclaux a reconnu : quo le degrö de resistance an soleil dos spores dos divers bacilles esl variable avec l'ospooo do bacille, et, pourun mönie bacille, aveo la nature du liquide dans lequel il a 6lamp; cultive; quo les coccus, chez lesquola on ne connatt pas
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MALADIES CONTAOIEUSBS BACTERIENNES.
de spores, soul plus rapidemenl lurs i|üo Ic^ spores do baoilles; que la tnort de tons les microbes esl d'autanl plus rapide que I'iasolatlon est plus forte, el beaucoup |ilult; prompte mdme suns un aoleil f;iilgt;le qua l'obscuritä ou ii la lumiöre dilTuso.
Les microbes, soumis a I'insolation, sont attönuös dans leur vägätabtlitä et dans leur activitö pathogäne avant d'dtre tu6s. A conditions ögales de tem­perature, les bact6ries, exposöes a faction du soleil, se dölruisenl beaucoup plus vile que oelles qui y sonl soustraites; I'insolation produil sou action slörilisatrice, alors mdme que la tempörature reste ögale ou införieure a celle qui esl la plus favorable a la vie des microbes; teile baot6rie, (|iii se conserve cinq ou six mnis a l'6tuve obscure maintenue a 39deg;, est tuöe en quelques jours d'insolation. Les spores dessechöes, oonservöes a l'abri de la lumiöre solaire, rösistent des aiuioes a des tempöratures supörieures ii celles des points Irs plus chauds du globe; il en esl de möme aprös vingt et vingt-iiii(| aus (Duclaux) de germes conserves dans les liquides, oü ils se sont döve-loppds, On entrcvoil par la et les dangers rösullanl tlola prösenoe de germes dans le sol, dans les eaux, dans P-s milieux oü I'insolation iitgt; peut les atteindre, el les bienfaits de In luraiöre solaire, qui est un facteur hygiö-nique des plus puissants, un agent d'assainisseraent tr6s actif et trös öcono-mique, qui ynw mi role important dans l'attönualion et l'extinction des maladies infecliousos, el qui se recommande d'une facon spdciale a l'hygiä-ulslf, pour prövenir ou coinbatlre les öpitlemies et les äpizooties.
Le röle de la lumiöre a 616 encore mis en relief dans des expöriences faites avec le bacillus anthracis par \rloing, qui n constatd : que I'insolation gone revolution des spores el le clövelopperaenl du bacille, qu'elle att6nue gra-duollement Irs cultures; qu'elle dötruil rapidement la v6g(5tabilit6 dans des cultures en bouillons fraichement semös avec des spores; qu'elle störilise le nivci'dinni du möme bacille en plein dövcloppement, et que, avant d'arriver a la raort, le microbe subil une särie d'atlönuaiions progressives qui le trans-formenl en vaccin de raoins en iu(iiiilt; actif; que la lutniöre opöre d'ailleurs sur des cultures en bouillons sem6es avec des spores et maintenues siir de la glace. Straus a cousiale que la resistance des spores est, plus grande, quand (dies sonl immergees dans I'eau pure, au lieu d'ötre setnöes dans un bouillon, D'aulro part Roux a 6tabli que I'insolation dötruit plus ou moins rapidemenl la spore charbonneuse, qu'elle peul la tuer lies vite ou ne la störiliser qu'au bunt de vingt-neuf a cinquanto-quatre lieures, el que son action est plus ou moins prompte, suivanl l'iiilensitö de la lumiöre, et snivaut les (pialiles du milieu ambiant, qui, en se modillant, quand la culture a deja commencö, rend la stärilisation plus lento. La lumieie solaire a une action microbicide bien avöröe; eile sterilise plus ou moins vite les bacilles tuber-culeux, suivant l'äpaisseur de la couche de la mature virulente ou de la cul­ture; la Iniuieir diffuse, bien qu'agissanl plus lentement, exerce aussi une action steiilisauie sur les bacilles tuberculeux [Koch). D'une maniöre g6n6-rale, les microbes anaörobies sonl ceux qui rdsistenl le moins ä I'insolation I'aitc au contact do I'air; el d'ailleurs I'aclion dc la lumiere est, en lous cas, lieo a la presence de l'oxygöne, les spores du bauillns anthracis la supportant plus longteraps quand olles sonl, insolöes a l'abri do I'air; sons In double influence de l'oxygöno el de la luiniere, il se produil (Duclaux)des oxydations, qui nuisent a la vie des microbes.
d. Action de I'air. — L'ox^'göne libre, agenl toxiquo pour les bacteries anaärobies, et, au contrairc, agenl indispensable aux bacteries a6robies, qu'on essayerait en vain de cultiver dans une atmosphöre d'azote ou d'hj'drogöue, devient,dans cerlaines conditions,nuisibleä cesdcrniöres mömes, aprös avoir servi ä leur döveloppemcnt, En effel, beaucoup de cultures, une fois achevöes,
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ne tardenl pas ü g'attönuer ei h perdre mdme a la tongue lour aotivitö mor-
lii^riip, si mi Ics mniniii'iit an contact de l'air; il en ost ainsi des cultures du rougel, de celles du cholära aviairo et lt;le bien d'autres, '|iii conservent au contraire Iriir virulence, i|iiaii(l, um' l'ois complötemenl dävoloppöos, elles out 6tä mises al'alui de la luraiöro et de l'air. II somblo done quo, quand nur espöee a pulluld dans un milieu, eile nc peut dösormais i|iio s'y affaiblir el y piirir nirino an lion! (run Iimii|is plus ou iiuiins loiij;, si eile y recoil de l'oxygöne librement; tandisqu'eile conserve bien plus longtemps son activitä et sa vilalitö, si eile recoil peuou pas d'oxygöne, Toutefois, ractionatt^nuante et sUh'ilisunio de l'oxygöne est aidöe, nun seuletnenl par la lumidre, mais encore par lus maliöres toxiques ou autres, queries microbes ont abandon-n6es dans le milieuils se sont döveloppös, Quoi qu'il on soil, il convient de noter que l'oxygöne attänue surtoul les cultures, qui contiennent des baetäries adultes; les spores supportent mieux son aolion et peuvonl con-server longtemps h sou contact lour vögätabilitä el leur activitö; aussi verra-i-quot;ii cl-apres que, ponr obtonir l'attönuation du bacillus unthrads par l'oxygöne, Pasteur et ses eleves onl 616 obligös de le cultiverö une tempöra-ture, on line peut plus donner de spores.
L'atmospböre agit surlout par l'oxygöne qu'elle contient; sou action se combine d'ailleurs avec oelle de la luraiöre, de l'öleclricitö, de la chaleur ou du froid; eile concourt a la dessiccation et a la dissömination des matiöres virulentes,et partantä leur attenuation et a leur störilisation, II döcoule,des considörations qui pröcödenl qu'il est toujours indiquö d'ussurer une ahou-dante aeration, une exccllente ventilation, ainsi que la pönötration de la lumiere stilaire, dans les locaux QCCUpÖS par lies persoiines ou par des cinimaux'.
II. Action des substances chimiques. I'armi les agenls cbimiques, il en est un bon nombre qui onl une influence plus ou moins marquöe pour ralentir ou arröter la pullulation et la vie des microbes; on leur donne le iioin d'agents antiseptiqttes, aniibaclöriens, germicides, disinfectants, Mais, vu leur nombre et la variabilitö de leur action, suivanl qu'on les met en pre­sence de tel on tel microbe, et suivant les conditions dans lesquelles on les fait intervenir, il ost impossible d'en donner une classification mölhodique ei une description ou möme une indication complöte. D'ailleurs leur elude laisse encore heaiicuup a ilesirer; et tel, qui est ol'licace centre tel virus, reste inaclif contre tel autre; ainsi l'acide sulfureux, actif contre le microbe do la septicömie gangröneuse, esl inactif contre celui du charbon einphysö-inaleux. l)igt; plus, lei agent, qui tue le virus frais, demeure saus effets sm !#9632;#9632; vims dessöchö; tel germicide, qui esl actif contre les baetöries adultes, res-pecte les spor(gt;s. L'action d'un möme agenl est encore variable, suivanl le milieu dans lequel se trouve le microbe, suivanl l'excipienl dans lequel il est englobe, suivanl raliomlance ei la raretd des bacteries, suivanl leur origine, ieuräge, leur degrö d'activitö et de vögetabilitö, etc. D'autre part, dans los expöriences,faites avec les diversagents^himiques, il ya des causes d'erreur, doiU on n'a pas loiijuurs assez lemi couipl.e ; aussi a-l-on pu croiro souvent a la störilisation du microbe, alors qu'elle n'avalt pas 616 obtenue; un lil chargö do spores oharbonneuses serait störilisö (Koch) par une immersion de sept minutes dans uiio solution de sublimd h l p. 1000; er, malgrö Le lavage a l'eau, le lil retient assez de sublimö pour empöcherla germination; et, si ou enlraino prealableuieut le niercuro au moyen tlu sulfhydrate d'ammoniaque, on conslate que la störilisation exige plus d'une houro (Geppert), II y a souvenl une cause d'erreur tenant ö la prösence de l'agent emplove, ipuiud on a mölangö l'anliseptique avec la matiöre virulente ou llaquo; culture, Aussi couvieui-il d'i'luilier cxactemenl, parl'expörience,l'action de
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MALADIES CONTAGIEUSES DACTER1ENNES,
cliaiiucilrsinfiTiani sur chiiqus virus et ses divers ötals, deddtorininerles u^phIs propres a tuer chaque virus, et ilc' ne |gt;as conolure, de l'efßccicitä de lei anti-septique centre lei virus, amp; son efdcacitä centre tel aulro virus. II convient ägaleraenl de ne pas perdre de vue que les germicides, qui agissent mdme 1c micax sur ies virus en culture, plaoös (laiigt; les miiieux artiflciels, ou deposes sur des objets, etc., n'arrdtent pus ordinairement la puüulation des microbes dans i'organisrae, ne gu6rissent pas les malades, n'empöchent |ias i'dclosion de i'affection, soil qu'on w puisse pas los introduire a dose sufdsante, smi qu'ils subissenl une däualuration eu se ddcomposant ou en entrant dans des combinaisens nouvelles, Quei qu'il on soil, 11 Importe de relater ilt;'i quelques-uiis dos phis importants ct ile,s plus ofllcaces, en les choisissant parmi ceux dont 1'action esl la mieux oonnue, don( l'emploi est aisö el sans danger et ilonl, 1(^ prix de revienl est mod6r6. Toulefois il no peul 6tre question encore i|iie d'uiie enimn'Tation fantaisisto et sans ordre bien legitime,
a. Action du irome, ila ohlore et de l'iode, — Les germicides chimiques agissonl les uns ä Ti'iai de u'a/. ou de vapours, les autres h i'6tat liquide ou en dissolution. Les agents antibactäriens gazeux, principalement recomman-dables, soul les vapours do brome, do chlore, d'iode, les vapours nitreuses et Irs vapeurs sulfureuses; on peal \ joindre certainos essences et quolques autres agents susceptibles de se volatiliser. Le brome, lo chlore et l'iodo peuvent steriliser rapideraenl un bon nombre d'espöces; toutefois, les n1-cherches, failes avec ces agents, onl fourni parfois dos conclusions dispa­rates; et cela tient ö leur gründe avidite pour l'hydrogöne, qui fait que leur action osl fugace, surtout quand ils sonl employes h faibles doses. .N'ean-nioiiis i'eau lirouiiM' et les vapeurs do brome, lean chloröo el les vapeurs de chlore, I'ean idd.'e el les vapeurs d'iode, sonl ile bons germicides, m6me quand on les fait agir contro les spores, parce qu'ils changont promptement, en s'y Qxant, la constitution de la mali^re aple t formenter, paralysent les diastases, attaquent les 61t'ments nulritifs recherch6s par li's bact^ries, et les leiideni Inassimilables. L'iode, le chlore et le brome, an titrede I p. 1000, seni sporicides. Le brome semblo d'ailleurs le plus actif. Les vapeurs de chlore, de mörne que les vapours sulfureuses, sonl surtoul actives quand idles sonl liuuiides, d'nu riiulieiiiidii irhumecler au prdalable les matiöres sin lesquelies elles doivent agir. Les vapeurs d'acide chlorhydrique sonl pai ei lleineiii Ins actives; el il en esl de inenie des vapours nitreuses.
h. Action du sul/'urede cnrbono et de Vacide sulfureux. — Los vapeurs d'acide sulfureux, d'hyclrogöne sulfure et de sulfure de carbone peuvent st6riliser certains virus, La solution aqueuse de sulfure de carbone arröte les fermen­tations ; eile est antisoptique el germicide (Pasteur); toutefois le sulfure do carbone est impuissant contro les spores charbonnouses (Koch, I'erroncito), el ses vapeurs sonl Inefflcaces pour faire perdre leur l'öcouditö aux pous-
sieres atmospheriques md..... aprös quinze jours de contact (Miquel). Quant
a l'bydrogöne sulfure el aux sulfhydrates, on ne les emploie pas, et ils ne meiileni ^uere ipi'iiii s'en serve. (Vpeiidanl, bien qu'insufflsants coulee de nombreux microbes, ces agents peuvenl en störiiiser quelques-uns; le sul-I'livilrale d'aininoiiiai|iie seraii mdme aple a steriliser les spores charbon­nouses Koch). Alais sou eHieariie semble quelque pen problömalique, ainsi que le donne a penser sou inaction constante vis-a-vis du virus möme frais du charbon emphysömateux Arloing, Gornevin el Thomas).
l.'acide sulfureux a une action antifermentescible manifeste, et il Jone un role aniiliaiii'uien bien övidenl dans certains cas; cepondanl il est inactif assoz souvenl. D'ailleurs les fumigations sulfureuses s6ches ne soul presque d'aucune efflcacitö; il esl indispensable, pour obtenir des effets positifs, qu'elles soienl pröcödöos, comme les fumigations do cliloro, de I'liumecta-
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BACTERIES EN GENERAL.
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lion dps objets h däsint'ector^ L'aoido sulfuroux est trös avide d'oxygöne, quaad il a^ii en prösenoo do I'eau; i! empdcho do lit sorio lo döveloppemsnt dos bactories aärobies, et, par son aciditä ou collo do l'aoido sulfurique qu'il forme, il göno la pullulation des microbes en gönöral. Get agent, consldörä jadis oonuiio mi Imii dfisinfeotant, a olo conseillö, de mömo quo los vapours d'iodo, pour assuinir Pair des habitations oooupäes par dos aniinaux ma-lades, Hos oxpörienoos remontant amp; quelques annöes (Mclhausen, Baxter, Gallier) ont ötabli qu'ii sterilise certains virus, celui de la vaccine, oelui de la raorve, celui de la clavelde; d'autres, Paites vers la mömo öpuque ou un peu plus lard iDavainr, \alliii, Sternberg), out ägalement dömontrd que cer­tains vims, celui du charbon, quand l'agent est b. l'ätat de bdtonnet, oelui de la morve, celui du cliancre mou, celui de la tuberculose, celui de la sep-licömio puorpörale, celui de l'örysipöle, celui de la diphtärie, etc., oessent dVlro inoculables, aprös une exposition de quelque dune ä l'action des vapeurs sulfureuses, obtenues en brülanl de 30 a 40 grammes de soufro par uiotiv cube d'espace a d6sinfecter. Mais, a cötö de cos rosullals favorables, d'ailleurs appuyds par dos observations cliniques, duos ädiversmödecins et lendanl .i prouver refücacitö de la sulfuration en temps d'öpidömic de (lövre Lyphol'de, de diphtörie, de scarlatina, il y a dos rosullals, sinon diamölrnlo-iiienl opposes, au iimius dol'avnnililcs, i|iii laissenl doutor de l'efflcacitö ilo l'acide sulfureux, Son emploi par certains mödecins, en temps d'öpidömie, permet do conclure qu'il a 616 inefflcace, el qu'il u'y a pas lieu de compter d'une manioro absolne sur son action germicide. D'aprös los oxpöriences de WollThugel, de Koch, de Schotte, de Gaertner, de Sternberg, l'acide sulfu­reux osl irnputssant ä störiiisoi' l^s spores dessdohöes du bacillus anthracis, du bacillus suMilis, olc. II luorail les haclörios dö|iosocs ä la surface des objets, mais il aurail pen d'effol sur les microbes situös profondäment, ou englobßs dans des couches öpaisses de matifere virulente. I p. 100 de cet acide, mölangö ä l'air d'une chambre, sufllrail pour steriliser les bact6ries döposeos sur les innrs ei les objets divers, mais ne luorail pas los spores, il sleriliserail en vingl minutes les microbes de lu septicöraie, quand ils sonl sees, el en deux minutes, quand ils sont humides, Les spores du bacillus anthracis r6sistenl beaueoup plus ä l'aciile sulfureux (pie les halonnols, qui pourraient ötre lues en tvente minules par une atmosphöre contenant I p. loi) de ce gaz; (dies ne seraient st^nlisdcs, quand elles sonl humides, que par un söjour de soixante-douze heures dans une atmosphöre contenant l p. I00 d'aeide sulfureux; et, quand idles soul söches, elles rdsisteraient quatre-vingt-seize heures dans une almosphöre contenanl 6 p, 100 de gaz sulfuroux, Les vapeurs d'aeide sulfureux, conlrairouienl a cellos du liroine, du chlore, de l'iode, de l'aciile chlorhydrique, de l'acide hypoazotique, sont Impuissantes a steriliser les poussiöres atmosphöriques aprös quinze jours
d.....intact (Miquel); lo vims du charbon emphysömateux mäme frais, et d
fortiori quand il est sec, rdsiste a l'action de la sulfuration par les vapeurs d'aeide sulfureux (Arloing, Gornevin el Thomas),
D'aprös l.-nis innis en 1884, lors de I'dpidomie choldrique, par Dujardin-Beaumelz, Pasteur et lioux, il landrail rejeter le bronie, donl la force de pönetration serait insufflsante, le chlore et l'ozono comme 6tanl dun emploi diflicilo on pratique, los vapeurs nilreusos ooinuie idanl Irop alloranles pour les lissus. ol so conienier des fumigations sulfureuses, qui peuvent donner do lions rosullals, si im lunle du soul'ro on quanlitö sufflsante, qui slerilisont Ions los bouillons de culture places dans le local, saul eeux qui conlioiinont des spores, qui agissenl mieux sur los virus Inimides quo sur los virus sees, el qui onl une force de pönötration süffisante pour alteindre les microbes de riiiioricur des matelas et des couvertures, Malheureusement, comme si
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MALADIES C0NTAGIEU8ES DACTEfllENNES.
iniii dsvail 6tro oontradiotoive dans l'ötudo do eel agont, Irs exp^rtonces illt;-Redard onl d^montrd une fois ch' plus l'inefflcaoitö dos fumigalions sulfu-reusos, u Dans toutos nos iiiDciilaiiiiiis do produils oholöriquo, septioömique, charbonneux, dösinfeotös par l'acide sulfureux, les animaux soul, morts, dit-il, duns uii bref dölai. Nous d^posions, dans cos experiences, une I röspetile quantity de virus sur le planclior du wagon, el nous faisions brüler, le wagon ötant hermötiquement t'ermö, du soufre d'aprös les proeöd^s i'ocommandöraquo;, l :i a 21) grammes par inötre cube, pendanl qualre Ueures, Ces experiences iiiuiii[('iii l'inefficaoilö absolue de l'acide sulfureux. raquo; D'aulre part, il rösulle, des experiences de Thoinot, quo l'acide sulfureux osl un antiseplique trös inconstanl : que, s'll peul steriliser los bacilles de la tuberculose, de la morve, de la diphterie, etc, quand il ost obtenu par la combustion de 60 grammes diquot; soufre par- mötre cube dans un espace clos, el quand son action est pro-longöe vingt-quatre beures, il osl impuissanl dans ccs conditions contre les spores du bacille de la septicömie, du bacillus anthracis el du bacille lt;ln charbon symptoraatique,
l'lu räsumti, il cläcoule ilc co qui pvdcide : que l'acide sulfureux est bactivieide duns certains cas; quit tue les baclMes adultes el quelquefois mime les spores sous certaines conditions; qu'it esl toutefois ordinairemenl impuissanl contre les spare*, surlout 'juaiid eltes sont söches; quo, dans la pratique, on ne saurail guire co7npUr sur son action desinfeclante, imii an inoins quand les virus sont dessd-chds, mi im couche ipaisse, ou d l'etat de spores; qu'il y a lieu de iu: recourir ü son emploi qu'autanl qn'on ne pmt pas faire ayir un disinfectant plus sür, et qu'il convieTil alors de bnilcr i/'1 fortes doses de soufre, tiftn d'obtenir des vapcurs plus abondanles el purlunt /dn-- actives.
c.nbsp; Action de iammoniaque el des essences. — 1,'ammoniaque el ses sels ne meritent gönöralemonl aucune conlianco: lour aclion germicide somblc peu marquöc; ds sont inactifs contre lo virus du charbon symptomatique mdmc h I'elal Irais (Arloing, Cornevin el Thomas). L'ammoniaque respecte les spores charbonneuses (Koch); ses vapcurs soul inefllcaces pour faire pordre leur IVromldr aus poussieres atmospheriques, aprös un contacl (!'#9632; quinze Jours (Miquel .
Certaines essences, celles de Miym, de moularde, de menthe, d'eucalyptus, de törebenthine, elc, agissenl sur les liactinii's. un n'cinidnir L'tnar. dans la pratique, quo l'essence de t6r6benthine, qu'on fait agir en emulsion dans I'eau, depuis que Pasteur lui a reconnu le pouvoir de steriliser lo baetöridie charbonneuse el sa spore. Toutefois, el bien que, d'aprös Pol, l'essence de töröbenthine soil antirabique möine a dose Faible, bien que Peuch) eile ste­rilise le virus claveleux, il ne laid accorder qu'une conliance trös limitee a cet agent, car il ne sterilise pas le vims sec, ni möme le virus frais dn char­bon symptomatique (Arloing, Cornevin el Thomas), ni les spores charbon­neuses (Koch), id d n'ontrave pas la putrefaction du bouillon [Miquel).
d.nbsp; Action des acides et de leurs sels. — Les germicides ks pins actifs el los plus nsilös, u cause de la facilite do lour emploi, sont ceux que Ton fait agir en dissolution ; et on en trouve parmi les acides, les oxydes et les sels divers. Les acides, en changeant la reaction des milieux, nuisenl au däveloppement des baetöries en general; et quelques-uns, eiant employes a dose conve-nablo, peuvent detruiro la vitalite d'un certain nombre do microbes.
L'acide azotique esl un oxydanl energique; on pent I'employer on fumi­gations ou rn dissolution dans I'eau; a la dose de 2 a :) grammes, il rendrait imputrescible un litre do bouillon de viande (Miquel); il sterilise le virus Irais dn charbon symptomatique, quand il esl on solution a 1 p. 20; ii tue egalement les microbes du pus. Ein solution a 12 el demi p. 100, il im rail en Ironlo minutes los spores charbonneuses, quand on faitun melange ä parties
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BACTERIB8 EN (iK.\iilt\i..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ti:i
6gale8 de bouillon de culture et do solution; mais une solulion ä li p, 100 resteralt sans eilet, mdme aprös tlix jours do contact (Woronzoff, Wino-gradoff et Kolesnlkoff). L'azotate d'argent, ainsi d'ailleurs qne d'autres com­poses d'argent, ost douä d'un pouvoir antibaotarien remarquable ; 8 centi­grammes de co sol snflisoiit pour rendre imputrescible un litre do bouillon (Miquel); le virus frais et lo virus dossechö du charbon empliysemateiix sent sioi-ilises par hi solulion argentique a i p, loot) (Ar., Cor., Tli.j; il en est de inome d(!S spores charbonneuses. Do tout quoi il resulte que le nitrate d'ar­gent, en solution meine Faible, ooustitue un excellent agent germicide; il serait sporlcide meine on solution a t p, 1000 ou a I p, 10000.
L'aolde borlque ot los berates jouissent aussi d'un certain pouvoir antl-baetörien ; Us prdvlennent los rermentatlons et soul fröquemment employes pour la conservation des denräes alimentaires, II Importe cependant de no pas s'illuslonner sur lour degrö d'actlvitö, qne quelques exemples feront apprecior ii sa juste valour. 1,'acide boriqne ne tue pas les spores charbon-neuses (Koch); il faudrait 7 grammes et demi do cot agent pour rendre imputrescible un litre de bouillon de vlande de boeuf (Miquel); les solutions faibles a :i, 4 p. 100 ne stärilisent pas le virus claveloux (Galtier); en solution a I p. '#9632;gt; il sterilise le virus frais et. le virus sec du charbon syniptomalique, apres un contact de deux jours (Arlolng, Gornevln et Thomas); en solution ä 4 p. 100, il met cinq Jours pour steriliser les microbes du pus (Martens). L'acide borlque en solution u i p. 100 est sans action sur les virus frais de la pneumo-onterile du cbeval, quand on laisso en contact duranl quinze mi­nutes uue partie de matiöro virulente et cinq parlies de solulion (Galtier el Violet). Le borax on borate de soude est encore moins actif; il en faul 83 grammes pour steriliser un litre do bouillon peuple de liacltjries, et do 111 ä 70 grammes pour rendre imputrescible un litre do bouillon frais. II u'est aseptique queversla limite de sa solubility, el il est absolument inerte centre les spores; il laisso toule son aclivile an virus frais du charbon symploma-lique. Knlin lo borate da soude, en solution a ö p. 100, est sans action sur le virus de la pueimio-enlerile du cheval avec un contact de quinze minutes (Galtier).
L'acide ohlorhydrlque, qui pent elre employe en solutions plus on moins chargees el en fumigations, et dont on a constate reflicacilö relative, jouit d'un reel pouvoir baetericide. Les vapours do eel acide, comme les vapeurs nitreuses, sterilisent les pousslöres de l'alr. II rend les bouillons imputres-cibles a faible dose ; il sterilise le virus frais et le virus sec du charbon em-pliysemateux en solulion a 1/2 (Ar,, Cor.,Th.); il lue les bacteridies el les spores cliarbonneuses en solution ;'i 2 p. 100 (Koch); il tue les baetöries a la doso do I p. 000 (Warrikoff) el meme a la dose do i p. 1700 (Koch). La solu­tion a i.'i [i. 100 tue les spores cliarbonneuses seches on une demi-heurc; et la solution a 10 p. 100 sterilise le sang charhonneux en vingl-qualre henres (Woronzoff, Winogradoff et Kolesnikoffj. La solution a 2p. 100 peulsieriliser le microbe de la pneumo-enlerile du cheval en moins d'un quart d'lioure (Galtier el Violet). (Test done un agent a recommander.
I.'acide cresylique et le cr^syl onl conquis un rang fort honorable parmi les desinfeclants. Le cresyl ou creoline est. un prodult complexe relire dc la creosote do bouille; il est uoiralre, sirupeux, soluble dans I'alcool, misciblo ä Toan, riebe en acide cresylique (80 p. 100) el en naphtaline (20 p. 100), moins eher que l'acide pheniquc, non toxique, el done d'un pouvoir antisep-tique tres önergique. 11 a ete recommandd pour le pansement des plaies, pour la disinfection des locaux; il a ete Irouve plus germicide qne l'acide pheniquc et Ires propre a coinhaltro les odeurs. Co qui precede s'applique UU cresyl .leves ou creoline Pearson de fabrication anglaise, el il en sera do
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114nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTAQ1EÜSE8 BACTfiRIENNES,
nirinc de ce qui va sulvrei La or^oliae ost, en effet, ime sorte de remöde secret, une spöcialitö, dont la fabrication, taite en Angleterro (orösyl Jeyes) et on Alleraagne (crösyl Artmann) est tenuo secröle. Kile laquo;si un raölange tie produita divers, et sa composition varie beauooup (clil doiten ötre lt;lu m6me de ses propriötös) suivant sa provenance, line Emulsion de orösyl dans l'eau, do 2 el demi a B p. 100, tue rapidement la baotöridie charbonneuse, les mi­crobes dn choleia aviaire, de la moi'Ve, dn pus, de la nianuuilo. line emulsion a 3 p. 100 deduii en quelques minutes la virulence dubacllle tuberculeux duns une culture, dans le pus on dans la pulpe d'organe; une enuilsion a :; p. 100 tue en vingt-quatre heures les spores oharbonneuses, qui rösistent plus de six jours a 1'eau phrnepiee h S p. 100. lino enuilsion a 4 p, 100 detruit en dix-lmil heurea la virulence dans la pondre lt;|e charlion sympto-raalique, alors qu'il faut trente heurea a la solution phöniqu^eau mönae litre; enfln une enuilsion ii i p, luo est un excellent d68odoraat(Nocard), Leorösyl merilerail done d'etre snhslilue a I'acide pMnique, doul il pourrail remplir plus avantageusement tonlos les indications, si on olail assure de l'invaria-hilile do sa cohiposilion ot de sos proprietes.
Le I'ormol ii i'eiai. de vapours serail un puisaanl baetörieide.
1.'aride phönique, moinsactif que leeresyl, merite n.-;uinioins d'cMre eludie avec quelques dötails, a cause de l'emploi qu'on en a fait journellemenl .i tort on a raison. Get agenl encore appole phenol, liydrate de plienyle, acide carbolique, est lies volalil, pen soluble dans lean, qui en dissout de 80 a Bö grammes par litre (ä ii igt; el demi p. 100), Irös soluble dans l'alcool, l'öther, les essences, la ülvci'rine, la vaseline, les corps j^ras liquides, l'acido acelique eile vinaigre; il pent eire employe en fumigations, en solution on en emul­sion dans l'eau el en solution dans d'aulres substances. 11 jouil d'une action germicide incontestable, qui est variable d'ailleurs suivantl'ßtal des microbes el suivant la dose d'acide employee. En solution ii I p. 20 ou ä I p. 40 il est excellenl pour le traitement des plaies; il est germicide el coagulant; 11 rend impulrescildes les liquides epanches, diniiiiiie l'intenaitö de l'inllamraation el pievienl, les complications de tötanos ou de septicdmie aprös la castration el les operations. Les vapours d'acide phenique ne störiliseraienl pas loute-lois les poussii'ies atmosphei'iqnes, meine apres un contact de quinzejours {Miqueli; il faudrail de I laquo;ramme et demi a S^^O pour rendre inipnlres-cible un Hire de bouillon (Jalan de la Groix, Miquel), et 376 grammes pour
steriliser mi litre de bouillon peupld do liactt'ries.
I.'acide phenique tuerait les microbes adultes a la dose de I p. 400 (War-rikoff). En solution ii I p. 500 el ii I p. 800, il arretorait e ilevcloppeinent des bacleridios et les sleriliserail ; mais il agirait plus lenlemeiil, sur les spores, qui ne seraient st6rilis6esqu'au beul de un iideuxjours d'immersion dans une solution ii ii p. 100 (Koch;. En solution ii I p. 100, eta fortiori en solution ii 2 p. 100, il tuerait les hacteridios; el les spores ne so döveloppe-raient pas dans une solution qui en contiendrait I p. 400. En solution ii #9632;2 p. 100, il detruii, 1'activiW du vims frais du charbon symptomatique on luiit heures et celle du möme virus dessecho on quinze ii vingl heurea (Ar., Cor., Th.). D'apröa Perroncito, les spores charbonaeusos rösisteraient soixante et un Jours ii une immersion dans ime solution ii I p. 100, ot vingt-six jours dans' une solution ii ii p. 100. Le claveau, melange par parlies egales avec une solution a 2,8p. 100, conserverail toute son activlte(Galtier); mais il serait sterilise, si on meiangeait une partie de virus aveo loo parlies d'eau tenant en dissolution 2 parties d'acide (Peuoh). D'aprös Ratiraoff, I'ad-dition do ) p. 400 d'acide phenique ii dn bouillon do vcau empoclierail lout developpement de microbes; il en faudralt l p. 230 pour I'empecher dans le san;:, et I p. 160 pour I'empecbor dans la chair.
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DACTfiRIES EN (ili.NKKM..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;li:;
D'aprös los expärienoas de Redard, l'aoide phönique, employlaquo;! en solution a -2 p. 100, en lavage sur les parois de wagons souilMes de matiöres oholö-rique, charbonneuse, septique, neslörilise pas ops virus;etceluidelamorv6, uiiisi irailc, s'esl rnontre actif, aprös un oontaol de luiit heures aveo cotlo
s
solution. En solution a I p. 100, il tueralt les oooous du pus dans trois mi-nutes, et en une demi-minule si on lo faitagiren solution a 3 p. 100 (Mar­tens), En soluiion k 'i p. loo, il ne tuerait pas les spores oliarbonneuses aprös im contact de trois jours; mais il sWriliserait ie sang oharbonneux en un laps do temps de deux ;i dix minutes, quand ie sang et la solution soul, me-langfia a volume egal (Woromoff, Winogradoff et KolesnikolT), La solution aqueuse a 2 p, (00 sterilise en moins (run quail, d'heure les microbes do la piieunio-enlente du oheval (Galtieret Violet). Descas deguörison du charbon chez l'homme et chez les animaux auraieul 6t6 obtenus, grdce a 1'emploi judicieux des solutions phöniquöes,
A ci'ite du plienol il oonvient de signaler Ie lysol, qui peut reraplir les mdmes indications, produire a pen do ohoses pros les memos offels ot etro emplüve de la menie laron. Pour Ie Ivsol etle phenol, il Importe de nejamais perdre de vue; que l'alcool, l'huile et la glycerine, nuisentft leur action bao-törieide, tandis que la chaleur et 1'addition dun autre agent haotericide I'accroissent, L'acide phSnique, en prösence de la vapour d'eau, exorce uuo action plus önergique; une solution de phönol a 2 p, loo donne dos vapours plus actives que I'eau simple. Une solution, compos6e de loo parties d'eau de 1 parties d'acido phönique et de 2 parlies d'acide ohlorhydrique, tue trös rapidement tons les microbes, möme les spores charbonnenses. Ainsi encore une solution comprenant 1000 parties d'eau, 9 d'acide phönique et uned'acide salicylique esl, excellente. II decoule done de co qui precede : quo l'acide plieniqno, pour produiresos olT'ots liaolerioidos, doil etre employe on solution on en eninlsiou dans I'ean ; qn'il ost. reellemcnl microbicide, quand onto fait agir sur des baotßries adultes; mais qu'il ne Test pas sArementet toujours, clans la pratique, quand oil omploie dos solutions a 2 p. 100; qu'il n'est sporicide que sons certaines conditions; qu'il est prßferable de remployeren solutions h lou B p. 100 ou on emulsions plus fortes; qu'il est bon d'accroltre sun action, oomme d'ailleurs cello du erösyl, par Ie concours de la chaleur (solutions bouillantes, vapour d'eau phöniquöej ou par I'addition d'un autre agentchimique, d'acidechlorhydriquepar eiemple, ou d'acido salicylique, etc.
II convient enfln d'ajouter que los phönates, ie phönate do soude, Ie sulfo-plieiiatc de soude on de zinc, sont des succcdanes do l'acide phönique, qu'ils onl un pouvoir analogue, qu'ils peuvent elro employes on solutions plus fortes puisqu'ils sont plus solubles, et qu'ils doivent l'6tre, car Ie phönate de soude, parexemple, no sterilise pas le claveau, quand on melange une partie de vims avoo une partie de solution a 2 p. 100 (Galtier),
L'acide salicylique et les salicylales sont douös d'un certain pouvoir liacto-ricide. L'acide salicylique est pen soluble dans I'eau ; il est plus soluble dans l'alcool, qui ne lui enlöve pas son pouvoir antiseptique, et dans les solutions alcalines. II faul I gramme d'acido salicylique pourempdeherla putrefaction d'un litre de bouillon, Kn solution a I p, 1000, il tue, enquinzo a vingt heures, lo microbe dll virus frais OU sec du cliarbon symptoinatique (Ar., Cor., Th.1; el il en est de uieme de l'alcool salicylo a saturation. En solution a I p, 1000,' il tue les bactories septiques (Ratimoff). En solution a 4 p. 100, il störüise en deux minutes lo sang oharbonneux ötalö sur un lil de soie (Woronzoff, Winogradoff at KolesnikolT); d'aprös Koch il no tuerait pas les spores; el d'aprös Perroncito cellos du charbon rdsistoraient seize jours dans I'acido salicylique, ßtanl donuo je peu de solubiliuS de oet agent (il fant de 800 a 1000 centimetres cubes d'eau pour en dissoudre 1 gramme), on ne pen! pas
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MALADIES CONTAQ1EU8E8 BACTERIENNE8,
Bonger ft roraployer oomrno döslnfeotant, hormis quaiid il s'a^it lt;lii clmrbou omphysömateux, vu quo la solution au millifttne eat en [)iireil cas gufflsanle, Mii'iix vaiulr.iit employer le salloylate de soiulo, qui est plus soluble; mais sou pouvoir disinfectant csi mal ätabli on pen accusä. Gependant 10 gratnnies de co gel peuvent rendre imputresoible un litre de bouillon d^ viande de boauf (Miquel); et sa solution au tiers stärilise lo virus frais du cliarbon symptumatique {kv,, Cor., Tli.). Toulel'ois le olavoau u'est passtärilisö, quand on melange une partie de virus et une partle do solution de salloylate a i,-gt; p. 100 (Galtier),
L'aoide suirurique et certains sulfates märitent d'dtre recommand^s. L'acide sulfurique jouil a peu pies des mrnios proprietes germicides que les acides azotique et chlorbydrique. D'aprös Jalan de la Croix il erapdoherail ie d6veloppement ties rnicrobes dans un litre de bouillon, a la dose do 17 oenti-grammes; il rarrfitemil, a la dose de 50 centigrammes; et il störiliserail le inrnie bouillon doja pouplo de bacteries, a la dose de lt;S grammes 02 centi­grammes. D'apr'i's les experiences de Miquel, il serait un agent do moyenne puissance pour luer les germes atraosph6riques, II a ötö reconnu efflcace, en solution a i p. 100, contre le vims du cholera aviaire (Pasteur), centre le virus inorveux (Galtier), contre le virus (sang) cbarbonueux (Thouvenel), L'acide sulfurique dilue tue le virus frais du cliarbon symptoraatique (Ar., Cor., 'I'll.). D'apres Perroncito, les spores cbarbonnonses soraient sterilisees an bout, lie buit jours d'iinmersion dans une solution ä lä p. 100. D'apres Pencil le contage claveleux est, siHrilise, quand on melange une partie de virus a 100 parlies d'eau contonanl, une partie d'acide sulfurique.Gn solution a I p. 100, il tuerait en quarante-cinq secondes les coccus du pus (Martens); enlin, d'apres Woronzoff, Winogradoff et Kolesnikoff, la solution a lgt; p, loo tueraitles spores cbarbonneuses dans un laps de temps variable entre cinq minutes el cinqjours; la inenie solution, mdläe ii volume egal avec du sang cliarbonneux, le steriliserait en un jour. Une solution a -i p. 100 pcul steri­liser le microbe de la pneumo-enterite du cboval (Galtier et Violet). Rn presence do ces donnees quelque pen contradictoires, il est dil'licilo de so faire une idee bien exaote do la valour germicide de Facide sulfurique; tou-tcfois, il est recommande en solutions plus ou inoins fortes pour faire des lavages et des pulverisations ou dos melanges disinfectants; et il convient de lui accorder une certaine favour dans bien des cas.
Les sulfates, employes coiume disinfectants, sont le sulfalo do zinc, lo sulfate de ouivre et lo sulfate de for. Le sulfate et le nitro-sulfate do zinc, conseilles c.oinnie desiufoclants en solution ii 1 p. 100, no doivent inspirer qu'une mödioore eonQance ä pareille dose; car, si certains ont prönö leurs effets, et si Peuch a sterilise lo claveau en nndangeant nne partie do virus avec cent parties d'eau contenant deux parlies do sulfate de zinc, liedard a domontre quo ce sei et le nitro-sulfale do memo base, ainsi quo l'acide pbe-niqne, eiii|doyes en lavages pour la disinfection des wagons, n'agissenl efli-canemenl qu'ft hautes doses et par un contact prolong^. Des lavages, prati­ques suivant le mode recommandö, n'ont pas stdrilis^ les virus cholörique, cliarbonneux et septicömique, En Sorte quo le sulfate et le nitro-sulfate do zinc, pas plus quo l'acide pbenique, l'acide sulfureux et le cblorure de zinc, employes anx doses indiquees ofliciidleinent pour la desinfetion dos virus deposös snr les parois dos wagons, no slerilisent pas les gormes. D'aillenrs un srjoiH parfols prolongö des substances virulentes, dans les solutions a 2 p. 100 do ces sols, no detniil pas toiijours lour activile. Le sulfate de fei­est mi niaiivais germicide ; il en faul 11 grammes pour empecber de so putre-ller un litre do bouillon de viande; il osl inactif contre le virus du cliarbon symptomatique inenie frais,quandon emploie une solulionft l p.'i.Il nesle-
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rilise pas la stroptohacterie do la pneuino-cntßrito du choval, an bout de qiiinzo miimtes do oontaot.
l.osnU'aie do culvre ost le seul des Bulfates sur lequel la pralique puisse seriousenicnt, compter; il esi antiparasiiairu et dösinfeclant; il csl employd pour la conservation des bois, ])our le cbaulage des semenceraquo;, pour le traite-du mildew; il a (HS conseille en temps d'epidernie cliolerique; il se serait inontrd d'une certaine efdoacitd cornme agent prophylactiquo centre le cho-lera et la (ievre l.yphoidc. Son röle baeterieide semlde otaldi par diverses experiences. D'apres Miqnel il occuperait mi rang elevö panni les substances qni präviennent on suspendent la putrefaction des matiercs animales; bien qne mains aotif qne les composes solubles de platine, d'or, d'argent et de me re me, il serait plus antiseptique que I'acide salicylique, plus ddsinfeotant (inc I'acide thymique et que I'acide phönique : h la (lose de 00 centigrammes il empdcherait la putrefaction d'un litre de bouillon, nmis il serait impuia-sant centre les spores meine en solution a 2llt; p, 100, En solution a I p. 5, 11 sterilise le virus I'rais el le virus sec du eliarlion empliysrinaleiix (Ar., Cor., Th.); en solution h I p. 20, il est un bon desinfectanl centre le virus du cho­lera (G, Colin). Un bouillon, additionnö de 1 p. 23820 desulfate de cuivre, ne cullive plus les bacteridies: el line solution ii 1 p. 2000 tue les bacteries sep-tiques (RatimofT). Le sulfate do cuivre a 616 reconnu comme un excellent dösinfedtant des matures Koalas (II, Vincent); il sterilise le bacillus coll corn-munis, les germes de la putr6faction, les microbes do la flövre typholde et celui du diolera en cinq lieures, quand on I'emploie a la dose de 7 a 8 kilo­grammes par metre culie de matiore fecale. II devient plus actif, quand il csl addilioune d'acide siillurique on d'aoide elilorlivdrique. Get agent merile done de eonservcr line place panni ceux qu'on pout, employer dans la pratique.
e. Actions des bases et de leurs sets, — Les bases qu'on recommande parfois, pour opörer on contribuer a opörer la dösinfection, soul la potasse, la soude et la cIkuix. Les solutions bouillantes de potasse, de soude, de bicarbonate de soude on do potasse el les lessives chaudes sont recommandees; mais, quand elles ne soul pas germicides par lour haute temperature, elles agissent simplement en facililanl le nettoyago des surfaces souillees. Toutefois la solution do potasse ou de soude an I p. ;i sterilise le virus frais du cliarbon symptomatiquc apres deux Jours de contact; mais le meine virus desseebö n'est pas tue par les solutions do soude (Ar., Cor., Th.), I.es solutions a 3, .'i, 8 p. 100 peuvent steriliser certains microbes, mais non les spores char-bonneuses ni les baciilca tuberouleux. La lessive de cendres est baeterieide, surloul quand eile esl bonillante, el quand les objets a desinfecler reslenl immergös un certain temps, l.es spores charbonneuses rcsistent neuf jours dans une solution de potasse caustique ä 21 p, 100, et quatre-vingt-huit jours dans uno solution ä 20 p. 100 (I'erroncito).
Le permanganate do potasse est roconunande en solution a b p. 100 pour des lavages desinfeclanls; il coiuballes manvaiscs odours, el il agit sur les microbes, fl sul'lirait do I a :i ou 4 grammes do ce sol pour empecljer nn litre do bouillon de so piitrelior, el do 0 ä 7 grammes pour le steriliser apres le developpement des liacleries (Jalan de la Croix). II tue le virus frais, mais il n'agit pas sur lo virus ib^ssi'clie du cliarbon syuiplomalitpio. 11 esl pen actif, memo on solution a Up. 100 (Woronzoff, Winogradoff ol KolosnikoH'); el il respecterait pendant deux Jours la vitality des spores charbonneuses (Perroncito) j toutefois, an dire de Koch, une solution do permanganate do potasse a 8 |gt;. too pourrait steriliser les spores charbonneuses.
La clianx est recommandee pour repandro vivo sur le sol, sur les cadavres et les debris cadaveriquos, pour I'incorporer aux fumiers el aux malieres dölacliees par le grattlige, el pour faire des badigoonnages sur les murs, les
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boisories de; eile ne peut Ätro eraployöe quo comiae agent acoossoire, oar eile esl peu aolive. La chaux vive et l'eau de ßhaux n'attaquent pas le virus frais du oharbon symptomatique; une solution ä I igt;. 3 est sans elTet utile, (,| || v •( ii,'u ih! consicldrer I'aotion microbioido de la ohaux comme loui a fait probl6matique, Nöanmoins, ou a reconnu en Allemagne que le lait de chaux dötruisait lea baoilles do la (lövre typholde at du cholera; et Richard et Chantemesse onl reconnu do leur oAtiS, qu'ou bout d'une demi-heure, la chaux nonoarbonatöe,eraployde sous formede laii de chaux, pouvait störiliser Ics solles typhiques et dysentöriques, Les badigeonnages au luit de chaux, a raison de uuo partie de chaux pour i a 20 parlies d'oau, sont do quolqua efflcacitö oontre certains microbes, tels que ceux du rouget, de la pneumo-niirriic, du cholöra aviaire, etc., mais ne störilisent ni les spores charhon-neuses, ni les bacilles de la tuberculose, On a preconise le lait de chaux fralohemenl pröparö, ou conserve lt;liiMs une bouleiile herraötiquement bou-ch6e, et notammenl lelail de chaux pröparödela lacou suivante; arroser peu a pea avec la moitiö de son poids d'eau one cerlaine quantitö, I kilogramme de chaux de homie qualile, pour la l'airo se döliler; uue fois la ilelilcscence effectuöe, tenir la poudre dans un endroit sec el dans un recipient bien bouche; delavec ensuite cekilogramme de chaux,qui.en absorbantöOOgram­mes d'eau, a pris un volume tie ä'^OO, dans le double de son volume d'eau, soit i-VUH); ou a ainsi un lail de chaux excellent qui esl h environ 20 p. 100. Par ce procede, on ne peut ddiiinfecter que les selles ou les maliöres liquides ; et il sullil. d'y verser 2 p. 100 de lait de chaux, qui pent ötre eraployö saus inconvenient a dose plus forte, et qui peul 6tre essayö en mödeoine vötöri-uairc pour la disinfection des purins,
On conseilie aussi le chlorure de chaux et le chlorure de calcium. Co der­nier, en solution ab p. 100, no störilise pas le virus clavelcux, quand on fail mi melange a parties ögales de virus et de solution (Galtier); loulefois, au inöme litre, il pourrail störiliser les baclöridies charbonneuses, et memo leurs spores Iraiches, en une minute, pourvu que la solution ful en exces; il störiliserait le sang charbonneux en dix minutes, quand lesang et la solution soul t volumes Ögaux et inliineineiit melanges; il ilelruirait la virulence charbonneuse en vingt-quatre heures dans des fragments de peau, mais il n'nsirail pas sur les spores charbonneuses dess6ch6es (VVoronzoff, VVino-gradoff el Kolesnikoff).
Quant au chlorure de, chaux, qui esl prodigud en temps d'epidemie et qui estrecommande pour faire des lavages, des arrosements, des badigeonnages ou des mölanges, il mörile une reelle conflance. II est dösodorant; iln'est pas toutefois un germicide de premier ordre, II en laiidrail. pies de (1 gram­mes pour steriliser un litre de houillou peuplö de liacteiies ; il esl pen actif centre ie virus claveleux Galtier, Pouch), el contre les bactöries, en general; cependant, en solution a t p. 100, il aurail tue en quelques secondes les
microbes du pus (Martens . Lo chlorure de chaux du co.....lerce, a la dose de
12 grammes pour 1000 de matteres lecales, sterilise en oinq heures lo bacille de la tievie lyplmide et celui du clndera (11. Vincent) ; il devient, plus actif, plus hactericide, quand on ajoute de l'acide chlorhydrique a ses solutions. La solution, obtenuo, en dölayanl peu amp; peu 100 grammes de chlorure de chaux du commerce dans 1200 grammes d'eau, pour laisser ensuite au repos pendant une heure et flltrer jusqu'it obtention d'un litre de liquide, serait Irös active, m6meapr6s addition de 10 litres d'eau (Chamberlandet Fernbach); eile serait, plus söre centre les spores que celle de suhlime au millieme, aussi eflicace que celle de sublimö au centteme, neu dangereuse, etc. On peut, done employer la solution de Chamberland ou des solutions acidnlees.
Le chlorure de zinc est recommandö pour faire des lavages disinfectants en
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solution a i |gt;. 100; et voila d coup si'ir un a^ont dont l'aotivltö a ötö surfaite. Quelques fails tdmoignent en sa faveur; mais colnbien plus nombreux sont ccux qul aoouseut son pen d'efflcaoito. En solution a ii p, 100, il scrait un linn disinfectant centre 1raquo;^ vims du oholdra aviaire (G, Colin)) at il tuerait lapidiMiicni les microbes du ims (Martens); il produit do bons efTots sur les plaieset prövlont les complications septiques, Mais, a oötö de cos olfets ulilcs, qui no soul d'ailleurs obtenus qu'aveo dos solutions a .'l ou raquo;gt; p, 100, voici one serie do cas dans lesipiels eel ageuta öohoud : En solution a Ii p, 100, il a ete reoonnu incapable do steriliser les spores oharbonneuses, meine au bout d'un mois do contact (Kocli); son inellicacite a 616 Sgalemont lecomuie vis-a-vis des spores cliarhonneuses par I'erroncito; il ne sterilise ni le virus frais du oharbon symplomatique (Ar., dor., Tli. , ni le vims olaveleux, quand on I'emploie en solution a i p, 100 (Peuch). En solution a 12,.'i p, 100, il serait sans ell'et sur les bouillons qui oontlennent des spores, mdme uprfis un con­tact de trois jours (AVoronzoil, Winogradoffet KolesnikofT). D'aprös lesexpö-riences de Redard, le chlorure de zinc, employe en lavages, ne sieriliso les virus di'poses snr les boiscrios ipie s'il est employe ä haute dose et de facon ä rtiv en contacl avec les germes pendaul un temps prolong^, Ainsi des ma-tiöres virulentes du cholera aviaire, du charbon, do la septicömie, de la cla-volee, de la morve, ötalöes snr des plancheltes et snurnises a la dcsiid'eclion siuvaut le mode reconmiandc, out pu etre inocnlccs I'riictuonseinent, le virus choleriinie it tons les animatix d'experience, le virus chai bonneux ä lous sauf im, le vims septicämique a ions; la solution employöe ötait ä 2 p, 100. Bien plus, le contact pendant seize heures avec cette solution n'a pus diHrnit, la virulence de paroelles d'organes obarbonneux, clioleriipies, septic^miques. La nienie solution aurait störilise le virus morveux ; mais il y a lieu do so deraander si la dessiccation n'avait pas 616 pour lui le vöritable agoiit desin-fectant. Le chlorure de zinc est dune un agent pen actit', qni ne devra etro employ^ qu'ä dol'ant d'autres; et encore faudra-t-il le faire agir a forte dose ei pendant assez longtemps.
(juani aux chlorures de sodium, de manganäse, de fer, etc., leur action esi encore mal connue. Cependant on pent afflrmer que les deux premiers sent reellement pen .ictit's; ils no lueilt pas le virus frais du charhon sympto-malique; et une solution rneme saturee de sei marin, cpii sterilise la baetöri-die adulte en vingt-quatre heures (Förster), serait inactive centre les spores charbonneuses, qui supporteraient son contact (lendant soixante jours. Une solution a 10 p. 100 ne sterilise pas la streplohacterie de la ponenmo-entörite du clieval (Gallier). Enflu il resnlie (rune etude faite par de Freytag que le bacille du cholera est tin' en quelques heures par une solution concentre'e de s(d marin, tandis que le bacille dn typhus, les streptocoques pyogönes, celui do IVrysipele, les hacterics du rouget, pourraient resislei' des seninines et des mois. 11 i-esnlle de mes experiences et de celles de l'auteur pröcitä que le bacille de la tuberculose resists longtemps a une salaison avec e.xces de sei. Le chlorure do fer, en solution a Ii p. 100, serait sporicide (Koch1.
I.e sublimä corrosif, on liichlornre demercure, est un des agents chimiques qui meritcnl le tnioux la conflance du veterinaire, pour operer la desiufec-tion, tanl a cause de son activity hactericido et sporicide, ipi'a cause de la facility de son emploi et de son prix de revient relativeraent peu onöreux; e'est en efl'et un des plus actifs et des plus sörs parmi tons Irs disinfectants germicides, l.a Chirurgie vetörinaire I'emploie depnis longtemps; il avail ete conscille jadis par lialcclls poor faire des lavages; en I.STi ot 1880, llavaine signalait et etudiait son pouvoir desinfeclanl, il conslatait qu'uno solution a 1 p. IBOOOO pent dötruire la virulence dn sang charbonnenx. Depuis, son action a ele etudiee el, afflrm6a par de nonihrcnx experimeuta-
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teui'8; si sou emploi, en lant qu'agent autisoptique et en lant qu'agent disinfectant, s'ost Lreuei-alise. L'antisepsie par lo sublimä a 616 appliquöe dims los nidleriülrs et tians la Chirurgie,OÜ die ii reiidu d'öminents services; luallieiiiciiscnieiit des ofia d'empoisonnenient se soul, parfois produits, et il si'inble qu'ily allen de suljstilnerau Bublimöun a^'enl plus InofTensif, quand il s'aglt de laver des plaies ötendues, ou de dösinfecter des muqueuses, qui prösentent des golulions de continuity, U|1(|i qu'il en seit, et abstraction t'aite du danger qu'il y aurait dans oertaines circoristaiieesii en user inconsi-dereiueiit, je bichiorure de meroure est un des antibactäriens que les veleri-naires sanitairos doivent le [ilns rechercher, pour pratiquer des lavages desiufeetants. liest baot6ricide en solution a i p, 15,0000; et il tue les spoil's, quelles qu'ellessoient, en quelques lienres on en quelques minutes, quand nu etnploie des solutions a I p, SOOO on a l p. moo. D'apräs les oxpö-riencesde .lalan do la Groix et de Miquel, il sufflt de quelques centigrammes do cet agenl pour rendre impulrescible un litre de bouillon; et il n'en laut guöre plus pour steriliser la menie quanlitä de bouillon deja peuplä de bacterios.
D'apios Koch, lo sublimö est un disinfectant ties sftr et tres avantageux ; il tue les bactoi'ies a la dose do I p, 300000 et arrele lo developpemenl des spores ; une solution a l p, •JOOOO tue les spores du bacillus anthracis en dix minutes, et une solution a I p, 80 000 peut encore les tuer, quoique moins rapidemenl. Line solution ä I p. 8000 tue en un quart d'heure lous les micro-organismes connus; il est i'antimicrobe par excellence contre les spores charbonneuses; il donne une bonne disinfection contre elles, quand on emploie dos solutions ä I p, 10000, I p. 8000, l p. 1000, I p. 100, dans I'eau froide on dans I'eau bouillante. II est bon en tout 6tat de chose ; il tue en quelques minutes les microbes les plus rösistants, qu'on I'emploie en lavages on en aspersions, doncbes, pulverisations, etc. Toutefois, anx mömes doses, il resto sans action snr les microbes ou pnllulalion dans rorüanismo ; et d'ailleurs los naatiöres animales, qui contiennent le virus, doivent, k cause des substances albnminoidos qu'elles renferment, ötre dösinfectäes aveo des solutions fortes, lellcs ((lie les solutions ii I p. 1000 ou ä I p. 100; car, en solutions pins faibles, I'action germicide pout 6tre insufflsante, ä cause de la präeipitation d'uno partie du sublimö par l'albumine. Enßn la disinfection par le bichiorure est plus sure rpie la disinfection a l'ucide phö-nique; eile est aussi ais6e et eile coftte moins eher. Teile osl en resmnö la conliance que doit inspirer cet agent d'apres rexperimentatenr de Berlin. Gette conliance semble d'autre part nierilee, si on en jnfje par la presque una-nimite des resultals favorables, qn'ont obtenus les divers expßrimentalenrs, qui out employe le sublime comme agent badeiicido. Ainsi il tuerait les bacilles a la dose de I p. 2000 [WarrikolT); il tuerait les spores charbon­neuses dans vingt minutes en solution a I p. 200, dans deux boures eu solu­tion a I p. loon, dans quatre-vingt-sept jours seulement en solution a I p. 6000 (Perroncito). En solution a I p. 1000 el a t p. 8000, il sterilise le virus frais et lo virus dess^che du charbon emphysemateux (Ar., Cor., Tb.); il sterilise promptement le virus tie la clavelee (Peuch), celui di^ la scpti-cemie, celui de la morve, etc.
Ii'apros II. Pol, il serait moins actif contre la moelle rabique que I'essence do terebonllniio. D'apres Hatimoll', le sublime empeidie la reproduction des germes du sol dans les bouillons a la dose do i p. 13300, et dans la chair musoulaire docoupee en morceaux a la dose do I p. 800 ; un bouillon addi-tioune do, 1 p. 800000 de sublimo ne cultive pas la bacteridie; a la dose do t p. looooo, il retarde le developpement dos baetöridies sans Tentraver j il deiruil les spores charbonneuses ä la dose de I p. 8000. D'aprös Johne, le
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suliüiiu'en eolution a I p, 1000 et ft ) p. BOO tue les spores oharbonneuses rapidement, et est iiiciiciiio pour la desiiifectiou ilos mains et la confection d'un savon .dösinfeotaut; I'^eume ilraquo; savon au sublimd ft I p, 1000 störi-lise les spores cluuiionncusos. D'apres Woron/od', VVinogradofT ot Koles-nikolT, la solution ft2 p. 1000 de sulilimc tue la luicturidie el s;i spore en une minute do contact; el l^ sang frais oharbonneux est sterilisö en deux minu­tes, quand il y a grand exoös de la solution mercurielle, tanclis qu'il ne I'est qu'en vinyl, minutes, quand il y a parlies 6gales de solulion et de sang. Knlin la solulion ä I p. 10O0 luerait la bact^ridie el la spore en quinze minutes. La mdme solution ft I p. 1000 tue les microbes du pus en quinze secondes dans un milieu non albumlneux, et en une heure dans un milieu albumineuj Marions). I,es vapems de suldinie obtenues par la chaleur n'auraient pas d'action dösinfeetante (Heraens), et la solution alcoolique ne serailpas sporiride (Heraens, Kreiholm).
L'oxycyanure de meroure serail aussi antiseptique et moins irritant que le subliuie, et il n'aurait pas ses inconvenieiUs, et il n'attaquerait ni les mains ni les instruments.
Quoi qu'il en soil, le bichlorure de meroure reste pour le moment un des agents bact6r!cides les plus puissants; il est reoommandä aveo raisön en solulion ft I p. 1000 pour operer une bonne desi[ifoction en ras de lievro charbonneuse, de charbon empbys6mateux, de morve, de septlcömie, vie. 11 pent servir ft laver les plaies, ft faire des pansements, des lavages disin­fectants, des arrosements, des douches, dos aspersions, des immersions, des pulverisations, etc.; on emploiera, suivant les ens, des solulions variant de I p. 100 ft I p. 10000. On pent d'ailleurs obteuir facilementdes solutions ft tons les de^res do concentration, en ajoutantde I'alcool a I'eau on mieux en emplovaiil Tran salee; uinsi on olilieut nue bonne preparation stable, en melangeant il parlies dc sublime, nue de sei et 9 d'ean distillee; puls, avec cette solulion, on pent on pivparer d'antres, au fur el ft mesure des besoins, ft ions les degrös d'activitö, Toutefois, il serail (H. Vincent) un mauvals desiiifeclant d(^s matieres föcales. Et d'ailleurs, dans la pratique, II Importe de tenir compte de la particularity que präsente, comme d'autres agents d'ailleurs, le subliuie en contact avec des matieres albuminoides. II forme avec elles un procipite insoluble on colloidal, et ne slerilise pas les microbes qu'elles contiennenl, ft moins que sa solulion soil en exces considerable. Or, il esi possible de conserver k col agent tout son pouvoir baetörieide, et memo de I'augmenter, en I'additionnant d'une faible dose d'acide ciilo-rhydrique on de tout autro acide, ainsi que I'a elabll Laplace. I,'addition d'acide exalle egalenieut, comme on I'a vu, I'aotion du phenol, du crösyl, du sulfate de cuivre, du chlorure de chaux, etc.
l.es solutions de sublime, prepaives avec l'ean non distillee, doiveut ätro employees de suite; car los eaux ordinaires, par b's principes qu'elles con-tiennent, provoquent la decomposition immediate du sublime, et cotte decomposition continue sons l'influence combinöe de l'air, de la lumiere et des principes mineranx et organiques contenus dans I'eau ou amenes par l'air. Toutefois, la decomposition commencee s'arröte ou devientinsigniflante, quand la dissolution esl soustraite a l'action de la lumiere et de l'air. D'ailleurs les dissolutions, preparees avec de I'eau distillee pure, no subissent que des decompositions insigniflantes, nieme lorsqu'elles sont exposees ä l'air et ft la lumiere. D'antre part enfln, les solulions pr6parees avec de l'eau ordinaire et addilionnees de l'aililes proportions d'acide cblorbvdriquc ou d'acide tartriquo, no subissent que des alterations insigniflantes, quand elles sont laissees au contact de l'air et de la lumiere, et sonl inallerables, quand elles sont soustrailes a cello double influence, l.e cannin d'indigo, employe
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MALADIES C0NTAGIEU8E8 BACTERIENNES
pour los colorer, ne produit sur olios auoune action döcomposante, I
itont
qu'olles sonl pröparöos avoo de I'oau distillöe, alora mdme qu'ellos res expostics ä L'aotion de la luraiöre (Burcker),
i. Naphtol8,goudrons, — Un Irösgrand nombre de subslancosonl 6t6 cxpe-rimenU'os en vue gt;le ddlerminer lour action sur les baot^rles; mais, comnie leur indication entralnorail trap loin, sans grand profit pour la pratique de
la desinl'eelioii, nous innis bomerons a rönumöration de quolquosn.....s. La
benzine, l'iodoforme.le pölrole, ne soul pas a proprement parier des agents bactörlcides; la benzine ne sWrilise pas le virus frais du obarbon empbysö-maleux; on semblo d'aocord pour refuser toul pouvoir germicide ii l'iodo-forme,qui ne steriliseni le vims du charbon symplomatlque ni les microbes du pus, etc, ; el le pölrole non plus ne tue jeis les bacilles. I.a naphlallne et les napbtols soul des agents d'uue cerlaine valeur en tant quo bactöricides. La napbtaline, en solution alcoolique a 2 p, 100, tue le virus frais du ohar-Im.ii symptomalique (Arl., Cor. el Th.). Des oxpöriences, notarnnienl
fidles ile Bouchard ei Maxi.....vitch, ont ölabli le pouvoir nettemenl antibac-
törien des napbtols. Le napbtol ß, etudid par Bouchard, conviendrait, a cause de sa I'ailile solubility el de sou pouvoir antlseptique, pour däsinfecter certains objets, de pröftirenoe a tous los autres agents antisepliques, II n'est soluble dans l'eau qu'ö la laquo;lose do Oraquo;1'^ p, 1000; on peut en dissoudro o-',:(;t dans l'eau contenanl I p. 1000 d'alcool, I gramme dans I'oau contenant iiO d'alcool p. 1000, etquot;.). grammes dans l'eau contenant 200 d'alcool p, 1000. Comme, et mieux mamp;me quo les autres anliseptiques insolubles ou peu solubles, il conviendrail pour praliqucr I'anLisepsio dans I'dpaisseur d'un lissn, dans nno cavito diliioilonioui accessible, teile quo une eaviio söreuse, dans ies cavitös digeslives, etc.; car son peu de solubility empöche son action gönörale sur 1'^conomie. A la dose de 08r,33 pour 1000 grammes de substance nutritive (bouillon ou milieu solide), il empöche coraplöteraent le doveloppeinoui, des microbes de la raorve, de la mammite de la brebis, du cholera aviaire, du charbon bactöridien, du pneumocoque, du stapb} lococcus pvogenes albus et du staphyloccus pyogenes aureus; ä la mfime dose, il ladurde le developpeineiil ilu hacille lie la lievre lypholde el un peu celui du bacille tuberculeux. L'urine agilde avec du napbtol en poudre, puls llllröe el exposee a Tail-, ne lernioiile pas : les uialieres en vole de putrefaction s'anelenl, el perdenl lern- fötiditö, quand on les place, dans une eau addi-liouuee de napbtol. Le napbtol a, Studio par Maxlmovitch, serail supörieur an napbtol ß; a la dose di' (lu,,lnp. 1000 dans les bouillons ordinaiies, il empöoherail le d^veloppemenl des microbes de la morve, do la mammite de la brebis, du cholera aviaire, du charbon bactöridien, de la pneumonie, etc.; a la dose ile Ot-1'.Uli a (raquo;-'.(IS pour 1000, il rolanle le ilevolnppeineiil, des monies microbes, et quelquefois l'empöche (charbon bactöridien).
Les microbes de la morve, do la mammite de la brebis, du cholera aviaire, du charbon bacieridien, do la pneumonie, de la pyogönie, de la lubercu-lose, etc., ne revivenl plus dans un milieu prive de napbtol,quand ils ont sojoume trois ou qaatre Joins dans un bouillon contenant 0laquo;r,l de napbtol -/. par Hire ou us',! de napbtol '}. quand ils onl s6journ6 vingt-
quatre lieures dans un 1.....illon contenant o-'j:; de naphtol raquo; ou 08r,4b de
napbtol '-, par litre, el quand Ils out söjoumö seulement de qulnze ä vingt minutes dans un bouillon contenanl 08p,3 de napbtol 5.011 Os'.C de naphtol ß par litre. Cependanl le bouillon, contenant O^.SO de naphtol laquo; ou O^^OO de naphtol ß par litre, n'a pas (ne ces microbes au beul de qnin/.e k vlngt minutes, car leur Inoculation donne la maladie ; il faul de cinq a six jours pour les rendre Inertes vis-a-vis de l'organisme : mais il suffll d'un sSJour do qulnze a vingtminutes, quand on a employ^ le napbtol k ,;i raison de 2 gram-
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BACTfiRlES EN QENfiRAL.
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ines cl lo imiihtol ß ;i la dose de '#9632;'lt; grammes par litre de bouillon. II ddcoule de ces expöriencos i|iilaquo; les napblols sent röollemenl de puissants bacläri-i'idcs. II en ressort anssi (|uo pour pouvoir afflrmer qu'un microbe a 616 tuä par mi antisepllque, il ne sul'iii, pas d'ätablir qu'il nigt; repullule pas dans un milieu de culture, mais qu'il taut oonstater qu'il ne se döveloppe plus dans I'organismei
I.es badigeonnages de goudron de liouille et surtoul de goudron ve-etal peuvent stdriliser certains microbes, mala nun les spores charbonneuses ni les bacilles tuberculeux.
Un desinfectani n'est sm- que s'il est capable de steriliser les spores. L'association de plusieurs agents baetärieides uffre ä re point de vue des avantages s6rieux. Ainsi une solution a 2 p, 100 d'acide phönique du com­merce, addiliomieo de I p. 100 d'acide chlorhydrique, steriliscrait los snores charbonneuses en sept, jours; tandis qu'olles resistoraiont trente jours dans la solution a 3 p. 100 d'acide phönique et dans celle a I p, 100 d'acide chlor­hydrique. Ainsi nue solution d'acide phenkpie pur alp. 100, additionnöe do i p. 100 d'acide chlorhydrique, dölruirail les spores charbonneuses en une beurej tandis que les nnhnos solutions, agissant separement, ne les tueraient pas en douze jours. Ainsi I'huile phöniquöo a :; p, 100, qui ne detruit les spores charbonneuses qu'au bout de sept jours, les sterilise en vingt-quatre heures, quand on y ajoute 10 p, 100 d'ölher sulfurique el l p. 100 d'acide chlorhydrique. Ainsi une solution a l p, too d'un mdlance en parlies 6gales d'acide plieiii(|ue et d'acide sulfurique dn commerce est un lion sporicide. Ainsi Ic siililinii'- en solution a I p. 20000, addilionne d'acide chlorhydrique en solution a I p, 10000, di'lruiraif, los spores char­bonneuses en vingt-quatre heures, ce quo ne feraient pas les solutions sepa-rees. Ainsi lo snllale de cuivre additionnd d'acide sulfurique, et le chlorure de chaux addilionne d'acide chlorhydrique, sont les raoilleurs aquot;ciits de disinfection ties matieres locales, el le melange suivant serait tri's cl'licace II. Vincent) : cresyl 6 parties, sulfate de cuivre acidifld 6 parties, chlorure cle chaux acidilie 8 parties. On pout se sorvir de I'acide chlorhydrique ou de l'acide sulfurique pour ces additions; toutefois, on pent leur substituer I'acide lartrique, quand on doit dösinfecter des tissus ((u'ils atlaqueraient. On obtiendrait une excellente solution döslnfectante en la constituant ile la lacoii suivante : un litre d'eau, .:i grammes d'acide tartrique, 80 grammes d'acide phenique et I gramme de suhlime. II convienl done d'acoroltre la puissance des antiseptiques en les mölangeant, en les faisanl agirä une tem­perature idevce. I,a vapeur d'eau, sous prossion a 110o-H20, pout steriliser en vingt, trente minutes, toutes leg matieres virulentes; la vapeur d'eau a 100deg; n'offre pas la m6me garantie, mais on pent accroltro beaucoup sen action, en opörantavec une eau tenant en dissolution un antiseptique volati-lisable, I'acide phönique par exemple. II convient aussi de diminuer la resis­tance des microbes dessöchös, en les raettanl au pröalable, en contacl awe, de l'eau l.iede, en faisant des lavages ou des pulvörisations d'eau chaude ou de solutions alcalines chaudes, dans les locaux, centre les parois et objets divers, une heuro avant do proceder a la desinl'ection.
Ajoutons, avant de terminer, que le pouvoir des agents antiseptiques (acide phenique, bichromate de potasse, etc.) peutätre gradud do teile sorte que, avant d'arriver a la destruction des microbes, ils auienent une diminu­tion progressive de leur activitö morbigöne; d'oö la possibilitd de les employer pour preparer des virus allcuurs, ainsi que Toussainl d'abord et ensuite Chamberland et Roux I'onl fait. Ajoutons ögaleraenl quo, grdce ä la diversity de leur action, suivanl les espöees et les etats des'microbes, on peul s'en servir pour söparer et isoler les unes des autres les baotöries, qui se
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12i
MAI.AI)IKS C0NTAQIEUSE8 BACTERIENNE8,
trouvenl. iiuMaiij-'irs dans um inünic milieu. Ajoiitons ennii quo los microbes peuvent s'acoomiaodor graduellemsnt uux milieux antiseptiquos. 11 rdsulte d'expörienoes (KossiaUofT) l'aitos aveo le berate de soude, I'aoide borique et le Bublimä, sat le tyrotiirlx lüimis, lo tyrolhrix soaber, le baoillus subtilis et ie baoillus aalhraois, qua les baetäries laquo;soumises ii I'aotion lt;riiii antiseptique iidoses gradueliementcroissantes, acquiörent la faoultd de vivre et de se dövelopper ilans des solutions de oes antiseptiques, qui.agissant sm-cos organismes uou aeeiimatös, en emp6chent le d^veloppement raquo;. D'allleurs, de mi'iiio ijik- lour nSsistanoe aux divers dösinfeetants, la facultd d'acoora-inoclalion ilos divers microbes vaiie suivant les espöees.
On ue saurait trop se souvenir qu'une substance pout 6tre baetörieide on non suivanl la dose employee el suivant les espeoes miorobiennos. Alia d'avoir une notion exacte do la valour de ohaque antiseptique, il faudrait dölerminer la iloso et le temps nöcessairos pour obtenir la störlllsation de chaque baetörie, dans tel on tel milieu, a tolle on teile tempörature, suivant le nombre plusou moins restreint dos Individ us, suivant l'ötatadulte on l'ötat do spore du microbe, suivnnt qu'il ost bumide ou dosseehö, suivanl ses provenances, etc. Quoi qu'il on soil, des notions doja aoquisos il deconlcquc lOn eounait un certain nombre d'agents dont l'efflcaoitö, en tanl (|ue antibac-leriens, n'osi pas conteslable; los uns agisscnt centre toutes sortes lt;lo microbes adultes on sporulaires; d'autres ne sont actifs quo centre les microbes ad altes; et d'autres ne semblent efdeaces que centre certaines espeeos. l.os agents, qui surd, susceptibles do sWriliser los baetäries, quels ipie soiont lour espece ot leuietatde (leveloppeineid, sont la elialour, surtout la chaleurhumide h 105deg;, I100et 112deg;, le brome, l'iode.le chlore, le sublime, le chlorure de chaux, le nitrate d'argent, les aoides sulfurique, azotique el chlorhydrique, etc, olc
III. — Secretions des bacteries. Röle des microbes. — Bacteries saprogenes et bacteries pathogenes. —Especes microbiennes.
Iquot; Secretions des bacteries. — Los baetönes, on pullulant dans les milieux do culture ou dans les organismes, s^erötent des substances dent les pro-priötes sont multiples el diverses, l.os uuos donnenl dos substances odo-rantes; d'autres, dos matiores colorantes;la plupart secretenl des ferments solubles, diastasiques, et dos substances toxiques ; il y on a qui donnent des substances vaccinantes, d'autres dos substances prödisposantes, et les mömos peuvent seeroler les uncs el les autres.
Les diaslases microbiennes, qui peuvent, quand elles proviennent do cer­taines bacteries, amener la formation do poisons dans l'organisme ou mani­fester des propriötes pathogönes diverses, soul dos ferments solubles, com-parablcs a ceux fournis par les cellules animates, ohargös de pröparer, de rendre assimilables les aliments destines aux microbes, dans los milieux oil ils soul appeles a vivre el a pulluler. La plupart des matiores ntilisöos par los baetöries ne peuvent l'ötre qu'apr6s avoir oto modiliees, trans-lormoos etrenduesassimilables; ramidon, la cellulose, I'albumine,la flbrine, le sucre de canne, les nitrates, etc., doivent, pour ötre assimiles, avoir subi certaines transformations sous l'influence de diastases ou ferments solubles sc':cröt''s par les bactenos. boanconp do bacteries söcrölenl nn ferment (I'amylase), qui rend 1'amidon assimilable en le transformant; les microbes, qui peuvenl vivre do sucre crislallisable, secioionl une diastase, la sucrase, qui Intervertit le sucre de canne etle rend assimilable; certains microbes donnent une diaslaso, qui lour permel d'utiliser la cellulose, en la transfer-
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BACTEHIE8 EN (iKNKitAI..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 12;i
maiit na glucose. Les matiöres albuiniuoldes ne devlennenl assimilableB qu'aprös avoir subi lapeptonisationj et la iluistaso, qui opöre oetle Iransfor-malion et qm so rapproohe do la pepsine, est t'ouruie par mi grand nombro do baotdrles. Gertainea bacliirios, les Tyrothrix, donnent une diastase, la casöase, qui dissoul la casrine coa^nleo. La liquöfacliou de la gelatine par les bacleries, qu'on y cultive, osl encore une soi'te de peploiiisatlon produile par une diastase spöriale, que secretent tonlos les espocos qui Iiqu6flent ce mi lion, et que no donnent pas celles qui no lo liquolienl pas. La ooagulalion du lail, peut Stre produite par une pr^sure quo secrete le bacillus laoiious! la transformation do l'ui'öe en carbonate d'ammoniaque, uporoe par le miorooooous urese, est due a une diastase (pie cette bactörie siicröte. Des tni-orobes du sol favorisent (Duolaux) la germination des graines, grace aux diastases qu'ils secretent; il en est de iiiöine (Vignal) de cortaines bacleries du lube digestif, dont les diastases contribiient a hi digestion des ali­ments. Certains inicrübes, dont le rule esl suriout pathogöne, produisent nettument des fermentations; oeux du cbarbon symptomatique et de la sep-ticeniie gangröneuse dölorminent (Arloing) la fermentation butyrique de la plupart dos Sucres I'ermentescibles, des substances albuminoides etdeplu-sieurs corps neutres hydrocarbonßs; celui de la mammite contagieusejoue (Nooard) vis-ii-visdn sucre le niome role que le ferment lactique, Le pneu-mocoque do Friedländer fait fermenter les solutions Jo glucose, saccharose, lactose, maltose, rafflnose, dextrine, mannile (Frankland). D'ailleurs, bean-coup de microbes palhogönes fabriquenl des diastases, qui, toxiques ou non, jouent un role plus ou moins important dans la production dos accidents generaux ou locaux des maladies. Les globules sanguins des aniinaux char-bonneux seraient rendus plus agglulinatifs par une diastase, que produirait lo bacillus anthraois (Pasteur). Lq slaphylococcus aureus fournit une substance diastasique, qui digöre la llbrine (Rietsoh), Arloing a retire des cultures en bouillon du pneumobaoillus liquefaciens bovis et do la sörosite des engorge­ments sous-cutaues, provoqu6s par 1'inooulation du virus peripnemnonique, une substance phlogogöne ayant les principaux caractöres des diastases, capable de provoquer dos phönomönes inflammatoires et d'amener, quanti eile est introduito dans le saug, une altöration du rliytlune du Cffiur et do la respiration, la laiblesse du systemo uorvo-molour et la mort. II a precipitodes cultures d'un anlre microbe {bacillus hemineerobiophilm), une diastase, qui dissout le tissu oonjonotif, provoque de la Havre et des vomissements. Beau-coup de produits de secretion inicrobionue, los uns pyogenes, ios antres pyrötogenos, d'autres toxiques, etc.olfrent pins ou moins les caracteres des diastases.
quot;Son seulement cortaines diastases uiicrobionnes peuvent manifester direc-temont ou indirectement des proprietes ]iatliogenes, mais il est dos secretions bactöriennos non diastasiques, qui out dos proprietes toxiques et palbogenos diverses. Cos substances onl recu diverses appellations : on lour a donne le nom do ptomaines, de proteides, d'albiimoscs, do toxalbnmines, etc.; on les designe sous le nom generique do toxines; ce sont des poisons compaiables, par lours etl'ots. aux produits d'excretiou el aux poisons des etres snperieurs. Les microbes fabriquent des substances toxiques dans los cadavres, au sein des matieres organiques on voiedo pul.rofaction, dans les milieux inertes, oil ils sont cultives, ot dans I'organisme cu'i ils pullulent, La loxicile dos matioros animates en vole de putröfaotion est connue depuis longtemps. On a maintes fois observö des empoisonnements a la suite de l'ingestion de denröes ava-rieos, gätöes, pulredees; on salt que los viandes, la cliarculerio, ios poissons, la sauiuiire altörös soid, imprögnös de substances toxiques et peuvent occa-sionner une sorto de tiphysatiou, On avail denionlrö expörimentalement,
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120nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALA.D1E8 C0NTAGIEUSE8 BACTfiRIENNES.
au commencemont de oe sl^ole, la propridtd vönöneuse des oxtralts cadavö-riquGB ou putrides, Pamuu (1836) avail ötabli que les nuitieres pnlrelieos contiennent un poison trösactif; d'autres avaiant.peu de temps aprös, trouvö uiiu substaaoe toxique (sepslne) daas lc sang putröflö, el,c. Toutefois, c'esl surtoutgrdce aux travaux sucoessifs de Selnai, Gautier,Nenoki, lütard, Netler, Brieger; etc., etc, : que I'on a acquis d'abord des donnäes plus pröoises sur l'origine et les propriötös des substances vönöneuses on ptomaines formöes pendant la pulrfifaction; ipie I'on a reconnu que des alcaloldes toxiques se ferment, pendant la putröfaction, aux döpens des substances albumiuoldes, par suite de la pullulation ilcs baotörles; et que I'on a constaW ensuito que la plupart des microbes pathogönes fabriqnent, tlans les milieux de culture ou dans i'organisme,des poisons, des toxines, des diastases. Dans la putre­faction iles raatiöres animates, il se forme diverses ptomaines, qui soul, de memo ordre que les alcaloldes toxiques (leucomalnes) de I'organisme sain, qui soul plus ou moins toxiques, el qui peuvenl produire des effetsanalogues ä ceux do la morphine, de l'atropine, de la muscarine des champignons
veueneuN.
On a ronslate i'existence do substances loxiquesdans les cultures de nom-breux microbes pathogönes: dans cellos du bacille pyocyanique, du bacillus anthracis, du bacille du tötanos, du bacille de la Qövre typholde, du bacille de la diplitörie, du staphylocoque pyogöne dorö, du bacille du cholora, du bacille de la luherculose; dans cclles du microbe de i'orvsipöle, du bacille de In iiiorve, du bacille de la pöripneumonie, du microbe de la pneumonie, du cludera aviairo, de la piieuino-eiili'ril,e, du charbon symptoniatiquo, elc, etc. Les poisons secretes par les iiiicrobes sonl inuilbreux et ilivors; une meine espöce peuteii donner plusieurs; los secrötious d'un möme microbe peuvent varier d'ailieurs par lour quanlitö, leur quality, et möme par leur nature, suivanl l'activild de l'ugent producteur, et suivant les conditions arabiantes, suivant le terrain ou il pullule, suivanl la presence ou l'absence de l'oxygöne, suivanl la lerap6ratiire, etc. Ainsi la bactßridie charbonneuse donne plus de matieres actives, quandelle pullule dans I'organisme, dans le saug dellbrine ou dans un milieu fail avec de la viande bacheo röduile cn bouillie, que lorsqu'on la eultive dans un bouillon ordinaire ; et, d'une maniere^rmoralo, les milieux riches en maiieres albuminoidea favorisent les secretions toxiques des microbes, lamlis qu'une temperature tropelevoe, la presence de certaines substances, etc., les diminuent ou les empecbenl. On a constate physiologiquemenl les elfets plus ou moins toxiques dos söerötions microbiennes; mais on ignore encore plus ou moins corapletemenl la nature ei la composition chimique de la plupart; en dehors des substances alca-loidiques. qui oristallisent, et bien qu'on leur ail applique diverses appella­tions, on en esl, reduit encore a so contenter du leime gönörique do toxines, pour designer les poisons microbiens, dont certains so rapprochent plus ou moins des diaslases.
I.es substances toxiques on morbiflques, secrotees par les microbes, soul multiples, el manifestent des proprietes diverses, quandonles introduil dans I'organisme; il y en a qui agissent sur le syslöme nerveux, et d'autres qui modilieut la nutrition et le fonctionnemenl des elements; il y en a qui pro-voquent des phdnomenes tetaniqucs, rabiques, paralytiques, convulsifa, de la stupeur, du coma, de la prostration, etc.; il y en a qui sont pyretogönes, qui determinent la fievre, provoquent I'hyperthermie; il y en a qui provo-quent des troubles de la circulation, determinent ralteration du sang,
ameneut des troubles divers, i.....lilienl la nutrition, etc. ; il y en a qui sonl
phl,ogogönes, pyogönes, etc., etc.; il yen a qui favorisent I'infection, etc.
Dans I'organisme, comme dans les milieux de culture, les mii-robes
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BACTEFUES EN r.KMiUAl,.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 127
peuvent fournir dos produils diastasiquos et des produits toxiques lt;lc divers ordres. L'aulo-intoxioation par putriditä intestinale s'observe dans mainles circonstances; les baetöries de la putröfaotion existent en abondance dans ies voins digestives. Ileureuscinenl pour les Individus, lea poisons absorbds par I'inlestin soht dötruits par lo folo, brülds par In sang, öliminös paries reins; mals, s'lls deviennenttrop abondants, si les organes no peuvent pas subvenlr t les dötruire on ä les liliminer, I'empoisonnement se produit. D'ailleurS) quand rintoxloatlon se manifeste ä la suite de l'ingestion lt;le viandes oorrompues, eile est due non seulement aux poisons inheres avec idles, iiHiis anssi a ceux qui so fornienl pendant la pullulation dos microbes inlroduiis. Des poisons se fornienl dans les organismes atteints de maladies infecliensos, el, le sang loselinrrie partout, Tonssaint avail emis 1'ideo (pie l(!S microbes pathogönes agissenl par les malieros solubles qu'ils secrelenl. En
transfusant, dans les veines d'un moutoi.....uf, le sang d'un animal oharbon-
nenx sur lo point de succomber, Gbauveau avail vu la mort survenir rapide-ment sans pullulation de la baetöridie, el avail conolu duneintoxication par un poison soluble. Dans la rage, il se forme (Galtier) un poison, qui provoque nne intoxication avec des phenonienes nerveux. Bouchard a conslaiö quo, durani le cholc'ra el, pendant lamaladie pyocyanique, les malades excrelenl des substances toxiques avec lours urines; les dejections des chol6riquea ronforment en poison, qui provoque des symptömes de cdicdöra (l'onclicl). I.a serosile des lösions pöripneumoniques (Arloing) est toxique, comme le bouillon dans lequel a ele cullive le microbe palhogene. On a Irouve (Yillicrs) dos poisons dans le I'oie, le poumou, les reins, d'individns morts do rou-geole, de diphtörie, dans le sang, le l'oie et l'intestin des chol6riques. Los microbes do la Uibercnioso, do la morve, do la seplici'mie, du cbarbon symp-tomatique, de la pneumo-enlörite infectieuse du pore, du tdtanos, do la di-pblerie, elc, etc., donnent dos poisons dans les organismes, qu'ils rendent malades; et l'on pent los döoelor, dans les secrolions des malades, dans leurs organes, clans lours lissus, dans les lesions, dans les hiinionrs; on peut retirer du cadavre les poisons qu'on irouve dans les cultures.
Les malieros toxiques, seciölöes par los microbes, peuvent elre en memo temps vaccinantes on accorupagnees do substances vaccinatiles. On a pu con-fercr rininuinile, ainsi qu'on le verra plus loin, en employant les substances solubles secrdleos par le vibrion septique, par lo bacille (In cbarbon syrnp-toma,tique, par le bacille de la lievre typholde, par le bacillus anthracis, par le microbe dn cbolrra des pores, par le bacille pyocyanique, elc, elc. La culture sierilisee d'un microbe virulent peut donner, suivant la dose employee, I'elal relraclaire on la inaladie. Les bacteries sdcrelent des nia-lirres vaccinantes, qui peuvent immuniser, ä des doses, qui no provoquent ni fievre ni intoxication.
V a-l-il dans les secretions microbiennes des produits vaccinanls distincts des substances toxiques? L'afflrmative no somble pas douteuse dans certains cas, bien que la substance qui lue soil anssi celle qui pool vacciner dans d'antios cas. Certains microbes, commo le bacille pyocyani(fiio, secretenldes substances toxiques, morbiflques, et des substances vaccinantes. On a tronve (Roger), dans les cultures du streptocoque de I'^rysipMe, un produit soluble qui predispose a I'infeclion ol (|ui est detrnil par la cbalour, el un produit vaccinant qui resiste ii 104deg;. Le staphyloooque pyogöne fabrique simultane-menl, dans le mdme milieu de culture, uno substance vaccinante, qui est pröcipitöe par ralcool, et nne substance prödisposante (Model et Conrmont), qui est soluble dans ralcool: I'effet do la premiere est conipletement uku--qnö par celui de la seconde dans la culture liltree.
Les produits de seoriMion microbienne peuvonl, suivant leur nature, elre
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MA I.Mil ES C0NTAQIEU8B8 BACTERIENNES
obtenus, sxlraltg, Isolös de diverses fagons. On pent se oontenter d'öliminer les microbes pur une filtration oonvenable ou do les tuer, soil par i'aotion d'uno tempörature appropriäe, soil par l'emploi de oerlaines essenoea. La filtration des bouillons du culture ou tics humeurs virulentes, ;i travers un (litre en plain! ou une bougie en porcelaine, a 016 souvent eniployöe; et l'on a pu ensuite döterrainer i'aotion physiologlque, loxique ou vaooinante du liquide (lltrö. On peul encore obteuir les substances sficrötöes par les microbes, en faisant des cultures en vase profond, el en döcantant les couches superflclelles, apr6s repos dans un endroil frais ou sm- la glace, D'aiileurs, mi mouvemout rapide do rotation, dötorminant le döpöl dos microbes Ikittants dans un liquide, on peul centrifuger les cultures el 6mulsions, pour isoler les baotöries et les substances qu'eiles ont secretees; mais ces trois procihli'S (inl ties inroiivenienls ; ils permettenl reliniination pins ou raoins complöte des microbes, et n'opöront pas ia separation des divers produits söcrötös, donl I'aclion respective peut rester pins ou moins masquöe; d'autre pail, le fillre en porcelaine peut arrdter une quantitd pins on moins notable des matiöres sficrötöes par les microbes, surtoul relies qui soul diastasiques, pr6cipitables par I'alcool, On peul. employer la chaieur, en la faisant agir au degrt convonable, pour störiliser Irs microbes, dont il s'agil d'elndier les secrelions, ainsi que eela se pratique pom- l'obtentlon de la tuberculine, de la raaMne, etc, Toutefois, la chaieur allere plus au moins, suivant le degrö, certaines substances. A la chaieur, on peul substiluer i'action d'agenls bactöricides, de certaines essences, lid les que I'essenoe d'ail, l'essence de raoutarde, I'essence d'eucalyptus, etc., qui sent microbicides, el n'alterenl ni les toxines, ni les diastases. Apres avoir fait agir, un temps oonvenable, I'essence employee, on övapore la culture on l'ömulsion viru­lente dans le vide, pour entralner toute trace de l'agenl baetörieide, et on obtient un residu, qui contient les produits microbiens fixes. L'emploi de la chaieur et des agents baetörieides, outre qu'il pout allerer plus ou moins certaines secretions, laisso, bien qu'on le lasse suivre d'une lillralion ordi­naire, un certain nombre de cadavres de microbes dans la culture ou I'dmul-sion traitee, el ces cadavres peuvent dans certains cas exercer une ad ion pins on moins marquee ; d'autre pari, avee la chaieur et les agents bacleri-cides, lels que les essences, de m6me qu'avec la lillralion sur porcelaine, on obtient un residu dans lequel soul mölangös les divers produits d'un microbe,
Quoi qu'il en soil, lorsqu'on veut se contenter d'eliminer le microbe, pour eludier faction physiologique, toxique on vaccinante, du mileu dans lequel ils ont laisso leurs produits, il convieut d'op6rer sur des milieux de culture varies, d'emprnnler parfois la maiiere a nn organisme malade et d'employer je modo de slenlisalion qui altere le moins les malieres secretees, la lillralion ou la centrifugation depröförence a la chaieur otsurtout les essences. Ainsi, en ce qui concerne le poison fabriquö par le vibrion septique, il est elahli (Uoux el Chamberland) que le plus actif est celui que le microbe produit dans l'organisme, et que celui des bouillons de culture est pins actif, quand on a i'u reconrs a la nitration au lieu d'employer la chaieur, Ainsi, du sang charbonneux, de la pulpe de rale charbonneuse, iraites par I'essence de moutarde, donnent I'immmiile aux moutons et aux lapins avee de moindres doses que les mdmes produits (Hires ou cbaulles a 'M0.
Quand on veul isoier et essayer de d6flnir, au poinl de vue chimique, les substances, donees de proprieles physioiogiques, palliogeues ou vac-einaiiles, il taut, employer d'anlres proeödös d'exlraction. On peul diviser en deux classes les produits microbiens qui ont 616 isolös : les ptomaines ou alcalutdes, produits basiques qui cristallisent, et dont quelques-una
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liACTEIUKS EN GENKItAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 129
sont eonnus chimiqiiemonl; et les protiides, auxquels on ,-i donnfi des noms divers, suivant lour nature, leur composition prösuraöe, et leurs propridWs, mais doiit I'exacte definition ohimique est pen avanode. I,es bases peuventdtre obienuos par la raöthode d'extraotlon do A. Gautier (voir Chimie de l'auteur). Las protöides on söorötions de nature albuminolde ont recu les appellations i de globulines (insolublas dans I'eau, solubles dans los aioalis, dans les aciclos dilues, dans les sohilions faibles de cliloruro do sodium, etc.); iTalbvminates (Insolubles dans roan et dans uno solution faible do ohlorure de sodium, solubles dans les aloalia et les aoldes 6ten-duos, elo.); de toxalbumines | prfioipitables par l'addition d'uu excös do sulfate d'ammoniaque en poudro, altörables par la chaleur, par les alcalis.et les acides, etc.); d'albumoses, do diastases (solubles dans I'eau et dans la g^'ed-rine, insolubles dans l'alcool, pröoipilables par le sulfate d'ammoniaque en poudre et on exces, ires alleialdes par la chaleur el la Inmiere, pouvant etre preparees par precipitation an moyon de l'alcool, par entraiiieiiienlau inuyen du phosphate de cliaux on de l'alumine, par digestion aveo la glycörine et precipitalioii au moyon de l'alcool, par precipitation au moyon du sulfate d'ammoniaque en poudre en exces et dialyso pour onlovor le sol). Dos techniques diverses, qui ne peuvent trouver place ici, ont 616 indiqueos pour isolor cos diverses snbsUuieos. On pent reconrir ä la distillation a une basse lem])eraluro, a I'evaporalion dans le vide ou en presence do substances capables d'absorber rimmiditö, ä la precipitation par raloool ou par une autre substance et a la fdlration,a la dialyse, etc, Les protöides appartenant tons, sautles peptones, a la classe des colloides, ne dialysent pas; on pent, grace a la dialyse, onlover rapidement lo sulfate do magnfisie, le sulfate d'ammoniaque, etc., qui ont etc employes pour pröeipiter des substances miorobiennes, II suffll do placer la substance a dialyser dans un dialyseur ayant la forme d'un entonnoir renversö, rauni autour de sa grande ouverture d'un papier parchemin, et pouvant dtro garni (run tampon donate ou d'un recouvrement en papier (litre a son orifice supörieur; apres quoi on introduit le dialyseur dans un recipient contenant do I'eau distillee, et on le fixe de maniere que la surface du papier aflleure au niveau de I'eau distillee, qu'on change do temps eu temps. Le papier parchemin employe sera au prealablo verifie en vue de s'assnrer s'il no prdsente pas de Irons ; ou le placora sur dn papier a Qltrer et on I'liuniectera abondam-ment avec une öponge, pour constater qu'il ne mouille pas lo papier.
#9632;Zquot; Röle des microbes. Microbes saprogenes, microbes pathogenes, especes microbiennes. — Les microbes jouent un role considerable dans la nature, grace anx cbaugomenls qu'ils determineul, dans les milieux oil ils vivenl; ils operont la destruction de la maliere organique, et amenent la restitution au monde Inorganique de ce que les vegelaux et les animaux lui ont pris. Les uns sont utilos, lesautres nuisibles et dangereux ; d'autres sont tautöl utiles et tantiH nuisibles. II y en a qui ddtorminent des fermentations, d'autres la nilrilication, et d'autres la putrefaction ; il y en a qui fabriquent tie la matioro coloraute, et on les appelle cbromogonos ; il y on a qui sont phosphoresoents, et on les appelle photogönes. II y en a qui ne soul pas pti-thogenos; on leur donne le nein desaprophyles ou saprogenes; il y en aenfln qui determinent dos maladies; et ce sont cos derniers qui nous Interessent le plus : ou les appelle microbes pathogenes.
Les microbes qui jouent le röle de ferments sout nombreux; on considdre comme tels ceux qui amenent, grace aux dedonblements et aux modifica­tions qu'ils provoquent dans les milieux on ils vivent, la formation de pro-duits utiles. Toutofois, cette d6flnilion est toute do convention et ne saurait avoir aucune portoo scionlilique, do nombreuses bacteries ne determinant
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MAUDIE8 CONTAG1EUSES BACTERIENNES.
pas la formation do produits quot;tiles ä l'homme, bion qu'agissanl corame les ferments propreraent dlts. Ce sont des microbes qui d^terminent Ics fermen­tations vinique el aoöllque, oelle lt;ln la blöre, los fermentations laotlque et butyrique, la fermentation ammonlaoale de l'urine, la nitrlfloation.Ge sont encore ties baeleries, (in!, grdceauxdiastases qu'elles secrötonl, transforment, en niatieros asslmliables par les plantes ou les animaux, Ics substances alburainoldes ou autres qui ne sont pas direotement assimilables. Ainsi, les graines seiuees dans la lerre ne pourraient pas utiliser, pour leur nutrition, les niatieros organiquea des engrais sans le concours (Duclaux) de microbes, qui lesrendent absorbables, en les transformant par l'aotion des diastases qu'ils seerötent. l.es microbes de la bouche out. un röle dans le travail do la digestion (Vignal). D'ailleurs il est trös vraisemblable quo i'animal no digäro-rait pas ou digörerait incomplötement, si on lul fournissait des aliments sans microbes.
La putrefaction, c'est-a-dire 1'ensemble et le rösultat des diverses fermen­tations dont los corps animaux et vögötaux deviennont le siege apres la mort, est I'ceuvre d'un certain nombre de bacteries, los lines aerobics, les aulres anaörobies, les unes suns forme de bdtonnets plus ou moins longs, et les autres sous forme de cocci. On d^signe sous le nom do putrifaction la sörio do dödoublements, qui sunl provoques paries microbes, ot qui s'ao-compagnent du dögagement de produits volatilsa odour plus ou moins b'tide. Toutefois, la fötidite des produits qui so dögagent est un caracterc peu important, attendu qu'il y a des putröfaotions peu odorantes et des fermen­tations proprementdites qui le sont beaucoup. La putröfaction dos matieres organiques est un phönoraöne trös complexe, ä cause de la diversity des substances qui fermentent, et en raison desnombreuses espöces de microbes qui interviennent; o'est un ensemble de fermentations simultanöes ou successives, dans lesquelles il est fort difflclle ile reconnaltre exactement la part propre ä ohaque especc qui cntre en sciMie. Quand il s'agit de malieres organiques solides, la putröfaclion proprement dito est pr6c6d6e de lour dissolution,qu'opÄrenl les diastases secretees. I.orsqu'on observe un liquide, qui se putrelie.on le voit se troubler d'abord par suite de la pullulation des bacteries qu'il contient, OU quo I'air y a deposees, ot qui absorbent l'oxygöne dissous dans sa masse; bientöt los microbes aörobies se rassomblent a la surface, oü ils tormenl une pellicule, qui protege conlre l'air los anaraquo;;robies, dont le developpcniont se poursuit dans Ics coucbes prol'ondes et s'accom-pagne d'un dögagemout ile produits plus ou moins fötides. La putrefaction des cadavres est. due aux microbes, qui, durant la vie, avaient etc introduits dansI'organisme, notamment dans Ics cavitcs digestives. Cos microbes, qui reslent plus ou moins inactifa durant la vie des individus, entrent en action upics la mort; ils produisentdes diastases, qui peuvent liquelier la caseine et iTülbrine ; ils penlt;M,reiit dans les canaux, qui deboucbent dans I'intestin; ils se iiuiltipliont tres rapidement et auieiien 1. le raiuoliisement et la dissolution des tissue; ils traversent le canal intestinal; ils delerminent la formation do gazfötides, qui distondent les cavites ot la pcau, et ils so röpandent partout, l.es odours specialos et nauseeuscs de certaiues secretions (secretion sudo-rato des pieds, secretion de l'ozöne chez l'homme, inauvaiso odour de la bouche, etc.) sont liees a la presence do certains microbes.
Outre los diverses circonstances, qui president a la transmission des microbes patbogenes, et qui seront imliquees idus loin, il est des cas asscz norabreux, oü les bacWries de l'airattaquentI'organisme vivant, en pönötrant par los plaios, qui peuvent se compliquer de pulrol'acliun. Dans los collections purulentes etsur les plaios suppurantes, qui recoivent des germes de Pair,
us des scions devienl
on constate la fctidilo speciale du pus. Ainsi le |
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BAGTamp;UE8 EN GEMiUM,.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;131
ralemenl putride, on se peuplant debaotörias st'i)!!!]!^laquo;; (.-t si, grdoe a des soins de proprcte hien eiitendus, on nevoii pus ordinairemontla putröfaotion locale se gönöraliser, il arrive parfois que le contraire se prodult et quo I'inteotion gönöraleB'ensuit. La möme ooraplloation pent se produire 11'ocoa-sion de plaies on do lösions siegoiuit dans I'lntorieur des organes, Ainsi quand) a la suite d'une violente congestion pulraonaire, il 3- a en mortillca-tion d'une portion de l'organe, il n'est pas rare de la voir devenir le point de döpart d'une septicÄmie gönörale, ä cause de la rupture d'une ou de plusiours bronches, qui permet a Pair de se mettre en contact aveo la matiöre raorte, et do lui fournir des germes de putröfaotion. Ainsi, on pent figalement voir snrvenir la septieomie, grace an contact de Pair, quand on ouvre dos collec­tions purulenles ou sanguines, et quand on laisse stagnor do la matiöre dans leurs ani'ractuosites. Ainsi encore la putröfaotion dans la matricc et la mo-trite septique peuvenl se produire dans des cas assez nombreux, oulos bao-törios venant du dehors pullulent an sein des matiöres morbides ou aulies qui sejoument a la surface do la rauqueuse utöro-vaginale. G'est d'aillaurs sur la connaissance de i'aits do ce genre et sur la notion des agents baotöri-cides que reposentl'asepsie, l'antisepsie chirurgicale et l'antisepsie mödicale, dont le but est de prövenir les complications septiquea et autres par I'emploi mötbodique et raisonnö do cos agents.
On a deja vn quo d'assez nombreux microbes formenl de la matiöre colo-rante; et, parrai les microbes chromogönes, il en est qui sonl en oulro patho-genes, tels sont le micrococcus pyogenes aureus, le bacillus pyocyaneus, io bacille de la dianhee verte, etc. On connait egalemenl 1111 certain nombre de microbes qui sont pliosplioresconts dans l'obscuritö. La phosphorescence dos poissons de mer el de la viando a etc obsorvöe tres ancionneinent; on observe ögalement des phönomönes de phosphorescence sur io bois mort ou pourri, sur certains champignons, dans oertaines seorelions, lelles quo la sueur, le pus.les orachats, le lait, l'urine.eto. La phosphorescenceconstatöe sur l'eau do lamer, sur dos poissons de mer, sur de la morue, sur du saumon, sur la viande de boucherie, a 6tö attribuöe a des bactöries; et ces espöces de bactöries sont de diverses formes, los unes sont do vöritables bdlonnets et les autres se monlrent sous la forme arrondie.
On vient de voir que, envisagöes au poinl de vue de leur action sur les organismes vivants, los bactöries se divisent en deux grandes classes ; les bactöries non pathogönes, et les bactöries pathogönes. Les bactöries non pathogeues sont de beauooup les plus nombreusos : elles vivent aux döpens dos matiöres organiques mortes, et refoivent I'appellation gönörique de bac­töries saprophytes; elles dötominent des fermentations, Los bactöries pathogenos sont colles qui, en vivant et se mullipliant dans l'organisme, y döterminent dos troubles plus ou moins profonds, dos maladies plus ou moins graves; elles se distingueut des espöces saprophytes en ce que, inoculeos ä l'homme ou aux aniraaux, olles provoquent uno maladie, tandis que los microbes non pathogönes restent sans effet. Ainsi, l'injection dans le tissu conjonetif, d'un liquide inoffensif contenant des microbes non pathogönes, determine un simple accident local, limite, qui so rÖSOUt complötement, ou en laissant une lögöre induration; tandis que l'injection de microbes pathogönes occasionno des accidents et des troubles plus graves. On a deja vu que, pour qu'une especo de bacterie pathogenlaquo; deternnne la maladie, il laut qn'elle trouve dans l'organisme, ou eile doit vivre en parasite, les conditions propices a sa nutrition, et quo cos condi­tions peuvent ötre röalisöes dans tels indivldua et non dans tels autres suivant l'espöce a iaquelle ils appartiennent, suivant lour race, lour Age etc! On salt d'ailleurs que, pour etre en droit d'altribuer Io dövelopperaent de
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MALADIES CONTAQIEUSES BACTfiRIENNES.
teile ou teile atfeotlonä tel on tel tnlorobe, il faut oonstater sa presence dans les lösions, l'lsoler, le purifier, lo faire agir ä l'ötat de puretö, et reproduire la maladie en l'inooulant, 11 Importe d'un autre cöW de ne pas oonfondre, aveo les bacUirles palhogönes, oelles qu'on rencontre normalement dans les caviles, qul sont en ciminumiealion avec le inonde exlerieur, ui edles qul Bcoorapagnent parfois, dans les lesions, les vöritables agents de la maladie. Les microbes palhogönes döterminent des maladies alguös ou des affections ohroniques; et la mörae espöee provoque tantöt une maladie aigufi et tantöt une affection chronique, Parmi los baetöries pathogönes, il en est un certain nombre qui ne provoquent gönöralement la maladie qu'amp; la suite de leur introduction expörimentale dans l'organisme ; ainsi en est-il des germes de certaines septicömies; landis que la plupart des microbes morbigönes peuvent infecter l'organisme sans le seoours de l'expörimentateur, comme avec son intervention.
Toutefois la distinction etablie entre les baetöries saprogönes et les baetö-ries pathogönes n'a rien d'absolu, la mömeespöce pouvantjouer alternative-ment et successivement l'un etl'autre röle. Depuis qu'on se livreala culture des baetöries, depuis que l'attönuation des propriötös virulentes de certaines baetöries a ete obtenue, il a amp;16 reconnu que certaines espöees pathogönes pouvaient etre d6pouill6es plus ou moins complötement de leur virulence, sans cesserde vivre, et que leur virulence attennee pouvait 6tre renforoöe et ramenöe a son degrö primitif.Ghauveau, en eultivant labaetöridie, est arrive a la conclusion suivante ; le bacillus anthracis, deponille complötement de sa virulence et rednil a l'ötat de bacterie saprogfene, n'a pas changö d'espece; il peul reeuperer sa propriete pathogöne, quand on raodifle favorablemenl les conditions de culture; el d'ailleurs, m6me pendant sa vegetation sapro-göne, il peul encore creer rimmunite. II est done possible, en faisant varier les conditions deculture, de modidernon seulemenl la tonne, raais anssi les fonotions, les propriötös des microbes; et il est rationnel d'adraettre avec Clmuveau lt;( que la fonetion virulente d'un microbe est une fonetion contin-gente accessoire raquo;, qu'il pent perdre sans cessor d'etre lui-möme. De nom-breuses baetöries pathogönes, cultivöes dans des milieux artiflciels, cessent a un moment donne d'etre virulentes, sans avoir perdu leur vegetabilite. Un microbe normalement pathogöne pouvant devenir simplementsaprogöne et redevenir ensuite pathögönc, il est permis de penser que, parmi les bac-teries normalement saprogönes, certaines peuvent devenir pathogönes a un moment donne, quand les conditions de culture sont convenables; o'est lä d'ailleurs une maniöre de voir I6gilim6e a la fois par l'induction et par l'ob-servation des faits.
En effet, Oll sail d'un cö\,amp; qu'il est possible, au inoyen de la cbaleur, de la lumtere, de l'oxygöne, des antiseptiques et dcla culture sur les oi-ganismes, de modifier les fonetions des microbes, de supprimer la fonetion chromo-göne de certains en les privant d'oxygenc, d'allenuer ou de supprimer la formation de la pyoeyanine et du vert lluorescent au moyen du naphtol (l!ou-cbard), d'arreter la fonetion pbologenc des microbes pbospborescents, d'atte-nuer, de supprimer, de reslituer, et d'exalter la virulence des bacteries pa­lhogönes. On raquo;ail ögalement, d'aulre part, que les baetöries attönuöes ou privees de leur virulence ressemblenl morphologiquemenl aux bacteries virulentes; on sail, aussi qu'on peut fixer höröditairement le degrö d'atlö-nuation, oröer en un mot des races dans l'espöoe. On connaltenfin l'appa-riiion de certaines maladies virulentes nouvelles; et l'on sail que certaines bacteries saprogönes peuvent dtre ölevöes laquo; a la dignitö de baetöries palho­gönes raquo;. Toul cela semble justifier la conclusion döjamp; admise par Clmuveau ei Bouchard ; le saprophyte serait dune devenu virus, en vivanl dans l'orga-
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nisino aiiimul, on on trouvant ailleurs des conditions do cultureconvenables; el ile nouvellea espöoes saprophytes pourraient devenir ;i leur lour viru­lentes, saul' pour les lines el les aulros I'attente d'une decheance, on lt;riiiie transformalion fonctionnelle, comme cello du bacille morveux, qui, no poulaquo; vant plus engendrer la maladie, devient chromogöne.
En rösuine, la virulence, qui osl laquo; l'enserable des proprlötäs par lesquelles les microbes pathogönes peuvent nous nuire quot;, qui osl le pouvoir qu'ont les baotdries do rendre I'orgaaisine malade, on ge multiplianl dans ses tissus, somblo unefonotion aocessoirede oertaines espöoes, qu'elles out ar(|iiise ä im monionl doune el qui s'y osl lixö heirdilairenionl. Cello propriötäest va­riable dans sos degr^s; olle s'altänue, s'exalte ou serenforce, disparalt on loapparall, suivaiil les influences qui entourent les microbes; eile peat, jno-nieiitani'inent sonmieillor dans quelque organe, pour entrer en Jen ä la suite d'uii Iraiiiiiaiisiuo on d'une perturbation de la sant6, et quelquefois a la suite de 1'invasion dc I'organisme par une autre espdoe microblenne.
Les baelöiios palhof-'enes, considei'öos an point de vue de leur habitat el de ^influence quo les milieux excercent sur olios, pouveul 6tre divisees en Irois groupes :
lquot; Lesunes,cellesde cerlaincs maladies essenliellement virulentes,comme la variole, la syphilis, etc., qui ne so transmeltent quo par contagion, no sembJent pouvoir vivre el so multiplier que dans I'organisme des dtres vivants. Ilojoleos dans le monde oxterieur, olios y perironl, si olios ne soul pas promptement introduites dans quelque nouvel organisme; toutefois il enost bion pen qu'on no soil arrivö a faire vivre dans des milieux arlidciels.
#9632;2quot; I n second groupe comprend les microbes des maladies jadis appel^os miasmatiques, lelles que les fiovros palustres, qui ne se däveloppent quo dans des milieux particuliers, el quinese Iransmcllonl guere par contagion. Cos microbes pullulenl surlout dans le monde extörieur.
3deg; Bnfln, dans le Iroisiemo groupe se rangenl les microbes d'un bon nombre d'afTections, dont certaines, lollos ipio les charbons,les soplicömies, la llevre lypholde, le typhus, la diphtamp;rie, l'örysipöle, la Qövrejaune, le cholera, la pc^sle, etc., naissenl souvent avec une spontaneity apparente dans certains foyers, el peuvent. so Iransiuellro (#9632;nsuito par contagion entro malades et sains. Los microbes do ce groupe soul en quelque sorle ampliiliies, capablos do suivrc sucoessivemenl deux genres de vie ; Ions peuvent ötre cultivös dans des milieux arliticiels pröparÖS ad hoc; el quelques-uns pullulenl dans les milieux oxtorieurs, comme dans les organismes; lids soul coux dos sepli-cemies, du cholera, do la fievre lyphoide, etc., qui peuvent vivre, so con-server et se multiplier dans les eaux.
Les microbes palhogouos soul inegalemonl reparlis dans los di(Teroii(es regions du globe; il y en a qui somldont ubiquitaires, qu'on Irouve partout, tandis que d'autres ne se rencontreut que dans certaines contr^es, dans cer­tains lieux et a certaines epoquos. Quoi qu'il on soil, les microbes capablos d'engendrer dos maladies ne so transforment pas ; ils peuvent, s'attönuer, pordre leur virulence on s'exalter; mais, quand ils sent actifs, ils d6ter-minent toujours la meme affection avec plus ou moins do gravity.
On vorra plus loin par quels proeödos on arrive a coustater la presence dos baetöries pathoglnes dans I'organisme malade ou dans le cadavre; on verra aussi iiuc, s'il arrive souveul qu'on döcouvre aisemeul I'agent qui a dolermino la maladie, il ost dos cas ou sa recherche esl diflicile, parce (|ue, dans certaines affections, los germos se localisonl et no se rencontrent qu'en certains endroits, dans certains tissus ou dans certains organos. En tons cas il conviendra, quand on oporeru sur des cadavres, do se baler, do praliquer rapidement I'autopsie el los recliercbes microsco-
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MALADIES C0NTAGIEU8ES BACTERIENNES.
|ii(|iir.s on autres, afln d'öviter 1laquo; mölange d'espöoes ölransöres, On appren-dra oommant on peul isoler et oultlver les baoläries pathogönes amp; l'ötatde pureW, pour les faire agir ensuite ilcs organismes appropriösi et on saisira tonte rimportancequ'ily a ii obtenirun isolement et une purification parfaile,
car, s'il anivait d'inoouler im melange de microbes, on pourralt voir pulluler celui qu'on nerecherche ilaquo;is. A.insi,en inooulant au lapin du sang oharbon-neux ilejii initieiie, un oliiient gönöralement, au lieu du charbon, la septioö-raia, doiil le microbe prend ie pas sur la bactöridie. Une fois la bactörie pathogöne isolöe, il faut rinoculer et la voir repulluler dans l'organisme qu'elle rend malade. 11 laut, pour röussir dans cotto derniöre partie dos re-cherches, choisir, oomme sujets d'expörience, des animaux qui sontsusoep-tihlcs de contracler la maladie qu'on etndio ; et, sion doit s'adresser a des espöoes saus röceptivitö ou douöes d'une faible röceptivitö, il conviendra d'essayer de l'augmenter, soil en changeant les conditions physiologiques des individus (refroidissemenl des |ioiiles et 6chaufTemeni des grenouilles pour lern- faire contracler le eliarbon), soil en pratiquant l'inoculation de cerlaines facons, seilen irritant ou en paralysant la region inocuMe [lour diminuer la rösistance des diöments, soil en modiflant la reacliou des mi-lienx organiques. Que si la baetörie trouvöe dans les lesions ne donnail pas la maladie, ilne landrail pasconclure hdtiveraentqu'ellen'estpas pathogfenej eile a pu perdre plus ou moins complötement sa virulence; et il y aurait lieu de multiplier les essais, de renforcer son activitö, en la l'aisant passer dans iles milieux appropries ou dans des organismes debilites.
La distinction des espöees microbiennes el la classification rationnelle des baetöries sonl malaisöes, a cause de leur excessive simplioitö et de la dil'li-culie de les observer, h cause digt; leur tenuite, a cause de, l'inconstanoe et de la varialulile de leur forme, de leurs dimensions, de l'aspect ol du mode de leur culture, de leur groupement, de leurs secretions, de leurs pro-prieles, etc. Les microbes d'une meine ospece peuvent en eilet varier beau-coup dans leurs formes, suivant les milieux, par suite du vieillissement, de l'intervention de lei ou tel agent uhimique, de la lumiero, de la chaleur, etc., Cerlaines especes, nombreuses, olTrenl un reel pleomorpliisme, peuvent se montrer successivement sous forme de Qlaments, de spirales, de courts bAlonnets, de cocci. Toutefois, les microbes polymorphes ont une forme de predilection, une forme typique, a laquelle ils roviennent, quand ils sent places dans les conditions de vieles plus l'avorables. Los dimensions, la mo­bility, la reaelion chimique, le mode de reproduction, la resistance aus agents physiques et chimiques, l'aspect des cultures, le groupement, les exi­gences nutritives et respiraloires, l'aclion sur les milieux de culture, les se-crtMions, ractivilö, peuvent, comme la forme, varier dansla mömo espöee; aussi convienl-il de grouper les caraetöres, pour arriver a distinguer les especes, de tenir compte de la plus grande somme possible des caraetöres morphologiques et biologiques, des reactions vis-ä-vis des couleurs d'aniline, de l'aspeel des cultures, des proprietes pathogöniques.
Voici, a tilre de simple renseignement, une classification (Hablie par F. Helme et P, Rangö : D'apres leur forme normale, les microbes sont divises en trois classes: microbesarrondis, microbes allongös n formerecliligne^icrobes allongis d forme sinueuse, Les classes sont subdivisöes on ordres, d'apres le groupement des elemenls; dans la classe des microbes arrondis, il y a les corci ou microici (dlöments isolös), les diplococci (elements groupös deux a deux), ..., .... le slreptocoque (chaine ib- cocci), le staphyhcoque (amas de cocci reunis en gruppe), le zoogUe (amas amorphe de cocci), le nosioo cbaine de cocci entouree de gelöe), l'aseococcus (zooglde entourö de gelöe). Dans la classe des microbes allonges rectilignes il y a les ordres suivants: Itarille
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DACTERIE8 KS GfiNßRAL,
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(article cylindriquc, höh';, ii spores lo plus souvent endogenos) avec les va-rields bacterium (sans spores) et olostridium (avec renflement an niveau des spores,; leplotliri.u (filament rigide formö par la reunion de baoilles alignös bontu bout); streptothrix (fllament flexible); dadothrtx et aotinomyces (lila-inonts juxtaposes angulairement en fausses ratniticalions) ; cronothrix (fila­ments ä galne gdlatineuse); .... Dans la classc dos miorobesallongdssinueux sonl les ordres ; spirillum (lonf;s filaments onduläs); vibrion (articles courts et recourbes), I.es ordres sont divisös en famille, d'apröa l'action des microbes sur les milieux, at cliaque ordro jieut presenter les cinq families suivantes : microbespathogines, microbes tymoginesoxx ferments, miorobessaprogdnes (fer­ments des substances quaternaires), microbes chrotnogines, microbes pholo-ycues. Les microbes pathogönes sont divisös en genres (parasites de 1'homme, parasites des aninianx, parasites de I'homme et des animaux, parasites des vögötaux), ßnfln, ily a autant d'especes que de maladies microbiennes diffö-rentes.
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CHAPITRE III
Contagion. — Modes de contagion. — Voies DE penetration des virus. Absorption des virus. — Mode d'action des microbes pathogjsnbs,
RESISTANCE UK l.'imilAMSME.
Les vims, aprös s'ötre reproduits et multipliös dans les organismes malades, peuventötredötruits en parlie dansl'öconomio; raais souvent ils sonl transmis directement cm indirectenaent des malades a de non-veaux individus. Outre que les snjcls atteints peuventcontaminer des
sujels sains, dans les rapports immedials qu'ils entretiennent avec eux, lies matieres virulentes sent rejetöes, durant le cours de presque toutesles maladies, dans les milieux extörieurs; les malades en expul-scnt par did'erentes voies, suit par les voies d'excretion ordinaires, ä la suite de lesions qui se sont fonnces clans les visceres on sur les mu-queuses, soit par des plaies, etc, Us peuvent en rejeter avec la salive huccale, avec le jetage, avec la matiere expeclorec, avec les larmes, avec la chassie, avec les matieres diarrheiques ou dysentäriques, avec les excrements, avec les urines, avec les ocüulements des inuqueuses genito-nrinaires, avec le lait, avec les exfoliations epidermiques, avec la desquamation des eruptions, avec le pus des plaies, avoc La sueur peul-elre, avec les produits liemorragiques, etc. C'esl genera-lement, a la faveur de lösions detcrminecs sur les organes excreteurs, (pic les microbes palliogenes sont elimines avec lours secretions, par les muqueuses,par les reins, parlecanal intestinal, par la mamelle, etc. Toutefois, on a pu voir des microbes palliogenes passer dans I'urine, dans la bile, dans les matieres locales, dans le lait, etc., sans que les reins, le loie, 1'intestin, la mamelle, parussent älteres bistologi-quement; etl'on sail d'autro part que les leucocytes peuvent charrier des microbes a travers les tissus sains. D'ailleurs, les matieres viru­lentes, qui se trouvent dans les milieux exterieurs. proviennent pour une bonne pari des cadavres et ties debris cadaveriques des malades, qui out suecombö et qui n'ont pas ele delruils. Cos matieres sont de-posees sur des (tbjet.s solides, tels (pie les niteliers, les mangeoires, les murs, le sol, les lourrages, les instruments de travail et autres, etc., ou melange avec des substances liquides, telles (pie les eaux et les purins,
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CONTAGION. — MODES DE CONTAGION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;137
ou enfouisdans le sol, d'oti (^lles pourront dtreoxhumöesde diverses fa-Qons, parlosanitnaux oarnassiers, paries vers et les divers animaux sous-terrains, paries labours, etc.; quelquefoiSiapröss'ötre (lessecliues, elles sont entrainees ilunslalinDspliere. Biles rösistenl plus ou inoins aux in­fluences 8t6rilisantes,auxagents physiques et chimiques^uivantqu'il s'agit de teile ou teile maladie^tsuivantl'^tat laquo;los bactöriespathogönes, On a tlujiivii queladessiccation rapide, raoartum,la, ventilatioui lalu-niirresolaire, une tempöratureo.levoe,laputröfaction,etc., favorisaiant la destruction dela virulence. Neanmoins, 11 Importe de ne Jamals pcrdre de vue que tout virus, rejeto dans le moiule exterieur,peiit y conservcr ses proprletes patlmgenos pendant un certain temps. II y a des virus qui se conservent plus facilement et plus longtemps que d'autres; le meine virus sc conserve mieux, quand les baeterles out donne des spores. Abstraction falte de I'influence, (jue pcuvenl exercer Fespeeo du virus et 1'6tat de sa bactörie, uneraatiöre virulente conserve d'autant mieux ses propriötös qu'elle se trouvo mieux soustraite a ruction de la lumlere, d'une temperature ölevöe, d'uno dessiccation rapide, etc. Dans teile circonslance, lei virus conserve ses proprietes sculemenl pendant deux, ti'ois, quatre jours; tandis qu'il resle actif plus long-temps dans des conditions plus favorables. II y a des virus, et ce sent surtout coux dontles bacleries peuvent donner des spores, ijui jouissent de la proprlele de se conservcr des mois, et inemc des annees, ainsi qu'en fournit un exemple frappant la spore charbonneuse. Ainsi encore, des bacillestuberculeux auraientconserve la vie et la virulence, pendant deux ans et deini, dans des poumons enfouis avecdes caisses ä 8 pieds de profondeur (Schottelius) ;et il y a lieudecroire quo la conservation pent etre plus tongue encore, d'on l'utilitö de dösinfecter ou de dö-truire les cadavres.
I. Contagion. --Modes de contagion.— Voies de penetration des virus.
La transmission des maladies baetöriennes peut se faire par les ma-tiöres virulentes exeretees ou provenant des cadavres et conservöes dans les milieux exterieurs, tont comme eile pent avoir lieu directement, quand les individus sains ont des rapports immedials avec les sujets malades. lt; In ditqu'elle a lieu par contact direct entre malades et sains, ou par rajjports indirects, c'est-ä-dire a distance, et par les intermc-diaires, qui ont etc souilles de la matiere virulente. La transmission a distance ou par rapports indirects se fait par l'intermödiaire desobjels solides ou des substances liquides ou de lair, quand ces corps ont ete charges de virus, et quand ils viennent ä etre ingeres, inhali'S, ou mis en contact avec une surface absorbante chez un organisme sain. Quelle que soil la facon dont les maladies se transmettent, la contagion est done bien un verilalde ensemenccment sur un sol fertile. La meme
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MALADIES CONTAGIEUSES BACTERIENNES,
affoction pout souvent so transmettre par contact dirocl et par rapports hulirccls, ninsi cu ost-il do la morve, de la clavelöe, etc. II en 6St cjui, bien que pouvant so transmettre par rapports imlirocls, so gagnent surtout par contact dirocl. lollos soul la dourine, la rage, etc,; il en est oiilin qui go transmeltenl principalement par los bactöries expulsöes du cmps ilcs malades, on provonanl dos cadavres, et conservöos dans le inondo extoricur. Tonlos los maladies bactoriennos no segagnentpas avec la ineme facilitö; abstraction faite de l'influence du terrain qui regoil la matierc virulente, il est dos all'octions dont la transmission est plus srtre et (raquo;Ins fröquente, cesontcelles qui entratnent dos lösions snr les töguments, des catarrhes, etc., (olles que la peste bovine, los maladies eruptives, etc. II y on a, pour la transmission desquelles, il sul'lit do tros courts rapports, tandis que pour d'antres il faul des rapports plus prolongös, etc.
Plus los l(''siuiis soul, nombreuses et gonoraliseos, plus le virus de-vlentabondant; et, si les muqueusessontalteintes, los malades rej ölten t des (piaiditos considerables do matiores dangereuses dans le milieu cxtorieiuv'l. ios chances de contagion sc trouvent accrues. Le degrö de contagiositä varie enfin, non seulement suivanl Ios maladies, mais encore suivanl les pöriodes de la mömo affection; ainsi, a la pöriode d'etat, olles sonl gönöralement plus silremeid et plus fr6quemment transmises que pendant la pöriode initiale.
1deg; Transmission des maladies bacteriennes par rapports directs.
—nbsp;La pluraliti' des maladies bacteriennes penvent so Iransmettro par rapports directs onlre los malades et les iiulividns sains. Les circons-tances danslesquelleson observe ce mode de transmission si ml d i verses. On pout Ios distinguer en deux catögories : cellos qui sonl inhörentes anx rapports entre ascendants et descendants, pendant la procreation ct la gestation, et que nous ötudierons tout d'abord sons la designation gonoriqne do transmission hdvödüaive; celles qui out trail lt;i loulos sortes do contacts immödiats entre individus sains et individus malades, et Hue nous apprecierons sous la rubrique da tvansmission auconiact,
A. Heredite on transmission heredilaire des maladies bacteriennes.
—nbsp;L'höröditö dos maladies conlagionsos doit s'entendro d'uno transmis­sion de bactorics pathogönes d'ascendants a descendants. Elle doit elro envisagoe au pointdevuedu pölequepeutjouerchaquereproduc-leur. Si on conceit aisomont que la more contamine le foetus, qui fait pendant touto sa vie intra-nlerine partie integrante do son corps, on s'explique plus difflcilement la contamination du nouvel etre par I'as-cendant male. II est de fait quo ce dernier joue un pole beaucoup moindre que la more, dans la transmission lierodilairo des maladies contagieuses ; et encore n'est-il pas demontre que riieredile par le pöre pnisso avoir lieu sans rinterveiition de la mere. En oH'ct, quand il transmel a son descendant la maladic donl il est atleint, ce n'ost
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CONTAGION, — MODES W. CONTAGION.
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qu'indirectement, en contaminant la möre,qui ii sun tour containinora le nouvol etrc. L'etudo del'höröditä des maladies bactöriennes se ml nit doncd ätablir le r(')l(s do la more; et la transmission liöröditaire est syno­nyme de Iransmission intra-utörinei
La möre, atlointo de maladie contagieusependant la gestation, Irans-mct tanlöt la maladie, lantöt l'immunitö; souvent eile ne transmet ni l'une ni l'autre; et parfois son produit doit ä son origiae un certain affaiblissement, qui pent dans la suitediminuerlarösistancedeson or-ganisme ä l'envahissement dos bactöries patbogönes. Lo rösultat ost done variable; et cette variationtient a diverses causes, a la nature de la maladie, a l'espöce do la inöre,ot a la phase do la gestation pendant laquelle olio doviont malade. Assezsouvent, danslecours debeaucoup de maladies contagieuses, la more avorte ; ot cot accident ost di^ soil k la maladie ou a la mort du foetus, döterminöe par los microbes on leurs poisons qui ont envahi ses tissus, soit ä la maladie de l'utörus, seit aux contractions do cet organe döterminöes par une surcharge d'acide carbonique, qu'ent occasionnöe los baetöries dans lo sang de la more. Le fcetus peul 6tre rendu malade ou tue par intoxication resultant de ladiffusion du poison secrolo par los bactorios palhogenes de la more; il peul ögalemenlötrc rendu malade et tue par lo passage des baeloi'ios pallnigonesde la more dans sos tissus ; e'est qu'en ell'el le placenta ne les arrele pas toujours. II pent meine arriver, dans le cours (rune maladie contagieuse, quo 1'avortement, la mort du foetus et meine celle de la möre soient provoquös par des microbes sccon-daires. L'envahissement du foetus par les bacWries, ou par leura poisons soulemoni, pent lui laisser la vie; et alors il pourra naltre suit avec la maladie, soit avec l'immunitö.
L'immunitö congönitale, qui rösulte d'une vaccination intra-utörine, s'observe a la suite de ccrtainos afTections que la mere a euos pendant la gestation; eile pout etro conlöreo au nouvel ötre, alors memc qu'il ne presente aucune trace de la maladie ; e'est co qu'on observe parfois ehe/, les enfants m;s de femmes varioliques, sur des agneaux nös de meres claveloiises et sur dos agneaux nes do brebis charbonneuses. La transmission do rimmunite par la more an foetus a oto nbserveo, en od'et, sur les onfants a propos de la variole, et sur les animaux a propos des deux charbons. Toutefois la transmission hcroditaire de rimmunite n'est pas la regie, ainsi que cola resulte des travanx de divers cxperimentateurs. Ainsi Wolff, ayant vaccinö un certain nombre de femmes enceintes dans la phase qui precede do soixante-dix-huit a six jours la drlivrance, a ensuite vaccinö lours enfants aussilut apres la naissance, et la vaccine a jiris chez tons. Copendant les enfants nös de femmes vaccinöes pendant la grossesse peuvent, dans une faible proportion, naitre avec rimmuniU', ceux do femmes ayant eu la variole peuvent avoir höritö de la variole (on en
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MALADIES CONTAGIBU8ES QACTERIENNES.
a observe'' des oas), mais on ne sail encore si e'est laramp;gle ou 1'exception les fails ötudiösconvenablament 6tant trop pen nombreux.
C'est a la suite de la constatation de riauniinitö sur des agneaux issusde mores charbonneuses, que Chauveau cul lo premier l'ideo du röle ties sulislauces secrelees par les microbes en lanl (jue malieres vaccinantes. EnefFet, blen que le bacillus anthracis ne passe genera-
lemcnt [)as de la mere an IVelus, il a elahli i[iie les agneaux nes de brebis ayant eu le oharbon ont l'immunitö, qu'il a attribuöe a une substance chiraique ayanl traverse le placenta. Quoi qu'il en suit, et ötant bien admis quo dans certains cas il peut y avoir immunitö eongenitale A la suite de la diffusion dans les tissus du foetus des substances solubles seerötees par les microbes palbogenes quivivent dans l'organisme de la mere, il est non nioius certain epic eel etal pouletre laeonseipicncedo l'envahissement du foetus paries bacteries; car, ainsi qu'on I'a vu, le placenta ne les nrrete pas toujours, meme dans le cas de lievrc eliarbonueuse. A vrai dire, quand les baeteries passent de la more an fcetus, il y a souvenl mahulie ou mort de ee dernier el partanl avortement; neamnoins, les eas ne sont pas rares dans lesquels le fcetus peut rösister comme la mere a la maladie, et comme eile en retirer l'immunitö, dont le möcanisme est d'ailleurs toujours le meme, les microbes fabriquant cette fois dans les tissus rnemes du iiouvel etre la substance qui doit la conförer.
Nile sperme, nirovule,ne transmetteni l'immunitö des parents. Bien qu'on ait eru pouvoir afflrmer, en se basanl sur des experiences I'uites die/, le lapin, avec le bacille pyocyanique, que le pöre, elant seul vaccine, peut quelqnefois transmettre une immunite incomplete ii ses descendants, il semble bien (jue I'ascendant male ne transmel guere l'immunitö ii ses rejelons. La mere scale pout la transmettre, et eile la transmet par l'intermödiaire de son sang ou par I'allaitement, cquot;est-a-diro par la diffusion des malieres vaccinantes, qui se trouvent dans son sang ou dans son lait. Ainsi, les lapins, issus de peres immunises eontre le tetanos, n'höritent d'aucune immunite; tandis que ceux, nes de meres iinmunisees, heritenl do cette immunite, mais laperdent rapidement (Ehrlich et Hubener). 11 resulte enfin de nou-velles experiences faites par Vaillard : que In more seule peut trans­mettre rimiminile a ses descendants; et que eelte immunitö est de courte durec.
El maintenant que penser de l'importance de l'höröditö ou transmis­sion intra-uterine des maladies microbiennes? Esl-ellc fröquente et a-l-elle lieu pour toutos les maladies?
Pour constater s'il y a höröditö, on peui; se borner a observer les descendants, en les pröservant de la contagion/)olaquo;lt; nalum ; rechercher, avec le microscope, les bacteries dans les tissus du fcetus; seiner des parcellesde ses tissus dans des milieux appropries ; faire des inocula-
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CONTAGION. — MODES DG CONTAGION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;141
tions ii des sujots tloues de röceptivitö. — II u'est pas rare de voir la more transmettre au fcBtus l'affection virulente dunt eile est atteinte. La transmission intra-utörine cst possible, pour la plupart des maladies bactöriennes; eile i'est surtout, pour celles dont la baotörie vit dans le sang; eile l'ost meme pour celles dunt les microbes ne se monlrenl, dans le liquide eirculaloire, ([lie par iulervalles. Aiusi, la femme pent transmettre, a sou enfant, lavariole,larougeole, Terysipele, la Bcarlatine, le pneumocoque, la luberoulose, la lievre typhoKde, la syphilis, etc.; ainsi, les lemelles de nos animaux domestiipies peuvent transmettre, a leurs foetus, le eholrru aviaire, le oharbon bactöridien, le charbon emphysömateux, la septicömie, la pöripneumonie, la claveleo, la tuberculose, la morve, la rage, la gourme, le rouget, la pneumo-enlerite, etc., etc.; on en a constate' la virulence dans les foetus de femelles mortes de ces affections, et on a vu des petits engendres par elles etre ou deveuir malades apr6s leur naissance. Cependant il Importe de ne pas meconnaitre la dillercuce qui existe, a ce point de vue, entre les diverses affections; si la plupart des maladies bactöriennes sont susceptibles de so transmettre par la vole placentaire, elles ne se transmettent pas toutes avec la meme
frequence.
II y a des maladies, comme le cholera aviaire inocule a la lapine pleine, comme le charbon emphysemateux inocule a la brebis, comme la pneumo-entörite, etc., dontla transmission intra-utörine semble la regie, quand la mere en esl atteinte pendant la gestation ; tamlis que, pour bien d'autres, riieredito cst exceptionnelle, et variable toutefois suivant les especes. Celles, donl le microbe vit dans le sang, sont celles qui se transmettent le plus souvent, si toutefois ledit microbe est de faible volume (cholera aviaire, rouget, pneumoenterite, etc.). Quant a cellos, qui s'accusenl. par des localisations sur tel ou tel tissu, dans teloutel organe, elles se transmettent d'autant plus souvent que le sang esl plus I'requemment envahi par leur bactei'ie on que des lesions se forment sur les organes de 1'appareil genital. Dans ce dernier groupe, il est des maladies, qui, comme la rage, la tuberculose, la morve, etc., ne soul que rarement transmises par la vole placentaire; ainsi, il cst exceptionnel de voir devenir rabiquc ou morveux un animal ne d'nno mere enragee ou morveuse ; et, quant a la tubercu­lose, s'il u'est pas dontenx que riieredile en ost possible, on ne saurait nier qu'elle peul faire defanl bien souvent. A proposde cette affection, on a souvent attribuö a l'höröditö beaucoup de cas de
contamination ullerienre passi's inaperens. II u'est pas impossible que les bacteries patbogenos de cerlaines affectionspuissent rester a I'elat latent, pendant un temps variable, sur les nonveau-nes, et no deter­miner la maladie que lorsqu'une occasion propice-favoriseleur action; mais il sei'ait exagen'' de faire durer ce microbisine latent pendant des
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MALADIES G0NTAG1EUSE8 BACTERIENNE8.
annöos, et d'attribuep, a l'höröditö, des cas, qui so dcclarent plusieurs annöes aprös La naissanco.
Outre que los maladies microbiennes ne so transtnettenl pas, laut s'en faul, dans tous los cas, de la moro au foetus ; ontro quo, pour certaines, la transöiission intra-utörine est uno exception rarissime, on observe parfois d'ötranges particularitös. Ainsi, olaui donnöe unc affection, qui ost parfois hörödltaire, on vuit, non seulemont des cas oü la Iransmission intra-utörine n'a pas lieu, mais encore d'autres danslesquels lamaladie n'est transmise qu'ä on ou deux foetus de la mönio gestation. Ainsi, on a vu, dans une grossesso goniollaire, l'un des enfants nattre avec l'öruption variolique et l'autre sans Eruption; et, pourinon compte, j'ai vu plusieurs lapins, nösd'unetnöre tuberculisöe pendanl la gestation, rester indem nos, land is que leurs l'roros dove-naient tubereujeux.
Par quel mecanismo les baetöries palhogönea passent-olles du corps de la more dans celui du feetus, et comment se fait-ilquo le placenta ne joue pas toujours le röle d'un (litre parfait? On a parlö (Koubas-soff) de Communications directes entre les vaisseaux de la möre et coux du foetus, sans quo la dömonstration donnöe alt satisfait beaueoup d'esprits; on a fait jouer un röle aux bömorragies et aux lesions produites, etc. L'opinion, qui semble dominer pour le moment sur le mecanismo de ce passage, est cello qui rösulte dos observations de Chauveau, Wyssokovitsch, Malvoz, Wolff, etc., d'aprös laquelle les baetöries pathogönes do la möre n'arriveraient a pönötrer dans le foetus qu'ö la laveur de lösions, qu'elles döterminent sur le placenta. Les elements indiiförents, les particules inorganiques et les micro­bes non pathogönes nepassenlpas de la mere nu foetus. Le placenta, comme le rein, comme la muqueuse intestinale, comme la muqueuse des cauaux galactophores, etc., ne so laisse traverser par les bacteries pathogönes, (pi'autanl quVIlos y ont doterminö deslösions, des hömor-ragies, des infaretus, do [lolils abees, etc. A l'ölat d'intögritö absolue, le placenta, comme les autres membranes flltrantes, arröte les baetö­ries et empöche lern- pönötration dans los tissus du foetus. Mais, dans la pluparl dos maladies bacterionnes, il peut, comme le rein, comme la muqueuse intestinale, comme la muqueuse dos canaux galactopho­res, etc., subirdes altörations, par suite de l'action des poisons micro-biens ou des baetöries, qui, en s'y accumulanl et en pullulant sur place, occasionnentdes ruptures vasculaires,deslösions, parlesquelles les microbes passent dans le Indus. Cost d'ailleurs, grace ii co möca-nisme, qu'on s'explhiuc l'inconstance de la transmission intra-utörine, et sa variabilitö, suivanl les bacteries, suivaut los ospoces qui los liöbergent. Ainsi, quand il s'agit du charbon baetöridien, le passage de labaetöridie dans les tissusdu foetus et la transmission intra-uterinc de la maladie ne s'observent qu'exceptionnellement; mais on los
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CONTAGION. — MODES DB CONTAGION,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;143
constate plus [röquemment ohoz certaines espöces que ohez d'autres, chez la cobayc que chez la lapine et la brebis ; ot, a cctte in-constance et a oette variability de la Iransmission Intra-utörine d(3 la Bövre oharbonneuse, correspondent l'inconstanoe des l(''si()ns hömorragiques placentaires et leur variabilitö d'une ospöce a I'autre. Dans le cholöra aviaire, Inooulö a la lapine pleine, dans le charbon symptomatique, dans la pneumo-entörite, etc., doai la transmission intra-utörine est ii pen pros constante, on observe aussi constamment des alterations placentaires. On a constate que la variole affectait souvent la forme hömorragique ehe/, la femme enceinte; et on a reconnu que certaines maladies n'lUaieut Iransmises par la mere qu'autant qu'elle en ötait atteinte depuis assez dc temps, pour quo les lösiona se fussent gönöralisöes chez ellc On s'est deraandö cependant, si, pour certaines maladies, telles que la rage, rerysipele,etc., dont la baetörie ne söjourne pas dans le sang, le passage de la mere au tcelus ne pourrait pas so faire par les lymphatiques du cordon. Et il a öle reconnu (Chambrelent) que le streptoooque, le staphylocoque dore, le bacille du cholera aviaire, le bacterium coli commune, inocules a des lapines [deines, passeut dans les Indus, sans alterations appre-ciables du placenta.
Ii. Transmission par contact direct. — La transmission au contact, on transmission directe, iuimediate, est colic qui a lieu, quand le sujet sain se contamine en touchant lui-meme le malade. Elle implique un rapport direct entre les deux individus et un ensemencement conse-cutifa ce contact. Ainsi, il y a contagion directe, transmission au contact : quand, dans l'acte du colt, Tun des individus gagne de I'autre la syphilis, la dourine, la blennorrhagie, etc.; quand un cheval morveux salil lui-meme de son jetage un cheval sain et lui inocule la maladie ; quand un homme gagne cette affection, en pansant un animal morveux, en I'examinanl, en pratiquanl une autopsie ; quand le chien enrage transmet sa maladie, en inoculant lui-meme sa salive par morsure ou par lechcmeut; quand I'homme s'inocule la pustule maligne ou la morve, en pratiquant I'autopsie d'uu cadavre charbon-neux ou morveux ; quand il gagne la lievre aphteuse, en Irayant ou en pansant des hetes alteintes de cette affection ; quand le veau est contamine par les Icchements do sa more, ou par le lait qu'il lette directement, etc. Dans tous ces cas (rapports sexuels, baisers, mor-sures, hlessures, Ireher, töter, toucher, etc.,), le contaniiiie emprunle directement au malade la matiöre virulente, que celni-ci a pre-paree.
II y a des maladies, qui ne se propugent guere que par ce mode de Iransmission. qui pour bien d'autres est I'exception; ainsi la rage, la dourine, etc., ne se gagnent que par contact direct. D'autres se gagnent indistinctement par rapports directs et par rapports indirects;
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MAL\DIE8 C0NTAÖIEÜ8E8 BAGTER1ENNES,
d'autres onfln, 9t ce sont les plus notnbreuses, se propagent surtout par rapports indirocts.
Pour beaucoup d'affections baotöriennes, le modo de transmission a, com mo on lo vcrra, uae influence sur leur mode d'övolution; ainsi certaines, lellesque los maladies öruptives, lamorve, la tuberculose, le charbon chez I'homme notamment, la syphilis, etc., so traduisent d'abord par des accidents locaux a la rögion contaminöe, quand olios ont oil' Iransmisos parcontaci immödiat, alors que, transmises autre-ment, olios övoluenl difföi'erament.
Toutofois il en esl qui, comme la rage, ne s'accusent guöre par des accidents locaux constants et pathognomoniques; on tout cas, la plu-part do colles qui, comme la morve, la syphilis, la tuberculose, le charbon, etc., ontdöbutö par des lösions localisöes d'abord, no tardenl pas ä so gtiuoralisor.
Pourlant certaines maladiesöruptives tont souvent exception; ainsi la clavelde, la variole, etc., inoculöes dans une region de la peau, so limitent ordinairement a cette region.
Pour que la transmission an contacl ail lieu, pour que des rapports directs d'un sujel sain avoc un sujel malade il rösulte une maladio baetörienne, il fautqueles conditions suivantes so trouvenl roalisoes : lü existence du virus actif dans la soerolion ou le produit, qui est mis en contact avoc le sujol sain; iquot; absorption de la malioro virulente; '.iquot; aptitude de ce dernier a faire prospörer le virus.
On jugera plus loin du mocanisme do I'absorption; mais, en atten­dant, il Importe de retenirqu'un simple contact ne suffitpas pour qu'il y ail, transmission, il faul que la mutiere virulente soit mise en rap­port avec une surface absorbante doja existante, teile qu'une plaie, une ('ratlnre, une excoriation, une Messure, etc., ou avec une surface absorbante ouverte au moment du contact, comme cela a lieu quand I'animal enrage moid, quand I'homme so pique en pratiquant une autopsie, etc.
D'ailleurs on verra ci-aprös quo certaines muqueuses, et peut-ötre la peau, peuvent vraisemblablement absorber certaines matiöres viru­lentes sans presenter dos eraillures ou des )ilaios: toutefois los solu­tions de continuile de repithelium ou de lopidenuo, les ocorclntros, les piqüres, etc., facilitent et assurent I'absorption,
2deg; Transmission des maladies bacteriennes par rapports indi-rects. — /.laquo; contagion indiredle ou mddiaie, encore dösignöe par les expressions do Iransinission n distance, transmission par rapports indi-rects, transmission pur des intermediaires, contagion miasmatique, infection, etc., pout avoir lieu par l'intermödiairede vöhicules solides, liquides ou gazeux,
Ce modo de contagion s'entond de la transmission d'uno maladie contagieused'un sujet malade ii un ou plusieurs individus sains, par
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l'intermödlaire (run agent ötrangep, soliilo ou li(iiii(le, imprögnö ou souillö de la matiöre virulente, ou par I'lntermodiaire do 1'air, qui ticnt parl'ois on suspension des gerraes morbigönes. Ainsi, il y a conta­gion par rapports indirects, quandun oheval sain s'infecte do morve en löchant les mangeoires ou les rö,teliers souillös do jetage morveux, en ingöranl dos fourrages ou dos eaux souillös de matiöre virulente, en reoevant ['application ou le contact d'objets souillös, tels quecouver-tures, harnais, instruments de pansage, etc., qui ont servi a un sujet morveux, 11 y a encore contagion par rapports indirects, quand un individu s'infecte, on Inhalant un air qui tient on suspension do la semence de tolle ou teile maladie. II cst facllo do communiquer expe-rimentalement tolle ou tolle affection, en ötablissant cos rapports par intermödiaires souillös; et d'ailleurs, c'est laplupartdu temps par ce mode quebon nombre de maladies sepropagent; ainsi en est-il de la morve, do la peste bovine, do la pöripneumonie, de la tuberculose, do la flövre aphteuse, de la clavelöe, du rouget, de la pneumo-entörlte, du cliolora aviaire, etc., tandis que la rage, la dourine, etc., so trans-mettent presque toujours par rapports directs.
Pour que la contagion indirecte so produiso, il faul la reunion des conditions suivantcs : 1deg; oxcrötion et rejet de matiöre virulente, par un siijel malade, dans le monde extörieur; quot;2quot; conservation de cette ma­tiöre virulente, pendant un certain temps, dans les milieux extörieurs; 3deg; miseen contact avec une surface absorbante ou introduction dans l'organisme d'un sujet sain ; absorption et repullulation de la bactörie palhogöne, et partant röceptivitö du sujet contaminö. 11 y a done rapport indirect et contagion mediale, toutes los fois que les germes do la maladie, apros avoir repullnle dans un organisme, et apres setre conserves dans lo mondc exloriruir, dans lequcl ils ont elö rejelös par le malade on apport.es par les cadavres, sont ingeros, inhalös par un sujet sain, on absorbes par une surface quelconque do son corps, avec laquelle ils out ele mis en contact, au moyen des agents qu'ilssouil-laient. Ija transmission par ce mode est faciliteo par toutes les mau-vaises conditions bygieniques, par toutes les circonstanccs (facilos a deduifo dosdonneos relatives a la rcsislanco dos baclerics aux agents physiques et chimiquos), qui favorisent[la conservation de la matiöre contagicuse, et par tonlos cellos qui rendent possibles et fröquents los contacts des individus avec los agents souiiles do virus, lüoii que le vaccin, comme le vims varioleux et le virus claveleux, rösiste a la dessiccation ct puisse se consorver un temps plus ou moins long, la clavelöe et la variole so Iransmeltent mieuxetplus souventque le horse-pox olio COwpox par rapports indirects, carles malades donnonl heau-COUp plus do virus et un virus plus riche en elements actifs (Chauveau).
Lea agents on voliicules. qui servenl d'intermödiairos, soul: los uns. des vebiculos inertes, lels quo les divers oiijots solides, los eaux et
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Fair; lea autres, des vöhiculos vivants, tuls i\iu'. leg personnos et los animaux divers. Les malades, leurs excretions, leurs döbris cadavöri-ques, peuvent souiller de nombreuxobjets solides, lesoinis et l'atmo-sphöro; les personnea et les animaux, qui no so conlaminent pas eux-mömes, peuvent transporter de la matiöre virulente empruatöo aux malades, a lours excrötions, h leur cadavre, ot en infecter ensuite d'autres animaux directement ou indirectement, on souillant dos objols du des substances qu'ils dolvenl ingöror, etc.
A. Transmissionpar contact indirect. — La simple mise on contact do I'olijel sdiiilli'quot; (corps solides, liquides, air) aveo une surface absor-bante quelconque de la peau, lollo qu'une plaie, une excoriation, avec une muqueuse, etc., peul suffire, pour que I'infection so produise, Ainsi. les fuiniors, los lilieros impr6gn6es do maliere virulente, peiiveul contaminer los sujets, qui les pi6tinent ou qui so couchent dessus; ainsi, los couvertures, los objols do pansage, los 6ponges, los instru­ments do travail, et d'une maniöreg6n6rale tons les corps impr6gnös do rnaliero virulente active, peuvent, par lour contact aveo une plaie, uno drosion, etc., ou leur application, communiquer I'infection. Ainsi, ohez l'espöce humaine, la Iransmission de certaines affections(diphtö-ric, tuberculose, etc.) peul so Faire par les livres, qui ont sorvi a dlt;;s malades et (|iii onl 6t6 souillös de; maliöres morbides. Ainsi, one eau suuilleo est dangereuse, si on I'emploie pour laver ou pour baigner des surfaces excoriöes; ainsi, I'air souille les plaies on y döposant dos germes divers.
Le tögumentexterne, qu'il s'agisso dun conlacl direel ou d'un con­tact indirect, que la maliero virulente lui soil directement appliqu6e on venantdu sujetmalade, ou qu'elle l'aitötö par des intermödiaires pröalablement souillös, no so pröto ii l'absorption des virus quo sous certaines conditions. II est le receptacle de divers parasites. Ids quo les aeariens, los moisissures, etc., qui döterminenl les maladies para-sitaires proprement dites; tnais, les baetöries dos maladies virulentes, doposees ;i sa surface, no produise at lour oll'ot que si (dies peuvent pene-tror dans rintimito dos tissus; or, la peau intacte ne so prole g6n(5rale-ment pas ä oolto peiK'trution. 11 on est ainsi die/ l'homme et ohez les animaux; une effraction osl indispensable, pour que le virus suit absorlieel aillo i'omlre l'organisme malade, dependant il ost vraisem-blable d'admettre quo certains microbes septiques peuvent pdnötrer par les glandes söbacöes, ainsi quo le donnenl a penser certaines affec­tions, tolles ([no los pustules anatomiques (die/ I'liommo, laoao, cto. D'ailleurs, un conlacl ou une application prolongöe do la matioi'o virulentedeviennent pins dangereux, surtout s'il se produii enmäme temps des frottements sur la partie contaminöe. Babös aurait obtenu la moi've chez le cobaye, en froltant, sur la peau intacte, du virus morvcux inourporo it do 1'huile do vaseline; lo bacille morveux pour-
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rail pönötrer dans les follicules pileux, ot I'lnfecllon par la peau intacte, quoiquo rare, serait possible. L'acnö contagiouse du cheval esi transmissible au oobaye, par onclion do la peau, avec lo vims incorpore a uu corps gras (Dieokerhoff et Gravilz). Lo eliarlion a 6tü eoniimmique, par des frictions sur la peau intacte, avec du virus ineor-porö dans de la graisso ou do I'huile (Van Roth).
Mais, si la peau intacte est un (iltre, qui, gramp;ce h son epidemic et ä ses acidesgras, arrete generalcment les bacleries palho^enes deposees t, sa surface, il n'en est plus de meine, quand eile a (He truuinatisee, rasee,d('pilre,denudre, desipiamee, exeoriee, erallöe, 6raill6e, Idessee, seai'ilire, piquöe, etc. Tons les virus ne s'inoeulent pourlanl pas avec la nu'iuc I'aeiliUJ; aux uns, tels qua le vaecin, leeiaveau, le virus vario-lique, le virus morveux, le virus aphteux, le virus charbonneux, etc., il sunn, d'une erallure, (rune excoriation, d'une piqüre, d'une scari­fication, d'une plaie trös superflcielle. l)e[mis longtempsj'ai remarqud et signalö que des draüures, failes a la surface du derme, convien-neid bien pour rinoculation du virus des maladies eruptives. A d'autres, comme a ceux de la tuberculose, du charbon emphysö-inaleux, de la septicömie, etc., une i)laie phis profonde, une injec­tion ou insertion sous-cutanee, conviennent mieux. Quoi qu'il en soil, si la peau intacte ne laisse guöre envahir I'organisme par les baetöries pathogönes, eile lour livre passage, des qu'elle est le siege do quelque plaie profonde ou superflcielle; ot la contagion pent emprunter cette voie dans de nombreuses circonstancos, ainsi qu'on 1'a deja \u, amp;,la suite d'attouebements, de piqüres, de morsures, de leehe-nienls, de frottements, d'eclaboussuros, de depot, d'apidiealion, on de miso en contact de matiöre virulente ou d'objets souilles, lets que instruments de pansage ou de travail, couverturcs, litieres, fumiers.etc.
L'homme, avec ses mains, ses vetcments et ses chaussures, les ani-maux (memo ceux qui n'ont pas contracte la maladie), qui out eu lo contact des malades ou des matiöres morbides, et qui se sont ensuite deplaces, tels que les chiens, les dials, les rals, lesoiseanx, soit qu'ils transporlent la matiöre virulente adberente a Irurs poils ou ä leurs plumes, soit (ju'lls readeut intacts des microbes qu'ils out ingeres sans en eprouver les efi'ets, peuvent etre des agents disseminateurs des germes et propagatours des affections contagieuses. Ils peuvent ino-culer accidentellement le virus ou souiller des objets, les aliments, les eaux, etc. Ainsi, d'apres les experiences de Q. Colin, laquo; les agents viru-ients, en passant ehez des animaux, ou ils sont sans action nuisible, peuvent y conserver iidactes leurs proprietes uu temps assez long, une ou deux semaines, mtme dans les conditions qui sembleut defavo-rables a cette conservation. Ces agents, apres avoir sejourne sur des sujels du ils demeurent steriles, determinmd, en reveuant a ceux sur lesquels ils ont prise, leurs effets ordinaires avec une rapidite et une
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MALADIES CONTAQIEUSES DACTKIUENNES.
intonsilo, qui n'indiqucnl, 1c jjIus souvont iuicunc altüniuition de lour puissance morbigöno; les animaux röfractaires, aprös avoir jouö le ivMo du n'HU'placIcs inertes des matiöres virulentes, peuvent devenir •dans certains cas, Ids agents passifs do la contagion.raquo; Ils peuventsouil-lei lea eau\, Irs pfilurages, los litiöres, etc., qui plus tard serviront a •oontaininor los animaux, qui les ingercronlou qui en auronllc contact. 11 convient ögalement de tonir compte du rule des insoctes, qui, en sc doplarant, apros soli'C poses sur des maliores virulentes, tolles que los erachats, 1c pus, los excröments, los fumiers, les cadavres, etc., peuvent 6tre aussi dos agents de propagation. Do tout temps on s'est pröoccupö du role dos mouches dans la transmission de certaines maladies, ct on I'a souvont oxagoro. 11 iinporlo noanmoins d'yaooorder une cerlaine attention, tout en le röduisant a sa vßritable importance. Les mouches out des habitudes de vie variables suivant lour organi­sation. II y enabeaucoup qui no vont pas sur les individus vivants. Certaines, lelles laquo;im; les mouches domestiques, qui soul si röpanducs, et les stomoxes, void indistinctement sur les maliores mortes, sur Irs #9632;cadavres et sur les individus vivants. D'autres, tolles que los cousins, les sinulies, les taons, les hypobosques, no frequenlent que les indi­vidus vivants. Les mouches a trompe mollo, incapables de piquer, peuvent cependant deveuir des agents do propagation d'uno maladio contagieuse, en so posant sur une plaie, on döposant des germes mor-Ligenos sur dos individus sains, snr dos objots quelconques de jiau-sage, do travail, sur les aliments, dans les boissons, en s'y dosullerant 0U en s'y noyant. Ainsi, les mouches, qui se sontposees sur la, inatiore morbide d'un animal atteint do tiövre aphteuse, peuvent, en allant so poser sur dos excoriations d'un sujet sain, le contaminer. Ainsi, les mouches, repnes do erachats de phtisiques, pnisentent (Spillmann et Haushalter) tics bacilles tuborculenx dans lour abdomen, on rondent avec lours excrements, et peuvent ötro de la sorte des agents de disse-mination. Ainsi encore, Davaine a elabti qu'elles peuvent transporter le virus charbonnoux ; et k coup sur (dies peuvent s'imprögner de bien d'autres virus ot servir a lour dissemination. Quant aux inonches pi-quantes, idles peuvent incontestablement devenir aussi des agents de transmission ; maisco n'estqu'autant qu'elles vont piquer nn individu sain, aprös avoir pi ([neun inalade; et combien rare doit dtre en pratique la contagion parlour intermödialre. Los piqi'ires de mouches, si souvont incrimiuoes par le vulgaire, sont raroment dangorcuses par elles-memes, abstraction l'aite du mal local qu'elles occasionnent. Bien souvont, quand ollcs sont snivios de maladio mortellc ou grave, e'est parco quo le patient s'est frottö, irrite, et parfois inoculö des germes de septicömie on do toulc autre maladio avec ses ongles.
La conjonctive peulabsorbor certains virus, ainsi qu'en temoignent l'observation cliui([ue et l'expörimentation; et eile pent los absorber,
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qu'elle suit intacto ou lösöe ou malade. Ainsi, il est avörö qu'elle peut devenip le siögo de certaines affections microbionnes, tolles quo con-jonctivites et cornöltes bactöriennes, de localisations blennorrha-giques, tuborculeuses, gröasiennes, etc.; olio peut absorber le virus rabiquo, le vims morveux, le virus du cholöra aviaire, le virus ohar-bonneux, olc; ellepe.utdoncsorvirdeported'ontröeoi devoied'envahis-soraent pour curtains virus. II y a par consöquont lieu do so raöfler des projections de matiöre virulente, morveuse, rabique, etc., qu'on est exposö h recevoirsur roeil pendant l'examen dos malades, ei d'ovitor los Irottcments avoc la inain ou avec dos objots souillös. Toutofois, il semble rösulter d'expörioncos assez nombreuses, que j'ai faites avoc le virus rabique, quo rabsorplion parla conjonctive intacte, en ce qui concerne la rage, est peu a redouter ; j'ai röussi quelquefois a donner la maladie, on inslillanl sousles paupiöres dos doses considörables de virus, mais 1c plus souvent j'ai ccluuto.
ludin la muquouse desorganes gönito-urinaires, collo du vagin, colle de l'uröthre, intactes ou lösöes ou irritöos, peuvent absorber certains virus, ainsi qu'on temoigncntla transmission des maladies vonöriennes chez riioininc, et colle de la dourine chez los solipedos. On verra d'ail-lonrs, apropos de certaines autres ailcctions, que la transmission peut s'effectuer par les rapports sexuels ; il on est ainsi de la tuberculoso chez Thomme, de la gourmo et du horse-pox, ehe/ los solipödes. L'altou-chementde la muquouse, avoc dos objots souill('s(eponges), doit done ötre eviloc.
H. Transmission par ingestion. — Tros souvent la transmission indi-recte dos maladies bactöriennes se fait par ingestion ; los agents ou vohicnlos, qui servent d'intermödiaire en pareil cas, sont los aliments divers et les boissons,les fourrages, les riUeliors, les creches, los man-geoires,lesabreuvoirs, les mares, les coursd'eau, les produits morbides, les debris cadaveriques, los eadavrcs mal enfouis, le lait dos malades, et les produits qu'on on retire, etc. Ainsi, le cholera et la lievre typholde, ehe/, l'homme, so döveloppent genoralemcnt de la Sorte. Ainsi, le charbon baetöridien so döveloppe souvent a la suite de l'ingestion de fourrages ou de boissons charges de bactoridics ä l'etat de spores; ainsi, la morve so transmel le plus souvent par los matiores ingoi'ees, par les fourrages et par les boissons, qu'ont souilles les malades avec lour jetage. Dans los rögiments, oli los chevaux sent conduits en­semble aux miunesabreuvoirs, il arrive que les morveux non reconnuraquo; et iaisses par consequent dans los rangs, toussent, s'ebrouent ou expectorent des matiores, qui sont rejotoes et melangecs a l'eau des abreuvoirs, pour ötre dans le möme moment ingöröes par plusieurs animaux sains, qui peuvent se contaminer de la sorte. Et l'observation. aappris combien est ö,redouter, pour los localitös.situöes en aval, la souillure des cours d'eau, surtout de coux de peu d'impurtanco.
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MALADIES CONTAßIEÜSES BACTERIENNE8.
D'ailleurs, ainsi cru'on vq 1q voir ci-aprös, ii propos du rölo dos voies digestives dans ['absorption des virus, la pluparl des maladies viru­lentes peuvont so Iransmettre par l'ingestion de produits morbides, de döbris cadavöriques ou do substances souillöes, L'observation el I'ex-pörlmentation out dömonlröla posslbilitö.ot la fröquence do la trans­mission par Ingostion; la pesto bovine, la pöripneumonio, la flövre aphteuse, la clavel6e, la tuberculose, le cbolöra aviairo, la pneumo-entörite, etc., peuvent se transmettro de la sorte.
Los aliments divers et les boissons peuvent ötro souillös de diffö-rentesfa^ons:par Irs malades, qui exerötent de la matiöro virulente, et souillentdirectementles objels et les substances, qui sontö leurportöe, tels quo ramp;teliers, eröches, mangeoires, fourrages, eaux dos abreu-voirs, des mares, des misseaux, etc. ; par les personnes, qui trans-portant du virusavec leurs mains, lours vötements, leurs chaussures, avoc des debris cadavöriques, avec ties objets ayanl sorvi a manuten-tionnerdes debris cadavöriques, etc., peuvenl souiller les fourrages et lcso;uix ; par les animaux carnivores et autres, qui peuvenl, souiller les fourrages, lesherbos et les eaux, en Iralnanl des döbris cadav6riques,en se dösaltörantdans les sources, man's, ruisseaux, etc.; par l'öcoulement des döjections liquides des malades, par les oadavres et les döbris cadavöriques, par les fumiers, etc., provenant dos malades et non dösinfeetös.
La muqueuse digestive se laisse peiielror snuveul par les microbes pathogönes; et l'ingestion d'une matiöi'e virulente, l'introduction d'un virus dans les voies digestives avec les aliments et, les boissons est assez souvenl suivie de contamination, c'cst-d-diro du döveloppoment de la tnaladie. La muqueuse digestive, commo cello dos voies respira-loiros et d'autres encore, peul avoir ö sa surface des germes infectieux et no [ins devenir malade, mais idle peul aussi se laisser traverser et inenu' ne prösenter onsuite aueune lösion, alors quo l'infection gagno le systöme lymphatique,
La muqueuse dos premieres voies (muqueuse bueco-pharyngienne) peul servir de surface absorbante pourlo vims de certaines maladies, quand olle prösento des öraillures, des blessures, des exeorations, et pent-etre meine quand eile senddo iiüacle. Ainsi, il sul'lil de badi-goonner la muqueuse buccale d'un animal sain, avec de la bavo prove­nant d'une böte alloinle de la liovre aphteuse, pour reproduiro la tna­ladie ; ainsi, la diphtörio serable bien pouvoir s'installor sur la mu-queuso Ducco-pharyngienne, sansqu'il y all des exeorations evidentes. Toutefois, i existence de blessures semblo indispensable dans bien des circonstancos, et pour le moins favorable dans tons les cas, ainsi quo ccla rosullede ^observation et de l'cxpörimenlation. La fiövreaphteuse, lo horso-pox, le cliarbon, la tuberculose, etc., etc., se döveloppent d'autant plus süremenl, a la suite de l'ingestion, quo la nmqueuso
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bucco-phapyngienne offre plus d'örailluros, d'oxooriations ou debles-sures. Les aninaaux,qui prösentent, sur laditeniuqueuse,les plaies, qui fonlsuito ii ronijiiiim de la flövreapht6U8e,contractentplu8 söroment \v oharbon, quand ils en trouvent les germes dans leurs aliments ou leura boissons. L'addition de matiöresvulnörantes, tellos quo aliments grossiops, durs, ou poussiöres minörales, ii un repas charbonneux, le rend plus daugepeux, etc. D'ailleurs, chez I'horame cl die/, les .mi-inuux hepbivores, la inuqueuse bucco-pharyngienne ost souvent plus ou moins excoriöe, nieme sans qu'on suns douto; ot ainsi so trouve röalisöe la condition favorable a l'absorption des virus. De rnömo quc la rauqueuse buccale, les orifices muqueux de la face peuvenl servir, surtout quand ils soul le siöge d'excoriations, do porto d'entröe a certains virus, ids quo ceux de la flövre apbteuse, lt;lu horse-pox, etc., ainsi qu'an tömoigne l'öruption de cos maladies, qu'on observe assez souvent en ccjttc place dans la pratique ; ot la contagion peul se rea-liser, quand les auimaux [lairent ou lechenl des objets souillös, los creches, les mangeoires, les rälcliers, etc.
La muqueusegastro-intestinale, mömaintacte.sert do porte d'entrec auxvirus; etlessucsdigestifsn'empöchentpa8toujours,ils'en fautbien, 1'infection. Cependant il ya lieu do croire que, sans 1'action microbicide du suegastrique, quiagit par sou acide chlorhydrique, les ens de conta­gion par Ingestion scraientbien plus nombreux. G'est qu'on effet le sue gastrique, extrait do l'estomac et mis en contact avec les virus, exerce uue action stei'ilisanlo manifeste. (i. Colin a reeounn qu'il sterilisait le sang charbonneux; Straus ct Wurtz ont constate qu'il tue la baetö-ridio adulte on 15-20 minutes et sa sporo en 30 minutes; ils ont ögale-ment constatö qu'il sterilise le virus de la lievre typhofdo et celui du cholera endeuxheures,qu'il attenue levirustuberculeuxen8-12 houres de contact, ct qu'il le sterilise eu IHhoures, mais qu'il n'exorce sur lui aucun effet pendant les six premieres heures. [/observation dömontre d'ailleurs que l'ingestion des virus do nombreuses maladies ost moins ä eraindro (juc leurintroduction par d'autros voies; ainsi on cst-ilpour les virus des pneunio-cnteritos du pore, du mouton et des solipedes, pour le virus de la rage, etc., etc. [lest done bienacquis quo I'organismo doit une certaineprotection centre los microbes pathogtoes a 1'action du sue gastrique, bion (pie dans l'estomac son intervention demeure forcementmoins efllcace, soit ä cause du court sejour des virus dans cot Organe, soit ä cause du melange des baetöries avoc les aliments, qui rendonl son contact avec olios plus difficile.
Aneieniioment on croyait pen au role des nuupieusos digestives dans l'absorption des virus, et memo de nos jours un assoz grand nombre do veterinaircsne croicntpas (pie les maladies coutagieusos puissontse transmettre souvent il'unanimal malade h un animalsain par I'absorp-lioudii virus dans les voios digestives. 11 y aqnelquos anneos, Docroix,
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MAI.ADIKS C0NTA0IEUSB8 BACTER1ENNES,
jmur [irdiivei1 (|ul' la contagion no pouvait avoir lieu par los voies diges­tives, ingera Ini-ineme des produits inorvcux et de la saiive pruvenanl d'un cliien enrage ; il ne devinl ni morveiix ni enrage; inaiscclane conslilne pas nnc peeuve conlre le rüle des voies digestives, nun plus que les residlals negalil's uhlennsdans les tentalives failes surdes ani-rnanx relVaelaircs ou doues de peu de i'eee|)tivite; car l'ubservatiun et des experiences nombreuses ont demonlru que presquo toutos les maladies contagieusespeuvent sedövelopperti la suite de 1'Ingestion de leur virus, Le röle d'absorption qu'est susceptible du jouer lamuqueuse digestive, et en particnliei' la tnuqueuse gastrn-intestinale, esl etabli en eilet par de nombreuses ^reaves, tiroes de I'ubservation clinique et de l'experiineidation; et la revue sucoincte de quelques aiFections ediliera ploinemcnt ä ce sujet quiconquepourrait en doutor,quiconque croirait encore a faction loute-puissante des sues digestifs centre les microbes et ä leur non-passage a travers la mnqneuse digestive.
En ce qui concerne lapestebovine, les experiencesdedeConrlivron et de Vicq-d'Azyr, d'accord avec I'ubservation, avaient demonlre sa transinissibilite par ingeslion, lorsqne Ghanveuu etablil, en etmliant l'öpizootie de 1870-71, qu'amp;cemode de contagion sont dus la plupart des ras de transmission. La pöripneumonic peul aussi se transmettre par ingeslion, ainsi qn'en tenioignent une experience quo j'ai l'aite jailis sur la chevre, a laquellej'ai donnö la maladio en lui t'aisanl in-gerer des fragments de poumon malade, et des observations, desipielles ilresnlte que la maladio se propagepar les abreuvoirsetc. Laclavelöeest danslememe cas ; lioche-Lubin, Bellini, tiliauveau, Tont transmise par ingeslion. Lalievreaphteuscaele observeo surdes animaux qui avaient ingere des aliments souilles par labave des malades, ainsi que surdes personnes et des animaux, qni avaient ingrre du lait cru de bötes aphteuses.Lamorvesed6veloppeaumoinssixfoissurneuf, quandon fait ingdrer des matieres virulentes ti'es actives amp; des chevaux; l'expörience est de Renault, qui avait reconnn ipic la dessiccation et la putrefaction stei'ilisent le virus morveux, et qni, tout en donnanlla morveau cheval en lui faisant ingererdu virus, avait ecbouesnr le porc,le cliien etla,poule, ([ni soul rel'raclaires ou doues d'une fälble recoplivile. D'ailleurs, il est aujourd'huiavoroque los plus nombretix cas de morve sont dus äla con­tagion par Ingestion d'nlimontsou de boissonssouillös. II n'oslpas jnsqn'a larage,dontla transmission alieuordinairement äla suite de 16cbements on de morsures, qui ne puisse se dövelopper a la suite de l'ingestion, ainsi que cela ressorl d'une experience dans laqnelle je l'ai obtenue gur le lapin parce mode de contagion. Quant an charbon bacleridien, lespreuvescliniques etlesprouvesexpörimentales de sondeveloppement a la suite de l'ingestion sont innombrables. Renault et Bartheiemy avaient donnö la maladic par ce mode do contagion; et de nos jours de nombreux exp6rimentateurs ont obtenu le meine resullal, entre
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CONTAGION.
MODES DE CONTAGION.
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untres Pasteur, Koch, PerronoitO) etc. Koch a montrö que les spores charbonneusos peuventtraverser lamuqueuse intestinale möme intacte etdötermineplamaladio. Copendant, quand il s'agilducharbon, corarae (juand il s'agit de touts autre maladie, tuns los sujets qui ingörent du virus ne s'infectent pas; outre oeux die/, lescjuels I'absorptionpeut se faire dans los premieres, voies, il y a coux ohez lesquels les microbes peuvent 6tre sterilises par les sues digestifs gaslro-inleslinaux, et ceux ehe/, lesquels IVhsorption n'a pas lieu. 11 esl en efl'et recunnu que de nombroux animaux öcbappenl a ['infection, memo quand ils in-gerout des spores, ct que oe nomlire esl Lien plus considerahle, quand la matiere iugeree contient les microbes a Telal de hatonnels. Ainsi G. Colin et Nocard n'ont pas transmis le oharbon par l'ingestion de sang eontenunt soulement des halomiels; ainsi Pcrroncilo a vu les CObayes devenir malades dans la proportion de six sur dix a la suite de l'ingestion de spores, et dans la proportion de un suronze ä la suite de l'ingestion de bfttonnets. Ces difförences dans les r6sultals liennent ä deux causes : les bätonnets peuvent etre sterilises plus rapidement que les spores par lesuc gastrique, et ceux qui öchappent a son action sontplus difficilement absorbös a cause do leur volume. D'ailleurs ici encore, l'elat dc la muqueuse intestinale doit etre pris enconsideralion; si la muqueuse intacte peut absorber les bätonnets et a plus forte rai-sou les spores, il est reconnu que I'absorption esl plus sure, quand l'inteslin presenle des points depourvus d'öpithölium, ;i la suite de l'action de parasites ou d'aliments durs.
Latuberculose, commela pestebovine, sembledue bien souvent a la contagion par Ingestion. Chauveau, Villemin, et apres eux d'innom-brable8exp6rimentateurs,l'onttransmiseparcemode. L'observation eli-nique apporte chaque jour de nouveaux fails, qui temoignenl de la IVe-quencede la tuborculose contractee älasuite de I'absorption de son virus duns les voies digeslives. Lapneumo-cnterile((ialtier), le choliira aviaire (Renault, Pasteur, etc.), lehorse-pox (Chauveau), la lievre typhoKde des soli[)edes, lagourme, la diphtörie, etc.,se gagnent a\issi par Ingestion.
En resume, il est purfuitement acquis que la muqueuse gastro-intes-tinale, meine quand eile est intacte, ct a plus forte raison lorsqu'elle [iresento des points depourvus d'epitlieliuin a la suite de ruction de parasitesintestinaux ou dc certains aliments durs, sort de voio d'ab-sorption pour leplupartdes virus. Tons les individus, qui ingerentdes mulieres virulentes, ne deviennent pas malades; les uns peuvent mun-quer de receplivite; die/, d'autres le virus est std'ilise par les sues digestifs, et cliez certains I'absorption peutne pas avoir lieu; mais il n'en demeure pas moins etabli que la contagion naturelle se realise souvent a la suite de Tin troduction des virus avec les aliments ou les boissons.
C. Contagion par inhalation.— Quand l'atmosphöre tienten suspen-
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MAUDIE8 C0NTA0IEÜ8ES BACTfiRIENNES.
sion des gernies ou dos poussiöros virulentes, la contagion est possible soitqueles agents morbigönessodöposentsur une plaie,surlesalinieats, sur Irs fourragos, dans los boissons, soittiu'ils s'introduisent d;iiis les voies rospiratoires aveo l'air inhalö ; et c'osl de la transmission par in­halation, encore dösignöe souvent par Les appellations de contagion miasmaligue et A'infection ou m/ae/o-eon/a^ion, qu'il s'agit en ce moment. Ce nuide de contagion exige, pourse röaliser, los conditions suivantes: exisli'iico et conservation de la matiöre virulente, dessöchöe ou non, dans l'air; introduction dans los voies respiratoires; absorption, pullu-lation dos germes et döveloppement de la maladie. L'infection de l'air, ot, parson intermödiaire, l'infection de I'organisme^oila les deux con­ditions de ce modo de transmission, L'air chargöde germes, qui est sus-ceptiblo de communiquer lamaladio, osl dil miasmatique, infeciieiix. Un pai'oil milieu pent s'ötendre, grftce ü l'expansibilitö ilos gaz et aux couranls d'air on coups de vent, mais alors les germes seraröflentet deviomionl tnoins dangereux; d'ailleurs ils mil de la tendance ii so deposer, et ä s'altouuor ou a so dolruiro dausde soiuIjIaidos conditions, aiusi qu'on l'a döja vu,
L'ötude de la contagion par l'air doi! embrosser los trois questions suivantes : Comment et dans quelles conditions l'air s'infecte-t-il? les germes inhalös avec l'air peuvent-ils faire apparattre ia maladie? ipiol r61e jouent los miasmes dans la genese dos maladies infectieuses?
Comment et dans quelles conditions l'air s'infecte-t-il?
Quand l'air devienl infeclieux et capable de communiquer une ma­ladie baelörienne, il le doil incontestablemenl ä Ia prösence des ger­mes morbigönes, qu'il tienl en suspension. Renault avail, domontro que l'air, expire par los animaux alleinlsdo morve aiguü, n'estpas viruleat; il n'avait pas r6ussi ä contaminer le cheval sain, eu lui faisanl inhaler l'air aspire par un animal murvoux. On a vu que Chauveau avait domonlro quo l'eau, obtenue, en condensanl Ia vapeur,dögagöepar les produits virulentsde la peste bovine, de la clavelöe, de la variolo, ne donno pas la maladie aux sujots, qui la roooivenl en inoculation. Colin avail, ölaldil aussi quo los produits volatils, ötnanös dos sujots soplioeniiques et de lours cadavres, n'ont aueun pouvoir contagieux. Divers expörimenlateurs ont cherchö en vain des baetöriespathogönes dans l'air expirö par los malades. Grancher, Charrin et Kartb, n'ont jamais pu trouver de microbes tuberculeux dans l'air expirö par los phlisiquos ; il rösulte ögalomenl d'autres recherches (Cadöac et Malet): que l'air expirö par le mouton claveleux n'est pas viruleat; que ni la morve, ni la tuberculose, ni le chai'bon, ni la septicömie, ni la clavelöe ne conlaminent l'atmosphöre, par los 6manations qui s'öchappent des cadavres ou ddbris cadavöriques, alors mömo que ces ömanations so produisent dans un milieu confinö, alors möme qu'elles sont activöes par la chaleur ; quelesömanations, qui sedögagentdeseaux contenant
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des germes virulonts, n'on ontrainonl pus. D'iiiHours, I'iiir iuliali'' se cle|u)uillo de ses germes dans son passage ii travers les voies respira-toires, et l'air expirö n'en entratne pas. Tyndal avait constatö quo 1'air expirö ost optiquemont pur; puisque, traversö par un faisoeau lumi-neux duns une eliamhre noire, il ne uuiniresle pas do Irainee Inmi-iieuse. Straus et Dubrouilh, aprös Gunning, ont reconnu que I'air expire n'entraine pas debactöries capables de troublorlos milieux de culture dans lesquels on lo fait passer. Kn sorto que, si les animaux et les hommes souilioni l'air de gaz nuisibles, ils le puriflentplutöt de ses germes, et ne 1'enrichissent pus par leur respiration.
Cependant, si 1'airne so charge pas de germes par la respiration ou par les Emanations, il petit s'iufocter d'autre laron ; el on le trouve par-tienliereinentiufecle dans certains milieux, nnlamnumt dansles espaccs clus occui)(''s par dc nombreux individus. Dans les salles d'höpitaux, dans les casernes, dans les dortoirs, dans les locaux occupds par un grand nombre d'animanx, I'air est generalement riclie en germes, qui proviennenl des vetemenls, des polls, des pousslercs et des matieres desseeliecs, (pieleurs innuvernenls soulevent; et, parnücesliacteries, il pent s'en trouver qui sont pathogenes. Les malades excretent des malieres virulentes; ils on deposent sur les objets solides, sur les aliments, dans les boissons; ils peuvent disperser des germes dans I'air, soil avec leurs excretions respiratoircs, soit aveclenrs excretions digestives, soil; parla (lesi|namation cntanee. II n'ost pas necessaire en offet, pour quo l'atmosphöro d'un local devienne infectieuse, que les malades rejelteut des germes avec I'air expire; il sul'IU que des matiöres virulentes, rejetöos n'importe comment, ou provenant dos cadavrcs, se conservent un certain temps, se dessöchent et soient ensuite pulvörisöes, soulovöos, entralnöes et dissöminöes par le's conrauls d'air naturels ou provoquös. En sorte que les chances d'infection par l'air sent accrues par l'abondance du virus rejetö, par sa conservaltilite et sa resistance aux agents physiques, par los couranls d'air, etc. 11 rösulte de co qui pröeöde quo les virus non dessetdies ne peuvcnl guere enli'er en suspension dans l'air, a uioins qu'ils n'adherent a quelquo Corps löger facile ;'i enlrainer, OU iiu'ils ne soient enloves d'unc nappe d'ean par quelque violent coup de vent, ou detaches de meine de quelque objet sur lequel ils dtaient fixes. Los virus, desseches sur le sol ou sur des objets quelconques, peuvent a un moment donnu etre röduits ou poussiöre, et voltiger dans l'atmo-sphere a la suite de quelque secousse, de quelque couranl. d'air ou de quelquo coup de venl; ainsi arrive-t-il pour los poussi6ros varioleuse, claveleuse, tuberculeuse, charbonneuso^iphtöritique, etc., etc. Cepen­dant, comme la dessiccatiou a pour resullal dcilelruire certains virus; comme los agents physiques, la chaleur, la lumiöre, l'air, etc., les attenuent ou les sleriliscnt ; comme les germes en suspension dans
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MALADIES CONTAQIEÜ8E8 BACTERIENNE8.
l'atmospböre soul morls pour la plupart ot tendent tons amp; so döposor, il usl bien curtain que lea baotöriespathogönes actives soul rares dans I'air, ((n'olles s'y trouvent tellement dilutes, quand olles y soul cnlraiiuJi's, que I'inlialalion en inlroduil forl pun, et qu'inlroclnilos on petit noinliro elles peuvent souvent ne pas produire une maladic grave, suit qu'ellesse trouvent atlunuees, soil qu'il n'y all pas absor­ption, soil qu'elles ne rösistent pas ä faction destructive des cellules de l'organisme. On s'explique de ia sorte que la contagion par fair ne devienne pas plus fröquente.
I,es virus inlrodnils dans les voies rospiratoires avec l'air inhalö peuvent-ils faire apparattre la maladio?
On vienlde voir quo l'atmosphöre pout recevoir parfois des germes morbigönos actifs, surtout quand des spores se soul fonnecs, et ont eli'' soulevees par les coups do vent on les uiouvemcnls des elres vivants. On avu aussi que les germes penvent ensuite 6tre deposes surles jilaies, sur les aliments, sur les objets qui auront plustard le contact de quolque surface absorbante ; mais il convient d'ajouter ([u'ils peuvent elre absorbös dans les voios rospiratoires, a la snilu de l'inhalation de l'air, qui les porte, el faire eclore la maladie par ce mode de contagion. Si on a jadis beaucoup exagero le role de la transmission des maladies par ['air, squot;it est reconnude nos jours qu'il esl lonla fait secondaire pour beaucoup de maladies contagieuses et nul pour quolques-unes, il y a lien cependant do no pas mecounaitre son intervention pour un certain nombre d'entre elles. On a pn faire nailre des maladies infectieuses, on appliquant dos virus sur la muqueuse nasale, en faisantinhalerexpöriracntalement des poussieros virulentes provenantde matiöres dessechees, de crachats parexemple, on en |inlverisaiit dans les voies respiraloires ou bien encore en injectant dans la trachße des liquides virulents.
Ainsi, onapu donnor expiuamenlalonienl, par inhalation, pulvörisa-tion ou injection des virus dans la trachöe, la pluparl des maladies infectieuses, la tuberculose (Villcmin, etc.), les maladies öruptives (Chauveau, etc.). la morve (Büchner, etc.), le charbon baetöridien (Buchner, Muskatblulh, etc.), le charbon emphj'sömateux (Arl., Cor. et Tli.). le cholera aviairo (Büchner, etc.), le rouget (Tchistowich), la piuuimo-cnlerile du pore (Galtier), colle dos solipödes (Galtier et Violel , la rage (Galtier), la septicömie (Hildebrandt), etc., etc. II n'est done pas douteux que les virus, inlrodnils dans los voies respi­raloires avec l'air inhale, peuvent faire apparailre la maladie. II esl. bleu vrai, ainsi qu'on l'a deja vu, quo la pluparl des baetöries inhaleos sonl arrelees par les muqueuses des premieres voies et expulsees ensuito avec les mueosilos; il esl bien vrai aussi quo colics, qui nrriveul jusqu'aux alveoles pulmonaires, peuvent ötro absorbeos par les phagocytes et dclruilos; mais il esl non moins demonlro que la
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dissemination des microbespathogönes peat se fairodans I'organisme, a la sniic do l'inhaiation ou ile l'injoction trachöale. J^cs baclöries pathogönes, Introduites dans Irs v()i(,'s respiratoiros memo intactos et. surtout onflammöös, desquamöos, etc., peuvent arriver dans lo sang', soil en penetranl dircetement dans les capillaires, soil en passant ptU' lo sysleino lym|)liaii(|iie; d'ailleurs, cllt's peuvent determiner, sur la muqueuse, dos lesions, et, grace ä olles, peiielrer de la dans lo sang, pour aller ensuite se lixor plus particuli6rement sur les organes ou dans les lissusles plus lavorables a lour puilulation. Ainsi on a ubtcnu (Büchner) la morve de la rate par l'inhaiation des Ijaoilles morveux, sans localisation preaiablc de l(''si(jus aux poumons. D'ailleurs, un air charge do virus ost surtout dangeroux a l'inhaiation, quand il entraine des puussleres minörales, qui irritent ou blessent la tnuqueuse.
En resume, l'inhaiation des poussiöres virulentes ost dangereuse; el il est Lien reconnu que le cliarliuii liaolendien est dil parfois, dans la pratique, u l'inhaiation de poussicros charbonneuses (Rossignol), soulcvees par los pieds des animaux ou par les vents, qu'il en ost do menie de la pneumo-enlerito du pore (Cornil et Chantemesse, Galtier), do la pneumo-entörite des solipödes (Galtier et Violet), etc. 11 est prouvö enliu, par des tails d'observation, quo la contagion par inhalation peut so produire, et quo le transfer! et la diffusion do certaines maladies infectieuses peuvent se faire de lasorte, liest meme demoutre quo l'introduction d'un virus dans les voies respiratoires esl plus dangereuse quo son entree dans les voies digestives; ainsi les animaux, inl'ecles avec du virus charbonneux, deviennent malades en plus fortes proportions, quand la matiere virulente esl introduite dans los voies respiratoires quo lorsqu'elle est ingeree. 11 en esl de memo pour la pneumo-enteritedu pore (Cornil et Chantemesse, Galtier), pour la pneumo-cntorite des solipödes (Galtier et Violet), etc.; et cola se comprend sanspeiue, les hacteries ms rencontrant pas dans les voies respiratoires un agent tel quele sue gastrique capable do les steriliser. La piieumo-entorite des solipödes, ii laquelle on reconnait (Galtier et Violet) comme origine spöciale l'inhaiation des poussiöres qui se döga-gont des fourrages älteres, estun bei exemple de maladie infectieuse, occasionnee a pen pros exclusivcmeut par eo modo d'inleetion. La tuberculose est, olle aussi, souvent deternunee par l'inhaiation de poussiöres virulentes.
Si, inalgre cola, on se demande quelle esl la frequence de la trans­mission de l'infection par inhalation, on esl amene a lui recounaitre, pour certaines maladies, une importance moindre qu'ö,la contagion par ingestion. Cost qu'en eilet l'air so trouve rarement charge en quantitö süffisante do baetöries nuisibles; et, quand il on tiont en suspension, ellcs y sont non seulcment rares, pen abondantes la plupart du temps, mais ellcs no tardent pas a so dopuser, a s'altenuer ou ä se steriliser.
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MAI.Ali IKS G0NTAG1EUSES BACTER1ENNES,
En soiic quo, ot cette doublo oonclusion a'est point paradoxale, il döcoulo de co quivionl d'ätre oxposö ; Iquot; quo ['introduction ties virus dans les voios t'cspiratoiros esl (ilus souvont suivie do lour absorption el du dövoloppoment do la maladio quo ieur ingostiou; 2deg; quo uuun-niitins, duns la pratiquo, i'inhalation joue pour ccrtainos maladios uu laibK,' i'ule dans lacuiiliiji'ion, si on la compare a I'ingostion, parce quo l'airost loind'ötro aussi souvenl chargö do gormos nuisibles quo les alimonts otles boissons.
Quel pole jouonl les tniasmos dans la gonöse des maladios infec-ticusos'.'
Los miasmos soul dc^s ömanations plus ou mo ins nuisibles, qui sont pi'oduites par los solsmar^cagoux, paries matiöresorganiquos on voic de putröfaction et par los individus (hommes el animaux) sains ou malades, vivanl en jiius ou moins grand nombre dans une almosphöre conßnöe. .Nous faisons done entrer dans los miasmes : los omanalions qui so dögagent, suns la forme gazeuse (gaz ammoniacaux, gazsulfurös, acido carbonique, vapeurd'eau, etc.), du corps des indisidus sains ou malades, par la peau, par los voios respiratoires, par les plaies, des excrdtions diverses normales ou anormales, etc., ou des tnatiöres ani-malos en puti'öfaction; los ömanations gazeuses (hydrogöne carbonö, sulfurö, plmsplniro, etc.), qui se produisentö la surface dos eaux sta-gnantes (marais, ötangs, mares, bas-fonds, sols argileux), et qu'on appelle encore effluve paludöon, miasme palustre. On donne enfin lo nom gönöriquo de miasme ou d'air miasmatique a toute atmosphere souillöe par los Emanations animates, putrides oupalustres, L'airdcs locaux, oecupös par des lioinmcs ou des animaux ou contenant des maüoros oxeroloes (fumiers, purins, etc.) oudes substances en voie de decomposition, devienl en effet miasmatique, doloterc, nuisible, su charge de gaz asphyxiants ou toxiques et do substances organiques noeivos i.f! miasme devienl surtoutabondantpendantlasaisonchaude, quand il ya encombrement,döfaul d'a6ration on de ventilation,döfaut d'hygiöne, maladie,malpropret(5; il serövölo parune odour suigeneris plus ou moins dösagröable, propre a l'espöce lt;pii le fournit, variable suivanl l'ügc des individus et suivanl los maladies, due ii une matierc organique et a faction de certains microbes (sueur des pieds, cle.). D'apros los travaux de Brown-Söquard et d'Arsonval, L'air expire contiendrait un poison volatil, soluble dans l'eau ei trös toxique; mais d'autres expörimentateurs onl obtenu des räsullats qui ne laissent souponniier, dans l'air expire, l'existenco d'aueun poison special. Les marais en voic de dessiecalion, les eaux stagnantes, etc., qui sont des dissolutions ile matiöres minorales et organiques, favorables a la conversation et amp; la multiplication des germes, et toutes les substances organiques abandonnöes ii la putrdfaction au contact de Fair, fermeu-tenl activement, pendant les temps cliauds surtout, et laissenldegagcr
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iin miasrae plus ou moins abondant, qui Bouille lair ambiant.
Les miasmes sont (lone des öinanations jiIuh ou moins nocives, dont la produclion est favorisöe par cerlaines conditions, ct notarament par unc tompöraturo ölovöo. Cos Emanations, inlroduitos dans les orvra-nisinrs, peuvent dötenniner des tnaladies, aggravorcolles qui existent ou prödisposer ä en contracter. On a aecusö certains miasmes de faire aattro des maladies speeiliques, ce qui revienf a dire qn'ils peuvent parfois öti'e chargös de germes infectieux. Le miasme, I'air miasma-tique, peut en diet tenir parfois en suspension des germes morbigönes, ainsi qu'en tömoignent la condensation de la vapeurd'eau, la culture,
I'inoculati.....#9632;! I'examen tnicrographique. L'air miasmatique (Tun
local, oecupö par des maladrs variolcnx, claveleux, tuborculeux, pent se charger momentanöment do germes, surtout quand les matiöres morbides dessöchöessonl pulvörisöes, secouöes, etc., et ensuite donner une affection conlagiouse. Le miasmo palustro donne la Qövre inter-mittente on malaria, parce que, outre les gaz toxiques ou asphyxiants, donl il se compose, il cnlraine et transportc des germes anlmes, (ine les hommes ct les animaux peuvent introduire dans lour organisrae avec i'air inhalö, ou avec les aliments et les boissons. Le miasme, quelles quo soienl so source, sa composition et son abondance, no peut faire nailre une maladie iiifecliouse (malaria, diphtörie, sopli-cemie, etc.), qu'autant qu'il en tienl los germes on suspension. Le miasme, privö de germes pathogönes, n'agit quo par los composes dölötöres, asphyxiants ou toxiques, qui le constituent, et no pent engendrer qu'une maladie toxique, un empoisonnement, une pmlis-posilion a la maladie inlectieuse, par l'affaiblissement de l'organisme.
Les gaz divers, aecumulös dans los locaux, et surtout dans les locaux oüilyaencombrement, dans los locaux qui sont mal tenua, mal acres, qui renferment des fumiers, des matiöres putrescibles, les gaz exhales avecl'air expire, et ceux qui se dögagenl des diverses sources precitecs, sont dune malfaisants par eux-memos dans une cortainc mesnro. La ventilation, en övacuant et dissöminanl cos produits, permet d'en con­juror le danger. Mais il Importe surtout d'öloigner les poussioros qui peuvent entratner des germes dans l'air. En effet, l'air des habitations se charge a tout instant do particulcs et de poussioros, et, avec olios, de germes, qui so dötachenl du corps des animaux, des fourrages, des matiöres exeretoos, et de Ions los ohjels (pii y sont reid'ermös. Anssi tout le monde salt combien l'encombrement et le döfaut de ventila­tion influent sur l'apparition dos accidents septiques a la suite des operations. C'est, gräce ä la bonne tenue dos locaux, grace ä leur disinfection, k la Ventilation et a une antisopsio rationnelle qu'on ochappera a cos complications, ä la pleuro-pnouniouio septique, aux pneumönies et aux pneumo-entörites infectieuses. Quant aux miasmes cliluviens, fournis par los immondices, les matiöres putrescibles diver-
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ses, lea maröoages, etc., lour danger estgönöralement molndro, ä cause de leur production on ploin air. Gependant, ici encore, la mise ca sus­pension de poussiöres ohargöes de germes est possible ; et le miasrae peut alora devenir plus dangerous, soit qu'il amöae directement des baetöries pathogönes dans les voies respiratoires, soit qu'illes laisse döposer surles aliments, danslesboissons, etc,
La contagion, sous ses divers modes, estfavorisöe par de nombreuses circonstances, lelles que : le diagnostic tardif, le non-isolemontdes ma­lades, leur promiseuite avec les sa ins dans les liabitalions, au travail, aux piUurages,auxiibreuvoii's,(laus l('scliemins,surlescliaiüps(lel'oireot(le marclio, dans lesecuries etremisespubliques; le commerce des malades ou des contaminös, leur döplaceraent, les moyens de transport, la non-dösinfection des vöhicules; les eaux et objets souillös; iu non-des-truetion des cadavres et döbris cadaveriques; l'usage commun d'objels souillös, etc. D'autre pari., les inondations, les pluies peuvent dissö-mincr certains germes, en cnlrainer et en laisser dans des pälurages du des eaux: nou souillös jusque-lä, döterminer la souillure des four-rages, litiöres, avoines, etc., par des germes pathogönes (charbons, etc.), qui ex.istaient a la surface du sol, etc., d'oti l'indication de manuten-lionner avec soin los denröes ainsi avarices.
Aux voies d'introduction, döjü passöes en revue, et qui peuvent, comme les suivantes, eire mises a contribution par l'expörimentateur, il v en a d'autres que l'on choisit parfois, quand on void, transmettre fxprrimentalement les maladies microbiennes. On s'udrcsse au tissu sous-cutanö (injection hypodermique), au tissu musculaire (injection intra-musculaire), aux sereuses (injection intra-peritonealc, injection intra-pleurale), aux veines (injection intra-velneuse), au poumon in-jcclion intra-pulmonaire), a la chambre anlerieurc de l'oeil (injection intra-oculaire), aux ineninges (injection intra-arachnoKdienne), aux nerfs(injection intra-nerveuse), etc. On pent en eH'el donner, auxsujets d'expöriences, des repas infeetants, en mölangeant a lours aliments des cultures ou des matieres virulentes, empruntös a des cadavres ou ii des malades (tuborculose, charbon, cholöra, morve, etc.); on pent faire inhaler des poussiöres virulentes, ou pulveriser un liquide virulent a l'entröe des voies respiratoires, ou injeeter, avec la seringue ou l'en-tonnoir ii transfusion,dans la trachöe, dos cultures, des humours virulentes, etc. (tuberculose, pneumo-entörites, cholöra, etc., etc.), en prenant los precautions d'antisepsie appropriöes. On pent proeöder par piqüres, par scarifications superflcielles (morve, rage, maladies eruptives, etc.), on di'posanl une parcellc de substance virulente sur lapartie lösöe. Les injections sous-cutanecs, employees pour de aom-brousos maladies (charbon bacteridien, tuborculose, etc., etc.), les
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Injecticms intra-musculairos (charbon syraptomatique, de), los injec­tions inlra-söreusos (tuberculoBe, etc.), Intra-veineuse (pöripneu-monie, oharbon, etc., dr.), lea injections intra-oculaires, intra-erä-niennes, etc., se pratiquent avoc dns serlngues absoluraent störilisöes.
On suit döjä quo la contagion peut avoir lieu, non seulemont clans
i'espöce, mais aussihors de l'espöce, qu'ainsila.....rve se transmel du
chcval au cheval, et du cheval au mulet,ä l'ftne, ä rhomme, aux petitraquo; ruminants (mouton, chövre), au chat et au lapin, etc., que beauooup
dquot;autrcs maladies peuvent se ti-ansnietlre aussi a plusieura cspeces animales (charbon, septicömie, rage, pneumo-entörite, etc.). On salt ögaleraent qu'une maladie contagieuse, qui ost plus particuliörement propre ä une espöee, peul perdre de son intensitöouraccroltre, quand eile se döveloppe surdes aniraaux appai^enant ä d'autres espöees; que los virus, (|iii passent des organismes, oti ils soul pour ainsi dire autochtones, dans d'autres, peuvent perdre de lour puissance ; mais qu'ils la rccupcrerit en revenant dans les premiers, ainsi que cela sem-ble avoir lieu pour les virus de la morve, de la rage, etc. On sail que certainsmicrobespathogönespeuvent serencontrerdansle sauget dans tons les oi'ganes, alors que d'autres se cantonnent de preference dans certains systömes et dans certains organes. On sail aussi que les loca­lisations morbides sent variables, suivant les virus, el parfois suivant les especes ; que certains virus ont une predilection pour tels on Iris organes, tels ou tels tissus ; que celui des maladies eruptives se loca­lise surles teguments, celui de la rage,sur les centres nerveux,etc.,etc.; qu'ils portent principalement Icnr action sur les tissus dVleclion, quelle que soil leur voie d'introduction (maladies eruptives siegeant ä la peau apres l'ingestion du virus, lievro typhol'de döterminant l'altöration du tube digestif et surtout de l'intestin gröle, quelle que soil la voie d'introduction du virus, etc.). Outre les maladies eruptives et la rage, la peripneumonie, la tuberculoso, la morve, la pneumo-entörite, etc., fourniasent des exemples de localisation dues a la pre­dilection des microbes pour certains organes.
On sail enfin quo les sympWmes, les lesions, revolution, la gravitö il'une memo maladie infectieuse varient, non seulemont suivant les especes el les individus, mais aussi suivant la quantite, la qiialile et la porte d'entrce du virus. Et mrnie l'affection peul so dövelopper ou ne pas so dovelopper, suivant la quantite, la quality el la porte d'entr^e de la niatiere virulente. Les maladies infectieuseraquo; peuvenl changer plus ou moins do physionomie, en changeant do terrain iulluence do l'espöce et de l'individu). ün meine microbe peul se comporter diversement dans le memo milieu, suivant que la somonco provienf de tolle ou teile source. L'action dos vims inoculös varie beaueoup, non seulemont suivant leur quautitö et leur qualite, non seulemont suivant
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102nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTAGIEU8ES BACTERIENNES.
les espäces et les individus, tnais encore suivanl les rögions, suivant les organes, suivant les lissns, ainsi qu'en fournissent dos exemplos Irs charbons, Ia8eptic6mie,la morve, latuberculoso, la page, etc.; et lt;:ola lii'iil ii La composition des humours et des tissus.
Cortaines inoculations, certains ensemenceraents dans le sang ou ailleurs, el certaines contagions peuveni rester störiles, quand ils on! eulieu avec un petit nombre de bactöries. Dopuis longtemps, on sait, grace anx travauxdeGhauveau sur les virus (vaccine,clavelöo, —dilu­tion), et notamtnontö lasuitedesesötudessur lecharbonetlaröceptivitö des im hi to us barbarins, quelle influeuce peut avoir lenorabre des agents virulenlsintroduitsdans l'organismo, tanj sur les rösultats obtenus, quo sur larapiditö aveclaquelle ils se produisent. I.a dose nöcessaire d un virus,pour faire naltre la maladie, esl gönöraletnent en raison inverse du degrade röceptivitö de l'individu qui le reQoil; ainsi il faul peu de virus pourdonner le charbon aucobaye, quiest trös susceptible; landis qu'il faul des doses massives du memo virus pour rendre malades des moutons algöriens. De plus, quand il s'agit d'animaux jouissanl d'une faible on (rune moyenne röceptivitö, la gravitö de la maladie semble, dans iino cerlaüie niesure, 011 raison directe de la quantitö de virus iu-troduit ; ainsi en est-il pour les moutons barbarins iuoculos de la
lievie charb......euse ; ainsi on est-il encore pour les bovins inoculös
avec une faible dose de vims du charbon emphysömateux (Arl.j Gor, et Th.i. Enfin, la duröe de l'incubation est aussi, dans une cerlaine mesure, en raison inverse de la quantitö de vims inlroduit; et, dans certains cas (charbons), de faibles doses de virus, tout en ne provo-quanl qu'une affection bönigne ou inapergue, prolögent l'organisme contre les effets de doses ultörioures plus fortes. Los effets d'un vims pouvanl varier suivant les individus qui le regoivent, suivant leur röceptivitö, et suivant la dose do microbes inlroduits, on s'explique quo tolle maladie suit tantöl grave et tanlöt bönigne, grave sur lel sujetet non sur un tot autre.
[/importance de cette question mörite qu'on s'y arroto encore; on pool latraduirepar l'aphorisme suivant: Ledöveloppetnent des maladies infeclieuses esl d'autant plussür, et leur gravitd d'autant plus prononcie (/ne lr nombre des bactöries palhogamp;nes introduites dans rorganhnif est plus considerable. Depuis queChauveauaötabli, le premier, eel to vöritö, do nombreux fails sontvenus la confirmer. Ainsi, it a ete reconnu (Watson-Cheyne) ; qu'une seule bactöridio tue un cobaye; qu'un seul bacille de la septicömie de la souris pent tuor un animal de cette espöce; qu'un petit nombre ou möme une dose moyenne de bacilles de cette affection nesauraittuerlecobayctandis qu'une grandequantitö le fail p6rir rapidement; quo le staphylocoecus aureus, le micrococcus tetragenus ei le microbe trouvö dansla salive par Pasteur ne tuent le cobaye que s'ils lui sonl inoculös k fortc dose; que la baetörie du cho-
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CONTAGION. — MODES DE CONTAGION.
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löra aviairo, qui tue plus facilomont le lapin quo le cobaye, ne fait
P6.rir n.....rnier 'l'quot;1 si eile lui est Inooulöe ft Eoi-te dose; que certains
microbesconsidöröscomme nonvirulents, tels que le protous vulgaris, peuvent tuor, s'ils soul, Introduits en uombreexcessifdansrorganisme' Ainsi encore (Charrin, Bouchard), pour in maladie pyocyanique, los rösultatsvarient.suivantlavoied'introduction du baoille, et suivant la dose inoculöe. Ainsi enfin 11 est avörö ; qUe, pour beaucoup de vims, In dose introduite exerce une grande influence sur la transmission et la gravitd des maladies qu'ils döterminenl; que la resistance de l'or-gamsme ä l'infection dopend souvenl de la quantitö de bactöries inlro-duites; qu'on peutjugerdu degrö de röceptivitö d'un individu, d'une
espöce, dapres le aombr(.....bactöries nöcossaires pom- l'infecter ; quo
la duröe de l'incubation est abrög6e, quand on introduit un grand nombre de microbes; qu'indöpendamment d'autres influences il ya des variations dans la rapiditö, In gravity l'intensitö des symplömes et la (luree des maladies infectieuses, d'aprös le nombre de bact6rios reeues par I'organisme. Cost ce que nous avons constate a toul instant
dans nosötudessur la rage, sur la pneumo-entörite du i........m ; c'est
ce qu'a constatö Straus avec la morve du chien : el eVsl ce qu'il ost
ahC' dev6r.....r ^volontöavec les vims attönuös, qui, inoculös a dose
convenable, ne donnenl que des 6tats morbides insigniflants, mais qui, introduits a doses exagöröes, peuvenl produire des maladies graves.
D'ailleurs, si la resistance de I'organisme ä l'infection est propor-tionnello ft la quantity des bactöries, quelque chose de semblable s observe, avons-nous vu, dans les milieux organiques inertes el mörae
laquo;anslesbou......is. Ainsi, tandis qu'il suffll d'introduire un seulgerme
de eertan.es espeees pour peupler a bref dölai un bouillon, il est d autres espeees pour lesquelles il est nöcessaire d'introduire un cer­tain nombre de germes, Getto notion de l'influence de la quantitö du vims est ires importante pour l'interprötation des fails que I'on est appelö ö observer; grace a eile on s'explique beaucoup de fails, qui semblaient constituer des exceptions, des derogations, des bizarreries, etqu, ponva.enl dörouter parfois les investigateurs. Dösormais done, avant de se prononcer döflnitivement sur la röceptivitd ou la non-reeeptivüednne especc, d'un individu, il eonviendra d'essaver les petltes doses, les doses moyennes el les fortes doses. Tels virus qui a faible dose, n auronl aucuneinfluence, provoqueronl une lösion locale
ft movenne dose, el determinemnl la ni.irl a forte dose. On |.....I done
gr6,ce amp; nne forte dose de vims, abrögor l'incubation, modifier Invo­lution de la maladie. la rendreplns -rave, el donner I'affection ft des orgamsmes pen susceptibles. Commcnl expliquerces tailsquot; L'effel des fortes doses esl assure : par la ditlicnUe qu'il v a, pour les cellules organiques, ädölmire une grande quantitö de microbes; el par l'entröe
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en scöne d'une oortaine quantitö do matiöres solubles söcrötöes paries microbes, et ohargöes de leur pröparer le terrain.
Outre que la quantitö el laqualitö de la matiöre virulente, si eile ost abondante et douöe de sa plus grande activitö, peuvent aggraver la maladie et pröcipiter sou evolution, il en est de meine de certains modes de contagion. En choisissanl certaines voies d'introduction pour le vims, mi peul accölörer l'öclosion de la maladie, abrögerson incubation, rondre son övolution plus rapide, ses symptömes plus ma­nifestes, sa teriuinaison plus prompte et plus grave. I'our ccrlains microbes, la virulence, la facultö palhogöne dopend en partiedo la voie de penetration, uinsi que eela a 6tö ötabli pour la vaccine, la pöri-pneumonie et la septicömio (Chauveau), pour le charbon symptoma-tiquo (Arl., Cor, etTh.), pour la rage (Galtier), etc. Ainsi, la septicömie, le charbon symptomatique, la rage, ne se döclarent pas a la suite d'nne injection intra-veineuse. Ainsi, tandis que l'injection sous-cutanee s'accompagne gönöralement d'accidents locaux, quand il s'agit de certains virus; l'injection intra-veineuse iletermiue d'cmbl6e une infection gönöralc (charbon bactöridien, vaccine, clavelße, cholöra aviaire, pneurao-entörite, etc.),ou conföreTimmunitö, saus rendre l'in-dividu gravement malade pöripneumonie, chai-bon symptomatique, rage, septicömie, otc). Ainsi, larage, donnöepar injection intra-arach-noldienne (Pasteur), övolue plus rapidement que colle qui derive d'une morsure ordinaireou (rune Inoculation cutanöe ou sous-cutanöe; ainsi, l'inlroduction de cei-tains virus dansles veines, dans le poumon, dans la trachöe, dans los sereuses (charbon bactöridien, pneumo-entör rite, Luberculose, etc.), est un mode qui est plus sör que l'ingestion, ,.( qui peul donner une maladie ii övolution plus rapide clans bien des eas. Ainsi, le horse-pox, contractö par contagion naturelle (Ingestion, inhulation), difföre ordinairemenl de celui, qu'on oblienl h la suite de ['inoculation expörimentale, qui so caraetörise par une öruption loca-lisöe aux points d'insertion. Ainsi, on ce qui concerne cette maladie, du oblient des eruptions plus ou nioins gönöralisöes aux divers lieux d'ölection, tels que le nez, les lövres, la bouche, la region des organes gönitaux, etc., en faisanl pönötrer le virus gröasien dans l'organisme du cheval par la voie des lymphaliqucs, par les veines, par les voies digestives, par les voies respiratoircs ou meine par la peau, si on a le soind'empöcher l'öruption au poinl inoculö, on l'excisant quelque temps apres rinoculalion Chauveau). Cet exemple montre bien l'influence que pent exercerle mode de contagion; on peul en trouver d'analogucs dans la variole, la clavelöe, etc. Ainsi, le virus variolique, le virus clavelcux, introduits par piqöres a la peau, donnent une maladie ordi-nairement bönigne, localisöe aux points Inocules; tandis qu il en est imii autrement, quand leur introduction a lieu (rime autrefagon, soit par les votes respiratoircs.
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On appröciera d'ailleurs mieux, et on plus parfaite connaissance du cause, ['influence que peul exeroer [e naodede pönötration de la matiöre virulente, lorsqu'on ötudiera une tiuno les maladies infectieuses, quand on vciTii que oertaines se comporlent diversemont,revötenl une expres­sion difförente, affoctenl une gravitö variable, suivantque le virus a pönötrö par teile voio plutöt que par tolle autro, Laporte d'entröe in-ilueiuu' iiussi notablement la toixicitö dos produits microbiens, la void vasculaire aggravant en gönöral les accidents toxiques, les rendant plus rapides, etc.
Rappelons encore quo la contagion n'est pas tout dans la genfese des maladies inl'ectieusos; qu'il ue sul'lit que dos bacteries pathogönes soient introduites dans I'organisme, pour que I'affection apparaisse fatalement; qu'il est indispensable que l'öconomie ne se trouve pas on otal de se döl'endre, et qu'elle seit susceptible de dünner asile a son ennevni. On a doja vuque certaines influences individuelles et des in-fluences gönörales favorisenl l'infection, en rendant I'organisme moins resislaul; on verra plus loin qu'il ne suflit pas de s'appliquerä preser­ver les individus centre l'introduction des germes, mais qu'il faul de plus les maintenir, par une hygiöne bien entendue, dans nnetatdere-sistance maxima. II Importe de ne jamais perdre de vuo ces principes, qui doivent nuns guider dans la pratique. N'oublions jamais quo la pröservation rationnelle des individus, contre les maladies micro-biennes, comporte l'emploi de moyens sanitaires propres A empdeher l'introduction des virus dans leur organisme et l'ohservaüon striete des regies do I'bygiene. En ell'et, si la contagion est favorisee par le del'aul de desinfeclion, par la cohabitation, par la frcquciUalion des meines iieux, chemins, abreuvoirs, pAturages, foires, marches, par la promiscuite, par I'usage commun d'objets souilles, etc., etc., il esi non moins vrai quo souventelle n'aboutirait pas, si eile n'avail poursujetS des individus fatigues, epnises, mal uourris, etc.
II. — Absorption des virus, leur propagation dans I'organisme. Son mecanisme et sa rapidite.
Les virus, inlroduits dans les voies digestives, respiratoires, gönito-urinaires, ou dlt;5pos6s sur les muqueuses apparentes, sur la peau, sur les plaies, etc., doivent elre absorbös, pour produiro leurs effets, et ne pas elre devores par les (dements eellulaires migralenrs ou lixes de I'organisme. Tanl qu'ilsrestentä la surface des töguments, ilsdemeurent sans ell'et; ce n'est qu'autant qu'ils arrivent dans le lissn conjonctil' du dermo muqueux ou culaue ou dans le tissu sous-dermique qu'ils pen-vent eutrer enaction. Or, s'ils pen vent parl'ois arrivcrlä, sans qu'il yait do solution de continuite traumatique sur 1 epithelium ou l'öpiderme,
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MALADIES CONTAGIEU8ES BACTERIENNE6,
le plus ordinairement o'est a la favour de quolque effraction ([n'ils p6-nötrent ii travers los muqueuses et la peau. Dans un oas oomrae dans l'autre, ils se röpandent ensuite danslos voies lyraphatiquea; et, lors-qu'il y a eu effraction, ils peuvent parfols pönötrer directement dans lea vaisseaux sanguins intöressös, Lea plaios ou effractiona auperflciellea, collea iiui inlui'csscnl plus mi moina profondömentle dermo, et surtout, celles qui intöresaent le tiasu conjonctif aoua-dermique, peuvenl ab­sorber los virus doposos a lour surface; los moraurea accompagnöes de rage, lea piqöros suivlos de tnorve, de charbon, etc., los inocu-lalicms vaccinalea, claveleusea, etc., en fourniaaent la preuve; d'ail-leurs, on a döjä vu que los inoculations par piqürea ou acariflcationa auperficiolles ol los injections hypodermiques constituent dos modes de transmission.
Dans los plaiea, quelles quo soient leur situation et leur profondeur, la prösence do lamatiöro virulente provoque oi'dinairoment, de la part de l'organiame, une röaction, un muuvement de döfenae, ainsi qu'on le verra plus loin a propos de la phagocytose. Souvenl il so produit rapi-dement un apport de sues, de liquides et de cellules migratrices, qui surloni dos vaisseaux par diapodöso, et englobentles bactöries palho-gönespour lesdötruire. Mais les phagocytes reslont souvenl impuiasants dans la lulte; les microbes ne soul pas tous englobös paries cellules; ceux qui sont englobös ne soul pas tous tuös et di^oros; et, d'ailleura, ceux qui resislonl pullulent souvent et rendent, avec leurs nouvellos generations, la lutte plus inögale et plus d6sastreuse pour les cellules animales. En pratique, on reconnalt que la phagocytose a 6tö impuis-aante, quand on voll se produireles effcts duvirua; et on appröciera, dans la suilo, qu'ilest prudent de ne pas altendre cette 6ventualit6 pour intervenir, en vue de döbarrasser une plaie du virus qui peul l'im-pregnor.
Lorsque los microbes palhogönes arrivent dans le tissn conjonctif, a la faveur d'une effraction, on peut ne pas voir survenir d'accident local (i'agc); mais le plus souvent il so produit nur lösion locale. Les liquides de la plaie el les cellules arröteni une partie plus ou moina considerable de latnatiöre virulente, qui y demeure momentanöment, ol parfois s'y live d'une [agon definitive, pour 6tre dötruite ou pour pulluler et produire un travail pathologique, une l6sion sur place, ainsi qu'on tdmoignenl la pustule claveleuse, la pustule vaccinate, la pustule maligne, l'ulcerationmorveuse, le tuborculo phtiaique, etc. Get accident local revöl des proportions et dea formes variables auivant los vims; tanlöl il so montro restreinl vaccine, clavelöo, etc.), et tantöl il prend des proportions plus considerables (osdömos, tumours), surtout quand il siögo dans lo tissu suus-cutauo el dans los regions on ce lissu osl läolio. l.o virus so consorve ol ropuilulo pendant quolque temps dans hi lesion, pour s'y dotmiro ensuite, ous'en detacher etötretrans-
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portö aillours par les oollules olio syslöme lymphatique. Quolquelois la maliöro virulente, insöröe dans une plaie, ne produit que des effels locaux (clavelöe, horse-pox, variolo, etc.); maia souvent,apvös l'appa-riliitii des ell'els loeaux, surviennenl des efl'els gönöraux (morvo, tuberculose, etc.), par suite de ['absorption etdutransporldes öloraents virulontsdansd'autres parties dol'orj^anisme.D'ailleurstalorsmäme que les accidents occasionnösrestent locaux (maladies eruptives), il yaaussi absorption d'une pnrtie du virus par les vaisseaux ;car, si on excise lo point inoculr, l'öruption, comrae on I'a vu, se fail ailleurs et est gene-ralisi'e, pourvu quo lapartie inoculäe ail ele exeisec assez lot pour pre-vonir l'öruption locale. D'autre part, le meme virus (charbon baetöri-dion) peut entrafnerdes accidents locaux variables, suivantlos espamp;ces, el suivant qu'il est insärö dans I'öpaisseur du derrao on dans le tissu sous-dermique. D'ailleurs, meine aprös ['insertion de virus, qui ordi-nairement provoquenl un accident local, on pent voir se produire d'embloe des generalisations (cliarbon, tuberculose, morve, etc.). One si 1'accident local semble tömoigner do la räsislance de l'organiame, on ur saurait admottre qu'il indique loujours une i'eceplivile amoin-drio; car il est des cas, 011 la lesion initiale est d'aulant plus aceusee (iue la receptivile est plus grando.
L'absorption des baetöries pathogönes dans les jdaies, leur propa­gation, sont eU'ectuees : par les eli'ineids ccllnlaircs, qui lantöt les de-truisont, lantöt les conscrveul el lantol les transporlent ; par les vaisseaux sanguins el par les vaisseaux lymphatiques; quelquefois (rage) paries nerl's, par leur cbarpente conjouctive. Les vaisseaux san­guins peuvenl absorber les ölönaentsvirulenls, soil quo, ayantötöintö-ressös, ilsse trouvent de lasorte directement pönölrös, soilquc les bac-teries y entrenl parquelque autre möcanisme, aprös avoir ele engloböes par les cellules. Mais cost I e Systeme lymphatique, qui joue lo principal röle, dans l'absorption des germes virulenls. Ceux qui son! injeetös, ou qui peneti'ent dans b'S vaisseaux sanguins, sont necessairenienteinpoi'tes ägrande vitessedans l'ensemble de rorganisme; ceux au contraire, qui sont absorbes par les vaisseaux lymphatiques, cherainentlentemeni el de proche en proche ; ils slagnenl dans les röseaux^ pullulent, Irs irritent, les rendent malades, arrivent ensuite aux ganglions les plus voisins du pointinoculö, el y sejournent jilns oumoins longtemps. Puis ilspassent success iveiuent dans les autres ganglions, qui se trouvent öchelonnössur letrajet des lymphatiques, s'y arrötent, s'y accumulent, s'y multiplient encore; el linalemcnt ils sont deverses dans le torrent circulatoire sau-guin, pour aller ensuite ddterminerdes lesions sur les viseöres et une aggravation de la maladie. Le cheminement des ölöments virulents, a travers le syslöme lymphatique el ganglionnaire, est plus on moins rapide, suivant qu'il s'agit de lei ou lei virus; celui de la tuberculose
chemine lentement, celui de la lievre charbonneusecheminebeaucoup
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MALADIES C0NTAGIEU8ES BACTßRIENNES.
jilus vite. Le n'llt' important du syslömo lymphatique a ölö mis en pleine övldonce par divors sxpörimentatours, et notamrnent par lt;i. Colin, qui a sulvi la marche progressive des virus oharbonnoux, tuberculeux el morveux, a travers la chalno ganglionnaire compinse entre le point d'hioculalion ct le conlluonl du systörae lymphatique avcc le syslemc sanguin. D'ailleurs, 1'observation avail appris depuis longtempsque les lymphatiqueset lesganglions, voisins du poinl de pö-nötration d'un virus, deviennent souvent malades, sensibles, turgides,
enllainines.
En resume, inulgre la Intle qui s'eiablil entre les microbes virulents
et les eleincnls dans le lissu COnjonctif, c'est de la que partent les nii-erations de l'infoction. Les microbes suivenl ordinairement les voles
#9632;O
lympbatiques ; ils peuvent 6tre anvtes dans le reseau radiculaire, ou elie enlruines dans les vaisseaux el les ganglions lympbatiques, el de­terminer chemin faisantdes lympbangites, des adenites. Les ganglions, semes sue le trajet des vaisseaux lympbatiques, sont des organes de defense, de ralenlissement et de filtration, iulerposes sur le cours de la lymphe. Les microbes arrivent, par les vaisseaux afförents, dans les sinus pörifolliculaires, au contact des folliculcs, oü sont massös des leucocytes, ölöments pbagocytaires tres actifs. Ceux qui 6chappent ä la destruction, en traversant un premier ganglion, en trouvenl d'autres sur leur route, oil la lutte recommence contre eux. Les ganglions peuvent arrelcr I'infection ; inais les microbes arreles ne soul jjus toujours tues ; I'infection pent se continuer dans les foyers ganglion-naires, qu'elle a provoqu6s, el reprendre ultörieurement sa marcbo en avant, faire de nouveaux progrös (tuberculose), sc genüraliser.
Quand les microbes arrivent, ou soul Inlroduits, dans Ic sang, I'in­fection esl generale; le sang secbargede les distribuer partout, sauf a eux a se lixerdans le's lissus el les organes de predilection; beaucoup de virus void en effet se fixer et pulluler dans le lissu conjonctif de quelque organe. Le serum sanguin esl plus ou moins bactörlcide, el, d'autre pari, les leucocytes transportent dans les organes, dans les lissus, les microbes, dont eerlains restent plus ou moins elmilement canlonnes dans les parenchymes, oü ils pullulont; tandis que d'autres reviennent dansle sang,aprös l'avoir (|uille momenlanemeul.
11 pent arriver tjue les premieres localisations d'une maladie viru­lente lienuenl a co que son agent, apte a vegelerun peu partout, a etö flxö möcaniquement dans lei organe ou dans tel lissu plulol ([ue dans LI autre; mais alors, si l'affectlon esl localisöe d'abord a des points delermines, eile ne larde pas a se gi'iieraliser de proche en jiroelie.ou en envoyant des colonies dans d'autres organes par l'intermödialre de la circulation.
Les eleincnls virnlenls, englobÖS dans des malieres visijueuscs (salives, mucosiles, produits coagulables, caseeux, albumineux), soul
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conserves on quantitö considörablo, et pendant un temps rclotivement long, a In surface des plaios, m'i on pent Irs dötruire par les agents liactericidcs; tiuulis qiie oeux, lt;iui gont inoorporös a des maliöros liquides non visqueusos et trös diffusibles, sont plus promptement absorbes paries cellules, par les vaisseaux, et sont dissöminös en peu de temps. Toutefois, l'absorption et la (lissemiuatiou des baetöries pathogönes so trouvent encore ralenties, quand la plaio d'insortion exislc dans des tissus denses, panvres en vaisseaux et on elemcnls conjonctifs; ellc attelnt son maximum de rapiditö, quand la plaio Interesse des tissus trcs vasculaires, d'autant mieux ([lie dos germes peuventalors entrer directoraont dans les vaisseauxintöressös. Ainsi, le tissu conjonctif sous-cutanö absorbe rapidement les virus, a la suite d'inoculations accidentelles on intentionnelles. Ainsi, le virus vaccin, le virus claveleux, le virus morveux, le vims charbonneux, etc., sont promptement absorbös par les plaies; ainsi, le virus de la tuberculose est plus sörement absorbe parnno jilaie sous-cutaneo quo par une plaic suporflcielle; ainsi les morsures profondes sont cellos qui engendrenl le plus silreineul la rage.
V.n rc'sunie I'observation et l'oxpörimentation montrent que la rapi-dite d'absorption et de dissömination des germes pathogamp;ies varie suivanl l'ötat de la matiöre virulente, suivant la vascularisation de la region, et suivanl le degrö de laxitö de sou tissu; rabsorption est surtout facile et rapide, dans les points riches en vaisseaux sanguins el lymphatiques et en ölöments cellulaires se rapprochant du type embryonnaire, en un rnot dansle tissu conjonctif sous-cutanö lüche.
II est tres important de se rappeler cos prineipes et d'etre lixe approximativement sur la duröe d'absorption des virus, quand il s'agit de la pratique des cautörisations preventives, et quand il s'agit de savoir si on pent absolumont compter sur leur effleacitö. Or, il resulto des faits d'observation et d'expörimentation qnc bon uombre de virus soul absorbds en quelques minutes; de tolle sorte qu'en agissant sur la plaie un certain temps apres qu'ellc a etc infeclee, on a pen de chance do prevenir la maladie, les germes so trouvant dors d'attointe des moyons locaux. Ainsi, dapresles experiences dc Renault, le virus morveux iuoeule, au cheval par piqtires SOUS-6pidermiques, determine la maladie, bien qu'on ail delruil la plaie par la cautöri-sation deux licures on memc une beuro apres I'inoculation; el le virus claveleux, iiuxndede meme au mouton, produit la elavelee, bien qu'on ait cauterise la plaie dix ou meine seulement cinq minutes apres ['insertion du clavcau. Ainsi, d'apres les experiences do Ghauveau, le virus greasien, inocule ii la peau, provoque lemption du horse-pox, quolqu'on excise les points inöculös quelques instants apres l'opöration. Ainsi, (i. Colin a constatö ([uole virus charbonneux, inocule par piquros sous-epidcrmiques ii la poiute de I'oreille du bipin, deterjuine lo
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HOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES CONTA6IEU8E8 BACTfiRlENNES,
oharbon, alors mömequ'on a amputölo boutdo I'organe, cinq,quatre, troilt; minutes, aprös l'inoculation; cependant, dans les experiences de Davaine, le virus ohavbonneux, döposö sue des [dales iailes par excision du tögument, ayant rötenduo d'une piöoe de .quot;gt;*) centimes a I franc, et intöressant toute l'öpaisseur de lapeau, n'a pas döterrainö ordinairement lu oharbon sur le lapin, quand la [ilaio avail elecauLe-risee a I'acide sulfurique, au fer rouge, ou avec lecaustique de Vienne, uue heuro aprös ['inoculation. II y a en röalitd une grande irrögularitö dans laduröe d'absorption du virus charbonneux el de bien d'autres probablement, möme aprös l'inoculation par piqöres sous-öpider-miques; cei'tains sujets inoculäs meurent da cbarbon, bien qu'on ampule I'oreillo, sue la pointo do laquello on a opörö, trois quarts d'heure, uue heure, deux et trois heures aprös ; d'autres au contrairo sunl peeseevrs par uue amputation falte, une, deux, trois, quatre, cinq, six, sepl, (\\\ heures aprös rinoculation (Rodet); toutefois, parmi les sujets de cette derniöre catögorie, il y a lieu de penser que certains auraieni öchappö sans I'amputation, cartous les lapins iim-culös du charbon ne meurent pas. D'aprös d'autres experiences (Galtier), I'amputation de l'oreille, pratiquöe, uue heure et demie, uue heure, uue domi-heure, vingt minutes aprös l'inoculation, n'empöche pas toujours l'öclosion de la rage chez le lupin, mais, dans certains cas nur intervention plus tardive pent la prövenir.
De tout ce qui pröeöde, 11 döcoule done un onseignement, pour les eas, oil 11 s'agit de recourir aux cautörisations prophylactiques. II laut cautöriserles plaies rabiques, morveuses, charbonneuses, etc., le plus pnmiptemenl possible; il laut los riiuleelser de i'actiu ä alteindre, fton seulement le virus döposö sur la plaie, mais encore colui qui a ele entratnö dejä dans los tissus ambiants, dans les vaisseaux et les gan­glions lymphatiques voisins; enfin il ne fau( pas dödaigner les cautö-risations tardives, car, dans certains cas, le virus peutötre restö momen-tanöment dans la plaie, ou dans los tissus voisins, ou avoir amp; peine commence ä cheminer dans les vaisseaux lymphatiques,
III. — Mode d'action des microbes pathocjenes. Defense et resistance de rorganisme.
Les microbes pathogönes agissenl plus ou moins önergiquement sur I'organisme, quid'ailleurs lutte toujours, tanlöt saus succös et tanlöt avec un succös plus ou moins complet. Los baetöries pathogönes agissenl de diverses fa^ons: olles peuvenl agir möcaniquement, comme les bacteridies charbonneuses, qui, en pullulanl dans le sang, peuvent sc feutrer dans his vaisseaux, döterminer des obstructions vasculaires, provoquer des stases sanguines, des liömorragies; olles agissenl par concurrence vitale, et äffaiblissentI'organisme, par leur pullulation,
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en disputant leurs aliments aux ölöments tlu I'organisme ; ellos peuvenl irriter los lissus par lour prösence ut provoquer dos nöoforlaquo; mations, comrae los baoilles tuberculeux et morveux, qui, bien quo uioi'is, peuvent encore döterminer la formalion de aodules inflamma-toires. Toutefois, ainsi qu'on la döjJi vu, los microbes pathogönos agissout principalement par lours söcrölions, soit i|u'ils engendrent tlos Irsions locales, soit (ju'ils dotenninciit des empoisonnements par leurs propres socrotions on par celles qu'ils provoquont, soil qu'ils accroissent ou eröent la röceptivitö. Los lösions oL les troubles fonc-lionneis, dotorminos par nu microbe, dans un tissu, dans un organe, peuvent varier, suivant 1'elat du systöme nerveux, suivani Irs tares locales, suivant la röceptivitö tie I'organisme, suivant l'espöce ani-male, suivant 1 age dos individus, suivant la porto d'eniree du virus, suivant sa quantitö, suivant son activitö, et suivant qu'il osl ou non associö avoc d'autres microbes,
Agissant par eux-mömes etsurtoutpar leurssöerölions diverses,phlo-gogönes, pyogönes,diasta8iques, etc., les microbes pathogönes peuvent: engendrer des lösions dans los lissus, dans les organes; provoquer des tumöfactionsphlegmoneuses, des hyperplasies; döterminer des troubles trophiquea, dos altörations dos cellules, lo dödoublement de leur subs­tance, leur mortifleation, leur dissolution; entratner des nöcroses, dos dögönöroscencos diverses, de la suppuration ; altörerle sang, le rendre plus visqueux ; irriter los vaisseaux, modifier la circulation; provoquer des stases sanguines, desoblitöralionsvasculaires,deshömorragies, dos oedonics, des infiltrations, dos hydropisies, des liypersöcrötions, des catarrhos, etc.
La virulence es! la propriötö, inherontc a certains microbes, do pullulerdans I'organisme, et d'yproduire des substances morbiflques, qui peuvenl exerccr une action plus on moins considerable; eile est proporlionnelle a la quantitö et ii la qualitö des produits söcrötös, qui peuvent determiner, nun seulement dos lösions locales, niais aussi dos troubles fonctionnels. On sait on effet que les socrotions microbiennes provoquenl des perturbations fonclionnelles, de la Qövre, de l'hyper-thermie, des troubles nerveux, des faiblesses musculaires, des para-lysies, du vertigo, des convalsions, des conti-actures, do la somnolence, du coma, de la prostration, de la stupeur, des troubles du cceur et des circulations locales, des troubles nerveux do la respiration, des troubles seerötoires, etc,
On sait que les infections soul de vöritables intoxications, dues aux produits de söerötion des microbes. On sait que, dans le cours d'une maladie baetörienne, les microbes pathogönes peuvenl ötre expulsös ou dölruits par Irs ölömontsde I'organisme ou lues parlours propres
secretions, el que neannionis les symploijies et les lesions peuvenl por-
sister, s'aggraver möme et aboutirft la mort, a cause do l'action dos
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nanbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES CONTAQIEU8E8 BACTBRIENNE8.
produits, qui onl iHu introduits avoo los bactöriesou laissös par dies. On sait que la flövre des maladies infectieusos pcui 6tre reproduite par l'injection dus produits bucU'Tiens. On sail: que lesoulturos, störilisöos, ou privöes dos buctorics, qui y onl pullulö, iutroduites ä dose conve-nahlo, donnentunomaladiesomblableä celleque provoquo l'inoculation des cultures inlacles; que 1c microbe du cholöra aviare agil (Pasteur) par im poison qu'il söcröte et qui determine la somnolence ; que ie virus de la rage agil (Galtier, Anrepp) par un poison qu'il secrete ; quole bacille pyoeyaniquo donne des subtances, qui provoquonl (Char-rin) la flövre,les lösionsel les symptömes de la maladie; tpie le vibrion cholörique agit par ies poisons, qu'il söeröte, en pullulant dans l'intos-tin, et qui sont entratnös par le courant sanguin; quo le bacille de la flövre lyplio'ide agit par ses seerelions toxiques ; qu'il en est de meine du vibrion septique, du microbe du charbon symptomalique du bacille de la diplilerie, de eelui du teUmos, de la baelei'idic cliarbon-neuse, qui dünne plus de poison dans l'organisme que dans les cultures ovdinaires, du bacille de In pöripneumonie, de ceux de la morve, dt' la tuborculose, etc., etc. Les microbes patbogönes agissent done prin-cipalement parleurs söerötions, qui soul diverses, multiples et connues surtoul par leurs propriötös. Lessöcrötionsd'un mömemicrobe peuvent d'ailleurs varler on quantity et en quality suivant lo degrö d'activitd (les virus alleuues donnent des söerötions moins actives) du microbe et suivant le terrain on il est appelö a pulluler; ainsi s'expliquent les formes vari6es d'une memo maladie, les difförences symptomatiques, la marche et la terminaison variable d'une meine atl'ection. D'autre pari, des mierobes dillereuls peuvenl produiro des loxinrs, qui s'ae-compagnent d'offots plus ou moins somblables. A.rriv6s dans le sang, dans les tissiis,les mierobes palliogönes peuvent elre dölruits plus ou moins rapidement, grace a l'action baetörieide des humeurs el u l'activitö phagocytaire des cellules; mais, quand ces actions sonl trop peu önergiques, les microbes rösistentplusou moins ; les uns peuvent etre d6truits,tandia que les autres,en plusou moins grand nomine, peu­venl pu linier plus on moins vile el l'onrnirdes siV'i'i''lions, quid iHerm inen t des altörations locales, sonl ivsorbces el provoquent des troubles divers, nerveux, pyrdtiques, distrophiques. En continuant a secretcr et a [lullu-ler, les microbes peuvenl amener une intoxication mortelle, malgröles efforts de l'organisme,qui ölimine les poisonspar les reins, les trans-formo dans le foie, les brüle dans le sang et dans les lissus. Toutefois l'organisme, quoique malade, peut encore triompher grace a l'action phagocytaire des cellules et a l'action baetörieide des bumeurs, qui peuvenl d'ailleurs 6tre accrues par les produits vaccinanls, que donne le microbe.
Les seerelions niicrobieunes sonl souvenl pyrelogenes ; il y on a qui sonl hyperthermisantes; il y en a qui sonl hypolhermisantes ; il y
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ena qui soul d'abord hypothormisantes et ensuite hyperthormisantes; il y en a qui aglssent sur la circulation, sur la respiration, etc; il y en a qui agissent sur le systöme nerveux ; beauooup do maladies infoo ticuscs peuvent s'accompagner do troubles du cötödos centres nerveux, soltque ies microbesinfectieux ypullulent, ety produisenl leurss^crö-tions (rage, dourine), süUcjuo, la pullulation ayantlieu dansun organs plus i m imihis öloignö, Irs poisuusdiU'ii seal dans I'organisme, et agissent plus spöcialement sur los centres nervoux (tötanos, dipbtörie, etc.).
I'iii'ini les secnHioiis toxiques, qui agissent sur l'ürganisnie iiil'üctö, los unes soul toxiquesparelles-mömes, etproduisentd'emblöe des effets de natures diverses, quand on les inlroduit dans I'organisme; tandis (jne d'autres agissent oommo ferments, et ne provoquent des troubles qu'ä la suite d'une veritable incubation, el a la favour do poisons, dont olios mil delonnme la formation de la par! do I'organisme. II y a des microbes qui tournissenl des substances de la premiöre catögorie ; il y en a qui en fournissent do la secondo (Wtanos); el il y en a enfln qui on donnent dos deux categories {pöripneuinonie,morve}.Ilaoto demon-Ire (Courmont ot Doyon) qu'une sooretion mierobieiinc, non toxique par ellr-mome, determine la production de substances toxiques, aux depens dr I'organisme; il a 6t6dömontrö que le bacille de Nicolaler engendre 1c telanos, par l'intermödiaire d'un fermenl soluble, qu'il fabrique el qui produit, aux döpens de I'organisme, une substancetöta-.nisante, qui Supporte la tempörature de l'öbullition, alors que les pro-duils directs du bacille deviennent Inactifs aprös un chaufTage aß.quot;)0.11 a ele ega lemont olabli (EnriquezetHallion, Courmont et Doyon) quo les toxlnes diphleriijues no produisenl des efl'elK manifestes qu'aprös une periode d'ineuhalion 01.1 phase sileucicusc. V.n sorlc quo la periode d'incubation des maladies Infectieuses reprösente, dans certains cas, la phase de proliferation latente des germes el la phase d'action latente de lours loxinos (Guinard et Arlaud). U'aulre part, 11 a 6t6 reconnu que duns les secrelions du bacille do la peripnoumome, du bacille do la morve et du bacillus heminecrobiophylus, il y a des substances qui agissenl directement comme des poisons, et d'autres qui agissentcomme des ferments.
Los secrelions baelöriennes peuvent joucr le role do causes prodis-posaules ou adjuvantes; el, ainsi qu'on l'a vu pröeödemment, l'asso-cialinu de divers microbes peut, grace aux substances qu'llssocrotenl, agir dötavorablement sur I'organisme, favoriser I'exaltation do lollo ou lolle baelei'ie. Ainsi (Roger) le bacillus prodigiosus, le staplnjlococcus mtreiis, el le proleus vulgaris, favorisent lo döveloppement du charbon symptomatique sur le lapin : une gouttede culture vivante ou sterilisoo de prodigiosuSf injeetöe dans la veine du pigeon, le rend apte a con-tracter le charbon symptomatique, Ainsi, il rösulte de mes experiences (Ciallier): qu'on pouldonner au lapin la rijcoplivile, vis-ü-vis du charbon
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symptomatique, en associant la bactöridio'möine altönuöe avec le bac-leriuni Chauvsoi; qiie I'adjonction do la bactöridio altönuöe pröcipite Involution el laterminaison fatale du charbon symptomatique chez le cobaye; qu'ilonestde möme du baclllo du charbon symptomatique ä l'ögard du charbon bactöridien ; que la baotöridie attönuöo, se renforce, en pullulanl dans l'orgaaisme du cobaye, Inoculö en mörae temps du charbon symptomatique; que, dans les localitös, oü so trouvent röunis les microbesdes deux charbonsplus ou moins attönuös, la röceptivitö des animaux peul 6tre exaltöe, vis-ä-vis de l'uneou de l'autre maladie, par l'infection simultanöe ou successive avec les deux agents patho-grnos; que, grace ;i leur association, des microbes iilus ou moins attönuöa et incapables deproduire isolöraent une maladie grave, peuvenl r6ou-pörer tout ou partie de leuractivitö pathogöne; qu'il ost indiquö de ne faire subir aux animaux, qu'on veul immuniser contre les deux char-bons, les inoculations idle rentes a chaquc maladie que successivement, et en laissant entre ellesun certain lapsde temps ; que leröle pathogöne de la baetöridie möme attönuöepeut ötre favorisö par I'adjonction de la streptobaetörie de la pneumo-entörite infectieuse du cheval, revenue cllc-meme a retat de microbe saprogöne moll'ensü'; que la baetöridie atlenuee peul pröparerl'organismeasubir l'aclion dein streptobaetörie; qu'on peut de lasorte s'expliquer le retour ou la röapparition du char­bon ou de la pneumo-entöritedu cheval, a la suite de pluies ou Inonda-tiona ayant [nmr eH'el d'amener teile espöee microbienne vers lello autre, et de favoriser, en les associant, faction de l'une ou de l'autre, alors möme que chaeune d'ellos ötait devenue plus ou moins inoffensive; que certains microbes, ceux du cholöra aviaire et de la pneumo-entörite infectieuse du porc, qui l'emportenl sur la baetöridie charbonneuse, quand ils sonl assoeiös avec eile, pouvenl ögalement ötre renforcös quand,ayantöt6pr6alablementattönu6s, ils sonl inoculösavec des baetö-ridies attönuöes; qu'ily a lion de tenir grand compte, pour expliquer le reveil de certaines enzooties ou öpizooties et le retour de certaines
maladies minviliieiines, du role adjuvant, que penvenl jener d'aolivs microbes pins ou moins attönuös ou simpleraent saprogönes. Daus lous les cas, les microbes adjuvants agissentpar leurs söerötions. 11 y a des microbes qui fournissenl des söerötions adjuvantes pour eux-mömes et pour d'autres espöees; il y en a qui fournissenl des substances prödisposantes a l'ögard de microbes appartenanl a des espöees difförentes. Les substances adjuvantes ou prödisposantes agissent, en aflaiblissanl l'organisme, en nuisanl a l'activitö de ses elöments, en empöchani les cellules d'accomplir leurrölephagocytaire. Le vims du charbon symptomatique, inoculö dana la chambre antörieure de l'oeil du lapin, le tue rapidemeni: tandis ipie les inocula­tions sous-cutanöes et intra-musculaircs ne le font pas porir. A 1 au-lopsic, on trouve de la sörositö charbonneuse dans les divers milieux
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de l'iril; et on obsorve ime extension des lösions vors les möningos et quelquefois vers la joue. Le charbon se dövoloppe dans l'humeur aqueuse, ii cause de l'absence de phagocytes; el les substances, fabri-quöesdansroeil, altörent les tissusvoisias.pönötrenl dans la circulation et modiflent i'ötat gönöral. Ainsi, en inoculant sitnultanöment au lapin du vims dans l'ceil, el dans les muscles de la cuisse, on le luo; et il presenle a la cuisse line limieur oharbonnGUSe, CG qui prmive (iiic
['existence d'un lover oculaire favorise le döveloppement du charbon dans mi |i(gt;in(, oil normaleraent il ne se produil pas. Done lea produits microbiens, Cormös dans I'cBil, abolissenl l'immunitö du lapin. En effet,
soil de la serosile cliarlioniieuse lillri'e snr line bougie de poreelaine ; cette serosilen'esl pas toxique a la dose de 'i eenliineires cubes par kilo­gramme ;si on en injecte lcentimölre cube ou I centimötrecube I 2dans laveinedu lapin, on abolit son immunitö, et on pormetl'effet du vims inoeule simullanömenl dans les muscles, La predisposition ainsi crööe est passagöre, car, au boul de vingt-quatre heures, 1'aninial esl rede-venu relVaclairc (Roger),
Les produits solubles (Chantemesse et Widal) de divers microbes favorisenl I'infection par le bacille typhique m6me attönuö, — Les pro­duits toxiques de certains microbes saprophytes (Sanarelli) peuvent favoriser le retour ä la virulence des bacilli's de la iievre typholde.
En injectant les produits de la baetöridie charbonneuse, dn slaphy-lococcus aureus, du bacille du choldra aviaire, du liacillc du charbon symptomatique, on peut supprimer le phagocylismo, que provoquenl ces microbes inocnlesa des an in i an x ndVaetaires on vaccines, suspendre biminiinile, aecroilre la recepl i vile, aggraver la maladie. L'injection
des produits solubles d'un microbe pathogöne ou non pathogöne pent rendre impossible le phagocytisme, que provoque normalemenl I'ino-cululion d'autres microbes palliogenesou non palhogenes, non attönuös oualtcnues, faiteä.desanimauxdou6sderimmunit6natureileouacquise. Ces produits agissent vraisemblablement : en atliranl les leucocytes la oil ilsse Irouvcnl, c'csl-a-diro partout, et les einpechanl de hi sorte d'obeir a I'attraction, que peuvent exercer les microbes inocules; en empeidianl le phagocytisme. Ainsi s'oxplique d'ailleurs, avons-nousvu, 1'aclion prcdisposinilo des perliirhalions ncrveuscs, des commotions morales ou physiques, de la fatigue, des vcilles, du chagrin, du surmenage, des refroidissements, des maladies antörieures ou inter-currentes, des fermentations intestinales, des ömanations putrides, miasmali(|ii(;s, etc.
L'organisme est prot6g6, dans une certaine mesure, centre la pönö-tration des baetöries dans l'intimitö de ses tissus; et, lorsque cotto pönetralion, qui esl necossairc pour que la maladie se developpe, a eu lieu, il lutte centre les microbes. 11 esl protögö par les polls, lepi-derme et les söerötions de lapeau;dans les voies digestives, la barriöre
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(#9632;qiiihi'lialc, bien qu'ölle n'ait pas une ofßcacitö absolue, möiuo quand ello ost iuUn'to, exerco nöanmoins uns rrelle protoction, i|ul ost d'ailleurs plus ou moins acCTue par Ics gücrötions salivairos, gastriqueS) intestinalea, par l'absence d'oxygöne et la prösence de gaz sulfurös et auaraonlacaux, par la concurrence d'espöcesmicrobiennes diverses; du cöte des voios rospiratoires ol des autres muqueusos, röpilhelium et les secrötions constituent ögalement des moyens de protection! Quand cos moyens do protection n'oni pas oto efflcaces, quand les microbes sont arrives dans l'intimitö des lissus, l'organisnae est encore protögö par ['action de l'oxygöne du saiij,r contre les bactöries anaörobios, el par colle de l'acide carbonique du saug veineux contre les bactöries aörobies, par le mouveraenl incessant du saug, iiiusi que pur les qualitös chimiques de ses lissus et de ses humeiirs. 11 röagil contre les microbes et leurs poisons par ses humeurs el surtout par ses ölements colluluires, Sa resistance varie, suivant les espaces, suivanl les races et les individus, suivaul les äges, suivant les microbes, suivaul leur nombre et leur activitö, etc. Ses cellules s6crötent des substances baetörieides et antitoxiques, s'aecoutument aux [uiisous et s'attaquent aux microbes. D'autre pari, les poisons microbions sont dölruits en plus ou moins grande quantitö, dans le saug, et dans certains organes, et elimiues plus ou moins activement par le poumon, l'intestin, le foie, les reins, etc. Tantöt l'organisme triomphe complötement des envahisseurs; tantöl il ue triomphe que lentement etdifflcilement, et lant6l il suecombe; tantöt les microbes sont dötruits, saus engendrer un veritable elal pathologique; tantöt ils pullulcnl et döterminont une maladie plus ou moins grave, qui peut amener la mort, ou se terminer plus ou moins vite par laguerison.
Les microbes nun palhogeues, iujeeles dans le sang, eu disparais-sent (Wyssokowitsch) en quolques lieures, pour s'aecumuler dans les capillak'csdes organes, du foie, de la rale, de la moelle des os, oii ils sont dötruits rapidement, quand ils ont ötö introduits sous forme de liacteries iidulles, mais oü il peuveut se conserver au dehi de deux niois, quand ils soul ii l'elul de spores. 11 peut en elre de memo pour les microbes pathogönes, quand on les introduit. a l'ailile dost;; le seiaiui sanguin, grace ii ses propriötös baetörieides, s'oppose ii leur multiplication immediate, affaiblit leur activitö et leur vitalitö, surtout clu'/. les sujets plus ou moins inununises ou röfractaires, les leucocytes onglobent, dölruisent, transportent les microbes, dont la destruction complete pen l el re achevöe dans les organes. Qua ml [es baetöries patho-genes, par exemple les baetöridies charbonneuses, soul introduites dans le sang a dose süffisante, ou constate bien qu'elles se raröflent d'abord, pom aller se lixerdaus les organes, le foie, la rale, la moelle dos os, etc. ; mais, upres avoir resisle en plus ou moins grand nombre aux elements, el apres avoir pullule dans les organes, elles serepandeul
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de nouveau dans le sang, oil ellos vont se multipliant jusqu'ä la mort. Qu'll s'agisse de microbes non pathogdnes ou de microbes patho-
genes pour ranimal, dans le sang ducinel ils soul arrivös, leur elimi­nation ne se fait pas generalement par les urines ni par les autres secretions physiologiqueB; les reins, les intestins, les glandes, la mamelle, etc., ne servant (lu'exceptionnellement ä l'elimination des microbes, laut (ju'ils soul dans leur etat normal d'integrite. L'urine, les malieres de l'intestin, le lait, etc., ne se chargent ordinairement de baetöriesqu'autant que celles-ci se sont accumult'ses dans les reins, dans les tuniques de l'intestin, dans la mamelle, etc., et y out döter-mine des l('si(jiis, des liemorragies, des inCarctus, des foyers necrosi-ques; ct c'ost ainsi que, dans le cours de certaines affections (eharbon, pneumo-entörite, etc.), l'urine devient souvent virulente. Les microbes pallK)genes,ayaiitii lulter contre les elements de l'organisme, peuvent disparattre, sans produire la m'aladie, ou aprös l'avoir produite; et leur disparition pent avoir lieu de deux famous : par l'elimination acci-dentelle avec les st'cretions des organes, oil ils se sont accumules (maladies eruptives), ou par la destruction au sein m6me des tissus, oomme cela a lieu pour les baetöries non patliogenes, ou au sein des lesions (tuberculose). Certaines spores et certaines baetöries patiiogenes peuvent, ainsi qu'on I'a vu, etre conservees plus ou moins longtemps avec leur vitalite (microbisme latent), dans quelque Organe (ganglion) ouquelque lesion, jusqu'aumoment oiiuuecirconstancepropiceviendra faciliter leur pullulation, en diminuiint la resistance des elements.
La resistance de l'organisme, si variable suivant les espaces ani-
males, suivant les races, T.lge, les eouditions de vie desindividus, etc.,
et suivnnl la nature et la qualite des virus, tient ä la non-appropriation
du terrain, et a la resistance vitale des elements constitutils des tissus.
On sail que les organes el les tissus out une action antitoxique plus
ou moins aecusöe ; on a constate (Abelous) qu'il en est ainsi du sang,
du poumon, du corps tliyroule, des muscles, des capsules surrenales,
du foie, de la moelle epiniere, de la inuqueuso inteslinale, de la
muqueuse gastrique, de la rate, du rein, de la muqueuse rectale, qui
peuvent diminuer la toxicite de certains alcaloYdes. Et, bien qu'il ait
ötö remarque (Teissier et Guinard) qu'il y aurail aggravation des ellcls
de certaines toxines microbiennes (pneumo-baoilline el toxine
diphtörique) ehe/, le cbien, par leur passage dans le foie [ce qui pent
ötre dö a une alteration de lorgaue), ii la suite d'une injection dans
une veine mösentörique, il y a lieu de penser que les organes et les tissus
exerceul leur action antitoxique contre les toxines, comme ä l'egard
des alcaloides. D'autre part, des substances anliloxiques peuvent se
former dans l'organisme, soil qu'elles dörivent d'une söerötion cellu-
laire, soil qu'elles resulleut de certaines transformations, qui s'opö-
reraient au contact des cellules et des toxines,
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MALADIES C0NTAÖIEÜ8ES BACTER1ENNES.
De nombreux travaux ont elu publiös, pour dömontror le pouvoir bactörioido du sörura sangüin et des autres liquides ; mais ce qui so passe dans l'organisme ae saurait 6tre induit exacteraent du co qui a lieu in mtro, Lo sang, le sörum, les tiumeurs, jouent \m rule dans la prösei'vaiion de l'organisme contre l'action des microbes; mais la propriötö bactöricide des humeurs, constatöe in vitro, ne correspond par toujours ;\ la rösistance des espeees animales, le sang d'un animal done de röceptivitö pouvanl se montrer plus bactöricide in mtru que le sang (run animal nd'raclaire. On verra d'ailleurs ci-aprös que l'etal. bactöricide pins ou moins accuse des tiumeurs csi dö a line secretion des phagocytes.
Le principal moyen de delense de rorganisme contre les microbes ost l'action phagocytaire des cellules, qui peuvent les englober, les absorber, les tueret les digörer. On dösigne, sous le nom de phagocytose ou phagocytisme, la destrtiction des microbes par les cellules; et on appelle pÄa^oci/lt;esles elements, qui serventö, la defense de rorganisme. en absorbanl et digöranl les bactöries. C'est a Metchnikoff surtout qu'est due la thöorio de la phagocytose,
Les cellules endothöliales, et surtout les cellules migratrices ou leucocytes, qui se tronvent disperses dans tous les tissus et reunis en nombre considerable dans les syslemes lymphatique et sanguin, sonl los phagocytes specialement chargösde la döfensede rorganisme. La reaction phagocytaire a lieu dans tons lescas d'immunitö naturelle on acquise ; e'esi par eile que s'explique la rösistance plus ou moins aecusöe do rorganisme. Les leucocytes sont les vidangeurs du sang et les protecteurs des tissus. Aprös i'injection de microbes dans lu sang, il so produit d'abord une diminution iraquo;lus ou noins notable des leucocytes; puis, si I'animal resiste un temps süffisant, survient une augmentation anormale de leur nombre, la diminution tenant a ce que de nombreux globules blancs englobent des microbes, vont les deposer duns les organes, et I'augmentation etaul due a leur retour, ainsi qu'ä une multiplication provoquöe par les secretions micro-biennes. Les bacleries, qui sont injectoes dans le tissu conjonctif, sont attaqnees par les cellules migratrices, qui se portent a leur rencontre, et engloböes par elles ou par les cellules fixes. Les spores charbonneuses, introduites dans l'organisme, sont saisies par les leucocytes, qui empecbent leur developpement ou uon, suivant qu'il s'agil de sujets röfractaires ou d'individus douös de röceptivitö ; dans le premier cas, les leucocytes |ieuvent detrnire des siiores, mais ordi-nairement ils se, bornent a empdeher leur developpement, et les bacillea, issus de cellos qui se transforment, sontsaisis et dötruitspar d'autres leucocytes; dans le second cas, les destructions sont rares, les spores germent, donnent les bacilles, qui pullulent et amenent lamorl (Trapeznikoff).
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CONTAGION. — MODES DE CONTAGION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 179
Les leucocytes, grAoe ft uno sensibilitö chimique spöoiale, sont attiröspar les microbes, par les produits miorobiens, et par d'autres substances; ils peuvent aussi 6tre repoussös ou paralysös par certains produits. Ainsi, des microbes pathogönes, pullulant au point d'inoou-lation,peuventdonnerdes substances, qui attirentles leucocytes, ot (]ui copy;xcitent les centres vaso-dilatateurs, provoquentl'exsudation en memo temps que la diapödöse; de la suite les leucocytes sont araenös au contact des bacteries et peuvent les (letruirc, avant qu'olles aicut pu seeretcr de graiules (jiianlites de poison, Toutefois, 11 pent arriver que les leucocytes nc soienl pas attires, qu'ils se trouvent retenns ailleurs, qu'ils soient repousses, paralyses, etc. Ainsi, on peut empeclicr les leucocytes de se rendrcaux points, menacespar les microbes iuocules, grace a une injection intra-veineuse (rune culture störilisöe, qui les empeche de s'orienter vers I'ennemi. Ainsi, certains microbes (celui du cholöra aviaire) peuvent donner des toxines, qui, conime Facide lactique, repoussent les leucocytes. Ainsi qnand les microbes sont tres virulents et leurs produits tres toxiques ou Ires abondants, les cellules attirees peuvent eti'e paralysöes ou se montrer ineapables de digerer les microbes, qui alors accomplissent leur osuvre.
liest de fait que I'action phagocytaire esl ires variable. Elle est amoindrie ; par la qualitö et rabondance des microbes ou des produits microbiens; par linjection ou la penetration de certains produits dans 1c sang; paries causes [iredisposaules precedemment etudies; par les substances qui repousseni ou paralysent les leucocytes. Kile peut etre accrue, ainsi qu'on le verra ci-aprös, par l'inoculation de virus albmues, par l'injection de substances vacciuantes solubles, par la serolherapie, par ['injection du serum normal, etc. Ainsi, les phago­cytes attaquenl et dülruisout les bacilles diphtöriques; mais leur activity est entravöe par lapropriötö nöcrosante de la toxine; etle serum antidiphterique rend les phagocytes moins sensibles a cette action nöcrosante (Gabritschewsky). Ainsi, il est avörö que, ehe/. les animaux dont la recoptivite est accrue par une cause predisposantc, les leucocytes out perdu plus ou moins la laculte de se porter au devant des microbes envahisseurs. D'autre part, les leucocytes u'arrivent pas toujours a delruire les microbes iiu'ils out englobes; ainsi, dans le rouget, la tuberculose, la pneumo-entörite, etc., les cellules se montrenl plus ou moins chargeos de microbes, qu'elles ne parviennent pas a delruire; olles peuvent memo (tuberculose), en emi­grant, les disseminer dans les tissus et conlribuer a ['extension des lesions.
C'est lorsque I'action phagocytaire ne ee manifeste pas, ou s'exerce pen, qu'on observe les infections les plus rapides et les plusmeurtriöres. Dans certaines affections, la tnort pent bien arriver malgre I'englobe-ment des microbes par les cellules; mais souvenl alors la maladie
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180nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES C0NTAGIEUSE8 BACTfiRIENNES.
evohio nioins vite (juc (iiiaiid lea microbes no sonl pas ciiglohös. Le oontena ilcs phagocytes normaux sorable ötre en general un milieu
defavorable pour lea microbes, qui ne s'adaptont (pie rarement ä y \ivre, y perissanl le plus souvent et y etait digeres. Quelquefois les microbes englobes (tuberculoso, spore cbarbonncuse) sonl seuleineut arretos temporairement dans leur developpement; les spores, englobeos par les phagocytes, peuvent ötre conservees des mois euliers sans genner, sauf a devenir plus lard aptes ii germer el a donner des bacilles, qui pourront envahir I'organiame, quand les phagocytes tomberont dans un elal anormal. Non seuleineut les leucocytes peuvent englober, tueret digörer les microbes, mats ils peuvent aussi secreter des substances bactericides et les laisscr diffuser dans les bumeurs. Ainsi, il esl avere (Pfeiffer) ([ue, dans lo peritoinede cobayes vaccines centre le vibriou cboleriipie, il s'opöre uue destruction extra-cellulaire des vibrions cholöriques par les liquides de I'orga­niame; etMetchnikoffa demontre quecette destruction extra-cellulaire cst due ä une action bactericide exercee par des substances ecbappees des leucocytes.
Un resunu', la Ibeorie phagocytaire pennet d'expliquer la defense de l'organisme, la receptivite, rimmunitä et leurs degrös. besang, dont on diminue, pendant la vie, au sein de l'organisme, la teneur en leucocytes, devient moins bactericide; le serum du sang, prive d'une partiede ses leucocytes, le liquide do Iredeme, sent moins bactericides quele serum de sang normal. La matien; bactericide des bumeurs, du serum, etc., est fournie par les leucocytes ; eile siege en eux pendanl la vie, et eile s'en ecbappe, quand ils meurent, quand le sang esl retire des vaisseaux, pour diffuser et donner au serum ses proprictes antiscpliqucs ou bactericides; ainsi s'explique pourquoi le pouvoir bactericide des bumeurs esl plus accusr in vitro que dans l'organisme vivant (Bordet).
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CHAPITRE IV
MONITÄ. — AI TK.Nl'Arni.N DES VIBU8. — MATIKUEs VACCINANTES 80LUBLKS, — VACCllaquo; NATION, INOCULAWONS l'llliVE.VnVKS. — liACTKniü-TlIKHAl'IK ET SKHOTIIKRAIMK.
I. — Immunite.
Pour qu'une bactörie pathogöne puisse pulluler et dötermlnerla uui-ladie, il fautrqu'elle trouve dans l'organisrae, oü eile est appelöe ä vivre en parasite, des conditions favorables ä son existence, h sa vege-tation et äsapullulationiqu'eile n'y rencontre pas de substance propre ä nuireäsond6veloppement;qu'ellen'yöprouve pas delapart desliquides et des cellules une concurrence vitale trop önergique; qu'elle ne de-vienne pas la victiine du phagocytisme, exercö par les cellules, et puisse fournir ses toxines en quantitö süffisante. Ces conditions constituent [aräceptivitä ou aptitude individuelle ä contracter les maladies con-lagieuses. G'est, grace ;t leur röalisation ou a leur absence, et grace aux exigences diflförentes des diverses baetöries, qu'on s'explique pourquoi certains individus, ou certaines especes, contractent teile maladio et non teile autre, pourquoi, lorsqu'on injeete un melange de divers microbes dans le tissu conjonetif, l'un d'eüx se developpe et Idvllulc seul chez tel sujet, et un autre pullule ehe/, tel autre animal. Quand le vims, introduit dans un organisme apte a sa pullulation, s'y luultiplic et determine une maladie, dans im temps plus ou moins eloignö, on dil done que l'animal est en 6tat de röcepüviU. II arrive parfoisque lesgermes virulents, quoique absorbös, ue se döveloppent pas dans Torganisme et ne produisentaueuneffet morbide; onditalors que l'animal est röfraclaire, ou qu'il jouitde l'immmitö. II est refrac-taire, quand il est, de par lui-inemc, inapte a contracter la, maladie (immunilö naturelle); et il a encore rimmunile, quand, pour une cause appröciable (inoculation, maladie anterieure), ilestdevenu inapte äse laisser inüuencer partei virus (immunitö acquise), Laröceptivitö des animaux, etpartajitl'immunitö, sont variables sui-
v
anl certainesintluences: dies varient,avons nous vu,suivantlesespeces animales, suivant les individus d'une meine espece, suivant les races, suivant Tage (run meme individu, suivant le tempurament, suivant la
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MAUÜIES CONTAGIEU8E8 B\CTfiRIENNE8,
constitution, suivantl'offet des maladies antörieuros, suivantThygiöne, los climats, latompörature, lessaisons.etc. Certaines espöcos animalos ne contractont jamais ou presquo Jamals teile ou teile muladio cuula-irieuse ; la morve n'est jias transmissible aux grands ruminants; la gourme ne so communique gönöralement pas aux cspeccs autres que les solipedos; los oiseaux sonl plus ou moins röfraclaires au charbon. Los moutons africalns sonl devenus plus ou moins röfractaires ansang de rate ; on peul voir dos lapins rösister parfois au charbon; le jeune (ige esl favorable au döveloppement de certaines affections, qui on sonl l'apanage (maladie dos chiens, gourmo du cheval, etc.) ; le einen ftgo et les oiseaux adultes roslslent mieux au charbon (juo los jeunes. L)n voitdes animaux do memo espöee, domömeraoo, qui,bienqu'inocul6s de la meme maladio, pur le mume proeödö, et avec la memo quantitö de virus, ne so comportent pas tons de la mömo fa^on ; certains de-viennenl malades dans une p6riode plus ou moins longue, d'autres ne contracteritpas la maladie, On a döjä vu pröeödemment quelle influence peuvent exercer los causes döbilitantes extrinsöques, dans lo sons do la prödisposition, en dimlnuanl la rösistance de l'organisme. Toutce qui affaiblit rorganismele rend moins apte ii lulterconlre les virus; eliel individu, qui rösistail hier, aura lar6ceptivitö demain,s'ilvientäsubir quelque influence iachouse. On sail d'autro pari, que la röceptivitö et rimmunito, variont suivanl la nature, la qualitö, la quantitö et le modo d'introduction du virus. La röceptivitö et l'immunitö varionl enfin suivanl ['influence plus ou moins considörable qu'exerce l'hörö-ditö. On sail (li\j;i que les ascendants peuvent transmettre ü lours des-condanls im dogn'' [ilus ou moins accuse de i'eslslanco aux maladies infectieuses; il y a dans co fait l'explication de la fälble röceptivitö ou de la non-receptivlle do certains individus vis-a-vis de tolles ou telles affections ; les cellules animates, (|iii onl luttöavec avantage centre los baetöries palhogönes, sembleni avoir acquis un surcrott d'activitö et de resistance, qui peul 6tre transmisheröditairement, De la röceptivile la |}lus aecusee ii l'immunitö la plus achevöe, il y a done une sörie d'intermödiaires ou de degrös, qui font dire quo l'organisme a plus ou moins de r6coptivit6ousetrouvedot6d'une immunilo plus on moins de-veloppöe ;et,d'un momenta l'autre,tel sujet,qui 6taitrsect;fractaire, pout, cesserde rohe, comme tel individu, qui ne retail pas, peul le devenir. L'immunitö naturelle et l'immunitö acquise 6tan1 certainement dues aux meines influences, on so [era une idee aussi exaete quo cola esl
possible de leur essence, de leur raison d'ötre, de lour meeanisme, en
etudiaiil ce que l'observation ei l'expörimentation onl appris sur le compto de lo derniere. En recherchanl quelles maladies confamp;renl l'immunitö a la suite d'une premiöre alteinte, quela agents peuvent atteindro au mömo but, quel est le degrö, quelle esl la duröe de l'ölal de non-röceptivitö acquis, ol quel est le möcanisme intime qui rend
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IMMÜNITE. — A.TTENÜATION DES VIRUS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 18.')
compto tie cut elut, nous aurous la notion cxucte do ce quo Ton sail depositifou de probable sur riuuuunite.
Parmi les maladies bactöriennes, il en ost (jui aeröoidivent gomira-loment pas, ou qui ne röoidivent qu'apros im temps plusou moinslong, ce qui revicnt ä dire qu'une premiere alleinte de ees airoctions conlen; l'immunitö ; ainsi en est-il de la variole, do la syphilis, do la vaccine, de la coqueluche, des oioillons, do la clavelec, do la lievre apbteuse, de lagourme, de laraaladie du jeune äge, de la pöripneumonie, des charbons, du rouget, du cholöra aviaire, de la rage, etc. D'autres au contraire no vaccinent pas, preservent incompletoment ou no preser-ventpas d'une aouvelle atteinte, ou preservent pen de tomps et sont sujfdtos a recidiver, lelles sontlo chancre simple, ladiphtörie, la blen-norrhagie, l'örysipöle, la lievre intermittente, la rougeole, la iiövro typhotde, la tuberoulose, lamorve, etc. Dans ce second groupe, il en est meine qui sent non seulemont reinoculablos, raais encore auto-inocu-lables en quelque sorte ä volontö et presque a l'inüni, Gependant, on pent poser, commeun principe general, quetoutesou presquetoutesles maladies bactöriennes dounent une cerlaine immunity ; cette immu­nity, il est vrai, n'est que relative, eile est plus ou tnoins complete et plus ou moins durable ; eile pent durer do quelques jours a plusieurs annöes. II y a des affections qui donnent une immunite ))lus on moins accuseo et de longue durec ; tandis que d'autres n'on produisent qu'une plus ou moins incomplete et plus ou moins courte ; aucune ne donne une iminunile absoluo; (;l souvent il est possible do vaincro la resis-la nee, qu'oppose I'organ isme relVactairo, par I'emploi do fortes doses do virus. L'immunitö est done un elat essentiellement variable, parson degre et parsaduröe, suivant les maladies, suivanl los especos et les races animales, suivanl les individus, suivanl leur Age et lour elat de sanle, suivant los climats et suivanl la force ct la dose du virus. Mais, quelleque soiirinlluenco exorcee par ees divers faeteurs, on ne saurail möconnaltreque la non-röceptivitö n'est jamaisque relative; parmi les affections, qui, comme la vaccine, la variole, la clavelre, etc., sonl re-puteeseonleror l'immunitö la plus assureoetla plus durable, on en voil quiröeidivent quelquefois; et, parmi eel les qui reeidivont generalemeiil, on ne pourrail nier qu'une premiere atteinte semble parfois attönuer Irs autres. Enfin n'ost-il pas admissible que, a la suite de certaines maladies, rimmunite reelle, qui en resullo, passe mecounue, acniisedo son pen dc durec, ou do sa localisation a la irgiou allointo; el n'ost-il pas vraisomblable que laguörison, quand eile so produit,lient a I'aug-mentation do la resistance de l'organisme, c'est-ä,-dire laquo; a la production d'un certain degrö d'immunitö raquo; ?
outre qu'ellepeut ötretransmise höröditaireraentpar les ascendants, surtoul par la mfere; outrequ'elle pent rösulter d'une premiöre alteinte naturelle ou oxperimonlale; outre qu'on pent la conferor par I'inocula-
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18i
MALADIES CONTACilEUSl'S BACTßRIENNES.
lion de virus iillenues, ou par ['inoculation lie virus non aUi'niues, em-ployt's ;ifail)le tlose, ou insörös clans une region dctonniiuje et par un |)rocede special, riniimiuite pent etre olitenuc, par I'inoculatiori d'un virus antagouiste ou par l'introduotlon de eerlaines sulistances dans rorganisme. Le virus vaccin est l'antagoniste du virus varioleux; ie virus du cholera des oiseaux attenue pout preserver la poule du clio-k'ra et du charbon ; et certaines baeleries palhogenes ou non patho-genes peuvent (Mre utiles pour prövcnir ou comhaltre Idles ou leiies maladies infcctieuses. D'un autre eote, on a cru remarquor que 1'administration prealable de certains agents chiraiquea pouvait avoir pour eilet de preserver parfois l'organisme contro l'öclosion de cer­taines maladies bactoriennes : cpie les sulliles alcalins (Polli, Hu-dolfl, etc.) pouvaient etre utiles, en taut qu'agents prophylactiques, pour preserver contre les tievres palustres, la lievre typlioule, la Hdvremiliaire, la flövrepuerpörale, etc.; quel'acidearsönieux (Crudeli) pouvait preserver contre la malaria, le cuivre (Burq) contre le cholera et la lievre typhoule, I'liydrogene sull'nre (Frauschauer) contre la septicemio, le hrome(Gallier) contre la rage, etc. U a etc recounu que les injections de solution de chlorure de sodium, de bouillon, de serum normal, peuvent i'avoriser la resistance de l'organisme vis-a-vis tie certaines infections, en stimulant la reaction leucocytaire.
La decouverte ties malieres vaccinanles solubles, secivtees par lea bactöries, et cello des serums immunisants sont venues accroltre nos connaissances sur le möcanismede l'immunitö. On salt en effet aujour-d'hui que les microbes produisent des substances solubles, lt;|ni, intro-duites sculcsii dose sufiisante dans l'organisme, peuvent lui conferer rimmunite, coinme le ferait une inoculation de virus ou unepremiöre atteinte naturelle de la maladie. On sail d'autre part que les Immeurs, le serum, des sujets immunises sont immunisants et meine curatifs.
Quand il s'agit de se rendre compte du tnöcanisme de rimmunite, du pourquoi et du comment de la resistance de l'organisme ii la pullu-lation des bactöries pathogönes, et ii I'intoxication par leurs secretions, il est ratiounel d'adnieltre que, dans tous les cas, on tout au moina dans lapluparl, le mecanisme de cet etat particulier doit tenir aux memes causes, aux memes inlluences; l'immunitö, qu'elle seit natu­relle, transmise, acquise ou coulereo, locale ou generale, passagere, fugace oupersistante, complete ou imparfaite, doitctre la consöquence d'une fagon de röagir toujours la meine de la part des elements de l'organisme.
Deux theories, aujourd'hui demodees, celle de la spoliation et celle de l'imprögnation, basöes sur ce qui s'observe dans les cultures in vitro, avaient cte formulöes jadis, pour expliquer le möcanisme de rimmunite. Pasteur, ayant reconnu que la hacterie de cholera aviaire pullule dans un bouillon additionne du rösidu d'une autre culture, et
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IMMÜNITß. — ATTENUATION DES V1IIUS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ISS
(jue la bactäridie cliiirLoiincusc so döveloppe e^alenn'iil dans im milieu neu!', additionnö du rösidu du liiniicle, oü a vöcu uuo premiöre genoration, avait conclu: ([ue i'arriH du döveloppement (l'uuo cultui'e lenait ii l'öpuisementde certaines substancos; et (iuo riminunite natu­relle, acquise ou conför6e,pouvait8'expliquer parl'absenoe deoertains prinoipes nöcessairos ä la vie dos bactöries, priaoipes oui feraient de-faut naturellement dans certains organismes, on donl uue jirciniere atteinte aurait spolie l'äconomie, ou qui auraient 616 dötruits par quelque agent admirüslrö a im moment donnö. C'estl'idöe qui avail ete ernise dejäsous uncaiitre forme par Auzias-Turenne, quandilöcrivait: quot; La vaccine et la variole sc nourrissent^i Jose dire, des mßmessuhs-lances organiquos ; c'est pourquoila premiere venue ne laisse plus ii l'autre de (juoi s'alimenter. raquo; C'est encore sous l'impression de cette idee qu'il disait (co (jui est d'ailleurs roxjiression de la verilu) qu'une senle alteinte failile d'une maladie virulente ne peutsulTire äpreserver contre une alleinte plus forte, qu'il faul pourcela une alleinle forte ou unoserie d'atleinles bönignes, (ju'il faul reinoculcr, revacciner, pour complöterl'immunitö. En juin 1880, Chauveau formula la liiöüiie de l'imprögnation, a propos de ses experiences sur lo charbun des moulons algeriens. On lit en effet dans son travail la phrase suivante : #9632;i Les fails, que je viensde faireconnaitre.demontrent (|ue la bactöridie charlionneusesecomporte, dans I'organismedesmoutons algeriens, non l)as comma s'il etait privöde principesnöcessaires a la vie liuclerienne, ma is bien plutot comma s'il elail un milieu rendu im propre it cette der-nirre par la presence de substances nuisibles. Kn trös petit noinljre, les liacluridies sont arretees dans leurdöveloppement par 1'influence inlii-bitoire do ces substances. Tres nombreuses, an contraire,elle8peuvent surmonter bien plus facilemont cetobslaclea leur proliferation. raquo; IMns lard il räsumait sa conception, sur ce point de la physiologie do 1'im-miinite, endisant: laquo;L'imraunitö, acquise apres une maladionaturelle ou apres une inoculation prevenlive, resulte surtoul d'une rösistance crcte, par cette premiöro evolution, i'i une secoude evolution de I'agent infectieux ; cello resistance est, selon toule [iroliabilite, le fail de l'imprögnation de l'organisme animal par uue matiere soluble el dillu-sible, soil lo poison spöciflque engendrö par la multiplication des microbes pathogönes, soil toute autre substance rösultant de la viemi-crobienne, e'est-a-dire do revolution infeclieuse ; il n'est pas indis­pensable quo cello matiere, pour produire son oU'et del'ensif contre une nouvelle infection, c'est-ä-dire pour engendrer l'immunitö, so döveloppe dans l'organisme meine qu'on veutprotöger. En provenance d'un autre organisme, eile pourra remplir cet office, si eile est douöe d'une grande activitö etintroduitedansl'öconomieenquantitösüffisante ; il n'y apas d(! difference essentielle entre I'inooulation preventive pratiquöe apres la contamination et cello qui est pratiquöe amnt, Dans les d^ux cas, il
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iHÖ
MALADIKS CO.NTAOIKL'SKS ÜACTEIUENNES.
s'agil d'arriveräproduire l'immunitä assezvitoouassoz tot pour pröveair l'övolution infectieuse, qui suivrait la contamination, si eile ötaitaban-donnöeäsa murcho naturelle; l'imnaunitö, communiqu6e pai1 los di-versosuu'lliüdcsd'inoculation prövontive, estdoncaoquiseaufondpar lo memo möcanismo. 11 n'y a pas ii faire inlervenii' plusiours (lu'ories, pour expliquer l'inoculation präventive : toutes so fondent dans la theorie genuralo do riimnunito exposoc ci-dessus. raquo;
Absence ou öpuisement de certaines substances indispensables, et presence de substances nuisibles ä la pullulation des baetöries, telles (''taiont lesraisons invo(]uees,pouroxpliquer l'immunitö do l'organisnie et rarrel dos cultures in vitro. On admettait bien l'interventiön d'in-lluences accessoires, tolles que la temperature trop olevoo ou trop hasse de certains animaux; et on croyait bien que la rosistanco dos elements de rorganisme devait ötre prise en consideration ; mais on avaitde la tendance A aecorderune importance oxagoreo a dos thoories, qui n'etaiont que soduisantos, et a expliquer rimmunitopai repuisement do quelque maliere indispensable ou par L'accumulatlon do quelque substance nuisible, commc si I'organisme ne reparait jias ses pertes et n'elimi-nait pas ou no detruisait pas los poisons. Tontofois, il faut reconnaitro que cello de l'imprögnation semble s'otrc bien approchöe do la vöritö, on alloguant la resistance conlöroc a I'organisme par dos maliercs solubles et diffusibles, issues do la vio des bacteries. D'ailleurs, ainsi qu'on le verra plus loin, e'esi clle qui a fait öolore los travaux reconls sue les matieres vaccinantes solubles ; e'est eile qui a abouti a la demonstration quo l'immunitö rosulte de ['action, qu'oxercenl sur I'organisme les substances s6cr6t6es par les bacteries. Comment con-cevoir aujourd'hui,bien qu'il soil etabli qu'une bacWrie no vogoto pas faciiomont dans un milieu ou eile a deja pullulö, que la Lhöorie de la spoliation ait pu nous söduire un instant? Comment expliquer par eile que tel organisme, celui du mouton algerien, röfractaire aux faibles doses de virus charbonneux, soil au contraire impressionnö par les fortes doses ? Est-ce qu'on pourrait nourrir le plus grand nombre, quand on ne pent pas subvenir aux besoins du plus petit? Comment comprondre que le sang d'un animal röfractaire au charbon, tel quo le chien el la poule, soitapte ä cultiver la baetöridie, quand il est extrait do rorganisme? Commentcomprondro enfin quelesangd'un animal vaccine, le sang d'un animal mort du charbon, et les bouillons prepares avec leur tissus, soient aptes a cultiver la baetöridie, quand d'un autre cötö rorganisme se trouve refraetairo ? L'organisme des sujets röfractaires n'est pas absolumont impropre au dcvoloppe-ment dos virus; il n'y a pas toujours altenuation des microbes paries humeurs des sujets röfractaires ou immunisös, vu que, extraites de I'organisme, olios pouvent cultiver ilaquo; vitro, sans les alternier, certains microbes. L'immunitö no saurait non plus ötre expliquöe d'unemaniero
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IMMUNITK. — ATTliNlUTlON DES VIRUS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;187
jii'ncralo en iulmi'ltanlque l'organisme nHrnclaireou immunise fournit des substances antitoxiques, capables lt;le neutralise!' les poisons micro-biens, vu que le sujet vaccine pent demcurer uussi sensible aux toxines.
Jia noii-receplivile, I'etal refractaire, rimmunite, pent tenir partiellement a faction des humeurs, qui peuvent devenir pins OU moinsbactericides ou antitoxiques, grace ä des produits, qu'elaborent les leucocytes, actionnes par les microbes ou leurs secretions; ellcpeut tenir, dans ime certaine mesnre parfois, a uns propriele speciale des cellules, ([uielaient (immunite naturelle), ou sent devenues par accou-tumance (immunite acquise), plus ou nioins insensibles a faction des poisons microbiens; eile tient principalement a faction phagocytaire des cellules, ii la suractivite phagocytaire des cellules endollieliales et des leucocytes. L'etat baetörieide ou antitoxique des humeurs, qui d'aillours est due aux produits elahores par les cellules, ne saurait sufflre ä expliquor rimmnnlte. S'il est vrai que des microbes peuvent etre detruits ou altenues en debors des cellules, s'il est vrai qu'un certain role antitoxique peut etre exerce centre les secretions micro-biennes par les humeurs, s'il est vrai quo la vaccination peut accroitre la propriete bactoricide du serum, s'il est vrai que les microbes peuvent s'affaiblir, quand ils sonten contact avee le sang des sujets vaccines, il est bien demonlre d'autre purl: que le sang des animaux mm rel'ractaires peut etre bactoricide, et que celui des animaux rel'ractaires ou iinnnmises peut ne pas l'etre ou l'etre ä un moindre degrö; qu'il n'y a pas concordance entre le pouvoir bactoricide des humeurs et la rösislance [immunity naturelle ou acquise) do I'orga-nisme a I'infection; que la vaccination, qui accrolt la resistance de 1'organisrae a I'infection, augmente surtout faction phagocytaire des elemenls, etn'augmente pastoujourssensiblement la tolerance pour les produits microbiens; que les sujets immunises semblenl l'etre princi­palement centre le virus vivanl, qu'ils peuvent domeurer sensibles aux produits microbiens, et qu'ils peuvent etre tues, conmie les non-vaccines, quand cos produits sont introduilsa doses süffisantes.
]iti röle prepomlecaut, dans la defense do I'orgauisme centre les microbes et leurs poisons, appartienl incoutestablement aux ('dements cellulaires, aux phagocytes. On a toujours admis que les ebunents de forganisme entraieni en lutte centre les virus ; et le phagocytismo de Metchnikoff n'est qu'une preuve de fexistence de cette lutte, C'estpar la resistance de forganisme, e'esi par la vitalitö de ses 616ments, que s'expliquenl I'etMt röfractaire et fimmunitö. On a deja vu que de nombreuses influences peuvenl accroitre on eröer la r^eeptivitö, et parlanl diminner ou suppriiner l'elat röfractaire. II y a aussi des influences, qui sont susceptibles cb^ produire un effet oppossect;, qui peuvent tonifler, fortifier forganisme, modifier avantageuseraent la
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nutrition do scs ölöments, ieur donnor une vitalitö plus foiio, leur inculquer une resistance plus accusee coulre les bacteries, accroitre leur pouvoir phagooytairo, los entratner en quelquo sorto ä ootteosuvre de preservation contre rennemi venu du dehors. Ces influences, DOUS lesuvonsdöjfienunKirecsei-dessus en indiquant les sourees presumeos ou reconnues dol'immunitö. Ainsi, l'höröditö de rimmunite B'expliquo pur la transmission d'ascondants ä descendants d'une activitö plus grands des elements et d'un pouvoir phagocytaire plus accuse''; ainsi, I'amp;ge adulte, le bon etal dc sante, certains cliinals, etc., out pour resultal d'accroitre la vifalite des cellules, et paitant leur pouvoir phagocytaire vis-a-vis do certains microbes; ainsi, une premiüre alteinte naturelle on expörimentale, ainsi l'inooulation de virus anta-gonistes ou do virus attenues, ainsi 1'introduction de certains agents chimiques ou de ccrtaines substances solubles secretees par les bacte­ries, modifient la nutrition, la vitalite et la resistance des cellules, lour donnent la faculty de dötruire certaines baetöries pathogönes, d'assurer la guerison, et de conserver ensuile ce pouvoir, qui leur perniet plus tard de resistor a une nouvelle invasion baetörienne.
Le role preponderant do la phagocytose dans le meeanisme de I'iiii-inuniti; est bien elabli, grace aux nombreux travaux, lt;pii out ete publies sur eette question. Pius I'organismeest röfractaire on immunise, [ilus sc montre accusee I'action phagocytaire de ses cellules. Chez les sujets refractaires ou immunises, les leucocytes obeissent mieux ä 1'altraction cxerceo par les microbes el los produits microbiens, et accornplissent plus energiqnement faction phagocytaire. Les microbes pathogenes sontd'autant plus rapidement engloböset dötruits paries phagocytes (pie I'organisme est plus relVactaire. Dans I'organisnie immunise ou rcfractaire, les microbes sont dutruits, leurs prtqirietes de secretion sont alterees et leurs produits soul rarelies, supportös, ainiiluh'S. L'iminunite tient done a une tolerance innre (immunite naturelle OU liereditaire) ou acquise iimmunite acquise) des phagocytes, pour les loxines inicrobiennes, suivie de l'englobement et de la destruction des microbes.
La phagocytose s'exerce önergiquenaent ehe/, les individus rel'rac-laires ou immunises, landis qu'elle ne se fail pas ou se fail iucom-pletc.'incnt ehez les sujets doues de r6ceptivit6. Dans la plupart des cas (rimmunite naturelle, les spores introduites sous la peau reussissent ii germer avant larrivec des leucocytes en qualile snl'lisanle; mais ensuite, les baetöries issues des spores soul englobees et detruites. La vaccination pent dövelopper un certain etat baetörieide, mais eile accroit surtoutle pouvoir phagocytaire des cellules, en produisanl ehe/, elles un entrainement plus ou moins prononce et plus ou moins persis-lant, en accroissanl les proprietes chiiniotacti(pies el phagocylaires des leucocytes. Ainsi, ehez I'animal vaccine (meine quand il s'agit du
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cholöra uviaire), les phagocytes, accoutumös auxproduits microbiens, dölruisentle virus vivant, avant qu'il ait eu le temps de fabriquerdes doscs notablos de toxines.
Les animaux, immunisrs aveo des virus allrmiös, resistent ensuite aux inoculations virulentes, gramp;ce ä la suraotivitä phagocytairedeleurs cellules; et l'ou a prätendu quo oette suraetivile serait favoi'isöe, gnVce ä une augmentation modörda et persistante de l'alcalinitö sanguine.
N'iiuniunite, coalereo paries vaecins vivants, eliarbomiouxouautres, estdueä {'introduction des produitsmicrobiens, qui aecompagnent les microbes, ainsi qu'ä l'intervention dos produits quo los microbes fournissent avant d'etre tues et de ceux resultant de lour destruction ; cos produits diH'usout, du point d'inoculation, dans Torgauisme, landisque los liacterios dos vaecins no so repandent quo ruremeut d;iiis les organos,(Haiit gönöralement dötiuites sur place par los leucocytes. La vaccination ost done duo al'action des seerölions microbiennes sui' les cellules, qui acquiörentde co chef une plus gründe tolerance, pour los toxinos, et uu pouvoir phagocytaire plus önergique.
D'ailleurs, ainsi qu'on le vorra mioux ci-aprös, on peul immunisor en introduisant, ä doso süffisante, les secretions microbiennes, apres los avoir soparöes des microbes, qui les out produites. D'autre part, ainsi qu'on le verra egaloment ci-aprös, faction antitoxique, immuni-sante et curative des sorums, fournis par les sujets refraetaires ou immunises, so reduit a une excitation cellulaire.
En resuino, rimmunite s'explique, grfice ä une cortainc tolerance unie ou acquiso des phagocytes pour les toxines microbiennes, suivic de l'englobement et de la destruction des microbes. Dans les orga-nismes refraetaires ou immunises, la sensibilite chimiotactiqiio des leucocytes est accrue ; ils so portent plus sörement et plus rapidement au-devant del'ennemi, englobent plus vife los microbes, arrötent leur pullulation et pröviennent une secretion abondante de toxinos. Los organisines, doues de limmunito naturelle ou acquiso, ont done acquis la propriele de dclruire plus rapidement les bactorios, et de prevenird(gt; lasorte l'empoisonnement par los substances qu'elles sont suscoplibles desrereter. Ce n'est qu'aiusi qu'on peuts'expliquercertains fails de transmission boredilaire de l'immunitö, quand la möre, qui l'a donm'se äson produit, l'avait acquise (dle-möme avant la gestation. Cost de la sortc oncoro qu'on peul se reudro compte du r61o et du mocanisme de la lesion locale dans les maladies infectieuses ; c'cst de la sorto qu'on s'explique pourquoi il yaparfois moinsde lesion locale, quand la reeeptivitü est tres aecusoe, quand le virus ost tres actifou est introduit ä forte dose, ainsi qu'on fournit un exemple frappant, entre autres, 1c charbon baetöridien, dont l'inoculation provoque d'embloe et sansgrande lesion locale une affection goivöralo tres grave ehe/, le raouton, le cobaye et le lapin, tandis qu'cllc dötermine une
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h'sion locals plus marquee ct une afTection inoins grave ehe/, io chien et die/, rhomine, qui oat une röceptivitö bion moindre. C'eat de la sorte enfln cru'on s'explique comment la lösion locale peut renforcer l'immunitö et diminuer la gravite de la maladie gönörale, ainsi qu'on Tobservedans la viiriole, la clavelöe et la peripriouniüiilc inoculöes; durantleurvisdansla lösion locale, lea microbes continuent a fournir de la maliöro soluble vaccinante, qui eströsorböe etaccrolt l'immunitä de rornanisme.
II.
Attenuation des virus.
L'iramunitö i)eul etre oonföröe par lies inoculations preventives ; et ces inoculations peuvent ötre pratiquöea avee desvirus non attenues, ou avec des vims attenues, ou simpletnent avec des substances vaccinantes s(jliibles söcrötöes pariesbaetöries, ou möme avec du scrum d'animaux imiminises.
La connaissance de co fait, ([tie certaines maladies contagieuses ne recidivent pas sur ie meme individu aprcs line premiere alteinte, a amend naturellement amp; l'idöe de provoquer expörimentalement cette premiöre atteinte, pour conförer k 1'oi'ganisrae Ie benefice de l'im-mnnite. On s'est d'aulant plus facilemcnt laisse aller a cette pratique, (pie I'observation avail appris depuislongtemps quo le meme virus n'a pas toujours une action morbigöne ögalement intense, quo, dans la meme epidemie ou epizootic, on voit des cas graves et des cas benins, (pie deux epidemics ou epi/.ooties do la meme nuiladie peuvent ötre l'une maligne et rautreb6nigno,etquecependantune premiöre alteinte peut coiilercr l'immunitö, bien qu'elle ait ele bönigne. Poussöpar l'es-poir de conförer rimmunite, toulen cherclianl imc faire naitre qu'unc affection bönigne, on a depuis Ires longtemps essayö de prövenir cer? laines maladies virulentes graves, par l'inoculation,parla transmission de l'affection olle-meme, dans des conditions oti on osperait la voir se dövelopper sans gi'avitö. Ainsi, pour prcvenir les ravages occasionnös par la variolecontractöe par contagion spontan6e(ingestion,inhalation), on avail eu recours a la variolisation, a I'inoculation de la maladie par piqörea sur la peau. De la sorte on provoquait une eruption vario-liqucgciUTalcmeut discrete elbcnigue; etcopcndanl rimmunite contre de nouvelles alteintes en resnltait. Mais la variole ainsi inoculöe dove-nait quelquefois trös grave ct pouvait müme se terminer par la mort; ueanmoins, malgrö ses dangers, et bien qu'on opörM sur l'espöce hu-maine, la pratique do la variolisation, (piiconsliluailungrand progres, se rcpandil d'Orient, 0(1 olio avail pris naissance, en A.frique el en Europe, oil elloelait en usage au siecle dernier avant la decouvetie de la vaccine. Au commencemenl du dix-nenviemo siecle, ou fit, pour la clavelee des montons, ceqni avail elo fait pour la variole de 1'homme ;
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on clavelisa, on inocula, sur la poau, par piqüres sous-öpidermiquos, le virus de la maladie. La clavelisatioh donna et domic encore des resultals analogues ii ceux de la variolisation; eile determine unu maladio allennec el bönigne coraparativenaent a celle que provoque la contagion spontanöe ; maisla clavelöeinoculöe, de meme que lavoriole inoculöe, peut etre grave parfois et ontrainei' la mort. A la fin tin dix-liuitieine sieele, Jenner trouva le vaccin, virus qui est i'antagoniste de celui de la variole, et qui, inoculö ä l'homme par piqüres sous-epidermiques, le preserve de cetteimiladiciirinstar de la variolisation, tout en ne provoquant qu'une öruption toujours bönlgne.
Le virus de la pöripneuraonio contagieuse est inoeulc depuis de nombreuses aunces (l(jji\, d'aprös la iiietliode de Wilhems, en vue de preserver de la inaladic grave les aniinaux de l'espcco bovine. Ces inoculations, faites jusqu'ft present avec un virus nonatUumc, donnent cependant,de memo que la variolisation et la clavelisation, l'immunitö en provoquant une rnaladie,qui estle plussouvent bönigne, gramp;ceaux conditions dans lesquelles se pratique I'operation (choix d'une region a tissu serrö, pen vasculaire, pen chaud ct peu riche en vaisseaux lympliatiques, teile (pie 1'extremitö do la (pieue) ; tandis que la p6ri-pneumonie eontraetee par contagion naturelle est generalemeut grave. On a egalement inocule le virus non attönuö de la syphilis, de la lievre aphteuse, de la peste bovine, de la gourme, du charbon symp-tomatique, de la rage, de la maladie du jeune age, en vue d'obtenir l'immunitö, tout en determinant des ell'ets moins graves que coux qui sent la consequence de la contagion naturelle. Avec le teinpson aainsi vii se röaliser la provision d'Auzias-Turenne, qui öcrivait: laquo; Nuldoute quo tons les virus tie soient inoculablcs etqu'on ne puisse se premunir un jour pur I'inoculation contre I'action do chacun d'entre cux. raquo;
On a d'aiHours reussi ii moderer l(;s ellets de certains virus, on les inoculant ä faible doseoud'une certainefagon. Ainsi,ceuxdesmaladies eruptives (variole, elavelee, lievre aphteuse) bornent geueralernenl leurs ellels aux points inoeules, quand I'insertion en est faite par [li-qöres ä la peau. Ainsi, celui de la pöripneumonie occasioune dos lesions moins graves, quand il est inocule a l'extrömitö de la queue ; el il en est do meme pour d'autres. Ainsi encore, sans empöcher rimmunite de s'ötablir, on a allenue les ell'ets palhogenes du virus vaecin (Chau-veau), du vims de la pöripneumonie (Chauveau, Burdon-Sanderson, Thiernesse et Dogive), du virus du charbon symptomatique (Arloing, Cornevin et Thomas), du virus de la rage (Oaltier), du virus de la septicömie gangreneuse (Chauveau ot Arloing), en les introduisant directement dans le sang.
Depuis longtemps on avail couslate la varialiilite do la puissance morliigene de certains virus; on savait qu'ils peuvent s'altenuer on s'exalter. On savait que le meme vims peut se raontrer plus ou moins
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iiclifsuivaiil le milieu oü ila (Ho röooltö, suivant ladatede la röoolte, eto, On savail qu'il peuttaatöt s'attöauer et tantöt s'exalter parson passage gucoesslf sur des sujots (I'vuie cspciio donnoo; ([lie son altcnuatiun peut aller jubqu'ö, l'extinction de sa propri6tä pathogdne ; et ([u'uue reviviseenco peut se produiro h im mümeut donne. On avail reconnu qu'une maladie virulentepeut rovötir dans le müme temps diversdegrös d'iiitensitö sur des sujets difförents, et qu'un ötat do virulence doruiö acquiert de l'önergie par le fait d'inoculations ou de transmissions successives. On savait enliu quo l'action dun virus pouvait iHre eon-trariee par quelque maladie existante, par certaines mödicatiuns, par une alteinte antericure du meine virus ou de son anlapoiiiste, par sa faiblesse, par sa mauvaise conservation, par son inaptitude ä vivre sur tel ou tel organisme, etc.; et Au/.ias-Turenue conseillait de laquo; tromper d'eau les virus pour les mitiger raquo;.
On savait done et on sail encore mieux. aujourd'hui quo la virulence peul varier suivant les virus, suivant le mode d'inoculation ou de con­tagion, suivant les individus, etc. ; que e'est uue propriete, une resul-lante, dans la composition de laquelle entre non seulement la qualite inlrinseque de ragentpalhogene, maisencore la plus oumoinsgrande susceptibility de l'individu.
Chauveau avail fail des IHO.-} des tentatives de transformation et d'attenuaUon, en Iransplanlanl lo virus variolique de l'homme sur la vacho el sur le cheval, et enempioyant divers procedtis d'inoculation, 1! avail dömontre que le mode d'introduction des matieres virulentes dansl'organisnie influe beaucoup sur leur mode d'action, au poiatque leurs efTets peuvent 6tre attenuesou anniliiles. 11 avail demonlre one i'injection intra-vcineuse du vaccin ue determine aueun Symptome apparent sur le cheval, ellui confere l'immunitö contre le vaecin ino-cule par piqürcs, 11 avail ohlenu des rösullals semblables avee le virus peripneumonique ; mais il avail reeonnu que I'injection intra-veineuse de certains virus n'altenue pas leurs ell'els. Hnliu il avail constate que les effets palhogenes de certains virus peuvent etre altenues par I'in­jection d'un petit norabre de germes ou par l'inoculation de matieres virulentes dilutes.
Toulefois la question des vaccinations n'a fait un pas decisif que lorsqu'il a ele dömontr^ ijue les agents virulents soul des bactörles. Non seulement on s'esl explique alors les changements de la puissance patiiogene des virus, leur altemiiition, leur döchöance, leur revivis-conce et leur exaltation ; mais on est arrive a produire experimentale-nieiit ees cliangfunenls d'activile, quand on a su cultiver les bacteries virulentes, quand on a pu de la sorte suivre les modifications qu'elles ejiroiivent suivant les conditions dans lesquelles on les fait vivre el pulluler, Jusque-lä on n'avall pas su obtenir experimcntalcment el facultativement des virus alleuues. Le virus vaecin n'est point en effet
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uu virus variolique attönuö,mais im virus spöoialmoins dangereux qiie sum antagoniste, Et, quant aux virus variolique, claveleux, pöripneu-monique, etc., on n'avait röussiqu'ä attönuerleursefFets, grftce au ohoix de la röglon et au procödö d'inoculation employö, Enfln les virus laquo;trempös raquo; n'ötaienten röalitd que des vims dans lesquela les agents virulents se trouvaient raröflös plutöt qu'attönuös.
Gonförer l'immunitö, en faisant dövelopper une affection bönigne, est le but de la vaccination et des inoculations präventives. Ce bul peut ötre atteinl de diverses faeuns. Nous avons deja indiquö comme raoyens d'obtenir rimmunitö: 1deg; l'inoculation d'un virus bönin anta­goniste; -2quot; l'inoculation d'un virus non attönuö, mais dent les effets sont bornös par le choix de la rögion ou le mode d'inoculation em­ploye; ;ideg; l'injection intra-veineuse; V l'injection dans [es voies respiratoires (charbon emphysömateux); 5deg; I'inoculation d'un petil nombredeKernics (eliarhon Itacli'iadicn et inoutousalgöriens, charbon emphysömateux, vaccin et claveaudiluös, vims trempös); 8deg; l'inocula­tion de la mere, pour ohtenir l'immunitö sur eile el sur son produit (charbon); 7quot; l'inoculation de virus attönuös ou simplement de subs­tances vaccinantes solubles söcrötöes par les baetöries.
I.a döcouverte de l'attönuation des virus est touto röcente; eile date de i'öpoquc encore peu öloignöe, oti Pasteur appril au monde scien-tiflqueö cultiverles baetöries virulentes, ei iiötudier leurs changements d'activitö suivant les modifications du milieu nutritif, de la tempera-lure et de laeration. G'est encore ii Pasteur que revieut le merite d'avoir frayö le vide dans lo nouvelordre d'investigations relatives ii l'attönuation des virus eultivös, et d'avoir eu le premier l'idöe d'em-ployer des cultures affaiblies comme laquo; vaccins raquo;. Klaut connue la nature baetörienne d'une maladie inoculable, teile que le cholöra aviaire, le charbon bact6ridien,etc., eteiant reconnu que cettc maladie ne röcidive pas sur les animaux guöris d'une premiöre atteinte, Pasteur se mit ä l'oeuvre pour altönuer les baetöries pathogönes, de fagon ii les rendre inoffensives, tout en leur laissani le pouvoir de conförer l'immunitü aux sujets qui les recevaient. II a ötö suivi dans oette nou-vello voie de recherches; et des döcouvertes importantes sonl venues so grouper ii cdtö des siennes propres.
Le premier virus rendu vaccinal ful celui du cholöra des poules, quo Pasteur attönua par la culture au COntad do Pair. I.e second virus attönuö ful celui du charbon baetöridien; il ful attönuö d'abord par Tmissainl. an moven du chauffage a mi certain degrö, el par 1'em-ploi d'un agent antiseptique ; il ful ensuile attönuö par Pasteur an moyen de la culture amp; Pair eta une tempörature surölevöe; il Cut en-fin attönuö par Chauveau au moyen du chauffage et par la culture en prösence de l'aii.....de l'oxygönecomprimös, Aprös avoir attönuö le vi­rus du cholöra aviaire et celui du charinm jjacleridion, Pasteur reus-
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sil encore ä altöaüer elii transformer en vacoins deux aulres microbes, qu'ilavait extraits l'un de lasaliveet I'aulredu jetage. Vint ensuite la virus du charbon omphysömateux ijue Ajloing, Comevin et Tho­mas altönuörenl par le ohauffage; puis celui du rougot du pore et eelui (In la rage, qui ont ötö attönuös le premier par Pasteur et Thuillier, ot lo second par Pasteur, au moyen de ('inoculation sur des individus de certaines espöees animales. Enfln de nombreux virus, ceux de lo peste porcine, du laseptioömie puerpörale, do lo peste bo­vine, de la pneumo-enterite, de la lievro jaune, du bouton de Biskra, du chancre mou, de la clavelöe, etc., etc., ont ete plus ou moins al-lemies par l'emploi de proeödös ou d'agenta divers.
l-es precedes d'attönuationontvariö suivant les virus; on peutröduire ii six les diverses möthodea employees, qui soul : 1quot; la melhode d'at-tönuationpar la culture de la baetörie pathogöne dans un milieu arti-liciel, en presence de lair et a une certaine temperature; 2deg; la melhude d'attennalion par le chauflfage; 3deg; la möthode d'attenuatioii par l'em­ploi des antiseptiques; V le melhode d'attenuatioii par les cultures successives sur l'organisme de certains animaux;8deg; la möthode d'at-tenuatiun par la dessiccation et lalumiöre; 6deg; enfln la möthode d'atte­nuatioii par la dilution et la filtration.
Toutefois, il convient dedistinguer deux sortesd'altönuation : l'une passagöreet non transmissible, consistant en un simple affaiblissement individuel des microbes ; lautre transmissible paries liacteriesa leurs g6n6rations ultörieures; la premiöre s'obtenant par le chauffage, par l'emploi des antiseptiques, et pouvant rosulter de 1'action do la lumieresolaire ; la seconde etant produite par une action prolongöede l'oxygöne, par la culture dans l'organisme de certains animaux, etc. Les virus alt;fänw(?sröellement sont ceux qui conservent leur attönuation dans leurs generations successives. Ceux qui sent seulement affaiblii dans leur activite ne donncnt pas des gönörations affaiblies; ils ont beau etre alteiuts plus ou moins dans leur vitalite, ils peuvent rec.upi'rer lems (pialiles meurtrieres, quand ils soul rajeunis par la culture. En general, pour obtcnir une a/töiua/icm reelle, au lieu d'uu simple affaiblissement passager, it faul que l'action attönuatrice s'exercelentement. Gotte distinction taite, il convient d'ajouter: que les limites soul souvent mal döflnies entre un virus affaibli et un virus altenue; que ce dernier pent parl'ois coutenir des microbes affaiblis ou altenues a des degres divers; qn'il pent reeuperer une parti ode son activite premiere parfoi8brusquoment;quele memo agent (chaleur, antiseptiques) pout produire l'affaiblissement ou l'attönua-tion propremenl dite suivant qu'on le fait agir rapidement et d'une fa(;on vinleiito, ou seien qu'on prolongelongtemps son action moderoe.
Iquot; Attenuation des virus par la culture dans les milieux arti-ficiels en presence de l'air. — La plupart des bacleries pathogönes
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s'attönuent ö la tongue ou perdentmöme leur virulence, quand on les cultive dans des milieux artiflciels en prösence de lair. B'w.n que la tempörature no döpasse pas colle du corps des animaux supärieurs, et alors menu; qu'elle demeure införieure, l'attönuation et la perte de la virulence se produisenl par le vieillisaement, par la durde plus ou moinp longue de la culture. A tout instant on constate ce fait dans les laboratoires, a propos des cultures du cholöra aviaire, du charbon baetöridien, du rouged, de la pneumo-entörite, de la morve, etc., etc. Pour certainea cultures, pour certaines baetöries, l'attönuation et memo la disparition de toute virulence se produisent en quelquea mois, en quelques semaines, en quelquesjours, etc. Toutefois il y en a qui resisleul [ilus longtemps ; ee sont nolaininent cellos qui out donne des spores; aiusi les cultures du bacillus aulhracis peuvent se con-server des amiees.
Dans une memo culture microbienne, dans une culture do bacillus aulhracis par oxomple, tons les microbes n'ontpas la memo resistance, la memo puissance vegetative, la meine virulenco ; le vioillissement allere d'abord les plus faibles ; pendant quo la virulence diminue, dos bacilles, en nombre sans cesse croissant, perdent leurpouvoirvögötatif el meurenl ; a un moment donnö, il ne restedans la culture que do rares bacilles ayant encore, mais non intactes, la virulence et la vegetabilito; äcettephase, une inoculation ordinaire peutdtre insullisantopourdeco-lerl'activitöpathogöne, encore inhörente ä la culture; pour la i'eveleril laut employer la metliodo des cultures ou rinoculatiou a fortes doses. Dans les cultures altenuees expörimentalement il se produit des phenomenes semblables (\rloing).
G'est en expörimentant avec do vieilles cultures de la baetörie du cholöra aviaire, que Pasteur constata, avec l'attönuation du virus, la possibility do eoulerer rimmunite par son inoculation.
L'nxygeue, dont P. Berl avail dömontrö l'influence, agit sur toutes les baeteries. Son action, qui varie aver la temperature et avec les milieux do culture, a pour resultatde tuer les anaerobies ou memo les aerobics, quand il est sous uno cerlaiue pression. II atlenuo d'ailleurs, sous une certaine pression ct meme abi pression ordinaire, la virulence des microbes palhugönes, qui, une fois attenues, peuvent ensuite eon-server eotto attenuation dans do nouvelles cultures, et communiquer, lorsqu'on les inocule, une maladie bönigne, qui preserve nöanmoins de I'afTection grave, qu'ils delerminent quand ils soul a 1'etat de nature.
Sous l'influence de l'oxygöne de l'nir, les cultures do la baetörie lt;lu cholöra aviaire öprouvent, avec le temps, une attenuation progres­sive dans lour virulence et un amoindrissoinent dans lafacilitö de nm-tiplication du microbe. En inoculant, a des poules, des cultures, qui dataient do quinze jours, un mois, deux, hull el lt;lix mois, Pasteur
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MALADIES CONTAGIEUSES BACTERIENNES.
conatata la diminution progressive dv leur virulence. Getto altönuation esl Ini'ii In consequence de ['action draquo;' i'oxygöne; car, tandia que lea cultures, gardöes ä l'abri de i'air en tube dos et ii la möme tempörature, conservent leur virulence, uu ae s'attönuent pas sensiblement, celles (jui sonl laissöes au contact de l'air perdent leur activitö pathogöne en quelquea mois, apröa avoir passö par des phaaes graduellement döeroissantes de virulence; et l'attönuation peul aller jusqu'ä la dis-parition complöte de l'activitö virulente, si le contact de l'air est pro-longä assez longtemps.
Ainsidonc leproeödö d'attönuation par l'oxyg^ne est torl simple'.il suffll de semer dans un milieu appropriö, dans un bouillon, le produit d'une pröeödente culture, ou une parcelle de maliöro virulente empruntöe h un malade ou a un cadavre, el de laisser le milieu ensemencö en contact avoc l'air llUrö. Le produil de la culture, ainsi abandonnöe au conlacl •!(! l'air t la tempörature de :{quot;quot;-;?8quot;. on a la temperature ordinaire, sera d'aulant filus attönuö qu'on s'öloignera plus de la date de l'ensemenceraent.
Les baetöries atleuuees de la Sorte conservent cette attenuation et donnentdes descendants at ten mis coin me ell es, quand on les seme dans dc nouveaux milieux; l'affaiblissementde la virulence peul d'ailleurs se continuer a leavers les gönörations successives, et le produit do chaque culture est d'aulant plus attenne que I'ensi'inenceinent remonte ä uue date plus sect;loign6e. Toutefois, les baetöries att6nu6es, quelle que soil d'ailleurs leur cspece, se di'veloppent d'aulant plus penihlemenl qu'elles ont ete plus attenueos, et resistent moins aux causes de des­truction, notamment aux antiseptiques. On comprend dune qu'il soil aised'obtenif des baeteries i\ des degrös divers de virulence, et de don-ncr, en les inoculanl, des etals morbides d'intensitö variable, donl les uns, obtenus avec des microbes trös att6nu68, seront sens gravity el laisseront nöanmoinsapres eux une immunit6 plus ou moins complete, qu'on pourra renforcer, ou compU'ter, en inoculantles individus une ou plusieurs fois encore, a quelques jours d'intervalle, avec des baetöries moins attenuees.
Le virus du cholöra aviaire, aprös avoir 6t(5 att6nu(sect; plus ou moins dans son aetivile pathogöne, oil nienie aprös avoir ete depouille de toute virulence, peul recuperer sa pi'opriötd et sou energie prcmiei'cs. Pour atteindrecg but, il suffll de le fairo passer ii travors de nouvelles cultures successives, nun plus dans des milieux ai'tilieiels, in a is sur des animaux. Ainsi, en le faisanl passer d'abord sur dc petits oiseaux, tels que les moineaux, les serins, les canaris, et en le transporlant ensuite sur la poule, aprös des passages successifs sur ces petits oiseaux, on le retrouve capable de donner la morl aux oiseaux de basse-cour. Duns ee retour progressif ö la virulence forte, on peul d'ailleurs, che-min I'aisant, obtenir le virus allenue a tons lesdegrös.
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IMMUNITß. — ATTENUATION DES VIRUS.
to?
Aprös la publication des rösultats obtenus pur Pasteur sur le virus cholörique, alors que son procödö d'attönuation ötait oncore soigneu-seraent tenu secret, H. Toussaint en döcouvril un nouveau, (|iii eonsisifi b faire agir la chaleur, et qui sera döcrit ci-aprös, II. Toussaint, ayant annoncö l'attönuation du vims charbonneux par le chauffage du sang döflbrinö ö öSquot; duranl (li\ ou douze minutes, et ayant dömontrö le premier qu'on peul conförer Tiramunitö centre le charbon baetöridien par l'inoculation de ce virus soumis au chauflfage, Pasteur röussit ü son tour a altönuer la baetöridie, en la cultivant au contacl de l'air el a line certaine terapörature,
Le microbe charbonneux, eultivö ä, l'air et a la tempörature de42a,S, nedonne pas de spoi'es,inais senleinenl du niveeliuin, qu'ilest plus also d'attönuer parTinQuence de l'oxygöne. Ce sonl ces conditions de cul­ture qui furenl choisies par Pasteur. Les cultures, ftiites a 420,8 et maintenues a cette tempörature, s'altönuenl progressivement, aprös que les microbes s'y sonl multipliös par scissiparitö, An boul d'uno douzaine de jours, elles ont möme cessö d'etre pathogönes, sans que
les hacleridies aieid toutefois ele Inees, lenr vie ;i IV'Ud de microbes
iiidin'erenls ponvani encore persister pendanl quatre a cinq semainea el permeltre de Irs cultiver,
Ainsidonc,auboutdecinqäsixsemaines,la baetöridie, cultivöeäl'air a 420,8, peul elreliK'e ; ollcperd savirulcnceö partir du douziöme join-; mais, avanl de la perdre totalement, eile passe, duranl les premiers jours, par des degrös successifs d'altönuation; et chaeun de ces etals de virulence allennee constitue im vaeein pour un elal moins allenue; il peul d'ailleurs ötre reproduil par les cultures. II esl facile d'obtenir de lasorte des vims a tous les degrös d'attönuation: des virus ires allcnnes, en laissant la haeleridie dans les conditions preeipitees pendanl 10-11 join's; des virus de moins en moins allenues, en ne l'y laissanl que 9-8,7-6,5-4, jours, etc. II esl aon moins facile de Irou-ver, dans ces virus d'aetivite progressivement attönuöe, des vaccins • apahles de pröserver, dans la suite, contre la maladie mortelle, les animaux, toul en oe leur donnanl qu'un charbon plus ou moins li i'ii in.
La baetöridie, altönuöecon.....#9632; il vient d'dtrc expliquö, röcupöre sa
propriötö sporogöne, quand on abaisse la tempörature; eile donne
alors des spores; el ces spores licritenl de l'attönuation de leni's
ascendants; elles se conservenl mieux, et donnent, en germant, des
liälnnnels adeimes C.....ine dies.
Pasteur avail ainsi reussi a eröer de nouveau dos races vaccinales dans mie seeonde espece de microbes pathogönes. On pouvait dösormais recourir aux inoculations pröventives, en vue de conjurer les ravages occasionnöa par la maladie charbonneuse; on pouvait
preparer des vaccins en teile ipianlile voulue. pour snhvenir a lontcs
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MALADIES C0NTAGIEU8E8 BACTßRIENNES.
Ics exigences, en suivanl los rögles qui viennent d'ötre exposöes, (d on realisani Ics conditions pröcitöes.
D'ailleurs la bactöridie ii virulence attönuöe peul, comme la bactörie du cholöra aviaire, la röcupörer progressWement par d^s passages successil's sur de jeunes animanx d'abord, sur des cobayes de mi, deux, trois, quatre, cinq, ilix, vingt, trente jours, puis sur des cobayes de plusiours mois, lt;lo plusieurs annöes, et enfln sur des moutons. Pendant co retour progressif ö la virulence forte, on peul ögalement, en arrötant l'opöration a temps, pröparerdes vaccinsö tous les dcgres d'activitö, comme pour le microbe du cholöra des oiseaux.
Teile esl la möthode suivie par Pasteur pour obtenir l'attönuation du virus charbonneux. L'auteur aexpliquöque c'esl encore a i'oxy-gene qu'est due cetteattönuation. II en a donnö comme preuve quc les cultures de la bactöridie, taites a l'abri de l'alr, a la tempörature do /i20,quot;i, tuent le cobaye avanl d'ötretoutö fail st6rilisöes; tandia que celles, qui ont ie contact de I'air dans les mfimes conditions, von! s'attö-nuant de plus en plus, et cessent de tuer le cobaye bien avanl d'ötro störilisöes.En röalitö, la temperature, comme dans leprocödöToussainl, semble jouer un grand rule dans la melliode Pasteur; l'attönuation est duo a l'actionprölongöe do la tompöreture do 420,8,
Pasteur avait encore reussi a alli'imer l'activitö pathogöne d(^ deux autresmicrobes(extraits. Tun do la salive d'unenfant hydrophobe, i'autre du jetage d'un cheval atteinl do la ßövre lyphoifde), en soumet-lant lours cultures a I'action prolongöe laquo;le l'oxygöne do i'air. II avait reconnu que les cultures Eaites a l'abri de i'air conservenl leur activity sur le lapin; tandis que les cultures, qui avaiml le contact de I'air, s'attönuaient et devenaiont vaccinates pour le niemo animal, avanl d'etre completemenl störilisöes.
Ghauveau a obtenu des rösultatsintöressantsoncultivanl la baetöridie au contact de i'air ou de l'oxygöne sous pression. 11 a trouvö, dans I'air comprimö, un moyen d'obtenir l'attönuation du virus charbonneux el do colui du rouget; ila reconnu quel'oxygene, sons prcs-iomnoderec, avive, dans les cultures faites a ii.'iquot;, la, virulence du bacillus anthracis, qui d'ailleurs rösiste mieux, dans cos conditions, a I'action altennanle de la chaleur, 11 a constatö qu'une tension plus forte de l'oxygöne accrolt la virulence pour le cobaye, en ladiminuanl pour 1c mouton, el qu'une tension, rapprochee de cell(! (jui tue le bacille, permel d'obtenir des spores, qui tucnl le cobaye sans tuer le mouton, ampiel (dies donnent rimmunitc par une seule inoculation. L'attönua­tion, ainsi obtenue, so transmel aux cultures de seconde gönöration, faites a 360-370 sous pression normale; le saug du cobaye, tue par cea virus attönuös, esl vaccinal pour le mouton; et les cultures, attönuöea de la sorte, peuvent conförer l'immunitö au bceuf comme an mouton. Le virus charbonneux, attönuö par la cull are en prösence do I oxygöne
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sous pression, peut (lone conförer fimmunitä par une seule ino­culation; il ost iuissi inofl'cnsir quc ceux de Pasteur, et il a ancore
raviuiluge do conserve!'sinnßme activite inlactr iluranl plusicurs niois.
Toutefois, ainsi ijuc Ghauveau la fait rossortir, la lixilr de lii virulence allenuee ost loin d'etre comparable ä celle du virus vaccin : on ne la trouve ni dans les cultures allenuees par le ohauffage, ui dans cellos do Pasteur attenuees par laelialcur el l'oxygöne a la pression ordinaire ; ello semblo existei' davantage dans Irs cultures attönuöes par l'oxygöne coniprini6. L'innocuitö du virus charbonneux atlcnue u'est, en eilet, jamais comparable ä cello du vaccin; tous les microbes d'une meine culture no subissent pas necessairemenl el siinnltanonionl la ineine attönuation; certains peuvenl conserver une activitö süffisante pour tuer : et ratl(''riuatioii ue tail (priiupriiner, aux microbes, certains signes do dogeneroscenco susceptiblos do so trans-mettre par hcrediic, mais avec conservation do la tendance a revenir au type primitif.
Ghauveau, ayant döpouillö de toute activite pathogöne le bacillus anthracis, en soumettant ä Faction do l'oxygöne comprimöde nouvelles cultures ensenieneees avec le produit d'ancieunes cultures alti'üiuees par le msect;me procödö, a reconnu cpie laquo; la perte totale de l'aptitude virulente ne sufilt pas pour enlever au bacillus anthracis son carac-töro de microbe infectieux raquo; ; quo laquo; le caractere infectieux lui est cousei've par la persislaueo de l'aptitude a creer l'immunitö raquo;; que la bactöridie, a laquelle tcjul(! activitö palhog^ne a 6tö enlevöe, peul encore vacciner, II a onsuito reussi a restituer lour virulence aux bacteridies, lt;|ui en avairnt (jte eonipleteiiieut depoinll(''es, en les cultivant dans un bouillon relativement pauvre en malieres nutritives mais additionnö de sang do cobaye, et mises en contact d'un air rarelio. Metchnikoff a conslalV' d'autro pari que la hacloridie, cultivee dans du sang do mouton prealablement rendu relVaclaire par la vaccination, s'y attönue, eontrairement ;\ CO qui a lieu dans le sang du chien naturellement röfractaire.
D'autres expörimentateurs, Duclaux pour le clou do Biskra, Cornil et Ghantemesse pour la pneumo-enWrite du pore, etc., onl obtenu l'attönuation de microbes palbogenes, en les cultivanl au contact do I'air; et d'ailleurs lo fail de l'affaiblissemont el de l'exaltation dc la virulence, suivanl les conditions dans lesquelles on fail vivre les microbes, est aujourd'lmi si bion connn. qu'on comprend plus aisement les tentatives I'aites dans le but d'obtenir une attenuation systömatique. 1)(! norabreux microbes pathogönea, ainsi quo nous I'avons drja vu, peuvenl perdre plus on inoins comphHement, sauf a la recuperer ensuite, lour virulence, quand on les cultive dans des milieux artificials; et cc resullal tienl a des causes multiples, a la constitution du milieu, a la temperature, a ^influence de l'oxygöne, de
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MALADIES C0NTAGIEÜSE8 BACTßRIENNES.
In lumiöre, otc. Ge que I'on vient d'apprendre pormol d'expliquer, dans une crriaiiu' mesure, la dilTörQnce dintensilö avec laquelle sövissent parfois deux öpizooties ou deux öpidömies de la m6mo aflfection, ainsi que ladisparitionetlaröapparition d'une öpizootie im d'une öpidöniie. Daus la pratique, dos aiiimaux se vaecincul. vraisemblahlcmcut, soit en introduisanldansleur organisme drs microbes plus ou moins attönuös ou privös de virulence, seit en introduisant des microbes forts tnais on petit uomluc.
2quot; Attenuation des virus par le chauffage. II. Toussaint, ainsi qu'on la vu, esl i'auteur de la döcouvorte du procedö d'altönuation par la chaleur, II transforma le sang charbonneux, präalablement ilolibrim'' par le batlage a I'air, en vaccin, qui ne provoque qu'une lic'vro charbonneuse bönigne et conföre l'immunlte centre l'inocula-lion d'un virus non attönuo; il lui sunn d'oxiKisor oo sang pendant dix ä douze minutes a la tempörature de .quot;)quot;gt;quot;. Ce procödö devait plus lardacquörirune röello importance; niais, tel quel'avait prösentö sou auteur, il offrail une partd'alöa trop considörable.
Chauveau, avanl d'employer l'oxygöne comprimö, expörimenta le procödä de Toussaint; il lui donna los developpements qu'il com-piirtail; il jirooisa mieux les conditions, le degrö el la duröe du chauffage nöcessaire pour vaccinifler le sang charbonneux. 11 montra qu'on pent, par un chauffage plus ou moins prolongö, ubtenir dos virus plus ou moins attenuös, comme dans le procödö Pasteur. II dömontraque le chauffage peul ötreappliquö, pourattenuer los cultures artlflcielles aussi bien et m6me mieux que le sang charbonneux. II roeounut, ou oludiaul raction altönuante de la chaleur sur la bactcridic charbonneuse, que c'est (;et agent qui joue le principal n'do dans Tattenuation dos cultures faitcs parla möthode Pasteur. II reconnul que toute culture s'effectuant, en vingt heures a l20-430, donne un mycölium fragments, qui s'attönue plus ou moins par uno exposition de une, deux, trois, quatre heures u 47deg;. II
constata que l'oxygöne n'intervient pas alors c......ne auxiliaire de
l'attenuation, qui so produil mieux en l'absenco qu'en prösence de cet agent; il reconnut que les microbes, aiiigt;i allonuos par le chauffage, peuvenl donner des descendants 6galement altönues et faciles a attönuer encore par un courl chauffage.
.\iu~i done, non seulemenl la bacteridie peul ötre attenuöe par la chaleur, mais edle peul l'ötre par la chaleur seule et plus Facilement en l'absence qu'en la prösence de l'air. A.insi encore, la bacteridie, aürmieo par la chaleur seule peul Caire souche de baetöridies al bdiueos; eile donne des spores attcnuöes capables lt;le fournir a leur tour des bälonmds allruiios. Cependani Chauveau reconnut que la Qxitö de la virulence, attdnuöeparco proc6d6, esl moindre que dans l'attönuation par l'oxygöne, et c[ue l'attenuation obtenue par un chauffage modere
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IMMUNJTß. — ATTENUATION DES VIRUS.
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a 'rl0-i'.v au contacl de l'air se transrael mieux aux gönörations futures,
Une des plus importaRtes applications du procödö do ohauffago a ('tt'failc i)ai- Arloing, Cornevin et Thomas pour l'altönuation laquo;In virus du charbon emphysömatoux. I-ü virus lt;lo cette maladle est trös resistant, surtoul quand il a ötö pröalablement dess6chä ; il peul supporter des temperatures trös ölevöes suns se d6truire, tout on s'atlöuant plus du moins, De la mallöro virulente dessöchöe s'attönue done on raison de l'ölövation de la temperature; soumise pemlanl six a sepl licurcs a 90deg;, eile luc rarement les animaux aux-quels on l'inocule; et il en est ainsi A plus forte i'aison, quand eile a 6tö chaufföe b un degrö iraquo;lus eieve. La vaccination, pour plus de söcuritö, peul s{^ faire en deux fois ; on inocule d'abord un vims aiii'uui' par im chauflfago de sepl heures ä l()()quot;-l()'iquot;; et quelques jours apres du complete rimmunitö, en inoculantun virus moins attönuö, mi viruschauffe seulement a ,.tüquot;-!tiquot;. De son cötö Kitt a ötabli qu'on peut vacciner solidemenl un animal, en une seule Operation, avec du virus du charbon symptomatique ciiaullV' si\ heures dans la vapeur d'eau bouillante a I00deg;;on agit ici encore sur de la matiere virulente dess6chee, pröparöe avec du muscle malade. L'attönuation ainsi obtenue n'est que passagöre ; eile n'esl pas transmissible par la culture.
La chaleur peul d'ailleurs servir ö attönuer d'autres virus, celui du rouget, colui du chancre mou, celui de la peste bovine, ceux donl le microbe n'est pas encore connu, etc. Elle peul mruic ötre utilis6e pourproduire l'altönuation des spores charbonneuses. Elle sert, ainsi qu'on le verra, a steriliser I cs microbes dans les produitsvirulents qu'on vent utiliser pour faire agir les matieres vaccinantes solubles.
:i quot;Attenuation des virus paries agents antiseptiques. -On adeja vu I action qu'exercent certains agents chimiquessurlapropriötöpathogöne ei la vie des microbes, et on saitque certains peuvenl 6tre employös pour obtenir leur attönuation. (Test II. Toussainl quiaatt6nut5 le premier mi vims, le virus charbonneux, par l'acide phönique. Chamberland el Huux mil paroillemont röussi a attönuer le vims charbonneux, par l'emploi de certains agents antiseptiques, et a constituer des races attenuees, par l'emploi d'une dissolution d'acide phönique ou de bichromate de potasseou d'acide sulfurique. Ainsi, labactöridie,cultivöe dans un bouillon renfermant seulement 1/600 d'acide phenique ou 1 /2000 de bichromate de potasse, pullule et donne des fllaments, tnais pas de spores ; en meine temps son activitd pathogöne s'attönue pro-gressivement. L'emploi de certaines essences a permis d'affaiblir, avanl de lesstöririliser, certaines matiöres virulentes. Ledöiail deces diverses operations sera indiquö ultörieuromenl a propos de chaque vims. Toutefois, il a paru difficile jusqu'ü prösent de manier les agents anti-
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MALA.DIE8 CONTAGIEU8ES BACTERIBNNES.
septiquos; il^ faQon ü,obtonir des vacoins sürs, ot 1c procödä d'attö-Duaiion , qui consisteä los employer, n'a i)as utu pröförö aiis deuxqui pröcödent ni ii celui qui suit.
V Attenuation des virus par la culture sur les animaux. — Leslaits, obsorvösjadis, donuaienl äpensoi'que la virulence pouvait^tre attönuöe par 1(; passage du virus sur curlains animaux. On savail que, si certains animaux exallent tel virus, d'autresralU'iiuent. Un virus, trausinis suc-cessivement a ties individus raquo;li1 uuuno especo, s'y acclimate, et y atteint bientöt la virulence maxima dont il estsusceptible pourcette espöee. Les passages (rune csprce u i'auli'e diminuent OU aecroissonl la viru-lenco ; et, une fois que l'activitö pathogdne d'uu virus est lixöo sur une espdee, ello peut parfois servir de vaccin pour d'autres espöees. Ainsi done, un virus, empnmte anno espuee, et cullive sur une autre, peut se montrer moins dangereux pour la promiöre espäco, quandon I'y raiueno. Des fails do eo genre avaieid 6t6 observös par Chauveau pour la vaccine. Dim autre eöle, un virus, cullive sur des animaux qui I'onl höberge une promiöre fois, peut egalemenl s'attönuer. Ainsi lo virus vaccin s'alleuue, quaud on lecultivesurdes sujets qui ont el6 vaccinös une premiere fois. Le virus d'unrevaccinö est done atlönuö; mais, si on no se sert que de eelni donnü par les plus belles pustules du rcvaccine, on peut avec lui conferev i'immunitöäde nouveaux suj(,'ls. Mömephö-noinene se pi'oduil avec iaclavelöe : le virus claveleux, inocul^ a des inoutuns, qui mil ele idavelisi'Sune premiere fois, s'alleuue elpe'ntelre inoculr1 sans danger a des moutons neufs, auxquels il nedonne qu'une erupl'uin tun jours b(5nigne,tout en lourconferanl l,immunit6(Pourquier).
Pasteur etTuillier, en iicclimatant le virus du rouget sur le iapin, I'ont transfonue en vaccin pour le pore. Lo virus du pore atteinl do rougel tue ordinairemenl lelapin ;el(e virus, inoculöensuitode lapin a lapin, s'aceliinale sur cet animal, et arrive ii faire perir rapidoment tous les inoeulcs. En inoculanl comparativemontädes pores lesang des dorniers lupins d'une serio ot celui des premiers lapins d'une autre serie, on constate que la virulence a 6t6 progressivement attönuöo du premier sujel mix sujets suivants ; bientöt lesang des lapins n'amene plus la morl du pore, qu'il rend seulement malade, et qu'il vaccine eon I re lo rougel grave, Le virus du rouget, inocule lt;lu pore au pigeon, le tue en quelques jours; transmis ensuite do pigeon a pigeon, il s'ac-cliinate sur eelle QOUVolIe espoce, tue plus rapidenieul les sujets i'l at:-
quierl vis-ä-vis du pore une intensitö virulente supörieure a celle du
virus emprunte dirceleinenl a cet animal.
Ainsi done, le virus du rougel devient plus faible vis-a-vis du pore, en me me temps qu'il devient j) his a el if pour lo lapin. a inesure qu'on 1(3 fail passer succossivement do lapin a lapin : tandis qu'il s'e'xalte pourlo pore el pour le pigeon par des passages succossifs de pigeon ii pigeon. I.e virus, alleiiue par la culture sur lelapin. peul ensnileetre reprodnil
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dans dus cultures artiiidcllcs et servir dt; vacoin. On peul d'aillours, on arrötant les passages succcssifsii temps, obtenir des virus h divers lt;io-grös d'attönuation, et consl ituordes vaccius fail)lcs el des vaccins forts, qu'on inoculera successivement, en vue de conförerl'immunltöauporc,
Le virus de la rage, eultivö de singe h singe; et de lapin ä lapin, fournil un nouvel exemple d'attönuation el d'exaltation. Pasteur, en le faisant passer successivement de singe a singe, a constatä son exaltation pour cet animal ct son allennalion pourlr rhicn ; en sorlc qu'un virus, qui arrive a luer livs rapidemeut le singe, a pu 6tre employe eonune vaccin pour donner l'immunitd au chien. Cultivd de lupin a lapin, le virus rabique se comports comme le virus du rougel eultivö de pigeon a pigeon : il s'exalle pour le lapin el pour le chien,
L'attenuation de certains virus par lenr culture sur certains orga-nismes, attenuation qui avaitötö oonstatöe dopuis longtemps, el, donl on trouve encore un exemple dans le passage de la baetöridie charbon-neuse a traversl'organisme de la grenouille, a done pu 6tre ulilisee pour la preparation de vaccins.
.quot;gt;quot; Attenuation des virus par la dessiccation et par la lumiere. On a vu pröcödemrnent comment la lumiöre et la dessiccation peuvent steriliser plus ou tnoins rapidemeut les virus, et comment, avani do produire la complete sterilisation, elles determinenl une attenuation progressive de la virulence'. II parailrail que les Boschimans de l'Afrique centrale se pröserveraienl des effets dangereux des morsures des serpents venimeux, on s'inoculant une pincee de la glande dess6-elu'e de cos inemes serpents. On pourrait done, par chaeun de cos inovcns, arriver, comme Arloing I'a realise en faisant agir la lumiere sur le microbe du chai'bon, ä obtenir des vaccins. La dessiccation est utilisee pour obtenir raUenuation du virus rabique.
6deg; Attenuation des virus par la dilution et la filtration. — La dilution d'une liumenr virulente, teile que la lymphe vaccinale, le claveau, etc., pent rendre son action moins intense; et on avu, ft propos des travaux do Chauveau sur la nature intime de la virulence, comment s'explique cette attenuation. La nitration imparfaite agit de meine ; rareliant les germes, eile peul attenuer les effets des virus qui, pour agir avec intensite, doivent ötre inoculös a certaines doses. Par In dilution et la filtration imparfaite, on arrive done au möme result.at que si on inoculail d'emblöe de faibles doses de virus. Avec la filtration parfaite, ö. travers le plätre ou la porcelaine, ondebarrasse les cultures et les liumeurs virulentes de tonl.es les bacterics pathogenes, et alors I'immunite u'est obtenue, ainsi qu'on va le voir, qu'en introduisant des doses relativement fortes de la maliere lilln'e.
Les virus allenues, ou all'aiblis, diHermineut une maladie lienigne, fabriquent des toxines moins abondantes, moins actives, et modiflenl avantageusemenl la nutrition des tissns, provoquanl la secnHion (le
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MALADIES C0NTAG1EUSES BACTER1ENNES.
substuncös bactöricidos^texaltant lepouvoir phagocytairo doscellulos, Le iiii''iiio n'suliai peut 6tre atteinl avec les matiöros vacoinantes solubles et avec 1c sörum des sujels räfractaires ou immuiiisös.
D'ailleurs les microbes, attönuäs ou hum. conförenl I'immunitd en pullulant et onfabriquant des produits vaccinants duns I'organ is me.
III. — Matieres vacoinantes solubles.
Di's IST1.raquo;, Chauveau avait constatö que Irs hrdiis algiTicnncs, auxquelles on inoculele charbon pendanl la gestation, communiquont ft leurs agneaux un renforcoment de I'irnmunite naturolle ö la race, el qu'en gänöral les brebis pleines, vaccinöes pendant lagcstation, transmeltent rimmunitö. Or, si, dans quelques cas, des bactöridies avaienl pu passer de la more au foetus, il y avait sürement descasoü clli's n'avaionl jias passä; en sorte qu'il ötail aiiigt;i ötabli, unefois de jilus, que l'imraunitö höröditaire du charbon tient a la prösence, dans le sang de la more, de substances solubles vacoinantes, ijni, dans l'espöce, avaienl passo de la möreau foetus.
Dans men Traitd des maladies conlagieuses, publiö en 1880, j'avais ('mis l'idöe del'existence d'un poison fabriquö par 1'agent virulent de la rage; et j'avais attribuöö ce poison la propriötö de produire Irs lesions et les symptöraes de la maladie. J'avais relatö, a i'appui de ma maniöre de voir et ö titro de preuve oxpörimentale, im cas dans lequel j'avais i di ten n des syinplüines nerveux et la morl an boul d'un jour chcz deux inonlnns, a qui j'avais injeetö en quantity considörable, dans le pöri-toine, le produit obtenu en exprimant la malirrc des eenl.res nerveux dun rhii'ii enragö. Prcsque en infime tempsj'avais, le premier, drmon-tr6, par des experiences sur des petits ruminants, qu'on peul conferer riminnnilr centre la rage; je l'avais obtenue en injectant le virus rabique dans la veine du mouton el delachövre. En ISK(i. dans men Traili sur In rage, je citais dc nouveaux Tails d'intoxication observes sur des la|iiiis, des eliiens el des moutons, qui avaienl icm de fortes doses de virus; el jo relatais une expörienco dans laquelle j'avais echoue, en essayanl dc rendre rabique, par inoculations et injections hypoderraiques, un mouton qui avail reeu m injection intra-pleurale une dose considerable de matiöre rabique pröalablement chauffde i\ l'6bullition el (lltröe.
On verra phis loin, a propos tie la rage, comment on proeöde ä la preparation de la matiere, qui doil 6tre inoculöe aux personnes mor-dues, pour les pröserver de la maladie. C'est avec des moelles dessöchöes • in'nn fail les Emulsions destindes aux premiöres inoculations pröserva-trices; et on arrive progressivement ö inoculer des moelles de moins i'ii moins dessechecs, pour completer la preservation. La dessicca-tion tue le virus rabique an boul dun certain temps; en sorte que
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[MMUNITE
ATTENUATION DES VIRUS.
aoii
l'inoculation d'une Emulsion pröparöe avec uno moello dessöchöe no tue pus; at iK'aiuiuiins une pai'eillo operation peul conförer l'immu-nitöi d'aulaat mieux laquo;jik! Irs inoculations sont plus oiultipliöos etque, commencöes avec des luoollos anciennes, dies aonl continu^cs avec desmoelles de moins en moins anciennes, et, parlant, de moinsen moins dessöchöes. Duns cette mölhode de vaccination, 011 commence done par inoculerdes moelles störiles; puis on continue los inoculations, en eniployant des moelles de niuiiis en moins appauvriea en virus; ol on en arrive a inoculer, les derniers jours de la medication, des moellos trös virulentes. Pasteur pensait (1887) que, dans les moelles rabiques, i 1 y avail le virus, que la dessiceation dötruit, et vine mallere vaccinante,
qui se conserve [ilus longtemps et qui conföre l'i......unitö. Que si on
inoculedes moelles dans lesquelles tons lesgermes ne sont pas dötruits, el enfln dos moelles ä virulence tres forte, c'est dans I'uniquo but do renforcer l'immunitö, enintroduisanlde grandes quantitös de matiöres vaccinantes dans l'organisme, Les vaccinations antirabiques semblonl dune deiiiuutrei' I'existencG et l'influence d'une maliere vaccinante distincte de l'agent pathog^ne. On pout croire lögitimcmont quo le germe rabique s'accompagne d'une maliövc chimique vaccinante; et que, dans la mrlhodc do vaccination Pasteur, cette maliere inlervient d'abord soule, pour pröparer l'organisme a resisier a faction des germes dejä iulrodnils, on qui sont inocules eiisuile avoc les moelles moins dess6chöes. L'immunitö döflnitive est ensuite achev6e par les matieres, que produisent les germes introduits avec les moelles do imiins en moins dessecheos.
Salmon et Sinilh (1888-1886) avaieni conlerc l'immunitö, contre le cholöra-hog (pneurao-ent6rite), an pigeon, en lui injectant des cultures du microbe de cette maladie sierilisres par le chaullage. Toutefois, leurs expöriencos donnaient prise a certaines critiques : ils avaient (diaud'e les cultures une heure entre 36deg; et 60deg;; ils avaient constate, par 1'ensomencoment de nouveaux bouillons, que la sterilisation otail reelle, cl avaieni obtenn l'immunitö avec les cultures ainsi chauHoes. Or, on sail, depuis les recherches de Maximowitch, quo des baetöries, soumises a des influences capables de les dötöriorer, peuvent perdre leur propriötö de vögöter dösormais dans des milieux artiflciels, tout en conservant celle de pulluler dans l'organisme; et, comme le pigeon n'est pas trössusceptible vis-a-vis du cholera-hog, il a pu arriver qu'on lui ail inocule des liacteries qui, elind siiuplement atlennees, ne t'ont pas rendu malade sörieusement et lui ont procurö l'immunitö. Pour etreeu droil de conclure a l'immunitö par une substance vaccinante indöpendante de la baetörie, il etUdonc fallu flltrer les cultures, on les sti'i'iliser a ane lemperature plus clevee, ou vorifler, par la culture, si les tissus des pigeons inocules ötaienl exempts du microbe.
En iss', Wooldrige aurail conferö au lapin l'immunitö contre le
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charbon,ense servant do cultureschauflföea ö NTquot; on lillrees. Laiudme aiini'i', Cliarrin aätabli qu'on peul conförer aulapinrirainunitöoontre In maladioDyccyanicjue, enlui Injectant sous la peaula culture du Im-cillus pyocyaneus, pröalablement döbarrassäe ilc tout microbe par la filtration sur porcelaine, ou störilisöe par lachaleur. La rodme aunöe encore, Hnux et Cbamberland ont dömontrö lapossibilitö de conförer riinmuiiitü contro la sepücömie gangreneuse, en inoculant les sub­stances solubles des cultures du microbe septicogöne.
L'immunitö centre lo charbon symptoraatique peul 6galement etro obtenue par l'inoculation de substances solubles, ainsi que Uoux l'a dömontrö le premier, et ainsi que Duenschman l'a constatö a son lour. Los liquides liltrös sur porcelaine paraissent plus actifs que cnux cliaullus u IIiiquot;. Lescobayes, vaccinös contreja'septicömie, iu^ rösistent pas pour cela au charbon symptomatique; mals ceux vaccinös contre le charbon symptomatique rösistent souveni ;i l'inoculation du vibrion septique (Roux).
A leurtour, Chantemesseet Widal, et plustard Sanarelli, ontconstatö que lus souris, qui ont ötö pröalablement inoculöes avec du bouillon prive de bacillcs, mais dans lequel ont vöcu des colonies typhiques, rösistefnt onsuite au virus actif de la (iövre typhoKde.
Coiniue II. Toussaint et Chauveau l'avaientötabli, et plustard Wool-drige, la baetöridie charbonneuse, eile aussi, söeröte une matiöre vaccinante, Pasteur, ayant constatö que le sang charbonneux chauffö pendanl (iou\ ou quatre jours a iV .'i, ne contient ni spores ni baetöridies Vivantes, et l'ayant injeetu ii des lapins, obtenait dans quelques cas rimmunitü. Koux cl Ghainborlaud onl ensuite fourni la. preuve dirocte et concluante que la baetöridie söeröte röellemeni un vaccin chimique. Ils onl donnö l'immunitö au mouton, en lui Injectanl sous la peau tiu sangdi1 mouton charbonneux, döpouillö de baetöridies vivanies par un chaafFage de quarante minutesö 58deg;5, Us ont done re-connuqu'ilya bien dans le sang charbonneux une matiöre vaccinante; mais ils ont constatö qu'un chaufifage trop long ou ä un degrö trop ölevö l'altöre. En effet, le sangeharbonneux, chauffö di\ minutesä 100o-H8o, perd sa propriötö vaccinate; le mouton, inoculö avec une decoction do sang ou de rate, est tuö ensuite par le virus tort, bien qu'il rösiste mieiix que los tomnins. II fallait done ne pas aller jusqu'a une tempö-raturesi clevre; et Roux et Ghamberland se sont arrötös ä la tempö-rature de üHquot;. Du sang charbonneux, enfermö dans des lubes qu'on scelloä la lampe, ctmaintenu cinq jours de suite durant une heure par jour dans un bain d'eau regle a ;')8quot;,iic donnejamais de cultures et pent ötreemployö pour vacciner le tnouton, Toutefois, sa propriötö vaccinale est affaiblie; aussi conyient-il d'inoculer a fortes doses le liquide, qui s'öcouloducaillot. Losmoutons, qui le resolvent en quantitö süffisante dans le lissu ccllulaire, rösistent ensuite ä l'inoculation du virus fort.
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(jiii lee rend cependant sörieusement malades, et tue mdme ceux qui n'ont re?u quo de falblos doses de la matiöre vaccinante ; on sorte quo rinmmnito conföröe par le sang chauffä ost moins solide, tnoins com-plöte que collc doniu't! par les virus allönues. D'atlleurs, la dose de s;iiif,r rliaullVi nöcessaire pour donner l'immunitö varie suivant les individus ; il y en a qui l'onl acquise avec s centimötres cubes, tandis que d'autres ne l'ont pas eue avec Hl centimötres cubes et 32 centi­mötres cubes ; du resto les moutons vaccinösse montrent d'autant plus pöfractalres qu'ils ontre^u de plus fortes doses de sang chauffö.
En resunu';, il döcoule des recherches de Houx et Chamberland que, quoique le charbon bactöridien ne se pröte pas faoilement h une dö-inoiislrutiün decisive de la vaccination par substances solubles, a cause ile I'altoration de ces matiöres par la chaleur, rimmunltö pent ötre conföröe avoc du sang charbonneux privö de bactöridies par le pro-cedo do chauffage pröconisö par II. Toussaint, Toutefois l'immunitö ainsi conföröeestdecourte duree, beaucoup moinspersistante quecolle (ju'on obtient avec les virus allenues; eile no dare quo quelques jours; u bout de vingl-quatrejours, deux vaccinessurlroisne l'ont döja plus. raquo;o nouvelles expöriencos, faites par Roger, Chauveau, A.rloing, Marmier,Petermann, ontconflrmö la conclusion döjäformulöe, relatilaquo; vement a la production d'une matiere vaccinante par la bactöridie.
II semblo en ötre de möme pour le bacille du cholera asiatique, ainsi quo cola rusulte des travaux de Gamalöia et de Lcewenthal. Le staphylococcus pyosepticus pourrait, non seuleraent etre attönuö ei rendu vaccinal, mais ses proprietes vaccinantes persisteräient, quand on enlöve des bouillons de culture le microbe par le chauffage ou la nitration (Höricourt et Hiebet). De plus le sang de chien ante-rieureraent vaccine donnerait l'immunitö au lapin par transfusion intra-pöritonöale, de möme quo loserum des lapins, morts du charbon symptomatique, peut se montrer pröventif (Duenschmann),
D'autre part, en aecoutumant les animaux aux toxinesmicrobiennes, on arrive a lour donner rimimiuite centre l'action pathogöne des nii-crobes, centre la maladieen unmot, bien quo cette Immunitö, con-trairement ä celloqui est donnöepar les virus attönuös, seit longue el pönibleä acquörir et dure pen lo plus souvent. Et d'ailleurs d'Arsonval et Churrin, pourles toxines de certains microbes, Physalix, pour los venins, ont constate raction attönuante de l'ölectricitö, qui pennet de rendro ces produits inolTensifs saus les empöcher de produiro leurs effets iinmuiiisanls.
En resume, il est parfaitement ötabli quo les baetöries pathogönes söerötentdea matiöres solubles, qui peuvent ä olles seulcs conförer rimmunilc. Kilos peuvent les si'creter dans feiles conditions et non dans fidles autres; olles peuvent, suivant les milieux on olles vivent, les donner plus on moins actives. Certaines peuvent produiro. des
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inaiii'res capubles (1(^ vaccinei' oontre d'autros ßgpäces, ainsi que le fonl croirelo connaissance dos virus antagonistes ot lestentativesde bactöriotliärapiosignalöesplus loin, D'ailleui's, les substancos solubles vacoinaates, comme les substances solubles morbiüques, peuvonl ölro fabriquäes, avons-nous vu, dans l'ovganisme infectö, commo dans U's cultures ot se reli'ouver dans le saug, dans les lesions, et 6tre elimi-nöos avec les urines, clr.
Quel bienfait of (juel progrös rösulteraienl diquot; cos döcouvertes, si on arrivail im jour a pouvoir vacciner efficacement, par l'eraploi de tna-tiöres facilesä mauler, el incapablesde se multiplier dans l'oi'ganisme, au lieu de vacciner avec des vims plus on moins attenuös, qui peuvent parfois ongondreruno maladie grave en pullulanl dans röconomie. Malheureusomenl on n'en est pas encore arrivö amp; cebul lanldösirablo ; et l'imperfection, ou l'incertitude, ou la courto duree de l'immunitö conföröe avoc certaines de ces maLieres vaccinantes, no laisse pas de ralentir l'enthousiasme des premiers jours. Neanmoins il y a lieu d'espörer que, dans certains cas, par exemplc lorsqu'il s'agira de con-l'erer l'immunilu centre une morsure, ou centre une inoculation mi contamination accidentelle döjft produite, l'etnploi des matiöres vacci­nantes soluliles jiunrra (Mre ntile.Toutefois la vaccination par matiöres solubles u'csl pas sans danger; certaines, qui semblenl d'abord bien supportöes, peuvent agirälongue öchünacc el entratner des dögönöres-cencesgraves, morlelles meme.
Les bactöries pathogönos, qui sücrötenl des matieres morbig6nes, secröient-elles aussi des substances vaccinantes; en el'autres termes y a-t-il plusieurs söcretions ou la meine esl-elle a la [eis patbogöne ot vaccinanto ? Charrin a dömontrö que, pour le bacille pyocyanique, la fonction virulente ne sc conloiul jias avee la fonction chromogöne ; et Bouchard a ötabli que la fonction chromogöne et la fonction vacci­nanto du m6me bacille sonl indöpondantesTune de l'autre, la premiere pouvantötresupprimöesansquela seconde disparaisse.Onpeutsoutenir que la fonction vaccinanto seconfond pai'fois avec la fonction virulente, et (pie e'esl la mauere pathogöne qui ost en meine temps vaccinale, puisqu'on n'a pas encore reussi a isolei' des suhstances pathog^nes et des substances sitnplemenl vaccinantes dans les produits des microbes virulenls. Cependanl on a aujourd'bui des preuves, qui autorisent ä croire au dualisme des deux fonctions, c'est-ä-dire a la production, dans certains cas tout an moins, de deux ordres de substances, les nues pathogönes, et les autres vaccinantes, dans les milieux oü out vi'cu des bactöries virulentes, En ell'cl n'est-il pas admissible que dans les matieres virulentes (prodnils emprnntes aux malades, cultures), qui ont ete altönuees au point de conferer l'immunitö sans determiner d'accldents morbides, on a dötruil une substance pathogöno et res­pects une substance vaccinante ; el cette croyance ne s'impose-t-elle
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pas aveo plus do fores dopuis laquo;iuu Chauveau est venu dmonlrcr crue ia baotöridie, döpouillöe de loutc activity virulente, poutnöanmoins eröer lus conditions de rininniiiile ? D'ailleui'S, on a pu (Eodot el Gourmont) söparör, au moyen do I'alcool, la matlör'o vaccinante do la substance toxiquo,dans ies cultures du stapbylocoquo pyogöno.
L'iramunit6 produlte par los matiöros solubles vaccinantes est moins durable (jue cello qui L'äsulte del'action des microbes plus ou moins alli'iuu's; et cola tiont a co quo, dans ce dernier cas, l'öducation des leucocytes so fait progressivoment et se continue laut que vivont et seccüleut les microbes. Les produits microbiens iigissent en stimulant factionphagocytaire; l'immunitö, qu'ils entralnent, ne tientpas ii lour presence meine, vu que, uulle au debut, alors qu'ils sont an maximum, eile augmente ii mesure qu'ils soul öliminös, et porsiste un certain temps api-es leur complete eliininatioii ; les cellules des individus vaccines soul entnihnics ii cxercer un role phagocytairo jilus accuse, grace a une modification plus ou moins persistanto de leur nutrition et do leur activile.
IV, — Vaccination. — Inoculations preventives. Bacteriotherapie. — Serotherapie.
On a deja vu comment, avant et apres la substitution do la vacci-iialion a la variolisation, on avail reussi a allouuer l'ell'et de certains virus, par le choix do la region, ou par lo |)i'ocede d'inoculation, ou par l'emploi de faiblcs doses, et commeuton est arrive plusrecemment a obtenir des virus altemies et des substances capables de donner l'immunitö. De la vaccination proprement dite, c'est-ä-dire de celte operation, qui consisteii inoculer le virus vaccin pour preserver de la petito veröle, il u'en sera pas question ici. Mais le mot vaccination a pris dc nos jours une signification plus generale ; on I'applique couramment a toutes les inoculations, faites au vue de conlerer rimmunitö, et on qualiile ä tout instant do vaccins les virus allenues ou affaiblis. En sorte qu'ötudior la vaccination e'est faire Texpose des principes des inoculations preventives en general. Cet exposö se trouve d'ailleurs contenu en grando partie dans les notions qui precedent, au moins en ce qui conccrno le point do vue scientilique; quant amp; la partie technique et pratique, eile trouvera mieux sa place dans l'etude de cbaque maladio en particulier. Pour le momenl il sullira done dc rappeler les principales maladies contre lesquelles l'inoculation pröventive est possible, et d'indlquer ä grands traits les regie's generales applicables dans lapluparl des cas.
Les principales maladies infectieuses des aninmux, contre lescpielles l'inoculation preventive par un mode quelconquo est possible ot utile, sout assez nombreuses, ce soul : la cluvelce, la peripneuinonioconta-
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MAUDIE8 CONTAGIEU8E8 BACTE81ENNE8.
gieuse, la Qövre aphteuse, lu oholöra aviaire, le charbon bactöridien, le charbon emphysömateux, le rouget, la rage, etc.
La prösorvation raquo;st obtenue : tantöt par l'luoculation de virus non alti'nues (clavelöe, pöripneumonie, flövre aphteuse), donl on arrive a modörer les effets par le procödö d'Inoculation employe on par le choix de larögion; lantöt par l'injection de virus non alU'niiies dans le torrent circulatoire sanguin (pöripneumonie, oharbonemphysömateux, rage); tantöl [iar rinjecliun süiis-rulaiiee de virus plus ou moins atte-iuu's (cholira aviaire, charbon baetöridien, charbon emphysömateux, rouget, rage); et tantöt par l'inoculation de virus störilisös, autrement dil par l'injection des substances vaccinanles solubles tabriqu6es par les microbes (charbon baclurien, charbon baetöridien, rage, etc.).
Certaines maladies (variole, clavelöe, flövre aphteuse, pöripneumo­nie), qui acquiörent leur maximum de gravid1, lorsque leur virus a pönölrö dans l'organismc par les voies digestives, par les voies respi-ratoircsou par la voie placentaire, offrent une gravitö et une gönöra-lisation moindres, quand on insöre la matiöro pathogöne par piqüres dans une region de la peau. C'est cette difförence de gravitö qui ex-püque pourquoi on arecours parfois ä l'inoculation surla peau, quand onveul, parune affection bönigne, pröserverdes individusexposösäla contagion naturelle, lt;[ui leur procurerait une tnaladie boaucoupplus grave. Par ce moyen, on uc dötermine le i)lus souvent qu'un ötat mor-bide de peu de gravitö; et cependant il enrösulte une impregnation gönörale ile l'organisme par les matiöres vaccinantes söcrötöes, en vertu de laquelle les elements constitutifs des tissus acquiörent la facultö de dötruire hie et mine les microbes pathogönes, qui viendraient a s'introduire dans l'öconomie par les voies naturelles dcla contagion.
Nous avons döjä expliquö pourquoi les suites de l'inoculation locale restaient continees aux j)oinls inocules. Toutefois, ainsi qu'on l'a pareillement vu, ce n'est pas lii une regle sans exception. En effet,des accidentsgönöraux, des lesions multiples, la maladie gene-rale clle-meme, peuvent ötre la consöquence parfois de ccs inocula­tions locales, qui offrent par consequent nn double (langer : celuj d'entretenir des foyers de contagion, car le virus de la maladie ainsi donnce n'est pas attönuö ; et celuide produire quelquefois la maladie grave qu'on vouluit prevenir. Mais, meme ainsi envisagee, l'inoculation de certaines maladies, de la clavelöe et de la flövre aphteuse par exemple, neu est pas moins indiquöe dans quelques cas, notamment quand on so trouve en presence de troupeaux infeetös, et qu'on ne pent pas separer convenablement les malades des suspects. En pareil cas, l'inoculation a des avantages multiples : eile donne ä beaueoup d'animaux une maladie moins grave que celle lt;[iie leur (lonnerait la contagion naturelle, qui les atleimlrait tot on lard ; eile abrege la duröe de l'öpizootie, en rendant tous les animaux malades en meme
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temps, et olle pcrmet do faire ccsscr plus tot rapplication lt;le mcsures sanitairos oaereuses, genantes et vexuloires.
L'injection intra-velneuse tie virus non attönuös mörite certains-mcnt une mention spöoiale. Elle peutdtre utile pour preserver les animaux ile la peripneumonie et du charbon emphysömateux; toutefois, eile peutparfois, ainsi qu'on le verraft propos de ces affec­tions, s'aecompagner d'aceidents graves. En ce qui concerne la rage des animaux herbivores, eile est toujours indiquee pour preserver les sujels dejii niordus (üallior); eile n'entruine jamaisdo suites laeheiises, et eile est el'lieaeo surtout si on a soin do la repeterplusieurs fuis.
L'injection sous-oulanöe de virus plus ou moins altenuös produit des resullals cxoellents. C'est grace a eile qu'on est arrivö a pröserver du cholöra aviaire, du charbon baetöridien, du charbon eraphysömateux, du rougcl, de larage, etc., etc. Le plus souvent l'opöration se fait en deux temps et aver, deux virus d'inogale intensile. On inocule d'abord un virus li'es iilteime, incapable de produire la inorl, niais capable d'occasionner un certain malaise et de creer une certaine iminuiiite, qui permet a l'organisme de supporter I'inoculation d'un virus ])lus fort. An bout ile quelques jours, on inocule un second virusattenue, niais plus actif, qui, grace ii l'iroraunitö partiolle creee par le premier, n'occasionne encore qu'une maladie bönigne, et renforce 1'immunity, an point de permottre dösormaisä l'organisme de resistor pendant un temps plus ou moins long äla contagion naturelle.
Les virus allenues eonleront l'immunitö, ainsi qu'on I'a vu, par les matieres vaccinantes, qu'on introduit avec eux, et par cellos qu'ils fabriquent dans l'organisme, en produisant une affection altönuoo. Pour obtenir une immimite serieuse, complete et durable, il semble nöcossaire d'inoculer des virus attenues seulement dans une certaine mesure et capables do provoquer un elal morbide appröciable. Ainsi, lesraoutons qui subissent, par suite de la vaccination charbonneuse, une elevation considerable do temperature acqnierenl une irnmunitö complete; landis quo ceux qui n'ont pas eu la lievre vaccinale ne I'acquiferent pas. Mais le fait de pouvoir donner rimmunile, avec la bacleridio dopourvne de toutc virulence el avec des substances do-pouillöes de tout microbe meine alleime, domontre qu'il u'est pas absolument nöcossaire d'inoculer des virus pen allenues. On peut suppleer ii la qnalite par la quantity.
Des döceptions sent possibles, quand on emploie, menu1 avec le pins grand soin, les virus alleiiuös. On pent voir se produire des accidents graves parfois et meme la mort, soil parce que les vaccins etaient trop forts, ou avaienl röcupörö, sans qu'on s'en doute, une partie do l'activitö qui lour avail 6t6 enlevoe, soil parce que les indi-vidus etaionl douos d'une snsceptibilib'speciale, qu'on ne pouvait pas prövoir. D'un autre cole, on pout ne donner qu'une immunile incom-
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MALADIES C0NTAG1EÜSE8 DACTERIENNES.
pK'io, du de oourto duräe, ou inöim; n'en conforer aucune, soit que hi dose ait 6t6insuffl8ante,8oit parcequele virus s'est trouA'dtrop allönuö. II faut en effot ne pas perdre de s'ue : laquo;pie lee virusaltönuös n'ontpas um' flxitö absolue;que tousles germes d'une culture peuvent ne pas 6tre egalemenl allenues; qu'ils peuvent röoupörer accidentelloment, dans le corps de l'aniiual, leur öuergie pj'emiereet le tuer ou le rendre trös malade; qu'ils peuvent continuer ö s'altönuer avoc le temps, el ne conforer aucune immunltö ou qu'une faible immunitö, quand on lesinocule; que la susceptibilitö des organlsmes varie suivant les espeees, suivant les races, suivant les individus, suivant les ages, suivani les climals, suivant les conditions amLiantes, etc.
L'inoculation des mallere vaeeinantes solubles n'a pas encore reen d'application dans la pratique, si ee n'est dans les inoculations anti-rabiques pratiquöes sur l'homme; et encore, la möthode est tnixte, pourrait-on dire ; car, si on inocule d'abord a peu pr6s exclusivement de la inaliere vaccinante avec les moelles dessöchöes depuis un certain nombre jours, on inocule ensuite de la matiere vaccinante ct des germes qui en ridiriipienl, dans Forganisme. Les avantagos qu'offri-raient les inoculations preventives, taites avec des vaccins chimiques, seraieni sect;normes. A.vec mix plus de maladie microbienne ontretenue, plus de contagion possible par les inocnlrs, phis de dissemination de germes paries matieres et les cadavresde ceuxqui succomheraienl, et facilitö plus gra rule d'eviter les accidents el les complications graves, parlanl nioins de mortalitö el plus de confiance de la part des pro-prielaires et des personncs intoressöes. Toutefois, l'inoculation des substances vaeeinantes solubles n'apparall pas comme complötement dönuöe de dangers ; eile peul s'accompagner d'accidenls, d'une intoxication plus ou moins grase, si on ne dose pas au gre de l'orga-nisme les matiferes introduites.
Si Irs produits microbiens Cavorisenl ordinah'ement le dövelop-pement des infections, il arrive quelquefois cependant qu'ils aident i\ la giierisou de l'organisme infects. D'ailleurs la meme association microbienne peul avoir des effets opposes sur deux espöees difförentes : ainsi,eii injeclant, a des lapinsetö descobayes,ducliarbon baetöridien mölangö a des cultures stcrilisöes de bacillus prodigiosus, on observe un eltrt thörapeutique plus ou nioins accuse sur le lapin el nn ell'el favorisanl sur le cobaye.
Quand deux on plusicurs espeees de hacleries sonlinlroduites simul-tanöment ou successivement dans le meme organisme, il arrive souvenl qu'il y a lulle el concurrence vitale nitre elles, et que celle qui se döveloppe le plus rapidement ötoufle les autres, ou tout au moins allenur. el masque leurs effets. On a, de l'antagonisme d'un virus contra un autre, un exemple remarquable dans la pröservation
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centre la variolc par la vaccine, ün pareil antagonisme a ötö ro-connu chez la poule (Pasteur) entrc la baetöriedu cholöro aviaire et le baclllo du charbon. Dans la mödecine de riionune, on avail d'ailleurs reoonnu que la substitution de la conjonctivite blennorrhagique a la conjonctivite trachomateuse, ögalement dötermlnöo parune baotörie, constitualt un moyen de faire disparaltre cette derniöre; et jilus rö-cemraent on faisait encore (Wecker) un puissant moyen de guorison, contreelle,delaconjonctivitcdetermineeparlosliacti''rics, quipullulont dans l'infusion de j6quirity, La concurrence vitale des baetöries s'observe dans les milieux do culture et dans lesorgauismes. Ainsi, un bouillon, dans lequel a vecu la baetörie du cholöra aviaire, cultive mal lo bacillus anlbracis (Pasteur) et le bacille de la lievre lyplumle (de Freudenreich). Lapullulation de certains microbes dans un milieu de culture lui donne souvent I'immunitd contre lapullulation d'autres baetöries (Carre). Le bacillus pyocyaneus et le bacterium phospho-rescens empöchent ou entravent notablementledövelopperaent des mi­crobes dans les milieux oil ils out vecu ; d'autres, auoontraire,tels que le bacille typhique,le bacillus anthracis,lemicrobeduchol6raaviaire, etc., serablent exercer une fälble influence sur la pullulation des microbes dans les milieux oil ils oat vögötö; il en est enlin qui ne genent le döveloppement que de quelques baetöries. Certains microbes tels que le bacillus pyocyaneus, le micrococcus prodigiosus, etc., s'accommo-dent de lous les bouillons; d'autres, tels que celui du cholöra aviaire, celui de la morve, celui de la lievre lypluude, etc., supportent moins bieu lalteralion de lenr milieu de culture. Certains, tels que ceux du cholöra aviaire, do la lievre lypboide et du cholera asiatique, ne se cultivent pas facilement dans les bouillons; ou ils out (b'japullub' (de Freudenreich). Celui du charbon pent se cultiver dans son propre
bouillon (Pasteur) ;mais 11 s'attönue, par des cultures, clans des bouillons ayant servl ä cultiver la baetörie du cholöra(Zagari); d'ailleurs, le bacillus anlbracis ne semble pas former les meines produits clans les bouillons que dans I'organisme, ear on (Holla;, anra.il trouvö, dans les cultures sur viande hachöe, une ptomaitne ires active, lt;pii ne se rencontre pas dans Irs milieux liquides oü il s'est döveloppö.
La concurrence vitale des baetöries dans l'organistno mörite, ([unique mal connue encore, d'elre prise en seriouse considöration; car, de meme (pie la pröservation contre la varlole par la vaccine, eile laisse entreyoir la possibilitö de prövenir ou d'altönuer des affections graves par l'inoculation de microbes moins dangereux. Get antagonisme des micro-organismes a ötö signalö dans des cas döjä assez nombreux, en outre de ceux dont il a ötö question ci-dessus. On a signalö (Martin) I'heureuse influence de la gourme sur la guörison de certaines affections chroniques, lelles (pie, eaux-aux-jambes, crapaud, etc.; on a obscrvödescasdeguerisondolaluberculose(lupus),alasuitedelasurve-
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nanoQ d,un6rysipöledelafac6(onaoep6ndan1 vulaBurvonancedel'örysi-pole aggraverla tuberculose); lt;ni a vu (Cantani) l'ötat d'un i)litisi([ue s'amöliorer ö la suite de ['inhalation prolongöe de bacterium terrao. Emmerich a dömonlrö que ie lapin peut ötre prösorvö du charbon par l'inoculation du microbe laquo;le i'örysipöle, taite avant, pendant ou aprös celle de la bactöridie. Pawlowsky a ögaleraent röussi h prösorver le lapin conlro le charbon, en lui inoculant lc microbe de l'örysipöle avec la bactöridie; mais il a constatö quL', dans la suili}, il ne restait aucune immunitö centre le charbon; et d aussi reconnu que le bacillus prodigiosus, le staphylococcus pyogenes aureus, et le pneumocoque peuvonl exercer une certaine pröservation. La pröservation du lapin centre le charbon par le microbe de Ferysipele aelo veiifiec par Zagari, qui a reconnu laquo;pic le cobaye n'est pas rendu röfractaire par cette m6lhode,maisqu'ilpeul l'ötre par l'inoculation du microbe du rouget. On a enfin remarquö un certain antagonisme entre lebacille (luorescenl el los coccus du pus, les mici'obesde la pneumonic el ceux de la flcvrc typhoKde (Garr6); entre le bacille do la flövre typhoKde el la bactöridie (Pavone); entre la bactöridie charbonneuse et le bacille pyocyanique (Bouchard). lt;gt;n a parlö de l'action curative de la levure de biere centre ladiphtörie, le muguct, la flövre typhotdo el le charbon. On a remarquö;quecertaines maladiesinfectieusesintercurrentes(6rysipöle, scarlatine, ilövre lyphol'de, cholöra) exercenl un effet curatifsur des tumeurs malignes; que la vaccination des enTants atteints de coque-luche amöliore leur 6tat; quo los cultures pyocyaniques störilisöes exercent une action antagoniste, a l'ögard du virus charbonneux, ei qu'elles peuveni donner do bons rösultals contre la flövre typhoKde, en stimulant la döfense de l'oi'ganisme ; quo le charbon pourrail 6tre guöri par les toxinesdela putröfaction.
Grftco aus progrös de la science, on en arrivera peul-6tre un jour a mieux connattre les anlagonismes, et a pouvoir prösei'ver, contre les effets do baetöries nocives, par ['inoculation de baetöries moins dangereuses ou tout a fail inoffensives; et la baetöriolhörapie rendra peul-6tre quelques services au m6me litre que les inoculations pre-ventives faites avec des virus attönuös.
L'attenuation des effets d'un microbe, par un autre, tient, non seu-lement al'influence des produits söcrötös par le second, qui nuisentau premier, l'attönuent, le tuenl ou l'empöchcnl de so dövelopper, mais gurtout au phagocytisme, que facilitenl l'aflfaiblissement d'une espöee par les produits de ['autre, la stimulation qu'ils exercent, et la concur­rence vitale des deux espöees.
La Sdrothamp;rapk ou Sinmlhärapie pout ötre döfinie, un proeödö de vaccination et de traitement, qui consisteö injeeter, a desindividussains du malades, dans un bul pröventif ou curatif, du sang ou du sörum sanguin de sujetsröfraetaires ou immunisös.Gette möthode de prophy-
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laxio et do ttaitomcnt estdörivöfl desrecliofchns, quiont döinonträ iiuo l'immunitö peut ölre transmise aveo le saug privö do microbos.
En 1H7!raquo;, Ghauveau avait oonstatö iiuole sang des animaux [mmunisöa coiitro lo cluirbon poul communiquer l'immunitö ; et Toussainl avait ulalili quolque teiiii)s aprös qu'on peut vacciner le mouton, contro le charbon, avec du sang charbonneux, dont les bactöridios a\aient etti prealableinent tuecs par la chaleur, Ultericurement on eonsUila ([iie lo sang des sujels röfractaires ou vaccines est plus cm moins microbicide et immunisant. On avaitobtenu certains rösultats, controla tuborculose, avec lo serum de sang de chion (1888-Ch, Riebet et Uöricourl), et avec le sang de chövre (1890-Bertin et I'icq, Uerniieim\ On avait reconnu, (jue le sang, prive de globules rouges et blaues, exerce une action microbieido (Buchner); qu'on pent aecroitrcleresistance d'un animal a une infection inicrobienne, en lui injeetant seulemenl le scrum du sang d'un sujet vaccine (Bouchard). On deinontra ensuile (Ogata et Jasuhara) quo lo serum sanguin d'un animal refraetairo au charbon pent guörir des souris charbonneuses. Ehrlich, ayant immunisä des animaux contre l'abrine, relii'ee des graines de jöquirity, et contre la ricine retiree des graines de ricin, avait reconnu que le sang des sujels immunises elait devenu lui-nieme immunisant,
On constala d'autro part qu'on pouvait rendre le sang immunisant ot curalil', en multipliant les inoculations vaccinantes, eu hypervaccinant, en faisant un grand nombre d'injections de cultures completes ou lillrres, ä doses fractionnees et graduellcment croissantes. Cost cn procedant ainsi : que Bohring et Kitasato, et d'autres apres cux, oni unmuiiisr des animaux contre le lelanos, et en out obtenu un srruni antitelaniquc; (jnc Behring,et d'autres apres lui, A.ronson,Roux,etc.,ont immunise des animaux contre la diphtei'ie, et on out obtenu im sörum antidiplitorique proventiCet curalil'. Dononibreuses lentatives, suivios de succös plus ou moins encourageants,ont ete faites, en vue d'obtenir des serums preventil's et curatifs pour d'autres affections.
II estdonc ctabli que lesernm d'animaux, immunises contre certaines maladies contagieuses, est proventif et thörapeutique. Ces propriötös oni ('li; ultribucs a un pouvoir antitoxique, qui permottrait au sörum de neutraliscr les poisons microbiens ; mais il est admis que les serums anliloxiques agissent en excitant les cellules, qui peuvent dös lors niieux rösister aux toxines, donner des produits nouveaux capables de servir ä la defense de l'organisme naenaeö ou frappö d'in-toxication. Ainsi, le serum des animaux imnmni^es contre le UHanos ou la dipliterie. est antitoxique; et l'antiloxine, qu'il renferme, est une substancediastasique, secreteo par les cellules que la toxino a excitees; mais la toxincet l'antitoxine, mises on contact, no so neutralisenl pas, etl'antitoxine prövientles offetsde la toxino enstimulanl les cellules, cu les rendant moins sensibles a la toxino.
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MALADIES C0NTAQIEU8E8 BACTERIENNE8.
1,'iniinimisation des auimiiux productcurs de si'rum prut dtrd obtenue avec le poison söparö du microbe, qui I'a produit, ou avec la cnliin'c intacto. Les animauxfournisseursdesörum antitätaniqueou do Börum antldiphtöriquo sont immunisös au moyen des toxines; (-eiix vouös ä la production du görum antistreptococcique gontimmunises par loinplui des cultures. I.e sörum est d'autant plus efflcace quo les auimaux out rei;u des quaul.ite plus consich'Taldos de toxlne tres active em de culture trÖS virulente.
Dans lo tötanos, eoinmo dans la diplitorie, le bacille palhogöne pullulesur place; ctses toxines, tres actives, dill'iisent dans rorgauismc. On poul rendreröfractairesäleur actionles auimaux les plus sensibles, en leur inoculant de tres petites doses de toxlne pure, ou de la toxlne cliaulleo ii (l.'i-TO0, ou de la toxlne modilleo dans son activity avec une solution iodeo legere. Le sörum des animaux, ainsi vaeoinös contre lo telanos, est preservatenr et curatif ; toutefois,, il ne conlere qu'une iiumnnite de courte duree. D'ailleurs, le serum antitötanique est impuissantcontre le tetanos döolaröchez l'homme et chez les animaux, quandla maladioest aiguöel a marche rapide, parce qu'alors l'intoxi-cation est un fait accompli, II Immunise les animaux, auxquels on l'injectc prevenlivement; il les preserve centre les ell'ets de la toxlne et contre ceux du virus vivant. Cette immunitö, qui dure de deux a six semaines, suivant la dose employöe, pent 6tre prolongöe par des injections successives. On pent done faire (Nocard, Vaillard des injections präventives de serum, quand, a la suite de blessures ou d'opörations, il yo lieu de craindre l'apparitiondu tetanos.
Le vrai triomphe de la serotherapie s'est produit k propos de la dijditerie. Les animaux l'onruisseurs de sörum anlidipliteriqne son! immunises, contre la diphterie, au moyen de la toxlne diphtörwpie, a laquelle ont les aecoutume progressivement. La toxlne est obtenuo en eultivant un bacille diphtörique trös virulent ä .'iquot;0, dans des vases ä fond plat, munis d'une tubulurelatörale, garnisd'une coucho mince de bouillon alcalin peptonisö äquot;2]). 100, et dis|)oses defacon arecevoir, gräce ä, 1'action d'une trompe, un conraul constant d'air humide sor-tant d'un Qacon laveur, En trois ou quatre semaines, la culture est assez riebe en toxine : on (litre a la bougie Chnmberland; et la toxlne, ainsi obtenue, conserve son activity assez longtemps, si eile est gardöe dans des Qacons bien pleins, bien bouch6s, maintenus ii la temperature ordinaire, et a l'abrl de la Inmicre. La toxine, ainsi obtenue, serl aimmunisiT les animaux (lapins, chiens, moutons, chevres, vaches, chevanx) destines a luni-nii' le si'runi autidiphterique; on injecte d'abord de la toxine, qu'on attänue, en l'additionnant (run tiers do liqueur do dram an moment de l'employer; au hont de quclquea jours, on renouvelle l'injection, et on continue ainsi pendant quelques semaines, puls on augmente les doses de toxine iodec.ouon diininuc
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la proportion d'iode, iilus tard on donne la toxino pure. Aronson et Uoux ont choisi lo ohevalpour l'obtention du sörum'antidiphtöriquo; parce qu'il supporte mieuxla toxino que los autresespöcos; parco qu'll peutdtro immunisö rapidementpar I'injection fröquomnient röpötöe do doses eroissanltjs do toxine, soil onquatre-vingts jours, en coiinnciicanl pardosdoses del/Ado centimätro oubede toxino iodöeaudixiöme,eten arrivantädesdoses de 280 centimamp;tros cubes de toxine pure ; parce qu'il so prete bion ä la röcolle du serum, et on fournit de grandes quantitös; paroe quo son sang cst moins toxique que celui des autres especos. On so sort do chevaux vigouroux, bien porlants, surtout exempts d'affections transmissibles. On ronouvelle les injections tons les deux jours; en elovant graduelloment la (lose an fur et a mesuro quo les sujels montrent une tolörance Bufßsante pour la dose pröeödento : on pout aller de la Sorte jusqu'a la dose .quot;iO a 60 grammes. Toutefois, avant do faire une mmvelle injection, il convient d'attendre que la temperaturo suit redovenue normale et l'appötit sul'lisanl, ce (jui exige parfois plus de deux jours. D'autro purl, il pent so rencontrer dos sujels, qui ont pen do lolerauee; et alors il convient do diminuer les doses on d'espacer leur administration, 11 faul arriver ii introduire, sous la peau, d'un litre a uu litre et quart de I ox ine, pour ahoulir h uno immunisation couvenablo; cola pent exiger de deux mois et demi A trois mois. Eniin, il convient de laisser un Intervalle do quinze jours entre laderniamp;re injection et la premifere recolte do scrum.
La recolte du sang, destine a donnor le serum, est lailc sur I'animal a jenu. Ou pout envelopper I'encolure avec un bandage en loile, fonelrö on face do la rögion rasöe, oti la saignee dejit etre faite. On emploie des instruments störilisös ; on incise la peau avecun bistouri lliimbe ; on plongo un trocarl sli'rilise dans la veine jugulaire, en dirigeantla pointe dn crtte do la lete; on retire la tige du trocar!,, el on met lacanicule on communication avec un recipient sterilise, an moyen d'un tube do caoutchouc. On pent extraire du memosnjcl, et en une I'uis, 4, o, Olitrosde sang. Los recipients sont abandonnös au repoa, a la temperature ordinaire ; el au bout do vingt-quatre lieures, on pent extraire le serum el le dislriluier dans d(;s flacons störilisös. he memo animal pent etre eutretcnu a l'ötat de source do serum anl idiplile-rique; il sufdt delui injector, a nouveau, de la toxine (100 a 150 c.c. dans la veino), el do le laisser au repos uno vingtaine do jours, avant
i..... nouvelle saignöe, on bien do lui injector fröquemment de petitos
doses de toxine.
Du serum anlidipliterique, ajoutö ä laloxine, la rend inoffensive;le mölango, injeetö aux animaux, nedötermine aucun trouble, pas memo une lesion locale ; injecle avant la toxine, il immunise coutre son effot; injecle plusieurs lieures apres la toxine, ilpeutconjurer lamorl, pourvu qu'il soil employe a asscz forte dose; il est pröservatour et
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thörapeutique vis-a-vis de la toxine et onvers le niicrol)ü vivant. Ces propriötös du scrum antidiphtärique, döcouvertes par Behring, sont durs a uiio substance spöciale appelöe Aniiioxine, doni la nature est d'ailleursinconnue commecelle dela toxine. L'antitoxinediphtörique, injectöe aux animaux, les rendröfractairea a la maladie ]ir(;s(iiii! im-mödiatoment; mais cette inxmunitö diaparatt en quelques jours ou quelques somaiiu's. \a' sörum antidiphtörique, fourni par le cheval, a pleinement räussi ilans le traitemont de la diphtörie ; il est ii peu pros inoffensif; son action est d'autant plus silre et plus rapide que le traltement est plus pröcoce; d'excellents rösultalsontötö obtenus en France, a relruriger, eu Allemaniic, etc. I,e si'i'iini antidiphtörique, comuiij les autres serums antitoxiques, pent etre conserve plusieurs scinaiiies avec ses propriötös, quand il a ötö aseptiquement enfermö dans des llaeons bieu sterilises, bien bouchös, apres avoir ötö addi-tionnö d'une faible dose d'un corps antiseplique (aeide phönique 0,0,8 p. 100).
Marmorek a fait des recherches, qui permettent d'augurer de bons rösullals contro les affections causöes par le streplocoque. II a exalte la virulence du streplocoque de Terysipeie par des passages successil's sur le lapin; il a immunisö le mouton, l'änc et le cheval, cn leur Inoculant des doses croissantes de culture trös virulente; el il en a obtenu, au bout de si\ fi se])t inois, un sörum pröventif et curatif, qui pröserve les animaux contre l'action du streptocoque le plus virulent, alors uienie qu'il leur est injeetö plusieurs heures aprös 1'inoculation. Le sörum antistreplococcique de Marmorels a donnö de bons ell'ets sur des personnes atteintes d'örysipöle ou de lievre puerpörale (Marmoreck, Roger et Charrin, Chantemesse, etc.) et sur des chevaux atteints d'anasarque (Ligniöres).
On a d'autre pari constatö ; que les injections de liquide testiculaire peuvent produire un certain effel contrc la tuberculose,lamorve et le charbon; que le sörum d'animaux, immunisös avec la tuberculine, et les serositös d'animaux luberculeux (Broca, Babes, Maragliano, Boinet, etc. pourraient produire des effets oncourageants contre la tu­berculose ; que le sörum du choval tölanique pourrail gudrir le tötanos (Hartenstein); que les substances albumino'i'des extraites d'organes d'animaux rendus nd'iaclaires au charbon, empeehent le döveloppe-incnt de labactöi'idie; qu'uneömulsion d'organescharbonneux, lillree, puis traitee par un dixictue d'essence pure d'oucalyptus, vaccinerail le lapin (De Christmas] ;que le sörum de chövre ou de mouton, fortement immunises contre le charbon baetöridien, a des propriötös vaccinan-tes et thörapeutiques (Sclavo, Marchoux); que les animaux, immu­nisös centre le virus duoliarlion symplumatique, peuvent fournir un serum antitoxique (Duenschmann) ;que le sörum de lapin, vaccinö contre lapneumo-entörite du pore, a un pouvoir vaccinantet curatif, grace a
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la surexcitation phagocytaire qu'il determine (Metchnikoff); fjuc le görumdo lupin, immunise centre lo rouget, peuldonnerrimmunitöau pore; lt;iue le sang dos aniinaux, immunisös contro le vibrion oliolö-rique, donne un särum antitoxiquo it l'ögard du microbe ol de sa loxiue ; quo le säruDides aniinaux, vaccines contre la flövre lypboKde, esl pröventif et curatif (Sanarelli, Chantemesse et Widal), et qu'il peul donner raquo;le lions effets chez les porsonnes malades (F. Klemperer et E. Levy); quo le lapin, immunisöcontre le pneumocoque, donne un serum capable de prövenir et de guörir l'infection peneumococ-ciquo ; quo l'ötat de certains syphilitiques pouvait etre ameliure parfois (Gilbert et Fournier), ä la suite de ['injeetiun de s6rums extraits de chövres ou de chiens, inoculüs avoc du sang ou des chancres d'individus malades (mais le serum d'animaux non inoculös pent aussi produire parfois un bon ell'et); qu'une amölioration pouvait etre obtenue, ehe/ des personnes alteintes de tumeurs malignes, avecle serum d'ane ou de ehien ayant re(;ii de la matiere eaneercuse, ouavec leserum antislreptococcique; quo lesörum de lapin, imnumise contre la peste, a une action pröventive et curative ehe/, les animaux (Yersin, Calmette et Borrel); que la morve, la rage et la lepre peuvent avoir leur serum preventit; que le sörum de genisse vaccinee est iiumuni-sant et thörapeutique (Heclere, Chambon et Mönard); (]iic le sang, lui-meme, rendu incoagulable par la precipitation des srls de chaux, au uioveii d'oxalates ou de citrates, pent etre employe, au lieu du scrum, en injections sous-cutanees (P. Delbet); ipie certaines secretions (lail) des sujets immunises sont immunisantes et curatives, que le lail do la chövre, immunisee centre le tetanos, est immunisant (Brieger el Ehrlich), que le lait de wiche, immunisee contre la diphterie. dovient antitoxique, etc.
Hn rösumö, le sörum des animaux. fortoment immunises contre des toxines ou des virus, peutdevenirpröventil'et curatif contre laclionde ccs toxines et de ces virus ; il pent meine le devenir parfois vis-a-vis d'anlivs toxines ou d'autres virus. Le sörum d'un sujet, immunisö a lY'gard d'une maladie donnöe, qui est ordinairement actif centre cette seulemaladie, pent I'eti'e cdnlrc unr maladie difförente; ainsi, lesörum dr genisse (lieclere, Chambon et Meuard) vaccinöe se serait inontre actif contre la variole ; ainsi, le sörum antitötanique cl le sörum auli-rabique auvaientune action immunisante contre le venin des serpents (Calmette). Les serums antitexiques agissent en stimulanl I'action pha­gocytaire. Leur injection est sans dangers serieux. I Is ereent une im-munitö antitoxique, qui, pourtanl n'estque passagere, contrairemenl a l'immunitö antibacillaire, qui suceöde a la maladie ou a la vacci­nation avec des virus alteuues ; et ils favorisent la guerison de la ma-ladifraquo;, en stimulant les cellules, en incitant les divers appareils et iiotamment le svsleiue uerveux ii la defense.
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A l'encontre de ces faits houreux, on doit cependant signaler :que les M'i'iinis, erapruntösä certains malades, peuventaggraverl'affoction, a cause qu'ils sontdes dilutions do poisons (L. Meyer); (iuc ie srrum desanimaux prödisposös, a susoeptibilitö accrue, pent transmettre sa qualitö etfavorlser ['infection parlö microbe, vis-a-vis duquel I'animal fournisseur de sörum avail c5tö rendu jilus susceptible (Roger).
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CHAPITRE V
Evolution de la ualaoie iiactkiuk.n.m:. —iKcnBAHON.—symptömes. - päaiooEs
SOCCESSIVES, — PHONOSTIC. — I.KSIu.NS. — DIAGNOSTIC, - TBAITEMENT DES MALADIKS BACTiRIBNNES, — POLICE SANITAIRB.
I. — Evolution des maladies bacteriennes. -Incubation. —Symp­tömes. Periodes successives. Pronostic. Lesions. Dia­gnostic.
Las maladies contagieuses ont toutcs des ])luis(,'s successives : une pöriode d'incubation ; une pöriode d'etal ; et une pöriode de döcrois-sance, quand elles se terminenl par laguörison, oudedöclin, si olios iuneneul la morl.
1deg; Incubation. — Danstoute maladie bactörienne, on observe une pö­riode d'incubation, une pöriode pendanl laquolleragentpalhogöne n'a encore döterminö ni altörations manifestes, iü symptömes apparents, ei qni comprend le temps öcoulöentre ie moment la contagion aeu Heu et celui oti apparalssent les premiöres lösions appröciables ou les pi'emiers signes de maladie. Gette pöriode corresponds une sorle de travail cache,ijui s'opöreou semble s'opörer sans dörangement notable dans lamaniere d'ötre de l'organisme. Elle varie, dans saduröe, suivant la nature, la qualitö, l'intensitö, laquantitö et le mode d'introductiondu vims, suivanl l'espöce, la race, l'amp;ge, la force, la taille et l'impression-nabilitö de l'individu contaminö, suivant les Saisons, suivant 1'interven­tion plus ou moins önergique des influences döbilitantes, des causes prödisposantes, etc. Ainsi, teile maladie ne reste en incubation quo quel-quesheures, quelques jours^andisquetelleautreauneincubationbeau-coup pluslongue ; le charbon, par exemple, ne tarde pas ä se döclarer apres la contamination, tandis que la rage ne se montre que plusieurs jours, plusieurs semainesou plusieurs mois apres la morsure. Toutes choscsegalesd'ailleursj'inculialionesl generaleiuentplusconrle, quand le virus jouit d'une grande activitö, quand il estintroduit a forle dose, ol lorsqu'ilpönötrepar certaines voies.Pour un meine virus la duröe de rincubation est variable, suivanl les conditions intrinsöques de l'in­dividu ; eile esl plus courte die/, certaines especes et plus lungue chez
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d'autres; eile est general laquo;men t plus oourte cho/ les jeunes ellesfaiblcs. Elle pcul enliu elre ahregiic par I'action des causes pnidisposantes, jiarla mauvaiso hygiene, les intemperies, etc. Dans cerlains easaussi, la saisonchaude pröoipitela raarche de la maladio, et abröge la duree de l'incubation,
Cerlainesmaladies, commc la sypliilis, ladourinc,latubercul(is(',etc., semblent passer par d(,'s incubations successives; nuc premiöre incu­bation precede l'apparition des premiöres lösions et des premiers symp-töme8,qui peuvenl n'intörcsser que certaines regions, certains tissus, certains organes, etc,: une seconde incubation söpare les accidents priinitil's des accidents secondaires; el enlin une Irdisieme precede les accidents tertiaires. Com me on levoit, ils'agitde pöriodes d'inoubation duranl lesquelles letat de l'organisme (h'ja malade semblo restersta-tionnaire,et qui preludent a nne generalisation du processus morbide. Dans les maladies infectieuses a accös, lesintermittences, qui söparent les acces, sont egalement des incubations successives. La rage elle-ineine peul en avoir; apres s'etre monlröe une premiere l'ois, a la suite d'une morsure, eile pent disparaitre temporairement et reeidiver sans nouvolle contagion quelques jours ou quelques semaines plus tard. Quelques maladies peuvenl parfois avoir une incubation, qui depasse considerablemcnt lanioyonne qu'on observe d'ordinaire. Ainsi, la rage peut se montrer exceptionnellementauboutdeplusieurs mois et meme au bout d'unan : ainsi, l'incubation de la pöripneumonie depasse par­fois la duree de nn, de deux et de tmis mois, etc, On ne doit pourtant pas confondre ccs incubations prolongöes avec une sorte d'etal latent, que peuvent revetir certaines affections. La morve et la pöripneu-monie, par exemple, peuvenl roster latentes et möconnues pendant des jours, des semaines et des mois, bien que des lösions existent dans les organes internes. En effet, l'affection farcino-morveuse, et il y en a d'autres dans ce cas, ne tue pas toujours rapidement; eile evolne qtiel-quefois lentement: et ses b'-sions, parfois localisees a certains organes, d'une exploration difficile, peuvent ne s'aecompagner d'aucuns signes generanx ou locaux, qui puissent les faire soupconncr. Pourtant la maladie latente et meme la muladie, qui est encore en incubation, existent reellcment; le virus existe quelqne part dans rorganisine, etla contagion est possible par l'animal atteint de la maladie latente, voire ineme par celui ehe/, lequel l'affection est a la fin de l'incubation (rage). Toutefois, en pratique, la contagion par les sujetsqui n'ont la maladie qn'a letat d'incubation est a peil pres nulle,parce (pie generalement le malade n'exerete encore aueune matiere virulente.
2deg; Symptomes communs. —Pronostic. — Les symptömes des affec­tions baetöriennes varienl suivanl la nature du virus, suivant les especes animales, suivant les individuset suivanl les milieux anibiants. Toute­fois, on pent lenr reeonnaitre des signes communs, qui s'observent
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KV0I.UT10.N DE LA MALADIE BACTKIIIKN.NK.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; i23
dans plusieurs ou dans un grand nombre d'ontre ollos. Leur raöcanisme on leur pnurquoi et leur comment ressort de cq qu'on sail döjö sur l'action et le moded'agir des bactöries pathogönos, Cos signes sonl de (InixurclresjCc sontdessymplömes gönöraux et iles symptömes locaux, Les unsscjiitdes symptömes föbriles et sonl communs aux affections contagieuseset aux autres maladies; ils sonl surtout iraporlanta pour uUiblir lo pronostic et pour appröcier la marche de la maladie; et ils acquiörent parfois une röelle valeur diagnostique, quand ilsapparais-sentsurdes sujets, qui ont cto exposes ii la contagion, Les autres, les symptömes locaux, sonl plus importants pour le diagnostic ; il y en a qui permettent d'ötablir un diagnostic plus ou moina sür, ei que l'on considöre comme la signature de l'affection, tel est le chaucre de la morve, le chancre syphilitique, la pustule duhorse-pox, etc. Cependant tous les symptömes locaux sontloin d-'uvoir une Idle signification ; il y enaquisont d'unevaleurmoindro ou presque nulle; il y en a iiui permettent tout au plus de döterminer la localisation principalede la maladie, saus amener d'orablöe a la connaissanccdc sa nature ; et assez souvenl le diagnostic reste incertain jus(piquot;a la transmission aeeiden-lelle ou expörimentale de la maladie, ou jusqu'ä l'apparition de symp­tömes plus pathognomoniques, ou jusqu'ä la morl et jusqu'äl'examen des lesions.
Les symptömes et les lesions, qui en expliquent certains, sonl la consequence de l'action des bact6ries,de celle de leurs söerötions et de la röaetion des ölöments de l'organisme. Ainsi, en pullulant sur place el ei; altaquantlestissus par leurs secretions,ollesprovoquenl les lesions locales qui suivent les inoculations, les lesions tubereuleuses, syphili-tiques.morveuses, etc. Ainsi, la pullulation, l'arröl et l'ötablissement des microbes dans tels ou lels lissus, dans tels ou tels organes, s'ae-compagnent de lesions en rapport avec leur nature el la nature de leurs secretions. Ainsi, les ernplions culanees et (•dies desmuquenses sent dues a la localisation des germes sur les teguments; ainsi, les tubercules de laphtisie et de la morve sonl occasionnös par les bac-teries, qui se lixent dans lels ou tels points; ainsi, les eruptions el les lubcrculisatiom successives sonl produites par 1 emigration des mi­crobes,qui vontcoloniser plus ou moins loin tie leur foyer. De meine les catarrhes des nmqucuses s'expliquenl par la presence des germes virulenls; de meine les symptömes nerveux tömoignent de l'action des microbes et de leurs produits sur les centres de l'innervation ; de meine encore les modifications de la circulation et du sang sonl la consequence de rinfluence pernicieuse exercee par les baetörios et leurs produits sur les centres nerveux, sur le sang, sur les vaisseaux, etc. ; de meine enlin les symptömes goneraux s'expliquenl par l'envahissement ou rempoisonnement du sang, par l'atteinte portöe au sysleme nerveux, parle retentissement des souH'rances et des lesions locales.
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2^1nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTAQIEUSE8 IIACTKIUKNNKS.
Les kirirrirs patbogönes ont,pour la plupart, ainsi qu'on I'a dojii vii, inn' vöritable prödllection pour iris ou ids tissus ; cello des ma­ladies öruptives onl Burtoutdorafflnitöpour Irs ü'^unients, aotaminonl pour la peau. Cellos de la morve, de la phtisie, etc., semblent so com­plain' dans I'appareil respirutoire et ganglionnaire ; cello de la rage, dans les centres norveux ; collea du typhus, du cholöva, etc., suv la muqueusedigestive ; cello ducharbon et Idea d'autres(maladies liöma-tiques), dans le sang, etc, Dans la plupart des maladies contagiousosjes germes vii'ulents so rencontrenl dans le sang b un momentdonnö, ou a certains moments tout au moins; quekfuefois, ot o'osl locos des affec­tions hömatiques, lelles que le charbon bactöridien, ils y restent ; d'autres fois ils ne fonl qu'y passer et se flxent sur les töguments ou dans les organes : d'autres fois ils renvahissent a la tin de la maladio. Beaucoup do microbes pathogönes s'accumulenl dans les organes les plus vasculaires, tels que les reins, la rate, le foie, le poumon, la raoelle des os, etc., et y döterminent des lösions pins ou moins graves, des congestions, des infarctus, des höraorragies, des dßgönörosoences, etc.,
ipii se Iraduisenl par des signes de nephrile. d'liepal ile, de pneu-inunie, etc.
Les symptöraes locaux des maladies infectieuses sonl ceux des di­verses foi'mes de l'inflammation. Ce sonl ; des signes de congestion, lo tumefaction, la rougeur, la chaleur ei la douleur, dans les maladies öruptives, dans la morve, etc, ; des signes d'hömorragie, d'ent6ror-ragieel d'hömaturie, l'(5pistaxis dans la morve, l'expulsion d'urine ou d'cxerements sanguinolents dans le charbon ; des signes d'exsudation, les engorgements et les cedömesdans l'affection farcino-morveuse, etc.;
des signes d'epamdicmenl dans les eavites sereuses, des signes d'ar-thrite el de synovite (morve, pöripneumonic), des signes d'hydrocöle (morve),de plcur6sie [p(5ripneumonie),de p(5ritonite (pneumo-entöritc), de pöricardite, d'araehnoidile. Dans la ])lupael des maladies con-tagieuses, on observe des symptömes des dillerenles inflammations eonlinnees. Celles-ci se portent, tantöt sue les ganglions, corame dans lo dourine, la tuborculose, le charbon, etc.; tantöt sur le poumon, comme dans la pöripneumonie contagieuse; tantöt sur les muqueuses
respiratoires, comme dans la gönn......I la maladie du jeune ago; tantöt
sur les voies digesl ives. enninie ilans le Iyplins,ele. ; el leurssymptömcs sonl toujoura la tievre, la congostion, rexsudalioii, lernption, la pyogönie, etc., el les signes ralionnels qui accusent ces localisations. On observe parfois des mötastases, par exemple l'arröt et la rösorp-lion d'uneöruption oommengante, sous l'influenco d'un refroidissement, et comme consequence la congestion el Pinflammation des organes, un redoublemeni de Qövre el des symptömes nouveaux. Des signes d h.v-persöcrötion sonl Ires communs dans les maladies infectieuses ; les calarrhes, les 6coulements, le jetage, la chassio, la diatrliöe s'obser-
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Evolution m LA MALADIE BACTfiRlENNE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;22:;
vent cn efföt souvont. Certaines affections s'aecompagnent da pyogönio, de söerötion purulente ; ainsi en est-il de la tnaladie dujoune ä^e et noluminoiü de hi gourme du oheval, qui ust surtout caraetörisöo par des phlegmons, qu'on observe dans l'espace intra-maxillaire ou aillours, oi qui s'abcödeut le plus ordinair^ment. Quelquefois la räsorption du pus peut se produire et s'aecompagner d'une veritable pyohömie ou infection purulente. Lagangröne, ou mortification dus tissus, survient aussi quelquefois dans le cours de certaines maladies contagieuses ; ainsi, dans la morve aiguä, il .st; produitune congestion intense de la pituitaire, a la suite de laquelle certaines parties do la muqueuse se mortiilent quelquefois et se dötachent ensuite sous forme de plaques. (rest queles tissus ütant gorges do sang, la circulation s'estarrötöe en curtains points, et la gangröne s'en est suivic. Les plaques murliliees agissent comme des corps Strangers, irritent les tissus voisins et provo-quent l'öliraination disjonetive. La gangröne s'observe aussi dans les maladies Eruptives, dans la clavelöe par exemple. Quand la maladie est maligne, quaml les pustules ne soul pas tuen formöes, quand les plaques de congestion se sont ötendues, el quand la congestion a vU-intense, on observe la mortification de c(!s plaques *, elles deviennent liviiles, viulaeees, indolentes, et elles agissent euinme des corps ötrangers. Mais il se produii quelquefois une complication bien autre-ment grave, e'est quand 1'inQammation, qui s'ötablit au pourtour des parlies niorliliees, entratne la rösorption de germes septiques ; la gan­grene so generalise, s'accoinpagne de fermentation septique et Tanimal succombe ä la septicömio. La gangröne pulmonaire peul so monti'er pendant certaines affections, dans lapöripneumonio, dans la pneumo-e'liLerile, etc.
Certaines maladies contagieuses (morve, farcin, etc.), entratnont la formation de plaies blafardes, tout a fait atones, qui ne bourgeonnent pas, et ([ui, au contraire, rongent et s'elendcnt constamment; tels sont les caracteres principaux de l'ulcöration, qui est un des symp-tömes de la morve. D'autres s'aecompagnent d'une veritable hyper-plasie (tumeurs bactoriennes), de la formation d'elements nouveaux inllannnaloires, qui peuvent eiisuiles'oi'ganisoi'oudi',geu(',rer(scleroses, epaississements). On sail qu'un des principaux symptömes de la morve chronique est la prösence, dans l'espace intra-maxillaire, dune ou de plusiours glandes induröes. Ces glandes induröes sontdes ganglions hyperplasies et hypertrophiös sous I'influence de l'inflammation tnorveuse. Non seulement le Lissu pöriganglionnaire, le tissu gan-glionnaire proprement dit, mais encore la gangue conjonctive du ganglion s'est enQammöe, el l'inflammation s'est |termin6e, comme ä la surface d'une plaie, par la formation (run tissu cicatriciel; aussi ees glandes sunt fortement adlu'renles, soil a I'os, soil anx autl'CS
tissus voisins. 11 y a ou formation d'un tissu inflammatoire em-
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aaenbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;maladies contaqieuses dactkiuennes.
bryonnairo, qui a ensuitodonnö naissanceü un tissu adulte induir. Les maladies, qui so compliquent d'hyperplasies, comme la morve, la tuberculoso, soul en gönöral oaractörisöes uussi par des symptömes de dögönörescenoe, La tormationdetubercules mopveuxoti phtisiques dans ie poumon, de glandes dans l'auge, de boutons ou de oordes farcineuses, etc., est prosque toujours suivie de dögönörescence, non ii la periphörie, mais au centre des lösions. Aussi quand on ouvre im tubercule de morve, ou dephtisie, ou une corde, ou un bouton de tarcin, voire möme quelquefois uneglande de morve, on rencontre, au centre, un tissu dösorganisö, une matiörepurulente ou oasöeuse ; il v a eu fönte purulente ou dögönöresconce casöeuse. D'autres degene-rescences peuvent sc produire, comme on Ie verraplus loin.
En outre de ces symplömes locaux, qui sont plus ou moins ötendus, ijui peuvent se montrer sur plusieurs organes, il y a des symplömes generaux, des symptömes de lievre qui sont plusou moins accuses; et si la maladie durelongtemps, il surviont aussi des symptömesd'andmie, d'hydrohämie, de cachexie, d'atrophie. Ainsi, la morve, qui marche quelquefois trös vite, qui peul faire mourir dans l'espace de peu de jours, esl d'autres fois compatible avec les apparences de la santö pendant plusieurs mois. D'autres maladies sont dans le möme cas; et, ii la longue, ces maladies amönent l'anömie, l'appauvrissement du sang, la decoloration des muqueuses, la pamp;leur des divers tissus. Le cheval qui es! morveux depuislongtemps, quoique bien portanl en apparence, devienl doncanömique au boul d'un temps plus oumoins long. II gt; a hvdrohemie, quand le sang, eludie au microscope OU par les moyens chimiques,semontre moinsriche en globules, en 616ments ligurus; riiydrohemie aecompagne l'anömie et estbientöt suivie de la cachexie. Mors il y a amaigrissemenl, döp6rissemen( ei peu b peu marasme, consomption. L'atrophie esl la consöquence de beaueoup de maladies; on sail que les paralysies partielles ougönörales s'aecom-pagnenl toujours d'atrophie. Quand un cheval boite d'un membre et qu'i] ne peul pas le faire fonetionner pareillement aux autres, quand il v a paralysie d'une rögion musculaire, on voit survenir les signes de ratrophic. 11 en est de möme dans quelques maladies con-lagieuses; ainsi la dourine, ö la seconde ou ii la troisiöme pöriode, est caraetörisöepar des paralysies locales ou gönörales. Ces paralysies s'accompagnenl d'atrophie sur lelleou teile region, ou möme sur tout le train posterieur.
Tom- .es symptömes, dont nous venons de faire une önumöration
generale. ue se rencontrenl pas dans la möme maladie ii la fois; on en trOUVO r.-uiiis mi certain nomlire. El, suivanl que tels OU lels predo-
minent, on dil que la maladie afTecte Lelleou Idle forme clinique ; la forvie congestive, quand les symptömes de la congestion prödominenl, comme c'csl le cas de la clavelöe au döbut, quand la peauest conges-
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EVOLUTION D£ LA MALA IHK BACTfiRIENNE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;227
tionnöo, ot quand il a'yapas encore de pustules; la forme eruptive, quand 1c cuniclöro dominantest uneöruptionconsistanlenvösiculesou
en pustules, cümniü cola a lieu duns lii clavelöe ii la scconde periode, dansla (lövre aphteuse, duns lohorse-pox, dansle cow-pox ; la forme etesudalive, lorsque lo tissu conjonctif sous-cutanö ou le tissu interlo-bulaire du poumon est le siöge d'une exsudation, lorsqu'il yades öpanchements et des fausses membranes dans lea cavitös söreuses, comme la pöripneumonie contagieuse en oiWa un bei exemple; la forme puruknie, caracteriseo par des suppurations, ainsiqu'onl'observe dans la gourmedessolipödes; la forme catarrhale, quand il seproduii des ecoulements, de la diarrliee, de la chassie, etc., comme dans la peste bovine; la forme hyperplastique ou iniersiiiielle, lorsqu'il y a organisation des produits inflammatoires, seleroso, transformation du tissu inflammatoire en tissu lardacö; lo, forme iuberculeuse, quand la maladio determine la formation d'innainmalioiiH nodulaires, oommc la moi've et la tuborculose; la firme ulcdrative, comme c'est le cas de l'affection farcino-morveuse; la forme diphiöritique, quand 11 y a des fausses membranes, ainsi qu'on l'observe dans la diphtörie.
Les maladies contagieuses, quelles qu'elles soient, prösentenl pour la pluparl une marcheanalogue,quand on lesobserve sur unindividu; revolution est äpcu pres la memo, cutout au moins offre, dans toutes, de grandes analogies. Dans le cours d'une affection contagieuse, il y a en effet, aiusi qu'on l'a \u, plusiours pöriodes : une periode d'incu-bation, une periode d'invasiuii, une |)eriode d'augnient ou une periode d'elat, et une periode de deelin, celle-ei se lerminanl par la gue-rison plus ou moins complete ou par la mort. Nous avons vu que le germe introduit dans l'organisme ne produit pas tout de suite des lesions tres evidentes et no provoque pas aussitöt dos symptörnes per-ceptibles ; illui faulpourcela un certain nombre de jours, variable avec les maladies, et pour une memo maladio avec les individus. Des qu'on constate les premiers symplömes, on dit que la maladio ost a la pöriode d'invasion. Cotto pöriode s'annonce ot se traduit lo plus souvent par dessymplömos vaguos, qui n'ont pas de signification pre­cise ; eo sontdes prodromes, qui peuvent mettre on öveil quelqu'un qui est prevenu, maisqui passcnl souvent inaporeus, au moins au döbut, et qui sont rarement interpreles seien leur vrai seas, quand on ne soup-eouno pas la contamination do l'animal qui les prösento. Pourtant, ils devienncnl tres impoiianls,([uaiKl une, maladie regne dans une localite : ainsi, quand on observe1 la fievro sur un cheval qu'on sail avoir etc ou contact avec un animal morveux, au lieu de ponser a toute autre ma­ladio ordinaire, on doit craindre l'öclosionde la morve. L'elat morbide s'aecentue ensuite ot so caraetöriso bientöt par d'autres symptörnes ; les prodromes s'aggravent et des isymptörnes locaux apparaissent. La maladio so complete; et olle offre sa veritable forme, lorsque los sym-
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MALADIES CONTAaiEÜSES BACTfiRIENNES.
ptömea locaux sont bien oaractörlsös. \rrlv69b oe point, I'affection esl h sa pöriode d'ölat. Mors los symptöraes locaux övoluent; le malade a tout ce qu'il peut avoir; son 6tat reste ordinairemont pen de icnips avi'c ces caractöres, qui s'amendent, ö.moins que iamorl n'ar-rive. Le döclin consiste dans la guörisonprogrossi-ve et plus ou moins complöte, oü dans In lerminaison fatale, qui ost provoqu6e parquelque complication ou par uno gönöralisation dos processus morbides, ou par mi empoisonnement, olc.
Cos difförentes pöriodes se caractörisent par des symptömos g6nö-raux, qui n'ont de rimporlance pour le diagnostic, qu'autant qu'il y a lieu de soupQonner la contamination, el par des symptömes locaux, qui sonl los plus importants pour le diagnostic, et qui se montront dans difförentes rögions, sur los töguments, sur la peau, sur los muqueuses, dans le tissu conjonctif, et enfln dans l'intörieur des organes, dans le systötne ganglionnaire et lymphatique, surlesorganes gönitaux, etc, Los symptömes locaux s'observenl h la surface de la peau dansles maladiesöruptives, tellesquelaclavel6e,lepi6tin,le tiorse-pox, le cow-pox. Dans la raorveet lefarcin, on observe dos öruptions dans le Hssn conjonctif sous-cutanö ei dims le tissu conjonctif sous-muqueux, sur la peau, sur la muqueuserespiratoire, etc, Dans lallövre aphteuse, c'est surtout la muqueuso buccale qui prösente dos symptömes locaux. Dans certaines maladies, la muqueuse dos organes gdnito-urinaires jioul on presenterquelquefois. Dans la morve, le farcin, la gourme, il peut se former des abeös au sein du tissu conjonctif des difTörentes regions du corps. Des urg-anes internes, dans lesquels los lesions sonl, döcelöes par los symptömes stölhoscopiques, sonl principalement los poumons; quand la maladie est arriveo amp; un certain degrö (pöripneu-moniecontagieuse, tuberculose),on peut, pur la percussion el l'auscul-lation, roconnaitre l'existence de l6sions sur les plövres el dans le pou-inon. Mais des Idsions ponvent aussi exister sur le foie, sur le rein, sur les inteslins, sur le pöritoine, et il est plus difficile d'etre exaetement renseignösur leur compte ; nöanmoinson peul les soupconner etrecon-nailre plus ou moins sörement lour existence. En effet, dans los cas de typhus ei de cholöra des oiseaux, il y a diarrhöeou möme dysenteric; or ces symptömes ne s'expliquent que par dos lösionsö la surface de la muqueuse digestive.
Au poinl de vuede la r;ipi(lite de leur marcho et du dogre de liovre (|iii los aecompagne, los maladies contagieuses se prösentent avec lo type aigu, ou avec le lypo chronique, ou avec un type intermödiaire, 11 y a des (legres nombreux entre l'acuitö bien prononcöeet la chronicitö Dion ötablie, suivant la nature de l'alTection, suivanl les espöees at-teintes, etc. II y a des affections qui evoluent lenteraentetdurenl long-temps, landis que d'autrcs dvoluenl rapidementetse guörissenl viteou lernt mourir tot, Non seulement diverses maladies contagieuses se pro-
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fiVOLUTION DE LA MALADIE BACTERIENNE.
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sentent avoc l'un ou l'autro typo, tnais la tnöme maladio, sur des ani-tnaux do möme ospöco, affecte tantöl im lype, lantöl l'aulre ; ainsi, la morvo, ehe/ le cheval, est taalöt aiguü et poul faire pörirles malades en ([uaire ou oinq jourSj et lantöl au contraire eile est chronlque ; c'est
liiemr le [ilus suuvont avee le type elironique ou BUbaigU qu'on lo voit ;
et ['animalmorveuxpeul vivro plus ou moinslongtemps avecles appa-renees de la sante. Lg lype varie dune' avec la nature de lamaladie, avec l'espöce aniinale, avec la race, avec Tage, etc., des sujets. Lcraquo; maladies, qui dcvieimenlehmiiiques, sont collesdonl les germes socon-sorvent dans l'organisme, preis a coiithiuer leur travail ou a lo repren-dre et nißme a l'accölörer, si les cireonstuiicos deviennenl prupicos.
Tres souveut les maladies eoiitagiousos so compliquent d'accidents inllaiiunatoires ; et il u'est pas absolumcnt rare de voir une maladie contagieuse se compliquer d'une autre maladie contagiease. Sur le ineino sujel, il pent y avoir simullarieiie de deux ou trois affec­tions contagieuses. Dans l'espäce humaine, lt;m a vu la phtisie et la syphilis exislcr en memc temps sur lu memo individu; on a vu eo-exister la syphilis el la vaccine, colle-ci otla phtisie; pareille simulta-neile se vuit aussi ehe/, nos animaux. Presque tous les auteurs,f[uionl eludii'la dourlne OU syphilis des solipedcs, ont signalr, coinme eom-plication derniöre de cette maladie, la morve ou le farcin; ehe/, lo cheval, on voit asse/. souvent la gourme et le horsc-pox evoluer ensemble ; la septicömie et l'infection purulente, qui peuvenl eom-pliquer certaines maladies ordinaires, peuvent aussi compliquer des maladies contagieuses. Enfin, buaueoup d'affections virulentes provo-quent l'avortement.
La dunie des maladies contagieuses est tres variable, suivanl la nature de chaque affection, suivanl les individus el suivant les con­ditions ambiantes. La terminaison ostla guörison complöte ou impar-laite, ou la mort ä plus ou moins breve eelu'smce. Pour certaines affec­tions lelles que la rage, lu morve, le charbon, etc., 1'incurabilitö est la regle, et la morl est la terminaison presque assuree. D'autres, telles (jue la pöripneumonie, lo typhus, le rouget, la pneumo-entörite, etc., soul tres graves, et occasiüiinent souvent une mortalitö eunsiderahle; mais, dans quelques cas, gramp;ce a des soins hygieniques et Ihrrapeu-tiques, on pent eviler la morl, si on prövient, si on combat les com­plications qui peuvent survenir. D'autres encore, lelles que laclavelee, la Revre aphtcuse, etc.,guerissenl t)rdinairement, mais peuventpai'fois occasionner des pertes sörieuses. D'autres enlin, lelles ([ue le cow-pox, le horse-pox sont encore moins graves, et n'amenent jamais la mort.
Quand on dil guörison, il convient de faire des reserves : il est des maladies virulentes qui guerisseul d'une maniöre absolue, lelles sont la rougeole de l'enfant, la clavelöe du moulon, la ßövre aphteuse du bneuf, le pietin du inouton; tandis qu'il y en a qui ne guerisseul qu'en
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MALADIES C0NTAGIEÜ8E8 BACTERIENNE8,
apparenoe, au moins pendantquelque temps, lolle ostlapodpneumonio contagiouse du gros bätall. Les animaux päripneunioniques, lt;[ui sit rötablissont, peuvent bicn reprendre los apparenoos de la santö ; mais on a constatä (juu la guärison 6tait un leurre et quc le virus oxistait en­core pendant dos mois aprös oette guörison apparente. Los Individus qui ^iiürisscnl d'ailleui'S ne reprennent pas tons el toujours le meine etui do sanle qu'avant la maladie; ainsi, aprös la elavelrc, ajires la jieripne in iiou ie, aprrsla maladie du jcune ftge, etc,, les animaux restenl parfois dans un 6tal valötudinairo, ol cela surtout quand la maladie s'est compliqu^o de lösions graves dans certains ortcunes, dans le pou-mon, dans los articulations, dans les youx, etc. On voit alors des ani­maux qui restenl essoul'lles, frappes de cöcitö, boiteux, par suite d'une on de plusiours ankylosos, II n'cst pas bleu rare do rencontrer dans les organes internes des alteralions qui n'ont pas disparu eoniple-temenl; ainsi, dans le ponmon, on observe des lesions qui son! passees ä l'ötatchronique; et ces lesions, qui persistenlaprös la virulence, pro-voquentdes symplömes plus ou moins accuses.
S'il est imporlanl de connailrc l'epoipic de la disparition do la virulence chez les individus, qui guörissent do lello ou teile maladie, on ne sail pas encore exactemont pour chaque affection quand dis-paratt le virus et quand cesse tout danger de contagion. Toutefois, il esl reconnu quo dans bien des cas la virulence nc disparatl pas aussilöl que s'annonce le retour a la santö. Ainsi en est-il pour la diphtörie de l'homme, qui pout 6tre transmise par les convalescents; ainsi en esl-il pour la periprienmouie contagieusc, qui, guerie en appa-rence depuis des mois, peul encore etre transmise par les animaux qu'elle semblo avoir abandonnös, etc., etc. lt;)n verra plus loin, a pro-pos de eh a (pi i1 maladie, cimiiiien il Importe de lenir compte du danger resnllaul des sujols gneris, el combien il esl ulile parfois d'öloigner d'eux les sujels sains (claveleo, lievrr aphteuse), avant röcoulemont d'un certain bips de temps, avanl d'avoir procede fiune certaine dösin-fection.
Les maladies contagieuses etanl par lenr nature essenliellemenl transmissibles, il faul envisager lour extension dans nno localitö, dans un pays, quand Irs individus malades sont en rapport et en contact avec des sujets sains do m6me espöce ou d'espcces difförentes. Tout malade devienl un foyer de multiplication pour le conlage;i] n'y a
done rii'ii dVioiiminl ile voir i..... affection contagieusc, qui a olo
introduitc dans une locality, se propager, se dissöminer, visitersuc-cessivement un plus ou moins grand nombre d'öcuries, et faire un plus on moins grand nombre do victimes, II prut tout d'abord n'y avoir qn'uu soul sujol alteinl ; mais co premier malade, mis en conliicl avec des animaux sains, les contamine; el ceux-ci, devenus malades a leur tour, transmeltent raffection autour d'eux. La maladie peul done
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s'ötendreäpeu pros en progression g6oniötrique,gr6,ceä,la multiplication du vims par les malades, (!t gpftce n l'cBuvre de la contagion, facilitöe d'ailleurs par le döfaul ou l'insufflsance des mesures de pröservation. Bliese borne rarement ii uu individuouamp;unpetitnombred'individus dans une locality ; et quandcela a lieu, co qui, je le röpöte, est l'excep-tion, on dil ([iiu la maladle est sporadique. On dit que la maladie est ensooiique, qu'il y a ensootie ou enddmie, quand il s'agit d'une afl'ection qui s(''vit ii l'ülal permanent ou qui so montre ii des öpoques pöriodi-qucs, qui s'alliique ii im plus ou moins grand nomljre d'animaux dans une locality sans so propager au loin, Le charbon chez les animaux et la fievre typhotde ehe/, l'homrae fournissent des exemples frappants de l'enzootie et de l'endömie, Quand la ßövre charbonneuse apparatt sur los montagnes d'Auvergne, dans la Beauce ou dans quelque pays du midi, on la voit dooiiner les troupeaux d'une locality; tandis que les troupeaux do la localito voisine no soul, pas malades. Cola se com-prend; le charbon ne so propage pas pröcisömentpar lo contact des malades avoc los animaux sains, mais bien par I'inhalation do pous-siores OU par I'ingestion do fourrages ou do boissons qui soul iiilectos ile gonnos. Ainsi, dans les pays proeilös, on observe la maladie surtout pendant certaiuos saisous do l'annöe, alors que les animaux vont aux pamp;turages maudits, inhalenl Irs poussiöres (iirils soulovent, boivent dos eaux infectöos ou si; uourrissent d'herbes ou de fourrages röcoltös sur dos terrains oil existaionl les haoteridios. Ainsi done, dans l'enzootie, il s'agit genoralornent d'une maladie dout los germes so irouvent dans les milieux oxtorieurs et sonl introduits dans I'orga-nismo avecles aliments, les boissons ou les poussieros inhalöes. L'en­zootie nait done dans une oontree par suite de I'introduction dans I'orga-nisme do certains germes puises dans le monde oxleriour. La maladie ('pi/.ootiquesedovoloppo |)lus parlioulieroiuoiit par l'intermödiaire dim virus, par la transmission d'iiii contage provonant plus ou moins directeraent d'un individu malade.
J.a maladie on/.ootique, l'enzootie charbonneuse, par exemple, cesse lorsqu'on döplace les troupeaux, lorsqu'on les soustrait a lin-lluonoe locale, quand on no les conduit plus aux päturages maudits, quand on no lour donne plus los fourrages et les eaux infeotes. Elle ne dure qu'un certain temps; eile röapparatl ou s'aggrave en ccrlaines saisous de l'annöe (saisous chaudes, ete et automne), et disparatl ou s'altönue ordinairement pendant les autres.
II y a öpizootie, dpidömie, quand la maladie, comme c'esl le cas pour la posto bovine, la clavelöe, laßävreaphteuse, la pöripneumonie, etc, alloinl rapidement uu grand nombro d'individus, quand eile se propage, par sauts OU do proche on proche, ii diverses looalitos, ii divers pays, grace aux rapports de voisinage et aux relations commerciales. Dos mesures sevöres de police sanitaire peuvenl circonscrire el öteindre les
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öpizootios ; mais, sion ne losreconnalt pas, on si on a'lntervientpasdo Buito, et siirtont si Irs aniiiiaiix malades voyagent, s'ils sont intvoduits Buccessivernent dans plusieurs logements a cötö d'animaux sains, elles Be propogent des individus malades aux siij(!ls sains; el elles peuyenl ninsi se transmettre et ötre transportöes a des distances considörables. Los öpizooties sonl done dues principalement aux döplacements d'ani­maux, ö la contamination dos sains par Its malades; oilcs peuvenl con-tinncr ajires la disparition OU lii suppression des premiers foyers; mais idles ne ronaissenl pas du sol une tois qu'elles onl ötö öteintes,
Ordinairement, dans certaines öpizooties (öpizooties de typhus, de clavelöe), la maladie est plus grave pendant la pörlode de delmi et la pöriode d'ötat que pendanl la pöriodede döclin. Au döbut, l'öpizootie s'ötend ; pendanl. sa pöriode d'ötat eile est arrivöe a sa plus grande extension jetpemlanlsaporiode dodöclin olle diminue, olle so resserre. Les aniinaiiN les premiers alteinls sonl souvent plus malades quo ccux qui payent leur tribal a la fln de l'öpizootie ; et la mortalitö est i)lus grande pendanl la pöriode ascendante de l'öpizootie que dans la pö-riode descendantc. Ponrtjmii colte diHV'ronoo ? Plusieurs raisons l'ex-pliquent. 11 pent y avoir des influences de milieu, de Saisons, et, dans quelquos cas pout-ötre, une döcroissance d'intensitö dans le contage. Mais il y a aussi une autre raison qui a bien sa valour ; parmi les indi­vidus exposes a la contamination, ceux qui tombenl les premiers ma-lades sont ceux qui ofFrent le moins de rösistance, si nous supposons que la cause agit d'une l'aeon gönörale; rien d'ötonnant done qu'ils meurenten grand nombrc ;tandis quo ccux qui sonl atteints en der­nier lien, apres avoir rösistö un certain temps, pouvent elre nioias malades, plus resislmits, par consequent moins exposes a succomber,
Engönöral, les consöquences de l'enzootie et de l'öpizootie sonl ires graves, parce quo I'affection, en se gönöralisant, en se propagoant, occasionne une mortalitö considerable, el parce (pie, presqne ton-jours, les cadavres sonl a pen pros coinpletenient iaulilisahles, a cause des dangers qu'ils prösentenl pour l'hygiöne. Aussi en rösulte-t-il de ires grandespertes pom- les propriötaires el pour l'ßtat. De plus, quand
il s'agil de la morve, de la rage, du char!....., etc., il y a danger pour
I'homme; et il n'esl pas absolument vain; d'avoir a döplorer, de temps en temps, la mortde quelque personne qui a contractö une maladie conlagieuse pi'opro ö une espöee animale. En rösumö, le pronostic des maladies contagieuses est, toutes choses egales d'ailleurs, beaucoup pins grave, boaucoup plus IVndienx que celui laquo;les maladies ordinaires, meine en faisanl abstraction de certaines maladies contagieuses qui sont fatalemcnl mortelles. La gravltö exceptionnelle du pronostic des alTectionstransmissiblesrösulte de la propriötö qu'onl ces maladies do pouvoir se transmettre aux individus sains; quolques-unes d'entre elles peuvent en outre se transmettre ä I'homme. Le pronostic de cha-
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(juc maladio ooatagieuse est d'aillsurs variable suivanl sa naturo, sui-vant les conditions ambiantes et suivanl los individus ; mais, on rägle
^('iioruli', lino epizoolic esl toujours un cvoiicmont famp;cheux a cause de sa transinissibiiiti!, h cause des ravages (ju'ello laquo;ccasionnc, a cause de sa duree, qui peut 6tre longuo, sion n'applique paslosmoyens de prö-sorvaliun conTenables, a cause des dangers, qui en rösultent pour riioinme, el a cause des inesures parfois onereuses donl ullo exigo ['application.
;{quot; Lesions. — Les bacteries pathogönes, on vögötant dans I'orga-nismc, y provoquent dos lesions variables suivanl lour especo, suivanl lour nombre, suivanl lour activile, suivanl leur mode de [lenetratiou, suivanl los espöces animales, et suivantles organes ou les tissus dans losquels olios puilulonl. Los lesions soul variables parlours sieges, par leur ölendue, par leur övolulion el par lours caracteres suivanl les ma­ladies el suivanl les s\ijols; (dies sonl en rapport, par leur nombre, leur otendue et. lour geaoralisalion, avoc la maniere do so comporlor des bac­teries. Celles-ci so cantonnent-ellcs dans dos points limites, les lesions soul loralisees; les bacteries so ropandcnl-olles ol onvaliisscnl-ollosdes (•tenducs plus ou moiiis considerables, les alterations so generalisenl parallclomont.
Les läsions döterminöes par les baclories sonl dos lesions conges-tionnelles, inflammatoires el degenoralives semblablcs a colics quo provoquent los autrcs causes morbigönes, Idles (pie les parasites, lea corps ötrangers, les poisons, les traumatismes ; il n'y a de difference que dans la nature de l'agent pathogöne qu'on y trouve, el qui dans l'ospcc(! csl un microbe. On observe en eilet, ä la suite dos affections contagieuses, des alterations portant sur lo sang ol les tissus, surl'appa-reil circulatoire el les organes des divers appareils. On observe ['alte­ration du sang el dos organes do la circulation, do la congestion, des hemorragies, des inflammations, dos exsudations, dos opanchomouts, dos hypersöcrotions, dos troubles trophiques dans les tissus, dos (b'gu-norescencos, etc.
Des lesions de 1'appnreil circulatoire et dos allocations du sang et de la lymphe so produisent souvent, soil par suite de la presence et de ['accumulation de bacteries dans les vaisseaux sanguins ou lympha-tiques el dans les ganglions, soil par suite de laclionde lours poisons. On observe des lympliangites, des adeniles et dos alterations du sys-töme sanguin, des infarctus, dos embolies, des obliterations, des con­gestions locales OU gouorales, dos oHleines, des epanchcmonls, dos inflammations vasculairos, dos alterations pbysiques, chimiques ol anatomo-physiologiques du sang el do la lymphe, etc. Dans les lissns, on ronconlre dos lesions consislanl en troubles trophiques. On observe! inflammations vesiculeuses, pustuleuses, nodulaires, tuberculeuses; dos Inflammations plus ou moins etonduos, aiguös ou chroniques; dos
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scleroses, des dögönörescences diverses, des nücroscs, des ramoll isse-niciiis, etc. Lea divers appareils dol'öconoraie peuventötre iatörossös; lantöt les altörations restent localisöes ii oertains, ä quelques-uns ; tiiutul dies soul gönöralisöes.
Les lesions duiveut elre observÖOS ot etudiees nvec soin dans chaque eas spöeial; leur examen macroscopique et microscopique est en effet souventd'une grande importance pour le diagnostic, Certaines, idles (|ue les tuberculcs de la phtisio et de la morve, soat souvent caraotö-ristiquespar leur aspect; etboaueoup, gräce äTexamen microscopique, qui y fait voirlemicrobe pathogöne, peuventötre rattachöesfeleurvöri-talde cause. 11 conviendra d'ailleursde prendretoujours,en pratiquanl les autopsies, les pröcautions nöcessairos pour eviter la transmission de la maladio ä l'opörateur et la dissömination dos gormespar les de­bris cadavöriques ou les objets souillös.
'in Diagnostic. — Savoir reconnattre sftroment et tot les maladies infoctienses est de la plus haute importance, parce que les moyens, propresä empöcher leur aggravation et leur extension, pourronl ölre employös'plus tot et plus effleacoment. Quo de fois la contagion a pu so propager, grö.co ö, des diagnostics lardifs, grftee ä la möconnaissance plus ou iiioins prolongöe dos maladies 1 Malheureusement leur dia­gnostic reste souvent malaisö, difficile et imparfait, au deliut tout au moins, soit quelessymptömesn'aientpasune signification assoz nette, soit qu'il s'agisse d'affections qui n'oni ])as, dans leur expression symp-tomatiquo, une caract6ristiquo süffisante. Ainsi, la morve peut exister depuis des jours,des semainesetdes moissans s'aecuserpar des symp-tömes asse/. visibles, assez nombreux ou assoz caraetöristiques. Ainsi, la dourine peut ölre möconnue plus ou moins longtemps, les signes dudehut etant parfoisealt; Ik's on passant inaperrns. Ainsi, la [)öripneu-nionie s'aecompagnede symptömes propres a faire reconnattre la loca­lisation du mal mais non sa nature, etc. Ainsi, la tuborculoso pent souvent rester meeonnueun temps plus ovi moins long. Si,dansbien des cas, les symptömes sonl pathognomoniques et ne laissent aueun doute, s'il en est ainsi ordinairemenl de IVruplion elaveleuse, de l'eruption greasienne, de l'öruption aphteuse, dt.'s chancres morveux,etc., souvent, pour d'autres affections, los signes observös sontinsufflsants, non pa­thognomoniques, trop peu aecusds, ou non appröciables. Les lesions elles-inerues peuventelre iusuriisantes (animal tue au dehnt de la rage, charbon, etc.).
II est indispensable d'apporter la plus grande prudence, quand il s'agit d'elablir on diagnostic, qui dans certains cas est im arrel de uiiul, les malades devantparfois ötre abaltus, ol ijui laplupartdu temps doit avoir pour consöquenco I'application de mesures prohibitives onö-reusos. S'il Importe de reconnattre le plus töl possible une affection contagieuse, aflnd'agir do suite en vue de paror au danger qu'ellecröe,
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il Importe aussi do no [);is so mdprondro et do ne pas provoquer dos pigueurs ou dos spoliations inutiles.
A vrai dire, la seule base obsolument sure d'un diagnostic soionti-(iijuo pröoia osl la oonstatation do la transmission do lamaladie (trans-niissiciB (d)sorv('C ou provoquoo) et do la nature do son agent. Copondant liion souvout, et pour beauooup do maladies, on peulse faire mio idoo oxaoto sur la nature du mal, soil comme ou vient do lo voir, d'aprös los symptöraes (morve accompagaöe de chancres, maladies 6rup-tives, etc.), soil surtout d'aprös l(!s lösions (pöripneumonie, tubercu-lose, etc.). Toutefois, divers moyens soul a la disposition do I'observa-tcur, qui lul permettent d'arriver presque toujours a la dötormination do la nature do rud'octiou; ce sont, outre l'examen des malades et l'autopsie des cadavres, l'enquöte, l'examen baetöriologique, l'inoou-lation, les cultures, los injections rövolatrices. II convient de recher­cher avoc soin tons los symplömes ol de les interpröter amp; leur juste valour. II convient aussi do pratiquer l'autopsie dos cadavres des ani-maux, epii ontsuecombö, et do relever avoc soin los lösions rencontröes. II convient ögalement, dans certains cas, de demander l'autorisation, aux lins d'autopsie, de faire exhumer los cadavres enfouis. A dol'aut de cadavres, on pourra essayer, quand lo besoin sera, d'amener le pro-priötaire ä iaisserabattre, a ses risques et perils, l'animal le plus ma­lade, ([ui semblera vouö a uno mort certaine.
Kuprosoncod'iiusujel soupeonne, pour uno raisun quelconque, d'uno maladie conlagi^use, il faul toujours recueillir les renseignements los plus complets sur ses anlocodonts, sur son origine, sur ses rapports et sur sa maniöre de vivre, afln de savoirs'il a ötö expose ii la contagion. Souventcette enquöte, donl il sera, plus ampleraent parlö ä propos de la visito sauilairc, sera de la plus grande utililö, et permettru d'arriver a la connaissanco do fails imporlanls, tels que cas de inorl snrvenus antörieureraent, rapports suspects, ou tons untres fails et circonstances pouvanl jeter un jour plus ou moins complet sur l'ötal du suspect. Quo si les renseignements ainsi oblonus soul insul'lisants pour donner an diagnostic la certitude voulue, il conviendra d'attendre, en prenanl les precautions et, les mesures convouahles pour ompecher toute contami­nation parlesuspecl sitantesl qn'il soil malade ; ou tnieuXjS'ilestpos­sible, il sera bon de recourir ii l'inoculation expörimentale. Ce moyen de-diagnostic, qui sera ötudiö on dötail i\ propos de chaque maladie qui en comporte la mise en pratique, esl denature a rendre les plus grands Services dans corlainos circonstances. On pourra, dans certains cas, lui substituer la culture sur milieux artiflciels; mais il reste, pour quelques maladies, et notamment pour la morve, la plus pröcieusedes rossonrees qui soienl a la disposition du elinieien. Sa mise en leuvrc nöcessite un certain soin dans le choix de la matiöre ii inoculer, de l'animal el do la region, qui doivent recevoir l'inoculation, ainsique du
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procödö opöratoire. L'inoculation so torn lanlöl par piqüres ou scai'i-(Ications, tantöl par injection sous-cutanöe, et tantöt par injection inlra-veineuse,intra-musculaire, intra-pöritonöals, etc. La rögion devra ölre pröpai'öe, nettoyöe, rasöe quelquefois et dösinfectde. du ohoisira im animal de peu do prix, mais douö cependant d'une susceptibilitö assez acousöe vis-a-vis de la maladie qu'on soupgonne. La matiöre a inoculer sera recueillie autant que faire se pourra a diverses sources; olle sera cmpruiiteo ä diverses lesions, a divers prodaits morbides,etc. La raison de ces regies se comprend aisöment; d'ailieurs, on insistera davantage plus tard dans I etude de chaque maladie. L'inoculation rö-völatrice estindiquöe surtoutquand les rösultats doivent ötre prompts (charbon, rouget, morve, rage, tuberculose, etc.). La culture en milieux artiflciels jieut rendre de röels services dans certains cas (morve, rouget, pneumo-entörite, charbon).
Igt;e diagnostic peut 6tre ötabli par l'exainen microbaetöriologique dans quelques cas, par ex(;iniil(i dans les cas de charbon, de tuber­culose, de morve, de cholera aviaire,de rouget,de piienmo-euleritc, etc. L'exainen microscopique des produits morbides, du sang, des lesions, avec ou sans l'emploi de röaetifs öclaircissants ou colorants, peut rendre les plus grands services, du vivant des malades et inenie apres la inorl, quand les lesions ne soul pas caraetöristiques, ce qui arrive fort souvent. C'est ainsi, pour ne prendre qu'un exemple, lt;[ue Weich­selbaum a pu diagnostiquer la morve surunhomme qui semblait souf-frir d'un rhumatisme articulaire, qui avail les articulations tibio-tar-siennes et puis cclle du genou gonllees, et (pii avail uiie puslnlc au front, ainsi que la rate et les ganglions inguinaux engorges. II trouva le bacille de la morve dans lo jius do cette pustule; |gt;uls d'aulres pustules apparurent, le malade suecombu, et a l'autopsie on trouva des granulationsmorveuses ;i la peau, dans le lissu sous-cutanö, dans le poumon, etc. Le malade avail, contracts la morve, ens'enveloppant avec uue couverture qui avail, servi a des chevaux morveux. Weichsel­baum cite encore le cas d'un codier, que Ton avail, toutes raisons de croire morveux d'apres les lesions qu'il presentait, et qui nerotaitee-pendant pas, l'examen microscopique n'ayanl muntre que des strepto-coques et des staphylocoques pyogönes dans lesdites lösions. L'examen baetöriologique est seul capable, quand on n'a pasrecoursö l'inocu­lation, d'amener ii la constatation exaete dela nature de beaueoup de cas de maladie. Ainsi, le charbon lui-meme ne peut pas toujours etre reconmi du vivanl des malades ou meine apres la niorl sans l'exainen microscopique. Ainsi, la tuberculose peut etre diagnosliquee par ce moyen, alors que sans son secours on restait dans le doute et l'iudeci-sion, etc. Get examen est facile, inoyennanl l'application des regies deja exposöes ii propos de la preparation et de la coloration des bacto-rics, et de celles qui seront indiquöes dans la description de chaque
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maladio. D'ailleurs les matiöres h examiner peuvent ötre recueillies, pröparöes et conservöes, en attendant lc moment oil on pourra los (Studier,
On peut, quand il s'agit de certaines affections, faire intervenir l'aotion des causes döbilitantes en vue d'accölörer la marche de la maladie soupQonnöe et de la rendre plus appreciable (morve et fatigue on purgations violentes).
Les injections rövölatrices, faites, aux sujets soupQonnös, avec les substances söcrötöes par les microbes, foumissent des donnöes pröcieuses au sujel de quelques maladies. Cost ainsi que les injections de tuberculine permettent de döcelerla tuberculose, celles de mallöine la morve et eelles de pneumo-bacilline la pöripneumonie.
II. — Traitement des maladies bacteriennes. — Police sanitaire.
La maladie bactörienne nc se döveloppe dans un organisme que sous certaines conditions, qu'on a appris a connaltre dans les pages qui prooedeut. Ccs conditions sc reduiscut ii deux principales : la röceptivitö et la contagion ou l'infection. Pour qu'unsujet contracte uue affection bactörienne, une maladie infectieuse, il faul en eilet: qu'il ne soil pas reliaclaire, qu'il n'ait pas l'immunitö, c'est-a-dire qu'il soil doiKi de la röceptivitö ou prödisposition necessaire et süffisante; ([ue les microbes pathogönes soient introduits dans sou organisme, c'est-ä-dire qu'il y ail infection ou contagion. Prevenir et empeehei' la contagion, diminuer la roceptivite, ereer l'immunitö, combaltre l'affection si (die; se döveloppe, tel est le triple but ä poursuivre dans le traitement des maladies infectieuses. Les moyens propres a conduire a ce resultat sont empruntös : a la police sani­taire, qui nous arme des mesures indispensables pour arreter et empöcher la contagion, et qui fera l'objet d'une etude spöciale; a l'hygiöne, doul les moyens permeltent de fortifier l'organisrae, de le rendre moins apte ä la culture des bact6ries et plus capable de bitter contre elles; a la lh6rapeutique et ä l'antisepsie.
1quot; Röle de Phygiene. — On a vu preeedemment que lallaiblis-sement de l'organisrae et la diminution de sa resistance vitale paries causes predisposantes ou preparatoires le rend pins susceptible de contracter les maladies infectieuses; on avuaussique la röceptivitö peut etre dimimiee et l'immunitö conföröe non seulomeut par höröditö (?t par inoculation preventive, mais aussi par les conditions climato-logiques et hygiöniques, üne bonne hygiöne peul done empöcher ce qu'une mauvaise hygiene l'avorise; une liygieue bien entendue peul contribuer ä enrayer et a guerir une maladie infectieuse, a laquelle l'organisrae a6t6 pr6disposö par une hygiene döfectueuse. Fournirune bonne et ahondanle alimentation, des habilalions propres, spacieuses
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et bien tenues, une bonno aöx'ation ; öviter los refroidissetnents, le travail exagöröj les fatigues, lo surmenago, etc., c'ost faire de la bonne hygiöne, accrottro la rösistanoe de l'organisme et lui permettre de resistor ft l'action des microbes OU lui dünner la force de lulter avan-tageusementcontre eux. D'ailleurs, los bons offets de l'hygiöne peuvent ötre accrus par 1'adjonction, a un rögime reconstituant, do certains agents thörapeutiques, tels quo l'acido arsenieux, los ferruginoux, les toniques, los stimulants, etc.
Pour mieux comprendre toute ['importance dos divers moyens, qui sont susceptibles d'accroltre la resistance de rurganisme,cn favorisant etactivant sa nutrition, il sufflra de rappeler los funestes effets do I'ali-mentation insufflsante, de ['alimentation avecdesfourragesaltörös, ava-ritis, avec des eaux croupissantes, ceux de l'encombrement, do l'aöration insufflsante, des refroidissements, du travail öpuisant, etc. Une saine et abondante alimentation rend lesanimaux plusröfractaires vis-a-vis de beaucoup d'affections, de la tuberculose, do lamorve,etc.; etcette influence est encore manifeste, quand lesindividus sont attoinlsde la maladie, trui evolue alors jilns lentement, rcste moins grave et se tor-mine plus souvent et plus rapidement par la guörison. Ledöfaut d'air, l'encombreraentj la mauvaise tonuo des locaux prödisposent ä cer-taines infections, notamment auxinfectionsseptiques et purulentes, qui deviennent plus rares dans les conditions opposoos ; lour influence famp;cheuse est d'ailleurs de la plus grande evidence sur les animaux attaints de maladies microbiennes; ainsi, les hetes claveleuses, les btHos peripneumouiques, etc., offrentmoins de resistance, quand ellos respireni un air impur, rarelie, etc. La fatigue, le travailöpuisant, les refroidissements, les maladies anteriouivs, etc., rondent lo cheval plus susceptible vis-a-vis dos gormospathogenes, qu'il peut trouver dans les fourrages, dans les eaux, etc.; il en est de memo pour los grands nuni-inuils, que de pareilles influences, jointes ii la misere physiologique, pr6disposent a la tuberculose, etc:.
2quot; Therapeutique. — Autisepsie. — On verra plus loin qu'il est döfenduparla loisanitaired'entreprendreletraitementthörapeutiquede certaines maladies contagieuses, les animaux qui on soul reconnus alteinls devant 6tre abattus sans delai. Mais, a cötö de cos quelques affections, dont letraitementestinterdit, ilen est d'autres qui peuvenl et doivenl 6tre traitees, a la condition quo, d'autro part, les mesuros sanitaires declaration, isolomont, Sequestration, disinfection, etc.) propres a empöcher la contagion seront appliqu6es.
Trois indications principales doivent ötre remplies dans letraitemont de toute maladie infectieuse grave ; il laut: ffortifler l'organisme, pour lui permettre de lulter avantageusement contre les microbes; 2deg; li­miter la maladie, provenir sa generalisation et empecher les compli­cations de se produirc; :!quot; ompecbor ou raluntir la multiplication du
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virus et neutralisor ou favoriser la doslruction ot ['elimination des pro-duits toxlquos qui l'accompagnent. La premiöre indication seraremplie par la mise en pratique dos röglcs do la bonne hygiöne et I'adminis-tration de certains agents reoonstituantsou toniques. Ladeuxiömecom-porte: 1'emploi d'agents tels quo le leu ou les caustiques, ou los bactörici-des, capables dedötruire le virus, quand H ost localise dansune region linütöe et accessible; et 1'application do certaines mödications, tolles ([lie la medication rövnlsive, la medication derivative, quand il y a ii craindre ou a combattre dos localisations graves sur les organes in­ternes. La troisieme, la seulo sur laquelle nous insisterons quelque peu, nöcessite l'emplol de deuxsortes d'agents, d'agents antiseptiques et d'agents evacuanls ou tic contrepoisous, les uns devant agir sur les microbes ct les autres sur lours produits.
On connatt des agents,qu'onqualifle de s/j^ci/?g'ues,parcequ'il8peuvent gnerir a eux souls certaines maladies. Ainsi, le mcrcure esl spöciflque contre la syphilis, la quinine centre la lievi'o intermittente, 1'arsenic centre la dourine, etc.; mais, jusqu'ö present, on n'est pas arrive a trouver le spociliquo do chaque maladie. Cost (jue, si quelques subs­tances pouvent, a certaines doses, arriver a favoriser la doslruction do la bacterio sans nuire aux cellules de l'animal, il y a beaucoup d'anti-septiques qui deviennout nuisibles a I'organisme lui-meme. Toutefois, commc il no snflirail j)as de dötruire les microbes, de memo il n'est pas nocessairede les tuer pour guerir los malades, puisque I'organisme lui-meme les dotruit, quand los conditions de la luttelui sonl rendues 1'avo-rables. Et, outre les moyens ([(''jii iudiquos, ily on a encore unautrc qui pennet ä l'öconomie do lutter avoc avantago; e'est colui qui consiste a ralentir la pullulation des bacteries et a altenuor lour action par I'cm-ploi d'agents et de doses queI'organisme pent supporter sans danger. Alnrs les cellules arrivont plus aisoinent ä delruiro lours ennemis, ren-dus moins nombrenx et moins forts. D'ailleurs on peut provenir l'action [lathogöne des bacteries : en provoquant lour evacuation, au moyen des vomitil's, des purgatils, des irrigations ot lotions detersives ; en empecbant leur arrivee au contact des surfaces absorbantcs, au moyen de la desinl'ection des mains de l'opörateur, des instruments et des objets de pansement; en employant des solutions dösinfeetantes pour faire des lavages, dos arrosagos sur los phiies, olit. Les agents, qui sent propres ä attC'iuior, a ralentir la multiplication ou aamener la doslruction des bacteries palbogenes, sans altörer les cellules et sans amoindrir lour resistance, no doivent pas etre employes souls. II faul aussi, et souvent d'une nianiere principale, so preoccuper des jiroduils fournis par l'agent palhogöne. II faul employer des agents propres a
empdeher leur absorption, ä on amenerl'övacuation rapide, a les del mi re
OU a noutraliser lours effets. On a vu, ou ellel, que les accidents mor­bides soul dus ä faction des poisons engeudres par les microbes, ot
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MALADIES CONTAßlEUSES BACTßRlENNBS.
que 068 iioisuns, qui suuU'limini-s Icnlcincnt, oontinuent d'agir mömo aprös la destruction des bactöriea. 11 faudra done aotiver lour 6limi-nation, principalement par l'einploi des laxatifs et des dlurötiques. On sail enfln lt;iue certaines lösions et certains troubles peuvont persister, aprüs la disparltion de l'agent pathogöne et rölimination de ses poi­sons; pour y remödier, ii faudra employer lea tnodificateurs gönöraux de la nutrition.
I.u chaleur, a un certain degrö, pent jouer le röle d'agent antisep-tique local, comme le refroidissement est parfois utilo, notamment contre la flövre typhofde de l'homme. Ainsi, la chaleur peut ötre efficace contre le virus du chancre mou (Aubert), contre le vims charbonneux dans la pustule maligne (l)avaine), etc. Toutcfois, ce sont principalement les agents chimiques qu'on emploie dans la Lhö-rapeutique des maladies infectieuses. On peut les faire agir (antisepsio locale), sans se pröoccuper de mönager les tissus, quand les haclenes, qu'on veul delruire, sont cautonnees dans une ötenduo restreinto, comine e'est le cas a la suite d'une morsuro rabique, d'une piqöre anatoraique, d'une inoculation accidentelle demorve, de charbon, etc. Mais, quand les microbes sontröpandus partout, quand ils existent dans le saug et dans les organes, quand ils sont dissemiues dans divers points, il laut faire de l'antisepsie gönörale, faire arriver l'agent baetörieide dans la circulation et le meltre en contact avec les parasites, sans porter atteinte aux milieux organiques, saus uuireaux cellules aniniides. Et, s'ilest possible d'employer avec succös des agents Irrs 6nergiques pour faire l'antisepsie locale, il u'eu est pas de memc quand ilsagitde faire l'antisepsie gönörale; parco qu'il faut alors 6viter do nuire aux ölöments de l'organisme, tout eu essayaul de nuire aux bacterics qui I'habitent; parce que les agents antiseptiques, ca-pables de dötruire les microbes ou de modifier lours propriötös, no peuvenletre employes qu'autantqu'ils ue peuventpas 6trenuisiblesau malade lui-uieme. 11 Importe done do ne ja.inais oublier de lenircompte ii la Eois du pouvoir baetörieide et de la toxlcitö des agents, qu'on vent faire intervenir dans le traitement general; il Importe egalementde ne pas oublier que les agents antiseptiques ont un pouvoir baetörieide, qui varie suivant les microbes, et une toxicite, qui n'est pas lainemc pour toutes les especes auinuiles. On ne saurail: conclure d'une espece ä l'aulre, il faut connaitre raelion baeterieide et le pouvoir toxique de chaque agent, a propos de chaque espece tie baetörie et de chaque rspecc animalc.
On a vu que l'acüon baetörieide d'un antiseptique pent varier, qu'elle peut avoir des degrös : qu'ellepeutse borner äralontir la germi­nation el la pullulation des microbes, qu'elle peulleur enleverlafacultö de germer dans un milieu artifleiel, toul en leur laissant le pouvoir de se döveloppor dans l'organisme, qu'elle pout aboutir a leur störilisa-
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Evolution de la maudie bactSrienne.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ui
tion. Quand il faudra les faire agir dans I'organisme, il n'y aura pas lieu d'ospörer (iue leur action aura la möme efflcticitö lt;iue dans les milieux inertes. Outre que souvent lesdoses^ nöcessairespour produire la störilisation, seraient dangereuses eine pourraientötre employees, il faudra encuro compter sur l'ölimination on la destruction de i'agenl antiseptique. Heureusement, a-l-on vu, il n'est pas nöcessaire d'aller jusqu'ft la störilisation des microbes; il sufüt de ralentir leur döve-loppement, pour donner a I'organisme le temps de röagir, sans lui enlever de son pouvoir par l'action toxicjuc du mödicament, l'our vouloir tuer le microbe, il faut se garder de produire I'intoxication de I'organisme par l'agent antiseptique, employö ä titred'agenl thöra-peutique. Pour obtenir intögralement et promptement, d'un mödica-ment, les cfl'cts qu'il cst capable do produire, il conviendrait de le faire pönötrer par la voie veineuse. Par l'injection sous-outanöe, l'absorption s'opöre lentement et souvent incomplötement, parsultede la pröcipitation ijui sc produil ; par les voies digestives, les effets demeurenl souvent incertains, par suite do la lenteur de l'absorption, el parfois nuls it cause do la dönaluralion do I'agent par les sues digestifs ou les aliments, etc. L'inhaiation et l'injection trachöale soul parfois dos modes d'administration recommandables; mais l'injection intra-veineuse röaliserait, si eile ötait toujours praticable et sans dan­ger, tous les avantages, en mettant partout I'agent antiseptique on prosonce des microbes, en le ropartissanl, uniformement et en facili-tantson action immediate. L'injection intra-veineuse n'oifre d'aillcurs souvenl pas do sörieuses difflcultös; et ses dangers peuvent ötre allö-iiuos, quand eile est faite avec les precautions voulues, et avec les dilutions et les doses convenables. Los antiseptiques, solubles dans I'oau seule ou dans l'eau salöe ii 7/1000, seront injeetös en solutions aqueuses; ceux qui no sent pas solubles dans l'eau, mais bien dans I'alcool, la glycerine, etc., seront employes en solution dans l'eau al-•coolisoo h 10 ou ci0 j). 100 ou glycerinöo ä 20, Hü, 40 p. 100, ou acidu-li'e, elc. En tout eas il no faudra jamais pcrdre do vuo qu'un agent, qui n'est haclericide qu'ä dose relativement ölevöe, pourra 6lre plus nlile en thörapeutique que lei autre plus fortement antiseptique mais aussi beaucoup plustoxique. Ainsi, le sublime, qui exerce une action bactericido a Ires faible dose, devienl neanmoins d'uno utilite contos-table dans la thörapeutique gönörale des maladies infectieuses, parce qu'il est tres toxique et qu'il no pent dtre administrö qu'a faible dose; tamlis ([u'on a pu guörir des eas do (ievro eliarbonueuse par les injec­tions inlra-veineusos d'eau iodec ou phöniquöe.
En resunu', suivanl les localisations du mal, suivant qu'il y a lieu d'agir sur tel ou telorgane, sur teile ou teile region, sur une partie detcrminee ou sur l'ensemble de I'organisme, le choix des agents ii employer et la maniere do los faire pctiolrcr dans recouoniio peuvent
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varicr. Pour ['antisepsis locale, on pourra souvent choisir Irs germi­cides los [tlus önergiques, mömeceuxqui altaquent los tissus; on los eraploiora en onctions, applications, lotions, lavagos, badigeonnages, arrosagos, etc.Pour rantisepsiegönöraleetpourrantisepsiedosorganes internes, on sera souvent röduit ä user des germicides, qui soul moins actifs centre Iesl)act6ries,mai8qui sonl moins dangoreux pour las tissus du I'individu; on les administrera par injection sous-cutanöe, par Ingestion, par inhalation, par injection trachöalo, par injection intra-veineuse, etc.
Los agents qu'on peal employer sonl nombreux; co sontceux donl I'action microbicide a ötö ötudiöo pröeödemraont et bion d'autres encore. L'iode a ötö employösous forme d'eauiodöe, de teinture d'iode diluöe on de teinture torte. La teinture d'iode convient pour faire dos badigeonnages sur des excoriations, sur des plaies, des blcssurcs, des tumeurs, etc.; ellopeut ötre employee pour la cauterisation pröventive dos morsures et piqöres virulentes. L'eau iodöe peul 6tre employee on injection sous-cutanöe, en inhalation, en injection trachöale et en injection intra-veineuse; eile a donnö parfoisdes rösultats,notamment dans les cas de charbon. I.'neide phenique a ötö6galement adminislrö avec apparence de succös centre le charbon, centre les afTections putrides et gangröneuses, centre le cholera aviaire, le rouget du pore, la lievre lyphoTde du eheval, etc. On pent utiliser aussi les phönates, l'acide salicylique et les salicylates, les acidos minöraux, l'acide sul-furique, l'acide azotique, l'acide chlerhydrique, l'acide borique, lescu-pri(p.ies, les scls d'argent, de mercureet de quinine, eertaines essences, la creosote, le naphtel, le salel, etc.
3deg; Police sanitaire. — La police sanitaire esl one brauche l.res impertante, la plus importante sans contredil, du traitement prö-ventif des öpizooties et des enzooties. Elle a pone bul de prövenir, d'empöcher, d'arröter la propagation, la transmission el la dissömi-nation des maladies contagieuses, de prövenir, de limiter les epi­zootics, et d'en poursuivrc I'extinctien, an moyen de cerlainca raesures plus eu moins rigeureuses, ödietöcs par la idgislation sanitaire.
Les animaux domestiques soul de la plus grande importance clans les conditions d'existence des peoples, pourragricullure, 1'Industrie el I'alimentation de i'homme. L'agriculture exige le cencours du eheval, du hoeuf, qui soul sujets a de nombreuses maladies contagieuses et qu'il Importe do preserver efflcacement. Notre pays no so suflil pas, il doit importer tons les ans un nombre considörable d'animaux, prin-cipalomenl des animaux. alimentaires; en outre, nous exportons chez l'ötranger des animaux. eleves dans notre pays, et principalemeut eertaines races de chevaux. II faul qua noire commerce puisse se faire avec I'aeilite elsecurile; il taut qne les nations qui nous achetenl des animaux aienl conflance en nous ; il faut qua notre legislation sanitaire
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ßVOLUTION DE LA MÄLADIE BACTlSRIENNE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;243
leur suit uue garantie, pur ses prescriptions ot son application, quo nos animaux sont presorvus aussi efflcaoemont que possible de toute maladie coalagieuse; il faut en outro, et par-dessus tout, que notre importation ne soit niarrötöe ai meine ralentie considörablemont, car 11 faul donner satisfaction aux croissantes oxigences de l'alimentation publiquc. Mais il faut pareillement que cotte importation ne dcvienne Jamals un danger; il laut eviter a tout prix l'introduction de oertainea maladies conlagieuses; il faut exurcer une surveillanceminutieuse äla frontiöre etrecoürir, encas de besoin, aux mesures sanitairesödictöes par uotre legislation. 11 faut savoirouvrir nos frontiöresö ['importation des animaux sains, comme il fautsavoirles fermerä ceux qui soraient malades OU suspects. [I faut eviter que le commerce a l'interieur ne devionne une cause de dissemination de la contagion. Apres le com­merce, aprösl'alimentation publique, aprös 1 quot;agriculture, c'est i'indus-trie, qui est interessee a l'application d'une police sanitaire prudente et sage. L'industrie utilise en effet les döpouilles et divers produita des animaux ; et nous importons tous les ans une assez grande quantitö de ces döpouilles et de ces produits. 11 est done de la plus grande utilite que noire police sanitaire ne prive pas iiiutiiement notre Industrie des ressourecs qu'clle pulse ehe/ nous ou (die/, l'etrangcr; mais il faut pourtant qu'elle prövienne la contagion, qui pourrait rösulter de cer-laines döpouilles et de cerlains produits.
Enfin, ce qui domine dans l'iraportance de la police sanitaire, c'est la protection qu'elle constitue pour Thygiene publique, c'est la preser­vation de l'homme centre certaines maladies conlagieuses des animaux, auxquelles il est constamment expose. On sail, en effet que plusieurs affections se transmottent des animaux a I'homme; il y a done un danger perpetuel, un danger de tons les jours, dans le contact des personnes avec les animaux, et ce contact est pourtant indispensable. II faul par consequent s'appliquer a le rendre le moins dangereux possible pour I'homme; il faut surveiller les animaux et appliquer, des qu'on les reconnait malades, les mesures propres h empöcher la transmission do leurs affections.
Les moyens, employes pur la police sunilairc, soul certaines mesures, que nous apprendrons a connaitre plus loin, et qui sont reglees, (ixees, determinoes par les documents legislatil's et reglementaircs relatifs ä la mutiere. Ces mesures sont d'une utilite incontestable, puisque, grace a clles, on previent la transmission d'une maladie et on pent amener la diaparition d'une öpizootie. La police sanitaire a done bicn reellemcnt une importance capitate ; ollc est absolument neccssaire ; et le gouvernement d'un pays ne peut pas s'en desintercsser. II doit se charger de son application, de sa creation si clle n'existe pas, et de son perfectionnement, dans I'interOt du peuple qu'il dirige.
L'application, comme la prescription des mesures sanilaircs, im-
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pliquo la connaissance approfondio des propriötöa des conlages, do la contagion et de ses modes. Aussi peut-on dire quo la base de toute legislation sanilain; doit etrepuisee dansl'ötude, dans la connaissanee acquise des proprietes des conlages et de la contagion; et e'est en eft'et de eette connaissance que s'est inspire le legislnteur, dans les divers documents, qui edietenl des mesures sanilaires. La police sanitaire nous apparait done comme le complement pratique et la sanction necessaire de l'etude de la contagion. Elle s'occupe, non seulement des mesures sanilaires applicables aux animaux malades, mais encore des mesures applicables aux animaux niorts, aux dehris eadave-riques et aux cadavres d'auimaux alteinls de maladies conlagieuses. Rile comprend done les mesures sanilaires applicables aux clos d'equarissage, oil on travaillo cos dehris, d les inesurcs, qui doivent etre nppliquees avec le plus grand soin a la boucherie, aux viandes qui servent ä l'alimentation journaliere de rhomme, qu'il faul preserver efflcacoment, en öloignant do la consommation les chairs d'auimaux alteinls d'aU'ections conlagieuses. Elle comprend enfin la surveillance des foires et marches, des frontieres, des transports, des abattoirs, etc.
La police sanitaire ue se confond pas avec la legislation commer-ciale et la medecine lögale. 11 y a entre ces sciences des difförencos considerables: la police sanitaire a pour but, avons-noiis dit, d'em-pöcher la propagation des maladies conlagieuses et tl'en hfitcr 1'extinc-tion : la h'gislation commerciale veterinaire a pour but d'6tudier, de faire eonnaitre, de determiner les lois et les regies qui president an commerce eta l'nsage des animaux domestiques; la medecine legale a surtout pour hut de regier la responsahilite des personncs qui out porle alteinte a la propriete d'aulrui, en deteriorant plus ou moins les animaux; eile regle la responsabililö du veterinaire, qui commel line faute grossiere, colic des marechaiix, qui hlessenl un cheval par suite d'ignorance grave ou d'nn d6faut de eapacite, cello des compaguies de transport, qui endommagent la marchandise vivante, qui leur est ennliee, etc.
On ne pent pas confondre non plus la police sanitaire avecl'hygiöne proprement dite. Celle-ci a pour hut tie conserver, ou d'aidcr a la conservation de la santö des animaux comme la police sanitaire; mais les rnoyens, qn'elle emploie, diHereut de ceux, laquo;pie eette deruiere met en oeuvre. L'hygiöne tire ses rnoyens des circunifusa, des ingesta, iles gesta, etc. ; taudis que la police sanitaire s'appuie sur des documents legislatil's ou ri''glemenlaii'es, et a recours a des mesures d'un autre ordro, et qui soul plusou moins rigoureuses, telles que la sequestration, 1'abatage, I'enfouissement, la dösinfection; eile ne s'occupe d'ailleurs que des maladies conlagieuses prevues par la loi sanitaire.
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CHAPITRE VI
H18T0HIQÜE DE l.A I.l':i;isLATION SAMTAIIU-: BN FRANCE. -- LOI, DKCUETS ET 11KOLK-Mi:\IS SAMTAII1KS. — (;i;M:iu|.ITKS SUE l.A POLICE SA.NlTAIIIi:. — REGIME SA.N1-TAIIiK. — UESURES 8AN1TAIRES.
I. — Legislation sanitaii'e de la France.
Notre lögislation sanilaire aötö formöe pen a peu, dös lo commcnco-incnl du dix-huitiömesiöcle, au furetä mesureque la contagion a ötö mieux appröciöe. En Kranen, l'origine de la police; sanilaire se trouve dans im aiTiH du LO avril lll'i. Avant cette 6poque, on n'enfouissail meme pas los cadavees; d'ou ponvail rösulter un danger de contagion et im danger d'infection par suite de la putrefaction a l'air libre. De nouvoaux documents parurent en IT.'üraquo;, en 1740, en I'-'m, en ITili, en 1770, on 1774, on lquot;quot;.quot;), en 1778, en 1784, etc., etc.
En 1784, tut rendu larröl le plus important, pour prevenir los dangers resultant des maladies contagieuses des animaux. UarrH du comeil dv. 16 yutVZe/1784 formait ä lui soul u no veritable legislation sanitairo ; il visait toutes los maladies contagieuses. Los mesures, qu'il ödietait, n'etaient pas nouvellcs; c'ölaient celles quiavaient dejä ötö edirtecs, dans los documents anlerieurs, relativement ä, la police sanitaire de la peste bovine, de la clavelöe et de la niorve.
L'article lquot; ordonnait a toute personne, qui avait des animaux malades on suspects de move, on de toute autre maladie conta-gieuse, d'en faire aussilöl la däclaration, sous peine d'une amende de 800 francs, a l'ailministralion municipale, qui devait nommer des experts velörinuires ouautres, pourse transporter dans los habitations et visiter \es animaux döclarös, en presence d'un reprösentanl de l'au-toritö. L'article 2 portait que l'autorite ponvail nommor autant d'experls qu'elle le jugeait utile; cos exports devaieni ötro choisis parini li's veterinaires, et ä difaut parmi les maröchaux. L'article3 deeidaii queles experts designes etnionttenus de prelcrlour ininistore et devaient se transporter la oü lour presence ötait möcessaire, pour visiter las animaux ayant öte l'objel d'une declaration ou d'une denonciation, apres s'etrc fait autoriser par le juge du Heu et en se
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MALADIES CONTAOIEÜSES BACTfiRIENNES.
laisant acconipngncr d'un reprösentant do l'autoritö. Lcs propriolniros no devaient pas B'opposer ti l'entröe dans leurs öcuries, ötablosou bergeries. Les experts devaient dresser im proces-verlial de lour visite; et si les propriötaires faisaient des röclamations, ellea ötaient jugöes aussitöt par le juge qui avail autorisö la visile, l/urlicle A delcudait a ipii que ce soil de traiter unanimal attelnl d'une maladie contagleuse, sans en avoir fait la declaration k l'antorite locale, qui devait anssilöl informer l'autoritö supörieure et faire marquer et isoler ou söquestrer Ja böte malade; il döfendait aussi, sous peine d'amende, a ([ni quece suit, de laisser comraüniquer les animaux malades avec d'autres animaux ou de les laisser vaguer dans les päturages communs. [/article 8 döoidait que tout animal alteintde raorve, ou de toute autre maladie reconnne incurable, devail elre ali.iltn aussitöt en prösencede l'expert et d'un reprösentanl de l'autoritö, qui dressait un proeös-verbal constatant l'abatage et indiquant la nature de la maladie, ainsi (|ii(^ les precautions a premlre pour öviterla contagion ;ce procös-verbal ötait envoyö ;i l'autoritö supörieure et copic en ötaitlaissöe aux intö-ress(''S.
L'articleö ordonnaii l'enfouissement, avec les peaux tailladöes des animaux morts ou abattus pour cause de maladie contagieuse, ä 3quot;',c20 de profondenr et a 200 mötres de toute habitation ; ilordonnait aussi l'aöration et la dösinfection des habitations, a la diligence de l'autoritö munieipalo et des experts, la erömation ou l'öchaudage des harnais, colliers, etc., et la sequestration des habilaliuns, apres leur dösinfection, pendant le temps que l'expert jugeait nöcessaire. L'infrac-tion aux dispositions de cet article ötaitpunie de 500 francs d'amende. L'article 7 döfendait a toute personne, suus peine de 600 francs d'amende, de dötourner, vendre, exposer en A'ente des animaux all ei ids ou suspects de morve igt;u de maladies contagieuses, de recevoirdans ses habitations aueun animal malade ou soupeonne, et rendait la döclaration obligatoire pour quiconque avail reconnu l'existenco d'une maladie contagieuse dans de pareilles conditions. Les articles S id'.raquo; röglaieni les conditions de l'öquarrissage et döfendaienl aux öquar-risseurs sous peine de döchöance, d'amende et de prison, de vendre les chairs provenanl d'animaux morts ou abattus pour cause de maladies contagieuses. L'article 10 autorisail la dönonciation et l'oncourageait par l'appAt du partago des amendes et par l'espoir d'une recompense. L'article 11 röödictait, pour les autoritös locales, l'obligntion de pr6venir aussitöt l'autoritö supörioure, quand elles avaient reeu avis de l'existence d'une maladie contagieuse ou d'une epizootic. L'article li döcidait que les amendes seraient'exigöes intö-graleraent, et que leur recouvrement serait poursuivi par tout moyen, meine par l'omprisonnement. L'article li! rendail de nouveau obliga-toires les ordonnanecs relatives au marchö aux chevaux, surtout collo
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IIISTOniQUB DE LA LEGISLATION 8A.NITAIRE EN FRANCE.
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du lt;s juillet 1163; et 1'article 14 recommandait aux autoritös de veillerü l'observation des rögles ödictöes et enjoignaitdla force armöe de pröter main-forte ii cet nilbt.
Une loi du 'M ju'm IH(i(i lixa aux trois quarts de lour valeur, pour tous les animaux alialüis par ordre de l'autoritö, el pour cause de peste bovine, le raontantde rindemnitö accordöe aux propriötaires.
Vndrcre/ du 30 septembre 1871 ötablit les rögles d'aprös loscruelles devait elrc faitel'estimation qui sert de base a l'indemnitö.
Dans notro ancieri Systeme de lögislation sanUaire, l'autoritö iiniui-cipalo ötait investie dun pouvoir considörable, puisqu'elle pouvait prescrire des raesures exceasiveraent graves, tolles que l'abatage, l'enfouissement, etc. ; ces attributions ötaient conflrmöes parla loi du .'gt; mai 1878 sur l'oi'ganisation munioipale ; el un arrdt de la Cour de cassation du 1quot;' fövrier lüil ötablissait que l'autoritö munioipale avait le droit de prendre des mesures pröservatrices, alora memcqu'il n'y avail que lies apprehensions mörilant d'etre prises en considöration. Pour se faire une idöe gönöralo des dispositions edictecs par notre ancienne lögislation sanitaire, qui a cessö d'etre en vigueur depuis la loi de issi, on peut rösumer ainsi qu'il suit les principales me­sures qu'elle prescrivait : Däclaration ä t'au/orile municipale; aver-tissementdonnöpar Vautoritö municipale ä l'autoritö superieure; isolement do.a malades; visites des malades pur nn expert nommd par l'autorile ; recensement; cantonnemenl; sequestration; marque ; defense d'im parier, dans les pays sains, des animaux vcnanl des pays dejä infccles; signnux ii l'miree des habitations et des communes infectees ; publication el affichage des lieu.v infeetäs; interdiction des marcMs et des /hires aux animaux provenanl des pays infeetös et des pays rnisins; certi/icats d'origine et de santö} surveillatice du commerce et de la circulation du helail; suspension des faires et marchds ,' riglementalion de la boucherie, pour auioriser nu empicker In vcnle de. In viando des animaux malades on suspects ; cordons sanitaires.' guarantaines ; estimation ; indemnity en ras de /i/p/uis scuh'meal; abatagepour les maladies contagieuses reconnues incurables par l'expert, enfouisseme.nl [ses conditions, le transport des cadaores et des debris.; räglcmenlalion de Idquarrissage ; desinfeclion des habitations et des objets, qui lt;mi eh' en contact avec les animaux malades; sequestration das habitations disinfeetdes; säodrilds;pdnalitös {prison el amende); appel d la ddnonciation ; usage de la force armde,
Cette lögislation ötait rationnelle, puisque les principales prescrip­tions, qu'elle contenait, ötaienl basöes sur la contagion. Elle ödietaif un grand nombrede mesures. avec lesquelles on pouvail parera presque toutes les exigences, et qui ötciient applicables ä tousles cas dange-reux. Dans les eas nou prövus, il ötait ponuis d'appliquor les mesures ödictöes pour les cas prövus, ear la lögislation se prölait a leur exten­sion ä tons les cas, en donnanl, aux inaiies le pouvoir de prescrire
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2iSnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTAGIBU8E8 BACTfiRIENNES.
toutes les tnesures lt;iu'ils jugeralent convenablss. On avait oritiquö lo pouvoir extraordinaire, qu'elle donnait ii l'autoritö locale, lo moindre mairo dc village pouvait döpouiller un propriötaire d'animaux atteints ds inaladic contagieuse. Cotaiiun pouvoir oonsidorablo, car il portait alteinte h la propriötö privöe ; mais, (run autrecötö, oe pouvoir, basö sur les indications fournies par los vöWrinaires ganitaires, elait une puissante garantie de oölöritö dans ['application dos mcsurcs propres a prövenir on a arrotor los öpizooties.
A cötö di^ cos avantages, notre lögislation sanitaire prösentait laquo;lo graves drl'anls. Mile ötaitformöe lt;lo documents trop nombreux, qui si; röpötaienl la plupart du temps; olio ödietait dos pönalitösexcessives, cpii nolaient d'aillonrs pas toujours proportionnoes anx infractions; olle otait tres difflcile ii appliquer, et, suivant tel ou lol pays, les juges l'appliquaient d'une maniöre difförente. F.lio contenait certaines mesures inutiles, ainsi que dos mesures mauvaises et des raesures ruineuses; eile prononcail la conflscation el faisait appel a la dönon-ciation. Elle donnait anx autoritös un pouvoir exagörö; eile no res-pectail pas assc/ la propriötö privöe, eile entravaif le commerce ; eile n'accordait pas l'indemnitö toutes los fois quölle ölail justoment duo, Elle manquail de provoyanco ot no donuait pas les moyens sufflsants pour prövenir l'importation d'une maladie contagieuse. Bnfin on n'observait plus, et les tribunaux n'appliquaient plus, certaines de cos dispositions.
[Tue röforme etail devenue nöcessaire, pour meltre notre lögis-liitinn sanitaire en rapport avec los donnöes actuelles de la science, avec nos moeurs et avec los exigences do nos relations commerciales devenues plus faciles ot plusnombreuses. On avait songö sörieusement ;i opörer cette röforme dös IH7(i, et une nouvelle loi avail ötö pröparöe, qui devail remödier aux döfauts que nous avons signalös, qui devail consci'ver les mesures appropriöes ä l'ötat actuel de nos moeurs et basees sur la contagion, qui devail effacer entiorement les mesures qui n'ötaient plus d'accord avec nos moeurs, comme la dönonciation, la conflscation, etc., ei qui devail enfin ajouter los mesures nöcessaires pour complöter ce qui manquail a l'ancienne lögislation.
La loi nouvelle devail consacrer I'institution d'un service sanitaire, grftco auquel la France so pröservera de ['invasion de certaines mala­dies contagieuses. Elle devait önumörer los maladies contagieuses, qui exigent 1'application do mesures sanitaires ; mais celte önumöration ne pouvail pourtant pas ötre döQnitive, car, avec les progrös de la science, on poul arriver a constalor que d'autres maladies offrent des dangers; et ä un momentdonnö dos mesures devront ötre appliquöes a cos maladiesreconnues contagieuses. Elle devait done prövoir et rendre possible l'extension de ses prescriptions a d'autres maladies, qui seront reconnues dangereuses. Elle devail poser des regies communes, et
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HI8T0RIQÜB DE Ik LfiöISLATION BANITAIRE BN FRANCE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;249
Önum6rerlesprinoipales mesuresde police Banitaire, (leite önumöration devait 6tre generate; un rögloment eluhore par lo Conscil d'fitat devait faire l'application lt;le ces mesuros a chaque maladie contagieuso cn particulier. Elle devait surtout s'occuperderöglerlesmesures, qui por­tent alteinte a la propriötö, TaLatage et l'enfouissemont; eile devait aussi rögler la question des indemnltös. Kile devait ödicter les mesures nöcessaires pour prövenir l'importation des maladies contagieuses, c'cst-ä-diro regier la surveillance des frontieres. A ce sujot, la loi ne pouvait pas tout regier, mais olle devait laisscr 1c pouvoir an chef de ['Etat d'y suppleer dans teile ou teile circonstance. Elle devait aussi s'oecuperde la question de pönalitö, cartoutes les prescriptions seraient vaines, si olles n'etaiont pas accompagnöes d'une sanction, si la loi ne donnait pas le moyen de forcer les propriötairos a lui oböir.
II fallait une loi unique, gönörale ; et cette loi devait dtre courte, simple, claire, facile ä compreiulre et par-dessus tout pröcise. Elle ne devait den laisser ä l'arbitraire des autorites; olle devait 6tro com-plötöe par un röglement d'administration publique, pour en faire l'application aux divers cas.
fn decrot du 24 mai 1870 institua auprös du ministörede l'agricul-ture un comitä consultatif des epizootics.
Ce comite travailla activemenl a la refonne do notre lögislation, et, dans la preparation do la nouvelloloi, 11. Bouleyjoua un röle pröpon-dörant; l'ölaboration fut terminöe en octobre 1877. Leprojel pröparö par le comito futsoumis au Conscil d'Etat, qui lui Ml subir quelques lögöres modilicalions, ct tut onsnite discutö par les Chambres, vote dotinilivomcnt 1c 8 et proinulgue conime loi le 21 juillet 1881. II otait pröcödö d'un exposö des motifs pour lesquels il avail ötöpröparö. Ces motifs otaient: les lacunes ct les contradictions qai existaient dans notre ancienne lögislation; certaines dispositions inapplicablos parfois et inconciliables avec les moeurs du temps ; la multiplicitö des texles des documentslögislatifs, d'oü rösultail une confusion : les dillerencos de pönalitö pour des infractions identiques; les modifications gurvenues dans la vie et los relations des peuples (aujourd'hui les transports sont faciles, ios transactions multipliöes, d'ou l'extension des epi/.ooties et l'insufflsance de l'ancienne lögislation), et losprogres de la science.
1quot; Loi du 21 juillet 1881 sur la police sanitaire des animaux.
TITRE 1er. — MALADIES CONTAQIBUSES DES ANIMAUX KT MESUHES SANITAIHBS QUI I.KI'li SONT APFLICABLES,
Article i'hi:mii:h. — Les maladies des animaux, qui sont reputcos conta­gieuses, et qnidonnent lieu ft rappllcation dos dispositions de laprösente loi sent :
La peste bovine dans loutes los ospöccs de ruminants ;
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MALADIES CONTAGIEUSES DACTERIENNE8.
La pöripneumoniQ contagiousedans l'espöce bovino;
l,;i clavel6e at la gale dans lesespöcss ovine ot caprine;
La liovrc aphteuse dans les espdces bovine, ovine, caprine et porcine ;
La inorve, le farcin, la dourine dans les ospeces ohevaline el asine;
La rage et le oharbondans toulesles esp6ces.
Am. -#9632; #9632;— In (liieret du prösident de la lldpublique, readu sur la rapporl du ministre de I'agrioulture etdu commerce, aprös avis du comitö consultatif lies äpizooties, pourra ajonlerä la nomenclature des maladies röputöes con-lagieuses dans chacune des cspeees enoncees ci-dessns loulcs autres niala-diesoontagieuseB,dönommöesou non, qui prendraientun caraetöredangereux.
Les dispositions do la prSsente loi pourront ötre etendnes, par un decret rendn dans la m6mo forme, anx animanx d'espeoes antrcs (ino celles ci-dessus däsignöes.
Art. 3. — Tont, propiielaire, toule personne a.vnnl, a quelque litre quo ce soit, la charge des soins on la garde d'un animal atteint on soupeonni' d'etre uttoint d'une maiadie contagieuse, dans les casprevus par les articles l'1' et 2, est tenue d'en faire sur-le-champ la declaration an maire de la commune ou se trouve cet animal.
Soul. 6galemont tenus de faire cetto declaration tous les v^lerinaires qui seraienl appides a le soignor.
I.'animal atteint on smipconne d'etre atteint de l'une des maladies speci-tiees dans l'artiolei1quot; devraötreimmädiatement, e( avantmömequerautoritä administrative ait rSpondu h l'avertissement, söqueströ, sdparö et, maintenu isnlii autant qne possible des anlres animanx susceptibles de contractorcette maiadie.
II est interdit de le transporter avant quo le vet/'i'inaire delegne par I'ad-ininistration I'ait examiiK'. La meme interdiction est applicable h I'eid'onisse-menl, a moins qne le maire, en cas d'urgence, n'en ail donne I'autorisation speeiale.
Art. 4.— Le mairedevra, des qu'il aura 616 prevemi, s'assurer de lac-complissement des prescriptions contenues dans I'arlicle [iretMJtlenl et, y pourvoir d'offlce, s'il y a lien.
Aussitdt que la declaration prescrite par le j; lorde l'article preeödent a 616 faite, ou, a däfaut de declaration, des qn'il a connaissancede la maiadie, le maire fail proceder, sans retard, a la visile de l'animal malade OU suspect par le velerinaire cbarg6 de ce service.
r.e veieiinaire constate et, au besoin, prescrit la complete exdeution des dispositions dn troisieme alinea de Particle -i et les mesures de disinfection im mediate men I necessaires.
Dans le plus bref delai, il adresso son rapporl an pre lei.
Aut. :gt;. — Apres la conslalation de la maiadie, le prefel statue sur les mesures a meltre a execution dans le cas particulier.
II proud, s'il est necessaire, un arrrle portant declaration d'infection.
Cette declaration pent entratner, dans les iocalitäs qu'elle determine, l'application des mesures snivanles :
lquot; L'isolement, la sequestration, la visile, le recensementetla marque des animaux el troupeaux dans les localitds inl'eclees;
#9632;2quot; I,'interdiction de ces locililes;
:iquot; I,'interdiction momentanfie ou la reglementation des foires et marches, ilu transport et de la circulation du belail;
iquot; La disinfection des öcuries, ^tables, voiturea on autres moyens do transport ; la desinfection, on meine la destruction des idijels a l'usage des animaux maladesou qui ont 6i6 souilläs par eux, et gdnoralement des objets conqnes ponvant servir do vebicnle a la contagion.
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LEGISLATION SANITAIRE.
#9632;2:; 1
Tu röglsmsnt d'admlnlstration publique dälerrninors colics de cos nic-snres qui serout applicables suivant hi nature dolaquo; maladies.
Abt. 6. — Lorsqu'un arrötö du pröföt a constatä l'oxistouco de la pestc bovine dans nno conimimo, los aiiimiuix (|iii en soul atleints et coux de l'espöce bovine qüi anraiont olo contaminös, alors tndme qu'ils no prdsenle-raiont aucun si^uo apparent de aialadie, sont abattus par ordre du maire, conformämeni a la proposition du vötörinaire dölö^uö et apres Evaluation.
II ost iutenlii, (it^ siispoiulro l'ex^cution desdites mesures pom- traitor los animaiix malades, sauf los caset sous les conditions qui seraienl speciaie-meiU diHoiinines par lo ministre do L'agricuituro et du commerco, sur l'avis du comile coiisnliatif des öpizooties.
Art, 7. — Dans lo cas prövu par l'artiole pröcedent, los animaux malades sont abatlus sur place, sauf lo cas ou lo transport du cadavre au liou de l'en-l'onissement sera döclarö par lo viHrrinairi' plus dangoreux quo colui de ['animal vivant; le transport en vue de l'abalage peut dtre autorisö par le maire conformöment a l'avis du votörinairo d6l6ga6, pour ceux qui ont ele seulement contaminös.
Les animaux des espooos ovine et caprine qui ont öle exposes ä la conta­gion sont isolös etsoumisaux mesures sanitaires döterminöespar le r6glemenl d'administration publique rendu pour ['execution de lii loi.
Art. 8. — Dans le cas de morve coustateo, et dans le cas de farcin, de oharbon, si la maladie ost jn^'öe incurable par le vötörinaire dclötruö, les animaux doivent ölre abattus sur ordre du maire.
Quand il y a contestation sur la nature 011 le raractere incurable de la maladie ontre lo vötörinaire delö^ue et lo vötörinairo quo le propriötaire aurait fail appeler, le pröfet dösigne un troisieme vötörinaire, conformömout au rapport duqucl il ost, statue.
Amt. 9. — Daus lo cas de peripnonmoiuo contagieuse, le prüfet devra ordonner l'abatage, dans lo dölai do deux jours, dos animaux reconnus atlaquo; toints de cette maladie par le völörinairo döldgilö, et l'inoculation des am-maiix d'ospöco bovine, dans los localites reconnues infoclees de cette maladie. l.o ministre de ['agriculture et du commerce aura le droll d'ordonner l'abatage des animaux d'ospöco bovine ayaut, 616 dans la möme Stable, ou dans le möme troupeau ou en contact avec des animaux atleints de peri-pneunionio contagieuse.
Akt, 10. — La rage, lorsqu'elle ost conslatöe cbez les animaux de quelque espöoe qu'ils soienl, entralne l'abatage, qui ne peut ötre differö saus auoun pr6 texte.
Les chiens et los chats suspects de rage doivent 6tre immödiatement abattus. Le propriölaire de l'animal suspect ost, tenu, möme en ['absence d'un ordre des agents de ['administration, de pourvoir a l'accomplissement de cette prescription.
Akt. t I. — Dans les epizooties de clavolöe, lo pröfel pout, par arrele pris sur l'avis du comitö consuliatif des i'-pizooties, ordonner la clavelisation des Iroupeaux infecles. La clavollsation ne devra pas fttre exdcutde saus autorisation du pröfet. Aar. 12. — L'exeroice de la m^decine vötörinaire dans los maladies con* (agieuses des animaux esl inlerdil a quiconque u'osl pas pourvu du diplöme de vötörinaire.
Le Gouvernement, sur lademande dos conseils gönöraux, pourraajourner, par döeret, dans les döpartements, l'exöcution de cette mesure, pendant une Periode de six aiineos ä partlr de la promulgation de la prösente loi.
Akt. 13. — La vente ou la mise en vente dos animaux altoints ou soup-comies d'ölre alleints de maladies contaaiouses est inlerdile.
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2;i2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES C0NTAQIEÜSE8 B\CTERIKNNEB.
El, si hi rcnlc a en lieu, nllc cxl nullc dc droit, '/quot;C ''•' vondnw ail connu uu ignori I'oxlslenoe de la maladie dont son animal etait alleinl mi suspeoU
flianmoins, auoune röolctmation de la part de Vaeheteur, pour ratsonde ladiie nullM, hi: sera recevable lorsgu'U se sera äoouli pins de quarante-cinq j'otirs depuis le jour dc la livralson, s'il liy a poursuite du ministdre puldic.
Si l'nniinal a Hi aliallu, le dclui est reduit a dix join'* a parlir dn jour de Vabatage, suns que, loulefois I'urlion puisse jamais elre iniroduite apris I'expira-tion ilu tli'lai de quarante-cinq jours. En ens de poursuite dn miniaierc puldic, la prescription ne sera opposable a Vaetion clvUc, oomme auparagraphew'amp;cident, que conformiment au.r rdglos du droit continiin,
Toutefois, en ce qui conceme la tuberculose danraquo; Vespice bovine, la rente ne sera nullc que lorsqu'il s'agira d'nn animal sounds a la Sequestration ordonnce paries autoritt's rompclentes. (L. 31 juill. 189S,)
Lg propriötaire ne peul s'imi dessaisir (aiiiniiinx attaints on soupconm's d'etre atteints de maladies contagieuses] quo iluns los conditions dotnriiiinuos par le röglement d'iulminisl ration publique prevn a I'article W.
Ce röglement (Ixera pour chaque ospuco d'anitnaux el de maladie le temps pendant lequel I'lnterdiotion de vente s'appliquera aux animaux qui onl ötö exposes ä la contagion,
Art. I'i. — La chair des animaux morts de maladies contagieuses qnellos qu'olles soient, on abattus comme atteints de la peste bovine, de la morve, dn farcin, du cbarbon et de la rage, ne pout olre livreo a la oonsommationraquo;
Les cadavres ou debris des animaux morts de la peste bovine et du char-bon, ou ayanl. ete abattus oomme atteints de ces maladies, devront et.ro en-fouis avoo la peau tailladee, a moins qn'ils ne soient, envoyes ä un atelier d'öquarrissage rögulidremonl autorisö.
Los conditions dans lesquelles devront etre exeent.es le transport, l'en-fouissement ou la destruction dos cadavres seront determinees par le rögle­ment d'adininislration publique prevu ä I'article .'i.
Art, t.'i. — La chair des animaux abattus comme ay ant ete en contact, avee des animaux atteints de la pest.e bovine pent, el.re livree ä la consommation; mais leurs peaux, abats et issues ne peuvent elre sortis du lieu de l'abatage (ju'apres avoir elö d^'sinfecles.
Art, in. — Tout entrepreneur de transport par terro ou par eau qui aura transports des bestiaux devra, en tout temps, dösinfecter, dans les condi­tions prescrites par le röglement d'administration publique, les veluailes qui auront servi ä eel usage.
flTRE II. — indemnity
Am. 17. —-11 esl allouö aux proprietaires dos animaux abattus pour cause do peste bovine, en vertu de I'article 7, une indemnity des trois quarts de lenr valenr avaut la maladie,
II est allour aux proprietaires d'animaux abattus pour cause de peripiieu-monie contagieuse ou tnorls par suite do I'inoculation, en vertu de Particle 'J, une indemnity ainsi regleo :
Lamoitiö de leur valeur avant la maladie, s'ils ensoul reconnus atteints;
Los trois quarts, s'ils out senlomenl ele contamines;
La totality, s'ils sind, marls des suites de I'inoculation de la peripneumouie contagieuse,
L'indemnitd a accorder ne pent ddpasser la somme do 400 francs pour la moilie do la valour de l'animal; celle de fltit) francs pour los trois quarts, et celle de 800 francs pour la tolalild de sa valeur.
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LfiGISLVriON SAMTAIUK.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2ii3
Art. ih. — il n'est allouö auoune indemnity aux propridtairss d'animaux liuportös des pays Strangers, abattus pour cause do pärlpneumonie oonta-gienso dans lus trois mois qui out suivi leur inlruduction en France.
Am-. 19. — Lorsque I'etnploi ties debris d'un animal abattu pour cause dc pester bovine ou de pöripneunaonie oontagieuse a ätö autorisä pour la con-soniinalion ou un usage iudusiriul, lo propriätaire csl lenu de däclarer le produit ilo la vente de cos debris.
Ge produit apparlient an propri6taire j s'il nst sup^rieur h. la portion do la valour laissee a .sa charge, I'intloninile due par i'lilat esl röduilo de l'ex-cödenl.
Aar. 20. — Avant l'oxöcution de l'ordre d'abatage, il esl proeädä ii une Evaluation des uninuiux par le vötöiinairo dologuö et un expert dosigiie par la parlie.
A döfaul, par la parlie, de designer un expert, lo vöterinaire dölegue opere soul.
II esl dii'sst'quot; un proccs-vcrlial de i'oxperlise; le inairo et Ic juge dc paix le contresignenl el donnenl leur avis.
Art. 21, — La demande d'indemnitä doit 6tre adrossce au ministre do #9632;'agriculture et du commeroe, dans le delai de trois mois, a dater du jour de l'abalage, sous peine de ilocliöanco.
Le ministre pout ordouner la revision des cvalualinus c-iiles en vertu de l'article 80, par une commission dont il däsigne les membres.
L'indemnitö est (ix6e par l(^ ministre, saufreoours au consoil d'Etat.
Anr. 22. — 'route infraction aux dispositions de la prösenle loi ou dos roglcmoiits rendus pour son execution pout enlralner la perte de l'indemnild prevue par Particle 17.
Ltt decision appartiondra au ministre, saufreoours au consoil d'lüal.
Abt. 211. — II n'est ailoue aucuue indemnity aux propridluires des auimaux abattus par suite de maladies conlagieuses, autres quo la peste bovine et la päripneumonie contagicuso dans les conditions spcciales indiquöes dans Particle 9.
T1TRE HI. — 1UPORTAT10N ET EXPOttTATlON uns ANIMAUX.
Art. 24. — Los animaux des espöees ohevaline, asine, bovine, ovine, ca­prine et porcine sont soumis, en tout temps, aux frais des iinpoiiateurs, a uno visito sanitaire au moment de leur entree ou France, soit par terro, soil par mer.
La meine mesiirc peat ötre appliquee aux aniiuaux des autres especcs, lorsqu'ilya lieu do craindre, par suite do leur introduction, 1'invasion d'une maladie contagieuse.
Art. 2ö. — Les bureaux de douane et les ports de mer, ouvorts a I'impor-tation des animaux soumis ä la visile, soul diHermiuos par decrel.
Art. 20. — Lo (iouvoruomenl pout probiber l'entröe en France, on ordou­ner la miso en quarautaine, des animaux suscoptibles de communiquer une maladie contagieuse, ou de tous les autres objets pouvant presenter le memo danger.
1! peul, a la frontiöre, prescrire l'abalage, sans indemnite, des animaux malades ou ayant öle ex[)oses a la contagion, et, entin, prendro toutes les mesures que la crainto dc i'invasion d'une maladie rendrait necessaires.
Art. 27. — Les mesures sauitaires a prendre a la frontiöre sont ordon-nees par les maires dans los communes rurales, par les commissaires de po­lice dans los gares frontieres ot dans les ports de mer, conl'onnemeul a
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iU
MALADIES C0NTAGIEU8ES BACTERIENNE8.
I'avis iln vötörinaire ddsiguä par I'administration pour la visitu du bätall,
En attendant I'intervention tie cos autorites, les agents des douanes peu-vent ötre requis do pi'öter niaiii-fortc.
Am. 28. — Los nuiiiici|Kilites des ports tie mer ouvei'ls a riiuporlaliün du beiail devront fouroir des quais gpäciaux tie dabarqueaiont, munis des agrös n^cessaires, ainsi qu'un bftliment deslinu ä recevoir, ä mesuro du döbarquo-inenl, les animaiix mis en quaranlaiao par mesure sanitaire.
Los locaux devront 6tre pröalablement a.gv668 par le ministre de l'agricul-ture et du commerce.
Pour se rembourser do cos frais, les municipalitäs pourronl ätablir des taxes speeiales sur les animanx importes.
Aur. in. — Le Gouvornemonl esl autorisä ä prescrire ä la sorüo les mesn-res necessaires iiour oinpeclici' l'exportalion des aniniaux alteints de mala­dies contagieuses,
T1TRE IV.
PBNAL1TES.
Art. HO. — Toule infraction aux dispositions des articles l!, 8, 0, 9, 10, I i g 2 et t2, de la presenlo loi, sera punie d'un emprisonnement de sixjours a deux mois et d'une amende de 16 a 400 franos.
Akt. 31. — Seront punis d'un emprisonnement ile deux mois a six mois et d'une amende de 100 a 1000 francs:
1deg; Ceux qui, au mepris des defenses de radiuinistration, aurout laiss6 leni's animaux infectes communiquer aveo d'autres ;
2quot; Ceux qui auraient veiulu on mis en vonte des animaux qu'ils savalent iittidnts ou sonpeoimes d'etre attaints de maladies contagieuses;
:iquot; Ceux qui, sans permission do l'autoritä, auront döterrfi ou sciemment achete des cadavrcs ou debris d'aiümanx morls de maladies contagieuses quelles qu'elles soient, ou abattus comme atteints de la peste bovine, du chailion, de la morvc, du farcin et de la rage ;
4deg; Ceux (|iii, rnöme avaul l'arröt d'interdiction, auront impoiie en France des animaux qu'ils savalent alteints de maladies contagieuses ou avoir ete exposes ä la contagion.
Akt. :.I2. — Seront punis d'emprisonnement do six mois a trois ans et d'uiie amende de 100 ii 2000 francs :
1quot; Ceux qui auront veiulu ou mis cn vente de la viande provenant d'ani-maux (pi'ils savalent marts do maladies contagieuses quelles qu'elles soient, ou abattus comme alteints de la peste box ine, du charbon, de la niorve, du farcin et de la rage;
2deg; Ceux qui se sont rondus coupables des debts prevus par les articles precedents s'il esl resulte de cos dölils uno contagion parmi les autres animaux.
Art. 33. — Tout entrepreneur de transports qui aura contrevenu a l'obll-gallon de desinfector son iiuilericl sera passible d'une amende de 100 francs ä 1O00 fiancs.
II sera puni d'un emprisonnement de six joins ii deux mois, s'il est resulte de celle infraction une contagion parmi les autres animaux.
Art, 34, — Tonte infracliou ä la preseute loi, non sjiecilice dans les arti­cles ci-dessus, sera punie de 16 francs a 400 francs d'ainende. Les contra­ventions aux dispositions du ri'gleinenl d'administration publlque rendii pour rexeculion de la prösentc loi seront, suivant les oas, pussibles d'une amende de I franc ä 200 francs, qui sera prononcee par lo juge de paix du canton.
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LE018IATI0laquo; 8ANITAIRE,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2:;:;
Art. 38, --Si laoondamnation pour infraction a l'une dos dispositions de la prfisente loi remonto ii raoins d'une annöe, ousioette infraotion a 616 ooramise par des vötörinaires dölöguös, des gardes ohampölres, dos gardes forestiers, dos offlciers do police k quelqne tllre queco soil, los peinespeulaquo; venl otre portöos au double du iiiaxiiiiiiiii dsd par los pröcödents articles,
Akt. 36. — L'article 4öa du Code pönal est applicable dans tous los cas [irövus par los articles du present titre,
TITRE V. — DISPOSITIONS CKNKUALES.
Art. 37. — Les frais d'abatage, d'enfouissement, de transport, de quaran-taine, de disinfection, ainsi ipio tous ies autres frais auxquels peut donner lieu l'exöoution dos raesures prescrites an vertu de la pröscnto loi, sontäla charge despropriätaires ou conducteurs d'animaux,
Gn cas de refus dos propriötaires ou conducteurs d'animaux de so con-former aux injonctions do l'aulorito administralive, il y est pourvu d'ofdce dovaiil le ,iuf,'o de paix.
Los frais de cos opörations scront recouvrös surnnätat dressä par le mairo etrendu exöeuloiro par lo B0U9-präfet, Los oppositions seronl iiortees (levant le jn^e de paix.
\mi disinfection des wagons do olicmins de far presorite par l'article lo alien par les soins des Compagnies; les frais de cette desinfection sont lixes par le minislre dos Iravaux publics,lesGompognies entendues.
Art. 38. — üo service dos opizoolios esl ötabli dans chacun des depar-tements, on vue d'assurer rcxeculiou de la präsente loi.
Les frais do ce service seront compris parmi los depenses oblifiaLoires ä la charge des budgets döpartementaux et assimiläs aux depenses classees sous los paragraphes lquot;' a 4 de l'article (iO de la loi du lo aout 1871.
Art. 39. —l.cs communes, oü il exisle des foires et marcbes aux cbevaux ou aux bosliaux, seronl lenuos de proposer, a lours frais et sauf a so reni-bourser par l'ötablissement d'une laxe sur los animaux amends, un vötö-riaairo pour l'inspection saaitaire dos animaux conduits ä cos foiros ol niarcbos.
Gelle lt;lepense sera obligatoiro pour la commune.
Le Gouvernement pourra, sur l'avis des conseils genoraux, ajourner par docrel, dans les döparlenionls, l'exöcutiou de cotle mesuro pendant uno po-riode de six aimoos a partirdu jour de la promulgation de cello loi.
Art. 40. — Le röglement d'adminislralion publique rendu pour l'exöcu-tion de la präsente loi dötermine {'organisation du comilo consultatif dos opizoolios iiislituö anpros du minislre de l'agriculture et du commerce.
Los renseignements reoueillis par leministre au sujetdes opizoolios sont communiques au comitö, qui donne son avis sur los mesures que peuvent exiger cos maladies.
Akt. 11. -— Sont el demeuroul abroges les articles 489, iGO et 401 du Code peual, tonlos loisel ordounances, Ions arröls du conseil, arrötös, ducrets et röglements latervenus, a quelque 6poque que ce soil, sur la police sanitairo des animaux.
La präsente loi, dSlibdröe et adoptöo par lo Sönat et par la Chambre dos disputes, sera exöculöc oomme loi ilo TEtat.
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206nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTAG1EU8ES BACTER1ENNEB.
2quot; Decret du 22 juiu 1882 portant reglement d'administration publique sur la police sanitaire des animaux.
T1TRE [quot;.
IHH.ICK SAMTAIUU ,V L INTERIEUR.
CHAPITBE PUKMIEIt. ~ MESUItES C0MMUNB8 A 'fOUTBS I.KS iUALADIES CONTAOIBUBE8.
Art. I8', — l.ors(|u'iuu! inalaitic; contagieuss osl signali'io daus une comraquo; mune, le maire en informal daus les vingt-quatro heures, lo pr^fel du dü-partemenl, el lui fait connaltre les mesuros et It's arrdläs qu'il a ptis, oonformäment a la Loi sur la police sanitaire et au präsent röglement d'ad-iiiiaisiraiiüii 11111111(1111', pour erap^clier l'extension de la contagion. Le prüfet accuse röception au main' daus le türme dölai et preud un artele pour prescrire lesmesures a mottre a exöcution.
Les amHes des maires el dos prßfets sent transmis, sans dölai, au minis-ire do l'agricullure, qui peul prendre, par un arrölö special, des mesures applicablos ä plusieurs depaitcmnnts,
Anr. 2. — Les arreles pris par le maire soul exöcutoiros, meine avanl l'approbation du prüfet.
AtlT. H. — Daus le cas (n'i im auluia! atteiul ou soupeouuö d'ötre aUeinl, d'une maladie conlagiease, meurt ou esi abattu avant ia däclaralion pres-critepar l'artiole i! de Ia loi sur la police sanitaire, le maire commel un v6-lerinairo a Teilet do constater la nature de la maladie. Le procös-verbal de conslatation est remis au maire, qui ou transmet sans retard une copie au prüfet.
Le veleiiuaire delemie, chel' du service sanitaire du dcSpartement, est cn-voyö sur place, s'il y aliou, pour verilior les coustatations de son collägae.
Art. 4. — Los cadavres ou parlies decadavres des animaux morts de ma­ladies oontagieuses ou abattus comme alleinls de cos maladies doivent etro conduits ä l'atelier d'6quarrissage, s'il s'en trouve un dans la commune.
S'il n'y a pas d'atelior d'äquarrissage, le maire prescrit l'enfouissement dans le terrain du propriölaire ; l'emplacement doit ötre agree par le maire.
A defaui de terrain appartenant au proprielairo, renfouissement a lieu dans un terrain communal spöcialement all'ecte ä cot effet. Le terrain osl enloure d'une olöture cl il osl interdil d'y faire paltre les animaux.
Enfia, si la commune olle-iuöinc ne possöde pas d'emplacement suscepti­ble d'lMre approprie comme il esl dit au paragraplio pröcödont, les cadavres ou döhris de cadavres soul dölruits sur place au moyou de precedes npprou-ves par' lo comitd consultatif il(!s dpizooties, on transportös a l'atelier d'ö-quarrissage le plus voisin. Le transport sera oU'eclue conformöment aux indications donueos par le maire.
Dans les cas d'enfouissement, les losses onl une profondeur suiHsante pour qu'il y ail au-dessus du corps une couchc do terre do lni,,')0 au moins. Los cadavres sent recouverts do loulc la terre extraite pour ouvrir les fosses el no peuvent elru detorrcs on tout on en parlie sans une autorisalion du piefet.
Art. .'). — Los locaux, cours, enclos, herbages el pälures oü onl sejourne les animaux alleinls de maladies contagieuses doivenl elre desinfecles.
l.es mesures do dösinfection soul delermiiieos, sur l'avis du comitö con-sultatifdes öpizootieS) par des instructions ministerielles.
Art. 8. — II osl interdit, sous aueun prätexte, de conduire, memo pendant la nuit, aux abreuvoirs cuinmnns, les animaux alleinls de maladies conla-
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tEGisuTioN sAMTMitK.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ain
gieuses el ooux qui ont old exposes ii la conlttglen. Cello iulerdiotion B'ap-pliquo memo aux aniniiuix doni la circulation a 616 permise exoeptionnel-loment,
Am. 7, — Dans ions les oas oü il esi, ordonnd da marquer les animaux, la inarquQ est faite sur la joue yaiu;iie.
II est interdit d'apposer sur celte joue aucune autre marque.
CHAPITRE II. — MKsrm:s si'KCIai.ks a CIUGUNE DBB UALADIBS CONTAOIBUSIig,
Section /quot;#9632;. — Paste bovine. — Art. 8. — Lorsque la paste bovine osl oonslatöe dans une commune, la prüfet prend un amHr portant döclaration d'infection, soil d'une parlie saulement de la commune, donl l'arrötö deter­mine exaotement lo pörimölre, soil de lacommuna tout entiöre, soil memo, s'il y a lieu, des communes voisines.
Am. 9. -— 1,'arriHe estafftchö et publiödans les communes od la döolara-tion d'iiifeotion a 616 prononcöe, et dans les communes comprises dans un rayon de 2lt;i kilomötres aulour d'elles.
En outre, des eerileaux portanl les mots Feste fcowne sent apposös sur iles poteaus planlos a l'entröe des chemins conduisant aux communes infectöes et des locaux oü la maladie aele constatöe.
Am. 10. — i.o pröfel, quiapria l'arrötd portant döclaration d'infection, doit, dans les vingt-quatre houres, l'envoyer aux pröfets des döpartements limili-ophes. II tienl journellement lo ministre au courant de la marche de la maladie et des mesures prises pour la combattra. Des bulletins sent publies au Journal offleiel.
Amt. it. — La declaration d'infection entralne l'application des disposi­tions suivantes:
1quot; Mise eu quarantaine dos locaux, oours, enclos, herbages et pAtures oil ont siijournö des animaux malades on ayant 6ti5 exposös h la contagion de la peste boyine, impliquanl döfense d'y introduire des animaux sains de l'ordro des ruminants;
2quot; Dönombrement ct. marque des animaux des espdees bovine, ovine el caprine, comprls dans lonl 1c territoire iufocio ;
3deg; Visite el surveillance par le vrlrrinaire dölßguö de tons locaux, cours, enolos, berbages et pdtures oü se trouvenl des animaux desdites espöoes;
iquot; Did'enso absoluo de faire sortir lesdita animaux hors du territoire d6-clare inl'eclo, si ce n'est pour la bouclierie, el dans les conditions precisees a I'arlicle suivant;
iiquot; Interdiction de la circulation des animaux des espöees bovine, ovine, caprine el porcine.
Toutefois, la transit des animaux desdites espöees ä leavers le territoire declare inl'ecte demeurcra libre par les votes t'errees, sous la condition que cos animaux restcront enfermes dans les wagons;
6deg; Obligation de tenir les cliions a I'allache on en laisse, les chats et les volailles eul'ermes;
7deg; Determination dos routes, chemins el sentiors oü les personnes ne poniTont cirouler qu'en se soumettant aux mesures de dösinfGCtion jugöes necessaires par l'administration;
8quot; Dans IVaendne du territoire declarö infectö, obligation d'informer le
maire de ions cas do maladia quelconque et de lous changemenls qui vien-
draieui a se produire dans IWectifdes animaux das espöees bovine, ovine
el caprine j
Oquot; Dcl'enso ä toute personne clrangere aux 1'ermos, d'entrer dans un local,
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m
MALADIES C0NTA0IEU8BS BACTERIENNES.
oour, onolos, herbages on pamp;tures Infeotös, sans autorlsatlon du maire du la commnue accordde sur I'avis tin vüteiiiiairo dälöguö;
10deg; Inlerdiction aux homtnes ohargßs cK' la garde des anlmaus et des soins a leur donner ilo tout oontaot avec d'autres auiraaux, et defense pour nux d'entrer dans des lieux renferraant lies animaux autres que ceux oonfl6s ä leurs soins:
Uraquo; Obligation pour töute personno sortantd'un local infeotö de se sou-iiieUre, nolamment en ce qui concerne lea ohaussures, aux raesures de dö-sinfeclion jugöes udcessaires.
12raquo; Döfense do faire sortir du lerriloire d6clar6 infoctö dea objeta ou ma-tieces pouvantservir di^ v6hicules h la contagion, tels que : fourrages, pallles, lilieros, l'iinüers, harnais, cuuverluies, laiues, peaux, polls, conies, 011-glons, os, etc.
13raquo; Defense de döposer les fumiera sur la vole publiquo et d'y laiaser rtcouler les parlies liquides des dejections; obligation do traitor ees malleres conform6inent aux prescriptions des arnMes adminislratifs;
14raquo; Obligation de se raunir d'un laisser-passer dölivrö par le maire, sur l'avia du vdtörinaire d6l6guö, pour le transport, dans l'lntörieur du terriloire infecte, des fourrages et fumiers provenant des fennes on il n'y a pas eu d'animaux malades. I.e laisser-passerindique la provenance et la destination de ees objeta. Art. l^. — Par exception aux dispositions de l'article pr6c6dent, et sous reserve de l'autorisation du ministre de l'agriculture ou de son d616gu6, le maire pout permettre:
lraquo; La sortie liors du territoire declare infoct6 des animaux qui n'onl pas el6 exposes a la contagion, sous la condition qu'ils seront conduits directe-ment ä I'abattoir. Avantleur diSparl, lea animaux sent marques.
II esl dölivrd un laisser-passer indiquanl la provenance el la destination des animaux. Ce laiaser-passer esl rapporW au maire dans le delai de cinq jours, avec un cerlilicalallestaulquc les animaux oul eh'aliallus. I.e eeiiilical d'abalage esl delivre par 1'agent propose a la police de I'abattoir, ou par rautorile locale dans les communes on il n'exisle pas d'abattoir.
2raquo; La sortie, dans des conditions qui seronl deiernnnees par le ministre, desviandes provenant de l'abatage des animauxqui onlele seulementexpoads ä la contagion.
Les vidiicules doivenl elre disposes de f'aeon a ne laisser tomber auenne partie ni liquide in solide; ils sont d6sinfecl6s aprös le transport; les per-soiuies employees aux transports, cbargemenl et döchargement, doivent se soumettre aux mesures de disinfection jugßes neeessaires pour' (•viler do propagerla contagion. Ku outre, les maires doivent prescrire toutes mesures qu'ils croienl utiles pour öviterle dangerde la contagion ;
3raquo; La sortie des peaux, laines, polls, comes, onglons, os, etc., apröa cons-latationdela disinfection par le veleriuairedele^ue.
Abt.13.— La personno pröposöe ft, la conduite des animaux dent la sortie hers d'un leri-ilnire di'cdare infecle a 616 autorisöc, confnrmemeul a radicle precedenl, esl, lenuo de reprösenter h tonte requisition le laisser-passer qui a aulnrisr la circulation ; faute par eile de reprösenler ledil laisser-passer, ou si 1c delai dans lequel l'abatage devait elre execuie esl expire, il estdress6 proces-verbal, el les animaux sont abattus sur-le-champ, par ordro du maire do lalocalite sur le lerriloire delaquelle ils soulsaisis.
Akt. 14. — Si la peste bovine vienl a se declarer dans un troupeau de bötea ovinesou caprines, les animaux malades sont abattus.
Les animaux des meines espöees qui oul ele exposes ä la contagion soul divises par lols el isoles pendant qulnze jours dans des locaux, cours, en
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LKiUSIATION' 8ANITAIRE.
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olos, herbages ou pdturas ölolgnös do oeux qui sont liabitös par des bötes bovines. A I'expiration do co döliii, la raesure peut ötre levöe par le maire, sur l'avis du vötörlnairo dölöguö, si auoun oas cle peste ne s'est döclarö paruii eux.
Aur. IB, — I.es cadavres des animanx morls du la pogte bovine ou ahaltus oommo atteints de oette tnaladie, et oeux des animaux abattua oomme sus­pects, dont les chairs ctles dtdiris u'uiit pas (He ulilisi'-s, sont transportös suit. aux ateliers d'öquarlssage, seit aux fusses d'enfouissement dans les condi-lious sulvanles :
1deg; Les oadavres sont dösinfeoWs avant leur ohargement sur les voitures desliiu'es ä les transporter;
~n Cos voitures sont disposees do maniere qu'auoune matirre solide OU liquide ne puisse s'en öehapper dans le trajet, et il est interdit de les faire trainer par des bötes bovines; elles sont accompagnöes par un gardien designe par le maire et porteur d'tm laisser-passor;
3deg; Les voitures ayant servi an transport, et les objets ayant ele en contact avec les animaux soul ncttoyös et dösinloctes ;
iquot; Los couducteurs et aulres persounes employöes au ohargement, döchar-gement et h renfouissement des cadavres sont sourais aux mesures de disinfection jugöes nöcessaires.
Art, 16. — Lorsqu'il y a nöcessilö de conduire les animaux vivaats a I'en-droit ou Us doivent dtre enfouis, its soul, menös a la corde, sous la surveil­lance d'un agent dösignö par le maire ; les dejections qu'ils peuvent aban­donner en route soul inmiediatement-ramassees pour i-lre jetees dans la fosse avec la corde ayant servi a les conduire.
Art. 17. — linniedialenieul apres I'alial.igc desainmaiixatteints dela peste bovine ou ayanl etc exposes a la contagion, les looaux, cours, ericlos, her­bages et püturages oüsetrouvaienteesanimaux sontsoumisft une disinfection generale.
Les pailles, fourrages, lilieros, furniere et autres objets pouvant servir de vöhicules ii la contagion sont detruits sur place ou des'iufectrs.
Art, 18. —Pendant toute la duröe de l'öpizootie, les ateliers d'öquarris-sage on les cadavres sont, conduits .sont, places sous la surveillance d'un gar­dien sanitaire. Go gardien inscril, farrivce des cadavres sur un registre, avec l'indication de leur provenance, el, en donne un recepisse,queles proprietaires doivent remetlre immediatenieiil an maire de leur commune.
Art. to. — Lea foires el, marclies, les concours agricoles, les reunions el rassemblements sur la vole publique ou dans les cours d'auberges avanl pour but I'exposition ou la raise en rente des animaux des espöees bovinei ovine el, caprine, sont interdits dans le lenitoiro döclarö iufecte, et autoiii dlldit lerrituire, dansiiu rayon qui est, del,ermiii,gt; parai rete preli'doral.
Toutefois, les inarches interienrsdes villos avauldes abattoirs se tiennent commeärordiiiaire, mais les animaux qui y sont conduits ne peuvent en sortir (pie pour rtre aliattus dans In villa meine, et le certilical de leur aha-tage est rouvoye dans le delai de trois jours, it 1'agenl charge dela police du marche oil ces auiiiMux out M veiidus. Lea peaux, polls, laines, conies, onglona, os, fumiers, etc., ne peuvent ötre enlevös de 1'abattoir avanl d'avoir etc dösinlectes.
Art. ^0. — I.a declaration d'infeotion ne pent, elre levee par le prelel qua loisqn'il s'estecoule brento Jours au moins sans qu'il se soil, produit uu nou-veau oas de peste bovine,etaprösconstatation do I'accomplissementdetoutes les prescriptions relatives ä la dösinfection,
Section 11. — I'cvipneumonk oontagieim. — Art. 21, — Lorsque la peri-pneumoiiic oontagieuse est conslatee dans uuo commune, la prelel prend un
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20Ü
MA.IAD1EB C0NTAGIEU8ES li.VCTKlUENNES.
arröt portant döolaration d'infeotlou du local, de la oour, de l'enelos, de ['herbage ou de la pdturo, dans lequel se trouve l'anltnal malade, et delor-miiiant le pörimötre dans lequel l'ai'rölö sera applicable.
Get anvli! est public et affloM dans la coiuiiiuiic ainsi que raquo;laus les com-nuiiics ooniiguös, En outre, des ocriteau\ portant les mots: Piripneumonie contagieuse soul apposös sur des poteaux plantös ä l'entröe des ohemins couduisanl ä la ferme et sur les portes des looaux oft la maladie a 616 oonstatee.
Art. u'-'. — La döclaration d'infeotion entratne Tapplloation des dispositions
sulvanles :
1deg; Mise en quarantaine des iocaux, oours, onolos, herbages et pituros dc-claivs iiil'ccles, impliquailt ilcleiisc d'y inlroduire des bötes bovines Bttines, sauf ce qui sera dil a l'article i'7 suivanl;
2deg; Immödiatement apres l'abatage des animaux malades, evacualion oom-plöte et dösinfeotion de l'ötable oü a exisle la maladie; isolement et Seques­tration dans im autre local ou une autre päture des animaux lt;iiii ont 6t6 exposes a la contagion; raarque de ces animaux ;
30 Dönombreraenl de Ums les autres animaux de l'espöce bovine, qui se trouvenl dans les Iocaux, cours, enclos, herbages et pdtures compris danö la declaration d'infeclion;
4raquo; Visile et surveillance par le velerinaire dölöguö, des Iocaux, cours, en­clos, herbages ei pAtures de la ferme ou de I'otablissement ou la maladie a ele coustalee;
üquot; Interdiction de vendre les animaux qui ont ele exposes ä la contagion;
6deg; Interdiction, aus horaraes charges de la garde des animaux et des soins ii leur doimer, de tout contact avec d'autres animaux de l'espÄce bovine, et defense pom- eux d'eutrer dans des lieux renfermant des animaux de oette espece ;
7quot; Obligation pourtoute personne sortant d'un local infecW de se soumet-iic, notamment en ce qui concerne les cbaussures, aux mosures de disin­fection jugäes necessaires ;
8deg; Defense de faire sortir des Iocaux, cours, enclos, herbages et pdtures infecles, des objets ou matieres pouvant servir de. vehicules a la contagion, tels que : fourrages, pailles, litiöres, fumiers, harnais, couvertures, laines, peanx, polls, cornes, onglons, os, etc.
9U Defense de dejioser les fumiers sur la voie publique et d'y laisseröcouler les parlies liquides des dejections; obligation de traitor ces matieres oonfor-ineinenl aux prescriptions des arretes aduiinistratifs.
Art. 'Si. — Par exception aux dispositions de l'article precedent, le pröfet peut, surravisduv6t6rinairedöl6gu6,qui indiquera les precautionsäprendre:
1quot; Auloriser la circulation, dans le territoire de la commune oü se trouve le p.Mimelre declare infecle, des animaux de travail qüi onl etti exposös a la contagion, quand ceux-ci sonl juges indispensables pour la culture du sol et les transports;
2quot; l.a meme autorisation pent 6tre aecordee pour la conduite, dans uu ptlturage designö, ilos animaux qui onl etö exposes a la contagion;
3quot; Le pröfet peut egalemenl auloriser la vente pour la boucherie et le transport pour cette destination, des animaux qui onl ete exposes a la contagion.
Hans le cascle vente pour la boucherie, il est delivre nu laissez-passer ipn est rapporte au tnaire, dans le dölai de cinq jours, avec, un certiflcat attestant que les animaux ont ele aballns. Cc certiflcat est delivre par I'agent prcpose ä la police de l'abattoir, ou par I'aulorile locale dans les communes oü il n'existe jias d'abattoir.
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LEGISLATION S.\ NIT AI HE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;201
Amt. 24. - La iiersniinc preposdcii la condnite des aiiimnux dont la sorliu mi la vante a 616 autorisäe oonformäiuant ä ['article präcädenl, doit repr6-senter a loule röquisitlon le laissez-|)ass(!r prövu audit article, Kaule par eile de reprösonter lodii laissez-passor, ou si le dölai dans lequel les animaux devaient ötre abattus ostexpirö, il est dressd pronös-verbal, et les animaux sonl mis on fourridre par I'ordre i\u maire de la localiW sur le territoire de laquelle ils sontsaisis. Sices animaux soul, reconnusatleints do la pöripneu-iiidiiie, ils sont abattus sur place par OPdre du pröfet. S'ils oiil, ele dans la nienie elahle on duns le ineme tronpcau, on en contact aveo des animaux attaints de pöripneumonle oontagieuse, le tninistre de l'agriculture en pros-crit, s'il y a lieu, I'abatage, sans qu'ily alt droit ä IndemuiW, conformöraent aux articles 0 et -i de la loi but la police sanitaire des animaux. Aprös examen par un vötörinaire, de ranlmal abattu, le propriötaire pculetreau-loiisö ä en disposer.
Art, '2,'i. — l.orsqno la päripneumonie prond un caractamp;re envahissant, un arreiö du pröfet enjoint ii tons les propriamp;aires, dötonteurs au gardicns d'aiiirnanx de l'espöce liovine, Je declarer a la mairie tout COS de maladie quelconque qui viendrait a se manifester sur cos animaux.
Le möme arrele interdit la lonne des l'oiros et marches, les concours atrri-coles, It's reunions ol rassomldonienls sur lavoie publique on dans les conrs d'auberge, ayant pour but I'exposition on la mise en vento des animaux de respoco bovine. Tontefois, les marches inleiienrs dos villea ayant des ahat-toirsse tiennent oorame a I'ordinaire, Mais les animaux qui y sonl conduits et qui, ö leur sortie, no sonl, pas mones a I'alialioir, no peuvent circuler qu'avec un laissez-passer indiquant lour destination et qui sera remis au maire de la commune oü ils doivenl söjonrner,
Ce maire est prevenn direrlemenl par le service dn marche, de lacon a placer les animaux qui en proviennent sons l'application dos mesures edic-tees par la loi et par le presonl, röglemenl pour les animaux suspects.
Le Iransport des animaux sera offectuö conformöment aux instructions dnnnees par le vöterinaire sanilaire dn nuii'che.
Am. 2ii. —- La chair des animaux abattus pour cause de peripneninoiiie no peul ''Ire livree a la consommation publique qu'en vertu d'une autorisation du maire, sur l'avis conforme du vötörinaire ilelo^m1.
Les poumons sonl, delrnits on enlbnis ; {'utilisation des peaux demeure per-mise api'cs disinfection.
Art. 27. — Apräs I'Svacuation des animaux survivants et l'achövemenl complet des travaux do disinfection, le repouplementdes locaux pout avoir lieu avec des animaux inoculös depuis vingt el un jours an moins.
Art, 28. — La declaration d'infection no pout ötre levee par le prdfet que lorsqn'd s'est eeoulr un ddlai de troismoisau mains sans qu'ilsesoltproduit nn iiouvean cas de pöripneumonie, et aprös constatation de l'accomplisse-ment do loutos les prescriptions relatives ä rinooulalion et a la dösiufectioi). Elle pout etre levee apres la disinfection, si Ions les animaux qui se trou-vaient dans les locaux, conrs, onclus, herbages et pdtures döclarös infectes, out ele abattus.
Section 111. — Fidvro aphteuse, — Art. 2'.raquo;. — Lorsque la flövre aphteuse est constalco dans unc commune, le prel'et prend un arretö portant decla­ration d'inteotion des locaux, coins, enclos, berbages et pdturages dans lesquelsse trouvent les animaux malados et detcrniinaut le poriinetre dans lecpiel I'arrete sera applicable. Get arnUii esl, notilie aux mairos de la commune et des communes limitrophes. II est publid el al'iiche.
Art. 30. —Ladeclaration d'infection entminerapplication des dispositions suivantes:
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MALA.DIES C0NTAGIEUSE8 BACTfiRIENNES.
1deg; Mise en qaarantaino dos locnux, cours, endos, herbages et pdlures dlt;5-clari's infootfis, implicjuant defense d'y introduire des animaux sains des espöces bovine, ovine) caprine et porcine; dänombreinent et marque de ceux qui s'y trouvenl.
Par exception, s'll est nöcessaire de oonduire l(;s aniinaux maladeB ou Buspects an pdturage, la i'oule qu'ils doivent suivre est döterminöe parun arreli'' du niaire; cette route est m.irqnee, par des poteaux indicatenrs, ninsi que les limitos dn pälurage dans loiinol les anirnanx doivent 6tre eantonnes; api'es la marque, les animaux de travail qui out etö exposes a la contagion peuvent 6tre Ulilis6s sons les conditions diUerrninees par Ig maire, apres avis du #9632;vötörinaire sanitaire de la oirconscription, II estdölivrä par le maire un laissez-passer Indiquant les limiles dans lesquelles la circulation desdits ani­maux est antorisee.
2deg; Avertisseraent de l'existence de la Qövre aphtouse par un Scritoau placd a ronireo principale de la ferme et des locaux, cours, enclos, herbages ot pdtures inlectes;
3deg; Visite et surveillance, par le vötörlnaire sanitaire, des locaux, cours, en­clos, herbages et pdtures de la ferine ou de l'ätablissement on la maladie a ete constatee;
4deg; Determination des routes, chemins et sentiers formes ii la circulation des animaux susceptibles do contracter la lievre aphteuse;
üquot; Defense de faire sorlir des locaux iiifeeti''S des objels OU malieres pou-vanl servirde veliieules a la contagion, tels que : pailles, foni'rages, litieres, fumiers, couvertures, harnais, etc.
Cquot; Interdiction de ileposer les fumiers sur la voie publique et d'y laisser ecoulerles parties liquides des dejections; obligation de traitor ces mattäres confornK'iiient aux prescriptions des arretes adrainistratifs ;
7deg; Interdiction de laisser peiuHror, dans les locaux infocles, les bouchers, marcliands dc bestiaux, ot loute porsonno non preposee mix soins a donner aux animaux ;
8deg;Obligation pour toute personne sorlant d'un local infeetö do se soumet-tre, notamment en ce qui concerne les cbaussures, auxmesures de disinfec­tion jugöes nöcessaires;
il0 Interdiction do vendro les animaux malades, si ce n'est pour la bou-cherie, auquel cas ils doivent ßtre conduits directement a I'abatloir par des voies indiquSesä l'avance,
I.a ineino interdiction s'applique, pendant un delai do quinze jours, ä ceux qui onl tile exposes a la contagion.
Dans lo ras de vente pour la boucherie, il est delivre im laissez-passer ([iii est rappoile an maire, dans le delai de cinq joins, avec un certilicat attestant que les animaux onl 6tö abattus. Ce certiflcat est delivre par I'agent prepuse a la police de I'abatloir ou par I'autoriW locale dans les communes ou il n'existe pasd'abattoir.
Les animaux transportös en vue de la boucherie doivent avoir les pieds lainpomios; ils no peuvent ötre transportds qu'en voiture ou par chemin de for.
Ant. 31. — Lorsque la lievre aphteuse prond un caraetöreenvahissant, un arrete du prüfet inteidil la tenue des I'oires el. marclios, les reunions on ras-semblements sur la voie publique on dans les cours d'auberge, ayant pour but Pexposilion ou In mise en vente des animaux des espßoes bovine, ovine, caprine et porcine.
Toutefois,!! est fait exception pour les marcliös int6rieurs des villes ayant des abattoirs.
Am. 32. — La declaration d'infecliou ne pout rtre lovee | ar le prefet que
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LEGISLATION 8ANITA1RE.
20.3
lorsqu'il s'est i'conln qulnze jours sans qu'il so soil produit un nouveau cas defldvra aphteuso, etaprds oonstatatloti) par Is völörinalra ddl^guä, ds lac-complissement ile loules les presoriptious relatives a la (lesiiircctioii.
Seotion IV- — Clavelie, — Art. 33. — Lorsque la claveleo 8st constalde dans une oomraune, le präfet prend un arr6tä porlant d6claralion d'tnTeclion des locaux, cours, i'iu'los, herbages et pdlures dans lesquels se Irouvent les animaux malades.
Get ari'ele est nolifiö anx maires de la comtnuns el des eoiiiiiiimes limi-Irophes, II esl public et al'liche.
Akt. Ili-. — I.a declai'alion d'infeclion entraine ra|i|ilicaliüii des disposi-lions suivantes i
iquot; Mise en quaranlaine des locaux, cours, onolos, herbages et pdlures do-elares inlecles, impliqiiant defense d'y introdllira des montons et des chevres en elal il(! sanle; denomlireinent el marque des lieles ovines el, caprines qui s'v trouvent; marque de celles qui no soul i)as soumises immödiatement ä la elavelisalion.
Par exception, s'il esl necessaire de conduire les animaux an päturage, la route qu'ilsdoiventsuivre esl döterminöe par un arr6tö du maire; cette route esl marquöe par des potaux indicateurs, ainsi que les limiles du pdlurage dans lequol les animanx doivenl. elre caiilonnes.
#9632;2.quot; Avertisseinent de rexistenco do la olavelee par un ecrileau [dace a I'di-t iVt principale de la ferine et sur les locaux infeetös;
;i0 Determination des routes, chemins el sentiers formes a la oirculation des bötes ovines et caprines ;
lquot; Visile el surveillance, par le velorinaire sanitaire, iles locaux, cours, enclos, herbages et pdtures de la ferine on la maladie a ete constalee ;
iiquot; Inlei'dictiou de vendre des animanx malades. Si les animaux gueris ont ele separes du roste du Iroupeau, les e(lets de rinterdiotion qui peso snreux cessent vingt Jours apres leur guerison ;
0quot; Interdiction de vendre, si ce n'est pour la boucberie, les animaux qui onl ide exposes a la contagion.
Dans le cas de venle pour la boucherio, il esl delivre un laissez-passer qui esl rapporli'' au maire, dans le delai de cinq Jours, aveojllll CertiÄcat alles-tant que les animaux ont ele abattus, Ce corlilical est di'divre parl'agent pie-Iiosi; a la police de 1'abattoir, on par i'autoritd locale dans les communes oil il n'existe pas d'abattoir,
7quot; Les peaux provenant des animaux olaveleux, morts on abattus, peuvent elre livreos au commerce sons la condition d'avoir ele laveesel si'chees.
Anr. 3ö. — Aprös la elavelisalion du troupeau infeclejell'aclievemeiitcom-plet des travaux de disinfection des locaux on ont sejom ue les animaux ma-lades, le repeuplement pent avoir lieu avec des animaux clavelis^s depuis trente jours au moins.
Art, :i(). — Toutes les mesures prescrites par i'article 34 sont applicableraquo; aus troupeaux pom- lesquels la elavelisalion a ele autorisde, conformömeut au paragrophe 2 de I'article ll de la loi sur la police sanitaire des animanx.
Art. 37. — Lorsque la claveleo prend un caraclero envahissant, un arrel6 du prefet iuterdit, pendant loute la duree de la maladie, do conduire les moutons et chövres anx foires et marches qui se tiennent dans la localile infecleo.
Gelte interdiction ne s'appliquo pas aux marchds intdrieurs des villos ayant des abattoirs. Mais les animaux qui y soul conduits et qui, a lenr sortie, ne sonl pas niomis ä l'abaltoir, ne peuvent oirculer qu'aveo un laissez-passer indiquant hnir destination, et qui sera remis au maire'de la commune oil ils doivenl sejourner.
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#9632; 364
MALADIES C0NTA.0IEU8E8 BACTfiRIENNES.
Co tntiire csi pr^venu direoteinent par le service du marohä, do faoon ü placer los animaux qui on provisnnent sous l'applioallon des mesures ödiotöes par la llt;'i et le prdsont röglement pourles animaux suspoctSi
l.o transport des animaux sera effectuä conformöment aux Instructions
donin'os |gt;;ir \v völörinaire sanitaire du marohö,
Art. ^is. — La ddclaration d'infection no pout ölre levöe ptir lo präfei que lorsqu'il s'osl öooulo un dsect;lai de trente jours au moins, sansqu'il so soil [gt;ro-duit un nouveau cas de olavelöe, et aprös raocomplissemenl de toutes les prescriptions relatives a la disinfection. Elle peut (Mio lev6e immödiatement aprös la disinfection, si ions los animaux qui so Irouvaient dans les locaux, cours, enclos, herbages et pdtures ilöelarös Infectös out elö abattus.
En eas de clavelisation, ia döclaralion d'infection est loveo trente jours au moins apres l'inooulation conslalöe.
Section V. #9632;— Güle, — Akt. 30. — Lorsque la gale est constatöe sur des animaux dos ospeeos ovino ot caprine OU dans im troupeau d'animanx de ces espöces,l6 pröfet proml un arrele par lequel cos animaux ou ce troupeau sont places sons la surveillance du vriei inairo sanitaire do la ciroonscription,
II n'esl, permis do los conduire au pdturage (|n'apies I'appliealion d'un traitement curatif et en se conformant aux mesures prescrites par l'arrötö pourövlior tout contact avec los animauxnon alteinlsde la maladie.
Abt. 40, — 11 esl interdit de so dessaisir des animaux atteints do ia yalc, pourquelque destination quo ce soit.
Art. U. — Les peaux el les laines provenant d'animaux atteints de la gale ne peuvenl eiro livröes au commerce qu'aprös avoir etö dosiid'oclöes.
L'obligation de disinfection s'npplique a toutes les laines provenant d'un troupeau dans lequel des cas do gale out etc constalös.
Art. 42. — Les mesures auxquelles sent soumis lesanimaux atteints do |a gale, ou les l,i oupoaux dans Icsquels cclti' maladie a eti^ const alee, soul, lovi'cs par le pieici, snr I avis du vdtörinaire dölägud, aprfcs la disparition de la maladie el, la dösinfection dos locaux.
Section \'/. — Morve el farcin. — Abt. 43. — Aprös la conslatation do la morve ou du farcin, le pröfel prend un arrötö portanl declaration d'infection, pour mettre on quarantaine les locnux dans lesquols se trouvent los animau x malades, el les placer sous la surveillance d'un veicrinahe deldguö a cot olTet.
Cello mesure entralne 1'application dos dispositions guivantes :
1deg; Defense d'introduire dans ces locaux d'autres animaux susceptibles do contractor la morve ou le farcin;
2quot; Avertissement do I'existence do la morve on dn farcin par un ecrilean place al'rniieo principale de la forme el sue les locaux infeetös.
Akt. 44. — I.es aiiimanx i{ni out ole exposi's a la conla^ion lostonl [daeös sous la surveillance dn velerinairo dölöguö pendant un deku de deux mois.
Pendant la dm-or de cette surveillance, ils peuvent 6tre utilises sous la condition qu'ils ne prösentenl aueun Symptome de maladie.
11 esl, interdit de les exposer dans Irs concours puldirs, de les mettre en vento on do les vemlre; le propriotaire no pout s'en dessaisir que pourlesli-vror ä l'öquarrissage. Dans cocas ils sont pröalablement marqnös, et 11 ost delivrö un laissez-passer qui est rapportö au mairo dans le delai de cinq jours, avec un cerlifical attoslanl, que les animaux out ele aluittns. Co cer-tillcatest didivro par le velerinairo qui a la surveillance do l'alelier d'öquar-rissage.
Art. 4B. — Lorsque les clievanx, lines ou inulets sont abattus conformö-menl ii l'articlo 8 lie laloi, on en vertu do I'article pnicedenl, les peaux ne peuvent etro livröes an commerce i|u'apres disinfection.
Art. 46. — Los mesures prescrites en vertu des articles 43 et 44 sont le-
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LEGISLATION 8A.NITAIRE.
^o;;
v(''es par la pröfot apräs la disparlllon ds lo maladie at aprds oonstalation, par In vrieriimiro döläguäi de I'aocoinpliBseinont do loutes his prascriptlons relnüvüs a ladä%infecUoiilt;
Cciix doa iuiiinaiix visös par 1'article 44, qui ont prösenW ilcs sympiOmcs da maladie, rastent plaoös pendant un dölai d'un an, sous la survaillanca du vrti ritiaire dijli'^uu et soumls, pendant ce laps da temps, aux Interdictions parties par lo troisiöme alinöa duiliL article.
Section VII. — Ihiuritic. — Aur. 47. — Lorsqua la dourine est constatde sur dea animaux dos espöecs chevaline el asine, le pröfet prand un arrötö pour nicltre cos animaux sous la surveillance d'un vätdrinaire däldguü a col effet.
Aut. 48. — Los animaux attaints do la dourine soul marquös.
II ost Interdit do los employer amp; la reproduction pendant loid lo tamps ipfils soul lonus on surveillanco.
II est,en outre, döfendu do los vendra; toutefois, coile interdiction pourra ötre lovoo pnr lo mairo pour los mdlos, (|no lquot;ai'i|uöi'eur ou le vendeur s'enga-gora a faire caatrer dans le dolai tie quinzo jours.
Le vendeur ou l'acquöreur devra justifler, sous sa responsabilitö, par un certiflcat romis au mairo dans le dolai ci-dossus, quo l'opöration a ötö ex^cu-too. Co certiflcat emauera du vötoi iuairo opdrateur, et la signature sera lögalisäe.
Aur. 49. — Dans los com in lines oi'i 1'existence do la dourine u elö const aloe, atdana los communes limitropbes, los ötalous particuliers soul soumia, tons las quinze jours, a la viaile du voiorinnire döldguö. Ils no peuvent ölre em-ployos a la monlo que snr I'exhibition d'un certiflcat de sanlo.
II est Interdit de faire saillir las jumants sans quo leur hon ötat de saute soil altosto par un certiflcat no roinmilaiii pas ä plus de quatre jours.
Aur. BO. — Las mesures do surveillance auxquelles donnent lieu la cons-tatation de la dourine no peuvent ötra lovöos qu'un an aprös la guirison, cortilioo par le vötörinaire doU'gue, des animaux qui auront olo l'objet de cos mesures.
En cas de castration, la surveillance cesse do plein droit.
So linn VIII, — IIiii/c. — Aur. .'il. — Tout chien oircnlanl snr la vole publique eu liberty on mömo tenu en laiase, doit ötre muni d'un collier portant, graves sur uno plaque de inötal, los noms et demeure da sou pro-priötairo.
Soul exceptös de cette prescription les cliiens courants portant la marqua do lour maltre.
Art. .:i2. — I.os chians trouvos sans collier sur la voie publique et los cliiens errants, mdme munis de collier, soul saisisct mis en lourriore.
Ceux qui n'ont pas do collier ot clout le propriotairo est inconnu d;iiis la localilö sent abattus sans dolai.
Ceux qui portent le collier prescrit par l'article pröcödont el los cliiens sans collier dont le propriotairo est connu sont abattus s'ilsn'ont pas dtö le-clamös aviuii I'expiration d'un dölai de troia jours francs. Ge dolai esl porle a cinqjours francs pour les cUicas courants avao collier ou portant la mar­que de leur mattra.
I.os cbiens destines ;'i 6tra abattus peuvent dtre livros a des etablis-semonts publics d'enaaignament oude rccliorches scieiililiquos.
En cas de remise an proprielairo, ce dernier sera tenu d'acquiller los frais de conduite, de nourriture, at de garde, d'apröa un tarif lixe par l'anlorilö iiiunicipale.
Akt, 83. — L'autoritöadministrative pourra,loraqu'ellocrolracettemesure ulih;, particiilioi'emeut dans los vllles, ordonner par arröle que tons les
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MALADIES GONTAGIEUSES BACTERIENNES.
cliiens circulant sur la voIg publique soinnl museles ou tenus on laisse.
Am. .ii. — Lorsqu'uncas de rage a öte nonstalä dans une commune, le inain- prend uii arriHt! pour Inlerdire, pendant six semaines au moius, la ciroulalion des ohiens h moins qu'ils no soient tenus on laisse.
La inrino niosnro ost prise pour les oommunes qui ont 616 paroourues par tin cliien cnra^'ö.
Pendant le indme temps, il esl interdil anx propriälaires du so dessaisir de leurs chiens ou de los oonduiro en debors de lour rösidence, si co n'cst pour los faire abattre. Toutefois, peuvent 6tre admis a circuler librement, mais seulement pour I'usage auquel ils soul, employs, los cbiens da berger el de bouvior ainsi quo los cbiens de cbassd
Aht. lill. — Lorsque desauimaux herbivores ont6t6 morel us par im animal enragä, le maire prend un arrötö pour mettre ces animaux sons la surveil­lance d'nn vi'iorinairo dölo^nö a eel olTot. Getle surveillance sera do six se­maines au moins.
Cos animanx soul, inarqnös, et il osl interdil an proprii'taire do s'on des­saisir avaut loxpiralion do ce dolai, si co n'osl pour les faire abattre. Dans ce ras, il est d(51ivr6 un laissoz-passer qui ost rapporte an maire dans le dolai do ciiKj jours, avec un corlilical alloslanl. quo les animanx otil 6ie abattus. Ce cortillcal ost delivrö par le völöriuairo dolögno ii la surveillance do I'ale-lier dMquarissage.
L'utilisatlon des chovaux et dos boaufs pour le travail pout 6tre autorisöe, a condition, pour les chevaux, d'ötro muselös.
Akt. .'in. — I.'utilisation do la peau dos animaux raorts do la rape ou abat­tus pour cause do cello inaladio demeure pormise apros dösinroctioii dümont eonslaloo.
Section IX. — Charbon.— Aht. b7. — Lorsque le charbon estconstatd, le pr6fet prend un arrol.o porlant däciaration d'infection dos locaux, cours, enclos, herbages el pdtures oü so trouvent los animaux reoonnus malades.
Gel arrrie osl, pnldiö dans la ooiuiiiunr ainsi que dans les communesconti-piiös. En outre, dos i'oriioan\ porlant le mot Charbon sont appos6s sur dos poteaux planlos ä l'entröe ilos chomins conduisant h la ferme et sur les portes dos locaux on la malailio a 616 eonslaloo.
Aht. b8. — Lad6claration d'inl'ection ontralne l'application des dispositions suivantes :
lquot; Misi^ iMi quarantaine dos locaux, coins, enclos, herbages et pdtures dö-clares infeetös, Impliquant döfense dy introduire de nouveaux animaux, ä quelque espöee (|u'ils apparliemiout, a I'exceptiou dos animaux qui seront immi'dialomonl vaccines; dönombrement desauimaux qui s'y trouvent,
Par exception, s'il esl nöcessaire de conduire cos animanx au pdturage, la route qu'ils doivenl suivre esl dölorminee par un urrolii du maire; celte route ost marquäe par des poteaux indicateurs, ainsi line les limites du pdtu­rage dans lequel los animaux doivent ölro. oantonnds.
La circulation dos bötes de travail qui ont 616 expos6es ii la contagion est permise sous los conditions dolorminöes par le maire, aprcs avis du völori nahv dclöguö. (quot;es animaux soul marqu6s ;
2deg; Defense do faire sortir ilos locaux inlecles les liliires ctfnmiors;
3deg; Interdiction de ddposer les fumiers sur la voie publique et d'y laisser öcoulor los parties liquides dos döjcclions; obligation do trailer ces maliöres conformonicnl anx prescriptions dos arrötes administratifs;
4deg; Interdiction de laisser p6n6trer dans les locaux infect6s les benchers, marcliands de besliaux el toute personne non proposöo aux soins a donner aux animaux ;
[iquot; Obligation pourtoate personne sortant d'nn local infocto deso soumeltre,
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LfiQISLATION 8ANITAIRE.
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nolamment en co qui concerns les cliaussures, mix mosuros ilo clesinfoction jufiüos m'ccssaii'fs;
Oquot; Visile ot Burroillance, par lo veU'rinairc dölSgud, dos looanx, coins, cnclos, herbages et pdtures de la fertne on de l'älabiissenient oü la maladle a rir constatSe;
7quot; lii'i.oriiiinaiioiis des routes, chemlns et sentlers rerra6s amp; la circulation des animaus;
S'1 Interdiction de vendre les anirnaux malades;
9deg; [nlerdlctlon lt;le vendre, si oe n'est pour la bouoberie, les aniinaux de nu'ine espene qui oul tHe exposes a la contagion;
Dans le eas de venle pour la boucherio, les animaiix sent marquös et envoyes direclemenl h I'aliatloir; il cst delivre mi laissez-passer qui esl rap-porle an niaire, dans le drlai de c'iii(| jours, aver, mm certiflcat attestantque les animaux out ele aliatlus. Ce certiflcat est delivre par l'agentpröposö a la police do I'abattoir, on parI'autoritS locale dans les communes oö il n'existe pas d'abattoir;
10deg; I,es peaux provenant des animaux charbonneux morts on abattns ne peuvent ötre livröes an commerce qu'aprös desiut'ection regnlieremeiit oonstatde;
11quot; I,es peaux des animaux abaltus pour cause de suspicion ne peuvent etre livrees an commerce qu'apres disinfection dnment constatee ;
\-lquot; Defense d'uliliser, punr la iiourritiire des animaux, I'lierbe on la paille provenant des eudroils oü out ete enfouis les animaux morts du cliarlion.
Aht. 89. — I.es proprielaires (jui voudront faire praliquer I'inooulation präventive du cliarlion devront en faire prealableinent la declaration ä la mairie de lour commune,
Uncertiflcat du vötörinaire opörateur, indiquant la dale de la vaccination, sera remis au maire immedialeinentnpres I'operation.
Pendant les quinze Jours cpii suivront la vaccination, les animaux resteront sons la surveillances dn velerinaire dele^ue a cet eiTet.
Pendant la dnivo i\c cette surveillance, il sera inlerdit de se dessaisir des animaux inocules.
Art. 00. — La declaration d'hifcction no pent etre levee par le prefct quo lorsqn'il s'esl ecoule nn delai de qual re inois sans qu'il so suit prodllit un nouveaucas de charbon, et apres constatation, par le velerinaire dele-gne, de l'accomplissement de tonlos les prescriptions relatives ä la disin­fection.
Cette declaration peut6tre Iev6e, pour les troupeaux inocules, quinze jours apies la vaccination, si auoun cas-de charbon no s'est declare dans ledit tron-peau depuis rinocnlation (voirarl. 1,2,3, l, ü, 6,7,8, arr. min.,28juill, 1888).
Section X. — Maladies contagieuses ajoulöes pur ddcrel a la nowendature de la loi. — Art. 61. Daus les cas d'urgenoe, un arrete du ministre de l'agriculture, rendu aprös avis du comite consultatif des äpizoolies, deler-minera cellos des dispositions contenues an present, röglement qu'il y aurait lien d'appliquer pour combattre les maladies contagieuses qui seraient ajoutees ä la nomenclature, conformement a Taiticlo 2 de la loi sur la police sanitaire des animaux (voirart. I ä 20, an-, min,, 28 juill. 1888),
CIIAP1TRE 111. — .laquo;F.SUItliS CONCGnNANT LES AKIMAUX HE I.'aiimi-B, DE ^ADMINISTRATION DES IIAKAS, EC LBS ANIMAUX AJU.NKS OU PLACES HANS LES ECOI.ES VETEIU.VUHES.
Art. 62. — L'autorilö militaire reste chargde de toutos les mesures ii prendre, en ce qui concerne les animaux do i'armeo, pour 6viter I'introduc-lion el la propagation des maladies contagieuses.
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MALADIES CONTAGIEU8E8 BACTER1ENNE8.
Airr. 03. — Dans l'inleiicur tios di'pöls d'älalons ol jumönt'orlsB de l'Hlnt, li's iiiosurcs presoritos par la llt;ii sur ta police sanitaire des animaus et par le präsent röglement sont appllciuöes par les soins des dlrecteurs; ceux-ci smii tenus ui'aiinioiiis de faire u l'autoritä local;; la declaration prövue par rartiole :i de la loi sur la police sanitaire des animaux,
Akt. 64. — l.es ecoles vötärinairos ilonnent avis, a rauloritc du Heu d'ori-^ine des animaux amends h leur consultation, de tousles cas de maladies contagieuses oonstatös sor cos animaux.
idles peuvent, aveo l'autorigatlondu ministre, garder en vie, pour serviril dos eludes scientiflquos, des animaux atteiuls de maladies contagieuses.
Haus l'intörieur de ces ötablissoments, les mesures de |)olice sanitaire sont appliquöes par les directeurs, qui font a l'autoritö locale la declaration prevue u I'articleS de la loi sur la police sanitaire des animaux.
CILVPITRE IV. — tNDBMKlTES.
Abt. (i.-i. — Dans le cas d'abatage pour cause do peste bovine on de pöri-pneumonie conlagieuse prövu par les articles 7 et 9 de la loi, ou dans le cas d'iiioculatinu de la penpuminionie picvu par le raftme article 9, le proces-vcrbal d'cslirnalion lt;los aiiimaux ost immedialemoul dresse et depose a la mairie. Le maire, apros I'avoir contiesigue et fait conlresi^uer par le Ju^o de paix, le tiansuict au pröfet dans les cinqjours de sa dale.
Art. 66. ......A ce procös-verbal sontjointes les pieces suivantes :
Iquot; La demande d'iudenmilö formce par le proprielaire ;
2deg; t ue copie, cerliliee conformo par le maire, de I'ordre d'abatage ou d'inoculation;
3deg; 1 ncertillcat du maire attestanl quel'ordro d'abatage a recu son execu­tion ;ou, dans le cas de moil par suilc de l'iuoculalion de la pöripueumonie, mi cerlilicat ilii veleriuaire alteslant ipie Linoculalion est reellement la cause de la morl; ce dernier certiflcat doit 6tre visa par lo maire;
4deg; I ne copie cerliliee de la doclaralion, laile a la mairie par le proprie­laire, del'apparition de la maladio dans ses ütablesoti bergeries;
.'lquot; Ln certiflcal du maire constatant quo le propriölaire s'est conformo a loutes les autres prescriptions de la loi;
Cr' line declaration du proprietaire faisant connattre, lorsqu'il y aura lieu, pour chaque töte de lietail, les produiis de la vente des animaux ou de leurs chairs el debris.
A ces pieces doivenl sect;tre joinis, dans le cas d'abatage pour cause de peripneiimniii'' ou de morl des suiles de riiiociilalinn do cetle maladio, le proces-verlial d'autopsie des aiiimaux pour la perte desquels I'indomnite est rdclamee, el uu cerlilicat d'origine conslatnnl qu'ils n'ont pas 6te introduits eu Prance dans les tiois mois qui ont prdcdde I'abatage.
Lorsque le minislro.juge nöcessaire de faire reviser I'estimation, confer-menienta Particle 21 de la loi, il renvoie les pices an prefet.
La commission de revision pr6vue par ledit article est coniposee de six iiii'inlires, y ciuiipris le prel'et ou son dölögud, president, dout la voix est prepondernnle en cas de partage. Les pieces lui sent Iransmiscs : eile donne son avis apres avoir mis les parlies intercssees en deiueure de produire leurs observations.
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LEGISLATION BA.NITA1RE.
SÖd
TITUi: II.
POLICE SANITAIBB A LA 1 liU.NTIKHK.
CIIiVPITRE I''. — IMPOHTATION DB8 AMMAUX.
Aur. 07. —Tous Iss auiniaiix im|)oi'(,(''s en France et soumis ii la visile, en verlu de Particle -i da la loi sur la police sanltaire des aniniaux, sont däbarquös avanl la visile, :'i moius lt;iiie le vötörinaire tie piiisse oirculer librement ealre los aniniaux. I.os anim.iux ilu I'espece bovine ailiuis ü I'lniportaUon sont marquös, Art. (18. — Lorsque la peste bovine est signalde duns one coulrcH', d'oCi sa propagation en France seralt u redouter, un arrötd minist^riel prohibe l'enlröe ties ruminanls de loutes les espöces provenanl des pays infectäs, uinsi qua I'imporlation do tons objets et inaliamp;ros pouvaut servirde vöhicule ä la muhulii,'.
Anr. (ivi. — Lorsque les aniiii.'inx frappös de prohibition, pour cause do peste bovine, sont prösenlös amp; 1'importation par lerre ou par mer, ces ani-maiix sont saisis el abaltus sur place sans indemnitiS, malades ou iioii.
Soul 6galement abattus saus indemnity les ruminants faisant partie d'un Iroupoau [iiescale ä la IVoutieruavanl la prohibition,e( dauslequell'existence de la pesle bovine est coaslateo.
Dans tons les oas, les eadavies sont enfonis aver la peau lailladee. Aur. to.— Les maladies contagieuses aulres quo la peste bovine, importees par terii'ou par mer, domient lieu aux mesures suivantes:
1quot; Lorsque la peripueumonic coiila^icuse estconsUilee dans un troupeau a la liontieie de terra ou dans un arrivage maritime, toul animal malade est aliallu sur place ; ceux qui out etö exposes a la contagion sont repousses bors du lerrilolre, apres avoir ele marquds, a moius que le propriötaire ne consente a ce (|nquot;ils soient livres ininiediatenienl ä la boucherie sous les conditions prescriles par 1'agent sanitaire;
2quot; La elavelee comporto a la Irontiere de lerre les meines mesures quo la maladie pröeddente; a I'arrivee par mer, eile eiilrainc Tabalage immedial des aniniaux malades et laissc facultative pour In proprietaire, soil, la mise en quarantaine, avec olavolisation, des animaux suspects, soil le.ur envoi ä la boucherie; toutefoisles animaux qui prösenteront les cicatrices caiacle-ristiques de l'inoculation seronl admis librement;
liquot; En cas de lievre aphteuse, les animaux malades et ceux qui out ele exposes ä la contagion sont repousses apres avoir ele marques. Si I'arrivage a lieu par mer, les animaux doivent etrc envoyes immediatemeul a la boucherie, S'il s'agit d'animanx reproducteurs ou de vaches laitieros, la mise en quarantaine pout elie autorisee;
4deg; En ce qui concerne la morve et lo iarcin, a la froutiere de lerre ou do mer, les animaux reconnus malades de la morvo sonl abaltus ; ceux qui sont atteints du farcin on qui prdseutenl des symptömes douteux de morve sonl, repousse's apres avoir ele marques. Les animaux qui out ele exposes ä la contagion de l'une ou de l'autre do ces maladies peuvent etre admis en France, h la condition qu'ils serout places en surveillance pendant un delai de deux mois ;
b0 Le oharbon constatö dans les arrivages par lerre on par mer eptraine l'abatage des animaux malades. Les animaux qui out ele exposes a la conia-gion sonl repousses apres avoir eti; marques, a inoins que le proprietaire ne consente a ce qu'ils soient livres iiiimi'dialenient a la boucherie, on lie demande leur mise en quarantaine avec inoculation obligatoire (voirart. 21, arr. min., 28 julll. 1888).
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MALADIES CONTAfllEUSES liACTKlllKNNKS.
Ci0 Pour la douriiie, h I'arrivaga par terra on par rnar on cas de maladic constat£e, los animaux sonl repoussös apr^s avoir ötö marquäs; en cas de (Ionic, la tnise en observation de 1'anlnia] suspect pout dtre autorisisect;e. l/aulorisation imiurtliato d'cutreo [lout otro accordöe pour leschevaux cntiors, malades ou suspects, si Leurs propri6taires s'engagenl a los faire ömasouler dans im dolai (1(^ quinzejours;
7deg; En cas d'importatlon dotroupeauz atteinls de galo cos troupeaux sont re|ioiissös.
Aur. 71. — I,a duroo do la i[uaraiiUhio applicable ä cbaque maladio est deteriuinoo par aiiölö niinislöri(d aprÖS avis du comiLö consnllalil'dos rpi-/ooties.
Akt. 72. —-Lorsqu'une maladie contagieuso ost signaläe en pays i'tran^or, dans lo voisinage immodial de la trontiSre, lo pröfet du döpartemoul prend un aricHö pour interdire la circulation du bätail entre los looalitos infectöes et los oomuuinos IVancaisos limitrophos; le möiao arrötö peut presorire le donondnomont ot la niarquc dos aniuiaux susceptiblos do contractor la ma-ladie qui sevit a l'ötranger,
Pendant tout lo temps qui sera dxö par l'arrötö, tout hätail nouvelloment introduit devra faire l'objet d'une däclaralion au maire de la commune ; il sora juslifle de sa provenance.
Art. 73. — Lorsqu'une maladie contagieuse so d6claro en pays Stranger, dans lo voisinage de la IVonlioro, un arrßtd du ministre de ragriculture iienl interdire momentanämenl rintroduction des animaux par les bureaux do douano de la partia de frontiere monaeoe.
Akt. 74. — Lorsqu'une commune iVancuise, qui possöde un bureau do douano, ouvori ä l'iraportalion desanimaux, seradeclaröa infectöe en tutalilö ou en partie, un arrÄtö ministöriel pourrainterdire momentanämenl l'intro-ducliou des aniniaux par ce point de la frontiöre, ou döterminer les routes et cheiuins quo devroul suivre les aiiiiuau.x pour ovilor de traverser la commune infeclöe.
CHAPITRE II. — BXPOOTATION UMS AMgt;1AI x.
Aar. 75. — Uu döcrot du pr6sident de la Röpublique determine los ports de mer ouverts a la sortie dos nnimaux.
Art. 70. — Les animaux exportös par mer ne peuvent 6lre embarquös que sur la prösentation d'un certiflcat de saniii dölivrd par un vdtärinaire dölöuuo a cet effet par le ministre de ragriculture.
1.es frais de la visite sont a la charge de l'expöditeur; ils sont porcus par le vidi'riiiairo, d'aprrs uu tarif flxö par le ministre. La faxe osl duo pour chaque töte de betail visitö, que l'embarquement ait oh' autorisd ou nun.
Art. 77. — Avant l'embarquement, le vöterinaire dölöguö s'assure que la partie diL naviro dans laquelle lo hctail dolt ötre placö ogt;i dans un 6tat de proprolr et de salubrito convenables, II pout en requerir le netloyage et la disinfection.
Amt. 78. —Los animaux reconnus malades ou suspects par Ir vrteriuaire dolr'j.nio sont traites coiunii' il esl dil au titre HI, chapitre L01quot;, Kuires et Maivlios.
Aar. 7',raquo;. —Immediateinent apres chaque döpart, Ions los emplacements ou out stationno les animaux sont nettoyös et dösinfectes, ainsi i[lio tous apparau.x, passerelles, etc., qui out servi a l'embarquement.
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LEGISLATION 8ANITAIRE.
•J71
TITRE III.
DISPOSITIONS OENBHALES
CHAP1TRE I1
I miuks ET MARCI1EI
Aur. so. — Les emplacemantgalTeotäsaux faires ot marchöB äbestiaux sont clivisös (mi comparliments pour chaque espöoü d'anlrnauX) avec des enirees spöciales, autant que faire se pent.
si ['emplacement lc permet, ilest reserve une csp;icc libra entre les auimaux apparlenant a des propriötaires dillerenis.
Art. 81. — Le vÄtörinaira pröposö a l'inspection sanitaire des aniinaux conduits aux foires et marches est tenu do porter immödiatement a la con-naissance de l'autoritä locale imis les cas de maladie contagieuse ou de sus-pieiou constates par lui. La police fail imiaedialemenl. mellre en IVmrriere les auimaux attaints ou suspects do maladies conlagieuses.
Le veterinaii'O fait son oiiqudte sans dolai, et propose l'adoption des mesures de precaution n6cessaires.
Art. H2.— Dans le cas de constatalion de maladie contagieuse, le mairc de la commune d'oö proviennenl les animaux en est inimediatement infonne par mi avis mentionnant le nom du propriötaire. Sm- cet avis, le maire prend les mesures prescrites par la loi et le prösent röglement^
Am. s:). — Lorsque la maladie conslatee esl la pesle bovine, tons les ani­maux des especes liovine, ovine et caprine presents sur lo marclie sont iinrne-diatement säquesMs, et il esl procede eonfonnement aux dispositions du litre Ier, chapitro 11, section I1'quot;.
Art, 84.— Lorsque la maladie eonstatec est la pdripneumonie, Ions les animaux malades sontmis en fourriöre pourötre abaltns, soil,dans la locality meme, soil a I'abattoir lo pins voisin.
Toutesles betes bovines apparlenant an proprifitaire des animaux malades, et cellos qni out ele en contact avec elles, sonl considdröes comme suspectes ; elles ne peuvent 6tre vendues que pour la boucherie, Toutefois, si les pro-prielaii'es [irel'eront les conserver, elles sont reconduites dans leur elable et soumises aux prescriptions lie la loi et du presenl re^leinent.
Dans le eas de transfert ä I'abattoir, les animaux sont prealableinont marquös, et il estdölivrö par le maire un laissez-passer, comme il est ilit ä ['article 23.
Aur. 8ii. — Lorsque la maladie constatee est la (ievre aphteuse, les ani­maux malades sont mis on fonrriere et söqueströs jusqu'ä complete gu6rison. Pendanl la duree do la säquestralion, le proprieiaire [lent faire abaltre ses animaux, soil, dans la localile rnonie, soil a I'abattoir le plus voisin.
Dans le cas de transfert a I'abattoir, les animaux sout prSalablemenl mar­lines, el il est delivre un laissez-passer, comme il esldit a 1'article 30.
Oeux quiont ötö en contact avec les betes reconnues malades sont signales aux maires dos communes un ils sont envoves.
Art. 86. — Lorsque la maladie constatee est la clavclee on lagala, on lo cliarhon, les animaux malades sont mis en fonrriere et sequoströs Jusqn'a complete guärison. Le propri6taire pent soumettre amp; l'inocutation propre amp; chaque maladie les animaux qui sont sous le coup de la clavelee on du charbon. Quantaux animaux atteints de la gale, ils sont soumisau traitement curatif quo comporte la maladie(voirart. 22, air. min., 28juill. 1888).
Pendant la duree do la sequestration, le proprieiaire pent faire abaltre ses auimaux malades, qni sont eufouis ou livres a I'alelier dMquarrissage. Le ransfert a l'atelier d'öquarrissage on a I'abattoir a lieu sous la surveillance d'un gardien special.
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2V2
MALADIES CONTAGIEUSES UACTERIENNES.
I.cs anirnaux ijiii onl ötö en conlaot aveo lus boles reconnues malades sont signalös aux tnaires des comniunes oü ils soul envoyds.
Abt. 81, — Lorsque [a maladio oonstatöe est la tnorve, I'animal osi saisi ot abattu. Le transfert ü an atelier d'äquarrlssage peutötre ordonnd par le mairo aprös lt;iiu! l'antmal ;i ötö marquä ; il a lieu sous la surveillance d'un gardien spfioial.
[mmfidiateraent aprfes 1'abatage, I'animal est injeotöäl'aolde pbänique ou a l'essence de töröbenlhine. Le vßtörinaire s'assure ([ne oetlo derniöre pres­cription a el.e remplie (voir arl. 23, arr. rain., 28 Juill. I8S8).
Aur. 88. — Aprös chaque tenue do marchö, le sol ilcs hatles, des (Stables, des pares de comptage, do tons aulres eraplacemonls ou los animaux onl stationnö, et les parlies en ölövation i[u'ils out pu souiller, soul nettoyds el desiid'eeles.
CIIAPITRE II. — ADATToms.
Aur. 89. — Les loeaux (ini, dans les abattoirs OU les lueries parlieuiieres, ontcontenu des auiraaux altoints de maladies conlagieuses, sont nottoyes el de si n foe l es.
Les hommes employes dans les abattoirs doiventse soumetlre aux mesnres de desinl'eclion jugöes nöcessaires.
_\UT. ^i), — Les alialloirs publics et les luriios parliculiöres sont places d'une maniöre permanenle sous la surveillance d'un völörlnairo dölöguö ü eel effet. Lorsque i'ouverture d'un animal fait reconnaltre les lesions propres a one maladie conlagieuse, lemaire de la commune d'oCi provienlcet animal en est immedialemunt aviso, alin qu'il premie Irs dispositions noeos-saires.
CIIAPITRE HI. — VTBLIEBS ll'l.ol AllllIssAili:.
Art. 91. — II est tenu, dans les ateliers d'öquarrissage, nu registre sin lequel lous les animaux sout inscrits dans l'ordre de lour arrivöe; cette ins­cription oontieui le nom du propri6tairo de I'animal aveo l'indication du domicile, le signalement de Tanimal et le motif pour lequel il est abattu. Ge registre osl parafo par lo velörinairo dßlögui^ a chacune do sos visiles.
Art. 92.—i.es ateliers d'equarrissage son! placds d'une mauiere perma­nente sous la surveillance d'un velörinairo delöguö il eet efl'et.
CIIAPITRE IV,
TRANSPORT DES ANIMAUX.
Art. 93.—Kntoul temps, quel quo soil l'ötat sanilaire, les wagons qui ont servi au transport des animaux sont notioyes et (lösiul'eclös aprös chaquo voyage, dans los vingt-qualre heures qui suivent le döchargement.
Immödiatement aprös la sortie des animaux, il est apposö sur l'une des faces lalörales du wagon un öcriteau, indiquant qu'il doit elro dösinfectö;
Art. 94.—Les hangars servant a recevoir les animaux dans les gares de chomins de fer, los quais d'embarqueraent et de döbarquement et les ponts mobiles, soul nettoyös et dösinfeot6s aprös chaque expödition ou chaque arrivöe d'animaux.
Art. 9b. —Les bateaux et navires cjui ont servi au transport des animaux doivent ötro netloyös, laves et desinl'ecles dans lo plus court dölai, apres le decliargeinoiil. Los pontons, passerelles, olc, sont Sgaloment nottoyes, laves et dösinl'ectes.
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LlJGISLATION 8AN1TA1RE.
273
CHAPITRE V.
SERVICE VETBKINAIRE.
Aivr. 96, — Dans ohaque dßpartemenl, le pröfet aorame autant de viiiöri-naires sanitaires qu'il jugenöoessairepour assurer rosöoution de la loi et des röglements sur la police sanitalre ties animaux.
Le service oomprend obligatoirement un velmnairo, qui a Ilaquo;; litre de vötö-rlnaire d616gu6, ohef iln service sanitaire du döpartement, Ce völörinaire
dolt toujours se rendre sur lea ileux on cms de peste bovin
ie ou lie porl-
pnrmiiouie.
l-es ordres d'abatage en d'inoculation no peuvent dtre donads sans sou avis motive.
Art. '.it. — Eneas d'invasion de la peste bovine ou de la piripneumonle sur plusieurs points ä la Ibis, le pröfot peut, avec l'autorisation du ministro de ragricullure, dölöguer ii plusieurs vötörinaires sanitaires les attributions et les pouvoirs conleres an velerinaire dölöguö, chef du service döpartemental.
Art, 08. —Au cas oü It! vötörinaire sanitaire de la circonsoription n'est pas d'accord aveclevötörinaire dölöguö, chef du service sanitaire diuleparte-inent, snr 1'oxislence de la peste bovine ou de la pthipneumonie contagieuse, avis en est domic inunedialemenl au ministro, qui ilcsiyne, pour visitor les animaux, un troisieine M-li'i-inaire.
Aiit. 99. — Les vetcrinaires sanitaires ot le veterinairo delegnö, chef du service sanitaire, sont tenus, pour ohaque invasion de maladie oontagieuse, de faire un rapport sur l'origine de la maladle el les mesures prises.
Les vcloiinairos sanitaires doivent, en outre, ii la (in do cliaque auuee, adresser au veterinaire delegue, chef du service, uil rapport general con-lonne anx instrirctions qui leur sont dounees; le veterinaire del^gne, chef du service, transmet cos rapports, on les resuiuant dans un travail d'ensemble, au prefet, qui los euvoie au ministro, avec ses observations sur la marche du service.
CHAPITRE VI.
COMITB CONSül.T.VTlF liES BPIZOOTIBS.
Art. 100. — Le comite cousullatif des sect;pizooties, instilue presdu ministöre de l'agriculture, est chargö de l'ötude et de l'exaraen de toutes les questions qui Ini sont renvoyöes par le ministre, specialement en ce qui concerne :
L'application de la legislation relative aux öpizooties et les moililications tjue l'expdrience pourra dömonlrer näcessaires ;
L'organisation et le fonetionnementdu service veterinaire;
Les nicsures ii appliquer pour prevenir et comliatlre les epizootios. ainsi que les mesures propres a am^liorerles conditions hygidniquesdes animaux.
II rödige sur cos objots les instructions qu'il peut y avoir lieu depublier.
II recoil en coniinunicatiou les rapports du service sanitaire des döparte-inenls, ainsi c|uo, les informations snr les maladies öpizootiques a l'ötranger, #9632;et indique ceux de cos renseignemonts qu'il peut Itreutile do llvrer a la publioitö.
Le comile presente chaque annee an ministre un rapport general surl'älat sanitaire des animaux pendant l'annöe ecouleo.
Art. 101. — Le comitö consultatif des äpizooties est compose do seize moinbres.
Sont de plein droil inemhres du comile :
1deg; Le direcleur de ('agriculture ;
2deg; L'inspecteur göneral des ecolos veterinaires;
3deg; L'inspecteur general des services sanitaires;
(8
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274
MALADIES COtmQIEUBES IIACTEIUKNNES.
4quot; Le I'liuf tin service vcterinaiie, (jni fait en nienie temps fonctions de secrelaire.
I.e minlstre do I'agrlculture nomme les douze autres membres, qui sent renouvelablos par tiers ohaque annöe. Les membres sortants peuvenl 6tre renoi)ini(5s.
I,e president esl iioinine par lo iniiiislie.
Art. 102. — Le minlstre de I'agrioullure est eluirgede I'execulion du pro-sent di'crrl, qui sera insere au liullclin des Ms,
3' Circulaire du Minlstre de ragriculture relative a I'application de la loi du 21 juillet 1881 et du decret du 22 juin 1882.
Paris, le SO aoüi 1882.
L'ex6cution des mesures A, prondre a la fronliöre, laid, a l'entröe qu'ä la
sortie des auimaiix est coiiüeo ä des agents relevant de mem administration el recevant directement ses instructions.
LOI. 1881. A.rt, ^t. — L'article 3 renferme le principe fondamental do taute lögislation sanitalre... Obligalion est faite ä lout propriötalre, a toute personne ayant, a quelque titre que ce soil, la charge des soins ou de la garde d'un animal alteint ou soupgonnö d'etre atteint de l'une des maladies contagieusos visöes par l'article lor, d'en faire svr-le-champ la declaration au niuirc de la commune.
En adjoignant au propriötaire, (onto personne ayant, ä quelque litre que ce soil, la charge des soins on de la garde de l'animal, lo legi.-daleur a voulu prendre des garanties conlre la negligence du proprielaire, do ses subor-donnas ou de tierces personnes preposee.s aux soins a tlonner a l'anlnml, ut partiouliörement de celles qui font lo metier de trailer les animaux. Tons sont egalement lenus do faire la declaration; mais il esl evident qu'il snffil qn'ellc soil falte une fois, el, dans la pratique, oeux auxquels la loi s'adresse mellronl Iciir responsahilite a convert en s'assurant que cello formalile a cte remplie.
Hans le cas ou la declaration n'anrail |ias öle falle, tons doivenl etre im-pliques dans la poursnile. La declaration doit etre falle aussilöt quo I'e.vis-tence de la maladie contagieuse esl connue on des que lo sonpeon de l'exis-lence d'une maladie de cette nature a pris naissance. Ceux-lft seraient reprelicnsildcs el s'exposeraient ii des poursuites correclionnelles, qui ne se conformeraienl pas, non seulemenl a roldigation do declarer, mais de de­clarer sur-le-chainp.
I.es veterinaircs sont egalemonl lenus de faire connallre au maire les cas de maladies contagieusos qu'ils constatent dans IVxercice de leur profession ; comme dans le cas pn'cedenl, il leur snfCira, apres avoir avcrli le proprie­laire, do s'assurer que celui-ci s'est conform^ ä la loi; mais ils auraicnt lo devoir do supplier a son inaction.
I.e maire qui aura recn la declaration, devra la transcrirc sur un regislro special el remeltre immediatcmenl un recepisse an declaiant. Co recepisse indiquera les noms, prenoms et domicile do la personne qui a fait la decla­ration, le litre auquel eile agil, le nombre el l'espöce des animaux, le norn de la maladie, el, si lo declarant n'est pas lo propridtaire, le nom de celui-ci; cette piece sera datee elsignuc.
Une autro obligalion du proprietairo, ou Je la personne qui a l'animal
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I.KGISL.VTIO.N BANITA1RE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; iv:,
sous sa garde, est de sdp.irer cet animal do ccux de son csp.Ve on do oeux dos anlros cspocos qui pourraiont oontraotcr la maladio dont il ost attoinl ou dont on le soupconne d'dtre alteint, et do lo maintenir isolo autanl qm raquo;joss//,/,.
Cclto expression, aMlt;anlt; que possible, doit etre entendne dans mi sens Gtroit, oest-a-dire que risolement devra ötre complot toutos les foia qu'il n'y aura pas empecliemeiU par suile d'absence de locanx. II y aurait fauta si, pouvant realiser complölemont le vteu de la loi, on ne le faisail pas par negligence ou incurie.
Ileclaralion et isolemont sent done pour ainsi dire deux fails äimultanös Le second doit done preceder lo premier, et a partir du moment ou il y a lieu de oramdre rexistence d'une maladie oontagleuse, 1'aniraal doit ötre nan seulement Isolo, mais encore sdquestrd, e'est-a-dire rlgoureusemenl rentenne.
Gelte sequestration durera au moins jusqu'ft la venue du veterinaiie oonvoqud par le maire, oomme il est dita I'article suivant; jusque-fo, il est interdit de transporter ranimal d'un lieu a un autre, sous quelque prötexte que ce soil. La memc interdiction s'applique ä ronlouissomonl... La decla­ration prescnte ost obllgaloire, memo apres la mort do ranimal, s'il exlste dos motifs de croire qu'il a succomhe a une maladie oonlagleuse.
Aiiisi done, regie laquo;endrale, quo ranimal ayant fait l'objet de la declaration vieane b. niounr avant lamvee du v.Heriuaire, ou qu'aprös la morl d'un animal on ait le soupcon (pie la maladie a laquolle il vient do suocomber sou contagieuse, döfense est falte de proeöder ä renfoulssement, iusqu'ö la visile du veteiinaire. 11 no pent etre fait exception que dans des cas uwtents dont le raaire est seuljuge. G'est lui qui appröoiera s'il y aurait danger ä dillerer 1 entouissemenl, soil par suite de l'elat de decomposilion du corps soil par tonte autre cause.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'
Amt. 4. — Des qu'il a ele prövenu, le maire a le devoir de s'assurer, soil par hn-meme, soit par son d(51(5gu(5 (le garde champelre dans les connnunes rurales, le comnussaire de police dans les villes), quo risolement et la se­questration out ete effectuös; ily pöurvoitd'offlce s'il y a lieu.
Simultanement.il informe, parvoie de requisition, le vetörlnairesanitaire röglement d administration pubiiqne, art. 96); oelui-ci doit so rendre a I appel du maire, dans le plus court delai possible. La loi lui confere le pou-volr d assurer la complete execuiion de risolement et de la Sequestration Gelte disposition pourrait paraltre sansobjet, si l'on ne savait pas quo [raquo;iso-lement peut ctreassurö de diverses facons, suivant la nature des maladies #9632; et, sans l'lntervention de l'homme tie l'art, celle proscription de la loi pour­rait restor illusoire, quelque empressement que missent d'aüleurs h s'yoon-lormer, le propnetaire d'abord et l'autoritö municipale ensuite. Dans la morve, la dourme, la rage, il suflit que los animaux ne puissont pas avoir tie rapports mimediats; pour la peste bovine, la peripnoumonie contagieuse au conlrairo, 1 isolement, pour elre complet, doit avoir lieu dans des locaux nayantenlre cux aueune oommunication.
Des mesures de desinfoction peuventdtre aussi immediatemenl nöcessai-rcs, et le cas so prösentera meine souvent. Si l'animal alleint d'une maladie oontagieuse est dansle local qu'il habite, le seul de sonespöoe ou le seul des animaux suoeptibles de oonlracter la maladie dont il est attaint, et quo la nature de la maladie perraetlo que l'isolement soit realise sans deplncemenl la desinfoction sera differee; mais dans lo cas inverse, la place ocoupde par l'animal malade on memo le local tout enlier devra etre desinfecte saus
ai.
Los prescriptions du veterinaiie s'executout sous la surveillance de l'au­toritö iminicipale.
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376
MAUDIES CONTAOIEÜ8B8 DACT4RIENNK8.
Ainsi quo nous l'avons VU, c'est le maire qui provoquo la visile du völiTi-naire; il doil lc faire dos qu'iJ a reju la ddolaration prssorlle par I'artiole prdoödont. Mais sou devoir est le memo, quel que soil le canal par loquel il arrive ä sa oonnaissanoe qu'un cas de raaladie contagieuse oxiste ou esl soupooiuu! dans sa coinnumo : rmueui' publique OU avis henevole.
AprÖS 80 visile, le velorinaire, saus penlro do temps, rödige son rapporl pour leiulro comple dos conslalalions qu'il a failes. I,a loi present quo ee rapport soll adressö au pröfet du döparlement. Cette designation estövidem-iiieiit limitative, Dans noire nouvelle iägislation sanilaire, e'esl le reproson-lanl direct du pouvoir central dans le depaitement qui ost le pivot do tout le syslöme; on oomprend, du roste, que le lögislateur ail voulu conliera cette autorile elevee l'exoculion des mesures qui inlöressenl a un si baut de^rö la prospeiile publique, et qui s'acoompagnent di^ restrictions plus ou moins sensibles au droil de propriele. De plus, daus le cas de posle boviue et de peripnoumonie, les decisions a prendre engagent la responsaliililö pe-cuniaire de l'Elat. Enfln, quelques lumiores qu'on suppose au veteriuaire qui a fait los premieres vörifloations, il est sujet a erreur, et, dans una ma-tiörc aussigrave, un deuxieme avis sera loujours utile a recueillir; ce röle de conseiller sera nalurellenient devoln au voterinairo cliel' du service saui-talre du doparlemenl, qui roside aupres du prel'et.
^„i-. ;;. _ 1,0 rapport du vötörinaire a oonclu ä l'existenoe de l'une dos maladies contagieuses deuommees dans la loi; faction sainlaire va done s'oxercer. Sa premiore manifestation sera, dans la plupart des cas, un arrötö prefecloral portant döclaration d'infeotion, (Reglement d'admiuistralion pu-blique, articles 8, 21, 20, 33, 43, .'17.) Cot arrete doit suivre inimediatoinent la reception du rapporl du velorinaire.
I.a döclaration d'infeotion est la constatation oflicielle de l'existenoe de la contagion dans les lioux delermim'is par l'arrole du prefet.
A partir du moment on eel arriMea ele publie, les prescriptions do la loi et du röglemeut d'admiuistralion publique, specialcs ä chaque maladle en par-liculioV, sortont lour pleln el enlier effel. II on rösulte que loutes cos pres­criptions doivent ölre apjdiquees i/wo facto, ä la seule exception do cellos qui exigent une nouvelle intervention de l'autorilö; lels sent, par exetnple, l'abatage des animaux malades et conlamines daus le cas de peste bovine; I'abatage el I'iaocuiation dans le cas do peripneumonie (L. art. 6, 8, 9, II).
Quant aux mesures spöciales dont l'arrdtö, portant ddclaration d'infection, peut entralner l'application, l'önumöralion en esl donnoc a 1'article .'), mais le lögislateur s'esl bornö a poser le principe des nioyens de police sanilaire auxquels il sorait possible do recourir, laissanl au röglement d'adniiuislra-tion publique le soin do les adapter ä chaque maladie, salon sa nature, sou dtiologie el sou mode do propagation. fRöglemenl d'administration publi­que. Titre Ilaquo;quot;, chapitre 11, sections I, 2, :!, i, raquo;, 6, 7, 8,9.)
Am. 6 ol quot;. — Pesic bovine. — L'abatage esl obligatoire daus la nouvelle löglslation, comme il lelail dans I'ancienne, pour tons les animaux attaints do la i)este bovine el pour Ions coux do I'espece bovine qui out et6 exposes a la contagion. Cette mesure, d'od pout däpendre le salut de louteunecon-trde, no pent el re dilleree sous aucun inelexte. 1,'exception inscrile dans le second paragraphe del'article 6 n'a 616 prevue qu'afln de roserver I'avenir, pour le cas, par example, oü il y aurait un röel tntöröt scientiflque amp; faire quelques exp6riences au sujet do la pv.sie bovine. Mais cela u'esl guöre a pi-evoir, et la mesuro supremo de l'abatage doit ölre appliquoo avoc rigUOUF lt;;t sans aucun retard.
Araquo; r. 8. — Morve, furciu ct charbon. — L'abatage est aussi ordonne dans le
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UGISLATION SANITAIRB.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 277
ras de morve. Dans lY'lat acttiel de la science, oette lualadie est consideree coninio incurable; aussi la loi no fait-ello jias pour die la dislinction eta-blie dans le memo paragraphe de l'arliole 8 en ce qui concerne le farcin et. le oharbon. 11 suflit done cjue la oonstatation do la morve soit faite pour quo I'abatage doive ötre presorit par le maire, oomme il le sera pour le farcin ct le oharbon lorsque la maladie serajugöe incurable.
Aiit. '.i, — I'cvipneniHonic contagiem$, — L'abatage dans le cas de pöripneu-raonle contagieuso a lieu sans avoir ögard au plus ou moins do gravitö du mal. Le but est de faire disparaltre tons les foyers de cotte maladie, contra laquelle, en raison de sa marche insidieuse et ienle, les moyena ordinaires de police sanitaire ne seraient i)as sufflsanls.
Nous avons vu comment le pröfet est averti do I'existence d'une maladie oontagieuse. Si oette maladie est la pöripneumonie, le veterinaire döiöguö, chef du service sanitaire du departemenl (Röglement, article 96), sera im-mediaternent envoyö sur les lieux, et l'ordre d'abatage et d'inocuiatlon sera douno au plus tard dans les deux Jours qui suivront la reception du rapport de ce uHeriiiaiiv. G'est ainsj (|ue doit s'enlendte le delai imparti au pröfet pour la delivrance des ordros d'abatage et d'inocuiatlon.
Quant au delai d'oxöculion de cos mesures, la loi n'avait rien a slipuler a col egaid ; il va de soi, en effet, (|u-ellos sont immedialemenl execuloires, el, des quo I'arrito qui les prescrit est parvenu ent.ro les mains du maire, celui-ci doit meltre toule la diligence nöcessaire pour quo le vcuu de la loi soit rcmpli.
l.'airete prefecloral ordonnantl'abatage pour cause de pöripneumouie ne doit s'appliquer qa'h des animaux malades; s'il y avail lieu d'ötendre l'aba­tage a dps animaux simplement contamines, e'est le Ministre soul qui serait juge do l'opporlunitö de la mesure, el qui auraitle pouvoir do laprescrire. Le paragraphe 2 de i'arlicle 9 n'a öte inserö dans la loi qu'en vue de cir-constanoes tout ft fait oxceptionnelles : teile serait, par example, I'apparition de la peripneumonie dans une contree.jusque-lä indemue, 6loignöe de lout foyer de contagion, el on son introduction serait dueä un fail isole el pure-ment accidentel. On comprend quo, dans ce cas, il pourralt elre d'une sage pivvoyance de dfitruire laquo;rim coup les animaux malades et tons ceux qui auraient 616 exposes a la contagion. Si des circonstances scmblablus venaiont ü se produire dans volre departemenl, vous auriez ä m'en referee; mais je le n'pete, Monsieur le pröfet, vous ne comprendrez parmi les animaux a abattre quo ceux chez les(|uels la maladie a etc reconnue.
I,'inoculation doit elre pratiqnöe sur tons les animaux non malades coxn-pria dans les laquo; localiles roconimes infeclees raquo; do la pöripneumonie. Gelte expression ponrrait donner lieu ii une lausse interpretation si on ne se re-portait au reglemenl d'adniinislralion publique (art. 21). Los locality's ro-connues infeclees sonl cellos dont I'aiTole prefecloral portant declaration d'lnfection aura ddlermim! le pörimetre : o'est done dans l'intörieur de ce pi'iimetre soulemenl qu'il conviendra do presorire I'inoculation dos bates bovincs. Jo reviondrai d'aillours sur ce point a I'DCcasion do l'article 21 du Reglement.
Amt. 10. —Hdgc. — Tons les animaux allein Is de la rage, do quelque espoce qu'ils soienl, doivonl elre aballus. L'abatage est, en outre, ordonnd dans le cas de sim|)le suspicion lorsqu'il s'agit de cbiens el do chats. (Test ä I'auto-ritö municipale qu'il appartient de faire exöculer cos proscriptions, el olle ne saurait y meltre Irop do rigueur. On vaincra la rösistance des detenlours do cbiens el do dials suspects en leur monlranl a ([lids effrovables mal-henra ils seraient exposes eux et les leurs, si on ne dötruisait pas dos ani­maux qui sont dovenus un danger public. Jo vous rappellorai d'aillours.
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ooniine je l'ai döjil f;üt iliins uno präcädente circulaire, qu'll n'y a pas lieu, pour rotarder l'abatage, ile B'arröter a cette consideration quo les aniniaux guspects seronl tenus renfermös dans rintörieur des habitations.
Du reste, aux teimcs ilu second paragraphs de 1'article 10, les parliouliers eux-mömes sonttonusde faire abattre, sans attendre i'intervontion ilr i'au-toritä, los cliiens et les chats qu'ils savent suspects ile rage^
Quanl a la suspicion, eile resaltc de co faitque les cliiens dies dials out etc mordns on seuienienl roules par lies aniinanx enragös,
A in-, 11...... L'artlcle H, relalif a la claveläe, a une double portöe : il'une
part, il donne au prdfet le droit d'ordonner la clavelisalion des troupoaux iut'ecles, ainrs toutefois avoir pris l'avis du coniite consultatif lt;les cpi/.oo-lics. Cette mesnre peut 6tre mdiqnec coninic un moyon do precipiler la maiclie de la maladie.
D'autre part, il porte defense de pratiquer la clavelisalion sans une aulo-risation speciale du prüfet. Eu regle gönöralc, vons pourrez accorder inirae-dialeiuent cette autorisalion lorsqu'il s'agira d'un troupeau deja int'ecto de la clavelec, el, pour lequel l'ai'rcle de declaration d'infection aura 6t6 [nis. (Röglemenl, art. 33.)Mais si le troupeau n'csi pasattelnl de la maladie, vous devez consulter moil administration en mo Iransmettanl, un rapport motive du velerinaire delögue.
Reglement d'administration publique do 22 juin 1IS82. — Amt. Iquot;. — Par 1'article I''1', il est enjoinl au maire d'informer, dans les vingt-quatre heuros, le präfei dos cas de maladies contagieuses signalös dans la commune. Le pret'et accuse r6ception dans le ineme dölai et proml un arrete pour proscrire les mesures ä meltre ä execuiion.
Nous avons vu pröcedemment ipic le premier soin du maire qui a oon-naissance d'un cas de maladie eontagieuse (declaree ou soupconnee ost do provoquer Tintervention du vüterinairo sanitaire; oe n'est övidemment qu'a-pres la visite do ce veterinairo, etselon ce (|uquot;il aura constate, que Le maire devra Iransinettre i'avis en question. D'ailleurs, dans la pratique, la commu­nication du maire pourra elre accompagnöe du rapport du velerinaire (L. art. 4), el de lasorle le pr6fet sera mis imm^diatemenl a meine de pren-dre son arrötö.
J'insisterai aupres do vous. Monsieur le prefet, pour une observation exacle de la prescription coulenue dans le second paragraphe de i'art, Iquot;1'-Mon ministere doit elre lenu conslammenl au courant de la situation sani­taire du pays.
Art, 3. — Apres une declaration so rapportant a un animal mort ou abaltu, le maire pioeedera comme il est imliqiie äl'arlicloS, mais eel article doit lui-nieme so combiner avec les articles l^'du reglemcnl et i de la loi.
Am. 't. #9632;— L'öquarrissage aueantii d'une facon inlaillible tons les germes morbiflques, et, lorsqu'il sera possible de i'empioyer, ce mode do destruction des cadavres ou parties de cadavres devra toujoursölre prel'ere. C'esl a dö-1'aul seuienienl d'atolier d'equarrissago dans la commune qu'on aura recours ä renfouissement,
Les precautions ä preudre pour le transport, soil a l'atelier d'öquarris-sage, soit a la bisse d'enfouissement, sont indiquees |ilus loin pour chaque maladie en particulier.
Je n'entrerai pas ici dans i'examen dos considerations qui doivent pr.'si-der au choix des terrains d'enfouissement. Les maires auront, t eel ögard, irecours aux cotiscils des velerinaires; je me bomerai a signaler le grand dnleiel qu'il y aurail, dans les communes oil le rliaibon exisle a I'elal en-emiipie ul ou il ne se trouve pas J'atelier d'equar rissage, a afTecter s|)eciale-
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ment mi terrain h l'enfouigsQinent dos animaus charbonnsux, Co terrain, tlcjiit I'eiiceinti! dcvrail, 6tre formte pur unc barriitre ou une haic vivo, seiait inlerdlt ä toutlaquo; cullurc el I'herbe on serait brüläe stir place.
Am. 6. — La prescription oontenue a i'artiole 6 pourrait paraltre une snperfelation, puisqu'elle s'appiique ä tics aniinaux (|iio leurs proprlölaires doivent tenir renfermös. Cependant l'abreuvement ä ratable pouvant pre-senter parfois quelque difflcultö, on aurait pu etro tente, la null principaie-nient on les cliernins sonl deserts, de mener aux abrenvoirs coinmuns les aniinaux places sous la surveillance do rautorite pour cause tie rnaladio oontagieuse. Indöpendamtnent des germes morbiiiques qu'ils däposoraient sur leurs parcours, ces aniinaux pourraient transformer 1'abreuvoir en une source commune ou tout lc hetail de la locality viendrail puiser la conta­gion. Les rtutorites locales dovront done tenir dnergiquement la main ä ce que la defense porleo par i'article (1 suit observ6e.
Aur. 7. — Dans tons les cas ou 11 cst present tie marquer les animaux, la tnarque sera appliqu^e sur la joue gauche, et, aiin qu'aucune confusion no puisse s'etalilir, il (^st intenlit d'apposer sur cette joue aucune autre marque (|iie cello du service sanilaire. Celle disposition n'est pas, d'ailleurs, de na­ture a roncoulrer de la resistance; il n'esl pas dans l'habltude des öleveurs ui du commerce tie marquer les animaux sur la Jone, et d'uu aulre cote, si la marque est laite au feu, il neu resulleia aucune diminution tie valour pour la peau.
ART, 8. — Innnediatement apres la conslalation tie la peste bovine, tloil iu-lervenir Tarreie porlanl dädaration d'infection, prövu par I'article li do la loi, el qui est le point de depart, le signal de l'application tie toutes les mesures speciales a cette malatlie. Ces mesures font I'objet do la section l10 du rögle-ment et ties articles 0 el 7 de la loi.
I.'arretö tlelermiue exactoment le perimetre du tcrritoire declare infecte, qui s'etendra plus ou moins suivant les circonstances, mais comprendra au deluit loule l'agglomöration rurale dans laquelle le cas tie maladie se sera produit.
.Ii^ n'eulrepas, d'ailleurs, dansd'autres details au sujet tie la peste bovine, car si cette maladie venait a etre introduite dans votre departemenl, VOUS voudriez bien m'en informer par tölegranime, et Je prendrais immödiate-ment avec vous et avec le coucours tin comitü coiisultatif dos epizootics, la direction du service sanitaire.
Aur. 21. — llaus la pcripncunionie contagieuse, maladie qui n'a pas, il s'en faut, la puissance do rayonnement do la peste bovine, il sufflt quo l'arrötö pröfectoral declare infecles le local, la cour, I'enclos, I'herbage ou la paturo duns lequel so trouve lanimal malade, el aussi, bien entendn, les animaux du meine propri6taire ou tie propri^taires tlilferents, i|iii out cobabite avec l'animal malade et out pu recevoir do lui les gertnes de la maladie.
Ainsi, par exemple, si des elables appartenant a diverses personnes ont um' cour commune el que la pöripneumonie vieiine a se manifester sur les aniinaux tie l'nne tie ces elables, toutes devronl el re conqirises ilans la declaration d'hit'ection.
Do mi'iue, si la peripneiiinonie viont a etre conslalee sur quelquc animal d'une pdture commune, la declaration d'infection s'appliqueraamp; la pälure tout enliereavec les animaux qu'eile reiifenuo.
I,'inoculation prescrite par I'article 9 do la loi ne sera praliqin'e quo dans les localites declarees inl'eclijes comme il vienl d'etre tlit.
ART. i'2, — Cet article edicte les mesures qui, avec l'abatage et I'inocu-
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laliou ordonnäe par l'artiole 0 de la loi, out pour but ilo prevenir le develop-pcmi'iit de la peripmniinonio conla^ioiisc. Toutos cos mesiiros, änumör^eB' dans nun srrio de paragraphns, out uue agate impnrlauoo, el l'autovllä locale assistce du veWriuaire sanitaire devra teuir la main a leur execulion com­plete el rigoureuse^ Cost h cetlo condition geulement qua nous parviendrons ä delivrcr I'agrioulture d'une maladie qui prälöve chaqae auueu sur eile un lourd (riluil, el quo les inileiuniles payees par I'Ktat ue resteront pas Un vain sacrilice,
Aur. 23. — En principo la sequestration desaniuiau.x qul ont ctö exposes ä la contagion el, oomme tels, oompris dans la döolaration d'infeolion, doit rlro absolue : toulefois rininudiilisalion des betes do travail pendant un de-lai de Irois mois ponrrail elre, pour la oulture on eorlaines industries, une cause do prejudice trop considerable, el il fallail concilior les besoins parti-culiers avec les exigences de la police sanitaire.
A col cffet, l'artiole 23 conföre au prefel lo ponvoir d'autoriser la oiroula-lion des animaux do travail, mais sculemont dans le toiritoire de la com-nmno on se trouve le periinelro declare infectc. I.a memo autorisaliou est provue pour ceux qui doivent elre conduits dans des paturages dcsignes ; mais avanl do I'accorder il sera necessaire de s'assuror que les animaux ne pourront avoir aucune communication avec d'aulros se trouvant dans des päturagea voigins,
L'aulorisatiou de vendre pour la boucberio les animaux qui on( et(5 ex­poses ä la contagion, sera toujours accoi'döe, sons la reserve des garanties d'abatage exigees par le dernier alinea de l'article 21!. I.c paragraphe i de I'ai li(le 22 piescrit la marque des animaux conlaniiues ; lorsque ceux-ci devront rosier söquestres, la marque anx ciseaux sut'lira; mais si le proprie-laire vent los conduire a la boucherie, ä cello marque trop facile ä faire disparailre. devra elre substituöe la marque au feu, alin quo, portant un signo iudclebile. Ton no soil point lento de los livrer au commerce. Ainsi, dans le cas de vonto pour la boucherie, le soul qui soil, prevu, les animaux devront elre marquös des lettres S. P. (suspect de pcripnoumoiiie^ sur la joue gauche. Mais je rappellerai ici quo le saciilice pour la boucherie des ani­maux conlamines etant un fait puremenl voloulaiie, si le prix obtonu elail inferieur an chifTre do I'esliinalion, il ne ponrrail 6tre alloue ancuue In­demnity.
Aur. 2B. — Lorsque la peripneumonie se manifesto avec frequence et sur des points rapproches, et qu'll est permis do croiro quo toute la population bovine d'unc contrec plus ou moins oleudue a ('#9632;le sonmise a son inlluence, il devient ni'cessaii'e d'exercer une surveillance attentive sur lous les ani­maux de cette espece. Dans ce but un arrete pröfectoral rondra oliligatoiro dans tin p^rimetre determiiie pour lous cas de maladie qnelconque, conta-gleuse on noil, la declaration prescrile par Particle :i do la loi. En rneme temps, la toniio dos foircset marcbes sera interdite dans lo meine periinelro; doivent iHre egalemcnt interdits les concours agiicolos et les reunions on rassemblemonts de brttes bovines pour I'exposilion ou la miso en venle. II n'esl fait exception que pour los marches inlcrieurs dos villos ayanl des abattoirs ; mais certaines regies soul a observer en ce qui concerue les animaux conduits a ccs marches. Idles font l'objet des paragraphes 2, :t et 4 do l'article.
Art. 26. — L'intervenlion du maire no sera pas necessaire dans les communes on il exisle un abattoir avec service d'inspection dos- viaudes. Ce service, qui a une dclegalion do I'autoriW municipale, est aplo ä donner I'autorisation pr6vue par rarticle 26, et cela d'aulanl mieux que, dans I'espece, il sera assisle du vele'i'inaire delegue charge do Tautopsie.
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Ant. 20-,')2. — I.os artioles 29 ä :\2 ne comporlent auoune explication p.-iriiciilioro. La soulo observation a faire si' rapporlo ä la daolaration d'infeotion, mais co que j'ai (lit plus haut ii propos de I'artide 83 reiatif a la pöripneumonie a'applique dgalement a la liovro aphteuse.
Am-. ;!.')-M8. — l.es ilis|)osiiioiis relatives ii la olavelöe n'exigeraient pas ami plus de mention speciaKi sans I'article 36, qul vise le casdi'i la clavelöe esl. iloniieo ai'lidciellomcnt dans uu liul. de pröservatlon ultdrieuro. (Loi, — Art. ll, s 2.) Lo troupeau olavelisö ötaut devenu un agent do contagion, 11 t'lait neeossairo do lo souinollrc aux prescriptions de I'articlo 34, ([iii sent elles-mämes la oons^quenoe de la declaration d'infeotion. En un mot, le troupeau pour lequel aura (Uo rendu l'arrötö autorisant la elavolisatiou, sera declare infects pour unc periodo de trente jours an inoins (art. 38, sect; 2).
Aht. 39-42. — l.a gale n'est pas susceptible de se repaudre avec. la möine activity (luo les maladies procödenles, et les mosures qul la coucornent sont. d'une grande simplicilö. Cos mosures, le plus souveiit, poiirront etro levtes anssilAt que prises, car je no suppose pas qu'il so rencontre un soul proprie-taire qui prölero subir la gdne, pour si faiblequ'elle soil, de la surveillance du service sanitairo pendauttoullo temps que durera la nmladio, plutöt quo do somnotlre son troupeau an traiteinont spöciliqiie si simple, si pen coiUeux et d'une action si prompte.
Akt. 43. — I.es mesuros relatives ä la morve et au farcin scut de celles qui dnivent eti'e nppliipioes avec la plus oxlreme rigueur.
l.a declaration d'infection no doit s'appliquer qu'aux souls locaux oü se trouvenl los animaux malades, mais on restera dans I'espiit do la loi et du räglement on declarant aussi inlectes los locaux oil so sont trouves des animaux malades, Jusqu'ä l'aocomplissement de toutes los mosures qui permetlent do lever la declaration d'infection. II esl evident, en eilet, que si un animal morveux ou farcineux a tHt: extrait d'une öcurio avaut i'inlerveu-tion de l'autoritö, celte ecurie n'en estpas moins infecteo et reclame 1'appli-cation des mosures prevues a la preseute section.
Art. 44. — Cot article intenlit do mettre en vente ou de vendre, pendant un delai do deux mois, ä partir du jour de la declaration d'infection, les animaux qui out ele exposes a la contagion. Si le propriotairo vout se dessaisir do ccs animaux, il no peut le faire quo pour les livrer a I'equarris-sage, mais on ne pent les faire sorlif do I'ccurie oü ils sont renferuies qu'aprös los avoir marques. Dans I'espece, e'est encore la marque an feu qui doit (Hre adoptee, car il Importe au plus haut degrfi quo les animaux envoyes k I'equarrissago pour cause do morve OU do farcin ne puissont ötre remis dans le commerce.
Aiat. 46. — Aux termes de I'article -iü, les mosures misos en vigneur par i'arrete portant declaration d'infection sont levees apres la disparition de la maladie. I.'article 44 ayant soumis a une surveillance minimum de deux mois les animaux qui ontöle exposes a la contagion, la maladie no pent etro considereo commo öteinlo quo si pendant cu^ delai aucuue nouvelle mani­festation do morve ou de farcin no s'esl produite parmi oes animaux. Tout nouveau cas de maladie aurait pour effet de reculer de deux mois le moment oü I'arröte portant declaration d'infection pourraitetre rapporlö.
Les animaux quiontötö exposes äla contagion peuvent göuoralemenl 6tre consideres comme a I'abri do toule infection apres deux mois passes saus qu'aucun trouble sörieux do lasanld ou aucun symptdtne exterieur do morve ou do farcin so soil, manifesto; mais il n'en est pas de memo de ceux chez lesquels dos signes Incertains de maladie se sont produits el out ensuite dis-paru, soil naturellement, soil sous 1'influenoe d'un Irailemeut. Ces animaux,
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MÄ.LADIES CONTA.ÖIEU8B8 BACTERIENNES,
Irös dangereux au point ile van de la propagation de la contagion niorveuso, doivent raster soumis pendant une ann6e enllöre ä la surveillance du service sanitaire avec interdiction de vente, si ce n'est pour l'äquarrissage. Si au emirs do. oetle surveillance la tnaladie venait ä sc^ trahir par des ap-parences uon Equivoques, les prescriptions do la loi et du r^glement seraient inamödiateraentappliquöes.
Art. i7-;io. — En ce qui concor'no la dourine, je n'ai ii appeler votre attention que sm- i'article 49. Dans les communes ou oette maladle a 616 constatöe, les ötaions particuliers seront soumis a. une visite bimensuelle, el pour les employer a la nionto les propriötaires devront se manir d'un certlflcat desantö.
De mdme, pour faire saillir lesjuments, il sera näcessairo de ae munir d'un nuMiie certlflcat qul ne devra pas avoir |ilus de quatre jours de dale. Ces mesures seront rendues exöcutoires par arrätäpröfectoral.
Aar. .'il. — C'est conlre le cliien principaleniont i|iie doivent i''tre dirigees les mesures propres äprevenir la propagation de la rage.
L'article iil rend le port du collier obligatoire pour tout cliien oirculant sur la voie publique, m6me lorsqu'il est tenu en iaisse, Cette disposition a une importance, eile permet de rechercher ii qui les anlmaux apparlien-nent et de mettre en cause les rosponsabilites, lorsque des accidents viennent ä se produire par le tail, de cos animaux, Par l'obligation du collier les proprietaires se trouvonl, Interesses ä exercer sur leurs cliiens une surveil­lance attentive, afln de ne pas encourir les risques des peines et des doin-inages-interets auxquels les accidents causes pareux pourraient domirr lieu. Art. igt;2. — Le danger de la rage dans les villes el. surtout dans lesgrandes villes, est accru par le nombre considörable de cliiens divaguant sur la voie publique. I.cs cliiens tronves sur la voie publique sans collier et los cliiens errants menie imniis de collier doivent 6tre capturös et mis eu fourrierc ; il est ensuite precede ;i leur egard comme il est dit dans la suite de l'article .:)2. Dans certaines locaiites on avail pour habitude de metlre en vente des chiens mis en I'ourriere et non reclames par leurs proprietaires dans mi delai de-lermini' ; cette pratique qui pent avoir les plus graves consequences doll etro absolument abandoun6e si eile existo encore quelque part.
Art. 83. — La mesure pr6vue par rarticle 53 pent 6tre nöcessltöe par I'accroisseraont exceptionnel des accidents rabiques ä un moment ilonnc. Les l'aits de cette nature sent toujours correlalil's a une augmentation consl-deralde de la population canine divagiianle. En pareil cas, le muscllement peutetre rendn obligatoire pararrete special.
Akt ;ü.. — ünedes princlpales causes de la propagation de la rage est la liberte de divagation laissöe aux chiens dans les commimesoü un cas de rage a ele constatö. II est plus que probable que dans ces communes un certain nombre de cliiens auront 616 mordus et que, devenant enrages a leur tour, Ilsen mordrout d'autres, et toujours ainsi.
I'our prevenir ce danger toujours Imminent, le maire prend mi arrfitd pour interdire pendant six semaines au moins la circulation des chiens, a moins qu'ils ne soiont leans en Iaisse. Cette mesure dull etre prise 6ga-icmeut par los maires des communes qui out ele paroourues par un cliion enrage.
Une certaine suspicion s'dlendant ainsi a tons les cliiens des communes en la rage a 616 conslatee, pendant tonte la dnree de colte suspicion, il devait 6tre Interdit aux propriölaires de s'en dessaisirou do les conduire en dehors de bau- residence, si ce n'est pour les laire abatlre; tel est i'objet da dernier paragraphe de l'article b4. Art. .'iT-oo. — La seule observation a laire' se rapporte ii la declaration
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d'lnfeclion, qul doit 6tre entemlue ici (oharbon) comma pour la pdripneu-monie, la (lövre nphteuso et la claveleo. (Vuir air. min. 28juill, 1888 etcirc. min. ;!0 aoul, iSHH an sujot ilu cliarbon.)
Art, ii2. — La loisurla iiolico sanltalre deaanimaux ik^ tralleque deraotion do rautorliö civile pour la röpresslon des maladies contagieuses, et il n'a pas öle duns la pensäe du Ugialateur d'ötendre lea presoriptiona qu'elle edicte aux animanx qui sout la proprlötd do ['administration do la guerre.
L'auioriiö militaire reste donoseule ohargäe, comme eile Test actuellement, de prendre et de faire exöculer [tar ses propres veterinairos toutes los mosurea nöcoasairea pour combattre los maladies contagieuses qui vieu-draient a so declarer parmi les animaux apparlenant a l'armöe, et, sur ce point, son indepondanec de rantorite civile esletdemeure ontieie.
Akt. 03 et 04. — Quant aux depots d'ötalous do ['administration des haras et aux ccoles vetörinalres, il convenait, cn raison des garanties complötea qua presentont cos ötablissements, de reniollre aux direoteura le soin d'y faire cxecui.T les prescriptions delaloi sanitaire et du röglement d'adminlstra-tion publique, Mais ils doivent faire a rautoiite locale la döclaration prescrite par Particle 3 de la loi, afln iiuc celle-ci puisse prendre les mesures qn'elle jugerait uliles.
En cequi concerne spöcialemotit les ecoles velerinaires, les direclours doivent ögalement donner avis ii l'auiorlic du lieu d'origine des animaux amenes ä leur consultation, dos cas de maladies contagieuses couslatees sur cos animaux. Gelte declaration doit avoir le, meme eilet que si eile avait 616 falle par le propiietaire lui-meme.
Aux termes de l'article i'.;raquo;, le proeös-verbtti d'estimation des animaux ä abattre ou a inoouler (art, 2,0 de la loi) est drposo a la mairie aussitöt qu'il est r6dig6, Ce document authentique est, en ell'el, une sorle de piece de pro­cedure qui doit rosier entre les mains de l'autorit^ dös qu'elle a 616 elablie.
Art. 66. — I.'article (iü contient rennineialion des pieces justificatives que les perdanls doivent produire, pour elablir leur droit a recevoir l'in-deminlc prevue pour le cas d'abatage pour cause do pesle bovine et de peripueumonie conlagieuse, ou pour le cas de inert par suite de l'inoculation de colte derniere maladie.
Cos pieces sont nombreuses, mais elles sont toutes eyalemeul nrcessaires pour s'assurer quo les conditions raises par la loi a I'obtenllon de rindemnite out el6 exaclement romplies.
Dans la redaction du proces-verbal d'autopsie, les velerinaires ne devront pas so boi'iiei'a une simple aflirmalion du fail; ils devront, au conlraire, decrirc succinctemeut, mais completemenl, les lesions constalees.
Dans le cas de mort des suites do l'inoculation de la peripueumonie, le proces-verbal lieudra lieu du cerlilical demande par le paragraplie 3 de l'ar­ticle 00, a la condition de le faire viser par le mairc.
Comme I'a voulu le legislaleur (rapport de la Commission du Sönat, 28 Jnin 18811, l'autopsle de l'anlmal ou des animaux abattua comme alloinls de peripueuniouie sera falle cüiijoinlemonl par le velerinaire sanitaire de la circonscrlption et par le velerinaire delegue cbef du service sanitaire du deparlemenl.
Les foires et marchös doivent ötre l'objet (rune ires grande surveillance, parce quo les rassemblements d'anlmaux dont ils sont I'occasion peuvent elre une cause Ires active de propagation des maladies contagieuses. II snflil de la presence d'un animal malade pour eninfecter un grand nombre d'autres, qui dissemineronl ensuite les germes qu'ils auronl pu recuedlir.
Art. 80. — Les dillerentes especes d'aniniaux doivent avoir chacune leur compartiment special, afln dMviler, autant iiue possible, que les contagions
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MALADIES C0NTAGIEU8E8 BACTER1ENNE8.
communos a plusieurs, tolle quo la fldvre apbteuse, se ooiamunlquent par suite tie la proniiscuile ;\ loutes eelles qui sent susceplililes de la coulracier. Dans certaines villes, 11 existe des inai'clies ontlerement iiule[ieiulaiils les uns des anlres pour chaipie espece ; c'est la ineilleure manieru de praüquer I'isoleinenl,, el eel example doll elre i'ecüininaiulü. En oulre, dans le com-partiment special, si remplaceinenl le pennet, mi espace lihre devra (Hre reserve enlre les aiiiinanx a|ipai'leiuinl ä dos proprielaires dilTi'i-eiits.
A itr. 81, — 11 osl urgent, quand one nuiladie contayieuso esl conslaleo, qu'a rinslant memo dos dispositions soient prises pour nuluiro le plus pos­sible les chances do sa transmission. L'article 81 enjoint au völerinaire pieposö ä l'inspeotion des foires et marches de prövenir imnielt;liatemeiil l'aulorite locale des cas de malailio oontagieuse ou do suspicion conslatös par lui ; col avertissemont aura lieu au moment memo do la conslalalion. Si |e vtHcriiiaire, comme il esl. ;i desiror, est aecompagnä dans son inspection par un agent do police, celui-ci Tora immodialoinenl mellre en 1'ourriere les animau.x malades ou suspects,
D'autre part. Particle 81 presorit au veterinairo de faire une enquöte sur les animaux qu'il a signales comme devant elro mis on fourriere, el do pro­poser a ranlorileles mesures de precaution qu'il croit necessaires d'adoplor pour prdvenir la contagion.
Akt. Hi. — Lorsqu'un cas do maladie oontagieuse osl conslalö sur un champ do foire ou dans un iiiarehö, le rnairedo la commune d'oü provionnont
les auimaux doit en ätre immödiatenienl informö, pnisst.' prendro toutes les mesures presorites par la
afln qu'a son tour il loi el le regloment a
ard dos localilos infeetöes. (Vest a l'aulorilo du lieu on a elo failc la conslalalion qu'il incombe de transmettre col avis.
Art. 88, — L'article 88 prescrit le nettoyage el la disinfection, aprös cbaque lenue du marclir, de tons les Ileus el emplacements sur lesquels les animaux out stalionne. Le procedö do disinfection sera indiqud dans une instruction speciale ; il seraaussi elemenlairo quo possible, afln qu'on ne trouve pas dans la difflculle de l'applicalion ou dans la cleponse qu'il enlrainerail une excuse a la negligence ; mais la mesure a une tres grande importance comme moyen prövontif, etjevous prierai. Monsieur le prüfet, de lenir la main a ce quo les auloriles locales la lassont executer Ires exaclc-monl.
Art. 8i,i. — L'article 89 conlient dos prescriplions hygiöniques, qui doivent elre rigourousemenl exi''ciileos. Sans cos mesures, les germes do contagion deposes dans les iocaux ou oni, söjournS des animaux atteints de maladies conlagienses pourraieul. iHre Iransporles au deliors par les liommcs employes anx abattoirs, et devenir le point de depart d'affoctions nouvelles.
Art, 90. — En döcidanl quo les abattoirs et tueries pariiculiores seront places sous la surveillance d'un viHörinairo specialement delegue a eel elTel, ['article 90 a eu pour but la recherche de la provenance dos animaux sur lesquels l'unlopsie a Tail recounailre les lesions propres ;i des maladies con­lagienses qui n'elaienl pasdeclareos du vivanl des animaux. Lorsque ce völe­rinaire inspeclour aura conslale un cas de maladie oontagieuse, 11 en pre-viendra imm^diatement le maire de la commune d'oü vient I'animal, Ce maire sera ainsi mis a meine de prendre les mesures necessaires pour pre-venir le developpomenl do la contagion,
La dr-signalion du velorinaire delegne pour col olqol special apparlienl naturellement h ranlorile locale.
Am. 91 i'i 92. — Les mesures particuliöres presorltes en ce qui concerne les aleliera d'6quarrissage onl encore pour but do mellio I'aulorile sur la trace des maladies conlagienses.
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LE018IATI0N SAN'lTAIItE.
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Cos ötablisseraentsdoivent 6tre soumisä uno Burvolllanoe tri's rigoureugo, tl'iiuo part, pour erapficher qu'ils puiasent servtr a dissimuler los maladies oonlagleuses, et, d'autre part, pour prövonir un alms grave qui pourrait so produire : vente olandestme do viandes provenanl d'animaux attaints de ma­ladies qui rendent leur chair impropre ä laoonsomination.
Art. 93-96. — Les articles 93 el 0B soul relalil's aux niosnros do disinfec­tion auxquslles doll donner lieu lo transport dosanimaus, soit par chemin de tor, soil par can. c.ettc dösinfeotlon est obligatoire en tout temps apres chaque transport. Una instruction speoialo dotorminora los procodös ä employer,
— En ce qui ooncerne los ohemins de 1'er, la disinfection sera faiio par les soins des Gompagnies sous la surveillance des agents du oontrölo, M. le Mi-nistre dos travaux publics lixora proohainement ii nouveau la taxo quo los Corapagnies sont autorisös ä peroevoir |ioiir cetle operation. ( Loi, ar­ticle 1)7.)
Ajit. 96. — I,'article 'M do la loi dispose qu'un service des epizooties sera iHabli dans ohaoun dos döpartements, et il ajoutequo les frais de ce service seront ranges parmi los döpensos obligatoires a la charge des budgets depar-tementaux.
II rösulto de cos dispositions quo lo service des öpizooties est avant tout uno institution departeuieutalo. Si chaque service en particulier concourl a l'extinction des äpizooties sur l'ensemble du terriloire do la Röpublique, ses efforts sont en proportion de ce qu'exige lo dfipartement dans leijuel il opere, el, e'est co dopartemenl qui rocuoilio avant tousles liouolicos do son action. Comme consfiquence tie cello doctrine, le röglementd'administratlonpublique dovail laissora raulorite administrative döpartementale le soin do pourvoirä ['organisation de ce service ; olio le constituera on y laisaut onlror lid nombre de vötörinaires qu'elle jugerautiie. Une seuie condition est Iraposöe, e'est quo le service des opizootios ail un chef a qui appailiondra la direction et le contrAle. II est indispensable que ce vötörinaire reside au chef-lieu du deparlement, alin que vous I'ayoz toujourssous la main pour les missions que le reglemenl vousobligo alui conlior. Ainsi, il doit vorilior sur place tousles cas de peste bovine et de pcripneuiuonie, et los ordres d'abatage el d'inocu-lation, en ce qui concerne cette derniore maladie, no pcuvent ötre donues sans son avis molivö.
Le cbcf du service ties opizootios prendra lo litre de väUrinaire diliguö, chef du service mnitaire du ddpartement; ses collogues s'appelleront siniple-ment rclerinaires satlltaires.
Art. 07. — Si le nombre et la dispersion ties cas tie pörlpneumonle conla-gieuse rendaient la mission devoluo au chef du service sanitaire trop lourde pour une seule personne, vous pourriez designer un on plusieurs vötörinaires sanitaires, ainsl tine vous y autorise Particle 97, pour los värifleations pres-crites par rarticlo preeödeut. Toulefois, ce vetorinaire ne pourra pas röunir dans sa circonscription sanitaire les fonctious tie vetorinaire sanitaire etcollestle vetorinaire dölöguö, en co qui concerne la pörlpneumonie conta-giouse. 11 en sera do memo, d'ailleurs, du vötörinaire dölögue chef du service sanWoire du döpartomont, s'il a en mäme temps une circonscription sanitaire. I.e Ii5gislateur ayant oxigöpour laconstatalion tie la peripneumonie et les autopsies la presence de tlonx vötörinaires, lorsqu'un vetorinaire tlologuo conslatera tlans sa circonscription sanilaire un cas tie pöripneumoDie, la contre-visite sera falte par le vötdriuairo le plus voisin ä qui vous pourrez donner un mandat spöclal.
Am. 98. — Dans le cas tie desaccortl outre les deux vöterinaires sur I'oxis-touce soit tie la peste bovine, soil do la pdripneumonie oontagleuse, vous
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MALADIES CONTAGIEÜ8E8 DAGTERIENNE8.
devriez, aus tmups de l'artiole 08, m'en röförer ImmMIatement; s! l'oxis-tonco do la pesto bovine 6talt seulement soup^onnäe sur im point lt;li! votro döpartetnent, je vous priorai do tn'on falro part sur-Ie-oharap, saus mdmo altendro lo rösuitatdo laseoonde visile. Quanta la pöripneumonie, si lo cus prövu par Lodit article so produi^je vous autorise ;i designer voiiB-mdme lu troisicnu' veioiinuiii1, sauf amp; rn'informer de cet inoident.
Aur. 00. — Au point de vue de la statistlqao ä, dresser du nonabre lies maladies oontogieuses, des regions qu'elles occupent, de leur oiiyini', de leur raarche, lies caractöres divers d'intensitd qu'elles sont suscepllbles de revötir, des pertes qu'elles causent, et enfln de l'influence des mosures prevenlives mises en pratique pour en arröter rexionsion et pour les eleiiuhe, il y a un grand intärdt ä ee que tons les veteriuuires qui prötent leur concours au service sanitaire recueillent cavec sein tons los dooutuents qui pouveut servirii l'liisloire des dpizootieg oontagieusesdans leurs circons-oriplions respectives.
L'artiole OT leur impose l'obligation, lorsqu'une maladie oontagieuse se manifeste, de faire une enquöte sur l'origine de la maladie et de rödiger un rapporl sur les mesures donteile a necessitr rapplicalion.
|ji outre, chaque annde, aux termes do cut article, les veterinaires sani-taires doivent faire parvenir au chef de service un rapport gönöral sm-toutes les maladies contagieuses qu'ils out i'ite ü im'mo d'observer et sur les mesures (hint ellcs out ete i'objet, avee l'indication des räsultats obtenus. De son cole, le veteiinairc delegue prösente uu travail d'ensemble pour lo depaitemeiit.
Go travail vous sera adresse avec los rapports qui lui out sorvi de base et vous voiulrez bien, Monsieur le prel'et, nie le transineUre avec vos observa­tions sur la raarche du service.
Am. 100 et 101. — Les articles 100 et 101 döterminent les attributions et la composition du comite consultatif des epizootics instituö präs de mon ministöre ; ils ne comportent done aueune explication. Mais je vous ferai remarquer que le comite doit mo presenter, eliai|iie auuee, un rappoi'tgönö-ral sur l'etat sanitaire des animaux pendant l'auuee ecouleo. Go rapport meltra en luuiiere les services et le zele des veterinaires du service sanitaire departeiiieiital et scra l'occasion de recompenses accordöes ä ceux qui se seront le plus distinguäs.
4 Decret du 12 novembre 1887 portant reglement d'administration publique pour rexecution, en Algerie, dela loisur la police sani­taire des animaux.
T1T1U'; 1deg;
CONTAGIEUSES DES ANIMAUX ET UE3URES LEün SONT APPLICABLKS.
SANITAIRBS Qül
Akt. lor. — I.es maladies des animaux qui sont repnlöes contagieuses et qui donnent lieu ;i l'application des dispositions du präsent decret sont :
La pesto bovine dans toutes los ospeces de ruminants;
La peripueumonie contagieuse, le charbon emphysömateüxou symptoma-lique et la tuberculose dans Tespece bovine;
La i laveleo et la gale dans les especes ovine et caprine ;
La lirvre aphteuse dans los ospeces bovine, ovine, caprine et porcine;
La morve ou taicin, la dourine daus les especos cliovaline el asiuo;
La lievre chaibonneuse ou sang de rate daus les especes clievaliue et asine, bovine, ovine et caprine;
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LEGISLATION SANITAIRE.
#9632;2H1
Lo rouget ilans l'ospöce porcine; Ln rage Jans toutos les ospöoes.
Aur. i. — Un döoret du president do la Räpublique, rendu sur le rapport du ministre de ragrtouRure, aprösavls du oomild oonsultatif des dpkooties, pourra ajouter ii la notnenolature des maladies röputöea contagieusos dans chacune laquo;los ospöoea d'animaux dnonodes oi-dessus toutes autres maladies contagleuses, dönommäes ou non, c|ui prendraient un oaraotare dangereux. Les dispositions du präsent döoret pourront ötre ötendues, par un decrel rendu dans la meme forme,aux aniniaux d'egpöoea autresque celles oi-dessus dösignöes.
Aht. 3. — Tont proprl6taire, toulo personne ayant, ii quolque litre que ce soil, lacharge des soins ou la garde d'un animal atteint ou soupponne d'etre attoint d'niie maladie contagieuse, dans les oas prävus par les articles l1'1' et 2, est leim d'en faire sur-le-ohamp la däclaration au maire ou ii l'adminis-trateur de la commune on so trouve cot animal.
I.'animal attoint ou sonpconne dVtro atteint de l'une des maladies speci-liees dans l'article [quot; devrn 6lre immediatemonl et avant m6me quo l'auto-rite administrative ail röpondu a l'avertissement, sdparä et maintenu isole autant que possible des autres aniniaux susceptibles de contractor cetto malailie.
La (li'claraliun et l'isolement sont aussi obligatoires pour tout animal mort il'une maladie contagieuse ou soupconnee contagieuse, ainsi (|iic pour toul animal abattu en dehors des cas prevns par la prösente loi, qui, ä l'ouverture du cadavre, est reconnu attoint ou suspeel d'une maladie contagieuse.
Soul ögalement tenus de faire la declaration, tons les vötörinaires ipji se-raienl appeles a visitor l'animal ou le cadavre.
II est interdit de transporter l'animal ou le cadavre avant que lo vdtörl-nairc sanilaire Tail examirn'. La memo interdiction est applicable a l'enfouis-semenl, u moius (imraquo; lo maire ou l'administrateur de la commune, en cas d'urgence, n'en ait donnö l'autorisation spöciale.
Abt, 4, — Le maire ou l'administrateur de la commune devra, des qu'il aura (He prevenu, s'assurer de l'accomplisseraent des prescriptions contenues dans l'article pröcedeut et y pourvoir d'offlce, s'il y a lieu.
Aussitötque ladöclarution prescrite par l'article precedent a 616 faile, ou, ä (lofautde declaration, des qu'il a connaissanco de la maladie, b^ maire ou l'administrateur de la commune fait proeäder sans retard, par le vöterinaire sanitaire, ä la visite de l'animal ou ii l'autopsie du cadavre.
Ce V(;teriiuiire constate et, au besoin, prescrit la complete execution dos dispositions du donxiemc alini'a de l'article 3 et les mesures de dosinlVclion immedialemcnl necessaires.
Hans le plus bref del.ii, II adresse son rapport au prüfet, apres en avoir ddiuio communication au maire ou a l'administrateur de la commune,
Akt. :;. — Apres la constatation de la maladie, le pröfet statue sur les me­sures a mettre a exdeution dans le cas particulier.
II prend, s'il est nöcessaire, un arroto portant declaration d'infection.
Gelte declaration pent entralner, dans le perimolre qu'elle determine, l'ap-pllcation des mesures suivantes :
1deg; L'isolement, la sequestration, la visite, le recensement et la marque des aniniaux et troupeaux dans co [lorinielre;
iquot; La mise en interdil du inenio [lerimetro;
3deg; l.'interdiclion münienlanee ou la rö^lcmentation des l'oiies et marclies, du Iransport et de la circulation du botail;
4deg; La disinfection des öcuries, ^tables, voitures laquo;m autres moyens de Irans­port, la disinfection ou müino la destruction dos objets ii l'usage des aniniaux
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MALADIES C0NTÄQIEÜ8E8 DACTfiRIENNES.
malades ou i[iii out 6tö souillös par eux, et Könäralement tics objets queloonraquo; ques pouvant servir de vöhicules ü la contagion.
En territoire civil, ccs mesures seront appliquäes suivant la nature de [q maladie dans los conditions ui les limites dötormlnöes par le röglement d'ad-ministrallon publlque du ii juin 18S2, (jui est rendu ex^outoire dans sou ensemble, sauf en co qui concerue los presorlptlons relatives lt;i la piripneu-monle et ä la dourlne, qui ne sontapplicables qu'en tanl qu'elles ne sont pas contraires aux dispositions du prösent d^crot.
Des airtUes du gouverneur gdnöral rendus en conseil laquo;le gouvernonient rögleront les mesures a premlre oil territoire do commandement.
Aiir. ü. —#9632; Lorsqu'un arrölö du präfet a constat6 rexislence de la peste bovine dans uno commune, les aaimaux qui en soul alleinig el ceux do I'es-pece bovine qui auraieut ele coutainiues, alors mdme (iii'ils ne präsenteraient aucuu si^iie apparent de maladie, soul abattus par ordre du maire ou do l'administrateur de la couuuuue, conform6ment a la proposition du veleri-naire iltdeyue et apres evaluation.
11 est iulcnlit do suspendre rexdcutlon desdites mesures pour trailer les animaux malades, sauf dans les cas et, sous les conditions qui seraient spö-cialemenl delennines par le ininislre do I'agriculture, sur l'avis du oomitö consullatif des epizootics.
ART, 7. — Daus le cas prövu par i'artlole precedent, les animaux malades sont abattus sur place ou sur le lieu d'enfouissemonl si le transporl du ca-davre est declare par le viHi'riuaire plus dangereux qua celui de l'animal vivant; le transport en vue de 1'abatage pent elre autorisö par le maire ou radministrateur de la commune, conformöraenl a l'avis du veterinaii'e dide-gU(5, |)OUl' ceux qui onl etc seulement coutaiuines.
Les animaux des especos ovine et caprine qui out ele exposes ä la conta­gion sont isolös el sonmis aux mesures sanitaires determinees par le rögle­ment d'adtninislration publiquo du 22 juin 1882,
Aiir. 8. — Dans le cas de morvc ou farcin, les animaux doivont elre abattus par ordre du maire ou de l'administrateur de la commune.
Quand il y a contestation sur la nature de la maladie eutre le veterinaire sanilaire el le veterinaire que lo propriölaire aurait fail appeler, le pröfet dösigne un troisiöme veterinaire, conformömenl au rapport duquel il est
statue.
Art. 9. — Dans le cas de luberculose conslatee, le maire ou l'administra­teur de la commune prend un arretc qui presorit l'abalage de l'animal malade.
Abt. to. - Dans le ens de peripueumonie conla^iense, le pröfet ordonne dans le ibdai de deuxjours, apres la constalalion de la maladie par le vele-rinaire dölöguö, l'abalage des animaux malades et de (.#9632;#9632;eux d'espöce bovine ayant 616 dans la möme elable ou dans le meine Iroupeau, ou en contact avec les animaux ulteinls de pöripneumonie contagieuse.
Art. II. — La rage, lorsqu'elle est coustatee cliez les animaux de quolque espece qu'ils soiout, entraiue l'abatago, qui lie pent elre differe sous aucuu pro texte.
Los chiens el les chats suspects de rage doivent ftlre immödiatement abatlus.
Le pi'opriclaire de l'animal suspect csl leim, meine en l'abseuce d'un ordre des agents de radministration, de pourvoir ä l'accomplissement de celle prescription,
Art. 12. — Dans les epizoolies de clavclee, lorsque le proprietaire du Irou­peau inl'ectö ne fera pas claveliser les animaux de co Iroupean, le pröfcl, sur l'avis du veterinaire delegue, ordonnera rexecution de celle operation.
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LfiGISUTION SANITAIRE.
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La olavellsation des Iroupaaux sains pourradtre exöoutde sur I'autorisa-tiondu maireou de l'administrateur de la commune, qul prosorira Irs me-suics nöoessalres pour l'isolomnnl du troupeau a claveliser.
Abt. 13.— Dans le oas de dourlna döment oonstatöe, le tnaireou I'adrai-nisirateur de hi commune ordonnora I'abatage desanimaux malades.
Toutefols, lessujets inAles qua leurs propriötairea oonsentiraient äcastrer sei'diil dispenses de l'abatage.
Ant, 14, — L'exercice do la mödeoine vötörinairo dans les maladies conta-laquo;ieusea das animaux est interdlt a quiconqua n'est pas pourvü du dipldme de veLi'iinairi',
Art. i.'i. ~ L'exposition, la vante ou la raise en vente des animaux atleints ou soupfonnäs d'fltre attaints da maladies oontagieusas sent interdites.
La propriötaire ne peut a'en dessaisir qua dans les conditions döterminöes par le röglemant d'administration publiqua du 22 juin 1882.
Art. 16. — La chair das animaux morts de maladies qualles qu'ellessoiant, ou abattus oomme atleints do la peste bovine, de la morve ou farcin, da la tubarculose, dos maladies charbonnouses, du rouget et de la rage, no peul elre livreo ä la consommation.
Les cadavres ou debris rles animaux morts de la peste bovine et des ma­ladies charbouneuses, on ayant ete abattus comme atleints da ces maladies, devront dtre enfouis avec la poau tailladee, a moins qu'ils ne soient en-voyes a uii atelier d'öquarrissage rdguliöremenl autorisö.
Las peaux des animaux morts d'une maladie charbe.....euso envoyes h un
atelier d'öquarrissage pourront elre utilisdes, aprös avoir ötö dessöchöes el desinlectees.
Le transport, renfouissement ou la destruction des cadavres ne peuvent elro olTecliies que dans los conditions doterminoes par le röglement d'admi­nistration publique du 22 juin 18X2.
Am. 17. — La chair des animaux abattus oomme aynnt etö on contact avac
des.a.....KUIX attaints do la paste bovine pent elre livreo h la consommation,
mais leurs peaux, abals et issues ne peuvent elro sortis du lion do I'abataae qu'aprea avoir 616 dösinfeetös.
Art. 18. — Tout entrepreneur de transporl par terre on par can qui aura transportö des animaux devra, en tout temps, d6sinfecter, dans les condi­tions präsentes par le röglomant d'administration publique, les vöhicules qui auront servi a cot usage, los quais et cours ou les animaux auraienl sdjonrne.
Art. 19. -Tons les lienx ouverts pour la vente, l'h6bergemanl ou le sta-lionnement des animaux domestiquas sonl soumis a l'inspection du v6t6ri-
naire charsS du service do
3S e|ii/ooties dans la circonscription ou le dopar-
toinonl.
A cat etfet, tons propri6talres, localaires ou exploitants, ainsi lt;\uc tons rö-gissaurs ou gardiens, sent tenus da laisser pönötrer cc v6t6rlnaire en vue d'y tairo telles constatations qu'il juge nöoessaires, dans les marchös, hallos, stations d embarquement ou do döbarquement, auberges, 6curies, vacheries, bergeries, chenils et autres locaux ouverts aux animaux domestiques, soil gratuitement, seit moyennant une remuneration.
T1TRE II.
I.MIK.M.MTKS.
Art. 20. — 11 est alhmeanx propri6taires d'animaux abattus pour cause ae peste bovine, on vertu de raiticle 0, une indemnitö dos trols quarts do la valour avant la maladle.
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290nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES CONTAniEUSES BACTßRIENNES,
II est alloiu' aux proprlötairea d'anlmaus abaUns pour cause de peripueu-monie contagieuse, dans les condllions prävues a l'artiole 10, une IndemniM ainsi rögläo ;
La mniiie lt;le leur valour avant la maladia, s'ils en sont reoonnus atteints;
Los trois quarts, s'ils ont seulemont amp;16 contaminds;
l.'inilrinnilii i acoordor HO peut depasser la somnie de quot;200 francs pour la moiliö tie la valour de l'animal et celle de ;ioo franca pom-lcs trois quarts.
Art. 21. — 11 u'esl alloud aucuue iiulemiiile aux proprlötaires d'anitnaux importös dos pays ölrangers, abattus pour cause do pörlpneumonie oonla-gieuse dans les trois mois cpii out suivi leur introduction en Algeria.
Art. ii. — Lorsque 1'etnploi des debris d'un animal abattu pour cause da peste bovino ou de pdripneumonle conlagiouse a ötö autorisö pour la oon-sommation on un usage industriel, le propriötaire esl leim de declarer le pro-duil do la veule de ces debris.
Ce produit apparlient au propriötaire; s'il est sup6rieur h la portion de la valour laissee a sa charge, I'indemnitd due par l'Etat est reduite de l'excödenl.
Akt. 23. — Avant rexrcution de l'ordre d'abatage, il est proc6d6 a une övaluation des aniraaux par le vötßrinairo dölöguö et un expert däsign6 par
la partie.
A del'aul, par la partie, do designer un export, le veterinaite dölegue opere
seul. II esl dressd un procös-verbal de i'expertise; le maire ou radrainistrateur
do la coiiinimie le coiilresigui' ot donne son avis.
Art. 24. — La demandc d'indemnitö doit otre adress6e au ministro de ragriculture dans le d.lai de trois mois ä dater du jour de 1'abatage, sous peiue de decliöauce.
Le ministre pent ordonner la revision des evaluations (altes eu vertu de I'article 21, par une commission dont il dösigne les membres.
l.'iiKlciunile est lixöe par le ministre, saut recours an conseil d'Elat.
ART. 2ü. — Toute infraction aux dispositions du present döeret ou des irgleinents rendus pour sou exficution peul eniraiuer la perte de I'indemnitd prövue par I'article 20.
I.a decision appartiendra an ministre, sauf recours au conseil d'Etat.
Am. 26. ..... 11 n'est alloud aucune indemnitö aux propriötaires des ani-
maux abattus par suite de maladies contagieuses autresque la peste bovine' et la peripueumouie contagieuse dans les conditions spdcialos indiqudes dans I'article to.
TITitK III. — nil'ORTATlON ET EXPORTATION DES ANIMAOX.
An?. 27. — I.es auimaux des espöees chevaline, asinc, bovine, ovine, ca­prine et porcine, soul, soumis, en tout temps, aux frais des importateurs, ä nur visile sanitaire au raomenl de leur entree en Algerie, soil par terre, soil par mer.
La meine mesiire pout ''Ire appliquee aux auimaux dos autres ospeces, lorsqn'il ya lieu de craindre, par suite de leur introduction, I'invasion d'une maladie contagieuse.
Art. 28. —Les auimaux des meines ospeces, lorsqu'lls soul exportes d Al-geiie a destination do la France ou de 1'elrauger par vole de mer, sontega-lemeni soumis a une visile sanitaire aux frais des exportateurs, au momenl do leur embarquement.
Le montant des frais de visile sera delcnniuö, pour ohaque espoce d'ani-
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LEGISLATION 8ANITAIRE.
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maux, par döcret du president de la Röpubliquo, sur le rapport du ministre de l'agrioulture, aprds avis du gouvernour gönöral, les oonseils gönöraux des trois depiuiomenis del'Algdrle etle consellde gouvornemont entendus.
Abt. 20. —Les droits da visite seront pereus par les nmployes du service des douanos,
A potoffet il sera etabli un fonda oommun auque] seront versöes les recettes nelles effeoluees, SOUS deduction d'liii droit do ä p. 100 qui sera p'ivlevr u litre de frais do perception et de gestlon pom' lc oompte de radministration des douanes.
ART. 30, — Oa loads commun esl. employe a faire face aux drpensesdu service sanitaire des animaux doraestiquos organlsö suivant les besoins de i'Alg^rie,
11 esl reparli par le gouveriieiir general snivant les besoins des trois de-pai'lenienls.
Les excedonls do recette, s'il yen a, sont maintenus an fonds oommun et reportes, d'exercioe en exercice, a I'ellet de oompenser les insufflsances qui pourraient, se produire.
En cas d'insufflsanoe des produits du fonds oommun, les frais excddents sont snpportes par le budget departemonlal; ils sont compris parmi les d6-penses obligatoires et assimihSs aux döpensos classöes sous les numeros I a 4 du decret du i.'t soplembre \8Tlt;gt;.
Art. 31. — Un service des öpizooties sera ötabli dans chacun des ddparle-monts do r.vlgerio en vue d'assurer l'exöcution du prösent döcret.
Art. 32.-—Ce service comprendra, au minimum, dans ohaque döparte-nieiit :
l n veterinairo, chef du service sanitaire du deparlcinenl, quj aura le lilre de völerinaire deh'guö;
^ Uu veterinaire sanitaire danscliacun des ports ouverts ä rimporlation et a l'exportation, qui sera chargil de la visile sanitaire prescrite par les ar­ticles 27 et 28.
Aht. 33. — Ce service pourra oomprendre, en outre, dans les circonscrip-Uons donlle ressort sera delermine par le gouverneur göm';ral, apres avis du conseil general du departenient, im ou plnsieurs veterinaires sanilaires chargös d'assurer l'exöcution des dispositions du prösent ddcret, relatives a la police sanitaire des aniniaux.
Ces veterinaires pourronl elrc pris parmi les vrl/xmaires militaires, Us seront en ce cas autorises el desigm's par le ministre de la guerre, qui de-terminera, en mamp;me temps, les conditions sous lesquellos ils pourronl ötre adinis a preter lenr concours.
Art. 34. — Un döcret rendusur lo rapporl du ministra de l'agrioulture, aprös avis du gouverneur general, drtennine lo nombre des velerinaires iillaclies dans chaque döpartement au service sanitaire, lo chiffre de leurs traitements respectifs, ainsi que le modo et Ins conditions de leur nomina­tion. Cos agents seront nomnies par arrrle du gouverneur genoral.
Art. 38. —Les bureauxde douane et los ports de merouverts soitft I'im-porlalion, soila I'exportalion desaniniauxsoumis ,'i la visile, sentddterminfis par arrrle dn gouverneur general.
Art, 36. — Le gouverneur general pent prohiber rentnSe en Algörie, on ordonnerla mise enquarantaine des animaux susceptibles de communiquer
nne maladie contagieuse ou de ions les objels pouvant prdsenter le md.....
danger.
11 peul, h la IVonlirre, prescrire l'abatage, .ans indemnilö, des animaux malades ou ayant 6td exposes a la contagion et, enfln, prendre toutes les mesures que la crainte de l'invasiond'une maladie rendrait nöcessaires
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202
MALADIES CONTAGlliUSES BACTfiRlENMS.
Am. 37, — Loa meaures sanitalrea b. prendre a la frontiöro sont ordonnöes par les nialres dans los ootnmunes rurales, par les comnaissaires Jo police dans los garea fronliörea el dans los |iürls de hut, conformöraent a 1'avis du vi'ti'iliuiiio dösigne par I'adminiatratlon pour la viaito du b6lail.
En attendant rintervention de oea autoritöa, les agents des douanea peulaquo; vcul ötre requis ä pi'öter main forte,
^RTi 38, — \xa municipalit^s des ports de mer ouverts a l'iraportation du lietail devront fournirun localdestinoamp;reoevoir, a meauredu döbarquement, les auiinanx mis en quarantaine par mesure saaitaire. Co local devra ötre pr6al iMenienl agr66 par le gouverneur gönöral.
Pour se rembourser de ces frais, les municipalites pourront ätablir des taxes spöciales sur les animaux importös,
,\ut. 39. — Le gouverneur gönöral est autorise ii presoriro ä la sortie les mesmvs necessaires pour empöcher l'exportation des animaux atteints de maladies contagieuses.
TITRE IV. — DISPOSITIONS QiNÖUUäS.
Am. 40, .....- Les frais d'abatage, d'enfouissement, de transport, de quaran­taine, de desinloctioii, ainsi que lous autres frais auxquels peut dünner lieu ['execution des mesures prescritesen vertu dupr6aentd6crot,sontä,la charge des propriötaires ou conducteurs d'animaux.
En cas tie refus des propriötaires on conducteurs d'animaux de se confor-mei aux injonctions de l'autoriti5 administrative, il y est pourvu d'offlce a leur compte,
Les IVais dc ees ojierations sont, reeonvres sur nn etat dresse par le nuiire ou ladministrateur de la eoinmmie et rendn exeeuloire par le SOUS-pr6fet, Les oppositions seront portees devant lejuge de paix.
La disinfection des wagons de chemins de (er prescrite par i'article is a lieu par les soins des Compagnies; les frais do cette dösinfection sont llxus pai le rainistre des travaux publics, les Compagnies entendues.
Art, il.— Los communes dans losquelles il existe des foires et marches aus chevaux ou aux besliaux, des abattoirs ou des clos d'^quarrissage, soront tenues de proposer amp;leurs frais, et sauf a se rembourser par l'ötablissement d'une taxe, un ou plusieurs vötörinaires pour l'inspection sanitaire dos ani­maux qui y seront conduits.
Gelte dfipense sera obligatoire pour la commune.
Ain. 4-2. — Des arreles du gouverneur gönßral pris en conseil de gouver-nement pourvoiront ä l'exöcution du present decret.
i
TITRE V, — IMiNAUTKS.
Art. W, — Toule infraction aux dispositions des articles 3, B, 6, 10, ll el 11 du present, decret, sera punie d'un cmprisonneinenl do six jours a deux mois el d'une amende de 10ä. 400francs.
Art, 44, — Seront, punis d'un emprisonnement de deux mois a six mois et d'une amende de 100 a 1000 francs;
Iquot; Geux qul,au mepris des defenscsde l'admini9tralion,auront laisse leurs animaux inlectös communiqueravec d'aulres;
2quot; C.cnx qui #9632;auraient vendu ou mis en venle des animaux qu'ils savaient alt'mis ou souiironues d'riie attaints de maladies contagieuses;
3deg; Ceux qui, sans permission de I'auloriW, aurunt delene on scienimeal
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LEGISLATION SAMT.urtK.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 293
aclißtü des e.idavros on döbris d'aniniiuix morls de maladies roiilattionsos quelles qu'olles soiont, ou abatlus coiniiK; atteinls do la peste bovine, de la niorvo on rarcin, de latuberoulose, de maladies charbonneuses et de larage;
40Geux i|iii, meme avaat l'avrötö d'lnterdiction, auront importöen Alg^rie des animaux (ju'ils savaient atteiuts d(^ maladies contagieuses on avoii' ete exposes äla contagion.
Akt. 'i,'gt;. — Seront pnnig d'un emprisonnement da six tnois a trois ans el d'nne amende do 100 ä 8000 Irancs :
iquot;Geiix qui auront vendu au mis envente de la viande provenant d'ani-in.mx qu'iis savaient morts da maladies quelles qu'elles soieni on abattus commc atteinls do la peste bovine, do la moive on farcin, de la tuberculose, de maladies cliiirboniieuses et de la rn^c ;
20Ceux qui seserontrendus coupables dos dölits prövus par les articles prd-cedenls,s'il est rösuUödo ces delitsimo contagion parmi les autres animaux.
Art. 'iii. — Tout entrepreneur de transports (|iii aura contrevenu a I'obli-galion de desinfecter son malei'iol sora passible d'nne amende de 100 francs a 1000 francs.
II sera pimi d'un emprisonnement do six jours ii deux mois, s'il est results de cette infraction une contagion parmi les autres animaux.
Art, 17. —Toule infraction au present decrot non speciliee dans les arti­cles ci-dessus sera punie de 1(1 francs a 400 francs d'amende ; les contraven­tions au.x dispositions du röglement d'administratlon publique du -J:' Juin I.S82 seront, suivant les cas, passibies d'nne amende de 1 franc a 200 francs qui sera prononcee par 1c juge de paix du canton.
Am. 48. — En cas de recidive, les peines sonl portdes au double du maximum fixe paries präeödents articles.
Aur. 49. —I.'article 1(13 du Code penal est applicable dans tons les cas prevus par les articles du present litre, sauf celui de recidive.
5'Decretdu 28juillet 1888 ajoutantde nouvellesmaladies äla nomen­clature des maladies des animaux qui sontreputees contagieuses.
Aur. Iquot;'.— Sont ajoutees ä la nomenclature des maladies des aiiiiuaux, qui gt;ont reputeos contagieuses, et qui donnent lieu a ['application des dispo­sitions de la loi du 21 juiliet I SSI :
Le charbon symptomalique ou emphysimateux et la tuberculose dans I'esp^ce bovine ;
l.e romjcl e[\ii pueumo-enlerile infectueuse dans I'espece porcine.
6deg; Arreteministöriel du28 juiliet 1888relatifauxnouvellesmaladies inscrites dans la loi sur la police sanitairedes animaux,
Cluirbon [tatuj de rale, fieire charbonneuse] c/ charbon sympiomaliquc. — Abt. I01quot;. #9632;— Dans le cas de cliarbon (sang de rate, lievre charbonneuse) on cluirbon symptomatiqiie, le prefet proud uu arrete pour mellre sons le snrvoillance du vrterinaire sauitaire les animaux parmi lesquels la maladie a etc constatee, ainsi (pio les locau.x, eonrs, enclos, herbages ot palures oü ils se trouveut.
Aur. 2. — I.a surveillance cesse quinzo jours aprös la dispnrilion du der­nier cas do maladie.
Art. 3. — Aussitdt qu'un animal est reconuu nialado, il est isole el mis ä J'atlaelie.
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MALADIES CONTAGIEÜ8E8 BACTERIENNES;
Akt. 1. — l.o maire proscril (Turgenoe los mosurcs suivanlcs, donl il Burvoille l'exöoution !
1quot; Doslructiotl iles cadavres on lolalitu on onCoiiisscinciit dans les condi­tions [u'osciilos par ['article 4 du döcrcl du ~- julu I8IS2, apres quo la poau a 616 laillad6o;
2deg; Destruction, avec les cadavres, dos parties do liiiorcs, de fourrages, etc... qui ont lt;'t6 souill6os par los animaux malades;
3deg; hi'sinfocllun dos locaux et tons emplacements on onl sojourn^ les ani­maux malades, ainsi que dos objeta qu'ils ont pu souiller.
Am. :;.— 11 ost inlerditde tiamp;ter par effusion tic saiif; la mort des animaux malades,
Am. ti. — Pendant tonic la duröe do la surveillance, les animaux sains qui oni (He exposes a la contagion ne peuvont ötre vendus que pour la bou-clierie.
Dans ee cas 11 est delivre un laissez-passor, qui nst rapport6 au maire dans le drlai do cimi jours, avec un cerlifloat altestant que los animaux oid, elö abattus. Ge certiflcutest d61ivrö par I'agent prepose h la police de l'abatloir ou par I'aulorite locale dans Ids comnunics on il n'oxiste pas d'abattoir.
Art. 7. — 11 est illlerdit pendant cetto pdriode do surveillance d'inlroduiro dans les troupeaux, bergeries, äcuries,ptlturages, etc., iiilectes, do nouveaux animaux dos especos ovine el bovine s'il s'agit do sang do rale ou lievre char-bonnenso, ou do nouveaux animaux de Tospocc bovine s'il s'agit de charbon syinplomatique.
Exception est faito pour les animaux qui out 6te soumis ä rinocnlalion preventive.
Aut. s. — Los proprielain's, qui voudronl mellre en ceuvre 1'inoculation preventive, devronl en faire pröalableraenl la declaration an maire do lour commune.
In certiflcat du vötörinaire Operateur, indiquanl la dale a laquelle I'ino-culalion a el/' terminde el le nombre et l'espöce des animaux inocules, est remis an maire imm6dialement apres I'operation. Le maire inrorme simul-
(ane.....nt le prefrt el le veterinah'e sanitairodo la circonsct'iption; celui-ci,
pendant imo duree do quinze jours, non compris celui de la derniöre opera­tion, aura Irs animaux inocules sons sa surveillance.
Pendanl la durde do cette surveillance, il est interdit de se dessaisir dos animaux inocules pour aucune destination.
Tuberculase. —Am. 0. — Lorsque la luberculose esl constatee surdesani* maux de i'ospece bovine, le pr6fot prend un arrele pour mettre ces animaux sous la surveillance du vötörinaire sanilaire.
Am. 10, — Tout animal reconnu tuberculeux est isolö el sequestra. L'ani-nud ne pout etre deplaco si ce n'est pour ein; abattu. L'abatage a lieu sous la surveillance du veterinaire sanitaire, qui fait I'aulopsie do I'animal el envoie au pröfet le procös-verbal de cetle operation dans les cinq jours qui suivenl l'abatage.
Am. il — Les viaiules provenant d'animaux tuberbuleux sonl exclues de la eonsommation :
Iquot; Si les lesions sont generalis6es, c'esl-ii-dii-e non conliuöesexclusiveincnt dans les organes viscfiraux et lours ganglions lymphatiques;
2quot; Si les lesions, bien que localisees, out envahi la plus grande parlie d'un vis I'lr. on se traduisent par une eruption sur les parois de la poitrine on tie la cavite abdominale.
Ces viaiules, exclues do la eonsommation, ainsi quo les visceres tubercu-leux, ne peuvent servir it l'alimentation des animaux et doivent ötre de-truites.
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I.ßGISI.ATION 8AN1TAIRE.
29ä
Art. 12. — [.'utilisation des peaux n'ost permise qu'aprös däsinfectioDi
Akt. 13. — La, vente et l'usa^G tlu lall provenaul tlo vaohes tuborculeusas sont interdits. Toulsfois le lait pourrn 6tre ulilisö sur place pour l'alitnonta-tion ilc^s iuiiinruix, aprös avoir 61(5 bouilli.
Itnu'jct et pncumo-entdrile infeetieuse, — Art. 14. — l.or(|iio lo rouget ou la pheumo-entärite infeetieuse sont, constates dans une coaimune, le pröfet prend ua arrdlä portant döolaration d'infection dos locaux, cours, onelos et päliifos (laus Insciiiols so trouvent lea auiinuux malades. Cetari'ele est publie et, arficlie dans la commune.
Akt. i;gt;. —La declaration d'infection entralne l'application des dispositions suivantes :
1deg; Mise ou quarantaine des locaux, cours, enelos et patures declares iu-fectes, irapliquant defense d'y inlroduiro des animaux de l'espöce porcine;
#9632;2deg; Visite et surveillance par le vtStörinaire sanilaire, dos locaux, cours, en­elos et pdturagQS declares inCecles;
3deg; interdiction d'abattre los porcs atteints de la maladie sans en donner proal.ililonient avis a i'autoritä iminicipalc;
4deg; Interdiction de vendre, si cc n'est puur la boucherie, des porcs qui ont raquo;•le exposes a la contagion;
Dans le cas de vente pour la boucherie, los animaux soul marqnös; lo inairo dölivre un iaissez-passer, qui lui est rapporte dans le delai de cinq jours avoc un coiiitieat attestanl que les anirnaux ont etc abattus. Co cerlili-cat est delivrö par i'agent propose ä la police de Taliattoir on par r.nitorite locale dans les coinmunes oil 11 n'existe pas d'abattoir.
Les animaux transport's en vuo de la boucherie no peuvent etre conduits qu'en voiture ou par chemin de tor;
0deg; Defense de laisser ecouler sur la voie puldique les parties liquides des döjectioiis. Ubii^atioii de traitor cos matiores, ainsi (ine los lil leres et t'umiers, conformamp;nent aux prescriptions des arrötes adrainistratifs, avant de los sortir des locaux inl'ectes;
(l0 Interdiction de laisser penetrer dans les locaux, cours, Giicloselpälures declares inl'ectös toutes personnes autres que cellos qui sout preposees anx soins a donner aux animaux; defense ä celles-ci de ponolrer dans d'autres porcliorios;
7deg; Obligation pour toute personne sortant d'un local infocle de so soumot-l.re aux mesures de disinfection jug6es nocessaires, notamnient cn co qui concorne les chaussures.
Art. 16. — La chair dos animaux abattus commc alteinls de rouget ou de pnoumo-enterilo infeetieuse nc peut ölre livreo ä la consommation des per­sonnes qu'en vertu d'une autorisalion du mairo, sur I'avis conforme du vöte-rinaire sanilaire.
Los visceres (poumons, estomac, foie, rate, etc) sont detruits.
Art. 17. — Les cadavres des animaux morts du rouget ou de la pneumo-enlörite infeetieuse, quand ils ne sent jkis drlruits sur place, soul, trans­port's, soit aux ateliers d'öquarrissage, soil, aux fosses d'enfouissement, dans les conditions suivantes :
1deg; Les voitnres sont disposees do maniere qu'aucune maliere solide on liquide ue puisse s'en 6chapper durant le trajet; elles sont imm'diatement nettoyöes et desinfectees ainsi (iue tons les objels ayant etö en contact avec les animaux morts ou abattus comme atteints de In maladie:
2quot; Les condnctours et autres personncs omploy'as au chargenient ou dö-chargement et a renfouissement dos cadavres sont soumis aux mesures de disinfection Jugi'es nocessaires, Am. 18, — Lorsquc le rougol ou la pneumo-cnterile infeetieuse prend im
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MALAD1 ES CONTAG1EUSES BACTERIENNES.
caractöre envaliissant, un arrdlä du präfel inlerdit la circulation, lecoiporlaquo; tage, ain^i i|iu' I'exposition cm 1q naise en vent,.' des poros dans les foiros ut marches el aulros reunions ou rassembiements d'animaux.
Am'. 19. — Les personnes qui voudront faire pratiquer I'inocuiation pre­ventive du rouget devront en faire präalablement la däolaration au maire de la commune.
In cerlificat du vätärinaire opärateur, indlquant la dale k la(|uelio l'inocu-lation a ete lomiinee et le nombre d'animaux inocnlös, csl remis au maire iiiiinodialeuuMU apräs l'opöration.
Pendant los quinzejours qui suivent cette date, les animaux restent sous la surveillance du vötörinaire sanitaire, et il esi interdit de s'en dessaisir, si CO n'est iiour los faire immodialomenl aballre.
Art, ilt;gt;. — La declaration d'infeclion ne peul ötre levöe quo lorsqu'il s'esl ecoulo un drlai d'im mois sans qu'il se soil produil nn nouveau cas de rouget ou de pneurao-entörite infeotieuse et apres constatation par le vötöri-naire sanitaire quo toutes les prescriptions relatives a la dösinfection ont öle exöcutöes; eile pent, ötre levöe iruiiK'dialenient apies la dösinfection si itms les porcs qui so trouvaient dans les locaux, cours, encios, elc, döola-res infeetds anl elö abaltus.
Gelte döclaration peut ötre levöe, en cas d'inooulation präventive de tous los porcs ayanl öte exposes a la contagion, quinze .jours aprös l'opöration, si aucun nouveau cas de rouget ne s'est döolarö parmi cos animaux pendant co la[gt;s de temps, el s'il csl constalö par le veleiinairo sanitaire que toutes les prescriptions relatives ä la desinfeclion ont ele executees.
Art. 21. #9632;— La constatation du cbarbon (sang de rate, fievre charbonnouse), du cbarbon symptomatique, de la tuberculose, du rouget ou de la pneumo-cnlei'ile infoclieuse dans les arrivages par terre on par mor, entraino 1'aba-la^'e des animaux malades. Los animaux qui ont amp;16 exposes a la contagion soul repoussös aprös avoir etc marqu6s, ä moins que le propridtaire ne con-senle ii co ((u'ils soieut sacrifies sur place pour la boucherie.
Art, 22. — Lorsque le chabon (sang de rate, flövre charbonneuse), le cbarbon symptomatique, le rouget ou la pneumo-entörite infoclieuse soul constates sur un champ do ruin'on un mairlie, les animaux malades soul mis en fourriere el söqueströs.
Pendant la duröe de la sequestration, le proprietaire peul faire abattro ses animaux malades; les cadavres sonl enfouis ou livrös a i'alelior d'equar-rissage, Lc transports ralelierd'6quarrissage a lieu sous la surveillance d'un gardien special. Les animaux qui ont 6tö en contact avec les boles reoonnues malades sent sijmalös aux maires des communes on ils ont ele envoyös.
Art. 23. — Lorsque la tuberculose est coustalee sur un champ de foire ou un marche, les animaux malades soul renvoyes dans leur commune d'ori-gine a moins que le propriötaire ne prefOre les faire abattre. Dans lo cas de retour, ils sonl. signal6s au maire do la commune.
7' Circulaire du Ministre de I'agriculture du 30 aoüt 1888 relative au decret et ä l'arrete du 28 juillet 1888 sur la police sanitaire des animaux.
Le decret du 28 juillet 1888 a pour elTcl. de rendre immedialemeiil. appli-cables, en ce qui concerne res maladies, les dispositions generates de la loi du 21 juillet 1881 : Obligation de declaration des animaux malades ou sus­pects, el d'isolrniont ile res animaux avanl nirme que I'autoiil/' ait re-pondu a ravertissement (art, 3 de la loi); devoir du maire de veiller ii I'ac-
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LEGISIATION SANITAIRE,
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coinplissi'mciii, lt;le ootte prescription et ilo requörir le vötörinaire sanllaire dös qu'un cns de maladie lui est signal^ (art, 4); interdiution de trailemenl parlous autros que los vötörinaires (art, 12;; interdiction de vonle ou de misi-iMi venle des animaux atleints ou soup^onnös d'ötre alleints lt;!'' la rua-ladie (art. 13); Inlerdiolion de livrer ii la oonsommationlaohair des animaux marts de i'une de cos afTections (art, II); el il rend les contrevenants passi-Mos des piiualilcs prdvues auxarticles30etsuivants. II rend ögalomentobliga-Loires, enco qui concerne li-'s nouvelles alToclions contagieuses inscrites d;iiis la lol, les prescriptions du chapitre ldeg;r du däcret du 22 juin I882(mesures communes ä toutes les maladies coutaaieuses).
Vims renmrquerez soulement que los articles relatifs au oharbon sympto-matique s'appliquent en meine temps h la Qevre charbonneuse ou sang de rate. Itien ()iio cos deux maladies soienl de nature dilTörente, elles ont dans lem- mode do dlveloppement et dans leur duröe d'övolution taut de points comrauns que les monies mesures de police sanitaire peuvenl ehe appii-quöes a chacune d'elles; mais les prescriptions du döcret du 22juin 1882, relatives au charbon, avaient ötö edid.ees a uue 6poque oü l'ötude des con­ditions de, developpemeul et de propagation de la maladie etail encore ini-parfaite, et certaines de ces prescriptions apportaient a l'ölevage des entra-vos trop rigoureuses ou dont i'utilitd meine peut dtre aujourd'hui contestöo. J'ai done pensö qu'il etait de rintenH de imiiv agriculture d'appllquer, dans les cas de (lövre charbonneuse ou sang de rate, les dispositions moins se-vöres que la science juge süffisantes pour arröter les progr6s de cette ma­ladie aussi bien que oeux du charbon symptoraatique. Lorsque l'apparition de rune de ces deux maladies vous sera sifjnalee, vous aurez, par consäquenl, a vous reporter uniquement aux articles lquot;1 et suivants de l'arrötö ministöriel du 28juillet Igt;SS8.
En vertu de l'article 1quot;, les locaux dans losquels la maladie est conslatec seront seuleraent places par vous sous la surveillance du vötdrinaire sani­taire do la eirconseription, ail lieu d'elre, eoninic präcödemmenl, di'clai'ös d'infeclion, et cette surveillance cessera quinze joursapr6s la disparition du dernier cas, lamlis quo la declaration d'infection ne pouvait 6tre levöeavant l'expiration d'une pöriode de quatre inois.
Les prescriptions que la döclaration d'infeclion avail pour objet de rendre exdcutolres sent remplacöes par les mesures inscrites a l'article i de l'arrete du 28 juillet, mesures (|ue le maire esl chargö de prescrire direotement en raison de leur urgence.
Knliu, il elait inlerdit d'inlroduirc dans les locaux oü le charbon avail paru aueun nouvel animal de quolque espöeo que ce iüi. L'interdiction ne sub-sisle que pour los animaux des esprres bovine el ovine, s'il s'agil du sang de rate ou lirvre charbonneuse, cl que pom- les seuls animaux de l'espece bo­vine, s'il agit du charbon symptomalique.
Pour la tuberoulose, vous n'aurez ögalemenl a prendre qu'un arrrte de mise en surveillance des animaux ; mais j'appelle tout parliciilieremeiil votre attention sur la n6cessit6 d'assuror le sdquestre rdel des bötes bovines alieintes, aiusi iiuo le prescrit l'article 10, et d'empeclier rigoureusement rutilisation des vlandes dans les cas mentionnds a l'article 11, Je vous prierai ögalement de signaler aux maires l'intöröt qui s'attache a ce que les prescriptions de l'article 13 relatives au lail des vaches tuberculeuses soieut exaetement snivies,
Quant au rouget et a la pneiimo-euterile infectieuse du pore, cos deux affections, comme la fievre charbonneuse et le charbon symptomalique, ont assez d'analogie dans leur mode de döveloppement et dans leur modo de
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MALADIES C0NTAQIEU8ES DACTERIENNES,
propagation pour que les miMiies mesm-es puissenl ötre appllquöes, quelle quo soit cello donl. ['apparition sera constatöe.
Lorsque I'uned'elles sera gignal^e, vous aurez, aus termes de I'artiole 14, ä prendre, comnie vous le faitea iamp;jt, dans les cas de p^ripnoutnonie, ile davelee, da (ievre aphteuse, etc., un arreLii tie declaration d'infection avanl pour effet d'entralner l'application, laquo;laus i'exploltatlon atteinte, ilo corlainos presoriptiona qui sontönuinöröes h i'artiols l:gt;-
L'artiole 21 dfitermine les mesurea u prendre ü la frontiöre, on ras de oonatatation, dans les importations d'animaux d'origine ötrangöre, de l'une des afTeotions qui viennent d'etre inscrilos dana la loi. 11 concerne done gpäcialement le aorvice d'inspection sanitaire conatitud jirös crux dlt;' nos bureaux de douane qui sontouvorts aux importations de I'especo, elj'adrcsse dlrectement aux agents de oe aervice l(!s instructions nccessaires.
Lea articles tii el 23 se rapportent, au contraire, a {'inspection des I'oires et niarclies aux bestiaux do riuterienr, el, le oharbon propremeot dit (lievre oharbonneuse ou saug de rate) etant vise a I'article 22, les regies quo trace cct article devront tHn', snivies (!ii ce ipii concerue colle affection an lieu do cellos indiquöes al'article 8(1 du decrot du 22 juin 1882.
8'' Loi duSavril 1884 sur rorganisation municipale.
Am. 91, — Le maire esl charge, sous la surveillance do 1'administration gup6rieure, de la police raunicipale, de la police rurale el de l'exöcution des actea de I'autoritS supörietire qui y soul relatifs,
Art. ',12. — Le maire est charge, sous l'autorUö de radminiatration supö-rioure ; Iquot;... 2deg;... 3deg; des fonctiona speciales qui lui soul attribu6o3 par les hjis.
Aht. 07. — La police municipale a pour objet d'assuror le bon ordre, la sm-ei/' el la saluhriir publiques. Kile comprend notaramont : tquot;... 2deg;.. ;iquot;... 4quot;... IIquot; I'inspection sur la (Idelitö du debil des denröes, qui so vendonl. au poids on a la inesure, et sur la salubritd dos comestibles exposes en vente ; 0deg; le soin de pivvenir par des precautions convenables, el celui de faire cossor par la distribution des socours nccessaires, les accidents et les lleaux calamiteux, tels que les incendies, les inondations, les maladies epidemi-(pies im eontagieiises, les epi/.ooties, en provoquant s'il y a lieu l'interven-tion de radminislration supörieure ; 7quot;,.. 8deg; le soin d'obvier ou de remedicr aux i'vi'iiement laelienx qui pourraienl ('#9632;Ire orcasionuös par la divagation des aniinaux niall'aisanls ou feroces.
Art. 90. — Les pouvoira qui appartiennent au raaire en vertu de ['arti­cle 01 ue font pas obslacic au droit du pröfet, de prendre pour toutes les communea du däpartement ou plusieurs d'entre elles, el dans tons les cas • n'l 11 n'y aurait pas 616 poiirvu par les autorites municipalcs, toutes mesuros relatives au maintien de la salnluile, de la surel.e et de la tranquillite publi­ques, Ce droit no pourra etre oxerc6 parle prdfet a I'dgard d'une seule coni-mune qu'apres une inise eu domeure an maire roslee sans resultals.
H
Outre les documents qui pröeödent, il y en a d'autres, qui, a cause de lenr but plus special, seronl relatös et etudies amp; propos des questions speciales ou des maladies qu'ils concurnent.
Notre nouvellc lögislation sanilaire, qui estdöjä aussi encombröedo
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I.KGISLATION SANITAIRE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;209
(locuineiitsque l'ancienne, dontollo a reproduit la plupart des disposi­tions,est loin d'ötre a l'abri de touto critique, alnsi qu'ons'enconvaincra dans 1'application des röglesqu'elle formale et des mosures qu'ellepres-crit. Elle est longue, dififuse, mal coordonnöe; eile n'est ni assez sim-ple, ni assez möthodique ; eile froisso parfois nos idöes do justice; eile oontient des sanctions trop rigoureuses et des prescriptions non jus-tiliecs, etc.
Les dispositionsgönörales contenuosdansnotre lui sanltaire peuvent etre reKiimees ainsi qn'il suit :
l0]5numörati on limitative desespöces animales et des maladies conta-gieuses (peste bovine, pöripneumonio, clavelde, gale, (lövre aphteuse, morve,farcin, dourine, rage, oharbon bactäridien,cliarbonemphysäma-teux, tuboroiilose,rouget,pneumo-entörite),auxquelles s'appliquenl les mesureasanitaires ödictöes, avnc reserve expresse.pour lechef de l'Etat, du droit d'ajouter ultörieurement, par döcret, a la liste dressöe, d'au-tres affections et d'autres espdces animales. 2deg; Döclaration deaanimaux malades ou auspecls au maire de la commune on a son supplöant, obli-gatoire j)üTir les propi'ielaires, detenteurs, gardiens, veterinaires ap-]iel(''s ä les traiter, et pour toutes personnes chargöes de les soigner ou de les garder,souspeined'unemprisonnement desix jours adeuxmois et d'une amende de 16 a 400 francs. .'!quot; Obligation, sous peine d'uu emprisonnement de six jours a deux mois et d'une amende de ICraquo; ä 400 francs, pour les propridtaires, detenteurs et gardiens, de maintenir immödiatement söqueströs, söparös et isolös, des animaux susceptibles de contractor la maladie, ceux (malades ou suspects) qu'ils declarent, ei de laiaser sur place les cadavresjusqu'ä intervention du maire, pour cu faire pratiquer l'examen on pour en autoriser ou en ordonner l'en-fouissement ou lalivraisonä rciquarissage. 4deg; Obligation pour lo maire de veilleretde pourvoirö l'exöcution des mesures precitees, ile pre-venir l'autoritö supörieure ot de faire visiter les animaux parle veteri-naire sanitaire. oquot; Hole des veterinaires sanitaires, quidoiventprocöder d'urgence a la visile des animaux declares,pi-escrire la Sequestration, et l'isolement,s'ils n'ont pasötö appliquös, ainsi que la disinfection qu'ils jugenl immödiatement nöcossaire, et adresser sans retard au pröfet un rapport que le maire lui feraparvenir. 8deg; Ajires la reception du rapport constatant l'existence d'une maladie contagieuse ou d'une öpizootie, intervention dupr6fet,qui staluc sur les mesuresapre8crire(isolement, sequestration, visite, recensement, marque, dösinfection), et quiprend, s'il y a lieu, un arrele deelaranl infectees lelles on lelles loealites, dans lesipielles on devra, sous peine d'un emprisonnement de six jours i\ deux mois et d'une amende de 16 ä 400 francs, appliquer, selon les cas (voir Üeglcmcnt d'administrationpublique), lelles ou lelles des mesures suivantes : isolemenl, Sequestration, visite, recensement, marque des animaux et Iroupeaux ; interdiction de ces loealites ä l'importatlon
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MALADIES CONTAßlEUSES BACTERIENNE8.
d'animaux ; interdiction niomcntanoc ou röglementation dos foii'cs ut marchös ainsi quo de la circulation et du transport dubötail; dösinfection des liabitations et des naoyens du transport; dösinfectionoudostVuction des iilijcis ayant servi aux malades ou ayantötö souillös piir (mix, et des objets pouvant servir de vöhicules a la contagion. quot;quot; interdiction,sous peine de six joursii deux tnois d'emprisonnement et de 111 a 400francs d'aniende, de traitor, sans i'autorisation ministerielle, les malades alteints du typhus, qui doivent (avec tons les bovins contaminös) dtre abattus (sur i'oi'dre du maire d'aprös la proposition du v6t6rinaire del(\i;iie el. aprrs (halualion) sur place, OU sur le lieu d'eni'ouissemeul, ou ii l'öquarrissage (avec i'autorisation du maire donnöe sur l'avis du velei'inairn dölöguö). 8deg; Isolemenl, sous peine de l(i a 400 francs d'amende, des animaux ovins et caprins qui nul ötö exposös ä la con­tagion de la peste bovine. 9deg; A-balage, sur l'ordre du maire ctsous peine de Kia'tOO francs d'amende, des solipedes niorveux ou atteints de farcin incurable et des animaux charbonneux reconnus incurables. 10deg; Obli­gation pour le prelel d'ordonner l'abatage, aprös evaluation, des ani­maux bovins atteints de pöripneumonie contagieuse et Tinoculation de ceux qui se trouvent dans les Iocalitö8d6clar6esinfect6e8;droi1 pourle ministredel'agriculture d'ordonner l'abatage, aprös evaluation,des ani­maux bovins nyanl cohabitä ou ayant ötö en contact avec des animaux poripneumoniques ; obligation pour h.'s intöress6s d'exöcuter aussitöt Irs ordres d'abatage et d'inoculation, sous peine de six joins a deux moisde prison et de 16 ä 'i(ii) francs d'amende, 11quot; Obligation pom' les proprielaires, sous peine de six jours de prison ii deux mois el de 16 ä 400 francs d'aniende, d'abaltre, sur l'ordre du maire, et memc sans l'intervention de l'autoritö, tout animal reconnu enragö ci tons chienset chats qui seraieni suspects. Iquot;2quot; Defense, sous peine desix jours a deux mois de prison ci de 10 a 400 francs d'amende, de claveliser sans I'au­torisation du prel'et,qni peul pernicllrc et ordonnerlaclavelisation des troupeaux in fee Los de clave I re. 13deg; Droit pnur les proprielaires decoules-ter, par ieurvötörinaire, l'affirmationdu vötörinaire sanitaire, tantsurla nature quo sur l'incurabililöde certaines maladies, et obligation pourle profel de dösignerun Iroisieme vötdrinaire, dont les conclusions doivent ötre adoptöcs. 14deg; Interdiction, sous peine desix jours ö. deux moisde prison el de llt;gt; a 400 francs d'aniende, de l'exercice de la modecine vötörinaire, dans les maladies contagieusestauxpersonnes nonvötöri-naires. 1quot;)quot; Interdiction, sous peine de deux a six mois de prison el de l(ll) a 1000 francs d'amende, de la venle on de la mise on vcnle de lout animalqu'on saitatteint ou soupeoune d'ötre attaint de maladie conta-gieuse, sauf dans les cas prevus par le reglement d'adminislralion publique. 16deg; Defense, sons peine de six mois a trois ans de prison el de 100 a 2000 francs d'amende, de vendre oil d'exposer en vente, pour la COllSOmmation, la viande d'animaux qn'un sail morls d'nnc maladie
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LEGISLATION SA.N1TA1RE.
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conlagieuse ou abattus oomme altoinls de typhus, de morve, ilt^ farcin, de charbon, de rage; obligation d'enfouir les cadavrosde ces animaus dm de los livrer ö l'öquarrissage et de ne pas ies döterrer ni los acheter, sons peine de deux ask naois de prison etde lOOö lOOOfranca d'araende, 17deg; Utilisation permise, ö, certaines conditions (qui dovront ötre rem­plies, sons peine de 16 ii 400 francs ou de I a 100 francs d'araende), en ce qui concernelachair des animaux abaltus comme suspectsde peste bovine, comme suspects ou atteints de pöripneumonie, comme atteinls de fiövre aphteuse, de clavelöe, etc. 18deg; Peine de deux a six mois de prison contre ceux qui auront, au tnöpris de la döfense de l'admlnis-tration, laissö communiquer lours animaux infectös avec d'autres. 19deg; Peine de six mois ä trois aus de prison ei de 100 a 2000 francs d'araende contre ceux qui onl commis une des infractions ci-dessus visßos, s'il ou esl rösultä une conlagion parmi les autres animaux. 20deg; Obligation, sous peine do LOO a loon francs d'araende, pour Irs entrepreneurs de transports parterre el par eau, de dösinfecter en tout temps leursvöhicules; peine de six jours ä deux mois de prison,si du iliTaut de dösinfection est rösuitö une conlagion pour d'autros animaux, -2\quot; allocation (rune indemnitö aux propi'iötaires d'animaux abaltus pour cause de peste bovine ou de pöripneumonie conlagieuse, ou succombanl dos suites de L'inoculal ion do la pöripneuraonie. 22deg; llögle-menlation de Tiraporlation et de I'exportation des animaux; peine de deux a six mois de prison ei de LOO a 1000 francs d'araende pour importation, avanl I'arrotod'interdiction, d'animaux quiseraientalteinls de maladie conlagieuse. 23deg; Aggravation de la peine, quand une in­fraction a 6tö döjö commise antörieuroraentdepuis raoins d'une annöe, ou quand eile a cte commise par un vötörinaire sanitaire, un garde champölre, un garde forcstier, un offlcier de police. — L'articlo i03 du Code prnul reste applicable. 240 Dispositions gönörales. — Les frais occasionnös par l'application des mesures sanitaires sont a la charge drs proprielaires ou conducteursd'animaux.— Service des öpizooties. — Inspection desfoires et marchös.—Comitöconsultatif des öpizooties.
II. Regime sanitaire. — Services sanitaires. — Iniportation,
exportation, transport des animaux........Police sanitaire ä l'inte-
rieur.
L'application de la police sanitaire nöcossite ('intervention du gouvernement, de l'administration et des vötörinaires, A la tele des services sanitaires fonetionne un conseil supörieur, le ComiticonmUatif des rpizoolics, insiituö uupres du ministöre de l'agriculture. Dans certaines circonstances, et ordinairement sur l'avis de ce conseil, le gouvernement et l'administration supörieure Interviennent pour pres-crirc et faire appliquer cerlaines mesurea ; radministration pröfoclo-
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#9632;Mi
MALADIES C0NTAGIEU8E8 DACTfiRIENNES.
rale et ['administration tnunicipale ont pour devoir de faire appliquor la police sanitaire dans ieur ressort, de eröer les services sanitaires
departeinentanx et coininunaux, et de prescrireles mcsurcscouseillees par les vötörinaires sanitaires.
1quot; Comiteconsultatif des dpizootios. —LoComitöconsullatifdesöpi-zooties IHl institue pros du minisiere de ['agriculture par le decret du 24 mai [Squot;;n. II aA'ait pour attributions: [quot;elude des questions relatives iilarefonne de [quot;ancieune li'gisialiou sanitaire; laereal iun etl'organisa-tion d'un service sanitaire permanent; l'ötude des questions ralatives aux öpizooties, etc. [I ful consacrö dans smi existence par la loi du v21 juiilet I8SI (art. 40), qui porlait que sun organisation devait ötro determinee par le röglement d'administration publique sur la police sanitaire.
Textes ä consulter : ü6o. Zi ma.\ 1876. #9632;..... Art. 40. L 21 juiilet 1881, --
Arl. l00etl01.Döc.22 juin 1882. -Gircul. min. 20 aoütlHSi. —Art. 2, 0, 11. L, 21 juill. 1881. — Art. 1, :gt;, 01, 71. Dec. 22 juin 1882. — Art. 2, 6. Dec. 12 uov. 1887.
Le Comitö eonsultalii' des öpizooties se compose (art. 101, dec. 22juin 1882) de seize membres, dont douze choisis par le ministre renouvelables par tiers ions les aas et pouvani 6tre renommös. Les quatre autres sont de droit: le directeur de l'agriculture, l'inspecteur general des Ecoles vi'terinaires, l'inspecteur gönöral des services sani­taires et le chef du service vötörlnaire, qui faitenmfime temps fonetions de secrelaire.il est charge de l'ötude et de l'examen des questions que le ministre lui renvoie en ce qui concerne ; 1deg; ['application de la loi sanitaire ; quot;2quot; les modifications qu'il peul y avoir Men d'y apporter ; 3deg; ['organisation et le fonetionnement du service sanitaire ; 4deg; lesme-sures propresä prövenir el a combattre les öpizooties; 5deg; les mesures propres ä amöliorer les conditions de l'hygiöne des animaux. 11 doit ötre consulti'' dans les cas prövuspar les arl. 2, (1. II. L. 21 juillel ISS1, paries art. 4,8,61,71. Döc. 22juiii 1882, et par les art. 2, lt;gt;. Dec. l2nov. ISS7.
Le ministre doit lui comniuniquer les renseignemenls qu'il recui t sur les öpizooties; le Comite donne son avis sur les mesures ö appliquer. [1 rödige [esinstructions qu'il peul y avoir lieu de publier. II revolt communication des rapports du service sanitaire des döpartements et des informations sur les maladies öpizootiques sövissant a l'ötranger, et il indique ceux de ces renseignemenls qu'il peul ötre utile de livrer a la rjublicitö. II prösente chaque annöe au ministre un rapport gönöral sur l'ötal sanitaire des animaux pendani l'annöo öcoulöe; ce rapport mel i'ii lumiöre le zöle et les services des vötörinaircs sanitaires et est l'occasion de röcompenses a aecorder aux pluszölös.
Chaque mois, un bulletin sanitaire est publiöparle ministöre de
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REGIME 6AN1TA1RE. — SERVICES 8ANITA1RE8.
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l'agrioultüre, et est envoyö iiax pröfets, aux eervices sanitaires ot aux ßcolos vötörinairos.
Le Congrös national vötörinaire, tenu en octobre I88.quot;), a ('Tiiis It; vceuque lenombro des mombrcs du Comitö fül accru et que l'ölection il'une partie on CAl rösorvöe aux Sociötös vötörinaires,
i1' Intervention du chef de l'fitat et du niinistre de ragriculture. — L'intervention du (did'de i'Kiai, est prövue notamment pax1 les textes suivants :
Art,. 2, 12, 24, 2a, 26, 29. I,. 21 juil. 1881, — Art. 73, DSo. 22 juin 1882. Art. 2. L. b avril IBS'?, — Art. 1, !,. 24 juin 1889. Art. 28, 34. D6o. 12 nov.
ISNquot;.
Le prösident de la R.öpublic[ue pent, par un döcret, rtendrc les pres­criptions de la loi sanitaire a des maladies el a des cspücos animates lion prövues par la legislation actuelle; il lixe les bureaux do douane et les ports dciiicr (iiivorls a rinipoilalion des aiiiuuiuxet desviandes; il detennine les droits de visite applicables ö, la frontiöre; ilpeul inter-dire 1'importation ot presorire toutes les mesures propres a empdeher 1'introduction d'une öpizootie, i 1 dötermine les ports ouvertsa la sortie des animaux, el present, en vue de l'exportation, les mesures propres
a empecher la sortie
d'animaux atteints de maladies contaeieuses.
Lo tninistro i\(' ragriculture |mise do sou cöte des drolls multiples dans les textessuivants :
Art. 8, 9, 21, 22, 28, 37, 40. I,. 21 juill. 1881. — Art. I, 10, 12-2quot;, 24, 61, 02, 64, 68, 71, 73, 74, 76, 97, 98, 99, 100, 101. Dec. 22 juin 1882. — Art. (gt;, 24, 2b. Dec. 12 nov. 1887.
II peut, dans certains cas, et sous des conditions qu'il determine snr l'avis du Comite des epi/.ooties, suspendre l'application de l'abatage en cas de pesto bovine, pour permettre le traitement des malades; il pent ordonner l'abatage des animaux suspects de pöripneumonie; il recoil les demandes d'iudcmnite; il pent ordonner la revision de l'es-timation, et il lixe, saufrecours devant le conseil d'fitat, la quotitö de l'indemnitö. 11 agi'ee les locaux-lazarets, fournis par les munici-palites des [)Oi'lsdemer, en vue dela mise en quarantaino des animaux malades ou suspects Importes. 11 r6glemente la dösinfection dans les divers cas of: cllc est exigee; il noinme le Comitö consultatif des epi-zuoties, en designe le president, et est en relation avee ce conseil.
II pent prescrire, pararrötö, des mesures applicablesä plusieurs dö-parteiueiils. II (bMcrmine les conditions auxquelles sera permise I'uti-lisation des viandes provenant des animaux abatlus pour suspicion de [leslc bovine. Ouaiul la peste bovine est signalec dans une contrde, d'oii sa propagation en France serait ii redouter, il pent proliiber, par arrete, reutree des rummauls de toutes les espeecs provenant des pays
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MALADIES CO.NTAQ1EUSES BACTEBIENNES.
Infectöa, ainsi que l'impoi'tation de iims objets et inatiöres'pouvant sorvir do v^hicules ö Iq contagion do la tnaladio.
II peul döterminer, pai'arrölö, lesmesuresdudöcretdu22juin liSlt;S'i, qui doivent ötro appliquöos, pour corabaltrs les maladies conlagieuses ajoutöes par döcrel ii i:i iisto des afToctions önumöröea dans I'ai'ticlGI01 de la loi du 21 juillel 188J art. 6i, D6o. 22 juin 1882). II dötermine la duröo de la quarantaine applicable a chaquo maladic,
Lorsqu'une maladio contagieuse se döclare en pays ötraDger, dans le volsinagede lafrontiere, il peul interdire temporalrement I'inti'oduc-limi des animaux par les bureaux de douane de la partie de frontiöre menacöc. Quand une commune fran(jaise, qui possöde un bureau de douane ouverl fl ['importation des animaux, est döclaröe infectöe en tolalitd i'n en partie, il poul ögalement interdire temporairement I'in-troduction dt.'s animaux par ce point de la Crontiöre, on determiner les routes el chernins que devronl suivre les animaux, pour öviter de tra­verser les communes infectöes,
II recoil les a\is des pröl'els; il esi tenu au couranl des öpizooties gi'aves, notamment en cusde peste bovine; il recoil par leurintermö-diaire les rapports des services sanitaires ; il esi le chef auquel appar-tienl la ha nie direction e! la survei I la ma' du rögi me sanito ire, el auquel gt;iiid soumis tons les rouoges de ce rögime; il oi'ganise ii; service sani-taire de la frontiöre en France.
En A-lg^rie lo gouverneur g6nera] exerce certaines des prörogatives, qui sonl dövolues au ininistre de ['agriculture en France (art. •gt;, 28, 30,33, 34, 33, 86, 38, 39, 12. D6c. 12 nov. 1887).
3deg; Röle de l'autorite prefectorale et de lautorite municipale — Le röle de 1'administration ddpartementale est dößni dans les textes sui-vants :
Art. l, ö,ö, 8, ;•, II, 38. L. #9632;2\ jnill. 1881. — Art. I, 2,3, 1, 8, 10, 10, 20, 21, 23, 2b, 28, 29, 31, 32, 33, 37, 38, 39, 42,43, 46, 47, 150, 33, a?, 60, 6ö, 60, -#9632;Z, 96, 97, vis, 99. lire. 22 juin 1882. - Art. B, 6, 8, 10, \i. D6c. 12 nov, 1887.
—nbsp;Art. 1,9, II, I8.20.Ait. min. agric. 28 juillet 1888. — Art. 9 et 1K Arr. min. 30 avril 1883 sur la (li'sinfcrlion des wagons. — Art. 9. Air. mill. 12 mai 1883 sur la dösinfeclion du matäriel de transport. — Art. -'a. Air. min. 12 mai 1883 sur la disinfection dans les cas de maladies contagieuses.
—nbsp; Art. 91, 02, 93, 90, 97, 09. I-. S avril 1884. — Art. 3. Döc. 26 mai 1S8S.
Les prefets organisent lo service sanitaire dans leur döpartement respectif, etse tiennent en rapport avec lechef dösignö dece service. Ils doivent ötre informös par les maires ut les vetörlnaires sanitaires de l'oxistence de toutemaladie contagieuse; ils rocolvent les rapports des volerinaircs sanitaires. Toutes les tois qu'uno affection contagieuse est constatöe, ils doivenl prendre un arrötö döclaratif d'infection (ou de mise en surveillance), qui est laconstalation offlciolle de l'affection, et qui doii suivre Immödiatement le rapport du vötörinaire de la circons-
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RfiOIME SAMTAIIIK, SERVICES S.VMTAIKES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30S
orlption et l'avis forraulö par le vötörinaire chef du service dos öpizoo-ties. Gopendant,quund il s'agitde la rago, c'est le raaire qui intervlent directemont sans attendrel'ordre du pröfet; mais, dans oe cas encore, oomme dans tons los cas oil le maire n'agit pas, le pröfet peul inter-venir; il [leal d'allleurs ordonner des mesures qui sonl du ressort de l'autoritö municipale toutes les fois qu'elles soul applicablea a plu-
sleurs commi.....s. II appartiont ögalemenl au pröfel seal de lever la
döclarution d'infection. il ordonne l'abatage et ['inoculation en cas de pöripneumonie; il ordonne ou autorise la clavelisation; il dösigno la vötörinaire döpartiteur en cas de conflit prövu par ['article lt;s de la loi du 21 juillet, Lorsqu'une maladie contagieuse est signalöe en pays ötranger dans le voisinage de la frontiöre, les pröfets desdöparteraents menacös peuvent interdire la circulation du bölail entre les localitös infectöes et les communes limitrophes, et ordonner la marque des aniiaanx susceptibles do contracter la maladie. lls surveillenl les maires el le service sanitaire de leur döpartement; ils tiennent le ministre an eouranl en cas de peste bovine; ils lui transmettent les demandes en indemnitö; ils president les commissions de revision de l'estimation; ils transmettent au ministre les renseignements relatifs aux I'pi/ooiies, el, lui adressent le rapport annuel d'ensemble du vötö­rinaire chef du service, etc.
Le devoir des maires esl trace par de nombreux textes, notanunenl par ceux dont void l'önumöration :
Art, 3,4, 0,7, 8,10,20,27, 88, 37, 39, L.2i juilietl881. -Art. 1,3,3,4,11, 12, 13, II, 13, 16, is, 23, 24,2b, 26,30, 34,37,44, 48, 03, 84, öö, 88, b9, 68, 66, ',#9632;gt;, 81, 82, 84, 8;i, SO, 87, 90, Doc. 22juin 1882. — Art, 91, 02, 98, 96, 97, 99. L, 8 avril 1884. — Art, 3, 4, 6, 7, 8, 9, U, 12, 13, 23, 37, 38, 41, Doc. 12 uc.v. 1887.— Ail,, i-, 6, 8, lb, 16, 19, 22, 2:1, Arr, min. 28juille( 1888.
Les maires, outre qu'ils sont les agents de l'aulurile prefeclorale et sonl chargös ö ce litre de faire exöcuter les mesures qu'ello pi'escrit, doivenl de leur cötö prendre et faire executor hon nombre de mesures qui sont du ressort do leur administration. Ils organisent le service sanitaire communal, I'inspection des foires, desmarchös, desabattoirs el des clos d'öquarrissage; ils regoivent les döclarations; ils avisent l'autoritö döpartementale; ils requiörent le vötörinaire sanitaire; ils prescrivent cerlaines mesures de leur propre initiative ou d'apres l'avis de l'agenl sanitaire ; ils surveillenl. l'exöcution de toutes les me­sures sanitaircs, etc., etc.
D'aillonrs lears devoirs, en tautqu'aulorite sanitaire, nous apparat-tront pins netlcmenl et nous sennit plus eomplctement connus par
l'ötude des mesures sanitaircs auxquelles ils sont subordonnös.
L'autoritö militaire reste chargöe dt; toutes les mesures a prendre, en cu qui concerneles aniraaux tic l'armöe, pour öviter 1'introduction
2)
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MALADIES CONTAG1EÜSES BACTERIENNES.
et la propagation des maladies contagieuses(art. 62.D6c.22juin IHH-I). Dans l'intörieur dos döpöls d'ötalons et jumentories de l'Etat, los inesures proscritos par le loi sur la polioe sanitaire des animauxet par le döcrel de 1882 sont appliquöes par les sülns des directeurs; coux-ci soul tenus aöanmoins de faire a l'autoritö locale la döclaration prövue par l'arlicle :i de la loi sur la police sanitaire des animaux (art. 63. Diie. iiquot;i juin 1882), Les eeoles velei'inaires donuenl avis, ä l'autoritö du lieu d'origine des animaux amenös a lour consultation, de tous los eas de maladies contagieuses constatös sur ces animaux. Elles pouvcnt, avec l'autorisation du ministre, garder en vie, pour servir a des eludes scientiflquOS, des animaux alleinls de maladies contagieuses. Dans l'intörieur de ces ötablissements, les inesures de police sanitaire sonl appliquöes par los directeurs, qui font ä l'autoritö locale la döclaration prövue a l'arlicle ;i de la loi sur la police sanitaire des animaux (art. 64. Dec. 22 juin 1882).
4deg; Service sanitaire. #9632;— Daus noire regime sanitaire le röle de l'au­toritö administrative est tout a fail distinct de celui des vötörinaires sanitaires. Elle prescril et fail exöcuter les mesures ödictöes par la lögislation, qni sonl reconnncs ulilrs ou neeessaires; eile pi'escrit l'abatage, la söqucstration, la miseen quarantaine, etc., etc.
Les vötörinaires sanitaires ont le röle qui convienl ö leurs connais-sances el a leurötat dans la societö; il leur appartient d'öclairer l'au­toritö,de la eonseiller, de lui indiquer les inesures (|im1 convienl d'ein-ployer, etc.; mais ils n'ont i)as le droit de prescrire les mesures dont ils recunnaisseul l'utilitö (sauf dans certains eas et pour cerlaines mesures seulement), etcela devail ötre ainsi, attendu qu'ils ne sonl pas inveslis du droit de commandemont, quo la loi a dövolu auxautoritös seulement,
II \ a lieu d'otudier successivement l'organisation des services sani­taires vötörinaires a la fronliere, dans les di^partemenls et dans les com mn nes.
,\. Service sanitaire ä la froutiere. Le service sanitaire, ötabli a la frontiürc de terreel de aier,est chargöde l'inspection desviandes liaiches et de l'examen des animaux prösentös ii l'importation ou ii l'exportation. En France, il est organise par le ministre de l'agricul-ture et rötribuö par l'Etat; en Mgörie, les agents sonl nomnies par le gouverneur gönöral.
Textes ä comulter ; Art, 2. L. b av. 1887, gt;1 juin 1880, -- Dec. 12 av. 1890, — L. 12
- Dec. -20 mal 1888.— L. Janv. 1802. — Art. 27.
L, 21 iuii. I88L
La loi du •quot;gt; avril 1SS7, portant modification du tarif general des douanes en ce qui concerne les bestiaux, a decide (art. 2) qu'il laquo; sera elabli, ii lal'ronliere, un service d'inspectionsanitaire, ayanlpour
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RfiGlME SA.NITAlltK, SERVICES SAMT.URES.
but d'oxamlner los viandes fratohes abattues avant lour ontröo
307 en
Prance; - el qu'un laquo; droit do visite sera pay6 par I'iraportatourraquo;.
Decret du 26 mai 1888, reglemeut d'administration publique relaUvementa I'entree en France des viandes fraiches iniportees del'etranger.
Airn.LK Ilaquo;. - LWo en France des Wandes fraiches importöos do I (Stranger no pourra avoir lieu que par les bureaux do douano do la fronliöre ou do 1 inlöneur dösignös par döcret du President de la Röpublmue sur la proposition dos Mimstres du commerco et do Imdustrio, dos flnances el re I agrmulturo.
Am. 2.- L'inspoction sanitaire, ordonnöe par I'article -2 do la loi du Savnl 1887 sera faito dans los bureaux de douano ainsi ddsign/s paries vöWrinaires du sorvice d'inspection du Mtail Wvant importd on Prance e h döfautde cos dormers, par des vöWrinaires-inspectours spficiaux, Toutefois, dans los bureaux do douano dos villes do l'intörleur oü il existora un sorvice raumcipald inspection do la bouohorie, l'inspoction sera conttöe aux acenU do ce sorvice.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;' quot;o0quot;quot;-0
Art. :;. - Los jours etheures d'admission des viandes seroutrdffMs oar arrötös pröfectoraux approuvds pari,. Ministro du commerce etdel'indus rie. aprös avis du Mmistro de Fagriculture. Getto admission aura lim. toüs los jours .laus los villes de 1 intöncur pourvues .run bureau de douane
A.rr ,.. - Les importatours des viandes des ospöces bovine et pörcine devront prösentor dos animaux complots, soil ouliors. soil döcouLs par iMoiiios ou par quarUers, smvant los usages couranls de la boucherie #9632; les dilloronis morceaux devront so juxtaposer exactemonl entro eux aveo e Poumon adhoram naturellomont. Los parois internes de la poltrine e co I abdomen devront en outre ne porter aucune trace de raclage ou de
Toutofois, los morceaux de choix de respöce bovine (fllet et aloyaux) pourront oiro admis a Total de pieces Isoldes.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;#9632;
Art. 8- - Les dispositions du paragraphe Iquot; de I'article i ne s'applique-ruui, pus a 1 introduction dos animaux de respöce ovine.
Beeret determinant les bureaux de douanes diverts ä rimportation des viandes abattues et fixant le droit dnnportation.
Article 1laquo;'.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;L'importation dos viandes fraiches abattues admis-
Riesen France aprös vör.Qcation de leur olal sanitaire ne poum avoir l|eil quo par los bureaux de douano ci-aprös dönommds-
'raquo;'M'^einont du \„rd. _ Dunkerque, Ghyvelde (route et station) Hondschoote, Oost-Cappel, Steenvoorde, Boeschepe, Bailleul, lo Sea.., Ponlt;. de-fieppe lo Bizet Pont-Rouge, Comines (rouk et station), Wenvich-Sud Haluin, Riscontout, la Marlüre, le Touquet, Tourcoing, Wat relos T liio ' Meiern, Lük^Moachin^YauviUc, VTO/ms, MauIdo.HergniL l c'S'
ssuoix:^:'^ Mquot;',,estrud' E^-sauvalaquo;e' ^ ^ raquo;#9632;';
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308
MALADIES CONTA0IEU8E8 ÜACTEUIKNNES.
Döparteinent deTAisno. — Hlr8on(i).
üöparlement des Ardennes. - Signy-le-Pelit (I), Guö-d'Hosgus l y.Fumy, Virtual, Givet, llargnies, les üiviäres, Gespunsart, Sainl-Mengss, la Gapelle, Mogues, Margny, Mattou, Memmprö,
D6partemont de la Meuse. — Eoouwiez.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; „ . , „nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;.,
Döpartementde Meurlhe-et-Moselle. - Longwy, Mont-Saint-Martin, Hus-Bionvd). Villerupt, Heiivillers(l), Audun-le-RomanCl), Aubouö (l), Baülly, Pagny, les Mönils [1), Wtricourt (i), Moncel, Arraoourt (1), Avncourl,
Blamont (1).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; .,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;,,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; , , „,.
Döpartement des Vosges. -- La Grande-Fosse, Provonchöres, Wissem-
bach, Plainfaing, Vealron,
Territoire de Beifort. —Vauthiermont (I), laCliapelle-sous-Rougemont(1), Petit-Croix, Foussemagne, Rechizy, Courtelevant, Delle.
Döpartemenl du Doubs.- Morteau, le Villiers, Pontarlier.
Döparlement de l'Aiu. — Bellegarde.
Döpartement de la Savoie. - S6ez, Pellt-Saint-Bernard, Modane.
Döparlement des Hautes-Alpes. — Abriös.
Döparlement dos Bassos-Alpes. — Lärche.
Döparlement des Alpes-Marilimes. l-ronian, Vintimille, Nico.
Döparlement des Bouches-du-Rhöne. - Marseille.
Döparlement de l'Hör
•vrönöes-Orientales, — Port-Vendres, Cerböre, le
Döparlement des
^DJparlementdelallaute-Garonne.-Saint-Mamet.Bagaöres-de-Luohonll),
Kos.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;. • i inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;/r
Döparlement dos liautes-Pyrönöes. — baini-Lary si;. Döparlement des Basses-Pyrönöes. - Behoble, llendaye. Döpartemenl de la Gironde. - Pauillac, Bordeaux.
Döparlemcnl de la Lolre-Införleure......Nantes.
Döparlement du Finislöre. — Brest.
Döparlement des Cötes-du-Nord. —Le Leguö.
Döparlement d'Ille-et-Vilaine. - Saint-Malo.
Döpartemenl de la Manche. - Granvillc, Cherbourg.
Döpartemenl du Golvados. — Ilonüeur.
Döpartemenl de laSeine-Införieuro. -Le Havre, Dieppe, Rouen.
Döpartemenl du Pas-de-Galais......- Boulogne, Calais.
Döpartemenl de la Corse.- Ajaccio, Bastia, Bon.facio.
Döpartemenl de la Seine. - Paris (gare du Nord, gare de 1 Est, gare Samlaquo;-
LlVXnvh.- Ine laxe de visile denn franc par 100 kilogrammes estimposöe
aiix imporlaleurs.
Gelle laxe sera percue sans fraction, de 100 en 100 kilogrammes.
\,ir 3 _ Des airetes du Ministredu commerce et de rinduslne dötermine-ront les quot;allocations atlribuöes aux völörinaires-inspeoteurs.
Beeret du 24 juin 1889.
1, service d'inspeclion sanilaire des viandes fralches importöes en France oessera d'ölre fait a ladouane de Paris, dans les gares du .Nord, de 1 list et de
(n celaquo; bureaux onl 6ii fermös (mars 1800) 4 l'importation et au transil des
•uL'nv .^quot;Up^.sHH.valine.asine.l.os ine,,,vine, caprine, ^Mneet des vkuwU.s
fraioho, ä .„use de rimportance mlnime de lern' commerce.
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IIKIJIME 8AN1TAIRE, SERVICES SA.M'I'AlltKS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; :!09
I'Oueal (Saint-I.cizarc) dans los oondiliona döterminöos par le döcrst susviaä ilu id mdi 1888.
Las bureaux do douane de Bordeaux, Nantes, Rouen ot Dunkerque coiiii-nneront ä ülro ouvcrls ä ce service, mais soulomont pourles importations direotes par mer.
Lei du 24 juin 1889 portant modification de l'article 2 de la loi
du 5 avril 1887.
L'article i de, la loi du ä avril inst estainsi raodiflÄ : II sora ötabli, a la frontlöre göograpbique, un service d'inspection sanitaire ayant pour olijot d'examiner les viandes fralcbes abattues avant leur entröc on France, saus prejudice de l'examen auquel ces viandes dolvent ötre soumises an Heu de consoramation.
Decret du 12 avril 1890.
Le service d'inspection sanitaire äia frontiöre des viandes fralcbes abattues venanl do l'ölranger es! distrait du minislöre de l'intörieur et transförö an rainistöre de l'agricullure.
Loi du 12 janvier 1892-
Les viandes fratohes de mouton ne pourront ötre importdes que deconpees par quartiers, la fressure adböranl a l'un des quarliers de devanl.
Instructions adressees aux veterinaires-inspecteurs charges de proceder ä la frontiere ä la visite des viandes fraiches importees de l'etranger.
Paris, 20 Janvier I H'M.
Monsieur, le (lectil ilu HS min ISSS, portant räglemont (tadminislration publi-que relativementä Venlvic en France des viandes fraiches imporlöes de l'dtranger, spieiflaü dejä, comme emis le save:, line.quot; les importations de viandes des espdees bovine et porcine devaient reprösenter des animaux complels, soil entiers, soil #9632;ddeoupös par moitiis ou par quartiers, suivant les usages couran ts de la iioaelierie, les di/fi'eenis morceaux di rmd se jtixluposer exaotement entre eux, avec le pou-mon adheraiii naturellement raquo;.
Mais aiiriuie disposition de reih; anluve n'existait pour les viandes de mouton i/ui pouvaient Mre inlroduites soil pm- animaux entiers, soil par morreaux deta-chis, suivant les convenances du commerce.
I.e. l'avleinenl a dee.idi!,ct la loi da 12 janvier l,S!)2, fixant lenouveau larif des douanes, porte que, ddsormais, laquo; les viandes fralchesde inouinn ne pourront ötre impovlees que di'eoupees par ipiaeliers. In fvessure adkeranl ü l'an des quartiers de devanlraquo;,
Vous derez. done, d dater du lquot;' fivrier prochain,jour äpartir duquel eelte #9632;loi est e.reeutoire, faire vepuusser loulcviande de moutonquineseraitpasprdsentie dans ees conditions.
liest enluudii,par e.onseiiucul, iiu'aueun morceau delnclie, aueun animal enlier et aueune caroasse de mouton doni les qualre quartiers ne was scraient pas repn'scuU's, nepourra ötre admis a {'introduction en France.
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MALADIES CONTAÖIEÜSES BACTfiRlENNES.
/'(//• fressure, vous entendrez les potimons, le canir at lo foie, qni nc devront pas avoir iti siparös el (/laquo;i devronl adhirer, oomme il cst 'lit oi-dossus, laquo;raquo; qiun-lier (nee leqttel cette fressuve scm prösentäe,
Votre exmnoi devra porter non seuloinent sur res viseöres, maissur chaotm des quartiers de l'anitnal, el Je vous recommande de nouveait d'apporter dans coin' inspection Valtention et le soin le plus serupuleux,
J'ajoulerai, ä Hire dc rmseignement, qu'awune modification rfest faite, rn ce f/ui conccrne les importations de viandes de bceufet deporo, aux dispositions lt;lu decret du 26 tnai 188S, parliellemenl rappeUes ci-dessus, et que, t'itc consäquent, lea morceauxde choix de Vespice bovine [filets clahiynux, continueront d\'irc. ad-missibles en Francs a l'cUü de piece* isolies,
Le service sanitaire, chargö de visiter les animaux importös on exportös, n'esl ötabli que (Inns les bureaux de douane el les ports les |)liis importants. On verra, ci-aprös, ii propos de hi röglementation de l'importation el de ['exportation du bölail, commenl il doil fonction-ner.
Ii. Service departemental. — A lasuite d'une circulaire duministro de ['agriculture en date du lot juillei IH7(i, qui le leur prescrivait, cer­tains pröfets avaienl organist dans leur döpartenient un service sani­taire permanent; et des vötörinaires-inspecteurs relevanl directement du ministre avaieni elo attaches a certains bureaux de douane pour l'examen des animaux importös.
Textes äconsulter: Art 38. L. il juil. 1881.— Art. 97, 98,09, 96. Doc. 22Juin 1882. — Art. 19, 27, 28,30, 31, 32, Ii:!, 34. Doc. 12 nov. 1887. — Dec. 18 'lev. 1880. — Air. gouverneur general do l'Algörie, 2(i octobre 1891.
In service sanitaire döpartemental et permanent, dit service desepi-xooties, doil (art. 'M. L. quot;il juillei 1881) rlre elahli dans chaeun des döparteraents, en vue d'assurer l'exöcution de la legislation sanitaire ; el Irs frais de ce service sent compris parmi les döpenses obligatoires a la charge des budgets döpartementaux. [/organisation du service sanitaire appari ienl pour le döpartomenl de l,i Seine an prel'el de police, el pour le reste de la Franco aux prel'els, (jni y proeedent dquot;apresles besoins tie leur döpartement.
En I'Vancr, lepröfet nomine dans chaque döpartementaulant de ve-li'iinaires qu'il lejuge nöcessaire. Le service döpartemental comprend obligatoiremenl un chef, qui en a la direction et lecontröle, qui röside au chef-lieu de prefecture, el qui prend le litre de vötörinaire d6l4gu6 chef du service sanilairedu ileparlemenl, landis que ses collogues subor-donnös s'appelleni vMorinaires sanitaires.
Le vötörinaire dölöguö doit toujours se rendre sur les lieux, quand il s'agit de certaines maladies (peste bovine, pöripneumonie), alin de vörifler les Tails. II doll nöcessairement ötre consultö par l'adminis-tration pröfectorale toutes Irs fois qu'il s'aidl do dölivrer un ordre d'abatagc on d'inoculation. Si le nombre el la dispersion des eas do
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RfiQlME 8ANITAIRE, SERVICES SAN1TA1RES.
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peste liovine on de pöripneumonle oontagieuso rendent la mission du vötörinaire dölöguö trop lourde, le pröfet pout, avec l'automation du ministre de ragriculture, dösigner un ou plusiours vötörinaires sanitairos, auxquels il dölögue Irs altrlbutlons ot los pouvoirs conförös au chef du service döpartemental; mais los vötörinaires ainsi dßsignös no le seront qua temporaireraent ol nedevrontpas röunir darts leur oirconscription les fonctions de vötörinaire sanitaire ot cellos do vötörinaire dölöguö, afinqu'ils ne soient |)as leurs propres juges. C/est qu'en effet, au cas ofi le vötörinaire sanitaire do la oirconscription n'esf pas d'accord avec le vötörinaire dölöguö chef du sorvice sanitaire du döpartement, sur l'existence do la peste bovine ou de la pöri-pneumonic oontagieuse, uvis doit en ÖU'o donnö immödiatement au ministre, lt;iiii dösigno, pour visiter les animaux, un troisiöme vö­törinaire (en co qui concerne la pöripneumonio, lo pröfet ost autorisö ii designer lo troisiöme vötörinaire, ä condition d'informerle ministre de cot incident),
Le vötörinaire dölöguö peut d'ailleurs ötro onvoyö par l'administra-tion dans les cas oii il s'agit de maladies autros quo la peste bovine ot la pöripneumonle; il doil (Circ. min. Iquot;r dec. 1888) ötre chargö d'assistersuccessivement a la visile sur les difförents champs de foire et de rendre compte des conditions dans losquolles les prescriptions de laloisont exöcutöes. 11 ost consultc par le pröfet, quand il s'agit de prendre un arrötö döclaratif d'infection, quand il s'agil de lever la döclaration d'infection, etc. Le vötörinaire dölöguö et les vötörinaires sanitaires sonl tenus, pour chaque invasion de maladio contagieuse, de faire un rapporl sur l'origine de la maladio et les mesures prises. Les vötörinaires sanitaires dolvent on outre, a la fin do chaque annöe, adresser' au vötörinaire dölöguö un rapport gönöral conforme aux instructions qui leur sont donnöes. Lo vötörinaire dölöguö transmet cos rapports, en les rösumani dans un travail d'ensomble, au pröfet, qui les envoie au ministre avec ses observations sur la marche du
service.
l'n inspectoral des services sanitaires a ötö instituö prös du ininis-lerc de ragriculture. Lc titulaire est chargö de surveiller lo fonetion-nement du service sanitaire instituö ii la frontiöre pour la visile des animaux Importöson France, l'application a l'intörieur des röglements relatifs ä la police sanitaire, etc.
On coneoiltrois modes d'organisation du service deparlemcntal des öpizooties:
1deg; Un service compose d'uu nombre restreintde vötörinaires, nom-mös au concours ou autrement, mais assez rötribuös pour que, toute clientöle leur ötant interdite, ils conservont entiöre leur indöpondance vis-a-vis des proprietaires. C'est le mode adoplö par le döpartement de la Seine, doid le service sanitaire, recemment fuslonnö avec le
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MALADIES C0NTA6IEUSE8 BACTfiRlENNES.
Borvice d'inspection des viandos et des abaltoirs, cst organist lt;1(^ la fiu;(ui suivante :
Le sarvioe däpartemental des öpizooties, lo service d'inspection des viandes do Paris et de la Danlieue, le service d'inspeolion sanitaire du Marchd de la Villette soul t'usioiines el, coiistiineiii, le service dHnspection sanitaire vulOii-naire de Paris el de la Banlieue. An point de vue de la rotraite, le nouveun service fait parlie des services aclil's du däparlement de la Seine el, de la Ville de Paris. La Vüle de Paris et la Banlieue soul divisäes en huit oir-conscrlptions sanilaires ou seoteurs, etchaque seoteur en plusieurs sections, l,e chef du service, les chefs de secteur soul assiiuilusaux chefs de bureau, les sous-chefs de secteur au\ sous-ohefs de bureau, et ies vötörinaires sanilaires aux commis principaux. Cette assimilalion s'applique aux appoin-lenienls. Los cadres soul ainsi lixT's :
t vrlerinaire delegne, chef ilu service (chef de luireau de classe excep-lionnelle) ;
8 veterinaires (hUefrues, chefs de seclenr 3 de 3quot; ciasso ;
8 velerinaii'cs sanilaires sous chefs deseote
#9632;2 de 1quot; classe, 3 de 2'' ciasse,
iir : -2 ile lr'' classe, #9632;'! de 2deg; classe,
;i de .'I0 classe ;
#9632;VT velei'inaii'es sanilaires : IS de I'1' classe, 10 de 2quot; classe, Hi de 3deg; classe.
An total, 64 velerinaires. Le recrulemenl. des velerinaires du service a lieu an concours, Les candldats doivent etre Francais, jouir de lours droits civils el politiques, Älre pourvus dudiplöme di^ v6t6rinaire delivre par I'une des ßcoles velerinaires francaises, amp;g6s do rnoins de Ironie ans, el avoir sal.isfait a la loi sur le recrutemenl lt;le l'armöe. Apres leur admission, les velerinaires soul tenus d'accomplirun stage de deux ans dans divers secteurs. A rexpiralion d(^ ee stage, iis scml litnlai is('s dans la :!'#9632; classe des velöri-naires sanilaires, mais a la suite d'un examen dans lequel sent appröclöes lours coiinaissances techniques el leur raaniöre de reiuplii- leurs fonclions. Faute par eux de salisfaire ä cot examen, iis peuvent ötre ajournes a un an; au cas od cette nouvelie öpreuve ne serait pas favorable, le relrait tie lour omploi sera prononc^ sans droit a anenuo iiulenmite.
Le Iraileineul dos velerinaires stagiaires est li\e a :i,lill() liancs. \ul ne pent passer au grade snperiour s'il n'a 616 pendant trois ans dans le grade inmiediatement inlVriem. l.'avanccmenl a lieu dans les proportions snivan-tes : deux liers au choix, un tiers ö l'anciennetö. L'avancement en classe a lieu siiivant les ressources budgdtaires. Les vötörinaires auront quality pour constaterles infractions amp; la loi du 2 juillet 1830 (loi Grammont). L'exercice de la pratique veterinaire, de la maröchalerie et, en general, do Ionics les pro­fessions plus (in nioins directenient placees sons la surveillance du service, esi absolument interdit au personnel, de quelque faeon que cc soil. Des in-deniniles do deplaeeinenl seronl alloneos a Ions les velerinaires du service do la facou suivante : .iii chef du service, 1500 francs; chefs et sous-chefs de secteur, COO francs; veterinaires sanilaires el, stagiaires, 300 francs;honime do service, 100 francs. Les chefs do secteurauront tine indemnity de 400 francs pour la location de lern- bureau personnel. Toutes les viandes, sans distinc­tion, livrees a la consonunalion, seronl revelnes do reslampille du service.
Les Irailemenls doviendront pen it pen ceux ties fonclions administratives auxquelles les emplois vötörinaires out 6td assimiläs; le chef du service recevra 10(1(11raquo; Iranes; les chefs de secteur 7000, 8000 et 9000 francs; les SOUS-chefs 8000, S SOO et 6 000 francs; les velerinaires sanilaires, 4000, 4400 el 4800 Iranes, i ndeiimites do deplaeeinenl non comprises; el la rotraite sera acquiso apres 'Jli ans de service.
#9632;.#9632;':#9632;#9632;'
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RfiQIMB SAMTAIilK, SERVICES SA.MTAIIIKS.
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2quot; Un service composö d'un völörlnalro chef, nommo au conoours ou sans concours, faisant ou non la clientöle, el d'un certain nombre de vötörinaires dv oirconscription, nomraös suns concours el faisant la clientele.
3deg; Un service coinposed'un velerinuire chef, nomiin'' au concours ou sans concours, faisant OU non la clientöle, el de tons les velei'inaires dndeparlemcnt jonant chacun dans letenduode sa clientöle le röle de velerinaii'e sanituire.
II estii dösirer que, dans chaquo döpartement, levötörinaire dölöguö soit noramö, autant que possible, parlavoiedu concours, ou ohoisi parmi ceux que leurs qualitöa (^l leur savoir recommandent le |)his, qu'il röside au chef-lieu meine et qu'il soil assez rötribuö pour que
la clientele lui soil, inlcrdite. Onanta la nomination des velerinaiivs
sanitaires, l'idöal snail, au cas oü tons les vötörinaires du döpartement ne soul pas appelös ä faire partie du service, de demander encore au concours aidant que possible ou ö un examen d'aptitude la dösignation des plus capables par leur savoir el leurs qualilös.
Quoi qu'il doive advenir plus lard, il faut reconnattre que jusqu'ö present les nominations, liorin is die m era Ides exceptions, ontete fa i les, dans laplupartdes döpartements, suns concours el que les services ont ötöorganisös d'une maniöretrös disparate. A I'heure actuelle ils fonc-tionnent mal dans beaucoup de döpartements, soit parce qu'ils soul mal organises, soil parce que les conseils gönöraux ne votent pas des fonds suflisanls.
Dans certainsdöpartements il ya un völörinairedölöguöetdes völö-plaaires decirconsoription ayanf un ou plusieurs cantons. Avee ce sys-leme. quand il n'est pas basö sur le concours, il y a une reclame injuste en faveur des eins; les vötörinaires soul, ainsi excilös les uns centre lesautres, II semble, en eilet, que l'obligation de faire la decla­ration, qui incombe ä tons, devrail leur clonner a tous un droit egal a entree dans le service sanilaire, si on ne fail pas un choix basd sue un concours. Dans d'aulres deparlenii'iils. le service es! COHiposÖ d'un veterinaire delegiu'' et de tous les veterinaires qni yexerccnt. Onelque-lois le viUerinaire dölöguö a ele chargö en nieme temps d'une oirconscription, Mais alors il ne pourra pas röunir, dans sa circonsorip­tion sanilaire, les fonclions de veterinaire sanilaire el celles de vele-
rinaire dölöguö, en ce qui concerne la pöripncumonie contagieuse. Lc lögislateur ayojil exigö, pour la constatation de la pöripneumonie et les autopsies, la presence de deux veterinaires, loraqu'un vötöri-naire dölöguö constatera dans sa oirconscription sanilaire un cas de peripiieumonie, la eonlre-visile sera, falte par le veterinaire le pins voisin, a qui le pivfet pourra donner un mandat special. Dans lei döpartement enfln, le service comprend un veterinaire dölöguö, des veterinaires d'arrondissenienl, et lous les veterinaires jouant le röle
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MAUÜIES C0NTA6IEÜSES BAGTERIENNES,
d'agonts sanitaires, chOrCun dans l'ötenduo ilu sa oliciUölo. Ge systdme, oifi'ecerlains avantages : il salislail les ih'sirs de tons les vötörinaires, el il dovrail aboutirärondrolosdöclarations plus fröquentos, da faire appliquer oaieux el jilns tot les rnesures sanitaires. Mais il faftt recon-nailre que, vu la modicile des rossources flscales, il oomporte trop de velerinaiiTs d trop de frais; d'ailleurs lesvetörinaires d'arrondissemönt suiU quelque peu inutilos en temps ordinaire. C'est pourtant ce systöme qni a obtenu les pröföroncos du congräs sanitaire international de Bruxolles (1883), du congrös vötörinaire de BesanQon (1884), du oongramp;s sanitaire da 1888 et du congrös international de Paris (1889).
Lö congrös international de Bruxolles avail ömis le vceu que le ser­vice sanitaire utilisamp;lle plus grand nombro possible devdtörinaires. Le congrös vötörinaire de BesanQon demandaii que tous les vötörinaires lissciü partie du service en qualitä de vötörinaires sanitaires dansl'öten-due de lour clientöle. Lo congrös sanitairo de 1H8.quot;), döclarant quo le gk-chis rösultait de la facultö laissöe aux pröfets d'organiser lo service sanitaire avec tel nombre de vetörinaires qu'ils jugent convenable, emclluil le vceu que ce service fiU constiliii'1 de la maniöre suivante :
lquot;L'ii velerinaire dölöguö, habitant le chef-lieu, ayant son bureau a lapröfecture et n'oxer^ant pas la clientele, partout oö il sera possible de lui donnerdes appointements sufflsanls poursubveniramp; ses besoins;
2quot; Des veterinaires d'arrondissement, appelös ä remplacer le vötöri-naire dölöguö, dans les cas de peripueunionie, de typhus, de doiirine, de clavelöe et de morve (inutilitö);
I!quot; Enfln, des veterinaires sanitaires avoccette mention : tout vötöri-naire sera velerinaire sanitaire, et son interventionn'aura pas d'autres limites que colics de sa clientele (charges flscales trop lourdos);
-'i0 L'n registre des öpizooties, obligaLoire dans chaquc coininiine et servant ii enregistrer les declarationsel les döcös;
5deg; F.nlin, ['obligation d'un bulletin des öpizootiesdöpartemenlal, qui serait adi'essi'' ii tons les vötörinaires sanitaires, oi rödigö par le vötöri-naire dölöguö. On voudrait voir aussi ötablir l'obligation de l'envoi du rupport annuel de chaque deb'gue ii tons les vötörinaires du döpar-tement.
Lc congrös international de Paris (1889) a encore einis le voou que le service sanitaire vötörinaire coinporte a l'avenir :
1deg; La presence d'un vilerinaire aiqires du ininistn' qni a la police sanitaire vötörinaire dans son ressorl; cofonetionnaireseraitl'inspec-teurgönöral du service;
2quot; La creation dlnspccteurs ivgionaux convenablemenl rrlrilmes pur l'Ktat et auxquelsla clientöle seraitinterdito;
.quot;tquot; La participation de tuns les veterinaires iil'execulion des mesures de police sanitaire.
En rdsumö, il serait desirable que tuns les \'öt6rinaires Cussentappelös
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REQIME SWlTAllti:, SERVICES SANITAIRES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3I!gt;
ii 6tre mombres du service sanitaire, Mais, comme Irs besoinsvarionl avec les döpartemonts, comrae Irs rossourcos sonl ögalomont variables, comrae les fonds votös par les oonseils gönöraux sonl souventtrop pou importants, on on est röduitö, n'utiliser qu'un nombro plus on moins restreint do vötörinaires; et en parei] cas le choix devraitötre fail par la vnic du conoours ou tout an moins d'aprös leg qualitös et ie savoir
dos boillllH'S.
Dana le döpartoment de la Seine les vötörinaires sanitaires ont tons un Iraiteinenl li\e. Dans quelques autres depaiieincnis les vötörinaires dölöguös et quelquefoisdes vötörinaires sanitaires onl aussi un frailc-ment fixe. Mais ordinairement les vötörinaires de circonscription et nirine le vetörinaire dölöguö sont payös b laut par vacation(8 fr., 8 fr., 3 fr.), par kiloraötre parcouru(0,30ouO,40)i parautopsio (8fr., 6 fr.), par rapporl (8 fr., 6 fr.), quelquefois ä laut par jour, Los honoraires qui leursont accordös varient suivant les döpartements; et souventilraquo; sont peu ölevös, parce que les funds soul voles avec paroimonie par le conseil general.
En Algörle I'organisation et le payement du service sanitaire diffö-rent. Le döcret du 12 novcmbre 1887 decide qu'il doit elre elaldi dans chacun des troisdöpnrtomenls algerions im service des epizootics, ([ui comprendra au minimum, dans chaque döpartement, un vötörinaire dölöguö eher du service, et un vötörinaire sanitaire dans chacun des ports ouverts a l'importation et a l'exporiation pour l'inspection des animaux importös etdesanimaux exportös. Tousleslieux ouverts pour la vente, l'höbergoment ou le stationneraent des animaux domestiques sent sounds ö l'inspection du vötörinaire charge du service des öpizoo-tiesdans la circonscription ou le döpartement, \ cet effet, tous pro-priötairos, locataires ou exploitants, ainsi que tons rögisseurs ou gar-diens sonl icnus de laisser pönötrer ce vötörinaire en vue d'y faire telles constatations qu'il jage nöcessaires, dans les marchös, halles, stations d'embarquement ou de döbarquement, auberges, ecuries. vacheries, bergeries, chenils et autres locaux ouverts aux animaux domestiques, seit gratuitement, soit moyennantune römunöration.
Ce service pourracomprendre,en outre, danslescirconscriptionsdont leressort seradötorminö parlegouverneurgönö.ral, apres avis du eonseil general du döpartement,un ou plusieurs vötörinaires sanitaires chargös d'assurer l'exöcution des dispositions du döcrel du !-' novembre 1887, relatives;! la police sanitaire des animaux. Cesvötörinairespourrontötre pris [lanni les vötörinaires militaires. Ils seronl on ce cas autorisös et dösignös par le ministre de la guerro, quidöterminera, en inemc temps, les conditions sous lesfpiel les ils pourronl ehe ad in is ii pretcr leurcon-cours. Un döcret rendu sur le rapporl du ministre de l'agriculture, apres avis dugouvorneur general, (letermiiic lenombredes vötörinaires attachös dans chaque döpartement au service sanitaire, le chüFre de
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;jl6nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTAQIEÜ8ES llACTKIUKNNKS.
Icurs Iraiti'iiients icsi^eclils, uinsi ([1113 1{! mode ol Ics conditions tie leur nomination. Cus agents serontnommöspararpötö du gouverneur gönöral.
Les animaux des espöcoschevaline, osino, bovine, ovine, caprine et porcine, soul soumis, en tout temps, mix l'niis des importateurs, ii une visito sanitaire au moment de lour enlröe en Ä.lgörie soil par terre, soil par naer. La m6me mesure peul 6tre appliquöe aux animaux des autres esp^ces, lorsqu'il y a lieu do craindre, par suite de leurintro-duction, I'invasion d'unemaladie contagieuse. Les animaux des tnömes espüccs, lorsqu'ilssontexportös d'Algörieä destination de La Pranceou del'ötranger parvoie de mor, sont ögalement soumis ii nur visite sani­taire aux frais des exportateurs, au moment de leur embarquement.
Le montant des [rais de visite scra döterminö, pour chaque espöce d'animaux, par döerel du president de la Röpublique, sur le rapportdu ministre de l'agriculture, aprös avis du gouverneur gönöral, les con-seils gönöraux des trois döpartements de l'Algörieet le conseildegou-vernement entendus. Les droitsde visite seront pereusparles employös du service desdouaues. AcetelVel, il sera elabliun fonds eonniiiui an-(jiiel seroiil versi'^cs les ruecltes neues eH'eelaees, sous deduelion d im droit dob p. 100, qui sera prdlevö, a litre de frais de perception et de gestion, pour ic compte de l'administration des douancs, Ce fonds com-mun est employe ii faire face aux döpenses du service sanitaire des animaux domestiques organisö suivant les besoins de l'A.lg6rie. II est röparti par le gouverneur gönöral suivanl les besoins des trois depaile-ments. Les excödents de recette, s'il y en a, son! maintenus au loads commun et reportös d'exercice en exercice, a l'offet de compcnser les insufflsancos qui pourraienl se produlre. En cas d'insufflsance des produits du fonds commun, les frais excödents sont supportös par le budgetdöparteraenlal; ils sonlcompris parmi les döpenscsobligatoires et assimilösaux döpenses classees sous les numöros I a '1 du döcret du 'ili septembre iS7.quot;).
Par deerel du 18 fevrier 1889, Ig tarif des droits de visite sanitaire, lant pour l'exportation que pour l'importation, est lixe aux cniures suivants .'
Chcvaux, dncs, mulcts, par tüte.........................nbsp; nbsp; I fi''
Taurcau.x, IiomiIs. vaches................................nbsp; nbsp;0 50
Bouvillons, tauriilons, gönisses, venux...................nbsp; nbsp;quot; '-'•'
Moutons, agnoaux, chövres, porcs et cochons de loil.....nbsp; nbsp; 0 1raquo;
Par deerel, de nirinc dale, le iiomliiv des velcriuairi's allaeiii'S au Ser­vice sanitaire dans chacun des döpartements algöriens est determine de la faron qui seil :
ViUrinaires döldguds:\m par döpartement.
VötMnaires de circonscription : ]i(jiir le döpartement d'Alger, Iquot;;
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REGIME 8AN1TAIRE, SERVICES SANITAIRES.
317
pour le döpartomenl d'Oran, 10; pour lo döpartement do Constanlaquo; line, lquot;.
Völövinaires visileurs dans les porls: pour le döpartomont d'Algor, i; pour le döpartement d'Oran, .quot;gt;; pourledäpartemont de Constantino, '#9632;'gt;#9632;
IjOs traitements attribuäs aux vötörinairessanitaires sonl fixes ainsi qu'il suit :
VeUu'iuaiiTs d^löguös, ehel's de service : l1quot; eliisse, 4,000 francs; 2laquo; classe, 3,500 Iraucs; V classe, ;i,üü() Cranes.
Vötörinaires visileurs alhiehes a des porls produisant au tnoins 18,000 francs: lquot;classe, 3,000 francs; 1deg; classe, 2,700 francs ^quot;classe, 2,400 IVaucs.
Les l'ouelions de veleriuiiirc de circonscription seroul eonliees par lo gouverneur general a des velrriuaires deja chargös d'un service com­munal.
II peul i'ii ötre de raömo pour les emplois de visileurs socondaires. Cepondanl, lorsquo les droitsde visito alteindronl dans I'un ou l'autro de cos ports la somme do 18,000 francs, le vamp;törinaire visiteur sera titularisö au traitemontde i2,'i()igt; IVaucs.
Les vötörinairos exor^ant les fonetions de vötörinaires do circons­cription ou de vötörinaircs visileurs recovronl uno indemnitö annuollo de quot;iOO IVaucs.
Les vi'leriuaires dölöguäs, chefs de service, et les vötörinaires de circonscription auront droit, en outre, pour les döplacements, ä une indeiunile caleulee ä raison de 0,;!ö centimes par kilomelre parcouru, pour les vötörinaires dölöguös, chefs de service, et de (),^.quot;gt; centimes pour les veleriiiaires de circonscription.
I'n rfeglement airelc par lo gouverneur gönöral, eu conseil degou-vernement, lixe les conditions de ravancomonl el la discipline ooncer-nant le personnel du service des epizootics.
Arrete du gouverneur general du 20 octobre 1891. — Ahticle lr. — Le vetennairr dölöguä est le chef du Service sanitairo danschaque däpartement. II reI6ve direclement du Pröfet, et, au point de vue de la Uiöravcliie et do la discipline, lous les vdtdrinairca visileurs et de clrconscriptions sent places sous si's cliches.
Le vrirrinairc dölrgur a pour mission dc veillei' au bon fonotionnemont du Service dans tout \l^. d6partement,
11 egt;l leim de ri'sicli'r au ohef-lieu.
Akt. 2. — Le velcTiiiairc ddMgud adrosse an I'i'efel, du ilrpai'tomeut los rapports annuels produits par les vötöriuaires sanitaires, en execution des articles quot; el 9 du prösonl arröt6.
II resume ces rapports dans un travail d'ensemblo avee scs observations sur la marche du Service.
Art. 3.— Dans los cinq premiers jours de chaque mois, il adrosse au Pr6fet du (li'pai'teineiil :
1quot; Le ri'lrvc' iuiiui'i iciue, par port, des aniinaux. Importes et exporles pendant le mois ecouli'';
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MALADIES C0NTAGIEU8E8 BACTERIENNES.
2quot; Tu rapport sontmaire sur leg malftdios contagleusosconstatäos dans le courant du mois präcödant.
Cos ilccnii'i's ronseignemsntg sonl destines ä sorvir d'öldtnonls ft la publication do la partte ilu Bulletin sanitaire vitärinaire, relative a PAI^rric.
Art. I. — l.i' vötörinaire d41dguä est obargä des fonctions dr. vötörlnairo sanitaire de la clrconsoription eliel'-lieu.
Am', '.i. — Les vötmuaii'cs visilems des ports et dos bureaux de douane, ouverts ä l'itnportation du lietail, pratiquoront la visile des anirnaux dans les conditions dos röglements du i~ juin inh;! el du 12 novembre 1S87.
Aiii'.O.— I.e premier de chaquo ntois, ilsadresserontau veierinairedeleyne an releve numärique (modöle A) des aniinaiix visiles par oux. Ils tiendronl, a cet eCfet, un rogistro (modale B), dans toquel ie nombre ties anirnaux visltös sera inscrit jour par jour,
Abt. '#9632; - Dans ie courant du mois de Janvier de chaquo amide, ils produiront un rapport d'enseroble sur les räsultats gönöraux do la prdc6-dente campagne.
Art, 8. — Les vötdrinaires de oirconscriptions sent charges d'assurer l'exöcution des prescriptions des rögiements sur la police sanitaire.
[is doivent, a cet 6gard, se conformer aux dispositions dos decrols des 22 juin 1882 et 12 novembro 1887.
Art. 9, — Lndöpendamment des rapports spöeiaux sm- ohaque Invasion de maladle contagieuse el du rapport gönöral dout la production esl prescrite par Tarticlo 90 du röglement du 22 juin 1882, ils adresseronl au vötörinaire dele^ue, le I0' jour de ihaque imiis, un rapporl sommaire (modöle C) sur les öpizooties constatues dans le couranl du mois öcoulö.
Art. 10, — I.es völörinaires de lous grades ei de tont ordre devronl s'oc-euper, d'une maniere particuliöro, des questions so rattachant a l'ölevage du liolail. Ils devronl, fournir ii ['administration lous renseignetnents el rapports qui lour seraient demandes ö, cet £gard.
Des indemnites späcialos pourront, sur la proposition dos Pröfets, 6tre attributes aux vuterinaires do circonscriptions, pom' les travauxqu'ils auront exöculiis dans cet ordre d'ideos.
ABT. II. — Los veteriuaires delöguös et les völoriuairos visitßurs soul roparlis eu trois elassos. Leur proiuolion d'ime elasso a la elasso iruiuediale-nionl superioure no peut avoir lieu avaui qualre ann6es de service dans la elasso införieure.
Art. 12. — Los congös, pour cause de maladie ou d'affaires personnelles, sonl delivrös dans les conditions de l'article lö du röglement d'administra-(Ion publique du'9 novembre 1853, savoir :
Aux veteriuaires dölöguös, par le (louverncur gönöral;
Aux autres völörinaires, par le Pröfet du departement,
En cas d'absence oraquo; d'empöchemenl du voieriuairo dölöguö, le service sera assure par un vötörinaire sanitaire dösignö par le Gouverneur göndral, sur la proposition du l'röfot.
En cas d'absence oü d'empöchemenl d'un vötörinaire visiteur ou d'un veli'rinaii'o do circOHSCriplion, ie service sera assure par un pralicien desi-üne par le I'ri'fel, sur la proposilioii du veleriliaire döiöguö, chef du service.
I,es veleriuaires porcevronl, ä leur proflt, les frais de döplacement röglementaires.
Art, 13, — Los agents du Service sanitaire out droit a la gratuitd da passage en mer, dans les conditions des anotes du 19 t'ovrier 1808 et du 31 ootobre 1882.
La döpense est imputable sur 1c fonds commun oonslitue par le deeroi du 12 novembre 1887.
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REGIME 8ANITA1RE, SERVICES SANITAIRE8.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3i0
Am-, ll. — Duns lo cns de manquemenl aus obligalions qui räsultent de leurs fonotions ou d'infraotions amp; la discipline, los vätdrinaires däl^guös et los vöU'riiuüros visiteurs classös, peuvent ötro punis, suivant l'importauce de la faute oomtnise, des poines suivantes : lü Räprimande simple; 2deg; Rdprimande avoc rolenue de traitement; 3deg; Le retrait d'uneclasse; 1deg; Le retrait de son ernpioi.
Los di-ux premiöres peines peuvent ötre infliKöes par le l'n'Tci, sur le proposition du vdtörinaire cliel' du service. Los deux derniöres ne peuvent ötre prononcöes quo iiar le Gouverneur gön^ral, sur la proposition du l'rel'yl.
Daus tous los cas, l'agent place sous le coup de la röti'ogradation ou le retrait d'emploi, sera appeld ii fournir scs moyens de döfense par dcrit.
Si lu peine encourue est le retrait d'emploi, l'agent sera traduil devaat le conseil de discipline, lustiüie a Alger par arröld du 9 fövrier is.sy.
Le chof du bureau de l'agriculture au Gouvernement gdnärai et la vötöri-uaire dele^ue d'Alger foul, partio de ce conseil,
Akt. l.'i. — Les vötärinaires visiteurs des ports secondaires et los vätdrl-naiios de circonscriptions peuvent ötre punis ;
I11 De la räprimande simple ou la röprimando aveo retonue d'une partic de l'indemnitä, intligöe par le Pröfet, sur la proposition du ''.hei' de Service ;
2deg;Du retrail d'emploi, prononcd parle Gouverneur general sur la propo­sition du Pröfet, l'agent eutendu dans ses moyens de dcleiisc.
C, Service communal. Inspection des foires, marches, abattoirs etclosdequarrissage.— La loiduSl juilletl88i (art. 39) porte cröation d'un service sanitaire communal, dont l'organisation et le payemont soul laissös a la commune, l.es communes, oü il existe des foires et marchös auxchevaux ou aux bestiaux, sonl tenues de proposer, a leurs frais et sauf a sc rembourser pur l'ötablissement d'une taxe sur les animaux amenös, un vötörlnairepourl'inspection sanitaire des animaux conduils a cos foires et marches. Gelte döpense est obligatoire pour la commune. Ce service communal doitcomprendre d'aillours I'inspection sanitaire des abattoirs et des clos d'öquarrissage (art, '.•(), 91, 92. Dec. 2-2 juin 1S82). Les abattoirs publics, los tueries particuliöres et les clos d'öquarrissage doivent ötre places d'une manicre permanente sous la surveillance d'un ou plusieurs vötörinaires dölöguös a eel effet, lüi Algerie il doit en etre de ineme (art, 41. Dec. 12 uov. 1887); les com­munes dans lesquelles il existe des foires et marches aux chevaux ou aux bestiaux, des abattoirs ou des dos d'öquarrissage, sonl tenues de proposer ä leurs frais, sauf a se rembourscr par 1 elablisscineul d'une taxe, un ou plusieurs vötörinaires pour I'inspection sanitaire des animaux qui v sonl conduits; et cette döpense est obligatoire pour la commune.
On comprend sans peine l'utilitö qui s'attache a la surveillance des foires et marches, les rassemblemenls d'auimaux facililant la prupa-gation des maladies conlugieuses. Les emplacements des foires et inar­ches doivent ötre divisös en compartiments pour ohaque espöee et avoir,
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MALADIES CONTAG1EÜ8E8 BACTERIENNES.
axitant quo possible, des entröos spöoiales, afln d'ovitor les contagions communes ii plusieurs espöces; il sei'ait möme ü,soubaiterqu'il y eC1' des marcbös indöpendants pour cbaque espöoo. Quand i'emplacement le normet, unospaoo libredoit ötre rösorvöentrelosgrouposd'animaux appartenant ii dos propriötaircs diiTöronts.
Le vötörinaire pröposö a ['inspection doit examiner les animaux iso-lumenl ou par groupes, an moment do leur arrivöe suv le cbamp de foireou de marchö, et pendant ([u'ils soul exposös en \ruto. L'inspec-teur doil done se tenir a l'ontröe du champ de foire ou de marchö, ou sur la principale entröe, s'il y en a plusieurs; iljette un coup d'ceil sur
les divers auiiuiiux qui soul preseules, et arrele Irs nialailes el les 8US-
pects avanl leur entröe. Lorsque inns les animaux soul introduits, il continue sou inspection, en examinanl les groupesel les rangöes d'ani-maux avec tout le sciiu que leur nombre et la duröe du marchö per-mettent de döployer, II doit faire connattre, immödiatoment apres leur
constalation, les cas d.....aladie contagieuse ou de suspicion a l'auto-
i'itö; ei il esl ;i dösiror qu'il soil aecompagnö dans sa visile par un agent de la police ou par le garde cba mpö! ro, qui fera conduire de suite les malades eu fourrirre. Le vötörinaire doil, eu outre, faire immödiate-ment une enquöte sur lo propriötaire et la provenance des animaux, sur t'origine de la maladle, sur l'ltinöraire suivi par les malades, sur les places ipi'ils ioiI oecupöes, cle.; ensuite il propose ii l'autoritö les me-sures jugöos nöcessaires pour prövenir la contagion.
L'autoritö du lieu oü a ötö faite la constatation doit informer sans dölai le maire de la commune d'origine, afin qu'il prenne de son cötö les mesures que la loi ei les röglements prescrivent. Suivant qpi'il s agil de teile ou teile maladie, l'autoritö, sur la proposition du vötö­rinaire, doil prescrireet Caire exöculer lelles ou tidies mesures. Apres chaque leuue de marchö ou de foire, l'autoritö doit, quand cela esl possible, faire uelloyer el dösinfecter, par im proeödö elömentaire et d'une application facile, lo snl des halles, des ötables, des pares de comptage, de tous autres emplacements oü les animaux ont stationnö, el les parlies rii elrvatmn, ainsi que les objets qu'ils ont pu souiller, Le nettoyage consistera a ramasser el a balayer les matiöres excrömentitielles laissöes par les animaux, a arrosor, avec de l'eau simple im avec de l'eau acldulöe par l'addition d'aeide sulfurique, les divers emplacements oecupös ou souillös, el a balayer toules les surfaces. La dösinfection se continuera par l'action des agents physiques, en laissant les emplacements inoecupös pendant quelque temps. Tou-tefois, la dösinfection se fera suivanl les rögles qui seront indiquöes plus loin, quand on aura constatö des cas de maladie, et eile scra appliquöe principalement aux places et aux objets souillös par les malades. Apivs chaque foire ou marchö, l'inspecteur doit adresser au maire un rapport (en se servant d'imprimös ad hoc) el y relater, quand
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REGIME SANiniRE, SERVICES 8ANITAIRE8.
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il y a cu quelqun consultation de maladic, Ions les renseignements resultant do son observation et de son enquöte.
Les communes ne se hätent guöro d'organiser les services d'inspec-tion des foires et marchös; aux invitations et aux mises en demeure venues de I'administration supörieure, les maires opposent generale-ment la force d'inertie. Les motifs par eux invoquös sont de divers ordres; tantöt on ne trouve pas de vötörinaire dans la commune lt;m dans les localiles voisines; taiilot ce sont les l'onds qui manquent pour la remuneration du service, et on crainl d'öloigner les propriötaires par l'imposition de taxesnouvelles, etc. Voici une circulaire adressöe, par le ministre de l'agriculture, aux pröfets, ijui donnera une idöe assez exacte des efforts que l'administration supörieui'e fait pour arri-ver a ['organisation des services communaux pour ['inspection des foires el marchös:
Circulaire du 1quot; decembre 1888. Monsieur le Pröfet, to comite des 6pi-zooties, (pie j'avais chargä d'exarainor les rapports presenles |iar' les v6Wri-naires du service sanitalre däpartomental, sur les maladies contagieuses du l)6tail constatees en 1887, viont, en merendant comptedesori travail, d'appe-let- tout particuliöreraent men attention sur l'inexdoution, dans un grand nombre de localitös,des prescriptions de Particle 39 de laloi du 21 juilletlSSl, qui sont relatives ä l'inspectiou dos animaux mis en vente sur les foires et marchös aux hesliiuix.
Los grands rasserablements d'animaux auxquels donnont lieu los foires et niarchos sont, onimno le fait remarquer le coiuite, l'une des causes qui faoilitent le plus le döveloppement des epizoolies; il sufflt, en efTot, qu'il s'y trouve un malade pourinfecter d'autres animaux, qui vont ensulte porter partout lamaladio dont ils on(, pi-is lo germe.
La visile des animaux an-ivaut sin- lo champ de foire ompeolio cette conta­mination; eile permet de döcouvrir dos foyers do contagion qui seraient peut-etre restes longtemps ignorös, ei eile apporte los plus grandes entraves aux niaiHeuvros dos marcliauds, qui spdculent sur le betail inalade, ou des propriötaires pen scrupuleux, qui, pour s'öviter dos pertes, s'empressent de conduire sur le marohö, des que la maladie parait dans lours stables, les animaux qui leur paraissent suspects, au lieu de faire a l'autoritd la decla­ration ([ne la loi lour impose.
La constitution de co service est done de la plus haute importance, et il esi indispensable qu'il fonclionne sur tons les points du territoire, sans exception, pour que la mosuro puisso produire sos offeis.
Je vous prie, en oonsöquence, de vouloir bien vous faire rendre un compte delaille des dispositions qui onl ole prises, pour constituer cette inspection, par los aulorites nmuioipales des illlloronles communes, ou il existe des foires et marchös aux besliaux, ainsi que de la maniere dont le service fone-tionne.
S'il existe, dans votre döpartetnent, dos foires ou marchds pour lesquels il n'ait pas encore tHö nommö de vötcrinaire qui soil ohargö de oette visile, vous voudrezbien mettre le raairede la commune cn demeure de prooöder d'urgence ä la designation de cet agent, et, a döfaul pur lui de seconformer ä vos ordres dans le delai que vous lui aurez assignö, vousvoudrez bleu pro-ceder d'offlce a la nomination.
•-gt;l
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33ä
MALADIES C0NTAQIEU8E8 IIACTKUIENNES.
Des objections, qui se soui döjii produllos vous soront certalnemont reprö-seni^os : ainsi, oerloines communes out .-illrfniö qu'elles ötaient trop pauvres pour subvenir ;uix döpenses que riiispcction de leurs foires ou marohös pourrail entralner; mais si la lol rend pour elles oette döpense obligatoire, eile leur laisse In libertä de s'en rembourser par l'ölablissement d'une laxe sur lea animaux amenös, II a 6tö goutenu aussl que oetle laxe aurait pour elTel dMcarter los vendeura au prolit d'autres communes assoz riches pour subvenir aux frais d'inspection a l'aide des ressources gönörales de leurs budgets; mais la laxe dovant ötre caloulöe de maniöre a oouvrir uniquemenl les frais de vacation et de displacement du vötörinaire-inspeoteur, le chiffre en sera touiours trop minime pour produire une modification quelconque dans les habitudes comraercialos de la region. On peut dire, d'ailleurs, que lemoyen leplus certain dedirainuer l'importance d'un marchö, serait de le laissersans inspeolion vötörinaire, puisque ce serail y priver lesaoheteurs des garanties qu'ils trouveraient, pour la sdouriW de leurs opörations, dans les foires voisines, et 4110, de plus, les animaux suspects de la rögion afüueraienl fata-Lement sur ce marchö neu surveillö,
Dos diriiculi.es se soul, encore iSlevöes ausujet du montant des bonoraires, que les voleriiuiires decertaincs rögions demandaient aux communes,et que celles-ci trouvaienl exng6ri5s. En ras d'impossibilitö d'entente sur oe point, entre les vöterinaires cl les municipalitös, vous pourroz.si les demandes des vötcriiiaires vous paraissent rdnllemenl trop 61ev6es, prior le conseil gönöral de User an tarif maximum de prix de vacation el de frais de döplacement par kilometre, Larif auquel le refus de so soumettre deviendrait un motif d'exclusion pour tonte mission sanitaire con(16e par l'administration.
ludop'udammeiil de cetteorganisation, dontje vouspried'ossurevl'achöve-„n.iii dans le plus bref dölai, je vous demanderai de prendre des disposi­tions pour etiv constamment renseignö sur la mauiire dont le service fonc-tlonne, et pouvoir veiller h ce um- l'inspection soil, sörieusement faito, et a ce que la dösinfection obligatoire, aprös chaque marohö (art. 88 du döcret du 22 juiu 1882 , soil exnclemenl pratiquöe, car cette disinfection esl une me-sure sanitaire dont l'intöröt esl presque i5gul amp; celui de la visile elle-möme. Volle auxiliaire principal pool 6tre ici le vöWrinaired^löguö, chef du service departementai. Le service d'inspection des foires el marclios est, il esl vrai, un service exclusivemenl raunicipal, piacö par la loi sous la direction du maire; mais votre droit de contröle n'en existe pas raoins sur le fonction-nement de ce service comme sur celui de Ums los autres services publics, et je vrloiiuaire dölöguö devra ötre chargö par vous d'assister successiveraenl a la visile sur les diflferenls champs de foire et de vous rendre compte des conditions dans lesquelles les prescriptions de la loi sont exöcutöes, afln quo vous puissiez molin- los municipalites en demeure d'obvier aux insufflsanoes qui vous seraienl signalöes.
.je vous serai obligö de me transmettre, avant la (In du mois de Janvier prochain,un ötatdonnanl pour chacune des communes de votre dcpartemenl pourvues de foires el marchös aux bestiaux, le nombrc el l'importance de cogt; foires ou marches au point de vue dos ventes du bötail, el rösumant los renseignemonts que vous aurez recueillis sur l'organisation et le fonction-uomoiii du service, ou bien, indiquanl les mesures que vous aurez prises h l'dganl dos communes oü ce service n'osl pas coustituc.
L'inspection etanl obligatoire, le prefel peut, lorsque les communes s'y retusent, instituer d'ofdco le service d'inspection, en nommant le veteriiiuire, qui en sera chargö, et en inscrivanl d'ofdco le traitement
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RfiGIME SAMTAIHK, SERVICES SANITAIRES.
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an budgol de la commune (co qui aötö faitjadispour la commune de Pougues dans la Niamp;vre)-, ou Interdire la tenue des folros ou marches aux l)csi.iaii\ dans les communes, oil n'existenl pus les services d'ins-pcctionvötörinaire et de dösinfection prövus par la loi du21juillel IKHl et le döcrel du 22juin 1882, ainsi quo cela a ötö fall jadis dans l'Aube pendant une öpizootie de Qövre aphteuse.
A inspection des foires et raarchös il conviendraii de joindre : la dösinfection pöriodique des öcuries, ötables et remises des iogeurs, aubergistes, Iiöteliere, maquignons, etc.; la surveillance sanitaire des chevaux desmarchandsambulants, bohömiens, etc.; la visitesanitaire desanimaux, qui fontl'objel deventes publiques.Les öcuries, ötables et remises susdites soul en eil'et des röceptacles de germes de toutes sortes; et les animaux, qui y passenl, pouvent y contractor teile on teile affection contagieuse, la morve, la tuberculose, la pöripneumonie, la Qövre aphteuse, etc. Les animaux rouleurs, chevaux de marchands amliulants el de bohömiens, peiivent propagerla contagion oteröer de nombreux foyers de morve. Les pröfetset lesmaires peuventprendre, chaeun en ce lt;iui les concerne, un arrötö prescrivant la dösinfection des öcuries des Iogeurs, aubergistes, hoteliers, et Indiquanl le mode de dösinfection ii employer. Le pröfet de police, a la date du 3 Jan­vier 1894, a pris l'arrötö suivant:
... Vu la loi du 2i juillol (881 el le döeret du 22 juin 1882; considdranl qu'un certain nombro de oas de (lövre aphteuse viennentd'ötreconstatös dans le döpartement de la Seine; considöranl que le söjour d'animaux dans les ötables ou öcuries des marchands, hoteliers, aubergistes, commissionnaires, entrepreneurs de Iransports de besliaux, etc., est une cause permanente de conlanxinatlon; attendu laquo;pie la dösinfection do ces locaux s'impose... Arrö-tons: [lestenjointi tousles hoteliers,marchands, aubergistes, commission­naires, entrepreneurs de transports de bestiaux.elc, d'avoir amp; dösinfecter, les mardi ei vendredi de chaque semaine, parexomple au moyen d'un lavage ä 1'eau bouillante, puis d'une solution d'acide sulfurique a Bp. 100, les cours, ötables, places a fumier, etc., de lour ötablissement. Les objets de pansageet ustonsiies d'öcurie seront ögalement dösinfeetös,
Quanl aux ventes publiques d'animaux susceptibles de contracter les affections contagieuses mentionnöes dans la loi du 2J juillel 1881 et le döcrel du 28 juillel 1888, la visile sanitaire a ötö rendue obligatoire par des arretes pröfectoraux dans les döpartements de la Seine 30juillet 1890), de la Marne (-27 novembre 1891), de la Loire, du Cal­vados (31 octobre 1894 el 29 Janvier 1898).
Arrete du prefet du Calvados du 29 Janvier 1895. — Vu la loi du 21 jnil-let 18.S1 et les decrcts des 22 Juin 1882 el 28 juillet 1888... considörant que les ventes publiques sont souvent une des causes de propagation des mala­dies contagieuses...
Ariele : Les animaux susceptibles de contractor les affections contagieuses mentionnöes dans la loietlesdöorets susvisös uepourrontdösormais, hrsqu'ik
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provicndront de cowmunca dans lesquelles un on plmieurs herbages ou cxploila-Uons,e[c,,seronl sous le coup d'unedäolarationd'infeotton pour cause de maladies tpitootiques, 6lr8 mis en vonte publique ilims loute l'öteiuluedn döpartsmont du Calvados sans ['assistance on la visito pröalabled'ui) vötörinaire. — L'offlcier ministerial ohargö d'une vente iuil)li(|ii(gt; d'animaux, se trouvant on point de vuede la provenance dans lex omdUions cl-dessus, sera tenu d'en faire, u I'ayance, la declaration au malre de la commune dans laquelleia vento devra avoir lieu. Celle decliirulion oontiendra les indications ci-aprös : ns|)ucc et nombre des auiniiuix a vendre; lieu, jour et heure de la vente; nom du veterinaire chargd de la visile. Dans le cas oil roffloier minisleriel anrail oniis, dans sa declaration, d'iridiquer le vfitdrinaire sanitaire (|iii devra visitor les aniraaux avanl la vente, il sera ponrvu par le mairo a la designation de ce veterinaire, qui, autant que possible, sera le plus proche. Le veterinaire, choisi par l'offl­cier minisleriel ou par le iiiaire, constateia l'elat des aninuuix el en rendia compte sans retard a l'administration döparteraentale. 11 remettra en outre a l'offlcier ministeriel ou laissera die/, le propridtaire, pour le compte duquel la vente devra avoir lion, un certiflcat do sanie donnant le nombre et le si-gnalementsommaire de tousles animaux. Ge certiflcat de visile ne devra pns fitre delivrr plus de deux jours avant celui de la vento, surtout en periode d'epizoolie. IHc iiuhjmnile do deplaeement, lixee comme suit, sera allouee an veterinaire sanitaire sur le produit de la vente et par les solus de roffloier ministeriel qui en sera charg6; 1quot; pour les grands animaux (solipödes et bovidös) au-dessus de trois mois, de I a i! animaux, ij francs; au-dessus de ce nombre, 1 francen plus par animal; lquot;1 pour les petits animaux (pores, mou-tons, chevres'j el. les veaux au-dessousde trois mois, les deux premiers ani­maux 3 francs, au-dessus do ce nombre 0.38 centimes en plus par animal; It0 par kilometre parconm 0.-2;i centimes.
Ailloursque dans le döpartemenl du Calvados (Seine, Marne, Loire la visite sanitaire est imposöe dans toutes les ventes publiques, alors meine (i uc les animaux ne proviennenl pas de communes, dans lesquelles un ou plusieurs herbages ou exploitations ont etc döclarös infeetös.
Pour faciliter la recherche des cas de maladies contagieuses el del'o-rigine des animaux qui n'oni pas ele döclarös, les abattoirs publics el
les l.neries parlieulieres doivenl elre plaCÖS suns la surveillance d'un
veterinaire. L'autoritö municipale doit, d'aprösl'article 90dud6cretdu 22 iuin 1882, proposer un vötörinaire a rinspce.lion des abattoirs, en vue de la recherche des maladies contagieuses. Elle ad'mi autre cote pour devoir d'assurer la salnhrile des comestibles exposes en vente, et partanl celui de faire inspecter les viandes deslinres a la consomma-lion do l'homme. Elle poul organiser un seul et meme service, qui sera chargö de l'inspection sanitaire des loins, marchös el abattoirs ou tucries et del'examen des viandes. Le veterinaire charge de rinspection sanitaire des abattoirs et tueries doll prövenirl'autoritö locale de tous les cas de maladiecontagieuse que I'autopsie lui aura reveles; il pro-cede ii uneenquöte et conseillo les mesures ii prendre. Le maire de son cöte aviso celui du lieu d'origine. L'inspection des abattoirs et tueries, dans le but de prövenir la propagation des maladies contagieuses el leur transmission a l'homme, est obligatoire dans tuuto la France et on
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REGIME 8ANITA1RE, SERVICES SANITAIRE8.
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Algcrie. Mais, ii co sujel encore, il y abeaüooup plus ä faire qü'iln'ya de fuit, möiao dans leg villes et les localitös qui ont dos abattoirs pu­blics, et ou partant il est facii(! d'organiser l'inspection, Dans les cam-pagnes, dans les localitös oti il n'y aque des tueries particuliöros, cela esl un pou plus malaise, et ou doil sq contenter de faire opörer des \ isites de leinps ii autre a des dales indetermiuees.
L'inspection des foires, marchds, abattoirs, tueries, et clos d'öquar-lissage, devraftdtre fusionnöe avec le service sanitaire deparlcmenlal, sous la direction du veterinaiie delegue, residanl au cliel'-lieu. Cette fusion a ele realiseo dans le depaiiemeut de la Seine, et uirme daus le döparteraent des Hautes-Alpes, ot l'inspection sanitaire des viandes dans les carnpngnes et l'inspection des foires etmarchös ont ele reunies et organisöes en taut que service departemenlal. D'autre part, a la suite d'une demande dueonseil general du Puy-de-Döme tendant amp; obtenir la substitution du döparteraent aux communes pour l'institu-tion et I'organisation du service d'inspection des foires et marchös, le ministre a provoquö, de la part du comitö consultatif des öpizoöties, l'avis suivanl :
(i Si Particle 39 de la loi de 1881 donne a l'adiniiiistration lo droit d'im-poser d'offlce aux communes I'organisation ot la döpense du service d'ius-pection dos foires el marchös, le döpartoment peul ncaurnoins se charger de ce service, s'il dispose dos ressources nrcessaires.
raquo; l.es communes pourraient encore so syndiquer pour couvrir los frais d'inspection par l'dtablissement d'une taxe uniforme par WLe d'animal ci charger le döpartement de constiluer le service moyennant le payement de cetle taxe. Ea cas de refus des communes de partieiper ä cc syndical ou de pourvoir elles meines au service d'inspection, la tenue dos marclies pourrait olre suspendue. raquo;
Pour que les homines des abattoirs et des tueries ue deviennent pas des agents de propagation de la contagion, ils doivent etre tenus de se soumeltre aux mesures de disinfection jugees necessaires ; les locaux el les objets souillös par les animaux doivent ötre neltoyös et desin-foetös.
Pour mettre l'autoritölocale surles traces des maladies contagicuses, el pour prevenir leur propagation ainsi que la vente des viandes dan-gereuses ou d'animaux blanchis, les (dos d'öquarissage doivent etre surveilles parun veterinairo. II doil etre lenu, daus ces elablissements, un registre d'eutröes, sur lequel doivent etre inscrils, a leur date, tons lescadavres et animaux avec le nom du proprielaire, I'indication de son domicile, le signalement de l'animal et la cause prösumöe de sa morl ou le motif pour lequel il a ele abaltu. J.c veterinairo doil faire des visiles frequentes, consulter et parafer cliaque fois lo registre des en­trees. La designation du veteriuaire, qui doitiiispecler les clos d'equar-risage, appartient au maire et non au pröfet. Au maire, en oll'et, appar-
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MALADIES C0NTAGIEUSE8 BACTERIENNES.
tient la police municipale et le droil ilraquo;^ prövenir par tics pröcautions convenablos les tnaladios contagleuses (ai't. in-li0. L. ö avril 1884) ; d'ailleurä l'ai'ticle 'il dn döcret du 1- novembre 1H87 conföro textuello-inent aus communes le droit do faire inspector les clos d'6quarrissago en mc'iiiu temps que los abattoirs, les foires cl les marchös.
1). Devoirs des veterinaires. — Onadöjä ou I'occasion d'indiquercer-laines obligations,qui incombenl imx- vötörinaires sanitairos; mais il on est d'autres donl on n'a pas encore parlö, et ileonvientd'yajouter cer­tains devoirs, qui pourn'ötre passanetionnös toujours parune peine ou une döchöanco matöriollc, n'en sent pas moins dignes d'ötre remplis avec une entiöre loyautd el un soin particulier.
V.n toutcs circonstancos, le vetörinaire doit agir avec conscience et avec prudence ; il doil agir avec conscience, car, sous prötexte do con-fraternitö, il ae lui est pas permis de löser l'intöröl gönöral; II doil 6clairer l'autoritö eiussi exaetement qu'il le pout. Cependant, dans ses rapports avec ses confreres, il est leuu äunecortaineröserve, et, dans une inissioii dölicate, corame collo que lui confle l'autoritö, il doil concilier les devoirs que lui impose saconscience avec les reserves que lui diele la confraternilö. II doil agiravoc prudence el avoir toujours prösente a l'esprit la gravitö de la maladie contagieuse, soil au point do vuo de l'atteinte qu'ello porte ä la fortune publique, soil au poinl de vue de sa contagion posMhlc ä l'hommo. Quandil constatera l'existenced'une maladie contagieuse, il devra toujours öclairer son clieni el l'engager ii faire la döclaration le plus löl possible. S'il a affaire ii des per-sonnes sensöos, il leur feracomprendre facilement lour devoir; mais il lui arrivera d'avoir affaire ädes propriötaires qui feindront de nepas comprendre, qui no voudronl pas faire la döclaration. Mors devra-t-il traitor les malades ou faire la döclaration ? Le vötörinaire esl oblige de faire la drelaralion, il nc duil jauiais trailer uue maladie eonlagieuse lanl quo la döclaration n'est pas falle A rautoritö. Lorsquo celle-ci lui conflera vine mission ii propos d imc maladie eonlatiieuse, (jui sevil dans une localitö, le vötörinaire dovra-t-il accepter ou refuser ? Au point de vue legal le velerinairo ue peul elre conlraiiil ;i accepter la mission qui lui osl conflöe ; un ancien document astreignait les experts ii acceptor, maiscette disposition esl tomböe en desuetude, et aujourd'hui le vötö­rinaire n'est pas obligö d'aeeepter ni de donner les motifs pourlesquels il refuse. Si le vötörinaire peul refuser la mission que l'autoritö lui COnfle, il n'a janiaisiulorel ii agir ainsi ; son inlerel parliculier, sa eou-sidöration et l'intöröl public exigent qu'il aecopte et qu'il se rondeutile.
Le vötörinaire, qui fail partie du service sanitaire, csl ordinairomont requis par le maire ; quelquefois il est informö par le propriötaire ou pur le vötörinaire traitant; il doil en ce dernior cas iufonner sansdö-lai l'autoritö Locale. Une fois requis ou dösignö, il doil, s'il aecopte la mission, agir au plus vite, tout endvitant la pröeipitation dösordonnöe
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REOIME SAMTMIIK, SERVICES SA.MT.UUKS.
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qui l'ontratnorailä desconseils et ddesactes irröll6cb.is. II iloil se rondre iianiiHliiilriiii'iil Buries licux, el agir toujours, on s'inspiranl desdon-
ntjcs do In science, dans I'lHmle des Öpi'/ooties. II dull elic prudent et
conciliant dansses rapports avec les propriötaires; il taut Irs öclairor el leur faire couiprendre qne ran tori 16 a'agitpas dans un bul do tracas-serie, mais bion dans le but de protöger l'intöröl general et aussi dans leur intöröt propre. Levötörinaire sanitaire doit, avant tout, procöder
a la visite desaniiniinxdecliir(''Semiiiiie malades ou suspects; pour cola, il peui se i'aire accompagner par un dölöguä de l'autoritö ou par un
employe de la police. II visile les iocaux, les depeudanrrs, Irs pätu-
rage, les abreuvoirs, etc, les animaux supects, les contaminös, les malades, lescadavi'cs; il pratique les aulopsiess'il yalioi^eU'aitpi'eiulre les pröcautions nöcessairespour letransportdcscadavres, leurenfouis-sement, leur livraison a l'öquarrissage ; il tail le recenseraent, il procödo a la marque, quaml eile est utile, il se livre ii une enquöte approfondie, etc., etc. (Voir Visile so nil aim.)
Quand il a tormina sa visite, il doil decider en lui-möme quelles soul les mesurcs propres a arröter l'oxtension de la maladie. Parmi cesmesures, il en est qui doivent ötre appliquöes immödiatement, tidies sont: I'isolement, le caatonnemcnt, la sequestration des malades et la disinfection, l^c vötörinaire devra en conseillerel pourra en ordon-ner l'application aussitöt la \ i^itc termin6e : c'esl a l'autoritö qu'il ap-parlicnt genoralemeid; do les prescrire, si olles ne I'oni |)as deja ete, et en tout eas d'eu laiic surveiller I'execution. Le vetörinaire tail ensuito un rapport dölaillö et l'adresse a l'autoritö pröfectorale par l'intermödiaire du maire.
Ge rapport doit contenir certaines donnöes, etsa redaction est tres importante ; le veterinaire ne saurait y mettro trop de sinn ; car il sera jugö SOU vent d'aprös la manii're doul il l'aura dresse et rudige. Deux conditions gönerales doivent toujours ötre remplies dans de pareils documents, savoir : l'observation rigoureuse des veritables donnees sciontiflques el l'observation dos rögles grammuticalcs et lilteraires. Levötörinairedoil d'abord rappoler au döbut de sou rapport sa qua-litö de vötörinaire sanitaire, l'ordre ou la röquisition de l'autoritö qui Ini a eon lie la. mission ; puis il doil indiqner la marelir qu'il a snivie, pour la remplir et les fails qu'il a constatös; il dösigne les fermes, les villages, los communes qu'il a parcourus ; il fait connattre les noms, prenoms ot le domicile des propriötaires intöressös, de ceux ebcz lesqnelsil a trOUVÖ di'S animaux malades on suspects; il indique le uoinbre, l'espöce, losignaloment des malades de chaque propridtaire ; il expose le rösultat du recensement, c'est-ä'dire du dönombrement partiol des animaux snspecls qui soul dans chaque localitö inleetee, dans chaque ferine, dans chaque commune, duns chaque canton, et du denombromeiil general des animaux du canton, de la localile, otc.
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;t28nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTAGIEÜ8E8 BACTERIENNE8.
Ces rciiscignumcnts sunl tri's iiiiporlaiils, Ciu- ils poriiu;Uoiit a I'auto-i'itö d'appröcier la gravitö de l'öpizootie, Le rapport du vötörlnaire sanitaire doit contenir parfois une histoire ol une description succinctes el trös claires de la maladie, de ses causes, de sa mai'ohe, de ses voies et modes do communication. II doit surtout indiquer aussi clairement et aussi exactement que |iossii)ii^ les voies et modes do propagation,. d'apres la science H d'aprös l'ötude actuelle de l'öpizootio dans sa marclie et son extension. II doit faire connattre le rösultat des autop­sies qu'il a pu faire; il doit döcriro sommairement et exactement les altörations cadavöriques laquo;iii'il a trouvöes, alterations qui I'aident tres souvent ä diagnostiquer la maladie. Il doit indiquer: to nombre des moils ; le nombre des malades ; le nombre de ccux qui sont guöris; le nomine de eeux cfu'il eonsidei'i' comme suspects, cüiinne conlamines; le nombre de ceux qui ont ele canlonnes, sequeslres, inai'i[ues comme malades on coimne suspects ; le nombre do ceux qu'il consideie comme incurables ; le nombre do ceux pour lesquels il demandsI'abalage; le nombre do ceux qui mil (He dejä aballus; le nombre de ceaxqui outete gueris par nu traitement, ouqu'on traiteavec espoir de guörison. Tons ces details doiveut elre donnes s'il y a lieu. Le rapport doil surtout contenir 1'indication mot ivöe eldötaillöe, pröciseetcatögorique, des me-sures jugöes propres a arröter les progrös de l'öpizootie, de celles qui ont 6t6 appliquees, de celles qu'il a prescrites et de celles qu'il y a lieu de prescrire. Cos mesuivs sont plus ou moins nombreuses suivaut les cas; nous verrons plus tard celles qu'il y a lieu de lixor pour chaque maladie. Le vötörlnaire doit, en outre, dünner son avis sur I'litilisation des döpouilles et do la chair, soil des animaux morts de maladies con-tagieuses, soit de ceux qui sont abattus pour cause de maladle conta-gieuse reconnue incurable, suit surtout des animaux suspects, dont l'au-torltö doit prescrire l'abatage. Cet avis est tres important, surtout on ce qui concerne l'utilisation des debris iles animaux abattus commc simplementsuspects. Le rapportest enfinterminö par un rosume succinct, sousforme do conclusions, de la marchede la maladie, et paiTenume-ration dos niosures conseillöes. Quand des animaux auront otö abattus sur la proposition du vetörinairo sanitaire par ordre de l'autoritö, le rapport devra mentlonner cos cas, ainsi ([uo le modo d'abatage om-])l(iy(3 et l'usage qui aura otö fait dos cadavres; il devra, en outre, faire-connaitre les alterations palhologiques roncontröes chez li^s malades abattus. Lovetefinaire sanitaire conserve la surveillance des locaux in-foclos jusqu'ä, la lovoe de la declaration d'infection; il doit faire dos vi-sitos do temps äautro ; et quand il a ainsi suiviropi/.ootie pendanltoute sa duroo, il doit, a son extinction, adresser un rapport rocapitulatil'ä l'autorltö dont il liont sa mission ; il rosume alors les priucipales ideos qu'il a deja iMnises dans 368 rapports divers ; il fait uuo sorle tie synlbose de tout ce qui a öte olisorve, prescrit et execute, et il fait
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BßÖlME SANITAIUK, SERVICES 8ANITAIRE8.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;329
connatlre, dans im tableau d'enseinble, les ravages qu'a occaslonnös
l'i'ijn/.oolii'.
()n a (löjii vu ([ue k's vötörinairea sanitaires et le vötörinaire dölöguö sonltenus, pour chaque invasion du mahulio contagieuse, de faire uno enquöte sur l'originQ de I'ailoctioQ et de rödiger un rapport sur cette origine ainsi que sur la nature de l'affection et sur lesmesuirs prises. II est bon en outre qu'ils recueillent avec soin tons les documents pou-vanl servir ii i'liistoirc des epizoolies, ä la slatistiquc des maladies contagieuses, ä la connaissance desrögions qu'ollea ont envahios, äla connaissance do leur origine, de leur marche, de leurs caraetöre, de leur gravilö, des perLes qu'elles eiilraiiienl, de l'lnfluence des mesuros prises, etc.
Les rapports doivent ötre rödigöscorrectement, sans laute de gram-maire ni de style, sans prötention, avecclartöet siraplicllö; ilsdoivenl 6lreclair8,pr6cis,m6thodiques.Danslepr6ambuleonrappellelaniission qu'onavail i\ reraplir; dans le corps du rapporl on fait connattre les operations et les constatations qu'on a faites, les mesures appliquöes et collesqu'il fautprescrire. Les termestochniques doivenlötreexpliquös ou remplacös par leurs equivalents dans le langage ordinaire : et les vötörinairos, quel'autoritö consulte, doivent l'öclairerautantqu'il est en leur pouvoir de le faire; ils doivent done bannir, dans la forme comme dans le loud, tout ce qui montrerait choz eux de l'indöcision ; ils doi-M'iil öviter les peul-dtre el les äpeuprds; ils doivent se prononcer tou-jours categoriquement, et se souvenir toujours que la parole öcrito ou parlee a ete donnee a Phommo pour faire coinpreiidre sa pensäe.
E. Droits des veteriuaires. — Les vötörinaires, employes dans un ser­vice sanitaire quelconipie, out droil a, des lionoraircs (dont la quolite est variable) dus par l'ßtal, le deparlemeul, la commune et quelquefois par les [iroprietaircs. — D'api'ös l'article ^2 de la loi du Ül juillel 1881 et l'article II du decret du 1-2 novembre 1887, lauten France qu'en Algi/rie, lexereice de la niedecine veterinaire, dans les maladies conta­gieuses enumerees par In loi de 1881 et les decrets du 12 novem­bre 188quot; et du 28 juillel, 1888, est interdit a qniconque n'est pas pourvu du diplöme de vötörinalre, sous peine desixjoursädeux mois de prison et de IB ii 400 francs d'amende. Avant la promulgation de la nouvelle loi sanitaire, un arrclr ininistericl avait decide que l'indem-nite due pour Icsanimanx ahattus duranl une epi/.ootie de typhus ne sorait aecordöe qu'aux propriötairoa lt;iui les auraient fait soigner par un vötörinalre diplöme ; et plusieurs arretes prelectoraux, rendus en vertu de l'article .'i di^ la loi des 16-24 aoöt 17!)0 et de l'article 20 de la loi des 28 soptembre et 6 octobro 1791, avaient interdit aux empi-riques et aux guerisseurs qnelconques de trailer des animaux atleints de maladie contagieuse'. La loi tie 1881 a deünitivement consacre cette prohibition etl'a sanetionnöe plus rlgoureusement.
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MALADIES CONTAG1EU8ES BACTEBIENNES,
Dans iViai actualdenolre lögislation sanitairo, en auoun raomenl el pour aucun raotif, rintervention (rune personne non muniedudiplömo dovölöriuairon'est permiso, quand il s'agitd'uno affection contagieuse. I^i's vötörinalres ont seuls qualilö pour tairo partie du service sani-laii'e, pour remplir des missions relatives aux maladies contagleuses, pour survelller ['application lies mesures sanitairos, pour fairo les inoculations, ol pour dirigor 1c ti'aitement des malades quand il y o lieu. Ea aucun temps, möme aprös la declaration el l'application des mesures quo comporte la situation, un gu6risseur n'a le droil d'inter-venir pour donner di's soins aux malades ou pour toute uulrc besogne. Les tribunaux on! eu plus d'une fois l'occasion de condamner dos per-sonnes non munies du diplöme de vötörinaire pour infraction aux dispositions de ['article 12 di' la lol du :M juillet I8SI.
Lcs inoculalions präoenlives peuvent-elles älve faiies dims cevtains cas par des personnes mitres (/tie les vötönnaires 1
Cette question s'est posöe devanl les tribunaux an sujel d'un nn])!-rique, qui avait pratiquö l'inoculation pröventive du charbon sur de jeunes animaux de l'espöce bovine sains, dans nne localitö oü n'exis-tait aucun foyer de cette maladie. Poursuivi devanl le tribunal cor-rectionnel d'Argentan, 1'empirique a 616 acquittö (30 mars 1893). Les juges out pnUendu : que I'artlcle 12 do la loi du -I juillet I8SI, qui interdit l'exercice de la mödecine v6t6rinaire dans les maladies con-tagieuses des animaux ä quiconque n'est pas pourvu du diplöme de velerinaire, suppose une maladie contagieuse existaniei que la loi du 21 juillet 18S1 nes'eslpas präoecupde des mesures deslindes ä assurer aux animaux l'hnmunüe contrc cerlaines maladies conUigieuses; qu'elle n'a pas rendu les inoculations preventives o/ilif/'thiires ei n'a pas indiquö dans quelles conditions ellcs dovaie7it ätre fait.es el par quelles mains. que I'article .quot;gt;!gt; dud6crel du 22juin L882, qui a organis6Ia surveillance de l'inoculation preventive du cbarbon, ae peal autoriser unlribunal a donner a nn article de loi crdatit un ddlit une porter qae son texte ne comporte pas. La cour do Caen (arr. 31 mal 1893) a conQrmö la deeisiou des premiers juges, en adoptanl leur interpretation an sujel de I'article lci de la loi du '21 juillcl 1881, et en donnanl des expli-cationsplus ou moins fantaisistes ou erron6essur I'article igt;0 du d6crel du --1 juin 1882. (in lit eu ell'et dans les considemuts de son arrel :
Aitendu (pie I'article B9, qui prövoit l'inoculation prövenlive du charbon, indique qu'elle doit ötro faite par un velenuaieo et sous sasurveillance; tnais qu'il rösulte du texte comma de l'esprit de la loi que celte disposilion n'n prevu que l'inoculation en temps d'6pizoolie declareo; quo celte disposilion de Particle B9 s'expliquc parfaitement, les Inoculations prövenlives prösentant do voritahles dangers en temps d'öpidömio, et pouvanl alors dölerminer la nudadio chez des sujets qui en porteraient legerme(?); attendu qu'il n'est pas allej!Ue (pie lel alt 616 le cas dans lequel l'aley aurail pratlqud des inoculations pröventives, et qu'il n'esl pas eoulesle möme qu'il n'avait ele signale dans la
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RfiQIME SANITAIRE, IMPORTATION, EXPORTATION.
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ration auoun oas suspect; quo, duns ess ciroonslancos, les inoculations ne pi'i'seiitcMii. aucun danger sirieux, etque, d'autre part, l'opöration est des plus simples, puisqu'elle consiste dans rintroduction, sous iiius faible pui'tion do In peau (le ranimal, d'un 111 spdolal a i'aide d'une aiguille, et pourrait 6tre I'ailo parie propridtaire lui-mdme,
L'orröl do lacour do Caenayantötösuivi d'unpourvoi en cassation, la cour supri'iiic (arr. 10 noA'ennbre 1893) l'a döclarö rögulier en invoquanl les motifs suivanls :
Aiicndu... (|ii(! I'arrötatlaquä constate quo, dans les circonstances detemps et do lieu ou ii (l'opörateur) a praliqudles inoculalions prövenllves du ohar-lion... auoun oas suspect n'dvait ötösignalö dans la rögion et aucune döola-ration d'infeclion n'elaii intervenue;
Aiicndu... (ju'a la vrriLo i'article 39 du döcroldu 2^jiiiii lss2 porteque los propriötairos, qui voudrontfaire pratiquer rinoculation pröventivedu oharbon, devront en faire la declaration a la mairie de leur cominune etqu'un oertifl-ral du voterinairo Operateur, indiquanl la date de la vaocinalion, sera remis au mairc irumi''dia((,nieiil, apros l'opöration ; mais que la place occupee par oe toxte dans la section 1\ dudit ddcrel, les dispositions qui le pröoamp;denl el cellos ([iii le sulvent indiquont qu'il s'applique uniquement an cas on I'exis-tence du charbon a fitö constatde et ou le prefet a pris une declaration d'in-fection,
\a\ tribunal d'Argentan, la cour tic Caen et la cour de cassation, qiu'lqno critiquo qu'im puisse adresser a certains considörants de lour d6cision,n'ontpasosö ötendre, paranalogle, la portöe d'un texte cröant im dölil ; on no saurait los incriminer. Cost la loi qni esl a remanier sur i-o point,commesur bien d'autres; elleröglementerinoculationon cas de pöripneumonie et declavelße ; il faudrait yintroduire un article visant los inoculalions pröventives en cas de charbon, de rouget, etc. II faul, do toutc evidence, que les inoculations pröventives, quelles que soient les conditions de temps et de lieu, soient röglementöes et röservöes aux vötörinaires; olles peuvent parfois donner une maladie grave, croer dos foyers de contagion ; ellcs ne doivent pas etre pratiquöes au grö dos propriötaires la oti il n'y a pas eu declaration d'infection, la oü il n'y a pas eu anleriourorueut opi-/oiilio ou enzootie, la oü il n'y a pas a redouter 1 apparition d'une epi/.ootio.
(^Importation.—Exportation. — Transit et transport desauimaux. #9632;— L'importation, I'exportation; le transit el le transport ties animaux sonl souiais ii dos regies göuerales et eiili-ainent l'application do cer-taines mesures de police ganitaire, dans le hut d'eviter la propagation dos maladies conlagicuscs.
Decret du 6 avril 1883 relatif ä l'importation et au transit des animaux solipedes, bovins, ovins, caprins et porcins. — A in. Iquot;, — L'importation et le transit des animaux des espoces diovaliuo, asine, bovine, ovine, caprine
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33S
MALADIES C0NTAGIEÜ8E8 BACTERIENNE8.
et porcine, adinissibles on France, eprös väri(1 cation de lour dtat sanitaire, ne pourront avoir lieu line pur les bureaux do douane oUaprds (lenoinmes :
[Suit I'inumdralion de cent qmrante-deua Imrcaux do douanc) (\).
Art. 2. — Lea jours et heures d'admission des animaux seront regies par anvies pröfectoraux approuvds par le minlstre do ragrioullure.
Art. -l iuiDililie par le däcret du 2:t nov, 1887). -- Lorsqu'un service d'ins-pection viHrnnuiiv existora auprösdes bureaux de douane dtoommäs en 1'ar-
i Dps doci'ets ultärioura on! ouvert de nouveaux bureaux de douane A limjior-tatlon.
Bureaux do douane ouverts ä rimpoiUition. ~ DfiPARTEJiENT m; Nono. Dunker-que, Ghyvelde [route el stalien , lloudsclinoto, Oosi-dappel, Stenwoorde, Dors dirpe, Ballleul, l.e Scan, Lc Bizet, Pont-Rouge, Wervioq-Sud, Ilolluin, Riscontout, Toui'oolng, Watrelos, Toufflors, Raisloux, Meuchln, llauldo, Hei'gnlea, Le Co(|, Blonc-Misseron, Bry, Malplaquet, Ileatrud, Obain, Jeuutont, Onor, Hirsen, Eppc-Sauvage, Kuignios, Cousobre, Beaurieux, Arinonti6re8, Bachy.
Ardennes. — Givot, llargnies, Gespunsart, La Chapolle, Mogues, Margay, Ecou-vielaquo;, Kiimay, Saiiil-.Meuzr, Messetnprd, Vlreux-Molhalm.
lMKUiniii;-KT-Mijsi:i.i.i:. — Longwy, .Mdiil-Sniiit-Marlin (route,, Botilly, Pagny, Moncel (station), Arvaoourt, Embormönll station , Ignoy.
Vosobs. — Nouveau-Saales, Plainfaing.
Tekritoire he Bblfort. — Petlt-Grolx, Delle, Courtelevant, Poussemagne, Itcclicsy.
Doubs, — Abövllle, Vlllars-lez-Blamont, Vaufray, Indevillers, Fessevillers, Damp-richard, Blancberode, Pontarllor, les Pourgs, lea Verridros, Jougne, Moulhe, 1'i Chaux-Neuve, la Cheminöo, Morteau-Gare.
•luiiA. — Bols-d'Atnont, les Rousses.
Ain. — Mijoux, [''orens, Bellegarde, Pare, Pont-de-Confort.
IIaute-Savoib. — Saint-Jullen, Anemaaae.
Savoie. — Sroz et Petit-Saint-Bernard, Lana-le-Ylllard, Lana-le-Bourg, Modone.
IIauiks-Ali'ks. — Mont-Genävre, Abrics, Mol6noa-en-Queyraa, Plamplnet.
B.asse8-Alpe8, — Lärche.
Ai.i'ks-Maiuii.mi;s. — Iscjia, Salnt-Sauveur, Saint-Martln-de-Lantoaque, Fontan, VlntlmlUe, Nice, Menton (route).
BouciiBS-ou-RuoNE. — Marseille, Port-Salnt-Louis-du-Rliöne.
IhaiAci.T. — Getto,
I'vmiNEKs-diuExi ai.ks. — Port-Vciidres, Corböre, lc^ Perthus, Salnt-Laurent-de-Cer-cJmiis, Prata-de-iMollo, Eslavar, Saillagousc, Osseja, Uourg-.Madaine, la Tour-de-Carol.
Ahikoe. — I.'liospitalct, Auzat, Conflaus, Lasooux.
Hautb-Garonnb. — Foa, Salnt-Mamet.
liAssKs-l'yiiEM.Es, — Gabas, Laruns, Urdos, Arnßgny, Salnt-Jean-Pled-de-Port, les Aldudes, Bai'gony, Ainhoa, Sure, Olette, lichubie, Salnt-Jean-de-Luz, Ilendaye, Bayonne.
GnioNOB. — Bordeaux, Paulllac.
GiiARENTE-lNFiSniBDRE. — l.a Rochelle.
LoiaE-l.M'Kuuaio;. — Nantes, Saint-Namiro.
FiNiaTamp;RE. — Brest.
CÖTEs-uu-Noni). — Le L6gu6.
Ii.i.e i:i-\ii.a[ne. — Saint-Malo.
Manche. — Granvllle, Cherbourg.
Calvados. — c.acn.
Skine-I.mi':iuei;iie. — Rouen, Dieppe, lc Havre.
Pas-igt;e-Cai,ais. — Boulogne, Calais.
C0R8B. — Ajaccio, liastia, Bonifacio.
Di'a'AiiTEMENT u'Ai.uKH. — Algec, Teiles, Gherchoil.
DEPARTEMENT u'OiiAX. — Dran, Mostaganoiu, Arzcw, Bcni-Sal', Ncumours, Lallfl Marnla.
DiPARTEsiENT de C0N8TANTINE. — i'liilippc\Ute, üöne. Bougie, Djtdjolii, Lo Calle, Itoum-cs-Souk, SouU-Aliras, Tebessa.
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RÄGIME 8AN1TA1RE, IMPORTATION, EXPORTATION,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 333
tide lquot;, lea drolta santtalres sülvants seront payös par Irs Iraportateura,
savoir :
IV. o,
Clicv.iux, i'mos ot muleta, par löte................................nbsp; nbsp; nbsp;I „
Taureaux, boDufc, vaohea, par töte.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo; 30
Göniasoa, taurillona, bouvlUona et veaux, par täte..................nbsp; nbsp; raquo; 2;;
Moutons, agnoaux, chövres et clievroaux, par töte.................nbsp; nbsp; ,, 10
Porca el cochona (lu lait, par t.(Ho................................nbsp; nbsp; „ m
Ccs droits aeront acquittöa a la caisae dn receveur dos douanea.
Art, 4. —.1 (h'fuul dasorvice d'inspection vdtärinaire local., il sera suppliä d la visile par la production d'ua certißoat d'origine et de santi indiquant le nombrc el le Signalement des anitnauai.
Ce eertifleat imanera lt;iiin vitMnaire, donl la signature sera ligalisie par rautorile da lien d'oü vienueal les animaa.c, laquelle ultestera que, dans la localiti, il n'e.eiste et n'a emiiili, pendant les six semaines prdcddenles, aueunc maladie contagieuse sar les animaux de l'espöce; ledit eerHficat ne sera mlable que pour trois Jours et sera reads eaire ks mains des agents des douanes.
Art. B. — Les restrictions d'enlrie et de transit risultant de Vartiole /quot;'#9632; ne feroal pas obstacle d la cirenlalina des animaux de travail el de service dans le rayon fnmtiere, ui ä la cireuhiOon des ehcraa.e et autres bites de somme atteläs ou month, servant aux voyageurs et voituriers,
Toutefois, les conduoteurs d'animaux affectes d un service public devront toujours eire porteurs d'un cei'tifkat semblable ä celui qui est indiqui ä I'ar-tlele precedent, et n'aijant pas plas d'un mois de date. Nonobstant la pos­session de ce ccrlißnit, les animaux powront toujours elre soumis d I'ins-pection desvölMnairesprdposäs ä la visile sanitaire.
Art. 6. — Les animaux venant au pdturage en France poun'ont entrer par tons les bureaux de douane indistinctement sous reserve de production du cerlificat d'origine et de santd mentionnö ä l'article '1; mais, dans ce cas par-ticidier, la periode de validite da certificat est peaiec ä huitjours,
Les animaux apparlenant aux rignicoles, qui ont 616 pacager de i'autre cole de la fruidicre, pouironl rentrer en France par le bureau de douane de sortie, sous la mime condition.
Art. 7. — Si le bureau de douane pur kquel passent les animaux intro-duits en vue du pacage ou oeux revenant du pacage d l'ätranger, estl'undc coux lt;/Hi snni mentionnis a l'article /''', et posside un service d'inspection v^tinnaire, la production du certificat ne sera pas exigie] les animaux seront soumis, sans frais, a la verification sanitaire.
Sont igalement exemptös des droits sanitaires diterminis par l'article 3 ;
1deg; Les animaux des zones nautrallsies dupays de Hex et do la liauto-Savoie;
#9632;2deg; Les animaux sortis temporairement, pour etre conduits ä des foires et marchis en pays itrangers.
Decret du 6 avril 1883, relatif a fexportation des animaux solipedes, bovins, ovins, caprins ct porcins. — Art, Iquot;. — [/exportation par raer dea animaux des eapöces chovaline, aaino, bovine, ovino, caprine et porcine, ne pen! avoir lieu que par los ports do Dunkerque, Calais, Boulogne, Dieppe, le Havre, Cherbourg, Granville, Saint-Malo, Saint-Servan, le Löguö, Binic Portrieux, Nantea, Bordeaux, Bayonne, Port-Vendrea, Cette, Marseille, Nice', Ajaccio, Itaslia c(, Bonifacio (Los ports de Caen, la llocliellc et Porlbail ont (Ho arit.orioiiiomont ajoutes a ccUc liste).
En Algeria lea porta ouverts amp; l'oxportation sont, d'aprös arrölo du gou-
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334nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES G0NTAGIEÜ8ES BACTfiRlENNES.
vernour gßnöral : Algor, Chorohell, Tends, Oran, Moslaganem, Arzew, Beni-Saf, Nemours, Bougie, Böno, Djidjelli, et Philippoville.
Arrete du 7 mai 1883, fixant le tarif des honoraires attribues aux vete-rinaires commissionnes dans les ports pour proceder a la visite des animaux destines ä l'exportation. — A.RT, lor. — I.es välörinaires commissionnös dans les poris, pour procöder ä In visile des animaux destines a l'exportation, per-oovront, pour frais de oette visile, lies honoraires calculus d'apies le tarif suivanl ;
Chevaux, dnos et nuilets, de une a six totes, par töte..............nbsp; nbsp; nbsp;raquo;60
Au-dessus de six totes, chaque töte on plus......................nbsp; nbsp; raquo; :ilt;i
Taureaux, boeufs, vaches, gönisses, taurillons, bouvillons, veaux,
de uiu! ä douzo totes, par töte.....................................nbsp; nbsp; raquo; 60
Au-dessus de dotize teles, pour chaque töte en plus...............nbsp; nbsp; nbsp;raquo; :tii
Moutons, agneaux, ohövres, pores et cochons delait, de une a trente
totes, par' löte...................................................nbsp; nbsp; nbsp;ii ^0
Au-dessus do trente totes, pour chaque löte en plus..............nbsp; nbsp; nbsp;raquo; 10
Art. -. — A la suite de sa visite, le vötörinaire dölivre ä l'expöditeur nn certiücat attestant l'fitat de santö de l'animal ou des anlnmux prösentös. Ce certidcat önoncera en toutes lettres In somme perdue pour droits de visile.
Avis relatifs a l'exdcution des prescriptions du decret du 6 avril 1883. sur lexportation des aniraaux. — Aux termes du döeret du 2i juin iHHl, portanl röglement d'administration publique pour l'exöcuHon de la loi du il juillet INHI, les animaux exportös par mor uo peuvenl ötre expödiös que par certains ports spöcialement dötermines par döoret et sur la prösentalion d'un certiücat de saute dölivrö par un vötörinaire.
Pour l'exöculion de ces prescriptions, un döcrol du 6 avril dernier a dösi-f^ne les ports ouverts ft la sortie des aniraaux.
Daus ohaeun d'eux le permis d'embarquement n'esl döiivrö qu'aprös l'ac-complissement des mesurcs sanitaires ayant pour objet de sauvogarder les interets do notre commerce, en prövenanl l'envoi ä l'ötrangcr de tout animal atteint ou suspect de maladie contagieuse.
Daus les ports oü les circonstaue.i's pi'ruictleal Por^auisation d'un service sanitaire, la visile iles animaux destines a l'expoi'tation s'effectuera sur le quai möme d'embarquemenl et seulemenl dojour.
Elle portcra sur chaque animal individuellement, e( le certifleat de santö ne pourra ötre dölivrö qu'apramp;s l'inspection de lous les animaux prösents sur le quai.
Le v.'ti'iiuaiie devra s'assurcr de la salubrilö du navire employö au trans­port et constater le bon ötal de proprelö des parties destinöes ii recevoir les animaux, des poutons et passerelles el en genöral de tousles objets servant a l'embarquemenl.
Si, pendant l'exaraen d'un troupeau, un cas de maladie contagieuse est constatee, li^ certiQcal de santö sera rigourcusement refusö, non seulement pour l'animal malade, mais pour tons les animaux susceptibles de contrac-terla möme maladie, seit qu'ils fassent partie du möme troupeau, soil qu'ils aient ölö trouvös en contact avec les animaux attoints.
De plus, les uns et les autres seront immödiatement isol(''s, les malades sejiares de cenx simplenieut suspects et les auloritcs do police averlies.
Kuiin, les ipiais et les emplacements oü los animaux auront stationnd soiont dösinfeetös aprös chaque döpart.
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RßGIME SA.MTAlltK, IMPORTATION, EXPORTATION.
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A. Importation et transit. — Les animaux iraportös en France ou
en Algt'rio sunl soumis en tout lumps a 11110 visitc saniluirc, (jiii a pour but do faire refuser l'entröe de ceux qui sent malades ou suspects d'affoctions contagieuses oude leur faire appliquer telles mesuresque
la sil nation coinpoi'to.
Textes ä comuller : Art, 24, 2b, 20, 87, 88. L. 21 julll. 1881. — Art, laquo;7, 68, 69, 70, 71, 72, 73, 71. lire. a2juin 1882. — Art. 2l', 28, 89, 30, 35, 30, 37, 38, D60. 12 nov. 1887. —Ail. 21. Air. rain. 28juill, 18N8, — Art, I, 2, 3, i, b, 6, 7. Ddc, 6 avril 18883, — Art, I. D60. 2:1 nov. 1887.
Los bureaux de douane et los pools de mer ouverts ii I'iinportation dos animaux en France soul döterminös par lo döeret du 6 avril INS.'i et par des döerets postörieurs, qui sent venus en ajouter de nouveaux a la lisle drossoo 011 1883. Des volorinairos inspeetcurs, placös sous la direction immödiate du ministre de I'agriculture, qui les nomrae Ini-iiieme, sont charges de proeöder a la visite sanitaire dos animaux prosonlos pour rimportation.Cepondnnl le service d'inspection irexislo que dans les bureaux, qui sontlesiöge d'un mouvement d'importation considoeable. l.aofi leservice d'inspection n'existepas, 11 est supplö6 ö la visite par la production d'un certiflcat d'origine et de saute.
En Algörie los bureaux de douane et los pools do mer ouverlsäl'im-portation dos animaux doiuostiijuos siml dötermines par arrötö du
gouverneur gönöral, qui nom..... les quot;vötörinaires chargös de I'inspec-
tion sanitaire.
En France et en Algörie, les animaux solipädes, bovins, ovins, on]) eins el porcins,doiventötre soumis, en tout temps,auxfraisdesimportateurs, a imo visile sanitaire au moment de leur entröe par terre ou par mer; et la nirino mesure peut 6tre appliquöe aux autres especes, mix oiseaux de basse-cour, aux chiens, etc, lorsqu'il y a ft, craindre par suite do lone introduction t'invasion (rune maladie contagieuse, D'ailleurs le gouvernement en France et le gouverneur gönöral on Algörie peuvent pi'ohiber l'entröe ou ordonner la mise en quarantaine des animaux sus-ceptiblesde eoinmuniquoeimemaladie contugieuse 011 de tous lesobjets ponvant presenter lo inöino danger (1). Ainsi, rimporlalimi on IVanee
(1) Le gouvomomsnl peul P(5gleinenter I'iinportation des onlniaux de maniero amp; prövenlr toute contagion ; void un arrötö pris ilnns co bat,
Article iquot;. — L'arrÄW du #9632;,gt;o noveinbre issn est rapportä en oe tpii concerne Irs animaux de l'esp6oe bovine provonant de I'empire d'Allemagne el do I'ompire d'Autricho-lIongrie i|iü sont oxprilies amp; destination du Sanatorium iStabii n Paris dans i'onoelnte dos oibattoirs de ia Viliotte, pone 6tro abattus dans lea dälais UxOs par le r6glomentde ee sanatorium, Ces animaua: devvonl Stre accompagnamp;s d'ttn ccr-lifical de vätärinaire conslalant qu'ils out äU visilis pat' ce vilirinaire dans In Inat-liti ile iiroBfiinnce el reoonnus sains pagt;' ltd, l.n signature en sera ligalisäe par I'na-toi'ite de cetle locality qui atlestera que dans lad/'le locatild il n'e.vistail, au moment ilu depart de ees animaux, el n'aoait exisU don* les six semaines prMdentes, aueune maladie contagieuse sue ies animaux de l'espice.
Ail. #9632;.'. - L'oxpädltion dosdlts animaux, ilu bureau do douane d'admlsslon au
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MALADIES C0NT\GIEÜ8ES BACTERIENNE8.
et le transit des aninuuix liovins provenant des l^lals-l'nis d'Amrricjiic out öle intcrdits (Arr. min. 2'i tuvrier IS'.).quot;)), parco (ine dos maladies oonlagiouses, qui n'oxistont pas en France, out (He constat^es surdee sujets iiiqiurtiis. Ils peuvont, a la frontiöre, prescrire I'abatage sans indciiuiitijs des anitnaiix miiladcs on ayanteti? cx|i()S('s ii la contagion, et enliu prendre toutos les mesurosque la crainte de l'invasion d'uuo nialadio rendrait nöcossaires, La duröe de la quarantaine applicable a chaque maladic est döterminöe par arrötö ministöriel, aprrs avis du comite consultatifdes öpizooties.
Iii)i,s(ju'une maiadie routagieuse se declare en pays ötranger dans le voisinage de la trontiöre, le ministre de l'agriculture peut, par un arrete, interdirc inoinentaneinent i'iatroduelion des aniinanx par les bureaux do douane de la parlie de frontiöre menacöe. \'.n A.lg6rie le meine droit a])partient au gouverneur general. Quand nue commune, qui possede un bureau de douane ouvert ä l'importation des animaux en France ouen A.lg6rie, sera döclaröe inl'eeteeen totality ou enpartie, ic ministre et le gouverneur gönöral peuventpar un arrötö interdire moraentanöment l'introduction des animaux par ce point de la fron-liere, ou döterminer les routes et chemins que devronl suivro les aai-manx pour 6viter de traverser la commune infectöe,
Lorsqu'une maladic contagieuse cst signalöc en pays ötranger dans le voisinage immödial de lafrontiöre, le pröfet dn döpartement menacö prend un arrete, pour in lord ire la circulation du bötail en Ire les localitös infectöes et les communes fran^aises limitrophes.II peut ögalement prescrire par le nn'nie arrötö le dönombrement el la marque des animaux susceptibles de contractor la maladie, lt;pii sdvil a l'ötranger. Pendant tout le temps qui sera lixe par l'arrötö, toul bötail uouvelle-ment introduit devra faire l'objet d'uue döclaration au maire de la commune, etil serajustiüö desa provenance,
Ihie fois les bureaux de douane el les ports ouverts a l'importation döterminös comme il vienl d'ötre indiquö, lesjours et heures d'admis-sion des animaux soul regies par arrötös pröfectoraux appronves par le ministre de l'agriculture. Si les importateurs demandent l'autorisa-tion de faire enlrer des bostiaux en dehors des lienres et jours rögle-mentaires on doit la leur refuser, hormis quand il s'agit de circons-tanees exceptionnelles (accidents sur la voie, retards de trains), et
sanatorium iles abattoirs do la Vlllette, se fera en wagons piombis dans lesquols les animaux scronl embarqucs immädiatetnont apröa la visile sanltaire foito au nioinent lie l'introduction en Franco.
Art. -i. — I.es animaux ile t'esp6co ovine Hont l'importation est antorisec |gt;in' I'artiole I''1 lt;iii present arr4l(3 no pourront Hro introdults t'u France ipio par les bureaux de douane de Jeumont, Anor, Datilly, Avricourt et Delle.
Ail. i. — Les pi'efels des däpartements de la Seine, du Nord, de Meurthe-et-Moseiic, l'administi'ateur du territolre de Beifort et Ic präfet do police sont chargös, chaeun en co qui le concerne, de l'oxöoution du present arrete, (|ui aura son eilet a partlr du Iquot; fdvrier 1802 (Arr. min. quot;21 janvier 18U2).
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RfiQIME 8\NiniRE, SERVICES SANITAIRES.
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alors o'ost au chef tie gare qu'il appartient cl'adressor une demande nioiivee au ministre de ['agriculture (instr. min.). Les mesuros sanl-laires h prendreö In frontiöre sonl ordonnöes par les maires clans les communes rurales, par les commissaires dc police dans l(;s gares fron-tiöros ot dans les ports de mer, conformöment a l'avis du vötörinaire dösignö par l'adrainistration pour la visile du bötail. En attendant l'intervention de ces autoritös, les agents des douanes peuvent dtre requis de pröter main-forte, Les municipalitös des ports de mer ouverts a l'importation du bötaii devront fournir des quais spöoiaux de döbar-quement, munis des agrös nöcessaires, ainsi qu'un bfi-timent destinö a recevolr, ä mesure du döbarquement, les animaux uns en quarantaine par mesure sanitaire. Leslocaux devrontdtre pröalablementagrööspar le ministre de ['agriculture ou le gouverneur gönöral. Pour so rem­bourser de ees frais, les inunicipalites pouiruul elaldir des laxes spö-ciales sur les animaux Importes,
Tous les animaux, solipödes, bovins, ovins, caprins et porclns, doi-vent elre visitös, avons-nous vu, et, a döfautde service d'inspection velerinaire local, il est supplßö a la visile par la production d'un cer-tiflcat d'origine el de sanle indiquanl le nombre el le Signalement des animaux. Ceeertilical, donlil sera question un pen plus loin au point do vue de sa v6racit(sect; et de sen Importance, et qui peul d'ailleurs dtre exigö dans les bureaux 0C1 tonctionne un service d'inspection, doit Omaner d'un vötörinaire donl la signature doil 6tre lögalisöe par I'au-torile du lieu d'origine des animaux. II doit, de plus, porter 1'attes­tation donnöe par ladite autoritö que, dans la localitö d'oü proviennent les animaux, il n'existe et n'a existöpendant les six semaines prece-dentesaucune maladie contagieuse sur les animaux de l'espöce. Ledil certiflcat n'est valable que durant les trois jours qui suiventla visite des animaux par le vötörinaire qui ladeliviv; il est remis entre les mains des agents de la douane, qui pertjoivent aussi Irs droits de visile.
Los animaux imporles el qui doivent,avanl d'aller dans Irs lieuxde destination, elre soumisäl'inspectionsanitaire, sontdöbarquösavantla visile, a moins que le vötörinaire ne puisse circuler aisöment dans los wagons. II en doit ötre de memo pour les animaux qui ne font que tra-verscr la France pour se rendre dans quelque pays ötranger. La visile sanitaire doit ötrefaite avecle plusgrand soin par los vötörinaires,qui doivent d'ailleurs so tenir au courant des öpizooties rögnantes ä le-tranger. Los animaux bovins admis a l'importation doivenl ötre mar-quös; et le döcrel du 14 mars 1806 a döcidö qu'ils seraient soumia a l'dpreuve de la tuberculine; voiei d'ailleurs ses dispositions :
Akt. Ilaquo;r Les animaux de respäoe bovine venant de l'ötranger, prösentös u l'importation en Franco, son!, sounds h l'öpreuve de la tuberculine, et, h cet cITet, ils sonl, places cn observalion a la frontiöre, aux frais dos impor-Uitcurs pendant quarante-huitheures au raoins. Ceux qui presententä celle
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A
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MALADIES C0NTAOIEUSE8 BACTERIENNES.
6pr6iive les röaclions caractörisliques de la tuborouloae, sont refoulös aprös avoir 616 raarquös, a moliis que I'lmporlateur ne consenle a ce ([u'ils soioul immödialemenl nbaltus. Dans cecaa, I'abalagea lieu sur place, sous la aui'veil-lance du vötörinaire-inspecteur attachö au bureau de douane d'lntroduotion, Art, l. —#9632; Sonl exemptöa de l'öpreuve de la luberculine les aninuuix de rospöoe bovine qui sont döolariSs pour la bouoherie. Ces animaux ne soul, admis qu'ä destination des maroWs de la looallW oö il existe un abattoir public. 11s soul marquös, el ie laisser-passer raenlionne la locality de desti­nation. Ce laisser-passer est renvoyö, dans les quinze Jours de sa dale, au vötörinaire-inspeoteur qiM l'a döilvrö avec un cortiflcat d'abatage ömanant du vötörinaire präposd a la surveillance de l'abattoir oö les animaux ont 616 sacridös. Daus Ie cas on les ainmaux ne seraienl pas tons abattus dans la localil/'d.'rlaiV',. au moiiioni de l'entröe en France, la röexpödition ne pourra avoir lieu qu'aveo un laisser-passer dölivrö par Ie inaire de ladite localUö, et a destination d'autres lot-allies ögalement pourvues d'un abattoir public. La justiflcation de l'abalage de ces animaux devrn fitre fournie dans la forme et le dölai indiquös au paragraphe pröcödent. (Döc, li mars 1890) (I).
Toutes les mesures propres a prövenir ['invasion d'une maladie conlagieuse peuvenl 6ire prises centre les imporlateurs ol a leurs frais, lelles que lorefus d'entröeou la mise en quarantaine des animaux el des nlijeis susceptibles de communiquer nne maladie conlagieuse, l'abalage (sans indemnity) des malades et des conlaminös, l'enfouissement, etc.
En lemps normal, la circulation des animaux de travail et de service dans le rayon frontiöre, celle des chevaux et aulres bötes de somme altelöes ou montöcs servant aux voituriers ou voyageurs, ne sent pus entrav^es. Toutefois, les condueteurs d'animaux affoetösö un service publicdoivenl toujoursölre porteurs d'un certifleal d'origine etdesantö dölivrö parun vetörinaire, dontla signature osl lögalisöe par l'autoritö du lieu de provenance. Cecertiflcal n'est valable que pendant un mois. D'ailleurs, les animaux qu'il concerne peuvent toujoursölre soumis ä ['inspection du vötörinaire pr6pos6 h la visile sanilaire. Les animaux venanl au pö,turago en Prance peuvenl entrer par tous les bureaux de douane indistinetement, h,condition d'elre aecompagnös d'un certifleal d'origine et desantö, dölivrö dansla möme forme que ci-dessus; ence
(|N,Los proscriptiona de ce dücrot soront-ellea d'une execution facile quand Irs nrrivages seronl importantlaquo;'? Un clöcrel du 0 avril 1896 a dficldö ; lraquo; Que l'importa-Üon en France des auimaux de l'cspdce bovine venant de l'fitrangor, aulres que coux ilivlaivs pour labouclierio, ne peul avoir lieu que par les bureaux do douanoa : de Dunkernuo, Bailleul, Wervicq sud.Tourcoing, Blanc-Misseron, Jeument, Amor. Givet, Mogues, Longwy, Balilly, Avricourt, Polile-Croix, Delle, Mortcau, Pontarlier, Bellegarde, Modnne, Foutan.Vintimille, Marseille, Corböro, [lendaye, B6hobie, Bor­deaux, La Rochelle-Palllce, Nantes, Saint-Nazairo, Brest, Lo Ldguö, Saint-Malo, (Jpanv'illo, Cherbourg, EIonBeur, Le Havre, Dieppe, Rouen, Boulogne, Calais; •lquot; que le tai-if des douanes sanitalros lixe par le döeret du 28 novembro 188J est ainsi modiflä ence qui conccrne lea animaux de l'espöce bovine venanl de I'etrangcr: lo Animaux do I'espAce bovine derlaivs pour la boucherlo; taureaux, boeufs, vaches, par t6to, 75 centimes; bouvillons, taurillons, gßnlsses et veaux, par l6lo, 50 cen­times; '.'quot; Animaux de l'ospöco bovine aulres quo coiix döclarfis pour la boucherlo ; taxe unique, par töte, i fr. 50.
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UßOIME SAN1TAIRE, SERVICES SANITAIRE8.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;r!39
cas l(.'clil oertifloat no vaudraquo pendant huit jours. Quanl aux ani-maux appartenani iui\ rögnicoles, qui on\ 6tö pacager de l'auti^o cötö dela fronliöre, ilspeuvent renlrei'en France parloburoau de douanede sortie, sous la condition d'ötre acoompagnös eux aussid'un certiflcal d'origine et de santö renouvelable toua les huii jours, Toutetois, la pro­duction dudit certißcat neserapas exigöe etlesanimaux sorontsoumis saus fraisä ['inspection sanitaire, si le bureau de douane, par lequel ils entrenl ei ils sortent pour venir pacager en France ou pour aller pacager au dela de la trontiöre, est un de ceux qui possödenl an sei1laquo; vice (I inspection, Les droits sanitairesnesont pas non plusper^us pour les animaux deszonesneatralisöesdu paysdeGex et dela Haute-Savoie, ni pour ceux sorlis temporaireraent en vue d'ötre conduits ä des foires ou marchös en pays ötrangers,
Lecertiflcat d'origine et de santö donl il vienl d'dtreparlödoil Omaner d'un vötörinaire qui a visitöles animaux ; il doil contenir l'indication du lieu et de la date de la visite, du Signalement des animaux s'ils'agii de chevaux, ä.nes, mulcts, bovins, de leur nombre s'il s'agitd'animaux appartenani aux espöces ovine, caprine et porcine, de leür origine; ildoil attester qu'ilsnesontatteints et neprösententdes signes d'aucune maladie contagiouse, qu'ilsprovionnenl d'unelocaliW indemnedetoute affection contagieuse; il doil enfln ölre lögalisö par l'autoritö da lieu d'origine, quiattestera qu'il n'existe et n'a existö depuis six semaines aucuno maladie contagieuse aur les animaux de l'espöce. Si toutesces conditions ötaient remplies scrupuleusement, et si on repoussail impi-toyablementles animaux dont le signaloment se trouve inexact au point do faire äoupgonner quelque substitution, ainsique les troupeaux dont le chiffre ne concorde pas avec le nombre indiquö surle certiflcat, on pourraitretirer quelque söcaritö de cotte mesare. Mais a'arrive-t-il pas que les importateura obtiennenl des vötörinaires et des aatoritös de l'ötranger des actes de complaisance;et no s'avisent-ils paseux-mömes desubstituer, dansuntroupeau,alaplaced'ananimalmorl parexemple, nn aulre sujel dont l'ötal n'a pas 6t6 vöriflö et qui peut apporter des germes de maladie, etc.? Aussi, malgrö la production du certiflcal d'origine et de santö, convient-il de faire passer ä la fronti^rela visite sanitaire dos animaux importös toutes los fois qu'il n'y a pas impos­sibility alisoliie.
1!. Exportation. —L'exportation est soumise a certainos rögles, dans le lud de sauvegarder la röputation et les intöröls du commerce natio­nalen prövenanl l'envoi a l'ötranger de tout animal allein! ou suspect de maladie ooiilagicuso.
Textes ä consulter ; Ail. 89. I.. 21 juill, 1881. — Art, 7:;, 70, 77, 78, 79, Dee. 22juind882. — Art, l. Ddc. 6 avril 1883. — Art. I, 8, Arr. min. 7 mal 1883. — Ali. 28, 38, 39. Dec. 12 nov. 1887.
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340nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES CONTAQIEÜSES BACTßHIENNES.
l.c chef de l'Ktal en France et le gouverneur gönöralen A-lgörieonl lo droit ili' prescrire ä la sortie les mesures nöcessalres pour empöcher I'exportation d'animaux alteints laquo;Ir maladies contagieuses; llsdötor-minent les ports par lesquels peut se faire l'exportation, En touttemps [es animaux solipödos, bovins, ovins, caprins et porcins, doivent Ätre sourais ä une visile sanitaire mix frais des oxpöditeurs avant leur em-barqueraent. En Algörie, doivent d'ailleurs 6tro soumisäcettevisite non seulement les animaux oxpödiös a l'ötranger, mais aussi cöux qui sonl envoyös en France; il en est de meine ties animauxexportös de France en Algerie. En Algörie, les droits de visile soul pereus par les eraployös des douanes. En France ilen est un peu difföremment; les animaux lt;ligt;i-vent elre visiles par im velorinaire que le minislrc de ['agriculture dölögue a cet eflet ; et les frais do visile soul pereus par lo vötörinairo d'apröa le tarif ötabli par l'arrötö du 7 mai IH8;{. La laxe est due pour chaque töte de bötail yisiWo, quel'embarquement aitötöautorisöou non. i.es veterinaires commissionnös dans les purls, pour procöcler ö l'examen des animaux destinös ö, Texportation, pergoivent, en France, pour frais de visile, des liuuoraires calculÖS d'ajires un laril' etaldi par arrelo luiuisteriel ivoir Arr. min. 7 mai ISK.'i, art. I,p).
Dans les porls oti les eireuiislauees permettent l'organisation d'un service sanitaire, la visile des animaux dostinös ä l'exportation doll s'effectuer sur le quai möme d'embarquement et seulement de jour; (die doit porler sur cliaipie animal iiulividuellement, ol le eerlilical de sanle ur doil ötre deliviv qu'aprös l'inspection de tons les animaux presents sur le quai. Le vötörinaire charg6 de la visile sanitaire des animaux exportös doit s'assurer de la propretö ei de la salubritö des pontons, passerelles et ob jets divers servant ii l'embarquemenl ; il doit egalemeul s'assurer de la propretö el de la saluhrile du navire et speeialeineul dos parlies desliuees a reeovoir les animaux; il peut, s'il y a lieu, en reqnerir le nettoyage et la desiul'eelion. II doil. enliu deliviTr ii l'expöditeur un certifleat attestant letal de sanle de l'animal ou des animaux prösentäs ; et il doit y önoncer en toutes lettres la soininc perdue pour droits de visile. Toutefois, si un eas de malailie contagieuse est conslatö ou soupconne, lo certifleat doil elre refuse pour l'animal malade ou suspect et pourceux qui sontsusceptibles de contractor la m6me affection, soil qu'ils fassenl partie du meine troupeau, soit qu'ils aient elr trouvös en contact avec les animaux atteints. Les uns el les autres seroni isolös, les malades separes des suspects, el les auloriles seront averties. On appliquera d'ailleurs les mesures de police sanitaire jugees uecessaires, suivanlles cascl siiivant les maladies, coiume lorsqu'il s'agit d'animaux reconnns malades ou suspects dans les foires et les marelies. Apres chaque depart, on doil nettoyer et dösinfecter, comme lorsqu'il s'agit de la tenue dun marehe, les emplacements oecupes par les animaux, les pontons, les
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quais, les pnssorollos et touslesobjets tjui out serviä l'erabarquemenl L'article 70 du döcrel du 'i Janvier 1896 sur la police sanitaire ma­ritime contiont les dispositions suivantes :
laquo; Les aiiiiuaux vivants auü't's (|ii(' les liostiaux mi caux vlsös par la loi du Jl juillet issi sur la police sauiUiire des aniaiau:t domestiques peuvenl ßtre l'objet du mesuros t\t'. däsinfoclioni — Des cprtilicats d'orlglne peuvent rire exigäs pour lea auiuiaiix erabarquös sur uu naviro provenant d'un port an voisinage duquel rögno une äpizootie. — Des certlßcals analogues peuveut (Mre dtilivres pour des animaux embarquös on France ou eu Algeria.— Lorsque (ins euirs verts, des peaux laquo;m des dein is frais d'animaux sout expedles de France ou d'Al^erie a I'etrangor, ils peuvent, a la demande de l'expöditeur, 6tre L'objot de certUIcats d'origlne dölivrßs d'aprös la döcläration d'un vöt/Tinaire assermeiile. raquo;
Lorsqu'il s'agit d'animauxexportös par voie do terre, dos forraalitös et dos pröcautions semblables soul obligatoires, Auoun animal no peut ßtre exportö sans ötre accompagnii d'un oertiflcat desantö dolivro par nu veloriiiairo, suit par lo velörinaire du bureau de douane, si los animaux proviennent d'une locality vroisine de la frontiöre, soit par im velerinairo t\u lieu d'origine dans tOUS les autres eas. Ce certiücat doit ötre fait suivant lea regies indiquöes |Hinr eoux qu'on cxige a (iropos dos animanx importös de l'ötranger,
(.'.. Transports. —#9632; Les transports effectuös par voie forrde ou tont autrement pourraient ötre l'occasionde la dissömination de nombreux eas de maladies contagieuses, möme en supposant que les animanx transportös eussent ötö visitös'toujours avec soin avant leur depla-eomonl. Outre quo des maladies oxistanles peuvent passer parfois iiiaporeues, des auimaux simplement crmtamines avant l'embarque-nient peuvent tomber malades durant le trajel parcouru. II etuit dorn; indispensable deprendrodes pröcautions pour öviter la contagion par l'iiiternii'diaire des moyons de Iransport, omployös, et d'en oxiger la disinfection.
Textes ä consulter : Art. 16, 33, 37, L. 21 juill. 1881. —Art, 03, 04, 93. Dec 22juin 1882, —• Art. 18, 40, 16. 060. 12 nov, 1887. Air. min. 30avril 1883.
— An. min. I -2 mal 188:!.
Toul entrepreneur de transports par terre (voituriers ei compagniea de chemin de for) ou par oau (compagnies de navigation), qui a trans-portö des bestiaux, doit, en tout temps, et saus qu'aucun eas de maladie conlagieuse ail etö constatd ou soupQonnö, neltoyer, laver et dösinfector les vöhiculcs, voitures, wagons, bätiments et objets divers tels que ponts, passerelles, hangars, (|iiais, etc., sous peine d'amende
et de prison. Quol que soit l'etat sanitaire des animaux transportÖS, los voitures, wagons, hatiments et autres objets doivcnt dune ötre desinlectes apres chaque voyage, quelle quo suit sa duree. La desin-
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342nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES C0NTAGIEU8E8 DACTEftlENNEB.
rection, donl le modo d'exäoution sora iudiquä plus luin, A propos de l'ötude gönöralo do celte mosure, doit dtro faitö dans los vingt-quatre heuros qui suiventledöbarqueraont, Quand il s'agil do wagons, il doit dtro apposö aprös la sortie dos animaux, sur uiiq 1'tico latöralo, un ficriteau indiquant qu'ils doivent ötro dösinfectös; et il ost absolument Interditdevemeltre en service un vöhlcule quelconque,voituro, laquo;agon ou bäliinriil, qui n'a pas encore 616 dösinfectö,
La disinfection des wagons a lieu par les soins des coinpagniesi i|iii perQoivent despropriötaires une laxe dßtorminöe; eile doil avoir lieu sons la surveillance dos ogenls du conlröle^ et eile doit 6tre Eaito aulantque possible a lagaredestinatairo. Les wagons, dans lesquels ont ele transportös des animaux alteinls de maladie contagieuse, doivent etre desinreel(''s sous la dinrlion du vötörinaire propose a la visito des animaux; et quand il s'agit de wagons dans lesquels, aumomentde la visile sanitaire a l'entröe en Franco, on a constate la prösence d'ani-maux alteintsde maladies contagieuses, ils doivent 6tre dösinfeetös de suite, avanl do pönötrer pins avanl dans le territoire Iramais.
I.es voituriers, comme los compagnies, doivent dösinfecter lours veliieules aussilol aprös chaque deehargemonl ;aenx de faire payer les pniprielairos on consöquonce. D'ailleurs, en cas do maladie contagieuse constatöe, soil an moment de l'entröe en France, soitentoute autre cir-conslance, la disinfection doil ötre falle di^ suite et sur place; eile cst opereo alors sons la direction du vötörinaire quia constatö la maladie.
Les bateaux et navires doivent 6tre nelloyos, laves el dösinfeetös, ainsi que les ponts, passerelles, etc., le pins tot possible, aprüs le döbarquement. La dösinfection no s'applique toutefois qu'aux [daces oecupöes ou parcourues par les animaux ; eile ost faite par les suins des compagnies ou des individus proprielaircs des bamp;timents, el olio est survoillöe par le vetörinaire chargi5 do la visile des animaux.
tgt;quot; Police sanitaire ärinterieur, — Les animaux malades on suspects, los cas de morl dus a une maladie conlagieuse et ceux aprös lesquels
.....3 pareille affoction a ele eonslalee soulement ö l'autopsie, doivent
ülvodöclarös a I'autorite locale [art. 3, L, ^1 juill. 1881 et art. 3, Doer. l-l nov. LSiST , au maire do la commune ou ii son sup plea id. La deelara-lion estobligatoiro pom' les proprielaircs, les delcnteurs, lesgai'dicns, les vötörinaires, v\. ionics les personnes chargöes de soignerles animaux, de les garder, do les prepaivr en vne dc la eonsomination, etc., sous peine d'amende el dc prison. Les malades, les suspects el les eadavres, doivent ötre en mömo lemps tenus söqueslrös, isolös et söparös dos animaux susceptibles de contractor la memo maladie; U's eadavres doivent ötre laissös sur place jusqu'ä intervention do l'autoritö, qui on fait pratiquer 1'examen ou en ordonne I'enfouissernent.
L'autoritö municipaleo I'obligation do veilleretde pourvoir a l'exö-cution dos mesurcs pröcitöes, de prövenir l'autoritö pröfectorale et de
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Itl'dIMK SAMTAIHK, RERVIGES 8ANITAIRES.
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faire visitor les animaux ou examiner les cadavros par lo vötörlnaire sanilairo. Lc maire, dös qu'il ost prövenu, doit s'assurerpar lui-m6me on sun d^löguö (commissaire de police, garde champötre) de l'accom-plissetnent de la söquestration el de l'isolenaent, et y pourvoir d'offlce s'il y a lieu ; il duil simultanömentinformer lc vötörinaire sanilaire et roquörir sun minislöre, II ilnii d'ailleurs provoquor la visite du vötö-rinaire sanilaire, lorsque, ö, döfaut de declaration par [es intöresses, iJ 11 appris d'une lacmi quolconque I'existence ou la suspicion d'une maladiecontagieuse(art.4, N.-Jl juil.1881. —Art.4, D6c. 12nov.l881). Lorsqu'une maladie contagieuse est signalöe dans une commune, le maire, aprösavoir agi commeil vientd'ötredit,et aprös la constatation de I'existence de l'affection par le vötörinaire, doil en informer le pröfet dans les vingt-quatre houres et lui falre connattre les mesures et les arrötös qu'ila pris art, I, Dee. 22 juin 1882); il transmet en m6me temps le i'apportdu vötörinaire sanilaire an pröfot, qui accuse röception el prend un arrötö pour prescrire les mesures a metlre a execution. Dans lc cas oil un animal alteint ou soupronnr. d'ötre alteinl d'une maladie contagieuse meurt lt;iu est abattu avanl touto declaration, le maire, qui vient a apprendre le fait d'une fagon quolconque, charge le v6t6rinaire sanilaire de cons tater la nature de la maladie, aprös avoir veille a ei? que le cadavre reste en place et ne soil ni ileLourm''ni cnl'oni. Ensuite, aprös avoir reeu li^ procös-verbal de constatation du vötörinaire, il informe le pröfet dans les vingt-quatre lieures, en lui faisanl connattre les mesures et arrötös pris par lui, el en lui transmettaift une copie dudit proces-verbal de constatation, Le pröfot accuse röception et envoie, comme dans I'especn precedente, s'il y a lieu, le velerinaire dölöguö chef du service sanilaire, pourvörifler les constatations dc sou collogue, avant de prendre un arrötö. Les arrötös des maires soul exöcutoiresavant l'approbation du pröfet; ils doivent 6tre transmis sans dölai avec ceux du pröfet au ministre de l'agriculture en France, au gouverneur general on Algörie, qui peuvent prendre un arrötö spöeial prescrivanl des mesures applicables amp;.plusiour8döparlements. Les main's peuvent, en cas d'urgence, permettre I'enfouissement avantl'examen du cadavre par le velerinaire, nolammenl lorsqn'il yaurail danger a le conserver. On conuatt döjö le röle des vötörinaires sanitaires, qui doivenl proeödor d'urgence ä la visile des anlmaux et a l'examen des cadavros declares, prescrire la söquestration et l'isolement, s'ils n'onl |tas öte appliquös, ainsi que la dösinfection, qu'ils jugeut immödiatement nöcessaire, et adresser sans retard au pröfet un rapport que le maire lui fait parvenir, Ln ellVl, outre la söquestration et l'isolement, le vötörinaire sanilaire a le droll de prescrire la (iesinleetion de la place OCCUpÖe, des olijels SOUlllÖS, du local, etc., (|iiand ellelni seinbl(;
nöcessaire (animal moil, döplacö, etc.). Ses prescriptions s'exöcutent
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MALADIES C0NTAQIEÜSE8 BACTfiRIENNES.
suns la surveillance de l'autoritö muniolpale ou de son dölögu^.
A|)n''s la röception de l'avis du mairu ol du rapportconstalant I'exis-lenco d'unemaladio contagieuso oud'une6pizootie,lQ pröfet intervienl et present les mosures nouvelles qu'il y a lieu d'appliquer dans lo cas particulier; il consulte le väiörinaire dölöguö chef du service sani-taire döpartemental, rt il prond, quaad il y a lieu, un arrötö döclarant infeotöes idles ou telles localitös, dans lesquelles on devra, sous peine d'amende et de prison, appliquer, selon Irs cas, telles ou idles des mesures suivantes : isolemenl, söquestration, visile, recensemenl et marque des animaux et troupeaux dans cos localitös; mise en interdit du möme pörlmötre; interdiction momentanöe ou röglenien-tation dos l'drrs et marches, du transporl et de la circulation du bölail; desinledion des öcuries, elables, voitures ou autres inoyens de transport ; desinloetion ou nirine destruction des objets ii l'usago des animaux malades, ou ([iti ont ele souiliös pareux, et gdnöralement des olijets quolconques pouvant servir de vöhicules a la contagion (art. .'i, L. -it jnill. 1881. — Art. ;i, IVv. 12 nov. 1887).Le röglemenl d'adminis-tration publiquo du 22 juin 1882 determine cellesde cr* mesures qui sent applicables en Prance, suivant la nature des maladies, four l'Algörie, ces mesures seronl appliqu6es,en territoire civil, suivant la nature do la maladie, dans les conditions et les limites deleriuinecs par liraquo; räglemenl d'administration publique du 22 juin 1882, qui est rendu executoire dans sou ensemble, sauf en ce qui concerne les prescriptions relatives a la pöripneumonie et a la dourine, qui ne sonl applicablesqu'en tanl qu'elles ne sent pas conti'airesaux disposi­tions du present decrel. Des arrötös du gouverneur gdnöral,rendus en conscil de gouvernement, rögleronl les mesures aprendro en territoire de commandement.
1/arrete döclaratif d'inl'ection suivra göneralemonl la reception du rapport du velrrinaire sanitaire el l'avis coul'orme du vi'derinairc dele-gu6, diet dn service sanilaire d(''parleineiilal; toutefois, les propri6-taires, en Prance, onl le droil art. N, L. quot;.il juill. 1881) de faire contester, par leur vderinaire, l'nfflrmation du vetörinaire sanilaire laut sur la nature el sur l'incurabilitö du charbon et du farcin quo sur le diagnostic de la morve. II en est de m6me en Algerie, mais sculoment en ce (pii concerne la nature de la maladie en cas de morve (in de farcin (art. 8, Dec 1^ nov. 1887). Le prelet doil alors designer un Lroisieme vetörinaire, dont les conclusions sonl adoptöes (Voir art. 90, 98, Dec. 22 juin 1882).
La döclaration d'infection, par arrötöpröfectoral, est laconstatation ofßcielle do l'existence de la contagion dans les lieux determines par ledil arrötö. A partirde la publication (notification aux intöressös] de cet arrötö, les prescriptions de la loi du 1\ juillet issi (art, 6), el du decrel dn 1-2 novembre IHMquot; (art, 5), edles du decrdda 22 juin 188-2,
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REGIME SANITAIRE, SERVICES 8ANITAIRES.
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spöchik's ii cliaque maladie, sortonl lour plein et entier efl'et; olles doiveut olro appliquöes toutes ipso faclo, oxceptö toutofois celles qui exigonl une nuuvello intervention do l'autoritö (abatage, inocula­tion, etc.), En cas d'apparltion d'uno maladie contagieusei 1c pröfet est obligö do prendre un arrötö döclaratif d'infection; ot, pour (pio les propriölaires soient lögaloment tenus de so soumettre iiux pres­criptions dud6cretdu22 juin iHHi en ce qui concerne chaque maladie, il faul que cet arrötö ait(Hä pris,
Dans une circulaire en date du 27 octobre 1884, le minislre de l'agriculture indiquait aux pröfetsleur devoir, en rappelant un arröt rendu par la courde Pau; il s'expriraail ainsi :
Lacour de Pan, qui a ett: röcemmenl appelde a so prononcor sm- la ques-tiiiu, a adoplö entiöroment oetto doclrine, el l'arrät qu'elle a roudu devanl a raon avis, llxer la jurisprudence, j'ai rhonueurdo vous on donner commu-nicaliou.
Get arrßt nst ainsi concu ;
laquo; Aili'inlii (|ii(^ .\.,.. esl poursuivi, aux termos dela cilalion ;i lui doimöo,
pour avoir....., dans lo courant du mois de Juin 1884, nögligö de söqucslrer
deux vaches lui appartenant, soupQonnäcs d'etre alteiules du päripneumonie contagieuso, el. les avoir laissöes conununiquer avec d'aulres animaux tie l'ospöce bovine;
u Attendu qu'en roars dernier uno vache appartenant ä N....., 6tanttomböe
malade, declaration en fnt faito u rantorile compötento, conrormement a l'articleS dela loi du 21 juillel 1881; qu'elle ful imni6diatement isolöe et relirei' do l'elable on eile se trouvait avoc doux anlics animanx de la niemi^ espree; quo l'article 3 rcinl, ainsi son enlieic execnlion de la pari du pro-pridtaire;
#9632;gt; Que M. le pröfet, lögaloment averti do la situation, dovait, aux termos de rarticle fi de la loi, stuluer sur les mesures a mottro on oxöcution dans le cas parliculier; qu'il pouvait prendre, si cela lui paraissait nöoessaire, un arrfitö portanl declaration d'infection; quo ce magistral so borna h presorire, liai­son arrele du 28 mars, les mesures ordonnees dans eel arretö et consistant
seulemont dans l'abatage de la vache signalöo con.....i malade ot dans l'ino-
culation do deux vachos qui ötaient restlos dans l'etable;
raquo; Quo cet arrele l'nt iinniediateinenl execute cl que, jusque-li, le prevenn avait exaetemont rempli toutes los obligations que la loi lui imposait; qu'a-pres l'exÖCUtion de cet arriHe, et a delaut de tollte antie mesure speciale prosorite au pröveuu, a döfaut notammont d'un arrötd portant declaration d'infection d'une partie quelconquo de sa proprlötö, lo prevenu elaii, remis, el quant a sa propriötö et quant aux animaux qui y rostaiont, dans la situa­tion normale ile tons les aulres propriötaires, ses voisius; qu'au mois de juin, öpoque de l'infraclion pour laquelle il est poursuivi, nulle obligation n'exislait pour lui d'isoler on de söquestrer les animaux de la ferme; que cetle obligation n'aurail pu existor quo commc coiisei|iienco d'un arrele de-claratif d'infection qui n'ajamais 616 rendu et qui u'a övidemment paa 616 suppl6ä par Tairele du 28 mars ;
raquo;Hue l'article 3 ne saurail dtro invoqud centre leprävenu qu'autanl que la situation quo cet article prevoit so serait reproduile en juin posterieure-monl a I'execntion de l'arrelö, c'esl-ä-dire an eas on d'aulres betes existant sur la fermc auraienl ule reconnnes ou SOUpQonuöes atleintes de la maladie
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MALADIES C0NTAQIKU8ES BACTERIENNE8.
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UI1I/U.UI ullOUf IliUia 'Jill. 1 lotl UD [mi ^'i i u rni mi; mv: (in v puv, j lt; j n raquo;vinvn n nquot; n #9632; '- •
ndioe de maladie, aucun soupQon, tie s(i sont produits ni en juin ni depuls ;
[ue, dös Inrs, te pi'övenu n'avail b, prendroaucuno despi'öoautionspresoritea
iar I'article 3, qui est le soul Invoquä contra Lui;
gt;gt; Qu'on iraquo;'iil d'autant moins reconnaltre, coinmo ('#9632;laut a sa charge, las obligations qul naissenl et no peuvent naltre que de ['existence d'un arrötö rögulier döclaratif d'infaction, qua cos obligations sont plus graves et qu'elles
constituenl un interdit lemporaire sur Inpropriötd döclaröe infectöe et sur
lus droits el la libartä du propriötaire;
ii Qua c'est done a bon droit qua le tribunal a ilrolaiv qua los fails laquo;laus la citation no constituaiont, dans los circonstances de la cause, ni contravention; qu'il y a done lieu da conflrmer son jugoment;
n Par cos mol ils,
ii La con !#9632;,
n Dil qu'il a clc liiou Juj-'c, mal appelö;
releves ni dölil
irevenu
-i Gonfirmo, en consiSquence, le jugemonl attaquä qui a ronvoyö le des lins do la [ilainlo ot noaninriiiis sans döpens. n
Vous reraarquorez, monsieur la pröüet, qu'en I'affaire sur laquelle la cour
ilc I'an a slatufi, c'est unique.....nl l'absence il'un arrßtd döclaratif d'infection
qui a rendu impossible la condamnation du prövenu ; quo l'ordre d'abatage el. d'inoculation ue saurait, on cas do pöripneumonie, suppWer I'arrfilS dont il s'agit ot iiuc c'est oo dernier soul qui pent faire sortir en lour plain ol ontier oll'el les dispositions prdvues a rarticle .'i de la nouvolle loi sanitairo.
Jo vous prie done de uouveau, monsieur le prüfet, de vouloir loon donner les ordres los plus precis pour qu'ii soil pi-t'sonle a votre signature un arrötd de doclaraiion d'infection dans ions los cas da maladie contagieuse qui vous Sarotlt sigualos.
II est interdil sous peine d'amonde et de prison, do vendre ou d'exposer en vente los animaus alteints ou soupQonnös d'ötrealteinlsde maladiescöntagieuses (art, 13, 31,L. 21 juillel 1881. —Art. 15,44, Doc. [#9632;2 novemlire 1887). II est ögaloment döfendu, sons peine d'araende et de prison, de vendre ou d'exposer en vente, pour la consommation, la viamio d'animaux qu'on sail morls d'une maladie contagieuse, ou aliallus connno alloinls do poslo bovine, de morvc. do farcin, do char-lion, de rage (art. 14, 32, L. 21 juill, 1881.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Arl. 10,48, D6c.
\-2 nov. 1887 .Enpareilscas,lescadavres doiveni 6tre enfouisou livrös an clos d'öquarrissage; il est döfendu de los döterreret deles acheter.
II est interdil de conduire sous aucun prötexte, möino pondanl la nuit, aux abreuvoirs communs, los animaux alteints de maladies cön­tagieuses et coux qui ont oUi exposes a la contagion, alors nicino quo la circulation en esl permise, alors mfiraoque I'abreuvement autremont est difficile (art, (i, D6c. 22 juin L882). Los locaux, cours, enclos, her­bages et pft/tures, oti ont sejournö des animaux alteints do maladies cöntagieuses, doivcnl ötre dösinfeetös (art. .quot;gt;, Deo. 22 juin 1882).
L'exercice de la mödecine velorinaire esl interdil, souspeine d'araende et de prison, ii toute personne qui iiquot;esl pas munie du diplömo de vete-rinairo(art. 12,30, L.2I juillel 18H I. — Art. 14.D6C, 12 no vein hie 1887;:.
Los frais occasionnös pur I'application des inesures sanilaires soul a
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IIKGIMK SAMTAIItK, SERVICES 8ANITAIRES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 347
i;i charge dös propriötaires; ilans certains ciis une indemnity lour (;st accordöe, pour leg animaux, lt;|iu; l'autoritö faitabattre, etpouroeuxqui tneurentde ['inoculation de lapöripneuraonie. En casdorefus lt;le leur pari de se conformer aux injonctions de l'autoritöadministrative, il y est pourvu d'offlce devant le juge de paix, Les frais raquo;Ir oea opörations seront recouvrös sur un ötat dressö par le tnaire et rendu exöcutoire parlesou8-pr6fet(art. 37, L.2I juill. 1881.—-Art. iO, Doc. l2nov. 1881),
Les devoirs ilcs propriötaires, gardiens cl dötenteurs d'animaux tilleiuls do maladies contagieuses, peuvenl done se rösumer ainsi i[iiquot;il suit: ils doivenl aussitöl isoler Irs animaux alteinls ou soupQonnös d'uti'e alteinls do maladies contagieuses, les maintenir sequoströs et rii faire la döclai^ation; ilsdoiventsesouraettreä toutesles obligations, ijue la loi leur impose, el aux ordres, qu'ils recevronl des autoritös, ou des vötörinaires sanitaires, agissant d'aprea Irs pouvoirs quela loi leur conföre et dans lalimitede cos mömes pouvoirs; ils doivenl conserver les cadavrcs d^s malades ou suspects jusqu'ä l'arrivöe du vötörinaire sanitaire; ilsm: peuvenl pas se dossaisir des animaux alteinls ou soup-roinirs d'ötre atteints do maladies contagieuses, ni dt^ ceux qui ontötä exposes ii la contagion ; ils doivent, en un.mot, sesoumettre ii loules les proscriptions des röglements sanitaires el se pröter it l'application de toutes les mesures qu'ils edielent; ils doivenl payci1 les frais occasionnös pur l'application de toutes les mesures de police sani­taire, ö,!'exception toutefois des frais de visiles sanitaires, de rupport, de döplacements des vötörinaires, d'autopsie, etc. Me sonl pas tion (das ii la charge des propriötaires, gardiens, dötenteurs : les frais du troisiöme vötörinaire prövu par l'art. 8 de la loi du 21 juill. 1X81 et par l'art.8 du dee. du l-i nov. 1887et l'arl. 98 du dee. du 22 juin 1882; les frais de pöripneumonisation et de clavelisation prescrites par l'autoritö. Tons les frais d'isolement, de sequestration, de disinfection, d'enfouis-sement, do transport, etc., soul a leur charge.
I.es prescriptions de la loi sanitaire uesont pasapplicablesä la eaVa­lerie de I'armöe. L'autoritö militaire roste chargöe de prendre et de faire exöcuter par ses vötörinaires loules les mesures nöcessaires pour combattre les maladies contagie.uses, pour öviter leur introduction et leur propagation dans I'armöe. Toutefois, eile doil donner avis, a I'admi­nistration pröfectorale, des öpizooties, qui se döclarent parmi les che-vaux appartenanl ö I'armöe.
Dans l'intörieur des döpötsd'ötalons etjumenteries de l'fitat, les me­sures, prescrites parla loi sur la police sanitaire des animaux et par le deerel du ü juin 1882, sonl appliquöes par Irs soins des directeurs; ceux-ci sonl tenus nöanmoinsde faire ä l'autoritö locale la döclaration prövue par l'article 3 de la loi sur la police sanitaire des animaux.
Les Ecoles vötörinaires donnent avis, ö l'autoritödu lieu d'origine des animaux amenös ä leur consultation, de lous les cas de maladies
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MALADIES C0NTAG1EUSES BACTERIENNES,
oontagieusos oonstatös sur cob animaux. Ellos peuvent, aveo I'autorilaquo; sation du ministre, garder on vie, pour servir ä des ötudos scientiflques, des animaux alteints de maladies contagiouses. Dans l'intöriourde ces ötablissemonts, lesmesuresdo police sanitaire soul appliquöes par les directeurs, qui font ö.l'autoritö locale ladöclaration prevueal'article3 de In lui sur la police sanitaire des animaux.
III. Mesures sanitaires.
Les diverses mesures de police sanitaire, dent les indications gänöralcs ont 616 entrevues pröeödemment, doivont 6tro 6tudi6es avec quelques dötails, parce que ieur imporlanco csl considörable, paixe que leur application estsoumise a certaines rögles, et parce quo e'est seulement de leur mise enoouvre judicieuse qu'on peul altendre Irs ivMillals Tu vue desquels le lögislateur les a 6dict6es.
1quot; Declaration. - Textesänonsuller: Ail. 3,1,2,31,32,33,36. L.21 juill. 1881. — Art. 3, I, 2, i;t, 4b, 49. 06c. 12 uov. 1887.
|ja lui exige que la ddclaration suit faite au maire ou ;i I'adminis-trateur de io commune dans laquellese trouvent los animaux, ile tons les cas do maladie conlagieuse ou de suspicion, par les propriötaires, les detenteurs, les gardiens et Irs vötörinaires appoles ä soigner les malades oa a les visitor. Quiconque ne remplit pas cette obligation est passiblo do mn jours Ji ileii\ mois do prison el do 10 a 400 francs d'amende.
La presci'iplion relative a la declaration osl reproduite dos anciens arrels et ordonnances sur la police sanitaire et de l'article -'iquot;')'.' da code penal. Quaml on dit que la loi sanitaire prescril la declaration aux propri6tairos, gardiens ou detenteurs d'animaux alteints ou suspects do maladies contagiouses, on entend qu'elle'.los oblige ii faire connallre ii l'autoritö les cas qu'ils ont constates ou soup^onnös. Declaration siguifie done avis donnö ö l'autoritö; et cot avertissement a pour but de mettre celle-ci an couranl de ce qui se passe, el de lui indiquer qu'il v a lieu dese preoccuper dos dangers, qui rösultent de l'cxistence ou de l'introduction do teile ou tollo maladie, d'en faire determiner les caraelöres et de prescrire certaines mesures, pour on arröter l'extension. La declaration csl trös importante, ear e'est grace a die quel'autoritö est inslruite qu'il y a un danger et que dos mosuresdoiventötre prises; saus eile l'autorite pourrait ignorer plus on moins longtemps la maladie, el la contagion pourrait s'6tendre et faire de plus grands ravages; e'est de cette formalit6 pröliminaire que dependent la proscription et l'applica-iion do toutes les mesuressubsequonlesdo police sanitaire. Ä.vecl'ancien rägime sanitaire eile etaii proscritepourtoutes les maladies coutagieuses, ot lu lui nouvelle enuiuere los affections pour lesquellos la declaration
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ME8URE8 SAMTAIHKS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;349
el les autros mesures siuil obligatolros; cotte önumömtion n'ost pas limitative d'une inani6ro absolue, car io chef di'. I'Etal peut l'6tendre a teile ou tolle maladie contagieuse reconnue dangereuse. La döclara-tion est d'ailleurs presorite dans tous los cas prövus par la loi, non seulement quand la maladie cxisio manifeätement, mais encore quand lt;ni soup^onne simplementson existence!; i'obligation existe done pour los cas de maladie bien caraetörisöe et aussi pour les cas do maladie simplement soupQonnöo. La declaration est en mitre obligatolre möme aprös la mort tie i'animal, s'il esl mort de maladie contagieuse ou s'il existe des motifs de cniire qu'il en esl mort OU i|iiquot;il en elail, alteinl. Les maladies pour lesquellcsladöclarationestexigöe sünl : le charbon, la peste bovine, la p^ripneumonie contagieuse, la morve et le farcin, la dourine, la rage, la clavelee, la Qövro aphtouse, la gale du mou-ton, le charbon emphysömaleux, la tuberculose, le rouget, la pneumo-enlerite; el eile pourra l'ötro pour d'autres, si le chef de l'Etatusede la prerogative que lui donue 1'articlo -J. tie la loi sanitaire. Dans toutes les lögislations sanitaires 6trang6res, la declaration esl inscrite comme elant la condition de l'intervontion de l'autoritö pour la protection de l'intöröl public.
Mind les soul les persi mnes que c('lle prescription oblige? Onelles son I les personnes tenues de faire la declaration ?
Ce soul les proprietaires, les dötenleurs, les gardiens d'animaux malades, les logeurs, (|ni se soul aperca de l'existence d'une maladie contagieuse sur les animaux leges dans leurs öcuries. C'esl en un mol, d'aprös i'article 3 de la loi du i'l juillet 1881 et du d6c, du 12 no-vembre 1887, toute personne ayant, a quelque litre que ce soit, la charge des soins ou la garde des animaux atteinlsou soupQonnös d'etre atteints d'une maladie contagieuse. Ce soul les guerisseurs, les empi-riques et les champ;treurs appel6s a les voir, a les trailer ou a les opörer. Co soul les locataires, les döpositaires, lesemprunteurs,les logeurs, etc. Co soul egalenient les vötörinairesappelös a les visitor ou a les soigner. Les veterinaires qui, ayanl reconnu l'existence d'une maladie conta­gieuse, de la morve par exemple, se bornenl a faire abattre le malade
saus faire la declaration, co.....lettent un delit et sent passibles des
peines correctionnelles edictees par la loi du 21 juillel 1881 (A.rr, cour d'Angers, ISjuill. 1893), Les proprietaires peuvenl bien abattre leurs animaux malades avanl de les declarer, mais ilsdoivenl eusnile se soumettre a robligation de la declaration art. 3, Dec. 22 juin 1882). Si les veterinaires, inöme ceux qui ne soul pas charges du service sani­taire, soul tenus (l(( declarer an mairc les cas tie maladies COlltagleuses (ju'ils ctinslatenl dans I'exercice tie leur profession, on ne saurait les considerer comme legalement obliges de faire la declaration quand, n'avant pas ete ajipelt'S a visiler ou a soigner les malades, ils out eu
connaissance de l'existence d'une aiTection contagieuse par d'autres voles
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MM. Mil MS i :0NTAG1 BUSES BACTEBIENN ES.
ou d'aulres moyons, Ce soni enfln lea bouchers 6t los charoutiera, aiissi hii'ii ceux qui fonl leur liaxail dans mi abaltoirpublic quo coux qui mil iiip' luerie particuliöro; ot, en leur absence, ce sontleurs om-ployös qui dolvenl satisfaire ä cette obligation. Quand le boucher fait sun travail dans an abattoir inspectö par mi vötörinaire, c'osl äoe der­nier qu'il iloil donner a\is. [Jne oi'donnanee (10 septembre 1898) du pröfel de police enjoinl aus bouchers ül oharcutiers du ressorl de fain; connaitre la provenance exacte dt's animaux attoints d'une nxa-ladie contagieuse,
Les vötörinairos inspecteurs des abattoirs ou tueries doivent faire, a. la inairic, une declaration spöciale de chaque caaladie contagieuse, qu'ils constatent dans leur service, mfiine quand il s'aiiil d'une maladie contagieuse laquo;iiii n'entratne pas la saisio de la viande (clavelöo, pöripneumonie, flövro aphteuse, tuborculose, rouget, pneumo-entörile); cette döclaration dull d'aillours 6tre faite i.......k! iatement.
Le ministrede la guerre, parune circulairedu ISnovembre issd, a prescrit que l'autoritö militaire laquo; doit donner avis ä l'administration pröfectorale desöpizooties se dec la ran I parmi I es chevaux de I'an nee raquo; ; il esl a dösirer que l'autoritö civile informe, de sun cötö, l'autoritö militaire des öpi/ootics, qui sövissenl dans les rögions, oüsetrouveni des corps de troupes ächcval. Par une circulaire du 13 Janvier IHi)(i. le jninislre de l'agriculture rappolle aux pröfels une autre circulaire du 6 septembre 1865 qui ios invitail a averlir iramödiatenient do toua les cas de morve ou de farcin ipii lour seraient signaläs, le comman-daul do la circonscription do remontc et celui du döpötauquel le de-parternenl es! raltach6. De plus, le menie avis dovra dorenavanl elre transmis immödiatenient aussi au commandanl du corps d'armße dans la rögion duquel le d6partement se trouve compris. Les direc-lours des döpöts d'etakms et jumenteries de I'l-lal el les diroelcurs des Ecoles vötörinaires doivenl (art. 63, 64, D6cret du 22 juin 1882] faire a l'autoritö la declaration prövue par 1'article ;{ de la lei du il juillel 1881.
L'obligation de faire la declaration esl sanctionnöe pour tons parune amende de Kl a 400 francs el par un eraprisonnoment de six ilt;iiirs ii deuxmoi8;etcespeinespeuvent6tre portöesau double de leur maximum, s'il s'agit d'nn velerinaire, ou si ['infraction a dejii eli'1 cominise une pei'iniere fois depuis jnniiis d'une annöe.
Toutes les personnes oblig6es a la declaration soul, pareilletnenf tenues; et,encasde aon-döclaration, el les doivenl toutes 6tre impliqu6es dans les poursuites. Mais il suffll que la declaration suit faite une fois el par an seal des obligös. Le veirrinaire jienl se dispenser do declarer, si le proprietaire I'a drjii fail ou se dispose ii le fatre ; sinon, il esl tenu de declarer,malgr6 la resistance du proprietaire, D'ailleurs, toute personne uon tenue a la declaration pent prövenir offlcieusement l'autoritö ou
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MESURES SANITAIRE8.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 381
mrinc faire une dönonciation au parquet, quand le döfaul de döclaration cröe im (langer pour ses aiiimaux ou pour elle-mömo. Ainsi, un voisin peutdönoncer l'existencede la clavelöe, quand letroupeau infeetöpout contaminer le sien; ainsi, un domestique peutdönoncer son noattre, quand on l'oblige ii soigner un cheval reconnu morveux, q\ aoa döclarö,
La döclaration, rendue obligatoire par la loi, doil ötre faite sur-le-ihanip, c'ost-ft-direaussitöl quo l'existenoe de la maladieest connue, ou dös que le soupgon de sou existence a |gt;ris naissance, sous peine, pour lesobligös, d'encourir la sanction pr6cit6e,encas de döclaration tardive. D'ailleurs, la döclaration tardive, encasde peste bovine et de pöripneu-monie contagieuse, taitperdretoutdroitä l'indemnitö, si le propriötaire est convaineu de nögligence ou de mauvais vouloir. Toutefois, en pra­tique, cette mesure est trös souvenl nögligöe par les propriötaires etles dötenteurs, soit par ignorance de leur obligation, soil par crainte de voirabattre leurs animaux, soil par crainte detracasseries de la part dv l'administration, soil par mauvais vouloir. Elloest pareillementnögli­göe souventpar les guörisseurs el par les vötörinaires eux-mömes, qui craignenl d'irriterleurs clients, el qui espörent se retrancher, en casde poursuites, derriöre une erreur de diagnostic II est de la plusgrande importance d'encoUrager les propriötaires a oböir aux injonetions du lögislateur; et pour eda il faul les instruire et les persuader, leur apprendre notammentä connaltre leur devoir öt leur faire entrevoir les CAeheuses consöquences de leur abstention. Quand les propriötaires, les dötenteurs, les vötörinaires, etc., ne tont pas la döclaration conformö-meiil aux prescriptions de la loi, ils peuvenl ötre poursuivis devantles tribunauxcorrectionnels. Ccttepoursuite n'a lieu quepar l'intervention du uiinislere public; mais des voisinspeuvenl dönoncer lesdölinquants au ministöre public el provoquer son action. Pourtant, bien que sou-vent la döclaration soil nögligöe, on voit rarement intervenir le minis-lore public, a tel poinl que, möme de nos jours, des infractions de ce genre ne soul presque jamais poursuivies; et, quand la poursuite est exorcöe et l'aflfaire portöedevant un tribunal correctionnel, ii est rare de voir appliquer les deux peines, I'amende el la prison; le plus sou-vent on applique la plus legere, c'cst-ä-dire I'amende. Pour appliquer la pönalitö iudiiinee parlaloi, il taut que ledölinquant ail agi aveccon-naissance de cause ; ainsi, il ne suffll pas qu'il y ail eu omission de la döclaration, il faul de plus que I'omission ail ötö intentionnelle.
A qui et commeni doi! ötre faite la döclaration?
D'aprös l'ancienne, et encored'aprösla nouvelle legislation, ladöcla-ration doil ötre faiteä l'autöritölocale, au maire,ä l'administrateur de la commune, oil se trouvent les animaux. Le declarant se borne ordi-nairemeul ii informer l'autöritö de vive voix; il peut cependantfaire la declaration par ecril, BUT papier libra, ou meine l'envoyer par la
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MALADIES C0NTAGIEU8E8 BACTEWENNE8.
poste ou le tölögraphe ; ot cello döolaration, orale ou öcrite, doit etre ['expression exaotode la vöritö.
Ledöclaranl peul exiger de l'autoritd la constatation de sa dämarcho, il pent exiger im röcöpissö altestanl qu'il a döclarö tel jour, Le maire lt;loit en consöcTuenco dölivrer ce röcöpissö, laquo;iiii sera dato et indiquera les nom, prönoras et domicile du döclarant, la quality en vertu de laquelle il döclare, lo nombre et l'espöcQ des animaux, le nom de la maladie et le nom du propriötairo des animaux, si le döclaranl n'en esl j)as lui-meme le propriötaire; ce reeepisse sera sigm'' par le maire. Dans chaque raairie, il doil ötre ötabli un registre spöcial, sur lequol le maire est tenu de transcrire ä leur dale toutes les declaralions (jni luisonl faites, Quand le vötörinaireconstate I'existence d'une maladie chez son client, il peut arriver qu'il soil chargö parle proprietaire de faire lui-inrnie la döclaration a l'auloritö; dans ce cas, il agil comme le propriötaire, il fait unedöclaration verbale, ou mieuxunedeclaration sous forme de rapport soinmaire, dans lequel il indiqne les caraclei'es, la nature de la maladie, son extension el les mesures ä prendre. L'aulorile pourra ensuite dölöguer tout autre vötörinaire, si celui qui a fait la döclaration ne fait pas partie du service sanitaire, mais d6jö ce rapport la flxera, el avant que l'autre vötörinaire ait rempli sa mis­sion, eile pourra proposerl'application de certainesmesures de police sanitaire qu'olle jugera convenables.
Les proprielaires, detenteurs et gardiens d'animaux sont l.enus en outre de maintenir söqueströs et isolös les animaux, qui foni l'objel de la döclaration, des qu'ils ontreconnu ou soupconne la maladie.
2quot;Vi.sito sanitaire. — Textesäconsuller: Art. 3, i. L, 21juill. 1881, — Art, 3, Dec. 22juiii 1882.— Art. 3, 4. Ddc. 12 nov. 1887.
Quand l'autoritö a ötö avisöe par döclaration ou autrement, eile doit aussilöt intervenir, el eile le fait de deux maniores : eile doitd'abord veillera ce que les animaux malades soient isoles et sequestres, et en outre eile requiertle vötörinaire sanitaire de la circonscription, s'il y a lieu, ou en dösigne un pour etudier l'öpizootie.
Les vötörinaires, requis ou dölöguös pour cctte mission, doivenl pro-coder avec la plus grande cölöritö ; ils doivent se mettre ä I'oauvre aussitöl que possible. iKms leur visile, ils peuvent se faire accompa-gner par un membre de l'autoritö ou par un employe de la police; cependant cette pröcaution, qu'ils onl le droit de prendre, n'est pas toujours bonne. Quand ils saventqu'ils doivent avoir affaire a des pro­prielaires houneles el de bonne I'oi, ils peuvenl se dispenser do se taire accompagner par l'autoritö ou par la police, donl 1'intervention pro-duit un mauvais effet, surtout dans les campagnes, et ne fail qu'aigrir l'espril des propriötaires. Ils doivent, avant de proeöderä la visile des lieux el des malades, se renseigner, non seulement aupres des propriö-
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MESURES 8AN1TAIRES.
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talres, mais onoore auprös des voisins, auprös de l'autoritö locale; ils doivent s'entourer de lous les ronseignemonts qui peuvent los moltre sur la voie de l'origine, du modo d'introduction do la maladie contagieuse dansla localitö, et de la date do son apparition; ils doi­vent done proerder d'abord a nne vrrilable enqudte 'art. 99, J)6c. 22 juinl882 et Inslr. min. 30 mai 1892).
Instructions aux prefets an sujet des enquetes ä poursuivre sur l'origine des cas de maladie contagieuse constates.
Paris, Ir 30 mal I80J,
Monsieur In pröfet, aux terraesdu döoret du 22juin 1882 fart. 99) portant röglernentd'admlnislration publiquepourrexdcutiondela loidu21 juillel 1881 sur la police sanitairo des aniniaux, los viiti-rinaires du service däpartetnen-tal des cpizootins sonl tenus, chaque lois qu'ils constatenl I'appariiion d'une maladie contagieuse dans une stable ou dans une oxploilation agricole, de vous adresser un rapport qui Indique les mesures qu'iis out consoillöes ou qu'ils conseillent do prendre pour combattre la maladie, et fasse en raöme temps connallre les resuiuus de l'enquöte a laquelle ils ant di^ prooöder sur son origine,
J'ai I'honneurde vous prior de vouloir bien leur rappeler cello prescrip­tion, i'i do vous demander de joindre toujours ce rapport ft la oopie desarrö-los de d6claration d'infeotion qua I'article 1'quot;' decs döeret vous prescrit de me transmettre le jour niiMiio oü ces arrötös sonl rendus,
J'ajouterai qu'il rösulle de l'examen de coux dos rapports de volönnaires qui m'ont iHö communiques, que trop souvenl los prescriptions relatives i\ In recherche de l'origine de la maladie sonl, mises en oubli, ou que colic recherche estfaile d'une maniöre insufflsante. Si quelques Interrogations sent adressöes au propriötaire de {'exploitation atteinte, on ne pom-suit gdnfira-leineut, pas plus loin l'enquöte, lors mdme que les räponses I'ailes ne donnent aiicnn I'daircissi'ment, et I'on se contenle, clans la plupart des cas, dc tormi-ner le rapport par la mention : cause inconnue.
II est cependaul universollement reconnu aujonrd'hui quo, pour qu'une maladie contagieuse so manifeste dans une stable, une öcurie ou untroupeau, il laut qu'elle y ail, iHe apportee du dehors.
L'enqudle doit done porter sur la provenance de tous les animauix de Vitahlc on de I'exploitation atteinte et ^^///, la date de leur arrit 6e dam cette exploitation am- le raquo;mil et le domioile ilu marchand qui a vendu l'animal malade ou leu ani-mam suspects, ainsi que sur le nom et le domicile des personnes qui peuvent avoir anldrieurement dötenu res animauai et sur les occasions de contact que le bitail de Vexploitation peul avoir cues avec d'autres animauw ä Vi'poque du commencement de la päriode habituelle d'inmbation 'le la maladie. Le KilMnain quiprocHe n cetle enquitedoitaussi visiter immidiatemenl le hitail des exploita-li'iin desquelles il seraii ainsi amend d supposer que le mat a i'ie imports, si elles se trmvent dans sa drconscription, ou, dans le cas contraire, demander ä votre prifecture de les faire visiter suns dölai.
II nVst pas douteux quo, dans rimmonso majoritd des cas, l'enquöte ainsi ponrsuivio n'anioMe la ilocimvortc de foyers Incoiinus, d'oö le mal aurait continuö de rayonner, ou la constatation de quelqu'une de cos Infractions a nos röglements de police sanitalre, qu'il est de rinierct de tons los öleveurs de voir soveroment reprimees, otje aai pas hesoin, par consequenl, d'insis-
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MALADIES C0NTAÖIEU8E8 BACTERIENNES.
ter davanlago surla nöoossitöde prooßder ainsi, dans ohaqueoirconstanoe, d des rooherches minuliouses sur l'orlglne de la contagion.
Vous voudrez done bleu faire adiesser des instructioDS dans co sens aux ilifTrrcuts vötörlnaires sanitaires de votre döpartement, avec Invitation de s'y oonformer scrupuieusement, et s'il ötait Indiquö dans les rapports qu'ils transmettront, ou si vousjugiez quo l'intervention de la gendarmerie serait lu'cessaiie pour arriver a la connaissance de la v6rit6, vous n'hösiteriez pas a user de ce moyen complömentaire d'inforniation,
Dans leur visite, ila agiront avec prudence et precaution; ils visi-teronl d'abord les lieux etlesonimaux simpleraent suspects; puis ils visiteroni Irs lieux infect6s et les animaux malades. La raison dc cetteraanicre do proeöderse comprend facilomenl : ilimporte que le vrlei-inaii'e nc soil pas an agent de propagation de la tnaladio; or, en procödanl autrement qu'il vieni d'etre indiqu6, il pourraittransmettre l'affection des sujets malados aux sujetssains, II ost vrai qu'il pourrait paror a ce danger, en se nettoyant, en se lavanl et en se dösinfeetant, comine cola est d'ailleurs indiquö dans la, pluparl des cas; mais, outre cette pröcaulion, le plus prudent el le plus simple est defaire comrae il
vienl d'ötre expose.C/i'sl assez dire par lä que la visile doii porter......
seulement sur les animaux malades el les lieux infeetös, mais encore, dans certains cas, sur les lieux et les animaux du voisinage. Ainsi, quand il s'agil de la morve, il faul visiter, non seulementles chevaux döclarös morveux qui se trouventdans I'^curie, mais aussi les chevaux sains en apparenco, qui se trouvent dans la meme habitation, ou qui out eu des rapports avec des animaux malades. Le vötörinaire examinera les ca-davres et pratiquera les autopsies, en s'entourant de toutes les pro-cautions voulues pour 6viter la dissömination des germea. llchoisira un lieu convenable, dirigera et surveillera le transport des cadavres, (5loignera les curieux, et opörerasuivanllesröglesqui döcoulenl de la connaissance des propriötös des germes, II pourra, s'il le juge utile, demander l'autorisation an pröfet (art. 4, Deer. 22 jniu 188-2) de faire exhumer, aux lins d'auliqisic, les cadavrrs dY'jii enfouis. llponri'a, s'il le croil utile, prölever et conserver des Ißsions. II pourra avoir recours aux moyens de diagnostic examen baetöriologique, inoculations, injec­tions, etc.) qu'il jugero utiles, si lesdonnöes de l'enquöte, les symplö-mes et les liSsions ne l'oni pas sufflsamment edille. 11 devra dans cer­tains eas art. 8, L. 21 juill. 1881) s'assurer si le propriötaire aeeepte ou fail contester son diagnostic, pour en nMei'er tout de suite au pröfet. En lout eas, que son diagnostic soil contestö on qu'il n'ait encore quo des soupeons, il eonseillera et prese.rira les precautions propresa con­jurer la contagion; il prodiguera aux propriötalres, dötenteurs et gardiens, les conseils et les indications utiles, en vue d'eviter toute transmission,
En procrdaul a sou uuquele, ii savisite et ii lautopsic descudavres,
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il prendra doa antes sur le sigaalomoat ilus aaimaux visitös, sur le degro do lour maladlo, sur lour 6tat gönöral, lour 6tat d'embonpoint; ildovra proxadro en un mot toutos les notes qu'il jugera nöcessaires ou nliles pour larödaction do son rapport. S'il conülut ö l'oxistonco de la inuladie, il prescrira immödiatemont cortainos mesures, lelles quo I'lsolemont, la Sequestration et la dösinfection, si olios n'ont pas ute prises döjö,, el s'il les juge nöcessalres. Ensuite il s'occupora de la redaction de son rapport, qui sura couqu et fail d'aprös les röglos i'miiiKh'iM's plus haul, et il proposora Irs mesures lt;|u'il jugera nöces­salres ou opportunes.
Cost au rerii du i'apport du vötörinaire sanitaire quo le pröfel prend un arrötd döclaratifd'lnfection ou demiseen survelllanco, aprrs avoir consultö le velerinaire d616gu6. En cas do conflit, provu par laiiiclr 8 do la loi da :2I julllet 1881, ildösigne un troisidme vötörinaire; el oe n'est qu'aprös le rapport do ce dernier que la döclaration d'infection est pro noucoe, s'il y a lieu. En cas do pesto bovine oude pdripneumonio, il en-vole aussitötlo vrlerinaire delegui' sur lea lieu\ : I'arnHe deelariil if d'in-fection n'est pris qu'ö lasuite du rapport duvetörinaire delegue ; el si le conflit prövu par I'article (.ih du döcrel du 22 juin IHH^s'est produit, il enlend l'avis du troisieme velerinaire dölöguö par le ininislre en ras de pcste bovine et par lui en ras de pöripneumonie. Le velerinaire sanitaire (velerinaire do circonscription ou velerinaire d616gu6), sur le rapport duquel l'arrötö döclaratifd'lnfection doll 6tre pris par le pröfet, dovra indlquor ires exactemont le pörimötre qu'il v a lieu de comprendro dans ledilarrele.
3deg; Recensoraent. -Marque.— Textes ä consulter: Art. ö, 1.. 21 juill. 1881.
— Ait. 7, Dec. •.'-' jnin 1882. — Art. ;i, Dec. 12 nov. 1887,
Le recensoraentconsiste a dönombrer lessujeis malades el lessuiots suspects, el quolquefois les animaux sains d'une forme, d'unc loca-litö, etc.; il doit ötre fail par le velerinaire sanitaire; il a pour but de prevenirles dötournementsel les ventos clandestinos, I.a marque a ele prescritepourövitercertainesfraudes, certainessubstitutions de la pail des proprielaires, dans le bul de faciliter la rechercbe des malades el des suspects, pour les cas oüle propriötaire les döplacerait, tenterait de les soustraireäl'application des mesures sunilaires, les vendrail ou les oxposerait en vente, ou les möneraithors du lieu ot ils doivent #9632;'#9632;Ire sequestres. La marque, qui esl une preeautimi (rune certaine im­portance, consisteä imprimer un signo, cortaines leltres (M ouS), sur une region, sur la region de la joue gauche : eile pout elre laile, soil avec une maliere eolorante, soil avec de lacire, soil avee un for rouge, soil aux ciseaux. Elle doit en principe ötre laile a la joue gaucbe, ou u l'oreille ou ä la corhe, qui ue doit recevoir aucune autre marque quecelle du service sanitaire. Pour l'espöce ovine, on fait la marque
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MALADIES CONTAGIEUSES BACTßRIENNES.
n la poix ou ö, in niaiiiTo coloranto; pour los grands animaux, on pourrail aussi employer la marquo ö, la matiöre coloi'ante, maisle inioiix serait d'employer la marque au for rouge. Dans co dernier cas, il faudrait autanl que possible la pratiquer dans une region on il ne s'ensuivrail pas une tare iiulelrhile; le meilleur serait done de la faire sur la region podale, sur lo saholdes solijiedcs, etsur laeorne gauche des grands ruminants. Dureste, pour les grands aniinanx, la marque n'ost pas toujoursnecessaire; eile pent etre remplacee par le Signale­ment, surloul pour lessolipödes. II y a done rurement lieu d'appliquer la marque au cheval; uu signalemcnt tres exact sufflt.
La deeouverle (i(; l'oi'igine des sujels atteinls de maladie contagiouse serait grandement [acilitöe, si Ions les aniniaux etaieut porteurs d'une marque indölebile, soil un anneau passö dans l'oreille et supportant une petite plaque sur laquello seraient inscrils des signos, des lellres, des chiffres (systöme amöricain), soil un rivet lixe dans l'oreille, au moyen d'une pince ail hoc, et portant les inscriptions qu'on juge utiles (systöme Deriaz, de Lausannp).
Lorsque le vötörinaire sanitaire se trouveraon presence d'un grand nomlire d'animaux malades ou suspects appartenaut a uu inenie pro-prielaire, il ponrra demander rpi'un registre soitlenu, ot'i serout inscrils tons les chevaux ou animaux bovins, avec leur signaleraent. A röte du Signalement de chaque animal, il inscrira Irs particularitös lt;iu'il prö-sente, c'est-a-direles symplömes, lessignes pröourseurs, I'elat plus ou moinsdouteux dusujet. Le registre, dressö a la premiöre visite, servira pour toutos les visiles ulterieures, car, dans le cas d'epizootie, le vete-rinaire est appele ii reilorerde temps on temps sou examen, et, grace a la tenue de ce registre, il pourra chaque tois se renseignor sur relal anterieur do cos animaux.
4deg;Isolement. - Sequestralion. Cantonnement. — Quarantaine. — Textes ii comulter: Art. 3, 4, :i, 30, 31, L. 21 juillet 1881. —Art. H, 22, 30, 34, etc., D.'c, 28,iuin ISS.'. - Art. 3, 4, b, 43, lraquo;rc. 12 nov. 1887. — Art. 10, 111, Arr. min. quot;is iuill. 1888.
L'articlo 3 do la loi du 21 juillet 18SI et l'article .'{ du döcret du 12 novembre 1887 döcident que l'animal atteint ou soupgonnö d'etre alteintde I'une des maladies contagieuses spöciflöes dans l'articlo 1quot; do iadite loi el dudil döcret, doit ötre immödiatement, et avant möme que l'autoritö administrative ail röpondu a l'avertissemenl, söqueströ, sö-parö et maintenu isolö aulantque possible des autros animaux suscep-i ibles do contractor cette maladie. II est interditde lo transporter, avonl que le vötörinaire sanitaire l'ait examinö. La möme interdiction est applicable a l'enfouisseraont, ä moinsque le maire oul'administratour de la commune, en cas d'urgenee, n'onait donnö I'autorisationspöciale. Tont proprielaire ou detenteur doit dune, avant nieine de declarer,
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söparer ranimal malade ou suspect tlo ceux de son espöce ou d'autres espöces susceptibles de contraoter la möme maladie, et le maintenir isoli'' completement, si des locaux sufflsants sonl a sa disposition. En tout ens ranimal doit (Hre maintcnu söqueslrö, c'ost-ä-dire rigoureu-semont enformö jusqu'ö Carrivöe du vötörinalre sanitairo; jusque-lö., le malade ne peul ötre transportö d'un lieu dans im autre. Si ranimal mcurt apres la declaralion, avanl l'aprivöe du vötörinairo sanitalre, ou si, aprös sa mort, on a le soupeon qu'il est alteint d'nne maladie con-lagieuse, ii faul non seulementque la declaralion en suii faite au plus tot, mais il faut aussi qu'il ne soil pas proc6d6 ä l'enfouissement ni a la livraison a l'öquarrissage jusqu'ö la visite dn vötörinaire, hormis dans les cas urgents, par suite de decomposition du corps ou pour tonte autre cause, cas donl le maire est juge et dans lesquels il pent autoriser l'enlöveraent et l'enfouissement du cadavre.
Visolement, qui signifle söparation, par un moyen quolconque, des animaux malades ou suspects d'aveclos aaimaux sains susceptibles de seconlaminer, estuneraesure tres importante; il a pourbutdeprövenir la contagion Immödiate et mediate qui pourrait rösulter tl(;s rapports directs ou indirects desmaladesaveclessains. Cettemesure ost baseo sur la connaissance de la contagion, de ses intermädiaires et de ses mo­des. Pour l'appliquer convenablement, il faul done connailre a fond la contagion et ses modes pour chaque maladie en particulier; il faut connaitre les circonstances dans lesquellos lulle ou tolle maladie peul secommuniquer (cohabitation, rapports ö l'abreuvoir, dans les chemins, dans les palurages; inlcrnicdiaire de Pair, des objels de pansage, des harnais, des couvertures, des fourrages, des boissons, des ustensiles, des debris cadaveriqnes, etc.).
L'isolement est la mesure la plus anciennement conseillöe; eile est aussi ancienne que la contagion elle-meme. Des qu'on so futaporQU quo des maladies se Iransineltaienl d'un individu äl'autre, on eul I'idee de söparer les malades, pour les emp6cher detransmettreleuralTection a,u\ autres. Aussi trouve-t-on cette mesure döjä conseill6e par V6gftco pour la morve, par Virgile pom' le charbon el la clavelöe, par Colu-melle pom' certaines maladies des troupeaux, etc. Elle est prescritepar noire lögislation sanitaire, et cette prescription est aecompagnöe d'une sanction rigoureuse, qui consiste dans l'araende et la prison; de plus, quiconque, en n'isolant pas ses malades, laissc la contagion se propa-ger aux animaux d'aulrui, pent ötro actionnö en dommages-intöröls. l/isolcmentdoil iloncclre applnjue aux malades elanx suspects, tldoil s'appliquer diversement suivant les maladies et suivant les circons­tances. 11 peul s'effectuer d'une maniöre ires simple, dans le meme local; on isolera ranimal suspect (morve)dans nn coin de 1'habitation, quand on n'aura pas a sa disposition un second local convenablo; on le surveillera el on endemandera I'abatage an premier signe de mala-
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die, L'isolemonl pent so pratiquor äinsi quand il s'agit tie diverses ma­ladies contagieuses, el quand II n'estpas i)()ssil)lo de faire aulrenxent; mais souvent il so pratique sous d'aulres formes, variables suivant les oaraetöres d lraquo;; degrö de contagion el de gravitä de l'öpixoolio. 11 peut ötre it'iilisi' plus avantageusenient, quand on dispose de plusieura locaux ; il peut ölre röalisö enfln dans les päturages, en divisantlcs animaux en lots, en les söparanl les uns des autres au mayen de palis-sades, etc. Dans tous les eas, il Importe d'öviter l'usage commundes objets qui servant aux animaux, des abreuvoirs, etc.
L'isolement, envisage dans lo sens (pie nous venous de lui altrilnior, s'entend done de la söparation pratiquöe dans la ferme infeetöe; il doit d'aillours so combiner avec la Sequestration propremqnt dite, qui oon-sisteämaintenirenfermds les animaux dangereux.Toutefois, I'isolemenl pris dans nn sens plus g6n6ral, entendu ernnine mesnre oonsistant a ompöcher, non seulemenl les rapports dans la ferme ou la localitöin-feetöe entre les animaux contaminös ou malades et les animaux sains, maisaussi la contagion auloincomme dans levoisinagej'isolemen^envi-suge comme moyen gönöral d'enrayer la contagion el la dissemination des 6pizooties, eomprend la, siMjnestralion propremenldite et d aulres modes, (jui sent les suivants ; lecantonnemenl; les quarantaines; les cordonssanitaires; Tömigration; la suspension des foiresel marchös; l'etablissemenl de marches attenant aux abattoirs; la prohibition d'importation des animaux suspects; la prohibition de vente et d'ex-position en vente des malades et des suspects; la prohibition de leur circulation; la pose do signaux a l'entree des villages, dos communes el des fermes infect6s; 1'obligation d'informor par des afflches les communes voisines des lieux inl'ecles ; 1'obligation, poor Tiiulorite, d'adresser des instruclions aux populations pour leur recommander de faire la declaration cl leur inspirer l'id6e de faire executor elles-memes la sequestration ; enfln la prohibition des abreuvoirs communs, chemins communs,la specialisationd'objetsde pansage, do travail, etc.
La sequestration est nn mode d'isolement qui consiste a enfermer el ii maintenir rigourcuscmenl enferm6s les animaux dangereux, qui ne peuvenl dös lorsplus ölre sorlis sons aucun pretexte sans autorisalion speeialc. hans nne ferme, oil il y a des animaux malades, des animaux suspects ol drs animaux sains snseeplildos de se conlarniner, il faul appliquor a la fois la sequestration propremenl dito et I'isolemenl on separation des sujots entre eux ; et la maniöre de realiser cette double mesure varie suivant les maladies, snivnnl les eireonstances el snivanl I'etatdeslieux. Mnsi,lorsqueche7.un proprieiaire on constate ou on soup-Qonne l'oxistence de la morve sur deux, trois, quatre de ses clunaux, on pent pratiqucr l'isolement ou mi eux la sequestration des deux mnnieres snivanles : on pent laisser dans fi'dirie di'jii oceupiM1 les malades et les suspects, faire sortir les aniniaux sains et les placer dans uu aulro
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local; on soqueslre do la sorts les animaux malades et les suspects dans le local infectö, ot o'est lemoyen le plus simplo el lo plus prudent. On peutaussi faire sortirlos malades et los suspects du local infectö, pour les placer dans une autre habitation; et dans ce casil ne faul pas ou-blierdo fairo suivre leur sortie d'une dösinfection complöte de le place qu'ils ont ocoupöeotdes objets qu'ils oni pu salir, II va sans dire quo, dans mi cas coinnio dans I'aulre, tout en söquestrant les malades et les suspects ensemble dans lemöme local, il tie tautpas oublier de söparer les premiers des secondsi car le contact outre eux pourrail faire devo-lopper la maladie chez ceux qui ne sont encore quo suspects, et lo mieux serait do pouvoir affecter aux suspects un local special. Quand on a pratique la Sequestration, il faul toujours delendre d'employer pour les animaux sains les objets de pansage, de travail ou autres, qui oni servi aux malades. Tons cos objets devront elro desinfectos ou spöcialisäs.
La Sequestration, pratiquße comma il vient d'etre indiquö, doit dtre accompagnöe de certaines instructions adressöes aux propriötaires et aux personnes quisoignenl les animaux. II ne faul pas oublier de faire ressortir le danger qu'il y a parfois pour cllos-memos de contracter teile on teile maladie ot do lapropager, lorsque, apres avoir panse un cheval morveux par exemple, elles vent, sans so neltoyer, panser un cheval sain. Lorsqu'il s'agirad'une maladie dangereuse pour riiommo, il faudra toujours indiquer los precautions et les mesures propres a pröserver les individus qui devront approchor ou soignerles animaux. La sequestration, qui doit etro appliquöe aux individus suspects, comme aux sujels malades, entratne I'obligation do no ])as döplacer les animaux sur losquels eile poiie ; les abreuvoirs (art. (i, Dec. 22 juin 1882), les chemins et les pftturages, les foires et les marches sont, de ce fait, interdits aux animaux sequostres. Dans certains cas, cctto mesure doit englober tons les animaux d'un propriotaire, tons les animaux d'une localite, s'etendre ä certains objets et memo a cer­taines personnes.
La sequestration,ainsi execulec, pout s'appliquer a un |)lus ou moins grand nombrc d'aniinaux. Si lenombre ost pen oleve, bien quo le pro­priotaire soit reduit a ne pas les sortir ot a les nourrir enfermös, il n'y a pas un grand inconvenient dans son application ; et la mesure procuretoute la socurile qu'on est en droit d'en attendre. Mais, si le nombre dos animaux a sequcstror esl grand, s'il s'agil jiai'exemple d'un troupeau atteint de claveiee, de gale ou de flövre nphteuse, vouloir dans ce cas oxigor la sequestration do tous les animaux dans un local, avoc Obligation [tour le prnpriolairo de los y nourrir, 6quivaudrait quelquefois a on exiger la perte complete, Si done la sequestration ab-soluo a des avantages, eile es! inapplicable, quand olio doit porter sur un grand nombrc d'animaux, car il faut compter avoc I'impossibilite
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qu'il peul y avoir, pour lo propriiMairo, do fournir I'aliraentationnooos-saiic ; foroo ost done de recourir alors ii un aulreiaode d'lsolonaent,au
cantoiini'iiHMit, qui conviout inicux pour Irs iiiiiinaux i[ui vivcMit en ti'dupcaux.
Lqcanionnemenf Qstuxi modod'isolemont, qui consistoä assignor aux aiiiniaux malades ou suspects un espaee liinilode p6.turagO et do par-OOUrs; il pent elre appliquö dans certains eas, oil il serait oiu'reux el meine impussible au proprietaire de i'ournii' a ralinicidalion des ani-maux malades on suspocts, s'ils etaient söquoslrös dans mi Local. Ii convient plus pai'ticuliäremeat, iorsqu'il s'agit do troupeaux de hetes ovinesou bovinesattointesdo certain es maladies contagieuses(clavelöe1 lievre aphtouse, gale, poi'ipneumonie . Mais il laut, l/ien ontendu, pour quo cemode d'isoienient puisse etre employe, ([uo la siWjucslration soil impossible, quo locantonnement soil, avantagoux ot puisse etre execute sans dangers, Un ospace limitu depäturage el un certain parcours,cer­tains chomins, soront assigues anx animanx malades, qui ue devronl jamais on sortir ni s'en ccarter. (Test l'autoritö, lt;pii, d'aprös les con-seils du v6t6rinaire, Mxc^ lo cantonnement; et ce cantonnemont (p.Uu-ragesct chomins assignös au troupeau iul'ecle) doil ölre intordit u tout autre troupeau non inl'ecte.
Le cantonnemontpout 6tre permanent ou mixte;liestditpermanent, quand lo troupeau cantonnö jiasse les nuits comme les jours dans le päturage qui lui aötö assigi^ö ; ilestmixte, quand les troupeaux can-lonnes passcul les nulls dans leur habitation el lesjourssnr lespatu-ragos. Le cantonnement permanent est souvont impossible, soitäcause de la saison, soil a cause du derangement el des pertes qu'il occasion-nerail anx projirielaires ; aussi prcscril-on do prelerencc le cantonne­ment mixte; et alors les animanx malades renlreid Ions les soirs, et meme pendant la journöe, dans les habitations; d'oti il pout resnltei-certains dangers aupointdc vue sanilaire.la maladie coutagioiisepmi-vantainsi se propager plus facilemenl dans lo voisinage, surtout si les chein ins soul com inn ns a plusicurs troupeaux, on s'i Is ne soul pas bien gardös. Mais, pour [ire server aulanl ([lie possible les troupeaux voisins, il faudra, avons-noua dil, tixcr un chemin particulier au troupeau can-tonne el interdire complfetement sa fr^quentation ii lous iestroupeaux voisins. C'est l'autoritö i|iii doil toujours fixer les palurageset les che­in ins, sur 1'avis du velerinaire. 11 Ian I non sent emeu I dt'signerun espaee limile de pälnragc, des cheniins el des abreuvoirs, mais il laut I'aire connattro anx voisins, aux riverains, les dispositions qui ont etc prises.
II faul choisir, aulant que faire se pent, comme lieux do cantonne­ment, des lieux Isolds, montueux, circonscrits, öloignös des routes et des chomins Ireipienles, enlonres de murs, OU liniites par des borncs naturelles, lelles cpiu fossäs,haies, rivieres, forets, etc, 11 laid, aulanl quc possible, fixer un cantonnement qui puisse alimenter le troupeau
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pendant tout le temps rpio dciit durer I'isolernent ; mais il ne sera pas toujours possible de röalisor cotte condition] et dös lors il y aura lieu do scprcoecuper plus lard d'accrottre ou do changerlecantonnement. Tout en dösignant un cheminouun lieu de passage autroupeauinfoctö, il I'anl lui interdiro toutes les aulres voies de comnmnieatioii. 1! faul elioisir de prelerenco le lieu do eantonnemcnt dans les palueagesdu proprielaire du troupeau; mais ilponn'a aeriver que ses terras soient li'op morcelöes,el alors il y aura lieu do s'assurer si les voisins ne con-sentiraienl pasamp;faire momentanömentun öchange de pamp;turages,qui permettrail d'etablii' un eanlonnement convenablo, OU bien il laudra recouriren dernier lieu an cantonnement sur les terrains dits do vaine p6ture ou sur les terrains communaux, s'ilenexiste. Dans tousles cas, il sera dösignö un abreuvoir special, et s'il n'on existe pas, on en fera pröparerun qui sera appropriö au troupeau malade.
Les proprielaires des troupeaiix caatonnes devroul veiller a ee r|ue les prescriptions de l'autoritd soient rigoureusement executees ; les chiens employös ä la garde du troupeau devront etro retenus dans les lieux du cantonnement ; les cadavres des malades qui succomberont seronl enfouis ou brülös. L'autoritödevra informer les voisins des dis­positions qu'elle aura prises et les mettre en garde; eile leur adressera des instructions, descirculaires, des ai'fiehes, leur indiquera les limites du eanlonnement, le cheuiin el l'abreuvoir dösignös aux troupeaux malades, et en outre eile fera veiller a la bonne exeenliou de ses pres­criptions par la gendarmerie ou paries gardes eliampetres. C'est qu'en realilr, a eöle de ses avantages en faveur du proprietaire dn troupeau malade, le cantonnement fail courir des dangers sörieux aux troupeaux du voisinage.
Le eanlonnement durera un temps plus ou moins long ; sa durre, commed'ailleurscellede la sequestration, sera subordonnöe aeolle (h^ la maladie ello-m6me; ainsi, ilpourradurerplusieurs moisdans les cas de elavelee, si on n'a pas to sein de diviser le troupeau, en lols, et si on n'a pasreeours a 1'inoculation, quiesl alors un moyenäconseiller,pour liatcr la marche de la maladie dans le troupeau, et pour accölörer sa disparition. En eilet.on peul abr6gerladur6eder6pizootie, en rendant tous lesanimaux malades en meine temps,au moyen delaclavelisation, ou en ayant soin de cantonner ä part les malades el de diviser en plusieurs lols Les suspects. On surveillera ces derniers, el an fur et ä mesure quoquelque nouveau cas so montrera, on fera passer le malade dans le groupe des claveleux ; de Lasorte on evilera La contamination de la plnpartde ceuxquinesonl pas malades. Mömeaprösladisparition de La maladie, le cantonnement, comme la sequeslralion, ne cesse pas, jusqu'Ä ee (pie l'autoritö, eclairee par le veterinairo sanitaire, en ail fait signilier la levee aux proprielaires des troupeaux malades.
II pout arriverquclelieudu cantonnement devienneinsuflisanI, pour
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MALADIES C0NTAQIEU8ES DACTERIENNE8,
nourrir letroupoau, avantquola maladie aitdisparu; otdansoecasil
y alien, lraquo;i(!n entendu, lt;1o l'accrottro, ilo l'ölargh'i si cola estpossible, soit aux döpena des pftturages du proprlötaire du troupoau, soit iin\ döpons des pamp;turages d'un propi'iötaire voisin, qui so pröte ö un
6changO, soil aus; dopons dos terrains ile v;iino pamp;ture, DU dos terrains
communaux. El sicetto combinalson est impossible, toi'ce soradeflxor ailleurs un autre cantonnemeni, ol d'y faire conduire lo troupoau ma­lade, en entourant son döplacement de toutes los precautions qu'exlge la prudence. Le nouveau cantonnement sora ötabli aussi prös quepos-sibledu premier ; le troupeauysera conduil par un chemindötoumöet peu fr6quent6, raquo;pic l'autoritö fera connaltre etintordira provisoirement aux voisins, si e'est possible.
Duns los pays oii los troupeaux sent, toasles ans, au retour de l'ötö, envoyos on Iranslninianoe, il arrive parfoisque le jour du d6part on est obligö de döplacerdesanimaux cantonnöset non encore guöris. Ce qu'il y aurail de mioux a faire ilaus cos caa est oe qu'inspire le simple bon sens :il faudrait permeltre le döplacement des troupeaux malades, mais äla conditionque l'autoritö de la commune, oüle troupoau sera conduil en li'anshun'.anee, ail etc infonneo. Los troupeaux malades seraient dirig6s par los chemins los plus courts et les moins frequentös vers la plus proche gare ; ils seraient emharquos aussitöt et döbarqu6s a la gare la plus voisine du lieu de transhumance, pour, de la,ölre dirig6s, toujours par le chemin Le plus court et le moins fröquentö, vers lodil lieu de transhumance,surlequel le cantonnemeni sorail continue taut qu'il sorail jugö nöcossairo. Les chemins parcourus seraient indi-quös aux voisins et interdils, si cela 6tait possible, pendant un certain temps ; les cadavros d'aniiuanx mods en route soraienl enfouis avoc soin ; les wagons de transport soraienl dösinfeetös. Le cantonnemeni, entendu dans le sens large que nous lui accordons, est avantageux aux proprielaires do troupeaux malades ; mais il no laisse pas quo tie pre­senter quolques dangers pour les voisins ; aussi aöcessite-t-ilune gründe ponelnalilo de la pari, des proprielaires et uue gründe vigilance de la part de l'autoritö. Toutefois lesautoritösdes döpartemonts de transhu mance peuvent refuser accös aux troupeaux infeetös ; aussi lo mieux sera-t-il d'abrögor, par les moyena ci-dcssusindiqu68(clavelisation, division en lots), la dnree de l'öpizootio, aliu que la döclaration d'infec-lion puisso 6tre levdo ä tompsen vue de la transhumance #9632;
La quarantainees\ l'isolemonl et la Sequestration appliquös auxani-maux venant des pays oü regne une opizooiio, ou d'un pays suspect. Kile a dune lieu ordinairemenl ii la frontiöre ; eile raquo;'applique aux ani-maux malades, aux animaux suspects et aux debris cadavdriques venant des pays infeetös, Elle est autorisöo par noire lögislation, et eile peul 6tre, sur l'avis du vötörinairo, appliquöe par l'autoritö ii tons lea eas jiig(''s dangercux, möme en debors de ceux on il s'agil de
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MESURES SAN1TA.1RE8.
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rimjiorlalion d'animaux venant de pays infectös. Los animaux, ainsi soumis ii la (inaranlaino a la frontiöre, soul SÖquosträs, dans 1111 local spöcla] appelö lazaret, pendanl an temps plus ou moins long, suivant la maladio donl on les soupQonne. Le plus souvont 11 n'existo pas do la'/aret, el alors la söquestration a lieu dans un local quelconque, on meine en plein air, sous forme de cantonnement. Lespropriötairessont len us de s'incliner devanl, Ies ordres de l'autoritd; c'est iioux denourrir el de faire soigner leurs animaux, et de payer lea frais entruinesparla söquestration, Dans touslescas, il doil etre exerce une surveillance severe pour s'opposer ii tout tlelourneineut et pour faire executcr les prescriptions de l'autorltö. Le propriclaire qui ne voudrait ]ias se soumetlre aux exigences de notre police saniUiire y serait i'ontrainl. a moins qu'il ne consentit ö.reconduire ses animaux hors de notre frontiöre. La dur6e de laquarantaine sera egaleä la pöriode moyonne d'incubation de la maladie,donl on soupQonne les animaux srqueslres. Si, avantl'expiration de cedelai, ouä la findecette pöriode, la maladie soupconmu! eclalail, Irs animaux seraicnl ahallus ou renvoves hors de noire frontiöre. Si, ä l'oxpiraüon de la quarantaine, aucune maladie conlagieuse no s'est döclaröe, la Sequestration sera levöepar l'autorltö et l'importation autorisöe. Les animaux morls ou abattus soronl perdus pour le compte du pi'nprietaire ; les cadavros seronl enfouis mi livrös a l'öquarrissage. Si, ii l'expiration de la qua­rantaine, l'etal des animaux pcrmel encore la suspicion (morve), il y aura, lieu de refuser l'autorisation de lesintroduire et de prolonger la quarantaine ou de les envoyer hors de lafrontlöre.
du avail jadiscrn parfois ntiled'elahlir, pour faire executer la söques­tration, mi cordon sanilaire, uneligne formeo par des gardiens,pardes soldats, autourd'un lieu, autour d'une localitö, a la frontiöre, et des-tinöö empöchor la violation de la söquestration ou l'importation d'ani­maux venant do pays infeetös ou suspects. Les cordons sanitaires ne sont guöre employös sur notre territoire; ils pourraienl etro utilos dans les cas de typhus, si l'öpizootie menacail de s'ötendre, el si on voulait la circonscrire dans une localitö. lt;raquo;ii pourrait les ötablir sur la frontiöre, quand il y a lieu de craindre I'imporlation d'animaux ou d'objels dangereux, susceptibles do communiquer une maladie conla­gieuse.
L'ömigration, comme moyen de pröservation, n'est guöre recom-mandöe que pour le charbon. Loraqu'un troupeau, pamp;turant dans des lieux lias el mar6cag(?ux, cst atteintducharbon,on poutafflrmerpresque SÖremeni qu'il a puisö les germes do la maladie dans les herbes, dans les ponssiöres, ou dans les oaux ; et c'est alors que Immigration eat utile, pour soustraire le troupeau amp;, I'lnfluence de la cause sans cesse menaeante. Kile ne doil, pas so faire au loin ; eile doit so faire sur dos lieux mieux situes, plus eleves, appartcnanl au proprietaire du
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MALADIES C0NTAGIEUSE8 BACTßRIENNES,
tr()ii|K!aii,oiiiiim proiiriehiiii' lirnrvolcoii surlos terrains comnuinaux ou de vainn pamp;turo, Los cadavres dos animaux, morts pondantouaprös römigration, devrontölre snfouisprofondörnent, oumieuxsoumisä la crömation,
La suspension des foires ei. des marchäs est une mesurobien radicale, tri's rigoureuse, ot l'autoritö ne devra l'oi'donner que dans cciiains cas graves. Eile ne devra intöressor que les localitös infectöes; eile per-moUra d'obligor plus sürement les propriötaires a ne pas döplacer les animauxsöqueströs ot d'6viter que des animaux, etrangers a la locality, v viennenl puiser los germes do la contagion. Si la suppression des Foires et tnarchös n'est ii conseiller (jue dans les eas graves, il n'en est pas de menie de la prohibition du coraniorce des animaux malades ou suspecis, (piello([ue soit d'ailleurs la bönignitä de la tnaladie ; il tau-dradonc döfendre la vente etla mise en vente des animaux maladosou suspects. L'administration pourra autoriser, anpres des abattoirs, des marches, sur lesquelsdevrontötreamenösdirectement lesanimaux des-lim''s ä la eonsommatiun, pour de la etre dirigös aussilöt vers l'abattoir et y elre saerilies. V.cs marchös seront ouverts aux animaux simple-ment suspects, et perraettront de concilier ainsi tous les intöröts.
Non seulement l'autoritö pent prescrire la mise cn quarantaine des animaux introduits en France, mais le gouvernement pent, dans cer-taines circonstances, interdire l'importalion d'anitnaux venant de tels ou tels pays inl'eetes ou suspects; et cette interdiction pent ötreappli-ipiec äcertains produits, a certains döbris venant des meines pays.
Le deplaceiuent des animaux simplement suspects pourra elre autorise dans cerlaines maladies, lors(pie ces animaux pourronl etre livres ii la boucherie; et alms l'autoritö devra prendre les mesures necessaires, pour s'assurer qu'ils ne sont pas dötournösde leur desti­nation (ces precautions sont lixees par les documents de la police sanitaire, et seront indiquöes a propos de cbaque cas). Des signaux devronl etre placös quolquefois dovanl les habitations ou a l'entröe lt;les localites infeetöes. Des afflehes, des pulilications, des inslruetions seront faites par l'autoritö et adressöes aux populations intöressöes. Les pamp;turages, les abreuvoirs et Irs chemins communs seront interdits toutes les fois que la nöcessitö s'en fern sentir.
öquot; Estimation. Indemnitcs. l'extes ä consultcr : Art. 6, 17, IS, 19, 20, -21, 22, 23, 26, L. 21 juillet 18HI, — Art. 65, 66, 60, Dee. 22juin 1882. — Art. 6, 20, 21, 22,23, 24, 2ö,26, Döc. 12 novembre 1887.
Lorsqu'il s'agit de certaines maladies contagieuses (morve, peate
bovine, rage, peripneumonie, eharbon), l'autoritö a lo droit de pres­crire l'abatage des malades; et la loi aecorde des indemnitös lorsqu'il s'agit de la peste bovine et de la peripneumonie, ainsi qu'eu eas de mort des suites de l'inoculation de la jieripneumonie. Dans ces cas, il
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MESURES SANITAIRE8.
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y a lieu de prooödor ii l'ostinißtion des anlmaux, qui doivent 6tre
ahattus.
L'estimation ou övaluation desanimaux doit utro fuitc dans tous les cas oti il y a lieua indemnity; olle doit ötre faite avantl'abatage, quand il s'agll d'animaux malades ou suspects de peste bovine ou de pöri-pneumonleoontagieuse, etavantrinooulation, quand ils'agitd'animaux sur lesquelson veul, pratiquer cctte opöration, en vue de les prösei'ver de la penpneumonie. Elle est faite par le velerinaire delcguc et un vötörinaire on un expert quelconque dösignö par la partie; ii döfaul par oelle-ci ile designer un expert, le vötörinaire ddlöguö opöre seul. II est dressö un procös-verbal de l'expertise par le vötörinaire dölöguö; ee procös-verbal relate le signalement des animaux et le montant de revaluation de ehaeun d'enx lmi partieulier : il indique s'il y a eu accord ou divergence des estitnateurs; il est signö par chacun d'eux, et il est aussilöt transmis au maire, qui donne son avis sur l'acte meme, le contresigne, |iuis le communique au juge de paix, pour qu'il donne aussi son avis et le contresigne, et enlln le transmet au prelet dans les cin(i jours de sa date. Toutefois, on Algörie, il sullit de l'interventlon du maire ou de l'administrateur de la commune.
II va sans dire que revaluation des animaux doit ötre faite ä leur juste valeur, et que les vötörinaires ne doivenl Jamals se preter a des estimations exagöröes, sous prötexte qu'on ne paye pas au propriötaire la tolalite de la valeur des animaux. D'ailleurs, couinio on le vorra ci-apres, le ministre peut ordonuer la revision des estimations. Les esti-mateurs doivent so baser, dans leur evaluation, sur la valeur intrinsrque des animaux, abstraction faite de la deprecialion resultant de la maladie; vouloir lenir compte de la depreciation re­sultant do la maladie serait se lancer dans I'arbitraire; el, d'ailleurs, certains animaux voues a la niort ne pourraieni de la Sorte qu'dtre estiim's a des sommes dörisoires.
11 estiillime, tont en France qu'enAlgöric, auxpropriötaires des ani­maux malades ou suspects, abaltus pour cause de peste bovine, une indemnite des trois quarts de leur valeur avant lamaladie. II est alloue aux proprielaires d'animaux abaltus pour cause de peripueumonie contagieuse une indemnitö ögale a la moiiie de leur valeur avant la maladie, s'ils en sont atteints, et aux trois quarts, s'ils out seulemenl etc exposes a la contagion. De plus, en France, il est alloue aux pro­prielaires une indemnite e-ale a la tolalite de la valeur des aniuiaux, quand ils soul morts des suites de ['inoculation pöripneumonique.
Toutefois rindcmnite a accordcr ne peut depasscr la sommo de •iOO francs en France ct do 200 francs en Algörie, pour la inoitie de la valeur de l'animal, ni eelle de 600 francs en Prance et de 300 francs en Algörie pour les trois quarts, ni enfln celle de 800 francs pour la totalitö de sa valeur. II n'est alloue aucuue indenuule, laid en France qu'en
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MALADIES CONTAQIEUSES BACTERIENNE8.
Algi'ric, aux propriötaires d'animaux iroportös ilcs pays ötrangers, abulius pour cause de pöripneunaoaie contagieuse dans los irois mois qui suivon( lour introduction on FrancB ou en A.lgörie, hormis toutofois quand il ost dömonti'ö quo les animaus provenant d'un pays indemne (ml contracts la pöripnoumonie on France ou on Algörie inönio, Quand l'emploi dv.ä döbris d'un animal, abaltu pour cause de peste bovine ou de pei-ipnemuonie contagieuse, a laquo;He autorise pour la consommation tin un usage industriol, le propriötairo esttenude döclarof ä l'autoritö le produil de la vente de cos döbris, Ge produit lui appartient; toute-fois, s'il ost supöriour ö la portion de la valour laissee a sa charge, l'indomuitö due par l'ßtat eströduite de l'excödent.
La denuinde d'indemuiledoiidtre adressöe (papiertimbrö, — feuille de 0 fr. 60) au ministrode l'agriculture, dans Irs u-eis mois a corapter dujour del'abatago (ou ile la mort, quand il s'agit des suites de l'ino-culation , sous peine de döchöance. L'indemnitö est ßxöe par le ministre, sauf recours au conseil d'JÜtat, Le tniaistre pout d'ailleurs ordonner la revision des övaluations par une commission, prösidöo par le pröfot ou son didi''gue ayant voix pröpondörante en cas de parlage, et composee de cinq aulres mcmbres qu'il dösigne lui-möme. A cet effet il renvoic toutes les piöccs au pröfet qui les communique a la commission de revision ; celle-ci donna son avis, apröa avoir mis Irs parties intöressees on demeure do produire leurs observations,
La demande d'indemnitö, faite par l'intörcssö, et le proces-verbal d'estimation, sonttransmisparle main: au pi'öfet, avec les piöcessui-vantes, qui sent indispensables pour l'obtention de l'allocation due par i'Etat : Iquot; une copie certifl6e conforme par le maire de l'ordre d'aba-tage ou d'inoculation; 2deg; un certiflcat du maire attestant quo l'ordre d'abatage a re?u son exöcution, ou, dans le cas de mort par suite de I'inoculation ile la pöripneumonie, un certiflcat du vötörinaire attestant que l'inoculation est nudle men l la cause de la mort; ce dernier certiflcat doit etre visö par le maire; 3deg; une copie certiflöe de la döclaration, falle a la mairie par le propri6laire, de l'apparitionde lamaladie dans
scs eluldes; i.....i certiflcat du maire constatant que le propriötaire
s'est conformö ;i toutes les untres prescriptions de la loi; 8deg; une döcla­ration du proprielairc l'aisanl comiaitre, lorsqu'il y aura lieu, pour chaque töte de bötail, les produits de la vente desanimaux ou de leurs chair et döbris, A ces pieces doivenl ötre joints, dans le cas d'abalage pour cause de peripneniuonie ou de morl des suites de riuoculal.ion de eelte maladie, leiiroees-verhald'autopsie des an 1 maux, pour 1 apertedes-quels l'indemnitö est röclamöeei un certiflcat d'origine constatant qu'ils n'ontpasötöintroduitsen France dans lestroismoisquiontpröcödöl'aba-läge. Le procös-verbal d'autopsie contiondra la description succinete mais complete des lesions observöes. En cas de mort des suites de l'ino­culation, le procös-verbal d'autopsie vise par le maire tiendra licu du
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cei'tilical atteslant que ['inoculation est cause de la mort. L'autopgie dos aniiiiaux ahailus pour cause de pörlpueuiaonie sera faxte par le vi'U'Tiuaii'c saiiilairo de la circonscfiption et par le vötörinaire döläguö chef du service döpartemental. Toutes les precautions prises el les for-iiuilili's exigöes l'onl M en vue d'öviter les abus: d'uilleurs, la perte de I'indemnitd pent rösulterde toute infraction aux dispositions de la loi sanitaire ou des r6gletnents rendus pour sun exöcution; la döcision appartienl au tninistre, saufrecours au conseil d'Etat.
I'ne loi de germinal an V D cive uu fonds de secours destinö a venir en aide aux personnes nöcessiteuses et victiraes d'accidents de quelquo nature iju'ils soient, Le fonds de cette caissc est produit par uu centime special, qui donno annuollemenl 2300000 ä 2400000francs; il est re-pa rl i par le niiiiisire de I'agriculture ii raison de 'i ii 8 p. 100 despertes. Quand il s'agitd'une perto ile bölail, la demande du propriötaire est adressee au maire, quidösigne uu votöi'inalre, quand il y en a un dans uu rayon de S kilometres, et quand il peul arriver ;i temps pour faire la constatation ; a del'aut de vötörinaire, le maire s'adresse ii deux experts quelconques, qui constatentlaperteetson importance; lepröfetreQoit les pieces, trausuiises par le maire, el, euvoie des elals au minislre: le pröfet est ici oi'donnateur,
8deg; Inoculation. — Vaccination. — Textesäconsultcr; Ail. ',raquo;, 11,1,. jdill. 1881.
—nbsp;Arl. 27, 38, 36, 38, 89, 60, Dee. -li juin 1882. ~~ Art. 12, Dec. 12 nov. 1887.
—nbsp; Art. 8, 10, Ait. min. 28 juill, 1888,
L'inoculation (introduction aww virus dans I'organisme), ou trans­mission expörimentale du gönne d'une maladiecontagieused'un animal a uu autre, a pour but, lanlöt de faciliter la determination d(! la nature d'une affection dent on soupQonne I'existence, lantot do provoquer une maladie lienigue, pour conrereiTimmunite contre une affection grave, et tanliH d'ahreger la dureo d'une epizootic1, en rendanl tons les ani-inaiixd'un troupeau, d'une ötable, d'une ferme, malades en m6metemps. L'inoculation revelatrice, a laquelle on pent recourir en castle suspi­cion de morve, de rage, etc., sera mentionnöe el etudiee a propos des maladies dans lesquelles eile esl iiuliqueo. Quant ä l'inoculation pre­ventive, il Importe de determiner ses indications el d'apprecier sou role en police sanitaire.
L'inoculation preventive pout etrc doublement pröoieuse, attendu qu'elle peul conlerer l'lmmunitö moyennant une maladie sans gravitö, qu'elle provoque, et parce qu'elle permet d'abröger la dureo do cer-lainos epizootics. Aiusi, quand il s'agil d'un Imnpeau dans lequel la clavelöe a fait son apparition, il y a d'obord un certain nombre de malades; el, si on no prenailpas de precautions, la maladie passerait successivement aux autres betes; olio pourrait durer aiusi plusieurs ruois; lo troupeau serait done dangereux pendant tout ce temps pour
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MALADIES C0NTAG1EÜ8ES DACTERIENNE8,
les volsins; done, alin d'abröger la duröe de eo (langer, on a'aura qu'a moculer tons les animaux pourles rondre Ions simnllaneincnl malades, et de la sorte l'affectioa, au lieu de durer quatre ou cimi mois, ne duicra qu'un mois ; on aluvgora par eela meine la dureo du danger. (l'est 06 qui a fait deeider par lc lögislateur que ia elavelisalion des Iroupeaux inl'eelesel l'inoculation desanimaux hovins, dans les loealiles mi si'vii la pöripneumonio, peuvent ötre prescrites par le pi'el'el. De
plus 11 eonvienl de i'emaripier que la maladie, ri'sullaul de l'inoculation dans ces deux livpollieses, est gemu'alemenl boaueoup plus bönigneque cello qui resiille de la contagion naturelle, grace au mode d'inoculation employe et au elioix de la region inoculöe.
L'inoculation esl done parl'ois im moven pröcieux de donner, dans des conditions favorables, uns maladie qui, contraetöe naturolloment, peut etre tres redoutable; ainsi en est-il pour la variole, laclavelöo, lapöri-piieumonie,ete. Avanlladeeouverlede la vaeeiui' par Jenner, on varioli-sait, ainsi qu'on la döjä rappelö. On avail observö que la variole ne se gagnail ordinairement pasdeux l'ois, (piel(,'s personnosqui l'avaientdöjö eueavaient des chances de neplusl'avoir.On avaitremarquö que la variole inoculöe esl ordinairement plus bönigne que celle qui a ötö contraetöe par suite de rapports avec les varioleux : d'oü ötait nee la pratique de la variolisation, (üi vue de donner une maladie bönigne el de conförerl'im-munite conlre la maladie gra ve. Toutefois la variolisation, lt;|ni doimait 01 dinaireinenl une maladie sansgravilr, pouvail pai l'ois oeeasioimer une affection grave ; el meine,qnand la variole ainsi provoqueeelailhenigne, il pouvail y avoir ensuite contagion et transmission de la maladie sous la forme grave. On sail ['immense bienfait rendu ii l'humanitö par Jenner, qui substitua a la variolisation l'inoculation d'un virus anta-goniste capable de pröserver centre la variole, tout en ne provoquanl qu'une maladie toujours bönigno et non transmissible par les rapports de cohabitation.
La elavelee inoculre esl, eile aussi, comme la variole, ordinaire­ment benigne, el preserve contre la elavelee grave; d'ailleurs, ainsi qu'on la dejii vu, la elavelisalion a en outre ['immense avantage d'ahreger ladnreedes epi/.oul ics; mais eile a ses dangers el ses ineon-vi'm icnls de niüine que la variolisation. Ellepeul parfoiss'accompagner d'une elavcli'e grave; el la maladie communiquöe peut ötre transmise avec sa for me grave. II en esl de tnöme de l'inoculation de la pöripneu-monie et de la (lövre aphteuse. Aujourd'hui, bien (ju'on inoculeencore levirusdelaclavelöeetcolui de lapöripneumonie, sans les avoir pröa-Lablement allenues, on esl en possession de melhodes qui permellcnl d'alienuer un certain nombrede virus el de les inoculer ensuite cn vue de conförerl'immunitö,sans rendrel'organismedangereuseraent malade. On se serl cn eilet de virus allenues pour pröserver du cholöra aviaire, ducharbonbaetöridien, ducharbonemplij-sömateux, du rouget, etc. On
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donneindistinctement lo nora dc vacdnalionii l'opörtttion, q\i\ oonsiate a communiqueruneatTeotlon bönigne,par I'lnoculationd'unvirusontago-nisic, ouparl'inooulation du virusforl de la maladie, dont on veutcon-juror la gravitö, ou par l'emploi de virus altönuös, en vue de pröserver de rafföotion grave, ou on vue d'abr6gor la duröedes öpizootios.
Lamp; vaccination ost done basöe sur rimmunitö, qui rösulte d'une pre-miöre alleinte de lainaladic; toutefois, il ne fautpasperdre de vueque la uon-röoidive n'ost pas absolue, que l'immunitö pout 6tro plus ou nioins Incomplete et parlois de courteduröe, afln do no pas (Mit; surpris desöohecs ou insuccös, qui so prösentent et la, a la suite des inocula­tions preventives. Quelquos maladies penvenl, eh'e inoculöes avanta-geusement; ce sent la clavolße, la pöripneumonie, lailövroaphteuso, et, depuis les döcouvertes de Pasteur, Toussaint, Ghauveau, Ä.rloing et Thomas, le cholöra des oiseaux, le charbon baetöridien, le charbon symptomatiquo, le rouget, etc.
Quant aux precedes el au manuol ii suivre, lour description so trou-vera raieux ä sa place dans l'ötudo do chaque maladie en particulier. Toutefois, disons que I'inoculation d'une maladie contagieuse, quelle qu'ellesoit, peul ötro effectuöe de difförentos maniöres. Dans certains eas, (in In pratique avec lalancettoot par de simples piqüros trös super-liciolles ö la peau; on se borne a faire des piqüres sous-öpidermiquea, et, aulaiit que possible, on övite l'hömorragie. On la pratique souvent, en adrossanl le virus, au moyen d'une seringue a injection, au tissu conjonetifsous-cutanö, Quelquefois on adresse lo vims aux voiesdiges­tives ; ainsi, dans 1c cas de lievre aphteuso, on peul badigeonner la rauquousebuccaled'un sujel sain aveclabave d'unsujet malade. Pour la clavelöo, on peul aussi faire Ingerer la matißrovirulente; mais lo plus souvent on proeödo a I'inoculation par piqüresavec la lancetto, avec une aiguille, ou toul autre instrument piquant. En rögle trös gönörale, on choisitune rögion, oü la. peau ostflno,d6nud6e de polls autanl qtie pos­sible, et enfin uuo rögion situöe de teile fagon quo les complications ne soiont pas trop a redouter. \insi, pom- la clavelöe, on choisit la face Interne de l'oreille, oü l'inflammationest pen ö craindre, ou bleu la face införieure de la queue, le plal des cuisses, lepourtour des organes göni-taux; les deux premiers points sonl gönöraleraent pröförables. C'est surtoutpour la pöripneumonie contagieuse qu'ilya lieu dechoisir une region öloignöe des organes internes. Nous verrons plus lard que, quand on inoculele virus pöripneumoniquo sur une rögion du tronc, soitala base de l'encoluro, soil, ii la face införieure de la poitrine, il pent en residier quelquefois des accidents plus ou nioins graves; il en est de meine, quand onopere a la base de la, queue. Mais, si Ton choisit l'extrömitö caudale, il ne se döveloppe qu'une inflammation locale, eloigm-e ties organes internes, et ne menagant point leur fonetiön-nement,
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MALADIES G0NTAGIEÜ8E8 BACTERIENNES.
Los effots de 1'inooulation soul paesagers ou durables. Les premiers consistent dans la production de lösions et ie dövolopporaont d'une maladie, qui esl ordinairement localisöe et bönigne. L'offet durableost riiiiiiuniitu, (in! persiste d'ailleurs un lriii|is variable.
Dans noire rögime sanitaire actual la vaccination on inoculation pre­ventive ost autorisöe ou prescrite dans un certain nombre de ras. A.insi, en Franco, le pröfol doil ordonnor ['inoculation de la pöripneuraonie, (art. !•, L. 21 juill. 1881) aux animaux bovins suspects, que le ministre aefaitpa8abatlre,dansleslocalitö8reconnues infectöosdecettemaladio. L'inoculation doil done ötre pratiquöe sur tous les animaux bovins non malades, compris dans les localitös reconnues infect6es,c'cst-ä-dire dans les localit6s,donl ['arrötöpröfectoral portantdeclarationd'infection aura döterminölopörimölre.EnAlgerie^etteprescriptionn'estpasapplicable; ks animaux suspects de pöripneumonie doivent toujours ötre abaltus. Ainsi, encequiconcernelaclavelöe,le pröfel peut(art. 11, L.21 juill. 1881), par arrötö pris sur l'avis du comitö consullatif des öpizooties, ordonner la clavelisationdes troupoaus Infectös; toutefois, cette mesure nc doil pasötre appliqu6e sans son autorisation, lanten cequi concerne la clavelöe qu'en ce qui a trail a la pöripneumonie. La circulaire minis-törlello du äöaoöl 1882 a laisse aux pröfets le pouvoir d'accorder tmmö-diatementl'autorisationdepratiquer la clavelisation, quandils'agild'un troupeaudöjiiinfectö de la clavelöeet pour lequel l'arrötödedöclaralion d'infection a ötö iiris. Mais s'il s'agissail deprescrire ou d'autorisor la clavelisation dans un troupeau nun encorealteinl, le pröfel devrail con-suitor le ministre de I'agriculture, en lui transmettantun rapport motivö du vötörinaire dölöguö, Si tolle est la ligne de conduite a suivre on France, eile est quelque peu difföronte en Algörie, oü la clavelöe ost tröquonte et bönigne, et d'oü on exporte fröquemment des animaux de l'espöce ovine. D'aprös l'article 12 du.döcrel du 12 aovombre 1887, les propriötaires de troupeaux infeetös de la clavelöe peuventles faire cla-veliser, ets'ils ne le font, le pröfet peut, surl'avisdu vötörinaire dölöguö, ordonner l'exöcution de cette operation. D'ailleurs la clavelisation des troupeaux sains peul ötre exöcutöe sur l'autorisation du maire ou de l'administrateur de la commune, qui prescrirales mesurcs aöcessaires pour risolemenl du troupeau ä clavolisor.
Quant au charbon baetöridien, au charbon emphysömateux et au rouget, les propriötaires peuvent ögalementraettre enceuvre l'inocula­tion prövcntiYO,amp;,laconditionoxprossod'en faire prdalablemenila döcla-ration au maire. l'n cerlilleai du vötörinaire opörateur, indiquant la dale a laquelle l'inoculation a ötö terminöe et le aombre et l'espöce des animaux inoculös est remis au maire immödiatomentaprös l'opöration. Le maire informe siundlanemenl le pröfet et le vötörinaire sanitaire de la circonscription; celui-ci, pendant une duröe de quinze jours, non compris colui de la derniöro opöration, aura les animaux inoculös sous
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MESÜRES SANITAIRE8.
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sa surveillance. Pendant la duröe de oette surveillance, 11 estinterdit de so dessaisir dos animaux Inoculös pour aucune destination [art. 89, Döc. 22 juin 1882. — Art. S, I!), Arr. min. 28 juill. 1888).
Dans notre lögislation sanilaire, il n'estpas question del'inoculation pour los cas de liövn; aphteuse ot do rage; amis il v a lieu de döcider quo, pour la promiöro, rautorlsationd'inoculer pout ötre accordöe aux mömes conditions que pour la clavelöe, quand il s'agil de troupeaux de bötes bovines deja infectös, et qu'on ne peul pas oonvenablement iso I or. En cequiconcerneles animaux herbivores mordus par des chiens enragös, l'autörisation de los vacciner par lo procödö des inoculations intra-veineuses pent ögalement ötre accordöe,
D'apröslestermesemployöspourröglementerla mesuredela vaccina­tion, il \ alieu de penser que l'inoculation de lapöripneumonie doil olre faite par lo vötörinaire sanilaire ot aux frais du service di5partemental, que cellede la clavelöedoit paroillement ölre faite par le vötörinaire sa­nilaire etauxfraisdu service döpartomontal, quand l'administrationla present, que cello du charbon bactöridien, colle du charbon eraphysö-mateux, du rouget, dela llövre aphteuse et de la rage, sonl aux frais des propriölaires et pouvenl ötre lailos parun vötörinaire quin'appartient pas au service sanilaire. II faul ögalement döcider que si Padministra-tion pout prescrire l'inoculation de la pöripneumonie et de lo clavelöe, ellenepeutqu'autoriser la vaccination danslesautrescas. On adöjö vu que les propriölaires sent inderanisös de la perte de leurs animaux, quand ils meurent des suites de l'inoculation de la pöripneumonie; mais il n'ou est pas do momo quand il s'agil d'animaux qui meurent dos suites de toute autre inoculation.
Lei relative ä la preparation, ä la vente et ä la distribution des serums therapeutiques et autres produits analogues.
art. lquot;'. — Les virus aliömies, somms thörapeutiquos, toxines moditlöeset produils analogues pouvant sorvirä la prophylaxie el a la, thörapoutique dos maladies oonlagieuses, et los substances injeclables d'origine organtquo non döflnies chimiquement, appliquöes au traitemenl des affections aiguös mi chroniques, ne pourront ötre debitös, i titre gratuit ou onöreux, qu'autant qu'ils auront ötö.au point de vue soll do la fabrication, soil, de la provenance, l'objet d'une autorisation du gouverneraent, rendue apres avis du comitö consultatif d'bygiöne publiquo de France et de l'Acadömie de mödecine.
Cos produits ne bönöfleieront que d'une autorisation temporaireet revocablo. Ils seront soumis h uno inspoction exercöe par uno commission nommöe par lo ministre oompötent.
Am. 2. — Cos produits seronl dfilivröa au public par los pharmaciens, sur ordonnances mödicalos. Clmque bouteille ou r^cipienl portera la mai'quedu linu d'origine et la dale do sa fabrication,
En cas d'urgence, les mödecins sent autorisös a fournir a leur clientöle
cos inömcs produils.
Lorsqu'lls seront destinös ä ötre dölivrös ü titre gratult aux indigents, los
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MAIADIES CONTAGIEUSES BACTERIENNE8.
Ihicons oonlenant cos produits porteront) dans la pale du veiro, los inols : Assistance fiubiique — gratuit.
lls pourront alors ötre döposös, en dehors dns oriicines de pharroaoies el sous la surveillance d'un mödeoin, clans dos ctaldissomonls d'asslslanco di'-signäs par I'administratloni quiauront la laculii'do so prücuror directemenl cos produils.
Toutes cos presoriptions ne s'appliquent pas au vaccin jennörien humain ou animal.
Art. 3. —La livraison des substances mentionnöoa a l'artlole iquot;1, ä quelque tilre qu'elle soil falte, sera assimdooii la vente et soumise aux dispositions do i'article 423 du code pönal et de la loi du 27 mars Inti.
En oonsöquence, seront punis des peines portdes par I'arlicle 423 du code penal et par la loi du 27 mars 1^71 ceux qui auront trompdsuria nature desditos substances iiu'lIs sauront ötre fulsiiieos ou corronapues et ceux qui auront trompö ou tentö de trorapersur la quality dos dieses livroes.
Akt. 4. — Tonles aulres infractions aux dispositions de la prösento loi seront punios d'une amende dn in a 1000 francs.
On vena, a propos de chaque maladie, comment onpeutseprocurer
les vims et les vaccins deslinös aux inoculations lu-evenlives. Lcs vaccins du charbon bactöridien, et du rougot, la mallöine et la tuber-culiiie soul pröparös a rinsliliil Pasteur t\ Paris; les vaccins du charbon symptomatique soul pröparös par les auteurs de leur dücou-verte; les serums antitoxiques et les extraits analogues soul pröparös ii I'lnslilul Pasteur A Paris et dans diverses villes (Paris, Lille, le Havre',Nancy, Lyon, Grenoble, Bordeaux).(D6c. 12 lev. 1890.)
7deg; Abatage. — Textes a consulter : Art, 6, 7, 8, 9, 10, I.. 21 juill. 1881. -Art. 6, 7, s, 9, in, II, 13, 36, Dec. 12 nov. 1887. — Art, 10, 21, Arr. min. 28 juill. 1888. — Arl. 3, 69, 70, S3, 84, 87, Dec. 22 jnin 1882.
l,orsquedesaiiiinau\ soul allein!s ilecerlaiues maladies conlagieusos
incurables ou d'une transmissibilite redoutable,l'autoritöpeul el doil en prescrire l'abatage, c'est-ä-dire loccision, rassomuiement, le sacrifice, dans le bul de faire disparaltre ces foyers de contagion. Dans certains cas (typhus, pöripneumonie), l'autoritö penl. meine prescrire l'abatage des animaux simpleraent suspects, Quand il s'agit de la rage, les auimaux malades el les carnivores, chiens et dials, suspects doivenl ehe imnu'dialeinont aliall.us, ineme en I'absence d'uu ordre de l'autoritö (art. 10. L. 21 juill. 1881).
Le bul de cette mesure est de faire cesser la contagion, de lui enlever ses foyers, d'empöcher ainsi I'extension de la maladie et de häter la disparition de l'öpizootie. L'abatage pent ötre prescritpour im nombre plus ou moins considerable d'animaux, il peut ötre indi-viduel, partiel, gönöral. II est individuel, c'est-ä-dire limitö aux animaux malades, dans un hon nombre de cas (morvo, charbon, farcin. pöripneumonio, rage, otc.) ; il est partiel, quand il est ötendu aux animaux coiilaiuiiiös ou suapecla, quand 11 est prescrit pour les
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jiniinaux pouplani uno habitation, unofermo, unolocalitö; ainsi, dans los ras do typhus, l'autoritö no devra pas so borner a prescrire l'abatago des raalados, mais eile devra en outre taire sacrifler les animaux bovine contaminös ou suspects, qui ont ötö on contact avec los malades, ou qui so sonttrouvös dans leur voisinago. L'aba-lage partial est une excellonte mesure, qui doil toujours ötre appli-
quöe an dolmldos ojii/oolies do typhus.
Mais si I'abatage individuel ou partial est souvent utile, il n'en est pas de niöme de I'abatage gönöral on en masse, conseillu quelquefois jadis pourdöpoupler uno iocalitö, uno commune oü rögne to typhus; c'est qu'en offet une pareille mesure sorail vöritablement dösastreuse pour les propriötaires et pour l'ßtal: el de nos jours, plus quo jaraais, olle sonlovorail dos rooriniinalions ol dos t'Ösistances do la pari dos proprlötaires.
L'abatago individuel ou partial osl indiquö toutos losfois qu'il s'agit d'uno maliidio contagieuso grave, incurable ot mortelle; l'abatago partiel osl plus particuliöreraent indiquö, quand il ya i\ combattre une epi/.oolio de typhus, L'autoritö pent prescrire cetlo mesure toutes les lois qu'olle esl jugöe nöcossaire; le vötörinaire doil ici plus quejamais agir avec conscience ot prudence, il doil conoilior tons los devoirs quo lui itnposent scs connaissancos scientifiques, sa conscience et la mission qu'il a accoplre; il doit so decider promplemenl, sans agir jamais a la lögöre, it doit proposer a l'autoritö les mesures qui lui paraissenl nöcossaires et domander I'abatage toutos los fois qu'il lui somble indispensable. C'est d'apres la proposition du vdtörinaire quo l'autoritö prescrit tolle ou tolle mesure, c'est surla demande du vötö-rinaire qualos maires ordonnent I'abatage.
Les premiers documents de noire ancienne legislation sanilaire ne parlenl pas de oelle mesure, qui In! ödietöe des 17(i;! pour les ens avörös do morve, dsect;s 1774 pour lo typhus, et dös 1784 pour touto maladie contagieuso reconnue incurable. Notre legislation actuolle eunmore liniilativemonl los cas dans lesquels l'autoritö a le droit do prescrire I aba tage. C'est dans les cas do peste bovine, do poripnonmonio, do uiorvo, de farcin el do cliarbon incurables, el do rage, laut en l-Vaiico qu'on Algerio, ipie I'administration a le droit do prescrire cetto mesure ; et de plus eile pent etre prescrite en Algerie dans les cas de
tuberculoso et de dourine.
L abatago pent ötre appliquö non seulomonl aux animaux malades mais parl'ois, avons-nons vu, aux animaux suspects en cas do peste bovine, de peripiioninouie et de rage animaux carnivores) ; il pout •1 etre ikiii sculement anx animaux de rinlerienr du pays, mais aussi
aux animaux prösentös ii I'importation. II poul ötre appliquö aus
animaux inijairles malades OU non malades, venant d'un pays 00
rögne la peste bovine, el dont I'importation a ötö Lnterdito; il pent
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MALADIES C0NTAQ1EÜSES BAGTER1ENNE8,
ötre appliquö aussi aux ruminants malades du peste bovine prösontös ji la frontiöro avant toute prohibition d'importation, de möine qpx'aux animaux reconnus atteints ili^ pöripneumonio; et on pareil cas les oadavres sonl enfouis ou dötruits, et il n'osl allouö aucune indcmnitö ii leur propriötaire. M peul 6tre appliquö aux animaux reconnus atteints de clavelöe, de morve, de charbon, de rouget, etc. II peul 6tre appliquö i\ l'intörieur, tan! JiTögard des animaux reconnus atteints des maladies pr6cil(5es (peste bovine, pöi'ipneumonie, morve) chez leurs pi'oprietaires, qu'ä l'ögard de coux reconnus malades sur les champs de foire ou de marchö.
Cette mesure, qui esl la plus grave de toutes, celle qui porte le plus alteinte au droil de propriötö, doil 6tre prescrite par l'autoritö; les
veli'rinaires sanilaires n'onl i|ue le droil de la ennseiller, et c'est SUl'
lour avis que ['administration l'ordonne et la faitappliquer. En France, l'abatage est prescrit par le minlstre, quand il doit porter sur des ani­maux simplement suspects de pöripneumonie. II esl prescril par le pröfot, qaancl il doit s'appliquer aux animaux malades de pöripneu-monie. Dans les autrescas il est prescril par le maire, quand l'arrötö d^claratif d'infection a ele prispar le pröfet; toutefois, quand il s'agit de la rage, les animaux, de quelque espöeo iprils soient, doivent 6tre abattus immödiatement, dös qu'ils sont reconnus atteints de cette affec­tion, et de plus les chiens el les chats suspects doivonl pareilleraent
elre abattUS tie suite meine en l'alisenee d'un iinlre du maire. L'eXÖCU-
tion de celle mesure doil en outre 6tre assur6e ei surveillöe par les soins de l'autoritö, a qui il appartienl de triompher, s'il y a lieu, des resistances des intöressös.
L'autoritö et le v6terinaire sanitah'e doivent se pr6occuper de la regleinenlalion el iln mode d'execution de l'abatage, quand il y a lieu d'y recourir; ils doivenl choisir le lieu dans lequel l'occision sera pratiquee et döterminer le mode suivanl lequel eile sera obtenue, ainsi que le mode a employer pour amener les malades sur les lioux ou transporter les cadavres. Ordinairemenl l'abatage devra avoir lieu sur place, el les cadavres seronl ensnile transportös a l'öquarrissage ou dans l'endroil choisi pour l'cnfouissement, la erömation, etc. Le transporl des cadavres, qu'il s'agisse d'animaux morts naturellement des suites (l'une maladie eoulagiouso ou abattus, devra 6tre tail avec les precautions voulues, pour 6viter toute dissömination de germes morbigönes duranl le trajel et aprös, soil par les cadavres, soil par les vehicules, soit par les personnes, Ces precautions, qui consistent dana l'emploi de vehicules couvenalileiuenl agencÖS, dans la disinfection OU
le lamponnement des regions du cadavre qui pourraient laisser öchapper des matiöres morbides, dans ['usage, si laire so peut, d'animaux de traction non susceptibles de se contaminer, dans la Burveillance pendant le trajet, pendant le chargementel ledöcharge-
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MESUBES SAN1TA1UES.
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inont, dans la dösinfection des vöhicules vi autros objots employös, dans la dösinfectiondes persoanos, etc., soront spöciflöes ä propos de chaque affoction; et d'aillours le raisonneraent, basö surles connais-sances scientiflques acquises, sufflra h les suggörer dans les diverses circonslancos. C'est an vötörinaire, bien entendu, qu'il appartiont do los indiquei1 et ö l'autoritö de les faire appliquer.
Onaiiii le vötörinaire sanitaire jugera plus dangereux le transport du oadavre quo colui de 1'animal, le maire poumi autoriser lo döplace-mentdes malades en vue de l'abatage, Los animaux seronl alors con­duits an lieu de l'eafouissement, ii l'öquarrissago, ou au lieu de la cremation, etc., avec tontes les pröcautiona rationnelles, pour övlter la dissömination de lour maladie et pour öviter qu'ils ne soient dötour-nrs de lour destination. Ms seront accompagnös d'un agent do 1'auto-rito; on les forn passer autant quo possible, dans les sentiers ou chemins pen fröquentös; on evitcra le rojet de matiörcs morbides en route, on les ramassera ou on les dösinfoctero s'ils on laissont öchap-per, etc. Les modes les plus expdditifs et los plus simples de sacrifler Irs animaux vouös ö la naorl sonl I'nssommement, qui pennet deviter
I'efTusion du sanj.
jmpoisonneraent, roccision par arme a feu.
Lorsqu'i] y a uu dos d'öquarrissage dans la locality, les animaux pourront done y etre conduits vivants, pour y elre abattus sous les yeux de l'autorite on de la police, ou bien ils seronl abattus dans le lieu on ilsse trouvent et transportös ensulte ä l'öquarrissago; j'ajoute cpie ce dernier parti mc parail pröförable tanl qu'on no snrvoillora pas mieux les (dos d'öquarrissage qu'on no le fait actuellement. Les frais, oecasionnes par l'application de cello mesure (döplacement dos animaux, assommement), seid ä la charge du propriötaire.
Que l'abatage soit exocnlü dans un clos d'öquarrissage ouailleurs, Itautorltö dovrait y assister ou s'y faire represcnter, et il seraitbon que le veterinairo y assisläl de son cote ot fit I'antopsie, qnand eile est jugöe nöcessaire. Daus la pratique on ne so conforme |)as souvenl äcelie rögle et c'est la un tort de la pari de l'autorite; quant au velrrinaire, il n'est pas toujours nöcessaire qu'il soil present, ear on on ue pratique pas toujours les autopsies. Mais pourtanl ilsera bon qu'il se conforme aux prescriptions de la loi; el sa pivsence, ainsi que 1'autopsie, est d'aulant plus nöcessaire qu'il plane des doutos sur l'existence de teile ou teile maladie, au diagnostic delaquelle 1'examen ducadavre pourra grandement contribuer; la relation des donnöes de l'autopsie doit alors 6tre faite avec soin. Lorsqu'i! s'agil d'animaux simplement suspects et pouvant 6lre utilisöspour laboucherie, il y a lieu de permettre leur döplacement ou le transport des viandes et debris en l'entourant des precautions aecossnires.
Quand il s'agit d'animaux simplement suspects et memo de sujets pen malades, qui suut utilisablos en vue de la boucliorie, le transport
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MALADIES CONTAGIEÜSES BACTER1ENNE8.
vers l'abaltoir de la commune, vers tin abattoir du döpai'tsmenti i'i nu'iiu; liors du döpartement, vers un abattoir de Paris on de Lyoik, par exemple, pout ötre autorisö, ii la oondition quo toutes les precautions uliics en vued'ompöcher la dissöinination de la contagion soient pres-oriles ut oxecutoi's. Onand le transport cst autorisö hors du döpai'te-ment, vcis l'aiis, Lyon, etc., raiilorisation doit Omaner (In niinislrodc I'agriculture, Cost d'ailleurs ainsi qu'on a raaintes fois expödiö vers 1'abattoirdeParisel deLyon, dos ötables de la Niövre, doTAUier, etc, inl'cdri's de pöripneumonie. Les animaux sent dirigös, sons escorte, par le chemin le plus direct et, sans arröl, vers lagaro laplus procho, pour otre embarquös imraßdiatetnenl dans des wagons, qui seronl plombös, et qui ne seronl, ouverta qu'au lieu de destination, c'est-a-dire a ['abattoir. La dösinfection sera appliquöe avec soin aux quais et agrös d'embarquement et de döbarquemenl ainsi qu'aux wagons. Lorsque le transport est autorisöhors de la commune, dans le döpar-tement, c'estle pröfet qui delivrc l'autorisation. Dans tons les cos, les mesuresel pröcautions,ödictöesparla loi ei les röglements apropos de chaque maladie, devront ötre prescritos et appliqu6ea avec, un soin special (voir pöripneumonie et aulres maladies, a propos desqueiles le deplacemcnt des malades et des suspects peul ötre autorisöen vuo de la boucherie),
Circulaire ministerielle relative aux expeditions d'animaux.
Paris, In novembre liS'.iü. Monsieur lo pröfel,
J'ai amp;t6 informö par volre collogue, M. le pröfet de police, que, lies fre-quemtnent, des animaux provenant d'ötables oü sövissent dos maladies con-tagieuses el que l'on expödie h la Vlllotte pour ötre immddiatement sncrilles et livrös a la boucherie, sent dirig^.s surle marchd .mix bestiaux qu lieu de l'ötrö sur les abattoirs, par suite d'erreur dans l'indication do destination portöe an laisser-passer qui a 6le dölivrö par l'autoritö municipale du lien de provenance. Or, chez ces bötes contaminöes, la maladie pent s'etic döclaröe au coins de la route et, si elles döbarquenl au milieu du helail qui doit 6tre mis en vente le jour tnömc ou le lendemain, elles peuvent, avanl qu'on ail reconnu la Fausse direction donnsect;e, avoir infestd un certain nombre d'ani­maux ipii, reexpedies en pioviiuc, y propageronl, a lour tour la contagion.
L'erreur d'indication de destination dans le laisser-passer proviont evi-dninnieni. de la confusion que beaueoup de personnes font entre les abattoirs do la Villette et le marchö aux bestiaux, qui sont cependant des elahlissc-ments entiörement distincts. Jevoua serai done obligö de vouloir blen faire connaitre anx maires do votre d^partemenl que lesdits laisser-passer doivent porter la mention : Abattoirs de In Villette et nan pas Marchi de la Villette; je vous prierai do leur signaler en mßtne temps les dangers que les erreurs commises a eel 6gard peuvent pr6senterau point de vue de la dissemination des maladiescontagicuses, Je vous demanderal de leur rappeler aussi que la delivraneu de oetto piöce duil dire immidUüement prdeddie de la visile par un
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#9632;vcUvinuirc dos aniimux ii expedier et (nie c'ost sur l'indioation de co vellaquo;5-rinaire 4110 lelaissor-passer doit 6tre (Habli, car les expeditions donl ils'a^it ne doivent ootnprendro qua It's bötosayaut 6M simplomenl oxposeos a la contagion! Qttoutsujet qui präsenterail quolqu'un dessymptömos de la ma-
ladio, doit on 6tre öeaflö.
On a vii drjii (art, 8, L. -1 juillet 1881) quo dans Iq cas de i'urcin et de charbon la loi a prövu \u\ oonfllt de diagaostic et do pronostic entre le vötörinaire sanilairc et colui que Ic propriötaire aurait fait appeler. On pourrait se demander si, pour Ic diagnostic des autres maladies contagiouses, il n'y aurait pas lieu d'appliquer la solution de l'article 8 de la loi du 21 juillet 1881. 11 semble bien qu'il conviendrait a priori d'ötendre a toutes les maladies la disposition de l'articleSUS-vlse et d'admetlre ainsi le droit a la centre-expertise, mais il faut reconnaitre quo la loi n'a vise (pie les affections precitees; en conse­quence il n'y a pas lieu d'olendre arbiti'airement ses dispositions.
8quot; Moyens de destruction oil de sterilisation des cadavres. — Si les cadavres d'aniimuix. alialtus peuvenl parfois elre utilises, il est des eas noinhrenx, 011, coinnie ceux des animaux morls de maladie contagiouse, ils doivent 6tre delruils, störilis6st etc.
Textes a comltlter: Art. 3, 14, lb, L. 21 juiil. 1881, —Art. 1, Dec 12 juin 1882, — Art.:;, 16, Ddc. 12 nov, 1887, —Art. i, II, 17, Arr. rain. 28juill. 1888.
Les cadavres d'animaux, morts de maladies contagieuses quelles qu'elles seien!,, ou abattus comme atteinls depeste bovine, de morve, de farcin, de maladies charbonneuses, de rage (de tuberculose et de dourine en Algerie), ne peuvent jamais elre livres a la consommation; ils doiventötreenfouis.ou livres ii l'6quarrissago, cm soumisa la, eremu-tion, oil delruils par tout auti'C proce'de. Les cadavres ou debris abun-donues, sans preeaution, dans lese,liainps,danslesl'osses,(,lansl(!Sinares, dans les cours d'eaa ou sur les diemins. peuvent (M,re plus ou moins dangereux, surtoutquand il s'agit de maladies contagieuses; aussi leur destruction ou leur sterilisation sont-elles nöcessaires. II ya divers moyens d'obtenir ce rösultat, ce sent 1'enfouissement, la livraison au laquo;los d'eqnarrissagc, la crematiiui ou la cuisson, la solubilisation par les acides el la noyade en pleine mer, apr6s avoir öventrö le cadavre on lui avoir ajoutö un poids quelcoiKpie, pour le I'aire couler au lond de Lean.
A. Enfouissement. — Les cadavres ou debris des animaux morls de la peste bovine el des maladies charbonneuses (art, 11, L. 21 juill. 1881 el art. 16, Dee. 12 nov. 1887) on ayant ete abattus comme altoinls dc ees maladies doivent Stre enfouisavec lapeau tailladöe, a moins qu'ils ne soienl envoyes a im clos d'öquarrissage rögulierement anlorise, cm delruils par tout anlre proeede. Lorsque desatiimaux out sueeombe, ou lorsque I'abatage a ötö execute el qu'il n'existe pas declos d'öquar-
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rns
MALADIES GONTAGIEU8E8 BACTfiRIENNES.
rissage, il y a lieu d'enfouir dans le snl les cadavroset les divers du bris. L'enfouissement estune mosuretrös importanto et trös ancienns; e'est In premiöre qui it ötö ödietöo par notre lögislation ArnH de 1714) '. avanl lquot;l'i les cadavresälaientlaissös souventon plein air et devenaionl ainsi des foyers d'infection.Cette mesuro setrouve prescrite depuisl714 dans tous los documents de 1q police sanitaire; elloapour butdeparor aux dangers rösultani de la putröfaction et de la contagion par les cadavres; tousles cadavres doivent6treenfouis oulivrös a l'öquarris-sage.
L'enfouissementest done indique toutes les lois qu'il s'agit de se dö-barrassor de cadavres, ot surtout quand cos cadavres siml coux d'ani-manx alleinls de maladies contagleuses; il osl indiquö, quand il q'j u pas possibilitö ou avantage ä livrcrles cadavres a l'öquarrissage ou ä les traitor autrement, Cette mesure doil parfois s'appliquer nu cadavre tout entier, y compris la peau ot inns les döbris ; aill^i lo veul la loi sanitaire,quandils'agitde cortaines affections (peste bovine, maladies charbonneuses). Mais on tolörodans la pratique l'enlövement et l'utili-sation des peaux lies animauxmorveux,farcineux, claveleux, enragös, tuberculeux, pöripneumoniques, et meuie celle des animaux char-bonneux (art. 16, D6c. I- nov. 1887), quand les cadavres snnl livresa l'öquarrissage, a la condition quo la dösinfection pröalable en sera praliquee.
En r6sumö, quand on doitrecourir a l'enfouissement, la pröcaution qui consiste a taillader la peau, afin d'öter a toute personne I'envie d'exhumer lc:s cadavres pour I'enlever, n'esl obligatoire que lorsqu'il s'agil ile la postc bovine et des maladies charbonneuses (art. 14, L, 21 juill. 1881 el art. 1(1, Dee. 12 nov. 1SS7 . Dans Ions les aulres eas, la peau pent ulre enleveo et iililisi''e aprös dösinfoction convenable.
L'enfouissement ne doil done 6tre prescril qu'autani qu'il n'y a pas possibilitö ou avantage a recourir A, un autre mode de destruction, soil iiieme an transport a un closd'öquarrissage, qui offreplus de garantie. L'autoritd peul el doil demander l'avis du vötörinaire sanitaire; mais e'esl a eile qu'il apjiarlienl de preserire renfouissement et d'en sur-veiller l'exöcution, Le maire doit preserire l'enfouissement dans un terrain appnrtenanl au propriötaire. A döfaut de terrain convenable appartenant au propriötaire, l'enfouissement peul avoir lieu dan- un terrain communal spöcialcment tiU'eele aeel ohjet. Dans les communes ou srvissenl les maladies charbonneuses iil'elal enzootique, il j a mi inli'i'id majcur, quand il n'existe pas de clos d'öquarrissage, ö. affecter spöcinlemenl un terrainö l'enfouissement des animaux charbonneux. Ce terrain, dont I'enceinte devra 6tre fermöe par une barriöre ou une hair vive, sera iiitenlil a toute culture, cI l'herbe enserabrölöe sur place. D'ailleurs il sera uecessaire, en röglo gönörtile, dquot;entourer d'niic clöturo tout terrain aU'ecle ä t'enfouisscmenl et d'interdire d'y faire
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MESUItKS SANITAIRES.
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paltre lea animaux, au moins quandils'agii'ad'un emplaceraont appar-tenant h an terrain communal. II faudra autant quo possible choisir, commo liou d'enfouissomenl, an terrain autreque cour, jardin, soldes habitations; il faudra choisir de pröförence un terrain inculto, retirö, pen fröqucntö, öcartö de tout cbemin de grande communication et des habitations, öloignö des coura d'eau, des |)iiils et des sources d'eau potable : il faudraenfln choisir surtoutun terrain qui soil; de nature ä faciliter la destruction des cadavres, et notammenl un terrain calcaire on siliceux, et a la rigueurun terrainargileux tnöiö de sable etde cail-loux, L'emplacement doittoujours 6tre agree par le maire.
Si on tie trouveauoun lieu convenable dans les terrains du proprie-laire, ni dans ceux de la commune, ni dans ceux de quelque voisin bönövole, Irs cadavres ou döbris de cadavres seronl dötruits sur place par la erömation ou la solubilisation au moyen d'un acidefort, ou transporles ä un clos d'öquarrissage. En aucun cas on ne devra les abandonner dans les terres, sur Irs cbemins, ni Irs jeter dans les cours d'eau, 6tangs, mares, etc.
Les animaii\, quidevronlötre abattus, pouri'ont,avec I'autorisation du maire, elre amenösvivantset assommösau bord de lafosse crenseo ponrles cciu'voic. Lorsipi'il s'agit de cadavres on de döbris provenant d'animaux naorts ou abattus pour cause de tnaladie contagiouse, le transport en sera fail par on auxfraisdu propridtaire; on emploiera a ce transport les animaux les moins apl.es ä contracter la maladie rßgnante, et on se servira de vöhicules agencös de l'aeon a laisser öchapper le moins possible des döbris ou des matiöres malades le long dn parcours; ces vöhicules et tons les objets employös scront ensuite soigneusement dösinfeetös. D'ailleurs les precautions ä peendre, pour le transport en vue de l'öquarrissage ou de l'enfouissement, seronl indi-queos ii pcopos de chaque maladie,
Les losses pourronl c'lir rn nomltre i'ual a eelni ilrs cadavres, mais cela ti'esl pas indispensable : il sufflra d'en proportionner la profon-denr el l'dtenduc au nombro des cadavers. Blies seronl creus6es a im mötre el demi, ii deux ou trois metres de profondeur, el une fois que les cadavres y seronl places, il faudra les couvrir d'une couche de chaux vive ou d'aeido phönique brul ou de pli6namp;te de soude ou de chlorure de chaux ou de cendres : puis on les recouvrira avec toute la terre d6plac6e, et on disposora mdme, au-dessus de cette terre, des pierres, des fagots, des branchages, ou on l'entourera (rune barriöre, pour empöcher les animaux carnaasiers de venir delerrer les cadavres enfouis, II faul qu'il y ail au moins, au-dessus dos cadavres, une couche de terre de I'ViO. Aucune fosse ne peul ötre ouverte, aucun cadavre ne peul elre delerre en lolalite ou en parliesans une autorisalion du prefel.
Quelquefois 11 sera prudent d'infecter la viande^ en faisanl pönötrer
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MALADIES CONTAQIEUSES BACTERIENNES.
dims los cadavres une substancG pyrogönöe (essence de töröbenlhine, goudron de houille, aoido phöniquo, etd), pour rnieux d^sintöresser la cupiditd de ceuxqui soraienttentös de lesdöterrer dans le but d'utiliser los chairs, Dims corlaines circonstanoes il pourra ötre utilo de placer sur les fosses un poteau indicateur, pour prövenirles voisias du danger qu'il peut y avoir a laisser venir leurs animaux dims le voisinage mi sur les lienx d'onfouissemenl.
L'enfouissement ne laisse pas,n]algi'ö les precautions dont on I'en-toure, d'offrir de sörieux inconvönionls; il facilito la conservation pi'olongöe de certains germes, tels que ceux des maladies charbonraquo; neuses, de la tuborculoso, etc., qui pourronl etre plus tard ramenes ii hi surface du sol ou entratnös par les eaux. Anssi faudra-l-il lui prelerci- la livraisonii un atelier d'oquarrissage ou la erömation ou la solubilisation par l'acide sulfurique, i|iii anöantissent d'une liiemi plus sure les germesmorbig^nes.D'ailleurs, il vasans dire que lespro-priötaires, qui font des enrüuisseuieuls elaudeslius et qui ne se soumet-tent pas aux prescriptions de l'autoritö, sont civilement rcsponsables, quand il rösulte de leur Incurie quelque cas de transmission aux animaux d'aulrui.
I!, fiquarrissage. — Textes a consulter : D6cretdu 18 octobre 1810. — Ordon-nance du 14 Janvier I81.:i. — Decret du 2b mal hsli. — Döcrel du 13 avril 18(11. — Döcretdu 3 mal 1880, — Art, I 1, L, 21 juill, 1881. — Art, i, 01, 92, 06c. 22juin 1882, — Art, 16, Dec. 12 nov, 1887. — Art, 17, Ait, min, 2s juill,
1888.
Bienque l'enfouissement soil parfoisuneexcellcntemesure de police sanilaire, il ae faudra yrecourir qu'aulant que cela seranöcessaire. Toutes les I'nis qu'il sero possible d'ui lliser,dansunclo8d'6quarrissage, les cadavres, il faudro accorder la pröförence ii cemode, qui csl i)lus sur el qui pennet de retirer un ci'ilain hi'iir-liee de tons les dehris iinimaux.
Eqpiamrsignifle depecer ; equarrissage signinedöpeQage,6coi'cherie, opörations pratiquöes sur lrlt; cadavres pour en tirer parti et profit, Los chantiersou eins d'öquarrissage soul, done des etablissements, oi\ Von transportelosaniniaux liors de service, les animaux usi'^s ou malades, pour y 6tre abattus, et les divers cadavres ou dehris de cadavres, pour y etre depouillrs, ddpeces el utilisös de diverses maniöres.Ges 6tablisgt; seinen Is soul Ires i mporlaiils an pninl de vue de l'hj'giöne publiqueef de l'industrie ; ils soni surtouf indispensables dans les grandes villes ; lls permettenl d'utiliser pour l'industrie, le commerce el l'agriculturs, des produits, qui, pour la plupart, seraient perdus et occasionnoraient des dangers pour llivgiene, s'ilseliuent mal enfouis OU s'ils n'otaieut pas enfouis,
Les closd'öquarrissage sonl ties etablissements insalubres; ils kiis-
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sentächapperd'abondantesämanationsputridos, UsattirontlegTiioiichGs et Ics rats ; leur voisinage ost inoommode, dösagröable (;t dangereux; aussi lea rölögue-t-on (Inns Ics lieiiN oloigucs des villcs et daas dos lieux drscris si o'est possible. Bien plus, l'autoritä a le droit et le devoir de connattre ä i'avance los |gt;l(ins de l'iridnsiriol, (pü domande ii eröer un dos d'öquarrissage, de lui imposer oertaines dispositions et certaines obligations, d'exiger nun bonne tenne et la dösinfection, d'exercer ou faire exercor une surveillance perpötuello et constanto,
On qualifle de dangereuxt instilu/jrrs ou incommodes, los Etablisse­ments industriels, lels quo manufactures, fabriques, usines, ateliers, don! le fonetionnement est de nature ä compromettre l'ötat des l)i\li-ments, des röcoltcs, des fruits de la lerre et des aniiuaux domestiques, a menacerla söouritöetla santädes hommes ou a les incommoder. Un döeret du 18 octobre 1810 r^glomente le regime des Etablissements insalubres, dangereuxou incommodes, les divisc en trois classes et les souinol, a des prescriptions contraires an prineipe de l'inviolabilitd du droit de propriele (!t a eolui de la liberte du travail etdel'industrie, en vue de l'intöröt public, II soumet lour cröation ii la necessilö d'une autorlsation, el lour' fonetionnement a. une surveillance administrative. Le classement est fait d'aprös le plus ou moins d'insalubritö, de dan­gers oud'incommoditö, q ni'present ent les (Hahlissemcnts ; et leur regime est plus on moins rigoureux. Leclassement estl'ait parle chef de l'Etat, qui pent modifier celui fait antörieurement, par un döeret rendu en conseild'Etat. II avaitötöfalten 1810 (Döeretdu IBoctobre 1810),0111 Hl.-; (Ordonnance du ii Janvier 1818), en 1866(Döeret du 31 döcembrel866); il a ötö modifiö en 187^ (Döeret du ^il Janvier'), en 1871!, en 1878, en 1879,en 1880, en 1881, en 1883, et refait enl886(Döcret du 3 mai). En dehors des ötablissements classi's. il y a plciue lilierle i)our los autres, sauf, pour les tiers, le droit de I'article Ki8^ du code civil, quand ils öprouvent des dommagesou inconvönients autres que ceux imposÖS par les obligations de simple voisinage.
L'autorisation nöcessaire pour l'ouverture des ötablissements classös estdonnöe par le pröfet, s'il s'agit de ceux depremiöre et de deuxiöme classe; pour ceux de troisiöme classe, olle est donnöe par les sous-pröfets, sauf ä, Paris et danslo ressorl de la pröfecture de police, oü l'autorisation doit toujours Omaner du prüfet de police. II eststatuösur les demandes d'autorisation, suivant les exigences de la si'irolo, de la salubritö et de la commoditö publiques, apres une instruction admi­nistrative.
Les Ötablissements de premiere classe sonl ceux qui, eomino les abattoirs publics, los boyauderies, les inllnneries de chiens, les depots de chairs, de debris et issues provenant de l'abatage des aniraaux, les öchaudoirs pour la preparation industrielle des debris d'animaux, la fabrication des engrais aumoyen des malleres animales, l'öquarrissage
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3gt;Si
MALADIES CONTAGIEUSES BACTER1ENNE8.
ck'S auimaux, Ics ateliers nil on Iravaille le sang) otc, dolvent elre eloignos des habitations particuli6res; la distance est döterminöe par I'administration suivant lescas. Ladomande d'autorisationipour ouvrir im ütublisseinent de pn'miere classe (im atelier d'equarrissage), faite suiquot; papier timhre, ostadressöe au prul'et ; eile esl aecompagiiec^ (run plan indiijiiaiil ;i 800 metres do rayoa I'enaplaooinent, les dispositions etla distance des habitations vuisines ; eile doil indiquer le siege de retaldissenienl, la nature de l'industrie.
Los formalitös suivantes sont ensuite exigöos: 1deg; Äfflchage de la demande dans toutesles communes ii 8 kilometres de rayon, pondanl un mois, afln demettre les intöressös ii meine de produire leurs objec­tions. — Les maires des communes dressent, ii l'cxpiration de ce dölai, procös-verbal de l'accomplissement de l'afflchage et des oppositions, ionnees par tonte personne ou par eux-m6mos au nom de ieur com­mune ; -quot; Enquöte de commodo et incommodo devant le maire de ia communesur leterritoire de laquelle doil s'ouvrirl'ötablissemcni pro-jete. —'foul arrele preteftoral, intervenant saus l'accomplissement de l'uno des deu\ tormalitös pröeödentes, serait entache d'excös de pou-voir;30 Avis du oonseild'hygiöne ol desalubritö de l'arrondissement; et, s'il est liesoiu, avis du comitö eonsidtatil'des arts et manufactures, que le ministre met toujours a la disposition du prel'et. En cas de non-opposition, t'autorisation peul etre donnöesans autre formalitö ; mais en casd'oppositions pendant le didai de rafflehago OU dansJe conrs des enqueles, le jirel'et duit preudre l'avis du eonseil de preteeture, quia en ee cas une simple fonetion consultative, et donl l'avis ne lie pas le prel'et, ([ui pent auloriser ourel'nser contrairement ii l'avis l'orniule, les oppositions postörieures ii la decision pröfectorale appartenant seules au contentieux administratif.
Lepröfet peul opter entre trois partis ; it peul auloriser on refuser purement et simplomont, ou autoriser sous certaines conditions. Le demandeur peut, encasde rofus ou d'autorisation sous certaines con­ditions, exercer direclement un recours devant le eonseil d'Mlat, qui statue sans appel ; il a trois mois pour exercer co recours, apres que Ia decision preledorale Ini a ete uotiliec. Los tiers peuvent tntervenir, quand le petitionnairo exerce sou recours et conclure au maintien de la decision [irel'ectorale, liieu (|u'iisn'aienl pasfaitopposilionö lacröaliou de l'ötablissement projetö. Les tiers, quine sont pas intervenus, peuvenl attaquer, par la tierce opposition, I arrel du eonseil d'Etat. Les tiers peuvenl d'ailleurs oxercor un recours contre la decision pröfeclorale, qui autorise avec ou saus conditions ; leur opposition est alors portöc d'abord dovant le eonseil do pröfecture et devant le eonseil d'Etat en appel.
Pour la ereation d'etaldissemenls dela deu\iemc classe, lels que les tueries particulieres, la demande d'autorisation est adi'essee snrpapiei'
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ME8ÜRES S.V.MTAIltGS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;383
tinabröau sous-pröfet, qui la transmetau pi'öfet; alle cst accompagnöe
du plan ii 200 mötres do rayon ; il u'y q pas liuu ii l'afflchage do la dis-inamlc, mais l'enqudte de commodo et incommodo esl falte commo ci-dossus; les licrs puuveul faire opposition alnsi (juc les communes; mais le pröfetn'est pas tenu de prendro l'avls du conseil de pröfecture; ii prend cependant celui du conseil d'hygiöne. Pour les ölablissements de la troisiöme classo, tols que les ddpöts ile salaisons, l'autorisation esl donnee par le sous-pröfet, qui doit seulement prendre l'avls du con­seil d'hygiöne, ili^s maireset de la police locale, sous peine de com-mcllre im excös de pouvoir.
Les 6lablissements dangereux, insalubros ou incommodes, sans dis­tinction declasse, si in I si gt; i mi is ä la surveillance administrative pcndanl leur fonctionnement; cette surveillance appartient, pour les Etablisse­ments des trois classes, an pröfet (art. 2,1-. quot;ii d6cembrol789), qui pent, sauf recours des intöressösdevantle ministre dn commei'ce, ordonner la lermelure deselalilisseiiu'iils non autorisös oil meine autorisds quand les reglements ou les conditions imposöes n'onl pas ötö observes, quaad 1'exploitation a ötö suspendue pendanl six mois, quand l'irapötrant est restö six mois saus proflter de i'autorisation. J^a suppression d'un ötablissementdepremiöre classo peutötre proaoncöepar döeret, quaud il prösente des inconvönients qui n'avaientpas ele prövus, ei l'indus-triel n'adroif ii aueuno indemnitö, PourlesöLablissementsdedeuxlöme et de troisiöme classe, en cas d'inconvönients non prövus, l'adminis-tration nepeut quorecouririil'expi'opriation. Dureste, l'administration peut toujours, eu cas d'inconvönients non prövus, imposer des condi­tions, meine apres avnir drja dünne I'autorisation.
Dans chaquo commune, le naaire, ayanl les attributions de la police naunicipule, peutintervenir poursurveiHer les ölablissements autorisös et prendretoutesles mesuresde söcuritöetdesaluhriu'' [mhliqucsenuci-liables avec lo libertö du travail et de l'industrie, sans pouvoir rendre illusoire le bönöflee de l'a utorisation, et sans aboutir, pour des ötaljlis-semenls nun classes, ii im regime analogue Ö celui des elablisscmenls classes.
Lcsmesures d'autorisation, defermeture, de suppression des elablis­scmenls classes soul exercöes discrötionnairemenl par l'administra-tion, dansunbut de söcuritö et de salubritö publiques; mais il j au rail exci's de pouvoir, si l'administration agissaitdans un autre but.
L'autorisation aecordöe a un caraetöre de röalitö; eile n'esL pasper-sonnelle ii l'impötrant ; olle a trait älanaliire de l'ölablissemenl el au lieu d'exploitation, abstraction i'aile de la personne de l'exploitanl ; d'oii deconle la nöcessitö d'autorisations distinetes pour des ölablisse-mentsdivers du memc expluilnnl. 11 sufflt toutefois (rune autorisation unique pour des industries diverses devaul elre exereees dans le mömo Etablissement; et il sufflt de l'autorisation, exigöepour l'industrie appar-
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tenant a la classo la plus clevi'i!, punrvu qu'on imposo des conditions pour ohaoune. II n'ost pas besoin d'uno autorisation nouvello, ([iiaiul lo litulaire aliöne ou louo son ölablissoment; mais il 1'aul une aulorisa-tion nouvelle, si In möme Industrie est^tendue ou transportöoailleurs, si la mise en cDuvredeprocödös nouvenuxtransformerindustrio. L'auto-risation doit Omaner du pröfet du lieu de la situation, Ordinairement l'administration impose les conditions jugöes nöcessaires, quand eile accorde l'autorisalion. Mais dans tons les cas I'autorisation est aocorddo aux risqueset perils des industriols, et les droits des tiers sonttoujours reserves.
Los conditions a imposer ä l'industriel, qui est aulorise h cröerun clos d'öquarrissage, soul les suivantes : Iquot; emplacement lixe hors des villes., ii 200 ou 500 moires de toute habitation, loin des grandos voies de communication, loin des sources d'eau potable, au voisinage d'un cours. d'eau important pour avoir facilement du l'eau en abondance ot pour öcouier leseaux sales, sur un terrain vague, ecarte, dösert, boisö, ölevö, aere uta sous-solpermöable; 206tendue variable,proporlionnöe ö,l'im-portance de la clienlöle de l'öquarrissage : •'{quot; mur ölevö, entouranl le clos et ses döpendancos,ei entourö lui-mßme d'une plantation d'arbres; 4deg; construction des sols en dalles, en ei meid mi enchaux hydraulique; ro-binels d'eau pour faciliter h^ lavage des diverses parlies de I'atelier; bassincitnenlö pouvanl contenir les eaux sales d'une joumöe et pouvant so vider par le fond, au moyen d'un tuyau de fuite soutorrain amenant les eaux on avant dansle plein lit de la riviere; chaudiöres, cheminöes, fourneaux conformes aux röglements, el foyers disposes pour brüler toutes lea vapeurs et ömanations; 5deg; exploitation surveillöe, voitureraquo; do transport bien cönstruites, ne laissant öchapper aueun liquide, cou-vertes, zinguöes, elamecsou peintes, lavdes souvent et inodores; dösin-fection du clos et des voitures; transports rapides et öquarrissage ra­pide ; eaux: sales eeoulees seulernont dans la null ; sortie des nuvriers avee nuelenue propre et deeenle; regist.re d'ontrees impose a l'öquar-risseur ; declaration äexiger pour tons les cas de maladies contagieuses ; visites fr6quentes par la police el par un velerinaire, etc. Malheureu-sement la pluparl de ces conditions ne soul, pas realisees, et les aulo-riteslonl trop pen de casdel'importance qui s'altache a lour execution, t'n elos d'öquarrissage, Inen agencö pour une complöte exploitation industrielle comprend des döpendanecs [ilns ou moins nombreusos, savoir: un abattoir, des 6tables, des hangars, des magasins, desbassins, des reservoirs, un clos d'enfouissage et des annexes, oil Ton travaille les peaux (tanneries, secdioirs, etc.), oil Ton prepare des produils iudus-triels ou agrlcoles (fours, cbaudiöres) avec les divers d6bris des ca-davres, etc.
Les (dos d'öquarrissage rendraient les plus grands services ä l'hygiöne publiqueetft la police sanitaire, s'ils ötaient bien tenus et bien sur-
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veillös, Pour enobtenirtouslesavantagesqu'onoston droil d'attendre, il fautoxiger latenue d'un registro desentvöos, sur lequel seroni con-signös tuns les renselgnements pouvant mettre l'autoritö et le vötöri-naire sur la voie d'une maladie contagieuse, d'uno öpizootie qui n'a pasötö döclaröo. II faudrail soumeltre cos ötablissements aux inspec­tions journaliöres de la police et d'un vötörinaire sanitaire; il faudrait y faire conduire ou transporter, avec les pröcautions aöcessaires, les oadavros et les animaux atteinls de maladies contagieusos incurables; il faudrait assister ii l'abatagoet vöriflersi les cada^res ont 6tö enfouis on dönaturös,
G.Crdmatlon.—-La destruction, parle feu, des cadavres, des döbris de cadavros el dos objets souillös, fail disparattre tout (langer bien mieux que I'enfouissemont et l'öquarrissage. (Jn connatt les incoavönients do 1 enlouissemeni; ceux de l'öquarrissage, pom- dtre moindres, sont röels parfois.surtoutquandcesötablissements soul mal tenus, mal exploitös, mal surveillös; certains germes peuvent öchapper a la destruction ei ötreexportös ensuite avec les fumiers, lesengrais, leseaux, etc.,quand la dösinfection n'est pas faite avec soin. Bien qu'elle soil, aouvenl diffleile a mettre en pratique, et bien qu'ellone permelte pas l'utilisa-tiou des matiöres comme l'öquarrissage, la cremation devra 6tre utilisee dans toutes les circonstances 011 eile sera utile el possible, Dans la pratique ii sera parfois aise d'y recourir; avec quelques fagots de bois, avec; des litiöres plus ou moins souillöes, etc., il sera facile do bröler los cadavres pen volumineux, dos döbris cadavöriques et des objets dangereux, sauf ensuite, par surcrolt de pröcaution, ä enfouir loresidu dans lesol, On peul parfaileineid. par ce jirocodijeleaieidaire, so döbarrasser des cadavres de moutons charbonneux, claveleux, etc. D'ailleurs, quoi de plus simple que d'imaginer et de construire, dans los communes ou los villages, un incinörateur banal, en terre, en argile on en pierre, compose d'un foyer, surmontö d'une grille tnötal-lique ot muni d'une haute cheminöe. Le foyer pent avoir une hauteur variable suivanl lanaturo du combustible a employer; on accöderaitö la grille, pour y aincner les cadavres, au moveii d'un plan incline (Ixe ou mobile ; I'espace destine a recevoir les cadavres pourrail 6tre ferine liermötiquement par une porte mötallique et la cheminöe ferait suite a la vnüle do co oompartimeul. Des fours do ce genre, on terre ou en argile, old ide employes avec succos dans I'lnde; en douze heures un cadavre de cheval ötait incinörö sans autre combustible que de la liiiere. Voila done uu moyeii do delrnire les cadavres, les debris do cadavre,
les litiöres, lesfourrages et autres objets souillös. (-)ii peul enfln, pour les petils animaux, so servir de brasiors ou de biVliers, etc. A vrai dire, il y a bion rinconvenienl dos fuinees ; mais elles no sonl pas dangereuses, et d'ailleurs l'opöration pout so faire dans un lieu desert. En tout cas, ou no saurait dissuader d'employer ee proeödö ele-
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inentalre, jusqu'au jour oil I'on aura dos tours crömatolres mieux organisös, flxos ou mobiles, comme celui imaginö par Kuborn et Jacques, qui est agenoö dans une caisse mötallique, portöe sur quatre roues, qui a une chambro d'incinöration ä parois röfractaires chaufföe par deux foyers conjuguös, et qui permel d'obtenlr l'incinöration cömplöte ainsi que la combustion dos gaz,
La cuisson, et surtoul la cuisson dans des autoclaves sous pression, comme on la pratique dans certains clos d'öquarrissage, est iln excel-
lonl moyen de störilisaüon.
I). Destruction des cadavres par un agent chimique. — l-a dcsl iiicii.m
des cadavres par un agent chimique, en nie de la production d'engrais, constitue un proeödö srtr et öconomique. Les acides minöraux, qui agissent energiquement sur les matiferes animates, peuvenl 6tre employös pour dissoudre les cuirsjesdöchels, les döbris cadavöriques et les cadavres. En 1880, Darreau, vötörinaire ö, Courtalain, s'inspi-ranl de lit connaissance do raction dissolvante des acides mindraux sur les matiferes animates, montra lo profit que I'agriculture pourrail i'etirer de l'emploi de ces agents, II conseilla de traitor par I'acide sulfurique les chiffons de laine imprßgnös de virus; il indiqua la maniero d'obtenir des engrais solubles, en faisant agir, dans des vases de grfes, I'acide chlorhydrique sur des os fragmentös, et I'acide sul­furique sur des chiffons, du cuir, de la Inine, et en mölangeant les so­lutions obtenues, auxquelles on peul associer do la cendre pour for­mer une sorte de boue. llsignala le parti qu'on pourrail tirer, dans les fermes, des cadavres d'animaux, aprös desessaisqui lui avaientdö-raontrö qu'on pouvail röduire en bouillie les matiferes animales molles (chairs, etc.), en les irabibani avec de I'acide sulfurique. II conseilla de trailer ainsi el en grand los debris ciidavcriipies.
A. Girard, qui avail deja pröconisö depuis dix aus le proeödö de solubilisatio.n des cadavres par I'acide sulfurique, y revinl en L883. Anrfes avoir rappelö que l'enfouissement des cadavres charbonneux n'empöche pas la propagation des germes, aprfes avoir rappelö encore
que la combustion des cadavres el la cuisson des viaudes virulenlcs oi;
infectieuses aprfes dfepegago sonl des moyens sürs, quand il y a com­bustion ou cuisson complfete, pröconisa le procfedfe deja indiquö par Darreau, en le peiTecl.iomrml el le coniplelanl. 11 proposa de dissoudre a IVuid, dans I'acide sulfurique ooncentrö (60deg; a iSquot;), les cadavres enticrs, sans les dfepecer ounprfea an dßpe^agesommaire, pour ensuite uliliser le liquide ainsi obtean u la production d'un superphosphate de ciiaux azoie. l/acidc sulfurique moyennement concentrö(60deg; a 43deg;) dissout rapidement et solubiliae a froid toutes les matiferes don! le corps des animaux est formfe. Quand on a placö un cadavre d'animal
quel......[ue dans un bain d'acide sulfurique a 60deg;, sufflsani pour le
„ovci\ au Im,ui dc vingt-qualre b quarante-huit heures an plus, tout
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MESURES SANITAIRES.
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(chair, sang, visoöros, os, poils, laine) a disparu; ol il resto une maliöre slrupeuse, au-dessus do laquelle surnage la graisso, liquöflöe par la chalour naturelle de la röaction. /V. Glrard a expörimentö ce procödö do destruction des cadavros sur une assez grande öchelle et los rösultals (ml toujours ötd satisfaisants. II a placö dos cadavres entlors de moutons charbonneux aver leur laine dans un bain d'acide sulfuriqucö 60deg;, dans une cuve en bois doublöe en plomb ; ol en vingt-quatre a quarante-hult heures la dissolution devenail oom-plöte. L'acidobaisse en degrö pendant l'opöration, mais il conserve son önergie dissblvante jusqu'ft ce que sa densitd dcscendeö 43deg;.
L'acide sulfurique puul dissoudredes matiörea cadavöriques, dans la proportion des deux Hits do son poida et m6me au dela. La matiöre sirupeuse obtenue ne contient poinl de germes virulents. La cidture etl'inoculation n'onl dömontrö l'existenco d'aucun gerrae, mömedans le irsidu insolublequi s'y trouveen suspension, Los agriculteurs trou-veront un bönöfice ä ne pas enfouir Irs cadavres de leurs animaux, car la matiöre sirupeuse peul Ätre utilisöe a la confection d'engrais. L'acide sulfurique azotö (matiöre sirupeuso), marquanl A'.i0, attaque les phosphates do chaux naturels; il contienl environ 0,80 d'azote, el 0,80 d'acide phosphorique soluble. A.insi dans un essai, A. Girard a
obtenu les rösultals suivants : 340 kilogram.....s d'acide sulfurique
a (i()0 ontdissous en dix jours neuf cadavres entiers de mouton, pesant ensemble -Hl'i kilogrammes; des 528 kilogrammes de matiöre sirupeuse obtenue on a extrait 23 kilogrammes de graisse; ct lesoOO kilogram­mes restant, mis en contact avec 440 kilogrammes de coprolithes, (ml. duiine 940 kilogrammes de superphosphate, ayanl 0,36 p. 100 d'azote • 8)86 d'acide phosphorique soluble-f-1,77 d'acide phospho­rique insoluble, f-a graisse et le superphosphate valenl 8.'! francs; l'acide el les coprolithes content V.I francs; il y a dune nn heiielico ii utiliser ce proeödö.
I.'installation de cuves d'immersion, la manutontion de l'acide, le travail du superphosphate, peuveni ötre facilement, et sans dangers, insinlles chez les agriculteurs. La destruction des cadavres par l'acide sulfurique fail disparattre tout danger de transmission des germes, et permel d'utiliser, pour I'agriculture, ii litre d'engrais, I'azotOjqui entre dans lour composition ; ii est a dösirer que ce proeödö soil mis en pratique le plus lot possible dans les grande- fermes ou dans les com­munes ou hameaux, qui pourraient installer des cuves banales pour I'usage do tons lours habitants.
Voici les rösultals obtenus a Lamothe-Jarry [Yonne) ehe/. M. Houette. On s'est servi do cuves en bois garnies intörieurement d'une fouille do plomb do #9632;quot;gt; millimölres d'öpaisseur, ayanl a lour bord une goutliöre, qu'on remplitd'huile de houille ou autre, et dans laquelle repose et baigno le rebord du couvercle, aün d'eviter l'hj'dratation de l'acide
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des cnves ont ötö installöes dans un hangar, oti ötaient remisös los divers ingrödienls; ii proxlmitö a öle creusö un hassin cimentö, destinö a recevoir la mallöro sirupeuso dos cuves. Les cada-vres, döcoupös en quartiers, onl raquo;Ho placös laquo;laus une ouve et recouverta d'uno grille on fönte, pour les empöcher de surnager; ensuito l'acide sulfuriquo ii 66deg; aötdversöjusqu'ö immersion de la viande, et le couverclo aötömis on plaoo. Lagrille poni 6lre manlöo avec dos croohets, ot, le oouvorcle manceuvrö au moyen d'un tour et d'une poulie, En quarante-huit heures, l'acide ötait tombö a 420 et n'avait plus assez d'action. La matiöre sirupeusea ötöenlevöe et employöe ä la fabrication altörieure de superphosphate ; et une nouvelle quantitö d'aoide a olo introduite pour terminer la dissolution qui a olo complöte en deux u troisjours. l'n cadavre de cheval pesant 153 kilogrammes ;i olo dissous avec 236 kilogrammes d'acide a 66deg;; et la matiöre sirupeuse a olo absorböe avec 800 kilogrammes de phosphate ; on a ainsi obtenu 808 kilogram-mesde superphosphateazotö, dont le prixde revicntest do 7.quot;) francs, soil deux tiers tneillour marchö quo los phospho-guanos similaires, qu'on trouve dans le commerce.
9deg; Desinfection.
Textes ä consuller: Art. 4, 8, Ilaquo;, 37, L. -il juill. isst. — Art. 8, 12, IS, 17, 19, 20, 28, M, 38, 41, 42, 46, 86, 88, 60, 77, 79, 88, 89, 93, 04, 98, Dec 22 juin 1882. — Art. 1, TJ, IS, 20, Arr. min. 2S juill. 1888 et los amHes summt-.
Arrete du 30 avril 1883 concernaut la desinfection du materiel employe au transport des animaux sur les voies ferrees.
l. — Tout wagon ou box ayant servi h transporter des liölos bovines et autres espfeces de ruminants (raoulons, chövres, etc.), raquo;los chevaux, eines, mulcts et pores, est d6sinfect6 conforra6ment aux rögles ci-apr6s.
2 __liiiriirdiatcinoiii aprfes rembarqueraent drs animaux, 11 esl coll('', sur
chaque wagon ou Imx, une ötiquette imprimöe portant la mention suivante:
Gare tie............ (Nom lt;le la gare expöditrice ou de transit.)
A desinfecter a Tarrivöe.
, (Nom de la gare destinataire ou de lasta-Gare de............ / tion lie (lesiiil'eclioii, qnand celte opera­tion n'esl pas elTecUioe sur place.)
D6sinfectfe. II esl interdil aux Compagnies de meltre nn chargement aucun wagon ä bestiaux qui no porte eelto seconde etiquette, at qui n'auralt pasOie dösia-
lecte.
3. — La ddsinfection est falte, autant que possible, par la gare destina­taire; dans aucun cas, le dölai de vingt-quatreheures, fixe par le r6glement d'adminlstratlon publique pour l'exöculion de cette opeialion, ne pent ötre depasse.
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ME8URES SAMTAlltKS.
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4.nbsp; - l.a (lesinfi'ction comprend :
A. Lq notloyags; li. I,u dösinfection.
A. Pour la noltoyags :
lquot; On enlöve la litiöre et lus däjoctiongconlenues dans les wagons;
iquot; On (letuche du plancher et dos parois, ii l'aide d'un raoloir el d'un cro­chet appropriö, les matiöres adhärentes it, leur surface ou qui remplissent les jolnis des planohers, el on balaye toutea ces immondices;
iiquot; Apres oetle operaiion, an procöde au lavago ä grande eau, a l'aide d'une ponape, alin de projeter loan aveo force sur les plancbers, dans les Joints et les coins;
[.e lavage s'ötend, non seuloment a t'intöriour du wagon, mais aussi au.\ portes, qui sont lavöos intärieuremenl et ext^rieurement, et a la paroi extö-rieure, du cöle ou s'esl opoie le dticliar^eincnl;
4deg; l'n second balayage au balai dur complete lo neltoyage.
li. Pour la desiiil'oclioii, on aiidse l'intörieurdu wagon aveo imo solution dösinfectante qui est, an choix des Compagnies, une solution h i p, 100 de chlorure de zinc, de sulfate de zlno, de nltro-sulfate ili^ /ine ou d'aeide
plieoiqtie.
La vapeur d'eau surchaufföe pent elre employee pour le premier lavage des wagons, mais les Compagnies en feront usage suivant lours convenances.
5.nbsp; nbsp;— Les hangars et emplacements servant a reoevoir los animaux des ospeccs deiioinmees ci-dessus dans his garos do cliemius do far, les voles i|ue cos animaux ont parcouruea dans I'lutorieur des monies gares, les iumpos et quais, les ponls mobiles et tout maloriel ayantsorvi a I'embarque-ment et au döbarquaraent sont nettoyös par l'enlövement des dejections, lo lavage a grande eau sui\i d'n n balayage a fond, puis desinfect^s par I'arro-sage avec l'un dos liquides indiquös a rarticlo pröeödent. Onpeul remplacer I'arrosage par un saupoudrage an chlorure dechaux,
6.nbsp; — Les I'nmiers exlraits dos wagons el los dejections rarnassocs dans les places occupies ou les voles parcourues par los animaux. sont enlev6s dans le plus brel' dolai.
7.nbsp; nbsp;— I,es Compagnies de chemins de I'er sont antorisees h percevoir, a litre de frais de dosinl'ection, les taxes ci-apros :
40 centimes parcheval, poulain, dne, mulet;
30centimes par beeuf, taureau, vache, gönisse;
IS centimes par veau on pore;
.'i centimespar mouton, brebis, agncau, chövre.
Toutefois, pour les transports d'un meme exp^diteur, la laxe no pout dr-passer i francs par wagon a nn soul planclier ot •! francs par laquo;agon a deux planchers.
La laxe de ^ francs par wagon ä un soul planclier el de .') francs par wagon a deux planchers est percue, quel que soil, le nombre des animaux occupant le wagon, lorsque, sur lademandede l'expödileur, les animaux s'y trouvenl places en coinplole lilierte.
I.es laxos ci-dessus doterminöes snnt exigililes quelle quo soit rölondue du parcours elfoctue pour le transport des animaux; el les sont poi toos an comple do la Compognie a qui appartient la gare destinataire.
Quel que soit le nomhre dos Compagnies qui conoourent nu transport, la laxc n'est percue qu'une fois, a innins qu'll n'v ait Iransbordomenl, ; le trans-bordement no pent ötre iiii|iosö aus expamp;liteurs qu'aux gares frontiöres et aux gares dejonction avec un cliemin de fer d'intenM, local.
g. _. \jC wagon dans lequel, an moment do la visile sauitaire h l'entröo on
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MALADIES C0NTA6IEUSES QACTERIENNE8,
France, on constnlo la prösonoQ d'un ou de plusiours unimaux altoints illt;' maladie contagieuso, ne [icut pöncUror plusavunt sur l(! torritoit'o rriiiu;aiss'il n'est soutnis prfialableraent ii la dösinfeotion, Cotte operation a liou sous la direction du vötörinaire pröposä a la visite des aniiuanx.
Quanl aux anlmaux, il lour est fait application des dispositions du d^orel dn i;' jnin I882i
Arretc du 12 mal 1883 concernant la desinfection du materiel employe au transport des animaux par terre et par eau.
1.nbsp; — Toul entrepreneur do transport par terre est tenu do d^sinfecter, munedialeini'iit aprös le d^cliargement, les vahioules ayant servi a trans­porter des boles bovines et aulres espöces de ruininants et des pores.
2.nbsp; — La dösinfection comprond deux operations successivss; 1deg; l.o nettoyage;
2deg; l.a (lesinfeclion proprement dite.
Iquot; l'oni' le nelloya^e, on enleve d'abonl In litiöre el les dejeelions, puis 01) detaebe du planchcr et des parois de la voiture, a l'aided'un raoloirol d'un croohet appropriiS, les rnatiöres adhörcnles ä leur surface ou qui remplissent les joints des plane lies et Oll balave ees detril us ; eulin, ou procöde au lavage ä grande eau, ä Iaido d'un balai rude, et on essuie.
2deg; Pour la desiul'eeliou, on airose l'inlei ieur de la voituie, plancher et parois, avec line solution a ^ p. 100 ~i) grammes par litre d'eau) d'acide phönique, de cldorure de zinc ou de. sulfate de zinc.
3.nbsp; — La voiture dans laquclle, au momenl de la visile ft l'enlröeen France, ou constate la prösonce d'un ou de plusieurs animaux atteints de maladie contagieusc, ne peul penotrer plus avant sm le territoire francais qu'aprös avoir I'll' souraiso ii une däsinfection complete. Cette operation a lieu sous la direction du veterinaiie preposö ä la visite des aniiuanx.
4.nbsp; — Toul bateau ou navire ayanl servi ft transporter des bötes bovines et autres espöces de ruminants (moutons, chövres, etc.), des chevaux, anos, millets et poles, est desinlecle iiuiuedialenieut apies le döbarquement des animaux.
5.nbsp; — l.a dösinfection no s'applique qu'aux places occupies ou parcourues par les animaux. Elle a lieu conform^ment aux prescriptions de l'article ~.
6.nbsp; —- Les pontons, passerelles et tons appareils ayant servi au döbarque-ment sont desiul'ocles d'apros los meines procedes.
7.nbsp; — A[ires chaquc arrivee el cluupio depart, les quais el, les emplacements destines a recevoir les animaux sont dösinfeetös par l'enlövement dos dejee­lions, le lavoge ii grande can suivi d'un balayage ä fond, puis par 1'arrosage avec I'iiu des liquides indiqucs ft. l'article i. tin pentremplacerl'arrosage par un saupoudrage dechlorure ile chaux.
8.nbsp; — llaus les ports de nier, les operations do desinfection out lieu sous la surveillance des veterinaires cliargds do la visile des animaux.
Arrete du 12 mal 1883 relatif ä la desinfection dans le cas de maladies contagieuses des animaux.
1. — Los operations de desiul'eeliou prescriles par laloi du21 juillel 1X81 cl le re^leiuent d'adniinistration publiqne rendu pour son execution, auronl lieu confornieinent aux reyles ci-apres:
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MESURE8 SANITA1RES.
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2.nbsp; — l.ii tlcsinlection JoiL s'appliquer a tout co cjui pout rooölsr Ics gerineg -de la contagion, et notamment i
1quot; Aux locaux, qui out etc lialiitiis par les animaux malades, eta lout ce (jiil pent en provenir! fumiers, purins, litiamp;res, paillos, fourragos, ustensilos et objets divers, ([ni out pu ötro souillös par oes animaux;
2deg; Aux ruisseaux, rigoles el, conduits servant a l'öcoulement des döjections liquides, aux fusses a |iurin et au lieu de depöt des funüers;
3deg; Aux cours, enolos, heritages el ptUures, oü ont stalionnd les aniraaux malades j
4quot; Aux rues, routes et elieniins, qui ont ele parcourus pur les animaux malades, OU par leg vehieules chargÖS de leuis eadavres OU de leurs I'liiniers;
.'Jü Aux vehieules, qui ont sei'vi au transport des animaux atteints ou soupeoimes d'etre atteints de maladies Contagieuses OU do lours eadavres, et des fumiers provenant des loeaux, coins, enclos Oll herbages declares mtecles;
6deg; Aux eadavres et a lours debris;
7deg; Aux l'osscs d'enl'ouissemeat;
8deg; Aux personnes, qui, par suite de leurs rapports avec les animaux malades, avee lours eadavres ou debris de eadavres, leurs fumiers, peuvent devenir les agents do la transmission des maladies contagieuses,
3.nbsp; — I,es agents desinl'eclants sont les suivanls ;
1deg; Le feu. — Destruction des oponges, couvertures et völemeuts en mau-vais etat, licols, cordes d'altache, nnauvaises boiseries, mangeoires et raleliers do jiou do valeur, tdc., etc.
Les objets on for, tels que : polios, fourches, chalnes d'atlachc, mors el anneaux de contention ilos taureaux, etc., etc., sont passes an feu,
Le procede dit laquo; du llamliage raquo; est emplove, lorsque les cireonstancos le permettent, pour les murs, boiseries, mangeoires, separations, planchers, etc.
2deg; /•.'lt;((( bouillanto. — Les couvertures, vetements etautresobjels, auxquels ce moyen de disinfection pent 6tre appliqu6, sont place's dans un recipient et arroses d'eau bouillante, jusqu'ä ce qu'ils lt;;n soient reconverts; apres esso-rago, roperalion est renonvelee oncore une lois.
I!0 Vapeur d'eau suvehauffde, — La vapour d'eau surclianll'ee a 120 dogres pent ötre employöe pour la disinfection des surfaces et des objets sur lesquels il est possible do la faire arriver en Jot conlinu.
#9632;Vquot; Chlovure de chaux. — Le chlorure de cbaux se repaud on poudre sur le sol ct dans los rigoles d'oconlement des dejections; on le meiange avec les fumiers et avec los liquides. Dclaye dans dix fois son poids d'eau, le chlorure de cbaux est employo pour les lavagos ot les arrosements.
On emploie pour les memes usages:
itquot; Le chlorure de zinc, on solulion a raison de 20 grammes par litre d'eau i p. 100) ;
0deg; Le sulfale et lo nüro-sulfate de zinc, en solution dans la mdme pro­portion;
7quot; Vacide pMnique dans la memo proportion ;
8deg; Le biohlorurede mercure i sublime corrosif), ä raison de 1 gramme par litre d'eau (I p. 1000), est employo dans le eas ile niorve, parlicnliercmeiit pour le lavage du fond des mangeoires et de la partie des murs faisant face ii la t6te des animaux, Ge disinfectant, en raison tie sa nature toxique, ne doitetre employo quo sous la direction d'un völerinaire.
9deg; Uadde SUlfurique, iHendu d'eau dans la proportion de 20 grammes d'acide par litre d'eau [-1 p. 100), doit ötro employe pour la disinfection des fumiers et ütiores et des matteres de balayage et pourle lavage des rigoles et des sols on torre, etc., etc.
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MALADIES C0NTA.GIEU8ES BAGTEI11ENNE8.
10deg; l/i'ssciiccde (('rüicnlhinc, M\i]('.a dim^ \;i proportion ili; 280 grammes d'es-sence par litre d'eaUj tloit ötre employöe pour le lavoge lt;lans lo cas dc charbon.
IIquot; L'/iui/a lourde de gaz, mälangdo aveo lo goudron dans la proportion d'une parlie d'huile lourde contro dix parlies de goudron, est employee comme enduit.
12deg; Le chlore gaieux est employö en rumigations dans des espaces lierme-tiqaement clos [lj,
13deg; L'aoide sulfuroux s'emploie pour le inöme usage (2).
4.nbsp; — Les operations do deainfection, en ce (|iii concerne li^s looaux, doi-vont ötre adaptöes a la nature des maladies contagieuses; elles onl lion eont'oi'inemenl aux prescriptions ci-aprcs.
5.nbsp; — La dösinrection dos cours, enclos, herbages et patures consiste :
Iquot; Dans reiilcvement des dejeclions qui soul inises en las, arrosecs aver un liquide däsinfeclant, imis onfouies;
2quot; Hans le lavage a grande eau des cours et l'arrosage aver un liquide disinfectant des places on se trouvaiont les d^jeclions;
3deg; Pour les piUures, herbages et enclos, dans l'arrosage avec nn liquide disinfectant des places ofi se trouvaient les dejections.
6.nbsp; nbsp;— Lo furnier extrait dos locaux infeclös, et oelui qui a pu ötre souilld de matieres contagieuses, sont arroses abondamment avec un des liquides däsignäs a rarticle 3 et reconverts ensuile d'unecouche de terre,
7.nbsp; — I.es ruisseaux, rigoles et conduits d'ecouleinent des purins sont lavös a grande can et arrosös avec un liquide dösinfectant.
8.nbsp; — La disinfection des tosses ü purin se fait en y versanl, one dissolu­tion de sulfate de /inc on de nitrd-sulfate de zinc repr^sentant en quantite nn deux-centienii' do la contenance des losses.
9.nbsp; — Les fumiers et purins, dösinfeetös comme il vienl d'ötre dil, sont employes de preference pour la fumure des jardins et des terros arables.
10.nbsp; — Pour la disinfection des routes et chemins parcourus par des ani-manx atteints de maladies contagieuses, les dejections sont ramassäes avec soin, inises en las dans nn endroil ecarle et Iraitees comme les fumiers (art. 6). L'einpliicenienl des drjoetions est saupoudrä lt;le chlorure de chaux on arrose avec nn liquide dösinfectant. Les objets, qui out sorvi an ramas-sage. et an Iransport des dejections, sunt ensuile laves avec nn liquide dösinfectant.
il. — Les voitures devant servir an transport des animaux attelnls de maladies contagieuses on de lours oadavres, ainsi quedes fumiers provenant d'etables inl'ectees, doivent ötre disposöes do lacon a no laisser tomber ou öcouler sur le chemin parcouru aucune niatierc solide on liquide. — lilies sont suivies par nn liomrne muni do polio, Imlai el brouette pour le ramassage des mal irres qui pourraient s'en ecbapper pendant le trajet. ties matieres sont trailers comme il rsl dit k 1'articlr pröcödont.
Les voitures, aprös döchargemenl, sont grattöes, balayöes, puls lavöes a grande eau, et, apres qu'elles se sont ressuyöes, arrosees avec un liquide dösinfectant.
Les pelles, lialai et brouetle sont Irailes de la meine inanierc.
(1) Le chlore gazeux s'obtient en chaulfanl dans ime lorrine 100 parlies do liioxyilr dr inangaiirsrcn poudrr aver 150partlos d'acido ohlorhydrlque; avec I kilo­gramme de bioxydo do manganöso et ik,600 d'acide chlorbydrique, on produil :!iiO litres do gaz.
(?) L'acido sulfuroux s'obtlonl en faisant brülersur un plat de terre un mölongo de Mrur de soufre et do nitrate de polasso.
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ME8URE8 SANITAIHES.
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12.nbsp; — TouIg personno (|iii a eto en contact soitavso des aninaaux atleints tli^ maladies oonlagiouses, soil aveo leurs cadavres, lours debris, leurs fumiors, el dont les vdtements, los cbaussures, los mains pouvent ölro souilles de iiiatit'res conta^iuuscs, cst tenue do se sounioUrc aux mosuros (hi dösinfeotlon suivautesi
Iquot; Lavago ot savonnage dos mains et dos bras, inamädiatoment aprös chaque contact aveo los animanx malades, leurs cadavres ou ddbris, lours I'liiniors, elo.;
iquot; Lavage dos cbaussures ;
l.es eaux do lavago sont versöes dans la fosse a purin ou dösinfectöes direclemenl par ['addition do la proportion convenable de sulfate do zinc;
3deg; Lavage et lessivagedes vötements de loile. [#9632;'uraigation au cblore, ilaus im emlroit dos, des vötements de laine et autres objels qui in^ pourraient dtre lavas sans 6tre alloros.
13.nbsp; — Avant lo cbargement pour le transport a la fosso d'enfouissemont ou a l'atelierd'äquarrissago, los cadavres soul dösinl'ociös par le lavage, avec mi liquide dösinfeetant, dos odflces (bouebo, cavitös nasales, youx, anus, orgaues gönitaux), ainsi que dos parties du corps souillöes par li^s mati6res oxcrenieiiiiiiolles, pnis par le saupoudrage dos mömes parties aveo du chlo-rnre de cluiux.
14.nbsp;— Hans ions los cas ou la venle des peaux provenant d'animaux atteints di^ maladies contagieuses osi permise aprfes dösinfootion, la dosinl'ootiou a lion par rimmersion complöte dans la solulion de sulfnte de zinc a 2 p, 100.
Feste bovine, — 15. Les operations de neltoyage et de disinfection sont effectufies dansi'ordre et d'aprös los prooedös suivants;
l0 Knlovomoni de l'oialdü et destruction par le feu dos pailles et four-rages provenant dos ratoliors et mangeoires, des litiöros et fumiers.
Los liliores et fumiers trop liumides pour 6tre brülös sont arrosös sur place avec un liquidedösinfectanl, pnis enlevös, mis on las et traites commo 11 ost dit a l'arliclo li ;
-quot; Lavage änergique, avec un liquide dösinfoetani, du sol, des murs, [)la-l'onds, mangeoiros, ratoliors, sßparalions, portes, fenötres, etc., par projec­tion avec la pompe foulante; lavago avec le m6me liquide dos seaux, bar-botoirs, etc.;
Gratlage dos mangeoires et ratoliors, dos separations, du sol ei dos murs, etc.;
Balayage aveo un balai dnr de toutes los surfaces et, nouveau lavago;
3deg; liolrction du sol des ölablcs iorsqu'il est dol'orme.
Los solsen terre sont döfoncds ft 0m,20 de profondeur ; la terru enlevöe est mise en las et traitöe commo du furnier. Le nouveau so! est formö de terre nouvolio a laquelle ou incorpore 10 p. 100 d'huile lourde de gaz ou de goudron.
Lorsque le sol est en pavö mal jointoy6, co pavö est döl'aii ei la terre didoiiceo, dösinl'octeo et romplaceo par de la terre ou du sable neu!', auquel on incorpore du goudron ou de l'huiie lourde de gaz.
L'aire dos 6tables oonstituöe par dos pieces de bois est refagonnöe avec des matöriaux nouveaux, apres enlövemenl et dösinfection de la coucho superfi-oielle sous-jacente, Los anciennes pieces de bois sont brülßes ou flamböes jusqu'ü, carbonisation;
4deg; Purnigation au chlore ou a l'acide sulfureux, prolongöe pendant qaa-rante-huit beures; puis ventilation pendant buit jours;
B0 Disinfection des ruisseaux, rigoies, conduits d'ecouloment des purins, aussi liien a l'extorieur qua riuterionr des bdtimonts de forme ;
6deg; Destruction parle feu de la coucho de fourrage roposant direotemont
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MALADIES C0NTAG1EUSES BACTERIENNES.
but lo planoher dv* greniers a clairo-voio el aöration du reste. Ces Courrages sonl rrsei-vi''s, aulanl qua possible, pour ralimentalion des clievaux ;
7quot; Destrucllon par le feu dos (Sponges, liools, cordes d'altaohe de peu do valeur; (lambago des cluüiies il'aliaclie, ölrillea et autresob.jets en for,
Pöi'ipnoumonie contagieuse. — 16. Dans !(#9632; cas de pöripneumonie oonta-^icnso, la desinfccliou a lieu de la uiauiere suivaulc:
lquot; Arrosage sm- place, aveo un liquide dösinfeotant,des litlörea et fumiers conlenua dansl'ötable et des restes de fourrages laisses dans les mangeoires
et räUdiei-s, pnis eulevemcnl, el enfouissement au las de fumier com......i;
2deg; Lavago önergique, avec uu liquide dösinfeolaut, du sol, des murs, plafonds, mangeoires, rdteliers, seaux, barbotoires, oto,;
firattage des mangeoires et rdteliers, des söparations, du sol et des murs, etc,; Ralayage avec un baiai dur de toutes les surfaces ci nouveau lavago; 3quot; Fumigation au chlore ou a l'acide sulfuroux prolongöe pendant qua-i-anie-luiii lieures, puls ventilation pendant huitjours;
4raquo; Disinfection des ruisseaux, rigoles et conduits d'öcoulemenl des purlns aussi bicn a l'extörieur qu'd l'intörleur des bdtiments de renne;
;;0 Destruction, par le feu, des öponges, licols, cordes d'attache de pen de valeur; (lambage des ohalnes d'atlache, ßtrilles el autres objets en fer.
ClaveUe, — 17. Dans le ras de elavelee, on applique les dispositions des paragraphes l, i et 3 de rarticlo pröcödent.
lg. _ Lorsque la salson le pennet, les moutons guöris sonl tondus el les toisons lavöes immödiatement dans une eau de savon.
Si la tonte ne pent avoir lieu, 11 esl proeßde a un lavago a dos dans un baquet avec une eau de savon.
Les eaux de lavage sont dösinfeetdes par l'additlon d'une proportion con-venable d'aeide phönique ou do sulfnte dt^ zinc. (;„/,.. — ig. Dans le cas de gale, la däsinfection a lieu de la manlöre sul-
vante:
[quot; Les litiei'es, les funiiers existant dans la bergerle ßt les fourrages laisses dans les eröches sont fortement arrosds avec un liquide ddsinfectdnt, puis extraita de la bergerle et transporlös immödlatement dans les cbamps. Si le transport ne pout avoir lieu, les maiieres extraites de la bergerie sont mrlaiiL'ees an tos de furnier, lequel esl. ensnite reconvert d'une couche de terre tassöe de Qm,iO ;
2deg; Le sol, les creehrs, ainsi que toutes les parties de murs et de lioiseries jusqu'ä une hautour de I1quot;,quot;;!), sonl laves ä grande eau et nettoyös, puis asperses avec un liquide desinl'cctant ;
3laquo; II esl ensulle proeöde a une fumigation, comme il a 6t6 dit pröeödem-ment.
Fidvre aphteuse. — 20. Dans le ras de flövre aphteuse, ladöslnfeotionalieu de la maniere suivante :
\o Arrosage sur place, avec un liquide desinleclanl, deslitiöres el fumiers contenus dans l'ötable et des restes de fourrages laisses dans les mangeoires et rdteliers, puis enlövement et enfouissement an las de furnier comraun ;
2deg; Lavage önergique, aveeun liquide döslnfeolant du sol, de's murs jusqu'i'i une liauleur de 2m,:in, des mangeoires, rdteliers, separations, seaux, barbo­toires et de tous los objets qui ont pu 6tre souillös par la have des animaux malades ou la serositö qui s'eeoule des vesiculcs de leurs piods;
Grattage des mangeoires et rdteliers, des separations, du sol el des murs;
Dalayage avec un balai dur de tonlos les surfaces et nouveau lavage;
3deg; Pumigation au chlore ou a l'acide sulfureux prolongöe pendant qua-raule-luiit lieures, puis ventilation pendant huit jours;
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P!Piquot;!'B.l!.^JW,iilaquo; '#9632;!quot;,l'!'JJ!l'J,!raquo;quot;,Li'.'V.quot;.1.M.,-1
MESÜRES SANITAIRES.
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iquot; DSsinfection ilrs ruisaeaux, rigolos etoondtiits d'^coulemsnt des purlns. nussi bicn ä l'extäriour cju'ä I'inWrleur des bdtimonts de fermaj
.1quot; Saupoudra^fi du sol aveo du chlorure do chaux.
Morve el farcin, — 21. Daus le cas de morve et de farcin, la dösinfectiou a lien ainsi qu'il suit,:
Iraquo; Arrosago sm- place, aveeun liquide däsinFectanl, des litiöros, fumiera el reales de fourrages, imis enrouissemcnl au las de furnier commun ;
2deg; Grattage h. fond des raangeoires, rdteliors, bat-üancs, raurs de face, seaux, barbotoires et de toutea le's surfaces sur lesquellea les naaliöres conta-gieuses out pu ehe däposäes;
3deg; Lavage de cos parties et de ces oLjots avec im liquide dösinfeotaul trös änergique, tel quo la solution de sublimd corroslf;
1quot; Lavage du sol, des raurs et de toules les boiseriea avec une soluiinn phtaiquöe;
.iquot; Destruction, par io feu, des öpongos, brosses, licols, haruais de töte, cordes d'attacho, etc., qui ont servi aux animaux malades;
6deg; Flambagedes objets en fer, tels que mors, chalnes d'attaches, älrillea.etc.;
7deg; Notloyage des harnais a l'oau bouiliante jdieidquee, avec savon et brosses, et remise h, neuf des parties rembourröes;
8deg; Immersion dans l'eau bouiliante idieiiiqnee et lessivage descouvertures;
90 Vidange des auges, qui servenl d'abreuvoir commun, et lavage it la brosse des margeiles de cos auges; meine opöration pour les röservoivs des-liui's aux bains comnuius ei noltoyage de leur fond avec im balai dur.
Douj'ine. ..... 22. Hans le cas de dourine, la dösinfection comporte les
opörations suivantes;
1quot; Enlövement des lilieres et fumierssur losquelales matiöres conlagieuses onL pu se röpandre;
2quot; Lavage a gründe eau dos places oecupöes par les malades et dos murs, boiseries, bat-üancs, etc., autour d'eux jusqu'ft, une hauteur de 2 raötres;
:,!quot; Apies balayage, arrosage des mömes parlies avec im liquide dösin-fectanl.
Hage, — 23. Dans le cas de rage, la desinfeclion a, lieu de la niauiore suivante:
Pour les carnivores, lquot; Lavage a l'eau bouiliante phöniqudedes surfaces sur lesquellea los animaux enragöa onl pu räpandre leur have, ol particulifere-ment de rintörieur des niches, des colliers, clialnes d'altache, couverluros, etc.;
2deg; Destruction par le feu des restes d'aliments et dos litiörea.
Pow les herbivores, lquot; Destruction par le feu dos lilieres, fumiera et restes d'alimenta trouvös dans les mangooires et rAteliers;
2deg; Lavage a l'eau bouiliante phdniqufie, du sol, des murs et des bat-flancs, des mangeoires, rdtellers, seaux, barbotoires et de loutes los surfaces et objels sur lesquelsla bave a pu 6lro dfiposöe;
3deg; Flambage, aprös lavage et graltago, dos boiseries aux points oö olles onl lt;-l(' eulamees par la deul dos animaux pendant lours aecos;
4deg; Deatruction, par le feu, des dpongea, des licols et, cordagea d'attachej
:i0 Immersion dans l'eau bouiliante phdniquöoet leaaivage descouvertures; f.quot; Vidange et nettoyage a l'eau bouiliante phöniquöe dos auges servant, d'abreuvoir commun dans lesquelles les animaux onl pu Loire au döbut de leur maladie, alms qu'ello u'elail pas encore recounue.
Charbon, — 24. Daus le cas de charbon, la desinfeclion dos locaux, qui onl, etc necupes parlesanimaux malades.comporte les operations suivantes:
1quot; Arrosage a fond des lilieres, fumiera et dejections avec la dilution d'es-sence de terehenlliiuo ;
araquo; Enlövement des lilieres et fumiera dösinfeetös, qui sont deposes dans
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MALADIES C0NTA.Ö1EUSE8 DACTERIENNES.
nne fosse spdcialo, saupoudrds de chloraro de lt;liaux el reoouvorts d'une öpaisse coucho dc lerre ;
3deg; Lavago ilu sol du t'ätable ou de la bergerie aveo le memo liquide, aprös i'enlövement dos iitiöres et funaiers ;
4deg; Los cadavres des animaux morts de maladies charbonneuses soni arrosös avoc de l'essence de töröbenthine; les oriflees aatnrels en sont baignös et rlt;m prend les pröoautiona nöoessaires pour qu'il ne s'en ßchappe den pendant lu Iransport soil h la fosse d'enrouissement, suit a l'atelier d'öquar-rissage.
Lexnol ddsinfecüon ost souvent employö pour dösignor l'opöration
qui consiste ii dt'truire ou a chassoi' cerlaines odeurs fötides et dösa-gröables oudangereusespar io dögagement d'autrea odeurs; mais il ost nsiU', iMi police sanitaire (et e'csl avec celto aeeeption qu'll en sera question ici , pom' designer nne mesure qui consisto ;t purifier les objels sulnh's on liquides t'l l'atmosphöre infeetös ou souilläs do malii'i'i's virulentes, et (|iii pourraient servir a la pi'opagation des ma­ladies contagieuses. l.a dösin foction, ainsi entendue, consiste ii döl ruiro la puissance contagieuso dos mal irres qui soul döposöes sm- les corps solides, on qui sont mölangäes aiu liquides, ouquise trouveni en sus­pension dans l'air. Le nio( dösinfection est ici un pen dolouruede sou sens ox'dinaire, ilsignifle, en elTet, plus qu'une simple substitution d'une odeurugröableö nne mauvaise odeur, il signifie purification des objels souillös de contages, il signifie destruction des virus. Lebul de la ddsin-fection, en police sanitaire, est done, en dötruisantles contages d6pos6s snr les corps solides, mölangös ä l'eau ou on suspension dans l'air, de prevciiii'la propagation des maladies contagieuses, que les objels souillös [Kim raienI leansuii'llie aiivanimaus qui \ ieudraienl a avoir lenr contact ou qui les ingöreraient ou qui les inhaleraient. Cctte mesure, qui con­siste il slcriliser les virus an moyen ih'S agents germicides, esl livs importante. Jointeä lasöquestral ion, eile permettrail de parer ;i presque Ions les dangers rösultanl des maladies contagieuses. La police sanitaire pourrail done, a la riuiieiir, (Mre ri'dnile ä la, sequeslraüon el a la desiir feclion; mais pourtant, malgre ['importance majeure de res deux mesures, force esl bien d'eö employer souvenl d'autres.
La pratique do la dösinfection doit ötre basöe sur les proprieles des contages, sur leur degrö de resistance aux agents mici'obicides. Pour l'appliquer fructueusement, il faul connattre les proprieles des virus, lours veliicules, savoir que tel virus pcul exister dans lid liquide, snr lei solide, dans lair; car la purification doit ('Ire etendue a Ions les objels soupQonnös de contenir la matierc virulente. II faul aussi baser la disinfection sur les donnöes de I'liygiene, de lapalhologie, de la phy­sique el de la chimie : sur l'hygiöne, car les moyens employes soul parfois tirds des agents hygieniques; sur hi pathologic, ear il esl indis­pensable de connattre tons les contages en parlienlier pour appliquer convenablement, suivantles cas, la puriflcation aux objels souillcs;
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ME8URE8 SANITA1RES.
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sur la physique et lii chimie, puisque la plupart des moyens employes
sont tires do COS deux; sciences.
La dösinfection est indiquäe toutes les fois qu'i] y ü eu maladio con-tagieuse, parasitaire ou virulente; eile doit dtre pratiquöe en mono temps qu'on present la Sequestration, aprös l'övacuation des lieux infeetös on suspects, aprös laguörison de la maladie, aprös lu döpla-ceiuentdes malades, aprös l'abatage, lorsque la maladie a nöcessitö l'applioation de cette derniöre mesure, etc. En rögle gönörale, eile devrait done toujours ötre falte, lorsqu'll y a eu maladie contagieuse. C'estqu'en edel les animaux affeetös de maladies contagieuses peuvent laisser, dans les lieux qu'ils on1 Imbitös, ou seulement parcourus des germes virulents, soil quecea germes so trouvent incorporös aux ma-lieres dos socrelious ou des döjections, soil qu'ils aient ötö disseiuines ^lans l'almosphöre, dans les eaux, sur les objets solides, ou deposes avec les pousslöres sur les murailles, ou introduits dans leurs fis­sures, etc. Or, ees germes virulents, dont certaines especes sontsus-ceptibles de conserver longtemps toute leur activitö, peuvent, lorsque des animaux sont misen rapport avec eux, leur transmeltre la maladie dontils procödenl et rallumer des foyers de contagion. Les prinoipaux cas,danslesquelslades!nreclioii pent elrelmposöe par radministration, sonl. pr6vu8 par la loi el les röglements sanitaires L. 21 juill, 1881, Dec. c2-2 juiu 1882,D6c. ii nov. 1HS7, Arr. ntin.28 juill. 1888). 11 en est •de memo des circonstauees dans lesquelles on doit y recourir.
La dösinfection doit porter sur tous les objets solides, liquides, sur l'atmosphöre, qui ont 6t6 souilllaquo;5s de malieres virulentes. Ainsi eile portera : 1deg; sur les locaux el les habitations ayant logö des animaux malades ou suspects, et de ineiuesur lous les objets qui enproviennenl, tels que tumiers, purins, lltiöres, pailles, fourages, ustensileset objets divers de pansage, de travail, etc., qui ont pu etre souilles; 2deg; sur les cours, enclos, herbages, pätures, oü ont staliouueles animaux malades; ;{quot; sur les ruisseaux, rigoles, conduits servant ii l'öcoulement des dejec­tions, fosses a purin, lieux de döpötsdes fumiors, rues, routes, chemins parcourus par les malades ou les vöhicules chargös de leurs cadavres ou de leurs tumiers, fontaines, abreuvoirs; 4deg; sur les vöhicules divers ayant servi au transport des malades ou des suspects ou des cadavres ou des fumiers, tels que charrettes, tralneaux, voi lures, wagons, na vires, barques, etc. ; 8deg; sur les cadavres, döbris cadavdriques et fosses d'en-fouissement; 6deg; sur les animaux vivants, lespersonnes, leurs vetcmonts, leurs chaussures; 7quot; sur l'almosph6re des locaux, etc. (art. 2, Arr. min. \i inai 1N8;{); Hquot; sur le materiel employe an transport des animaux par vole fcrree (art. 1(1, L. 21 juill. 1881; art. 93,-94, Dee. 22 join iS8-2; art. l-o, Arr. min. 30 avril 1883), ct sur les hangars, emplacements, voies, rampes, quais, oecupös ou parcourus dans les gares; sur le materiel employe au transport lies animaux par terre ; sur lo materiel
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:!98nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES CONTAGIEUSES BACTfiRlENNES.
employö au Iranspürt, par can, des animaux (art,98, D6c.22juln 1882 art, I, 't, 'i, 8,6,7, A.rr. mln, I- mai 1883), aiiigt;i que sur Irs emplace­ments occupös ou parcourus; 9deg; sur le sol, ötablesj locaux, pares de comptage, emplacements divers des marchös et abattoirs (art. 88,8',), Dec. i'l juin 188v2) oecupös,
La dösinfection, ou, pour mieux dire, la deslraction des contages, des parasites et des virus pent etre obtonue : Iquot; par la destruction^ la cre­mation on combustion, le Qambage dos objels iufeetös, lnrsque cos moyens s(jiit applicables; -quot; par la purification laquo;les objels souillös, au moyen d'agents germicides, qui dötruisenl les parasites et las vims sans detruiro on sans endommager les objels qui eu out et(i infeetös, (In devra so contenter de l'emploi de ces derniers toutes les fois qu'il [audra respecter lesobjetssouill^s; mais il conviendra alors de Irs taire agir amp; doses süffisantes et pendant un laps de temps süffisant, variables d'ailleurs suivant les contages et suivanl les conditions ambiantes. Le nettoyage, des graltages, des lavages, etc., serontgönöralemenl aöces-saires pourfaciliter I'action des germicides. On verra d'ailleurs, ci-aprfes, comment il convi-enl de proeßder suivant les objets qu'il s'agil de traiter, D'autre part, ilesl indispensable de prendre certaines pröcau-tions, avant de pratiquer la disinfection, et aotammenl d'isoler, en attendant,les locaux, places et objets souillös, d'interdire leur fröquen-lalion on leur usage.
.\. — Agents desinfectants, leur mode d'emploi. — Les agents physiques et les agents chimiques, donl faction microbicide a ete etudieo prueedcminriii, peuvent 6tre employes pour la pluparl dans la disinfection. Mais certains d'entre eux se recommandeni pins par-ticulicrement au choix du v6törinaire par leur effleacitö, par leur prix de revientet par la faeilite de leur tnise ei......vre.
a, — Desiufection par I'air. la lumiere et la dessiccation. L'air et la lumiöre peuvenl etre utilises fröquemment comme moyens do disinfection. A.insi, lorsqu'une habitation a ötöoccupöe par des animaux malades, qui en mil infectö les mnrs, les mangeoires, les objets divers, les solides, les liquides, l'ntmosphöre, on pent employer l'air et la lumiöre, pour aider ö la disinfection, en opöranl l'aöration, la venti­lation, le serenade, cu ouvranl largement portes et fenetres, en 6tablis-sanl dos couranls d'air, L'air extörieur, se mölanl avoe l'air intörieur, dissi'iuiin'ra les germes virulents, qui semnt enlraines et diluÖS a l'exeös dans 1'atmosphfere, on ils cesseronl d'ehe dangeuroux, grace A leur sterilisation par la lumiöre el la dessiccation, el gramp;ce ä leur dissemination meme. L'air agit en effet, turn seulement en facililant l'oxydation des matiöres virulentes, mais en accölörant leur dessicca­tion. Or la dessiccation esi un moyen de dösinfsetion puissant, car beaucoup de matiöres virulentes, dessöchöes rapidement el exposöes a la lumiere, perdent en gönöral leurs propriötös. l/aeralion et la
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MESURES SA.MTAlltKS.
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ventilation purifloni done, non seulemont l'atmosphöre de l'lialiita-
timi. mais encore les jnurs et aulres objets si)uill(;s, en faeilitaiil l'oxydation dos matieres virulentes, ainsi quo lour dessiccation, et par suite leur destruction.
Le MTenage, qui COllSiste dans I'aelioii eomliiiu'e de laii', de la
lumiöre el do la rosöe sur les objets exposös convenableraent, ost un moyen commode et qui*convient pour la dösinfection des fourrages, des litieres, desobjets divers, ties chemins, des päturages, etc. On pent done mettre a profit, pendantplusleursjournöes et plusieurs nuits con-söcutives, les propriötös dösinfeetantes de i'air, lt;le la lumiöre et de la roseo.
b. — Desinfection par la chaleur, le feu, la combustion, la ere matiou. le flambagej'eau bonillante et la vapeur d'eau surchauffee. — La eremulion, la combustion, la destruction par le feu, moyen radical offrant une söcuritö absolue, est rccomiuandeo pour los idij(;ls do pen do valour et dil'lieilos a d6sinfecter, tels quo les Sponges, les couvertures el les vötements en niiiuvaisetat, leschaussures, leslicols, Irs cordes d'attache, les naauvaises boiseries, les mangeoires et les mleliers do pen de valeur, les seaux, les herbages, los litieres, los feur-rages, lescadavres, les debris cadavöriques, les dejections, les fumiers, etc. II ne faut pourtant pas abuser de ce moyen ; 11 faut dösinfecter, sans Jes detruire, les objets qui out quelque valeur, ear les proprie-taires ne regoivent pas d'indemnitö.
La carburation superflcielle pout etrc appliquee aux objets en bois mobiles ou fixes, aux boiseries, aux mangeoires, aux räteliers, aux auges, aux separations, aux cloisons, aux (dales, aux seaux, etc. Le [lambage, ou passage a la flamme, est applicable a Ions les objets qui ne craignent pas le feu: aux objets et aux instruments quelconques en nielal, lels (|iie pelles, tourches, ebaiues d'attache, mors, anneaux de contention, etc.; aux sols des habitations, aux murs on pierre ou en pbUi'e, aux räteliers en fer, aux mangeoires, aux auges et aux abreu-voirs en pierre; anx objets en bois, tels que planchers, cloisons; aux separations, boiseries diverses, mangeoires, nUelicrs, auges, seaux, etc., quand on pent öviter tout danger d'incendio.
La carburation superflcielle of le flambage, qui consistent dans I'em-ploi du leu ou de la flamme pendant un temps variable, suivant la na­ture desobjets, sontexcellents on tantque moyena do desinfection, el donnenl une securile d'anlanl phis complete que lenr action est plus prolongee el quo la surface des objets est plus iiuie et depourvuo de I'enfos, do Assures, de crevasses, do trous, etc. On pout d'ailleurs faci-liter I'aetion germicide du Qambage sur les objets en bois, qui ne pou-vent passupporlor longlemps son contact, onlesgrattant prealablemcnt. Quanf anx objets on metal, en pierre, on magonnorio, cte., on pourra les maintenir plus longtempsen contactavee to feu , on promencra alors
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400nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTAGIEÜSB8 BACTfiRlENNES.
la iliiniini' avec plus dc lenteur, el lt;m pecommencera au besoin l'opö-ration une seconde fois, Dans un cas comme dans i'aulre, il y aura lieu de prendre, aprösle Qambage, certaines pröcautions (cröpissage, Introduction d'un agent germicide)pour d6lruiro les germea qui i)oiir-raient se trouver enfoncös dans Irs trous, Irs fentes, crevasses, elc, et qui n'auraient pas 616 atteints par la llamtne.
Divers moyens peuvenl 6lreutilises pourproduire lefeuel In flamtne nöcessaires a In carburation, a la combustion, an Qambage, suivanl ipi'oii opere en plein air mi dans les [ocaux, On peutse servil' de char-bonincandescent; on poul allumerdcsbdchers, des feux, desbrasiers, avec du I mis, de la paille, des litiöres, elc. ;on pent employer des torches de paille du de rösine, des lampes a alcool ou a gaz, Pour opörer le Qambage, on tera löcher par lo feu les ulijels ou les surface's a desin-fecter, on promönera la Qamme avec une ccrtaine lenteur sur les surfaces, el on l'y camönera a plusieurs reprises, en vue d'assurer la complete destruction des germes. En vue de diminuer, autanl que possible, les chances d'accidents, il sera prudent de faire sortir des halii-lations tons les objels portatifs, qui devroid etre soiuuis ii laction du Qambage, etd'opörer sur oux, en plein air, loin des matiöresquipour-raient servir d'aliments au fen, comme les lilieres el les fourrages sees.
Le chauffage dans des fours ou dans des etuves pent 6tre employe avec avantage pourla disinfection des obj els mobiles, qui peuvent sup­porter une lenipeialnre eleveo sans se döteriorer. Le calorique esl souvent employe sons forme de chaleur humide (eau bouillante, va­pour d'eau surchaufTöe). La chaleur modöröe de 40deg; ä (i()0 n'est pas an-tivirulcnte en gönöral el ne pent, par consöquenl, rendre aucun ser­vice dans la dösinfection. 11 n'en est pas de m6me d'uno temperature plus 61ev6e, de la temperature de 70deg;, 80deg;, 90deg;, 100deg;, de l'eau In Mill laute et de la vapeur d'eau surcluiullee. La temperature de 70deg;, 80, !}()0 d6-Iruit certains virus, ma is non tous, el mieux vauten tons cas employer des lempöratures pins elev6es. La temperature de rebullition de l'eau ordinaire! ou de solutions salines, l'eau bouillante, les solutions bouil-lantes detruisent en general les maliöres virulentes, sauf les virus ilunl I'agent est a l'etal de spores. L'eaubouillanteconstituedonc un moyen avantagoux et relativement stir, si eile esl bien employee, si on a soin demaintenir assez longtempssa temperature elevee, ou si on a la pro-caution dc la faire agir assez longtemps et a plusieurs reprises. Ondit qu'un virus cuit est un virus morl ; et e'estvrai ordinairoment. Mais il y a d(;s exceptions ; certains germes regt;islenl jnsepi'a uneheureala tem­perature de l'eau bouillante, d'autres la supportent, sans etre lues, encore pins longtemps.
L'eau bouillante peul etre employee pourdesinfectcr les converlures, les vötemonts et d'autres objels divers, qui peuvenl elre places dansun
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njcipicnt, pour y (Hre souinisiirebulliiionplus on moins prolongiie, on püuryötroarrososjusqu'äimmorsioiiiivoc de reaubouillanto,qu'on sou-tiro ctqu'on remplacepardelanouvelle. Onpoul renouveler l'opöration une deuxiöme fois aprös ossorage ou exposition h I'air pour faire söcher. Ce tnoyen est applicable aux objelsflxes.tels que murs, creches, rilte-liers, etc., aux veliicules, etc., on arrosages et lavages plusieurs I'ois röpctes ; on facilitera an besoin I'action desinfeclanto de L'eau bouil-lante par ['addition de substances chimiques (sol marin et carbo­nates de potasse ou dc soude, agents dösinfectants proprement dils). La cuisson plus ou moins prolongöe pent ötre employee pour certains debris cadaveriques.
La vapeur d'eau surchaufföe est un excellent dösinfeetant; on peul s'en servir pour desinl'ecler les surfaces et los objels sur losquols on pent la faire arriver en jel conlinu. Elle peul el.re employee pour de-sinfecter les locaux, los murs, les mangooires, les ramp;teliers, les objels en bois, etc., les vöhiculos, les charrettes, les wagons, l'atmosphöre des habitations. Kilo est surtonlindiquee, quand on dispose d'un geuörateur de vapeur, pour la desinlcetion des wagons, aprös nettoyage et gral­tage. On pent d'ailleurs accrottre son action, en combinant son emploi avec celui d'un agent antivirulont.tel que l'acide phönique outoutautre, soil on vaporisant unesolution pröparöe d'avance,soit en faisant passer la vapeur d'eau dans un recipient qni contienl ('agent dösinfeetant. La vapeur d'eau dovra non seuleraent ötre employöe pendant un certain temps sous forme dejetscontinus, inais il conviondra do recommencor une seconde fois l'opöration, a quelques heures d'intervalle.
La valour projrteo avec force, an moyon de lances alimentees par une locomotive, opöreun excellentlavage; eilepönötre dans les angles et les fissures, et on chasse la poussiere et la salote. Mais cette vapeur, enarrivant au contact dos objels (wagons, murs, parois, etc.) a dösin-fecter, a une temperature inlerieure a 100deg;, par suite do sa brusque
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expansion au sortir dcla lanco ; d'ot il suit quo, si Ton pout so conten-tor do ce moyenpourl'assainissementordinairedes wagons,etc., ilfau-dra, dansle eas de maladiecontagieuseconstatöeou soupgonnoe,faire arriver,contrelesparoisdos objelsäd6sinfecter,lavapeur,en employant la temperature la plus ölevöepossible, en appuyant'presque directement le boul de la lance contre I'objel a dösinfecter, afin de no pasdonnerä la vapeur le temps do so refroidir. II faudra aussi, on pareil cas, com­biner I'action d'un agent baetörieide avec cello delavapeur, on adaptanl i\ la lanco un tubequ'on fera plonger dans une solution antiseptique, afin quo la vapour on ontraino el la porte onsuite partout. Cost qu'en cfTot la dösinfeclion,pratiquoe avec la vapeurqui n'a pas une tompöra-ture superieurc a 100quot;, reste inefflcace conlro certains virus. Or I'eau bouillanle prise directement sur la chaudiore, les melanges d'eau el de vapeur, ct la vapour qui n'est pas surchaulloe, pris en divers points
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d'une locomotive, n'ont jamais une temperature supörieure ö, OO'-Ooquot;, incmc qiuuul la boule du thermomötre est placöe a roriflce du tuyau d'öchappement; et t une faible distance du tuyau d'öchapperaent, la vapour descend ä8Oo-10o-ö00. Dillereuis virus, ötalössurdesplancheltes cl dans leurs interstice8,ayant 6tö scumis (Redard), tlims des wagons, A l'action de jets de vapeur A haute pression a une tompörature ölevöe, ]tiugt; ayanl 6tä inoculösamp;des animaux, ont d6termin61a mort; le virus du cholera des oiseaux, aprös une dösinfection de ti'ois minutes avecla vapeur a 100quot;, a tuö tons les animaux Inoculös; le vims charbonneux, dösinfectö avec de la vapeur a 90o-80o, a lue cinq animaux sursix iao-culös ; les produits septicömiques, dösinfeetös parla vapeur ä 90o-800 pendanl deux minutes, onl ine tous les animaux inoculös; le virus mor-veux, desinreeie par la vapeur a HOquot;, a tue Taue inocule. La vapeur surchaufföe a HO0, agissanl deux minutes sur le virus morveux, l'a storilise ; (die a 6galement sterilise le virus du cholöra des oiseaux, le virus charbonneux, le virus septicömique; cependant,pour ce dernier, uu huitieine des aaiuuuix inocuh'S esl niorl, landis qu'avec les trois autrea tous les inoculös sont i'estös indemnes. Done la vapeur ö 100deg; est insufflsante ; mais la vapeur surchaufföeä, 120deg; et meine ä 110deg; con-stitue uu excellenl moyen de dösinfection.
On peul obtenir de la vapeur surchaufföe de diverses l'aeons et no-tamment alnsi qu'il suit. Un mölange d'eau surchaufföe et de vapeur permet d'obtenir des jets d'une tempörature supörieure a 100quot;, landis quelesjetsde vapour seule n'ontpascette tempörature al'air libre. Des experiences l'ailes, cn prenanl l'eau et la vapeur a une (diaudiere niain-tenue äla pression constantede .quot;gt; atmosphöres, ont permis d'obtenirla tempörature de l03odans le jet arrivant sur l'objel amp; dösinfecter, quand l'oriflce de la lance ötait distant de cet objet de 0, \X'gt; (Ricourt-Le-chatellier el Mph. Koch); avec des chaudiöres de locomotive ayanl 8, !t. 10, tl almosphöres de pression, on atteindrait 110deg;. On peul encore obtenir de la vapeur d'eau surchaufföe par le precede de M. Hedard. laquo; Ce proeödö consistedansl'emplol d'un Serpentin placöäune distance convenuedu toyer de la locomotive. La vapeur, en passant dans ceser-pentln, peut ötre obtenue ö une tempörature extrömement ölevöe. Le Serpentin est formö d'un tubeenferde21 millimötrosde diamötre intö-rieur ei de 2 millimötres d'öpaisseur de paroi, il a un döveloppement total de 7m,300. La partie exposöe directement k l'action de la chaleur prösente une surface de chauffede40döcimötrescarrö8. 11 est forme de sept spires de 180 millimetres de diametre exlerieur. Une de ses extre-miles se brauche surle robinel de vapeur de la contre-vapeur, etl'autre recoil la gonouillöre chargöe de conduire la vapeur jusqu'au wagon au moyen d'un raecord. La genouillöre estentierement mötallique el roin-posöe de dix partiesarticulöes d'unmötre de longueur, de 1.quot;)millime­tres de diamelre inlerieur et I milliinelre et denü d'öpaisseur de paroi.
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Gelte Klt;!iiüuillevc se termine pur unelauco en forme de T, ilonl l'orifloo d'ecüiilurncnt est forme de six feiiles longitudinales fonnaal ensemble #9632;environ 3ÜU milliiuelies de longueur. La largour orolt du centre aux extrömitös; eile est de J millimetre au centre et de un demi-milliinetre aux parties extremes. Avec quelques precautions on arrive a obtenir pendant plu8iour8heure8,avec uneconstance absolue, une temperature de vapeur de 110quot; contigrades. raquo; On pent d'ailleurs, avec desappareils portatifs, obtenir de la vapeur surchaufföe a 110quot; en vue de pratiquer la disinfection des wagons, navires, ecuries, etc.
Le pouvoir desinfectant de la vapeur d'eau surchaufföe a re^u d'ail­leurs uue heureuse application dans la pratique, grft.ee amp; la construction d'etuves oil Ton soumet lesobjets a dösinfecterft l'action de la vapeur sous pressiun. Les etuves ii vapeur d'eau surchaufföe soul d'excellents appareils de dösinfection ; leur mi'rile est universellcment rcconnu et leur euiploi s'etend d'un jour ft l'aulre. Tandis qu'avec l'air ohaud et sec il faiulruitattemlrc, pour la sterilisation de tons les germes, une tempörature qui dötörioreraitles objets, la vapeur d'eau surchaufföe 4e 103deg; ft 110deg; peut steriliser toutes sortes de microbes palliogenes. Avec les etuves ii vapeur, on obtient une penetration plus profonde des objels ft desinl'ecter, et la sterilisation est plus rapide.
A dcl'nut d'eluve on emploiera, ainsi qu'on la vu, I'eau bouillante et les solutions bactericides bouillantespour laver ou immerger les lin-ges, les couvertures et autres objels.
En rösumö, la chaleur devra ötre employee quand il sera possible de soumettre les objets inl'ectes ft l'action du feu, de I'eau bouillante, do la vapeur d'eau, ii l'öbullition, ft la coction ou ala fusion. Ainsi, le meilleur moyen de desinl'ecter une chair quelconque contenant un contuge est de la soumettre ii une öbullition prolongöe, a la coction ; pour desinl'ecler les graisses, ou les soumet a la fusion. De cette fagon la puriflcation est complete. Quant aux objets quine craignent paste feu, on les passera ft la llauuue. Lorsque les objets auront une valeur minime et que les matieres virulentes seronl tres contagieuses, eonime celles du typhus, il faudra parfois en operer la combustion. Quand le Qambagene sera pas possible, on soumettra les objets souillösftl'action de la vapeur surchaufföe, ft des lavages avec I'eau bouillante additionnöe de substances chimiques, ou ii une immersion dans une solution desin-fectante.
c. — Desinfection par les agents chimiques. — La chimie fournil de nomhreux agents dösinfeetants, dont quelques-uns sont tres impor-tants par leur action, par la facilite de leur emploi el par la modieite de leur prix de revient. Ces agents out ötö döjft etudies; on se bornera done ii rappeler iciceux qui sont ordinairement employes.
a'.—Sublime corrosif. — Le bichlorure demercurejouit, ainsi qu'on 1 a vu preeedemiuent, d'un grand pouvoir germicide meme centre les
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gertnes lea iilus resislants. Toutetois, quand on doit In fuirc agir con tredos virus englobös dans dos matiöros riches en substances albumi-aotdes, il convient do 1'additionner d'une solution acide, qui assure alms son action liuotoric'ulo. 11 est done rocoininaiulö de mellre äoon-tribution la puissanco si önergique de cet agent, pouropörer ladesin-fection desobjelssur losquels a ötö döposöe de la matiero virulente. On emploiera la solution a quot;1 p. 1000 ou m6me la solution ii 1 p, 100 ; on pourra la mölangoravoc une solution ii -2 p.100 d'aoide chlorhydri-que ; on pourra encore, on vue d'accrotlre son action, I'employer bouillante. On s'en servira pour faire des lavages, des arrosagos, ties aspersions, etc., sur los creches, les inangooires,les r;Vtolinrs,lesniurs, les cloisons.les separations, le sol, etc., sur les objels divers tels que seanx, barbotoires, etc.
On pourra rocourir a sou usage dans les eas do morve, do farcin, de charbon, de peste bovine, etc., etc. On s'en servira pour la dösin-fection des locaux, des ustensiles ei instruments divers, des cours, des ruisseaux et rigoles, des fosses, dos veliiculos, des wagons, etc. Km-ploye au litre sus-indi(|iie, son nianieinent no fait courir aucun danger auxanimaux, ni aux personnea chargöes do I'employer ; toutefois, il sera prudent que son usage soil aulant quo possible dirige etsurveillö parle vötörinaire sanitaire, et qu'un rin^age soil effectuö, a I'eau deles-sivo ou a I'eau alcaline, sur les eröches, mangeoires, rftieliers, apres l'action du sublimö, alin de prövenir tout danger ullerieur pour les animaux.
1/. _ Acides sulfurique, chlorhydrique, azotique. Acide phe-nique. — Cresyl. — Lysol. — Los solutions froides, et mieux los solutions chaudes de cos acides a ü, ;t, \ et .quot;l p. 100 peuvent 6tre em-ploveos, dans lo memo bul, et pour remplir losmomos Indications que colics du sublimi', avec lesquelles on pent d'ailleurs les mölanger. On so sortsurtout dos solutions d'acido sulfurique et dos solutions d'acide plieniquc ou do cresvl.
Los solutions d'acide sulfurique soul, recommandöes notammentpour la disinfection dos fumiers, dosliticrcs ei des matiöresde balayage,poup la dösinfection et le lavage dos abreuvoirs, des rigoles, dos cours, des sols on terre, etc.
L'acide phönique et leerösyl, en solution dans I'eau a 2, 3, 4, B p.iOO, sent recommandös pour faire des lavages, dos aspersions et des arro-sages; ilspeuvent 6tre utiles pour la dösinfection dos murs, creches, mangeoires, räteliors, separations, etc., pour lo lavage des abreuvoirs, des cours, dos ruisseaux, dos lioisorios, etc., etc. ils peuvent olrc env ployes sous forme do fumigations, soit qu'on los fasse evaporor avec de I'eau bouillante, soit qu'on les projette sur une polio on for rongio au feu. Los pbenatos peuvent etrc employes aux lieu ct place do l'acide phenique.
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Toutes cos solutions oonvienaoni pour fairo laquo;los lavages, dos asper­sions, des arrosages, etc.; on a döjö, vu pröeödemment (luelle est lem' efflcaoitö, et on verra plus loin, a propos de ohaque maladie, (juel est 1'agent qu'il convient d'adopter de pröförence,
c'. — Carbonate de soude. — Chaux. Chlorure de chaux. — Chlorure de zinc. — Sulfate et nitro-sulfate de zinc. Sulfate de cuivre. — Permanganate de potasse. — Los curbunnic.s de soude ow dr potasse, en dissolution dans l'eau, ou l'eau de lessive, faite aveo des cendres de bois, pouvent ctro utiles; par leur action dissolvante sur los niatii'irs grasses, ils rendcut les lavages plus complels, mais ils ne conviennent guere que pour cola.
La chaux epandue vivo sur le sol est parfois utile. On pout I'incor-porer aux fumiers et au\ matiöres terreuses dötacliöes du sol des habi­tations pour les dösinfecter. On peut l'employer aussi, jetöe dans les fosses sur les cadavres et leurs debris, pour contribuer a eteindre eu eux la vila li to des germescontagieux. En suspension dans l'eau, on pent l'eniployer au badigeonnage des murs et des boiseries pour en com­pleter la disinfection.
he permanganate de polnsse, dont le prix, relativement eleve, sup­pose ä co quo Ion puisse en taire usage sur des surfaces tres eteudues, pent etre mis ä profit, eu rescrvant son application sur les parties oil les depots de niatieres virulentes out pu etre le plus accumules, comme le fond des mangcoires, les riUeliers, les murs faisant face ä la lete des malades. II pent etre utilise aussi pour le lavagc des vetemeuts et des mains des personnes qui out procedc aux autopsies des animaux malades et au maiiiemeut de leurs debris; mais on pent lui substituer avantageusement dquot;alitres agents.
Les cldorures les plus ancieunemeut employes pour la desinl'ection sanitaire soul les chlorures de chaux et de soude (hypochlorite de cette base). Le chlorure de chaux s'emploie a l'ötat solide et a letat de dis­solution OU en suspension dans l'eau. Solide, il est epaiulu dans les rigoles, ruisseaux, conduits, etö la surface du sol des habitations, od il exercc une action sur place par son contact avec les malieres organi-ques. En outre, le chlore qui s'en degage se diffuse dans l'almosphörc et coiitribne, dans une certaine mesure, ä son assainissement et a so dcsodoratioii. On pent I'incorporer auxfumiers el aux deblais des sols, pour oporer la neutralisation des malieres virulentesqu'ilsrenferment, Delaye dans dix lois son poids d'eau, il pout elre employe pour des lavages, des arrosements, etc.
On pent employer aussi le chlorure de zinc en solution a 2, ;!, .'i, ;quot;gt; p. 100, pour le netloiemenldes murs et des boiseries. Sa solution au einquantiöme dans de l'eau bouillante convient pour le lavagedes cou-vertures, des blouses, des etolles contaminees et des pieces de barna-chement.
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400nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES GONTAGIEÜ8E8 BACTER1ENNE8.
Lesw^aet lenitro-sulfalede zinc peuvent (Hre employesaux meines-usages. II on I'sl, do meine du sulfale de etiivve, qili est mi agent desin-fectant d'une oertaine valeur, et dontla solution pout, dims certains cas^ rendre de reels services, surtout quand eile est additionnöe d'une solu­tion neide.
d'. — Essence de terebenlhine. — Goudrons. —• Huiles lourdes de gaz.— L'essence de lerehenlhine, dilnee ä raisoa de 280 grammes par litre d'eau, pent 6tre employee pom' les lavages dans les im- de charbon, do rage, etc. Les goudrons et les huiles lourdes de gaz peu­vent elre eraployös comme enduits pour complöter la dösinfection.
e'. — lode. — Brome. — Chlore. — Sulfure de carbone, acide sulfureux. — Dansquelques rares cus, on pourra utiliser les solutions d'iode, de brome et do chlore, pour faire des lavages ou pour obtenir des fumigations.
On adeja vn que le chlore a ete eonseille depuis longtcmps; il peul elre employö en fumigations dans les locaux bien clos, pourdeslnl'octor les habitations, les objets qui y sont renfermös, l'atmosphöre, elc; il |raquo;eul egalement elre employe en sedation dans I'eau pour des lavages, arrosements, immersions, etc. Dans la pratique, on peul obtenir le gaz chlore, au moyen de run des proeödös suivants:
1quot; Chauffer, dans uno terrii.....u un plal vernissö, 100 parties de
bioxyde do manganese en [loudre el 'mOparlies d'aeide chlorhydrique ; par eo proeede, on obtient 300 litres de gaz avec I kilogramme de bioxyde de manganese el 4S0 grammes d'aeide ;
2quot; Chauffer de m6me quo preeedemment un mölange de 780grammes de sei marin. 230 grammes de bioxyde de manganese, SOG grammes d'aeide sulfurique et 500 grammes d'eau;
;}u Melanger, sans chauffer, parties ögales de chlorure de chaux et d'aeide sulfurique ou d'aeide chlorhydrique ou de vinaigre fort;
4deg;M6langer, sans chauffer, 3 Hires d'eau avec I kilogramme d'aeide chlorhydrique, dans une terrine en grös de 8 ä 10 litres, et en sor-lant du local projeter dans le melange 500 grammes de chlorure de chaux.
Quand on doit avoir recoursaux fumigations de chlore, il Importe de prendre quelques pröcautions. II faul d'abord faire evaeuer le local, et faire proerder au netloyage, augrallage et ä des lavages disinfec­tants; ensiiile, ou IVra calfeutrer le local, on fermero les portes et les I'emHres, on bouchera les l'enles, les trous, les Qssures, etc., en y eol-laot des papiersoudetouteautrefagon. Puis on installera l'appareil ö produire le chlore de maniöre ii öviter tout danger d'incendie, en pla-(•ant le fourneau de chauffe sur un sol non inflammable, sur un lii de salde ou sur une plaque en löle. Enfln, ou humectera los objels et les paroisdn local; on degagera de la vapenr, en faisant lionillir de l'eau dans im recipient a large Ouvertüre, en eleignanl dans de l'eau des
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barresdo ferrougics au fou; onprojettora de l'eau i'une falt;;on quelcon-(juo (aspersions, duuchos, arrosages, dc), dii on promönera sur les inurs et les ob jets des öponges ou des linges mouillös. Ces pröcautions prises, on mettra en fonctionnement I'appareil a produire lo chlore, et on se retirera on formantsoigneusemcnt la dorniöre issue.
i.e chlore produit se melange ii l'air et so met en rapport aveo les divers objets. II convlendra de dögager le gaz en assez grande abon-dance et de prolonger l'opöration pendant plusieurs heures; on lais-sera ['action de la premiere fumigation so prolonger durant cinq ousix heures, au bout desquelles on la renouvellera, en laissant cette fois son action so coutiuuer pendant ilou/.o on vingt-quatre heures. Ensuite on uerora, en ouvi-anl portes et fen6tres; et on ventilera le tempsnecos-saire, pour chasser touto odeur dösagröable.
On verra plus loin duns quelles circoustances il y alien d'employer les fumigationsdösinfeetantos. ('os fumigations peuvent etre utiles pour compli'ler la desiu lection des habitations, des locaux, desbamp;timents, des wagons, des objets cnfeniK's dans les locaux, de l'atmosphöre des habi­tations, etc, Elles ne doiventcependant pas 6tre employees dansleslo-ciinx a dösinfecterqui sonl en communication directs, on pardes claires-voies, soil avec les habitations des personnes, soil, avec les greniers a fourrage qui leursont superposes. Cos sorlesdc fumigations pourraient, en ell'et, etre dangereuses pour les personnes cxposees a les respirer, et rendre inntilisables les fourrages qui en seraient penelres.
Le sulfure do carbone pout etre employ^ en solution pour des lava-ges, et on pent le faire servir ä la production do 1'acide sulfureux.
Ce dernier agent est un do coux qu'on a le ]iliis preconises; il Tost surtout pour faire des fumigations dösinfeetantes, au memo litre qne le ga/ chlore, qu'il remplace avantageusement, a cause de sa facile pro­duction et do son moindre danger. On pout eneffetl'obtenir facilcment, et a pen de frais, par l'un des procedes suivanls :
1deg; Kairo hnMer, sur des assiettes, sur des plats en terre, sur des plaquesmötalliques, sur des polios en for, dans un röcipientmötallique, sur les charbons ardents d'un fourneau, etc., do la Hour do soufro avec on sans addition do nitrate de potasse; on bien entlainmor du soufro dans uu vase platen poterie, apres y avoir melangö uue certaine quan-titii d'alcool. II Importe, en pared cas, do prendre les precautions you-lues, pour eviter toutdanger d'inceudie; on installera I'appareil ji brTi-ier le soufro sur un sol incombustible, et si cola n'est pas possible, on le disposera sur un lit dc sable on sur un recipient oontenant do l'eau;
2deg; BrOler du sulfure de carbone an moyon d'une lampe spiicialo, on traitor le bisulfite de somle par 1'acide chlorhydrique. L'acido sul­fureux, obtenu par la combustion du sulfure de carbone au moyon d'un hrCileur inexplosible a niveau suiöleve (systöine Chiandy), donne
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les mi'inos rösultals que celul obtenu par la combustion du soufre; il sullil de brüler ^,igt;Oü grammes a it kilogrammes de sulfuro pour 100 metres cubes; le kilogramme revient amp; 0 fr. 50, 1'appareil (.'otUe 40 francs; co procede öoonomique perraet un dägagement constant de gaz pendant une douzaine d'heures, et la d6t6rioration scrail nioindre, loutes cbosos Egales d'ailleurs, qu'avec la combustion du soufre;
.'{quot; Employer l'acide sulfureux, quia 6tö pröalablement enfermö sous forte pression dans un siphon de la forme de ceux qui servont pour les eaux gazeuses. II suflll avec co procede d'adapter au bee du siphon nn tube en caoutchouc, qu'on introduit par une fissure ou une petite ouverture quelconque dans le local a desinfecter ; cola fait, on presse sur le piston ou lo robinel du siphon, et la decompression permet le retour de l'acide ä Tötat gazeux et son öchapperaent dans le local. Par co proeödö, l'acide sulfureux a une grande force de penetraliun, il allere inoins les objels, et tout danger d'incendie est evite.
Dans la pratique veterinaireon seserl principalement de l'acide sul­fureux obtenu par la combustion du soufre. Cet agent, ainsi obtenu, allere plus ou moins certains objels, surtout quand il est dögagä a forte dose; il altere les tissus teinls, les etoll'es de laine, les mrlaux; mais en vöt6rinaire il y o peu ä i'edouter les dötöriorations qu'il peut occa-sionner, vu le peu de prix des objets enl'ernies dans les habitations des aniinaux. Quoi qu'il en soit, il conviendra de laver, dans une eau alcaline, les objels en laine, les couvertures, etc., aju'es qu'ils auronl ete soumis ii (b;s fumigations sulfureuses.
Des reglos, identiques a colles deja indiquees ä propos du chlore, doivent etre suivics, ([iiand on se dispose ä faire des fumigations sulfu­reuses. On evacuera le local, on le fera neltoyer, gratter et laver avec des solutions ddsinfeetantes; on le calfeutrera, on fermera portes et fenetres aussi hermetiquemeut que possible; on bouchera les trous, les fentes, les fissures; on installera l'appareil ä produire l'acide sulfureux de fa(;on a eviter lout danger d'incendie; on humeclera les objets et les parois du local, soit en degageant de la vapeur d'eau, soil cn les mouillant d'une fa^on quelconque ; apres quoi, on fera fonetionner l'appareil a produire l'acide sulfureux, et on se relirera en fermanl louteissuc. Suivantque l'occlusion sera plus ou moins parfaite, on bnV lera de 20, I!ü, W, (iü a 70 grammes de soufre par metre cube d'espace ä desinfecter. Quand l'occlusion sera imparfaite, quand les murs seront lissures, quand les objels seront poreux, etc., on pourra meine aller jusqu a KKt grammes par metre cube d'espace ä desinfecter. Les fumi­gations sulfureuses peuvent sultire aux meines indications que les fumigations de chlore ; elles sont contre-indiquees dans les meines circonstances, bien qu'elles soient moins dangereuses. Elles soul in-diquees pour la disinfection des locaux, des wagons, des navires, des
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ME8ÜRE8 8ANITAIRES.
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personnes, ilcs ötoffes, ilcs vötements, tics couverturos, dos harnais, des objols divers oontenua dans les habitations. On laisse tons cos objels suspendus, ötalösou döposös duns le local oü so font les fmni-gations; on laisse l'action dos fumigations so continuor durant l^-i2'( lieviros; ensuite on aöre et on ventile lo temps nöcessaire, pour chasscr touto odour dösagröable, et on fait procöder a un lavage, etc, On pourra d'ailleurs remplacer gönöralement (rune fa^on avantageuse los fumi­gations par dos aspersions, pulvörisations, et surtout par des lavages avec line solution dosinreclante. Los aspersions et los pulvörisations peuvent 6tre taitos au moyen de seringues ou d'appareils dils pulvöri-sateurs; mais los lavages bien falls sont autant sinon plus efflcaces, 11 a. olo reconnu(Laveran)que le procödö le plus sör de dösinfection dos parois des habitations consiste ä faire un premier lavage avec nne solution savonneuse ouune oau de lessivo, et ensuite a faire un second lavage avec une solution d'acide phönique a .quot;1 p. Iraquo;(), ou de sublime a rJ p. 1000; ladösinfection estalors plussöre que lorsqu'on projette, a l'aide du pulvorisatcur, le liquide dösinfectant jusqu'äce qu'il ruisselle le long dos inurs.
B. Regies ä suivre dans la desinfection. — On a vu quels objets doivenl ötresoumisäla dösinfection, quels agents peuvent ötreemployös et quelles sont los faoons de les faire agir; il reste a examiner les regies qu'il laut suivre dans la dösinfection dos divers objels sur lesquels eile iloü porter.
a'. — Desinfection des habitations. — Los opörations de dösinfec­tion en ce fpii concerne los locaux, doivent ötre adaptöes ä la nature des maladies contagieuses ; olles doivent avoir lieu conformöment aux prescriptions spöcialcs qui soront indiquöes a propos de chaque affection. Nöanmoins, il convienl d'indiquer des a prösent lesrögles a suivre dans los cas oti la dösinfection devra ötre falte avec le plus de sein. Klle devra porter sur le sol, los inurs, los portes, los fenötres, los plafonds, los creches, los mangeoires, lesauges, lesrMeliers, los boise-ries diverses, l'atmosphöre, los fourrages, les fumiers, leslitiöres, los ustensiles ot objets divers renfermös dans rhabitation, 11 ne sera pas toujours nöcessaire d'ötendre la dösinfection a taut d'objels; on vorra, dans l'ötude de chaque maladie, ce qui devra 6tre dösinfectö.
II faudrad'abord faire ueUof/e?11'habitation (öcurie, ötable,bergerie, porcherie, etc.) et tous los objels souillös de matiöres morbides, ipie les malades out pu y laisscr. On fora done enlever (graltage et raclage)lesmatiöresexcrötöes paries malades, los fumiers,lea liliöres, les fourrages laissös par los malades, los tolles d'araignöes, lesmoisis-sures et los poussiores adhörentes aux murs, aux plafonds, aux objets divers. Ensuite on fera executor des lavages; on fcra laver, a grande oau, losol, los murs au nioius a la bauleur oil des matierescoulugieuses ontpuetre deposecs, les mangeoires, les augos, les rateliers, les Stalles,
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MALADIES CONTAGIEUSES BACTERIENNES.
les barres et les cloisona de söparation. On pourra so contenter de l'eau froide poui1 faire oes lavages, quand on aura do grandos surfaces D nettoyer et qu'on nc pourra pas so procurer de l'eau chaude on süffi­sante quantitö. Toutefois,onseservira del'eau bouillante, pourachever lo nettoyage des objets les plus souillös, tels quo los raangeoires, los seaux, los auges et los ramp;teliors. D'ailleurs, quand I'espace a dösin-fecter ou ä nettoyer sera pen considörable, quand on pourra so procu­rer de l'eau bouillante, on tera de pröförence los lavages d'emblöe avec de l'eau chaude, avec dos dissolutions bouillantes de carbonate de soude ou de potasse, avec de la lessive bouillante, avec dos solutions bouillantes d'une matiöre dösinfectante, de chlorure de chaux, de chlorure de soude, de chlorure de zinc, d'acide sulfureux, desulfate de cuivre, d'acide phönique, de crösyl, de sublimö, etc. L'eau bouil­lante sloriliso certains germes virulents; los carbonates alcalins faci-litent le nettoyage ol l'enlövemoni des matiöres adherentes; los agents disinfectants ooniplotenl laolion slorilisanlc do l'oau ohaude. Apivs los lavages a l'oau ou avec dos dissolutions bouillantes, on
pourra projeter de l'oau froide en quantitö süffisante, |.....r entratner
tous los di'ti'Uus qui auront pu ölro dolaohos. A.prös los lavages ä l'eau froide, on devra faire le lavage dos parties souillöes avec de l'eau bouillante ou une dissolution dösinfectante bouillante. L'eau froide qui aurascrvi a faire los premiers lavages scradirigöe dans une rigole ou un r6servoir,pour6tred6sinfect(sect;e,commelespurins,etensuitem616e avec eux ou perdue dans le sol. Quand on aura ö sa disposition une source do vapour, oquot; emploiera, pom-nol tovor et dösinlector los ohjots pröcitös, les murs,lesboiseries,lesol, etc., des jets de vapeur surchaufföe avec on sans melange do maliore d^sinfcctante.
Aprös les lavages ä l'oau on a la vapour, on fera gratter les surfaces lavecs aussi prol'ondouiont quepossible, pourdötacher la maliöreviru­lente; puis on fora pratiquer un second lavage avec de l'eau bouillante, on do la vapour, ou des solutions desinfeclantes. Enfin, on fera pro-coder a un balayage rainutieux, pom- entrainer tons los detritus do-taclios, qu'on moltra avec, les purins ou les fumiers ft dösinfector.
Si le sol dos habitations est pave, dalle, briquetö, eimentö, avec dos joints en bonötat, cequipröcödesufflra. Si les jointssonl döfectueux, il faudra los faire repiquer, faire enleverles couches superflcielles de la matiere engagöe dans les interstices, faire verser dans ces interstices une matiöre fortement d6sinfeclante, une solution de sublimö, d'acide sulfurique, do Sulfate de cuivre ou d'acide phoniquo, oto.; onsuilo on fera garnir les interstices avec du ciment ou de l'osphalte ou dn cimoni coallare, Quand le sol est en liois, en torro, en plätro, il faudra fairo enlever les planches et los madriers, pour les brüler, et los remplacer par dos nialerianx nenfs, api'os avoir enlevö los couches de terre les plus superflcielles et les avoir remplacöes par des couches nouvollos coal-
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#9632;quot;quot;—-quot;
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taröos. II faudra faire ropiquer, a une assezgrandeprofondeur, le sol qui est on terre, en pierrea ou en cailloux mal joints; il faudra faireenlever los oouohes qui onl ötö imbiböes et les remplacer par des matöinaux neufs, auxquelson additionnera du goudron ou deThuile de houille : il faudra faire dösinfecter par le fcu (ou autreraent) les cailloux et les pierresqu'on devra remettre en place.
Lemeilleur moyendedösinfecter les habitations et les obj eta, qu'elles renferment, consiste dans l'emploi du feu sousforme deCLammes(flara-bage), On obtient la flamme, ainsi qu'on I'a vu, en brülant des torches de resine ou do pailio, ou on sn servant d'appareila analogues ii coux dos plombiers oudes peintros. On promönera lentement la flamme sur les surfaces ä dösinfeoter, et on la repassera plusieurs fois sur les memostrajets. On peulaussi desinCeclor lesol, on ybrülant du charbon, du menu bois, delapaüle,etc.On peutdösinfecter certains objets, en les mouillanl d'alcool dönaturöot on y mettanl le feu. Lo flambago convient pour dösinfecler lea objets en bois, tels que les mangeoires, les augos, lesramp;teliers, les stalles, les barres, les cloisons, les scaux.los fourches, etc., les objets en pierre ou en fer, les mura on pierre, en plätre ou en loirc. On Tora sorlir des habitationa les objets facilesa döplacer, et on les flambera au grand air; on övitera do meltre le feu aux charpentes, etc.; on flambera fortement los objets en fer ou en pierre, les man­geoires, les rftloliers, les murs, les pelles, les foiirchos, les etrilles, les mors, les chatnes d'attache, etc. On detmira, par le leu, losohjels vieux, de pen do valour ou difflciles a dösinfecler, tels quo les eponges, les bois vieux, les liliiTCs, les lourrages souilles, elc. On fera raboter Irs objets en bois; puis on brölera les parties enlevees, et on d6sinfectera encore. Ou fera carburer superflciellement certains objets. On dösinfectera l'atmoaphöre de l'habitation, les murs, les plafonds, etc., par les fumigations de chlore ou d'acide sulfureux. On ventilera d'abord; ensuite on fermera les portes et les fendtres; on humectera et on degagera euliu du chlore ou de I'aeide sulfureux. On liumcc-lera, en degageaut de la vapour d'eau, en etrignanl, dans des seaux d'eau ou de dissolution phöniquöe ou chloruröe, des barres de Per rougiea au feu, en aspergeant d'eau lo sol et les murs, en projetant do I'eau dans tons les sens aver des seringues ou des pompös d'arro-8age,etc. Apröscettehumectation, et loraque I'eau auradeja pu imbiber les contages h dötruire, on degagera du chlore ou de I'aeide sulfureux dans le local, aussi bien calfeulrö que possible et evaeue de tons les animaux. On accroitra les doses de gazen proportion do I'imperfocl ion do l'occlusiondu local. On laisaeraagir le premiergazdögagö pendani 4 ou o heures, et on renouvellera le dögagement; on laisseraenfln, i\ la suite do ce second degagement, l'habitation close pendanl 12-24-48 heures; poison ouvrira portes ct fenelres pour aerer et ventiler. Min d'attelndre los contages enfoncÖS dans les interstices, dans les
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lontcs, etc., on I'ei-a recrepir les raurs,onlos lera blaneliir, bttdigeonuer nvec mi liiit de cliaux, ainsi que les plafonds; on fera badigeonaor les boisei'ies nvec nn lait de chaux,avec uno solution concentröe de ehlo-rure de chaux, avoc du goudron vögötal ou mineral. On fera röpandre a la surface du sol, apres sa disinfection, eoiunie il a ete dit di\\n, du chlorure de chaux en poudre, ou lt;ie l'eau pböniqu6e a saturation ou tout autre disinfectant,
II I'iiudra Fain1 nn elioi.v entre ees indications complexes, suivanl teile ou teile affection. On dölaissera les fumigations de chlore el d'acide sulfureux, quand les locaux communiqueront avec les habitations des personnes on avec des greniersä fourrages. On dölaissera le Qambage dans les habitations conslruites en matöriaux trop inflammables. On aura de la chance d'obtenir une bonne dösinfection, en lavantä deux repi'isos, et a quelques heurcs d'intervalle, avec la solution ä 2p. 1000 de snlilimr uu tonte autre repulee Ires active, apres avoir pro-cödö aunettoyage, an röcurage, au grattage, au balayage, etft l'enlöve-meut des l'uniiers, des restes de fourrages, de litieres, etc.
Apres nne bonne disinfection, on aerert et on ventilera les habita­tions,on leslaissrca iiioeenpees quelques jours,une, deux,trois sem nines, si e'est possible, ou on les fera occuper par des animanv 11011 suscop-tibles do contracter la tnaladie rägnante; on pourra toutefois les lais-ser reocenptr aussitöt, quand la dösinfection aura ele bien Caite.
II est indiquö de dösinfecter les habitations toutes les fois qu'il y a existence ou suspicion de maladie contagieuse ; el, il ne scrail pas mau-vais d'imiter ce lt;|oi esl present dans l'armöe, notamment quand il s'agit des ecuries des logeurs, hoteliers, aubergistes, marchands, compagnies, entrepreneurs, etc.
A la date du2 mars IH.S)}, \v, minislre de In guen'O avail present de dösinfecter tons les trois mois les öcuries-inflrmeries de la cavalerie, et les ecuries ordinaires ions les ans ii l'öpoque oü les rögiments voat aux manoeuvres.
Dispositions relatives a la desinfection periodique des ecuries et infirmeries des corps de troupes ä cheval et etablissements mi-litaires.
Messieurs, on vue de prövenir ou d'enrayer les maladies contagieuses qui si'vissenl IVcMjiicinnii'iii, sur leschevaux do l'arraöe, j'ai döcidö, surlo propo­sition do la Commission d'hyglöno hippique, quo, dans Ions les quartiers occupes par des corps (in troupes ä cheval ou Etablissements militaires, les ecuries seronl peruidiqiiemonl desinfectres, savoir :
l-es ecuries-lnliinierles, tons les trois mois ;
Los ecuries ordinaires, une fois chaque aunäe, a l'öpoque oü les regiments vont aux manoDuvres.
La disinfection sera pratiquöe d'apres les indicalions suivanles:
1quot; Tout d'aliord la lltiero sera enievee, enliiTomeiit jotöc an lu mi or ainsi que lous les debris alinieulairos qui reslent dans les maugeoires ou rateliers.
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l.o sol do l'öourie sera ensulte lavö ä grande eau, et forteraent balayd avanl de comraenoer auoune opömlion dedösinfeotion •
2deg; Les murs, mangeoires, rdteliers et bat-üanos seront lav,;s i l'eau de po asse et frotlös ensuile seit aveo des brosses ea chiendent, suit avoc .1. boncnons de paille;
a'Onpassera, comme ppöcfidemmant, h l'aide d'un pinceau, de l'eau nhe-niquöe (10 grammes d'aoide phdnlque liquide pour 1000 gramme d'eaul sur los mors, mangeoires, rdteliers, bat-flancs el sur le sol-
Fein dn^hni'^wn' n quot;Si ^ 1? ma;t6riel ,Iquot;'quot;quot;e oontiQnt- st!,il Wanchie k rare de otaux'seo^ St'n' 'quot; quot;quot; quot;quot; tliXi'quot;quot;J de SOn püi'ls de cl,lo-
cl6gagement daoide gulfureux pendant 24 heures au moins dans ohaaue Scurie ciose) 0 ; (1 ,.,,,,, u btenir en .etan[ de |a ^ ^ ^^ ^^ue
iu. um,l roinph ,),#9632; cliarbons anlenU (200 grammes de Qeur de soufre suffl-senl pour .les oounes de to ohevaux dent les porles et fenötres resteralent hermöliquement fermöos pendant 24 heures au moins) •
üraquo;Toutos les Ibis qu'un cheval ontrera a rinflrmerie pour n'importequelle StÄdil?nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; '^ X VOisiquot;S Ser0quot;t dösi^ct6es ainsiqull
Tons les travaux n6cessitlaquo;sect;s par la dösinfeclion seront exdoutös gratuitemenl
r -es nquot;' quot;T''quot;, ^ ,l,n'' et ^ leS 'quot;g^dients et dösinfeotants seront payäs su. les onds de la masse d'entrelien du Uarnachement otferrage des corps ,,u eluhhsse.uenls Interesses Le service du ,e„ie Iburnira seulemen ie i,ni,de ohaux el les puxceauxä blanohir.
I.'. - Desinfection des cours, enclos, routes, chemins, abreuvoirs
herbages et pätures. —Les cours.enclos, routes, chemins.abreuvoirs' herbages etpfttures peuvenf ötre souillös, infeetös, et partant rendus dangereux,quand ils out ötö fröquentös par des malades qui yont laisse 6cliapper des matiferes morbides, quand on v a laissö öcouler des ma-tiöres excrömentitielles, des purins, etc., quand on y a depose des lumiers, quand on y a chargö, transports ou tralnö des cadavres des döbns cadavöriques, desfumiers, etc. Eneffet, dans uncertain nombre decas.lesanimaux, quisontaffectösde maladies contagieuses, pouvent repandre et laisser, sur les voies .puls parcourentou dans los abreu­voirs, des germes de contagion incorporös soil amp; la bave qui tombe de la beuche des n.ahules (flövre aphteuseet pestebovine), soil aux mueo-sitös nasales (peste bovine, pöripneumonie contagieuse, morve), soil aux produits des söerötions morbides dont la peau esl devenue le siöge (farcin, clavelee, lievre aphteuse), soit aux matieres excromentitielles peste bovme, oharbonj.Si des animaux sainssuivent les malades, dans les chemins qu'ils onl parcourus, aux pamp;turages, aux abreuvoirs, etc.,
ilspeuventtrouverla condition de leur propre infection dans les germes contagieux semös par ceux-ci sur leurs pas; et de cette maniöre la peste bovine, la lievre aphteuse, la morve, la clavelee, etc., peuvenf se dissöminer. Maisce n'est passeulement par les animaux vivants quo les chemins et les routes peuvent etre infeetös; les Iransports des cadavres et des fumiers, provenant des animaux malades, constituent
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encore une condition do dissemination dos germos contagieux surles
voics parOOUmos, Dans les rues des villages, et au voisiuago tics
termes inlectecs, 1'infection peul rösulter illaquo;.' l'öchapperaont, dans les ruisseaux, des urines chargöes de mulirrcs excrömentitielles, provenant des liabitations oü se trouvont des animaux malades.
La dösinfectlon des cours, ouclos, horbagns ot pi'ilui'os consiste : dans reuli'voiiient des dejections ([iii sent inisos en tas, arroseos avoc Uli liquide disinfectant, puis enfouies ; dans le lavage a grande eau des cours et l'arro-sage avec un liquide disinfectant des places, oü so trouvaient les dejec­tions; pour les pdtures, lierbages et enolos, dans l'arrosage avec un liquide desinfectanL dos places on se trouvaient les dejections; pour la dösinfec­tlon des routes et cliemins parcourus par des animaux atteints dc maladies conlagieuses, les dejections sent ramassees avec soin, miscs on las dans un endroit ecaile et Iraitres comme les fumiers. L'emplacement des dejections est saupoudrö de chlonire de chaux ou arrosö avec un liquide dösinfeetant. I.cs objets, qui onl servi au ramassage et au Iransport dos injections, sent ensuite laves avec un liquide disinfectant (art. li, 10, Arc min. 12 mai iss;!1.
Pour prövenir la dissemination de la contagion, on fera enlever les matiöres 6chapp6es des cadavres ou des fumiors ou laissöos par les ma-lades sur les sols des cours, enclos, routes, chemins et pftturages ; on fera bulayer et enlever ü la pelle et ii la brouette, pour renfouir on le dotrulrc, tont cequi pourrait propagcr ['affection ; ensuito on fera laver avoc un liquide dösinfoctanl les objels qui auront servi a ramasser ou a transporter les dejections ou autres malieres inl'eclecs.
On pourra d'ailleurs proeöder autrement,faire arroser lesdöjections et matiöres souillöes avec un liquide d6sinfectantet les faire enfouirou les faire brüler; on pourra faire arroser avec un liquide dösinfeetant, on faire llamlier, ou faire rccuuvrir de poudre de chlorure de chaux l'emplacement des dejections; on pourra faire laver les cours el enclos a grande can ou avec une solution dösinfeclante; on pourra. faire llam-ber les herbages si cola est possible. I .es abreuvoirs, les cliemins et les päturagespeuvent6treinfectesdans lescasde tnorve, de clavelce, etc.; et la desinfection n'exige pas toujours une intervention v6ritablement active de la pari du |iroprietaire; il suflit, en eilet, d'interdire pendant quelque temps les abreuvoirs, les chemins et les pamp;turages, qui se pu-rifleronl par raction de l'air et de la rosee, par le serenage el la des-siccation.
En ofl'et, la dösinfectlon des pä,turages s'opöre naturellement par les couranls aöriens, qui se fonl a leur surface ; toutefois, ou peul faciliter l'action oxydante de l'air sur les malieres virulentes, qui peuvent elro incorporöes aux excrements, en öpandant ceux-ci en surface, au lieu de los laisser on tas. On peul, aussi enfouir chaeun do cos las d'un coup de heoho a la place qu'ils oecupent. Mais Tepandago est un moyen plus rapide et plus parfait d'annulation laquo;li's germes par l'action de l'air. Tou­tefois, pour certalnes maladies, comme la pesle bovine, il est prele-
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MESURES 8ANITA1RBS.
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i'iiblo do faire ramassor los matiöros oxcröraontitiellea it la brouotte, (.'i. tie les enfouir laquo;laus um; scule l'osso ([u'un maintiont Isolde par uno pa-lissade. Quant aux abreuvoirs et mix mares sorvanl a I'abreuvemont des animaux ot aux buins, on Irs tora vidanger, laver el dösinfector avec une solution germicide; les eaux de lavage soront ddsinfectöes ellos-mömes par l'addition de substances baetöricides, et oiisnitf! per-dues dans io sol. Les lioux dn parcage, les claies, etc, devront pareillcment ötre ddsinfectös, d'apr^s les procödös döjä indiquds, comme K's cours uu enclos, etc.
c', — Desinfection des objets de haruachement, de travail et depan-sage. — Los harnais, Irs couvertures elt; les objets de pansage seront trait6s de difförontes maniöres, mais toujoursdefaQon a delruire cora-plätement les matiöros virulentes qu'ils peuvent porter. On pourra les soumettre a une tompöraturo ölovöe ; co i]iii sera trös facile si on se trouve ä proximity d'un roar ou d'une ötuvo, qu'on chauffera, et dans losquols on pourra placer U's objets a dösinfecter. Cortains harnais pour-ront möino ötre soumis au Üambage. Pour les couvertures, suivant qu'elles soul en laine ouen colon,oa pourra recourir ädos lavages avec des solutions bouillantes phöniquöesou chlorurees, ou a des solutions bouillantes do sols alcalins ; si les harnais et couvertures soul do pen de valour, il no faut pas liosiler ii los dötruire; cependanl la destruc­tion n'usl employöo qu'oxcoptionnellement. Lorsqu'il s'agitdc harnais laquo;•n cuir, on peut los soumettre a I'action do I'eau bouillante ; el, si co proeödd n'ötait pas praticable, on pom-rail, do memo quo pour Irs cou­vertures, employ or les fumigations ä l'acide sulfureux; pource, on Irs enfermerait pendant quoliiucs bruros dans tin local oil on ferail hrrtler lt;lu soufre. Ajoutons, a cos divers moyens, la dessiccation; il sufflrait, en eHet, dans la plupart des cas, lt;lr laisser les harnais et los couver­tures exposös ä Pair, surtout a I'air chaud, pendant quclque temps.
En resumo, e'est la chaleur qui convient le mieux pour la desinl'oc-tion des objets de harnaohement, do travail et do pansage; on pourra, suivant los oas, et aprös nettoyago, recourir an Qambage, a la eröma-liori, a l'öchaudage, a I'action do 1'oau bouillante ou do la vapour d'eau surchaufföo, ä l'emploi dos ötuves; on pourra ögaloment faire ilos la­vages, des arrosages ou des immersions, en utilisant une solution de-sinfectante froide ou bouillante; on pourra onün soumettre les objets pi'cciles ii ['action de l'air et de la lumiöre, ou h cello do fumigations sulfureuses ouautres, qu'on produira dans un local rlos, en suivant les regies procedemmenl iniliijuecs.
d'. — Desinfection des fumiers, des purins, des litieres el debris de fourrages. — II faudra faire delruire, par Io feu, Irs liliercs et les fourrages souillös, quandils seront en faible quantitö ; on pourra faire consommer les fourrages suspects aux animaux inaplcs ii contractor la maladie; on pourra d'ailleurs soumettre ii laeralion, ii la dessiccation,
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an sörönage, (;ii les ötalant en gründe surface et en les remuant, les fourragessuspeclsemmaganisös au-dossus des habitations, si los plan-chors soul !i ciaire-voioj on traitera les iitiöres comme los fourrages; on les meltra au liimier on an pnrin; si ellos son! trop souilloes, on les brölera, etc
Le furnier axtrait dos locaux irifnci,c''s et celui i|üi a pu ötre sonillr de matiöres contagieuses sent arrosös abondamment aveo un liquide däsinfdc-tant et rcconvßils ensuite d'une couche de terre. Les ruisseaux, rigoles et. conduits d'ecoulement des purins sent lines a grande eau et arroses avec un liciuide dösinfeetanti La disinfection des losses a pui'in se fait on y versanl uni! dissolution de siillule do zinc on de nitro-sulfale de zinc repr6sentant on quantlie nndoux-cenlieiue de lacontenance des fosses. Lesfumiers et purins, desinlecles coinme 11 viont d'ölre (ill, sont ernployes do preterence pour la f'umnre desjardinset des terresarables (art, 6, 7, s, it, Air. min. Ii mai 1883).
On abandonnerales fumiers ci les purins a la pulröfactlon pendanl nn certain temps, on on les dösinfectera. Le furnier extrait des locaux inl'i't'tes el et^ltii tjni apu etre souille de malÜTes contagieuses seront arrosös abondamment avec un lii|uitle disinfectant el enfouis, c'est-ii-dire recouverts d'une couebe de terre. Les ruisseaux, les rigoles, les conduits d'öcoulement des purins seront laves ä grande eau et arroses avec un liquide d6sinfectant. Les fosses ö purin recevroht uno abon-dantesolution dösinfeetante. On peut mölanger aux fumiers, pour les ilosiiilefter, tie la ehaux vive, du plälre, du sullalo tie U:i ou decuivre, du chlorure de cliaux, dt; l'acide phönique brut, une solution aeidulöe de sulfate tit; euivrt} istdutiou a caison de .'io p. de sulfate de cuivro et de 50p. d'acide sulfurique pour un litre d'eau), une solution d'acide sulfurique, de sublimö, etc. On fait ie mölange avec la fourcho et la pelle; ensuiteon fail enfouir, ou onlaisse utiliser, ou mieux on laisse se pulrelier un certain temps les fumiers etles purins ainsi dosinl'eclos. On traitera, comme les fumiers, los liliöres retiröes ties places tics malades, los fourrages et aliments laisses dans les ramp;teiiers, dans los auges etles mangeoires. On d6sinfectera com mo los purins les eauxde lavage. On traitera comme les fumierslesdöbrisenlevösparlerepiquage. On dösinfecteralescailloux,lespierres ou dalles, avant doles remettre en place. lt;tn brülera ou on carburera ou on Qambera los |ilaiiclii;s et les madriers, etc., etc.
e'. — Desinfection des wagons, bätiments et divers vehicules ser­vant an transport des animaux, des cadavres, des fumiers, desin fection des gares, quais, etc. — Les voitures, qui doivent servir au transport ties animaux alteints tit; maladies contagieuses, dos cadavres ou ties fumiers contagiföres seront agencies de l'at;on ä ue rien laisser tomber. Ellos seront suivies d'un homnie tpii ramassera (avec lebalai, la pelle et la brouette) les maliöres 6chapp6es et les dösinfectera. Les voitures une t'ois dochargees, les pelles, les Lalais, les hrouetlcsseront
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gratWs, neltoyös, hives ü grande eau, puis dösinfeotös avoc une solu­tion däsinfectante.
I,es yoltures devant servir au transport dos animaux attelnls de maladies contagieuses ou do leura cadavres, ainsi que des fumiors provenant d'ötables infectöes, doivenl fitre disposöos de fajon a ne laisser tomber ou öcouler sur le chemin paroouru auoune matiöre solide ou liquide. — Elles soul.
suivies par un homme i.....ii de pelle, balal et brouette pour le ramassage
des mallöres qui pourraient s'en öclmpper pendant le trajet. Ces matiöres sont traiWes oomme il est dit pröoödemment. lea voilures, aprös döohar-gement, soul, grattöes, balayöes, puis lavdes a grande eau, et, aprös qu'elles se soul ressuyöes, arrosdes aveo un liqnidn dösinfeotant, Los pelle, balai et brouette snot traltäs de lamöme naaniäre (art. II, Air. min, ii mal is8:i).
Los entrepreneurs de transports parterre ou par eau, qui ont trans­port ilos bestiaux, doivent, en touttemps, etsansqu'une maladie conta-gieuse aitötö signalöe, dösinfecter los vöhiculeset lematörielquiaservi a eel usage. Tout entrepreneur de transports par terre est done tenu de dösinfecter, immödiatemenl aprös lo döchargement, les vöhicules, les wagons ou box, ayantservi a transporter des ruminants, des solipödes ou dos porcs, Apivs l'embarquementdesanimaux, il doil 6tre coll6,par los soins de la compagnie, sur chaque wagon ou box, une ötiquette portanl la mention laquo;Gare de (nom de lagare expeditrice ou de tran­sit) A dösinfecterft l'arrivöe raquo;. Aprös la dösinfection, cetteötiquctteesl remplacöe par une autre portanl laquo;Gare de (nom de la gare destina-taire ou do la station de dösinfection, quand cette opöration n'ost pas effectuöe sur place) Hosiiiiooio raquo;. Los compagnies nc peuvent mettro en chargement aueun wagon h bestiaux qui n'a pas ötödösinfectö et ininii de cette seconde ötiquette. La dösinfection doil toujours ötrefaite dans los vingt-quatre lieures, et eile doil 6tre falle autant que possible a legare destinataire, hormis quand II n'y a ni le matöriel ni le per­sonnel nöcessaires; en ce cas, lewagon portanl lenom de la gare oii 11 doil ölro dösinfectö est fermö el dirigö le plus tölpossible vors la sta­tion de dösinfection, (Voirart. 16, 33, L. -Jl juill. 1881 ; art. 18, 40, Dee. \-2 nov. L887; art. 7!raquo;, HS, 89,93,94,98, Dec.' 22juin 1882; art. 17, Am min. 28 juill. 1888; art. 1,2,3,4,8,6,7,8,9^^. min. 30 av, 1883; art. L, 2, 3,4, 8,6, 7, 8, Arr. min. \2 mal 1883.)
La dösinfection doil ötreappliquöe aux wagons et au matöriel misen usage; eile comprend le nettoyage et la dösinfection propromentdite. Lo nettoyage comporte : l'enlövemont de la litiöre et des döjections,le rftclage, avec un raeloir ou im crochet, du plancher, des parois, des joints, et l'enlöveraent, puislebalayagedetoutes lesmatiöresdötachöes; le lavage ä grande eau projetöe avec force au moyen d'une pompe sur los diverses surfaces pröcitöes, sur les portes(facesextörieure et iute-rieure), sur la paroi extörieure du wagon, du cötö od s'est fait le de-chargement; un second balayage au balaidur. La dösinfectionpropre-
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mentditose fait on arrosant rintöriour du wagon avec une solution bouillante 0,4/100 d'aclde phönique ou de crösyl, ou une solution 2j 1000 de sublimö; eile peul ötrefaite par l'omploi do jets röpötösde vapeur Burchaufföe.
Si id i'sl In procödö pröconisöofflcielletnont, il ne faul pas oublier qu'il a ötö reconnu absolument insufflsant (lledard). La vapeur d'eau surchauffee sorail efflcace, mais on n'esl gönöralement pas outillöpour robtenir ; aussi convient-il d'adopter, pour la dösinfoction des wagons, la solution ii Ll p, 1000 de sublimö, qui esl (!lt;#9632; nature a procurer tonic söcuritö, si ellu est convenablemont maniöe. Onpourradonc procöder de la I'a.im suivante ; Iquot; balayer, nettoyer et racier leplancher etles paroisdu wagon; 2deg; brölerou dösinfecterles matiöresextraitesdu wa­gon, en lea Lraitant par la solution de sublimö a - p. iOOO mölangöe d'une solution a 2 p. 100 d'acide sulfurique ou chlorhydrique ; 3deg; laver el frolter avec la brosse dun; Irs parois rt lo [ilancher du wagon, on so servant de la solution chaude de sublimö amp; 2 p. 1000; 4deg; projeterla niüine solution au moyen d'un irrigateur ou d'une seringue contre les mömes surfaces; •'•quot; au boul de .quelques instants, laver ä I'eau ordi­naire, pour entratner Irs traces de sublimö.
La dösinfection du wagon pourra ötrecomplötöe par des fumigations on par l'emploi de la vapeur d'eau surchaufföe, quand il y aura des parties matelassöes.
Les tiangars et les emplacements qni onl regu les animaux, Irs voies qu'ils parcoui'enl dans les gares, les rampes, les quais, les ponts ei toul le matöriel ayant servi a l'embarquement et an döbarquement, soront neltoyöspar l'enlövement des döjecl ions, par le lavage ö grande eau et le balayage, puls dösinfectös par l'arrosage avec une solution dösinfectante ou par le saupoudrage au chlorure de chaux. Los litiöres, les fourrages et lea döjections, extraits dea wagona ou ramassös sur les places occupöes par [es animaux, seronl enlevös auplustöt, pour ötre mis au fumier ou döainfectöa ou brftlöa, a'il y a eu maladie contagieuae. Les fraiade la dösinfection dea wagons son I a la charge dea propriö-laires; les compagnies soul autorisöea a les percevoir, ii raison de 'to centimes par animal solipöde, 30 centimes par bojuf, taureau, va-chc, gönisse, 18 centimes pur veau ou pore, 8 centimes par mouton, agneau, chövre. Toutefois la taxene peuldöpasser2 francs par wagon a un etage el 3 francs par wagon ii deux ötages; mais cette laxe est percne entiöre, quol que soit le nombre d'animaux occupant le wagon, si les animaux s'v tronvrnl en libertö, Ö la ilemaiule de l'expöditeur; eile est exigible, quel que ^oil le trajet parcouru; et eile n'esl pergue qu'une fois, ii moins de transbordement qui ne pout ötre impose aux expöditeurs qu'aux gares frontiöres ou ii cellos de jonction avec un chemin de for d'intöröl local.
Le wagon dans lequol.au momenl do la visite sanilaire a l'entröe en
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France, on oonstate la prösenoe d'animaux atteints de maladio conla-
gieuse.nopoutpönötrerplusavantqu'apröscomplötedösinfection.sous la direction du vötörinaire chargöde la visite des animaux.
Los fumiers, extraits des wagons, doivent toujours ölre rassemblös dans un espace öloignö du lieu d'erabarquoment ei de döbarquement.
rout bateau ou navire, ayant servi pour transporter des animaux ru­minants, porcinsousolipödos, sera dösinfectö aussilöt aprös le döbar­quement, conformöment aux rögles relatives ä la dösinfection des wa­gons; il en sera du möme des pontons, passerelles, appareils ayanl servi, des quais, emplacements divers occupös par [es animaux.
La dösinfection du bätimenl seralimitöe aux places occupöes ou par-oourues par les animaux, eile sera plus soignöe si une maladie a ötö constatöe,
1'. — Dösinfection des personnes et des animaux. — Tonte per­sonne, qui aötö en contacl avec des animaux alteinls de maladie con-tagieuse ouavec leurscadavres, leurs döbris, leurs [umiers, et dontles velemcnts, les chaussures, les mains peuvent ötre souillös, est tenue : de so dösinfecter, de se laver etsavonner les mains et les bras apres ohaque contact; de neltoyer ou de laver ses chaussures et de verser l'eau de lavage dans la fosse a purin ou dela dösinfecter par ['addition de sulfate de zinc; de laver et lessiver ses vötements de teile; d'exposer, dans un endroit clos, les vötements de iaine et autres ä des fumigations de chlore (Art. 12, arr. min. 12 mai 1883). Des animaux sains, pouvant transporter des germes, doivenl ötre parfois dösinfeetös (fumigations sulfureuses ou phöniquöes dansun local humectö et clos, lavage, tonte, etc.).
Iciencoreil n'y a aueun Inconvönient ä renchörir sur les prescrip­tions officielles, et ii ne pen! qu'ölre utilo de se dösinfecter les mains, en se lavantavec un savonau sublimö ou avec une solution de sublime iiip. 1000. Los chaussures seront non seulement neltoyöes et lavöes, maisdösinfectöes avec une solution germicide, celle de sublime princi-palement. Quant aux vötements, on pourra les dösinfecter de diverses faeuns, par leur exposition ä ['air et a la [umiöre, par leur immersion daus une solution dösinfeetante froide ou bouillante, par la mise a reluve, par les fumigations, etc.
g'. --Dösinfection des cadavres et des debris cadavöriques. — La dösinfection des cadavres et des dedris cadaveriqnes s'obtient par la cremation, par la solubilisation au moyen de l'acide sulfurique, par renfouissement, par l'öquarrissage. Avanl le chargement pour ötre portös a la fosse d'enfouissement ou a röquarrissage, les cadavres doivent ötre laves avec un liquide dösinfeetant au pourtour des ouver-tures naturolles et sur les parlies souillees; ensuite il convient de saupoudrer les meines parties avec, du chlorure de chaux et d'obslruer les onverlures naturelles. II eunvient d'ailleurs de denaturer i'acide
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4äonbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES C0NTAQ1EU8BS BACTER1ENNE8.
phönique) le cadavre avant renfouissoment ou la livraison ä l'öquar-pissage(ax't. 13-1'i, Arr. min. lümai 188;}).
La dösinfection des peaux peut so lairc par immersion dans une so­lution a 2 p. 100 de chlorure du zinc ou touto autre, celle de sublime par exempli'. La desiid'eetion des viandes s'obtient par la ruisson, la salai-son, la fumaison, etc.; la dösinfeotion de la graisse par la fusion; celle des visceres par l'enfouissement, l'öquarrissage, la cuisson, etc.; celle des os par la dcssicealion, l'öbullition, la carburation, I'immer-sion dans uu bain plirnique, etc. ; celle des polls, laines, comes, on-glons par la dessiccation, röbullition, la carburation, la fumaison, la salaison, laphönication, les fumigations, etc.
h'. — Desinfection des fourrages et des eaux. — Los fourrages vases, moisis, altörös,souillös de microbes, peuvent ötredösinfectös par leur exposition a rairet a la lumiöre, parl'öpandage, par lesörönage, etc. Les eaux suspectos, Les eaux tmpures, les eaux souillöes peuvenl (#9632;ire drsinlecteesparla filtration, parl'öbullition, parTaddition de sub­stances pulvörulentes Insolublcs (poudre de charbon, de carbonate de chaux, de brique pure, elr. ou solubles (cendres, magnösie, chaux, etc.), qui entratnent, en se döposant, de nombreux germes, iMi sorte qu'en döcantant, on obtient del'eau plusoumoins pure.
i'. — Desinfection des marches et emplacements divers. — Les champs de Eoire et de marchö doivent ötre dösinfeetöa d'aprös les meines reales que les cours, enclos, quais d'embarquement (voir plus haut), etc. Quanl aux marchös d'approvisionnement des villes, on ne sauraitse montrer trop prudent. Voici, h litre d'exemple, cg qui se fait a Paris au marchö aux bestiaux de la Villette, qui a un service special de dösinfection. Tons les emplacements du marchö son! nettoyös et desinl'ech's deux fois par semaine; on employail jadis les solutions phriiiqnees, et aujourd'hui on se sert des solutions de eresyl pour la desinlection des grandes surfaces. Daus los locaux eins, on sc serl de la solution de chlorure ou de Sulfate de zinc additionnoe d'ossence de llivm. Le lavage el la dösinfection so fonl au moyen de tonneaux d'arrosago et de machines balayeuses dans les voies de circulation, rues et places. Pour los autres parties, on emploie divers appareils appropriös ii la nature des objels a dösinfecter, tels que machines aspirantes et foulantes, vaporisateurs, graltoirs, arrosoirs, balais, brosses, etc., etc.
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SEGONDE PARTIE
MALADIES C0NTAG1EÜSES ENVISAGfiES AU POINT DE VÜE DE LEURS CARAC-TfiRES PARTICÜLIERS. — MESURES DE POLICE SANITAIRE APPLIGABLES A CHAQÜE MALADIE.
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CHAPITRE PREMIER
I'KSfE UOVIiNE
Ls, peste bovine, encore appelöe typhus dugros bölail on miQux typhus coniagieux, est une afTection virulente, inoculablo, facilement trans­missible, öpizootique, döterminöo par un agent special, et caraetörisöe par un (Hat lyphoKde plus ou moins aecusö, par des lesions spöciflques sur les muquouses, et par la virulence de luus les tissus et de tous les produits de l'organisme malade.
Elle est exotique pour l'Europe occidentale, cd ellene s'ötend qu'ex-ceptionnellement, mais oü die occasionne ili; grands ravages, quand olle s'y introduit vA s'y propage. Elle rögne en permanence en Asie ct dans certaines contröes de l'Europe Orientale, dans les steppes de la linssie. Lorsqu'ellc fait s'on apparition dans les pays occidentaux de l'Europe, e'est parce qu'elle a döbordö, c'esl parce qu'elle y a (#9632;#9632;l(; im-portöe, propagöe et dissöminöe par le commerce ou par les guerres, Bien qu'elle sövisseprincipalement sur Irs animaux bovins, eile peut alteindre les moutons et les chövres, lesruminants sauvages comme les ruminants domestiques. Kile est plus grave et olio occasionne plus de ravages dans les pays de l'Europe occidentale, en Allemagne, en llnl-lande, en Belgique, en Suisse, en Italic, en France, en Angleterre, lorsqu'elle y fait son apparition, que dans Irs steppes de la Russie,
Symptömes.
La peste bovine peul se prösenter aver, des manifestations quelque pen variables suivant les pays, suivant les saisons et les conditions liygieniques, suivant les epizootics, suivant les races animal es, etc. Kile est plus complete et plusgrave sur les sujets mous et lymphatiques (juc sur les animaux rustiques et robustes; eile est plus grave en hiver, quand les animaux sout enfermös dans les habitations, que pendant l'ete; eile est moins grave sur les betes soumises a une bonne hygiene, quo sureelles (pii sont mal soigin'es, mal nourries, etc.
8a phase d'incubation, qui pourrait n'ötre quelquefois que de dou/.e
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MALADIES CONTAGIEUSES BACTER1ENNE8,
heures ävingl-quatre, trente-six, quarante-huit houres, et quipourrail
allerparfois jusqu'ü, dix-sept, ving^trentejours^une duröequi le plus souvont, est de i, ö'jours, et qui igt;oiit aller de •'lt; iiü jours.
La lualiulie se decele presque luujours, im döbut de la phase d'inva-sion, par une elcvalion rapide de la tcinperulure, ([id pent alleindre 40deg;, 41deg;, 'riquot; cl 42deg;,5, Ce signe, dans le typhus corame dans la plupavl des maladies, acquiorl une signiflcation diagnostique precise, quand on sail di'Ja que I'alTection exists dans la ferme ou dans la locality, quand il est observö sur des sujels dont los antöcödents sont suspects. L'hyperthermie est |)lus ou moins aecusöe, suivant (jue la tnaladio doit 6trc plus ou moins grave et i)lus ou moins rapide dans son övolution, Elle pent faire del'aul ou 6tro peu aecusöe, lorsque le typhus aflfecte la forme adynamique, lorsqu'il doit ötre bönin el övoluer leatement. (Avoir soiu de neltoyer le Ihennomelre chaque fois, alin de ne jias en I'aiir un agent de transmission de l'affection.)
Bientöt, au boul d'un jour ou deux, on constate de la tristesse, de l'abatternent, de la prostration; le malade reste indiHerent, porte la töte hasse et les oreilles tombantes ; la colonne vertöbrale est voussöe en centre-haul; lasenslbilitö gönörale est exagöröe, surtout ii la rögion dorsale; la peau est plus chaude qu'ä l'etat normal, eile est söche et quelquefois congestionnöe ; les polls sont ternes et hörissös; la station est penible, la locomotion difficile et la tnarche chancelante; la lassi­tude sc montre rapidement. L'appötit est diminue, capricieux ou aul; la rumination est moins longue, eile est irröguliöre ou n'a plus lieu. La respirations'aecelörerapidement parle moindre travail. La circulation s'accölöre aussi; et bientöt les battements cardiaques et artöriels deviennent plus faibles qua l'ötat normal. La lactation elle-möme est modiliee ; le lait est moins abundant ot plussereux. Les urines sonl plus foncöes, plus chargöes, surtout en uree.
En an, deux, trois jours, ces symplomes s'aggravent et d'autres apparaissent plus accentuös et plus nombreux. (.'.quot;est alors surtout que la temperature pent alleindre 41deg;, 420,420,B; mais eile ne se maintient pas a ce chiffre pendant touto la duree de la maladie; eile s'abaisse bientöt, soil parce que I'alTection lyphique s'amende, ce qui est rare, soil parce que les sujels, mines par eile, vonten s'aiTaiblissant trös rapi­dement; alors la peaudevient froide, surtout aux oreilles et aux extrö-mitös, II se produit parfois des accös de surexcitatiou, d'agilation, des symptömes de vertigo, des mouvements d'oscillation de la tete et de l'encolure. Les malades tombent bientöt dans uu elut de somnolence, de stupeur, de coma ; et ces symptömes sc montrent ordinairement aveo des intormiltences, pendant lesquelles on remarque parfois des exacerbations.
La physionomie devient sombre et impiicte; les yeux sont sans vigueur, ils sonl ii demi recouverts pur les paupieres. La conjunctive
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raquo;ESTE MOV INK.
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l)out si; montrer hypörömiöe, prösenlor une colorationrouge-jaunfttre, uniforme ou marbröo de points plus fences, de laches ecehyraotiques;
eile devient le siege d'une iiypersi'creliün, qui se traduit d'abord par
im larmoieraent limpide, auquol suceöde bientöt, d'uno tnaniöre pro­gressive, nne chassis jaunätre, qui devient pen a pen purulente et ver-diilre, etipii irrite vivement la peau Bur laquelle eile coule. Comme In station est penible, les malades sent souvent couchös et restenl longtemps dans cette position. Les oreilles, peneböes on arriöre, pre-sentent, de möme que les extrömitös, des alternatives de froid et de
e.liiiuil.
La peau qui es! eliande, congestionnöe ctseclie, se recouvro parfois de sueur, surtout dans certaines regions, an pourtour de la base des oreilles, anx ars, a l'aine, etc, ; I epiderine s'exfolie et so delache faci-leraent; les poils sontpiquös; la sensibility gönörale est exageröe. Chez les individns lilancs ou a rohe elaire, la peau, coiniue les um-queuses, comme la vulve et la muqueuse du vagin, prend une teinte jaune brique ou rouge foncö. Les tremblements, les frissons, d'abord parüels, so niontrenl dans eerlaines regions niusculaires el deviennent bientöt generaux. La locomotion est pönible et difficile.
Du cc'ite de l'appareil de la digestion et de la fonetion digestive, on observe de nombreux symptömes. L'inappötence devient complete; la self disparatt; la rumination est suspendue; des bftillements et des grinoements de dents so produisent, des coliques apparaissonl. La bouche exhale une odeur lelide; la muqueuse'buccale est gonllee, hypörenüee, eliande; la langne est ehargee, congestionnee et rou-gefttre, surtout sur ses bords et a sa face införieure. La salivation est tres abondante; la salive, d'abord elaire et limpide, devient grisätre, epaisse, jaunätro, visqueuse, fetide, üoeonneuse et quelquefois sangui-nolente; olle s'ecoule par les commissures dos levros, ontrainant avoc eile des pellicules, des plaques, des grains d'epilhrdiuin grisAtres ou jaunatres. Kreqncmment le malade inäehonne tout en grincant dos dents. Le mufle so gonfle ; son öpiderme so ramollit, so fendille et so detacho par plaques. La muqueuse buccale presenlc quelquefois, outre son elat congeslionnel et sa coloration ronge-icteriquo tres manifeste anx goneives, aux bords et a la face inlericure de la langue, dos laches ecehymotiques, des laches peh'chiales plus ou nmins masquees par l'öpilhöliura, qui s'est öpaissi. Los papules sontconges-lionnees. L'epaississement de la couche epitheliale, qui recouvro la muqueuse de la bouche, n'esl pas tonjours regulier. La muquouso presente souvent un aspect plus ou moins lourmente, avee un plus OU moins grand nombro do points plus saillanls, au nivoau desquels repaississoment a ele plus prononce. En ces points, le dome de la muqueuse a ete plus vivement congestionnö qu'ailleurs; l'öpithölium de la bouche se desquame faeilcment; il se detache imime en petites
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M A LA DIES i :ON TAG1EUBE8 BACTE It I EN N ES.
niiisscs ilcs points lea plus öpaissis, ot lasalive entratno 1c tout. Gelte dosquamation osl asso/iHeiulue ; eile a lieu sur toute la surface de la muqueuBe, et eile se fait plus particuliörettiönt en certains endroits (sillon labio-gingival, jouos, langue, etc.), sous tonnes de plaques, de pellicules ou de grains; il on rösulte que le derme est niis a nu sur un grand nombre de points, el se peeseate la aveo une oouleur rougoamp;tre plus ou moins ictörique, La oouleur rougeamp;tre, que prend pai'fois la salive, s'explique par cetto desquamation epilln'iliale ; le derme elaul mis a nu, ses capillaires ötant congestionnös, distendus, peuvent se rupturer el 6tre le siege do pelites tiömorragios, doul le sang se mö-lange ii la salive. Presque toujours les levres soul gonflöes, et on s'oit pai'fois a lour surface extörieure el a leur face interne des vösiculos, analogues au\ aphles, formöes par I'extravasation d'une raatiöro s6-reusc en dossous de l'öpithölium. Le ventre est devenu tres sensible, douloureux ö la pression ; I'animal regarde son flanc; 11 piötine des niembi'es postörieni's, qui sunl forteinent engagds sens lo trone; il agile fröquomment la queue, et indique ainsi qu'il öprouve des souf-frances abdominales. La muqueuse rectale est hypörömiöe, gonfläe, rougeälre, inlllliM'c. Sonvenl un ciiicnd, iiii'inc a une certaine distance, des gargouillements, des borborygmes, qui indiquent que la tnaladie s'aggrave el que la constipation, qui existail d'abord au döbut, va faire place ö, ladiarrh(5e. Celle-ci esl d'abord excrömentitielle; eile devient ensuite pins fluide, plus liquide ; puis les matiöres diarrhöiques soul mölangöcs do produits muqueux ou mucoso-purulcnts, grisfttres; dies devicnnenl do plus en plus fötides, [ilns molles, liquides; frö­quomment ellrs sonl sanguinolcntes. Los matiöres excrönientitiellos sontd'aboi'd rondues fröquomment, mais avec douleur, ainsi qu'on tömoignent 1'attitude et lo faciös du malade; olles sont rejetöosö une certaine distance. Bienlöl I'animal, de plus en plus faible, no fail plus aucun offorl; l'anus reste böant, et la diaiThöo coule d'elle-m6me, salissanl la queue el les tnembres postörieurs.
La respiration, qui esl pen modiflöo au döbut, s'accölöre ots'embar-rasse pen a pen ; il y a des öbrouemonts et parfois du cornago. L'air expire'', d'abord plus chaud, so refroidii ensuite et devienl lelide. II s'agit icid'une lelidile particuliöre,qui d'ailleursse dögage du malade et de tous sos produits morbides, et qui constitue im camelerc essenliel; cetle fetiditö seröpand dans touto l'habitation. La pituitaire öpaissie, congestionnöo, rougoMre ou tachetöo, est 1c siege d'un ötal catarrhal tres prouonee; le jetago est d'abord sereux, llmpide; [mis il devient plus öpais, jaunätre, grisamp;tre, rougeamp;tre ou verdätro et quelquefois sanguinolont; il esl irritant comme la chassie, ot laisse des traces sur les parlies qu'il louche. On peutausculter des rHles, un affaiblissement du bruit vi'sieulaire.
La circulation OSt plus OU inuins accelereesuivanlles cas; les igt;iilsa-
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tioassonl d'aulanl plus faibles que lo maladoest plus afTaiblilui-n^dmo et plus pros de la mort, Le sang csl modiilö, altörö ; lo räsoau capil-lairo csl partout congcstioniK''; la pcan, la uonjonctive, la piluilaire, la muqueuse buccale, la rnuqueuso roctalo, la muquouse vaginale, sonl congostioanöes et rouge-lctörique, ou rougeamp;tres et marbröes de laches plus l'oncees.
La lactation, qui ötait seulemont diminuöe au döbut de la maladie, devient presque nulle a la pöriode d'ötal; les cnamellesse ramollissent, deviennent (lasqucs et ne donnent plus qu'un produit söreux et peu abondant. Lasöcrötion urinaire est ögalement diminuöe, et les urines sonl ])lus chargöes qu'ä letal normal.
Ou peul voirse produire de l'eiupliyseme pulnionaire(ramp;les sibilants), ainsi lt;pie de l'emphysöme sous-cutanö, qui pent envahir l'encolure, lo thorax et une parlie du tronc. On a observö, laquo;laus cerlaines öpizooties, des eruptions vesieo-pnsluleuses ou vesico-papuleuses, sur les levres, sur les mainelles, sur le scrotum, sue le pörinöe, au pourtour de la vulve, etc,
Suivant la pmlominanee de Iris ou lels sympti'uncs, on (lit i[iie le typhus affecte la £orme nerveuse, vertigineuse ou comateuse, la forme broncho-pulmonaire, la forme gastro-entörique, la forme entörique; mais ordinairement ces diverses formes soul combinöes et reuuies plusieurs ensemble. Dans des öpizooties, on a observö, avec une cer-laine fi^'ipicnee, la lurnie eutaiK'e, la forme varioleuse, exanthöma-teuse, vrsieuleuse, pustulouse ou phlegmoneuse; on a vu se monlrcr, non seulement des rougeurs en saillieö la surface de la peau, oti il se produisait des vesieules, des pustules meine, mais aussi quelquefois de vöritables tumeurs phlegmoneuses. Lorsque lo typhus alteint les femelles en ölal de gestation avancöe, il provoque presque toujours l'avortement.
La maladie a one marche ordinairement trös rapide dans les pays de l'Europe occidentale, ofi eile sctcrminc presque toujours par la mort, au bout de quatre, si\, Imil ou dix jours au plus ; mais gönöralement on se debarrassc par assouimenieiit des snjels reeonnus alleinls de typhus. Cette affection döbilite promptement les animaux, qui tombent dans im elal de [iroslnilion et de stupeur tres marquö ;la nutrition est arretee, l'amaigrisseraent est tres rapide ; les malades sonl entourös d'uue almosphöro fötide. A la derniöre pöriode du mal, la salive, la chassioje je tage, s'öpaississent et deviennent sanguinolents; ladiarrheo devient söro-muqueuse, sanguinolente et trös fötide. Finalement, les individiis, a bout de force, i'estent eouslamment couches, la letc appuyee sur le sol ; la respiration devient profonde et ebraule tout le corps; et enlin les malades succombent ajires une courte agouie, pendant laquelle on constate parfois des mouvements convulsifs.
Suivant la race des animaux, suivant le climat, suivant les Saisons,
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suivjint lo rögime, sulvant lus öpizootiesi et suivant uue foule d'autres circonstances, le lyphus peut affecter des formes variables et plus on moina graves. Ainsi, 11 so montre dans ceiHains pays (steppes) sons une forme bönigne, abortive : il s'accompagne d'une congestion modöröe des töguments, d'un dörangeraent intestinal passager et pen marque ; et il sc tennine ordinairementparlaguörison, C'estcette forme que Ton observe gönöralement dans lessteppes de laRussie, et quelcpiefois dans certains pays occldentaux de ['Europe, sur des sujets rustlques et tres robustes.
Le typhus tie so tennine done pas toujours fatalement par la tnorl ; dans certains pays (steppes) les malades gnerissent en Ires grand nombre; dans les pays occidentaux, il peut aussi so produlre parfois uncertain nombre de guörisons; et, d'aprös Delafond, cescasdeguö-rison seraient surtout fröquents ii la fln des öpizooties. La gnerison, quand eile aecompagne des formes graves, co ([niest rare, est toujours preeedee d'une pöriodo de convalescence, pendantlaquelle lesanimaux peuvent encore öprouver des rechutes, et apres laquelle pouvent aussi persister cortaines lesions, certains troubles permanenta. C'esl la forme bönigne ou abortive, qui s'accompagne le plus souvent de gue-rison. Lesanimaux gu^risen apparence doivent 6treconsidörös comme suspects pendant une quinzaine de jours, parce que la matiöre viru­lente pent se conserver pendant co laps de temps a la surface de leur corps.
Le typhus des petiIs ruminants s'accompagne de symptömes ana­logues ä ceux de la peste des bceufs : m6me hyperthermie, menic pros­tration, memo lannoionient, meine jetage,meme livpcrsalivation,incnie coloration foncec des muqueuses, meines eruptions, etc. Toutefois la diarrliee et l'amaigrissement soul, moins constants el la maladie se terniine plus sonvenl par la gnerison. Che/, le chameau, lo lyphus est Ires grave ; il cvolue et so earaclerise a pen pros de la memo sorte. Le buffle au contraire est plus rösistant et guörit le jilus souvent.
Le lyphus iuoculö dill'ere peu du lyphus naturol; ses symptömes soul, los inemes, a rintonsite pros; sa gravito soluble a, pen pros unssi grande; pourtant il est dos cas oh le lyphus inoculö a semblö plus bönin.
La peste bovine siAil loujonrs ii lV;iat öpizootique dans los pays od olio est introdnilo ; eile so Irausmcl rapidement des premiers malades ;iux (nitres animaux do la ineino habitation, puis olio se propage ot envahit d'autres habitations, d'autreslocalit6s, d'autres communes, etc. La maladie tend toujours ä so propager; olle no disparatt pas seule; ou si eile disparatt d'une localile, e'est faute d'alimonts. On croltassez geiu'ialement ipio vors In (in dos e|)i/.ooties la virulence ct la gravitö de la maladie s'attenuent, quo les guerisons peuvont etrc plus nom-brouses. D'ailleurs, les öpizooties de typhus no se ressemblent pas
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toujours d'une manim; absolue; ellcs kohI plus on moins graves, avons-nous VU, suivant les pays, suivanl leg Saisons, suivanl les races auimales. Ainsi, dans teile öpizootie, c'est teile forme qui predo-mine; ainsi, les epi/.ooties s'eterulont plus lacilenieut en ete, et la inaladie ost plus grave en hiver ; ainsi, dans les steppes, la peste bovine, qui cst enzootique, n'osl pas mortelle oi'diaairement.
Le pronostic du typhus est trös fächeux; la maladie cst exoeption-nellement grave dans la pluralile des ras; le plus onlinaireinent eile entraine la mort des malades; eile peut dune provoquer une niorta-lile tres considerable, Eile esl tres eonlagieuse, eile se propage Ires faoilement, elie ne s'öteint ])as seule; eile occasionne des pertes immenses, car le plus ordinairement on n'utilise pas les cadavre8;et lt;dle neecssite Fapplicalion de mesurestres onereuses et tres vexatoires.
II.
Lesions.
Les lesions du typhus sont tres variables, quant a leur nornbre, quanta leurs sieges, quant a leur ötendue et quant ä leur inlensite, suivant que la maladie a ete plus ou moins complete, et suivanl qu'elle estplus ou moins avaneee. Les principales alterations siegenl sur les müqueuses des voies digestives, des voies respiratoires et des voies genito-urinaires; on pent en reneontrer aussi sur la peau, dans le lissu conjonetif sous-cutane, dans les muscles, dans les centres nerveux et dans i'appareil circulatoire. lilies se montrent avec une coloration ruugciUre, rouge jauiiiUre, bnnmtre, noirätre, uniforme et reguliere. ou marhree, ii-rcguliere et parsemee de laches plus foncöes, qui est due a rhyperemie des tissus et a ralteration du sang, a des exu­dations et a des In'inorragies. b'hyperemie, (jui a lieu sur les mü­queuses, est toujours suivie d'une hypersöerötion qui se traduit parlu production et le rejet de maliere morbide constituant un ecoulement sero-sanguinolent ou nmcü-sanguinolenl ; une desquamation epithe-Hale tres active aecompagne l'elal catarrhal. Des ruptures vasculaires so produisent, et il se forme, dans le tissu conjonetif sous-muqueux, une infiltration qui est plus ou moins prononcöe.
L'etat des cadavres est variable, suivanl (pie les animaux sontmorls naturellement du typhus, ou suivanl qu'ils ont ete sacrilies avanl que la maladie 1'iU arrivee a sou drclin. Sur les cadavres des animaux sacrilies au debul de la maladie, on ne constate pas de modifications prononeees dans leur aspect ordinaire; mais il neu esl plus de meine quand la maladie a evoluu complelemenl ou est arrivee a son apogee. On constate alors un amaigrissement plus ou moins pro-nonce ; les ouvertures naturelles soul salies des produils morbides qu'elles laissent öcouler du vivant des malades; le cadavre exhale une odour fetide caracteristique. Lcs ycux sont |ilus ou moins enfoncos
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el plus on moins noyösdans un amas de chassle purulonte. Dos acci-dents öruptifs, exanlhömos, vösicules, pustules, phlegmons, sontparfois vislbles ii la surface de la peau. Dansle tissu oonjonctif sous-outanö, on pcul rencontrer del'cBdörae oudes gaz non r(;tides,([uaml lo malade avail prösentä des symplömes d'emphysöme. La face interne de la peau est. plnsou moins tointee cn pouge-iclöriquo ; sos vaisseaux laissent suin-ter im sang noinUre et tncoagulö. Le lissu conjonetif sous-cutanö est congestionnö, rouge-ietörique, marbrö de taches ou tie plaques ecehymotiques [ilus foncöes, brunätres, noh'ä.tros; cos alterations exis-tenl aussidans ie tissu conjonetif interstitieldes muscles, dans le lissu pörinerveux el pörivasculaire. Les synoviales articulaires et tendi-neusos onl une coloration vineuse, brunätre, uniforme ou lachetöe, et renferment une sorosilo sanguinolcnte, Les muscles son! plus ou moins alleres, raniollis, IViablos, päles, jaunälres, rongo-saimionö, i'üuge-ict6-rique, ecchymos6s, lachetös, marbrös de points hömorragiques!
Les lövres sniil plus ou nioins goulloos; lenr lissu conjonetif est inliiliv; olles presentonl quelquefois des vesiculosou des pustules. La langue est hypertrophiöe. La tnuqueusebuccale est gonllöo. La bouche exhale une odeur IV'lide ; et il exisie, dans sa cavilö, ii la surface de sa muqueuso, une salive epaisse, visqueuse, tees adhörente, muscoso-purulente, fetide. L'6pith61ium estgonflö, öpaissi, ramolli; il so dötache facileiuent; il esldesipiaiuo plus ou iimiiis profondöment en certaines plaees plus im moins nein breuses ; il s'esl drliielu'daiisqiielipios rosi'ions
(sillon labio-gingival, rögion labiale, face interne des joues, face infe-rieure de la langue, etc.), sous forme de pellicules ou de plaques, ou do grains jaunätres ougrisamp;tres, qu'on trouve en plus ou moins grand nombre dans la salive. Dans les points on la dosquamation a laisso lo denne ii mi, celui-ri so nioulre brnniilri'un noiramp;tre; it est vivemont congestionnö, colorö en rouge-ietörique ou bniuätre, ou noiramp;tre ou marbi-o, II y a gonflement et infiltration do la muqueuse et du lissu conjonetif sous-muqueux. bos follicules el les glandules do la, mnipiouso soul liypertnipbies el ooiigcsliounrs a lour poul,loul#9632;. Cos diverses lösions peuvent so montrer : dans lo pharynx, donl l'öpithö-linm gonfld se desquame facilement, donl la muqueuse est conges-tionnoo el catarrhale, recouverte d'un mucus purulent, donl le tissu sous-muqueux est öpaissi et infiltrö el les glandules liyperlropbieos; dans I'o'sopliage, dans le rumen, dans le rrsoau el dans lo leuillet. Dans le rumen, l'lt;Spith61ium pouletre öpaissi, ramolli, la muqueuseconges-tionnöe, ecchymos6e, tachetöo, arborisöe, le tissu conjonctif sous-mu­queux iudllre et epaissi.
Le pöritoine est Iiyp6r6mi6, rougefttre, laclielo, ecchymos6, arborise; il contiontune sörositö jaune-rougefttre. Le feuillet seroux, qui entoure los estomacs et Irs intestins, est congestionnö; on volt et la des taches brunätres, dos liemorragios sous-sereuses: les vaisseaux du
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iiH'sonli'i'c sont reniplis et dislondus pai1 un sang noirätre incoagulö.
Daus la caillelte, los lösions suai trös acousöos ; olio renferme une matiöre muqueusd, visqueuse, grisd.tre, jaunätre, rougeamp;tre, fötide; la muqueuse gastrique est le siöge d'un ötat catarrhal trös prononcä, qui existo h hi surface de la merabrano oi dans sos glandulos, L'öpithö-liutn öpaissi, gonllö et ramolli, se desquame facilement; il so dötacho en tnasse et laisse a döcouvert de vöritables plaques, qui ont l'aspect de plaies ulcöreuses. Cos dönudations öpilhölialess'obsorvent surtout an soumiel. dosplisdo la muqueuse et auvoisinagedu pyloi'e. Lederme est vivement congestionnö; il est pougeamp;tre, rouge-icjörique ou bru-iii'itri;. La coloration esl irröguliöre, eile a souvent mi aspect marbrö de tacbes ou do plaques plus l'ono.oes et plus ou iiioins nombreuses. Parfois dos liömorragies so sont produites sous Topilheliuiucl le sou-lövent; elles peuvenl aussi se produire dans la trame du lissu sous-muqueux, od l'inflltratlon esl conslante. Ces diverses formes ((aches, kömorragios) s'observenl principalement au voisinage du pylore c) aussi sur los plis do la muqueuse. Asscz souvent on rencontre dos plaques noiramp;lres, sphacölöes, dans dos points ot la congestion de la muqueuse a amenä une mortifleation superflciolle ou profunde de cette membrane; c'estencore au voisinage du pylore qu'onles observe, Cos plaques soul quelquefois en voie d'ölimination et se monlrent en-tourdes d'un sillon disjonetif; d'autresfois la söparation es! effectuöe totalement, et, a la place, il reste une plaie, donl le lissu est vivement congestionnö, Los sommets des plis de la muqueuse prösentent parfois desulcörationssuperflcielles assez nombreuses. Laiiuujiieusogasli'iquo ofifre souvent l'aspect d'un crible, surtout ä cause de l'altöration dos glandules, qui siinl onllanuuecs, congestionnöes, plus saillautes, et donl; l'oriflce est agrandi. Le lissu conjonetif sous-muqueux est trös inflltrö.
Dans l'intostin gröle, on trouve un contenu mucoso-puruleni ou ca-si'onx, grisfttre, jaunamp;tre ou rougeätre, fötide, qui recouvre tonte la muqueuse ; an niveau dos follicules solitaires et des plaques de Peyer, eile est plus opaisse, plus casöeuse et plus adliereute. La muqueuse et son appareil glandulaire sont dans un ötat catarrhal trös manifeste. L'öpilhölium, öpaissi, gonflö et ramolli, se desquame facilement, et il s'est dötachö par places en certains endroits. Le derme esl vivement congestionnö; il a une teinte rougeätre, brunätre, noirfttre; sa colora­tion esl irröguliöre; des tacbes et des points plus foncös so montreut surtout au sommel dos plis de la muqueuse ; on rencontre, ä sa surface et dans son epaisseur, des points uu des plaques liömorragiques plus ou nioius olendues. l'ne exsudation abondante existe un pen partout, principalement au niveau des follicules et dos plaques de Peyer; le lissu sous-muqueux est inflllrö; la muqueuse esl öpaissie. On rencontre quelquefois dos plaques mortiflöes, commo dans la caillettc ; et ces
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plaques soul adhörentes ou cmi voie d'eliummiion ; d'autrea fois ellos nut fait place i\ do väritablea [ilui^s, iivl'(; perto de gubstanco. Lcs folli-cules cloa soul h; siöge d'une inQammation tros manifeste, dont les caractörea varient sulvant la pöriode de la maladie. Ils soul d'abord hypertrophiös, plus saillanta, entourös d'une zone rouge ; ils sont le siöge d'une inflammation exsudative irrs intense; ils contiennent une plus grande quantitö d'ölöments cellulaires, qui sont toujours en voiu de dögänörescence; ilsforment alorsautantde petits lovers ou nodules caseeux, qui ue tai'dent pas i\ s'ouvi'ir, pour övacuer leur contenu dans t'intestin ; aussi observe-l-on souvent des plaies ulcäreuses, qui so soul, formöes de cettn fagou. Parfois ce produit, casöeux et jaunfi,tre,adhöre encore,en plus ou moins grande quantity, a la surface qui 1'a secrete; et I'on constate alors la presence d'un noyau grisamp;tre ou jaunätre au centre de la plaie cupuliforme, qui eströsultöe ile l'ulcäration du folli-cule. D'autros fois le produit a ele complötement cliasse, ct les jilaics sont ucttemeiit (#9632;upulii'onnes ; les liords de cos plaies soul saillauts et induräs; ils soul toujours entourös d'une auröole rougefttre ou brunamp;tre ou noiratre. La zone hypörömique, qui entoure les follicules, est rougeft,tre au delml, tnais i^lle ne tarde pas a se modifier el a devenir brunftlre ou noirfltre ; et e'est ainsi qu'olle apparatt lorsque la maladie a deja durö quelques jours, i^os plaquesde Peyer soul, hypertrophiöes, recouvertes d'une mati^re visqueuse gcisäh'e, ([ui esl, [iroduile en grande abondance et qui peul les cacher presque complötement. Miles sont entourdos d'une zone excentrique de congestion, rougeälre d'abord, puis brunfttre ou noiratre. Los elements, qui les constituent, prösentenl les memes alterations que les ölöments analogues dissemines dans la muqueuse. Les follicules y sont hypertrophiös, entourös d'une zone rougefttre ou brunfttre ou noiramp;tre ; ils donnent a la plaque I'aspecl d'un Fragmeni de peau fortement chagrinöe; ils sont turgides, quel-quefois ulcörös, et peuvenl prösenter les meines caraetöres que ceux qui soul dissöminös sue la muqueuse. Les villositös soul hypöröraiöes, et tees souvent leur öpilhölium est desquamö. Des pigmentations bru-luilres ou noirälres existent, mou seulementau pourtour des follicules solitaires, des follicules agiuiues el des ulci'i'alions, mais anssi sue d'autres points de la muqueuse, sous formes de laches, tie plaques, de tratnöes, etc, des pigmentationsremplacentpeuäpeu la coloration rougeamp;tre du döbut ; olles se montrent döjö quand la maladie a dure quatre laquo;m cinq jours; (dies sout la consequence des modifications qui surviennent dans la matiöre colorante du sang.
Dans les autres parties de l'intestin (caecum, ci'don, rectum), on ob­serve des alterations moins accusöes, quiressemblent beaucoupa cclles de la muqueuse de l'intestin gröle. On trouve la aussi une uiatiere mucoso-purulente, visqueuse, trös adhörento, grisalro, jaunfttre, rou-gealce. 1,/epithelium est gonllu, ramolli, et en voie de dcsquaiualion;
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la rauqueuse est hj'pörömiöo ot prösento ties plaques hömorragiques sous forme d'anneaux oudebandestransversales; lo lissu sous-inuqueux est inlillre. Dans lo civiuun, on rencontre parfois en plusieurs points une maliore caseeuso, d'apparenoe flbrinouse, oxsmlro et adhörente a la surface de la muqueuse, rösullant d'une exsudation, qui s'est ötablie aux döpens de certainesplaques ecchj'motiques, IjO foie est jaunalre on Jauno terreux, dögänörö, friable. Les ganglions mösentöriques, comme d'ailleurs tons los ganglions, smil hypörömiös, tumofies, Immätres. rainollis.
i.es reins soul plus oumoius ttiin(''flüs, liyporöniios, hömorragiques, ramollis et IViablos. Lamuqueuse vesicalo est injeotöo et boursonllöe; I'urineost albumineuse. Lamuqueuse utöro-vaginale est oongestionnöe inflltröe, öpaissie, uniformöment rouge on tachetöe, catarrhale. Los mamelles soul flasques et infiltrees.
La muqueuse dos voies respiratoires est plus ou moins alloroo. La pituitaire est liyporomiee, rouge-icWrique; sa leinte est uniforme on marbroe de taohes plus fonctes; clle prescnte d(.'s points on des plaques hömorragiques; eile esl catarrhale et recouverte d'un produit mucoso-linrnfcnl, jauiiiUre ou vordatro; eile es! öpaissie, et son tissu sous-mu-queux estinfiltrö; son öpithölium sedesquame; eile prösente parfois de vöritables plaies avec pertede substance ef recouvertes d'un produit pseudo-membraneux. Sur les muqueuses laryngienne, trachöale et bronchique, on trouve les memes altörations (hj'pörömie, coloration uniforme ou marbröe, (Hal catarrhal, produit mucoso-purulcnt, etc.). Lepoumon estplusou moins hypörömiö; son tissu conjonctifinterlo-bulaire est lesi^ge d'une exsudation plusou moins aliondanle. II ya on cßdöme pulmonaire et quelquefois de remphysöme interlobulaire l)liis ou moins etendu. l^es ganglions bronchiques sent tunn'dios, hypö-reinies, rougeamp;tres et rainollis. Los plövres out unc teinte rouge-icte-rique, uniforme ou tachetöe; olles renferment de la sörositö coloröe en rouge.
Le cerveau, lamoelle, lesnerfs, prösentent une hypörömie ])lns ou moins vivo et de I'exsudation dans lenr tissu conjonctif.
Les lesions de l'appareil circulatoire soul pen prononcöes au döbut. Le saug, d'abord peualtör6, öprouve,dans le eours de la maladie, d'im-porlantes modifications; il devicnl noirAtre et perd de sa coagulabilitö ii la fin.Lepöricardeest congestionnö, rougeätre outachetö;ilcontient de la sörositö sanguinolcnte. Lecoeurest jaunAtre,p6,le,ramolli, friable; l'endocarde offre des taches ecehymotiques, qui existent mamp;ne dans la substance lt;lu coeur : l'intörieur des cavitos cardiaques et des vaisseaux estrouge-ietörique. Dans tons los organes, le röseau capillaire estrelä-chö, lurgide, hypörömiö.
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III. Diagnostic.
Dans Irs milimix inCcctös, lc typhus ost farilcnicnl diagnostiquö, iiu'iue au döbut; l'hyperthermio, accompagnöe de troubles gönöraux graves, permet do reconnattre los sujets qui tombent malades; et d'ailleurs, des symptömes plus cai'actöristiques ne tardanl pas u so montrer, le diagnostic devienl promptement certain. Quand la mala-dio se döclare ä la suite de ['introduction d'animaux venant de pays suspects, infectös, ou lesayanl traverses, quand eile se declare dans une Localitö voisine d'unpaysinfectö, le diagnostic est encore facile; mais, eu l'absence de renseignements pröcis, cn l'absence de tout motif de suspicion, lorsque le typhus se declare dans une localitö jusque-lamp; Indemne, il est trösdifflcilc de reconnattre un premier cas. Quoiqu'il en suit, il convient toujours de procöder ii une enquöte, pour savoir si l'affection regne dans les pays voisins, si des animaux ont etü eeeem-ment imporles dans la localitö, etc.; si, d'aprös les ranseignements obtenus, il y a lien desoup^onnerl'existence de cas antörieurs, l'irapor-tation d'animaux mala.les ou suspects, il faudra se conduire avec une extreme prudence et preudre toutes les precautions (isoleinont, söques-tration, disinfection), que comporte ['existence probable de la maladie. D'ailleurs, on ne restera pas longtemps dans ['incertitude, grAce ö l'ob-servation attentive des malades, et grace aux donnöes, que pourra tournir l'autopsie en cas de morl ou d'abatage. En eilet, le diagnostic deviendra facile, quand les symptömes vagues du döbul (lievi-e, ele­vation de temperature) s'accompagneronl de frissons, do tretnblements, de congestion sue les töguments, de larmoiement, de chassie, de jetago, de salivation, de desquamation 6pith61iale sue la muqueuse buccale, de diavHiee, de slnpeur et des autres symptömes qui caracterisent lo typhus. On sera alors a pen pros ii\e sur la nature de la maladie, surtout si on a pu examiner les lesions.
La peste bovine nepeul guöreötre confondue avec d'aulres affections : le coryzagangrdneux est sporadique, s'accompagne souvent d'accidenta oculaires particuliers, et n'entratne pas un pareil etat catarrhal des diverses iiini|uenses; la lievre cliarhonnenso ne s'aceoinpagnc pas des mömes accidents surlesmuqueuses, et l'examenbaetöriologique permet de la distingner aisi'inent; la, peripnennninie, qui pent s'aecoinpagner do diaiTln'C, de chassio, etc., so distingue aisement de la peste bovine, parses symptömes, son evolution et seslesions; kidiari'licoot ladysen-terie non typhiques ne s'necompagnent pas do I'etat catarrhal des autres muqueuses; la fl6vre aphteuse, m6me quand cllo s'accompagne do complications internes ou d'intoxication rapide, se distingue du typhus par si's Eruptions. Robcis a observöjadis (et j'en ai observe dc niou cöt6) des cas de lievre aplileuse, qui avaient do la rcsseinblance
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aveo la pesto bovine, mais dont la dlfföronciation ötait nöanmoins possible. On constatait en eilet les symptömos suivants : flövre, pieti-aement, toux, bave, larmoieraent, jetage, inflammation da i;i peau do l'espaco intordigitö avec chute de l'öpideme par fragments; rougeur dos genoives, des bords de la langue et de la face interne des joues; diminution de la secretion lactöe; desquamation par places de l'epi-thölium de In muqueuse buccale, qui so dötachait en pellicules au niveau des genoives, du si lion labio-gingival, sous la langue, etlaissait ledermed'un rougevif, öraillures surle nudle ; hörissement ties polls, tremblements partiels; diarrhöe noirAtre el ('elide; grincetnent des dents; affaiblissement rapide, döcubitus forcö, relever difflcile; anus böant, öpaississement et couleur noirätre de la muqueuse rectale ; boutons nlcöreux au bord des naseaux, donnanl des plaies facilement saignantes; amaigrissement, enfoncement des yeux, jetage devenant jaumUre et puriforme; plaintes et efforts d'expulsion; empliyseme SOU8-cutan6, boutons sur les lövres vulvaires, coloration foncöe des muqueuses. Sur le cadavre on observait en outre des örosions sur les muqueuses pharyngienne et oesophagienne; une collection söreuse dans le [leritoine, la rougeur de la muqueuse des trois premiers esto-macs; une matiöre boueuse d'un brun jaunfttre dans la caillette, donl la muqueuse elail rouge livide, gonllee, öpaissie el couverte de nom-breuses ulcörations; le m6me contenu dans les intestias, dont la mu­queuse ('tail congestionnöe et ecchymosöe.
IV. — Etiologie. Contagion.
Le typhus se döveloppe toujours par contagion ; en Occident, il s'introduit et se propage par contagion : et, dans les pays do I'Orient, oti il so conserve amp; l'ötat enzootique, il se perpötue ets'entre-lient de meme. Renault s'exprimail jadis de la lacon suivante: lt;#9632; La peste bovine se propage exelusivement par suite de la propriete con-tagieuse Ires active, que possedent les animaux qui en soul affectös, les produits de lenrs excrelions el lenrs deliris, quand ils soul mocts, propriides, donl s'iinpregnenl, el que peuvent transporter les autres animaux, les personnes et les choses qui out touchö ou seulernent approchö ces malades, leurs excrelions on lenrs debris. Ce n'est que lorsqu'elles out ete exposöes a la contagion, (pie loraqu'elles out ötö mises en rapport d'une manierc quelconque avec im ou plusieurs des agents impregnes dereleinentcontagieuxque nosbelesbovines pen vent contractor le typhus; or ces agents sonl aombreux, quand il s'agit de bestiaux malades et sains vivant dans les meines pälurages ou seule­rnent dans des pätnrages voisins, habitant les meines elablos ou des etables voisines, dans les radmes exploitations, tröquentant les memes ohemins ou conduits agt;ix meines abreuvoirs, se inelaal les uns aux
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MALADIES C0NTAG1EUSE8 BACTERIENNES.
autres sur loa grandes routes oudans los foiresou marchös, etc.; ils le soul encore, ettrös dangereux toujours, bien quo plusfaciles ii oviter, lorsquolos animauxmalades et les animaux sains vivent dans dos pätu-rages, dos formes, des villages, pen öloignÖS les uns dos autres, si tous rapports quelconques ne soul pas complötement suspendus outre les animaux, les personnes et les choses, qui, aprös avoir touchö ou appro-elio les animaux et les lieux infectös, approchent ou touchenl pen de temps apres les animaux sains. raquo;
l/d contagion du typhus est domoutreo par do nombreux fails d'ob-servatiou et d'oxporimoiitation , on pout io Irausmcttre a volonto d'un sujet malade a un sujol sain ; on a observe de tons temps que des sujets sains, placös au contact des malades, so contaminaient. 'foutes les fuis qu'il s'est döclarö en Allemagne, en Franco, en Italic, en Angle-terre, etc., on a pu suivre sa marche, determiner (rune fagon presque mathematiquo sa provenance et son mode d'introduction. Tue 1'ois importö dans un pays quelconque, il s'y est toujours ötendu et per-petue plus ou moins, suivant qu'il y a oto plus ou moins mal combattu.
lgt;o typhus est en permanence dans le bassin do la mer Caspienne. Dans les steppes de la Uussio. la maladio olaul relativemcut henigne. a tel point que des animaux voritablomcnt atleints paraissent quelque-fois pen malades ou meme ne le paralssenl pas du tout, on s'explique quo des sujets dangereux puissent ötre transportös dans des pays plus ou moins lointains, oil ils dissöminent ensuite la maladio. II sufflt d'ailleurs de döplacer des animaux ehe/, lesquels l'affection en est encore ä sa periodo d'incubation; les symptömes apparattront plus tard, el la peste bovine pourra otic propagee et dissöiuinee. On con(;oil done sans peine que, sans qu'on s'en doute, l'affection puisse 6tre trunsporteo au loin. Presque toujours, du reste, quand eile apparalt dans les pays occidentanx, eile vient dos steppes de la Russie, oü primitivement eile a oto importöe de l'extröme Orient, de la Cbine, et peut-6tre de plus loin. Ge sent les mouvements des armöes el les migrations des peuples, entrafnant aveceuxdes pares d'approvisionne-mont, que out importdau loin la maladio : lecommerce aconcourusou-vent a la propager. Dös le premier siöcle, les Huns, venusde Test de la Cbine, importerent la maladio en Europe, sur le littoral do la mer Cas­pienne ; plus tard, ecs memes peuples et d'autres, partis des bords de la mer Caspienne, importerent le typhus jusque dans l'extröme Occident. Au ueuvieme sioclc, pendant le regne de Charlemagne, le typhus so propagea dans les difförents pays, qui turent le IböAlre de la guerre. II en ful de m6me au treiziöme siede, quand los hordes tnongoles arrivörenl en Europe.
Do 1709 a lquot;!', la peste bovine ravagea presque tons les pays do l'Europe ; importöe en Russie par los Barbares, eile so propagea en Allemagne, on Autriche, en Ilalie, on France. Do tTXi a 1740, eile
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PESTB BOVINE.
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ravagea oertaines oontröea de l'Europe; olle ful Importöo d'A.utricho en [lalie, et puis ello so propagoa en France cl aux untres pays voisins. En 1740, en 1748, en lquot;('gt;9, eile ful iraportöe en Angleterre par le commerce, par ['introduction d'animaux contaminöa venant du dehors; eile futimportöe anssi en France parle commerce, en 1770 et en l77/(. En 179-2, eni798, en 1796, en 1801,en 1812, en 1814 et en 1818, le typhus rögnad'une fa^on presque indiscontinue en France et dans les pays voisins, avec lesquels la France ötait en guerre on que ses armöes traversaient. Pendant celte Idii^ne p('i'iode de guerres, il aecompagna presque toujours los pares d'appro'visionnement dos armöes belligörantes, l^n J8-27, pendanl la guerre de l'indöpendance de la lt;ireee, il elendil ses ravages en Moldo-Valacliie, en Prusso, on Autriche. En 18.'!l, pendant la ii'voluiiiMi de la Pologne, il pönötra en Russie et en Prusse. En L841, il futintroduit en ßgypte par ['impor­tation d'animaux venant des provinces danubiennes, En IHü, il fut introduit, par le commerce, en Russie, en Autriche, en Prusse, en France, en Angleterre. En 1888, il a 6tö importö en Sibörie, En 1862, ila ete iniporleen Italic par desanimaux qui venaienl de la Dalmatie. En 1868, la maladie fut importöe en Angleterre, oü eile (it les plus grands ravages, avec desanimaux venusdo la Russie. La inemeannöo, eile ful de nouveau importöe en ßgypte, avec des animaux venant dos provinces danubiennes. Elle a sövi dans eo pays a une öpoque assez rapprochöe sur les beeufs et sur les buffles. Elle semblc y avoir cessö sesravages en 188'i (Piol). Kile a 6t6 röimportöe en Afrique (1890) par du Ijelail destine aux troupes italiennes de Massaouah. En 1866, alors qu'ello continuait a sövir en Angleterre, eile traversa le detroit, fit invasion dans la Hollande qu'ello ravagea, so propagea en Belgique et pönötra en France, oü eile fut promptement etouflee. A cetto öpoque, eile ful anssi iniportoo d'Angleterro ii Paris par des animaux introduits au Jardin d'aeclimatation. La ineme anuee, eile so propagea en Au­triche et en Allemagne, a la suih' de la guerre outre ces deux pays ; eile futaussi importöe de Vienne dansle Tyrol et en Suisse, Kn 1870-1871, le typhus fut introduit ehcz nous par les armecs allemandos ; ii attaqua nos pares d'approvisionnement et so propagea dans une otondue assez considerable de noire territoiro, on il causa des pertes enormes a 1'agriculture. En I87;(, il a fait une nouvelle apparition on Prusse et en Angleterre. .Memo apros eette opoque, il y a en de non-velles importations en Allemagne et en Angleterre. Kn 1877, eile fut introduite aux Indes orientales (Üe de Sumatra, tie de Bornöo, Java), nil eile a scvi durant plusieurs annocs eonsecutives, En 18lt;SI-8V2 olio M'vissailcn Prusse. Kile scvissail en Autriche, en llongrie, en 1879 et en 188'(, ä Malte en 1887. Kilo sövil enSibörie, dans les Indes anglaiscs, en Perse, an Tonkin, en Indo-Chiue, en Chine, d'oü eile a 6t6 importeo en 1892 an .lapon.
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MALADIES GONTAQIEUSES BACTERIBNNE8.
lln rösumö, robsorvation des faits, l'bistoire des öpizooties de typhus et l'expörimentation ont dömonträ quela contagiou est Intervenue paf-tout öd s'est raontröe la maladie. Le pole exclusif de la contagion a (He mis en övidence : parl'ötude attentive desfaits ; par l'appaintion de la maladie ii la suite do 1'importation d'animauji malades uu conta-iiiiin's; par tu non-apparition en dehors ilti cette circonstanoe ; par los nombreux faits d'importations duns des pays indemnes, it lii suite do l'introduction d'animaux malades; par sou extension, aprös qu'elle a
dans la lymphe, dans le sang, dans la salive, dans los urines, dans le iail, dans Irs lanncs; el il se trouve surtoul enabondance dans les produitsdesöcrötionpalhologique, dans lejetage,dan8la chassie, dans les maliöresdiai'rhöiquesel dysentöriques, etc.; llt;ms los produits d'un animal malade sonl virulonts ; Irs os, les muscles, lesorganes,commeles liquides normaux (sang, lymphe, Iail, sörositös) et los produits mor­
bid
llL:n , .^ LV . , I L, I 11 V l ill,, ll i ii , i 'i i i ti^,gt; v , [f v- ,, , v, ii t ji i
La natwc dn virus typh
#9632;'.....#9632;• '..........'.......'#9632;#9632;-
o exactement döterminöe, bactöriologiques faites par
malgrö los recherches
Medveski, Archangelski, Kolesnikoff, Kostitschew, Saveljeff,Zacharow, MetschnikofF, Gamal^la, On a conslatä la presence de microbes dans
lesIrsionsol dans lesang; et on (Gamalöi'a, Zacharow) aurail obtenu des cultures capables de donner le typhus an veau ; mais on n'ost pas dolinilivomcnl lixr sur l'existence ol los oaraoloros dn bacillus
peslis boviniu, quidoit oxislor pourtant, et qui qu'il söcröte.
dnil agir par Irs loxinos
;erme de la peste bovine a pdnötrö dans 1'organisme, il no tanlo pas a y faire sentir son action; il repullule, il so multiplie et
ymptömes, la duröe
n n 6
ant ordinal re mentque dequatre
moyenne de la pörioded'incubatiot --
a di\ jours. Le virus, en pullulant, provoque, dans lo sang, dos altöra lions, qui sonl rapidement accompagnöes d'autres altörationa seloca-
l
Lioaiil II 1 III, 1 |lil u IIII Ullt; .^u I iv r- n i nipn iini..-gt;. i i ouil
l'aiblo quantite de matiöre virulente pour pro
quo soil ,. ,,, . #9632; i
La virulence oxisle dös l'instanl d(
l'introduction dn virus dans
rorganismo; mais l'animal n'est ])as aussilöl dangereux, los produits
d'oxerolion n'ölanl ]ias encore virulents pendant l'incübation; touto-fois, on aurail \n im taureau transmettre le typhus pendant l'incübation. D'autre pari, il a 6tö reconnu iSommor et Tarslakosvky) quo lo virus inocule so trouve, au bout de quatre jours, dans le sang, dans l'urine.
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dans le mucua nasal et dans le lalt. Costa paiHit1 de la pörlode d'inva-sion que le virus devientabondant, ä,lasurface ilrs niuqueuses, etqu'il cstdös lors rejctc par les malades. La virulence persiste pendant toute la duröe do la maladie, et memo aprÖS la niorl. Chez les Miiiinaux qui gnerissonl, la virulence persiste jusqu'i la disparition de la diar-rhöe, de la chassie, du jetage, do la salivation ; on ne sail pas si eile persiste apres la guerison coinplelc, el il y alien de croire laquo;iiTil n'en est i'ien ; eependanl lesanimaux guöris doivont etre considöres cornine dangereux pendant une douzaine de jours, ear ils peuvont oonserver du virus ä la surface do leur corps,
l.e virus est prodult par les malades en ires grande abomlanee; un seul inalade en fournit une quantity prudigieuse et est ainsi un foyer d'infection Ires [)uissaiil; il en secrete dans tons les points do son orga-iiisme; ä tons les moments, il rejette, en abondanco, des malieres virulentes, par toutes les voies naturelles d'excrötion, par la surface cutanöe, par les ouvertures nasale, buccale, anale, genito-urinaire, par les voies respiratoires, par l'appareil seereleur des ycux, etc. Si on ajoute que vraiserablablement le virus rejetö pent elre oatraine parfois en suspension dans lalmospliere, suit qu'il adhere a ties partieules tenues soulevees par les eourauls d'air, s(jit qu'il se trouve entraiin'' sous forme de poussiere apres dessiceation, on coneoil qu'il se forme parfois, an lour du ma lade, une atmosphere eon lam i nee el, cnnlaminanlc. Toutefois, la majeure partie du virus rejetö au dehors impregne les corps solides, los litieres, les fumiers, les creches, etc., DU se melange aux liquides, aux eaux des abreuvoirs, etc.; et, dans cos conditions, il pout so oonserver un eertain temps. Un malade est done dangereux, nori seulementpar Iui-m6me,mai8au8siparles corps solides, liquides, ga/.oux, qu'il infeete autour de lui; et, ces corps infoctes, il serait imprudent de les döplacer sans les avoir dösinfectös, et de meltre en contact aveo oux dos aniraaux sains. Bien quo le malade puisse se former autour de lui une atmosphere infeclieuso, la contagion ne se propage guere an loin ; mais qu'il survienne dos eourauls d'air on du vent, et il pourra s'ensuivre une extension do I'alinospliero contagieuse, qui pourra aller conlaminor des animaux places a porlee.
l.e virus lyphique rejetö par los malados, comme colui ties oadavres et des debris cadavöriques, peul so oonserver quelque temps; sa vita-lite semble persister plus on moins, suivant les conditions ambiantes; mais,quelque mauvaises quesoienl ces conditions, il pout se oonserver plusieurs jours. Suivant los uns, le virus se consorverait ties semaines el des mois; landis que, suivant les autres, quelque propioes que soienl les conditions ambianles, la conservation ne pourrail aller au delad'une trontaiue do jours, el encore CO delai no sorail guere alteinl qu'autant que le virus serait bien scellö dans des lubes. On a prötendu, cninvoquanl a l'appui dos fails mal observes on mal interpretes, que,
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i U)
MALADIES CONTAGIEÜ8E8 UACTERIEN N ES.
dans les cadavres unl'ouis, le virus pouvamp;it so ecnisorver pendamp;nt des mois, pendanl irois rnois (Vicq-d'Azyr), et menic plus longtemps, et qu'il ctait par consequent dangereux lt;lc laisser pattre des animaux au-dessus des Tosses (|iii eunleiiaieul des cadavres typhiques. On a pr6-teudu aussi que les cadavres d'auiniaux typhiques, exliumes quelques mois apres I'enfouissement, pouvaient encore transmeltre le typhus, Cette opinion ae semble pas 6tre ['expression exacte de la vöritö. En 1H7I, Viseur a exhumö, aprös dix et onze mois d'enfouissement, des cadavres typhiques, il a fail (lairer la terre qui recouvrait la fosse et les debi'is cadavöriques par des animaux ruminants, et il n'a pas reussi ätransmettre la maladie. Reynal n'a pas transmis le typhus, en inoculant le produit du cadavre cinquante-huit jours aprös la mort. II gemblerait dune que les cadavres enl'ouis ue conservent pas la viru­lence aussi longtemps qu'on s'est plu a le dire; mais la vöritö n'ötant pas exactement connue encore ii ce sujet, il y a lieu de so conduire avec la plus gründe prudence et la plus grande röserve, d'autant jilus que la virulence aele couslaleo (Chauveau) aprös vingt et mi jours,
Les chairs, les peaux fratches et d'une maniöre gönörale tons les döbris frais soul virulents et partanl dangereux; pendanl un certain temps ils peuvent servir de vöhicule a la contagion et ä la dissömi-nation de la maladie, Mais, raquo; leur sujet, comme en ce qui concerne les cadavres enl'ouis, on a parfois singuliörement exagere la dunks do conservation de la virulence. La peau de l'animal, mort de typhus ou abaltu pour cause de typhus, n'a aucune propriötö contagieuse, une fois lanuee ou simplement dessöchöe; il n'a jamais ete publiö aucun fait d'imporlalion de la maladie dans un pays par l'intermödiaire des peaux lannees ou dcssecliees d'animaux morts du typhus; aussi n'y a-t-il lieu d'en interdire I'importation quequand le typhus existe dans un [lays limitrophe, et cela uniqueinenl pavee (pie, non dangereuses elles-memes, elles peuvent se charger et transporter des germes, comme les toisons, comme les fourrages, etc. Nulle pari on n'a signals des cas do transmission (importation) par les peaux des typhiques aprös salaison; et cela se eonyuil, parce que, si le sei nc delruit pas leur virulence, celle-ci, ne se conservant pas an ilela de dix it quinze jours dans les peaux fratches non salees, disparail senle el a toujours disparu des peaux salres, quand elles sonl imporlees dans un pays, attendu que la salaison et le transport exigent plus de temps qu'il n'en fautpour dötruire la virulence, II n'yadoncpas licudesemontrer plus severe pour les peaux salees que pour les peaux desseeliees. Quant aUX peaux fratches, qui out ete en levees depuispeu, et quin'ont subi aucuuc preparation, I'observation a appris qu'elles out la propriötö de trans-mettre la, maladie. Camper (1709), on inoculanl des fragments de peaux fratches, six jours aprös lamortdes animaux d'oii elles provenaient, avait fail naitre la maladie; Spiuola, d'aprös ce qu'il avait vn et d'aprös les
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observalions des vötörinaires pusses, croyait a la propagation du typhus par les peauN fratches; Buniva avail aussi constatö la propa­gation du typhus par les cuirs frais, 11 rösulte des expöriences d'une commission russe quo les peaux,ra6me sans avoir *ul)'\ la dessiccation ni aucune pröparation, onl perdu toute virulence au bout de deux semaines etqu'il en est demöme aprös unedessiccation lt;lc deux jours; cependanl on aurail vu (Krajewsky) la virulence persister trois semaines, dans des peaux non dessöchöes. Done, si lespeauxä Tolal frais peuvenl transmettre la maladie, elles ne peuvent ülru mises en circulation en dehors d'une province ou d'un royaume sans dötörio-ration; aussi est-ce aprös dessiccation ou salaison que les peaux soul exportöes en Franco, en A.ngleterre, en Belgique, etc., et en cet 6tat clies ne soul pas dangereuses et dies n'ontjamais transmis lo typhus,
Le suif ou graisse ilo bosuf et de mouton est iraportö en grande quantitöen Franco, vanantsurtoutde la llussie. Camper avail transmis le typhus, en inoculantö, quatre veaux le suif de bötes mortes de la maladie, le premier, le deuxiöme, lequatriöme et le sixiöme jour aprös leur mori; d'autro part, le suif cru ou graisse fralchement extraite est aussi considörö comme dangereux d'aprös des observations faites par Lancisi, Buniva, Werth, Loringer, Spinola, Eckel, etc., etc. Toutefois, on doit considerer comme non dangereux les suil's fondus qui sout admis gönöraiemont dans les divers pays malgrö leur provenance suspecte, l-es cornes, les os, les polls n'ontjamais Importe le typhus, d'ailleurs, leur dessiccation les rend inoffensifs. En ri'suine, I'importa-tion des peaux, suil's, cornes, os, polls, des pnys inl'ectes (liussio, Danube}, n'est pas dangereuse, car le virus y est dötruil avaut leur arrivce.
Le virus typhique se conserve-t-il longtemps amp; la surface des corps solides, a la surface d'une creclie, d'une mangeoire, d'un ralelier, dans les tissus de laine, dans une toison, dans les liticres, dans les four-rages, dans les päturages, dans les cheiuins, dans les canx, les luiuicrs, les purins, etc.? II semble (jue le virus, depose a la surface des corps solides, ne pent pas se conserver gönöralemenl au dela de quatre a cimj jours en 6t6, et de quinzejoursen hiver ; el ineine cedölai peul ötre liien ahregi', si les corps impregnes de nuilicres virulentes sont exposi's ä un courant d'air continu, et si, en meine temps. Us sontsoumisft, l'action de la chaleur et de la lumiöre solaires, car alors la dessic­cation de la imitiere virulente s'accompagne de sa sterilisation; dans res cas, la conservation ne dure guöre que deux jours, paralt-il. Ijc virus typhique non exposö ades couranlsd'air,celuiqui se trouve dans une habitation oü l'air ne se i'enouvelle pas, peut so conserver plus longtenips; il peulse conserver pendant six on liuit jours, d'aprös cer­tains observateurs, et möme plus longtemps; Saveljeff aurait vu la virulence persister pendanl quarante-cinq jours, Midler et DieckerofF
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442nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTAGIEU8E8 BACTERIENNE8.
pendantti'oi8moi8,danBune6tableinfectöe.Chauveau,parlantducontage typhique, disait:laquo; las larmes, le jetage du ne/, IVcinnc de la bouche, le lait lui-mtMiu', l'urine, les raaliöres oxcröraentltielles surtout, en (inutuTc s'irulente) contionnent de prodigieuses quantitös. Et malheu-reusement les propviätds pernicieuses dn tonics res substances jeUes nur les lilicres, les fnmiers, dans les cotirs, les chemins, les pdturages, etc, pcnvcnt se conserver a I'air libre pendant plusieurs seittaines. Yoilö los plus dangereux vöhicules du virus, oeux dont il Importe le plus d'a-iH'iuilir I'action contagionnante. raquo; II pent aussi st; conserver, dans los eaux vi dans les purins, pendant urn loiiijis qu'il reste a döterminer. Dans Irs fmuiers, qui sont les röceptacles les plus riches, los gomes du typhus doivent se dötruire plus ou moins rapideraent par la putrö-faction; au bout d'un mois, on a pu lesenlever sans avoir a conatater aucune consequence lYioheuso: maia ils restent dangereux pendant plusieurs semaines. Dans les eaux, la virulence penl persister 6gale-ment plusieurs semaines. 11 en est de inöme dans le sol.
On savaii deja que le virus lyphique ne resislait pas a uu froid intense ni a une temperature quelque pen olevee; et les expöriences de Semmer et Archangelski out demonlre une fois de plus qu'il csl störi-lisö par uu froid de — Kiquot; ä —20deg; et par une lemporaUre tie -f 58deg;. D'autre pari, on a constatö que la solution do sublimö a I p. 1000 el cells d'acide ph6nique a v2,.quot;) p. 100, qui n'allörenl pas les peaux, les störiliseraientenvingt-quatreetdouze lieures. La störilisation du vims typhique est acc616r6e par la pulröfaction, par la dessiccation a I'air renouvelö, par l'aöration et la ventilation, par une tempörature 61ev6e, par un froid intense, par la lumiöi'e. En pratique, on pourra recourir a ['action de ces influences toutesles fois qu'il sera possible, commode, et sans danger de le faire. La sterilisation pent au contraire 6tre vetai'dee, quand I'air estconflnö et non renouvelö, quand il est humide el frais, quand la lumiöre n'arrive pas jusqu'aux matiöres virulentes, quand la tempörature ambiante est modoröe ou fratche, quand la des­siccation et la putröfaction soul empöchöes ou retardöes, etc.
Modes de contagion. — On a vu que le typhus doit son dövelop-pement et sa propagation exclusivement a la propriötö contagieuse trrs active des malades,de leurs produits d'exerel.iou et de leursdohris, proprietö dont s'imprögnenl et que peuvent transporter los autres animaux, les personnes et les choses qui out toucho ou approchö les malades, leurs exerelious ou lours deliris. Lea animauxpeuvenI devenir lyphiques, aprös avoir 6tö mis en rapport d'une maniöre quelconque avec uu agent improgue de 1 elrmeul; contagieux. Or oos agents sonl nombreux, et le danger est sans cesae imminent ; quand des malades et dos sains fröquentent les monies lienx, habitenl los meines (jlables, les meinos formes, fröquentent des liou\ voisins, habitent la memo localitö ou dos localitös voiainea; quand on ne suspend pas toutea
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sortos de rapports enlre los animaux sains el Irs animaux malades, les personnes ou les choses, qui out touchö ou approchö des sujels malades on (los (iltjcls infectös; quand le commerce el le döplacement des malades ou des suspects ne smit pas empöchös; quand les animaux sains sueci'denl aux malades, dans des locaux, wagons, vöhicules, chemins, abreuvoirs,pöturagos, etc, non däsinfectös,
Lapeste bovine pout se transmettre par rapports directs, par rapports indirects, par Ingestion et par inhalation, Lamaladie est transmissible par le contact direct des maladesavec les sains, par le tlaireret, le leelier, par le teter, par la saillie, par börödltä OU contagion intra-uleriue.
Lorsque le typhus se propage de proche enproche, quand il devient
epi/.oolique, il se transmet le plus souvenl par contagion mediale; il passe d'une ferrae ou d'une lucalite dans une autre par l'intermödiaire
des solides ou des liquides lobjets divers, aliments, boissons), qui sonl souilli^s de muUeres contagieuses, et qui sunt touchös, flairös, löchös, iugen's, etc., par les animaux; et meine, dans une habitation, c'est en­core souvent de cette maniere que le lyplius [irond de l'extension. De nombreux objets virulenls, ou souillös de virus, peuvent infecter les animaux, quand ils sont mis en contaetavec des regions exeoriees do la peauou des muqueuses. L'air infeetöpeut ötre un agent de trans­mission de In maladie lypliique; toutefois, la contagion par cet iutermediaire ne s'effectue jamais a de grandes distances ; ätel point que, dans des localitöa oürögnaitle typhus, ona vu (Chaiiveau,Viseur) des habitations bien soignöes et bien söqueströes ne präsenter aueun eas de maladie, quoiqu'elles l'ussent silueesii eiHe d'autres habitations oü la peste bovine faisait de nombreuses victimes. La distance a laquelle la contagion volatile est possible n'est done pas grande. Elle varie du reste suivanl larichesse plusou moins grande du foyer infec-tieux en germes, suivanl que l'atmosphöre contagieuso est ou n'est pas exposee aux vents et aux courants d'air, suivanl que la maladie est plusou moins grave, plus oumoins genoralisoc, et suivant les obstacles qui peuvenl se trouver autour du foyer infectieux ; ainsi un mur, une haiepeuventarröter l'extension de eclte zone dangereuse.Mais, je lere-peto,dans leplusgrandnombredescas,C6n'est pas la contagion parl'air qui est la plus dangereuse. Dans les circonstances ordinaires, il est rare que la /one contagieuse soil susceptible de s'ötendre a plus de IB, 20, IK), 40 metres. D'ailleurs, lair, qui sert parfois de vehicule a la conta­gion, so contamine surtout, comme il a 6t6 dit plus haut, parce que des parcelles de maliere virulente dessöchöe ou des partioulesimprögnöes de virus peuvenl y elro momentanöment entrainees on suspension.
C'est par ingestion que la maladie se propage le plus souvent. Voici comment Cbauveau a fail la pari de la contagion par inhalation el celle do la contagion par ingestion : laquo; J'ai demontre que l'övaporation s|)ontaneo desliumcurs lesplus virulentes, jirises surun sujelatteiul de
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MA I,A Ullis C0NTAQIEU8ES DACTER1ENNE8.
pestobovine,ostincapable d'ontratneraveoelleauoune enumatioii infec-tieuse. Lesgoultesliquidesquisecondensentsur lesparoisd'une cloche, sous laquelle s'opörecette 6vaporation,8emontrent,ä,l'öpreuve de l'ino-culation, döponrvuesde touteactivitövirulente, tandis que la moindre pai'celle derhuraeur,quileBfournit,donnelape8te bovine,quand on l'ino-culesouslapeau. .lüi fait voirdeplus, enanalysantrigoureuBement des i'aits bleu (ilis(M'V(js,i|iie la contagion par les genncs seines dans l'air ne joue qu'un role secondaire dans la propagation de la maladie a distance. C.'csl surtout par t'aiiineatalion i[iie cetto propagation s'eiFectue. Les de­jections de toutes sortesdes animaux, semecs directement sur lesche-mins, dans les päturages, les abreuvoirs, ou transportöes au loin [tar los honmies ei les animaux, qui ont piötinö ces dejections, infectent les fourrages et lesboissons. 11 est maintenanl trös nettement 6tabli que la del'enso contre la pesle bovine do'd s'insplrer de ces I'aits scienti-Qques. raquo;
C'est done bienla contagion par Ingestion, qui joue le pole le plus impoi'tanl, dans la dissömination de la pesle bovine ; le virus, exerötö par les malades, ou provenanl de leurs döbris cadavöriques, s'ötant conservö dans les milieuxextörieurs et elanl introduit avee les aliments ou les boissons, voila les conditions de ce mode de contagion ; et il est aise de devinerqueces conditions suni fröquentesetnombreuses, quand la maladie sövit quelquo part, pour pen que les pröcautions ei les mesures sanitaires soient nögligöes. Les animaux peuvent s'infecter, soit en löchant les murs, lesmangeoires, les rdteliors et autres objels souilles de virus, soit en mangeanl des aliments sur iesquels est tombeede lamatiere virulente, soit en buvaut de l'eau qui en a reQU d'une maniei-e quelconque. t^es prineipaux moyens, agents, v6hicules ou iutermediaires, qui peuvent servir a la propagation de la maladie par ce mode, soul Ires nombreux ; les aliments et les boissons peuvent ötre souilles de difförentes manieres et par des agents nombreux, qui servent au transport du virus. Les aliments sont dangereux, quand its ont ötö infeetös par los malades, par les produits morbides qu'ils ex-eretent, par des debriseadaveriques, par l'atmosphöre conlagieuse, qui y a döposö des germes. Peuvent 6tre souilles de cette maniöre : les fourrages et les litieres placds a proxlmitö ou au-dessus de l'habilation des malades ; les herbes des päturages fr6quent6s par des malades ; les fourrages et les litieres, qui ont reeu directement les inatiörcs ex-crelees paries malades, ou qui out en le contact de döbris cadavöriques; b's fourrages et les litieres pielines par des persounesou des animaux, qui ont marclie sur des litieres ou des fuuiiersdaus les elablesinrectees; les herbes souillees par l'öpandage de purins ou de furaiers non steri­lises, parle conlactavec des döbris cadavöriques, par le passage d'anl-maux carnivores, qui ont trainö des döbris ou piötinö des fumiers, etc. Los boissons peuvent aussi etre infectöes diversement: soil que les ma-
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lados lös aient souillöes eux-mömos ; soit qu'elles aiont regu dos pro duits excrömentitiols; soit que los eaux se trouvenl placöes de faQon (ine lo pui'in du toute autro matiöre liquide provenant (lrgt; malades ait pu s'y öcouler; soit, co qui arrive souvent, qu'on yaitlavödesviandes lyphiquos, ou des linges, des chiffons, des corbeilles, etc., qui out servl amp; envelopper, a porter ces viandes; soit que dos chions les aient contaminöes, en venanty boire a la suite d'un repas avec des debris de malades. Les cadavres, les chairs, les peanx I'nuelies, les divers döbi'is cadavöriques peuvent, tant qu'ils sont frais, communiquer la maladie, soit que les animaux les flairent ou les leehenl, et intro-duisent ainsi des germes duns leurs voies pospiratoires ou digestives, soit quo ces produits aienl ete deposes sur des herbes ou des fourrages et les aient rendus dangereux, soil qu'ils aient ote laves duns les eaux qui seront ingöröes ultörieurement comme boissons, soit qu'ils aient etö mis en contact avec des linges ou dans des corbeilles, qui seront ensuile llaires, leclirs par des sujets sains, on laves dans des eaux qui seront ingöröes. Losobjets, qui ontserviau transport des viandes lyphi-ques,8onteneffe1 imprögnös do matiöre virulente.ilfaut en dire autant des couvertures qui out servi aux malades.
Outre les aliments et les boissons, qui peuvent communiquer la ma­ladie aux animaux, qui les ingörent, de nombreux objets peuvent encore servirde vöhiculo amp; la contagion, quand ils sont laches par les ani­maux ou mis en contact avec leur corps, etquand ils cedent de la ma­tiöre virulente, qui les imprögne, aux aliments et aux boissons. De co nombre il faul citer : les creches, les mangeoires, les ramp;teliers, tons les objets des locaux souillös, les seaux, les abrcuvoirs, les movens d'attache, les instruments de pansage et de travail, les couvertures et les chiffons, les cours, les euclos, lespäturages el les chemins, les voi-tures, lescharrettes et les wagons;les fumierset lespurins; la viande, les debris cadaveriques divers, les linges, les corbeilles, les sacs, les vebicules et les objets divers, qui out servi a les manipuler, ou a les transporter ; les cadavres mal enfouis, que les animaux carnassiers peuvent döterrer; les animaux carnivores ou autres et les personnes. On congoit aisöment le danger de la plupart de ces intermödiaires, Les ruisseaux, mares et abrcuvoirs peuvent jouer im röle important dans la contagion, quand leurs eaux ou leurs abords ont etc souilles par les malades ou par des maliöres virulentes apportöes de toute autre facon. l'n seid malade sul'fit jionr infecter un abreuvoir public, ou plusienrs sujets sains contracteront ensuitela maladie idemöme, il suffll que des malades söjournent dans un päturage, etyröpandent leur bave, leur chassie, etc., pourpropager la maladie pendant cinq, six et memc dome jours aux sujets saius. qui frequentent ces meines lieux. Les pros et pftturages sont encore rendus dangereux, quand on y a röpandu des lumiers souilles.
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MALADIES C0NTAGIEUSE8 UACTfiRIENNES.
Les voitures, les cbarreltes, los wagons, les linges et les ustonsiles divers, qui ont servi au transport des animaux, des cadavres typhiques
ou de liMirsdehris, soni dangereux, conservent les germespendanl ]i1m-siurs joura laquo;'t peuvent propager la tnaladie. Los fumiors et les purins soul des matiöres trösdangerouses; ils reQoivont des produits d'excrö-tion trös nombreux ei surtout trös riches en ölöments virulents. Les animaux, qui les Qairentou les löchent, peuvent devenir malades; les animaux et les personnes, qui marchent sur ces fumiers, peuvent em-porter des germes et les transporter au ioin, In ehion, ou toutautre animal, qui sm-l d'une ötable infectöe ei qui a les paltes, la peau, les jioils, les plumes, Imprögnösde matiöres virulentes, [)eul ullorsouiller des eaux et des fourrages, qui, donnös ii des animaux sains, leur oom-muniqueront lamaladie.Lemöme fail peul se produireavec l'homme, avec le vötörinaire, avec les personnes, (|iii donnent des soins aux ani­maux. Si ces personnes ne ehangent p;is de cluiussures, ou si elles ne les dösinfectenl i)as, elles empörtenI des germes, et peuvent en souiller les fourragos, les eaux, les päturagos, leschemins, etc., dans les loca-lili's oii elles [lassenl. C'est en offet surtoul par les chanssures que l'homme est dangereux, et c'est surtout par les patl.es que le sent les animaux, lels que chiens, chats, ponies, etc. Mais ces animaux peuvent aussi transporter les germes dans leurs poils, dans leurs plumes, comme l'homme dans ses vötements, qui s'imprögnent de maliöres virulentes, ei peuvent ensuite, s'ils sold llaires par im animal sain, ou mis en contact avec lui, communiquer la maladie. Des moidous [len-vent, memo sans contractor le typhus, en transporter les germes de­poses dans leur toison. Les cadavres el les debris I vphiques mal enfouis, enfouis trop superflciollement, constituent undanger. Ils peuveni 6tre deteia'i's par des carnivores (.'t tratnös sur les herbes, puls llaires par les sujets sains. Do plus, lescarnassiers, endövoranl les viandes malades, s'imprögnent les levies, les polls et lespattes de germes, etvontles porter an loin.
En resume, si la contagion peul se faire par rapports directs, par ino­culation accidentelle, par inhalation, ce sont bien Irs voles digestives qui jouent a eel 6gard le principal roh;; ce sonl elles qui re^oivenl le plus souvi'id la mal lere contagieuse, par rinlermediairedes aliments et des hoissoiis. Ce point, mis en evidence par plusieurs observateurs, est admis |gt;ar tout le monde. Dans les epizootics de typhus, 11 faudra done chercher principalemenl la cause de la propagation dans les aliments el les boissons. On a vu (Chauveau) en eflat les formes voisines des habitations inl'ectees rester indemnes, laut ([ue les animaux a'avaient iHe exposes a aucune chance de contamination par rintermediaire des aliments on des hnissons; et quand le typhus se montrail dans ccs termes, on pouvail toujours rattacher son introduction a I'lngestion de fourrages ou de boissons souillös, sans faire intervenir ['action de
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l'air. On a observö do aombreux faits de propagation a la suite de I'ingestion d'eauxtdanslesquellesonavait lave des viandes, des deliris cadavöriques, des objets imprägnös de sang, etc., eic.
Receptivite.—-Immuuite. — I.'In.....ae, los anitnaux solipödes, les
Miii maux carnassiers, le pore, les oiseaux de basse-coui1, le lap in, sem-blont röfraclaires et parlant a l'abri de l'infection. Ge soul les animaux ruminants, doroestiques et sauvages, qui soul aptes a contractor le typhus. On l'a observö sur le chameau, sur le liullle, I'auroch, le yack, la gazelle, le cerf, le chevrotain, I'antilope, etc. ; mais e'est principalement sur les animaux del'espdce bovinequ'ilsövit, pouvant d'ailleurs altaquer les moutonsetleschövreset ötre inoculöaucobaye. C'cst incontestablement l'espöce bovine (jui y est la plus suiette, e'est clli' (jui leprösente avecla plus grande intensitö, avec les manifesta­tions les [dus nettes, avec la plus gründe, gravitö et la virulence la plus aecusee ; maisil n'en est |ias moins vrai que la maladie pent se transmettre ii l'espöce ovine et a l'espöce caprine, el tel esl I'ordre decroissanl dans lequel on doit placer cos especes (espöee bovine, espece ovine et espece caprine). On a observö des cas, qui dömontrenl lapossibilitö de la transmission directe du boeuf an mouton et ä la chövre, et celle de la transmission du mouton au hceuf. Le typhus est moins gravechez Le mouton et chezla chövre; il se caraetörise moins bien ; les symplömes soul moins nombreux, moins pathognomoniques; il fail moins de victimes. Toutefois, si c'esl dans l'espöce bovine que la röcoptivitö est la plus prononcöe, olle u'est ])as ögale choz tous les iudividus; il y a des sujels, qui sonl plus predisposes que d'auircs ii conlracter la maladie, el, a laprösenter sous une forme plus grave, lass animaux des sleppes, suit que l'aflection y ait perdu de son intensite propre, soit que les animaux offrenl une |ilus grande resislaneo natu­relle on acquise par suite d'une vaccination naturelle, out parfois un typhus moins grave que les iudividus l'aibles et lymphatiques des pays occidentaux.
Les veaux, nes de meres, qui onl eu le typhus pendani la gestation, herilent d'une immunitö plus on moms complöte. Les malades, qui guörissent, acquiörent aussi l'immunitö; et 11 en est de meine de ceux qui rosistent ä 1'inoculation. Aussi a-t-on au l'idöe de recourir a eette opöration, en vued'obtenir une maladie inoins grave, qui ueaumoins eonleral l'lmmunitö. Malheureusement, le typhus, döterminö par l'ino-culation de virus nun attönuö, secomportede la mömefa^on et est aussi grave que l'aflfection contraetöe spontanöment; d'autre pari, les tenlaquo; tatives d'attönuation n'ont pas encore fourni des rösultats bleu positil's, quoiqu'on ail parlö de I'afTaiblissement par la chaleur (Plot, Semmer), par la culture surle cobaye (SemmerotTartakovslcy); aussi, I'inoculation preventive n'est pas encore devenue une mesure h eon­sei II er.
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MA I.Mil MS C0NTAGIEÜSE8 BACTERIENNES.
V. — Police sanitaire.
I)iins le cas diquot; lyphus, y ii-l-il liou d'inatituer un traitement?
La terminaison de la maladie doil 6tre le plus ordinairoinent fatale ; cependanl olio n'est pas toujours morlello, mßmo en Oceidont. Elle pent guörir simiIo, sans aucun li'aitcincnl, ]iar les souls odorta de la nature. Neanmoins, on doil engönöral s'abstenir de traiter les animaux atteints de typhus, ear en agissanl autrement on conserverait des foyers de contagion. Le traitement des typhiques est prohibd par notre loi sanitaire, sauf dans les ens el aux conditions döterminöes par le ministre de I'agriculture. La peste bovine sövil toujours a l'ölal d'öpi-/.oolie. el (in doit saerilier legt; auiiuanxan fur et a inesnre (|u'ils loin-bent malades, afin de fain1 disparattre aussitötlesfoyersde contagion, L'article 6 de la loi du -Jljnillel IHlaquo;I et I'article 6 du deci-el du 12no-veinhre 1H87 scml fonnels.
Lorsqu'un anvle (In prerel a coiislali' rexisloncc de la peste bovine dans um; commune, les animaux qui en sent alteinls el ceux de l'es-p6ce bovine cini auraient ete contaminäs, alors tnöme 'iu'lls ne pr6sen-leraient aucun signe apparent de maladie, sont aballus par ordre du inaire, cont'ormenii'iil a la proposition du vetrrinaire delefjue et apres evaliialion. II est Interdit desuspendre rexecution desdil.es raesurespourtrai-ter les animaux malades, sauf les ens et sens les conditions qui seraient sp6cialemenl determines parleminisiie de I'agriculture, sur I avis du comilö consultatif des äpizooties.
Et la circulaire ministerielle du 20 aoöl 1882donne l'interprdtation, que comporte le texte de la loi.
L'abatage est obligatoire dans la nouvelle legislation, comme il retail dans l'anoienne, pour Ions les animaux alteinls de la peste bovine el pour tons ceux de l'espece bovine qui ont eleexpos^sä In contagion. Cette inesnre, d'oii pent d('|ioiitlro le saint de tonte une contröe, ne pent etre difleree sous aucun pret.exte. L'exception inscrite dans le second paragraphede I'arliclo (i n'a 616 prevue qu'afln de reserver I'avenir, pour le cas, par exemple, on il y aurait un reel interet scientidque ä faire quelques experiences au sujet de la peste bovine. Mais cela n'est fiuere h pri'voir, el la inesnre supreme de l'aba­tage doil elre appliqnee avec rij-'uenr el, sans aucun retard.
D'ailleurs on ne connatt pas de traitement qui convienne particuliö-rciiient a cette affection ; on ne connall pas de moyenscuratifs propre-inent dils. II conviendra done, quand on aura recours ä un traitement, de faire, comme on dil vulgairement, de lamödecine des symptömes; on devra done combattre l'elal calarrhal des muqueuses, la diarrh6e, au moyen des toniques et des astringents, les eeoulements nasal el buccal, la secretion morbide de la conjonetive, au moyen des astrin­gents : les accidents de la pean. lorsqu'ils existent, doivenl aussi 6tre Iraiti's. Ce traitement local ne sera pas süffisant, on devra en instiluer
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mi plus gönöral ; lamaladio döbilite foi'tement Irs malades, qui soul iiitoxi(|iies, il taul done soutenirleurs torcosau moyend'un traitement tonique, forruglneux, excitant, analoptlque, etcombaltre rempolsonlaquo; nemenl pardes antiseptiques (acide phönique, etc.).
La peste bovine est une raaladiesi grave que sun apparition nöces-BiteTaction et le concours de tousles agents el de loules les autorites a qui La lol conföre drs pouvoirs relativement aux öpizooties. Le chef do I Etal en France el legouverneurgönöralen Algöriedevront intervenir pour interdire rimportation d(.'s animaux niminanls el des debris susceptibles de communiquer le typhus. Le ministrede I'agriculteur, les pröfets, les sous-prelels, les maires sonl charge's do dirigor I'appli-cation de laloi ot de prescrire tes mesures jugöes nöcessaires paries velerinairessanilaires. l/oxeoulimi de cos mesures est diiagee par les vötörinaires et surveillöe par la police et la gendarmerie, par les gardes ebampetros, les douaniers et au besoin par la troupe.
La France esl moins oxposee quo beaucoup d'autres ßlats k intro-duire le Ivphus ehe/, olle, el cola s'explique par sa situation cl par 1'excellente organisation du service sanitaire de 1'A.utriche et do I'Alleiiiagiie, qui surveillenl avec la plus grande vigilance leurcom­merce el surtout le commerce du holail des steppes. Les mesures ediclees par noire legislalion sanitaire tendent d'ailleurs, non settle­ment a eviler I'introduction do la peste bovine, mais aussi a en hater la disparition, siellevientä 6tre introduite.
iquot; — Mesures propres ä prevenir rintroduction de la peste bovine en France on en Algerie par limportation d'animaux venant de l'Etranger.
Les mesures destinees a provenir I'imporlation do la peste bovine sonl, les uues permanentes, les autres temporaires ; les unes visent le bötail des pays, on sevit l'röqucmment le typhus; les autres soni edic­lees en vue de conjurer les dangers, qui pouraienl n'suller de la propa­gation de la maladie dans des pays plus ou moins rapprochös de la Prance.
Textes d consulter : Dec. 23 lev. [882. — Arr. min. n dec. 1888. — Arr. uiiu. lb doc. 1890 el 16 av. 1891. — Arr. min. 7 sept, et 28 oclob. 1801. — Arr. rain. ISjanv. 1892. —Arr. min. 23 juill. 1892. — Arr.min. 24aoäU892.
Art. 26, L. i\ juill. 188L — Art. 36, i)ec. 12 nov. 1887. — Art. 73, ~i, igt;8,
09, 96, 98, Dec. 22 juin 1882.
I/article 26 do la loi du 21 juillet 1881 conlere an gouverneineul le droit do prohiber I'entreo, en France, des animaux susceptibles de com­muniquer une maladie contagieuse el de Ions les objeta pouvant pre­senter le möme danger. L'article :!('gt; du d6cret du 12 novembre 1HH7 conföre le memo pouvoir au gouverneur gönöral de I'Algerie.
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MAl.Miir.S CONTAQIEÜ8ES DACTßRIENNES.
l.c döcrei du 2ll fövrier lHH-i avait döoidö que l'iraportation en France et Ig transit des aniraaux (1(! l'espöoe bovine de la race grise, dile tics steppes, oontinuaient d'etre interdits par les frontiöres de terre et de incr. l.es meines interdictions rostaienl ötendues ; l0lt;i tous les ruminants, ainsi qu'ö leurs s'iandes fratches, peaux fralches et autros döbris frais, provenantde laRussie, tlela Roumanie, de laSerbie, de In Bulgarie, de l'Empire ottoman, de i'Egypte et de la Gröce ; -quot; aux animaux vivants de i'espöce bovine provenant de l'empire .Vusiro-hongrois, ainsi qu'ö leurs peaux [patches et ii leurs debris frais. Mais, au sujol de nos rupports avec l'Autriche-Hongrie, l'article 'i de la convention du is fövrier INHi döcida que, en ce qui concerne le regime sanitaire du bötail, les moutons, viandes, peaux et döbris frais d'anitnaux continueront d'entrer scjus röserve de l'exöcution des röglements de police sanitaire. Toutefois, en presence d'une maladie contagieuse, que l'autoritö sanitaire serait impuissanteö oirconscrire, l'introduction des animaux menaces par l'öpizootie pourrail 6tre mo-mentanäment interdite. L'interdiction cesserait des que tout dangerde propagation de la maladie aurail disparu.
L'arr6t6 rainistöriel du 17 döcembre 1888 contenait les principales dispositions suivantes :
Amna.K iquot;. — L'importation en France et le transit des animaux de l'espöce bovine de la race grise, dite laquo; des slepiies raquo;, continuent d'ötre interdits par les frontiöres de hure et de nler.
Les ineiues interdictions restent dtendues :
Iquot; A tons les ruminants ainsi qu'ft leurs viandes fralches, peaux fralches et autres debris frais provenant de la Serbie, de la Bulgarie, de l'erapiro ottoman, de la Grace el di1 l'hgypte;
•2quot; Aux animaux vivants de respeoe bovine provenantde l'empire Austro-hongrois, de la Russie, du Montönögro et de la Roumanie, ainsi qu'a leurs peaux fralches lt;;t h leurs debris frais autres que les viandes abatlues.
Akt. i. — l.es animaux vivants de Pespece oviue provenanl de la Hussie, du Montr'ni'grd ei de la Roumanie ne pourrontötreintroduitsen France qu'a la condition d'elie imm^diatement sacriliesa ['abattoir du port de dSbarque-nienl, on, pour les arrivages par vole ferröe, a celui de la locality la plus voisiue de la fronliöre, localite sur laquelle üs devront 6tre dirigäs par cliemiii de i'er apres la. visiic Caite a l'entröe en France; ce transport sera elTeciue directoment et saus transbordoment.
lls devront ötre aecompagnäs:
lquot; D'un certiücat delivre par l'antoritd de la localite de provenance, alles-taut qu'il n'existe et u'a existe, pendant les trois mnis precedents, dans cette locality, aueune maladie contagieuse sur les animaux des espäces bovine et oviue ;
iquot; D'un certiücat dölivrö par un v6t6rinaire oommis a cot effet par le gouvernement russe, montänlgrin ou roumain, constatant qu'au port d'em-barquement ou ä la station du chemin de l'er de laquelle le convoi a 616 expöilie, les animaux ont tous 616 sounüs a une visile sanitaire et onl, Ions öle reconnus sains.
(;es piöces indiqueront le nombre et le Signalement des animaux auxquels
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PESTE BOVINE.
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dies s'ap|iliqiiout ol devront avoir bt6 visees. et annotöes par Ilaquo; consul do France en residence au port d'embarqueraent on dans la ville la plus voisine dc la gare d'expädition du oonvol.
Kilos no seront valablesque pour une pöriode dlt;^ trois semaines, a (later da jour do lour delivnince, et soront remises entre Ics mains dos agents des douanes,
Lea |.ieaiix et debris, autresque los viandes des anlmanx de l'üspäco ovine ainsi introduits en France, devront dtre dötruits on dösinfeetäs immediate-monl, apröa 1'abatage.
Les arrötös ministöriels des 18 döcembre IH'to et 16 avril IH'.u (lecidaient que les iinirnauxdo Fespeco ovine provenanf do l;i Bussio, aecompagnös des piöces indiquöes u l'articlo 2 de l'arrötü du 1quot; dö­cembre 1888, et expödiös d'un porl russe de le mor Noire ou de la mer Baltiqueö destination de Marseille, Dunkerque, le Havre, Rouen, pouvaieni ötre transportös en wagons plombös au sanatorium de la Vlllelte, ii la condition d'etre immödiatement chargös arjrös leur dö-barquement et lour visile sanitaire, Les arrötös des 7 septembre et 28 octobre IH'.H autorisaient ['importation et la libre circulation en France des moutons provenant de la Russie; et l'arrötö du ii Jan­vier 18',1-i aröglementö leur admission de la fagon suivante :
AinicM-; l'r. — Les animaux vivanis de l'espöce ovine, provenanl de la lUissio et amends par voie de mer, aont admis a la libre circulation, en France, s'ils sontimportösparnavires trancaisayaula bonl im völörinaire l'ran-caisdiplömö des ecolos nationales veterinaiies de France el agci6 par le gou-vernement francais pour surveiller l'ötat sanitaire des animaux pondanl la Iravcrsee, qui älteste qu'il ne s'est prodnit pendant ladite traversöe aueuu cas de maladie conlagieuse dans le cbargement, ou s'ils ont subi une qua-rautaine de trois jours au porl de döbarquement.
Dans les deux cas, los animaux devront avoir quittö le port d'embarque­raent depuis au moina dix jours (11. 11 sera justiflö paries papiera de bord que la cargaison est restöe a bord du navire pendanl ce laps de temps.
Aiit. 2. — La quarantaine prövue a l'article precedent aura lieu dans los locaux araönagös a cot effet, appartenant soil a des importateura, soil ii des tiers. Cos locaux lie ponriont rtro affectes audit usage ([u'aprcs autorisation dn ministre do ragriculture.
La demande en autorisation devra 6tre accompagnde d'un plan de l'empla-cement proposöet des installations qu'il comporte.
Aht, 3. — Les emplacements do quarantaine soront places sous la surveil­lance permanente du votorinairo inspecleur; ils soront entiercmoiit. dos et disposes do teile Sorte quo lo vetörinaire inspecleur pnissc circuler libre-mont entre los animaux, et quo oeux de deux arrivnges consdeutifs ne puisseni ötre mölangös; la sortie dos animaux ne pourra avoir lieu que sur un laissez-passer delivre par le vötörlnaire inspecleur. Toute transgres­sion aux ordres do celui-ci entralnera 1c retrait immödiat de l'autorisation.
Art, 4. -— L'adinissiou ä l'importation on France dans les conditions prö-vues a l'arliole l01', des animaux vivanta de l'espöce ovine provenanl de la linssio, reste subordonndc a la production des certiQcats meutumnes a l'article 2 de l'arrötö du 17 ddeembre I88S cUdessus visö,
1 Ce dölai a amp;16 rcduil h sept joins par TarnHc du 23 juillrl ISO;!.
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4;i2
MALADIES C0NTAGIEU8ES BACTfiRIENNES.
Elle no poiinui, en outre, Hve prononoie'/quot;'quot; la condition que I'eaipidition aura Ui faitc tuns transbordemmt et qu'il n'aura 616 chavijc sur lc mime Imteau nianimauce vivants, nidöbris frais d'animaum des espioes bovine, ovine el caprine dans le pays dont leu animauw desdiles espioes uinsi qne laws d6bris frais tont frapp6s de prohibitim lt;t I'enMe en France.
Dans le ens d'escale duns run des poets desdits pays, 11 sera justifiä par un cerlißcal des autorit6s locales, eise par le eonsul de Pronce, que eelle demiere prescription a de obseiDäe,
A.rt. 'gt;. — D6s I'cniiri' du navire dansle port, le vötörinaire inspecteur so transporlern ä bord pour prooöder a un premier examen ilns animaux et vöriftei' lea certifloala et papiers de bord conoernant lour etui sanitaire.
Si ce vötörinaire a des motifs lögitimes de craindre qu'une raaladie oonta-gieusene se soil manifestöe a bord, pendanl la traversöe, le navire sera niigt; en observation pendant trois jours, a rexpiration desquelsla oargaison sera repousseo si la suspicion est conflrraöe.
Akt. 6. — l/arrete minislöriel du 17 döcembre 1H88, ceux des 7 seplembre et in octobre 189] sont et demeurent rapporlös en tout ce qu'ils onl de con-traire au present arrdt6,
Kulin, nuarreir du24 aonl 1892 döcide que les moutons provenanl du Montönögro et amonösdirectement parmei', pourronl 6tre admisä l'importation et ii la libre circulation en France, aux conditions fixöes pour les moutons de provenance russe.
Art. 73 'Dec. ääjuin 1882). — Lorsqu'une maladie contagieuse se declare en pays etrangei-, dans le voisinage de la frontiöre, un arrele du ministre de ragriculture pent interdire raomentanöment l'introduction des animaux par les bureaux de douane de la partie de frontiftre menaceo.
Art. 72 i Dee. 22 jnin 1882). Lorsqu'une maladie contagieuse est signal6e en pays etranger, dans le voisinage irnniediat de la IVontiere, le prel'el, du depar-tement prend un arrfitd pom- interdire la circulation du betaii entreles loca-liles infecti''es el. les communes francaises limilinplies; le memo arrele pen! prescrire le dönombremenl et la marque des animaux susceptibles de con­tractor la maladie qui sevit a l'ätranger.
Pendant toul le temps qui sera lixe par I'arrete, tout betaii nouvellement introduit devra faire l'objet d'un döclaration au maire de la commune; il sera jnstilie do sa provenance.
Art. 68 (Dec 22juin 1882). Lorsque la peste bovine esl signaiee dans une contr^e, d'oCi sa propagation en France sorail a redouter, un arrelö ministöriel prohi.be l'entröe des ruminants de toutes les espäces provenanl dos pays infeetäs ainsi que l'importation de tousobjets et matieros pouvant servir de vi'liienle ä la maladie.
Art. (i9 [Dee 22jniii 1882;. — Lorsque les animaux IVappes do prohibition pour cause de peslo bovine, sont prösentöa k l'importation par terre on par nier, ces animaux sont saisis et abaltua sur place sans indemnity, malades on non.
Soul egalement alialtns sans indeinnile les ruminants faisanl parlie d'un troupeau prösentö a la fronti6re avanl lo prohibition, et dans lequel l'exis-lence de la peslo bovine esl conslateo.
Dans Ions les cas, les cadavres sont enfouis avoc la peau lailladeo.
Quand la peste bovine regne dans un pays plus on moins rapprochö, il en rdsulte pour nous mi danger plus mi moina grand, centre lequel
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FESTE BOVINis-
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il y a lieu de prciulrc des mosures on oonsöquence, II faul alors re-doubler de vigilance dans l'application des röglements sanitaires; il laut surveillop avec le plus grand soin la frontiöre de terre et los ports, surtout les ports de la Manche et du sud-flst; et möme gönöralement, 11 pourra ötre utile que lo gouvernemeM prohibe ['importation des animaux ruminants et de certains döbriö cadavöriques provenantdes pays infeetös. (Test du reste c(3 qu'il fait *'quot; parell cas. Des döerets du chef de l'Etat ou des arrötös ministöriflls igt;id. ödictö de semblables prohibitions; iiinsi le döeret du 21! fövrief lH8v2 a prohlbö I'importation en France et le transit des animaux de lamee des steppes, etc.; ainsi, un arrötö du 31 döcembi'e 1881 interdisait ['importation et le transit des ruminants provenant de Malte, oti s^vissail la peste bovine. Si le typhus sevissait dans im pays tout a fait limitrophe (Belgique, Suisse, Italic, etc.), le gouvernement devrait toujours pmliiher Tiiupdi'-tation des animaux bovins, ovins, caprir's provenant du pays infectö ou i'ayant seulement traverse; il devrait pareillement prohiber ['im­portation des debris frais, tels que peaiix, os, suits, etc., ou tout au nioins, n'autoriser I'importation quapi'i's disinfection pröalable. II faudrait alors exiger avec plus de soin les certiflcats d'origine et de sante pour les animaux donl I'importatifln resterait permise : il fau­drait, refuser ou faire soumeltre ii nne qiiarantaine a la frontiere tons les animaux qni parailraienl suspects sc'it par leur provenance, soil. par leur ötal de sante; il faudrail surveiller les frontiöres laissöes ouvertes a I'importation ; on ötablirait deä cordons sanitaires, la on ils seraient juges uliles, snr une etendue plijis OU moins considerable de la frontiere; on appliquerait toutes les mesures jugöes nöcessaires, meine l'abatage s'il s'agissait d'animaux malades on contaminös ou d'animaux malades ou mm, donl I'impoi'lation est proliilu'e, et en ee eas il mi serait dn aucune indemnite; leS cadavres seraient delruits inlegralement ou enfouis avec la peau tiiillndee, el une d(s in lection minutieuse de tons les objets et emplacements souillös serait executoie.
Dans les localitös voisines du pays infocte, on pourra interdire les
foires et les......vhrs, les venles, les öchaftges, les döplacements el la
circulation du bötail ; on fera le denomln'ßmfmt des animaux qui sonl susceptibles de contracter le typhus; la *'ente pour la boucherie sera autorisee mais soumise ä une certaine svii'vcillance et aux garanties jugees nöcessaires; l'autoritö instruira sös agents ainsi que les popu­lations au moyen de circulaires et d'afflchos; eile prescrira les mesures reconnues nöcessaires; eile renseignera les propriötaires surle danger qui les menace, et leur enjoimlra do döclftrer les mutations et les eas de maladie ou do mort qui peuvenl suH'euir parmi leurs animaux.
Mais cependant, malgrö toutes cos pröfautions, le typhus pent pö-nötrer en Franco et sövir dans nne mi pluslieurs rögions. Alors Ions les
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4ä'tnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MAI..MilKS C0NTAQIEU8E8 DAGTERIENNES.
efforts doivent tendre ii en limitor ['extension, a en abröger la duröe, et it l'öteindre dans le plus bref dölai possible, en agissanl surtout dans les lieux oii il existe.
2quot; — Mesures propres ä bonier, ä abreger et ä eteindre l'epizootie.
A. Inspection des foires et marches. — Surveillance de l'ex-portation. Si ['existence delapeste bovine ötail constatöe ousoup-Qonnöe avanl l'onlröe ilcs animauxsur lechamp de Foireoude marchö, il v aurail lieu d'arrAter ei de söquestrer immödiateinenl les malades et lous les suspects. Quand ia malad ie sora constatöe ou soupQonnöe sur le champ de foire ou de marchö, il faudra ögalement faire söquestrer ininii'dialenieiil lous les animaux boA'ins, ovins ei caprins exposös en vonte. II faudra dans lous les cas, une fois que le vötörinaire chef du service sanitaire döpartemental se sera rendu sur les Ueux et aura con-flrmd l'existence de la maladie, que le pröfet prenne im arrötö döcla-ratifd'infection ei que le maire fasse abattre, apres estimation, los ani­maux reconnus malades, ei lasse livrer les cadavres a {'öquarrissage ou les lasse enfouir ou dötruire en totalitö. Les localitös d'origine des animaux malades, ei celles qu'ils auronl traversees, seronl döclaröes infectöes, II faudra faire marquer lous les animaux suspects ei les faire conduire directemenl a l'abaltoir, si les circonstances le per-mettent; il faudi'a enfin faire exöcuter rigoureusemenl les prescrip­tions de l'article ' de la lol du 2J juillel 1881, de l'article ~ du decrel du \2 novembre 1887, des articles 8 i) 20 du döcrel du 22 juin 1882, des articles 81, 82, 88, sm. ill du meine decrel,el de l'arrötö ministö-riel du Ii mai ISS!! ^-iir la dösinfection.
Abt. 83 (D6c. 22ijiiin 1882 . — Lorsque la maladie constatöe esl la pesle bovine, lous les animnux des espfeces bovine, ovine et caprine prösents sur le marchö sont inimödiatemenl sequestres, el il es! proeddö conformöraenl au\ dispositions des art. 8 ii 20.
Quand la peste bovine existera en l-'ranee ou en Algöric, l'expor-tation des animaux sera surveillue ; ul los bötes reconnues malades ou suspectes seronl traitees comme celles qui auronl ötö saisies sur les champs de foire ou de marchö [art. 78, Döc, 22 juin \HHi .
1). Declaration. — Les proprietaires, dötenteurs, etc., d'animaux atteints ou soupQonnös d'6tre atteinls du typhus ei los vötörinaires appelös a les soigner, ä les visiter ou ä examiner les cadavres, doivent faire sansdölai [adeclaralion a Tau to rile locale (art. .'i, L.'il juillel ISSl :
art. ii, Döc. ii nov. 1887), bans hi suite, les propriötaires, donl les etablcs son! comprises dans le pörimetre döclarö infectö, malgrö ce premier devoir accompli, n'en devronl pas moins signaler a l'autoritö
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lous les nouveaux cits qui apparatlront, afln quu les incsures pulssent 6tre prises en oonsöquence (art. II, D6c, 22juin 1882). En pörimötre inircir, les cadavres d'animaux susceptibles de contracter la maladie iir doivent jamais, quelles que puissenl dtre k's causes ayant amenö la mort, ctro enl'ouis, ui meme döplacös, avant ({no I'autorilu ail iHe prövenue, avant que I'autopsie ail ötö falle et la cause de la morl bien i'econnue. Los cas de morl survenue parmi les animaux ruminauts devront 6tre declares; el les cadavres devront 6tre laissös ä la place mi ils setrouvent, jusqu'ä ce que l'autoritö ail pria une decision, soil pour faire pratiquer I'autopsie, soil pour faire exöcuter le transport et l'enfouissement apr^s l'avis du vetörinaire sanitaire, II est bon d'ail-leurs, quand I'existence du typhus esl dömontröo ou soupQonnöe, (iuo la declaration soil exigöe pour les maladies, qui onl quelque analogic avec lni. car il appartient surtout au vötörinairo sanitaire d'6claircir les doutes qui peuveid I'l'^neiquot; ;i ce sujet.
Outre ['obligation qu'ello cr6e a l'autoritö, Ladöclaration en entratne aussi pour le propri^taire, qui doit isoler el söquestrer aussilüt les aiiimaiLx malades ou suspects, menu; avant d en avoir recu l'ordre, et ijui ne duit ]kis Irs laissor sortir des locaux, oü ils auront 6t6 enfer-ini's. (Vest a parlir de l'accomplisserneni de cette formality que coni-mencent les devoirs de l'autoritö locale, (|iii, en pareilles circons-lances, doll agir avec la plus grande cdlöritö, l'.lle doil ordonner et faire executer la söquestration, si d6jö olio n'a pas ele faite; ollc doit aussitöl requeni' leA'ötörinaire sanitaire, pour etudier la maladie el preciser les mesures donl eile exige ['application, Elle doil porter a la connaissance do ses administres I'existence du typhus, en indiquanl les points oü il regne, en signalani les dangers qui ponrraienl resultcr du contacl des animaux malades avec les animaux sains, et en rappe-lanl aux propriötaires leur devoir; eile doil en outre informer aussit6t l'autoritö supörieure, et, cela fait, eile attend le rapporl du veterinaire sanitaire, tout en faisant exöcuter les mesures jngees immediatement necessairi's.
C, Visite. — La visite sanitaire des animaux declares esl de la plus grande importance; eile permet de reconnattrc I'existence de la ma­ladie el d'appreeier quelles inesuivs duivenl iHre prescriles. Les vete­rinaire? sanitaires doivenl proedder avec prudence et avec ciderite; el dans les cas douteux, ils duivenl eimseiller les mesures dictees par Irs circonstances, Ils ont le droil de prescrire, en cas d'urgence, I'iso-leraent, la söquestration et la dösinfection. Ils peuvent se trouver en presence de cas plus on tnoins difficiles; pnrfois ils arriveronl plus mi inoins aisi^ineiil a diagnostiquer rafTection, mais aussi quelquefoia le deute rögnera dans leur esprit, par exemplc dans les ras oü ils iiuronl sons les yeux des malades prösentanl des symptömes pen ou poinl pathognomoniques ou des cadavres plus on moins altörös; il
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MALADIES CONl'AGIEÜSES DACTER1ENNES
sation ilu minislre de l'agnculture, dölöguer a plusieurs välöriuaires saui-(niros Icn atlribiitions et los pouvoirs conförös au vöUrinaire däl6guä, chef ilu service döpartetnental.
Am. 98 (D6c, 'J'i juin ISS2 . Au eis du Ic vrlrnuaiie sanilaire de la cir-conscription u'esl pas d'accord avec le vötörinaire dölögue, chef du service sanilaire du döparlemenl, sur ['existence de In peste bovine ou de la peri-pneumonie contagiouse, avis en esldonnö immödialemenl au mlnistre, (|iii dösigne, pour visiler les animaux, un I roisiöme vöterinaire.
I.i' vili'rinairi' chef du service sanilaire döpartemental doil öire envoye immödiatement sur Irs lieux pour vörifler l'etat des animaux malades ou suspects; l'arrötödeclai'alif d'infection ne doit ötrepris et les drill s d'abatage ne peuvenl iMic donnös saus son avis motive. \.u cas de desaccord entre le vetörinaire sanilaire de la circonscription el le vöterinaire en chef du service sanilaire departemental, surrexistence de la peste buvine, le prefel doil cn referer immödiatemeni au ministre de ragricullure, qui dösigne, pour visiter les animaux, un troisieme \eterinaire. D'ailleuis, des que l'existencG de la peste bovine esl snup-rniiuee dans un departement, le prefel doil en aviser de suite par telegramme le ministre, avant möme que le velerinaire chef du service ail precede a sa visile; le mini-Ire Tail alors appel an concours du comitö consultatif des epizootics el prend avec le pröfel la direction (1 n service sanitaire.
Ü, Constatation de la maladie. \pivs la constatation de la maladie le prefet, ayant reeu les rapporls de's veterinaires, statue sur les mesures a prendre (art. .'i, L. i\ julll. If-isl ; art. #9632;gt;. Dec. 12 no-vembre 188quot; .
Art, 8 Üee. 22 juin 1882). ~ Lorsqne la peste bovine esl constatec dans une commune, le prüfet prend im arnild portanl declariilion d'infection soil dune partie seulement de la comnume, donl rarrete dcHcrmine oxaclemeiil le peiimetro, soil do la coniinune lunl enliere, soil meme, s'il \ a lieu, des communes voisines.
Art. 9 Dee. 22 juin 1882). L'arr^le esl af(icli(5 el iniblie dans les com­munes on la declaration d'infeclion a ö(6 prononcöo, el dans les communes comprises dans un rayon de 20 kilomölres autour d'elles.
En outre, des ecriteaux portnnl les mols Pesic bovine sont apposös sin des poleaux plantes ä Icnlree des cbemins conduisanl aux comnuines infecteos el. des locaux nu la maladie a eld constatöe.
Am. 10 (Dec. 22 juin 1882 . I,e pnifel qui a pris l'arn'li' porlanl decla­ration d'infecti.....loit, dans les vingl-quatre heures, I'envoycr aux prefels
drs ddpartoments limilropiics. II lienl journellemenl le ministre an courant do la marche do la maladin el des mesures prises pour la combaltre.
Des bulletins sonl publics txuJowiuä offlciel.
liiiiin'ilialeineiil apres la constatation dc la peste bovine, doil inter-venir I'arrete portanl declaration d'infection prövu par l'article o de la loi du -I juillel ISS! el par l'arliele .'i du döcrel du hJ novembre 1887. Gel arröte esl le poinl de deparl ct Ic signal de l'application de toutes
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PESTE BOVINE.
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'
les mcsures spöcialcs ä cotte maladie. Jusque-lä, l'autovitd municipale doit se contenter de faire exöcuter ia Böquestralion, l'isolemenl el l^i dösinfection jugöe nöcessaire ai'l. i, L. -I juill. IHSI ; arl. 1, Ihr. 12 nov. INSquot; , L'arrötö dötermine exactemenl lepörimötre du territoire döclarö infoctö, tiui s'ötendra plus on moins loin suivani les circons-lances, niiiis qui devra coniprendrc au döbul toulo l'agglomöration ru-rule dans laquelle lecas de maladiese scraproduit, G'esl an vötörinaire dülüguö, chef du service sanitaire departemental, qu'l] appartiendra d'inditiuei'ä l'administration pröfectorale l'ötendue de territoire, les localitös el l('lt; fermes, qu'il y aura lieu de comprendre dans le pöri-iih'iii1 ddclarö infectö, II faudra d'ailleurs^ faire entrer non seulemenl tun-, les Locaux, cours, enclos, chemins, herbages el pictures, od onl si'journö des aniniaux malades, mais aussi ceux oti onl sojournö des animaux ayant 6iu exposes ii la contagion, ainsique ceux qui se trouvenl ihm-im voisinage immödial, et qui ont pu, sans qu'on le sache, rece-voirdes aniinaux malades ou suspects. En rögle gönörale, on doil con-siderer conimo infectöe une locality donl les fermes sonl agglomö-rües, dös que la peste bovine a fail sun apparition dans une liabitation; lamlis qu'il ilnil i'ii etre toul autremenl dans Irs localitßs donl les formes sonl öparscs el disscmindes. La zone d'infection, dans ies cas de typhus, devra loujours s'etendre a une cerlaine distance au pour-tour des lieu \ infeetös.
Quand l'arröte declaratif u'lnfection n 6te |iiis. diverses mesures de sequestration, d'isolement, de quarantaine, doivenl etre appliquees, ainsique I'abatage el la desinfeclion.
E. Mesures de sequestration, disolement, de quarantaine. Ces mesures (art. 3, i, 13, L. 21 juill. 1881; —arl. 3, i, 13, Der. 12nov. I sis: sonl indiquees dans les articles 11. 12, 13, U, 19, 20, du d6crel du 22 jiiin 1882.
Aiit. II. I.a ili'i'laralion d'inreclion cntralne rapplicntion dos dispositions suivantes :
I Migt;.' on quarantaine des locaux, cours, enclos, lierbages el pAtures oti out söjourno ilrs aniinaux malades on ayant ete exposüs a la contagion de la peste bovine, impliquanl döfense d'y introduire des aiumanx sains de 1'ordre des riiini naiils ;
iquot; Denombrcment el marque des aniinaux des espöees bovine, ovine el caprine compris dan-- toul le territoire infectö;
:iquot; Visite et surveillance par le vötdrinaire döldguö de Icais locaux, cours, enclos, lierbages el pAturages oil so trouvenl ilcs animaux desdites espfcees;
t0D6fonse absolue de faire sorlii lesdils animaux hors du territoire döclarö infecte, si ce n'est pour la bouchei ie, el dans les condil ions pr6cis(Ses a I'article suivani ;
ö0 [nlerdiotion de la circulalion des animaux des espamp;ces bovine, ovine, caprine el porcine.
Toulefois, le transit dos animaux desdites espöees ä havers le territoire döclarö infectd demeurera libre par les voies ferr6es,sous la condition que ces aniinaux resterout enferm6s dans les waaons:
.-gt;
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MALADIES CONTAQIEU8ES BACTßRIENNES.
6deg; Obligation de lenir les ohlens :i ['attache ou en laisse; les chats el les volailles ciilVniies;
:•• D6termination des routes, chemins et sontiers oil les personnes ne pourront circulor qu'en so souraettanl aus mesures de disinfection jug6es nrcossaii'os par radniiiüslialioii;
8deg; Dans l'ötendue du territoire döolarö infeotö, obligation d'informer lo maire detous cas de maladie quelconque et de ions ohangements qui vien-draientö se produire dans reffectif des animaux des espßces bovine, ovine et caprine;
9deg; Driensc a loute personne ötrangöro aux Cerraes, d'entrer dans un local, cum, onclos, lierbages ou pdturos infeclös, sans aulorisaüon du mairc de la commune accordöe sur l'avis du vetörinaire delöguö;
Idquot; Interdiction aux hommes charges de la garde des animaux et des soins a leur donner de toul contact avec d'autres animaux, et defense pour eux d'entrer dans des lieux iciilennant des animaux autres quo ceux coniies a leurs soins;
IIquot; Obligation pour toute personne sortaut d'un local infecte de se son-meltre, notammenten ce qui concerne les chaussures, aux mesures do disin­fection jugees nficessaires;
12deg; Döfense de faire sortir du territoire döclarö inl'eete des objels on matteres pouvanl servir de vöhiculesälacontagion, I els que fourrages, pad les lilieivs, fumiers, liarnais, couvertures, laines, peanx, pods, conies, on^lon-, os, etc.;
13deg; Defense doddposer les fumiers sur la voie publique el d'y laisser ecouler les parties liquides des dejections; obligation do trailer ces raatiöres confor-inemenl anx prescriptions des arrötös administratifs ;
14deg; Obligation de se munir d'un laissez-passer d61ivr6 par le maire, sur l'avis du vetci inaire dele^ne, pour le transport, dans rinteiien v du territoire infectö, des fourrages et fumiers provenant des fermes on il n'y a pas eu d'auimaux malades. Le laissez-passer indique la provenance el la destination de cos objets. Art. 12. Par exception aux dispositions de l'article pröeödent, el sous reserve de l'autorisation du ministre de ragriculture ou de son d^iöguö, le maire pent permettre :
1deg; La sortie hers du territoire declare infeclö des animaux qui n'ont pas ete exposes a la contagion, sons la condition qu'ils seronl conduits directe-ment a I'abatloir. Avanl leur depail, les animaux sont marques.
II est delivre un laisse/.-passer indiquant la provenance el, la destination des animaux. Ce laissez-passer est rapportd an maire dans le delai de cinq jours, avec cortilicat altestant que les animaux onl 6l6abattus. Le certiflcat d'abatage est delivre par I'agent propose a la police do I'abatloir, on par rantorile locale dans los communes oil il n'existe pas d'abattoir ;
2quot; La sortie, dans des conditions qui seronl detorminees par le ministre, des viandes provenant de l'abatage dos animaux qui ont ete seulemenl ex­poses ä la contagion.
Les vehicnles doivenl elre disposes de lacon a no laisser toinhor aucune partie ui liquide ni solide; Us soul. desinfecWs apres le transport; les per­sonnes employees anx transports, chargement et dechargement, doivenl se soumettre aux mesures do disinfection jugees necessaires pour eviter de propager la contagion. Kn outre, lestnaires doivent prescrire toutes mesures qu'ils croienl utiles pour fiviter le danger de la contagion;
:!#9632; I.a sortie dos peaux, laines, polls, cornes, onglons, os, etc., apres constatalion de la desinfection par le vidorinaiie döl^guä. Art. 13. — Lapersonne pr^pos^e a la conduite des animaux, dont lo sortie
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PESTE BOVINE.
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hors d'un terriloire döolarö infeotd a 616 autorisde, conformfiment ii I'article pröoödent, esl tenue de reprösenter ä Unite rdquisilion le laissez-passer qui a autorisd la circulation; faute par eile de repi'6senter ledil laissez-passer, mi si lo ilehu iliuis lequel t'abatage devait ölre ex^culd esl expirö, il est ilrossö procAs-verbal, et les animaux sont abaltus sur-le-champ, par ordredu maire de la localild surle territoire de laquelle ils sont saisis.
Anr, 19. — Les foires et marcliös, los concours agricoles, les röunions e( rassi'iiiblcniciits sui la voie publique mi dans lescours d'aubcrges nyanl pour Imi rexposition ou la mise en vente des animaux ties especes bovine, ovine et caprine, sont interdils dans le territoire döclarö infectd, et aulour dudit terriloire, ilims un rayon gt;iiii laquo;.st dötermind par arrdtö prefectoral.
Toulefois, les inarchös intörieurs des villes avant des abattoirs se ticnnenl comme ä I'ordinairp., mais les animaux qui y sonl conduils ne peuveul en sortir que pour 6lre abaltus dans la ville raöme, eile certiflcat de leur aba-lage est renvoye, dans le ilelai tl1' trois jours, ä ragen! chargrt de la police iln marebö oü ces animaux ont 616 vendus. Les peaux, [mils, laines, comes, onglons, os, fumiers, etc, ne peuvent ötre enleves de i'abattoir avanl d'avoir 616 däsinfeetös.
Art, 20. — La ddclaration d'infection ne peul ölre lev6e par le prdfel iiue lorsqu'il s'est 6coul6 trenle jours an moins sans qu'il se soil produil un uouvcau i.ms do peste bovine, et aprfis constatalian de raccomplissemeni de toutcs Irs prescriptions relatives ü la desinfection.
Am. -I. — Si la peste bovine vienl a se declarer dans un troupeau di-bi'trs ovines ou caprines, les animaux malades soul abaltus.
Les animaux des mömes espöees i|iii onl 6iamp; exposes a la contagion sonl
divises par lols et isoles pendant quinze jours dans les locaux.....urs, enclos,
herbages on pdlures 61oign6s de ceux qui sonl liabites par des böles bovines. A I'expiration dlaquo; ce dölai, la mesure peul 6tre levee par le maire, sur I'avis du vr'torinairo ili'li'^io'', si aueun cas de peste ne s'est declare parmi eux,
Dans les ras de typhus, comme da us Irs divers cas de maladies con-tagieuses, la mesure sanituire la plus imporlante est la siqueslralioyi^ qui esl indiquee, quand lamaladie rögne dans une habitation, dansune lncalili'', dans nur commune, dans mi ran I mi, etc.; eile esl mfime indi-qu6e, quand le diagnostic n'est pas 6tabli d'une faron döflnitive, qua ml on n'aque des prösomptions, lille esl prescrite par l'untoritö et par le vötörinaire sanitaire : mais Irs proprietaircs doivenl l'appliquer ö leurs animaux en m6me temps qu'ils fonl la döclaration, Elle sera executee le plus lot possible ; ollc s';i|ipliqiicrii a louti's lesespöees animates sus-ceptiblos de contracter lr lyplms, nun scuk'inoiil aux sujcl.s malades, ma is a un animaux qui seronl soupgonnös d'avoir eu queiques rapports avec eux, suit aux pftturages, soil a I'abreuvoir, etc,; on l'ötendra aussi aux fermes voisines, en so basant sur la distance (|iii Irs separe de celle qui est i nfectöe, el sur los relations anterieures que leurs animaux onl im avoir avec ceux de la preraiöre. La sequestration sera appliquee mm soiilement aux malades el aux suspects, mais mfime aux habitations aux divers objetsqui auronl pu elre souillespar les malades, aux ani­maux qui ne contractenl pas le lyplms, eta la rigueur meine aux per-sonnes, a moins qu'elles no se soumeltenl a la dösinfection au moment
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1
m
MALADIES CONTAGIEUSES BACTER1ENNES.
desoiiii-ile lafermG inl'octöe. Quand ils'agil du typhus, lasöquestration doil i}tre executöe avec la plus grande rlgueur; parfois cependanl on pourra s'en tenir au caatonnement, quand il s'agild'animaux ovina et caprins suspects. Colic mesure eat trös importante; et, quand eile est liirii exöcutee, olle contribue considörableraent äarrötoret a öteindre l'öpizootie. Pour n'oublier aucun des divers diHailsiiuo comiioiii' rap-plication do la söquestration en cas de typhus, il convient de passer en revue los hypotheses suivantes ; habilalion suspecte; habilallon on ferme infnclt'e; localild infectöe; communes ou vegions infectees,
S'agit-ii d'une habitation ou d'une ferme, dans laquelle se trouveni des animaux, qu'on soup^onne du tj phus, on sequestrera Irs individus sus­pects et autres dans lour habitation, en isoluni les sujets non suspects de cgux qui le son! ; on forlaquo; veiller par la police a I'execution cle cette mesure; on tera des visites sanitaires rapproch6cs, oar d'un moment i\ I'autre la maladie peul prendre dos caraetöres plus patho-gnomoniques. On dönombrera les animaux bovins, ovins, caprins, do la ferme. On cantonnera les moutons et les chevres, On interdira la sortie de l'habitation aux grands ruminants, et la sortie, hors du lieu de cantonnement, des petits ruminants. Les mömes pröcautions (can-tonnement, visile el surveillanco) seront prises dans le voisinage de la ferme suspecte. Les proprietaires seronl informös et eclaires sur la situation ; ct on leurrappellera lour devoir pour le cas od leurs animaux tomberaienl malades. Kn pourra demandei' l'abatage des animaux bovins suspects, afin d'extirper aussitöl los foyers de contagion el de vidilieo, par I'autopsie, la probabilitö du diagnostic. II sera defendu, de döplacer, de transporter hors dos locaux sequcstres, les fumiers les lilieios, les fourrages, les ustensiles servant aux animaux, etc. La \'ente des animaux suspects sera autorisöc pour la boucherie, a la condition qu'ils seronl abattus sur place et consommüs dans la localite. Pourtantles animaux qui no prösenteront aucun symptöme morbide. ei qui n'auronl pas' ou dos rajiports avec les suspects, pourronl elre deplaoes el saorillös a ill enrs, dans lo pins lirol'dolai possible; ils seront accompagnes d'un certifical d'origine, qui devra 6tre prösente ;, I'autoritodu lieu de la destination et renvoyeö celle du lion do döpart, avec nn autre certiflcat attestani qu'ils onl etö sacrifies.
S'agit-il 'rune habitation ou d'une ferme infeetöe, dans lequclle se irouvent des animaux malades, on prendra toutes les precautions dejö signaleos a propos de l'hypothöse pröcedente; el il y aura lieu de se montrer plussdvöre, plus rigoureux encore. Le ferme infeetöe sera se-questree tout entiere et d'une manicrc absolue; on fcra abattre tons les animaux bovins el desinrootor I'liabilalion. La sequestration sera elomlue aux formes les pins voismos. donl les animaux auraienl pu avoir des rapports avec ceux de I'liabilalion infeetöe. (In d6nombrera, dans les habitations sequestrees, los malades, les suspects cl les ani-
raquo;
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I'KSTK DDVI.NE.
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iiiinix gt;^iii^, mais suscoptibles de contractor Ic typhus; on isolera lea sains d'avec les malades el les suspects ; on cantonneru Irs moutons el iiirni(3 les grands ruminants des fermes mm encore tnfectöes. L'isole-ment el la sequestration seronl done iippliquös au\ animaux suscep-lililcs de contracter le typhus; on appliquero pareilie mesure aus animaux inaptes a contracter la peste bovine, aux pores, aux chiens, an\ chats, aux oiseuux de basse-cour, aux solipödes et möme aux personnes qui soignenl les malades et les siigt;|mtIs. Ces personnes ne pourrontse döplacer sans sesoumettreü la dösinfeclion. la'sliabJlaliuns sequeslri'cs sciniil IVianccs lamslammcul ; dies scnml inlrrjilcs au.V etrangers el aux voisins ; elles wt; s'ouvrironl quedevanl le vötOrinaire ou devanl I'autoritu ; on ne laissera introduire ni chiens, ni chats, ni oiseaux du voisinage : on dcsignei'a, autanl que cola seru p()sgt;il)l(', un personnel particulier pour soigner Irs categories d'animaux seques-tres ; les personnes chargdes do cette besogne auronl pour leur service des chaussures et des liabits de recbango. On maintiendra Cermöes Irs portes elles l'enötres ; onplacerades desinfectantsdans Irs babitalions acide phenique, essence de teröbenthine, etc. . Les päturages seront interdits absolument auxanimaux malades ou suspects. L'exportation des animaux sequeströs -era interdite. Les voisins seront avertis. II sera delenda de sortir quoi quo ce soil des [ieux sequeslrös, sausen avoir nlitemi I'autorisation el sans une desinl'ection prealable, On fera placer des signaux, des poteaux indicateurs devanl les ha bitations infectees. I'ne surveillance active sera exercöe, pour assurer ['execution rigoureuse de loutes ces prescriptions. (In llxera une /.one a surveillor pareillemeni autour des fermes infeetöes.
Dans toute localitd inl'ectee, les habitations ofi so trouvenl des ma-lades ou des suspects doivenl ötre traitöes comme ü a 6te dil ci-dessus. Dans les fermes mm encore infectees, on appliquera aussi la sequestra­tion avec lesadoucissements que comporteronl les lieux el lescircons-lanees. On fera le recensement des animaux bovins, ovins et caprins dans la localitö infeetöe et dans la zone declaree infeetöe. I In interdira l'exportation d'animaux ruminants el aulres. Les chiens, les chats les oiseaux de basse-cour seronl retenuschez lours proprietaires. On interdira l'exportation des produits animaux bruts, des fumiers, des fourrages, des litieres, des ustensiles d'elables, etc. On prescrirlaquo; aux proprietaires des fermes non encore infectöes de sortir tuns les jours le furnier hors des habitations. On Interdira les achats et les importa­tions d'animaux susceptibles de contracter lo typhus, surtoul de grands ruminants, Los sailliea seronl interdites pour les animaux de fermes diffdrontes, ••n prohibera les abreuvoirs publics, les chemins de grande communication, qui pourronl dtre bancs aubesoin, 1'acces des habitations sequestrees, le commerce des animaux sikiuostrds el an besoin les foires et les marches dans la locality el la zone infeetöes.
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464nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES CONTAG1EU8E8 BACTfiRlENNES,
L'exöcution de ces mesures sera assuröe par la police, par la gendar­merie el au besoin par la troupe, par des cordons sanitaires, Les tra-vaux indispensables seroni permis ; mais dans les lormes si^ques-Lröes on ne pourra y employer que des animaux solipödes, et encore a condition de prendre les pröcauüons nocessaires pour öviterla propa­gation de la muladie par l'inlermödialre de ces animaux, II ffiudra, dans ions les eas, faire surveiller les cours d'eau, et defendre aux habitanls de les souillcr lt;le quelque maniere que ce soil avec des matieres contagiferes, alin d'öviter la propagation de röpizootie dans les localitössitueosen aval. Les habitants des localit6s voisines seront avisos, el une certaine surveillance sera exercee. Dans les villes, la maladie peutötre local isoe dans un quartier plusoumoins isole, am pod on applique les mesures relatives aux localitös infectees, sans les etendre a la ville tout enlierc. Les animaux sains et les animaux suspects penvenl etre ulilist'S pour la boucherie aux conditions ci-dessus indlquees. Le passaged letransitö travers les local ilösinfectöes doiveni 6tre permis, mais a la condition que les convois, laid par lern; que par vno'Irnee, ne s'y arreleronl pas, D'ailleurs letransil en chemin dc fer olFre peu de dangers, vu que les animaux de la locality ne peuvenl pas elre exportes; et le passage par vide de terre peul toujours on presque toujours öire evite, en faisantprendre aux convois des chemins detournes. Dans toutes les localitös infeetöcs, chaque pro-prielaire devra döclarcr les cas de muladie. les mutations, les eas de mort, etc. Pour les animaux de l'espßce ovine et de l'espßce caprine, il ne sera pas nöcessaire de montrer la menie sevörite; les malades ayanl 6te abattus, 11 suffira souvenl de cantonner les troupeaux, de suspendre on de rö'glementer leur circulation, etc.
Quand le typhus, an lieu de sebornerö une ou plusieurs localitös, a envahl une ou plusieurs communes, un ou plusieurs cantons, un ou plusieurs departements, une ou plusieurs regions, il y a lieu d appli-quer les diverses mesures de sequestration deja signalees a propos des Imalilos el deshabitationsinfeetöes. Les foires el les inarches pourroni utre suspendus quand cela parattra nöcessaire ; on Interdiro 1'impor-tation d'animaux susceptibles de contracter le typhus el I'exportation des divers animaux provenanl des pays infectcs ; on [era surveiller les marches clandestins, les marchands ei les commissionnaires; on interdira le trajel a travers les paysinfeetös pour les animaux conduits par voie de terre; mais on pourra permeltre letransil des animaux transportösencheminsdefer,älaconditionqu'ilspasseronl rapidement; mi fera exercerune surveillanceparticuliöre dansles gares, oü 1 on peul embarquer des animaux; les chefs de gare seroni avisos et devronl pröterleur concours a lautoriW. Les animaux simplement suspects et les animaux sains pourroni ötre utilises pour la consommation dans les localites de la conlröe infectße, mais 11s ne devront pas
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i'KSTK UOVINK.
46S
etre exportös au dehors, sauf de trös rares exceptions. I,cur livraison a la boucherie sera accompugnöe des precautions exigöes.
Les pAturages seront interdits d'une maniero gönörule; mais cette mesure rigoureuse ne pourru pas toujours ötre execulöe; et, si les fourrages fonl döfaul, on pourra se contenter d'un cantonnement mixto, quand la saison lo permettra, ü condition do ne I'appliquor qu'aux aniraaux ovins, caprins et aux animaux bovins des liabitations ikiii infectöes. 11 faudru sect;tre plus sdvöre au sujel des abreuvoirs, qui peuvent parfois prösenter de graves dangers; il faudra les interdiro d'une maniöre absolue, car il sufflt qu'un troupeau d'animaux sains vienne boiro aprös un troupeau malade, pour contracter la maladie.
Les grands cherains seront egalement interdits; on indiquera des chemins spöeiaux pour les animaux qui devronI 6tre cantonnes. Los animauxerrants devronl 6tre surveilles avec soin, car ils pcuvent faci-lemenl passer (rum.' localitö dans une autre, etyporterainsi avec, eux lesgermesde la peste bovine; il faudra dene prescrirede les tenir a l'altache ou de les maintenir pros des troupeaux qu'ils doivent garder. i)n permettra Futilisation des solipödes pour les travaux el les services publics dans les localiles infectees, en prescrivanl toutefois certaines iicceaiilions ; on pourra möme permettre l'utilisation, pom- lc travail
llans l',s lrl'.....s non infectöes, des animaux de l'espöce bovine, mais
ils ue devronl pas sortir de la ferme non infectee, ou de la localitö non infectee.
Dans les communes et les localitös oti la pesto bovine n'aura pas en-eorepönötre, il y aura lieu de se montrer moins severe, soil que les localites se trouveni au voisinage de la region infeclüe, soil qu'elles se trouvenl englob(5esdans cotte rögion. Anx localitös engloböcs dans des regions infectöes, on appliquera toutes les precautions precedentes, mais on pourrase contenter de cantonner les animaux et on en permet­tra ^utilisation pourle travail. Daus les localites voisines des regions infectdies, on feraopererledönombremenl des animaux, on provoquora ladöclaration, on instruira les proprietaires sur les dangers que courl leurs helail, el sur leurs obligations;onfera exerccr une surveillance attentive, etc.
La sckpiestration, appliquee en cas de typhus ou de suspicion de ty­phus, durera tantque la maladie persistera; et, aprös la disparition du dernier cas, eile devra encore durer pendant un temps öquivalanl a la plus longueperioded'incubation de la maladie,soil pendanl vingl el un on Irenle jours apcrs la dispacilion de l'affcction; mais j'estime que Ton aurail pa s'on tenir au dölai le plus courl, a celui do vingl el un jours. Je crois aussi que les animaux suspects devronl 6tre main-lenus M'ipicslres pendanl vingl el un jours, alors möme qu'ils conti-nueraienl äötre bien porlanls. La sequestration ne peul ötre levöe que par I'aulorile sur l'avis du vßtörinaire; el si apres 1'expiration da
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466nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES i;ONTA(ilEl]SKS HACTKlllENNKS.
vi.,,1 et un jours on des Ironie j.u.rs replomentaivos. la levoo dc cette Isto n'^it ..as prononcöe, los propriötaires Jevment contmu^ observer, sauf ä röclamer etä faire valoirleurs droxts auprös de 1 au toritö et du vötörinairo sanitaire.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; w,i ,1,. „nn-m-
Enrosumo, los mesures de söquestraUon, d^soleraent et de quaran taine comportenl los pröcautions suivantes :
/o Les ammaux recomus typhiques on w up conns dtlre atleint äc la peste bovine, doivenl dlre aussitöt mamtenm ,sotrs ^f^fJ/J-ILts #9632; les cadavres,sVy en a, doiveni .Ire laissis sur place, m. Km Ian, rS du vetSrinairei t'isolemeni ei la ^f^^J^ZZ avant la visite mime du vmnnaire, ainsigm la V^^d^nM (art 13 1 21 juili IS81, et art. 16, Dec I'J nov. 1887),doivent H^LeilUs parVauioriU municipale, ^ P^Utre P^'^Z aw ladisinfeclion jugie immMialement nöcessatre, par le vMnnmre ZuJe, J moment de sa promise visite et avant taute uUervent.on
du vetrrinaire döldgud;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;• #9632; ; , ;,„ ,/„ vnnnnrt
2quot; line fois Varvete dcelaratif d'infeclion pm a la smte du gt;appo, I
decedemieTjeSloCauX,eourS,enclosMba9eselpdtures,ouonts6joumö
dlsaZau- maladr.s olaquo; suspects [ayant etr eposes a la contain), son Z en guarantaine, et ,1 est difendu d'y Mure des ammautc satns de l'ordre des ruminants;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;. .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;•;,/#9632;.lt;•/,:
;jo Les animaux bavins, ovins et caprins, du ternmre dtclarä mfeet doivenl ätrerecensös el marquis; et dösormais tout casde mal^e ou de mart el lout accroissemenl parmi ces espices de wont et, c ^ gt;
4quot; Le veterinaire sanitaire visilera de temps en temps et survedlera tons
leslocaux,eours, enelos, herbages, el pälurages du pörimitretnfecti, oüse
irouvent des animaux bovins, ovins oucapnns;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; .,.,.,:,„:,...
ö'Aucun animal ruminant ne pourra ilre sort, hors du lerntoire
declare infecte : cette prohibition demeurera absolue en ce qut concede
TeanimaU qui onlelLposis ä la contagion; mais pour ^mmausqm
nont pasrte exposes ala contagion, lediplacement pourra itrepermisen
vac de la boucherie aux conditions ci-aprds mdiquees;
6*Lesanimauxbovins,ovins,caprinsetporcins,venusdesloeahttssilueej
,.„ ^ors du pirunelre declare infecti, pourront le traccrser en transtt par les cJfercees, a la condition qu'ils resteroni ^'m /ans I Lgons, et que les trains nefcr.nl que passer sans ^'quot;^nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;l
Jes dudit pemnetre; en dehors de cette loUrance, tonte nmdatan Zerdite dans le pörimetre infecli pour les runmanls el les poram des
Incaüles voisines;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;r„ii„r/ir
:#9632; Les chiens des localilts diclaries infecties seronl lenm d I attache
ou en Msse les chat, el Irs volailles devront ilre enfermis; les manes
oufermesvoisines,quipourraientallerdivagueTdanslep6nmHu infecti, pour en exporter ensuite des germes de maladie :
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PKSTE BOVINE
•S'quot; L'cniree des locaux, cows, enclos, herbages cl pdlures infectts sera interdite ä toule peraonne6lrang6re auxfermes; Irs hommes chargäs de la garde el des soins des animaux nepourront aller que dans les locaux f/ui leur sonl confiäs; touie personne soriant d'un local infecli devra se soumeltre a la ddsinfection, notammeni ence qui eoueeme seschaussures •
.'gt;ü On ne pourra faire sortirda territoire deelnre infecid aucun objet, nucune matUre, pouvant servirde vehlcule d la contagion, tels que four-rages, pailles, lititres, fumlersjianiais, couverlures, laines, peaux, polls, romes, onglons, us, etc.;
i Oquot; Les fumiers et les purins des fermes infectdes ne deoronl jamais elre däposös ni icoulis sue la voie publique, üsdevront 6lre soumis ä une dösinfection convenable ; le transport, dans VintMeur du territoire in­fecid, des fourrages d fuinters provenant des fermes oü il n'yapaseu de malades, sera auiorisd, mais il sera soumis d Vobtention d'un laissez-passerddlivrd par le maire sur l'avis du vdtdrinaire sanitaire, el indiquant la provenance ella destination deces objets, qui ne pourroni pas d'ailleurs '#9632;Ire expands hors du pdrimdtre declare infectd;
11quot; /.a chair des animaux abattuscomme atjanfdtd encontacl avec des animaux atteints de la pestc bovine, pent dire livrde ä la consommation • mats lews peaux, abats el issues ne petwenl dire sorlis du lieu de faba-tage qu'aprds avoir did ddsinfeclds {An. iö.Loi :'t jaillei 1881 cl art. /:, Oder. 1.2 nov. 1887), el aprds conslatation do la ddsinfeclion par le vdtdrinaire sanitaire; el le main;, avec I'autorisalion et sous les conditions indiqudes par leministre de Vagriculture ouson ddldgud, pent pcrmeiire la sortie, hors duterritoire declare infectd, des viandes provenan t de l'abatage des animaux, qui ont did seulement exposds d la contagion {art, I 2-3deg; Oder. 22juin 1882); enpareil cos, les maires peuuent pres-crirc loules les mesures jugdes utiles par les vdldrinaires, pour dviter le danger de la contagion; les vdhicuks doivent dire ageneds de fagon u ne rien laisser tomber ; Us doivent elre ddsinfeclds; et les pecsonnes employees a la manipulation de ces viandes doivent aussi se soumeltre ä la ddsin­feclion ;
I 2quot; Le mairepeutdgalement permellre, avec I'autorisalion du ministre, on de son ddldgud, la sortie, hors du territoire ddclard infectd, des ani­maux, qui n'ont pas did exposds n la contagion, ä la condition qu'tlsseronl conduits directement d Vaballoir-, ence cas les animaux sont marques des let Ires S. I'. II. imprimdes au fer sac lajoue (jauche, el un laissez-passer ddlivrd pur le maire doit les accompagner, etc, [Voir art. I 2-1deg; el art, 13 Ddcr, 22 juin 1882);
13 quot;Les animaux ovins cl caprins, qui ont did exposds d la contagion, doivent dtredivisds en lids el Isolds durum quinze jours a pariirde l'aba­tage ein dernier malade, dans les loeau.r, cours, cnclos, herbages ou pdlures. dloignds de ceuxqui sont habitds par des beles bovines ; d I'expi-ralion de ce ddlai, la mesure pat elre levde pour le maire'sur l'avis
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VGS
MALADIES C0NTAQ1EU8E8 BACTßUlENNES,
du oilMnamdmgu6;mau lt;\ quelque nouveau cas de pesebovmesesl Iiw)tlr, dam ,,„ l0llt; Uyaura lieu pour celui4ä laquo; m nouvd isolemont de auinzaine ; d'ailleurs Irs animaux, soumis ä celle mesure, demeurenl^aprds la Uvie, englobds dans lesprohibilionsgintralesquipMsurlesmmaux noncontamines dupönmelre dedarä infecU, taut que t'arröU däclarahl
d'infeclion ria pas rlr rapporle;
' ; /o Les Mresel marchös, les concouvs agricoles, les rdumons el ras-semblements sur la voie publique on dans les couvs d'auberge ayanl pour bul I'exposilion ou la miseen venle des animauxdes especes bovine,ovme ,, caJne, sont inlenlits dans le ierriloive diclari mfecti et au our du-
ditterriloire, dans un ray.....?d esl deierminö rar ^r^frrtoraL
Toulefois les marcUs inldrieurs des vtlles ayanl des abalmrs sc tien-
nmi comme ä l'ordinaire, laquo;mis les animaux gui y sonl condmlsne peu-
ensoHhnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ur vreabatlus, dans la odle mane; elecerUfical de
leurabalageeslrenvoy^dansledelaidetro^jours^alagent chargö
,,,. ia p0liie du marchö oücesanimaux onl M vendus Las peaux pods laines[corneS,onglons,.gt;s:fumiers,etc.,nepeuvenllHreenlevdsdeCaba(.
loir aoanld'avoir ölt desinfeclös.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; .,•/#9632;/,
ldo routes ces mesures demeurenl applicables tanl que lan-m decla-
orle: el la declaration d'infeclion ne
r
' dlre'levee par le präfei que lorsquM s'esl ccouk Irente jours an Zoms sans quit se soil produit un nouveau cos de pesle bovine, el aprös Znst;iali0n de locution de toutes Irs prescriplwm relatives ä la
^FAbatage - VabatagceniBnanei appliquö (rune maniöre ration-,„,!,; constitue ane excellente raesure, qui doit occuper une large „,.„,: dans la police sanitaire du typhus, ei qui est toujours indiquöe P antl ia peste bovine a fail son apparition dans une ou plus.eurs
habitations d'un...... plus,,.... I.k.I,,... hailh.u.s. nnhv l^.slalK.,,
sanitaire a tres neltement döterminö les indications et ie mod,; d exe­cution dc cette mesure.
\gt;,t 6 1 oi du --21 juiilel 1881.) -•eSonce de la peste bovine dans unlexisitnoi.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; \ _nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;,......
Lorsqu'un arr6tc du pr6fel a oonstaW
II Sdll
m6mc
l(3X,.:quot;'1'quot;quot;:nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;, iv.nf.r-fl bovine oui auraient 6t6 contammes, alors meme
Se du maire confürmöment ä la proposition du v6t6nnaire d6l6guj e
Sent s^ärnTd^SnlSV^le mfnUtre de ra^iculture sur I'avis
du comiW consullatii' d\,n. 7. (Loidu21 ju
T1'. ^^^^quot;'t^trqüeruid
raquo;ans le ras prevu par l'article pr6c6-
ides sont aballus sur place, sauf le .-as oü le transport
.era d6clart5 p
; le transporl
(•#9632;nuuit a l'avis du vetfrinaire d616-
neul6treautoris6par le maire, conform^ guö, pour cans qui onl 616 äeulemenl contaminös
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I'KSTK UOVINB,
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I.cs animaux dos espöces ovine et caprine qui ont At6 esposäs ii Li conta-üicm soul, isolös et soiiniis anx mesures sanitaires J^termiu^es par lo rogie-menl d'adminislrnlion publique rendu pour l'exöculion dolo loi,
l.os ai'licles Oel 7 du döerel du 12 ouvetnbre llt;SS7 ödictenl les mömes dispositions pour l'Algerio.
L'abatago esl done obligatoire pour tous les animaux bovins, ovins et caprins ;illriiiis do la peste bovine, ei |iuiir luus ceux de i'cspece bovine, i)iii onl ötö exposes :i lo contagion. Gölte inesure ne peut ütre differöe en am:um cms, ni scais aucnii pi'T'liAlc ; eile doil rlrc appliquöe avoc rigueur el sans aueun retard, Toutefois, lemaire, qui esl l'autoritö chargee de prescrire et de faive executer cette inesure, ne peut l'or-donner qu'autanl que le pröfel a pris un arrötö döclai'atif d'infection runstalaiil l'existence de lu malndio; il ne peul d'autre pari la faire exöcuter quo sur In proposition du vetörinaire dölegue, ei apres qu'il a öte proc^dö ü revaluation des animaux, par un experl quo dösigne la parlic, cl par le vetörinairo dölugue, qui upöre sciil quand le propriö-laire n'a pas designöd'expcrl. L'estimation doil ötre faite pour tous les animaux bovins, ovins et caprins qui doiventötre abattus, car l'indem-uito es! aecordee aussi bien pour los petils que pour les grands rumi­nants, La mesuro de l'abatuge n'est pas applicable aux petils ruminants. qui onl iMr seulemenl exposes ii la contagion.
L'abatage dovra cn prineipe Cdvc exöcutö sur place, el les cadavres seront ensuite transportös au lieu d'enfouissemenl ou de destruction, du au clos d'öquarrissage ; puls une ddsinfection minutieusesera prati-quee pour les vehicules et autres objels employes. Toutefois, les ani­maux pourrontötre conduits vivants au lieu de l'onfouissemenl ou au clos d'öquarrissage, sur l'autorisation du maire, quand le veterinaire sanitairo declarern que le transporl du cadavre serail plus dangereux: d'ailleurs, ledeplacomenten vuedel'a lialage peu l loujours 6tre autorisö parle maire, sur 1'avis conforme du veterinaire de lugue, pourlesanimaux qui mit r\r seulemenl contaminös. Or il --era souvenl plus dangereux de Faire transporter des cadavres sur le lieu d'enfouissemenl que d'y con-duire les animaux vivants. Les vehicules, qui scrontemployes pource transport, seronl in fectes; el quel cjue soil lour degre de perfectionne-ment, ils pourront laisser öchapper, par leurs fissures, dos matieres virulentes. Aussi, pour men compte, jo conseillerais generalement de conduire les malad es surle lieu d'enfouissement, pour y ötre a hall us ol enfouisaussitöt.Ce procedö, j'en conviens, abienaussi ([uelquesinconvö-nionls; mais. cu prriiaul di's precautions convenables, ces inconvenients scron l moindres que coux occasionnös parle transport des cadavres. On pourra, par exemple, conduire les animaux par un chemin particulier, leur faire laver les ouvertures naturelles, en an mol leur faire faire une especede toilette,avantde les conduire au lieude l'enfouissement,et faire ramasser ou detruire les döjeclions rendues en route par les malades;
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M \l,.\|i|i;s C0NTA.GIEÜSES BACTfiRIENNES.
on pourra möme interdire onsuito la fröquentation du ohemin par-
couru.
Am. 16, Doer, i'i juin 1882.) — Lorsqu'il y a uöcessitä de conduire les animaux vivants a 1'endroit cu'i ils doivent (-'ire enfouis, ils sont 1116111''laquo; ä In corde, sous la surveillance laquo;run agent dösign6 par le maire; lesdöjeotions, qu'ils peuveat abandonnor en route, soul immödiatemenl ramassöes pom
iHreJeti'i's dans la fosse avec la conic ayanl. servi a Iclaquo; oonduire.
liest bien ontendud'ailleursquele lieu de renfouisscmenl et le lieu de l'abatage (tueric, abattoir) doivent se trouverdanslepörimötredöclar^ infectö; on ne saurait en aucun eas tolererquc desanimaux, möme sim-plement exposes ö la contagion, soienl conduits liors dudil perimötre pour etre abaltus, fflt-ce dans une tuerie ou un abattoir. II ne poul 6tre fail exception que laquo;laus rhypothöse pi-evue par 1'articlc 12 du decrel du -- juin IHS-i.
Le meilleur rnodeö employer pour I'abatagecsl I'usson......ment, qui
consiste a faire assöner sur la UHe des auimaux un violenl coup dc massue, de maniöre ö defoncer la bottc crftnienne, Par co moyen, on cvilc I'elTusion du sang el les dangers, qui pourraienl en resulter, pom' lesanimaux, qui viendraienl (lairerou lücher le lieu 0(1 il s'esl r6pandu#. Röglementairemenl l'abatage devra avoir lieu devanl un reprösentanl de l'autoritö ou devantun delöguö de la police on levötörinaire sanitaire. L'abatage exöcutö et renl'ouissement pratique, il en sera dressö un proces-verbal. Les auptosies seront pratiquöes ou non siiisaul les cas. Los frais de transport, d'abatage et d'enfouissement, sonl a la charge des propriötaircs.
(i.Transport et enfouissement ou destruction des cadavres.— La chair des animaux morts, on abattus comme atteints de peste bo­vine, ae pentjamais ötrelivree iila consommation Art. I'i. Loi21 juil-
Icl 1881, el art. 16, Deer, li nov, 1887), sous peine d'.....smprisonne-
inoiil de six mois a trois ans, el d'une amende de 100 a 2,000 francs, contre quiconque enaura vendu ou mis en vente Art, 32. Loi -I juillcl 1881 et art. 'i.'i. Doer. 1^ nov. 1887), Les cadavres ou debris de cada­vres des animaux morls de la peste Imvino, OU abattus comme atteints do cello maladie, doivent olre enfouis avec la peau tailladöe, envoy6s a un dos d'equarrissage, ou dötruils par la erömation, etc.
Aut. Ki. Loi -il Juillet ISSI.i — La cliair des animaux abattus coimne avant elt5 en contact avec des aiiiniaiiN atteints de la peste bovine pent olre livrrtoa la consommation ; mais leurs peaux, abats et issues ne peuvent ctre sortis du lieu de l'abatage qu'aprfes avoir elö desiid'ecles.
L'articlei7 du döcrel du l2novembrel887 est conyu danslesmömes tonnes; si ilonc on pent tolcrer I'utilisation do la viande des animaux abattus comme suspects, on peui aussi bien ne pas la lolorer.
Quand le typhus n'occupe encore qu'uno habitation ou quelques
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formes, ou une localitd restreinte, on pent üonseiller l'abatage dos malades ot des suspocls, l'enfouissoment des malades ou leur li-vraison ö. l'öquarrissage at rutilisation des suspects; mais, en pareil (;as, lorsque l'öpizootie sera restreinte, je conseillerais non seuloment L'abatage des malades et des suspects, mais encore l'enfouissement ou la livraison a l'öquarrissage do tons les animaux abattus, afln de m'opposer plus stlremenl a l'extension du typhus; car Les chairs et les debris des animaux simplement suspects peuvenl ötre eux-m6mes parfois dangereux, sans qu'on s'en doute. C'est asse/. dire quc dans ce eas il n'v a pas lieu de permeltre l'utilisation des debris pmir L'indus-trie, quand il n'y a pas de eins d'öquarrissage, puisque tout devra 6tre eufoni. Mais il ne doit pas en etre toujours ainsi; el quandI'epizootie occupera dejii une certaino ötendue, il y aura Lieu d'ötremoins rigou-i-eii\. On s'opposera toiijnurs a rulilisalinn des animaux malades et de Leurs debris, tandis qu'on permettra L'utilisation des animaux sains mi simplement suspects. Os animaux devronl ötre, comme tou-jours, abattus et livrös a la consommation dans legt; localitös infectöes; na a'en permettra pas en general L'exportation, ct c'csl tout au plus si mi conseillera ii L'autoritö de permettre de transporter la viande do ees animaux dans les localitös vnisines, ä condition qu'elle sera bien eiuhallee el qu'on desinl'ecteru les moyens de transport.
Am. 15. (Ilet'. 22 Juin 1882.) — Les cadavres des animaux raorts do la peste bovine ou abattus comme atteints de cette maladie, el ceux dos animaux abattus comme suspocls, ilont los oliairs ol les debris n'ont pas rle ulilises, sont transportös soil aus ateliers d'^quarrissage, soil aux fosses d'enfouis-sement dans les conditions suivantes :
•1deg; Les cadavres sent dösinfeclns avani leur chargement sur les voilurea destindes a los transporter;
2deg; Cos voiluros sont disposöes de maniöre qu'aucune matiero solide no liquide no puisse s'en ocbapper dans le trajet.ot il oslinterdit deles faire trainer par des IkHos bovinos; ellos smit accompagndes par mi gardien ddsignd par le maire ol porteur d'un laissez-passer;
3deg; Los voitures ayant servi au transport, el les objets ayant 6tamp; en contact avec les animaux sont nettoyös et dösinfeotös;
4deg; Los condiicteurs et aulros personnes employees au chargement, döchar-gement et a l'enfouissemonl dos cadavres, sontsoumis aux mesuresde d(;siii-fection jugöos nöcessaires.
Lorsque los animaux malades sernnl morts naturellement, les pro-prielaires ne devront pas les enfouir, ni möme les changer de place, avant d'avoir prevenu l'autoritö, qui interviendra aussilöt i't prescrira l'enfouissement dans unlieu convenable,ö une distance variable, mais qui no devra pas ötre moindre de ISO ii 200 metres des habitations et des grandes voies de communication. L'enfouissement esl en outre in-diquö, quand on abat des animaux malades etquelquefois nussi quand on abat des animaux simplement suspocls, ainsi quo nous l'avons doja
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1.73nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES COiNTAGIEUSläS UACTEIUENNES.
dil. Les cadavros seronl transportös avec les aniniiuix solipödes, el ö leur döfaul ;i brtis d'homrne, maisjamaisavec Lcsanimaux dorospöce bovine. On övilera bien entondu de sorrier, sur le chemin de parcours, lt;lii furnier ou d'aulres produils pouvanl contenir de la matiöre viru­lente. Ij's fosses devronl utro assez profondes (^(OÜ ii 2 mötres au nuiiiis pour que les animaux earnassiers ne puissent pas döterrer les cadavres; on tailladera les peaux, on infectera les lihairs avec des substances pyrogenöes (aeide phenique brut, phenate de soude, gou-dron, etc.), pour enlever ii i|iii que ce soil l'envie i\o les döterrer; on recouvrira los cadavres avec toute la terre extraite de la fosse, aprös les avoir prönlablement couverts d'une couche de chaux s'ive ou de chlorure de chaux ou de cendres; on placera, sur la fosse, des pierres ou lies brunchages, ou bien on l'entourera d'une haie H on l'era planier sur ses Imnls im poteau porlant un öcriteau indiquanl qu'en ce lieu on a enfoui des cadavres lyphiques. Les debris, don! on permeltra I'utili-salion, devronl 6tre dösinl'ectesavant d'ötrc exportös liors du lieu in-I'octe. Les cadavres enfouis ue devronl pas ötre döterrös avanl un an. Dans les pays si Lues sur le littoral de la iner, I'enfouissement pen 1,6tre avantageusementremplace par I'immersion lies cadavres; il sera meine Loujours preferable de jeter les cadavres ü la tner, apivs les avoir evenlri'S.
Am. is. (Dec. 22 Juin IS8J. — Pendant loule la durße de I'epizoolie, les ateliers d'äqunrrissage, oü les cadavres sont conduits, soul, placös sous la surveillance d'un gardien sanitaire. Ce gardien inscrit l'arrivöe des cadavres sur im registre, avec l'indication de leur provenance, et en donne un rece-pissö, que les proprietaires doivenl rcmettre imm6diatennenl au mairo de leur (#9632;laquo;iiuiiiiiiH'.
Lorsque les animaux et les cadavros pourront ötre livrös a I oquar-rissaü,c, ii laudra conseiller ce mode de faire. La livraison a l'öquarris-sage est ordinairement une bonne mesure, qu'on devra conseiller dans inns les endroits oü il se trouvera un eins a proximitö. Les animaux livr6s a I'equarrisseur seronl abattus sans delai. el leurs cadavres, ainsi que les cadavres des animaux qui auronl 6t(5 abattus ailleursou qui auronl suecombö ii la maladie, devronl ötre dönaturös et utilises le plus vite possible. Ii sera bon que rautorite lasse surveiller I'equaiTissage, afin qu'on ne puisse pas commettre de fraudes, alin qu'on ue puisse rien soustraire pour une autre destination. Les cada­vres sen ml transportes avec des vöhicules spöeiaux, el les malades con­duits par des chemins dötournös au eins d'equarrissage pour y ötre tuös el utilises. Mais si la distance ö parcourir esl longue, el surtoui si, pour arriver au dns d'equarrissage, ilfaul traverser des localitösplus mi moins peuplees d'animaux ruminants el non encore infectöes, il vaudra micux s'en tenir a I'enfouissement.
La cremation ou la solubilisation par I'acide sulfurique devra 6tro
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PKSTG komm:.
47:i
pröföröe aux doux moyc'iis pri''cilc''s tonics Irs l'ois qu'il y aura possi-biliio d'y recourir.
II. Estimation. Iiulemnites. Li loi de hSOdiivaitflxö.auxtrois (jiiiirls do hi valcui'des ani maux, l'indemnitä accordöe en cas d'abatago prescril par l'autoritö. In döcrel de ISquot;I avail röglö le modus faciendi pour L'estlmation ilrs animaus dösignös en vue de 1'abalage, .Noire le­gislation actuelle a röglomentö cette mesure d'une I'.icon trfes precise, en quelque sorto minul ieuso,
II est allouö aux propriötaires Jos animaux abaltus, comme alteinls on simplemeni suspects de peste bovine, une Indemnity ögalc gt;u\\ trois quartraquo; de leur valeur avanl \\\ maludic (art. Iquot;. L. -Jl juill. I!SSI ; art. 20, Dec. 12 nov. INisT . Toutefois, rindemnite amp; uccorder en France no peut döpasscr la sommc do 600 francs pour les Imis quarts de la valeur d'un animal el In so mine do •!()() francs en AJgerie. Lorsque l'emploi des döbris d'un animal abattu pour cause de suspicion de pesto 110vine csl autorisö pourla consommation ou pour un usage industriel, le proprietaire doit d6clarer ;i l'autoritö le produil de la vente il(' cos de­bris ; co produit Ini appartient, mais si I estsupericur a la portion do la valeur laissec a sa charge, i'indemnitd due par l'Etal est r6dulte de l'ex-i.-odent (art. 19, I., n juill. ISSI. el art. 22, Dec \1 nov. ISS7 . Les pro-[)ri6taires ont droll a rindemnite laut pour les animaux ovins et ca-prins que pour les animaux grands ruminants.
Tonte infraction aux dispositions de la loi du 1\ juillet, dn decrel du i-1 juin ISIS;! et dn dec ret du 12 novembre 1887, pen I entralner la perte ile rindemnit6: la decision npjiarlient an niinislre, sauf recours au con-seii d'ßtat (art. 22, L,. 21 juill. 1881, et art. 25, Dec. 12 nov. 1887). La loi decide (art. 18,L. 21 juill. 1881, el art.21,D6c. 12 nov. 1887) qu'il no sera allouö aucune indemnito aux proprietairesd'animaux importös des pays
etrangers, quand ils seronl abal ins p.....• cause de peripneumonieconta-
gieuse dans les trois moisqui ontsuivi I ear introduction en I'Vanceou en Mgorie, el laiiicle (17 dn deend du 22 juin ISH2 decide ipin les animaux de Tespocc bovineadmisä riin|ioi'lat.i(inde\ ront el re inarqu6s. (Jnesem-blable disposition eöl etö equitable en ce qui concerne le typhus: et la loi eilt rationnellement decide que I'indemnite serait refusee pom' les animaux introduits depuismoins de vingl el un jours ou trente jours et
abaltus con......atteints de peste bovine, quand il scent etabli qu'ils ne
I'onl |ias contractee en Prance.
Avant de proceder i\ l'exöcution de l'ordre d'abatage, il did I el re pro-cede ft. une evaluation des animaux; cette estimation esl taite par le veterinaire dölegue el un oxperl quelconquc designö par le proprie­taire ; si le proprietaire ne dösigne personne, le veterinaire dölöguö pro-code sen I a revaluation. IH proces-verbal de rexpertise, relalant le re-sultal de l'estimation pour chaque töte de bötail el la concordance ou la divergence d'evaluation do chaque expert, est dresse par le vöteri-
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MALADIES CONTAGIEUSES UACTßRIENNES.
naive dölöguö, qui dolt le dfiposer ;i la mairie aussitöl qu'il l'a rödigö. Lo maire, aprös avoir donnö son a\ is et l'avoir signö, le communique au juge de paix, ([ui donne aussi son avis et le contresigne, puisil lr truns-mctaii pröfetdansles cinq jours desa date (art. 6 et 20, L.21juill.l881i art. (gt; et 23, D6c. igt; nov. 1887; art. 05, Doc. 22 juin 1882 . il est bien entendu que les experts doivenl agir avec conscience; mais des abus 6lant a redouter, c'est avec raison que des pröcautions minutieuses ont i'li' piisi's purle legislateur.
La demande d'indemnitu doil 6tre taite sur papier timbrö: eile doil iHre adressöe au mi nisi re de l'agriculture, dans le dölai de trols niois.a compter du jour del'abatago, suns prim' de döchöance; olle es( trans-mise par le maire au prüfet, qui la fait ensuite parvenir au ministre. L'inderanitoest lixee, saufrecoursau conseil d'Etat, par le ministre, qui prui ordonner la revision des Evaluations par une commission, donl il designe lesmembros (art. 21, L. 21 juill. 1881 ; art. 24, Dec. 12 nov. IS87; art. GO, Dec. 22 juin 1882 .
A.vec leprocös-verbal d'estimation, redigö et contresigne commeil a rlnlil, i'l, avecla demande d'indemnitö formöe par le proprietaire des animaux abattus, le maire doil transmettre au prüfet Irs diverses piöces justiQcativesque lesperdanls doivenl produire pour elablirleur droitti recovoir I'indemnitc pre\ ue. Ccs pieces sonl nombrcuses, ct toutes smil nücessaires pourl'obtention del'indemnite ; co sont; 1deg; une copio, cer-tilii'c conforme par le maire de l'ordre d'abatage; 2deg; un certiflcal du maire, atteslanl que l'ordre d'abatage a regu son cxöcution ; •'!quot; unecopie certiflöe de la declaration, faite a la mairie parle propriölaire, de l'ap-parition de la maladie dans scsötables ou bergeries; 4deg; un certiflcal du maire, conslalanl que le propriölaire s'esl confoi'mö a toutes Irs autres prescriptions de la loi; 5deg; nur declaration du propriötaire, faisant cou-naitre, lorsqu'il gt; am-a lieu, pour chaque töte de betail, Irs produitsde la vente des animaux ou de leur chair el d6bris. Lorsque le ministre juge nöcessaire de faire reviser l'estimation, il renvoie les piöces au prefet. La commission de revisionnommüe parle ministre secompose de six membres, y compris le prefel ou son d616gu6 prdsident, donl la voix est prrpnmlrranlr en cas dr partage; eile se rcunil au chef-lieu du dßpartemenl; Irs piöces lui sont transmises, et eile donne sou avis,aprrs avoir mis les parties intöressces en demeure de produire leurs obser­vations (art, 60, D6c. 22 juin L882).
I. — Dcslnfection. — La ddsinfection est indiquee aprrs ladispa-rition de la peste bovinr irnnr olable, dimo localitr, aprrs que des olijrls.ilrs vehicules, ilrgt; emplacements, des locaux, etc.,ont et6 soull-16s, etc. Elledoit porter sur les habitations et leurs diverses parties,sur Ions Irs olijrls et Ions les nslriisiirs souillrs ou snupronnrs dr l'avoir etc, sur Irs moyens de transport, sur Irs döbris radaveriques, sur les aliments el sur les boissons, sur Irs fourrages, sur Irs litlöres, sur les
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PE8TE BOVINE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 478
l'iimiers et Ins purins, sur l'atmosphörQ des Imbilations infoctöes, sur les animaux möme non susceptibles do contracter le lyphus, i|iii ont pu i'ii'i' souillös de tnatiöro contagieuse, el sur les personnes, qui pourraienl transporter avec olles des germes morbides,
Lcs agents desinfeclants, qu'il convient d'employer, sonl: I'air, ['aera­tion, les courants d'air dans lcs habilations; le serönage pour les four-rages, leslit.ii'res, lesustensiles, etc.; le calorique, ladessiccation, I'eau et lcs solutions bouillantcs, la vapeur d'eau, le feu, le Qambage^u'on utilisera le plus souvent possible; lcs agents chimiques, ids que l'acide phenique et sos composes, qu'on eniploiera en fumigations ou en lavages duns I'eau bouillante; le chlorure de chaux ct la chaux vive, qu'on emploiera en lavages a I'eau bouillante, en badigeonnages on en röcröpissages; lcs alcalins, le eblore, l'acide sulfureux, I'ucide sulfurique, le sublimd corrosif, l'acide phßnique, le cresyl, etc. A I'egard de chaque objet u dösinfecter, on procedera comme il a 6tö dit, a propos ilc la (li'siulcciiim considereo comme mesure gönöralc, Ainsi, quand il s'agira de dösinfecter une habitation, on enleverale furnier, (in le transportera aveclessolipedes, on le brölera, ou on I'enfouira, ou on letraitera pardes inati ores chimiques (chaux, acid c su I luriqnc, oh lo-rure de chaux, acide phimique brut,phenatede soude, etc.); on traitera de m6me lcs purins; on sortira lcs fourrages et lcs litiöres, qu'on lu-i'ilcra ou qu'on desinl'octera (serenage, dessiccation) ou qu'on ilon-iicru aux solipödes; on sortira tuns lcs objets mobiles et on les detruira ou on dösinfectera par le feu, par lcs agents chimiques, etc.; nil elablira une aeration complete dans 1'habitation el on I'assainira; (in clcsiul'ccicra le sol, lcs uiurs, le plafond, lcs mangeoircs, lcs rülc-licrs; (in emploiera ö eel effet des lavages reiteres a I'eau bouillante, avec des solutions alcalines, phöniquöes, clilorur6es, acidiflöes, des jets de vapeur d'eau, si on peul en avoir; on proeödera au repavage, ,111 grattage, au repiquage, au plätrage, au goudronnage, an badigeon-nage ii la chaux, au chlorure de chaux, u l'acide phönique; on fera lcs fumigations phöniquees, sulfureuses; on brülera, on Hambera lcs objets en bois et autres, L'opöration de la disinfection sera conduite, r6glöe et surveillöe par im vi-lcrinuire. I'ue I'ois la dösinfection ter-iniiu'c, et aprcs que I'habilation sera restöe deux puns calfeutree avec son aliiiusplirrc sulliirciisc du pheniquee, on ouvrira porteset l'enßtres, laquo;in la laissora ainsi encore sequeströe pendanl quelque temps voir levde
de la (l('clurali.....i'infecti.....art. 20, Ddc. du 22 juin 1882), et on en
permeltra ensuite le repeuplement avec des animaux de provenance luiii suspecte.
Voici cu quels termes s'exprimail jadis une instruction offlciolle sur la disinfection:
(i Pour la peste bovine, lcs mesures de ddsinfection applicables aux habitations, aux rues, aux chemins, aii\ routes et aux pdturages, doivent
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MALADIES C0NTAG1EDSES lUCTERlENNES.
lire aussi cotnplötes que possiblo, en raison de la grando aclivitfi do relument conlugieux et de In grando racililä de sa transmission tout ft la I'ois par los rapports directs on indirects des animaux outre eux, et par rinterniödiaire des tnnliöres virulentes quo les malades onl pu laisser dans los lieux oil ils umI s^journö.
ii Los exomples smii fröquents de foyers de contagion i|iii so sonl ral-iuini's ilans des habitations mal ddsinfectöes do la pesto bovine ol dans les päturages trop \iio repeuples, ei i|iii n'avaienl |ms eu lo temps d'ötre assiiinis
pat' l'action de l'air sur los matii^res oxoio.....iitiUelies rfipandues par los
mulados.
(i II y a d'autant plus d'intöröl a ce que la propagation de lo peste bo­vine, par l'inlormedinii'e dos habitations et des lieux infeetös, seit comple-
tement annulöo, quo cetto maladie esl exotiqi.....I qu'nne Ibis los sources de
sa contagion taries, on ti In certitude absolue qu'olle ne reparailrn pas, tanl qu'olle no sera pas Importee de nouveau des pays oü olle est enderniquo ol se porpi'luo ilopuis ilos siocirs.
u On no saurait done re(......'ir a trop de pröcaulions pour assurer In
destruction de ces germes dans P-s locaux inleetös.
quot; Avant d'enlever los fumiers des (Hablos, qu'on so propose d'assainir, il faul, proceder a lour dösinfoction sur place, seit par In chaux vivo, soil, par lour arrosetnenl avec l'acide phenique, on avec l'acido siilfurique dilnö, mi avec uno solution de chlorure on de sulfate de zino,
11 Cola fait, les fumiers doivonl ötre onlevös et rassemblßs dans In eour en im tas isoli'' du las principal, tu puisard doil ötro, au präalable, crousö, pour recevoir los oaux du lavage,
11 (In fait alms tomber dos plafonds et dos nulls In poussino et los tolles d'araiiiiioos; pnis on prmodo a im nettoyage a fond, de piofrronoo avec les jets de vapour surchauffee, quo Ion dirige sm toutes los surfaces, plafonds, muruillcs et planchers. A döfaut de vapour, il faul so servir d'eau chaude, ohlornri'o, plnhiiipii'i', im sulfateo, ol si l'on a une pompe a sa disposition, il faul, on faire usage pour la projetor, conime la vapour, dans toutes les directions.
.. Si I'on ne pool disposer que dean Iroide pour operer Ic premier net-loyagc, il faul la londie aussi active quo possiblo par l'acido plnoiiipio ou Irs cblorures de chaux, ou de soude ou do zinc.
ii Aprös lo dötrempage des murs et dos boiseries par un premier arrose-niouf, il faul les faire gratlor pour en detacher los malioros organiqnes adliorentos, puis on les lave une nouvelle fois, en sc servant d'une brosso do ohiendont ; et enfln, une fois los surfaces sechöes, on complöte leur dösinfection par le flambage applique lout particuliörement sur los parlies qui oiil pn olio lo plus inipregnoos par les malioros dos socroliniis.
. Un dernier lavage do cos parlies avec une solution do sulilimo a I p, 1000, mi une solution do permanganate de potasso n ä p. 100, donno une garanlie ilcplus do la ooiiiplrti1 destruction dos gormos dans les parlies ainsi neftoyeos.
laquo; C'est surioiii sur lo sol dos fitables que los efforts do la düsinfection doivent porter, en rnison do l'etal d'extrörao virulence des matieres exerö-menl itielles,
.i il fant done, aprös l'onlÄvement dos fumiers, dos excrements et de Ions les detritus d6tachcs dos muraillos, proceder u un lavage a grande eau du sol do IVialdo, en employant do priiförence loan bouillante, Apros ce dötrompage, le sol doil ötre Lalayo ä fond avec un balai nse ; et, si son empierrement est en bon olai. comme celui qui rösnlte de briques, do dalles ou de jiavi's Inen joints, on pout se contonler do lavages successifs avec des oaux dosinfooiauios, dont on complöte l'oiloi par l'öpandage soll de chaux \ive, suit de chlorure de chaux,
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l'KSTK UOVhNlä
4 7:
laquo; Mais si ilaquo;s joints des picrros du sol ne soul. [ias 011 hon titat d'imperttläa-bllitö, il faut qu'ils soicut refaits complölemeul par ronlövement des oiments (iiii Ics reinpllssent; puis on arrose lo fond des joints ain^i creusös aveo de l'acide phänique brut ou de l'aoide sulfuriiiue dilud; et on lus oomblu ensuite aveo un ciment nouveau, auquel on associo du coaltar, ou du goudron, ou de l'lmili! de houille.
k Qimnd l'airo des ölables esl constituöe par des madriers, des planches, on des lerres battues, il l'aut, de toute nöcessitö, qu'elle soil refaQonnöo avoc des iiiair-riaux nouvoaux. Les piöces de bois doiventölre enlovöes et brCilöes ou, toüt au iimins, forteinent carbonisöes,si ou veut los reserver comrae l)ois de chauQage, Les Limits doivont ötre repiquöes ä une profondeur do 10 a I-J oentim6tres, et il faul enterrer, a oette profondeur, les couches de la sur­face qui soul je plus impr^gnäes de maliöres organiques. Puis on arrose los couches les plus profondes d'un liquide dösiufeetant, comme l'acide phönique ou l'acide sulfurique diluö, de maniere a y dötruire los germes virulents que les inflltrations excrömentiliellos ont pu y onlralner, iailiu, on remplace los couches enlevöes par des materiaux atixquels on associe, comme pour los cimenls des joints, des goudrons ou des maliöres pyrogenöes.
.( i.cs has de murs, quand ils sonl en pldtrc, pouvanl ötre iraprägnds de maliöres virulentes, doivenl ötre recröpisö neuf.
laquo; Los ddilais provenant du rofaQoimement du sol doivent ötre dösinfeetds de la möme maniöre que los fumiers el joinls a lour las pour ötre enfouis avoc oiix dans iiiu^ fosse creusöe autaul quo possible dans des terrains qui ne doivent pas ölre fröquentös par dos animaux de l'espöce bovine, ou inonio par dos moutons, quoique ceux-ci soient bien moins que los premiers impres-sionnables ii la contagion.
laquo; La peste bovine elant conlagieuse par los voies aöriennes, les chances existent, dans les locaux infeetös, de la prösence de ses germes dans les parlies superieures de l'habilalion.
,lt; II est done nöcessaire, apres avoir enleve dos murailles et du plafond les pousslöres et les loiles d'araignees, de complöler la dösinfeclion par des fumigalions di^ chlore 011 d'aeide sulfureux, renouvelöes plusieurs fois,
laquo; Enlin, Ions ces netloyages achevös, il faut faire badigeonner a la chain los murs ol. los plafonds et enduire les boiseries d'nne couohe de goudron.
laquo; Los fuiirnifj;es onunagasines dans des greniers situös au-dessus de-. ötables infeclöes, doivent ötre soumisa l'aöralion. Gelte simple pratique sufdt quand les greniers ol l'ötable ne comrauniquenl pas ensemble par une claire-voie. Mais s'il en est autrement, on doit söparer de la masse des fourrages los couches profondes iiui ont ele le plus imraödiatement en rapport avec l'atinosphöre de reiahlo, et si ces couches ne peuvenl pas ötre immöiliatemenl consommöes par dos chevaux, il faul ou les dötruire par le feu ou les enfouir avec les fumiers,
ei En dehors des habitations, los ruisseaux d'övacualion des urines, les paves qui onl pu ötre souillös par les maliöres excremenlilielles des malades doivenl ötre dcsinfeclös par dos lavages appropriös el refajonnes, si les Joints des pavös mil pu permettre des Infiltrations profondes.
(( Les couches oxlörieuros des las de furnier, sur lesquels, pendanl lo c.ours de lamaladie, les oxcrömenls et les litiöres des malades ont pu ötre deposes, doivenl ötre enlevöes et enfouies en terre avec los fumiers el les döblais des
elables. Apres l'enlövemenl de cos 1......dies, les las devront ötre lomnes afln
que les nialiores de la surface devieniient profonilos el soienl soumises jilns directemenl h l'inlluence de la fermentation.
gt;lt; C'est surioui pour la peste bovine (|u'il convientd'öviter la dissömination sur les routes des maliöres conlagieuses qui peuvenl so dölacher des voitures
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MALADIES C0NTAG1EUSES BACTfiRlGNNES.
de transport des oadavres et ilcs rumiers, II rauldonc prendro les plus grandos präcautions pour le cbargetnent de ccs voitures, 6viter que Ins fumiers los döbordent ou quo les mati^res provonant des cadavres tie s'en öohappent dans lo tiajol u paroourir; et liest nöcessaire de les faire suivre par an bomme iiunil d'unopelleet d'un balai, qui rechargera les detritus loinbäs et balayera los matiörcis liquides,
laquo; Los püUurages qui ont 6t6 babitäs par dos animaux malades doivent ötre däsinfoctäs avoc le pins grand soin do leurs excrdments, qu'il faudra recueilllr u la brouette, pour los enfouir, apres däsinfection, dans une fosse dont los approches doivont ötre däfendues par ilos palissades, pendant mio saison.raquo;
Les regies relatives ö la disinfection pour les cas de peste bovine se Irouvenl d'ailleurs condensöes dans lesdonnöcs qui suivent. La dösin-fection estprescrite parl'article 17 du d6cretdu iü juin IHS-J.
lt;i Inimedial.omont apres l'abatage des animaux attaints de la p(^st.(! bovine ou ayaul. elö exposes a la contagion, los locaux, cours, enclos, herbages el [lAtnros ou se Irouvaient ces animaux soul, siuimis a une disinfection gönörale.
laquo; Los pailies, fourragcs, lilioi-es, fumiers et autres objels pouvant servirdc vi'hicules ä la contagion soul, ddtruits snr place ou dosiufi'oles. raquo;
Kile est encore prescrite par I'article 11 - quot;quot;, 11quot;, LSquot;, par I'arlicle 12
2deg;, 3deg;, par I'article 13..... Iquot;, 3deg;, 4deg;, el pur les articles I!raquo; et 20 du
docrot du 22 juin 1882,
Los mesurcs de dösiiil'üoliou upplioablcs sonl önumöröes dans I'ar­ticle 18 ol dans les articles Ti a H del'arrätöministörieldu 12mai 1883.
Les operations de nettoyage el de disinfection sont effectuöes dans I'ordre el d'aprcs les procödes suivants :
1deg; Enlövement de l'dlable el destruction par lo feu des pailies et four-rages provenant des rateliers et mangeoires, desliliöreset des fumiers. Los lilieres et fuuiiors Irop humides pour elro brdlös sonl arrosös sur place avec un liquide disinfectant, puis enlevös, mis en las et Iraites coinmo il esl dil ii I'article 6;
Ü0 Lavage 6nergique, avec un liquide däsinfeclant, du sol, des murs, plafonds, mangeoires, raloliers, söparations, portes, fenfires, etc., par projection avec la pompe foulante; lavage avoo le inomo liquide des seanx, barbotoires, olc,;gratlagedes mangeoires el raloliers, des se­parations, du sol et des murs, etc; balayage avec un balai dar de toutes los surfaces el nouveau lavage;
1$deg; Röfection du sul des elahles lorsqu'il esl, d6form6. Les srds en terre sont cl6fonc68 ä 0m,20 de profondeur; la Lerre enlcvöe est miso eu las el Iraili'e euiniuo ilu furnier, Le iiiuivoau sol esl lorme de terro nouvelle a laquelle on incorpore 10 p, 100 d'huile lourde de gaz ou de goudron. Lorsquc le sol esl en pave mal jointoyö, ce pavö est del'ail el la terre defoncee, desinfectöe et remplac6e par de la terre ou du salile aenl' auipud im incorpore du goudron ou de I'liuile lourdo de ga/,. L'airo dos elahles eonsliluee par des pieces de bois esl rela-
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FESTE BOVINE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 179
Qonnöo av6C tics matöriaux tiouvoaux, aprös enlövoment ßl dösinfocraquo; tion de lii couche supei'flciello sous-jacente. Les anciennes piöces de hdis soul brülöes ou flamböes jusqu'ö carbonisation;
/iquot; Fumigation au chlore ou ii l'acide sulfureux prolongöe pendant quarante-huit heures; puis ventilation pendant liuit jours;
.quot;Iquot; Däsinfoction des ruissoaux, rigoles, conduits d'öcoulementdespu-rins, aussi bien ä l'extörieur qu'ö l'intörieur des bfttiments de torme;
(1deg; Destruction par ie feu de la couche ilt! fourrage reposant directe-niciit sur le plancher des grenicrs in claire-voic et aöration du roste. Ces fourrages sonl röserves, autanl que possible, pour l'alimentation des chevaux:
1deg; Destruction, par le feu, des Sponges, licols, cordes d'attache de peu devaleur; (lambagedes chalnes d'attache, ötrilles etautres objets i'ü ter,
La desinfecüion des cours, enclos, herbages ei pA.tures consiste ; 1quot; dans l'onlövement des döjections qui sont mises en las, arrosees avec an liquide dösinfeclani puis enfouies; 2deg; dans le lavage a grande eau des cours et 1'arrosage avce un licjuide düsinfectant des places oii se trouvaient les döjections; ;{0 pour les pätures, herbages el enclos, dans l'arrosage avec un liquide disinfectant des places on se trouvaient, les döjections. Lo furnier extrait des locaux inl'ectes et celui ([iii a jm elre souillö de uialiores contagieuses sonl, arroses aliondarninenl avec un liquide ilesinloelanl et reconverts ensuite d'une couche de terre.
Les ruissoaux, rigoles et conduits d'ecoulemeut des purins sent laves ii grande eau et, arroses avec im liquide disinfectant,
La d6sinfection des fosses ii purinsse fallen y versaut unedissolution desiufeetante reprösentant en quantitö 1/200 de la contenance des losses.
Les fumiers et purins, dösinfeetös comme il vienl d'ötre dit, sonl emptoyes de pr6f6rencepourla fumure desjardins et desterresarables.
four la desinlcetiondes routes etchemins parcourus par desanimaux atteints de la peste bovine, les dejections sont ramassees avec soin, mises en las dans un endroil ccarlc el traitöes comuie les fumiers (art. 6). L'emplacement des dejections esl saupoudrö de chlorure de chaux OU arrose avec im liquide disinfectant. Les objets qui ont servi au ratnassage et au transport des dejections sont ensuite lavds avec un liquide dösinfeetant.
Los voitures devaul servir au transport des animaux atteints laquo;le peste bovine ou de leurs cadavres, ainsi que des fumiers provenant d'etables infectöes, doivenl elre disposöes dr faeon ii ne laisser tom-ber ou öcouler sur l(! chemin parcouru aueune matierc solide ou liquide. — Elles soul suivies par im homme mimi de pelle, balai et brouette, pom- le ramassage dos matiöres qui pourraienl s'en öchappor
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pondantle trajot. Ces matiöros sonttraitöes commo il estditA propos des fumiers. Los voitures, apvi^s döchargement, sontgraltäes^balayöes,
piiis lavecs A grando eau, et, api'6s qu'ollosse sonl ressuyöes, urrosecs avec mi liquide disinfectant, Les pelle, balai el bi'ouotto sonl traitös do la iiir'iiir rnaniöre,
Toute personne qui a ötöenconlacl snii avoc laquo;Irs animaux atteinls do peste bovine, soil avec leurs cadavres, leurs döbrls, leurs fumiers, et dont les vötemenls, les clianssurcs. Irs mains peuvont ötre souillös de malldres contagieuses, esl tenue de se soumetlre aux mesures de disinfection suivantos : Iquot; lavage et savonnage des mains et des bras, immödiatementapr6s chaque contacl avec lesanimaux malades, leurs cadavres (in debris, leurs fumiers, etc.; 2deg; lavage des chaussures. Les eaux de lavage sonl versöes dans la fosse a purin ou dösinfeetöcs directement par I'addition do la proportion convenable de sulfate de zinc; .'iquot; lavage el lessivage des velenienls de toile. Fumigation au chlore, dans nn endroil clos, des vötements de laine et autres objels (jni ue pourraienl etre laves sans elre altörös,
Avant le chargement pour letransporl a la fosse d'onfouisso.....ntou
a I'atelier d'öquarrissage, les cadavres sonl d6sinfect6s par le lavage, avec, im liquide dösinfoclant, des oriliceslInmehe, cavitösnasales, yeux, anus, organes gönilaux), ainsique des parties du corps souillees paries matieres excrömentitiolles, puis par le saupoudrago des mßmes parties avec du chlorure dc chaux,
Dans les cas, oti In vonle des peaux provenanl d'aninmux suspects de pesle bovine, esl pcrmise, la dösinfection a lieu par I'immersion complöte dans la solution de sulfate de zinc a ^ p. ion on do sublimd ii 2 p. 1000.
Los liquides däsinfoctanls qu'on emploiera, pour les diverses op ora­tions iiidiquees, devronl elriMle priMerence : Iquot; la solution a -J. ]t. 1000 de suhlimo (in nn m61ange ii parties egales de ladite solution et do la solution ii ~ p. 100 d'acido chlorhydrique; 2deg; les solutions ii - p. 100 des acides sulfurique, chlorhydrique, azotique; ;!quot; la siilnUon ii 'i p. 100 d'acide phönique ou de erösyl ; Aquot; la solution ii S p. 100 de sulfate de cuivre ou le melange a parlies egales de cello solution et de la snlnl.imi a i p. 100 d'acido sulfurique.
,1. Levee do la declaration d'infection. — La declaration d'infec-lion no peiit elro levee par le pröfet que lorsqu'il s'esl öcoulöau moins Irenie jours apres l'abatagedu dernier malude, ii la condition qu'il no so sern produil aueun nouveau cas de poste bovine et que toutes les prescriptions relatives ii la dösinfection auront elo accomplies (art. 20, Doc. 22 jnin 1882).
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riiAirriiK n
PKR1PNEUM0NIE CONTAGIEL'oE
La pöripneumonie contagieuse ost uno affection transmissible propre aux animaux de l'espöce bovine, döterminöe par un microbe special, caractörisöe par des lösions d'inflammation exsudative surla plövre et dans lo poumon, cl döcelöe par des symptömes de pleuro-pneumonie. Elle asövi un pou partout, et sövit encore on France on Belgique, en A.utriche, en Allemagne, en [talie, en Russie, dans los principautös Danubiennes, en A.sie, en Afrique, etc.
I. Symptömes.
\. Incuhation. — La pöripneumonic övoluant sur un individu est toujours pröcödöe d'une pdriode d'incubaiion, dont la duröe est com­prise entre six, quatorze et trente jours. On a eu constatö des cas ofi eile a semblc durer trente, quarante, soixante, quatre-vingt-dix, emit dix jours, el mßme jusqu'ä cinq mois. Dans la pluparl des cas, la duröe prolongöe de cette phase n'a 6t6 qu'apparente, las symptömes ayant pu passer inaper(jus et la maladie rester latente plusou moins longtemps, apres la. Ilu röelle de l'incubation proprement dite. Dans d'autres cas
ayant möconnule mo.....ni pröcis de la contamination, on l'aplacöeä
unedateoü eile aurail pu se produire, mais oü eile n'avaii pas eu Heu; et on a ensuite comptö ä partir de Ift, saus se pröoecuper de quelque nouvelle circonstance ayanl entratnö une contamination bien postö-rieure. Cependant on aurail observö (Delamotte] des incubations de trois, quatre, cinq mois, dans des conditions telles qu'il y aurail. lieu de penser qu'on nes'estpas trompe. On aurail vudes bötes, qui avaient eüi exposees a la contagion depuis trois, quatre, cinq mois, devenir malades alors qu'on laquo; ne pouvait incriminerni une dösinfection insuf-tisanle... ni I'introduction de nouveaux animaux u ayant pu apporter lesgermes de la maladie, alors qu'on n'avait introduit quo dies animaux venant de pays indemnes et jouissnnt d'une santö irreprochable pendanl que les aneiens lonihaieid malades, On aurail constatöla nöri-pneumonie aiguö, sana lösions chroniques, sur des animaux prove-
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MALADIES CONTAGIEUSES UACTERIENNES.
nanl de pays infoctös et introduits, depuis quatre, oinq mois, dans des [(Tines ou des comnmnes indoTimos. On aura it, en soin, en Cünslalanl ces longues incubations, de bien s'assurer qu'une contamination pins röcente n'avait ])as ele prodnite par (pielque malade, qu'on eroyail guöri, et qui avail lamaladloö. l'ötat chronique, ou par quelque malade ehe/, lequel ['affection aurail (He bönigne et serait passöe inaper^ue. Les variations atmosphöriques, les intempöries, les refroidissements, les chaleurs, les saisons peuvent vraisemblablement faire varier, dans unc faible mesure, la dnrec de l'incubation; et toutee qui contribueö döbiliterl'organisms, non seulementleprödispose a subir la contagion, mais peul avoir pour effet de rendre la marche de la maladie plus rapide, et partant d'abröger 1'incubation.
En resume, il pourrail ai river quelquefois, bien que rarement, qne l'incubation de la pöripneumonic dure trois, quatre, cinq mois; et la dureo de la Sequestration, applicable aux suspects; d'aprös notre loi sanitaire, est basöe sur une incubation de trois mois.
lt. Pdriode initiale, — Lo döbut de la pöripneumonie est souvenl insidieux et obscur, Dans la plupart des cas on observe bientötdeux ordres de symptömes, qui sent plus on nioins accusöes: des symptömes genöranx, febriles, et des symptömes locaux.
Les symptömes gönöraux, qui (leeelenU'eclosionde la maladie, n'onl rien de bien caraetöristique; on pout en observer de semblables au döbut de tonte aflection destinöe a revötirune certaino gravitö. L'habi-tude extörieure des animaux sc modifle ; les malades deviennent inoins gais; ils smit moins vifs; it y a un pen d'abattement; on constate l'absenco de pandiculations apres Ie döcubitus ; la peau devient plus seclic ; les poils se piquent et sont moins luisants ; la peau devient plus adhörente ; les membres paraissenl plus raides et les allures moins dögagöes ; on observe en outre tine certaine hyperesthösie de la colonne dorso-lombaire, dont 1c pincement provoquo l'affaissement et parfois la plainte. Le mu fie devient plus (baud et plus see; l'appötit diminue ct devient capricieux ; la soil'est vive; la rumination n'aplus lieu aussi regnlieremcnt, clleest jilus lente, irrögulicre,moins I'requente et moins prolongöe ; les malades se meteorisent parfois de temps en temps. Les excrements deviennent pins sees et, niuins abondants; il y a d'abord constipation. Parfois on observe des signes de coliques; les malades pietinent et s'agitent. Quelquefois l'appötit est conserve plus ou moins longtemps. La secretion lactee diminue brusquement dune facon [ibis ou moins notable. La circulation s'accölöre; les muquenses, el principaleraent les conjonctives, s'injectent; les battements car-diaques sont |ilns pröeipitös, plus forts, plus tumultueux ; le pouls est accelere, [raquo;Ins scrre, plus plcin ct plus fort. La, respiration se modilie, s'accölere, devient ensuite irrögulierc, anxieuse ; et la toux ne larde jias a apparailre dans la plupart des cas.
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PER1PNEUM0N1E CONTAG1EUSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;483
II ge produil gänöralement une ölövation notable do la teinpöraturo
du corps, facile a constater au rectum et au vagin, uu moyendu Iher-moinctri*. Cette elevation peut variei1 de d ii 3deg; ; la temperature monte ii 'i00, 41deg;, 42deg;, 42quot;,8, Ce symptörae est surtout accuse sur les jeuncs heles, et dans les cas, oil la inalailie doit revetir une grande gravity ; il pen l faire defaut on etre pen accuse dans certains cas böninsou latenls. Les oreilles et la base des cornes se montrenl plus cliaudes.
Cos divers syiupli'unes n'ont une eertaine valenr diagnostiquo 4110 s'ils se montreat sur des animaux, qui out etc exposes a la contagion.
Ordinairement b's symptömes gönöraux sont accompagnes bientöt de symptömes locaux, dont la signification est plus precise, tout au nioins pour appröcier la localisation des lösions (pie la nialadie deter­mine.
La respiration, troublee, niodiliec, s'allcre de plus en plus, devient plus anxieuse et plaintive. La ion\ est petite, faible, courle, penible, avorteo, seclie, profonde et douloureuse ; eile es! rare dans certains cas, et peut faire defaut dans quebpies autres. Avec la toux, on entend souvent une plainte, un pen analogue au hein de certains artisans, et resultant (rune expiration brusque produite surtout [iar Faction des muscles abdominaux, On pent d'ailleurs provoqucr cette plainte, en pressant la colonne dorso-lombaire, ou en percutant la poitrine. II y a parl'ois un pen de jetage sereux, blancliütre, visqueux. On constate, d'autre part, une bypereslbesie souvent tres manifeste des parois tho-raci([ues, dont la pression et la percussion soul, douloureuses et peuvent provoqucr la plainte OU la toux. La resonnanco de la poitrine pent etre deja diminuee cbez certains malades ; et on ausculte souvent une exngeralion manifeste de la rudesse du murmure respiratoire. Aces symptömes,on reconnaltbienled6veloppeinent d'une maladiede poitrine; et on pout legitimement penser qu'il s'agil de la peripneu-moniecontagieuse, si les animaux out ete antörieurement expos(''s a la contagion. Apres ce döbut, qui correspond A la congestion des organes pectoraux, lamaladie progresse gänöralement et continue as'aggraver; bientöt les lesions d'inflammationexsudative se forraentsur lesplevres et dans le poumon, s'accroissent el s'ötendent; ordinairement 1'aggra-vation progresse, et au bout de deux, trois, quatre, einq, liuit, neuf dix jours, I'affection est arrivee a sa periode d'etat.
(',. Pörioded*äiat. — Quand lapöripneumonioo atteinl cetto pöriode, il \ a deja des lesions bien marquöes, et notamment des lesions de pleuritc avec fausses membranes et epanchement, ainsi quedes lesions de pneumonic. Les symptömes du döbul persistent oi'dinairement et s'aggravent ineme le plus souvent. Les animaux sont plus tristes, ils portent la tele basse et le mulle un pen dirige en avant; quelquefois ilssnni dans unötat comateux plus ou moins prononcö. Le döcubitus es! |)liis rare, a cause de la gene qui en rdsulterail pour la respiration
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MALADIES C0NTAGIEU8ES BACTER1ENNE8,
Ordinairemeat lesinalados oonservenl la station quadrupödalo, quand los organes rospiratoiros soul graA'emeni alteints, quand il y a de la pleurösie ou quand les deux poumons sonl malades. Quelquefois le döcubitus est nöcossitö par la fatigue ; et alovs I'animal se couche ordinairement sur lo cötö le plus affectö, pour ne pas goner le fonc-tionneraent tie l'autro. La dömarche devient lente, embarrassöe el plus ou moins titubante; on constate la vacillation du train postörieur; los membres antörieurs sent maintenus 6cartö8 parfois, et leur döpla-cemenl so fail, en Fauchant, afin d'öviter une compressiondouloureuse de la poitrine. On observe d'ailleurs une raideur gönörale, L'hyperes-thösie dorso-lombairc esl plus accusee; e'est surtoutalors que le pin-cement provoque I'afraisscment ot quelquefois la plainte ou mfimeune quints de toux. On remarque quelquefois une röolle hypereslhösie de lapcau cl des inusclos de ccrlaincs regions, de la rögion stemale, ou dans d'autrcs nndi'ülts, quand le processus morbide s'y csl, rtahli; el alors on peal observer dos oodöraes, dos inQltrations plus ou moins etendues. L'appötil diminue encoreoudispuratt; la rumination devient do plus on plus irreguliere, La bouche csl chaude et dögage une mau-vaise odeur, la salivation est parfois plus abondantequ'ä l'ötal normal. On observe du luötöorisme, dos signes de coliques; il y a d'abord cons­tipation; les excrements sonl durs, odoranls el coiffes de matiöres muqueuses ; puis, a la constipation, suceöde parfois une diarrhöe plus ou moins accusee, excrementitielle, noirätre, söro-muquease, tres f6tide. I''.u iiiriuo temps le malade maigril plus ou moins rapidement. La circulation se trouble de plus en plus; les battements cardiaques semblent diminuer d'intensitö, le pouls s'affaiblit; les muqueuses apparentos soul congestionnöes, rouge-icteriques, infiltröes. La con-jonctive ofl're surtout cette alteration; eile devienl rougeätre, rouge-ietörique ; les yens soul a demi reconverts; il y a du larmoiement et aussi parfois une veritable chassie jaundtre. An trouble de la circula­tion seraltacheni encore les oedemes, les infiltrations, qu'on remarque parfoisdans le tissu sous-cutanö de la region sternale, du venire, du fanon, etc. La tempörature reste elevd-e. Son abaissement dans le cours
de la maladic csl, souvenl uu signe d'amelioration, maisi.....loujours.
En effel, eile baisse quand le malade esl döbilite. Lasecrötion lactöe se tarit ou devient söreuse et pen abondante, les mamelles sent Qasques. Les urines soul, moins abondantes. Les femelles en elal de gestation avortenl souvenl, ou transmeltentlamaladie a leurproduit.
La respiration esl plus acceleree, plus irreguliere, plus laborieuse, plus difficile; eile devienl enlrecoup6e, dyspnöique, anxieuse. Les membresant6rieurs sonl maintenusöcartös pour 6viterla compression de la poitrine ; les naseaux sonl largement ouverls pendanl I'inspi-raiion; la bouche esl quelquefois entr'ouverte et la langue sortante. Les flaues sonl agitös, tremblolanta ; la respiration costale est raccour-
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PEFUPNEÜMONIE CONTAGIEUSE.
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cie ; lea mouvemetits dos cötes sontplua fröquenls, mais plus courts ot plus limitäs; la respiration diaphragmatique ol abdominale est plus marquöe. La fin de cbaque expiration ost assez souveni accompagnäe d'une plainte, qu'on entendbien surtout mix naseaux, el lt;|ui peul Alre uussiperQue ii distance. Gelte plainte est parfois trös forte; on döuI la provoquer quelquefois, quand eile n'a pas encore apparu, au moyen d'un löger exercice, Quelquefois on entend, en auscullanl los naseaux, im löger bruit de goultelelte a la fin de 1'inspiration. La plainte et le bruil (1(; goultelette soul le plus souveni des signcs lt;lr pleuresie ou de pneumonic. Le bruil de goultelelte peul d'ailleurs ölre entendu (jiuincl I animal esl au repos; il est surtoul facile ;i constater aprcs un court exercice, ou b la fin de l'inspiration qui suil l'occlusion momentanöe des naseaux. La toux s'aggrave; eile devient plus fröquente, toul en reslanf faible, avortöe, courte, penible, oppressive; ello est facile ä |)rii\(i(|iiiT: clic esl, [lai'fois (ininlriisc, ma is gönöralement eile sc röpöte peu, a cause dr la soulTrance qu'elle provoque. Elle roste encore söcbe dans beaucoup de cas; mais assez souveni eile devient plus ou moins grasse el s'accompagne d'expectoration. On a inömo vu (Baudeloche) une böte pöripneumonique expectorer une masse pseudo-membra-neuse ramiflöe, reprösentant K^ moulage des lubes bronchiques. Im jetage pent devenir plus manifeste, plus abondant, blanchfttre, muqueux, mucoso-purulent, parfois sanieux.
A la percussion el ä l'auscultation de la poilrinc, on conslale des symplömes plus ou moins nets de pleuresie, do pneumonic, do bron-cho-pneumonie, de pleuro-pneumonic, de broncho-pneumo-pleurite unilatörales ou bilatörales. L'hypei'cstbL'sie de la rögion costale ä la pression eta la percussion esl encore pins accusöo qu'au debut, La rösonnance esl diminuöe ou supprimue dans certains points, suil (run cötö, soil des deux cötös; la matitc el la submatitö pcuvenl ölre plus ou moins ötendues. Daus les parlies non envahies par la malite, c'est une rösonnance exagöröe que la percussion provoque ; cette röson­nance a quelque chose de lyrapanique dans les parties voisines dos points liepalises. L'auscultation permel ordinairement de percevoir an certain nombre de signes de la pins grande importance. II y n obscuritö ou absence du murmure respiratoire, dans les parties envahies par la matitö, el exagöration dans les parlies restöes saines, On entend quelquefois un rhoncus Ires fort au niveau lies points on l'oedöme des cloisons interlobulaires se produil ; on ausculte souveni. divers bruits pathologiques dissöminös dans diverses parlies du pou-niiiii. On peri'uil du rale erepilanl humide ou du role muqueux, dans les points ot seproduit le travail inflammatoire, dn rale bronchique el du soul'tle tuliaire dans les parlies (in il y a matitö ; on entend dans quelques rares eas un hrnil de rä|ie du an frollemeni des plevres malades. ToutefoLs, CO dernier bruit n'esl gönöralement pas perrii. Le
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MALADIES CON'l'AOlEÜSES 11ACTER1ENNES.
pmIc cröpitant et le souffle tubaire no fonl qu'exceptionnellemenl döfaut, quand il y ;i des lösions pulmonairos, La souffle tubaire esl parfois si fox't el si net qu'il retentil dans les parties saiaea; on I'entend bien au poitrail, en aiTiöre du eoudo et un peu endessous de la limite de la matitö, au niveau de laquelle on penjoil souvent lo rale cröpitant, surtout quand on oblige le malade ii faire de profondes inspirations, apres une occlusion momentan6e des naseaux. Les signes fournis par la percussion el l'auscultation s'observent tantöl d'iiii seul cötö, lanlöl des deus cöt(5s; (|iiiiii(l on les pergoit de chaque cute, il v en a iieneraleiiienl im qui est plus malade que l'autre el qui fournit des symptömes plus nombreux, plus nets, plus ötendus. D'ail-leurs il y a une gründe variabilitü dans l'expression symptomatique fourniepar la poitrine,suivant l'ötendueja nature el le siögedes lösions.
Arriv6e a ce degrö, la maladie peut encore s'umender; mais gönöra-lement eile continue b s'aggraver, quand les animaux sonl conservös, ei il se produii un etal encore plus miserable.
I), Pöriode avancäe. —Les symptömes göneraux restenl toujours tres accuses. La matitö esl Ire- manifeste au niveau des points höpatises, on dans la parlie inl'erieni'e de la poitrine, ipiand il y a epauehenienl. II v a absence du iminnuee respiealoire dans les parlies, mi on constate [a matitö. I.e murmure respiratoire esl exagörö dans les points non malades, surtoul au-dessus de l'hepatisation ou de l'öpancliement. On entendtres distinetement le bruit do souffle dös qu'il y a liepatisation; on I'entend dansl'inspiration ou möme dans les deux temps de la res­piration; il est trös perceptible au poitrail et surtout intense en andere des coudes; il retentil dans loutes les parties de l'organe, meme dans les parties saines, mais surtoul dans les parlies iiderieures de la poi­trine. Ce bruit, qui n'esl qu'un tort rale bronchique se produisanl dans les grosses bronebes, peut 6tre entendu meine du cötö ou le poumon esl sain; il esl un signe a pen pros certain de l'höpatisation ; il esl produii dans les gros tuyanx bronchiques par suite de la respi­ration supplömentaire ou par suite de la compression exercöe par les parlies malades. II faudra avoir soin d'ausculter le poitrail, ainsi que larögion de l'öpaule, en faisanl porter le inembre alternativement en avanl el en arriöre. Quelquefois on saisil des bruits pleurötiques, tels lt;pic le bruit de pftpe et le bruil de glouglou. Lesbattements cardiaques sonl parfois masquös d'un cötö par le poumon höpatisö et se font entendre seulementdu cötö opposö. On aurail remarque que le poumon droit serait plus souvent envahl que le gauche par le proCCSSUS pöri-pneumonique : mais il ne pent y avoir lii qü'un simple hasard. On observe des frissons, des tremblements musculaires iila rögion olöcrä-nienne, ii la rögion rotulienne, ä lo rögion thoracique, etc, D'ailleurs ce signe se monlre souvenl dans les periodes prÖCÖdentes ; il en est de meine dn grincement des dents.
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A cetto phase avancöe da la naaladie, la dyspnöe est trös marquÖB. Les conjonctivessont d'un rouge sombre; olles präsententparfola des taches pötöchiales. On constate quelquefois le pouls veineux ou le rellux du sang dans les jugulaires. La circulation est embarrassöe ; il so produil iles stases sanguines ; il se forme parfois des oedömes, dos infiltrations, au sternum, au i'auon, an bord införieur de l'encolure, dans 1'auge. Ces ffidemes so montrent principalement, quoique d'une laoon non constante, surles bötesjeunes. Chez certains malades, 1'anus execute mi mouvement dc [)iston eonune snr les chevaux poussifs. L'amaigrissement devient extröme; la peau esl comme collöe aux os; les Qancs sont creux; ladiarrhöe esl persistantc ot felido.
Des complications se produisenl assez souvent.Quelquefois il se do-dare uns vöritable pöricardite, avec epanehement dans le pöricarde. D'autres foison observe dessignes d'höpatite, d'entörite, do dysenteric. L'inllainination des synoviales arLienlaires et tendinenses n'esl pas rare, surtout chez les \eai.ix el lesjeunes betes. On anrait conslate line ei'uplion mal delinie ii la jteau, ainsi que l'apparition de tumours cedö-mateuses dans certaines regions. II peul y avoir enfin coexistence de la peripiieumonie et de la phtisie tuberculeuse sur le meine malade.
E. Formes, — Atarchc. — Durie, — Teiininaisons. — Los sympWmcs, comiuiraquo; les li'sions et la gravite de la pöripneumonie, varientbeaucoup suivant les races, suivant les individus, suivant leur äge et suivant les conditions qui les environnent. Souvent l'affection est aiguö, sthönlque, grave, et (#9632;aracterisi'O eonune on \ienl de le voir, c'est-a-dii'c par des symptömes gönöraux et par des symptöiues de plenresie, de pneumonic, ou de pleuro-pneumonie. Sons cette forme memo, son dehnt esl parfois insidionx : et il lest snrtout, quund le processus debute par le mediaslin ; car alors on n'observe, duranl 1c temps qui precede l'apparition du bruit de souffle,que des symptömes generaux, une angoisse respiratoire trös uecuseo, l'inappötence, l'inrumination, lo tympanisme, les grincements de dents,et le bruit do gouttelelte aux naseaux, Quelquefois olle övolue tres rapidement : la flövre est alors trös aecuseo; los symptömes ploni'o-pnlmonaires sont trös marques et accusenl une extension considerable des lesions pulmonaires et pleurales.
Dans im certain nombre de cas, la pöripneumonie peul revotir uno forme [ilus ou moins bönigne, [dns ou nioius asthönique et snbaigue. Hlle peul ctre plus ou moins latente et ne se caracteriscr möme par aneun Symptome bien apparent. Kile peul localiser son processus en dehors de l'appareil respiratoire. Pour une cause ou pour une autre, eile peul ctre moeoniuie on passer plus on moins inapercue. D'autres fois entin, eile pent passer a 1 etat ohronique. Dans tons ces cas, la ma-ladie est pourtant transmissible; l'animal qui on est alteint est dange-reux; etlatransmission aura les plus grandee chances de se produire, si
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MALADIES C0NTAG1EU8ES ÜACTERlENNEß.
le dangerest meconmi, si Iquot; malade nVst pas reconnu, isuh'', göquos-iir, etc. Ainsi, la plupart, certainsou la totalitödossymplöraes pröcitös pouvenl man(juer parfois ; ninsi, les troubles respiratoires peuventötre neu accusös ou faire döfaut pour hi plupart, quoi qu'on fasse pour Irs provoquer. 11 peut n'y avoir qu'une toux rare, peu constante; 11 peutse produire, par intervalles, des pcussöes avec ölövationdelatempärature el accölöration de la respiration, avec ou sans syraplömes stölhoscopi-qiics appröciables.
La pöripneumonie a unemarche,une Evolution, tantöl rapide ettan-h'il plus on inoins lente ; eile peut, dans certains cas, passer plus ou iiioins loii^lemps inapenue. Sa tnarche esl plus ou moins rapide sui-vanl la race des animaux, suivanl leur temperament, suivanl leur constitution, suivanl leur äge ct suivant les conditions ambiantes. Ainsi, les bötes diirliaiii et les bötes hollandaises semblent jilus sensibles, et sonl, loutes ehoses ögiles d'iiilleui's, plus gravement alteintes. Xinsi, (lie/, les jeimes, la pöripneumonie, caraetörisöe parfois par line predo-minance des l6sions pleurales, 6volue souvent Ires vile, s'accompagne dun abaltement mai'qu6, dune grande dyspnöe, et se termine g6n6ra-lemeul trösvite par la mort, quelquefois mfime d'une manicrc presque foudi'oyante; tandis que, chez les adultes, eile parcourl souvenl d'une maiiierc lenle ses phases succcssives ; quelquefois ra6me eile semble guörie momentanöment, el les animaux restent dangereuxpendant ces intermittences. \insi enfin, rafl'ection esl plus grave el plus rapide sur les animaux soumis ä la stabulation pei'manente, suv les bötes ontas-sees dans des locaux mal a6r6s, sur des sujels gras, ddbilitös (rune faeon quelconque, sur les vaches en 6tatde gestation,sur les individus mal nourris ou Mlimeutes avec des fourrages trop aqueux on des boissons alterees, etc. La pleuro-pneumonie est toutefois Ires rarement foudroyante ; eile ne fail qu'exceptionnellement mourir avanl le qua-triöme ou le sixlötne jour; eile dine ordinairement plus longtemps,en inovenne deux, trois, quatrc semaines, quelquefois de quatre ii dix jours seulement, d'autres fois deux, trois mois et inömedavantage; cela varie suivanl 1'intensity du mal, le degrö de resistance des animaux, et la prödominance ou la non-prödominance des lösionsde la plövre.
La pi'ri pne ii im i nie entrain o souvent la niorl des malades, quand on lui luisse le temps d'accomplir son evolution; outre I'asphyxie, ([iic pro-voquent parfois ses lesions, outre I'epuisement dans lequel tombent les malades, outre la gangrene septique ipii se declare quelquefois, I'orga-nisme est intoxiqu6 par les secrelious des microbes palhogeues. La terminaison fatale est souvenl precedce, en cd'el, de I'asphyxie, qui se produil lanlol lentement et graduelleinent, et tantöt rapidement, La nutrition et I'luSmatose soul devenues imparfaites ; la lievre est trös intense ; la dyspnöe est de plus en |ilus prononceo ; 1c malade tend la löte sur I'encolure, son fades estgrippö, lesnaseauxsontfortementdila-
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PGRIPNEÜNONIE CONTAOIEUSK.
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tus, la bouche i'sl, entr'ouvortoet ta langue sortaute; il y a quelquofois tin souffls labial, t;t une haveöcumeuse s'ötalo sur les lövres. La respira­tion laryngienne doviont bruyante, ronflante, cornante ; los muqueuses soul livides, cyanosöes; la respiration est trös accölöröe, präcipitöe ; le pouls cst accül(''iT,airuisse, imperceptible;le malade grincc des dents, les oreilles, labase des cornes, lesoxtrömitösse refroidissenl; le sujel se laisse tomber et meurl en rftlant. Quelquefois la septicömie se grefTe sur leslösions de la pöripneumonie el entralne rapidemeni la mort des malades; les sötons ei les trochisques provoquent, gt;iir les animaux atteinls de pöi'ipneumonie, des engorgomonls, qui deviennent parfois gangreneux ; et il arrive quelquefois, quoique assez rarement, (iii'une partie de poumon mortiQöe, recevanl desgermesaöriensavec les pous-siferes inhalöes, se putröfle et qu'il s'ensuive uih; infection septique. \lors la lie\re redouble ; l'air expirö devienf fötide ; le jetage est ega-lement fötide, grumeleux, puriformo; il se produit parfois des laches [leleehiales sur les muqueuses ; on entend des bruits de eröpitation dans la poitrine ; on ausculto du gargouillemeni broncliique ei du rale caverneux, el la morl arrive promptement,
La pöripneumonic scmble quelquefois se terminer par la gu6rison; el d'autres fois olle passemanifestement alV'lat subaigu uu chronique, on laissant des traces el des symplömes |)lus oumoins aecusöset plus ou muins graves,
Quand la maladie n'a pas eu une grande intensitö, les symptömes peuvent s'altenuer el disparaitre graduellement les produits exsudös peuveul ötre rösorbös; inais cette rösorption est gönöralement incom-plete. Adrdaiit de troubles fonctionnels manifestes, autres que la toux el une irrögularitö plus ou inoins aecusee de la respiration, certaines lesions persistent, la peripneumonie ne guerissant que trös exception-nellemenl d'une fa^on complete, quand meine les symptömes aient ilisparu. Le plus ordinairemeni laguerison a'esl qu'apparente ; la vi-gueur et rembonpoinl peuveul, revenir et les symptömes, fournis par la poitrine, peuvenl disparaitre plus ou moins vite, suivant les cas, tanlöt en quelques jours, tantöl enquelques semaines : mais il reste trössou-vent des traces du processus morbide, des lesions de pöripneumonie chronique, im epaississement du lissu interlobulaire du poumon, etc, Ainsi, anx abattoirs, de meine (pie lorsqu'on sucrilledes etables infectöes, mi peut renconlrer des lösions de pöripneumonie sur des animaux, qui semblaient complötementguöris, ou qui n'avuient jamais ete considörös comme malades, lie pareils sujets etaienl sculement gueris en appa-rence : ils auraient pu öprouver des rechutes ; el d'ailleurs ils 6taient dangereux : on en a vu qui ont transmis la maladie de huii a quinxe mois apres cette guörison appurente. La pöi'ipneumonie est propagöe souvenl par des animaux porteurs de lesions chroniques ou inconiple-tement guöris. Une böte peut avec cela rester saine en apparence et
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MALADIES CONTAGIEUSES HACTßRIENNES.
(Hre dangßreusQ longtemps ; on a vu des oas oti une böto, importöo de-piiis ciiKf mois, a ('ti') sculcnient rocommo maladn an bout de 08 laps de temps, et a propagä ['affection dans une locality indemne. Los h'sions ineoinpletement guöries penveiU conserver le virus ; et les ma-lades gueris en apparence peuvonl transmeltro ['affection au l)oiil de plus d'un an. Aussi, en police sanitaire, la pöripneumonie doit etre eonsideree cminae ne giierissant pas.
La pleuro-pneumonie passe quelquefois a I'elat chronique, tout en restanl pins ou moina bien caractörisee; el eile poul ainsi durer plus im niiiins longtenips louten ne cessanl pas d'etre eonlagieuse, Les 16-sionsse Lransforment, le tissu inflammatoire s'oi'ganise et quelquefois il se deteuil ; il y asclöroso du tissu interlobulaire, carniflcation dos lobules et quelquefois formation de söquestres suivis d'inflammation disjonclivo et de cavernes. I,a sante est alli'u'ee plus on inoins profon-dement ; les animanx restenl maigres,faibles,ils s'essoufflentaumoin-dre exercice ; la lievre persistc, lopoulsesl I'aiMe et aeerlrre ; les ma-lades utilisentmal lenr nourriture, ils se ballonneni de temps en temps, ils eilt de la diairliee et ils toinlient dans le manisme. Les symplomes fournis par l'exploi'ation de la poltrine soul plus ou moins caractöris-tiques; la respiration est irr6guli6re, difficile, acc6l6r6e. La percussion de la poltrine est douloureuse et eile provoque quelquefois desquintes de toux; eile revele de la mntitö, d'un seal ou des deux cötes. A, ['aus­cultation, on constate l'absence du murmure respiratoiro, dans les par­ties envahiea par la matitöet son exagöration dans les autres parties; on cntend du rale sibilant,du In nil de souffle et quelquefois du nlle ou du souffle caverneux. En pareils cas les malades vegetent, s'affaiblis-sent, toinlient dans repiiisenienl el siicconilient an boul d'uii temps plus ou moins long.
Bnvisagös au poinl de vue de leur valeur diagnostique, les syra-ptAmes, presentes paries animaux atteints de pöripneumonie, n'ontpas tons nue egale Importance : quelques-uns seulement out une signilica-tionroelle pourfaciliter le diagnostic de la maladie. II faut, parexemple, accorderune serieuse attention : a I'elevation brusque do temperature, qui se produitordinairementau döbut; au larissement de la Söcrötion lactoe ; anx troubles digestif's et surtout aux troubles respiratoires, ii la dyspn6e, a la plainte, au bruit de gouttelelles, ii riiy[)erestliesie du thorax, au bruit de ri\po quand il existe, a la matite, au silence, au rälecrepilant, ii 1'attenuation des battements cardiaques, quand elleest conslaUquot;; d'un seal cötö, et surtout an bruit de souffle. D'ailleurs, on pourra, a la rigueur, rendrelessympWmesde la poltrine plus evidents, en essoufflant le malade par un löger exercice, oumicnx en recourant a I'occlusion momentaneo des nase;uix,en vue d'obliger lanimala faire ensuite de plus fortes inspirations, Toutefois, il no faul pas perdre de vue quo la pöripneumonie peul existersans quo I'appareil respiratoire
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soil atteint par ses l(',si()iis; et d'autre part l'observation a appri8(je l'ai tnol-möine constatä de nombreuses fois) quei dansunestableinfectöe depuis un cortain temps,il peu( y avoir parfois do nombreux animaux qui sont alteinta röelloment, sans parattre etsans avoir paru söriouse-menl malados, pavce que les lösions sont Kestöes localisäes et peu etendues,
I1'. Maladie sdvissani it /'rini d'tpiioolie. — La pöripneumonie apparatt dans les pays indemnes a la suite dimo importation d'animaux, qui viennentd'un pays ou eile sövit ou laquo;jui i'ont traverse. Un seal animal snilii pour Infecterun troupean,une 6table,unelocalitö. I^e foyer d'in-rection s'ötend et se perpötue. Le malade infecte quelques voisins; et ceux-ci, devenus malades a leur tour, en infecteni d'autres, Qramp;ce aux rapports de voisinage cl aux relationscommerciales, la maladie passe d'une premiöre stable a d'autres, d'une iocalitd a une autre, puisä de nouvelles, et ainsi de suite. D'ailleurs, olio peul roster longtemps dans un troupeau, dans une etable, dans nne locality, quand eile y a OU] in-troduite; car eile se propage succossivement aux individus, aux 6ta-hles, etc., au lieu de les alteindre tons on meine temps. D'unaulre cot i'la duree de l'öpizootie est prolongöe par l'introduction de nouveaux ani-inaiiN,(|ui deviennenl un aliment nouvoauäla contagion. Aussi I'affec-liiui peut-elle roster en permanence des mois, un an, deux ans, etc., dans la memo etable, dans la memc locality, quand lesmcsures sani-tairessonl ou mal appliquoes, ou inappliquöes, les animaux, que ron croit gueris ou chez lesquels la maladie a [Jiissd inapercuo. pouvani la transmettre pendant longtemps.
ii. Pronostic, — I.a pleuro-pneumonic contagieuse est une affection tros redoutable : eile occasionne des pertes plus ou moins nombreuses suivant les races, suivant les annees, suivant les epi/ooties et lours diverses phases. Elle so termine souventpar lamort; eile entralne une mortalitö, qui peut aller de II), 20, 2S, 30 a 40, 50 el 60 p. 100 des malados, quand on ne les fail pas abattre. Elle a une incubation parfois longue; eile a une marche souvent insidieuse; eile revet des formes variöes, et eile est d'un diagnostic difficile dans bien des cas. Elle est transmissible et ^pi/.ootique ; eile röapparall parfois, malgre tons les soins pris pour s'en döbarrasser, grace a certains animaux. qu'on croyait gueris, ou qui n'avaient pas semblö malades; idle necos-site l'application de mesures sanilaires graves. Kile est ordinairemenl incurable: et les animaux gueris ou apparence penvent la transmettre a d'autres, a leurs descendants. Elle est, pour l'agriculture et pour le Irösor public, une cause de pertes considerables, quand olle so repand, quand idle sövit dans de nombreuses regions,
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MALADIES GONTAQIEÜSES BACTERIENNES,
Lesions.
La pöripneumonio s'accompagne de lösious [ilus ou moins nom-breuses, variables dans leur 6tenduo, par leur dissemination, parlours caraclöres et leur degro, suivanl les cas, et suivant la phase ii laquelle la maladie ötait arrivöe, cruand Irs sujcls ont succombö ou laquo;nil ölö abattus. Lorsque lamaladic est arrivöo a une phase avanc6e,on trouve des lesions dans divers organos, dans divers apparoils; mais celles des organes respiratoires, du poumon et des plövres, soul les plus cons-tanteSj les plus intöressantes, les plus caraetöristiques, et, partant, les plus importantos,
Les lösions do la peripneumonie, quols quo soienl lours siögos, onl hiiites un caraclere commun ; co sont des lösions d'inflanunation exsu-ilativc. La tendance du procossus morbide propre a cetto affection est d'aboul ir a la formation de fausses membranesö la surface des plövres, a un epanchement dans la cavitö pleurale, a une inflltration ties tissus sous-pleural et interlobulaire da poumon, a l'inßtraltion du lissn con-jonctif sous-cutanö el dutissu interstitiol d'autres organes, a un 6pan-chement dans certaines synoviales, a une congestion el ii I'h^patisation des lobules pulmonaires, etc.
1deg; Läsions deVapvareil respivatoirn.- Rilessemontrenl sur la plövre, dans Ie poumon, sur les bronchos el dans les ganglions bronchiques et mediastinaux, Blies d6butentpar l'hyperhömio qui es I suivied'un mou-veruenl exsudatif trös accuse; ellus consistenl en fausses membranes, epanchement, inflltration du lissu interlobulaire du poumon, liöpatisa-lion, ötal calarrhal des bronches, inflltration des ganglions.
La structure du poumon des grands ruminants exenjani une grande InfluencG sur l'aspecl quei'evötent les lösions decetorgane, il convient de la rappeler sommairement. Le tissu interlobulaire y esl trös abon-dant, entouranl complötemenl chaque lobule el I'isolanl des autres. Chaque lobule, avec sa bronche e( sou artöre spöciale, se trouve plongö dans un revelemeut luiuelleux, qui semlilo se detacher de la plevre. Los vaisseaux lymphatiquea du poumon fonl partie intime de son lissu conjonctif; les espaces interfasciculaires de ce lissu sont de veritablos capillaires lymphatiques ; et les reseaux variqueux, qu'on aperpoil dans le I issn sous-pleural, soul des vaisseaux lymphatiques sans autre paroi (pie l'endothölium, qui limite les faisceaux conjonctifs. En insufftanl le tissu interlobulaire, on le voll se dessiner sous forme de trajeta bour-soultes, incomplötement söparös les uns des autres par de minces mem­branes, qui les laissenl, communiquer. En m6me temps, le r6seau lymphatique sous-pleural s'insufQe ; ce qui dömontre qu'il commu­nique avec les espaces cloisonnös du lissu interlobulaire. Les espaces ou sacs communicants soul Lapissös d'un endolhölium lymphatique
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I'Kltll'NKUMONlK CO.NT.Uill'USl-:.
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leslonuü, cliicoupi'' on jeu de pationco ou en reuillos de chdne, tlonl los cellulos sont engrenöes par lours contours sinueux. La pöriphörie do cbaquo lobule so trouve done reoouverte d'une surface lymphatique, roliöo, ä collo du lobule voisin, par (los expansionsmembraniformes; et cotte surface so continue de lobule a lobule; en sorte que les lobules pulmonaires so trouvent plongös dans un vasto systöme de sacs lym-phatiques incoinpl6tement cloisonnös, Ce systöme lymphatiquo pörilo-bulaire ost une döpendance, ou pour tnioux dire, 1'origine ot la source dos lycnphatiques du poumon ; il se continue sous la plövre avec los vaisseaux lynnphatiques; et, au niveau du pädicule de chaquo lobule, il so continue ögalement avec h^s lymphatiques, lt;[m suivent le paquel bronohio-vasculaire.
Los microbes palhogönesde lapöinpneumonie, introduitsdans l'öco-noiuio, semblenl avoir une predilection marquee pourletissu conjonc-tif, Arrivos dans le llssu sous-plouml et interlobulaire, aprös y avoir iUS amends par les vaisseaux sanguins, ou aprös avoir1 traverse le tissu des alveoles, lls semblent avoir renconlrö lii leur vöritable terrain de culture. En arrivanl ä la plövre et dans le l.issn sous-pleural, l(!s germes endöterminent l'injection, imis l'exsudation du plasma sanguin, la formation de pseudo-membranes Qbrineuses et l'öpanchementd'un liquide söreux a la surface do la plövre, ainsi que dans les espaces lymphatiques. Ensuite, les germes continuantä pulluler dans ce milieu, ä y accumuler loins produits do seerötion et döveloppant nur inflam­mation de plus on pins marquee, le procossus s'otond, los microljos envahissent progressivement le tissu sous-pleural et le tissu interlobu­laire, ainsi quo les voies lymphatiques du poumon. L'exsudation appa-rait do proche en proche dans les travöes interlobulalres ; los sacs lymphatiques so remplissent de germes et de maliöre exsudöe ; le tissn interlobulaire s'öpaissit et so densifie ensuite, quand la matiöre exsudöe se coneröte.
La pöripneumonie döbutedonc par de la pleurösie, par l'öpaississe-mout inflammatoire dos travöes interlobulaires, en un motpar l'altöra-tion du systöme lymphatique sous-pleural ei perilobulaire. Ensuite l'infection so propage aux poumons, aux lobules pulmonaires, aux lymphatiques, qui aecompagnent leurs arterioles et leurs bronchioles, aux alveoles, aux branches et aux vaisseaux. Les tobulcs, comprimös par lo tissu pörilobulaire öpaissi, respirenl moins bien; leur lissu so congestionne, s'enflamme, s'höpatise; los alvöoles se remplissent d'un exsudat (Ibrineux el leur tissu conjoiK'tif proliforo. V.u derniörc analyse, lapöripneumonie consiste done dans une pleurite et une double pneumonic, pneumonie interstitielle d'abord et ensuite pneumonie intra-alvöolaire; le processus pöripneumonique a lieu du lissu inter-lobulaire vors los alvöoles, ainsi quo le prouve l'altöration du tissu pe-rilobulairodans dos points oil lo tissu dos lobules ost encore sain.
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MALADIES CONTAG1KU8E8 UACTfiRlENNES.
A.nbsp; Lesions despldvres. — En ouvrani la cavitö thoracique, on trouve
(irdinairenicnt les losious (rune pleurite niiilati'i'ali! uti bilaltiralo ; los plevres soul plus ou nioins altöröes ; il y a des fausses membranes et un öpanohement; quelquefois, quand I'inflammation porte principale-meiitsur le poumon, il y a d'abord simple opaississument avec inliltra-liou tie la sereuso viscörale; puis, ii une phase plus avancöe, on constate une inflammation avec exsudat ßbrineux; souventlasöreuse cstalterec d'emblöe, ipie los lesions dehulenl par ollo.ou qu'elles evo-luent sur (die en meme temps que dans le poumon.
Los plövres offrent, a des degrös variables, los lösions d'une inOam-mation lilmneuse et exsudativo plus ou moins etonduc. lilies sont döpolies, rugeuses, parsemöes (\^ laches rougeätres, vascularisöos, Öpaissies, inflltröes. Le tissu sous-plourai est injecte, intiltre de sero-gt;.il(3, et lortomont opaissi au nivean dos points malades, d'oü resulte un aspect jaunäli'o de la plevre en ces endroits. Lorsque lamaladie passe a Total chronique, les plevres changent d'aspect, deviennent gristees. Le feuillot pariötal et le feuillet viscöral sout plus ou moins tapisses de concretions librinouses, soiies de fausses membranes ou exsudats jau-nätres. Ces fausses membranes sont plus ou moins abondantes ; olios adliorenlca et la, ou se trouvent accumulöes dans dos parties doolives, olios sont rnolles, comme spongieuses, et inflltröes de sorosito. Elles se modiflent d'ailleurs avec lo temps et changent do caractere, quand la maladie devient chronique. Elles soul en partie rosorhoos, elles so vascularisent et se densiflent; olios font place peu a pen ä dos vegeta­tions blanchätres ou grisfltres, quireliont parfoisle feuillet pariötal et 1(! feuillet viscöral, quand la maladie est doja ancienne. Le liquide epaiidie est plus ou moins abondant; sa quantile pout varier do quelques centilitres a l(raquo;, 13 et -M litres suivant les cas, suivant IVstendue et l'anciennetö de Tinflammation. L'öpanchement n'est pas absolument constant; il peut faire döfaul parfois, mais il existo dans la pluparl dos cas. II est seroux, jannälrc, roussalri' et parfois sangui-nolent au döbut; il tienten suspension des Qocons d'exsudal übrineux jaunälros. Avoc les progrös de la maladie, il devient plus clair, ciirin mi incolore, lirnpide; trös rarement on le voittrouble ou lactescent. II contient, comme le liquide, qui inflllre les fausses membranes, et comme celui du lissu interlobulaire, dos 61(5ments Qgurös, dos cellules diverses et des microbes. Quelquefoisle mödiastin, que I'inflammation aitdöbute par lui, ou qu'olle s'y soil propag6e,est tres altörö, considö-rablement opaissi par suite de l'inflltration de s(mi tissu conjonetif, qui pent so montrer dissocie par une exsudation flbrineuse, oollectöe on poches plus ou moins volumineuses.
B.nbsp;Lesions (In ponnmn. —• Los h'sions de la pi''ri|)n(nimome so monlrent sur un seid ou sur les deux poumons. Ellcs döbutent souvent par la partie införieure de l'organe et envahissent ensuite suocessivement les
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PERIPNEUMONIB CONTAGIEÜSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 49ü
parlies moyennes et los piirlies supörieures. Trös souvont on en ttouvo sur les deux poumons, el olios peuvontso mouti'or dissäminöes dans divers jjoinls. I,es poumons envahis par les iögions de la pleuro-pneu-
iiioiüe se inoiitrenl jilus volmniiienx, non allaises on incoinplelement affaisös, plus compactes, plus denses, plus lourds et plus faciles a dila-cörer. Leur poids pout alteindre 10, 18, -20 kilogrammes ; I'organe, uieme pris eu masse, pout arriver a ue plus surnager. On aper^oit, a travers la plevre viscörale, les lobules pulmoiiaires, et on distingue dejii coux qui sont malades ii leur coloration anormale, a leur teinte rougoätre, rouge brunfttro, noirätre, jaunamp;tre, grisdtre. On distingue aussi les travees roussätres, jaunälrcs ou grlsMres qui les entourent ; a la coupe, on juge encore rnieux des alteralions produites et do leurs caraeteres. I.cs lösions du potunon consistent principalement en une inflllration söro-flbrineuse du tissu pörilobulaire, suivie d'une exsu-dation intra-alveolaire.
a. Lösions du tissu interlobulaire, — Uno coupe, pratiqu^e a travers l(;s regions malades, laisse voir une surface niarhree, formiie de /ones
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diversement colorocs, les unes rougeätres, ou hrunaties, ou noiräties, oujaune grisälres, les untres roses. Cos diverses zones correspondent a la section de lobules plus ou moins malades; el les soul, separees les
II
unes des autres, ou pour mieux dire, eucadrees les unes et les autres dans les cloisons I'ormees par le Systeme lymphatique pörilobulaire,
.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; inliltrö, epaissi.grisälre ou jaunätre.
Les cloisons interlobulaires sout jdns ou moins inliltrees et plus ou iiiuinsepaissics. L'exsudat, qui s'accunuile dans les sues lymphatiques el les distend, est d'abordsereux, roussAtre ou citrin, lluide elimdauge do coagulations flbrineuses comme l'6panchement pleural; il s'öcoule en abondance sur la coupe; plustard, il devient plus flbrinoux, sero-librineux, plus consistant, gelalino-lihrineux. L'epaississeineul du tissu interlobulairealteint parfois un centimetre dans certains points; il est moins aecusö dans d'aulres; il seiend progrossivement et de proche en proche. Cette alteration interstitiellc csl predominante; eile se montre dans les regions doul les lobules soul deja alleres et uieme au dela, car olio pn'eedr cello des lobules. De meme quo la plevre viscerale est recuuverle de couches de lihrine el on presente dans ses vaisseaux lymphatiques, de meme les ospacos lymphatiques du tissu interlobulaire en contiennent avec des cellules lymphatiques nombreuses, des granulations of des microorganismes. Le tissu interlo-
gt;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;I iii la ire appa rail done sur la coupe d'uii poiinion malade (flg. 38 et litt),
sous forme de travees epaisses, grisälres on jaunamp;tres, qui constituent im ri'sean, ilont les larges mailies encadrenl les lobules plus ou inoins alti'ii's. Quand la maladiea passe ä Fetal subaigu mi ebronique, le tissu interlobulaire s'est modi lie, s'ost densilie, est devenu moins öpais, moins riche en serosite; ilesl devenudur, lardace, scl6ros^, blaucbälre.
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MALADIES C0NTAGIEUSE8 BACTfiRIENNES,
I). Läsions des lobules pulmonaires, — Le processus Inflammatoire, aprös avoir döbutö pav le tissu Interlobulaive, so propage au lissu des lobules qui se congestionnent; il se produit bientöt de l'hyperhömie dans les capillaires des alvöoles e) la congestion des lobules, donl lo
Wg. M.S. — Coupe d'nn Cragraont de [)(.....ion ijüripneumünique.
tissu pörilobulalre est döjö devenu makule; un mouvemenl d'exsuda-tion Ins marquö onlratne le plasma sanguin hors des vaisseaux el I'accumulation del'exsudat dans los alveoles, donl le tissu conjonctil devient en m6me temps le siöge d'une inflammation proliförative.
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PERIPNEU MONIE CONTAG1E U SE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 497
Ainsi, se produit l'häpatisation, aveo sa teintc rougeamp;tro ou brunamp;tre, ([ui öprouve ensulte diverses transformations, qui pent disparaftre par rösolution, ou s'acoompagner de lagangröne d'une ou plusieurs parties du poumon, on passer ii l'ötatchronique et donner lieu a la formation d'un tissu lardacö, sclörosö.
Les lösions des lolmles soul done secondaires; elles dörivent de ['extension de ('inflammation du tissu interlobulaire au tissu dos alveoles. En outre le lissu interlobulaire epaissi com prime les lobules. Certaines portions de poumon peuvent, sous hi double inQuonce laquo;le riiejialisaliou el de la compression, devenir coraplötement imper­meables a l'air et au sang, se gangrener, se transformer en bouillie noiramp;tre ou mieux en söquestre. En effet, assez souvent, quand la gan­grene se produit, la parlie mortiflÖG forme une masse plus ou moins compacte, brunamp;tre ou grisamp;tre, qui, se trouvant entouröe de tissu vivant, lend a s'en söparer, en provoquantä sapöriphörie une inflam­mation disjonctive. Cette inflammation nouvolle, qui s'elablil a la pori-plierie de la partie morliliee, a pour resullal d'amener la formation d'une poche ou caverne purulente, dans laquelle scs trouve logo le göquestre, qui s'y ramollilensuiteprogressivementdo la pöriphörie au centre.
JjCs b'sions des lobules varienl done suivant le stade de la maladie. Kites soul, plus on moins dissemineos, plus ou moins laquo;Hendues, plus ou moins nombreuses ; elles peuvent envahir la presque totality do I'or-gane ou elre limitecs a un nombre plus on moins considerable de lu-hnles. lilUfs soul d'aspects divers, a cause de 1'extension successive et noil dembb'e du processus exsudalif, et a cause du (legre de permeal)i-Ute ä l'air, quo les lobules out conserve. Klles varient ile])iiis la simple congestion, depuis l'häpatisation rouge jilus ou moins foncee, jusqu'ä la carniflcation, jusqu'ö 1'induration rouge, grisamp;lre ou blancbätre.
1,'liepatisulion varie en degres, dans les divers lobules attaints, qui apparaissent diversement colores, d'oU resulte un aspect marbre de teintes difförentes sur une coupe de poumon. Hn effet, une coupe pra-ti(iuee a travers les parties malades presente un as[)ecl multicolore tres caraetöristique, marbre de difförentes nuances. Sa surface se montre formet! de /.ones polygonales, correspondant chacune ä la section d'un lobule, les unes roses, les autres couleur acajou ou rougeätres, d'au-tres brunäti-es, d'autresjaune grisamp;tre, etc., söparöes entre elles par les bandes du tissu pörilobulaire inliltrees, öpaissies, jaunatres ou gri-satres. L'enseiublo do la coupe offre ainsi un aspect bien caracteris-tique, qui reste grave dans la memoiretpiand on I'a vu ; c.'esl un aspect marbre, qui rappelle plus ou moins celui d'une mosafque, celui dun damier ou celui du fromage d'llnlie, (jue fabriquent les charcutiers (flg. :i8 et 39).
Les nuances variees, qu'offront les lobules [millionaires, s'expliquenl
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\l.\l..\ltIKS CONTAÖIEU8E8 BACTfiRIENNES.
par leur [tins ou moins complete impermöabilitö ä I'air, par lour degrä d'altöration, par l'rtge variable de leurs lesions respectives. La lointe rosi'e du lissu lobulaire, jointoii un löger äpaississeiaent du tissu pörilobulaire, indique un processus röcentou d6butaiit,aY60uncertain degrö de permöabilitö. Los teinte8rouge6,tre,bi'unfttre,noirfttre, jaune grisamp;tre, accompagnöes toujours (l'un öpaissiseiuent considörable du lissu pörilobulaire, dönotent dos lösions plus anciennos ou un dogrä plusaecusä d'altöration. D'aillours, il n'ost pas toujours aisö d'assigner, iiiriiu^ approximativemont, d'aprös lour aspect, l'äge i'öol des lösions pulmonairos, n cause de la rapiditö plus ou moinsgrande aveclaquelle le processus pout övoluer suivant les cas. Parfois, en tres peu ilc jours il poul so produiro des lösions trös accusöes et trfes ötendues, taudis auo, duus d'autros cas, il en ost tout autrement. Los parties malades, i|ui ofTrenl une teinto rougefttro ou brunamp;tro, siinl gorgöos do sang; ä la coupe et parlu pression, olles laissonl öchapper un liquide noiramp;tre ou brunftiro, moussoux. On poul rencontrer lies lobules encore normaux, ([ui sont döjö ontourös d'un lissu pörilobulaireöpaissietinflltrö, ut(pii so trouvent parfois intorcalös parmi ceux qui sonl plus älteres.
Los lobules malndes offrent, sur la coupe, un aspeel granuleux ou gi-enu, qui ost dö a ce quo les alveoles sontplns ou moins remplis de librino exsudöe; certains se laissont öcrasor tres facilemont et rednire en unebouillie qui ost plus ou moins gronue. Lo microscope tnontreles alveoles remplis d'un exsudat Qbrineux flbrilllaire, englobant des glo­bules rouges et des leucocytes on plus ou moins grand nombre. Les cellules endolheliales des iiil'undilinla sonl turgideS, parfois diHaeliiH's ol engloböes aussi dans la masse de l'oxsudat. Les alveoles soul apla-lis par la compression qu'ils out subie, et leur lissn conjonetif ost en voie de proliferation.
l/etal lai'da(;e ousclerose, l'induration lilanehatrcou grisälre du tissu perilobulaire el dos lobules annonce une maladie döjö ancionno et chronique. Du Ire la coloration grisamp;treou blanchfttredestissus, ou cons-tale alors lour consistance induröe; leur incision est plus difficile; la coupe a uno surface lisso et eile do nne peuou pas de liquide a la pression. Dans certains poumons pöripneumoniques, on rencontre dos parties niorlilieos plus ou inoius volmniueuses, dos söqueslres qui se prösen-leut avec une teinto grisätre, lerne, somblable a cello dos feuilles mor-tes. Cos söqueslres d'abord solides, compacts et offrant la texture du poiuuou hepalise, h peino imbibösä leur peri pli(;rio d'un liquide grisä­tre purulent, soul ontourös de tissu malade transformö parfois en lissn lardace. Mais, quand il y a longtemps qu'ils sonl formes, ils liuissonl par etre rainollis plus ou moins par le pus do la poche ou caverne, donl ils out provoque la formation, et qui tanldt reste close ot tantdt com-munique avec quelquo broncho. Dans 1c premier cas la tnatifere morti-(ioo, ramollio ou non, roste inodore; dans le second cas die pout se
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PERIPNEÜMONIE C0NT\01EU8E,
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putröfleri exhaler alors une odeur fötide, et devenir parfois lo point de döpart d'uno vöritable septicömie. Quelquefois les lobules mortiflös so
Vig. :)'.). — Coupe d'un pounion pÄrlpneumonlque,
transforment en unematiöre casöo-calcairejaunamp;tre, Souventontrouve 'laus lea poumons d'animaux plusou moins rötablis en apparence, des
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MALADIES GONTAG1EU8BS BACTfiRlENNES.
Irsions chroniqucs, dos göquoslres plus ou inoins voluiuiiu'ux, COIU-pronant des lobules et du lissu interlobulaire sphacölös, le tout gn-sfttre, cendrö, feuille morte, et entourö de tissu lardacö) avec ou saus zone de ramoUissement et de suppuration, avec ou sans torraation de caverne. Chez les convalescents, et sur les sujets guöris on apparence, on peut rencontrer : des söquestres; des parties Induröes, sclörosöes; im öpaississement du tissu interlobulaire ou sous-pleural, etc.
II y a quelquefois coexistence de lesions de pöripneumonie et do 16-sions do tuberoulosedans le möme poumon,le mömesujetdöjö atteint de l'une do cos affections pouvant ensuite contractor l'autre, quand ü ost expose a le contagion. On rencontre parfois dans los poumons peri-pneumoniques des lesions d'omphysömo, dos losions parasitaires, dos ooliinocoquos, et des lösions de sopticotnio ou d'aspliyxio, quand oes complications so sonl produltes. On a eu enfin observödes lösions pul-monaires de pöripneumonie sur dos foetus de vaches, abattues comme atteintesde cotte affection.
c. Llt;liio)is des vaisseaux et des bronehes, — Le tissu conjonetif pori-bronchique estinfiltrö. Les bronehes sont plus ou moins altöröes, en-(lamiuoes; elles contiennent souvent un exsudat flbrineux jaunamp;tro, grisälro, ou simplement lt;lu mucus. II y on aqui sonl plus ou moins döformöeSjComprimöes, a calibre diminuo; leur muqueuse estöpaissie, gonüöe, enllammoc. Les lines bronehes, qui contiennent parfois un exsudat lihrineux, peuvent ölro obslrueesde la sortc; et quolquefois elles sont transformöes en vöritables cordons Qbreux, lorsque lamaladie est ä l'ötat chronique. Los branches de moyen calibre peuvent präsenter des dilatations irregulieros, et so montrer plus ou moins ohstruöes en certains points par l'accumulation domaliorc catarrhaleou demaliore exsudoo. Dans quelques cas, la congestion et l'olal catarrbal peuvent s'otendro a la muqueuse des grosses bronehes, a celle de la trachöe et du larynx.
Los vaisseaux sanguins sonl comprimes, enflaihmös dans les parties malades; ils contiennent parfois dos caillots ßbrineux abhörents. Lours tuniques soutopaissies. II yen aqui sonloblitoros paries caillots, qu'ils renferment;et dans Totalchronitpio on en rencontre qui ont etetrans-tormösenvöritables cordons flbreux. Les vaisseaux lymphatiques divers sont plus oumoins älteres; los espaces ou vaisseaux lymphatiques pöri-arloriolsctporibronchiques dos lobules malades sonl dilates, distondus et romplis d'oloments divers, tols que globules du sang et leucocytes, de fibrine, de granulations et de micro-organismes.
C. Lösions des ganglions de in potlt;me.—Les ganglions bronchiques, ceuxdumödiastin et ceux de l'ontroe de lapoitririo, sontgonöraleiiuuil le siege d'alteratious tres manifestes; et d'ailleurs los ganglions des aulres eavites, coux de l'abdomcn et dubassin, ninsi que ceux du tronc, peuvent, dans certains cas, montrer les meines alterations, ils sonl tur-
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l'Kltll'N'KUMOMK CONTAGIEU8E.
bOI
gides, congestionnös, hypertroph)6s et inflltröa il'une abondante quanlaquo; titö de sörositö; le tissu conjonctif, (|iii les entoure, est pareilleraent
iaiillrc.
1quot; Läsions de l'appareil circulaloire. — Le pöricarde peut öprouver Irs mömos altörations que la plövre, II |)cul se montrer rougeamp;tre, epaissi, congostionnd, rugueux, enQammö. II peal contenir un öpan-cbemenl plus on moins ahomlanl do licpiide poussätreou citrin; etses deux feuilletspeuvent 6lre tapiss^sde faussos tnembranea plus ou nioins iihoadaatcs, lihi'iruMiscs, jaunamp;tres, compai'ablesft celles de la plövre. II peut y avoir cu un mot une pöricardite exsudative, serablable a la pleurite; et cette pöricardite peut so produire on msect;me temps que le pleuriteotlapneumonie, ouötre plusaccusöe qu'elles, ou m6mo exis-ter seule, ainsi qu'on I'a on observö.
:{quot; Läsions de l'appareil digestif et des organes de la caoitä abdomi' aale. — II ya quelquefois infiltration du lissu pöripharyngien et des ganglions (l(! la rögion de la gorge. On constate parfois une vöritable pöritonite, avec öpancheraent et fausses membranes, de tous points semblable ö la pleurite. 11 peul y avoir gastro-entörite, inflammation gastro-intestinale avec hypertrophie des follicules de l'intestin et avec lesions d'apparence ulcöreuse comme dans la peste bovine, lies gan­glions mesentei'iqnes, sous-lombaires, iliaques et inguinaux son! alors tumöflös, congestionnös et inflltrös. Le tissu tnterstitiel dufoie, lo lissu pöripancröatique et le tissa pörirönal sont, en ce cas, pareillement inliltres, ainsi rjuo le tissa du bassin ; los reins et la rate peuvent etre plus ou nioins congestionnös.
V Läsions de l'appareil locomoteur. II n'esl pas absolument rare de trouver dos lesions d'inflammation exsudative dans le lissu sous-cutan6,dansle tissu inter et intia-musculaife, et surles syaoviales arli-culaires ou tendineuses. On rencontre en efifet parfois une infiltration Jannätro ol gölatiniforme plusou moins ötendue dans le lissu conjonctif sous-cutanö. Cette infiltration, qui estla consequence d'une pullulation du virus dans los points oü eile se produit, se montre de pröförence dans certaines regions, au l'anon, au bord införieur du cou, sous le sternum, a la gorge, dans les regions supörieures des membres postö-rieurs, etc. Elle envahit non seulement le tissu conjonctif sous-cutanö, mais aussi le lissu conjonctifintermnsculairo ol memo les muscles, qni peuvent s'en montrer penetres, etdonl les fibres se trouventparfoisdis-seqaeos ou dissocioes par I'mfiltration (fig. 40). fn liquide abondant, sereux, citrin, sooliappe, quand on incise les parlies infiltrees; et dos fragments du muscleinflltrö ressemblentö de vöritablesöponges, quand lour serositi' s'est eoouleo ; j'ai, dans ma collection, des piecesrecnoil-lies sur une böte pöripneumonique, qui montrentbien cette altöration.
Quand ils ne sont pas envahis par I'infiltration, les muscles semblent pen altöröa an moins au döbul de la maladie; el quand l'animal est sa-
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büänbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES G0NTAGIEU8E8 BAGTßaiENNES,
criflö par effusion de sung, il est bien ran' de trouver lii chair do mau-vais aspect. Mais il en est autrement, lorsque la raaladie est arrivöe ö son apogöe ; las muscles sont alors atrophiös, moliasses, brunamp;tres el imprögnös ou penölrös d'une exsudation gölatineuse.
L'inflammation exsudative des syno^iales articulaires et tendineuses accompagne parfois les autres localisations du processuspöripneumo-nique, surtoutchez lesaniraauxjeunesoi principaleraent chezlesveaux
Fig. in. — Coupos de muscles Inflltrös,
;i lamamelle. On peul done i'encontrer les lösionsde l'arthrite el de la synovite, la congestion, rinOammation, l'öpaississement el l'aspecl ruaueux des synoviales, un epanchemenl floconneux dans leur cavite, ,,( une infiltration söro-gölatiniforme du lissu p6ri-articulaire avec extension vers les interstices musculaires et dans les muscles. 1,'etude des lösionsde l'apparei] locomoteur seracomplötöe plus loin, apropos des caraetöres de la pßripneumonie transmise par inoculation oxpöri-
mentale.
Les enveloppes cöröbrales et mödullaires soni parfois liypörömiöes; l'arachnotde el la pie-möre peuvent 6tre le siege (rune exsudation ; le cerveauel la moelle peuvenl offrir un certain degrade congestion.
111. Etiologie. Contagion.
De bons esprits ontcrulongtemps quelapöripneumonie contagieuse pouvait apparattre, poui sepropagerensuitepar la conlagion, sansdöri-
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:
PER1PNEÜM0NIE CONTAQIEÜ8E.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 501!
ver directement de cette cause, sous l'influence de certains agents tels quele inilieti extörieur, lesaliments, etc. On a accuse successivementun Iräsgrand nombre de causes, on a invoque : ['altitude, la latitude, I'etat hygromötrique de 1'air, la constitution göologique du sol, l'irapermöa-liilit('i des terrains, les climals, les saisous, les variations almosplie-riques, les refroidissements, lo passage, des 6tal)l(!s au debars : les habitations mal tcnues, roncombrcmcnt, la stabulation permanente; certains regimes, ['alimentation avec les betteraves, avec les pommes de terre, surtout I'alimentation avec les rösidus des föculeries, des dis­tilleries et amidonneries; les boissons fratcbes ou altöröes, les fa­tigues, etc, etc. On a cm que res causes ou certaines de ces causes etaienl capablesde faire nattre la virulence pöripneumonique, en inves-tissant de la propriötö palhogöne des agents jusque-lö indifförents, agents inicrobiens que les animaux introdniraient dans leur econoniie avec les poussiöres inhalöes, avec les boissons et les aliments, La croyance a la spontanöitö a iHe entretenue par certains tails, dont (in n'a pas pu trouver la tiliation. Ainsi,ona vu la maladie appa-raitre sur des animaux, sans qu'ila eussenl 6t6 dune maniere evi-dente en rapport avec des malades. Ainsi, on a vu la peripneumonie se montrer a diverses reprises dans une localitr-. donl on croyail l'avoir extirpöe. La permanence de l'affection dans certaines (Stables, dans certaines localites, a plus d'une Eois fail croire h son develop-pement spontanö, alors que l'öpizootic n'avail pascessö en r6alit6,tout en elaul moins grave. Des cas benins mil passi'1 plus d'une fois inapercus, el sonl deveuusdans la suite le poinl de depart dune mm-velle contagion, avec accroissement d'intensitö de la maladie, quand les conditions ambiantes sonl devenurs jilns lavorables.
Les causes sus-6nonc6es, invoquees pour expliquer la spontaneiti't, ne sonl en röalitöquc des causes adjuvantes,incapables de produire la peripneuniouie, mais propres a y prödisposer l'organisme, a faciliter In contagion, ä pröeipiter revolution do la maladie, ;i la rendre plus grave, en amoindrissant la resistance des animaux. La pöripneumonie ne reconnall qu'une seule cause, toujours lameme, la contagion ; ellc ne semontre tiullepart et sous aucune influence, laut (pie la contagion n'intervient pas. Celle-ci passe parfois iuapercue, soil qu'elle derive de cas ignores, soil qu'elle ait on pour cause des cas, donl I'existence a dc cacbi'c ou meconmie: mais, de ce qu'on est dans l'impuissance de döterminer parfois la Qliation de certains cas, on ne saurait plus jamais croire a la sponlaneite entendue comme on I'a comprise. An cas on Ton I'admettrait encore, il laudrait rentendre dans le sens d'une infection par des germes saprophytes devenant palbogenes, inhales avec les puussieres, ou ingeres avec les aliments el les boissons ; mais il n'est i)as dömontrö (pie le microbe de la peripneumonie ail une vie sapropbylique ; el ['extension des epi/.ooties de cette affection älteste
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r,04nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTA6IEÜSE8 BACTfiRIENNES,
que sq propagation so fait excluBivsnxent par los malades ot lours pro-dnils. D'ailleurs, les noiQbreusesöpi/.uotics, diinsli'sciuolit's la (iliation a iHu suivie, sufflsent ä dömontrer la coatagion et sun röle exclusif. .Vinsi, aprös 1789, I7!)ü, 1791, 1792, la raaladie, jusque-ia cantonnöe dans certaines contröes, dans les montagnes du Piömont, de la Suissc, des Vosgos, du Jura, de lo Franche-Comtö, du Dauphin^, de l'Au-vergne, des Pyrönöes, so dissömina;et les äpizootiesprirentune exten­sion considörable, grace aux döplacemenls d'animaux nöcessitös par lecommerco et I'approvisionnenientdesarmöes. On vitalora l'affection se propager en Prance, en Italic, en Mlemagne, onSuisse, en Autriche. Ain^i, eile lul inlroduite en Flandro en IH2^ avec des boeufs comtois destines ii l'engraissement; de l;i ellepassa iüi Belgique et en Hollande. Des bosufs comtois l'introduisireni encore dans l'Ardöche en iss^ü. Elle fut pareillement introduito par le commerce en Hollande (1833), en Belgique (1837), en Anveriine el en Monnandie (IH-'iO), de llollande en Angleterre (1842), d'Angleterre en Suöde et en Danemark (IH'iquot; , de Hollande ei d'Angleterre au Cap (1854), en Amörique (I8b9), on Australie (IH.'iS). Elleaötö 6galement importöeenAutriche, en Pologne, en Russie, en Hongrie, enAlg6rie, par le commerce, par l'introduction d'animaux contaminös ou malades. Dans ia plupart de ces pays, eile dail plus ou inoins inconnue, avanld'y ötre inanifestemenl importöe; et uue fois introduite, olle \ asövi, so repandani de proche oti proche, öl s'y perpelunnl plus ou moins, suivanl que les mesurcs prises pour la combattre onl 6t6 plus ou moins rigoureuses. Enfm, (es epizootics, qui ontötöö maintes reprises obscrvöes Qä el Ia, et dans lesquelles on a pu suivre exaetement ia filiation des premiers cas, sont innombrables. Quo de fois n'a-l-on pas constate en effet que la maladie avail olo introduito el propagöo, dans des regions, oü eile n'existail pas, avec des animaux achetßsdans des localilös laquo;u'i eile sevissait I
En resumr, d'innombrablos Tails d'observation dömontrenl de Ia fagon la pliigt; parfaite lii contagion de Ia. pöripneumonie. I.es transac­tions commerciales sont Ia vöri table cause de la dissemination du mal; l'affection est surtoul fr6quente dans los regions, oüon Importe souvent des animaux bovins. La poripnouirionie, une foisimportöe, se propage sur place, cr6an1 ainsi un nouveau foyer plus ou moins important d'oü ellepourra ensuite rayonner plus loin; on a vu, et on peut voirö tonte öpoque, Ia maladie so transmeltre des malades aux sains; on a vu et on peut voir encore le's animaux sains, inlroduits dans une 6tableinfect6e, ycontractor l'affeclion.Si, dansquelquescas, onn'arrive pas a olahlir l'intervention de la contagion, cola lient uniquement, soil a l'insouciance, a l'ignorance ou au mauvais vouloirdes propri6taires, seit aux cas de maladie passös inaper^us, a cause de leur b6nignit6 ou de leur guörison apparente. C'est qu'en ofTot la contagiosit^ de la pöri-pneumonie etanl variable, suivanl l'ötendue de ses b'sions et la rapiditä
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PERIPNEUM0N1E C0NTAG1EÜ8E.
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de; sonövolution, Ies ens lu'iiins peuvent restor plusouuioins longtemps sans se transmeltre, otdevonir le point de döpartd'une conlagion au momenl oü on aes'y attend pas.
Des fails luunliroux (IVxpi'rinieiilalioii prouvent ögalement la conta­gion. II convionl de rappoler on premier lieu oeux qui ont 6t6 observes el i-Indies par la commission institute en France on 1!S.quot;gt;(), donl II. lion Icy iul le rapporteur. Cette commission avail pour missMni de döterminer le (legre de contagiositi^ de la pöripneumonie ;ellG op6ra sur un grand nombre d'animaux et adopta la cohabitation comme mode expöri-mcnlal. A Charenton et ä Versailles, eile plaea des animaux sains (venus de l'Orlöanais) dans des ötables saines, oü ils furenl observös pendani quelque temps; eile ne garda que ceux donl l'etal sanitaire ful reconnu excellenl et la santö parfaite. Klle intercala onsuite des malades entre eux. Sous l'influence d'une cohabitation prolongöe (on i'einplaeait les malades qui mouraienl par d'autres malades), eile obtinl les rösullals suivants : sur 16 aniraaux, exposes ainsi a la conta­gion, ISdevinrenl Ires malades etmoururent, apres avoir presenle Ions los symplömes de la pöripneumonie, on reconnu! aussi a l'autopsioles li'sions de cette maladie; I9nutres devinrent malades, prösentörentles meines symplömes, niais se i'elahlii'enl, les uns eomplelemenl et les aulres incomplötement; sur 6, quin'avaientpas presenle lus symplömes de la maladie, on trouva a l'autopsie les lesions de la pöripneumonie. Done, snr 46 animaux, mis en expörience, 40 contractörenl la maladie, et (i seidement resterenl indenines. Cesrösultats prouvent pöremptoire-ment quo l'affection est contagieuse el memo Ires contagieuse. Le rapport do la commission parut en \H'V.\ ; il declarail anssi qn'unc premiere alteinte conffcre riininnnile aux snjels qui guörissent; il se lorminail par les conclusions suivantosi La peripneumonie est trans­missible des animaux malades aux animaux sains, qu'on tail coliabiter avec eux ; lous les animaux exposes a ce mode do contamination ne contractent pas la maladie dans un temps donno; certains n'öprouvent qu'une indisposition courtc el legöre, indice d'une pöripneumonie lienigno ; d'autres enfin, ne prösentent pas m6mc nne indisposition et demeurent indemnes; parmi ceux qui contractenl la maladie, certains succombent, tandis que d'autres, les plus nombrcux, recu-perent les apparences extörieures de la santö; lonletois, certains animaux penvenl prösenter des lösions de pöripneumonie, aprös avoir röcupörö les signes de la santö ou sans avoir semblö malades; les animaux qui out ötö atteints une premiöre fois, et memo ceux qui n'ont im qu'une indisposition, sont pröservös öil'avenir contre une nou-vello alteinte.
En 1881, Vvarl conslatail aiisgt;i qu'une premiere! alteinte conföre I iinmnnilo. Ä la nn'me öpoque (188I-B2) le docteur Willems de Has­selt pröconisail rinoculalion pri'vontivo; de sos oxperiences, il rosnlle
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MALADIES CONTAGIEU8ES BACTERIENNES.
()ii(! la (UTipiicimiüiiic csl Inooulablä el quo le procossus morbido peul
cuvaliir parlois Ics orgaiu's iiilcrncs, quand I'inoculation cst i'aili' dans certaines regions. En inoculant le vims pei'ipnuiiinoiiiquc dans la voiiu', Tliirrncssc avail, vn se produire les lösionspulmonairos delo maladic.sui'uiielnUe, parmi Icssixqu'il avail inoculucs delasorte(18amp;4). D'aulros cxperiincnlaleurs out obtenu parfols la pöripneumonie, avec ses lesions typiques, soil en inoculanl le vii'usilansle poumon (Visour), soitaprös l'avoir insöro dans le lissu conjonctif. BnAn les expöriences d'Arloing etablissenl 6galenient que la poripneuinonio est inocu-lable,e1 que dos lesions plus on muins earacIt'risli(|nos, |millionaires, on aulres. penvont elre detorniiiiees, soil par I'inoculalion do la maliere \ iiulenle des malades, s(jil par I'inoculal ion du microbe pathogöne de raffeclion pröalablomenl isoloet purifiö, ,\ vrai dire les inoculations ae foul, ires souventappavailrequ'un proccssus local; el les localisations piilinonaires, qui son! si frequentes dans l(;s cas dus a la contagion naturelle, ae s'obliennenl que raremenl dans lestentatives expörimen-tales; mais il n'en demeure pas rnoins6labli que la pöripneumonie esl contagieuse, el qu'elle se transmet, quand des animaux sains ont des rapports, ou cokabitenl avoc des malades. D'ailleurs, il estbien reconTin que la maladie peul se Iransmetire, quelles que seien! sa forme el su gravitö; eile est ögalemenl transmissible ä toutes ses phases, m6mo quand eile semble guörie.
Iquot; Sieges, nature, conservation du virus peripneumonique. I.e virus pöripneumonique existe dans les produils morbides el dans les lösions aigues, subaigutis, ou chroniques; il existe dans le liquide pnlmonaire, dans la serositö du tissu pörilobulaire, dans la sörosite qui inflltre le li.'su sous-cutan6, les ganglions el le lissu pöriganglion-naire, dans I'inflltration qui se produil ä la rögion inoculöe. II existe dans les produils exsudes ou epanehrs, qu'on trouve lt;laus la plevre. dans lepöricarde, dans le periloine, dans le loie. dans les synoviales. el dans les museles. II nxislo dans le mucus nasal, dans le jetage el dans les produits expectorös; el c'csl t pen pros suremenl par ccs produils (pie se fail la contagion enlre animaux malades et animaux sains.
Le lail, les matteres excr6mentitielles, la salive, It;saug et les chairs peuveul etro virulenls. Certaines donuecs dejii acquises permettent de penser quo quelques-uns de ces produits peuvent laquo;:lre parfols nudanges de virus. Aiusi, en ce qui concerne le lail, on auraitconstatö (I'll, lieu' la transmission de la pöripneumonie par son intermödiaire ii des veaux tenus isolös; el On a d'autre pari observe des veaux et des (lores, qui se sonl nourris, ou qui onl rcen du lail de vaclies malades sans se contaminor. II conviont neaninoins de considörer lo lail des vaches malades comnu; pouvant elre an produit dangereux, d'autanl plus qu'Arloingy a rencontrö le microbe palbogene. En consequence,
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le vötörinaire sanitairedoit s'en pröoccuper el no pas iv. laissor utiliser sans I'avoir fait aoumeltre n l'öbullition ; et encore vaudra-t-il mieux iic pas I'utiliser ou le donner aux pores aprös öbullition, quand la maladie sera grave, paree qu'en pareil cas, les produits toxiques M'criites par les microlies elant aboiulants, le lait penl en elre plus on moins chargö. Bien que les faits preeis soient pen nombreux ou fassenl encore döfaut, pour dömontrer la virulence (l(!s matiöres exerementi-tielles el de la have, il n'on esl pas moins indiqu6 de les considörer comme dangereuses. La commission frantjaise de IS^io transmil lu maladie avec les matiöres excrömentitiellos; et la salive buccale, si ellen'est pas virulente par elle-möme, peul b toul instant 6tre mölangöe de produits expectorös et recevoir cl'enx la virulence, Le sang ct les chairs doivenl anssi etre eonsidcres, en police sanilairc, eomme ponvant parfois reeöler le virus. On a eu constatö la pöripneumonie (Delafond) sin' le foetus; et, il faut bien, pour qu'elle ait jm aller I'atteindre, que le sang de la more ail charriö les gennes, D'autre part, la commission de IS.'iO avail transmis la maladie a une vache an moyen du san^, el Arloing y a constate la presence du microbe pathog6ne. Quant aux chairs, s'il clt;l incontestable qu'olles ne son! pas toujours virulentes, on ne saurait croire quo les gennes palhogönes ne puissenl parfois s'y trouver. Outre Irs cas, oti il produil des infiltrations inter ou intra-musculaires, cas dans lesquels hi virulence ne saurait 6tre doutcuse, il v a lien de prendre des pröcautions, m6me dans tons les ant res cas, et notamment quund la maladie a revötu im cei'tain caractere degravitö; car, si le sang peul cliarrier du \iriis. il n'esl pas douteux que les chairs peuvenl en 6tre imprögnees parfois,
Le \ irus peripneumonique esl secrßtö en pins ou moins grando quan­tity, snivanl I'extension plus ou moins considörable des löslons. II osl surtout ahondant chez les malades, donl I'affection arrive ii la pöriode d'Ötat. II esl si'cndi' el cxcnHc dnrant tunic la maladie, el meme upres la disparition des symplömes, puisqu'on a vu des sujels, gu6ris en apparence depuis Imil ou quinze mois, transmettre ['affection. II esl
impossible de dire ii quel .....ment disparatl la virulence ehe/ les snjels,
qui se relahlissent.
Bien que la pöripneumonie soil une affection contagleuse, el bien qu'elle se gagne par les rapports que les an im an x sains mil dircctemenl OU indirecl.emenl avec les malades, on ignore encore qnelles cmuli-tions rendent la contagion naturelle si facile: et, jusqu'ö prösent, a nenn des modes d inoeulalion expörimentale ne permetde reproduire sflre-inent la maladie avec sa forme naturelle. G'est ce qui explique pourquoi l'etnde de la virulence et la dötermination de l'agent patho-göne onl ele dil'lieilcs el Lentes. Des diverses reeherehes failes dans ee dernier but, il y a peu ii dire, Willems cd Van Kempen avaient signalä, des ISil-J, ['existence de micro-organismes dans l'exsudat de la pei-i-
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MALADIES CONTAGIEUSKS llACTKIilKNMiS.
pnoumonie. Lustig avail rencontrd 11888), dans la lymphedes poumons peripneumoniques frais, diverses espöcos de microbes, et lea avail c.iiUivi's. Mais la dötermination du vöritable agent de la maladie restait a faire, quand Arloing ontrepril l'ötude de cette question; et ce soul ses recherches, qui onl abouti a la dötermination de la nature intime ilu vims do la pöripneumonie ei a la connaissance de l'agent pathogöne de raffection. Cost ögalement a Arloing qu'on doil Irs connaissances acquises sur les matieres söcrötöea par le microbe de la pöripneu­monie.
Le microbe palhogöne de la pöiüpneumonie, appelö Pneumobacille ou inicMix Pneumobacillus liquefaciens hoch, vgt;\ un bacille gönöralement court, un pen trapu, mobile, isok5 ou couplö, visible dans les pröpara-
i \
^ .'quot; V
\ #9632;
I'Mlaquo;. 41. — Coupe de pouiuun [icri- Vig. 42. — I'/ieumobacilltts liquefaciens pneumoniquc Inissnnt voir divers mi- bovis provenanl d'une culture sur g6-crobes,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;latine.
tions de s6rosit6 [)ulmonaire ou autre, secolorJinl parlesdiverses cou-leursd'aniline,inalsneprenantnile GramnileWeigert, aöro-anaörobie, mnis pullnhml plus abondamment ei plus vite au contact de Fair, se cultivanl d'ailleui'S dans les divers milieux- arlilieiids mui aciilcs, piui-vanl vegöterö la temperature du laboratoire, mais venant rapidement surtoutii une temp6rature voisine de 3b0. Dans le bouillon peptonö, le pneumobacille pullule abondammeni el trouble uniformöment le mi­lieu; certains bacilles s'allongent au poinl d'egaler des articles du bacillus anthracis, el d'autres restenl subarrondis; les bacilles courts el moyens sont abondamment cilies, el les plus longs pnisentenl anssi quelques oils. Le pneumobacille, seme sur gölatine, determine rapi-demenl une liquefaction circonscrite, en formanl un magma grisätre; ensuite la liquefaction continue jusqu'au fond, et, pendant ce travail, des bacilles ferment une sorte de mycoderme a la surface; quand la gelatine esl tout it fait li(|uetiee, les amas de pneumobacilles fonnent un depot abondant, qui esl surmonte d'une colonne liquide incolore on li'gerement veidälre, eette leinte provenanl d'une seerelion eliro-
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PERIPNEUMONIE C0NTAGIEÜ8E
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tnogöne, fournie par Ig mycoderme. La pomme do terre sc prelc bier ii la culture du priciiiiiohacillc, (|iii y forme unii coucho grisAtro, de-venant öpaisse, rostant raollasao, visqueuse, et prenant une teinte brunamp;tre ou tin pen verdätre parfois. Le pneumobacille esi facilemonl sti'srilisi'' dans sea cultures, (|iiiind il cst oxposi; quinze n vingt minutes a une tempörature supörieure a 58deg;; raais il conserve longtemps son activitö et su vögötabilitä dans les cultures scellöes, mises an frais et ii l'obscuritö. Qardö longtemps dans le bouillon, k travers des gönöra-tionssuccessives, il pent perdre i'aptitude ii Iiqu6fler la gölatine ; mats on peul la Ini restituer, en le faisant vögöter sur le sörum göliflö el ensuite sur la pumme de terre. Le pneumobacille non liquöilant vögfete sur la gelatine, en donnant des colonnes larges, assez öpaisses, pliss^es
[•quot;ig. 43. — Coupe de muscle inülird lals- Fig. #9632;U. — Exultat du päricarde laissant saut voii' le pneumobacille,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ögalemenl voir le pneumobacille.
ii leur surface, ot prenani a la longue une teinte jaunMre; il esl court, trapu, subarrondi, eilie, et, ä l'inocnlalion, il produit des ell'els moiiis intenses, bien que de memo ordre, que le pneumobacille liqueliant. Cos deux varieles du meme microbe peuvent se rencontrer d'ailleurs dans les 16sions,
Le Pneumobacillus liquefaciens boots d'Arloing esl bien I'agent qui determine la peripneumonie. ainsi que eela resnlle des nomhreuses preuvcs aecunuih'es. liest pen abomlanl, et ü so trouve irröguliöremenl dislrilme dans les lesions; mais il se rencontre toujours dans les lesions pnlmonaiies aigues; on le retrouve d'ailleurs dans les lesions melastatiques (synovites, arthrites, tumours intra-musculaires), dans le lait, dans les sequeslres. En introduisant, dans les milieux do cul­ture, unegrande quantity do semence, on obtientdes rosultals mani­festos; el d'ailleurs la serosile pulmonaire. plac6e it reluve ii lloquot;, augmente de virulence et se trouble, gramp;ceä la pullulation des microbes qu'ellecontient.Des cultures jeunesproduisent, dansle poumon, sur la plövre, dans les ganglions, des altörations analogues ä celle des formes
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lit
MAI.A IM HS QONTAQIEUSES BA.CTERIENNES,
I ('go res de In maladii1, ou ii colics qu'eagendre l'inooulatloQ intra-pulmonairede la sörositö virulente naturelle; los effets physiologiques goiHTiuix et locaux ilu boulUon de culture du pneumobacille sont somblalilos a ceux ilo lasorositii iiiilmonaire; los oxlrailsdo la sorosilo morbide et ceux dos cultures exercent la meme influence, et s'accom-pagnent dos monies effets, sur los animaux atteints dv, pöripneumonie; l'immunitä peul otrc ounloröo aux sujcls sains avoc lo [gt;iiüUinobacille commeavec laserositö. Enün, Arloing, aprös avoir reconnu que lesmi­crobes de la soriisito pulmonaire devenaieni (raquo;Ins uctifsen övoluantsous la peau du boeuf, qu'ils 6laient plus abondants dans los lesions caudales consöcutives a Tinoculation, a cultivö lo pneumobacille, extrail do cos lesions, dans des bouillons do boeuf fortementpeptonös, et a injeetö, sous la peau, dans lo poumon ou dans la plövrede jeunes bovidös,des cultures de deuxiöme, troisiöme, quatriöme, dixiomo gänöration, qui out provoquö les 16sions spocilirpios de la pc'TipiuMnnonio.
Fjo pneumobacille agit par los tnaticres qu'il soerolo on pullulant dans l'organisine, ainsi quo cola rosullo des recherches d'Arloing. La pi'oprioto phlogog^ne du virus pöripneumonique csl duo a une subs-tance pröcipitable par l'alcool, qui so rencontre dans les bouillons de culture, ainsi que dans los sorosilos dos malades, voire möme dans lo sang de la böte atteinto de lesions pulmonaires aiguös considörables. Cello substance esl rolenue eu parlio par les liltres de porcelaino ; inais eile conserve son aclivite, quand olle a ote cbauHee a 8t)quot;, et eile reslo encore notablement active, quand eile a öte chaullee im quart d'heure a 110quot;. Apres avoir dölrnil los pneumobacillcs par la cbalenr. la serosite et le bouillon de culture, injeetes sous la peau, detenniuent dos pbenomones analogues a ceux de la serosite et de la culture non sterilisöos, c'est-a-diro une tumöfaction cbaude et douloureuse, un (ihIöiiio inllammatoiro entoure d'nu o'doiuo passif. Leurs effets locaux so produisent principalement sur la bole bovine, moins bien sur la cbevre, et pas sur lo chien ni sur le cobaye. lt;tn comprend le r(')le que Jone cette substance, dans la genese des lesions, que determiiio le microbe de lamaladie ; et on coneoit que les accidents inllammatoires puissenl s'eteudre au dola de la /.one envabio par les microbes. On pout d'ailleurs isoler cette mali6re phlogogäne; l'alcool absolu la pre-eipile dans les bnmours naturelles et dans les cultures ; et, on injoetant sous la peau une solution pröparee avoc cet extrail, on provoque los monies (diets qu'en injoetant les sörosites naturelles on les cultures slörilisöes par la chaleur.
D'autre pari, lesuc deslösions et los cultures sonltoxi(iues; inject.es dans la veine du beeuf et de la clievre, ils peuvent, a doses relative ment faibles, entrainer la morl en quelques beuros. Los troubles morbides so montrenl aussitöt (juc l'injection esl Caite; ils sont les mömes, qu'on etnploie la serosite des lösions, OU le bouillon de eul-
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PER1PNEUM0NIE CONTAGIEUSE.
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Lure; ils consistent dans des naodiflcations de lacaJoriflcationi de la circulation et de la respiration. A doses moderees, 1'injection intra-veineuse s'accompagne d'eß'ets ires marques sup lo coeur et la resjii-ratlon (affaiblissement et accöläration des battements cardiaques, diminution do la tension arterielle, (^le.). A doses süffisantes, 1'injection determine une intoxication aiguö, qui pent parfois 6tre suivie de mort en quelques minutes, mais qui dure ordinairement (]iiel(iiies heures, On constate alors l'accölöration des battements cardiaques et des mou-vements respiratoires, de la toux, des Frissons, de la prostration, un ihiK hypersöcrötoire lögörement liömorragique du cote de l'intestin, lies reins et des voios respiratoires, puis, aux approches dela mort, un abaissetnent de latempörature au-dessoua de la normale. A l'autopsie, ou troiive des iösions congestives des söreuses, de la plövre, de l'öpi-ploon, de l'intestin, et du poumon, associäes ;i un elal ced^mateux du tissu interlobulaire de eet organe.
En injection sous-cutanöe, les produits solubles du pneumobaoiile tuent le cobaye ä doses relativementfaibles, et provoquent, ehe-/, lo bosuf etchezla chövre, des accidents 6ph6mörcs(16göre hyperlhermie, un ])eii de tristesse, diminution de l'appötit, frissons, legen'diarrhee), quidis-paraissenl en quelques heures. I.a pneumobacilline (ensemble des secre­tions du pneumobacille), prdpar6e avec des lesions pulmonaires ou avec des cultures, s'est montree douee de proprietes phlogogänes liypei-Lhermisantes et congestives, capable de provoquer des reactions plus aecusöcs sur les animaux porteurs de lesions pöripneumoniques anciennes ([ue sur les sujets saius, ei de faciliter le diagnostic de la pöripneumonio chroniqueetplusoumoins latente [voir Diagnostic), l^a pneumobacilline, exp6riment6e sur le chien en injection intra-veineuse (Guinard el Artaud), a provoquö d'abord des modifications secr6toires, de l'hypersalivation, de l'agilation 6ph6möre, de la torpeur el de la somnolence, des troubles intestinaux; puis, quand la dose injeetee na [)iis ete trop forte, l'animal se relablit en apparenee au boul de quinze a vingt minutes, mais, plusieurs heures aprös, apparaissent des sym-plömes nouveaux (vomisseraents, diarrhöe sanguinolente, tristesse, depression goneralc, etc.).
Le virus pöripneumoniquc, rejete dans les milieux extörieurs avec les secretions des malades ou avec, les debris eadaveriques, pent y conserver sapropriötö pathogöne pendant un certain temps, ä la sur-facedcsobjels solides, dans les l'ourrages ctles litieres,sur les ereehes, les mangeoires et les rftteliers, dans les eaux, lespurins et les fumiers. Sa düree de conservationest encore mal connue : eile pent aller, a-t-on dil, jusqn'ii plusieurs inois, trois et quatre mois, ou m6me six u neuf molsaprös ladessiccation; elledoil varier considörablement, suivant le laquo;legre de lemperatnre, suivant l'ötat de l'atmosphöre, suivant que le virus est soustrait ou exposlaquo;'1 a faction de la lumiöre, des couranls
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IH-2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES CONTAQIEUSES BACTERIENNES.
d'air, etCi Le virus, recuoilli pur, ot mis on rösorve dans dos tubes slui,ilis(!s et scolläs, iioul so oonsorver assez longtemps, On peut I'ob-tenir pur, en le recueillanl dans le tissu pärilobulaire, au moyen de pipettes flamböes, oudons le lissu conjonctif d'un veau Inoculö au fanoii ou derriöre l'epaulo, etcbez lequel il s'ost produil un engorge­ment considörable. Ce virus, recueilli pur, conserve sa virulence pen­dant des somaines et des niüis (Pasteur); il reste limpide et se con­serve möino a I'etuvn, tandis quo le virus, recuoilli duns los conditions ordinaires so putröße rapidement et perd sou activity. Cependant, uu'ine ainsi recuoilli et conservö, il s'atlönue avec le temps; sa viru­lence s'amoindrit et quelquefois disparatt au bout de six semaines a iloux mois. Toutefois, la matiöre virulente, enfermöe dans dos tubes incoinplölomcnt scolles, non seuloniont perd progressivement sa viru­lence, mais son attönuation pout ötre accßlöröe, par l'exposition ä l'air ot a la lumioro solaipe (Laquerriöre) dans dos tubes formes avec un tampon d'ouate, et par I'emmagasinement du liquide virulent en COUche mince dans do larges matras a fond plat, l-o virus, ainsi traite, est dejii tres atlorme lt;ui bout do trenlo, vingt-cinq et vingl jours, ot il enest.de meine do colui qui a subi l'action de l'electricitö. 11 resulte enlin do recherches, [altes (Arloing et Rossignol) on vue d'obtenir des virus attenuos pour I'inoculation preventive : quo la virulence desma-tieres poripneuniuuiquos osl dolriiito par uno tompoi'atui'o suporioure ii 75deg;; que le virus dossoclie a 65deg; et memo a 55deg; est fortoment atlenuö et laquo; n'invt'stit los animaux que d'une immunity incomplöteet fort alea-toiro i); quo le virus dosseelio a West allenno, mais conserve uno cor-taiuc activity, ([ui se traduii par un cll'ot presorvatifet quelquefois par des b'sions consocutives ason inoculation. Knlin, un certain degrö de froid conserve la virulence des matieres p6ripneumoniques. Ainsi, on a constate (Laquerriöre); quelepoumon pöripneumonlque, congele aussitötaprösla naort del'animal ä — 5deg; ou — lt;iquot;, et garde congelö,con­serve sa virulence intacte pendant pins d'un an, et quo la serosite, qui vieiil, d'ötro obtenue, en laissantdes fragments d'organessedöcongeler, pent, comme la sörositö fournie par I'animal, qu'on vient d'abattre, servir pour faire dos inoculations preventives; que los morceaux de poumon, conservös par la congelation donnent uno serosite, qui so conserve an delft dun mois.
De tout co qui procodo ou pout done conclure : quo lo virus, rejole par les malades danslemonde exloriour, ou ropandu par leursd(;bris cadaverlques, no doit pas se conserver bien longtemps, quand il est expose a la putrefaction, aux courants d'air, aux alternatives do tem­perature, ii faction do la lumiore, etc. ; qu'il doit mieux se conserver a I'obscurite, dans loslocaux frais et peu aerds, sur los corps, o(i ilne se pulrelie pas, dans les eaux, etc., que dans les purins et le fumier, etqu'au grand air dans les p.Unrattes, etc. D'ailleurs, avant do perdre
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complötoraent sa virulonce, il doits'afTaiblir peu ii peu, aiusi qu'il esl liiM'iiiis de l'indulre ile certains faits d'oljeervation et des i'eehorclies pi'öcitöes; ol il esl possible que ce soil la, ['explication, au moias par­tielle, do certains cas bönins ou latents, (|iii pouvent tenir, non seulo-niDiit a une i'ösistance particuliöre dos bujets, mais aussi b un ad'ai-lilisscmciil du virus,([iii a sorvi a ios contagionner.
quot;Iquot; Modes de contagion et de dissemination. Espeeesani-males suscoptibles d'etre contaminees. — Los aniinaux sains peuvent se contaminer de diverses maniöres, et dans un certain nombre de circonstances, qui seront pussies en revue ci-apres.
A. Contagion direcle, Uörödüö, — I,a pöripneumonie peul se trans-tneltro par contagion immödiate, directentienl du inalade au sain: quand co dernier Qaire ou loche le malade; quand ie veau löte une vache pöripneumoniquo et est löcho par eile; quand LIs'agit d'une vache, qui devientmalade pendant qu'elle est en 6tat de gestation. On a eu en effel (Ph. lieu) constatö la transmission de lu pöripneumonie aiix veaiiN, qui li'laienl des vaches malades ; et maintes lois on a ob-servö I'afTection surdesveaux ii la mamello. Quant ö la transmission inlra-iilerini' ou heröditö par la in ere, si eile n'esl, pas eonslanle, eile lie seinhle pas douteuse. A la rigueur, el bion que ce ne soienl poinl des preuves pereraptoires, on pourrail invoquer, pour en affirmerUi possi­bility, les avortements, qui se produisenl sur des bötes aialades, ainsi
qiio la l.raiisinissioii ile I'ii......mitd aux veaux lies de meres inoculöes.
Mais la preuve d'une pareille Iransmission liöröditaire ressorl nette-ineiil, des observations faites a differentes epoques (llubner et Diete­richs, Gerlach, Delafond,Yvart, Heynal, Delamolte, OErnler). En effet, on a maintes fois trouvö des lösions de peripneumonie sur des avor-liins, sur des l'ielns evlraits des vaches saeriliees pimr cause de pei'i-pneumonie, et sur de jeunes veaux nös de mrres püripneumoniques. On ne sail rieu sur l'höreditö par le pere, laquo;i sur la transmission co'ftale de Pemelleti male et röciproquement. Ona vu je l'ai constatödansl'Allier el dans I'Indre un taureau infectö donner la peripneumonie auxva-ches; mais llyaeu d'autres rapporls que lecott.
1!. ('oiiidijinii midiate ou indirecle. — Cost par contagion mödiate ou indirecte que la pdripneumonic se Lransmet le plus souvent, suit que les animaux ingörent des aliments ou des boissons souillös de vims, suit qu'ils in Im leid, avec l'air,dos poussiöres cbargöes degermes, suil que parfois ils soient contaminös par le conlacl d'uitjels souillcs.
a. Conlagion pav Ißii aliments el les boissons. — i)n a soutenu que la pöripneumonie ne se Iransmettail pas par Ingestion; il esl de faitque dos expörimentateurs onl echoue, on faisanl ingürei^ ii des ln'des Im vines, des lösions provenanl d'animaux malades. .Mais il faul Wien admettre la contagion par ce mode, ear eile est dömontrde par les observations cliniques et par certains faits d'expörimentation. II impoi'tepeu que le
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;;ii.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES C0NTAG1EÜSE8 UACTKIUKN.MCS.
vims soil absorbö dans lello on lolle partie des voies digestives, ou qu'i] pusso dans les voies respiratoires, lorsqu'il a ötö introduil par la bouche; il u'on demeure pas moins etabli que la eonlagion q ete ob-sorvec, ö la suite de l'ingestion de matieres virulentes ou souillöes de virus. On a vu des veaux devenir pöripneumoniques, pour avoir ingörö le lail de vaches malades, qui leur ötail donne aprös avoir öle tiro ; on a ögulement vu Ph, Heu) des vaches coutracter la pßnpneumonio, on mangeanl Irs lierbes souill6es la veille par la bave des malades. .1 ai I ra n sin is Kid is mir peri | ii i r um onir pu rlaiUMiicnl aidiiciil iipir a la clicvrr, en ini laisanl ingöi'cr des morceaux de puumon pcripneumonique, qu'elle prenail d'ailleurs d'elle-möme. Malgrö Irs tenlatives infruc-tueuses do ecrlains oxperimentateurs, qui a'oni pas röussi a Cairo naitre la maladio par l'ingestion du lad dudes matieres virulentes, on s'aecorde genöralcmenl pour admeltre que les animaux peuvent so contaminor en ingöi-ani des aliments, des fourrages, des herbes etdes boissons souilles par la luve, le jetage ou les döbris cadaveriiiues des malades, m liuvanl daus des abreuvoirs, dans des seaux, ba-quel8,elc., souilles, en lechanlles eröches, les mangeoires et autres objets souilles. On a vu el moi-möme je l'ai couslato plusiours Cois
des animaux se eiiulaminer, eu allanl Imire ii des riiissisiux. a des abreuvoirs, ä des mares fröquentes par des malades, souilles par leurs döjections, i-ecevanl des purins ou des oaux qui avaienl dölave les matieresoxcrementitiellesou morbides de bötespönpneumouiques. Bien que le r(Me de la contagion par Ingestion ne soit pas exaclc-nienl determine, on ne saurail nier ce mode de transmission, d autunl plus que les circonstancos cohabitation, frequeatation des mömes päturages, etc.), dans lesquelles se fail la propagation de la maladio.
ne permeUenl ^eneraiemenl pas de deimder si eile a eu lieu par Inges­tion ou par inhalation ou toul autrcment,
Ii. Contagion par I'air. — L'air expird par les malades a pu donner la peripneumonie Ghauveau), quand, en s'echappant des voies respi-[•atoires, ilapu enlrainerde la matieredessecheeti roriflcedes naseaux ; mais, abstraction faite de cette cause de souillure, 11 ne saurail en-trainer des germes el rendrede lui-m6me in led a nie ratmosphere d un Ideal, (rime COUf Oil d'nii enclos OCCUpes par des malades. Cepeudaiil. Pair des lieux, OCCUpes OU Ireipieutes par des aninian\ pi.'ri|iiieiiimi-niques, peul se charger de germes, grAceä la maliere virulente desse-chee et mix poussicres qui y sonl entrafnöes en suspension ; il ost, peut-on dire, a pen pres exclusivcment infectö de la sorte, par les germes, qui peuvmil (dre souleves, empruntes aux maliöres morbides rcjelees par les malades.
On admet done, avec raison, que l'atmosphöre peul se charger de germes, anlmir des malade-, el que les animaux sains peuveiil, se con-lamiuer, en inhalant cet air. La contagion par inhalation est pleinemenl
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PERIPNEUMONIE CONTAGIEUSE.
i; i n
dömonlröo par los taits; cl eile jouerait, de l'avis de presque lous les observateurs et expörimentateurs, un role important dans la transmis­sion de la iMTipnciuiiouie. Cette maniöre de voir esi surtout inspiröe jiiir la localisation ilt;s lesions de l'atroction sur los organes respira-toires, et pur la difflcultö moindre d'obtenir les lösions de la pöripneu-monie oxpörimentalement en adressant le virus au poumon, qu'en I'introduisanl tout autrement. D'ailleurs, los fails d'obsorvation portent ;i considörer, comme pouvant avoir lieu, la contagion parl'air. Ainsi, dans los ötablesinfectöes, on a vusouventtomber malades, les premiers, los animaux qui ne so trouvaienl pas immödiatemont voisins de ceux ([in ölaioid pöripneumoniques. Ainsi encore on a vu (Delafond), dans les pamp;turages, des animaux sains conlracter la pöripneumonio, bion (jn'ils lussoiil söparös des malades.
L'atmosphöre sertbien rdellementde vehicule a la contagion, quand olle s'est chargöe de poussioros ou de malieres virulentes dessöchöes, quand dos courants d'air, des coii|)s do vent ou los mouvements dos personnes el dos animaux, I'agitation tics objels souillös, etc., y ontmis en suspension iesgermes viruients, empruntös aux söcretions des ma­lades D'ailleurs, la distance ö laquelle la transmission par inhalation peul avoir lieu varic aöcessairement, suivanl l'abondance, l'activitö el la conservation du virus, suivanl. lo de^iv iTirdeolion dtraquo; l'almosphöre, suivanl la tranquillitö ou l'agilation de I'air, La contagion parl'air, toujours imminento dans mi localoii so Ironvonl dos malades, surtoul quand il y a encombrement, ddfaut de ventilation, etc., est moms a redouter en plein air, inoins a cruindre dune forme ä l'autre, etc. Ce pendant, ollc peul avoir lieu aux päturuges, dans Irs cours, enclos, chemins, dans Irs wagons mm dösinfeetös, aux abreuvoirs, sur les champs de foireetde marche, sous le jong, lorsqu'un animal gt;aiii rsl acronplr avee uu sujrl malade, etc. Bile est moins a redouter ii uiie ccrtaine distance, ii inoins qu'un brusque courant d'air ne soulevr des poussiöres virulentes el ne los apporte aux animaux sains places dans sa direction. La contagion pur inhalation peul d'ailleurs se pro-duire dans un grand nombre de circonstances, lorsque les animaux sains Qaireni des malades, des objels quelconques souilles de matieres virulentes, dos döbris cadaveriques, etc., pourvu que des poussiöres actives soicnl inhalöes de la sorte.
(i. Civconslunccs duns Irsi/uellcs In cnnldi/ion sepvoduit, — Influences
qui la favorisenl. ...... Les vehicules, qui peuvenl servir d'intermödiaires
ii la coatagion, sont nombreux. Ce sont: les aliments, les boissons, l'air et tous les objeta souilles. Les all nie als el Irs boissons peuvent ö tre infeetds paries döjectious ol les excr6tions des malades, par le döpöt de döbris ou le tQ.vaged'objets souilles. Los locaux, el les divers objets (ju'ils renferment, surtoul ceux qui onl servi pour los malades, ceux lt;pii ont i'eeu de la maliiTo morbide ; les wagons non desiideeles ; los
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MALADIES CONTAGIEUSES BACTfiRlENNES.
lieux fröquentös paries malades; les personnes qui onl approchö, visitö, soignöles malades, travaillö lours cadavres, etc., les bouchers, lea manuignons, dont leschaussuros, les vötements ou les mains sont souillös do raatiöi'es virulentes ; les bötes souillöes, les animaux tels (pic les chions, en ddtorranl les cadavrea ou on Iratnant des matiöreS' virulentes; los döbris cailavoriques, les viscöi'es malades, les viandes inflltröes, lesorganes respiratoires, los ganglions, etc., etc,; tels sonI les vrhirulrs de la maticre contagieuse ol les agents qui, on outre des malades oux-mömes, scrvenl d'intermödiaire ü la dissömination de la pöripneumonie.
Les circonstancos, dans lesquolles la contagion se produit, smil nora-brouses : eilcs se i'6sumont cepondanl dans les rapports directs el indi-recls, riu'entrainenl lacobabitation, la Irßquenlation des mömes lieux et les relations cominercialcs.
a. CohabUalion, Dans les liabitations, dans les locaux, Hans les cours, clans les vöhicules Je transport, nü so trouvent ensemble des malades el Jos sains, la Iransmission peul se produire, ainsi qu'en t6moignenl l'obsei'vation clinique et l'expdrimentation, notammeht les rfeultats obtenus par la commission de 1830. Les malades, introduits dans unc stable indemne, y contaminent succcssivemenl un certain niiniliif d'animaux sains ; et, a leur lour. Irs contagionnös, devenanl malades, en infectcnl d'autres. Quelquefois on constate an certain ra-lentissement dans roeuvre de la contagion; mais olle peul redevenir active, surtOut en liiver. D'ailiours, il n'esl pas neecssuire que des ani­maux malades et des animaux sains se trouvenl mölangös dans les locaux, dans \rlt; habitations, etc. ; il suffll que ces derniers y passenl it la suite des premiers, saus desinl'ection pröalable ou sans dösinl'ec-tion süffisante. Dans cos conditions, surtout quand les malade-, coha-bitenl aveedes sains, la transmission de la pöripneumonie peul se faire par contagion immödiate, par contagion mediale, par Ingestion et par inhalation, Les divers modes de contagion se trouvenl alors röunis et associes, les sains pouvanl löcher, Hairer les malades, ingörer ou inhaler de la malieie morbide.
I). Frönuenialion des mimes lieux, des mSmes jMurages el des mimes abreuvoirs. — Des falls de transmission onl 6tö observösä la suite des [•imports direcls ou indirecls entre malades et sains aux pftturages, sur les champs de foire nude marclK1, etc. Ainsi, on a vu la pöripneumonie se propager aux Lroupeaux, ou aux animaux sains, qui vivaient pöle-möle avec des malades, danslespöturages, fröquenlanl les mömesüeux, les mi'ines eliemins, les mdmes abreuvoirs, etc. On l'a \n 6galement se propager a des animaux el a des troupeaux, i|ui (daienl si'pares. isolöa des malade.-. Ainsi, on a observö des fails de transmission, ä la suite des rnpporls entre sains el malades exposes pöle-mole sur les champs do foire ou de marches. Ainsi, on a conslatö la transmission ö des
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PEIUPNEUMONIE C0NTAGIEU8E
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animimx siiins, (jui avaienl 6tö seulement iilleli's avec des malades.
En rösumö, la contagion est jiussiblc; ; quund les animaus sains se rencontrenl aus päturages, aux abrouvoirs, dans les chemins, sur les champs de foire ou do marchö, avec des malades; quand ils succödenl aus malades dans les pamp;turagcs, aux abreuvoirs, commequand ils [our succ6dentdans des locaux nondesinfoetös; (piand ils son! aecouplös avec les malades pendant ie travail, etc. D'aillcurs, Ic fail de laisser \ ivre en promiscuity, soil dans Irs stables, stdl dans les pamp;turages, etc., les animuux raaladcs avec les animaux sains, rend Ins nombreuses Irs chances de contagion. Dans ces diverses oircons-tances, en effet, Irs animauxsains peuvenl a toul instant s'infecter par contagion dirccte, par contagion mödiate, par Ingestion et par inha­lation, soil qu'ils aienl a leur portöe des matieres morbides excrötöes par 11's malades, soii qu'ils se contaminenl par l'intermödiaire d'objets suuilh's, de debris cadav6riques, etc.
Cost a tori que, se basanl sur des observations et des tentatives expönmentales relatives a des ras de non-transmission par l'intermö-diaire des personnes, des objels de pansuge el des debris radav öriques, (in a nie le röle de ces intermödiaires, qui, pour ne pas 6tre, dans ion les les circonslances, des agents de transmission, n'en doivent pas moins ('#9632;Ire considörös comme dangeroux.Delafond admeltait, avec preuvesö l'appui, leröle des did iris cadavcriques; et on a d'ailleurs vu (Dicterichs) nnc vacho devenir peripneumonique pour avoir 6t6 recouverte avec une pcan de böte malade. Mais ce sonl incontestablementles viseöres thoraciques, qui, de tous les debris, sonl les plus dangereux.
c. ComiHcrcc. — G'est le commerce qui cüiislitue la cause la plus a dive de la dissemination de la peripneumonie. Toul lemonde est d'ac-cord sur ce point. quot; Lacontagion se produil par des bötes recemment introduites el ayant contraclö auparavant les germes du mal : eile se produit aussi par des hetes deja pins cm moins anciennes dans l'ötable, mais quionl en laperipneumonie avantleur introduction.Dans la Seine le mal provient de vaches venues des pays infeetös. •gt; (Laquerriöre). Pour Poltet, de Lille, la pöripneumonie s'inlroduit, dans les elaldes indemnes, avec des animaux venanl d'etables infcctöes, et ayant la ma-ladieä l'ötatd'incubation ou sous forme bönigne, inapeirne, ou guerie seulement en apparence.
(i Dansplusieursendroits, dii-il, nous avons vu cotnoider la pöripneumonie avec l'introduction recenle d'un belail ötranger, liien (|ue celni-ci ne panU jhis malade, ni qu'il le devlnt, Ce sonl, les animaux les plus anciens de l'e.\|d(iiiaiiiin, ceu.\ qui y etaient nes, qui mil. conlractö rafToction. II esl pro­bable que les vaches, amenöes depuis pen de temps, provenaienl d'etables fhfect^es. Giles onl pn etro leueremenl alteinles de la peripneummiie, en guerir par la force de lamp;ur constitution, et cependunt conserver le principe du cüiilaf,'(! qu'elles ont dn communiquet'raquo; Je pease qu'on peutadmetlre cotle explication de {'apparition de la peripneumonie dans les locaux que nous
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MALADIES G0NTAG1EU8E8 BACTERIENNE8.
avons en viic, iImiis l('S(|iiols, choz les mis, la maladie n'avail, jamuis oxisti,1 et clicz les autres n'avait point rsparu depuis plus ile clix ans.raquo;
A la suito d'une mission quo j'avaisötö appeld a remplir dims le dö-partemenl des Basses-Pyrönöes, pendant le naois de septenibre 1889, j'avais rendu compte, ö l'administralion de I'agriculture, dos causes, qui s'opposaient ä la disparition de la pöripneumouie, malgrä les efforts les mieux coordonnös et les plus intelligents du service sanllaire, d'ailleurs bien secondö par l'adnninistration pröfectorale. J'avais fait observer que non seulement la pöripneumonie u'avail i)iis disparu momentanöment, corame on aurail pu le croire, qu'il ötaii restö dans le pays dos foyers cachös, d'oü olle avail envoye des ramifications, el que, de phis, le voisinagedes Hautcs-Pyrönöss constiluait un danger permanent. J'insislais, endisant qu'onneconnaissaiI pas encore tousles (overs existants, el qu'il y avail de co chef un danger grave, a tout instant des animaux malades ou eoiilaminrs pouvanl elie döplacös, vend us (iii envoyös auxpäturageset dissöminer la contagion. D'ailleurs, ajoulais-je, a döfaul de cos foyers cachds, qui existent certaineraent, les relations de voisinago el surtout les relations commerciales entre les deux ilr'parlenienlssiii'liiMieiila implanlerde leiii|is a a ill re la peripneu-monie dans colui qui serail parvenu a s'imi döbarrasser, Ces conclusions elaii'nl d'ailleurs appuyöesde fails biencirconstancies. En 1890, la p6ri-pnenmoniea i'le inipiirli'e, dans la Loire, pardes hi'li's ae.helees dans Ie mird de la France; de la Loire, eile a 6t6 ensuite (1891) iraportöe dans le Var. Elle a öte importöe, la in6me annöe on les annöes suivanles, dans rAlliiM-, dangt; I'lndio, dans I'Ain, ele... par des animaux achetös ailleurs.
En rösumö, 1cdöplacement, lamise en vonte, le commerce, la vonte d'animaux contaminös, malades, incompletementgußris, convalescents, on giiens en apparence, voilii des circonstancos, qui, de l'avisde toui le monde, contribuenl puissammenl a la dissöminalion de la pöripneu-monic. El malheureusement il n'esl pas rare que des propriötairjss et des marchands cherchenl a earlier leurs malades, pour les traitor et les vendre ensuite. Anssi arrlve-t-il souvent, dans tons pays, que des ani­maux suspects de contamination et des animaux malades, on plusou moins iiiieris en apparenre, soul deplaees, exposes en venle, vendiis, imporlos dans des loealilis on des elables indenines, on ils peuvent transmettre ensuite I'afleclion.l In a döjö \ u que les convalescents, et les animaux mdmesgueris en apparence, ont souvent transmis la maladie.
d. Influences qui favorisent la contagion, en accroissanl la rdceptivttä des nnhiinnx.—Toutesles influences, qui d6bilitent les animaux, diml-unent leur resislance el aerroissi'iil lenr reiuiplivile. Ainsi, cerlaines des causes, considerees jadis comme pouvant faire naftre la peripnen-monie, peuvent jouer le röle d'influencea prödisposantes, comme on I'a vu preci'deimni'iil; il en esl ainsi du regime, dans lequel enlrenl pour une forte part les residus industriels do certains elahlissemenls ; il en
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PfiRIPNEUMONlE CONTAGIEU8E.
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ost de im''nic dos mauvaises conditions hygiöniquos en gem'Tal. de l'encombrement, dos habilalions mal Lenues, etc.
Cortaines influences, döpendantes il g la race, do 1'ö.ge, etc., peuvonl aussi nrödisposor les organismes a, se luisser plus aisömontenvahir par If virus p6ripneumonique. Los vuces ainollies, la race hollandaiso, et surtoul la race durhara passen! pour 6tro des plus suscoptibles. L'ftgecl la fonclion semblenl entrer pour une cerlaine pari clans lodegrö de receptivitö des individus, Ainsi, tandis rju'cn aurail oljservü quo la maladie contractöo naturellemenl ötail surtoul grave chez les voaux ile lait, ehe/, les vaches lailiin'os Yvarl)etchez Les vaches en Hai de irestalion, on aurail constate que ['inoculation esl moins grave sur Irs vaches iaitiöres ei les jeunesvenux (Willems). Ces donnöes sont-elles contradictoires?Peul-6tre. En tout cas, ilsemble liien que les jeunes vranx lie constituent pas un terrain loujours propico ft une abondanle culture du virus inoculö, surtoutquand ils sui\enl encore le pßgimc lacto; el on aurail mßmeremarque Cagnyj que des vaches pöripneu-moniques, soumisos au regime Inctö, seseraienl rrälablies plus faciloment ni apparence ; en sorte que l'alimenlation par le lait accroltrail, con-trairement ö ['alimentation avec les rösidus des distilleries, la resis­tance de l'organisme vis-a-vis du vims p6ripneumoni([ue.
Quel quo soil le mode suivanl lequel la contagion s'opere, il est bien avörö : i|ii(gt; Inns II-- sujets, exposes a une coliabitation plus ou moins prolongöe ou a une promlscuite quelconque avec des malades, ne
deviei.....at pas malades ; qu'un oombre plus ou moins considörable,
parmi les exposes, pent se contaminer, suivanl l'activitö du virus, sui­vanl la rösistancc des individus, suivanl les conditions hygiöniques; que,dans certaines ötables, la maladie peul se propager icntemcnt et faire un im im lire rostreinl de victimes; que la transmission se fail plus smvnirul. quand les animaux sonl enlretenus en slabulnlion, dans des locaux döfectueux, mal tenus, insufftsammenl aerös; qu'elleesl moins fröquente dans les conditions opposöcs, dans Irs pfiturages, etc.
e. Transmission exridrimentale de la pefipneumonie. — Aiirun des modes d'inoculation ou de transmission exp6rimentale n'a permis
d'obtenir söre.....nt la maladie sous sa forme naturelle. Divers expöri-
mentateurs onl echou6, en adressanl le virus des lusions, ou les lesions, .hin viiirs digestives. Toutel'ois, ona reconmi que l'ingeslion de ma-liörc virulente pouvail conförer l'immunitö Ghauveau); et, chez cer­taines tribus de l'Afrique, on ferail avaler, dans ce but, aux veaux, une quantitöde sörositö ou de liquide pleurötique. L'introduction du virus
pöri].....umonique dans lesvoiearespiratoires ne röussil pas mieuxque
l'ingestion; le virus, recueilli dans leslösions, ae determine pas la ma­ladie, quand il estdöposö sur la pituitaire. Chauveau atransmis. une l'ois. la pdripneumonie, en mettanl en communication un sujel d'expö-rience avec un animal malade, au moyen d'un tube en teile. Nocard
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MALADIES CONTAQIEUSES BACTßRIENNES.
a, envuin, introcluit, dans la trachöe, du virus dessöchö ei du virus frais; les animaux n'onl prösentö aucun accident et onl acquis l'immunitö, L'inoculation intra-pulmonaire m6mo,faitcavoc dela s(#9632;'l•lt;l^il(#9632;, Fratche, i'esto ie plus souvnil saus rllVt (A.rloing). L'injection intra-veineuse (voir ci-aprös [noculation), faiteavec de la sörositö pulmonaire,coTiföre l'immunitö, saus provoquer des accidents morbides. ilt; inoculation
intra-cutanöo et sous-cutanöe (voir ci-apres inoculationquot;..... s'aecom-
pagne ordinairemcnl qua d'aeeidents locaux, touten conföranl, eile aussi, Tiinnniniii'.
,\ quoi tienl cette difdcultö qu'on 6prouve a döterminer expi^rimenta-lemeni la maladic avec localisation plcuro-pulmonaire, quand on inocule,ou(iuandoii introduit.danslcsvoies digestivesourespiratoires, lo virus empruntö b des lösions?ll esl vraiscmblable que le s'irus, re-
cueilli dans les lösions, sc trouvo allaildi, iiioins aclil'ii.....(dui i^ue
les malades rejollenl avec leurs exerötions, trop pur peul 61 re, ou insuf-Hsammoal aide par d'aulres microbes, qui peuvenl exister dans les pro-duits morbides, donl dörive la contagion naturelle,
1). b'spdees suscepliblns de nm/rdrirr la pöripneiimonic. La pöri-pneumonie es1 une maladic des grands ruminants, Elle esl considöröe comme ne se transmeltanl ni a l'homme, ni au mouton, ni au cheval, ni an chien, ni au porc, ni au lapin, ni aus oiseaux de basse cour. On n'a pas cm•nrc signal('scliez l'homme, un casautlientique decontamina­tion. Chez les animaux, aulres quo les grands ruminants, la chövre exceptöe, non seulemeni on n'a pas observe de ras de ti'ansmission naturelle, mais les tentativesde transmission expörimentale son! res-tees saus rösultat.
Quanl a lachövre, saröcoptivitö est discutee ou möme aiöe par le plus grand nombre, li esl de fail que cd animal esl trös peu apte ä contractor la pdripnenmonie propremenl dite, car on n a pas relatö beaueoup d'observations a son sujet; ei plusieurs exp6rimentateurs ont 6chou6 dans les tentatives plus ou moins nombi'euses, qu'ils ont faites pour la lui transmettre, Nöanmoins, \o suis de ceux qui croienl cm'eile pent la contractor parfois. Et celte croyance esl basee sur le cas parfaitemenl authentique, que j'ai fait naitre sur une chövre, an lui donnanl a ingörer des fragments de poumon de vaclie pöripneu-monique, D'ailleurs, el si tanl est qu'on ae Tail pas contondu, comme cela a eu lieu le plus souvent, avec une pleuro-pneumonie de nature difförentc, la pöripneumonie aurail 6t6 observöe sue la chövre dans certains pays,
E, ImmuniU. — Outre que certains sujets contractent une pöri-pneumonie plus ou moins bönigne, soil qu'ils sc conlaminenl avec une trop faible dose de virus, cm avec un virus döjäaltönuö, soll qu'ils aienl peuderöceptivitd ; oulreque certains animaux sontou deviennenl naturellement röfractaires, 11 est pai'faitement dömontrö que l'iramu-
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PER1PNEUM0N1E CONTAGIEÜSE.
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nite rösulte d'uno premiöre atteinte grave oulögöre. Yvarl avait cons-lalu (IS.'il) cetlo particularitö, etavaiten outre roconnu que I'immu-niU'i pouvail (lurer da Lrois ;i lt;|iiiiir(! iins. La commission do la pöripneumonio avail Sgaloment reconnu (18S4)(ju'une premiöro atteinte donne l'immunitö aux animaux, f|ui oni ötö serieusemenl tnalados, of aiigt;gt;i a coux, qui n'nnl en qu'une allcclidii bönigne. On a. reconnu d'autre part : que l'immunitö poul accompagner l'ingestion du virus mi .-(in introduction dans les voics rcspiratoires ; cju'on peutla creer, en injeclani le virus dans lo torronl circulatoire sanguin, ou en I'inoculant a la peau ou dans le tissu sous-cutanö; qu'elle peul 6tre transmisehördditairement de la möreaujeune veau.
On o vii quo la pöripneumonic ne guerit gönöralement pas, qu'elle peul roster latente el passer inaporijue ; l'immunitö, dans lescas oü eile resulte d'une premiöre atteinte naturelle ou expurimcntale, ou d'un mode d'inoculationjquiaseniblu no dötermineraucunaccidenl morbide, no tiendrait-ello pas ä ce quo les animaux restenI pöripneumoniques sans le paraltre? Et, comme apres ötre restöes latentes plus ou moins longtemps, do vioilles lesions peuvenl sc röveiller el rondre les ani­maux dangereux, aescrait-ilpas indique de semontrer ires röservö non seulemenl dans l'utilisation des sujots, (|iii peuvenl avoir 6t6 atteints naturelloment, mais aussi dans l'emploi de I'inoculation et dans I'uti-lisation des inooules.
IV. — Diagnostic.
II Importe beaucoup de savoir reconnaitre promptemenl el snrc-menl la pöripneumonie, afin de pouvoir appliquer nussitöl lesmesures appropriöos, pour arröter sa propagation, et afin de ne pas recounr indumenta celies, qui, comme I'abatage, portenl une grave atteinte an droit de propriötö. Mais le diagnostic de cette affection esl assez difflcile a etablir dans certains cas; il devienl pins also, quand on a pu etudier les lösions, ou quand il s'esl dejä produil des tails de transmission. Toutelois, quand, sans 6tre absolumenl convaincu, on aura des doutossur rexistonco do la maladie, quand on aura quelque raison de croire ii son existence, il faudra agir avec prudence et con-seiller, au moins en attendant, I'isolement, la sequestration etla d6-sinfoction. Quo l'on soitappeleö reconnaitre la pöripneuraonied'aprös les syin pi i'nnes seid einen!, ou d'a pics les lesions, il faudra toujourspro-c6der ii une enquöte minutieuse sur les antöcödents des sujots, sur leur origine et lour provenance, sur la date de leur introduction, sue la maaiere doni ils soul entretenus, snr lours rapports, sur leurs do-placements, sur la date d'apparition de leur elat morbide, snr les signes qu'ils oni prösentös, snr les cas de morl döjä survenus, snr I'elat sanltaire de la ferme, do la localitö et (.les localitds voisines, etc. Les
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'Oä
MALADIES C0NTAG1EUSE8 BACTERIENNE8.
renseignements recusillis auprös dos pi'opriötairss, (|n;iiilt;l on arrivora a lour faire dire co qu'ils savont, pourronl 6lro de La |gt;liis grande utililö, surtoul lorsqu'on n'aura d'aulre pari, pour se prononoer, que lea symptömes observös sni1 les malades.
I'Diagnostic d'apres les symptömes. — Nousavons signalö commo symplömes plus ou moins importanls : la (lövre initiale, i'ölövation brusque ei tr^saccusöodo la tempürature, Ic larissemontde la söcretion lactöe, Ic mötöorismo ol les Lroublosdigestifs; les troubles i'espiratoires, la dyspnoo, la piainte,le bruitdegouttelelte, rhypcreslhesie du thorax, Ic liruil de rftpo, la mnlitö, l'absence du rnurmure respii'atoire, l'altö-nuation des baltcmonls cardiaquesd'uncötu,le rfl le crdpitanletle bruit de sou file; les CBdömes, les urlh rites, les synovites. II l'nuclra, aprös avoir pnici'ilc a une enquötecomme i I vienl d'ölredil, se aietlre on mesure de conslater les signes de maladie, que los animaux peuvenl prösenter; il lamlia les examiner,en mettanl en osuvrotousles procedös d'investi-galion, ipii peuven! amener a la constation ih's divers symptömes, et en prenanl toutes les pröcautions vouluos pour eviler In conlagion.
l)j\ erses maladies do poitrinc, etmßmecertainesautres.peuvcntsimu­ler [raquo;Ins du nidiiis, duranl la vie des malades, la pöripneurnonie conta-gieuse, en lui emprunlanl plus ou moins completemenl sa Symptoma­tologie. Ce soul : les bronchites el les bronebo-pneumonies, les pneumonies, les pleurosies cl les pleuro-pncumonies diverses. I'em-physöme, la tuberculose, les maladies parasitaires du poumon, les maladies du eieur, etc. I.c diagnostic dillerenliei, absolumenl certain, esl Irelaquo; difdcilc el Ires souvenl loul a fail impossible nir legt; animaux \ ivanl-, quand on manque de renseignements sur le modo d'apparition de la maladie, quand on ne l'a pas vn se Lransmettre, quand on na pas e'ii a pratiquerl'autopsie dun animal dum6memilieuayant prösentö
la nirnie malailie, ipiaud il s'agil d'un ras isolü, etc. II devieul all COn-
traire possible, relativemenl facile el plus ou moins sflr, quand on so trniive dans mie region nil sövil la peripueuniniiie, quand I'animal malade provienl dune localitö ou d'une etable infeetöe, qnand la peri-pneumonie sevil ou a sövi dans I'etable, quand la maladie s'est döjä mnnlree sur d'autres animaux, quand olle se prösente sur plusieurs animaux, etc.; et encore ce pen! etre, dans ce dernier cas, une autre alTeclion des voios respiratoires (pneumo-entörito infectieuso, pleuro-pnenmonie septique), qui simule plus mi moins la peripneumonic.
Duns certains cas I'animal, qui vienl a presenter des symptömes do maladie de poitrine ou certains autres signes, doil ölre considerö, au puiii I i!e vue de la pnl ire sanilairr, com me a I lei nl de la peripiUMiinimii! contagieuse outoutau moins comme fortement suspect. Alnsi, doivent ein' considörös comme suspects de pöripneumonie les animaux nou-vellemeul iinpmtcs, ipii [raquo;n'scnlcnl des signes de maladie de poitrine, ipiam.l res signes uc [HMivcnt eti'c raltaidii's sürcmenl ii une autre all'cc-
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pfiRIPNEUMONIE CONTAOIEUSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; S23
tion. Ainsi (loivcnl ötro considörös comme tortemontsuspects ou döjü malades, ceux qui, dans un milieu infectö, prösentent lout ;i coup des symplrtmos de maladie de poitrine on m6me simplement une flövro de röactlon, Ainsi encore, doivenl ötre considörös comme suspects de con­tamination Irs animaux sains en apparence, qui se Irouvenl dans une stable infectde, ou qui y onl passd depuis moins do trois, quulre, cinq mois, et ceux qui oni 6t6 exposös b la contagion de toute aulre man irre.
Üicii que, en dehorsdes lesions et de la contagion, f[ui csl le principul caractöre de la p6ripneumonie, Irs symplömes ne soicnl polnl palho-gnomoniques, il y a pourlanl des nuances, des dlllerences, enlre crux de cette affection el ceux des autres maladies de poitrine. Ces diffe­rences, quoique souvenl insufflsantes pour assurer b elles seules lo diagnostic, möritenl d'ötre rappelöos, parce qu'elles peuvent 6lre parfois nl lies,
Dans la lironclnte ordinairn In lorn esl \\\\\gt; forte, phis ([uinteuse, plus fröquente el devienl plus prasse ; il y a dos rale- muqueux; il n'y a pas de mal ile. pas d'absence de munnure respiratoire, |gt;as de sun rile tubaire, pas d'hyp(5resth6sie du thorax, pas de plainte, ni une Hövre aussi intense. Cependanl on rencontre assez souvenl des lesions de bronchite el de ntrUbronchile chroniques, Lcllos, que du viv.ml des animaux il y avail certains signes dc la pöripneumonie chronique. Outre les dilatations bronchiques, avec accumulation de matiöre mor­bide deve...... plus.........ins concrete, il ya en effel parfois une p6ri-
bronchite trös ötendue, el quelquefois les Inhales mil ete 6touffes ou envahis eux-m6mes, en sorte qu'on peul renconlrer lies portions plus
ou moins considörables de pou.....n at6lectasi6os ou carniß(5es;mais, en
co cas, la temperature reste normale, el il n'y a pas de symptömes gönöraux.
Dans lahronchüe vermineuse, döterminöe par le strongylus micrurus, qu'on peul observer principalement sur les animaux jeunes, il y a t'ualemeiil les sympli'unes de In hninchite ordinaire ; et, de plus, en exa-minaiil les malieres expector6es ou rejetöes par les naseaux, on peul voir des slrongles adultes, ou dos embryons, cn employant le micro­scope. Toutefois, iei encore le diagnostic difförentiel devienl malaisö, (inand on ne rencontre pas de parasites dans les matiöres expulsöes, et quund la bronchite vermineuse s'aecompagne de pneumonic. Ainsi, on a en eunstate, snr uu animal soup^onnö de pöripneumonie, les princi-paux symptömes gönöraux et locaux, qui pouvuienl faire croire ö smi existence; et comme lecas se pr6sontait dans une elahle. ofi avail siAi depuis peu la pöripneumonie, l'abatage avail ele demande, prescril et exeeuie. A l'autopsie, on rencontra les lesions d'une bronchite vermi­neuse, avee In'patisation concomiliinle mais non marhri'c. II y avail eu orpeur de diagnostic.
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M M.A 111 KS contm; 1 BUSES BACTERIEN N E8,
lgt;iii'S([uo lo poumon ost le siögo d'öchinocoques nombreux cl voluml-neiix, il peul gt; avoir do la Qövro, de In dyspnöe, do I'angoissG respira-toire, de la plainte, de la malitö, elc, II esl arrivö qu'on ;i pu confondre, iivoc les symplömes de lii pöi'ipneumonio, ceux c[ue döterininönl les öchinococrues. II y a pourlanl bion dosdifKronces ; mais elles son! loin d'ölre assoz ueltes o) assez Lranchiies clans Lous Irs cas, pour quon puisseöviter toulo confusion, \insi, lorsqu'il s'agil d'öchinoeociues, il manque i'liyporcsttiosie coslalo el le bruil de souffle; inais ces deux si^'nrs pouvenl faire döfuul dans certains cas de p6ripncumonie.
Quand il y a engouement el irritation des bronches par des breuvages mödicaraentoux ou alimentaires mal döglutis, et quand il y a congestion nulmonaire sim/ili: (coup de chaleur, etc. , lt;in peul ögalomenl obsei'ver des symplömes de maladie de poitrine : des symplömes de bronchite ou de broncho-pneumonie, de la toux, des räles inuqueux el sibi­lants, etc., dans le premier ras; une ucculüration de In respiration, drs mucositös spumenses sanguinolontes, a rcntröe des naseaux, des signes do congestion pulmonaire, elc, dans le second ras. Mais ici le diagnostic diderentiel esl plus aise, a cause des rcnseigncments, qui font connaitre l'origine de rnccident; d'ailleurs, il n'yapasde signes de pleurite, el l'invasion du mal esl plus rapidr que dans la peripneu-raonie.
Uemphysdme pulmoiiaire s'accompagne d'une Loux söchc el qiunteuse, d'un affaiblissementdu murmuro respiratoire, de ramp;les sibilants el cr6-
pitants sees, etc. Mais la confusion avee In pöripneui......ie esl presque
impossible, elanI donnöes l'absencedc lievre et de mal ite, I hypersono-rilc de la poitrine, la sensibiiitd nonnab du thorax, la tempörature el la lactation normales, etc. Toutefois,les difficultesaugmentent, quand il se produil de la congestion du poumon, quand l'insufflsanco de 1 höma-l(]sr s'accompagne de l'injection des muqueuses el il un certain degre de submatitö.
Dans la,pneumonie ordinaire, dans la pleurösie a frigore el dans la pleuräsic traumatigitc^daLnslo, broncho-pneumoniee\ dans I hydrolhorax ordinaires, les signes, präsentes par le malade, peuvent, sons beaucoup de rapports, ressembler plus ou moins ä ceux de la pöripneuinome. Dans In pneumonic ordinaire, Irs troublesgönöraux peuvenl 6lre moins accuses, le tempörature moins elevöe, revolution moins rapide et la gravite moindre ; la temperature s'ölöve graduellomenl el non d nur fai.'on si brusque; il pent y avoir absence de troubles digestifs, an moins au debut; l'hypöresthösio du thorax fail döfaul; il y o moins souvent de la plainte ;le bruit do souffle pen I manquer, etc. Nöanmoins, du sivanl drs malades, la distinction, entre la pneumonie ordinaire el la pöripneumonie conlagieuse, esl impossible, d'apres Irs seuls sym­plömes, sans le sreuursdr renseignements, qui peuvenl dövoiler I en­gine du mal. C'est qu'en efTet les differences symptpmatiques entre les
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PER I l'.N EU Mo.N IE CON TAQ1EÜ8E.
;gt;2;i
deuxafTectionssonttroppsuaccusaesol tropinconslantos; dosdiffdrenceB analogues pouvont d'aillours so montrei' enlro doux cas de pöripneu-monio. Aussi, dans la praticruo, drvra t-on consldöror commö pöripneu-moniquos I es animaux (jui, se trouvanf ou s'etanttrouvös dans dos lioux iafectös, viondront ä präsenter des signes de maladie de poitrine, de bronchlte, de pnoumonio, de plourösie ou de broncho-pneumonie, La
pneumonie aspergillaire dififöre do La p(5ri|.....umonie, en ce que In toux
ust rare, non douloureuse, en ce qu'il n'y a pas tic tlövre ni d'byp^r-osthösie du thorax.
Dans la pleuresle u frigore ol dans la pleuräsie traumaiique, les symplömes ressemblont, encore plus que dans la pnoumonio, a coux do la pleuro-pneumonie contagicuso, surtout quand il y a en meine temps plemvsio el pneumonic. I! y a alors, comme dans cette affection, do la dyspnöe, de latoux^ol'hj'pöreslhösie sur los parois du thorax, do la malite, etc. II y a par consöquenl iinpossibilitö absoluo d'elablir le diagnosticdifförenl lei sans ['autopsie, sans los comm^moratifs, (in sans une attente. Mais, si mien esl reduil a cette derniöre, il faudra quot;faire prendre lesmesures ellesprecautions qui peuvent parerii tout danger de contagion.
Dans la broncho-pneumonic, Irs symplömes rappellenl e^aleinent beaucoup coux do la pdripneumonie contagieuse ; el, bicn qu'il puisse \ avoir moins de flövre, bien quo la toux soil [)liis forte, bien qu'il n'y ail pus do plainto ordinaircment, bien quo la sensibilitö du thorax no gt;oil pas modiflee, bien que la maladie suit pins loealisee, bien qu'etle s'accompagne do rales sibilants, ronflantsel tnuquoux,etc, il convient do se montrer prudonl el circonspect, comme quand il s'agil de la pleurösie ou de la pneumonic. I'.nlin Vliijdi'iiliiM'd.r appelle la meme rocommandalion, bicn quo, conlrairemenl a la pöripneumonie, il ue soil pas aecompagnö de l'hypöresthösie coslale et du bruit do souffle.
Le crouu des jeunos animaux s'accompagne, do mfime quo la pöri-pneumonio, d'uno respiration dyspmiique, suffocante, aspliyxiqne lt;'t sifflante avec toux. Mais la toux esl rauque, rölanto; il y ahypörosthö-sie iaryngienne, ubsencc do symplömes du cötö de la poitrine, i'ojel do fausses membranes ou de mueositös öpaisses, hypersalivation, jelage spumeux, engorgemcnl des ganglions el dos parotides, etc.
Dans la pluisie luberculeuse. on constate bion dos symplömes qui se eappnii linil pliilt; ou moins de coux de la pöripnoutnonlo, mais il y a pourlanl des difförences notables; el d'aillours, que 1'on soup^onne I'une ou 1'autre do cea deux affections, il faul faire appliquer des me suits, puisque toutos les deux son I visöcs par la legislation sanitaire. Quand il s'agil de la tuberculose, la inarchc el Involution soul plus lentes, la temperature moins elevee, la flövre hhhiis aecusöe, la s6cr6-tion lactöe plus longtomps conservöe, la respiration moins troubldo dans le commencement; la plainte esl rare ; la toux esl plus lorle, plus
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MALADIES CONTAGIEUSES BACTßlUENNES.
I'im'mur'iiIc; In sinioriUi (^l La sensibilitö tin thorax slaquo;imI assez souveat (#9632;(iii-cia ('ms; il \ ;i i Irs I'i'ilcs si I ii la ii Is, n in Hauls et, iniiqiicux ; lobruil de süufQe ist i'.iif ; il pould la longue se produiredu väle cavomeux, nl l'air exnirö peut devonir fötide; on conslato puri'ois rengorgomont plus mi nidins ilnr de certains ganglions superflciuls, elc. -Mais, outre ([uo les symplömes de la kuborculose, coinme ceux ile la poripneumonio peuvenl vuriorbeaucoup, toutes ces ditt'örences ont bien peudo valeur, on sonl souvenl d'une appröciation difOcilo. Onpourru toutefois y joindre les donnöes de l'examen microscopiquc des produits moi'bides, dos malieres expectoröes on jetees,ei siutoiil s'appuyer sur les rensei-gnements, (|iii pourronl faire oroire a ['existence d'une affection plulöt ipi'u eelle.de, lautre; car l'examen microscopique peul, dans certains (#9632;as, lie pas permettre de se prononcer d'une fa^on certaine (voirTuber-culoso : diagnostic).
Les grands ruminants peuvenl (Hre atteiuls de certaines bronclio-pneumonies cuntagieuses., i|iii s'accompagnent parfois depleuriteet de gastro-ontörite (pneumo-entörile, pleuro-pneumonie soptique), el qui peuvenl simnler lieaiieoup la peripneumonie, surtoul chez les InHes jeunus. Dans ces eas, les renseignements, la forme cnzootique de 1 affec­tion, son övolulion rapide, son apparition sur d'autros espöces animal es, l'examen bacleriolouiipie, peiiM'iil aniener n la diU'ereiioinlion de ces affections el de la peripneumonie.
Cerlamp;iaQsmaladiesdu aeur peuvenl s'accompagner de fiövre, d'nnxiolo respiratoire, el de plainte; d'autres peuvenl occasionner des troubles respiraloires, plus ou moins analogues ä certains, que la peripneu­monie detenu im', sans toutcfuis so traduire par tousles principaux signes de cctle all'eclion, sans 6tre accompagnees notamment de pleu-i-ile el do pneumonie. Mais il pent arriver que la peripneumonie elle-iiienie soil localisee an pericarde par exemple; el il n'esl pas rare qu'clle s'accompagne de [toricardite, quand eile esl localisöe a la plcvre el an pouinon. D'autres nll'eelions enlin peuvenl s'accompagner de la plainte. de la respiration courte, etc. La pcriraid ile trainnaliipic el la for ma I ion d'aiiees, eonseeulifs ii la migration d'u n corps ötranger vers le eo'iir, peiiveiit s'accompagner de certains signes communs ä la pörineumonic; toutefois, on note des symptömes, qui ne se rencontrenl pas dans eclle affection, tels que pouls veineux, absence de signes stdthoscopiques, etc.
Onrevienl, en resume, toujours a la memo conclusion; les symptö­mes de la peripneiunonic ne soul pas pathognomoniques; au poinl de vue de la police sanitaire, il conviendra de suspectcr toute beteboyine,
qui prescntera unu maladie lie poitrine avee lievre, aeeideralnin de la respiration, toux, plainte, mat ile el inn i I do sou file. D'aillours, In plus grande prudence s'imposcra dans l'espöce, ainsique nous l'avons döjö vu. |)aris ime localite, dans nne forme infocliH; de peripneumonie, il
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PElUPNEÜMON'IE CONTAG1EÜSE.
pcul y avoir des animaux, i|iii, saus 6tre pöripnounaoniques, prösentent lt;l('s gymplömos de rnaladio de poitriae; aussi, tout en faisanl prendre les pröcautious ol les mesures propres amp; empöchertouto contagion, on ne nögligera aucun moyen de conflnnerou de liäterle diagnostic; on procödera ö une enqu^te minutieuse, on ötudiera los lesions s'il y a lt;l(!s cadavres, et s'il n'y en a pas, on pourra engager le propriiHaire amp; faire sacrifler un malade.
-2quot; Diagnostic experimental. — Pouvoir revelateur de la pneumo-bacilline. Outre quecertains malades de pöripneumonie präsenten! des symplömes trop pen signiflcatifs, il y en a chez lesquels l'alTäction peul ötre plus ou moins latente | et, comme lt;,es sujets restenl nöanmoins dangereux, il est de la plus gründe importance de pouvoir roconnaitre leur i'ial, gramp;ce a l'emploi d'un procödö sür. Siedamgrotzky, Nocardet Laquerriöre ont essayö la sörositö peripneumonique, sterilisöe par la chaleur ou lo Q.ltration, en laut que moj'en du diagnostic; tnais les rösultats obtenus, quelquc oncourageants qu'ils aient paru, n'onl pas röpondu complötemont a l'altente des experimentateurs, D'ailleurs, vAuhI donnee la faiblerichessc en virus de la sörositö peripneumonique, lt;;(3 [raquo;reei'di1 su heurliiil. a uik; diriieulli;; reeuei llir de j^randeN ipiaulitus du serosiiei, (jui devaitle faire abandonner, et lui faire pröfererleprocedö d'Arloing, qui a etudie les ell'els de la pneumobacilline, ei indiquö le moyen de la preparer, sein mode d'emploi, ainsi que sa valeur dia-gnostique.
Arloing a pröparö la pneumobacilline, avec la serositö dos lesions pöripneumoniques, el avec les cultures du pneumobacille. Les cultures en bouillon smil störilisees par nn chaufiage de 20 minutes a 8üquot;, puls associees laquo; a une quantitü de glycerine, teile qu'apres reduction du volume total au quart, on obtient une solution glycerinöe a 40 p. 100; eidiu du liltre a travers la tlanelle gt;gt;. L'extrait (pneumo­bacilline), ainsi obtenu, esl imputrescible; il peul ötre plus ou moins actif, suivanl les cultures; mais la nature de ses effets reste la möme, L'iuoculationsefait, par injection sous-cutanee, sur l'une des faces de l'encölure, sur l'üpaule ou en arriere de l'öpaule, (|uand on l'emploie comme moyen rövölateur.
La pneumobacilline aiiil sur les animaux sains : introduite dans
les veines a la dose de .'raquo; a 6 eeidimel i'es enlies, eile peul Inur. eil
quelques minutes, un animal bovin de '( a 500 kilos; a dose plus moderee eile provoque, immödiatemenl apres l'injcclion intrn-vei-neuse, de l'hyperthcrmie, l'accelöration de la respiration el de la circulation, de la toux, une vaso-dilatation tres aecusee, un llnv lij'persöcrötoire du cötö de l'intestin, des reins, des voies respiratoires, lacrymales otgönitales, une seile de narcose (Arloing ; eile agil d'em-blöe, par les poisons qu'cllc renferme, et olle produil encore des efl'ets eunseuutil's, grace auxsubstances toxiques, donl eile provoque la for-
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MALADIES C0NTA0IEÜ8ES BACTERIENNE8.
mation (Guinard otArtaud . [njectöe dansle tissusous-cutanö,äladoäe de I £i 3 centimötros cubes, olle provoquo : la congestion des nxuqueuses supei'flcielles, une lögöre hyperthermie, un peu du tristesse et d'inap-pötence, des frissons, de l'inquiätudo, de l'agitation du pouls et de lo circulation, une diarrhöe passagöre, une liypei'söcrötion gönöralisöe, une turaöfaction cedömateuse, iilus ou moins douloureuse, et plus ou um in- ötendue, ;iii poinl d'inoculation; ces troubles so döroulenl dans les (i a s houres qui suivenl l'opöration, Les reactions thermiques, circulatoires et respiratoires, smil gönöralement laquo; plus vives chez les animuux porleurs de lesiuns pdripneuinonicfues 411c chez les animaux sains raquo;.
Tun- les sujets sains röagissanl sons de fortes doses, Arlolng a ddterminö laquo; Irs doses capables d'impressionner, d'une laron sensible, seulement les animaux, prßdisposös par la tnaladio ii ressentir plus vivement les efTets iln rövölateur raquo;; cos doses sonl de l, 2, 3 centi­metres cubes, suivanl qu'il s'agit d'animaux de 200 kilog., de 200 a 400 kilog., ou de plus de 100 kilog-. La röaetion thermique, laquo; chez les pöripneumoniques soumis ft ['action lt;le la pneumobacilline raquo;, est, laquo; sauf exception, simplement moyenne raquo;; aussi faut-il laquo; consulter et peser tous lestermesde la caractßristique röactionnelle fondamentale (tempörature, respiration, pouls), et, de plus, les röaetions organiques raquo;, prendre par consequent (1 des observations trös complötes toutes les deux lieures, a partir du moment de l'injection, pendants lieures au minimum, 12 heures au maximum raquo;. Ordinairement, laquo; c'esi b la sixieiue heure qu'on relöve les modifications les plus accusöes, quel-quefois un peu [ilus tard, parfois un peu plus tot. Lc maximum des troubles circulatoire et respiratoire so montre en retard sue le maxi­mum du trouble thermique raquo;. Apres l'injection, on observe souvenl une vive excitation, qui fail bienlöl place a de l'inquiötude el a de l'agitation, l'animal se döplafant, changeant souvenl d'appui, so h'clianl. se IVoilanl, prcnanl an regard fixe, tendanl le con, puis por-lanl la töte basse, cl pi'enani une altitude somnolente. quot; La rumination cosse, le Mane gauche es! souleve pur l'accumulation de gaz dans la pause: la conjonetive s'injectc raquo;; il se produit du larmoiement, la salive s'eeoule entre les lövres, 0 du mucus est rejetö par la salve, les i)r(,illes et la base des cornes sonl alternativement chaudes et froides, lies frissons ßbranlont les masses musculaires de l'öpaule et de la cuisse ; la temperature s'eleve de 0o,6 ö quot;iquot;,quot;: la respiration devient acc616r6e (parfois sa frequence est excessive, 70 a SO mouvements par minute), courte #9632;gt;, e( l'expiration plaintive; le tail diminue. Certains animaux iiiellenl im memlire an repös, boitent, quttnd on les fail marcher, prö-sentent une sensibilitö exageree d'une region artlculaire ou tendineuse, la pneumobacilline ayant reveille une ancienne arthrite ou synovite liee a la peripneumonic.
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laquo; La röaotion thormiquo est en quolquo sorto primüe par In röaction Tespirutoiro, Lorsquu ces deux reactions coexistent ol que la secondo csi importante, ['existence de la pöripneumonie est presque cortaine, Le diagnostic est plus facile, si la caractöristique röactioi.....lie pos­söde trois termes ölevös (reactions thermiquo, circulatoire el rospira-toire), e( plus facile encore si la caractörigtique röactionnelle s'accom-pagne d'autres troubles fonctionnels trös accuses, siögeanl sur les systömes glandulaire, musculairo, sur le Systeme nerveux reflexe do hi toux, sur I'appareil digestif, etc. (röactions organiques), La valeur des reactions n'csl pas absolue; eile est subordonnöe a l'ötal pröa-lable de la tempdrature, du pouls et de la respiration. La röaction thermique en particulicr esl subordonnöe a l'6tal pröalable; uno röac-tion faible peut 6tre impoiiante, dans Irs cas oü la lempörature anlo est trös ölevöe 011 presque normale raquo;.
laquo; Dans certains eras trös rares, les reactions font döfaut, sans qu'on en sacho encore la raison, Dans d'autres circonstances, le röaelif n esl pas döfaillant, inais il cause des rdactions a propos d'affections,
qui n onl rien de coi.....un avec la peripneumonie, I.'Mrs que la tuber-
culose, les echinocoques du poumon, les altörations lobulaires el inter-lobulaires etablics aulour d'un brin de fourrage, engagd jusque dans
les bronchioles... I ne fois, on a essayö faction de la pnei.....ibacil-
line sur inn' vadic alteinte de mammite ; toules les rdactions onl 616 Ires vives. i) Malgrö ses defaillanccs, la pneumobacilline est appelee a rendre des services, en perraetlanl de döceler, dans Irs etables infec-Iri's, les sujels porteurs de lesions, quo I'examen clinique ne permet pas de reconnaitre.
3quot; Diagnostic d'apres les lesions. — L'autopsie des cadavres per-Oiettra plus söreinenl que I'examen des malades d'ölablir le diagnostic de la pöripneumonie contagieuse ; et, lorsqu'il y aura eu enfouisse-nient, on pourra demandor l'autorisation de faire exhumer Irs cada­vres, anx lies d'autopsie. Les lesions de la pöripneumonie se con-servenl longtemps dans le sol avec leur aspeel caractcrislique; je les ai trouvdes ddmonstratives, maintes el maintes fois, un mois, deux raois, trois mois, aprös renfouissement. II m'est arrive plusieurs fois, en inainls endroits, de faire exhumer dos cadavres, dans des formes, chez des propridtaires, qui n'avaient pas Tail de ddclaration, el qui avaient liquidd ou conscrvd leur dtable^et j'ai pu, de la sorte, me convaincre que la pdripneumonie avail, ötd cachde, et que des animaux contaminds avaienl dtd vendus.
Gertaines affections (pneumonie ordinaire, broncho-pneumonio, tuberculose aiguö, pleuro-pneumonie septiquo, pneumo-entdi-ite), peuvent s'accompagner de lesions, ([ni simulcnl plus ou moins celles de la pdripneumonie, Mais il y a aussi des diffdrenccs. Dans la pneu­monie et la broncho-pneumonie ordinaires, il n'y a pas de pleurite,
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pas de faussos inombranes, pas d'öpaachemont; los lösions intorsti-tielles soul iiiniiis accusäes; le lissu Lnterlobulaire sst moins öpaissi, el sun inQtration iie s'ötond |kigt; aux pai'ties non liöpatisöes; los lobules lii'|Kilisi'cs üll'renl uno leinte plus uniCormo. Dans La pneu-niüiiie aspergillaire, il y a de petils foyers de morlilicaliuii ou de caseiflcation,entourös de mycölium et de lissu sclörosö, On a signalö (Rossignol) certaines fessonibluncos, quo pourrail afiquot;ecter lo tuber-culose aiguö aver In pöi'ipneumonie ; on a vu Irs l6sions de Iq tubor-culose entourees dune inflltration considei'able dans Irs travöes interlobulaires; umis il esl facile do peconnattre la prösence de lösions tuberculeuses, el d'aillours l'oxamen bact6i'iologique, ainsi que l'ino-cutation, penneltenl d'eviter toute confusion, La pleuro-pnoumonie de la chövre, lo pneumo-entörite des petils ruminants, lo pneuino-enterite [Covn-StalU disease) et la pleuro-pneumonie sepliquo des grands ruminants, smil les affections donl les lesions thoraciques ressemblent le plus ii edles de la püripneumonie, sans en avoir absolument tous les caracleros. La vraie peripneunionle ost tres rareebez la chövre el n'a has (He signal6e chez le mouton ; la pneumo-entörite et l.i pleuro-pneumonie scplique des grands ruminants son! döterminöes par ihis microbes parliculiers; leurs lesions soul inoculablos au lapin el au cobaye; cos afTections naissenl sur place el pouvenl se montrer sur d'aulrcs espöues; elles proeödent des bronches vers la pltivre, et s'accompagnenl d'une infliunmalion tres vive de la muqueuse bron-chique; l'inliltralion du tissu lnterlobulaire est moins llbrineuse, et les travees Inlillrees ont uno leinte ardoisee.
Quoiqu'ilensoit, I'liepatisation marbree, avec ses polygonesde diver­ses nuances i.'l ses travees epaissies, infiltrees, jaunftlrcs ou grisdlres, es! consid6r6e,par le plus grand nombre desauleursel des praticiens,, comme le signe palhognomonique de la peripneuraonie contagieusc. En sorte que, bien qu'uu poinl de vue strictement scientillque, le diagnostic exigeät, pour ölre absolumcnl siii-, la constatalion de la contagion el des microbes propres ii l'uffcclion, un demeure iistrcinlA considörer comme clantlapöripneuinoiiiti conlugieuse, toute pneumo­nic caractöriscG par rhöpalisalion marbree des ponmons, par l'infll-tration soro-fibrineusc el l'öpnississenicnl considerable ilu lissu lnter­lobulaire, el parune exsudation söreuse abondanlc, ßn im inol, ondoit considörer, au poinl de vue de la police sanitaire, comme ötant la pöripneumonie contagieuse, toute pneumonic h la fois interstitiolle et lobulaire, donl ledöveloppcmenl ne peul 6lre ratlachö ö aueune cause locale trauinatique, On doil croire a la pöripneumonie contagieuse, quund les lösions interslitiolles soul, trös aecusecs et prödominent, quand dies existent seulcs dans certains points, quand le systöme lymphatique esl distendu, quand rhepatisation est marbröe. Enfln, et puisque la pöripneumonie poul exister saus lesions pulmonaires, il y
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uuru lieu de considörer, comme malades do eetto QlTßction, on toul axi moins do suspeotor, los bötos qui, provonant d'une ölable infeetöe, prösenteronl uno simple pleurite, uno simple pßricardite ou uno simple |)(5rilonite avec öpanchemenl ol fausses membranes flbrineuses, ainsi ijuo cellos qui ofTrironl des iirlhrites ou synovites avec Irs mömescarac-löres, el celles qui auronl une InOltration du tissu sous-cutanu et iiitermusculaire, surtoul quand ccrlains muscles seronl ögalemeni
|i'iH'iri's par I'inHltration. D'ailleurs, I'exi.....in microscopique des pro-
iluits pourra en paveil cas contribuer ü asseuir döllnitivemeut lo diagnostic. Si des animaux, qui n'onl pus de lösiuus pulmonairos, no peuvent pas Iransmellro in maladie, ce qu'il esl d'ailleurs quelque pen Idmeraire d'afflrmer d'une facon absoluc, leurs debris cadavüriques pourraienl servir ü la pi'opager, ei consequemmenl il y a lieu de les traitor de maniure ä öviter ce danger. Lorsque la peripneumonio esl devenuo clironiquc, ses lesions soul
moins pathogn*........iques; la selörose ayanl envabi le tissu interlobu-
laire el les lobules malades, l'affection ressemble bcaucoup alors, au moins de cecötö, avec la pneumonie ou la broncho-pnoumonie chroni-ques. Toutefois, il reste encore pour facililer io diagnostic diflerentiei, les vestiges des fausses membranes el de In [)leurite, ainsi que Irs söqueslresquiontpusoformerjadis. Lessequestrosrt5cenlsrepr6senteni l'uspecl des lösions ; on y uporgoil netteraeni los travöos interlobu-luircs epaissies,quienchftssenl les lobulesdevenusbrunftlres, jauntltres ou gristitres, Les soquestrcsramollis, macerus, devienncntseuls möcon-uaissables. D'ailleurs, ici encore, il faudra lonir le plus grand complede I originc el des antöccklents ilrs sujets,
V. — Inoculation preventive.
I.a peau oxcoriee, blossöe, scarillee, le lissu conjonctif sous-culanö ol le Systeme circulatoiro peuvenl ötro choisis, pour inoculer exporimen-talemenl le virus pöripneumonique. De la sorte, on n'obtienl pas la maladie avec sos localisations pulmonairos. L'inoculation, faitc -mis l'öpiderme, ou sous la peau, ou dans une veine, peul nedonner qu'une aflection bönigno sans symptömes de pöripneumonie, etconferernean-i.......- l'immunitö. J.a constatation Vvai-l, Gommissi.....le la peri­pneumonio, Willems, etc.) de la resistance ties animauxii une nouvelle contagion, aprös une premiöro atteinte, oxpliquo les tentatives et les irrliercbes, qui onl 6te laites, pourobtenir une maladieexpörimontale bönigne, capable neanmoins de conförer l'immunitö. L'inoculation pröventive do la pöripneumonie, qui a pour but, toul en donnant une maladiebönigne, de conförer l'immunitö contre cello quepourrait faire duveloppor la contagion naturelle, mörito d'ötro ötudiöe avec soin,
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MALADIES CONTAGIEUSES BACTßlUENNES.
Lanl au point do vug do sa miso on pratique, qu'au poinl do vue do sn vuleur prophj lad iquo ol öoonomiquei
II fösulte, do lu [mblicalioii do certains faits, quo I'inoculation prövontive do la poripnGiimonio aurail 6t6 pratiqnöe döjii, dbs le siöelo dernier, dans certains [jays du l'Kurope, et qu'ollo le serait dopuis tr^s longtemps en Senogumbie, ainsi '|iic ihn is I'Afriquo ausl rale, Toutefois, r'c-l ;i Willems de Hassel! quo rovienl le tnörito d'avoir systemati-quemcnl tente, poui' la peripneumonie, ce qui so faisait d6jä pour la clnvelüe ; c'esi lui ipil est le veritable inventeur do I'inoculation pre­ventive centre lu peripneumonie; c'esi lui i)iii ;i le premier etudiö, comme eile le coinportait, cette inöthode de pröservation : el c esl lui (mi on ;i fixe le lieu d'^leclion, ainsi que Irs veritables effots. Aj'anl puisö to virus dans un poumon malade, el I'ayant inocule m mi cer­tain nombre d'animaux bovins, Willems avait ensuito reconnu qu'ils avaienl acquis I'immunite. II avail fail des inoculations au I'anon; mais il a vu so produire des engorgements considörables, qui s accom-pagnaicnl de symptümes generaux et de lösions siir les organes internes. II avail ensuite, pour opercr plus loin de lii poitrine, i.Miuisi la base de la queue : il avail dil encore renoncer a co lieu il Election, parce que des acciilcnts graves, des engorgements etendus, pouvaienl egalemenl sc produire et s'aecompagner parfois du lesions sur lea organe sintern es. 11 avail ete ainsi amenöö.('.l) oisir l'extremite de la queue, mi il avait vu se produire seulemenl des engorgements restreints dans laplupart descas;etpourtant il conferail ainsi l'immunit6aux inocules. ('.'rgt;l en IS.')^ qu'il faisail connaitre les premiers rösultals de gt;,#9632;! möthode. i'.l il pröconisail I'inoculation : apres en avoir obtenu des effets probauts; nprus avoir preservü de la sorte un certain nomhru d'animaux, alors quo, dans les meines conditions d'existenco, plus d'uu tiers des bötes non inoculöesdevenaientperipneumoniqucs; aprös avoir monti'e qu'en inoculanl le vims peripneumoniquo on localise ii l'extu-rieur lo processus de lii maladie, el qu'on previenl de la sorte la loca­lisation pulmonaire, ([uc pourrail provoquer la contagion naturelle.
Lc procotlc d'inoculation public, on s'empressa d'en vörifler lo bien fondo el la valour. Lu commission Crau^aise do la pöripneumonio, dans quelques tentatives qu'elle lil, reconnul l'exactitude du fait de la pre­servation par I'inoculation, Los animaux inoculös par olle, ayant elo exposes ä la contagion par cohabitation prolongöe, rcstörenl indenines, tandis t[ue, parmi los t6moins non inocules soumis ii lii im'1 nie epreuve, il v en oul plus de l.i moitiu ([ui se contaminerenl, Aussi sa conclusion fnl-,'Mi' qu'il y avait liou d'encourager lamöthode nouvello. Enmdme temps, ou peu de tomps aprüs, des experiences in reut faites en Belgique, en Hollande el en l-'rance danslcs departementsdu .Nord ei du Pas-de­Calais, par des commisions formöoa dans co but; elles portörentsur pres de sepl mille bo\ ins et donnerenl des rrsnlials favorables. L ino-
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PERIPNEUMONIE CO.NTAGIEUSE
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unlation I'mI ensuito pratiquöe sur de nombreux animaux dans divers pays, dans le noi'd do la France, m llollande, en Prusso, en [talio, etc, Cos expöriencos diverses cröörenI ft l'opöration un trös grand nombre de partisans; ma is, ie succes n'ayant pas ötöabsolu, certains animaux (#9632;#9632;laut ensuite devenus pöripneumoniques malgrö ['inoculation, d'autres ayanl pi'ösentö, a l:i suilc de l'insertion du virus, des uccidents plus ou moins graves, parfois mortels, ilrs adversaires, des dötractours de la mötbode surgii'enl el il y en a encore. Dopuis, et d'annöo en annöe, Irs Tails vi les expöriencos se soul multiplies dans les difförenls pays envahis par la pöripneumonio.
1quot; Choix.recolte et conservation du virus. — Quand on sedecide ft recourir ft 1'inoculation, il fautchoisir un liquidequinesoil pasaltörä ; iI no lanl pas, quand on peul faire autrement, le puiser dans le noumon d'un animulmort de lamaladie, ni m6me dans celui d'une bäte nbultue a la derniöre phase de In p6ripneuinonie ; il ne faul surtoul pas le re-tirerd'un poumon, (|iii prösente en in6mc tempsquedes lesions de pö-ripneumonie des lösions de gangröne ou d'inrection septique, ou de tuberculose; i I ne fautjamais lerecueillirdans le poumon d'un cadavre iMi voie de decomposition, II fautöloigner tout liquide qui serai timpur, putride ou septique, parce que son allöration pourrail compliquer les effets de l'inoculation et nuire ä .-on efficacitö. On puisera, autant que faire se pourra, le virus, qui devra servirpour les inoculations,dans le poumon d'un animal qui viendro d'ötre abaltu; on pourra recueillir le liquide epanchö dans la plövre ou colui qui suinte des fausses membranes; mais le plus ordinairemenl il conviendra de s'adresser au lissu perilobulaire inlilli'e, et de choisir celui des parties les plus rT'cenimi'iil envahies par le procossus morbide. On a eu conseillö de puiser le virus, desline aux inoculations, dans les portions alteintes d'höpatisation rouge, el de le recuei dir de maniere a avoir un mölange de sanj;-. de sörositö et de mucus bronchique; mais on esl aujourd'hui d'accunl pmir eonseiller le elioix et l'emploi de la serositö seule, qui inflltre le l isgt;ii interlobulau^e.
On pi'ui, dans la pratique, so contenter de recueillir le vims au fur et a mesure des besoins ; on döcoupc un fragment de poumon conve-uahlc dans les parties nouvellement höpatisöes, et on le place dans une assiette. qu'on aura soiu d'ilesinlecter ensuite. Un fail teuii' l'assiette par un aide, qui aecompagne l'opörateur; el celui-ci pulse successive-meut le virus nöcessaire h clrujne inoculation. Pour obtenir le virus, I'dperalenr, avec une laucetteou un bistouri, fait uno eataille, une fente ou un petit godet dans le lissu pörilobulaire inflltre; imis, mettant de cötö le premier liquide qui perle, s'ilest sanguinolent, il charge sa iau-cette, son aiguille, sa seringue, etc.,avec la sörositö jaunfctre limpide, qui ruisselle sur la coupe ou s'accumule dans le godel, et il proeöde ensuite a sou inoculation, G'est 1, le modus fai iendi le plus simple, el
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MALADIES CONTAGIEUSES UACTIilUENNES,
ihi old sou vent omployö dans lo prat iquo.UnQ fois l'opöration torminoc, on doiI dösiufcctor les inslriimciils, les passer ii l'uaubouillanto, ot jeter ,111 leu le Ir.'i^nn'iil dr poumoii devenu inutile. lt;tM a conseillö purfois la liliraiiim ilu liquide extrail du pouvnon pöripneumonicjuo; mais a quoi Iraquo; hi multiplicrles con tncls impurs, les manipulations et los chances desouillure, surtoul si on ne doit pas procödor a I'inoculalion par in-jection sniis-riiiaiu'c. D'ailleurs, s'i] parall nöcessaire il^ rccourir a la (lltration, lorsqu'on devra injecter le virus sous la peau, il faudra la pratiquer sur an linge fin, pröalablementstörilisödansl'eaubouillante,
On pout aussi recueillii' a L'avance le virus pöripneumonique, et en fahr une provision pour les besoins futurs. Si on veul seulenaent avoir il ii vims piraquo;ur la journeeou pour le IcMidemain^n peul sesorvir de Lubes, pipotlus, (in tlncons bleu propres dans losquels on le recueillera aiis--i pur quo possible : puis, avant ilt; I'inoculer, on aura le soin d'agiter le liquide, pour disscminer dans la masse les gennes tombös au fond. On a conseillö d'ajouter une parcelle d'hydi'ate de chloral an virus, qui dös lurs se consorverait, malgrö la döl'ectuositö de la, röcolte, pendanl assez longtemps, surtout si le recipieni ötail plorgö dans l'eau froide on niii'UN dans un tnölange refrigerant. D'ailleurs, quand on veul avoir du virus pur, capable de se conserver sörement pendanl plusieurs se-maines, laquo;m poul nu ttrc en pratique l'un des procedös suivanls.
On aspirera, dans des pipettes flamböes, la serositd du lissn interlo-bulaire ou colic des fauscs membranes, en opöranl ii cötö do la llamme d'une lampr a ali'iMij. pour oviter la souillure par les germes aeriens, et on fuisanl dos incisions ou des godets avec un bistouri llambi!, on en ciil'i iin.iiii la po inte de la pipette ätravers une surface pröalablemenl cautörisce. Puis on scellera les pipettes a la lampe ou a la cire. Le li­quide ainsi recueilli, gardö ä l'obscurite et au frais, se conserve des semaincs; cependanl so virulence semblesquot;attdnuer, ddcroitre an lioul de six a Imii semaines, el pen! mäme avoir disparu au boul de deux nuiis. En procedanl aia^i, on peul bien choisir son virus, I'essayer a i'avanceet en avoir pour faire face ii do nombreux besoins; on simplifle ili' la sorte la, besogne, et on evite nur perte do temps. Avanl I'dpuise-mun! ilr la provision, on peul inoculer unveau, dansletissusous-cutand du fanon ou dorriere l'dpaule, d'oü rdsulte une infiltration dtendue ilcs tissus voisins par une serositd virulente et pun;. A la morl do I'animal, mi prnrctlr a la rdcoltc df cette serositd, comme iI vient d'6tredit, dans des pipettes flambees qu'on scello ensuite ^Pasteur). Par ce procedd, le virus peripneumonique pout6tro recueilli pur el conservö aisument un temps assez long, pour 6tre employd au turel a mesure des besoins, sans i p ii I di vie i ine nöcessaire de recourir a I'alia laue d'un malade pour s'i'ii procurer; i I peul dtre expddie la oü on en a besoin ; et il sorait de la sorte aisö de l'entretenir, dans un centre ddtermine, comme on le fail en A.ustralie, pom- les besoins d'un pays, d'aulanl mieux que le virus peri-
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PERIPNEUMONIE COiNTAGlEUSE.
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pneumoniquo, cultivöd'animal ä animal parlamölhodeexpörimentale, conserve sun efl'et pröservateur. D'aillours, on pourrait fort bien iim-culer d'animal a animal, en empruntanl llt;i virus au sujel vivanl, au moment de I'opöration, C'est ainsi qu'on a conseillö l'inoculation illquot; queue ii queue, le viruspris sur la region inoculöo pouvantconförerrim-munitö. On peul d'autre pari, el on tout temps, cx6cutor facilementla röcolte, la conservation et l'expädition du virus pöripneumonique, sans recourir a i'inoculation aux jeunes veaux, qui ne ivassii pas toujours, Nocard a conscilld ie moyen suivant; lt;#9632; Sur im poumon tiäpatisö, intact, el aussi frais que possible, on pratique, o pres lavage de la surface avec de Tran bouillie, une profondc cavitd coniquo, que l'on protöge contre les poussieros de I'atmosphere, en recouvrant I'oriflce avec, une soucoupe; une grande quantitö de sörositö virulente s'accumuledans la
fontaine, on l'y puise avec i..... pipette lavöo ft I'eau bouillante; ä un
volume de sörositd ainsi obtenu, on ajoute un demi-volume d'eau phö-niquee a .quot;i p. 1000ei un demi-volume de glycörine pure el neutre; on flltre sur papier etl'on conserve, en Oacons bouchds, au fraiset al'abri de la lumiöre; le liquide, ainsi pröparö, conserve toute son activitö pendant deux ou trois inois au moins, raquo; Laquorriöres'esl egalemenl bien trouvö du mölange de scrositö et de glycörine : il a, d'autre part, dö-monlrd, ainsi qu'on l'o döjö, vu, quelesmatiörosmorbidesconservenl leur virulence trös longtemps dans la glace, dans im mölange röfrigöranl ou dans une chambre frigorifique. Enfin, des lenlalivesonl etöfaites pour vacciner avec du virus st6rilise ou attönu6 (Arloing el Rossignol); et Law aurail röussi, on injeetant, sous la peau, do la serosite chaulföe ii 80deg;.
Aujourd'hui, grftee aux döcouvertes d'Arloing, c'est la culture du pneumobacillc qui doit ötre choisie comma matiere ä inoculer. L'iuo-culation de la serositö s'aecompagne parfois de suites fftcheuses, ainsi qu'on le verra plus loin, el peut entratner une certaine mortalitö; la virulence esl trop irrdguliörement distribute dans les parties malades d'un poumon pöripneumonique, et eile peul s'accroltre, apres la mort, dans une mesure qu'on ne peul pas prövoir; d'oü rösultenl l'incertitude sur l'activitöde la matiöre virulente ei partanl des surprises. Avec la cul-turedu pneumobacille,on a un virus plus bomog^ne, plus pur, plusfacile ii doser, a pröparer, a reproduire et ö, conserver,laquo; rajeunissable ö vo-lontö, aussi semblable ö lui-möme que possible et döpourvu des inconvö nients imputablesau virusnaturel igt;. Diverscsexpdriences, faites en 1888, 1889, ISiil, avaienl donnö des rösultats encouragoants. De nombreuses expöriences, faites depuis a Paris, onl permiaö Arloing d'obtenir des rösultatsremarquablesi Lesanimaux, immunisöa pur leproeödö Arloing, out rösistö ii la contagion comme ceux inoculöspar le proeödö Willems, et meine dans une proportion lögörement supörieure. laquo; II esl bon d'em-prunter la inalirre iimmmisaiitc ii des cultures don! revolution 08t
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MALADIES C0NTA01EUSES DAGTßlllENNES.
achevöe, afin de l'obtenir dans des conditions de richesse et d'acl ivitö aussi identiques que possible. II esl indispensable de gardei' ii travers les ti'i'iici'.ilKins, ipii so succödont, le degrä de viruluncei cjue possödo [o pneumobucille ä sa sortie des lösions pulmonaires aiguös. Lenaeil-leui' moyen qui soil ä notro disposition esl I irö do la propinötö liquöflante du bacille.S'il vicnl ö la perdre, il faudro s'ofrorcor de la lui fostituer par des cultures surle sörum gdliil6 et la pommede terre. En cas d'in-succös, il est nöcossaire (lese procurer une semence aouvelle. raquo;
-iquot;Lieiid election -- Injectioniutra-veineuse......Ingestion.- Quand
(in emploio, pour pratiquer I'inoculation, laserositöperipneumonicjuo, il (.'(invienI. i'ii vue d'eviter des accidents graves, de choisir une i'ögion qui, par son liloignemenl ilrs s'iscörcs et Ui densitö de son lissii, nin^i quo par su lompöraluro relativemenl basso, so pröte lo moins ö la repul-lulation active du sums, au gonflement inflammatoire, ii I'exsudation el ii la propagation du processus morbide. Aprüs diverses tonlatives, on a öteamoneü choisir,ot on est demeurö ob] igö de conserver, en lanl quo lieu d'öleclion, l'extrömitc do la queue, donl on peul d'ailleurs faire l'amputation, quand la tumöfaction provoquöe par l'opöration prcnd ilcs proportions et des caractöres inquiölants. Le virm pdripneu-monique, pour proditive tout sun e/fel,doit dive introduit dans lettssu cellulaire, quiestson vrai levrain de culture; ilagit mains bien ou n agil pas, quand il lt;'*! ddposd duns les couches superßcielles de la pcini, ä moins qu'il nefinisse par arnver dans le lissu sous-culani. L inoculation, pratiquöe ailleurs qu'ü l'exlrömitö de la queue, soil a la base de l'oreille, suii an fanon, soil a la partie införieure de l'encolure, soil a l'6paulc, soil au Ham', etc., esl parfois suivic d'accidents graves, mortels inöme, quand Irs animaux n'oni pas snlii anterieuremenl I ino­culation caudale ou une premiere atteinte do pdripneumonic. On a conseille, pour eviter les accidents, d'inoculer le \iriigt; peripneutno-niiine. soil a la pointe de l'oreille, soil ii la pointe do la queue el d'amputer l'exlrömitö de l'organe un quarl d'houre, une demi-heure api'i's ['inoculation, quand on suppose qu'une partie de la maliüre ino-culco a I'd' absorhöe ; mais on en esl encore röduitö se demander ce (|ii! arriverait, et a ignorersi l'immunit(5 serait conferee dans la suite. On avail anssi pense (Degive) un moment pouvoir substituer, a I'inocula-tioncaudale, I'inoculation ii la partiesupörieure ot latöralede l'encolure, sauf a traitor l'codöme des son apparition par une incision cruciale et des badigeonnages ä la teinture d'iode. Mais onn'a pastardöö recon-naltre quo les complications 6laient encore plusäredouterqu'ö la suite de I'inoculation ö la queue. Cost done bien dans la queue qu'il faut introduirele virus; el on peul choisir la faceantörieure ou mieux la face postörieure; 1'essentiel est d'inoculer pies de l'extrömitö terminals.
l/inoi'iilalion de sörositu pei'ipneiiiniiiiii|ui', pratiquöe dans une rögion du tronc, gt;iir des animauxvierges, peul determiner des ongor-
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PEtUPNEUMOME CONTAG1EUSE,
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goments oedömuteux, chuuds, douloureux, qui devionnont parfois oon-sidörubles, pouvenl s'acuompagaer do llövre et entratner la mort. quot;11 trouve alors le lis-n du denne et prinoipalemeni lo iisgt;u sous-cutanö, Ig lis-ii intermusculaire el intra-musculairo, dissociö, inflltre, oadönia-ti6 ; quulciuefois la plövre ou le pöritoine peuvent so monlrer alleints d'inflaniniation exsudative. Chez los sujels dont l'ffldöine feste limitö, il se produil une pcsorplion graduelle el I'eugorgement devient ferine, iiuluii'. Sur los veaux de lait, ['inoculation pcul s'accompagnei' de rinflauimalion des synoviales ai'liculaircs el tendinouses. A l'exlrö-niih' des membres ou ii lii queue, rinoculation dütermine des accidents analogues, tnais beaucoup moins graves.
Toutefois, il i'ösulte des expei'iences d'Ai'loing que ['inoculation sous-cutan^e de In serositö pulmonaire, convenablemcnl recueillio, ne pre-sente pas les dangers si redoutables rju'on lui 11 altribuös. II n experimente avec de lasörosild mixte, puiseedans un poumon i'efroidi, avec i\i' In serosite fratche, recueillie dans des fausscs membranes, el cos Iii|iiiilt's, ainsi ijuc la sörositd pleurale ou piirilobulaire, injeclcs sous Id peau do l'encolure ou du (lane, n'onl döterminö qu'une lois suron/.e uu oedöme envahissanl et mortel. D'ailleurs, il y a, comme on lo veiiu ci-aprös, innoeuitö absolue, quand, an lieu de la serositö, on injecle une dose convenable do culture. .\iigt;r-i peul-on, sans aucune crainte, cboisir non seulcment le lis.-n sous-cutanö, mais colui de n'importe quelle region, el notamnienl celui do la face laterale do roncolure, quand on emploie la culture du pneumobacille, pour realisor I 'inoculation preventive.
l.'iniM ulalinn pröventive centre la puripneumonie a rlr parfois pratiquoe par I'injoction tin virus dans une veine, dans la jugulaire ou dan- inn' veine de l'oreille; mais c'esl a pen pros uniquement a titre experimental qu'on a jusqu'ä prösenl essaye cette melhode, qui n'a pas üte atlmise dans la pratique a cause do ses dangers. Sur six holes iiiuriili'cs dans la veine, on amail vn (Thiernesse) I'une d'elles prösenter ensuite los lösions puhnonairos do la peripneumonie. En isii'.i, II. Bouley ayani fail inoculer six vaches par cette mölhode, trois mourureni des suitesd'un engorgemenl survenu an lieu do I'ino-culatiou, parce qu'on n'avait pas 6vite la contamination du tissu cellulaire. L'n pen plus lard, Clmuveau, ayant inocule septvachea par injection intra-veineuse d'une tres petite quantile de serositö ])uliiii)-naire, s'assui'o ensuite, par I'inoculation en region defendue, qu'elles avaienl toutes et6 investies de I'iinmunite. L'oxperionce ful renouvelöe par Burdon-Sanderson d'Oxford, qui obtinl lo tnöine rösultat. II inocula quatorze bötes dans la principale veine de la face ext6rieure de l'oreille; une mourul de pleurösie ordinaire (?) et les treize autres ne prösenlörenl qu'une legöre inflammation au poinl d'inoculation; ensuite sepl d'entre idles furenl miscs pendant trois fi quatre mois
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MALADIES C0NTA61EU8E8 BACTfiRlENNES,
cu eontaci avec des malados et rostörent indemnes. Thiernosso et Degive, ayani plus röceramont opörö sur quatre bötes, et lour ayant injectö, dans la veine, ~2 grammes de sörositö, conslaloronl
une lirviv intense sur l'une d'elles, et une inll,......lation exsudative sur
los trois autres avec une coitrte flövro de föaction, Los quatre sujels n''sislrri'iil ensuite a I'inoculation, faite en region döfenduo, c'est-ii-dire ailleurs qu'ä la pointe de la queue, Pasteur verifla b son tour I excellence do cette möthode, i[iii toutefois( irt're Lin i'oel danger, quand mi contamino lo tissu cellulaire nmbiant. A.ussi, malgrö los rösultats encourageanls, l'opöration ayanl paru trop dölicato pour passer dans la pratique, on a songd ;i uttenuer Irs dangers d'une contamination possible du tissu conjonctif pöriveineux eninjcctantdesvirusattönuös; on a vii prd'cödemmenl que des tentatives avaienl otö faites Arloing, Rossignol avec du virus attönuö pur le chaufTago; mais il a'en esl pas rösultö encore des indications süffisantes pour ^institution d'une möthode sftre, cnicace el sans danger, II esi pourtani regrettable que I'injection intra-veineuse, qui poul parfois s'accompagner de lösions sur les organes internes, no -nil pas assez inofTonsive pour passer dans la pratique; car. par eile, on pourrail aumoins conforerl'lmmunilo
beaucoup plus rapidement, .....[ui a bion son prix, Espörons encore
qu on j it vi i'in Ira un jour, (il landrail la irr l'inoculation intra-veinouse a I'oreillo.]
On a enfln reconnu quo l'ingestion de maliüre virulente pouv-aü par­fois conförer l'immunitö. Chauveau l'a constatö sur une vache. Chez certaines tribus noires do l'Afriquc, on ferail avaler, aux veaux, une certaine quantite de serositö ou de liquide pleurötique; et des Tails aulhentiques temoigneraienl de refficacite de cette pratique.
3deg; Manuel operatoire. - Qua ml on pratique I'lnoculation par injec­tion intra-veineuse, le manuel operatoire i\ suivre poul si; resumer comme suil : maintenir I'animal debout, el I'allacher solidcmenl par la tete; comprimer la base du run avec nur corde a saignöe pour faire gonfler la jugulaire ; faire un pli transversal a la peau au niveau de la veine, vor.'; le miliou du run, el l'incisor ensuile clans une courte longueur parallölement a la direction du vaisseau; implanler 1'aiguillo ilr la scriiifi'uc liirn strrilisöe, et la diriger obliquemcnl d'avanl en arriöre, en ayant soin de nr [ins blesserla paroi opposöo; puis adapter ä l'aiguille la sei'ingue garnie do virus, pousser I'injection et retirer I'inslrument, en ayanl soin d'aspirer du sang pour laver 1'aiguille et öviter de souiller la plaie; faire un poinl de suture ou n'en point mettre, mais avoir soin de laver la plaie avec nur solution il'aciilr phruiipir mi ilr snhliiur, rn viir dr pnivrnir 1'arlii hi ilrs germes,
qui auraionl pu y roster. D'ailleurs, pour ötre [ilus sur d'öviter de blesscr lrgt; parois do la veine, on pourra so servir d'une canule iiioiissl' garnie d'un trocart; une fois la ponctiondu vaisseau faite, on
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l'Kli Il'NEUMon 1E CONTAßIEÜSE
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cossera In compression qui le goaflait, on retirera le trocarl, on
adaptoralaseringue surlacanule, el on terminera l'opöi'ation c......tie
ci-dessus, II n'esi pas oon plus aöcessaire que l'incision ö la peau soil parallöle :i la direction de la veine; on peul aussi bien se oontenter d'une incision dirigäe Lransvorsalernent au trajel du vaisseau el obli-quoment de haul en bas el d'avant en arriöro. On peul onfm, comme
Sanderson I'a pratique, opörer sur I'oreille, oti les engorge.....nts, s'il
s'en produit, pourront 6tre plus limitös el plus facilcs ft combattre. Quanl iiuN rösultals obtenus par ['injection intra-veineuse de virus alleiilies par lochauffage, voicicommentllsontötö resumes [losslgnol : L'injoction intra-veineuse du virus dessöcliö ö 5oa ii inveslil les animaux que d'une immunitö incomplöte et fort alöatoire; les sujots qui lasubissenl ae sont prömunis c[ue dansla proportion de 33 p. 100; \;i möme injection, pratiqueeavecdu virus desseche ü SOquot;, possede une efflcacitö prophylactique beaucoup plus grande; olle premunit les animaux dans la proportion de sit p. loo.
Com..... c'esl göndralemenl ii l'extrömitö eaudale qu'on pratifiue
I'inoculation Willcmsienne, c'esl surtoul le manuel opöratoire a suivre pour ce lieu d'61ection qu'il convient d'6tudier, d'autant plus quo divers procödösse disputenl la pröförence des opörateurs. On peul se scrvii' d'instruments divers, lancettes ordinaires, bistouris, leuilles de sauge, lancettes ou aiguilles cannelt5es, trocarls, seringues, etc. Les divers modes opöi^atoires conseillßs se classent en deux procedös : lo procödö de I'inoculation sous-6pidermique ou intra-dermique, el le proced6 de I'inoculation sons-cutanöe.
L'inoculation sous-6pidermique ou intra-dermique peul 6tre prati-lt;[u.vi: de diverses manicrcs. On pent inoculer le virus, en faisant, avec la lancette ordinaire ou la lancette cannelee, avec I'aiguille cannelöu ou avec Uiul autre iiislriiini'iil tranchanl ou piquant, charge de söro-si 16,lies piqüresoudesentailles sous-6pidermiques ouintra-denniques, superflciolles, sur la region pröalablement nettoyöe el rasee. Le raquo;wJus faciendi, qui a ülü souvent adoptö jiisi|u';i ce jour, esl le suivanl : L'extrömitö de la queue etanl nettoyee et les pulls coupes Hir la face choisie, l'opörateur, accompagnd de ['aide, qui tient I'assiette sur laquelle repose le morceau do poumon, od le virus sera puise,rel6ve I'organe avec la main gauche et fait des piqüres ou des entailles avec mi instrument piquanl ou tranchanl chargä ou non de virus; il prati­que, ä deux ou trois centimötres du beul de la queue, une premiöre piqüre, une premiere entaille, une premiöre incision, Intdressanl seule-ment les couches superflciolles du derme ou penetrant jusque vers les couches profondes; 11a lesoinde la faire de haul en has et dans le sens longitudinal, en sorte que, [a queue laissee lihrc, cette entaiUe forme uu petit godct ä fond införieureraent situö; il pent aussi bien fairel'in-laquo;ision dans lu sens oblique ou quasi transversal, pcurvu qu'ellesoiton
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MALADIES CONTAG1EÜSE8 QAGTfiHIENNEI
biscau, I'ui-, il fail do mrinc une secondo ot inöniQ une troisiöme entaille ö trois ou quatre centimölros Ies unos des autros. II peut faire sans s'aiTÖter toutes los entailles de In inöine queue ; il attend qu'elles ne isaignont plus; puis, avec la lancetta ou une spatulo ou une plume d'ole iraquo;ii iiil cure-dents, il puise du virus dans lo fragnionl de poumon, et rii charge les incisions, en döposant, dans chacuno, une goutte de si'i'dsiii'. 11 peut, lorsqu'il y o dans la mömeötableplusiours bates ä.ino-euler, faire d'abord les cntailles sur toutes les queues, pour döposer apres, en suivanl le möme ordre, la mauere virulente dans les inci­sions. Par co proeödö l'absorption du virus pcul ötre empöchöe, ;i cause do la profondeur insurflsante des plaics, ii cause de l'öcoulemenl du sang si olles son I prof o ndes, ii cause des contacts cjue I'organe peul su bir el qui peuvenl enlever le \ inis. Aussi mieux vaudrait, tatme quand (in persiste ö, employer le proeödö sous-öpidennique, so sorvir de la SGringue Pravaz pour injecter le virus sous röpiderme (Delamotto . La rögion etant pröparee comme ci-dessus, on enfonco une aiguille fine ot solide de haul en bas sous I'epiderme el on lui liiil parcourir un Lrajel do cincj millimetres, puis on In retire un peu e1 on pousse une goutte do virus dans la pocho ainsi faite. On pratique de möme, ö Imi^ centimetres l'une de l'autre, une secondo picjftre el inöme une l roisiöme, quand on opoi'o sur des animaux adultes. Par co precede, on n'introduit pas dans la plaio des Elements ötrangors ii In serositö, on övito une perte do temps, on csl plus srtr quo le virus sera absorb^ ; l'immunitö rsl plus assur6e; el on n esi pas expose ö voir so produire pins d'acci-denls qu'ä. la suite de l'operation fuite d'aprös le proeödö pröeödent. A ddsfaul do seringue, on peul so servir d'une aiguille cannolee; on la charge el on I'introduil sous l'öpiderme do haul en bas; on In charge une secondo Inis el on la repasse iliiiigt; chaque inoculation, 'hi :i ou consoillö (linger d'inoculer lo virus pöripneumonique au boul de la queue par um' incision, faite avec le bistouri garni de virus, et recou-verte d'un pansement. Quol quo soil le nun/us faciendi, I'inoculation sous-epidermique n'esl pus sure, el on doii pröferor la m^thodo hypodermique,
L'inoculation hypodermique est realisöe snil avec un III imbibd de virus, qu'on passe en söton sous la peau, soil avecla seringue qui sort a injecter la sörositö dans le lissu sous-cutanö. Le procedö, qui con-sisle a passer un lil imbibö de virus sous la peau de l'exlrömitö de la queue, a etö employö en Hollande, en Belgkjue, en Italic, dans I'AI'ri-que austräte, en licosse, el en Franco. Le manual opöratoire a un [icii varii' suivanl legt; inoculateurs; mais d'une manifere gänörale l'opöration csl röalisee tie la fa^on suivante : laquo;m prepare la r6gion eoiiiuie il a ele ilil precedemment; on imbibe de serosile virulente un cordonnel ou une möche do coton ou de laine bien propre; puis, avec, une forte aiguille a suture, on passe co iiüncoselon transversale-
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PERIPNEUMONIE CONTAGIEUSE.
till
nmiit sous la peau do l'oxtrötnitö caudale, pros Ic dernier os uocoy-
gien ; on lui fait parcourir, sous la peau, un Irajol d1.....jontimötre,
drliiiiilr par deux incisions failes pröalablemenl avec le bistouri :i serpette; on peul röunir par un noeud los deux bouls, On iaisse le (il on place pendanl cjuatre a six jours; el on peul amputer lo boul do la queue oü se Irouve le scjlcm, quand le gonflemont se produit. Par ce procödö il a'y a pas de sang, l'absorption du virus esl assuröe et partanl reffet do l'inoculatiün, Toutefois, si l'efdcacitö de l'opöration esl mieux garantio que par I'inoculation sous-6pidermiquo, la inorta-litö provoquoe peul ötre plus ölevöe. D'ailleurs, il en esl de möme avec rinjeclion sous-cutanöe, qui remplaco avautageusemenl le söton, lil nßanmoins c'est ii I'inoculation sous dermiquo qu'il convienlde donner la preference, rar, .-i ello occasionne uno mortality plus elevee, olio esl plus souvenl el pins sttremenl efflcaco.
L'injection sous-cutaftöe, qui ost preconisöe pur certains vötörinaires (Verrier, llossignol, Delamotte, Cagny, Laquicrrere , esl le precede le plus rationnel, tjuidevraitötrousitöäroxclusion desautres; ellelos rom-
placetousavantageuse.....at. t\.Yec eile,l'absorption du virus ost assuröe,
et aussi lapröservalion, bien mieux qu'avoc aucun autre. V-Wu esl plus dangereuse quo I'inoculation sous-6pidorniique; mais, en employaut du \iiii~ bien pur et bien conserve, on poul reduire ses dangers an mi-
niinum ; toutefois, si li.....irtalitö consöcutive ö l'emploi do co proeödü
roste, malgre tout, un pou pins elevee, cola tientii ce qu'il introduit le liquide virulent dans letissu cellulaire, quiest son terrain de culture par excellence. Quo si la mortalite osl moindre avec le procedö dos inocu­lations sous-opidermiques, cela Lieu I a co que souvenl le virus n'esl pas absorbc et n'agil pas ; en sorteque, la preservation etanl moinsassuröe, la pöripneumonie peul cnsuili' lain plus ilc ravages panui les inoruh's, Aprös avoir bien toul peso, il serable done que c'esl au proeödö do I'inject ion sous-cutaneo qu'on devrail s'arröter dans la pral ique. L'ope-ration est d'ailleurs do la plus grande simplicltö. Elle se fait avec une seringue Pravaz, munie d'unecanule courte otsurtoul cesistante, droite ou courbe. On se sort de serositerecueillie dans les lesions frafchos, a. labri do touto souilluro, el bien conservee ; el on a soin de bien net-to yer et de bien dösinfecterla seringue chaquefois qu'on s'en est servi et chaquo fois qu'on se disposed s'en servir. lt;gt;n prepare la region; on tond les crins et on choisil de preference la face externe de l'extrömitö caudale On la saisil de la main gauche, et avec la main droite on in-troduit lacanule dehauten bas, defaijon it traversor lederme oblique-menl. A (lel'aul d'aiguilleassez rösistantepourpercer la peau,onseserl d'un trocart, ou bien on fail une incision avec un bistouri; puis on introduit I'aiguilledo la seringue dans le lissu sous-cutanö. On lui fait parcourir un court trajel sous la peau; on la rel ire un pen pour laisser une petite poche, el on pousse la quantity de virus voulue, so.it uno
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mi plusieurs goultes suivant l'ftge des sujels oi suivanl l'activitd de la inaliere inocul6e. one seule piqtre pout sufflre. Gpamp;cüö l'omploidece procödö, mi peul doser lo virus inoculö et rendre jilus sure et plus prompte son absorption, II es1 expöditif; il est peu douloureux, il ue donne pas du sang el n'occasionne si on emplole iln virus exempl de Bouillures, que les accidents qui se [ussent produits avec toui autre procödö employe de fa^on a assurer ['absorption tin virus el la röussite de I 'inoculal ion.
Quel quo soil le procödö employö pour pratiquer I'inoculation, les iiprics doivenl 6tre surveill6s, afin qu'on puisse constaler le plus tot possible les engorgements dangereux quipeuventsurvonir,ot afin qu'on puisse ili' bonne lioure y apporlcr le remöde que l'ötal des sujels oxige.
Amt le procedö Arloing. qui consiste a employer la culture du pneumobacille, el qui, il faul i'espörer, prendra dölinitivemenl la place du procedö Willems, rinoculation se fail par injection sous-cutanöe,
sur I'u.....Irs faces de l'encolure, au moyon de la seringue ; on injecte
de i centimötre cuboö I centimetre cube el demi de culture ; on laquo; fera sugemenl de renouveler ['injection liuit a dix jours plus lard, vu la simplicitö de ['inoculation el deses suites raquo;.
'i' Suites de rinoculation. Accidents et moyens d'y remedier. — Les suites de I'inoculation varient, suivanl qu'on a employö lasörositö mi Irs cultures.
A. Inoculation de. hi serositd. — Quand ['inoculation a dtö pratiquöe ailleurs qu'ö l'exlremitö coudale, par exemple au flanc ou dans quelque autre region du tronc, on voil souvent se produire un engorgement local consid6rable, avec oedöme du lissu sous-cutanö el öpaississement de la peau, aecompagnö de la Lumöfaction des ganglions et quelquefois
de la formation d'un söquestre analogue a ceux du |......non. De pins,
lrgt; accidents locaux peuvenl so compliquor, nun soulementde lösions ganglionnaires, dc la tumöfaction, de ['injection et de l'inllltration des ganglions pclviens, mosentöriques^nOdiastinaux, etc., mais encore de lösions d'inflammation exsudative sur les sereuses, de pöritonite, de pleurite, de pöricardite, d'arthrites, etc., aver 6paississement, exsuda-lion e1 öpanchement, Les inoculations caudales peuventaussi, quoique tres rarement, s'accompagner parfois des mßmes accidents el desmßmes gönöralisations,
Les suites de I'inoculation caudale, quand olle ae doif pas s'accom­pagner d'accidents graves, se röduisent presque fi des phönomöues lo­caux. II n'v a pas de troubles sörieux dans l'ötal gönöral ; la lactation est ordinairemenl conservöe ; la gestation a'est pas troublöe. (ä'iraquo;;!!-daid, en möme temps que se produisent certains pbönomönes locaux, un constate parfois une flövre plus ou moins aecusöe, de la tristesse, de rinappetenco, la diminution ou la suspension passagöre du lail. Les plaies d'inoculation sorecouvrentrapidement d'unecrotite; un engor-
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PEIllPNEÜiMONIE CONTAGIEÜSE.
;ii;t
govnont inllniiuiiutoiic, chaud el douloureux, se produit dans la rögion inoculös, quolquefois des le deuxiömo jour, ordinairomenl ontre Ic ciaqulömo ot le vingtiönte jour et lt.1 plus souvenl entre le douzlömo et le quinzlöme jour, dans certains cas enfln apvbs lo trcntiötneou lequa-rantiöine jour. Cot engorgement peut durcr dix, quinze, vingt, \inf;i-cinq et jusqu'ö soixantc-quinze jours. Parfois lesplaios d'inoculatioii semblon i devenir ulcöreuses, puls se reuouvrenl d'une nouvelle croöte, sous luquolle la cicatrisation s'opöre, et qui tombe, quand celle-ci est achevöe, Quelquef eis (Willems) destumeursapparaissent loin des points i niiculrs ; et parfois las ganglions situßs pros de I'insertion de la iincut' s'engorgenl ; maiscelasemblo rare dansles cas simples, Onaurail vu pax'fois (Mathieu) des pseudo-pustules aux points d'inoculation, II est des cas enfln ob l'inoculation (sous-epidermique) nes'esl aecompagnöe d'aucun phönomöne, möme local; rinn a soutenu(Delafond, Willems, ßouley, Delamotte) que nöanmoins l'iminunite ötait alors conföröe, Mais on peul se demander si los animaux n'etaicnl pas röfractaires, s ils n'avaient pas döjö acquis l'immunite, s'ils n'avaienl pas eu antö-riourement ou s'ils n'onl pas contracte postörieuremeni une peripneu-monie bänigne qui aurail passä inaper^ue, D'ailleurs, l'intensitä du processus local, qui fait suite a l'inoculation caudalo, peul varier avoc les races et avec l'äge. On a constatd [Willems, Delamolte) que l'ino-culalioQ ik^ donne |ias d'accidents graves sur les veaux au-dessous de six mo^ ; d'oii le desir e-xprime par Delamotte de voir inoculer les veaux avant eel Age, dans les pays ä peripneumonie, saufö les röino-euler plus Ini'd ehaipie auiii'e. Enfin, la lemperalmr ölevee des ütables peul contribuer a rendre plus graves les suites de l'inoculation.
Dans certains cas l'inoculation caudale s'aecompagne d'engorgements
plus ou in oi us elend us, eoiupliipies dr gaugröne, qui |)eu\eul, encore se
limiter et entrainersculemenf la chute de la queue, ou qui deviennent envalüssants, se gönöralisent ei amönent lo mort, Los engorgements et les accidents gangröneux sonl d'autanf plus frequents que le virus est plus actif, quo l'inoculation on est faite danslc tissu qui lui convient le niieux l.is^n sous-cutanu , que les animaux appartiennentä des races plus susceptibles et que les etables sonl pluschaudes. Les inoculations, pratiquöes par la commission frangaise de la peripnoumonie 11880-34), avaient entmine une mortalitö de II p. lOOparmi les oporös ; tandisque la peripueiinionie nefaisait peiir que 8 ;i 0 p. 100 des animaux exposes a In contagion naturelle, Ce taux a ötö rareraent atteinl dans la pratique,
Maisnean.....ins les cas de morl se sonl quelquefois chiffröa par I, 2,
:i, i ci .quot;) p. lud des inocules. Delamotte a vu l'inoculation par piqüres sous-ßpidermiques, qui ne se serait aecompagnee d'aucun phönomene local apparent dans bOö lt;i(l cas |). 100, faire pßrir encore parfois 1 a i j). loo des inoculös et döterminer de öö 10 chutes de queue, Sur 1.384 inocules il n'a eu quo Kl cas de inocl par I'operuliun, c'est-ä-dire |ias
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MALADIES C0NTAG1EÜSES BACTER1ENNES.
tout 6 tail I igt;- 100, grAco ä smi intervention prompte en ens do com­plications inquiöluntes; il n i'ii uno chute totale de In ([ueue, deux chutes partielles sur 100 inoculös, el une qnaraiftaino de cas od i'engor-aemsnt gagxiail la base de la cjueuo el cjuekiueloisla croupe, les fessos, i'anus, li' iirriin'i', lu cavitö pelvienue, etc. li ;i constalu (juo les ticci-ilmls ölaienl plus frequents en iHö qu'on hiver, Enlin, d'aprös des fails nombreux, ohservös en France el a I'etranger, par les cominissions ct les praticiens, on pourrail compter en moyenne une mortality pouvunI aller de 0)öä2p. 100 ä la -mir de l'inoculation; de plus, quelques inoculOs n'acquerraienl qu'une immunitö incomplöte, e( certains ne racqucrraienl que pcu i m point.
Quand l'inoculation caudale doil se compliquer d'accidents graves ('.') ii 10 on I .'i fois -nr 100 inunili's , les points inoeulus so tuinödent; il s'y döveloppe mi engorgementchaud, douloureux, qui va croissant rapidement, devienl rougefttre, violacö el se rccouvrc quelquefois de phlvctünes. Cel engorgemenl entoure la queue ö la lafon il an bour-i-cli'l ; el la partie de rorganc situee en dessous devienl froide, insen­sible, se fatatine el se ntomilie; puis un sillon disjoncteur se crense tmtre 1c mortel Ic vif, pour climiner les parlies sphacelees. La chute (run inorceau de queue se produil aiusi du vingl-ciiKjuiöme an ([iiu-r.inli'-ciii i|ii inni' jour; puls i'l'xhvniitr Lronquee se cicatrise el Lout rentrc dans 1'ordre. Dans ces cas, les sj'mptömes güm''raus non plus que des phönomönes iocaux ne devienncnl inquielanls, cerlains operes n'ayanl qu'une fiövre peu intense, mangeanl el I'uminanl ;i pen pros normalemenl.
Quand l'opßration doil entrainer des accidents plus graves, I'inllam-iiialion locale devient pins accusi''e el plusctenduc; I'engorgemenl it im mir. se propage, gagne la partie supörieurede In queue, la croupe, les fesscs, donl la pcau devienl tendue, violacee, el präsente purfois laquo;les phiyclones. Les plaies d'inoculation s'necroissent, deviennenl nlcö-reuscs, leur tissu se mortifle el devienl noirÄtre. Los symplömes genö-raux, la flövre, la tristesse, 1'aliallemont, I'i nappdtence, deviennenl tr6s prononcös. L'engorgemcnt peul encore se limitcr, se morlifier, sen-tourer iI'mii ^illmi disjoncteur, qui amene i'elimination d'une partie plusou moins considerable de la queue, du vingl-cin([niemeau soixantc-dixiömc jour; et la cicatrisation peul se produire une vingtaine de jours aprös. L'inflammation engendree par l'inoculation esl exsudative el nun suppurative; cependanl il pen I se former des abefjs sur In queue, an niveau des inoculations; d'autreä Inisil s'ölnblil une inflammation suppurative secondaire dans In queue, d'oü peul rösulter ensuite In disjonclion des vertfebres el la chute de l'organe : quelquefois desabces se formenl aussi a la base de la queue, a la croupe, aux fesses, ma is toul cola est nssez rare. Le pins souvenl c'esl I'engorgemenl exsudatifqui so propage ö la queue, ä la croupe, aux fesscs, au bassin,cl comprimo
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PERIPNEUMONIE CONTAGIEU8E,
los lissus, au point d'eii dötorniinar parfoislagang'röno, \d formation dt' sdqucstres ul consöcutiveiaent I'in (lamination öliminatrico. QuGk(ue-l'uis, quoique rarement, lii queue reslantplus igt;u hiimiis intacte, l'en-gorgement se montre ii la croupe, auv fesses, voire mdrne ii la gorge ou ailleurs. II poutarriver quo l'engorgement de la croupe gone la döfö-cation et l'ömission des urines, que de vastos escharos so ferment, interessant lo peau el los muscles, a la base de la queue, aux fesses, a la croupe, et que de vaslos plaies siii(;iii creusäos par l'inüammation qui les oliinino. Kallu los I'omellos on olal, de gestation peuvent avorter. Lorsque 1'inoculation doit entralner la naort, b.'s symplömos locaux soul les mömos ou plus accuses encore. Les symplömes gönöraux soul trös intenses : lesraalades sunt profondömont tristes et faibles; ledöcu-bitas ost fröquent, la marche pönible, l'appätit diminuä on nul, la rumination ralentieoususpendue, la söerötion lacloe a peu pröslarie, la respiration accölüi'öe, lo pouls petit et vile, la (lövre trös forte, cli'. On m; constate cependanl pas de symptömes de lösions pulmonaires. La mort survient du vingtiömeau soixanliöme Jour aprös 1'inoculation, Sur los animaux morts des suites de l'inoculation caudalc, on pent ob­server dos lösions de p6ritonite, d'arllmte, etc., maisordinairement on constate los altörations suivantes: l'cedötne peul oecuper la queue, la croupe, les cötes du sacrum, les fesses, lelissuqui entoure lo rectum, celui qui entoure lo vagln etla vessie, le lissu du bassin, lo pörinöe, los cuissos, lo fourreau, les mamolles, le dessous du ventre, etc.; il ost. caraetörisö par un exsudatgölatiniformejaunätre ou roussamp;tre, qui in-(lltre le lissu sous-cutanö, le lissu pöri-viscöral, le lissu tnter et intra-musculaire. üne portion plus on moins considerable de la queue esl luortilioo; la gangröne peul d'ailleurs s'ötre produite en dehors de In queue, dans los lissus enflammös et comprimös. Los muscles entourös et pöuolros par l'inflltration so montrent döcolorös, livides, grisätres, dissooios, confondus avec lo lissu infiltrö. La coupe, a travers los regions musculaires inliltröes, a un aspect marbrö de diverses teintes, compa-rableä colui du poumon p6ripneumonique, a cause de l'inflltration ei de l'6paississement du lissu conjonetif, ä cause de l'inllUi'ation intra-musculaire, de la dissociation et de la compression des faisceaux mus­culaires. Los ganglions do'la base de laqueue.ceux du bassin et meme ceux de la cavitö addominale peuvent so montrer hypertrophies et in-lillivs d'une abondante sörositöjaunamp;tre. Los lymphaliques do la rögion pelvienne sont alors gonflös, gros comme des chalumcaux de paille, et laiasent öcouler de la sörositö, quand on los coupe. Gönöralement on Irouve d(!s masses flbrineuses, jaunfttres, autour des organes du bassin, sur los paroisdu bassin, jusque vors los paoas, Quelquefois il y a un öpanchement citrin ou rougefttre, söreux ou gölatiniforrae, dans lo pöritoine. Asse/, souvoul on constate des congestions partiolles sur.le rectum, surl'intestin, sur lo pöritoine, sur l'öpiploon et sur le mosen-
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346nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES CONTAßlEUSES UACTlilUKNNES.
tör(3. On a, dans quolques rares cas, observödes lesions pulmonairos semblablesiicelles dela pöripneumonio, ä la suite de Tinoculation faite
dans iinc rögion du tronc, ei mö.....ii la suite de ['inoculation caudale.
Mais on se demande encore si les animaux, qui sont ainsi devenus pöripneuuioniques, n'avaienl pas 6tö conlaminös autrement qua par I'inoculation.
Les animaux pouvcnl avoir succembö par suite de l'obslacle apportö ii la döföcation, a Immission des urines, ä la parturition, ou par suite d'un erapoisonnement septiquo, quand les lissns nöcrosös ont elii en-vahis par la pulröfaction; mais gönöralement la mort est la consö-quenco de l'empoisonneraent rösultant des produits söcrötös par les germes palhogönes eux-in6mes. La cause de lamort es1 dans l'inflam-mation oxsudutive, qui envahit les lissns, e( donl l'aclivitö est accrue parcerlaines influences, lelles que l'agitation de la queue, la tempö-raturo ölevöe, le mode d'alimenlalion, i'activitö ei la puretö du virus; |)lus rinflammation s'etend, plus les matiöres toxiques söcrötöes par les microorganismes devionnent abondantes, et plus il yo de chances pour qu'elles amönenl la morl, Plus le virus inoculö est actifel pur. plus les accidents et les cas de morls peuvent 6tre fröquenls, quand l'inoculation est faite sous la peau, c'est-ä-dire de la facou qui assure 1c mieux i'immunitö ; el les engorgements spöciflques ci-dessus döerits sonl bien das a I'activity, propre du virus. Ä.ussia-t-oncherclieäl'att6-nuer, en employant certains tnoyens, sans avoir encore röussi a en faire admettre un dans lapratique. La dilution du virus, dans cinquante fois son volume d'eau, no I'a pas sufQsamment attönuä (Mollereau el Xecardi. La dcssiccation a oo0-400 a etc dölaissöe; olles produits de la Ivrnplie pleuro-pneumonique störilisue a 7(Squot;-8;!quot;, essayes jadis en Ameriquo (Law, avec un semblanl tie succös, n'ontpas paruö A.rloing conslituer un vaccin sör. On a, a maintes reprises depuis Delafond, precoiiise I'amputation de la queue, pour e viler les accidents consöcutifs ii l'inoculation; on a conseillö de pratiquer I'amputation un jour, deux, trois jours apres l'inoculation, assuranl que de la sorle l'action pröser-vatrice se produisail et que les accidents 6taient evitcis. Mais on a pr6-tendu d'autre part (Bernard) laquo; qu'amputer la queue, mßme aprös ['ap­parition des plieiionieuesinllainiiuilüires, e'est empecher l'inoculation de produire son effel pröservalifraquo;, Enfin, ainsi qu'on le verra ci-apr6s,
mil en \ lie d'aiiiniiulrir les accidents que dans le lint de rendi'e I'im.
munite plus complöte et plus assuröe, on a pröconisö laquo; l'inoculation a deux degri's, c'esl-a-dire avec an virus atteune d'abord, puisplus lard avec un virus fort raquo; i Laqnerriere .
En tout cas, et quelle que soil la mulliode qni a (He employee pour faire I'moculation, il fautintervenir chirurgicaiement etmödicalement pour combattre, alt6nuer, enrayer et guörir les complications, des qu'ellessemblentpouvoirdevenirdangereuses. II fauts'appliqueramp;limi-
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ter retenduo des accidenls, ii arriHer ['extension de l'inflammationexsu-dative, et k öviter In compression. Huart oonseillait los incisiuus et les cautörisations au fer rouge, avec applicalion consöculive d'onguent VÖsicatoire melange d'essence de terelienthine. Crn/.el employait les applications de pommade stibiöe, faites avec parties egales d'axonge et #9632;d'ömötique; de la sorte il provoquait dos eschares profondes mais de bonne nature; et, bien que la cicatrisation Int longue, les aniniaux pouvaient s'engraisser. Delaraotte s'est bien trouve du traitement suivant ; Iquot; arröter ou ralenlir ia pullulation des germes et rextension de l'inflammation exsudative par la refrigeration, au moyen de com­presses d'etonpe ou de vieux linge imbiliees et nrrosees d'eau IVoide, d'eau glacee, d'ean additionnee de vinaigre ou de sei marin, de decoc-tion IVoide de leuilles de noyer ou d'ecorccde diene, etc.; i0 scarifier ei döbrider, pour donner öchappement ii l'exsudat et eviter la com­pression ; .'J0 apres avoir searitie et debride profondement, laisser saigner et suinter, puis laver avec vine solution pheniqueo; A0 eviter les deplacements de la ([neue, couvrir les animaux pour les garantir des mouches. On a conseiilö d'autrepart l'emploi du liniment aramo-niacal phöniqudoucamphrö, delateintured'iode (Trasbotet Rossignol), • ['administration de l'acide arsönieux, etc.
En resumi', ou pourra meltre en pratique, suivant les eas, tel OU tel traitement : 1deg; on immobilisera l'organe inalade;20 on pourra ampu-ter le trongon ravage par le mal, ou recourir aux döbridements [)ro-fonds, oua lacautörisation, ouse contenterd'employer des pansements astringents et refrigerants, ou faire des hadigeonnages ä la teintmv d'iode et des injections, avec 1 a meine prepjiration diluee, au pourtour derengorgement,etc.;30 l'emploi de I'essence de töröben thine, des solu­tions phöniquöes et des antiseptiques en gönöral est naturellement indiijue, pour continuer le traitement apres les döbridements.
Ii. /nonddiioti de la culture. — Tandis que l'inoculation VVillem-sienne pent tuer de ! a -2 p. 100 des Inoculös etentralner des accidents sur im grand nombre, il eu est tout autreinent avec l'inoculation de la culture du pneumobacille, röalisöe commeArloing l'a indiquö. laquo; Lorsque le pneumobacille est extrait des lesions pulmonaires, ses cultures sont d'emblöe assez attenuces pour ne causer, par inoculation sous lapeau, aucun danger sörieux. Les suites immedial.es se bornent d'ordinaire a un mouvement febrile fugace, a une lögöre diminution lemporaire de la secrelimi laclee, a une luini-faclion circonscrite et epbemere du lissu conjonetif sous-cutane. raquo; Use produil parfois un malaise götieral (treiublements, plaintes, ptyalisme, evacuations alvines, diarrhöe, mötöorisation, etc.) dans les premieres heures, mais tout rentrc rapidement dans letat normal; le cours de la gestation n'est pas derange; nne fois en passanl, on a pu observer un sujcltres sensible plus fortement affectö, mais les troubles de la respiration, do
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lii8nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES GONTAGIEUSES B\GTERIENNE8.
la circulation, da ia digestion, etc., disparaissent rapidenaent. Les suites locales consisteiil dans l'apparitipn rapided'une tumeur,grosse conuiie ime olive, cumme un oeuf, el parfois conune le poing, ronde, ovotde on allongdo, s'aplatissant des le troieiöiae jour, commen^ant ii se rösorber et disparaissant lgt;i(Mitöt, consistant en un petit nodule on um' mince plaque an Lout de quinze jours. Avec ['inoculation de la culture du pneumobacille, lt;#9632; plus de morts, plus de mutilations ä craiinlre, plus de röpugnance de la part du propri6taire ou du vete-rinaire raquo;.
•quot;r Effets de l'inoculation. — II convientdo dögageravoc sein, de ce que Ton salt, les effets produits sur I'organisme par l'inoculation, II convient de rechercher si eile pent donner la pöripneumonie aux ani-nuiux inoculcs, si les operes peuvenl transniellre lu inaladie.si l'inocu­lation a quelque influence sur les animaux d6ja contaminös; il convient enlin de pröciser les caraetöres de l'immunitö, qu'ello pent con lerer, no-taiiunent son degrö el su duröe. A.prös quo! on sera tixe pourappröcier les avantages el les inconvönients de l'opöration, pour döterminer sa valeur en lant que niesure prophylactique, et pourpröciser ses imli-cations rationnolles.
A. L'inoculation donne-l-elie lapdripneumonie aux animaux et les ino-culös peuvenl-ils iransmettre la maladie?— L'inoculation, el surtout l'inoculation caudale, a pour rösultat de locoliser la maladie et ses lesions; et, si c'esl bien la pöripneumonie qu'on donne de la sorteaux inoculös, il ii'cn est pas moins vrai qu'elle nese manlfesle pas avec ses signes habituels. Mais on s'esl demande depuis longtemps, ot on peut se demander encore aujourd'hui si parfois les animaux inoculös ne peuvent pas, du chef de l'inoculation, devenir röellemenl pöripneu-moniques, et s'ils ne peuvent pas transmettre la maladie, alors meme qu'elle reste localisee chez eux ä la region inoculce.
II esl certain, et cola est admis par tout le monde, que les animaux qui ont subi l'inoculation, et qui n'ont pas 6t6 contaminös autrement, ne prösentenl paa les lösious pulraonaires ni lessymplömesde lu pöri-pneuinonie, etqu'ilsne transmettent pas la maladie. Teile est, la regle gönörale. De nombreux observateurs affirmenl n'avoir Jamals vu les animauxinoculds transmettre la pöripneumonie aux sujetsnon Inoculös habitant avec eux. (tu cite de nombreux cas, od des propriötaires n'ont fait Inoculer qu'une pai'tiede leurs animaux, sans que ceux qui n'avaient pas subi l'opöration aient contractö la maladie, en cohabitant avec les premiers. Des experiences de Willems et de celles plus röcentes de la Sociöte d'agriculture de Melun, inspiröes etdirigöcs par Rossignol, il resuUe que les animaux inocules ne transmettent pas la pörineu-monie aux sujets qui sont en contact avec eux. Dans les experiences de la Sociele d'agriculture de Melun, aueuu tail de contagion n'est resulte des rapports de cohabitation d'aniniaux sains avec des sujels
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inoculös; il :i 6tö constatö alnsi que lii pöripneumonio, Inoculöe a la queue, nc so transmel pas aux autres animaux, qui n'oni pas 6t6 ino-cuh'^s; il a utc constatö qu'elle nc so transmot pas davantage, quand los inoculi's out ötö rölnoculös six semaines plustard en i'ögion döfendue ei maiuU.'iius en cohabitation avec des sujets non inooulös. Lesöjoui1 prolongö pendant pros d'un an, dans une ötable qui avait logo primitivement dos animaux luoculös ii la queue ei ailleurs, les soins hygiöniques donnöspendant quatre moiset dcrni indistinctement, a des animaux inoculös et ii des hötcs aon inoculäes, avec les meines objets de pansage et par la möme personne, n'ontpas amenö la transmission de la pöripneumonie, möme quand les sujets sains avaienl ete inter-calös au milieu ile eoux qui avaient 6t6 inoculös. L'inoculation cau­date, meine compliquöo d'accidents amenanl la chute de l'organe, n'a pas ele im danger pour Irs animaux sains logos dans la meine elable.
Pour tan I on a pr6tendu,etcertainsprötendent encore, quo les inoculös peuvent devenir des foyers d'infection ou toul au moins des agents tie transmission; on a accusö l'inoculation, et on I'accuse encore, d'en-tretenir et de pouvoir propager la pöripneumonie. D'ailleurs, certains faits semhleraicnl ileiiumtrer que co nquot;esl point la une idöe sans tonde-nionl. lieynal avail, cito l'exeraple d'uno böte inoculee, qui avail transmis la pöripneumonie ii ses deux compagnes. Cagny a relate trois tails (Inns lesipiHs on a pn croiro que la pöripneumonie avail do transmise par drs animaux inoculös. Delaforge a observe un tail qui laisserail croire que I'animal inoculö a la queue pen! s'auto-inoculer en rögion döfendue, en secouant l'organe opörö sur une partie du corps mi ox isle rail une pi air. Toiilofois.s'il csl possible que des aiiiinau\ sains ou röcemment inocules s'infectent, en Qairanl la rögion inoculöeou les parlies du corps de l'opörö sur lesquelles los mouvements do la queue auraient ötalö du virus,on estbien obligö de reconnattre quele danger est liien minime, quand on so reporte a co qui vienl d'ölre dil, ei quand on envisage la raretö dos fails de transmission probable quo I'observation a enregiströs. Cependanl on ne saurail nier toutepossibi-lite do transmission, quand on est obligö do reconnaitre quo l'inoculation peul quelquefois faire apparaltre la pöripneumonie, avec. les lösions [)ul-monaires qui la caractörisent. Cost qu'en efTot, quand on so demande si los animaux inocules peuvent, du chef de l'inoculation, devenir roollomonl poripneiiinouiques, on trouve, dans eerlains fails, uno n;-punse affirmative.
La maladie döterminöe par l'inoculation, bien quo localisöe, est uno affection identique ä la pöripneumonie; lo produit exsudö a la suite de l'inoculation csl lemöme quecelui du poumon des betes malades, on y trouve les memcs microbes quo dans celui du poumon. Lo processus delerininc par l'inoculation est l'öquivalent de celui du poumon; il osl comnic ce dernier caracterisi'; par nue Inflammation exsudative, I'ex-
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MALADIES GONTAßlEÜSES llACTKItlKN.MiS.
smliila la niomo virulencGquo ooluidu poumon^ [1 est d'ailleurspossibls (jue I'inoculation s'dccompagne parfois tin li'^ions pulmonaires ;alors elk; a liicn pour rösultal de porpötuer la pöripnoumonie, et eile pourrail contribuer 'a sa propagation. Willems avail vu se produire uue gönöralisation et des Irsiuas dans l'appareil respiratoire, a la suite d'inoculations pratiquäes dans certaines regions (fanon, base du La queue). Des veaux, inoculös d'emblöe en regions döfendues, dans les experiences de la Sociötä d'agriculture de Melun, ont prösentö laquo;les lösions pulmonaires. Laquorriöre a relatö des cas, oü il aaltribuö les lesions pulmonaires qu'il a observöes, ii uue generalisatii)u du mal, ä la suite de i'inoculation caudale. Mollereau a vu im cas lt;iü I'inocula­tion caudalc a donnö la pöripneumonie ii une vache inoculöe, dont l'origine n'ötait passuspocte. Verrier et Eossignol ont observö aussi un cas oü la p6ripneumonie semblail ötre la suite de I'inoculation, Les lesions pectorales de la peripiieuinonie semblenl pouvoir se dövolopper ii hi suite et suns l'influence de I'inoculation, comme Delmelle l'a ronstali' sur deux inoculös, et comme Laquerriöre, conjointement av'ee Lavedan ei Latour, en a observö lt;le Imil a di\ cas, dans des ötables infeclöes, otiles bölcsavaieni ötöinoculöes. Enfin, on a pu voir la pöripneumonie faire suite, ainsi qu'on l'o indiqu^ pröeödemment, ii l'injeeiiniL intra-veineuse. En rösum6, il semble Inen acquis que I'inoculation peut, quoique trös rarement, s'aecompagner de lap6ri-pneumonie avec lesions pulmonaires.
15. Quel i'/fi't produit I'inoculation caudale sur les tinimtni.r dejä con-laminds?— Lorsqu'on opere sur les animaux d'une ötablo, d'un trou-peau, oii un ouplusieurs cas de pöripneumonie oni 6t6 constatös, il arrive forcöment qu'on inocule des malades chez lesquels l'affection est bönigne, i\ sou döbut, ou en incubation. Certains avaient pi'ötendu que I'inoculation, pratiquöe gt;iir les animauxdöjö contaminös, attönuait la gravitd de la maladie; inais d'autres, et (;'esl la majoritö, oni cru remarquer qu'en pareil cas I'inoculation est absolument inefficacei qu'elle accölöre l'öclosion el revolution de la maladie chez les conta-mines. D'aprös Delamolte I'inoculation n'empöche, ni ne retarde, ui n'alteiuie, ni n'avanco la maladie chez les contaminös, doni eile ne change ni ne modilieen rieu In destinöe, ue les empöchant pasdetom-ber pöripneumoniques, s'ils oni ötö contaminös anterieurement. D'oü il suit qu'aprös avoir inoculö la population d'une 6table infeetöe, on pourra voir quand menie devenir pöripneumoniques dans la suite un uoiubre d'auimaux d'autanl plus considörable laquo;pie I'inoculation aura ele l'aite un plus ou nioins grand nornbre de jours apres Tapparition du premier cas. De plus, comme on le verra plus loin, I'inoculation ue preserve meine pas les animaux vierges de contamination, si, postö-rieurement ä l'opöration, ils sunl contaminös avant que l'immunitö ail eu le temps de se produire. L'inoculation n'est en eilet präventive (jue
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PfiRIPNEUMONIE CONTAG1EUSE.
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si olle est antörieure ö touto contamination effective, ei non sulvie d'inlaquo; IVdion röelle duranl lestrois, quatre,cinq, six semaines (|iii la suiventlaquo; h'oi'i ['indication da ae i)as laisser pönötror les animaux inoculös dans des Unix infectös avanl trois ö six semaines, On conlt;joil dös tors laquo;ine I'inoculation dans les ölables infectöes ne saurait ofifrir de bien grands avantages, puisque les malades doivenl ötre abaltus, et parco qu'uno bonne sequestration, jointe ä unebonne surveillance ilrs suspects, en vue de faire abattre aussitöt ceux qui tomberaien) malades, pourrail sufflre,
D'ailleurs ii semble bienque, siparmi les inoculös ii s'en trouvequi huiI ili'ja (•niiiaiiiiii(''s, ['inoculation peuI determiner des engorgements önormes; car Ii- processus pulmonaire a son döbut ne vaccine pas contre It's effets de I'inoculation caudale; il lui fautö lui aussi un cer­tain temps pour rendre i'organisme röfractaire, II semble bien aussi line ['inoculation pent donner parfois des effetsplus violents sur Irs animaux döjö, contaminös, qu'ello abröge ['incubation et pröcipite l'e-volution de iamaladie, quand eile dötennine de [a flövro. II n'y an rail a cela aucun mal d'ailleurs, si, en pareils cas, la question de ['indem-aisation nc devait pas soulever do (liriicultrs ; mats, danl (l()iin(',s notre regime sanitaire et les rögles applicables an sujel des indomnitös, il faudra, (#9632;! cela ne sera pas toujours aise, appröcior si e'est I'inocula-lion qui a on aon causö la pöripneumonie el la mort,
II est regrettable lt;|ih' ['inoculation par injection intra-veineuse no puisse pas encore entrer dans [a pratique, parco qu'avec eile ['immu-iiitö si'i'ail plus rapidementconföröo. L'opöration dcviendrailalors pins pationnelle et vöritablemenl utile, pour preserver non seulemeni Ins animaux non encore contaminös, tnais aussi peut-ötre ceux qui son! infectes depuis peu do temps. Cost vers cette mcithodequ'on doit, sem-ble-t-il, tourner les regards ; c'estö eile qu'on pourrail demander peut-ötre nnc preservation pins söre el plus prompte dans les ötables dejä infectees.
C, Immunitä consöcutioeä I'inoculation, son degri^ sa durde, salrans-missibilild. — Les animaux, gu6i'is de la peripneumonie, et Irs ani­maux, inocul6s depuis un certain nombre de jours, ne sont en general ni (#9632;(raquo;ilnf/iotidhles, ni inoculables, pendanl un laps de temps plus ou moins Imii:. Les germes oni developpe la resistance de I'organisme, soiten ['impregnanl deleurs produits de secretion, soil en accroissant Ii' pouvoir phagocytaire de ses elements, Mais cei effet pent n'ötre qu'incomplet, a la saiic d'une premiöre atteinte, ou aprös uno pre­miere inoculation ; en sorte que, bien qu'exceptionnallementj Irs animaux pcnveul ötre atteints ou inocules une seconde fois; mais la seconde atteinte est alors benigne, ct les suites d'une seconde inocula­tion pen accuscos.
L'iimnumlc, a la suite d'une premiere atteinte ou d'une premioreino-
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MAI.A DI ES CONTAGI BUSES BACTfiR I EN N ES.
culation, varie done dims ses degröa; et, pour avoirun 6tat pöfractairo
plus [larlail, il snail indiquu dlaquo; ri'iiT'lci' riaoculiilion sur lo meine animal un certain temps, soil une quarantaine do joursaprös la prolaquo; miöro opöration, alors que cellD-oi aurail produil tout son äffet pröser-\alciir. On avail recommandö jadis de procöder une soconde l'ois ä
Inbsp; inoculation, quand imo premiöre avait 6t6 pratiqu6e sans succös; et on avaitdn roste conseillö l'inoculation b deuxdegrösjmaisce conseil
IInbsp;;i pas I'licnri' v[v suivi dans la pratique. On avail aussi conseillö d inoculer une premiere fois les s'eaux avant rage de six mois, dans les pays infeetös, el de les röinoculer plustard, Laquerrifere a pr6conis6 •i son tour rinoculation a deux degrös; il a d'abord innculi' un virus nl ten no par Taction de l'ölectricitö ou par son exposition ä I'air et fi la lumiöre solaire, dans des tubes simplemenl fermös, avec un tampon d ouate; puis, au boul de imis semaines, il a proeöde a une seconde inoculation avec du virus frais. Toutetois, quand il squot;iii;'il d'inoculer les animaux d'une ötable deja infeetöe, il faul toujours inoculer d'emblöe !e virus fort, car il Importe de conförer l'immunitö au plus tot.
Lo degre d'iminunilü donnö par l'i.....lulation semble proportionnel
engt5n6raläl'intensite dein reaction consöcutive ii l'opöration (Colin) Slefl'en el Schuelz . Elle s'aequiert mal quot;n difßcilemenl //'quot;#9632; les inocu-lalions dermiquns superficielles nun suivies d1 engorgement, el aprös les-quelles les inoculations de coniröle, failes en rägions damp;fendues, dans le tissu sous-culand, sonl suivies d'aeeidents graves souvent morlels Odin). L inoculation caudale, faitepar les proeidös ordinaires, ne semble donner l immuniU que si eile est suivie d'une röaelion fraduite par un engorge-menu un ceddme, mi exsudal, dans une ötendue plus ou mains conside­rable iln tissu sous-cutanö. Tolle est l'opinion de la pluparl des personnes compamp;tentes. Cependant 11 on est qui afflrmont que l'immunitö peul ('•Ire eimleree mi^ine par line inoculation rosl.ee sans ell'iis locailX appreeiables, et qu'aucun signe n'indique si eile a ele donnöe. Dos suiles locales nc seraienl pas iinlispensalilcs, vu (pi'ellcs auraienl manquö dans bien des cas oti rimmuniW avail ötöacquise ; etces suites locales, quand elles se produisent, n'ötabliraient qu'une prösomption en laveur de l'immunitö, ear elles peuvenl döpendre parfois de l'impu-retö du virus mi du modo opöratoire. Toutefois, il convienl de se demander si, dans les cas oü l'immunitö a sembl6 döriver d'une ino­culation restöe sans suites locales, il n'y avail pas cu elat r6fractaire nalurel, ou acquis, a la suite d'une pöripneumonie bdnigne passäe inajierene, ou conförde par une vaccination spontanöe, par l'ingestion de virus, etc.
D'ailleurs, il ne laut pas oublier que l'inoculation caudale ne peul donner rimmunite, ainsi qu'on 1'a dejii vu, qu'aux animaux non conta-uiines; raquo;•! encore ne les pröserve-t-elle des efifets de la contagion qu'un certain temps aprfes qu'elle a ele pratiqude, en supposant qu'elle ait
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V'te iT'ussic, que le virus ait 6tö absorbö, qu'il aii 6t6assezactif, etc., et amp;, supposer que riramuniW se döveloppe, comme d'auouns le pröten-dent, indöpendammont de I'apparition el ile I'extension plus ou moins considörable tlo Lösions locales.
Sous le bönöflce de ces observations, il Eautbien reconnattre cepen-d.iiii, querinoculation caudale conföre gönöraleraeni mic röolle Immu-nitö, ainsiquo l'ontötabli robservalionetrexpörimentation, ainsi qu'on a |ui le conslater tnaintes fois sur des animaux opörös, qui avaienl öt6
fiisiülc expörimentaleraent exposes ii la.....itagion par cohabitation,ou
inoculös en des rögions döfendues.
Willems, en publiant son procödö (1882), taisait connattre que les animaux, par lui inoculös, n'avaient payö aucun tribul a la pöripneu-monio, aim's que, dans les möraes conditions d'existence, plus d'un tiers des noii inoculös 6taien1 devenus pöripneumoniques. La Commis­sion tran^aise de In pöripneumonie exposail h la contagion par coha­bitation trente-sixanimaux inocul68,et aucun ne devenait pöripneumo-nique; Landis que, sur vingt-quatre non inoculös exposös de m6me, dix-sepl le devonaient. L'efflcacitö de l'inoculation caudale a 616 reconnue, par les expöriraentateurs, en Belgique, en Hollande, dans le döpartementdu Nord, dans le döpartement du Pas-de-Galais,etc.Chieus, de Roubaix, ayant achetö des bötes saines, les inoculait, et quelques temps aprösles piacail dans des ötables infectöes;i) n'a ainsi vu surve-nir aucun cas de pöi'ipneumonic sur olles. De nombreux praticiens, ayanf fail de nombreuses inoculations, mil constatö leur efflcacitö, cr {•'ranee, en Belgique, en Hollande,en Ilalie, etc. EnPrance, la pratique serable avoir dömontrel'ul'lieaciLe de rinoeulalifm; et il en est de memo dans les autres pays qui l'oni employöe. L'efflcacitö röelle de l'inocu­lation, comme moyen de pröserver les animaux sains, est demoiileee par les resullals obtenus chaque fois que des animaux inoculösont ete exposes, eu inome temps que des non inoculös, soil a la contagion naturelledans les ötables infectöes, soil a l'inoculation du virus pulmo-naire dans ane rögion du corps, oti les effels soul tels chez les ani­maux non imu'ules qu'ils entratnent parfois la mort.
lies resullals obtenus ilans divers pays, a la suite des iiomhreuses tentatives depuis 1882 ä titre d'expöriences, il rösulte que I'inocula-lion est röellement efflcace. Huarl en a constatö les bons effets sur 8,000 sujels, Willems a eite le eas d'un distillateur de Hasselt, qui avail constamment dans see ötables de 1 a 800 betes renouvelöes deux ou trois fois par an, et qui, les faisant inoculer par deux fois, n'en avail qu'6xceptionnellement do pöripneumoniques, landis i[uc d'au-ires dislillateurs en avaienl souvent. Mollereau, Roger, Dela-motte, etc., etc., ont constatö, aprösbien d'autres, les bons effets de l'inoculation caudale. Willems, 11. Mouley, I'asteur, Rossignol, etc., ont couslale que I'lnoculalion dans des regions del'eiulues (cuisse,
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MALADIES CONTAGIEU8E8 BACTERIENNES.
croupe, fanon, liaso des oreilles), qui produii raquo;Irs däsordres conside­rables sur les aninaauxvierges d'inoculalion el souvent la tnort, roste sans danger sur ceuxqui onl sulii depuis un certain temps ['Inocula­tion caudale, suit depuis six semaines. Dole, Willems et Wehenkel onl fait rexpörionce suivante : deux vaches pröalableraeni soumises amp; I'inoculation caudale ei deux vaches vierges ayant 6tö inoculäes au Haue par injectionhypoderraique, les deux inoculöes n'onI rim öprouvö, Irs deux autres onl en d'cinnnies ongorgoments el ane esl morle; les trois restantes onl onsuite r^sistö a I'inoculation intra-pulmonaire. Cependant, il v a, comme on la vu, des degr^s dans l'immunitö con-I'en'e ; nussi si'rail-il pröförable (H, Bouley, Willems, Rossignol] de la rent'orccr parune seconde inoculation, Faite six semaines aprös la pre-iniri'e; en tons cas (Willems, flossignol) convient-ii de r6inoculer les animaux chcz lesquels la preraiöre inoculation ne s'esi pas accompa-gnäe d'engorgemenl local, Enfin, les temoignages en faveur de l'el'fl-cacitö tie I'inoculation seid, venus de partout, de Hollande, d'Angle-terre, d'Anstralie, diraquo; l'Afriquc, etc,
Cependant, si I'inoculation caudale bion faite ol bien röussieconföre l'immunitö, il y a tics cas parfois assez nombreux, oü, dans la pratique, eile ne sc montre |)as pröservatrice. Cos faits negatifs, ces fails de non pröservation, observes dans la pratique en plus oumoins grand nombrc par divers vötörinaires, ne sauraienttoutefois faire möconnaltre roftlca-citö de I'inoculation ;car, uncertain nombred'animauxötanl placösdans mi mi lieu in reell', les inocules nc cinili'aclciil In iii;il;iilic que dans line faible proportion, tandis quo les non inocules la contractenl dans une proportion dix fois plus forte. Et encore ces insuccöss'expliqucntpai les döfectuositös de l'opdi'ation el par les conditions dans lesquelles olle est pratiqu6e. En effet, l'insuccösde l'operation peul tcnir: a la non re-pötition de I'inoculation : ii l'altöration du virus, a so non-absorption, a l'hömorragie de la plaie d'insertion ; a la density excessive du tissu caudal; ö lapröexistencodela maladie ä l'ötal d'incubation on iilidal laleiil ; ä la contamination trop rapprochöe du momenl de l'opöration. L'inoculation röussie, ne produisanl son effel pr6servatifnisur les ani­maux döjä contamines, ni sur ceux (|iii se contaminenl du premier au quarante-deuxiöme jour qui la suit, on peut voir, en pral iquanl I'ope­ration sur la population d'une elabledrja iiil'eeli'e, sc pi'uduire des rcsul-lalsiros variables, Quelquefois tons los inoculös seronl pröservös ; d'autres fois la maladie continueraö.sövir, tantöl surun petitnombre d'animaux,qui tomberonl malades avanl une quarantaine de jours, et qui etaient contaminös lors de I'inoculation, tantötsur un grand nombre ou presque tous les animaux de l'ötable s'lls etaient di'ja contaminös, 1,'iooeiihiiion, pratiqu6e sur les animaux d'une elable neu infeetöe, ost pröservatrice ; mais, dans une elable infeetöe, olle ne preserve pas ceux qui sonl dija contaminös, et ne peul mcuio qu'accölörer
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l'övolution de lour mal, si olle g'accompagne d'accidents et de flövre.
En rösumö, 1'inoculation, pi'atiquöo sur dosanimaux non contaminös, reussil,; mais, prulicineosurlcs iiiiiiiumx des (Hable8infectöeä,ellQestac-coinpagnöed'insuccesplusou moins nonibreux,Gar on inocule dos ma­lades, iIüs contaminösou des animaux quisecontaminent peu do temps aprös, l\l lessujets, qui doviennent pöripneumoniques malgrä l'inocula-tion, doivent gönöralement ötre considöröscomme ayanl otö contaminös antörieurement. Cepondant, il peul arriver que dos insuccüs soienl ilus a I'imperfection de I'inoculation ou ü la mauvaisequal itö du virus, etc. On a contestö, comme im us le verrons plus loin, l'efflcacitö de l'inoculation lt;'u lantque mesure do police sanitaire; et, sous ce rapport, ii y a diver­gence encore entrelesvötörinaires, Mais,quoiqu'en pensenl certains pra-ticiens, qui soutiennenl que l'inoculation cauduie ne donne |ias rimmu-nitö^iu'un animal, röfractaireä ['inoculation en i'ögion döfondue, peul ne pas l'ötre a la contagion naturelle, il esl universellemeui reconnu qu'ollo peul conförer un ötal röfraclaire, ce qui d'aillcurs ne suffll pas a impli-quer qu'olle doive 6tre pröconisöecomnie mesure de police sanitaire.
On a vu que l'injection sous-cutanöe de la culture du pneumo-bacille esl moins dangereuse que l'inoculation de la sörositd el que, de ce chef, eile doii lui 6tre pröferöo. II convienl d'ajouter que les expöriences, faites dans le döpartement de la Seine (Arloing et Robeis), unl prouve que le proeödö Arloing jouil (rum' üfflcacitö au moins (#9632;#9632;gale ei nmimi quelque peu supörieure h celledu proeödö Willems.
La duröe de l'imraunitö, rösultant d'uno prcmiöre atteinte de pöri-pneumonie ou de l'inoculation, osl mal connuo encore; eile döpasse probableraent un an ; eile pourrail aller jusqu'ii quatre et cinq ans (Zie­genbein] ; eile doii varier suivanl los individus : olle n'est cepondant quetemporaire.Ona constatöqu'elle n'cxistaitplus au bout (h.1 six mois. Laquerriöre aurail vu des animaux contractor la pöripneumonie, aprös avoir subi ['amputation de la queue consöcutivement a l'ino­culation. Nocard a constate l'immunitö sur une böte inoculee de-puis vingt mois, v.i Trasbot 1'au rail conslatce sur des au in mux lnocul6s depuis trois ans. En tous cas, certains partisans de l'inoculation pensentque l'opöration devrail 6tre röpötöe tous tos ans.
CertainsfaitSLdöjäi'ecuoillis^endentadömontrer que l'immunitö peul ötre transmise par la more a son veau, Nocard o constatö ['immu-nilr congönitale sur un veau no (rune' gönisseantörieurement inoculöe. Les constatations, faites dans les expöriences de Pouilly-le-Fort (Rossi-gnol),6tablissent6galeinentque la mere transmetl'immunitö au veau,ä la condition que son organisme ail ötö envahl assezdetemps avantl'ac-couchement, ii la condition que le veau ne naisse pas trop tot aprös ['inoculation et que la more ait ainsi le temps d'acquörir elle-möme ['immunitö.
0deg; Valeur prophylactique et economique de I'inOGUlation. — Ses,
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MALADIES GONTAQIEUSES BACTERIENNES.
indications rationnelles. — Enenvisageantl'inoculalionaupolntdevue •dela police sanitaire, c'est-ördirecommenioyon de prövenir, d'abröger, de faire cesserlesöpizootios de pöripneumonio conlagieuse, on so trouve en prösence d'afflrmations contradlctoires. (Test (ine les [aits et obser­vations, invoquös pourou centre, n'ont pas ötötoujoursrecueillisdans des conditions assez nettes ni avec des soins sufflsanls ; aussi, la vertu prophylactique de cette mesure,afflrm6e par Irs uns, est-elle contestöe el niöe par d'autres, En France, la plupart des vötörinaires sonl con-vaineusdeson offleacitä,etlecongrös sanitaire de 188öömettai1 lesdeux vceux suivants : L'inoculalion pröventive doit etre conseillöe dans tons les ötablissonients, oti, par suite du renouvellemonl fröfjuenl du bdtail, la piTipiicu im in ic visile si mi ven I li's animaiix ; riiineiilalinii de m'ressite doit etre utilisöe le plus löt possible dans les elaliles inl'eetees, surtous les aniniaux qui paeaisseul encore sains.
L'inoculalion a ete ögalemonl pröconisöe par le cinquiötne congrös Internationa] de tnödecine \ ötörinaire tenu a Paris en IKSli, quia adoptö lesdeux propositions suivantes ; Comme mesure auxiliaire, el pour prö-parer l'emploi de l'abatage gönöral, l'inoculalion, dite de pröcaulion, devrait 6tre ordonnöe dans les localitös infeetöcs, oü la maladie est fröquento, el la population bovine nombrouse et souvenl renouvelöe ; On dovrail recourirö l'inoculalion, dite de necossitö, chaque Eois que, pour une raison quelconque, iI es! aecordö an sursis pour l'abatage dos aiiiinaux eoMlainines.
L'lnoculation de pröcaulion, conseillee, comme on vienl de le voir, pour les animaux encore laquo;vierges do toutecontamination anlerieure #9632;gt;, dans les localites infectecs, oii la maladie est frequente et lapopulation bovine nombreuse et souvent renouvelöe, avail (He repoussöe par le quutriöme congrös international de mödecine vöterinaire, tenu a lirnxelles en 1883. On invoquaitalors le danger qu'il pourrait y avoir d'entretenir et de propager la pdripneumonie, en l'inoculantö, des ani­maux ipii n'avaient jias ete exposes a la contracter, Mais, depuis lors, de nouvelles observations ayanl dömontrö one fois de jilus que les ani­maux inoculös ne transmeltenl [ias la maladie, il s'est produit, comme on l'a vu, mi reviremenl dans los opinions. D'ailleurs, l'inoculalion de nöcessitö, pratiquöe jadis volontairement, surlaseuleinitiative des pro-priötaircs et a leurs risqueset perils, dans certaines etaldes du döpar-temenl du Nord et ii Paris, a llassell en Belgique, a Londres, a ßdim-bourg, a Dublin, A Glascow, etc., et en tlollando, avail, donnö de bonw resullats. D'autre pari, desteulatives d'inoculation de precaution ayanl ('#9632;h'1 l'aites obligaloiremenl en Hollande et en Belgique, on a pu se con-vaincreofflciellementdeses bons ell'ets. En Hollande, uneloi (1878)avait laquo; vriu\[\oti(u/aloirr rinoeulalion de precaution pour tousles animaux du district deSpceling(districl des distilleries). Danscette partie tie la pro­vince de la Hollande meridionalo, se trouve une population bovine tres
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dense, sansces8erenouvelöo,ä cause desnombrousos distilleries donllos
pulpes soiit uülisrcs exclusiveinent pour l'ungraissciiKüihlulnHail, et la pöripneumonie y faisait de grands ravages. Laloi stipulait qu'une in-demnitö 6gale ii ia valeur entiöro de l'aniroal serait allouöe aux pro-pri^taires dus animaux quipöriraient dos suites del'inoculation. De 1X78 ä 1887 on a inocule, dans district d(3 Spoeling, 147,971 animaux, dont l, liH.quot;gt; sontmorts dos suites de ['inoculation, soit uno perte moyenne de 0, 94p. 100. Ce lt;[n'ii importedo reteni^c'estquerinoculaliongönörale obligatoire de prdcaulion a permis d'assainir ce foyer d'infectlon, le plus redoulable de l'Europe raquo; (Butel).
(i Jusqu'en iss.-), les lois et röglements de laBelgique ae contenaienl i'ion au sujel de cettu opöration, parce que, möme dans la patrie de Wilk'ins, los avis elaionl partagös sur sa valeur reelle. Cost a cetto öpoque que, sur l'intelligente initiative de Dole, ['inoculation de pre­caution l'ul, piuir In prcinuTe l'ois, i(\t;alameiit cssayoo en Belgique dans im foyer pöripneumonique important et bien circonscrit, celuide Bor-gerhout. Un arrötö royal autorisa cette oxpörienco, en stipulant qu'une indemnitö ties trois quarts de la valeur serait allouöe aux propriötaires des animaux, qui pöriraient des suites tie l'inoculation. Get arrele Qxail le maximum de ['indemnity ä 430 francs. In suci;es 6clalanl a couronnö cette ontreprise, qni a eu un grand retenlissement, rar eile a fait disparaltre la pöripneumonie de cette commune, oii eile regnait depuis ires [ongtemps laquo; (Butel).
V.n resume, ['opinion dominante esl que laloi devraitrendreobliga­toire l'inoculation de pröcaution dans les regions oii sövitla pöripneu­monie,imitnnt en eela ce qui a ötö laileu Uollande et cn Belgique pour certaines localitös. Mais, jusqu'ä ce que notre regime sanitaire soit modilie a cet egard, on n'a pas le droil diinposer ['inoculation en dehors des ötables dejii infeetöes.
L'inoculation,^^ dendeessile,cMcqui est praliquee^lans les elaliles döjä infeetöes, sur les animaux non encore malades, a soulevö etsou-löve encore de vives controverses. Elle est prescrite par la toi sanitaire de 18S1 en ce qui concerne la France ; mais le decret du 12 novembre 1887 ne la rend pas obligatoire en Algörie. Elle n'est d'ailleurs pres­crite : ni en Belgique, oii eile esl permise; ni en Autriche, ni en I lalie, ni i'ii Allemagne, on eile esl egalemeul permise ; ni en Anglcterre, oü la loi du 6 mars 1888 l'a prohiböe, pour la remplacer par i'abatage cu masse : ni en Suisse, ni en Danemaris, ni en Prusse, nien Hussie, ni en Bspagne, etc, C'est qu'en röalitö l'efflcacitö de l'inoculation, qui est a pen pics absolue, quand l'opörationest pratiquöe sur des animaux sains, esl alöatoire, lorsqu'on l'applique a des ötables döjä infeetöes. Anssi d'excellents vötörinaires sanitaires (Leblanc, Laquerriere, Verrier, Zun-del, Wehenkel, etc., etc.) n'ont pas parlagö l'engouement des partisans de eetle mesure.
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MALADIES CONTAQIEUSES BAGTßRIENNES.
Leblanc a vu augmenter jadis les cas laquo;lo pöripneumonie dans le döpartement do la Seine, tnalgra la mise en pratique de I'inoculation ilans les conditions oü eile esi prescrite, c'ost-ä-dire dans les Stables (li'ja infecläes, Li croil qu'on a souvent altribu6 ä tort an röle i)i-e-ventifä i'inoculation, quand, aprös la constatation d'un seul ras de maladic, simulant plus ou raoins la pöripneumonie, die a 6tö aussitöt pratiquöe sur les autres animaux de l'ölable, qui dans la suite ne sont pas devenus malades, maisqui no le seraient jms davantage devenus sans I'inoculation. Lo rögime actuel n'a pas donno de bons rösultals : I'inoculation, taitedana Irs ötables infectöes, n'a pas toujours arrötö le mal; quelquefois le premier cas esl restö le seul, mais il en a rleainsi parl'ois sans i'inoculation. Dans beaucoupdecns, la mortality a persistö deux, trois mois, ou plus longtemps. L'efflcacitö de I'inoculation en parcils cas esl plus on moins restreinte, suivant le nombre plus (ju moins considörable d'animaux döjä contaminds, quand on I'utilise, laquo;raquo;a qui se contaminent dans les jours qui suivent. D'ailleurs, on a observö des cas de jieripnennainic en assez grand nombre, sur des animaux deja inoculßs depuis trente a soixante jours, depuis soixante ä quatre-vingt-dix joins, et möme depuis pins (U\ quatro-vingt-dix jours.
Des fails aussi pen encourugeants oni 6t6 observös, en France, ailleurs que dans la Seine, el ii l'ötranger. Ainsi, Verrier, de Provins, a cnnstale quo sur 199 inocules, S)! son! restöa indemnes, el 116 oni drt elreabaltus pour cause de peiipneinnonie ; ainsi Savary, do Grobois, a inoculö 97 bötes sans qu'aucune aitötö pröservöe.
Laquerriöre ne croil pas nonplus aux avanlages de i'inoculation, dans les conditions, oil ellc esl, prescrite par la loi, qui ne I'impose que pour les bovinsdejaconlainhies, e'esl-a-din' ayanl coliabile longtemps avec des malades, el qui ne I'impose qu'aprfes ia constatation d'un premier cas de pöripneumonie; eile n'a pas arrötö la pöripneumonie dans ie döpartement de la Seine. Les r6sultats,oblenusdans la pratique, laissent bien a ddsirer, les aA'antagcs de I'inoculation dans les otablos dejii infectöes n'etanl gucre supörieurs a ceux qu'on pent obtenir par une bonne application des autres mesures sanitaires. Les rösultats de I'inoculation, dans les claldes infectöes, soul en effet ires alöatoires, la maladie pouvanl s'arröter apres mi premier cas, si le sujet alleiiit esl promptemenl abattu, ou söqueströ, avant d'en avoir contaminö d'autres. Mais, quand un premier malade a eu lo temps de contaminer d'autres animaux, la maladie tail nn nombre Ires grand do vicli-mes, tnalgrö les inoculations; d'ailleurs, I'inoculation pouvanl peut-elre driiiner la poi'ipueuiimnio aux inoculßs et les remlro dangereux pour les voisins, qui les llaireul a la rögion inoculöe, il semblo qu'elle doit etre restreinte autant que possible. Aussi, Laquerriöro, comnie Leblanc, croil qu'il conviendrait d'inscrire, dans la legislation
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PEHIPNEUMONIB CONTAGIEUSE.
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sanilaire de la pöripneumonio, les mesuros Buivantes : abatage des
malades, des suspects et des contaminös, dans toute ötable d'un döpar-tement, oü im cas de pöripaeumonie se montre accidentellement; iao-culation dans toute commune, oü existenl plusieurs foyers d'infection, et möme, s'il ya lieu, inoculation dans les communes ou portions de communes limitrophes, etc., etc.
Kn llollande, ['inoculation, pratiquöe dans les conditions ci-dessua indii|uees, a donnö du bons rösultats; tnais c'cst, a ['application de i'abatage, que C6 pays n dCi surtout ['extinction de [a pöripneumonie. •Kn Suisse, on s'est bien trouvö de ['abatage, appliquä aux malades et aux suspects, et rendu acceptable par une indemnisation. Depuis ilt;S7^, cctte mesure a etc appliquöe, et le pays a röussi de la sorte a dötruire tons les cas, qui out pu su montrer sur son territoire. Ea Danemark, #9632;c'cst encore a I'abatage sen! qu'on a eu recours ; il en a 6tö de meine en Suede et en Norvöge. Dans le grand-duchö de Hade, ['abatage general est devenu ögalement la mesure suivie, et im s'en est bien trouvö; il en a ele a peu pros de meine dans le grand-duchö de Luxembourg. Erraquo; Augleterre, l'inoculation, sans 6tre obligatoire, a ele pratiquöe jadis sur une vaste öchelle, mais I'abatage des malades et des suspects a - jiaru la mesnre la |diis efficace.
En Belgique, les avis out ele longtemps partagös, et, sauf l'expö-rience de Borgerhout, dont il a 6tö question ci-devant, ['inoculation, quoique largement utilisöe dans la pratique, a öte une mesure volon-talre, donl ['application aötö laissöe aux risqucsdes pruprielaires. lün Autriche, on n'a permis l'inoculation que dans les ötables döjä, conta-minöes, el il ne semble pas qu'elle ait donnö des rösultatsbien satis-faisants. En Prusse, l'inoculation est permise, mais nun obligatoire. En Italic, eile est conseillöe seulement pour leselables dejii infeetöes. D'ailleurs, il est arrive que les Etats, tels que la Suisse, la llollande, le Dänemark, la Suede et la ISorvege, le grand-duchö de Bade, le grand-düche de Luxembourg et l'Angleterre, qui oni adoptö I'abatage des malades et des contaminös, se sont deharrasses de la pöripneu-mouie, landis qu'aillenrs on esl loin d'avoir obtenu les meines rösultats,
laquo;Comme eile n'est jamais pratiquöe qu'aprösl'öclosion de la maladie dans les elaldes, que döjä nn certain nombre des animanx a pröserver sont sous le coup de la peripnenmonie, qui, comme on sail, peul rester pendant de longues semaines ii l'ölat d'incubatlon, cette inocu­lation de neeessite donne en eilet duns la pratique les rösultatsles plus variables. Tantöt la maladie s'arröte immödiatement, tantöt eile con­tinue de si'vir, mais sur un petil nombre d'auimanx, tantöt enfln eile ne disparail qu'aprös avoir trappe la presque lolalile des animaux de Tetulile. Ce sonl ces derniers cas, qu'ou appelail des cas negatils, sur lesquels il y a quelques anuees s'appuyaient les adversaires de la
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MALADIES CONTAG1EUSES BACTERIENNE8.
mölhode Willems pour oontester I'efflcacitö prophylactique de la möthode du grand savant beige. Cos fails signiflent simpleraent que, quand on procöde dans uno ölable ä l'inooulation, aprös l'öclosion de la maladie, l'heure estpossöe, on olio pent 6tre pröservatrice pour lous les animaux, parce que döjö l'organisme d'un cerlain noinbre est envahi par le germe contagieux...
n Malgrö loa conditions tres döfavorables dans lesquellea on procöde ä l'inooulation de nöcessitö, l'emploi de cette mesure diminue nöan-moins singuliöroment le nombre des animaux destinös a devenir ma­lades. AinsijSur im total tie l:i.K(i'.i animaux, soumis en six aus, dans le döpartoment de la Seine, a l'inoculation de nöcessitö, t,.-iSO sont devenus pöripneumoniques, c'est-ä-dire II p. 100 H a;raquo; sontmorts des suites de l'opöration. Au contraire, quand on n'a pas recours ö l'ino­culation, la proportion des animaux qui deviennent malades est de 26 p. 100 d'aprös Degive et de 60 p. ICOd'aprös la commission Dumas. II v a done la une difförence considörable en favour de rinoculation de nöcessitö, qui, dons tous los cas, diminuerait los pertes dans une proportion d'au moins rgt; p. 100. Malgre l'öloquence de cos chiffres, nous reconnaissons pourtanl quo rinoculation de nöcessitö n'a qu'un rölebion restreinl djouer dans la police sanilaire de la pöripneumonie. Voici pourquoi : parmi los animaux del'ölable infoctöe, soumis ö la vaccination, quelques-uns soul assez souvenl porteurs de lösions pul-monaires limitöes, impossibles ädiagnostiquer du vivani de I animal, mais qui rendent celui-ci dangereux pour les sujets avoc losquels il pourra plus tard se trouver en contact. Certes, dans Ions los cas de lesions pulmonaircs ancienncs, le dangor de contagion n'existe pas, mais il suffll qu'il soil possible — et il l'est trop souvenl-— pour res-treindre singuliöremenl le nombre des circonstancos oö l'inoculation de nocessilo pout rendre des services. Cost pour eetle seule raison que la Suisso a proscrit depuis si longtemps cette inoculation comme mesure prophylactique. Depuis plus de Irente ans, on a signalö, en effet, dans co pays, des cas ile contagion par des animaux porteurs (!(#9632; lösions anciennes. En France, Larpierriore et Cagnv ont appeh' l'attention dans ces derniöres annöes sur la frequence de ce mode de contagion. Kulm en A.ngleterre, oü on a fail abattre derniörement, en vertu de la loi du 6 mars 1888, 1,486 animaux no paraissanl pas malades, 530 onl prösentö ä l'autopsie dos lösions pulmonaircs, et, sur ces 830 animaux, 357, soil ili p. 100, out etc d6sign6s ainsi : mala­die ancienne. A.ussi, quoique rinoculation de nocessilo ail le double avantage de diminuer le nombre des pertes ei de limiter la duröe des epi/.oolies, eile no pout elre ufilisoo dans la pratique que dans d'assez rares cireonslanccs. Dans lous los cas, qu'elle ait ole OU nou ulilisee, la loi devrailprescrire l'interdiction absolue de vendre, sinon i)üur la boucherie, les animaux, qui ont ölu exposes d'une maniörequelconque
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PERIPNEUMONIE CONTAGlEUSE.
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#9632;;i In contagion. De telsanimaux dovraiont, en efTot, duns tons les pays, raquo;Hrc marquös d'une maniöre indölöbile et prendi'e ii bref dölai le clie-mindo ['abattoir. II nous paralt du resto impossiblo d'6tablir äI'avance uue rögle gönörale, qui puisse s'appliquer ii ['inoculation dans tous les cas ; la loi doil laissor une certaine libertö d'appröciation au vötöri-rnaire dölöguö, qui est sur tes [ieux, ei c'est [ui qui doil fester juge de l'opportunitö de cette operation ([ui pourrail 6tre prescrile, quand, igt;iir suite de raisons öconomiques, ii y aurait utilitö de surseoir pendaal im certain irm|is ii l'abatage. Pour dire toute notre penseei nous croyons quo ['inoculation du nöcessitä ne saurait 6tre ni imposöe par­tout comme le tail la loi fran^aise, niröpudiöe d'une maniöredöflnitive, comme il semble rösulter des [eis de pluslours Wals europöens laquo; (Butel).
Aillenrs, comme en France, ['inoculation a plus d'une fois produit de bous rusullals. lüle csl cu honnour cu Al'rique et en Australie, ot ou cultive le virus par des Inoculations successives sur lo veau,pour se servir ensuite de la särositö du lissu cellulaire en vue d'inoculer [osanilt; maux qu'on veul pröservor; olle a fait sespreuves en Belgique, en llnl-[ande, en Angleterre, etc. En Belgique, 11 a ötö constatä, dans certaines localil(',s, que la inaladio a ccsse ses ravages, quand ['inoculation a ötö ipratiquöe ä temps, et que les rösultalsont ötö Incomplets quand eile a ötö pratiquöe tardivement. En Ecosse (Rutherford), on a röussi, grace Helle, a faire disparaltre la pöripneumonie d'ötables, lt;gt;u eile sövissail depuis plusieurs annöes.
En i'esunie, il semble bien que, dans l'eial actuel de nos connais-sances, on doil encore se montrer röservö au sujet del'inoculation. On ne connatt pas encore sufflsamment Irs effets pröservateurs du virus pöripneumonique; le mode d'inoculation adoptd (proeödö Willems), outre qu'il est parfois dangereux, est trop lenl dans son action pröser-vatrice. Lejour, ot Ton saura produire sörement des virus attönuös, (it oü on pourra les inoculer par un proeödö sür et InofTensif, qui per-melte d'obtenir rapidement ['immunitö, ['inoculation de nöcessitö deviendra une excellentc mesure; et ddjö le proeödö A.rloing permet d'eapörer ces rösultats. A l'heure actuelle, ['inoculation, qui serait surtoutd'une efllcacitä pröservatrice röelle sur les animaux non encore, conlaniines, n'est prescrite en France que dans [es elables drja infectöes, et on n vu ce qu'il laut penscr d'une pareille mesure. Quant ii l'inoculation de precaution, maigrä ses dangers, il serait peut-ötro Ihmi de la rendre obligatoire dans uue commune ou portion de commune ayanl plusieurs foyers d'infection, dans un deparleinent (Seine, etc.) inl'ectu, laquo; dans les loealites infeclees, eil la maladie est l'ri'ipicnte et la population bovine nombreuse el fröquemment renou-velce raquo;; mais, en attendant qu'elle le soll, et en attendant qu'on adopte un procede d'inoculation capable de donner des resullals sÜPS et
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böänbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTAGIEUSE8 BACTERIENNE8.
prompts, il conviendra de se montrer raönager do rinoculation do nöcessitö, de la permeltre plulöl que Im rendro obligatoiro, et de n'y avoir recours cru'autanl qu'il ae sera pas reconnu pröförable de [airo abattre les sujets contamlnös; et, on cq cas, il faudra ['employerleplus li'ii possible. D'aillours, ötant reconnu que quot; I'abatage goriural dos malades el desconlaminösesl li^ moyen souverain d'arriverfa ['extinction do la pöripneumonie raquo;, c'osi cette mesure qu'il conviendra d'appliquer, an moins dans certains ens döterminös, quand il s'agil d'un arrondisse-menl on [amaladie s'estintroduite accidentolloraent, etc.
VI. — Police sanitaire.
Depuis la ioi du -il juillel 1881, ies malades devanl 6tre abaltus, quel que soil le degrö de gravite du mal, aueun traitement ne saurait 6tre employö en vue de retarder l'exöcution de cette mesure. Mais, comme l'application de I'abatage (art. 9, I.. 21 juillel 1881 ; — art. 98, D6c. 22 iuin 18SC2 ; —art. 10, D6c. 12 nov. ISH7 peul 6tre quelquefois lenle, il v a lieu parfois d'instituer un traitement, en vue de conserver l'animal, quand le diagnostic roste douteux, quand le vötörinaire sanitaire ei le vötörinaire dölöguö no soul pas d'aecord, quand l'ordre d'abatage doit se faire attendre, quand en un mol l'animal est sörieusement menace ; car il Importe de lui aider ft vivre assez longlemps pour qu'il puisse cHrc abattu, el pour que le proprietaire puisse conserver son droil ä l'in-(lemnilr. Ainsi, co soul los animaux, donl l'ötal pourrait faire soup-
conner l'existence de la pöripneumonio, i|iii |.....rronlötre soumis ä un
traitement, en attendant que le diagnostic soil ötabli, ei toul en ötanl l'objel de mesures propres ft empöcher la transmission de la maladie : ce snnl encore les bötos reconnucs pöripneumoniques, qui pourronl et devront ötre soignöes, quand olles courronl le risque de suecombor avantl'exöcution de l'oi'dre d'abatage, Enaucuncas, d'aillours, on ae devra traitor autrementque par une bonne liygiöne les malades,dont rc'tal nVsl pas inquic'laul, cl (Imil la viande pourro ötrelivröoft lacon-sommal ion.
Mtönuer la gravitö de la maladie, prdvenir, empöcher et corabattre les complications qui peuvenl se produire, tel est le but ft alteindre. L'hygiöhe doit, en pareil cas, oecupor une tr6s largeplace. Les locaux doivent 6tre tonus propres, aörös; on peul lesassainir, en yproduisant des Emanations d'essenco de t6r6benlhine, d'aeide phenique, de chlo-rure de chaux ou d'aeide sulfureux, Los aliments et les boissons doi­vent Strode bonne qualitö. Unreposabsolu et une complöteSequestra­tion avec isolement snnl, n^cessaires. Le lail des malades devra 6tre cuit,avanl d'ötreutilisö pour la consommation des animaux. D'aillours, Irs bonnes conditions hygi6niques peuvenl jouer un röle pröservateur important vis-ä-vis des animauxexposös ft la contagion, ainsi que vis-
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PERIPNEÜM0N1E CONTAGIEUSE.
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ii-vis des inoculrs; il esl (Innc trös iinporlanl do procurer, aux ino-culös et anx sujets Gxposös ä la oontagion ou contaminös, comme aux malades, uns bonne hygiöno, une alimentation saine et copieuse, des logements spacieux etsalubi'os, etc.
Pour les malades, un traitemeni thörapeutiquepeul etre utile. Lcs rövulsifs sonl bleu indiquös au döbut, ainsi cpie pcndanl la pöriodo d'augraent el mömc pendant la pöriode d'ötat. On peul employer la moutarde en lotions sinapix'cs on en applicalimis; on puul aiigt;gt;i nn-pluvei' la piMmnadi' sliliii'c;, compusiM'de paitii's ögales d'axonge ut d'Omötique; on l'applique au-dessous de la poitrino ou sur les cötös du Ihoi'ax; eile peul 6tre aiigt;gt;i employee pour combaltre les engorgements, survenus ä la suite de I'inoculation. On peul administrer, a l'interieur, des emollients, des rafratchissants, ilrs övacuants, des laxatifs,des pur-gatifs legers, des diurätiques, le prolosulfure d'anlimoine, 1c sulfate de fer, le quinquina, l'eau de [label, l'essence de teröbenthine, les salicyla-tes, rhyposulfltede soude, I'aidde phenique,le phenate de soude, l'acide sulfureux, etc., qui sonl surtoul bien indiques lorsqu'on crainl la com-pl ication de septiedmio.
1quot; - Mesures propres ä preveiür rintroduetion de la peripneu-monie en France ou en Algerie par I'lmportation d'aniinaux ve-nant de 1elranger.
Textes ä oonsultei' : Art. 26, L, 21 juill. 1881. ..... Art. 72, 7:!, Dec. 22juin
1882. - Ail. 36, Dec. 12 nov. 1887, Art. 70-1deg; et art. 23-30-40, Dec, 22 juiii 1882. — AH. :s, 06c. 22 juin I^n2 el art. 39, Dec 12 nov. 1887.
Quand la pöripneumonie sevil dans im pays, voisln de la France, ou de l'Algerie, le commerce des animaux de l'espöce bovine peul etre prohibe (art. 26, L, 21 juill. 188J ; — art. 7:;, Döc. 22 juin 1882; — art. •'!lt;gt;, Dec. 12 nov. liSSTj temporairement; un arrötö, pris par le ministre de lagrieulliui'cn liaiirc, mi par le gouverneur göneral en Algßrie, peul, quand cela est reclame parle service sanilaire ut jugö opportun, prohiber, d'une laron sp^ciale, l'importation d'aniinaux bovins de tel ou tel pays voisin, ravage par la pöripneumonie. Chaque pays jouil d'ailleurs au m6me titro et use au besoin de ce droit de defense. En toul cas, lorsque la peripneumonie sevil duns un pays, il y a toujours lieu d'exercer une bonne surveillance de Ions les instants ii la frontiöre, pour prövenir l'importation d'aniinaux malades; el les döpartements, directemenl inenaeös, doivent 6tre surveilles speciale-ment (art, 72, Dec. 22 juin 1882); il faudrail aussi (e'est le devoir de rauloritc), lorsque la uialadic rögne dans les pays voisins, informer les proprictaires des dangers qu'ils peuvenl courir, en achctant des animaux de teile provenance, et les engager a isoler (c'csl la une excellente precaution), pendant une quinzaine do join's ou trois
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MALADIES CONTAGIEUSES DACTfiRlENNES.
semaines, los sujels nouvelloment achetös, dos autres aniriiaux de (a ferme, avec losquels ils sont dostinös ö vivre,
L'imporlatio'n el l'exporlation d'animaux pörlpneumoaiques sonl ab-solumenf prohiböoa pour la Franco ol l'Algörie. Leg animaux, lt;|ui font I'objet d'un commerce entre la France et les döpaiiements algöriens, doivenl ötro exempts de pöripneumonie, comrae ceux qui sonl Importes de l'ötranger ou export6s ö l'ßtranger. Toutes los I'uis que les Inspec-teurs sanitaires des frontiöres constatoronl ou soupgonneronl I'exis-lence de la pöripneumonie, sur des animaux importers en France ou en Algörie, parvoie de terre ou par voio de mer, on devra leur appli([ucr Irs mesures 6dict6es par aotre lögislation sanilaire. Irs animaux, reconnus malades, devronl ßtreabatlus immödiatement sur place, aux frais et aux risques des importateurs, qui n'auronl droll amp; aucuno indemnitö; lescadavres seronl enfouis ou dötruits par les proeödös de l'öquarrissage ou par tout autre proeödö. Quant aux animaux suspects, e'est-ä-dire ceux qui auronl etö exposös a la contagion, ils seront repoussös hors du territoire, apres avoir cte marquös d'une rarem rndölöbile; touterois, si le propriötaire le pröföro, ils pourront 6tre livrrs a la boucherie; mais cettc livraison devra avoir lieu iiiiinrdiatc-nient et sous les conditions prescrites par le service sanitaire, et notamment a la condition d'obtenir im laissez-passer döliwö par le maire, qui devra d'ailleurs lui ötre rapportö dans les cinq jours, avee un certiflcal dölivrd par le vetörinaire sanitaire de rabaltolr, ou pur le maire de la loealilo, atteslant quo les animaux out, 6tö abattus (art. 70-Iraquo;, Dee. 22 juin 1882).
Les animaux destiuosii I'exportation, quiseraientreconnusatteinls du suspects do pöripneumonie, devronl, 6tre trails (art. 84, Doe. 22 juin 1882) comme ceux qui auronl olo saisis sur les champs de foire ou de marchö (abatage dos malades, livraison dos suspects a la boucherie, etc.).
Ces diverses mesures seronl d'ailleurs complötöes par Louies celles qui seronl jugöes nöcessaires, ainsi que par la disinfection, qui sera appliqiiec (#9632;(......ir il ost expose plus loin. II pourra rlreulile par exem-
ple d'exiger dos certlflcals d'origlne el de santö pom' tons los animaux bovins, introduits en France el enAlgöric, des pays oö rögne la pöri-r pneumonic el möme de tout pays ötranger. 11 seraitbon aussi d'exiger un certiflcal d'origlne el de santö pour toutes les betes provenanl d'un döpai'tement infectö; et encore le mieux serait de ne pas achetor des animaux la oti rögne la pöripneumonie, et d'isoler, de surveiller los bötes nouvellement achetöea pendanl deux ou trois mois.
11 convient de rappelor d'autre part que tons les animaux bovins, introduits en Prance ou en Algörie, doivent ötre marques; il Importe en eilet do pouvoir reconnaltre dans la suite ceux qui devlendraient ma­lades dan- un certain dolai, pour l'application de certaines rögles re-
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'ERIPNEUMONIE CONTAQIEÜSE,
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latives it l'lndsmnitä; il faut d'ailleurs lour imprimer une marque iiult'iobilc, puisqu'olle doit elre reconnaissable longteinps api'ös,
2deg; Mesures propres a borner, ä abreger et ä eteiudre les epizooties de peripneumonie.
Inspection des foires, des marclies et des abattoirs. — Les articles 89 et !M) du döcrel du 22juin \XHi oni readu obligatoire ['ins­pection sanitairo des abattoirs et des tueries, on vue de faciliter la recherche d(;s maladies contagieusos; et le congrös international de 1116-decine v6t6rinaire,tenuä Paris en ISHO, ömettail un voeuspöcial, pour que des dispositions si sagesfussenl appliquöes dans la pratique, pour que, quot; dans l'intöröl de la police sanitaire, ('inspection des animaux sacriflös pourla consommation soitgönöralisöe v.l rendue obligatoireraquo;. L'inspection sanitaire des abattoirs et des tueries peul on effet rendre de gi'andsservices, etfaciliter beaueoup la döcouverte de foyers caebös de pöripneumonie. Quand le vötörinaire inspecteur constate an casde pöripneumonie, il proeöde aussitöt ii une enquöte sur l'origine de l'animal, ol il Informe lu maire du liou de provenance, qui est ainsi mis a uiriiK! de prendre les mesures nöcessaires pour prövenir le döve-loppemeni de la contagion.
Quand la maladie, constatöe 011 soupQonnöe sur un champ de foire ou de marchö, ou ii l'entröo des animaux et avant l'exposition en vcnle, sera la pöripneumonie contagieuse, toutes les bötes malades seront immödiatemont mises en fourriöre et söqueslröes, pour ('Ire ensuite abattues dans la locality meine ou ii l'abattoir 1c jilus voisin, en prenant les pröcautions que nöcessite leur transferl. Tous les ani­maux bovins, appartenani au propriötaire des malades, el tous ceuxqui out (He exposes a la contagion sur le marchö ou dans les locaux, pares, chemins, doivent (Hre eonsideres comme suspects. Ms doivent 6tre marquös cl dirigös immödiatemenl vers l'abattoir le plus voisin, pour v el re -aerifies et utilises. Toulel'ois, ils pen vent elrodiriges sur d'autres abattoirs; mais alors, conformömont ö l'articlc 23 du döeret du22 juin ISS^, ils doivent ötre aecompagnös d'un laissez-passer dölivrö par le maire (voir ci-aprös I'arliele 21! du döcrel du 22 juin 1882). Enfin, si des animaux no sont pas vendus pour la boucherie (ils ne peuvent pas I'tHro pour uue autre destination), les propriötaires peuvent les recon-duire dans leur ötable, oü ilsseronl sonmis aux mesures eouvenables (voir art. -21 a •i.S du döeret du 22 juin ISSri, et arrötö ministöriel du \-i mal IHNü surladösinfection). EnAlg6rie,ondevraappliquer l'aba-lu^e a cette catögorie d'animaux (art. U), Dee. 1-2 nov, 1887). D'ailleurs l'abatage, lasöque8tration,la dösinfection, le transfert ii l'abattoir, etc., seront exöcutös dans les conditions et suivaul les rögles, indiquöes ci-aprös ii propos des cas constates dans les femes,
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MALADIES CONTAGIEUSES RACTERlENiNES.
Aut. si. (Doc, •.'•J juiii 1882.1 — Lorsquc la maladie constat^o est la p6ri-pucumonie, tous les animaux malados sunt mis en fourriöre pour ötre abat-in-, soil, dans la locnliliS inöme, sojl a I'abaltoir le plus voisln.
Toutos les bölos bovines appartenant au propriölairo des animaux mala­dos, fl iM'iles qui onl 6te en contact avec alles sont consldör6es comme sus-pectes; ellos no penvenl iHre vondues quo pour la bouoberie. routefois, si les proprii'iaiii's preferenl les oonserver, ellos sont reconduites ilaiis leur Stable et souinlses aus prescriptions de la loi et du präsent röglement.
haus le ras de traiiäfert a l'abuttolr, les animaux sont pröalablement mar-quös, cl il i'si, clölivrd par le malre un laissez-passer, corame il est dll ä l'arlicle 23,
Declaration. Visite. —Commo pour toutes les autresmaladies conlagieuscs, les propriölaires, les tlutenteurs, les veterinaires, etc., doivenl faire unc declaration a l'autorltß pour les animaux malades et les imlmaux suspects; el en rnöme temps les animaux, qui font l'objei de lu ili'rlai-aliiiu. doivenl 6tre isoles el sequeslres, L'autoritö munici-pale informee delegueru aussilöl le sret6rinaire sunitaire, pour visiter les malades et reconnaitre h\ maladie, et en mßnie temps eile informero le pirl'i'i, Pour etablir son diagnostic aussi süremenl que possible, le veterinairc prendra, aupres de l'autoritö locale, auprös des voisins el aupres des proprielaires, tous les renseignements possibles; il se renclro eoinple du mode d'apparition de lu maladie et surtout des cas do transmission; si cola ne suffit pas, il s'eclairera en pratiquant l'aulopsie des animaux morts, II prundrti le signalemenl des mal,nies. il l'i'i'u lr recensoment des Indes bovines; il prescriro la sequestration et la desinfection jugee necessaire, il demandera la marque des ma­lades el des suspeels, s'il le juge a propos; dans son rapport, il indiquera les mesui'es qui onl ülc appliquees et celles qu'il y a lieu lt;le prendre art. :M. I,. 21 juill. 1881 et art, 3-4, Dee. 12 nov, 188-T).
Tue circulaire du ministre de l'agriculture, en dale du ix juin IHS^i, a fixe eomuie SUÜ lil man die a adopter duns les eas de peripneiimou ie :
quot; Aus-iiiM la declaration reejue, et... olle doil ötre faite aussilöl l'appa-rition de symplöraessuspects, le maii-e devia... vous (prefet) aviser du fail lejour memo cl prevenir en möme temps le veterinaire sanitaire
de la eii-eouseii pliim ; etd ui-ei SO i'i'iulra sur les lieUX suns aiieuu dida i,
el il redigera söancc tenantc son rapporl, qu'il adresseraau vetörinaire delegue chef du service sanitaire dt5partemenlal, au lieu de le Irans-mettre a la prefecture. Au reeu du rapporl de smi collögue concluanl u l'cxistence de la pöripneuraoaie, le vetörinaire dölöguö se rendra (laus la commune, commc l'exige l'arlicle 96 du rögletnent d'adminis-liou publique du -2-1 juin 1882, et, si sou diagnostic conlirme celui du vetörinaire sanitaire, il vous pröl'et) en informera de suite. raquo;
C'csl qu'en efl'el le vötörinaire deleguö chef du service sanitaire du departemcnl doit toujours se rendre sur les lieux en cas de pöripneu-monie art. 90, Dec, plusmn;1 juin 1882), II doil aller vörifler, sur place, tons
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PERIPNEUMONIE CONTAQIEÜSE
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Ins cms de pöripneumonie, qu'il g'agisse d'animaux snisis au momeat lt;1g l'importation ou de l'exportation, d'animaux suisis sur leg marches üii dans les foircs, ou qu'il s'agisse de bötes soupQonnöos ou reconnues malades duns les fermes, A.ucun ordre d'abatage on d'lnoculation ae peul 6lre donnd sansson avis naotivö,
Si le noinbre et la dispersion des cas de pöripneumonie uontagieuse rendeni In mission dövoluo au chef du service sanitaire trop lourde pour une scule personne, le pröfel iniil designer un ou plusieurs vötörinaires sanitairos (art, !•quot;, Döc. ii juin ISH-J;, pour Irs vörifleations prescrites pur l'article 96. Toutefois, cc vötörinaire ne peul. pas röunir, dans sa ciroonscription sanitaire, les fonetions de vätörinaire sanitaire et celles de vötörinairo dölöguö, en ce qui concerne la pöri-pneumonie contagieuse, Llenestde möme, d'aillcurs, du vötörinaire dälöguä chef du scrviii' sanitaire du (leparleincnt, squot;il a (311 m6me temps um' ciroonscription sanitaire. Le lögislateur ayant exigö, pour la cons-lalation de la pörlpneumonie et les autopsies, la presence de deux vötörinaires, lorsqu'un vötörinaire d61ögu6 constatera, dans sa ciroons­cription sanitaire, un cas de pöripneumonie, la contre-visite sera faite par le vrlrrinaire le plus vuisin, a i|üi le pröfet peul donner un mandal spöcial. Dans le ras de disaccord entre Irs deux vötörinaires sur l'exis-Lence de la pöripneumonie contagieuse, le pröfet devrait, aux termes de 1'article OS du dßcrel laquo;In -i-2 juln 1H82, en röförer immödiatemenl au ministre; mais, si le cas pn'ivn par ledil article so produit, le pröfet est autorisö a d6signer Ini-memo le troisiöme vötörinaire, sauf a informer le ministre de cet incident (Circ, min. 20 aofti L882 .
Constatation de la maladie. — A la suite de plaintes suscitöes par les retards, inövitables, rösultant de la nöcessitö du deplacement du vötörinaire döleguö etdelaprocödureflxöepar ledöcretdu 22 juin ISS2, le ministre de I'agriculture, par une circulaire en date du IS juin IS8I!. Ilxa la raarche a suivre dösormais pour obvier dans la mesure du [)os-sible a cet inconvenient. Voici cette circulaire, qui est intöressante d'aillcurs amp; d'autres poinls de vue.
Monsieur le prüfet, parmi Irs demandes d'indemnitö, adressdes jnsqu'n ce jour a raon administration pour pertes causdes par la pöripneumonie conta­gieuse du gros liriail, un assez grand nombre s'appliquait ö, des animaux
dont la maladie avail ölö signalde ä rautorilö pröfectorale, maisdonl In 1.....1
etail survenue avant que farrötd d'abntago eüt cir rendu, ou avant que cel arnHc eüt pu recevoir son execution.
I.'iiuleiiinile, pr6vue par la nouvelle loi sanitaire, pour le cas de peripnen-monie, n'est due que quand l'abatago ordonnö a 616 reellement efl'ectud, et, en consequence, ces demanded ont du 6lre 6carl6es; mais torsque io temps öcoulc enire le moment de la döclaration a la mairie etcelui de la mort de l'animal iHait snfllsant pour que, aveo un pen d'erapressemenl, loutes les formalitds legales aient pu ötre remplies, l'autoritd udminislralive peut ötre aecusee de u'avoir pas agi avec toute raclivitö dösirable, et des plaintes so sont niciue produitea a co sujel centre eile.
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MALADIES CONTAGIEÜSE8 BACTER1ENNES.
Pour en övitar le rotouPi en radme temps quo pom'so oonformer aux In-lentions du löglslateuri qui a voulu I'exlinction aussi prompte quo poggibla des foyerg ilo contagion, il ost Indispensable quo los formalilög, qui dolvant pröcdder Immission do l'ordre d'abalage, goiont accomplios avec la I'lus grande n'-lorih'.
Aucuno ill's coustatationg pröiiminaires prescrites par le däcrel du ä2juin 1882, ot qui soul, unegarantie ä la fois pour les parliculierg ot pour le Trösor public, ue peut ötre supprlraöe; mnis un temps oongiddrable pout 6tre gagtid, en Paisant ugage du t^lögraphe, au lieu d'emploj'er los voles or-dinaires de transmission.
Voici, on consüquenco, la marcbe qui mo paratt devoir ötre däsonnais sui-vio, lorsque la peripneumonie sera constatäe dang une commune :
Ausgilöl la declaration ioouo, et ii Importe de rappeler a vog adminisln's qu'elle doll fitre faite aussitdt l'apparition de symplöraes suspects, le maire devra, comme par le pass6, vous aviser du fait lo jour möme el prdvenir en inömi' Icmps le vetörinaire sanitaire de la circonscription : celui-ci so ren-dra sur les lieux sans aucun döhü, et il rödigera, stance lenanto, son rap­port qu'il adressera au vöiöiiiiairo döli'^uö, au lieu de le transmeltre ;i votre prol'oel ure,
An recu du rapport de son collogue, concluant h l'exigtence de la pdri-pneumonie, le vsect;t6rinaii'e dölögue so rendra duns la commune, comme I'exige ['article 96 du röglement d'administralion publique du ?.2 juin 1882, el, si sou diagnostic condrme celui du vötörinaire sanitaire, il vous en informera de siiilo.
Pour les coniinimos oloif-'iiöos, le vätörinaire d6l6gu6 vous demandera, par le tölögraphe, l'ordre d'abatage dos nnimaux malades el d'inocuiation des suspeots. Get ordre sera notilll 6galement par voie t616graphique au maire de la commune, qui ost chargd de l'exöcution. Au retour du vötörinaire dö-logmS vous prendrez im arrötö dans la forme ordinaire, en ayant soin de lui donner la dale memo de votre lölögramme.
Je lions, on un mnl, a ee qu'il no s'öcoulo quo lo temps sti ii'lenionl iircos-saire entre le moment de la ddclacation et I'application ilos mesures sani-taires r6claniöes par los cirooustances, de fai-ou h remplir le but de la loi el a no pas oompromettre, par des retards souvent injusliflables, les intöröts des agriculleui's,
Jo vous piie de vouloir bien adresser d'urgence dos instructions dans ce sons a tons los votiuanairos sauitaires do votre döpartement.
Aprfes In conslalalion du la tnaladie par les vetörinaires, le pröfet doit ordonner certaines mesures, lelles quo l'abatage et rinoculation, et prendre un arrötö d6claratif d'infection, pour quo d'autres mesures ögalemeatimportantespuissenldtre appliquöes(art. '#9632;gt;, L, -21 juill. 1HHI; art, .quot;gt;, Deo. 1-2 nov. 1887).
Art, 21. (I)öcr. 22 Juin I8.S2.) — l.orsquo la peripneumonie conlagieuse os! coustiitoe dans une commune, le pröfet proud un anötö portant declaration d'infection du local, de la cour, do rondos, de 1'herbage on de la pdture, dans lesquels so trouvo l'anlmal malade, et determinant le porimetro dans lequel Tarröto sera applicable.
Get arrfiW ost, publld et al'lioho dans la commune, ainsi quo dans les com­munes contiguös. En outre, des öcritoaux portant los mots : Peripneumonie contayieme, sont appos^g sur dos poteaux planlos äl'entröe dos chemins con-duisant ii la ferme el sur les portes des locaux oil la maladle a 6ie conslaloe.
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PERIPNEUMONIE GONTAQIEUSE.
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L'avrdtö döolarutif d'infection est le point de döparl of le signal de ['application de toutös lus mesures propres ö la pöripneumonie. .lus-(juo-lii, l'autoritö nninicipale a tin se contentor do faire pratiquer la söquostration ot I'isolement laquo;k's malades ainsi (|iie la dösinfection jugöo nöcossaire (ml, 4, L. 21 juill. IKK1 ; art. 'lt;, D6o. 1-2 nov. 1887).
L'arrötö doit lixor lu iti'rimöin; declai'ti inle'e'li', qni comprendra : lo local, la cour, i'enclos, i'herbage ou la pfiture dans 1l'S(|iii'1s so trouve ranlinal malade; et iiussi les animauv du humih; propriölaire, ou de propriötairos difföronts, qui onl cobabitö avocl'aniraal malade el ont im i-ecovoirde lui lesgermes de la maladie. Ainsi, par exemple, si dos ölables appai'tenant ö diverses personnes on! uno cour commune et que lapöripneumonio vienne t so manifester sur los animanx de l'uno de itsoiahli's, toutes devronl 6tre comprises dans la declaration d'in-rection. De mome, si la pöripneumonie viont a ötre constatöe sur quel-quo animal d'une pAture commune, la declaration d'infection s'ap-pliquora a la pAturo tout entiöre avec los animaux qu'ollo renferme.
Cost le vetörinaire delöguö (|iii indiquoraau pröfet l'ötendue de ter-ritoire, ainsi que les formes qui doivenl ötredöclaröes infeetöcs.
Quand l'arrötö döclaratif d'infection a oU' pris, diverses mosures de söquestration, d'isolement et de quarantaine doivent ötro appliquöes, ainsi que l'abatage,l'inoculation el la d6sinfection.
Mesures de sequestration, d'isolement et de quarantaine. — Ces mesures soul indiquöea dans les articles 22, 2;i, 24, 25, 27 du ilöciel du 22 juin 1882.
Am. 22. — La ilöcknalion d'infection enlralne rapplication ilrs disposi­tions suivanles ;
1deg; Mise en quaranlaine des locaux, cours, enclos, herbages ot pdtures dö-clarös infeetös, impliquant defense d'y introduipe des bates bovines saines, sauf ce qui sera dlt h I'articlo 2quot; suivanl ;
2quot; [mmödialement aprus rabatafte des animanx malades, evacuation com­plete el desinfection de l'ölable oü n existd la maladie; isoleraent et se­questration, dans nn autre local on une autre pdture, des aniraaux qui ont 616 expos6s a la contagion; marque de ces animaux :
3deg; D6nombrement do tons les autres animanx de l'espöce bovine, qui se trouvent dans les locaux, coins, enclos, herbages el pdtures compris dans la declacailon d'infection ;
4deg; Visile et surveillance, par le v6t6rinaire d6l6gi6, des locaux, cours, en­clos, herbages et pdtures de la ferme on de rötablissemeul oil la maladie a etc constalee;
[)0 Interdiction do vondre les animaux qui ont 6t6oxpos6s ä la la contagion ;
6deg; Interdiction aux liommes, chargös de la garde d(!s animaux el des soins a leur donner, de tout contact avec d'autres animaux de Tespece bovine, ot defense pour eux d'enlrer dans des lieux rent'ermaiil, des animaux du celte especc ;
7quot; Obligation, pour toute personne sortanl d'un local infect6, de se sou-mettre, notamment en ce qui concerne les chaussures, aux mesures de däsinfection jug6es necessaires ;
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MALADIES CONTAGIEUSES BAGTfiRIEiNNES.
8deg; Defense de faire sortir dos looaux, cours, enolos, herbages el, pdlures infectös, dos objets ou matiäres pouvant servir do vöhiculos k la contagion, tels que : t'ourmgos, paillos, litlöres, fumiers, bamais, oouvertures, laines,
[uiiux, pods, cciiiios, elusions, os, etc.;
9deg; Däi'ense de döposer los luiniois sur la voie publique el d'y laisser öcou-ler los parlies liquides dos döjeolions; obligation de trailer cos matiöres conf'ormöment aus prescriptions dos arrätös adminislratifs.
Art. quot;2^. — Par exception aux dispositions de rnrlicle pröcödent, le pröfet pent, surl'avisdu vöLörinuire däi(iguö,qui ludiqueralespröcaulions u prendre :
1deg; Autoriser la circulation, dans le Lerriloiro de la commune oü so Irouve le |iöriiiioiic declare iufect6, dos animaux de travail qui ont 616 exposes a la conlngion, qnand ceux-ci soul Jugös indispensables pour Im culluro du sol et les Iransporls ;
2laquo; La möme aulorisalion peul Ätre accordöe pour la conduite, dans im jiäUirago dosiguö, dos animaux qui Olli otö exposes a la contagion ;
3deg; Le proloi, peul ögalement autoriser la venle, pour la boucherie el le transporl pour cette dosliiuition, dos aiiiniaux ipii onl 616 exposes a la con­tagion.
Dans le cas do vente pour la bouclierie, il est dlt;5livr6 un laissez-passer qui est rapportö au maire, dans le dölai de cinq jours, aveo un certiflcal al-testanl que les animaux ont 616 abatlus, Ge certiflcat est dölivrö par 1'agenl proposo a la police de rabatloir, on par l'aulorilä locale dans los communes oil il n'exisle pas d'aballoir.
Art. 24. — I.a personne pröposee ii la conduite des animaux, donl la sortie
ou la vent.....He autorisöe conformömenl ä l'article pröcödenl, doit reprö-
senler a, loute requisition le laissez-passer prövu audit article. Faute pai eile de reprösenter ledit laisser-passer, ou si le dölai dans lequel leraquo; animaux dovaienl ölre abatlus es! expirö, il csl dressö procös-verbal, el les animaux sont mis en fourriöre par l'ordre du main' de la localitö sur le ler-riloire de laquelle ils sonl saisis. Si ces animaux soul, reconnus alleints do la p6ripneuinonie, ils sonl, abatlus gt;iir place par ordre du pröfel. S'ils onl iMi dans la möme ötable ou dans le möme Iroupeau, ou en contact avec des animaux altcinls de p6ripneumonie conlagieuso, le minislre de ragriculture en proseril, s il y a lieu, 1'abatage, sans qu'il y ail droll a indemnity, confor-mömoni aux articles 9 el 22 de In loi sur la police sanilaire des animaux. Aprüs examen, par un vetörinaire, de I animal abattu, le propriötaire peul ölio anloriso a on disposer.
Art. 88. — Lorsque la perlpneumonie prend un caractöre envahissanl, un arrölö du prüfet cnjoint a tons los propriötaires, detenteurs ou gardieus d'animaux de l'espöce bovine, de declarer a la mairie tout cas de raaladie quelconque qui viendrait a se manifester sur cos animaux.
Le möme arröld interdil la lenuo des foires et marches, les concours agri-coles, los riMiiiions et rassembleincnls sur la voie publique ou dans los cours d'auberge, ayanl, pour but 1'exposilion ou la mise en vente des animaux do I'esptee bovine. Toutefois, los marchös intörieurs dos villes ayanl dos abat­toirs se liennent comme ii l'ordinaire. Mais les animaux qui y sonl conduits et qui, a leur sortie, ne sonl pas menös n l'abattoir, ne peuvent circuler qu'avec im laissez-passer indiquant lour destination el qui sera remis au maire de la commune oil ils doivenl sdjourner.
Ce maire esl pröveuu directomenl par \r. service du marchd, de l'aoou a placer los animaux qui on proviennent sous l'application des mesures edic-i,örgt; par la lui et par le present räglemenl pour los animaux suspects.
l.o transporl dos animaux sera efTectud conformdment aux instructions dunnoos par le vetörinaire sanilaire du murchd.
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PEEUPNEÜMONIE C0NTAGIEU8E.
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Art. quot;27. — A|iiv.s l'^vacuation des animaux survivants et rachöveraent complet des truvaux du dösinfection! le repeuplement laquo;los looaux peut avoir lieu uvec des aiiiiiiaux inociili's depuis vin^t el an jours au moins.
Lcs (jiublcs, locaux, cours, oncloSj liorbages et pamp;turcs döclarösin-l'ccli's (Uiivcut (Hre uussilöt mis en quarantaine; ei il est absolument döfendu d'y introduire jusqu'ö nouvel urdfe des holes hdvinos imu-volles. I_,i:s malades, en attendant l'exöcution de t'ordro d'abatage, scroii I nun sou lenient söqueströs, mais isolös des animaux encore sains. On ötablira des oompartiments dans les locaux, cours, enclos, etc., pour söparer les sains des malades, si on n'a pas plusicurs locaux a sa dis­position, Les paturages fröquentös par les malades seroni interdils pendant un certain temps, quinzo jours ä luns semaines.
Aussilui, apres l'abatagedes animaux malades, l'ötable od 0 existö l;i maladie sera övacuöe, au moins momentanöment, pour ölrodösinfectöe a load; les animaux qui auroiil ötö exposös a la contagion seroni inar-laquo;pies des letlres S. P. a la joue gauche, cl seroni maintcnus söqueslrös et isolös dans un autrelocal ou dans uneautrepäture, etc. Api'ös l'abatage des malades, apres levacuation des animaux survivants, el apres ladio-vement complel des travaux de disinfection, le repeuplement des In-eaux pouri'a avoir lieu avec des animaux inoculös depuis vingt et un jours au moins.
Dans le deparlement de la Seine nne eireulaire du prefet de police a recommandö aux vöterinaircs sanitaires dölöguös laquo; de taire conduiro d'urgence #9632;gt; les animaux suspects a l'abattoir, quand l'isolemcnt ne peut ötre effectuö faute d'un local süffisant. II serail a souhaiter qu'il pül en ötre partout et toujoursainsi; mieux vaudrait, en eilet, obtenir des pro-priötalres la vente des animaux suspects que d'avoir ö leur faire appli-quer des mesures de longue duröe et d'une surveillance malaisec.
La vente el l'exposition en vente sont formelle.....nl interdites pour
les animaux malades et meine pour ceux qui sont suspects, i|iii ont ütö exposes a la contagion, qui ont cohabitö avec des malades. D'ailleurs, avanl l'arrötö döclaratif d'infection, l'interdiction de vendre, d'exposer en vente, de döplacer lcs malades et les suspects doit (Hre oböie (art. 13, i,.i;i juill. 1881 ;arl. IS, Dec. 12 nov. 1887;. Cependant, pour ces der-niers, il esl, permis de faireune exception, quand il s'agirade lesdiriger iiiiinediatemenL vers l'abattoir.
L'autorisation de vendre pour la boucherie les animaux qui ont etc exposes ä la contagion sera toujours aecordöe. Lorsque les animaux contaminös devront rester söqueströs, la marque aux ciseaux sufflra; mais, si le proprietaire veulleseonduirea laboucherio, a cettomarque trop facileä fairedisp.arattre, devraötrc substituöe lamarqueau feu, afln
que, poiiant un signe indelebile, hi.....e soil point tenle.de les livrer
an commerce. Toutefois, il no serait pas mauvaisde marquer d'unefa^on
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572nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MAUDIES C0NTAGIEÜ8ES BACTERIENNE8.
indölöbile tous los animaux suspects; et j'ai euobtenu du nainistre une döcision dims cc sens.
laquo; Je vous invite aussi a prescrire la marque au fer rouge dc toutes les holes bovines des etables infeetöes. (leite marque devra se faire par 1'appositlon, sur la joue gaiieho,dcs deux lettres S. P. (suspect de pörl-pneumonie) et de ia leltre initiale du nom du propriötaire apposöe en dessous des doux premiöres. Chaque animal devra porter, en oulre, sur ia corne gauche, imprimö ögaleraent au feu, un numöro d'ordre cor-respondanl a celui sous iequel ilest Lnscritraquo; (Instruction ministörielle adressec aux prel'ets de laNiövreet de i'Allier — 16 lövrier 1892).
I.c sacrifice, pour la boucherie, des animaux contaminös ötantun fail purement volontaire, si ie prix obtenu elait införieurau chiffre de 1'estimation,il nepourraitötre allouö aucune indemnitö. D'ailleurs, on peul autoriser non seulemenl la vente des suspects pour la boucherie, mais encore leur döplacement, lour transport dans le lieu, oü ils doiveni 6tre abaltus, et il est aecordö eincj jours pour en faire le sacri­fice; mais ce dölai est Irop long el doit eiru reduilautantque possible dans la pratique. Lesmaires, dansleur commune, les pröfets, dans leur doparl.ement, et ie ministre, pour la France, peuvont autoriser ie döplacement des suspects en vue de la iivraison aux abattoirs, Le döplaceinenl des animaux suspects do pöripneumonie doit 6tre soumis a la merne surveillance el aux meines garanties que le trans­port des animaux suspects de typhus; cos animaux devronl otre ac-compagnös d'un certiflcatd'origine, laquo;pii sera prösentö a toute röquisi-tion durant le transport, el I'abatage sera constate par l'autoritö ou la police du lieu de destination (voir d'ailleurs ä ce sujet les articles 23 et -2\ du döcrel du 22juin 1882 ci-dessus).
Voici d'ailleurs en quels termes le ministre do I'agricultuvc trans-meltail ses instructions aux pröfets de la Nievre et de I'Allier a ia date du Hi lovrier 1892 :
Je vous renouvelleäco sujet I'invilalion, quo ja vousaidöjä adressöe, d'ac-cueilür ininiediateinonl tonlos les detnandes d'envoi d'animaux suspects aux abattoirs de la Villette ou de Lyon-Vaisc, qui vous seraient adress^es; mais j(! vous rappelle que ces animaux dolvent ötre accompagnSs du iaissez-passer prevu par le rr^leineiil, (pie co laissoz-passcr doit indiquor leur nonilire, leur Signalement et leur numöro d'ordre; qu'un double doit en 6lre adressö directement par vossoins au chef du service velerinairo dc I'abattoir; qu'ils doiveni 6lre conduits amp; la gare la plusvoisine sous la surveillance nöcessaire pour prevenir toute contamination d'autres betes bovines, et que I'expedi-lion de cetle gare a Paris ou a Lyon doit se faire en wagons plomhes ä n'ouvrir qu'ä I'abattoir. Je vous rappelle 6galementque vous aurez ii pröve-uii ie pröfet de police ou le prefel du liböne, suivant le cas, du jour et de i'heure probables d'arrivöe du chargement. Mais je dots vous faire retnar-quer, en co cpii oonoerne les envois sur Paris, que l'expödition doll se faire sur les abattoirs mömes de la Villette et non sur le sanatorium.
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PEKIPNEUMONIE C0NTAGIEÜ8E.
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On [H'ul mume, duns certains cas, autorisor la vontc des malades pour la buiK'ht'fio. Cependant il convien4ra alorsdese montrertrös circons-|)(,'ct; quand ilexistera un abattoir ä proximitö, lesaaimaux pourront v 6lre conduits ou transportös aux conditions et suivant les rögles indi-(|U('m's ci-apres pour la oonduito ou le transport en vue de l'öquarris-sage on ilc I'enfouissement. Lorsque i'abattoir sera öloignö, lorsqu'il Y aura a craiiulre ladispursion de la contagion par I'intermödiaire tics malades, on uc tea laissera pasdöplacer ; ils seronl sacriilamp;isur place; lt;iii les divisera on quartiers, qui pourront ensuite 6tre döbitös dans la localitä ou dans les environs; on fera enfouir, ou dötruire, ou livrer a l'öquarrissage, lesviscöres pectoraux et abdominaux, avec les söreuses #9632;et les ganglions, ainsi que la töte el tout ce ijni offrirail des l(''siniigt;; on lern däsinfecter la peau, aprös quo! eile pourra ötro livröe a ['Industrie,
II est liien entendud'ailleurs qu'un propriötaire, fermier, nourris-seur, ilonL l'elable esi infectöe, peul la vendee, a la condition que I'acheteur sera prövenu do tout et se substituera au vendeur pour l'oxö-#9632;cution de toutes les mesures jugöes nöcessaires. La meine solution s'impose d'ailleurs pour toute maladie contagieuse. Lesanimaux n'6lant pasdöplacös et restanl soumisaux mesures sanitaires, il Importe pea que leur propriötaire soil teile on teile personne.
La Sequestration, appliquöe aux ötables infectöes, devraßtre rigou-ronseini'iil execulee. 11 sera döfendu d'y introduiro de nouveaux ani-maux appartenant aux espöcesqui peuvent contracter la maladie, sauf dans les conditions ci-devanl indiquees. Aussi devra-t-on faire un de-nombremenl trös exacl de tous les animaux bovins qui se trouvent dans les locaux, cours, enclos, herbages etpamp;tures compris dans le pöri-mötre declare infectö; et, de plus, le vötörinaire sanitaire visitera de temps ii autre et surveillci'a les loeaux, cours, enclos, etc., oü la mala­die a ele conslalec.
L'interdiction derepeuplerseralevöequand la maladie aura disparu, et, aubesuin, si les conditions de ['exploitation l'exigeaient, on (ministre lt;lo l'agriculture) pourrait autoriser le propriötaire ä introduire de nou­veaux animaux, quiseraient isolöset surveillös ou inocules, el soumis aux meines mesures quo les suspects. Des instructions ministerielles du ;$ iivril IHH'.t el du ü levrier \H'.H avaienl autorisö une dörogation aux dispositions de l'article '27 du döeret du 22juin 188^, en faveur des nourrisseurs de Paris et de sa banlieue, qui pouvaientrepeupler leura ötaldes, au fur et ämesuredeleurs besoins, avec desbötesbovines, qui devalent 6tre de suite Inoculöespröventivement. Mais lesrösultats atten-dus n'ayanl pas ete ohlenus, colle faculle a etc retiree (7 mars 1806); et les nourrisseurs du departemeuL de la, Seine demeurent soumis au meine regime que ceux des aulrcs deparlements, el nslreinlsk laslriete observation des regies lixees par l'article27du döeret du 22juin ish^. Los animaux söqueströ? ne devront pas sortir de lews habitations;
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MAUDIE8 C0NTAG1EÜ8ES BACTfiRIENNES.
Irs chomins, les abreuvolrs el los pftturages communs leur seront absoluraent interdits. Pour les aipmaux simploiuent suspects, qui ae deviendvaienl i^igt; malades, la söquestration, le cantonnement, la pro­hibition de vente el d'exportation ae devront 6tro levös qu'au boul de troismois; cl mömeilefttötöpröförable de prohiber ä l'avenirlavente des aniraaux exposes ö la contagion, sauf pour lo boucherie; on ciH I hi hu 11 an moins les faire surveillerpendanl uncertain Icinps, soil gt;isii douze imiis. N6aninoins, pendanl certaines saisons, si la sequestration
aiiigt;i 6tendue offre des im.....venients, si le proprietaire ne peul pas
nourrir son bötailö [Stable, il ya lieu de se contenter, pour les animaux simplement suspects, du cantonnement naixte, bien oi'ganisö el bien surveillö. line fautlra cependant jamais perdre do vue quo les chances de contagion sonl accrues par ce mode d'isolement, el 'iquot; il faudra le rendre aussi complel qtie possible.
Pour comploter risolemeni et la Sequestration, et pour ob vier ä cer­tains dangers de contagion par certains interm6diaires, il sera interdit aus personnes churgees de la garde des animaux el des soins a leur donnor, d'avoir aucun contacl avec d'autres animaux de respöce1 bovine ; elles ne devronl pas entrer dans des lienx renfermant ou devant recevoir des animaux de celte espöce, D'ailleurs, il esl absolu-nn.'nl prescrilö toute personne sorlanl d'un local infects, que ce soil nn boucher, un vöidrinaire, un agent de l'administration ou une per­sonne iln la ferine, ou une personne du voisinage, de se soumettre, notamment en ce qui conccrne ses chaussures, aux mesures de dösin-fection iugöos nöcessaires. liest exprcssementdöfendu de faire sortir ou de laisscr sortir doslocaux,cours,onclos, herbages et pfltures infectös, dcsobicts ou matiercs pouvant servir de vöhiculcs ä la contagion, tels quo; fuurrages, pailles, litiercs.fumiers, harnais, couverturcs, laines, peaux, polls, corncs, onglons, os, etc.; la mümc prohibition s'applique aulail des malades, quo l'on pourra utiliser daus la ferme seulement, bion (tue, jusqu'ii present, il ne soil pas considerö comme dangereux nour les personnes. II esl egalemont döfendu de d6poser los Cumiera sur |a voie publique el d'y laisscr ecouler Ins parties liquides des dejec­tions ; cos maüeres devant ötretraitöes conformöraentaus proscriptions des arrötös udministratifs.
En prineipe, la sequestration ilrs animaux, qui ont 6t6 exposös ö la contagion, id, comme tels, compris dans la declaration d'infoction, doit (Hre absolue; toulcfois, l-immobilisation des bötelaquo; do travail pendant im drlai do inns mo is pourrail 6trc pour la culture ou certaines indus­tries, une cause de prejudice trop considerable, et il fallail concilier lo besoins particuliurs avec les exigences do la police sanitaire. A col elfet, le prüfet a le pouvoir d'autoriser la circulation des animaux de travail qui on! 6te exposes ii la contagion, mais seulemenl dans le terriloire do la commune oti se trouve lo pörimötre dedarö infeetö.
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PERIPNEÜMONIE CONTAGIEÜSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; b7S
Lu iiiüme autorisation estprövuG pour ceux qui doivent ötre conduits dans des pamp;turages däsignös : mais, avant de l'accorder, il sero nöcesraquo; saire de s'assurer que les animauxne pourronl avoir aucune commu­nication avec d'autres se trouvanl dans dos ptlturages voisins,
Lorsque la poripneumonie se manifeste avec fröquenco etsurdes points rapprochös, i'tiiu'il esl pormis decroire que touto la population bovine d'une contröe plus ou moins ötondue a fitt5 soumise a sun in-iluence, il devient nöcessaired'exercer une surveillance attentive sur tous les animaux de cette espöce. Dans co but, un arrötö prefectoral icmlra obligatoire, dans un p6rimötro döterminö, pour toul ras de maladio quelconque, conlagieuse ou non, ia döclai^ation prescrito par I'article 3 de la loi, l*ai m^me tomps, la tenue des foires et marchössora interdite dans le mömopörimölre : doh'enl ötre ögalomonl interditsles. concours agricoles et les röunionsou rassemblements de bötes bovines pour ('exposition ou lamise en vente. II n'cst Tail d'exception que pour los marchös intörieurs des villes ayant des abattoirs; mais certaines rögles sinil a observer en cc qui concerne les animaux conduits ö ces marchös. Ceux qui y mil 6tö conduits el qui, a lour sortie, ne sont pus inenos a ['abattoir, ne peuvenl circuler qu'avec un laissez-passcr indi-quanl ieur destination, el qui sera remis au maire de la commune m'i ils doivent söjourner, Ce maire esl prövenu directemenl par le service du marchö, de rarem a placer los animaux qui en proviennenl sous l'application des mesures edictees par la loi el par le röglement pour les animaux suspects. Le transporl des animaux sera effectuö conformö-ment aux instructions donnees par le vetorinaire sanitaii'e du marchö.
Abatage. — Dans les cas de pöripneumonie contagieuso dnment constatöe, le pröfei doii ordonner l'abatage de tous les animaux bovins reconnus alteinls de cette maladie; il doil en ötre ainsi on France et en Alirerie (art. 9, L -il juill, 1881 ; art. 10, Dec. I-! nov. 1887). En France, le mini st rede I'agriculture pen! [art. 9, L,2I juill. 1881) ordonner l'aba­tage des animaux liuvins ayant ele dans la m6me etalile, ou dans le meine troupeau, ou en conlacl avec des animaux atteints de pöripneu-monie conlagieuse. Mais, en Algerie, le pröfel doitordonner l'abatage de cette catögorie d'animaux, en mdme temps qu'il ordonne l'abatage des animaux reconnus malades farl. 10, Dee. 1-2 nov. 1887).
En Allemagne, on abal les malades et les suspects; il en es! d(.....'me
en Angleterre, en Autnche, en Dänemark, en Hollande et en Suisse ; on s'est liien trouvö de l'abatage, appliquö mix suspects comme aux mala­des, eu Angleterre, en Autricho, en Hollande, etc.
L'abatage, dans le cas de peripneui.....lie eoiilairiouse, a lien saus
avoir 6gard au [ilns ou moins de gravitö du mal. Le Iml est de faire disparattre lous les foyers de cette maladie, contre laquelle, on raison de sa marche insidieuse et lente, les moyena ordinaires de police sani-lairo no seraient pas sufflsanls.
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Ö76nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTA01EUSE8 DACTEU1ENNE8.
On a vii comnuMit le pröfet est averti ilo I'existence d'une tnaladio coatagieuse. Si ootte maladle est la poripneumonle, le vötörinaire dö-li'^nü chef du service sanilaire du döpartement se transportera im-modiateoxent sur les lieux, et i'ordre d'abaloge ot d'inoculation sera tlomn', an |iliis tot, linns les deux jours qui suivront la röception du rapport de ce vötörinaire. C'est ainsi quo doit B'enteadre le dölai im-parti aupröfetpour ladölivrance des oi'dresd'abatage, Quant au dölai #9632;d'exöcutionde cesmesuros, la loi n'avaitrien ä stipuler fteet ögard; il vade soi, en effot, qu'ellesisont immödiatementexöcutoires, et^dösque TurreU' qui les prescril osl parvenu entre les mains du maire, celul-ci doit mettre toute la diligence nöcessaire pour lt;iue le voeu de la loi soit i'L'inidi. Toutefois, il convienl de se reporter ä le circulaivetiiinistamp;rielle du 18 juin 1883 pour connalire laproeidure relativemenl expädilive quidoil ölresuivie [voirci-dessus, page507). L'arrötöpröfectoral, ordon-nanl l'abalage pour cause de pöripneumonie, ne doil s'appliquer, en France, qu'ä desanimaux malades ; gt;'il y avail liou d'olendre l'abatage ii des aiiimaux siraplement conlaminös, c'est le ministre seul qui serait jugede l'opportunity de la mesure, et qui aurait le pouvoir de lapres-crire. Le paragraphe i de l'article 9 n'o 6te insei'6 dans laloi qu'en s'ue de circonstances itnil a fail exceptionnelles; teile serait, par exemple, l'apparition de la pöripneumonic dansune contröo jusque-lä indemne, 6loignöe de tout foyer de contagion, et oü smi introduction serait due a im l'ait isoie et purement accidentel. On comprend que, dans ce cas, il pourraitötre d'une sageprövoyance dedötruire d'un coup les animaux malades et lous ceux qui auraienl 6t6 exposös a la contagion. Si des circonstances semblublesvenaient ä se produire dans un döpartement, le pröfet devrail en röförer au ministre; mais il ae pourra lui-möme comprendre parmi les animaux a abattre quo coux clioz losquels la maladie aura ötö i'econnue.
Le ministre de l'agrinulturc ayanl ötö saiside laquo;laquestion de savoir co qu'il convenaitde faireä l'ögard desveaux, nös entre le moment oil une ölable es( döclaröe infeetöe de la pöripneumonie contagieuse et celui hu la döclaration d'infection est levee raquo;, l'a soumise au comitö consultatif des öpizootics, et a, conformömont ä sou avis, adressö aux pröfets l'instruction suivante a la date du 7 juin IHüo :
gt;i la loi do police sanilaire, ui le röglement d'adminislration publlque, n'out prövu le cas, mais il serail conforrae a leur esprit, et a la nature des choses, d'inoculer aussitöt nös les jeunes animaux venus dans un milieu Infectö. Toutefois, appliquöe dans ces conditions, L'inoculatiou ost fatale a im grand nombre et dimne lieu k des complications Ires graves. Pour övlter ces accidents, il I'a'udrait atteudre I'Age de quatre mois au moins. Ainsi retardöe, I'opdration perdrait loute son utilitö, ear, entre la naissance et le moment od olle serait laitc, les jeunes animaux auraient pu recevoir les germes do la maladie par les voles naturelles; en outre, dans beaucoup de cas la döcla-
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ration d'infection sonüt levöe ot lo proprlälaire aurait recouvre la Ubre ilis-posiiion de sos aiiinuuix avant que l'inoculalion eüt pu avoir lieui
Dans ccs conditions, la solution rationnelle consisto a abattre lesjeunes aniniaux des lour naissance. Gependant i'abatage pout n'ötrepas ordonnä si lo propriötaire prend l'engagemeat de les Uvrer amp; la boucherie avissildt (]u'ils soront propres a laconsommallon.
En oonsöquenoe, le propriötaire (.lout ratable aura etc däolaräe infoetco, sera tenutJusqu'ä ce que I'aiTctc de döclaration d'infection ait etc rapportö, de faire connattre ä la mairio loules les iinissanccs do bovins survenues dans cette ctablo; olios seront reportöes sur I'ctat do deuombromeut et lo niairo vousen donnera avis. Si le proprlötaire veut nourrir ses jeunes betes, pen­dant le temps voulu, olios sennit livreos a la boucherie d'aprös les regies specilities au ic^lonicnt d'adminislration publique pour les aniinaux compris dans la declaration d'infection; dans le cas contrairc, VOUS auroz a on pres-crire I'abatage pour lequel jo .vons donne, des a present, une autorisation gönöralo. Cot abatago ayant lion par application du sect; i do I article 9 de la loi dn quot;il jnillet 1881, l'indcnmitö accordoe an proprietairo sera des trois quarts do la \aleiii-.
II doit eire enlin entendu que si un jeune animal a 6td rosoi-vo en vue do la boucherio, la declaration d'ini'ection ne devra ctro levöe qu'aprös qu'il aura 6tö abattu et ([tie, dans cc cas, il n'y aura lieu pour cos jeunes aniinaux h aucune indeinnite.
Ea consöquence, les veaux, qui natlront dans les ötables soumises an regimo qu'entralne la declaralion d'ini'ection, devroni ötre dö-ciares; ils seront abattus sur l'ordre du pröfel; et, au poinl de vuo da riiulemnile due a leur propriötaire, on les assimilera aux aniinaux suspects. Tontefois, le |)ro|)riiUaire |)ourra elrc aulorise a les garder et ä les elever en vue de la boucherie jusqu'au jour oü ils pourront donner une viande propre ii la consommation,
Dans tuus les cas (lioriiiis ceux prövus par l'art, 70-1deg; du deerot du 22juin I882et l'art. 1laquo; de la loi du il juill. 1881) oü I'abatage est present, soil pour desbötesmalades,soil pour des betes suspectes, avant rexecution de cette mesuro, il doit Otre proeßdö ä une evaluation des animaux par le veterinaire dölögue et un experl dösignö par la partie; n defaulpar celle-ci de dösigner un expert, le veterinairc deleguö opere .soul (art. 20, L. il juill. 1881 ;art.23, Dec 12 nov. I8S7); il estdressö, par le veterinaire deleguö, un procös-verbal de l'expertise. En France, lemaireetlejugedepaixdoiventcontresignerleprocös-verbal et donner leur avis; en Algörie, onsecontente de lasignature el de l'avisdumaire ou de l'administrateur de la commune. Dans l'un comme dans lautre cas, le proces-verbal d'estimation est depose a la niairie; el, en France, le maire, aprös l'avoir contresignö lt;'t fait contresigner par le juge de paix, le transmet au pröfet dans les cinq jours do sa dale (art. ('gt;:;, Dec. 22 juin 1882).
L'abatagO sera ensuite execute dans la localite on les animaux se trouvont, sauf les exceptions döjä iiuliquecs precedemment. 11 sera cITectue, qnand ii s'agira d'animaux malades, sous la surveillance du
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;i78nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES CONTAQJEUSES BACTER1ENNE8.
iiKiiic ou de sein dölöguö el imi prösence du vötörinaire sanitaire do la circonscription el du vötörinaire dölöguö, soit au ßlos d'öquarrissage, soil im bord de Iq fosse, soit ;i l'abaltoir, soil sur place nirme; il aura lieu par assommement, ot ['autopsio devra suivre. II y aura lieu de prendre des pröcautions pour le transport ou lo conduite des malades ä l'abattoir, au clos d'öquarr'ssage ou a la fosse d'enfouisseraent. S'il s'njiil de cadavros h transporter, on aura soin de les charger sur des vöhiculcs convenabletnentagencösei de suivre les rögles indiquöes ci-aprös, Quand on autoriseru lo döplacement d'animaux suspects, on [era prendre les pröcautions döja indiqueos pröcödemraent; ot quand on autorisero la conduite de maludes ä l'abaltoir ou ä l'öquarrissage, on [ei'a marquer les animaux au for rouge des loltres M. P. sur la joue gauche, on les Cera passer par Irs clieiuins les plus directs et les moms tröquentös, on les fera aecompagner par un agent de 1'administration, on övitera toutarröt, toul dötournement, etc. Onpourra aussibien les faire charger sur des vöhicules ou charrettesemployös pourle transport des animaux de boucherie dans les grandes villes, et les rain1 conduire aiusi par des animaux solipödes a l'abattoir, sauf ä dösiafecter ensuite le vöhicule ei les objels employes au chargement et audöchargement. Quand des animaux malades auront ötö conduits aux abattoirs, on devra veiller ö ce qu'ils ysoienl abattus immödiatement, et ä co que les places oecupöes par eux, aiusi que les ohjels souillös, soient ensuite dösinfoetös. D'ailleurs, lo vötörinaire dölöguöappröciera s'il convientde eo n sei II er a lad in i lustration municipale d'autoriser le döplacement des malades en vue de lalialaiic; il s'inspirera des conditions dans les-quelles lelsel tels cas se prösenteront; il döcidera co qu'il convientde conseiller et de faire, pour röduire le plus possible les chances de contagion, tonten facilitant l'exöcution des mesures et la sauvegarde desintöröts des particuliers.
Apres l'exöcution de l'ordre d'abatage, les animaux abattus seront ouverls; l'autopsi( en sera faxte conjointemonl par le vötörinaire sani-tairo de la circonscription et par le vötörinaire dölöguö. l'n proeös-verbal de l'autopsie sera dressö, dans lequcl seront consignöes les lösions rencontröes dans le cadavre; il devra conlenir une description siiccincte, mais complöte, des lesions constatöes; il serasignöpar les deux vötörinaires, et il devra plus lard ötre joinl aux pieces exigöes pour robtentionde l'indemnitö art. (i('), Döc. 22juin ISHi'j. Les pröcau­tions les plus minutieusos devront ötre [irises pour öviter la dissömina-lion de la contagion a la suite de l'autopsie, par l'intermödiaire di.'s personnes qui y auront partieipö, ou par l'intermödiaire des debris cadavöriques (^t des objets souillös.
Utilisation des cadavres. — Enfouissement. — Destruction. — fiquarrissage. — L'utilisation de la viande des animaux suspects de peripiieuinoiüe esl toujours pennise; et, celle des bßtes pöripneumo-
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niques abattuos ä tcrnps, n'ötant pas dangereuse pour rhorame, pourra ögalement 6tre consommöe, en prenant les precautions sus-in-(liipKics, hoi'iuis dans le cas d'oxcessivo maigreur, de Dövre intenso, d'inflltration, de septicömie, etc. (art. quot;ilt-iiquot;; art, ^.quot;i; art, quot;o, 78, 84; art. 23-40et art. 24, D6c. ü2 juin 1882). En aucun cas oependant la chair des animaux morls de la maladie ne [ieut etrc livröe a la eonsom-mation (art. 14,1.. l\ juill. 1H81; art. i6, Dec. 12 nov. 1887; art. Ol-elaquo;, L, r, avril 1884),
Art. 20. (I)6cr. 22 juin 1882,) — La chair ties animaux abattus pour cause de päripneumonie ne pent ölre livröe a la consommation publique qu'en vertu d'iiiio autorisation lt;lu tnaire, sin' i'avis conforme tin vötörinaire dölögud.
Les poumons sent diUniiis on enfouis; I'utiligation ilrs peaux demeure permise aprös dösinreclioa,
L'intervention dumaire ne sera pas nöcessaire dans les communes uii ilexisle un abattoir avec service d'inspection des viandes, Ce ser­vice, qui a une dclruation de I'aulorite municipale, esl aptc ä donuer r.uutoi'isation prevuo par ['article 2(i, et cela d'autanl mieux que, dans I'cspece, il sera assistc'1 du veterinaire del(''gue charge d(gt; I'an-topsie,
Quand l'utilisation de la viande sera pennise, on so contentera de ia isser livrer a la consommation les quatre quartiers. Les viseöreset les abals seront enfouis, livres a l'e([iiarrissage, on didruils, uu cnits; les peaux pourront ötreiivröes au commerce, apres avoir ete desinreclees par une immersion de deux a quatre heures (on a dit -'lt; heures) dans une solution a 2p, 100 de Sulfate de zinc, ou mieux dans une solution a i p. 1000 de sublime corrosif,
L'enfouissement devra etre appliqud quelquefois aprös l'abatage, lorsque la viande sera jugöe impi'opre a la consommation, lorsqu'elle sera Qövreuse, saigneuse, inßltröe, maigre, etc.; en toul cas,on devra ton jours enfouir les viseöres et abats des animaux abattus com me #9632;etant reellement attaints dc la pöripneumonie. D'ailleurs, on devra ejialement faire toujonrs enrouir, suivant les regies ordinaires, les cadavres d'animaux morls de la p6ripneumonie. Les cadavres seront tdiarries, avec des animaux solipcdes, surdes vehicules convenablement agencös; on övitera de röpandre les produits morbides, et on fera d'ösinfecter les vehicules et les objets employes.
La livraison a l'öquarrissage, la cremation et la solubilisation par I'acidesulInriipiepeuventetrc avantagciisement substitutesä l'enfouis­sement, dans tons les cas oil l'application de celte mesure estneeessaire. D'ailleurs, qnel quo soil le mode de destruction ou de denaturalion employe, lesmesures de desinfection jugees necessaires devront com-pbder sa mise en ceuvre; on devra nolamment desinfecter tons les vehicules, instruments et objets souilles. li'enl'ouissement et la livraison
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a l'öquarrissoge soront pratiquös selon los räglos tixocs, u propos de l'elude de cos mesuros envisagöes d'une maniöre gönöi'alo, tant sur le modo de transport ol sur le cholx de 1'emplacement des fusses, (iue sur les conditions relatives arexoeution do rime ou de Fautre mesure. Inoculation. — En AJgörie, l'inooulation ne saurait 6tre employöe; l'abatage gönöral des malades et des suspects doit y etre üi'donne par le pröfet (art. id, Dec. \'l nov, 1887). En France, au contraire, la loi sanitaire rend I'inoculation obligatoire (ai't. 9, L. •#9632;i\ juill. 1881).
Am. '.i. L. 2\ juill. 1881.)— Dans le cas de pöripnouinonie contagieuse, lo pröfel ilcvia ordonner l'abatage, dans le delai do deux jours, dos animaux reconnus atteints de cetle maladie par le vöt6rinaire d616gu6, et I'inocula­tion dos animaux d'espöco bovine, dans les localilos reconnues iut'eclöcs do colto maladio.
Le ministre de l'agricalture et du commerce aura le droil d'ordonner l'a­batage dos animaux d'ospöco bovine ayant 616 dans In möme stable ou dans le mono'iroupoaii ou on contact avec des animaux atteints do pöripneumo-nie contagieuse,
L'article 9 de la loi du quot;21 juillet permel bien d'öviter I'inoculation
dans los cas on l'abatage des suspects est reconnu pröförable. Mais le paragraphe •! de cet article n'a ele insörö dans la loi, ainsi qu'on I'a vuplus haut,qu'enprovision do circonslanccs toutä faitexceptioanolles; ol le pröfel tie pout faire abattre que los animaux reconnus malades. L'inoculation duit 6tre pratiquöe sur tuns les animaux non malades compris dans los laquo; localilos reconnues infectöos #9632;gt; de la pöripneumonie. Gelte expression pourrail donner lieu a uue fausse iuterpretalion, si on no so reporlail au röglement d'administration publique (art. il). Los localilos reconnues inlectees son I celles don l l'arreto pröfectoral portant declarationcrin lection anra do termini'I e porimetro; c'ost doncdans liu-lerieur do co [iiirimutre seulemont qu'il conviendra de prescrire I'ino­culation des liötes bovinos. Or, en cas do poripneumonio, il suffll que rarroto pröfectoraldöclare infeetös le local, la eour, I'enclos, I'herbage oula pälinv dans lesijuols si; trOUVeTanimal malade etaussi les animaux du möino proprietaii-e ou de proprictairos diU'erents, qui onl cohabite avec l'animal inalade et out pu recevoirde lui des germes de maladio. Ainsi, si des etables apparlenanl a diverses personnes onl uue cour commune et quo la pöripneumonie vienne a so manifester sur dos animanxde l'une des ötables, loutis seront comprises dans le perimetre infecle. Do inöme si la poripneunumie estconstatöesurquelque animal d'une pamp;ture commune, seront declares inl'ectes la pAtnre tout entiore et les animaux qu'elle contient. L'inoculation prescrite par l'article '.raquo; de la loi sanitaire, ne sera a/ipliquäe que dans lea localilis ddclardes in fee-lies, comme il vient d'etre dit.
L'inoculation de la pöripneumonie ne pout pas etre imposöe par I'autorite en dehors des etables infectöes ou contenant dos animaux
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siis|ifcts ; mais peut-elle, lout au moins, oommc l;i clavelisation, (Hrc permiso en Franco dans d'autres ötables plus cm moins directemont menacäes? Peut-on, en d'autres termes, recourir ä 1'inoculation de prö-•caution dans Futat actuel de notro legislation? On soutienl que ['ino­culation pröventlve peut dtre pratiquöe par les propriötairea ii leurs risques et pörils en dehors dos cas oü eile est prescrite; on croit, en im iiloI, ([in; los propriötairos d'aninaaux peuvent, a lours risques et pörils,utiliser l'inoculation de pröcaution danslos localitösoti sövitla pöripneuraonie, Pourmon comptetsans recheroher ö nouveau sil'ino-culation de pröcaution doit ou non 6tre oonsidöröe comme une mesure ulilo, je pense qu'on ne saurait en aucun cas, tant quo la loi no sera pas modilieo, I'utiliser sans une autorisalion administrative, et je vais jusqu'ö croire que ['administration no peut pas 1'autoriser. Quand il s'est agi d'inoculations qui pouvaienl ötre autorisöes (clavelisation, inoculation pröventive conlre los charbons ct lo rouget), la loi et los räglements s'en sont pröoccupös et onl indiquö los conditions de lour autorisation, Or, rien de pareil n'a olo pr6vu au sujet de I'lnoculation pöripneumonique de precaution; etd'ailleurs il n'est question que de l'inoculation de aöcossitö qui doit etro prescrite, et nulle part on ne voll qu'il soil parlö de l'inoculation qxi'i peut etro autorisee, c'ost-a-dire de l'inoculation de pröcaution. 11 me somble qu'on ne peul pas ration-nellement soutenir que co (jui n'est i).'is döfbndu est permis. L'inocula­tion de la pöripneumonie est plus dangereuse que la clavelisation; et pour celle-ci il faul, une autorisation; si l'inoculation pöripneumonique de pröcaution eiU pu ötre employöo, la loi et le röglement sanitaires se fussent expliquös sur ce point. D'ailleurs, la circulaire ministörielle du 20aoul ISS-idit (pio l'inoculation no sora pratiquöe lt;pie dans Irs ötables ou paluros döclaröcs infectöes. Je crois done qu'en dehors des ötables infectöes, los propriötaires et los vötörinaires n'ont pas le droit de faire dos inoculations et quo ['administration n'a memo pas lo droit de les autoriser. D'autre part, on lil dans une circulaire ministörielle du 'M) avril I8SÜ: laquo; L'abatage s'applique ö tous les animaux malades, et l'inoculation a Ions ceux qui, ayant ötö en contact ou ayant cohabitö dans lamome ötalilo ou la uiriiic palnre avoc des animaux malades, so trouvent compris dans la declaration d'infection, raquo;
En tons cas, et. on admcttanlqne I'lnoculation de pröcaution puisse etro employöe par les propriötaires a lenrs risques ct perils, il somit toujours nöcessaire qu'ila olilinssent une autorisation de ['administra­tion, qui no l'accorderait que dans Irs localitös infectöes et qui ferail appliquer aux animaux ainsi inoculös los mesurcs de surveillance que nöcessite une pareille operation. Je crois, d'autre part, (pie non scule-ment on no pent, a l'heure actuelle, utiliscr que l'inoculation de nöccssitö, mais qu'il y a lieu de laisser aux autoritos dopartoiueutalos, conseilleos paries voterinaires, la latitude d'apprecier son opportunito
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suivant les cas qui peuveat se presenter. El d'abord laquo;les propriötaires qui voudront livrer leurs animaux i'ila boucherie, au Heu de les laisser inoculer, pourront etre autovisös par le maire (il taut rautoi'isation ilu pröfet, d'aprös l'art, vi.'i, Dec. 22juin 1882), qui döterminera lea con­ditions ilans lesquelles le transport ä l'abaltoir devra s'offectuer raquo; (Circ, min. 30 avril 1882) (Voira ce sujet les art. 23,24 du dee. 22 juin 1882), II sna memebon que les vötörinaires tontent oi'dinairement de faire entendre aux proprietaires qu'il est pröförable d'adopter eelle ligne de conduite, notamment quand il s'agira d'elables pen impor-tantes, d'ötables dans lesquelles il sera avrre que la maladie existe depuis longteraps, d'ötables de iaitiers, etc. A la dale du 16 fövrior \H',)-2, le ministre de l'agriculture donnait, aux pröfets de la Nievre et de l'Allier, les instructions suivantes:laquo; Sur les conclusions du dernier rapport, que ee professeur (Galtier) tn'aadressö, et sur l'avis du comitö consultatif des epizootics a qui ee rapporl a otö soumis, j'üi döcidöque, pour engager les propriötaires des exploitations infectöes ü vider entiörement leurs elablcs, il leur scrait accordö, en cas d'envoi de toutesleurs bötes bovines ö la boucherie, une indemnitö de moitiö de la valeur pour tuns les animaux reconnus pöripneumoniques a l'autopsie. Nous voudrez bien a cct effet considörer ces animaux comine abaltuspar ordre et prendre, en ee qui les concerne, des arrötös d'abatage, ainsi qu'il est fait dans le casod le service sanitaire a reeu l'autorisation, par depeche tölögraphique, de faire abaltre les bötes attelntes de la inaladie. des arrötös devroni porter la dale de l'envoi ä l'abattoir, raquo; Mais, dans ces cas, le sacrifice des animaux livrös ö la boucherie etant purement volontaire, il ne pent ötre allouö aucune indemnity, pour les sujets nun malades, alurs meine que le prix de vente serait bien införieur a la valeur reelle des animaux. D'autre pari, dans les ötables soumises a l'engraissement, on pourra tolörerla conservation des sujets suspects, möme sans inoculation, en les immo-bilisant ei en les söquestranl dans des locaux jusqu'ö la vente pourla boucherie.
La dölivrance de l'ordre d'inoculation et l'exöcution de l'opöration doivent avoir lieu dans les monies dölais que l'abatage des malades. L'ordre d'inoculation doil etre donnö (art. 9, 1.. -2.\ juill. IiSHI) par le pröfet au plus lard dans le dölai de deux jours apres la constatation de la pöripneumonie par le vötörinaire dölöguö ; et lacirculaire ministö-rielle du 18 juin 1X815 autorise 1'administration pröfectorale ädonner cet ordre, par tölögramme,aussitöt apres avoir ötö aviso parle möme moyen de l'existence de la pöripneumonie. D'ailleurs, il semble bleu que le vötörinaire dölöguö doil demander l'ordre d'inoculation dös qu'un eas de pöripneumonie a ötöconstatö; cela semble rösulterde l'interprö-tation des lextes. Pourlant, dans la pratique, il pourra se presenter des cas oti il semblcra quel'inoculation doil etre relardee et remplacöo, en
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attendant, par la Sequestration et par une bonne surveillance; c'ost lorsque la pöripneunaonie n'aura ötöreconnue ijiie surun soul sujet ct lorsqu'il sera damp;nonträ que le cas est rucout et que le malade n'a en iivoc les aulrcs auimaux que peu ou pas de rapports, dont il faudra appröcier la nature, pour savoir s'ils sont ou non dangoreux. J'ai eu ['occasion de voir, a Perreux pros deRoanne, une ferme contenanl d'assez aombreux animaux, oü il n'y a ea qu'un seul cas de pöripneu-monie; les divers animaux bovins, qu'elle renfermait, ont 6chapp6 ti la maladie, bien qu'ils n'eussent pas 6t6 inoculös,
Oui ilnii pratiquerl'inoculation, lorsqu'elleest prescriteou autoris^e? Cost mi vötörinaire qui doit en tous cas pratiquer i'opöration; co peut (quot;lie le vötörinaire sanitaire de la circonscription ou le vötörinaire dölö-guö ou tout autre vötörinaire, qu'il en charge, sous sa responsabilitö. Los porsoimes non niunies du diplöme de vötörinaire no peuvont pas pratiquer I'lnoculation (art. 12, L. 2i juill.l881);et quiconque leferait, malgrö la prohibition ödietöe par la loi, pourrail se voir poursuivre et condamner commel'a ötö mi empirique, ä qui le tribunal de Douai a, de ce chef, infligö une amende de 2IH) francs. C'est done le vötörinaire du sei'vice sanitaire qui doit pratiquer I'inoculation, en surveiller les suites et en traiter les accidents, le tout aux frais du service sanitaire.
Estimation. — Avant de proeöder ii I'inoculation, conuiie avanl de proeöder a l'abatage, les animaux doivenl 6tre estimös par un expert quedösigne la partie et par le vötörinaire dölöguö, qui opöre seul, si le propriötaire ne dösigne personne. II va suns ilire que le vötörinaire dölöguö doit, en pareille occurrence, suns löser les droitsdes propriö-taires, döfendre l'intöröt de l'Etat, comme dans les cas oil il sagit d'estimer des animaux qui doivenl 6tre abaltus. Voici, a co sujet, une circulaire du ministre de ['agriculture en date du 11 mai 1HH.-) ;
Bn examinant les procfes-verbaux d'estimation produits amp; l'appui des lt;le-mandes d'indemnite pour perte de besliaux par suite de pöripneumoniecon-tagieuse, j'.'ii reraarquö que la valeur vönale attribuöe .'uix animaux pamis-sait, en gönöral, exagöröe, et il semble que lea vötörinaires dölöpuös ne döfendent [las, comme ils devraient le faire, les Inlöröls du Trösor, qu'en respece ils out pour inissioii de sauvegarder.
.le vous serai oblige, en consöquence, d'appeler surce point ratlention des veirriiKiires et de leur recommander inslammcnt de ramener h sdii prix vöritable la valour des animaux qu'ils sent chargöa de recenser, ei que l'ex-pert dösignö par la parl.iu est toujours portd a exagörer. Dans le cas oü des contestations au sujet de ces övaluations viendraienl a se produire, vous ne devriez pas lie'siier a in'en informer et a me transmettre vos propositions pour la nomination dans votre döpartement de la commission de revision prevne par Particle 21 de la loi du 21 juillet t.Sflt;l.
Je VOUS prierai anssi de vouloir bien presci'ire nu vötörinaire delegue, lorsqu'il sera, appele pour conslater l'apparition de In pdripneumonie dans une nouvelle etalde, de s'enquörir s'il n'y a pas eu dejä dans cette (''table des animaux attaints dont Pelat n'aurait pas ötö signalö a l'autoritö et de vous faire connaitre pour les beles malades sur lesijuclles portera sa visile, si,
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d'aprös los syraptfimes oonstatös on les lösions observöcs i\ 1'autopBie, la d6-claratlon paralt avoir 6i6 faite aussi promptement que la 1lt;m I'exige. Car, lorgquQ le propriötaire ne s'est pas conformö en lemps iitilu a cetle prcs-niption de la loi, il n'est nullementfondd ii räclamer une indemnit^jsi I'an-toritö vient ii faire abattre ses animaux, pour 6teindro un foyer d'infection qui conatitue un danger public; par le fait de sa nägligenco, il a pu oontri-buer amp; l'extension du mal contagieux, ot loin d'avoir droit amp; une indemnity, 11 serait passible de poursuites judiciaires, qu'il ne faudrait pas hesiter a faire faire squot;il ötait d^monträ qu'il a aggravä les charges do I'Ktat en propageant la maladie aus bestiaux du voisinaae,
Voici, d'autre part, une consultation de Laquerriöro qui, en ni-pondaula une (juestion poseopar 1c pre let de... au sujcl de rcstiiuaüon, me semble fixer les vöritables rögles dont on doit s'inspirer dans la pratique:
ün animül csl cnvoyä a Vabaltoir pouv pamp;ripneumonie; Vautopsie ddmontve, outn' des Unions ligires de cette maladle, des lesions de phtisie pulmonaire Iris ncaisees. Dans ce cas, laquo; l'indemnüö doit-elle Hire ealcuUe, non pas sur la valeur laquo;(/c I'animal a I'dai sain, mats suv celle qu'il pouvait avoir au moment inhne clt; de I'ubatuge? raquo;
laquo; A mon avis, 1'estimalion doit toujours Stre calculiSe en tenant compte de la valeur commerciale du sujet bas^e sur sa race, son embonpoint, ses qua-lites lailiei'es, de travail on de reproduction, et saus tenir compte, autant que possible, des ravages de la pöripneumonie el surtout de lösions non recon-nuesdu vivanl de I'animal etconstatdesseulement apies sa moil..
laquo; (Jne modification no devrait 3tre introduite que pour exagöralion dans le chiffre de l'eslimation, et non pom- cause de lesions non sufflsamment appreciables ante mortem, et surtoul lorsque ces lesions ne iliiniiaie.nl en rien, piair le ])ixqirieluiri, la ralear de I'animal dont I'Elal lui enlive ohliij/Uoimncnl la possession.
u Admettre le principe de la moins-value pour la phtisie reconnue soulc-mentpos^ mortem, c'esl l'admettre, du memo coup, pour toutes les aulres lesions roncoiiti't'es h l'autopsie de betes pöripneumoniques, soil sur 1'ap-pareil respiratoire, soil, dans toute autre partie de 1'organisme. raquo;
Toutes les regies indiquöes pr6c6deinment au sujet de I'estimation, de la redaction du procös-verbäl, etc., doivent ici encore recovoir leur application. Ainsi, il est immödiatement dresse un procös-verbal de l'expertise; le maire el le juge de paix le contresignent et donncnt lour avis, puls le maire le transmel au pn'Tet dans los cinq jours do sa date.
Le proces-verhal d'estim'ation dos animaux a abattre ou a inoculer cst depose'' a la mairio aussitöt qu'il est rödigö. Ce document authen-tique est, en effet, une sorte de piece de procedure qui doit rester cntro les mains de l'autorite des qu'elle a etc etablio.
Mesuresapplicablesauxinocules. — laquo; Les animaux inoculös restent sequoslres pendant un di'lai do Irois mois. Pendant tout co temps, la vente en cst interdite, a moins que le propriötaire no veuille s'en dessaisir pour les livrer a la bouchcric, ce qui peul avoir lieu dans les
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conditions indi(iuucs plus haul. La söquestration n'impllquepastoute-fois pour oos aniniaux l'interdiction absolue de sortir de l'ötable; ils peuvent 6tre utilisösaux travaux des champs, si 1c maire le permet, et sous los pröcautions qu'il dötermine sur l'avis du vötörinairo du ser­vice desöpizooties pout la circonsoription raquo;(Giro. min. -iO avril ISlt;S^). D'ailleurs, comiuc les aniniaux iiiocuh's soul des aniniaux suspecls, et comme il peut se faire lt;iuc certains d'entre eux tombent encore malades, on devra pendant quelque temps exigdT la söquostrationt l'isolement, Ic; cantonnement et la surveillance avec une certaine rigueur, sauf a se montrer nn pen plus tolörantquand il se sera ecoule cinq asix seniaiues. En aucuneascepcudanlon u'aulorisera^anl quola declaration d'infection ne sera pas levee, la libre circulation des animaux inoculös dans les pamp;turages, etc.
gt;lt; Si, pendant cedölai de troismois, lesanimaux inoculösviennent Ö, presenter des symplömes de malaise, qui no soicnl pas uniquement le resullal de l'inoculation, le proprielaire doit en informer immediate-ment le maire de la commune, afln (pie cchii-ci puisse provoquerla Visite du viHerinaire des epizootics.
laquo; L'inoculation n'a pour effet de preserver les b6tes bovines de la peripneumonie conlagieuse qu'autant (pie ranimal n'en avail pas deja le germe avanl l'op6ration. La peripneumonie conlagieuse pent done se declarer parfois chez des animaux inoculös, et l'abatage de cesani-inaux doit alors etre ordonnö par lantorile pivfoctorale, apres accom-plissemcut des IVirmalites legales.
lt;i En cas do mort d'uu animal inocule, il doit olre pi'ocede a I'aulop-sie par le velerinaire des öpizooties, qui constate, dansun proces-verbal, qu'il remel an maire pour le transnieltre ä la prefecture, que ledit animal est mort des suites de l'inoculation, on qu'il a succombe a la peripneumonie raquo; (Car. min. 30 avril 188:2).
L'autopsie de ranimal ou des aniniaux aluillus comme atteinls de pöripneumonie ou morts de l'inoculation sera failc conjointement par le velerinaire sanitaire de la circonscription et par le velerinaire dele-guöchef du service sanitaire du döpartement. Dans la redaction du pro­ces-verbal d'autopsie, les vötörinaires ne devronl passe bonier a une simple aflirmaliondu fait; ils devronl, an coulraire, decrire succincle-nienl, mais coiiiplelement, les lesions constatecs.
Dans la plupartdes cas il ne sera pas difficile de rcconnaitrc si rani­mal est morl des suites de l'inoculation ; il en sera ainsi loules les fois qu'on conslatcra les lesions precc'demmcnl indiipiees a ce sujel, sans melange de lesions pleuro-pulmoiiairos ou pöricardiennes. II ne sera pas non plus malaise de rcconnaitrc que la mort est due ü tonic autre cause, soil ii la peripneumonie par cxemple, quand on en conslatcra les lesions sur des animaux recemmenl inocules. D'ailleurs, en pareil cas, les animaux inocules, qui viennent ii presenter des symploincs do
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MALADIES CONTAGIEUSES BACTER1ENNES.
peripnciinionii^doivont, avons-noUB vn, 6tre di'darrsct alialtus; le pro-priötaire n'a alora droitqu'ä une Inderanitö reprösentative de la moitiö de lour valour. Mais il poul se prösentor parfois dos difflcultös pour le volöriiuiire ohargö do procoder a I'autopsie. Ainsi, il peul so faire qu'on rencontre dos symplömes on des lesions do poripncuinonio röcente SUP im animal, deja iuoculo dopuis \in certain temps, et il n'est pourtant pas ii oroire que I'inoculation en est la cause. Ainsi, il pent arriver que ['animal inoculö meure de pöripneumonie, sans qu'un ordre d'abatage ait oil''dnnin'' mi nioine sans quo la declaration ail oto faite, le pro-prielairo croyanl a rel'Mcncile de I'inoculation. Dans co ens, le propriö-taire fautif n'a droit a aucune indernnito, inais il y aurail droit si I'ordre d'abatagen'avait pas 6t6 donnö ä la suite do sa döclaration. Ainsi, on peul trouver des lesions do pöripneumonie ancienne sur un animal tnort des suites do I'inoculation, el alors c'esl l'indemnitö de la totality de la valeur qui semble devoir 6tre nllonoe. Bnßn, dos Lösions de pöri­pneumonie röcente peuvent exister sur l'animal mort des suites de I'inoculation, et cettc fois encore c'esl la möme solution cjui s'imposo.
En rösumö, los animaux reconnus pöripneuraoniques apres ['inocu­lation doivent ötre abattus par ordre du pröfet, et ce n'est plus alors l'indemnitö ögale ä leur valeur totale qui est, duo. S'ils meurenl des suites de ['inoculation, qu'ils aient ou non des lösions de pöripneumo­nie ou de LouLc autre maladie, c'esl la totalitö de ieur valeur qui doit etre payee au propriolaire ; et c'esl dans ce sons que [e procös-verbal d'autopsie doil ötre rödigö.
Indemnites. — En France, il estallouö aus propriötairea d'animaux, abattus pour cause do penpnoninoii ie contagieuse, OU niorts par suite de I'inoculation, une indemnitö ainsi röglöe : la moitle de leur valeur avant la maladie, s'ils en smit reconnus allelnls; los trois quarts, s'ils out. souleuieiil ele conlamiiirs; la Lotalitö, s'ils sont morls dos suites de I'inoculation de la pöripneumonie contagieuse. L'indemnitö a aecorder ne pent, döpasser la somme de •400 francs pour la moitiö de la valeur de ['animal; cello de tiflU francs pour les trois quarts, et celle de 800 francs pour la totalitöde sa valeur (art. 17, [.. il juill. I8SI).
En Älgörie, il est pareillement allouö aux propriötaires d'animaux, abattus pour cause de pöripneumonie, une indemnitö ainsi röglöe ; la moitiö de leur valeur avanl [a maladie s'ils en sont reconnus atteinls; les trois quarts s'ils Otit sen leinen tele con lain in es. L'indemnitö a aecor­der ne peul döpasser la somrae de 200 francs pour la moitiö de la valeur de l'animal et cello de 300 francs pour los trois quarts (art. 20, Dec. 12 nov. 1887).
Une question so pose tout d'abord. Quelle indemnitö sera duo au propriötaire, donl l'animal abattu par ordre comme atteint de pöri­pneumonie,en scra reconiiu indemne ii I'autopsie?On a soutenu qu'en pareil cas l'indemnitön'ötait pas due. Ceserait vraimenttrop commode
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squot;il dovait en etrc ninsi. Lo pi'opriölaii'e n'auriiil alors d'aulrc rocours quc con in; ['administration. Mais on no sauraitjsemble-l-il, adopter uue pai'eillG maniöre de voir; et il convient, a mon avis, d'altribuer a ce propriötaire l'indemnitö des trois quarts de la valour de son animal, ilonl il pourra d'ailleurs utiliser les döbris. Que si cette solution n'est pointadmise, il reste au propriötaire amp; tor! spoliö amp;,se retourner vers ['administration, qui a, a tort, fait exöcuter l'abatage. 11 taul toutetois distinguertsi I'animal fait partie d'uueötable infectöe, le propriötaire adrciil ä rindcinnite des trois(juai-ls; il a (Imilä la tolalitö do la valeur en cas contraire.
II n'esl allouö aucune indemnity aux propriötaires d'animaux, impor-trs des pays strangers, abattus pour cause de pöripneumonio conta-gieuse dans les Irois mois qui onl suivi leur introduction en France ou en AJgörie (art. IS, L. 21 juill. IHH1 ; art. 21, D6c. \'2 nov. 1887), a, moins qu'il ne soil elabli ([u'ils onl contractö In maladie dopuis lour Importal ion.
'Ion 11' infraction aux dispositions de la loi sanitaire ou dos röglements rondiis pour son execution peul entralner la perte de l'indemnitö. I.u decision appartiendra au ministre, sauf recours au conseil d'Etat (art. 22, L. 21 juill. 1881; art. 28, Dee. 22 nov. 1887;.
Lorsque l'emploi dos döbris d'un animal abaltu pour cause de pöri-pneumonie contagieuse a ötö autorisö pour la consommation ou un usage industi'iol, le propriötaire est tenu de döclarer le produit de la vente de ces döbris. de produit appartieni au propriötaire; s'il est su-pöriour ii la portion de la valour laissöe A sa charge, l'indemnitö due par l'Kial esl röduite de l'excödenl (art. 19, L. 1-2 juill. 1881 ; art. 22, Doe. 12 nov. 1887).
I,a demande d'indemnitö doii ötreadressöe an ministre de 1'agricul-ture dans le dölai de Irois mois, a dater du jour de l'abatage ou du jour de la mort de ['animal inoculö, sous peine de döchöance ; et une seule demande sufflt pour tous les cas du möme propriötaire, pourvu qu'elle soitfaite dans los irois mois a compter du premier. Le ministre peul ordonner la revision dos Evaluations par une commission donl il dösigne los membres, L'indemnitö esl lixoe par le ministre, sauf recours au conseil d'Etat (art. 21, L 21 juill. 1881; art. 24, Dee. 12 nov. 1887!.
La demande d'iudemnilc doil, doncetrc fonnce, a poiue do docheance, duns lo dolai de Irois mois U (later du jour do, l'abatage OU de la morl do I'animal lt;|ui a suecombö aux suites de l'inoculation. Elle doil etre I'ormi'e par ['intöressö et adressöe au ministre de ['agriculture par I'in-ierinodiairc du profei du doparlomonl; olio doii etre ecrile sur papier timbrö, ainsi quo le prescril la loi du 13brumaire an VII.
Elle doit Etre aecompagnöe des pieces suivantes;
1deg; Le procös-verbal d'estimation ;
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2deg; Una copio certifiuc oonforme pur le maire do I'ordre d'abatage ou d'inoculation;
;{'' l'ii cortiflcat du maire attestont quo I'ordre d'abatage a rorn sou execution ; lt;gt;ii, dans le cas do mortpar suito de 1'lnooulation de la pöri-pneumonie, un certiQcat du vötörinaire attestant que rinoculation est röellement la cause de la mort; ce dernier ccrlilioal doil ötro visöpar le maire.
Dansle casde morl des suites de l'inoculation de la pöripneupmonie, le procös-verbal tieadra lieu du certiflcat demandö par le paragraphe 3 de l'arl icle 66, a la condition de le faire viser par lo maire;
4deg; L'nc copio eerliliro de la döclaration, faite ii la mairie par lo pro-prielairc, de l'apparition do la maladie dans ses elables ;
.'iquot; P'n certiflcal du maire conslatant quo le propriölaire s'est con-formö a toutes les aul res prescriptions de la loi;
6deg; Tue declaration du propri6taire faisant connattre, lorsqu'il y aura lieu, pour cliaipie löte de bdlail, les produits do la vente des aninuuix ou de leurs chair el ilehris.
A ces pieces doiveut (Hre joiutos, dans le eas d'abatage pourcausede pöripneumonie ou de morl ties suites de l'inoculation decette maladie, le procös-verbal d'autopsie des animaux pour la perte desquels I in-demnitöesl reelaiuOo, el uu certiflcal d'origine constatanl qu'ilsn'oni pas ele introduils on France ou en Algerio dans les trois mois qui ont jirecc'ile I'abalage.
Lorsque le ministre juge nöcessaire de faire reviserl'estimation,con-formöment ä l'article 21 de la lquot;i, il renvoic les pieces an prüfet. La 'Commission do revision, pivvue par ledil article, est composöede sin membres, y compris le pröfetou son deh'gue, prösidont, dent la voix est pri'qiüuderaiile on eas do partage. I^'s pieces Ini sunl transmises ; eile donne son avis aprös avoir mis les parties intöressöes en demeure de produire leurs observations.
Desinfection. — Lorsqu'on aura fait deplacer des animaux malades on suspects, lorsqu'on aui'a faitabaltre les malades, lorsque des mar-chis mi des locaux auront ele souilles par des malades, lorsqu'on vou-dia livrer des peaux an commerce, lorsque la pöripneumonie aura cesse par suite do l'abatage des malades et de la livraison dos suspects a la boucherie, etc., il faudra faire proc6der ä unebonne disinfection. Devront 6tred6sinfect(5s: les.habitations, les locaux, les emplacements, les fumiers, les objets divers qui ontpu 6tresouill6s, lesfourrages,lea liliöres, les vöhicules do transport, les wagons, l'atmosphöredes habi­tations, les peaux, etc. On aura done recour3auröcurage,äl'a6ration, au lavageavec l'eaubouillante et avec les dissolutions bouillantos d'a-cide pluTiiquo, ou di^ sols aloalins, ou do chiorure do chaux, oil do suhlinie, etc., aux fumigations pli(Mii(juüos et inieux aux fumigations sulfureuses, an sorc'iiago (lilieres ot fonrrages, etc.), an llaiubago, ä la
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ventilation, etc. Lcs tumiors soront traitös par des matiöres chimiques, (ju enfouis pendant deux mois, ou simplement uxjiosus ä l'air et u la putröfaction. Les fourrages et los litiörea souillös ne devront pas 6tre döplacös, ils seront dülniils (f'ou), ou minux utilises pour l(3s animaux solipödes ou exposes au sörunage.
On avail Jail is donnölusiust ructions raquo;uiva nies envuo du la disinfection :
laquo; Lapöripneumoniecontagieuse ötanttransmissible, comme lapeste bovine, par lcs rapports directs des animaux entre eux et paries voles aöriennes, lesmesures de dösinfectionqui lui soul applicables sont ana­logues iicelies que ia peste des boeufs ueeessite. Coinnie pour eelJe-ei, il faul recourir aux mesur'es les plus efflcaces de lavage des murs, des boiseries et des planchers des habitations en m6me temps qu'aux fumi-gations de chlore ou de ga/ sulfureux, pour s'altaquer aux ölöments de la contagion dans tons les receptacles lt;iü l'air expire par les malades peut les avoir portes.
laquo; Quant aux fumiers el aux deldais des elahles, il sul'lit de les desin-fecter et de les enfouir dans les las communs, pour y eteindre les ele­ments de la virulence.
laquo; Les lilieres, les fourrages, lcs restes des aliments sur lesquels les malades onl laissc bomber leurbaveel lesmalieresde leur jetage soul [)lus dangereux que les fumiers, parce qu ils soul directement impre-gnes de matiöres virulentes. Aussi faul-il les soumettre plus euergl-quement que ceux-ci a l'aotion des disinfectants. La destruction par le leu de cos lilieres et de cos fourrages est le moyeu le plus efticaco de supprimer celte source possible de contagion; mais on peul y rt'ussir par I'emploi dol'acide phönique, de lachaux vive ou de l'acide sulfurique dilue.
laquo; La dissemination de ia peripneumonie sur les routes par les ma-liercs tombant des voitures de transport dos cadavres et des fumiers, est loin d'elre aulaut a craindre quepour la peste bovine.
laquo; Aussi u'y a-t-il pas lieu do recourir a des mesurcs aussi rigoureuses d'asssainissoment des routes.
(gt; Quant aux pftturages, on pout so contenter, pour lcs dösinfecter, d'elaler les tas do matiöres excrementiticllcs partout oü ils out cle döposöä, et d'attendre les eflfets de l'aröation sur les (dements de la con­tagion qu'ils peuvent contenir. raquo;
Voici comment doivent 6tre prati(iuees actuellement les operations de la desinfection d'apres l'arrötö ministeriol du i'2 mai IHH.'t :
Dans les cas de peripneumonie eontagieuso, la desinfection alien do la maniöre suivante :
1deg; Arwsage sur place, avec un liquide dösinfectant, des lilieres et fumiers contenus dans I'elable, et dos restes de fourrages laisses dans los mangeoires et rateliers; puis enUvemenl el enfouissement au tas de furnier commun ;
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-1quot; Lavarje ewrgique, avec un li(iui(le dösinfectant, du sol, dos murs, plafonds, mangeoiros, i'ftteliera, scans, barbotoires, etc. ;
Gratlage dos mangooires et räteliors, des söparations, du sol et dos murs, etc.;
Balayage avec an balai dur de toutoa Ics surfaces et nouvoau lavage;
;ideg; Fumigation nu chlore ou d l'achlu sulfureux prolongöe pendanl quarante-huitheures, puis ventilation pendant huit jours;
V Däünfeclion des ruisseaux, ),i(ju/csi,i conduitsd'icoulemenl des punns, aussi bien a l'extörieur qu'ä, l'intörieur dos bamp;timents de ferme (les ruisseaux, rigoles et conduits d'öcoulement dos purins soul iavös ii grande eau ot arrosös avec un Liquide dösinfeclsuit);
8deg;Destruction, par le l'eu, dos eponges, licols, cordes d'attache ile pcu devaleur; flambage dos chatnes d'attache, dos ötrilles et aulres objets on fer,
Pour lescours, onolos, herbages ei päluros, il conviendra de prendre certaines pröcautions : los cours pourront ölre nettoyöes el arrosöes avec un Liquide dösinfeclanl ; los routes, chemins, enclos, herbages ot päluoes pourront ölre mis on quarantaine et abandonnös pendant quel-ques joursa 1'influence dos agents physiques. Losfumiers pourronl frtre recouverts d'une couche de terre lt;ju arrosös avec un liquide dösinfec­tant et abandonnös äla putrefaction pendant deuxmois. Los vöhioulos employös au transport dos malades et dos cadavres seronl arrosös avec im Liquide dösinfectant, puisgrattös etbaiayös et enfin arrosös encore avec un liquide dösinfectant. On traitera de nicme los ustensiles divers qui auront pu ölre souillös. Los auges et abreuvoirs seront vidös, net-toyös, frottös et lavös avec un liquide dösinfectant, puis rincös avec une solution de bicarbonate de soudeouune eau de lessive, Lespersonnes qui auront approchöles malades, touchö leurs cadavres ou döbris, etc., se laveront los mains et los chaussures de pröference avec une solution d'acide phönique ou de sublimö, Los peaux seront dösinfectöös par une immersion dans um; solution dösinfeclante.
Los Liquides dösinfectants qui semblent Le mieux indiquös sent: 1deg; le mölange d'une solution a -2 p. 1000 de sublimö ei d'une solution a 2 p. 100 d'acide chlorhydrique; 2deg; la solution de erösyl ou d'acide phönique ä 'i p. 100 ;:!,' Lasolul ion d'acide sulfurique ii -2 p. 100; 4deg; Le mölange de la solution de sulfate de cuivre ii 5 p. 100 et d'acide sul-furique ä 2 p. 100, etc.
Levee de la declaration d'infection. — Les niosuros do surveil­lance, de Sequestration, d'isoloinont et de quarantaine preccdominent iiidi(|uöes, doivent continuer ii ölre appliquöes jusqu'ü ce que l'arrötö döcloratif d'infection ait ötö lev(''.
Am-. 2H. (I)ec. 22 jnin 1882.) — La döclaration d'infection ne pout, fitre levee par le pröl'oi ipio lorsqu'il s'est öcoulö un dölai de trois mois au molns sans
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lt;|iril se soil produit un nouveau cas de pdripneuinonis ot aprös constata-lion de ruccomplissement de toutes les prescriptions relatives a I'inooulation et a la ih'siiirecllon. Elle peut dtre levee aprös la diisinfeclion, si tons les anitnuus qui se Irou-
vaienL dans les locaux, oours, euclos, iierbages el pätures drelares inl'ei'tes, onl 6lv aliallns.
Avaul de faire cosser toute surveillance, le präfet consultera, bien entendu, le vötörinaire dölögu6, quiappröciera s:il y a lieu do so con-tenter d'un delai de trois mois, En tout cas, la declaration d'infection ne jieut pas utre levöe avant qu'il se suit ecoule trois mois depuis le dernier cas de pöripneumonie ou depuis I'inoculation. Ce delai n'est d'ailleurs qu'un delai minimum, el si le vötörinaire jugeail dangereux de faire cesser sitöl l'application des mesures sanilaires, il pourrait (leiuarider uu sursis. Dans diverses missions, que j'ai remplies dans I'AUier, la IS'ievre, I'Indre, le Var, etc., j'aipu constater, parmi lesani-maux appartenant a des elaldes pins ou inoins bien tenues, des lesiuns lt;!(•. pöripneumonie chronique sur un nombre pins ou inoins conside­rable de sujets, qui, n'ayant pas paru malades, avaienl pn propager la maladie apres la levee de la döclaration d'infection. Sur ma demande, le minislre de I'agriculture, ö le dale du IG levrier 18!Ji, Iransinelliiil, aux pröfets de la Niövre el de I'AUier, la recommandation suivante:
laquo; Enünje vous prie de ne lever dösormais les declarations d'infec­tion pour cause de pöripneumonie quo '/uatre mois apres la constation du derniercasde maladie, comme letail dejti, suivant mes ordres, votre collögue, M. le prefet de I'AUier, et je dois vous faire observer sur ce point que le deeret du 2'2 levi'ier 1882, en edielanl ([uc cette declaration ne pent etro levee que lorsqu'il s'est öcoulö trois mois nu mvins sans qu'il se soit produit denouveaux cas, n'afait quo fixer lapöriodeavant 1'expiration de laquelle il n'est pas permisde rapporter l'arrötöde de­claration d'infection, et qu'il laisse a 1'autorite le droit d'en prolonger les oU'els aussi longtemps que les circonstances le röclament. raquo;
On s'accorde, d'autre part, a admettre quo les animaux qui out ete inocuies ou qui out ete exposes ä la contagion ne devraient desormais pouvoir 6tre vendus que pour la boucherie; mais il reste encore ä faire inscrire cclle bonne mesure dans la loi sanitaire. La declaration d'infection peut etre levee aprös la desinfeclion, quand tons les animaux malades el suspects out etc abattus; toutefois, malgrö la dösinfection, un delai de huilaine semble devoir etre observe avant de permettre le repeuplemeul des locaux, clc.
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CHAPITRE III
FIKVUF, APHTEUSE,
Laflövre aphteuseest unc maladie contagieuse, virulente, inoculable,. öpizootique ou enzootique, öruptive,phlyctönoide, v68iculeu8e, caractö-risöe par uneflövre plus on mo ins marquöe, paruneörupüonvösiculeuse ou vösico-pustuleuse, it la bouche, ii la rögion mammairo, ii la region podale et l'inoculabilitö du produit ilü l'öruption. Elle tiro son nom de ses principaux caraclöres symptomaticjucs; olio s'ai cimipagno iio flövre et eile so drcolc par des vösicules Isoldes ou confluentes, qui so montrent sur la muqueuse buccale, au pourtourdes lövres, du mufle et des naseaux, dans l'espace interdigitö et sur Irs maraellos. On Pa encore appelöe maladie ou öpizootieaphteuse, fidvre drupiive phlycldno'ide, cocotlc. exanthdme stomato-inlerphalangd, mal de bouche, siomatite aphteuse, maladie aphtongulaire, phlyciöne glossopide, exanlhhne inter-p/ialamjr, surlangue, claudicaiion, otc. Elle osl spöcifique et no peut tHre idcnlilioo ni avco lo cow-pox, ni avec lavariole, niaveclaclavelöe, ni avoc lo piolin.
La liovro aphteuse se montre plus particuliörement sur los grands-ruminants, niais olio ost transmissible äd'autres animaux, au pore, au mouton el a la chövre, ainsiqu'aux ruminants sauvages; olle ost ögale-mont transmissible a t'homme, Elle a olo etudiöe depuis longtemps, olio a s(''vi et s6vit encore an peu partout; eile a ötö eludioe a do fro-quentes reprisos on Franoo, on Allemaguc, ca Suisso, on llalio, on Hollande, en Autriche, en Angleterre, en Belgique, on Russie, etc. Dans oo siöclo, on aohsorvo dolros numlu'ousos öpizootios do (lövre aphteuse soil en France, soit a l'ötranger. Elle peutrestor plus oumoins long-temps en permanence dans certains pays, dans certaines looalitos, dans certaines fermes, oti on no prend pas centre eile dos mesures sanitaires süffisantes; ot do la olio peut ensuite s'otondre ct se propa-ger, irradier dans d'autres formes, dans d'autres looalitos, vors d'au­tres rogions, grace au commerce, a I'importation, ä l'exportation et aux döplacements d'animaux malades ou contaminös, grace aux rela­tions do voisinage, a la circulation, au transport et au transit des sujels
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iiialailcs. En France, la flövre aphteuse a'ostpas grave ordinairement; #9632;eileseterminegoaoralementpar laguörison; ello peulcependant occa-sionnerquelquescas demort; d'ailleurs,olio entratnedes perles sörieu-sus a cause de son extonsioQ, a cause, du repos qu'elle exige pour Ics IkHcs malades, ä cause de leur amaigrissement, ä cause de la diminu­tion du lait, clc.
I, — Symptomes.
Le caractöre principal de la maladie 6tanl 1'aphte, il convient d'en indiquer lamarche, avant laquo;le döcrire la [lövreaphteuse övoluantsurles individus et se Iransmettant clans Ig voisinage.
Aphte. — Le mot a/gt;Ält;e est employö pour dösigper les phlyctönes, vesicules, ampoules, vösico-pustules de la bouche, de la mamolle, du pied, ainsi ([lie Ics plaies qui leur font suile. La vösicule aphteuseest, quel que soil sonsiöge, pröcödöe d'uneecchyraose,plusou moinsvisible suivanl l'öpaisseur de röpithölium, quelquefois lout k fait cachöe, no-tammentäla bouche. De mömeque Ics phlyctönes de la muqueuse buc-cale, celles ijui se forment ailleurs, s(]ii sur la pituitaire, soit sur la conjonctive, soil sur la, peau de la maraelle ou de I'espace interdi-gitö, sont pröcödöes d'une congestion locale, d'une ecchymose, d'nn exantliciue. La partie malade csl un pen tumöflöe et un pen doulou-reuse. Bienlöt, en un ou deux jours, l'ecchymose devientune ölevure aplatie, rougefttre d'abord, blanchfttre ou jaunamp;tre ensuite, et se Irunsforine ainsi en ampoule, par suile de l'exsudation et del'accumu-lationdu produit exsudösousl'öpiderme,quiest souleve. Lesvösicules, unefoisformöes, ne tardent pas a se dötruire, surtout cellesqui siegenl sur la muqueuse buccale, oü elles sent exposöes a des froltements incessants. Celles de la muqueuse respiratoire et celles de la peau peuventseconserver deux, tiois, quatre jours. La destruction des phlyc-lencs survient naturellement, quand eile u'est pasle rösultatdu frotte-ment. La pellioule öpidermique, qui recouvrc Ics ampoules, peut done ctre decliirco par Ics frottements, et sinoii elle (iclate sous la prcssion du liquide; secrete, ou cst ramollie jieu a pen, et ne lardepas a se rompre. Morslecontenu de röruption s'öchappe; ce produit est söreux, limpide, incolore ou jaunatre. Aprös l'ouverture de lavösicule et la desquamation de sa pelllcule, il reste une plaie superflcielle plus ou moins large, suivant l'ötendue de 1 eruption, arrondie ou irröguliöre. #9632;Cette plaie, qui csl le rcsullat, d'une simple desquamation öpithöliale •on öpidermique, estrosße etgrenue; ses bords sont peu ou pas sail-lauls; quelquefois ils soul, un peugonflös; eile secrete un produit sereux qui s'epuissit ensuite.
lTiic fois tnuisformees en plaies, les aphtea ne tardent pas ordinai-irement ä se oicatriser, et la guerison pcul arriver trös rapidement, a
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MALADIES CONTAGIEUSES BACTßRIENNES.
la condition que Irs plaies no soienl soumises a aucune irritation trauraatique, Mnsi, ö la surface de la pituitalre, et m6me h la surface dc la muqueuse buccale, Irs plaios peuvoni soclcatrisorenunjour,deux jours; l'öpithülium se rögöaöreot tout es! flni.Toutefois la cicatrisation neuI ötre rotardöedans loscasoüils'estproduil uneöruptionconfluente, qui s'est accompagaöe d'une inflammation diffuse plusou moins vive. En effet, indöpendamment des cas oü la cicatrisation esl empöchöe par une irritation Iraumatique,on peal voir la guörison des aphtea re-
lardöe par suite de l'oxtensiondel'infli......lation, l'öruptionbuccalepou-
vaui s'accompagner destomatite ou deglossite plusou moins violentes, I'cm [it ion podalede dermite,e1 Irruption mammairede mammito. I) no autre cötö, lorsque les plaies soul Irritöespardes trottementsincessanls on par loulc autre cause, il en resulte encore une inflammation pins on moins vive, qui poul devenir suppurative, petarder ou empöcher la cicatrisation ei s'accompagner de complications plus cm moins graves, (inflammation des tendons, de l'os, de Tarticulation, etc., etc.).
Symptömes de lamaladle evoluant surun indlvidu. -#9632; La (lövre aphteuse, (Svoluantsurün individu, se deeöle par des symptömes göndraux et par des symptömes locaux. Les symptömes gönöraux son!
des sympömes föbriles, ils son! plus oi......ins aecusös suivanl le degrö
de gravitödo la maladie. Les symptömes locaux sonteeux des6ruptions multiples, quipeuvenl se produire dans lecoursde la cocotte, el qui so montrenl sur les Ifevres, sur la muqueuse buccale, dans I espace mter-digitö, sur les mamelles, sur la peau de certaines regions, sur la pitui­talre ei quelquefois sur les muqueuses internes. La maladie, uinsi con-sidei'ee sur nn indiv iilu, ollre onlinaiienieiil mie marclic reguliere; eile offre plusieurs periodes dans sou evolution, qui s'accomplil d'ailleurs avec rapiditö,
Les premiers signes du mal nese montrent, sur lessujets contaminös, que deux, trois, quutre, cinq, six, hull jours apres ['introduction du virus dansl'organisme. La duröe de l'incubation, gönörale.....n\ com­prise entre deux el huil jours, esl en moyenne de quatre jours ; eile est variable toutefois suivantlesögeset lessaisons. Elle est plus courte en iH(J, ainsi que sur les animaux jeunes. Elle peul n'ötre que de trente-six heures, et eile pent aller jusqu'ö douze, quinze jours; notre legislation sanitaire admel unedure.....axima de quinze jours.
Avanl l'apparition des symptömes locaux öruptifs, on constate sou-vent une modification dans l'elal du sujet, une lievre plus ou moins forte. II se produit, en effet, ordinairemenl nn malaise gönöral, qui se caractßrise par de la tristesse, par une diminution de l'appötii ou par derinapp6tence,paruneirr6gularit6 de la rumination, par des frissons, par la voussure du dos, par la diminution du lait, par une elevation de latcmperalnre. par une acceleration de la circulation et de la respira­tion, par fetal congestionnel, la tumefaction et l'hypörcsthösie des
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FIEVRB Al'llTKL'SK.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;89((
parlies, qui doivent devenirlo siögo de röruplion. Cetötat föbrilo est plus du umiiis accusö suivant les ras: il est plus accusö sur [es ieunes, cl au ililuil ilcs öpizootios; liest parfois peu manifeste, ei il peut passer inapei'QU. I.a lerapörature s'ölÖA'e d'autanl plus que \i-lt; lösions doivenl 6tre plus Äombreuses ei plus graves, Ce signe pröcöde ordinaireraent 1'apparilioO dessymplömes locaux ; il peul d'ailleurs 6tre peu accusö, oomme In Qövre peutötre peu manifeste.
En niriuo iniips. mi peu de lemps aprös l'apparition de cos pro­dromes, qui ontune cerlainevaleurdiagnoslique,quand ils se im ml ich t surdes animaux exposös a la contagion, on voii appurattre des symp-
l'.....-spins Importants ei plus signiflcalifs. Lo boucho devienl söche
et chaude, lo muqueuse buccale est rouge et doulourouse; la salive
devienl pins abondante, (ilante, öpaisse, visqueuse,.......sseuse; la ni'6-
liension des fourrages esl gönöeet la mastication lente; on entond par­fois des grincements de dents; et fröquemment, ö cctte pöriodo, le malade fail entendre un bruil de succion caracteristiquc, qui annonce l'öruption buccale. Le muQe et les alles du nez sonl chauds el sees; la pituitaire peui se montrer chaude, rouge et söche, la conjoactlve congestionnöe, I'oBil parfois un pen larmoyant el le regard uu peuabaltu, Quand I öruption doll envahlr la region podale, on constate presque toujours de la lassitude; le malade reste plus longtemps couchö; les mouvements sonl gönös; l'animal semble marcher sur des opines; il y a parfois une boiterie ires evidente d'un ou de plusieurs mombres, Lorsque le sujel est au repos, il piötinesouvent.Chez les vaclies, romp-Lion se iiKiutraul souveni sur les mamellcs,on constate la rougeur, la chaleur, la tumöfaction el rhyp6reslhüsie de la rögion; les animaux se laisseul Iraire difflcilement.
Getto periode febrile, qui annonce rinvasion de la maiadie, mais qui est souveni mal comprise ou qui passe souveni inapergue, dure
peu; eile dure tout au plus un jour ou deux; puls eile se i.....lilie el
fait place amp; la pöriode d'öruption propreraeni elite. Ordinairement la lievre tombeun peu; l'öruption apparail sur les levies, sur le mude, sur la muqueuse buccale, sur la peau de l'espace interdigitö, sur la mamelle, et quelquefoisdans d'autres rögions, par exemple sur la con-jonctive, surla pituitaire, dans des rögions oü la peauestfine, et par-tois sur les muqueuses internes. Mais, duns ce dernier cas, la maiadie affecte une Forme particuliere, donl il sera question plus loin. Partoul oti doivent so former des aphtes, on constate d'abord de la congestion, une extumescence, une ölövalion de la lempörature Ideale el un ac-croisseraent de la sensibilitö, une vörilable douleur.
La muqueuse buccale est douloureuse, congestionnöe; eile prösente des tachesecchymotiques, qui sonl oi'dinairementdifflcilesö apercevoir, surtout ii la face supörieure de la langue, a cause de l'öpaisscur consi-durable do röpilhölium, Mais res taches sonl biontöl suivies d'autant
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MALADIES C0NTAGIEÜ8E8 BACTßRIENNBS.
d'ölevures, qui deviennent plusfacilosöappröoier, et qui so traosforment en autant de vösicules, Cos accidents soul plus ou moins nombreux, isolös, ou ilissi'uiines, du conQuenls; on pout les voir sur loutes les par* l ies de la niuquouse bucoala: raquo; lii ffiuo interne et sur lu bord des lovres, ii ia face internedes jouos, sur les diverses faces de la langue, au palals, partout, Hs s'accompagnenl d'unc stomatlte plus im Daolns prononcöe, d'oü rösultenl la salivation ei la dysphagie, Parfois ü se produii une vöritable glossite; la langue se tumöfle et peut acquörir un volume consldörable, surtout vers sa base, au point d'amener une gone de la respiration el de faire craindre l'asphyxie. Ku general, cependant, la stomatlte esl pen intense ol se termine promptement par la guörison. L'exanlhöme buccal se transforme done rapidement; les vösicules apparaissent partout oü s'elaienl tormöes des eccbymoses, a la face interne et s\ir le bord lies levrrs, a la face inlerieureel ii la fai-e su|)e-rieure de la langue, aux geneives, etc.; elles sonl plus ou moins nora-breuses, elles empöcheni la mastication; elles sont analogues aux ampoules, qui se produisent, sur la peau, a la suite d'une brölure ou du frottement. Elles sonl recouvertes par uno pelllcule öpithöliale blauehaire ou grisäiir ; elles contiennont un liquide söreux, limpide ou jaunälrc; elles sont plus ou uioiiis vol imiineuses, |)lus OU moins eteii-dues et plus ou moins reguliöres dans leur renne. Les unes sonl petites comine un pois; d'autres suul plus voluuiineuses et moins ivgulieres daus leur forme; toutes sonl proöminentes; les plus volumineuses sont aplaties etirröguliöres. Elles se röunissenl parfois plusieurs ensemble, et il eu rösulte des ampoules irröguliöres, oblongues, a bords ondu-16s, etc. A la langue, les vösicules conservent la couleur de la mu-queuse et ne sont reconnaissables que par la saillie qu'elles forment. La pelllcule öpithöliale, qui recouvre les phlyetönes, est facile a
enlever; en les ouvranl, ou evacue la serosile pruiluile par l'Öruption,
el au-dessous le dermo semble intact; liest seulement liypörömiö; ensuite leur epillielium lomhe par lamlieaux. L'enipliou buccale, et la stomatlte plus ou moins vive qui l'accompagne, gönentla mastication et la preliension des aliments; aussi les malades se nourrissent-ils moins bleu, surtout s'ils n'ont a leur disposition (pie des aliments durs.
Les manifestations de la cocotte peuvent se rencontrer sur un, deux, trois, ou les quatro pieds. Dans la region podale, les symplömes du döbutnedisparalssent pas; lagöne desmouvementsest plus manifeste, la boiterie esl plus aeeusee. La peau de l'espace interdigite est plus ou moins Inineliee, eougestionnee, rougeätre, chaude el douloureusc; l'altöration est quelquefois limitee a la region eoronairo, d'autres fois eile remonte, et il y a une veritable dermite diffuse plus ou moins elendue. La parlie malade ne tardepas ädevenir le siege d'un suinte-ment sereux et ä sc couvrir de phlyetenes. Celles-ci se forment surtout
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FIEVBE APHTEUSE.
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a hi parlie antörieuro de l'espace interdigitö; elles s'ötendent on arriöre, et LI s'en produit sur toutlebourrelet. Les vösiculoa de la rögion podale sonl (lil'ticilcsa voir, parcequ'elles soul rarement bien döveloppöes, et parce qu'elles se dötruisentrapidement. L'öpiderme, tnaoörant duns 1laquo; produit exsudö, blanchil, se [#9632;amollit et se dötaohe, La partie raalade contimic asöcröter, et bicntol son suintoment so raodifl9,dovient 6pais, grisötre ou jaunätre, purulent et fötide, Parfois l'ongle so döcolle au niveau de la partie malado, aurtout vers los talons, oti un sillon dis-jonctif so forme.
Quand l'öruption se produit ii la mamello, olio est pröcödöe de la congestion de l'oi'gane. Los aphtes sont ordinairemeat petits et peu nombreux sur cette rögion; ils se forment sur la mamelleei principa-lemoul sur los trayons; ce sont d'abord des ecchymosos qui so trans-torment ensuite on ölevures rougeätres, petites, isolöesou confluentes, en petits boutons rouges, gros comrae un pois ou un grain do chönevis, qui ensuite deviennent jaunfttres ou blanchfttres, so trans-formenl en vösico-pustules arrondios, irröguliöres, quand elles sonl confluentes. Cos vösico-pustules rostent entouröes (rune aröole rouge pftle; elles no sonl pas ombiliquöes. Souvent une entoure ot bouche l'oriflce du trayon, lt;|ui est gonflö, luisanl el douloureux. L'öruption de la mamelle a lieu par ponssi'es snccossivos; la socrolion laclec est (liitiinnoo ot 1c lait lonrno plus facilement.
L'öruption aphleusepeutsemontrer dans los trois rögions pröcitöes; eile pen! anssi se produire dans d'autres regions, oti son övolution est d'ailleurs la momo. Ello peutd6buter par la mamelle et l'espace inter­digitö el puis s'accompagner d'aphtes sur la muqueuse de la bouche. La pöriode öruptive propremenl dilo pen! durer quatre, cinq ou six-jours. .Mais il arrive parfois quo l'öruption se fait successivemenl dans los diverses regions et dans la meme rögion, aussi sa duröe peul so prolonger pendant deux ou trois jours de plus. Quand la maladie fait öruption a la fois sur los trois rögionspröcitöes, il arrive ordinairement quo rune d'clles est plus fortemeni endommagöe que los autres; ainsi, quand l'öruption buccale est Iros intense, la region podale pent elrc moins malade de memo quo la region mammaire et röciproquement. Los prodromes sallünuent ordinairement, ainsi qu'on I'a vn, lorsque l'öruption s'estformöe; maiscela n'est pas de la sorte, quand la rögion podale et la region mammaire sonl fortement attaquöes, lorsqu'il so, produit des complications.
En Ions oas, los vösicules, une fois formoes, no tardent pas ä se dötruire. Colics de la bouche se delrnisent promptcmenl, lo lendomaiu ou le surlendemain do lour formation; olios so rupluronl ou se deoln-renl par suite des froltcments (jui se produisent ä lour surface, ou bleu elles edatent el s'ouvrenl par suite du ramollissomenl el tie la macoia-tion de leur öpilhölium, el lour coulenu se molange avec la salive. Leur
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MALADIES C0NTAG1EÜSE8 DACTER1ENNE8.
destruction esi annoncöe parun mAchonnement ei par une salivation plus abondanle. La salive deviont (llanto, ßpaisso, visqueuso; quelque-foig eile cst sanguinolente el mölöe de plaques öpithölialos, rösultanl de la chute des pellicules, qui recouvraiont los phlyctenes, On constate alors mi mouvemenl presque continuel de la langue, L'öpilhölium de la muqueuse buccalese dötacho facilenienl en difförenta points, surtoul an nivtMii i\rlt; phlyclönes, Lorsque los vösicules buccales son! con-(luentes ellcs se confondent; il en rösulte des plaques ötendues, au nivraii dcsquellesröpilhölium esi soulevö d'abord cl sedötache ensuite par lamlicaiiN on plaques considörables, laissanl a nu de vastes sur­faces excoriöes, Lorsque lesaphtes ont perdu leur pellicule öpilhöliale, on vdil, a leur place, des plaies superflcielles, simples excoriations ou dönudations, Ces plaies son! rougeätres, saignantes parfois; leur tond csl grenu ou granuleux; leurs bords sonl röguliers ou irröguliers sui-\aiil l'etendue dos dönudations; riles sonl arrondios, elliptiques ou plus on moiiis irreguliercs, quand ellcs sonl ötendues; ellessonl isolöes, discrötes, souveni confluentes el fusionnöes de fa^on a former de larges places ilriimliVs. Quelquefois d'ailleurs, ainsi qu'on vient do le voir, il seproduit on bloc des desi|iiainationsepilh61ialcs etendues, d'ofi rösul-
Iciil (TriiililTi• ilo larges surfaces excoriöes. Tan! quo la boucl.....stdans
eel rial, surtoul lorsque reruption a ötd conQuente, il y a de la dys-
phagie; la pi'öhension des all.....nts, la mastication et la döglutition sonl
douloureuses; les malades mangenl avee peine el maigrissent. Toute-fois,la cicatrisation seproduil ordinairemeni Irös vile; eile esi plus ou moins prompte d'ailleurs suivanl l'intensitö de I'inflammation, suivanl l'ötendue dos plaies cl suivanl le degrö el la fröquence dos Irritations qu'elles endurent. Ordinairementla rögönöration de Töpilhölium so fail on quelques jours, en cinq a six jours; il so produit, a In surface dos plaies, iino pel I ion I o roussamp;tre, qui ensuite prend lateinteblanchfi.tre ou grisfttre, et toul rentre dans l'ordre de ce cötö, quand il a'esl survenu aucune complication, et quand des soins rationnels ont etc prodiguös aux malades.
Dans l'espace interdigitö, les vösiculesse dötruisent assez rapidement; los plaios qu'elles laissenl aprfes olios deviennenl ordinairemeni sup-pnranlos ol donnenl une matiöre 6paisse, puriforme, qui röpand une odeur ammoniacale trös prononcöe. Quand l'öruption podale osl grave, et quand los soins Ponl döfaul, los plaios deviennenl ulcöreuses et di;laquo; complications ne lardent pas a so montrer. Mais, si l'öruption osl, peu oleiuiiio, et si los malades sout tenus proprement, il peul so faire quo los plaies, rösultanl de l'ulcöration des phlyetönes, suivent ö peu prös la inöino marchc que partout ailleurs.
Dans losanlros i'öirions, los vosicules se rupturont moins promptelaquo; inoni, au boul du second ou du trolsiöme jour aprös lour formation. Les plaios, qui on rosulioui, on! mi aspect grenu ou granuleux, ellessont
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•ll'VUE AI'liTI'USK.
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rougeamp;tres ot so recouvrenl vited'uno matiöre juunati'c, qui so ooncröte en croäte. Quelquofois les vdsiculos extörlouros disparaissenl par des-siccation ou par rösorption ilü leurcontonu, lour öpidermo si; dossöche et lomlic cnsuiie par polliculos; cola so passo ainsi sur la mamelle ct lea Iravous, lorsqu'aucuno cause d'irritation ne viont troublor cette marche. Los vösico-pus,tuleB mammaires brunissont) si; t'ident, so dos-söchentot so recouvront d'uno croüto brunö-tre, au-dessous do laquelle la cicatrisation s'opöre, \ni\lt; la croiUo so desquame. Quand la crobte est arrachöo avanl la cicatrisation, on voit, a la place do la vösico-pustule, une petite plaie cupullforme, rouge, saignanto, grenue, qui nr tarde d'ailleurs [ias a so cicatriser a molns de frottement, etc., apirs g'ötre recouvorto d'uno nouvolle croftte brunAtre, jaunamp;tre ou grisÖLtre, [ormöo aux döpens de la mauere exsudöe a sasurface.
En rösumö, la cicatrisation so produitordinairoinentdu buitidme au dixifino jour ä compter de l'ßruption. Un nouvel öpilhälium ou un nouvol öpiderme st^ forme ires rapidement, quaud aucuno cause irrilante n'entrave le travail röparateur. Dans la beuche, et sur Irs muquouses, la cicatrisation se produit sans qu'il so soil formö de eroötes a la surface lies plaies. lgt;ans les regions oti il s'esi formö des croätes, le nouvel öpiderme se produit en dessous, et la croöte se desquame. Dans la region podale et ailleurs, quand les plaies sunl in'ilees, la cicatrisation est retardöe, les plaies deviennent suppurantes et se cicatrisenl pins lard par seconde intentiou, en laissani une trace appröciable. Quand on reussil a eviter Irs complications, la dureede la maladie peut se limiter entre 8 et 18 jours, suivanl la gravitö des öruptions, el suivanl les regions qui sent le plusfortemenl atteintes; aiusi, l'öruption buccale guörit ordinairement plus promptemenl ipie l'öruption podale, que l'öruption mammaire inöme.
Outre les localisations prineipales ibouelie, pied, luaiuelle , uu peut observer, ainsi qu'on la vu, des eruptions sur d'autres rögions de la peau et sur d'autres muqueuses : au periuee, a l'anus et a la vulve, a la face interne des cuisses; sur la muqueuse de l'arriöre-bouche, du pharynx etdel'cEsophage; sur les muqueuses pituitaire, laryngienneet traeheule; sur la conjunctive, ties localisations, qui peuvent se trouver diversement associees, aggravent bien, dans une certaine mesure, le pronostic de l'aflection, mais les malades peuvent encore se rötablir. Cos eruptions erratiques övoluent corame les autrea öruptions de la poauoudela muqueuse buccale; celle de l'arriöre-bouche, du pharynx et de l'oesophage s'aecompagne de l'hypöresthösie des regions corres-pondantes, de signes d'angine pharyngöe, dedysphagie, d'inappötence, d'inrumination, etc.; colle de la pituitaire, du larynx et de latrachöe s'aecompagne de symptömes de coryza, de jetage, mölö de sang et do debris epitheliaux, de gone de la respiration, etc.; celle de la con-jonetive fait suite äla congestion de la membrane, et s'aecompagne di^
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MMAOIES C0NUGIEU8ES BAGTERIENNE8.
photophobie, de larmoiemont, de chassie, ilo ooraöite, los vösicules se lorinani sur la muqueuse, sur lo bord des paupiöres et rnfime sur \t\ cornöo. Toutefbis, la duröe et la gravitö dr la Qövre apliteuse soul plus ou molns accrues par la survenance de oertaines complications, (ju'il n'est pas rare do voir se produire, Quand aucune complication ne surgit, la oocotte guöril rapidement; et les portes, qu'elle occasionne, consistent uniquement dans le repos momentanö qu'elle entratne, tlans l'amaigrissement et la diminution passagöre du iait qu'elle provoque. II en esttout autremeat, quand se manifestent des complications, qui peuvent se produire comme consöquence de ['extension dos lösions, ou oomrae dörivant de l'action de certalnos causes, telles que le döfaut d'hygiöne, los refroidissements, los torlos chaleurs, etc. Des compli­cations semontrent assez souvent dans les regions meines, oö l'öruption se localise le plus habituelloment; ainsi, il peut s'en produire sur la muqueuse buccale, dans la region podaleetdans la rögion mammaire. Gelles de la region podale soul parl'ois ires graves. Dans la bouche, la cicatrisation peul eire retardöe par l'irritation, que döterminent los aliments, La langue se tumöfle quelquefois au point de simuler le glossanthrax et de göner la respiration. D'autres fois, c'est une stomatite violente, avec gonflemenl de la muqueuse buccale, qu'en observe; il y a parlViis gonllemenl de la töte, inflammation dos gan­glions, etc. Dans la region podale, l'absence de soins et le döfaut de pmprete peuvent occasionner de graves desordres, tels que döcolle-ments, claudications, plaics suppurantes, carie osseuse, necrose, arthrite, engorgement des membres. Inflammation des tendons, in­flammation du syslcine lympbatique, lympliangile et quelquefois infection purulente, ehute de l'ongle, etc., aecompagnös de fiövre, d 'inappötence, d'amaigrissement, ele.
Du cote des mamelles,il y a lieu de redouter aussi certalnes compli­cations. Lorsque la mamelle ost fortement intöressöe, le lait est plus ou moins altörö; il ost part'ois rougeamp;tre 01 couleur cale au lait on jaunfttre; il ost plus öpais, devient grumeleux, etc. A la suite de mancEUvres trop brusques, ft la suite de coups de lote donnes par le veau, etc., on volt parfois la mamelle s'enflammer; c'esl quelquefois une mammlte aecompagnöe de suppuration, ou une induration, |)lus ou moinspersistante, qui se produit. Les femelles pleines avortent quelque­fois, soil pendant lecours do I'aflection, soit pendant la convalescence* Onavu parfois se produire: amp; la surface de la peau, des plaques ana­logues ii cellea de l'öchauboulure, a la suite d'une pluie froide ou d'un refroidissement passager; des nudemes, aux membres ; un gonfleraent de la töte; dos abeös dans les muscles; la paralysie du pharynx; des congestions et des eriqitious sur les muqucuses profondes, digestive ou lespiratoire; des intoxications u.igues, rapidement imjrlelles.
En France, eu Allemagne, en Suisse, en llollande, eu Belglque et
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aillours on o cu observö mdintos fois dos forinos malignes, accompa-gnöes d'une tnortalitö i)liis ou moins ölevöe, et dues u des localisalions Internes, a la gastro-entörite, a des accidents broncho-puhnonaires, a des accidents du cötö des centres nerveux, De la congestion el des (#9632;nipiions pouvent se produire sur la muqueuse des ostomacs, de la caillette rt des intestins (gastro-entörite tiömorragique). Cette compli­cation, qu'on a dösignöe sons le nom de complication catarrhale, so montre sur des animaux de tout age, ma is principalement sur les jeunes; elie peut d'ailleurs s'accompagner de localisations broncho-puhnonaires el de troubles nerveux, Elle se traduit par des symptömes de gastro-entörite, auxquels peuvent se joindre des troubles respira-toiros, Labouche est fötidej la fumination est suspendue; il ya un mötöorisme permanent; puissurvient la diarrhöe, d'abord exerömenti-Uelle et ensuite sanguinolonte, Une ßövre intense, un abattement profond et un amaigrissemenl rapide aecompagnent cette complicalaquo; Lion, qm esi gönöralement grave, et qui peul entralner la morlenpeu (4-6) de jours. lt;)n a vu parfois apparaltre, chez les convalescents, nu sur des malades atteints depuis six ou sepl jours, une sorle d'elal Kplimdc, qui se montre principalement sur les jeunes, qui entrafne une morlalite eonsidcrahle, et qui se decide paries sigues (run elal apoplectique du cutu des voies digestives, par une congestion pu-monaire, etc. ijes veaux a la mamelle offrenl assez souvent dos comlaquo; plications dn cölo des voies digestives, des symptömes d'enlei'ite violente, une diarrböe öpuisante, de l'abattement, etc.; ils succombenl alors eapidernent. Les localisations broncho-pulmonaires (congestion, hepalisalion, (edonie pulmonairo), qui peuvent coexister avec les preeedenles, scrrdilenl inoius fröquentes; (dies soul accompagiiees d'essoufflement, de toux, de jetage, do menace d'aspbyxie, etc.
D'autre part, on a ou maintes fois observe des etats qui dönotaient une reelle intoxication gönörale, plus ou moins rapide dans son evolu­tion. Cette intoxication, avec son cortege de symptömes, aötöobservöe avanl la formation de loniption, pendant le cours del'öruption etnißme pendant la convalescence. On a vudes bötes malades, ou convalescentes, qui recommengaient ä manger et ädonner leur lait, tombercomme fou-droyees [forme apoplectique ou foudroyante). Dans d'autres cas, la moi'l est moins prompte, et survient seulement apres quelques henres, pendanl lesquelles les malades prösentent les symptömes suivants; prostration, dyspn6e,grincementsde dents, tremblements musculaires, l'aildesse extröme, etc. En paroils cas, la temperature n'est pas livs 61ev6e; il y a parfois une hyperthermie insignifiante, comme il peul arriver qu'elle atteigne -Mquot;-'^!quot;. II peul arriver enfiu que l'intoxication evolue ])liis lenlemcnt et s'aecompagne : d'inappclenco, dt; faiblesse et d'abattement; de grincemeöts de dents et de tremblements musculaires; de troublesintestinaux, de coliques, de diarrhöe; de troubles respira-
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toires; de troubles de ['imnervation, de mouveraents convulsifs, de Bymptöraes de vertige, d'immobilitö, etc. La inort survient en 1 ä i jours.
Suivantles saisons, suivanl los conditionsbygiöniques, suivantl'amp;go des malades, suivanl la localisation iK'b symptömes et des lösions, rafTectionest plusou moins grave. Elle est plus grave, enötö et en hiver; eile csl plus grave, quand il y a encombrement; eile est plus grave chez les animaux jeunes, et chez les vaclies en ötal de gestation, qui peuvoni avortcr d succomber parfois; olle est surtout grave, quand eile devient catarrbalo, quand eile se complique de symptömes nerveux, quund eile enlratne des lösions capables de göner la respiration, quand il so produil des dölabrements 6tendus du cötö des pieds ou de lii mamelle. Elle occasionne parfois unemortalitöassezconsidörable, qui peul aller a 13, 20, 2b p. 100 des malades, lorsqu'elle revöl des formes malignes; et, quand eile se montre bötiigne, eile entraine aöanmoins i riiainos pci'lcs, rrsullanl ilt.' I'amaigrissement des animaux, de la dimi­nution de la lactation, du repos imposö aux malades,etc.,etc. Ordinai-rement la gravitö de l'affection est en rapport avec l'ölevation de la temperature ei l'etat föbi'ilc dumalade. L'öruption a lieu par pouss6es successives, r[ la maladie dure au moins douze a quinze jours; eile dure plus, quand il s'esl produil des complications, D'un autre c6tö, il ne faul pas oublier qu'il s'ngil d'une maladie contagieuse e( que des mesures, parfois onöreuses, doivent ötro appliquöcs,
Quand la cocotte se montre dans une ötable, c'esl ö la suite de I'im-porlation d'une böte infeetöe ou malade, c'esl a la suile de la conta­mination d'un ou plusieurs animaux de laferme, ä la suile, de teile ou teile circonstance ayanl amene leur contacl direct ou indirect avec d'autrCS animaux malades. Si le OU les premiers malades lie soul pas söqueströs, lls ne tardeni pas ä communiquer la maladie aux autres animaux qui suni ( n rapport avec eux, L'affection se propage aux ani­maux de la meine espeee, et passe aux autres espöees, susceptibles de la contracter : puis eile se propage aux animaux du voisinage, et peul elre Iransportee an Inin, si des auinimix malades OU inlecles sonl exporles. On voit done parfois la cocotte rögner a l'ötat d'enzootie et meine d'epizootie dans une ötendue de territoire plusou moins con-sidörable, Grace ä l'insouciance des autoritös, et ä l'ignorance ou au inauvais vouloir des propriötaires, la lievre aphteuse peut s'ötendre considörablement etrögneren permanence dans certaines localltös, si on ue tail pas appliquer les mesures sanitaires convenables; eile peul, durer deux, trois, quatre mois et davantage dans une ötable infeetöe. D'ailleurs, bien que dans le coursdela memo epizootic, on ne la voie gönöralement pas se montrer deux fois sur le möme individu, il peul arriver qu'elle s'entretienne dans une localitö, dans une renne, gramp;ceä rintroduetion de nouveaux animaux, et aussi parfois, gramp;ce d desröci-
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dives, ear I'imnuinite resiillanl d'une pretniöre alleiule peul elre parfois de pen de duröe.
En sorte que la flövre aphteuse, maladie relativemenl bönigne quand eile est sporadique, deviont dösastreuse quand eile est öplzootique; olle occasionno alors des pertes önormes äl'agriculture, d'aulanl plus qu'i] esl assez fröquent laquo;U^ la voirsövir parfois sur de vastes ötendues de terriluire, commo cela esl arrivd en France dans ces dernieres annöes,
Che/, les jielils niminanls [mouton lt;'l chÖVX'e), la lirvre aphteuse s'annonce par de l'abalteinenl et de l'inappötence; puis survienl rapi-dement l'öruption, qui övolue comme ehe/, les animaux bovins, se jim-duisant parfois sur la muqueuse buccale, ainsi que sur la mamolle chez la brebis laitiöre, mais se localisanl ordinairenaent a la region podale, a\i\ onglons, dans l'espace interdigitö, d'oü rösultenl des boiteries, dos altörations plus ou moins persislantes, des döcollements, etc, Les agneaux de lait son! plus gravemcnt atteinls; ils peuvent presenter des complications gastro-intestinales el. succombor en i)liis du moins grand nombre.
Chezle pure, qui a une plus grande röceptivitö que le mouton el la chövre, on observe, au döbut, dola Qövrejde l'inappötenco, desgrogne-ments plaintifs, de la difficultö de la locomotion ; puis apparaissent des Eruptions vösiculeuses, phlyctönotdes, qui övoluenl trös rapidement, sur le groin, a la bouche, a la rögion podale, sur les niamellcs ehe/, les truies, La maladie n'est gönöralemenl pas grave sur les adultcs; les jeunes peuvenl ötre plus gravetnent atteinls, prösenter parfois des complications intestinales et succomber,
Le diagnostic de la cocotte esl; ordinairement rendu facile par les caraelöres et la localisation ordinaire de ses symptömes, par Irs reu-seignements que peuvent fournir Irs propriötaires, par l'extension de la maladie äplusieurs animaux, par la constatation de sa transmission, etc. L'öruption est caraetöristique, quand eile existe sur la muqueuse buccale; eelle de la maiuellc ne rcssemble pas a celle du row-pox ; celle dn pied est plus facile a eonfondre avec celle du piötin, etc. On a ötö parfois port6 a la eonfondre avec d'autres affections (charbon, cow-pox, faux cow-pox, pietin,ele.).()ii la confondradifflcilementavec le charbon, avec l'entörite aiguä, avec la congestion pulmonaire, car. outre les symptömes de la bouche, eile s'accompagne ordinairement d'autres eruplions; et d'a.illeiirs I'examen microscopique el 1'inoculation peuvent lever tons les doutes, s'il s'agil du charbon ; le sang esl ino-culable el tue le lapin, s'il s'agit de la llevre charbonneuse; etlecobaye est tue par le produil de la tumeur, s'il s'agil du charbon symptoma-tique, Le piotin ne semble se dövelopper que dans la region podale; 1c doute disparaltra si on observe des aphles dans la bouche de quelque malade. Le cow-pox se difförenciefacilement de la flövre aphteuse; il
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MALADIES CONTAGIEÜSE8 BACTER1ENNE8.
ne ho rnonti'O p;is ii la rogioa podale oi'diiiiiirunienl; il nst f'acilcinent inoculuble au choval, il donno unc öruptlon pustuleuso ombiliquöe, cl fonnaiil ii sa pöriphörie un bourrelet qu'on n'observe jias sur la vösiculo aphteuse. Dans la oocotte, le diagnostic est facilitö par la transmission observöede la maladie ol pur ics lösions, quise produisent presque toujours dans d'autros regions. Pourtant, dans certains cas (faux cow-pox, lesions de la rögion podale), la flövre aphteuse, pouvant ötre localisöo a unc rögiün,desdoutes seraient possibles, qui cependanl pourraienl ötre loves, gramp;ce aux renseignements sur les antecedents des malades, et grace ii l'examon des divers animaux du meine milieu. Che/, le mouton et la ehevre, l'öruption buccale, quand eile existe, pennet d'öliminer le pielin; ehe/, le pore, la lievre ai)liteuse est toujours facile a reconnailre, aucune autre maladie ne la simulant chez cet animal.
II. — Lesions.
Ccsl principalement quand les malades succombent, a la suite de complications gastro-intestinales et broncho-pulmonaires, ou a la suite d'uue intoxication i)lus ou uuiius rapide, qu'on rencontredes altörations sur les organes internes. On observe d'ailleurs, sur les cadavres, les lesions qui se montrent aux regions de predilection, et qui oni 6t6 etu-diecs en laut que symptömes locaux; elles siögent ä lardgion podale. üla region inammairc, dans la boucho, etc, Lecadavre peutötreamaigri; les ouverturos naturelles, tolles que l'anus, la bouche, les naseaux, peu-ventsemontrersouillöesde produitsmorbides, les yeux enfoncös et con­verts de chassie.On peuttrouver,surlapeau,desv(5sicules,desplaiessup-purantes, des plaques oeclömateuses. A la region podale, on observe I in­flammation de lapeau,desplaie8suppurantes, le döcollemenl de l'ongle, 1'inflammation destissusintra-cornösj'inüammation de l'os, les lesions dc I'a rlhiule,des javartstendineux,etc. Du cote del a ma in idle,on reman [iic les lösions des aplites et quelquefoiscellesdelamammite.Le tissucon-jonctif sous-cutanöest parfois congestionnö, ecehymosö, infllträ ; ainsi, on peul rencontrer des Infiltrations oedömateuses, jaunfttres ou jaune rougeamp;tre, dansdiverses regions, a la töte, aux memlires, au fanon, eür. Lamcme alteration pent se montrerdans le tissu conjonctif intermus-culaire; et parfois les chairs elles-memes soul saigneuses, inlillrees, ecehymosöes.
C'est ordinairement dans I'appareil digestif qu'on observe les altera­tions les plus caracteristiques et les plus aecusees. Dans la bouche, on constate la presence d'une bave fllante el parfois sanguiuoleiite, ii la surface dc la muqueuse; on trouve des phlyelönes, des plaies ; la mu-queuse buccale est tumöflöe, enflammde ; lalangueest engorgöe, con-gestiüimeo, enllammee. Les mernes alterationspeuventsemontrer dans le pharynx, oil la muqueuse peal ofl'rir les alterations d'une veritable
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FIEVRE /IPHTEUSE.
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pharyngiteet prösenterdesphlyctönesou desplaies. Qiiand In maladie a entralnö la moii, surtoutquand il y a ou complication gastro-intes-
linalc, on renconliv des lösions ires manifestes dans les parties pro-fondes des voies digestives. L'cesophage et les premiers estomacs oux-meiiics peuvent olTrirparfois ies i(''siuiis desaphtes el de la congestion; j'ai eu rencontrö, ainsi que d'autres, desaphtes, des plaies et des plaques gangrenöes dans le rumen, le reseauetle feuillet. C'cst principalement danslacaillette el dans les intestins,qu'onrencontre les lesions les plus nombreuses. On trouve, dans ees parlies, mi produit mueoso-purulenl, jaunalre, grisamp;treou slrie de sang. La muqueuse gastro-intestinale est hvperemiee, injectöe, epaissie, infiltree, |iarsemee de laelies et do plaques bömorragiques; eile offre parfois Qä et la de vöritables aphtos, des plaques de desquamation, des plaies superflciellos, saignantes oü recouvertes d'une matiörc grisfttro, On rencontre, en outre des taches mi plaques ecchymotiques et des örosions epillieliales, ['inflammation 11 ['hypertrophie des follicules (dos et des glandos de Peyer, sue la mu­queuse intestinale. La söreuse pöritonöale est ecehymosöe ; eile ost vivement hypörömiöe au niveau de la caillelte el de l'intestin gröle ; on peul rencontrer ract lä des plaques bämorragiques sous-söreuses; dans lacavitö pöritonöale, on pent rencontrer de la sörositö sanguinolente. Le foie est alors [dus ou moins altere, Jamuitre, on d'aspeel terreux, congestionnö, phis friable, en vole dv. dögönörescence. La rate ost par­fois hypertrophiöe et ramollie. Les ganglions abdominaux, mösentö-riques etaulros, sout hypertrophiös, congestionnös, inflltrös, noiramp;tres ou hrunälros, ramollis, faciles ii öcraser. Les i'eins sont aussi quelque-fois älteres, oongeslionnes, IVialdes.
Du cötö de l'appareil respiratoire, lesaltörationssont fröquentes, sur la pituitalre ot la muqueuse laryngienne, ct memo sur la muqueuse trachöale; on peutrencontrer (coryza,laryngite, trachöite) une conges­tion ot une inflammation plus ou moins intenses, des vösicules, dos desquamations öpithöliales, des plaies superflcielles, un öpaississement et un olat catarrhal plus ou moins aecusös. Les plövres peuvent se montrerecchymosöes, conges tionnöes, avec ou sans öpanchemenl söro-sanguinolcnt. Dansle poumon, on peut observer des lesions d'asphyxie, del'oBdöme, deremphy8öme,de la congestion, de la broncho-pneumonie avec dos coagula librineux dans les bronches, avec ou sans abees. ün a aussi observe des lösions d'hydropöricardite ot de myocardite ; le poricardc peul ötre congestionnö, ecehymosö, et ronfermor du li(]ni(lo opanclio; le myocarde peul so montrer pale, docoloro, lave, friable, ot parsemö d'ecchymoses, dans son öpaisseur, ou de taches jaunamp;tres, qui annoncent la dögönörescence do ses fibres; l'endocarde estecchymosöi Du cötö dos centres iiorveux, on a eu constate do la congestion dos möningesetde la substance coröbrale, do rexsudulion dans ies ven-tricnlos et dans la cavilo aruebnoidionno.
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MALADIES C0NTAG1EUSES BACTER1ENNES.
III. — Etiologie. — Contagion.
Lo Iii'vie aphteuseest unemaladiecontagieusoet lnoculablo,ainsique cola rrsulir do I'obsorvalion clinique et ilc l'expörimentation, A vrai dire,sa contagiositö peul variersuivantles opizootiesjsuivantlesannoos, suivant los conditions ambiantos, etc. ;niai8 de norabi'oux fails attestent la contagion de la cocolte ; on a tröqueinnient obsevvö ot i'elatö par-tout des [aits de transmission ; on a vu toujours et on voii encoi'e la maladie s'introduire el se propager par contagion ; on la voit appa-rattre el se propager dans uneferme, dans une localitö, dans un pays, iilasuitede l'importation d'un malade, a la suite des rapports des malades avec Irs sains. On a vu la maladie so döclarer sur des ani-inaiix qui avaicnl ingörö des fourrages souillös par la bave des ma-lades ; on a vuln ßövre aphteuse passer d'une espöce ö l'autre el pur-I'ois se transmeltro h I'homme. Ces Tails son! lees probanls, ils ne laissenlaucune place au doutc, ils dömontrenl Inen que la cocolte est contagieuse, Kl on outre, la m6me demonstration est fournie par de nombreux Tails d'ex[iei'inieiilalinu. Sides experimcntateurs n'ont pas röussi a inoculer la maladie, d'autres, assez nombreux, onl ploinement reussi a la transmetlro, soil en inoculant le liquide des aphtes, soil en badigeonnanl la muqueuse buccale d'un animal sain avec la have d'un animal malade on avec le produil des phlyclenes. Un, deux, trois, quatre jours aprös l'opöration, ils onl vu se former une' öruplion aph-teuse, don! le produil a pu a sun tour 6lre inoculö fructueusemenl a d'autres animaux. On a aussi obtenu la maladie on faisanl ingörer, a des animaux sains, des fourrages souillös de la have des malades, \:A quand la Revre aphleuse a cte transmise de la sorle, par le badigeon-nage de la muqueuse buccale avec de la bave, ou par ringestion de fourrages souillös, on voil reruplion se former des le second,^ troisiöme on le tiuatriöme, etc., jour ; el Iresi prdcedöed'un ötat föbrilo el d'une elövation de la lempöraluro. En riisumö, la contagion de la llevre aphleuse rcssorl pleinementde la constalalion de nombreux cas d'importalion, dc propagation et d'irradiation, ainsi quo de l'ötude de nombreuses epizootics. La maladie ne doit sun developpement qu'ö, la transmission de sun contage, qu'ö I'introduction de son virus dans les organismes aples a le faire fructider.
Sieges, nature et caracteres du virus aphteux. — Le virus de la lievrc aphleuse exisle dans toutes les lösions phlyctönotdes, qui se montrent pendanl le cours do la maladie ; ainsi, on le trouve dans les vesiculcs de la pcau, dans eelles de la rögion podale, dans cellos de la region mammaire, dans cellos des muqueuses apparentes, dans cellos de la muqueuse buccale, des muqueuses profondes, de lapituitaire,de la muqueuse laryngo-trachöale, de la muqueuse gastro-intestinale, Les
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produits do söcrötion i\v. oos diverses muqueuses, le jotage, la bave la chassio, etc., soul aussi virulonts, ear le contenu ilcs phlyctönes se nii'lango avoc eux, On comprond dune que Irs malades sötnont autour d'eux le virus, et en impr6gnoni tousles corps, surlesquelstombent lour jetage, leurbave, leur chassio, la söerölion morbide de la rögion podale, etc,
D'autres produits, ef notammonl lessöcrötionsphysiologiques, devien-nent-ils virulenls ? La question esl surloul intöressanto en ce qui concerne le lait, qui, s'il ost virulent, peul transmettre la maladie a I'homme, a I'enl'ant, qui le consommenl cru, de mömequ'aux animaux, D'une maniöre gönörale, il raut,d'apres de nombreuses observations et do nombreuses recherches, accepter comme dömontrö, que le tail des malades n'estpas virulenl par lui-möme, lantqu'il n'est pas mölangö avee des produits morbides. Toutes les fois, en efl'et, qu'on a eu soin d'obtenir le lail avee des lubes trayeurs, da maniöre a öviter son mddange avee les produits morbides, qui peuvenl so former ü l'exlrö-mitö du trayon, on l'a trouve depourvu de la virulence. Pendanl le cours de nombreuses öpizooties de cocotte, le lait des malades a ötö consommö, sans qu'on ail vu se produire des accidents sur l'homme. Mais, lorsque i'ömption aphteuse est situee de fa^on que son produit puissese mölanger avee lo lait pendant lamulsion,celui-ci peul devenir virulcnl ; e'estcequi arrive quand des aphtes se sonl formös äl'entröe des canaux galactophores.C'est ainsi qu'il faul expliquer les nombreux eas de transmission observes möme ehe/ I'liomme. II est, en effel incontestable que la Qövre aphteuse est transmissible a l'homme,ainsi que nous le verrons plus loin : et il est certain quo le lail des malades peul transmettre l'affection aux personnes et aux bötes qui l'ingörent em ; on a vu les veaux contractor la maladie, on tötanl leur more ma-lade. En reMiiiie, Ir lail des I'eilielles attcilltes do COCOtte peul olro dangereux, lorsque l'öruption se montre sur la mamelle, el surtoul quand eile apparatl ;i l'extrömitö du trayon. Toutefois, il devient inolleiisif. quand il a 6tö pröalablemenl houiHi.
Puisque la cocolte esl transmissible a l'homme, il esl important de savoir si le sang et les chairs des malades conl iennent le virus, ear on peul, dansquelquescas, se trouver en presence d'animaux aphteux livres a la boucherie. La viandeötant soumlse ii la cuisson, I'lioramonecour-rail de ce enle quelque danger qu'ä la suite de sa manipulation. Mais
il esl iieamiioins h.....lesavoir le dernier moi sur cette question,car le
sangel lesdöbriscadavöriques peuvent, en supposantqu'ils soient viru­lenls, propager la maladie, s'ils sonl laves dans los abrcuvoirs, s'ils
soul depusos on Iraines sur les fourragespar des eliieus, etc. On nr sail, lias d'une inaiiiere liien precise si le sang et les cliairs sonl virulenls-, pourlanl il j a tout lien de supposer qu'ilspeuvenl l'ötre parfois el de les considörer commotols, en police sanitaire, on attendant que I'oxpe-
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MALADIES C0NTAGIEUSE8 BACTERIENNES.
rimenhitiiin ail (IrtiiiiUveinent prouoncö ä 06 sujiil. Losmatiöros excrü-imentitielles doivont aussi ötre cousidöröes comme virulontos, surtout ilorsqu'il s'est döveloppö une Eruption dans les voles digestives, et peuUötreaussi parcoque la bave döglutia conserve sespropriötös viru­lentes en traversant cos voies. Les fumiera cl les purins sont done dangereux, suit qu'ils doivont lours germes aux naatiöres exerömenti-tiollesrejotöes par les malado8,soit qu'ils los tirent de la söerötion ] lod alo ou de la bave et aulres produitsfournis par lesrögionsatteintes, lt;jiii peuvent imprögner los litiöres, les restes de fourrage, so mölanger aux eaux, etc,
Le vims do la liövro aphteuse a olo l'objet de recherches intöres-sanlos an poinl do vue de la dölermination de sun agent palhogöne; mais, jusqu'ü present, lo but cherchö a'a pas ötöatteint,
Le vims aphteux existe, dans rorganisme malade, laid que dure raffeclion; il disparatl, lorsque celle-ci a disparu, quand la cicatri­sation s'ost produite, quand Irs plaies suut devenues purulentes au lion do so rioatrisor. I'oudanl toulo la dnroo do la maladio, les animaux exerötent, dans lo monde extörieur, d'innombrables germes do con­tagion ; oL its germes peuvent so conserver un temps plus ou moins long, variable suivant los conditions ambiantes, sur los räloliors, los mangeoires, leseröches, les murs, los fourrages, les litiöres el tousles obiets suuillos, ainsi quo dans Irs mux, les fumiers, les purins, olo. On a ou vu la liovro aphteuse Eaire sou apparition sur dos animaux, qu'on avail logos dans dos habitations nun dosinl'ooloos, qui avaiont cte abandonnöes par los malades depuis quinze jours. Toutefois, le virus aplitoux no so conserve pas longtemps, quand il ost soumis a laotioii do Fair et do la luinioro, auK variations do temperature, a I'influence do l'humiditöet d'une temperature 61ev6e,d'unedessiccation rapidlaquo;, olo.; mais, dans les conditionsoi'dinaires, il pent so conserver, pendant quinze jours cl au delä, sur Irs ramp;loliers et les mangeoires, sur los murs, sur los fourrages, etc,; il so conserve aussi, un certain temps, dans lo fumier etdansles eaux; il y a, a ce sujet, d'intöressantes recherches a faire. Nöanmoins, et bien qu'il puisse so conserver quelques jours dans certaines conditions, le virus de la cocotte no semble pas 6tre un dos plusrösislants. II estdiHruil par la temperature do 1 obulliliun, et par los agents chimiques usuellement employes comme desinfoclants, par sun melange avec une solution de savon a :\ p. 100 ou d'aoido pliruiipio a .quot;i p. 100 (Scliuet/.); et il y a tout lieu do croire qu'il doit so conserver pen de temps dans los pamp;turages, oü il se trouve expose aux variations de temperature et ft l'action de la lumiöre solaire. Pourtant le virus aphteux semble Iros actif; il produit rapi-dement ses etrots; ses dilutions, meine etendues, comme le lail, sonl assez souvent infectantes. Inoculation. — Modes de contagion. — Voies d'absorption du
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virus. liti (lövro aphteuse est inoculable et transmissible expöri-mentalemeat, aux animaux el ii I'homme, par simple badigeonnage sur une muqueuse, sur cello do la boucho par exemple; eile Test aussi par piqüres, scarifications ou excoriations sur la peau, etc.; elloest ögale-iiiniL transmissible par lea divers modes de la contagion naturelle, par contagion immediate ot par contagion tnödiate. Les lieux princi-paux d'dlection pour l'inoculation expörimentale de la flövre aphteuse soul, les muqueuses, la muqueuse buccale surtout et le mufle; il suffll de frotter le muQe ol la muqueuse buccale, par exemple, ii la face interne des lövres, avec un linge imprögnä de vims (have, pro-duit des aphtes] ; Irs treis quarts des animaux ainsi traitäs prennent la cocoCte; et l'öruption se produil a la rögion inoculäe, rarement eile envahit la rögion podale, L'inoculation peut ötre faite ii la peau. Strebet, A la suite d'inoculations, sur des gönisses et des chövres, faites (avec de la lymphe) par piqüres au t'anon, a l'encolure, a la face införieure di' la queue, a vu la (lövre aphteuse se döclarerle troisiöme jour et des vösicules so former aux lieux d'ölection ordinaires. .Nean-moins, bien ejue l'inoculation dans une seule region pnisse s'aecom-pagner, non seulementd'uneöruption sur place, mais aussi d'öruptions si6geant dans d'autres rögions, et bien que la maladie, transmise ainsi, ne soil point atteuuee, il sera bon, ainsi qu'onle verra ci-aprös, lorsque des animaux sains vivront avec des malades et courronl a tout instant le risque de se contaminer simultamuneut on sueeessiveinrnl dans plusieurs regions, a la bouche en prenant part aux repas communs, aux pieds et a la nianielle en marclianl, en [lietinant on en se couchant sur des lilieres ou des fumiers souilh^s, et lorsqu'on ne pourra en aueune fagon isoler les suspects des malades, il sera bon, dis-je, de les contaminer expörimentalement, pour prövenir, dans une eerlaino mesiire, les Eruptions multiples, surtout les ernp-tions podales et mammaires, pour altönuer la gravitö de la maladie et diminuer la duree d(j l'öpizootie.
II resulle, des donnöes de l'observation et de l'expörimentation, que la pemdration du vims aphteux a lieu facilemenl a leavers les töguments, et que son absorption se realise promptement. Elle se fait a la faveur de la moindre öraillure, öcorchure, öraflure ou excoriation dela peau. SUrtOUt dans les regions oil idle est line et depourvue de poils fespaee interdigitö, mamelle, trayons, etc.); il en est ainsi sur les muqueuses diverses, ä la surface desquelles eile peul d'ailleurs se produire, a la faveur d'un simple [rottement(pr6liension et mastication des aliments souilli'S) oil d'une simple impregnation (Ingestion d'alimcnts ou de boissons souillös, projection de vims sur la conjonetive, inhalation de poussieres virulentes, etc.). L'ernption aphteuse se montre toujours dans la. rögionoü s'est falte l'absorption; eile se forme : sur la muqueuse buccale, quand le virus a eleinoeule par les aliments; iihi mamelle sur
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lestrayons, ii leur exlrömitö, quand la contagion a qu lieu paries mains de In personne chargös detraire los animaux on par les liiieres; ii la rögion podale, quand les animaux se soul coutaniim's sur les litiöros, snr les fumiers, etc, ; sur les inuqueuses profondes (digestive ou roslaquo; piratoiro), quand lo vims a 6t6 ingörö (gastro-entörite des jeunes infectös aver, le lail) ou inhalö,
La fiövre aphteuse se transmet facilement par contagion immediate; eile peul eli'e propagöe par le contact des aniinaux malades avec les auiniaux sains, du us les habi talions, dims los chemins, aux abrouvoirs, aiiN päturages, sur les foires et marchös, dans les remises, les wa­gons, etc, ; il sul'lil, que les aniinaux sains ßairent les malades, ou que ceux-ci löchenl ceux-lä; dans ces cas, le virus s'introduit par la penn ou par les inuqueuses digestive ou respiratoiro. La femolle, en ötat de gestation, peul transmeltre l'affection a son produit. Le veau, qui lelo une vache malade, peul, se conlaminer par le moyen du lail ; on l'a vu so conlaminer, en tötanl une vache malade', et contaminer ensuito une vache saine, en la tötanl a son tour; il i)enl 6tre oontaminö par la mere, qui le loche. On a vu, d'autre purl, lies personnes con­tractor la cocotte, en soignanl ou entrayanl des bötes malades, el des bouchers ou charcutiers se contaminer, cn touchant ou en travaillant des animaux malades; l'öruption se montrail alors aux mains, sur les doigts, au lour de l'ongle. Dans ces divers cas. In transmission so fait sans intermödiaires; c'esl le malade lui-möme, qui cede directement ses produits morbides aux tndividus, qui so contaminent. On a vu quelquefois des animaux röcemment guöris transmeltre la maladie, parce qn'ils elaieul encore porteurs de produits morbides, qui s'ölaient dessöchös et elaieul resp's nilheieuis ,tu\ rögions, oii ils avaient ötö secreles.
La contagion mödiate Jone im röle trös important dans la propa­gation de In cocotte; eile a lieu par l'intermödiaire de velucules solides ou liquides ou par l'air, souilles de matiöi'c virulente; et eile peut se faire pur la penn ou pur les voies digestives ou par los voies respi-ratoires. Ellepcut so faire: par l'intermödiaire des habitations souillöes; par I'm termed iairu des mnrs.des mungeoires, des creches, des räleliers, des auges,des seaux, des abreuvoirs, mares el cours d'eau; par l'inter­mödiaire des fourrages et des ustensiles servant a les distribuer; par l'intermödiaire des liliöres, des fumiers; par l'intermödiaire des chemins, des moyens de transport, des wagons, des hamp;timents; par l'intermödiaire des pamp;turages, meine ätravers los haies oupar-dessus les murs de clotnre; |iui' l'intermödiaire des cours ; par l'intermö­diaire des issues provenant d'animaux malades; par l'inlermödiaire des personnes, mendiants, pfltres, bouviers ou bouchers, vötöri-naires,etc.,qui peuvent Iransporterduvirusavec leursmains,avec leurs habits, avec leurs chaussures (des bouchers, en parcourantdes ötables,
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peuvent introduire la maladie dans celle oü olio a'existe pas); uuv l'intei'mödiaire de ceiHaina animaux (carnivores, oiseaux, otc, , qui peuvent transporter le contage, sans contracter eux-mömes In maladie lies mouches rnömes, qui se posent sur Irs plaies des malades, pourraient aller ensuite propager ailleurs raffection); par i'intormö-diaire des objets de pansage ou do travail, qui onl sorvi aux malades • par l'intermödiaire du lail cm, provenanl d'animaux malades, etc., etc. Elle peut avoir lieu, en resume, par rinlennediaii-e do toul objel solide ou de tout liquide imprögnö on mölangö et de l'uir soulllö de vims. Le plus souvont le contage estintroduit(löcher, ingörer clans los voics digestives et esl absorbö par elles; mais il peut aussi s'introduire par la peau, par los plaies, (de. Ainsi, on a vu la maladie se Iransmel Ire : a lasuite de l'ingestion de fourrages, lierbos ou boissonssouill(5s;iila suilo de l'ingestion d'issues provenanl d'animaux malades; ü la suite de l'ingestion, par des animaux, par des personnes adultes et des onfants, de lait cru souillö de virus; a la suite du piötinement, du passageoudu söjoursurdes litiöresou desfumiersimprögnösde vims; a la suite d'inoculation accidentelle, par des objets souillös, sur des personnes et des animaux (on a vu des personnes contracter la COCOtte en marelianl pieds nils sur les lilieres on les fumiers dans
des ötables infectöes et l'öruption siögeail dans la rögion inoculöe. I n veterinaire, ayanl visitö nne elalde infectöe et ayant souillö son mouchoir, s'est ensuite inoculö la maladie en le portant a la bouche); a la suite du passage sur des eliemins, dans des cours, dans des habi­tations, dans des wagons el des navires nun desiiil'iMdes; a la suite de
l'inoculation, a la mamelle, par la personne qui va traire la vache
apres sehe simillee les mains en touchanl ou pansaid, d'autres
animaux malades, etc. Les gor.....s do la lievre aphteuse peuvent se
trouver parfois en suspension dans i'air, soil qu'ils y aienl ele entrain 6s avec des particules minörales, ou autres, soulevöes paries mouvements el les courants d'air, soil que des produits virulents, döposöa a la surface des corps solides et dessöchös, viennent ä dtre pulvörisös et entratnös en partie dans l'air sons forme de poussiöres.
Dans ecs eas le virus peut el.re introduil dans les voies respiraloires lies animaux sains. La contagion ne s'effectue pas ii nne gründe distance, quand l'air est tranquille; mais s'il taitdu vent, si l'air est döplacö, les germes peuvenl 6tre portös plus ou moins loin. Le vims, qui est en suspension dans l'atmosphöre, et qui pent s'introduire [mi­les voies respiratoires, peut aussi bien so döposer sm- la peau, sur les plaies, sur les fourrages, dans les lioissons, etpenetrerde lasorte par la peau OU par les voies digestives.
En rösnme, les animaux peuveni se eiuilaminer: en ingoranl des fourrages ou des boissons souilles; enlöchani des objets souillös; eu marchanl ou en se couchant sur des lilieres on des fumierssouillös
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MALADIES C0NTAG1EUSES BACTER1ENNES,
(inoculation accidentollo :iii\ piods, k la mamolle, au pörinöe, ö lo vulve, etc.); on inhalant des poussiöros, virulentes. Le virus de Im llövre aphteusopeut ötre absorbd par la peau excoriße, par les plates, par le tissu conjonctif mis a döoouvert, par les muqueuses digostives et respiratoires, etc. Les agents, qui sorvont de vöhicules ii la contagion! sont:les produitsmorbides, lo lait, les issues dos malades; lesdöbris cadavöriques; los fumiors; les corps ei les objels souillös, m6lang6s ou imprögnös de virus. El la propagation de la maladie est favo-risöe par les conditions et les circonstances suivantes: contact dirocl des malades avecles animaux sains; fröquentation et promiscuity sur les routes, dans les cours, aux abreuvoirs, aux pftturages, et dans les locaux infectös; transport dans des wagons ou navircs infectös ; cohabitation des sains avec les malades; repas en commun, Ingestion defourrageset boissons souillös;voisinage des malades et des sains; exposition et pixnniscuitö sur les champs de foire et de marchö; nun application des mesures sanitaires; absence de dösinfection ; döfaul de döclaration ou döclaration tardive; importation, commerce, A6-placemonts, circulation d'animaux malades ou contaminös, etc., etc. D'ailleurs la flövre aphteuse est transmissible par les modes examinös et dans los circonstances pröcitöes, soil qu'olle existe sur des animaux bovins, soit qu'olle se montre sur des animaux d'autres espöees; et su contagion est cxlrömemont facile el rapide, dans les milieux oü la muhulie a öle inlroduilc, aiusi que dans le voisinage, a cause des circonstances et des conditions si multiples et si diverses, qui la favorisent. La maladie semble se perp6tuer en Orient; eile est trös grave dans certaines rögions de la Russie; eile se propage pöriodi-quement aux conlröes de I'Europe centrale et occidentale. En France olle est gönöralement moins grave ot moins diffusible que dans I'Eu­rope centrale; maiselle y occasionne devastesepizootiespöriodiques, qui son! ddsastreuses pour ragriculture.
Receptivite.Iinmunite et immunisation. — Lesanimaux bovinset le porc ont la röceptivitö la plus aecusöe; viennenl ensuiteles animaux petitsruminants,ovins cl caprins.Notre Idgislation sanitairevise laflövre aphteuse de ces (jualre espeees. D'aulres espeees herbivores, le büffle, le chameau, le cerf, le chevreuil, le chamois, le lama, la girafe, l'an-lilope, l'auroch, soul aptes ii contractor 1'afFection. La transmission de la flövre aphteuse aux autres espöees animales, aux animaux soli-pedes, aux eliiens, aux chats et aux oiseaux de basse-cour, aurait eto observöe parfois. On l'aürait constatde sur les solipedes, ii la suite de l'ingestion defourrages souillös ; maisplus d'unefoison a pris pour de la stomatiteaphteuse l'öruptionbuccale du horse-pox ; eton estfor-cömentobligä deconclurequelacocotte proprementdite esttrös rare sur lechoval, si tani est quelle l'atteigne, Heu est d'ailleurs de meine pour le chien, le chat et les oiseaux de basse-cour; on dit bien l'avoir ob-
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FIEVRE M'IITKUSK.
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servöG quolquefois sur cos animaux, ft lo suite do ringestion de döbris, de produits ou de lail virulenl ; mais ioi encore lescas de transmission observös mil ötö rares, don considöreavec raisoncesespöeos commo ne contractant que ires oxceptionnellement la (lövre aphleuse, qui sövif sur Irs ruminants et les pores, La röceptivitd de l'homme pour la flövro aphteuso est mieux connue. La transmission de la cocoltei des person-nes a ötö observöe un grand nombre de fois, el dans diverses circons-
tances. La contagion de la flövre aphteuse a I'liomme osl do.......Iröe
par les faits d'observation c1 d'expöriraentation.
Lo jeune ö,ge el d'autres causes accroissenl lasuseeptibilitö dos Su­jets : lo maladieesl plus grave chez lesjeunes, surtoutquandlevirusaötö absorbedansln voiegastro-intestinale;les mauvaisesconditionshygiöni-ques, les refroidissements, etc., pouvenl aggraver I'etatdeamalades; et, d'autre part, on constate des variations manifestes dans lo susceptibi-'i1'' individuelle de sujets placös d'ailleursdans des conditions identi-
ques. I ne premiöre alteinto, naturell...... expörimentale, conföre, aux
animaux gueris, l'immunitö : mais cette i.....lunilii peul dtre incomplöte
mi de courte duröe. Ain^i, on a constatö que lo tnaladie n'attaque pas deux fois Irs monies individus dans lo cours de lo inßme öpizootie. \insi, on 11 vii descas oü la ßövre aphteuse, tntroduite dans une ötable avec de nouveaux animaux, lorsqu'elle venait de s'y ötelndre, n'a atteint quc ceux qui n'avaienl pas döjä 6l(i malades. Gette immunitö semble ötre parfois de courte duröe; eile ne döpasse guöre im an, deux ans, trois ans; el eile peul ne durer que quelques mois, quelques (0-10) semaines. On o vu la maladio apparattre sur le m6me individn nun seconde fois el m6me une troisiöme fois, dans le cours de la m6me annöe, avec un dölai de quelques semaines seulement apres chaque guerison; mais aloes les atteintes ulterieures sonl moins graves que la premiöre. On aurail constatö Pick) l'action immunisante de l'iodure de potassium b l'ögard de la (lövre aphteuse; mais des essais de söro-thöraphie, faits (David, Schuetz) avecle sörum d'animaux immunises, en vue de diminuer lo röceptivitö des sujels neufs, n'ont donnö aueun rösultat.
L'inoculation, non prövue par notre legislation sanitaire, aurail pu ötre autorisöe aux mömes conditions que la clavelisation; eile a 6t6 conseillöe par des vötörinaires en France, en Belgique, en Etalie, etc, Buniva l'avail essayöe en 1810; et depuis on o bion des fois songö, en ras d öpizootie, a inoculer les animaux exposös a ce contaminer natu-rellement, en vue d'accölörer la marche de l'öpizootie, lout en pro-voquanl une affection moins grave que colle qui rösulte de la contagion
spontanöe.En tout cas,l'inoculation.....lonne pas aux animaux une flövre
aphteuse plus grave que celle qu'ilssonl exposös b contracter sponta-nemenl; souvenl eile peul donner une affection plus b('inigne,une örup-tion localisöeö larögionopörde, permeltanl ainsi d'öviterles öruptions
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MALADIES CONTAßlEUSES BACTEIUENNES.
les plus graves, lelles (jue los öruplions internes, öruptions podales et les üi'uptiuns inaminaires, etc. L'iiuiciildlioii de la /icvrc aphleuse esi raHonnelloment indiquäo en temps d'Jphootic, (/inoul on ne pi'nl pas isolev convenablement les sains des malades, guand ils doivent vivve en iroupeaux, en promiscuild, ou avoir des vapporis directs on indirects, qui rendent In contagion assuröe, Elle conföre l'immunitö j eile di-ininuo la gravitö de raffection; olle abröge la duröe de l'öpizootie, en rendanl malades en möme temps Ions les animaux, qui auraienl pu se contarainer successiveraent. Elle permet, en un mol, d'abröger l'ap-plication d'un rögime sanitaire, qui ne laisse pas d'etre gönant el onö-roux. On peul pratiquer l'inoculation en badigeonnant la muqueuse buccaleavec de labaveou duproduit desaphtes, etc. En toul ras, ['ino­culation doil toujours 6tre proscrite en dehors des 6tables infcctöes, et meine dans les elables un pälnres inleelees, quand on pent isoler con­venablement les animaux sains des snjels malades.
IV. — Fievre aphteuse de l'homme.
La contagion de la flövro apbteuse a l'homme a ele dömontröe par de Ires nombreux fails d'obsorvation el par Les donnöes de l'expöri-mentation, depuis qu'ellc a etö signalue (1704) par Michel Sugar. A diverses reprises, des vdtörinaires el des mödecins onl constatö la coexistence d'öpizooties et d'epidömies aphteuses. En Js:M, trois vötörinaires allemands Herlwig, Mann ei Villain) se contaminörenl volontairement, en ingöranl pendanl plusieurs jours du lail devaches malades. Depnis cette 6poque jusqu'ö nos jours, de aombreusos obser­vations onl dömontrü la transmissibilitö dela liövreaphteuse äl'homme par Ingestion ou inoculation accidentolle, D'autre part, le produil des apliles a ele inoculö truetueusement ä des enfants el ä des personnes
adultes. La transmission de la flövre aphteuse a l'l......me a ele cons-
tatöe, el eile peul se produire, dans les circonstances suivantes I a la suite de l'ingestion de matiöres virulentes, de lail cru provenanl de bötes malades,de henrre el de tromage l'rais fabriques avec ledil lail : ii la suite d'inoculations accidentollcs, a la surf aco de la peau ; ehe/, des personnes, qui avaient examinö, soignö, touchö ou travaillö des animaux malades; ehe/ des personnes, qui avaienl lire des vaelies malades; ehe/, des vötörinaires, qui s'elaienl inoculös, aux lövrcs, avec lenrs doigls on leur mouchoir sonilles de virus; snr des personnes, qui avaienl marehe pieds uns snr les l'nmiers el les lilieres des fernies
infectees. Toutefois, si la contagion ii l'homme peut se faire par inoculation accidentelle, ;i la faveur de plaies, öraillures, excoria­tions, erallnres, crevasses exislnnt on se produisanl a la surface de la peau, la Iransmission par le lail esl du beaueoup la |)lns l'reqiienle. D'autre pari, il estbien avere cependant que lescas de flövre aphteuse
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ehe/. I'liomnic, comparös ä ceux qui se montrent sur les animaux, sonl en bien minime proportion, Dans mainta ondroits, ol ;i diverses öpoques, on a consommö le lail cm des bötes malades, sans observer des cas de transmission, et souvenl cetto pratique s'est prolongöe pendant des semaines sans accident. La raretö do la flövre aphteuse chez l'homme tient, non seulement a l'excossive dilution de la matiöre virulente mölangöe au lait,mais surtoutä la faible röcoptivitö de l'organisme humain, qui ne constitue pas pour le virus de cette affection im terrain aussi propice que colui des ruminants (.'t du porc. ECn sorte quo ires souvenl le lail des bötes malades sora ingörö sans accident, la contagion ölant surtoul a craindre chez les personnes, qui consommenl souventel de grandes quantitös de lail cru.
La flövre aphteuse de l'hommo se caraetöriso par des symptömes analogues ä ceux qu'on observe sur lesanimaux; eile s'aecompagne de flövre etparfois de diarrhee; eile se traduil par uno öruption vösicu-leuse, qui se montre sur les regions inoculöes, Les aphtes son! gönöra-lement confluents surlo muqueuse buccalo; ils sonl volumineux; ils nr sont jias limitös ii la langue; ils oecupent en tndme temps la mu­queuse des les res, des joucs, le voile du palais, le pharynx; ils donnent des ulcörations |ilus ötendues que les aphtes vulgairos et s'aecom pagnenf de troubles plus marques. Dans quelques cas (ii la suite d'inoculations accidentelles), il se produit une Eruption vesiculeuse sur le corps, sur le Irene, ii la face, aux lövres, aux extrömitös, mix mains, etc, La guörison est la regle, et eile se produit au beul de deux äquatre semaines. Lescasdemortsoni rares; on en a observiVcopendant parmi les enfants en has ftge et chez des sujets döbilitös par quelque maladie chronique,
II csl facile de priiserver les personnes de la eonlaginn aphteuse : 1quot; m recommandant la cautörisation des excoriations, plaies, örail-lures, etc., le lavage des mains avec des solutions antiseptiques, etc., r n vi ic d'öviter les inoculations accidentelles, la souillure des muqueuses et des surfaces ahsorbanles ; -2quot; en empöchant de livrer ö la vente le lail ilcs animaux malades, et en le faisant bouillir avanl de I'utiliser; ;!quot; en faisant bouillir le lail, qui serl a l'alimentation, pendant les epi/.ooties.
V. Traitement.
Aueun traitement ne saurait supplier aux mesures sanitaires pres-orites par laloi; des quel'existence dela flövre aphteuse est constatöe ou soupgonnöe, les animaux doivent eire maintenus söqueströs, can-tonnes, isolös, et döclaration immödiate doil enötre faite'äl'nutoritö. Mais, une fois les prescriptions lögales aecomplies, ii est permis dmstituerun traitement appropriöö l'ötal des malades. Les indications
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MALADIES C0NTAG1EU8ES BACTERIENNES.
ii remplir peuvent d'ailleurs se rösumer ainsi qu'il snil : prösorverloa animaux, qui ne soul pas encore malades; tavoriser l'övolution ile la maladio et on attönuer la gravitö; hater la guörison, prövenir les complications et les combattre t'ationnellement, lorsqu'elles se sonl produites; 6viter ['amaigrissement, etc,
(in apröconisö (Bouyor), comme tnoyen propre ii prösei'verlos lilies exposöes ö la Qövre aphteuse, les vapeurs d'iode. Pour lesobtenir, on n'a qu'ä verser matin el soir, dans un large plal en grös mi enfatence placö an milieu du local, deux litres d'eau bouillante, lt;'t ii y ajouter ensuite l'öquivalenl d'une ö deux cuilleröes a bouche de teinture d'iode. (in agite le mölange pendant quelques Instants, pouramener La volati­lisation de l'iode, i|iii se d6gage en vapeurs dans le local. Ensuite on pent röpandre sur la ration, ou donner en boisson, l'ean restöe dans lo vase; on peul notamment la Faire lioire aux veaux avec le lait,
Quanl aux malades, il faul avant toul leur fournir un rögimo appro-priö d leur ötat cl les entourer d'une bonne hygiöne. On leur pi'ocurera des aliments de facile pröhension, du facile mastication et de facile di­gestion; quot;ii tie les meltra pas a la diöte, puisque la tnaladie les fail maigrir, hormis les cas trös graves oü les animaux s'y mettenl d'oux-meincs. On leurdonnera des farineux, des borbotages, des belteraves, des carottes, ilcs racines cuites an besoin, des fourrages verts. On pourra meine les conduire aux pMurages, si les chemins ne sent pas trop difficiles; ear de la sortc les malades trouveronl n la I'ois un rögime appropriöä leur 6tal el an air pur; mais il faudra avoir soin de ne pas les exposer ii des refroidissements ni aux pluics, II sera bon d'arroser leur nourriture avec de l'eau salce ou vinaigr6e, pour faciliter la cicatrisation des plaics de la bouche. Quand les malades prösenteront une flövre intense, on pourra leur administrer des laxal ifs lögers, tels que le sulfatede soude, la erömede tartre ; i I faudra en outre maintenir de bonnes conditions liygiöniques, il faudra tenir les elaldes propres, söches et aerees, renouveler la litiere, etc.
Dans le Irailemenl de la lie\ it nplitense, I'indication la plus iinpor-tante a remplir esi celle qui consiste a prövenir, a altönuer el ii com­battre les complications, tan! cellos qui se produisent souvent du cötö des rögions extörieui'cs, tiue celles qui se montrenl plus rarement du cötö des organes Internes.
La rögion podale, devenanl fröquemment le siöge de complications, doit ötre l'objel de soins particullcrs. II faut tonir les exlrömitös ma­lades dans le pins parfail rial de propretö. On peut les laver deux ou trois I'ois par jonr. meine a tilre iiröventif, avec une solution de erosyl, d'aeide ph6nique,etc.: il fau I entretenir une litiöre seche el saine, et pro
server les pieds de la lione, des pnrins, des mal ieees exeeinneiitil iidles ;
il faul öviter les döcollements, en c.....battani l'inßammation au moyen
des astringents ; il faul recourir parfois ii certaines opörations et
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F1EVHE APHTEUSE.
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pansor les plaies ou autres accidents qui peuvont survenir. II faut ctiiiiljaltrc ['inflammation par des bains fröquents d'eau froide, pal' des hains ou des applications asti^ingentes (solution saturnöo, solution de aulfate lt;lr for, cataplasme de suie, de rniel, etc.). II faul taciliter la cicatrisation ilcs aphtes pax* I'eraploi d'une solution alun^e, (rum: solution iodöo, par l'emploi de solutions phöniquöes oröo-linöes, de lysol, de crösyl ou de sulfate do cuivre, etc. En Angle-icrrc, on ii oIpIchii de bons eiTets avec la solution d'acide sali-cylique enlavage deux on tvois [ois par Jour sur Irs parties mala­des; et on s'est bien trouve du traitement suivant, appliquö dös le döbutde la maladie: administration de sei marin a ['intörieur ; iavages de la bouche, des lövres cl des pieds, avec ime solution d'acide salicy-liiiuc; lotions sur lestrayonsol la mamellc avec unesolution de boro-glycörine dans neuf parties d'eau. Une solution d'acide salicylique ä
Inbsp; p, li)i) daus IViin tirilc pourrait d'aillcurs ötre employöeö l'intörieur en gargarismes cl breuvages, ainsi que pour dösinl'ecter les nbiels soui lli's.i )r] a conseillö diverses infusions ou döcoctions.— II lau ten lever la corne döcollöe el punser les parlies döcouvertes soil aver l'onguent ögyptiac, soil aver un pyrogönö, avec le goudron, avec l'huile de cade, avec la, Uirebenthine. II faul trailer les diverses complications qui so produisent, en s'inspiranl des donnöes de la pathologic chirurgicale.
IInbsp;faut quclquefois amincir ou extirper une partie de l'ongle, ruginer l'os, traiter les caries, les arthritos, etc.
II faul prevenir les complications qui peuvenl survenir du cötö de la mamellc; il faul traire les malades avec pröcaution ; il faul söparer les veaux desmercs malades; il faut prescrire des applications 6mollien-
les el des fumigations cmollientes OU nsidulives feau liede, infusions
de llenrs de sureau, etc.). Quand la mamellc est en vole de se Inmellcr et de s'enflammer, on peul recommander aussi des onctions avec la pommade mercurielle, avec, l'onguenl populeum, avec 1laquo; pommade camphröe, S'il y a mammite, on appliquera le traitemenl qui convient a cette maladie; on ouvrira les abccs, on faciiiteru la rösolution (pommade mercurielle, teinturc d'iode) de l'inflammation et la cica­trisation (aeide phönique, cicatrisanls) des plaies.
II laut enfin prövenir el combattre les complications qui peuvenl se montrer du cöte de labouche; il faul calmer la douleur, döterger les plaies, taciliter leur cicatrisation et la rösolution de l'inflammation ; on emploiedes gargarismes fails avec des solutions diverses, avec ladöcoc-lion de feuilles de noyer ou d'öcorce de ch^ne, avec de l'eau aeidulöe, avec de l'eau vinaigrde, avec une solution d'acide chlorhydrique, avec une Infusion de llenrs de sureau ,avee une solution de borax, de sulfate
de ter, de lein lure d'iode. de rhl orale de po pisse, d'a bin, il'aeide plnuii-
que, etc.; on injeete la prdparation daus la bouche avec une seringuo, ou bien on badigeonne les parlies malades avec un tampon trempä
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018nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES CONTAGIEUSES BACTEftlENNES,
duns la solution employde. Quand los ulcöi'es soul atonos et envahislaquo; saiils, (in peul les Idui'Iht avi'i; dr l'oau de Kabel, avoc'le nitrate d'urgent, avec la teinture d'iodo, avoc nur solution plus forte d'acide pliciiii|iii', etc. On a encore conseillö, en gargarismes, la döcoction de feuilles de ronces, l'infusion do quassia amara, etc. Le iiii'iiii! iraiii'iiii'iil. ost applicable aux aphtos des aulrcs parties, a
CeilX dos Irvn'S. a crux des yOUX, etc.
si ilcs complications internes surviennent, il taut lour appliquer le traitenient qu'ellos röclanienl: s'i I y a complication catarrhale (gastro-entörite), on la traitera par l'emploi des ömollients donnes on boissdiis on en lavements, par l'emploi des opiacäs, dos toniques as­tringents (gentiane, ferrugineux, öcorce do saule), par l'emploi de l'acide phenique, des antiseptiqucs et des excitants, etc.; on pourra aussi, quand cola parattra nöcossaivo, provoquer une revulsion ft la poau. Les autres complications susceptiblos de se produire soronl Lraitöes siii\;iiil leur siöge cl suivanl leur nature et lour gravitö. Les complical ions nerveuses seronlcombaltues par ie traitemenl appropriö au vertige, ö l'immobilitö, Les complications de la pituitaire seroni traiteos comme le coryza ordinaire; A celles de la poitrine on appli-quera le traitemenl de la broncho-pneumonie. Les oedömes seroni Irailcs par des frictions rrsololivrs, etc., etc.; on söparera les veaux des me res malades, on leur don n era lelait apres I'avoir fail bouillir,etc.
VI. — Police sanitaire.
INmr la lievre aphlense, eoinnie pour la peripneiinuniie, la police sa­il ilaire doit al lei ml re mi donlile lull : prevenir I'importation de hi ina-ladie; restreindre ses ravages, arreler son extension et en amener la disparition, quand eile oxiste dans une renne, dans une localitö, dans nne eon tree. Notre legislation sand a ire vise, ainsi qu'on I'a vn, la lievre-aphteuse des espöces bovine, ovine, caprine el porcine.
1quot; — Prevenir lintroduction de la fievre aphteuse en France et en Algerie par rimportation d'animaux venant de l'etranger.
L'articlo 26 de la loi du -1 juillel IS8I conföre an gouvernement le droil de prohiber I'importation d'animaux susceptiblos decommuniquer une maladie conlagieuse, el lui donne le pouvoir de prescrire toutes les mesures jugöes n6cessaires. L'arücle 'M\ du döcret du 12 no vein I ire IS87 conföre les meines droils el les iiifimes pouvoirs an gouverneur general ile l'Algörie. ladin, l'article ~-'gt; du döcrel du 22juin IS82 donne au mi-nistre de l'agriculture le pouvoir d'interdire temporairement I'intro-duction des nnimaux par les bureaux de douane, de la partie des (ron-tiöres menacöe, quand nne maladie conlagieuse, quand la lievre
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r l KV I IK APHTEUSE.
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aphteuse, par exoraple, so tlöclare öd pays ölranger dans lo voisinage (hi la frontiörc. C'est ainsi cpi'ö diverses öpoquea Ig ministre de l'agri-culturo, usant dupouvoirquiluiest conförö, o prohibö temporaireraent par des anrirs. l'imporlation ol Ig Iransii dos animaux des espöcos bovine, ovine, caprine et porcine de lello ou tello provenance, pares que la Qövrc aphteuse y avail 6M constatöe, Cbaque fois quo la cocotte sera
signalöe dans un pays limitrophe, pareille prohibition |.....rra 6tre
ödietöo par arröto ministüriel, D'ailleurs, los oerl ideals d'origine et de saiil(!' peuvenl ötro rendus obligatoires dans ions les cas el dans los /.ones, nil il y am-ail lim d'exercer une surveillance spöciale.De plus, l'autoritö peut, quand la Qövre aphteuso sövil dans im pays ötranger
voisin de la France, interdire los c......'nunications avec co pays et faire
recenser ou mamp;me marquer les animaux des localitös oxposöes b la contagion (art. 72, D6c. -2-2 juin 1882).
Alors mömequ'aucun arrötö d'interdiction n'ti 6tö pris, l'importation, mi France el en Ä.lgöi'ie, d'animaux bovins, ovins, caprins et porcins malades de flövre aphteuso on suspects, est absolumonl prohibäe, II faul exercer nur surveillance active ä la [rontiöre ei repousser tous les
animaux, malades ou sus|.....ts de cocotte, apr^s los avoir marquös.
Quand Tarrivagc a liou par mer, lesanimaux malades et suspects doi-veni ötre envoyes imm6diatoment ö la bouchorio. La sequestration ou misc en quarantaine pourra ötro appliquöe toutefois aux roproducleurs •'1 aux varhrs lailinvs (art. TO-!!', Dec, 22 juin 1882). Mais, dans ces cas, lous Irs animaux d'un troupeau, dans lequel ont 6te reconnus des malades, sernnl mis en quarantaine; et il faudru separer les malades des suspects, On observera ces derniers pendant an moins quinze
jours, et ceux qu'on reci.....aitra atteints seront aussitöl placös avoc les
premiers malades; quanl aux autres, on les laissera passer aprös le (piln/ii'ine jmir. Los malades rcstoronl sequeströsjusqu'ö leur guörison, c'esl-a-dire pendant an moins quinze jours aprös la disparition do IV'i'npiinn. Les animaux introduits par mer,el destinösä la boucherie, seroni immödiatcmenl dirigus vers I'abattoir, soil qu'il s'agisse do suspects, soil qu'il s'agisso de malade-, donl I'etal ne parattra pas devoir empöcher l'utilisation, Leur transport devra se taire rap idem en I; ils devronl 6tre conduits lo pins directement el, lo pins promptoment possible ii I'abattoir par ties voies indiquöes d'avance. Les malades traiispnrtes en vue do la boucherie devront avoir les pieda tamponnös etne pourronl eire transportös qu'en voiture ou en chemin derer. Les malades et les suspects seront d'ailleurs aecompagnös (run laissez-passer delivre par le maire de la commune oil ils ont ete saisis; eo laissez-pasaer, valablo pendant cinq jours, devra ensuito ötre rapportö au maire avec im eeriiiieal attestant que les animaux ont ele abattus;
06 eeriiiieal sera delivre par l'agenl prÖpOSÖ Ö la [loliee de ralialloir
ou par l'autoritä locale dans les communes od il n'existe pas d'abattoir
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MALADIES CONTAQIEUSES BACTEUIENNES.
gurveillö (art. 30-0deg;, lgt;lt;''i:. 22 juin 1883). Leur döpart, lern- Lransport, li'iir conduito, s'il s';i,nii de Biispoots, leur arrivde a ['abattoir et leur abalage seronl surveülös. Si des animaux succombent, on les fera enfouir on livror ö l'öquarrissago; los vöhicules el los wagons infeetös, uhiM quo lo local qui aura servi a la quarantaine, seronl dösinfeetäs.
La cocotte |M'iii ötro aussi introduite el propagöe par les rnoyons do transport; ainsi un vagon infectö ö Marseille, ä Lyon, etc., cl amenä ä. Paris, sans ötro dösin fectö,pourrucontaminer les suiets sains qu'il rece-vra. La maladie peulde la sorteso [jropager äde trös grandes distances. II j a lieu par consöquont do somontrer figoureux el d'exiger dos com-pagnies de chemins de fer la dösinfection röguliöre des wagons. Comrne pour la peripneumonie, etc., quand les propriötaires s'appro-visionnenl dans des pays infoctus ou suspects, il y a lieu do leur con-sciller d'observer pendantquelques jours, une quinzaine, lesnouveaux sujots avan t de les placer avec les an cions animaux de la fer me.
L'exporlation d'aniniaux malades ou suspects est absulunienl pro-liiböe et on doil leur appliquer, le cas üeboant, les menu's naesures (arl. s.quot;). hee. 22juin I8S-2; que lorsqu'il s'agil de malades ou de suspects saisis sur les champs de foire on de marche.
2deg; — Mesures propres ä bonier, ä abreger et ä eteindre les epizooties de fievre aphteuse.
Quand la flövreaphteuse sevil en l'rance ou en A.lg6rie, dans une ou plusieurs 6tables, dans une ouplusieurs localitös, il convienl depren-dre certai nes precaul ions, el de prescrire certaines mesures sanitaires, I'oul' en prövenir la propagation el pour on amener ('extinction. En ISS'i 20 mai, et en 1894 i 10 avril), le ministre de l'agriculture adres-c.iil aux pröfets des instructions pressantes äce sujet.
Circ. min. 20 mai 1884. La Qevrc aphteuse n sövi l'annöe derniere dans unassez grand nombre de clöparteraonts et eile existe encore sur certains points de notre territoire. II est done n craindre que cctlemaladie ne prenno celie annöe une nouvello extension, si 1'autoriLd uo döploie pas l'activitd et l'dner-
f.'io nöccssuires |......#9632; s'opposer ii ses progres. Mallieureuseraent, ropinion est
encore trop aceröditde ehelaquo; les propriölaires de bestiaux et tnöme chez cer­tains vdldrinaires que les mesures de police sanitaire sont inapplicables et
i Ulli des eil III,llie ic ilc lir\ l(gt; U |illlellsi', et j'.'li I'll l|ii|i IVei|lll'lmnCll I l'OCOaslon
de constater que, qualnd la maladie se prdsontait siuis uno forme bdnigne, aueune disposition n'dlait prise pour en entraver la marche. Les autorilds qui ndgligenl ainsi d'appliqucr la loi sou! d'autanl plus coupables que la (Ifevro apbtcuse, bien qu'elle cause rarcmenl des accidents mortels, est peut-6lre de Louies les nlTectious conlagieuses du bötail celle qui a portd jusqu'ici le plus de prejudice a l'agriculture, Q\iant a rutilitd de 1'intervention administrative, ellen'a pas ä dire discutde; il suffit de rappeler qu'elle est prescrite pur la loi el que tout ddidgad ou rcprdsentant de I'autoritd, maire (ui vdtdrinaire sanitaire, doil toul sou concours a I'exdculion des prescrip-
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RKVIlK APUTEUSE
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(ions lögales, ([nt'llcs quo soient d'aillours sos opinions personnellos sui' la question. Je dois Dependant iiicli(|iiiT quo, bien i|ult;i l'applioalion de la loi n'aitpas H6 assui'öe partout (runt: maniöre sufflsanto, ii a 616 pormis de constater döjä lus heureus efTetsde ses dispositions et que des däpartoments, qui se Irouvaient au centre de rdgiona oü la (lövre aphteuse sövissait aveo intensity, ont räussi par l'exacte obsen'ation des röglements a pröserver relies du lours communes, qui n'dtaient pas en contact immödiatavec los lt;li''|iaii.omenl,s voisins.
Mais pour que cos irsullais soient obtenus, il est indispensable que i'auto-ritösoit exaclement infonnäe de ions l(^s casqui so produisent. Jevous prierai done do vouloir Inon rappeler a vos administrös, par- tous los moyens de pu­blicity dont vous pouvoz disposer, que la loi los oblige a d6clarer au maire toute apparition de flövre aphteuso oi. qu'ello prononce dos pänalitäs sövßres contre ceux qui no so conformont pas a eelto proscription. Je vous serai obligö (1(^ donnor aussi dos ordres pour que toutes los infractions a cotte dis­position fondamontalo de la police sanitairo soient constatöes et döföröesaux Iribunaux ; co n'osl ipio par (pioUpies excmples do räpression sovoro qn'oa assurera partout l'oböissance a la loi,
Lb sulilililo du principe contagieux de cetto affection exige quo des mesu-res do pröcaution tout exoeptionnelles soient prises dans i'etablo infeotoe, pour oinporlior la contagion do se nSpandre. Ces mesures sont önumöi'öes ii 1'article 30 du döcrel du 22juin I882,etje vous donmnderai d'appeler ratlention dos maires et dos agents du service sanitaire sur l'absolue nöoossite de les faire appliquer avec fermetö. Mais, pour que le propriölaire soit lägaiement ienu do s'y soumettre, il est indispensable qu'il v ail, eu declaration d'infec-tion. Aussi I'article 29 du dtScret pröcile onjoint-il aux pröfets, de la ma-niöre la plus formelle, de prononcer cette dtelaratiori chaque ibis qu'un cas do lievi'o aphteuse lour est signal^. Les prescriptions de eel, article ont 616 perdues do vue par certalnes pröfectures et je vous serai obligö de vouloir bien, s'il y a lieu, donnor dos ordres pour qu'elles soient desormais strictement oljsorvoos.
Cost ^onöralonnuil par rinlormodiairo dos aninuuix mis en vente sur les foiros et marcliös (pie l'öpizootie so propage et l'autoritö administrave doit exercer une surveillance toute particuli6re sur cos reunions commerciales.... Vous voudrez bien vous faire rendre compte, pour chacune dos communes oü il existe dos foires et marchös auraquo; bestiaux, dos mesures qui doivent avoir öl.e prises pour constituer un service d'inspection, Si dans certaines communes il n'existait lias encore, vous invilorioz les maires a 1'organiser sans aueiin dolai et, taute par eux do so, conformer a vos ordres, vous pro-ooderioz d'offlce a sa constitution. Vous voudrez bien aussi vous faire rensei­gner par tons les moyens d'informations possibles sur la mauiore dont ce service functionne et sur l'exactitude dos administrations municipales ii faire desinfooler, aprös la lonne do chaque niarcliö, les lionx ou les animaux onl,
stalionm''......fe vous (loinandorai do mo donnor immodiatomont avis dos in-
troductlons d'animaux malades provenanl d'autres dopariemonls qui vous soraient signalos, et a co sujet j'appelle volre attention sur la nocessitö de vous faire adresser im double des avertissements que lo maire des com­munes, on so tiennent dos foirea el marcliös, est tenu, par les articles 84 et suivanls du döeret du quot;iijiiin, d'envoyor a ses collogues lorsque des animaux malades sont trouvös parmi los bestiaux mis en vente.
En lormiiiant. Je m'ölövorai oncoi'e contre l'espece d'aveuglement qui poussc los dfHentours d'animaux malades on suspects ii so debarrasser clan-doslinomont de cos animaux. Si la crainto des pönalilös auxquelles ils s'expo-sonl on aaissant ainsi no los retiont pas, 1c sonlimont do lour inlöröt bien
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MALADIES CÜNTAG1EU8ES BACTER1ENNES.
onlendu dßvralt au molns leur faire oomprendre que dös qu'un soupQon s'ölövo sin1 l'ötat ili^ sanlö d'un animal, \v, premier soiu doit ötre de l'isoler suit dans uiio portion de bdtiment, suii dans un coin de pdturago, deinaniöre ;i prövenir lout contact ullörieur avec les untres animaux, et, eu outre, do le faire panser par nur poraonne spöciale B'occupant exolusivement de lui. Ces precautions si siiiipiiis sufflraient le plus souvent pour arrötor le dövelop-pemenl de la ntaiadie, et par la on öviterait de faire perdre aux vaches laitirres leur lail. el anx boeufs leur oiai d'engraissement; les bates de travail Ik seraieut pas immobilisäes a une öpoque on leur besoin csi quelquefols lo pins iinpiM'icnx.
Circ. min. 10 avril 1894.— ...J'insiste sur la nöcossitö d'appuyer par des exemples raquo;Ilaquo; repression sin-T'io contre las dölinquants ce rappol des obliga­tions que la loi impose anx propriätaires et anx detenteurs de bätail, et jo vons prio, d'uno manlöre ionic parliculiöre, d'assurer I'ox ecu lion des instruc­tions que je vous ai adressfies le 30 mai 1892, au sujel des enquötesä pour-snivre, a eliaqne nouvelle apparition de la raaladie, pour elublir les respon-sabilitös el d6couvrir Ins foyers de contagion donl la connaissance aurait elö dissiniulec a ranLorite. .le vous avals alms demaiule du faire appel pour ces onqufites an conoours de la gendarmerie, chaque lois que son intervention vons paraltrail utilo, et je vous renouvelle aussi cette demande.
I.e deerol du -i juin ii~gt;h^ indique toutes les mesures qui doivent 6tre |)rises, dans les exploitations atteintes, pour einpöclier la propagation do la maladie; mais il est certain que sea prescriptions no soul, pas ton jours obser-vees ouqu'elles sent mal appliquöes par meconnaissance de leur esprit do la part des cultivateurs, Je vims renouvelle les instruclions döjä donnöes, ten-dant ä faire surveiller rexöcution de ces prescriptions par la gendarmerie, ot jo vous demande dc fain' guider les propriötaires d'animaux dans leur application par los agents du service des üpizooties, sons la surveillance des-queis, je vous le rappelle aussi, la dösinfeolion des stables atteintes doit lou-jours (Mri; pratiquäe.
,lo signale en oulre ü votre attention I'iiit6r6l qui s'attache a ötendre, autant quo possible, lo perimötre sur lequel doivent, porter les declarations d'infection quo vousavez ;'i prononcer en matiere de (lövre aphteuse. Lorsque la dechiraiion a öl,laquo;'; tardive ou que plusieurs ens se produisent simultane-me'iil. dans une coniniuno, il esl presque certain qu'avant I'intervention dc raulorile, les bdtes malades avaienl 616 doja en contact direct OU indirect avoc les autres liesiian.x de la localile el que nombre de ceux-ci seront al.toints a leur tour dans un delai rapproclid ; il Importe done de les immo-biliserpour qu'ils ne portent, pas la maladie au dehors, et dans ce but vons no devez pas hösiter, en pareilie circonstance, ii declarer infeetöe la locality tout cutiero.
Gelte di'claralion gdnfirale d'infection entratnera, indöpendamment de la sequestration des bötes malades el des lieli^s siis[iectos möme pai simple contact avec les animaux malades, l'interdiction de sortir du perimetro declare infecte aucun animal des ospeces bovine, ovine, caprine el, porcine, si ce n'est pour abatage dans les conditions indiqneos par le ddcret dn 22 juin IHS2, et eile entralnera on outre l'interdiction do passage dans la portion do territoire declareo infectde, pour los animaux dos aulros localites. Ivllc no devra ötre levee que quinze joins au minimum aprös la guörison dlt dernier cas do lievre aphteuse coustalo dans ce pörimötro.
Quant aux foires el marches anx bestiaux, je vous invite de nouveau a suspendre toutes celles de cos reunions commerciales dans lesquelles vous u'anriez pas encore rcnissi ä faire instituer le service d'inspoctioii sanitairo prt''vii par i'article 'v.) de la loi du 21 juillet 1881. Je vous recommande aussi
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FIEVRE APIITEÜSE.
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do faire surveillerle fonotionnenient di'. oe service par le vätdrinaire dälöguö, corarae je l'ai deja indiquö dans ma oiroulaire du 1quot; döoerabro 1888, et jo vous prie do donner les ordres les plus formols pour qua la ddsinfection dos emplacements do la foire ou du marchö soil, rdguliöremenl eiToctude aprös ohaquQ jour do vonio, :iinsi que lo presorit I'arliole 38 du döcret du #9632;#9632;12 juin 1882.
Dans certains döpartements, los völörinaires-inspecteurs dos faires et marohös sent astreints a ötabiir, aprös ilaquo; tenue de oliacune de ces röunions commeroiales, mi rapport en double exeraplaire pour ötro transrais au niairc et au prolol, dans lequel ils signalent Ions los Tails qui se sont pro-duils, etcertiilent notamment L'accomplissement, sous leur direction et sous lour surveillance, de toutes los opörations de döslnfeclion. Gelte mesure ost susceptible de donnor los meilleurs rösultats, et il y aurait intöröt a ce qu'elle so gdndralisdt.
Mais, quelle que soil la surveillance exercöo sur les marchös aux bestiaux, ils n'en donnenl pas moins les plus grandes facilitös de propagation do la maladio, lorsque celle-ci sövit avec intensitddans la rögion, oar si lo vötö-linaire-inspecteur peut faire saisir les malades, söquestrer tous ceux qu'il sail avoir oh' on contact avec eux, il est dvidemment impuissanl lorsque les animaux qui lui sont präsentes onl 6te contarainds depuis trop peu de temps pour quo la maladio soil encore doolaroe. Vous devreü done faire usage des pouvoirs que vous donne Tarlicle 31 du ddcret du 22 juin 1882, dös que ces rouuions commerciales vous paraitront prösonler un danger, en raison de l'elat sanitaire dos localitös qui los approvisionnent.
J'ajouterai quo, dans uncertain nombre de ras, l'apparition de la maladio a oi.o atiiilinöo ;i l'introduction d'animaux vonant dos grands marchös de böliiil, el nolauimonldo colni do la \illol.lo, ou qui auraiont 6t6 transportös dans dos wagons non dösinfeetds.
I,a fiövre aphteuse a, dans ces derniers temps, 6t6 effectivemenl conslatde a plusieurs reprises dans los bouveries du marchö de la Villette, et raon administration s'occupe actuellement, de concert aver l'administration prö-fectorale, do l'dtude dos mesures qu'il peut encore filre n^cessaire do prendre pour assurer la parfaito salubrite de oe marchö. Mais los mesures de pröcaution ddjä prises son! telles qu'il est certain quo i'infection des bouveries qui s'est plusieurs l'ois produite ost le rösultat d'envois röpötds k la Vilh.'tte d'animaux ooniaininos venant do la province. La plus grande partio do cos envois venait övidemment d'individus qui vidaient clandesti-nement lours ötables, au lieu de faire la declaration prescrite de rapparilion do la maladie dans leur exploitation. Mais le däcret du i- juin 1882 pith-oil,, comine vous lo savoz, quo los propridtaires d'animaux chez lesquels la Qdvre aphteuse sdvit peuvent dtre autorisds sous certaines conditions a livrer leur bdtail a la boucherie ; en principe, cos bdtes doivenl dtre sacrifldes a I'abat-toirleplus voisin digt; lademeure du propridtaire; mais, en fait, los animaux sont souvont dirigds sur les abattoirs de la Villette, et je no m'opposepas, dans I'intdrdt des agriculteurs qui trouvent sur le raarchd de Paris |)lus de facilitd pour so ddfaire de lour bdtail, a ce line cette pratique continue d'etre suivie. II Importe toutefois, oommej'ai ddjä eu l'occasion de vous lo faire conuaitre, que le transport ait loujours lieu en wagons plombds, qui devront porter la mention Paris-Besliam-Abattoirs, et qu'avis soil, donnd de l'expd-ditiou et do son liouro probable d'arrivde au vdldrinaire-inspecteur du raarchd de la Villette, a qui devra ötro adressd en m.6me temps un dtat indi-catif du nombre des animaux avec lour signalernent; car il est de toute ndcessitd que le service d'inspection seit en elal de prendre au ddbarque-ment dos dispositions pour prevonir le contact cnlro ces bötes malades ou
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MALADIES CONTAGlläUSES BACTER1ENNES.
siis|iecics et loutcs cellt's qui peuvenl en möme lenips arrlver au marclie.
Je n'ai \^gt; besoin d'ajouler que les mömes röglesdoivent 6tre suivies pour les envois tie malades ou suspects sur Irs autres abattoirs dos grandes villes el g6n6ralement ions les abattoirs oil les animaux doivent ötre irnnsportös par voie ferröe.
En co qui concerne los wagons ä bestiaux, los Compagnies de cliomin de fer oul, sur ma demande, renouvelö los instructionsqu'elles avaient donn6es a leurs agents pour que cette disinfection soit toujours et rigoureusement praliquoo, el eilos soul rösolues a punir sövörement toute infraction a lours ordres dans celto partie de service. J'ai ^galementfait appeler l'attention des agents du contröle ilcs chemins de for sur la nöcessilo d'une surveillance active de ces opörations de dösinfoction; mais quolles que sclent la surveil­lance exercöe el la sövöritö dos ordres donnös, des negligences peuvent tou-jüiu's so commeltre de la part du personnel Införieur dos compagnies, el je vims serai obügß de m'informer immödiateraenl de tons les tails precis parvenaul ii volro orinnaissauco (|ui rlahliiaiont quo celle disinfection n'a pas öiö pratiqude.
Euliu, je vous recommanderai de Lenir los vdtörinaires du service döpar-temenlal exactemenl au couranl de la marche de l'öpizootie dans la region, ol möiuo do faire publierdans les journau.xdu ddpartement Irs cas conslatös dös (ni'ils vous auront olo signals. Pour que los informations qui seront aiusi doimöos soient aussi completes que possible, je drsiio que toute appa­rition de öövre aphteuse qui se produira dans uu d^partement soil. imm6-diatement port^e a la connaissance dos pröfets iios d^partements limi-trophes, el je vous prie de vouloir bien dounei' des ordres ä eel effet,
,1quot; sais quol osl Ic devoueiueut des veleriiialros pour los iuleK'ls de I'agri-culture et pom1 oeux du pays tout entier;je compte done particuliörement sur' leurs conseils aux cullivaleurs, sur lour surveillance active do Telal sa-nitaire du belail, dans leur clientöle ou dans leur circonscription, pour pr6-venir les progrfes d(^ 1'dplzootie ; et e'est pour faciliter lour action quo je vous prie do los tenir aiusi informös de la situation. Mais je compte aussi, Monsieur le Pröfet, sur toute votre Energie pour faire respecter les pres­criptions do la loi el des röglements sur la malifere et pom- les faire appli-quer dans chaque circonstanco avec la promptitude tout exceptionnelle que nöcessilout la sulitilile do contagion el la rapidity de dispersion do la lievre aphteuse.
Inspection desfoires. marches et abattoirs. -Enraison de la pro-miscuite dans liujiu'lle sonl placi'S les anhmiux exposes en vento, les foires el les marchös publics son! des circonstances de Iransmission et de dissemination de la maladie, qui, passanl des animaux malades aux animaux sains, pourraensuitese röpandre dans lesdiflörentes localitös, oil ces derniers seroni conduits. II y a la un danger, qu'il faul ecaiior dans la mesure dn possible ; il faul empöcher l'exposition en vente des malades et des contaniines; il faul faire inspector avee un snin par-ticulier, par des vetörinaires, los foires,les marchös, dans les regions oil la lievre aphleuse vient ä se propager; ilfaul aussi, en vue de d(sect;cou-vrlr les foyers cachös, faire inspector les abattoirs.
Art. 88. (Döc. ii juin 1882.) — Lorsquc la raaladie constalcc est la llövre aphleuse, les animaux malades sonl mis eu fourriöre et sequestres jusqu'a
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#9632;IKVliK APHTEUSE.
020
complete guerison, Pendant la durüo de la sequestration, le proprietaire pent faire abattre ses animaux, soit dans la localite möme, seit ä labattoir lo ])liis voisin.
Dans le cas de transfer! ä 1'abattoir, les animaux soul prealahlemont mar-(|ues, et il est delivrd un laissez-passer. comme il est (lit ä 1'arlicle MO.
Ceiix qul onl ete en contact avec les betes reconnucs malades sont signalös aux maires des communes on ils sont envoyi'S.
Lorsquo la maladie coastatöo sur des animaux amends dims une foire on dans un marchö sera la fiövre aphteuse, les malades seront arröWs immödiatement avanl lour ex[)ositioii en venta pour etro mis en fourriöre et söqueströs. II en sera do meine pour les animaux mala­des (bovins, ovins, caprins et porcins)reconnu8 8urles champs de foire ou de marchö. Los betes malades, vendues pour la boucherle, seront conduites directement a labattoir du lieu, pour y ötre ensuite abattues et utilisoes, ou saisies si la maladie a altere la viande. Elles pourront aussi etro dirigees sur d'autres abattoirs, apres avoir ete marquöes; elles seront alors transportöes on voiture ou par chemin de fer, elles auront lespiedstamponnös, et elles serontaccompagnöes d'unlaissez-passer (art. 30-9deg;, Dee. 22juin 1882). D'ailleurs, si les animaux malades ne sont pas vendus pour la bouchcrie, ils seront mis en fonrriere et sequeslres jusqn'a complete guerison. Toutefois, le proprielairo pourra, pendanttoute la duröede la sequestration, faire abattre Ini-memc ou vendre pour la boucherie, et pour etre saerifies ilans 1'abattoir lo plus voisin, ses animaux malades, quiseront alors marques, Iransportes et accorapagnes d'un laissez-passer. Les issues, la lete, les pieds, les vis-ceres des animaux, utilises pour la consommation, seront echaudes ä l'abattoir ou möme saisis et Ihres a l'öquarrissage ou enfouis sui-vanl. la gravitö de la maladie et la generalisation des lesions. Quant aux betes, qui onteu le contact des malades, si elles ne sont pas vendues pour etre sacrillecs dans l'abattoir desservi par le marchö ou dans les abattoirs voisins, elles seront signalees aux maires des communes oü (dies seront envoyees, afin quo la on leur applique les mesuresjugecs nöcessaires. (Voir ci-devant circ. min. 20 mai IH8'(, et. 10 avril 181M relativomenta l'envoi des suspects aux abattoirs des grandes villes et a la d ('s in lection des emplacements, wagons, etc.)
Declaration. —Visite. — Dans tons les cas, la premiere obliga­tion quo la loi impose aux proprielaiivs, detenteurs, gardions, etc., d'animaux suspecls ou alteinlsde bevre aphteuse, e'est la declaration avec la sequestration et bisoloment des malades. L'autoritö locale ainsi informee( bargera immödiatement le vötörinaire sanitairo de pro-coder a la visile des animaux declares et d'etudier lepizootie. Co vötörinaire se transportera aussitdt dans la ferine, dans la localite infoctec ; il procedera avec beaucoup de sein ä la visite des animaux suspects et des animaux malades, ilaurasoiu de se laver les mainsctde
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MALADIES C0NTAGIEUSE8 BACTER1ENNE8.
dösinfecter scs ohaussures, en lavant, avec un chiflfon tm une c|)on},'e imbiböe de solution phönlquöe ou crösylöo, les parties laquo;ini ont touchö lesmaliöres virulentestes liliöres, lesfumiers, etc. 11 s'öclairera autant qu'il le pourraauprös des propriölairos intöressös, et procödera a une enquäte sörieuse, pour döcouvrir l'origino de l'uffection ei les divers foyersrösultantdesa propagation; il prescrira lasöquestration ei la d6-sinfections'illejuge utile; puis, dans im rapporl adressö ii l'autoritö, il rendra compte de sa mission, en Insistant loul particuliörement sur ['indication des mesures sanitaires, qui lui paratlront propres ä com-battre l'öpizootie. Le vötörinaire sanitaire so guidera, bien entendu,
d'apivs lagravitö ei l'extensi.....le la maladieel d'aprös los conditions
locales; 11 conseillera simpletnenl l'isolement, la söquestration et la dösinfection; il se prononcora sur la question de l'utilisation laquo;in lait (art. 3, 4, L. 21 juill, 1881 ; art. 3, 4, D6c. Ii nov, 1887).
La döclaration, qui est, comme dans les autresmaladiesconlagieuses obligatoire non seulement pour Irs propriötaires, gardiens et döten-teurs, mais aussi pour les vötörinaires et autres personnes appelöes ä donner des soins aux animaux, est souvenl aögligöe dans la pratique par les diverses personnes ([ni sonl tenues de la faire. Bien mieux, il arrive fröquemmenl que des heles malades ou ä peine gueries ou con-taminöes seid, vendues clandestinement, et vonl ensuite dissöminer la conlagion. II arrive sonveni aussi i|iie le lait des malades est utilise, vendu pour l'alimentation des personnes, etc, Ce sonl la des infractions graves qu'il Importe de rcndre do moins en moins fröquentes. D'ail-leurs, onencouri les sanctionsödictöes par la lol, quand on ne declare pas, quand on ne tienl pas ses animaux isolös et söquestös, quand on les vend, etc. (Voir ci-dessus circ. min. -2i) mal IHHi et 10 avril 1894).
Constatation de la maladle. — Aprös la constatation dela (lövre aphteuse par le vötörinaire sanitaire, le pröfet, ayant relaquo;ju son rap­port, statue snr les mesures ii prendre (art. b, L. il juill. 188J ; art, 5, Dec. i-J nov. ISST;.
Art.20 (Dec. 22juin iSH2). — Lorsque la flövre aphteuse est constaloo dans une communo, le preiet prend im arröld porlant declaration d'infection des locaux, cours, enclos, herbages et pAtures dans lesquels se trouvent les ani­maux malades, et determinant le periinetre dans tequel l'ari'ete sera appli­cable. Get arrel.e est iHililiö aux maires de la conmmne et des comniuncs limitrophes. II est, puldie et al'licln'.
L'arrötö declaratil' d'infection, pris a lasuite de la constatation de la maladie, et sur l'avis du vötörinaire deleguechcf du service sanitaire döpartemental, indiquera le pörlmötre infectö tlans lequel devront etre appliquöes les mesures sanitaires, 11 sufflra que l'arrötö prefec-toral declare infectösle local, la cour, l'enclos, l'herbage ou la pftture dans lesquels se trouve l'animal malade, et aussi, bien entendu, les animaux du meine proprielaire on de proprietaires didererds qui ont
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•IKVIIK AI'HTKISK.
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cohabitö avec l'animal malade el onl pu recevoir de lui des germes dn tnaladie. Ainsi, pur example, si des ötables appartonant ;i diverses per-suimes onl une cour eoiTiinunc on im pAturage eominun, e( quo la flövre aphteuse vienne ii se manifester sur les anlmaux de rune deoes ötables, toutes devronl 6tre comprises dansladöclaration d'infection, De plus, si la lii'vre aphteuse ost constatöe sur quelque animal dans une pamp;tura commune, ladöclaration d'infection englobora la pfttura tout entiöreet tons los animaux qui la fröquentont. Toutofois, le pörimötre döclarö
infoctö sera [gt;ius Ötendll dans eerlaines circoiislaiiees. Quand plusieurs
cas de inaladie se produisent simultanöment dans une commune, il est presque certain qu'avanl l'intorvention de l'autorttö, los bötesmalades avaieni i'ii' deja en contact directou indirecl avec los autres bestiaux de la localitö el quo oombve de ceux-ci soronl altoinls a leurtour dans mi dölai rapprochö; il impoiie done do les immobiliser pour qu'lls ne portonl pas la maladie au dehors, ei dans ce bul on ne doil pas liösiter, en pareille circonslanco, a döclarer infeetöe la localilö tout eidirre (Voir circ. min. 10 avril 1894).
Mesures de sequestration, d'isolement, de quarantaine. — Cea mesures sonl indiquöes dans les articles ;{, 4, 13 de la loi du 2! juillet IS8I, dans les articles 3, 4, 15 du decrel du 12novembre 1887 et dans les articles 30 ei .'il du döcrel du 22 juin 1882. Les articles ;!, 't et i.i de la loi de 1881 et les articles 3, i et IS du döcrel du i^ no-vembre 1881 prescrivenl la Sequestration et l'isolement, ei prohibent la vente ainsi quo l'exposition en vento des animaux malades et des suspects; et cos mesures sont obligatoircs avanl l'intervention de I'administration.
Akt. 30 (D6c. 22 juin 1882). — l.a declaration d'infection entralne rappli-catlon dos dispositions suivantes :
lquot; Mise en quafantaine des locaux, cours, enolos, herbages et pdtures dö-dares infocles, iinpliquant (hM'ense d'y introduire des animaux sains des es-peces bovine, ovine, caprine et porcine; dönombrement et niarqne de ceux qui s'y trouvent.
Par exception, s'il est necessairo de conduiro les animaux malades ou sus­pects au pdturage, la route qu'ils doivenl suivre est döterminöo par un ..rrete du maire; oette route est marquee par des poteaux indicateurs, ainsi que los limites du pdturage dans lequel les animaux doivent dtre cantonnös; apres la marque, les animaux de travail qui outete exposes a la contagion peuvent Atro utilises sous les conditions detcrminees par le maire, apres avis du veterinaire sanitaire do la circonaoription. II est delivni par le maire un laissez-passer indiquant les limites dans lesquellea la circulation desdits animaux est auloriscc;
2quot; .Vvertisscmcnt de l'existenco de la llevrc aphteuse par un ecritean place a l'entröe prinoipale de la forme et des locaux, cours, enolos, herbages et pAtnrcs intectes;
'Squot; Visitc et surveillance, par le veterinaire sanitaire, des locaux, cours, en­olos, herbages et pAtures de la leime ou de l'ötabllssement on la maladie a ele couslateo;
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MALADIES C01NTAGIEU8ES BACTERIENNES.
4deg; DcliTiniiKiticm des routes, olieinins et sentiois t'enncs k la circulation dos animaux BUBOsptibles de oontraoter la licvre aphteuse ;
;i0 Däfense de faire sortir des locaux inl'ectös des objets ou raaliöres pou-vant servir de veiiicLiles a la contagion, lels ijiie : pailles, fourragdS, litieres, l'uniiers, couveitures, liaruais, etc. ;
ö' Interdiction de däposer les fumiers sur la voie pablique et d'y lalsser ccoulei'les parties liquides des döjccliüiis; obligation de trailer ces mulieces coiil'oriiieiiieut aux prescriptions des arrelös administi'atit's;
7deg; Interdiction de laissor [xhuitrer daus les locaux infectös, les houchers, niarcliaiuls de bestiaux, cttoute personne non pteposee uux soins ä donner aux anirnaux ;
8deg; Obligation, pour toute personue sortant d'un local infticte, de se sou-rnettre, nolaniment en ce qui coucerne les cbaussuros, aux mesures de disinfection jugdes näcessairos;
0deg; interdiction de vendre les animaux malades, si ce n'est polir la bouebe-rie, auxquols cas ils doivent elre conduits direclemeiU a l'abattoir par des voies indiquecs a l'avauce.
La meine interdiction s'applique, pendant im delai de quinze jours, a ceux qui out etc exposes a la contagion.
Dans le cas do vente pour la boucherie, il est delivre un laissez-passcr, qui est rapporto au maire, dans lo delai de cinq jours, avec un certilicat attestant (pie les animaux out 616 abattus. Ce certificat est delivre par I'agent pnipose a la police de l'abattoir, OU par l'autoritä locale dans les communes oü il n'existe pas d'aballoir.
Les animaux Iransportes en vue de la boucherie doivent avoir les pieds tamponnes; ils ne peuvent ötre transportös qu'en voiture ou par cbemin de fer.
Art. 31 [Oio, ä2juin 1882). Lorsque la lievre aphteuse prend un carac-tere envabissant, im arretö du prel'et interdit la lenue des foires et marcbes, les reunions ou rassemblements sur la voie publiqueou dans les cours d'au-berge, ayant pour but I'exposition on la iiiisc en vente des animaux des es-peces bovine, ovine, caprine et porcine.
Toutefois, il est fait exception pour les marches inlerieurs des villes ayant des abattoirs.
II est nöcessaire de söparer, si on le pout, les animaux malades des sujels encore sains. Si plus lard la maladie se döclare sur ties sujets regardös jusqu'alors comme sains, on devra immödiatement les 611-ininer et les ineltre avec Irs malades. Los animaux alnsi isoles seront inaintenus söqueströs, etlespersonnea chargöes de les soigner öviteront de transmeltro l'affoction a ceux qui sont sirapleraent suspects. Ges derniers pourront au besoin ne pas ötre söqueströs et ötre aimplement cantoniics. Si la Sequestration et 1'isolement no peuvent pas elrc appli­ques dans 1'habitation meine, si le propriötaire n'a pasä sa disposition les locaux sul'lisanls, on se contenlcra d'un simple caiitonnement; el on conduiia, lorsque la saison le permeltra, les animaux suspects, et ni6me les malades, au pftturage. Cello maniere d'agir pent, grace it certaines precautions, paivr aux dangers de l'extension. En consequence, on däsignora pour les animaux malades des pätnrages speciaux, en ayant soin de concilier aulant que possible les interets des propriötalres
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NEVRE /VPHTEUSE.
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avecl'intörölgönöral ol avecles nöcossitös de In lol. En outre, lea trou-peaux inrocWs devi'onl, ötro conduits i\ ces pAturages par des chemins particuliors, dont lt;jii intordira la circulation aux animaux sains si toutefois la chose est possible. Le chemin affectö aux animaux malades (in suspf'(;ls sera döterminö par arrötö du maire ; il devra 6tre marquö de poteaux indicateurs, el il on devra ötre de memo des limites du oan-tonnement, En usanl du cantonneraent, on pourra aussi isoler, dans los päturages, les animaux encore sains des BUJOtS malades. I.es ahrcu-voirs communs, les pamp;turages communs, et, autanl que possible, les chemins communs seront interdils aux malades. La söquestration et le cantonnemont ne doivent pas durer longtemps; on les lövera quinze jours apres In guörison du dernier cas,
Les malades et les suspects ne pourront pas ötre sortis des lieux nii ils auront ötö söqueströs ou cantonnös; leur exposition en vente et leur exportation continueroni done a 6tre formelleraent interdites jusqu a la lovöe de la declaration d'infection. Cette interdiction de ia, mise en vente, de tnöme que les autres pröcautions, s'appliquera aux animaux ovins, caprins et porcins malades on suspects, comme aux bovins. On pourra cependani autoriser Ia vente dos suspects, et möme des malades, pour laboucherie; mais dans ce ras les animaux devront 6tre conduits ä l'abattoir entourös de certaines pröcautions et d'une bonne surveillance. Les animaux malades et les animaux suspects peuvenl en toul temps, meine avanl ia levee de la declaration d'infection ötre vendus pour Ia. boucherie, mais pour cette destination settlement. II Faut alors une autorisation du maire, qui dölivro un laissez-passer valable pendant cinq jours, lequel laissez-passer devra ensuite lui etre rapportö dans ledil dölai avec un certiflcal attestanl que les animaux mil 6t6 abattus, Ce certiflcal sera dölivrö par l'agent pn'pcise ä la police de l'abattoir ou par l'autoritö locale. Les animaux simplcruenl suspects seront conduits directement a l'abaltoir par lose hem ins les plus courts, indiqudsd'avance; cl quanl aux malades ils devront ötre transportös en voiture ou en chemin de fer, et ila auront les pleds lampunnes; on pourra d'ailleurs parfoia autoriser I'occision sur place, des malades, pour laisser ensuite livrer leur chair a la consommation, on ayanl soin de trailer les viscöres, abats et issues, comme il a ötö dil plus haul.
Lorsque l'arrötö döclaratif d'infection a ötö pris, on doil appliquer en outre les mesures suivantes, jusqu'ä ce que l'adminiatration ait prononcö la levöe de la declaration d'infection, Les locaux, cours enclos, herbages et pfttures döclarös infectös doivent ötre tenus en quarantaine; les animaux bovins, ovins, caprins el porcins qui s'y trouvent, laut suspects que malades, doivenl ötre dönombrös et, marquös, et on ne pourra pas les döplacer pour lessortirdu pörimötro infectö. L'autoritö fern exercer une certaine surveillance en vuo
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MALADIES C0NTAGIEU8E8 DACTERIENNE8,
d'assuror l'exöcutlon des diverses mesuros. Ls vötörinaire sanitairo
visitcra et sneveiiloi-a les lienx, les fernies, les cliililissemenls et les localitös infectöes, ei tiendra ['administration au couranl des progrös ou de La döcroissance du mal,
La maladie apbtousQ (Slant gönöralement bönigne et oxcoptionnelle-raenl mortolle, Ixormis dans les oas oü eile s'accompagne do flövrc intense el de calarrhe intestinal, le vötörinaire sanitaire ne pourraja-uiais demander l'abatage des animaux qui en seronl atteints, Si cepen-daul, a la suite d'une complication, la mort survenait, on ne dovrail paspermettre ['utilisation de la viande des animaux qui auraienl suc-ooinbe; les cadavres seraienl livrös a l'öquarrissagG ou enfouis, apres aviiirote pröalablementdöpouillds;car,dans ionslescas, la livraisonde la peau au commerce devra ötre permise, aprös dösinfection par une immersion dans une solution do sulfate de zinc ou d'acide phönique a 2]). 100, ou toute anli'e plus active, teile quo la solution a 2 p. 1000 de suldime.
Lorsque los animaux du voisinage soront exposös ö 6tre contaminös, 11 sera bon que l'autoritö prövionne du danger h's propriötairea inle-ressös, par des avis, par des Instructions, par des afflches. D'ailleurs
des eeriteanx portant les .....Is ßövre aphteuse devront 6tre placös a
l'entröe deslieux infectds. Dans le perimölro declare inreete, I'adminis-tration aura le soin, sur l'indication du vötörinaire, de determiner el de faire, connaltre au public,aux voisins,les routes, cbeminset sentiers lermos ii la circulation desanimaux susceptiblos do contracter la flövre aphteuse. Apres la mai'que, les animaux de travail, ipii out (''te exposes ala contagion, pourront, Lanl qu'ils ne seront pas malades, otd la condition qu'ils seront tenus isolös des malades, 6tro utilises, avec l'autorisation du maire, el suivanl les rögles qu'il flxera, aprös avis du vötörinaire sanitaire de la circonscription chargö do la surveillance du perinieti'e infeetö. En ce cas, lo maire dölivrera un laissez-passer [ndiquantleslimites dans lesquelles la circulation desdits animaux sera aulorisee; 11 conviendra d'ailleurs dese montrer prudent toul en elanl toli'ranl; il conviendra notamment d'imposer toules les conditions jugöes nöcessaires ou utiles pour qu'onne dissömine pas la contagion, ot do no pas hderer 1'utilisation des animaux suspects horsdu pörimötre infectö ou bors du territoire döpendanl dos fermea infectöes. 11 sera d'ailleurs veillöö ce qu'aucune infraction no soil commise aux rögles stipulöes, et notammentö ce qu'aucun animai döjö alteintde l'affection no soil utilisö. En aueun temps, el sous aueun prötexte, on ne pourra faire sortir des locaux infeetös aucun objot, aucune matiöre pouvanl
servir de vidiieade a la contagion, lids ijiio pailles, fourrages, lilieres,
Inmiers, couvertures, harnais, etc. Toute personne sortant d'un local infectö sera tenue de so soumettre, notamment en ce qui concerne
les mains et les clianssuros, anx mesures dedösinfection jugöesnöces-
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FIEVRE APHTEU8E.
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saii'cs, dose hiverles mains, donettoyeroude changer de chaussures, etc. Los matiercs ouobjets, ([no Ton voudrait döplacer,ne pourraienl l'ötre quo plus tard, apivs la loveo do la doolaratiou d'inlocliou et apros la disinfection,
I'mo question, qui a une asso/. grande importance el snr laquelle le vötörinaire doit se prononcer, c'est celle qui a trait ö ['utilisation du lait, Doit-on permettre la consommation du lail provenant de bötes alteintes do flövre aphteuse? Cette question a ötö vivement döbattue; eile a oto rosohio dans drs sonsdiHomils par lesauteurs, qui prösentent tons a l'appui de lour maniöre do voir des fails d'obsoi'vation plus ou moins nombredx el plus ou moins exactement observes. Pour mon compte, je crois qu'on pout gönöralement permettre l'usage du lait provenant d'animaux altoinls do liovro aphteuse, tout en obligeant les propriötaires a lo faire bouillir avanl de le livrer ä la consommation, ou en recommandantaux populations qui I'utiliseraient do lesoumettre ii rohulUtimi avanl d'on faire usage; c'esl l;i niio procaution essentielle (]iril Importe d'ailleurs de ne jamais nögliger dans los cas douteux, quand la mamelle est malade. Nöanmoins il semble bien que I'inter-diction contenue dans ['article 30-8deg; (In döcret du 22 juin 1882, visant Irs maiioros el objels pouvant servir de vöhicule a la contagion, doit iH.ro considöröo comme s'appliquant an lait, Anssi pourrait-on exiger quo celui qui provient de hotes malades iVd utilisö dans la ferme, apros olndlithni, pour ia nourriture dos animaux ou dos personnes. I,a sortie de ce lail devraitdonc ötredöfendue; et, quand los populations d'nno localitö, d'uneville, soul exposöes äon recevoir qui provient de hotos attoinlos do hi cocolte, il onnviomlraii que ['administration les invilätii ne le consommer qu'aprös ['avoir fait bouiliir.
Enfln, il est interdit do döposor los fumiers dos locaux infectös sur la voio publique et d'ylaisser öcouler los pari ies liquides dos dejections, qui peuvententralnerdes germes; cos maliöresdoivent ötredösinfectöes ou inul au moins abandonnöes ö la putröfaction pendant un certain tempslaquo;
Kiillaii-il interdire, dans tons los cas, aux propriötaires d'introduire, dans [eurs locaux, des animaux susceptibles de contracter la cocotte, laut quo dnre l'öpizootie? L'afdrmative n'est pasma maniöre de voir; los propriötaires devraiont etre laissos libres d'introduire de nouveaux animaux, ii condition qu'ils los isoleraient, qu'ils ne los exposeraient pas ala contagion, qu'ils ne [es mettraient pas avec los malades. Mais la prohibition de ['article 30-lodud6cretdu22juin 18^2 est expresse; jusqu'iila Icvi'o de iadöclaration d'infection, il estdöfendu d'introduire, dans le pörimötro di'tdare infectö, des animaux sains dos espöees bovine, ovine, caprine et porcine. 11 est egalement interdit de laisser ponetror dans les locaux infectes, les bouchers, marchanda de beatiaux et tonte personne non pröposi'C aux soins a donniTaux animaux. Les
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MALADIES CONTAGIEUSES BACTfiRlENNES,
vötörinaii'es seuls pourront d'aillours traitor los animaux malades.
Les foires et los marchös tenus dans le voisinage on dans les lieux infectös dovronl ötre surveillös aveo soln. D'aillem's, quand la maladie aura revötu un caractöre eavahissant, Ic pröfel pourra prendre un arruU', pour Lnterdire, dans la localitö infectöe, latenue des foires et marchös, les röunions ou rassembleraents surla voie publique ou dans les cours d'aubergcs ayantpour but ['exposition ou la nu^v en vente des animaux bovins,ovin8, caprins et porcinsqui ne sont pasoompris dansle pörimfetre döclarö infectö. Toutefois, les marchös intörieursdes villes ayant un abattoir continueronl ii 6tre tenus, sauf ä appliquer les regies pröcödemraent indiquöes, si des cas de Qövro amp;,phteuse y s(jnt constates.
Lo pröfet du Calvados prenait jadis (1894) un arrötö contenant les prescriptions suivantes: les animaux en pai'tancedes cantons suspects soronl accompagnös d'un certiücat de santö, n'ayant pas plus dedeux jours de date, dölivrö par Ic vötörinaire sanitaire local, qui les aura visitös ehe?,l'expöditeur ou sur le marchö, el d'un certiflcat du maire de la commune d'oü ils proviennont, döclarant qu'il n'existe pas de tievi-e aphteuse dans la localite ou que le dernier arrete döclaranl
infectöe u......u plusieurs exploitations de cette commune est rapportö
depuis huil jours; ces animaux seronl marquös, aux ciseaux, de la lettre V sur l'öpaule gauche, par le vetörinaire qui les auro visitös, etc.
Lus mesures d'isolement, söquestration el de quarantaine sonl applicables Lantque l'arrötö döclaratif d'infection n'a [las ötö levö.
Inoculation. — La ßövre aphteuse ölant une affection inoculable, et l'inoculation communiquant aux animaux une maladie, qui leur conföre cependanl une immunitö au moins passagöro, il y aura lieu de conseillercette pratique [quand on ne pourra pas isoler les sujetssains des animaux malades), dans le bul d'abröger laduröe de l'öpizootie. 11 esl liien entendu que l'inoculation nedevraötre conseillöe que pour les animaux de la forme infectöe, qui soronl exposös a la contagion; on la pratiquera, en employanl un des procedös pröeödemment indiquös. Dans ces conditions, il semble que cette mesure nepoul ötre incriminöe pur personne.
Desinfection. — Lorsque la lievi-e aphteuse a disparu d'une loca-litö, d'une habitation, etc., quand olle a ötö constatöe accidentellement dans im marchö, dans un Neu quelconque, etc., il laut faire proeöder a one desinfection convenable, car, ainsi qu'on l'a vu, le vims pent se conserver un certain temps, une quinzaine de jours environ, a la surface des ramp;teliers, des mangeoires, etc. 'inns les objets souillös doivent ötre dösinfeetös; les fumiers doivent ötre mis en tas hors de l'habitation et abandonnös a la fermentation ; les locaux, les vöhicules, les ötables, doivenl ötre neltoyös el laves avec une solution dösinfec-tante d'acide phönique ou autre ; on peul dögager des vapeurs
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FlfiVaE APHTEU8E.
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sulfureusos dans lour intöriiMir. Ijii dösinfoction doit dtre faito confor-mömentaux rögles tracöes dans l'arrötö ministöriel du li mai IK83, notamtnent dans son article 20,
Pour les locaux eile a lieu de la maniöre suivante;
1quot; On devra arroser sur place, avec un liquide däsiareclant, les litiöros et les fumiora contenus dans l'ötable, ainsi que les restes de fourrages laissös dans les mangeoireset räteliers; puison lesenlövera, pour les enfouir au las de furnier comniun.
ä0 On lavera önergiquement, avec un liquide disinfectant, le sol, les mnrs, jnsqu'ä une hauteur de 2m,80, les mangeoires, les pamp;teliers, les söparations, les seaux, les barbotoires et tous les objets qul ont pu etre'souilli'S par la bave des malades on les prodnils morbides de lenrs pieds; ensuiteongrattera les mangeoires, les ramp;teliers, les söparations, le sol, les nines et Ions les objets snnillrs sonmis an lavage desin-I'oelanl; puis on lialayera toutcs les surfaces avec un balai dur, el enfln on fera un nouveau lavage desinfectant,
l.es möini's rögles scronl suiviea pour la dösinfection des vöhicules, charrettes, wagons el bamp;timents de transports,
3deg; On fera ensuitedes fumigations au chlore on a I'acide sulfureux, el on rn prolongera I'action pendanl deux jours; aprös quoi on venti-lera pendanl une semaine,
4deg; lt;in saupoudrera le sol avec duchlorure de chaux,
iiquot; On dösinfecterales ruisseaux, rigoles et conduits d'öcoulement des purins, ö, l'intörieur et ü l'extörieur des habitations, par un bon net-toyage suivi dun lavage avec un liquide desinfectant.
Los cours et enclos, les champs de foire ou de tnarchö, surtout les emplacements occupös pur les malades, seront nettoyös et arroses avec un liquidedösinfectant, tel que la solution d'acidesulfurique,etc.; d'ailleurs, squot;il y a possibilitö de les laisser inoccupös pendant uno quinzaine de jours, la desinlcetion sc fera d'elle-möme par l'inQuence des agents physiques. Les pamp;turcs, les chemins, Irs herbages et les abreuvoirs seront desinleetes de meine par les agents physiques : toutefoislesabreuvoirs seronl vidösetlavös avec un liquided6sinfectant. Les fumiers el los purins seront abandonnös a la pulrdfaction pendant deuxö quatre semaines, avant d'etre transportös et utilises, etc.
I^es solutions dösinfeetantes ö, recommander sonl :
1quot; La solution a 2 p. 100 des aeides sulfurique, chlorhydrique, a/.o-tique;
2deg; Lemölangede solution de sulfate deeuivreö 8 p. 100 avec parties ögales d'une solution a 2 p. lOOd'acide sulfurique;
I!quot; La solution ii 'i p. 100 d'aeide phönique ou de eivsyl;
•V La solution de sublime ii 2p, 1000 ou uu melange decelto solution el d'ime solution aeide ii 2 p. 100, etc.
La lievre aphtouse ayantetr signalöedans le,deparieinentde laSeine,
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MALADIES CONTAQIEUSES BACTER1ENNES.
le pröfet de police a prescrit (ordonnance 7 marsiSQß) la dösinfeotlon periodique (murdi et viüidredi) de tons les lociiux (marchands, aubor-^#9632;'isles, etc.), oü onl söjournö des bostiaux,
Levee de la declai^ation d'infection. — La döclaration d'infec-lion nc peul 6tre levöe par le pröfet que lorsqu'il s'est 6coul(3 quin/.e jours, sans qu'il'se soil produit an nouveau eas de liüvre aplilouso, et apres constatation par le vötörinaire sanitaire de l'accoinplisseineiit de toutes les prescriptions relatives ä la dösinfection (art. 32, Dee. 22 juin 1882).
Ence qui concerne les concours rögionaux, le tninistro a döcidöqu'ä 1'avenir les cerlillealsx etörinairesäpi'oduire, ö l'appui des declarations d'animaux, devroni constater que, depuis quatre semaines, il n'a pas ('ii'' signalö de ras de ßövre aphteuse chez I'exposanl, non plus que dans an ravou de 'i kilmnelres.
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CHAP1TRE IV
n LAVELKE.
La clavelöe, encore appelßo picoite, variole iln mouton, est imo
maladie sp6ciflque,caract6risee par......öruption cutanöe de j)iislul(.'s,
qu'on a coraparöes ii la töte d'un clou, el quelquel'ois par une öruption sur certaines muqueuses. KIlu esl contagieuse, virulente, inoculable, #9632;in moyen du virus contenu dansses pustules, auquelon donne lo nom ie c/aveau ou de Lymphe ctaueleuse, Elle esl enzoolique o\i dpizoolinue; olle estspöciale aux animaux petits ruminants. Elle peut occasionner parfois des pertesassezimportantes; eile setermine copendanl le plus ordinairoraenl par la guörison, ei conföre ['immunity, centre une seconde atteinte, aux animaux qui se t'ötablissent. On donne le nom do clavelisation ii l'inoculation experimentale du claveau, pratiquöe dans le IhiI de produire nur maladie localisöe cl bönigne chez las animaux, qu'on veul ainsi preserver de la clavelöe naturelle.
Les öpi/ooties de clavelöe ontötöjadis et sont encore fröquentes de nos jours; la maladie rögne en permanence dans certains pays, en Algörie parexemple, ot eile est ordinairemenl bönigne, dans la pres-qu'tledes Balkans, dans les prineipautös Danubiennes, en [talio, en Espagne, et dans certaines rögions du sud de la Franco. Par suite de la cölöritö et de la multiplication des relations commerciales, la variole
da mouton a ötö de nos jours fröquei.....ent introduite en France,
dans des regions indemnes, par des animaux venanl d'Algörie, d'lis-pagne, etc.
I. — Symptömes.
Les auteurs ont ötabli des divisions, pour faciliter 1'etudede I'affeclaquo; tion; ils on) distinguö : une clmelie bönigne, rigulidre, discrdle; une clavelie maligne, irrdguliöre, conßuenle; une clavelöe naturelle, span-tanie, accidenlelle; une clavelöe inoculöe; une ckwi'li'r, volante; une clu-vi'lec simple; une clavelöe compliguöe; une clavelöe pourpröe; une clavelöe cordöe; une clavelöe de pmiiif}i:', de srnnnlr, dr Iroisicmc
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MALADIES C0NTAG1EUSES BACTERIENNE8,
litnrr, etc, Mais ces distinctions, artificiellos pour la plupart, n'ont pour rösultatque de jeter la confusion elans ['esprit etde rendre dil'li-oile a retenir ce qui esi trös simple. Alia de n'oublier aucun detail, sans 6tre pourtanl exposö ii trop de pedites, raquo;m peut ötudier d'abord l'övolution de la pustule claveleuse; en second lieu, la marche ile la maladie sur un individu; en troisi^me lieu, la marche de l'affection dans un troupeau, et en quatriöme lieu, la marche d'une enzootie ou d'une Epizootic lt;1(; clavelöe.
Caracteres et evolution de la pustule claveleuse. L'örup-lion claveleuse se produil a la surface de la peau el quelquefois sur less inuqueuses (buccale, pituitaire, conjonctive, etc). Quela maladie ait ill' contractee naturellement,ou qu'olle suit le rösultat d'une inoculation locale, la pustule claveleuse de la peau evolue de la m6me EaQon. L'öruption outanöe peut se montrer dans diverses regions du corps; eile se produil a la surface du derme et consiste d'abord en uno inflam­mation congestive, qui esi ensuite aecompagnöe d'exsudation, de vösi-culation on de pustulation; puis l'öruption se döforme, se dötruit peu a peu. On peut done reconnattre trois periodes dans Involution de la pustule claveleuse : une pöriode congestive; une p6riode exsudative ou söcrötoire ; une pöriode de dölormation, dans laquelle la pustule se dessöcbe, se cicatrise et se desquame.
La periode initiale ou periode fruptive est caracterisöe par I appari­tion d'un point, d'une lache rouge, d'une ecchymose, ft la surface da
derme, visible a Iravcrs l'öpiden.....|iii la recouvre. Getto ecchyraose,
qui est due a une congestion du corps papillaire du derme, provoqu6e par I'action ilu virus inocule expörimentalemenl ou venant s arrdter la aprfes la contagion el I'absorption accidentelles, est |iltis ou moins coloröe, plus ou moins rouge. Au döbut, la rougeur disparait suns la pression digitale ; ensuite eile devienl plus foncöe. L'ecchymose clave­leuse esi plus mi moins ötendue ; sa dimension varie depuis celle d'une lentille jusqu'h cello d'une piöce de cinquantc centimes; eile peut m6me devenir plus considörable, mais alors olle rösulte ordinairement de la fusion de plusieursecchymoses qui se sent produites lesunes ö cote ties a ill res el qui övoluentensuite simultanöment. La lache est, dans ces cas, plus ou moins irröguliöre dans son contour, tandis que les ecehymoses simples sont assez rögulieremenl arrondies. L'ecchymose initiale devient peu ä peu plus grande, plus rouge el convexe; eile devient de plus en plus saillanle, saus aequerir pourtanl, uue idevalion einisi-dörable. Elle s'arrondit, eile devient dure, rösistante; eile donne la Sensation d'une nodositö intöressanl l'ßpaisseur de la peau; eile constitue bientöt uue ölevure hömisphörique. Toutes ces modifications so produisent en trolsou quatrejours. L'ölevure, arrivöeäcet 6tat, est encorerougeätre,vineuse,bleu6,tredans toute son ötendue, sansdöpres-siuu ui proöminence au centre. La periode eruptive touche a sa I'm et
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CLWELfiE.
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döjü hx prriodf st'cyi'toira a. comnmncA*. Dejii le produil, Dxsudö paries vaisseawx du denne, s'est Iraye un passage ä travers les couches int'e-rieures de l'öpiderme et ost venu se logcr dans sa eouche raoyenne. Par consequent, quatreou cinqjours aprös ['apparition del'ecchymose, l'öruptionsti transforme eu pustule ou en vösicule, se creusant d'une ou do plusieurs logos, dans lesquelles so ramasse le produit virulent; ou bien unogrande quantitö de iymphe s'aocumulant rapidoment sous l'öpiderme, qui ost soulovä en masse, il en rösulte une vöritable ampoule, une veritable iililyelöne |dTis ou iiioins ötendue et unilo-oulaire,
En outre do la pustule ou do la vösicule principale, qui se forme dans une laehe ecchymotiquo initiale, et qui ollVe mi volume plus ou moins considerable, il so produil, souvent, dans sou voisinage, aux depons dc la ineine taclie, de tres polites pustules ou minuscules bou-tons (sortes do petits grains blanchätres ou jaunfttres), qu'on aper^oit ä poiuo.
La pustule claveleuse, une fois form6e et remplie de claveau, ost dis-co'ide, arromlie ou aplatie ;eiles'afTaisse pen a pen et semble s'elondre ; ellc pcrd pou a pen sa coloration primitive ; ollo'devient grisätio,blan-chätre ; olle est arooleo ; eile contiout un produit scrcux, clair, limpide, parfois jaunamp;tre. Son volume varie depuis celui d'une petite lentille jusqu'b. celui d'un haricot et memo au delä, ear il pout arriver quo des pustules, döveloppöcs les unos a ciMo des autros, fiuissent par se confondre en une seule masse plus ou moins irröguliöre. La pustule simple est reguliere dans sa forme ; eile est aplatie a sa surface, et son pourtour est circulaire. La pustule claveleuse ost recouverte par une pollicule grisätre, epidermique, imbiboo do serosite, qui la gonfle et qui parfois suinte an dehors a travers cette membrane pmtectrice. Souscette pellicule est accumul(5 1c claveau, dans les logos multiples do la pustule. Si on enlöve l'öpiderme qui recouvre la pustule, on obtient un suintement do Iymphe plus ou moins abondant. An debut co produit est parfois strio do sang ou sanguinolent ; ma is bientöt il devierd limpide et clair; il ostincolorc ou jaunätre, jauno pailloouun peu i-oussatre; il ost pauvre eu ölcinents liguros. Lc fond de la pustule, ainsi mis a döcouvert, apparail rouge, pointillö on cul-de-do; il oll're des vacuoles plus ou moins norabreuses. Une fois ouverte, celle-ci se recouvre promptement d'une eouche protectrice, qui so forme aux depons du produil qu'ollo donue et qui se coucrelc en eroule, au-dossous do laquelle son evolution se poursuil ensuite. Cost le moment, on la poriodo do s6cr6tion commence ot oil la pustule est caraclorisee commeil vient (retro dit, qu'il fautchoisir pour recueillir le claveau.
Au bout dc deux, trois, rpiatro jours, la pustule so modiüe,s'aflquot;aisse, sedeprime, deviont moins riebe on produit virulent, plus secbe; le claveau so trouble, s'epaissil, deviont moins abondant, blancliätre,gri-
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MALADIES CONTAGIEUSES BAGTERIENNES.
sain!, jnii'ilornic, suns ccsser pourtant d'elre virulent; la (toiHc alle-möme renferrae le virus.
II i'si ii remarquer que, pendant l'ötö, la pustuloclaveleuso parcourt plus rapidement sos pöriodes. Du restß, olle ne prösente pas toujours los caractöres qu'on vient de lui reconnattre; ellereste parfois noiramp;tro ou violacöe, dure, ne söcröte paa de claveau ou ae donno ö l'incision ([u'lih pi'oduil sanieux; eile ne se creuse pas alors de logos suus-epi-dortniques; eile intöresso plus profondömont le derme et s'accompa-gne quolquefois de gangrene locale.
Quand c'esl une vesiculo ou ampoule qui se forme imv döpens tie l'ecchymose Initiale, c'esl que l'inflammation a ätö trös superflcielle. La vösiculequi se tnontre surloul :iii\ rögions oti la peau est Une et gouple, a la region des organesgönitaux du male. |iar exemple, övoluo jilus rapidement et prösente dos caractöros un pen diiTörents. Elle ost plate, grisätrc ou jaunamp;tre, parfois transparente, tlucluante :i la pres-siou; eile eiuilien! du claveau söreux; eile est formöe d'une seule löge; mais, si on enleve l'öpiderme, on constate que sou fond est arrolo comme celui de la imMule. La vösicule claveleuse n'esl done qu'une pustule döformöe, donl les logos se soul confondues, par suite do la des-truction de leurs cloisons. Quoi qu'il en soit, cette forme de l'öruption claveleuse se dötruit plus rapidement que la pustulo proprement dito. Si on I'ouvro, la plaie qui en resultc se couvre d'uno croüte etsecica-triso vite. Si on lui laisse suivn; sou eours, elh; s'ouvro et sou contenu s'öchappe par une fissure qui se produltä traversl'öpiderme, puis la cicatrisation a lieu promptement. Hi si eile ne s'ouvro pas, son oontemi esl resorlie en partie OU transsude ä leavers l'öpiderme ra-molli, puis la cicatrisation a lion tout aussi rapidement, L'öpiderme s'affaisse, so röapplique sue le dei'tne; un uouvol 6piderme so forme et chasse I'ancien. La cicatrice rösultant de ce travail ik^ laisse aucune trace dans 1'avenir, tandis qu'il n'en est pas do iiieme de cello qui so produit apros revolution (rune, puslule lu'opremcnt dite. Gelle-ci dure d'ailleurs plus longtemps ; sa cicatrisation et sa desquamation soul plus tongues a se produire.
Arriveo a la periode de döclin, la pustule so deformo, s'aplatit en mönio temps quo sou couleiiu s'epaissit ; olio cosso do secreter; la par-tie liquide de son produit est r6sorb6eou exsudöe atravers l'6piderme. Quelquefois la pollicule öpidermique se döchire et lamaliöre söcrötöe sort, se concrete, so dessöcheäl'air et forme une croöte, on dessons de laquolle la cicatrisation se produit ensuite, et finalement la croüte so dotaelio. Le [)lus ordinairemont repidorme roste, se dosseolie, s'af­faisse, so coiivorlil on croüte gi'isätro, hruuälre. Cotlo croüte, d'atiord superilcielle, va s'opaississaul, eile est söcheä l'exterieuret encore humide en dessous. Elle s'epaissit,parco que bientötles partioules flgu-roes du claveau, qui n'ont pu elre rösorböes ui exsudoes, font corps
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CLAVELEE.
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aveo eile, et souvent möme la partie superflcielle du derme finit par entrer dans sa contposltion. Suivant que la croüte intöresse ou n'intö-resse jias 1q derme, on observe des difförences dans l'accomplissement de la oicatrisation. Quand la croüte n'intöresse pas le derme, eile osl ordinairoment peu üpaisso, eile se dessöche rapidement, et en meine temps la oicatrisation s'opöre en dessous d'elle; en sorte que, quand eile se dötache sons fornae de poussiöro ou d'äcailles, ce qui arrive liuii ou douze Jones aprös lt;|iie la söcrötion a cessö, on voit a sa. place line cicatrice rougeamp;treou vineuse, qui ne tarde pas ö se confondre avec les parties voisines. Lorsqu'au contrairo lo croöte comprend une partie du derme, olio csl plus öpaisse : eile irrite le lissu sous-jacent, eile provoque et entretientla suppuration; olle ostdötachöe, öliminöe, entraineo par le pus el hiisse a sa place mie plaie jdus ou moins pj-o-fonde,suppurante, qui se cicatrise ensuite plus ou moins rapidetnent,quel-quefois promptement, lorsque la perte de substance est pen conside­rable, d'autres fois plus lentement, quand la perte de substance est plus elendne. 11 y a done dans ces cas: nne pöriode de dessiccation, pendant laquelle la croüte se forme; unepöriode de suppuration; une pöriode d'ölimination; inn1 pöriode de cicatrisation, Ge travail pent durerde quinze a vingtjours, el la cicatrice, toujoursmarquöe et presque inde-I6bile est plus ou tnoinsapparente; eile estrayonnöe, rötractile; ellede-vient blanchamp;tre et reste glabre. 11 arrive parfoisque lacroüte intöresso profondöment le derme, qu'elle l'entralne et Inisse une plaie livide, qui so cicatrise lentement.La cicatrisationest quelquefois relardöe par suite de l'irritation traumatique des plaies. En rösumö. Involution complete d'nnc pustule claveleuso culanee pcul exiger un temps va­riable; elle pent dürer dix-huit, vingt et m6me trente jours ou au dclii.
Dans la clavelee, l'öruption peut se montrer aussi surcertaines rau-queuses, surlaconjonctive, surla pituitaire, surlabuccale, etc. Elle offre une periodraquo;! congestive, nne pöriode söcrötoire, pendant laquelle elle so presonte avec les cai'aclercs des vösicules, et nne pöriode finale. Les vösicules dos muqueuses, uno fois formöes, se dölruisent rapidement, s'ouvrent promptemenl et guörissent vite ordinairement. Pourtant il n'est pas rare que l'öruption des muqueuses, de meine du roste que celle de lapeau, s'aecompagne d'uneinflammation plus ou moins vivo du derme, circonstance qui est toujoursaggravante.
Caractere et marche de la maladie evoluant sur un indi-vidu. — Laclavelöe, evoluant sur un individu, se oaraetörise par des symptömes locaux et s'aecompagne de symptömes gönöraux plus ou moins prononcös, variables ou intensito et on gravitö, suivanl los con­ditions hygiöniques, suivanl los annöes, suivant los öpizooties, suivanl rinlensito du virus, suivanl, les saisous, suivanl les races et les Con­ditions individuelles dVig-e,de tempöramont, de constitution, d'embon-
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MM.ADIKS CONTAOlliUSRS IIAC.TKIUKN.NKS.
point, de gestation, vie. Los conditions hygiöniques et los saisons exercentune grande influence sur la marclie et la gravitö de la maladie. L'afTection est ordinaireraent d'autant moins grave quo les conditions liygieniques soul meilleuros. que les liabitations soul mieux teniies, hien aei'ees, etc. Elle est habituellement moins grave en automne et au printemps qu'en (He et en hivor. Le troid peut occasionner des repercussions, desinelaslases sur les organes internes. En ete, Terup-tiou a lieu plus rapidement, mais die pent s'accompagner de com­plications, de dermite, de gangrene cutanöe, d'inflammation disjonc-tive, de sopticömie. Les habitations mal tenues, mal aerees, i'roides, humides, etc., la mauvaise alimentation ou I'alimentation insufflsante, les fatigues, les rel'roidissements, la race amollie ou pcrt'eelionnee (les animaux barbai'ins sont moins malades que C6UX des races fran-gaises, etc^tlejeuneö-ge, ladöbilitö, lamaigreur, l'embonpointexcessif, l'etal de gestation, etc., sont autant do causes aggravantes.
Entrela contamination et ['apparitiondes premiers symptömes, il s'ecoule toujours un certain delai; c'est la pöriode äHncubalion, dont la dureo peul varier enlre quatre, Imit, dou/.e, quinze et vingt jours suivantles individus, suivant leur Age, suivant les saisons el sui-vant le mode de contamination. La periode d'iucubation est, toutes choses egales d'ailleurs, plus courte chez les animaux jeunes, ehe/ les animaux bien portants ; eile est plus courte pendant l'eto, apres 1'ino-culation exp6rimentale. VAU: esl au conlraire i)lus longuo chez les animaux vieux, deluliles; eile est plus lougiie pendant I'hiver, apres ['introduction du virus par les voies digestives ou les voies respi-ratoircs.
La maladie s'annonco par des symptömes generaux, lorsqu'elle est le rösultat d'une contagion effectuöe paries voies digestives oules voies respiratoires. Elle s'annonce au contraire par les premiers symptömes locauxde l'6ruption, quand eile a ete inoculre ; alors on no constate pas tout d'abord des symptömes febriles, mais bier, de I'liyperemic et de l'extumescence aux points d'inoculation. Quand le virusaete intro-duit dans les voies digestives ou dans les voies respiratoires. comme celaa lieu geaeralemcnt dans la pratique, on constate toujours, avant l'apparition de 1 eruption, anepäriode prodromique ou päriode d'inva-sion,qui dure un, deux, Irois, quatre, cinq jours, ct qui est caracterisee par des symptömes febriles vagues, n'ayaut une signification diaguos-tique qu'autant qu'on les observe sur des sujets coutamines. Pendant cettepöriode, on constate; de la tristesse,de rabattement(le malade porte la tete basse, roste isole, ses yeux sont eteints) ; une surelevation do la temperature geuerale et snitont de latempörature cutanee; la dimi­nution ou la disparition de l'appötit; une accölöration de la respiration et delaoirculation;l'injaction des muqueuses; unoliyporosthö.sieculanee surtout le long de la colonne vertöbrale ; la raideur des membres qui
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CLAVKl.KK
Oil
rend la düniurche lente et' hesitanto, etc. Ces symptömes SOOt plus üu nioins pi'onORCÖS ; ils vunl en s'acoeiituanl de plus en plus ; ils sout surtout tnanlfestes sur Ics auiniaux plelhoriques ; pail'ois ils soul peu inteuses el passent pr68([Ue inaperrus. Ils out une ceilaiuu importance au point de vuedupronostic ; quandilssont trösapcusös, ils annonoent ordinaireinentune ad'eelion grave, et liest hon des lors d'entourer los malades des ineilleures conditions hygiöniques et de leuradministrer, si besoin en est, des agents propres äfaciliter l'öruption.
ßienlöt les svinptömes generaux sont suivis de l'apparition des symptomes locaux, qui caractei'isent la perlodu d'tvuplinH proprement dile. Laipeau et les inuqueusesconjonctive^uccale, pituitaire, etc., prö-sentent des taches ecchynxotiques. A la peau, ces taches se inontrenl disseiniiiees im peu partout, principalement aux endruits oii eile est line, en dOBSOUS du venire, aux plats des cuisses, etc. Klles sont plus OU moins nombreuses, plus ou moins etendues, discretes et disse-minees ou conllucnles. Klles ne se montrenlpas toutes en meme temps; il s'en produit, pendant deux, trois, quatre jours, de nouvelles (sur les meines regions OU dans d'autres), qui evoluenl luutesde la meine l'a^on.
Unefois formöes, idles s'agrandissentrapidement, elles deviennent plus loncrcs, plusl'ermes, plus saillantes, [ilus convexes, et se transl'orment Irrs vite en aulant depelites elevui'cs, dont le volume varie depuis celui dune lentille jusqn'ft celui d'une piece de un franc. Les elevures ainsi lonnees continuent ä.övoluerdansl'ordre de leur apparition; elles sont discoides, plus ou moins rrguluTes, legerement convexes, unil'or-mement rouges. Au bout de deux, trois, quatre jours apres leur apjia-rilion, elles s'arroiidissenl, elles deviennent plus dures,plus resislantes et moins douloureuses; leur coloration se modlfle ensuite progressi-vement et annonce bionlöt une nouvelle phase, lapöriode secretoire, quechaque pustule atteint suivant son ordre d'apparition. Parfois la peau est plus ou niuins tuinetiee, entlaininoe, inlillree, dans certaines regions, surtout dans celles oil olle est epaisse, et oti l'öruption se fait plus diriicilemenl, dans les parties declives, a la lete, aux membres, sur le tronc,
L'öruption peut envaliir la conjonetive, la pituitaire, la Imccale, la vulve, voice meine les muqueuses profondes ; on constate alors des symplömes de conjonetivite de rhinite, (jelage, öpistaxis), de stomatite (hypersalivation, dit'liculle dans la prehension et la mastication des aliments), de gastro-enterite (diarrliee), de bronehite (toux).
Pendant la periode öruptive, qui dure de quatre ä six jours, les symptomes föbriles vont en s'atlenuant, quand l'öruption se fait bien; ils s'aggiavent dans 1c cas contrairo, quand l'öruption est contrariee, quand eile s'aecompague d'iiillaminalion dilTuse et d'inliltrationssous-culanecs plus ou moins etendues.
Les pustules, au für etämesure qu'elles passent de la periode de-
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,
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642nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES CONTAßlEUSES DACTßRIENNES.
ruptlon ii la pdriode de sicrötion, ohangent*de caractöres ; la peau est de moins nn moins tendue i.'t moins douloureuse ii leur pourtour; ellcs deviennent grisätres ou blanchamp;tres ; elles s'affaissentft lour circonle-rence et s'aplatissent sims jamaiss'ombiliquer ft leur centre. Le claveau se ramasse sous Töpidernie;ii est ßlair,liinpide,jaunfttre ouincolore: il est secrete pendantlrois, quatre, cinq, six jours ; puis, peu ft peu,les pustules oessent de söcröter et se dessöchent dans l'ordre de leur ap­parition.
Quelquefois lepiderme se döeiiire et la matiere seeretee se trans-forme en croüte protectrice, qui se dosquame ensuite apres que le travail de cicatrisation s'est opörö en dessous d'elle, Quand l'öpi-derme resto, il se ride. L'öruption s'affaisse et se convertit en une croüte jaunfttre, grisfttre oubrunfttre, qui englobe l'öpiderme etlecon-lenu de la pustule, ol qui se dötache ordinairement sans suppuration, aprös que le travail cicatriciel est accompli. Dans l'un, comme dans l'autre cas, les pustules so dessöcheni done, s'affaissenl et se racornis-senl ; leur produit forme une croüte jaunfttre, grisfttre, brunfttre ou marbree, [trotegeant letravail de cicatrisation, qui se fail en dessous; puis la cicatrisation terrainöe, la crofttetombe. Quelquefois la suppu­ration s'ötablil en dessous de la croüte ; la cicatrisation est alors plus lonte et la cicatrice plus apparente.
II se pmduil parfois, dans le cours de laclavelöe, une eruption secon-daire, au moment oü l'6ruption principale estformöe et en voie de se transformer; mais les rlevmrs, qui se ferment alors, ne seeretenl pas, etse terminent ordinairement par resolution.
La clavelec offre leplus souvent les symptömes, la marche et revo­lution qui viennent d'etre indiquöes. Dans certains cas, leruption peul selocaliser plus ou moins complötetnent a la face, autour des orifices, sur la muqueusedes lövres et des naseaux; les pustules peuvent rester a l'etat de boutons durs etaplatis; lebout du nez peutsemontrertumöfiö ainsi que les levres et la face; un jetageplus ou moins aLondant peut obstruer plus ou moins les naseaux. La clavelee reguliere dure liabi-tuellement alors de vingl ö trente jours sur un individu. Mais la gu6-rison peul etre retardee, soil parce que la saison est froide, soit parce que les pustules n'evoluenl pus siinuUanement. D'ailleurs, ainsi ([u:on l'a vu. la temperature peul modifier la marche de la maladie. Pendant les saisons douces et uniformes (printemps, automne) l'öruption est favorisee et la maladie dun; moins; pendant l'hiver, leruption se fait plus lentement, eile peutmömeÄtre arretee ; en etc la marchode lallec-tion est aceeleree, mais les complications soul a redouter. L'öruption en voie de se, former par un temps see et chaud peut etre arretee ou disparaltre sous l'influence d'un brusque changementde l'almosphöre, ii la suite d'un refroidissement, etc. Lamarehe de la clavelee est regu­liere dans les bertreries liien aerees et bien tonnes; eile esl parfois
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CLAVELEE.
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irrögullöre, eile s'accoinpagne de beaucoup de ftövre et se complique souvent dans les habitations mal tennes, dans colics oü les animaux sonl entassös. ICnfin Ich dispositions et les conditions individuelles (Ago,
-Cfc-r-M-
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temperament, constitution, 6tal d'embonpoint, plöthore, gestation, ma­ladies, etc.) peuvent, ainsiqu'on l'adejii vu,modiHer la marchederaffec-tion et l'aggraver. Dans plusieurs circonstances, et sous ['influence des
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644nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES GONTA.GIEUSES BAGTERIENNE8,
causes gönörales pr6oitöes,agissant sur les individus malades, ousous 1'inQuence des conditions individuelles gus-indiquäes, la clavelöe peut tlüiic alTector une plus grande gravitö; eile peut so caractöriser pai'dos symptömes et pai'unemarche un poudifförente de colle qui vient d'etre indiquöe, eile peul devenir maligne, noire, irrtyulidre dans son övo-lution ; eile peut se compliquer, etc.
Elle peul s'annoncer quelquefois par une flövretrös intense, accom-pagnöe de symptömes gönöraux tres accuses. La pöriodo pi'odromique peut durer paii'ois quatre, six, huit jours. On constate alors de la tris-tesse, de l'abattemont, de la prostration; la sensibilitö de la peau esl exageree ; bientöt le tcgumenl so congestionne ; la lainc s'arrache faci-lement; la faildesse va croissant. La respiration esl pressce, difficile ; l'lialeine dcvienl letide ; les animaux toussent et sont essoullles; il y a des symptömes de coryza, de bronchite, et quelquefois de pneumonie. On observe un jctage plusou moinsabondant, öpais, jannalre, grisamp;tre, striödesang, letide, qui se concrötesur la lövre ei äl'entröedes naseaux; la pituitaire esl hypereuiiee, gonllee ; il ya gönede la respiration, qui devient bruyante et sifflante ; il ya parfois menace d'asphyxie. Les yeux deviennent larmoyants, cbassieux ; il y a de la conjonctivite. l-a bouche est sfeche d letide; l(!s malades cessent de manger et de ru­in incr ; il ya d'abord de la constipation, ensuitedeladiaiTliee. La peau et les muqueuses apparentessontrougeamp;tres, livides. Les parlies döcli-ves, les membres, la töte, les paupiöres, les lövres, les oreilles, etc., sonl inflltröes, engorgöes, lumeliees.
L'erupliou avorte quelquefois ; les boutons se formenten petit nom-bre, oudisparaisscnt jiar melaslase, et la maladie setermine prompte-ment(asphyxie) parlamort. En tout cas,r6ruption, qui seproduit dans ces conditions, est ordinairementconQuente et irregulii're danssamar-che. On voit apparailre, surla partie oüla peau esl line, et puis partout, des laches plus foncces, qui se transforment en tumeurs, en nodositös ou en plaques bosselöes. Ces tumeurs sont ordinairement larges, apla-ties, peu proenünentcs, quelquefois peu etendues et plus saillantes ; laquo;dies sont violaeees, livides, lie de viti, noirätres ; elles ne so transfor­ment pas en pustules. Elles rostent dures, indolentes, noires ou violaeees ; elles donnent, quand on les incise, une maliere sanieuse, uoiralre; et si on los depouille de leur epidorme, on obtient une plaic de mauvaise nature, saigneuse, noirätre. Quelquefois elles secreteiit une matiore purulente, jaunatre ou grisälre, epaissc et letide, et se couvrent ensuito d'une croüte öpaisse, qui roste adheronte, et qui en tratne, en so dötachant, des portions de peau, dquot;oü rösulte une plaie livide et suppurante, quise cicatrise lentement. D'autres fois, les pla-iptos eruptives son lfrapp(';es do gangrene, elles de vicnnentrroides, insen­sibles et provoquent une inflammation elinihiatrice. Mais li^ plus son-vent, lorsque la maladie se caracteriso de la Sorte, les malades sue-
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CLAVELßE.
(#9632;pi;;
combunt avant que I'druplion ail accompli son evolution, d'autant plus (jue souvont ['Eruption se produit en mernc temps sur les organes in­ternes, sur lamuqueuse digestive, sur lo muqueuse respiratoire, surle poumon, d'ofi resiillent des complicationströs graves. Quand laclavelöe est maligne, il arrive parfois que la morl survient avant meme que l'öruptionse soit montröe ; d'autres fois la terminaison fatale est la consöquencedel'asphyxie, lorsquelesvoiesrespiratoiressont malades. Dans le cours de la clavelöe maligne, le systöme ganglionnaire est manifestement altörö; les ganglions sontpartout engorgös. Les malades maigrissent ires capidement et tombent dans le marasme.
G'esl prinoipaletnent dans la clavelöe maligne, qu'on pent voir survenir diverses complications, donl quelques-unes pourtant peuvent se montrer meme dans la clavelöe rögullöre.
Les complications, qu'on pent voir survenir le plus souvent dans lo cours de la clavelöe, sont les suivantes : la cicatrisation est parfois en-travöeparle frottement; les plaies deviennent alors livides, saignantes, rongeantes ; leurs bords s'öpaississent et s'indurenl; letissu conjonctif sous-cutanö s'inflltre ö leur pourtour; la cicatrisation se fait ensuite lentemenf et quelquefois meme les plaies se compliquent de carie os-seuse, de carie cartilagineuse, de necrose, do la chute d'onglons, d'arthrites suppuratives, de tumeurs phlegmoneuses ou ganglion-naires, qui sont rösorböes, qui suppurenl ou so gangrönent. II y a quelquefois de la köratite, de l'ophtalmie, et la perte de I'ceil pent en i'tre la consöquence. La muqueuse buccale est parfois enflammöe, tumöflöe; el il en est souvent de meme de la pituitaire. La muqueuse digestive peutetre le siege d'nne eruption el d'une inflammation plus ou moins vive; des nöcroses superflcielles peuvent se produire sur la pituitaire el sur la buccale. L'avortemenl est one complication fröquente. Quelquefois, bien que Ires rarement, il se produit des complications du cötö des centres nerveux (accfes de vertige). A la
suited'un refroidissement,.....I'uneperturbationorganique, provoquöe
par niic indigestion, par une maladie interne, par la fatigue, etc., Pöruption peutetre arrötöe el rösorböe; il si; produit alors un surcrolt tie lievre; et des congestions mortelles peuvent so former sur les organes internes, sur les organes de la respiration ou de la digestion. Sous Tinfluence des mömes causes, il peut se produire des mötastases mortelles, loraque les pustules, etant arrivöes a leur pöriode do secretion, cessent tout amp; coup de secroter. Enfln la septicömie et I'lnfection purulente peuvent venir oompliquer la clavelöe, etd'ailleurs la maladie est ires grave d'elle-menie, lorsque l'öruptions'accompagne de gangröne de la peau, etc.
La maladie, quand eile n'entraine pas la mort, peut laisser parfois apröa eile des traces plus ou moins persistantes, des taches cicatri-ciellcs (sortes de fossettes glabres, rosöes ou blanchfttres, limitöes par
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648nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES G0NTACUEU8E8 BACTERIENNES,
uii tissu indurö), des döpilations corrospondant ü un upaississonient libreux de lu peau, ou mßme des accidents indölöbilos. Elle luisso ussoz souvent, ohez certains malades, un iHal de maigreur [raquo;lus ou inoins acxusr, des ophtalmies [)urulonlt!S, la oöoitö, des claudications, dos ankyloses, dos cicatrices diffonnes, une mutilation dos onglons, des rayons införieurs, des oreillos, etc.
Lp plus onliiiairemi'iit la clavelre so teniiino par la guörison; la mortality est niiiiiiuo dans certains pays et sur oertaines races, tellos quelaraco barbarine, Mais, suivanl lespays,suivantlossaisons, suWant les öpizooties, suivant Lesindividus,suivant les races, la maladie pout entratner,parmi 1 es mal aüi's,nne mortal ito variable do cinq, dix,quinjio, vingt, I rente pour cent el möme au deia. La morl,quand eile termine la clavelöe, pent 6tre due ä diverses causes; clle est duo ä 1'intensity de la maladie clle-mCinc, a röpuisement ouädes complications, auxcon­gestions viscerales, äl'asphyxie, a la delitescence, a la mötastase, a la gangrene, a lasepticömie, ä l'infection purulente, a une intoxication, an marasme. Quand la maladie s'accompagne de beaucoup de fiövre, quand eile entratne dos lösions considörables sur los organes respira-toiros, sur les organes digestifs, sur les centres nerveux, la morl est la consöquence de cette gönöralisation et des modifications fonetion-nolles qui en resultent. Quand, ä lagravitö de la maladie, so joint la difficult^ de la respiration, l'asphyxie pent so produire plus ou moins rapide men t.
Los caraelöres de la clavelöe inoculöe sont les mömes; seulement la maladie ne döbute pasparla flövre et m6me olle s'accompagne rarement de symptömes g6n6raux bien prononcos; olle so caracterise |)ar une Eruption ordinairemeni localisöe au point d'inoculation; quelquefois cependant eile devient grave et peut mömo entralner la mort, en so gönöralisant et en s'aecompagnant des memes symptömes gönöraux qne la clavelöe contraetöe spontanöment.
Lc diagnostic de la clavelöe est facile; l'öruption pustuleuse est caraetöristique; il n'existe paschezlemoutonde maladioqu'onpuisse confondre avec la clavelöe. I-es cicatrices de la face ei dos autres regions permetlent de reconnaitre les sujols, (jui onteuantörieurement la clavelöe,
Marche de la clavelöe dans un troupeau. — Les divers auteurs s'aecordent ii reconnaitre quo la clavelöe, qui so declare dans im troupeau, proeedo par houHces, par lunoes. On dit qu'elle attaquo d'abord quelques bötes, un cinquiöme, un quart, un tiers du troupeau (premiere boufföe) et qu'ollo est inoins grave lt;iue dans la suite; puls olle se Iransmet de ces premiers malades a une bonne partie(la moitie ou plus) des animaux non encore altaques (seconde lunee), et eile est plus grave (pre pendant la promion; houflee; enfin les malades de la seconde phase Iransnicltonl I'affection aux moutons, qui ont eti'; epar-
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gnös jusque-lä, o'est la iroisiöme lunöe, pendant laquelle la maladie redevient inoins grave comme au däbut. Ghaquo lunöe durant une
trentainc de jours on mtjiuc un peu plus, on compmul que la clavelöo persiste dans un meine troupeau pendant Irois, quatre ou cinq muis. Los chnses ne sc passent pourtant Jamals aYOC une teile rugularile. La claveläe, qui s'lntroduit dans un troupeau, peut se raontrer d'abord sur uu nomlire tres variable d'individus, lantul sur quelques-uns seu-lenicnl et tantöt sur un grand nomlire. Elle peut se dindarer simulla-ni'inent ou snecessivement sur lea premiers individus qu'elle attaque. Puls, quand eile est arrivee ehe/, cux ii sa [leriode de secretion et de desijuamation, eile peut se liaiisinettre ii un nombre plus ou moins considerable d'individus encore indemnes, soit qu'elle se montre sur plusieurs ii la fois, soit qu'elle les attaque successivement. 11 on est de meme lorsque ces derniers secreteut du claveau; ils transmettent la tnaladio ii ceux lt;iui ne l'ont |)as encore contractec;; et ainsi de suite, jusqu'ä ce que tont le troupeau, sauf de tres rares exceptions, ait payö son tribut. In seul animal malade sut'lit pour introduire la clavelöe dans un troupeau. Une fois inlroduite, rette allection durc plus ou moins longtemps,quatre mois, cinq mois, six mois et quelquefois plus d'un an, lt;ln pent, dans tousles cas, häter sa disparition, en rendant malades en meine temps tons les animanx, qui composent le troupeau inl'ecte, au moyeu de la clavelisation, qui est bleu indiquee en pareille circonstance. Et alors un troupeau inl'ecte peut etre completemeut debai'rassi! au bout de trente, quarante, qnaraute-cinq jours. Les animaux gueris ne contractent pas de nouveau la maladie.
Marche de la elavelee, dans une localite, dans un pays. — D'un premier troupeau iulecte, la clavelöe se Irausinet a d'aulres, d'autant plus sürement et d'autant iilus vito que les mesures sanitaires soul plus negligees. La transmission se fait grace aux relations com-merciales,grace aux deplacements d'animaux malades ou contaminös, grace aux rapports de vuisinage; eile se fait dans les palurages, par los päturages, par les chemins, par les abreuvoirs, etc., qui sonl l're-quonlos par des troupeaux inl'ectes et par des troupeaux sains. La maladie prend souvont une extension considerable, se pnqiage aux troupeaux d'iiuo localite, aux troupeaux des localites voisines et aux troupeaux memes de localites plus ou moins eloigneos, grace aux deplacements dos animaux infeetös (transhumance), grace au commerce el a 1'importation, dans les localites non inl'octees, d'animaux venanl des localites inlectees.
Pronostic.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;La clavelöe est une maladie grave; eile peut
ontrainor parfois de grandos perles. La mortality qu'elle provoquo varie, SUivant une foule de conditions; olio est plus forte dans cer-taines iinnees, dans certains lieux, sous certains climats, pendant certaines Saisons; eile est plus forte dans les races mollcs, duns les
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MALADIES C0NTAGIEÜ8ES BACTERIENNES.
bergeries insalubres, pendant lea fortes chaleurs, psndant les grands froids; eile est plus considörable quand les malades soul dans de mauvaises conditions hygiöniques, quand ilssonl jcnnos, vieux, gras, en etai de gestation. Elle est ordinairement bönigne en Aigerie sur les monlons barbarins, tandis qne, dans le meine pays, eile est phis grave snr les animaux importi's. laquo; La li(''nignite de cetto maladie eruptive est proverbiale en Algörie, mais, transmise par nos moutons it des sujels deraceexotique, cette forme algerienne attönuöe de l'aflfection varioli-cpie affecte chez ces derniers la möme gravileque s'ilsavnieiit eteeon-taminespardessujetsde lenr race tres graveineiitalteinls. Celaindiqne que ['activitövirulente düclaveau indigenen'asuhi auouneattönuation et que si sa pullnlation dans l'organisme du mouton africain s'effectue difflcilement,c'esf que cet organisme est, pour le claveau, un terrain de culture döfavorable, four raeltre en evidence cette vöritö, il sufflt de suivre revolution de la maladie, d'ahord sur un sujet, ensuite dans un troupeau. Un mouvement febrile ä peine appreciable entrafnanl pendant quelques heures un diminution notable de l'appötit, puis eruption discrete de 4, 10, 20 pustules; teile est, la forme la pins ordinaire de la clavelce evoluant snr un mouton africain. Cbe/.qnelques rares malades, l'öruption est un pen ]ilns contluente, mais cela ne les empeclie pas de suivre le troupeau avec agilite, et de supporter, sans qne lenr existence soil inise endanger, la pluie, la neige, le froid OU la chaleur suivant les saisons raquo; (Br6mond).Toutefois) la clavelöe pent devenir grave meine en Aigerie snr les monlons africains places dans de mauvaises conditions liygieniques, mal nourris, mal abritrs, alleints de maladies parasitaires, sur les möres nourrices et sur les agneaux ; eile peul entratner une mortality pouvant aller parfois a 2.'gt; p. 100 el an delft (Fayet). Dans nos dimals, eile pent revetiv une forme grave, mrme sur les monlons africains, sni'tont quand il s'agit d'animaux en mauvais 6tat, maigres, affaiblis, alteints de bron-cliite vermineuse, etc.; eile esl ordinairement nioins grave dans les deparlements iln midi de la France que dans ceux du nord, etc. Les pertes pouvenl aller de i, #9632;'lt; a 20, 2.:gt; p. 100 el quelquefois jusqu'ö :iO, 40 et meme 60 p. 100 dans quelques cas exceptionnels, Lorsque la maladie s'annonce par une lievre tres intense, c'i's I I on jours mi manvais signe; on esl ainsi averti qu'elle sera grave. Le pronostic de cette affection est considörablement aggravä par sa transmissibilitd et sa tongue duree, lorsqu'elle regne dans un Iroupeau, dans une locality. Les cadavres des animaux qui succombenl, soul absolument inulilisables.
Clavelee de la chövre. — On croyail jadis que la variole du mouton elait transmissible ä la clievre. qui I'lait cependant consideri'e comTue ne consliluant pas un terrain aussi propico que la böte ovine. On disait que les pustules do la clievre elaient plus petites et les
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sympKiines gänöraux moins accusös; on pramp;tendait avoir observe! das cus de transmission du niouton h la chövro et de la chövre au mouton; on avail cependant remarquö ([lie la contagion ne se produisait pas aisömeht, el que des chövres pouvaient vivre avec des troupeaux de möutons elaveleux siins se contaminer, sans contractor la maladie. Toulefois, il resulte d'observations et d'expöriences röcentes, l'ailes (Jousseaume, Miquet, Brömond, Fayet) en Algerie; que la chövre pent presenter une variola diff6rente de celle du mouton, dont le vims n'cst pas inoculable a ce dernier; quo la clavel6e du mouton ne se transmel pas a la chövre et ne iui est pas inoculable (Nocard, Peuch, Brömond, Galtier). En attendant de nouvelles dounees; il convient, dans la pratique, d'oböir aux prescriptions de la loi, et de prendre des mesures pour pröserver les moutons, quand la clavelee sevil sur les chövres, ou pour preserver res derniöres, quand ce sont les moutons qui en son! attaints.
II.
LESIONS.
1-es h'sions ordinaires de la clavelöese montreni sur la peau etsur certaines muquouses. Avant d'önumßrer les alterations diverses, qu'on observe sur les cadavres des animaux qui suecombent, il est bon de rappeler la pathogönie des lösions essentielles, des pustules. L'öruption claveleuse peul affecter des tormesdiverses; on pent voir, surla peau d'un sujet elaveleux, des phlyetönes, des vösico-pustules et des pus­tules provenant toutes de taches ecehymotiques initiales. Quand le derine es! le siege d'une congestion intense, quand il se produit un mouvement exsudatif important, le liquide exsude soulöve l'6piderme au niveau de la coucho mödiane, et l'ecchymose se transforme en phlyetöne ou vösico-pustule. Les pustules cutanöes övoluent dans la couche de Malpighi, II y u d'abord : congestion du corps papillaire du derme; gonflement du corps muqueus par suite de l'exsudation donl la partie congestionnöe est le siege; hypertrophie des papilles der-miques; exsudation et diapödöse de leucocytes dans les papilles et dans In couche sous-jacente; hypertrophie el liyperplasie des ölöments du corps papillaire; gonflement el dögönörescence des cellules de la coucheprofonde et de la couche moyenne de IVpiderme. Bientöl il se forme des vacuoles dans la portion mödiane de la couche de Malpigbi, par suite de l'arrivöe en ce point du produit exsude. Ces vacuoles sonl incomplötement söparöes par une charpente röticulöe; elles sonl si'parees, du derme et de la couche cornöe de l'öpiderme, par des langees de cellules du corps inuqueux, i^i's cellules du corpsmuqueux, voisines des vacuoles, sonl gonllees, arrondies et nioins adherentes entre dies. Les cloisons, qui söparenf les vacuoles, sont formlos nun senlernent par des cellules du corps muqueux, quo la poilSSÖe
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MALADIES CONTAGIEUSES BACTERIENNES.
du liquido exsudi's a rodressöes, mais uussi pur des collules i-tiröos et hypertrophiöes et pai1 de la flbrine librillaire. Les vacuoles se forment ii la fois par l'accumulation du produit exsudö du dermo et par la dögönöresoonce et la destruction des elements du corps nuiqueux. I.e eoiilenu est Cümpose duii plasma, dans lequel on trouve des cellules du corps muqueux plus ou moins alterees, des leucocytes, des cellules polyuucleaires, des granulations et des micro-COCfues. La pustule une fois formöe s'etend; les cloisons primitives sont refoulees et sodötruisent; il se forme d'autros vacuoles a la pöri-plu'rie etle centre s'afTaisse. Quaudla congestion du derme raquo;ist vioiente, la diapedese (,'st abondante et la pustule pent se transformer en im petil alices. Entre les pustules, on observe les alterations propres ö la derinile.
Sur les cadavres des animanx qui ont succombi'' a la clavelce, on trouve, surlapeau plusou moins altöröe, bleufttre, des pustules modi-tiees, affaissöes, des tacbes diversestes unes i)äles, correspondant a des cicatrices, les untres rougefttres ou violacöes, proöminentes, reprö-seiitanl de veritables pustules avortees, des plaies, des plaques gun-greneuses livides; la laine s'arracbe facilement. Du reiste, les alterations, que Ton remarque sur les cadavres son! variables, suivantque la morl est arrivee ii une periode plus ou moins avancec de la maladio, et suivant qu'elle est ou nun le rosultal d'une complication. Lorsque la morl survient au commencement de rafl'ection, on no constate presque rieu a la surface de la peau, sice n'est une coloration rougeätre ou violucee; les lesions siegent alors surtout dans les organes internes. Mais il n'en est pas ainsi, lorscpie I'eruption a suivi son cours uaturel; on trouve alors, ä la surface de la, peau, les lesions produites par la variole. Lamort pent 6tre la consöquence d'une complication survenue dans les centres nerveux (co cas est rare), d'une delitescence, il'une mrtastase, de l'aspliyxie, de l'infection puruleute, de 1'infection septique, d'une congestion et d'une äruption iuterieures, d'un affai-blissementprogressif et du marasme döterminö par la maladie; aussi peut-on rencontrer des lüsions multiples et variöes dans les cadavres claveleux, qui sont (tins ou moins amaigris, qui se pulretient promp-tement, surtout en etc, et degagenl une odeur letide par les diverses ouvertures naturelles. Les yeux, les uaseaux, la boucbe, etc., soul parfois souilles de maliere morbide mucoso-purulenteou sanieuse. La face, les levres, les alles du ne/, les putipieres, etc., sont tumöfläes, infiltrees, couvertes de pustules, de plaies, de croi'ites, etc.; on ren­contre aussi, dans d'autres points, les meines alterations.
La face interne do la peau est congestionnee, infillree, eccbymosee; il en est ili' nieme du tissu conjonctil' sous-cutane, iini est intilln'^de sörositö rougeätre, jaunälre, giMatiniformc. Les memes alterations se montront dans 1c tissu conjonctif intcriunsculaire et meme dans les
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CUVELEE.
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iiuiscli's. Les chairs sont saigneuses; les vaissoaux soul gorges d'un s;irig aoiramp;tre; les muscles sontmoins tenacos, parfois mollases, pules, iutiltres, fuciles a dilacerer. Dans les parties declives, sous le ventre, ii I'aine, etc., on trouve souvent des uidemos. Cos lesions, qui n'ontrlen du spöciflque, sont oependant importantes au point de vue de l'ins-pection de la bouoherie, puisqu'elles permettent de reoonnattrs que la chair qui l(^s prösente proviont d'un animal malade et no doit pas etre consomini'O. Si les animaux claveleux onl; He saerifies par eflusion de sang, avant la terminaisonfatale de la maladio, il pourra arriver quo les chairs n'oU'rent aucune des lösions ci-dessus indiqu^es. Pourtant, meme dans ces eas, il sera quelquofois possible de reconnaitre que la chair provient d'un animal malade, grace aux alterations du Systeme lymphatique, et grace a la congestion el ;i I'inflltration plus ou moius profondes du lissu conjonctif au niveau des pustules. Presque toujours, en elTct, dans la clavelee maligne, les ganglions s'alterent, se congestionnent, s'inliltrent, s'hvpertropliient; et, ä l'autopsie, bien (pic les malades aient etc sacrilies par effusion de sang, on les trouve ordinairement noiratres ou rougcatres, conges-tiunnes, liypertrophiös, inliltres, ramollis, faciles a ecraser.
Dans les organes internes, on trouve toujours des alterations tres marquees; elles expliquenl la mort; elles se montrenl dans divers appareils. Dans I'appareil respiratoire, la rougeur, la congestion et l'eruption, accompagnees d'inllainmatum, peuventexister sur la pitni-taire, sur les muqueuses laryngienne, trachöale et bronchique. A lour surface, on pent rencontrer un etat catarrhal jilus ou moins prononce, des taohes ecchymotiques, des vösicules on voie do formation, des vesicules formeeset encore intactes, des vesiculesalterecsel des plaies resultant de la destruction d'un certain nombre de vesicules. Parfois I'etat congestionnel de la muqueuse respiratoire est general; et, dans ce ens, il en resulte une tumefaction phis ou moins prononcee, un epaississement, qui a quelquefois contribue a la mort, en rendant la respiration difficile. II n'estpas rare de trouver des lesions eruptives sur les plevres el dans le poumon. Les plevres sont quelquefois con-gestionnees, eccliymosi'ies, enllammees ; elles prösentent parfois des laches blancliätrcs, efles sont lesiege d'un inouvemenl exsudatif et con-tiennentalorsun öpanchoment. 11 arrive souvent quele poumonest con-gestionnö, quelquefois höpatisö; des pustules peuvent seproduire dans le poumon ; elles consistent d'abord en foyers d'inflammation congestive, a u centre desquolssemontre bien tot une/.one grisatrc. Les foyers erupt its sont parfois cntoures d'une nappe de congestion el, d'inflammation |)liis ou moins etendue. Le poumon peul done presenter des laches POUges, des laches grisätres a sa surface et dans son epaissenr. Ces laches, qui out le volume d'une lenlille, d'un pois, d'un haricot, representenl des pustules; ce sont des foyers d'inflammation
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MALA Ullis C0NTAG1EUSES BACTER1ENNES.
pulraonairO) lt;|ui so transforment en matiöre purulente, et donl lo produit est virulentt Kn outre de cos lesions, qui sonl claveleuses, on |)e\il observer, duns le poumon, les earaeleres de 1'asphyxio, les lesions de l'infection purulente on de ['infection se[)li(iiie, lorsque cos com-plictitions soul venues so surajouter it la clavelöe. Les ganglions do la poitrine sonl hyperlrophiös, congestionnös, inßltrös, Lo pöricarde est quelquefois un peu enflammlaquo;? et contient de la serosite teintäe en rouge; le niyoeiirde se montre partois ecchynios6, pä,le et friable. L'appareil digestif prösente souvent des lösions claveleuses. Sur la muqueuse buccale ct sur la muqueuse pharyngienne, on constate de la cdiigeslioii, de rinllannnalion, du boursoulleinent; el en outre on y rencontre des laches ecchymotiques, des vösicules en voie de for­mation, des vösicules fonnees, dos plaies, des denudations öpithö-liales n'snllaid de la destruction des vösicules; la muqueuse est recou-verted'un produil muqueuxet sanieux ordinairement. Dans la caillette el dans l'intestin gröle, on observe souvent les monies lösionsque sur la muqueuse buccale et sur la muqueuse respiratoire. La muqueuse gastro-intestinaleest byperemiee, enflammäe, catarrhale; eile prösente destaches ecchymotiques, des vösicules, des denudations öpithäliales, des plaies, un etal inflammatoire et une turgescence de son syslöme glandulaire; eile est recouverte d'une maliöre muqueuse parfois stride d(^ sang. Les ganglions mösentöriques et aulres sonl hypertrophiös, congestionnes, noirfttres, ramollis, et s'6crasent facilement, Le m6-sentöre est parfois violemmentcongeslionno; et 11 peuten elre de inerne des tuniques intest 'males. Le pöritoine pent ögalement elre hypörömiö, ecehymosö. Le foie, la rate et les reins presentenl aussi quelquefois, a lenr surface, des taebes ecchymotiques on des taches blanchätres, qui resscnnblenl a celles du poumon, et qui sont des points d'iaflammation nodulaire; ce sont l;i encore ties lösions claveleuses. Dans l'appareil de l'innervation, il existe, dans certains cas, des lesions; l'arachnolde el la pieniere sont congoslionnoes; quelquefois il s'est produit im öpanchement söro-sanguinolenl dans la cavitö arachnoldienne, dans les ventricules ceröbraux; la masse eerebrale est congestionnee, b'S vaissraux v sonl turffides .
111.
- Btiolooie
Contagion.
La clavelöe est toujours le rösultal de l'introduction, dans l'orga-nisrne, d'nn germe, laquo;lim virus sprrial. qui, en repiillubml, provoque les symptömes et les lösions qui ont ötö indiquös plus baut. L'obser-vation dej'i ancienne, ['observation de tons les jourset l'expöriraenta-tion dömonlrent clairement que la clavelöe est contagieuse. Tonics les iois qu'elle apparatl dans une localitö, eile y a ötö importöe; toutes les lois qu'elle s'elend, (;'esl parce qu'elle se Iransmel des tronpeaux ma-
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CLAVELfiE.
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Indes iui.v iroupe^ux sains. La contagion est done bien la seule cause de lavariolo du mouton. Mais il est eertaines cirConstances, certainos causes adjuvantes, qui facilltent la contagion, et ce soul d'une maniörc gönörale toutes colles ([ni ont pour rösultat de eröer dos rapports directs ou indirecls outre les troupeaux sains el lea troupeaux infeetös. La naaladio osi ordinairement bönigne, mais fröquente eu Mgörie; eile sovil souvent dans h^s döpartements du sud-est, dans le Vaucluse, dans ie Gard, dans l'Hörault, dans les Bouohes-du-Rh6ne; ellc est souvent iiiijiorleo avec les inouLous algi'iriens. Les troupeaux gueris en appa-renco sont encore dangereux ei le restent plus ou moins longtemps suivanl lotat de leur toison.
Nature de la maladie. — Receptivite.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;La clavelce est
d'ailleurs bien une maladie particuliöro qui ne se confond avec aucune autrc. Si teile ost ['opinion gcnerale, on la cependant asshuilee, identiflöe ineme, avec le horse-pox, avec 1c cow-pox, avec la variole de riionmie, avec la lievi'c aphtense, etc. On a prelendu qu'elle pouvait s'inoculer a rhomme et lui conförer l'immunitö centre la variole; mais celle opinion n't'st pas demonlree. La elavelee est en eilet distincte de la vaccine el de la variole de I'lioinine. Les experiences de Saccotendant a demonlrer l'identitö de la clavel(5e et de la vaccine ne soul pas decisives, car, en experimentanl siinulta,iieiuent sur les deux virus, il les avail molanges. Ilu/.ard avail vaccinö -2,(MM moutons sans reussir ii leur donner rininmnite centre la clavelre. Voisin a oblenu les ineines resnllals, eu iuoculant le vacein a des moulous; il ne les a pas preservüs de la elavelee; il a inoculc le claveau il des eul'anls el ensuite la vaccine a pris sur eux. Les virus de la elavelee et de la vaccine soul dislinels, et its ne soul pas autagonistes; l'un ne preserve pas centre les allcintcs de 1'autre.
La clavelöe du mouton est-ellc transmissible a I'homme? Villain eu aurail obscrvo plusieurs cassur des hoinmes, qui s'etaient contaniini;s eu saisissanl avec les bras mis des moutons claveleux. Cos liommes ont presenle uneeruptiun de pustules sur I'avanl-hras; vingl-ijualre heures aprös la contamination apparaissait une ecchymose au point inoculc, aecompagnäe d'une legere dömangeaison; puis l'ecchjrmose se trans-formait en ölcvure; el, en ;j-(j jours, il s'elail form6 un bouton rouge ;i la pi'ripln'rie, induce ä sa base, devenant ensuite blanchamp;tre et se reinplissunl de liquide a son centre, semblahle a celui de la vaccine, mais plus petit. Une foislo bouton ouvert, tout rentrait promptement dansl'ordre; la cicatrisation se faisait rapidement, el une [iremiere atteintesemblaitconförer l'immunitö. Etait-ce Lien la elavelee ou une simple Eruption furonculeuse? L'inoculation, au mouton, du produit recueilli sur I'homme ertt seule pu permettre de se prononcer legiti-mement, D'autre part, i'homme a ule reconnu rel'ractairo ö l'ino­culation oxpi'iimeutale (Voisin, Nocard).
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ü-iinbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTA.GIEU8E8 BACTßRlENNES.
Dans dos ossuis de liansiuissiun, lenlcs ä diversos reprises sur des lupins et des cobayes, je n'ai oblenu quo des rösultats negalifs. Une fois, snr le iliicii inoenle, avee du elavean dilue, par injection intra-traclieale (1886), j'ai vu 86 l'oriuer le eimpiieme jour de petiles plaques jaunamp;tres et des boutons groa oomme un grain do blö aux plals des ouissos, SOUS le ventrc et a la i'acn inferieui'e du cou; mais le produil de eette erupliuu na pas dünne la claveiöe au mouton. On aurait signale des eas de transmission a diverses espeees, meine au cheval (Berger); on aurait constoW, dans les Alpes (Jourdan), une reelle epi/oolie, avec de nombreux ras de mort, sur les liövres, ia oii elaient eanlonnüs ties troupeanx elaveleux. Mais on s'accorde ii considerer coinuio refraetaires les diverses espeees animales do-mestiques; et la variole ovine apparatt, jusqu'ä preuve du contraire, comme une tnaladie spöciflque, distincte, propre aux animaux de rcspeee ovine.
La röceptivitö de I'espöce ovine varic suivant les raees et suivant los contrees. En Algerie, la elaveleo cst ordinairement bönigne snr les moutons indigenes, quand les conditions hygieniques ne laissent pas trop a dösirer; tandis qu'ello y est jilus grave sur les moutons Importes. D'ailleurs, los moutons africains, introduits en Prance, dans le nord on dans le midi, vlransinettent une clavelöe, qui n'est luülement atlermee. II resulte, d'autre part, cle constatations (altes : que nos races indigenes n'od'ienl pas toutes une egale reeepli-vile; que les moutons bretons sont refraetaires (Noeard). On a vu d'ailleurs ci-dessus quelle influence peuveid exercer les nuinvaises conditionshygiöniques; et on verra ci-apros qu'une immunito, plus ou moins complöte, et |)lus ou moins durable, pent rösulter de l'höröditö ef d'unc premiere attointe.
Sieges, nature et caracteres du virus elaveleux. — Le eon­tage elaveleux se trouve surtout dans le produil de l'öruption pustu-leuse; et c'esi la qu'il faul le prendre, quand on veut le recueillir pour l'ötudier ou pour pratiquer des Inoculations. On pent se servirdu produil de l'eruption culanee ou de eclui d'une eruption de quelque muqueuse. Parfois meine il serait sufflsanl d'employer lu jetage, la cbassie, la salive, lorsque des vösicules se sonl döveloppßes sur la pituitaire, sur la muqueuse buccale, sur la conjonetive, et ont deverse lenr produit a la surface de la membrane, oü il s'est melange avec la mallere que celle-ci secrete. Le virus existc parcillement dans les lesions, que la inaladio pent determiner sur les organes internes, dans celles des niuqueuses prol'ondes, et dans celles du poumon par exemple.
Les produits de secreliou morbide sont, done virulonls; en est-il de nu'iue des produils de seeretion physiologique, des cxcreinents, des urines, du lait, du sang, de la lyinphe, etc.? II y a hud lieu de eroire
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CUVELEE,
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([ue les excrömcnts et lus urines des malades peuvent einprunter des germos mix Irsions des muijueuses et devenir virulente, quiind la maladie est Ires intense et i'eruption tres generalisee. Quant an lail, il peul lui-meme, sinon devenir virulent, tout au moins se polluer, sans et re aussi i'iclie en gernies (jue les produits morbides ; Peuch a reussi a infecter troisbrebis en leur injectant de 15 a 20 grammes d'un lall, dontl'inoculation parquinze piqüres n'a pas donne la clavelee ii deux autres brebis.
Au sujet du sang, on se trouve en presence d'afßrmations oontradio-toires, Beaucoup ont pensö qu'il pouvait devenir virulenl a certains moments; Osiander auraittransmis laclavelöe en I'lnoculant; on acla-velisä avec le sang recueilli au niveau des pustules; d'apres Semmer etRaupach,le sang claveloux ne serai I pas sterilise par lecliauH'agea il.quot;'raquo;0. Pour Nocard et liunx, le sang du mouton claveleux ne serail jamais virulenl, quelles que fussent la gravile, la genüralisation des lösions, la marche et la phase de la maladie; inocule de n'importequellefaeon, mi li'iuisf'usi'' iquot;i des sujels sains, il ne lour donnerait pas la maladie et ne leur conlereraU |)as l'immunitö, En ce qui concerne la lymphe, les ilonnees precises el concordantes font pareillement del'aul ; on a cru qu'elle pouvail eile aussi devenir virulente; et Nocard et Roux n'ont pas [m donner la clavelöe en inoculant la sörositö, laquo;ini inflltre les ganglions malades. En presence d'assertions si opposees, il faut cependani se tracer une ligne deconduite pour lapratique dc la police sanitaire, et il faul considörer comme dangereux, au poinl, de vue de la Iransmission de la maladie, neu seulemenf les malades, les toisons, les peaux, mais nieme les chairs; ainsi, un chien, qui, apres avoir mange de le chair claveleuse, va se desalterer dans un abreuvoir, peul en scuiller I'eau, at, si un troupeau vient y boire aprös Ini, il pourra y contracler la clavelee.
On n'a pas encore reussi a isoler I'agent virulent. On sail, cependani ijue cet agent est un element ligure, et Ion peut al'lirmer, grace ü la connaissance de ses propriötös, qu'il est de nature vögötale. Ce qui le prouve en ell'et, outre sa repullulation, e'est sa facultö de resistance aus causes de destruction, c'esl salongue conservation, e'est sa viudile. Quand il est dcsseclu'i lentement, a une temperature moderee, comme cela se passe lorsqu'il se produit des croütes a la place des pustules, 11 peut se conserver ensuite longtemps, pendant des semaines, pendant des mois, et meme pendant une annöe. Examinöe au microscope, la lymphe claveleuse laisse voir des elements granuliformes compa-rabies a lt;los spores 0U ii des microcoques; et c'esl dans ces elcTnents Hue reside la virulence, ainsi lt;pic Ghauveau I'a demontre en IHtiS. II a (Hablileur röle d'agents palhogenes, on lesisolant, enlessöparant, par des moyens physiques et möcaniques, des humeurs qui les ren-fermaient, et en montrant ijuc, mix enlevös, la lymphe avail perdu sa
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MAUlilKS CONTAGIEÜSES liACTKltlEN.NKS.
virulonce, tandia quo los granulations remises en suspension et ino-culäes d^terminaient lii maladie en pullulantdans les lesions. Divers observateurs ont signals la prösence de microcoques duns le claveau et dans le saiiji; di^s malades; et dans cos dernieres annees des reeller-dies nuuvelles mil 6tö entreprises en maints endroits en vue d'isoler, de oultiver ot do döterminer d'une faQon pröoiso l'agent qui pi'oduit l'öruption claveleuse. Mais,bien laquo;im.' Sommer et Raupach aiontditque lo virus claveleux s'attönuequand ses microcoques sonlcultiv6samp;33'1-43lt;), il roste encore a döterminer, a isolor le microbe pathog^ne de la clavelöe; otiusqu'ä present les rechercbesde Chauveaurestentle^i plus interessantes.
Quoi qu'il en soil d'aiileurs lt;lii microbe palhogöne de la clavelöe, il est curtain que le virus estproduit geuei'aleinent en grande abondance dans les organismes malades, avec des variations proportionnelles bien entendu a l'intensitö de la maladie et ii la imdliplieiie des eruptions. D'aulre part, la maticre fournie par l'6ruption claveleuse est plus riebe en elrmenls virulenls que colle de l'öruption grea-sienne. Le claveau, d'apröa les experiences de Ghauveau, ddue dans 151)0 i'ois son volume d'eau, el inoculö eusuile a la laucetle, estactif; tandis quo le vaccin ne i'est pas ordinairement, quand il a ele diluö dans .quot;)() I'ois son volume d'eau; ce qui revient a dire que le virus claveleux est an nioiiis :ugt; I'ois plus riclie et plus actif que la lymphs vaecinale.
laquo; Los deux maladies, vaccine ct clavelee, diUcrenl singulierement au point de vue de ['aptitude des sujets malades a infecter le milieu am-
biant. L'humeur vaecinale esttrespauvr.....i agents virulenls; I'humeur
claveleuse est au contraire Ires riebe, l/eruplion vaecinale, meine dans les plus beaux cas de horse-pox, esl localis6e et discrete; l'öruption claveleuse est souvent genoralisee et confluente. Ajoutous que, dims la clavelee, l'6ruptions'6tend, parl'ois prodigieusement,surlesmuqueuses de I'appareil digestif, celles do I'appareil respiratoire, jusqu'au poumon lui-menie. La quantitö de germes virulenls que la desqua-mation des pustules vaccinales pent jeter dans I'air est insigniflante; colle qui s'echappe du corps des animaux claveleux, soil par la des-quamation eutuneo, soil par les excretions respiratoires el digestives, est relativement enorme. Cost la la cause essentielle de la proprieto que possedont cerlaincs maladies de se propagerfacilmnent a distance. Jointe a quelques causes accessoires, relatives aux conditions qui faci-litent la conservation et la dissemination des virus dans les circumfusa et les m^eslt;o, eile sufflt ä expliquer tout entiöre la colaquo;/a^ion mediale. raquo; (Chauveau.)
Coininc dans la variole el dans la vaccine, c'esl la base de la pustule qui donne la matiöre virulente la plus riebe en elemenls virulenls. La lyuiplie.quis'ecoule d'ellc-meme de lapuslule ouverte, estrelalivemcnt
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pauvre en geriues, landisque lapulpe, obtenue en raolant lefond de
['eruption, est tres riehe, ot donne lt;i l'inoculatiön des resultals beaU' coup plus srtrs.
I'ue fois inlioduil duns 1'organisme, I'agent virulentse multiplie. II pullulesur place, il est absorbö par les voies lymphatiques, doverse dans ie torrent rireulatoire et tiansporte aiilsi dans tous les points de röconoraie. Les germes, qui arrivent a la peau et aux muqueuses, s'y arrötent et y determinent une inflammation qui se transforme en pustules, dans lesquelles ils se multiplient. On pent döjö puiser lc virus dans la taehe ecciiyinotique qui precede la pustule; plus tard il sera plus abundant, lorsijue la pustule sera I'ormee ; el il en persis-tera memo lorsque la pustule se dötruira, lorsqu'elle se dessöchera, iorsque son produil s'epaissiraet se transformera en croiite. On suit en offotqueles pustule's claveleuses dessöchöesoontiennent Ie virus et que les betes queries peuvenf encore propagcrla maladio par les croiUes qui adliercnta la toison.Lessnjets atteintsileclavelce rejettent, duns les mi­lieux exterieurs, des quantitös souvent considerables de virus,dös l'ins-tantotiles muqueuses secouvrentd'öruptions et deviennentcatarrhales; ils en rejettent avec leurs excretions respirutoires et digestives, aveC leur jetage, avec les produits expeclores, avec leurs matirres diai'-i-h^iques, avec leur have, avec leur larmoiement, avec la desquamation de leurs pustules cutanees. Arrive dans les milieux exterieurs, depose sur les objets, sur ics räteliers, sur b's mangeoires, sur les herbes, sur les lourrages, sur les pailles, sur les litieres, sur le sol, sur les chemins, sur les pamp;turages, dans les eaux des mares, des Fontaines, des ruisseaux, des abreuvoirs, ilpeut conserver, un temps variable, ses proprietes pulhogenes, et servir ä la propagation de la maladie, quand des aniinaux, aptesa La contracter, viendrontii I'ingerer ouii rinbaler mi a se I'inoculer.
La conservation du vims claveleuxest lacilitee par certaines condi­tions, tolles que I'obscurite, la tempdrature peu elevee, la dessiccation jtrealable, ledefaut de renouvellementde Tail'. Uecueillientredes lames de verre, oudans des tubes capillaire8,ouär6tatdecroütesdos86ch6es,il I ii •ut conserver sa virulence peiulunl des semainesqiendantphisieursinois et inemeau dela d'unan, ([iiaud on asoinde le placer dans uu lieucon-venable, a i'abri de l'humiditö, de la lumiöro,de l'electricite.delacha-li'iir, du froid, etc. II craint Ihumidite, les alternatives d'lmmiditö et de dessiccation, la clialeur ölevöe, le (Void intense, la lumicre, etc. Dans leslocaux,oülaventilation etlalumiörefont döfaut il se conserve plus longtemps que dans les cours, enclos, herbages, pamp;tures, che­mins et abreuvoirs. Le claveau dessrcho est sans deute [ibis rösistant : mais neanmoins, si les croiUes claveleuses peuvent conserver asse/. longtemps la virulence, quand elles ue sent pas exposecsaux variations desetats atmosphdriques, elles laperdentplus oumoins vite en dehors
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dos louiiux, dans los [jäturages pur oxemplc, oil elles sont soumisos mix alternatives d'livdralution et tie dessiecalion, aux (diets de la In-miöre, etc. D'apröa Senamer et Baupach, lo vims claveleux (sang, lym-phe claveleuse) n'est pas sterilise par le chauffage a SB0. Dans mes propres experiences, le olaveau a öte trouvö actif aprös ti'ois minutes d'exposition a 80deg;; mais il s'est trouvö sterilise apres le ineme temps de chauffage ä 7fJ0, 70deg;, ()50, OO0 et 56quot;. II supporte un certain degre de froid, mais il est loin d'avoir une resistance comparable a celle de certains autres virus; jn l'ai trouvö actifaprösdix minutes d'exposition ä—l0et —2quot;, et apres cinq minutes d'exposition ä—iJ0 et a—11quot;; mais un froid de—8quot; l'a slorilise. J'ai constate quo I'acide snlfureux et l'acide arseniquo sont de hons agents sterilisants vis-ä-vis du claveau; il a sulli do I'exposer un quart d'heure aux fumigations sulfurouses ou de 1 additionner d'une partie egale (rune solution d'acide arsönique ii 26/1000 pour lui faire perdre son inoculabilitö. Parcontro, je l'ai trouvö actil' apres I'avoir additionno d'un volume egal dune solution d'acide phenique ä quot;28/1000, de pluinatc de soudea2/100, d'acide borique ii 34/1000, de salicylate de soude a 2/100, do phosphate de soude a 47/1000, de chlorure do calcium ä8/100. D'api'ös Nocard, le claveau, mölangö äl'eau oxygönöe acide, pord ses propriötös, si pen eleve que soit lo titro du melange et si pen prolongee (piu soil ladurce du contact, ü'api'cs Peuch, lo claveau perd ses propriötös quand il est dilue : avec une solution iodee an litre 1/10000; avec une solution do sublimö (melange do 1 a 10 parties di^ claveau avec 1000 parties d'oau conte-nanl 1 partie de sublimö] : avec une solution d'acide phönique ou de sulfato de zincou d'acide snlfuriquo (melange do i partie do claveau avec 100 parties d'oau contenant 2 parties d'agent); avec une emul­sion d'essence de töröbenthine (mölange del partie de claveau avec 100 parties d'ean ot 2;! parties d'essence). il les conserve au contrairo quand ü est traitö par le chlorure de zinc 'I partie de claveau, 100 par­ties d'ean ct 2 parties de chlorure) ou par le chlorure do chaux (1 par-tie do claveau, 100 parties d'eau et 10 parties de chlorure). (JrOnwald a constate Faction sterilisatrice do divers produils (permanganate do potasse, acide sulfurique, acide phönique, essence de töröbenthine, etc.).
En resume les agents physiques, la chalonr, la luniiero et certains agents chimiques tels quo les acides sulfureux, sulfurique, arseniqne et phenique, l'iode, le sublimö, etc., sont capables do steriliser plusou mains promptement le claveau, quand ils sont employes convona-bleraent.
Modes de contagion. Circonstances dans lesquelles eile se produit. — La clavelöe pout se propager par contagion immediate et par contagion mediate.
Elle pout sürement se transmettro par contagion immödiate, par le contact direct d'un animal malade avec des animaux sains; dans un
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troupeau infocto, des sujols malades peuvcnl contatniner les autros par co mode de transmission, qui est faoilitä par I'habitude cru'ont les animaux de se presser les unscontre les autres. II se produit d'autant plus souvent quo la peau est denudee on excoriee ; il pent s'efl'ecluer par d'autres voies, par les voles digestives et paries voies respiratoires, quand les animaux se flairent ou so lechcnt, etc. J'ai vu, et on a pu pareillemont voir ailleurs, des animaux se contamiuer en cohabitant avec des sujels qui avaient la clavelöe localisöe aux points d'inocula-tion. Dans une do mes experiences, j'ai vu notamment un mouton con­tractor une elavelee goneraliseo au contact d'un autre mouton inocule sous le ventre, donl les pustules avaient (He cauterisees tres superfi-ciollement avec I'acide chlorhydrique. Ainsi done, il est liors de doute qua la transmission de la maladic peut se faire par le toucher, par le llairer et par le. lecher dans lestroupeaux inl'cctes, quand do la matiere virulente est döjä excriHöo par les malades, quand les animaux vivent en promiseuitü dans les locaux, dans les paturages, quand des agneaux tötent des meres clavcleuses, etc. La claveli'e peutaussi se transmettre par höredilr de la mere au jeuno. La transmission intra-uterine peut s'accompagner de l'avorteraent et de la niorl du jeuno ; la naissance peut etre röguliöre, et 1'agneau avoir la cluvolee ou en presenter des traces en naissant; il peutse contaminer plus tard, en vivant avec sa mere malade, en la tetant, etc. ; il pout enlin naitre avec rinununite, ainsi qu'on la constate sur des sujets ncs do more qui avaient eu la elavelee.
Toutefois ce n'est pas par contagion immediate quo la maladic se propage le plus souvent. Elle se transmol le plus ordinairement par contagion indirecte ou mediate,soit qu'elle se dissemino dansun trou­peau dfiji'i infects,soit qu'elle se propage d'un troupeau ad'autres. Les germes de la maladie, d'abord chassis dans le monde extorieur, sont ensuite introduits dans les organismes par des intermediaires solides liquides ou gazeux. En effet, les animaux claveleuxrejettent, dans les milieuxambiants, de grandes quantitäs do chiveau elabore a la surface do la pcau etdos muqueuses. Co produit est depose sur des corps so­lides (parois des habitations, räteliers, fourrages, litieres, etc.), qui transmettront laclavelöe ados animaux sains, qui enauront le contact, OU qui viendronl les llairer, les lecher, ou les ingerer. 11 peut etre aussi rejete dans les eaux des mares, des f'ontaines, dosabreuvoirs, des ruisseaux, et in lector les animaux sains qui viendronl s'y dosalLorer. II pent etre enlin en suspension dans I'air, soit qu'il provionne des matieres virulentes dossecheos etpulvörisöea, soit qu'il adhere frais a des particules quelconques enlrainoos dans l'atmosph6re ; il pout des lors etre introduit dans les voies respiratoires des animaux sains. 11 est bien demonlrc d'autre part, ainsi qu'on le verra ci-apres, quo les voies respiratoires surtout, etineme Us voies digestives, se pretenta I'absorp-
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linn du virus daveleux ; et, comme ce contage est susceptible do secon-server longtemps, il i)eul arriver qu'il se dessöche ä la surface dus objets solides, a la surface des fourrages, etc, et que plusieurs mois aprös y avoir 6t6 d6pos6 il suit susceptible do faire naitre la maladie s'il est ingörö, ou inhalö. II peutögalementseoonserver dans les eaux; et Lien qu'il squot;y delruise au bout de quelques jours, bicn (jue du reste nminiditc, les brouillai'ds, les pluies, larosee favorisenl sa destruc­tion, il est certain qu'il pout se conserver un certain temps; et oe temps, qui a ete eslhne en nioycnne a deux uu trois jours, pent varier suivunt les circonslances, suivant que la putrefaction est plus ou moins rapide. Les eaux peuvent ölre suuillres de dilTerentesinanieres : paries malades qui viennents'y desalterer; par les chiens qulviennenl y Loire, aprös avoir tratnö ou mango des döbris daveleux ; par le lavage des vetements ou d'autres oLjets souilii'S de maliercs claveleuses, etc.; et, quelle que soil la maniöre dont elles ont etc souillöes, elles peuvent inlecter les animaux sains qui viendronten Loire. Les fourrages, les litiöres, l'herbe des pamp;turages, etc, peuvent aussi ötre souillös de dilierentes uianieres, par lexcretion des produils morbides ; el, dans tons les eas leur ingeslion est dangereuse, qu'ils aienl ete souillöspar du jelage OU par des croutes, etc. On peul dired'une manirre n'enerale (jue tout ce qui a ete souille de virus peul servir de veliicule a la transmission de la maladie. Ainsi, peuvent etre des agents de propaga­tion : non seulement les animaux malades, mais encore leurs cadavres; leurs döbris, leurs chairs, leurs toisons; les fourrages, les litiöres, les eaux, qu'ils ont iniectees ; les pälurages, les abreuvoirs, qu'ils out Irequentes ; tons les oLjets, qu'ils ont souillrs, uu sur losquels le virus s'est döposö, tous les corps, (|ui sont iinpregnes de claveau ; les chiens employös a la garde des troupeaux malades ; leschiens, qui ont devore de la chair d'animaux daveleux, et qui vont ensuite souiller l'eau oü ils se (li''sallerenl ; los animaux inoculös et les sujets guöris mais non dösinfectäs ; les personnes elles-mömes, les bergers, qui soignenl ou qui gardent les malades : les bouchers, qui ont touchö, qui on! tue el Iravaille des malades, etc. D'ailleurs, les velcineuts du berger et du Lonelier peuvent aussi s'iiupregner de virus el dcvenir ensuite lt;lrs agents de propagation. On a meme vu (Rossignol) la transmission se faire par l'intermödiaire dun vol d'etoumeaux, qui, aprös avoir picore sur le dos des moulons d'mi troupeau söqueströ, etaieut ensuite allös ver'S un troupeau sain el lui avaieul apportöles gennes de la maladie. La contagion par Lintermediaire de I'air jouo ici uu röle trös impor­tant. II est Lieu vrai que les malades ue (diassent pas dans 1'atmo-sphere des gennes daveleux avec I'air qu'ils expirenl ; il est Lien vrai que 1'eau oLtenue en eondrnsanl la vapeur (L'gagee par les produils viridents do la clavelöe ne donne pas la maladie aux sujels qui la re-coiventen inoculation, el que I'airexpire par les malades ne eontamine
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pas li's sujetsqui I'inhalant (Ghauveau); il estvrai enfin, ainsi qu^on puu-vait le prövoir,que les ömanationsqui B'öohappenl descadavresetdobris cadavöriques claveleux ne oontaminent i)as I'atmosphöro alorsmötoe qu'elles gt;oiii activöes par la chaleur ou le vent(Cad6ac et Malet). Mais nöanmoins los malades infectönl l'air qui l(;s euvironne, d'autant plus souvent et d'autant plus eopieusement que la clavelöe estchezeux plus generalisee ; et eet air pent des lors devenir um agent assez aotif de propagation, s'il est respiröpar des animaux sains. On eomprend aise-ment que les malades iuleetent l'air. car its produisent en abundance le claveau a la surface de la peau et souvent a la surface de la mu-queuse digestive et de la muqueuse respiratoire. L'air estalors inl'eete par la pulverisation des eroiHes ou des produils desseclies (jetage), et par les germes qui sont entraines avec des particules minörales ou v6-götales qui entrent (!ii suspension dans l'atmosphöre. D'ailleurs, ['in­fection ile l'air peul se produire aiseiueut ot souvent, elanl donnees les conditions d'ölevage dos animaux do l'espeeo ovine, qui vivenl en troupeaux, seserrant les uns centre les autres et portant la tele basse, soulevant de la poussiöre la oti ils passent et 1'inhalant. On prevoil de la soi'te ce qui pourra arriver, quand un troupeau passera dans uu local, dans un päturagc, dansunchemin int'eetes. Cct air, ainsi souilli'. pent conserver les germes dans leur intögritö et les transporter plus ou moins loin; il peul contaminer les animaux qui l'inhalenl el il pent souiller d'autres objets en laissant d6poser ses germes. On ne sait pas exaeleinent combieu de tein])sles agents de laelavelee peuvenl rester en suspension dans I'atmosphere; onignoresiun airinfecte reste infectant pendant longtemps. Si on suppose l'air tranquille d'une habi­tation, il est Ires probable que les germes, oböissanl aux lois de la pesanteur, se döposent rapidement. Mais il n'en est pas ainsi quand ralmosphere inleetec est agilee, quand il regue des eourants d'air, quand il fail du vent; les gennessont alors döplacös et transpoi'les plus mi moins loin: ils restont plus longtemps dans l'air et ils peuvenl aller faire naitrela maladie clans les troupeaux du voisinage. C'est ainsi que I'onexplique certains cas de transmission de la clavelöe ä des troupeaux, qui n'onteu d'ailleurs aucun contact direct ou indirect avec des animaux malades, mais qui se trouvaient an voisinage d'un troupeau infecle a cent, deux cents metres, et mörne au delö. Mais quand l'atmosphere inlectee est tranquille, quand iln'ya ni vent ni courant d'air, la ma­ladie u'est gurre propagoe par son intermödiaire ; c'est tout au plus si eile peut se propuger alors a une dizaine de metres du troupeau malade.
Les germes, qui soul on suspension dans l'air, peuvenl, penelrer dans rorganisme de differentes manieres : lantiM its sont introduits dans les voies res|)iratoires, et c'est lä ce qui a lieu le plus souvenl ; lantöt ils soul deposes sur la peau, qui peut los absorber, si eile est
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exccriee, denudee; kintut enlin ils eont döposösdans les caux, sur los fourrages, el soni ensuite ingörös.
Ordinaireinent la clavelre, lorsqu'elle existe dans une localito, y a ete introduite par I'imporlalion d'animaux convalescents, malades üu eonlamines venant d'un pays suspccLou infeclc. Ainsi, avons-nous vu, dans le midi de la I'Vance, oi'um a freqnemment l'occasionde luhserver, eile a ole souvent importäe avoc des animaux venant de TAlgeric, de lltalie cm de l'Espagne. Le döplacement dos troupeaux infectes, la vente d'aninanx inl'octes sonl la veritable cause de l'extension de la maladie. 11 suflil en effet que des moutons infectes, venant d'une loca-lile oil sevit la variole, soient vondus, deplaces, conduits dans une aulre localitöpour y implantor la maladie. Ainsi, la clavelee, aprös etie restöe amp;l'ötat d'enzootie dans une localito, pout tres aisement devenir epi/ootique, s'otendre ii dos iocaliles voisinos, gagner do proche en proche, et möme s'otendre ö des localitösplus ou moins öloignöes. Dos troupeaux allant en transbumanceont plus (rune fois seme la clavelee dans los regions öd ils ont etc conduits.
Les conditions et les circonstances qui favorisent la contagion, qui facilitent l'extension de la maladie, sontnomhreusos ;cesont: nonseule-ment le contact des troupeaux malades avec les troupeaux sains; mais encore toutes les circonstances qui perraettent ä des animaux sains d'introduire du virus dans leur organisnie.Cesont: la cohabitation des animaux malades avec les animaux sains; le voisinage d'un troupeau sain et d'un troupeau malade; le voisinage d'uno Lergerie, d'un pare ou d'un cantonnement infecle ; le söjour ou le passage d'un troupeau sain dans une bergerie, dans un pare, dans un pamp;turage, dans un ean-lonuoment infectes par un troupeau claveleux ; le passage d'un trou­peau sain sur les chemins parcourus pur un troupeau malade : la fre-(juentation des ahreuvoirs, aiguades, etc., frequontes par dos animaux malades; l'exposition en foire ou en marclio, quand il s'y Irouve des animaux malades ou recemmont gueris, etdont la toison pout encore COnserver le virus : le transport dans des voitures, dans des wagons, dans des bätiments non desinfectes, inconipletemenl desinfectes, 0(1 le virus claveleux, depose par des malades, peul so conserver long-temps ; la libre circulation dos troupeaux recomrnent gneris, dont les individus peuvent conserver le virus plus ou moins longtemps dans lour toison, taut qu'ils n'auront pas ele tondus et laves ou desin­fectes ;un troupeau claveleux peut en effet rester dangoreux quatre, cinq, six mois apres sa guerison, s'il n'est pas tondu ou dosinfecte.
En rosunu'1, la clavelöe osl transmissible par lieredite, par contact immiMliat, par inoculation accidentelle, par ingest ion el par inhalation. Los circonstances dans lesquelles la transmission se produit se resu-ment dans la promiscuite et la cohabitation des anirnaux sains avec des malades, dans la liequentaliou de locaux, de lieux, de päturages,
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de cbemins et d'abreuvoirs inlectes, dans los relations do voisinage, dans los dcplacomonts, lo transport, les ventes d'animaux tm do trou-])oaux inlectes, etc. Les agents quisorvent d'interrnediaire a la conta­gion sent: les malades, les inocules el les gueiis; los loisons et, les döbris des malades ; los animaux et les persotmes, qui ont louche les malades ou lours debi'is ; leslocaux, les lieux, les corps solides divers, et leseaux qui ont ele souillos; l'air enlin qui petit etre souille de la fa^on ei-dossus indiquee.
Modes de penetration, voies d absorption du virus. — La virus claveleux pent done penetrer dans lürganisme par differeules voies: par la voie placonlaire, par la peau exeoriee, eraillöe, blessöe, etc. ; par les voies digestives, par [es voies respiratoires. II est d'ailleurs ipoculable par d'autres voies, par injection sous-cutan^e, par injection intra-veineuse, par injection intra-sereuse, etc. On a vu precedemment (pi'a la suite do la contagion intra-utörine, le jeune animal pout avoir leruption claveleuse,et une eruption general isee. A la suite do I'inocu-lation accidentelle ou experimentale a la surface de la peau, reruptiou rcste localisee aux points inocules, sauf de rares exceptions ; olle evolue d'ailleurs comme il a ele dit plus haul, et eile confere rimmunite de m6me (pie l'öruption generalisee. A voir dans la pratique la clavelee presque loujours generalisee sur les sujels victimes do la contagion naturelle, on pout concluro lt;pie la transmission de la rnaladie no se fail pas ordinairementpar inoculation accidentelle. 'foutefois, on pent obtenir une eruption generale, ä la suite de I'inoculation, quand on ampule, excise ou delruit par la cauterisation le point inocule, apres avoir donne an claveau le lernps d'etre absorbe parliellement (ce qui n'exige quo quelques minutes), quand on ampule ou quand on cauterise dans les deux, quatre, six jours qui suivont I'inoculation. Mais quand I excision ou la cauterisation est faile ulors quo la pustule est deja dcveloppee, rimmunite est ordinairement conferee ct il ne se produit pas d'ernplion ailleurs.
Le rrtle dos voies digestives en tant quo voies dabsorption du virus claveleux, quoique reel et bien quo considöre comme tres important par certains,semble moins bien etabliqnocoluides voies respiratoires. Lorsque le virus claveleux est ingere avec les aliments et les boissons, et surlout, quand les premieres voies soul, lesees, excoriees, etc., il pout etre absorbe et donner lieu, au bout d'une periode d'incubation do Imil a douze jours, a une eruption generalisee. Hoche-Lubin et Belliol out admis la transmissibilitö de la variole du mouton par ingestion; et certains ont exagörä 1'importance deeomode de contagion en disant quo laquo; la contagion s'opere par le Iransport direct des matieros contagifcres lixecs ii des intermediaires de diverses sorles et par l'absorption de cos matiöres dans les voies digestives raquo;, Si Chauvean a Iransmisla clavelee par ingestion, d'autres (Renault, Nocard et lloux)
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üni öcliouij. Nocard et Roux sont arrivös, dansleurs oxpöriencos, beetle oonolusion qua laquo; l'ingestlon du claveau, quelle qu'ensoit Ist qußntitö, nu (lüimi^ [raquo;as la claveloo et ne conföre pas liniiiuiuite raquo;. Kn prösenco
d'opinions si diamötraleitient opposöes, et lt;mi attendant de nouvelles recherches, il convient, sans accorder a l'ingestion un röle pröpon-diM'ani, de lui en reconnattre un et d'agir en oonsöquence en police ganitaire,
C'estincontestablement ['inhalation qui .June le rule pröpondöranl dans la transmission de la clavoleo; o'esl l'air qui, aprös avoh1 6tä sdiiille coinine on a vu precedomment, contamine les sujets qui le respirent; cette conclusion döcoulo, coniinc onl'a vu, de 1'observation de8faltsetderexp6rimentation.Eninsufflant(Chauveau),ouenlnjectanl dans latrachöe, mßnie une faible dose de claveau, on provoque presque a coup srti' une clavelee avec eruption generalisec, il y a tout lieu de oroire que la contagion naturelle se fait leplus souventpar Inhalation.
Si Lels sonl les modes de la contagion naturelle, si tel es! le röle preponderant de la transmission par inhalation, el si, en police sani-taire, il faul se preoccuper de preveair la contagion par tout objet, par tout agent souilles de virus, il est bon d'ajouler, an point de vue scientiflque, que la clavelee pen! etrc obtenue par d'autres procedes de transmission expcrimenlale. .\iiigt;i, laquo; le depot dc claveau pur dans la chambre anlerieure de l'ceil provoque une eruption generate avec lesions locales specitiques intenses,aboulissanl a laperte de l'OBil ino-cule. Le meine claveau injecte dans la chambre anterieure de l'ieil ehe/ des animaux d'autres espöees (lapin, chevreau), ou ehe/, des moutons clavelises, neproduit aucuntrouble de la cornöe, de l'huraeur aqueuse ou de I'iris, aucune risiclion inflarnmaloire raquo;. (Nocard el Uoux.) Ainsi, on pent inoculer le claveau par injectionsous-cutanöe, et il se produil alors un engorgement local et souventune eruption gönöralisöe. Ainsi encore, laquo; l'injection intra-veineuse de claveau conlerc l'immunitö; il ne se manifeste pas d'öruption si I'on a pris soin d'eviter le depot du virus dans le tissu conjonctit'pcrivasciilaire (injection dans la veine de l'oreille; amputation de l'oreille au lliermocautere, au-ilessous do l'injection). raquo; (Nocard et Uoux.) A la suite de l'injection intra-peri-tuneale, il se produil ordinaireinent une öruption gönöralisöe,
IV. — iMMUNITfi, — ClAVELISATION,
L'immunitö est ordinairement conferee aux sujels qui ont subi une premiere atteinle de clavelöe avec Eruption generalisee, et meme a
c
euxqui ont eu une simple eruption localisee a la suite d'une inocu-
lation accidentelle ou expörimentale ; quelquefois enlin, les agneaux n6s de meres claveleuses ont höritö de l'immunitä qui nestgi'iieralemenl que passagcre; et I't'lal röfractaire peut etre conlero par l'injection
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intra-veineust- qui oe s'acoompagne que de (lövre sans eruption. La clavelöe n'atteint gönöraletnent qu'unefoislG möme sujel; los röoidivos sont rares; riramunitö conferee semble done reelle et durable ; eile perslste deux, trois aus ou i)lus longtemps mörae, A la suite de la clavelisation ; cll(^ est en un mot assez durable pour (|u'on considöro comme pröservös effectivement dösormais pour le restant de leur vie, qui est ordinairement abrögöe par les exigences de la consomraation, les aniniaux qui out 6t6 atleinls naturcdleiuent ou qui on cte clavelisös une premiöre tois. Elle semble acquise partiellement des ['apparition du travail de pustulation et eile sc complete progressivement; en sorto qu'elle est devenue k peu prös entiöre des quo la pustule est l'orinee. Elle n'est pas conföröe par l'injectionsous-cutanöe d'une faible dose (6 c. c. ) de elaveau llllro sur porcelaine (Nocarl ot Roux). Toute-fois, on aurall constatö (Duclerl)quo le sörum des animaux Immunisös contre In clavelße est pröventif et curatif, qu'il peul preserver contre l'action du vims inoculö aussitöl aprös el enrayer revolution de la maladie deja declarre.
La clavelisation (inoculation du elaveau), imitöe de la variolisatlon, uete conseillöe et pratiquöe depuis longtemps. lt;b) a vu ci-dessus com­ment övolue la maladie quand olle resiüte d'une inoculation sous-6pi-dermique, et commenten pareilcasl'öruption peut devenirgenöralisöe, si on excise le point inoculö avant que le travail de pustulation soit assez avauce. [/inoculation du elaveau, en vue de donner l'immunitö contre la clavelöe naturelle, öftre de sörieux avanlages: eile est ordi­nairement suivie d'une öruption bönigne, localisöe aux points d'in-sertion du virus; eile attenue done la gravity de la maladie; eile cou-l'ere neaniuoins l'immunitö aux inoculös contre la clavelöe ; eile abrege la duröe de l'epi/ootie dans les troupeaux infeetös, en rendanttousles animaux malades en meme temps; olle permet d'abröger considerable-ment la duröe d'application des mesures d'isolement, etc. Si les suites de la clavelisation elaieul constainment bönignes, il y aurail la uu moyen pröservatif qui devrail toujours 6tre conseillö, et que la legis­lation devrail rendre obligatoire partout oü la maladie menace de se montrer, Malheureusement, il n'on estpasainsi dans tons les cas; il arrive parfois, comme lt;m le verra ci-aprös, quo les animaux clavelisös prösentent une maladie grave; et l'opöration poutötre suivie parfois de pertes assez considerables. Nöanmoins, ei tout comptefait, on peul dire d'une maniere generale que la clavelisation, donnant dansbien des cas une maladie moins grave que la contagion naturelle, doil trouver dans la pratique des indications, alors tnömequ'onne peul employer comme
jadis qu'un elaveau uon attönuö.
1deg; Choix, recolte, conservation, attenuation du virus clave-leux. — Lorsqu'on a recours a la clavelisation il laut aulaulque [jos-sible choisir un virus pur, et, si faire se peul, un elaveau allcune. II
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MALAnIKS GONTAGIEU8E8 BACTfiHIENNES.
faul eviter de le recuoillir sur des pustules trop avanccu's, aHorees, compliquees do suppuration ou de septicömie; ii faut aussi övitor de le recueillir sur des sujets alteinls de clavelöe maligne. Le virus pur, recueilli sur un animal alteint de davelee bönigno naturolle OU ino-eulee, provoque une eruption moins grave el enlraiue nioins depeit.es, moins de suites dangereuses. C'est done ii des sujets atteints de la cla-v(dee iM'iiigne qu'il conviondra de s'adresser. On a (•onseille de pro-eöder de lafa^on suivante i dans mi troupeautot la clavelisation doitetn^ priitiqult;äe,inoculer d'abord quelques bötesseulementavoc un claveau de conserve et partantattönuö, ou avec le virus d'un malade alleinl de da-velee ln'iiigne; pnis, auboul d(^ huit a dix jours, elaveliserle rcslanldu troupeauaveclevirus recueillisur l'öruplion eomiuencante des premiers inocuh's. De eetle fafon on alleimerait dans une certainc mosure lea gt;uitcs de la clavelisation; mais, dans la pratique, le retard ainsi oceasionne pourrail etre IVieheux, ölantdonnä (jue ['inoculation doitse faire danslestroupeaux däjäinfeetös, Pourvuque l'6ruption soitböni-gne, il cst d'ailleurs a pen pies inditl'eient. de clavelisee avec du virus provenant d'un animal, qui a contracts la maladie naturellement, ou avec du elavcau provenant d'un animal inoe.ule experimentaleinent. Le virus claveleux ne semble pas s'attönuer par des cultures suecessives dans I'organisme douraquo;'^ do receptivite, on 1'a Irouve done de la meine aetivite apresdeux cent quatre-vingt-dix-sept cultures ou inoculations suecessives. Et d'autre part, si Von tie pen I pas puiser le claveau sur un animal atteinl de elavelee lienigne, il ne laut pas pour cola renoncer a loperation, quand eile est urgente; on pent puiser le virus sur unmou-ton atteinl do claveleo conflucnte, en elioisissant le moins gravement alteint, car bionsouventla maladie, (jui evolne sur un animal, emprumte sa gravitu plutöi aus dispositions de cet individu et aux conditions hvgien'upies qui I'entourent, qua la qualitö et ii la provenance du virus. On peul inoeuler le sang des plaques occhymotiques, le produit des boutons non encore transformös en pustules; toutefois, mieux vaudra s'adresser ä des Eruptions un peu plus avancees, ii des pustules jeunes, sans jainais clioisir cellos quisoraient allerees ou trop vieilles. La recolle do la maticre clavelcuse se fait d'aprös les merries regies et suivant le meine manuel quo edle du vaccin sur le veau. On peul claveliser de moutonä mouton; et, dans ci^ cas, il sufflt do se faire presenter successivement les animaux qui doivent etre inoculös, et d'emprunter, au fur et ii mesure des besoins, le claveau au malade, qui a ele choisi pour le fournir. Les pustules, choisies pour la röcolte du virus, seront. proalablemenl neltoyees; on pourra laver leur surface, ainsi quo leur voisinage, avec, do I'eau legercment alcoolisöe, pheni-quee, salieyloe ou Lori(|uee, ou ^implement avec de I'eau liede ; on les essuiera enauite avecun lingo propre, puis on les ouvriraet on y pui-sei'a le claveau avec la lancetto, an fur et ii mesure qu'oii en aura
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besoin. Cependant, pour accölörorl'opöraiion etafln de ao pas laissor perdre du claveau inutilement, ou fera bicn, quand une pustule sera ouverle, de reuueillir loule la inatiei'c virulente qu'elle peut donner ; nn la racleraavec la lancettoeton döposera momentanöment le claveau ainsi recueilli sur une plaque ou un fragment de verre bien propre : on pourra coraprimer la pustule avec les doigts, eu mieux avec une pince a rcssort, de i'acon a lui faire rendre tout le virus qu'elle con-tienl; et un enlevera, en raclant avec la lancctte, toute la pulpe (jue la base dounera. Avec cette matirre on inoculera une serie de moutons jusqu'a ce qu'elle soit epuisee ; apivs quoi onproeödera de meine avec une seconde pustule, et ainsi de suite, jusquaceqne tons les moutons aient subi Toperation. Que si le nombre des sujets a claveiiser est con-sidörable, il sera lion, alin de ne pas inlliger une souU'rance trop \mo-long6e ft celui qui fournil le claveau, de lui substituer, au bout d'un moment, un second, un troisieme sujet, etc., ou bien de recueillir il'emhlee, dans un verre de inontre, une assez grande quantity de claveau, pour faire face sans desemparer a\ix besoins du moment, (lette maniere de proeeder pent d'ailleurs etre rcmplacäe par l'une de celles qui suivent; toutefois eile sera encore utile, quand il s'agiru de claveiiser de suite un troupeau dejii intecte, et quand on n'aura pas de claveau conserve a sa disposition.
Le claveau, comme le vaccin, pent ötre recueilli a l'avance et etre conserve dans des tubes, ou entre des lames de verre sterilisees, etc. Dans tous les cas, il faulpuiser le virus ädes pustulesjeunes et nonal-terecs, en ayant soin de les neltoyer comme il vient d'etre dit. Rien n'est plus simple que de recueillir et de conserver du claveau avec des lames de verre. On ouvre la pustule prealabloment lavee, on uppliqiie tour a tour sur son produit chacune des plaques, puis on les place rune contre l'autre et on les lute avec de la cire ; on les met en-suite dans robscurite et dans un lieu frais. Quand on veut utiliser le virus, on separe les lames, on delaye le produit, qui est sur chacune d'elles, avec une goutte d'eau pure et on I'iaoculc. On pent d'ailleurs proeeder ä la recolte du claveau, comme il a etc dit, en comprimant la pustule a sa base, en la raclant avec la lancctte do fayon a enlever tout son produit, e'est.-a-dire la croilte, la lymphe et la pulpe, et en pla^ant ensuite cette matiere entre des lames dc verre concaves, qu'on scelle au pourtour avec de la cire fondue.
Tour recueillir le claveau dans des tubes capillaircs, qui soul geuc-lalernent faciles a garnir, on ouvre la pustule par une piqiire, on brise les tubes amp; leurs deux extremilcs et on les plonge dans le produit, qui perle, par leur extrcmite la plus effilee, en les tenant horizontalement entre les doigts. Le virus monte dans les tubes, qui se garnissent rapide-mont, quand la lymphe est abondante. On peut d'ailleurs, pour la rendre plus abondante, comprimer la pustule ä sa base comme il aete ditdeja.
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MALADIES GONTAGIEUSE8 BACTER1ENNE8.
Quand leg tubos soul it peu pros pleins, nn les lute avoc do la cire u lours doux exli't'iuiii's, ou bien im los ferine en fondant leursbouta a la Qamme d'uae bougie ou d'une lampe ii alcool. Le virus ainsi recuellli pent se conserver plusieurs mois, si on tnaintient les tubes ii i'abri lt;!lt;' la lumifere et a la teinpörature oi'dinaire. Quand on veut se servir du cluvcau enfermö dans un lube, on en casse les duux extrömltös; on souffle dans l'uni' d'elles, au moyen d'un chalumeau de paille, et on recoil lecontenu sur une plaque, puis on s'on sert pour faire des ino­culations. On peul aisöment obtenir des quantitös notables declaveau li(|iii(liN en aspirant successivement avec la bouche, dans une pipette Mainlioe, la lymphe d'un grand nombre de pustules. On pen! ensuite conserver cotte provision dans le meine recipient, en le scellnnt et en le plagant amp;.I'abri de la lumiöre el de la chaleur; on peul aussi bien !(• reparlir entreplusieurepipettes ou tubes llambes, qu'on soignera de meine. Imitaut cequi se fait pour le vaccin, on a eonseille de mölanger an claveau ainsi recueilli un peu de glycörine pure ou faiblement sa-lieyleeou plu'iiiquee, alin ilVn assurer la conservation.
Commeavecle vaccin, on peul, avec la inatiereclaveieuse.vocueillie en comprimant et enenlevanl par le raclage tout ce que les pustules peuvent donner, pröparerun claveau dessöchö. Pour cela, il sufflt de placer les verres de montre, oü on a recueilli la matiöreclaveleuse, dans un exsiccateur en presence de 1'aci de sulfur ique ou de tout autre agänt avide d'eau. La dessiccalion s'opere rapidement a la temperature am-biante, ei la matiöre dessöch^e ainsi pent 6tre ensuite röduite laquo;mi poudre et enfermöe dans des tubes qu'on scelle, etc. Ce claveau, des-si'cln'' dans ces conditions, se conserve micus que celui qui s'est de.— si'cIk'' sur le corps des malades; il peul rester aclil' [icndant plusieurs m.oi8,tandisquelescrotltesclaveleusosontquelquefois perdu leuractivite au bout de quelquessemaines elrneme au bout de quelques jours, ainsi quejel'ai constate maintesfois. Pourutiliserleclaveau (lessee;in'', il suffll tie le ramollir dans de i'eau pure au moment oti il doit etre employe. De nu'iue que pour le vaccin, on peul enlin, avec le claveau recueilli en comprimant el raclanl, les pustules, faire uue sorte de pommade par I'addition d'une certaine quantity de glycörine neutre, de sucre et de gomtne adragante; on broie le tout ensemble pour rendre le naß-lange aussi homogöne que possible, |iuis on conserve dans des tubes ou entre des lames.
(ir;\ce auxsoins qui viemient d'ötre indiquös, on peul conserver du claveau plus oumoinslongtemps et l'expödier läod liest devenu neces-saire d'en faire l'emploi. Les tubes peuvent etre expedies dans des tuyaux de plumes d'oie, dans des bottes ou des tubes metalliques, etc., les plaques peuvent elre envoyeesdans de simples enveloppcs, du dans des boites, etc. Mais, malgrö les precautions employöes, le virus clave-leux ne so conserve pas imbdiniinent; quidquefois memo il so conserve
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peu (lelciiips, cola depend lies conditions dans lesquolles ila i'Xdvecjtllv, de la l'a(;on dODt il a 6tÖ recneilli, pröparö, etc. On a vu que, pour roussir iileconsorvor lepluslongtemps, il convientdc le prondre dans des pustules jeunes et non alterecs, de le preserver du contact de l'air et tie le maintenir au frais eta l'obscuritö, Avant de devenir complele-nient inactlf, le claveau, recueilli au contact de l'air et conserve dans des tubes seollrs a lacii'e, seinble s'attenuer prügressivenient pendant les premiers niois, soit a cause du vieillisseinent, soil a cause du con­tact de Tair ; au boul de quelques inois, son inoculation pent ne dou-ucr des resuUals que si ello est faiteavecdes dost's relativement lories. Cependant Faction dc Fair ne semble produire cet ofVet queleutement, ear du claveauexposö complötement au contact de Fair liltre ue parail pas altenue au bout de quatro ou cinq jours. II y a d'aiileurs possibi-lite d'altenuer le virus claveleux uu d'amoindrir scs ellelsde plusieurs faeons. 11 ost saus dontc altenue par Faction des agents cliimiques ein ployescoiiveiiableinent et pari'action des agents physiques, en subis-sant le contact de certains agents ontiseptiques employes a I'aiMe dose, en elantniaintenu uncertain tempsä.unecertainetemp6rature(330ä43'gt;). Mais jusqu'ä priisent on esl: encore peu renseigne, laute de recherches süffisantes,surla l'acon dont il se comporte en j)areils oas.
Le claveau s'attönue aussi en passant sur l'organisrae de cex'tains animaux; on a vu que le virus d'un mouton a clavelee bönigne est moins dangereux que celui d'un sujet atteint de la clavelee mali­gne: on sail d'autre part que la maladie est bönigne sur le inouton africain; mais, dans ces deux cas, il n'y a pas une altenuatiou röelle, ou tout au moius une attenuation persistante du claveau; Famoin-drissement de ces ell'ets tient a la rösistance des individus. Aussi le virus du mouton africain, coinme celui du mouton attcinl de cla­velee liruigne, peut donner une eruption grave aux moutons indi­genes, soit par contagion naturelle, soit par inoculation, llenostde möme d'aiileurs du claveau attenne par le vieillissement; lui aussi, quaud il prend, peut provoquer uneöruption grave et donner du virus fort en pullulant.
On a conseille jadis deux moyens de rendre moins dangereusesles suites de la clavelisation : la dilution du claveau (Peuch) et son atte­nuation par la culture sur I'organisme d'animaux ayant subi une pre-miere idleinte (Pourquier), Le claveau dilue avec de I'eau diminue d'aclivite; il pourrait alora 6tre injecte sous la peau sans danger et conf6rer l'immunitö, en ne determinant qu'une inflammation moderee. Cependant l'injection sous-cutanöe de claveau dilue peut ötre dange-reuse, (gt;t il en est surtout aiusi quaud on doit se servir d'un virus d'origine röcente. C'est surtout I'emploi d'un claveau recueilli depuis plusieurs mois (2, il, 5, 7, S, (.l, JO moisj qui permeltrail d'obtenir une dilution donl I'iujecliou serail sans dangers, .Mais, lorsqu'on est röduil
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ä so sorvir de claveau frais, coiumo c'tist le caa quand une epi/.ootio vient a so declarer dans im troupeau, l'lnjeotion sous-outanöe d'une dilution du cc virus seruit dangereuse et pourrait provoquer des 6rup-tions gönörales. D'ailleurs, tandis que los inoculations par piqüres sous-epidenniques a la lace interne de l'oreilleontdos suites bönignes, les injections claveleuses sous la peau de loreillo entrainent des ell'ets plus graves. A proprement parier, rinjeetion SOUS-CUtanÖO de dilu­tions claveleuses au 1/100 ou au 1 IßOne serait bönlgne par ses suites qu'autant qu'on pourrait opörer aveo un claveau recuellli depuis plusieurs mois (8 ä '.• mois de pröförence); en cecas, I'lnjectioo se i'erait avec la seringue Pravaz et ii la hast; de la ([neue. D'autre pari, le claveau, ainsi pi'epare, n'etaut [las attönuö dans ses elements qui sont seulementdissöminös parladilution, serenforce ii lapremiöre generation sur le inouton ; il tie fail pas süuehe de claveau alliinue, et les aniinaux inocules peuvent transmettre la inaludie. Elöduite ainsi a des merites problömatiques, l'injection sous-cutanöe de claveau diluö ne saurail rendro de grands services; on ue pourrait. ralionnellemeul y recourir, avons-nous vu, qu'autant qu'on aurail a sa disposition du claveau vieilli depuis plusieurs mois au moins; dans ces conditions il semblerait toutefois que leprocödö serait a la fois plus sür que l'inocu-lation par piqöres avec le merne claveau vieilli et moins dangereux que l'inoculation avec un claveau frais.
Le claveau, eultivö snr des moutons (|ui onl eu anlerieurement la clavelöe naturelle ouinoculöe, s'attönue au point de ne donner ensuite aux moutons vierges qu'une clovelöe söreraent bunigne avec des pus­tules pluspetites, a evolution plus rapide, touten conferantune immu­nity plus ou moins complete. Le virus, ainsi atlcnue par son passage sur des sujels autörieureiuent atteints, pourrait etre conserve pour les moments on on eu aurait besoin, Mais c'csl la un proeödö d'attönua-tion pen sTir et pen pratique; le virus ainsi altenue n'esl pas tixe, il reprend son energie [iremiere en passant sur des generations de mou­tons vierges.
Voici lo procede delinitif do Pourquier : en inoculant chaque jour, pendant dix joursconsßcutifs, un meme sujel, avec le meine claveau, on constate que les piqüres des quatre derniers jours ne donnentrien, tandis que cellcs des six premiers jours deviennent, chacune au bout du troisieme jour desa date, le sieged'un travailinllammalnire initial; apres quoi cellesducimpiienuraquo; jouretdu sixiemejour avorlenl, pendant (jue cell es des premier, deuxieme, troisieme et quatriöme jours arri-vent ii letal de pustules cl parviennenl simultanement a la periode do secretion, toutes en meme temps, le quatorziöme OU le quinziöme jour a compler du döbut de rexperienco, revolution elant d'aulaul plus rapide qu'on I'envlsagesur les pustules produitespar les piqüres les plus eloignees du premier jour. .V cette inegalite de dui'i'e dans
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revolution correspond une modification dans le volume des pustules, colics qui övo'lucnt le plus vile clant les plus pctitcs. II scmblo done que rimmunite dcjii acquise des le septicme jour a partir de la pre-miöre inoculation, est partiolle dös le deuxiöme jour et so complete du deuxicme an septieme jour progressiveraent, Le claveau, fourni par la pustule dörivantde la piqüre du quatriöme jour, est atteimc comme celui qu'on pent obtenir do l'öruption d'uu mouton clavelisö ajurs avoir subi une premiere atteinte auterieure lie clavelec. Ce cla­veau (d'une pustule ayant evolue rapidemeut) elaut inocule a son tour pendant dix jours consöcutifs a un meme sujet, on constate la repetition des fails oi-dnssus exposes : rien ii la suite des piqtires des quatre derniers jours; de simples papules ä la suite des piqüres cinq et six; des pustules aux piqrties des quatre premiers jours, evoluaut en (|iiin/e, quatorze, treize, et douze jours, reproduisant revolution et le volume des pustules de la premiere experience. Kn inoculant a un tioisieme sujet le claveau de la pustule 4 du deuxieme sujet, on obtient des pustules plus potites, et cello do la premiere piqüre evolue en moins de quin/.e jours. Avec le claveau de la pustule du troisiemo sujet qui aura evolue en dou/.e jours, on inocule un quatrieme sujet et ainsi de suile; et on arrive de la sorte ä obtenir une pustule qui evolue en douze jours a la suite ilo la premiere piqüre : on a alors obtenu et (ixe l'attonuation. Le claveau ainsi attenue, etant inoculo a un mouton en inline tenii)s qne le claveau originaire, cliacun evolue avec ses caraetöres. On peut, par le memo procede, obtenir des cla-veaux moins attönuös on plus attenues; e'est celui que donne la pustule evoluant en onze ii douze jours qui asemble leplus eonvenable; il donnerail rimmunite sans exposer lesinoculesa une eruption gene­ral i see.
Ktant donne que la claveleene sevitque dansquelques regions de la France; etant donne qu'il n'existe et n'existcra pas de longtemps un inslitutorganise pour la culture, la recolte et, la conservation du claveau; etant donne que l'injection du claveau dilue offro de bien mincesavan-tages si tant est, qu'elle en presentc; etant donne que l'attonuation par le procede Pourquier n'estrien moins quo silre; etant donne que, mal-gre les succes obtenus dans l'Ueraull, e'est l'insuCCÖS qui se serait prodult ailleurs et notamment dans laCamargue; etant donne (pie, #9632;ä deux reprises, nous n'avons rien obtenu avec des claveaux fournis par l'auteur de l'attonuation; etant donne enfln que la clavolisation doit etro praliquee le plus tot possible dans les troupeaux infectes et qu'on n'ani le temps ni la possibilite de preparer on de se procurer des claveaux attenues par le vieillissement on par la culture sur des series do moutons, nous estimons qu'il y a lieu, jusqu'ä nouvclles de-couvertes, de squot;en tenir ä l'emploi du claveau frais recueilli sur des sujets alteints de clavelee bi''nigue.
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#9632;1quot; Lieu et temps d'election. Manuel operatoire. — On pent, an point de vue sanitaire, distinguer Irois sortes de clavolistvtion: la clavc-lisation de necessitr, la clavelisation de precaution ol la clavelisation dii preservation. On appelle clavelisation de necessilü cello qui csl prati-(luee sur un troupoau döjö inleete; on appelle clavelisation do pröcau-tion cello qui serait pratlquöo sur les troupeaux voisins des troupeaux inl'ectes; ciitln on appelle clavelisation de pröservation cello qui serait pratiquöe, etqui a 6t6 conseillöe dans le midi di^ la France ot en Al-gerie, pour tons les troupeaux en general. La clavelisation ilite do necessitc esl la seule qui puisse 6tro imposee aux propriötaires par l'autoritö. Voyons dansquels cascette opöration pent ötre utile et doit etreconseillee. Quand la clavelee a envalii un troupeau, ilfaut imm6-diatement söparer les animaux malades el vörifler les jours subsö-laquo;pienls 1 elat des sujels simplcinenl suspects, afiu d'eliminer les noii-veaux malades an tur et a mesure qu'ils se prösenteront; de la sorte on pent toujours preserver la plus grando partie du troupeau. Mais si eette maniere de proceder, qui serait la meilleure, est imprat.icable. il taudra toujours, quelle qne soil la saison et quel qne soil le climat, conseiller la clavelisation des moutons, ijui ne son! pas encore malades, tant de cenx qui ne son! pas encore contamines, mais qui pouvent se contaminer d'un jour ä l'autre, que de cenx ijui sent deja inl'ectes et qu'on ne pent distinguer encore. En pareilles circonstances, la clave­lisation a des avantages ineontestables: eile abrege la du roe de l'epi-zootieetde lasöquestration;elle donne une maladie moins dangereusc a des animaux vones presipie fatalement ii nne clavelee beaneonp pins grave. Quand, dans une localitö, lestroupeauxinfectössontbiensöques-tresjiien cantonnös, il ne fautjamais conseiller la clavelisation pour les troupeaux voisins, taut qu'on sera assure do les preserver efflcacenjent. Si les pfiturages etaienl morceles, si le cantonueinent absolu etait impossible, on pourrait, notamment dans lemidi de la Franceet sur-lout en Algerie, conseiller meme la clavelisation des troupeaux ex­poses a la contagion, a la condition qu'ils seraienl ensuite traitöa coinme claveleux etsoumisaucantonnement. Dans lemidi deiaFrance, cette clavelisation do precaution pourrail avoir une certaine impor­tance et des avantages ineontestables, attendu qu'olle est ordinairement benigne et que, ])ratiijnec au printemps, eile permettrait aux propriö­taires de voir leurs troupeaux debarrasses de la elavelee, lorsque lo moment de la traiisliumaiiee arrive.
La clavelisation des troupeaux d'une region, d'nn pays, dans lebul de les preserver de la clavelee pour I'aveiiir, ne doit pasetre eonseillee, sauf dans certains [lays, saufen Algiii-ie, oil la variole ovine est fre-quente mais bönigne, etoü l'inoculation de tons les troupeaux serait une excollente precaution. Si tons les troupeaux algeriens etaient cla-volises, si on n'acceptait aux ports d'embarquement, pour 6tro trans-
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jtortes en France, que les moutons portant la trace de la clavelisatioraquo;, si on no permettait ['exportation qu'api'ös la gueiison absolue des clavelisös, on arriverait facilement A ne plus introduire la clavelee en France aveo l^s moutons africalns.
Quand on oonseille la clavelisation, il m faul Jamals perdrede vue (ju'elle pout entraiuer cerlalnes pertesen France et que les troupeaux clavelises peuvent propager la maladie.
Lorsqu'on pratique la clavelisation, on choisit ledaveau, comme on I'a vu ci-dessus; onle prend autantque possible sur un individuatteinl de clavelee lirnignc; on le puise dans les pustules les tnieux formöes; on övltedele recueillir sur des indivldus alleints deolavcleo maligne. II esla pen pros indifferent declaveliser avec du claveau provenant d'un animal qui a coutracte la maladie naturellement, ou avec du claveau provenant d'un animal clavelise expörimentalement, pourvü que IVv ruption soil bönigne. Le virus claveleux ne semble pas s'attenuor par des cultures auccessives; on I'a, avons-nous vu, trouve done de la meme activite apres deux cent quatre-vingl-dix-sopt cultures ou inoculations successives. El dailleurs, si Ton ne peut pas puiser le claveau sup un animal atleint de claveleehrnigne, il ue faul, pas pour cela renoneer a Toperation : on peul puiser le virus sur un mouton attaint de davelöe maligne.
Quand ou pratique la clavelisation de necessite, on ne saurait choisir le momentde l'opöration; il faul y recourir des que le besoin s'en fait sentir; on puise le claveau sur l'uu des malades et on clavelise tousles suspects, quelle lt;pje soit la saisou, quelle quo soit la temperature, etc. Quand on pratique la clavelisation de precaution, on peut, sinon choisir la saison, au moins opörerpendant line journöo favorable; on peut se servir de claveau conserve on puiser le virus sur un sujet malade em-prunte an proprietaire voisiu pour lacirconstance. Quand il s'agit de la clavelisation de preservation, on pent choisir la jonrnee et meme jus-qu'ii un certain point la saison; il vaul mieux, toutes clioses egales d'ailleurs, opörer pendant une saison douce, pendant le prinlemps ou pendant I'automne. On se serl alors de claveau conserve, ä moins qu'on ne puisse so procurer un animal malade.
he procedc qu'il convient de suivre lt;laiis la pratique de la clavelisa­tion est bien simple, c'esl le möme que pom' Id vaccination. On peut se servir d'un bistouri, d'une lancette, d'un instrument piquant ou incisiint quelconque ; on fait une piqiire sous-epiderniiqueoii une fento i\ travers l'öpiderme et la partie superflcielle du derme, et on y insere le claveau On peut se contenter de taire deux inoculations ou meme une seule, quand eile est bien röussie; les piqöres ne doivent jamaia etre trop profondes, elles ne doivent pas idler au delii des couches superlicielles du derme.
II est hon, quand on pratique ['inoculation, de choisir le lieu le
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plus coiminable. On a oonseillö de clavelisor a la face inlcriouro du venire, an plat do la cuisse, ä la lace iulerieure et ä la base de la queue. II taut aliaudonner ccslieux d'electiun, od la clavelisation jieul quelquefois etrc dangoreuse. II vautmieux claveliserö, l'extrömisö des oreillesou ä l'extrömitö de; la queue) apres avoir rase les polls ou La laine, et neltoye la rögioiii si eela est aeecssaire. LMiioculation, jjhi-tiquöe dans ces regions, entmine parfois de petite accidents lucanx; inais ees accidentssonl sansgravite ; il ea resnlle quelquefois uue per­foration du cartilage auriculaire, uns mutilation de rcxtreniile de l'o-reille ouderextrömitöde laqueue. Trois,quatro, cinq jours apres l'inor culation, on veil apparaltre au niveau de la piqftre une lache rouge, qui s'etond ensuile et s'acconi|)agne de la tumefaction de la region; vers le septieme ou le linitieine jour, recehymose Initiale se Iransl'orine en elevure i'osee, eonvexe, et deprinieo(ombiliquee) a son centre; enlre le Imitieme et le dou/.ieiue jour, l'öruption devienl pustuleuse blan-chatre, grisamp;tre, et donue du claveau ; ensuite la pustule se dessöche, se recouvre d'une croiUe brumilre, qui s'öliraine quand la cicatrisation s'est produite, laissant une tacbe eicalriciello. Chcz quelquessujets, il se produit parfois une eruption genorale, qui reste cependanl discrete. Les symptömes gönöraux sont ordinaireraent trös peu accuses.
2deg; Suites de la clavelisation. Accidents et moyens d'y reme-dier. Effets de la clavelisation. — Dans certains cas, la clavelisa­tion peut s'aecompagner de suites fftcheuses. Elle peul determiner une certaine mmtalite, quand eile est praliquee avec du claveau frais nun aiirimo. Lescasdemort peuvent aller de 1 pour 1000 clavelisös ä 1,2,3, '(, ;•gt;, 8, 10 et parfois plusmn;'i et 30 pour 100. Elle peul en outre occasionner mi certain deporissement des opörös, la delerioration des toisons, la diminution du lait, l'avortement, etc. Elle accrolt on cr6e d'autre pari des foyers d'infeclion; eile rend les inocules dangereux etnöcessite ä leur ögard des soins et des mesures sanitaires; eile ne preserve pas les animaux deja cuiilanimes. Ses suites sonl d'ailleurs plus ou nioios graves suivant les circonslauces et suivanl les pays: elles sont plus graves quand le claveau esl riebe et d'origine recente, quand il est iuo-culö par un trop grand nombre de piqüres, ciuand I opcralion est falle ailleurs qu'ä l'oreille ou ä la queue; olles sonl ogalement plus graves quand la clavelisation esl lalle sur des animaux jeunes,ö,g6s de moins de ;i ou 'i tnois, plöthoriques, en elal de gestation, surtout quand les brebissontpres dela mise bas, malades d'autresaffections, affaiblis par nno inanvalse bygiene, par les souffrances ou les privations ; elles sonl moins graves quand 11 s'agit d'animaux de certaines races (barbarins et melis barbarins), quand l'opöration est falle pendant les saisona douces (printemps et automne), quand les opörös sonl bien soignös, bien Inges, bien nourris, etc. üne clavelöe, qui s'annonce bönigne ö la suite de la clavelisation, peul, comme la claveleo spontanee, s'aggraver
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a la suite de refroidissements, do raauvais going, etc. D'ailleurg, leg inoculös, continuants vivre en promigcuitö avec los maladeg, pouvcntso contaminer; et, comme In clavelisalion ne lour a pas conforo do suite lliiiirmriito, ilspeuvenl avoir do oe oliofune clavclee grave.
En vue de prövenir, dang lamesure du poasible, legguiteg lachousos de ['inoculation, il Importe desuivre en pratique los regies doja indi-quöeg sur le choix, la reoolte ctla conservation du virus, sur le choix de larögioa et sur le inanucl operatoire. II Importe en outre de limiter, in (•quot;ranee, i'opöration aux troupeaux inlectes et a eoux qu'on ne pent absolumentpag preserver autrement, Loperalion uue foispratiquoe, 11 taut autaiil quo possible isoler lesinoculos des malades pendant six ou sept jours, jnsquVi co que la elavelisation lour ait eonlere rimmnnito. II faul lour fournir un bon air, on local bion tenu et bien aere,une ali­mentation convenable; il faut leur evitor les refroidissements, les fatigues, etc. On pent assainir lours habitations on y dogageanl des vapoursd'iode, d'essencc do terebonthine, d'acide plieni([ue, en ybrülant du soufre, etc. 11 faiilstirveiller la marche de l'oi option, alin do prodi-guerä temps aux aniiuaux les soins goneraux et locaux (pie comporte leur etat. II laut enfin, le oasecbeant, empöoiier les inocules de piopa-ger la maladie.
Dos IH7lt;.)-,S() J'ai cberclio uu moyen de olaveliser les moutons, de nianiore a lour conferer riuimunito sans lour donner une maladie grave et sans les rendre dangereux pour les autres ; j'ai cherclie a prövenir la transmission de la maladie par les auimaux elavelisos. J'ai oautoriso ou extirpo les pustules formecs a la suite di^ I'inoculation, ct voici les rösullats qui so degagent do mes experiences: rextremile de l'oreille ou l'extremitö de la queue, mais surtout I'extrömitö do I'oreille, doittoujours etre choigie comme lieu d'olectiou pour prati-quer la elavelisation; une fois I'inoculation pratiquöe, par une ou deux picn'ires, a rexlremite dune ou des deux oreilles, on attend le ileveloppement completdeg pustules, ee qui a lieu du dixiömeau quin-zieme jour; poison ampute laparlio do I'oreille qui les supporteet on cautörise lögörement la plaio avec I'eau-forte ou autrement, ou bion on la laisso en l'6tat. De la sorte on eonlere aux animaux elavelisos une maladie lienigno, el on provient tout danger do propagation par les betes inoeulrcs. L'amputalion do la region inoculöo ne doit pas I'tro faite avanl la, formation de la pustule; pratiqueo 4, 8, 6, 7 jour apres I'inoculation, eile pourrait etre la cause occagionnelle d'une jioiu'ralisation do reruption.
On pourrait inoculer preventivement les animaux, on lour injeclant le virus dans la voine de I'oreille, et on ayant soin de no pas inoculer le tissu peu veineux ou d'omputer, au thermooautöre, la pointe de l'organe au-dessous du point do I'injection (Nocard).
On pent voir si; produire, ainsi qu'il a ötö dit, a la suite de la
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Clavelisation, une eruption göniiralisoe, et cette eruption pcul devenir grave; quelquefois aussi, quoique rarement, il peut se produire une infection septique. Quand l'öruption doit se gönöraliser d'une falt;;oii grave, ii se produit au point, d'inoculatiou une extumeseenue i'ougi; violacee avee tumefaction ot infiltration de la region, ac.compagnee d'eruption eonilueute au troncetaux membres, et de symplömes gönö-raux ; il peul en un mol se drvelopper ainsi une veritable clavelee maligne, qui peul entraiuer lamort, 011 s'aceompagner d'amaigrisse-meut et d'une convalescence plus ou moins longue. Lorsqu'on a inocule un claveau impur,septique, il peut sc pi'oduire une veritable, infection septique; un jourou deux aprös I'inoculation, il se produit, au niveau de la piqüre, un suintemcnt sanieux, qui s'accompagne de tievre et d'une tumefaction envahissante, noirälre et devenaut froide ; si on n'atnpute pas :i temps la queue ou l'oreilb; tumetiee, la moii ne tarde pas a arriver.
La clavelisation confere aux iimcules une immunite complete, qui s'etablil graduellement pendant la periode d'öruption et de secretion de la pustule. La duree de l'immunitö varie suivant les individus; eile depasse, ainsi qu'on la vu, geiKsralement un an.
V. — Traitement.
La clavelee se termine le plus souvent par la guerison sans aueua traitement curatif; quand eile suit son cours regulierement et sans complications, il Importe meine de ne pas troubler sa marche, de ne pas arrt'ter sou evolution, car on provoquerait une repercussion mortelle dans le plus grand nombre des cas. 11 laut se borner ä faci-liter revolution dc la maladie. a en diriger la marche, a en attenuor' lagravite, a prevenir et ii combaltre les complications. Lü traitement liygiönique doit occuper la place la plus imporlaute; et uraumoiiis Intervention d'un traitement Iherapeutique sera ulile et meme necessaire dans certains cas. Les soins hygieniipies ou Iherapeutiqucs seront donnös a tons les malades; on pourra toutefois söparer et soigner d'une maniere speciale les animaux qui paratti'onl les [ilus malades. II faudra veillera la bonne tenue des habitations, qui devront etre propres, convenablement aerees el maintenues a une temperatuie modei'ee. On evitera done, surtout en etc, d'entasser un trop grand nombre d'animaux dans la m6me bergerie; on renouvellera de temps en temps lair des habitations; on donnera aux malades une alimenta­tion saint,', de bonne qualilr, de facile digestion, plus ou moins abondante et reconstituante suivanl l'etat des animaux ; on pourra meine y joimlre des agents toniques el reconstituants (I'errugineux, gentiane, arseniate de somle, sulfure d'anlimoine), des condiments fsel marin, sulfate de soude, ertuue de larlre, etc.), qu'on meltra en
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dissolution Jims los boissons, et qu'on mölangera avec lew aliments. On n'aura recours a an vmtable trailfincnl thörape'utiquequ'aulant que la inaladic menacera d'ötre maligne, qu'aulant qu'elle sera grave, qu'aulant qu'elle s'accorapagnera de certaines complications. Quand il y aura a craindre une clavelöe maligne, quandl'öruptlonse feradiffloi-lement, on isolera los malades si celaest possible.on leuradministrera des agents excitants ou sudoriflques, des infusions de Bureau, de tilleul, de camomille, etc., pour faciliter l'öruption on pour la rötablir; on leur fera prendre,dans leursboissons,dusulfate de soude, de la erömo do lartre, pour attönuer la ßövre. Dans les cas de dölitescenoe, on pourrait stimuler la peau au moyen de lotions sinapisees, ou par des frictions avec le liniment ammoniacal, dans le but de faciliter la M apparition de IMruption.
Quand la clavelee est maligne, quand I'eruption ne se transforme pas en pustules, quand il seformedes plaquesgangröneuses, on peutfalre sur la peau des IVictionsexcitanles on irritanles, avec l'alcool camphrö, avec le liniment ammoniacal. On donne en memo temps j\ rinterieur des toniques, des antiseptiques, du perchlorure de fer, de l'acide phönique, du salicylale de soude, du quinquina, etc. ; mais le plus souvent on est oblige de se contenter d'nn traitement externe, car il est difficile de faire prendre aux malades les nmdicaments, qu'on destine aux voies interieures. Quand la desquamation des croiltcs laisse apres eile des plaies suppurantes, il convient aussi de leur appliquer un traitement local: on les liendra propres; on les lotionnera de temps en temps avec des liquides cicatrisants, avec la solution d'acide plnnique particulieremenf, avec la solution de teinture d'iode, etc. Quand il seproduira des complications du cötö des yeux, sur la con-jonctive, sur la cornee, on appliquera le memo traitement local, on lotionnera les parties malades avec une solution de Sulfate de zinc, dacelate de plomh,d'acide phenique, etc. Quand il y aura complication de coryza, de bronchite, de pneumonie,depleur6sie,etc., on appliquera le traitement special ä chacune deces localisations; et,si la muqueuse respiratoire est boursoullee, s'il y a tendance a l'asphyxie ou ä la septicemie.on adminislrera del'acide phenique sous forme de boissons ou de fumigations ; on procurera aux malades un air pur, on detergera IVntree des voies respiratoires, on pourra meme reconrir ä latracheo-tomie, mais sans grandes chances de succes. Quand il y aura de la diarrhee, on donnera du bismuth, des opiaces, des astringents, etc. Quand la clavelee se termine par la guerison, eile laisse parfois aprfea elleun elat valetudinaire, un C'tal de marasme et d'adynamie plus ou moius prononce; il convient alors de donner aux convalescents une bonne hygiene, une bonne alimentation et des toniques reconstituants.
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MALADIES CONTAdlKUSKS liACTKltlENNKS.
VI.
Police sanitaire,
Lovsqu'uno öpizootie ilraquo;; variole i'iüi son apparition, en Franco, dans une rögion, isllo osl, parfois due ii I'lmportation d'animaux strangers venant de i'Allemagne, digt; l'Italio, de l'Espagne, do PAJgorie, etc.; d'aulres fois eile ost due ii la propagation de la maladie, qui ötail d'abord restreinte a une on plusieurs localitcis. II taut dorn- prövenir les importations et empöcher l'extension de la clavelöe; o'ost a ce double but que lend notre police sanitaire en Mgörie et en France.
Iquot; — Prevenir lintroduction de la clavelee en France et en Algerie par 1'importation d'animaux venant de l'etranger.
D'apr6s ['article 26 de la loi du quot;21 juillet 1881, le gouvernemont a le droit de prohiber ^importation d'animaux susceptibles de communi-quer la clavel6e. En Algerie, le gouverneur gönöral est investi du ineme droit par I'article 36 du döcrel du 12 novembre 1887. D'autre part, I'article 73 du döeret du 22 juin 1882 oonföre au ministre de l'agriculture le pouvoir d'interdire temporairement l'introduction des aniuiaux par les bureaux de douane de laparliede frontiöre menacee, quand une maladie contagieuse, quand la clavelöe par exemple se declare en pays otranger, dans le voisinage de la IVontiere. Cost en vertu de ce pouvoir que, par arretes divers, le ministre de l'agriculturG a, a maintes reprises, interdit temporairement l'introduction des ani-maux de Tespece ovine et de Tespece caprine paries bureaux de douane voisina do pays ötrangers (Espagne, etc.), en raison de Fexistenco de la clavelöe dans los regions voisines de la France. II ne s'agit lä, bien entendu, que d'une prohibition temporaire; mais, chaque fois que la clavelee sera signalee, dans un pays limitrophe, pareille prohibition pourra etre edicloe par arrötd ministöriel. D'ailleurs, lea certifleats d'origine elde santö peuventötre rendua obligatoires dans tousles cas et dans les zones, on il y aurait lieu d'exercer une surveillance spöciale. De plus, l'autoritö pent, quand la clavelee sövit dans un pays etranger voisin de la France, interdire les communications avecce pays et faire recenser ou meine marquer les animaux des localites exposöes a la contagion(Voir art. 72, Dec. 22 juin 1882).
Mors meine qu'aucun arrete d'intordiction na ötö pris, Fiinportaiion en France eten Algörie d'animaux ovins (it caprinsmalades de clavelee uu suspects est absulument pi'ohibee. La clavelee cornporle a la frontierede terre les meines mesures que la peripneumonie; a l'arrivöe par iner,elle entraine l'abalage imnu'dial des animaux malades et laisse facultative pour le proprielaire, suit la mise en quaranlaine, avec clavelisation, des animaux suspects, soil, leur envoi a la boucheric;
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CLAVELfiE.
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toutofois, les animaux qui prösenteront les cicatrices caractöristiquea do rinoculation scront admis librement (art. 70-2quot;, Dec. 22 juin 18H2y. Lofsque 1raquo; clavelöe est constatöe duns un troupeau ä la frontiöre do terre, tout animal malade cst abattu sur place ; cenx quiont ete exposes a la oontagion sont repoussös hops du territoiro, aprös avoir ötö mar-(|iies, A inoins que le propriötalre ne oonsente a ce qu'lls soient livrös immediatemeiit ii la boucherie sous les conditions prescntes par I'agent sanllaire. Legouverhement et les autoritösont done le droit et le devoir de faire exeroer une surveillance assiduo a la frontiöre; il laut faire visiter tons les animaux Importes en France et en Algerie, tons les troupeaux, quelle que soit lour provenance; on pent exiger des importateurs la presentation de certiflcats d'orlgine et de sanle. II fmit surtout visiter, avec le plus grandsoin,les troupeaux qui vionnentdes pays suspects ou infectes. 11 fautappliquerä la frontiöre, de la maniöre la plus rigoureuse, des mesures sanitaires toutes les fois qu'il s'agira d'un troupeau malade on suspect. Les troupeaux, introduits en Franco par les bureaux de douane et par les ports, sont done visiles par les velerinaires sanitaires, qui demandent leur sequestration et lour mise en quarantaine, a'ils le jugent apropos. La clavelöe constatöe sur des troupeaux a la frontiöre de terre ou a larrivee par mer entraine, avons-nous vu, l'abatage des malades, la mise en quarantaine avec clavelisation des suspects, c'osl-a-diro do tons coux qui font parlie du meine troupeau, ou leur envoi immediat a la boucherie, ou leur refoulement, quand ils sont introduits par la frontiöre de terre quot;on ad met librement cenx qui prosentenl les cicatrices caracteristiques de la clavelisation. On a critique cette disposition relative h I'admission libre dos animaux prosentanl les cicatrices caraetöristiquos de I'inocu-lalion; on a dit que laquo; los cicatrices consöcutives a rinoculation clave-leuse ne sont point caracteristiques, ä moins que I'operation n'ait eto SUivie dune eruption generate grave raquo; ; on a soutenu que laquo; la cicatrice lineairo, blanchatre, öpaisso, saillante, et pour ainsi dire calleuse, que laisse la plaio consecutive a la pustule d'inoculalion, n'a rien qui la distingue nottement et srtrement d'une cicatrice losullaut d'une plaio cutanec quelconque avec perte de substance... Les seules cicatrices reellement caractöristiquea de la clavelöe sont cos petites fossettes glabres,ros6es ou blanches, donl la face de certains moutons eat comme criblee ou piquotoo, d'ot'i le nom de picotte, doom' parfois a cett(! maladio. Cea cicatrices cupulifonnes, qui apparaissent au premier abord comme autant de ])clits trous, soul les veritables sligmates de la clavelöe, et lour presence pennet de conclure avec certitude. Mais cos cicatrices ne so montrenl que sur les moutons qui, apres la clavelisation, out presento one eruption genörale, prononcoe, ou bien qui out ete atteints do la clavelee döveloppoe par la contagion naturelle, Dans tons les antres cas, il n-existe pas do cicatrices veritable-
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infiit caraclöristiquesraquo;. Kn sorie que bien p^u d'animaux pöurront
ötre ivpnies portcurs du signe quidevrait les faire admettre librement.
La visile :i la IVontiore, quoique bien faite, n'est pas toujours une garanlie sufflsante pour les achoteurs, qui deviendront propriötaires des Iroupcaux. Kilo est souvent i'eiulue diffloile par le nombre consi-dörable d'animaux et par le defaul d'agres ou d'un agencement con-venabies. I^llc u'est pas une garanlie süffisante lt;le bonne preservalion, ear des Iroupeaux, reconnus sains, pcuvent etre inl'ecles; et la clavelee fera plus lard son apparition, alorsque les propriötaires ne sen dou-leront nullement; c'csl co qui arrive inallieureuseinent assez souvent, Kl d'aiHours, avanl d'enlrer en France, les imporlalours out soin d'olirniner les individus malades ou en voie do le dovenir ; on sorte laquo;jue des troupeaux sürement infeetös peuvent ötre admis, gramp;ce a oetie manceuvre döloyale; ensuite ils vonl propager la clavelöe. Los acquö-reurs, complanl sur l'efflcacitö de la visile passee a la frontiero, n'hesitenl pas ä nielanger los animaux röcemment inlroduits avee les untres; de cette maniere, la maladie so propage dans uue lerine d'abord, et ensuite dans une loealite. En sorte que, lorsqu'il s'agil dos Iroupeaux importes on France, vonant des pays voisins et arrivanl par la voie de terre, ['inspection est absolument illusoire; gräce au triage pröalable, les troupeaux inleeles cntrenl coinme los autres. 11 serail done a desirer quo les animaux inlroduits fussent diriges imme-diatement vers los abattoirs, on ils doivent etro sacrilies, s'il s'agit de nioutons destines a la bonchorie; et s'il s'agil d'animaux destines a l'elevage, il serait bon quo tout propriötaire, devonn acquöreur d'un troupeau venant d'un pays infeete, le maintinl en quarantaine sur ses päturages pendant une quin/aine de jours; apres co delai, le troupeau, reconnu sain, cesserail d'etre l'objel de tonte surveillance et de tonte mesure preventive.
En Algerie, la clavelee est Iroqueiite, et Ires souvent benigne. Mais, quand olle est importöe et propagöe en France, olle est plus grave sur les nioutous du pays. Les moutons algeriens, comme coux. des autres ])ays, doivent done elrc soninis au\ ineines mosures, a la meine surveillance, lorsqn'ils sont importös en France. Les imporlateurs algöriens sont moins favorisös que les imporlalours etrangors, parce que les Iroupeaux, quoique expurges ä lour depart d'Afrique, peuvent presenler de nouveaux malades ä leur arrivöe dans les ports de debar-quement, oü ils sont visiles par les veterinaires, sans pouvoir elre prealablement soumis au triage. Malgre los precautions prises, les Iroupeaux algeriens ont importö assez souvent la clavelee; cette impor­tation a ou lieu par les animaux, qui elaiont dejii inlectes an moment de l'embarquement, ou qui s'ölaient inlectes dans les bätiments ile transport, pendant la traversee, et qui, ä leur arrivee ft, Marseille ou ii Cotte, ne presenlaient encore anenn Symptome do I'affection.
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GLAVELEE.
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Voici en deiail coraraont il estprocödö pour les troupeaux afrioains imporltis en France. iN'on seulemcnt on leur applique, a lour arrivoe, les prescriptions des reglements et de la loi sanifaire, mais, en outre, a leurdeparl d'Afrique, on les souinel ä nnc inspection sanilaire (art.28, itec. li iiov. 1887). Les nioutons reconnus claveleux, et les troupeaux dont ils font partie, doivent etre söquestrÖS, et la sequestration ne doit I'tre levöe ipie (rente jours (mieux vaudrait (piarante-einq jours, coinine jadis sous le regime de 1'article 3 de l'arrete du gouverneur geni'jal de l'Algerie du 19 octobre 1879) apres le dernier cas de clave-lee ou apres I'inoculation ronstatee (art, Itlaquo;, Dee. 22 juin 1882). En inspectanl les (roupeaux expedies d'Afrique, et en leur appliquant, k leur döbarquemenf en France, les dispositions de la loi etdesröglemonts sanitaires, on pent arriver a co resultal singulier : qu'un troupoau, declare sain en Afrique, soil reconnu claveleux a son debarquement ct sequestrecomme tel. Et, d'unautrecötö, ilpeut sefaireque letroupeau, inl'ecte an moment de l'embarquement ou s'ötant Infectö dans la tra-versee, ne soit pas encore malade a son arrivee, et aille ensuite pro-pager laclavelee la on il sera conduit. Aussi, malgrö l'inspection a leur depart d'Algerie et a leur arrivee en France, les nioutons africains im-portent assez souvent la clavelöe. La maladie a 6tö introduite dans la Scine-Inferieure ii la fin de l'annöe 18(raquo;-i par des nioutons africains achetes i\ Marseille et ehe/, lesquels olle ötait si lienigne (eruption insigniflante localisöe a la face), qu'elle fut d'abord mcconnue. A Marseille on a eu liequcmincnt constate la davelee sur des nioutons algeriens au moment du del)arquement(on/.o fois en juillet etdix foisen aoüt 1898); d'autre part la maladie a elo couslatee ii diverses reprises au marche de la Villelle sur des moutons africainsarrivantdirectement de Marseille el des avis analogues out eto transmis d'antres centres (abattoirs de liourges el d'Orleans). Voici le texte de la circulaire adressöe on septembre 1895 par le ministre de l'agriculture au vötö-rinaire inspecteur principal a Marseille :
J'ai l'honneur de vous informer qu'en raison de nombreux cas do clavelee constatösen France dans les orrivages do nioutons algöriens, j'ai decide que tons les troupeaux do cette provenance dans lesquels le service d'inspeclion sanilaire inslitne au porl do debarqucmenl constatera la presence d'un ou de plusieurs moutona claveleux, tie seront admis äI'importatlon que pour otre immediatement abatlns. Le ou les nioutons reconnus claveleux scronl comme pröeädemment sacriflös sur quai et Jivres t IMquarrissagej mais toules les antres l)(Ues du troupcau devrontetre dirigöos sansdölai, sous les piccaulions necessaires, soit sur l'abaltoir du port de döbarquemeut, soil, si I'importateur en fait la demande, sur le sanatorium des abattoirs de la Villelte, ou sur l'un des aulres abattoirs des grandes villes. En cas d'envoi a d'aulres abattoirs de grandes villes que celul du port de debarquement, I'ex-pcdiliou devra se faire en wagons plombes.
Je vous invite a assurer I'execulion de cette decision; vous aurez pour ces expeditions sur les abattoirs ädölivrer un laissez-passer qui devra vous etre
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MALADIES CONTAQIEÜ8E8 BACTERIENNES.
renvoyö par l'expäditeur dans un ilolai Je cinq jours aveo un oertifloat de l'inspeoleur de l'abattoir attestant quo l'abatage a etö efTeotuö, Cette piöoe imliquoralenomlirfi total iles animauxauxquelseiles'applique. Vousaurez ü donner avis inimödial de l'expödition ä M. le präfet de police ainsi qu'au vötörinaire, clief de seoteur, aux abattoirs de la Vülotte, en oas d'envoi au sanatorium de Paris ; et si les animaux sont diri^es sur les abattoirs d'uue aulre grande ville, vous iiit'orinerez lo inairc ainsi que le veterinaire inspec-leur des abattoirs de la locality de dosliuatioii, alin que tonlos les mesures de präcaation et de dösinfeotion nöcessaires puissent ötre [irises pour pröve-nir tout dangor de propagation de la maladio.
Vous imliqnerez, antaut qu'll vous sera possible do le faire, dans les avis quo vous aurez ainsi ä trausraettre, l'heure probable d'arrivöe des animaux et vous Joindrez a c-et avis une copio du laissor-passer delivre a l'expäditeur.
Voici d'autre part quelles mesures devront 6tro appliquöes, d'apres une döcision du ministre (avril 1896), au\ moutons algöriens a leur arrivöe on France pendant la campagne qui va s'ouvrir (1896);
d. La libre pratique, si l'on ue constate aucun cas de clavelöe ou de ma­ladio contagieuse dans le ohargement;
//. Si l'on constate ['existence de la maladie, l'abatage sur quai et la livrai-son a r6quarissage des animaux reconnus claveleux, et: Iquot; l'envoi sous plomb des auties belesdn ohargement sur un abattoir de grande ville do la rägion medilerraneenne on sur le sanatorium de la Villelte, lorsqu'il s'a^'it do böles de boucberie; 2deg; l'envoi sous plomb, la raise en quarantaine et la clavoli-sation immediate dans la locality de destination, lorsqu'il s'agit de troupeaux destines ä I'engraissement ou au repeuplemenl.
Mais puisque la clavelee csl si bönigno en Mgerie, la clavelisation devrail 6tre torteraent conseill6e et prcscrite aubesoin. Les troupeaux onvoyes en France devraient ötre accompagnös d'un certiflcat de cla­velisation, ils devraient ötre visitös nvant leur embarquement; et les animaux qui ne prösenteraient pas les traces de la clavelisation seraieni seals examinös, söpai'ös en un lol special et surveillös a leur arrivöe (•n Franco. Taut ([iron n'en arrlvera pas a l'adoption de ce procödö, il v aura a craindre l'importation de la clavelöe; et il faudra veiller, mieux que par le passe, a ce ([ue les haliments de transports et le-agres a l'usage des troupeauxembarquös soient mieux dösinfectös; il faudra, en outre, eclairer les aequerours de troupeaux algöriens et les engager ä lestenir isoles pendant quelques jours apres leur arrivöe en France. Mais le plus si'ir serait d'adoptcret de faire adopter en A.lgörie la clavelisation ; tons les animaux vonant d'Afrique devraient avoir acquis l'immunitö; et ils ne devraient ötre embarquös que trente ou quarante-cinq jours aprös l'opöration; on pourrait meme les faire laver ou dösinfecter an moment de les embarquer, si on craignail (ju'ils fussent encore porteurs du virus,
I.es animaux introduits par mer, et destines ii la bouelierie, seronl imini'diateinenl dirigös vers l'abattoir. Leur transport devra se faire rapidement: ils devronl ötre conduits le pins direclement et le plus
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promptement possible ii l'abaltoh'par dos voies imliquees d'avanoe. Ils serorxt d'ailleurs aocompagnäs laquo;run laissez-paaser dölivrö par lo mairedela commune oüils ont 6t6 saisis; ce laissez-passersoravalable pendant cinq jours; il devra ensuite ötre mpportö au maire avec un certifloat attestanl quu les animaux ont ötö abattus; oe certiflcal sora dölivrö par l'agent pröposö h la police de l'abattoir ou par l'autoritö locale dans les conimnucs, ou il n'cxiste pas d'abattoir surveillr (art. 34-6deg;, Dec. 22 juin 1882), Leur depart, lour transport, leur con-duito, lour arrivöe ä l'abattoir et leur abatage seront surveillös. Los vehicules et ies wagons inl'eclrs, ainsi que le local qui aura servi a la quarantaine, seronl dösinfectös,
La clavelöe pouvant 6tro propagöe par les bätiments et les wagons, il est indispensable de veiller a ce qn'une serieuse disinfection en suit operec, ipiand ils auront servi au transport de troupoaux infectes. Enfln, de meine que pour la pöripneumonie et la flövre aphteuse, quand les proprietairos s'approvisioiinentdaus des pays inl'ectcs ou suspects, il y a lieu de leur conseiller d'ohservcr pendant quelques jours, uno quinzaine, les nouveaux sujetsavantde les placer avec lesanciens ani­maux de la fermo,
L'exportation d'aaimaux malades ou suspects est absolument pro-hihee. Lestroupeaux exporli-s parmer, do France ou d'Algörie, doivent etre visitös avant leur embarquement, qui no pout avoir lieu que sur la presentation d'un certiflcal de sante dölivrö par un vötörinairedölöguö a cef eilet (art. 76, Dee. 22 juin IHHi et art. 28, Dec. iLgt; nov, 1887); si la clavelöe estconstatöe, onappliquera lesraosuros prövuesparrarticle86 et les articles :{:{ a :iS du döcrel du 22 juin 1882.
2deg; — Mesures propres ä borner. ä abreger et ä eteindre les epizooties de clavelee.
Les mesures, qui conviennent pour empöcher l'extension de la cla­velöe et pour amener sa disparition dans um; localitö, dans une con-tröe, ötaient jadis et sont encore les suivantes : l'inspection des foircs etmarchös; la declaration de l'existence de la maladie; la separation et l'isoleinent des malades dans des habitations ou des cantonnemonts spöciaux; la döfense de döplacer les animaux des lieux infectös pour les conduiro dans des lieux noninfectös;la döfensede vendrolosmou-Ions des lieux infectös, d'exposer eu vente les animaux malades; In döfense aux bouchers de les acheter, de les tuer et de les debiler; la visitc sanitaire des troupeaux des lieux suspects, qui doivent etre con­duits en folre OU en tnarchö; la visite sanitaire de eeux qui sent exposes eu vente; la döfense de möler les animaux venant des pays suspects avec eeux des autros troupeaux pendant une huitaine de joura; l'en-fouisscment des cadavres entiers; la döfense de jeter les cadavres dans
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Ics riviöres, delosdöterrer^tCiEnfln, laloidoone aupröfet ledroitd'or-donner, aprös l'avia du cornitö consuUulif des epizootics, la claveli-sationdestroupeaux inlectes. Avanlla loidu21juillet 1881,lea mesuros applicables alaclavcloc ätaient spöcialement indiquöes dans unarröt do 177H, (jni est aujourd'hui abrog6, naais doat Ics dispoaitions ont troavc place pour la pluparl dans notrc syslöine sanilaire acluel.
Inspection des foires et marches. — En raison de la promis-cuitc dans laqucllc sunl places les animaux exposes en vente, les foires et Ics marches publics son! des circonstances dc transmission de la clavelccqui, passanl des animaux malades aux animaux sains, pourra se ii'paiidreciisuito dans les diU'erenles loealitcs, oü ccs derniersseront conduits. II y a la nn danger qu'il faut ecarlcr ; il laut cinpecher I'ex-position en vente des malades; il laut faire inspector avec soin, par des volerinaircs, Ics foires et les marclics dans les pays oil la clavclce vient a se propager.
Akt. 80 (Drc. 22,juiu iHH'2]. — Lorsque lamaladie constatcn est la cluvclee ou Iraquo; ri'de, on le charbon, Ics animaux malades soul mis en fourriÄre et se-quesi.i'es jusqu'd complete guörison. Lo propriötaire pent souinellre ä rino-oulation propre a chaque maladie les animaux qui sont sons lo coup de la olavelce ou du charbon. Quant aux animaux atleints de la f^ile, its sont soumis an traitement curalif que comporte la maladie.
Pendant la duröe de la sequestration, le propriötaire peut faire abaltre ses animaux malades, qui sont enfonis ou livres ä I'atelier d'equnrrissafte. Le transfert a I'atelier d'dquarrissage ou a I'abattoira lieu sous la surveillance d'un gardien sperial.
Les animaux, qui out ele en contact avec lesl)etes reconnues malades sont signaläs aux maires des communes oü its sonlenvoyes.
Les animaux, reconnus atleints de clavelöe avant. leur entree dans le champ de foire on de marchö, seront refuses, saisis aussitöl, mis en fonrrierc et söqueslrös, jusqu'ä complete guerison, aux frais du pro-pri6taire. Si ['existence de la maladie estconstatöe ou soup^onnöe sur des animaux deja exposes sur le champ de foire ou de man In'1, les malades, vendns pour la honclierie, devronl etre conduits directeinent A I'abaltoir le plus proche pour y 6tre sacrilies et utilises ou saisis suivant que rall'ection seraou ne sera |)as grave, lls jiourronl egalcinent elre diriges sur d'autres abattoirs aprcs avoir etc marques; et. dans ce cas, ils seront transporles en voilure ou en cliemin do fer el accoiu-pagnös d'un laissez-passer, comme il est ditplus haul. En principe, il est interdil de vcmlre des animaux atleints dc clavclce; el la vente scule des animaux exposes a la contagion est tolcrue en vue de la boucherie. Cependanton pourra tolcrer ögalement, dans les conditions precitees, la livraison des malades a I'abaltoir, soil qu'ils aient etc reconnus sur le marclie, soil qu'ils I'aienl ele avant leur exposition en vente, sauf, pour I'inspecteur, le droit dc saisir la viande, quand ello lui parattra impropre a laconsommation. Quand ics animaux malades.
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CIAVELfiE.
OSli
recoanus avant ou sur lo marchö, ne seront pas voadus, ils seront
Siiisis, mis en fourriero ot siiquestrus jusqu'ö coniplete guerison. Toutefois, durunt la si;(juostration, )e propriötaire pourra obtenir de faire eomluire ii ['abattoir, sous la surveillance d'un employe du service, les malades, pour les y faire sacritier et eusuile vendre la viaiule si eile n'est pas saisie. Dans tons les cas oil ['utilisation do la viande des elaveleux sein permise, les issues seront eehaudecs a I'abattoir ou saisies, quand les lesions se trouveront trop gönöralisöes, Lgs peaux pourront toujours Ätre livröes au commerce, apres avoir 6tö lavöea ii l'eau phöniquöe et desseeiiees. Les animaux qui auront ete on contact avec les hetes reconnues malades seront signales aux maiivs des communes on ils seront envoyes, et soumis aux niesures ci-aprös indi(|uees a propos de la categoric des sujets suspects. Ces animaux pourront d'ailleurs et.re elavelises, si cela parait utile; ils pourront en outre etre vendus pour la bouchcrie; et il en sera de meine des hetes clavelisees. Les uns etles autres seront accompagnös du laisse/.-passer, dont il a etc parlö a propos des animaux reconnus suspects a ['impor­tation et envoyesä I'abattoir; et les elavelises seront conduits a un dos abattoirs les plus voisins et Iransportes au besoin en voiture ou en chemin de ter (art. :U-igt;0, Dec. 22 juin 1882). Los beaux et les empla­cements occupes par les malades, les vehicules employes a leur transport et tons les objets souilles par eux, seront desinfectes.
Declaration. — Visite. — La declaration de ['existence de la clavelee devra ötrefaite a i'autoritöchaque fois que la raaladie appa-raitradans un troupeau. Les propri6taires des troupeaux ne peuvent pas les faire claveliser suns l'autorisation du pröfet; et les animaux inocules elanl dangereux doivent faire l'objetdes meines mesuresque les troupeaux clavcleux. Ladeciaration est oxigee pour la clavelee au ineme titre que pour les aulres maladies contagieuses et sous peiue de la nieniesanclion.Il Importe beaueoup en offet que l'autoritö seit inforraöe, afin qu'elle puisse prescrire les niesures sanitaires preser-vatrices necessaires, et afin qu'elle pulsso faire procckler a uue enquele sur le point de depart de ['affection. Les veterinaires, investis de la conflance de i'autoritö etdelegues pour visiter les troupeaux declares ou dönoncös, ou soupQonnös, ont une mission delicate ii remplir, parcequ'ila doivent parfois visiter un nombre considerable d'animaux, parce qu'ils doivent non seulement etudier l'öpizootie et tamp;cher d'en (lecouvrir le point de döpart, inais encore proposer les mesures sani­taires reconnues necessaires et diHerniiner ordinalremont le lieu du cantonnement, Le diagnostic de la clavelee n'est pas difficile a elablir. II est facile au veterinaire de reconnaitre la maladie, d'en verifier l'ötendue et la gravitö, d'appröcier les dangers que courent les troupeaux du voisinage et d'adresser sur tout cela un rapporl ii I'au­toritö. Mais la difficulte commence, quand il s'agil de conseiller
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MALADIES C0NTAG1EUSES BACTfiRlENNES.
['application lt;1lt;: Idle on Idle inesuro, parce quo souvent teile inesurc reconnue nöcessaire, est inapplicable pratiquemont; c'eat ainsi qu'oa tu'sile souvent ;i demander la sequestration des troupeaux, surtout quand 11 s'agit d'un grand nombre d'animaux, surtout quand les res-sources des propriötairos soul insufflsantes pour subvenir ä leur entretien dans les habitations; c'ost encore ainsi qu'un cantonnenxent siTieux est parfois d'une application difücile, a cause du morcellement des terres du prujicielaii'e.
Quoi qu'il en soil, ie v6törinaire sanitaire, aprös avoir constatö ['existence do la clavelöe, doit procöder a une enqviöte, pour remonter a l'origine de la maladie, co qui, dans ie majoritö des cas, n'est pas difficile ;i] doit s'assurerque tousles animaux du troupeausontmarquös, et s'ils ne le soul pas, 11 doit les faire marquer et surveiller ou faire sur-veiller par le garde champdtre ['op6ration, afln qu'on ne puisse distraire aucune böte dutroupeauinfectö, Personne mieuxquelevdtörinaire n'esla inline dechoisir le lieu oü devrase faire h^ cantonnement et de le desi­gner a ['administration, Ses operations tenninöes, il doit adresser son rapport ;i l'autorite; il doit lui faire connaltre le rösultal de sa mission; il doit lui indiquer catögoriqueraent toutcequ'il y aä faire dans la eireonslanee; il doit prövoir ce qui pourrait etre näcessitö par des complications; il doit pröciser toutes les mesures qu'il convient d'appliquer aux malades et aux suspects; il doit se prononcer sur la question des debris el des cadavres ainsi que sur l'opportunitö de la clavelisation; 11 doit prescrire ou demander l'isolement, le cantonne­ment, la sequestration et la desinfection des [ocaux et objets souilles ctenindiquer lo modus faciendi (art. 3-4, L. 21 juillet IHSI et art.;{-'(, D6c. 12 nov. 1887).
Constatation de la maladie. — Aprösla oonstatation de ['exis­tence de la davdee par le viHecinaire sanitaire, lt^ prefet, ayant reeu son rapport, statue sur les mesures a prendre (art. .quot;i, Jj. 21 juillet 1N.SI et art. 5, Dec 12 nov. 188quot;).
Art. ;!#9632;! (Ddc. 22juin 1882). — Lorsquo la clavelfie est constalec dans une commune, le pröfet prend im arnHö portant ddclaralion d'infeolion d^s locaux, cours, enclos, herbages et pätnres dans losipiels so trouvent les ani­maux malades.
Cel aiTtHtS est notilie aux maires de la commune et des communes limi-troplies. II est publiä et at'dclie.
C'est au veterinaire sanitaire qu'il appartient d'indiquerclairement
dans sou rapporl l'etondue du perimetro qu'il convient do declarer infecte ; et lo prefet (ixo copörimetro dans son arreWi, apres avoir pris ['avis du veterinaire chef du service departomen tat. llsufflraque l'arröte prdfectoral declare infect6s le local, la cour, l'enclos, [quot;herbage ou la palure dans lesquels so trouvent les animaux malades, et aussi, bleu ontoruhi, les animaux du meine proprietaire ou de proprielaires
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iliilerents, qui oni cohabite aveo ies a.nimaux malades et out pu recevoir d'eux des germes de nuiladie. Ainsi, par exemple, si des ber^rios appartenant ii diverses personnes ont une oout communraquo;, ou un pftturage coramun, et quo la clavelöe vienne ä se manifester sur les animaux de l'une de ces bergories, toutes devront ötre comprises dans la declaration d'infection. De plus, si la clavelee est constatee sur quejque animal dans une pftturo conmiune, la declaration d'infection englobera la päture tout entiöre et tons les animaux qui la fröquentent. II est de regle qu'ilfaut considörer oomme suspects les troupeaux tout entiers dans lesquels on n'aurail encore constatö qu'un seal cas de clavelöe. II laut pareillement englober dans le pörimötre declare infectö tons les animaux ovius et caprins qui ont fröquente les patu-rages, chemins, abreuvoirs, etc., oil son! allös les troupeaux infecWs. Mesures de quarantaine, de sequestration, d'isolement et de cantonneraent. — Ces mesures sent indiquöes dans les articles 3, 4, 13 de la loi du -21 juillet 1881, dans les articles 3, 4, 15 du decret du l2novembre 1887, et dans les articles 34,31 du döcretdu 22juin 1882, Les articles 3, 4,13 de la loi du -2\ juillet 1881 et les articles;}, 4, 18 du döcretdu 12 iiovembrel887 prescriventl'isolement, le Sequestration, et prohibent la vente ainsi quo I'exposition en vento des animaux malades et des suspects; et ces mesures soul, obligatoires avant I'inter­vention de l'administration.
Abt. 34 (Dec. 2i juin 1882). I.a declaration d'infection entralne I'appli. cation des dispositions suivantes :
1deg; Miss en quarantaine des locaux, coins, enclos, herbages et pdtures de­clares infeclös, irapliquant defense d'y introduire des moutons et des chevies en etal de saute; dönombrementet marque des bates ovines el caprines qui sy trouvenl; marque de celles qui ne sont pas soumises immediatemoul a la clavelisation.
Par exception, s'il est necessaire de conduire les animaux an pdlurage, la mute qu'ils doivent suivre est,deteimhiee par un arrete du maire ; celteroute est marquee par des poteaux ludicateurs, ainsi que les tiniites du päturage dans lequel les animaux doivent etie cantomies;
2n Averlissemeutde rexistenee de la clavelee par un ecriteau place a I'en-tree principalo do la ferine el sur les locaux iutccles;
:t0 Determination des routes, ohemias etsentiers lennes a la circulation des heles ovines el caprines;
4deg; Visite et surveillance, par Le veterinalre sauitaire, des locaux, oours, enclos, herbages et pAtures de la ferine on la maladie a (He constatee;
ii0 Interdiction de vendre des aiiiiiianx malades. Si les animaux gneris out '#9632;le separes du reste du troupeau, les effetS de t'inteiilictinn qui peso sue eux cesseut vingt Jours apres lenr gufirison ;
6deg; Interdiction de veudre, si co n'est pour la boiicherie, les animaux qui inn ete exposes ä la contagion.
Dans le cas de vento pour la bouclierie, it est delivre un laissez-passer qui est rapporte au maire, dans le delai de cinq Jours, avec un certifical attes-tant que les animaux out el6 abaltus. Ce certidcat est delivre par Tagenl pre-
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pose h la police de I'Mbatloir, ou par I'autorili locale dans les communos oü il n'existc pas d'abaUoir;
7deg; I,es peaux provenant des aniniaux claveleux, morts ou abattus, peiivenf, etro livröes au comiuerce sous la condition d'avoir öl.i5 lavöes et secb^es.
Art. .'17 (Dec. 22juiii 1882). — Lorsque la clavelee prend un caracleie en-vahissant, an arreM du prefet, iuterdil, pendant touto la durce de la tnaladic, de oonduire les moutons et ohövrea aux foires et marches ([ui se tiennent dans la localite inrcclee.
Cette interdiction ne s'appliqne [ias aux marches Interieurs des villcs ayant des abatloirs. Mais les aniniaux qui y sont conduits et qui, a leur sor­tie, ne sont pas menes a ('abattoir, ne peuvent circuler qu'avec un laissez-passer indiquantleur destination, et qui sera remis an maire do la commune on Its doivent sejourner.
Co maire est prövenu directeraent par le service du marche, de facon a placer les aniniaux qui en proviennenl sous ['application des mesures i;(lic-töes par la loi et lo present röglement pour les aniniaux suspects.
Lo transport des animaux sera effeetue contonnönient aux instructions donnees par le veterinaire sanitaire du niarcln'.
Quand la. clavelee a ete constatue, il fautavant lout s'opposcr dösor-niuis ii son extension et amencr son extinction sur [ilace. II fautmettre en quarantaine les lieux infeetös; il faut döfendre l'introduction d'ani-inaux ovins et caprins sains dans le perimetre inlecte; il faul faire pratiquer le dönombrement et la marque des betes ovines et caprines malades ou suspectos, qui se trouvent comprises dans le pörinietre declare infectö; il faut empecher que les troupeaux malades n'aillent infecter les troupeaux encore sains; ct, les modes de contagion etant connus, il faul empecher le contact direct ou indirect des aniniaux malades des troupeaux inlectes avec les troupeaux encore imlemnes; il faut prevenir aussi le danger qui pourrail rösulter du voisinage, bleu que la transmission par Fair ne s'offectue guei-e qu'ö une faible distance.II faut done faire isoler, söquestrer, ou cantonner les troupeaux inl'ectes; el il faul en outre prevenir les voisins el les engager a preservor leurs troupeaux de la contagion. Quand il s'agit do troupeaux claveleux, il faul le plus ordinairoment se contenter do 1'isolement, sous forme docantonnemonl, qui doit,autantque possible, elre pratiquö commc il sera indiquö plus loin.
Mais, dans quelques circonstances exceptionnelles, on pourrai'ecourir a la sequestration pure et simple. Quand los propriötaires auronl des locaux convenables et des ressources süffisantes en fourrages, quand les troupeaux seronl pen nombreux, quand les proprietaires se prete-ront volontiers ä ce mode d'isoloment, quand la maladie sövira pendant I'liiver el dans les regions couverlcs de neige, ou pourra, on dovra memo parl'ois deinander la söquestration des troupeaux dans lours habitations. V'A dans cos cas, commc durestedans les casoül'on appli­que le cantonnemont, il faudra conseiller vivement la clavelisationdes betes encore indeinnos, alin d'abreger la durec do lepizoolie el dalle-
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glaveUe,
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nuer lagravitö de la maludie. On pourfa d'ailleurs,en pareils cas, faire SÖparer et mettre dans des habitations differentes, si cela est possible, d'un cöte les betes malades, et de l'autre les betes encore indemnes. Les premiöres seront laissöes dans le local int'ecte; les autres seront plaoöes dans nn nouveau local, et des que Tune d'elles sera reconnue malade, olle sera eliininee et placee avec les premieres. Les Iroupeaux ainai sequeslres ne seront rendus a la liborte (ja'apres la guerison complete des malades et desinoculös; auparavantilsseront desinlectes on laves. Si les malades out ete separes d'avec les sains, et si cesderniers n'ont pas presente des symptömes de claveleequin/.c jours ou trois semaines aprös leur söparation, ils pourront etre rendua iniinediateinent a la liberte. Lorsque la claveb'e apparail dans un Iroupeau nombreux, et qu'elle ne so monlre d'abord quesurun tres petit nombre d'individus, il sera bon, tont en faisanl seqaostrer ou cantonncr le troupoau, de söparer les malades, en sorto que, si de nouveaux cas n'apparaissent pas parmi les suspects, la Sequestration ou le oantonnetnent pourra etre leve au bout d'une qnin/.aine de jours, ou trois semaines.
Lorsque lecantonnemcnl devra etrepreserit, et c'est le plus souvent qu'U faudrayrecourir, on devral'appliquer.autantque possible,d'aprös les principes que nous connaissons deja. On assignera au Iroupeau inl'ecte un espaco limitede parcours et depftturages; on lui appliquera lecantonnement mixte le plus souvent pour ne pas dire toujours; on choisira autant que possible le lieu de cantonnement dans les terrains du proprietaire, comme il a 616 dit plus haul; on lixcra au Iroupeau in a lade un chemin particulier etun abreuvoir special; on informerales voisins des dispositions qui out ete prises, et on \os mettra en garde centre I'oxtension possible de la clavekkraquo; a leurs Iroupeaux. Les lieux de cantonnement et les chemins, designes anx Iroupeaux inl'ectes par arrele du maire, seront interdils aux autres Iroupeaux ; et, s'il n'y a pas possibility de specialisei- un chemin pour les animanx malades, il fau-dra en informer les propriötaires voisins, alin qu'au moins leurs Irou­peaux ne se rencontrent pas avec le iroupeau infectö.D'ailleurs,leche-minaireete an troupoau malade et les Limites du cantonnement doivent eliv marques par des poteaux indicateurs. Les chiens employes a la garde des Iroupeaux devront 6tre retenusdans le lion de cantonnement. Si des animanx succombeni, leurs eadavres seront enfouis ou brrtles. L'aulorite fera sm'veiller Texöcution du cantonnement par le veterinaire sanitaire, par la gendarmerie ou les gardes e.liampetres.
Dans hi pratique,il eat souvent difficile oumeme impossible de choilaquo; sir un lieu de cantonnement qui realise toutes les conditions que nous avons enumerees precedeimnent. Les terrains du propriötaire peuvent 6tre jilus ou moins morcelös et traverses par des chemins ;ce n'est qu'exceptionnellementqu'ontrouvera un lieu lsol6, bien limite, etc. On est souvent oblig6 de so contenter d'un quasi cantonnement. On can-
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tonne le troupeau infecW surles piituniges de sun propriötaire, on pout au besoin lui interdire lea parcellesoü il y auraitdu danger ä conduire les malades; on dösigne les eliernins que le troupeau pent parcourif; on lui interdit autant que possible les chemins les plus fiequentes; on
informe, par l'interraödiaire du garde ohampötre, les propriötalros
voisins de tuutes les dispogitione qui out ete prises.
Quand il y a lieu de changer le cantonnement, soil pom- cause d'm-siillisance de pilturage, soit pour cause de tianshumance, on procede coinnie il a (He (lit plus haul. Lorsqu'il sera necessaire de changer le cantonnement on choiaira de prelereuee les pälurages les plus voisins; on y [era conduire le troupeau iniecte par un chemin pen [r^quentö, que Ton fera eonnaitre aux voisins et (pie I'autoriW devra interdire aux autres troupeaux, si cela est possible; dans tons les eas les voisins doivent etre iufonnes.
Quand un troupeau est infectö de laclavelöe et cantonnö, il fauttou-jours se preoceuper d'abreger la duree de l'öpizootie et d'aecelerer la disparition de la maladie, il faul, adopter l'une ou l'autre des deux lignes de conduite snivantes. On pent diviser le lieu de cantonnement en deux parties: dans Tune on place les aniiuaux malades et dans l'autre on laisse les betes simplement suspectes. Colles-ci sent visilees tons les jours par le propriötaire ou le berger, qui fait un triage et qui fait passer, aussilol qu'il les reeonnail, les nouveaux malades avee les premiers; grace ä ce triage, on pent toujours preserver de la maladie une partie plus ou moins considörable du troupeau iniecte. Que si on ne pcul ou si on ne veul employer co moyen, il faul alors recounr a la elavelisation, et cette maniere de faire est souvent la plus pratique, il faul lacoiiseiller vivement; en reudant malades a la fois tons les am-maux du troupeau, on abrege considerablement la duree del'öpizootie, et on fait cesser plus tot I'application desmesures de police samlaire. La elavelisation doit done etre demandee, quand la maladie s'est de-claree dans un troupeau, et quand on ne pent pas separer les malades; il faul, apres la decision du prefet, clavidiser inimedialement tous les animaux du Iroupeau, qui ne prösentent encore aueun symptöme de clavelee. Dans tons les cas, il doit etre place it rentree de la ferine el sur les locaux infeetöa des öcriteaux portani le mot dmeUe afin de tenir les voisins sur leurs gardes.
La Sequestration et le cantonnement des troupeaux claveleux ne seront leves que par rautorite surl'avis du veterinaire sanilairo; leur duree sera variable suivant les cas. Ces mesuies ne devront etre levees qu'autant qu'il se seraecoule Ircnte jours sans apparition d'un nouveau cas do maladie. Quand il s'agit d'une portion de Iroupeau infectee, qui a 6t6i80l6eet dans laquelle on a fait le triage des malades, on peul lever la sequestration on le canlonneinent trente join's apres l'ölimi-nalion du dernier malade, si pendant ce temps il ne s'estinonlre aucun
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oas nouvciiu. Quand il s'agit d'un Iroupeau cliivelisi', on pent lover la Sequestration ou le cantonnetnsntquarante jours aprös la clavelisation
OU meme plus töl, au bout do Irente ii Iruute-cinq jours. Quand il s'agit d'un Iroupeau claveleux proj)reinent dil, la levee du cantonnement ou lt;le la Sequestration ne doit avoir lieu qu'apres laguerison eomplete des • lerniers malades. Le lieu de eantonnementrcsterainterdil pendant une quinzaine de jours aux autres Iroupeaux; il sera bon do le laisscr ainsi se desinlocter par le serenago ot par les pluies. Los Iroupeaux guoris devront uussi tHredesinroetes (tonte, lavages, parcage, serönage), avant (1 eli'e döplacöa, vendus ou mölös avec d'autres, oar ils peuvent ötre dangereux.
llorniis dans les cas d'imporlation, on ne doit pas denumdor I'abalago ilos animaux claveleux ; los propriötaires pourront, s'ils lo jugent a pro-pos, saorilior coux qui sonl fatalement voues ä la mort. Dans tons les cas, Iqs oadavres dos Lotos inertes ou sacrilioes ainsi in extremis doivcnt iMre livros a IVupiarrissage, on enfouis OU hrrtles. L'enfoulssement doit etrc pratiquö d'apros les reglos ordinaires; on peut au besoin inl'ecter les cliairs. Los peaux pouvent (Hre livrecs au cüinmerce ii la
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ondition d'avoir ete lavoos dans une solution phöniquöo et sochees.
La vente et l'exposition en vente des animaux malades on suspects sera intordite; cos animaux ne pourront, sous aucun pnitoxte et sans automation de l'administration^ortirdeslieux oö iisauronteteseques-Irrs ou cantonnes. On peut cependant autoriser I'utilisation, pour la boucherie, dos suspects et mdme do coux qui sonl legereinent malades. Les premiers peuvent ötre deplacos avec un laissez-passer du inaireol, conduits a I'abaltoir oil ils doivent etre sacrilies; ce laissez-passer est valable pendant cinq jours, il duil ötre rapportö au maire avec un cor-liflcat attestant que les animaux onl ete abaltus. Los malades sont sarnllos sur place ; lour poau est dosinlectoo ot lours chairs sont trans-portoes ensuitepour ötre döbitöes, aprösleur refroidissement, et avec les precautions nöcessuiros pour provouir la propagation do la maladie. On pout niöme iaisser transporter a I'ahaltoir les animaux legorement claveleux (barbarins), qui doivent ötre sacrilies; le Iranaport so fait alors avec un vohicule (charretto), qu'on dosinlecteensuite.Les moulons suspects ou malades, conduits a I'abaltoir, doivent elro sacrilies lo plus promptement possible.
L'interdiction do vente, qui peso sur los animaux malades, peul etre lovöo. vingt jours apivs lour guörisun. Les animaux voisins des Irou­peaux inlectes et non compris dans le perimötre declare infecte pouvent etre, bion entendu, livros a la boucherie; mais ils ne dovraiont ötre exportes ou mis en vente quo sous cerlaines conditions. Ainsi, les ani­maux venant des localites VOisinea du perimötre infecte devraient etre accompagnos d'un cortiltcal d'origine delivre par le rnairo ot d'un cor-lilical de sanlo dölivrö par le vötörinaire; et en outre ils devraient (Hre
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maintenua en observation et isoles, dans la nouvello localitö oü ils soul conduits, pendant une quinzaiae de jours.
II n'est pas necessaire d'iiiterdirc los foiros et Itlaquo; marclios dans les localites inlectecs; il sufdl d'inlerdire la vente et ['exposition en vento
des animauxprovenant des troupeaux ihfeotös; il sufflt de rögleraentor et de faire inspecter avec soin les foires et les marches. Tons les ani­maux exposes en foire ou en marohö devront 6tre marques; les ani­maux malades etccux provenant des troupeaux inlectes n'y seront pas reQus; il serabonque tons les troupeaux exposes on vente soient visiles par un vetorinaire.
Lorsque la clavelöe proud un caraetöre envahissant, quand eile existe dans plusieuis fermes d'uneagglomöration,d'une commune, un arreto du prolel peut interdire, pendant toute la duroe de la maladie, de conduire les moulons et les chevrcs aux foires et marches qui se tiennent dans la localitö infeetöe. Getto interdiction ne s'appliquora pas aux marches interieurs des villes ayant des abattoirs. Mais les animaux qui y seront conduits et qui, a lour sortie, ne seront pas menös fi I'abaltoir, ne pourront circuler qu'avec un laissez-passei-indiquant leur destination, ot qui sera remis au raaire de la commune oil ils devront sejourner. Co inalre sera prevonu directement par le service du marclie, de faron ii placer les animaux qui en proviendront sous ['application des mesnies edictees par la loi e( les röglements sanitaires pour les animaux suspects. Le transport des animaux sera efl'eclue conlormement aux instructions donnoes par le veterinaire sanilaire du marchö.
Clavelisation.—Gette mesure estprövue, et son application est re-glomenlee, par I'article 11 de la loi du il juillet 1881, par I'article l0i du decret du 1-2 novembre 188quot; et par I'article 3igt; du decrel du 22 juin 1882.
Anr. tl (Loi ^1 juillel 1881).— Dans les öpizooties de clavelöe, le prüfet peut, par arrete pris sur l'avis du coraite consultalif des öpizooties, ordon-ner la clavelisation des troupeaux infecWs.
La clavelisation ne devra pas 6tre executee sans autorisation du prel'et.
Art. 12 'Dec. I-* nov, 1887)...... Dans les ppizoolios de claveläe, lorsque le
propriiHaire du troupeau inl'ecte ne fera pas claveliser les animaux de ce troupeau, le pröfet, sur l'avis du vfitörinaire dölöguö, ordonnera rexecnlion de celle operation.
La clavelisation des troupeaux sains pourra Stre execnli'e snr raulorisa-tion du maire ou de l'administrateur de la commune, qui prescrira l^s me-snrrs ndcessaires pour risolement du troupeau ä claveliser.
ART. iiti (Dec. 22 .jnin 1882). — 'Ponies les mosnres prescrites par' I'at-licle 34 sent applicableraquo; aux troupeaux pour lesqnels la clavelisation a 6tiS .anlorisee, conformöment au paragraphe i de I'article il de la loi sur la police sanilaire des animaux.
Les dispositions de lailiclc II de la loi du 21 juillel 1881 ,applicables
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ni France, dillV'renl quelqiic pen dc colics de 1'iuiiclc 12 du decret du 12 novembre 1S87, qui ooncernent l'Algörie. En Franco, la clavelisa-tion, en taut que mcsure indiquec commc moycn do pröcipiter la marche de I'äpizootie, no jtoul jamais dtre pratiqu^e sans une autori-salion spöoialo du prefet. En röglo gcncrale, le prot'el peul accordei' imrnediateniiMit cette autorisalion, quand il s'agit d'un troupeau dojä infecto de clavoloc (clavolisatiün de necessiio), et pour lequel I'arrötö de declaration d'infection a ete dejii pris. Lorsque le proprielaire du Iroupeau infects ne consent pas a faire cluveliser les sujels non encore alteints, le prcl'ct ])eut oi'donner neanmoins la clavelisalion do noces-site; mais il est obligö, en ce cas, do prondrc l'avis du comite consul-latif des epi/.oolies. La clavelisalion pout elre autorisee on prescrite pour les troupeaux compris dans le periinötre declai'e infecto, hien qu'ils ne presentent encore uucun cas do mahidio. L'article II do la loi sanitaire ne parlo pas de la clavelisation do precaution, mais il semble bien que cetlo inesure pout otrc autorisee pour les troupeaux non encore infecles; souloinent, en pareil cas, lorsqu'il s'agit do claveliser des troupeaux (jui ne sonl pas atteinls do la maladie, lo profet doit, au proalable, consulter le ininistre dc 1'agriculture en lui tiansrneltant nn rapport motive du voU'iinaire dologue.
Pour I'Algerie, la ri'jglcinentation, conlonue dans l'article 12 du de-cret du 12 novembre 1887, est un pen ilillerente; et cette difference sexplique par la moindre gravile do la clavoloe sur les moutonsafri-i-ains. Lepro])rietaii'o du Iroupeau infeclo pontfairc claveliser, sans au-lorisalion prealable, les aniinaux non encore alteints; et, s'il ne le fait, le prefet, sur le simple avis du voterinaire doleguö, peut oi'donner ['execution do cette operation. D'autre part, la clavelisation de pre­caution est permise pour les troupeaux non infectos; olle peut 6trc oxocutee sur la simple autorisation du niaire ou de radniinistrateur de la commune, qui prescritles mesures d'isolement necessaires pour em-pecher les animanx operos de propager ['infection.
On a vu pröcodemment les regies a suivre laut sur le choix, la ro-i idte, la conservation et l'emploi du claveau, que sur le choix de la region, oil I'inoculation doit etre faite, et sur les suites do I'operation ; et 1'on sail d'autre pari que la clavelisalion ne peul elre faite quo par un volerinaire, le voterinaire sanilaire ou un autre. En tons cas, les troupeaux clavelis6s,elant devenus par ce fait des agents do contagion, il est indispensable do les soumettre aux mesures d'isolement, de sequestration, de cantonnement et de quarantaine, applicables aux troupeaux infectos do clavelöe spontanöe; ils seront done declares inlectes pour une periode detienlo jours aumoins.
Disinfection. — Quand la clavelöe aura disparu d'uno localite, d'une ferine, quand eile aura ete conslatec accidentellemenl dans un marche, dansun lieu quelconque, quand des objela auront elo souilles
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par des animaux malades, il faudra faire pvocöder a unc dösinfoc-tion oonvondblo; car, ainsi qu'on l'a dtiju, vn, lo virus claveleux peul se conservor un oertain lüinps dans les milieux exterieurs, ii la surface des i)l)jels,(les mangeüires, des rateliers, des litieres, etc. Le troupeau, dans le(iiiel la maladie a rögnö, restc dangcreux meme apres la gu6-rison; et il serait imprudent de ne prendre auoune precaution pour empecher la transmission de la clavclee. II sera bon de soumettre Irs animaux a une disinfection, si Ton veut lever le canlonnenioid, et si I'on veut autoriser le propriötaire a deplacer, ä exposer en vente, a vendre ses moutons. II faul toujours faire desinfccter avec soin tout ce (jui a öte souille: los wagons et les bätiments de transport, qui onl servi pour des troupeaux infectös; les locaux, l'habitation et les ()l)jeis divers souilles par les malades ; les fumiers, les fourrages, les litieres, les eaux, les palurages, les cliemins, les debris cadaveriqucs (peaux) qu'on utilise; les laiues, les bergers, les bouchers, etc.
Les wagons et les bamp;timents de transport doivent etre uettoyes con-venablement et lavös, avec une lessive bouillante, ö la brosse, surles parois et sur le sol; ils doivent etre laves ensuite ou liadigeunues avec une solution bouillanle d'acide plieuique ou de sublimö. Si on a un gö-nerateur de vapeur, on Cera bien de lancer des jels de vapeur sur-(duiurtee sur les parois et les ustensiles ou les ohjels divers, qui se trouvent dans le wagon, dans le bfttiment. A defaut des inoyeus pre-cödents, on pourrase contenter dun bon nettoyage fait avec la brosse et une lessive bouillante, puis on humectera les parois et les objets souilles, on calfeutrera toutes les ouverturos, et on brülera du soufre dans les proportions iiidii]uees preeedemmeut. Les habitations et les objets souilles par les malades, tels que rateliers, auges, etc., seront desinfectes coinvne les wagons, comme les bätiments de transport. Les fumiers seront mis en las et abandonnes pendant quelque temps (au moins une vingtaine de jours) a la putrefaction; on ponrra, le cas öchöant, les laisser utiiiser, sils doivent etre enfouis dans les(d: ou pourra aussi en faire arroserla surface avec une solution d'acide ph6-nique brut OU d'acide sulfurique. Les fourrages et les litieres seront employes pour les animaux bovins et solipedes; ou bien ils seront de­sinfectes par le serenage, de m6me que les päturages et les cliemins; l'action de l'air et de la rosee, continuee pendant quelques jours (une quiu/aine de jours), peut amener la destruction du virus. Les peaux claveleuses seront dessecliees rapidement, aprös avoir öte passees dans un bain pbenique, ou exposees ä un degagemont d'acide sul-fureux. Les lainos seront lavees et dessecliees on exposees a l'action de l'acide sulfureux; It's vetcments des bergers et des boucbers, leurs cliaussures pourront, le cas eclieant, etre desinfectes avec l'acide sul­fureux. Actuellement la dösinfection doit 6tre faite conformöraent aux j)res-
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CIAVELftE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 69Ö
oriptionsooatenuos duns l'arrdtöministörieldu l^mai IHH'.i, aotamment dans scs articles 1quot; et is.
Pour les locaux eile a lieu du la maniöre suivante :
1deg; On devra arrosersur placts, avec un liquidedoslafeotant, les liliores et les f umiers, contenus dans la bergerie, ainsi que les restes de fourrages laisses dans les mangeuiresct rAteliers; puis on les enlevera, pour les enfouir au las de furnier commun.
2deg; ()n lavera önergiquement, aveo un liquide disinfectant, le sol, lea murs jusqu'ii une hauteur de 52 metres, les mangeoires, les rateliers, les separations, les seaux, los Larbotoires ct tous les objels qui ont pu etre souillöa par la bave des malades uu leurs produits morbides; ensuite on grattera les mangeoires, les ramp;teliers, les separations, le sol, les murs et tous les objels souilles soumis an lavage disinfectant; puis on balayeratoutes les surfaces avec unJjalai dur, et enfin on fera un in hi veau lavage disinfectant, Les mcmes regies sorontsui vies pour la do-sini'eelion des vöhicules, charrettes, wagons etbätiments de transport.
3deg; On fera ensuite des fumigations au chlore ou a I'acide sulfureux, et on en prolongera Faction pendant deux jours; aprcs quoi on venti-lera pendant une semaine.
4deg; On saupoudrera le sol avec du chlorure de ehaux.
8deg; On ilusinl'eelera les ruisseaux,rigoles et conduits d'ecoulumcnt des purins, ä l'intörieur et ä l'extörieur des habitations, par un bon net-toyage suivi d'un lavage avec un inpiide disinfectant.
Les cours, cnclos, champs de i'oire ou de marche, surtout les empla­cements oecupes par Irs malades, seront nettoyes et arroses avec vm liquide dösinfeetant, tel que la solution d'aeide sulfurique, etc.; d'ail-leurs,s'il y a possibilite de leslaisser inoecupösunequinzainedejours, la desinl'ection se fera d'elie-meme par l'influence des agents physiques. Les pfttures, les chemins, les herbages et les abreuvoirs seront desin-feetös de meme par les agents physiques; toutefois, les abreuvoirs seron I videsel laves avec un liquide disinfectant. Les fumiers et les purins seront abandonnösö la putrefaction pendant deux ä quatre semaines, avant d'ötre transportös et utilises, etc.
Lorsque la saison le permettra, les nioutons gueris seront tondus et les toisons lavöes immedialement dans une eau de savon. Si la tonte ne pent avoir lieu, il sera precede ä un lavage a dos dans un baquet avec une can de savon. Les eaux de lavage seront desinfectees par l'addition d'une proportion convenable d'aeide phönique ou d'aeide sulfu­rique, etc. On peut egalement desinfector les troupeaux gueris, en les faisant passer dans une atmosphöre chargöe moderement d'aeide sulfu­reux ou d'aeide phenique, apres avoir legerement humocte latoison.
Les agents, qui couviennent le inieux pour pratiquer la desinl'ection, sent: l'eau bouillante, la vapour d'eau, les lessives bouillantes, I'acide pbenique, les solutions bouillantes d'aeide phenique, les vapeurs d'aeide
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0%nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTAQJEU8E8 BACTERIENNE8.
pheniiiiic le chlore, 1'acitlo sulfurcux, la solution a Up. IÜÜ des acides sulfurique, chlorhydrique et azotique,le melange de solution desulfate de cuivre ä 8 p, KM) avec jfarlies egales d'une solution a v2 p. 100 d'acide BUlfurique, la solution a i p. 100 d'acide phenique oude crösyl, lu solution de sublime a 2 p. 1000 ou un melange de cette solution ot d'une solution acide a 2 p. 100, ete.
Repeuplement des bergeries. — Levee de la declaration d'infection. — Les inesures de surveillance, de Sequestration, d'isole-mcnt et de cantonnemcnt precedemment indiijuees, doivent continuer a etre appliquäes jusqu'a co que Tarrele declarulil' d'infection ait etc leve par le pref'et.
Akt. ;t;i (D6c. 92 juin 1882). — Apres la clavelisalion du troupeau inl'ecte et rachevemenl complet des travaux de desiiifecliou des locaux, oü out se-jourue les animaux malades, le repeuplement peut avoir lieu avec des ani-maux clavelises depuis trento jours au moins.
Art. 38 (Dec. 22 juin 1882). — La declaration d'infection no pout ötre levee par le prefet que lorsqu'il s'est ecoulö un delai de trento jours au moins, sans qu'il so soil produit im nouveau cas de clavelee, et apres l'ac-complissement de toutos les prescriptions relatives ä la disinfection. Elle peut etre levee inimedialoment apres la disinfection, si tons les animaux, iiui se trouvaient dans los locaux, cours, enclos, herbages et pdtures declares infecles, ont 6U'', abattus.
En cas de clavelisation, la declaralion d'infection ost levöe trente jours au moins apres linoculalion constalöo.
On a vu qu'il6lait interdit d'introduiro des animaux ovinset caprins dans les bergeries inl'ectces; le repeuplement ne pent avoir lieu (ju'apres la Icvöe offlcielle de l'arrötö dcclaratif d'infection; toutefois, il peut etre nutorise aussitAI apies la clavelisation du troupeau infecto ct racbevcment complet lies travaux de disinfection des locaux, oil ont sejourne les malades, ii la condition qu'il sera fait avec des animaux clavelises depuis trente jours. Quant ii la levee de la declaration d'infection, le prefet ne la prononcera qu'autant que le veterinaire delegue la conscillera. En tout cas, eile ne pent etre prononcee que lorsqu'il s'est ecoulö un mois au moins sans qu'il se soil produit un nouveau cas de clavelee et apres l'accomplissemenl de toutes les prescriptions relatives a la disinfection. Le delai de trente jours n'est qu'un delai minimum, et si le velerinaire jugeait dangereux de faire cesser silul l'application des mesures sanitaircs, il pourrait deinander un sijrsis de dix ou quinze jours. La declaration d'infection peut etre levee immediatement apres la desinfection, quand tons les animaux, (jui se trouvaient dans les locaux, cours, enclos, herbages et pätures declares infectes, ont (He abattus. Knfin, lorsque le troupeau infecle a ote clavelise, la declaralion d'infection peul etre levee trente jours apres I'inoculation constatee; mais, ici encore, le veterinaire delegue pourra conseillerde ne la leverqu'au bout de qiiaranteou quarante-cinq jours.
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(IIAIMThK V
GALE Dl) MOUTON ET UK LA CIIKVHK.
Lagale du moutonetde la cliövro, maladio cutanöe, detenninoc par des parasites acarions, a 6t6 inscrite, apres la clavelöe, dans la loi sani-laire; (.'lie ni'ccssite, quand die est constatec, ['application de certaines mesuresjil est par consöquent nöcessaire d'en rappelerau prcalable les principaux caraetöres. (Test, d'apröa la description qui en a 6te donnee par Neumann, dans son Tratte des nuiladies parasitaires, qu'a ite fait le resurnf' suivant sur ses symptdmes, son etiologie et son traitement.
I. — lt;iALE DU MOUTONi
Le mouton est sujel ii troissortes de gales : äla gale psoroptique, qui
est la plus grave; ii la gale sarcoptique, et ä la gale symbiotique.
Iquot; Gale psoroptique. — Cctte maladie est detenninee par des pso-roptes. ünseul sujetmalade, introduit dans un troupeau, peutdevenir le point, de depart d'une epizootic de gale. Elle se propagc par les rapports directs on indircctsdes animaux galeux avec les sujets sains, dans les locaux, dans les bergeries, dans les pares, dans les pftturages, dans les champs de foire et de marchö, dans les chemins, aux abreuvoirs, dans les wagons ou bamp;tiraents de transport. La transmis­sion pent se produire touics les lois que des moutons sains so Irouvent en contactImraödial avec des galeux, et toutes les fois qu'ils se Irouvent en contact avec des objels, sur lesqucls les galeux out laissö des psoroptes on des ceui's. Les psoroptes, detacdies du corps des ma-lades, peuvent vivre une quinzaine de jours, dans les bergeries, dans les lilieres, dans les toisoas et sur les objels divers, surtout quand la lemperalure de ces objels ne descend pas ä un degre voisin de zero. L'etat de sanle des troupeaux doit ctre pris en grande consideration; la rniserc et la maigreur n'engendrent pas la gale, mais elles y pre-disposent les animaux el rendent laguerison de la maladie plus difficile: landis que les sujels robustes, bicn entretenus et bien nourris, resistenl inienx aux parasites el guerissenl piesque d'eux-memes.
L
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T
O'JSnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES CONTAQIEU8E8 BACTfidlENNES.
Cette maladie, qui est la vöritablo gale de la lainc, s'annonce par du prurlt et par une altöration do hi toison; les malades so froltent, se gralteat, ot la laine devient floconneuse, comme leulree par places, A la peau, apparaisscnl des papules, grossescomrae des lentilles, blan-ohamp;tres ou jaunatres, dei'ivanl des piqttresdes psoroptes, accompagnöes d'un certain öpaississement du ti'gument lii oil cllcs sont oonfluentcs, se transformant en veritables vesienles, puis se dessecliaul el lor-manl des cronies. Les parties guleuses se reeonvrenl hienlnl laquo; d'une couche squameuse, jaunamp;tre, grasse au lonelier, sous laquelle les parasites sont caches. L'action röpötöe, niullipliee, des psoroptes etend I'inflaniniation du dcrine, accroll I'exsudation el transforms pen ii pen les squames du döbul en croütos d'öpaisseur tnoyenne. Celles-ci, en se soulevant, surtout sous rinlliienco des lioltemenls, arraclient les brins de laine de leurs follicules; et la däpilation va s'ötendant sans cesse. Ces crofttes tombent, remplacöes par d'autres, plus epaisses, compactes, adhörentes, Les plaques psoriques sVlendent a leur pöri-pherie, les acares abandonnant le centre, dont les crofitos sonl rem­placöes par une abondanle desquamation de l'öpiderme; pen ii peu cette partie reenperc son integrite, tandis que le processus morbide se continue pins loin. Mais pendant longtemps ello reste epaissie el plissee. Che/, les aninuuix tondus, ii se forme d'ordinaire, dans les points malades, une croiYte epaisse, seche, comme parclieininee, qui couvre la peau fortement lumeliee. La toison des moutons galeux a un aspect incnlte caractorislique. La laine est agglutinöe en certains points, manque duns d'autres et se laissc arracher facilement dans des regions, qui paraissenl encore intacles. Les frottements auxquels se livrcnl les moutons aecelerenl la depilation, angmentent I'irritation de la peau, qui devient le siege d'inllamiuation, de contusion et meme de necrose superflcielle. raquo;
La gale dn monton fail ordinaireinenl des progres dans les Iroupeanx pendant l'automne et pendant 1'hiver; tandis qu'ello s'arrete ou s'amende en ete, principalement apres la tonte. Elle est surtout grave sur les sujels affaiblis par une cause quelconque; eile jieul entratner le marasme, la cachexieetla mort, en troublant les fonctionsde lapeau, en ne laissant aucim repos anx malades, etc.; ollc pent persister des annees dans un troupeau, quand on ne la traite pas convenablement. Elle est grave en laut que maladie epi/.ootique sevissanldans les Irou­peanx ; eile pent occasionnerune morlalite asse/ elevee, surtout quand eile atteint des animanx malades de distomatose; eile null a la crois-sance et ä l'engraissement; olle peui occasionner des avortements; clle depreeic considerableineut la toison, etc. Les psoroptes pullulenl surtout dans les regions couvertes de laine ; ils occupenl d'abord des surfaces circonscriles el peu nombreuses; mais peu ii peu les surfaces ou plaques de gale se multiplient el s'accroissent; les parasites sont
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GALE DU MOÜTON ET Igt;K LA GttfiVRE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;009
surtout abondants dans les places iiouvelleinent atteintos et au pöurtour des plaques galeuses, l^e diagnostic de la gale psoroptiquo est gönöra-lement aisö; d'ailleurs, il sufflt, en cos de doute, d'aller ii la recherche du parasite, (pii csi id facile ä trouver. I.es psoroptes du moutun se voientaisöment, surtoutquandon sc sert d'uneloupe: il sufflt d'enlever avec un instrumentquelconque, avec une aiguille, aveo un scalpel, etc., pour les faire tomber sur un morceau de verre ou de papier, lea squames ties [joints nouvellement atteints OU du pöurtour des plaques galeuses; on peut alors, en examinanl ces squames, apercevoir les parasites, qui d'ailleurs s'agitenl et se meuvent, quand il ue fait pas Imp fro id.
quot;lquot; Gale sarcoptique. •— La gale sarooptiquo du mouton, appelöe encore nolr-musrait, b$cqu4riau, est delerminee par des sarcoptes. Elle se propage par contagion: eile laquo; se perpolue, dans les bergeries, par les contacts immediuls et medials, et surtout par le fait des räteliers centre lesquels, en se frottant soil pour calmer leur prurit, soil pour prendre leurs aliments, les moutons malades deposent des croütes cliargecs de sarcoptes, qui transmeltenl la gale aux sujcls encore sains raquo;. Gette gale siege surtout a la töte, ä la levre superieure, au pöurtour des naseaux, quelquefois aux paupiöres et aux oreilles. Elle gagne la face, le chanfrein, les joues, quelquefois I'espace intermaxil-laire, et exceptionnellement les ars, le dessous du ventre, les plis dos genoux, des janets et des paturons. Elle respecte toujours les regions couvertes de laine. Elle döbute par de petites papules vesiculeuses el par nn violent prurit; les malades se Iroltenl, se graltenl; ct les papules, excoriees de la sorte, donnent de la serosiie, qui se dcsseche ii l'air et forme, au riiveau oil eile a M produite, des crofites en relief, dures, faciles a voir eutre les poils. Des sillons se montrenl ii la sur­face des oreilles, quand la maladie s'y propage. Descroütes se formen! sur de nouvelles surfaces; elles deviennent plus epaisses, elles soul blanchatres ou grisAtres, dures et adln-rentes; et, quand la maladie est döjä ancienne, laquo; toutes les places malades se confondent en une seule, les levies, les naseaux, la face, les joues, le front et les oreilles ne ferment plus qu'une vaste surface croüteuse, söche, öpaissie, unie par les' fmttements r6it6r6s raquo;. La peau s'epaissil, se (disse, se ride; la conjonctive est parfois injectee et l'ueil chassieux ; les malades peuvent eprouverde la difliculteaprendre leurs aliments. Le noir-museau galen.r est facile it diagnostiquer ; il se distingue de la gale psoroptique par son siege et par son parasite, que Ion Irouve laquo; sous les croiHcs dans leur COUChe adlierenti; et qui se montre humide raquo;#9632; 11 est pen grave, il est facile ä guörir; cependanl, quand 11 n'est |ias traite, il peut s'accom-pagner de complications du cöte de l'oeil et de l'oreille, nuire ä l'en-graissement, etc.
Quant a la gale symbiotique, qui siege aux membres, ellc ne serait
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7(10nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTAG1EÜ8E8 lUCTElUENNES.
|)as visöe par la lögislation eanitaire; eile est d'ailleui'S rare, sans gravitö et J'une gnerison facile.
II. — Gale de la chkvhk.
La chevre ne paralt pas contractor la gale psoroptique; mais eile peul avoir la gale symbiotique et nmrtout la gale sareüpti(|ue.
1deg; Gale sarcoptique. — Cette gale, donl le sarcopte semble le menie ipie celui du noir-iiuiseau du inouton, est transmissible de la chevre a lachevi'e etaumouton, comme le noir-imiseau est transmissible du tnouton au uiuuton et du inouton a la clievre. Elle envaliit la lete, les oreilles, le tronc, le ventre, les mamelles, les membres. Elle se carac-terise : par un violent prurit; par de petils Loutons, qui donnent im liquide visqueux; par des croötes minces, seches, ecailleuses; par la chute des polls; par l'epaississeinent de la peau, ([ui devient seche, ridee, gercee ; par la lumefaciion du nez et des levres ; par la presence du sarcopte sous les croütes. Elle peul se generaliser et amener la rnorl, quund alle nest pas trailee; eile peilt revelir un caraclere (•|)i/,ootique el occasionner des pertes s(''rieuses.
2deg; Gale symbiotique. — Ea gale symbiotique csl Ires rare; eile est d'ailleurs facile ä confondrc cliniquement avec la gale sarcoptique, surtout (juand eile est ancienne.
111. — I'OLICK SANITAIBE APPLICABLE A LA GALE DI MOÜTON ET DE LA CMKVlii-.
L'article rr de la loi du 21 juillel IS8I el rarticlo iquot; du decret du 12 novembre IHH7 visent d'une maniöre generalc la gale dans les especes ovine el caprine. La raison, qui a motive l'inscription de la gale du mouton el de la chevre dans la loi sanitaire, esl facile a saisir; e'est a cause des ravages que la maladie peul occasionner dans ces especes, donl les individus vivant en troupeaux peuvenl se contaminer dans une proportion considerable. On a deinande que la gale des soli-pedes et celle des grands ruminants fussenl inscrites dans la loi sani­taire au meme litre que celle du mouton et de la chevre; mais jusqu'a present il n'a pas (He donne suite k ce VCBU emis par le Gongres sanitaire del HH.j. Un avaitcru tout d'abord que la loi avail vise seulement la gale psoroptique du mouton el la gale sarcoptique de la chevre, qui sonl lesdeux plus Irequentes et lesdeux plus graves. Mais aujourd'hui celle interpretation doit etre ahandonnue. La question ayant etc sou-mise au comilc consultatif des epi/.oolies, a la suite d'une difficulty qui setail 6lev6e dans la pratique au sujet du noh-muscau gakux, un arrete du minislrc de 1'agriculture, rendu snr I'avis dudil coniite, a decide que celle variete de gale ile ljec(]ueriau) devail etre comprise au nombre des maladies tomhanl sous lapplicalion de la loi du
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GALE DU MOUTON ET DE LA CEIEVRE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;TOI
il juillol I8S1 et du (leeret du 32 juln iHHI. Ainsi ilonc c'ost ;t toutea les varietes de gales du mouton et de la chevre qu'il faut dtisormais appliquer les dispositions de notre l(;gislation sanitaire. Avant l'arpdtö ministeriel, qui a tranohö la dlffloultö, lies divergences d'opinion pouvaient oxistor ; aujourd'hui tout lo monde doit s'inelinei', sans avoir1 ä recliercher si teile variete de gale esl assez grave. A la rigueur, la gale symbiotique du mouton et de la chevre pourrait etre laissee en dehora de toute räglementation, a cause de sa raretö et de sa benignite; mais la gale psoroptique du mouton et la gale garcoptique du mouton et de la chevre doivent entralner, quand elles sont constatees, l'appli-cation des mesures ödlctöes parle decrei du 22 juln 1884.
1deg; — Mesures propres ä prevenir rintroduetion de la gale en France et en Algerie par 1 importation d'animaux venant de l'etranger.
D'api'cs l'article 7;{ du decret du 2quot;2 juin 1S82, ie ministre de ('agriculture pourrait, si la gale existait sur les troupeaux d'un pays stranger dans lo voisinage de la frontiöre, interdire temporairement, par un arrötö, ['introduction des animaux ovins et caprina par les bureaux de douane de la partie de frontiöre menaeöe, L'article 36 du decrei du 12 novembre 4887 conföre le meme pouvoir au gouverneur general de l'Algerieence qui concerne notre colonie africaine. D'autre pail, ['article ^(i de la loi du 21 juillet 1881 donne augouvernement le dioil d'interdire ['importation des animaux ovins et caprins do pays plus ou moins eloignes oil sevit la gale.
Lorsque des troupeaux attaints de galesoront prösentas ä lafrontiöre de terre pour etre introduits en France OU eu Algerie, on devra les repousseren entier, sans distinction entre les animaux malades et ceux qui ont eu des rapports avec eu\ (art. 70-7deg;, Dec. 2-2 juin 1882); tonte-fois, il n'y aurail pas grand inconvönient a les diriger imiiKkliatement vers ['abattoir, s'il s'agissait d'animaux vendus pour la boucherie, a la condition de faire snrveiller, comme il sera dil ci-apres ii propos de ['inspection des foircs et marchös, leur transport et [eur abatago et de faire desinl'ecter les moyens de transport employes.
Lorsque la gale sera constatöe ou soupQonnöe sur des troupeaux importespar voie de mer, il conviendrad'appliquerlesmesures usitees quand il s'agilde troupeauxreconnusclaveleux surun champ defoire on de inarche. Les animaux malades seront saisis, mis on fourriere, trail.es et söqueströs jusqu'ä complete guerison aux frais des propriö-laires. Si ccs animaux, ([uoique malades, sont deatinös a la boucherie, on permettra lour transfert a ['abattoir; d'ailleurs, pendant la duröe de la sequestration, le proprietaire pourraetre autorise ii faire abattre ses malades pour la boucherie. Dans tous los cas, le transfert a l'ahattoir
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702nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES C0NTAG1EU8E8 BACTßRIENNES.
sera surveillc iiarlessoins dc 1'administration ; ctles peaux, les laines, les voitures ou wagons employös soront desinrecles. Quant aux ani-maux, (|ui auront 616 en contact avec les betes reconnues malades, ils scrcml autorist's ii sd rendre iileur destination, sous la condition d el re iiiiii'(|U(';s, (It'iioml)res et signah's aux mairos des localitös, ot ilsseront raquo;Mivoyes, atin (ju'iis soient soumis k la surveillance quo comporte leur •Hal de suspicion. Les aiiimaux reconnus galeux ou suspects ä I expor­tation sunl trailes comme ceux (jui Font 6t6 sue les foires et inarcncs (Voy. ci apres).
2quot; Mesures propres a borner, ä abreger et ä eteindre les epizootics de gale.
Les mesures necessities par ['existence de la gale no sonlpas nom-breuses; elles consistent dans la surveillance des foires et inarches, la declaration, 1'isoleineiit, le traitement des malades et la desin-fection.
Inspection des foires et marchös. — Lorsque la gale osl constatoe sur des animaux ovins ou caprins exposes sur un champ de foire ou de marche, les malades doiventelre saisis, mis en fourriere, traites et se-(juestres jusqu'ä complete gnerison (art. 80, Dec. i2iJ juin 188^). Toulo-fois, bien quo la gale des petits ruminants soil prövue par la lögislation sanitaire comme devant faire söquestrer les animaux malades exposes sur his marclies, et bien qu'il soil defendu de s'en defairo pourquelque destination quo ce soil (art. 40, Dec. 22 juin 1882), il faul, neanmoins döcider queles betes galeuses, qui ne serontni dansunetat de maigreur excessive, ni dans un elat febrile, etc., pourrout etre utilisees; saisies mix marches, elles pourront etre conduitcsa I'abattoir, si elles out clo ou sontvendues pourla boucherie ; elles pourront d'ailleurs etre veii-dues et abattues pendant la duree do la s6questration, a moins qu'un traitement avec des agents toxiques ne soil en voie d'exöcution. Quand les animaux soul, aptes a la boucherie, le mairc de la commune on ils onl etc saisis pouna done accorder l'autorisation de les vondre pour cette destination ; il fera surveiller par'un gardien special leur transferl a labaltoir et leur abatage, lt;iui devra etre aussi prompt (|uo possible; il fera en outre veiller ä ce quo les peaux ot les laines soient desinfec-tees. Quant aux moutons et aux chevres, (jui ont etc en contact avec les bates reconnues malades, ils doivent etre signalös par le service du marche ou par le maire de la localite oil s'est tenu le marche, aux maires des communes oü ils soul onvoyes, afln qu'on lour applique la surveillance prevue par l'article ;tl) du decret 22 juin 1882.
Declaration. — Visite. — Les regies des articles 3-i do la loi du 21 juillet 1881 etdn decret du 12 novemhro 1887 doivent recevoir leur application en cas do gale. La maladie doit etre declaree au maire, ot
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GALE Dl) MOUTON ET DE LA CHBVRE.
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le v(''l(Tiiiaire siiuilaiie de la circoiiscnplion doit jtruceder ii la visitc, puls dresser un rapport.
Constatation de lamaladie. —Quand le völörinaire sanitaire a reconnu I'exlstence de la male, le prelet, apies avoir re(;u son rapport, doil interveair, prendre un arrete, sur l'avis du veterinaire delogue, pour meltre sous la surveillance du service sanitaire les troupeaux Infectös de la maladie.
Art. M9 (Dec. 2'2jiiiii ts821. — Lorsque la gale est constatäe sur Jesani-maux des (ispecps ovine at oaprina ou dans un troupeau d'animaux do ces espt-ces, le prelet pierui im aiiöle par ioquel cos aninuiux ou eo troupeau sonl placfSs sous la surveillance du vötörinairo sanitaire de la circons-cription.
II n'est poiiius do les condnii'o au p;Uui'af,'o (lu'apros I'applii'alion d'un liailenient curalif ol. en se conformant aux mcsures prescrites par t'arrölö pour ovitei' lout contact avec les aniniaux non atteints do la maladie.
Mesures de surveillance et d'isolement. — Les troupeaux
reconmis galeux soul places sous la surveillance du veterinaire sani­taire de la oirconscription, et 1'article 39 du decrel du 22 juin 1882 ajonle qu'il n'est pennis de les conduire auxpäturagesqu'aprös l'appli-cation d'un traitemeut curatil', et en se conformant aux mesures pres­crites par I'arrete da prefet, pour eviter tout contact avec les aniniaux non atteints de la maladie. Ces prescriptions doivent etre entendues avecune certaineelasticiti'; placer les troupeaux galeux sous la surveil­lance du veterinaire sanitaire est fort bien; il convient de les visitor, de trier les malades, de les faire trailer, etc. Isoler les malades, les cantonner, en prenant les memes precautions que pour lesclaveleux, en leur designant un lieu de cantonnement special, des chemins et des abreuvoirs specianx, el en faisant snrveiller rexeculion des prescrip­tions relatives a eelte mesvire d'isolement, est encore fort bien. Mais in-terdire d'une maniere absolue de conduire les troupeaux galeux aux [läturages avaid 1'application d'un traitement curatif serait excessif dans certains cas, notammenl lorsque les proprielaires ne peuvent pas les alimenter dans les bergeries.
En coiis(!'quence, voici comment il faudra proeöder dans la pratique. Dans lout troupeau galeux, ou comiuencera par faire un triage, mel-tanl les malades dans un lot, ct plaganl dans un second lot les animaux qui ont eu des rapports avec les galeux, mais qui ne preseutenl en­core aucun symptöiuc de la maladie. Ces deux lots scronl maintenus isolös laid aux paturages, dans les cliemins, etc., que dans les babita-tions. Le loldes suspects pourraloujours etre conduit aux paturages; il seracanlonne provisoirement ; on lui designcra des chemins, des abreuvoirs et un lieu de caulonnement, de iuqou a eviter entre lui et les troupeaux du VOisinage non suspects lout rapport inimedial ou me­dial. On le surveillera atlenliveiuenl, el on en eliininera anssitot, pour
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MALADIES CONTAGIKÜ8ES BACTfiRIENNES.
los faire passer Jans 1c lot des malades, tons les animaux qui viendronl ä presenter des signes de gale. L'autorite pourra d'ailleurs informer les voisins do coqui se passe, afln cpi'ils veillonlsur lours propres tfOU-peaux. Quant an lot des malades, uu traitement euralit' dcvra eti-e eu-trepris sans retard ; et, si la saisou pormot do I'alimenter dans la ber-gerie, on lo maintiendra sequestra jusqu'ö ce qu'ilaitole soumis a un traitement curatil'. Mais si les choses se passenl au printemps, en sect;16, on en automne, s'il ost impossible ou difficile de faire vivre le trou-pean dans la bergerie, il eonviendra, memo avant l'application et pen­dant 1'execution du Iraitement, de laisser coaduire los galeux au pätu-rage, en prenanl les precautions dejii indiquees pour les maintenir isoh^s et cantoniK's.
D'aprös l'article iO du deerot du ü join 18H-2, il ost interdit de so dessaisir dos animaux alteinls do gale, pour quekjuo destination quo ce s(.)it. Gette disposition ost bien rigoureuse, et il convient d'en res-ti'eirulrc la porlc'O, on la rapproehanl de cello de l'artiele 8t) du memo docret, qui pennet la vonte des malades en vue do la bouclierie. D'ail-leurs, il est a remarquer ([no la ventesoulo dos malades est prohibee ; et il est bon quo la vente ties suspects, e'est-ä-dire de ceux qtii out ete en contact avec les malades, soit eaalement döfendue, si ce n'esl pour la boucherie jusqu'ft la levoode la surveillance sanitaire. a laquelle le troupeau ost soumis. 11 faul enlin eonclure, en rapprochant les articles M) et 80, (pie lo proprietaire pourra etre autorise par 1'administration municipale, sur l'avis du velerinaire sanitaire, a vendre en vue do la bouclierie, non seulement les suspects, mais aussi los malades, a la condition qu'on prendra les pröcautions precedemment indiquees a propos de l'inspection dos foires et marchös,
Traitement des malades. — Les malades doivenl aussitöl 6tre soumis a un traitement curatif (art. 39, Dec. quot;2:2 join 1882), qui est d'ailleurs ici une vöritable mesure de dösinfection. Le traitement doil etre prescrit et sun'eillö par un vötörinaire (art. 12, L. 21 juillei 1881 et art. 14, Doc. 12 nov. 1887); et, a moins que le proprietaire no fasse appeler un autre vötörinaire,c'est le vötörinaire sanitaire delacircons-criptlon, sous la surveillance duquel se trouve placö le troupeau, qui doit instituer, surveiller, diriger et faire exöcuter le traitement aux frais du propriötaire. Encecas, les honoraires du vötörinaire sanitaire soul dus, non par le proprietaire, mais parlaeaisse du service sanitaire, le propriötaire n'a a sacharge (pie les frais de traitement proprement dit. lien est didereminent ([iiand lo propriötaire a appelö uu autre vö­törinaire ; il doit alors en [ilus les honoraires de ce vötörinaire; et le vötörinaire sanilaiiM! n'endoit pas moins surveiller lo troupeau etveiller iieerpie le traitement soit fait d'ime faQOn convenable. Tousles ani­maux qui presenteront dc la gale ä n'importe quel dogre devront etre traitäs ; Ct memo le traitement snra ötendu a tons ceux qu'on pourra
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GALE Dl MOUTON ET igt;E LA CIIKVUK.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 7()lgt;
J(igitimeinent soupgonnei', bien (lu'on ne puisse encore docouvrir les signcs de la maliidie.
Quand on aura ä traiter ties inoutons atteinls de gale psoroptlque et lorsque le nombre des malades sera pen considerable, on pourra se servir de la decoction do tabac on d'elb'bure, de Fessence de t(Jreben-lliine, etc.; mais, quand il s'agit de traiter un Iroupeuu quelque pen nomhreux, il faut employer des bains antipsoriqucs. Les moutons, qui doiventsubir le traitemeut, sonl mis dans un local nouveau on parcjues dans une COUP, etc. ; pendant ce temps on desint'ecte la bergerie, on SUivant les regies ei-apres indiquees. Quand la toison est assez avancee et quand la Saison est favorable, ilconvientde faire tondreles moutons qui doivent etre soumisau traitemeut; on pent aussi gratter et frotter les parties malades, pour faire tomber les croiHes et rendre l'action du bain pins cl'ticace ; la tonte,le gratlage et le frottage, quand on les pra­tique, doivent etre executes hors de la bergerie, par exemple dans une cour, sons un hangar, qu'on desinfectera on qu'on isolera ensuite. Quand il s'agira d'animauxägale inveteree, dont La peau estöpaissie, parcheminee, ilseia bon de faire pi'eceder le bain antipsorique d'un bain tiede a l'eau de savon et d'un frottage a la brüsso,afin de ramollir et de detacher les croritcs; le bain antipsorique sera donne quelqucs heures apres ou le lendemain ; en tout cas, il devra etre donmi sen-lement quatre OU cinq heures apres le repas. Plusieurs bains antipso-riques ont ete tour a tour recommandes. Aujourd'iiui, en France, on preconise le suivant :
Acide arsänieux................................nbsp; nbsp; lüüit grammes.
Sulfate de zinc du comiuerce...................nbsp; nbsp; 5000 —
Alo6s..........................................nbsp; nbsp; nbsp;500
Eau............................................nbsp; nbsp; nbsp;100 litres.
Kaltes dlssoudre Achaud l'aclde arsänieux dana 20 litres d'eau; dissolvezd'autre part l'aloes et lo sutfate de zinc dans 10 litres d'eau froide; mekingez les deux solu­tions et njoutez le iiielaii!,re au roste du liquide.
Ce bain convient pour cent moutons; il estefflcace et ilne tache pas la laine ; son ameitumc empeche les inoutons de leboirect son astrin-gence empeche l'absorptiun de l'acide arsenieux par la peau. Le bain doit etre mainteuu tiede pendant tout le temps qn'il sert. On divisc on deux compartiments le local destine aux animaux qui doivent dtre trailes, afin qu'on puisse les faire passer de Tun dans I'a litre apres le bain. Quatre personnes soul necessaires pour cette besogne : une est chargee d'ameuer les moutons, une seconde tient lanimal dans le bain et les deux autres lebrossent avec une brosse rude. Les baigneurs no eourcnt aucun risque, ct il n'est pas utile (jn'ils aicnt les mains enve-loppees; toutefois, les personnes qui auront des i)laies aux mains ne seront pas employeesä cette operation. On pourra oindre avecun corps gras les mamelons et les mamelles des brebis laitirres, pour leur evitcr
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l'action astringente du bain, qui aurait pour rösultat de dirainuer la secrotion lactöe pendant quelques jours, laquo; Chaque moulon est niaiu-lenu plunge clans Ic bain pendant deux minutes, ä l'exception de la tdlo, sauf pour les aaimaux trös galeux, ohez lesquols on s'attacho ö.faire penetcer le liquidedans tons lesreplis cutanes de la löte, des aines, do l'espace interdigitö. Aprös une ou deux minutes, I'aninial, place sur ses quatre membres dans la baignoire, est brossö, frottö, nettoyö, sans faire saigner, sur toutes les parties du tronc et surtout sur les surfaces galeuses pendant deux a cinq minntes au plus. On fait de memo aux membres et sur les parties nues de la töte, oil sc rel'ugicnt souvent les psoroptes. Les baigneurs passent ensnite les mains sur toutes les surfaces du corps pour faire ccouler le liquide. Le mouton est alors mis en libertö dans l'enceinte preparüe pour le recevoir, et l'opöration est terminee. Quatre hommes peuvent ainsi baigner de douze a qua-tor/.e moulons par heure, soit cent vingt a cent trente par jour, raquo; II n'y a pas a craindre d'irritationpar la pönötration du bain sous les pau-pieres (;t dans les oreilles, On peut conserver ce qui reste du bain pour continuer l'opöration un autro jour ou pour faire des applications locales, s'il en est besoin, si lagale roparait en quelques points. Lors-(jue la maladic est gucrie, on perd ce qui reste du bain dans le sol, et on fait nettöyer a fond tons lea ustensiles qui ont servi a le pröparer, a le chauffer et ö l'appliquer.
quot; A la sortie du bain, les parties de la peau dciiudecs de leur 6pi-derrne, gercees ou ulcerees, soul manifestement cautörisöes. Trois a quatre beures aprös le bain,il apparattuno excitation generale febrile, souvent a peine appreciable et qui persiste dix ä douze heures d'une maniere plus ou moins marquöe.
laquo; Du troisieme au cinquiöme jour, la peau se montre dure, difficile a plisser et recouverte, surtout aux endroits galeux, d'.une croftte sedi-mentaire adbcrente... Les animaux ne so graltent plus et mangent avec un excellent appetit. Dans les croötes de gale le microscope ne fait plusdeeouvrir que des psoroptes morts et des oeufs Melris et des-serlics.
ilt; Du liuitieme an vingticme jour, des croötes nombreuses se deta-chent, laissanl voirla peau cicatrisec, rose ct mince, souple. Dans les parties tres galeuses, ce dernier resultal n'est atteint quever^ letren-iieme et memo le cinquantiöme jour. La laine repousse douce et bril­lante... et les animanxreprennent vito leur gaiete et leur embonpoint, 'lt; Parfois, mais rarement, sur certaines betes, la gale reparaltdans quelques endroits. Le grattage et une on plusieurs lotions localesavoc la solution primitive suftiscnl pour amener la guerison complete.
laquo; Le travail do cicatrisation des parties galeuses produit souvent un prurit intense, qu'il ne faut pas prendre pour un signe do persistanco de la maladie; il est bon cependant de surveiller les moutons pendant
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GALE DU MOUTON ET DE LA CIlfiVRE,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;707
cettopöriodo et des'assurer si röelloment los surfaces malades sonl en vuie de guörison. Lq guörison de la gale est d'aulant plus rapide qu'elle a provoquö des troubles moins graves dans röconomie, Kile est röalisöe au bout tie liuit jours, quand lapeau n'est pas profondöment altöröe. Daus les autres cas, eile est subordonnöe ö la puissance röactionnelle des individus,raquo;
Parmilesautres bainsantipsoriquesconseillös, il estbon decitorcelul qui a 6t6 pröconisö paiquot; Zundel, et lt;[ui consiste a mölanger ensemble 1500 grammes d'aeide phönique brut, 1000 grammes de chaux vive, .'1000 grammes de carbonate de suude et 3000 grammes desavonnoir; on dölaye ce melange dans 260 litres d'eauchaude etl'on a un bain qui peul servir pour 100 tnoutons. On pourrait ögalement employer des bains pröparös avec de la cröollne.
Quanl au uoir-iuuseau galeux, le trai.tement est (rune application plus facile. Quand l'affection est invötöröe et la peau oouverte de croütes, il est utile de preluder au traitoment par une ou plusieurs (iiicli(}iis avec un corps gras suivies d'un gratlage et d'un lavage au savon. Le traitement antipsorique peut 6tre fait avec la pommade d'Helmerich, avec un melange degoudronet de savon vert, avec I'huile de cade, avec l'essence de terohenthine ou 1'essence de lavande, etc. ; im frotte vigoureusement Tagent employe sur toutes (es surfaces ma-lades, en ayant soin d'allei' an delä,
Los chevres sei'ont Iraitees par les bains diijii indiijues a propos de la gale psoroptique du mouton.
Desinfection. — La disinfection est presque aussi importante quo le traitement; clle doit porter sur les laines el les peaux provenanl d'animaux galeux, sur Irs locaux, les wagons, etc
Akt. 41 (Dec 22juin 1882). — Les peaux et les laines provenant d'animaux attaints dlaquo; la gale ne peuvent ötra livröos au commerce qu'aprös avoir 6t6 ddsinfectöes.
L'obligation de disinfection s'applique amp; toutes les laines provenant d'un troupeau dans lequel des cas de gain out ote constates.
Art. i2 (D6c. 22 juin 1882). — l.es tnesures aaxquelles sont soumis los animaux atteiuts do la gain, ou los troupeaux dans lesquels cette maladie a .•le constalöe, sont levöes par je pröfet, sur l'avis du viHorinaire dölöguö, apres la disparltlon de la maladle et la dösinfecliou des locaux.
La desinfection des peaux et des laines est oldigatoirc; eile doit otre piatiipiee avant toutc livraison au commerce; les laines de tout trou­peau dans lequel on a constatö des cas de gale doivent otre desinfec-lees. La desinfection des peaux se fera par une immersion dequelques instants dans une solution ä '1 p. 100 de sulfate do zinc (art. 14, Arr. min. |2 mal 1883), ou dans une solution a 2 p. 100 d'acide plic-nique brut ou de cresyil, ou micux dans une solution a 1 p. 100 d'acide arsonieux qui est cello du bain antipsorique indiquee plus haut. Les
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708nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES CONTAQIEÜSE8 BACTERIENNES,
lainea pourront ögalement tHre treinpiios dans un bain iirseniciil a 1 p. 100 ou dans un bain phöniquö, puis lavoes a I'eau do savon et enfin soumises a I'essoragOi Toutea lea oaux de lavage soront perduos dans le sul.
Los locaux aeront dösiofectöa suivant les regies indiquöea dans I'ar-ticle 19 de rarrötö ministöriel du 12 mai 18811. On arrosera fortemonl avec un liquide diisinCeclaiit, avec la solution d'acide plit'iiiquc brul, par exemplOt ou cello decresyl,los litiöres, lea Euraiers existantdansla bergerie et lea fourragea laisaöa dans les creches et rftteliers ; ensuite on fera enlever avec soin toutes cos malieres, qu'ou fora transporter dans les champs, ou qu'on fera mettre eu las de furnier commun, en ayant soin de los recouvrir d'une couche de terre tassöo de 0quot;',iO. Au bout de quin/.e jours ä Irois sciuaines, les furaiers pourront etre utili­ses. Le sol, los creches et ramp;teliers, ainsi que toutes les parties de murs et de boiaeries (portes, fenötres, söparationa, etc.) jusqu'ft une hau­teur d'un inotrc et demi, serout laves avec une lessive bouillante d'abord, si faire se peut, puisa grande eau, ensuite froltös, grattös, ba-layos et linalement aspergÖS avec un liquide disinfectant, avec la solu­tion d'acide phönique hrut ou de crusyl on avec la solution ii 1 p. 100 d'acide arsonieux, etc. Los detritus, cnlevos pendant cette partie des operations do, la disinfection, aeront arrosösavec la solution pheniquöe ou cresylee et melangees au fumier. On terminera la desint'ectiou de la bergerie, en y dögageant de I'acide sulfureux d'apres les regies indi-([uöes pröcödemment.
Les divers emplacements, occupös par le troupeau galeux, devront pareilloment etre dösinl'ectes ; il en sera ainsi des bamp;timents et wagons ayant servi a son transport. Les pares, cours, etc., occupes parlui, seront desinfeetös dapres les meines regies ou inieux delaisses et isolös pendant quinze jours a trois semaines.
Levee de la declaration d'infeotion. — Les mesures de surveil­lance, d'isoleraent et do traitement, auxquelles sont soumis les animaux attoinls de la gale ou les troupeaux dans Icsquels eile a etc constatee, sent levees par le prel'et, sur l'avis du v(Herinaire dölegue, apres Ja guörison de la nialadie et la desini'oction des locaux. Quand le traite­ment estapplique convenablement, la guörison est prompte, et la levee de la declaration d'infcctioii peut etre prononcee au bout de tres peu de jours, lorsque le veterinaire sanitaire charge de la surveillance du troupeau aura constate la disparition de la gale et fait pratiquer la desint'ectiou.
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CHAP1TRE VI
UORVB, -— \FFECTiOM PARCINO-MORVEUSG, — MOItVH KT FARCIN
La morve vl le /'a/ritt sont deux formes d'niie memo affection desi-gnöe sous lo nomde maladie farcino-morveiise on simplementtle morve. L'aff'ection farcino-morvemeeai nnc maladie contagieuse, inoculuble, inicrohicnne, caractorisec par la formation dc tuberculcs dans les parenchymes, et par des ulcörations sur la peau et sur certaines mu-(pieuses. La forme rnorvcuse ost döcelöe principalement par la tume­faction des ganglions de l'auge, pur des tubercules et des ulccres sur la muqueuse nasale et par du jetage ;elle saccompagne dn dcveloppe-ment de tubercules dans le poumon et dans d'autres organes. La, forme farcineuse se traduil surtout par des tumeurs, par des engorgements divers et par des ulcerescutanes; on I'a encore appel^e morve culanee.
L'affeciion /amno-morüeMse s'observe surtout ehe/, les animaux soli-pedes (cheval, äne, mulel); toutefois, eile est transmissible a d'autres animaux mammileres et a I'liomme. Elle etait plus frequente jadis parce que, sous l'influence de la doctrine de la spontaneite, on ne prenait pas assez röguliörement les mesures propres ä empöcher sa propagation, et parce qu'on n'avait pas les moyens de diagnostic, donl on dispose actuollement, Mais on I'observe encore de nosjours, ä I'etal spora(li(pie,et([uelquefoisa I'etat cpi/.ootique dans les grandes ecuries, dans les quartiers de cavalerie, dans la cavalcrie des armees en cam-pagne ou en expedition. Cependant eile est appel6e a devenir de plus en ]ilus rare, grace a la inise en pratique dc certains moyens de dia­gnostic (inoculation, niallrinalion).
La mom, qu'elle soil caracWrisöe par des lesions culanees (farcin], mi qu'elle s'accompagne de lesions des voies respiratoires (morve pro-prement dite), eamp;taiguS ou ekronique, suivant quelle cvolue plus ou moins vite. Quand (die evoluc rapidement, la fievre est plus forte, les lesions plus nombreuses, le virus plus abondant et la contagion plus facile. Mais la maladie est transmissible et inoculablo sous ses deux types, qui s'expliquenl par le plus ou moins de resislance de Torga-nisme, ainsi (pic par la quantity, la qualitö et le mode de pönötrotion
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71raquo;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTAGIEU8E8 BACTfiRIENNES.
du virus; ol d'ailleurs ces döux exlrömes soul relies entre eux par tie nombreux intermödittirea plus ou naoins voisins de l'un uu de l'autro type, l^cs lesions seformenl toujoursd'apres Ig ineiiie mecauisme, sous l'influence du meine microbe; H u'y a de difföi'once que dans leplus on le uioins de congestion qui les acoompagne. Le farcin peut 6tre local, discret, gänäral, coraquo;/^wenlt;, suivant que les symplömes locaux on soul plus ou moins nombreux et dissöminös. l^a morve est dite nasale, humide, sdche, imchea/c, pulmonaire, latente, commengante, ebauchre, confirmie, invttörde, suivant la localisation des lösiona dans le nez, ou dans la Iraeliee, ou dans le poumon, suivant qu'elle s'accompagne ou non de jetage, et suivant qu'elle est plus ou moins apparente et plus OU moins avancee. Klanl ignores les rapports qu'il a pu avoir aver des animaux malades, uu cheval est dil suspect de morve, quand 11 präsente des sympWmes, qui font soup^onner l'existence de I'afTection sans permettre de l'afflrmer.
|_ — SYMPTÖMIüS DE LA MORVE lgt;KS ANIMAÜX SOLII'KliKS.
L'afTection farcino-morveuse des animaux solipödes se monti'e tantöl
sous la forme.....rveuse, lantötsous la forme fareiueuse, laulül sous le
type chronique, tantöt sous le type aiguou subaigu, suivant l'espöce, la race, le temperament, le climat, l'hygiöne, le service. L'amp;ne et le mulel jiresenteut ordinairement le type plus mi moins aigu de la forme morveuse. Chez le cheval, on peul rencontrer I'une ou l'autro forme aver le type chronique ou lelype aigu, c'esl la morve chronique qu'on observe le plus souvent. Che/, un meiue malade, on peul d'ail-leurs constater un mölange des diverses formes: 11 peut y avoir trans­formation du type aigu en type chronique, el vice versa, suivant les in­fluences qui fortilicnt ou affaiblissent I'organisme, accroissent ou diminuentsa reslslance; asse/, souvent une forme peul so compliquer, a la longue, des manifestations appartenanl a l'autre : et il arrive sou­vent de rencontrer des lesions aigues dans les ens les plus chroniques en apparence,
1#9632; Morve chronique.
La morve chronique, qu'elle lasse suite an type aigu ou qu'elle existe d'emhloe, se traduil par des symplomes lucaux et par des symptömes giuieraux, (jui, les uns eomme les autres, soul tres variables et plus ou moins marques. Aussi, ohserve-t-on, dans cetleforme, des varietes asse/, nombreuses, suivant le siege, le dogre, la multiplicity des symptömes locaux et la rapiditö de revolution de la maladie. Les symptömes locaux out pour sieges principaux la muqueuse du nez (tubercules, chancres, etal calan'hal)et les ganglionsde I'auge (^glandage). La morve
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MOBVE.
\FFEGTION FARCINO-MOaVEUSE.
MORVE ET F\RCIN.
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lypique est oaractörisöo par des chancres, du jetage et du glandago; niais iVt'(|uuinineut la maladie so präsente avocune physioiiomie moina nelic, certains symphunes faisant defaut ou manquanl de precision. La morve peut möme exister sans signesextörieurs et rester latente plus ou nioins longtemps.
A. Jetage. — LQJälage, ou eeoulement de mauere morbide par los naseaux, esi bilatöral ou unilateral, ou plus abondant d'un cöte que de l'autre; il cst d'ailleurs plusou moinsabondantsuivant le cas, suivanl qu'on observe les malades pendant le repos, pendant le travail, apres une fatigue; il deviont plus abondant pendant le travail; il est quel-quefois mil ou a peine manifesto ; il pent ctre eontinu, persistant, remittentou intermittent. 11 peutetrejannatre, jaune verdiUre, grisfitre, albuniinoide, visqueux, |ioisseux et adherent aux [icils, auponrtourdes naseaux, a la levre. Quelquefoisil cst sereuxou muqueux ; il n'esl pas rare de le voir mal lie, grumeleux; il pent devenir rouillö, sanguino-Irni, strie de saug, quand des hömorragies se produisentau niveau des chancres; et il y a lieu de soupeonner fortement un cheval, qui a un jetage rouillö, strie de sang, ou ties öpistaxis, surtout quand 11 est, glande, quand on salt qu'il a cle expose a la contagion. Le jetage mor-veux est secrete par les chancres et par la muqucusc respiratoire plus ou moins enflammöe et catarrhale. Ha une valeur diagaostique moindre que laglande et le chancre ou le tubercule nasal. Neanmoins, si, dans certains cas, il ressemble a celui qu'on observe durant le cours d'autres maladies, il acquiert parfois une importance reelle, quand il est unilateral, jaune verdätre, visqueux, adherent; du reste, il pent se modifier, devenir roui lie, ([iiarul le type aigu succede au type chronique.
H. Etat de la pituitaire. — Vesicules. — Tubercules. — Pla­ques.— Chancres. —Erosions. — On constate parfois une injection plus ou moins prononcee du Systeme veineux de la muqueuse nasale, qui est quelquefois purpurine, ordinairement pftle, plomböe, froide, humide, boursouflee, tumefiee, inliltree, (edematiee, mollasse. Ses Eollicules peuvent etre hypertrophiös, plus saillants; d'oü rösulte un aspect rugneux ouchagrinö, que l'on constate au-dessous de l'alle interne du ne/., sur l'appendice antörieur du grand cornel ou ailleurs. Les lesions les plus caracteristiques de la pituitaire sonl les vesicules, les tubercules et les chancres, qui peuvent etre plus ou moins nombreux et qui sout plus ou moins faciles a apercevoir suivant qu'ils se forment plus ou moins haul dans le ne/.. Les vesicules et les tubercules delm-lent par des ecehymoses plus on moins apparentes, qui peuvent se montrer, snr divers points de la muqueuse, sur le repli de l'aile interne du nez, sur la cloison nasale, sur les cornels, etc., et qui so translorment promptement en elcvures. Les vesicules, dues ami sou* levementde I epithelium par du liquide exsude, evoluent rapidement,: bientöt, au centre de l'ecchymose initiale, on volt apparattre une
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petite elcvure, qui devient grisälrc, blancht'ilrc, jauuatre, et regte ciitouree d'une zone congeslionnw rougetilre ; lavösicule, ainsi carac-ujrist'o, renferme, sous repithtilium, une gouttc de maliöre söro-puru-liTile; olle s'ulcöreprompteinentet hiisse une petite plait^ superfloielle, entouröe d'une zone congestionnöe plus ou moins manifeste. Les Inbercules ou boutons de inorve se forment plus ou moins profon-lt;li'inent dans lepaisseur du derme. (Jeux qui siegent dans los couches ififerieures, ou dans le tissu sous-inuqueux, ne dcviennent visibles qu'aprös leur complet döveloppement; en promenant le doigt sur la muqueuse, on sent de pelites nodositäs dnres. Ceux qui so döve-loppent dans les couches superticielles du derme deviennent appro-ciables avaut leur complet developpement; ils sonl precedes d'unc ecchymose plus ou moins visible, qui ne larde pas a s'epaissir et a se Iransformer en eleN'iire, puis en nodosite arrondie, dure, grisalre ou jaunätre, grossecomme im grain deseigleou plus petite. Les tubercules evoluent plus leutement que les vösicules; ils se camollissent a leur centre, deviennent acumines et depressibles, puis s'ouvrent en laissaul echapper leur contenu trouble et visqueux; et il roste, äleur place, une plaieulcereuse,cupuliroi'ine,entoure(!(runbourrelellegerementsaillant. Ouand les nodositös (vösicules et boulons) morveuses se sont ulcöröes, il roste, ä leur jdace, des chancres, qui sont plus ou moins profonds. Ces ulceres, d'abord |)eu otondus, arrondis, circulaiios, leuticulairos, cupuliformes, rongent, creusent et setendent plus ou moins vite. Leurs hordssontplusou moins saillants, tallies ä pic, indures, et ofl'rent, sous le doigt, une consistance cartilagineuse; ils sont jaunatres, reguliers ou irreguliers dans leur contour; par la pression, on en fait sourdre un pen do matierc purulente ousanieusc. Leur fond eslgrisätre, jaunamp;tre ouun peu rose, plus ou moins pale ordinalremont, parscme neamuoins de petites poinlillalions d'un rouge sanguin, et reconvert (run produit muoo-purulent; il saigne facilement, quand on le touche, quand on prornene le doigt a sa surface; il ost forme do fines granulations bonr-geonnantes, qui n'ont pas de tendance a la cicatrisation ; il est le siege d'une gangrene moleculaire continue. Les ulcercs socretentun produit visqueux, trouble, quelquefoisrouillö ou strie dc sang. Le produit pout se concroter et former, a la surface des plaies, des croiltes molles, jau-nälrcs, ordiuairernent peu adhorentos, quelquefois niarbröesde taches rouges ou noirAlres. Los chancres, creusant et s etendant,se rounissent, seconfondenl, quand ils sonl confluents, etformentdes plaies ulcöreuses plus ou moins vastes, plus OU moins iri'egulicres dans leur configura­tion et dans leur profondeur, plus creuses en certains points, au nivcau dos ulceres les plus anoions ou de coux resultant dos tubercules les plus profonds. L'ulceration progressanttoujours tinit parinleresser toute Lepaisseur de la rnuquouse, le tissu sous-niuqueux, le cartilage, et perfore quelquefois la eleison nasale
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AFPKrriON FARCINO-MOBVEUSE. — MORVE ET FARCIN. 713
Cortaines nodositäs profondes ne so ramollissent p;is; d'autres se ramollissent sans s'ulcörer; certains ulceres peuvent se cicatiiser, d'autres creusent tres lentement ou rostent superficiels avec des l)ords plus ou moins irröguliers; d'autres peuvent donner jjarfois des bourgeons exuheranis, mous, grisamp;tres, jaunamp;tres, pointilles, qui se reoouvrent, ii certains moments, d'une croüte jaunfltre, molle, et qui saignent facilement quand on les louche.
La pitui'taire prösente parfoisdes points d'inflajnmation diffuse, au niveau desquels se produit la desquamation de l'öpithölium et une örosion superflcielle sous forme de trainees plus ou moins etendues, qui donnent a la membrane un aspect ronge ou grignotö. Quelquefois de pelites cordes (lymphangites), qui ne se ramollissent pas, nedevien-nent pas noueuses et ne s'ulcerent pas, seformentsur la cloison nasale, (#9632;t se reconnaissent seulement ä la pression digitale. Parfois on observe, sur la muqueuse nasale, des plaques d'cedorae ou d'infiltration, inollasses, (|iii peuvent avoir Tetendue d'une ])iece dc 50 centimes ou au dela, etre regulieres ou inrgnlieres, plates, legerement saillantes, inolles au toucher, grisätres OU Jaunätres, forniees par une matiere vis-queuse, quiinflltre le lissu de la muqueuse; ces plaques ne s'ulcerent que tres exceptionnellement.
Les laches cicatricielles radioes etlögörement saillantes, ([u'on acon-siderees comme un Symptome de la morve, ne doivent etre acceptees avec cette signification que sous benefice d'inventaire; car, bien que la cicatrisation soit possible a la suite d'ulcöres morveux, les cicatrices peuvent se voir en dehors de la morve; certaines eraillures acciden-lelles, occasionnöes par un corps ötrangerou par l'ongle de celui qui explore la cavite nasale, peuvent en ell'et se terminer de la sorte. D'ailleurs, on a sans doute plus (rum! fois pris pour des cicatrices de simples plaques morveuses ou des tubercules superficiels, irreguliers, radios, grisätres ou blanchätres ou jaunamp;tres, casiieux ou scleroses, qui peuvent s'ulcdrer ou ne pas s'ulcörer. II laut done determiner avec soin la nature de 1'accident. S'il s'agit d'une veritable cicatrice, il n'y a pas lieu d'en tenir grand compte; mais si la lesion n'a de la cicatrice qu'une vague apparence, il laut lui accorder de la valeur, car il s'agit alors d'un tubercule ou d'une plaque morveuse.
Les divers symptAmes fournis par la pituitaire se modifient et deviennent ceux du type aigu, quand le type cbronique s'avive.
Les tubercules el les chancres bien caraeterises sont les syinpl,6mes les plus pathognomoniques de la morve; il laut cependant tenir compte des plaques, des erosions, de l'etal des follicules, etc.
C. Glandage. — Par glandage on designe radenite, la tume­faction d'un ou de plusieurs ganglions sous-glossiens, qui se montre lorsquo des lesions se son! produites ii la surface de la pituitaire. I.'ailenile morveuse csl unilalöralc (iu bilalcrale comme les lesions de la
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MALADIES GONTAGIEÜSES BACTERIENNES.
muquouso nasalo; quand die est unilatörale, ello cxisie du lt;;6tö corres-pondant a la cavitö malade. Elle offre, lorsquo la maladie est avanc^e el los lesions etendues, des earaclei'es lt;jui peuvent la rendre \)[us ou tnoins pathognomonique. Los ganglions intra-maxillaires sonl hyper­trophies etforraent, grace a la densiflcation du tissu pöriganglionnaire, niii' masse plus ou inoins vülumiiieuse, s[)li(',ri)idal(', OU irröguliöre,
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latie et allontröe dans le sens de la longueur do la tele, inöstaleinent
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(jpaisse, lobulee, bosselee, inaineiomiee, dure, resistanle, indolore, adhörente plus ou moins aux tissus profonds, a l'os, et quelquefois ä la peau. Au dehuL de I'afFection, quand les lesions soul encore pea etendues, la masse ganglionnaire de 1'auge ne se montre alleree quo par places; certains ganglions se monlrent hypertrophiös el phis ou moins dnrs, lamlis quo les aulces seinhlenl encore nonnaux ouii peine alleres. II n'esl pas rare que des centres caseeux ou caseo-purulenls, se forment dans divers pointsde la masse ganglionnaire malade; mais rabeedalion est Ires rare. La suppuration, dans les rares eas oil olio se produit, csl ordinairemoni limitöe a un ou plusieurs points oircons-crits. Rn ouvranl la glande, on obtienl alors un produit grumeleux, sereux, glaireux, huileux, visquoux, ol6ifoi'nie. La plaie, resullant de la ponction ou de rabeedalion, devienl flstuleuse, continue a secreter, persiste ou se cicatrise ires lentemeat.
La glande morveuse pen! pivsenier des traces de traitement; on a quelquefois essayö de la faire fondre, de la faire disparailre au nioyen do certains fondants tres energiques ; on pent meine l'avoir extirpöe. Dans I'un commo dans I'autre eas, on trouve des traces qui permellenl d'en soupgonner ['existence antörieure. D'ailleurs, les topiques les plus energiques ne peuvent [las faire fondre complelement la glande morveuse; ils peuvent toul au plus la faire diminner de volume; el, comme ces medicaments soul tres energiques, ils laissenl sur la peau des traces de lenr action, lelles que depilalion, desijnamation, plaie supertieielle ; s'il y a eu extirpation, il reste, soil uue plaie, soil une cicatrice, quand un temps siil'lisaminent long s'est ecoub'' depuis l'opöration.
Le glandage est, apres le chancre, le Symptome le plus important, surtout ipiandles ganglions sous-glossieiisformentune masse tumetiec, induree, bosselee, indolore, adlierente, etc. Le chancre peul ne pas etre visible, faire del'aul, alors qu'ila du jetage el du glandage ; on pent meine parfois, quoique Ires raremcut, observer des nlceralious mor-veuses sur la pituitaire, sans qu'il y ait du jetage ni du glandage.
Si lets soul lescaracleresde la morve classiqne, il n'esl pas rare que la maladie se decele parfois par d'autres symptömes; et, quand ceux qui precedent sonl seuls au di'ibnl, la morve, en evolnant, en [iresente bienlol d'autres.
1). Symptömes divers. — Les lesions, primitivement localisöes,
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teiident a segönöralisor; ot biontöt ce ne soul plus seuletnent la j)ilui-lairf (it les ganglions do Tango, inais encore la inuqueuse des sinus, cello du larynx, cello de la trachoo, etc., qui devionnont malades. Des losions peuvent aussi so produire du onto des synoviales artioulaires el tendineuses, dans le tissu conjonctif sous-outanö, sur la peau, dans les divers ganglions, dans los testiculos, dans los enveloppes testicu-laireg, dans los inaniollos, sur le vagin, sur l'utörus, etc.
Lorsque 1'affection est dojä ancionno, il so jioudiiit quelquefois, au nivoau des sinus, un boursouflement unilatöral ou bilateral, qui rend un son mal i\ la pression et qui explique l'accroissement momentan^ du jetage, quand on oblige le maladeä incliner la töte. Mais co syinpU'nno n'osl pas special a la morve; nöanmoins il acquiert deI'importance, quand il coexiste avec d'autres. II faut accorder une tros grande importance diagnostiquc aux 6pistaxis, ijui peuvent so monlror parfois dans le conrs de la morve, a la suite d'h^morragies survenuos au niveau des ulcoros, dont Involution entratne la dilatation, la llirom-boae, ot niöino la rupture dos vaissoaux voinonx. D'autre part, coinuio iipeulse Former, sur les muqueuseslaryngiennettrachöaleetbronchique, dos lesions de morve, des ulcerations, il peut, sous rinlliienco do la fatigueou de la touxsurvenue spontanement ou provoquöe, so produire de petites liomorragios a la surface de cos plaies; et alors le sang, se molangcant a la niaUoro du jo tage ou do, 1'expectoration, la rend louilli'c, slrieo, etc. On pent constater, en outre, une sensibility exa-goiMHj du cöto du larynx et de la Irachro ; il y a quolquefois du gargouil-lement laryngien ou trachöal, du sifüement, du coinage, etc. On peul, dans certains caa deja anciens et avancös, ii la suite de complications de bronchite, d'emphysöme, depleurite, etc., observer des symptömes pulmonaires, lids que soubresaut du Dane, toux profonde, avortee, seche ou grasso parfois, essoufflement, sensibility des parois costales, rälos, etc.
II pout se produire, dans le cours de la morve, des arthritos et dos synovitos, qui apparaissent soudainement sans cause appröciable, plus ou moins douloureusos, tixos ou ambulatoires, pouvant disparattre naturelloment, pour faire une nouvelle apparition dans les momos regions oudans d'aulros. Möine,on l'absence d'arlliritos et(h;synovitos, on voll, parfois se produire des claudications subites, continues ou intermittentes, ambulatoires ou Qxes, attribuöes ä des douleurs rauscu-lairesou osseusos,a dos arthropalhies.Lorsque lamaladie estavancöe, il peut surveuir des engorgements l'arcineux, dos boulons, dos cordes, des adönitos, etc., commc dans la morve culance. Des engorgements (lymphangite röliculairo) diffus, chands et douloureux peuvont appa-raitre soudainement, siegoaut parfois aux membres anlerieurs et memo, quoique rarement, sous la ppitrine et l'abdomen, mais so montrant ordinairoment localisös aux membres poslorieurs, occupant diverses
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710nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES CONTAGIEU8E8 IIACTKIUKNNKS.
rögions d'un mernbrc, ou se localisanl d'abord an niveau d'une articu­lation pour s'ötendre ensuite, occasionnant uneboiterie plus oumoins intense, ne tardant pasädevenir plus denses, moins chauds ou froids etmoins douloureux, diminuant sous i'influence d'un excrcico modere, niais se reformanlpendant lerepos,se oouA'rantquelquefoisde boutons et d'ulcörations en se transformant par place en foyers de rumol-lissement, qui renferment un pus huileux, et ne tardent pas äs'ulcörer. Des tumeurs, des adönites, des cordes (lymphangites), des bunions et des ulcercs cutanes peuvent se produire, dans cei'laines regions, comme dans le cours du farcin. L'appareil testiculairc, 1c fourreau, les enve-loppes des testicules, la sere\ise, le testicule, I'epididyine, le cordon peuvent. devenir 1c siege d'une inflammation analogue ä celle dont il sera question plus loin a propos du farcin; il en est de niöme de la mamelle. II pent aussi quelquefois y avoir un ecoulement inucoso-purulcnt par le vagin; c'est l'indice de l'existence, ä la surface de la muqueuse de l'utörua et du vagin, des lösions de la morve, qui se renconlrenl en effet quelquefois dans ces organes.
Les did'erenls symptömes passes en revue peuvent, en se eom-binant, donnerlieu a des associations Ires variees, ädes groupements divers, d'oii resultenl pour ainsi dire autanl de varietes de morve.
E. Morve latente. — La maladie peut d'ailleurs exister, sans s'accuser extörieurement par des symptömes iocaux, avec ou sans symptdmes generaux appreciablelaquo;. II est arrive freqnemmeiit jadis qu'on a attribue le döveloppement de la morve ii des causes ordi-naires, parco (pie Ton n'a pas pu ou su reconnaltre l'existence de la maladie chez l'individu qui l'avait transmise, Cepehdant la notion de la morve latente n'est [las nouvclle ; en 1797, Viborg la signalait; Dupuy y insistait dans son Traitä de ra/feclion tubercu-leuse, et il demontrail que la maladie peut s'accompagner de nom-breuses lösions intörieures, sans se caractöriser au dehors par des symptömes Iocaux. De nombreux cas de morve latente ou interne sent relates dans les ecrits. Depuis quelques annöes, l'attention ayant 6t6 |ilus en eveil, on a eu l'occasion d'observer asse/, souvent, en faisant des autopsies, des lesions de morve cliez des ehevaux, qui pendant leur vie n'en avaient presento aucun Symptome; on a maintes fois trouvö des lesions pulmonairos et autres ou des lesions pulmonaires seules sur des ehevaux (ju'un accident grave, tel qu'une fracture, obligeait d'abaltre, sur des ehevaux sacrifies en vue de la houeberie, sur des ehevaux morls de touto auli'C maladie, sur des ehevaux destines aux dissections dans les ficoles, etc. Le temps qui secoule entre la formation des premieres lesions pulmonaires ou autres et la manifestation des symptömes propres a faire reeonnaitre l'existence de la morve, peut quelquefois etre tres long, surtout si les animaux n'öprouvent aueune influence de nature ä modifler desavan-
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Uigcusomont leur economie. On a vn des chevaux ne prösentör les symplömes de la morve extdrloureraent que tn)is a neui'moiset plus longtemps aprös la contagion.
Par morve latente on enleiul done une forme de I'affdOtion fareino-morveuse, qui n'est deeeleo absolnment par aueun Symptome local, ct qui pent durer ainsi Acs jours, des semaines, des mois, une annee, deux amiecs. A cöte des cas de niorvo absolnment latente, il en esl d'antrcs qui soul Ires mal caract6rises,soit qu'il y ait seulement uu jelage non speeifujue ou unegiande non bosselee,nDn adlu'reute, etc. Dans ces cas il estbien difflcile dereconnaitre I'exishmcede la maladie. On pourrait assimiler ces varietös ä la morve latente proprement dite; et ce son! liien lii des cas de morve incoinplctrmcnt caracterises, (jui peuvent rester meconnus plus ou moins longlemps. On a observö des cas oü la morve aurait eteintermittente dans cerlaines de ces manifestations, el serait rcstee ahsolument latente plus ou moins longtemps aprcs ladis-parition des premiers symptömes. Aprcs 1870-71, la morve a pris une grande extension dans ies cavalories francaise et aUemaiide,ä(;iinse des nombreux cas oti eile est demcui-ee plus on moins longtemps latente. De nombreux cas de Iransmission de morve out dö etre allrilmes a des chevaux, qu'on croyail sains, et qui ont etc reconnus morveux seulement a l'autopsie. La morve latente peut elre soupQonnöe parfois, grace a i'exislence de certains symptömes generaux; mais, le plus souvonl, ces signes ctant [)cu marques et non speciliques, on ne s'avise gucre d'examiner a fond, an point de vue de la morve, uu cheval qui ne parail pas malade. II taut qu'une circonslanco exception nolle vienne altirer I'attention de l'observateur; il fant (pie I'animal suspect ait co-liabite avee d'aulres chevaux malades, et qui outete reconnus morveux, ou bien il faut que d'autres animaux, places a cöte de ce meine cheval, soientdevenus malades eux-memes. Ce n'est que dans ces deux circons-tancesqu'onu I'ideed'etudier I'animal au point de vue de s(jiielal general, quand lossymptömes locaux font defaut, et de rechercher, d'aprös les procödösqui seront indiques plus loin ii propos du diagnostic,s'il n'est pas reellemeul alteint de l'affection. La morye laryngo-lraclieale ])0ul elre reconnue, en procedaidcornme Abadie la recommande, en faisanl lousser (;t expectorer I'animal suspect, qui rend alors une maticre plus ou moinsstriöe de sang; il suflit de lui maintenir la langue hors de la bouche pendant qu'il tousse, et la maticre expectoröe est rejetöe sur le sol ou s'elale sur la langue; on outre, on constate alors la doulcurde la region tracbeale; on peut d'ailleurs inocnler les malieres expectorei^s si on conserve des doules. La toux, I'expectoration, etc., peuvent manquer, la morve peut 6tre dans le poumon seulement ct ne s'accom-pagner que de symptömes plus ou moins vagues, ou inappröciables, meine, el alors les injections revelalriccs de malleine peuvent seules permeltre d'etablir le diagnostic.
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!•'. Symptomes generawx. — Lea svmplomes gi'iiuraux clu type ehronique sont communs au farcin et a lamorve; ils soul pen impor-lants, pen prononoös au delnil de ['affection. L'ötat gönöral roste bon [ilus on moins longtemps, suivantlescas; et la morve chroniquo, coflime lo farcin ehronique, peal aiusi n'enlrainer quo plusou moins tardive-mcnt des symptomes gänöraux appröoiables, qui soul la oonsöquence do ['extension des lesions et de la debilitation do l'organismegt; Cos sym­ptomes consistenl en malaise et lievre intenniltents, tristessc, noncha-iauce au travail, faihlesse, luh'issenient des polls, claudicalions per-sistanles on iuteeinitlentes, souvont anilmlatoires, aniai^eisseinent, di'pi'iissenienl pins ou moins apparent, decoloration des muqncnses, o'demes passifs, alteration de la respiration, etc. La morve ehronique porie, ä la Longuo, uae atteinte profonde a la nutrition. Les difförents symptömes s'aggravont au fur et ä tnesure que la maladie evolne, et linalement lesanimanx tomhent, si on les Inisse vivre, dans le marasme et la cachoxie. D'ailleurs, des poussöes subaiguös pouvent so produire de temps ö, autre; et revolution de la maladie, pent etre aecelerec par les mauvaises conditions hygiöniques, La morve ehronique, comme le farcin clironiipie, peul durerdes mois, des annöes.Lourpronosü'c est 6galement grave; la maladie peut gu6rir dans certains cas, mais eile est souvent Incurable sous ses deux formes et se termine fatalement par la mort. Dim untre cote, 1'affection est toujours contagieuse pour les animaux et mdme pour l'homme ; et eile l'esl pins ou moins, suivant que son evolution est i)lns on moins rapide. Lo type ehronique pent se transformer en type aigu; alors le degrö de contagiositö devient plus prononcc, car le malade secrete plus do virus. D'ailleurs, iln'y a pas de dömarcation nette entre l'elat ehronique et l'ötat aigu ; et si on pent no trouver (pie des lesions aiguös sur un animal, on tronve raremeut des lösions chroniques (a moins qu'il ne s'agisse d'une morve öteinte) sans concomitance dc lesions aigues. Une autre cause de gravit6 du pronostic resnlte dece qu'on doil aliattreles malades sansipu; les chairs puissent etre utilisees pour la boucherie ; c'esl tout aii pins si les peaux peuvent etre livr6es ö I 'Industrie.
2deg; Farcin ehronique.
Le farcin ou morve cutanee est caracterisc par le döveloppemenf de tumeiirs entaniies, suivies d'ulcöration, et accompagnöes de lymphan-gites et d'adenites. Les symptömes locaux les plus imporlants, les senls pathognomoniques, consistent en accidents locaux, boutons, tumeurs, eordes, engorgements. Cos diverses formes no se montrenl presque .Jamals toutes ensemble, surtout au debut de la maladie; mais, dans la suite, elles peuvent se röunir en plus ou moins grand nombre sur le meine malade.
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A. Boutons. — Los boutons foroineux soul de petites tumeure, doiit le volume varie depuis celui d'un pois a celui (run (oul'do poule. lls parcourent successivement quatre phases: une pöriode d'inflam-mation, nno pöriode do cruditö, une pöriode de ramollissement, une pöriode d'ulcöration. Leurs caractöres varient suivant la pöriode pendant laquelle on les observe. Hs constituent la manifestation la plus fröquente du farcin; il est cependant care de Ics vole restef longtemps seuls sue le ineme maludc: presque toujoura ils sont aecompagnös d'aulres accidents, tola quo coi'des, engorgements, etc, Ils se montrent sans trauniatisme,sans causeprovocatrice appröciable ; lour formation est rapide; ils arrivenl tröa vile äleur oomplet develop-pement; ils apparaissenl et övoluent simultanöment ou successivement et en plus ou inoins grand nombre die/ le merne individu. Le plus souvent ils apparaissenl successivement. Ils se döveloppent dans le tissu conjonctif sous-cutanö on dans le derme culune, on encore dans les deux en meme temps, c'esl-ii-dire ([u'ils penveut interesser ii la fois le f issu conjonctif sous-cutanö et le derme. Dans tous les cas, les boutons, developpes dans le tissu conjonctif sous-cutanö, intercssent peu a pen la pean, la rongent et (inissenl par on determiner I'lilcera-tion. Quant aux bontons developpes dans le derme, ils peuvent arriver äs'ouvrir audehors sans avoir Interesse le tissu conjonctif sous-culane. On pout roncontrer des boutons farcineux dans din'erenles regions du corps; onlestrouve surtout dans les endroilsoii lapeaucst fine, soup le, ofi le tissu conjonctif sous-cutune est lache et abondant, oü les vaisseaux lymphatiques sont, nombreux; ainsi on pent en observer sur la face, sur Ics rotes do I'encolure, ii I'aine, a repanle, a la lace interne des mcml)res,sur les faces laterales de la poiliine et de 1'abdomen, sous le ventre, an flanc, etc. Ils ont une forme asse/. reguliere; tout d'abord ce sont, de simples bosselures asse/. mal dölimitöes, qui se confondent insensiblement avec les lissus voisins; mais bientöt ils s'arrondissent, prenncnt une forme plus reguliere, deviennent lenticulaires, sphörof-daux, olivaires; plustard ilsdeviennentpointustacuminös et Quctuants, Les |ilus pelils soul ceux qui se ferment dans le derme; ils ne soul quelquefois pas plus gros qu'un puis ou un haricot, et ils presentent souvent la forme lenticulaire.
Lebouton farcineux oflfre a son debul tons les caracferes de l'intlam-mation; il apparattsous forme d'une tumefaction plus ou moins evi­dente, chaude, douloureuse, dont les diverses parties, quoique fermes et rosislanles a la pression du doigl, se laissent pourtant egaleinent dcpriiuer. II est souvent simple, conslitne par un seul foyer inllamma-toire; mais il n'est pas rare de le trouverforme de deux ou dcplusiems foyers agglomeres et plus ou moins rappmches; et dans co dernier cas la luniefacUon, qui en resnlte, est plus volumineuse, moins reguliere, bosselee; on a un honton multiple (urcompose. Le houton farcineux
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720nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES C0NTAGIEUSE8 BAGTERIENNES.
se inoilille rapidemont; sa forme devient plus leguliiu-e, LI cst de nioins en moius cliaud et de inoins en nioinsdouloureux; il se densitie an niveuu do la zone ou dos zones distinetes, qui forment le oentrs des foyers priniltil's, landis que Teedeine periphorique se rösorbe en parlie. La prossion [termel alors de constater, dans le bouton, suivant qu'il est simple ou eompose, uu ou plusieurs noyaux resislanis, durs, entouresd'uu lissuo'dematie. A I'incisiou, on constate 1'existence d'une ou plusieurs masses jaunatres, formdea d'une malieie condensee, facile amp; dissocier, et entouröes d'un lissu intiltre d'une serositö Jaunälre, eongestionne (^t odVant ^ä et la quelques points hemorragiques rougeätres. La parlie (edemateuse diniinue ensuile progressivement, landis que la parlie dure s'etend el devient a pen pros indolente el froide. Bientöt le bouton eprouve, a son centre, un rainollisseiuoat progressif, (jui vu pen a pen s'acci'oissanl aux depens de l'indui-a-tion, el qui devient de plus en plus manifeste a l'extörieur, I.e ramol-lissement s'annonce par une fluctuation et une döpressibilitö de plus en plus manifestes au centre du bouton. Pen ii peu celui-ci perd sa forme arrondio, au fur et a mesure que le rainollissement gagne du terrain ct se rapproelie de plus on plus de l'extöriour. Le derme est ronge |)eu ii peu: la peau oll're exlerieurement, en celte place, une saillie plus ou moins acuminee; les poiis ysont lierisses el linissentpar toinber, quand la portion tin derme, qui renferme leurs bulbos, est desorganisöe; eile s'amincit de ])liis en plus: la fluctuation devient de plus en plus sensible; la partie depilee offre une leinte violacee, apparente sur les robes claires; eile cst froide. En ouvrant le bouton lamolli, avec le bislouri, on voit s'öchapper un liquide special. D'ailleurs,si on laissele ramollissement poursuivre sa marche,bientöt la peau ne resiste [jIus el s'ouvre par decliirure, fcnte, mortification et elimination.
Le contenu des boutons farcineux ramollis (ist un produit liquide, lilant, visqiieux, oleiforme (huile de farcin), jaunalre, lie de vin, strie de sang, quelquefois puriforme, forme (run plasma s^ro-albumineux, pauvre en elements tigun's, renfermant quelques cellules purulentes, des hematics, des granul at ions mf)leculaires,desgoiillelettesgraisseuses. 11 a une reelle importance au point de vue du diagnostic, a cause dc^ sa viscosite et de sa coloration jaunalre ou lie de vin; il est virulent. Quand il s'agit de boutons composes, qui se ramollissenl, on peul, constater d'abord plusieurs centres fluctuants el depressibles; peu ä ])eu ces centres se eonfondenl, s'ouvrenl les uns dans les autres et ne forment ii la fin qu'une poche plus ou moins anfractueuse, qui, une fois ouverte, so inontre constitute de plusieurs cupulcs rapprochees ou plus ou inoins confondues.
Que I'ouverture ail ötö fade artiflciellement ou qu'elle soil survenue nuturellement, la plaiequi en resulte devient ulcöreuse. Les ulcercs ou
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MORVE.
AFFECTION FARCINO-MORVEÜSE.
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chancres tarcineux soul plus ou moins ötendus et ont uns forme plus on moins rugulirre, suivanl qu'ils proviennent de boutoiis simples on lt;lo boiilons oompoBös; leur configuration est i)liis ou moins röguliöre-mentcupuliforme. Leurs bords soul plus ou moins femes,circulaires, plus ou moins röguliers, taillös ä pic on en talus; iis soul constituös par un lissn inlillre et donnenl ;'i la pression de l'huile de farcin; ils soul quelquofois saillants, surölevös; leur coloration est rougefi.tre, jaunalrc, grisutro ou plomböe. Leur fond intöresse pins ou moins profondöment le derme ou I'outrepasse; il est jaunätre, grisamp;tre, plombö, poinlille de rouge; il a un aspect granuleux, il esl parsemö #9632;de granulations ou bourgeons jaunamp;tres, rougeälres, plombös, mollasses, pen saillants, saignantfacilement else dötruisant constam-mcut. Les chancres farcineux restent parfois plus ou moins station-naires; ordinairement ils progressent, s'ötendent on surface et en profondeur, rongoni, etereusenl; ils sonl, le siege d'une gangrene mol^culaire progressive et ininterrompue; ils fournissent cons-lamment tie I'liuile de farcin. Le produit secrete par les ulceres est de mauvaise nature, comme le contenu de la collection; e'est un liquide albumineux, visqueux, fllant, liuileux, jaunMre, avec pen ou pas d'odeur, quand les plaies sonl isolees, et a odeur sui generis, de safran, quand les plaies soul nombreuses et confluentes. Use concrete sous I'inQuence de Faction d(^ l'air, il forme des croötes qui restent adherenles anx chancres, qu'elles recouvrent et dont eilesse dötachent facilement; en s'öcoulanl liors des plaies, il salit les polls et la peau et y adhere sous forme de erofites jaunälres. Souveut des erosions ou de nouveaux chancres se ferment autour de ceux qui ont eu pourorigine des boutons, else reunissent anx plaies primitives, d'od resultent des ulcörations farcineuses plus ou moins elendues. Quand les ulceres farcineux sonl conlluents, ils arrivent peu ii pen h se coufondre. Les plaies, resultunl de la fusion de plusieurs chancres ou dc I'adjonction lt;le. nouvelles örosions, oll'rent un aspect et one forme lourmentes el irreguliers; elles sont plus profondes en certains points, superflcielles dans d'autres. II arrive parfois que les bourgeons, qui tapissent le fund des chancres, vögötent, s'accroissent, deviennenl exubörants au point de depasscr meine le niveau de la peau, se maintiennent juxtaposös sans se souder, secreteul, et ferment une öminence lislu-leuse (farcinen cul-de-poule), de laquelle s'öchappo le produil secrete. Quelquefois la maliöre s6cr6töe par les plaies deculle les bords, fuse sous la peau et forme des clapiers plus ou moins volumineux. Les boutons farcineux,qui sc döveloppenl dansle derme, on! une^volution ordinairement plus rapide que les untres, car ils soiiliuoius profonds; ils peuvent elre confluents, et les chancres, qui en resultent, se reunisscul pen a peu et ne formenlbientöl qu'une vasle plaie ulcöreuse toujours croissante. Quelquefois la eruditd persiste longtempa dans
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certains houUms; et d'nulres öprouvenl le ramollissemont sans on .irrivi'r ii I'lilci'Talion, iiiaiscesont lä des exceptions.
Chez le mörae malade, on pent voir des boulons en plus on raoins grand nombre, dans le dormo, dans le tissu conjonctif sous-cutanö ou intöressant ä la tois le tissu sous-cutanö et le dorme. Us sent loca­lises a une rögion ou dissemines dans plusiours regions; its soul plus uu moins rapprochös, iis sent confluents ou discrets, etquelquetoiströs pea nombreux. Dans i'un commo dans I'autre cas, ces accidents tie 86 montrenl pas tons ensemble, ils apparaissent succossivement; aussi trouve-t-on sue le möme animal des boutons a des degrös divers d'evo lution; les uns soul a la premirre pöriode; d'anlres son! a l'etat de cruditö ; d'autressontala pöriode de ramollissement; d'autres enfln sont deja ulcörös. Ordinairemenl les boutons ne restent pas longtemps seals; ils sont accompagnös de cordes, de tumours, d'engorgeraents.
li. Cordes. — Los cordes son! des tumours plus ou moins gaillantcs, allongöes, rösullant do ['inflammation des vaisseaux lym-phatiques; dies övoluont commo les boutons, parcourent les memes pöriodes et so terminenl par l'ulcöration. Giles sont ainsi appelöes, parce qu'eiles simulenl plus ou moins exactcment une möche ou une corde passee sous la, peau. Klles sont consliluees par un vaisseau [ymphatique enflammö; et l'inflammation s'ötend ä son pourtour, gagne le tissu conjonctif ambiant. II est rare quo le farcin s'annonce au döbul par des cordes; inais lorsqu'il y a des boutons, des ulceres ou des engorgements, presquo toujours elles les accompagnent ou ne tardent pas a apparaltre. Di^ mömequo les boutons, les cordes n'appa-raissenl pas toutes ensemble, elles se montrcnt les nnes aprös les autres et debutenl par une inflammation locale, qui va en progrcssant rapidement. Plus ou moins |)rofondcs, comme les lymphatlques eux-memcs, elles se montrent surtout dans les regions riches en vaisseaux blaues, et on les distingue prineipalement quand elles se torment aux döpens des lymphatlques situös le long du trajel des veines superli-cielles de la face, do I'encolure (jugulaire), du poitrail (cöphalique), des membres (radiale, saphöne), du tronc (veine de l'öperon), des organes gönitaux, etc. EUea sonl cylindriques, droites ou sinucuscs; olles sont plus ou moins saillantes et eu relief, plus ou moins volumi-nouses, ö diamötre plus ou moins grand, variant depuis la grosseur d'une plume a ecrin; jusqu'äcello du bras d'un enfant, ordinairemenl grosses comme le doigt. Leur forme et b'ur volume varient du reste avec los pöriodes; elles soul röguliöres et cylindriques quand elles arrivent a la pöriode de cruditö ; dans lour premiere [leriodc olios sonl plusvoliimineuses et plus irri'gnliei'es dans leur forme; elles soul entourees d'une gangue inliltree el les tissus voisins soul tumelies. 1'eu a pen leur volume diminue, par suite do laresorption des produits intiltres. Les cordes farcineuses partcnl d'un point excentrique et se
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MOltVK. — AFFECTION FARCIN0-M0RVEÜ8E. — MORVE ET FARCIN, ir.i
dirigent vers les ganglions lea plus prochos; dies procödent ordi-nairement d'un boulon faroineux, d'un ulcöre, d'un ongorgeraeat; quelquefois elles serablent ömergsr de Ja profondeur des tissus. Les
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ganglions auxquels elles aboutissent ne tardent pas a devenir malades ä leur tour. Quand elles font leur apparition, ellea offrent lea aymptdmes do Tin-
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flammation; olles soul chaudes, douloureuses, devieanent volumi-neuses, sonl mal dölimitöes; ellos soul entouröes d'une zone oedöma-teuse, inflllröe et plus ou moins 6tendue; elles Eox'mont une masse pAteuse, mi centre de laquelle on soul pourtant avec le doigt un cordon plus dur et plus rösistant; olles soul encore uniformes dans les divers points de lour trajet, Bienlöl surviennent In rösorption pro­gressive do ro'di'iuc, la diminution et la disparitioa de la chaleur el de la douleur, l'organisation et la densillcation du tissu onflammö; la corde devieni moins vrolumineuse, inieux dölimitöe, plus distincte, plus regidiero, plus uullormoinenl dure et oylindoiipio. Le ganglion, vers lequel eile se rend, est engorge; il cesse d'ötre empfttö et devienf dur comme la corde. Quelques cordos restent röguliöros; niiiis en gonoral olles so iransforuiout ou chapelets; elles deviennent monili-formos; il apparaiL sur lour trajet, do distance en distance, dos rontle-meuts splioro'i'dcis, gros comme des noisettes ou des noix, inogalement distants los uns des autros, plus ou moins nombreux, durs, indolenls. Cesnceuds övoluent comme autant de bouions faroineux; ils passent do laporiode do crudilo a la [loriodo do raniollisseinonl, et de oollo-oi a la poriodo d'ulooralion; ils apparaissout et ovolucnl successivement dans la niöme corde; ils deviennent le siege d'un travail intorieur, qui los transforme en foyers purulenls. Tout se passe comme dans los boutons : uiöine evolution, inönio marcho, meines caraclores, mC-me contenu, niöme modo d'ulcoralion. Quelquefois un soul ronllement parcourt los phases do son Evolution et est ensuite suivi par d'autres; ordinairement plusieurs 6voluent igt;lus ou moins simultan6-inoiit; d'autres uodositös apparaissent sur la m6me corde et övoluent a lour tour. Par oonsoqucnl, sur lo memo malade, on pout voir dos renflements dojii ulceros, des nodositös qui ne sonl encore que ramollies, et d'autres entin qui ne sonl, qu'a la poriodo de crudito; celles-ci sonl los plus röcentes.
Los plaies, rösullanl de l'ulcöration des renüements des cordes, prö-senteni los mömes caractöres ([uo celles rösultant dos bouions farcineux, Elles n'onl aucune tendance ä se cicatriser : elles rongenl sans cosse; elles s'accroissenl on etomluG et on profondeur; elles sö-crötenl toujours; lours bords soul, döchiquetös, mollasses, flottants, p\iis so llotrissent et undtoiila nu lol'ond; quelquefois ces bords vivenl et persisteni quelque temps, s'agglutinent momc, niais biontöl ils tombenl ou sont rongös et rögularisös pcu ü peu. Le produit secrete est ordinairement abondant. Sur la möme corde il se forme bienlöl plusieurs ulcores, qui reiu[ilacenl los nodositös. Ces plaies sonl, plus ou moins avancöes, inögalemenl profondes, inögalement oleudues; elles sonl söparöes par des parties oü la peau est restöe intacte. La lualii're socretee se oouorödo quelquefois, sous forme de crotUcs jauuälres, a la surface dos ulcores et h leur pourtour. Bienlöl, les
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ulcöres, ayantune tendance fatale äs'accroltre, seröunissentde proohe en proche; il en rösulte tin ruisseau purulent, offrant qb. et It encore quelques ponts de peau intacte, qui no tarderont pas a ötre dötruits. Ce ruisseau est inögalement profond et inögalement large, plus creux el plus vaste au niveau dos points oü siögeaient les nodositös; ses bords soul jilus on moins irröguliers; son fond prösente les mumcs oaractöres que celul des simples chancres; la söcrötion morbide est alors trös abondante. Part'ois, maia u-rs exceptionnellement, les plaies farcineuses bourgeonnent et so cicatrisenl; ordlnairement elles pro-gressent, et, en so röunissant, elles forraent de vaates ulcöres, analogues a ooux resultant do la röuniondo plusieurs boutonsconfluentsulcörös, On observe parfois des cordes, qui restentröguliöres et nedeviennent pas moniliformes; elles so monlront surtoutau plat de lacuisse, et on peulles rencontrer ailleurs; elles sont parfois röfractaires auramollis-seraentou no donnenl que dos ulcörations isolöes, petites et lontement ci'oissantes.
Sur le möme malade, les cordes farcineuses sonlon nombre variable; elles apparaissent successivement, et chacune d'ellcs evoluo ii part et d'une maniooc successive dans ses diverses parlies.
C. Tumeurs. — Los tumeurs farcineuses sont dos accidents qui difförenl dos boutons, par leur plus grand volume, par lour evolution ol par lour siege. II y en a do plusieurs sorles; on distingue dos tumeurs ganglionnaires, dos tumeurs sous-cutanöes, dos tumeurs de I'apparoil tesliculaire, dos tumeurs do la mamelle et des tumours articulaires.
Los tumeurs ganglionnaires sontlo resullal derinflammation d'un on de plusieurs ganglions lymphatiques; elles apparaissent lorsque d'au-tres symptötnos locaux, boutons on cordes, so sontdöjä montrös ä la surface do la peau; olios sont assez frequentes; elles se produisont toutoslos fois qu'llya unecorde, puisque celle-cicstle rosultat derin­flammation d'un vaisaeau lymphatique quitransmet I'inflammation an ganglion. Elles pcuvent se monlrer dans les regions ingninale, pröpec-torale,pliaryngienne, etc., ettoujoursaprös quo des boutons etdes cordes se sont formes. II ya d'abord inflammation aiguöproprement dite, qui se modifle bienlöt; surviont ensuite un etat de erudite caraetörisö par la dnroto et l'indolence ; et parfois, a la periode de erudite, sueccdo cello du ramollissement, qui pout lui-meme ötre suivi de l'ulcöration ; niais cos deux periodos font sonvenf defaut, surtout la derniere. L'in-llammalion est caracterisee pur la tumefaction, rempi'iternenl, la elialeur, ladouleur. Leganglion,quidevientmalade,a, au döbut, uneconsiatance moyenne; ilexistetoujours, ä son pourtour, uno zone dans laquelle on reconnait los caractores del'OBdömo actif, I'cu ii peu la tumefaction du ganglion dimimie ; la masse enllanunee perd de son volume, carl'in-flltration pßriganglionnaire so resorbe ct le restant ae denaifle; en
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#9632;7iOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES C0NTAGIEU8E8 DACTERIENNE8.
d'autres tennee I'inflainmation a une tendance vers ['organisation, c'fst pourquoi le ganglion devient dur et perd lt;le sa gensibllitö. A un certain moment, la tumeur ganglionnaire est dure, bosselöe, irrögu-liere ut adliorcntc an tissu qui I'enlourc. le tlssu pörlganglionnalre s'ötant Bclörosö. Cette tumeur ri'sle ordinairement dans fetal de cruditö ; olle a peu de tendance ä se ramolllr. Quelquefois, dans un ganglion bosselö, il pent se former un cm plusleurs foyers de ramol-lissement; mais, dansce cas, la fönte est lonte et n'est quo part idle; parfols meine il esl difficile de la constater par l'exploration digitale. II est encore plus rareque le ramolllssement s'accompagne d'ulcöration; et, si un on plusleurs foyers se forment dans un ganglion malade, il est ires cxcepliounel de voir le iMinollissement amener l'abcödation. Onpeulobtenir l'öcoulement du prodult au moyend'une ponction arti-flcielle; etalors on constate que le contenu estjauntoe ou grlsfitre, pins opals que celui desboulons farclneux. Le ganglion etanl ouvert arlili-clollement, il est rare que la plalc produlte se cicatrise; eile tend a se transformer en plale flstuleuse ou en ulcöre; il en esl de meme quand le ganglion s'ouvre spontanöment. Chez le meine sujet, on peul rencon-trer des ganglions maladesä dlfförentes pörlodes, soit a la pßrioded'in-flammation, suit ä colle de crudltö, soit ii celle de ramolllssement, soit a colic d'ulceration.
Les lumeurs sous-claquo;lt;an^elaquo;, qui apparaissent, pendant Involution du farcin, dans le tissuconjonctifsous-cutanö, difTörent des bunions: par lour volume, qul peul varier depuis celui d'un oeuf jusqu'ä celui du poing; par lour siege, ear (dies soul comprises dans le lissu sous-cu­tanö el n'interessenl pas la peau ; par leur evolulion, candles se ramol-lisscnt plus vite et ne s'ldcerenl pas. Elle no soul pas ires fröquen-tes; et, quand ellesse montrent, il est rare d'en voir un grand nombre sur le memo malade; le plus ordinairement on en trouve une ou deux, Ellesse ferment de pro förence dans les regions oü lapeaueslepaisse, sur le tronc, prlnclpalement sur les cötös de la poltrine, sur les faces late-rales dc I'encolure, sur la croupe, etc. Un traumatisme peul determiner une tumeur kystlque; mais des tumeurssous-cutanöes peuventse pro-duire (die/, les aniniaii.v 1'areinenx sans provecalion exlerieure. .I'ai ob­serve jadis dos chevauxfarclneux, qui ont presente sur la croupe les lu­meurs dual il s'agit, et qui sürement ne pouvalent pas elro attribuöes ä un traumatisme quelconque, vu que cesanimaux otaienl isoles etattachös ii une corde tendue dans une cour. Les lumeurs farclneuses se montrent generalemenl d'einblee, et en pen de temps elles out acquls un volume considerublo. D'abord elles se prescntent avec les caraclercs de lin-flammatlon proprement dite; elles sent pen ou pas doleutes, pen chaudes et plus ou molnsrösistantes; mais il est bien rare qn'on puisse saisir lour debut; presque toujours, quand on les apenjoit, on les trouve ramollies. Dans les lumeuis farcineuscs sous-culances, le
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raiuollisscmonl survisnt en offot au döbut; il s'opörQ trös vito et en-valiit loute hi inassc, Cos tmiieuivs so raontronl alors suits forme do bosses i)lus on moinsrogulii'i'es, sous-cutanöes, ot loula fait Qucluantes. Ce ramollisseinont laisse la peau absolument intacte; a la surface ilos tumeui's on ne constate pas les alterations signalöes ü propos des bou-lons; et on a Loan les observer plusieurs .jours, ellcs ne s'ulcärent i)as oi'dinairement, Si alors on les ouvre artidciollement, on constate, dans leur Interieur, la presence d'uu contenuanalogue ii celui desboutons farcineux, d'une mati6ro visqueuse, tiuileuse, jaunatre, fllante, pen richo en eleinenls ligures, quelquefois slriec de sang. La poelie est rosde; eile n'a pas les earaeteres de 1'uleere fareiueux ; ses parois soul minces; sa surface est douce et lisso. Aprös l'ouverture artiflcielle, il est rare que I'accident se transforme en ulcöre propremenl dil; ordinai-rement les lövres de la plaio s'agglutinent et adherent; la pocbe con-li 11 ue a si'creler; uneuouvelle collection se forme etdevienl liienlAI asse/. abondante pour exercer une pression sufflsante sur la peau et faire • '('later le travail dejii produit enlre les levres. D'autres lois les levres reslenl eeartees, ouverles et onl de la tendance a si; delruiie progres-siveraent; quelquefois I'orifice pratiqu6 devienl flstuleux. II peut arri-ver que la peau ainsi soulevee se suude avcc les parties sous-jaeeutes; 11 en resulte im tissu de cicatrice, espöcede noyau plus ou moins dur, qui poul elre totalement vesorbe ou bien persister en restant indurö, ou bien devenirle point de döparl d'une ulcöration. II pent se faire que les tumeurs sous-cutanöes ne se ramollissenl pas, qu'elles passent de la pöriode d'inflammation a la pöriode de cruditö; olles peuvent rester dures el indolentes plus ou moins longtemps, mais ce u'est qu'exceptionnellement.
De menie que la morve, le farcin, lorsqu'il evolue sur des elicvaux entiers s'aecompagne fröquemmenl dun engorgement inflammatoire ijui se döveloppe dans les bourses, dans la sereuse testiculaire, dans le te8ticule,dansl'6pididyme,dan8le cordontesticulaire, danslefourreau ; et, quand cet accident apparalt, sa signification est claire, Lion que les autres symptömes locaux soient mal caraetörisös. De meine quetous les autres aeeidonls, ees tuineurs se prmluisenl rapidement, sans cause apparenle; olles atteignent trös promptement leur döveloppement complet. On observe toujours on pureil cas certains symptömes ration-nels;il y a do la gone dans la niarclie ; la station est anormale ; lorsque les animaux so deplacent, ils öcartent les membres. Les symptömes locaux soul, ceux d'une Inflammation, qui s'aecompagne d'une pöriode de cruditö et quelquefois d'une pöriode de ramollissemenl; mais ici, comme dans les tumours ganglionnaires, I'ulcöration arrive rarement. L'inflammation d'abord Localisöe, ne tarde pas ä se gönöraliser au fourreau, aux bourses, ä la sereuse, au testicule, ii l'öpididyme, au cordon testiculaire. Cetle tumi'faetion presente lescaraeleres snivauts:
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MALADIES C0NTAGIEUSE8 DACTfiRIENNES,
ello csi chaudo, douloureuse; il y a une [nflltralion (sdätnatouse con-sid6rable de In rögion scrotalc et du fourreau, et on constate une cou-sislanco molle, annonQant l'inflltration du tissu; on soul, ii travers cette exsudation, lo testicule lui-möme, cjui osL dur, tumöflö, douloureux ii l'exploration etdifflcileä döplaoeisii cause de rinllamniation ilo lasö-reuso tostioulairo, car il peul so produire des adhörences entre eile et Ic testicule; l'öpididyme el le cordon sont tuinöflös, douloureux, Peu a peu la partie molleest rösorböe el diminue de volume; alors il est plus facile de vrriticr l'utal du testicule, qui se inontre turnout, plus consislaul, plus dm'. II est rare que le ramollissement suit la consö-quence de cette altöration ; au nlveau de l'öpidldyme il so forme pour-taut parfois un lover do ramollissement, quo la pression docolo, mais il n'est jamais suivi d'ulc6ration.
Chez la femolle, une pareille tumöfaction seproduil quelquefois au niveau des mamellos, et 1'on rencontre alors une tumeur chaude, dou­loureuse, eulouroo d'une /one (odomalouso, qui passe a la päriode de erudite el devient })lus on moins indolente, bosseleo, avec ou sans foyers do easoillealion.
Los synoviales articulaires et tendineusespeuvents'enflammer, el il se produit parfois dos arthrites, dos synovites, qui d'abord onl tousles caraolores de l'acuitö, mais qui tendenl ädevenir chroniques,
D, Engorgements.— Des engorgements (lymphangite röticulaire) so montrent asse/, souvent pendant revolution du farcin, soil an com-mencement, soil plus lard; ilsdifTörentdesaccidentsqui pröeödent, par leur forme et par lours caractoros. Ils prösentent d'abord los carac-löres de l'inflammation, ensuite ceux do I'cedöme passif; ils peuvent oprouvor le ramollissemenl et l'ulc6ration. On los observe dans le tissu oelliiliiire sous-cutaiH', dans certaines rögions dos parties döclives du tronc, sous la poitrine, sous I'abdomen; mais le plus habituellemeni e'est aux membres qu'on les rencontre, el plus spöcialement aux mcmlires postörieurs, Ils siögenl au niveau d'une ou plusieursarticu­lations (genou, jarret, boulet), el ils ne tardent pas amp; s'otendre dans tonlos les directions. Au dolmt la peau est tendne et chaude; la pres­sion esl douloureuse ; il y a les caraetöres do l'inflammation aiguö (chaleur, douleur, empätemenl); il en rosullo une gone plus ou moins grande dans la marclie et une modification de l'aspect du membre, L'inflammation passe peu a peu ii l'ötat clironique, ct alors on observe les symplömes de l'oedöme passif propremenl dit: un engorgement froid, päteux, indolent, qui, quoique plus voluminoux, ne gone pas autant la uiarche. Son volume peul diminuer plus ou moins sous I'in-fluenco do 1'exercico, mais il s'accrolt do nouveau au repos, A.vec ccs engorgements, il se präsente toujours d'autres symptdmes; ainsi, il n'est pas rare de voir 6merger do I'engorgemenl d'un membro une ou plusieurs cordos furcineusos, so dirigeant vors les ganglions les plus
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AFFECTION FAHCINO-MORVEU8E.
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voisins, qui so tumöflenl; il n'ost jias rare non plus do voir an former dos boutons et des oordea naömo sur 1'engorgeraenl farcineux propre-mont dit.Cesboutons apparaissent succossivement dansle derme, dans le tissuconjonctit'sous-cutanö; ilon ost de raömedes cordes.Ces divers accidents, non constants, dvoluent corarae il b ötö dit ci-dessus; et, ä im momenl donnö, 1'engorgemenl farcineux pout ötre oriblö de plaies ulcöreuses, qui, en s'accroissant, en se confondant, finissent parooculaquo; per de vastes espaces. L'engorgeraeat pout en outre se ramollir dans certains points, au niveau desquels on observe d'abord une oertaine tension et un excös de sensibilitö, qui sont bientöt suivies du ramol-lissement dans une 6tendue pins ou moins grande; ici, de meine qucopy; pour les tunieurs fareineuses, rarenient l'ulcöration survient. Si on pratique une Ouvertüre arlitieietle, le eoutenu de ees poches sort ct on lui reconnalt les roemes caraetöres qu'ii celui des boutons; la ci­vile est analogue ä celle desturaeurs; quelquefois ees pochos s'ulccrcnt seules. Enfln parfois I'engorgement farcineux jicut elre rösorbö plus on moins complötement, et sa disparition subite faire apparattre une eruption de morve ä la surface de la muqueuse respiratoire. Souvent les engorgements fareinenx, sans elre resurbes lotaleinent, peuvent diminuer pen a pen de volume, et celle diminution elre aecompagnee d'unc eruption progressive de morve inlerieuro.
Les symptömes locaux du farcin tie s'observent pas tons an debul; on ue les rencontre pas non pins tuns ehe/, lous les malades; tantöt on trouve soit des boutons, soil des boutons et des cordes, solides boutons, des cordes el des tunieurs, soit tousles quatre ä la fois.Quand ils se montrent tons ou plusieurs, its apparaissent succossivement, Jamais lous ii la l'ois. Los divers symptömes locaux, qui existent surun malade, peuvent se monlrer a diverses periodos do leur evolution ; ils vont ordinairement en s'accentuant, en s'aggravant. La marche du farcin est plus ou moins rapide, suivant que les symptömes locaux sont plus ou moins abondants ; et, quand la inaladie est aiicienne, il se prodnit d'autres symptömes locaux. Le farcin pent se compliquor d'apparitiou, ii la surface do la pituilaire, do luherculos, qui se trans-formoiit en ulceres ; il pout, en evoluaut, se eompliquer de morve; il pent y avoir, eu olfet, d'abord expression do farcin, et ensuite expres­sion de morve se greffant sur le farcin. Asse/, souvent, pendant Invo­lution du farcin, OH observe des periodos d'arret mi d'amölioration
et d'aggravation ; et parfois, au raoyen d'un traitement convenable, on pent faire disparailro certains symptömes locaux. In clieval farcineux pout memo, ii nn moment donne, no plus presenter de symptömes locaux ; il semble y avoir arret dans la marche do la maladie. Mais cos periodos d'amölioration ne sont souvent qu'opliomeres; bientöt en effet d'autres symptömes apparaissent el coux qui oxistaicnl s'aggravent 'r aussi ii la longue los malades sont epuises.
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730nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES CONTAQIKUSES BACTfitllENNES.
La terminaison du farcin est la möme que celle de la rnorve ; la guörison estpossible, mais la morl est la terminaison la itlus [i'öquente. Los malados peuvonf vivro des mois, dos annöes; la maladie a une duröe fort variable suivant lea cas, suivanl les animaux, ot Ivs condi­tions de leur vie ; mais les sujels malades soul miins pen a pun el tinissent toujours par tonaber dans un ötat de marasme, auquel ils succombenl, quand ils ne meurent pas ö la suite (rum; complication, quand ils nesontpassacriflös.
La vaieur diagnostique des divers symptömes locaux du lavcin esl variable. La tumour et rengorgementsontmoins caraetöristiques que les boutons, les ulcöreset les cordes.
.'!quot; Morve aigue et farcin aigu.
Ces deux types, lt;iui soul, les moins fröquents, el qu'on observe sur-toutchez laue, le mulct et leschevaux lias, ressemblent boaucoup aux types chroniques correspondanls, avec celle dillerence qu'ils s'accom-pagnent de plus de congestion, de plus de lievre, et qu'ils övoluenl |ilus vile. Les deux formesexistenl souventsimultanöment, et si 1'une d'elles est seule ([ludque leiups eile no larde pas a s'accompagner des #9632;symptömes qui appartiennenl a I'autre. Le type aigu esl primitif ou conseculil'; la morve aigue pent en effet se declarer d'emblöe aprös la contagion ou 6tre la consöquence d'une transformation du type chro-nique. Elle apparatt brusquement, quand olio est primitive. Quand eile est consecutive A la morve chronique, eile apparatt pen a pen ou presque aussitöl aprfes que la cause perturbatrice a agi. Les symp­tömes gönöraux soulli-es inteuses, ires manifestos, ce sontles suivants ; abattement, prostration, Irislesso; lassitude, dömarche difficile ; polls
InTisses; frissons, d'abord locaux, puis g6n6raux, trembb.....snts mus-
culaires, pai'fois intermittenls, el qu'on voil principalement sur les muscles de la cuissequot; et de l'olöcräne; appötit trös diminuö ou memo nul; soif eonservee, quolquefois exagöröe ; diarrh6e, ou plus souvent constipation, et excrements coiffes ; tempörature surelevee ; poula plus vile, petit,mou, quelquefois dur et loujours ell'aee |d\is ou moins; battements du coeur, forts, retentissants; yeux enfoncös, larmoyants. Les larmes soul ensuiteremplacöes par de la chassie, qui dovient pen i\ peu purulente. Laconjonctive et la pituitaire soul congestionnöes, liyperliemiees, d'uu rouge ietörique, safranees, quelquefois eyano-sees, et prösentent parfois des pötöchies, La respiration s'accelere, devient tumultueuse, entrecoupöe, dyapnöique; les flancs soul trem-blotants; l'expirationest entrecoupöe; on voif quelquefoissurvenir de la suffocation; 11 y a une loux profonde, du sifflement t^l du eornage, qui s'expliquent par l'allenüioii et le boursouflement des muqueuses laryngieune et truchuale. Du cötö de la poilriuc, il y a aussi des sym-
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MORVE, — AFFECTION FARCINO-MORVEÜßE. — MOltVK ET FARCIN. 731
plömasdf pneumonio. L'amaigrissement est irus rapide. Ccs symplomos annoncent I'invasion do la maladie : ils ne pormelienl |ias h eux souls d'afflrnxor I'existonco do lii morvo, ii hkhms qu'on ne soil nrövonu de la contamination. Mais biontötapparaisent les sjinpli'inios locaux, qu'on vdil quelquefols en meiue temps quo lespröcödentSjOt qui, ontouscas, les suivent de trös pros, i\ deux mi trois jours d'intervalle au i)lus.
Les symptömes locaux sontde mdraoordre ipic dans la morve et le farcin chroniques. Lt^ jelage apparatt prompteraent; ii usl souvont bila-töral, parfoisunilateral; il estd,abords6reux,limpide,rougeö,treouci-trin, puisjauiiiHrc, vcrdali-c, rouillö, pltisabündanl, visqueux,adherent, puriforme, safranö, sanieux, stria, sanguinolent; il adhere loi^tement au pourtour des narines; il n'est jias rare qu'il entratne avec lui des
eschares, des tissuS moi'tiiies, des crOÜtes fonnÖOS ii la surface des ulceres deja flöveloppös sue la pituitaire, ct qu'il devienne lelide. La pituitaire osl öpaissie, inflllröe, congestionnöe, rougeft.tro, d'un rouge noirfttre, violac6, livide, safran6;les alles du nez soul souvent eullamiiiei.'s, gonflöos, tumöfl6os,infllträe8, doulonreuses, chaudes. .\ la surface de lapituitaire, des öruptionsso tormentrapideraentlepremier, le deuxieme ou au plus lard le troisiüinc jour; on voll apparailre, SUV 1c fond violace ou rougeatre do la muqueuse, des taches plus loneecs, qui bientöldeviennent saillantes, forment des ilevures, ties pustules, des vösicules. Cos ölevures, plus ou moins superflciolles, so diiTörenciont Lieult'il des taches au milieu desquclles elles so soul fonnees ; dies deviennenl jaunfttres, grisatres, el restent ontouröes ä leur base d'une zone rougeatre ou violacöe. lilies sont plus ou moins nombreuses, discrotes ou confluentes; elles apparaissent successivement ou plusieurs a la fois. Oil peul en voir sur les divers points delapituitaire; Elles ont une forme röguliöre, arrondie. Leur 6volution est rapide; le ramollis-semenl. arrive Ires promplcmeul el rulceraliou aussi. J.e prod'uit de l'ulcöration est une matiöre visqueuse, söro-purulenteousanguinolente, qui quelquefois se coneröteei forme, 0.1asurface des plaies, descroütes, qui sont entralnöes avec le jetage au moment de l'ehrouemeut.
Las chancres, qui resulieui de l'ulcöration, sontcupulifoi'mes, ilssont plus (in moins ötendus, plus ou moins profonds ; ils se diff6renciont de ceux de lamorve chronique par leurs caraelöres et par une marche plus rapide. Les bords deces ulceres soul rouges, sureleves, saillanls, inliltres d'une serosile sanguinolente, moins durs que ceux des uleeres de lamorve chronique; leurs contours soul röguliers ou irr^guliers, d6-chiquetös,dentelös; ils sonttaillös a pic ouplus ou moins inclines. Leur fond est rougeälre el il saigne facileinent; quelquefois il est grisatre on jaunälre, mais toujourspoiulillc de rouge ; il a nn aspect chagrinö, granuleux, bourgeonneux.L'ulcörationmarcherapidemont; elles'ötend en surface et en profondeur; les tissussous-jacentsäla muqueuse peu-vont elre inferess6s tres rapidement. Plusieurs uleeres, en se reunis-
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saiil, formont une plais phis ou moins ötendue, qui flnit igt;iir envahir quolquefois touts la oloison nasale, Cette plaic, rösultant de la röunion de plusiours alcöres, est Irröguliöi'e dans sa forme et dans sa profondeur, cequi licnt an degröd'anciennetä et an degrä d'övolution des ulceres, qui se sonl irnnis. Dans tons les cas, les nlceres ont de la tendance a s'accroltre; etmöme, ainsi ötendus, ilssont encore entourös (rune zone de congestion, qui ne les quitte presque Jamals, c'est-ä-dire que l'ulcö-ratlon s'accompagne d'une vlve inilammation presque toujours per-sislante.
Dans la morve alguö, comme dans la morve chronique, on trouve quelquefois dos plaques grisdtres infiltröes ; etcesplaques, plussouvent iiue dansla morve chronique, peuvent se ramollir et s'ulcörer, donner des [dales qui sont d'emblöe assez elendues. On observe aussitres sou-vent dans la morve alguö des plaques de morlification, ä'la suite de la congestion intense de lapituitaire et de l'oblitöration des vaisseaux; 11 en rösulte des eschares noiramp;tres,violacöcs,qui sonl,hlenlolelinilnücs, uu une mallere pullacee noii-atre: les plaies qu'elleslaissent soulirre-guliöres, anfractueuses, ulcöreuses.
A la surfaces des plaics et des uleeres de la pitullaire, s'eeoule nn produit de söerötion assez abondant, qui se coneröte assez souvent et forme dos croötes, qui sont peu adhörentes, jauntoes, marbröes de rouge ou denoir, et qui, jointes a l'öpaississement de la muqueuse, occasionnent un enchifrönementtrös manifeste. 11 est facile d'amener le delaehemenl et l'oxpulsion de ees croötes, en provoquunt la toux, Kn regle gein'Tale, toutes les fois qu'on rencontre dans le jelagedes croötes pareilles, 11 y a forl a prösumer qu'on a affaire a un cheval morveux. La tuinefaelion des naseaux gagne les lövrcs, la face, l'auge. Iln'est ]ias rare de voir de veritables cordes se diriger vers l'espace intra-maxillaire, cl se compliquer de nodositös, de boutons, qui s'ulcörent trös rapidement. Lcjs ganglions de l'auge sonl ögalement malades; II y bglandage, mais ses caracUsrea sonl moins palhognomoniques que dans la morve chronique. Le glandage esl unilatdral ou bilatöral, les gan­glions sonl hypertrophiös, tumölles, chauds, douloureux; ilssont en-tourös (Tun o'deme jieriphemine trös ötendu; Us sonl mollasscs ; ils persistent avec ees caraetöres, d, moins que la morve passe de l'6lataigu a l'eUil chronique, cas ofi on peut les voir se modifier et arriver a la pöriode de cruditöi Dans la morve aiguß, les ganglions enflammös peuvent öprouver le ramollissement et l'ulcöration, et donner un produit sanieux, safranö, visqueux, huileux. Les symptömea du farcin aigu (boutons, cordes, tumeurs, engorgements) sonl les meines que ceux du farcin chronique, aveccette difförence quo les lösions sonl plus nom-breuses, plus confluentes, qu'ellos se montrent ö la fois dans plusieurs regions, qu'elles sonl toujours aecompagneesd'une inllainmalion consi­derable el qu'elles parcourent lours diverses phases Ires rapidement.
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MOIIVK. — AFFECTION FAIKllNO-MOKVEUSK. — MüllVK KT FARCIN, ?:!;)
Lea boutons farcineux bq montrent 1(.' plus göaöralomonl sur la face. suj1 les lövres, sur les jouos, sur l'encülure, au niveau dos flancs, aux opaulos, anx membres ; ils sonl ennorabreconsidörable, ilason'tdis-crels parfois, raaisle plus habituellemont ils doviennent confluents; ils apparaissent prompteraent sur diverses regions ; ils sent chauds, dou­loureux at entourös d'oedömes, d'inflltrationsdiffuses considerables, ils sc ramollissent rapideraent ; on ne constate pas de pöriodo de cruditö proprement dile ; l'ulcöration suit de prös le ramollissement, l.c prodult qua donnent ces lesions esl boaueoup plus abondant (jne dans les boutons du farcin ehronique ; liest visqueux, mal lie, couleur lie de via, il offre l'aspectd'une bulle safranöe, ou il est noiramp;tre, sanieux, sanguinolent; il se ooneröte sur les plaies ou ii leurpourtour et forme des croötes jaunamp;tres, marbröes de laches sanguinolcntes. Les plaies, rösultant de l'övolution des boutons, sent cupuliforraes; leurs bords souL gonllcs, saillants, tallies a pic ou en biseau ; leur fond est grenu etrougeätre; ellessöerötenten lies grandeabondance : olles prennenl une extension rapide; eile se röunissent et forment de vastes ulcercs plus on moins irröguliers, qui teudent loujours ii s'aecroftre. Dans ces vastes plaies on observe la formation de bourgeons charnus, mollasses, friables, de couleur violacöe, parfois exubörants et saignant facilement. bcurs bords devieunenl festonnös, döchiquolös, et, ii un moment donnö, ils soronvcrsenl. Descorrfesapparaissent, de meme rpicles boutons,trös rapidement; elles se montrent dans lesmemes regions que pendant le farcin ehronique ; olles partentd'uneaulrelösionjd'une plaie, et sediri-gentvers les ganglions les plus rapprochds. Ceux-ci s'enflamment ii leur tour el prennent les caraetöres de la glande de morve aiguö. Les cordes n'ont plus, dans le farcin aign, le meine aspect (pic dans le type ehronique; elles soul moins rögulieres, plus douloureuses, pins volumineuses, plus chaudeset moins eonsislantes ; elles sonl onlourees d'une infiltration pöriph6rique considerable; elles sonl suivies de ramollissement et d'ulcöration, qui se produisent trös promptement, des quo des nodusiles se sonl fonnees sur leur Irajel ; a partir de ce moment, tout se passe comme dans les boutons, dans les nodositös. Les ganglions s'enflamment, et les caraetöres ([u'ils prösentenl sonl cxactcmenl les niemes que ceux de la glande de morve aiguö : il v a inflammation, tumöfaction, chaleur, douleur, empamp;teraent, oedöme pöriphörique; puis survienneal le ramollissement, l'abcödation et l'ul­cöration. Souvent......bsorve I'lnflammation des organes g6nitaux ; le
fourreau, lesenveloppestesticulaires, lagaine testiculaire, lo testicule, l'öpididyme, le cordon s'enflamment, sonl Inmelies ; et tout se passe comme dans la morve ehronique, seulement l'inflammtltion est plus considerable, marclie pins vile et ne tend pas ii passer a Telal de ern-dile. Chez les lenielles, on peni observer la memo inflammation aiguö du cöle desmamelles, Des en^orj/enjew^sapparaissenlBur lea membres,
.
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TltVnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTA6IEÜ8E8 IIACTEUIKNNKS.
avant ouaprös losaulros symplömes locaux,etil8 6voluentrapidement. L'inQammation ost aotive et s'accompagne de tumöfaction, de chaleur, de douleur; alle s'ötend tn'-'s rapidement. Bientötdes cordea Emergent de ces engorgements; ot desboutonsainsiquedescordesapparaissent dansles engorgements eux-mömes. Iüiüd le ramollissement et l'ulcö-ration surviennent, d'oü rösultent ties plaios plus ou moins iHciulues. Parfois il se produit ties arthrltea aiguös, des gynovites aiguös, des phlegmons et des abcös intermusculaires,
On comprend qu'avec ces diverses lösions l'affection farcino-mor-veuse aiguö marcherapidement; eile peut amener la mort des malades en^i, 3, 4,8,6iours. Cependantil est des ras oti eile peut durer plus longtemps; etmöme, lorsque les accidents• locaux ne soul pas trop multiplies, hi maladie pent se transformer en perdantde son intensitö. Les symplömes gönöraux diminuent, peu a pen; eile peut, en passant par desintermödiaires succossifs, devenir morve chronique, c'est-ft-dire prendi'e les caraclöres d'une affection qui est compatible avec cerlalnes apparencesde la sanle. Celle terminalson s'observe parfois, lorsqu'il s'agit d'animaux incus,lymphatiques ; mais le plus liabituellemont la morve el le farcin aigus, s'observant sur lies sujels a tempörament sanguin, sur certains chevaux lins el principalement sur lam; et le mulel, la terminaison ost la mortassez prompte. Lo mort, dans les cas de morve aiguö, esl le resullal, soil de l'intoxication, soitde l'öpuisement du malade, provoquös par la souffrance et par la gönöralisation des lesions, soil do l'asphyxie ou de la septicömie. En effet, dans la morve aiguö, il y a ordinairement un elal congestionnel trös prononcö id, un epaississeinenl de la muqueuse respiratoire qui gone l'entröe de l'air; d'ailleurs le poumon est plus ou moins aluh-e, congeslionnö, höpatisö, tuberculeux ; d'oü rösulte torcömentune hömatoseincomplete. El d'un aulre cötö il peulj avoir mortiflcation d'uneportion congestionnöe du poumon, qui pourra, si eile regoitlc conlacl de l'air introduit, devenir lepoinl de döpartd'une septicömie.
Lepronos/ic de la morve aiguöest Ires grave, plus grave quecelui de la morve chronique, parco que les lösions, elanl |)lus gönöralisöes et evoluaut plus rapidement, il y a production d'une plus grande quan-tite de germes morbides; et parce que de cefaitla Iransmission devient pins facile, car les aiiiuiaiix qui seroul exposes ii la contagion auront ainsi un plus grand nombre de chances pour introduire des germes dans leur organisme.
II.
LESIONS DE IA MOBVE DES AMMAUX SOUPEDES.
Lcs autopsies d'animaux tarcino-morveux offrent des dangers pourceux qui les pratiquenl; des precautions doivent 6lre obscrvees avant, pendant el apres. On canterisera les plaies ou eraillures des
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MORVE, — AFFECTION FABCINO-MORVEUSE.
MORVE ET FARCIN.
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mains; on cvitera do so blessor soil avec los InstrumenU, soil avec dos osquillos ossf'usos ; on se liivora convonablemonl et do pröförenoe avecun eavon auaublimö ou une solution do sublimö oud'acidesulfu-rique, olc.; on no perdra Jamals de vue ([u'on pcul oontracter ia mala-dio si on manque de prudence; dc temps en temps, pendant I'autopsie, on fora bien de trempor los mains dans une solution astringente elanli-virulente d'acidephönique, etc.
1quot; Morve chronique.
Los Irsious de i'afl'ection farcino-morveuso peuvont so renoontrer un jion pai'tout, sur la peau, dans los organes do i'apparei] locomoteur, dans lo syslomo lymphatique et ganglionnaire, dans I'appareil respi-ratoire, dans i'appareil circulatoire, dans i'appareii digestif, dans I'appareil gönito-urinaire ei aiömo dans le systöme nerveux.
A. Lesions de la peau et du tissu conjonctif sous-cutane.— A la peau on observe des lösions öruptives, des dermites nodulaires et des uicörations,
Quand i'inflammation s'ötablit dans les couches superilcielles, los vaisseaux du corps papiiiaire se congestionnent; 1c plasma exsudö soulöve l'6piderme et (litre lo dorme, qui renforme on outre de nom-breux leucocytes, accumulös dans les gaines vasculaires; il pout so former ainsi dos lösions öruptives, grisfttres, isolöes ou confluentes, ayant l'oloiulno d'une ientille ou d'un pois chiche, dögönöratives, qui perdent lour pellicule öpidormique, ot so transforment rapidement on ulcoros .superflcieis.
Le plus souvont l(;s inQammations nodulaires de la peau (bouton farcineux) s'ötablissent dans l'öpaisseur du derme, et s'annoncent par une vivo congestion, aecompagnöe de thrombose, d'hömorragies interstitielies, d'exsudations flbrineuses, de diapödöse et d'iidlani-mation proliferative diffuse, de dögönöresconce et d'ulcöration. Ainsi qu'on l'o vii, les boutons cutanös du farcin parcourent quatre phases successives. A leurpöriodo initiale, ils offrent los caraetöres de l'in-(lammation aiguö; ils sonl formös d'une zone ceritrale, contenant de nombreuses cellules rondes, et d'une /one pöriphörique proliförative, congestionnöe, hömorragique, inflltröe. A la phase de cruditö, on pout reconnattre, sur une coupe, dos ilols jaunamp;tros, casöoux, friables, Formös do cellules nöcrosöes, dögönöröes, entouröa d'une coque ou zone grisMre, assez consistanlo, qui se continue, a sa pöriphörie, par une nappe congestionnöe, enflammöe et hömorragique. A la troisiöme phase, le ramollissement se produit au niveau des tlotsnöcrosöa; los foyers de i'amollissemcnt croisseul par la destruction progressive de la zone, qui los enloure, et par leur fusion röeiproque ; la peau ost rongöe pen a pou; et bioulöl lo bouton ramolli, l'ulcöro s'ouvre, en laissunl
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MALA.DIE8 C0NTAÖIEU8E8 BACTERIENNES.
i'c.liapper im pus Jauiiätix', olriloriiie, ([iii louUont des döbris de cellules el pen d'ölöments cellulaires entiers. Les ulcöres, resuliant de ce travail, offlrent les caraetöres dojä signalesä proposdos symplöraes; ils reposent sur uh tiraquo;u inflllrö, enflammö, assez dense, grisfttreou jaunamp;tre, parsemö laquo;le poinls hömorragiques, et donl les ölömenls cellulaires soul en voie de dögönöresconco. Quelquefois Lg bouton farcineux ne se ramollit pas ou ne s'ulcöre pas; il peut rester dur, flbrotde, avecou sans zone casöl'üöe.
Dans lo Ussu sous-cutanö, on pout rencontrer dos inflammations nodulaires 'c\ des inflammations diffuses. Les inOammations aodu-laires sous-cutanöes (boutons, abces), donl le volume peutvarier entro colui d'uu pois chiche ou d'une noisette et celui d'une ii(ji\, peuvonl se produire immßdiatemont sous le derme ou plus profondöment, lt;;ll(;s övoluent d'ailleurs, a peu de choses pros, comme les nodules intra-dormiques, et peuvenl aboutir a l'ulcöration. Les inflammations diffuses (engorgements), dont les sieges ont ele pröcödemmenl iudii[ui;s,siinl caractörisöes, au dehul, par de la congestion, des hemor-ragies el uno infiltration abondanto; de norabreuscs cellules rundes s'accumulenl dans les gaines pörivasculaires et dans les espaces lymphatiques; une sörositö jaunätre, visqueuse, accompagne les cellules migratrices, inflltro et distend les aröoles conjonctives ainsi quo les vaisseaux lymphatiques, qui sont gorges el variqueux, et les jietils ganglions sillies dans Irs goullieres vaseulaires el dans les interstices musculaires; une fois formö, l'engorgement devient pen a peu chronique; le lissu conjonctifse densifle, la peau s'öpaissil el so soude avec lui, de maniöi'e a former une masse dure flbrpltde, homo-gone, jaunalfe, pen vasculaire, semee de lacunes lymphatiques. On peut rencontrer, ii son s'oisinage, ou dans sun eleudne, 'des lyin-phangites, des boutons, des foyers de ramollissement, des abeös, des plaies ulcöreuses.
I!. Lesions du Systeme lymphatlque et ganglionnaire. — Les vaisseaux lymphatiques des regions envahies par les alterations mor-veuscs el les ganglions, auxquels ils se rendent, semontrent plus ou moins inleressrs, Les Iyinplialiipies voisins des tilceres, des boutons farcineux, soul alleres (cordes moniliformes ou uon moniliformes), enflamm6s; lours parois sont (Spaissies, d6polies; lour canal renferme nne Ivmplie trouble, grisälre, jannalre, coagulee par places OU duns ane ötendue considörable et adh6rento aux parois. Le lissu pörivas-culaire est inlillrepar imesi'rosilejannalre, quelquefois gi'lal inilornu,', el se densifle ensuite en devenant flbrolde. Dansle lissu sous-cutanö, la lymphangile s'elaldil ordinaircment de dehors on dedans : le lissu perilympliatiqno s'allere lo premier; envalii par les microbes et les leucocytes, il s'oBdömatie et s'enflamme pour devenir ensuite flbrolde; 1'alWration se prupagc ensuite au vaisseau dont les parois s'epais-
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MORVE, — AFFECTION FARGINO-MORVEUBE, — MORYB ET FARCIN. 737
sissenl on devenant rugueuses, döpolies, et doat, la lymphe so ('ougule. Gcitaines lymphangites s'accompagnent de nodositös ou boutons, laquo;jui apparaissent au niveau tics valvules, et (ini övoluent comme les bou­tons cutanos, se ramollissent, s'ouvrent (.'I d^nnenl lieu ii des j)laios ulcöreuses, l/iiitlainmation des ganglions est consöcutive h celle des lympha-
tilt;|iies (in'ils re^oivent. \ la pöriode initiale de sein altöration, le gan­glion est hypertrophiö, congestionnd et surtout inflllrö de sörositö et de nombreuses cellules lymphatiques; ensuite (phase de cruditö) on rencontre des ilols de casöiflcation jaunätres ou grisätrt., ontoures de tissn flbrolde, qui rösultent de ia nöcrose et de la dögönörescenoe des cellules lymphatiques immigröes et des cellules tixes. Quelquefois le ganglion altere est entieiement Qbro](de; niuis le plus sonvent il est mamelonnö, bosselö, et prösente, au sein du tissn sclörosö qui le constitue, un ou plusieurs foyers casßeux. Le ramollissement et l'ulcöration ne se produisenl qu'exceptionnellement, ainsi qu'on l'a (li'ja vu.
('.. Lesions de I'appareil locomoteur. — Les mnscles sont rarement älteres. On a pourtant roneontir parfois des foyers hömorragiques, de I'infiltration, des tubercules d'un grisjaunätre ou rougeamp;tre, des foyers casöeux ou purulents. Les söreuses articulaires et tendineuses peuveni se montrer altöröes, congestionnöes, enflammöes, avec epan-choment duns leur cavitd. Les es sont parfois, quoique rarement, intöressös: on y a eu rencontre des foyers de carie.
I). Lesions de I'appareil respiratoire. - Dans I'appareil respira-toire on constate ordinairement des lesions caraetöristiques, des vösi-cnlcs, des nodules, des tubercules, etc., qui peuvent se montrer sur la pitnilaire, snr la iiinqnense des sinus, dans le larynx, dans latrachee, dans les bronches, dans les poumons, snr les jdovres.
a. Lesions des muqueuses. — Surla pituitaire on peutrencontrer, ainsi qu'on l'a deja vu, dos vösicules, des tubercules, des ulcöres, etc. Les vösicules, ordinairement pröcödöes d'une tache ecehymotique plus oumoins apparente, semontrenl de [jröförence surla eleison mediane; olles sont constitutes par dos hamp;norragies capillaires et une accumu­lation de leucocytes dans les couches superflcielles du derme, suiviea du soulevenicnt de l'epithölium par un produit purulent et de la drge-nörescence des leucocytes inflltrös. Les tubercules se Forment dans l'öpaisseur du derme; ils döbutent par la congestion, la thrombose et la dilatation des vaisseaux, qui s'oblilörent, par des hömorragies et I'accumulation de leucocytes. Ils se casöiflent ensuite, puls ils so ramollissent ei enfln ils s'ulcörenl; les leucocytes aecumulös au centre se nöcrosent et dögönörent; la dögönörescence et la destruction pro-gresscnl et dötruisent peu ö peules parties superflcielles, qui peuvent d'ailleurs etre nöcrosees et öliminöes en masse. De toute l'aeon, to
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MALADIES C0NTAGIEUSE8 BACTE1UENNES
tubercule raraolli s'ouvre ot faii place ii un ulcöre, donl lee bords ot lo fond so dölruisenl progressivement; dans de iwes cas la cicatri-saüonse produit et lalsse aprös olle dos cicatrices fibrouses, saillantos, irröguliöros. Los ulcöres soul plus ou moins nombreux et plus ou
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quot;2.
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moiiis ötcndus, suivanl hi phase de la maladie; on peul renconlrer des caries cartilagineuses. II existe parfois des plaques muqueusea, oedö-mati6es, jaunAtres, molles, qui peuveni s'indurer plus ou moins ou so noorosor ot faire glace ii l'ulcöration,
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MORVR. — AFFECTION FARCINO-MORVEUSE.
MORYE ET FARCIN. 739
Los cornets, plus on imiins altörös, peuvent contenir une raatiöre nauooso-purulonte grisft,tre, jaunamp;tre, visquouse et prösentor des luber-cules, des ulceres. La muqueuso des sinus est parfois altereo, rou-geätre, öpaissie, rugueuse, catarrhale, hyperWophiöe, bourgeonneuae,
Pig. is. —Morve trach6alc.
sans ulcöratlons, mais avec collection plus on moins abondanto de mattere tnucoso-purulente. La muqueuse laryngienne pout, dans certains ens, prösenter des lösions semblables ä celles de la pitui-laire, des tubercules el ties chancres plus ou moins profonds. On en
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MALADIES CONTAGIEUSES BACTERIENNES,
a rencontrö exceptionnellement sur la muqueuse dos poches guttu­rales. 11 n'est pas rare d'en voir sur la muqueuse traelieale, qui peut prösenter iles lubercules, des boutons, des ulcöres, isolös, ou röunis parfois en vasles surfaces irregulieres. I,es lösions de la tracluie siegent de prelerence sur la goulliöre inlcrieure; et. ('lies peuvent, (•cinunc sur la pituitaire et dans le larynx, s'accompagner de la carie du cartilage. Toutefois, les ulcerations trachöales peuvent anssi se cicatriser et laisser des taches librcuses, irröguliöres, ramiliees lt;ni rayonnöes. Les bronchea peuvent nussi prösenter des lubercules, des boutons et des ulcerations isulees ou confluentes,
Sur la muqueuse respiratoire, commesurla peau, I'inflammation se propage au delii des lubercules el des chancres; les glandes muqueu-ses soul irritöes et leur söcrötion devient plus abondante.
1). Lesions du poumon. — Les lösions du poumon se presenleul. sous forme de lubercules el de foyers de pneumonic, avec alteration du tissu interlobulaire. des vaisseaux et des bronches,
Les lubercules pulinouan-cs, nodosites de f'ailde volume, souvcnt miliaires, pouvant atteindre le volume d'un pois, donnant la sensa-liun de petils corps durs sous le doigt, qu'on promöne sur le pou­mon, peuvent se montrer en plus ou moins grand nombre et a des phases diverses, d'aspecl variable suivantleur dge, isolös et dissöminös dans l'öpaisseur de l'organe, mais ordinairement plus abondants au voisinage immödial de la plövre. llsdöbutent par une lache ecchymo-liipie, rougefttre, qui se transforme bientöl mi petil foyer arrondi, homogöne, ros6,jaunft,tre ougrisö,tre,senii-lransparenl, de consistance charnue, facile a öcrascr, formö de leucocytes, restanl ou non entourö d'iiiie aröole rosce. l'u pen ])lus lard, mi point blanchfttre, grisätre ou jaunfttre, opaque, du a la mortiflcalion des cellules et a leur transformation casöeuse, apparall au centre de la masse Iranslucide, s'elend pen b pen, lout im se montranl encore entourö d'une zone de lissu ayanl conservö les caracteres du döbul, imis se ramollit, landis que la /.one pöriphöriquo s'arnincit, se densifle et se transforme en tissu flbreux, En passanl a la phase de casöificalion, les lubercules deviennenl plus fermes; Ms son! arrondis, soulövent la plövre s'ils sonl silues dims sou voisinage; en les incisant, on les trouve formös d'une /.one ccntrale, casöeuse, jaunfttre ou grisätre, facile a dötacher par le grattage, el (rune /.one pöriphörique flbreuse. Certains luber­cules, plus on moins anciens, peuvenl atteindre le volume d'un pois cliiclic et le döpasser; il en esl parfois enfin qui sont entiörement flbreux et d'aulres qui peuvent se montrer inflltrös de calcaire.
Certains chevaux prösentent, ö l'aulopsie, des lubercules miliaires en nombre variable, donl beaucoup onl l'aspect translucide; quel-([iics-uns nienie n'onl i|ue des tuhercules Iranslucidcs et en petit nombre. UaspeQl translucide caraclärise le premier stadc de l'övolution
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MOIIVK. — AFFECTION FARCINO-MÖRVEÜ8E. — MORVE ET FARCIN. 741
du tubercuk, Kos tuberculea translucides, möme prölevös dans le poumon d'uii oheval cliniquement morveux, inoculös au cobaye ou a l'amp;ne ou semös dans les milieux les plus favorables, as donnent ordlnaireraent aucun rösultat. Pourtant ils sont bien de aature mor-veuse, ainsi que Nocard l'a ötabli; leur inoculation et leur culture (int parfois donnödes rösultata posilifs, el Nocard a provoquö, par ['Ingestion de cultures morveuses, ['apparition de tuborcules pulmo-nuiros miliairi's d'aspecls divers, les uns casöeux et ramollis, d'autres en voie de casöiflcation, d'autres entiörement translucides. II a constatö: que le tubercule reste translucide tanl que les cellules accumulöes autour des baoilles restent Vivantes et triomphent des microbes; qu'il peut ensuite devenir flbreux e( se cicatriser. C'est lorsque les microbes triomphent des cellules, qui soul necrosöes par leurs toxines, que la /.one opaque se montre au centre et v.i crois­sant (Nocard).
L'övolution du tubercule pulmonaire (Nocard, Leclainche et Montanö) se fait de la maniöre suivante: il döbute par une hemor-ragie produite ii la suite d'une Ihrombose vasculaire, sous la plevre ou en [dein parenchyme, au voisinage d'une bronche ou d'une arlere ; les espaees h mplialiqnes pleuraux et SOUS-pleuraux sont inlillres et gorges de leucocytes, au voisinage des tubercules super-Qciels; au voisinage des tubercules pi'of ends les vaisseaux lymphatiques, les travöes interlobulaires, les gaines vasculairos soul inlillres, dis-tendus et gorges de leucocytes ; des lösions de pneumonic flbrineuse se produisent dans les alveoles voisins, et on trouve des bacilles disseniiiies entre les cellules dans tons les points interessses. Les glo­bules rouges se detruisent vite dans la zone heiuoiTagiqne initiale, et les alveoles conlionnent de la librine granuleuse, des leucocytes et des bacilles libres; |iuis, lorsque le tubercule devient semi-lransparenl, translucide, des leucocytes nombreux se soul aecumulös dans les iilvtioles dont les cellules endotludiales reagissent ; ensuite, quand la lutte touriie au profll des microbes, la degenereseence caseeusc atteint les leucocytes immigrös et les parois alvöolaires, et I'inflam-mation interstitielle seiend. Le tubercule, arrive a cette phase, opaque a son centre, se montre formd de trois /ones concentriques: une centraie, jaunatre ou grisätre, granuleuse, formöe de detritus cellulaire; une mödiane, festonnöe, formöe de pneumonic ßbrineuse .dveolaire en voie de destruction du cole de la /.one centraie; et une excentrique formöe de pneumonie interstitielle. A la quatriöme phase, la degenereseence a envalii la zone mödiane; et le tubercule est forme d'un foyer caseeux, rauiolli on nou, contenant des bacilles granuleux de pins en plus difOciles a mettre en övidence, entourö d'une /one de pneumonie interstitielle, qui ne tarde pas a presenter une couohe interne formee do cellules epithelioides el une couche
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743nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MM.ADIKS G0NTAGIEÜ8ES BACTfiRlENNES.
externe übro-erabryonnaire teiulaul a devenir (ibreuse, Autour du tubercule ainsi döveloppö, l'inüammation pout s'ötendre et amener l'öpaississement et le renforcement de La coquo lil)i'etiso, au dedans de laquolle la couche öpithöliolde disparatt, le contenu ötant röduit a un magma casöeux, mölangä de grains calcaires, dans lequel les bacilles ne peuvent plus ätre mis en övidence.
Des foyers de pneumonie lolmlaiir morveuse peuvcnl se rencontrer dans le poumon, dissöminös ö la surface et dans les profondeurs de l'organe, tie dimension variable, jaunätre ou jaune grisfiitre, entourös ou non d'une /oue congestionnolle suivant lour anciennetö, irrögu-liers dans leurs contours, d'aspecl uniforme, grenu, ougranuleux sur la coupe. La plfevre, gt;'il s'agit de foyers superflciels, et, dans tous les cas, le tissu interlobulaire ainsi que les parois des alvöoles sont öpaissis, cedematiös ol irdillres de IcucocyU.'s ; les alvdoles sont remplis d'un exsudat Qbrineux et de leucocytes en voie de dögönö-rescence; ilsonl perdu leur öpitbölium; des bacilles so roncontrentpar­tout, surtoutdans les alvöoles, Bienlöt il se forme des foyers casöeux, autourdesquelsle l issu enflammö se transforme en lissu selöreux ; quel-quefois le lobule malade esl frappö de garigröne ou envahi par le ramollissement purulent, el leproduitratnolli poul ötreövacuö dansune hmuehe,apres quoipeul persisterunecaverneentoviröede lissu flbreux.
Au voisinage des lösions raorveuses du poumon, el ailleurs dans le lissu interlobulaire, danslesgaines pörivasculaireset pöribroncliiques, on rencontre des alterations lymphatiquos, de l'üedöme^e I'in till ration, une accumulation de leucocytes, des bacilles; des amas de leucocytes peuvent se montrer, dans le lissu interlobulaire et dans le lissu sous-pleural, isol6s ou conglomöres, de maniere ii constituer une masse arrondie, nodulaire, claire, translucide ou opaque, Dans certaines parties du poumon (bord införieur, lobe antörieur), ou dans les /.ones superflcielles de l'organe, l'altdration des voios lymidialiques jicut aboulir a l'öpaississemenl otö la densiflcation du lissu conjonetif sous-pleural, du lissu interlobulaire, du tissu pörivasculaire el pöribron-chique. Certains vaisseaux el certaines bronches des rögions malades peuvent etre envaliis, de dehors en dedans, paries microbes et par les leucocytes, par I'inflammation, qui altere lours parois el determine I'occlusion do lour cavile, par le bourgoonnemenl dontellcsdeviennent le siege. On pent rencontrer, sur les plevres, des plaques de pleuresie, des laches IdanchAtres, opalines, furinees de tissu selörosö, el des plaques molles, grisfttros, infiltrees.
E. Lesions de 1'appareil digestif. La muqueuse pbaryngionne peut participer quelqucfoisA l'inflammalion des premiöres voies respi-ratoires, se muntrer intillree, epaissie, tuberculeuse, uleeree. Des h'sions tuborculeuses el nlcereuses peuvenl se rencontrer exception-nellemeut dans rinteslin.
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MORVE, — \FFECT10N FARC1NO-MORVEÜ8E. — MORVE ET PARC1N. 74;raquo;
Le foie prösente parfols des tuberculos plus mi moins aombreux, accompagnös ou non de cirrhose p6rilobulaire (Cadiol), La rate cst assez souyent altöröo, envahie par des tubercules ])1iis ou moins nombreux, qui offrenl le möme volume, le mdme aspect, les mdmes caractöres, el la möme övolution quo ceux du poumon, döbulant par do |)('Lits foyers hömorragiques el parcouranf les mfimos phases que coux du poumon.
F. Lesions de l'appareil genito-urinaire. — Chez les ehevaux entiers, il ya souvent : inflammation el Infiltration dans le fourreau, dans les bourses; inflammation uniforme ou ponctu6e et exsudation dans la söreuse testiculaire; InflammaLion el tuberculisation du testi-cule, qui csl hypertrophiö, enflammö danstoutesa masse ou seulement ciidcs points plus ou moins nombreux; inflammation, turgescence et parfois abeödation de l'öpididyme ; inflammation et Infiltration du cordon, qui est plus voluminoux el dont les lymphatiques sent enflammös, obstruös, oblitörös, transformös en cordes, II y a aussi parfois congestion, öpaississement de la muqueuse dos vösicules semi-nales, donl les follicules peuvenl se montrer plus ou moins hypertro-phies. Che/ lajiimeui, les lesions de la morve peuventse montrer dans les mamelles (engorgement, inflammation), dans l'utörus el le vagin, donl la muqueuse est quelquefois, commc lapituitaire, congestionnöe, boursouflöe, catarrhale, Luberculisöe, ulcöree. Les reins prösentent quelquefois, quoique Ins rarement, des Lubercules.
(i. Lesions de rappareileirculatoire et des centres nerveux. — Le coeur peul präsenter de petits foyers grisätres sur l'ondocarde ventriculaire. On a signalö (Boschetli) l'existenco de nodules dans les plexus eliiii'oides.
2deg; Morve aigue.
Dans la morve aiguö les lesions soul de iiieme ordre el se montrent dans les mömes siftges que dans le Lype chronique ; elles s'aecompagnent d'une congestion plus intense el elles övoluent plus rapidement. Los bOUtons cutanes se rainollissenl, el s'uleerenl proinpteinüiit, donnent un produit safranö, rouillö ou lie de vin, el font place a des ulcöres rouge^tres rapidement envahissanls. Les engorgements sont inlillres d'une serosite rougeätre. Les lymphangites, accompagnöes d'cedöme pörilymphatique, övoluent promptement comme les boutons. Les ganglions malades sonl tiiimdies, inflltrös, ramollis, et parsemös, au boutd'un certain temps, de foyers de ramollissement contenantun pus huileux, safranö, rouillö, etc. Des musclespeuventse montrer inlillres de serositö rougeamp;tre, el präsenter parfois des foyers purulents. Des screnses arlieulaires ou tendineuses penveul so montrer vivoment en-flammöes. Lapituitaire esthypörömiöe, öpaisaie, safranöe, rougefttre,
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MALADIES C0NTAG1EU8E8 BACTftRIBNNBS.
violacöe, tachetöe, sphacölöe par places, cribiöe de vösiculeSi de nodu­les, de chancres rougeamp;tres, dims losquols les bacillessontabondants. Des altdrations identiques peuvenl se montrer sur les aulres parties de hi muqueuse respiratoire. i^\ tnuqueuse des bronches est epuissie, rougedlre, recouverte d'un produit mucoso-purulenl rouillö, La plövre cst congestionnöe, ecchymosöe, pai'semöe di^ inches laömorragiques, disseiuinees ou eoidhientes. he poimum esl COHgestionnÖ, criblö de points hömorragiques, do nodulitös et de pneumonies lobulaires ou lobaires, jaunätves ou grisA.tres, avec des foyers de casöiflcation entourös dime zone congeslionnelle et bömorragique, avec, de nom-hreux bacilles partout, he foie el la rate sont hypertrophiös, conges-lionnes, parseraös d'hdmorragies etde tubercules jaunfitres, grisamp;tres, entourös d'unezone rougeftlre. hue inflammation aiguö, avec inflltra-tion, hömorragies et nodositös, existe dans la rögion tesliculaire, Les reins peuvenl se montrer congestionnös, avec des points de dögönö-rescence. l-es tnöninges sont parfois congestionnöes, et j'ai eu consiatö des Foyers de raniollissenienl rouge au niveaudu renflemeni lombaire de la moelle.
111. — MORVE DKS KSI'KCKS AN1MALES AUTRES QUE LE CUEVAL, t/'ANE ET L10 MILKT. — MORVE DE L'UOMME.
C'est sur les animaux solip^des que la morve s'entretient, sc con­serve!, et se perpötue, affeclant le type aigu chez l'ane, 1c type aigu ou subaigu sur le mulct et ordinairement le type chronique sur le e.heval, mais pouvant aussi se montrer aiguö ou subaiguä sur ce dernier. D'aulres espöees peuvent ötre contaminöes el prdsenter l'affection mor-vensc ; toutefois, les animaux grands ruminants el les oiseaux de basse-cour ne deviennent [)as morveux; et les tentatives de transmis­sion experimeuhile n'oul domu'; ehe/ eux que desrösultals nögatifs.
Jquot; Morve du porc. — Le porc esl röfractaire ; il ne devient apte a contracter la morve que quand il est fortemenl döbilitö ou deja atteint d'une autre affection. Divers expörimentateurs ont eehone constamment dans leurs tentatives de Iransmission a cet animal, quel qn'ail ötö le mode de contamination employe. Toutefois, Spiuola avail obtenu une fois la transmission ; et Cadeae et Malet, qui ont eehone sur le porc vigoureuxet bien portant, ont rendu morveuxdeux porcs, affaiblis, l'un par une maladie locale, l'autre par la tuberculose. Sur les porcs rendus morveux, ils ont constatö les symptömes et les lösions suivants : tumefaction et ulcäration au point d'inoculation; apparition de boutons farcineux dans le voisinage de l'inoculation ; transformation de ces boutons en plaies ulcöreuses; formation de lymphangites et d'adönitea; tuberculisation des ganglions, du poumon, du foie et de laralc; nodules el plaies uleeceuses sur la jiiluitaire.
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MORVE.
AFFECTION FABClNO-MOaVEUSE.
MORVE ET FARCIN. 74b
D'aprrs Sacharoff, I'inooulation, Jans la cbatnbre antörieuro do I'oail, provoquerait, choz le porcdlot, une infection a marche rapido, 2deg; Morve des petits rumiiuuits, du inouton et de la chövre.
— Lespetits ruminants contractent rareinont la morve, bien iiu'ils ne soient pasröfractaires, Copendant on a euconstatä I'afTection [Ercolanii Trasbot, Mesnard) 8urdessujet8(chövres), qui I'avaientcontractöe spon-taiKJiiicnl, cm cohabitant avec des chevaux morveux, en mangeant les i'estes ilc repas qifils avaieul souilles, etc. D'ailleurs, divers experi-naentateurs(Renault, II. Bouley, Gerlach, Bollinger, Crokor, Peuch, Galtier) ont transmis la maladio au moutou et a la cliövre. L'affection tarcino-morveuse des bötes ovines et caprines se caraetörise par des lesions anx points inocnles, (|iii deviennenl ulcöreux; la maladie peut rester loculisee et se tenniner par la guerison; eile peut aussi se gene-raliser, entratnev des lesions nasalos et pulmonaires, analogues a celles du cheval, et amenerle tnort.
.'i0 Morve du lapin, du cochon d'inde, de la souris, etc. — Ke lapin et le cobaye peuventcontracter la morve; la röceptivitö de ce dernier est bien phis aecusöe que celle du premier. On a eu constate (Rivolta, Perroncito, Mesnard) la transmission spontanöe de la morve nu lapin, dans eerUiins eas, on il avail pn se nourrir des restes de Fourrage souillös par un cheval morveux ; plusieurs experimentateurs ont, d'autre part, reussi a la lui donner par 1'inoculation. Le lapin, eonlamint'' accidentidlemenl on expei'iinenlnleinent, j)eut se comporter de diverses i'aeons : quelquel'ois, tout en devenant morveux, il ne pr6-sente rien d'anormal; et pour Ian I le prodüit des ganglions sains en appa-rence peul donner la morve anx solipödes; j'ai nettemenl elabli ce fait, constate aussi en Allemagne; j'ai en transmis la morve a I'ane avec le suedes ganglions d'uti lapin, inoctilf'' depnis vingl-einq jours, (jui n'avait jamais paru malade, el qui ne prösenlait aucune lösion de morve; parl'ois il est tue, dans un court delai, sans presenter des lesions viscerales appreeiables ; dans quelques cas, 1'inoculation deter­mine des ulcörations aux points d'insertion dn virus, et eile peut meine s'accompagner, ainsi que je l'ai constatö, de foyers casöeux on purulents dans le tissu sous-culanö ; les ganglions peuvent devenir malades, ainsi que la pituilaire, et une tuberculisation pulmonaire peutse produire dans certains eas.
IjC cobaye est un röaetif beaucoup pins silr ipie le lapin. On peul lui inoculer la maladie par piqüres, scarifications, injection sous-culanee, injection iriti'a-pei'itonealo. Suivaul le mode d'inoenlation employe i^t suivant la dose de virus inocule, la maladie peul evoluor plus on moins rapidement. Quand la dose de virus absortu; esl considerable, revolu­tion marche vile ; la region inocnlee se tumelie et devionl rapidement le siegt; (rune nlceralion ; les ganglions voisins s'engorgent; quelquefois des accidents inllammatoires se prodnisenl dans d'autrcs ri'gions; le
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MALADIES CONTAGIEUSES UACTEHIENNES,
jetago appavalt, el I'anlmal ^ll(#9632;('((lllll(, en quelques jours, Eipr6s avoir miii^ri ct avoir cu la respiration difiicile; ii 1'autopsiei on constatedss ulcöres, des abc6s, ilcs nodules puhnonairos, etc, Lorsque la dose de virus absorbö esl faible, le cobaye peut ne prösenter qu'un accident local, qui se cicatrise, et peul ötresuivide laguörison complete. Toute-I'ois, assez souvcni rulcöralion du poinl inoculö poul s'acconnpagner d'adi'iiiii's purulentes, d'abcös, de boutons, de cordes faroinouses, d'arthrites, de maigreur, do troubles rospiratoires, etc.; el la morl. peul survenir on deux amp; quatre mois. A L'autopsie, quot;ii constate des abcös sous-culanös et surtout des nodules morveux dans Irs viscöres. Ij'injection intra-peritonöale, pröconiseo par Straus comnie moyen de diagiioslic rapide (voir /Hai/tioslic], dötermine, chez le cobaye mamp;le, unc tumefaction c.onsicb'i'alUo dc la uaini' lesliculaire et dutesticule avec rougeur violacee de la peau du scrotum i|iii devient tendueot luisante. Cette tumöfaction, d6,|ä manifeste dösles20,3* et 4quot; jours, \ilt; croissant; la innique vaginale et ensuite le Lesticule sont envahis par la suppuralion. I.i's iuocuh's snccoiiihenl ordinairement en quelques jours; et, ii l'autopsie, on trouve les organes pr6cit6s envahis par Irs bacilles, par la cas6lflcation et la suppuration, les lissus circonvoisins inflllrös, la rate tuberculisöe, etc.
La morve est inoculable h certains autres potits mammiförcs, au härisson, au spermophyle, au campagnol, au mulot...; certaines souris (la souris blanchej semblenl plus ou moins röfractaires.
La grenouille peut 6tre infectöe, quand on 6löve sa temp6rature en riinmrrucanl dans l'cau a :t0quot; ; olle ne meurl pas a la suite de l'inocu-lation, mais, sacrifice du i1' au boe jour, eile prösente, dans son sang ot dans sos organes sains en apparence, une culture pure de bacilles morveux.
iquot; Morve du chat, du ehien et des autres auimaux carni­vores. — l.o dial poul s'infecter spontan6ment; on l'a vu devenir morveux a la suite de l'ingestion de döbris morbides provenant de sujeis malades; mais l'infection par ce mode n'esl pas fatale, oar on a vu des dials faire, sans s'infecter, des repas, ineine r6pet6s, avec dos viandes morveuses. Toutefois, on obtient plus sürement la maladie en leur inoculant ou en leur injectanl du virus morveux sous la peau. On voit alors so produire rapidement des accidents locaux : une tumöfac­tion locale, qui apparatt entre le second et le quatriöme jour, pour se transformer, entre le qualriönie et le sepl.iöino jour, en im uleore morveux, Ires earaelorislique; jmis dos adonites et des aheos au voisi-nago de la region inoculöe, des liimonrs, des ahei'S et des uloeres dans d'autres regions. Le chat inocule pent gu6rir de la morve ; mais le plus ordinairement il suecombo en quelques jours, apres avoir perdu l'ap-pelit, el la vigueur, aprösavoirmaigri considörablement, et aprös avoir prösentö part'eis du jetoge, de la chassie, des arthrites, de l'orchite, etc.
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MORVE. — AFFECTION FARCINO-MORVEUSE. — MORVE ET FARCIN.
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A 1'autopsie, on peut constater des tubercules et des alcöres sur la cloi
sdii uasiile, des cccliviiioses et des tubercules dans le poumon, de la congestion el des tuberculos sur le t'oie el sur la rate, I'hypertrophie des ganglions, etc. ; le sang esi virulent el donne des cultures pures de bacillcs morveux (Lissitzine, MalzefT).
L(^ cliien esl un animal pröcieux en laid, que röaetif, non (ju'il sdil, plus susceptible (jue le chat (il I'est moins), mala parce qu'il est d'un iiianieiueiil, plus commode. La morvede cet animal estaujourd'hui bien connuo, Depuis les experiences d(^ llenaull el II. Bouloy, qui avaient transmis I'affection au cliien pur l'inoculation, de nombreux expöri-mentateurs(Decroix, Polli, Saint-Cyr, Laquerriöre,Galtier, UeulJ'eueh, Neumann, etc.) out eludie la maladie sur cet animal. On a eu parfois d'ailleurs constatö la morve sur des chiens, qui l'avaient contraetäe en cohabitant avecdes chevaux morveux (Lafosse), ou en mangeanl de la viande morveusc, ou en cohahilanl et en Irehanl un antre cliion morveux (Mönard, Pütz), ou en mangeanl du pus, dujelage de chevaux morveux. Les experiences, I'ailes sur la morvedn cliien. mil donne assez tceneralement des resullals analogues ; cellea de Decroix el relies de Saint-Cyr ineritenl d'etre rappelees. Decroix avail puhlie les siennes en IHCiI); il avail inoculo le virus a la face inlerne des oreilles ou des cuisses on au Qanc; il avail obtenu desresullals positifs neuffois sur onze ; il avail vu se produire en pea de jours une plaie ulcdreuse au point inocule; il avail vu se produire des boutons el des ulceres dans des regions plus ou moins eloignees ; el la morve, (jui s'elail termineo par la gu6rison sur la pluparl des inoculös, s'elail g6n(5ralis6e sur certains el les avail tail perir. Saint-Cyr avail fail eonnailre sos propres experiences en 1866, et en avail tire les conclusions suivanles : laquo; 1deg; La morve n'est pas, coinmo on l'a dil, l'apanage exclusif des animaux solipedes; 2quot; Elle peut Lien cerlainement se transmettre amp; d'autres animaux, el nolumruenl au cliien, par inoculation ; 3deg; Chez ce dernier, (die se traduit, comrae chez le cheval, par l'inflammation et l'ulcöra-tiondela piqüre d'inoculation, lejetage et l'engorgement des ganglions lymphatiques voisins de la piqöre, Les chancres foul, sinon conslam-nicnl, du moins Ires liahiUudlemenldel'aul: I0 La morve esl en gi'iieral, chez le cliien, d'une remarquable bönignitö. Saul' les cas oil le virus esl directement injeetö dans le. torrent circulatoire, eile n'esi peut-6tre Jamals mortelle; 5quot; Malgre cello grande lu'iiiguile de la morve canine, le virus n'en conserve pas moins toute son aclivile ; et, reporte sur le cheval, il reproduit infailliblement une morve aussi bien caraetörisöe et tout aussi grave que lorsqu'on le fail passer directement du cheval au cheval; (gt;quot; Enlin, la morve, chez le chien corame chez le cheval, paratt soumise a la lol d'untci^, c'esl-a-dire que, die/, lo cheval acluollement morveux, et ehe/, le chieninoculö une premiere fois avec succes de la morve, l'inoculation du virus morveux le plus actif reste sans effet. raquo;
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7-4laquo;
MALADIES C0NTAG1EU8ES DACTEUIENNES,
On vori'a [ilus loin lt;|iitj In sixibmo conclusion du travail de Sainl-Cyr esf radicalement fausse, ainsi quo je l'ui (Mahli en 1880-81, en dö-montranl qu'on pouvait donner lamorve au chien quot;i, •!, 4, •quot;). lt;i, quot; fuis dans mi an. .Neaumuiiis, grace aux expöriences qui viennent d'etre rap-pelves el a mi grand nombre d'aulres faites a diverses epoques, la morve du chien est, je le röpöte, bien connue dans ses symptömes, dans sun övolution el sa transmissibilitö anx aulres espöces, a l'äne, an cheval, etc,
L'expression symptomatique de la morve du chien et sun evolution sont quelque pen difförentes, suivant qu'il s'agit de la maladie con-traetee spontar.enient on de la maladie inoculöe. La resistance des eliiens ä la morve esl trös variable: les sujels jounes, tins, ddlicats, deliilitr's, n'sistent moins. Cependanl les animaux de cette espöce s'infectent difücilement et raremeni par ingostion ; at, quand I'infection se produit, cola ticnt sansdoutoi) une inoculation accidentelle surles lövres on sur la muqueuse digestive. Ceux qui onl 6t6 parfois reconnus morveux, a la suite de la contagion spontanöe, onl prösentö, entre autres manifestations pins ou moins banales, un jelage poisseux ou sanieux, un sifflemonl nasal, des chancres au bout dn nez, a la levre, snr la pituitaire, du glandage, des plaies ulcöreuses dans d'aulres regions, etc. lies mis ont pn so relaldir; les autres onl snecomhe, et on a trouvö, a l'autopsie, des tuborcules, des abces ou des points de pneumonic lobulaire sur le poumon, etc.
Quant mix chiens inoculös exp6rimenlalement, il y en a quelques rares ijui s(; montrenl röfraclaires ou quasi-röfraetaires. Mais, sur le plus grand nonilire, on ne larde pas a voir se produire une morve qui, pour etre souvenl locale, n'en est pas moins bien ciirarterisee et caraetö-ristique. La morve Iransmise au chien par inoculation se traduil le plus ordinairemenl parunsimple travail local.qui peul demeurerleseul signe de la maladie ; c'esl un engorgement suivi d'uno plaie, qui reste plus ou moinslongtemps ulcöreuse, et qui linil pur se cicatriser. Mais il est certain aussi que la morve inocul^e au chien ne reste pastoujours lienigne; eile peul se generaliser, soil qne eclte gi'in'raiisalion se revele par des symptömes apprecialdes, lels que abces, adenitus, engorgements, ulc6res, jelage, symptömes pulmonaires, etc., soil f(ue parfois eile ne s'annonce par aucun signe. J'ai parfaitement elabli cs fail sur un chien, qne j'avais inoculö au niveau des reins, el qui tut sacrille it) jours apri's, sans avoir presente aucun Symptome do morve. Le produit des ganglions de l'aine et de l'öpaule futinoculöö un äne, qni devinl morveux, bien ipie ces ganglions n'eussent pas paru ma­lades. En somme, si le chien jouit, vis-a-vis de la niorve, d'uneröcep-tivitö moindreque d'autres animaux, il peul trös Inen la contractor, et meine il peul lavoir saus en pri'senter anenn Symptome. El qui sail si, parmi h.'s cliiens (jni n'onl pas prösentö des symptömes de la
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MOKVK.
AFFECTION FAItCINO-MoilVEU8E
MORVE ET FARCIN.
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maladie, aprÖS avoir ingörä dos maliiucs morveuscs, il ne s'en trouvaitpas qui l'avaientpourtantcontractöe. Si, en inoculantlamorve auchien, on n'obtient parfois rien, ou si on ne provoque qu'un simple accident local, qui est susceptible de guöriaon, il ne rant [)as en con-clure que la maladie ne se gönöralise pas; puisque, lors rneiuo qu'elle ne se caracterise pas pai' ses sytnptömea ordinaircs, eile n'en esl pas
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moins generale quelquefois. La maladie döterminöe ehe/, le chien, quoique souvent moins grave en apparence, n'attönue pas la puissance du virus niorveux qui, puisö sm- cet animal, semble anssi actif (ine le virus puise sur nu solipedc quelconque.
Chez le chien inoculö, qui doll contractor la morve, on veil appa-raitre pen de temps aprös, en -, '.i, 't, .'i ou ti jours, un accident local.
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MALADIES C0NTAGIEÜ8ES liMrrKltlK.NNKS.
qui consistG dans une turgescence ]gt;liis ou moins accusöd, qui no lurde pus ii sc transformer en plaie ulcöreuse. II so forme, au niveau de ohaque piqüre ou de chaque scarifloation, nur i)lailt;! d'abord petite, cupuliforme, grenue, saignant facileraent, jaunfttre dans son Gns(;inl)le, ulcöreuse, a bords saillants, analogue a le plaie de farcin chez le cheval. Sur certains chiens, ce Symptome local ost accompagnö de syraplömes gönöraux föbriles jilns ou moins accusös, Los plaies ulcö-
Via, 50. — Chien inocuiß de la niorvo surlc front.
reuses au d6bul söcrötenl un pus ordinairemeul trös Quidc, huileux, visqueux, jaune grisö.tre, qui souvenl so concrete on croötes brunö,tres au-dessus des ulcöres : et ceux-ci n'en continuant pas mnins a söeröter au-dessous des croötes ainsi formöcs. Sur certains sujets douös d'une faible recoplivilc, ccs plaies s'accroissenl peu el so lerminenl assez promptement parla guörison. Mais, sur la plupart, olless'aecroissent pendant quelques jours, ei arrivent a revötir des caraetöres encore plus accuses.
Pour hieu ohsei'ver ees caraeleres, il faul inoculer le ehinn sur la
region du front, oü les lösions morveuses ne peuvent pas ötre döna-
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MOUVK. — AFFECTION FARCINOMORYEUSE, — MORVE ET KAHCIN. 781
turöes par lo froltöinent aussi facilement quo dims d'autrea endroils. Pendantun temps qui vai'ie entre H, 10, 18, 20, 30 jours, suivant ios individus inoculös, laplaie morveuse ronge, s'accrolt en ötendue el en profondeur; sasöcrötion deviont de jilus enplusabondante et conserve scs caractöres; le produit morbide esl trfes (luide, visqueux, jaune gri-sätre, le igt;lus souvenl oloiforme el toujours plus ou moins analogue a Vlndle de farcin des solipödes morveux. Leg lissus Bous-jacenls et cir-convoisins soul tumöflös, gonflös el inflltrös : mais cetto modiflcation ue s'etend jimiais Jjien loin. La chien gu6rit assex promptement des suites d(_' cette inoculation. Les plaies, aprös s'ötre accrues pendant quelques jours, s'arrötenl dans leur marche, deviennent rosöos, leur söcrötion diminue peuä pen, dies se cicatrisent, et la virulence dis­parate Le chien, qui se guöril bien de la morve, peul la contractor el servir de röactif successivement deux, trois, quatre, cinq et sept fois, ainsi ipir je l'ai I'lalili le premier.
II n'est jias absolument rare de voirso produire une gänöralisation plus ou moins accusöe ü la suite des premiers symptömes. Outre Irs sigaes gönöraux qui I'annoncent, olio se traduil ; par des lösions dans le voisinage du point inuculc; par dos adrniies; quelquefois par des boutons, des cordes el des ulcöres dans des parties öloignöes; par du jetage et de la chassie; par des symptömcs pulmonaires, etc, Malgrö uue semblablegönöralisation, l'anima] peul encore se rötablir; toutefois, la mort peul survenir, dans certains cas, avec lösions gan-glionnaires, boutons et cordes farcineuses, tubercules du poumon, du foie, de la rate, ulcöres de la pituitaire, etc.
Divers observateurs onl en, a maintes reprises, l'occasion de constater la morve, avec symptömes el lösions de l'appareil respiratoire, avec tubercules dans la rate, le foie, le poumon, etc., sur des animaux de
mönagerie tels quo le ii..... le tigre. Tours, le loup, a la suite do I'in-
gestion do viandos ou ddbris pi^ovenanl d'animaux morveux.
.'^'Morve de l'homme. L'affection farcino-morveuse est Iransmis-sible a l'homme, ainsi quo cela a Hr Jadis ötabli a maintes reprises par Irs observationsrecueillies ö diverses öpoquesetnotamment par celles de Rayer(1837)1 deses contemporains et de ceux qui sonl venusaprös. Yujourd'hui la science est en possession de nombreuses observations, qui ötablissenl ires nettemont que la maladie ducheval est transmis­sible i\ l'homme. Cost parmi Irs personnes qui sonl le plus exposöes a avoir dos iMpporls frequents avec Irs animaux solipödes, qu'on a
olisrrvr ilrs rasdr morvr ; a u joiird Ii ui rrprndan I rrll.r a lire lion drvirnt
plus rare ehr/ l'homme, parce que Irs prescriptions sanitaires sont mieux obsorvdes. C'esl le plus ordinairemenl par quelque inoculation accidentelle, par l'imprögnation de quelque plaie ou 6raillure, que la contagion a lieu. La transmission peul se produire par inoculation, quand l'homme, qui panse des animaux morveux, on qui manie des
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M.U.ADIKS C0NTAG1EUSE8 BACTER1ENNES,
objclssuuilh's, des döbriSiOU laquo;[ui pratique uns aulopsiöi lt;i des blessuros, des excoriations ä latiuiin. Dien quo la contagion par inhalation d'un air souiUöne soitpas d(knontröe,i] y a lieu de prendre ties precautions eil consöquenoe. 11 est pcrmis de considörer commo possible la conta­gion par les voles digestives. L'n senl fait dans la science prouve la possibility de cette contagion; en \ngleterre, on aurait constate la morve chez mi Innniiic (jui avail. Im de l'eau souillöe par un oheval morveux. A l'encontre de ce fait, il y en a d'autres tontii fait nögatil's, niais i is nc peuvont inflrmerla valeurdu pröcödent; et, quoique Decroix ail inhere plusieurs fois de la chair cruo d'animaux morveux sans avoir contractd la morve. il ne faul pas conclure ii la non-possibilitö de la contagion par les voiesdigestives,
La maladie qu'on observe chez I'homme pent revdtir des formes di­verses et ein; pins on inoins difficile ddiagnostiquer, quand i'origine en ost incertaine. Elle so prösente avec le type aigu, subaigu ou chro-nique, el sous la forme farcineuse ou morveuse, Souvent les formes et les types son! mölangös; le plus souvenl I'affectionevolue rapidement; ellc ost transmissible ii I'homme et ajix solipödes; et pour la diagnos-tiquersürement dans Irs cas douteux, on pent avoir recoui's a I'ino-culation sur les animaux, [/affection farcino-morveuse so caractörise ordinairement chez I'homme par des öruptions, suivies d'ulcörations, h la peau et sur la muqueusedes voies respiratoires; eile s'accotnpagne on mitre de suppurations multiples. Les premiers signes ilu mal so montrent pen do temps apres la contamination, ordinairement dans les trois, quatre, cinq premiers jours, quelquefois plus lard. La maladie övolue ordinairement vite etse termine rapidemenl par la mort;dans quelques cas cependant eile pout durer plusieurs mois el meine un ou deux ans: ellc peul aussi parfois se terminer par la guörison. L'affection pent revölir d'aillenrs des formes diverses; t:iiiirgt;l olio rcssemble iiu farcin aigu, d'autres foisa la morve aiguö, et quelquefois a la morve OU an farcin chroniques.
Quand lu maladie a et6 Iransmise par inoculation (piqöre, blessure, imprögnation d'une surface absorbante, etc. , on veil ordinairement se produireunetumefaction locale, snivio de lymphangite el d'une lievio intense, denausöes, de vomissements, de lo perte de l'appetit, de c6-phalalgie, de douleurs musculaires el articulaires. La region conta-minöe est envaliie par nne inflammation phlegmoneuse et un ouleme plus on iinniis elendns; puis so formont des allocs multiples dans 1c membre malade el quelquefois une Eruption do petils boutons pustu-leux; ensuite il se produil parfois des collectionspurulentes ouabces sous-ciilanos. hans oortains cas les accidents locaux primitifs font (ird'anf ou passen t, inapercus ; et, sans qu'on puisse döterminer le lien un le virus a ötd absorbs, on constate los signes d'une infection gönö-i'ulc, lels que flövre, malaise, cöphalalgie, douleurs vagues, musculaires
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MOItVIC. — AFFECTION !• AllCINO-MOltVElISE. — MOItVK ET FARCIN. 753
ou articulaires, etc,; aprösquoi surviennentles öruptions, les ulcöra-tions, les boutons, lymphangites et aboös, rörysipöle de lu faoe, la l'onnaliün de plaques gangröneuses, un coryza aigu purulent, le jetage,les ulcörations dans le nez,une inflammation CBdömato-phlegrao-neuseautour de certaines articulations, des collections purulontes, des symptömes pulmonaires, otc. Dans certains cas, l'affection revöt des oaraelöres un peu difförents el son övolution s'en ressent. Elle peut s aecompagner de symplömes faroineux, tels que collections purulentes multiples, abeös successifs, lymphangites, adönites, etc.
A l'autopsie des personnes mortes de la morve, on trouve des lesions qui rappeltentplus ou moins cellesdes aninaaux solipödes, lelles que : boutons cutanös et abeös sous-cutanös avec pus jaunätre ou strie de sang; abcös dans les muscles, suppuration duns les articulations ; lymphangites etadönites; ulcörations dans les fosses nasales, sur les muqueuses laryngienne, pharyngienne et trachßale, sur l'öpiglotte, ä la base de la langue et sur le voile du palais ; oedömedes lissus voisins; nodules purulenls dans le poumon, points de pneumonic; lösions i'enales, tumöfaction de la rate, quelquefois abcös dans les testicules et dans le foie ainsi que dans les os; infaretus et quelquefois abcös dans les centres nervenx, etc.
IV.
Contagion.
K
'.TKJI.OCIU.
Le döveloppement de l'afFection farcino-morveuse, comme celui de la plupart des maladies contagieuses,a 6t6altribuö jadisä deux ordres de causes bien difförentes. Le plus souvent on l'a consideree comme sedöveloppant par le seul fait de la contagion ; mais un certain nombre d'auteurs et de vötörinaires ont cm ä la sponlunöite de cette maladie. A la fin du siede dernier et meine au commencement de celui-ci, il y a eu des anticontagionnistes, qui ont niö la contagiositö de la morve chronique.
1deg; Contagion de la morve. — L'affection farcino-morveuse, connue des auteurs grecs et latins, a ete considöröe par eux comme transmissible. Solleysel disail que le farcin ötait le cousin germain de la morve ; it al'lirniait, d'apres son observation, que la morve etait iiikj affection contagieuse, et il reconnaissait que sa contagiositö ötait va­riable suivant les cas. Plus tard, Lafosse soulintque la morve chronique n'etait pas contagieuse. Cette opinion erronee eut uu retentissement qu'elle ne nnh'ilnit p;is et entraina dans la suite des consequences de-plorables; eile devint et resta longtemps, trop longtemps, la Qlle adoptive des prol'csseurs de l'ecole d'AII'ort, qui la lirenl adopter i\ leur tour par leurs nombreux elfsves. Bonrgelal, et avec lui les viHeri-naires de la I'm du siede dernier, rejetercnl les idees de I.al'osse et resterent contagionnistes. Les öcoles vötörinaires admirent, ii leur
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MALADIES GONTAGIEUSES BACTERIENNES.
origine, les idöes tllt;' leur fondateur; ol colle tlr Lyon y ost toujoura restöe ßdöle, Gohier, non content de döraontrer lii contagion par des fails d'observation clinique, avait rocours :i l'expöritnentation. II transmit expöritnentalemenl la tnorve, au tnoyen du jetage morveux mis t'n contacl avec la pituilaire, ä six animaux solipödes. II observa des cas du contagion provoquöe par l'emploi de couverlures ayant servi pour des morveux, par la cohabitation avec des animaux malades et par le söjour dans des locaux non d6sinfect6s. Rainard obsei'va des [aits analogues; etbien d'autres vötörinaires constataient des cas Innombrables de contagion. Malgrö tout cela, l'öcole d'Alforl devenail anticonlagionnisle et persistait dans son erreur; professeurs et ölöves devenus vetörinaires uiaient ö qui mieux mieux la contagion de la morve, ipi'ils considöraient comme nur simple maladie inflam-matoire. La doctrine de Lafosse avail acquis un grand nombre dr partisans; les vetörinairesmilitaires et civils sortis d'Alforl en vinrent aaturellement i\ ne pas prondre toules les precautions nöcossaires pour empecher l'extension de la morve. On comprend sans peine quelles consöquences döplorables devaienl rösulter de cette incurie chaque fois que la morve apparaissail dans un quartier de cavalerie, dans line öcurie quelconque, et surtout dans les grandesagglomörations de chevaux, Renault, Delafond et II. Bouley ne laissörenl pas perdre le triste liöritage de leura prödöcesseurs; ils furenl des apötres de la spontanöitä et des anticontagionn isles opiniätres.
L'administration de la guerre s'6mul de ce qui se passait dans les rögiments, ot la plupart des vötörinaires, elanl spontan Mistes, n6gli-geaient souvent les mesures sanitaires necessaircs pour empöcher l'ex­tension de la morve; eile nomma, en is;{(i, une commission, pour etudier la question de la contagion de cette affection.Cette commission, composeed'anticontagionnistes, procMa avec lenteur et avec un parti pris ciui paralysörent ses efforts; eile continua ses operations pendant plusieurs ann6es, sans tirer aueune conclusion. Elle obtinl la morve par l'inoculation et par la cohabitation des animaux sains avec des animaux malades; mais eile enl grand soin de ne pas voir la verile ei d'attribuer la maladie a d'autres causes ou de la considörer comme elanl nun la morve mais bien le farcin ou la phtisie. Quand eile n'avait aueune autre ressource pour 6chapper a la conclusion logique et vraie de son oeuvre, eile prölendail que les chevaux mis en experience ülaient glandös ou en puissance de morve.
En IHItquot;, Rayer dömontra que la morve est transmissible a l'homme; d'autres faitsde transmission duchevalö l'homme avaient 6t6observ6s auparavant, et depuis il en a öte relate un certain nombre. En is;i!), Urbain Leblanc de Paris prouva lacontagiosite de l'affection farcino-morveuse par des observations cliniques et pardesfaitsexperimentaux. En 1843, 11. Bouley, dans un mömoire sur cette affection, afflrma
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MORVE. — AFlfECTlON FARGINO-MORYEUSE. — MORVE ET PARCIN,
encore que la morve absoluraent chronique n'est pas conlagieuse, (jue la moi'veaigufi esl smile contagieuse,raaisquela morve ctooniquodoit ötre considöröe comme contagieuse, parce qu'ello so transforme lt;'ii morve aiguö, sans qu'on B'en aperfoive. Des cg tnomenl lo partio sect;tait gagnöe par leg contagionnistes, altondu que les anticontagionnisLes enölaiont röduits ä confosser que la morve doil toujours, en pi'atique, ötre oonsidöröe comme contagieuse. En 1840, Riquet el Barthölemy communiquörent a la Sociötö centrale de tnödecine vötörinaire Irs derniers rösultats positifa obtenua par la commission que le ministre de la guerre avail nommöe. En 1834., une circulaire du ministre de la guerre ordonnaaux chefs de corps deconsidörer la morve comme elant toujours contagieuse et do prendre les mesures propres a empöcher .a propagation. En 1862-63, Saint-Cyr ötablit expörimentalement que lu morve, reconnue chronique a I'autopsie, esl contagieuse; voici comment il rösumail les conclusions tiroes de ses recherches expöri-mentales :
quot; 11 n y a pas plusicurs especes do nmrvc, 11 n'y en a qu'une, ton jours identlque an fond, toujours semblable ä elle-m6me sous les formes d'ailleurs extrömement variöes qu'elle peul revötir. Non seulement la morve et le/amlaquo;, la morve aiguä q\ le/bmn aigu, \B.moroe chronique etle/amn chronique ne sonl que des modes de manifestation divers il'une seuleel mäme espdeemorbide, mais il n'y a pas meine de ligne do demarcation Lranelire entre/'c/i;/ iii.i/u rX L'elul chroniquede ees formes d'une meine affection. C'est-ä-dire que, entre la morve la pins aiguä, capable de tueren vingt-quatreou quarante-huil heures I'animal qu'elle attaque, et la morve la pins chronique, compatible pendant des annoes avec I'exercice ii pen [ires regulier des fonctions, il est possible de placer un aombre presque infini d'etals intermödiaires, plus ou moins rapproches do ces deux termes extremes. On poul done passer de la forme la plus aiguö äla forme la plus chronique par des gradations presque insensibles, qui los relient l'uneä l'autre, comme les anneaux d'une longue chatne relienl entre dies les deux extrömitös opposöes. Des lors, les quelques lesions reeentes el jusqu'Ö un certain point ai^MSs, qu'on poutrencontrer chez unsujet atteinl de morve chronique, n out pas I'importance el surtout la signification qu'on a voulu lour iillrilmer; elles ne font pas que hi morve, par le fait de leur preseneo, ail changö de nature; (dies ötablissenl seulement qu'il s'agitd'unde cescAatnows qui relient entre oux le type aigu et le type chronique. Encore moins font-elles que lo morve soil ou ne soil jias contagieuse, suivantqu'elles existent ou qu'elles n'existent pas. Bion loin de la, laut
ipie [a morve, s'aeeuse par des lesions speeiliipies, quo ees lesions
soient röcentes ou anciennes; qu'elles soient aiguös ou obroniques, emflammöes ou non; qu'elles se soient döveloppöes ä lo suite d'un mouvement föbriloou sans susciter de röaetion appreciable, la morve
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789nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES 00NTAGIEÜSE8 BACTfiRlENNES.
existf/oni lt;;)iiie)-i',\ (#9632;i)iii|)ris le germe fatal qui onest ö la foisl'origine et Ig fruit, Cost done une double erreur, erreur de doctrine et erreur de fait, que de oonsidörer los lösions ohroniques de la morve comme deslösiona puremenl matöriellos, organiques, sans spöciflcitö, L'expö-rience aussi bien que le raisonnement prouve que ces lesions reeölent (Mi olles le virus de la morve, et on virus gönöralement trös actif. Done, sous toules ses foriues, b Ions sos degrÖS, (laus lousses elals, a toutos ses peciodes. (laus tous les iiislauls de son existence, pour lout dire en uu mot, la movve est contagieuse el facilement inoculable. Done il y a loujours danger de contagion; non pas clanger possible, 6ventuel,conditionnel,mais danger certain,actuel, toujoursmonaQant.raquo; I,a sponlantiM, ou döveloppement spontanö de la morve en denora de la contagion, elail appuyöe par des fails donl la signification sect;tait mat comprise, Tons les fails, invoquös a I'appui d'une demouslration en favour de la spontanöitö, ötaienl incapables de faire naitre la certi­tude; et, quand on les examine do pros aujourd'hui, on s'aper^oit qu'ils no peuveut memo pas engendrerla moindre probabilitö. On avail vu la morve se declarer apres ou pendant certaines maladies ou cer-laines plaies suppuraiiles, apres l'intervention de causes döbililantes diverses, et, on vertu du post hoc ergo propter hoc, on avait conclu ä la spoiilaneile.
lai morve est une affection transmissible, Sa contagiositö est dömontröe par une observation döjö trös ancienne, et par I'observation clinique de tousles jours. Du reste, I'experimontation, comme I'obser-vation clinique, a dömontrö la contagion de la morve suns toutes ses formes. Depuis Gohier, toutes les expöriences que I'on a failes oni deiunnlre co que I'observation avail deja appris. Igt;a cause unique de raffection farcino-morveuse est la contagion. La maladie est conta­gieuse sons toutes ses formes et sous lous ses types. Sous toutes ses formes (farcin, morve), eile est transmissible; el quand, en inoculant le produit morbide reeueilli sur un animal, qui parailra fareiueux,
on a'obtiendra pas I;.......'ve, il i'audra en conclure (piece n'esl pas au
vöritable farcin que I'on a eu affaire, Elle est transmissible sous tons ses types (type aigu, type chronique); il resulle de I'observation clinique et de l'expörimentation que la morve chronique est conta­gieuse. Du reste il n'y a pas de limites, anatomiquement et physiolo-giquoment parlant, entre la morve aiguä el Tetal que nous appelons morve chronique. Certaines formes et certains types soul plus conta-gieux que les autres, II est reconnu lt;pio laforme morveusese transmel phis facilement, dans la pratique, que la forme farcineuse; les am-inaux morveux salissantde leur jetage tout CG qui est il leur portee, on s'expliipie ainsi pourquoi la morve se Irausnicl plus souvent que le farcin. II est avörd aussi que le type aigu est plus contagieux que le type chronique; el la raison en esl a ce que le type aigu determine des
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MORVE, — AFFECTION FARCINO-MORVEUSE.
MOIIVK ET FARCIN. 7b7
It'.sioiis plus nombrouses, qui övoluent trösrapidemontetqui produisent ime plus grande quantitd de matiöre virulente, laquolle esl rejetöe dans le mondo extörieur en plus grando abondance. II ne faut pas oublierque, sous I'influoncede causes perturbatrices, de traumatismes, de la fatigue, de la mauvaiso hygiöne, etc., le type chronique pent se raviver, se transformer en lypeaigu et devenir ainsi plus oontagieux.
Lorsqu'on met en contact, avec un mfime animal mopveux, plusieurs autres animaux,te]8 que chevaux, mulets, .•quot;mcs, ces animaux oxposös
;i i^i......sontagion ou inoculös Imis de la meine maniöre, avec la
nieuie quantitd de virus, prösentenl des differences dans la forme et surtout dans le type de la maladie qu'ils contractent. Les chevaux on gönöral contractent une maladie a marche moins rapide que les mulets el les änes; el plusieurs chevaux, exposösä la mdrne contagion, on inoculös de In m6me maniöre, prösentenl les mis la morve aiguö les autres la morve subaiguö, (rauhes la morse chronique, II arrive done que le möme vims, inoculö a des animaux de möme espöee, de iiu'ine äge, de meine laille, eu im mol aussi srmldables que possible, provoque l'apparition de types difförents suivant les individus,
Si la contagion est la seulo cause qui puisse produire la maladie, il esl cependant d'autres influences qui peuvent faciliter la contagion, soil en dehililaiil les organismes, soil en les pröparant et les prödis-posanl en quelque sorte k la contagion, soil on amenant des rapports directs ou indirects des animaux sains avec les animaux malades.
2deg; Sieges du virus morveux. Le virus peul exister dans Ionics les h'sions d daus Ions les produits morbides, dans le jetage, dans le produil des boutons, des tumours el des ulcöres, dans le pus des plaies accidentelles, daus le pus söcrötö parun sötonqu'on a placö sin- im cheval morveux, dans les collections des sinus, des poebes gutturales, du lissn (jonjorudir, dans l'öcoulement ulöro-vaginal, dans les lymphatiques et les ganglions malades ramollis ou non, dans la serositö des engorgements du tissu conjonetif, daus celle des diverses sereiises(arliciihni'es.ieudineiises, lest ieulaire,pleurale, pöricardienne, pöritonöale) devenues malades, etc. be saug, les muscles et les os peuventötre virulents, surtoul quand il s'agil de la morve aiguö; on apu transmeltro 1'affection, en transfusant ouen injeetant sous lapeau le sang du cheval atteini de morve aiguö; el Renaull aurail transmis la maladie en transfusant, ii un cheval sain, le sang d'unsujet inoculö, avant l'apparition dcssymptömea de la morve. Chez le chat morveux, le sang serait constammenl virulenl pendant tonte la duröe de la maladie: il le serait aussi dans certains cas chez le cobaye et ehe/, le chien, Lasalive buccale peul devonir virulente (Viborg,Qaltier, Cadöac el Mahd, Lourdel) en raison de son mölange avec des produits mor­bides venant des voies respiratoires ou de l'arriöre-bouche: un cheval, qui ne jette pas, peul de la sorte propager la maladie, en souillant les
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758nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES C0NTAG1EÜSES DACTElUENNES,
objets divers, ijni sonl ;i sa portöo, en bavant sur les fourrages, dans lea abreuvoirs, etc; ol sun mors peul ötre dangoi'eux, Le lait, la bile, le snorme ne sonl pas virulonls par oux-mömes, Le vaccin eultivö sur des sujols alteinls de morve i-ostc pur et ne se mölango pas de virus mor-veux. L'hutnour aciucuse, las larmes, I'urine, los mueositöa intestinales, la sueur, ne sonl pas gönöralement virulentes; toutefois, l'humeur aqueuse pourrailparfoisrenfei'mor du virus (Cadöac ol Maid;, leslai'mes etl'urine auraieiitpu6treinoculees(quot;Viborg),ainsi quola suour (Yiborg, Oerlach); el les mucosit6s intestinales pourraient, dans certains cas, devenir virulentes Gadöac et Malel , soil qua los bacillos dörivent des lösions intestinales, soil qu'ils proviennenl des matiöres d'expectora-tion dögluties. Les fumiers peuvenl contenir de la maüöi'c virulente provenanl des produits morbides divers quo Irs malades onl rejetös. L'air expire par les morveux n'esl pas virulanl Renaull ; mais il ne s'en snil pas que l'atmosphöre d'un loeal ne puisse parfois se charger
lie matiere \ inilenle plus tin moilisilesseeliee, (ill meine IVaiehe Ot aillie-
i-nil,. a de iinrs ponssieres; mi aurail pu [Gerlach donnerla moi've par l'inoculation du produit, obtenu en condensant l'air d'un local oecupö par nn malade.
Outre que, dans certains cas, lorsque I'alTection esl chronique el lorsquo ses lesions sent pen nombrcuses, la guörison radicale peul se
i, rod i lire par les si'ills efforts de I'eei mi nnie, on gramp;ce ;i In inise en (elivre d'un Irailenienl ennvenalile. leslösions s'enkystant ou se cicatrisant, il arrive souvonl que, dan- les ganglions, dans le poumon, dans les I'oyers
anciens, la virulauco disparaissc a ui.....raquo;meni donnö, les bacilloa s'y
elanl di'lrnils.
3deg; Nature du virus morveux.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Bacillc patiiogcnc.
Chauveau avail 6tabli quo l'activitöde In malierc moi'vouse reside dans des ölöments llgures. Loefflcr el Schütz on Allemagne, Bouchard, Capilan el Charrin on France, onl döcouverl (1882) le l)acille do la morve I'onl culliva el onl donnö la maladio avoc leurs cultures. L'agenl pathogene csl nn lin bacillc, aerobic, se cultivant dans prcsque tous les milieux artiflciels, et se dövcloppanl entre 28deg; 6142deg;, mais vonanl surtoui bien a la temperature de Sö^IlOquot;. Los bouillons neutres do cheval, de boeuf, de vcau, do poule, avec ou sans addition do peptone, lecultivent; ils se troublenl en un ou deux jours ol lais-eni ensuito döposcr une masse poussiorouso blanchätre. |/(. hacille morveux se döveloppe bien sur lo serum gelatinise oti il donne en deux, trois jours, dos colonies blanchamp;tros, qui s'öpaississent ensuito el deviennenl jaune grisötre. II se döveloppe dans la gölatine ma int ei i ne liipnde a 37deg;, oti il forme inn' ma-se floconneuse lilaiK'halre. Sur gölose, il donne une couche blunchfttro, qui va s'öpaississanl el deveiianl opa(]ne, Snr poiimie do lerre. il donne des cultures carac-töristiques, consistant en colonies qui formeni un revötemenl visqueux
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MOliVK. — .UTKCTION FARCINO-MORVEÜ8E. — MORVE ET FARCIN.
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jaunfttre, luisant, prenant une teinte fauve au boul de quelques jours el devenant easuite plus foncö.
Le bacille de la rnorve so colore mal par lea couleurs d'aniline; il nc prend ni le Gram ni le Weigert; pour obtenir des colorations convenables, il taut employer la
mötbode de Lmffler ou celle de Kühne (voirpag. 84-88-80);on peut aussi so servir d'un bain colorant pröparö avec la solution de Jjubi-moff et l'eau distillöe. II so rnonl.ro souvent avec un aspect granuleux, dö ii une inogale coloration de ses diverses parlies. II esl souvent dif­ficile 5 mettre en Evidence dansles tösions anciennes du cheval; il est surtout facile ii etudier avec Irs cultures el avec les lösions röcentes ilcs sujet8(cobaye,amp;ne,etc.)atteints de morve exp6rimentale,
4deg; Conservation et resistance du virus morveux. — Les ani-mauxmorveux peuvenl souiller, de leur mauere virulente, les cröches, mangeoires, räteliers, couvertures, harnais, fourrages, litiöres, l'eau ilcs fontaines (^t abreuvoirs, les fu-miers et les puiquot;ins, etc. Qu'ellesoit iliiposöo sur des corps solides ou mölangöe ;i l'eau, aux fumiersjaux IMii'ins, l,-i mal ionlaquo; morveuse so con­serve [un certain temps, pendant lequelelle pourraddterminer lama-ladie, si eile vieni b 6tre introduite dansunorganisme. La personne,qui
couchera surdes fourrages souillös,
ipii se servira de couvertures nun d68infect6es,quimarcherapiedsnus
Kig. 51, — Cultures de morve sccllöos apröa dävoloppement. — A, culture fii bouillon; I!, culture sin- pomme de terre.
dans les öcuries, sur les fumiers, sur los liliöres infectöes, (pil se lavera
avec l'eau döjö souillöe, sera exposöe ii contractor la maladie. Seront pareillement exposes ö contracter la morve, lea animaux qui löcheront lea oroohos, mangeoires, rätoliers, (jui ingöreront los fourrages ou les eaux souillocs, qui piötineront les fumiers, qui seronl garnis avec les harnais et los couvertures non dösinfeetös, etc. Duns bien dos circons-
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MALADIES CONTAGIEU8ES BACTfiRIENNES.
taru'cs, la morveso propage parlesabreuvoirs; c'cstce '[quot;i arrive dans lesquartiers de oavalerie, dans les grandes agglomörations d'animaux, dans les localitös oti des chevaux en pins ou moins grand aombre sont conduits ensemble au m6me abreuvoir ou s'y succfedent, dessujets morveux, voire möme des ohevaux alteinls de morve latente souillant
Fig. 52 — Bacillosde lamorve provenant Fig. d'une culture sur pomme de torre.
!. — Bacillea de la morve provcuunt (rune culture en bouillon.
I'ean en s'öbrouant, en rejetant de la matiöre morbide par la boucbe et par lr nez.
Pendant combien de temps se conserve le virus morveux dans les conditions qui viennenI d'fttre indiquees; pendanl combien de temps une habitation et des objets souillös restent-ils dangereux, quand ils
Fig. 54. — liacilles ile l;i morvo provenant Kit'. 55, — Baclllesdelo morve provenant il'mi chancre nasal d'un oheval.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;d'un chancre traclnSal dun oheval.
ne sont pas desinlectes.' On ne sauiait assigner uno limile precise el invariable, la duree de conservation de la matiöre virulente pouvant varier suivantles eirconslanees. Toutefois,il est bion av6rö que ie virus de la morve est un de ceus qui rösisteni le moinsaux agents physiques et chimiques. II supporte mal la dessiccation (Viborg, EVenaull), qui
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MOIIVK.
AFFECTION FARCINO-MORVEUSE.
MORYE ET FARCIN.
roi
pout le störilisor plus ou moins rapidemont suivanl Irs conditions dims lesquolles olio se produit, Peucli a trouvö le jetage morveux inactif apros l'avoir laissö dessöcher pendant deux mois, J'ai constate (Galtier, 1881-82) ladisparition de la virulence dans dos fragments de poumons tnorveux dessöchös; j'ai maintes fois inooulö en vain, ä I'ftne, do la malioro limiiodoo, ramollio dans loan etprovenant do fragments de poumon d'äno alteinl de morve aiguS, olalos sur une planche et dessooln's a la loaiporaluro do 10quot;-1quot;gt;quot;, pendantquinze, dou/.o, dix, huit, six et möme seulement quatre jours. Cadöac et Malet (1886-87) ont, a leur tour, reconnu que la de8siccation,al'air libre, du jetage morveux exposö on couches minces, a pour effet de le rendre inactif, et que la
Pig, 56. — tfticillesdolamorvo provenant Fig, #9632;gt;'. — Bacillesdo lamoi'vo provonnnl d'un tuborcule puliuonalre d'un choval,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;d'un ganglion malade d'un cbeval.
sterilisation peul ötro produite dös le troisiöme jour, quand le temps ost chaudet sec; Landis quo, dans los temps froids et humides, le inoino rosuliat. peu( exiger au delä de huit jours. La virulence so conserve un peu pins longtemps quand l'atmosphöre est humide ; lorsqu'elleest seoho,ot lorsque la tempörature est 61evee, lastörilisation est complete on pen de jours (Bonome); ellc n'a d'ailleurs lieu d'une maniöre absolue, dans les conditions pr6cit6es, qu'autant quo la dessiccation est complete(NocardetRoux), D'aprös cesrdsultats, il n'esf |ias illogique do supposer que los habitations et les objets solides, souillös de vims morveux, so puriflent naturellement en peu de jours, on quinze jours an maximum, car les conditions d'une dessiccation assez prompte so trouvent ordinairement roalisoos.
Si la dessiccation häte la disparition de la virulence an point d'aboutir a une reelle stärilisation en quelques jours, il n'en osl plus lout ii fait do niomo de l'humiditö ot de la putröfaction, le virus morveux se dötruisanl moins rapidement dans l'eau dos abreuvoirs, ni dans los purins ot los fumiers ([uo iorsqu'il i'sl döposä sur dos corps solides, II rosnllo do recherches diverses: que la maliöre virulente
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MALADIES C0NTAGIEU8ES DACTERIENNES.
poul rester active dans I'oau pendant douze ii dix-huii jouvs (Galtier, 1881-82; Gadöac el Maid, 1888-87); que ie bacille de la morve pourrait so conserver cinquante-sepi jours dans l'eau distillöe, plus il(! cinquante joui'sdans l'eau de l'Ourcq, el plus de vingt-huit jours dans celle de la Vanne (Straus et Dubarry), La putvöfaction dötrult sürenient la virulence en dix ö trente jours (Renault, Galtier),
En rösumö, la dessiccation, l'aöration, la ventilation, I'essorage, la luinii'i'i: solaire, lachalour, le sördnage, la pulröfaction, etc, peuvent ötre considörös comrae des facteurs, dont rintervention active la sterilisation ilii vims morveux, qui pent ötre dölruii en quelques jours par la dessiccation (4 ii 15), par la pn In''far lion 10 a '.W, par le söjour dans l'eau (12 a 50). lt;Mi peul done induire de ce qui pr^eöde: que la dessiccation el le sörönage peuvcnl 6tre employes pour dösinfecter certains objels; que les fumiers pourronl 6trc considörös comme störilis6s aprös un umis de pulröfaction ; que les eaux des abreuvoirs et des bains devronl ötre considörees comme pouvanl roster dangereuses une cinquantaine de jours, el devronl 6tro trait6es en consequence. D'ailleurs, avanl d'ötre complötement st6rilis6, le virus morveux pent öprouver une attenuation progressive dans les milieux exterieurs; et cetto particularite contribuerail ä expliquer certains cas do morve lente, diseröto el bönigne, ainsi que le röle des causes preparatoires, ddiil I'intervcntion semble parfois lies utile sinon indispensable pour que l'infection se produisc. D'autre pari, les cultures de morve, b la
temperatur.....'dinaire el au contacl de 1'nir, s'altenuent, s'alTaiblissenl
el perdenl progrossivemenl lour virulence par le vieillissement. Giles peuvonl devenir inactives au boul d'un certain temps, an beul de six si'inaiiies, deux, hois, quatre mois Lüefderj: cependanl elles peuvent so conserver plus longtomps, au delö d'un an mfime (Galtier), quand elles unl ete si-ellees aprös developpenieiil el gardees an frais et a l'obs-curite.
I,a chaleur meme modoree [800-700) sterilise promptemonl le virus morveux, qui esl rendu inactif par un chaufTago de dix minutes d ätiquot;, ou ii:' cinq minutes a (51deg; Galtier . Les antiseptiques chimiques, usuelle-meul recommandes, slorillsenl rupidcmenl ce vims; il en esl ainsi (Galtier, Cadöac el Malet, Loeffler, Nocard des'solutionsäS ou 2 p. 100 d'acide sulfurique, d'acide chlorhydrique,d'acldepheniquo,de cresyl et de lysol, des solutions de sublime ä I p. 1000, des solutions de perman­ganate de po lasse ä 3,2, l p. 100, de I'oau iodöe, des solutions de chlorure de chaux, de sulfatc do cuivre, des fumigations d'acide sulfureux faites en brölant 00, 50, 'iO grammes de soufre par mfetre cube d'espaco ä dösinfecter [Thoinol . etc.
5deg; Modes de contagion et voles d'absorptlou. Pathogenio. — L'affection rarcino-morvouse so transmel par contagion immediate el par contagion mediate, par inoculation accidentelle, par impregnation
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MOHVE,
AFI'KCTION PARCINO-MORVEUSE. — MORYE ET FA.RCIN. 703
directe on indirecte d'une surface absorbante, par ingostion ot par inhalation.
La contagion imm6diate (inoculation accidontelle ou imprögnation directe d'une surface absorbante' a lieu, quand un sujot sain esl en con-tad avec mi animal malade, iorsqu'il prend lui-möme l'agent virulent, en naissant d'une more morveuse, en flairant, en löchanl un sujel ma-lade, en s'accouplant avec lui,etc. La transmission intra-utörine peul avoir lieu; ies mores morveusos donnent le plus ordinairement des pdils i ik le nun's; mais quelquefois le jeune animal se trouve contaminö en naissant. La science a onregiströ un certain nombre de faits cliniques, (|iii dömontrenl bien la possibilitö, en möme temps que la raretö, de la contagion par liöröditö parmi les animaux solipödes. Si parfois on a pn constater la morvo a la naissance, ou pen de temps aprös, sur des poulains issus de möres atteintes de l'affection, il est arrivd plus souvenl que les descendantsde pareilles möres onl öchappö ii la maladie, quand onles a pröserves d'une contagion postörieure. On a pareillemenl constatd (Loefflcr, Cadöac el \falet) l'heröditöde la morve sur lecobaye; mais la encore la transmission semble nne exception, En rösuinö, la transmission intra-utörine de la morve esi possible, eile a lieu quelquefois, mais eile semble rare. Le rapprochemenl sexuel est un mode possible de transmission par lajumentö l'ötalon, et vice versa (Levrier, Godfrin .La Iransmission directe peul aussise röaliser, quand des sujets sains cohabiteni avec des malades, les löchent, les Qairenl mi sont Ic'cln's par eux, quand la matiöre morbide a etö inoculöe ou
döposde sur .....#9632; surface absorbante. Chez les animaux co n'est pas,
quoiqu'on I'observe parfois, la contagion immediate qui est la cause des pln^ nombreux cas de morve. Mais chez l'homme olle occasionne la plupmi des ras qu'on constate. Les personnes peuvenl se contaminer clans diverses circonslances : en döpouillanl des cadavres, en manipu-lani Urs d6bris cadavöriques, on pratiquanl tics autopsies, quand riles •ml ou se l'unl des öraillures, piqöres, etc.; en examinant ou en pansant des animaux malades, quand elles onl des plaies ou des örail-lures aux mains, quand elles reyoivenl ou portent avec leurs doigts de la matiöre morbidesur une muqucuse (conjonctive ,ousur une surface quelconque absorbante (el la peau intacte peul vraisemblablement ab­sorber quelquefois); on a möme observd un cas de morvesur I'hi.....ne
a la suite d'une morsure do cheval morveux.
Lo plus habituel]ement,chez les ospöces animates qui la contractent, la maladie esl lerßsultal de la contagion mediate, par l'intermödiaire de solides ou de liquides, que les malades onl souillös de leur jelage midc toute autre matiere virulente. La contagion mddiate on indirecte peul s'offectuer sur les muqueuses, sur la peau, sur les plaies, par l'ingestion de fourragea et de boissona infeetös, par le contact de liornais, de couvertures, d'objeta de pansage, d'inslrumcnts de
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MALADIES CONTAGIEUSES BAGTEaiENNES.
travail, etc., et par I'inbalation de poussiöres souillöes de virus.
I,es agents et les intermödiaii'eg qui peuvent contribuer a semer la contagion el a perpötuer la maladie, soul; tous les olijols solides im-prögn^s de virus, lea öcuries, les murs, les mangeoires, les rftteliers, les stalles, les cloisons, Irs attaches, les couvertures, les litiöres, les fourrages,lcs fumiers, les instruments el objetsdepansage,le8 6trille8, les brosses, les öponges, les bouchons, les seaux, les abreuvoirs, los instruments de travail, etc.; lesliquides m^langösde mal lores virulentes, les purins, les eaux des abreuvoirs el des bains de pied ; Irs malades et lours clrliris ; les personnes qui les soigtienl, qui les visiLenl on qui les pansenl (elles peuvenl transporter le virus avecleurs vötements, lours chaussures, el leurs mains;; los animaux carnivores, qui trainent ties döbris, etc. La propagation do la. morve est facilitöe; par la nou-dosinlootion ilos locaux el objets souillös ; par la cohabitation, par l'agglomöration d'un grand nombre d(^ chevaux,par I'encombrement ol la promiscuilo dos animaux dans dos locaux trop ötroits; par le sojour (]\i lo passage dans dos habitations ou des wagons non dosiid'oclos; par los repas pris en comraun ; par la fröquentation dos rnömcs uhrouviiirs, dos mömes chemins, dos mömes pamp;turages ; par l'exposition sur les champs de foire ou de marchö; par l'usage d'objets non dösinfectes ; par l'utilisalion de fourrages ou de litiöres souillös; par les changements de place a l'öcurie : par los asso­ciations variöes dos animaux pour le travail: par Irs remises pu-bliques et los öcuries d'auberge, oti passenl laid d'animaux ; par les campagnes el exp6ditions; par le retard dans l'ölablissement du diagnostic el dans l'application dos mesures sanitaires; par los formes plus ou moins latentes de la maladie; par le döplacement dos malades, par les transactions commerciales; par los chevaux rouleurs, etc.
La contagion par inhalation no so comprend qu'aulaul quo lair inspirö entralne aveclui des poussiöres virulentes, dötachäes de matieres dossoolu'os, ou souillees de virus frais, Or, la dessiccation ayanl pour oll'ol de slorilisor los agents de la morve, I'inbalation de poussiöres souillöes de parcelles do virus frais est seule a redouter, et alle ost ii Coup si'ir rare. D'aillours, l'inti'oduoliou accidentelle de germes uuirvoux dans los voies rospiraloiros n'ost pas fatalement döterminante de la maladie; et il en est de möme dos injections trachöales (Cadöac et Malet;. La muqueuse respiratoire peul sürement absorber le virus morveux, surtoul quand eile esl alteröe, enflammöe, l(',s(''o; mais il n'en demeure pas moins admis quo la contagion par lair ne jo no qu'un role oll'aoi'', quoiipio. linjoeliou trachöale de virus puisse provoquer la morve pulmonaire. A vrai dire, los muqueuses dos premiöres voiesres-piratoiros, surtout la pituitaire, sur laquelle I'inoculation peul 6tre roalisi'e par un löger Irottoinoul avoo 1111 corps imprögnö de virus,
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MORVE.
AFFECTION FARCINO-MORVEUSE, — MORVE ET FARCIN, *6:i
doivent devonir parfoie lo siege d'inoculations accidontelles, par suite du coutiicl de li(juiil(,s, de poussiöres ou de döbrisde fourrage souillös de vims, (|ui peuvent löser et Inoculer la muqueuse ii l'entröe lt;li-'s naseaux ou so deposer plus ou moins profondöment duns les cavitös nasales.
La contagion il(gt; la morve d'uniuuuix ii aniiuauv so fait lo plus souvent par l'intermödiaire des aliments et des boissons, souillös de preduits virulents rejetös par les malades. G'est par Ingestion de fourrages souillös de jetage et par la fröquentation d'abreuvoirs, oii los malades onl laisse öcouler leurs produits virulents, que les animaux solipedes eontraetenl la morve dans l'immense majoritö des cas. Cl'osl par riugcstiou d'aliinents ou de boissons, souillös par les animaux solipedes, que s'iul'ee.lcnt les autres animaux herbivores. Cost par l'ingestion de viandes ou de döbris morveux que s'infectent ä leur tour les animaux carnivores, D'ailleurs, le virus peut ötre mis en contact aver, les voi es digestives, (piand les animaux lecheiit des creches, mangeoires, ramp;teliers, seaux, etc., souillös, quand ils prennent leur repas ou leurs boissons dans des auges ou des ustensiles souillös etc. Les voies digestives, möme intactes en apparence, se prötent bien ä l'absorption du vims morveux, Renault avail rendu morveux, dans la proportion de (1 sur 9, les chevaux auxquels il avail, fait ingörer du jetage de morve aiguö. On a vu tnaintes et maintes fois la morvese propager par les abreuvoirs, par lesfourrages souillös, par l'ingestion de viandes morveuses, etc. D'ailleurs, il est bien rare que la muqueuse digestive, surlout celle des premiöres voies, soif intacte; il est bien rare qu'elle ne prösente pas quelque öraillure, ou qu'il ne s'en produise pas an moment du repas, surtout ehe/, les animaux herbivores, quand ils consomment des aliments sees el, durs, el chez les carnivores, quand leur nouiTitnre contient des os ou ties döbris d'ns. D'autre paid,, en ingöranl des matiöres morveuses ou des maliöres souillöes, en löchant des surfaces imprögnöes de virus, les animaux peuvent s'inoculer les germes pathogönes aux lövres, au rvez, 6 la muqueuse buccale, a la muqueuse pharyngienne, en se blessant, s'ils n'ont pasdöjä des excoria­tions OU des eraillures. S'il est avörö (Cadeacet Maleljque les blessnres el erailluresfaviiriseul rabsorpliou du virus a la surface de la muqueuse bucco-pharyngienne, il esf bien ötabli aussi que le virus qui arrive dans les voies profondes pent ötre absorbö a la surface de la mnqueuse intestinale, ainsi que cela rösulte de l'expörience de Renault, des faits d'observation pröcitös (contamination par les boissons) et de la cons-tatation de lesions morveuses (Micellono) sur la muqueuse du ceceum. Enfln Nocard, ayant fail ingörer, a un certain nombre d'animaux soli-pödes, du virus (culture, [ms ou jetage) insöröau centred'une carotteou daus de la mie de pain ou ciuulsionnc dans one certuino quantitö li'eau, et ayant ensuite donnö ;i boire aux sujets d'expörience un seau
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/ III)
MALADIES CONTAQIEÜSES BACTERIENNES.
d'eau pourlaver los premiöros voies, a obterni invariablement le möme ri'sultat, c'est-ä-dire la tnorve, an Imit a c[uinxe jours, avac lösions Qodulaires do touto appai'once tubox'cules translucides, tuborcules an voio do cas6iflcation, tuborcules casöiüös ot ramollis) dans lo poumon. Dans ces expöricnces, la pönötration ou absorption du vims a ou liou a travels la muqueuso intestinale; Kcomode soul porrael d'interprötor la formation dos tuborcules miliaires du poumon, qui constituent la lesion la plus constanto el la plus caraetöristique do la morvo du cheval. laquo; D'aillours, pour la tnorvo, comrae pour la tuberculoso, I'infection pout ötre aggraveo par I'introduction d'uno forte dose do matiero s'irulcnte el par la röpötition do la contamination. L'ingestion accidentolle, non renouveloe, d'un aliment ou d'une boisson souillöe d'uno fälble quantitö do virus, peul no pas s'accompagner d'infection, uii no dötorminor la formation quo d'un petil nombro do tuborcules pulmonaires, i[iii pourronl evoluer siloncieusemont el so cicatriser. Mais si la contamination se ronouvolle, I'infection pourra se döclarer, si eile n'avail pas fail suite a une premiere, ö uno seconde Ingestion, ou hiiMi il se produira do nouvelles pouss6es. D'autre part, lorsqu'il y a expectoration ou jotago, Irs maludes aggravenl lourötat, on ingörant Joins produits morbides avee lours aliments ot lours boissons.
La contagion mediate peul onfin so produire par I'impr^gnation d'uno surface absorbante dolapeauou d'une muqueuse, parl'application on la mise on contacl de cette surface avec des objots solides ou liquides souilles de virus morveux, Ainsi, los animaux peuvent ötre contagionnös : par los couvertures, los liarnais, los moyens d'altache, les brossos, losöponges; par los seaux, Irs abreuvoirs, los pödiluves; par los litieres; par los locaux el los vöhiculos, etc., qua ml ces objets souillös do vims arrivenl au contacl d'une muqueuse ou do la peau. Ainsi, los personnos pouvent do moino so contaminer avec los couver­tures cl autres objels ayant sorvi aux animaux morveux, avec los pa i Hos, los fourragesct los litieres souilles, avec loseaux,losfumiers,otc., soil qu'elless'en servonl pour lour usage, soil qu'elles so blessentavec, seit qu'elles los mettenl on contacl avec une surface absorbante, soit qu'elles marchenl piedsnussur les litieresotiesfumiors, dans 1'eau,etc. Los muqueuses, m6me intactos ou Irritöes par un simple frottement, peuvent absorber le \ irus morveux; on a vu qu'il en olail ainsi de la pituitaire el de la muqueuse intestinale; il peul en 6tro de möme do la conjonctive et de la muqueuse dos voies gänitales; toutefois, los l'i'oüoi n oiüs, los orailluros, les desquamations, etc. favorisent I'absorp­tion a la surface des muqueuses. Quanl au tögumenl externe, celui des animaux plus ou moins garni de polls, el möme celui do I'homme, so prölo difflcilement ou nullemonl a I'absorption, a la pönötration, dos agents de la morve, quand il esl intact. Nöanmolns, le virus morveux no saurail söjournor sans danger a la surface do la poau,
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MOIIVK. — AFFECTION FARCINO-MORYEUSE, - - MORVE ET FARCIN. 7(57
les frotteraents et Irs Lrauraatismes pouvanl ä tout inslanl en favorisor ['absorption. Babös aurait obtenu la morve sur lecobayeö la suite de la pönötration des bacillesdans les follicules iiilcux, le virus incorporö a de la vaseline ayanl (Hä appliquö et trottö sur la peau; Nocard ayanl frottö le virus, incorporö a de la vaseline, sur la peau de troisftnes ei quinze cobayes, a vu la morve so declarer sur deux de ces derniers. II est de fail que c'ost surtout quand eile est le siöge de quelque blessure qu'il deviont dangereux de mettre du virus en contact avec eile, et ii suffll de la plus superflciello et de la plus mince öraillure pour assurer lapönötration desgermes morveux.
Expörimentalement la morve peut 6tre transmise par les divers modes empninles a la contagion naturelle et par les pi'ocödös d'lnoculation en usage dans les laboratoires (inoculation intra-cutanöe, injection sous-cutanöe, injection i ntra-veineuse, injection intra-sdreuse, in iection intra-peritüneale, injection intra-araebnotdienne), Suivanl le mode de contagion ou le mode d'inoculatiön, le processus morbide övolue diffö-remment. A. la suite d'une inoculation accidentelle on expörimentale a hi surface de la pean mi d'une muqueuse, intra-cutanöe ou sous-culanöe il se produii un accidenl local (tumöfaction, ulcöration), qui, suivanl le degre de röceptivitödes sujets, est sulvi ou non d'une gönöralisation de I'infection cl des lösions. Cliez le cheval, I'accident local est suivi de lymphangites et d'une affection farcino-morveuse subaiguä ou chroni-que. Chez l'ane, la morve aigue, rapidement mortelle, fail suite h l'accident local. A la suite de ['infection par Ingestion, on voit se dö-velopper une morve de l'appareil respiratoire, qui se caraetörise par dos tubercules pulmonaires avec ou saus lösions intestinales; en sorte que si ordinairemout les premieres lösions se ferment dans les points par lesquels le virus a penetre dans I'organisrae, quand on inocule la morve a la peau ou dans le I issu conjonctif, il y anöanmoins des excep­tions a cette regie ; el les exceptions deviennenl la regie, quand il s'agit de la contagion mödiate par Ingestion d'aliments ou de boissons souillos. [/inoculation accidentelle ou expörimentale des premieres voies respiratoires s'accompagne d'accidents locaux, suivis de gönö-ralisation ultörieure. L'injcction intra-trachöa le, les pulverisations dans hi trachöe, donnent une morve avec des infarctus el des lovers de pneu­monic on de broncho-pneumonie. L'injection intra-veineuse dötermine une morve rapidement mortelle, avec, lösions dans les parenchymes, choz l'ane et le lapin, quand eile est faite avec du virus Ires actif. L'injection intra-pöritonöale donne, au cobaye, dans la pluparl des cas une morve rapidemenl mortelle, qui döbuto le lendemain ou lesurlonlaquo; demain par une vaginalite, s'accompagne d'or(diiicel. de li'sions nodu-laires sur la rale, le pouraon, etc. L'injection intra-arachnoMienne
donne une morve rapide, ei permel d'iul'eclei' pins suremeul les aui-
maux douös de faible röceptivitö (Tedeschi).
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MA.LAÜIE8 CONTAGIEUSES BACTERIENNES.
Quoiquo le virus determine gönöraletnent, en pullulantsur place, un accident local au point d'inooulation, ii n'en estpas moinsvrai qu'une I'ois mis en contacl avec larögion par laquelle it ilnil pönötrer, il est rapidemenl absorbö et entrafnö. Une heure aprös l'inoculation, ü est döjä trop tard pom- empöcher le döveloppement de la tnaladie, en cau-terisant h; pointinoculö(RenauU). D'ailleurs, la rapiditö de l'absorption varie suivant les ras, suivantlos rögions et le lissu inoculö, el suivantle mode d'inoculation. Dans ions les ras, c'esl le systöme lymphatique qui jone le principal röle dans l'absorption, la propagation et la dissemi­nation du virus (G. Colin). Les bacilles, aprös s'ötre rdpandus dans les lacunes lymphatiques voisines du point infects, pönötrent duns les vaisseaux lymphatiques,traversent les ganglions, et, aprös s'ötre culti-vi'set multiplies dans les voles lymphatiques, sontd6vers6sdans I e sang, qui va les deposer dans le poumon, la muqueuse respiratoire et la peau, qui constituent lew milieu de pr6dilection, ainsi que dans les divers organes et les divers tissus, oü ils peuvent pulluler ou 6tro d6truits. Partoul ou ils soul, victorieux, les bacilles agissenl de la meme I'aeon, diHei'iuiueul, l'altöration des vaisseaux, des slases sanguines, des \\t'-morragies, dv I'exsudation, I'accumulation de leucocytes. Pendant le coursdeTaffection, le sang, röensemencöäplusieursreprises parl'ar-rivee de liaeilles provenanl du sysleme lymphatique, continue d'ap-porterdo lasenuMiee un pen partoul, d'ou raccroissement en nombre des lösions et leur apparition dans des organes, qui s'ötaient montr6s infertiles aux ensomencementsanlerieurs.
Le bacille de la morve agit parses söerötions; e'est sürement a elles que soul du si es ph'önomönes d'inflammation et de d(5g6n6rescencequise produisent, aiiigt;i que les signes de flövre. II e^l avere, en efTet, que la mall6ine (ensemble des produits abandonnes par les bacilles dansleurs milieux de culture) est un modiflcateur du sang, de la circulation et de l'action norveuse: qu'une iiijelt;'ii()ii intra-veineuse de cette substance pent provoquer (iuinard el Ailaud une liypers6cr6tion sudorale (che-val). salivaire (chien) et intestinale, un ralentissement du coeur avec hypertension vasculaire; que les produits microblens provoquenl I'exsudation et la diapödese des leucocytes, en exer^antune action vaso-paralysante, qu'ilsdöterminentla nöcrose des cellules, qu'ilsentratnent l'altöration du sang, qui devient plus riche en leucocytes el en Qbrine lout en s'appauvrissant en hämaties ; que leur diffusion provoque la flövre, l'hyperthermie, etc.
Lorsquo le virus s'introduil dans I'organisme, la maladie n'apparall pas de suite a I'exWrieur; day une p6riode d'incubation,quiest suivie quelquel'ois elle-iueme d'une pöriode plus ou moins longiie, pendant laquelle la morve reste latente. La duree de la periode d'incubation varie entre deux el douze jours; on a pr6tendu qu'ello pouvait aller jusqu'a trente jours, mais c'csl une exag6ration provenant de ce qu'on
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MOltVK.
AFFECTION FAUCINO-MOItVKUSE. — MOHVK ET FARCIN. 709
est einbun-iissö pour bien reeonnaitro les symptömes du dulml. Quand la maladiese caractörise seulement par de lögers troubles plus on uuiins vagues, sans symptömes locauxbien apparents, il ya bien morve; on n'enest plus a lapöriode d'lncubation, on on est a lapöriode latente, pendant laquelle les symptömes gönöraux peuvent ineme faire a pen pros defaut; ee ([iii revient a dire quo la periode latente pent se confondre avec la periode d'incubation et en allonger la duröe au delä de plusieurs semaines, memo au delä de pluslours mois. Quand on inocule la morve a la peau, on voit apparaltre los symptömes locaux entre le second et le douziöme jour. Quand la tnorve s'introduit par un organe interne, on no peul pas saisir le moment exaot de l'appai'i-tion des lösions, qui annoncenl la tin de l'incubatlon, D'ailleurs la duröe de cetto periode varie suivant les sujets et snivani le modo de contagion ou d'inoculation.
Craquo;0 Degres de la virulence. Imnumite. — On sait que la virulence peul s'effacer plusou moins complötement dans certaines lösions,qu'elle est moindre dans les tubereulos translueides que dans les tubercules casöeux ou ramollis, qu'elle pout avoir disparu de lösions cicatrisöes ou dögönöröes, qu'elle est plusaecusöe dans les lösions aiguös;on sail, d'autre pari qu'elle pent s'exalter ou s'affaiblir par sou passage a tra­vel's certains organismes. Transmis do lapin a lapin, par injection intra-veineuse, le virus morveux s'exalte et peul le tuerbientöt, en moins do deux jours, avec pullulation do bacilles dans le sang et dans tons les tissns. 11 s'exalte aussi par des passages successils ehe/, le spermophyle (Gamalela) et chez le chat; toutefois, le virus exalte par des passages succossiCs dans l'organisme du chat, tout en se montrant plus actif pour cet animal, sorait atlonuo pour le cboval, et pourrait lui conförer l'imraunitö (Sacharoff), La virulence pourrait s'attönuer gradueilemenl ehe/, le cbien morveux(lUdi/.ky).
On sail quo la morve peul se tenniner par la guörison, sans traite-inent, ou a la suite de quelque tnödication; on sait que ses lösions, quand elles sont on (letil nombre, quand l'infection reste localisöe et ne so repete pas, peuvent so cicatriser, s'enkyster, etc. Une premiöre attointe, guerie ou iioii, proserve-l-ellc d'uue aulre atteinte? Non. J'ai demonlre h^ premier (Galtier, ISSI) que le chien pent prendre la morve, cinq, six, seplfois, dans cours d'une annöe, ä la suite d'inoculations cuta-nöes, tout en perdantnöanmoins de saröcoptivitö. Straus aurait cons-tatö que, au lieu d'injecter dans lesveinesdu chien de fortes (loses do culture, qui peuvent lui donner une morve aiguä gönöralisöe et le tuer rapidement, il etail possible,en lui injeclant la culture ii doses faibles et repotees, do lui conförer l'immunitö centre le virus injeetö dans le sang, tnais non centre l'inoculation cutanöe, qui s'accompagnerait quand memo d'ulceratioii passagöre. On sait d'aulre part quo lamorvo eströinoculableetauto-inoculableauxsujets,quiensontatteint8,chezles
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77Unbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MA.LADIES C0NTAG1EÜSES DAGTERIENNES.
diverses espöces susoeptibles de la contracter. Les inoculations, faites sur les malades avec leurs propres produits on avec lesproduits d'un autre sujel, donnent des ulcörations morveuses avec lymphangites; cela est connu pour certaines espöces, depuis nies experiences sur lo cliieu et depuis celles dt^ Charrin sur le cobaye ; mais cela ötait dö-monlre depuis longtemps pour les solipödes morveux, chez lesquols l'inoculation de leur produit donne le plus souvent des plaies ulco-reuses caractöristiques, d'oü la possibilitö d'auto-inoculer les suspects pour asseoir le diagnostic dans les cas douteux,
II est done vrai de direque ia morve n'a pas la propriötöde preser­ver, contre ime iHiuvelle infection, rorganisinc de Fanimal, qui on aunc premiere fois snbi les alleintes. Finger anrait bien reussi ä conförer au lapin un certain degrö d'immunitö, en lui faisant des inoculations locales successives, en lui injectanl dans les veinesdes cultures stcrili-sees, ninis liest reconnu (Nocard, Schindelka) que la malleine, qui i)ent aider ä la guei'lson de la morve, n'est pas immunisante; et l'immuni-sation des solipedes nc seinhle guere pouvoir etre olitenue, liien que (pielques resullals, encourageants au point de vue de la prophylaxie et de laguerisonde la morve, aicnl ete obtenus (Malzeff, Bonomo, Babes, Chenot et Picq) avec le serum debeeuf.
V. ..... Diagnostic.
[/affection farcino-morveuse est entretenue par la contagion, qui
est propagee trop souvent grace au retard apporte a reconnaitre son existence. Savoir diagnostiquer la maladie le plus promptement pos­sible est done de la plus grande importance dans loutcs les circons-tances, surtout quand i 1 sagit d'animaux appartenant a des ecuries nombreuses, a lt;le grandes agglomerations, a la cavalerie de com-pagnies, a la cavalerie de l'arnn'e, etc. La police sanitaire. l'hygiöne gemjrale, l'inspection en vue de la consommation, le commerce, etc., SOnt intercsses au supreme degre dans cette question. Mallieureu-sementlediagnostic deTaOfection farcino-morveuse est souvent difficile ä 6tablir; les malades neprösentenl pas toujours tons los symptömes, ou assoz de symptömes visibles et sufflsamment caraetöristiques; certains malades peuvent, pendant an temps plus ou moins long, avoir une morve latente; d'autre pari, il peul parfois so presenter dos
diriicultes, meine sur les cadavres, a cause de la caractiTisl ique
insufflsante des lesions. Cependant, si les cas difflciles sont fröquents dans la pratique, le veterinaire doil elablir mi diagnostic le plus promptement possible et il ne doil passe tromper; animier l'existence de la morve, c'esl prononcer un arrel de morl contre ranimal ; et m6connaitre lamaladie c'est enfaciliter l'extension au grand prejudice des interels particuliers ei de riuleret general. On s'oxplique bien
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MORVE. — AFFEQTION FARCIN0-M0RVEU8E.
MORYE ET FARCIN,
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(lu'on so soil ingöniö depuis longtemps ii reohorcher des moyens divers d'assurer le diagnostic ; et on comprend aisöment l'imporlanco de ces moyens (inoculation, mallrtination), grace ;i I'emploidesquelsil est ais('' do sorlir du doule. En tout cas, il conviendra, laut (iiio le doute ue sera |)as levi', et tout on ayant recours on sc disposant a reoourir ä quelque moyon stir, de faire prendre les pröcautions et appliquer les mesures (isolement, Sequestration) propres ä pr6venir la contagion, et de procöder a une enquöte, pour arriver a connaltrc I'ori-fdne du mal et les rapports, que les malades out pu avoiravec d'autres animaux.
1quot; Diagnostic de raffection farcino-morveuse sur les animaux
vivants.
Le diagnostic, sur l'animal vivant, d'apres les symptömes, possible et möme facile dans certains cas Lien caracterises, ne pent, dans bieu des cas, etre elabli avec süretö ijue grftco ;\ rein|)li)i de certains pro-codes expei'imentaux (recherche du bucille, inoculation, mallci-nation).
.\.Examen clinique.— Le farcin chronique, caracterisepardesbou-tons, des cordes, des ulceres, des tumeurs, des engorgements, n'offrira jamais, ou presque jamais, aucune difliculte de diagnostic ; l'animal i|iii presentera ces symptömes devra 6tro döclarö farcineux. Mais il pent se faire qu'on observe sculenieut I'iiu ou I'autrc ou certains de ces divers caraetöres; et alors on pent etre embarrass^. Si l'on n'observe • pie desboutons, on pourra besilcr: on tiendra compte de leur nom-bre, de leur siege, de leur forme, de leur contenu, des plaies qui leur font suite, des renseignements sur les antöcödents de l'animal. On pourra ouvrir quelques boutons, pour voir s'ils contiennentun produit jaunätre, olöiforme; et, s'il en estainsi, le sujetpourra 6tresuspects. Si les boutons soul aecompagnös d'ulceres ct do cordes moniliformes, le diagnostic devientplus facile. Le farcin so traduit (piebpiefcds par im on plusieurs eugorgeineats, qui, lorsqu'ils sont seuls, son! insulli-sanls pour permeltre de se prononcer, mais qui, s'ils sont acoom-pagnos de boutons ou de cordes, permettent d'afflrmer l'existence de l'affection. Dans tous les cas, il faudra s'appliquer a bien saisir les caraetöres des lösions et des symptömes, a bien s'enquörir des antece­dents des malades, a examiner avec soin toutes les regions oti peuvent se localiser les lösions de l'affection farcino-morveuse; et si la lumiöre n'est pas sul'lisante, il faudra recourir a l'emploi des moyens indiques ci-apres.
Le fai'cin chronique pent parfois etre simuld par certainea affections qui s'aecompagnent de symptömes locaux plus ou moina semblables a ceux que nouslui avons reconnus. Dans le coura de la r/uwine et du
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MALADIES C0NTAGIEÜSE8 BACTßRIENNES,
horse-pox, il so produit souvont dos lymphangites, suivies d'adönites ; mais les cordes I'ormccs no se comportent pas connne colics du vöri-lable farcin; dies ne so raraolllssent pas et ne s'ulcorent pas toujours; et quand ces phönomönes so produisent, la matiöre excrötöe n'est pas olöifonne, mais plul6l puriforme. De plus, les a(l(''iiites so terminent par la rösolution ou par l'abcödation, contraireraent a celles du farcin qui s'organisent et se casöiflent, Les plaies, qui font suite un\ lym­phangites et adönites gröasiennes ou gourmeuses, sont de bonne nature, donnentun pus grisätro, bourgeonnent, contrairement A cellos du farcin, et marchent vers la cicatrisation. D'ailleurs, en pareil cas, les antecedents desanimaux pen vent rtre d'une grande utility ; et si tout cela ne suffisait pas, on aurait recours a I'inoculation. Los plaies esii-vates, qui s'observent chez certains animaux, quoique grenuea et quoique restant parfois longtemps sans se cicatriser, n'offrent pas lea caraetöres des ulcöres farcineux et söerötent un produit difförent, Les lymphangites simples des membres peuvent simuler les engorge­ments farcineux. L'exanihdme pustuleux peut ögalement simuler le i'arcin (Dieckeroff), surtout si ses boutons donnenl un |)us söreux et iaunätre; toutefois, il ne se produil ni cordes, ni adönites indurees, mais simplement un peu d'empamp;tement ganglionnaire.
L'affection qui a 6t6, saus contredit, confondue le plus souvent avec le I'arcin morveux est le farcin d'Afrique, encore appelö farcin de caserne, et dösignö communöment sous le nom de lymphangite dpizoo-iique. II y a pourlant des difförences entre les deux maladies, la lym-phangite öpizootique a ordinairement pour poinl de döparl un trau-malisme, el lait suite äune plaie. Ine predisposition pourcette malad ic semble rösulter de l'influence des mauvaises conditions liygiöniques; les suiets qui en sont atteints peuvent contractor la morve ou le farcin morveux, et e'est a une confusion ou a dos eo'inciden(;es de cetto nature qu'on doil d'avoir cru parfois a l'identitö du farcin morveux et de la lympliangite öpizootique. Cetto affection so traduit d'ailleurs par des symplidnes locaux, qui rappellent beaueoup ceux du farcin morveux, mais qui en difförenl a plusicurs points de vue; eile a une cvolulion ililVereuto, et sa. terminaison est gönöralement la guörison. llt;;ilo so döcöle par des boutons, qui s'abcödent, par dos engorgements, des cordes niöme moniliformes et dos adenites, qui se ramollissent, s'ulcferent et söerfetent, Mais le produit söcrötö n'est pas olöiforme, il est souvent tranchemeni purulent, grisfitre, riche en elements ügurös, quelquetois jaunamp;tre et mal li6, toujours incapable de donner la morve a aueun animal. En outre, los plaies, quoique atones parfois, sans reaction, tenaces, couvertes de bourgeons saillanla et mollasses, llnissonl par se limitoi-, promlre hon aspect et se cicatriser. On ne voit iamais survenir dos complications du cätö des voies respiratoires, exceptö parfois sur lo pituitaire, qui peut prösenter des lesions ulce-
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MORVE.
AFFECTION FA RCIN0-M0RVEÜ8E.
MORVE BT FARCIN,
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reuses. La lymphangito öpizootique esl cependant une maladie infec-tieuse du systöme lymphatique; eile est döterminöe parun microbe difförenl decelui il(! la morve ^un gro8microooquo),qui s'introduil par une ou plusieura plaiee et dötermine los accidents pröcitös, en puilu-lanl et en passant dans les lyraphatiques, Le germe pathogöne pent 6tre iiMicnlr accidentellement ö lapeau par Irs instruments de pan-sage, par Irs lilieres, ete.; inneiile expörimentalement aux solipödes, il reproduil ['affection aprös une longue incubation, Le diagnostic difförentiel, quelquefois possible d'aprös les symptömes, devient plus aisö grAce aux renseignements et a ['observation de la marche ili' la maladie. En inns eas, ['inoculation et les autres moyens do diagnostic, exposes plus ioin, permetlront de sorlir du douta, quand il subsisteraaprös ['observation des malades.
Le diagnostic de la morve chronique es\ facile a ötablir, si les trois symptömes cardinaux existent; il esl mfime parfois possible et assez facile dans certains eas, oüil n'ya pas röunion de cestrois symptömes. Des lubercules ou des chancres bien caraetörisös sufflsent pour per-
mettre d'afflrmer que la.....rve existe, surtout s'ils sont aecompagnös
d'un ou de plusieurs autres caraetöres. Les plaques, ies infiltrations, que ['on observe sur la pituitaire, son! loin d'avoir la m6me valour diagnostique; raais si, avec elles, mi observe duglandage et du jetage, on pourra encore admettre ['existence de la morve, surtout s'i] s'agit il un sujel qni s'est trouvö en contact avec d'autres animaux morveux, on si d'autres sonl devenus morveux ii sun contact. Le jetage, s'il existe seul, eni-il tons les caraetöres pröeödemment döcrils, ne sera jamais süffisant pour permeltre de conclure l'existence de la morve; mais il augmentera de valeur et de signification, suivant les anlece-dents du malade, et siiivanl la coexistence d'autres symptömes plus ou moins precis. Le jetage el le glandage, observes sur le memo animal a anleei'deuls suspects, peuvenl quelquefois ötre sufflsants pour autoriser ä, porter [e diagnostic morve; mais cependant, s'ils ne, sonl pas livs bien caraetörisös, il y aura souvenl lieu de temporiser, de faire söquestrer I'animal, en altendani ['apparition d'autres symp-li'mies plus palliognomoinques, ou mieux en attendant [e rösultat des inoculations, qu'on doil se hhier de pratiqueren pareille occurrence. La glande, iorsqu'elle existe, pent avoir une trösgrande valeur, quand des circonstances antörieures viennent corroborer sa signification. La valeur de ce symptöme devient d'ailleurs plus grande, s'il est aecompagnö d'autres signes. II laut enfin prendre en considöration ['infiltrationde la muqueuse, ['hypertrophic des follicules, la presence de plaques molles ou cicatricielles, le gonllement des sinus, les boiteries, les oedömes, les engorgements, qui seproduisenl sans cause. connue, les modifications de la respiration, l'altöration du flanc, I ejiislaxis, la toux, la lunielaiiidn dc la n'gion testiculaire, etc. Ccs
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MM.AlilKS G0NTAG1EUSES UACTERIENNES.
divers symptömoa sonl adjuvants, et deviennent d'autant plus signi-(Icatifs qu'ilsse röunissent en plus grand tiombre.
Certains symptömes, igt;lns ou moins pessemblants ;'i oeux de la morve, peuvenl so inontrer h la suite d'autres affections des voles respiratoires, tolles que coryza, laryngite, trachöite, broncliite, collec­tion des sinus, nt'oplasics dans les premiöi'es voles rospiratoires, irri­tation des muqueuses a la snip! de l'inhalation de poussiöres, horse-pox, anasarque, carie dentaire, rhinite exsudntive, etc.
On considöre l'öpislaxis comme un signe dune certaine valour diagnoslique, iorsqu'il se montre sui des sujets suspects a un autre litre, Mals il peul arriver que des saignements de nez se produisent en dehora dela morve, soil lorsque les animaux oni quelque lesion de toute autre nature, une lumeur, un angiome par exempli', soil lors-qu'ils onl inhale des poussieres, eoinine eenx des cliaulonrniers (Maury), soit lorsqu'ils ont 6t6 exposes ä un soleil ardent, etc. Dans les ens de tumeurs, il peul se produire non seulement lt;le l'öpistaxis, inais aussi du jetage el mßme du glandage. On a signalö l'öpistaxis sur les chevaux qui avaienl inhale des poussieres; etj'ai vu plusieurs fois des chevaux qui avaienl eu des saignements de nez, avecou sansjetage, etqui n'etaienl pas morveux. hin toute circonstance, et en cas dedoute, c'esl encore a ['inoculation et a la mallöination qu'il Caul demander les renseignements nöccssaires.
I,a morve chronique peul 6tre simulöe parfois plus ou moins par d'autres maladies ; par diverses alterations de la pituitaire; par le coryza chronique, qui peul s'accompagner de jetage et de glandage; par la collection simple des sinus; par la collection des poches guttu­rales; par la gourme; par la bronchite chronique; par L'angine; par I'anasarque, par le horse-pox : par la carie dentaire, qui se fait jour par les cavitös nasales;par le döveloppemenl d'abces dans l'öpaisseur de la cloison ; par un polypi' nasal aecompagnö de jetage; par le sejour de corps vulnerauls dans les eaviUs nasales; par la prösenco de para­sites, etc, Iraquo;ans ces divers cas, on ne rencontre pas les symptömes propres de la morve ordinaire; on n'ohserve pas de lubercules ni
d'ulerrations veritables sur la pituitaire. En l'absence de chancres, la
dillenneialiim sr tire snrloul de Ti'lal, de la glande de l'auge, qui
prösente rarement les meines caraelöres que la glande morveuse; d'ordinaire eile n'est ni adhörente, ni bosselöe, ni indolente comme
dans la morve. Enfin le jetage peul hii'ii (#9632;crlaiiieinenI avoirdes earae-Irres plus on moins analogues a eenx du jetage morveux, niais ordi-nairenienl, dans les affections ci-dessus mmnierees, il esl mucOSO-pnrulent, grisätir el plus on moins rpaissi. On pent observer parfois, sur des chevaux non morveux, un elal calarrhal de la pituitaire avec erosions superliciclles OU desipiamalions epithelialcs, voire menu; de vi'ri tables |)hiiesulcereuscs,superlieii!l les et des tachcscicalriciolles, etc.
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MORVE,
AFFECTION FARCINO-MORVEÜSE. — MORVE ET FARCIN. 178
Outre li! horse-pox, doat l'öruption peat envahir lii pituitairo, on a signale une sorte de rhinite cxsudative, cm de coryza pblyct^noYde, qui pent sirauler ögalemeat la morve dans une certaine mesure. Gelte ma-ladie, qui n'est pas, oomme le horse-pox, iaoculable ä la vaohe, et dont la nature reste a determiner, se oaraetörise par la marche et les symp­honies suivanls : ecchymoses sur la pituitaire, se transformant rapide-ment en ölevures el en nodules on vösicules, qui ordiuairement s'ou-vrent bientöl et laissenl öchapper un liquide clair et söreux; plaies superflcielles, rougeä-tres ou rouge orange, se recouvranl d'une exsu-ilalion jaunälre on lirunalre el se cicatrisant rapidement; quelquefois jetage söreux et empAtement des ganglions de l'auge; evolution rapide, guörison complöte et trös prompte. L'envahlssement des gan­glions sous-glossiens par la mölanose pent les transformer en une masse dure el indolore; mais les signes de la pituitaire font del'antet on pent souvenl constater la presence de mölanoses (chevaux ä rube claire) dans d'autres regions. La lymphadönie s'accompagne aussi de la tumöfaction des ganglions, mais les autres signes font döfaut,
Pour bien examiner un cheval qu'on soupQonne d'etre alleinl de la morve, on constate d'abord les caraetöresdu jetage, ct on porte d'une I'acon spöciale son attention sur la pituitaire: on fait tourner l'animal du cAte du soleil, de faeon qne les caviti'S nasales soicnt bien eelairees, el Ton regarde aussi profondömenl que possible, pour voir s'il n'existe pas d'uicörea ou de tubercules sur cette muqueuse. On explore en outre ees eavites a l'aide du pouce et de I'index, qu'on plunge dans les divers recoins, On pent aussi eelairer le fond des eavites nasales en se servant il'un tniroir, pour y diriger un faisceau lumineux; on a eonseille l'emploi d'appareils spöeiaux (naso-laryngoscope). Dans toutes cos investigations, il y a ;i se melier des ebroueineuls de l'animal, qui peuvent projeter de la maliere morbide sur la figure el dans les yeux
I'observateur. I'ais
passe a l'examen de lange et ä celui des
autres regions oii se trouvent des ganglions pour constater leur etat. II ne laut pas oublier que la morve peut exister dopuis plus ou moins longtemps dans des organes internes saus se traduire sufflsamment au dehors, qu'il peut exister des lesions localisees an larynx, ii la trachee, aupoumon; il fautdonc examiner cos organes et etudier leur fonc-tionnement, II faut compriraer le larynx et la partie initiale de la tra­chte, pour provoquer la toux et I expectoration. Ce moyen doit etre souvenl mis en pratique, ear les symplumes de la morve laryngee ou traeheale, qui est plus ou moins latente, ne peuvent se constater que de eette fa^on. II faut done presser la trachee sur son trajet cervical, pour raquo;'assurer si Ton ne provoque pas de la douleur et de la toux; il faut saisir en mfime temps la langue et l'altirer an dehors, alin (jue lanimalne puissepas degluiirle produitde 1'expectoration, quis'etend des lors sur la muqueuse linguale, ou est projele ä terre, oil on pent
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MALADIES C0NTAG1EUSES DACTfiRIENNES.
I'examiner. Lorsque la maliöre oxpectoröe esttraversöe par des stries tie sang, on pent afflrmer que la morve exists, sans courir grand risque de se tromper. Co moyen de diagnostic, pröconisö (1816) par Abadie, a permis plus d'une foisö l'observateur do sortird'embarras; et plus d'une fois nous avons pu, gramp;ce a lui, reconnattre une morve trachöalequi n'ötait presque döcelöe paraucun autre signe. D'ailleurs, si la matirre expectoröe (jetage buccal), quoique stride de saug, peut parfois ne pas döriver de la morve, son inoculation lövera le cas 6ch6ant tons les doutes. De toute faron, il est doneutiledoprovoquer 1'expectoration. II faul aussi ötudier lapoitrine, surtout l'ausculter et oUulicr les inouvements du flanc.
L'examen du cheval suspect ne doll pas encore s'amHer la; il laut de plus passeren revue les diverses rögions, qui peuvenl 6tre le siege de li'sious plus hu moins caractöristiques; il faul vörifler l'etal des testicules, des mamelles, du vagin, etc,
Pour mioux examiner les cavitös nasales, on peut faire coucher l'animal suspect et explorer la muqueuse pituitaire, en lui relevant l'extrömitö de la löte; il devient ainsi facile de plonger le regard pro-fondöment et d'explorer une ötendue considörable. On pourrait prati-quer une fente a la trachöe, introduire les doigls par cette fento et explorer une etendue plus on moins grande do lorgjine. On a aussi eonseillr la trepanation des sinus, lorsqu'ils sonl gonflös; mais ce moyen, ne perraettani de vörifler qu'un espace restreint, est tout a fait insufflsanl ; n6anmoins on pourra y recourir quand on le jugera a propos. On a egalement recommandö l'eglandage, l'extirpation et l'examen de la glande; mais ce moyen n'a une reelle valeur qu'autant qu'on tail l'ötude bactöriologique de la 16sion, ou tnieux qu'autant qu'on s'en serl pour faire des inoculations r6v61atrices; ear la glande de morve, ainsi laquo;pi'mi la vu, esl loin d'(Mre loujours caractöristique au point tie vue de l'anatomie pathologique; el en core l'examen bactörio-logique et la culture peuvenl ne pasaboutir, laglande pouvanl avoir perdu sa virulence, tin moyen facile a employer, mais qui n'est pas toujours suivi dun resultal immödiat, consisteraii a imprimer a 1'or-ganisme suspecl une violento secousse, a Faicle d'un on ihi plusieni's purgatifs6nergiques, par le regime du vert, par une fatigue exag6r6e, etc., afin d'amener une acceleration dans devolution de la maladie et la generalisation des lesions, qui des lors s'accompagneraient do symptö-mes plus evidenls. II n'esl pas douteux ipie beane.oup de eas de morve, considi'n't's jadis comme spontanös, n'otaient que de simples recrudes­cences dudes aggravations occasionnöea par les causes invoquöes. On pourrait d'ailleurs obtenir Gagny) le memo resultal, c'est-ä-dire le pas-age de la, morve chronique a l'6tal aigu, en faisanl des injections sous-eutanees d'ossence de t6r6benlhine a 1'animal suspect.
Malgre toutes ces precautions, malgrö un pareil examen, il
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MORVE.
AFFECTION FARCINO-MORVEUSE. — MORVE ET FARCIN.
arrive trop souvent qu'on ne peul sortir d'embarras et qu'on n!stc dansle doute;on doit, cu pareil cas,prendrelesiuesuresindispen8abl6S, pour öviter la contagion, et Wm attend la manifestation d'autres symptömes plus caractöristiques, en n'oubliant pasqu'un cheval qui a prösentö des signes de morve doit, tant qu'on n'a pas employe les moyens de diagnostic convenables, Atre suivi sans qu'on modifle les accidents locaux par un traitement quelconque, .Mais, corame dans ce cas ii faudrail souvent altendre longtemps, elant donnö surtout que le repos ralentil ['evolution de 1'affection, on doit essayer d'autres moyens (inoculation, mallöination) pour 6clairer le diagnostic,
Ii. Moyens d'etablir experimentalement le diagnostic — On poututiliser, commemoyens cle diagnostic, la recherche dubacille de la morve et la culture sur pomrae de terre. Le bacille de la morve pent 6tre mis en övidence par l'un des procödösindiquös plus haul.; mais, si ce moyen donne des indications nettes, quand on examine du jetage, du pus. des lösions de morve aiguö ou subaiguö, ii peut n'en donne]' que de vagues dans les cas d'affection chronique. #9632; La culture sur pomme de terre prend, ainsi qu'on In vu, des caractöres assez nets et assez spöciflques; parmi les microbes, qui peuvent se rencontrer assoeiesavec celui de la morve, dans le pus, 1c; jetage, etc., il n'y en a pas qui donnenl une culture semblable. On pourrail, en vue d'avoir des produits purs, pour l'examen bactöriologique, pour la culture et pour I'inoculation, recourir a 1'extirpation ou a la ponction de la glande, d'un bouton, etc. Toutefois, il peut se faire que la virulence de la lesion soil pins oil moins eompletement eteinte, et les residtals peuvent elre nögatifs, möme quand l'animal est morveux. En consö-quence, l'examen bactöriologique et la culture sur pomme de terre doivent ötre remplacös par I'inoculation el la malUinalion.
a. Inoculation. — Divers animaux peuvent etre choisis pour reccvoir I'inoculation des produits suspects, le malade lui-meme (auto-inoculation), I'ane, le chien, le chat, le cobaye, el le lapin, qui n'est cependant pas un röactifde choix. Quel que soil l'animal choisi pour roeevoir I'inoculation, il Importe de recneillir la matiere qui doit etre employee avec les pröcautions voulues, pour I'obtenir aussi pure et aussi abondante que possible; et, s'il y a possibilitö d'en puiser a plusieurs sources, dans plusieurs produits morbides, dans plusieurs lösions, on ne manquera pas de s'y adresser. On recueillera le jetage avec le doigl, avec des ciseaux, avec une spatule; on fera expectorer le malade; on raelera les ulceres de la pituitaire et de lapean; on pourra extirper, ponctionner et vider le bouton farcineux, la glande, etc.
On peul auto-inoculer l'animal suspect avec son propre produit, qui, s'il est morveux, provoquera, h la suite de piqöres ou scarifications bien faites et liien garnies de mauere, le developpenient rapide de plaies ulcereuses aux points inocuh's.
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IIH
MALADIES CONTAGIEÜSES BACTEHIENNES.
L'Ane est le vöritable röaotif de la morve (Sainl-Gyr); il peut 6tre inoculr par piqtires ou scarifications intra-dermiques, ou par injection sous-cutanöe, si on dispose d'un produit pur, au voisinage des ouvertures nasalos, sur le front, sur les faces do I'encolure ou partout aillmrs, apros que la rögion aura l'1('' nettoyße, rasro etlavoe. La iiiatii'iM' morbide sera 6talöe, froltöe sur la pai'tie inoculöe et introduite dans les piqüres ou scarifications. S'il s'agit de la morve, 1'inoculation sera ordinairement fructueuse : la tempörature du sujot s'ölövera dös le second ou le troisiöme jour; pen aprös, des le qua-trieme ou le cinquiöme jour, une inflammation locale so montrera et aboutira promptementü la fox'mation d'ulcöres; la maladie so gönöra-liscra rapidement; l'inoculö prösentera les symptömes de la morve aiguti, et succomberaen 8-20 jours ordinairement, avec leslösions qui earactorisent cette forme de l'affoction. Quelquefois, bien que tres exceptionnellement, 1'incubation, ehe/, l'äue inocuh'', peut aller, raquo;piaiul la matiere employee est appauvrii1 ou affaiblie, jusqu'ä trois et quatre seiiiaines (Dcgive, (ialtier); de plus, la morve, inrine inoculöe, peut parfois evoluer a l'intörieur avaul de devenir visible a I'exteriiuir. Muliii, l'inoculation du produil d'un animal morveux peut quelquefois, quoique trös rarement, ne pas ötre suivie de morvo. Lorsque l'inocu­lation in' röussil [ias, il ya forl a prösumer que le sujel, qui a fourni le produit, n'est pas morveux; mais, d'une mauiere absolue, on n'en est pas sur, car il peul arriver que le produit, pria sur le sujel morveux, ne soil pas virulent. Dans ces cas, une nouvelle inoculation serail a la rigueur nöcessaire. Mais par centre, si le sujel. inoculö devient morveux, alors il n'y a pins lieu d'hösitcr, on est sür de l'existence de raffection sur le sujel qui a fourni le produit inoculö.
J'ai le premier (Galtier) deinontre, en 1881, que l'inoculation des produils suspects, auchien, par piqtiresou sacrifications, constitue un moyen de diagnostic, des plus precienx. Li'inoculation, taite avec des duils morveux, reussil seule, et s'accompagne seulc de plaies utlcö-reuses; le menu' fail s'obscrve d'ailleurs, si ou inocule le produit mor­veux a un sujrl deja en puissance de morve ; d'autre part,le meme animal penl servil' a faire des diagnostics successil's, altendu que le chienpeut contracter plusieurs fois la morve. One si on vcut pouvoir bien observer les caracteres des lesions provoquees, et obtenir des re-sultals, qui s'imposent parlenr evidence el leur signification, il laut ino-culer le ebien, de prelerence sur la rögion du front, oti les alterations produites ne peuventpas ötre dönaturöes par le frottement aussi faci-lemeut quo dans d'aulres eudroils. II taut laver et rascr la region; ensuite, on fait, avec la lancette ou le bistouri, des piqürea on des scarifications superAcielles ; on essuie le sang qui pent s'eeliapper, et on (Hale la matiere a inoculer, enayantsoin de la faire pönötrer dans les piqAres el les incisions; on peullaire, l-2-S2'f lieuresa[)res, une neu-
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MOftVE,
AFFECTION FA11GINO-MORVEÜ8E.
MORVE ET FARCIN.
volle application de matiöro virulente, sulvie de friction. Peu de temps apri's l'opöration, auboutde3,4, Sjours, onvoitapparattre dela turges-oence dans la rögion ; il se forme, au niveau des inoculations, de petites plaiesulc6reuses,cupuliforme8| grenuos, jaunamp;tres dans leur ensemble, analogues aux plaies du farcin chronique chez le oheval. Cos plaies Böcrötentabondammenl un [ms ties Quide, txuileux, jaune grisätre, qui souvont se concrete en croüte au-dessus des ulcöres; et ceux-ci n'en continuentpasmoins iisöcröter au-dessous de la croüte ainsi fonnee, ii s'etendre et ii se röunir. Pendant un temps, qui varieentreS, 10, lö, 20, 30jours, suivant les individus inoculäs, la plaie morveuseronge, s'ac-crolt en ötendue etenprofondeur;sa söcrötion devientde plus en plus abondante et conserve ses earaeleres; le pruduit morbide est ties Quide, visqueux ; les lissus sous-jacenls et circonvoisins sont tumeties, gonflös et iulillres ; mais cette modification ne s'ötend Jamals bien loin. Bien souveni j'ai mis a profll les donnöes i|iii pröcödent pour etablirouvöriflerle diagnosticde l'afifection morveuse; el toujoursj'ai euäm'en föliciter. Le chien peul doncötre utilisö au möme titre que l'amp;ne. Toutefois, avec le ohien, comme avec l'ftne, le rösullat de l'ino-culation peul 6tre nögatif, quand le prodüit inoculö, bien qu'em-pruntö a un sujet morveux,n'ost plus virulent; d'autre pari, le chien pouvant parfois manquer de röceptivitö, l'inoculation d'un pi'oduit plus ou moins virulenl peul ne pas donner la morve; aussi convien-dra-t-il d'inoculer, a la fois, plusieurs sujets; et encore y aura-t-il lieu de ne cousiderer comme ayanl uue valeur absolue que les resultals positifs.
Le chat (Malzeff, Lissitzine) pourrail ötre utilise au meine titre et de la meine fagon que le chien.
Le cobaye peutetre inocub', comme le cliien, jiar piijrtresou scarifi­cations, apres que la rögion (la töte ou le dessus du dos, etc.) aura ete neltoyeeet rasee ; ou peul aussi l'inoculer par injection hypodermique ou mieux par injection intra-pöritonöale, lorsqu'on dispose dquot;uii pro-prodnil pur. Apres les piqrtres et les scarifications, il se produil bien-Löl des plaies ulcereuses; aprös l'injection sous-cutanee, les inocnles. s'ils ne succombent pas rapidement ä une infection septique ou puru-lente, lorsque le produil employe esl impur, prösentenl un accident local, et ultörieurementdes abces dans les ganglions voisins; toutefois, il arrive, commo pour le einen, que des Inoculationsrestent sans eitel, bien que faitesavec dela mallöre virulente. L'injection intra-pöritonöalo, pröconisäe par Straus, est le mode d'inoculalion qu'ily a lieu d'adopter, lorsqu'on veul se servir du cobaye; eile donne promptement des resullals probants ; eile doittHre falte surdes males ei avec des produits pura (pus de bontons, d'adenile,etc.) anlaul que possible. Quand on emploie des produits impurs (jetagO, ])us dos jdaies, etc.), les inoculos
peuvent mourir rapidement d'une infection s(gt;|gt;ti([ue ou purulente; il
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MALADIES CONTAGIEÜSES BACTEftIBNNES.
convient alors d'inoculer, en mrinü temps, trois on quatre sujels, afln d'avoir la chance d'en voir quelqu'un rösister äl'infection septico-pu-rulente el contracter la morve. D'ailleurs, quand on ne dispose que d'uii produit impur (jetage, |his';, on peatattönuer beaucoup Los dan­gers d'infeclion noil morveuso, en ayant soin de recueillir le jetage, iipres avoir lavö les naseaux du malade, et iii)rüs avoir altendu un uou-vel öcoulement, qu'on pourra accölörer par mi temps d'exercice. Lo cobaye tnamp;le, qui a rrin du virus morveux dans la p^ritoine, meurt ordinairement en 12-15 jours, et quelquefois en 'i-S jours, apres avoir prösentö, des le second on h; troisiöme join-, les signes d'une violente inQammalion de la rögion testiculaire, qui devient tumöflöe, douloureuse, rougeätre, violacöe, et qui, au moment de la inort, prösente les lesions d'une vaginalite casöo-purulente trfes intense;, avec ou sans foyers cas6o-purulcnts lt;laiis le testicule, etc. Dös 1c second, le troisiöme ou le quatriöme jour i[iii suit I'injoction, le dia-* gnostic (!sl(Halili, si h's signes pröcitös se produisent ; toutefois, pour plus de sflrotö, il conviendrade sacriflerle snj(;l inoculö et des'assurer, par l'examen baetöriologique, de la presence du bacille de la morve, car ii a i1 IT' reconnu (Nocard) que laquo; certain.es lymphangitesdesmembres, cxprimct's par des engorgements indurös d if'l'ns, a\ cc plaics id ('(''reuses, sent dues a un microbe capable de provoquer des accidents testiculaires analogues ä ceuxdela morve, quandil est inoculedansla pöritoinedu cobaye raquo;.
li.Pouvoir revelateurdelanialleine. —Helman,v6t6rinaireru88e, a, le premier, extrail des cultures dubacille morveux, une substance, la mallöine, qu'il a utilisöe pour faciliter le diagnostic des cas dou-teux. Kalning, autre vöterinaire russe, a, des 1891, elahli pöremptoire-ment la valeur diagnostique de cet extrail (la malbWue), (pii contient les produits söcrötös par le microbe dans ses milieux de culture, Aussilöl apres ces constatations, Preusse, en A.llemagne, E. Hoax, en France, pröparaientla mallöine,cl de nombreux essais etaienl realises pour diagnostiquer la morve avec ce produit en Allemagne (Dieckeroffi et Lollies, Preusse, PöterS, Foth, etc.),en France (Nocard, etc.), en An-triche (Schindelka, etc.), en Russic (Sem in er, etc. |.
La inalh'dne esl pri'pari'e un [icii diversemenl, snivanl, les pays; en trance, on se serl de la malleine de Roux, qui est fournie par 1'Ins-titul Pasteur, el qui es1 obtenuede lal'acon suivante :
Culture pendant un mois ä Sli0, en bouillon pepto-glycörinö, (run bacille a virulence exaltöe et entretenue par dos inoculations intra-veineusos chez le lapin; stdrilisation ä l'autoclave, a HO0, pendant trente minutes; concen­tration, par evaporation dans lo vide, jusqu'ö röduotion an dixiäme, et filtration sur dtardin, On obtienl ainsi un liquide sirupeux, brunätre, k odour un peuvireuse, renfermant environ moitiö de glycörine, no, oonservant longtempa au frais, a l'abri de l'air ot de la inmiere, e'est la malUine brute.
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mouvi;.
AFFECTION FAliciNO-MOKVKUSK.
MORVB ET FARCIN.
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Ce produit est employ^ en dilution au dixiemn dans de l'eau pböniquäe a 11 ]). 1000; la niallöine ainsi dilute ol prete a ctre injuotuc, consnrvc plusieurs mois ses proprietes, li] la condition d'ötre maintenue au frais, ii l'abri de l'air et de la lumiöre.
Seramor et Kresling ä Pötersbourg, Preusse ii Dantzig, obtiennent la mallöinepardes procödös analogues. L'institut vötörinaire de Charkoff et Prelsz a Buda-Pesth pröparentune malläine ii(iui(le avec des cultures surpomme de terre.En Allemagne, Foth pröpare une mallöine söohe
de la l'aroii suivantc :
Oblenlion de la raalläine brute oomme dans le proeöde Roux ; addition de quot;2;; ii 30 parties d'alcool absolu; nitration, puis exsiccation dans le vide. Le residn ainsi obtonu est une poudre blanche(maüäine söche), quis'emploie dissoute dans roan distillrc a la dose de O^'jOb.
La mallölne injeetöe, ä forte dose, sous la peau de ohevaux suins, pror\'oque une lesion locale (tumefaction oedömateuse, chaude, sensible, ])lus ou miiins voluiniiioiiso, se resorbant eu quot;i-'.i jours saus suppurer), une reaction föbrile (hyperthermie pouvant alteindre 1deg; B ä 2deg; et plus, se montrant des la Imilicmo heure, et persistant 12-18 beures), et une reaction gönörale (tristcsso,abalteinent,inappötence,frissons, treinble-ments). Injectöe ii doseraquo; plusfaible, olle uo dötormine aueune röaetion sur les aniinaux sains (chevaux, mulcts, anes , provoquant scule-ment une 16sion locale a peine visible; alors qu'ä la meine dose eile peut inlhicncerd'unefacon trös appröciable lessujets atteinlsde morve. Les chevaux, qui sent sains et nieuie ceux ([iii sont alteints de quelque maladie apyretique, iiil'ecticuse ou nou, sonl insensibles a des doses do inalli''ine, egales, im superienres meine, a celles qui provoquenl des reactions tres manifestes sur les sujels morveux. Ainsi, tandis qu'il sufflt de deux centimötrea cubes et demi de mallöine dilu6e de Roux pour influencer ties manifestement les animaux morveux, les chevaux sains supportent, sans effet bien marquö, la meine dose ou une dose double.
Cbez les chevaux alteints de tnorvej ii quelque degrö (jue ce soil, ['injection sous-cutan6e de la mallöine s'aecompagne d'une reaction locale, d'une reaction organique el dune reaction thermique. En quelques heures, on voil apparaltre, dans la region inoculöe, unc tnmefaclion inllammatoire, chaiule, tendue, iloulonreuse, volumineuse, s'ötendant pendant 24-36 beures, laissant öchapper, de son pourtour, des lymphangites chaudes et sensibles, qui se dirigenl vers les ganglions voisins, et persistant plusieurs jours, pour diminuer ensuite progressivement et disparallre au beul de 8 A ii jours. Avec ['apparition dc I'accident local, coincide la röaetion organique, dont
le dogre varie suivaiil les sujels, et qui est caracterisei' )gt;;ir la tris-lesse, 1'abaltement, voire meme la prostration et rindiU'crence,
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MALA.D1BS CONTAGIEÜSES BACTER1ENNE8.
l'anxiötö du regard et le faciös grippöse hörissemont du poil, l'accö-löration de la respiration, la suspension de l'appötit, ['apparition do frissons, localises au aiveau de l'olöcramp;ne et du grasset, ou ötendusau tronc. Avcc hi reaction locale et la röaction organique, se produit une i't'iiction lhernii([iie, caniclc'i'isöo par une hyperthermie, trös manifeste döjä di's la liuiliünio tieure, pouvant aller de 1deg;, quot;gt; ii 2deg;, .quot;gt; et plus au-dessus de la normale, alteignant son maximum entre la dixiöme el la dou/.u'üne heure, i;l quelquefois versla quinziöme ou la dlx-huitiöme lieuro, s'cflarani graduellemenl, pour faire place a l'ötat normal aju-es 'iH a (io heures.
Bien queparfoisil alt paru que la malläine avait contribuö, ainsi qu'on le verra plus loin, a la guöi'ison de la morve, il esi avörö, d'aprös des observations diverses, qu'elle a, dans curtains cas, accölörö l'övolution de la maladie et transformö plus on moins lu type chronique i'ii type aigu ; ce qui, d'ailleurs, n'esl pas un inconvönient au point do vue du diagnostic. Si, d'une maniöre gönörale, la mallölne, convena-blementdosöo, n'impressionnepas les sujets aon morveux, on l'a vue parfoisprovoquer une reaction plus oumoins incomplöte, une hyperther­mie, avcc (ni saus accident local, ehe/, des chevaux i horse-pox,collection des sinus, eiupliysrmr, ele. non morveux ; mais, outre que la röaetion ost incomplöte, cos manifestations sonl plus fugaces et disparaissent plus rapidement que lorsqu'il s'atjil de la morve. D'autre part, il ne laut pas perdre de vue; que lessujets febricitants ne fournissenl, bien que morveux, qu'une reaction therinique pen aecusöe; lt;|U(! des elats morbides divers (gourme) et des variations almo8ph6i'iques(soleil,pluie, brouillards, vents) peuvent provoquerdes oscillations thermiques, des eli''valions ou des abaissemenls de 1deg; a quot;2quot;. Kn consequence, les animaux suspects, destines a suhir l'öpreuve ile la nialirdne, devront etre laisses au repos et a l'abri des influences pi'öcitöes, pendant les deux jours qui pröcödenl l'inoculation; leur tempörature sera constatöo le matin, a midi et le soir; si eile se mainUenl au-dessns de la normale vors .'{',)quot; on au-dessns, ou si eile subit des oscillations de plus d'un degrö, on pourra surseoir ä l'opöration.
Les injections rövölatrices de mallöine sonl particuliörement indiquöes pour les sujets suspects a un titre quelconque, alorsque l'examen cl tnique ne permet pas d'aboutir a un diagnostic pröcis; eil es sonl indiquees, coneurremment avec les inoculations revelatrices do produits morbides ii des animaux röaetifs, dans les cas ou les suspects fournissent quelque matiöre morbide ; idles sonl indiquees duns tons les cas de suspicion, soil qu'il s'agisse d'animaux suspects par les symplnines ([u'ils presentent, soil qui! s'agisse de chevaux suspects par lours souls antecedents, Dans tousles cas, elles peuventrendreles plus grands services; on permettant de reconnattre I'existence de la, maladie sur les sujets, qui, 8an8elIe,pourraient(5chapper plus ou moins longtemps
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äl'abatage ou ii la söquestration ; en perraettant de döclarer indemnes des sujets suspects a un titre quelconque, et d'abröger ['application de mesures gönantes et coöteuses. Cesl que, en effet, ies chevaux, qui no röagissent pas a la mallöine,quelle que soitla raisonde leur susijicion, peuvent ötre lögitimement considöröa comme indemnes de morve. D'autre part, quand on soumet, ä l'öpreuve de la mallöine, ions los cliovauxd'ime ecuriecoataiiiinee.plusieurs peuvent reagii-, (juin'avaieiil pas encore prösentd les signes de la morve. Si I'on fait abattre tout on partie de ces chevaux. on trouve des lesions pulmonaires plus ou tnoins nombreuses, consistant die/, certains en quelques tubercules translucides plus ou moins rares. Si on les conserve, en Irs maintenant isolös, et a l'abri d'une nouvelle contamination, on en voit qui deviennenl tnorveux cliniquoment, mais il y en a qui rrstenl sains en apparence etnetransraeltent pas la maladieö leursvoisins. Si, pendant leur isolement, on les soumet a des mallöinations successives, 1c nombre de ceux qui rdagissent diminue ö. chaquo 6preuve; et ceux qui cessent de röagir peuvent ötre considörös comme guöris (Nocard). Toutefois il convient d'espacer sufflsamment(deux mois, un mois) les öpreuves, car des injections trop rapprochöes de mallöine peuvent, par suite de I'accouturaance, ne provoquer sur les malades que des röactions succes-sivement döcroissantes.
laquo; Les indications, fournies par la malleine, sent, dans I'immense majorile des cas,d'une neltetöabsolue. Si l'animal, soumisä I'öpreuve, ne präsente aucune reaction locale ou organique, si la tempörature resle stationnaire ou ne varie que do quelques dixie,nies de degrö, on pout afflrmcrqu'i] est indemne demorve.Si,aucontraire,ilexiste un oedfeme local,de l'abaltement et une hyperthermie supörieure a I.0,5,roxi8tence ile la morve est extrömement probable. Dans quelques circonstances, la malleine ne donne que des rensnignemcnts sans signification precise; on constate par exemple un oedömepeu etendu et une hyper-thermiede l0a l0,8,ou bien encore la temperature s'ölöve de Iquot; a 2deg; sans que i'lt;ui observe uneröaction organique marquöe ni une reaction locale appröciable. II convient, dans ces conditions, de considörer les animaux comme suspects et de les soumettre a une nouvelle öpreuvo aprfes un mois environ (Nocard et Leclainche). -Ces conclusions sent relies que j'ai tiroes moi-memo des nomhreux essais, que jquot;ai eu l'occasionde faire personnellement. C'est, en tenant compte de toutce qui pröeöde, que lo Comitö consultatif des öpizooties a r6digö l'ins-truction suivante ;
Instruction sur l'emploi de la malleine pour le diagnostic des cas douteux de morve {18(H),
Les injections de malleine peuvcni, an meine Uire que les inoculations de
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MALADIES C0NTAGIEU8E8 BACTERIENNES.
produits suspt'cts (Jetage on pus , rendre de grands servicos pour lediagnostic des cas doiitcux do tnorve.
Dans ions les cas, on l'on peut i'ecourir ä i'inooulatlon rövölatrioe {;\ne, cobaye ou ohien), on pourrait, a la rigueur, ae pas lain; d'injection de
malleiuc; il vaudrail mieux en faire oependant: si la malliMno provoque la röaoüon oomplöte (hyperthermle, oodötne volumineux laquo;t sanslble, prostra­tion, etc.), le diagnostic qu'ontralne le rosultai, positif des inoculations en acquierl un plus haut degrä de certitude ; d'aulre part, il n'ost pas rare de rencontrer certaines lesions simulant la raorve, dont les produits, inocules dans le prriloine des cobayes males, provoquent le developpemenl d'une orcliite ayanl beaucoup d'analogie aveo I'orchite morveuse; le völörinaire pourrait etre teilte de conclure ä l'abatage du malade; Tabseiioe de tonte reaction, a rinjeclion do malleine, le mettra on garde centre cette erreur de diagnostic.
lünlin, il est des cas douteux de moi've on l'on lie pent recourira I'etnpioi de i'inoculation revelatrice, la maliöre Inoculable, jetage on pus, faisant entierement del'ant.
Cost surtout alors qu'il laut recourir aux injections de malleine : quand eile entratne une elevation de temperature avoisinant ou depassant deux degies; quand elle provoque en im'-nie temps un mdöme volumineux,chaud, sensible et persistant, la perte de l'appötit, des tremblements, de la prostra­tion, etc., on pent, allinner que le cheval snspert est liien n'elhmienl rnor-veux et en demander l'abatage (aux termes de l'article 8 de la loi).
L'animal suspect elant reconnu mo^veux et abattu, quelle conduite faul-il tenir a l'ägard de ses compagnons d'öcurie ?
Dans Trial actuel, l'öcutie contaminei' est frappöe d'un arrele d'iufeclion ; tons les animaux qu'elle renferme sent soumis h la surveillance du service sanitaire ; le proprielaire nepout s'en dessaisir que pour l'öquarrissage; il ne peut les faire travailler qu'autant qu'ils ne pr6sentenl anenn signe do sus­picion et seulement sons les conditions prescriles par l'arröte prelectoral: la declaration d'infeotion n'esl levöe qne lorsque deux mois se sent econles sans qu'aucun cas de morve ait 616 constate dans l'6curie; les animaux qui out presenti' quelquc symptdme douteux restent soumis a la surveillance du service sanitaire pendant, no an.
Ilestbien rare qu'un cas de morve resto isollt;5 dans nne ecurie, qni renferme un certain nombre de chevaux ; la regie, e'est que d'autres animaux, voisins du premier, devienncnt morveuN a leur lour. .Mais, aviinl i|n'ils pr6sentenl des signes apparents permettanl de se metlre en garde' centre eux, ds out. pa dejii repandre aninnr d'eux les germos de la maladie et contaminerleurs voisins ; o'est ttinsi que la morve se propage el parfois se perpötue dans les ecuries imporlantes, frappanl nne fraction plus ou moins grande de t'effectif.
L'injeclion do malleine, en ddsignant ceux des animaux contamines qui soni actuellement dangereux ou qui peuvent le devenir, permet de parer a ce danger. II y a done lien de soumetlre a I'dpreuve de la mailöine tons les compagnons d'ecurie du cheval reconnu morveux :
1deg; Ceux qui raanifesteront la röaetion ordinaire (byperthermie, oedöme, prostration, etc.), seronl declares suspects; ils scronl rigoureusement isoliSs des aulres, marquös et soumis ä la surveillance du service sanitaire pendant un an, an meine litre que ceux qui out presente quelque Symptome ponva.nl se rattacber a la morve (article 40 du reglement] ; an cours dr^ cette surveil­lance, rinjeclion de malleine sera rep.Hee (tons les deux nuns); ceux qni, en outre de la reaction a la malleine, viendiaient a presenter Tun quel-conque des signes cliniques de la moi\e 'glande iuduiee, jetage, lyin|diaii-
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glte suppunie, sarcocöle, uloöratlon nasaleou outande, etc.), seronlconsidörös coin nie morvoux et aluiUus ; an contralre, coux qui auront subi sans reaction doux injections successives de maliöine seront döoiarös sains; ils pourront etre remis clans le rang; le proprietaire en disposera lihrcment.
En tons cas, les sujets, döolarös suspects a la suite do I'injeotion do maileinc, restoront en surveillance lant qn'ils n'auront pas subi sans r6agir deux injections successives de raalldine ; ils pourront etre utilises tant qn'ils ne presenieronl aucun Symptome olinique pouvant les faire considörer coinino dangereux et seuleraent sous la condition de ne jamais boirc aux abrouvoirs comrauns et do no jamais entrer dans imo Scurie autre quo la leur.
2deg; Quant ä ceux des chevaux oontamlnös qui n'auront pas röagl a la mallöine, le propriötaire en aura le libre usage, a la condition de les main-temnsoles riyourenscment des suspects et de dösinfecter amp; l'oml l'ecurie et tons les objets a leur usage ; toutefois, ces chevaux ne pourroul Stre vemlus pendant les deux mois qui suivront )'6prouve de la malleine (article 44 du reglement).
L'emploi do la inalleine est present dans l'armöe et röglemenlu par une instruction du 20 seplembre I8!tö. D'autre part une decision du ii juin 1893 enjoinl de mallöiner les chevaux röformös, avant de de les livrer aux domaines, lorsque, dans le corps dont ils font partio, il s'est rencontrö des cas de morve pendant le courant de l'annöe.
La technique de rinjection peut ötrerösumöe de lalacon suivanterla mallöine est expedieo par l'Institut Pasteur (service des vaecins), ä l'elat de mallöine brute, concenlr6e,ouä l'ötal de dilution prete ä etre em­ployee; les Qacons doiveni ötre mis ä l'abri de la lumiöre jusqu'au moment de l'emploi; toutefois, si Ton desire garder de la malleine en provision au delä de 18-30 jours, il vant mieux demander de la inalleine brute, qui pent conserver sou activitö pendanl quelques mois; en ce cas, au moment de l'emploi, on procede a la dilution, en ajoutant, h i centimetre cube de malleine, !) eentimelres cubes d'une solution phöniquöe ii 8 p. 1000, preparee avec de l'eau distillöe pröalablement bouillic. La malleine diluee est aspiree clans une seringue störilisöe; jiuis on injeeteäcentimetrescuhes 1/4, souslapeau, veVsle milieu de l'encolure ou ailleurs.la region etant pröalablement lavee avec un peu •le solution phöniquöe a l-A p. loo. L'injection peut etre falle le matin äu-Gheures, ou mieux le soir a 8-10 heures; a partir de la 8quot; ou de la 9deg; heurc, on examine le sujet ä dos intervalles de 2 a ;i heures, et on prend la temperature de la 9deg; a la 20deg; heure.
2deg;. — Diagnostic sur le cadavre.
Snr le cadavre, le diagnostic de raffeclion fareino-morveuse est genoralement plus facile que sur le vivant; il est facile et sör, quand on rencontre, avec ou sans lesions pulmonaires signilicatives, d'autres lesions plus ou moins typicjnes et surtout des ulcerations caracteris-tiques sur la miupicuse respiratoiro. Pourtant, memo apres la mort,
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(IULA.DIES GONTAGIEUSES BA.CTERIENNES.
des difflcultüs pouvent so prösentor; los ulcömtions ot lesautros lösions des muqueuses peuvont faire clöfaut; les lösions pulmonaires peuvont avoir gt;iilii des transformations; et des altörations, appavtenant ii d'autres maladies, peuvcnl lessimuler plus ou mains, U Importe cepen-daiil beaucoup de ne pas confondre les lösions de la morve avec colics de la bronchite, de la pöribronchlte, de la pneumonie lobulaire, de la tuborculose, ni avec les nöoplasios diverses, qui peuvent affecter la forme nodulaire. Bien (iuril faille toujours se möfler des lösions nodulaires rencontröos dans les poumons des animaux solipödcs, cl se montrer d'une prudence excessive, surtout en tnatiöre d'inspcction en via' de laboucheric, il conviendi'a nöanmoins de ne considörcr, comme röollement morvoijses, que les l6sions qui offriront les caraetöres pröeödemment döerits ; d'ailleurs, la recherche du bacillc, I a culture et ['inoculation seroni ici encore d'un puissant secours pour sortir du doute.
Des lesions de bronchite chronique, variant depuis lo vulnmc d'une lentille ou d'un pois jusqu'ä celui d'une noix ou d'un cnuf, ne sont pas rare sur le elicval; on observe alorsdes renQements ou dilatations, au niveau des lines branches, remplies de matiere morbide plus ou mains concrete, avec on sans extension de l'inflammation aux infudi-bula. On peut rencontrer de la pöribronchite, aecompagnöe de nodules multiples, resultant de l'obstruclion des bronchioles avec retention de matiere morbide el öpaississement du tissu pöribronchique el atrophie du parenehyme pulmonairo dans le voisinage. Les poumons, des vieux chevaux principalement, peuvent presenter diverses lesions nodulaires non morveuses, des nodules durs, blanchdtres ou grisAtres, arrondis, non easeilies ii leur centre, qui peul 6tre jaunö-tre (embolies), des nodules Idanclii'ilres, (Ibreux, homogönes ou ii contenu calcaire ou non (bronchite). Les lesions miliaircs de la kuberculose seroni, tacilemenl distinguöes, grä.ce ä l'examen baetöriologique et ö l'inoculallon ; il en sera de meine des lesions de l'infection purulentc et des diverses nöoplasies, qui peuvenl envahir le poumon, Toutofais, on a vu que, dans certains cas (tubercules translucidcs), l'examen bactöriologique, la cultured l'inoculation peuvent ne paspermettrede döcelerla prösence du bacille morvoux dans des lesions, qni sont pourtant de nature morvouse.
D'autre part, des tubercules parasitairespeuvent so rencontrer dans divers organes: dans l'intestin du cheval (embryons de sclerostome armö); dans l'intestin des grands ruminants; dans le foie (oeufs de distome lancöolö); dans le poumon de divers a ninuuix (])(.• tils ruminants, chien, etc.)- Sur des chevaux, qui n'onl pas röagi a la malleine, on pourrait trouver des tubercules translucidcs; et, parmi les tubercules translucidcs, casÖOUX, ou calcilies, rcueoutres dans le puumou du cheval, il pourrait sen trouver de parasitaires. 11 resulterail, en eilet,
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MOltVE. — AFFECTION FARCINO-MORYEUSE. — MORVE ET FARCIN. 7S7
de recherches faitosen AUomagne (Schütz, Kunaemann...),que certains tuberculos translucides, qui ne contiennent pas de bacilles morveux, qui ne donnent pas de cultures et ne dötorminenf pas la morve sur le cobayo aisurl'äne, sent da nature parasitaire, dötermiaös par un petit nömatode ombryonnaire.
VI.
Traitement.
En France.comme dans lesautres pays, la loi sanltaire prescril I'aba-
tagedes animaux solipödesreconnusatteinls demorveou defarcin.....r-
veuxU'autorisation de trailerles sujetsatteintsde farcin nonincurable (art. 8, L. 21juill. l88i)nevisGque lalymphangiteöpizootique ou farcin non morveux. N6anmoins,bien qu'ilsoitactuelleraent interditde trailer lesanimaux reconnus moi'veux ou farcineux, corame il est avörö que raffection peutguörir spontanement ou avec I'aide d'un traitement ap-px'opi'iö, ileonvientde rösumer lesprincipaux rösultats acquis dans ce sens. Lasnluiion iodo-ioduröo iode I gr. D,iodure de potassium 1 gr., can distillüe 100 c. c), administröe, a raison de b a 30 gr. par jour, en injection tracheale, et continuöe un certain temps, a döterminö la guörison de cas authentiques de morve (L6vi, Neiman), On aurait (Brusasco) guöri la morve et le farcin, enemployant l'acide phönique et l'acide thymique. Le traitemem par l'acide phönique et par l'acide thymique devrait 6tre continue jusqu'ä la disparition des symplömes; et, pour obtenir des effets plus salutaires avec l'acide phönique, il faudrait arriverö provoquer les premiers symplömes de l'empoisonne-ment; cos agents s'administrent sous forme de bols ou sous forme d'injections hypodermiques. L'acide thymique estadminislröaumoyen (run pulvörisateur ou vaporisateur el dirigö dans les cavitös nasales. Ce traitement, comme toujours du reste, devrail ötre oombinöavecune bonne hygiöne, avec une bonne alimentation et avec I'administration de toniques ferrugineux. On aurait aussi obtenü des rösultats encou-rageants avec l'acide phönique associö aux applications raercurielles (Sokoloff), avec l'huile cröosotöe, employee en injections sous-cutane.es (Cl. Nourry et C. Michel) et les lavages des naseaux avec le chlorure de zinc,etc. D'autre part, il a etc constate maintes Ibis (Helman, Som­mer, et llzkovitch, Pilavios, Bonome et Vivaldi,Johne, Schindelka, etc., etc.) laquo;pie la malh-ine peut avoir une veritable action Iherapeutique dans certains cas de morve recenle. On saitcnlin que certains malades peuventguörir par les seuls efforts de leur öconomie, surtout quand Us soul entoures de bonnes conditions liygiöniques, quand ils restent au repos, quand ils soul bien entretenus el respirent un air pur, etc.
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MALADIES C0NTAG1EÜSE8 BACTfiRlENNES.
VII.
Police sanitaire,
Reconnaftre le jilus promptement possible les cas de raorve choz les animaux solipödes, et empöcher la propagation do 1'affoction, gro.ce ä la söquestration, a l'abatage ct ii la dösinfection, tel est lo butquo doit atteindrola police sanitaire. La maladie s'entretenanl et sepropageant uniqueraent par les animaux solipödes, c'est ehe/ eux qu'elle doit etre systömatiquemont combaltue, Les mesures applicables, andenneraent Indiquöes par l'arröt du Ißjuillel 1784, sonl prövues et röglementöes par la loi du il juillel 1881 et 1c döcrel du plusmn;1 juin 1882,
1deg; Precautions ä prendre pour prevenir rintroduction de la morve et du farcin en France et en Algerie par l'importation d'animaux venaut de l'etranger. — Exportation.
Les animaux solipödes, importös en Franco ouen Algerie, elceux qui sonl exportes a l'ötranger, doivent 6tre exempts de morve et de farcin. Ceux qui seraient recomius malades ou suspects, au moment de leur exportation, seraient arrötös, et on leur appliquerait les mesures indi-(juees plus loin au sujet des malades et des suspects rccoiiiius sur les marches (art. 87 Dec. 2-2 juin 1882) on ehe/ les propriötaires. Quant aux mesures applicables en vue d'empöcher l'importation d'animaux atteints ou suspects ile l'affection farcino-morveuse, elles sont indi-quees par les textes suivants: Art. 26, L. 21 juill. 1881. — Art. 36, Dec. 12 nov. 1887. — Art. 7;{ et 70-4deg; — Dec. 22 juin 1882.
L'article 2('i de la loi du 21 juillel 1881 confere an gouvernement le droit de pi'ohiber l'importation d'animaux susceptibles de communi-quer une maladiö contagieuse, et lui donne le pouvoir de prescrire toutesles mesures jug6es nßcessaires.L'article 36 du döcretdu 12 novem-bre 188quot; conföreles memosdroitset les mömes pouvoirsaugouverneur general de l'Algei-ie. KnCin l'article 7.'t du decret du 22 juin 1882 donne au ministre de ragriculture le pouvoir d'interdire temporairement l'in-troduetion des animaux, par les bureaux de douane de la partio de fron-tiero menacen, quand uue maladie contagieuse, quand la morve par exemple se declare sur un certain nombre d'animaux en pays elranger dans le voisinage de la frontiöre, Mais, etanl donne que l'affection far­cino-morveuse ne sc montre de noa jours que par cas relativement peu nombreux, le ministre n'use pas, dansla pratique, du droit que lui coulere l'article T.'i.
11 faut exercer en tout temps une surveillance scrieuse sur les arri-vagi's d'animaux solipödes. Tons les animaux reconnus atteints de morve ou de farcin morveux, a leur arrivee en France ou en Algerie, par voio de terrc OU par voie de mer, doivent etre abattus. II va saus
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MOHVE. — AFFECTION FARCINO-MORVEUSE. — MOIIVK FT FARCIN. TK'J
dire quo lo propriötaire a (art. 8, L. -iJ juill. 1881 et art. 8, Doc. 12 nuv. 1887) lo droit do faire oontoster le diagnostic du vötörinaire sanitaire, ot qu'il y a lieu, on ce oas, de suivre la procödure indiquöe ci-aprös.ä, propos del'article 8 de la loi du 21 jüillet 1881.Coax qui sont atteints de farcin curable (non morveux), et ceux qui no prösenteutque dos symplöraes douteux de morve doivent ötre repoussös, apr6s avoir m marquös(art, 70 -/,raquo;, Dor. 22 juin 188-2). Toutefois, et bien que 1'artlcle 70 no lo dise pas, lorsqu'il s'agira d'un arrlvage par mer, los animaux suspects, et ceux qui seroni atteints d'un farcin, qui pout pa-rattre curable non morveux), pourront ötre simplement saisis et sö-queströs aux frais de l'importateur, jusqu'au moment on lour 6tal no sera plus douteux; on pourra abröger d'ailleurs la duröe de cd olal de suspicion, enayant recours a ['inoculation rövölatrice et a la mal-loiualidii.
Los animaux solipödes qui ont ötd simplement exposes a la conta­gion, et sur lesquols il n'existe encore aucun signe de la maladie far-cino-morveuse, peuvent ötre admis en France ou en Algörie, a la con­dition qu'ils seront places on surveillance pendahl un dölai do deux mois, comme ceux visös par Particle i4dud6cret du 22 juin 1882. Colic tolerance so congoit bien, quand il s'agil laquo;run arrlvage par mer, alors qu ilseraitdifflciieou onöreux de faire embarquer ä nouveaules sujets. Mais eile n'a pas la m6me raison d'ötre pour les arrivages par voie de terre; et d'ailleurs, l'article 70-v dit quot; peuvent ötre admis raquo;. En sorte que, au lieu de les admettre, on peul tout aussi bien les repous-ser, apres les avoir marquös.
II vasans dire que la disinfectionscra cxigöe, lorsque la morve aura otö constatöe, et que toutes los prescriptions relatives a l'abatage, a la destruction des cadavres, äla surveillance sanitaire,etc.,seront appli-quöes c.....me il sera expliquö ci-apres.
2deg; Mesures propres ä eviter la propagation de l'affection farcino-morveuse et ä eteindre les foyers d'oü eile pourrait irradier.
Quand l'affection farcino-morveuse sevil en France ou en Aigörie, laquo;laus one ou plusieurs öcuries, dansune ou plusieurs localitös, il est urgenl de prendro certaines pi'öcautions et de faire appliquer certaines mesures, les mies a l'encontre dos malades, et les autres vis-a-vis des suspects.
Inspection des foires et marches, des abattoirs et des clos d'equarrissage. — Recensement en vuo de la conscription. — [/exposition d'animaux atteints de morve on de farcin sur los champs do foire on do marclic cst inlcrdile; el. quand eile se produit, on doit appliquer los dispositions de l'article 87 du döerei du 2-2 juin 1882.
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MALADIES CONTAGIEUSES RACTERIENNES,
Art. 87. (Doc, 2i juln 1882.) — Lorsqne la maladie constatdo est la morve, I'anlmal esl saisi et abattu, Le transfert amp; un ataliov d'öquarrissaße pent ötre ürdoiiiii' par le niaira, aprös que I'aniinal a 6i6 marquä ; il a lieu sous la surveillance d'un gardien special,
liniiii'(liai''inrnl, aprös l'abatage, I'aninaal ast injects a l'aclde phönlque ou äl'essence de tördbenthine. Le vötörinairo s'assure que collo dernlöre pres­cription a i'ii-' remplle.
Lorsque la maladie constatöo suräes animaux solipödes,amends dans une foire ou dans un marcli6, ou prösentös ä I'exportation, sera la niowc ou 1(! farcin morvoux, Irs sujnts reconnusmalades seroni saisis et abaLtus dans un endroit convonablo, ou conduits, sur l'ovdre du maire, ii un atelier d'equarrissage, sous la surveillance (run gardien spöcial, aprös avoir 6t6 marquös. kpvds l'abatage, le cadavre sera dötruit; et s'il doit ötre Iransportö, enfoui, etc., il sera Infectöpar l'injection d'acide phöniquebrut,ou de goudron minöral, ou d'cssence de töröbenthine dans les cavitös splanclmiques. II vo sans dire qu'ici encore le propriötaire pout user laquo;In droit quo lui donne 1'artlcle 8 de la lui du -1 juillet 1881, et faire contester le diagmislic (d h' prouoslic du vötörinaire sanitaire. Los animaux suspects (prösontanl des sym-ptömes de morvo ou de farcin Insuffisamment caractöristiques) de iiHirvc, il les farcineux nun d(5clar6s incurables, seront exclus du marchö cl soumis aux mesures sanitaires quc compdrU! Iciif rial .'se­questration, etc.). Ceux qui auronl vW; exposös a la contagion scrout renvoy6s dans leurlieu d'origine. Le maiiv de ce lieu d'origine devra toujours ein' pfi'vcnu par le service sanitaire du marchö ou de la froutiere, ou par le maire de la localitöod les animaux ont ötö abattus, saisis, etc., afin qu'il puisse faire praliquer la dßsinfection, opörer la recherche des autres malades ou suspects, pratiquer la söquestratlon el la surveillance des suspects, etc.
En \ ue de rechercher les gas de morvo et de farcin, quo les propriö-taires ne döclarenl pas, les marches el les foires aux chevaux devraient partoul elee survoillös, inspeetös par des vetdrinaires; et il scrail bon que l'autorito fil opörer de temps en temps des inspections gönörales dans les luealih's m'i rägne la morve. L'administration peut, si eile le juge a propos, ordonner des visites doraiciliairos die/,les propriötaires amp;pup5onn(sect;3 de reeeler des animaux morveux, L'autorito, qui a fait saisir un animal venant (rune an Ire locality,doit informer celle du lieu d'origine, afin quo celle-ci i)uiss(! [airc rechcrcher s'il n'existe pas, dans son ressort, d'autres animaux morveux. Ilseraitbon d'obligerles 6quarrisseurs a se conformer a la loi, a döclarer ions les cas de morve qiuis mil l'occasion de constater. Les chevaux livres a la boucherie devronl toujours el partout ölre Ires sörieusement visitös sur pied et apres l'abatage; tous eeiiN qui scronl morveux ou suspects seront impitoyablement refuses, et des rocherches devront elre faites dans
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AFFECTION FAHCINO-MORVEÜ8E.
MORVE ET FARCIN.
TOl
leur lion d'origine,alnsi que dans couxoti ilsontpassösuccessivemont.
Enfin, les vötörinaires, chargös du reoensement des chevaux, dolvont enmömo temps passer une visitesanitairedetous les animaux qui leur soul, prösentös; ils out döjö rendu des services h ce suiet, et il est h. espörer (in'ils en rendront de plus grands encore,
Lc ministre de ('agriculture adressail jadis (6 avril 1880), Jicesujel, mix pröfets, une circulaire dans laquelle se trouvaienl les instructions suivantes:
Les Commiasions lt;1(^ classoment dos chevaux susceplibles d'ötre requis pour le service de l'armdo ont fait porter leur exaraen sur l'ötat sanitairedes animaux amenösÄ la visile et signalö coux d'entre eux qui ötaienl attelnts oususpects de morvo. Les chiffres decasdo raorvedfecouvertsainsiprouvent lous les avautages qu'il y avail ä utiliser, an point de vue sanilaire, les visiles annuelles proscrites par la loi sue la conscription des chevaux. Les animaux morveux, d^signös par les Commissions de classoment ;i raulorile
döpartementale, ont pu ötre ainsi h......idiatementabattus, et Ion a fail, par
suite, disparaltre aulant de foyersd'infection qui, a leur tour, ouraienl pu eu engendror de nouveaux. Je viens done vous rappeler les instructions quo j'ai ilrji'i eu I'lionneur de vous adresser a ce sujet. Dös que les chevaux morveux ou suspects leuronl ele signalös, MM. les sous-pröfots doivent,sur-le-olmmp, diSlöguer un völörinaire du service des öpizooties, aveo mission de visiter les animaux et de reipirrir do raulorile locale les mesures reelamcos par IVliil daus loquel ils trouveronl lesdits animaux. Haus lous les casraquo; ou la morvo sera conflrmöe, ranimal devra ötre immödiatement abattu. Kulin, je vous serai obligö de me faire connnltre le pluspromptement possible, apivs la (In des operations des Commissions do classoment, la suite iloul lours communications aurout ele I'objet.
Declaration. — Quand I'affection farcino-morveuse existe quelquo pari, la döclaration est, comme toujours, la condition sine qud non de toutes les mesuros sauilaires; mais, bion que prescrite par la loi sanilaire, dans la pratique,lespersonnes, tenues de la faire, ne se con-forment qu'exceptionnellementö cetteexigence de la loi; et ordinaire-inent, quand la döclaration est faite, ce n'est quo tardivement, Le plus
BOUVent les pmprieUiires ediiseevenl plus oil llKiius longtemps leurs
animaux malades, sans informer rautoritö; el il arrive qu'ils ne so inelleui on rögle qu'autantqu'ils ne peuvenl plus faire autretnent. C'est
ai......nslere public a poursuivre les Infractions commises a ce sujel et
a donner ainsi des oxemplca salutaires pour l'avenir. Le propriölaire, quinedöclare pas,peul ötrepoursuivi el oondamnd de cechef; d'autre parl.il pent rlre [lonrsnivi el condainm; pour homicide par impru­dence, toui en Slant condamnd a des dommages-intöröts, quand, ayant omisde declarer ['existence de la morve, sou domestique l'a contraetöe ensoignanl ranimal malade, II n'esl pas rare que des propriötaires,
conseilies un non par les vötörinaires, ai.....nl mieux se döbarrasser
de suite, en les sacriflont, de leurs animaux morveux, pourse soustraire ä toutes les autres mesures, ft toutes les autres Eormalitös. Geitemaniöre
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MA.LADIE8 G0NTAGIEUSE8 DACTfiRIENNES.
de faire ne doit pas dtroencouragöe; il faul (jue tout animal inorveux soit declare, ufin que l'autoritö puisse faire rechercher si d'aulres cas n'existent pas, soil dans le memo lieu, soil, dans le voislnage, soil dans le lieu d'oii les animaux malades onl ete tiros, Va\ eHel, l'autoritö prevenue doit requörir le vötörinaire sauitaire pour visiler le malade ; et le vötörinaire a le devoir, non soulement de constater l'ötat de l'animal döclai^ä, mais aussi de s'assurer, quand il a reconnu la morve, que la maladie n'existe pas ailleurs dans le voislnage, et de procöder a, une enquöte pour remonter ii la source de I'afTection.
Le vötörinaire est tenu do declarer les cas de morve qu'il constate die/ ses elienls; il doil 6trecondamnö, s'll Iruile un cheval moi'veux, farcineux, ou suspect de morve ou de farcin, sans qne la döclaration ail eti; falte par lui ou par le pruprirlaire.
Visite. — ii(! vötörinalre sanllaire, requis par l'autoritö, doll procöder sans retard a I'accompllssementde sa mission. 1.a visile qu'ilosi charge de faire esltres imporlaide; eile doil ötre faite avee le pins grand soln ; et eile doit porter, non sculemenl surles animaux declares, ma is encore sur coux qui out elo en contact direct ou imlirecl avec les malades ou des objets soiiill(',s, etmömesur les animaux du voislnage, qui ont pu avoir des rapports avec les malades. I.e vötörinaire doit porter aussi son attention sur les locaux, sur les kabitations; il dolt toujours prendre des pröcautions, pouröviter de devenir lui-möme un agent de propagation ; apres qu'il aura visitö un animal malade, il se nettoiera bleu les mains. 11 proeödera toujours mölhodiquement ii l'examen de chaque sujel: il examinera les cavites nasales; il etudiera les carac-(eres du jetage; il vöriflera l'elal des ganglions de lange et des autros regions, ainsi que l'ötat desorganes gönitaux; il auscultera ei prossera latrachee; il provoquera latoux; il ötudiera le produi) expectoi'ö; il examinera les Danes; il auscultera la poitrine, etc. II s'assurera si le malade a oecupö plusieurs places; il determinera les objets (jni onl pn clresouilli's. II recuelllera, aupres de l'autoritö, auprös des propriölaires et gardieus, aupres des volsins, tons les reuseiguements qu'il pourra obtenir et qui seraient de nature a l'aider a remonter ö, l'origine de l'affection lt;hi ä soupejonner des cas de Iransmission. El quand les ani­maux reconnus malades auront ete en contact avec des sujets du voi­slnage, sc.iii pendant le travail,soll aux alireuvoii's, soil aux pamp;turages, soit dans lesi'emises, etc., ees derniers devront etre survelllös ultörieu-reraent. 11 sera bon aussi que le vötörinaire constate l'ölal gönöral des animaux, la nature de leur service, le degrö deleurtravail, les condi­tions hygiöniques el alimentaires. S'il y a eu des cas de mort, il fera les autopsies, pour douner plus de certitude a son diagnostic.
An moment de sa visile, et qu'il s'agisse d'animaux Importes, d'ani-maux saisis au moment de l'exportation, d'animaux reconnus morveux ou farcineux sur les champs de foire ou de marche, d'auiniaux reeon-
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MOItVE. — AFFECTION FARCIN0-M0RVEÜ8E. — MORVE ET FARCIN. 793 mis morvoux on fareinoux chez lours proprirlairos, le YÖtörinaire sani-taire devra so pröoccupor dos rögles do l'ai'tiolo 8 de la loi du il juillot 1881. D'aprös cot article, le propriötaire pout fairo cüntcster, par son vötörinaire.Ie diagnostic du vötörinairosanitairo.soitqu'ils'agissodela morve, soil qu'ils'agisso du farcin ; et 11 enostainsi (art. 8, D6c. 12 nov. 1887) on Algoi'io.Si lo diagnostic du vötörlnaire sanilaire est contestö, il doit dtre dösignö parlepröfotun troislömo vötörlnaire conformöment au rapport duquol il sora statuö. Co n'est pas tout: quand la morvo auraötö constatöe, quo lo propriötaire aitou n'ail pas fait contester le diagnostic du vötörlnaire sanitaire, lesanimaux devront ötre abaltus sur l'ordre du maire laut en Algörie qu'en France. En Algörie, il en sora do möme pour los animaux reconnus attelnts de farcin morvoux-. Pour la France, l'arlido 8 de la loi du 21 juillol pormet encore au pro­priötaire de faire contester lo pronostic du vötörinaire sanilaire en co qui concerne le farcin, donl l'oxistence est reconnue, et ce n'est que danslecas do farcin döclarö incurable que rabatagedoil ötre demandö. Mais, on döflnltive, l'incurabilitödu farcin ressortira de sanature; dös rinstanl oü il sora avörö qu'il s'agil bien du farcin morveux, la maladie devra ötre considöröo comrae incurable et l'anima] abattu. Ainsi done le vötörinaire sanitaire devra, lors de sa visile, s'assurer si lo pro­priötaire aeeepte son diagnostic et son pronostic, ou s'il veut user du droitque la loi lui conföre et lesfairo contester par un autre vötörinaire. II en röförera de suite ö l'adoilnistral ion, on joignant cette particularitö ii son rapport, que lo maire fora parvenir d'urgenco a la pröfecturc. Mais, on attendant, los animaux, au sujet desquels le conflit so sora produit, resteront söqueströs, isolös, etc. Le vötörinaire, nommö par le pröfet, pour statuer en dernier ressort en ras de conflit, sora payö sur los fonds du service sanitaire.
Dans lous los oas douloux, Ins vötörinaires devronl mettre on oeuvro los moyens de diagnostic indiquös pröeödemment, etsurtout recourirö I'lnoculation des produits de l'animal suspocl et a la mallölnation, on suivant los rögles tracöes plus haul, alia d'abröger la duröe de la söquostration. Ils prondroni un ou plusieurs sujets; ils s'adresseront de pröförence ä l'amp;ne, el a son döfaut au chien ou aueobaye. Ils aeeep-toronl lesanimaux röaetifs que le propriötaire mettra bönövolement ä lour disposition ;mais ils n'ont pas le droil d'on exiger de lui; s'il ne les fournil pas, il leur restera la seule ressource d'en demander sur los fonds du service sanilaire, Ils pourront, avec rassentimont du pro­priötaire, proeöder a la mallöination ou bien auto-inoculor l'animal suspocl; mais l'expörionce, en ce dernier cas, n'aura de valeurquesi lo rösultat ost posilir.
Aprös avoir fait lour visito et conslatö la morve, ils donneront dos conseils aux propriötaires, afln d'öviter la transmission de la maladio aux autros animaux et ii riionuno; ils lour iudiipioronl los mosuros ii
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794nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES CONTAGIEUSES HACTEUIKN'NES.
pi'endreprovisoirement; ils prescrironl la Sequestration dos malades et des suspocls aln.si que la dösinfection, l'iü^, dans un rapport concis, clair el simple, adressö ii l'autoritö, ils döoriront leurs ope­rations, ils önumöroi'onl los principaux symptömes st les princi-palcs lesions de la tnaladie, ils indiqueront l'ötat dos divers animaux et des habitations, les conditions liygiöniques, de travail etd'alimenlalion. Enfln ils donneront des conclusions, qui seront toujours motivöes, (jui devronl toujours deriver de l'oxposö fail dans le corps du rapporl et des modes de contagion de la maladio, el qui consisteronl dans ['indication du pdrimötre qu'il ya liou de comprendre dans la döclara-tion d'infoction et des mesures de police sanitaire a prendre. Cos mesuresseronl indiquöes et dötaülöes sufflsammont,afln que l'autoritö les prescrivo avec connaissance de cause et les fasse ex6cuter con-venablement.
Lorsque l'existence de la morve ou du farcin morvoux aura iit6 constatöe, et l'arrötö declaratif d'infection pj'is, l'abalago des malades sera dcmandö au maire de la commune, qui est chargö par la loi de l'ordonner et de le faire exdcuter. L'articlo 96 du deerel, du 22 jnin 1882 dil bien que le vötörinaire chef du service sanilaire depaiieineulal doil 6tre consultö pour la dclivrauce des ordres d'abatage; mais cola ne scmblo viser quo la pesto bovine ei la pöripneu-monie; car l'articlo 8 de la loi dil quo les animaux reconnus morveux doivcrit elre aliallus par ordre du maire.
Declaration d'infection. - Quand l'alTection farcino-morveuse a ete constatöe, lo prßfol doit prendre an arrötö portant declaration d'infection pour mettro en quaranlaine les locaux dans lesquels la morve a 6te observee.
Akt. 13. (Dec. 22 Jain 1882.) — A pros la constalation de la morve ou du farcin, le prefet prend un arröt6 portanl declaration trinfection pour mettre i'ii quarantaine les locaux dans lesqucln se trouvenl les animaux malades, et les placer sons la surveillance d'un vötörinaire döldgud a eel effet.
Cellc mesure entraino l'application des dispositions suivanles :
1deg; Defense d'inlroduire dans ces locaux d'aiitres animaux susceptibles de conlracter la morve on le farcin ;
2deg; Averlissemcnl de l'existence de la morve ou du farcin par un 6ci'Ueau placd 6, l'entröo principale do la fermo et sur les locaux infectds.
La declaration d'infection ne peul 6tre prononcöe qu'autanl que lo morve a etö constatöe, qu'autanl que le conflil de diagnostic, s'il s est produil, d i'ii' vide. L'abalago des malades ne peut ehe prescrit et exöcutö i|u'aiiilaiil qu'il y a un arröte declaratif d'infection; il nen est jias de ineine do la sequestration el de la cl6sinfection.
l.a declaration d'infection no doit s'appliquer qu'aux seals locaux dans losquels se trouvenl les animaux malades ; mais on restero dans l'esprit de la loi el duröglcment, en declarant aussi infectes des locaux
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MORVE. — AFFECTION FARCINO-MORVEUSE, — MORVE ET FARCIN. 70S
(in se sont Irouvi's des animaux malades, jusqu'ö racoomplissement tie toutes losmesures qüi pormettent de lever la d^claraliond'infection, II est övident, en effet, que si un animal morveux ou farclneux a elo extrail d'une öcurie avanl I'intervention de l'autorltö, cette öcurie n'en esl pasmoina tnfectöo et röclame rapplicatlon des möraes mesures qu'un local occupö par des malades.
Atantage. — Quand il s'agit de la morve, ou du farcin reconnu incurable, l'autoritö doil prescrire et faire exöcuter l'abatage des malades. Tons les animaux tnorveux, ou farcineux incurables, doivont ötre abaltus. Cette mesure est Urs efflcace; eile permet d'extirper de suite les foyers de contagion. Toutefois, le vötörinaire doil ötre trös prudent; il ne doit passe döterminer avec trop de pröcipitation; il doil ötre bien convaincu et bien sür de l'existence de la morve on'du farcin morveux pour demander l'abatage. Lo vötörinaire, qui se sera prononcö saus symptömes sufflsanls, et aura demandö l'abatage, aura do ce fait encouru une certaine responsabilitö morale, Aprös une pareille faute, il perdra de la considöration dont il jouissait avant. Mais ce n'est pas lui qui sera tenu des dommages-intöröts, dus au propriötaire en vertu de l'article 1382 du Code civil; car il n'a pas agi par liii-inrme, il n'a fait que conseiller l'autoritö, el c'csl celle-ci, qui, ayanl ordonnö l'abatage, esl rcsponsable. 11 est done prudenl et sage, pour le \eieriiiaire, de ue demandei- l'abatage qu'autant quo son dia­gnostic lui parat! tiors de toute contestation. Les animaux reconnus morveux, grace aux seules donnöes de la mallöination, ne doiventpas ötre abaltus, lanl qu'ils ne prösentent aucun signe clinique de la morve [ils doivenl ötre maintenus isolcs, el mallöinös ä nouveau Ions les mois OU Ions les deux mois). Ceux qui, outre la reaction ii la malleine, prösenteronl ou viendronl b prösenter quelque signe clini­que (ulcöration nasale ou cutande, glande induröe, lymphangite suppuröe, etc.) de morve, devronl ötre abattus (surtoul si l'inoculation de leur produii a transmis la morve; au möme titre que ceux qui prö­senteronl tous les signes caractöristiques de la maladie.
Quand on en a la possibilitö, on conduil les sujets qui doivent ötre saenlles a un eins d'öquarrissage, nil ils soul abattus et utilises pour
I'industrie. Dans les cas contraires, les animaux soul sacrillös (assom-mement) sur place, puis Iransportös au lieu d'cnfouissement, ou con­duits ei asso.....lös sur lo liord de la fosse. Lorsque l'abatage a eu lieu
sur place, le transporl des cadavres sera fait avec les mömes precau­tions que pour les autros maladies; ils doivenl ötre injectesa laeide
phöniqi.....a a l'essence de löröbcnlhino; el los mömes regies seront
aussi obsorvöea dans tousles cas, a propos des fosses (profondenr, sur­veillance .
Les propriötaires ne doivenl pas faire ahatlre lenrs animaux malades sans lea avoir döclarös, et sans en avoir regu l'ordre de 1'auto-
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MALADIES GONTAGIEUSES BACTER1ENNE8.
ritü. Jadis un propriötaire et un vötörinaire ötaient traduits devant le tribunal correctionnel do Reims, pour avoir fait oonduiro a l'öquar-rissage, saus en prevenii- l'autoritö, un oheval raorveux, qui avail d'ailleurs fait l'objot d'une döclaration, L'articlo 459 du Code pdnal disail; que lea animaux atteints de maladies contagieuses ne devaient pas ötre sorlis du lieu oü ils so trouvaient; le tribunal de Helms avait reconnu quo la loi avait 6tö transgressöe, mais il avait eu egarda ce qu'on elait dans I'liabitiulo d'agilquot; ainsi et il avail proiionoe I'acquil-tement, Cejugementa done consacrö une dörogation lila loi, ötablie parl'liabilude. On continuera souvonla agir de lasorte en pratique, et je necrois pas que le propriötaire, qui se döbamvsse ainsi de sun animal, sans memo avoir fail la döclaration, soil condamnö s'il est poursuivi; mais il est toujours plus correct d'agir autroment.
Destruction dos cadavres. — Enfouissemeut. Equarris-sage. — La viande dos animaux, tnorts on abaltus pour cause do morve ou de farcin tiepeul jamais ötre utilisöe; olle serait dangereuso pourles animaux, qui la mangei a ion I crue, et pourles porsonnesqui la manipuleraient, etc. Les cadavres d'animaux atteints do I'affection farcino-morveuse doivent ötre enfouis, livrös t l'öquarrissage, ou doLrnifs par un autre proc6d6(ai't. 14, L. 21 juill. 1881. — Art. IG, Dec. 12 nov. 1887). La loi ne prohibe pas l'enlövement et l'utilisation des peaux. L'article iü du döcrel du 22 juin 1SS2 decide que, quand des chevaux, änes ou muleis, auront 6tä abattus conforin6ment b l'ar­ticle lt;s de la loi du 21 juillet 1881, los peaux pourrontötre livröes au commerce apres dösinfection prdalable.
L'enfouissement, si on y a recours, sera pratiquö d'aprös les regies oxposees a propos de cette mesure, envisagöe d'une lacon genörale. Pendant toutes les operations qu'il comportera, il ne faudra jamais n6gliger les precautions propres a prevenii' la dissemination du virus et la contamination de l'homme ; les personnes employees so laveront, so cauteriseronl les plaies des mains, etc.
Lalivraison ii I'dquarrissage csi une bonne mesure, maisseulement a deux conditions : a condition quo le döplaccmcnl des malades ou le transportdes cadavres ne sero pas une circonstanco favorisani la pro­pagation de la maladie; a condition que les clos d'oquarrissage seront surveilles, et que les equarrisseurs ne pourronl pas dötourner des ani­maux, qui leur ont (Ho livres pour 6tre abaltus. Quand on livre les mabnles vivanls, il doivenl ölre marques, conduits directeraent sons la surveillance d'un gardien spöeial (art. 87, Doc. 22 juin 1882), sans ari'ols, el aulanl i|uo possible par des chemins dötournös, au clos d'oquarrissage; il Caul en outre veiller ö ce que I'abalage soil exöcutö iiuinedialemenl, el surveillor l'utilisation et la dönaturation des pro-duitSi
Desinfection. — Api'ea le sacrilice des animaux morvenx, apres lo
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[
MORVE. — AFFECTION FARCINO-MOHVEUSE. — MORVE ET EARCIN. 797
changcment de place ow d'habitation, aprös leg transports, etc., il faul faire procöder a la dösinfection de tout co qui a pu eti-o souillö, on la faisant porter: sur les habitations et sur tons les objets souillös par lesmalades; sur l(!s moyens de transport, wagons, bamp;timents; sur los null's, llt;; sol, Irs niangoniivs, les ralolirrs; sur les tlIvors ustonsiles el objets de pansage et de travail; sur les fourrages, les boissons, los eaux des abreuvoirs; sur les fumiers, etc. Les öcuries d'auberges, d'hötels, de logeurs, de maquignons, etc., devraient ötre dösinfectöes pöriodiquement, oar olles sont suspooios et peuvent ölre dangereuses, au nic'iuo titre quo los wagons et batimonls (|iii oul servi au transport des animaux, II en devrait ulro do möme dos fontaines ot abreuvoirs
|)ill)li(,s.
Los agents de disinfection convenables sont : l'acide phönique, le lysol, le orösyl, racide sulfnreux, le clilorure de oliaux, le chlore, l'acide sulfurique, le sublimö, etc., la chaleur, le feu et la vapour d'eau surchaudoo, dont 1'emploi pourrait convcnir pour les wagons et los biUimenls de Iransport et pour tous los objets souillös. On pourra done faire des fumigations pour purifier l'air et los objets cnl'ennes dansun local; on ventilora; on fera rftcler, netl.oyor, gratter l'öcurio, los divers objets, los murs, les orechos, les mangeoires, lesol, etc.; |iuis on fera proc6der a dos lavages avec roan bouillante ou avec des solutions bouillantes do carbonates alcalins, de chlorure de chaux, d'aoido phönique, d'acide sulfurique, do sublimo, olc., avec des disso­lutions conccnlröes de chlorure do cliaux, d'acide phönique, avec un lait do chaux; on flambera los objets capables de supporter la flamme; on exposera au soronago, a I'action do l'air, du soleil,delaros(5e, les four-rages, los lilicros, les paillos, etc.; ou aorcra ['habitation.
La disinfection cst ordonnee par le viHorinairo ou par l'autoritö; eile doit so faire aux frais du propriotaire, d'aprös Irs indications ou sous la direction du votörinairo, ou sous la surveillance de la police. Les divers moyens de disinfection ci-dessus ouumrrcs peuvent dire employös; mais ordinairement on proeöde d'une maniöre plus simj)](; et plus expödilive. Je crois qu'il n'y a pas lieu on cH'ot do olierchor ä compliquer l'opöration, et qu'il suflit do procöder a un bon nettoyage avec la solution bouillante do carbonate do soude ou do polasse, puisde faire un second lavago avec la solution d'acide plieniquo ou d'acide sulfurique ou do sublime oorrosif. Si on avait uno source do vapein-d'eau surcliaud'oe, il sufflrait d'en promoner les jets sur les objets a dosinfecter, et tout le roste pourrait elre delaisso. Enlin, jo crois quo, sans recourir ii aucun mode do disinfection, on pout, si cola ne gone pas le propriotaire, vider Fhabitation ot la laisser largcmcnt ouverte pendant quinze jours; la dossiccalion aura anöanti le virus aprös ce laps do temps. Nöaninoins, commo on no saurail jamais etre trop pru­dent, etoomme on imputerait au votörinairo les accidents qui survicn-
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MALA.DIES CONTAG1EUSES B\CTERIENNES.
druiciii, il vaul miiHix dive mi peu plus exigeaat et Cairo procöder b. la dösiafection. Aussilöt aprös la dösinfection, rhabitation ou los places dösinfectöos pouvent ulfc röoccupöos.
Voici, d'ailleurs, comment la dösinfection doil ötro pratiquöo sui-vant les röglos de l'ai'rötä ministöriel du lquot;i mai ISS3, et nolamment d'aprös cellos qui soul contenues dans son article 21. Pour los locaux, les wagons, les hi'ilinients el les ecuries occupös par les malades, ainsi quc pour les objets souillös pareux, on procöde do la laeon suivanto i 1deg; On arroso sur place, avec uno solution dösinfectante (solution a, 1,1(100 do sublirne, solution a 2 100 d'acide sulfurique, solution a, 4/100 d'acido phönique ou de crösyl), les liliöres, fumiers cl restes de tourrages laissös par les malades, puis on enlövo le tout pour le mettro au tas do furnier commun, qu'on abandonne a la putröfaction pendant quinze jours a trois semaines ; 2deg; on gratte a fond les man-geoires, les rfiteliers, les bat-üancs, les murs de i'are, Irs seaux, les barbotoires et toutes les surfaces sue lesquclles des malieres viru­lentes onl pu iHi'e dd'posöes, puis on lave ces diverses parties et ces divers objets avec une solution dösinfeetanto 6nergique, tolle q;uc la solution de sublimd corrosif; '#9632;gt;quot; on lave pai'eillement, avec la nieinc solution on avec la solution d'acide pliönique, etc., le sol, les murs el toutes les boiseries ; 4deg; on flambo les objets en fer el on pierre, tels que mors, chatnesd'atlache, etrilles, etc.,auges,etc.; •quot;gt;quot; ondötruii parlo feu les obj i'Is do peu de valour, tels quo brosse, öponges, vieux licolsel vieux harnais de töte, conies d'attache, etc., qui ont servi aux animaux malades; 6deg; les harnais son! nelloycs ;i l'eau de savon, frottÖS b la, brosse el. laves avec uno solution chaudo d'acide pböniquo; les parties rembourrdes soul remises a neuf; 7deg; les couvertures soul, passöes ii l'ötuve, ou iramergöes dans l'eau pböniquöe, puis rincdes cl exposöes ii I'air el a la Ininiece; 8quot; les auges ct alireuvoii's coinnnins ayanl scrvi aux malades sold vides, frottös ii, la brosse el laves avec une solution d'acide sulfurique, puis rinci's; les reservoirs destinös mix. bains communs sont 6galoment vidös, neltoyes, frottös au balai dur (it arroses avec uno solution d'acide sulfurique; 9deg; los peaux des ani­maux, morts on abattus pour cause d'affection farcino-morveuse, soul dösinfectöes par une immersion de quelques heuresdans une solution antiseptique (solution a 2/100 de sulfate de zinc, ou mieux solution ii 4/100 d'acide phdnique, on solution a2/1000de sublime, etc.).
Les conrs, chemins, pamp;turages, enclos et beaucoup d'objets pour-ronlelre desinfectes pur la seule inlervenlioii sufflsamment prolongöe des agents physiques (lumiere, chaleur, aeration, dcssiccalion, sere­nade, etc.). Les licols, brides, mors, musettes, harnais de töte, cordes d'attache, 6ponges, brasses, etrilles, harnais divers, ustensiles divers, couvertures, elc, dont on suspendra l'usage une quinzaine de jours, pourront etre desinl'ectüs de la sorto.
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.mo ii vi-;
AFFECTION FARCINO-MORVEUSE. — MORVE ET FARCIN.
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Mesures d'isolement, de sequestration et de surveillance. —Avant tonte intervention de radrainistration, il est döfendu (art. 13, I.. -il juill. 1S81 et art. 18, Doc 12nov. 1887] de vendre ou de meltre cn vente dos animaux atteinls ou soupfonnös d'ötre atteints de Fad'cc-lion farcino- morveuse; les propriötairea doivent les tenir isolßs et sötjueströs tout on les döclarant. Lorsqne l'arrötö döclaratif d'infection a ötö pris, on doit en outre appliquer les tnesurcs önumöröes et rögle-montöesdans les articles 43, 44 et 46 du döcrol du22juin 1882.
Aut. 44. (Döo. 22 jniii 1882.) — Les animaux qui ont 616 exposes ä la con­tagion restenl placös sous la surveiltanco tin vdtörinaire däl6guä [sanitaire] pendanl un dölai de deux mois.
Pendant la durdo de oelte surveillance, ils peuvont ötre utilisös sous la condition qu'ils ue prdsentont aucun symptömo de rnaladie,
II est interdit de les exposer dans les concours publics, de les mettre en vente ou de los vendre ; le propriölaire m* pent s'en dessaisir que pour los livrer a l'ßquarrissage. Dans co cas ils sont pröalableraent marqu6s, ei il est delivie un laissez-passer '|iii est rapportö au maire dans le d6\m de cinqjours, aveo mi certidcat attestanl quo les animaux ont 616 abalLus. Ce certillcal es( dolivie par le vötdrinaire qui a la surveillance de l'atelior d'öquarrissage.
Akt. 46. (Dec, 22jiiiii 1882.) — Les mesures prescrites en vertu des ar­ticles 43 el, i 1 sontlevöes par le pröfet aprös la disparilion de la rnaladie et apres oonstalaüon, par le vötörinaire dölöguö [sanitaire), de raccomplisse-ment de toutes los prescriptions relatives ii la disinfection.
Ceux des animaux visös par rarticle 44, qui onl prösentö des •symptömes lt;lo rnaladie, restent placös pendanl un delai d'un an, sous la surveillance du vötdrinaire dölöguö (sanitaire) et soumis, pendant co la|is de temps, aux inter­dictions portäes par le Iroisieme aliuea dudit article.
II peut arriverquo, dans sa visile, le vötörinaire sanitaire ne trouve que des animaux suspects, ou qu'il y ail des suspects en meme teirips ([uo des malades. On ne doil pas ötre aussi rigoureux pour les animaux suspects que pour les malades; on ne peul pas en demander rabatago tant quo le diagnostic n'est pas sör. Los mesures appliquöes dans ces cas devront avoir pour but de faciliter ['observation des ani­maux et de los empöcher de communiquer avec d'autres, qu'ils pour-raient infecter s'ils ötaient morveux; il faul done appliquer I'lsolement, la sequestration.
On pent, si on lejuge utile, demander la margue dos sujets suspects, dans le but de penuellro a la police et ii l'autoritö de reconuaitre aisöment les animaux qui auraient ole deplacos, mis au travail ou exposes on vente. II pent elre utile, dans quelques cas, de ue pas so conteutcr du simple signalemenl et de recourir au moyen dont il est question. Dans ces cas, on pratique la marque aux ciseaux sur lajoue gauche. Gelte precaution est surtout utile, quand il a'agit d'un certain nombre de chevaux suspects; el d'ailleurs il est bon, quand, dans une grande ecuric, se trouvent plusieurs chevaux suspects et plusieurs chevaux ayant culiabite avec eux ou avec des malades, d'obliger le
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MALADIES CONTAG1EUSES BACTERIENNES.
propri6taire a tenir un regislre, sur lequel le vötörinairo sauitairo inscrira chaquc clieval, avec son signalement, son 6tal d'embonpoint, son ötat de saute et les symptömes qu'il prösentera ä chaque visito. Ainsi l'ötat des animaux pourra ölre ])i('ii suivi et bien appröeiö. L'ar-tide 43 du döcrel du vi2 juin ISHri read obligatoire, aprös l'arrötö döclaratif d'infection, laquo; l'avertissement de rcxistenco de la morve ou du farcin par un öcriteau placä ä l'^ntröe principale de la ferine el surleslocaux infeetösraquo;; mais, dansla pratique, cette disposition reste a pen pres letlre morte.
Les animaux suspects de morve ou de farcin seront done maintenus isolös et sequeslres. La sequestration et l'isolement des suspects soul tres iinpoiianls; ils smit iiuliques loutes les fois que dos symplömcs font soupQonner l'existence de la maladie; ils doivent ötre appliques aux seuls aniraaux suspocls et non aux animaux reconnus morveux ou atteints de farcin incurable, qui doivent 6lre abattus. On doit consi-derer eommc suspects, les individus qui prösentent quelques symp­tömes de morve, lels quejetage, glandage, etc., ou de farcin, tels quo büulons, engorgementamp;jrtJtc. Quant aux animaux qui ne prösentent aueun Symptome, mais qui out öle nn contact avec des sujels morveux ou suspects, il ne faul pas a propremeut parier les considerer conune suspects au möme titre que ceux qui offrenl des symptömes; il taut so contenter de les surveiller, de les visiter de temps en temps. Los clie-vaux, qui ont cohabitö avec des malades, no sont pas tons fatalement vinies a prendre la morve, il s'en faul bien; aussi n'a-t-il pas semblö qu'on pöt d'emblöe sdquestrer des animaux, qui ne prösentent aueun Symptome de morve, bien qu'ils aicnl 616 en contact avec des clievaux morveux; nous verrons ci-apres comment il faul les Iraiter,
La nianiere d'appliquer l'isolement et la sequestration est bien simple : ou le proprietaire a plusieurs locaux disponibles, ou il n'a qu'uue soule habitation pour ses divers animaux sains et sus[)ccls, dans la premiere hypoliiese, on place les sujels sains dans un local cl les animaux suspects dans un autre, cu los isolant toutefois les uns des autres, de facon qu'ils ne puissenl avoir entre cux aueun rapport dircel ou indirect; on laisse les suspects dans l'habitation oü ils se trouvenl di'ja, ou, si on les löge dans un aulre local, on a soin de faire drsinfecter les places anlerieuremont oecupecs par eux. Quand il n'y a qu'uue seule habitation pour les divers animaux, sains ut sus-pecls, quand il n'y a pas possibility d'en improviser une seconde, il faul desiufecler les places occupees par les suspects cl rclegucr ccs dernlers dans une exlremile de l'habitation, eu les Isolant les uns des autres, el en laissant entre eux el les sains une cerlainc distance inoc-cupee.
Les animaux isolös et sequeströs ne dovronl |ias elre deplaces; une surveillance active sera excrcee, au nom de raulorile, par la police.
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MORVE. — AFFECTION FARCIN0-M0RVEÜ8E. — MORVE ET FARCIN. 801
La söquestration, pour paror aux dangers qu'on vcul öviter, doit dtre exöcutöo avoc soin; et cortainos pröcautions sont en outre indispen­sables pour qu'elle puisse donnerles rösultals qu'on est en droit d'at-tendre. Lea personnes chargöes de soigner, pansor, surveiller les ani-maux suspects, no devront pas coucher dans I'öcurie; elles devrontso laver les mains aprös le pansage de chaquecheval; ellos cautöriseronl los plaiea, les öcorchures, qu'elles pourraient avoir aux mains. On affecteraau service de chaquo suspect, sicela est possible, des objets spöciaux poor faire le pansage, pour donner a manger, a boire et pour lo traitement, ou sinon on nettoiera les objets chaque fois qu'ils auront servi, avant do les employer pöür un autre animal suspect. En amain cas, les objets, mis an service des malades ou des suspects, ne devront otre utilises pour le service des aulres animaux, sans avoir ele bien desinl'eetes.
Combien durera la sequestration? II est impossible de fixer a ee snjet une limite invariable; la söquestration durera plus ou moins, sui-vant les e.as, suivant l'etat des animaux. Quand les sujels seiiueslres ne prösenteront plus aucun Symptome, il faudm lever ia söquestration, sauf a les soumettre encore quelque temps a des visites sanitaires, comme les chevaux qui ont ötö en contact avec des malades et qui n'oll'rent aucun Symptome. Quand un animal sequeslre sera reconnu morvoux oufarcineux incurable, il faudraendemanderl'abatage.Pen­dant tout le temps que durera la sequestration, le veterinairc sauilaire proeedcraa des visites liebdomadaires, dans le but d'approcier 1 etat den animaux. On pourrait enfln appliquerla söquestration a des animaux, qu'on soupronuerail d'avoir transmis la morve, bien qu'ils ne prösen-tassent aucun Symptome. Les animaux malades ou suspects doivent toujours elro refuses a la saillie. Les animaux suspects, gneris en apparence, et pour lesquels on a leve la söquestration, ne devront pas, ai-je dit, ötretoutä fail perdus de vue; les symptöraea de la morve sont quelquefois römiltents ou möme intermiltents, do tolle sorte quc des chevaux, qui ont d'abord prösentö du jetage, et die/, lesquels co Symptome a disparu, peuvent de nouveau presenter le memo phöno-meno; il faut done les visiter de temps en temps encore pendant qucl-ques jours, pendant deux mois ou six semaines (pendanl un an, d'aprösle röglement d'administration publique, s'il s'agil d'animaux ayaut (He exposes a la contagion), tout en ou permettaut {'utilisation.
Le propriötaire doit, sous peine d'ötre poursuivi, se plier aux exi­gences do la loi et observer toutes les prescriptions do I'aulorite. Lea animaux [solos et söqueströs, comme suspects de morve ou de farcin, ne doivent pas etrc deplacrs, ils no doivent ni etro exposes en vente, ui voudus, ni employes a aucun service; et c'est pour assurer l'exöculaquo; lion rigoureuse de cos proscriptions quo la marque ot la surveillance sont utilcs. Les meines prohibitions s'appliquent aux animaux malades
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MALADIFCS C0NTAG1EU8ES BACTERIENNE8.
oil simploment suspects non encore dö'clarös; pourtant ici il y a lieu de tenir compte do la bonne foi et do l'ignorance du propriötaire, qui enfreint la lol, si toutefois le contralre n'est pas dömontrö. Lo cas est beaucoup plus grave, et ex[i(isü le dölinquant ä toutes les rigueurs de la lol, si ['infraction a eU; commise aprös quo la döclaration a 6tä faito, aprös laquo;nie l'autoritö a proscrit la Sequestration, Los animaux suspects, les animaux soustraits ä la söquestration etsaisis sur les voies publiques, sur les marchös ou sur les champs de foire, seront mis en i'ourriere aii\ l'raisdu dölinquant, sans prejudice de la sanction pönale qu'il a encourue. S'ils soul ensuito reconnus raorveux, ils seronl abattus; dans tons les cas, ils resteront en fourriöre tanl qu'ils seronl suspects, el seront soumis iuh's visiles reilerees. Si les animaux guöris-sont, s'il esl ensuite reconnu qu'ils ae soal pas alTeetes de morve, le propri6taire devra encore payer les frais de fourriöre^t cela est juste, car il a comiuis une faule, en ulilisant ou en exposant en venle des sujels suspects. On a parfois conseillö aux vötörinalres de no pas so montrer trop severes et de demander, pour les clients, la permission d'utiliser les animaux suspects, el meine les animaux farcineux, ä cer­tains Iravaux duns des lienx isnles. Le v(''teeinaire lie doit Jamals liene-volement prendre une pareille responsabilitö.
Les chevaux qui ont cohabitö, travaillö, en des rapports avec des sujels tnorveux, peuvent elre utilises, taut qu'ils ne prösentenl auoun Symptome. II sera bon neanmoins do no pas les faire Iravaillcr avec ceux qui n'ont pas ete exposes a la contagion, si cola est possible, et de les isoler, aidant quo faire se ponrra, dans les habitations, aux abreuvoirs, etc,; en outre, ils seront, pendant deux tnois, ou un an s'ils ont presenle quelques symptöraes, visiles toutes les semaines d'abord, puis tons les quinze jours, par le vötörinaire sanitaire. Pendant ce lapsdo temps, cos animaux ne pourront pas elre vendus, ou tout an moins ils ne devront pas l'6tre sans que le propriötaire avertissel'autoritö et fasse connaitre leur situation au nouvel acquöreur, qui prendra la place du pr6c6dent propriötaire, et chez lequol ils con-tinueront a elre soumis auxvisites du veterinaire sanitaire pendant le temps voulu.
L'article 11 du döcrel du 22 juin 1882interdil de mettre en vento ou de vendre, pendant un dölai de deux mois, h partir du jour do la de­claration d'infection, les animaux qui ontötö exposes a la contagion. Si le propriötaire veut se dessaisir do ces animaux, il ne pent le faire que pour les livrer a l'öquarrissage ; mais on ne pout les faire sortir de l'öourie oti its sent renfermös qu'aprüs les avoir marquös, Dans I'espece, e'est encore la marque an Ten qui doit elre adoplee, car il Importe an plus liaul degrö que les animaux envoyöa ä l'öquarrissage pour cause de morve oil do farcin ne pnissenl elre remis dans le commerce. Non seulemenl en pareil cas les animanx doivenl 6trc
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MORVE. — AFFECTION FARCINO-MOEVEUSE. — MORVE ET FARCIN. 803
marques, muis do plus ils doivent 6tre accompagnös d'un iaissez-passer, lt;[ui indiquo lour signaleraent ot lour destination. Ce laissoz-passor est valable pendant cinq jours (c'est trop); 11 doitötro rapportö au inairc qui I'a douuo avoo uu oortiflcat d'abatage dölivrö par lo vötörinaire chargä de surveiller le dos d'öquarrissage, on, ä defaul, par lo uiairo ou le coiuuiissairo do police.
Aux termes de ['article 40 (Deo. du 22 juin 1882), los mesures misos on vigueur par i'arrötö portant döclaration d'infection soul, levees aprös la disparition de la raaladie. L'article ii ayant soumis a uno surveillance minimum de deux mois los animaux qui ont ötö exposes ö, la contagion, la maladie ne peut ötre considöröe comme öteintequo si pendant co dölai aueuno nouvolle manifestation de morve ou de favein ne s'est pi*oduite parmi ces animaux. Tont nouveau cas de maladie aura pour eilet de reculor de deux mois le moment oü l'arrötö portant döclaration d'infection pourra ötre rapportö.
Los animaux, qui ont öle exposöa a la contagion, peuvent generale-meiit ölre couskloros comme a l'abri de toute infection aprös deux aiois passes saus qu'aucun trouble sörieux de la santd ou aueun Symptome extörieur de morve ou de farcin se soit manifesto; mais il a on est pas de uu'me de ceux chez lesquels des signes incertains de maladie m; seid produils, et ont onsuile disparu, soil nalurellemeul, seit sous l'inüuence d'uu traitement. Cos animaux, trös dangereux au point de vue de la propagation de la contagion morveuse, doivent rosier soumis pendant uno annöe entiöre ä la surveillance du service sanitaire avecinterdiction do vente, si ce n'est pour l'öquarrissage. Si, aueours de cotte surveillance, la maladie venait a so trahir par des apparences non equivoques, los prescriptions de la loi et du röglement seraient immödiatement appliqußes.
I n choval qui, ayant oio en contact avec un animal morveux, est vendu sans los formalitos pröcitöes, tombe-t-il sons le coup de la loi du ;{i juillet 1898, peut-il ötre coiisiderö comino suspect? La question a ötö rösolue, comme cola dovaitölre, dans uu sens alhrmalif; le vcndeur peul ötre contraint do reprendre sou choval, si l'acheteur so mel ou rögle dans los dölaiset prouve quo l'animal, a lui vendu, a öle antörieurement, ehe/, le propriötaire originaire, en contact avec un choval morveux.
Quandla morve so döclaredaus los ecurios d'uu propriötaire, qui se trouveä la töte d'un service important, ot qui possöde un nombre con-sidörable do chevaux pour Sexploitation de sou entrepriso, quand plusieurs cas de morve y soul constates, on proud tonlos los mesures de police sanitaire qui conviennent en pareillo circonstance; los ani­maux malades sonl sacriliös, lour place ainsi quo lours harnais et los ecurios sonl dösinfeetös, los suspects sonl söqueströs pour le moindre raquo;igne pouvant so rapporterö l'oxistence de la morve; los autres sonl
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MAUD1ES CONTAGIEÜSES BACTERIENNE8.
visitös an moms uno Eois pur semaino, et dös qu'on en rencontre un prösentantquelques symptöraes, on le söquestre aussitöt. 11 est expres-siiucnL döfondu uu propriötaire malheureux do loger ses animaux dans los öcuries ou remises publiques, de los laissor meltre en contact avec d'aulres animaux et delosvendre ou i\lt;: lesexposeren vente.Toutcela cst-il süffisant et lo propriötaire peut-il, par du nouvelles acquisitions, combler los vides que la maladio a occasionnös dans sa cavalerie, alin de salisfaire aux exigences de son servico? L'article 43-1deg; du döcrel du 22 juin 1882 döfend d'inlroduire, dans los locaux döclarös infectös, d'aulres animaux susceptiblos de contractor la morve. J'ai toujours ötö et jo suis encore persuadö qu'il n'y aurait pas eu grand inconvönient ö autoriser le propriötaire ö acheter d'aulres chevaux; los nouveaux arrivants seraient soumls aux mömes mesures de surveil­lance ei d'inspection que lesanciens; ils seraient möme utilisös et logös a part, si celaötaitpossible.
Pourtant, quoi qu'on on ait dit, los dispositions des articles 43 et 46sont tellcs qu'il n'est pas possible de trouver un aecommodoment. L'article i3 dit en eilet quo l'arrötö döclaratif d'infectiou entralne prohibition d'introduire dans los locaux infectös d'aulres animaux snsrcpl ildrs de oonlractor la morve ou le farcin. L'article 44 exige une surveillance de deux moispour les animaux exposös ä la contagion, et l'article 46 döcide que les mesures prescrites par les articles i3 et 44 no peuventötre levees qu'apres la disparition de la maladio, etc. Or, la circulaire ministörielle du20 aoüt 1882 dit que la maladie ne peul ötre considöröe comme öteinto quo si pendant lo dölai de deux oiois
aueune.....ivolle manifestation de la morve ou du farcin no s'est pro-
duito. Je crois nöanmoins qu'on cas de besoin extröme lo propriötaire (compagnie, ou pari iculier) peul se procurer de nouveaux animaux en lout temps, a la condition de les loger dans dos locaux mm compris dans l'arrötö döclaratif d'infection et do les utiliser sans los meltre en rapport avoo coax qui sont placös sous la surveillance sanitaire.
Cost surtoutquand il s'agit de solipödes, suspects a cause lt;lo certains gignes qu'ils prösentent, ouä cause de lours rapporls avec des malades, que la mallöination est indiquee. Elle ne peul, toutefois, ötre appliquöo sans l'assontiment du propriötaire. Lorsquo, chez des chevaux, deja suspects a cause de ceit.aiiis synipti'imos (pfils prosentonl, olio pcovoque iresnettement la triple roactiou locale,organiqueet thermique, I'abatage
pent elre d.....andö(Instr. min. 1894). Lorsqu'on aura soumisa l'öprouvo
dela malleini' tons les compagnons d'öcurie du cheval morveux,tous les sujets cpii aiifont ou dos rapports directs et iudireets avec lui :
Iquot; c.ru.x qui tnanifesteront la röaetion ordinaire (hyperlhermie, CBtlfemc, prostration, etc.) seront döclarös suspects', ils seronl rigoureusemsnt isolös des autres, marquös el soumis ii la surveillance du service sanitaire pendant an an, an möme litre que crnx qui ont prösentd quelquo symptörao pouvant
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MORVE. — AFFECTION FARCINO-MORVEÜSE, — MORYB ET FARCIN. 800
so niitaclier k la morve (article 46 du röglement); au oours de cetle surveil-lanco, i'injeotion sera röpötöe tons les doux mols : ceux qui, on outra do la n'aetion ä la maU6ine, viendraiont a prösenter l'un quelconque des signes uliniquesde la morvo (glando induröo, jetago, lymphangito suppur^o, surco-cölo, uloöration nasale on outanöe, etc.), seront oonsidörös oomme morveux et abattus; an oonlralre, oaux qul auront subl saus röaotion deux injections successives de raallölne seront declares sains; ils pourront ötro remis dans lo ran;,'; lo pi'oprielairo en disposera libremont.
En tons cas, les sujets d6clar6s suspects h la suite de l'injocf.ion do malleine resteront en surveillance lanl qn'ils n'anionl, pas snln, sans rdagir, deux injections de malMine; ils pourront 6tro utilises tanl qu'ils ne prösen-leront auoun symptdme clinique pouvant les faire considörer commo dango-reux el seulement sons la condition do ne jaraais boiro aux abreuvoirs communs et de ne jamais entrer dans une öciirie aulre quo la lern-.
#9632;2quot; Quant a ceux des animanx conlaniiries qui n'auront pas röogl a la inalleine, lo propriötaire en aura lo libre usage, a la condition do les main-lenir isolös rigoureusement des suspects et de dösinfecter, ä fond, l'öcurie et Ions les objets a lern- usage; toutefois, oes chevaux ne pourront ötro vendus pendant les deux mois qui suivronl l'öprouve de la inalleine (art. M du röglement). (Instr. rain. 1804.)
Mesnres prophylactiques applicables aux personnes. — On a (Irja vu, ii propos des autopsies et du diagnostic, les pröenutions ijne doivenl prendre les vötßrinaires. II faut öviter ö tout prix de so blasser en pratiquant une autopsie d'anima] atteinl de raffection far-oino-morveuse. Si on a des blessures aux mains avanl d'entreprendre l'opöration, il Faul les cautöriser; si on se fait une blessure, Int-cGune lögöre piqöre ou öraillure pendanl l'autopsie ou les manipulations de debris morveux, il faut se laver immödiatement et se cautöriser en outre tout de suite sans craindre d'aller trop loin ni Irop nrofondö-meiil. Enoxaminanl les chevaux atteints ou suspects d'ötre alteints de l'afTectionfarcino-morveuse, les möraes pröcautions doivontötre prises, si on a des blessures, ou si l'on vienl a s'en faire. II faul en outre öviter de recevoir sur la Qgure el dans les yeux de la matiöre morbide, que le malade peut, par ses 6brouemonts au moment de l'examen dont liest l'objet, chasser de ses cavitös nasales, si pareille öventualitö so produit, il faut, toute affaire cessante, so hiver avec soin ä l'eau ordi­naire on niieux avec de l'eau iodöe, que l'on peutsans danger faire pönötrer dans les yeux.
I,a consommation dolaviande desanimaux farcineux ou morveux csl interdite; etla manipulation des döbris ou cadavres morveux elanl dangereuse, les personnes quis'y livreronl (öquarrisseurs, öcorcheurs, bouchers) devronl et.ro avisöes, afln qu'elles puissenl prendre cn cas de besoinles pröcautions qui viennent d'ötre indiquöes.
Les personnes chargöcs de donner des soins aux animaux alleinls on suspects d'affection farcino-morveuse, de lespanser, de leur donner ö manger, de los surveiller, etc., devronl 6tre mises en aarde centre
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MALADIES C0NTAGIEÜSE8 BACTfiRIENNES,
le danger cru'elles peuvontoourir otrecevoiv los indications nöcossairos pour se prüservcr. Ellos jh; dovront pas coucher dans k's locaux oti so irouvont les suspects ou los malades; olles nodevront jnmais so scrvir pour olios das couvorturos, qui auraientötö en conlaci avec dos mal ados, el qui n'auraionl jias ötö dösinfectöes. Giles devront so laver les mains iipivs le pansage de chaque animal; olles cautöriseront los plates ou ßcorchures qu'olles pourraient avoir aux mains, Kilos dovront oviler de so souiller les mains avec la matiöre morbide dos malades, et surtout öviter de so blesser (üi neltoyant los rnangeoiros, auges et räli'lioi's, on manipulant los fourrages, liliöres et objels quelconq^ies souillös par los malades. Blies in; dovronl jamais mai'cher jiicds uns; los jambes ot los pieds dovront otre complötement prösorvös oontre le contacl dos pailles, liliöres et fumiers.
D'aillonrs, o'esl an vötörinaireet au propriötaire dos animaux mala­des qu'il appartient de fournir aux personnes chargöes de lessoignor los indications ipii peuvent lonr peniKdlre de so preserver do torn, danger. Los propriötaircs qui manquent ö, co devoir, ouqui ne veilloni pas a co ([iic los pröcautions indiqneos soiont obsorvoos, sunl rospon-sables civilement et pönalement; its peuvent oho poursuivis on dom-inages-iuterels (art. \'AH-2, 1383, 1383, cod. civ.) et möino so voir con-damner a I'amende ot ii la prison (art. 319, cod. pönal. .In^. trib. Seine, 2S jiiill. 18M. Arr, Cour do I'au, 18 nov. 1873).
Levee tie la declaration dinfection. — Los mesures d'isole-ment, de quarantaine, de surveillance, etc,, pi-escrites par les articles 43, 44, du decrol du 22 juin 1882, oontinuent d'etre appliquöes lant quo le prelot n'en a pas prononcö la lovoo. Or le prolol no pout les lever par im nouvol arröto qu'aulanl quo la maladie a disparu, qu'autant qu'au-cune manifestation nouvello do I'affection farcino-morveuse ne s'est monlrec durant les deux mois de surveillance sur les animaux qui avaient etc exposös a la contagion. Tout nouveau eas do maladie qui viondrait a so montrer an rait pour o (ret do roculcr do deux mois encore le moment oü l'arrötö döclaratif d'infection pourrait otre rapportö. Do plus, quand il y aura, parmi los animaux exposes ii la contagion, dos siijcts qui auronl prösentö, ou qui viondront ii presenter, des signes dc I'all'oction, its devront restor pendant un an, apros la disparition des symplomos, sous la surveillance du votorinairo sanitaire ; pendant tout CG temps, ilsno pourront etrcoxposi'S dans les concours, ni utre vendus, ni otro mis en vente; et lo propriötaire ne pourra pas introduire de nouveaux animaux au milieu d'eux. Alnsi, soil an cheval qui a ötd cxiios('' ii, la contagion, ot qui, avanl Toxpiralion dos deux mois do surveillanco röglementaire, vient ii presenter quelques signes de morve; il doit imniodiatoiiieul elro söqueströ jusqna la disparition des symplomos, ot ensuile il restera en surveillance pondanl UH an. Toute-tois, loraqua la mallöination aura ötö employee, les sujots qui, bion
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MOliVK. — AFFECTION FARGINO-MORVEUSE. — MORVB ET FARCIN. 807
qu'ayant pvösentö quolque signe tie raorve, auront subi sans röaction deux injections SUCCGSsives, seront declares sains, et le propriötaire pourra 6tre autorisd a en disposer libroment. D'aillours, on devrait considerer comrae indcmne le clieval suspect, qui aucail pcescnto quelquo signo de morve, mais (j^ui ne jiroviendcait pas d'une ecurio Infectöe, des quo les signes do suspicion auraient disparu on apres la malleination, si l'animal n'avait pastvagi; et, en ee cas, la declaration d'infoction ae doit pas ötre prononcöe.
Mesures concernant les animaux de l'armee, de 1'adminis­tration des haras et les animaux amenes ou places dans les ecoles veterinaires. — Dans les depots d'etaions et jumcnteries do l'Etat et dans les cooles vötörinaires, les prescriptions de la loi sani-taire sont exöouteos par les soins des Directeurs, qui soul soulemcnt tonns de faire la declaration a l'autoritö locale. Dans les ecoles vötö­rinaires les Directeurs sont en outre tenus do donner avis, a l'autoritö du lieu d'origine, do tons les cas do maladie contagieuse ou do suspicion constates sur les animaux amends ä la consultation.
Dans rarmoeet dans la gendarmerie, l'autoritö militairo est seulo chargöo(art. 02, Dec. 22 juin 1882) de prendre et de i'airo executor toutesles mesures nöcessairespourcombattrelesmaladies contagieuses, qui viennent a so declarer parrni scs oliovaux ; seulement l'autoritö civile doit elre avisöe. rue circulaire ministöriellc (18 nov. 1886) a döcidd ipie I'autoriüi militaire doit donner avis ä I'administration pre-fectorale des öpizooties, qui so döclarentparmi leschevaux appartenant ;i l'armöe. lino instruction ministerielle (2.') mars 1896) a prcscrit les mesures suivantes pour paieraux dangers, quo peuvent presenter, pour les chevaux de l'armöe, les fonlaines etabreuvoirs publics.
En route ot on oantonnement, les chefs do corps et de dStachomont devront, toutes les fois qu'il n'on rdsultora pas un surcrolt de fatigues apprö-ciable pour les hommes ot pour les chevaux, fairo boire cos derniers dans les cours d'eau ou ruisseaux voisins des cantonnements, s'il on oxisle, do preference aux abreuvoirs do la localile. Lorsquo les circonstauces rendronl celte maniere do procedcr inapplicable ot quo Ton sera force de rocourir aux abreuvoirs publics ou parliculiers, on devra, avant d'y fairc conduire les chevaux, prendre les mesures nöcessaires pour quo cea abreuvoirs aolent vides et nettoyes, el, quaiul cela sera possible, desinfecles.
Mesures applicables aux animaux autres que les solipedes.
— Laid n'a vise quo rall'ection fareiiio-morveuso des animaux soli-pedes (cheval, äne et mulct), hes mesures, (jui viennent d'olre etudiees, no sauraient done ötre appliquöCS aux animaux des autres espoces (|iii vieiulraient a contractor la morve ; et les propriölaires qui no foraionl pas la di'claration el qui n'oliservcraient aucunos mesures ne pourraient pas elre poursuivis penalement. .Neamnoins, ils scraiont rosponsables eivilemont des cas de transmission qu'ils pourraient occasionner par
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MALADIES GONTAGIEÜSES UACTfiRIENNES.
leursbdtes qu'ild savaient malades, D'ailleurs, radministralion muni-oipalo peut, en vertu du pouvoir (juo lui conföro la loi lt;lu quot;i avril 1S8'i (art, 97-6deg;), Intervenir en pareil cas et faire exäoutor lesmesures pro­pres u empöcher la contagion, ordonner aotamment la söquestration, qui Lmpliquora bien entondu le prohibition dedöplaoer los animauxt de les vendre, etc.
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CllAI
VII
La dourine, encore appelöe maladie du colt, syphilis des sollptdcs, cachexie lymphatico-nerveuse, etc., est une maladie spüciale, conta-siiouso, propre aux animaux solipödes, transmissible par le colt; olle s'annonce d'abord par des symplömes locaux, dans les rögions des organes göuitaux, et ensuite par dos modifications dans le.s fonctions de nutrition et de relation, par de l'amaigrissemont, des faiblesses, des paralysies, etc, ; et clli^ s'accompagne d'altörations ganglionnaires, musculaires et nerveuses. Elle sövit principalement en Asie et dans le nurd de l'Afrique; eile s'est rarementmontröe en France; et, quand olle y a fait son apparition, eile a ele importöe par des reproducteurs venant d'autres pays, oü eile regne. Elle a ele observöe et ötudiöe ä Tarbea en 18.quot;)1 et en ISUI; ellö avait ete importeo, dans eetto region, par des elalons Syriens. On l'a encore etndioe en 187(1 et 1877 a l'ßcole vötörinaire de Lyon ot ii celle d'Alfort, oti avaient ete envoyes des etalons inaUules provenant de TAlgerie. Elle s'est inonlree de temps a autre dans les Basses-Pyrenees, on eile avait 6tö commu-niquöe a des juments du pays par des animaux venus de PEspagne (Foret). Elle a sevi assez souvent en Algerie, et y a ete etudiee par im certain nomhre d'observateurs.
1. — Symptomks.
La dourine, affection particuliöre aux solipödes, s'observe princi­palement ehe-/, les reproducteurs (ötalons, juments); cependant les ohevaux hongres en peuvent etre atteints. Cost une maladie ä rnarche ovdinuirement lenie; on pent Ini rcconnailre trois periodes ou etapes, qui se suivent et so succödent insensiblement,
D'apres Lacpierriere la maladie debnterait par une eniplinn, une erosion ou une ulceration sur la verge. I'uis viendraient: les accidents secondaires, les oedemes, les engorgements des organes genilaux ehez lelalon, de la vulve ehe/, la jument, les eruptions polymorphes de la
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MALADIES COiNTAGIEUSES BACTERIENNES.
muquouso gönitale; l'adönite inguinale; des öruptions culanoos, dos troubles fonctionnels des muquouses, des troubles digostifs, des trou-bios do la nutrition et do L'innervation; dos doulours et dos atrophies nausculaires, dos boiteries; 1'amaigrissement; i'adönopalhie gönörale; los paralysies, la cachexie, olc.
/'ruiniere pcriodc. — Pendant la promiöro pöriode, los symptömea looaux prodonünoiil; ils soul, variables, suivant qu'il s'agit d'animaux nii'ilos ou de femelies; ils consistent, au dire de la plupart dos obser-vateurs, on öruptions, örosions ou ulcörations, engorgements.
Males.—^ Au dobul, los symplömes qui se montrent chez l'ötalon soul pen apparents ; ils peuvent passor plus ou moins longtemps inaper^us. Co qui fait quelquofois soup^onner l'existence de la maladie, e'est la contamination dos jutnents qu'il a saillics, car los symptömes dudöbutsonl plus prononcös, plus faciles a observer et plus prompts olioz los femelies.
liionliU oopoudaut on constate dos symptömes du oötö dos organes gönitaux,quoique l'ötatgönöral reste encoresatlsfaisant, On asignalö: l'apparitlon, sur la peau du scrotum, sur le fourreau et sur la verge möino, d'öruptions consistant on marbrures, taches rougeätres, ecehymoses, papules, vösiculea ou pustules, petits boutons, plaques formoos par uu oxsudal, söro-sangulnolcnl dans l'öpaisseur du derme, et prösentant un aspect jaundtre foncö, violacd ou maculö; la for­mation, sur la verge et sur le fourreau, de petites ulcärations passa-göres. Mais ces öruptions et örosions ne soul ui constantes, ni spoci-flques; olles font souvent döfaut, et lours cai'actöres soul trös variables.
Lc fourreau se tumöfle, s'oedömatie; sou tissu conjonetif s'inflltre, Lc gonflement osl [ilus ou moins ötendu; lantöt ii ne so manifeste quo d'un seul cötö, et reste localise a la pai'tie librc du fourreau; tandis quo d'aütres l'ois il s'ötend sur touto la rögion, et avec le temps gagne on avaul, s'ötend aux bourses, et peul möme aller au dola vors le pörinöe. liest d'abord chaud et un peu douloureux, mais il ne tarde pas ii dovcuir froid et insensible; c'est alora un vöritable cedömo passif, ijni disparalt souvent au bout de quelques jours et revient onsuilo, qui a un caraetöre intermittent, olfrant des alternatives d'augmcntation et de diminution, restant stationnaire un certain temps, disparaissant temporaireraent, pour röapparaltre et disparaltre ii la (In,
La verge ost parfois froide, flasque, quasi paralysöe, ou ötat de col-lapsus, plus ou moins pendante au dehors; quelquofois au oontraire olle est vivemontrötraetöe; olle es! aussi quelquefois gonflöe, inflltröo, codömatiöo. On a raquo;ignalö on effet le gonfloment de la töte do la verge, dont la muqueuse devient rougefctre et offre parfois un pointillö jau-nälre dü ii riiyporlrophie de SOS folliculos. On emistalo souveul uno
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urölhrite lögöre; la mucjiuouso du moat urinairo est plus rouge, onflammöe, plus öpaisse ist plus humide qu'ö, l'ötat normal, ce crui dönote un lugor ötat catarrhal; il y a parfois un vöritable öcoulement uröthral. II y a, aussi dysurio, difflcultö poururinor; les animaux so campont fröquemraent et urlnent souvent, mais peu ä la fols; remis­sion de l'urine est douloureuse; ello s'aecompagne quelquefois d'une plainte et du tröpignoment des membres postörieurs; los urines soul plus visipiouscs ot plus opuissos (pi'a l'ötat normal.
A ce moment le sujel est dojii dans un ötal morbide assez prouonce; outi'e les symptömes locaux, qui viennent d'ötrosignalös, on s'aporgoit qu'il y a une alteinte grave portde ä l'organismo. L'ölalon malade a line ardeur bien moins prononcöe pour accomplir l'acte dueott; les 6rections sonL moins fröquentes, moins complötos, plus difilciles, plus lentes; le champignon est devenu plus voluminoux, il est inflltrö, euifdi'ge; il y a paraphymosis; le coit est devenu plus difficile et dou­loureux, L'engorgemont initial s'est etemlu. Les testicules sont (incl-quefois pendants; ils deviennent aussi le siege d'une legere inflam­mation; ils son! plus volumineux, chauds et douloureux a la pression; \i'. cordon testiculaire s'engorge, c'est surtout l'öpididyme qui est dou­loureux et engorgöj il y a de l'6pididyinito. II y a quelquefois de l'öpanchement dans les gaines testiculaires,
Les ganglions inguinaux sont les premiers attaints; parfois döjä ä cette pöriode ils soul, engorges, tumelies, durs, quelquefois un peu douloureux, et le plus souvent Indolents; ils n'ont aueune tendance a se terminer parl'abcödation; la duretö persiste.
Au d6but de lamaladie et pendant une partie de la premiere periodo, on a eu constatö souvent de la surexcilation gönitale, des erections Eröquemment repetecs, du priapisme et de l'onanisme (Laquerriöre).
Femelles. — Chez les jumenta, les caraetöres locaux sont jjIus pro-noncöa et })lus faciles ii conslater que ehe/les mamp;les. Vers la lin de la semaine qui suitlecoKt infeetant, on peut reconnattro l'existence du null.
La vulve est gonllee, (edematiee ; eetle lutnefaelion s etend plus ou moins; ello est unlliiteralo ou bilaterale; au debul eile est chaiule et un pen douloureuse, mais dans hi suite eile devient froidc et indolente ; eile est surtout prouoncee au pourtour de la vulve, mais eile peut s'etendre au perinee et meine jusqu'aux mamelles. La vulve, ainsi tumöfl6e, est le siöge d'un pruril assez intense, qui porte la malade a. so frotter aux parois de sa stalle ou contre sou voisin ; et si olle ne peut reussir ä so l'rotter, ello ossaye d'y supplöer paries mouvements reitörös do la queue. La muqueuse vulvairo est boursouflee, 6paissie, rougoAtre, irritee, eongisslionnee, arborisi'e, vorgetee, quelquefois vioheeo; mais ordinairement saeoloratiou est irrc'gulirre, ou yaporgoit des marbrures, des ecehymoses en certains points; il y a une inlil-
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tration manifeste du tissu de la muqueuse et du tissu sous-rauqueux. La muqueuse est d'abord plus humide; puis eile devient catarrhale et donne parfois ecoulcmenta uno matiörejauntoe, sanieuse, verdätre, mucoso-purulente, irrilante, salissant les levres de la vulve, plus ou moins abondante, suivant les cas et suivant les cirConstances.
Chez la jument, comme ehe/. In male, on observe parfois des erup­tions polymorphes, lellesquecxan themes, vösicules, papules, pustules, taches döpigmentöes, follicules hypertrophiös, ulcörations, cicatrices, plaques muqueuses jaunätres. Cos Eruptions, qui, ehe/, la jument comme chez l'ölalon, sont loin d'etre, constantes, övoluent rapidement, peuveul, disparaitre au hout de dix ou quinze jours, apres avoir amend des erosions ; quelquefois olles se lenuineut par l'ulcöration, et celle-ci se cicatrise plusou moins lentemont, taissant des traces |)lus ou moins apparentes. On peul les rencontrsr sur la muqueuse vaginale, sur la muqueuse vulvaire, sur la peaudo la vulve et meine parfois jusquo sur le periuee, sur le plat des cuisses et dans d'autres regions do la peau. D'ajires Laquerriere, les premiers symplomes, ehe/, la jument comme ehe/, l'ötalon, consisteraient en öruptions el örosions sur la muqueuse vulvo-vaginale; il a cu roccasion de constater plusieurs fois, en Algörie, des ulcörations sur la muqueuse vaginale de juments, qni etaient au döbul de la maladie, comme il a d'ailleurs observö pareil Symptome sur l'ötalon. Hertwig a vu ehe/, la jument des ampoules l'aisaut place a des erosions; il a vu, sur une jument, inoculeo avec du mueo-pusd'une untre jument malade, apparaitro desphlyetönes, (|uis(! sonttransformöcs en erosions, et la böteinoculöea eu la dourine. D'au­tres observateurs ont ögalement vu des ampoules et des erosions sur la jument. Trasbot a obtenu, sur une jument saillie par un ötalon portour de plaques (d'une öruptien) muqueuses sur la verge, trois papules grosses comme une tete d'öpinglo a une leulille, qui se sont ulcereos; sur une autre jument saillie par le memo etalon, il a obtenu une petite uleeration analogue au chancre syphilitique de i'liomme, ii bords un peu durs et donnant im produit visqueux.
Le clitoris tunielie est dans un (Mal d'erethisnie plus ou moins pro-nonci'', on croirait avoir affaire ii une jument en chaleur; il y a d'ail­leurs parfois surexcitation de l'orgasme gönilal. Les urines sont [dus epaisses, plus södimenteuses, |)lus plälreuses; elles sont rendues plus l'reipiemment et en petite quautite ;\ la fois; remission en est doulou-reuse.
Tels sont les symplomes locaux qu'on pent observer en plus ou moins grand norabre an döbul chez les males et les leine 11 es; maisbien-tot la maladie se generalise, et cette generalisation seinble se faire par la vole des lymphalupies. Des lors les fonclions commencent a se trou-blerj les malades deviennent tristes et perdenl de leur vivaeiti''; ils out parfois un peu de (ievrede tempscu temps; leur nutrition semblcamoin-
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dric, et, bion qu'ils rccoivont lii iiirmc nourrituro, LI y a bionlAl do raiuaigrisseinent, surtout duns le train postöi'ieur; lo dos se vousso; les reins ilevieunont plus sensibles ; et il en est do meine de toule la surface oulanoo. Bienlöt aussi un affaiblissement manifesto du train postöriour so fait remarquer; la marohe doviont inoins agile etmoins röguliöre; si on soumet lo sujet a l'aliui'e du trot, il llecbit parfois brusquoinont sur les mernbros, surtout au iiivoau des articulations införieures. L'appötitest oonservö, mais il deviant inoins regulier, il est parfois capricieux; la respiration s'accölöre, mais seulemont pen­dant I'exercice, ear pendant lo repos eile ost souvent plus lento.
La preinirro periode pout durer plusieurs mois, deux OU trois niois urdinairoment; la nudadie passe insensiblemeut a sa seconde etape.
Deuxwmt; pöriode, — A oelte douxienic ötape les symplrtmes lucaux disparaissont quelquefois ; ordinairement ils s'amoindrissent ou so modiflent; certains persistent et s'aggravent inömc (engorgement, elat catarrhal); d'autres disparaissont, mais röapparaissent plus lard aux monies sieges ou ailiours (öruption); onfin certains symptömes locaux ajiparaisscnt encore pendant cetle periode (plaques outanecs, etc.). Nöaiimoins oe qui domine alors, ce soul, los symptomes gönöraux, les modiflcationsfonctionnelles, quelag6ii6ralisation do la maladicameno.
Ace inomonlles fonctions do nutrition et de relation sont de plus en plus troublöes; les malades deviennent aonchalanls, tristes; l'appötit est encore conservö, mais il est souvent capricieux, puisildiminue. On observe quelquefois des alternatives do diurrliro et de constipation^ La respiration ot le circulation semblenl se ralentir au-dossous du chiffre normal,maiselless'accöl^renl vile aumoindreexercice; le poulsestmou et do plus en plus faible; la temperature est moins öleveo. Le sang doviont plus pauvro. La nutrition est amoindrie ; les malades maigris-senttros vile, d'abord clans lo train poslerionr et ensuite dans tout lo corps; Irs rauqueuses pfilissent; on constate alors tons les signes d'unc auemio progressive.
Les urines dcvionnenl plus rares, plus ohargees, plus visqucuses, albumineuses, plus riches en uree. 11 y a urolbritc, dysurie; la miction estdouloureuse. Lesorganes de l'appareil gönital prösentent ordinaire, nienl un ou plusieurs ties symptdraes do la premiöre pöriode. L'etalon doviont di' plus en plus impuissanl; les erections sont souvent insul'li-santos, et lo cabrer devient difficile ou impossible. Les femelles en elat de gestation avor tent souvent a cetto periode; et cet accident pent amc-ner une complication de m6ti'ite ou de mötro-pöritonite, qui elle-memc entralne la raort; celles qui n'avortenl pas donnenl des poulains chötifs qui succombent bientöt.
Le systemc uorvcux est atteiul, ot ses fonctions snut plus ou moius inodiliecs. La sensibilitodo lapeau est exageree, surtout sur la eolonne dorso-lombaire; il y a quelquefois duprurit dans certainea regions. On
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observe d'abord des faiblessos musculaires, et plus lard des (juasi-paralysies laquo;u do vörilobles paralysies, dans plusieurs rögions. Lg döcubitus est plus fröquont et plus prolongö. Pendant la slation, les malades engagenl plus qu'a Telal normal lews inombros sous le tronc, d'oü i'esuUuuu relreeissoinenldo leui'Iiasede sustentation; ilschangent tres fröquemment lemembrepostörieurqui estii l'appuijaussisemblent-ils lr6pigner. Les membros sont irröguliöremenl placös; et 11 n'estpas rare d'observer, en nieme temps que la voussure en contre-haut de la coloimo verlebrale, une devialioa k droilo ou a gauche du rachis et im rapprochement anormal entre les cleux pieds d'un bipöde lateral, alors que ceux du bipöde opposö soul fortement öcartös. La dömarche est raide, parl'ois mal cuordonneo; la croupe esl vacillanle; les nieni-bres posterioui's se (letoiideut moins önergiquement ; ils lleehisseul facllement aux allures vives. Le. trot esl penible; le cabrer devient diföcile et bientöl impossible,
Parfois on constate des boiteincs, qui apparaissent instantanöment, saus cause appreciahlc, ou qui smil dues a une aiiliriie, ü une synovite, a un gonflement oedömateux du tnembre. ('.es boiteries, quand aueun accident local no les explique, soul dues a desdouleurs musculaires, et peul-elre ii des altörations musculaires en vole de seproduire ; ordinai-reraentellcsdisparaissentseules, apres avoir dure ([uehpies jours ;mais dies peuvent so reproduire. II y a parfois de la paraplögie; on peut observer aussi des paralysies partielles des lövres, des joues, des pau-pieres, des oreilles, etc. ('.es diverses paralysies peuvent disparaitre momentanöment, en laissant apres olles un etat de faiblesse plus ou moins marquö, II so produit quelquefoisdes arlhrltes, des synovites, des fedömos, desgonflements, au niveau de certaines articulations, surtout dans los membres postörieurs.
C'estpendant la seconde pöriode, qu'on voit apparaftre un Symptome local ires important, consistan! en tumours culanöes, plates, dövelop-jioes dans l'öpaisseur du dermeetdans le tissu conjonetifsous-cutanö, bleu dessinöes par le liörissementdes polls. Cos tumeurs sont ordinal-remont pen uombreuses lt;\ la I'ois; mais, aprös avoir disparu, (dies peuvent so montrer ii plusieurs reprises dans le cours de la maladie, aux meines regions ou dans dos regions dinereutos. On les rencontre dans diverses regions, a. 1'encolure, aux öpaules, aux cotes, an ventre, anv llancs, aux membres, sur la croupe, ode. Kilos sont arrondies, circulaires, discoides, pen proemincntes, aplaties, variant en etendue do (in is laquo;die d'uiie piece de 1 franc jus((n'ac(dle d(; lapanine de lamain, molles, cndömateuses, peu chaudes, pen douloureuses ou indolentes. Elles sont I'orniocs par une infiltration du lissu du derme et du tissu conjonclir sons-culano; elles apparaisseul d'embb'e. Elles persistent quelques jours, do un ii huit jours; el ellesdisparaissentensuite, le iilus ordinairement sans laisser de traces el sans avoir fourniaucune socre-
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lion, mais quelquefols aprös avoir fourni une exsudatlon, dont le produit s'cst concrötö a, leur surface sous forme de croütes, en dessous desquolles la peau est rouge et poiiiiillre, ou m6me couverte do petitos Erosions. Onasignalö quelquefoia I'apparilion do boutons, de lumeurs lenliculalres, do tumeurs, grosses m6me comme one nolx, a la peau,
II n'est pas rare de voir survenir oertaines complications, tolles que la )iiaiuiiiite,r()rcliitc,repididyinilo,l'iullaiiiinalioii du cordon teslicu-laire, I'hydro cöle .un 6tat catarrhal de la conjonctive et de la pituitaire, l'ophtalmio, de la chassie et du jetage, des abeös dans le tissu conjonctif du bassin, des engorgements froids aux membres, des adönites chroniquesö l'ainc.a Fange, qui ne tendent i)as a la suppura­tion, one Unix söche, petite, quinteuse, etc. On a remarque que la corne ties animaux atteinta de la dourine poussc irregidieremenl; les sabots presenlenl des cercles plus ou moins irreguliers.
La deuxieme perlode pent, eile aussi, durer plusieurs mois; et, dans cet Intervalle, il peut y avoir dos römittences, comme aussi des paroxysmes.
Troisihin; pdriode. — Los symptömes de la deuxifeme p6rlodes'aggra• vent do plus en plus. L'örection dovient impossible. Le hennissemenl de felalon est faible, rauque, voilö. L'appötil diminue de plus en plu?. La station devient de plus en plus pönible; lessujets atteinls ontbeau-coup de peineft se döplacer. L'affaiblissemenl devient plus gönöral ;les malades restcnt pres([iic constamment couches; lesparalysies s'aggra-vent, d'aulres se produisent; leniacialiou esl tres aecusöe; il so declare nn elal cachectique tres prononcö; et lamort arrive par consomption ou par reflet d'une maladie intercurrente.
La troisicme periode se coidond en quelque Sorte avee la deuxiöme; eile s'accompagne des naöraes symptömes locaux et generaux. On observe: des accidents articulaires, nerveux et viseöraux ;des arthrites plus ou moins intenses et plus ou moins porsistantes, surtout dans les merabres postörieurs; de l'ataxie locomotrice et de la parösio ou in-sufflsance de la contraction musculaire; de la paraplögie passagöreou döflnitive; des paralysies locales aux lövres,^ la langue,au boutdu nez, aux paupiöres,aux oreilles, dans une region, dans un membre, debutant soudainement, disparaissant parfois brusquement, pour se montrer cnsuite aux memes points ouaillnns, ne faisanlordinairement perdre que la motilitö et non la sensibilitö, qui pent ötre exagöröe. Kidin survientlaparalysieg6nörale,ainsi que rinQltration du tissu conjonctif. A la lin de la maladie l'appötit est perdu ; il y a extrßme maigreur, indiderenco, hebetement, faiblesse excessive, niarasme; une alfection intercurrente vient gönöralement häter la tnort (nöphrite, pneumonic, fourbure, ontörite, aepticömie, congestion ou ramollisaement de la moelle, d'od paraplegic ou paralysie geuerale). En cas de paraly-sie on de paraplegic, les malades restent couches ou assis sur leur
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train postöriowi La paraplögie est la torminaison la plus fröquonto.
Si on abandonne la maladie b elle-mdme, ce n'est que trös excep-tionnollenient quola guörison survient; otil ostmömo trös difficile de l'obtenir, quand on a recours a un traitement appropriö. Quelquofois le mal semblo s'arröter, etl'ötaldossujets parail (lovuirs'anieiidci';puis, brusquoment et sans raison appreciable, ['affectionreprend soncours.
La maladie du coU pout durer un temps variable, depuis quolquos inois jusqu'ä deux on trois aus, ordiuairemeut de quatre a. dou/.o et quinze mois; sa marcheest done essentiellementlente.On a remarquö (Blaise)quo la castration fail döveloppernne nouvelle poussöe syphili-titiue, qui peutamener la mort. Son pronostic est lees grave, vu que e'est uuo maladie transmissible, ordiuaii'ement mortello, on ne gu6-rissant qu'aprös un traitement fort long et coüteux. La dourine serait plus grave et övoluerail plus rapidement sur la jument que sur le male (Blaise). Elle est moins grave et eile evolue plus leutement ehe/. I'amp;ne ctr.'inesse.
LI. — Lksions.
Lc i)lus ordinairetnenton trouve,surles cadavres des animaux morts de dourine, toutes les altörations qu'entrafnenl lacachexic et le ma-rasme;les muscles sont pales,döeolores,atrophies,les muqueuses pales, lc sang pauvre, non coagulö,le tissu conjonctifinflltrö d'une s6rosit6 jaunälre abondante (cetteinflltration se montredansle tissu conjonctif SOUS-CUtanö, inter et intra-mnseulaire, peri et iulra-nerveux, etc., dans le tissu conjonctif de toutes les parties du corps). Indepeudamment des Irsions appartenant inanirestement a la cachexie on an inarasmc, on en trouve d'autres, qui semblent plus spöcialement appartenir a la dourine, et qui siegeut sur la peau, dans le tissu conjonctif, dans les muscles, dans Irs us, dans le Systeme lympluitique, dans les orgaues genito-nrinaires, dans le sysleme nerveux.
Sur la peau, on peul trouver des plaques osdömateuses, plus ou moins eteudues, ordinairement pen saillantes, pi'oduites par une exsu-dation 8(5reuse ou gölatiniforme dans le tissu conjonctif du denne el dans le tissu conjonctif sous-cutanö, recouvertes parfois d'une eroiVte jaunatre. Dans le tissai conjonctif sous-eutaue, outre les infiltrations diffuses de l'anömie, il y a aussi des inliltrations gelatiniformes particulieres, pen eteudues, loealisees dans certaiucs rögions; en les suivant, ne s'apereoil qu'elles s'etcmleut profondöment, qu'elles atteignent le tissu conjonctif des orgaues, qu'elles s'insinuent cntrc les muscles, entre les faisceaux musculaires, et qu'elles se propagent au ponrlour des uerl's et des vaisseaux,
Les muscles sont piiles, atrophies, moins fermes, moins resistants, principalcmeut au uiveau de lenrs attaches. C.es modifications so
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montrent surtout dans U's regions, qui, pendant la vie, eluient le sidgo d'une faiblesso ou d'une paralysie, dans les regions supörieuros des inembrcs postericurs, dans les muscles des oreilles, des levres, de l'oncolure, etc., suivant les points oil etait localisöe la paralysie. Ceux de la croupeontsurtout une teinte lavecelsonl mollasses.Ces lesions, ainsi vues superlieiellement, ne sent que le resultat de modiflcations [}rofondes,qui se sont produites dans la structure intime des muscles, et qui sont plus ou ruoins prononcöes, suivant l'anoiennetö de la maladie, maisqui sun! identiques partout. Les fibres musculaires soul, atrophiees, moins volumineuses ; leur striation est moins evidente. De distance en distance, sur le trajet de cerlaines tibrilles, on aperQOit des etranglements ; la striation est encore visible meine au niveau de cesretrecissements. A cötöde ces (Ibrilles ainsi modiliees, ils'en trouve d'autres plusaltöröes, dögönöröos, plusou moins nombreuses,formant, dans certains muscles, jusqu'aux 3/4 de la masse totale. Les sereuses articulaires, relies des inembres postericurs surtout, sont parfois injectöes, enflammöes, et renfertneut une quantitö plus ou moins considerable de liquide synovial, louche et plus ou moins teinte de rouge. Au niveau des articulations alteintes, il y a ordinairement laquo;I'dcme, infiltration destissusexterieurs; les ligaments des articulations malades sont rougeätres, et les cartilages sont ramollis el erodes.
Lorsque la maladie est arrivee a son apogee, la moelle des os se ramollil, devieul diflluenle, liciuide; les os sont mauil'estement plus friables, quand la maladie a parcouru son (Evolution complete.
Dans le tube digestif, ou trouve parfois des traces d'iiiflamniatiou, d'une entente, qui s'est greflee sur la douriue ; le foie est le siege d'une congestion passive; il est tres friable, parfois jauuätie et comine bouilli. La rate est parfois liypertrophiee. L'bi'patisation, la congestion du pouinon, qu'on pent rencontrer, proviennenl d'une pneumonie, lt;|ui s'est greflee sur la maladie primitive, Le coaur a une coloration jauiuUre, terno, et, quoique ses fibres n'aieut pas subi la degenö-rescencc que presenlent les fibres musculaires, il est moins resistant, moins tcnace. Les vaisseaux renfernienl un sang noirfttre et partout incoagulr, plusflllide. Toutes les sereuses sont iujectecs et renlermenl dans leur cavite une quantitö de serosite plus on moins considerable et parfois teintee de rouge.
On trouve toujours des lesions plusou moins accusecs dans certains ganglions, principalement dans les ganglions du train posterieur, dans les ganglions inguinaux, dans les ganglions popliles, dans les ganglions du bassin et de l'abdoinen. Apres une longiie maladie, l'alteraliün gagne les ganglions de la lete, ceux du pharynx, les ganglions pectoraux, etc. Quand la maladie suit son cours naturel, les ganglions du train posterieur soulseuls malades pendant longlemp.s. On pcul rencontrer les ganglions hypertrophies, byperemics, inliltr^s.
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Iant6l ramoilis et lantrtt indurös. Los vaisseaux Ivinpliatiquos soul alWröS dans les regions malades ; aiiisi on rencontre des lymphatiques entlaimnes, hypertrophies dans le cordon testiculaire, dans la cavite abdominale, etc. Les lymphatiques älteres contiennent une lymphe Jannätre, concretee, caseeuse et parfois liquide par places; ils sonl entourcs d'une infiltration peripln rique manitesle; ils constituent des cordes parfois grosses coinme une plume ä ecrire.
La muqueuse uterine se presente avec un 6tat catarrhal plus ou moins prononce; olle cst tachetee. marbree a sa surface, bruniltre, tiypertrophioO) öpaissie; eile offre parfois des papules, des vesicules, des ulceres : pareillos alterations peuvent se inontrer sur bis muqueuses vulvaire el vaginale. Les levres de la vulve sonl tedcmatiees, tumefißes; elles presentonl des accidents eruptil's, tics plaics. Les mamellessont parfoisengorgöes, enflammöes. Chezle mAle, lo fourreau (ist plus ou moins inlillre;lcs testicules sont engorges, liypcrlrophies, principalemenl an niveau de I epididyme, quelquefois atrophies; ii Itjur Interieur on pent trouver des noyaux dinllanunalion; leur lissu esst mou et dun gris foncö; l'öpididyme est inlillre. Lc spcrme est pen abondant, muqueux. Le cordon est inliltre et liypertrophiö; ses vaisseaux lytnphatiques sout älteres, obliteres; la sercusc (gaine vaginale i est injeclee, cfiaissic ; il y a parfois line collection sercuse; les enveloppes sont inliltrees. Surl'un des etalons, soign(;s et morts ii l'Ecole de Lyon en 1S77, j'observai une alteration particuli6re des vesicules seminalcs; la muqueuse de cos organes elait öpaissic, congestionnee, boursoullee, d'un rouge brunamp;tre et prcsque d'apparence l)Ourgeonneuse;elleetait parsemco de nomltreuses nodosites miliaires, tuberculiformes et en saillie sur le fond brunätre do 1'organe ; cos granulations avaienteu pour point de depart aulant de follicules tpii, presque tons, ötaient dovenua le siöge d'un travail phlegmasique, ct dont quelques-uns avaienl dejä subi un commencement d'ulceration. La prostate est parfois iiypcreniiee et inliltree. A la surface dos organes oxterieurs, on voit les Eruptions et les engorgements, qui ont deja etc signales a propos des symptOines. Los reins sont conges-tionnes, hypertrophies et prcseiitont memo parfois les lesions do la nephrite. La muqueuse vesicalo se presente aussi quelquefois avec nn elat intlaimnatoire, inject^e, etc.
On trouve des alterations dans les nerl's, dans la moclle et meine dans la masse cerehralc. Les nerfs les plus älteres sont ordinairement coux des memhres posteriours, surtout les nerfs obturateurs ct les nerfs grands sciatiques, a parlir du point od ils s'inlleciiissent en arricro du trochanter, ainsi quo los diverses branches qui en emor-gont; on trouve aussi des nerfs alleres dans d'autres regions, ä la töte, aux cötes, aux memhres anterienrs. Les nerl's malades sonl entoures il'une infiltration sereuse ou golatiniformc, tres manifeste dans la
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DOURINE.
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gaine qui les onveloppc; pareille infiltration jauiiiitrc cxiste dans le tissu inter-fascicuiairc. On apergoit ga ot la, sur leur trajet, des Btrioa sanguines et des points on rinliltration esl jilus prononeee; ils out ete le siege (rune hyperemie et d'une inliltralion manifestes. Les vais-seaux perifascieulaires et intra-fascieulaires soul dilates, remplis de sang. Le lissu l'aseiculaire presenle des vaisseaux distendus, une exsudation sereuse, de nombreux points hi'inorragiques et de nom-breux leucocytes. De nombreuses Obres ncrveuses, dans la proportion de I, quot;2, I}, i sur 8, out e|)rouve des alterations manifestes; elles soul degenerees; les unes ollrent une segmentation coininenyante de la inyöline; d'autres renferment, aux lieu et [dace de la myeline, des cylindres ou des boules plus ou moins volumineuses et plus ou moins espacees, provenant de sa segmentation; d'autres enfin ne renferment que de rares goultes de myeline et quelques granulations graisseuses.
La moelle est plus ou moins alteroe, surlout au niveau du renllement lumbaire et dims la substance grise; en cet cndroit, eile presente de I'liyperemie et frequemment un ou plusicurs foyers de ramollissement plus ou moins etendus. La, le lissu medullaire (substance grise) est plus mou que dans le voisinage; il forme parfois une bouillie rosee OU presque rougeatre, entouree d'une xone peripberiquc, oil I'alte-ration va en diminuant progressivement d'intensite. On trouve, dans ces points ramollis, une inaliere amorphe, fortement granuleuse, des leucocytes nombreux et une quantite considerable de corpuscules amylotdes, parfaitement reconnaissables ii leur configuration et ä leurs reactions. On y trouve aussi beaucoup de globules sanguins. 11 y a eu, dans ces points : accumulation de cellules embryonnaires pro­venant des vaisseaux, el degenerescence amyloide de la plupart de ces elements; congestion de la moelle lombaire et de ses enveloppes, ramollissement de la substance grise; exsudationsöreusedans I'arach-nolde; inliltralion des plexus lornbo-sacrös. On constate le raniollis-sement medullaire el 1'inflltration gelaliniforme aux renflements dorso-lombaire el cervico-dorsal.
Dans le cerveau, le reseau capillaire est parfois byperemie, la subs* tance cerebiale presente, ä la coupe, un aspect sable, plus ou moins manifeste; on a signale parfois une inllaimnation de 1'arachnolde el une surabondance du liquide eepbalo-iacbidien.
D'apres Tanholl'er, les lesions essentielles de la dourine siegent dans le Systeme nerveux; la pie-mere rachidienne est byperemiee ct la dure-mere epaissie; la cavite aracbno'i'dienne spinale contient un 'panchement de sörositö; quelquefois il y a un löger epaississement de la dure-mere de la region ccrvicale et meme de celle du crane, quelquufois aussi une injection de la pie-mere enceplialique, rarement une hydropisie ventriculaire. Les lesions sont surlout accusees dans la portion lornbo-sacree de la moelle ; il y a un epancbement sanguin
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dims la substance grise avec ramollisseraent. Kes cellules nerveuscs dc la raoelle sonl altöröes; le noyau cst moins net dans son contour, quolquefoia il est granuleux, fragmentö, atrophiö, sans nuclijole ou avec nn nuch-olo granuleux; il y a des vacuoles dans le corps de la cellule el ses prolongements. Quelquel'ois le corps cellulaire est gonlle, eclairci, granuleux, a I'apparence lihrillairo, avec ses prolongeinents renlles OU eH'aces par suite de leur degenerescence. Souvent les cellules nerveuses sont atrophiees, en voie de degenerescence, penelrecs par des globules sanguinsou des leucocytes. Les cyliiulre-axes des cellules et ties nerl's sont quelquefoiß atrophies, onlinairement epaissis, renlles, et parfois penelres par les elements du sang. I,a substance grise de la inoelle est crensee de lacuues; les espaces lympliatiques perivasculaires et perineuraux sont dilates et remplis d'uue masse gelatineuse et granulee. La nevroglie longeant les tubes nervenx est envahic par des nodosites jaunes, qui semblenl provenir de la myelinc, et qui compriment, atrophiont ou interrompent les cylindre-axes, II y ades inliltrations sanguines dans les espaces perivasculaires et dans la nevroglie, des foyers de ramollissement dans la substance grise se transformant en lacunes. Les vaisseaux capillaires de la nevroglie sont dilates, anevrysmatiques, obslrues, ruptures. Quelquel'ois la nevroglie est Iransformee, en certains points, en lissu de cicatrice, en cordon (ibreux. Dans la substance blanche, il y a des lacunes resultant de l'atrophie et de la degenerescence des lubes nerveux; a la peri-pberie de la moelle, on constate la disparition des elements nerveux, la presence de corps amyloides, indices d'inliltralion sanguine, uu lissu de cicatrice. II y a des lesions de ineningite rachidienne; les racines des nerl's sonl allerees, atrophiees; Irs cylindre-axes sonl inlillres de graisse on delruils. Les cellules nerveuses des ganglions des racines superieures sont allerees comme celles de la inoelle. II y a degenerescence des nerl's. Taulioll'er considere la douriue comme une myelile hemorragique; les aulres lesions soul conseculives a celles (hi la moelle.
III. — Etiologie.
La dourine est une affection essentiellement contagieuse; dc tout temps on a pu reconnailre qu'elle se Iransmcl et se propage par la saillie. La conlagion de cetle affection est d'ailleurs generalemenl admise el premvee j)ar de nombreux fails observes en Allruiagne, en Aulriche,en Kussie, en Algerie el en France en 18S1 et en 1861, etc. II est bien vrai (pic la Iransmissibilite de la dourine a öle nice parfois ii la suite d'inocnlalions infrudueuses, iila suite de saillies et d'inocu-latious non infectanles; uiai-^, d'un aulre cöle, eile a ele demonlree experimentaleinent (Ilerlwig, Prince et Lafosse). Si I'inoculalion n'a
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pas otö toujours snivio de BUCCÖ8, c'est parce quo le virus semble n'exislor qu'a cerliiines pöriodes a la surface de la imiqueusc gönilale. Toutefois, Hertwig, qui a reussi n la transmettre plusieurs fois par la saillie, a pu aussi la transmettre, ainsi quo d'autres, en deposanl des matieres morbides sur la muqueuse vulvaire. Des experiences trcs ilemonstralives furenl i'aites on IS(1I-(J-J par Prince et Lafosse do Tou­louse. Quatre Ötalons malades luront aocouples avoc quin/.o junients absolument saines. Cinq juments ne furent pas infectöes, mais dix devinrent malades; parmi cos dix, cinq furenl lögöremenlindisposees; des cin([ autres, une so relablil ot quatre moururent. Deux ülalons sains, accouples avoc les jurnonls malades, contraclerent ögalement la maladio, mais a des degrös dilloronts; chez l'un olio nquot;otait pas l)ion carncteriseo, landis que chez le second olio lo fill tros plcinemenl. Trasbot aobtenu (1877), die/, deux juments, la maladio avec eruption DU ulcöration initiale, (üi los accouplant avoc un olalon donl la verge portait dos plaques muqueuses; landis que l'accouplement du möme elalon n'avail \v.\a inl'ecte la jurnenl, quand la verge ne prosenlail pas cos accidents. Knlin, la contagion do la maladio du coil est encore donionlroe : par l'introduction d'animaux afTectös, qui 1'implantent dans une localilo jadis indemno : par la marcho do ralloclion, qui lend a devenir opi/.noliipio dans les cuntroes oil eile s'introduit, qui ne se montre guöre quo cluiz les animaux uliiisos pour la reproduction, qui apparatt et s'elend surtout ii l'öpoque dlt;^ la monteet qui disparait dös qu'on applique des mesures sanitaires rationnelles, dos qu'on soqueslre los malades, des qu'on los ompöcho d(^ s'accoupler avec d'autres animaux. On a pu voir partout oil cllo a. ele conslatoe, la maladio se Iransmoltre des ötalons aux juments el de cellos-ci aux e talons.
Le contage de la dourine est indelormine; on ne counail ni sea laraclorcs ni sa nature; on sail seulemenl que la maladio se Iransinel (lendanl l'acte du cuil, et que partant lo virus pent exisler ä la surface de la muqueuse gönitale, dans les lesions donl eile est le siege, dans les produils qu'olle secrolo. II no semble pas exisler ordinaireinenl dans le sang, car on a pu inoculer et Iransfuser sans succoscelui des malades; cepondanl Blaise aurail Iransmis la maladio ä trois juments, i'ii lour irijoctant, sous la poau, du sangdechevaux atleinlsdo donrine. lixiste-l-il ailleurs, soil dans les ganglions malades, soil dans la lymplio, I'lirine, le spermo, le liquide proslatique, la salivo, soil dans les nerl's, soil dans les muscles, soil dans le tissu conjimclif malade? On n'en sail rien. Ksl-il resislant, peut-il se conserver louglomps? On u'esl pas mieux lixii sur cello question : il reste done it faire a ce suiet dinlorossanlos reelierchcs. Gependant, grace aux recherclies do Nocard, on sail : que la virulence existe dans la moelle, qui |ieut lu conserver Inuglemps dans la glycerine neulre; que la maladie
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est inoculable au chicn; que I'inoculation, dans la chambre antorieurc de l'oeil, de maliöro, empruntöe a im foyer de ruiiiollissement de la moelle, rend malades laplupart desinocul^s; que certains meurent, au bout de quelques semaines, aprös avoir maigri et prösentä dos paralysies, de la paraplegia, en inonlraril des foyers de ramollis-seinent im'dullaire viruleiits; que d'aulres, aprcs avoir resiste [jarfois plus tie deux ans, apres avoir maigri et presente tie I'incoordination des niouvements, de la paralysie du train postörieur, olTrenl une sclerose diffuse de la moelle.
La maladie se transmet, avons-nous dit, par le coKt, et olio no so transmel que pendant la pöriode oü le virus existe sur la muqueuse gönitalo. Kilo pout aussi so Iransmollre sans le coil. On I'a parfois observee, parait-il, sur des animaux hongres, et Ton est dispose a admetlre qu'elle jioul lour avoir ote Iransmise au moyen dos eponges, quiavaient sorvi au pansage dos malades, et qui s'elaient impregnees de inaliere morbide, Bnfln, la mere pout communiquer la maladie au foetus; la vole utörine permel done la transmission de cctte affection.
La pöriode d'incubation n'est jamais longue chez la jumont, eile dui'e de un ii Imit jours. Hertwig a oonstatö des accidents priniit.il's deux jours apres l'accouplement et quatre jours apres I'inoculation. Rodloff los a oliservos du liuiliemo au quator/.iemo jour. On limite cetto poriodo enlre huit et quinze jours. Elle roste la memo chez los tnamp;les, el si quelques auteurs lui assignent une duroo de sotxante jours, c'esl parce que los premiers symptömes ötanl peu visibles chez l'ölalon, on a mis au compte de la poriodo d'incubation ce qui apparliontii la pöriode pendant laquelle la maladie, quoique doclaroo, est mal oaracti'u'isoo ei roste plus ou moins latente.
On ignore si une premiere alteinte eonfore l'immunitä mix animaux qui guerissonl.
La dourine a ete observee seulemenl chez los solip^des, ehe/, le cheval et chezl'äne; olle est inoculable au chien.
On tie saurait lixor le moment precis de la disparition de la viru­lence ehe/ los malades, qui guerissont; il sorait pourtant bon de le laquo;avoir, pour elro fixe sur le moment auquel il convient de pornioltre aux etalons de reprendre lour service et aux jumenls lt;lo recevoir le male, l'.n Allomaguo, los reglements sanitaires prohibent l'utiltsation de IV'talon pendant deux ä trois ans; en Franco, la surveillance des malades no doit eessor qu'un an apres la guerison; Laquerriöre croit que la guerison n'est ordinairement qu'apparente, qu'il pent y avoir dos reclnites au bout de deux ii troia ans sur les animaux non cliiUrcs ou cliiUres.
La nature du virus do la dourine n'est pas doterminee; loutel'ois, et quoiqu'on ait essayö d'olablir quo cottc affection no serait qu'une forme de la sy[)liilis niodilioo par l'organisme des bötes sur losquelles
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olle (Jvolue, il sorait premature de coufondre la dourine et la syphilis, de faire deriver l'une de l'autre, tanl qu'on a aura pas de preuves plus demonstratives; car ces deux affections offrent des differences dans
lours symplömes, dans leurs lesions et dans lour curability par tels on tels agents, qui renssissent conlre la syphilis et non centre la dourine. De nouvelles recherches semblenl indispensables pour sortir du donte et permellre des conclusions lennes. En attendant, la
dourine reste une affection distincte de la syphilis. D'autant mieux
que des experiences recentes, faitos en Algerie par Blaise, no lui ont pas permis de donner la dourine au choval ni ä l'amp;nesse avec le pus syphilitique dt; I'homme. (]onse([ueminent la maladie du coll, qui est d'ailleurs connue de t(!nips immemorial dans certains pays, ne vienl, pas des rapports sexuels que rhomme syphilitique a pu avoir avec I'amp;nesse.
IV.
Diagnostic.
Le diagnostic de la dourine est assez difficile it elahlii' d'une maniei'e absolument silrc, surtout au debul. Lea sympirunes siguales ne se nionlrent pas tons; ceux qui apparaissent se montrenlsucossivement, et aucun d'eux n'est absolumentpathognomonique. Pour afflrmer I6gi-timement l'existence de la maladie, il faut avoir assists a son evolution, avoir suivi un certain temps les malades, avoir vu se dörouler tine par-tie du tableau symptomatique pröeödemment esquissö. Dans tons les cas, les renseignements, la connaissanco des antecedents et des rap­ports des malades seront d'uu puissant secours, pour recoimaitre sans hesiter la maladie du colt; ainsi, lorsque l'6talon suspect aura rendu malades les juments qu'il aura snillies, il n'y aura plus lieu d'hesiter pour le declarer atteint.
Gonformementaux sages conseils donnr's par Laquerriöre, on devra se conduire en pratique de lafa^on suivante ! on devra suspecter les animaux qui presentenl des eruptions ou des erosions sur les parties gonilales; cependant on devra pltiU'it croire au horse-pox, quand il y aura des pustules nombreuses contluentes sur la verge, sur la vulve ou au pourtour; d'ailleurs, l'inoculation ä la vache apprendra sörement s'il s'agitdtt borse-pox ; Texistence d'une eruption solitaire OU discrete devra faire soupconner In dourine, surtout si la maladie existe dans le pays, et surtout qnand 1 eruption s'aeeompagne de 1'engorgement dtt fourreaupörsistant et s'etendant; on devra paroillement soupconner la jument qui presentera une eruplion viilvo-viiginale avec cedeme de la vulve; I'apparition d(^ plaques cutanees sur la croupe ou ailleurs aggra vera les soupcons; on tiendra toujours le plus grand oompte des ante­cedents des malades; a une periode plus avancec on tiendra grand compte de l'affaiblissement, des claudications, des paralysies, des
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laquo;2*
MALADIES C0NTAG1EÜSE8 DACTßRIENNES,
engorgements, laquo;le I'amaigrissement, do l'adönopathie, delamarobe de
la maliulin.
On a obsorvö souvent des Eruptions, sur des jumonte, iraquo; la suito de la saillie, Des Eruptions do horse-pox peuvent en ell'et se produire sur les organea gönitaux des animaux reproducteur8,iila suite du colt avcc un snjel ([iii en esl attaint; ces öruptions par suite des froltements peuvenl s'accompagner d'une inüamtnation plus oumoinsviolonte, de Ivmplian-jiites, d'adönites. 11 peut se faire aussi qu'ä la suite du eoU avec un animal gourmeux on voie se produire, else/, la juinent, uin\ eruption gourmeuse. Ces eruptions out ete souvent eoul'ondues avec la dourine , et pourlant i'inoculation doll permeltre de les distinguer. Ainsi, on a vu rel.alou qui portait uue plaie de nature gröasienne a la verge, et qui avail d'ailleurs loutes les apparcaces de, la saute, transnieltre le horse-pox anx junients ; celles-ci dcvenaient malades uno huitaine de jours aprÖS la saillie, avaient de la (ievre, de l'inappötence, de la tristesse, prösentaienl des signesde chaleur, piötinaientet agitaient Fröquemment la queue ; la vulva s'enllammail, so eouvrail exterieurement d'une öruption pustuleuse donnant un liquide jaune citrin et quolquefois un pus hlauehiUre ; une plaie cupuliforme I'aisait suite, mais se cicatrisait rapidemont et laissail ii sa plaee uue tache blanche. En outre, la nuiqueuse vulvaire elail rougeätre, enflammöe, catarrhale et son epitlK'lium se; d^tachait. Certaines juments auraient meine prösente de la faiblesse du train postörieur, etc., mais la guerison a ete toujours rapide. Dans d'autres cas, on a, a tori, pris pour ladourine des Eruptions eonseculives nu colt, qui n'avaient non \)\us aucune gravite, et qui etaiont de nature gourmeuse ; ainsi, a la suile de La saillie, on a vu des juments devenir malades, presenter de la lievre, puis des eruptions et des erosions dans la region des organes genilaux, des ahce.s dans d'autres regions du corps, ete. Dans 1'un coinuie dans I'autre cas, qu'il s'agisse du horse-pox (exautlieme coital) on de la gourme, I'inoculation pennet de sortir rapidement du doute.
V. — Traitement.
Dans les cas les plus favorahles, on ne pout csperer la guerison avant, un mois, un inois et demi, et eile peut so faire altendre trois mois el, memo jusqu'ö vingt mois, parait-il. D'ailleurs, on a vu plus d'une fois les malades succomber en grand nomine, malgre les soins (jui lenront ete prodignes; et il semble bien que la dourine est incu­rable dans le plus grand noinbro des cas (Laqnerriere, Blaise).
On entourera les malades de bonnes conditions hygieniques suit an point de vue de l'liabitation, soilau pointde vue de ralimeutation, soil an point de vue du travail. Le repos esl nöcessnire; on cherchera a reveiller, ii slimuler ct ii maintenir l'appötil, a recoustiluer i'l a fortiliei'
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noun i Mi.
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rorganisme, ii prüvenir (it ii coinlialtio lesOOmplications. On aura done recours ä l'emploi des toniques, des toniques amers, de la gentiane, des toniques analeptiques, des toniques ferrugineux, des taDniques, des excitants toniques. On a couseille, el meme employe parfois avec avantage, l'iodure de potassium (Laquerriöre) et les mercuriaux, quand il y avail des engorgements ganglionnaires.
Un traitenient,comprenant l'emploi del'essencede terf'ben thine, pour stimuler l'appölit, et l'emploi do la flbrine ou de la chair musculaire, du fer el de l'arsenic, pour reconstituer 1'organisme, a eu donne de bons resullals a Trelat de Tarbes, qui a d'ailleurs anssi bieu reussi, en employant l'arsenic sans le [or ol sans la Qbrine, L'aclde arsenioux serail done un agent efflcace pour amener la guerisou de la dourine. Mais il ne I'aul pourtant pas comptor (rune maniere absolue sur sein action curative; ainsi, on 1H77, il a etc inipuissaul a l'ßcole de l-yon, et Blaise prötendait derniörement qm; lo remade do la dourine etait encore a trouver.
Quand les symptömes locaux survienuenl, il laut les combaltre par dos inoycns appropriös. Contro les ecoulomonts morbides, on emploiera les astringents, et de preierenee ceux (jui en meme temps sont toniques (ferrugineux, tanniques, cupriipies); contre los engorgements, ou emploiera les excitants locaux, I'essence de t(''rebontliine, l'essence de lavande, I'alcool cainphre, l'eau sinapisöe, le liniment ammoniacal ; on pent meme pratiquer des scariflcations. Les meines medicaments et la teinture de noi.x vomique peuvent etrt! utiliscjs en frictions contre les faiblesses el les paralysies; en outre il convient alors d'administrer la noixvomique ii linlerieur.
VI.
Police sanitaire.
La dourine elant uue maladie grave, ordiiiairmnent incurable mal-gre un Iraitement prolonge, e'est aux mesures prophylacliques el aux inesures sanitaires (|u'il convient surtoul d'avoir rocours pour empe-cher sa propagation.
1deg; — Mesures propres a empecher lintroduction de la dourine par rimportation d'animaux reproducteurs. — Exportation.
Si la dourine est fröquento en Algerie, olio ne sc monlre (iue ires rarement en France; il Importe done boaucoup d'empöcher son intro­duction ; el d'ailleurs les mesures ii prendre dans co but s'appliquent a I'Mgerie anssi bien qu'ä la France. Les auimaux atleinls on suspects de dourine nedoivent pas etreexporles; ils doivenl etro arretes, silssonl presenlesa I'exportation, pour ötresoumis aux mesures qui serontindi-qnees plus loin. La surveillance otl'examen altentif des solipödes desti-
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MALADIES C0NTAGIEU8E8 BACTER1ENNES.
ncs ii la reproduction sonlsurtout imporlantscn Algerif, lorsqu'il s'agil d'animaux destinös a I'exportation ; et le gouverneur günerul (art. •W, Dec. 12 nov. 188quot;) peal prescrire toutes ics mesures necessairos pour empöcher i'exportation d'animaux atleinls de la maladie du coil.
II est döfendu d'introduire en France et en Aigörie des animaux solipedes alteints ou soupyonnes d elro atteinls de la maladie du coKt; et si, dans mi arrivage par terre ou par hut, on constatait ou on goup^onnait l'existence de i'aiTection, on devrail, appliquer imme-diatemenl Ics niesurcs prescriles par larlicle 70-6deg; du decrel du 22 juin 1882.
Pour la dourine, ä l'arrivage par terre ou par mer en casde maladie cons-latöe, les animaux sont repousses aprcs avoir ete manpies; en oas de doute, la mise on observation de Panimal suspect pent älre autorisöe. L'autorlsation immediate d'entr^e peut 6tre accord6e pour les chevaux eulieis, malades ou suspects, si leurs pro|irielaires s'engagent ales faire ömasculor dans ail delai de (juiuze jours.
Les animaux reconnus malades a leur arrivec on France ou en Algü-rie doivent ötro niarques ct repousses, peu Importe (pic l'arrivage ait lieu par terre ou par mer. Dans ce dernier cas, et en alleudantlc reem-lianpiement, les animaux seront sequeströs aux frais du proprietaire. Les animaux suspects ponrront aussi 6trc repousses ; on pourra neau-moins autoriser leur mise en observation pendant quelques jours dans le lieu de debanpicmcnt. saul'a les Liisser penc'trer ensuites'ils ue sont pas reconnus malades, ou ii les repousser s'ilssont röellement alteints de l'affection. Pendantcette mise en surveillance, ils serontvlsites assi-chlment par le veterinaire sanitaire, qui prendra le temps necessaire pouretablir son diagnostic. Toutefois, quand ils'agit d'animauxmamp;les entiers, malades ou suspects, on pent en autoriser rentree a la condi­tion que leurs proprictaires s'engagent a les faire einasculcr dans la quinzaine. Mais cette autorisation pout aussi leuretre refusöe ; et si eile est aecordöe, les animaux devronl ötre signalös au maire de la localile laquo;hi ils so rendent, afinqu'il fasse oxecuter les mesures que commande lour elat, et veille a cc que la castration soil pratiquee a temps; d'ailleurs, les importateurs (arl '18, D6c.22juin 1882) doiventreinolti-e an maire, dans le delai do quinze jours, un certilical du veterinaire opörateur alteslant (iu(! la castration a ete praliquee.
2quot; Mesures de surveillance applicables aux animaux solipedes
reproducteurs.
En regiegencrale, lesanimaux reproducteurs doivent etrcsoigneuse-mont visites avaut la saillie, aliu qu'on puisso eviter tout rapproelic-ment entre sujets sains el snjels malades quiseraicnt atteinls ou soup-
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DOüfllNE.
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(•onnes d'etre atteints de dourine, de inorve, de farcin, do gonrme ou nißme de horso-pox. Toutc juiiiont ou anesse, lout elalon ou baudet devraient 6tre examines ä c6 point (1(! vue avant I'accouploment, surtout dans les regions ou sevil quelqu'une des affections preeiloes. Les juments el Anesses, presentees mix elalons ou anx liaudels, devraient (Hre accompagnees d'un ccrtilieat de sante delivre depuis molns de ipiarante-hnit heures par un veteriuaire. A defaul de certitical de sante, dies doivent toujonrs (Hre examinees altentivement. On aura soin d'explorer l'auge, le vagio et h^s rögions qui peuventelre le siege do lesions de maladie contagieuse. On refuseraa la saillie :toute bete, dont l'ölat inspirera quelque doute pouvant faire croirc ä l'existence d'une maladie contagieuse; toule jumcut qui aura un eeoulement, un (edeme,une lumefaction maladive de lavulve, desboulons, des pustules OU des plaies sur cotte region ; cello dent la nmqueuse vulvo-vaginalc sera marhree de rouge et de violet et presentera des excoriations, des nlcerations, des eruptions, dos laches ecchymotiques; les hetes etiques, glandees, celles qui auront un jelag(! suspect, celles qui seront tro]) sensibles des reins, qui boiteront d'un membre postericur sans cause appreciable, cellos qui se balanceront en marchant.
Les elalons et les baudets devraient etre surveillöa en tout temps, principaiemeni dans les pays oü il y a a craindre l'extension de quel­que affection contagieuse. Pendant la saisonde la monte, ils devraient etre visitosau nioiiis une ou deux I'ois cbaque mois par le veterinaire sanitaire. Avant cliaque saillie, on devra examiner la verge, et s'assurer do rinlegrile des organes genilaux en gönöral. On ecarlera temporairement laquo;le la monte tout ölalon malade ou suspect, on atten­dant la visile du veterinaire sanitaire ; on ecarlera uolammcnl ceux qui (jresenlci'oni des gignes de tnorve, de gourme, de liorse-pox, de dou­rine, coux qui auront des excoriations, des erosions ou nlcerations a la verge, des papules, dc IVedeme an fonrreau el aux bourses, des plaques cutances, de la boiterie des membres posti'ricurs, etc. II esl en outre rocomtnande de douner des soins dc proprele aux uT'ganes genitaux. d'enduire d'huile d'ölive les levres de la vulve des juments avant de Jos livrer ä 1 elalon, d'entretenir' propre la verge du rnälo et rinterieur laquo;In fonrreau, do laver a I'eau fraiclie la vidve et la verge apres la saillie, etc.
Quand la maladier^gnera laquo;)ii sesera introduite dans une locality, il convieudra laquo;pie l'autoritö en aviso les propriclaires voisins et lour indique les animaux dangereux, II sera bon aussi qu'elle fasse rediger, par le vt'UJrinaire, des Instructions a l'adresse des propriclaires et des elalonniers, pom1 leur appi'endre k reconuaitre la rrtaladie et a l'6viter. Los animaux solipedes reiu'oducteurs importÖS laquo;le Fetrangor et notam-menl ceux venant d'Algrrie, de Syrie, etc., devrout laquo;Hre surveilb's pendant quelque temps a la suite de leur introduction en Fiance.
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MALADIES C0NTAGIEUSE8 BACTERIENNES.
3quot; — Mesures propres a empecher la propagation de la dourine lorsqu'elle a ete constates ou soupgonnee.
Lo commerce, la vonto, la mise en vente des animaux atteints ou soupQonnös d'ötre alteinls de la maladie du colt sont prohibös; et les snjels qui seraiont reconnus malades sur quelque foire ou marchö devraient 6tre snisis, pour 6tre ensuite sourais aux mesures sanitaires ci-aprös indiquöos. Les propriölaires de chevaux, juments, ftnes ou ftnesses affectös de la douriae sent tenus (Ton faire la döclaration amp; l'autoritö locale, au maire de la commune en France, au maire ou a l'administrateur de la commune en Algörie. En m6me temps les malades doivent etre nuiintcnus isolcs et sequeslres; et l'autoritö doil de suite faire proeöder a la visile des animaux par le vetennaire sanitaire (art. 3, 4, F.. 21 juill. 188J. — Art. :!, 4, Dec 12 nov, 1887).
Sequestration. Quand l'existence de la rnaladie a 6t6 conslaWe, et lorsque le vötörlnaire sanitaire a adressö son rapport äl'administra-tion, le prelet doit prendre nit an-ete pour mettre les animaux malades sous la surveillance sanitaire (art. 17, Doc. 22 juin ,1882).
Art. 47 (Dec. -2-2 juin 1882). Lorsque la dourine estconstaWe sur des ani­maux des espöees chevaline et asine, le pröfet prend im arrötö pour mettre ces animaux sous la surveillnnced'nn veleiinaire d616guö h cet effet.
Art. 48 (Dec. 22 juin 1882;. — l.cs animaux atteints de la dourine soul marqufis.
Ilestinterdit de les employer Ma reproduction pendant tout le temps (inils sont tenns en surveillance.
II esl, en mitre, d^fendu lt;le les vendre ; toutefois, cette interdiction pourra 6tre levre, par le maire, pour les mdles, quo racquöreur ou le vendeur s'en-gagera ä faire caslrer dans le delai de quinze Jours.
Le vendeur ou racquöreur devra juslifler, sous sa responsabllitö, par un certillcat remis au maire dans le delai ci-dessus, epic l'opöration a old ex6-culce. Co certillcat emanera ilu völerinaire Operateur, et la signature sera Idgalisöe.
Lamp; sdqueslralion doit etre oi'donnec etappliquöe aux malades et aux suspects, donl Telat maladif est encore mal ou incompleteincnt carac-tcrisc. Ces derniers seronl observös et allerdivement surveiilcs. La maladie elant curable, on prescrira pour tousles malades, ä litre de mesure sanitaire, untraitementrationnel duns le but d'abröger la dureo de repi/.oolie ct la duree du danger. On lera marquer les malades a la joue gauche pour faciliter leur surveillance. La contagion se faisanl, ordinairement par lecolt, pouvant aussi avoir lieu par la voie uterine de la mere au tu'lns, et elant susceptible de se produire a la suite de l'emploi de certains objels souillös par les malades, il sufflra de paror ii ce triple danger ; aussi la scipiestratiou devra-t-elle etre adoucie autantque possible. II sufflra d'empöcher l'emploi desötalons pour la
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DOÜRINE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 889
monto, d'empdcherqu'on prösente les jumentsä la siiillifi, et d'affecter exdusivement, au pansage ilos malades, des instruments et des objets
ad hoc.
Pendant tout 1c temps (jue durera lii surveillance, et eile durera un an apres la guörison, les anlmaux malades ne devront pas etre em­ployes a la reproduction ni faire l'objetd'aucune transaction commer-ciale ; toutcfois le mairo pent autoriser la vente des etiilons que le ven-deur ou l'acheteur s'engagont ä faire emasculer dans les quinze jours, mais iila condition qu'il sera jnstiiie de l'exöoutlon do Foperation par un certidcat du velerinaire qui l'aura pratlquöe. II sul'lira ensnite de soumettre les malades k un traitement. On avait jadis preconise la meine tolerance pour les jumcnts malades, a la condition d'avoirrendu leur accouplenient impossible par reparation dubouclage; mais de nos jours, t)n ne saurait s'en contenter, attendu que le decret de 1882 et celui de 1887 n'on parlcnt pas.
Combien doivent durer la Sequestration et la surveillance? 11 somble de prime abord que, aprös l(^ retablissernent complet de la sante et la disparition de tout symptöme, l'animal n'est plus dangereux et peul elre livre inimediatcment a la reproduction; pourlant il n'en est pas ainsi; aussi faut-il 6tre trös circonspect et exiger encore une altente d'un an apres la guerison pour lever toute mesure de surveillance, qui ccs-sera de plein droit, s'il s'agit d'elalons (pie le proprietaire aura fail castrer.
Quant aux animaux qui, ayant pu et.i'e suspecles temporairement, sont ensuite reconnus indemnes, leur surveillance cesse des le jouroii ils sont declares sains par le veterinaire sanitairc.
Abatage. —Kn France, on ne peut appliquer aux animaux malades (pie les mesures de sequestration et de surveillance precitees. Mais, en Mgerie, il en est autrernent. Jadis une decision duministre delaguerre avait indique les mesures speciales ii prendrc pour notre colonie; et parmi ces mesures flguraient la sequestration el I'abatage. Voici d'ail-leurs comment ötait concuc I'inslruction relative a la police sanltaire applicable en Algerie, avanl les dccrels du 22 juln \HH'l et du 12 no-vembre 1887.
Instruotion mtnistovtelle mlalire aux mesures ä prendre pour arriler la propagation de la dourine en Algdrie.
u Art. Iquot;. — Les proprUtaires de chevaux, jnmenls, dnesou äncsses at-l'ecti'S de la dourine, sont Icmis d'eu faire la declaration.
(i Ceux de oes proprlötaires sou mis ix la loi Iraneaise feront cello deelara-tion au maire do leur commune, s'ils sont en lerrltolre civil, el ä raulorile mililaire, s'ils sont en lorriloire mililaire. Les indigenes re^is par le droil. musulmau feronl cello däclarnlion an chef dc lour douar, lt;pii en informero le caid el collli-ci raulorile Iramaise donl il roleve.
quot; Anr. 2. — Aussilot aprös la declaialion des propiiiHaii'es, raulorile
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HM
MALADIES C0NTAGIEÜ8E8 IIACTKHIKNNES.
([ui l'nura rejue devra, en altendant lii vlsite du vr-terinaire, si o'est dans uneviileou un port fran^ais, ordonner la sdqueslration desaniiiuinx; si c'(!st dans uiie Iribu habitant sous la tente, l'aiitoii(e indigöne veillera a ce quo les aniiiiaiix declan's ne sortent pas du douar et n'aiont aiicun rapprooho-ment, avec d'aulres.
gt;i L'application do cettn mesure pent d'ailleura vnrler scion la facilil^ plus nu moins grande de fali'o visitor sur les lieu\ les animaux suspects; c'est it l'autoritö supericmv qu'll nppartlent d'employer les tnoyens les plus prati­ques pour obtenir la söquoslration provisoire.
clt; Art. 3. — Les animanx declares malades soionl visiles par un vetöri-iiaire. En lerriloiie civil, i'autoritd locale lie potura le designer olle-meme, qu'autaot qu'elie aura a sa disposition un vclerinairo civil; dans le cas con-traire, eile devra s'adrosser au comnaandant mililairo de la placo, pour quo oette visile puisse elro faito par un velerinaire mililaii-e.
laquo; TouteS los lois qu'un vrlcrinaiie mililaiir devra iHrc desij,'n6, soil pour line visile dans les regions souniises au regime niiiilaire, soil en lorritoire civil, a la requöte de l'autorilö municipale, il est desirable que oe veieriiiair(f soil celui du depnl, de remonle de la province, et qii'en cas d'iinpossiliilile, le vöterinaire dösignä suit cboisl panui les pins cloves on grade el ayanl, deja une cerlaine anciennele en Algärie.
m Art. i. — Les sujets dont I'etat maladif no serait [gt;as suriisanimeiit ca-raclerise et laisserail qneliiues donles, seronl, inaiiilcinis en observation jua-qu'ii ce quo le velerinaire puisse se prononcer dellnilivemciil.
quot;. Dans les tribus, sous la tente, oü la scqueslralimi osl impossible, les clievaux suspects seront saisis et conduits dans une ville voisino ou ä un posle francais dösignfi par l'autoritä mililairo ol possedanl une iiilirinorie velerinaire on ils pourronl clco places, (quot;.es animanx seronl mis en snbsis-lance dans le corps auqnel apparliendia rinlirmorie velerinaire oü ils seront so q ues I res.
(i Quant aux juments, coniine elles sorainit dans une villo qnelconque ou dans un posle IVancais un ombarras a cause du voisinage des clievaux, et iiu'elles no pouvenl cornmuniquer leur maladie quo par lo colt, on les lais-sora dans lour douar, aprcs avoir pris la precaution do rondre impossible I'accouplement par l'opdralion du bouclage, et le chef de ces douars sera lesponsable do la conservation de L'anneau mölallique passe dans les levres do la vnlvo des juments suspectes.
laquo; Tons les animaiix, y c.ompris les clalons do I'Ktal, roeonnus alleinls de la dourine, devront 6lre aballus ou Castros, selon quo raulorilo locale le jugera pins avantogeux pour la colonisation,
laquo; Art. .ri. — Pour engager les propri6laires a faire la dcclaraiion de cette maladie, (;u'ils peuvent Ires aisömenl caclior, et pour prevenir lout ce quo l'abatage des clievaux affecl.es pent avoir d'arbilraire dans I'esprit do la populalion indigäne, et enfln dans l'inleret. de la colonisation et de la con-servaliou clievaline en Alfjerio, le gouvernomenl. applique a la dourine les principes de l'indemnitö admiso eu Europe et en France aux propri^taires d'animaiix alleinls do cerlaines maladies contagieuses el aballus par I'Drdre do raulorilo dans rinten'l yöiieral pour eleindro promplcmeul une ^pizootle,
lt; En consequence, il sera accorde en Algörie, aux piopriolaircs do clievaux aballus coinnie elanl alleinls do la dourine, une indemnity moiilanl a la moilie do la valour des animanx supposes atleints, et cello indomnite, dans lous les cas, no pourra exceder BOO francs.
laquo;Anr. 0. — L'lndemnitd no sera pas duo aux proprielaires lt;pii aiiraiont neglige de faire a raulorilo la declaration de la maladie doul lours animaui soraieul alloints.
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DOURINE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;831
II suia fail d'ailleurs, en lerritoiro civil, applloatlon de la penalite cilictee par la loi {art. 489, 400, 401, 402 du Code penal).
.i En pays soumis an dioil iiiusidiiian, le choix des inoyens de repression oontre les proprietaires (pii n'auraionl [)as fait la declaration est laisse au gouvernement de l'Algörio, lt;iui pourra, s'il le juge opportun, aller jusqu'ä rendre los irlbus responsables,
ci Art. 7. — Les vetörinaires des depots do remonte seront invites k bien (aire connailre aux sous-ol'liciers, brigadiers et cavaliers, charges du service de la monte, les siynes auxijuels ils pourront roconnaitre la maladio sur les juments el sur iRsetalons, et les commandants de depots auront soin de n'en-voyer, autant lt;|iie possible, dans les regions oi'i la dourine a 616 signalee, que des chefs de station et inenie des cavaliers ayant deja vu cctte maladie et elant mienx que d'antres en elal de la reconnaitre.
m Dans les stations, aucune .jument ne sera donnöe a rötalon cpi'apres une visite niiimtiousc des Ol'ganes ganitaux. En cas de doute, la saillie sera refusee et la jument signalee a I'antorite locale, francaise on indigene, qui ordonnera les premieres mesuros a prendre et en infornnera qui de droit.
quot; Les etalons niemes seront I'ohjel d'une surveillance aussi attentive et visit6sJourucllenient.au moment do la monte ; au moindre signe maladif du cöte des organes genitaux, Tetalon cessera de saillir et le chef do station en previendra son superieur.
laquo; l.e vöterinaire principal sera toujours appele a so prononcer sur tous les cas de dourine observes panni les ötalons de I'Etat, aucun moyen do traite-ment ne sera employd el il ne sera pris aucune mosure relative ä la castra­tion, ä i'abalage ou a la remise en service, que d'apres son avis et sous sa respoiisabilite. •lt;
Depuis le docrel du 12novembre \HH1, on doitappliquer ti rAlgeric, pour les animaux qui ne dependent jias de 1'administration militaire, le rugiine sanilaire de la lui du 21 juillet 1881 et du döeret du plusmn;1 juin 18S2, inodilie, en ce qui concerne nos döpartements africains, parTarticle 13 dudit döcrel du i-2 novembre 188quot;. L'abatage, san.s indemnitö, doit ötre prescrit pour les animaux males ou femelies attaints de la dourine.
AiiT. Kt (Dec. 12 nov. 1887). — Dans le cas de dourine dtlmenl constatäe, le maire ou l'adininistrateur de la cüininune ordonnera I'abalage des ani­maux malades.
Toutefois les sujets males, quo leurs propridtaires consentiraienl äcastivi, seront dispenses do l'abatage.
\insi done toutes les fois que la dourine sera conslatee sur dos juments, äuesscs, baudels uu ölalous, les malades devroul ötre abaltus, par ordne du maire; et le propriölaire u'a droil de par la loi a aucune indemnite. iNeanmoins, pour les ini\les, la mesuro de l'abatagepeut lon-jours elre evitee, quand les jiroprielaircs consenlenL a faire champ;trer lours animaux; et alors on doit appliquer les regies preeedemmenl in(U([uees.
Quand la niorlsurvient naturelleincnl, malgre le Irailenient employe, ou en l'absence de tout Iraitoincut, quand il s'agit de cadavres prove-
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MALADIES C0NTAG1EU8E8 BACTER1ENNE8.
nant d'animaux abattus pour cause de dourine, les peaux scmt seules utllisables; les viandes dolvent ütro enfouies, dötruites ou livrces ii l'öquarrissage.
Les golipödos alteinls Je dourine ue peuvent elre vendus pour la bouchorie qu'un anaprös leur guörison.
Desinfection. — Une desinleclion Ic'igcre, portant sur le rfttelier, la mangeoire, les bat-flancs et les murs, jusqu'ft la hauteur de la croupe, devra ötre pratiquöe, d'aprös les rögles ordinaires, dans les places laissees i)ur les malades; les lilii'res souillöes par les malades seront (Mili'vecs et abandounees ä la pulröfaction avec les fumiers. Voici d'ail-leurs comment il i^st prescrit de procöder ä raccorapliasement de celte mesure d'aprös l'article i24 de l'arrötö ministöriel du 12 mai 1883.
1quot; Les fumiers et les liliöressur lesquels des matiöres contagieusos raquo;int pu se röpandre sei'ont enlevös :
2deg; On laveraä grande eau les placesoecupöes par les malades, ainsi cpie les murs, les boiseries, les bal-llancs, etc., autour d'eux jusqu'ä une hauteur de quot;1 mclres ;
Iiquot; On balayera et on arrosera ensuite ces mümes parties avec un li(|iiiclc disinfectant, soil avec lasolution d'aeide phönique a 1 p. 100, soit avec la solution de sublime ii 1 p. 1000, etc.
Surveillance des animaux reprodueteurs dans les zones infectees. — Daus les communes on la dourine a etc couslatec, les etalons particuliers doivenl elre soumis ubligatoirement ä. une visite sanilaire bimensuello, alors meine qu'ils n'ont rien prösentö de suspect a aucun moment; et les propriölaires ne doivenl les employer a la monte qu'aprös s'ötre munis (run certilicat de sante. De meme, pour faire saillir les juments, il est necessaire de se munir dquot;uii certi­licat de sante, qui ne devra pas avoir pins de quatre jours de date. Ces mesures doivent elre rendues exöcutoires par arrdtö pröfectoral.
Akt 49 (Döc. 22 juiii 1S82). - Dims les communes oü rexistence de la dourine a ete constajt^e, et dans les communes limitrophes, les ätalona par­ticuliers sont sOUinis, tous les ([iiin/e jours, ;i la visile du veterinuire düle-tmb. lls ne peuvenl ötre employes u la munte que sur Icxliibiliüii d'uu eor-Iideal de sanlö.
il est ititerdit de rair(! saillir les juments saus que leur bon elat de saute soilallesle par un certilicat ue remontant pas ii plus de quatre jours,
ART. bO (l)ec. 22 jnin 1882). — Les mesures de surveillance auxquelles doiiiie lieu la conslalalion de la dourine ne peuvenl elre levees qu'uu an apres la mierisoii, cerliliee par le velerinaire delegue, des animaux qul auroul ete Pobjel de cos mesuies.
En cus de castration, la surveillance cesse dt^ pleln droit.
Les mesures de scipieslration et de surveillance sanilaire, prescrites pur lesröglementssanilaires, pen vent elre levees unan apres laguerisou, certilbie pur le veterinaire sanilaire, des animaux qui ont etc l'objet
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HOUIIINE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;laquo;33
de cos mosures. Mais I'uutorite peut aussibien les prolongor, surl'avis duvötörinairesanitaire,s'il y a lieu de redouter encore quolqueröcidive. En toutcas, la söquestration et La surveillance cessent de plein droit, quand les malades ont 6tö abattus, sont morts ou ont ötö chftlrös. Dans cc dernier cas, il tie reste plus au propriötaire ((u'ii les faire traiter; mais il peul les vondre, tout en demeurant obligö, sous peine de cominollre im dol, de faire connattre leur elal ii l'acheteur, ot tout on ne pouvant pas les livrer a laboucheiic tantqu'ils ue soul pas gueris.
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CHAP1TRE VIII
hamp;rage est une maladie conlagieuse, virulente, inoculable, transmis­sible mix animaux el a l'homme, caractörisöe par des troubles d'origine cöröbrale et mödullaire das a la pullulation d'un agent sp6-ciflquedans l(^ Systeme nerveux. Elle est irröguliörement röpartie a la
surface du globe, ineonnuc dans certains pays (Australie), rare dans d'autres (centre de l'AUemagne, Suisse, etc), Eröquente dansquelques-uns (Franco, Russie); eile altaque surtoul les anlmaux carnivores, principalementles chiens; olle se montre aussi cii et lä chez les herbi­vores; eile est due presque loujours aux morsurOS des carnivores enrages.
I. — Symptömes.
Les symptömes de la maladie sonltoujoursde mcmc ordre;toutefois, sa physionomie varie, dans une cerlaine mesuro, suivant les espöcos.
1quot; — Rage du chien et du chat.
L'expression do la rage chez le chien varie beaucoup suivant les cas, suivant les races, suivant, les individus, suivanl les conditions de lour vie avani et pendant la maladie. Elle varie surtout suivant les parties des centres nerveux, qui soul les preiuieres envahies par le virus. Elle in; debute jamais par la furetir; eile peul avoir fait son apparition dopuis plusieurs jours deja, (piand l'envie dc inordre so tnauifeste. Du resle, dans beaucoup dc cas, la Inreur ne se montre a aucunc periodc de la maladie; et cependant la rage sans tureur est contagieuse, ellc pent 6lre Iransmise par le lechement du chien. Enfln, la fureur, quand il y a rage furieuse, varie a 1'inflni dans ses degrös, suivant les individus et les tracasseries dout ils sont L'objet. Les symptömes initiaux, qui consistent dans une anomaliedes habitudes de l'animal, dans un changement d'humeur, dans une modiflcation du caractcre, passent malhcurcusoinent inapergus dans beaucoup de cas,
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RAGE.
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soit paroe qu'ils sont trap pen connus et rareincnt interprötös k lern-juste sens par les personnes qui les observent, soit parce qu'ils sont pen remarques, soit parce qu'ils sont parfois peu accusös ot pou signi-licalils. La rage du chien affecte deux formes principalos, identiques quant a leur essence, mais difförentos, k une cerüüne phase, par quel-ques particularitös dominantes de leur expression. Le plus souventelle s'accompagne d'aboiements particuliers et de fureur (rage furieuse); d'autres tois eile ne s'aocompagne pas de fureur, ni mfime d'aboieraents (rage non furieuse, rage mue, rage muettc,rage sileneieuse, rage para-lytique). An debut de la maladie, les symplnrnes sont generalement de meine ordre et se ressemblent ii l'intensite [ires, soit(pie, dans la suite, la rage tioive devenir furieuse, soit qu'elle doive revelir la forme siloncieuse, soit qu'elle aflfecte une des formes multiples, qui se rapprochent plus oumoins de la forme furieuse ou de la forme para-lytique.
La rage canine dibute pur un changemnt noUible flans le caractdre de Vanimal, pur une anomalie dans ses habitudes. Souvent le chien devient triste, sombre, inquiet, tacitume; il cesse d'aboyer conimo a son habitude; il se montre moins attentif et moins vigilant, recherche la solitude et I'obscimle.s'isole^e cache dans les coins,sous les meubles, se retire au fond de sa niche. II rcste parfois abattu, somnolent, inattenti^pavesseux, et grognequandonledörange. Souvent il paralt, non seulement inquiet, mais agile, rie pent rester en repos, change souvent de place, va et vient, se couche et se contourne sur lui-merneeomine pour s'abandonnerau sommeil, mais sereleve presque aussitöten sursaut pour so livrer de nouvean a lamöme sörie de raou-vements. II n'a encore aucune propension a mordre, il est docile, surtout onvers ses maitres; cependant il oboit avoe moins d'empros-sement; et, en se prösentantdevant la personnequi l'a appelö, il reste jireoccupe, triste, inquiet, mölancolique, n'imprime pas ä son corps les meines mouvemenls que dans Telal de sanle, agile moins vivement la queue, sa physionomie reste sombre, anxieuse et son regard clrange; ils'empresse ensnitcde relonriier a sa solitude, des qn'il n'est plus retenu. Non seulement le chien enrage ne mord pas au dehul de la rage, mais parfois memo il devient plus affectueux pour ses mnilres et pour les personnes qu'il connaft; il les loche activement aux mains, • in visage, etpeutainsi leur transmettre la maladie, quand les parties lecheos sontle siege de plaies propres a absorber le virus que su salive contient deja. D'autres lois, en se pn'senlant devant son maitre, il semblel'implorer du regard, avec une physionomie pleine de Irlstesse et de inelancolie. Dn reslc^, l'inquiötude et l'agitation vonten s'accusant de plus en plus ; I'aniinal sernblc bientöt ue plus pouvoir trouver aucnn repos; il va et vient, se couche pour se relever aussitöt. II gratte son lit avec ses palles, le relourne el le bonleverse, I'arrange el le
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MALADIES C0NTAG1EU8ES BACTERIENNES.
dörange aussi(öl;il öparpille sa litiöre, l'ftmoncelle eu laset s'y oouoho un inslanl dossus, puls se redrcsso brusquement et rejette tout loin de lui. 11 change tröquemment de position, se livre a un mouveraent oontinuol, gralte le sol, ol llaireca el lii dans les coins, sous les jjortes, coimiie s'il (Hail snr une piste ou a la reclierelie (run objet perdu. 11 tüurne constamment dans sa niche et se porte d'un coin a l'autre, l'ouilie les coins et les recolns de l'appartement dans lequel 11 se trouve.
1! devienl de moins en.....ins vigilant, moins oböissant, moins docile
et parfois irritable. On observe souvent des alternatives d'aglla-
tion et de calme, d'abattemenf, de somnolence meine; ragilation
est cependant parfois continue et ordinalreraent croissante. Ces
signes Inltiaux sont plus ou moins accuses suivant Irs Individus,
suivant les circonstances, suivant la forme que la maladie doit revötir
a sa seconde pörlode; ils sonl moins prononces quand la rage doit
rester muette, non furieuse. I.'irritabilile des malades est trÖS variable
suivant les divers ohiens el suivant leurs habitudes de vio. Certains
sonl devenus seulemenl moins doeiles, moins allentifs, moins obeis-
sanls; d'anlres sonl l'acilement irritables, el bien ([ii'ils ne soienl pas
encore agressil's, ils grognent des qu'on les agace, des qu'on les
derange; d'aulres, au Contraire, font des caresses piusvives ii leurs
maltres et aux animaux, öprouvanl surtout le besoin deles lecher;
d'autres sont tristes, sombres, fuien! la famille, cherchentla solitude
et I'obscurltö; d'autres se monlrenl aballus et restent somnolenls. II y
a, en quelque sorte, um1 variabilile presque infiniedans les symptömes
initiaux rösullanl de la modification du caraelöre et des babitudes;
aussi doit-on d'une maniöre geuerale se melier du einen, die/, lequel
on voitsurvenir un changementquelconquedans ses habitudes, surtout
si Ton sail ou si Ton smipconne qu'il a (He mordu ou qu'il a pu l'eU'e.
En resume, et sauf des variations presque inlinies dans l'intensitö
des symptömes, le döbut de la rage die: k chien est annonci par de
la liistesse, de la melanroHe, de l'inquiätule, de Vimpalience, de l'agi-
tation, de l'insomnie, quelquefois par de VirascibUild, d'aulres fois par
une väriiable exagtraiion dusentimenl aff'eclveux, maisjamais par l'envie
de mordre. Dans quelques eas l'animal semble devenir capricieux, ä
cause de la succession brusque qui se produit dans ses manifestations
aiVeclives, parlesquelles iltömoignede temps ö autre d'une iraseibilitö
plus ou moins marquee succedant sans cause ii des demoustraliuns
d'une affection plus vive.
Le debut de la maladie s aecompagne, dansquelques (;as,de certaincs modifications, qui apparaissent dans la region de la morsure inocu-latrice. Les pjaies resultant ehe/, le chien de morsures d'animaux enrages, ou d'inoculaüons expörimentales, se cicatrisent comme les nlaies non virulentes; et, si on les a vus parfois donner suite a une [daie suppurante et d'aspect ulcöreux, cela ne saurait 6tro considörö
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It.UJE.
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qiic comnio une consiiqucnco de 1'action irritanto de hi bave, et non point, conimo un eH'c^t du virus rabique. Mais, a l'apparition de la rage, la cicatrice devient quekjuefois prurigineuse, laquo; praipaUiur ea pars qua; morm vexala fiterit raquo;, ce (jui denote un travail local de con­gestion ou d'iiitlaminalion ; et le malade traduit ce changemont en se lechanl, en so gratlant ou memo en so mordant. Anssi arrive-l-il par-fois ([vie la cicatrice se boursoufle, so döchire, se transforme en uno piaie saignante, ([ill continue a s'accroitre par suite des I'rollements OU des morsurcs reiterees que le patient s'inflige.
La voix du eliien enrage ne larde pas a se modifier; son timbre a'altöre; l'animal pousse de temps on temps, in6me sans y elre pro-voquö) nn liiii'leinent particulier, sorte de eri de detressc tres caracte-ristique et tres important pour le diagnostic. Le hurlement rabique, qu'on reconnait tonjoni's apres I'avoir bien entendu une premiere fois, est compose d'une note grave et d'nne note aiguü; il imite quelque pen le eri du eliien conranl, enroue par la fatigue; il est emis en deux temps ; le eliien assis ou campi'' sur ses quatre membres, portant le inuseau en I'air, commence par donner ii pleine gueule nn aboiement rauque, et tennine par un son aigu, sorte do liiirlemenl qu'il pousse en tenant la gueule enlr'ouverte. Ce eri particulier, qui tient de l'aboiement et du hurlement, est lugubrc et sinislre, surtout quand il est entendu pendant la nuil ; ii lui seal il pout permettre de diagnos-tiquor la rage. Mais, outre qu'il tie se monlre pas toujours des le debut de la maladie, il pent faire delauL dans lies cas assez nombreux. Quelques chiens, au lieu de faire entendre un hurlement rabique, donnent, quand on les provoque, un simple aboiement raiupie, voile, sourd, a timbre de pol fele, moins long et moins articule que l'aboiement normal; et, en aboyant ainsi, ils ne s'acliarncnt pas ordi-nairement, eomine le font lea aniinaux en santo. D'aulres reslent absolument muets, silencieux, memo quand on les excite. D'aulres, niais ce sont les moins nombreux, conservent plus ou moins eomple-tenient Iciir aboiement ordinaire pendant la plus grande partie OU meine pendant ton te laduree de la mal a die. D'aulres en tin font entendre, par moments, des cris plaintifs, analogues a eeux d'un chien qui est violemment blesse ou maltraite. En resume, il faul so mißer de tout chien qui vient a prescnlrr un changement de caraoUre, une modification des habitudes, un prurit dans quelque rägion, une swexciialion ou une indifference insolitr, une modification de la voix, une faiblesse dans i'i'i laincs regions, etc.
La sensibility cutanre semble parfois exaltöe ; certains malades sent tres impressionnables au froid, aux eouranls d'air ; on observe quel-quefois des frissons sur toule letendue de la peau ; dans quelques cas on constate des deiuangeaisons plus ou moins vives sur certains points, au ne/,, anx pattes, aux nreilles, a la queue. Ces demangeaisons sont
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MALADIES CONTAG1EU8E8 BACTERIENNE8.
parfois si vives que les animaux so grattent oontinuelloniont ot so mordent iiiönii; ii s'oinpoi'ter In chair, BieiUöl la sensibilite de la peau s emousso el fait place a une veritublo aueslhesic plus ou moiiis accusi'O ; biouliH, en cflet, quand la maladie eat assez avaneee, le chien enrage ne perQoitqu'incomplötement ou nepergoit i)lus les sensations doulon-reuses; il endure souvent, sansse plaindre, les coups, lesblessures,los piqöres, les brölures : il se mord partois el, se deehire, sans paraltre ressenlir le mal qu'il se fait; il mord quelquefois sur une barre defer qu'on lui presenle, apn's l'avoir chaufföe au rouge. II n'a pourtant pas perdu 1'instincl de la conservation, ear il fuit le feu qu'on allume devant lui et Ittpince qu'on avance pour le saisir.
II y a exageral.ioii de l'impressionnabilitö et de l'excitabilitö; d'oö resultenl l'agitation du delml, l'irritabilitö, et jdus tard l'envie de moi'dre, la fureur, les raouvements agressifs, Mais une semblable mani­festation manque plus ou raoins complötement, on le sail döjä, ehe/. de nombreux malades, qui ne deviennent Jamals irritables ni agressifs. Les chiens, ehe/, lesquels so produil eolte exaltation de l'excitabilitö centrale, se monlrent fortement impressionnös par lavued'un animal de leur espöee, surtout s'ils ne le connaissent pas; ils deA'iennent subitement agressifs contre lui. On a vx\ des chiens s'attaquer bruaque-ment a leurs eongeneres et les mordre, alors qu'ils n'avaienl encore prdsentärien d'insolite,et touten respoetant pendantun jour ou deux ceux avec lesquels ils avaient l'habltude de vivre. On peul done sou-metlre les individus suspects a l'öpreuve, qui consiste a les placer en prösenco dun chien inconnu, afin de hater les manifeslations agres-sives et de faciliter le diagnostic; mais il faul bleu so garder de voir daus eetle tentative, qui peul (''Ire ulile, im moyeu toujours sftr d'arriver a la döcouverte ih^ la vöritö; il faul surtout so garder de con-sidoier, comme n'elaul point atleinl de la rage, l'animal qui n'ost pas devenu agressif, car il arrive fröquemment cpie des chiens enrages n'entrenl pas on fureur a la vue dun do leurs semblables; il en esi meino qui resleiit doux el eaeessiiuls avec losanimaux de leur especi;.
L'orgasme genital osl plus developpe; le chien enragö loche l'anus et les parties gönilalos des aulres chiens, ainsi que les sionni^s, avec une ardour particuliere; il a nn instinct gönösique plus accuse: il enlre en örection, et quelquefois cct otat persiste do tongues heures. Clio/ la chienne, le sentiment maternel semble exalte; eile loche fröquemmenf ses petits, les allaito, puls olle on arrive a les mordre, ä los tuor et parfois ä les devnrer.
On ne tarde [ins ftobserver du delire, des hallucinations, qui resultout de l'aborration des sons, et que les malades traduisent par dos gcslos, des attitudes et des niouveiuenls insolites. Lo chien enrage so comporlc de temps en temps commo s'il voyait, sentait, entendait, porcevait cerlaines sensations, alors quo ricn nu pent faire peuser que scs sons
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RAGE.
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aient tHt'i Impressionnös röellement. La vue et I'oute sont h la lois plus impressionnables et pervertios. L'cail s'injecte, lii conjonctive devient rouge.; le regard est triste, sombre, (ixe et vague, quelquefois brillant et menayant; il y a photophobie; laxe de l'dBil est parfois döplacö et ongagö sous la paupiore supi'rieure. 1/auinial BOiable par moments altenl.il' et demeure immobile, l'ceil lixe; on dirail qu'il est aux aguets et qu'il suit uu objet ilaus l'air; puis il s'elaneu brusquemeat et happe dans levide, oomme pour saisir une mouche au vol. L'oreille est quelqupfois douloureuse ou prurigineuse; l'ouKe, souvent exaltee et surexcitäe, per^oit les nioindres bruits; parfois eile est affaiblie, fröquemmeöt olle est pervertie. On volt par intervalles l'animal pröter l'oreille, ecouter, puis s'ölancer tout a coup cn liurlanl centre le inur, conirne s'il avalt onlendu un bruit et devino un enncnii de l'aulre eole. L'odorat estegalement perverti; lu cbien enragä Qaire le sol, renifle, se gratte parfois le nez avoc les pattes, oomme s'il etait gemj par la presence d'un corps ötranger; le chien de chasse se monlre deconcerte sur la piste, fait des arrets imagijiaires, (it fournit quelquefois des courses desortlonnees. Apres les hallucinations et le delirc, vient un moment derepos, de calme ou meine de somnolence; lu malade forme les yeux, penche la töte, tlöcbit des membres de devant et semble dormir deboul ; puis brusquement il se reveille, redresse la töte, retombe dans le delire et se livre de nouveau aux gestes, aux mouve-menls, aux attitudes, qui traduisenl ses hallucinations et l'aberration de ses sens.
Au dehul de la rage, le chien boil et mange; parfois ineme il continue de boire et de manger dans le cours de la maladie. Le einen enrage n'est pas hydrophobe au debut de son mal; et il ne le devient pas davanlage dans la suite, sauf de tres rares exceptions; il nc recule pas epouvante devant l'eau; il boit et il deglutil au döbut et (iuel([ue-fois durant tonte sa maladie. Dans certains cas, la soil' est exagereo, et eile ne se calme pas loujours meine vers le declin de la rage; car, alors que la deglutition est devenue difficile on impossible, on voll le patient essayer encore de boire, plonger son museau dans le vase, quand il ne pent plus faire usage de sa langue, ou taper, pour le laisser retomberaussitöt, le liquide qu'il ne pent plus deglutir. D'ailleurs, on a vu des rbieiis enragös se jeter resolument ii l'eau et traverser une riviere a la nage, qnand ils etaient poursuivis, ou quand leur attention elait atliree do Taulre cötö. En resume, tons oil presquc tons out soif, boivent OU cherchent a boire meine alors qu'ils ne peuvent plus deglutir. II n'y a pas davanlage inappeteiice dans les premiers moments de la rage; les malades inangeiit encore; il en est meine qui ne cessent pas de manger pendant la plus gründe duree do I'aiTection. Que de fois n'en a-l-on pas observe, qni coiitinuaient ä prendre leur repas, bien qu'ayanl di'ja donne des signes de rage,
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840nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES C0NTAGIEÜ8ES ÜACTKIUENNES.
bion qu'ayanf dojii pröaentö tnöme des tendances agressives; et d'ailleurs, le chien enragö, qui mange ct boil malgrä son mal, n'en a que plus de chance do vivre un plus grand nombre de jours. On en a vu enlin qui elaieul d'abord d'mie voracite extraordinaire, liientol cependant l'animal, aprös avoir mange d'abord gloutonnement ses aliments ordinaires, est pris de dögoüt, mange moins, se borne parfois a llairer sa nourriturc, ou en prend.peu, et encore laisse retomber ce qu'il a pris, L'appötit dirainue gönöralement, puis disparall aveo lea
progres du mal.
Tres souvent, le goöt et l'appötit se döpravenl; ctcette depravation, qui se monlre d'ailleurs, en dehors de la rage, sur des chiensatteints de növrosc de l'estomac, de gastrite, d'affections intestinales, voire meine sur des chiens en santo, se declare parfois rapidement, pour devenir ensuite plus prononcee a une periode plus avancee de la maladie. L'animal leebe les objeta froids, les pierres, le fer, etc., mord et deglulil toute sortc de corps etrangers a son alimentation, tels que de la litiere, de la paille, du bois, de la laine, des poils, du linge, du platre, de la terre, du gravier, etc., lape son urine el mange ses excremenls, ceux des autrcs animaux ou de l'homme. A lautopsic, on trouve tivs souvent dans l'estomac les diverses niatieivs ingerees sous rinlluence de cetle depravatinu.
La muqueuse buccale se congestionne ; et la secretion salivaire, non exagrree au debul, devicnt plus active, quand le malade ingere des corps etrangers, qui lesenl. et irrilenl les premicics voies digestives. Pourlant I'hypersalivation est loin d'etre conslante; certains chiens enrages out la bouche plus ou moins seche; d'aulres salivenl et laissent echapper de leur gueule une bave plus ou moms abondante, parfois sanguinolente. Mais lecoulement salivaire, qui se niontre d'ailleurs dans d'aulres maladies,dans la pharyngite, clans la atomatite, dans l'obsliuction du pharynx par un corps etranger, n'apparait pas au delnil de la rage; quand il survient, il n'offre pas les caraetöres que luialtribue parfois la erödulitö publique; la have, qui s'6chappe de la gueule, est visqueuse el fllante, mais non point ecumeuse ou llocon-neuse commc cello du clieval qui goöte le mors. II se produit (iuel-quefoia du vomissement; et, comme la bouche, le pharynx, l'estomac peuvent elre Irses par les corps indigestes el vulneranls que l'animal ingere ; les malicres vomies peuvent elre sanguinoleiiles, nieh'es d'un liquide noirälre; parfois meme le malade vomit du sang en nature, liquide ou coagule. Le spasnie de la gorge s'observe aussi chczcertains chiens enrages, qui, poussos par la sensation douloureuse qu'ila eprouvent dans la region, tout avec les paltea de devant les gestes auxquela se livre l'animal qui a un os arrete dans le pharynx. La dys-phagiedevienlbienlöl manifeste;puissurvienl fröquemmentlaparalysie de la gorge a une peiiode plus avancee; la deglutition devicnt alors
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difficile, impossible, ot los malades cessenl lt;lo manger et dn boiro. La paralysie s'f'Squot;0 souvent It's massöters lt;laiis imo phase plus avancöe, et c'cst alors (|uo la gueule devient böante et laisse öcouler d'abunl une bave (ilante; puis la muqueuse buocale so dessöche et deviont violacöe. On a vu cependant des chiens enrages manger et boire jns-({u'ii leurmort; d'autres, bienquenepouvantplus döglutir, tömoignent de la soil'et font des tenlalives pour boire, Le chien enrage ost ordinallaquo; rement constipö; 11 rend peu d'excrömenls, et ceux (pi'ils rend sonl, noirälreset letides ; quelquefois il pent y avoir, aune phase (h'jaavancee de la maladie, nne vörilable diarrhöe.
La circulation est troublöe; les muqueuses, pituitaire, buccale, con-jonetive, se congestionnenl (!t pronnenl une coloration plus foncöe. Les organes internes se congestionnenl. La pupille se dilate. La respiration s'accölfere et devient iiTeguliere; quelquefois il y a une dyspnöe trös aecusöe, voire meine dans certains cas, une respiration plaintive. Les urines sonl bientöt [raquo;Ins foncöes, i)lus odorantos, plus denscs, pies riches en uree et en principes salins, en phosphates et en snlfates; elles conliennenl de l'albumine et Irs matieres colorantes de la bile. La locomotion, normale an döbut, devient ensuite raide, trotti-nanle; plus lard snrvient la faiblesse du train puslrrienr, el quelque­fois une incoordination des mouvernents.
La rage pent etre reconnue d'aprös les symptömes qui viennent d'etre enuini;i'i''.s; mais il ne l'aut |)as perdre de vue qu'll y a une varitUe, [iresque inllnie dans les manifestations initiales de la maladie. Anssi le diagnostic est-il singuliei'ement faciliti! par la manifestation de l'envie de mordre, par l'apparition de la furour. Trös souvent meme 1c premier signe do rage, qui est rornarcpie par le vulgaire, est l'envie on la propension que manifeste le chien enrage a mordre les objets inanimes, les animanx on les personnes, soit que les symptömes initiaux fassenl trop pen d'impression snr Tesprit do ceux qui les observent, soit qu'lls s'accompognent parfois trcs rapidement do la fureur. Outre quo do tres nombreux chiens enrages no deviennent jamais furieux et ne cherehent memo pas ii mordre, parce qu'ils n'en eprouvont nulle envie on parce qu'ils sonl dans l'impossibilitö de rapprocher leurs mftchoires paralysöes, la fureur, quand eile survient, est plus ou moins prompte ä so declarer et plus ou moins prononeee, suivant les cas, suivant les individus, auivanl les excitations el les tracasstü'ics dont ils sont l'objet. Los chiens dociles, ceux qui sont habitues a hi societe de I'homme, deviennent moins promptemont furieux et temoignent gt'neralement d'une propension moderee ä mordre, surtout quand on no les irrite pas. il en est memo qui ne mordent pas, bien qu'ils en aienl la possibilitd et i'occasion. Com* bien de lois n'a-t-on pas vu le chien rester affectueux pendant la periode fnrieusc de la rage, respecter ses maitres et sos amis, se
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MALADIES CONTAGIEU8E8 BACTEttlENNES.
laisser aborder memo par dos ötrangers taut (jn'il clait sous los yeux dos porsonnos qu'il oonuaissail, roster inofl'ensil' an milieu do uom-breuses personnes lant quo son maltre ötait present, pour no mani­fester sa fureur et sa propenaion a mordre qu'aprös sou döpart, Coinbien de fois n'est-U pas arrWö que dos chiens enragös out v^cu plus on moins de temps, dans la maison ot ils otaioul iial)itu(''s, saus s'altaquer h aucune des personnes do la familla. Cependartt, möiue avoc do pareils malades, on ne saurait avoir trop do pru­dence; car a un moment donnö ils peuvent mordi'e I'enfant laquo;pii los taquine, le domestique qui les attache on les reveille, le maltre qui los carosso. Los chiens naliirollomoiit irrilahios, tols (pie les ohiens do garde, los dogues, etc., deviennent promptement furieux et son! beauooup phis dangereux ; au (loiuil, alors qu'ils ne mordent pas encore les personnes amies, ils son! nöanmoins irascibles, ils entrent facilement en colöre, ils mordent les objets donl on so sort pour les agacer, ils tournent parfois leurs dents möiue contra leur mattre, et prosontenl, dans la suite, surl.oi.il quand ils soul exeilV'S, dos acoos terridanls.
On pent divisor en trois categories les chiens enrages, quand on prend en consideration leur propension a mordre : beaucoup de malades ne deviennent pas furieux, n'ont ni acc6s do fureur, ni envie do mordre, certains restenl mömedoux et caressants pendant toute la maladie; les plus nombreux deviennent ngressil's, los uns manifestanl une propension mod6r6e ii mordre, les autres devenant roellomont furieux. D'ailleurs, le plus souvent la fureur des chiens enragös est provoquöe ou oxagoroe par les excitations et les tracasseries aux-quelles ils sonl exposes. Le chien non surexcitö, abandonnö a lui-mömo, loin du bruit et des tracasseries do touto sorte, loin dos aboie-ments des autres, loin des animaux ol de rhomme, ne so livre pas a dos aeoes do fureur; il roste melaiieoliquo, agitö, hallucine, va ot vient, poursuit dos fanlömes, puis so calme, sommeille ot recommence encore les gostes, les mouvements qui expriment sou agitation ot ses hallucinations. On a vu des malades so retirer dans un coin obscur el y mourir on deux ou trois jours.
Le chien, chez lequel l'envie de mordre et la fureur ne doivent pas larder a so moutror, doviont souvenl querelleur par moments el. plus hardi; il perd plus on moins le sentiment do la crainte et proud uno physionomie otrange. Son regard devient triste, sombre, cruel, inona-cant; son ceil laisso ocliappor par iutorvalles dos reflets fulguranls ä travors la pupille plus on moina dilal.öo, et redevient ensuite tornc, sombre et farouche. L'animal ost facilement irritable, prend entre les dents la main qu'on etend pour le carossor ou le saisir, mordillo les cliaussiircs, mord, ronge et döchire los ta])is, la paille, les meu-bles, etc., devient sournois, hurgneux et trailro, ropond avec pen
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d'empressoment ä l'appel el aux caresses de son mattre, el parfois se laisse aller ii le mordre. II est surtout excile par la prosonco d'un de ses serablttbles; ii la vue d'un autre chien, et quelquefoia ä la vue d'un autre animal, on mdmo a la vue. d'uno pcrsonne ötrangöre, ii entre en fureur, Lt; chien en liberle, qui commence ä öprouver l'envio de mordre, saltaque d'abord aux anim.iux. I.e ohien de berger altaque, poursuit, sans 6tre commando, el mord les moutons, les bo'ul's et les vaches; le chien tie garde mord les oiseaux de la basse-cour, les pores, les autros animaux; le chien d'appartement mord les dials et les aulres eliiens; le chien de chasse mord de prelerence les aulres chiens, qu'il ne connail pas el aveo lesijiajls il sc trouve acoidentellement lama'' ou accouplö, broie les chaumes, les arbrisseaux, döohire et dövore le gibier, mord le chasseur qui s'approcho pour le corriger. Bientöt l'anitnal enragö devienl [ilus furieux et mord les persoimes qu'il ne connail pas ou meine cedes qu'il connail, quand cllcs le conlrarienl, le taquinent ou lo corrigent; mais di\jit il s'attaque aux animaux, aux cliions nolammeul, el meine aux persoimes etrangeres sans elre aulremenl provoquö que par leur seule presence; il saisil, el mord silencieusetnent, ou en liurlant, i'ohjet qu'on lui presentc
Quand on enfermo, dans une niche, le chien, qui est reconnu dans eel etal tie rage furieuse, on le voit agile, aller, venir, röder, tourner, chercher, (lairer, lecher le fer, la pierce, Kurier conlre le mur, Mapper dans le vide, poursuivre des fantömes, ronger les portes, devorer sa liliere. II entre dans ties acers de vöritable tureur quand on I'excite; c'esl surtout alors que ses yeux deviennent sombres, cruelraquo;, fulgu-ranls; il s'elanco, ä la vue des objets qu'on lui presenle pour 1'agacer, OU a. la vue des animaux et des persoimes qui se placenl dcvanl lui. II fail entendre alors son hurlemenl rabique, il mord les ohjels qu'on lui lend ; il domie un coup tie maclioire, en hurlanl ou en reslanl sileneieux, mais sans s'acharner, el il se monlre prel le plus souvenl a regagner le fond tie sa niche. Toutefois, il s'acharne, et devienl de plus en plus furieux, quand on continue a I'exciter, liurleet aboie tie sa voix rauque, himtlil conlro les parois tie sa loge, mord avee aehar-nement et violence les barreaux qui l'arrötent, au point de se hriscr parfois les deals el la maclioire. II lourne souvenl sa fureur contre sa liliere, qu'il moid avec IVenesie, se mtirtl quehpiel'uis lui-meme, s'attaque a tout ce qu'on lui presenle el n'hesile pas a mordre meine surdu fer rouge. La chienne, a qui on a laisse ses petite, en arrive a les mordre dans un de cea moments oil il eile est surexcitee. Quand on donne un autre chien pour compagnon ii I'animal enrage, on voil souvenl le malade mordre d'emhlee le nouveau venu pour le earesser ensuile; parfois aussi, tpiantl il n'a pas ele Irop surexcile, au lieu de le mordre d'emblee, il lemoigne d'abord d'une excilation giinesique plus
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on niiiins vivo, le Hairnet lui loche les oreilies, les parties gönitalos, puis soudainement entre en fureur et le mord sans poussor un cri, tandis (pie I'autre aboie et se plaint sans se döfendre ordinairemont, en se relirant dans un coin tie la löge et en caehanl sa lete. Pourtant quelquefois il y a lutte, et on a vu igt;liis d'uno fois des chiens prendre lour parti de la soeiele qui leur elail infligöe, se defcndre et meine attaquer; mais alors le chlen enragö endure les morsures sans pousser une plainte. Aprös avoir mordu sa victime, I'animal enrage la caresse encore, pour enlrer ensuite de nouveau en fureur contre eile, jusqu'ä ce que, fatigue, il se laisse alier an soinnieil; mais il se releve bienlul, et recommence ses attaques. J'ai vu des chiens rabiques qui ont tue leur compagnon, et qui ont ensuite deeliire son eadavre. L'envie de mordre et la tureur, faciles raquo; provoquer, quand on tracasse los malades, n'enlevenl pas an chien enrage tout sentiment d'affection envers son raaltre ; on le voit encore se montror sensible a. sa parole et contenir sa fureur, quand il s'entend appeler par la voix qu'il connatt. Si les chiens enformös, qu'on tracasse constamment, scmblenl en proio ä un accös de fureur porsistant, il n'en est pas ainsi quand on les abandonne a enx-m6mos; on constate bien de l'agitation, du delire, des hallucinations par intervalles, le malade liurle, mord sa litiöre; mais les accös de fureur sent alors muins fröquents, moins prolongös et moins aecusös, Pendant les intermittencesou remissions, qui sepa-renl les acc6s, le chien so repose, sommeille, mais la moiudre exci­tation exterieure provoque un acc6s de vöritable fureur.
Le chien enrage, qui commence a devenir furieux ou qui va le devenir bienlol, est souvenl domine par un ardent desir de s'öchapper, de fuir loin du logis, de courir, de vagabonder; il fait des absences, deconehe, s'en va plus ou moins loin (on en a vu qui onl pareouru jusqu'ä 100 Uilomelres en 24 lieurcs). 11 mord parfois, avaul de s'öchapper, les animaux du logis, les personnes etrangeres ou meme les personnes de la maison. Souvenl il s'eloigne avanl d'avoir fait aucune victime, S'il est retenu, enfermö dans une loge, dans un appartement, dans unecour,on le voll röder, Dairer, chercher, hurler, aller, venir, ronger son attache et les portes, s'attaqucr ä tout ce qui In! fail obstacle. II s'öchappe des qu'il en trouve I'occasion, fuit loin de sa demeure, court a I'aventure el franchit en pen do temps des dis­tances considerables. Son allure n'est pas encore moditiee, il porte la tetc el la queue comme d'habitude, va devant lui, se preeipile sur le chien qu'il rencontre et le mord en silence, devienl plus furieux el s'acharne contre sa victime, qu'il roule el qu'il mord encore, quand eile resiste, crie ouse defend; il reste silencieux ordinaircment tandis que I'autre gronde. 11 ne donne qu'un coup de mftchoire, quand celui qu'il attaque prend la fuite, et il se rcmet a marcher, mordant de nouveau tons les chiens qu'il pent alteindre, poursnivanL el mordant
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los milres aiiiinaux iju'il rencontre, s'aüaquanl pareillement aus per-sonnes, qu'il respocte cependant, quand il peul assouvir sa fureur sur
des aiiinianx, principalement sur des ohiens. Cv,*l ainsi que la maladio est dissöminöe; panni les cliicns mordus souvenl k l'insu de leurs maiti'üs, im cerlain noinbre, devenant enrages ii leur tüur, transmettronf onsuite larage comme ils l'ontreQue. Aprös une absence pliisdu iiioiiis Longue, 1c chien enragö, dans im inotnontde remission, retourne parfois au logis, el peut se monlrer encore afl'ectueux, caressant, docile, craintif; trös souvenl cependant, surtout quand son absence a ele prolongöe, il rovionl miserable, amaigri, sali de lume, de poussiere et de sang, et röpond aux caresses par des morsurea. Si, au debul de sa l'uile, l'alluro du cliien enrage n'esl jkis nuiditiee, il se produit bienlöt des changemenls frappanls; l'animal, eimise par la maladie, par les acees, par la fatigue, par la laiin el la soil, ralentil peu a pcu sa marclie, (jui devienl parfois mal coordonnec, s'all'aiblil, llechil sur ses membres, s'avance en trottinant, vaeille, chancelle, porte la lele basse, la gueule enlr'uuverte, la langue sortante, violacöo et couverte de poussiere, la queue pendante enlre les jambes. II va encore, marche droit devant lul, inord les animaux et les personnes qu'il rencontre sue son passage, sans sedelonrner pour aller allaquer l'animal ou 1'homme, qui n'esl pas imrnedialemenl a sa porlee. D'ailleurs, sa vac s'obscurcit, son Hair s'emousse, son excitability s'epuise; il s'arrele cnfin exlenue, se laisse tomber, sc couchc, som-meiile, entre de nouveau en fureur si on le derange, et reprend sa marclie pour aller tomber plus loin.
La rage furienst', quand les malades ne mourent pas dans un acces, amene plus OU moins vile I'afTaibiissement, lepnisement, la paralysio et la inort. Les acces devieiinenl moins intenses, mais plus longs ou presque continus; les remissions sont moins evidentes. Los malades maigrissenl rapidement. Les yeux s'enfoncenl et deviennent chassicux; le regard s'eteint; la cornec sc trouble, devienl opaque el präsente des laches, des plaies; il y a parfois convergence des yeux, slrabisme. La physionomie prend un aspect sinistre et repoussanl; la peau du front se plisse; I'ceil perd son eclat et s'enfunco de jilus de plus; les polls se piquent; les llancs se creusent; le malade reste triste et abaltu. La paralysie envaliil progressivement les masseters, le train [)()sterieur, d'autres regions, debutant lantöl par les miudioires, tanlöl par le train de derriere. La boucbe devienl seehe; salie de poussieres et de debris divers, olle est bleufttre et reste le plus souvent beanie. Llle prösente parfois des blessures, des ecchymoses, des jjlaies occa-sionnees par les corps auxquels l'animal s'est atlaciue, ou qu'il a ingcres. La langue est seche, bleuatre, sortante, pendante, inerte. Le liurlement devient faible, voile; puis il fail place ä un mutisme complel. La l'aiblesse et ensuile la paralysie gagnenl en intensity cl
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en (Hciulue; la demarche devient vacillante, titubanto, ct la stiition difficile; puis leg membros postöriours devieunentinertes etlemalade ne peut parfois so dresser ot marcher 'jue du irain de devant, Dans cot etui le chien enragä u'a pas perdu l'envie de mordre; quand il est exeile, il clieri-hc ii mordre, mais il n'y reussil plus (ju'iiieoiuplMenicul on pas du tout, a cause de la paralysie des massöters. D'ailleurs, l'excitabilitö du malade est alors considörablement amoindrie; ii ['agitation, aux liallucinations, aux tnouvements dösordonnös, aux aecrs de l'ureur suecedenl repiiiseuient, l'abattement, remharras de la respiration et de la circulation, la paralysie plus ou moins gene-rulisee, les convulsions et parfois la tötanisation de certains muscles, le coma et enfin la mort, pröcödöe ordinairoraent d'un abaissemenl notable de la tempörature.
On a vu parfois la rage döbuter par la paralysie du train postörieur, par la paralysie d'un membre, s'aecompagner ensuite de paralysie plus ou moins geurralisre, de liiirleinents plaintifs, de convulsions et de l'envie de mordre, J'ai eu constatö siir des chiens, reconnus rabi-ques par ['inoculation, les seals sytnplömes suivants : aboiement inusiie, tendances agrossives peu accusöes, dömarche chancelante, incoordination des mouvements, ventre levreltö et douloureux, mou-vements insolites de rotation en tonneau, dyspn6e tres aecusöe. Certains chiens enrages, d'abord irritables, puis inodöremenl furieux, perdent plus ou moins vite la propension a mordre et suecombent i\ la paralysie.
i'n grand uombre de chiens enragrs, avons-nous dit, ne devienuent jamais furieux, n'ßprouvent pas l'envie el ii'uni d'ailleurs pas lapos-sibilitö de mordre. Pendant la premiöre pöriode, ils prösentent les meines symplomes que ceux qui doivenl devenir furieux, mais la surexcitation cöröbrale est moins prononcöe, ['agitation moins inarquec; ils n'onl pas de tendance ö, s'echapper, ils soul plus Iran-quilles et plus tristes; la paralysie se ddclare vile, soil d'embl(5e, soil progressivement; gönöralemenl localisöo d'abord aux massöters, eile gogne ensuite le train postörieur et d'autres rögions. Dans cette forme, qu'affecte la rage chez un grand nombre de chiens, et qu'on appelle rm/e mue, rageparalytique, rage silencieuse, rage Iranquille, l'envie de mordre ne se manifeste pas ct le rapprochement des mächoires devient bientöl impossible. On voll ccpendanl fröquemment des cas oü la maladie partieipe de la forme furieuse ct de la forme paralytique, 0(1 la rage, aprrs avoir en uiie periode de IHreur, se Iransl'orme plus 011 moins vile en rage nine. C.'esl CO qui arrive Ires souvent en ell'el, quand la paralysie de la maeltoire apparatt et rend vaiues desonuais h's tenlalives de mordre, ipie fail encore le malade ; mais alors l'envie de mordre n'en persists pas moins, malgrö l'impossibilitö dans laquelle se trouve l'animal de rapprocher oomplötement ses mäehoi-
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res. Aussi los caraclöros de la rago muo ou paralytique varient-ils Kiiiviint lescas, suivantqu'll y n döjä eu ou non une pöriode do fureur, suiviuit qu'elle a succädö u la forme furieuse ou selon qu'elle s'ost montröa d'emblöe. Ke signc 1c plus saillant ost fourni par i'olal do la bouche; la paralysie dos massöters ost plus ou moins oomplote et la gueule plus ou moins böante; lü langue devlent ensuito inerte et roste pendante; une bave plus ou moins abondante s'öcoule de la bouche; les animaux ne peuvent ni mordre ui prendre les aliments, Certains, oonsorvant um roste d'excitabilitö, arrivent encore ü rapprooher ineomplötement leurs mamp;choires, lorsqu'lls essaionl de mordre ä la suite do tracasserios qu'on lour fait subir; (;t plus lard, quand la paralysie ost complöte, ils conservont quand inoino l'envie de mordre, tnalgrö l'impossibilitö absolue de rapprocher lours mftchoires. Ceux (diez lesquels la paralysie s'ost monlroe et a döbutö lantöt par les massoiors, quelquefois par un membre ou par le train postörieur, sans ötre pröcödöe de la fureur, no tömoignenl d'aucune propension a mordre. La muqueuse buccale, d'abord rouge et liumide, so des-sodio, se congestionne, devient bleuamp;tre, so couvre de poussiöres; la langue so montre bienlöt revötue d'une sorte d'enduit grisatro. Le regard osl lixo, morne, triste, atone; il reste paifois normal tout d'abord el no so modillo que plus lard. L'animal deineuro immobile, taiilöl sensible et lanlot indifförent aux caresses, pen uu pas excitable par la presence d'un autreehien, leplussouvenlindiHoronta tout, sans excitation genosiquo, sans tendance a fair. II fait entendre quelquefois un Imrlement faiblo, ou un löger aboioinoul rauque, et devient ordinal-rement d'un mutisme absolu, quand la paralysie est oomplote. II n'y a pas d'hydrophobie : l'appötit ost d'abord conservö, la soif persiste; le malade plonge par moments son muscau dans I'eau, inais ii no pout plus laper ui döglutir. Le mal progresse rapidement; la faiblesse d'abord ot la paralysie ensuite envahissent le train postörieur, puis tout le corps; la prostration devient extreme, ot tout so passe des lors comme dans la forme furieuse arrivde a la pöriode paralytique.
Le chien enragö pent vivre do deux a lt;lix jours aprös l'öclosion de la maladie; ordinairoment 11 succombe le troisiöme, le quatriöme ou le cinquiöme jour; on en a vu vivre jusqu'ä douze et möme qua-torze jours.
On a eu observö certaines particularitös, qui fonl croire que la maladie pent existor sans paraitre. On a did des cos, heureusemenl fort rams, dans lesquels des clüens aiwaianl Iransmis la rage par des morsures, (/ii'lls auraienl failes plusieurs jours avunl de devenir manifes' lemenl enrages. On a ineinc cite dos cas oil la rage aurait etc transmisc par la morsure d'un chien, qui n'aurait prösentö d'ailleura aucun Symptome de la maladie, el qui aurait survocu, landis que sa victime succombait. N'est-il pas admissible qu'il pen! y avoir, bien que tros
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exoeptionnelletnent, chez le chiou, comme chez l'hoimne du roste, des rages noii morlelles, des rages inoomplötes, des rages ob audioes, des rages latentes, que lo malade peut nöanmoins transmettre? On a signalö des Tails plus ötranges encore ; on a observö, ontrc deux accös de fureiir, des pöriodes de römission de plusieurs beures, duranl lesquelles le malade semblait avoir röcupörö Iüus les sigries de la saute; on a signalö en outre des remissions de un a deux jours et de huil jours; on a meine vu un chien rendu rabique par Iröpanation et inoculation intra-cramp;nienne prösentor les sympWmes de la rage furieuse, puls se i'ötablir en apparence pendant quatre ou cinq jours, pour mourir ensuite brusquoment. On a enfln relate des fails plus singuliers; un cas de rage canine (Perrin), dont le premier accös a ete suivi de guöi'ison, c'est-ä-dire du rötablissement complet de la santö, et dont le second accös, survenu un an aprös la morsure et six moisapW's le premier, a 6t6 mortel; un second cas de rage canine (Ber­geon), dont le premier accös, constate le soixaute-dixieme join-apres lu morsure, s'est terminö par la guörison au beut de buil jours, mais a ele suivi d'un second accös survenu deux mois aprös le premier, et ([ui s'est encore terminö par la guörison au bout de douze jours, pour ötre enfin suivi a sou tour d'un troisiöme acces se manifestant un mois aprös le second et entralnant la mort au boul de cimj jours. Dans ses expöriences, Pasteur a observe des cas de guörison spontanöe de la rage et des cas de laquo; disparition des premiers symptömes rabiques avec reprise du mal apres un long inlervallede temps (deux mois) raquo; et avee terminaison mortelle a la suite de la seconde apparition des manifestations de la maladie. Ainsi done les accös de rage peuvent ötre parfois söparös pur une pöriode de remission plus ou moins longue. Reste ä savoir si pendant la remission l'animal ue pent pas
Quelles (pie soient la nudtiplieiU'! de ses formes, la variete de ses symptömes et les particularitös de son övolution, la rage canine est une dans son essence; eile proeöde toujours du meine virus; eile est transmissible sous ses diverses formes; et les caraetöres de la maladie transmise accidentellement ou expörimentalement döpendent, non point de la forme observee sur le malade, qui a fourni le virus, mais des localisations de l'agent morbigeue dans tels ou tcls points du Systeme cöröbro-spinal, En eilet, le virus de la rage; paralytique peut provoquer la rage furieuse, et reeiproquement celui de La rage furieuse peut donner lieu a la rage niuette. Ainsi, d'apres les expe­riences de Pasteur, l'inoculation du virus rabique par trepanation (i donne le plus souvent I a rage furieuse raquo;, landis laquo;jue l'inoculation par injection sous-cutanee provoque ordinairement la rage muette et paralytique, a moins toutefois de n'injeclcr que de tres petites quan-lites de virus, cas oü l'on a d'autant plus de chances de voir la
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maladie se manifester par de In fureur, qu'on aura employö de plus faibles doses de matiöre virulente. On obsorvo souvenl la forme para-lytiquo, quand la morsure inoculatrice a 0.16 faito aux merabres postörieurs, et on peut I'obtenir en inoculanl le virus dans le nerl sciatique. La rage paralytique sans fureur ni aboiement, celle qui osl provoquöe par l'injection sous-outanöe, ou i'inoculation dans le nerl' sciatique, s'explique par la localisation et la multiplication du virus clans hi moelle; ear, en sacriflant le malade aussitöt qu'apparaissenl les premiers symptöraes de paralysie, Pasteur a reconnu laquo; que la ii.....He pouvait 6tre rabiquealorsque le bulbe oe l'ötail pas encoreraquo;.
Lo description, qui precede, est loin de convenir amp; tons les cas. II arrive assez souvenl que la rage canine, comme cello des autres ani-maux el. cello do I'hommo, s'accompagne do manifestations qui ne soul pas pathognomoniques; j'ai en vu des elüens enragös chez lesquels les troubles respiratoires ötaienl prödominants, d'autres chez lesquels c'ötaienl les troubles do la motilitö, la faiblesse de certaines rögions musculaires, l'incoordination des mouvements, etc. Le dia­gnostic penl doncötre parfois Ires difficile, surtoul quand les rensei-gnements fonl döfaut, el quand los lösions ne soul pas caraetöristiques, eo qui arrive souvent,
I.a rage est rare die/, le dial, ipii esl niuiii-expose an\ inorsures que le dnen: die esl aussi inoms connue, parco que le chal enragö est plus difllcilo a observer a cause do ses mceurs, a cause de sa sauvagerie, qui lo porte amp; s'enfuir ou a se cacher. Chez lui, comme chez le chien, la maladie s'annonco par an changemenl dan.-, le caractere, dans los tiabitudes et dans la physionomic, par de la tristesse, de 1'inquietude, nne excitabilitö excessive, do 1'agitation. La physionomie devient sombre; ranimal prend des altitudes inaccoutumöes et tait des mou­vements insolites, frequents el sans cause apparente; il s'agite, va el vicni, rode, an lieu do se livrer au repos et an somraeil selon ses liabitudos. Le goöl so deprave, le malade ingöre des substances ötrangöres a sou alimentation, l'appötil diminue ef disparait; les aliments et les boissonssonl bientöl refuses, La vois s'altöre et prend im caraetöre spöeial; le dial enragö fail entendre des miaulements plaintifs, parfois analogues ö ceux qu'il donne a l'epoque du rut, Les -ens soul sure.vdirs; l'impressionnabilitö esl exagöröe; les yeux deviennent fulguranls et menagants. L'animal se livre a des bonds dösordonnös, sort ses griffes et cherche ö atlaquer, ä, mordre, salive abondamment, entr'ouvrela gueulo, vousseledos et hörisse son poll, gralte le fond de sa niche, tnord ce qu'on lui prösente, devient d'une förocitö excessive. II s'ölance contre les objets, contre les animaux et cont.ro les personnes, surtoul qnaml il est dörangö.dana la retraitequ'il sest didisie; il bondil avec l'impötuositö du tigre, attaque souvent traitreusemont sa victime; vise la ßgura ou les mains, et fait des
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mopsures qui sonl en gönöral plus graves quo cellos du chien. Bientöt l'araaigrissement se produit; la faiblesse ot puis la paralysis surviennent; la dömarche devionl titubante, I'ooil Imgard; la [ureur faitplace an coma; la paraplögiese complöte et la tnort arrive en peu do temps, ordinaireraeni dans deux, trois.quatro Jours. La rage affecte cmelquefois chez le chal la forme paralytiquo; on a constatö chez lui (juelques cas do rage muo.
N0n seulemenl la rage a utii Lransmise a I'homme par des chats enragös, mais eile lui a 6tö communiquee aussi parfois par des mor-suits de certains carnivores sauvages, tels que le loup, le renard, le chacal. Lorsque cqs animaux sonl pris de la rage el deviennenl furieux, ils sortenl de leurs repaires, pour aller errer a I'aventure dans les campagnes; ils mordenl les animaux qu'ils renconlrenl ainsi que les personnes. Les loups notammenl font des morsures d une extröme gravitö; ils se montrcnl d'une förocitö inouie el s'attaquent, cruand ils en ont l'occasion, i\ de nombreuses victimes.
2deg; — Rage des especes autres que le chien et le chat.
A. Cheval. - La maladio s'annonce, ehe/, les solipödes, par des ühangements d'humeur cl decaractere; les chevauxdeviennenl tristes, quelquefois abattus, souvenl inquiets el agitös. Ils manifestent, dans certains cas, de la douleur on du pruril a l'endi'oil de la morsure, une claudication ou line [aiblessc du membre mordu ; ils se mordenl parfois, se frottenl ou se löchent au point de döterminer la röouver-ture de la cicatrice, Ils deviennenl d'uno sensibility exageroo, se montrenl irks irascibles el ires imprcssionnahlea aux influences extörieures, au bruit, a la lumiöre. Les sens sonl exaltös; I'ouYo esl surexcitöe; l'ceil esl plus sensible b la lumiöre, il esl anxieux, parfois flamboyant; la pupille esl dilatöe; le regard esl Qxe, par moments
leroee el meiiaranl.; laui.....1 se regarde en Inns sens avec nu air
ötonnö el inquict. La lumiöre, le bruit, les attouchements provoqucnl des mouvements dösordonnös, des mouvements de döfense. Les dösirs u'iierieus sonl fr6quemment nugmentös, l'ötalon entre souvenl en örection, et, d'une voix rauque, nppelle la jmiienl : eelle-ei proud parfois, sous I'influence de la maladie, les attitudes de la jument en chaleur. On constate quelquefois des rremissements cutanös, du prurit dans certaines rögiöns.
Les malades s'agitent, se Livronl ii des mouvements insolites, vont, viennent, se döplacent constamment, piötinent, fonl des mouvements dösordonnös, poussent des hennissements voilös, se campent, se montrent Impatients, ruent, agiteni la töte, frappenl du pied, grattenl le sol, se couchenl, se relfevent, se roulont, regardent leur flanc, prennonl des attitudes insolites el une physionomie 6trange,
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onl dos hallucinations, drossonl los oroillos, Hxontlos vöux, soinblGnt öcouter et regarder, socouenl Ui löte d La i'edressent, faidissent l'encoluro, reniflont, ronflont, s'öbrouent, paraissont etonnös ou rilVayrs pav monients, relövenl la lövro supörieure comme l'ötalon qui Qaire la juraent. Les mächoires etles lövrosse im ml real parfois ani-rnöes de mouvements spasnaodiciues; on ontend des grincements ilo ilnits; on constate des tremblemenls dans diverses rögiens.La löteost fröquemtnent agitöe de mouveraents d'oscillation convulsifs; l'agita-tion et l'excitabilitd vont croissanl.
Les malades s^tnl souventimpressionnösparla presence d'unchien oa la vuode tout autre aniinal ei naönic d'une personne qu'ilsne coanaissenl pas; ils cntrenl en fureur ei devicnnenl agressifs, ils s'ölancent pour poursuivre et pour tnordre; cepondant ils n'altaquenl pasencoreles personnes qu'ils onl l'habitude de voir, rt souvenl möme ils ne de-viennenl agressifs que contre lo cbion ou contre les animaux de leur -|ii'(;i!.
iin observe ordinairemenl, avec les symptönaes pröcedents, d'abord la diminution ei puis la perle de l'appötit, le dögoöt, la d6pravation iin goüt, i|iii porlel'anima] enragö a manger ses exeröments, des corps etrangers, de la terre, du furnier, etc.; cependanl i'appötil peul ötre conservö d'abord, pour devenir ensuite capricieux ei disparattre plus lard. II n y a pas tiydrophobie, lo malade boitet agitel'oau avec ses levies; mais il \ a liit'iilTii dysphagie; la döglutition devient difficile, imis inipossihlc; les aliincnls triturös et les boissons reviennenl i|uclquefois par le nez; la gorge esl sensible el douloureuse a la pression, quelquefois eile est prurigineuse el le malade cherche ä la Irolter contre la mangeoire; on a vu cependanl des malades boire encore aux approchos de la mort. La langue ei les lövres sont agitöos il'iui mouvementpresque continue!; une bave öcumeuse apparatl sur les levres.
Bicntöl les malades devienaenl furieux et agressifs ; l'impatience, ('agitation, l'inquiötude, l'irascibilitö vonl croissant. L'oeil devient par moments tlamboyant, föroce el menagant, saus que le malade ail ötö •ouinis ii aueune excitation, ou plutöl a l'approche d'un animal i|iiel-ionque ou d'une personne; le bruit, la lumiöre, les excitations extö-rieures redoublenl d'ailleurs l'intensitö des paroxysmes. Le cheval imragd, qui entre en fureur, esl dangereux a cause de sa grande Energie musculaire ; il commence h raordre des objels inanimös, sa mangeoire, #9632;on ramp;telier, sou attache ; il esl Irritö par le voisinage d'un autre animal et s'ölance vers lui pour 1'attaquer, lo frapper ou lo rnordre; il lance parfois soudainemenl des ruades sans provocation, II esl mis toul a fait en fureur par la vue dun chien ; il s'ölance contre lui, le saisil -ille peul et le dechire ou lo broio it coups de mäelmires; il s'exalte mix eris poussös par sa victime et s'acharno mörae aprösson cadavrc.
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qu'il continue a broyerel b döchirer. L'homme, qui a l'habitudo de lo soigner et qui ne i'a pas maltraitö, est encore öpargnö mfirne durant les paroxysmes pendanl lesquels la fureur est si marquöe. Mais le malade attaque lespersonnes ötrangöres ol celles qui I'ont jadls mallraile: il les atlaque avec ses tnerabres et avec ses dents; ii ouvre la bouche pour les mordre; il les frappe de ses membresantörioursqu'il lanceen
avail I.
Dans cette pöriode de la rage, de mörae que dans la phase du döbut, le cheval n'esl pas [iydrophobo;cependant le bruit de I'eau, qu'on agile ou qu'on lail couler pres de lui, l'irriteet lernet en fureur. Ne pouvanl assouvir leur rnge contre d'autresanimaux,dont on a sein de les tenlr öloignös, les maladestournenI leur [ureur contreeux-raömes et contre les obiels inaiiimes, qui sont a leur portöe; ils sc mordent, se döchi-renl el s'arrachenl parfois des lambeaux de chair. 11s mordenl avec une violence excessive les ohjels Irs plus rösistanls.au poinl d'y briser parl'uis leurs dents el leura mftchoires,
La respiration s'accölörc, devienl bruyante, ronflanto. Les croltins son! sees, It's urines Poncces, la miction douloureuse Les muqueuses se congestionnent. Lo moiteur el puis des sueurs appurtussent. Les pupilles so dilalent; les yeux son! fulgurants el pirouetlenl dans I'orbite. Les levies relractees laissenl voir les incisives; la bouche reste par moments böante ; une bave 6cumeuse el purlbis sanguino-lente s'en 6chappe, mais ce symptöme peul faire döfnut; la voix devienl de plus en plus rauque et voilöe; le malade fail entendre quel-quefois des plaintes, des cris de d6tresse, tantöl aigus, lantAI rauqucs ei voiles.
Li, durec des paroxysmes est variable suivanl les cas et suivanl les excitations exterieures auxquelles son! condamnös les malades. Pen­danl les moments de remissio......cal.....relatif sc produit. Ordinaire
ment, surtoul quand le cheval enrage est soumis ii des excitations röpötöes, les acces soul d'abord de plus en plus fröquenls el la propen-sion ii attaquer, ö mordre, a se döchirer, esl de plus en plus marquöe; mais colui qui es! pröservö des excitations exterieures ollre des accw moins violcnls el des römissions, pendanl lesquclles il esl calme el ilocilr envers ses amis. Quelques chevaux restenl absolumenl calraes et inoffensifs, ei n'olTrenl qu'un dölire tranquille, sans manifes­tations agressives i Taue ii nc sorte; on constate ehe/, eux des hallucina tions, du coma, de l'hßbötude, la raideur ou l'hj'pörBsthösie du rein. de la lristesse, de l'abattement, de rindilTörence, de la prostration, de la faiblesse, de la paralysie, etc. On a vu la rage döbuter par la para-Ivsie, on la hoiicrie d'abord et la paralysie ensuito du mombre mordu, pour se continuer par la paraplögie, par des envies de mordre, par des alternatives de coma et d'agilation, etc,
Quelle que soil d'ailleursla forme dela rage amp; cette aeconde pöriode,
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la faiblesse et la paralysis se montrent vite. Les aniraaux döpörisaent i'apidoment et s'affaiblissent en quelques heuros, lls prösentent on-core dos paroxysmes, mais ces accös deviennenl plus courts et plus rares. La paralysie du train postörieur se declare ; la station devient diflicile-; le döcubitus cst |)n;s(iüe constant; le relevor, d'abord dif-llcile, flail par ötre bientöl impossible. La suour inonde le corps, Les paupiöres so tumöflent par suite dos contusions lt;iuü le malade so fait; les yeux s'allörent, la pupille resto dilatöe, la cornöe deA'ient opaque nu mönie s'nlooro. Dans cet (Hat d'öpuisement, lecheval enragö öprouve üiicore l'envie tlo mordre; il s'altaque aux objets i|iii so trouvenl ä su portöo; il relöve la töte pour essayer du mordre ce qü'on lui präsente, et il so moi'd par tnoments los membros antörieui's. I,a paralysie ne lardo pasäse gönöraliser; eile envahll progressivemenl le train postö-rieuretle train antörieur. Lamorl arrive dans des accös convulsifs; en deux, trols, quatre jours ordinairemenl, cinq, six jours par exception, la rage dos solipödes accomplil son entiöre Evolution et amöne la mort.
H. Grands ruminants. — Ln rage des bötes bovines affecte dos formes diverses: lantöt eile s'accompague de manifestations agressives plus on moins accusöes; lantöl eile laisse les malades tranquilles; i[uelquetois mömc eile cst promptement accompagnöe de paralysie. Les symplömes initiaux sont [ilns ou moins prononcös, suivanl la forme que doil revölir ensuite la maladie, An döbut, on constate, chez la vache, nnc diminution notable de la secrötion lactßo, qui nöanmoins dans beaucoup de cas de rage persiste dans nnc certaine mesure pen­dant los premiöres phases do la maladie. II y a souvent lij'pörestMsie dorso-lombaire et quelquefois liypörestbösie dans d'autres regions, accölöration de la respiration el de la circulation, elövation de la tem­perature. Quelquefois il se döclare un pruril pins o.......ins intense
dans la region do la morsure ou dan-- d'autres parties; on volt alors les animaux se löcher avec persistance aux points prurigineux, jusqu'ktransformer en plaies certaines places par suite de la destruc­tion progressive du derme. lt;raquo;n a eu constatd d'ailleura (Ladague) une Ijoiterie deplus en |diis manifeste du membre mordu. Lo poll so pi([iio el esl moins Inisant. On observe, dans certains cas, des tremblcmenta ^iMioranx.
Les malades mangent encore el ruminent par moments; maisordi-imirementl'appötil diminue, puls disparatt, raremenf il so döprave; la i'urainationcessebientöl; lasoif persiste; il n'y a pashydrophobie; les malades recherchenl I'eau, y plongonl le nez, boivenf el döglutissent ou essayent de boire et de döglutir, agilont roan avec leurs lövres, Par-I'ois lo lirnil dc I'eau, qu'on agite, provoquedes contractions spasmo-diques de l'encolure, otune sorto d'effrol, qui porte I'animal a faire un mouvement en arriöro. Quelquefois on constate, dos le döbut, de lögöres
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8,54nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES CONTAGlEUSJäS ÜACTfiRlENNES.
coliques, los au.......ix se couchenl ot se i-elövenl fröquomraent. Souvenl
on observe des symplömes pharyngiens; rhypöreslhösie de la rögion des parotides: la sensibilitö exagöröe de la gorge ; la difacultö et pms l'impossibilitö de ladöglutitionilo retour par lenez de l'eauingurgitöe;
l'agitation de In langue el des lövres; la presence d'une bave abpndante ei mousseuse, ciui s'echappe de la bouche et s'etale sur les lövres.
Certains ani.....ux deviennenl plus affectueux, recherchenl les
caresses, et löchent les mains des personnes qui los approchenl; d'autrcs restenl abattus, tristes, ei tombenl bienlölparalyses. Souvenl on constate, au döbul, de l'inquiötude, de l'exaltation .les sens, de [raquo;excitation, de l'agitation, de Cirritabilitö; les aim,mux portent la
töte hauic se livrenl a des ,......vemeuts insolites, fonl des gesles el
prennenl des altitudes qui annoncenl chez eux des hallucmations; ils vonl el viennent, rcsiardent en tous sens, donnent des coups de Wte ci des ruades conlre des objels imaginaires, se mettenl a counr comme -'ils so croyaienl poursuivis, puis fonl volte-face apres s'ötre arrölös brusqueraent, baissent la UVle, prösententlescornes, graltenl lo sol, frappenl des pipds de devant, mugissent, marchent b la rencontre d'un ennemi imaginaire. Les yeux deviennent alors plus saillanls el plus brillants, plusvifs, plus anim6s et plus menagants ; la conjonctive esl plus rosee, plus Concöe, inQltree, larmoyante; les pupilles sonl dilatöes el les paupiöres rdtractöes; le regard devienl fixe, sauvage, föroce, puis morne ; 11 se rallume a lamomdre excita­tion, on simpllt;......at sous I'influenco d'une hallucination nouvelle.
On iv,.....'quc souvenl des excitations göuösiques; le taureau entre
,.„ öreclion, mugit, se dresse sur los meml)rcs postörieurs ; la vache Ilaire el leche ses compagnes, leur monte dessus comme si dir da,! ,,„ chaicur. On a vn des vaches avorter a la fin de la penodc d'incubation uu pendant la maladie.
II se produil trös souvent, chez les biHes bovines enragöes, des symptömes du cütö de l'apparcil digestif; le muile se dessöche; la
muqi.....se buceale so congestionne el dcvienl de plus en plus fonece;
ilj a parfois des grincements de dents, des bMllements. La constipation
est fröqucnte au döbut, le döföcati.....dusrare, plus difficile; beaueoup
de malades öprouvenl du tönesme, des contractions spasmodiques des muscles abdominaux, et se livrenl a de fröquenls efforts d'oxpulsion, qui restent souvenl saus effel ou qui amönent pail',is le t-ejel de gaz et de tnaliöres brunfttres, d'abord fermes, dures, couvertes de mucus brun-jaunfltre, sanguinolentes, ensuite ramollies ou liquides el consis-tanl piutöl en mueosilös mousseuses. 11 y a quelquefois des douleurs abdominales intenses; les animaux s'agitent, so couchenl, se relövent,
graltenl le s,,!, rassemblenl les .....mbres, se voussent el se livrenl ii
de nouveaux e1 violenta efforls d'expulsion, Los troubles intestinaux, aecompagnöa de faiblesse trös marquöe dans lo train postöneur, onl
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HAGE,
i'ii'! relatös par plusioure vötörinairos commo constituant souvenllaquo; un Symptome dominant dans la rage ih's bötes bovines raquo;.
l-t'raquo; malaclos fonl enlendi'e des beuglements insolitos, surtout quand ils sonl excitös lt;iu hallucinös. (Irs beuglements sonl röpötös un certain nombre de fois; ils sonl sonores, rauques, Forts, sinistres el terriflants. [/agitation el l'irritabilitö, qui fonl döfaul chez (|iicli|ii('s malades, i't (|iii sc iiKinirciil, a des degrös divers chez les autres, suni d'aulanl plus arcusres que lea aiiimaiix doivenl devenir plus furieus et [ilns agressifs. Les malades, mömc cous qni ne doivent pas devenir agres-sifs contre l'homme, sonl näanmoins souvenl irritables ä la vue d'un
chion, a la vue d'un autre animal e( möme a las].....i d'une poule; ils
entrenl cn rureur, (ondent sur l'animal, donl La prösence les irrite, l'attaquenl des pieds et de la Löte, et ouvrenl parfois La bouche pour essayerde le mordre ; souventaussi ils sonl effrayösö la vue du chien, cherclienl a lHir ol poussenl des beuglements rauques. Ceux qui doi­venl devenir röellement furioux el vüritablement agressifs ont une physionomie plus ögaröe et plus sauvagc, l'csi] plusfulgurant, la have plus abondante, les beuglements plus [röquents el plus retentissants. Ils soul iri'ili's par La moindreexcitation, par lemoindre bruit, par la [umiere, par le sou de La voix, par les menaces, par la prösence du chien, des autres animaux on des personnes. An päturuge, ils s'isolenl il abord el sonl quelque temps occup6s ou domines par leurs halluci­nations; ils poursuivenl el altaquentdes objetsimaginaires; puisilsse tournent contre les animaux de leur espöco, contre les moutons, contre les chiens, contre l'homme möme, (|iiquot;ils altaquenl avee linns pieds ei avec lours cornes, qu'ils renversent el ijn'ils cherchenl parfois tnais raremenl a mordre. Enfermös, ils deviennenl agressifs des qu'on Les approche, dös qu'ils aperjoivenl un animal, dös qiuls sonl tracassös, surexcitös, et möme sans aucune excitation oxtörieure; ils beuglent, grattenlle sol, s'ölancenl, frappeni de la töte contre les objets qui les arrötent, et se brisent quelquefois les cornes contre Les murs ou contre Irs obstacles qui Leur rösistenl : ils mordent Leur mangeoire, leur rälelier, leur attache el se mordenl eux-möraes. Ordinairement cependant les boles bovines snragees mordenl peu ; et, bien (prim ail signald, comme ayani eu Lieu, La transmission de La rage a l'homme par lamorsure directe du boeuf, Is principal danger pour ies personnes röside dans L exploration de la bouche avec la main döjö excoriee ou qui se blesse pendant L'opöration. Certains malades prösentenl laquo;Ins dgnes de vertige, poussenl au mur, se cabrent, montenl dans leur mangeoire el peuvenl se renverser.
Ordinairemonl les accös d'agitation lt;ni de fureur sonl söparös par des moments de remission, pendant lesquels les malades deviennenl somnolenls, Luibötös, indifTercnls, sonl frappös de stupeur el rcstent plongös dans nn coma pins on moins prüfend ; i! j a, en un mot, alter-
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MM,Alii ES CONTAGIEÜSES UACTfiRlENNES.
native d'agitalion el de coma, maisilesl facile do Irs faire sortirdeoet ütal particulier et de pvovöquer un nouveau paroxysme en les cxci-Lant par le bruit, par an cayon de lumiöre, par lii vue d'un einen ou d'un autre animal. D'aillom's le röveil arrive subiteraont raquo; döfaut de toute excitation extöricuro. Les animaux redevionnent furieux et agressifs par moments; ils s'agitent, s'animent, prennenl an regard niciiaeaiil, piötinenl, agilenl la queue, grattenl le sol, beuglont, se meltent dans l'altitude du combat, bavent, ruont, trappen! laquo;le la löte, essayent de mordre, s'al taqucnl aux objels inanimös, aus animaux, aux personnes. l-rs beuglements deviennenl de plus en plus rauques,ca8s6s, etvont en s'afTaiblissaat. En Irs faisant entendre, le malade rapproche lt!s quatre membros, vousse le dos, baisso l'encolure, relöve la töte, lire 1^ langue, 6cume.
Bientöl la sensibilitö s'ömousse, la colonne \'ert6bralo et la rögion mordue deviennenl insensibles, l'animal ne sent plus les coups qu'on lui porte; la respiration et la circulation so ralentissent, la tempö-rature baisse. L'amaigrissemenl se produii Irös \ itc; la söerötion luctee sotaril plus on moins complöteraent; l'appötil est perdu, la faiblesse ei ensuite la paralysie ne tardent pas ö se montrer, il y n bientöl de la [•aideur dans le train postörieur. La dömarche, d'abord raide el auto-matique, deA'ienl chancelante, titubantc; lastation esl pönible, difficile; les membros flßchissenl sous le poids du corps; Irs malades Tont des chutes et se relevcnl brusqucment; des contractions se produisenl duns certainesrögions rnusculaires. L'insensibilitö, la faiblesse, la paralysie, l'6puisementvout en progressant; In paralysie döbuto ordinairement parle train postörieur lt;•! se gönth'alise vite; le releverdevientdifficile, impossible; le malade, ötendu sur le sol, fait encore des elTorls pour scremcllre sur les nicmlircs, mais il lie peul phis y parvenir; il agite la töte, l'encolure, les membrcs an tori curs el contribue ainsi a bamp;ter ['öpuisemenl que la muladie entralne. A co moment, les yeux sonl onfoncös, le regard sans expression, la voix d'abord afTaiblie el ensuite Steinte, In bavc mousseuse el abondanto. Les beuglements deviennenl rares, puis cessenl: les yeux pirouettent. In conjonctivc esl iuliltree, larmoyante, chassieuse : des trembloments convulsifs agitenl le corps: des coliques el quelquefois des vomissements se produisenl : les excre­ments soul ramollis, noirft/trcs, brunitres, mousseux, m616s de muco-sites; les urines sun! (V'lides el parfois teint^cs de sang. LMpuisemenl arrive promptemenl ii sesderniers degrös, cl la morl vienl vite mettre im terme aux soulTranccs du malade; olle survienl avec ou sans agita­tion, avec on saus COn\ iilsioiigt;. avec oil sans li'lanisalion.
Quelquefois la rage entralne des le delml la paralysie soil du (rain postörieur, snii flu mombrc mordu, soil de toute autre rögion, el
-'accuse seuleuienl par les sympiruues suivants : diminution de la secretion laclee, iuappi'leiice, iri'iuiiinaliou, troubles digestifs, paresse.
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propension audöcubitus, faiblesse gönörale, coma,paralysie pronapte-ment gönöralisöe, exoitation faible ou nulle ii la vue d'un chien, voix afFaiblie et rauque, beuglements rares ou mutismo, döglutition i mpossiblo, etc.
II y a d'ailleurs uno trös gi'ande variabilitö dims l'expression et (laus la marohe de la maladie. La salivation peul se montrer au döbut, ou apparattre [ilus tard, ou faire döfaut. La paralysie no s'observe pas, quand, lamorl arrivanl pendant mi paroxysmo, eile n'a pas eu lo temps de so produire. L'excitabilitö est variable ainsi (juc la fureur; certains malades sonl agressifs pour Idus les animaux el inrino pour l'homme; d'autres ne sonl excitables cl ne deviennent agressifs que contre le chien; d'autres enfin, absolumenl InofTensifs, ne sonl möme pas excitables par la presence du chien. Dans certains ims, la fureur se döolare sur des malades, qui semblaient d'abord peu excitables et peu agitös, Les beuglements peuveni faire döfaut, se montrer des le döbut, ou seulemenl vers la (In, avec ou sans excitation provocatrice. Quoi qu'il en soll de ('excessive variötö de l'expression de la rage des bötes bovines, il demeure ötabli quo, dans la majoritö des eas, cos animaux ne s'attaquenl pas ä rhommo ei qu'ils mordenl plus rarement encore.
()n a eu observö (Ladague) une veritable intermiltenco dans la mani­festation des symptömes; sin- 2quot; animaux devenus enrages dans im troupeau de SD totes a la suite de morsures faites par im einen, on constata une intermittence de 30 jours ehe/, un malade ei de 27 jours ehe/, uu autre, durant laquelle ils recouvrörent tous les signes de la santö, aprös avoir prösentö pendantdeux ou trois jours des symptömes de la maladie, puis ils rechuterent et suecombörent tons les deux. De pareilles intermittences lt;ml 6tö signalees d'autre pari.
Les malades sonl empörtes du premier au septiöme, Imilieine. neuviöme jour; ordinairement ils meurent en trois, quatre, cinqjours mi möme plus promptement.
C. Petits ruminants. La rago des petils ruminants, du mouton rl de la ehevre, se earaeleiisc, a pen de choses pivs, comme eelle des animaux liuvins; eile esl Inriense oil paralj'tique. Au döbut, on
constate souvent, ainsi que je l'ai remarquö sm- les moulons et les elievres mordns ou inocules, un pruril plus ou moins intense an point de la morsure ou de l'inoculation, et quelquefois une dömangeaison iiijidiaul sur une el.endue considörable. Les autres symptömes du delml sonl les suivants : une agitation insolite, une phj'sionomie ütrange, des hallucinations, des modifications fonctionnelles, etc. Les malades sonl inquiets, poi'tenl la t6te haute el l'agitent on signe d'impatience, grimacent, frappent et graltent le sol avec leurs pieds anterieurs, eessenl bienlöl de manger el de nimiuer, Les paupieres -ecarlenl; la pupille se dilate; l'cei] devient |)lus luisant et laisso
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MALADIES CONTAGIEUSES UM: TKIIIKN.NKS.
öchapper des reflets insolites; la physionomie pfeiid un air de sauva-gerie Lnaccoutumö, Les dösivs vönönens s'exaltenl, lea malades Qairent, löchont leurs compagnona, e1 cherchenl a leur monter dessus. BienWI le dölire et les Ixallucinations ao traduisenl par des altitudes döfensives ef offensives que prennent les animaux; on les voii en effet se tneltre soudainement en garde centre un ennemi ima-ginaire, gratter le sol, baisser la töte, se precipiter en avant, frapper du fronl el des cornes dans le vide ou contre les objets places devanl eux, L'ii'il s'injecte, la conjonctive se congeslionne, le regard devienl li\(.'. Les secretions nasales auginentent. Les malades s'agitent, vont ri viennent, s'6brouont, mAehonnent, grinccnl des dents, pi6tinenl, TijiiI entendre des bölements insolites,
On constate des alternatives d'agitation el de calme, de dölire el de somnolence; aprös un accös survienl une intermittence, pendanl laquelle les animaux deviennenl calmes, portentla töte basse, restenl immobiles et comme plonges dans le coma ; |inis, brusquement, avec du sans excitation provocatrice, ils redeviennenl agltös, reprennenl des altitudes do döfensc ou d'attacjue, s'ölancenl contre des ennemis imaginaires et i'etoinbenl encore dans le coma.
An milieu du troupcau, soil dans la bergeric, soil aux pamp;turages, les manifestations sonl pins accusees, parce que les causes d'excitation soul pins nombreuses. L'agitation el rexcitabilitd vonl croissant; U's malades deviennenl agressifa, se livrenl a dus mouvements ddsor-donnös, l'onl des sauts el des bonds inaecoutumds et altaquenl leurs compagnons. Ils deviennenl souvenl Curieux ii la vue d un chien et le poursuivenl; ils donnenl des coups de töte el des coups de cornes iiii\ animaux, aux pcrsonnes e( aux objets qu'on leur prösente ou qui sonl a. leur portöc. Certains cherchenl möme a mordre les animaux, les-personnes, les ulijcls Inanimös; ils s'acharnenl quelquefois aprös Ifs objets qu'on leur prösente.
L'appötil so döprave purfois, cl il \ n Ingestion de corps elrangers a I'alimentation. La soif persiste; il n'\ a pas liydrophobie, La gorge
devienl sensible el la dcglutiti.....lil'dcile on impossible. La muqueuse
buccale so congeslionne, cl il y a souvenl bypersalivation, öcoulemenl de have, llii\ nasal. La voix se modifle. Lc pins souvent les malades restenl silencieux ; quelquefois ils poussent, mömo dös le döbut, des bölements plaintifs, rauques et entrecoupös. L'amaigrissement, In faiblease el lu paralysie sc produiseni rapidement, Les animaux realen! bientötcouchea la majeure partiedu temps; la station deboul est diffi­cile, les membres tlöc.hissenl; la dömarche est vacillante; la paralysio envahil le train posterieur el se gönöralise vitc ; dos tremblements, des convulsions agitent le corps; la morl arrive en deus, trois, quatrCjCinq, -#9632;i\, sept, Imil jours, exceptionnollemenl en di\. douze, treize jours. J'ai vn la chövre enragöe vivre douze joura el le mouton dix jours.
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I,a rage des pelils ruminants döbute d'ailleurs quelqucfois par lo pai'alysie, mömo chaz los adultes; les malades restent alors ötendus sur le sol, s'agitent suns pouvoir se relevor et s'öpuisent rapidemont,
Lo rage n 6tö obsorvöe plus dune fois, en Algörie, sur des cha-meaux, a la suito de morsures de ohiens ou de chacals enragös, aprös uiie incubation de vingt a vingt-cinq jours, lüi Angleterre on a observe, a des reprises difförentes, la rage sur los daims.
I). Pore. I.a partie mordue devienl parfois prurigineuse, et le
malade la frotte, la gratte ou li.....ml, an poini de rouvrir la plaie
cicatriscie. Lo pore enrage devienl sauvage, inquiot, poureux. La pupille so dilate; I'oei] devient fuigurant, le regard fixe, la physio-nomie etrange. Le malade esl en proio a une agitation extrömo; il gt;*#9632; livre ö ties mouvements Insolites plus on moins violcnls, se döplace souvent, bondit, pousse au inur, tourno sur lui-meme, [ouillo sa litiere et s'en recouvre, öprouve du dölire, des liallucinations et se livre a des mouvements sans cause apparente, La voix -#9632;'allere, devienl rauque; le pure enrage reste parfois muet, mais le plus souvenl il Tail entendre des grognements fröquenls, lies cris aigus et plaintifs. On observe parfois des tremblemonts cl une Ires grande impres-sionnabilitö an bruit, a la lumiere, aux attouchements, qui provoquenl ehe/ lo malade des cris, des convulsions, des mouvements dösor-donnös. La soif esl consorvße el l'hydrophobie n'existe pas. L'appötil se döprave; les malades refusenl leur nourriture et Ingörcnt des corps Strangers a leur alimentation. La döglutition devienl difficile eL impossible ensuite; une bave abondante s'öcliappo parfois de la bouche. La töte et les mdchoires sonl anim(5es de mouvements con-vulsifs. L'envie de mordre les objets inanimös, les animaux et les personnes, estögalemenl im des caraetöres de la rage du pore, qui le plus souvenL neanmoins demeure inoffensif, mais qui s'nttaque parfois aux autres animaux et h l'hommo. Le sentimenl maternel persiate ehe/, la Iruie, qui, -i eile mord et dövore quelquefois ses petits pendanl im aCCÖS de fureur, les allaile el les earesse pendant les remissions. L'amaigrissemont, In laihlesse, repniseinenl el la pam-lysi(^ se prpduisent vite, el In morl arrive ordinairemenl le second, le troisieine ou le ipiairieme jour, apres l'apparition des premiers symptömes. Quelquefois on observe, presque des le döbut, de la torpour, la laihlesse d'une rögion, du train postörieur, el bientöt une veritable paralysie avoc embarras de la respiration.
E!. Lapln. Col)a,ye. —laquo; La ragedu lapin, presquetoujours expö-rimentale, esl, connue depuis pen. C'esl a V. Galtier, de l'ficole vötöri-naire do Lyon, que revient le mörito d'avoir dömonlrö l'inoculabilite
de In rage an lapin. d'avoir dömontl'ö, lo premier, quo le Inpin esl, pour la rage, im reaelif nussi sur, aussi eonslnminenl lidele que le einen, d'avoir elaldi le premier que la rage se developpail lieaneoup
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MAI.MilKS CONTARIEUSE8 BA.CTERIENNES,
plus rapidement chez le lapin ((no chez lo chien, et d'avoir fait oou-nattre, le premier, et de la fagon la plus coiri])l(;U', les sympWtnes tout a fait spociaux de l'affecüon. Cello döoouverte devait avoir les conse­quences les plus licurouscs ; olio romlail plus l'aciles et moiiis dan-gereuses les recherches surla maladlo, of eile penucltail, a Pasteur el ii scs elevcs d'ontreprendre l'ötude ile la rage el d'aboutir en q;uelques aunees au\ merveilleux resultals que 1'on salt (Nocard), raquo; La rage iln lapin affecte gänöraloitionl d'eniblöe la forme paralytigue; ce n'est qu'exceptionnellemenl qu'olle tionl d'abord de la forme furieuse. [/animal, ehe/ lequel la maladie döbute, se montre triste, abattu, somnolent, quelquefois agile el impressionnable amp; l'excös. Des ledöbut, on constate une faiblesse trfes mai'qu6e, ötendue d'emblöe a plusieurs regimis, on localiseo parfois a certaines, aux reins, aux membres poslerieiirs. aux ineinhi'es antöi'icurs, a la rögion cervicale, mais se gein'u'alisant rapidement pour faire place a laparalysie.
Les mouvemenls sonf gönös, difflciles, irröguliers, saccadös, mal assures et deviennent promptemenl impossibles. On voil alors ties aniraaux qui, ay.ml deja la partie postörieure du corps paralysöe, con-servent pendant quelques instants encore 1'usage ties membres antö-rieni's et peuvent se mouvoir, les membres de devant fonctionnant souls ot entratnant lo deplacemenl do la partie postörieure devenue inerte. I.a paralysie, qui arrive pour ainsi dire subitement, ou qui sueeede an bout de li'es pen do temps a la faiblesse du döbut, com-moneo ordinaireiuenl dans la rögion des reins el dans les membres postoi'unn's; puis rile se pi'diionco de plus on plus et envahit progres-sivemenl le tronc, les membres antorieurs, la rögion cervicale et les massöters, lorsquc la maladie arrive a son apogee. Quelquefois la paralysie döbute par les parties anterieures et gagne ensuite les parties postöricures; d'autres Ibis la faiblesse el la paralysie soul d'abord unilatörnles oI so g6n6ralisenl rapidement. I.'animal paralyse resle eleudn sur le cötö Oil eu position slernale; la colonne vcrlehrah; est parfois voussöe en contre-bas el la löte est tantöt d6vi6e amp; droite ou ä gauche, tantöl portöe dans une extension exagöree ou fortement inlleehie. (In euaslale Ires souvenl, surtoul apres quelques lieares de maladie, des contractions brusques, convulsives el frequentes des muscles des membres, du tronc, do la region cervicale, et des muscles des marlioires. La töte eprouve parl'oi- des mouvemenls d'oscillaliou dans le sens de l'oxtension el de l'inllexion. On observe quelquefois des grincements de deals, da mAchonnemont; d'autres fois les maidioiros sent animöes de inouvemenls rhytmös, d'öcartemenl (gt;! de rapprochemenl incomplcts, ipii se produisenl par acres el en ineine temps que les mouvemenls convulsifs des autresrögions.
La sensibilitö gönörale, parfois exaltöo dans le principe, est pins
lard consideraldemenl emoassee el souvenl presipie tout a fail altolie.
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La sensibilltö spöcialo poratt öprouvor aussi des modiflcations; quel-quefois lo moindre bruil fatigue le malade et provoque des convul­sions. Pourlant il n'est pas fare de voir des animaux, qui paraissenl ötre dans un 6tat a pen pros constant de profonde lötbargie, surtoul dans les derniöres heures do la maladie; mais cet 6tat de lölhargie est encore tnterrompu de momenl en moment pni' des accös convulsifs. La vue s'aiTaiblit; I'cbiI dovient de moins en moins sensible ä la luiniere el, an contact des corps 6trangers, la oonjonctive se conges-tionne; le larmoiement et la chassie se suceödent; les milieux du globe et la cornöo se troublonl ; quelquefois il se produit uu commen­cement d'erosion a la surface de la COl'nöe. II n'est pas rare d'enteiuhr certains malades so plaindre et pousser de temps en temps descris de delresse. Le goöl semble perverti, ear les malades inlroduiscnl parfois dans la bouche el jusqne dans le pharynx, I'oesophage el l'estomac, des corps (Hrangers; certains onl une tendance evidente a löcher le sol de leur lege, surtout quand il esl en dalles on en briques. La salivation est assez abondanto, el la have s'öcoule liors de la bouche cm s'ötale sur la lövre Inl'örieure et sur le tnenlon, La soil' et l'appötil onl disparu gönörnlement; en sorte qu'on voii des aniinaux rester ainsi un, ilenx, trois, quatre jours sans boire ni man­ger. Quelquefois le malade essaie de manger mo de boire et boil meine pendant les premiers instants de l'affection, mais il arrive un momenl do il nc pnil plus ni dcgliilir. ni Irilinvr les aliments, qu'il garde alors dans la bouche. Le poids des aniinaux diminue considörable-inenl. I,a respiration parfois reste calme el d'autres fois est acedlöröe. Les malades rendent peu de malieri's föcales; el la pnlvurie semble constante (Löte). La tempöraliirc, ipii s'ötail ölevce au moment de l'öclosion du mal, tombe au-dessous de lanormale dans lesderniöres pöriodes. Les malades meurenl dansle coma.
La forme furieuse, qui se caracterlse par de l'agitation, de l'inquie-tude, des mouvements desordoimes, une grande excitabilite, des crisel parfois de la tendance ö mordre, est rarement observße el aboutil d'ailleurs papidemenl ö la forme paralytique. ün peul aussi observer des formes niixtes.
La rage du lapin, quoique paralytique, donne, au chien, tanfOl la rage furieuse ei tantöl la rage paralytique. Toutefois, ^'il estvraique, cultivöe de lapin a lapin el inoculöe par trepanation, eile est encore [ilus constamment paralytique, el si on esl arrive de la sorte, ä l'lnstilnl Pasteur, a cultiver la forme paralytique, donl I'incubation e^-i plus courto el l'övolution plus rapide, Helman aurail pourlant obtenu a peu pres constammeni la forme furieuse cbez le lapin, en lui inoou-lant le virus d'un chien alleint de rage furieuse non melangee et morl sans avoireu de la paralysie; il aurail ensuite eultivö de lapin ii lapin, pendant |)lns de soixante gönörations, cette forme furieuse, ce qui
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MALADIES C0NTAGIEUSE6 BACTßlllENNES,
somblemit impliquor que la quulitö du virus aurail quelque inlluonce sm la formraquo; de la maladie ot que oelui de la rage paralytique se dövelopperait plus rapidomenl dans les nerfs moteurs, tandis lt;jue uolui de l.i i'age furiouse se dövelopperait plutöt dans les nerfs sen-sitifs. El d'autre part, on se servant de deux aerl's difförents d'un m6me Individu pour inoculer des lapins, on a pu donner avec I un la rage paralytique, avec I'autre la rage furiouse qui n pu 6tre ensuito reproduite de lapin a lapin Eloux),
Ghoz le lapin, comme chez le chien, on (Pasteur a rencontrö des cas de laquo; disparition des premiers symptömes rabiques, avec reprise du mal assez longtomps aprös •gt;. On a signalc le cus d'un lapin qui se rötablit aprös avoir prösentö les symptömes de la rage el qui tomba de nouveau paralysö au boul de quarante-trois jours, pour mourir rabique le quarante-sixiöme jour, Genörnleincnl l'övolution de la rage chez le lapin esf rapide; les malades meurent en L-2-3-4-S jours, le plus souvenl on 3 on 3 jours,
La rage du cobaye esl eavuetörisee a pen dc cboses pros commo celle ,1,! [apin, lt;iri constate ordinairemenl chez lui les mömes symptömes que chez le lapin, la paralysie sans manifestations agressives et sans propension i\ mordre, avec unc pöriode d'incubation un peu plus courte. Cependanl il resulte de mes rechcrches que la forme furieuse esl, un pcu plus Frequente que chez le lapin, el que le malade devieni plus agressif, quand il Offre cette Forme de la maladie.
I'quot;, Oiseaux,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;La rage a 6t6 quelquefois, mais hien i-irrmcnt,
observöe chez les oiseaux de basse-cour a la suite de morsures taites par drs animaux enrages; el on a signald, comme pouvanl 6tre
constatös, Ics symptömes suivants ; inquietude, agitati..... mouve-
ments ölrÄnges, attitudes insolites, plumes Ixörissees, osil hagard, voix rauquo, sauts frenötiques, fuites, mouvements agrcssifs, pro-pension a attaquer des onglos el du bec leurs semblablcs, les autres animaux oi rhommc mßme, crls rauques, acoüs de plus en plus rapprocWs, dölire, hallucinations, coups de bec dans le vide, poursuite d'objets imaginaires, bienlöl faiblcsse el paralysie, etc.
Dans la rage obtenue expürimentalemcnt, on n'a pas constatö ces symptömes. Scion Gibier, les ponies el les pigeons rendus enragös ne prösenteraienl nur des signes de Faiblessemusculaire, se rötabliraienl le plus souvent, el acquerraieni l'immunltö. Selon Pasteur, la rage de
lapoulese manifeste seule.......1 par de lo somnolence, de l'inappö-
tence, de la paralysie des membres el souvenl une grande anömie, qui se traduil par la decoloration de la eröteraquo;; chez eile, commo ehe/, le chien el chez le lapin et avec plus de fröquonco, on observerail des cas de disparition Acs premiers symptömes rabiques, avec r6apparition plus lanl, avee on sansguörison d6finitive,
G. Homme. — La rage ehe/ I'lioinnu; -'aecdiiipa^iie de symptömes
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de nit'iiic nrdro (]ii(! clic/ hs aiiiiniiiix: douleur dftiia la rögion moi'duo, mölancolio, Iristesse ; puis excitation, spasmes, uuc6s fur'ieux, liydro-nhobie, öuiotions oxlrömes (.'L dölirantes, exag^ration do la sensibilito sous toutes ses formes, pantophobie, troubles cnotours, actes d^sor-ilomics: enlin, döpressioa et paralysie; quelquefois torme paralytique d'emblöe. Chez ['homtne, comme chez Irs aniinaux, les symptömes rabiques pourraienl disparaltre, pour ne plus se montrer, ou pour reparattre dans la suite.
En risunii'. la rage affecte lantöl une forme violonlc ou furieusc, lantöt une forme paralytique el tranquille, tantöl une forme tnixte. Ahslradiuu laili' drs aulrrs influences, el en in' tenanl compte que tlr celle de l'cspöce, on osl conduit ci conclureque la forme violontes'observe surtout chez le chien et les carnivores, chez le cheval, chez Irs petils ruminants, chez le pore ot chezl'homme, qu'elleest assez fröquentechez les grands ruminants el die/, le cobaye, qu'elle se montre quelquefois chez le lapin ; tandisque la forme paralytique se montre assez souveni chez U' chien, quelquefois chez ['hommo, le plus souveni chez le lapin el le cobaye, presquo toujours chez la poule, Dans la I'm nie paraly­tique, la paralysie domine, mais la phase d'irritatiou, !|iii rsl gönöra-lement trfes courte et passe souvent inaper^ue, esl parfois bien appre­ciable. D'ailleurs, les manifestations de la rage, surtout celles de la pöriode d'irritation aerveuse, varient beaucoup suivanl que le virus a aiteinl d'abord teile ou teile portion des centres nerveux, Quand la morsure siöge ans membres anterieurs ou a la töte, on observe g6nd-ralemenl la rage bulbaire avec augmentation de ['irritabilitö röüexe; lorsqu'olle siöge aux membres postericurs, on vnil se dövelopper nur myölite ascendante aiguö; quand on inocule le virus b l'extrömitöd'un membre, dans un nerf ou autrement,on voll gönöraloment la paralysie #9632; '#9632; montrer dans le membre inoculö, etc.
La rage entralne Lamort dans un laps do temps ordinairement court, variable suivant los espöees, mais compris le plus souveni entre un el dix jours, el n'atteignanl fröquemment que le deuxiöme, le troisiöme i -n le quatriöme jour,
/ji rage enlralne-i-elle falalemenl la movt: m- peul-elle jkis sc lev-miner quelquefois pur la guirüon ?
On a, a maintes reprises, signale des cas deguörison de la rage de I'homme ei de la rage canine. Toutefois, los cas de guörison^ rupportös ii propos de la rage manifestcmenl döclarce, doivenl 6tre pesos plulöl que comptös, oar ils n'offrenl pas tous los garanties dösirablea dun
diagnostic infaillible, Souveni e'esi .....#9632; dos affections nombreuses,
ipii simulent la rage, quo I'on a pi-iso pour olle, et que i'on a vu se terminer heureusomenl: los erreurs de diagnostic expliquent, en oll'ol. le plus grand nombre des guörisons relatdes el mises a tori snr le compte do la rage. Los fails, que la science a enregiströs snr la curu-
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MALADIES C0NTAGIEU8ES BAÜTER1ENNES.
bilitö de la naaladie rabique, se classenl naturollement on deaxgrandeg categories : les uns n'ont qu'uno signification vague et nc font guamp;re nattre (juo des prösomptions on favour de la ourabilitö, co sont ceux dans los{[iiols le diagnostic n'a ötö ötabli quo d'aprös l'expi'ossion sytnptomatiquede la maladie; les auti'es, et ce sont los tnoinsnorabreux, ont une signidcation precise, parco que la nature du ['affection a 6to diagnostiquöe d'aprös sou origine bien connue, ou tnieux d'aprös su trans tnissibilitö.
On a vu dospersonnes, et dos chiens plusou moins authentiquemonl ouragös, guärir spontanöment ou a la suite de certaines mödications, Mes expöriencos sur ie mouton ont dömontrö pour la premiöre fois quo cet animal rösiste ä faction du virus rabique, injectö, mörae k fortes doses, dans le lori'enlcirculatoire et acquiert de ce chof l'immu-nitö. Iüi^ii ite, Pasteur a vu des cas de gudrison spontanöe so produire; il a vu se rötablir döfinitivement des poules rendues malades expöri-mentalement, et un chien, qui s'osl gu6ri, apres avoir prösentö los premiers symptömes de la maladie ö la suite d'une inoculation ; il :i Irouvo dos chiens, qui ne soul, pas devenus manifestement ouragös ä la suite d'inoculations röitörecs, soil (|u'ils n'aienl eu qu'une maladie bönigne qui aurail passe inaporQue ei qui se seraii guerie, soil qu ils fussenl naturellement refraetaires ö la rage. Enfin, Pasteur est arrive, on all.onu.inl l.i puissance du virus rabique, :i ne donner au chien qu'une rage bönigne, donl il guerit, cl qui lui conföre l'immunite. (iibiorde son cöle afflnno, d'aprös ses experiences, que les oiseauxde basse-cour,rcndus enrages par rinoculation,gu6rissenl spontanöment, ,\ l'lnslitul Pasteur, et aillours, on a vu guerir spontanemenl des chiens devenus rabiques a la suite de l'inoculatiou; llcegyes, de Buda-Pest, aurail aussi vu guerir spontanöment, non seuleraent des chiens vaccines qui avaionl prösenlö des signesde rage, mais aussi des chiens rabiquesqui n'avaionl roeu que l'iiioculation du virus nalurcl.D'ailleurs,
mi avail jadis (Dccroix, Mönecier vu guerir s|.....tanement des chiens
devenus enrages b la suite d'une inoculation experimentale,
En leMime. La rage, quoique falalemcnl mortolle dans presque tous les cas, esi curable parfois; ollo peut se terminer, dans des cas tres rares, par la guerison, meine -aus mödication adjuvante.
II. — Lesion-s.
Quand la maladie a entratnö la mort, ((uand les malades n'ont pas
elo. luös au doluii de I'afTcclion, on rencontre des alterations diverses
dans uncertain nombre d'organes;ies mies essentielles, siögeantdans
les centres nerveux ei les glandes salivaires; les autres accessoires, con-
sislaul on lesions asphyxiquos, oon^oslionnollos ol hömorragiques,qui
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RAGE.
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se montrenl un pen partout, et en lösions particuliöros qu'on rencontre dans rappareil digestif.
Le cadavre de ranimal mort de rage est plus ou moins amaigri, suilaquo; vant que la maladie ii durd plus ou moins longtemps. Lea poils sent plus ou moins en d(5sordre;unebave,plu8 0u moins dessöchöe.etparfois mölöe de boue, adhöre autour de la bouche ot des narines. L'oeil est onfoncö, quelquefoischassieux; la conjonetive est tortemenl injeetöe, la cornöe parfois enflaramöe et mörae ulcöröe. La rigiditö cadavörique est trös prompte ot tres aecusöe, surtout quand la mort est arrivöa avanl que la paralysio ait eu lo temps de se montrer. La putröfaction se produit vite dans la pluparl des cas. Souvent les chairssont foncöes, alorsmömequeranimalaötüsaignö au moment de la mort. Les veines superflcielles sont gonflöcs, remplies d'un sang noiramp;tre, incoagulö, diffluent. On observe quelquei'ois des taches hömorragiques dans I epaissenr du eceur, des ecehymosos plus ou moins nombreuses et plus on moins ötendues sur l'ondocarde ot sur les valvules auriculo-ventriculaires, principaletnent dans le coBur gauche.
L'nppareil digestif prösente souvent de nombreuses altörations, prin­cipaletnent chez les animaux qui ont ingörö des corps ötrangers ö leur alimentation. La muqueuse buccale est hypörömiöe, toncöe, bleuAtre, violacöe, parfois exeoriöe, souvenl recouverte de have, de poussiöre et de döbris de corps ötrangers. La langue est hypdsrömiöe, bleuätre, recouverte d'un enduil öpais. Fröquemment, chez le chientoutau moins, on constate des traces de traumatismes, des morsures que ranimal s'est faites, des excoriations, des plaies sur les lövres, a la langue, dans la bouche, an pharynx. Les morsures et les lösions, occasionnöes paries corps vulnörants sur lesquels l'animal s'esl acharnö et qu'il a döglutis, se prösentent sons des formes et avec des caracleres divers : tantöt ee sont des plaies d'un rouge vif, qu'on remarque surtout a l'entröe de la bouche et sur la partie antörieure de la langue; tantöt ce sont des ecehymoses plus ou moins ötendues, qu'on rencontreöla faceinförieure de la langue et sur le Irein; tantöt ce sont des vesicules, qui out suc-i'ede aux ecehymoses, et qui se uioutrnit entouröesou mm d'une zone rouge, alors que Leur partie centrale esl gristoe oublanchamp;lre; tantöl enfln ce sont des plaies offrant un petil pertuis creusö par la dent, entourd d'une zone grisMre on saillie, a laquclle fail suite une zone excentrique rougeamp;tre, et cos sortes de plaies se montrenl ä la face införieuro de la partie libro do la langue. Ce sontc.es lösions trauma-tiques, qui, avec certaines glandules salivaires hypertrophides, ont ete, #9632; I tort, considöröes comme des altörations (lysses) spöciflques.
Les amygdales, ainsi que la, base de la langue, sont souvent gonflöes, liypörömiöes, et d'un rouge foncö. La muqueuse pharyngienne esl souvent irritöe, hypörömiöe, rougeälre, violacöe, et parfois exeoriee ou SOUillöe de corps etrangers chez le cirien ; son appareil glandulaire
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MALA Dl BS CONTAGIEU8E8 DACTfiRlEN N E8.
eat tnanifestement hypertrophiö. Les glandea salivairos, loa parotides, les maxlllaires, leslinguales, lesmolairos, sontoongestjonnöes, gurtoul los submaxillaires et Irs linguales, On a observö dans cos derniöres (submaxülaires et linguales), chox le cliien enrag6, les alterations suivantes: infiltration de cellules ou globules blancs dans le tissucon-jonctif interstitiel, an pourtour des canauxd'excrötion tnoyens ct petils, an pourtour dos capillaires el des nerfs, au pourtour des vösicules de la glande ; distension des petils vaisseaux; passage do leucocytes dans Irs acini; hypertrophie des cellules 6pilhöliales, qui eusuite se troublent et deviennent granuleuses. Los ganglions de la gorge soul toujours plus ou moins alt6r6s a la liu do la tnaladio; ils soul conges-lidiiuos: certains prösentent un ramollissement central, et il n'est pas rare de constater de la congestion dans le systöme ganglionnaire en
Dans I'estomac, el jusque dans I'intestin parfois, on rencontre, die/ beaucoup de chiens enragös, des corps strangers a leur alimentation, donl I'ingestion a 6t6 la consequence de la döpravation du k111*11 ,-'1 de l'appötit. L'estomac, plus ou moins distendu, contient parfois une masse plus ou umins considerable de corps divers, telsque de la paille, da Coin, des polls, du bois, des chiffons, des exeröments, des loques, etc., etc. Ge Symptome, constatö post mortem, quoique n'ayanl pas toujours une signification univoque, et bien quo ne se prösentant quo suv une bonne umilie (on un pen plus) des chiens enragös, est cependant fort souvent d'une grande valour pour ötablir le diagnostic de la rage. II peul d'ailleurs permettre de reconnattre la maladie sur le cadavre enfoui depuis un certain temps, aussi bien quo sur lo radavre IVais. II a surtout une valour diagnostique röelle, quand il se montre sur un chien, qui, pour un motif quelconque, est soupejonnö de rage, pourvu qu'on rencontre alors dans l'estomac un melange do corps divers el disparates, de paille, de foin, do laine, do polls, d'excröments, d'ötofTe, de lerre, de gravier, de cuir, do bois, etc., associes avec do la bave el le plus souvent avee un liquide noirätre, suns malieres alimeiiLaires. Getto particularitö, quand eile exisle, est, quoi qu'on en ait dit, d'une grande utilite pour le diagnostic do la rage canine. D'ailleurs, ehe/. Iieancoup de chiens enrages, l'estomac est Irouve plus ou moins vide; et quolquefois il contient des ali­ments associes on mm avec des corps etran^ers.
La muqueuse stomacale du chien enrage est souvent irritöo, unllammöe, rougeätre, plus foncöe sur les i}lis ; eile prösente parfois des ecchymosos, des marbrures, des plaques foncöes, surtout An voisi-nage du pylore; olle est baignöe souvent par un liquide visquoux, compose de bave, de bile el möme de sang, plus ou moins fonce et ressemldaul par sa cnuleura une decoction plus ou moins eoncenlree
de cafe; eile ofTre quelquefois de veriiablcs erosions resultant d'un
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travail d'ulcüraliün, qui succede iila stagnation du sang, ou de l'action vulnörante des corps ingörös, Chez les betes bovines, on a ögalement observö la tumefaction de la muqueuse de la caillelle, accompagnöe parfois d'ecchymoses, de marbrures, d'örosions, d'ulcörations avec ou saus eschare noiramp;tre. On a aussi signalö des modiflcatlons de la muqTieuse stomacale chez l'homme mortde larage; on l'a eu trouvee injeclee, congestiounee, ecchymosöe, violacöe etbaignee d uuebouillio noirütre.
Des corps ötrangers se retrouvent, chez ie chien enrage, non seule-ment sur la muqueuse buccale, dans Ie pharynx, dans l'uesophage et dansTestomac, mais momejusque dans l'intestin, principalement dans Ie duodenum et le jejunum, et meme parfois jusque dans ie rectum oil ils se montrent melanges souvent avec des excrements d'un noir de -nie. L'intestin gröle contient parfois im liquide foncö, brunätre ou noiratre, analogue ii celui de i'estomac ; et il se moutre le plus souvent vide de malieres exerementitielles dans la plus grande partie de son ötendue. Sa muqueuse peut se trouver irritee, enflammöe, foncee, ecchymosöe et quelquefois erodee superflciellement. Chez les bovins, ona signale aussi la vacuile des intestins, la congestion de la muqueuse et la presence d'un liquide nuiriUrc ou de mucosites dans les parties postörieures. Le foie et la rate seid congestionnes; leurs vaisseaux sent distendus, obliteres parfois par des caillots, ruptures; on y constate cit et lä des foyers hömorragiques de Ires l'aibles dimensions. Los cellules lidpatiques sont plus granuleuses et le tissu de ['organe est devenu plus friable. La rate prösente parfois de vöritables foyers apoplectiques. On rencontre asse/. souvent des alterations plus ou moins notables dans l'appareil gönito-urinaire. Les reins sont tonjoursmodillös, con­gestionnes, pointilles de taches hömorragiques, surtout dans leur couche corticale. En les ötudiant au microscope, on trouve, comme dans le foie, des vaisseaux distendus, des vaisseaux obliteres par du sang coagule, des vaisseaux ruptures; le sang passe en nature dans les tubes urinileres. II y a aussi tres souvent de la nephrite parenehyma-teuse ; on rencontre des tubes, qui out perdu leur epithelium, d'autrcs dont les cellules epitheliales sont en voie de degenerescenco, d'autrcs, qui soid obliteres, remplis d'une mauere gremie. I.n vessie estsouvenl vide et ratatinee ; parfois eile est pleine et meme distendue; sa muqueuse est quelquefois congestionnöe, ecehymosöe. L'urine est lelide, chargee, parfois Banguinolente, albumineuse et glycosurique. On a signale egalement quelquefois la congestion et l'inflammation de la muqueuse uterine, de ses glandes, du placenta et des organcs du foetus. Dans certains cas, on constate, ehe/, le einen, unc lumefuction plus ou moins aecusee du penis.
Les organes de l'appareil respiratoire presentent souvent les signes del'asphyxie. Les muqueuses pituitaire,laryngienne,traohöttleetbron-
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MALA 1)1 ES CON TAG 1 KUSliS liACTKU 1ENN BS.
chiquesonlcongestioiin6e8,rouge6.tres,violac6e8,quelquefoisnolramp;tres;
mais le plus smiveril elles sont arborisues, eccliymosucs, tacliütees de suffusions sanguinos, Iln'est pas rare do renconlrcr, ehe/, le chien, des corps Ölrangers egares dans lus voics rcspiraloircs. Des niueosites spumeuses et plus ou moins abondantes, pai'fois sanguinolentes, vecouvrenl la muqueuse pituitaire, cello de l'arriöro-bouche, et surtout celles du larynx, de la tnulire et des grosses hronclies. Des erosions, des excoriations, des laches hömorragiques se montrent, dans quel-qnes cas, sur l'öpiglotte et le glotte. Le ponmon est souvenlnii pen con-gestionnö, engouö dans certains points ; il prösente ca et la des ecchy-moses, d(.'s infarclus hömorragiques, des points do pneumonie, des traces d'emphysemc.
G'est dans le syslömo nerveux qu'on rencontre les alterations les ]iliis imporlantes. Elles se montrent dans les nerfs, sur les möninges, dans la nioelle, dans 1c inoelle allongöe, dans le ccrvean, dans le cervelet. Elles sonl de deux ordres: secondaires, consöcutives, congostionnelles; primordiales, existant sur les elements nerveux. A Tujil nu, on observe des lesions de coagestion dans les divers organes de I'appareil de
l'innervation. On pent constater de k
restion, sous forme de trat-
nees om d'ecchymoses, dans les nerfs do la region mordue, dans I'hypo-
glosse et le lingual, dans le grand sympalhique, dans ses ganglions eervicau.x et thoraciques, dans lo pneumogastrique, dans certains nerfs cervicaux, dans les nerfs lomhaires et sacres, dans cenx des membres posteriours ; on peul voir 1'inflltration accompagnerla congestion dans certains nerfs, danscouxde la region mordue, dans les nerfs lomhaires et sacres ; on pout trouver des hemorragies punctiformes a I'origine des nerfs spinaux et pneumogaslriques.
Chez les diverses cspuces, lesmeningos spinales et cerehrales, princi-paloment ces dcrniei'es,so monlrenlinjectees,epaissies,congostiünnees ; on remarque souvent des exsudations, des extravasations sanguines dans les niailles do la pie-möre, dos ecchymoses, des hemorragies et meme de l'oedöme, une infiltration de serosile opaline dans les espaces sous-arachnoTdieus. Los vaisseaux des meninges sonl, dilates, et les meninges spinales so montrent surtout injectees au point d'emorgence. des nerfs ; ily a quelquefois surabondance de liquide cöphalo-racliidien dans lo cerveau, dans le cervelet.
Dans la inoelle allorigeo et dans la moolle, il cxisto toujours une hyporemio tres manifeste,qui peul s'accompagner, quand la maladie a dnre un certain temps, do ramollissement sous forme d'ilots, dans tel ou tel point do I'axe cerehro-spinal. U y a aussi des bemoi'ragies punc­tiformes dans la substance cerebrale ot nu'dullairo,un aspect pointillö sur les coupes,do l'(Bd5nie,des exsudations, parfoisdo l'hydro-cöphalle avec injection et hypertrophie des plexus cboroidcs. En rösumö, il se produit, danslocoursdo la rage, une congestion gonerale et des hemor-
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ragies d;ms los contres nerveux, dans leurs enveloppes ot dans los nei'l's, des exsudations, desinflltratiüiis ot des foyers du ramollissemeut dissöminös dans la substance grise do la moolle avoo des höraorragies plus ou moins ötenduos.
A rexamon microscopiquo, ontrouve, dans los norfs alleres, dans la moello, dans la moolle allongeo, dans le cervolel et dans io cerveau, los li'sions consöcutives ü la congestion et des lesions (|iii so montrenl dans les elements nerveux, dans los collulos et dans los lubes nerveux. Cos lesions, qui out eU'rliulieos par divers oliservaleurs, serenconlrenl dans los ganglions vertöbraux ot dans ceux du sympathiquo, dans le bulbe, dans la prolubörance, oa et lä dans la moolle, ainsi quo dans le cerveau, surtout dans cortaines de ses parties. Elles consisteni dans des apoplexies capillaires, dans la staso du sang, dans la diapddösedes globules blaues, dans I'aspect moniliforme et la rupture dos vaisseaux, dans dos lioiuorragios, dans la formation do cristaux, dans la com­pression, la del'ormalion et l'aUöration des elomiuits nerveux.
La diapedese pent d'ailleurs aA'oir lieu a dos degi'ös divers, else traduire sous forme d'inflltration dos parois vasculaires, sous forme d'inflltration des tissus pörivasculaires, et sous forme do foyers loin des vaisseaux. On rencontre ra el, la, dans le cerveau, dans la moolle. surtout dans le bulbe et dans la protubörance, principalement dans le plancher duqualriemo vonIrieulo, dos iiömorragiescapillaires,rösullonl de ruptures vasculaires, et dos vaisseaux disleudus,dilates la ot relreois aillours, remplis do sang ou de leucocytes. Les liemorragies, visiblos souvoula. I'umI nu, so prosenlent sous forme do petits anuis ou foyers d'hemalics plus ou moins döcolorös et granuleux, entremölös parfois do cristaux d'hömatotdineet de masses hyalines, rösultant do ladöco-loraliou et de la dögönöration dos globules rouges. Los vaisseaux so montrenl tantöt dislondus par du sang mm encore allere, ou par des leucocytes of quelquefois par un coagulum Qbrineux, tantöt remplis par line maliore hyaline, par des cristaux d'lieinatoidinc et par des leucocytes, le tout ayant I'aspect plus ou moins granuleux. Ils sont cntouros d'un manchen de leucocytes moles avoc dos globules rouges, avec do I'exsudat (ibrincux parfois, ct souvent avoc de petites masses hyalines, rondes ou ovoulos,refringentes, sans structure appareute. Ils presenloul les monies elements inlillres dans lours parois. Lour gaine lymphatique est dilatec, distendue par l'accumulation de leucocytes, qui torment un manchon continu. La matiero hyaline, dont il vient d'etre question, et qui existe dans les vaisseaux, dans leurs parois el en dehors, se montre parfois agglomeröe en plus ou moins grande (pianlile dans certaines parties des centres nerveux, an pourtour dos vaisseaux, qu'elle comprimo et etrangle do distance en distance; d'au-tres fois eile est deposoe en couche reguliere autour des vaisseaux; clie ue se colore pas et resiste aux aoides et aux alcalis. Los parois des
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870nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTAGIEU8ES BACTERIENNES.
vaisscaux se montrent parfois dögönöröes on en voio do d(?g(''nercs-cence amyloidc. Dans la substance, qui soutient et ontoure los cellules nerveuses, on trouvo des exsudations d'liematies et de leucocytes, qui so montrent dissöminös ou röunis en foyers granuleux, logorement jaunätres, On y trouve aussi de üös nombreuses et de tres pctiles granu­lations molrculaires.
Parfois on voit dos cellules nerveuses cntourees par le produit do l'exsudation ou de l'hömorragie, conaprimöes par los crlstaux et la. maiiore hyaline,pönötröes par les leuoocytes,prendre un aspect excavö, doprimo, se deformer par suite du doplacement deleur noyau, et möme se detruire pourlaissor lii placeaux leucocytes ouä line matioro grauu-leuse.Lea alterations öprouvöes par les ölöments nerveuxsousl'influence de l'action propre et direcle du virus rabique sent encore mal connues. On a cependant constatö de l'opacitö, du trouble et un elat granuleux plusou moins accusöduprotoplasmades cellules nerveuses, qui parais-sent ronfonner de nombroux olements granuliformes, et donl le con­tour devienl plus incertain. On ii ögalement observö le möme aspect nuageux, l'opacitö et Felat granuleux dos tibres nerveuses, et möme la destruction du cylimlre-axe et la fragmentation de la myöline. On a signalö (Schaffer) diverses alterations des elements nerveux: la dögö-rescence granuleuse du protoplasma; la dögönöresccnce granuleuse du noyau; la dögöneresceuce de la cellule, aecompagnöe de petites vacuolesdans le plasma p6rinucl6aire;la dögemirescenco hyaline de la cellule; la dögöneresceuce librineusc, donnant au protoplasma une apparence Qbrillaire et s'aecompagnant de l'altöration du noyau et du uuclöole quisecolürentfaiblement;rbypertrophic etun ötatgramdeux des cylindres-axes; la dögönörescence de leurs gatnes; la fragmenta­tion de la myöline ; la dönudation dos cylindres-axes. On a encore signalö d'autre part (Popow) les alterations suivantes dans le Systeme iiorvoux central : une tumefaction variqueuse dos fibrös nerveuses au debut de l'affection, duo probablomont a un gonllemeut irrogulier do la myeline; riiyportropliio doscylindres-axes ; dos modi-lications dans le protoplasma et le noyau des collides nerveuses ; des amas de pigment jaunfttre granule dans le protoplasma, l'envahis-sement de tout 1c protoplasma et du noyau par cc pigment, la defor­mation el la destruction des cellules, qui sont remplacees par des amas de pigment librcs ; rirrögularitö du contour des noyaux, leur envahissement et leur rcmplacement par un amas do pigment. En resume, il y a une phlogose aigne du tissu nervcux; les cellules et los fibres nerveuses dögönerent, et se dötruisenl, alors quo la növroglie interstilielle devient hypertrophique et bypcrplasique (Germane et Capobianco).
Les divers symptomes, qui se montrent dans le cours de la rage, s'expliquenldonc par 1'actiontoxiquedu virus surlesölömeutsnorveux.
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dont l'altöratlon est lo point de döpartdos troubles nerveux et la cimse des plioiiomenes congostiounels ot asphj'xiques, qui apparalssGnl ensuile. II y a dans la rage line imvlilr alguö, affoctanlla substance blancho et surtout la substance grise, s'ötendant a toutela moelle et au bulbe (ce qui explique l'irritabilitä röflexe et lea phönomönes spinaux), at aboutissant a la aöcrose des parties alleintes (ce qui explique la diminution de l'irritabilitö röflexe et la paralysie).
III. — Ivn oi-Odii:;. — Contagion.
Lii contagion est la soule cause capable do faire apparattre la rage die/, les animaux, quelsqu'ils soieut, comme ehe/. I'homme. La rage est d'ailleurs transmissible, quelle que soil la forme sous laquelle eile se iiiniilre; la forme paralytique, muette et tranquille est inoculable, comme la forme furieuse, et donne tantöt la rage furieuse, tantöt la rage mac ; de memo que l'inoculation de la forme furieuse pout doaner iiuliflerominout la rage mue on la rage furieuse; ueaniTioins les ma-lades, qui presentenl la forme furieuse, sent plus dangcreux a cause de lour propension a altaquer et a mordre. La rage de tout animal enrage, eonimo cello do I'homme, esl transmissible. Cello du chien et des autrescarnivores est transmissible auxautresanimaux eta I'homme, ainsi (pie cola est poremploireinontdeinonlro par do tres nombreux fails d'observation et d'expörimentation. Le chien, ötant l'animal ehe/, lequel mi observe lo plus souvent la maladie, est aussi colui qui la transmel le plus ordinairement a I'homme ot aux animaux. Le loup transmel parcillement la maladie aux aiiimaiiN ot a riiommo, ainsi rjiio le prouvent d'assez nombreux fails d'observation; et il semble bien quo sa morsure est plus dangcronso que colic dn chien, soil quelle inocule mioux le virus, soit que la Lave du loup ail dos proprietes plus ener-giques; les personnes mordues par des loops enrages deviennenl bydrophobes dans la proportion de (i, 7, 8, i) sur 10. Lo chat enrage a aussi Irausmis quelquefois la rage ariiomme; on a eufin observe des cas do transmission par lo renard, lo chacaLl'hyöne, leblaireau et la marte. Du reste, rien no prouve mioux la contagion do la rage et sa propagation par rintormediaire du chien que l'introduction de la ma­ladie dans dos pays oil olio n'exislait pas. Cost, en eflH, avec dos chiens ouropeons, qu'elle a ötö importee on Amoriipio, a la Plata, a File Maurice, a Malte, ii Hong-Kong, ii Shanghai, a Madei'o, etc.
II arrive rarcment (pie los animaux herbivores trausmeltont la rage. parcequ'ils ne mordent pashabituellement, ou parceque, s'ils mordent, ils produisent une contusion ou uno plaie contuse, qui ne se pröte gucre ä l'absorption du virus. Youatt, Delafond, Tardieu, onl signab'1 pourtant dos cas do transmission a I'homme par la morsure (rim cheval, d'une vache et d'un mouton. Lrondt avait domontrc (1822) que la rage du
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MALADIES CONTAOIEÜSES BACTfiRIENNES.
bcßuf ost inoculable au mouton ; et Breschel avail inooulö fructueuse-nient la rage des solipödos et cellü des grands ruminants. Eckel avait aussi probablement transmis la rage du bouc au mouton; il avail, en outre, transmis au chien la rage des herbivores, Hoy inocula (1842) fructueusement, par piqüres pönötrantes, la rage du bölier au bölior et au mouton, et la rage du mouton a l'äne; Kenaull transmit la rage du mouton au chevreau, au cheval; il transmit aussi, comme l'avait fait Eckel, la rage des lierhivoresau chien. Bourrel avait transmis (1846) la rage du laureau it la brebis, en se servant de la have. J'ai de mon crtte de nombreuses fois transmis la rage; du mouton, de l'agneau, de la chövre, au mouton, a la chövre el au lapin ; et Pasteur a ögalement obtenu la maladie on inoculant par träpanation la maliere cöröbrale d'une vache enragöe ; Ladague l'a aussi fait naitre en inoculant la bave, la substance cöröhrale et mödullaire, le liquide encöphalo-rachidien de liovins enrages. La rage du pore, liien qu'il y ail a ce sujel peu d'observations et ]n'u d'expöriences, doit etre consideree comrae trans­missible par inoculation et par morsurcs; on l'a eu transmise expöri-menlalement. Gelle du lapin est transmissible par inoculation. Kii resume, la rage des divers animaux est transmissible par inoculation ; cependant, ainsi cpi'on le verra plus loin, le virus rabique n'a pas la meme aclivite dans loutes les espeees; celui ([iii esl t'ourni par les herbivores se inontre plus souvent iulidele.
L'homme, de meme que les animaux, contracte la rage seulement a la suite d'une inoculation par morsure ou par löchement: el sa rage esl 6galement virulente, transmissible. Mien qu'on ait vu pai'fois des per-sonnes enragees faire des morsures a d'autres personnes, on n'a cepen­dant jamais signalö, peul-ötre grace a la cauterisation liätive des blessures, aucun cas bien avörö de transmission de la rage de l'homme a l'homme. Les tentatives de transmission expörimentale par inoculation de lasalive de l'homme an chien soul souvent restees iid'ructueuses; pourtanl Magendieet Breschetont fait naitre la maladie sur le chien, en lui inoculant la salive dun homme eni'agö, et le meme resultat a ete oldenu par d'autres exp6rimentateurs; on a 6galement transmis, en se servant de lasalive, la rage de l'homme an lapin el aucobaye ; mais on admet generaleinent ([ne la salive de l'homme esl mnins virulente ipie celle des carnivores ; le rage a etc olilenue aussi en inoculant au lapin (Pasteur) la matiöre cerebrate (rune personne morte de la maladie. Toutes les especes ne semblcnl jias egalemeut prädisposäes, et tons les individus ne sontpas pareillement aptesb contraeler la rage. Outre quo diverses conditions defavorables peuvent empöcher l'absorption du virus, la prödisposition a contraeler la rage varie suivaul les espöees et suivant les individus; eile semble moindre ehe/, l'homme et ehe/ les ruminauls que ehe/, les carnassiers; certains chiens out resisle pendant des annees a toule tentative d'lnoculation. Toulefois,
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si c'ost chez les carnivores, principalemont chez los chiens, quo la rage est la plus fröquento, cola ticnt suiiout h leuv genre do vie, qul multiplie los occasions do morsures ot do contamination.
Sieges de la virulence. — La rage ost toujours transmise mix animaux ot ä rhomme par ['inoculation do la have, dont la viru­lence ost dimonlroo par d'innombrables Eaits d'observation relatifs a ['apparition de la maladie ä la suite de morsures d'animaux enragös, et par de trösnombroux faits d'expörimentation (Grüner, Salm, Magendie, Hertwig, Barlhölemy, Roy, Renault, Galtier, etc.), I.a bave de Ions les animaux onragös et celle de ['hommo sont virulentes; et dos fails authentiques prouventque la salive buccale acquiert la virulence avant ['apparition dos signesde la rage conflrmöe. Mais la bave des rabiques, bien que virulente, ne donne pas toujours la rage, car eile contient des germos divers, qui peuvent empöcher le döveloppement de ceux de la rage ou tuer les inocules plus ou inoius rapideiuonl, avant que la rage ait on le temps do se manifester.
Quelles sonl les söerötions, pannl celles donl le mölange constitue la bave, qui apportent avec olles la virulence? On a ou constatö la virulence de la parotide et de la salive parotidienne (Hertwig), des glandes de la langue (Galtier), des diverses glandos salivaires (Pastour), du produit obtenu par le raclage de la muqueuse bueco-pharyngienne (Galtier), et du raueua trachöo-bronchique (P. Bert), qui doil son acti­vity ö son mölange avec de la salive tomböe danslatrachöe. Onapareil-lemcnt constate parfois la virulence rabique dmis la chassie (Galtier), dans laglande lacrymale, le pancreas et la mamollo (Pasteur et Roux), dans le rein (Galtier). II est avere d'auiiv pari quo lelaitpeul devenir parfois, quoique rarement, virulent; a cötö d'innombrablesfaits ten-danladoimmtrer l'innocuitö du lail ingöre ouinocule, ou citequelques faits (ini prouvenl qu'il peut devenir virulent (Bardach, Nocard). On pout done conclure quo les personnes qui onl Im du lait cru de vache enragoe doivont so soumettre au traitement pröventif, quoiqu'elles ne courent quo ])ion peu de danger. On considere comme exempts de virulence le sang, la lymphe, los muscles, le spormo, l'urine, les rnatieres excremontitiolles, le feie, la rate, etc. On aurail, bion parfois obtenu la rage avec le sang, mais il est vraisemblablc qne ce resultal a otö drt a la suuillure accidentello par quelque produit virulent,
Le virus de la rage so oultive dans les centres ncrvoiix. liossi avail obtenu la malndie en inoculant le produit d'un nerfde eliat enrage. Pasteur et SOS öloves coustaterenl dös 1881 : que le virus rabique existe dans los centres nerveux, dans lo bidlie, dans le corveau et dans In nioollo; quo la virulenco pout ne pas apparaitro simultanömont dans les divers points des centres nerveux; qu'elle pout exister dans certaines parties de la moelle, en cas de rage paralytique, avant de se montrer äilleurs; qu'elle peut se montrer plus particuliörement dans
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MALADIES CONTAGIEUSES BACTÜIRIENNES.
teile ou Idle portion ilo l'encöphale; qu'clle cxiste srtremcnt duns loules les parlies des centres nerveux de l'aniinal mort de rage, et iiolaiiiment dans la moelle allungce; qu'elle pcul ne pas etro arrivee au cervcau, ni daas d'autres portions des centres nerveux, quand les aninianx naourent ou sont sacriflös prömaturöraent; que le bulbe est le siege le plus constant de la virulence; que le liquide cöphalo-rachidien est trös souvent virulent. Depuis, tous les expörimentateurs out pareillement constate la virulence de la moolle et de l'encöphale des aninianx enrages. Le virus rabique existo aussi dans les nerl's; il a ele constate dans ceux du membre mordu et dans coux du memlire oppose (Uoux), dans ]v. pneumogaslriqne, dans les nerl's sciatiques, dans les nerl's des snjels eendiis ealiiqnes par Irepanalion; il y a done irradiation des centres vers les nerl's, donl la virulence, siögeant prin-cipaleraent dans les parties qui avoisinent le cerveau et la moelle, est pourtant plus irröguliöre, moins constantcet moins marquee.
Gontrairement it la have, qui, bien quo virulente, esl un mölange chargö d'impuretös, la matiftre des centres nerveux contient le vims a l'etal ile puretö; aussi est-ce lii qu'il faudra le puiser, quand on voudrn faire des expöriences, et surtout quund il s'agira de recourir i\ l'inocu-lalion pour elaldir le diagnostic des cas douteux, tout en ne perdanl Jamals de vue que certaines portions des centres nerveux peuvent seules, a rexclusion des untres, etre virulentes, quand la maladie n'iHait pas arrivi'c a une phase assez avanede. Enfln, il decoule de ce qui |)recedc, qu'on ne saurail, ötre trop prudent en pratiquant l'au-topsiedes centres nerveux, afin d'eviter toute inoculation, suit par les plaies ou excoriations existantes, soil, par les piqöres que l'on penl se faire avecles instruments ou avec les ns.
A quel moment apparait la virulence? La rage est-elle transmissible par la vole uterine? — La rage n'est pas transmise par contagion coitale; el il est bien rare qu'elle le soil par contagion iutra-ulerine. Les fails rccueillis pax' l'observation el ceux oblenus par les expörimentateurs concordent pour ötablir que la rage n'est que ires exceptionnellement transmise de la mere au foetus. Jg n'ai encore jumais observe un seal cas d'heredile, bien que j'aie eu l'occasion de suivre un nombre considiirable de lupins et de cobayes issus do meres inoculees pendant la gestation, .le n'ai pas etc plus favorise dans les tentatives d'inoculaliun que j'ai faites; et j'ai d'ailleurs reconnu que non seulcment le jenue animal nö d'une mere euragee pouvait ne pas avoir beritc de la maladie, mais qu'il ponvail aussi n'avoir acquis aucun dogre d'immunitä, soil (ju'il I'At nö d'une mere rabiijue, soil qu'il fnl issu d'une mere vaceinee.
Depuis longtemps on savait que la salive du chien devient virulente avant I'apparition des symptomes caracteristiqtics de la rage. On avail vn devenir enrages des aninianx et des personnes, qui avaient ele
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mordtis par des chiens dcux ou trois jours avant que la rage sc lül inanifcstomcnt deelaree sur l'animal lt;iui avail fait la niorsure. On avail eile d'assez nombreux cas de rage obsorvös ehe-/. I'homme, a la suite dc morsurcs faites par des cliieus, qui n'avaicut prescnte Ics signcs de la rage qu'apivs avoir mordu. L'expörienco a conlirmö ce que I'observation avail doja appris ä co sujcl; Nocard et Houx out constate que la salive peut devenir virulente trois jours avant toute manifes-lation rabique. En consequence, 11 n'est pas douteux que la rage pent elre transmise, par les lechcmenls ou les morsures accidentolles, plusieurs jours avant qu'on ait pu reconnaltre l'existence de la maladie sur l'animal qui les a laites. D'ofi la nöcessitä de se montrer Ires circonspeel duns la pratique, ot do ne pas declarer exempt de rage le chien qui a inonlii, avant de l'avoir vu pendant les trois on quatre jours qui suivent 1'accident.
Nature, Caraeteres, Gonservabilite et Mode d'action du virus rabique. — La nature intime du virus rabique n'est pas encore exactement döterminöe. La nitration de la have rabique sur du plfttre (P. Bert, Nocard) et d'une eniulsion de matiöre bulbaire sur une bougie on poreelaine (l)ivolta, Babös, Boucbard, Pencil) demontre que la virulence n'est pas inhörente a une des substances liquides que le liltre n'arrete pas.
Le virus rabique sc conserve un certain temps, variable suivant les conditions arnbianles. Des 1879, j'avals dömontrö quo la virulence de la have pent jiersister au bout de dix jours, quand eile est preservee de la dessiccatiou. Ensnite, il fid elabli : que la virulence persiste aubout ile trois scinaines dans le ccrveau el dans la nuielle mainfenuc entre 0quot; el lquot;2n, au bout d'un mois dans de la matiöre pure enfermee dans des tubes scelles, au bout de plusieurs mois dans les moelles gardöes asepliquemeut en presence dc 1'acide carbonique (Pasteur) ; qu'ello persiste au bout do trente-deux jours dans un ccrveau conserve a In lemperature de — ö0 (Gibier).
Les maliercs rabiques, qui söjournent dans renn, conservenf long-lemps leur virulence; elles ont 6t6 trouvöes (Oaltier) actives aubout de vingt, vingt-trois, vingt-cinq, trente ct trente-huit jours; il y a done lieu de considerer I'eau, qui a regu la bave des malades, ou qui a etc souilleo de toute autre faeon, commo prescntant un danger prolong^. i.es maliercs rabiques, les centres ncrveux d'animaux rabiques, exposes entiei's ou par fragments au grand air, a l'action du froid et iles variations snecessives de tempörature, it la congelation alternant avec des temperatures diurnes de plusieurs degres au-dessus de zero, conservent, malgrö un commencement de pulröfaction, leur virulence plusieurs semaincs, un mois et au delft avec ou sans altomialiuu lardive ((laltier). II a ele elabli encore ((lallier) que la virulence rabique peul se conserver quinzcopy;, ^ingl, vingl-cinq, trente, trente-
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cinq, quarante, quarante-quatre jours (pout-6tro plus longtomps) dans les cadavros onfouis; il est done indiquö de reoourir ä l'exhumation des eadavres et ü l'inoculation du bulbe, bioa quo I'enfouissenient reinonte a cinq, sixsomaines, quand, dans dos questions de mödecine lögalu el dans les pruces cmi ivsponsahiliLr inlentus aux propriötaircs, on aura des doutos sur la nature de la nudadio.
J.a dessiccation entratne rapidement la sterilisation du virus rabique.
Les travaux de Pasteur et de ses collaborateurs ont dömontrö que les
luueliesdes lapins raluquesperdenileur virulenco en quatorze ouquinze
jours par la dessiccation opöröe dans I'air sec et ii l'abri de la pulrö-
faction, Dans la pratique, la virulence rabique duit se dötruire plus
rapidement ö la surface des objels souillös, la matiöre virulente s'y
trouvant generulement depusee en couchc mince. II a ete, en effet,
demonlre experimerdaleinent de la I'acon la plus catögorique (Galtier):
que la virulence rabique resistc peu de temps a la dessiccation, quand
la mutiere virulente est etalee en coucho mince; qu'elle est si'ireinent
etointo au bout de vingt, quinze, dix, cinq et meine quatre jours; qu'il
en est ainsi quand on opöresur de la substance nerveuse, et il y a tout
lieu de croire qu'il n'en est pas autrement lorsqu'il s'agit de la bave
des animaux enrages. II resnlle done dc; ce qui pröeöde : que les objels
souillrs de virus rabique, les lingos ou vötements, se dösinfectent
naturellement par la dessiccation a I'air libre; que leur contacl avec
une plaie cesse d'etre dangereux au bout de quatre a cinq jours de
dessiccation, et qu'il n'est pas ulile du recourir, en pareil cas, au trai-
lement pröventif par les inoculations. II semble pareillement exagere
d'interdire, pendant trois, deux et meine un mois, les pftturages
Irdquentös par des animaux enrages; le virus se delruit rapidement ii
la surface des herbages; celui-la seal qui s'est melange a l'eau des
mures, I'outaines, sources el abreuvoirs, se conserve quelque temps, et
l'interdiction des eaux souillöes parera ä tout danger. Quant aux
pamp;turagos, une interdiction de quatre a cinq jours sera süffisante.
Knlin, pour la rage, de memo que pour la morve, la dessiccation
constitue un moyen de disinfection d'une el'llcacite incontestable,
d'un emploi facile et d'une application tres pen onereusc.
Le virus rabique r^siste bien au froid; il pent supporter pendant plusieurs heures sans se dötruire (Roux) une temperature de — (gt;Üquot;, et il pent (Joberl) garder sou activitö au delä de dix mois, quand il est maintenu entre — 10deg; et —:!quot;quot;. II resistc beaucoup molns bien a I'ele-vation de la temperature; le eliaullage a 470-480 Ini fait perdre son activitö en vingt, dix, cinq minutes ((ialtier), meine quand il a ete prealablcmeut onfermö dans des tubes scelles. I'ue emulsion de moelle est sterilis(;c en vingl-qnatre heures a •#9632;i.'i0 et en moins d'une heure a .quot;tuquot; (Celli). Zagari a eonslate ; que la moelle humide est sterilisee en cinquante-six heures a I'air a Hoquot;; qu'elle conserve sa
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tUOE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;S77
virulence cent vlngl ot uno heures laquo;laus le vide ol cent quatre-vingt-dix-huit heures dans I'aoide carbonique k In möme tempörature; qu'elle laperden soixante-six heures par la dessiccation en presence de la potasse a SB0 et a I'air, tandis que, dans les monies conditions, ello la conserve cent sei/.o heures dans le vide. La luiniere agit promp-tement sur la virulence rabique, qui peul 6tre dötruito (Celli) en quatorze heures a ;!U0-;i;ia. Les himles pressions l'influencenl neu, meine apres im söjour de soixante heures dans l'air comprimö a sept mi huit atmosphöres (Celli) et de vingt-quatre heures dans l'acide carbonique comprimö a soixante atmospheres (Nocard ei Roux).
Enfln, laglycörine neutre permet (Uoux) de conserver im temps assez long In matiöre rabique avec sa virulence. Des bulbes de lapins rnbiques, gardes ainsi pendant quatre semaines, donnenl la rage corame s'ils ötaient frais; toutefois, ce rösultat ne s'obtient qu'autant que la tempörature est basse; avec unetempörature ölevöe, la virulence ne se conserve pas si longtemps, la moelle rabique, immergöe dans le bouillon glycerine, s'al'l'aiblissant comme celle gard6e a l'air, par la chaleur (Protopopoff). Les antiseptiques chimiques, qui semblent les plus actifs, soul: l'iode, l'eau iodöe, l'acide citrique ö.6p. 100(Galtier); l'essence de töröbenthine (Fol) ; les corps gras (Galtier); le brome (Gallier); le chlore, l'acide sulfureux, le permanganate de potasse et l'eucalyptol (Szilaggi); la cröoline, le jus de citron, l'acide chlorhy-drique, l'acide salicylique, l'acide sulfurique, le sulfate de zinc, le sulfate de cuivre, etc. (De Blasi et Travail); le sublimd, etc. (Celli). L'acide phönique, le nitrate d'argent et les solutions alcooliques äl.'iquot;, voire meine ii ci.quot;i0, seraient de mauvais antiseptiques pour le virus rabique. L'alcool, tout en attönuant progressivement la matiöre nerveuse rabique, lui pennet de conserver im temps plus ou moius long sa virulence.
En resume, le virus rabique peul se conserver im lemps variable dans les cadavres et en dehors des cadavres; il peul rester actif dans les eaux et dans les cadavres onfouis pcndaul plusieurs semaines; il craint la dessiccation, surtoutquand il est en couche minco; il ne resisie pas lt;'i mie tempörature relativement peu elevee; mais ii supporte bien le froid; il craint la lumiöre; l'oxygöne de l'air, la tempörature et la dessiccation sont des facteurs d'altönuation et du störilisation; il est störilisö par de nombreux agents chimiques, par les corps gras, par l'iode, le brome, le chlore, les aeides, certaines essences, etc.
La resistance du eontage rabique, la longueur et la variabilitö de la periode d'incubation, qui implique une proliferation dans l'organismo avant reclosiou de la maladie, laissent croire ou forcent ii penser que la virulence est duoä des germes. Le mode d'aetion du virus semble bien elre tel ipie l'olli et d'aulres l'avaienl supposö, La maticre iltiposöe dans la morsure contient des germes, qui se developpent dans
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S78nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES CONTAGIEUSES BACTERIENNES.
l'organisrae, l'envahissent et se locolisent prinoipalement dans Ics cuntres nerveux, surlosquels Us agissent par les substances toxiqucs iju'ils secrötonl, ((Jaltiur, Anrepp, de Hlasi et Russo-Travali).
Modes de transmission de la rage. — Frequence de la maladie ä, la suite des morsures. — Che/ les divers animaux, coinnu' chez riiomiue, la rage (,'sl toujours le i'esullal d'une conta­mination par morsure, qui realise I'inoculation, ou par löchement et imprögnation de have rabique d'une surface absorbante, lolle qu'une excoriation, une örailiure, une plaie quelconque. L'homme recoil ordinalrement le gerine rabique par la morsure d'un chien, d'un cbat, d'un loup, enragös, et quelquefois par le lechement de l'animal hydro­phobe sur1 uue region oö setrouve une plaie; c'est ainsi en effet qu'on la vu devenir enrage pour avoir ötö löchö surunepartie exeoriöe, sur une dartre des lövres, parun chien hydrophobe. L'animal enrage peul aussi transmettre la maladle en 6gratignant avec ses grilles souillöes de bave; enfln, on a observö des cas de transmission chez l'homme, ii la suite d'inoculations qu'il s'ötait faites (meme avec le contenu slomacal), en pratiquant des autopsies d'animaux enrages. Les animanx sont ordinalrement, on pent ineme dire presque toujours, contaminös par des morsures qu'ils reeoivent d'autres animanx enrages; le leche­ment pent aussi, ehe/, eux comme chez l'homme, avoir pour rösultal d'imprögner de virus une surface absorbante. II fautdonc, pour (jn'il y ail transmission de la rage, que le virus soil mis en contact avec des tissus absorbants, tels que colui d'une plaie, d'une morsure, d'une surface denudec; cependant Bourrel pense que le simple leehement des parties denndees cl'6piderme donne raremont la rage; il faul une morsure, une plaie, une piqnre, une eraillnre, car la i)eau intacte de l'homme et des animaux ne se pröte pas ii la pönötration du virus.
Le contage rabique n'entrant i)as en suspension dans l'air, le malade ne degageant piis de germosavec l'air qu'il expire, et cenx qu'ilrejelle dans le monde exterienr avec la bave restant lixes aux corps qu'elle snnilie, la mahulie ne peiit guere se propager par riutcrmediaire de ralmospluire; mais l'inhalation de particules imprcgmJes de mauere virulente serait dangereuse, ainsi que ccla a ete neltement demontre [Galtier). Lamuqueuse respiratoire ost bien peu exposäe ä recevoir du vims rabique; et c'est fortheureux, parce qu'elle estbien mieux apte #9632;\ l'absorber (pie la muqueuse digestive. En effet, apres de nombreux essais de contamination par pulverisation on injection de matü're rabique dans le ne/ el dans latraebee, je suis arrive ä considerer ce mode de transmission expinimentalc comme tres sör. J'ai de la Sorte transmis la rage au cobaye, au lapin et au mouton. Le lapin supporte generalemenl bien, sans sV'broner, l'injection nasale, (juand on laisse totnber goulte a goulte la mutiere virulente dans les cavites du ne/, la
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löte du sujcl ölant inaintenuo vciiversi'e. Los la[)iiis ainsi traitöa dcvicnnent enragös, dans la proportion do ouzo sur quinzo, avec des incubations relativemont courtss, variant de se[)l a vingt-deux el viii^'i-liuit jours,
Quoique certains fails, plus ou inoiiis bien obsorvös, penneUenl de soupQonner quo l'absorption du virus rabique peut avoir lieu a la surface do la muqueuse digestive, les observations et les expöriencos les plus nombreuses ötablissenl que I'ingestion en ost gönöralement sans suites fö-cheuses, Pourtantilaötödömontrö (Galtier) que la trans­mission do la maladie par Ingestion, quoique trös rare, n'est point impossible ; que l'absorption du virus mis en contact avec la muqueuse digestive, bienqu'ayanl lieu tori rarement, peul s'effectuerquelquefois, [irobablement lorsque, dans la bouche, dans le pharynx ou ailleurs, existent des plaies, des Assures, des excoriations. La rage a ete obtenue parl'uis (Galtier) sur le lapin, a lasuite de I'ingestion d'ömulsions mbiques, et a lasuite du badigeonnage de lamuqueuse buccale. D'autre part, une rage authentique aurait 6tö donnöe aun lapin et a un rat (Bujwid), en lour servant de la matiere nerveuse rabique. Toutefois, ['absorption dans l'estomac et l'intestin semble pen dredouter, le sue gaslrlque störilisanl assez prompteraeni le virus (Virschikowski). Ces it ,-ullals sufflsent, semble-l-il, pour inspirer la prudence. Incontes-tablement, tout le monde est d'accord , quand il s'agil de prosrrire l'usage d'aliments ou de boissons qui peuvent avoir ötö infeetös de matiöre rabique; et c'cst avec, raison qu'on considöro commesuspects les animaux qui ont innere des substances virulentes ei qu'on exige la disinfection des objets, qui ont ele souillös par la bave des animaux enrages. Mais que faudra-t-il döcider, quand il s'agira de personnes qui auront ingörö ou qui auront seulement introduit dans la bouche des matiöros virulentes ou des objets iiupregiK's de bave rabique Fraudra-t-il on pareil cas les engager a sesoumettre au trai leinent? On s'inspirera des circonslances, pour faire la reponse ; on tiemlra compte de l'ötat de la muqueuse; mais sera-t-on bien assure de sou intögritö, et ne concevra-t-on pas quel-que inquietude si on n'a [las conseillö le traitement antirabique. J'ai connu cette inquietude jadis, et j'ai pris le parti de conseiller le traitement,
1! resulte de nombreuses reeherebes (Galtier) faites(1890) en vue de döterminer si la conjonetive est ou nun susceptible d'absorber le virus rabique: que cette membrane 1 'absorbe moina srtrementqne la muqueuse respiratoire; ipie les sujets d'expörience i)euvent devenir enrages dans la proportion de 1 a '.\ sur 10, quand on so borne ä faire coaler goulto a goutte, sous les paupieres b'gei'oment suulevöes, une emulsion viru­lente tres riebe ; que la proportion des enrages peuletre douhli'c, quand on lose la conjunctive; qu'il pent done elre dangereux de se fruiter
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avec Irs doigts souillös et de recevoir dans l'oail dos projections de galive i'abique oude touto autro mallöre virulente, bion quo losrösultats positifs olilenus dans les oxpöriences l'aient ete avec des doses boan-coup plus Inrtcs ([uc cellos qu'on estoxposö ö, recevoir dans les circons-lances ovdinaires. II a ötö reeonnn d'autre pari (Gonte) que le contact pi'oloiig'ii de la matiere viiailente aeeruil. les chanees d'absurpliuii par la eun Jone! ive.
Depuis longtemps j'ai appris a appröcierla valeur prösorvatricQ de la teinture d'lode; je l'ai expörimcntöe souvent, et j'ai invariablement constatö ses bons offets, quand eile ötait employöe bätivement sur des morsureset sur dos plaios d'inoculation. Je liens ä appeler l'attention snr le parti qu'on peul tirer do l'iodo, dans la prophylaxio de la rage, quand le vims a ötö introduil dans rccil, dans le nez, ou dans la beuche. Se gargariser avec de l'eau lodöe ä saturation, en aspirer par lo ne/, en haigner I'ceil, voilä coque je conseillc d'autanl plus volontiers que cette pratique est couranto dans mon laboratoire, One de fois il m'est arrive de recevoir dans l'ojil des produits rabiqucs ! lüi pareil eas, je ni'diipresse, tonle all'aire cessanli', de balgner l'oeil alteint dans l'oau iodöe et je n'y penso plus. Mes aides et le garden de laboratoire siuil traitös de meine a l'occasion, Je leur instille de l'eau iodöe sous les paupiöres, comme je le lais pour moi et comme je l'ai pratique snr des sujets d'expörience quo je voulais pröserver. Ce moyen est söi'ement bon, ii la condition d'ötre employö de suite. 11 a invariable­ment pröservö les animaux sur l'ieil desquels il a ötö appliquö dans les dix minutes qui ont suivi l'instillation du virus. Les yeux des animaux ainsi traitös, eeux des personnes auxquellos j'ai appliquö ce moyen, et les miens, qui en ont ossuyd plus de vingt fois l'etnploi, n'ont Jamals paru se ressentir döfavorablement do son ail ion. On pent done y recourir sans craintc ; il n'est pas dangereux el il est efflcace, pourvn qu'il soil employödo suite. Jo pense que, moyennant ce Iraite-nieiil mis en pratiquerapidement, on peul se dispenser de se soumellre ä toute aulre mödication antirabique. Mais que faudrait-il conseiller a la personm;, ipii aurail recn de la have dans l'ieil on tout auhe pro-iluil rabique, el qui n'aurail eu recours ii aucun lavage antivirulont, on qui aurail sulii mi lavage tardif? Pour moi, il n'y a pas d'hösitation a conserver; le depul du virus sur la conjonctive est pour le moins aussi dangereux qu'uiie morsure a Iravers les velemenls; il y a done lieu, no fCil-co que pour dögagcr sa responsabilitö, de conseiller en pareil eas le traitement Pasteur.
La muqueusointacte des voics gönito-urinaircs absorbo raremenl lo virus rabique, si j'en jugo par mes experiences sur les femelles, J'ai, dans ime vinglaiue d'es-ais, röussi Irois fois a Irausinellre la rage, eu injectanl du virus dans le vagin, ou en l'y Introduisant avec une öponge; et, iei encore, les doses employees elaienl bion superieures a celles (pie
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la imiqueuso cst exposöe u recevoir dans la pratique. Lc rapprochement des sexes est bien pou dangereux a co point do vue, car, tant qu'il a lieu, la rage n'est igt;as encore tres avancee gönöralomeilt, et les produits des organes gönitaux ne semblenl pasvlrulents.Toutefois, on peut forl bien concevoir qu'un chien enrngö transmette la maladie a sa femelle soit en la löchant, soil en s'accouplant avec eile, aprös s'ötre IitIit le [lenis corameles chiens enrages out de la tendance ä le faire audöbut de la rage. Quanta l'espöce humaine, olle aussi est exposöe parfois ä contracter la rage, ii In suite d'une absorption de virus par lit muqueuse gönito-urinaire, autrement qu'ö. la suite de rupports sexuels, A.ssez souvent, au döbul de la rage, le ohien devient plus caressanlet loche plus volontierslespersonnesconnuesdelui; on peut mönafiajouter qu'il devient plus döpravö. II y a du danger ä subir s@s löchetnents, surtoul s'ilsportent sur des parties excoriecs, surcertaines muqueuses, etc. Que conseiller a une personne qui aurail subi ees
löchemen ts?J'aiöt6consult6plu8ieursfoi8äproposdecas de ce genre; des personnes, qui avaient subi les löchements de leur chien enrage, sur la muqueuse gdnito-urinaire, dösiraient savoir si elles devaient sc sou-raettre au traitement Pasteur. Aprös avoir recueilli de leur bouche tous les renseignements, qui nie semblaient utilos pour me prononcer, je leur insinuai qu'elles n'avaient rien ä redouter, parce que, m'avaient-elles dit, elles n'avaient aucune lösion, aucune excoriation, et parce qu'elles s'etaieut lavdes aussitöt aprfes. Mais, si les conditions eussenl etö tout aulres, si des soins do proprete eussent fait döfaut, si on eöl ötö moins afflrmatif sur l'intögritö de 1 a muqueuse qui avait etc löchöe, je n'auraispas hösitöä conseiller le Iraitement antirabique.
En rösumö, la contagion rabique semble s'effectuer a pen prös exclu-sivement par inoculation, par morsure on impregnation d'une surface nbsorbante; et l'imprögnation a lieu, quand les rabiques lecheut une partie excoriee, blessöo, (h'nudee, etc.; eile pent egalemeut avoir lieu, quand mi corps quelconque, solide ou liquide, imprögnö ou melange de virus, esl mis en contact avec des lissus absorbants.Constantin James a relate un cas de rage ainsi contractee par une personne qui se ser-vail de la meine eponge pour sa toilette et celle de son chien.
Ce sent les carnivores, les chiens surtout, qui presentcnt le plus souvent la rage ct qui la transmettent. Les herbivores penvent parfois transraettre la maladie en mordant ou en souillantde lern- have des surfaces exeoriöes. S'il est vrai que la Iransmission de la rage a lieu presque toujonrs par morsnre, il fant bien reeonnailre qu'il y a, a ce point de sue, morsures et morsures; que celles qui soul, faites par les carnivores enrages soul plus dungereusesque celles des herbivores; que les uncs sout do veritables inoculations souvent profondes, tandis que les autres, rares d'aillenrs, produisent plutötdes contusions ou des plaies contuses moins aptes a labsorption ; (pie celles du cheval sonl
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phis dangerouses q\ie colles des mminants; que toutes les movBures taites par des carnivores ou autros unimaiix enragös ne sont pas fatalement suivies de rage, q\ que la tröquence do la maladie, a la suite do ccs Inoculations, varie suivanl I'animal mordeur, suivant le siege et la profondeur do la tnorsure, suivant la qualitö et la richesse du vims, suivanl les soins consöcutifs, etc. Parrai les carnivores enrages, les chatsetles loupsfont des morsuresplusdangereuses que leschiens. Tandia que lechien se borne souvonl a tnordre les parties lt;ln corps. qui soul lo plus facilement a sa portöe, le loup esl pins furieux, pins Coroco, il s'altaque surtout a la töte, au visage, au con, aux parties döcouvertes, il s'acharne avec frönßsie; il tail des morsures nom-brouses, profondes et ötenclues; il dilacere les lissus, atteint et brise parfois les os, occasionne des dölabrements oonsidörablos, imprögnant de sa have virulente les nombreuses blessures qu'il fait, ei donl cer-laines peuvent Intöresser des nerfs, des glandes, des ganglions, voire ineine le cerveau; en sorte que, non seulement il transmel a ses victiines une plus grande quantitö de virus que le chien, mais il l'inocule plus profondöraenl et souvenl dans des tissus qui se prötenl mieux äsen absorption et ä sn pullulation. D'ailleurs, il peut arriver que le virus rabique, en passant dans l'organisme du loup ou dans celui de certains chiens, qui se rapprochent le plus de lui, on dans celuidu chat, y trouve un terrain des plus propices o1 y devienne plus actif.En touscas les Tails dömonIrent: que la duröe d incubation de la rage humaine par morsures de loups enragös esl souvenl tres courte, beaueoup plus courte que celle de la rage par morsures de chiens; que la luorlalile iila suite des morsures par loup enrage esl, considerable, si on la compare aux effets des morsures du chien (Pasteur).
Cependant, c'esl presque toujours le chien qui propage la rage, en la transmeltanl aux animaux el. a I'homme, parce que le nombre des auimanx de respece canine est considorahle, parce quo de nom-breux chiens vagabondenl souvenl, et s'exposent a se faire mordre. D'ailleurs, le chien enrage ayanl, ordinairemenl une tendance iiiar(|uee a s'echapper, ce soul ordinairement les chiens libres dans les rues ou dans les champs qui sont mordus; et e'est ordinairemenl, un chien elranger, 1111 chien errant, qui apporle la rage dans une loealite. On a, du reste note (pie les morsures rabiques et les cas de rage sont en rap­port aver l'accroissement de la population canine, avec le non-musel-lement, aveo I'augmentation du nombre des chiens errants libres de loule entrave, avec l'inapplication des mesures pröventiveset sanitaires.
Quoi qu'il en soil, etmalgrö lafröquencerelative des morsures rabi­ques, la rage ne se inontrc pas, il s'en faut hieu, dans tousles cas, soil parce que la bave est un produit virulent impur et inconstant, soit que le virus aitele arrete par les vetements de riidiniiK' ou par les polls des animaux, soit qu'il n'ait pas ide ahsorlie, soil (pi'il u'ait pasete ino-
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ritlr on süffisante qutmtitö ou qu'il ait fait döfaut dans certaines ino­culations. 11 y abO, 00, to, so, 00 chances de non-inoculation sur 100 morsures. En Sorte qu'il y a ordinairement plus de morsures infruc-tueusesque de morsuressuiviosd'inoculationpositive et derapparitiori do la rage. Qu'on los envisage chcz l'homme ou choz les animaux, los
.....rsures rabiques los plus dangereuses, toutes choses ölant sect;galos
d'ailleurs, sont: celles qui ont portö sur des parties dönudöes, döcou-vertes, privöes de polls (mains, cou, visage, beul du nez ehe/, los animaux); celles qui onl pen saignö (celles qui ont ele faites par un animal qui vient d'öpuiser sen virus momentanöment en faisant de nombrouses victimes, sont moins dangereuses); et surtoul celles qui sonl multiples, ötendues, profondes et accompagnöes du döpöl d'une forte ilnse de virus; celles qui ue soutsuivies d'aucun sein, qui neson! ni lavei's, ni eaulerisees. Les veteiuciils, les poils, la toison, peuvent essuyer la dent inoculatrice et retenir le virus : l'hömorragie peut l'entralner; les morsures röltöröes l'öpuisent moraentanömonl; la cau­terisation ininiediato le delrnil.
En resume, les morsures les plus graves sont: celles dos carni-vores; celles qui sont ötenduos, profondes,multiples, celles qui ontötö faites sur des parties dönudöes, sur le visage et sur les mains chez l'homme, ä la face, aux levres, aux naseaux ehe/, les animaux ; celles qui onl inoculü un virusabondanl et actif; celles qui n'oni 6t6 lobjel d'aucunsoin, etc, D'ailleurs, lenombre, la forme, le siege des morsures, In quauliie ei, la qualitö de la mallere deposee, influent uou seulement sur le döveloppement du la rage, mais aussi sur sa gravitö, sur la rapi-ilil(; de son övolution, ainsi que sur la resistanco d(.'s mordus a l'action pröservatrice de la vaccination. Les dangers de l'inoculationse trouvent considörablement allenues, quandles morsures onl ele faites a travers les veteuienls, sur des regions couvertes de longs poils, etc. Ainsi, chez l'homme, les morsures sur les parties couvertes sonl les moins graves; ainsi les morsures sont. moins graves sur les animaux, quand elles ont ete l'ailes sur um; region couverte de poils longs et öpais, d'une toison abondante, etc.
II est difficile d'ötablirune proportionnalitö exaete entre le nombre des ras de rage hien avöröe et le uomlire des personnes ou des ani­maux mordus; en effet, outre que certains ens de rage peuvent passer iuapereiisou elre lueeonuus, ä cause de l'elat latent OUmal earaeterisc de raffoction, outre que l'on apris assez souvent pour de la rage ce qui n'en elait pas, il y a encore tuen d'autres causes d'erreur dans les statistiques dressöes do divers coles: e'est en premier lieu I'ignorance en quelque sorte forcöe du norabre lies morsures au moins chcz les animaux ; e'est en second lieu l'habitude d'abullre les carnivores suspects; e'esl euliu lacroyance ii des morsures rabiques, ([uand il peul ne s'agir que de morsures ordinairea, Aussi ne possede-t-on que des
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donnöos vagues et ii peine pi'obables on co qui concerne lo nombve do personnesdevenuesonragöes ä la suite demorsures.Avantletraitenaont Pasteur, la mortalitö par rage ehe/, los personnes mordues aurail ötö tanli'il de mir sur doux etmeme de liuit äneul' surdix(morsures de loup enragö), de une ä deux sur vingt, sur trente (morsures de chien onragö), (IceliMixascpIsurluiil (morsuresau visage),tantötpeuölevöe, (morsures surrögions couvertes, morsures cautörisöes) et lantöt elcvee pouvanl aller jusqu'ft 10,15,20, HO, 40pour iOÜ (morsures non cautörisöes, ruor-sure8si6geantsurlevisageoulesmains).Chezle chien la transmission de la rage, a la suite de morsures rabiques, seraitdans les proportions de 1/3, i/,quot;., 1/8, 1/2, 3/10; eile serait de 1/4, de 1/3 et möme au-delö parfois ehe/, les bovins et, ehe/, les ovins, etc.; ona vu meine la totalite ou la presque totalitö des mordus devenir parfois enrages, quand les morsures elaient multiples, quand olles siegaienl au bout du ne/., aus levres. Quoi qu'il en suit, il y a lieu de croire quo les statistiques aecusent gönöralement une proportion trop ölevöo de cas de rage relativement au nombro des morsures, car on ignore trop souvent le nombre des mordus.
Modes de transmission experimentale. Leur Influenoe surla forme et la rapidite de lamaladie. - Dans les expöriences entreprises sur la transmission de la rage, on s'est servi de divers produits et on les a inoculös par divers proeödös. On o eu employö la have rahiipie, ([ui esl un melange impur, capable d'oecasionner des accidents mortels autrea quo la rage ; le meilleur est d'employer la malirre du bulbe. On a transniis la rage, en faisaul. mordro lessujels d'expörience par des ehieus enrages, eninoculanl le virus par piqöres, par injection hypodermique ou intra-söreuse, par injection intra-musculaire, par injection intra-veineuse, par injection intra-oculaire, par injection iid.i'a.-eranienne et par injection inl ia-neneuse.
Quand on fail mordre les sujels d'experienee. en les prösentant ä no chien enrage qu'on excite, les morsures adminislröes sont ordinaire-ment nombreuses; ellessont rarement inefflcaccs, ct la ragese montre ordinairement plus vite qu'h la suite de morsures fades parleschiens enrages libres. En inoculanl le virus par piqAres ou scarifications, et en employant la have, on arrive it pen de (dieses pres aux meinem resultals qu'en faisant. mordre les animaux. L'inoculation parpiqiülres ou scarifications peul rendre des services, quand on n'a, pour la pra-tiquer, que des mätiöres impures, allerees, en voie de pulröfaction, telles quo la substance nerveuse d'un cadavre exhume aprös un enfouissement de plusieurs jours, ou des matiöres quelconquea altörees, etc. En les appliquant sur une surface convenablemenl [irepareo, on pent eviter les complications de nature septique, ot voir la rage so döclarer, si la matiöre employee avait consorvö quolquo viru­lence. Ce proeede m'a rendu mainlesfois des servicesröels; il eonvienl
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ilu li; conserver, tout en le rösorvant pourles cas qui viennent d'ötre spucilii'S. On prondm plusicurs sujelsd'exporienco et de pröförence des cobayes, car I'inoculation intra-cutanöe ne donne pas sürement In rage ehe/, lous les inoculös, A la suite de ce mode d'inoculation, lamaladie övoluo comme a la suite d'une morsure, tantöt avec la forme agitöe et lantöl avec la forme paralylupie.
L'injection soue-cutanöe a'est pas non plus un moyen stir de faire dövelopper larage,alors meine qu'elle est pratiquöe avec du virus pur, Elle peul öchouerchez lecobayeet le lapin; olle öchoue surtoui ehe/ le chien (Galtier, Institut Pasteur, Helman) chezlemouton etchezla chevre (Galtier); eile eehouo rarement chez le lapin, parce que, a cause de la dölicatosse de son tissu, on lese ordinairement, en la pratiquant. Ig muscle cutanö (Helman). D'ailleurs, l'injection intra-musculaire eonstitue un procode d'inoculation plus sör, ehe/, le chien, chez le cohaye, el surtout chez le lapin (Helman), L'injection inlra-nerveuse permet d'obtenir a pen pres invariablement la maladie (Galtier, Di Vestea et Zagari,Bardach, de Blasi etTravali.,.), L'injection dans los söreuses, sans etre im proeödö sür, permet d'obtenir la rage, comme l'injection sous-cutanöe (Galtier, Di Vestea et Zagari),
L'injection intra-veineuse, qui a pennis de constater qu'on pouvait immuniser l'organisme et prövenir les effets des morsures rabiques döjäroQues, aeteetudiee parmoi des JSS(l-8l (Galtier ..l'ai, le premier, dömonlrö, de la l'aeon la plus pöremptoire, l'innocuitö des injections intra-veineuses de virus rabique, chez les herbivores, ainsi quo lour action immunisante, Mes conclusions ont ele trouvees irröprochablelaquo; nieiil exaetes dans la suite par Nocard et Roux (1887), qui ont röpötö mes experiences et sont arrives aux memes resultals. Toutefois, chez le chien et le lapin, les resiiltats sont dillerenls; l'injection intra-vei­neuse pent donner la rage, comme l'injection sous-cutanöe; et les sujets, qui la supportent, n'acquiörenl pas gönöralemeni l'immunitö,
Pasteur et Roux ont, tout en diminuant et rögularisant la duree di^ l'incubation, rendu la transmission söre, en inoculanl directement dans l'arachnotde, üila surface du cerveau, apres la trepanation. 11 laut se servir de la inatiere du bulbe, qu'on prepare, en römnlsionnant dans de l'eau distillee störilisöe, 0U dans du bouillon sterilise. On anes-Ihesie l'amimal par inhalation de chlorofonne OU par une injection intra-veineuse de chloral, ou bien on se contente de le lixer sur un appareil de contention; on incise la peau du eräne au niveaii de la ligne mediane. apres avoir coupe les polls et lave la surface avec une solution antiseptique; on met a nn la fosse temporale, en decollanl le muscle sur une (Uendue de ^i ii 'lt; centimetres; on se sect d'nn Irepan h couronne fine, on I'applique loin de la ligne imkliane, on releve la pointe cenlrale des que la couronne a trace son sillon; on enlevc une rondelle osseuse; puis on pique la dure-mere avec I'aiguille recourbee
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ou nun de la seringue Pravaz, qui contient lo virus, ot on pousse !lt;gt; contenu; enflnon lave la plate aveo une solution dösinfeetante et on auluro la peau, La rage su döclare, et la moil survienl rapidement, en onze n vingt jours chez le chion etclxez le mouton; o'est la forme furieuse qu'on obtienl lo plus ordinairoment,
L'injection dans la chambre anterieure do luiil (Gibier) est un des procödös d'inoculation les plus sürs; on pi'öpare la maliöro rabique pure comme pour l'injection intra-eränienne; on insensibilise Tcnil on taissant tombei*, sur la cornöo, Imil :i ili\ gouttos d'une solution de elilorhydrate de cocaünc ii I 20 ou h 1/40, et en maintenanl ensuite les paupi^res rapprochöes quelques instants; une Eois la cornöe devenue insensible, on la traverse aveo l'aiguille de la seringue chargöe de virus, et on pousse une ou deux gouttes d'ömulsion virulente dans la chambre antörieure.
Absorption du virus rabique, saduree- Quelles voles suit le virus rabique pour aller de la morsure aux centres nerveux. — IV'posi' par morsure, piqüre, blessure quelconque, par löcheraent #9632; in impregnation d'une surface absorbante, lo virus rabique peul riiv absorbs riipidemcnt. Dans do nouiljrcux ens, ou a pu voir la rage SO declarer, sur des persouues ou des auiniiuix, malgrö une sßrieuse cnii-Lörisation faite plus ou moins rapldement, quelques lieurcs, une lieure, quelques minutes aprös la morsure, soil avec le for rouge, soil avec un caustique chimique. Des experiences ile.j'1 anciennes (Renault) ten-draient amp; prouverque l'absorption des virus peut avoir lieu en cinq, dix minutes. II rösulte de recherches Eaites (Galtier) en vue d'appröcier la rapiditö d'absorption du virus rabique: que l'amputation de l'oreille inoeuliM', ou une cauterisation profonde, n'empöche pas, dans In pluparl des eas, le drveloppeiueul de la rage, quand l'opöration a el,e pratiquöe vingl minutes apres I'inoculation; que, cependant, I'opd-ration pratiquöe trente, quarante, cinquante, soixante minutes apres I'inoculation, peul. parfois empöchor l'öclosion de la rage. On aurait, d'autre pari (Helman), vn iles eliicnset des lapius etdiapper ii la rage, quand, ayant ötö inoculös ä la pointc de la queue, on leur amputait I'organe douze heures apr^s. Enfln il aurail M reconnu (Hahes ei Talasescu): que, le vims nyant ötö inoculö dans uu nerf, la section d'un ccntimötre, pratiquee au bout de quelques minutes, n'empdche pas le d6veloppement de la rage; que la cauterisation au fer rouge. ou avec nuaeide toft,pratiquee au lgt;oiil de cinq minutes, ne garantil pas toujours contre I'edosion do la maladie, quand il s'agit de plaios d'inoculation profondes; que nöanmoins la cauterisation, pratiquee dans les trente minutes qui suiventla, morsure, petit preserver la moitie des sujels, qui sans eile, fussenl deveims enrages; que rinjoction de teinture d'iode autour de la pkie est ii recommander comme pouvant arreler ou atleuuer I'infection.'Lo virus, iulroduit dans la ehambre
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;iutei'iouro de l'cei^adiffusö, au delii duglobo ooulaire, on vingt-quatro a trcntu hcures (Bombiooi). Dans cortains cas, lo virus Inoculd par morsure est dötruit sm- place, grace ii la deleiise de l'organismo et ä la pullulation de microbes ötrangers.
Quelles voies suit le virus rabique pour aller de la morsure aux ceatres aerveux? En I87!i, Dubouö, s'inspiranl de ce qu'on savait ö cette epoque, avait ueltement elabli par le raisounement, que le virus de la rage devait avoir pour siege principal les centres nerveux et les nerfs, et qu'il devait so propager, de la morsure aux (-(üilres nerveux, en cheminant le long des llbres nerveuses. II est aujourd'lxui dömontrö, par Texperiencc, que le virus rabique gagne en eilet les centres nerveux eil suivant les nerl's; mais il est non moins döinonlre quo son absorption peul se faire autrement, soil par les vaisseaux sanguins ou lymphatiques.
II est incontestable que le virus de la rage peul envahir les centres nerveux par l'intermediaire du sang : ainsi que ccla resulte des cas de transmission intra-utörine, qu'on a relates; ainsi (pie le prouvent les faits de rage obtenus, ehe/, le lapiu el die/ le diiea, par ['injection intra-veineuse; ainsi que l'etablissenl. egalement les falls de trans­mission, obtenus ö la suite de l'injection intra-söreuse, le virus elanl, iilors absorbe et transportö par la voie lymphatlque. II est d'ailleurs also de prevenir l'objeetion, qu'on pourrait soiilever, on disant que, dans ces operations, quelque nerf a 6tö Interesse; en effet, Pasteur, ayaut, a diverses reprises, inoculö le virus rabique dans une veine de l'oreille du lapin, (mis ayaut aussitöt coupe l'oreille a l'aide du lliermo-eautere au-dessous de la piqüre, n'en a pas moins vu 1 a rage gt;i' declarer. On lie saurait ici pretendre que le virus n evolue sur place ou qu'il a pris la voie nerveuse pour envahir l'organisme.
Deux voies peuvent done servir au transport du virus et lui per-inellrc de se rendre de la morsure aux centres nerveux: celle de la circulation et celle des nerfs. C'est la premiere qui semblo la moins sure; et, ehe/, certaines especes, eile paratl meme tout a fait insiü'li-sante, ainsi que l'ont elabli mes experiences sur ['injection intra-veineuse chez les animaux herbivores, dual le sang parait detruire le virus rabique, qui y est iutroduit, ou doul les vaisseaux tie le laissent [las extravaser. Quand le virus est apportö aux centres nerveux par le sang, et doit provoquer la rage, il pent se localiser d'aliorddans tolle ou tolle portion de Taxe cerehro-spinal, et la ferine de la inaladie peul varior suivant le siege do celte localisation, etre furicuse ou paralytique, etc.
11 est bien elabli que le virus rabique peul se propager, de la partio mordue ou inoculee vers les centres nerveux, en suivant les nerl's conlaminos; qu'il se eultive dans les centres nerveux, une fois qu'il y est arrive, et qu'il peul ensuite se propager dans une direction cen-
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triftige a travcrs los ncrl's. L'observation clinique ot l'expörimontation ont d^montrö le bien fondö de cos conclusions. Ainsi, on a constatö tjuo la duroc do I'incubation ost genoraloinont, et toutcs clioses ogalos d'ailleurs, en rapport avec la distance qui sdpare le point inocule des centres nerveux, qu'elle esl [ilus courte quand la morsure sii-ge sur tine rögion plus rapprochöe dos centres, et qu'elle est plus longue lorsque I'inoculation a intercsso un nerf ii long trajel. Ainsi, les domim-geaisons, le prurit, la douleur ou l'insensibilitö, qu'on observe, dans beaucoup de cas, sur la region mordue, ainsi l'6closion d'une rage furiouse A la suite des morsures de la leleou des membres supörieurs, et d'une rage paralytique it la suite des morsures des membres inleriours, indiquent bien lt;|iie le virus a cliemine a travcrs les ncrl's de la region mordue ou inoculöe : et d'ailleurs il est aisöde reproduire, pour ainsi dire a volontö, l'une ou 1'anire forme par l'expörimentation, la forme paralytique on inoculanl le vims dans mi nerf sciatique, et la forme furieuso en I'inoculant dans un nerf de la löte ou des membres antörieurs. Une preuve en favour de la thöorie du chemi-nement du virus a travers los nerfs so tire encore do la plus grande frequence de la rage ii la suite des morsures profondos.
L'expörimentation tömoigne, ii son tour, eu faveur de cette Iböorie. On a pn oonslater la virulence dans los nerfs de la rögion mordue, a un moment oil olio n'exislail pas dans los untres; on a reconnu (Roux) (ju'ii In suite do I'inoculation par Lröpanation l'axe cöröbro-spinal s'infecte par ötapes successives, et que le vims, aprös s'ötro eultivö dans les centres, se röpand dans les nerfs; on a ötabli que le vims, inoculö dans un nerf, so cultive ordinairement, d'abord dans la partio do la moello oti aboutil le nerf, aprös s'ötre eultivö toutefois dans sa propre snlislance. On a pu (Di Vestea et Zagari) limiter l'envahis-seniont du syslonio nerveux, en scelionnant la moelle; on a pu par oxemple, en inoculanl le vims dans un nerf sciatique, en sectionnant aussilöl la moelle en avant des lombes el empöchanl lo contact des abouts an moven d'uu pansement antiscptique, limiter la virulence ii la partie införieure de la moelle. On a obtenu (id., id.) une rage carac-lerisoe d'aliord par des troubles rospiratoires, circulatoires el digestifs, ou inoculanl le virus dans lo pneiimo-gastrique, au niveau du odii; on a constatö [id., id.) quo si, aprös avoir inoculö le nerf sciatique, on le ssetionne au-dessus du point lösö, la maladie öclate aprös une incubation plus longue. l-e virus progressant le long des ncrl's, on so cultivant dans lour substance, ou en cheminant dans le conrant Ivmpliatiqiie qni entoure la fibre, il est aise de snivrc sa inarclie el de eomproiidre la filiation et la succession des synipli'inies. Soil un lupin inocnlo dans le nerf scialiqne OU une personne mordue a, la jamlio : le virus rcmonte lo long du nerf, gagne la moelle sacro-lomliairc, determine une mvelito lomhaire, accompagnec de la dil'li-
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ailtij de In miction et de la döföoation, progresse eosuite le long de la moello, atteint la moello cervicale et le bulbe, et determine des phenomencs spino-bulbaires, gagne enfin le cerveau etprovoque du dölire; puis, au bout d'un certain temps, la substance nerveuse ötant nöcrosöe, surviennent la diminution de l'irpitabilitö röflexe et Irs paralysies, en commenQanl par les lombes, etc. Une lois arrive mix centres nerveux, et aprös s'y ötre cultivö, le virus se röpand, par les nei'l's pdriphöriques on par l'intermödiaire du sang, dans la salivo, ilans les glandes salivaires et dans les organes oü on le rencontre.
Quel que snit !(,#9632; bien fondö de la thöorie nerveuse, tout ne prouve pourtant pas en sa favour; et desfaits nombrcux, outre ccu\ döjä cites, lömoignent en favour de la thöorie sanguine. Ainsi, on a vu Koux le chien, inoculä ä la queue, prösenter tantöt la rage turieuse, comme a la suite d'une Inoculation a la töte, et tantul la rage paralytique. Ainsi, lirown-Sequard, ayantsectionnö les nerl's partantdela rögion inoculöe aussitöt aprös l'opöration, a vu les animaux devenir enrages quand meine, et le devenir plus rapidement que les teinoins.
En rrsüme, il est bien exact de dire que deux voies, celle de la circu­lation et celle des nerl's, peuvcnt servir au transport du virus rabiquo de la region mordue ou inoeulec vors les centres nerveux et des centres nerveux vers les organes. La morsure, eu intöressanl les vaisseaux, peut s'aecompagner du passage direel du virus dans la circulation, comme aussi eile peal röaliser une veritable inoculation intra on prri-nerveuse.
Incubation. — I,a ragene se declare qu'un certain temps aprösque son virus a de inoculö;des individus mordus ne deviennenl malades qu'un temps plus ou tnoins long aprös avoir ete contaminös. Laduröe de l'incubation esl Ires variable, suivant les espöees, suivantles indi­vidus, suivant le siöge el les earaeleres de la morsure, suivant le mode d'inoculation, la quantitö de virus inocnle, son energie, suivant Tage, la laille et le poids des sujets, et suivant diverses influences, qui agissent plus ou moins [puissamment sur l'organisme des individus mordus. A la suite d'une inoculation par morsure, il est impossible de prövoir quoi quoce soitsurla possibilitö lt;le I'apparition do la maladie et sur la dnrce de son incubation, qni pent osciller outre des limites de temps quelquefois extrömes.
Quoi qu'ilen soil, 11 est de remarque ordinaire que, parmidiverses vietimes monlues par lememe animal enrage, colics qui contraetenl la rage peuvent ne devenir malades que successivement, les unes dans 20 jours, les nutres dans 30,40, 00 jours et quelquefois memo au bout do quelqucs mois seulement. Parmi les Influences qui modilientla duröe do l'incubation,les unes l'abrögentmanifestement et d'autres la rendent plus longuo. La contrainte, les ömotions, tout oe qui surexcite et provoque la colerc ou les dösirs vönöriens, les excös, los öcarta de
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rögime, I'abus des plaisirs vönörions, lesveilles, los fatigues, los chan-gements brusques de tempörature, les troubles morbides, la tempö-rature ölevöe, lea frayeurs, U's impressions morales, semblent abröger la duröe de riiuuiliatioii; il en csl do memc du döfaut de taillo et de poids, du jeune ftgo etc, de l'önergie plus ou tnoins puissante du virus, du siöge et des eariicleres des moesures, du meide d'inOCU-lation et de la cpiantitö de vims absorböe.
Dans unemömeespöce, et pour un möme moded'inooulation, la duröe de 1'incubation vane suivani la quantity inoculöe, ou pour mieux dire suivanl laquo; les quantitös de virus qui arrivent au systöme aerveux sans diminution ui modification, gt;gt; Or, l'absorption d'une plus ou moins torte quiiutiie de virus lieiil umi seiilemeul au döpöt de cettequantitö,mais encore au siege et aux caraclöres des morsures. Les morsures les plus dangereuses, relics qui permettenl io mieux l'absorption, colles ä la suite desquelles l'incubationest, toutes choses egales d'ailleurs, la plus courte, son! celles qui ont ete fiutes sur le visage, sur des parties denudees, a la töte ou prös de la töte, eel les qui onl ete franchement inooulatrices, qui onl entamö la peau au Hon dela contusionher, celles qui ont pen saigne, etc. Los morsures du loup röalisent, avons-nous vu, la plupart do ees conditions; elles sont nombreuses, profondes, olles siögenl sur los parties (li'unulecs, (dies inoculent de grandes quantitös do virus,elles s'aecompagnent presquo toujours du döveloppement de le rage etla font apparattre aprös une incubation souvent plus courte que celle qu'on observe apres les morsures d'autres animaux. Chez l'homme, la duröe de la pöriode d'incubation est gönöralement plus courte au-dessous de vingl aus qu'au dela ; olle est ordinairement comprise entre sept, dix,quinze jours et quaranteou cinquante jours; eile peut aller ii soixante, soixante-dix, quatre-vingt, quatre-vingt-dix jours et quelquefois a trois, quatre, cinq, six, sept, hull mois, tres lai'emouta ueul', (li\, quinze, dix-huit et dix-neufmois. On a vu parfois dos incubations prolongöes, des incubations [de dix-neuf mois et de vingt-sepl mois sur des personnes qui avaient subi le traitemenl Pasteur. Ordinairement la rage apparalt pendant le second mois de la morsure; olle est rare au troisiöme mois, tres rare aprös le troisiöme, exceptionnello apres lo sixieiac mois.
Chez lechien, l'incubation rabique poul durer de quinze jours a un an, et peut-ötre au-dola ; il esl arrivö plus d'une fois que l'incubation a ete ii torl considöröe comrae ayant elo tres courte, parce que, la mor­sure Lnoculatrice ötant restöe ignoröo, on u'a tenu compte quo de celle que I'animal avail, roene alors qu'il ötait deja malade. Leplus souvent, la duröe de l'incubation est comprise entre 20, HO, 40, .quot;iö, 60 jours; la rage est rare apres le second mois,niais olle pout encore so montrer dans loll-, lo 4',lo #9632;gt;', le 6deg;, le 7quot;, lo.Squot;, le '.)0 otle \(V mois, bien que de moms eu moins probable h mesure qu'on s'ölolgne du 'Squot; mois; ou l'o
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vue apparaltre.trös exoeptionnellemont, liest vrai,pendant le 11quot; mois et mömo au boul (run an.
Chez le ohal, eile dure 2,3, 'lt; semaines, I, -2 mois.
L'incubation variedo möme beaueoup chez lea animauxsolipödes; eile peul durer de 18 joursti 14, 18 et äOraois; ordinairement, eile est di'.'50, 10,80, 60jours; cependant, 11 a'est pas rare qu'ello döpasse2et
#9632;'i.....is. On ;i eu vii im oheval, mordu aus lövrespar im chien rabique,
et cautörisö ii l'acide azotique cinq heuresaprös la tnorsure, devenir unragö si\ mois et demi aprös. On ;i vu trois chevaux sur cinq mordus devenir vabiqnes, l'un on Lil jours, le seconden 88jours, et le troisiöme bh lü.'l joiirs. On a, d'autre part, constatö des incubations do Si et de 134 jours; il semble done qu'une surveillance de 6 semaines est bien insufflsante.
Che/.les grands ruminants, eile est de 20,30, 10, 80, 60, 70 jours (on .i vn devenir raliiqne, an lionl de Q't jours, une vache, qui, ayant (He mordue a la lövrc par nn chien enragö, avail ötö cautörisöe prompte-menl : eile pent döpasser le troisiörae mois, et durer .quot;gt; ou 6 mois, at meine 9, !.quot;gt;, 20, 23 mois ; en moyenne, ello va do 20 a 60 jours.
Elle oscille entre 10 cl 40 jours chez les petits ruminants; eile peul durer jusqu'ä .'! mois, et m6me A ou .quot;gt; mois, maise'est tivs rare.
Che/, le pore, eile est de IS, 20, 30, et quelquefois 40, 80, ÖOjours ; idle penl ii'iHce (piu de (|U(d([iies jours, ou inerno döpasser 3 et 4 mois.
Chez le lapin ei le cobaye, eile est de .'i, 10, 18, 20, .'10, M) jours ou ineme plus. (Mi a ecpnidanl vn. exee|Hionnclleinenl, dos incubations plus longues, dos incubations de 2, ;i, 4, .quot;gt;, (i, 7, !S, !i mois et plus.
En rosnmr, trqis fois sue quatre, l'incubation ne döpasse pas le liOquot; jour, imMiie chez les animaux carnivores, solipödes, bovias, ainsi que chez riiomiuc.
IV. — Variation de l'intensiti!: uk la virulence. — Gonstatation de l'imml'.nitk. ...... Inogolations propuyuctiques.
Onsavail aiioiennenienl, d'une i'aron vague, quo la prddisposition a contracter la rage variaitsuivant les espöees, et qu'il eu ötait de mßrae de l'activitö du virus rabique. Mais l'immunisation, l'attönuation du virus rabique et la, vaccination prophyhudiqne n'onl, 6t(sect; dreouvertes i]u a parlir de 1881.
Decouverte de limmunite. Vaccination antirabique par injection intra-veineuse. — Dans des travaux successifs, j'ai etabli le premier, bien avant qu'il ue IVil question de la vaccination par le proeede Pasteurou aulres, que ^'mmtmiW centre la rage mortello pou-vail ötre eonleree, a la'rtains animaux, par nu proeedr [larticulier
d'inoculation. Jusque lö on avait ignore abaolument s'il eluit possible de donner l'eiat röfractaire vis-a-vis do la rage. Dös 18SI (j an vier et
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aoöt)i j'avais dömonlrö (jue los injections de virus rabique dans les veines du mouton ne font i)as apparattre la rage ist conlercnl l'iinmunitö, J'avais ainsi rsndu possible la vaccination, on prouvant i]ü'oii pouvaiti'ßellement donner l'ötalröfractaire. En 1886, misquot;, ISSH, j'appuyais mes conclusions antörieures par de nouvellos donnöes, obtenues en expörimentanl sur des moulons et des chövres, et en dömontrant que les injections faites aprös lo morsure un ['inoculation Mint prösei'vatricos. Lesrösultals, que j'avais annoncös des !S81, mil i'U'' a maintes reprises conflrmos par Nocard et Eloux, qui onl reconnu, comme moi, lt;iue ['injection intra-veineuse de virus rabique ne donne pas la rage au mouton ni a la chövreet leur conföre l'hnmunitö, memo aprös qu'ils ont ete infeetös, En outre, dlt;-'s essais falls sm1 les bötes bovineset sur les chevaux onl conflrmö l'innocuitö des injections intra-veineuses. En 1HS7, Nocard s'oxprimail de la fajon suivanto devant ['Acadömie de mödecine ; #9632;#9632; la döcouverte de M. Galtier o done une haute importance, non seulement au point de vuo scientiflque, mais encore au point de vue pratique. II esl permis d'esperer qu'elle con-duira prochainement ö, ['institution d'un moyen de traitement simple, pratique et effleace, permettant de sauver le plus grand nombre des animaux mordus. raquo;
D'aüleurs, ['injection intra-veineuse ne donne pas toujours la rage au chien ni an lapin. De pins, Pasteur, apivs avoir opposö a nies expö-riences, faites sur les moulons ei les chövres, celles qu'il avail tentöes sur des chiens et des [apins, a reconnu plus tard laquo; que toute mölhodo d'inoculation de la rage... donne [ieu quelquefois, souvent tnörae a im i'tal rofraetairc... raquo;. En outre, Protopopoll' demontrait; qu'on peul vacciner le chien, m6me contre les effets de ['inoculation par tröpa-nation, en iui injeclant une serie de virus graduös dans le tissu sous-cutanö ou dans iaveine; el d'autre part, floux, de ['Institut Pasteur, reconnaissail qu'on peul obtenir ce rösultat, non seulement en injeclant; pendanttroisjours des moelles de six, trois, un jour, mais meine au moyen d'une seule injection intra-veineuse de moelle de huil ou de onze jours, pourvu que la quantitö tnjectöe soit süffisante, ajoutanl toutefois que de cetto l'acou le rösultat n'est pus constant et qu'il le serail davantage si on faisaittrois, quatre injections successivesavec des virus gradues. En sortc (]uc rinjeclion intra-veineuse u'cst pas dangereuse pour le chien et peul parfaitemenl Iui donner ['immunitö, tout comme aux herbivores, quand eile esl faite avec un virus affaibli du avec des virus gradu6s (I). Quo devient apres celala refutation quo Pasteur avail cm faire, en opposaul ses experiences sur le chien a celles que j'avais faites, avail! tons, sur le muulon et la elievre ? Mes
conclusions out ele reconnues absolument vraies etexactes, tandis qu'il
(I) L'injecllon dans t,-i enrotide donne la rage, tandis que I'tnjecllon dans I'artire crurale sc comportc coinma.rinjection Intra-volneuse (Nocard).
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;i ötö ddraontrö que l'injection intra-velnouse peul pareillement ötre sans danger pour le chien ot lui conförer l'immunitö. J'avais done pleinement raison, et mos conclusions ne pouvaient on rien ötro entainöes. Mais !(#9632; discredit iMm ötaitpasraoins jetö surraontravail; et ma döcouvorte, qui elait lt;#9632; bien reelle cependant raquo;, ötait condamnöe ii domeurer prosque inaper^ue jusqu'en 1886, bien qu'ello fül la premiei'equiötablitlapossibilitödo conförer l'immunitö centre larage, Quoi qu'il en soit, il est bien reconnu: que los injections iulra-vci-nouses ne donnont pas la rage anx: herhiveres el qu'elles peuvenl leur conförer Timmunitö; qu'ü est par consöquent facile d'entreprendre 11 a Iraitement effleace, quand on se trouve on presence d'animaux mor-tlus; que l'lnoculation intra-veineuse peul ötro faite avec chances de succös le leiideniain ou le siii'iciiileinain de la tnorsure, et mömo lo ;{#9632; ou le V'jnnr, pourvu qu'on ait la pröcaution de la röpöter deux on trois jours de suite et d'introduire d'assez fortes doses de virus.
On peat done, ainsi que je l'ai conseillö, se servirdu bulbe et de la moelle du chien mordeur pour faire des injections pröservatrices aux animaux herbivores qui onl etc mordus. L'opöration est a la portöe de IimiI le inoiide; el il n'est pas necessaire d'eviter la contamination du tissa pöri-veineux. La matiöre rabique csl 6mulsionn6e dans de l'eau störilis6e; onflltre cette ömulsion, aprös l'avoirbien agitöe dans un llacon, a Iravers un lingo fin pröalablementchauffö ii l'öbullition dans de lean ; on charge la scringne eton pcnl, sans plaie prealable, piqucr d'embloe, a leavers la peau, la jugulaire ouune veine de roroille, qu'on a soin de faire gonfler par la pression : on poussc l'injection lentement en ayanl soin tic la faire assez eopiense.
Attenuation et exaltation du virus rabique. — Apres la publication do mes recherches sur la rage du lapin et sur l'immunitö, Pasteur, Chamberland et Roux ont constatö (1884) quo la virulence rabique s'atlenue par des passages successil's dans l'organisme du singe, et qu'ellc s'exalte lorsque le virus est cullive de lapin a lapin. - Si I'on passe du chien au singe et ultörieurement de singe a singe, la virulence du virus rabique saffaililil a chaque passage. Lorsque la virulence a ele diminuöepar ces passages de singe a singe, si le virus est ensuite reportö sur le chien, sur le lapin, sur le cobaye, il reste encore allenne... la virulence nc revient pas de primesanl a la virulence du chien a rage des rues. l/attenuaUuii dans ces conditions peul i'tre anienee lacilement par un petit nombre de passages de singe a singe, jusqn'au point de ne Jamals donner la rage an chien par des inoculations hypodermiques.L'inoculation par la trepanation, mölhode si infaillible pour la communication de la rage, pent meine ne produiro aucun resultat on ereant neamnoins pour I'animal un etal relracluirea la rage. La virulence du vims rabique s'exalte quand on passe de lapin a lapin, de cobaye acüliayo. II faul plnsieurs passages par le corps de
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ces animaux pour qu'elle i'öcupöro son 6tat de virulence inaxitnum, ((ikiihI (gt;! le a I'll' dirainuee d'abord chez lo singe, Do mönie la virulence du chion ä rage des rues, qui n'est pas do virulence maxima, exige, ([uaiul eile est portöesur le lapin, plusiours passages par des individus de cetle espeeo avanl d'atteindre son maximum. Lorsque la virulence esi oxaltöe ot fix6e au maximum sur to lapin, eile iiusse exaltäe sur le , hii'n et eile s'y montre beaucoup plus intense (jue la virulence du virus rabiquQ du chien a rage des rues. raquo; Les passages successifs de lupin a lapin, par injection intra-eränienne, diminuent graduellemenl lo duröede l'incubal ion, qui tombe, et reste Bxe, ä six, sept jours, aprös une centaine de passages; le virus esi alors live et reste tel dösormais a sen raaximum d'acl ivite.
Le virus rabique est exaltü considörablemenl apres sept d bail pas­sages successifs sur le renard (Nocard); il est attönuö gönöralomenl par des passages successifs de chien a chion (Celli el Marino Zuco); niais il est oxaltö, meine par un seal passage, chez le chat (de Blasi el Russe Travali), qui pnil vraisemblablemont contribuer a perpötuer la rage, en rendanl au chien un virus qu'il a renforcö. Les loups, el vrai­semblablemont certains chiens, soul peut-6tre capables aussi de rendre un virus exa\U'\
Pasteur, Chamberland el Roux ont dömontrö (1883) quo la dessic-cation altönuo promptemont la viruhmce rabique. Des moelies de la|iiiis, inorls de la rage a virulence exaltöe, (Haul; suspenducs, aver des pröcaulions convenables d'asepsie, dans dos Ilaeons a tubulure inlerienre contonant do la polasse, niuuis de bourres de colon, qui (lltrenl l'air, et maintenus ii la temperature do i.iquot;-'S.)0, la viruleni lt;• diminue graduellement; au bout do cinq ou sis Jones, el les ne donncnl geni'i'alt iiienl plus la rage mix animaux, inenie par inoculation intra-crdnienne; on obtienl de la sorte des virus de moins en moins dange-eoiiN. depuis le virus fixe, qui tue si vile, jusqu'ii colui qui esl absolu-monl incapable de tuer dans quelque condition que ce soil. I.'aliriiualinn, ainsi obtenue, est due a l'inüuenco combinöo de In dessiccation, de l'oxygöne do l'air et do la chaleur; la virulence persiste 28-30 jonrs, quand les inoelles soul maiiilenues a i.'iquot; dans le vide, on en prösence de l'hj'drogfene ou de l'acide carbonique; si on (devc la temperature au-dessus do 23deg;, la virulence disparatl plus vite, et olle persiste plus longtemps si on I'abaisse (Viala).
La dessiccation des moelies rabiques diminue graduellement li nombrc des agents virulcnts sans Irs attönuer sensiblement; car Ui rage, obtenueavec lesmoellesdessöchöes non complötementstörilisöes, dmil I'incubation a etö allongöe a cause do lour pauvrcle en germes, donne le vims fixe el I'incubation minime des la seconde generaliun. I),ms la dessiccation, les germes virulcnts soul slcrilisrs avanl quo le pouvoir vaccinant soil tout a [ait dötruit,
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Vaccination antirabique par le virus attenue, par les moeliesdessechees, paries emulsions demoelles fraiches, par les substances solubles, par le serum. — Le virus, pröalable-mnil oxaltö par des passages chez le lapin, est altönuö par l'organisme du singe. laquo; Des Inoculations successrves de singe ä singe donneni des vims, (|ui, reportös sur dos lapins, lour coramuniquonl la rage aprös des durtios d'incubation, dont la Longueur augmente progressive-iiienl.... L'application de cos falls met ontre nos mains une mölhode de vaccination des cliiens contra la rage. Comme point de döpart, on prendra l'un des lapins issus d'un singe de passage assez ölevö pour que les inoculations hypoderraiques ou intra-veineuses du bulbo de ce lapin n'entratnent pas la mort. Les inoculations preventives -iiivanles out lieu avec les bulbes de lapin provenani par passages succossifsdu lapin qui sori d'origine. Daus nosoxpöriences, nous avons employö le ])lus souventl'inoculation de virus de lapins morts aprös des duröes d'incubation de quato semaines, en renouvelant trois et t[uatre fois les inoculations pröyentives avec les bulbes des lapins provenant successivemenl les uns des autres k la suite du lapin qui avail servi de point de döpart raquo; (Pasteur).
Mais, ayaul, ele recoanu que l'application de cette möthode exposail a des accidents et nepermettaitpas de rendre sürementröfractaires tous lesaniiuanx inocul6s, Pasteur, Chamberland et Roux arrivörenl (1883) a un procödö plus pratique et plus sftr en utilisanl les öraulsions do moelies rabiques dossöcböes.
laquo; Daus niio serie de Ilaeons, donl l'air est entretenu a letat see par des fragments de potasse deposes ii lour fond, on suspend chaque jour un bout do moelle rabique fratche de lapin morl de rage döve-loppöe aprös incubation de sept jours: chaque jour on injecte sous la peau (Fun einen une seringue l'ravaz de bouillon störilisö, dans lequel on a delaye un trugmenl de moelle en dessiccation, en commen-gant par une moelle d'un numöro d'ordre assez öloignö du jour 0(1 I'on opöre pour ötre sur qu'olle n'est pas virulente; les jours suivants on opfere de mörne avec; des moelies plus röcentes, söparöes par un Inter­valle dedeux joura, jusqu'ä ce qu'on arrive a une dernifere moelle trös virulente placec dopuis im ou deux jours en llaeou ; le cliieu esl alors rendu röfractaire, on peutlui inoculer du virus rabique sous la peau ou a la surface du cerveau par trepanation sans que la rage se declare. raquo; Ayaut ainsi rendu relVactaires einquanle chiens sans un seul insueces, el d'un autre cole ayanl old.enu lelal röfractaire surun grand nombre de chiens aprös morsure, Pasteur enfreprit, en juillet 1HS,quot;gt;, IVssai de sa möthode, chezl'espöce liumaine, sur un enfant do neuf ans, ninrdu dopuis soixantc bcures par un chien enrage. A la suite do ce premier essai, la möthode fut bientötappliquöe, sur une vaate öchelle, aux personnes mordues, non seulement en Prance, mala dans la
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pluparl des pays strangers; ot bos buccös ont ötö grandissant dopuis
su clöoouverto (do 188b ;i 1896), grüco anx modifloations qui ont ötö upportöes, i'ii s'ue de graduer lo traitement pour chaque individu, en tenanlcomptodes risques qu'il cuuii de par ses morsurcs et ga susccp-tibililu prösumöe.
On emploiclo virus rabique, amenö, par dos inoculations successives du Uqiin it iapin, a son inaxiinum d'intensitö el capable dc donner la rage au lapin trepanr en sept ou six jours; on I'entretient sur le lapin, en inoculant chaque jour, par tröpanation, un ouplusieurssujets, avec le bulbe de celui qui vient de succomber. On procöde de lafaQon suivante a la preparation du virus altenue: le lapin tnort esl lixe le (Ids imi haut; los polls soul coupös, le tegument csl incisö depuis le crftne iusqu'äla queue et les muscles sont enlevös; lo canal rachidien es) iiuveii, d'avant en arriörc uvec des cisailles passöes dans une solu­tion d6sinl'eclante; la tnoelle, recouverte des möninges, est enlevöo avec des pinces et un scalpel flambßs, puis placöe dans une soucoupe störilis6e et divisee avec des ciseaux tlambös en morceaux de (i centi­metres, qu'on accroche, au moyen d'un til, dans des Qacons pröalable-inenl pröparös el störilisös. Ces llaeons ont la capacitö de ^ litres; ils ont a leiir fond un large goulot latöral; ce load est garni, ;i la hauteur de - centimetres, de jielils morceaux de potasso caustique; les deux oriflces soul garnis d'ouate sturilisee; les llaeons son! eon-serves, dans un cabinet bien ventil6, a la tempörature constante de •2'A'\ Les morceaux de moelle commencent a so dessöcher, sans se pnti'elier, an beul de trois ii quatrc heures, et son! tout a fait sees en 4, •quot;gt; jours; lour virulence est nulle an boutde quatorze jours; au lioul de S, 7, 6 jours, ils ne donnenl plus la rage au lapin. Tons les jonrs on agil de luerne, el on a ainsi constamment, a sa disposition, des moelies rabiques oflranl des degrös dillereuls d'aetivitö. 11 faul un certain nombro de moelles d'activite croissante pour röaliscr, sur une personne in ordne, les inoculationssucccssives, qui doivent la preserver; on commence le traitemenl par les moelles les plus anciennes (M el 13 joursJ,puison inoculocelles del2 et I'ljours, cellesde 10 etOjours,
eel les de 8 cl 7 jours, cclle de 11 jonrs, de .quot;gt; jonrs; on re pete rinoeula-
tion des moelies de 7,6,8 jours, et on termine par les molles do A jours Oil menie di' M jours. Le traitement ost continue duraul lb a 20 jours. Pour les inoculations sur I'homme, on coupe des morceaux de moelle de quelques millimötres, et on lesömulsione dans du bouillon steri-lisr. La moelle est passee ii travcrs la (lamme au sortir du llacon; I'emulsion esl pluceo dans des verres d'expörience sterilises, reconverts de papier; ['injection esl faite avec dos seringues tros propres; on aspire une pteine scringue, et on la rejotte dans le verre, pour bien mölanger, puison aspire une seconde seringue qu'on injecte a la region dc I'hypochondre, allornativement a gauche ot a droilc, avec toua
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RASE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; laquo;97
les soins de iiropretu. Quelquefois, mais trös rarement, rinjection a d6toriiiin('un petit phlegmon; ordlnairement eile ne s'accompagne que dun löger oedöme, qui se rösorbe rapidement. Pendant les der-niers joura, la piqüre est parfois le siöge d'une plaque rouge, örythö-mateuse, pointillöe, et de dömangeaisons.
Le traiteraent pasteurien, par rinjection sous-cutanöe d'öraulsions de moelle dessßchöe, ne preserve pas infailliblement; de temps en Lempa on volt en eilet raouriv do la rage des porsonnes, qui I'ont com-mencö peu de temps (qualre, trois, deux, un jour) aprös la morsure. Dans certains cas, la vaccination antirabique a somblö n'aboutir qu'ä prolonger I'incubation; on a vu des personnes, qui avaient subi le Iraitement antirabique, mourir de la rage treizo, dix-neuf, vingt-sepl mois aprös la morsure; ces exceptions sonl heureusement fort rares, Parrai les personnes morduos, qui vont so faire trailer, beaucoup Tout rle par des chiens non enragös; et, parmi colles qui ont ete mordues par des chiens enrages, la pluparl aumienl öchappö ii la rage, soit parce que le vims n'avait pas 6tö absorbö, soil parce qu'il avail ele delruil, par la, eaulerisaliiui, soil parce qu'il avait 6t6 inoeule en trop liable quantitö, etc, D'aulre pari, on ne saurait soutenir que le Iraitement antirabique n'a pas quelquefois donnö la rage; iln'est pas sür que, parmi ceux qui soul devenus em-ages malgrö les inocu­lations, il ne s'en soil pas trouvd qui fussent restßs indemnes sans el les.
Les partisans de la möthode, et ils sont nombreux tani a l'ötranger qu'en Prance, soutiennenl qu'ello esl efflcaoe ol qu'ello est sans dangers. La vaccination pasteurienne preserve de la rage de nom-breuses personnes mordues. La statistique montre que la proportion de la mortalile, par rapporl au nombre des morsures, a olö eonside-rablement röduite. En France, la mortalitö parmi les personnes mordues, traitees a I'lnstitut I'asteur. a ötö de (),'.•'( en 1886, de 0,7:{ en 1887, de 0,88 en 1888, de 0,38 en 1889, de 0,32 en 1890, de 0,2b en I8!i|, de 0,22 en 1802. de 0,36 en 1893, de 0,80 en 1894. II y a bien eu, et il y aura encore des insuccös, qui tiennent a ce que parfois le virus,inoculd par la morsure, envahit les centres nerveux avant qu'ils aient pu elre modilies par les produits injectös; mais la morlalile diminue d'amme en annre, parce qu'on apprecie mieux la gravitö des morsures, et parce qu'on applique mieux le traitement, parce qu'on est mieux en elal d'apprecier le traitement qui convienlii cliaque eas. Pour les blessures graves, on Injecte de plus grandes quantitös de mobile, el on repele les Inoculations do moolles furies. Pour les mor­sures a la töte, les plus dangereuscs toutes choses ögales d'ailleurs le traitement est plus rapide el plus intensif, les moelles, virulentes sonl injeelees a plusieurs reprises, i.e traitement est aujourd'hui appliquö d'une faeon spöciale dans ohaquo cas pacliculier; on traitc
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le malade suivant la gravitö de ses morsures; et la moxHalito, ii la suite de movsuresälaface, ost tomböe du chififre ölovö qu'elle atteignait (10-80) ü 1 1 i p, 100. Diverses personnes, des mödeoins, so sont soumisos aux Inoculations saus avoir 6tö mordues, et il n'en est pas qui soiunt devenues enragöos dece chef.
Des Instituts antirabiques out 6t6 cröös suecessivement dans de nombreux pays; ot la vaccination antkabique a fait ses preuves dans diverses parties du monde, a Moscou, ä Varsovie, a Odessa, a Charkow, a Constantinople, a Jassy, a Naples, a Turin, a Palermo, a Barcelone, a la llavaue, amp;, Chicago, on Cochinchine, etc. Partout on est tombö d'accord, pour appröcier ses bienfaits, pom- reconnaltre que l'opö-ration n'entratne pas d'accidents locaux, quand eile est faite avec toutes les pröcautions voulues, et pour conclure quo la vaccination est d'autantplussörementpröservatrice qu'on inocule plus de virus, et qu'on emploie des moollos plus frutches. Partoul on a reconnu que lo traitoment intensif pröservo plus sürement quo celui dans lequel on s'abstionl d'employer les moelles do trois, deux, un jour; lanl il csl vrai que, pour la vaccination antirabique, do m6me que pour d'autres, mi est d'autant plus sör d'öbtenir l'immunitö qu'on s'oxpose davan-tage a donner la rago.
En rösumö, #9632;#9632; rien ne prouvo que la rage ail 0X6 jamais transmiso a I'homme par la vaccination; rien non plus n'autoi-ise a dire qu'il esl impossible que I'inoculation donne la rage laquo; (Bouchard); l'efflcacitö ,1,. I;, methode esl bien ötablie; olio prösorvo d'autant plus sürement que le traitemenl csl commence plus promptemcul; son action preser-vatrice ne peul se trouver compromise que lorsqu'on tarde trop ö y recourir, on lorsque, a la suite do morsures profondos et multiples a la figure, l'incubation de la rage doil 6tre tres courte.
Le möcanisme de l'immunitö conferde par le traitement Pasteur
s
n'csl pus exactomcnl döterminö; il y o lieu do penser que les moelle
i-enforment une substance vaccinante .....ins altörablo que le vim
'es
lui-möme par la dessiccation (Pasteur); mais les tentatives, rdalisee en vue d'immuniser par I'emploi do maliöro ddpouilldo do toute virulence, n'oul encore duunr quo des resultats Lncomplets. La dune de l'immunitö, conförde par la vaccination pasteurienno, varie suivanl Irs individus; ehe/, certains chiens 21 p. 100), eile a disparu en un an; chez d'autres (67 p. 100), eile pout persister au boul de deux iius; chez d'autres ontin olio pourrait persister pendant cine] aus | Pasteur, Högyes].
Pour toute söcuritö, une personne, mordue un an aprös avoir suivi le traitement, dlaquo;vrait8'j soumettre a nouveau.
On a ivus-i (Högyes) ii immuniser le chien, en lui injectant, sous la peau, des doses successives do moelles fratches de lapin, traitoes par I'eausd.'eaTp. L000, et employöes en dilutions do plus en plus riches.
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tUGE.
On aurait (Babös) reconnu : que le sang de olüen vaccine attdnue et störilise graduellement 1c virus fixe; qu'on peut, en graduant cette action, obtenir des virus vaccins ä divers degrös d'attönuation. Cortaines tentatives d'imraunisation (Galtier, Babös), par remploi de fortes doses de produits extrails des centres nerveux rabiques steri­lises par la chaleur, ont semblö nuissir; mais, en general, celles qui out ete faites avcc de failles doses ont edume, surtout quand la matiere inooulöe a ete obtenue par (illration ö travors la bougie Cbamberland. L'inoculation du sang (run einen vacoinö empöcherait ou retarderait revolution de la rage inoeulee chez le chien, mais non (diez le lapin (Babös etCerchez); on aurait (Tizzoni et Schwarz) pu, en injectant sons la peau le serum de lapin, de mouton on de chien vaccinös, prevenir et meine guerir la rage; on aurait \m (Tizzoni et Centani) arrdter I'infection chez le lapin, en lul injectant du sörum de vaccinö, des ['apparition des premiers signes de la rage; mais les tentatives failes (Nocard...) en France avec le serum des animaux iinmunises ont eehoue; le serum delniü le virus rabique in vitro, mais n'empöche pas rövolution de la rage dans rorganisme. Enfln, il aurait ete constate (Pourtalö) que le virus rabique perdraii sa viru­lence par des passages successifs surla chövre, donl 1c tissu nerveux et certains liquides (serum) seraient iiumuuisants.
II a ete constate (Galtier) que les meres vaecinees et les meres qui ont mis bas pendant la rage ue transmettent pas l'immunitö a leurs petits, Toutefois, il rösulterait d'autres recherches (Pasteur, Högyes, Tizzoni et Centani) que Timmunitd pourraitötre transmise quelquefois, au moins partiellement, par les ascendants rendus röfractaires.
V. — Diagnostic.
Le diagnostic de la rage offre assez souventde sörieuses difflcultös. La diversitö des formes de la maladie et l'absence de tels ou tels symptömes importants peuvenl naettre en döfaul le lad et la perspi-cacitö de l'observateur; et, d'autre part, diverses affections peuvenl simuler plus ou moins larage; enfln les lösions rencontröes a l'au-topsie sonl loin d'etre toujours caractöristiques, mßme par leur ensemble, surtout quand les animaux out ete tues on out succomlie au debut du mal.
Le diagnostic ne peul ötrebasö d'une manierc exclusive sur teloutel signe, indiquö cornmeelaid plus ou moins caracterisliquc ; il doil etrc etabli d'apres l'ensemble ou la succession de certains symptömes. On mettra les malades dans l'impossibilitö de transmettre les genucs de l'affection qu'on soupQonne ; on so conduira avec circonspection et on evitera de se prononeera la legere ; on les examineratresaltcntivement, en s'ontourant de toutos les precautions uliles pour övitertout danger ;
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on renouvellera, au besoin, cet examen ii plusieurs reprises ct .'i divers momuuts. Onrocucillera, avcc 1c soin le plus miinitieux,tous les renseignements, qu'on pourra obtenir, sur les antecedents des sujcts, sur leur origine, sur la cause presuinee de leur etat; et on evitera de se laisser induire on erreur par los attestations des personnes, qui ont intoret a cachor la vofitö. On tiendra le plus grand compte des untocö-dents,des phenoinenes iierveux^lc l'anxiote,des hallucinations,d(' Firri-tahilite, do la perversion dugout, do la modification do la voix, de la dysphagie, dos symplömes paralytiques, de l'envie de mordre ou d'altaquer, de ['impression produite par la vue d'un chien ou d'un autre animal,du changeraent survenu dans lecaractöre et les habitudes, dans la sensibilite generale et spocialo, des symplömes fournis par I'appareil digestif, des lösions, de la presence de corps ötrangers dans restomac, tout on no perdant cependant jamais de vue que ce dernier Symptome n'a pas une valour diagnostique absolue, tout en so souve-nant qu'il pout exister en dehors de la rage, el faire döfaut dans de nombreuxcas oüil s'agit roellcment do la rage. II ne faudra pas davan-tage asseoirsa conviction ct conclure a I'inexislence de la maladie parce que la presence d'un chien n'aura pas provoque une entree en fureur chez I'animal suspect.
A l'autopsie, qui devra toujours etre pratiquöe dune facon complete et avec le plus grand soin, on recherchera Unites les lösionsqui peuvent sc rencontrer dans los divers appareils et les divers organes. Si le doute persiste, memo apres l'autopsie, il restera a recourir a, I'inocu-lation, sauf a prendre do suite un parti (cautöriser, conseiller le traitement antirabique aux personnes mordues, etc.), si les circons-tancesl'exigent. Pour ramp;iliser convenablemcnt 1'inoculation, on s'ins-pirera des dötails donnös procodemment relativement aux divers modes d'hioculation, et notamment sur ['injection intra-cränienne ou intra-oculaire ou intra-musculaire. On proeödera a I'inoculation le plus tot possible, alin de ne pas laisser la virulence s'alloi or. On ecrasera, dans deux ou trois 1'ois son volume d'eau steriliseo, en pi'enant toutes les prdcautions pour oviter le melange de souillures, un fragment dubulbede I'animal suspect, ctonscserviradcreinulsion ainsi obtenue pour l'inoculer duns la cavito arachnoiclicnne ou dans l\jeil du chien, du lapin, ou dans les muscles du lapin ou du cobaye. Quand on n'aura que des maliöres d6jä altereos, tolles que celles provenant d'animaux morts depuis quelques jours, ou de cadavres exhumes, il conviendra d'employer le procede d'inoculation par sca­rifications. Toutefois, I'inoculation clle-memc pout laisser planer le doute. En effet, si on inocule la matiere des centres nerveux d'un animal sacrilie an debul do l;i rage, I'inoculation pent etre negative, car le virus n'a pas encore envahi toutes les parties; maiss'il s'agit d'un animal mort de la maladie, le virus existo dans tous les centres
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RAGE.
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nor\eux, et toujoursau moins tlans ]igt; Imlbo, dans la moollo allongöe, II iiuporte, d'aillours, de no |)iis s'adi'osser a la bavo, quand on peul inoculer nne parcelle de moollo allongtsect;e. Kos Inoculations avec la bavo, la substance cöröbrale ou mödullairo, le liquide encöphalo-rachidien, no roussissanl pas toutes, bion qu'il s'aii'issc do larage.il y a ut.iliiö ä los multiplier, alos faire sur plusieurssujets,etilnefautpa8 toujours so prövaloir des rösultats nögatifs. D'ailleurs, on ne saurait trop le repotor, los indications de ce modo de diagnostic (inoculation) sent Iros roslreintos dans la pratique, car il faut ^onoralomontlonnulor mi diagnostic et prendre un parti immödiatement sans attendre los donnöes, forcömont tardives, rösultant de l'inoculation.
1deg; Rage du chien et du cliat. — Cost, surtout lorsqu'il s'agitdu oliion et du obal qu'il ost important de reconnaltre l'existence de* la rage lo plus promptement possible, afln de con juror los dangers do trans­mission par lours niorsurcs, soil qu'ils en aieni dojii fait, suit qu'ils n'en aiont pas encore fait.
Chez le chien, le diagnostic do la rage a une importance capitale, altondu quo c'ost lui qui Iransmet ordinairomonl la maladie. Cost sur­tout quand il s'agil do cet animal quo le votorinairo doit so montrer prudent et circonspect. II no fanljamaisperdrede vue que, ii sondobnt, la maladie ne so caraetörise pas par de la fureur; il fautaccorder une tros grande importance aux changements qui so produisent dans le caraotöre et dans los habitudes, a la tristesse, ä l'inquiötude, a l'agi-tation, quel'animalmanifeste, aux modifications de rimpressionnabilitö et de la sonsibilito, ii l'altöration dos sens et do lavoix, aux symplomcs fournispar l'appareil digestif, etc. ; il faut so melier de tout chien qui devientlaquo; dröle laquo;, qui prösente un chnngement dans ses habitudes. Le votorinaire dovra toujours so livror a nno onquöte plus ou moins cir-ooustancioo, suivanl ladiriicullo dos cas a propos desquels il seracon-sulUi; ilaura toujours le soin d'öviter de se prononcer sur la nature du mal, si le diagnostic n'est pas dofinitivemont otabli, avant de s'otre infonno si quelque personne de la maison a oto mordue;s'il apprend quo quelqu'uu a 6tä mordn, il rocmuuiaudora la cautörisation, et fora prendre tonlos los precautions et los mesures indiqu6es on pareille circonstance. Un chien qui s'est öchappö do oho/, son maltre, qui a ingero dos corps otrangors ii son alimentation, qui s'osl, allaquö ä dos objets inanimos, qui a mordu dos porsonnes, ou dos animaux, qui a presento dos hallucinations, qui a manifesto un changement de la Toix, etc., etc., poul. ötro aisomonl recounu enrage dans bion des cas. Toutefois, lorsqu'il y aura douto, et surtout quand il s'agira d'un chien qui aura mordu, il faudra le consorver vivanl pour l'observer lout on lo tenant on lieu si^r; ou no doit jamais lo Iner imniodiale-mont, a moins qu'il soit do toute impossibility de le capturer vivanl' une observation attentive do AH beiiros en approndra plus (pie no
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pourrait le faire l'autopsio ;i la suite cTune occision prömaturöo. D'autre part, il convicnt de suspecter, de maintenir söqueslrö, ot d'observer tout chiendont le caractöre etleshabitudes auronleprouve quolque brusque ohangement; on devra surtout agir avec prudence, quand il s'agira d'un cbien qui aura mordu uno personne. On ne devra declarer exempt de rage uu chien qui a mordu reccmmcnt, qu'apri'S l'avoir obsorvö ou visile trois ou quatre jours; i\ l'ecole de Lyon, oil on nous prösente tousles jours des chiensquiontmordu des personnes, nous exigeons, avant dc delivrer le certifloat altestanl que I'animal esl sain, qu'il nous soit amene pendant quatre jours consecutif's, ou qu'il nous soit laisse en observation pendant deux, trois, quatre jours. Nous nous montrons moins exigeants, quand la raorsure a eto faite depuis plusicurs jours. II esl arrivr quo des persormes mordues par des chiens declares nou rabiques a la suite d'une seule visile, soul mortes de la rage; or, le vet(',rinaii'e engagerail sa responsaliilite, en declarant non rabique im einen mordeurqui serait reellement enrage,sans avoir exige im delai süffisant pour I'examiner. On devra enfin, dans tous lescas, tenir compte des commömoratifs, qu'on tachera d'obtenir aussi exacts etaussi complets quo possible et des symplomes divers, surtout de ceux qui sent eonsideres comme ayant le plus d'importance. En tout cas, le veterinaire se montrera prudent, pour les autres et pour lui, dans l'examen des animaux suspects; il se renseignera toujours, avant de les aborder et de les toucher, surles chiens qu'on lui prescntcra; ilse tiendra en garde ii l'egard des chiens, qui auront la gueule heanle, qui se graltcrout le nez ou la gorge, etc. On a vu deveuir enrages et mourir de la rage des veterinaires, qui s'elaieul contamines ou avaienl ete morduseu exaniinanl des chiens rabiques.
De mcjme quo ehe/ l'homme la rage pent 6tre [raquo;Ins ou moins simulöe par d'autres affections, dans le cours desquelles il se produil de l'hy-drophobie ou des convulsions, des 6tals pathologiques divers peuvent s'accompagner, chez le chien, de symptömes plus ou moins ressem-hlanls a ceux de la rage. Le delire materuelche/.la cliienne. et les exci­tations gönesiques prolongees chez le male peuvent parfuis s'accom­pagner do certaines manifestations rabiformes. Le chien, centre lequel s'aiueuteiit les passants, devient parfois dangercux, prend une physio-nomie sinistre et mord, ou cherchc ä mordre. l/arret ou l'unplantation (run corps etranger (fragment d'os, aiguille, arete de poisson, fragment de bois, etc.) dans la bouche, entre les dents, dans les joues, dans le palais, dans le pharynx, a l'entröe de Toesophage, la sortie d'une dent do son alveole, peuvent determinerun elat simulant plusou moins la rage nine, l'öcartement des mamp;choires ei l'impossibilitö do la deglutition, voire möme parfois une alteration de la voix, In tristessc et Texpression navrante du regard, etc. Toutefois, quand il s'agit d'un accident de ce genre, on n'observe pas ordinairemenl die/ 1c chien la physionomie
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liAGK.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 903
do la ruge; I'aninUil ost agitä et inquiot; il fait des tcnlatives pour rejeter ccqui 1c gc'ne, so livroii des efforts do voinissemonl, se frotte le no/, on le gosier aveclespultcs de dovanl,niaisno presenteni ileliro, jii fureur, ni faiblesse, ni paralysio dans d'autres rögions, Dans la rage nine, an contraire, l'animal esteatme, immobile) et cesse bientöt lt;le faire dos goslos aveo sos paltes, s'il en a fait tout d'abord; sa muqueuse buccale devient foneße, violacöe, au lieu de rester rougefitre; la l'aiblesse, la paralysie, no tardent pas a envahir d'autresrögions, etc. Si I'hotnme experinienlö a do la tendance avoir la rage, quand on Ini presenle nn chieu qui alagueule beanfe ot segratte le gosieroulo no/,, il oal done possible qu'il semöprenne quelquefois; et d'ailleurs oelui qui n'oslpas oxperimonlo a de la tendance a croirc a la presence de quelque corps ötranger toutes los fois (|uo l'animal estdans cot 6lat; aussi esl-il ordinai-remenl indispensable que le vetorinairo mello l'animal en surveillance, ä moins qu'il no so decide ä pratiquer i'oxploration do la boucho ponr s'assurer do son etal. Par cette exploration, qui sera faito en ocartant Irs mächoires et tout en evilant do so blesscr on do s'inocnlor sur nne plaie existante, le vötörinaire sortira facilement du doute, car il lul sera also tic reconnattre la presouce du corps ölrangor, s'il existereello-ment, ou I'existence do quelque lösion accidentelle.
L'öcartement dos mamp;choires el l'impossibilitö momentanäe de la deglutition peuventötre parfois la consequence d'une violente stomato-piiaryngito (jo I'ai vu , d'une distension ou d'une luxation de 1'arlicula-liciii de la mäclioire (ciis de douleur quand on explore 1'articulation, on quand on essaie de rapprocher les miichoiros), d'une paralysie liöo a des alterations nerveuses non rabiques.
Los dömangeaisons cutanöes, les frictions d'essence de lorebonthino, d'essence do moutarde, etc., los plqöres do gu6pes, le rhumatisme, etc., peuvent provoquer l'envie de mordre. L'angine (hyperesthösie do la gorge, dyspnöe), la gastrite, rentörito, los souffrances gastro-intesti-nales, la surcharge de l'e8tomac,le cancer abdominal, 1'inflammation des glandes anales peuvent rendre le chienfurieux et le determiner ä mordre; mais alors il ne mord que s'il esttouche, tracasse ; on observe d'ailleurs des symptömes (douleurs, vomissements, soil', diarrhöe, Icloie, etc.), laquo;pil permettent, grace ümneobservation attentive, d'exclure I'existence de la rage. Diverses affections parasitaires et le sejour da corps etrangera dans los voies digestives drtonninonl aussi des symptniucs plus OU inuins analogues ä C6UX do la rage. On a eu cons­tate (Monveux) do la trislesse, de la dirticulte do la deglutition, des vomissements, etc., sur nn chien qui avait avalo un fragment d'intestin muni d'une anse de ticollo dans laquellc sa langue s'elait engagec. On a vu maintos fois des chions presenter des syinplomes plusou moins ra-biformes, apros avoir ingcire dos corps etrangers divers, qui obstruaient jilns ou moins corUunes parties du tube digestif. On a froipioinmcnt
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MALADIES C0NTAG1EUSES BACTfiRlENNES.
constate des sympliunes rabiforaies sur des chiens cl des chats, qui höbergoaientdes parasites: sur dos sujets atteints do coryza parasitaire (pentastomo töniolde); sur le chien atteinl de cysticercose oöröbrale (Noack); sur des chiens dont un rein renfermait le strongle göant (Silvestrini, Lovi, Lisi); sur le chien qui avait dans le sang des einhryuns de lila ire hömatique (Rivolta); sur de nombreux chiens lt;;l denombreux chats atteints d'heliuintliiase inlestinale (ta'iiias öchinocoques, ascarides, henias divers); sur des chiens alteinls d'acariaso auriculaire. Mais, dans tons ces ras, si on observe une certaine tendance agressive, des cris et des mouvements insolites, des symptömes nerveux öpilep-lifonnes, convulsifs, etc., on ne constate ni hallucinations, ai altö-ratiou de la voix, ni aneslhesie cutaiu'e, ni physionomie rabique, etc,; d'ailleurs, les anlecedents et certains symptömes, qu'on tl'obsei've pas dans la rage, la inarche de la maladie, sa termination, la constatation de lesions nein rabiques, la presence des parasites, permettront ordi-naireraent d'ötablir le diagnostic diHerentiel.
La maladie du jeune äge, qui s'accompagne souvent de symptömes nerveux, de convulsions, se distingue aisrment de la rage, a. cause de Tage des malades, a cause de I'elal catarrhal ile certaines muqueuses, ti cause de l'absence des principaux symptömes de cette derniöre affection. L'öpilepsie pent simuler quelque peu la rage, a cause dos acces convulsit's qu'elle delennine, a cause de l'öcoulement de have pendant les accös, a cause des cris de delresse et des mouvements con­vulsifs des inachoires; quelquefois nieme le chien pent niordre pendant ses acces. Meaniuoins, ce n'est pas la la physionomie ni la inarche de la rage; les anlecedents ne soul pas les nieiues, les symptömes passeul, avec l'acces, et, si la morl arrive, on ne trouve pas de corps elrangers dansl'estomac, etc. Enfln, certains empoisonnements, par des agents qui irritent vivement les voles digestives, ou qui agissent coinnie excitateurs des centres nerveux, surtout les empoisonnements par la strychnine, peuvent döterminer des symptömes plus ou moins rabiformes, tels que crises convulsives, contractions inusciilaires, etc.;touto confusion sera facilemeiit evitee, dans la plupart des cas, grace aux reiiseigueinents recuellis, grace a la inarche de letat morbide, grace a la döcouverte du poison dans les restes de repas ou dans les voles digestives du chien, s'il a succombe.
Tres souvent 1c veterinaire est appele a reconnaitre la rage sur le cadavre d'animaux morls ou abaltus. Bien qu'aucune des lesions plus haul signah'cs comma pouvanl se rencontrer dans la rage ne soil pathognoniouiipie, on pent neanmoins, dans liion des cas, se montrer atTirmatil' et conclure tres legitimement a rcxistenco do I'affection, lorsqu'on rencontre un certain ensemble d'alteralions, de lesions ou de modifications, et lorsque d'autre part les renseignements convena-blement recueillis sur les antecedents des aniinaux sont de nature a
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IIAGK.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ÜOö
faire süp[)üser (ju'ils eliiienl rOolhüiiciit enragÖS. Meine en lulisence de rensoignements precis, il sera encore possible dans beaucoup de cas de so inontrer ai'lirnialif. Un cliien qni s'ost ecliajipe ou nun de eiiez son maitre, qui a presenle une modification de la voix, etc., qui est devenu agressif, qui a mordu des personnüs ou des animaux sans etre allac[iie, etc., et qui, a l'autopsie, presentera des corps elrangers dans 1'estomac, etc., devra etre considere comme rabique. Toutchien devra elre döclarö enrage, bien que les renseignements fassenl döfaut ou soienlpen precis, quand, a l'autopsie, on constatera l'un ou l'autrc dos ensembles suivanls: lacongestion de la muqueuse pharyngo-laryngo-trachöalo, la presence, dans I'oBtomac ou I'intestin, de corps ötrangers disparates nonmölangäs de substances alimontaires ct inibili(',s ou non d'un liquide noii'atre.rintlanunation de la muqueuse gastro-intestinale, la congestion du l'oic, de la rate et des reins, la glycosurie, la conges­tion et des hemorragies a la surface el dans IVpaisseur des centres nerveux; la congestion de la muqueuse pharyngo-laryngo-trachöale, la vacuite de 1'estomac et de I'intestin, si aucune autre maladie n'ex-plique cette vacuite, la congestion du foie, tics reins et des centres nerveux. D'ailleurs il ne faut pas exclure l'idöe de rage : quand les voies digestives rcnl'crment ties aliments melangus ou non a ties corps etrangers; quand elles renlerinent ties parasites ou des corps oh-struants, etc. Dans tons les cas plus ou inoins douteux, les renseigne-menls pourront contribuer largement, lorsqu'ils seront precis et sürs, a etablir le diagnostic.
Malheureusement les cas sonlfrequents, danslesquels le veterinaire se trouve jilus ou moins embarrassö, et est expose a demeurer dans 1'incertitude, notamment quand ils'agit de chiens qui ont ötö abattus par lenr propriötaire, parce qu'ils venaient do mordre quelqu'un, ou qui ont etc tues dans les rues, parce qu'on les a cm enrages ou soup-yonnes do I'etre. lei encore il convient de se livrer a une enquöte aussi circonstanciee que possible, car souvent les rensoignements obtenus auront plus do valeur diagnostique que les lesions rencontröes sur le cadavre, qui peuvent etre pen accusöes et absolument insufflsantes. En eilet, les corps etrangers peuvent mantjner dans 1'estomac, tttles lesions congestionnelles des divers organes peuvent etre a |)eiiie obauchees, ou faire tlefaul, suivanl la phase tie la maladie ; d'autre part, des lesions congestionnelles et hömorragiques peuvent se produire dans les centres nerveux en dehors de la rage (voire memo dans I'empoisonnement par la strychnine). Si, des renseignements obtenus, il resulie sArement que l'animal prösentait röellement les symptömes de Iji rage, et si, ü l'autopsie, on trouve des corps ötrangers divers dans 1'estomac, il yaura de tres fortes prosomptions pour croire a l'existenoe de la rage; et ccs presomptions se changeront en certitude, si on apprend que l'animal avail etc mordu, tlaire ou rouli'unlerieurement par un clüeii enrage ou
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suspect. Mais, h döfaut de renseignements precis, le vötörinaire ne pent (pic concovoir des doutes, alors meine qu'il rencontre des corps elran-gers dans I'estomac, ear il arrive assoz souvent ipie des chiens alteinls de pica, de convulsions, de maladie du jeune ö,ge, et meme bien por-lants, iiigerenl dt's corps strangersäleur alimentation; et il arrive aussi assez souvontque les chiens enragös a'en ingörent pas. Aussi ost-ii a dösirer que les chiens suspects soient prisvivants, quand cela est pos­sible sans danger, alin ipie le viHeriiiaiir Irs voie et les observe; eela
est d'autanl plus a souhaiter qu'il y a en des persoi.....smordues, car
lenr inquielude se dissipcrait vite, si I'animal, qu'on avail: cm enrage, se rötablissait ou succombait de toute autre maladie que la rage. II va sans ilire qu'on ne sera pasastroinl a ces pröcautions humanitaires, quand il n'y aura aucune personne en cause. Conscrver I'animal qui a fait des morsures, en le tnettan! dans l'impossibilitö d'en faire de uouvelles, est done une bonne pratique; si I'animal suspeel, observö pendant quclques jours (6-8), ne presenle pas les signes de la rage, s'ilser6tablit, ous'il meurt d'une autre alfection, ses victimes, hommea et hiHes, doivent 6tre considöröes corame liors de danger.
Quelle conduite lt;leiit suivre le vötörinaire, qui, aprös avoir pratiquö 1'autopsie d'un chien ou d'un chat, qui a mordu, reste dans I'incer-titude? Toutes les fois que I'autopsie ne lui permettra pas d'afflrmer catögoriquement que I'animal n'est pas enjagö, il devra conseiller immediatenient I'application, aux personnes el mrme aux animaux herbivores, du traitemeni pröventif antirabique. On a eu a döplorer des cas de mort survenus ehe/, des personnes, qui avaienl 6tä rassuröes a tort par Irs velirinairrs cnnsnlles, parce qu'on n'avait pas trouvö de corps (Hrangers dans I'estomac, ni aucune Irsion bien appröciable sur les animaux abattus prömaturöment. Quand il y a des personnes murdnes, quand I'animal mordeur a 616 tue prematuremenl, quand I'autopsie ne permrl pas d'afflrmor lt;in'il n'est pas enrage, le viHe-rinairc, sans laisser soup^onner I'incertitude dans laquelle il se troiive, doit conseiller de suite, et sans hesitation, le traitement pas-teurien, sans attendre le rösultat de l'inoculation si taut csl qu'il y ail recours. Les donn6es de l'inoculation soul surtout utiles, indispen­sables meine, dans certains cas, quand il s'agil de savoir si des pour-suites civiles on pönalcs, dirigees contre le propriötaire de I'animal, soul jiistiliees.
Le vetörinairo est parfois eonsulte par des personnes mordues, I'animal mordeur riant jnconnu el n'ayanl paspu ötre retrouvö. En ce cas encore, tonics les lois qu'il ne pourra pas afflrmer (donnees de l'enquöte) que I'animal n'est [ias enragö, il y aura lien dc conseiller le traitement pasteurien.
^quot;Rage des herbivores. —Les meines regies s'appliquenl an dia­gnostic de la rage ties animaux herbivores; I'enquetc sur leurs ante-
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ccidents, l'observation des symptömes et l'ötude des lesions doivont ßlre l'aitcs avcc le mßrne soin et suivanl les mömes prineipcs.
Chez les animaux solipedes, cerlaines manifestations de la rage peuvent etre simulees, dans uno ceiiaine mesure, par les coliques, par le vertigo abdominal, par les symptömes, qui peuvent aceom-pagner les möningites et les aboös du cerveau, par i'lrascibilitö et 1'excitation, qui se produisent parfois ohez un sujet separe de ses com-pagnons, par des accidents nerveux, qui peuvent se montrer sur certaines juments, ete. Toutefois, quand il s'agitröellement de la rage, le diagnostic pent etre facilite, assure, par les renseignements recueillis, par l'observation des malades, par la constatation des paroxysmes quo provoquc la vne d'une personne, d'un animal, d'uu einen, par la survenanco de paralysies, ete.
Chez les ruminants, la rage pent etre imparfaitement simuleo par divers etats maladit's : pur la congestion cerelirale, la meningite, le vertigo, la lievre vilulaire, la paraplegic; par certains empoison-nements(marcde raisin, coquelicot, ail sauvage,sels de plomb, etc.); par la penetration d'acariens dans l'oreille interne, etc. Cependant aucune de cos maladies no ressemble coniplelement ii la rage tolle qu'on l'observe le plus souvont ehe/, les herbivores; la tureur na pas les mömes caraetcres; on no constate pas generalement la memo perversion de la sensibilite et des sens, ni la memo modification de lavoix; l'origine ot la marche do cesaffections n'est pas la meme, etc. En tuus cas, quand le vetörinaire a dos dontes, il doit d'abord faire mettre les animaux dans l'impossibilitö de nuire; ensuite, pour asseoir döfinitivement son diagnostic, il tient compto dos renseigne­ments obtenus sur los antecedents des malades, il sail la marche de la maladle, pratique l'autopsie, lorsque la mort survient, et au besoin inocule la matiöre des centres nerveux.
VI. — TRAITKMENT PRßSERVATIF.
Hien (pie la rage d^'elareo puisse se termincr parfois par la guerisou, on ne connait encoro aueun moyen sür de la guerir. Aussi doit-on se rabattre sur les inoyens, preconises en vne de neutraliscr, de prevenir les ofl'ets des morsures rabiques, et dont l'efflcacitö a ete dcmoidree par l'observation et l'expärimentation, Lorsque des morsures ont eto faites par des animaux enrages, la premiere et la plus pressante indication a remplir est celle qui consiste ii empoeher l'absorption du virus pour prevenir le doveloppomont do la rage traitemont local). Ensuite on so prooecupera de neutraliscr, par le traitetnont le mieux appropi'ie, los ofTets de la partie du virus qui aura pu etro absorbeo (traitoment interne ou general).
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1deg; Traitement preveutif applicable aux personnes mordues.
Pour empöcher l'absorption du virus rabiquo a In suite d'une mor-sure ou d'une contamination qußlconque (löchement, ögratignuro, piqüre, etc.), sur une surfacu absorbante, il fautomployer les moyens propres ö l'entralnev liors de la plain ou a le dötruire sur plaoe; il faul Burtoul recourir ii I'emploi de ces naoyens le plus 161 possible, afln tic ne pas donner a l'absorption le temps de s'effectuer. Le trai-tenient Pasteur ne guörit pas la rage döclaröe (on apourlant observö ua cas do guerison sur un enfant enrage), mais il ompöche lamaladie de se dövelopper, on neutralisant les effots du \iriis döjö absorbö,que la cauterisation n'a pas pu ou no pourrait pas atteindre; il est cn quelque sorte le complöment obligö du Iraitornont externe. En elTet, les moyens mis en oeuvre pour entrainer les gerraes hors de la plaie, et la cautörisation employöe pour les dötruire avanl leur absorption, ue produisent pas toujours, il s'eu faul hien, cot lieureux nsullal, seit qu'ils aient 6t6 appliques tardivemont (et il peut ötre trop tard quelques minutes aprös In morsur.e), soit que lour action ait ele trop superficiello, snit que les agents clonl on s'est servi aient ötö au-dessous de leur tö,che. Les inoculations prophylactiques constituent done le second temps du traitement pröventif applicable aux per­sonnes mordues; olles constituent le traitement pröventif interne ou general, qui a pour but d'einpoehor le virus absorbö de produire sos ed'ets; mais, eomme des insuceös, quoique rares, sent possibles dans certains cas, ainsi qu'on Ta vu preeodeminont, et couinic ou ne saurait jamais accumuler en trop grand nombre los chances d'öchap-per ä la terrible raaladie, la cautörisation et les moyens usitos pour entrainer le virus hors de la plaie doivout conserver leur röle d'liio.r sans aucun amoindrissement. Le traitemenl local ou externe et le traitement interne ou general ne se nuisent ni ne s'excluent, ils se conipletoul: quand le premier a etc applique (et il doit toujours I'ötre), il y a place pour le second, qui nc doit pas plus ctrc delaisse (pie le premier, don! los oU'ets sont loin d'etre toujours si^rs; tousles deux enfin doivent etrc appliques le plus lot possible.
A. Traitement de la morsure. — Divers moyens sont consoilles pour le traitement des morsures rabiques, dans le but d'entrainer le virus hors de la plaie ou de le dötruire sur place ; on a consoille les lavages, le grattage ou raclage, la succion ou I'application d'une ventouse, la compression, la resection ou I'extirpation de la partic mordue ctsurlout la cauterisation. Ce dernier moyen (ist le plus im­portant; mais, hien qu'on ne doive jamais lui en prol'ereraucun autre, et hien qu'on ne duive sous aucun protexte eu difförer ['application, il Importe nöanmoins de rechercher la valour respective des autres et
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d'iruli([iior lour mode d'emploi; car, outre quo certains pourront etre combines aveo la cauterisation pour en accroitre reflicacile, on devra, dans quelques cas, en tirer profit, quand on u'aura pas sous la main l'agent nöcessaire pour detruire lo virus, on quand sa preparation exigera un certain temps.
Lorsqu'une personne aura ete mordue par un animal enrage, il sera loujours utile et sage, en attendant la cauterisation, dent on iuUera autaat quo possible l'applioation, de faire saigner la plaie,de la lavcr, de la comprimer, de la plonger dans de l'eau, de la döbrider, de la racier, de lasuceroude laventouser, Ilconvient, d'ailleurs, delaver, ile sucer, de faire saigner et de cauteriser toute rnorsure de ehien et de chat.
La regie ii suivre se resinne done dans cetle niaxiiuo : Cnulamp;riscr le plus lot possible,' niais, en attcndanl, employer tons les moyens propres A unlraincr le virus horsde laplaic, tels gue lavages, compression, Ugainre, expression, debr'ulemcnt, raclage, succion, veniouse.
Cos divers moyens peuvent rendre de reels services. Lc lavage de la plaie, avecle premier liquide qu'on aura sous la main, avec do Feau ordinaire, aveu dol'cau saleo ou vinaigree, avoc del'eau ammouiacale, avec de l'eau tiede, avoc de l'eau do savon, etc., pratique soigneusomont aussitöt apros la rnorsure, pent entrainer la plurality ties germes iuo-culös. 11 serabon, pour atteindre plus si'irement ce hul, d'user en memo temps de tous les moyens propres a faire saigner la plaie; en memo temps qu'on la detergera et la lavera, on 1'exprimera pour en faire sortir le sang, on la frottera, on la comprimera pour la faire saigner d avail I age, on laraolera avec un instrument tranchaut, avecua coutoau; on placera une ligature au-dessus, si la rögion s'y pröte, pour ralentir ou arroter le depart du sang; on döbridera; on pourra sucer la rnorsure apros 1'avoir bien lavee, quand les levrcs et la bouche seront exemptcs de plaios ou d'excoriations, ot on rejettera promptement les liquides aspires pour so laveraussitöt la bouche; ou mieux, delaissant cemoyen, on insistera davantage sur Texpression ou la compression, (pie Ton fera bien d'executer sous l'eau, si cola est possible; quo, si on est reduit .'i operersans oau, on seservira d'uu liquide quolconquo, pour faire des lavages et döterger la plaie, qu'on oxpriinera et comprimera ä diverses reprises, en ayant soin d'enlever chaque fois, avec un lingo, un moucboir, etc., le sang exprime; et, alia de uerieu laissor sur la plaie, on laraclcraemTgiquoment apros I'avoir bien fait saigner. On pourra, a la rigueur, vecourir eusuite a 1'emploi d'uuo voutouse, sans, pour cola, jamais differer d'une minute lemploi do la cauterisation. Pour ventouser la rnorsure, on pourra so servir d'un verre do table quelconque, dans lequel on allumera une beule de coton imbibee d'alcool ouun morceau de papier, pourlerenversorensuite sur la plaie. En resume, le traitement local do la rnorsure rabique comporto I'emploi
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succossif on presque siraultanö elc divers moyens, propres a dobarrassor la plaie des gormes virulents, ct do la cautörisation pour dötruire ccux qui y simt resles.
La cauterisation, qui a pour but do dotruire le virus depose dans la plaie de morsure, aöte regardöe de tout temps eomme le meilleurpre-scrvatif de la rage; sou importance exceptionnolle a ele reeonuue, aitiruiee cl proelainec par les bommcs les plus coiupoteuts. L'efücaoitö de ee moycupreventirest, en effet, trös iiettementetablie paries slatis-tiques; pourtant, les rösultals out ete variables, oomme il fallaita'y atteudre, suivant la date do la cautörisation, suivaut la maniere doul clle a ele praliquee, et suivant 1'agent employ6. C'est (pie, en realite, pour obtenir de ce traitement tout ce qu'il peutdonner, au point de vue de la neutralisation du virus rabique, il taut observer autant que possible, en I'appliquant, les trois regies suivantes; 1deg; cautiriser le plus lot possible; Qquot; cautdriser avee I'agent le plus sür; 3deg; cautcviscr le plus profondamp;nxeni 'possible.
Suivanl que la cautörisal ion a eu ou n'a pas eu lieu, suivant qu'ello a ete prathpieeplnsmi nioins promptement, suivant qu'elle a ete 1'aiteavee nn agent plus on mnins puissant, suivant qu'elle a ete plus ou nioins nrofonde, la proportionnalitö des cas de rage a 6tö variable. Des fails nombi'eux ältesten 1 Irs avantages de la cauterisation, et surtout de la cauterisation hfltive, immediate, profonde et avec un agent puissant; les eas de rage onl ötö beaucoup pins nombreux qunnd la cautörisation a fail döfautou a ötö tardive; toutefois, ainsi qu'on I'a vu plus haul, les cautörisations tardives peuvent ötre quelquetois utiles et ne doivent point ötre dölaissöas. Los eas de rage onl ötö moins nombreux parmi les personnes caulörisöes tardivemonl que parmi cellesqui n'ont point ötö cautörisöes; d'ailleurs, l'expörimentation a demonlre que, si I'ab-sorption partielle a döjä eu lieu chez certains sujets Inoculös depuis une bcuie ou une domi-heure, quinze, dix minutes, il pent en el re dillr-remmenl pour d'autres chez lesquelsl'amputation del'oreille inoculöe, une heure, deux heures apres l'opöration, a eu pour effet d'empöcher le developpement de la maladie. Si dune il estvrai (iue chaque minute dc retard enlöve une chance deguörir,s'il esl vrai que la cautörisation se montre d'autant plus sörement preventive qu'elle ost faile ii un moment plus rapprochö de la morsure, s'il est absolument indiquö de la prati-quer immödiatement, leplus lot possible, cinq, dix, quinze, vingl mi­nutes aprös la morsure, il esl uon moins indiqne de ne pas la nögliger, quand on no pent I'employer qu'une demi-heure, une heure, cinq, dix heures el mrine un jour aprös la, morsure, 11 est egalement Indiquö de cautöriser toutes les morsures suspectes, toutea celles qui out ele faites par des aninianx, donl I'elat inspire quelque soupeon.
iüiliii, de eeqne la cautörisation aura ötö pratiquec promptement, soil Irente, vingt, quinze, dix minutes aprösla morsure, ilnes'ensuivrapas
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Blireinentquolarage nrsedechirerapas; nialheureuscmont, los fails sonl lii qui nous montreatqu'elle pent ne pas ötre efflcace, suit qu'une partie du virus ail ötö absorböe rapideraent, on quelques minutes, suit quo l'opöration n'ait pas ötöconvenablement exöcutöe. En tons cas, corame losuccösdelacautörisation dopend beauooup de la cölöritöaveolaquelle on y arecours, los indivldus mordus feront bien de so rendre immö-diatement chez un mödecin on tin pharmacien, ou un vötörinaire, a döfaut des autres, pour sefaire cautöriser ; ot mörao, dans bicn dos cas, [tour pou quo la distance suit longuo, lo niioux sera, si I'un fait appeler le tnödeoin, de pratiquer soi-möme ou de faire pratiquer, par une porsonne quelconque, une premiöre cautörisation, quo l'bomme de l'art complotora ou roilorora a s(^ii arrivöe, s'il la jxige insul'lisanto.
Lechoix do I'agent a employer a une grande importance, et ilfaudra toujours donner la pröförence a celui qui offrira leplus do garantie, quand on en aura plusicurs sous la main. Gelse conseillait lo ton et los canstiques; rien n'est cluingö ä cot ögard, c'est lo feu ou pour mieux dire le lor chauffe au rouge ou au blanc, el aprös lui les caustiques üliimiques los plus actifs, qui doivent ötre choisis entre tons. La cautö-risation devra done ötre pratiquöe de pröförence avoc le thermo-cau-lere, avoc le for rouge, qui esl le meilleurotle plus sör des caustiques; tout morceau de fer (boutde tringle, Cerö plisserou ä repasser, tison-nier, clef, clou, etc., etc.), chauffö au rouge ou au blanc, peut servir dans co but. A döfaut lt;lo fer ou de feu pour le cbauiTer, on emploiera immödiatemenl le plus actif dos caustiques qu'on aura sous la main, en basanl sonchoix sur lour degrö d'activitö, en donnant la pröförence üii beurre d'antimoine, au caustique de Vienne, h 1'acide sulfurique, a I acido niirique, ä 1'acide chlorhydrique, a 1'iode, au brome, au sublimö corrosif, au chlorure de zinc, a la potasse caustique, etc.; on pourra aussi, ädöfaut de ceux-Ui, employer l'acide pbönique, l'eau do llabol, le nitrate d'argent, lo perchlorure de roc, la poudre de chasse, ou le soufre ou 1'alcool, qu'on allumera sur la plaie, voire möme, a döfaut do toul autre, l'ammoniaque et los alcools divers, dont l'efflcacitö est tout n fail alöatoire. L'essence de töröbenthine, dun! Irs bons effets ont i'lo domontros (11. Fol),poutra olro ompluyoo on lavages sur los niur-sures, principalomenl sur celles qu'on ue pent [ias cautöriser.
Mais, commoon collo malioro Host mi jirincipe don( on no devra jamais se döpartir, äsavoirqu'il Importe d'agir le plus pi'omptement possible, il Eaudranon seulement meltro en ceuvre les moyens pröcö-demment indiques, quand on sera obligö d'altendre pour pratiquer la cautörisation, mais do plus il taudrafaire agir immödiatement lo mcil-lour ou möme lo soul caustique qu'on aura sous la main, sauf a recom-moncer l'opöration avoc un agent plusforl dos qu'on aura pu so lo pro­curer : ainsi, en attendant qu'on chauffe lo fer, si cello opöration doit oxiger uncertain temps,on devra Cairo agirle meillcur caustique dont on
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MALADIES CONTAGIEU8E8 BACTERIENNE8.
(lisposcra, jmis, aussilöl quo le tor sera rouge blanc, on le tera agir a son lour; il etraquo; ri'sultera un peu plus da souffrance, mais aussi une ]iliis grandä söouritö pour lopatisnt, Kn rösumö, il faudra toujoursem­ployer immödiatenient 1c (•a^lsti([ll(., qu'on aura sous la main ou celui qu'on pourra so procurer le jilus rapidement, et do pröförence le fer rouge on les caustiques les plus önerglques.
II Importe onfin d'employer lo plus convenablement possible I'agent pröservatif, de le faire agir sur une etoiuluc et ii uric profondeur süffi­santes. Pour pratiquor la cautörisation etlui faire produiro I'effet qu'on en attend, il faudra, pendant qu'on pröparerale fer on le caustlque, donnerdes soins a laplaie, la laver, I'exprimer, la comprimer,la faire suigner, la ventouser, la gratter, hi racier, la döbrider, jilacer une liga­ture au-dessus quand la region s'y prdtera, en se servant d'un mouchoir on de tout aulreobjel qu'on aura sous la main, exoiser les lambeaux, tordre lesvaisseaux qui donnent une liömorragie abondante aprös les avoir laissö saigner, ötancher lo plaieetbien I'essuyer pour faciliter l'nction du caustiqueou du fer rouge, sans que les soins pröliminaires retardent l'application de I'agent ilesliue ii dötruire le virus sur place. II faudra avoir soin de bien cautöriser tonte l'ötendue de la plaie et d'alleraussi profondementque possible; l'application du fer rouge ou du caustique sera röitöröe ä plusieurs reprises; on promönera le fer rouge dans tons les recoins de la plaie. On aura eu le soin d'en faire chauffer un nombre de morceaux süffisant pour effectuer sans retard une cauterisation large et profonde de toutes les plaies.
On appliquera les caustiques liquides el les solutions caustiques, avec ilcs bouleltes de charpie, qu'on imbibera, el qu'on placera dans les plaies, on avcc un agitateuren verre ouavec le bouchon du üacon dont ou se servira pour deposor des goulles de substance caustique sur les plaies; on repelera l'op6ration plusieurs fois de suite, on essuiera la plaie apres une premiere, une deimeine... cauterisation, et on roconi-mencera, pour laisser en dernier lieu une certaine quantitö de caus­tique sur les parlies cauterisees.
Pour les personues, qui so soul blessees enprutiquanl une experience ou une autopsie, ou qui ont ele mordues legereniout dans un clienil, et qui peuventse soignerinstantanöment, lateinture d'iode, et surtout lateinture d'iode concentröe peut sufflre; Bourrel I'employail cou-ramment pour lui et pour sesinfirmiers, el tnoi-ineine,depuis 1879, je n'emploie ([uo ce caustique; mais il faul, bien entendu, le faire agir sans retard; on lave la plaie, el on la coniprime pour la faire saigner pendant quelques secondes, on l'essuie et on la recouvre deteinture d'iode pour I'essuyer encore el recommencer trois ou quatre fois la cautörisation. Nöanmoins, les caustiques preconises de preference aprös lo fer rouge, soul le beurre d'antimoino, le caustique de Vienne et l'acide sulfurlque.
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Apröslacautörisatlon, on pourrapanserlapartietraitöe aver im corps gras, avec du cöral, de I'huile d'olives ou d'amaades, des pommadeg calmantes, de la pommade caraphröe, opiacöe, belladonöe, des com­presses d'eau froide, etc., pour calmer la douleur; on pourra ögale-ment faire des badigeonnages avec lateinture d'iode au pourtour des lilaics cauterisoes ou möme des injections hypodermiques d'eau iodöo, etc., pour complöter raction destructive de la cautörisation sur lo virus.
B. Traitement general. Inoculations antlrabiques. — l.es inoculations preventives, par lamollmde pasteurienne, ayantfait icurs preuvcs, doivent etre employöes pour complöter Tonuvre de la cautö-risation. L'inoculation bönöflcie de la cautörisation, laquo; eile sauve surtout les personnes cautörisöes raquo;, eile a d'autant plus do chances de sauver les personnes mordues qu'olles ont ötö cautörisöes laquo; ä un moment plus rapprochö de l'accldentraquo;. Mais, si l'inoculation bönöflcie de la cautörisation, eile n'onconstituepas moins aelleseuleun moyen ires important de preservation, dont l'efflcacitö esl assurde dans la pluralitö descas; ce moyen de preservation tire son importance de ce que non seulement son application esl toujours possible, laid que la tnaladie ne s'est pas döclaröe, mais surtout de ce que son inter­vention im'me lardive, soil deux, qnalre. six, liuil, dix jours, quinze joursaprös lamorsure, a donnd jusqu'd present de meilleurs resultats (pie la cauterisation lardive.
L'inoculation, contrairement a la cauterisation, s'adresse a i'orga-nisme tout entier pour y neutraliser les effets du vims obsorbe. Elle est indiquco loutes les fois qu'une personne a elo mordue par un animal enrage, ou soupronne de l'ölre, pen Importe que la cauteri­sation ait etc pniliquee immedialement on tanlivoment; eile esl utile clans tons les cas; et eile est necessaire surtoul quand la cauterisation ii ete lardive on insufflsante, ou quand eile n'a pas ete pratiquee, quand I'agent employe n'offre pas une garantie sufQsante, quand, pour nne raison ou pour une autre, la cauterisation n'a pas 6te pratiquöe
assez profondd.....nt. Toutefois, lorsqu'il s'agira de personnes mordues
par des chiens ou des chats suspects, qui n'ont pas 6te lues et qui ont pu 6tre captures, on fern bien de garder en sequestration I'animal mordeur; s'il eslreollemenl enrage, il ne lardera pas a presenter des symptömes caracteristiques, et alors les personnes mordues auroni tout le temps d'aller se soumeltro au traitement Pasteur; mais, en attendant, leurs plaies devront toujours ötre solgnees, comme s'il s'agissail reellemenl de morsm-es rabiques. Quand ['animal qui aura fait les morsures sera inorl ou aura ele lui', sans qu'on puisse al'lirmer d'une maniere ahsolue s'il etail ou mm rabique, les viclimcs devronl subir le traitement local et les inoculations preventives. D'ailleurs, si I inoculation pent etre efflcace alors memc qu'elle intervient plusieurs
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914nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES C0NTAG1EÜ8ES ÜACTIOIUKNXKS.
jours aprös l'acoident, il a'en cst ims moins prudent, rationnel et nöcessaire de s'y soumettre le plus t6t possible, car l'expörlence a dejii dömontrö, comme nous I'avons vu, quo, dans certains cas, olio pcul demeurer inefflcace, surtout quand il s'esl öooulö un trop grand nombre de jours depuis la morsure.
En rösumö, lorsqu'une personne a 6tö mordue, löchöe, contaminöe d'une i'arori quelconque, il y a lieu tic so tnontrer trös prudent et toujours pessimiste. On ne dull conclure u ['absence de danger qu'autant qu'on est absolument certain de I'inexlstenoe de la rage, et on ne doitjamais attendre le rösultat de l'inoculation de contröle si eile csl praliqiieo. Toute morsure profonde ou suporfloielle, accompagnöe ou non d'hömorragie ou de suintement, unique ou multiple, taite sur une partie döcouverte ou a travers les velements; tonte öraflure superficielle, toute plaie contuse; tout löchement ou toute souillure de plaies, gergures, öraQures, crevasses, dartres, etc., siegeant a la poau ou sur une muqueuse, doivent ötre considörös comme pouvant devenir le poinl de döparl (rune infection, quand raniraal mordeur ou löcheur est enrage ou soupgonnö de I'elre. Le traitement pasteurien doil ötre conseillö dans tousles cas, bionque les plaies ou les surfaces souillöes aieni cte lavöes et cautörisöes le plus promptoment possible; et il convient d'y recourir au plus vile.
2quot; Traitement preventif applicable aux animaux mordus.
11 est absolument interdit d'appliquer aucun traitement pröservatil aux ohiens et aux dials qui ont ete mordus; la loi sanitaire exige que les animaux carnivores suspects (mordus, roulös, Qairös par des chiens enrages) soient abattus iinmodiatenient. Quant aux animaux
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herbivores suspects, dout la loi present la surveillance sanilaii pendant un dölai minimum de six semaines, il sera utile de prendre les inemes pircaulions et d'employer les meines inoyeiis pröeödem-ment examines, notamment la cauterisation des plaies, et 1'injection intra-veineuse de virus, sans prejudice de l'application des mesures ci-apröa indiquöes. Les animaux herbivores (bovins, ovins, caprins, porcins et solipödes) peuvenl ötre vaccines quand ils ont ete mordus; IcproeiHle Pasteur pourrait etre essaye, comme on I'a fail, en italic sur le cheval, niais la vaccination intra-veineuse est plus sore ct plus expodilive.
VII, — Police sanitaire et mödecine legale.
Getto derniiTc partie de I'ldude de la rage comporte fexamen des mesures prescriteS par la legislation sanitaire, la recherche de tons les tnoyens propres a empeeher la propagation de la maladie, et la
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(Icterminaiioii do la rosponsabilitö dos propriötairos d'anlmaux enrages.
1quot; — Mesures prescrites par la legislation sanitaire.
A. Mesures applicables dans tons les ens.
a. Declaration. — Toni propriölaire, touto personne ayant, ä quelque litre quo oo soil, la charge des soins ou la garde d'un animal alteint ousoup^onnö d'ötre atteint do la rage, toute personne chargöe d'un chenil ou (rune inflrmerio ou d'un refuge, tout vötörinaire, et toute personne nun vötörinaire appelde a donner des soins ä l'animal enragö, sont tenus d'en faire sur-le-champ la döclaration au maire de la commune oti so trouve l'animal, sons peine d'un emprisonnement de sixjoursä deux mois et d'une amende de 10 u 'raquo;00 francs. La döcla-rntion doit ötre faite aussilöl que l'existence de la rage est connue, ou des que le soupeon de son existence a pris naissance. Elle est, obli-gatoire meine aprös la morl de l'animal, s'il y a des motifs de croire qu'il elail rabique, ou s'il elait suspect. Toutes los personnes pröcitöos soul ögalemenl tenues de remplir cette formalitö; des l'instant on l'une d'elles l'a accomplie, la responsabilitö de toutes estä convert; mais, quand la döclaration n'a pas 6tö faite, toutes peuvent etre poursuivies, si olles send convaineues d'avoir connu ou soupQOnnö l'existence de la maladie (on a vu le propriötaire et un vötörinaire, tousdeux, condamnos a l'amende pour delaul tie döclaration); et des poursuites correctionnelles peuvent ötre exercöes contre olles, non seulement quand elles no so sont pas conformöes ä l'obligation de declarer, mais memo quand, ayant satisfait a cello obligation, ellesy ont mis dn retard, car la loi exige que la döclaration soil falle sur-le-champ (art. 3, 30, L. Lil juill, 1881; art. 3, dee. 12 nov. 1887).
La suspicion, lorsqu'il s'agit de la rage, rösulte non seulement de co quo l'animal a prösentö certains symptömes, mais memo de ce qu'il a ötö mordu, Dairö ou roulö par dos animaux enrages ou suspects. Ainsi done, toules les l'ois qu'un animal carnivore, chien ou chat, toutes les l'ois qu'un animal herbivore, aura ötö Qairö, roulö, mordu, on sera soup^onnö d'avoir ötö mordu par im anlre animal enrage ou soupQonnö de l'ötre, la döclaration devra ötre faite ä l'autoritö, au maire, qui devra la transcrire sur im regislro tenu ad hoc et romollro au döclarant un röcöpissö dale et signö relatont les noms, prönoms, domicile et titre auqnel il agil, et Indiquantle norabre et l'espöce des animaux enragös ou suspects, ainsi que le uom et le domicile do leur propriötaire, si le declarant no rest pas lui-möme. II taut meine con-sidörercomrae suspects, au point de vue de la döclaration exigöe et de ('application des mesures sanitaires (abatage, s'il s'agit de carnivores-
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surveillance sanitalre et söquestration, s'il s'agit d'herbivores): lea chicns et It's dials des maisons ou des lioux oil un chien enrage a cu ou pu avoir des rapports aveo eux ; les cliiens divagants d'une localitö oti a apparu un chien enrage; les animaux d'un troupeau, d'une meute, d'un parcoti s'esl introduit un chien enrage.
Le plus souyent la döclaration dans des cas de ce genre se fera d'un seul coup, et pour I'anitnal qui a fait les morsures, et pour ceux qui les ont revues; on verra pins loin les mesures qu'il oon-viendra de prendre, suWant l'espöce des animaux suspects, et suivant le plus ou moins de suspicion que I'on aura. Bn pareilles ciroons-lances, il serait a souhaiter qu'ä d6faut des personnea obligöes par la loi, toute autre personneayant elu tötnoin du tail en tit la declaration elle-meme. L'autoritö et la police no sauraient trop veiller a ce quo, sur ce point comme sur bien d'autres, les prescriptions de la loi soicnt rnieux ohcics. Un trop grand noinbre de chiens et d'autres animaux inordus erhappeul a ['application de toute mesure sanitaire et devieunent ensuite, quand la rage les prcud, des agents de pro­pagation. Malheurousement il y a tropsouvont inertie, incurie, negli­gence, complaisance, ignorance, mauvais vouloir des propriölairea et des autorites locales et iudillerence des populations. La declaration est trop souvent negligee; et de la sorte un bon nombre d'animaux mordus ou enragös öchappenl a toute surveillance eta toute mesure. II y a cu la de tout temps un grave danger, conl.re loquel il est du devoir do tout le monde cl'6lever la voix, el que ['administration a tons les degres doit altenuer aulanl que possible, I'administration snpci'ieni'e en rappelant ses subordonnös a l'observation de la loi par des circulaires, en faisant rödiger pour les populations des instruc­tions precises et simples, qui leur permettent de reconnaltre ou dc soupconurr la rage, el qui leur en nionli'cnl toute la gravitö, en stimu­lant les autorites locales ä qui incombe I'administration des com­munes. II est a souhaiter (pie lea maires des localites, on se inontre la. rage, adressenl ä leui'sadministrösdes instructions, pour leurrappeler
leur devoir el leur inoiilrer la grave responsabilitd qui pese sur les proprielaires OU delenlrurs de chiens enrages, qui u'onl pas tail tout ceque la loi leur impose.
Mais, a mon sens, le moyen le |gt;lns snr d'araener les proprielaires de chiens a veiller serieuseinent et a observer la loi, e'est de stimnler les parquets a poursuivre ceux qui lui auront diJsoböi, ceux dont Irs animaux n'auronl pas .''te declares; il ue serait pas inutile qu'une cir-culaire ministörielle vint de temps en temps röveiller le zöle du minislere public, On esl d'autant plus surpris de sq longanimitö que dans certains cas on a vn des trihunaux civils coiulamuer les pro­prielaires de cliiens enrages a reparer le prejudice resultaiil de leurs morsures, sans qu'aucmie poursuitQ corroctionnelle ait etc entreprise,
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alors que pourtant il ötait dömontrö quo la rage avail 6tö connue et n'avait ])oint elu iledaree, etc.
Los vötörinaires sanitaires ont fait leurs efforts pour arrötor la pro­pagation de la malailic; mais, grace a la nögligence des propriötaires el a l'incurie des maires, le nombre des cas de rage esl assez eleve en France, Le :gt; janvier 1886, le tninistre de l'agriculture adressait aux pröfets une circuläire qui döbutait ainsi : laquo; Les renseignements, transmis chaque mois a mon administration par les agents du service döpartemontal des öpizooties, ötablissenl qu'il est constatö mensuelle-ment de 100 a 180 cas de rage oanine; et ce chiffre ne comprend oertainement qu'une partie des chiena enragds, ear en gönöral la decla­ration prescrita pur la lot n'est pits faile, et l'autoritö n'a connaissance que des cas dans lesquela ranimai esl, abattu sur la voie publique, aprrs avoir oausö des accidents, raquo; A.prös avoir constatö que i'accrois-sement des cas de rage creail un danger pour la söcuritd publique, apres avoir rappclö la discussion qui venail d'avoir lieu a I'Academio do mödecine sur ce sujet, et aprös avoir reconnu, demörae que I'Aca-demic de nii'dcciiie, laquo; quo nos reglemcnls sur la uialiciv donnaicntii l'autoritö Lous les moyens d'arröter les progrös du mal raquo;, laquo; que dans plusieurs pays voisins oil la lögislation sur ce poinl esl idenlique a la noire, mais oti Irs prescriptions en soul rigoureusement observöes, cette redoutable affection avail aujourd'hui disparu raquo;, le ministre incriminaif le relAchcmcnt de l'autoritö et recommandait aux pröfets quot; d'appeler particuliöreraent l'attention des maires sur la nöcessitö do la dcclaratiun nou seulemont des cas de rage manifeste, mais mömo iles cas de simple suspicion, car ce n'est que par cette declaration que l'autoritö peut 6tre mise a memo de prendre en temps ulile les mosures dc prccaiilion nccessairrs raquo;, II leur reeommandail cgalement de demauder aax maires laquo; do faire dresser procös-verbal centre ions ceux qui no so aoumettraienl pas a cette obligation raquo; et o d'ap-peler aussi l'attention des magistrals du parquet sur le haul inloröt qui s'attache,., a ce quo toutes les infractions commises aux dispo­sitions de noire nouvelle lögislation sauilaire relatives a la rage soient sövörement röprimöes raquo;,
b, Isolement et sequestration en attendant la visite du veterinaire.— Le propriötaire ou le delentcur d'un animal attaint, OU soupconno d'olre alioinl do rage, devra, en mrmc temps quo la doclaralion on sera fade el avaul qüe l'aulorilu administrative soil inlervenuo, le maintenir söquestfö, separe et isöld de tousautrea ani-maux, enforine dans uno cage ou dans un eompailimonl, spöeial OU solidement attachö, si on no peut disposer d'un local particulior. L'application dc cette mesure doit memo pröeöder la declaration, car il Importe d'enlever immödiateraenl ä ranimai malade ou suspect la possibilitö de transmeltre son mal a d'autres animaux. Quand il
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MALADIES CONTAGIEÜSES DACTfilUENNES.
g'agira'd'animaux enragös ou soupQonnös do l'ötre, parce qu'ila ont prösentö certains symptömos de rage, la söquestration devra ötre pratlquöe aveo 1(! plus grand soln dans im local spöcial, ou, fidöfaut de local, avec une attache solide; pour los animaux suspects, parce ([u'ils ont (He mordus, Qairös, roulös par des chiens enragös ou siis[)(Mis, la nu'sui'c [uiurrn 6tre appliquöe d'une fagon iikiuis pigou-rouse, surtout s'il s'agit d'animaux herbivores, au sujet desquels l'isolement u l'atlache peul sufflre.
La Böquestration durera au moins jusqu'ö la venue du vötörinairo, requis par ie maire; jusque-lö il osl absolumeni interdil de döplacer l'animal, do levendre, de ie Iransporter d'un lieu dans un autre sous quelque prötexte que ce soit. La möme interdiction s'applique a l'en-fouissement et ö la livraison a l'öquarrissage; quo l'animal rabiqueou suspect meure ou soit tuö avant la döclaration, qui doil möme dans ce casotro faite, ou qu'il meure ou soil tuö cüntormörnent a I'article 10 de la loi du21 juillet 1881, et a l'article il du döcrel du li2 novembre 1887, aprös que la declaration a 6t6 faite el avanl l'arrivöe du v6törinaire, il est absolumen! interdil de faire disparaltre d'une maniöre quelconquo le cadavre; l'animal malade ou suspeel ou son cadavre doivent toujours iitre con servos jusqu'ö la visile du vötörinaire, ä moins que, dans cer­tains cas urgents (decomposition avancöe du cadavre, etc.), dont l'ap-preeialion appartienl au maire, colui-ci n'aecorde ou n'ordonne l'en-fouissement oulalivraison ö l'equarrissage (art, 3, lgt;. 21 juilleH881; art, :?, dee. 12 nov, 1887).
Neaniiidins, il peul ötre quelquefois utile ou meine nöcessaire et inövitable de transporter un animal enragö ou suspeel, de rage ou son cadavre, lorsqu'il s'agil par exemple d'un chien capturö ou Ine dans la rue, d'un animal saisi pendant un voyage ou dans un marchö, Le transport se fera alors, dans le lieu oü devra ötro appliquöe la seques­tration, ou l'autopsiepratiqu6e, aveccertaines precautions; les chiens seront places dans une cage on un v6hicule bien fermes, et, ö defaut,
ils scrnnl attaches i'l nmsel('S Sdlidemiml ; les animanx herbivores
seront conduits avec toutes les precautions necessaires pourempöcher leurs attaques (entraves, attaches, voitures fermees, etc.).
Enfln, et bien que les propriötaires aient le droit et nieme le devoir d'abattre les chiens suspects avant l'ordre de l'autorite, il sera bon, toutos les fois que des personnes ou des animaux auront ele mordus, que le chien malade ou suspeel de rage ne soil pas aliaüii avanl, In­tervention du velerinaire, si eela peul so faire sans danger; mais il sera enterme el maintenu etroitement sequestre, en attendant l'arrivöe du velerinairo eliarge de eonslater son elal. D'ailleurs la prescription del'article 10 de la loi du 21 juillel 1881, et de l'article II du döcrel du lquot;i novemlire I8S7, qui oblige les proprielaires ä abatlre leurs cliiens SUSpectS, vise les animaux BUSpeotS pour avoir 6tÖ mordus on
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roulös; et, quand il s'agit d'un animal enragö ou suspect, parce qu'il prcsento certains symptömes de rage, il convient de le söquestrer et de le conserver vivant, si e'est possible, pourque le vötörinaire imisse tnieux appröcier son ötat et en döduire les mesures a appliquer ä ses victimes.
L'isolement et la sequestration, en attendant ['intervention de I'auto-ritö, sont obligatoirea sous les mömes peines que la döclaration et impliquent döfonse de vendre les aniraaux, döfense de les conduire au päturage, a l'abreuvoir, etc., etc.
c. Visite et enquete. — Des qu'il a dtö prövenu, le maire doit s'as-surer par lui-möme on par son delegue [le garde champötre dans les communes rurales, le commissaire de police dans les villes) que risolc-ment et lasöquestation ont ete eHectues, et s'ila ne l'ontpas ete il doit y pourvoir d'offlco, Kn möme temps, et soil qu'il ail connu l'existence ou la suspicion de la maladie par la döclaration röguliörement faite, soit qu'il en all ötö avisö de tonte autre fagon (rumeur publique, denon-ciation), il doil faire proceder sans retard a la visite de I'animal malade ou suspect par un vötörinaire; dans ce bul il doil informer pur voie de requisition le vötörinaire sanitaire, qui de son cötö doit so rendre a I'appel du maire dans \o, plus court dölai possible. Enfln le maire doit non seuleraent provoquer la visite du vötörinaire, amis encore faire proceder a unc enquete chaque fois qu'un cas de rage aura ete constate dans sa commune, pour rechercherl'origine de la maladie et les animaux qui ont ötö mordus ou roulös, C'est le vötörinaire sani­taire, aidö on non du dölöguö de l'adminitrastion, qui peul mieuxque personne ineneräbien cetto enquete. II examinera les animaux declarös malades ou suspects, il s'assurera de leurötat, il observera et pösera Ions les signes qu'ils prösenteront, il prendra toutes les pröcautions utiles pour öviter les accidents et emploiora tons les moyena usitös, si besoin en est, pour assurer sou diagnostic; il pratiquera 1'autopsie des cadavres s'il y en a, il reconnattra le contenu de l'estomac et de l'intestin, l'etal de la muqueuse de ces organes, celui de la rate, des reins, dn foic, de la bouche, de la langue, du pharynx, des amygdales, des glandes salivaires, du larynx, de la trachöe, des bronches, du poumon et du coeur, il notera l'ötat du sang et examinera egalement la masse encöphalique; il prendra tons les rehseignements qu'il pourra obtenir des propriötaires, des voisins et des personnes de la localitö ; il fera une enquete sörieuse pourarriverä connaltre l'origine du chien enrage, poursavoir d'oü il est venu et co qu'il est devenu, s'il a disparu, et surtout pour savoir s'il n'a pas mordu ou roulö d'autres animaux que ceux qui ont ötö döclarös. Dans ces circonstanccs ou ne saurait agir avec trop de sein; non seulemeul tout animal enragö ou suspect de l'ötre, mais encore tout animal mordu, roulö ou llairö doil altirer l'attention du vötörinaire et de l'autoritö.
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I^a lola invest] lo vötörinaire sanitaire dudroit Je presorire et d'as-surer la complöte oxöcution il^ l'isolement et de la Sequestration, et iiu'ine de la dösinfection, s'il la juge inrniödiatoment nöcessaire ; it lui dune d'appröcier comment il eonvient de faire pratiquercos mesures, qui, en cas ilc rage, doivent avoir pour but surtout d'empdeher tons rapports imm6dials entre les malades on les suspects (offrant des si-j,'iies de rage) et les autres animaux ou les porsonnes; a lui de pres-crire la ddsinfection du local (loge, cage, compartiment), des abreu-voirs, tie la litiöre et des ustensiles souillös par les malades, quand il y aura urgenco, quand ou devra les uliliser pour d'autres animaux, Ses prescriptions devrontötre exöcutöes sous la surveillance de l'au-torile municipale.
Apres sa visile, le velerinaire, sans jiordre de temps, ri'digera son rapporl pone rendro coniple des conslalulions qu'il anra fades, et le remeltra au maire, qui le fera parvenir au pröfet en l'informant de co qui a en lien et do co qu'il a fait (art, 4, L. -I juill. IHSI ; art. 'i, doe. 12 uov. 1887; art. I, dee, 22juln 1882). Comme les conslatations failos par le vötörinaire sanitaire et les avis tormulcsparlui dicteront a l'autoritö les ordres ;i donner, et comme les mesures a appliquer devroni varier, pour los herbivores au moins, suivant qn'il s'amp;gira d'animaux malades ou d'auimanx suspects, il Importe d'indiquer quelle doit 6tre la regle d'appröciation qu'il aura a suivre.
Los animaux suspects do rage se divisent naturellement en deux- ea-logories : los uns soul dils snspoels |iai'oe qn'ils preseulenl dos sigues de nature a faire eraindro l'oxisleneo de la rage; et les autres sonl ceux qui, saus presenter aueun signe de la maladie, sonl pri5sura6s en avoir regu les germes. Dans la premiöre catögorie se rangent done les animaux, qui, sans qu'on puisse savoir s'ils ont 616 mordus on roulos par un chien enrage on suppose lei, pr6sentent des symptömes qui font soupQonnor l'existence de la rage. La seconde conaprend los ani­maux mordus, roulös, Hairös par des chiens enrages ou supposes tols. Les carnivores, qn'ils soienl enrages d6jii ou simplement suspects de la seconde catögorie, doivent, nous le verrons ci-aprös, 6tre abattus; les carnivores snspoels de la premiöre catögorie doivent de pröförence etro söqueslrös d'abord et observes s'ils ont mordu. La suspicion sera legiiime, quand, sans qu'on sache s'il a oUi mordu antörieurement, lo chien ou le chat manifester a un o hange me ul. de caraetöre ou d'habitudes, dos modiGcationsde la sensibilitö, delavoix, de l'appötit, des tendances agrossivos, etc. Quant aux herbivores, on les oousiilerora comme snspoels, quand ils prösenteront des modifications dansleur oaraetere ct lour inaniere d'dtre, de l'inquiötude, do I'oxcilation, de l'irascibilitö, des aberrations, quand ils foront entendre dos cris insolites, etc. Enfln la suspicion do nage aprös la mort räsultera de cerlaines lösions observöes ö I'autopsie. Dans un cas comme dans I'autre la suspicion se
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changorait en certitude ou quasi certitude, si, mux symplömes ouaux lösionsqui i'ont fail nattre, se joignait la connaissancudcs anlecödonls, si (in apprenait ijih^ I'animal avail 6tö mordu antörieurement par un chien enragöou supposd lei. En toutcas, il importait d'ölablir aeltement une distinction entre les diverses catögories de suspects, ear ration-nellcmcnt les mesures a prescrire ou la fa^on de les appliquer doivent varicr snivanl qu'il s'agit de I'luie ou de l'autre, suivant qu'il s'agit d'animaux carnivores suspects parce qu'ils out 6tö mordus ou roulös par mi einen enragö ou suppose tel (suspect d'aprös certains syinpl(jines), on d'animaux carnivores, dont les antöcödents soul inconnus, raais qui sont suspects parce qu'ils prösentent certains signes de rage, snivanl que ces dorniers oni tail ou aon des morsures, et snivanl qu'il s'agit d'herbivores suspects de rune ou de l'autre catögorie, un choval qui prösente certains signes de rage etant plus dangereux pour le moment que celui qui vient d'ötre mordu.
B. Mesures applicables aux animaux enragds,
Qu'il s'agisse d'animaux carnivores (chiens, chats) ou d'animaux herbivores, la loi pi'escrit les memes mesures.
a. Abatage. — Le uiaire, aprös avoir assure i'exiicution de I'isole-iiieiit et de lasöquestration, apres avoir provoqud la visile et ronquete du vötörinaire sanitaire, et apres avoir assure l'exöcution de la dösin-fection prescrite par ie vötörinaire, doit informer le pröfet dans les vingt-quatre heures et lui faire connaltre les mesures et les arretos qu'il a pris conformöment ä la loi sanitaire el au döeret de 1882 pour
empöcher I'extension de lacontagion ; la com.....nication du mairedoit
elre aecompagnöe du rapporl du vetörinaire ; mais en attendant que le pröfol intervienne, s'il y a lieu, les arretes pris par le maire sont exöcutoires avant toute approbation (art, 1, 2, döc. 22juin 1882). Or la rage, lorsqu'elle csl constatöechez lesanimaux de quelque espöeo qu'ils soient, entrainel'abatage, qui ne peul 6tre difförd sous aueun prötexte (art. 10, I-. 21 juillet 1881; art. Jl, döc. 12 nov. 1887). Aucune tenta­tive de Irailement nedoif clre faite, Ions les aniniaiix reconnus alteinls de la rage doivent etre abattus sans retard; l'application de cette uiesurc devra ötre demandöe par le vdtörinaire, eile devra etre ordonnöe el assuröe par radministration municipale; le malade sera
tue sur place, par pendaison, in.....srsion, empoisonnemenl, assomme-
nienl, par im coup do feu, etc.
Mais cette mesure railicale, que l'article 10 pröcitö elend anx carnivores suspects, aes'applique obligatoirement aux herbivores sus­pects d'aucune categoric; aussi, pour pen que le doute soitpermissur la nature de la maladie, les animaux herbivores, qui prösenteront des signes de rage, devronl elre, non pas aliatlns, mais seipieslres, enfer-
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mos el attachös dans un lieu sAr, d'od ils ne pourront ni s'öchapper ni avoir des rapports immödials avec d'autres animaux. Si I'on conijoit (ju'uu doive avoir peu de mönagemonts, quand il s'agil d'animaux carnivores,qui ont moins do valeur el qui sont [ilns dangereux, on comprend ögalernentla prudence qui s'impose, quand il gt;quot;iif;it d'autres animaux, donl la valeur est plus considörable el qui sonl beaucoup iiioins dangereux, lorsque le moindre deute plane sur la nature dr I'affection; c'esl que le propri6taire ne regoil jamais aucune indomnitö, et, si on faisail abattre comme rabique ane böte qui ne le serait pas, on lui infligerail une perte immöritöe el on möconnaltraii gravement l'esprit de la loi.
b.Mesures coneernantles caclavres,les debris cadavericfues et les peaux. — La chair dea animaux morts on abattus comme atteints de rage ne peul pas 61 re ui ilisec en vue de la consommation; les cadavres doivent ötre livrös auclos d'öquarrissage, pour y 6tre soumis ä la cuisson et transformös industriollement,ouonfoui8,ou soumis hla destruction par le feu ou par l'acide sulfurique. A.ucun döbris, si ce n'ost la peau, ne p(gt;iil 6tre utilisö par le pi'opriölaire. La loi permet l'utilisation de la peau des animaux raorts de la rage ou abattua pour cause de cette maladie; ainsi le proprietaire, obligd d'enfouir le cadavre d'un beeuf, d'un cheval mort de In rage, ou abattu pour cause tie rage, peul toujoursenlever la peau pom- la vendreä l'indus-Irie, toutefois aprös disinfection döraent constatöe (art. 14, L. •Jl juillel 1881 ; art. 56, d6c. 22 juin 1882 ; art. 16, doc. I'i no-vembre 1887). Cette disinfection se fera pai' une immersion dc la peau pendant une lieure an moins dans nn bain de sulfate de zinc ä 2 pour 100 (art. 13, an-, min. \2 mai 1883), ou mieux dans un bain de sublime a 2 p. 1000,
c. Desinfection.— Une fois les malades morls on abattus el les cadavres enleves, il faul faire pratiquer la dösinfection du local qu'ils Ont oeenpe et des divers objels qu'ils oid Minillcs. Cette inesure doil (art. U2'A. arr. min. \i mai 1883) 6tro ex6cut6ede la uianiero suivante:
Pour les carnivores : Iquot; Lavage, a I'ean lionillanle phöniquöe a 2 pour 100, des surfaces sur lesquelles les animaux enrages ont pu re-pandre leur have, et particuliöreraent de l'intörieur des niches, des colliers, chatnesd'attache, couvertures, gamelles, etc.; 2deg; Destruction par le feu des restes d'aliments et des litiöres;
Pour les herbivores: 1quot; Destruction par le Ten, des litiöres, fumiers et restes d'aliments trouvös dans les mangeoires et ramp;teliers; 2deg; Lavage. ii Tean lionillanle plirniquee, du sol, des murs et des bat-flancs, des mangeoires, räteliers, seaux, barbottoires et de toutes les surfaces et objels sur lesquels la have a pu ötre döposöe; '#9632;iquot; Flambage, apres la­vage et grallage, des lioiseries, aux points on elles ont ele entamöes par la dent des animaux pendant leurs acres; 'iquot; Destruction,par le feu,
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des öpongos, des licols el cordages d'altache; 8deg; [mmorsion dans I'eau bouillante pliöniquöe et lessivage lies couvertures; 6deg; Vidange et nettoyage ö l'eau bouillante phöniquöo des auges scM'A'anl d'abreuvoir commun, dans lesquelles hs animaux ont |m boire au döbut lt;le leur maladie, alors qu eile n'etail |)iis oncoi'e reconnuo.
Ges diverses opörations onl pour but In destruction, aussi complete que possible, des germes röpandus pcirles malades dans le monde cx-lörieur et parlant la pröservation des animaux qui sonl exposes a Qairer, löcher, toucher, etc., les objets souillös ainsi que celle des personnes chargöes de les manier. L'agent disinfectant pröconisö est l'acide phönique oonjointemeni avec la chaleur; mais on pent en employer d'autres aussi actifs ou plus önergiques, lids (pie l'acide sul-furiqueäS pour 100, l'essence d(^ töröbenlhine, le eräsyl,le sublimö corrosif a I pom' 1000, etc.; et il conviendra d'employer le plus possible le Qambage sue les objels qui peuvenl le supporter. Les locaux et objets dösinfeetös convenablement pourronl 6tro utilises apros que l'opöration seraterminöe.
C. Mesures applicabtes awe carnivores suspects,
('.o sont les meines que pour les animaux enrages. Les oliicns et les dials suspects de rage ne doiventötre ni cödös, ni vendus. ni deplaces; ilsdoivenl ötre immödiatement abaltus, Le propriötaire ou le dötenteur de l'animal suspect est tenu, meine en ['absence d'un ordre des agents de l'administration, de pourvoir ü l'accomplissemenl de cette pres­cription (art. 10, I.. 2J juillet issi el art. II, dec. 12 novembre 1887), L'abatage estdonc absolument obligatoire dans les eas de simple sus-picion, quand il s'agil de chiens ou de chatsmordus ou roulös; et e'est ;i l'autoritö municipale qu'il appartient de faire exöcuter ces pres­criptions; de pins les pari ienliers doivent faire ahaltre enx-memes, sansattendre l'intervention de l'autoritö, les chiens et les chats qu'ils savent suspects de rage. Teile est bien la regie contenue dans noire legislation sanitaire; mais cette regie n'y estpas indiqu^e peut-etreavec loute la clartö desirable.
Quels sont les chiens suspects visös par 1'article 10 et I'article II preciles'.' Si on s'en nd'ere ii la eircnlaire ministerielle du quot;10 aoÖtl882, on lit a propos de I'article 10 de la loi de I8KI: laquo; Quant ä la suspicion, eile resulte de ce fait ([uc les chiens et les chats laquo; out ele mordus ou seulement roulös par des animaux enrages raquo;. Or, nous avons VU qu'il y a encore deux autres categories de chiens suspects : les chiens qui sont suspects parce qu'ils ont ele mordus ou roulös par des animaux non reconnus enrages mais seulement supposes on soupeonnes tels; et les chiens, qui, sans qu'on sache s'ils ont ötö mordus ou roulös par un
animal enrage ou suppose lei, presentent des svniplömes (jui font soup-
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gonner l'existence de larago. Admol tons quo la proscription de l'articlo 10 et de rarticle II (abatage obligatoiro) doit ötro appliquöo, lantaux carnivores mordusou roulös par un animal soupQonnä d'ötre enrage, ([u'a ceux qui ont ötö mordus ou roulöspar un animal reconnu enrage, car la raison de döclder esl a pen pros la nu'ine dans los deux cas; il s'agil en effot dans le premier cas d'animaux qui ont en des rapports, qui soraienl propres ä transmettro la rage, aveo des chions qu'on soupronne d'ötrc enragös, sans avoir pu voriticr complötement leur laquo;lat; eela snllit pour los faire condamner, et il est tout nature! de les abattre avant qu'ils aienl pu devenir dangereux. Mais il laut apporter un tempörament dans 1'application d(^ ['article 10, quand il s'agit de chiens, qui prösentent certains signesde rage, sans qu'on puisso savoirs'ils onl ötö mordus ouroulös, non pas qu'il faille les öpar-gner pour eux-m6mea et se dispenser de leur appliquer iramödiate-ment la prescription de l'arlicle 10 s'ils n'oni encore pu faire aucune victime, maisparceque s'ilsonl mordus des personnesoudesanimaux, il convient de les söquestrer et de les conserver, comme on I'a deja vu, pour que le vßtörinaire puisse mieux appröcier leur 6tat et en deduirc les mosures applicables a leurs vici imes.
Gelte distinction semble rationnolle,et eile n'esl point exclue par I'in-terprötation que donne la circulaire ministörielle sur le mot suspect, J'ajoute qu'elle est faite par la loi beige et la loi alleraande, qui pres-crivent, rune une Sequestration do dix jours, otl'autre une sequestration de huit jours. II ya, je viensde lemontrer, tout avantage äimitercette pratique, pourvu que I'animal suspect seit bleu enfermö, bien attache, bieuisole, bien söqueslrd, saufä le faire abattre si, avant les dix jours, l'existence de la rage est manifeste. A.u raoins, en agissant de la sorte, et si le chion guöril ou raeurt d'uneautreaffection, on pourra rassurer les personnes morduesct se dispenser d'appliquer aux animaux les me-sures que la loi ödicte. Enfln, je n'approuve qu'ä demi I'obligation mise ii la charge des particuliers de faire abattre eux-m6mes leurs animaux suspects, parce qu'elle est sanetionnöe par la möme peine que le döl'aut de declaration, parce que, quand il s'agitde ehicusqui viennent d'ötre mordus, le danger n'est pas imminent, et parce que, 1'autorite devant intervenir promptement, il eül etö süffisant d'obliger les pro-prietaires ii tenir leurs animaux sequestrea el ft fain? la declaration; j'aimerais mieux que co qui esl obligation I'rtl une simple tolerance. Aprcs I'abatage, les cadavrea doivent etre traites comme ceux des
La loi sanilaire allcinande exige, comme la loi francaisc, I'abatage des chiens et des (hats mordus ou roulcs ou soupconnes d'avoir iHe mordus; cependant eile decide que, exccptiouiiellemeut, on pourra per-ineltre la sequestration pendant trois mnis au inoins dquot;un cliien sus-pect de rage, si eel isolcmeiit, d'apres I'avis do la police, peut se faire
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avec une srtrett'. sulTisante, et si le propriölaire consculü supporter tons lesfrais rösullant de la sequestration et do la surveillance parla police. En France, si on a eu quelquefois, sous I'ancienne legislation sani-taire ct memo depuis lalolde 188-2, tolcrö vine certaine derogation ä la prescription relative h. l'abatage des carnivores suspects, ilest defendu de inettro en pratique uu regime scmliliilde a eclui (pie permet la loi alleuiaiule. I^c velorinairc sanilaire dolt toujours demander categori-quement, et l'autoritö municipaledoit ordonner et faire executor impi-toyablcment l'abatage de tons les cliiens et chats qui out etc (lairös, roules, mordus, ou qui auraieut pu I'elre par des cliiens enrages ou suspects. II est bieu vrai que celte inosurc si sago et si urcessaire esl souvent incoinpletemeut appliquöe. II y a en effet des chiens qui sont mordus a l'insu de tout le monde ; et d'un autre cote les propriutaires ne se pretent [)as toujours voloutiers a I'application de l'abatage, L'ad-ministration supericure s'est a inainlos reprises pröoecupöe do celte situation et du danger qui en resulte. Dans une circulaire du ministre de l'agriculture et du commerce, en date du 1!gt; juillet 187(S, on lisaitce qui suit: laquo; I^es cliiens mordus par un chlon enrage pouvant devenir et devenant en etret trop souvent les agents de la propagation de la ma-iadie, dont le germe leur a etc inocule, le devoir de l'autoritö est d'tsn ordonner l'abatage sans remission et d'userde la ineme rigueur envers les animaux des espoces canine et loliiie quHl y alien dc soupqonnev d'avoir lt;H('' inordus. Les maires u'auronl pas d'ailleurs a so pröoecuper des resistances qu'ils poiirraient rencontrcrde la part des propri6taires. Du moment oil un chien a etc inordu ou qu'il y a des motifs de croiro qu'il 1'a etc, il doitötre impitoyablement abaltu; aucune consideration ne doit le soustraire a son sort. Les maires onl tout pouvoir ii eel egard. Ha 616 juge que lorsqu'un riglement de police ordonne l'abatage de certains anhnaux mordus cl suspecls d'hydrophobie, il esl obligatoire mi'mc pour le proprielaire qui lient sou chien ainsi inordu renfermc chez liii. —#9632; Arrel de la cour de cassation, 20 aoüt L874.
Dans la circulaire du^Oäoüt 1882, en commentant I'article 10 de la loi du 21 juillet IS8i, le ministre de l'agriculture rappelaitlaquo; qu'il n'y a iias lieu, pour relarder rabatage, de s'arröter a colic considöration que les auimaux suspects sont tenus renfermös dans l'intörieur des habitations raquo;. II y revenait enfln duns In circulaire du 5 Janvier 1886, eu recommandanl anx pröfets d(^ prescrire aux main's de faire recherclici' et de faire ahattre iminediatement tons les chiena mordus OH simplcment roules, sans avoir ii lenir aneun conipto laquo; d'aucune opposition ni d'aucune resistance raquo;.
Les cliiens et les (dials suspects (coux ayant etc Maires, jiousses, renversös, roules, mordus par un chion enragö ou suspect; ceux ayant mangä des malicres provenant d'animaux enrages ou ayant eu le eon-lad avec olles ou avec des cliiens enrages OU suspects; ceux murdns
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par des iinimaux morls depuis et dont I'autopsie tait recomiailro ou soup^onner la rage ; coux mordus par des chiena furieux, qui out 6tö abaltus, et dont I'autopsie laisse soupQonaer lii rage, etc.) doivent immädiatement 6tre soumis aux mesuros presorltes par les röglements Banitaires. On a eie jusqu'd oonsidörei1, comme devanl 6tre rangös parrai les suspects, les animaux (carnivores el lierbivores) qui out ou des rapports sexuels avec des suspects en incubation de rage. Dans la pratique, des resistances se sont plus d'une tois monlröes; mais la cour do cassation (chambre criminelle) a annulö, en fH.s.'i, un jugement du tribunal de simple police de Prades (Pyrönöos-Orientalos), et a decide fpie l'arrötd pröfectoral ou municipal qui dispose que laquo; seront abaltus les chieus el les dials enrngös et les animaux de meine es|ieeü qui (ml (He mordus par des animaux enrages OU (|iii soul soupyonnös de l'avoir ele laquo; esl I6gal et obligatoire, el qu'en outre ledil arrötö s'ap-plique aussi bien aux chiens el aux dials conserves dans la maison do leurs maltres ou restös sons leur surveillance qu'aux chiens et chats allant snr la voie publique. Le tribunal correctionnel de Lyon a con-daiune a cinquante francs d'amende un propriötaire qui avail refuse de faire abaltre son chien mordu par un chien enragö. Mais, quand le propriötaire prouvera (tniumis) que sou chien n'a ele ni mordu, ni llaire, ni roulö par le ehien enragö, ni en rapporl quelconque avec lul, on n'aura pas le droit de l'astreindre ii le faire abattre.
Ainsi done aucune liesilalion ne sanrail (Hre permise; il faul que tons les chiens et Irs dials runlrs, mordus ou suupeonnes de ['avoir 616, soientabattus. k la rigueur, on eüt pu dans certains cas se con-tenter, comme eu A.llemagne, d'une bonne sequestration avec surveil­lance sanitaire; mais I'application d'une pareille mesure ne sanrail elre bien faile die/, le proprielaire, die devrail avoir lieu dans uno fourriere ou une inlinmu'ie bien organisee, el eile devrail durer nou pas senlemenl Irois mois, mais bien quatre inois, liuit niois, dix mois ou nu an ; el d'ailleurs il n'y a pas lieu de s'y arreler plus longuement, car la derogation que eonslilue celle maniei'e de faire est prohibec, meme dans les ICcoles vötörinaires.
Los chiens (!l les dials suspects soul : tons ceux qui out ele mordus, ronles, llaires, pouss6s, I6ch(5s par un chien enrage ou suspect; ceux qui ont mange des matiöres provenantd'animaux enrages; coux qui ont cohabitö, lograquo;'', mange avec des chiens enrages ou suspeels el ceux qui ont mange le repas souillö par un chien OU un chat enrage; ceux qui onl (Me mordus par des chiens morls depuis et dont I'autopsie fait reconnaitre ou soupQonner la rage; ceux qui ont ötö mordus par des chiens furieux qui ont etc aballus el dont I'autopsie laisse soup-ßonner la rage, etc. II eiU 6t(5 peut-dtre ralionnel de faire des cate­gories, de dislinguer les suspeels qui out etc silrement mordus et ceux qui ne I'out pas ele ; mais t'arlicle 10 do la loi du 21 juillct 1H8V2 s'est
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bomö ii dij'O laquo; los chh'.us et los chats suspects do rage doivent elre iinmc-diatement abaltus. raquo; C'est done A lorl qu'on n'exige pasTabatage des chiens et des uhals qui out cohabitö aveo un chien ou uu ohat enragö. C'est a Loii que los tribunaux ont ou döoidö que radministration n'a pas lo droit de faire abaltre un ohien snr lequol on n'a pas constatö des truces uppureiitos du morsure; c'est a tort qu'il a ötödöcidö ijuo le propriölaire d'une meute, dans laquelle avait pönötrö un chien enragö, avait le droil de ue laisser abattre que lea chiens sur lesquels ou döcouvrait une blessuro.
1). Meswes applicables aux animan.r herbivores suspects,
Los animaux herbivores suspects de rage ne seront jamais abattua par ordre del'autoritö, tant (iu'ils ne seront quo suspects. Lorsqu'ils ont etü mordus pur un chien enragö, ou lorsqu'ils sonl suspects parce qu'ils presentenl deja certains signes de la rage, le maire, aprös avoir reeu la declaralion et provoquü la visile du vötörinaire sanilairo, doit prendre un arrötö pour mettre ces animaux sous la surveillance de ce vötörinaire qu'il dölöguo a ect efl'ct. Ces animaux (ils peuvenl 6tre plus ou moins nombreux; quand il s'agit d'un troupeau de bötail dans lequel s'est introduil un chien hydrophobe, lous los sujets qui le coraposent sonl suspects doivent elre marques par les soins du vetö-rinaire; lamp;marque sera faite aux ciseaux ou au l'eu et h la ioue gauche, sur laquelle on imprimera les deux lettres S. lt.; on pourra aussi la faire ä la inaliero colorante et sur le dos, quand il s'agira de petits animaux ; on pourra se contenter, au lieu des lettres S. H., d'un signe quelconque propre a faire reconnattre les animaux. On pourra enlin s'abstenir de marquer les animaux, quand ils seront pen nombreux et quand ce seront des solipödes ou des bovins, dont le simple Signale­ment sufflra a les faire roconnaltre.
Pour les animaux herbivores suspects, il faul ötablir les meines catögories (pie pour les carnivores, {.es uns (ceux presenlanl döjä des signes de la maladie saus qu'on [misse savoir s'ils outete mordus jadis) dcvronl d'ores et deja elre mainlenus sequeslces, enfermes et solidement allaclies; ils ue pourronl ni ötre döplacös, ni elre vendus pour la boucherie, el on ne devra en vendre ni en utiliser aueune partie, nilelalt, niaueun produit; ils devront ensuiteötreabattusdös quo l'existence de la maladie sera conlinnee; et, si lern-etal redevient normal, la Sequestration cessera d'etre appliquöe huit ou dix jours aprös. Quant aux animaux suspects parce qu'ils oni ele mordus, parce qu'ils sonl soupQonnös de l'avoir ele (tous ceux faisant partie d'un troupeau allaque par un einen enrage), parce qu'ils ont cohabitö avec des animaux de leur espeee devenus enrages, parce qu'ils ont frequcntii les memes pftturages, les meines abreuvoirs, etc., il est
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MA1AD1E8 CONTAGIEÜSES BACTERIENNES.
ögaleraeni interdil au propriötaire de s'en dessaisir pendant lout le temps que dure In, Burveillance ä laquelle ils sonl soumis; et cettc surveillance doil durer au moing six semaines. Maisce minimum, fixe par noire legislation, estinsufflsant; d'ailleurs, il appartient ä l'auto-rile dele prolonger; et un delai de deux moi? ne serait point exagere. [)mis d'aulres pays, celle inesure est appliquöe pendant deux, trois ou quatre mois (Allemagne). Le lait des animaux places sous la surveil­lance sanitaire ne devra pas dire vendu; il pourra a la rigueur etre utilisö dans la fenne, lant que les animaux ne prösenleront rien d'insolite, sauf a cesser de l'ölre du jour oü ils seront reconnus malades; inais il est certainement dans l'esprit de noire legislation d'en inlerdire l'utilisation, vu qu'elle döfend rolle de leur viande; d'ailleurs les legislations beige el allemande prohibent egalement ^utilisation, pour la consommation, du lait des holes suspectes; nean-nioins les propriötaires pourront s'en servir, aprös 1'avoir soumis a 1'ebullition, pour la nourriture des animaux de la renne lels que pores, etc.
Les animaux suspects (mordus ou soupoonnes do I'avoir etc) seront done malntenus söqueströs dans les habitations et smvoillrs par la police el par le velerinairo deleguö a eel effet, qui los visilcra poriodi-quement Ions les liuit jours, el qui devra etre aviso par le proprielaire dös qu'il surgira quelque changement dans leur elal. Pourtant ^utili­sation des ehevaux et dos boeufs pour le travail pourra 6tre autorisöe par l'administration, ä la condition pour les ehevaux d'etre muselos; mais cette autorisation cessera d'avoir son effet dös 1'lnstant of: quel­que changement sera survenn dans l'ötat des animaux. L'autorisation pourra ögalemenl ölre donnöe au propridtaire de conduire les ani­maux au pamp;turage tanl qu'ils ne prösenteront rien d'anormal, surtout quand il s'agira de moutons, et möme quand il s'agira de grands herbivores, s'i I n'j pas pour lui possihilite do les aourrir dedans; vou-loir qu'il en föt autrement, ce serail vouloir ruiner le propriötaire, attondn qu'il ne pourrail alors quo faire abattre ses animaux pour los livrer a l'öquarrissage ou les enfouir. Mais quand l'administration municipale, sur le conseil du vötörinaire, aecordera cette autorisation, les animaux devront ölre survoilles encore avec plus de soins, afin qu'on puisse roconnattre sans retard le moindre signe de maladie et faire onfermer ceux dont l'ölat inspirera quelque inquietude.
One si le proprielaire vent so dessaisir de sos animaux suspecls, il n'y sera autorbe que en vue de les faire abaltre et de les faire enfouir ou de los livrer a im olcis d'öqnarrissage. Notre legislation prohiho l'utilisation de la viande des animaux suspecls comme celle de la viande dos malades, II y a la, de l'avis d'an grand nombre de per-sonnes, line rigueur excessive, qui n'ost pas sul'lisanmient jnsliliee, el qui porle une atleinle considerable aus inlerets des proprietairos; il
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RAGE.
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ciH 6tö pröförable de laisser vendre pour la bouoberie les herbivores
mordus, dans les premiers jours qui suivent la morsure; car le syslemo actuel, enlrainanl de trop grandes pertes pour les propriö-taires, en amöne certains a ne pas faire la döclaration; et il arrive alors que ceux qui out oböi ä la loi sont plus maltraitös quo ceux qui I'ont soiemment transgressöe. D'ailleurs la ioi manque, en cette matiöre, d'esprit de suite; ello permel la vente, et la vente pour la bouoberie, aprös une sequestration de six semaines; or, aprös ee laps de temps, la rage peul encore öclore, soit (iue l'incubation depasse cette duree, soil que les premiers malades en aient contamine d'autres.
Que les röglements sanitaires de rAUemagne sont bien i)lus rationnels et plus menagers des intenHs des proprietaires! ils pres-crivent une sequestration ou surveillance de deux mois pour les inoutons, chövres et pores, de trois mois pour les solipedes el de quatre mois pour les betes bovines. Pendant la duree de la surveil­lance, et moyennant une automation prealable, les animaux peuvent elre changes d'ecurie, de ferine, de localitö, sous la condition que lautoi'ite de leur nouvelle destination en sera inlormeo et continuera a les faire surveiller. L'utilisation des animaux places sous la surveil­lance est permise, ainsi que leur envoi au pamp;turage, sous la seule reserve que, des l'apparition du moindre Symptome, ils seront main-tenus enfcrinös, sequeslres el que I'autorile sera aviseo. Enlin, il csl permis de tuer les animaux mordus pour la bouoberie a la condition que, avant la mise en debit, les parties on il y a des morsures seront enlevees. Dans nies ouvrages stir la police sanitaire, j'avais toujours preconise uue semblable pratique, eonsistant a autoriscr I'utilisation des mordus pour la bouoberie, sous la reserve de retrancher la partie qui elail le siege de la morsure.
Quoi qu'il en soil, nos röglements sont formels. L'article 88 du decret du 22 juin 1882, qui conlient loutc la police sanitaire appli­cable aux herbivores suspects, edicle en eilet la disposition suivanle : gt;; Dans co cas (lorsque le propriötaire est aulorise a faire abatlrc ses animaux), il est delivre un laissez-passer, qui est rapportö au maire dans le delai de cinq jours, avec un cerlilical alleslant quo les ani­maux ont ele abattus. Ce certiQcat est delivre par le veterinaire delcgue a la surveillance de l'atelier d'öquarrissage. raquo; 11 va sans dire que point ne sera besoin de laissez-passer, ni de cerlillcat du vete­rinaire chargöde la surveillance du clos d'equarrissage, si le propriö­taire fait abattre sur place et enfouir ensuite dans ses terres ses ani­maux Sous la surveillance du velerinaire sanitaire ou du delegue du maire. II va sans dire aussi qu'en paroil cas rutilisalion de la peau demeure permise sans disinfection prealable.
r.a
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MALADIES CONTAG1EU8E8 BACTfiRIENNES.
2quot; Mesures de prophylaxie prescrites ou conseillees, ä l'egard des chiens non suspects, pour empecher la propagation de la rage.
Los mesures ou moyens dc preservation, qu'il rcstc ii examiner, sent les uncs prescrites par mos reglemeuts sanilaires, et les autres out ete conseillees OU le sent encore par les hygienisles.
A. Mesures prescrites /*'raquo;#9632; les ramp;glements sanilaires.
Elles sont au nombre de deux : le port obligatoire (run collier; le inusellement teniporaire et l'usage de la laisse (art. 51, 82, .'i;{, a't, dec. 22 jnin 1882).
a. Port du collier. — Cette tnesure, introduite duns notre systeme sanitaire eonlre la rage, elait motivöe ainsi qu'il suit par la eirculaire du ministre de l'agriculture et du commerce du 19 juillet 1laquo;quot;^ :
laquo; La rage trouve certainemenl un de sea principaux ölöments de pro­pagation parini Irseliiens errants, qui existenten grand nombre dans presque toutes les villes. II y a lä im danger s6rieux, toujours immi­nent, car on sail que la rage se manifeste a toutes les öpoques de l'anueo. II imjiorte done au plus haut degrö d'employer Ions ses efforts ü faire disparaitre cette population de cbieus vagabonds et errants, et ä l'empecher de se reformer. (Test lo principal but veis lequel on doit tendre. 11 sera atteint parla destruction de tousles chiens qui ne porte-ront pas la marque de leur proprietaire.
laquo; Decider que la voie publique sera absolumontinterditeaux chiens, iimoins (m'ils ne soient tenus en laisse, e'estnne mesure qui pent elre prescrite dans les centres populeux, naais qui n'est guere susceptible d'une application generale. An contraire, on pent exiger parloul que les chiens soient munis d'un collier porlaut les norn et deineure de leur proprietaire; persomie n'anra de raison plausible ii faire valoircontre cette obligation, et ceux qui voudronl conserver leur chien devronts'y soumettre. Le collier associera ainsi le propriötaire ä la surveillance exercee par I'administration. II montre que I'animal a un mattre, qui exerce envers lui une certaine sollicitude et qui, incessammeni placö sous le coup de responsabilites penales ou civiles, doit s'attacher a prö-venir les accidents que son animal pom-rait causer. Grace ii cette mesure, qui n'a rien d'excessif, les propriötaires seront done determines par leur interet a donuer a l'autoritö le concours de leur propre vigilance; et la perspective des graves responsabilites que leur negligence leur ferait eueourii' sera pour eux un puissant motif de ne plus laisser autant divaguer leurs chiens, quand les circonstances feront craindre les dan­gers d'une contagion. raquo;
Le decret du 2:2 jnin 1882 conlient, au sujet de cette mesure, deux articles qui en prescrivent rapplicalion, et en lixentla sanction imme­diate.
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Akt. #9632;)!• — Tout cliion, circulant sur la voio publique, en HberW ou mömc tonn on laisso, dnit ölro mimi d'im collier portant,graves surune plaque de inoial, los nora etdemeure de sou proprl6taire.
Sont, oxcopies de cette presoription los chiens courants portanl la marque de lenr maitre.
Art. 82. — Leschiens Irouvös sans ooüier surlavoiepublique et los chiens crmnls, münie munis de collier, sont saisis et nüs en tonn liore.
Cenx qul n'ont pas de collier et dont le propriötaire est inconnu dans la localltö sont abattus nuns dilai,
Ceuxqui portent le collier presorll par l'artiolo pröeödent et les chiens sans collier, dout le propriötaire est connu, sont abattus, s'lls n'ont pas öte rö-Hamos avant l'explratlon d'un dölai detroisjours francs. Ce dölai est portö a cinq jours francs pour los chiens courants aveo collier on portant la mar­iine de lour nialtro.
Kos chiens dostiuosa 6tre abatlua peuvent 6tre Ihres a desötablissements publics d'enseignement ou de recherches soientiflques.
En cas de remise an propriötaire, ce dernier sera tonn d'acquitter les frais de oondulta, do nourriture et de garde, d'aprös un tarif Qxö par I'autoritd municipale.
La circulaire ministöriolle du 20 aoftt 1882 contient, au sujet de cos deux articles, los röflexions suivantes;
(i L'article 81 rend le port du collier obligatoire pour tout chien cir-culanl sur la voio. publiquo, m6me lorsqu'i] ost tonn en laisse. Cette dis­position a nno grande importance, eile permet de rechercher ä lt;iiii los animaux appartiennent, et do mettre en cause los responsabilitös, lorsque dos accidents viennenl a so, produire par le fail de ces ani­maux. Par l'obligation du collier, les propriötaires se trouvent inlo-ressös a exercer sur lours chiens nno surveillance attentive, afln de ne pus encourir los risques dos peines et dos dommages inirrols auxquels los accidents causes par eux pourraient donner lieu.
.- Le dangerde la rage dans los villos, et surtout dans les grandes villos, estaccru par le nombre considörable de chiens divaguanl sur la voie publique. Les chiens trouvös sur la voio publique suns collier, et los chiens erranta inoine munis de collier doiveniälre capluräs et mis an fourrÜTe; il ost onsnilo proeödö a lour ogard ooinnio il ost (lit duns la suite de TaHiolo 82. Danns certaines localitös, on avail pour habitude tie mettre envente dos chiens mis on fourriöre et non röclamös par lours proprietaires dans un dölai döterminö; cette pratique, qui pout avoir les pins graves consoquencos, doil olro absolumenl abandonnöe si olio cxisto encore quelque pari. raquo;
Bnfin, la circulaire du :; Janvier 1886 recommande aux pröfets d'in-vitor lesraaires laquo; h faire exercer nno surveillance constante dans lour commune, aflnd'assurer lasaisiedotout chien errant, oude tout chien non muni du collier röglementaire, ol a donner los ordres nöcessaires pour quo cos animaux soienl toujours sacriflösdans les dölais flxös par le röglement d'administration publique du 22 juin 188-2 raquo;.
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933nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES C0NTAQ1EÜSES BACTfiRIENNES.
Los explications qui pröcödent soul trop daires pour qu'il soit utile dedonner de plusamplesdötails; il n'y manque que ladöflnition exacte du cliien errant. On devni, d'upivs les articles 81 et 52, considcrer comiuc chiens errants : tous ceux qui ne seront pas munis d'un collier indiquanl le nom et l'adresse de leur mattre; tons les chiens courants qui ne porteront pas la marque de leur maltre; tons ceux qui n'ont pas de collier ot dont le maltre est inconnu dans la localitö; ions coax, enfin,qui,bien queraunisd'un collier, sont errantssurla voiepublique. Or, äquoi reconnaltre qu'un chien muni de son collier röglementaire est errant? Un cliien, m6me muni de sou collier, qui ne sera ni tenlaquo; en laisse,ni accompagnö, ni surveillöde pros, celuiqui n'est accompagnö de personne et n'accompagne personne, celui qui est Inconnu dans la localiiect qui y divagueseul, celui que personne nedil sien, devraötre cousidcre comne chien enant ei Icaite comme tel. Yoila (|iii est entendu, tous chiens sans collier et Ions chiens errants doivent etre traites conlonneinent a l'article 52 du dccrel du 22 juin 1882; ils doi­vent etre saisis, captures et misen [ourriero, pour yötreensuite a Im lins ou livrcsa leurs propriötaires s'ilslesröclaraent Lacaptul-e des chiens sans collier et des chiens errants n'est organisöe que dans quelques villes les plus importantes, et, de lav is de tout le monde, Jamals un ser­vice n'a aussi mal Eonctionnö que celui-lä; ö chaque instant, dans les villes et dans Les campagnes, on rencontre des chiens errants et des cli lens sans collier.
[/application des articles ;il et 52 du Reglement d'administration publiquedu22 juin 188-2 impliquo, pour les municipalitös, l'installation d'une fourriöre, d'un chenil municipal, la capture des chiens sur la voie publique, leur transfert a la tourriöre, leur conservation pendant un certain temps, leur occision ou leur remise aux propriötaires.
Le chenil (döpöt, fourriöre, refuge, etc.), devant 6tre considörö, ö l'ögal dos inürmerios de chiens, comme un elahlissenieiil incommode et dangereux par sou voisinage, par l'odeur qu'il laisse dögager el par les cris des animanx, sera autant quo possible installe dans un endroit retire de la ville, öloignö des places publiques et des grandes voies de communication, 61oign6m6me des habitations, ötabli le long d'un cours d'ean ou dans son voisinage, et on aval, construil de maniore Ädörobor la vue de son interieur aux passants, alimonte d'oau en quantile sufli-sante pour le laver tons les jours, et pourvu de voies d ocouleniont. On ne pent, a mon sens, indiquer ä la municipalitö un emplacement plus propice que celui qu'elle pourra choisir dans les döpendances du dos d'6quarrissage s'il y en a un, on dans celles de ('abattoir. Le chenil devra etre agence convonahleinout a l'intörieur pour la commoditö du service, pour la srtroto du personnel, et pour la l'aeilite des SOins de pro-prele: loiuicuxsera de le coustruiro de teile Sorte qu'il puisse contenir deux raiiiioes de Stalles, niches, ou cages paralleles et separecs l'une
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du l'autre par un passage, dont le sol sera en dos d'amp;ne, et presentera le long de chaque rangee de niches une rigole avoe pentc pour I'ÖOOU-lement facile des caux de lavage. Ias niches seronl bien cloisonnees, bien söparöes los unes des autres par des cloisonsen pierresou en bri-i|iies cimentees, le sol sera en dalles ou en briijues cimentoes avec pente d'arriere en avanl pour faciliter le lavage ; le plafond pourra etre en planches, madrieis ou grillages de fer; la porle sera en fer et ä claire-voie pour permeUre de voir l'intöriour saus ouvrir ; cluojue niche aura un anneau ou deux, et ne devra recevoir qu'un seul chien ä la fois. Enfin, l'installation du chenil sera complötöe par I'adjonction : d'une sorte de cuisine pour la prepai'aliondi^ la nourrituic des animaux; d'uu local destine a servir de cour d'abatage, et des Instruments necessaires pourcetteoperation; des moyens propx'esä saisir et a altacher ies ani­maux (lasso, pinces, chaines, museliöres), ä Ies transporter (voitures, cages roulantes), ii leur donner a manger (ecuelles, gaiuelles), ä entre-tenir la proprete (seaux, balais. broueltes), etc.; la tenue devra enlin etre irr(''[)rocliablc en taut que vigilance et propretö.
La capture des chiens errants sur la vole publique doit etre faite par Ies agents de la police municipalc, ou tout an moins sous leur surveil­lance ; et, conune il Importe de leur donner Ies moyens de s'acquitter de ce devoir sans trop de risques pour eux, on met a leur disposition, dans Ies villes, uu ou plusieurs liommes dresses ii cette besogne, le meme ou Ies memes qui sont charges des soins de la fourriere, ou qui sent employes an clos d equarrissage. Aux jours et heures fixes par 1'administrationmunicipale, le personnel, chargede capturer Ies chiens errants, ordinairemcnt compose d'uu mi de deux homuies dresses ad //or, agissauf sous la surveillance d'un ou de deux agents do police, muni des instruments necessaires, et suivi d'une voituro pour recevoir Ies chienscaptures, parcourl lesruesde la ville pour raccomplissenient de sa besogne. II va saus dire que, dans nombre de villes importantes, dans Ies petites villes, dans Ies villages et dans Ies campagnes, rien de semblable ne se passe; et Ies chiens errants ou sans colliers y sont gene-ralemenl laisses Iranquilles. C'est que, pour des persounes uon dres-sees a ce genre d'exercice, et meme pour cetles qui sontdressäes, l'ope-ration, qui consiste ii saisir dans la rue un chien errant, n'est pas sans danger; plus d'une fois il en esl qui out etc inordues; et d'ailleurs, Ies plus habiles ne laisseut pas que de manquer un bon nombre de chiens qui n'altendent pas leur approche. Quoi qu'il en soit, voici comment s'operelasaisic d'uu chien errant: I'aUrapeur lance ou passe autour du con de l'animal un lasso en corde mince et souple, ouun lacet en lil de laiton tlexitile, ou une cravache en nerl'de bosuf se terminant par un noeud coulaut, ou un lasso formanl nceud coulant attache au bout d'un haton ou d'un manche de fouet ; ensuite, s'il ne la pas manque, il tire ii lui ou resiste ii lanimal qui cherche ä fuir; le lasso ou le nceud oou-
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M\LAD1ES C0NTAGIEU8ES BACTfiRIENNES,
lanlse ivsscrrormtour duiuni du chiet); colui-cicrio, se döhal, scdtifond, anaeute les chiens et les gens, mord lallrapour s'il n'y prend garde, ct peul lui inoculer la rage s'il la döjö., Malgn; U^s dangers inlirrcnlsa la capture des chiens errants, il n'est pas permis, ft cela est regettable, de les tuer. tin agent de police ayant lue (empoisonnö) un chien errant sans collier sur la voie publiquo, lo propriötafro lui intenta un [jroces devant le juge do paix (Brive), L'agent fut condamnö a I franc de dommages-intördts, le jugement döclarant que les chiens errants doivenl 6tre mis en fourriöre avant d'etre abattus.
La saisie opöröe, il roste a conduire les animaux capturös a la four­riöre. On leur met, avant de lesdölivrer tin lasso on du noeud coulant, unc museliei'e el un collier solide; puis, avec une chatne,on les attache dans la charrette, qui doitötre divisöe en compartiments bien distincts, bien separes les uns des aulres par des cloisons en planches pcinles (cluupie compartiment ne devant recevoir qu'un chien), recouverls, acres convenablement, I'erines sulidement el munis chacun d'un an-neau. On pen! aussi se servir, pour recevoir les animaux captures, de caisses ou cages mobiles, qu'on charge sur unc charrette ))lati^; el de cetle facon on obticnt le meine resnltal, pourvu que les cages soienl ageneecs convenablement. Souvent eniln, soitpour abröger l'opöration soil, pour se soustraire plus vile aux regards et aux cris des passanls, I'attrapeur place le chien caplure dans la cage sans prendre la pröcau-tionde le muselerel de l'attacher; de la sorte ilpourra encore se faire inordre en arrivanl ii la fourriöre, quand il laudra faire passer I'animal dans le chenil. Inslallesa la fourriöre, les chiens devronl 6tremain-lenus enfennes; ils seront convenablement soignös et nourris et ne seront soumisäaucun mauvais traitement, en attendant quo leur sort seit delinitivement regie conformemenl aux dispositions de 1'article •gt;-precili'. Mais de lii a autoriser, sur les deniandes des Socieles protec-trices des animaux, la crealiuii de ntaisons d'asile on des refuges pour les chiens errants ou abandonnös, comme celaaele fait a Londres el Paris, il ya loin; et il estvöritablement singulier, pour ne pas dire plus, qu'on ail autorisö, contrairement a la loi, la cröation de pareils refuges, on on a pu recevoir les chiens trouves sur la voie publique et d'autres catögories de chiens abandonnös ou payants, pour en donner ensuite aux personnes qui voulaient s'en cluirger. Do pareilles faeons il'agir devaieni avoir pour eflfet d'entretenir el de propager la rage, d'aulanl plus que les eas de inaladie n'el.aient point döclares et les sns-pectsn'ötaientpointabattus bien que vivant en proraiseuitö par groupes de vingt. Dans un tie ces refuges on a dö sacrifler pendant unc seule annoe Irente chiens ou dials onragös, et un des gardiensy a etc raordu par un chien hydrophobe. La fourriere municipale seule doit recevoir les chiens errants ou abandonnes; et aucun n'en doil sorlir pour etre vendu ou doruie, liormis dans les cas el pour la destination prevus par
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le paragraphe i ile l'article 'te. Ceux qui oni 6tö saisis sur la voio pu-bllque sans collier, et ilunl le propriötaire n'est pas connu dans lalo-calite, seront abaltus en arrivantäla fourriöre, ämoins qu'ils nesoient livros ä des etablissements publics d'enseignement ou do rochercbes scientiflques, Ceux qui portent un collier indiquant 1lt;; nom et L'adresse de leur maltre, et ceux donllc propriötaire cst connu seront conserves trois jours francs on ciixj jours francs (le jour de la capture ne comp-lant pas ot I'abatage ne pouvant avoir lieu (jue 1c 4'' on 6deg; jour); ils seront inscrils sur un registre, et le propriötaire sera prcvenu par lolire ou autrement; passüle 3deg; ou le .quot;i0 jourcompteä partir du lende-main de la saisic, ils seront sacrilies ou livrcs ii des etablissements publics d'enseignement ou do recberches scientiflques.
Divers procödöa d'occision out etc conseilles pour se deharrasser des chiens rion reclames ou qui ne peuvent etre reclames, co sont: I'as-somnieincnt avee une masse en bois ou en fer ; lelranglomcnt ou la pendaison ; la pendaison ct I'assommement combines ; la submersion, I'empoisonnement, I'asphyxie, le foudroiement, etc. Pour pratiquer rassommement sans danger, il sera bon queI'animal ait lesyeux recon­verts et soil, muscle ou tout au moins attacbe court a un anneau lixe dans le sol. La pendaison, sans rassommement, cst un moyen ä delais-ser, commc ne faisant pas disparaitreassez rapidement la vie. L'em-poisonnement par la strychnine ou I'acide prussique doit aussi etre delaisse, a cause de la souflVanco que I'une determine, ä cause de la rapide alteration de Tautre, ctii-cause du danger qu'il pent y avoir ä conflerl'un et l'autre ii des mains inexpörimentöes. Le foudroiement par une döchargo ölectrique sur I'animal placö dans des conditions con-venables d'isolement, pratique en Angleterrc ct en Amerique, cst un moyens^r et rapide, mais trop coiHeux, etc. La submersion et l'as-phyxie par un gaz delelere ont etc conseillees avec raisonct sontmises en pratique dans certaines villes. Jiien nest facile comme d'installer dans la fourriorenn reservoir d'eau d'unc certaine capacitö, dans leqnel onplongera les chiens vouesii la mort an moyen d'unc cage en fer dans iaqucllc on les aura places et qu'on retirera un (piarl d'licure apres, pour livrer les cadavres ä lY'quarrissage ou a tout autre mode de des-truction;le reservoir pent etre conslruit dans lesol; d'un cote on pcut y avoir accrs parunc pente, et lacageen forme de cliariot muni de rou­lettes pcut de lasorte etre mano-vreo, entree et sortie sans peinc par un seul individu. Enün on pent egalement installer dans la fourricrc une chambre a aspbyxio.
I). Musellement. — Usage de la laisse. — Le musellement n'est pas prescrit par notre lögislation sanitaire, qui s'est bornee ä donner ä l'autoritö administrative le droit d'ordonnercctte mesui'edans certains cas, et qui a prevu d'autres cas ou Lusage de la laisse doit etre exigä (art. 53,84, dec. 22 juin 1882).
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MALADIES C0NTAGIEU8ES UACTfiRIENNES.
Art. 83. — I.'auloritö administrative pourra, lorsqu'elle oroira oistto tnesure utile, particuliörement dans los villes, ordonner par arnHö t|ue Ions les chiens ciroulant sur la voio publique soient inusfiles on tenus en laisslaquo;.
Akt. :'i'h. — Lorsqu'un cas de rage a (H6 conslaUi dans une conuimiie, lo maire prend nn airrtö pour interdire, pendant six gemaines au inoins,la cir­culation desohiens, a nioins qu'ilü no soient lonus en laisso.
La iiirrne inesnre est prise pour les communes qui out ete parconnies par Uli cliien enrage.
Pendant le ineme temps, il est inlerdit aux proprielaircstle se dossaisir do leurs chiens on de l(gt;s conduire en dehora de leur residence, si ce n'est pour les faire abattre. Toutefois, peuvent 6tre admis a circuler Librement, mais seuleriient pour 1'usage auquel ils soul employes, les chiens de berger et de bouvier aiusi ijue les chiens de chasse.
La circulaire ministerielle du w2t) aoi'il 1HHV2 interprete commo suit les articles 53, M du döcrel de 1882;
laquo; La mosure previio parl'article .MJ pent ötre nöcessitöepar l'accrois-scment exceptionnel des accidents rabiques ii un moment donne. Los faits de celte nature sonl toujourscorrölatifs ö une augmentation uon-siderabio de la population canine divaguante. En pareilscas, le muselle-mciit pent ötre rendu obligatoire par arrötö spöcial.
raquo; Une dos principalescauses de la propagation de larago estla libertö de divagation laissöe aux chiens dans les communesoCi un cas diraquo; rage a etc constatö. 11 ost plus que probable que dans ces communes un certain nombre de chiens auront ötömordus et (pic, devenant enrages äleur tour, ils enmordronl d'autres ettoujoursainsi.
raquo; Pourprövenir ce danger toujours imminent, le maire prend un ar-rete pour interdire pendant six semaines au moins la circulation des chiens, a moins qu'ils ne soient tenus onlaisse. C.ette mesurc doit et.re prise egalement par les inaires des communes qui ont ete parcourues ])ar mi chien enrage.
raquo; one certaine suspicion s'etendanl ainsi a tons les chiens des com­munes oil la rage a ete conslatee, pendant toute la duree de eetle sus-jiicion, il devait (quot;Ire interdil aux proprietaires de s'eu dessaisir ou de les conduire en dehors de leur rösidence, si ce n'est pour les faire abattre. raquo;
Les pouvoirs des inaires en cette mallere soul d'ailleurs conlirmes par la loi du ','gt; avril 1884, art. 97-6deg;. Si, comme on vient de le voir, les maires ne peuvent proscrire que d'une fa(;on temporaire le musel-lementou l'usage de la laisse, ils peuvent en decider la continuation lant quecelaleur semble utile; de plus ilsont ledroil d'oxigerI'emploi dun appareil qui doune toute garantie en cmpeeliant le chien de mordre; ils ont le droit de veiller a la bonne execution de la mesurc, d'imposer un modele de museliere rcm[ilissant toutesles conditions de solidite, d'adaptation et d'isolement des mäeludres, soil une museliere terminee en panier de gros III de ler.
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RAGE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 937
L'usage de la museliöre et de la liiisse a produil de bons rösultats partout oü on en a tail mie application convenable.
Pour les situations prevues dans les articles 83, K4de noire re^lement sanilaire, la legislation alleinande se monlre im peu plus, severe tont en adoptant ä peu pros les monies prescriptions. 11 y ost dil que la police portera ii la connaissance du public ehaque cas de rage, on employant ie mode de publication de la locality, et en sc servant de la presse; (IcstiiKJe aux annonces ol'dcielles. Quand un chien enragö ou suspect do rage aura erre librcment, la police devra ordonner iinniediatenient la sequestration (miseä lachatne ou enfermement) de tons les chiens de la region menaeeepoiiriui di'dai de Iroismois. Cependautlaconduile en laissedu eliien muni en outre d'une museliöre estconsidereecominc tenant lieu de la Sequestration, äla condition toutefoisque l'animal ne sera pas mein'! liors de la region menaeöe saus une antorisatioa spcciale de la police. On considere conimc menaeees toutes les localitös dans lesquelles a ete vu le chien enragä ou suspect, et celles situees dans un rayon de A kilometres autour des pröeödentes. L'utilisation des cliitMis de berger, de boncher et de chasse, est permise, mais ii la condition qn'en dehors du temps et du lieu de leur service ils seront allaches ou conduits en laisse et muselös. Quant aux chiens qui, contrairement an reglrinent, seronl rencontres errant librcment dans la region menaccc. Us seronl aballus hnmi'dialeniciit. Enfin les mosures precitees doivent 6tre portöes ii la connaissance du public, comme il est dit ci-dessus, avec indication exprcsse des localiles et communes me-nacees.
La sanction penale altachee aux infractions de la loi sanilaire est lndiqu6e dans les articles 30 a .'{(gt; de la loi da quot;2\ juillet 1881 et 43 ii 19 du deeret. du 1^ novembre 1887; eile varic suivanl la gravite de la finite. Elle est, nous l'avons dejä vu, de six jours a deux mois do prison et de Hi ä 400 francs d'amende : pour le dcl'aulde declaration, pour la non-seipiestratiou el pour l'inaccomplissement de 1'abatage prescrit par I'article 10 de la loi du 21 juillet 1881 et par l'article 11 dndccreldu \~1 novembre 1887. Elle est dc deux a six mois do prison et de 100 a 1000 francs d'amende : quand, au mepris des defenses de l'adminis-Iration, on a laissi'i commuiiiqiier des animanx infeetes avec d'aulres; quand des animaux qn'onsavait enrages ou suspects onl ete vendus ou exposÖS en vento; quand on a, sans permission de l'autorite, deterre ou sciemment achete descadavres ou debris d'aniraaux morts ou abaltus pourcausede rage; quand on a Importe en France ou en Algerie des animaux qu'on savait avoir etc exposesa la contagion do larage(art. .'10, I.. 21 juillet 1881, et art. /ii, dec. 12 uov. 1887). Kile est de six mois a trois ans de prison et de 100 ii 2000 francs d'amende : quand il a, ete vendu ou mis en vente de la viaudeprovenanl d'animaux qu'on savait morts de la rage ou qui ont ete abaltus comme enrages; quand les
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'.raquo;38nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES CONTMHBÜSES B\CTfiRIENNE8.
di'lils prövus par los articles 31 et 32 do la loi du 21 juillel 1881, et les articles W et 44 du decrel du 12 novembre 1887 onl etö suivis de la transmission de la maladio a d'autres unimaux (art. 33, L. 21 juil­lel 1881, et art. 48, dee. 12 nov. 1887). Elle est de l(i ii m) francs d'amende ponr les infractions de moindre Importance a la loi sanilahv, non prevues par les articles sus-visrs; olle est enfin de 1 a 201) francs d'amende, cjui sera prononcöepar le juge do palx,pour les contraven­tions aux dispositions des articles 81 ä.'Ki du ref,'lemeutd'administration publique du 22 juin 1882 (art, 34, L, 21 juillet 1881, ct art. 47, dee. 12 nov. 1887);et il faul döciderque la vente amp; la bouoherie d'un animal mordu n'est (ju'une contravention a laqueile est applicable seulement cette derniere sanction. Sont enfin applicables, quand il y a lieu, les dispositions de l'article 471-180 du code penal.
it. Mesures conseilUes,
Un certain nombre de moyens ou de mesures, non imposes par notre lögislation, ont iHe conseillös avec plus ou moins de raison, ce sont: 1quot; lemusellementpermanent, aver an bon modöle de nmseliere, ou l'usage de la laisse, pour rendre inoffensifs tous les chiens, qui vont sur la voie publique, dans les voitures et autres moyens publics de transport, dans les lioux publics de reunion; 2quot; IVtablis-sement d'un impöl eleve, avec obligation pour les propriötaires de faire Inscrire leurs chiens chaque annöe et de leur f aire porter constamment nne plaque ou un medallion renouvelable en Janvier, portant le milb'sime de Fannee ct Indiquant (pie l'impöt a ete paye; tout cola dans le bnl de dimiuuer le nombre des chiens vagabonds et inutiles ; I}quot; remjioisonnement dans les rues et l'autorisation de tuer sur la voie publique les chiens vagabonds en contravention; une surveillance speeiale aux barrieres de l'octroi, en vue de capturer ou de tuer, a leur enlrre ou ii leur sortie, les chiens sans collier, les chiens errants et les chiens suspects ä un litre quelconque; •'lt;quot; remoussement des dents; Bquot; I'inoculation preservalrico; 6deg; des instructions aux poim-lations; 7quot; la publication de tons les cas de rage; la poursuite des delinqnanls, etc.
Notre lögislation sanitaire pourrait permettro de parer a tous les dangers; ses dispositions onl prevu tous les cas, mais elles ne sont pas appliquees convenablement. Aussi la rage persiste-t-clle en Prance, surtout dans le departement de la Seine et a Lyon. Partout on s'est plain! de I'mapplieatiori des prescriptions do la loi; partout on a demande la suppression des chiens errants. Do temps a autrc I'administration s'est bien decideo lt;;ä et lä a prcscrire les mesures prevues par la loi, le musellement, l'usage do la laisse, la capture dos cbiens errants, etc.: et cos mesures, quoique mal appliquees, ont
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RACK.
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produit uno diminution dos cas de rage; mais partout on s'cst vito lasso et lo mal a rcpris. a. Musellement permanent. —Usage permanent de la laisse.
— Cello incsnro a ou ot a encore ses partisans et sos dotraclours. On lui adresse notamraent lesreproohes suivants: lo musollomont permanent ostimpopulairo en France; ilestillusoire, quand ileatpratiqu6avec la simple lanioro do cuir, avec des nppareilsqui laissenl aux anirnaux la tacultö de mordre; lo musellement pratiquö avec une museliöro solide, isolante, qui offre lonle söenritö, est d'une application difficile; il döflgure le oh ion, gone sa respiration, le fail souffrir ot est diffici-lement supportö par (Juelques-uns (ils s'y habituent pourtant); il n'ofTre pas une garantie süffisante, il ne preserve pas sufflsamment I hntnmo contre le chien; il devrait ötre appliquö, pour oflfrir une sörieuse garantie, non seulement sur la vole publique, mais encore dans I'interieur des maisons horsle temps des ropas, car beaucoup de cas do rage sur les personnes ont eto jusqu'ö present la consequence de morsurcs recuos dans les maisons; il devrait ölro complole parl'usage do la laisso pour les cliiens (pi'on lalsserail sortir dans la rue, et oe serait la uno gone nouvelle; le chien pent so döbarrassor de sa rause-liere ou s'ochapper du iogis avant qu'on la lui ail appliquee, etc, etc. Ces griefs ont bien, pour la plupart, une certaine valour, mais peut-on raisonnablemont nior aujourd'hui roriloncilo du musellement en laul quo moyen pröservatif, lorsqu'il estdömontröque cette mesure a rendu les plus grands services clans Irs pays ou eile a olö appli-qui'o convenablement. Le musellement obligatoire a rendu de grands srrvices dans certains pays, memo lorsqu'il n'a ol.rgt; appliquä quo temporairement; dans teile localitö on a vu diminuer los cas do rage a la suite do sa miso en pratique; dans teile autre on a constate une augmentation du nombre dos morsures et des cas de rage ii la suite de la suppression do la muselioro. (quot;/est principalcmentcn Allemagnc, en Prusse, dans le grand-duchö de hade, a Berlin, que cette mesure a produit des rösultats exceptionnellement favorables. A Londres, et ailleurs, l'usage dc la muselioro a on [ail diminuer oonsidoralilemout le nombre des cas. Nul doute no saurait done persister relativemenl ii la valour preventive d'une mesure qui a donuo d'aussi hons rosullals. L'usage du musellomenl es! propre ä conjurer tout danger etä prö-venir touto morsuro s'il realise les conditions suivanles: s'il est general, constant et observe parloul rigoureusement; s'il est sano-tionne par la capture et l'abatage ou la Sequestration des oliiens en contravention ot par une amende pour los proprietaires; s'il est pra­tiquö avec un apparel! sur, solide, facile a adapter et convonablemoiil Isolant, dont un modele reglementaire sera depose a la mairie de chaque commune. L'obligation do la muselioro agirail doublemenl en vue do la preservation des personnes et des auimaux : los proprietaires,
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910nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES CONTAGIEUSES BACTERIENNE8.
redoutant ('amende et la perte lt;lo lours chiens, les tiendraient mieux iMifermi'S et les soustrairaieut iiinsi aux occasions de mordre ou do se faire morilre; enfln les personnes altaquees par des animaux muselös ae pourraient guöre 6tre mordues. D'ailleurs, s'ilya quelque chose de fondö dans les reproehes adressi'S au iiiusülleinent, on no saurail möconnattre qu'ila sont exagörös; en tout cas, la sauvegarde des per­sonnes doit primer tontes les antros considerations,
II ressoii de co qui precede quo les avantages tlu irinseilcinonirem-porlont tie lioaucoup sur ses iuconvenients. Aussi serail-il peul-ötre desirable qu'il föt inscril au nombre dos mesures applicables dans la me, dans les olahiissements publies, les inagasiiis, ateliers, bouti-ques, etc, pour prövenir la propagation do la rage, sauf ä y apporter quelque temperament on ce qui concerne les chiens do chasseurs et de bergers pendant lours heures do service. A la rigueur, il pourrait ölre supplre dans certains cas par l'usage de la laisse (chemins) ou de l'altache lixo (ateliers, etc.).
b, Impöt......Depuis 18S6 les chiens sont imposösetles propriötaires
sont tenus d'en faire la declaration et de payer annuellement une taxe.
\a\ tarif pour l'ötablissement de la laxe varie pour chaque dopar-Lemenl ot dans le inöme dopaiioniont. La premiöre catögorie, qui com-prend les chiens d'agröment et ceux servant a la chasse, ost imposoe a raison do 3, B, 6, 8 et 10 francs par löte, suivaut les departonienls, do 8 ou 10 francs dans le memo departemont suivant qu'il s'agil do la campagne ou do la ville. La seconde categoric, dans laquelle sonl ranges les chiens servanl ii guidor les aveugles, a garder les troupeaux, les habitations, les magasins, ateliers, etc., et en general tous ceux qui no sonl, pas compris dans la eategorie pröeödente, ost iniposoo ä raison de I fr,, 1 fr. 50 et 2 francs suivant les döpax'temenls.
La taxe produit quelques ed'ots au point de vue do la diminution du nombre de chiens; mais eile n'atteint pas co resultal dans une assoz largo rnosuro, parce qu'elle n'ost [)as assoz olovee ol parce quo beaucoup dc chiens ne sonl pas d6clar6s et sonl ainsi soustraits plus ou moins longtemps a l'impöt, Aussi a-t-on demands non seulement une moilleuro repartition suivant les categories et une snrölevation ile la taxe pour les chiens inutiles, d'agröment, de fantaisie, etc., mais do plus 1'obligation pour los propriötairea de faire inscriro lours chiens chaque ttnnöe et de lour faire porter conslammont attache ä lour collier nn medallion renoiivelablo annuellement, qui indiquerait le millösime do rannee ainsi que 1'acquittement do la laxe, commo cilia se pratique dans certaines parlies do rAllemagne. La capture et l'ahalago des chiens sans ini'daillon constitueraient la sanction de cette prescription, II ost certain qu'on no pourrait trouver bien mauvaise rapplication d'une taxe elevec pour les chiens dagrement, de fantaisle, de chasse, etc.; il ost ögalement certain que l'usage du me-
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RAGK.
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daillon no pourrait que donnerde bons effete. C'est I'eraplol siraultanö de la museliöre, do la laisse et du collier avec mödaülon qui a produit
en Allomagne do si bons rosultuls.
c.nbsp; Empoisonnement ou occision dans les rues. — L'empoison-
iiemoiit dans les rues et los carrefours, en plaQant dos bouleltes ou suu-cissos con I'ootionnees avec un poison önergique(strychnine), aötöiuis en pratique danscorlaines epoques, aux jours et heuros choisis parl'admi-nistration, pourse döbarrasser dos cbions erranls. Mais ce moyon a eto avec raison dölaissö, comino olant illusoiro quand on i'applique une fois en passant ot pendant la unit, comme etant repugnant quand il cst employe pendant le jour, a cause des souflVanccs qu'il determine avant de faire pörir les animaux, et comme pouvant elro dangereux pour los animaux (pi on ue vout pas attoimlre et meme pour les per-sonnes, etc. Par contre, etant donnes la difQcultö ot lo danger qu'il y a a saisir los cbions erranls ot partant la negligence qui cst apportee dans la pratique a I'oxecution do cotte prescription, il y aurail lieu d'autoriser les agents do police etlesgardes cbampetres it tw.r sur place les chiens en contravention, donl Us ne pv.uvent pas s'emparer sans risquer il'rtre movdux, a la condition qu'ils emploieraient do preference I'arme blanche; il serail utileaussi tVwwUm^cv rhnc-nn a luer ImU chien elran-ger qui se trouve non muselä sur son terrain; il est a desirer onlin qu'on inontre un pen plus do srverite contre les proprielairos recalcitrants.
d.nbsp; Emoussement des dents. — Bourrel, partant de cotte observa­tion, quo les animaux herbivores enrages transmettent difficilement In tnaladie pnrcequc lews dents eneoitronne contusionnent les lissus sans les entniner, a ou I'idoe d'enlever aux dents du chien, en los emoussanl (en les limant), la possibility do ponetrcr los tissus et d'inoculor lo virus contenu dans la bave. Colte operation n'est pas employee ; eile soulevcrait une grande resistance et de serieuses difllcuitos (inspection des chiens, voriflcutions periodiquos) dans son applicationgönöralisöe ; el Ion suit le pen d'criicacito qu'il faul attendre d'une mesure qui est appliqueo avoc tonlos sortos do restrictions ou d'excoptions.
e.nbsp; Inoculation preservatrice. — L'application de la vaccination preventive, en vue do garantir le chien contre les morsures ulterieuros, se lieurteruit aussi a do tropgrandes dil'ticnltesot aune reolle impossi-bilito mömo.
f.nbsp; Instructions aux populations. — La legislation sanilaire alle-raande ordonne aux autoritös d'informer les populations intöressees do tout cas de rage observö; c'est la une bonne precaution. II faudrait do plus quo, quand un chien enrage ou suspect (offrantdes signes de rage) a 6te vu dans une localite ou a renssi a s'ovader, 1'autorite fiU innm''-diatement informee et los habitants avisos d'avoir ä se tenir sur lours gardes. II faudrait enfin quo les populations fussent instruiles (avis, afflches, ciroulaires, etc.) des signes et des moyens propres ii faire
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942nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES G0NTAGIEÜ8ES BACTER1ENNE8.
souprdiincr (iu rueumuulrc la rage, des devoirs qui Ifiiir incumbent et des pröcautioas ii prendrö quand des morures out etc fuites par des animaux rabiques ou suspects.
I. - Indications des principaux caracteres
qui permettent de soupgonner ou de reconnaitre la rage du chien
ä ses diverses periodes.
La rage du ohien no a'annonce pas d'embläe par ih's acoes de fureur ; ello pent exister depnis plusieura jours, quand I'envie draquo;; mordre se inanifeste; et d'ailleurs la fureur pout faire ooraplötementdöfaut dans un certain nombre
de cas. Cependant ranirnal pout transmellre la raaladie par ses leche
aments
avant de la communiquer par ses morsures.
Iquot; Signes dc. In premiere periode. — C'esf, par un changemenl d'humeur et d'habitudes que s'aunonce la rage a son d6but. Le ohien devienl triste ei sombre ou se monlre pröoccupö, inquiel et agile. Dans le premier cas, 11 recherche la solitude el. a do la tendance a se retirer dans les recoins les plus obscurs. Mans le second cas, ii semble ne se trouver bien nulle part; on le volt aller et venir, se couoher pour se relever presque aussitöt, röder, flairer et chercher eh et la, gratter aveo ses patles de devanl, prendre des altitudes anormales, se livrer a des mouvements inaecoutumäs, s'elancer parfois, hurler et mordro dans l'air, comme squot;il avail, devanl lui un ennemi reel. Parfois ce liehet, de la maladie s'aecompagne d'une certaine irascibilltö, qui fail que le chien grogne, dös qu'on le dörange, et devient moins docile, moins altenlif, moins nhöissaul. Souvont le caracleie de l'animal n'a encore ('#9632;prouvr :iiic-uii changemenl appreciable ; et quelquefois meine le sentimenl atfectueux s'exagöre, ainsi qu'en tömoigne la proponsion plus aceusee du
chien a löcher Irs mains et la figure des personnes qu'ii connait.
Des qu'un chien vient a offrir un pareil changement, survenu sans cause connuc, el a plus forte raison si lquot;on a quelque motif de ponserqu'il a pu ötro mordu ant^rieurement, il faut de suite le tenir euferme et attachä, l'isoler el le surveiller attentivoment. On croit trop communöment dans le public que le chien bave abondamment, qu'il cesse de manger et de boire el qu'il o horreur de Pfau des qu'il devient enrage. (Vest la un pivjugö qui
pent entralner de graves möcomptes, en empöchanl de reconnaitre la
raue
sur des ai '
maux qui ne prösentent pas encore ces signes et (|ui peuvenl
oependanl transmeltre la maladie. Au drduit de la rage, on n'observe ni une abondance insolite de bave, ni la peile de l'appätit, nil'horreur de l'eau. Le chien qui devient enrage continue do manger et de boire pendant la premiöre pöriode de sa maladie; parfois m6ine il esl plus glouton, mange avec plus de voracitö et b(nt plus avidement.
2quot; Sinnes de la seconde pMode. — Apres la premiere phase de la rage l'appiHit,qui Ätaitd'abord conserve, se modille, devient capricieux, diminue, disparalt ou se döprave. On volt alors le malade refuser plus ou moins complölemont sa nourriture, pour lecher, mordre el deglutir loules sortes de corps el rangers a son alimentation, tcls quo la terre, le gravier, la paille, le. bois, h^ huge, les lapis, les etod'es, les polls, la laine, les excrements, etc. Cotte depravation de l'appetit couslitue un signe important de la i'age arrivee dejaa une phase avancee ; toutefois on ne I'ohserve pas dans tons les cas, et la maladie peut exister sans qu'elle se [iroduise. La depravation du goul esl parfois accotqjiagnäe do vomissements, ct d'une surabondance de have, qui s'ecoule (ilaiile de la gueule de ranirnal. Les matieros voinies peuvent laquo;'•Ire melangecs de saug ou d'un liquide noiralre semhlable a une decoction
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RAGE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 943
conconli'üe de cafe. Le cliien enrage öprouve tres souvont au niveuu de la gorge une sensation doulourcuse, qu'd exprimo en faisanl avec ses pattes de devaut, de chaque cöli des joues, les gestes de ranimal qui voudrail enlever un os arrele dans sou gosier. Co signe est Ires important; et, bien qu'il |misse se montrer en deliors de la rage, ii y a lieu de considerer coinine forteinent suspect le cliien qui le prösente.
La voix du cliien enrage ue larde ))as ä se modider. Son aboiement devieut rauque et voilö ; de plus Fanimal ponsse de temps en temps, meine sans y elre provoque, im luirleincnt particulier, sortc de cri de d^trosse, imitant na peu le cri du cliien courant enroue par la fatigue. C.'est encore la un sigue de la [ilus haute importance auquel on no aanrait prater trop d'attenlion. Toutefols de iiombreux cliiens enrages restellt absoiument muets. .Mais les anlmaux lt;ini ont la rage muetle oiTrent des signes partiouliers. Ils ne devien-nenl pas irritables, ils ne sent pas agites, ils demonrenl immobiles et presque indinerents; ils out la gneule enlr'ouvorte, laissant voir la muqueuse de la bouclie, qui est brunätre ou violacee ; ils n'out pus de tendance ä mordre; cependant lour bave est virulente, et on pent s'inoouler la rage, si on intro-duil la main dans leur bouclie pour rexplorer,
A un moment donnö la sensibilite du cliien enrage diminue, et on pent alors le voir eudurer, saus se plaindro, las coups et les blossures. Parfols il se niord liii-uieine avec persistanco sur teile ou teile n'gion de son cor|)s. La plupart des chieus enrages, ceux nolaniincnl (pii doivent devenir fiirienx et inordeurs, sont viveinent impressioimes par la vue d'nn animal et siirtout par la prösence d'un aiilre cliien. Ils entrent sondaiiieiuent en lureur, se preeipitent vers hü pour l'attaquer et le mordre saus le prevonir par lour aboiemont. l.e cliien enrage, qui devieut l'urieux ou qui va le devenir, cberclic generalement a s'echappor du logis; il s'enfuits'il le pent, pour aller error ä l'aventure et mordre les animaux et les personnes qui se trouveront sur son passage. Puls, apres un ou deux jours d'absonce, il revienl parl'ois ehe/, ses maitres, fatigur, amaigri, blesse, mais pröt a mordre encore. Lorsque la rage arrive a sa periode furieuse, la physionomie du cliien revet nne expression de ferocite inusitöe. C'est alors qu'on constate cliez lui des tendances agrossives et des envies de mordre. C'est alors qu'il mord les objets qu'oii lui presentc, qu'il attaquo los animaux et les personnes,, La fureur rabique, la tendance agressive, l'envie de mordre so monifestent paracces; et pendant les interniitlences, le malade pout parattre dans un ('#9632;tat de calme trompeur. D'ailleurs le cliien enragä, dont la maladie est arriveca. cc degre avancöo, pout encore recounailre son mattre, le respecter et mönie le carosser, sauf a le moiTlre parfols laquo;laus un acces. Los cliiens enrages devenus furieux attaquent les animaux el les personnes, inais ils mordent de preference les animaux, principalement cou.x de leur espöeo. Enfln le cliien enrage, qu'il alt ou la rage muette, ou qu'il soit devenu l'urieux et mordeur, s'all'aiblit bientöt et flnalement lombe paralysö, quand il ne rneurt pas dans un acces.
En resume, il convient de suspecter, de survoiller, d'isoler et de tenir enferme ou d'abattre lout cliien sur lequel on observe un ou plusieurs dos signos precites. Le cbangemont d'liabitiidos, d'humeur et de caractere, b'S attitudes et les mouvements insolitos annoncent l'öclosion de la maladie^ La modification do l'app^tlt, la depravation du gout, les voinissements, la surabondanoe de la bave, la sensation douloureuse du gosier, le changement tie la voix, recartement de la mamp;ohoire inlerieiire, la perte de la seusibililo, l'impresslonnabllitd ä la vue d'un cliien, la tendance ä s'echapper et la fureur sont des signes de la maladie dejaavancee.
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MALADIES C0NTAG1EÜ8ES BACTfiRlENNES.
II. — Moyens preservatifs applicables aux personnes mordues.
'foute morsura faito par un animal enragä ou soupconmi d'avoir la i'age devra ötra traitöe le plus tot possible par un mädscin. Mais, Louie affaire tessantB) la personne mordiiQ devra mettre Immödiateniont en pratique ions les moveus a sa disposition, qui seront propres a entratner le virus hors de la plaie ou a le dötruiro sur place. En attendant la cautörisation, iloni on lidtera autant que possible l'application, il oonviendra de faire saigner la plaie, de la oomprimer et de la laver, Le lavage, avoo le premier liquide qu'on aura sous la main, ile prelereuce avec l'essence de töröbenthine, pratique soigneusement aussiiöl apres la morsure, pent entralner la majenre partie du virus iuoeule, surtout si I'on a la precaution de placer uue ligature au-dessus de la region mordue, de compritner la plaie et d'enlever, avec un linge on un mouchoir, le saiif,' exprime. Ces mancBiivrea ne dolveut ni fairc delaisser ni meine faire retarder la cautärisation, qu'on s'empressera d'aller demander au mädecin ou au piiarmacien, ou qu'on pratiquera soi-nirme, quand on sera assure de la realiser plus proniptement. La caute­risation doit en etfet. etrc oper^e le plus promptement possible. Elle doit elre faite avec I'agent le plus sur qu'on a ii sa dispositon, de pröförenoe avec un morceau de far quelconque rougi an feu, on, a defaui, avec la teinture d'iode, aver un aoide fort tel que I'acide sulfurique, racido azoti-que, I'acide chlorhydrique,avec un caustique quelconque, voire möme avec l(! vinaigre fort on 1'alcali, si I'on n'a pas mienx sous la main. lOlle doit etrc repelee a plnsiours reprises, quand I'agent employe est de faiblo activite ; eile doit s'etendre a toutes les parlies dr. la plaie, a toutes les morsures, a tontes les eraillures. Daus tons les cas le medecin sera consnlte sans retard : pour pratiquer la cautörisation, quand eile ne I'aura pas 616', pour appr6cier si eile est süffisante dans le cas contraire; et pour decider s'il y a lieu de suivre un autre traitemenl.
III. — Moyens propres a provenir la propagation de la rage.
(quot;est par les morsures des ohiens enrages que la maladie so propage. Les moyens propres a prövenir sa propagation sent done oeuxqul son! cle nature il emperlier ces morsures. II sul'lil de quelques mesures couvenaldenienl ap-pli(|iiees pour atteindre ce resnltat. auqnel tout le inonde est iutei'esse. Tons les cas de rage doivent ötra ddelords a lautoritt'' uiunicipale, alin qu eile puisse faire appliquer les mesures que la situation comporte. Tout animal sonpc;oniii; d'ötre atteint de la rage iloit etre mainti'iui enfermö, isoli el siqmstri, alin qu'il n'ait plus la possibility de uuire. Tout animal reconnu fnnii/r doit etre ahutlii le plus promptement possible. Doivent (5galement fitre abatlus de suite tons les cbiens at ions les chats qui out ide mordus, jlairus ou roulis par des cbiens enragäs ou soupconnes d'ötre atteints do la rage. Gelte mesure est, absolument indispensable pour arröler la propagation de la nialadio ; aucune exception ne saurait etre admise, la loi etant imperative sur ce point.
I.es personnes qui out eu a soull'rir un pröjudice quelconque, par suite de morsures da eliiens enragils, doivent etre iucitees a on demander fiparation aux proprietaires des auiinaiix. En conse(|uence l'obligation de laire |iorter il tout, i hiou un collier indiquant le nom el le domicile dr. son mailrc doit etre ponctiiellement executee. L'usage de la luitse et de la musclidrc doit Sire repandu. I.es eliiens qui vont sur la voie publique, surtout conx qui y vont
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sans quo leur presence soil rendue indispensable par nn service i(iicliion((iie, doivont iMro rmiselüs solidement on letuis en laisse, alors nn'ine (jn'ils aooompagnent leui' maUre. II esl a sonhailor eidin ([no tons les ohions eirants, tons les chiens qui sont sans collier et tons cenx (|iii, igt;icii que munis de collier, n'acoompagnent ou no sontaccompagnds do personne, soient capture on lues s'il y a dn clangsr a s'en emparoi' viyants.
3quot; Responsabilite des proprietaires d'animaux enrages.
Outre les peines edictikss par la loi sanitairo pour la repression des Infractions commises contre ses dispositions et cellos du pöglement d'adrainistration publique du plusmn;i juin I8S-2, les propriötaires et deteu. loiii's d'animaux enragös pouvont ötro condananös encore, en vertu de cortaines disposilions du code penal; et leur responsabilite civile peul so trouver sörieusementengagöe, quand leurs animaus ont occasionnö des dommages en blessant des personnes ou des animaux d'autrui,
11 lour est intcrdit de veadre ou d'ecliunger niönie lours aiiiniaux suspects, ceux qui outole mordus (art. 13, L. quot;21 juillet 1HHI et art. 18, Doc. lv2 nov. 1887). Que si, inalgrö la prohibition de la loi, depareils animaux soul, voudus ou oclmngos, lo coiitral, est mil (L. M juill. 1898). Quand le vendeur ou l'öchangiste a ote de mauvaise foi, quand il a en eoutraetant comiu ou soupgonnö l'ötat de sos animaux, quand il a su qu'ils avaient ote mordus, la vente ou l'öchangene s'est pus forme; il y a inexistence du contrat: d'oü il suit ([ue racheteurou le coöchangiste pent se refuser a l'exöcuter, et si le contrat a etc execute, il pout pen­dant trenle aus se prevaloir de son inexistence et repetor sou prix. 11 peutaussi dönoncer le fait au ministöre public et se porter pari ie civile dans La poursuite quo ce dernier intentera, ou bien mettre lui-niouie on inouvenient dovant le tribunal correctionnol I'action [loualc et faction civile; il pent enfm intenter söparöment une action en ilominages-iatiircls. En ions cas, l'acheteur et le coechangiste peuvent, quand leur eocontraclaul a ote do mauvaise foi, of t, la charge pour oux d'on faire la preuve (preuve testimoniale, etc.), demander et doivent obtenir röparation de tons los dommages que la vente ou IVcliange leur a occasiounos. Si la döclaration n'a pas iHo faite ot si d'aillours le proprietaire dos animaux suspects a iguoro ou feint d'ignorer qu'ils avaieni 616 mordus, l'acheteur ou le coechangiste, qui no pout pas faire la preuve do la uiauvaiso foi do son coeontractant no pourra plus exercer une action en dommages-intöröts; tnais il pourratouj ours demander l'annulation du eon f rat, s'il vientaapprendre of a doniontrer que les animaux qui lui outote livrosavaiout ötd mordus anterieurement (L. ;]1 juill. 1898).
Les proprietaires et clötentours d'animaux enrages qui sontimprulaquo; dents, nogligeuls, qui u'obsorveuf pas los regleiuentssauiUüres, encou-
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MALADIES CONTAGIEUSES DACTER1ENNES.
rent rfne double rosponsabilitd en vertu des articles 478, -/(7igt;, 319, #9632;•{20 du code piMial, 1382, 1383, 1384,1388 du code civil. L'article 47;; du code pönal ödicto une amende de (gt; a 10 francs centre ceux qui laissentdivaguerdes animaux malfaisanls ou f6roces, qui exoitent ou no retiennenl pas leurschions, lors meine qu'il n'yaurail ni nuilni dom­inate. L'article 'iquot;(,) (Sdicte une amende de II a Ki francs COfitre ceux don! les animaux malfaisanls ou föroces auronl occasionaö la mort ou la blessure d'animaux d'autrui. L'article ;il!i, qui porte une peine de trois a deux ans de prison ol de 80 a 600 francs d'amende centre ceux qui, par imprudence, inattention, negligence ou inobser-valion des reglemenls, auronl commis involontairement mi liomicide ou en auronl involontairement ele cause, est sans conlredil applicable ii ceux doni les chiens communiquenl la rage a des personnes; el l'article 320, quiabaisse la peine a un emprisonnement de six jours a deux inois et a une amende de 16 a 100 francs, est applicable quand il n'est resulle du defaut de precaulion des propriötaires que des blos-sures pour des personnes. Bnfin les propriölaires de chiens enrages pouvent encourir l'application des articles pröcitös du code civil; ils sont responsables des dommages causes par leurs animaux; et ces dommages peuvent atteindre un chiffre considerable, surtout quand des personnes onl ete mordues el sont devenues enragees. Toutcs les fois qu'il pourra 6tre prouvö, d'aprös le collier porlanl le nom du propriötaire, ou tool autrement, que tel chien, qui a fait des inorsures, appaiiienl a teile personne, il y aura lieu de faire l'appli-cation do l'article IKliö du code civil. Les articles 1382-1383 rendent tonte personne responsable du dommage qu'elle a cause parson fait, par sa taute, sa negligence, son imprudence; et l'article I'.iHo, qui decide ipie laquo; le propriötaire (run animal, ou celui qui s'en serf, pendant qu'il est a son usage, est responsable du donunago que I'animal a cause, soit que I'animal fnt sous sa garde, soit qu'il füt egare ou ecliappe raquo;, creeinanil'estement une presomption de faute contrc le pro­priötaire OU le detenteur (emprunteur, depositaire, etc.), et dispense par cela m6me la victime de l'accident de prouver I'existence do cette faute. Celui qui a öprouvö le dommage n'a done besoin, pour en obte-nir reparation, que d'en etablir la realite et 1'origine; aucune autre preuve ne doit lui etre imposöe; des l'instant ot il a elabli I'existence du dommage et prouve qu'il a etc cause par le chien du döfendeur, il doit obtenir gain de cause. Le del'endeur ne pourrait en IVspeco s'exo-nerer do la rosponsabilit^ invoquöe centre lui qu'autanl que, exempt d'ailleurs de tout del et de toute infraction volontairc aux reglemenls sanitaires, il elablir;ul ([lie laquo; l'accident nesl que In consiquence (Vuncas dc force majewe OU d'nne faule commise par relui qui a saufferl le pre­judice raquo;, qu'autanl qu'il demontrerait par exemple quo sa vigilance a et6 trompöe et (jue l'accident a ct6 1c resultat de circonstances qu'il ne
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pouvftit pas prövoir. Ainsi ilonc il n'est pas nocessaire (pie colui qui lipruuvt! 1c |ir('ijii(lico döinontre l'incurie du propriölaire ou delcn-icur do I'anima] qui l'a occasionnö; et de plus le fait d'avoir essayü de capturor, tuer ou amHor un chien enragö pour prövenir de plus graves accidents, n'empöcherail i)as la personne victime de ses morsures de röclamer contre le propriölaire, car sou dövouement ne saurait lui 6tre impute a l'aulc. Diverses döcisions des tribunaux out fait 1'appli-cation des reglos qui vionnonl d'etre soiiimairernout oxposees, nütam-iiieut un jugement du tribunal de Clamecy, dont voici un ties considö-
rants: laquo; Altendu qu'il est constant.....que si (j... avait oxoree sur son
chien une surveillance süffisante, il 1'aurait mis dans l'impossibilitö de s'öchapper...; Altenduque, dans la Qxation des dotnmages-intöröts, il y a lieu do prendre en consideration non seuiement la valour du bceuf qui asuccombö, tnais encore lea frais que C... a supportös par suite de la neerssiir dans laquelle il a (Mi; de faire subir une söquestration a ses bestiaux pendant plus d'un naois et par ordre do l'autoritö.., raquo;
Le 18 Janvier 1880, le tribunal de premiöre instance de Chamböry a rendu un jugement condamnanl ö 6000 francs do domniages-interets et a tousles döpens le pruprielaire d'un chien enrage, dout la morsure avait occasionnö la mort d'un enfant de douze ans. Le tribunal a admis rentiere vesponsabilite du propriötaire, (|iii, avaut remarquö un ehau-gement dans les habitudes de sou animal, n'avait pas ou la pröcaution de le maintenir enfermö et l'avail fait conduire ä la promenade par une jcuuo personne, des mains de laquelle il s'otait echappe, pour courir vors d'autres chiens et mordre, chemin faisant, I'enfant auquel il avait iiKieulö la rage. La cour d'appel do Nlmes (30 octobre 1893) a con-damuea 11 000 franes de donimagos-intercts le propriötaire d'un ehion enragö dout les morsures, malgrö le traitement pasteurien, avait entrafnö ohez un lioinme une bystörie rabiforme.
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CHAP1THE IX
CBABBON HACTKItlDIK.N.
(Sang do rate. — Fiövrs charhonncune.
On donnait jadis lo nora gönöriquo de cIkhIkdi ii des affections, qui ötaient caractörisöes par la coloration foncöe du sang, par la nuance plus mi moins sombre des tissus et des organes, et donl certaines s'accompagnaient de tumöfactions cröpilantes ii substance noirätre. Jusqu'ft Chaberl (1790) on avait confondu, sous cette appellation, des maladies diverses; les affections putrides ct gangreneuses, les affec­tions charbonneuses proprement dites, et d'autres encore, se trou-vaient englobdes dans une mfime dösignation. Chaberl röserva le nom de char/ion a trois formes morbides, qu'il dösigna sons les appellations de fiivre cAa?'ionnewse (charbon inlerne), Aocharbon esseniiel (cbarbon externe döbutant d'emblöe par des tumeurs) et de charbon sympto-matifjue (tih'dvhon delmlanl parla lievre el s'aecoinpagnanl de luinenrs extörieures). Dans l'ötat actuel de la science, on reconnatl deux maladies charbonneuses: la fiwre charbonneuse, encore appelöe sang de rale, charbon hurlari'lirn, et le charbon symplomalique ou emphysd-matcu.v; l'une correspondant a la lievre charbonneuse ou charbon interne de Chabert, et l'autro eovrespondanl an eliarbon externe du ineme antcur, c'est-ö-dire aii\ deux formes dösignöes sous les appel­lations de charbon essentiel et de charbon symptomatique. Le char­bon emphysömateux est döterminö par un tnicro-organisme spöcial, dillV'i'eni de celui qui engendre la lievre charbonneuse. Le charbon ba(;t(''ri(lieu, hien qu'il ne se caraeterise pas essentiellement par des tumeurs ä substance noirö-tre, comme le charbon emphj'sömateux, a conserve la dönomination de tnaladie charbonneuse, de lievre char­bonneuse; il se presenle aver, les symptömes reconnua par Chabert et scs successeurs ö la lievre charbonneuse; il s'accompagne de la colo­ration noii'älre el de la \ iscosilc da sang ainsi que de la luinefaelioii fröquente de la rate; il peul meine s'accompagnor parfois de tumeurs ii la surface du corps ehe/, cerluines ospeces. II se manifesto d'aillenrs sous des formes diverses, saivant la voie de penetration du micro-
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CHARBON BACTERIDIEN.
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organiamo pathog^ne, et sulvant los espöcös animales. II voqoil lus
noms de pustule maligne, d'wdcinc nudin, chez rhoniine, de sang de rale, ehe/, les petlts ruminants, do fidvre charbomeuse ou simplom.ent de ckarbon, chez les autros ospöces.
La flövrecliarbonnouse est uneaiToction virulente, inooulable, trans­missible aux animaux herbivores el A I'hommo, döterminöe par I'in-troduction el la pullulation do lii Baciiridie do Davaino dans I'or-ganisme, essentiellement caraetörisöe par la prösence de ladile baetöridie dans les lösions, dans les tissus, dans le sang, döcelöe par des symplonies gönöraux et quelquefois par des symptömes locaux, ovoiuanl rapidement, et entratnant l'altöration du sang (maladie du sang, coup de sang), eolle des organes do la circulation sanguine et lymphatique, ninsi quo des lösions congestionnelles et hömorragiques, s'accompagnant de la virulence du sang et des diverses matiöres de l'organisme.
Le charbon baetöridien sövitdansles diverses conträes de l'Europe, laquo;#9632;n Asie, i'ii Afrique, en Amörique, en Australie, ot il a 6t(5 introduit; il occasionne Ions les ans des portes considörables dans les contröes et dans les loculitus od il sövit; il frappe Unis les ans nn grand nombre d'individns, surtont dans certains pays et dans eertaines regions, pendant eertaines saisons, de pröföronce en ötö et en autotnne; il so montrc surtont chez les espöees ovine', caprine et bovine, qui fruquen-tent les pftturages; toutefois, il attaquo aussi les solipödos, chez lesquels il est trös grave, et meinlaquo;! quelquefois les sujets de l'espöce porcine. 11 scvit ordinaireinent d'une lacon enzootiquo dans les loca-liles oti ilsemontre; et, dans les eontrees, sur les territoires, dans les foyers (päturages ou champs maudits, montagnes maudites) oti il si'vil, il occasionnail jadis et pent occasionner encore, quand on n'a pas recours aux inoculations preventives, des pertes qui peuvent so chiffrer par cinq, ilix, quinze ot vingt pour cent dans les troupeaux de lieles ovincs ou bovines.
Aprös avoir tail line premiere apparition, apres avoir trappe un plus OU moins grand nombre d'animaux, apres avoir persistc plus oumoins longtemps et n'avoir quelquefois cosse ses ravages qu'ä la suite de I uloignement des troupeaux, la maladie reparait ordinainunenl tons les ans, grace a la conservation dos germes cliarbonnenx, iiue les ani­maux trouvent dans les paturages, et qn'ils inlialenl avee les pous-sieres OU qu'ils ingerenl avee les aliments et les boissons. Le charbon baetöridien est done im floau pour I'agriculture dans les pays ot il si'vil avee intensilu et persislancc. Cost line affection d'une gravilö exceptionnelle : ä cause de la mortalitö qu'ello entrains ; a cause de sa Iransinissihilite ii, 1'homme, clicz lequol la maladie. Lion quo curable, quand le traitemont est entrepria a temps, ne laisse pas d'amener souvent la mort; ii cause de la longue conservation dc ses germes
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MALADIES CONTAGIEU8ES BACTKIUKNN'IiS.
dans les milieux extörieurs; ii cause de l'infection longlemps per-sistanto des terres maudites; a cause do l'irapossibilitö d'utiliser les oadavres pour la consomraation.
I. — Symptömes.
Entre lo moment de la pönötration do la bactöridie palhogöne dans rorganisme et ['apparition manifeste des premiers symplömes, il g'öcoule nn temps variable [päriode d'innubaiion), donl la duröe, dil'li-cilc ii appröcier parfois dans lescasdus a la contamination spontanöe, est toujours facile a rnesurer a la suite de rinoculation expörimentale.
Gelte periode, pendant laquelle le virus pullnle, se uinlliplie, dans les
parlies du corps qui lui ont donnö accös etdötermine des lesions dans ccs parties, ainsi que dans le syslenn; ganglionnaire, a nue duree qui varie suivaul les especes auimales, suivaul les individas, suivant le nombre et ractivitö des germes introduits, suivant leur voie d'intro-
duction el suivant la rapidile avec laquelle ils ;iiaivent dans le sang;
idle peid aller de quelquos heures, de un, deux jours amp; quatre, cinq, neuf, dix et onze jours. Elle est de un, deux, trois jours ehe/, le lapin; ollc est en general nu pen plus leugne chez le monton (-1 plus longne encore chez le boBuf, Toutes choses egales d'ailleurs, eile est abrögöe par le jeune äge des sujets, par le nombre considörable et l'önergie des baetöridics qui pönfetrent dans l'oi'ganisme, par leur introduction directe dans li^ sang. Ordinairement aneun Symptome important ue trahit le travail intime qui se produit duranl (adle premiere pöriode, tout au moins quand la pönötration du virus n'a pas en lieu dans nue region accessible a I'exploration, Lo charbon, contractö spontanömenl dans les loealites oil les aniinaux en trunvent les germes aux pain rages, semble faire invasion soudainomenl par la brusque manifes­tation de la pöriode algido, par l'apparition d'emblöo do symptömes gönöraux, les dösordres locaux consöcutifs a l'absorption des baetö-ridies restant invisibles, quand idles ont pönötrö par les voies respi-ratoires OU par les vines digestives. Tonlid'ois, quand le virus a etc absorbö au niveau de la muqueuse bucco-pharyngienne, on pent d'abord constater la tumöfaction consöcutive ile la region et notam-ment des ganglions sous-glossiens el sous-parotidiens (glossanthrax, mal de langne, estrangnillon, esquinancie). D'autre part, quand le virus a ötö absorbö a la surface d'uno plaie situöe dans nne region extörieure du corps, les symptömes locaux sent souvent visibles les premiers; il y a d'abord tuinefaetion locale pins on moins appreciable, qui pent faire döfaut cependant, puis tumöfaction successive des gan­glions auxquelslt;se rend la lymphe de la partie iaocnleo; et enlin les symptömes generaux ne tnrdent pas a apparailre.
one fois declaree, la maladie evulue rapidetnent; son expression
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CIIAIIBO.N BACTßRlDIEN.
iili I
symptoniatiquc cunsistc dans l'altöration du sang et du systüme circu-latoirc, ainsi que dans des modifications fonctionnolles, qui s'expli-quent par l'cmliarras de la circulation et par I'intoxication, quo dötenninent les liacleridies.
Ij'eclusion dd la maladio s'acconipagno ordinairement d'une ölöva-tion notable de la torapörature du corps, qui peut monter de un, deux, trois degrös, atteindre 40deg;, 41deg;, 'ri0. Getto ölövation de tempörature ae persiste pas; le degrä normal so rötablit pen a peu, quand les malades guörissent; et quand l'affeotion doit aboutir a la mort, il so produit un ahaissement trös marqu6 au-dessous de la normale, la tempdrature descendant vers la fin de la vie a Wtquot;, ;{.quot;gt;quot;, 34deg;. A.vec l'ölö-vation de la temperature, on peut constater la söcheresse du nez, le hörissement des poils, l'hyperesthösie ou l'insensibilitö de la rögion dorso-lombaire, etc.
Lc sang des aniinaux atl(!inls du charbon baetöridien nc tarde pas a so modifier au fur et ii mesure (juc la duröe de la maladio so prolonge; il devienl plus visqueux, plus noirätre; il rougit moins bien au contact de l'air; il so coagule moins bien et donne un caillol noirWre, mou, diffluent; il devient virulent, inoculable else montre do plus en [ilus riche on baetöridies. 11 prösente des bamp;tonnets immobiles, droits ou coudes, cylindi'iques, a un, deux ou trois segments ou articles, facilement visibles dans los ospacos, quo laissententre oux les globules sanguins agglutinös en masses irrdguliöres. Examinö au döbut de l'affection, avant d'avoir öprouvö d'une fa^on bien aecusöe les modifi­cations pröcitöes, il montre encore des globules röguliers et non agglutinös; les baetöridies y sont encore parfois peu nombreuses, et l'examen microscopique no les dooele pas toujours ;'( ce moment, d'oii l'indication de le röitörer.
En memo temps que le sangs'altöre, la circulation se modilic pro-l'ondement. Les battements cardioques, aormaux toul d'abord, devien-nont souvont foils, tumultuoux et pröeipitös ii un moment donne, pour s'affaiblir ensuite et devenir presque imperceptibles a la fln de la maladio. Le pouls devient petit, l'aihlo et difficile a percevoir; on constate parfoia un pouls veineux trös manifeste a la jugulaire. La circulation est genee par suite de la viscositö anormale du sang, par suite de l'obslruction d'un plus ou moins grand nombro de capillaires (embolies baetöridiennes), par suite de l'intoxication du syslöme vaso-moteur, etc., d'oü rösultent: la congestion et la rougeur de la poau dans les regions on ello ost line; la rougeur et la leinle de plus on plus fonceo de la eonjondive, qui prösente d'ailleurs parfois des laehes petechiales; la congestion et la coloration fonceo des autros muqueuses, qui deviennent jauno-rougeätre, bleuamp;tres, uoirätres, ecchymosöes; des ruptures vasculaires, des exsudations, des hemor-ragies qui so trailuisent par de lopislaxis, par remission d'urine ou
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lt;XM
MA.LAD1ES CONTA.GIEUSES DA.CTERIENNE8.
d'excröments sanguinolents (charbon hömorragique, pisseraent do sung), par l'apparition d'cBdöraes, d'engorgeraents, do tumeurs dans lo tissu sous-cutruu'. En menie temps, ot avant nu'ino l'apparition des troubles circulatolres pröcitös, on constate l'altöration du systöme lymphatique; on observe d'abord la turgescence des ganglions les plus voisins du point ot le virus a ötö absorbö; puls on voll apparaltre la meme modification dans ceux qui so trouvent placäs a la suite sur le irijel des vaisseaux lytnphatiques; enfln, iln'esl pas rare d'observer line turgescence plus ou moins accusöe des divers ganglions. Lo produit des ganglions devenus turgides, examine au microscope, se mo ntre ton jours trt's richecnbacleridies, et ilestd'ailleurströs virulent,
I,a sonsibilitö gönörale, parfois exagöröe au döbut, i';iil bientöt [dace ii, un etal d'insensibilitö plus ou moins manifeste. lt;in a remarquö quelquefois une certaine surexcitation nerveuse au döbut, de l'inquiö-tude et de ['agitation, des convulsions, des crampcs et de la tötani-sation; nmis, ii ees syuiptninos, snecedenl promptement des signes de lourdeur, d'engourdissement, d'apathie, de somnolence. Les forces diminneul rapidement; il se produit bientöt de l'adynamie, de l'ataxio; les malades doviennent indifförents, restent plong6s dansun ctul de stupeur et de coma, qui dure jusqu'ö la mort. Souvent on observe dos tremblements musculaires aux cuisses, aux öpaules, un fremisscmcnt sous-eulane, des frissons, des grinccmcnts do dents, des mouvemenls d'encensoir de la löte, le pirouettement des yeux dans l'orbite, etc.
I.a respiration devientsouvenlgeneeet accölöröe, pdnibleetbruyante, Parfois, il se produit des bömorragies; etl'on constate de l'öpistaxis, un 6cbulement de saug par le nez, un jetage sdro-sanguinolent, L'nppetil diminue, puis disparalt; la soifesf parfois accrue; les malades cossent de ruminer; on constate la plönitude du rumen, la tension du Qanc droit; la digestion est profondöment troublöe. La langue et la mu-queuso buccale sonl, chez certains animaux, congestionnöes, tumöflöes, noirätres, violacöes; la langue est quelquefois pendante, froide, cou-verte, en certains points, de vösicules remplies de scrositö sanguino-lonte. II peul y avoir aussi tumöfaction de la gorge, pins ou inoius facile a eonstatcr par l'exploration manuelle, et genant plus ou moius la deglutition el la respiration (angine cluirbouueusc . Souvent les örganes abdominaux se congestionnent; on observe alors des signes de coliques ou meme de verilaldes trancliöes, quand il y a apoplexie intcsliualc et entörorragie; les excrements deviennent cn paroil cas diarrhöiques et sanguinolents, et l'examen microscopique fait aper-covoir la baetöridie dans le sang ainsi rendu avec les malleres cxcremenlitielles. Quelquefois la muqueuse rectale est vivement con-gestionnöe, oSflömatiöe, et se renverse, apparaissani noiratre ou violacde. Les urines deviennent souvent foncöcs, lirunatres, sanguino-
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Ionics memo, ot olios contiormont nlorsdcs liaclt'u'idios. Lo lail diminuo ot doviont parfois rougeamp;tro et vii'ulonl. f-a muquouse vaginale so con-gestlonne et devient rougeamp;tro ou noirätrei
Ala peau, il ponl so produire,chezcertains maladostunecongestion plus ou moins manifeslo, vine sorte d'örysipöle sur les regions oti die est fine; on y voll parfois survenir dos taohes plus ou moins foncöes, noirAU'cs et plus ou moins elcmlucs. II so produit quelquei'uis des (odemes, des inlillraliüns SOUS-CUtanÖCS, lanli'il hjcalisi'os, lanlol dif­fuses, plus ou moins (Henducs, s'onfoneant dans les interstices muscu-iairos, apparaissant ordinairement au voisinage du point d'inoculation ou d'alisorption du virus et meine ailleurs. Dans certains cas on voit apparaitre dos tumöfactions sous-cutanöes, plus on moins volumi-iuhisos, qui so montrenl brusquement, soil h la suite d'un traumatisme local, soil sans cause apparente, et qui s'accroissent ices rapidement, Cos tumeurs so forment dans diverses regions, sous la gorge, aulour du ecu, en avant des epaules, au poitrail, autour des ganglions prepec-toraux el pröscapulaires, sous la poitrine, sous le ventre, le long du fourreau, aux bourses, etc.; on les rencontre de prelorenco au pourtour des ganglions, qu'olles cnglohenl. Elles offrenl les eai'aelercs dos tumeurs sanguines; olios soul molles, peu chaudes et pou doulou-rcuses; olios deviennent uoiralres ou violaei'cs a leur surface; olios olVreut parfois unc ou plusieurs vösiculesö contenu söro-sanguinolent. Ouand on les incise on les trouve formöes d'une substance (sang incoagulö) noiramp;tre a leur centre et d'une matiöre gölatiniforme jau-ujUi'c, on jaune-rougefttre a leur pöriphörie ; olles contiennent dos hacleridios; leur apparition est la consequence de la congestion du iissu conjonctif, qui s'accompagne d'exsudation, d'oblitörations, de ruptures vasculaires et d'h^morragies. Contrairement a celles du charbon symptomatique, les tumeurs du charbon baetöridion no sonl pas eröpitantes.
Le charbon, quand il doil entrafner lamort, esl rarement compatible avec la vie pendant quelques jours. II est ordinairement mortel chez l(; cobaye et le lapin, chez les petils ruminants et chez les solipödes dans une Iros forte proportion, dans une proportion moindrechez les grands rumiuanls.
1quot; Sang de rate du mouton et do la chevre. Le saug de rale fail souvent invasion d'une manierc brusque et soudaine, sans s'annoncer par des signes prodromiques; et il se termine ordinaire­ment Ires vile par la morl. TouL a COUp I'animal eesso de mangCT OU
do ruminer, so livreäquelques mouvements insolites, pidtine, grimace, s'allongo, se raccourcil, agile la löte, loiirne en ccrclo, respire jii'iiible-ment, tombe, se damp;bat convulsivement, rejette do l'öcume sanguino-lenlo paries nascaux, urine dn sang el meiirl, en quelques minutes, en uuc, deux, trois, quatre heures.
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MALAD1 ES CONTiVGIEUSES BACTERIENNE8.
Dans bien dos cas cependant la maladie s'anDonce par coiiains pro­dromes, tuls quo: exagöration de la vivacitö ot de l'oxcitabilitö, anima­tion insolite du regard, congestion ot rougeur do la peau dans les rögions oü eile est fine, aux larmiers, an bout du nez, aux oreilles, rougeur de la conjonctive, dont les vaisseaux so distendent, ölövation de la tempörature, etc. Le sang deviant bien tot noirtee; l'appötit dis-parait, la rumination cesse, le malade est nonchalant, roste en arriore du troupeau, lo venire est douloureux (;t so ballonne ; partois los ex-cromonts dovionnent colfTös, mous, sanguinolonts. La respiration doviont ponihlo, dyspnoiquo, sil'llarilc, ralaulo; olio est accompagnöe d'öbroucments et dun öcoulement de sang spumeux par los naseaux. L'urine devient roussätre et sanguinolente; on en provoquel'ömission en pressant lo no/, du malade. Des tremblements so produisent; la vuo s'ögaro; la dömarche doviont chancolante; l'animal tombo sur lo sol, rejelte du sang par les ouvertures naturelles, grince des dents, est en proio a des convulsions, a dos crainpos; Us muscles du cou ot dos membres sont violemment contraetös; la töte so ronverse en arriore ; les yeux pirouettent; la respiration est de plus en plus difficile ot sifflante; le pouls est petit, (ilant, insensible; bientöt (en six, douze lu'uros, exceptionnellement vingt-quatre heuros) la morl arrive au milieu d'une convulsion tötanique. Quelquefois le malade est abattu, somnolent, reste couchö et meurt dans lo coma.
Certaines bötes ovines, contaminees spontanömenl ou expörimenta-lomonl, ooliapponl a la morl, aprös avoir6te plus ou moins gravement malados; jnais ou gönöral los animaux atteints suecombent, hormis quand ils apparlionnonl a certaines races (races africaines et barba-rines), donl la röcoptivitö est peu aecusee.
quot;i0 Fievre charbonneuso des grands ruminants. Le charbon baetöridien peut s'aecompagner de tumours, do glossanthrax, d'angine, ehr/, les animaux Imvius; il peut övoluer plus ou moins rapidement. Quand la contagion esl la consöquenco d'une inoculation accidontelle, a la surface de la peau lt;m sur la muqueuso dos premiöres voies diges­tives, on pout voir so produire, aux membres, sous le ventre, a l'encolure, auniveaude lagorge, des tumours qui s'aecroissont rapi­dement, sonl douloureuses et oodömateuses. Viennent ensuite los symptömes gdnöraux, qui sont los moinos quo dans le charbon interne; mais, sous cette forme, l'affection ovolue moins vito. Lorsquo l'infoction est le rösultat d'une contagion par Ingestion ou par inhalation, la liö.vi'o charbonneuso pout ötro quelquefois apoploctiquo, et faire porir, on quelques instants, en quelques heuros, los sujots atteints, sur losquels on constate los symptömes suivanlsi invasion soudaine du mal, cessation de l'appötit et de lo rumination, tremblements, anxiiitö du regard, hyporlhermie, beuglements plaintifs, respiration dys-pnöiquo, congestion des muqueuses, etc. Dans bien dos cas, cependant.
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CHARBON BACTßRlDIEN.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;9öü
lc charbon interne pout durer de quelquea heuroa (dix iraquo; vingl-quatre) ii plusieurs jours (deux ä cinq), et les malades prösentent la plupart des symptöraes suivants: Qövre plus cm moins acousöe, hypertherraie, söcheresse lt;1(; la peau et quelquefois sueurs, hörissement des poils, frissons, trembleraents musculaires, tristesse, indifförence, faiblesse, abattement,prostration, insensibilitö des reins, grincements de dents; diminution et disparition de l'appötit, persistance de la soif, cessation dcla rumination,coliquesparfois, tr6pignements,m6t(sect;orisme,diarrh6e sanguinolente ; diminution et tarissement de la söcrötion lactöo; urines sanguinolentes; altöration du sang, modification de la circulation, bal-tements cardiaques pröcipitös, violenls, tumultueux, et ensuite faibles, pulsations arterielles petites, faibles, saignöebaveuse, pouls veineux; injection, ecehymoses st teinto violacöe, cyanosöe, sur la muqueuse gingivale etsur la conjonetive; troubles de la respiration, qui de\ient aco61öröe,difQcilo,haletante, dyspnöique; rejetde sang par les naseaux; boiterie et parfois apparition de tumeurs oedömateuses, plaques chaudes et peu douloureuses au tronc on dans los rögions supörieures dos membres, tumöfaction de la langue qui devient pendante et violaccf, etc. En quelques heures, certains malades suecombent; d'autres rösistenl un, deux, trois, quatrejours; a la Cm de la maladie les animaux tombent, se ballonnent, s'agitent, rendent du sang avec lours excrements, et meurentdans dos convulsions. Tuns los animaux grands ruminants atteints de lievro charbonneuse no suecombent pas; certains, aprös avoir prösentö les signes du döbut, peuvent so rötablir plus ou moins promptement, La guörison est plus fröquente sur los botes bovines que sur les petits ruminants et le cheval ; olle peut memo so produire spontan^mont, sans la mise on ceuvre d'aucun trai tement.
3deg; Fievrc charbonneuse du cheval. — Chez le cheval, comme ohez lo bcEuf, quand la contagion est la cons6quenco d'une inoculation accidentelle, le charbon peut döbuter par l'apparition d'une tumeur non emphysomalcuso etnoneröpitante, se montranl a la töte, ö, la gorge (glossanthrax),ärencolure,aupoitrail,ä I opaule,al'aino,alalbsso,olo., devenanl chaude, cedömateuse, douloureuse, s'aecroissant rapidement, atteignantdos proportions considörables, et gönantplusou moins I a res­piration et la locomotion. Bienlötd'ailleursjatumours'accompagnede symptömesgönöraux, qui sont los m6me8(hyperlhermie, disparition de l'appötit, battements cardiaques violenls et tumultueux, accölöration et petitesse du pouls, congestion des muqueuses, etc., etc.) que dans le charbon interne; ici encore, sous cette forme, le charbon övolue moins vite, et peut ötre guöri parfois, quand on intervienl h temps.
Lorsque l'infection s'est produite par ingostion ou inhalation, lo charbon pent, ötre parfois rapidement mortel et faire pörir en quelques heures les sujets alteints; le plus souvent sou övolution so fait en liuit.
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douze, vingt, tronto heures ot cjuolquefois en doux, trois, quatre, cinq, six jours, Les symptömes obsorvös, variables suivant les cas, neuvent ulre resunu's do la maniöre suivante i liyperthermie, ü'islesse, prostration, quelquefois inquiötude et agitation anormale, voire mrme accös vertigineux, coliques intormittentes alternant avec la somnolence et le coma, affaiblissement musculaire, vacillation du train postörieur ei quelquefois boiterie, söcherease et aspect ternc des poils, frissons, tremblements musculairesä l'olöcramp;ne et on d'autres regions, apparition do sueurs dans cerlaines rögions; modification de ladigestion, de la respiration et do la circulation; diminution on dispa-rition de Tappet it, coliques plusou moins violciilos, oH'orls fröquents de dclecatiou, matiöres excrömentitielles devenanl diarrhöiques, hruuä-tres, sanguinolentes, quelquefois renversement de la muqueuse rectale, qui apparatl noirätre, violacöe; urines foncöes, rougeätres, sangui­nolentes; essouffleraent, respiration devenanl pröcipitöe, anxieuse, dypsnöique, lialetanto; facies grippö; altöration du sang, qui devient noirätre, visqueux, incoagulable, saignöe reslant baveuse, accölöration do la circulation, baltomenls cardiaques, d'abord violcnts, forts et tumultueux, s'affaiblissant ensuite, pouls vite, petit, ßlant, devenanl de plus on plus imperceptible, pouls veineux, congestion dos tnu-queuses, qui sc montrent injectöes, foneßes, cyanosöes, occhymosccs; apparition, dans certains cas, sur le tronc, dans la region tie la gorge, de tumeurs cedömateuses non eröpilantes; aggravation plus ou moins rapide de l'clal dos malades, plaintes, griucomonts de dents, apparition do sueurs, de frissons, de tremblements musculaires, affaiblissement, dil'liculto do la station debout, abaissement do la tempörature, I'droidissement des exlremiLcs, chute et mort dans le coma on dans une agitation convulsive.
La lievre charbonneuse est trös grave sur leschevaux, principalemenl sur les jeunes el sur ceux qui sont sanguins ou nerveux. La plupartdes malades succombent. i.es anos sembleraient rösister beaucoup mieux.
4deg; Charbon clu pore. — Malgrö la, tnoindre röceptivitö du pore, la lievre cliarboimeiiso a ote parl'ois obsorvec ehe/, lui, a la suite do I'ingestion do repas charbonneux. Une inflltrdtion oedömateuse so produit ordinairement autour du point oü le virus a etc absorbe. Quand la maladio so declare a lo suite do ringestion de matiöres char-bonneuses, il se forme un goullemont autour de la gorge, drt a I'infll-tration des tissus de la region; el Ton constate, avec la tumefaction do la gorge, les caraetörcs de 1'angine charbonneuse, l'ulcöration des amygdales, l'extension de la tumöfaction vera la face. Los pores char­bonneux peuvent presenter la plnpart des syiuptiViues observes sur les herbivores, de la lievre, une elevation notable de la temperature, de rinappolonco, nu nialaiso gi'noral, do rabatteineni, de la faiblossc du train posterienr, do la diarrbeo, des taches rmiges a la pcau, etc. La
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CllAltliON BACTERIDIEN.
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mort peut arriver en un, ileux ä six jours; oertains maladus sc nHa-blissont.
8deg; Charbondes autres animaux. — Le chamoau, le cerf, le ilaiia, le chuvreuil, etc., contracteiit aussi le cbarbon. l-o lapin et le cobaye, surlout co dernier, ont une grandcopy;röceptivitö jiour le cbarbon Juicte-ridien, qui leur est faoilement Iransmis pai1 les divers modes d'inocu-lation, et (jui les fait pörir ordinairenxent tres vite. (jeneralcment, la region inooulöe dovient le siege d'une infiltration Ires accusee, surtout ehe/, le cobaye. Le lajiin, (jui devieut cliarbunnenx, präsente, une on deux lieures avant la mort, (h; l'inquiötude, change d'abord irequem-ment de place, selivre ades mouvenients brusques; la respiration et la circulation s'accölörent; Inenlöt apparaissentl'indiiTßrence, l'insensibi-lite, la somnolence, la difücultö et l'incoordination des mouvenients, et la mort arrive.
Le cbarbon baetöridien a ete parfois observö sur des carnivores; les jeunessemhlenLies moins rösislants.Il rösulte d'experiencesdetr.Colin : qu'on i)eiit, en inoculant le virus au chien par piqöre ou par scarifl-cation, obtenirdes accidents locaux, telsque erylheme, irdeme, pustule, tiiniel'actionphleginoneuse,a(leiiite, lyinpliangiU',inliltratioii, etc. ; que la inaliidie ne se generalise pas, les inoculös guerissant ordinaircment; (iue cependant, sur les individusjeunes, la maladie peut sc g6nöraliser, et entratner la mort, ainsi que le prouvent d'ailleurs certaines obser­vations cliniques.
Dans les conditions onlinaires, les oiseauxsemontrentplusou moins eornplelement röfractaires au cbarbon, surtout quand its soul adultes.
0deg; Gharbou de rhomme. - I/boniiue, quoique moins expose ct moins apte (picles animaux herbivores a contracter le cbarbon, resislc moins a I'infection i[ne les animaux carnivores. 11 peulse containiner de trois fagons : par inoculation aecidentelle a la surface de la peau, par Ingestion et par inhalation de germes. C'cstle plus souvent a la suite d'une inoculation aecidentelle que I'homme contracte la maladie, qui (bibute aloi's par une lesion locale, la pustule maligne. Toutefois, des cas de cbarbon interne, bronebo-pulinonaireou intestinal, se muntrent de temps en temps, a la suite de l'introduction de germes dans les voles digestives OU respiraloires.
Le charbon externe, qui tail suite b I'inoculation aecidentelle de la bacteridie sur un [)oiril quelconque de la surface du corps, raquo;'observe (be/, des personnes, qui manipulent des maliöres cliarbonnouses f'rai-ches ou des matiercs contenant des spores dc la bacteridie ; on I'a constate sur des veterinaires, desbouchers, des öquarrisseurs, lies bou-viers, des bergers, des personnes ayant pratiquö l'autopsie de cadavres cbarbonneux, OU en ayant inanipnle des debris; on I'a pareillement constate sur des megissiers, des lannenrs, des trieurs et des cardeurs de laine, des ouvriers ocenpes au transport des peaux, des ouvriers,
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MALADIES C0NTA.G1EUSES UACTERIENNE8.
aplatissours de conies,eh;. Los plaios, piqftres, excoriations, öraflures; quiexislent döjb, fi collos lt;iue la personne so lail au nnomont laquo;ü die manipulo des iiuiIktgs charbonneuses ou dos substances souillöos, peu-vent servir do porto d'entröo h la bactöridio uu u ses spores. II peul enfin arriver pai'fois, quoique raromont, que le contact ou lapiqüro do mouches, qui onl fröquontö des matiöres charbonneuses ou des aui-maiix charbonneux, provoquent pareilleraent le charbon local,
Les bactöridies, inoculöes acoidentellemeni dans uno rögion quel-conque do la surface du corps, pullulent sur place, determinant, dans lour point d'entr^e, unaccidenl local ;puis, autourdecet accident local, apparaltdu gonflement, un oedöme chaud et douloureux qui s'ötend de procho en proche. Ensuito, la maladio segönöralise, quand lesgermes pönetrant ä travers les parois des vaisseaux, ou eLant d6vers6s dansle sang par le systömo lympbatique, soul entralnös dans les divers organos par le torrent circulatoire. U so produit alors un redoubloment d'inlensito d(!s syniplomcs geiieranx, doji'i apparus d'ailleurs a la suite do 1'extension progressive do I'accident local. La Qövre devienttrös intense, la tempörature est elevce, la soif est vive ; les malades öprou-vent un malaise general,des maux de lete, des nausecs; 11 so produit tics vomissetnonts, de la diarrhöe; vienneni ensuite I'abattement, le coma, I'asphyxie, la coloration noiramp;tre des teguments, lies convul­sions, du trismus, dutötanos, etc.
On peul reconnattre inns pöriodes successives dans l'övolution de la pustule maligne. A partir du moment de l'inoculation jusqu'ü t'appa-rition des premiers signes du mal, 11 s'öcoule un, deux, trois jours, quelquefois plus. La premiöre pdriode do I'accident local est caraetö-rlsee par du picotement el, de la demangcalson, qui s'accompagnent bientöt d'une petite tumour pldyclenoTde, rougeatrea la pöriphörie,et brun noiramp;tre au centre, remplie do seroslle brunätre, et bientöt accom-pagnöe (die-memo de lines vesieules forrnees dans son pourtour. Ala seconde p6riode, la tumeur initiale s'indure a sa base, devient livide, noiramp;tre, soconvertit eneschare. En meme temps, le pourtour do res-chare se lumelie, se gonlle, devient cedömateux, rougeötre ou llvlde, et se couvre parfois de pel lies phlyclenes a contenu roussAtrc. Dans la Irolsicnu; phase, on assiste a rextension de l'escharc, et ä cello do IVi'deme perlpherupie, qui envahit le bras, le tronc. It; cou, le visage, s'accompagnant du gonflement des ganglions de laissclle, du cou,etc. Des haeterldlos, en ))lus ou inoins grand nombre, se reuconlrentdans la couche ile Malpighi (döbut de la pustule), dans lapartie superflcielle tie la pustule, dans I'eschare, dans les tissus sous-jacents et periphuri-ques, dans le dermc ct le tissu sous-cutane irdematles, etc.
L'homme peul, presenler un charljun gaslro-inlestinal sans lesion culan6c. II pout contractor la maladle : en ingeraut, avec ses aliments OU ses boissons, des spores charbonneuses; on Ingeranl des maliercs
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CHARDON 11ACTK1UI1IK.N.
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cliarbonneuscs, dans lesquellos des spores sonl px'oduiles et n'onl pas 6te diilniiles; on ingöraat nirinc des uialicrcs clmrbonneuses fralches, renfermant desbactöridies fllamenteusos en norabre oonsidörable, eic. Les symptömes, obsorvös en parei] cas, sent les suivanls : Hövre plus ou nioins intense, lassitude, douleurs abdominales, vomissoments, ballon-nement, diaiThöe sanguinolente, symptötnes cöröbraux, dyspnöe, etc. On trouvedes bactäridies dans le sang.
Enfin, on a observö des cas de charbon broncho-pulmonaire sur des personnes, que leur profession exposait a l'inhalation de poussiferes iafectantes, nolamment sur des ouvriors occupös au triage de la laine, et sur des cliiffonniers. L'affection se traduit: par du malaise, des vor-tiges, une fatigue gönörale et de la somnolence; par du coryza, du lar-moiement, de la toux, de la difflcultöde l'inspiration, des palpitations; parune douleur constrictive a la base du thorax, par de la dyspnöe, par rexpectoration de crachats, qui peuvent devenir rouillöset pre­senter des bactöiidies, par des signes de pleurösie et de broncho-pneumonie; par des troubles digestifs, des nausöes, des vomissements, des coliques, une diarrhöe sanguinolente, etc.
II. — Lksio.ns.
Les cadavres charbonneux se putröflenl et so ballonnent prompte-incnt. Les ouvertures naturelles (naseaux, anus) se montrent parfois souillees de matiöresanguinolente. A l'inoision de la peau, il s'öchappe an sang noirälre, incoagulö. La face interne du denne et le tissu oonjonclif sous-cuianö sont, congestionnös, parsemös d'ecchymoses, de foyers liömorragiques et inflltrös par une sörositö grisätre, jannäti-e, gölatiniforme, quelquefois roussätreou sanieuse, cnlremelee do points liömorragiques. Les infiltrations du tissu conjontif se montrent de pröförence dans certaines rögions, au pourtour des ganglions, des glandes et des tumeurs, dans les interstices des muscles, dans certains muscles, au pourtour du point d'inoculation. Les muscles sont hype-reinies, ecehyrnoses, inliltres, lavÖS, jaumVtrcs, rougefitres, saumones, plus mous et plus friables. La chair des auirnaux charbonneux varie d'aspect, suivant la duröe et le degrö de la moladie, suivantque les sujets ont ete plus ou moins bien saignes, suivant qu'ils ont ete sacrifies audöbut ou a la fin de l'affection. Elle est plus ou moins saigneuse, plus ou moins foncec, rougeAtre, Jaunätre, lavee, brunfitreou noinUre, llasquo, molle, friable, ecehymosee, irdiltree, parsemöe de points hömorragiques, congestionnöe ; eile se putröfle rapidement.
Des tumeurs screnconlrent parfois dans certaines regions, dans celles oil le tissu conjonetif est lache et abondanl. Blies sonl pröcedees d'cm-bolies bacleridiennes, de stases sanguines, de ruptures vasculaircs, d'exsudation et d'hemorragies. Elles se montrent au debut du mal, ä la suite des inoculations experiinentales on accidentelles, coinme c'ost
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le cas dans la pustule maligne et ru'demc malin do l'bomme, ellos pen vent tdutei'ois semonlivr an coursdo 1'affection. KHes peuvent avoir pour point de departcl pour noyau on ganglion eongestionneet hyper-tropliie, ocehyinose, inliilre et raiuolli, entonre d'une zone plus on inoins etendue d'inüllration gölatiniforme, incolore, jaunamp;tre ou nuirätre. Riles peuvent so produire dans des rögions, on n'existenl pas des ganglions ; elles ollVenl une zone cenlralo, formeo (1(! maliero noirätre, hououse, poisseuse, sanieuse, et une zone exeentriipie gölati­niforme, so docoloraal en s'eloignanL dn centre, Jaunalre ou ineolorcä saperipherie. Les tuiacnrs charlionnouses, delenninecs i)ar la baelori-die.nc sont pas ere[)ilanles;ollL's siegent dans les cavites splanclinicpies, dans le tissu sous-cutanö ; elles envahissent quelquefois les muscles, qui suid alors noiramp;tres, inliitrOs, mous, friables, et ontourösd'une infiltration diffuse plus ou inoins oleuduo. La poau est decollec, facile a delaehei' an niveau do la tunienr et de l'inflllration ; eile est elle-memo congestionneo, altöröe, inliilreo, r.iinollie.
Le sang est noirälre, inemc avaul la inort des malades ; il ostsouvenl incoagulable, ou se coagule mal et incomplötement; il est souvenl poisseux, ou pris seulemenl en caillols mous; il est virulent, inocu-lable uk'iiio avaul la morl, ot il conserve sa virulence sur le cadavre pendant un certain temps. Les globules rouges soul [dus ou moins älteres, souvent irregulicrs, franges, creneles sur leur contour; ils sent dovenus plus agglutinatifs; ils forment, en adbörantles uns aus autres, desamas irriguliers. Les globules rouges abaudonnenl riiemo-globine, qui se dissoul dans le plasma, et imbibe, en les teintant, les sereuscs du coeur el la tunique interne des vaisseanx. Le sang des animaux morts du eharbon renferme ordinairement en abondancedes baetöridies. Le cceur est plus ou moins döcolorö, lavö et comme uuit, mou, Qasque, etd'un aspect terreux; il est rempli ordinairement d'un sang noir, poisseux, incoagulö ou mal coagulö en caillols noirätres etpäteux. L'endocarde est teintö en rouge, imbibö par la matiöre eolorante du sang; des ecchymoses et des points hömorragiques se monlrent sur I'endocarde, dans le muscle cardiaqueel sur lepericardc, qui renferme souvenl une certaine qunntitö de sörositö rongeälre. Les vaisseanx sanguins renforment partout un sang noirätre, visqueux, poisseux, incoagulö, qui donne une teinte rouge aleur tunique interne el lache les doigts, Daus les capillaires des divers tissus et des divers organes, on rencontre desemboliosCToussaint), formöes par le peloton-nement et renchev4trement des baetöridies; on trouve cä etla des rup­tures vasculaires, qui en sent In consöquence, des points on des foyers höraorragiques. Lesystömecapillaire est partout [das ou moins gorge de sang; il y a en eä et lä exsudation du plasma sanguin, d'oü estresultee unc iulillralion de serosile gelatiuiforme, Jannätre ou ronsstUre, dans le lissu perivasculaire.
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cilAlttiON BACTßRIDlEN.
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Los ganglions sont presque toujours plus ou moins altörös, hypex'-iropliics, congostlonnös, Infiltrös, ramollis, noiramp;tres, tachetös, ecohy-mosös, pointillös, surtout raquo;laus leurcouohe oorticale, facilesä ßcraser et ii i'oduirc etraquo; bouillio, entourös d'uue inflltration sörsuse ou gölati-iiiforrue plusou moins abondante, incolore, jaunätre, roussö,tre outa-chetöo, contenantdes bactöridies allongöes. II yaordinairement, dans les ganglions, une accumulation de bactöridies et une pullulation tolles quel'examon microscopique faitdifflcilementvoir la structure do ces organes; une parcelle presque inflnitösimale de pulpe, pftclöo sur une section,montre d'innombrablos bactöridies, Les ganglions ötantlesor-ganes collecteurs du vims et s'altörant 1,0. Colin) au Euret a mesure de lour penetration par la baeteridie, ccux qui so trouvenl les plus voisins du point d'absorption deviennent malades les premiers; puis lesautres s'altörent succossivement a mesure que le virus les envahlt. Aussi, en eomparanl l'ötat des divers ganglions (run eadavre char-bonneuxencore frais, il est possible, d'aprös lour degre d'altöration et d'aprös l'anciennetö de lours lösions, dedöterminer coux quiont ete atteints les premiers et de remonler ii la portc d'entröe du virus, ä sa voie d'absorption, Alnsi, l'altöration des ganglions de Tauge et de la gorge permet d'induire quo le virus charbonneux ost absorbö souvcnt dans les premiöres voies digestives. Ainsi, sur lo cadavre d'un mouton inort iilasuited'iuieinoeulation charlioiincnso,liest possible (Toussaint), d'apres rexamon macroscopique e( micrographique des ganglions, de döterminer tres approxirnntivement 1c point inooule. Ainsi encore (Toussaint), ä l'autopsie d'animaux mortsdu charbon spontane, ilest souvonlaisö do Irouver le point par lequel le vims a penelre ; il sufflt do verilier l'elat des divers ganglions des membrcs, du troncet des cavites splanchniques. On trouve des ganglions pen on pas malades et des ganglions tres älteres; les premiers eonliemionl, peu de bactöri­dies, landis que les autreg en sonl farcis,
Ordinairement, ehe/, les moutons morls du charbon spontane, on (Toussaint) trouve tres älteres les ganglions, qui reroivent les lymplia-tiques de la langue el du pharynx, ou bien les ganglions de l'entröe de la poitrincChoz los grands ruminants, coraraechezles petits ruminants, on constate l'altöration trös marquöo des ganglions sous-glossiens et rötro-pharyngiens, l'inQltration des tissus pörigaaglionnaire, pöri-laryngien, pöritrachöal eL pörioesophagien, des hömorragies puncti-formes, ete. Fröquemmentil existe, dans larögion bucco-pharyngienne desanimaux, des plaies, des öraillures laites paries dents, par les ali­ments durs ou poussiereux ; el e'est par clles que l'absorption des germes, qui so trouvenl dans les aliments etles boissons, pcutse faire. On peul d'ailleurs obtenir expörimentalement les mömes lösions des ganglions de la gorge, cn inoenlant le virus charbonneux a la boueho. a la langne, cn melangoant des menues pailles, des matieres vulne-
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902nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES CONTAG1EUSES DACTßRIENNES.
rantes, a la nourriliiic des aiiimaux, el on arrnsanl cetlo nourriturn avec unliquide charbonneux (Pastour). Cependant il arrive assez sou-vcnl, gurtout quand la maladie n'a pas ele lies rapide otquand I'au-topsie esl laile trop longterapa aprfes la mort, quo do nombroux gan­glions oumöme tous lea ganglions semblent a peu pros egalement alleres.
I.es söreuses en gönöral smil plus ou moins allerees, congeslionnöes, ecchyiuosees, iaelielees de points hömorragiques; elles eonlicnnenl parfois do lasörositö plus ou moins roussfttre.
On rencontre [r6que......ent des altörations plus ou moins aeeusecs
dansles organes do I'apparoil digestif. La muqueuse des voies diges­tives poul 6tro congestionnöe, inllllrec, noirätro, brunamp;tro. La mu­queuse buccale et la muqueuse pharyngienne, mais surtout la muqueuse de la languo, se presenlenl avec cet aspect, quand il y a glossantbrax; aloi's la langue esl elle-möme inflltröe dans son tissu. Ses vaisseaux renferment un saug poisseux, visqueux, incoagulable; son epithelium esl souleve par places et Cormo des vösiculos remplies do sörositö noirätre. La muqueuse pharyngienne a a peu prös le meme aspect; son lissn sous-muqueux eat forlcment congestionnö, hypö-remie et iulillre, lorsqu'il y a angine ou pliaryngite charbonneuse; et en outre, dans ecs eas, les glandes et les ganglions avni-inanls sont Umiefies, hyperemies, inlillres, laeheles, eceliymoses, etc.
L'eatomacso montre, dans certains eas, parliculierement allere, con-gestionnö, lächele, ecehymose sur sa muqueuse et sur sa sereuse; il renferme parfois un liquide teintö de sang. On y trouve des foyers hemorragiques plus ou moins nombreux el plus ou moins ötendus, et des quantiles prodigieuses de baetöridies. La raatiöre, obtenue par le raclage de la muqueuse pr6alablemont uetloyee, esl peuplöe d'innom-brables baetöridies, qui siegeul dims les vaisseaux, dans et autour des glandes, dans le tissu sous-muqueux, dans la museuleuse, dans le tissu interglandulaire, etc.
Le pöritoine esl souvent congestionnö, ecehymose, laehete de points hömorragiques sur son feuillet parietal et sur son l'euillel visceral; il est arborise ii la surface des visceres, el ses capillaires sont. remplis de baeleridies. Les vaisseaux du mesenlere et de repiploon sonl remplis de sang poisseux tres riehe en mieroorganismes palhogenes; il y a quelquefois des hemorragies plus ou moins etendues, des tumeurs ou amas de sang noirätre el poisseux, entre les lames du mesenlere. Tous les vaisseaux de la cavilö abdominale sonl plus ou moins distendus par im sang poisseux. Le tissu perirenal, peripancrealique, perigan-glionnaire et pßrivasculaire esl iulillre souvent de serosite gelatini-forme plus ou moins eoloree.
Les inleslins sonl frequemment alleres d'nne fagon trös manifeste. Los lesions qu'on y Irouve consistent en congestion, eceliymoses,
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cilAHIiO.N IJACTfiFllDlEN.
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hömorragies, i^lc. Kilo pouvent so montrer dissöminöos un peu partout
sur 1c trajol de roi'gane, ou oondensöos dans certainos parlies. La soreuso so monlrc congestionnöo, ecehymosöe, arborisöo; el la masse iuteslinalo, vue on bloc par son exlorionr, apparalt pins ou moins rougeamp;tre, Lo contonu de l'intostin est parfois mölangö de sang pois-seux, putrilagineux, noiramp;tra. On constato souvent uneviolente con­gestion do la muqueuse avec des laches, des ecchyraosos, des verge-tures noirälres, des hömorragies, des infiltrations söro-sanguino-lenles; los villositös apparaissent hypertrophiöes, congeslionnöes, et leurs vaisseanx sont remplis de baetöridies. Quelquefois on observe un vöritable ölal apoplectique de la muqueuse intestinale avec un öpanchement sanguin a sa surface et dans son öpaisseur; le tissu de la muqueuse et le tissu sous-muqueux sont alors inflltrös de sang ou d'une inatierc soro-sanguinolenle. La bacleridio so rencontre on abon-dance partout, dans le contenu sanguinolent de I'intestin, dans 1c [)rüduil raclö sur la muqueuse altöröe, dans les vaisseanx, dans le tissu sous-muqueux, etc. Les vaisseanx lymphatiques qui parlent de I'intestin sont turgides, remplis d'un produit rougeamp;tre; los ganglions mösentöriques sont hypertrophiös, congestionnös, hömorragiques, inlillres, clc. La muqueuse rectale est quelquefois congestionnöe, epaissie, intiltree, noiratre, renversöo.
Le foie est jauneterreux, comme cuit ou macere; il est Ires friable; ses vaisseanx sont gorgös de sang noirAtre et poissenx ; on y renconlro dos taclies hdmorragiques; les baetöridies sont abondantes dans ses vaisseanx, et il sul'lit d'examiner un peu de pulpe raclöe sue une coupe pour on voir en grand nombre.
La rate est geinh-aleinent hyperlrophiöo, surtoutchezlespetitsrumi­nants, Toutefois, il arrive (prelle est presque normale, qu'elle n'est ni tumöfiee, ni ramollie, ni noiratre, etc., el cola se voit surtout quand la mort est arrivee rapidement, I'organisnie n'ayant pas en le temps alors d'etre onvahi coniplotement. S'il ne laut pas exclure Tidec de charbon on presence d'un cadavre donl la rate semble presque nor­male, il n'on est pas moins vrai que dans beaucoup de eas l'examen de col organe csl de la pins grande importance pour le diagnostic. En effet, tres souvent la rale so muntre considerabloment hypertrophiöe, tumeliöe, ramollie et noirAtre ou rouge brnnälre. Elle est tanlöt con-gestionnee et tumeliee en masse, d'oit pout resultcr un accroissement considerable de son volume; lantdt la congestion s'est surtout faite dans certaines places d'oü resultenl des bossolures, des tumours molles, laissant echappor a I'incision une mauere poisseuse et noi­ratre. Delafond avail vn quelquefois la rate du foetus alteree; ce qui semblait dejii indiquer que la maladio pouvail ölre bereditaire. Les bacleridies sont prodigiousement abondantes dans la rate; une parccllc infinitesimale de pulpe en laisse voir d'innombrables; olios foment
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904nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES CO.NTAdll'ÜSKS BAGTfiHIENNES,
des feutrages inextrioables dans les vaisseaux, dans los ospaces caver-
neux, le long des traveus qui les liniilent.
Lc pancreas pcul etre plus ou nioins congeslionne. Los reins sonl gönöralement congostionnös; la coucho corticale est phis ou moins foncöe; on y trouve lt;ii,s ecchymoses, des hömorragies et de nom-breuses bactöridieB. La muqueuse vösicale est oongestiqnnöe; l'urine est brunamp;tre, sanguinolonte et plus uu tnoins riebe en bactcSridies. Co dernier earaclere so jirosentc suuveut die/, les animaiix do rospeco ovine ; il s'explique par des ruptures vasculaires dans los reins et par lo passage du sang en nature dans les urines. La lunquouso ulerino so montre fröquomment congestionnöe, surtout ehe/, les femelles pleinos.
Los plevres sonl plus ou inoins congestionnöes, eeeliymosi'es, et ren-ferment de la sörositö roussalre. Les poumons peuvent ögaleraent presenter de la congestion par places, des eceliymoses, des hömorra­gies, des oblitörations vasculaires par des embolies baetöridiennes, Los microorganismes pathogönes sont abondants dans toutes cos lesions, dans les vaisseaux puinmnaires, dans les travöes librouses qui aecompagnent les vaisseaux et les bronebes, dans le tissu sous-pleural et dans los alveoles pulmonaires. La muqueuse respiratoire est quel-quefois congestionnöe, ecehymosöe et recouverte d'une matiöre söro-rauqueuse sanguinolente.
Enfin, los lesions du charbon peuvent so rencontrer dans les centres nerveux. L'aracbnoKde so montre parfois congestionnöe et remplie d'un exsudat söro-sanguinolent riebe en. baetöridies, La pie-möre pent etre plus tui moins vivement congestionnöe; quelquefois une vöritable apoplexie avec hömorragies s'est produite a la surface du cerveau, dont les vaisseaux sont remplis d'un sang poisseux, Le cerveau, la rnoelle, certains nerl's, peuvent ötre plus ou moins congestionnös.
Los baetöridies cbarbonneuses se rencontrenl dans lo sang, dans les matieres exeroteos qui sonl sanguinolcntes, dans les lösions de tous les tissns et do tons lesorganes; olles sonl surtout ahondaiites duns les capillaires dos tissns ou organes congostionnös, occhj'moses, tachetes, etc., dans la rate, dans les ganglions, dans lo foie, ilaos la muqueuse gastro-intestinale, etc., (piand ces organes sont munifcs-teiueut älteres. Blies peuvent varirr de longueur et d'epaisseur sui vant les especes aniinales, suivant les individus, suivant les organes, etc. ; mais elles sont loujours faciles u reeounailro a leur forme, a lour disposil ion, ä lours siögos, etc.
111. — Etiologie.
()u avait vu, de temps immömorial, le charbon sevir, a l'ötatenzoo-
tique, dans divers pays; et de uoiubreuses observations avaient ete
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CIIAHDO.V IIAIITKKIDIKN.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 9CS
rec;.; iilics, a diverses öpoques, sur ses earaclorcs, sa marche et son d/v(^i[)pement. On avaitreniarque qu'il sevissait en permanence dans 'i'quot;1 Ines rögions, dans cerlaincs localitös; on avail recimnu quo cei'tdins lieux, certains pö-tuvages ötaient partlculiörement dangereux, et qiie la maladie c'essait ses ravages, quand on falsait öraigrer les troupeaux sur d'autres pftturages non dangereux; on avail vu ['affection exercer ses ravages dans des rögions parfois tres limitöes, dans certaines bergeries ou ötables, sans se montrer dans lourvoisi-nage plus ou moins iminödiat. On avail constatö une certaine corröla-tion entre la fröquenoe du charbon et les annöes pluvieuses, pendant lesquelles les cours d'eau döbordent el. les eaux croupissent sur le sol en s'y övaporant. On avail d'autro pari reoonnu (]ue 1'inoculation accidentelle des pi'oduits charbonneux p'ouvait s'accompagner, ehe/, riiommo, de la pustule maligne; el on croyait, dans une certaine tncsure, a la transmission du cbarbon d'animal ä animal. En 18-2;{, Barthelemy donnait la maladie au mouton et au cheval par I'inoou-lation et l'ingestion de sang charbonneux; l'annöe suivante Leuret donnait pareillemenl la maladie au cheval, en lui Iransfusant du sang d'un cheval charbonneux. Ellert en 1836, el (ierlacli en 1848 dernon-traient la transmission du charbon par 1'inoculation et l'ingestion du saug des malades. En 1846, Gerlach dömontrait la persistance do la virulence dans le sol trois ans apivs l'onfouissement des cadavres.
En I8.quot;)2, ['Association nrndicale et vötörinaire d'Eure-et-Loir öta-blissait par l'expßrimentation: que le sang de rale esl transmissible du mouton au mouton, et du mouton au cheval, a la vache, au lapin; que la fievre charbonneuse du cheval esl transmissible au cheval et donne le sang de rate au mouton ; que la malndic du sang de la vache donne le sang de rale an mouton, la lievre charbonneuse au cheval et au lapin ; que la pustule maligne do l'homme reproduit le sang de ralo chez le mouton, d'oft eile provient le plus souvent; que le sang (h^ rate lt;lu mouton, la lievre charbonneuse du cheval, la maladie du sang de la vache et la pustule maligne de l'homme sont une scale et meme affection; que le virus exisle partout dans l'organisme malade; qu'il no s'allcnne pas par des transmissions successives; que le mouton, le lapin et le cheval sont plussusceptibles que la vache; (pie la virulence peul persister plusieurs jours apriis la inorl; que la transmissionpeut se faire par 1'inoculation, par la transfusion, par les rapports de contact, et exceptionnellement par la cohabitation.
1deg; Nature du virus charbonneux. — En I8quot;'raquo;0, Rayer et Davaine signalerenl, pour la premiere fois, la presence de 6dlt;onnelt;$particuliers dans lo sang des animaux charbonneux. hes meines bamp;toanets furent ensuito observes et decrils par Pellender, qui constata leur resistance aux acides ct aux bases el leur coloration par l'iode, et par Brauell, qui remarqua en outre que le sang du foetus dont la mere mourail du
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MAUDIES C0NTAG1EUSE8 DACTERIENNES.
charbon n'ötait pas virulent. Le röle des bfttonnets n'avait 6t6 ni dömontrö, ni mönie soup^onnö par Davaine, Pollender el Brauell; tou-tefois, Brauell avail considörö leur prösence comme une preuve do l'existonce du charbon.
Delafond (1860) avail observö a son tour Irs bätonnels döjädöcou-verts dans le saug charbonneux; il ies avail observös sur lesanimaux atteints de charbon contraclö spontanöment et sur ics animaux ino-culrs. II los avail vu apparaitro dans ie sang quelquesheures avant la moi'l: il avail reconnu ([u'ils deviennent trös rapideraent abondants dans le sang pendant Ics derniers naoments de la vie. II Ies avail trouvös en quantitö considörable dans Ies ganglions voisins du poinl d'inoculation; il avail remarquö que Irs bamp;tonnets, emprisonnös par la librine, deviennent rares dans le serum apivs la morl, et il avail indique la maniöre de Ies retrouver dans le caillot en le dissociant. II avail enfln soupeuuiie la nature el lo role des halonnels döcouverts par Davaine; il Ies avaitregardöscomme des vögötaux cryptogames, comme des plantules suscoptibles de se Iransformer en myeelinm ; il avail essaye de Ies eultiver, il Irs avail vu s'allonger, doubler, tripler, quadruplor de longueur; el il Ies avail considörös comme susceptibles de donner des spores, propriötö qui no devait elro verilieo experimcnlalement qu'en I8quot;('i par Koch de Berlin.
Davaine, revenanl snr sou observation de IH.'ii), se demanda si le batonnel par lui deeuuvrrl dans le sang charbonneux tie serail pas l'agent pathogöne de la maladie. II d6montra (1863-64) sou röle par diverses experiences. II constata sur des animaux inoculös : que le sang, qui nc renfermait pas encore de bätonnets, restaitinactif; que lorsquo Ics hatonnels (quelques heures avanl la morl] apparaissaient dans le sang, celui-ci ötait virulent, inoculable; qu'il y avail repullulation du batonnel dans le saug des animaux inocul6s; que la manifestation de la maladie eoineidail avee eclle repullulation et que le sang des ino-culös devenail virulcnl seulement dös le moment qu'il presenlail des balonnels. II essaya d'isoler la baetöridie, d'obtenir du sang charbon­neux privö de bälonnels; id pour cela ilemployales inoculations ädes femelli's pleines. Avanl lui Brauell avail observö que le sang du foetus, renfermö dans la matrice d'une femelle devenue charbonneuse, ne contenail pas le bflitonnet, que, par consequent, le charbon n'elail pas transmissible par la voie placentaire. Davaine, mettant ce fail ö profit, inocula des lapines pleines el leur donna le charbon. Un examen comparatif du saug de la mere el de celui du foetus lui revela la presenee de bactöridiea dans le premier el I'absence do cea inemes baetöridies dans le second; le sang de la more inoenlee elail virulent, celui du foetus ne IViait pas. \yantd'autre part dilne, dans une gründe Ijuantitö d'eau, du sang charbonneux, puis, ayant Inoculö comparativement le liquide obtenu aprös repos, el le depot, il n'obtlnl
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CIIAUHON BACTfiRIDlEN.
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le charbon qu'avec cc dernier, qui contenait seul les baeluridies.
Gnico Ci ecs diverses experiences, Davtiine, (jui avtiit eu untre reconnu ijue le sang charbonneux dessechu peul consorver sa viru­lence, avait conclu au röle exelusil' do la bacleridie dans la genese et la transmission du charbon. Sa demonstration iaissait cependant a dösirer ; et Ton discuta encore longtemps, Dans la goulte cle sang char-bonneux Inooulö, il exislait des elements divers tels qne globules rouges, dont les uns plus ou moinsdöformös, globules Wanes, bä tonne Is, granulations, substances liquides, auxquols on ae deniail pas toute action pour I'attribuor exclusivement aux batonnets. D'ailleurs, pour n'avoir iraquo;as connu le mode de reproduction de la baetcridie par forma­tion de spores capablos de se conserver longtemps, de genner et de reproduire les batonnets, tout on ddterminant la memo maladie, Davaine sc trouvait dans l'impossibilitä d'expliquer certains fails et de repondrc aux objections de ses conlradicleurs. Comment, en oU'et, con-cevoir qu'un cadavre charbonneux put conserver sa virulence pendant plusieurs semaines, et memo plus longtemps, apres la morl, vu que la bacleridie adulte sous forme de bälounel se conserve pen de temps et ne se rclrouve pas dans des cadavres deja anciens? On ctait done dans l'impossibilitö de se rendre compte comment el pourquoi des cadavres charbonneux peuvent rcster dangerenx pendant des mois ou des annces. 11 y avail lii un fait que n'expliquait pas la thöorie nouvelle de Davaine, et qui devait plus lard s'expliquer aisement par la eon-naissance de la faculte de la bacleridie d'engeiulrer des spores trcs resistantes. Entrc temps, Davaine et llaimbert avaient rercontre la bacleridie dans la pustule maligne de l'homme, el avaient obtenu le charbon en inoculant sa serositc. Mais on continuait a regarder la bacleridie commc un epiplienomene du charbon et nun comme I'agent morbigene. On obtenait (.laillard et Leplat) une maladie ({iii tuait, comme le charbon, mais sansbacleridies, en inoculant du sang char bonneux I'ecuolli sur le cadavre en voie de pntrefaelion qui ne pre-senlait pas de bacleridies en batonnets ; el on en concluait que le hälonnelnc saurail (Hrc considcri; comme I'agent morbigene du char­bon, Davaine distingua alors, du cbarbon avec bacleridies, la maladie [irötendne cbarbonnense sans bacleridies, et lui donna le nom de maladie do la vache; il la cunsidera comme une maladie sp(''cialo, de nature sepliquc, tuant plus vile que le cbarbon, inoculable aux oiseaux.
Lea fails, opposes ä Davaim; et reconnus exacts par lui, s'expliquent aisement aujourd'bui: la bacleridie pout donner des spores dans certai-nes conditions avant de se detruire dans le cadavre; d'nn aulre cote, les bactöriens de la putrefaction, qui se trouvenl dans les voies diges­tives, envabissent trcs promplcinent les diverses parlies du cadavre el donncnl egalemcnt des spores. Aussi, en examinant du sang cliarbon-
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MALADIES CONTA.QIEUSES DACTERIENNES.
neux provenant d'un cadavro en voio de puti'öfaction, on pent nc plus voir do baetöridies en bfttonnets et ne pas apercevoir les baetöriens on vibrions septiques, ä cause de leur exlrörae i'öfrlngenco; on no dis­tingue pas d'ailleurs, h I'examen microsoopique, lesspores d'un liaclo-ricn ile celles do lol autre, On inocule ainsi quelquefois des germes charbonneux et surtout des germes septiques; et e'est ordinairement la septicömie qui se döveloppe; en consöquence, pas de baetöridies dans le sang des malades. Quesi lesspores charbonneuses döterminent lecharbon, on obtienl des baetöridies saus avoir inoculö des hälonnets. Si done ies cadavres charbonneux restenl virulenls pendant longtemps dans le sol, c'est parce que les baetöridies, avant de disparaltre, dünnenl des spOl'SS qui soul Ires resistanles. IVai llrurs. ce n'csl pas seulemenl le sang des animaux charbonneux qui devient rapidemenl septique apröslamort; celui des animaux morts de Inen d'autres ma­ladies et d'asphyxie le devient au bout de quelques heures.
Brauell avail considörö la baetöridie comme le eriterium diagnos-tique du charbon, mais il ne 1'avail pas regardöe comme l'agent de la maladie; il avaitreconnu (1808) que le pore elait röfractaire aux Ino­culations charbonneuses. Luton, comme l'avait d'ailleurs oonstatö Davaine, avaitreconnu (18(1!)) que le sang charbonneux dessöchö con-servait sa virulence.
Baillet (1870) avail constatö la prösence de la baetöridie dana le saug de Ions les animaux morts du mal de montagne qui venait d'ötre ra-comm comme ötant de nature charbonneuse par une commission envoyec dans le Caulal el le Puy-de-Döme pour l'y ötudier; il supposa que les baetöridies ou leurs germes, par suite de la mauvaise habitude qu'on avail d'enfouir les cadavres dans los pamp;turages anne faible pro-fondeur, \ Ivaienl sur le sol ou sur les herbes et ötaiont introduites avec les fourrages.
En 1871, Klebs et Tiegel, ayant flltrö du sang charbonneux a leavers un vase d'argile, avaieut reconnu que le plasma ohlenu sans hälonnets et sans partieules flgurees n'ölait pas virulent. Cette experienec ne dömontrait qu'une chose, lt;i savoir que la virulence ne röside pas dans la partie liquide.
Pasteur avail bion reconnu la formation de spores dans un microbe palhognie, ä propos de ses etudes sur les maladies des versa soie, et il avail conslale qu'elles soul ires resislantes et qu'elles peuvent germci' plusieurs annöes apres leur formation; mais, co fait, non encore verilie pour le hälonnet du eliarbon, rendait, avons-nous vu, la demonstra­tion de Davaine incomplete et laissait la discussion continner.
En I87('gt;, P. Bert, ayant reconnu qne l'oxygene, agissanl a la pres-sion de plusieurs atmosphöres, tue les elements anatomiques et los etres vivanls, tandis qu'il esl sans action sur los diastases, sur los fer­ments solubles, sur les venins, avail soumis ä son action le virus char-
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CHARDON BACTERID1EN.
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bonneux; il avait soumis on outre ce vims h l'uction de l'alcool absolu ; et il avail conatatö, dans un cascorame dans I'autre, que I'ino-culation donnait une maladie rapidement mortolle, sans faire appa-rattro la bactöridie; lei encore le sang charbonneuxötaitseptique, peu-plö do spores et rinoculation donnait la septicömie.
En 1876, li. Koch, le premier, en cultivant la baetöridiedansI'humeur aqueuse on le sörum, on prösence d'un air humide, ö la tempörature de 38deg; ä .'IT11, vil los bätonnets s'allonger oonsidörablement, doubler, döcupler, centupler de longueur, so contourner el former, en s'entre-inidanl, un laois inoxlricaldo, pcnlro en quelques lioures leur struc­ture uniforme et leur transparence, prendre un contenu granulö, for­mer bientöt dans lour intörieurdes granulations ou spores trös rofrin-gentes plus ou moins rapprochöes et röguliörement espacöes, simuler ainsi dos c:lia[)olets de porlos enLrolacos, so dissooier et laissor ä leur place dos spores alignöes maintenues en connexion par une substance unissante muqueuse, mais no tardant pas a so söparer el a devenir libres. II inocula tes spores et obtint le charbon; il lescultiva dansle plasma sanguin et dans l'humeur aqueuse en presence de l'aii'; il los vit s'ötirer, s'allonger et so transformer en bfidonnets. II constata qu'elles sont plus rösistantes que los bfttonnets et qu'elles peuvent se conserver longtemps. [I constata qu'ö ;!.,j0 les baetöridies so doveiop-pent rapidement et qu'elles prösentent des spores au bout de vingt heures, tandis qu'ä ,'.i()0 elles n'en donnent qu'au bout de trente heures, otä 18o-20o au boul de deux ou trois jours. Au-dessous de lv2quot; et au-dessus de 48deg;, los baetöridies ne so döveloppent plus, d'aprös los constatations de Koch, qui reconnul que le döveloppement de la baetöridie exige le eontacl. de l'air, que dans un milieu pauvre en oxygöne, eile devient trouble, sefragmente et so dölruit.
Koch avait constatö (jue le microbe du charbon pout so reproduire par scissiparitö et par endogenöse; durant la vie d'un inalade, le bä-tonnet se multiplie par scissiparitö, s'allonge, s'ötrangle et so coude en un on plusieursendroits, se söpare en plusieurs segments oubamp;tonnets, qui, ä leur tour, se comportent de m6me. Apröslamort, les bfttonnets cessen), de se multiplier par scissiparitö, l'oxygöne leur manque; cosonl les baetöriens septiques qui prennent lo dessus. Gependant la bacteri-dio donne, sous certaines conditions, avant de so dötruire, dos spores, qui, une fois l'ormces, peuvent so conserver oL perpötuer la virulence pendant lonlemps.
A partir de 1877, Pasteur se consaoraa l'ötude dos maladies conla-gieuses; ilcomplöta la demonstration de la nature parasitaire ilu char­bon; il demoutra, par rcmploi de la möthode dos cultures suecossives inauguree parlui, que c'ostbion lahactoridii; qui ost lagent morbigene du charbon, et quo, si le virus charhonneux rosiste ii l'action de l'oxy-göne eomprime, il 1c doit ii la, goande tonaclte des spores qu'il ren-
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970
MALADIES COiNTAQIEUSES BACTERIENNE8.
feriiu!, et qui, contrairomcnt aux hAtoimols, no sont pas inllucncecs. II souiuil le virus charbonneux a des cultures succossives hors de 1'orga-nisiiie, röpötöes an grand nombro de fois, afin d'arrivor a isolor La bactöridie do tous les ölöments qui I'acoompagnent dans la goulio de sang employöe pour seiner la premiere culture ; ces ölöments ne se multiplient pas et ilnissent par disparattre, la bactöridic seulo so mul-tiplieetse purifle de culture en culture; un l'obtientbientöt absolument pure; et, en inoculant le liquide qui la contient, on fail apparaltre la maladie charbonneuse avec repullulation de la bactöridie. Que si on filtre le liquide de culture ou du saug charbonneux sur uu diapliragme enplälre, au-dessous duquel on fail le vide, on ledöbarrasse de ses bac-teridies, ct ilcesse d'etre virulent, La melhode des cultures successives, repelees uu trcs grand nombre de fois, permet de se deharrasser de tous les ölöments qui accompagnent la bactöridie, lels que globules rouges el Maues, granulations, qui avaient ötö introduits dans lapre-miöve culture, et transmis en nombre demoins en moins considörable ä quelques-unes des suivantes. La cause du charbon est donobien la bactöridie ei non point tout autre element Qgurö, puisque la bactöridie est le soul qui ail öte conserve ä Iravers les cultures, ni uue substance! dissoute, ni un poison quelconque produit par la bactöridie et se rögö-neranl en meme temps qu'elle dans les cultures successives, puisque unc fois la bactöridie enlevöeon n'obtient plus la maladie (filtration au plälre, (iltrallon placeulairo). Quo si on a pu accuser le lillre en plätre d'altörer le plasma qui le traverse, de 1'acon a öteindre en lui la viru­lence qu'il pourrail avoir, on öloigne co reproche, en ßltrant a leavers de nombreux doubles de papier, ou en abandonnant le sang charbon­neux dans un lieu prive degermes (caves dc I'Obscrvaloire); ilse separe on deux parties; le plasma, obtenu par döcantation, esl privo do bac-leridies, qui out ötö enlrainees et emprisonnöos dans la partie coagulee, et ne donno pas le charbon par l'inoculation. D'ailleurs, le sang des fco ins qui ne contionl pas de baetöridies n'est pas virulent, co qui ne sauraiL otre ainsi m la virulence elail. due a uue substance liquide, ä un poison.
[in rosunn'', Pasteur a deinoiitre : qm; la bactöridie peut se multiplier dans les liquides arliliiiels indi'diniment, sans perdre son aclion sur reconomie, ctfpi'il est impossible d'admettre que, dans ces conditions, eile soil accoinpagiiec d'uiie substance soluble ou d'un virus parta-geant avec eile la cause des effets du sang de rate ou de la maladie charbonneuse proprement dite; que la virulence ne reside pas dans unc niatiero quelconque assoeiöe a la bactöridie ; que les erreurs et les confusions, commises par de nombreux oxpörimentateurs, rösul-taient de la non-distinction de co qui appartient au charbon d'avoc co qui appartient a la septicemio.
Toussainl, comiue I'avait recounu Davaino, constata (pie les bade-
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CHARDON BACTERIDIEN.
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ridies out toute lour force au moment de la morl, avant quo la putrö-faction so soil empavöo du oadavre, el qu'ellos soul luees par suite du dövolopporaont do la putröfaction, qu'ellos mouront, quand olios sont plaoöes ul'abri do 1'air, d'aulaat plus vito laquo;iuo la lemperaluro estplus elevoe. Ayant filtre du saug chavbonnouxsur '(-8 reuillos do papier, il rocoaaut que le liltn^, oompose do 'i leuillos, iaiss(! passer des biUomiols et quo lo liquide donne le charbon; laudis quo 1(! lillrc do 8 reuillos no laisso passer quo des granulations et dos globules blancs, et l'inoculation du produit obtenu no donne pas le charbon, II reconnul qu'on pent abröger la duröo do la pöriodo d'incubatlon, on injeotant dans le sang un grand nombro do hatonnols. II cultiva lo sang charbonnoux dans I'bumeur aqueuse avoc la platine cbauffante, et cludiaii son lour los transformations do la baeteridie.
II ost done Lien demon ire quo lo charbon doit sou apparition et son dovoloppomciit a I'introduction dans los organismos d'un microbe sous forme dc bAtonnets on sous tonne do spores. La baeteridie ost done bion lo facteur otloseul facteurdu charbon, car, dans los liquides de culture on lobtiont pure, dobarrassöo de touto particule ßguröe on amorphe.
2deg; Si6ges du virus charbonneux. — Caracteres de la bae­teridie chez les malades et dans les cadavres frais. — Lo virus charbonneux, la bacWridio pa-thogöno, so rencontre dans le sang
des malades, dans lours divers or-
reg;f
ganes et dans los produits qu'ils ex-cretont, surtout quand 1'affoction ost arrivoo a son tcrmo. II ost notain-meut abondantdans la rate devertue lurgide, dans los ganglions malados, dans los vaissoaux des organos oon-gostionnös, etc.; on le rencontre dans los excrements, dans los urines, dans
lo mucus intestinal du boeuf char-
Fi
68.
bonneux (Gaul), dans lo produit qui
bonneux.
s'öchappo du nc/,, etc., surtout quand cos diversesexerötions sontsanguinolontes; on l'atrouvö (Feser, Chain-brelent ct Moussous, Koubassoff, Nocard) dans le lait dos fomclles, do la cobayo et de la vacho.
La baetöridie do Davaino, encore appelöe bacillus anthraeü, so reproduit toujonrs par scissiparito dans los orgauismes infectös; eile so prosente toujours sous I'ormo do bätonnols immobiles ehe/, les malades et snr los cadavres examines pou do temps apros la morl. Cos Initonnots sont simples OU formes do deux, trois, quatro segments, droits, quelquofois recourbös on inllecliis, cylindriques, articulos a angle oblus par nno extrömitö qui parait un pen elargio ti un forl
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972nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTAGIEU8E8 BACTERIENNE8.
grosgissoment, nt adhörant d'une fagon lamp;ohe souvont par un des
angles seulomeni. Ils soul, plus on nioiiis long8| suivant les snjets malades et suivant leur siögc; plus longs dans l'oi'gahisme du cobaye et dans cohii do la sourls quo dans colni du bcDuf; plus longs dans les produits ex'sudes, dans ro'dömc qui accoiupagne I'inoculation, quo
Kij;. M. — Siinj; cl'im lapln cbarbonneux.
Pic
60. — Calllot sini^iiin charbonneuxi
il'un lapin
dans le sang 011 ils son! plus rapidement divisös en segments indo-pendants, ü cause du mouvement dont il est animö; [ilus ou molns epais suivant los espÖCOS animales cl suivant les individus; gonera-lement plus minces die/, le boeuf, pins gros ehe/ le lapin, etc. Leur longueur pent varier de 3 a 20 u., et lour öpaisseur est comprise entre 1 et 1,8 ix; ils ne contiennent jamais de spores, quand ils sont
pris sur I'animal vivant ou sur le cadavre frais. Ils soul composes d'un protoplasme tres röfringent, et
l^I-y.^*
d'une enveloppe moins röfringente,
mais ires resistante ; autour des bä-tonnets, on peul voir une mince
zone claire, hyaline et gelatineuse. 11 y a aulanl de microbes unicollu-laires qu'il y a de segments; ce sent des cellules vogetales so multipliant toujourspar segmentation ou scissi-
parito dans le corps des organisines
Pig. 81. — Cliiu'lmn du mouton. Exsudat du point inoculo.
malades. La segmentation s'annonce
par I'apparition d'une ligne trans­versale, tres mince parfois, et pouvant n'apparattre qu'avec I'emploi de i'oacUl's ou qu'aprös le chauffage. Vus dans le sang, dans la pnlpe des organes, de la rate, des ganglions, etc., dans rexsndal gelatineux du tissu sous-culano, qui en renl'enne d'aiilant moins qu'il est plus incolore et plus depourvu de foyers liemorragiipies, etc., ils sont faci-
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CIIAIUION liACTliRIDlUN.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 97.'!
loment reconnaissables, meine ii la suite d'un cxamon sans coloration, ii cause de leni'forme allongei,', de leurrefringence.de leur immobilite, de leur nombre et de lour arrangement, etc. Daus une goultelette de sang interposee entre lame et lamellc, ot cxamimje a l'öclairage ordi­naire avecun grossisseraent de 'X'gt;{) ä 800 diamötros, on volt ordinaire-ment les globules rouges agglulines, fonnanL des amas irrßguliers et laissant des espaces oti I'on apercoil nettementles bamp;tonnets.
La baclärldie rösiste ä raotlon tie la potasso, de l'ammoniaquo, do 1'acide sulfurique, do L'aoide ohlorhydrique, elc.; die conserve sa forme, aprös avoir subi faction de ces substances, Quandon traite, par une goulte d'acide ac^tiqne ou mieux d'acide formique, une parcelle indnitdsimale de sang
Fig. 02. — Qangllon ile moutonnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Fig. 63. — Kate (pulpe) dc
charbonneux.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;mouton charbonneux,
ou de pulpe d'organe dossecheo, on voit tons los clönicnts anatomiques palir et disparaitro, tandis quo ios bueilios persistent avec une parfaite neltete. Los bälüimcts du charbon so colorenl bien par tonics los matiöres colorantes tiröes de Paniline, par le violet do gentiane, par les violets et le bleu de methyle, par la fuohsine, la rubine, etc. On [tout oblenir do belles preparations avec les melhodos ordinaires do coloration simple el surtoul avec les melhodos do double coloration, tellcs quo colic de Gram et de Weigert. Ces preparations peuvenl dtrofaites avec le sang, aveo l'exsudat des points malades, avec la pulpe lanlöe sur la coupe d'un organe, dc la rule, des ganglions, du l'oie, du poumon, do la moeile osseuse, etc., avec l'öplpioon, avec les villosilös do I'intestin, elc, avec lies coupes d'organes prealalilomcnl durcis dans I'alcool.
Pour faire dos pröparations eoloröos, avec le saug, los liquides ou los pulpos d'organes charbonneux, Oll en 6tale une Ires mince couclio sur line lame ou une lamelle ; ou laisso soclior a fair ; on Qxe cello mince conclie, en passant la lame ou la lamelle, la face enduite tournöe en haul, deux on trois fois a travors la llamnio d'uno laiupe ä alcool ou d'un bee Bunsen. On laisso refroidir, et on fail ensuile agir pendant quelques minutes, sur la präparätion, une solulion hydro-alcoolique do l'une des maliercs eolorantes pröcilees; puis on lave, on deshvdralo, on eclaircil, ol on monle dans le lianme. I.a coloration doable s'oMionl par la melliodo do Gram. Les lames ou lamolles sent eoloröos pendant cinq ä dix minutes avec la solution do Gram (cau anilinee 10, alcool alisolu I, solution alcooliipie sursaluree de violet
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974nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTAGIEÜ8ES BACTfiBIENNES.
de genlianc i); onsuite, on lus lave, clou los place deux on trois minutes dans lasolulion lodo-ioduröe (iode I, iodure do potassium 2, ot oau dislilleo :U)0); on lave do nouveau, et on döoolore par I'aloool absoluj on lave encore, ct on domic une seconde coloration avec ic picro-carmin, ou la solution hydro-alcoolique faible d'öosine ou de vösuvino; on lave une deralamp;re Ibis, on seclio el on monte. La double coloration poul encore fttre obtenua par la
Fig. Oi. - Yillosile Intostlnale de cobaye charbonneux.
05. — Epiploon d charbonneuxi
raquo;baye
raßthode de Weigert : on oolore d'abord la pr6paration au pioro-carmin pendant quelques minutes; on lave a I'eau distlllde, el on fait aglr pendant une dlzaine de minutes la liqueur de Weigert (solalion aqaeuse saturfie it chaud de violet de mellivio (i 1! OS, alcool absolu It, liuile d'aniline 3); on lave de nouveau, el on fait agir la solution lodo-iodur6e comme ci-dessus; on lave encore ct on sechc, puls on döcolore avec uu melange d'huile d'ani­line blanche (2 parties) el do xylol (1 par-
lie) ; on lave au xylol pur, des qn'il ne rcstc plus quo la teinle du picro-oarmln, et on monte dans lebaume; le fondest rose ot les microbes apparaissont colores en violet.
I.os preparations iaites avec I'epiploon, avec les villosilcs intostinales, pouvonl ötre colores directcnient sur la latue ou la lamelle, comme et par les monies procedes epic les lueparalions I'ailesavcc la pulpe dos organes. On pent elaler, snr la lamo on la lamelle, une portion d'epiploon qui no renforme quo de Ires fins vaissoaux, on nne villosilc
inteslinale; on laisse scclier, on (ixo en
l-'i
Gil. — Hate (coupo) de co-baye charbonneux.
eliaull'anlä I'^luve ou ii traversunc flamme,
et on procedc ensuilo comme ci-dessus.
Toutefois, on pent, avec I'epiploon, pro-c6der un pen ditTi'rcmmeiit : on n'a qu'ii Icndro une portion do eel organc au-dessus d'nu bouchon de liege cxcavö ou porcc, d'un Iron assez large; on la passe dans un melange d'alcool et d'ölhcr ä parties ögales; puls on la plongo dans le violet, do Gram; ensuilo, on la traito par la solution iodo-ioduree, et on la döeolore avec Talcool absolu; apres quo), on colore ä l'äoslne, el on monte comme s'il s'agissait d'nne coupe. Les coupes fines, pratiqudes sur des fragments d'organcs charbonneux
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CHARBON BACTfiRIDIEN.
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(ganglion, rate, foic, rein, poumon, estomac, intestin) pri'alabloinonl durols parl'alcool absoln, so coloi'onl par ius monies procädöSi
li0 Caracteres de la bacteridie cultivee. — La bactöridio pcul so consorver, vivre, se dövelopper, et st; multiplier on dehors des organisraes, ilims lo sörum, rimmeur aqueuse, I'urine, les infusions vogetalos, Irs bouillons do viande, lo lait, sur la pomrae do terre, la goiatino et la golosc peptonisöes; eile est aärobie, el no so döveloppe pas dans lo vide, ni en presence de l'acide carbonique, de 1'azote ou de l'hydrogöne; olle so cultive a touto tempörature, entre 12quot; et -i-iquot;; mais olle no vögöte bion qu'entre 20quot; ot ;t8quot;, a SO0-;}.quot;)quot;. Quand los con-
gt;#9632;#9632;*:
::£J^
Fig. 07. — Pörioarde do oobaye charbonueux.
Fig, 08. — Poumon (coupe) do cobaye charbonueux.
ditions favorablea de milieu, d'aöration et de terapörature setrouvent
roalisoes, la bacloridio pullule, et so multiplie d'abord par scissiparite ou segmentation, coinmo duns lo corps dos animaux,
Dans los bouillons, In baetöridie donne tres rapidement, cn quel-qu68 liouros, lt;jn du jour au londoinain, do nombreux filaments trös longs, onduleux, onolicvolrös, formanl, par lour feutrage, des llocons hlanchälros d'aspect neigonx ou oolonneux, facilos a voir dans le liquide de culture od ils sont on suspension, adhörant quelquefois ä la paroi du vase de culture ; los flocons von! grossissant ot dovenant plus nombreux; lo liquide de culture roste clair ot limpido dans les points non oecupes pur dos (locons de filaments. L'aspocl floconneux, neigeux ou cotonneux de la culture est caraetöristique. Peu k peu, la culture cliange d'aspect; au bout de quelques jours, le liquide devient logörement brunälro on jaunalre, los llocons so drsagrögont, et il se forme, au fond du recipient de culture, un södiment blanchamp;tre ou logörement jaun;\lre, poussiereux, qui so röpand dans lo liquide, ot le trouble, dös qu'on agite.
Cultivee sur gelatine etaloe, la bactöridio donne des colonies roiules, blunchätres, ä bords legorement sinueux, rossemblanl ä des
i
m
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MALADIES C0NTAGIEUSE8 BA0TER1ENNE8.
iuiias do lit irröguliöremont pelotonnd, dont certains filaments ondu-leat dans le voisinage pour aincnev lour extension; onsuilc la göhitino so liquöfle autour d'elles, leur dösagrögation so produit, et leurs eli'inonts (lotlont dans la substance liquide. La bactoridie, soniöo par piqüre dans un tube de gölatine, donne une culture assez caraotö-ristique; letrajel de la piqüre prendun aspect duveteux; il s'y forme une lögöre trainee blancMtre^'oü se dotachent, on tons sens, do nom-breux filaments. En quelques jours, tout le milieu qui entoure la
Fig. 69. — Cullurc en bouillon datant ile 18 lieures.
Fig. 70. — Culture en bouillon datant de i mois.
piqüre est envahi et bientöt aprös la gölatine so liqnelio progressi-vemont. On voit, une fois la liquöfaction avanoöo, nagor dans le liquide une tnatiöre Qoconneuso blanchamp;tre, qui easuito se desagrege, pour venir former au loud du tube liquofie un depot blanchtoe.
Sur geloso, la bactoridie produit, lo long de la strie d'ensemen-cement, une trainee blanchätre, friable et erömeuse. Elle liquöfle le serum solidilie. Elle vegöle aliondainmcnt surpommode terro, y don-nant rapideiueul une eoncho il'un gria sale ; eile coagulo d'abord le lait, puis le coagulum so dissout.
Examinees aux diverses phases de lour ovolulion, les cultures montrent la bactoridie sous diverses formes. Los filaments du döbul oontrastenl, par leur longueur, avoc les bätonnels rolutiveinont courts que le microbe donne dans le sang des malades. Ils sont extrdmemont longs, cylindriques, de meine grossour quo les bamp;tonnets du sang, non ramiliös, onduleux, onehevölros, immobiles. Examinos ä Tolat nature], dans une goutto do culture on Louillon miso ontre lame el lamclle, ou dans une parcolle do culture sur milieu solide, apros
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CHARBON liACTKUIDIKN.
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addition d'une goutte do liouillon störilisö, iis so monlmil, avoc les caraclöres procitös; ils paräissent homogönes dans toute lour longueur, avec do rares segmentations visibles dans ces conditions; ils montrent un protoplasma homogöne, transparent, et döpourvu de granulations. Toutefois,cos filaments, traitös paries röactifs, montrentune segmenta­tion on articles courts.
Les bactöridies Qlamenteuses des cultures so colorent bien par les divers procödes de ooloration ci-dessus iudiques, par les solutions
Fig, 71, — Culture sur gälatino,
A, culture jüiiue. I!, culture ancienne.
Flaquo;
^J. — Culture sur pomine
do Ioito.
hydro-alcooliquea de violet de gentiane, de violel de möthyle, de fuchsine, de rubine, de Men de möthyle, de bleu de möthylöne, etc., par le bleu de LöfQer, par les proeödös de Gram et de Weigert. La coloration pennet de constater la structure et la composition reelle des filaments. On voll alors qu'ils sont formös d'une gaine hyaline, renfermant des masses protoplasmiques cubiques ou allongöes, sepa-rees les unes des autres par des cloisons transversales. Chacun de cos segments osl une cellule vegetative, un microbe.
Examinöesau beul de vingt-quatre heures, et ensuite dejouronjour, les cultures en bouillon et autres montrent labaetöridie avec une forme oouvelle, la forme sporulaire. En meine temps que les filaments s'ao-
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078nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTAGIEUSE8 BACTßRIENISIES.
croissent, se segmententot B'allongent par ralignemont de segments
do plus on plus nombreux,on ne tardo pas ii voir apparattre, dans leur iatörieur, les semonces ou leg graines de la plante, e'est-ä-dire l(3s spores. 11 sc produit une spore danschacun des courts segments donl se composont les filaments. En examinanl sans coloration les cultures dans lesquelles lasporulation est en voio dose produire, on aper^oil d'abord, sur le trajeldes (llaments, des points plus foncösquiannoncenl une condensation du protoplasmo ; ces tachos grandissent etarrivent äfortner chacune une spore ovale, ires röfringente, situ6e au milieu
du Hlament. Une fois la sporogenöse pro-
duito, le Qlament devient plus päle; ses contours perdent de leur nettetö ; la membrane se gelifio et se dissout, et les spores soul, mises on liberty. Aprös un sejour de queiques jours ö Fötuve, lexa-oieu microscopiquo du döpöt pulvöru-leii I, qui s'est tormd au fond de la culture en bouillon, permet de voir : encore queiques filaments ou dßbris do filaments
remplis de spores röfringentes, un pen
l?i„, 73. — Jlyoi'tiiini d'une cut-lure jcuue.
allongöes; des chatnesde sporös, encore
tnaintenues alignöes par la substance gelltiee do la membrane du Qlament; enfin des amaä de spores, plon-gecs dans une substance hyaline, qui semble les unir, el des spores libres.
Les spores se torment dans les cultures, comme on l'a vu, dös les premiers jours ; dies se ferment rapidement dans les cultures mainte-mics ii :tf0-3quot;quot; ; elles so tormenl encore a 30deg;, 2b0, 20deg;, 18deg;, quoique plus lentement; elles deviennent surtout abondantes quand le milieu dc culture s'appauvrit. Toutetois, dans certaines conditions specialcs, les cultures de 1q bactdridie peuvent pordre la propriete de produire des spores. La baetöridio cultivee ä 420-430 ne donne pas de spores (Pas­teur) veritables; 11 se forme dans les filaments des corpuscules brillants, sorles de fausses spores (Ghauveau) plus petites quo les vraies spores et no rosislant pas comme elles a la clialenr. Mais, ces bacteri-dies sans spores, semecs dans un bouillon et cidtivocs a ;j.,jo-370, produlsent des spores; elles ne soul, done pas rendues veritablemcnt asporogencs par la culture a 420-430. A une temperature trop basse la baetöridiene donne pas non plus de spores, sans avoir perdu pour cola la propriöte d'en donnor quand la temperature dovicnt propice ; e'est au-dessous de 15deg; quo la sporogenese n'a plus lieu. Cependant la propriete sporogene de la bacteridie peut etro abolie avec ou sans espoir de retour. Cbambcrland et Roux (1883) ont les premiers reconnu: que la bact6ridie,d6velopp6e dans un bouillon additionnödebichromate
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CHARBON DACTEaiDIEN.
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depotasseä 1 p, 2000, a perdu, au bout de huit jours, la facultö de produire des spores; qu'elle restc asporogenc dans les cultures succos-sives; qu'elle ne röcupöre pas lapropriötö sporogöne apres uvuirpasse dans l'organisme du cobaye ; qu'elle persiste ä Telal de filament dans les cultures pour y niourir on 30-40 jours. Lehmann (1887) a ohtenii des hncteridies asporogönes en transporlant sur ^eMi'ie de vieilles cultures develüj)pues dans co milieu. Bcliring (188!)) a obtenu des baetöridies asporogönes on faisant des cultures sur de la gelatine additionnöe d'un peu d'acide rosalique oud'acide chlorhydrique dans la proportion de l p.100. Houx (1890) adöcril unproeödö qui permet d'obtenir aisöment des baetöridies asporogönes, et qui consistc ä eultiver ie microbe dans des bouillons additionnes dquot;acide plienique ;
Fig. 71. — iMycelium cn i'-lat do sporulation.
Vh
. — Culture datant de 1 mois.
au bout de 8-10 jours-on obtientdes baetöridiesdöünitivement asporo-göne8,mai8 enöore virulentes, capablesde tuerles cobayes et les lapins et incapables de röcupörer l'aptitude a faire de nouveau des spores. On pout encore obtenir (Physalix) par vole d'heredite la baetöridie charbonneuse asporogöne en cultivant le microbe du charbon de generation en generation a .W-W ; mais la function sporogene peut laquo;tre restituöe an bacillo, ainsi dögradö, par la culture dans certains milieux, commc Cliauveau 1'a fait pour la restitution de la virulence. Dans les vieilles cultures, 011 pout trouver des formes anormales, des filaments avee des renflemonts irrcguliers ou ovoides on avec des söries de granulations variables par leur volume. Cliauveau el Physalix, cn oxperimeutant sur des cobayes avec des cultures attenuees par roxygene comprimc, ont obtenu uue baetöridie en forme do clou döpourvue de virulence elmoins vaccinale. Les spores de la'bacteridie sont tres rufringentes, et il estfacile de les distinguer des pseudo-spores soit par la coloration, soit surtout par le chaidlage durant quinze mi­nutes ä Oj0, qui tue les filaments et tout co qui n'est pas spore proprc-raent ditc, sans tucrcelle-ci, qui resistc quinze minutes ä()0o. Les spores sont d'unc coloration difficile; quand on trade, par un des procedes
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980nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES COiNTAQIEÜSES BACTfiRIENNES.
sus-indiquös.lespröparationsqui contiennentdea Qlaments, les spores restenl incoloros, Onpeul p6ussirälescolorerde plusieurs fagons: 1quot; en lihaufl'antprösd'unehovire 0,200deg;, ou en passant une dizaine de fois dans la Qamrao, lalame ou la lamelle sur laquelle est 6tal6e et s6ch6e la goulte tie culture, el en la traitant ensuite par une solution hydro-alcoolique de violet de gontiane ou de toute autre rnatiöre colorante; 2quot; en laissant vingt-quatre heures dans la solution chaudede fuchsine dissoute dans l'eau anilinöe (liquide d'Ehrlich) la lame ou In lamelle pröalablement passöo sis a septfois a travers la tlamme, en döcolorant pur I'acide nitrique au tiers ou par I'alcool absölu, ei en colorant de nouveau avec la solution liydro-alcoolique de bleu de mö-Ihylene. Aver le premier procödö, les spores sont smiles coloröes, la tempdrature eleveo ayant altörd les (llaraents au poinl de les rendre inaptes Oxer la matiöre colorante et ayant rendu la spore apte a la fixer. Dansle second procödö, on a une double coloration, les spores sont rouges ct le (ilamentest colorö on bleu.
Les spores charbonneuses se transformcnt difflcilemeni ou pas du lout en InUounelson filaments dans les milieux de culture on (dies ont (He produites, bien quo la temperature et l'oxygönation soient conve-nables. Cependant, peu de cultures restent sans filaments, et il nest pas impossible que des spores germent parfois la oü elles se sont fonmics. Quoi qu'il en soil, les spores, inoculöea ou scmöes dans des milieux appropries, produisent des bamp;tonnets dans l'organisme et des filaments dans les milieux de culture. Les cultures do la bactöridie donnent la maladie aux animaux qui les regoivent, comme les produits charbonneux, comme le sang des malades.
4deg; Resistance de la bacteridie aux agents physiques et chi-miques. — Le microbe charbonneux se prösente sous forme de bamp;tonnels ou de filaments et sons forme de spores. Sa rösistanco^aux divers agents physiques et chimiques est Ires variable, suivant qu'il se trouve sons fune ou sous l'autre de ces deux formes. Les bamp;lonnets conservent pen de temps leur virulence et la vie, quand I'air lour manque, quand ilssonl priv6s d'oxygöne ; ils se d6truisent sansdonner des spores, ils se rösolvent en granulations inoffensives, quand ilssonl places dan- on milieu a labri de I'air, ou au contact d'uue atmospbere d'acide carbonique ; ils soul (tans ce cas asphyxiös d'autant plus vite quo la tempörature s'eleve plus pros de W-Wquot;. Du sang charbonneux,
recueilli convenabl......mt sur des malades vivants, ou qui viennent de
succomber, ne renferme que des böionnets charbonneux, et perd sa virulence au boul d'un certain temps, variable suivanl la tempöra-ture ambiante, quand on le conserve a l'abri de I'air ou en presence de l'aoidecarbonftiue.Dusang.peuplödebactöridieaaflporogönes.conservö
a l'elal Immide ö 33deg;, dans des lubes a essai gamis (fun tampon de
coton et scellös, est störilisö en BO jours, tandis qu'il garde sa virulence
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CBARDON BACTERIDIEN.
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an bout de 60 jours ii 33deg; dans des ampoules soellöessans aip(Momont). La putröfaction dötruit rapideinent lesbamp;toanets, mais Laisse intacte la spore. A l'ötat do spores, los microbes charbonaeux rösistent älaprilaquo; vation d'air et sc conservent dans I'acide carbonique; mais, pour vögöter, ilsoiit besoin d'air.
Los bassos loinporalmrs n'onl pas gramlo influence sur la bactälaquo; ridie; ainsi lesb6.tonnels rösistent a—48deg;, et les spores no soul pas luös a — 70quot;, ni inönio a — 130deg;. Los bamp;tonnets et los filaments sont lui's par la tempörature do 100quot;, par la cuisson dos milieux dans lesquels ils so trouvent, et inonie par la terapörature de60deg;, voireaussi par oollos do quot;gt;#9632;)quot;, de SOquot; et de 48deg;, quand ilsen öprouvent ['action pen­dant mi temps assoz long. Los spores sonl [raquo;Ins rösislantos, elles sup-portent beaucoup mieux la chaleur; olios peuvent supporter un cer­tain temps la temperature de HO0 sans pörir; elles rösistent pendant dix minutes a 98deg; dans an milieu humide, tandis qu'elles sonl, tueos enmoinsde cinq minutes, quand on los ported 100quot;. Au-dossous de cSOquot;, olli^s consorvenl longtemps leur vitality ;ou peut les chauffer pen­dant im grand nombre d'heures amp;. 70deg; sans les faire p6rir(Roux).Toutes les spores d'une culture nejouissent pas de la mörae resistance vis-ä-vis de la chaleur; et d'autre part olles supporleni mieux la chaleur söolio qao la chaleur humide; il faut un chauffage de plusieurshoures entre 110deg;-1:20quot;-HO0 pour störiliser los spores anciennes et dessöchöes. Lesspores, unefois formöes, supportent ladessiccation et so conser-viad tröslongtemps, rosislanla laputröfaction, auxalternativesd'abals-sement et d'ölövation do tempörature, d'humiditö et de dessiccation, gardant plus ou moins intacteleur virulence pendant dos annöes. On a pu donner le charbon au cobaye avec des cultures vieilles de douze, Irei/.o ans. Davaino avail vn du sang charbonneux dessöchö rester virulent |)lns d'un an ; il y avait eu vraisemblablement production de spores, uno dessiccation lento no les empöchant pas de so former. Dos spores dessöchöes sur lil do sole et exposöes a I'air ont 6t6 trou-voos actives an boul de deux ans (Di Mattel). Koch a vu du sang charbonneux dessöchö en couche mince ötre störile apros trente heures, Mais, si unc dessiccation rapide peut tuer promptement los hälonnols et los filaments, quand la matiöre qui los contienl est on couclic mince, il n'en est plus de möme dans los conditions inverses. II rösulte on oll'ol dos recherches de Momonl : que, dans lo sang Jcs-söchö, labaetöridie sans spores pent rester virulente plus de soixante jours u la tempörature ordinaire; qu'elle peul supporter une heure et demie la tempörature lt;lo 92deg;.
L'air et la hnnioie oxercoul: uno aclion trösmauifeste surla baetöridie charbonneuse. Les expöriences d'Arloing onl ötabli que la lumiorc solaire est un puissant tacteur d'attönuation et de störilisation de la baetöridie sous sos divers ötats. II rösulte des recherches de Moment: quo
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MALADIES C0NTAG1EU8ES BACTEBIENNES.
les bactericlios asporogünos dessöchöos meurent plus vite ä la lumiero solairc qu'ü la lumiero diffuse; que l'actiou dc Fair est accrue b. Tegard des bactöridies desseclieos, et qu'ello est trös exallee, ä l'encontre des bactovidies liumidcs, par ['Interventionde la lumierc; que la luniiere, sanslo sccours de Fair, a peu d'aclion sur lesbacteridics lilamculouses liumidcs ; ([ueraclioncombinee de la lumierc et de Fair delruit en quel-qucsheurcs la virulence du sangcharbonlieuxasporogeiiodcsseclic(iJ-8) etdumeiue sang humide(li). bes spores resistent mieux quotes l);\ton-nelsctb'slilamentsiila lumiero et a Fair; seclies, el los les suppor lent tres longtemps, sans perdre Leur virulence; liumidcs, dies resistent long-temps hFinsolational'ahri do Fair, et elles meuren I plus vitcquandellcs sont insolecs au contact de Fair. Toutefois, abstraction falle du mecaiiismc iulimo qui preside a la sterilisation, ilcstetabli: quo I'in-solation dclniit plus ou moins rapidoincni la spore charbonneuse ; qu'ello pout la tner Ires vite on no la steriliser qu'au bout do vingt-neuf k cinquanto-quatre hcurcs (Roux); que son action est plus ou moins prompte suivant Fintensite do la lumiero el; suivant les ipialitos du milieu ambiant,qui, on se nindiliant, qnand la culture a deja commence;, rend la sterilisation plus lento ; quo Faction do la lumiero est lice a la presence do Foxygcne ot rpie les spores du bacillus anthracis la sup-portent plus longtemps, quand elles sont insolecs ;\ I'abri do Fair. Ainsi, Iboix areconnuque Faction do la lumierc est liöe ä celle de Foxygö'iie, quo la lumierc favoriso Faction de Fair, et qn'en Fabsonco de Fair les spores sont modilieesbeaucoup plus lentemcnt. Sous Faction combinee du soleil et do I'air, il se produil dans lo milieu nutritif un cbangement cliimiquo qui arrete Fevolution des germes ; on gern'M-al les ballons qui contiennent lt;i la fois les germes ct lo bouillon uo cul-tivenl plus, quand on les porte h Fetnve apres deux heures d'insola-tion ; tandis que ceux qui contiennent seulement le bouillon pendant les deux heures d'insolation, et auxquels on ajoute des spores en les porlnnt a 1'otuve, cultivent pour la plupart; toutefois, quand le bouillon a ete insole pendant trois ou quatre heures, les spores qu'on y seme n'evoluont pas. Pourtant les spores no sont tuces ni apres doux heures ni apres sept heures d'insolation ; puisöos danslc milicuinsole oil dies nc vegelent pas, d sonieos dans un milieu non insolö, olles vi''geleiil ; la germination est, il est vrai, d'autant plus retardöe que los spores ont etc onsoloillees plus longtemps et qu'dles soul restees pluslong-temps dans lo bouillon insolr a Fair. Le bouillon insole, qui ne cultivo plus la spore, cultive labaetöridie fllamenteuse; lagermination est arreteo par unc modiflcation du milieu, qui est insuffisanlc pour arrötcr la multiplication du bamp;tonnet. F'oxygene Jone nn role impor­tant clans la modiflcation du milieu, ear, apres Finsolation, les spores insolecs avoc lo bouillon prive d'air germent dans cc milieu, quand on Faere, tandis quo cdles qui ontsubi il la fois Faction de la lumiero et
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derairnegerttientpas.D'ailleurs le bouillon privö d'air ou mis on prö^ sencodel'acidecarboniquopeutrösterinsolödelonguesheuresetcultiver ensuite les bactöridies ou les spores qu'on ysemo; tandisqu'il suffitde quelques heuros d'insolation amp; I'air pour rendre un bouillon impropre ;i la germination des spores, [/action de la lumiöre et de l'air est suv lout rapide, quand le recipient est largement ouvert et garni dc pen dlaquo;, bouillon. On pent accroftre le pouvoir ch^ la Inmiero et de Fair en ajoulant au bouillon dos substances qui s'oxydent faoilement; ainsi du bouillon do veau,addilioruio dc glucose, devient aprös insolation plus döfavorable a la germination des spores quo le bouillon non sucre. I'n milieu devoiiu impropre ä la germination aprös l'insolation pout röcupi'ror sa qualitö proniiei'o aloliscunto ou h la lumiöre diffuse. Les spores qui no gerraent pas dans un milieu insole conscrvent longtemps lour vegetabilite, tout en dcvenanl de plus en plus lentos k gormer, quand elles ontsöjournö dc plus eu |gt;lus dans un pareil milieu. Les cultures des spores, qui ont etc insolees quatre-vingt-trois heuros a l'abri de l'air, n'ont pas sensiblement perdu de leur virulence. II en eslde meine pour uue culture dc spores soumiscs cinquanle-quatre hcurcs ii l'insolation iil'air.
Lorsqu'on fait agir lies substances chimiques tnicrobicides, on cons-tale encore dc grandes difförenoes entre la resistance du bäloimct et celle de la spore ; les baclcridies adullcs sont luces plus rapidement et avec de plus Caibles doses. Los bätonnets et les filaments pcuvcnl etre st(:rilisi''s assez rupidoinenl par les solutions a 3-4 |gt;. JOO d'acide sulfurique, d'acide azotique, d'acide chlorhj'drique, de chlorure dc chaux, d'acide phcniqno, de cresyl, par la solution a l-quot;2 p. 1000 de sublime, par l'essence de töi'öbenthine, etc. .Mais les spores supportent plus ou moius longtemps i'action de semblables solutions ; ot, en pratique, il conviendra de pröconiser; en vue de la desinleclion des locaux, les lavages avec la solution0,2-3-4 p. 1000 de sublime molangec ou non avec parties egales de solution d'acide plieuique ou d'acide chlorhydrique a 2-3 p. loo, le flambage partout oü il sera possible, les fumigations de chlore ; pour la dösinfection des peaux fratches, ['immersion immödiate dans \iii bain d'acide phönique ii .quot;gt; p. 100 ou de snblinie a 1 p. 1000 ; pour la desinfection des peaux scches, des laines, polls, brosscs, objets divers, ['immersion pendant uno bcure ou plus longtemps dans une solution dc sublime a 2 p. 1000, melangco OU non avec une solution d'acide phenique ou d'acide chlorhydrique.
.')'' Qua devient la bacteridie clans les cadavres, dans les debris cadaveriexues, dans les caux et dans le sol ? — Si, dans le sang des malades, il ne so formejamajs dc spores, il nc s'eu forme pas davantage dans le sang du cadavre, tan! que ce sang n'est pas mis au contact de l'air; si, an bout dc deux ou trois jours, on prelcve du sang sur un cadavre, el si on le cliauH'e ä ()0o-70'', temperature qui tue
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MALADIES CONTAGIEUSES BACTERIENNES.
los baloniicls, mais non les spores, ou no fortiliSQ pas un milieu de culture on I'y semant. Les caclavres charbonneux, dtant raplderaent envahis par les microbes de la pulröfaction, les baetöridies, manquant d'air el se trouvant en prösence de l'acide carbonique pröpard par lo vibrion septique, pöiüssent et so dölruisenl d'autanl plus vile quo la putröfaction arrive plustöl cl marche plus rapidement. Aussi, lorsqu'on voudraexaminer lo sang d'unanimal, pour savoirs'i] osl morl du char-bon, il faudra le Eaire a un momenl aussi rapprochö quo possible illt;-' celui de lamort; il faudra tout au moins recueillir aseptiquement aussiUH aprös la morl les produits qu'on so proposera d'examiner plus tard. Quelques heures aprös la morl on Irouverail en ollVt dos vibrions septiques, qui pourraient masquer la vöritö; ol I'inoculation d'un pro-duit charbonnoux devenu septique pourrail donner hi septiuömie, a moins que les microbes du charbon ne fussenl pas encore morls et que I'inoculation lul taito par injection intra-veineuse, au lieu d'etre faite par injection sous-cutanöe, Le temps pendanl lequel le bacillus an-thracis restevivanl apr6s la morl du malade varie avec la tempörature; le froid, unetempörature au-dessous de K)quot;, facilitent sa consei'vation. On peul le trouver vivant au bout do quatre a cinq jours en 6t6, de septä Imil ou douze jours on hiver dans ces conditions, Ainsi, on a trouvo (Canal) la baetöridie intacte dans de la viandecharbonneuse lueo depuis Imil jours; on l'a inßme retrouvöe (Nocard) conservöe cl active a pros dix-sept jours dans le cadavre du cobaye. La virulence des viandes charbonneuses pourrail ölio ou ne pas 6tre dölruite par la salaison (Peucb); aprös une salaison com plöte eile le serai t, et idle ne leseraitpas aprös une salaison incomplöte. La viande charbonneuses'est monlröe virulente apres un söjour de i- jours dans la saumure (Abel); les bac-loi'idies peuvenl se conserver longtemps au centre dos gros morceaux ; d'ailleurs, si la viande n'est salöe qu'aprös la formation de spores, celles-ci scmblenl pouvoir supporter plus d'un an la salaison; do la viande salöe provenani d'une vache charbonneuse aurai I 6td Iron von vi­rulente an liiinl do trois ans (Boschetti), La virulence se conserve plus longtemps dans Irs oadavres proalahlemenl, övonlros et vidos. Elle se conserve pareillemenl un certain temps dans los produits charbonneu \, dans les döbris cadavöriques, dans los dejections el les excretions des malades, dans los urines, dans les exeröments; la putröfaction lour fail ogaloinent |)orilre li'iir \iruloiice; mais, grace au contaci do lair, dos spores peuvont so former dans ces divers produits, ot alors la virulence persiste beaucoup plus longtemps.
Si los baetöridies dos cadavres no donnent pas de spores, quaud elles n'onl pas lo contaci de l'air, cellos qui soul rejetöea avec le sang quis'eeliappedosnasoaux, avec les excroments (in avec les urines, cellos ijui siiiit niises au contact de l'air pendanl qu'on depouille les cada­vres, etc, peuvenl on produire. II est lt;le fail que des baetöridies sont
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souvent ntiisos an contact de 1'air, cjuand on enfouit lea cadavres char-bonncux, soil qu'on les döpouille avanl do les enfouir, soit qu'ils laisscnl öchappor des malirivs charbonneusos par leurs ouverturea naturelles, soit que la torre si; trouve souillöe de sanx ou de toute autre maliöre charbonneuse, d'excröraents ou d'urine sanguinolente; ellos sont encore au contact da 1'air, quand olios existent dans le fumier, dans les |iuriiis, etc. Dans ces divers cas, l'aöration ne faisant pas del'aul, les bactöridies, qui pörironl sans donner des spores si la tem­perature reste an temps sufflsanl Lnförieure a 1-2', en produiront d'autant |ilns vite que la tempörature so rapprochera plus de ^.quot;)quot;, on quinze lieures si eile arrive aux enA'irons de :!•')quot;, en deux ou trois joura si eile n'atteint que 18deg; a 20deg;. La sporulation pent se faire aprös l'enfouisseraent, aux döpens des baetöridies aon contenues dansl'intö-rieur du corps, les conditions Eavorablea so trouvant souvent r6alis6es (humiditö, tempörature, aöi'ation de la terre fraichementremuöe). Les spores, une fois formöes, conservent leur vitality el leur virulence pen­dant des annöes; elles se d6velopperont dans la suite, si (dies viennent a rencontrer des conditions meilleures, ainsi qu'on tömoignent les expörionces et les fails d'obsorvations, dans lesquels on a vu appa-raitro le charbon sur des animaux qui avaient pftturd sur les fosses d'enfouissement, sue dos terres arrosöes ou fum6os avec des purins ou des fumicrsprovenant d'animaux charbonneux,
D'ailleurs, endöcoupant, on morceaux an peu öpais, des debris char­bonneux, tie la rate par oxemple, et en lesdessöchantäla tempörature de 25deg; a .'!•quot;gt;quot;, les bamp;tonnets peuvent donner des spores, qui so conser-vent ensuito longtempa et rösistenl d'autant mieux qu'elles sont plus dessöchöes. One si on fait des morceaux trop minces, on si on desseche rapidement un liquide charbonneux en coucho mince, les halonnels pörissent. II ost d'aprös cola permis de prövoir ce qui se passe dans les exeröments ou autres produits röpandus sur les terres, sur les chemins, etc. La virulence persiste done, quand des spores out eu le temps de se former; eile persiste elans la terre des fusses, a la surface des fusses, a la surface ilesobjcts imprögnös,^ la surface des päturages, dans les caux, dans les fumiers, dans les purins, elc.
Quand on mölange expörimentalemenl du sang charbonneux a de la terre, la baetöridio se conserve, vögöte et se multiplie, si la tempöra­ture eat propice, et surtout si on arrose cette terre avec de l'eau de levnre, OU de I'nrine, on du pnrin ; eile donne des spores, qu'on peut retrouver apröa plusieurs moisdans le sol, et aprös de nombreuses al­ternatives d'humiditö et de aöcheresse. Ces spores ötant semöes dans nne nouvelle terrc, de colle-oi dans une troisieine et ainsi de suite, on pent donner le cliarlinn avec, eellc de la demiöro culture. Onacons-tatö (Pasteur, Schrakamp) que la baetöridie peu! parcourir toutes los phases do son döveloppement dans le sol. II est fort probable que les
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MALADIES CONTAGIEUSE8 DACTEtllENNES.
spores se cultiventparfois duns loseaux stagnanteS) riches en matiöres organiquos. On a constatö la presence des gortnes charbonneux dans les oaux, oü ils soul cntcaines par lea pluios, ii defaut do contamina­tion directe par les malades on les cadavres, etc.
II est parfaitemont demonlre par l'expörimentation el par I'observa-tion quo les genncs charbonneux se conservent dans la terre et dans les eaux. En lavant la torre suspecto, en lalssant ensuite döposor cello eau de lavage (Pasteur), en soumetlant a 90deg; pendant quelquos minutes le depAt obtenn, on tue inns les germes exceptö les spores do la septi-cömie et du charbon s'il y en a; en inoculant ö.des animaux ce depot, on obtient, cbez les uns la septicömie, et le charbon die/ les autreslt; On a ainsi deuele la presence de genncs charbonneux dans la terre reinuec ou non remuee, qui recouvrait les fosses, trois ans etdou/.e ans apres l'enfouissement. On a vu des animaux devenir charbonneux, parce qu'on les faisail parquer oxpörimentalemont sur des fosses de cadavres charbonneux douze aus aprös l'enfouissement; on a vu des animaux devenir charbonneux, aprös avoir mange les herbes venues sur les fosses deux aus apres l'enfouissement, ou aprös avoir llaire le dessus des fosses douze ans aprös l'enfouissement; on a vulesfourrages, deposes sur le sol, qui con tena it des spores charlionneuses, com muuiquer ensuite la maladie. La sporulation de la bacteridie so fait surlout dans ics couches superieures du sol; mais eile pent se produiro dans les couches profundes, quand le sol esl [lenni'able et quand la tempera­ture est süffisante; on a möme reconnu (Soyka) qu'olle se fail plus rapideraent dans un sol humide que dans un liquide de culture. Elle ue s'opere pas dans lean depuurvue de substances organiques (Rivolla); mais les spores se conservent dans les eaux. Ainsi, tandis quo la bac­teridie adulte se delruirail en six jours ä deux mois dans I'eau, la spore s'y conserverait plus (run an et pourrait y cultiver, On a obtenu lecharbon avec la vase d'un ruisseau recevant les oaux d'une tannerie (Galtier), avec la vase d'un [mils (Diatreptoff), accuses d'avoir provoquö une enzootie charbonneuse.
V.n resunii', les germes charbonneux se conservent, pendant des annecs, dans la terre qui reeouvre les fusses d'enfouissenient et dans celle qui entoure les cadavres charbonneux; cello terre pent commu­nique!' le charbon douzo ans apres l'enfouissement et peul-etre plus longtemps aprös, On retrouve du reste los germes charbonneux dans la terre des fosses, el Ton peut, en inoculant (injection inlra-voinonse) des lapins, des cobayes, ou des moutons, qui contractenl difücilement la septicömie, avec le residu oudöpöl des oaux de lavage, faire appa-railre le charbon, d'otl un moyen de verilier les lorres snspeetos. (Voir page 100 el suivantes sue les moyens de döceler la prösence dos germes morbides dans les eaux, dansle sol, les fourrages, etc.)
Bien que les cadavres aieul ele enl'ouis a uue certaine profondeur,
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los germes charbonneux runumleul ä la surfacü des fosses; ils son( ramenes des profondeurs du sol ii la surface par les vers dc tcrre (Pasteur, Feltz, Bellinger), qui les döposentavec lescylindres de terro qu'ils rendent aprös la phiii; ou apres la rosöe du matin. Los [letils cylindres ou tortillons excrömentitiels des vers de terro, prölevös au printemps ou en automne ä la surface des fosses d'enfouissement, sont parfois si riches en spores charbonneuses, qü'il sul'lit d'inoculer les depots donnes par i'eau qui a scevi a les laver, apres les avoir cliaufles ii!)()quot;, pourdoiincr le eharbonau lapin, an cobaye, auinouton. i)n apu (Pasteur)par l'emploi de certains antiseptiques, quirespectent la sporn cbarbonneuse, niais qui tuent un grand nombrc d'autres gennes reufenues dans la terre, eultiver les excrements des vers et en faire sortir des cultures a l'elal de puretö. En melant des spores de la bacteridie dans une terre, on lou fait vivre des vers, on constate au bout de quelques jours (Pasteur, Feltz) que les cylindres terrcux qu'on exlrait de ees vers coutiennent les germes de la mahulie, car ils la donneut par l'inoculation et peuvent ötre eultivös. D'ailleurs, il est tout naturel de penser quo les vers ne soul pas les souls messagers qui si! chargent d'aller cheroher les germes charbonneux pour les porter a la surface do la terro; Lous les animaux, qui vivent dans lo sous-sol, et qui viennent do temps en temps a la surface, peuvent y ramencr des germes. 11 en est do menie des labours plus ou moius profonds, des d(''foni;ements, etc., que Ton fait dans les terres.
Les germes, ainsi amenrs ou formös a la surface du sol, so repan-deut sur les planlos et s'y attachent; ils peuvent etro sonleves par la poussiere, par les pieds des animaux, penetror dans lours voios respiratoircs, s'attaelter a lour peau, a lours jioils, a, lour toison; ils peuvent ötre entratnös par les plules et deposes sur d'autres terres, ils peuvent otre entrainös dans los ruisseaux, dans les marcs, dans les ('#9632;.tangs, dans los marais, ötre döposös sur leurs rives plus ou moins loin en cas de döbordemont, d'inondation (on a constate la presence des germes charbonneux dans I'eau do eerlaines prairies), etc., et avoir ainsi mille chances do pönötrer dans les organismes.
Ces dounecs expliquent bion los fails suivants, qui ont ölo pins d'une fois observes : l'apparition fröquente et successive du charbon sur les animaux qui päturent on parquent dans dos champs OU päturages maudils, sur des montagncs dangereusos ; la cessation du danger, pour certains champs maudils, apros un certain temps d'abambm; 1'infec-lion de certains päturages, qui, do non dangoroux, devionnout niaudifs i\ lour tour; l'apparition du charbon sur dos terres, on on n'ajamais enfoui dos eadavres oliarbonueux; la manifestation du charbon dans les päturages inondös, etc.
D'ailleurs, d'autres circonstances quo reufouissement des eadavres charbonneux peuvent faciliter la dissömination des germes. Les bacte-
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rldies pouvant donner lies spores dans le sang que los malades ou los cadavres laissent öchapper, dans los döjections, dans los fumiors, dans los purins, dans las döbris divers provenant do cadavres charbonneux, dans les poaux, etc., on oonQoit ais6m.ent qu'il y ail la de nombrouses oirconslances favorisanl la dissemination des germes, surtout quand onsonge quo les microbes charbonneux peuvent vraisemblablement se multiplier et donnet des spores lorsqu'ils arrivent sur des dötritus vogtilaiiN, sur des terrains inaröcageux, etc, Ainsi on a vu contractor le charbon : dos animaux, qui pamp;turaienl sur des terrains inondös ou raaröcageux; des animaux placös duns Line bergerie dont le sol avail olc recouverl do terre prise sur des fosses anciennes; des animaux, qui allaient sur des pamp;turages ou des prairies, qui avalent 6tö arrosös ou fumi's avec lalcii'o enlevöe sur les losses, avec le fumierou los purins nrovenanl de formes charbonneuses, avec les boues provenant de chemins fr6quent(Ss par des animaux cbarbonneux. On a constatd (Nocard, Jouanne) l'importation du charbon par les engrais artiflciels, par los sangs dess6ch6s. On a signalö des accidenls semblables, a la suite tie la souillure des terrains par les döbris et les eaux de lavage dos laines (Abadie, Trasbot, L. Faucher), a la suite de l'infection d'un ruisseau par les eaux de trempage des poaux (Galtier), etc. Ainsi, le charbon peul ötre implantä clans une localilö, on il n'exislait [ias: par I'utilisation d'engrais venant d'un pays charbonneux; par I'emploi d'engrais provenant de (dos d'6quarrissage, quand on n'a pas störilisö certaines parlies du cadavro qui entrent dans leur compo­sition, tellos quo les malieirs coidoimes dans le tube digestif; par les exeröments des animaux, qui onl ing6r6 des germes sans se los inoculer, et qui les rendent dans des lieux parcourus par eux; par Immigration ou le döplacement des animaux ou troupeaux charbon­neux. Les limaces, par excmple, peuvent ingörer dos germes char­bonneux ct les reudre inlaels dans les lieux oil (dies vonl, el de möme d'autres animaux. Le döplacement des animaux fait ordinairement cosser la mortalitö, quand on les conduit sur des terres non dange-reuses; mais il y a alors danger d'infecter ces derniöres; cependant on ationno considörablement le danger en soumeltant ä la cremation les cadavres cl les döjections des animaux, qui tombent malades apres le döplacement, en les enfouissanl aprös dönaturation, en les enfouis-sant dans des terrains crayeux, sableux, en los recouvrant avec, de la chaux, dos cendres, du sable, on les livrant a l'öquarrissage, en les traitnnt par I'acide gulfurique. Quand les germes charbonneux oxistenl a la surface de la terre, los pluics les font rojaillir, avuns-nous vu, sur les herbes; la poussiöre soulevöe du sol les porte sur los planlos; on oonooildonc que les lioiiies el les fouiTages soicnt inl'oolös dans les terrains (iangei'ciix ; on a eiilin trouvö, ainsi qu'on I'a vu, lea germes charbonneux dans les eaux des pamp;turages qui donnent lo charbon.
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En rösumö, tics spores obarbonneuses so formont souvont aux di'pcns dos matiöres charbonneuses, des döbris cadavöriques et des cadavres ; elles se consorvent dans le sol, a la surface tlu sol, dans les eaux, ä la surface dosobjets divers (peanx, laines, comes, lissus, etc.); dies peuverit elre ramenöes de la profoadeur du s(d it la surface; elles peuvent etre dissäminöes par le baltage, lo triage, le transport, le lavage des corps ou objets souilles, par les pluios, les inondations, les vents, etc.
0quot; Contagion, ses modes, cireonstances clans lesqnelles eile se realise. — L'introduction de la, bactöridie ou de sa spore dans 1'oi'ganismo est la cause tie I'affection charbonneuse. La cou-tagion tlu charbon, sa transmission et sa propagation peuvent se realiser dans tics cireonstances diverses; inais c'est ordinaireineat avcc les spores, demeuröes virulentes dans les milieux extörieurs, crue I'infection se produit.
La transmission directe a lieu quelquefois de la mere, au fcetus; clle pent avoir lieu par le contact direct entre le sujetsain el le malade ou le cadavre charbonneux, Brauell, |iuis Davaine, et bien d'autres npres, avaient constatö la non-transmission du charbon tie la mere au fcetus, l'absence de bamp;tonnels el de virulence dans le sang du foetus. On croyait on consöquence qu'il se produisait une nitration parfaite, quo les hiUonnels etaienl arrötös par les eapillaires llextieux du pla­centa. Gependant il a 6tö ötabli depuis quelques ann^es tpic cctle rögle soullVc des exceptions. Bien qu'ordinairemenl on ne constate |)as la presence de bamp;tonnets el l'oxistence de la virulence dans le sang tlu foetus, Lieu que ties ensemencements fails avec It; liquide restent souvent steriles, il est des cas assez nombreux, plus ou moins Eröquents suivant les espöces, oü, grace ä l'examen bactöriologique, grace a l'inoculation el surtout grace a la culture, on pent constater la presence tie labacteridio dans los organes du nouvel elre, (piel que solt d'ailleurs le moment do la gestation. Du reste, les produits de secretion pbysiologique ties animaux malades, a, l'inslar des lissus du fcetus, ne contiennent pas ordinairement de bactöridies; cependant, dans certains cas, lorsqu'il y a en des ruptures vasculaires, labile, le lait, I'urine, etc., prösentent ties bWonnets, sont virulents et donnent unc culture s'ils soul ensemencös. Straus et Ghamberland (IHH'i) cons-Uderent quo, dans le charbon aigu, chez la femelle tin cobaye, le pla­ce ntalaisse passer assez souvent la liacleridio et que le sang festaldevient virulent. Perroncito dömontrait tit' sou cötö (1882) que le passage do la baetöridie charbonneuse pent avoir lieu assezsouventde la möre(cobayei an foetus. D'autres experimenlalours out fait ensuite des constatations semldaldes. Koubassoff a reconnu quo les haeteridies passeut tie la more au fcetus, et qu'elles soul, d'autanl plus nombreuses dans ses lissus quo la mere esl restee plus longlemps vivanle ajtres rinocu-
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laiion. Malvoz a 6galement constatö quo la bactöridlo pent, chez la oobaye, passer do la mbvo an Ixetus; et il a i'Labli quo lo passage se fail grace aux rupturesvascjilairesqui so produisentdansle plaecnla. Birch-Hirschfeld et Rosenblalh ont chacun do leur cötö constate I'infectlon lt;lu Fcstus par le placenta, Pun ehe/, la lapine pleiue et ehe/, la chevrc, I'autre die/, la cobaye; et ils ont expliquö le passage des baeteridies, coiiune Malvoz, par des lesions hemoiTagiipies surveimes dans le pla­centa. On a tronvi; (Pangalli) la haetericlio dans le sang du fcatusde la femrae morte du charbon. Toutefois, le plus souvent la transmission intra-ulerine no s'observe pas. Onand eile a lieu, e'est surtout dans le feie des foetus quo semblent s'accumuler les haetäridies.
Quand lo lait dovient virulent, les petits pourraient s'infector en le lotanl; on n'a cependant pas signals des cas authentiques pouvant 6tre altrilmes a ce mode do contagion.
La transmission au contact, quoique rare, se fait surtout ä l'homnie qui travaille un cadavi'e oti des debris charbonneux, el qui sc hlesse duranl cettebosogne, ou qui avail döjö des excoriations aux mains, etc. La transniission du charbon a des personnes, qui avaient manipide des cadavres ou des döbris charbonneux, a cte conslalec de nomhreuses fois. (I'esl meine li; plus souvent de la sorte que riiomme eontracte le charbon. Mais, pour que la contagion ail lieu, pour que la bacleridie soil absorhee, il faul quo la peau soil hlessee, exeoriöe, craillce, piqu6e, incisde, etc., car, lorsqu'elle estinlacte, cllen'absorbe pastes microbes charbonneux.
La contagion indirecte on mediale, par l'intermödiaire d'un vebiculc solide ou liquide, ou parl'intermödiairede Fair, I'lnfection en un mot par des gormes qui se sent conserves dans les milieux exteriuurs, est le mode de transmission du charbon le plus frequent. Elle peul avoir lieu de trois fai;ons principalcs: par Ingestion d'aliments ou de boissons souilles de germes charbonneux ; par inhalation de poussieres melan-gees de spores charbonneuses; par le contact do corps souillos avoc des surfaces absorbantes de la peau, par la piqöre de mouchos,otc.
A. Contagion par ingestlon.— La contagion se fail freqnemmeut par I'ingestion d'aliments on de boissons souilles de germes charbon­neux. La muqueuse des voies digestives, soil qu'ello prösenle des orailiures, soil qu'ello pnisse absorber les germes inalgrö son ctat d'in-logrib'', sort en effet souvent do porte d'entrec au virus charbonneux. II est avere que le charbon, qui semble apparaltre spontanöment dans les regions mi il sevil,esl dd souvent a I'ingestion des germes, (pie les animaux trouvent sur place, el qui soul ordinairomont ahsorbes par les lesions ou excoriations do la boucho cl do rarriere-bouche, mais lt;[iii penvcnlaussi etre ahsorbes par la mmpiousomßme saino do I'intcstin. D'ailleurs, le role des voies digestives est bien ötabli, gritco a de nom-breux fails d'expörimentation ot d'observation.
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Barllicleiny avait vu le cheval contractor lo cbarbon, aprös avoir bu une eau souilL'ü de dübris cbarbonneux. Renault avail fail nailro le cbarbon ohez lu mouton, ohez la chövro et chez le cheval, en leur faisant Ingärer des raali^res cbarbonneuses; Baillet expliquait le döve-loppement du cbarbon dans les päturages tics montagnes d'Auvorgne, en adinnllant cjue les animauxso contaminaienl en ingeranl des berbes on des fourrages ou des eaux souillös de gönnelaquo;, qui, rejetös ii tout moment par los malades el fournis par les cadavres mal enfouis, se conservaient dans le niilieu exterionr. Davalne avail fait pörir le cobaye enlui donnantde laviande cborbonneuse.
Q, Colin, apres Itenaull, a \ii l'ingostion de malirres cbarbonneuses demourer inoffensive chez le chien, chez le pore et chez les oiscaux, qui ont l'immunitö naturelle; il a vu aussi des lapins rester indemnes, bicn quo nourris avec du sou arrosö de sang cbarbonneux, etbien qu'il leur barbouillAt les lövres et la languo avec le meine produit virulent. D'autre pari, ayantfait agir le sue gastrique du einen surdes malieres cbarbonneuses et les ayant inoculöes, il n'a pas fail nattrele cbarbon; d'ofi il a eonelua la destruction du virus cbarbonneux qui arrive dans I'ostomac. Mais les germes cbarbonneux, introduits dans les voies digestives, pcuvent etre absorbös avant d'arriver ii l'estomac. VA de plus, si la haeleridie sous forme de batomiels esl dötruite par le sue gastrique, les spores resistent et peuvent traverser loutle tube digestif sans avoirperdu leur virulence;on a en constatöqu'elles se retrouvent actives dans les exerements des animanx, qui les out ingerees sans les absorber.
On a constatö, aiiigt;i qu'on l'a deja vu, l'apparition du cbarbon sur des animanx ayant päture dans des prairies, oü des malades avaient sejourne anlerieurement, dans des lieux fumes avec des engrais pro-venaiit d'animaux cbarbonneux ; on l'a constatöe sur lies animanx ayant consomme los herbes ou les fourrages sees recolles sur des pälurages, des champs, des pros, oil on avait eiifoui des cadavres cbarbonneux. On a constate (Londres, 1895) la transmission du cbarbon ii des cbe-vanx par de l'avoine ; et le marchand a (vie condamne a payer les animanx iufccles. On a constate quelquefois l'apparition du charl)on,ä la suite d'ingestion de viande charbonneuse, sur des animanx ordi-nairementröfractaires, sur des pores, sur des chiens, sur des oiseaux, surdes lions de menageries, et meine sur I'liomme, etc. On a constate [Bonnet d'Isegbem) la Iransmission du cbarbon k une pcrsonne, qui avait mange, grille'C, de la viande charbonneuse.
Pasteur a constate rpieles moutons, nourris avec des aliments souil­lös prealablement de germes cbarbonneux, deviennent malades dans une certalno proportion. II a constatö que les eobayes contraclenl dif-fieilemeiit ie cbarbon parl'ingestion de spores cbarbonneuses associöes lt;i leurs aliments, II a trouve les spores dans les excrements des mou-
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ions et des cobayes.II areconnuqu'on peut augniGnterconsidörableinent
la moi'taiite, quand on assooie, aux alitnents charbonaeux, dos objeta plquants, propres ;i exoorier plus oumoins lamuqueusedes premiöres voies digestives, Aingt;i, ayant nourri des moutons avec des aliments arroses do liquide do cullure contenant dos spores, il a vu le charbon se dövelopper sur uti certain nombre d'individus; il a augmentö la morluliLo, en associant, aus aliments, dos chardons, dos barbes d'öpi d'orge, susceptibles lIo blesser los premiörea voios digestives, G, Colin ayant montröque, ä la suite d'une inoculation charbonneuse, la viru­lence so montre successivement, de m6me que les alterations, dansles ganglions situös sur 1c trajetdes lymphatiques qui partent du point Inoculö, Pasteur ct Toussaint oal reconnu, par l'examen de cadavres d'animaux morts du charbon, que le sürusest souvent abaorbö duns la bouche on l'arriöre-bouche, on se basant sur los lösions obsorvöes an voisinage ot notamment sur los ganglions voisins,
llodol a son lour, en so hasani sur l'6tat dos ganglions, reconnut que, oho/, le cochon d'Inde qui ingöre dos matiöres charbonneuses el qui contracte ainsi le charbon, quand la muqueuse digestive a pn elre I6s6e, le virus pdnötre par la niui|nonso hucoo-pliaryngionno. Chez le cobaye, commechez lelapinel chez lemouton, il n'y a pas de lösion locale spöciflque au point inocul6; mais on trouve souvent de l'inflltration, de roedöme et une tumefaction ganglionnaire dans le voisinage do la region inoculöe; la lymphe de l'inflltration ost, ainsi qu'on I'a vu, ordinairement pauvrc en bactöridies ; mais les ganglions tumolles, mous, iudllres, marbres de laches sanguines, sent tres ri-ches, Rodel a d'ailleurs vu rester indemnes du charbon les cobayos qui avalaient du sang charbonneux; il a vu devenir charbonneux les animaux de möme espöee qui mangeaieul un cadavre do cobaye morl de la maladie, ol dont les d6bris osseux lour avaient sans doute lese la muqueuse bucco-pharyngionne.
Enßn, quand on inocule du vims charbonneux sur los muqueuses linguale, Iniooalo, pharyngio'iine, quand on oraille, quand on blesse, quand on lose cos muqueuses, en y deposant do la malioro charbon­neuse, on fail dövelopper le charbon avec lösions initiales dans la region el dans le voisinage.
lgt;o I)1, doMauransa egalenienlsignali'' I'influonce de l'action dos four-rages piquants oucoupanta dans le döveloppementdu charbon; on aen ed'ot constate, dans la Provence, que lecharbon se mo n trail surloul pen­dant les aechoresse3,alorsque les animaux mangeaiont dos herbes seches ou dos l'eui lies süclies d'amandier, qui lesen I la muqueuse des premieres voies digestives. On a ögalement constate que les animaux quiontdes lesions de lievre aphteuse soul plus exposes ä contractor le charbon. On a aussi constate qu'en Beauce la mortalite so declare surtout quand les troupeaux sont conduits sur les chaumes, les animaux 6tant alors
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plus exposes ii se blesscr, etc. On a pareillcment constate quo le char-bon ocoasionne une mortality plus [orte sur los animaux, qui sonl forces de manger des leuilles d'arbres, lecorco on inemc lo l)ois des rameaux.
Pefroncito, ayant nourri des cochons d'Inde avec une nourriture mölöe de bactöridiea adnltes, en a vu un sur onze devenir charbon-neux; ayant nourri d'autres cobayea avec tie la nourriture arroseo de spores, 11 en a eu six charbonnneux sur ili\-. On peul d'ailleurs tirer de ses recherchcs les conclusions suivantes: a la suite de l'ingestion d'aliments souillös de vims charbonneux, I'infection pent se faire au niveau de l'intestin ; eile est plus difficile6t plus rare avec les hiUcnnels qu'avec les spores; cependant eile pent avoir lieu, quand des baton-mils inclus dans des morceaux de viande, öchappant it ['action du sue gastrique qui est röellemeni bactöricide, trouvent ensuite dans l'in­testin des points döpourvus d'öpithölium par l'action de ses parasites (in par suitede l'action vulnörante ou trritante de parcelles d'aliments durs; le charbon, qui rösulte de l'ingestion, est ordinairement dö ä rintroduction de spores, mais meme les spores auraient besoin, pour etre absorbees, de rmicontrer sur la muqueuse quelque point döpourvu d'öpithölium.
Enfln la muqueuse de l'intestin, meme normale, pourrait, selon Kill et suivant Koch, absorber les spores charbonneuses. Si le sue gastri­que delruit generalement les biVtonnets, il respecte les spores. Koch, ayant fail avaler ä des animaux, a des moulons, des spores incluses dans une pomme do terre, les a vus mourir et prösenter un charbon intestinal, alors quelesmoutonsqui avaientregu de la memefa^on des bätonnets ont survöcu, Tandis que les observations et les experiences de Toussainl el de Pasteur tendent a elablir que I'absorption se pro-duitsur la muqueuse bucco-pharyngienne, ot eile est favorisöe par des eraillures de tonte sorte, Koch pense qu'elle aurail lieu surtont dans l'intestin, el que les spores-se flxeraieni dans les follicules clos et les plaques de Peyer,pour aller ensuite dans lesystömelymphatique.
Quoi i\u'[[ en soil du pointröel de pönötration,il n'en demeure pas moins etabli que l'ingestion d'aliments ou de boissons souillös de germes charbonneux pent s'accompagner de l'affection.Toutefois, il est bon d'ajouter laquo;pie l'ingestion de germes charbonneux n'estpas toujours, il s'en faut bien, suivie d'effet; on pent meme presumer que rintroduction de germes dans les voics digestives suivie d'effet est re-lativement rare dans la pratique, soil que la dose de germes so trouve insufflsante, soit qu'lls se trouvent altenues, soil qu'ils arrivent dans l'organisme d'animaux qui s'ötaient vaccinös spontanöment dans les paturages.
En rösumö, le döveloppement du charbon seiuhle, elre souvont dtl a l'ingestion de fourrages, d'herbos, d'aliments ou de boissons souillös
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094nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES CONTAÖIEÜ8E8 HACTKUIKNNES.
lid germea. l^cs voies digestives joucnt uu role Important dans l'absorption du conlage; les nombi-eux fails d'ohscrvatirm et d'experi-montation tömoignent que l'ingestion do matiöres charbonneuses peut etre suivie plus ou nioins souvent de l'apparition de la nialadie. Sans nior que les gcrmcs charbonneux, et notamment les spores, puissent etre absorbes par la muqueuse bucco-pliaryngienne uu la muqueuse gastro-intestinale intaotea, 11 faul, nöanmoinsadmettre, d'aprös lesfalts etles expöriences relates, que la penetration des germes a travers la muqueuse digestive intaote est difflcile et rare. Gette pönölration est facilitee, et la mortalite est accrue, quand la muqueuse est excuciee, Idossee, piquöe, döchiröe, quand les animaux recoivent des aliments sees, durs, piquauts. 11 est deniüiilre que ['absorption peut so faire dans la boucho ouFarriöre-bouche, quand les germes so trouvent sur leg fourrages ou dans les boissons; il y a alors Inoculation et infection, commo a la suite d'une inoculationö la peau. II ost ögaiementdömontrö : qu'olle peutsefaire dans l'intestin, ainsi qu'en tömoigne la localisation dos lesions principales snr cct organe ; que leabactöridies peuvent etro alisorbeossur la muqueuse intest inale, suivre la voio des lymphatiques, envahirlea ganglions mösentöriques, etc., avant d'ötre (#9632;ntrainees dans 1c sang.
B. Contagion par inhalation. ~ Liufeetion pent avoir hen par llntermödiaire de i'air; non pas que celui qui est expirö par les malades entralne des microbes, maia parce que des spores, conservöes a la surface dea champs, dos pAturages et des cherains, peuvent ötre soulovöos par les pieds des animaux ou paries coups do vent, etre inhalees et ilöteriiiinor lo cbarbon a la suite de lour absorption dans los voies respiratoires. Roche-Lubin et Garreau avaient cito dos fails do contagion par I'air; I association modioalcot vetorinaire il Eure-et-Loir avait constatö que le charbon pout se transmettre par l'intermö-diaire do I'air. On a vu(Camargue)devenir charbonneux des moutons, qui habitaient des bergeriea fralchement recuroes. On a vu (Pasteur) dos moutons contractor lo cbarbon, en llairant le sol qui rccouvrail dos fosses, on on avail place dos cadavres charbonneux. On a vu lo char­bon sovir surtout dans les periodes do socliorosso, alors quo les ani­maux soulevont, en marclianl, dos nuages de poussiere. On a constate enfin des cas do charbon broncho-pulmonaire ehezThomme, qui etaiont dus a 1'inhalationdc poussieres charbonnouscs.
Le virus charbonneux peut on otl'el etre absorbe apros avoir ole inhalö; toutefois les germes peuvent etre arretes dans les cavitos nasales, danslatracbee, dans les bronchos, otötro onsuite expulsös aver les rmicosiles. Nöanmoins, les microbes peuvent arriver jusqu'aux infundibulaet francbir la coucbo opitbelialo dos alveoles. Muskatblulh aobtenu le charbon en injeclant la bacteridio dans latrachee. liuchiior I'a oldenuen pulvorisant duns les voies respiratoires uno eau chargee
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de spores. Tchistovitch a obtenu le oharbon aussi par rinjcction truchoale dos baetöridies. Enderlen a ötabli que le moutonest plus sörement infectö par ['inhalation d'une dose determinee do virus que par I'ingestion d'une semblable dose.
C. Transmission par le contact des corps souillös avec la peau. — Transmission par les piqüres de mouches. — Le virus eharbonneux, depose ou mis en contact avec la peau, pent etro absorbs, quand olle estLlessee, exeoriöe, piquöe, döohiröe, quand il y a une plaie acoidentelle, quand eile est lösöe par des corps piquants ou cou-ponts souiiles de virus. Ainsi, lesanimaux, en pamp;turant ou en parquant sur les eliaumcs, peuventse blosser aux mombrcs et s'inoculerle char-bon. Ainsi, en Uussie, une graine de graminöe (Stipa capillata) s'in-troduitdans latoison des moutona et puls dansleur peau, döterminanl des abeös et quelquefois le oharbon ; on a vu (Proust) unboucher qui avail contracte ii Paris la pustule maligne en se piquant, avec une do ces grainespendant qu'il travaillaitun moulon russe. Ainsi, en Nou-velle-Calödonie, une untre graminöe [Andropogon Allionii) causerait des blessures analogues et des accidents parfoia tnortels chez le mou­lon. Ainsi, on iiurait vu le charbon introduit dans une ferine et trans-mis an moulon par des tondeurs, qui avaienl auparavanl tondu des peaux fralches de deux moutona morts du sang de rale. Ainsi, des excoriationa produites par le joug ou les harnais souillös peuvent etre sulvies de l'infection; il en est de meme des morsures faites par des chlens, qui viennenl d'lngörer des debris eharbonneux. Ainsi, on a vu le charbon so montrer ehe-/. I'liomme qui, en peignant la laine, la portait aux levres, pour en enlever les parlies mal venues. Ainsi, enfln, les animaux et rhomme peuvenl 6tre inoculös par certains insectes; et on a do tout temps accuse les mouches de donner le charbon,
Le role dea mouches, quoique exagörö par le vulgaire, nierite une certaine attention, Dc tout temps 1'opinion a aecordö une certaine im­portance a ce mode de transmission; de tout temps on a vu des cas de charbon faire suite a des piqöres, Davainc et Raimbertavaient obtenu le charbon en inoculanl les pattes et les ailes de mouches laissecs sous cloche en contact avec; du sang eharbonneux; et, si l'expörience ne prouvaitpos que les mouches peuvent transmettre la maladie en pi­quant, eile dömontrait qu'elles peuvent transporter le vims eharbon­neux, Les mouchesA U'ompe molle, cellesqui ne piquentpas, peuvent s'lmpregner de vims en se posant sur des malieres eharbonneuses; une fois imprögnöos, ellespeuvent souillerlosplaiessur lesquelles elles vonl el inoculer peiü-eliT de la sorle la maladie charbonneuse. Quant aux mouches ä trompe idgide, celles qui piquent, idles (pie les simulies, les slomoxes, les taous, les cousins, les hypobosques, elles peuvent inoculer le charbon, si, a pros avoir piqu^ un individu chai-bonneux,
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90fgt;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES C0NTAG1EU8E8 BACTER1ENNB8.
cllcs vontensuite piquerun individusain. Ainsi, il y aquelquosanaöes, on soignait (D. Molliöre) et on guöriasail ii l'Hötel-Dieu de Lyon un homine attaint de pustule maligne aulhentique, amp; la suite de la piqöre d'une mouche qu'il avail 6cras6e sur place. D'ailleurs Tintervention de la mouche peul n'ötre que la causeoccaslonnelle dans certains ens, oil, a la suite du prurit qu'elle dötermine, la personne se gratte et a i-nocule le charbon ou tout autre virus, s'il a les mains, le dessous des ongles notamment, souillös, oommecela arrive iiceux qui manipulenl ou travaillenl les d6bris charbonneux,
Que lamoucho inocule directementle charbon, qu'elledöposelevirus sur une plaie existante, ou qu'elle fasse seulement nattre un prurit ;i la suite duquel I'homme, en se grattant, s'inocule lui-m6me, ii n'en est pas moins vrai que l'on croit vulgairement ö la transmission du charbon par les mouches. Toutefois, il est arrive tort souvenl qu'on a pris ätort,pour des pustules malignes,des accidents locaux, quietaienl denature difförente. II n'est pas impossible enflnquedes mouches re­plies tie germes charbonneux deviennent ensuite des agents de conta­gion, en se iioyanl dans \rlt; liquides, etc.; on aurait obtenu le charbon en inoculant Irs döjections de mouches, qui avaient snee des mallöres eharboiiueuses. Quoiqu'ilen soit, le röle des mouches doit-6tre consi-dere conune pen important et pen dangereux; leurs piqöres son! rare-ment dangereuses par elles-mömes.
Mm resiuue, il est aujourd'hui reconnu, demonlre etadmis que ledö-veloppement du charbon, dans Irs contröes oil il sevilet sepropage, est di\ surlont ii la conservation des germes provenant des cadavres en-i'ouis, des debris, dos produits et des döjectionsd'animaux charbon­neux. Les germes peuvent elre dissemiurs et le charbon Imports dans des loealiles indeiimes de divers laeons : soit par le drplaeemcnt des troupeaux, suit par ledöplacement des malades, soit par le döplacement des cadavres on des döbriscadavöriques; soitpar ledöplacementdesfu-miers charbonneux; soil par le transport de fourrages röcoltös sur les pros maudits; soil par les chiens qui, aprös avoir ingörödes matiöres (diarhonnouscs, peuvent rendre Irs germes avee lenrs excrements el souillerles herbes sur lesquelles ils les döposent, on bien souillorles eanx dans lesquelles ilsvont boire, alors qu'ila viennent de Paire un repas avecdes döbris charbonneux; soil par les cours d'eaux et les inon-dations; soil par Irs lainrs imprögnöes de döjectiona ou de sang, soil par les eaux qui onl servi a Irs laver, etc. Les enfouissements clandes-lins, döfectueux, pas asscz profonds, tails dans des lieux non Interdils aux animaiix, dans des terrains a vers, etc., expliquont, avee I'utilisa-tion des döjections charbonneuses, lafröquence el lapersistance de la raaladie. Les enfouissementa dans des terrains sableux, caloairos, crayeux, soul moins dangereux, les germes ne remontant pas a la sur­face et restant dans les couches oil ils se, trouvent; mais, memo dans
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cos cas, lo tlcssus des fosses est dangei'cux, ii cause desgonnes qüi onl im s'y former et g'y oonserver ensuite, quond la terre avait ötö süuille(i. ,hulls 1c döveloppsnient du charbon ötait considärö comme spontanö et attribuö a dos influonces diverses, A.ujourd'liui los expressions de naissance spontanöe, döveloppement spontannä, sunl employöos pour dire que los animaux ont püisä los gormesde lamaladio dans le milieu (|üi los entoure. Los causes, invoquöes autrefois pour oxpliquerledöve-loppoment spontanä du charbon, doivent 6tre considäröes comme de simples circonstances favorablesö lacontagion ; ollosagissent cu favo-risant la conservation, la multiplication des baetöridies et leur intro­duction dans l'organisme. Cos causes sont nombreuses et il ostaujour-d'hui facile d'interpröter leur action. Depuis lohgtempson avail accuse latempöraturo ölovöe et les Saisons chaados, surtout lessaisonsebaudes et humides a la fois; c'esl qu'en (diet uno tempöraturo relativement elov(',e et uu certain degrä d'humiditö favorisent la multiplication, le devcloppemeiit des baetöridios, la formation des spores, etc. De tout temps on a vu sevir le charbon en/.ootiquement a la fin du pi'intemps, an commencement de l'automne, pendant Fete, pendant les annees chau-des, pendant les sa.isuns cliaudes, oragenscs et humides, pendant los temps ehauds succödant a des temps liumides, etc. On a accuse aussi les clangs, les marais, lesbas-l'oiuls, les marecages, les herbages hu­mides, et les eaux dormantes. Toutes cos causes favorisent la multipli­cation, la conservation de labacteridie charbonneuse et son introduc­tion dans l'organisme, II y a la en diet un ensemble do conditions propices: un milieu favorable qui fournil des matöriaux alibiles ; le contact de l'air et la tempörature elevee, qui regne par moments, favorisant la sporogenöse. Les fourrages et les hoissons pen vent contenir des bacteridies et lesauimaux, en les inyei'anl. eontractent le charbon, Los poussiöres peuvent entralner des corpuscules-germes charbonneux et les introdulro dans l'organisme, Toutes les localites, on regne le charbon, renl'ennent, dans leur sol, dans leurs eaux on dansles herbes qui y eroissent, les germes de la maladie, Les licux ä sol hu­mide, äsous-sol argileux, favorisent la conservation et la multiplication des baeteridii's ; et leurs eaux, ainsi quo leurs herbes, peuvent commu-niquer le charbon. On a pretendu (jne les aliments alleres et les ali­ments Irop abondanls peuvent faire naitre le charbon ; mais eolan'est vrai qu'autant que ces aliments en renferment les germes et les Intro-duiscnt dans l'organisme. Les boissonsallerees ne peuvent produire le charbon ([uc si el les renlmueid des bacteridies ; el jamais, ni les fatigues excessives, ni one alimentation insufilsante, ne peuvent provoquer la maladie bactöridionne, On a remarque, avons-nous dit,que le charbon se montre de preference dans les aimees pluvieuses, surtoul lorsque les plnies soul suivies d'une grando seidieresse. Les eaux des pluies dissolvent une graude f|uanlitc de inatieres orgaui(pies el minerales,
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MUADIES CONTAGIEÜSE8 UACTIiUIKNNES.
qui, lorsque lachaleur arrive, constituent un miliL'U favorable an d6ve-lopperaent et ii la multiplication des baetöridios, On a encore aoousö les habitations humides, malpropi'es, mal tenues; mais, quo! que soitleur döfaut d'hygiöne, ellos ne peuvent pas provoquer le döveloppement du charbon; si elles n'en renferment pas les germes. Toutefois, ainsi qu'on le verra ci-aprös, les influences döbilitantos jouent un certain role, accroissent on eröent la prödisposition.
En i'eMiiue, le eliarhiui bactöridien, comme d'ailleurs lo charbon syniptomatiquo, est une maladie sortant en quelque maniöre du sol de certaines local itüs, on le virus se conserve. Son devoloppemeut, comme c'elui du charbon symptomatique, dopend de l'infection du sol et de l'infection par le sol; il apparalt surtout quand l'humiditö du sol baisse, apröa qu'il y a en liumiilile et elevation süffisante de tempera­ture pour lut'orination des spores.
Les divers modes de la contagion naturelle peuvent etre reproduits experimentalement; et d'ailleurs, lo transmission experimentale peul etre realisee par divers proeödös d'inoculatiön (piqüres, scarifications, injectionsous-cutaneo, injection Intra-veineuse,injectionintra-sörouse, injection Intra-crAnionne, injection intra-oculnire, inoculation dans la cornec). La peau intacte el les muquouses exterieures ne se pre-tent pas a ['absorption du virus. Les inoculations par piqüres, scari­fications, el surtout les injectionssüus-cutanees permeltent d'obtenir la maladie a coop snr ehe/ le coliaye el le lapin; elles (Ictermiuent i'requeniinent lo charbon ehe/ les pelils ruminants el chez le cheval ; elles tuent raremonl le bceuf; elles öchouenl sur les chions adultes; elles reussissenl plus souvenl die/, les chats et snr les jennes cliiens : elles peuvent reussir sur les jennes pores, etc. L'injection intra-veincuse est un procedo tres sTir, [lerinellanl de lucr les aniinanx boVina el ineme les cliiens. II eu esl de nicinc de ['injection intra-peritoneale ou intra-pleurale el de 1'injection inti'a-arachiionlienne (Martinotti el Tedeschi). L'injection intra-oculaire permet d'infecter le pigeon (Metchnikoff). L'inoculation dans lacornöedu lapin s'accompagned'une keratitc sans g(;nerulisatiini dans la plnparl des cas, el avec gi'iierali-sation dans quelques-uns (Straus.
7deg; Absorption de labacterldie. Son mode d'action.— Pathoge­nic. — L'envaliisseinenlile I'organiame paries microbes charbonneux, ii, la suite de leur innenlation acindentelle on cvperiinenlale, a la suite de leur introduction dans les voles respiratoires on digestives, se [iro-dviit d'apres un iiii'caiiisine a pen pees toujoui's le meine. Quand ils (ml pönötrö sous la forme de spores, celles-ci germent et se transfer-ment en hatonnets ; el, dans tons les eas, les liacteridies sont princi-paleinent alisorliers par le systeinc lynqihatiipie. Elles se mnltiplient rapidement dans les espaces et les vaisseaux lymphatiques ; elles atteignenl promptötnent les ganglions les plus voisins, s'y arrdtenl
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GHA.RDON llACTKHIDIKX.
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inoinenlaiuiinent, y jmllult'iil, les (Mivaliissonl conipliitemont, [)uis, les ayiinl binnlul dÖbord^S, gagasnt, pur lii voie ilcs lyinpliatiqucs, d'autres ganglions ; et ainsi de suite jusqu'ii lour dcversemcnt dans le torrent oirculatoire sanguia, Ainsi, lo virus etanl lnooulö(G, Colin) a. l'extröinitö d'un membre postörieur, on voit s'ongorger, sotumöfler et devenir virulente, d'abord le ganglion poplitö, onsuite ceux do I'aine, ilu bassin, etc ; enfln los bactöridies sdid döversöes dans lo torrent cir-culatoire, aprös s'etre multipliöos dans les ganglions et les vaisseaux lymphatiquea; alors apparaissent les symptdmes generaux, I'engorge-ment et la virulence des ganglions du membre oppose et du reste du corps, Toutefois, chez les individus pen rösistants, la generalisation peul se produire en quelque sorle d'eniblöe, les microbes pouvant [)euelrer directement dans les vaisseaux sanguins; on sail en ell'el ([ue la penelration des baeteeidies dans les vaisseaux veineux a pour con­sequence d'accelercr revolution de laU'ection, si le nombre de microbes introduits est important. Lorsqu'on inoeule directement le virus charbonneux, en quantitö notable, dans la veine (Delafond, Toussaint, etc), il pullule rapidementj et les sujets meurent plus promptement qu'ft la suite do I'inoculation sous-cutanöe; male, quand le nombre de microbes introduits dans la veine est peu considerable, leur pullulation pen! etrc lente et difflcile,
Quoi qu'il en seit des vaisseaux qui president ;i l'absorption du virus depose dans une plaie, la penelration lies microbes au dela de la region inoouläe peutse faire rapidement, carsi,cinq minutes aprös i'inooula-tion, on ampute la partie inoculöe, on n'empöche pas toujours la ma-ladie de suivre son cours; ce qui dömontre bien qu'une partie au moins du virus a penclre au dela dela partie amputee. D'apres (1. Colin, le vims charbonneux, inoeule par piqüres sous-öpidermiques a l'oreille du lapin, dötermine Ig cliarbonet lamort bien (pi'on ampute la pointe de l'oreille inoculöe Ö-4-3 minutes apres l'insertion du virus. D'apres Davaiue, le virus charbonneux, döposö sur des plaios de lapins, ayant leteudue d'une piece de 80 centimes on de 1 franc, interessant toute lepaisseur th; la peau, et I'ailcs par exciskm du tögument, n'a pas döterminö \v charbon ordinairement, quand la plaie a ou) cau-terisee (acide sulfurique, caustique do Vienne, fer rouge) une heure aprös l'inooulation; d'oü la conclusion que la nature do la plaie influe sur la rapiditc do l'absorption, II y a une grande irrögularitö dans la duree d'absorption ilu virus charbonneux, meme a la suite d'iuoeula-tions par plqöres sous-öpiderraiques) G. Colin a constate que I'ino-eulation faite an elieval, produit un accident local tres marque ot que I'excision ou la eaulerisalion de la tumeur pent empecher I'infectlon generale. Rodet a constate que, meme chez le lapin, la bac-teridie inoculöe se propagc avee une rapiditö tres variable; quelque-lois 1'exoision, au bout do cinq minutes, n'etnpöohe pasl'lnfection, landis
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MALADIES C0NTAQ1EUSES BACTERIENNE8.
quc l'excision au lioul de une iulix heuros l'empöohe dans curtains cas. D'ailleurs, l'excision arröte ou n'arrötepasl'infection, suivant qu'elle cst pratiqu6e plus ou tnoins bas, plus ou moins loin du point inooulö.
Les bactöridies soul emportöes par les vaisseaux lymphatiques et se multiplient dans la lymphe; leur propagation se fait de pvoche en proche par leur multiplication, qui variesuivantles conditions laquo;[ue rea­lise la partie inoculöe et suivant l'aotivitö plus ou moins grande des microbes. La rapidile de leur absorption dopend de la facilite avec la-quelle elles pönötrehldans le systöme lymphatique ; et, dans les cas de contagion accidentelle, elles peuvent söjourner parfois assez longtemps sur le point od elles se sonl lixees, avanl d'ontrer dans les lympha­tiques,
Le temps quis'ecuule (incubation) entre le moment de 1'introduction du virus et colui de rinlcclion geiierale vario de un ä plusieurs jours, suivant les animaux, suivant les especes, suivant I'.'ige des sujels, suivant l'etal. de leur organisme, suivant les doses de microbes et suivant leur activile. Le döveloppement du charbon peul 6tre active par de nomhreuses influences : par le jeune age, par la saigneo (Rodet), par l'extirpation de la rate (Bardach), par le refroidissement (Pasteur), par le mode d'alimentation (Feser), par la fatigue, les privations, 1'inanition, etc,
D'ailleurs, l'influence de la quantity des microbes introduits est con­siderable : nos moutons indigenes, qui sonl sürement tues par I'in-troduction de 1000 hacleridies dans la veine, ne le sonl pas toujours (juand la dose cst de (100, resislenl gönöralement el acquierenl un cer­tain degr(sect; d'immuuile, quand eile n'esl ([ue de SO ii 100 (Cliauveau); une seule hacleridie peut suffire pour tuer des animaux Ires sensibles, le cobaye jeune el la souris (Watson Cheyne); les doses massives peu­vent triompher d'un certain dogre d'imniunile.; Irs moulons algeriens, qui resislenl aux inoculations de faibles doses, penventetre lues, quand on leur injcclo de fortes doses sous la pean (Cliauveau); les injections inlra-veineuses massives peuvent tuer le chien ct le pore.
I,'organisme, quel que soil son degre de receplivite, resisle plus ou moinsa l'aclion des baeleridies, lullanl contre elles par rintermediaire de ses 616ment8 cellulaires et de ses humeurs, Le sang cl les humeurs exercent une action baclericidc, qui est duo aux secretions, cellulaires et qui cst aidee, dans son ceuvre antimicrobienne, par I'action phago-cytaire des leucocytes. Chez lous les sujels, la presence de la bacte-ridie provoque une reaelion des lissus, qui est gurtout aceusee par l'afflux de leucocytes el par l'aclion phagocylaire, el qui est d'aulanl plus intense que I'organisme a moins de röceptivitö, Che/, les indi-vidus relVaelaircs, la baetöridie est dötruite sans avoir provoque aucun etal morbide; ehe/, coux qui n'ont qu'nne 1'aiblo receplivili', la baetöridie pullule au point d'inoculation, envahil luntement les tissus,
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CHARBON UACTKIUDIEN.
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et döterraine dos accidents locaux (pustule maligne, tumeurs oharbon-neuses), um cliarhon externe, qui peul g'acoompagnor de generulisatiun ou siniplementde phenomenes d'iiitoxicalion, suivant que laresistanco est plus im moins efflcaoe, suivant que los bactöridies passöea dans la circulation gönörale y sonl ou non delruiles. Chez les sujets ii grande recoptivile la generalisation so fait rapidement. II döcoule dos expe­riences de Trape/.iiikoU': que, die/, les aniniaux röfractairos, les leucocytes s'accumulent dans 1c point d'inoculation et englobent les spores, les transpurtent dans les divers organes, exercent uno action sporicide qui no va pas toujours Jusqu'ä, la destruction, mais qui s'oppose ii lour germination; que, lorsque los spores ont ou le temps degenner avanl d'etre engloböes, les hacillos qui en derivent sonl sai-sis et dolruils par los leucocytes; que les spores englohees par los leu­cocytes restent longtomps Vivantes (;l virulentes, et quo si los phago­cytes qui les ont saisies viennent ö, s'affaiblir ou a mourir, ellos gorment, so Iransforment on filaments, qui peuvenl a lour lour ölre englobös et delrnits; que, chez les animaux non re fractal res, los sj)ores sonl hion saisies egalemont par los leucocytes, mais qu'elles gerraent quand möme, les phagocytes sctrouvuuton petit nombre,et fontpörir les sujets.
De l'avis de la plupai't des experimentaleurs, les phagocytes, (jui, selon d'autres, partageraient le role de rösislance devolu ä certains or-ganisnies avecles humeurs, anraienl la part priiioipalo sinou exclusive dans cette resistance des animaux plus ou moins relVactairos. Ainsi, los poulos inoculöes du charhon eprouvent une elevation do tempera­ture provoquöe par los secretions dos microbes, et olles peuvent mourir, quand on affaiblit la puissance phagocytaire des leucocytes par la refrigeration des sujets dans mi bain froid, par I'action do l'antipyrine, par le chloral (Wagner). Ainsi, l'immunitö relative donl jouissent les rats Idancs liendralt an grand pouvoir phagocytaire de lours cellules; il en sorail de meme ehe/, le pigeon, etc., etc.
Los bactöridies, introduces dans l'organisme, s'y döveloppent, y pullulont et determinent la mort en agissanl do diverses faouns. Elles rendent, dans vine certaine mesuro, le sang asphyxique, en s'empamnt do son oxygene; elles so multiplient dans le sang, rendent le sang plus visqueux grace ft lours secretions, so feutrent, ferment des embolies, determinent des ohliterations vasculaires et des Ilömorragies (lioma-turie, epistaxis, matieres excremenlitielles sanguinolontes, lait sangui-nolent, ecchymoses des tissiis, accidents vertigirieux dus ;i des oinholios et a des hemorragies cerebrales, etc.). C'est surtout en produisant nno reelle intoxication que los bactöridies determinent la mart. Les microbes du charbon donnent en olfet des matiöres toxiques, Chau-veau, en injectant 100 grammes de sang de mouton charbonneuxä un autre mouton vaccine, a ohtenu une nmrt rapide duo A un veritable empoisonnement sans repullulation des bactöridies. Diverses recher-
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MALADIES Q0NTAQIEU8E8 BAQTERIENNE8.
clios (Toussaint, Pasteuri llod'a, (iamalria, Roux el Chamborland, MarUnulti et Tedeschi, Barbacoi, etc.) ont nettement olabli roxistence do toxines charbonneuses, ijui sont produltss on plus ou inoins gi'ando quantitö auivant lea milieux, ot qui untiles propriötös diverses, phlu-gogänegt ii'i'ilanlcs, pyrelogenes, vaso-dilatatricBS, etc.
En resunu'', quand uu animal a ele inoculii accidentellenient ou expe-rimentalement, les bactöridiea se tnultiplienl iliins 1c point inoculö, söcrötant des produits diastasiques et toxiques, et s'y montrent d'au-tant plus nombreuses qu'on s'öloigne davantage du moment do I'inocu-
lation. Elles provoquent i.....irriuuiuu, une inflammation, une exeuda-
lion, une infiltration locale) an oedöme lt;pii leur sart de liquide de culture et s'ötend vers ol autour des ganglions oti se rendent les lym-phatiques. Des bactörldies passent dans les vaisaeaux lymphatiquea; bientöt les microbes arrivent dans le ganglion voisin, provoquent son inflammation, s'y multiplient, passen! snsuite dans les vaisseaux ellerenls, arrivent ä im second ganglion, etc., el flnalement sont deversi'S dans le sang. Arrivees dans le sang, les liaivteridies s'y nuilliplienl el n'en surlenl pins, s'il ne se produit pas des ruptures
vasculaires; c'est ainsi que, quand on injecte le virus dans une veine, les animaux meurenl sans prösonter des lesions autres que celles des vaisseaux; c'est ainsi que les liquides de secrötion pbysiologique, bile, urine, lail, produii des glandes, ne contiennent de bactöridies que s'il \- a eu des ruptures vasculaires; en sorte que le cbarbon apparati comme une maladic hömatique, intra-vasculaire. Mais les ruptures vasculaires ne soul pas rares dans le cbarbon, surtout chez certains animaux Ids que les solipödos, le mouton, le boeuf, etc, l-a circu­lation est ralentie dans les capillaires par le feutrage et l'accumu-lation des bactörldies et par la viscositö du sang; les bactöridies forment des agglomörals qui obstruent certains capillaires Qexaeux. Che/ le lapin, les bactörldies no passent pas a travers les vaisseaux, qui ne se rnptnreiit gnere; landis que, ehe/, le mouton, des ruptures se produisenl dans le rein et dans rintestin,tandis que, ehe/, les solipödes, les ruptures se produisenl plus nombreuses, et sur divers organes, sur les sereusos, dans le lissn conjonctif, etc. Avec cos alterations, le pouvoir asphyxiant this baetöridies, devenues de plus en plus nom­breuses, s'esl accru proportionnollement, ainsi que la somme de lours söerötions diastasiques et toxiques, et la moid survient surtout oomtno
consequence d'nn eirqioisomieinent.
8deg; Receptivite. ses degres. — Causes predisposantes. — Antagonisme entre la bacteridie et d'autres microbes. — Immunite. — Le cbarbon baetöridien peul övoluer sur les divers animaux doinestiipios el die/. I'homme ; mais la rocoptivito varie avec les especes, avec les races et avec les individus, avec leur age, avec le mode de pemilration, la quantitö el la qualitö du virus.
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CI1ARB0N HACTKltllilKN.
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Lee animaux lierbivores, le moulon, hi chrvie, lo hocuf, le cheval, le chameaUj le oerf, le daiin, le ohevreuil parmi les espöcös vivant ii l'ötat sauvago, soul, douös d'une aptitude trös accusöe ii oontraotdr le oharbon, Envisagös an point de vuo de la fröquence avec laquelle ils prösentent le charbon spontanö, ce sont bion los moutone et les chövres d'abord, puls les grands ruminants et les solipedes qui soia-blont Irs plus exposes a prendri; la maladie. Touleiois, les petites
espöces domestiques, tolles que les lapins et Leacobayas, sont douöes d'une tres grande röceptivitö; et, J)ieii (jue leur genre de vie ne les expose pas autant ii conlraeter le charbon, ils le contruetcnl avec la plus grande facilite dans les experiences auxquelles on les fait servir. Le moulon et le ehcval prennent le charbon inocule fueilement; le boeuf semble |)lus rösistant.
Quant an lapin et an eoliaye, ainsi qu'anx souris, rien n'est aise comnie de les inl'eeter experiinonlalemenl par I'inoculation sous-cntaneo d'un produit eliarhonneux queloonque pur ou d'une culture. Chez ces animaux l'iujeetion sous-cutanöe ou la piqüre a la peau detei'inine en dix on quin/.e heures un o'deine local, accompagnö d'une elevaliun de la tenipörature gönöralo; les Inocülös, ii part ees signes, conservenl les apparences de la saute, jusqu'ä quelquos heures avant hi niorl, qui arrive de trente-six ,i quarante heures chez le cohaye et de quarante-huit ä soixante ehe/, le lapin, Quelques instants avant la mort, les sujets deviennenl Inquiets, respirenl plus vite, puis s'assou-pissent, toinbent dans le eoma el: sueeomhent apres quelques con­vulsions avec an abaissement notable de la temperature. Dans les derniers moments de la vie, les bactöridiesapparaissenl dansle sang; et, ä l'autopsie, outre les lesions ordinaires du charbon pröoödemment signalöes, on constate toujours, au point d'inoculation, la presence d'un o'döme gelaliiieux, transparent, tremblotant, ii peine teinle de rouge parfois, contenanl des bätonnets ordin air emeu t plus rares mais plus hmgs que dans le sang.
he pore est done generulemeut de pen de roeeptivite; il pent toute-foia contracter le charbon experimentalement et accidentelletnent, Les carnivores, chiens et chats, sont ögalement pen aptes ä contracter le charbon par infection naturelle; cependant on a on ä constaterdes cas de contagion accidentelle, et la transmission par inoculation a pu parfois 6tre obtenue. Quant aux oiseaux, leur röceptlvitö est encore molndre; on ne constate pas ohez öux l'infection naturelle, et e'est seulement en les soumettant a l'expörimentation, dans des conditions speciales, qu'on pent arriver ii faire övoluer le charbon dans leur organisme. L'homme enliu peul s'infecter de difförentes laeous, ainsi qu'on I'a vu precedemment.
Si teile est I'influence de l'espöce, il convient d'ajouter qu'elle pent etre modiliee plus on inoius par d'antres inflnoncos, par la race, par
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MALADIES CONTAQIEÜ8ES BACTER1ENNE8.
['individuality, par I'Age, par le naodo d'inoculation, par oertainos causes plus ou moins döbilitantes (causes predisposantcs), par la quantity et la quality du virus.
La race peutexoroer une influence oonsidörable, au point de rendre quasi rel'raclairos des animaux appartenant aux especcs lus [ilus pr6-disposöes. Ainsi, tlaus l'ospöce ovine, la race barbarine offre une resistance naturelle au charbon, qui avail au siöcle dernier motive sou importation sur les bords de la Möditerranöo. (letle pi'opriötö de la race barbarine, bien connue des 61eveurs du sud-est de la Prance, a ele veriliee experiinontuleiuent par Chauveau. Toutefois, la rösis-lanco des moutuns barbarins a'est pas absolue; eile peul 6tre vaincue par introduction d'une forte dose de virus (Chauveau). L'obsorvation avail d'aillours appris que certains do cos moutons contractent le charbon spontane et que la quasi inimunite des animaux barbarins s'affaiblit el se perd ix la longue sur ceux qui soul importös et eleves en France. Toutefois, les moutons 1'raucais importös en Algerie ne semblent pas acqu6rir (Chauveau) pareille immunitö, qui parattbien due a la race. Les chevaux, qui, en Sardaigne, en Russie, en Sibörie, Mint fröquemment alteints de charbon, le soul plus rareraent en France et dans 1'Europe centralo. L'kne (Toussainl), et surtout Taue d'Afrique (Tayon), contracterait tnoins facilement le charbon ([lie le cheval.
Des sujels appartenant aux especes et aux races les pins aptes peuvent presenter parfois une eerlaine iummuite individuelle, ne pas s'infecter dans des foyers dangereux, öchapper aux tentatives d in­fection exp6rimentale par Ingestion et rösister parfois meiue a I'inoculaquo; lation. Gette immunitö individuelle pent tenir a la grande rösistanco naturelle de 1'oi'ganismo, ou mieux a un certain degrö de vaccination naturelle, que les animaux ont pu suhir dans les milieux nil ils viveul.
L'amp;ge des animaux contribue beaucoup a modifier leur n'-ceptiviti;; ä pen d'exceptions pros, eile est plus aecusöe pendani lo jeune age; de sorle que les jeunes appartenant a des especes quasi relraclaires peuvent etre beaucoup pins facilement iulectes. Ainsi, le jeune pore contracte ordinairement le charbon a la suite de l'inoculation (Crook-shank, Peuch); ainsi, les jeunes oiseanx et les ji'unes ciiieus peuvent ('Hre infeetös dans une forte proportion par l'inoculation (G. Ci)lin, OK ml er).
Le mode d'introduction du virus peul pareillement exercer une reelle influence sur le degrö de receplivite, des animavix. Ainsi, grace a l'inoculation expörimentalo, on peutdonnerun charbon mortel a des animaux qui 6chappaient ;i l'infection naturelle: ainsi, les animaux bovins semblenl plus sensibles ö la contagion naturelle qu'ö l'inocu­lation, landis que les chevaux paraissent plus susceptibles vis-ä-vis du charbon inooulö. Ainsi, l'inoculation dans la chambre anlerieure
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CHARBON BACTERIDIEN.
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de l'oeil est plus grave ehe/, le pigeon quo I'lnooulation sous-cutunüc.
I)(! nombrcuses influences sont d'autre part susceptibles de modifier considörablement l'ötat de röceptivitö des animaux; cd sont, d'uno maniöre genorale, les influences qui ont pour eilet de les debiliter. Ainsi, il est denionlre (l'asteur) qu'on pout i'cmlre la poule apte ii revolution du eharbou, eu abaissant artiliciellement la tempörature par l'immersion d'uno partie de son corps dans l'eau froide. Ainsi, on pent, par un procodö inverse (Gibier), en ölevant la tempörature des grenouilles, leur communiejuer un oharbon mortel. Ainsi, on pent faire suecomber plus sürement au eharbou les moutons, en leur pra-tiquant une saignöe (Rodet). Ainsi, lo döveloppement du charbon est active par le modo d'alimentation, par 1c regime aqneux (Feser). Ainsi, l'ablation de la rate et rinjeetion intra-vasculaire de poudres inertes aecroissent la roeeptivite du eiiien (Bardach). Ainsi, la fatigue rend plusaptesii contractor le charbon (Cbarrin et Roger) les rats blaues, qui sont souvent röfractaires. Ainsi, l'inanition (Canalis et Morpurgo), cümmencee quel(|ues jours avant l'inoculation on aussitdt apres, rend le pigeon apte ä contracter le charbon; et, il en est de meine, pour la poule, du jei'ine ooramencö quelques jours avant l'inoculation. Ainsi, la privation d'eau aecrott la röceptivitö du einen, de la poule, du pigeon el de lagrenouille (Porniee et Alessi). Los privations peuvent done avoir pour rosultat, coinmc je l'ai d'ailleurs constatö sur des ani-rnanx de diverses especes, d'aeeroitre ou de erooi' la röceptivitö. Ainsi, encore, l'introduction dans l'organisme de eortainos substances, tolles quo le curare, l'alcool, le chloral (Platania, Wagner), pennet de donner le charbon ä lagrenouille, au pigeon, ä la poule. Ainsi eniin, les maladies antörieures, les gaz dölölöres et les mauvaises conditions hygieniques aecroissent I'aptitude des animaux ii contracter l'affection cliarbonneuse.
La quantitö et la qualitö ou l'önergie du virus inlluent considöra­blement sur l'aptitude des individus a contractor le charbon. Les animaux les moins aptes peuvent etre rondus plus ou moins gravoment malades par l'introduction de fortes doses de virus, surtout quand le virus introduit est tres actif. Les moutons burbarins, par exemple, peuvent devenir (liarbonneux ä la suite d'inoculations massives, quand on lour inocule d'emblöe une forte dose de virus fort (Chauveau).
Les associations bactoriennes peuvent aecroitre la röceptivitö ou la diminuor. 11 resulto, de certainos experiences (Galtier): que le röle palbogöne de la bacteridie möme attennee pent ötre favorise par l'adjonction de certains microbes ; que la röceptivitö des animaux peut ötre exaltee, vis-a-vis de la baetöridie, par l'introduction antörieure, simultanöe ou postörieure d'autres microbes (baetörie du charbon symptomatiquo, strepto-baetörie de la pnenmo-onterite des four-rages, etc.). II resultc, d'autre part, de recherehes diverses: que les
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MAIAD1K8 DO.NTAGlMUSICS BACTERIENNE8.
baotöridies dieparaissent enprösence des bactöriea de la pulröfaotion ;
que des buctöries coiiuiumes peuvonl; les empechei' de pullulor et d'exercer lour action patbogöne (Pasteur); (jue 1c baoillug anlhraois so döveloppe mal duns un bouillon oü a vöcu la bactörie du cholera aviaire; qu'il cst possible de rendre inoffensive (Emmerich, Watson-Cheyne et Pawlowsky) i'inoculation de la baotöridie ehe/, le lapin, en hi i'aisiintpreci'der, acoompagner ou sulvre de I'inoculation du microbe de i'ci'yslpide: que I'inoculation de certains microbes inoffensifs ou palhogenes (bacillus prodigiosus, staphylooocous pyogsnes aureus, pneumoooccus) peut aussi exeroer une certaine pröservation centre la baotöridie (Pawlowsky); que le microbe du rouget peut empöoher les ell'els de la baetöridie sur le oobaye (Zagari) ; que l'on a extrait (Hüppe et Wood) de la terre et de l'eau une baetörie saprophyte lees ressomblante a la baetöridie, vögötant de memo et donnanl. comme olle des spores, mais saus action pathogöne sur les petits animaux ei eapalile toutofois de leur douner une certaine iuiuiunite cunlro la vöritable baetöridie; que 1c bacille pyocyanique (Bouchard, Freudea-rich, Guignard et Charria) ralontit l'infection charbonneuse chez le lapin et le cobaye; que les cultures pyoeyaniques störilisöes (Woodheacl et Gartwright-Wood) exeroent une action antagoniste a l'ögarct du virus charbonneux : que la levöre de bifere, qui u'est pas nuisible a l'organisme, altönue (Boin ei liceser) les effets du virus char­bonneux ; que les cultures störilisöes du bacille de Friedlaender peuvent (Buchner) arröter le döveloppement du charboh; que I'ino­culation simultanöe dans l'ceil de bacilles pyoeyaniques et de baotö­ridies s'oppese (Blagovetlchensky) ordinairement au döveloppement de ces deruieres, sans rendre, a quelques Ires rares exceptions pres, les animaux röfractaires ä une infection charbonneuse ultörieure; que le döveloppement du charbon peut 6tre enrayö par les toxines do la putröfaction (Koatjiirin et Krainsky).
En resume, les difförencos, qu'on constate dans la röceptivitö des animaux vis-a-vis du cliarbon, liennent a l'espece, ä la race, äl'lndi-vidu, ii l'Ä.ge, a l'etal de santö, ;mx conditions hygiöniques, au modo de pönötration du vims, a sa quantitö et a sa qualitö, etc. On qualifle de röfractaires les animaux qui rösistent au charbon. Cette resistance est variable, comme la röceptivitö; eile es! plus ou moins solide, plus ou moins complete, et plus ou moins durable ; ruremeut eile permet a l'organismed'öchapper b l'infectionexpörimentale, quand on s'lngönieii varier les conditions de l'expörimentation. Elle s'explique pur l'ac-croissement ou la diminution du pouvoir phagocytaire des cellules et de letal baetörioide des humours; les influences qui la diminuent agissont euamoindrissantecs deux pouvoirs. Toutel'ois, l'immunitö des animaux vaccinös peut ölre surmontöe par l'introduction d'un virus plus ou moin? fort et plus ou moins abondant, avscou sans leeoncours
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CIIAIUtON lUCTKIUDIKN.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 100*
(iintluoncps prcklisposuntes (froicl, alimentation insuflisante, fjos-
tatlon, etc.). D'ailleurs, les spores peuvent rösister longtemps dans
Inbsp; orgfuiisme des vaccinös; il pent se former, duns la region inoculöe, un abeös dans le pus duquel on pent, retrouver la bacteridie active soixante-dix jours apres ['inoculation.
IV. — Attenuation du virus cuarbonneux. —Immunisation. Vaccination ciiarbonneuse.
On a (He amene ;i l'idi'e de la vaccination, et a la recherche dquot;un proeßdö d'alteuuatioii, par la eunstatation de la non-recidive de l'afföC-tion eharbonneuse sur I'organisine, qui en avail 6tö atteint uno pre-miöro fois.
Iquot; Attönuatlon du virus charbonneux. — Pasteur, apres avoir constate quo les ponies nourries avec des aliments s()uill(',s de matiere onolörique pouvaient se trouver vacoinöes, reudues röfraotaires, donees de riininnnite, quand elles ne sueconihaient pas, remanpia aussi (pie certains moutons, qui avaient ingörö des fourrages souiUds do matiere eharbonneuse, öohappaienl u la inert apres avoir ete visiblement ma­lades, et qu'ensuite ils r^sistaient aux inoculations charbonneuses. Des lors il se domanda si on ne pourrait pas arriver ji vacciner des tnoutons oontre I'aflfection eharbonneuse, en les goumettant pröalable* inenl et graduellement ii des repas souillös de spores charbonneuses (jnillet 188()i. II eonstata ensuite (septembre 1880) que la vache pent guörir spontanemenl du charbon, et (prune I'oisgueric eile est vaccinee.
IInbsp; est done avi're que le charlion ne reeidive pas ehe/, les ovins et les bovins (Pasteur), quand ilsonl. gueri do la maladie contractee spoiltane-ment, on quand on leur a inoculö le charbon sans les faire perir.
Chauveau eonstata de smi cötö ['immunity des moutons algeriens, le renforcement de celte ininiunite par des inoculations, rimmunite de l'agneau ne d'une more Inoculöe pendant la gestation.
A. Attenuation par le chauffage. — Pasteur ayant reussi iialli'-nner le virus du clmlrra aviaire et ä le transformer on vaecin, Tonssaint, le premier, attenna lo virus charbonneux. Ayantessaye de l'inooulation de sangdilueet fillre, el ayanl reconnu (pie le procedi'1 (Haitderectneux, qu'il pouvait donner le charbon et tuer, on ne donner rien et ne pas preserver, il cut recoursa remploi de la chalenr, et eonstata qu'on pent de la sorte diminuer la puissance du virus charbonneux de fa(;on a pouvoir I'inoculer sans faire perir les animaux, tout en leur con-l'eranl l'immunitö centre les atteintes du virus non alti'mue. II obtint un sang charbonneux vaecinal. qui ne provoqnait ququot;une (ievre ehar­bonneuse legere, et qui conl'erait rimmunite, en eliaiiU'aiit pendant dix minutes a .quot;i.quot;)quot; dn sang charbonneux prealablement dellhriiK''. II s'etait möpris un moment sur I'explicatiop du mode d'action de la chalcur,
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MALADIES C.O.NTAfilKUSKS [lACTKKlKNNES.
et avaitcru tuerla baeteridie en la chauffant; il allribuail rimmunitö ä I'introduction dans l'organisrae d'une maliöro iiui s'opposait dosor-mais au devcloppement do la bact^ridie.
Pasteur, tout en reconnaissanl que Ic procödö Toussaint pouvait tiboutir a l'atlemiation du virus charbonneux, dömontra qu'il pouvait amonerl'un des rösultalssuivants: souvenl la bactöridie ötalt tuöepar le chauffage et 1'inoculation tie pröservait pas ; d'autres fuis la bactö-vidie gardait une virulence morlelle, et 1'inoculation tuait; d'autres fois cniin la bactöridie elait alteuuee, et 1'inoculation pouvait preserver; mais cctte bactöridie iillenuee ne faisait pas souche, eile pouvait se ranimer et reprendre sa virulence dans I'organisme on dans les cultures.
Toussaint avail dune liien le preniier deinualre la [lossibilile de pre­server du charbon par des inoculations präventives; il avail le preniier reussi a altönuer le virus charbonneux et a le rendre vaccinal.
Entrc-temps (1S8I1 Pasteur, Chainberland et llonx invenlaient le procedö d'altenuation par la culture en presenee de Fair a 420-430.
Chauveau, aprös avoir reconnu qu'on pent altönuer l'effet des inocu­lations virulentes par IVinploi do tres petites doses do virus, apres avoir dömonlre qu'on peut par ce proeede renforeer l'immunitö des moutons barbarins, expörimenta (1882) le procödö du cliaullage; il precisa les conditions, le degrö et la duree du chauffage nöcessaires pour vaccinifler le siing charbonneux; il montra qu'on pent, par un chauffage jilus on moins prolongö, obtenir des virus ii divers degrös d'atU'iiuation, eoinine danslc precede Pasteur. II conseilla de chauffer le sang döflbrinö pendant quinze minutes ä 80deg;, pour avoir un premier vaccin (vaccin faible), el pendant neuf ou dix minutes pour obtenir le second vaccin (vaccin I'orl), qu'on pent inoculer a (|nelques jours d'inter-valle, commeceuxde Pasteur. II di'nnonlrad'ailleurs(i883): ([lie lechauf. fage peat etre appliquö pour altönuer rapidement les cultures meines de la bactöridie ; qu'il peut permetl re d'obtenir des cultures atleruiees, capables de faire soucho, de donner des spores altönuöes, qui repro-d 11 isent des bä tonne Is et des filaments ögalement attönuös; qu'il snl'lil, pour cola, de laisser pendant vingl heures a 'rlquot;^ la culture en bouillon semec avec une goutto de sang charbonneux, de la placer apres ce temps pendant trois heures a AIquot; pour amoindrir sa virulence, d'exposcr la culture ainsi cbaullee ou un bouillon seme avec eile ä la temperature de 380-370 pendant cinq a sept Join's, pour pennettre la formation de spores, de chauffer enfln pendant une heure ou une beure et demie la culture spondee a 80quot;. Les spores, dejä altennees dans une
certainemesure avant ce dernier chauffage, a'altönuentencore davan-tage et arriventde la sorte ii ne plus tuer le moulonquetrös exception-
nellement; elles soul d'aillcurs susceptibles de germer dans de nou-veaux milieux et de donner du mvcelium altenue conuue idles. Pour
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obtenlr des vaccins d'aprös ce prooödö, il suilil, do faire des cultures en grand; les deux premiers tojnps s'exöcutent comme il vient d'etre
(lit; dans le troisieme temps on seme la baetemlie allenuee dans un grand recipient contenanl, une gründe quantite de bouillon, ct on assure sa multiplication rapide en faisanl barboter de l'air liltre dans le milieu de culture; enlin, duns un quatriöme temps, on donne par un nouvoau chauffage l'attönuation deiinitive. Pourcela, et afln d'im-
primer line egale altenuation a toutes les spores, on repartit la culture dans des tubes de 10 ccnl.imotres cubes do capacite; on scelle les tubes el on les inaintient plongos pendant une heure dans I'eau chauflee a 84deg; pour le premier vaccin (vaccin faible) et ä Hü0 pour le second vaccin (vaocin fort).
Chauveau a attribuö l'attönuation ainsi obtenue a l'action de la chaleur, Ilareconnu: quo l'oxygöne n'intervient guöro en pareil cas (cliaullage rapide) comme agent d'altenuation, et (pie celle-cis'obtient plus rapidement dans le vide qu'en presence de l'air; que, dans le pro-cede Pasteur, e'est encore la chaleur qui joue le principal röle. Toute-lois, il a reconnu que la lixite de la virulence attenuee par ce procede de chauffageest moindre que dans le prooödö Pasteur, et rpie l'attö­nuation obtenue par l'action combinöe de l'air et (rune temperature nioins elevee (42o-430), mais agissant plus longtemps, se Iransmet et se maintient mieuxdans les generations futures.
B. Attenuation par la culture en presence de l'air ä 42ü-430. - Pasteur, Chamberland et Roux, prolilanl de ce qu'ils avaientdcjäfait pour le virus cliolcri(pie et de cecpie'foussaint avaitobtenu par le chauf-lage, inventörent la möthode d'altenuation par l'action combinöe de la chaleur et de l'air sur les baetöridies cultivöes. La baetöridie, cultivöe dans les conditions ordinaires, se multiplie pendant vingl-qualre ou qua-rantc-huit heures par scissiparito, puls eile donne des spores qui sonl dösormais pen modiiiees parle contact de l'airet conservent tonte leur virulence pendant longtemps. Mais la baetöridie, sous sa forme lila-menteuse, et laut qu'elle ne se multiplie que par scissiparito, est alte-nueo par l'action de l'oxygöne de l'air; il suflit done de la soumeltre ii cclte action et de la faire se developpor et se multiplier dans des conditions qui ne lui permettenl pas de donner des spores; de la sorte on pent obtenlr le microbe charbonneux aux degres les plus divers de virulence, depuis la virulence morlelle chez les animaiix les plus resistanls jusqu'ä la virulence la plus inoffensive chez les animaux les plus suseeptibles et meme jusqu'ä l'innocuitö absolue, en passant par un grand nombre d'ötals intermödiaires. La baetöridie, ases divers degrös d'attönuation, peul sereproduiredanade nouvelles cultures, en y conservant sa virulence attenuee, tandis (pic celle allenuee par lo chauffage ä .w0 ne garde pas son attenuation dans des cultures oil clle est scmee. Parmi ccs bacteridies attenuees a des degres divers, il est fa-
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KilOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MA.LADIES CON'TAOIEUSES lUCTKUIENMiS.
eile d'en trouver i[iii, inoculees aux animaux, ne leur dunnent qu'une maladiebönigneetleurconförenirimmunitöcontrele virus nonattönuö.
La baetöridie, cultivöo duns des bouillons, duns le bouillon dopoule neutre ou lögöremsnt alcaliD) en contact de rah' eta la tempörature constante de 420-430, ne donne jüis de spores möme au bout d'un temps ires long. AbamloniKi a cetle teinperatiue au contact de I'air, le mi­crobe, apres s'ötremultipliö par scissiparite, et avoir donne un myce-liiun Qlamenteuxs'attönue trös rapidertient dans ga virulence. Pendant les premiers jonrs, il passe par des degres ilivers d'ultenuation. Cha-cun de ces etals divers de virulence plus ou moins allenuee peut etre reproduil par la culture. Ghaque microbe allenue constitue un vaccin centre le microbe supörieur; et il est facile de trouver, dans ces virus successifs, des vaccins propres ä donner la liüvre charbonneuse aux animaux, saus les faire peril-, et de nianiere a les preserver dans la suite de la tnaladie mortelle. L'uc Eois altönuö, le microbe, conservant son attenuation dans des cultures nouvelles, est seme dans des liquides nouveaux mainteuus ii une temperature moins eiev('0; et alors il engendre des spores ii virulence attönuee, et d'oü proc6deront ensuite des bacteridies egaleinent attenuees.
En resumö, la baetöridie cultivee k-amp;'-VSquot; au contact de I'air s'atte-nue progressivement; chaque etat de virulence altenuee se reproduit par la culture, en conservanl sa virulence propre; les bacteridies attenuees peuventdonner des spores attenuees cornmeelles, quandclles sout ensuite placees dans un milieu don I la iempörature est de SB^SB0. Les spores qu'elles donnent sent attenuees, comme les bacteridies et se conservent mieux. Chaque baetöridie atteimee peut etre cousidcree comme un vaccin pour la baetöridie supörieure ; laquo;die donne une mala-die benigue, quand eile est sul'lisaiument attenuee, et protege centre une atteinte plus grave ; en sorte que I'du peut, en inoculaut les ani­maux, d'abord avec un virus tresattenue, [)uis avec un virus plusforl, leur conförer l'immunitö contre le charbontrfes virulent, sans courir aucun danger ou presqueaucun danger de lesrendre trop malades el de les faire pörir. Au bout do douze ii treize jours, la baetöridie, culti­vee ct mainteuue au contact de I'air a-WMItquot;, perd sa virulence pour le cobaye adulte, qu'elle ne tue plus, tonten conservantla vie et la faculte d'etre cultivee el de se veproduire dans cet etat inoU'ensif. Au bout de trente el un Join's (die ne tue que les jeunes souris ; au boul d'un moisct demi elleaperdu toute virulence,
Les microbes charbonneux, ö, virulence attenuee ouöteinte, peuven I la reprendreprogressivement, tant qu'ilsn'ontpas ötötuös, par des cul­tures successives sur des animaux tres susceptildes et tres jennes, puis sur des animaux plus äges, puis sur des animaux moins susceptiblos, seit d'abord sur des cobayes d'un jour, de -2, ;(, 4, .quot;gt;, 10, 'iO, 30 jours. puis sur des cobayes do plusieurs mois, puis sur des moutons; dans
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en retour raquo; hi virulence on pent encore prepurer des vaccins a tons les degr^S d'activite.
Dans les vaccins prepares suivanl, lannHliocle 1'asteur, qui vienl d'etre exposee, les proprieles acquises ne sonlpas d'une fixite absolue. A la suite d'une serie de generations successives, ou pendant le sommo il prolonge d'une culture atlrnuee, la virulence pcut se inodilier, se ren-foroer ou s'attönucr encore, d'oii la necessite de revenir de temps en temps ä la premiere operation pour avoirdes vaccins silrs. D'autre part, il ue faudra Jamals perdro de vuo dans la pratique que les vaccins du cliarhon reprennent löur virulence, quand accidentellemcnt ils font perir lesaniinaux imoutons ou vaches inoculös).
C. Attenuation dans le sol. — La melliodc d'altenualion, eusei-gnöe par Pasteur et expörimentöe en dehors de son laboratoire, adonnö des rösultals identiques, et aujourd'hui eile es! appliquöe dans divers Instituts baetöriologiques. Feltz, en contrölant les donnöes publieea par Pasteur et seseleves, apres avoir constate que la baetöridiecultivöe dans le bouillon h •WM.'i0 s'attenue progressivement, tandis qu'elle ne s'attenuc pas sensiblement au-dessous de cette temperature, avait constatö d'autre part: laquo; que la terre rendue charbonneuse... perd a la longue sa virulence; que la nature aecomplit, dans la terre, des atte­nuations du viruscharbonneux, analogues a celleque l'on produit arl i-liriellement dansleslaboratoires, et que Ton peutainsi serendre compte de la gravite plus ou moins aecentuee des epiznoties charbonneuses. raquo; La constatation faitc par Fell/, de l'attönuation du vims charbouneux dans le so! pennet d'expliquer, uonseulement lagravile variable des epi­zootics de eharbon, mais aussi la ivsislance plus ou moins aecusee de certains animaux ärinfection. II devient certain, grace d. cette cons­tatation, que des animaux doivent se vacciner plus ou moins com-pletement dans des paturages, eu inlroduisaut des spores attenuees dans leur organisme.
I). Attenuation par l'oxygene comprime. — Chauveau, ayant dölaissö le procede d'attönuation par le chauffage rapide comme inte-rieur par ses rösultats au precede d'altönuation lente parl'action com-biuöe et prolongeede l'air et de la chaleur, reconnutquel'oxygönesous pression et l'air comprime peuveiil; altimuer les cultures de la liaete-ridie et les rendre vacoinales, Apres avoir fait quatre generations suc-cessives d'une culture eu laissanl chaque gönöration truis semaines ii la pression de 8 attnosphöres d'air et a la tempörature de ;Wu, il constata que la derniöre generation, qui tuait encore le cobaye, ne tuail [dus le mouton. II reconnut que l'oxygöne pur pennet d'obtenir le memc resultat avec une pression beaueoup moindre, et s'arreta au modus faciendi suivantpourobtenirduvaccincharbonneux: ensemencer avec du virus ordinaire plusieurs hallons et les enlermer dans uu reci­pient metallique bien clos;substituer de l'oxygene pur a l'air et l'ar.cu-
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muler daus le recipient jusqu'ii la jircssion de 2 alniosplieres 1/2; pla­cer lo recipient a retuve röglöe ä ;j;)',-;i(;u et i'y laisser do quinze a trente jours, en ayant sein d'y maintenirl'oxygöne ä la pressionde21/2; ii partir duquin/.ieine jour, emprunter de laseinoncc a quclquesballons pour fertiliser de grands recipients dans lesquels so, trouve d'abord une faible quantitö de bouillon ; laisser ces nouveiles cultures ä la pression ordinaire de fair, et au bout de plusieurs semaines y ajouter du bouillon sterilise pour les diluer. On a ainsi des cultures a divers degres d'attönuatiou. Eton pent coulerer l'immunitä au niouton en lui inoculanl deux gouttesde cetto dilution, et au boaufaumoyen de cinq gouttes,
Ainsi done rattenuatiou obtenue par la culture a I'oxygene comprime, so transmet auxcultures de seconde generation faites ü 3()0-;{7quot; et sous pression normale ; et les cultures attönuöes de la sorte peuvent coule­rer riminunite au baud' et au mouton. De plus le sang de eobuye tue
par ce virus altenue serait vaccinal pour le niouton, Lo virus charb
Jüll-on
neux atlenue par la culture en presence de I'oxygene sous press pout coulerer riminunite par une seule inoculation. II est aus inoffensif que ceux do Pasteur; il conserve ses proprietes acquis
a
pendant plusieurs iikjIs, pendant deux mois au moins. Toutefois s; tixite n'estpas absolue ; passe deux mois, on 1'a vu reprendre une acti-vite dangereuse. D'ailleurs la ßxitö de la virulence attenuee ne se retrouvo pas nonplus dans lesvaccins prepares par leprocede Pasteur. Tons les microbes d'une rnömeculture ne subisseulpas necessairement et siinultanement la meine attönuation ; certains peuventconserver une activite süffisante pour tuer ou revenir au type primitif. Outre Falte-nuation qu'ilproduit, I'oxygene comprime a [lour eU'etd'alVaiblir encore la toxicitö des cultures, tout en leurlaissant leurspropriötösvaccinanles. En soumettanl a l'action de l'oxygöne comprime de nouveiles cultures euseniencees avec le produit d'anciennes altenuecs pur le möme pro-ei'-de, Chauveau a reconnu : que labacleridie pent etrcdepouillee de so virulence, tout en conservanf l'aptitude h, eröer rimmunitö; (ine, altö-nuec au point de ne plus tuer le cobaye le plus sensible au cliarbon, olio peutse cultiver encore et vacciner, sans faire courir aucuu dan­ger auxsujetsiiiorulrs; (pi'olle pentenün etre reiuvestio dc la virulence par la culture dans le bouillon additionne de sang de cobaye et mis en presence d'un air rarelie. Duns ces conditions la bactoridie recuperc la propriötö d'infecter mortellement d'abord la sourisetle cobaye qui vientde nattre, puisles cobayes adulteset le lapiu. Arrive iicette phase. 1'agent charbonneux, en voie de reconstitution, vaccine les petits rumi­nants, tout en etanl incapable de les tuer. Pour qu'il atteigno cettc activite, il laut propager au bouillon additionne de sang de moutonle bacille mortal pour les rongeurs. I.es types obtenus dans la sörie iiscendante peuvent etre repruduits avec une grande lixite.
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E. Attenuation par le vieilllssement. — Dans uno culture dc bacillus anthracis abandonnöe ö elle-mdme) la virulence disparatt uu
bout, d'un temps plus ou moins long, variable suivant tics condi­tions intrinsöques et extrinseques iiicompli'toment connucs. Pendant (jue la virulence diminue, desbacillesen nombre sans cesse croissant perdenl leur pouvoir vögötatif et raeurent. A un moment donnö 11 ne rested ans la culture quo de rares bacillcs ay a n I encore, maisnoninlactes, la virulence et la vögötabilitö. A cetto phase tine inoculation ordinaire pent etre insuflisante pourdeceler l'activitö pathogene encore inhorcnlc ii la culture. Pour la rövöler, il faut employer la molhode des cultures OU I'inoculation a [orte dose. Dans one culture, les divers liacilles n'ont pas tous la meine virulence et la moine puissance vegetative; le \ ieillissement altere d'ahord les plus faibles, et pen a pen nne culture s'appauvrit en microbes virulonts et feconds; mais si a un moment I'inoculation a petite dose cst insuflisante pour decoler les vestiges de la virulence, la culture permet de recolter uno generation de bacilles virulents. Des phenomenes analogues s(i produisent dans les cultures altenuees exixuimentalement; et certaineiuent il faut, dans l'etude des influences capables de restituer la virulence, tenir comptc d'une selec­tion spontam'jc d'agents virulonts dans les cultures de restauration. Une simple culture ordinaire pout sufflre amp; restituer la virulence a uno vieille culture (Arloing).
I'. Att6nuation par les antiseptiques. —Toussaint, le premier, cut I'idee d'altenuer le virus charbonneux par I'einploi d'un antisep-liqne. 11 reussit amp; conferei' l'immunitö avec du sang cbarbonneux dellbrini', liltre etadditionnd d'acide i)lieniqiiedilue. La melliode d'alle-nuation par un agent antiscptiquofnlcnsuile appliquee par Chamber-land etRoux aux cultures de la bacteridio; par I'emploi d'une solution d'acide pbrnique ou de bichromate de potasse, ils obtinrent des races de bacteridios attenuees. Tailtivant la bacteridio dans des bouillons addilionnes de 1 [i. Iquot;200 a I p. 600d'acide plienique, ils reconnurent: qu'elle subit une attönuation progressive; quo la culture issue d'une bacteridieayant vecudou/e jours dans dubouillon ])lienilt;pio a 1 p. (iOO est virulente pourle cobayo ot le lapin, mais quo la culture issue dc la merne baetöridie, apres vingt-neurjours, netuc plus ni lapin nicobaye; quo les cultures succossives reprodniscnt ces baelöridies avec leur attdnuation. Ils obtinrent raltenuation avec le bichromate do potasse et avec I'acido sulfiumpio, ils constatercut : quo la bacteridio, cultivee dans du bouillon additionno de 1 p. 5000 a 1 p. 2000 do bichromate ne donne ])as de spores et s'allenue rapidement; qu'elle pord definiti-vement la faeulte de spornler, lovsque l'action du bichromate a etc prolongee; quo ratlenuation ainsi obtenue est transmissible dans les cultures succossives ; que los spores soumises k l'action d'une solu­tion a 2 p. 100 d'acide sulfurique donnent des cultures attenuoos, etc.
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MALADIES CONTAßIEU8E8 BACTßRlENNES.
Zagari a altönuö la bactöridie, en lafaisant vivre Jans uü bouillon ayant cultivö le microbe du cholöra, et Pavone, en la oultivant dans im bouillon qui avail döjö cultivö le bacille lyphique. Dans 1c möme ordre d'idöes, lt;ni peul encore citcr l'attönuation progressive qu'o obtenue Manfredi par la culture dans des milieux constituös, pour une certaine part, avec de la matiöre grasse.
(i. Moyeus divers d'atteuuation et d'exaltation. — lioux, cm etndiant ruction dc I'air ct do lachaleur sur les spores rliarbonueuscs, a reconnu; qu'elles ne pörissent qu'au bout d'un temps Ires long a 70deg;, si dies soul inaintenues ä l'abri de I'air ;etqu'amp; la longue ellcspeuvent subir, avani, de pörir, une certaine altönuation. II a 6galementreconnu quo, dans les nieiues conditions de temperature, ellcs meurent plus vlte, quand elles sonl chaufföes an contact de l'air, et que, avant de perir, ellcs paraissenl diininner do virulence. Arloing a c:onstute: que l'action de la lumiöre solaire altönue la virulence des cultures do la bacteridio. Apostoli ivl Lmpierriere mil demonlre que l'action du couranl galvanique peut, suivant son intensitö, tuer la bactöridie on ratteniier si iiijilenient. Le virus cliarlninneux pourrail eulin elre alteniK! par son passage a travel's l'organisme de certains anhnaux. Ainsi, la bactöridie semblerait s'attönuer, selon certainsexpörimenta-tours, dans une ceiiaiue inesure, en passniil par l'organisme du ral, de lasourisblanche,des rongeurs,dela grenouille, etc. On avaitmöme pensö que d'une lacou gönörale la bactöridie s'attönuait en passani dans l'organisme d'un animal röfractaire, dans celui de la poule, du pigeon, du ral blanc, de la grenouille, etc. Mais il est demonLro qu'elle ne s'altönue pas en passani [lar le pigeon on par le ral .MetclinikoH'), ni en passant par la poule (Perroncito), par la grenouille (Nuttal); on a memo constate lt;pie le virus charbonneux, cultivö de pigeon a pigeon, s'exalte pour le pigeon, pour la poule, pour le cobaye et pour le lapin.
MetchnikofF a constatö que la bactöridie, cultivöe dans du sang de inoutons prealaldeiiicul rendus röfractaires, s'y attönue dans une cer­taine niesure. Sadowsky, apres inoculation du cliarbon an einen, aurail cru reconnaitre que le virus s'attönue, et qu'il pent ensuite etre ren-foree par la culture dans le bouillon; muis Malni aconstatö : (pie la bactöridie qui a vöcu chez le chien, animal röfractaire, n'a pas perdu de savirulence, qui semble plulötexaltöe; quelemömefaitdel'augmen-tation de la virulence s'observe aussi pour les baetöridies, qui ont vöcu die/ le lapin pröalablement vaccinö; que la bactöridie, en passant par un animal röfractaire, so renforce, et quo cette exaltation se produit duns l'ocdöme a la snili^ de l'inoculation sous-cutanöe, dans le sang et dans la rate apres une injection intra-veineuse. D'antre pari, la bacteridio ne semblerail pas attönuöe par un long söjour dans le corps de la grenouille ei du chien (bubarscli ; eile se renforeerait cu passant par le boeufel parle chien; eile se renforcerail aussi en eiani
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cultivee sur une sörio (1(^ ponlcts de plus en plus äges (Roux et Chamberland), en passant par lo pigeon (Metchnikoff); eile se renforce phi lot qu'olle ne s'attönue, on tout au moins conserve sa virulence, en passant dans I'organisine d'un animal vaccinö, du lapin pai1 exemple, Ainsi, Nocard, ayant injectö la bactäridie dans le conduit du trayon d'une chevrc vaecinöe, a vu I'animal no pas tombor malade tout en cultivant le microbe dans la mamolle; il a pu obtenir pendanl plus de deux mois dulail virulent dans lequel la bactöridie n'elait pasaltenuee, Elle so renforce dans l'organisme du lapin (Mquot;quot; Tsilinsky); eile seren-torce ögalemont quand son action est ravorisoe par quelque associa­tion microbienne (Galtier).
Kn räsumö, les procödös son! nombreux ct varies qui perineltent d'attönuer ilaquo;; \iiais charbonneux; mais deux seulement sont suivis pour la preparation do vaccins destines ü la pratique des inoculations präventives: Cö soul, colui de Pasteur et celui do Chauveau. On pent, par ces mehodes,obtenir des bacteridies, a diversdegrÖS d'attihiualion capables do so reproduire avec leurs proprietes iiouvellcs ; les unes ne tuani plus lo niouton mais luanl encore 1(! lapin, les aulres ne luant l)lusle lapin mais tuiint U\ cobaye, les autros ne tuant plus le cobaye mais tuant la souris. On pen! rendre progressivement la virulence premiere a COS races, en les cultivant de certaino facon, en inocu-laul la plus attenuee a des animaux encore sensibles h son action, a la souris, el: ensuite successivement a des animaux de plus en plus resislants, an jeune Cobaye,puis an cobaye adulte, puis an lapin, puis au moulon. On pent, obtenir des vaccins qui, inocules sans grands dangers aux animaux, lour confercnl, l'immunitö.
^iquot; immunisation. — On pout immuniser l'organisme vis-a-vis du charbon par l'introduction de virusplusou moins alTaiblis on attenues et par des inatiercs solubles vaccinantes.
A. Immunisation par les virus attenues. •— IVapres G. Colin, les inoculations de I'aildes qnantites do sang charbonneux, plusieurs tois repetces, pourraicnt donner l'immunitö au cbien, a lane, au chevnl, qui, a nu moment donne, pourraient supporter des doses enormes. Mais rattemiation du virus charbonneux permel d'eviter les dangers inhercnts a 1'inoculation do bacteridies normales. On pent, en efl'et, arriver äimmuniser plus on moins solidement, et sans fairecourir de dangers sericsux aux animaux, en employanl, des virus sulTisamment affaiblis et en repelant 1'inoculation. On inoculera d'abord un virus assez attenne, incapable d(? rendre seriensement malade l'organisme, mais assez fort pour lui donner un certain degre d'immunite, qu'on complötera en inoculant quelques jours apr6s un second vaccin plus fort, qui sei a bicn supporte, mais qui, inocule d'ombleo eill determinö des accidents plus ou moins graves. Pour le niouton ct lo boeuf, deux vaccinations, f'aites de la sorte, son! el'licaees et sans danger. Pour le
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lapin, il est ndcossaire d'moculer Buccossivemont trois on quatre vaccins do virulence croissante (Pasteur, FelU) ou d'injecter dans la veine uno gratide quantiW de virus trös attönuö (Chamberland et Uoux).
li. Immunisation par les produits solubles. II est dömontrö qu'on peul cröer l'immunitö au moyen dos produits solubles rösultant de la vie des bactöridies. Ghauveau (1885) avail röussi ii oonförer l'im-imiuito an raouton, en lui injectant, dans la veine, du sang charbonneux detibrino et sti'rilisr par la chaleur. Chamberland et Uoux ont ä lour lour immunise le moulon, en lui injectant, SOUS la peau, du sang char­bonneux privo de bacloridies Vivantes par un chauffage de quarante minutes a o5ü-3()0; mais l'immunitö ainsi obtenue est moins solide que celle donnöe par les virus alU'mues ; d'ailleurs I'injection de sang charbonneux flltrö sur porcelaine ne conföre pas I'immuniie.On aurail, d'autre pari, immunise des animaux (lapins, souris), en leur iiioeulunl les produits exlraits de cultures failcs dans des conditions speciales (Wooldrige, llankin, Petermann, Uoux, Hankin el Wesbrook'. On a reconnu encore (pic la baetöridie produit une substance vaocinante: des cultures chaullees 8-10minutes allüquot;-ll.:)quot; (Roger) etinoculoes dans la veine du lapin (int parn con leni rune substance vaccinante entei'iiK'edans les bacteridies mais soluble el (liU'iisible; les cultures destiluees de toute virulence (Ghauveau) peuvent conlerer rinimmiite; Arloing, ayant extrail, par siphonnoment, du bouillon de cultures anciennes faites en profondeur considerable el laissees longtemps an repos, aobtenunn liquide exempt do germes mais contenant les produits microbiens solubles, avec lesquels il a conförö l'immunitö au moulon; il a reconnu (pic les substances solubles dans I'alcool soul cellos (jui donnent l'immunitö, les substances precipilables n'elanl pas immuni-sanles.
Enr68um6,bien que le charbon ne se prole pas facilement a une d6-monstration decisive de la vaccination par substances chimiques, a cause de l'uUeration facile dos malieres vaccinanles par la chaluur, les (litres et les roaclils, il n'en demeure pas moins acijuis qu'on peul donner l'immunitö centre le charbon avec des produits charbonneux on des cultures privöes de baetöridies. On peul tuer les germes par la chaleur, ou mieux, s'en döbarrasser par le procede Arloing, ou bien encore lestuer en cmployanl les essences, qui soul tros bactericides el qui n'allorenl pas (Koch, Chamberland) les malieres albuminonles ni les diastases. L'essence d'ail et l'essence de moutarde conviennent bien (Uoux el Chamberland). Du sang charbonneux el do la pulpe de rale charbonneuse, Frais, traites par l'essence do moutarde elevapores dans le vide pour oliiiiiner l'essence, quand eile a agi, doniioul nil ri'sidu qui contientlea produits microbiens Axes et qui confamp;re an lapin lim-munilo avec de moindres doses (pie les monies maliores (lltröes ou
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chaufföea a 88deg;- On peut encore arrlverau mömerösuUat enemployanl l'essenoe d'eucalyptua (De Christmas). Toutefois, il no faul pas perdre de vue que la bactöridie, qui produit des substances vaccinantes dans l'organisme et dans le sang, en donno pen dans les bouillons, et quo riminunite oonf6r6e par ees substances dure moins quo celle qui resultede I'actiondes vaccins vivants.
l/iinmunite conföröe, de möme que riminunite naturelle, tient a relat hactoi'icidedos liumeurs et aupouvoir phagocyUiiro des cellules, L'iminunisation par une premiere atteinte, par 1'inoculation do virus alloinies, est im eilet des secretions des bacUu'idies. 11 est avore (Bitter, Perroncito, Wissokovicz, Lubarsch, MetchnikofT, Ghamborland et |{(jux): que los bactöridies dos vacoins inoculös ne se propagenl pas dans l'organisme; que l'iminunisation est due nux produits fabriqu^s sur pla(;(! par ios bactoridies, ou introduits avec elles, on dorivant do leur destruction. Ghamberland et lioux, en vaccinant le lapin, ont eonslate:que les microbes du premier vaccin (vaccin faible), inoonlos sous la peau, sont delruits rapideiuent aupoint d'inoeulatiun; ([ue COUX qui out eto injoctos dans la veine disparaissent rapidement du sang, pour s'accumuler dans la rate et s'y dötrniro sans pulluler. 11 seinble done bien ipie 1'immunisation par virus attönuö est duo a la diffusion dos produits solubles dans l'organisme, oü its surexcitent l'activitö haotorioide et phagocytaire, döterminent un entralnement dos cellules et uno accoutumance aux toxines baetöridiennes.
li0 Vaccination eharbonneuse. — Le virus charbonneux, atti'nuo par la möthode Pasteur, peut conförerl'immunitö par une seule inoculu-tion, ou mieux par plusiours inoculations (deux), t'aites successivement avec desvaccins do moins en moinsattonues. Dans la pratique, la vacci­nation eharbonneuse so fait en deux fois, ä douzeä quinze joursd'inter-vallc; on inoeulo d'abord un vaccin (Ier vaccin) faible,qui no donne qu'une iminunito incomplete; dans douzeä,quinze jours, on inoeulo un vaccin (2deg; vaccin) [dus fort, qui complete rimmunito; los deux Inoculations so fontdansdouxpoinlsdilloreuls.runealacuissodrüitoet Tautreii lacuisse gauche die/, le niouton,l'une enarriore d'unoepaule et l'autre en avanl oude l'autrecötö ehe/, los boeufs et leschcvaux.Lcs vacei ns son I envoy es, pour la France, par l'Institut l'asteur de Paris, en lubes renfermant du liquide pour 100, üül), 300 moutons. L'inoculation so fait avec uno seringue Pravaz (gradueeen huitiemes de eentimolro cube), qui doit loujoui'S ötro sterilisoo apres avoir sorvi et avant d'ötrc employee ä nouveau (Voir page 78). Los vacoins soul aspires direclomeut dans le lube avec la seringue storilisoc ; ilsdoivont otre employes pen de temps apres avoir ete re^us; en altendanl leur emploi on doit los tenir au frais et a Tobsourito ; tout tulu^ ouverl doit ötre employe le jour memc, ets'il roste du vuecin il faul le jeter au l'eu. II ne faut jamais injeeter le second vaccin a des sujets ([ui n'auraient pas reyn le premier. Chez
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le moulon, on injecte, ft la doso de 1/8 de oentimötre cube, le premier vacoin ä la face interne d'une cuisse; puis, au bout do douze ä quinze jours,le second vacoin, a la mömedoae, estinjectd ä l'autre cuisse.Chez lesbovlns, lesinjections se fonl en arriörodel'öpaule^tsurlesfacesdQ l'encolure ehe/, le cheval; on se seri des mfimes vaccins pour faire les deux inoculations ödouzeouquinzeioursd'intervalle^aison en injecte uno dose double, soil 1/4 e.c. au lieu de 1/8,
La vaccination charbonneuse a ete reconnue efflcace ä la suite de nombreuses experiences de laboratoire et des innombrables essais, fails sur des troupeaux, dims les diverses eonlrees de la France eta l'ötranger, Depuis IH8I jusqu'ö nos jours, on a vaccinö, en France, dans les pays ä charhon, des eentaincs de mi lie moutons et des milliers de grands ruminants; etl'ona vu, do ce chef, la mortality charbonneuse devenir insigniliante la oil eile ötait en moyenno de .quot;i a lü p. lüüdes animaux. La vaccination pasteurienne s'est röpandue dans tous les points du globe ; des laboratoires, pröparant les vaccins, existent a Home, a liuda-Peslh, ä Odessa, a IJuenos-Ayres, au Chili, en Australie, etc.; partout on aobtenu do bons resultals.
Les animaux inoeules ne preseiitent gönöralement aucun trouble ii la suite de la vaccination. Toutelois, des exceptions, plus ou moins frequentes, el plus ou moins graves, peuvent se presenter; on peul voir se produire, a la suite de Imjection du premier ou du second vaccin, chez le cheval, ehe/, le boeuf et chez le mouton, des accidentslocaux : des tumeurs avec oadöme pöriphßrique chez les premiers; une tume­faction avec engorgements ganglionnaires et boiterio ehe/, ce dernier; mais ces complications disparaissent ordinaireraent en pen de temps. Quelques sujets, de l'une ou de l'autre ospöce, peuvent en outre pre­senter de la tievre et de l'inappi'tence a la suite dc la vaccination. On peul enlin voir se produire parfois, quoique raremeul, des accidents morlels ä la suite de la premiöre ou de la, seconde inoculation. On s'accorde a reconnattre que, sur le cheval, la vaccination charbon­neuse est plus dangereuse que sur les animaux bovins ou ovins; qu'elle offre de sörieux inconvönients, occasionnanl parfois des ii'drines considörables el pouvanl determiner une maladie grave, voire la mort, el qu'il n'y a lieu d'yrecourir qu'exceptionnellement el dans des cas particuliörement urgents (enzootie rögnante).
Les accidents eonsecutil's ii la vaccination peuvent tenir ii diverses influences; a une suseeptibilitö exceptionnelle de certains animaux; ii l'elat de gestation des femelles; ii i'extröme jeunesse des sujets; a la mauvaise qualitö du regime (Blot, Duclaux), a la misere physio-logiquo;{iquelque Fautecommise parl'opörateur, qui n'a pasopörö aasez nseptiquement, etc. D'ailleurs, I'inoculation n'immunisant pas immö-iliatement, des animaux peuveul moiirir cliarlionneux a la suite d'une infection naturelle entre les deux iuoculalions, ou pen de temps apres
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la seconde, alors quo la vaccination n'a pas encore pu developpor une preservation sat'fisanlc. II imi)oiie done do ne point pcrdre do vue le danger (jui, nonobstanl la vaccination, menace ics animaux, lorsqu'oh so trouve dans nnc r(',gi()ii ä charbon, et lorsqu'une cn/.ootio vient d'ochitcr; le voterinairo Operateur nc doit pas le laisser ignorer aux projirietaircs, squot;ii vent se nicllre a l'abri de certaines recriininatioiiis. D'autre part, ii peul arriverquo les deux inoculations ne donnent pas une immunity su til saute; on a vu des animaux, qui les avaient subics, contractor le charbon mortel dans les deux ou trois niois qui ont suivi la vaccination. Bnfln, il n'ost pas impossible quo la vaccination con-
rra-
tribue a dissömine
vement inalades.
Malgro tout, il ya lieu de considörer la vaccination charbonneuse commo capable de donner des n^snltals favorables. Les accidents qu'elle a occasionnös s(jni en döflnitlve pen importants, quand on envisage l'ensemble des inoculations qui onl ete faites un pen partout. Les animaux vaccines devienncnl onlimiirernont assez rofrnclaires pour (#9632;('#9632;sister a ['infection naturelle et meme a ['inoculation experi-mentale. On a reconnu un pen partout, dans los pays etrangers (Bel-gique, Espagne, Italic, Suisse, Allemagne, Autriche, Elussie, Amerique, Australia, etc.), comme en Fiance, que la vaccination pasteurienne conföre I'immunitö et qu'elle peut avantageusement etre employee pour preserver du charbon naturel les animaux des especcs ovine ct bovine.
D'ailleurs, connaissanl les causes qui peuvent contribuer a aggraver les dangers tie ['inoculation, on devra toujours, dans la pratique, faire le possible pour eloigner ou alternier leur influence. On ne vaccinera les chevaux (ainsi qu'on la vu) que dans des cas tout a fail excep-tionnels. On emploiera les vaccins aussitötque possible apres les avoir rcyus, en ayant soin deles tenir au frais, a 1'abri do l'air, et ä l'obscu-rite, jusqu'au moment de leur utilisation. On procedera toujours avec le plus grand soin, et on operera avec des instruments tres propres pom'eviter tout melange diinpuretes on de germes etrangers. On ne perdra jamais de vue que la race, I age, Total des individus, leur n'1-gime, etc., peuvent exeroer une grande influence; on devra on con­sequence, avant de vaceiner sur une vasle echelle, avant d'iuoculer on grand dans les contröes 011 la vaccination n'a pas encore ete pra-liqueo, later le terrain par qnelques tentativos preliininairos faites sur un petit nombre de sujels de divers Ages, do diverses races, etc. On devra vaceiner les brebis, quand elles ne sont pas pleines ou dans les premiers temps do la gestation; il ne conviendra de les vaceiner dans l'etal do gestation avance que dans los cas urgents, lorsque la maladie sevira avec intensite dans le troupeau. Les agneaux ne seront vaccines qu'autant qu'il y aura lieu de craindre pour eux le charbon
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gpontonö; on dit bien (in'ils pourront recovoir les inomes doses de vacoln lt;jiie les adultes, cependant on pourra so contenter de doses moindres.
On elioisira, pour inoculer les grands niminanls, 1(! moment oil ils ne trasaillcnl pas, et pour les vaelies les periodes oil alles out le moins de lait, car la vareiuatiun donnanl la tievre diminue la lactation el
peut, en determinant le eliarbon, rendre le laltdangereuxlaquo; D'ailleurs, le lall des femelies vaccinöes devra 6tre rejete (laissö a la bete, OU sterilisr, etc.), pendant le temps qui suivra la vaccination (quinze jours apres la seconde inoculation). On diiniuuera les doses pour les individus el pour les races doues d'tine susceptibilitä plus aceusee, pour Irs animaux placös ilaus de mauvaises conditions hj'gitoiques, mal nourris, etc.
On vaccinera de pröförenoe au printemps, ipiand la maladie esl encore rare, afin d'eviter d'accurauler l'action du vacoin et celle du charbon spontane, et afln que les animaux, (''laut frais vaccines, resis-tent nüevix a la lin du printemps ainsi que pendant 1 ete, alors que la maladie sevit onlinairement avec le plus d'intensile. On inoeulera les moulons aux plats des cuisses, comme cela esliiulique dans les ins­tructions qui precedent. Quant aux grands ruminants, on les inoeulera derriöre lepaule ou au creux du llanc (ou a la queue, ou a l'oreille) ; on piquera la peau avec une aiguille forte ou avec uu trocart. L'injec-Lion sera falle dans le t.issu sous-cutanö. Les engorgements qui se produironi seront laisses saus Iraitement, quand ils seront peu ätendus et non accompagnös d'un elal general alarmant; dans le cas contraire, on pourra, tout en s'abstenant de les ouvrir, faire, ehe/, les grands ruminants et les chevaux, des injections d'eau phöniquöe a #9632;2 ]gt;. 100 OU d'eau iodre, dans 1 epaisseur des (edemes.
Imi ri'sniiK', Irs documents fournis de partout ayanl etabli, malgrä les dönögations de certains, que la vaccination a diininue ..'onsidera-lileinent la mortality, dans les troupeaux exposes aux ravages du char-lion, nuiis elaut d'autre pad avörö qu'elle ne va |ias sans quelques dangers, il y a lieu de ne la preconiser que dans les eontrecs on I'afTection charbonneuse occasionne plus de pertes qu'elle n'en deter­mine elle-ineme. Ainsi, la vaccination des animaux hovins, ne cau-sant que des pertes insigniflantes, et diminuant la mortalite par le charbon dans une proportion eonsideralile, est indiquee dans tousles pays on lamortalitö depnsse 1 ou-i|). 100. Ainsi encore la vaccination des moutons, quojque pouvant determiner des pertes plus sensibles, pre-sente neamnoins des avantages si'rieux dans toutcs les conlrecs oü la mortalite par le charbon döpasse annuollement II on i p. lüü. Elle ne doit d'ailleurs jias 6tre propagi'e iinprudemment; eile ne doit pas etre pratiquee dans les pays oil le cliarbou u'existu [)as, nimeme dans ceux uii il esl rare.
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On n'est pas trös bien lixo sur la transmission höröditaire de l'im-munitü. Los agneaux mis do meres barbarines, inoculees pendant la gestation, seraient refraelaires d'apri's Chauveau; il en pourrail etre de mßme des agneaux nes de breliis franeaises vaccinecs pendant la gestation (Rossignol) on mörae avant (Toussainl). Mais des rösultata eontradictoires ont etc obtenus par la commission de la Soeicle een-trale do medecine voterinaire sur la ([iiestion de savoir si les agneaux on les veaux nes de meres vaeeinees sonl doues de rimmunile; on a vu (Sociele d'agriculture de Melun) un agneau no d'unc mere vaccinee mourir du eharlion inocule ; et d'aulrc pari il aurait ot('; reconnu quo les agneaux nes do meres vaeeinees ne jouissent pas en general de rimmuniti' ((lliarnberland).
L'immuiiit() n'est acquise que quinze jours environ apres la seconde inoculation; et sa duree varic beaucoup suivant la force des virus inoeulös, et suivant le ilegre de roeeptivite des fininiaux; eile pent aller do quelques mois a im au et au dela. On a constate des durecs do deux, trois, quatre, cinq, six, scpl, buit, iieuf, dix mois, etc.; on a meine reconnu quo rinimunito pouvait persister oii/.e mois, un an, trei/.e mois, etc. Les moulons seraient encore vaccinös au bout d'uu an dans la proportion de lit) p. 100 (Cbainberland). Quoi qu'il en soil, il pent arriver, comme on la d'ailleurs constate, que 1'immunitd ne dure que deux, trois, quatre mois, etc. La duree do l'immunitö semblo, tonics choses egales d'ailleurs, (Hre en raison dirccle de l'intensitä du vaccin et de la l'aible recoplivile des animaux. Pour obtenir une immunite durable, il laudruitdonc employer les vaecins les plus forts pour les animaux doues de la plus grande reeeptivile ; mais alors les dangers de la vaccination soul plus graves. En tout cas le degre et la duree probable de l'immunitö peuvenl etre apprecies d'apres la reao tion qui suit la vaccination; eile sera ordinairement incomplete et de eourtc duree, si les animaux sonl pen ou pas tfprouves.
On a bien signale di^s duroes de plusieurs annoes, de deux et de trois ans; mais il est presumable, ou que l'immunitö avait ete completec par l'inoculation du virus fort, OU qu'elle avail ete dans la suite renouvelee par l'infection naturelle, qui, incapable de rendre seriou-sement malades les sujels, avait conti'ilme a perpötuer leur etui rel'ractaire. Ln sorte que, pour per'peluer les bienfaits de la vaccina­tion dans les localites ou le charbon est a i-edouler, il conviendrait de la renouveler tons les ans au printemps.
La vaccination, avec le virus altenue dans I'air ou dans I'oxygone comprimes d'ajires le procode de M. Chauveau, a 616 pratiquec avec succes en France ct a I'eti'aiiger, an Clhili ct en Suisse. Elle a donne de bons resultals sur le mouton, sur les grands ruminants et meme sur le clicval. be inanuel opi'ratoire est le meme que pour la vacci­nation avec les virus Pasteur. 11 decoule d'c.xperiences laites ante-
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rieurement et de celles faites en 1888 devant la Societu d'agrlculture de Melun les conclusions suivantes : le vaccin prepare par 1'oxygene comprimo cst done d'nne grande lixite, il pout sc conserver plusicurs mois et ötre transportö au luin; il pent conförer une solide iinmunite par une seule Inoculation, et ii n'oecasionne pas sur les bovins et les solipödes les mömes osdömea que les vaeoina Pasteur; il pennet d'investir les animaux de l'immunitö douse ii quinze jours i)lus löl (pie les vaccins Pasteur. Ajoatous d'ailleurs que des inoculations multiples et successivesdu meine vaccin conleient une imnuniite plus complete. Itcmarquous enlin qn'ou peut pareillemeiil avec im seul vaccin Pasteur conierer rimmunile, en le choisissant de virulence intennediaire enlre celle du premier et celle du second qu'on utilise liabiluellemeiil. D'ailleurs, la plupart des considörations, pre­sentees a propos de la vaccination Pasteur, s'appliquenl a la vaccina­tion Chauveau : meines regies pour le manuel opöratoire, meines precautions a prendre, meines indications, etc., etc.
V, — Diagnostic.
II est de la plus haute importance de savoir diagnostiquer prompte-ment el si'irement le charbou bacteridien, an triple point de vue du traiteineul, de la prophylaxie et de la police sanitaire, de I'liygiene et de la salubrite publiques. C'est qu'en eilet, par des mesures appropriöes et prises a temps, on peul conjurer les dangers de l'affection, limiter ses ravages, empöcher sa transmission ;iu\ animaux et ii l'homme, faciliter saguörison, au moins chez l'homme etchez certains animaux. Or la promptitude d'une intervention öclairöe et appropriöe dopend de la celiirite et de la silrete du diagnostic.
Le diagnostic du charlion bacteridien ne laisse pas d'etre cutoure parfois de serieuses dil'licultes, surtoutipiand on se trouve v.i\ presence de cas isolös et qn'ou u'a, pour se prononcer, que lesecours des symp-tömes et des lesions macroscopiques, qui sunt du resto peupathogno-moniques dans la plupartdea cas, et qui sont en outre variables suivant les espeecs et suivant les malades. Ildevieut possible et meme relative-mentaisö: quand on connait le mode d'apparition et l'ensemble des conditions qui out preside a l'apparitiou de la maladie, sa marche, son evolution, ses symptönies, sa terminaison, ses lesions ; quand on apprend que des cas semblables se sont monlres döjä dans l'annöe on les annees precT'dentcs ; quand on sail, qu'il y a dims la region des päturagea ou champs raaudits; quand on apprend quo les animaux ont rrecpienle des lieux oii avaient ete enl'ouis antericurement des cadavres cliarbouneux, etc., etc.
II sera done indhpie de proceder a une veritable enquete toutes les fois qu'on soup^onnera l'existence du charbon ; il conviendra de.
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CHARBON BACTERIDIEN.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 102:i
liecueillir tous los rensüigncments utiles a l'effet de connaitreaussi exac-tement quo possible tout co qui pouriail meltre sur la voie de la vorite.
Les nuiladics avec lesquelles le cliarbon pent etre confondu, (juaad on n'a pour so piunoneer quo les symplumes ou les lesions macroseu-liiijues, sunt variables suivant les espöees ; mais il serait superflu de les eiiumeror ici et d'en faire le parallele avee I'afTection cbarbonneuse, attendu que des moyens dc diagnostic s(\r sont ä present ii la disposi­tion des vi'lerinaircs et des medecins, pour recounaitre rexistenco dc cette derniere. En efFet, grace ii l'examen baetäriologique, a rinocula-lion et ä la culture, cliaeun peul aujourd'imi sortir de l'incertitude et etablir un diagnostic absolument certain, quaad cos moyens sont employes convenablement et en temps opportun, avant la transl'orina-lion des Ijatünucts et la disparitiun do la virulence.
L'examen microbiologique, fait ii un grossissement eouvenable (40üä 800 diame.lros), on suivanl, les regies precedemnieiil indiqu6es, per-inetlrade porter un diagnostic absolument stkr! quand ilforaoonstater, dans le sang do l'animal malade, dans le sang, dans les ganglions, dans la rate, dans le foie, etc., du eadavic, dans la viande depecce ou en quartiors, ['existence de halonnets immobiles, droits ou coudes, cylin-driques, amp; un, deux, trois segments on articles, etc. ; ([iiand il inontrcra les globules sanguins agglutines en masses irreguliores, sepai'ees par des espacos oil se trouvenl, les bacloridics, etc.
On a vu pröeßdemment les divers moyens de proeöder a l'examen bactdriologique avec ou sansreactil' öclaircissant(acide aeötique, acide formique), avec ou sans coloration. Quand on se trouve on presence (run malade encore vivanl, on peul faire des preparations avec le sang ou avec le produit d'unaedeme, etc., qu'on obtientparune jjicirtre, avec le sang des iiomorragies, etc.; on peul examiner do suite des goultes dc sang ou cle produit sanguinoleut, en ayanl soin dc les prendre tres petites, aiin d'obtenir des preparations assez transparentes; on peul aussi colorer cntre lame et lamelle, ou bien laisser desseeber d'abord sur la lame on la lamelle, pour eclaircir ensuite avec I'acide formique ou pour colorer. Toutefois, quand la maladio u'esl jias assez avancec, l'examen baetöriologique n'amene pas toujours et d'emblöe a un dia­gnostic certain ; le sang, ohtonu parpiqihes ou par une saignee, peul ue niontrer aucun luilonnet, soil (pie les bacteridios n'aieul pas encore envahi la masse sanguine, soil qu'elles s'y trouvent Imp [)0u noinbreuses el passent inapcryues ii cause do leur petit nomhre etdc la petite quan-titö de inalioro examinee. Aussi en pareils cas csl-il necessaire do sc; livrer ados examens reileres et succcssil's. A del'aul de bacleridies nel-toment visibles, il ne laut pas so baser sur Tetat croneli'' et l'aspecl cloile des globules sanguins, qui pouvent t'aire del'aul dans le charbon ot se montrer dans d'autres affections.
Quand on a ä se prunoncer sur le cadavre, la chose devient plus aisee,
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MA LA DI HS C0NTAGIEU8ES BACTfiRIENNES,
parce que los baotöridies soul plus abondantes et plus faolles adecou-vrir par cousequonl, et parce qu'on pout examiner, outre le sang, lo produit des lösions, la pulpe des organes reputes les plus riches eu baetöridios. On fail des preparations avec le sang, avec les produits exsu-des, avec le produit des hemorragies, des taches, des ecehynioses, avec lo produit rAele sur la coupe d'organes (rate, ganglion, poumon, foie, reins, etc.), on surdesmuqueuses [estomac, intestin, etc.). Onpeutpro-eöder äTexamenBur place, lorsqu'on dispose de tout cequiestnöcessaire; el, si mi premier examen est absolument signiflcatif, on pent s'arrdter, landis que, dans le cas coutraire, il eouvient d'en faire d'autres et de les faire porter sur les divers organes, sur les divers tissus, voire sur les centres uerveux, quand il y a lieu dc croire a une localisation speciale de ce cote.
Quand 1'examen no pent pas etre fait sur place, quand il doit etre fait ailleurs OU plus lard, quand on doit envoyer ä une porsonne com-pi'tente des produits ä examiner, il y a lieu do prendre des precautions spoeialcs. On pout proeeder de diverses famous : on peul etaler do la inaliere a examiner sur des lames ou dos lamelies qu'on proparcraplus tard ou qu'on expediera ; on peul recueillir du sang, dans un vaissoau ou dans lo Coeur, au moyen de tubes capillaires (tubes a vaccin) ou de pipettes en verre sterilisees, lesromplir en evilanl la souillure do sang, [mis ies seeller a la Lampe ou a la cire pour les expödier ou s'eu servir plus tard en vue de pröparations, cultures ou inoculations; on pent encore enfermer entre deux ligatures un fragment do vaissoau pour le faire ensuilo servir au uiemc but ; on peul prelever des caillols, des fragments d'organe (rate, foie, etc.), des ganglions, etc., les empörter pour ies examiner ailleurs, ou les meltro dans la glycerine ou dans 1'alcool, etc., pour les expedier ii la personne chargee d'en faire l'exa-men, etc., etc. Toutefois, il ne tautjamais oublier: quo cos prclevements doivont etre fails le plus tot possible apres la inorl; que les autopsies doivenl etre praliquees sans delai ; que les cadavres charbonneux se |iiilretient rapidement, et quo, dans les cadavres en voie dc putrefaction plus ou moius avancee, les bacteridics peuvent se trouver meiangees avec des microbes septiques, qu'elles peuvent s'etre delruites, ou ti'ansformees eu spores dans les produits qui ont le contact de Tair, et que 1'examen baetöriologique pratique dans ces conditions laisse planer rincertitudc sur le diagnostic, On pout on effet rencontrer des microbes divers, dont certains resseiiiblont plus ou nmiiis ;i la bac-teridie. Toutefois, la bact6ridiepeut6trodistingu6e(Kitt,Siedamgrolzky, Gratia)des autres microbes morphologiquement aemblables, grace äla grainehyaline, qui l'enveloppe, etqu'elleseulepossöde; ilsuffit,pourla voir, decolorer taiblementau violet do gentiane, ou a la fuschine, de trailer ensuitc par une solution d'aciile acetique ii I p. 100, el d'examiner sans baume avec l'objectif Ö, immersion homogene.
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CIIARBON BACTERIDIEN.
I02gt;
Le diagnostic du charboa devient surtout imporlant dans I'inspection des viandcs destinöcs ii 1'alimentation da rhommo, G'est avec raison quo la lui sanitaire prohibo la consommation des viandes charbonnouses, puisqu'elles soul doubleraent dangereuses: dangereuses it manipuler et susceptibles de transmettre la pustule maligne ärhomrae; dangereuses par leur ingestion, car, insufflsamment cuites, elles peuvent donner le charbon, quand des spores ont pu s'y former. Los cas do transmission a rbomme par la manipulation des oadavres, des viandes et des döbris charbonneux, ne soul pas absoluraent rares, D'un .nitre cötö il est avnv quo le sue d'une viaode charbonneuse incomplötement cuito est inoculable (Beutet), et quo l'ingestion d'un pareil aliment pout donner le charbon. On a observö pnrfois ie charbon interne sans accidents extörieurssur des homines quiavaientingörö des viandes charbonneuses. Ainsi. on a observö (Lorenz), en aoüt 1884, a Lauterbourg, trois cas de morl sur des personnes ((iii avaient mango crue ou incomplötement cuite do la viande d'une vache charbonneuse. A Naschevo, pros do Wreschen, plus de vingl personnes tombörent malades aprcs avoir mange de la viande do vache charbonneuse. On sail d'autre pari (pic la salaison incomplöte de la viande charbonneuse ne dölruil pus la virulence. On sail, enfln quo los baetöridies, memo quand elles ne donnentpas de spores, peuvent so conserver assez longtemps dans la viande. Joignons ä tout cola quo les viandes eliarlinnnousos sonl en
outre dangereuses par les produitstoxiques don t elles sont plus ou moins imprögnöes. Cost on vain qu'on objecterail I'habitude qu'onl one do tout temps les populations do corlainos regions, oü sovil le charbon, d'utiliser, pour leur consommation, la viande dos moutonsetde boeufs charbonneux, pour prötendrequela cuisson faitdisparattre le danger; car eile pent ne pas I'effacer tout ii fait, soil qu'elle demeure incom­plete, soil (pic des spores aient eu lo temps de so former; el d'ailleurs il reste toujours le danger rösultant de la manipulation et dos poisons. La vente dos viandes charbonneuses constitue un dolil, qui tombe non seulement sous I'application do laloi sanitaire, mais aussi sous celle ilt; la loi du a7 mars 18;;i ; on 1876, lo tribunal correctionnel de Cliartres condamiiail un piopriölaire et mi houclior, I'lin pour avoir vendu do la viande charbonneuse, et i'autro pour l'avoir achetöe afin de la rcvendrc.
Los souls moyens d'ötablir sürement l'existence du charbon sont I'oxamen microacopique, l'inoculation et la culture; les rösultals de I'inoculation el de la culture si; faisnnl attendre trop longtemps, en maliere d'inspection e'est l'examen microscopique qui roste comme le sent moyon do diagnostic sür et rapide. Toutes les fois quo les inspec-lours soup^onneront le charbon sur un animal malade, sur un cadavre syr des qunrtiers ou des morceaux do viandes introdüits du dehors, ils pourront et devronl m6me, pour s'öclairer d'une fa$on exacte, re-
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MALADIES COiNTAGIEÜSES BACTEIIIENNES,
courir ii rexaraen microscopique ä l'effot de recheroher la baotöridie. II sora I)iiii on outre quo Irs inspecteurs s'appuient dans unecertalno mesure sur d'autres donnöes que colles quo leur peut fournir le mi-croscope; d'ailleursoe n'ostguöre qu'aulant qu'ils aurontdöjä constatö certainos lösions, certalnes altörations, qu'ils auront ii recheroher s'll s'imil ou non du charbon au moyon du microscope, Sur lo cadavro entler on sera en droildc soupruuncr lu('liiirl)(tii: (jnand on sauraqu'il provlonl d'un paysoö fsös'il lamaladie;quand lotissusous-outanösoro conge8tionn6,ecchymosö; quand le sangsoranoiramp;tre, incoagulö; quand los ganglions, la rate, 1c poumon, les reins, le feie seronl congestionnös, hypertrophiös, ecehymosös, etc. Sur des quartiers ut sur des morceaux jntroduils du dehors ondevra soupQonner encore le charbon: quand le pays d'origine soraravagö parraffection; quand la viande sora molle, friable, fl6vreuse, saigneuse, ecehymosöe, Inflllröe; quand les vaisseaux contiendronl du sangnoiramp;tre; quand les muscles se raontreront, a la coupe, ecehymosös et coulour chair de saumon ou foncös; quand les ganglions seroni hypörömiös, noiramp;tres, inflltrös, ramollis; quand les plövres et le pöritoine seront injeetös, ecehymosös, de. Du reste la chair peut varier beaueoup dans son aspect, suivant que l'uniinal aötö ])liis ou niulus bien saignö, suivant qu'il a ötö sacrifle au debut ilc la maladie ou ä la tin; eile offre les caraetöres des viandes mortos lt;ui malades, sur les muscles de la cuisso, a la fesse, au bassin, sur les plövres, sur le pöritoine et le diaphragme, Elle est plusou moins sai­gneuse, i)lus ou moins roiigcAlrc, jauuäliv, brunfttre ou lavöe, plus ou moins molle, plus ou moins friable, plus ou moins ecehymosöe, inlll-troc ei parsemöede points hömorragiques, eile a une graisse plus ou moins Innere ; eile presenle a des degrÖS variables des inlillralions söro-sanguinolcntes el une decoloration du tissu musculaire h la cuisse, a l'öpaule, iloul les muscles pälis prennenl une teinte saumonöe au contact de l'air; eile offre quelquefois une teinte plomböe sur la coupe mi une teinte marbr6e de gris terreux et de rouge; eile ne präsente parfois que des lösions insignidantes, par exemple un pen de mollesse, quelques taches ecehymotiques dans la tissu cellulaire, une teinte un peu anormale du muscle, etc, Quand, ii propos d'une viande suspecte, provenanl d'un paysö charbon, sur laquelle on aura constatö quelques-unes des altörations pröcitöos, le microscope ne fera apercevoir aueun bätonnet, parce que l'examen sera tardif, lo saisie devra nöanmoins (quot;Ire nperee, avee il'aulanl plusderaison qu'en pareil eas ralleralinn due ii im commencement de fermentation putride sera plus ou moins evidente. En tous cas, quand un premier examen microscopique ne laissera apercevoir aueun bö,tonnel dans une pröparation faito avec une viande suspocto, il eonviemlra d'en faire un second, un troisiöme, etc., en [iiiisanl de la malierc dans divers tlssus, en rücherclumt les ganglions, de.
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CIIAltllON ISACTliHIDIK.N.
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En matlöi'o d'inspoction dos viandes, et dons les questions do mode-cine lögale, l'exainen microscopiquedoitötre absolument dömpnstratif, quand il s'agil de conclure nan seulement ii la saisie de i:i viande mais encore ö des poursuitos. Oril peul arriver que des microbes ötrangers, plusou moins semblables ii la bactöi'idio, se soient döposös et multi-pliös dans la viando; aussi, tout en la saisissant pour cause de charbon probable, I'inspocteur ne dovra (Nocard) afflrmer pöremptoi-rement ie charbon et conclure a des poursuites que si I'inoculation
donne le char].....au lapin ou an cobaye. Toutefois, dans bien des cas,
I'oxamonmicroscopiqi.....e laissera aueun doute,quand il lern voirdes
vaisseaux remplis de bamp;tonnets foutrös, des ganglions envahis par d'innombrables bactdridies, etc.
Au lieu de l'examen baetöriologique, on peul recourir k I'inoculation ou mieux combiner cea deux moyens. Pour faire I'inoculation on pout employer de pröförenco le cobaye et le lapin, ou tout autre animal (loued'iine forte röceptivitö. On peul Inoculer lesmömesproduits em­ployes pour faire les pröparations, notammenl le sang, la pulpe d'or-ganes, ou une ömulsion prdparöe avec les parties lösöes, etc. Si on ne peul pas fairo I'inoculation sur place avec les prodüits des malades, des cadavresou des viandes suspectes^n en recueillera avec lesmdmes pröcautions döjö indiquöos, soit pour les expörimenter ensuite soi-m^me, soil pour les expedier.
L'inoculation par piqöres ou par injection sous-cutanöe ii I'oreille d'uii lapin on dans toute autre rögion, ou chez tout autoe animal apto amp; contractor le charbon,te] que le cobaye,dusangsuspecloude tout autre produit est un excellcnl moyen de diagnostic. L'animal, inoculö avec dn sang chnrbonneux ou tout autre produit charbonneux frais, rueurt
dans nn, deux, trois, ipialre jours ; el sou sang cmlienl la hacleeidie.
Mais I'inoculation de produits recueillis sur un cadavre charbonneux döjitenvoiede putröfaction pent faire pörir l'animal de la septicömie et iion du charbon; d'oti le conseil d'inoculer les produits aussitöt que possible apresla morl; quinzeheuresaprfes la morLil pent ötre quelque-i'ois ti'op tard. Toutefois, quand il y a lieu de croire que le virus char­bonneux se trouve souill^de microbesseptiques,onpentchoisirunautre procede d'huiciilaliun, I'injection inlra-veinense. On prepare alurs une (Smulsion de la matiero a inoculer avec de l'eau slrrilisce, on llllre sur un Huge fin et on en introduil une assez forte dose dans la veine de I'oreille dn lapin ; les microbes septiquesötanl anaörobies ne pullulont pas ci cenx du charbon peuvenl donner la maladie. En toutcas, lorsque
les inocnli'S nienrrni. il faul examiner leur saug et y dÖCOUVrir la
liacieridie, pom- pouvoir tormuler le diagnostic cÄa/'Äo)?;d'ailleurs,leur survie ne saurail sufflre pour faire exclure ce diagnostic.
En vne de determiner le mode de döveloppement du charbon dans une lennc, on pent Inoculer leseaux suspectes, leseaux domaeöration
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MUAD1E8 CONTAOIEUSES DACTßlUENNES
ou de lavage des fourrages susppL-ts, ii dos aninxaux,toii1 en ayant soin do los prendre parmi ceux qui sont peu suscoptibles vis-ä-vis des germes septiques et d'inoculer par injection intra-veineuse.
Kiiflii, la culture peut dans line certaine mesure aider ö ötablir le diagnostic. Nous avons vu pröcödemraent los caraetöres qu'ellc prend dans los divers milieux; 11 sufflt de s'y reporter.'
laquo; Quand im mouton meurl du charbon, et alors tnöme qu'il est deja devenn a la fuis charbonneux et septique, on retire facilement de son sang le charbon et son microbe, et ögalemenl la sepl icömie el son mi­crobe.
ilt; La presence de l'air, au contacl du liquide de culture en faible öpaisscur, empöche los vibrions septiques de naitre, parce que oeux-di sont anaerobies; celte presence de l'air peovoquo le ilrveloppement de la baetöridie, landisque l'airdötruiraitles vibrions s'ilsprenaient nais-sance; la culture dans le vide ou en prdsence de l'azoto ou de l'acidö carbonique pursleur pennet, au contraire, dose döveloppor. Labac-leridie, eile, pour so multiplier, ne pent sc passer de l'oxygöne de l'air. raquo;
VI. — Traitement.
Quand la malodie n'övolue pas trop rapidement, quand eile döbute par des accidents locaux, quand on a le temps d'instituer un traite­ment, on peul employer diverses mödications. Chez l'homme, on a preeonise, avec plus ou moins de sneers, dans letraitemenl de la pus­tule maligne: l'excision.des incisions, et la cautörisation au fer rouge ou avec les caustiques chimiques, aveclesacides.le sublimö, le brome, l'iode, la potasse, la pftte de Vienne, l'acide phönique; les badigeon-nages, lavages, applications el les injections, au niveau et au pour-tour des parties malades, avec la teinture d'iöde, avec des solutions ilt;ide(!s, sublimöes, phöniquöes, avec des solutions d'eau de liahel, d'aeide sulfurique, d'aeide salicylique, etc. l'n traitement semblable peul elre appliquöchez lesanimaux,quand ils'agil du cbarbon externe; et il doil elre, dans tons les cas, complete par un traitemenl in lerne et general, qui comporte les Indications suivantes : application de mou-
tarde, frictions d'essence de töröbenthine ou delini.....ni ammoniacal;
breuvages ou lavements avec l'essenco de töröbenlhine, avec l'iode, l'acide phönique, la cröoline, l'eau de liahel, l'acide salicylique, l'acide sulfurique, les stimulants, les excitants, l'alcool,la camomille, l'acötate d'ammoniaque,etc.; injections sous-cutanöes, intra-veineuses, intra-traclieales avec les solutions iodöes ou plieuiquees.
Dans nne lenne oll sevil le charbon, tout en traitanl les malades et tout en appliqüantiesmesures prescritespar 1q loi el les röglements sanitaires, il convieudrade surveiller el d'amöliorer l'hygiöne de l'a-
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limentiilion et des habitations. On cxainiiicra done avec süin les ali-inents, les boissoQS ct les habitations ; ot, aprös les avoir ctudies, apees avoir vöriflö, autant quo cola est possible, s'ils contiennent doa germescharbonnoux^n agira enconsöquenco.Pasteur avait conseilledü supprimer, dans l'alimentation des animaux menaces de charbon, les chardons, les plantes piquantes, les aliments Irop sees, les raenues pailles, les fourrages chargös de malieres minörales, tout ce qui, en un mot, peutldser les muqueuses buccale et pharyngienne, Ges conseils semblent assez difffcilesäsuivre en pratique; nöanmoins il faudra en lenir compte dans la mesure du possible, sans oublier que le meilleur moyon de soustraire an troupeau auchai'bon, qui le menace, est le dc-placeraent, l'ömigration, le transport dans un autre lieu, dont les pamp;turages, les eaux el les poussiöres n'offrentpas lemöme danger. S'il est impossible de recourir aux moyens pröcit6s,il y aura lieu d'employcr des agents capables d'empöcher le döveloppement do la bacteridio dans l'organisme et notamment la vaccination. On pourrait arroser les fourrages avec des solutions faibles d'acide sulfurique (2 p. 100), oud'acide phönique ou de berate de soude, ou de teinture d'iode;on pourrait faire mölanger journelleraent aux boissons les meines solu­tions, assez diluees pour que les animaux les prissent sans trop de diriienlie. On fera dösinfecter les habitations el les objots suspects; on fera enleverles [umiers,qui seront enfouisou brüles,ou Iraitos par I'acide sulfurique, on l'acide phönique brut; on fera laver le sol de l'habitation röcuröeavec del'eau bouillante, avec une solution bouil-lanle d'acide sulfurique ou d'acide phönique, avec un lait do chaux; onferaflamber le sol et les parlies suspocles, on hnVlanl a lour surface de la paille ou du hois. Lorsque le troupeau ömigrera, lorsqu'il sera transporLe ou deplaeo, il faudra prendre certaines precautions, pour l'empöcher de röpandre los germes dans les lieux oü ils n'exis-lent pas.
VII. — Police sanitaire.
Pour I'applicntion desmesures de police sanitaire dans los cas de charbon, il faul se guider d'apres les connaissancea acquises sur la baetöridie et sur la propriötö de ses spores de so conserver dans les milieus extßrieurs. II faul so souvenir! quo la maladie pout se prolaquo; pager, quoique rarement, par le contact immödiat; qu'olle peut so communiquer par les viandes; que los microbes peuvent elre dissü-minrs par les exci'otions des malades, par lours cadavresou debris cada-vöriques ; que les spores sont Ires rösistantes ct qu'elles peuvent etro facilenienl dissi'iniiirrs ; que la maladie est transmissible ä riiomme; ei qu'olle peui elre inlmduito dans les localitÖS indomnos par dos animaux malades ou infeetös. Prövenir l'extension de la maladie
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MALADIES CONTAGIEUSES BACTERIENNES.
et assurer la destruction dos geriues morbigönes, lei öst lo but a
altciiulro.
1quot; — Mesures propres ä prevenir 1'introduction du charbon eu France et en Algerie par limportation d'animaux venant de l'etranger. — Exportation.
Lcs animaux, quelle que sciil leur espöce (charbon iliins toutes les cspi'ci.'s, art. Ier, L. -I juill. ISSI , qui sonl importös on Fi'ance ou en Alguric, et ceux qui sonl oxportös, doivent 6tre indemnes de charbon. Cuux qui seronl reconnus malades ou suspects au moment de leur exportation seront arrötös, et on leur appliquera Irs mesures indi-qu6es ci-aprös au sujet des malades et des suspects reconnus dans les inarclies el les l'nires uu rlie/. les propriötaires. Quant aux mesures applicables en vue d'empßchor l'importation d'animaux atteints ou suspects de charbon, elles sonl indiquöes par les textes gt;iiiv:iiils: Art. 26, L. il juill. 1881. —Art. 30, döc. I'i nov. ISST. — Art. 72, 73 cl 70-8deg;, dec. ü juiii 1882. — Art. 21, arr. min. 28 juill. 1888.
L'article i(i de la ligt;i du 21 juillet issi donne au gouvernement le droit de prohiber l'importation d'animaux susceptibles de commu-niquer une maladie contagiouse, et di^ prescrire toutes les mesures jugöes nöcossaires. L'article36 du döcrel du 12 novembro 1SS7 conföre le meine droit au gouverneur gönöral de l'Algörie. Particle 73 du deerel du rJ^ jnin IS8-i donne au ministre de ['agriculture le pouvoir d'interdire tomporairemenl ['introduction des animaux par les bureaux de douane de lo partie de frontiöre menaeöe, quand une maladie oon-tagieuse, quand le charbon par exemple, sövit sur un certain nombre d'animaux en pays ötranger, dans le voisinage de la frontiöre. D autro pari, l'article '-2 du deerel du 22 juin 1SS2 döcide que, lorsqu'une maladie contagieuse, le charbon par exemple, sera signalöe en pays ötranger, dans Ig voisinage immödial de lo frontiöre, le pröfet du döpartemenl prendro un arrötö pour interdire la circulation du belail culre les localitös infectöes el les communes l'raueaises limitrophes; 1c lueme arrele pourra [ireserire le deuomliremeut, et la marque des animaux susceptibles de contractor la maladie qui sövil a l'ötranger. Pendant tout le temps qui sera li\e par l'arrötö, tout bötail nouvelle-ment introduit devra faire l'objel d'une döclaration au maire de lo commune; 11 sera justiflö de so provenance. Dans la pratique, le gou­vernement, le ministre de l'agriculture et les pröfets n'iisent gnere, a propos du charbon, des droits que leur reconnaissenl les articles pröci-tes; etl'on se contente de surveiller l'importation des animaux, a Teilet de ne i)as laisser pönötrer ceux qui seraient atteints de cetto affection.
Art. to-.'Iquot;, Dec. 22 juin 1882.- -Le charbon constatö dans des arrivages par lerro ou par mer enlralne l'abatage des animaux malades. Lea animaux
liä.
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CllAIUlOX BACTERIDIEN.
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qui oni. etö axposös a la contagion soul i'opoussöS) aprös avoir rlo, narqudS) ii moiiis quo le proiiiiriuin; hc coiisente ft,ceqtrils soient llvrös immödlatement a la bouclierie, pu ne demaiide leur miso en quarantaine avec inoculation obligatoire.
Art. 2), Air. min, 28 juill. 1888, —I.a oonstatlon iln charbon...............
dans les arrivages par terre ou par men, Gntralne l'abalage des animaux ma-lades. Lea animaux qni out 616 exposös a la contagion sont repoiiss6s aprös avoir 616 marqu6s, ä mains qiie le pi'opri6laire ne conscnto ü ce qu'ils soient sacriQ6s sur place pour la bouchede,
L'article 70-5deg; du döcrel du 22 juin 1882 et l'artlcle il de l'arrötö ministöriel du 2S juiliol Isss döcident que la constatation du charbon dans drs arrivages par lern' on par nirr cntrainera l'abatage des animaux malades. Les animaux 4111 aurontötö exposes a la contagion seront repoussös, aprös avoir 6lö marques, a moins que le propriötaire ne consente ii ce qu'tls soient livrös immödiatement ii la boucherie. Äinsi dune tout animal, reconnu cbarbonneux a son importation en France ou en Algörie, doit 6tre abaltu sans dölai, Toutefois l'article 8 do la loi du -21 juillet 188J (l'article 8 du döcrel du 12 novembre 1887 ne reproduit pas cette disposition pour l'Algörie), qui pcnnel, au pro-[irii'dairo de faire contester par son vötörinairo le diagnostic et le pro-nosiie du vötörinaire sanitaire, recevru le cas 6cb(5ant son application, rl I'on snivra alors la prorrdnre indi(piec plus loin an sujet dndit article 8, Quant a l'appliealion de l'abatage et des autres mesurcs, tclles que la destruction des cadavres ei la dösinfection, on proeödero comme it sera indiqud dans la suite.
D'aprös l'article-24 de l'arrötö ministöriel du 28juillel IHSS, les ani­maux qui out (Me exposös u la contagion devraient, ou elre repousses aprös avoir ötö marquös, ou elre sacriflös sur place pour la boucherie. [.'article 70-8deg; du döcrel du 22 juin contient des dispositions simi-laires; toutefois il n'exige pas que les animaux suspects soient abattus sur place ; il permet de les conduire dans l'abattoir le plus proche; et en ce cas on appliquera les regies de l'article 58-9deg; du döeret du •#9632;1-2 juin 1882 et de l'article 0 de l'arrötd ministöriel du 28 juillel 1888. Les animaux seront marquös et dirigös immödiatement vers rabaltoir aecompagnös d'un laissez-passer dölivrö par le maire (voir plus loin les regies u guivre ponr le deplaeement des animaux suspects), En tout cas les animaux suspects livrös ii la boucherie devront etre sacriflös dans uu bref dölai, et l'inspection de leur viande devra etre lailc avec le plus grand soin,
L'article 700-8 du döeret du 2-2 juin IS82 pennet an propriötaire des animaux suspects de demander leur mise en quarantaine avec inocula­tion obligatoire. Gelte disposition doit, dans la pratique, etre euten-due avec disccrnrment. La, mise en quarantaine senible devoir etre
aecordöe, quand il g'agil d'un arrivage par rrier, et quand la ventc des animaux suspects en vue de la liuuciierie est impossible ou trop
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MALADIES CONTAGIEUSES BACTfiftlENNES.
onöreuso pour Ig propriöldire. l-a cfuciranlainO) nnpliquöe oonA'ena-blomont, aura une diiröo ögalo ö une quinzaine tic jours aprös la dis-parition du dernier cas de maladie [art. quot;J, arr. min. 28 juill. 1888),
Mais il .....parati inutile el ftangereux d'obliger le propriölaire ii faire
inoculer sos animaux. A (|iii)i sorvirail en effcl ['inoculation si lesani-maux sont döjö contaminös; ei s'ils ae le sonl pas pourquoi les iim-culer, puisqu'ils sont soustrails dösorroais ä ['infection.
Kn rösumö : abatage imitiödial des malades, quand la nature de I'afTection esl bien stabile; renvoi des suspects, aprös ['application de
la marque, quand il s'agil d'un arrivage parterre; livraison i.....iddiate
des mümos snji'is ä la boucherie ou mise en quarantaine pendant quinze jours, quand il s'ii^il d'un arrivage par mer; precautions rationnelles pour la livraison a la boucherie; mesures de dösinfection ut destruction des cadavres, quand il y a des malades : telles soul les mesures a prendre a la frontiöro.
2quot; — Mesures propres ä eviter la propagation du charbon et ä eteindre les foyers d'oii il pourrait irradier.
Quand le charbon est constalö en France ou en Alg6rie, dans une ou plusieurs fermes, dans une ou plusieurs localitös, il faut au pins tot prendre certaines pröcautions el faire appliquer certaines mesures donl les vines, tolles que la destruction des cadavres et la dösinfectioü, soiit de la plus haute importance.
Inspection des l'oires et marches. — 11 esl interdit d'exposer en vente des animaux atteints de charbon; et, quand des cas de cette affection snnl constates sur des champs de foire ou de march(5, on doit appliquer les dispositions de I'article 86 du döcrel du 22juin IS8i, et cellesde ['article 22 de l'arrötö ministöriel du 28 juillel 1888.
Am. so. hi'c. 22 juin 1882. -Lorsque lo maladie constatde esl le charbon, les animaux malades sonl mis ou Iburriöre et söqucsträs jusqu'ii complöle guörison. Le propriötaire peut soumettre a ['inoculation les animaux qui sont sous le coup du charbon .
Pendaul In dunSe de la sequestration, le propriötnire peut faire abattre ses animaux malades, qui sonl enfouis ou livrös li l'atclior d'öquarrissnge. Le Lransferl h l'atelier d'öquarrissage ouä l'abaltoir a lieu sous la surveillance d'un gardien special.
Les unimanx qnl ont^td on contactavcc les bötes reconnues malades sont signalds aux maires lies communes oü ils soul envoyös.
L'article quot;i-i de l'arrötö ministöriel du 28 juillel I.S88 reproduil littöraleraent le texte de I article 80 du ddcrel du 22 juin 188-2, saus parier toutetoia de ['inoculation,
Les foires ei marchös sonl interdils aux ahiiriaux atteints de char­bon; coux qui scront recönnus ou soupQonnös charbonneux avant leur
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GHARBON BAOTERIDIEN.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1033
ontröe soi'ont refusös et los mosuros appropriöes leur soront iip|gt;li-i|ul'(.'#. Quand lo charbon sora oonstQtö sur des animaux exposes en vente ou placös dans Irs döpendances du marohö ou de l'abaltoir, les malades dovront ötre saisis aussilöt, mis en fourriöre et söquesti'ös jiisqu'a leur complöte guörison, En cas de morl, ou d'abatage consenti par le propriölaire, Irs cadavres soront loujours diUruits, enfouis ou livrös au clos d'öquarrissage et lo transporl on sera surveillö.
Les animaux suspects, ceux qui auronl tJUi en oontacf avec les bötes reconnues malades, pourronl ötre vcndus fart. quot;iS-li0, TU-.quot;)n, döcret du 22 juin 1882; — art. 21, arr, min. 28 juill 1888) pour la boucherie; ils seronl marquös et onvoyös directement b l'abaltoir, quole marchd dessert, ou a d'autres, a la condition qu'ils seronl accompagnös d'un laissez-passer. s'ils ne sonl pas vendus pour la boucherie, ilsdevront ötre ronvoyös ehe/, lours propriölairos, dans leur lieu d'origine, et elre signalös aus main's. Quanta 1'inoculation, ce n'est qu'ä lour retour dans lour lien d'origine qu'ila pourront y ötre soumis. i'e möme quo dans les cas do charbon conslatös lt;laiis des arrivages, quand la nialadie aura ötö constatöe sur im marche, il y aura lieu d'appliquer les mesures relatives ii la destruction des cadavres, a. la dösinfec-tion, etc,
Declaration. — Los propriötaires et les gardiens do troupeaux atteints de sang do rale, ou d'autres besliauxattaints de öövrecharbon-nouse, doivent en faire \Q,ddclwalion a l'autoritö; les vöterinaires sent aussi tenus de faire la döclarfition, quand ils em is talent des cas dn char­bon. Les animaux reconnus malades doivent ötreaussilöt isolös etinis äl'altache (art. 3, arr. min. ^2laquo; juill. ISHS .
(raquo;ans la pratique, les propriötaires ne font presque javnais la döcla-ration pour le sang do rate; c'-csl du moins ainsi que les cbosos so passenl dans certains pays. Mais e'esl hi nne habitude regrettable; et la loi n'en demeure pas moins obligatoire malgrö cette dösuötude, ear l'autoritö doit ötre informöe, alia qu'elle [inisse interdire la vente et l'utilisationdes malades et dos cadavres, et prescrire certaines mesures pourempöchcr l'oxtension de lamaladie, la dissömination des germes, La döclaration est done obligatoire, et les propriötaires qui no la font pass'exposentaötre poursuivis. D'ailleur8,comme pour to nies lesautres maladies contagieusos od (die est prescrite, la döclaration doil ötre falte quand la maladieosl simplement soupQonnöe, quand olle est reconnue, quand eile a döjä fait (les victimes. L'autoritö, qui recoil la döclaration pour des cas de charbon, doil comme toujours requörir le vötörinaire sanitaire, ou ä döfaul endösignerun pour ötudier la maladie et pro­poser les mesures propres a parer ii tout danger.
Visite. — !,cs vötörinaires sanitaires ne doivent jamais möcon-nattre l'importance de leur mission en pareil cas. Ils doivent se ren-seigner sur la dato d'apparltion, sur la marche et sur les ravages de la
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MALADIES CONTAQIEUSES BACTßlUENNES.
maladie; ils doivonl vörifler l'ötat des animaux suspects ou malados; ils (loivciil ötudier spöcialemont les malades, taire l'autopsie descada-vrcs, s'il y en a ; et s'ils ont des doutos Rur ['existence de la maladie, lls peuvonl avoir recours fi l'examcn micrographique des organes, ilu sang et des lösions, ou ö l'inoculation du saug et des lösions a des cobayes, a des lapins. Ms suivronl ies rögles pröcödemment tracöes pour ötablir söi'ement le diagnostic deraffection et pourremonter ii sa cause, a son origine.
Apres avoir terminö sa visite, aprös avoir procödö a toutes les cous-tatations utiles, et, avanl d'adresserö l'autoiütö le rapportquo comporte sa mission, la viMrnnaiiv saniiairc si' pröoccuperaen France desrögles derarticle 8 de laloi du 21 juillel I8öl. Ou'il s'agisse d'animaux im-portös ou exportös, d'animaux exposös envente sur les foires ou ies marchös, ou d'animaux reconnus charbonneux dans les [ermes, ies propriötaires onl le droit de faire contester par leur vötörinaire le dia­gnostic el le pronostic du vötörinaire sanitaire, et, en cas de contesta­tion, le pröfet dösigne im troisiöme vötörinaire conformömeni an rap­port duquel i! est statuö, Le vötörinaire sanitairedevra done, avanl,de transmettre son rapport, s'assurer si le propriötaire accopte son dia­gnostic et son pronostic, ou s'il veul iiser du droil que la loi lui con-före et les faire contester par un autre vötörinaire. II en röförera de suite ii l'administration onjoignant cotte particularitö a son rapport, que le ma ire l'era parvenir d'urgence ii la pröfecture. Mais, en atten­dant l'intervention du pi'öfet, les animaux, au sujetdesquelsle conflit se sera produit, resteronl söqueströs, isolös, etc. 1-c vötörinaire, nommö par le pröfel pour statuer en dernier ressort en cas de conflit, sera payö sur lesfonds dn service sanitaire.
Aprös avoir döterminö la nature de la maladie, le vötörinaire sani­taire doil ötudicr les conditionshygiöniques, les aliments, les boissons, les habitations, le voisinage, etc. ;il prescrit au besoin In dösinfection et la söquestration; ensuito il adresse im rapport dötaillö a l'autoritö, pour lui rendre compte de sa mission et conseillerles mesures recon-mies necessaires on uliles, en les niotivanl. par les donnees de la science et parses observations.
Ces mesures varieronl suivanl les cas, suivaul les condilions am-biantos, suivant la gravitö de l'enzootio ; elles seront plus ou moins rigoureuses et plus ou moins nombreuses. C'est au vötörinaire sani­taire qu'il appartient d'appröcier ce qui convient ö chaquo cas. II pren-dra le signalement des malades et des suspects, quand il s'agirade grands animaux. II demandera la marque des animaux composant le troupeau malade, et il l'era le deiiomlirenient de ces animaux, 11 con-scilli'i-a, suivanl les cii'eiinslanees, risolemenl. des maladi'S, l'isolement des Iroupeanx, la söquestration des malades et des suspects (grands animaux), le cantonnement permanent ou mixte, le parcago dutrou-
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CHARBON BACTERIDIEN.
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peau malade, La söquestration dans an Ideal special pent 6tre appli-i|iiee aux grands aniiiimix. Pour les nioutons on so content*! du simple cantonnement; mais rien nes'oppose a co qu'onfasseisolor et söqueslaquo; trer les malades au fur el a mesure qinls sont reconnus dans lo trou-peau. On doit conseiller ii l'autoritöde prohiber, pour les animaux et les troupeaux malades les pftturages communs, les chemins et los abreuvoirs communs, Le commerce, lavente, I'exposition en vento des malades doivent 6tre prohibös d'une maniöre absolue. Le commerce des animaux simplement suspects doit aussi ötre probibö, car ces ani-maux nnl pu Lntroduire döjä dans leur organisme les germes de la maladie ; mais cette prohibition ne doit pas ötro de longue duröe, la pöriode d'incubation n'allanl pas an delö de lt;V\\ ftdouzejours, On pent aussi demander que Irs malades solenttraitös ; ce traiteraent aura sur-tout pour but de dötruire les germes que les malades produisent.lt sera bon aussi do conseiller, a litre de mesurö prophylactique, un traitement pröventif pour les animaux exposes ou suspects.
Abatage. — Kanl-ii demander l'abatage? \'.n göneral cette mesure n'estpas nöcessaire dans les cas de charbon, ear les malades vouös ä la morl succombent rapidement; et il esl permisd'öviter alors I'odieux d'uneprescription d'abatage, enlaissant la maladie faire son oeuvre,amp; condition que les precautions nöcessaires, pour prövenir la propaga­tion des germes, auront die prises. Noanmoinsil faudra toujours de­mander l'abatage des malades, quand le troupeau devra ötre döplacö, et celaaCui d'öviter que ces animaux aillent seiner dos germes morbides ailleurs. Toutefois, meme duns ces cas, il serait süffisant de laisser les malades sur place, söqueströs dans un local ou ennlonnes. Lorsque le troupeau aura elu doplaci', il sera egalemout; prudent do demander lo sacrifice des animaux qui viendraient a tomber malades on route ou Sur les nouveaux pamp;turagest
La lol du quot;il juillet LSHI (art. 8) dit bien C|ue les animaux reconnus charbonneux seront abattus par ordre du mäire, quand leur elat sera jugö incurable. Mais, outre que l'incurabiliiö peut toujours 6tre con-lestee par le votonuairo du proprietaire, il seinblo bien que l'abatage u'est pas absolument de rigueur, car I'article 86 du decret du 22juin 1882 en co qui concerne les animaux charbonneux saisis sur les foires et marches n'en parlc pas comme d'une mesure qu'on pout Imposer au propri6taire. Le decret du 1quot;2 novembre l.S!S7 n'indique pas non plus l'abatage comme mesure obligatoire en cas de charbon; et il en ost do meme do l'arrötö ministöriel du28 juillet l!S8S (art..'!, -2-1). Co u'est que pour les animaiix reconnus charbonneux fileur introduction en Franco ou en Älgörie quo l'abatage est formellement oxige (art. 7()-,-)quot;, doc. 22juin I882)etart. 21, arr. min.28juill. 1888). On pourra d'autre part lo conseiller ou le tol6rer dans les cas prövus ci-dessus, lorsqu'un troupeau serasoumisft l'ömiffration.
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1030nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTAG1EU8ES BACTßftlENNES.
Lorsque l'abatago devraölre prutiquö, il soi'a ordonnö par lo maire sur l'avis du vötöinnaire sanltaire. En aucun cas les propriötaires ne doivent fain; abaltro leurs animaux sans l'ordre on rautorisation de radministration, L'abatage doil laquo;Mro surveillö et pratiquö d'une oer-taine fagon, 11 est interdil de hater pur l'effusion du sang la mort des animaux malades (art. 5, arr. rain. 28 juillet 1888).
Aht. b, Arr. min. is juill. 1888. —II cst inlerdit de liAlor par effusion de siiny la nidii des animaux malades.
On comprend toute l'iraportance de cette prescription, qui a pour ImiI de prövenir la tormation de spores par lamise on contactavec I'air d'un produil riche en bactöridies. Quand on en aura la possibility, les animaux charbonneux vouös a l'abatage seront transportös a tin dos d'öquarrissage, oü ilsscroni sacriflös et utilisös pour l'industrie. Hans les cas contraires, etrnftme quand ils dovronl 6tre livrös ä l'öquarrls-seur,les malades pourronlötre tuös sur place, puis transportös au lieu d'enfouissement, decrömation ou de destruction par l'acide sulfurique; im pourra aussi les amener vivanls aubord de la fosse ou a la place cboisie pour la destruction des cadavres et les y abaltre. Dans tous les cas l'abatage sera fait par assommement ou empoisonnement, de faeon ii eviler relVusion de sang, Lorsque l'abatage aura 616 exöcutö sur place, le transport des cadavres sera fait avec les memes preeau-tions que pour les autres maladies; on pourra les injeeler a l'acide phönique, ii l'essenco de t6r6bonthine, it l'acide sulfurique, etc. Tons les instruments, v6hicules etobjets divers employös serontdösinfeetös
avec soin.
Destruction des cadavres charbonneux. Enfouissement. Equarrissage. — La viande des animaux morts ou abattus pour cause de charbon ne peul jaraais ötreutilisöe en vue de la consomma-tion ; die serait dangereuse pour les personnes qui la manipuleraient, pour les personnes et lesanimaux qui la consommeraienl. Les cadavres d'animaux atteints du charbon doivent 6treenfouis,oulivr6s ö L'öquar-rissage, ou dölruits par un autre proeödö (art. 14, L. ^il juill. IHS1 ; art. 16, d6c. 1-i nov. 1SS7; art. 4, arr. minist. 28 juill. 1888).
D'apivs I'article I4de la loi du '21 juillel I88d el d'aprös I'arUcle 16
du d6crel du 12 novembre 1887, les cadavres d'animaux char!.......eux
devraient elru enfouis avec la peau iailladae, ii moins qu'ils ne fussent eavoyes ;i im (dos d'öquarrissage röguliörement autorisö. Gelte pres­cription esl dangereuse, car lailladcr la, peauc'esl mellre de noinbrcuses hacleridies en contact avec l'air et lenr rriulre, possible la production de spores, qui resislenl ensuile longleiups et peuvenl (quot;Ire rarnenees a la surface du sol. I/arlicle 10 du döeret du hi uovemlire 18S7 decide quo,dans los casoü les cadavres serontlivr6samp; röquarrissagejespeaux pourronl 6lre utilis6e8,aprös avoirötödösinfectöes et dessöchöes. D'au-
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CIIAIIIION BACTEIUDIEN,
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Ire pari, ['article 88-100 du döcrel du 22 juin 1H82 porte que les poaux provenant d'anianaux charbonneux morls ou abaltus ne peuvenl ötro livrt't's an bommeree qu'aprös disinfection röguliöroment conslatöo, lüiliu l'arlicle 4 de l'arrdtö ministöriel du 28juillel I8H8, döcidoquele maire doit prescrire d'urgence la destruction totale des cadavres chaf-bonneux bu leur enfouissement avec la peau taillad^o conformdment aux regies do l'article 'i du diicrct du 22 juin IHS2.
Abt. 4, Arr, min. SSJuill. 1888. — Loroalre prescril d'urgeuco les tnesures
suivciiiles, ildni ii surveille I'exöcution :
1deg; DestrucLion des cadavres en totalild ou enfouissoment aprfes que la peau a 616 tatlladöe;
2deg; Destruction dos parties de lilieies, de fourrnges, elc, qui ont 6t6 souil-leos par les aniiuau.N malades;
3deg; Disinfection des locaux et emplacements oü oni sejounie iesanimaux malades, ainsi quo dos objets qu'ils ont pu souillor.
11 decoule done de l'elude des textes relalil's aux cadavres char­bonneux : 1deg; Que la chair ne dnit Jamals ötre consotnm(?e ; 2'1 quo les cadavres doivenl etre delruitsfineiiierüs, dissous (laus laeide sull'u-pique, transformös dans un atelier d'öquarrissage), ou enfouis suivant cerlaines regies; .'1deg; que, dans les cas oü les cadavres serontdötruit's par l'incinöration ou pur lo, sohibilisalion dans l'acide sulfurique, e'est une destruction totale (la peau comprise)qui est oxigee; quo,dans Ic.'scas oil Ton se contenlera de l'enfouissement, la peau devra elre tailladee ; igt;quot; que, dans les cas enlin od les cadavres seront livrrs ii l'öquarrissage, la peau poumietrc utilisee apres avoir ete soigiieusement desinl'ectee.
En rösumö, il laut done tou jours de m an der la prohibition de la vente et de la consommation desviandes charbonneuses, ear elles sonl dan-gereuses pour ceux (|iii les manipulent et pour ceux qui les mangent, si elles n'ont i)as ele souiniscs ii unc cuisson süffisante. D'ailleurs, si les baetöridies se sont transfonnees en spores, leur resislance esl alors considerable et Idgitime amplement la rigueur de la döcision qui est imposöe. Ainsi done, toutes les fois qn'uu vötöl'inaire aura a se pro-noncer surl'utilisation d'une viaride tnortequi sera inflltr6e,saigiieuse, congestionn6e, ecehymosöe, qui contiendra des ganglions tumefies, livperlieinies, inllllres, ramollis, etc., qui proviendra d'un pays oü regne le charbon, il devraen demanderla destruction, l'enfouissement oulalivraison äl'öquarrissage, au lien d'enpermeltre ['utilisation, La vente des viandes charbonneuses est prohiböepar la loi sanitaire et par la loi du 27 mars 1831, sous peine d'amonde el de prison.
Le lait des animaux charbonneux esl dangereux, il a ele trouvö virulent; il pent, saus nul doute, communiquer sa virulence aux pro-duits qu'il sert A tabriquer (fromage, beurre). II faudra done toujours en interdire l'utilisation et recommander aux propriölaires de ne plulaquo; ti'airo leurs animaux döa (iuquot;ils parailront malades.
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1038nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES CONTAQIEUSES DACTERIENNE8.
Passons suocessivement en rovue losdivers procödös lt;iui pcrinollenl du conjurer lea clangers rösultant des cadavres charbonneux,
On a vu pröcödemment que, les spores prenant naissance dans les malirros charbonneuses au oontacl de l'air, les cadavres, debris cada-vöviques el produits charbonneus constitu?iien1 un grave danger et servaientä la propagation dela maladle longtemps aprös, Aussi s'ac-colt;rde-l-on a considörer comme delaplushauto importance les mesures a prendre ü l'ögarddes cadavres charbonneux. L'incinöration totale soralt le moyen lo plus radical et le pins sür de conjurer amp;. Jamals tout danger ; mais ce procödö u'ost pas encore passe dans la pratique, el il ue deviendra öconomiquetnenl possible que le jour oü Ton üla-blira des fours crömatoires dans les localltös oil sövissent aveo une certaine intensltö les afTections charbonneuses. Lasolubiliftation, dans des cuves en plomb, au moyen de Tacidc sullHriipic, esl encore mi pro-cV'de d'une efflcacltö absoluo; mais de nu'me que pour le pröcödent, il n'ya guöre lieu d'espöror le voir employer qu'autant que des cuves banales seront ötablios dans les localitös a charbon, Quo! qu'il en soil,
cquot;ust I'iiii des deux procedes qui vi(gt;iiiienl d'iMre rappelcs qu'il laudra
pröförer toutes les fois qu'il sera possible d'en faire l'applicatlon; ot alors, alin de faire disparaltre absolumenl toute trace de maliere charbonneuse, la peau ne devra pas 6tre enlevöe, a moins que I'ope-ration ne se pratique dans un clos d'öquarrlssago.
A defaul, de lacremalinn ou de la solublllsation dans I'acldesulfu-pique, e'est la livraison ä un eins d'öquarrissage röguliörement auto-risö et survelUö qu'il faudra pröförer ä l'enfouissement, foulen aynnt soiii de prendre toutes les pröcautions nöcessaires pour öviter la con­servation et la dissömination des germes. On fera proc6der an depla-ceraent des malades ou au transport des cadavres de l'acou a eviter la propagation du virus, en suivanl les mömes röglesque poor le döpla-ccineiil on le transporl en vuo de l'enfouissement, Les malades livres vivants seronl marqu6s; Us seront conduits sous la surveillance d'un gardien special (art, 86, dec. 22juin 1882) sans arröls, el autanl quo possible par des chemins dötournös; le mieuxsora encore de les faire conduire sur un vöhicule qui sera onsuite desinfeetö. On fera surveil-ler I'abatage el la d6naturation ou la transformation des cadavres, Le transport des cadavres se fera aussi sous la surveillance d'un gardien dosigue par le maire, Les vöhicules de transporl seronl ensuite dösin-I'edes comme il sera dil ci-aprös, Les peaux pourronl ötre enlevöes, ponrelre iitilisöesen vue de l'industrie; maisollesdevrontötre dösin-l'eciees immödiatemenl el puls dessöchöes. La disinfection se fera par une immersion de quelques houres (2 ä 12 lieures dans une solution dösinfeetante, dans la solution a 'lt; p. too d'aclde phönique ou de cresyl, dans la solution ii 2 p, 100 d'acide snlfurique, etc. Quant au cadavre, si Ton veut obtenlr une rüelle söcuritö, il fautque l'öquarris-
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CHARBOIN DACTERIDIEN.
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seur lotraite du faron ä störiliser llt;'s microbes qu'il rcnformc, qu'il le sournellc tout ontier ä l'incinöration, a la macömlion dans l'acido sulfuriquo, ou a la cociion, et de pröförence a la cocliün sous prossion, et qu'il traite de meine ou qu'il dösinfecte tout ce qui a pu s'öchappev pendant Tenlöveiuent de la peau, pendant l'ouverture du oadavre ou pendant son transport. 11 sorait dangereux dene pas dösin fector avoc sein les peaux, crins, cornes, onglons, toisons; il serait ögalement dangereux de no pas dösinfector los produits lels que le sang, los ma-liri'os liquides et autres qui s'öchapponl des cadavres, etc.; la simple dessiccation du sangiiTötuve nesufßt pas, puisqu'on apu voir des pro­duits similaires employös comme engrais semer rinfection, Enliu, une condition essentielle pour que la livraison a l'öquarrissage pare k tont danger, e'est que le transport soil tait avec des voitures etanehes, peintes ou zinguöes, et quo los ouvertures des cadavres soienttampon-nees, pour eviter l'öcoulement des maliöres virulentes.
Dans la pratique, la livraison ii l'öquarrissage esl souvent impossible ou delaissee, soit que IV'tablissement se trouve Inij) ölolgnö, seit que les industriels ne se derailment guöre pour aller chercher un cadavre de inouton. Aussi arrive-t-il trop souvent que des cadavres sont aban-donnös dans les champs ou enfouis superflciellement, apres avoir ute ou nun depouillrs, et deviennent la proie des animaux carnivores, qui eu dispersent les döbris; de la sorte des germes sont röpandus im peu partout. D'autres l'ois les cadavres sont jetes au ruinier ou enfouis dans les pö,turages, etc., et ces pratiques sont dangereuses.
A del'aut de l'öquarrissage et lies autres moyens de destruction, il ne restequo l'enfouissement pour so ddbarrasser des cadavres charbon-neux; mais, 6lanl donnä qu'il est dangereux, ainsi qu'on l'a vu, quand il n'est pas fait suivanl certaines regies, il importe de le pratiquer avec precaution et suivant los donnees des regleincnts samtaires. L'enfouissement ne devra jamais 6tre pratiquö dans les fumiers, ni dans los oours ou jardins, ni dans les pftturages fröquentös, etc.; il devra etre fait dans les conditions prescrites par l'articlo 'i du döeret du22 juin 1882.
Abt. 4, Dec. 22 juin 1882. —Les cadavres ou parties do cadavres des ani­maux morls do maladies contagieuses ou abattus comme atteints do cos ma­ladies doivent fttre conduits ;i l'atelier d'öquarrissage, s'il s'en trouve un dans la commune.
s'il n'v a pas d'atelier d'öquarrissage, le maire prescril renfouissoment dans le terrain du proprlötairo; l'emplacomonl doil ölro agröd par le mairo.
A ddfaut do terrain appartenanl au propriiUairo, l'enrouissement a lieu dans nn terrain communal spöclaleraenl a(Tect6 a cot eilet. Le terrain osl ontourd d'uue olöturo et il est interdil d'y faire pattro dos animaux.
Kulm, si la commune elle-rnöme ne possädo pas d'emplacement snscep-lible d'Stre approprld comnie il est dit au paragraphe pröeddent, los cadavres ou dolu-is de cadavres soul ddtrults snr place au moyon do prooödös approu-ves par le coinite COnsultalif des opizootios, OU Iranspurles a l'atelier
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MALADIES GONTAQ1EUSES BACTEniENNES.
il'iMjuanissa^o le plus vnisin, Le tranaporl sora offeoluö conl'ormöniont aux irulioalions ilouneos par le niairc.
Dans Irs cas d'ciilou isscnu'iil, les fosses mil line profondeiir sullisanlo pour qu'il y ail au-dessus lt;lu corps uno couolia do terre de [m,$0 an moins. Les cadavres soul raoouverts da louto la lerre extraite pom' ouvrir los fosses ot no peuvont ötre dölorrös on tout ou en partie sans une autorisatioh du pnH'el.
raquo;Jo n'enlrerai pas ici dans rexatnon dos coiisiiiurationR ([iii doiveut prösider uu choix dos terrains d'enfouisseraent. Los tnaires auront, a col 6gard, re-eours aux conseils dos v(Höi'inaires; je me borneral amp; signaler io grand iutoröi qu'il y aurait, dans los communes oCl lo oharbon exisit! a l'olai. endö-iuii|iio et on il no se trouvo pas d'atelior d'öquarrissage, a aliodor späciale-nicnl un terrain a renfouissement dos auimaux cUarbonneux. Co terrain, dont l'enceinle devrait ötre I'ormoo par une barriöre ou une haie vivo, serait interdit ä toute culture el Pherbe en serait brülöe sur placeraquo; (('ire. min'., 20 aoi'il, 1882;.
Ainsidonc, I'enl'ouissement, quaad on y aura recours, sera pratiquö suivant les rögles exposdes ö propos de cette mesure envisagöe d'une faodn genorale. Pendant toutes los operations qu'il comportera, il ne faudra Jamals nögliger les precautions propres a prövenir la dissömi-nation du vims et la contamination dc I'homme. II faut, dans les loca-litos on lo charbon cxisle ii l'elal enzootique, et oü il ne so irouve pas de clos d'öquarrissage ; affecter un terrain special a t'enfouissonient des cadavres charbonneus ; le choisirdans los terres du propriötaire ou bien dans ios terres appartenant amp; la commune; lo choisir ^nfin dc pröförence dans un lieu inculte, retir6, pen fr6quentö, oearle de tout chcinin ch^ grande communication et des habitations, öloignö des cours d'eau, des jmits et des sources d'eau potable, dans un terrain calcaire ou silicoux, etc. L'emplacement sera choisi parle vcionnaire sani-tuire, mais devra toujours ötre agreö par le maire.
Le terrain, destinö a servir de cimeliöre ou de charnier pour les ca­davres charbonneux, devra eiiv entourö (rune clöture, d'un mur, d'une barriöre ou d'une haie; il sera interdit a toute culture, et il sera de-fendu d'y faire pattre les animaux ; I'herbo qui y poussera sera brölöe sur place.
Los animaux qui dcvronl ötre abatlus pourront, avec I'autorisation du main', elro aineiii's vivanls et nssommos au bord de la fosse oreii-si'e pour les recovoir.Lorsqu'il s'agira d'animauxne pouvanl marcher, do cadavres ou de debris cadavöriques (viandes saisies), le transport
an herd do la fosse OU an eins d'Öquarrissage sera fait paries suins
ou aux frais du propfiolaii'o. On se serviro de v6hicules agencösdc faoou a luisser öchapper le moins possible des döbris ou des matiöres virulentes le long du parcours. Cos vöhicules et lous les ob jets eni-ployes sereuit eusnile sdiguoiisoinenl dösinFectös. On pourra lamponner los iiuvorlures naturelles dos cadavres, afin d'empeidier I'issilO do produits viruleiils. Le transport et l'enfouisscment seront d'ailloms
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CI1AU110N BACTKUIDIK.N.
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surveillÖs paries soins du maire, qui d616guera le garde clmmpötre ou tout aulrc agent (art, 4, air. rain. 28 juill. 1888), Les fosses auront une profondeur süffisante pour qu'il y ait au-dessus du corps une coucho de lerrc de l'VK) au moins. Les cadavies y seront jetes eidiers avecla peau taillaJöo ou deterioreo de toute aulre faQOn, par exemple par la cautörisation profonde au fer rouge falte en difförents points. Si on se contente detaillader la peau, il oonviendra d'arroserles entailles avec une solution ddsinfectante, avec la solution de 2 ou 'lt; p. 100 d'a-cide sulfurique par exemple. Une l'ois les cadavres placös dans les fosses, on les reeouvrira d'uno eouclie de plamp;tre coallare, oli de cliaux vive, on d'acicle phönique brut, ou de chlorure dc chaux, ou do ceudrcs; puis on eoniblera les fosses, eu y meltaut toule la terre extraite, et on disposera, au-dessus de cette terre, des pierres, des fagots, des brancliages, pour empeelior les animaux carnassiers de venir deterrer les cadavres enfouis. On pourra enfin placer sur les fosses un poteau indicateur, pourprövenir les voisins du danger qu'il peuty avoir a laisser venir leers animaux vors le lieu de i'enfouisse-ment. On pourrait egalement, pour mieux desinteresser la cudipite de ceux qui seraient tentes de deterrer les cadavres en vue d'utiliser la chair, iufecter la viaude, en faisant penetrer dans 1c corps uno subs­tance pyrogeneo, de l'esseuco de terebenthine, du goudronde houille, de l'acide phönique brut, etc.
D'ailleurs aucune fosse nepeut 6tre ouverte, aucun cadavre ne peul etro exluune en totalite ou en partie, s(juj pelne d'aineiule et de prison (art. 31, L. il juill. 1881); on interdira egalement les fouilles ulte-rieures.
Desinfection. — Api-es I'abatageou la mort des animaux charbon-neux, apres l'enlövement des cadavres, apres les transports, apres le eliangement de place ou d'habitatiou, etc., il faul, faire proceder a la desinfection do tout ce qui a pu etre souille, en la. faisant porter; snr leslocanx, sur les habitations, et sur loos les objets souilles par les malades ; snr les places oil sontmortsles animaux, sur lesol, les murs, les maugeoires ; snr les veliicules cmployös au transport des cadavres; sur les funiiers, etc.
Les agents de desinfection convenables sont: le fen, I'aeide sullu-rique(solution ft 2-4 p, 100), I'aeide chlorhydriquo (meine solution), l'acide pli(''iii([ue et le cresyl (id. ), le sublime corrosif (solution ii 2-10 p. I000),res8ence de töröbenthine (eumlsion a 20 |). 100), etc. On Qambera tout co qui se prötora d ce mode de puriflcution ; on brdlera tout ee quipourro l'ötre Eacilement et sous trop de frais; on fera des lavages avec, les solutions fortes de sublime, d'acide chlorhj'drique, d'aeide sulfurique, etc,
l.a (b'sinfeclidii doll ötre pratiquöe suivant les regies edietees par I'arrete miiiislericl du 12 niai 1883, et notammeut d'apres celles qui
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1042nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES GONTAQIEUSES BACTEIUENNE8.
sonl contonües laquo;lans son article 24. lt;gt;n doit y procöder do lafaQon suivante:
1quot; Lea locaux, wagons, bätiments, öcuries, bergeries, lieux (juel-conques, souillöa par dos malados, seronl dösinfectös par des lavages et parle (lambage toutes les fois que lo feu pourro 6tro employö sans danger, Les litiöresetles furaiers, quand ils'seronl en petite quantitö, sei'oiit mis (in las dans la cour el brülös. Si les litiöres, fumiors et do-lections sonl trop abondants outrop humides, on iesarroseraö fond avec l'unedes solutions ci-dessus indiquöes; puis, aprös avoir donnd lo temps (30 ou 40 minutes) ti l'agenl dösinfectanl de produire la majeure partie de son eflet, on Irs ramassera, el on Irs mettra en las dansune fosse spöciale, enayant soin de les saupoudrer de chlorure dechauxel de les recouvrir d'une 6paisse couche de terre, Le sol de l'ötable, de la bergerie, des bamp;timents, wagons, etc., ainsi döbarrassö des litiöres et fumiers, sera arrosö avec l'emulsion d'essence de törö-benthine ou avec rum' des solutions germicides les plus fortes, par exemple avec la solution ö 1 p. 100 de sublimö. On emploiera avec oxces la solution dösinfectante, on Irottera an balai dur; on öcoulera la solution de ce premier lavage, el on [era bien de procöder ft un second, en laissanl söjourner une demi-journee la solution a la surface dusol a desiidecici'.apres quoi on u'auia qu'ö laisser söcher.D'ailleurs, quand on opörera sur un sol qui ne crainl pas le feu, on fera bien do recourir au llambage,en alluman! de la paille.du bois,du charbon,etc,; on pourra torrößer la terre des bergeries, recouvrir le sol tl'unecouche d'asphalte, de böton, etc.:
2deg; Les routes', chemins, cours, enclos, herbages el pfttures, oü ont sejonrnedcs malades, on soul morts des anlmaux, seronl dösinfectös, an moins sur les places qui onl iven des dejections des malades, el sur cellos oil sonl morts les animaux, Les döjectionset lesfourrages souillös seronl bröl6s sur place ; les parties du sol souill6es par les d6jeclions liquides, par le sang, seronl, llamliecsuvec du hois, de la paille OU des herbes söches, qu'on fera bröler a leur surface; on pourra encore les arroser avec un liquide dösinfeclant;
3deg; Les losses a purin el ö fumier, les conduitsd'öcoulement, seronl, quand besoin ily aura, dösinfeetös par des lavages avec une solution
germicide;
.'r Les voilnres employees au transporl des cadavrea el les divers instruments employes an chargement el au döchargement seront ar-ros^a avec une solution ddsinfoctante, puis gratt6s, nettoy6sel arrosds
nne seeonde loiscomme les locaux. lei encore, le llamliai;!' di'vra elir
employö, quand cela sera possible sans trop döterioi'er les v^liiculea;
;iquot; Lea cadavrea d'animaux morts du char!..... seronl badigoonnös
avec de ressence do töröbenthine ; les orifices naturela seront laves avec la memo substance et seronl tamponnös avec do vieux chiffons
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#9632;
CHARBON IiACTKiuiill'.N.
loin
imprögnös du mömo produit, afln d'övitor tout öcoulemont de matiöre virulente pendant le transport au clos d'öquarrissage ou au lieu d'en* fouissoment;
6deg; Les peaux fratches seronttraitöes commoon l'a vuplus haut;
7deg; Les döpouilloscharbonn'eusessöches (peaux, laines.orins, comes, etc.),qui sontsouvent livröos ä l'industrie sans avoir ötö döslnfectöos, et (juiont fröquemmonttransmislo charbon auxouvriers tanneurs, mßgis-sioi's, tricurs, baUeurs,aplatisseurs,etc., pourraient ötre störilisöes par l'emploidelachaleurhumidecombinöavecceluid'un agent antiseptique.
Declaration d'infeotion. — Quand lo charbon o ötö constatö, le maire prescril d'urgence la destruction ou l'enfouissement des cada-vros, la destruction des parlies de litiöres, de fourrages, etc., qui ont 6tö souillöes par les animaux malades, ainsi quo la dösinfection dos lo-caux et emplacements oti ont söjournö les animaux malades, et de tous les objets qu'ilsonl pu souiller (art. 4, arr. min. 28 juill. 1888). Mais Ifenese bornent pas les pröcautions ä prendre, les mesures amp; appli-quer; le prefet doit intervenir et prendre un arrötö pour meltre saus la surveillance du vötörinairo sanitaire de la oirconacription les lo-caux dans lesquels la maladie a 6tö constatöe.
Sons le rögime du döcretdu 22 juin 1882, le pröfel devail prendre, lorsque le charbon ötait constatö, un arrötö porlant declaration d'in-fection des locaux, cours, enclos, herbages et pAtures oti so trouvaient les animaux malades. Ladöclaration d'infection devait d'ailleurs 6tre cntendue, en pareil cas, comme pour la pöripneumonie, la lievru aphteuseetla clavelöe. De plus, l'arrete d6claratif d'infection devail; ötre publiö dans la commune, ainsi que dans les communes contiguös. En outre, des 6criteaux, portant le mol charbon, dovaientötre apposös surdes poteaux plantös ä l'entröe des chemins conduisanl ii la ferme el sur les portes des locaux oii la maladie avait ötö constatöe (art. B7, döc. 22juin 1882). La döclaration d'infection entralnait l'application d'uncertainnombrede pröcautions et de mesiires,pondanl un tempsre-lativementlong(4 mois).Mais lesprescriptionsdud6cretdu22juin 1882, relatives au charbon, avaient ötö ödictöcs ä une öpoque od l'elude des conditions de döveloppement el de propagation de la maladie ötait encore imparfaite : et certaines de ces prescriptions apportaientäl'ö-levage des entraves trop pigoureuses ou dont l'utilitö möme (Mail con-testable. Aussi, l'aprötö ministöriel du 28 juillet 1888 a-i-il apportö des adoucissements b laröglementation du döeret de ISS.'.
Amt. l'% Air. min. '.sjnill. isss. — Lg pröfet prend im arrötö pour mettra sous la surveillance du vöterinalra sanitaire les animaux parmi lesquels a maladie a äW constatde, ainsi que les locaux, cours, enclos, herbages el pd-tures (Mi ils so trouvent.
Abt, 2, Id. —Lo surveillance cesso quinzejours aprös la disparition du der­nier cas de maladie.
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MALADIES C0NTAG1EÜ8E8 BACTßfllENNES.
Art. 3, Id. — Aussitöt qu'un animal cst reconnu malade, il esl isole et mis ii rallaclio.
Mesures d'isolement et de surveillance. — En vertu de l'ar-ticle 1quot; de l'avrötö mini^töriel du 28juillet 1888,168 locaux dans les-quels le charbon a ötö constatö dolvent 6tre seulement placös par lo pröfet sous In surveillance du vötörinaire sanilaire do la circonscrip-lion, au lieu d'ötre, corame pröcödemraent, clöclarös d'infection ; et cello surveillance doit cesser quinze jours aprös la disparition du dernier cas, tandis que la döclaration d'infection nepouvait ötrelevöe avant rexpiration d'un dölai dequatre mois. D'ailleurs, ainsiqu'on l'a deji'i vu, tout animal reconnu malade doit ötre immßdiatement isolö et term ii l'attache.
La döclaraiion d'infeclion r6glement6e par ['article 57 du döcret lt;le 1882rendai( obligatoire, ainsi qu'on l'a vu, la publication de FamHo et l'emploi d'6criteaux ; rien de pareil n'cst dösormais exigd avec 1c regime de l'arrötö du 28 juillet 18HS. Elle i'endait d'autre part execu-toires les prescriptions suivantes önumöröes dans l'article iiS du döcret du 22 juiu 1882:
lt;( iquot; Mise cn. quaranlaine des locaux, cows, cnclos, herbages et pdtuves ddclarös infectis, impliquant döfense d'y inlroduire de nouveaux animaux, ä quelque espöc.e quHls appartionnent, i\ ['exception des animaus qui serout iinm6dialement vaccines; dönombreinenl des animaux qui s';/ trouvent.
laquo; Par exception, s'il esl ruScessaire de conduire ces animaux au pdtu-rage, la route (|u'ils doivenl suivre esl dölerminöe par uu arreli'' du uiaire; cello route esl marqu6e par des poteaux Indicateurs, ainsi quo los limiles du pdlurage ilaus lequel les animaux doivenl elre can-tonnös.
laquo; 1,a circulation des betes de travail qui ont amp;1amp; exposdes a la contagion est permise sous les conditions dolermineos par le maire, apr6s avis dir vötörinaire d(51c!gu6. Ces animaux sont marquös;
laquo; 2deg; Defense de faire soriir des locaux infectis les litiöres et fitmiers;
u l!quot; Interdklion de ddposer lelt; fumiers sur In wie puhlique el d'y laisser ccouler les parties liquides des ddjeelions; obligation de trailer cos malicres confonnemeid aux prescriptions des nrnUes adminislralifs;
laquo; 4deg; Interdiction de laisser pönötrer dans les locaux inl'eeles les lion-cliers, inarchamls de besliaux, et touie personne non pröposfie aux soins a donner aux animaux ;
laquo; liquot; Obligation pour toule personnc sortant d'un local infecie de so soumollre, notamment en ce qui concerne les chaussures, aux mesures de disinfection jugöcs nöcessaires.
(i 6deg; Visite el surveillance, par le vitirinaire däligui, des locaux, cours, enclos, herbages et pdtures de la ferine ou de Vötablisscmml oit la maladic lt;i eie conslalee;
a #9632;?' Determination des routes, chemins et seuliers fermös a la circulation des animaux;
(( 8deg; Inierdbiion de vendee les animaux malades;
laquo; 0deg; Interdiction de vendre, si ce n'cst pour In boucherie, les animaux de mi'mc espece qui onl etö exposis ä la contagion.
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CllARMON BACTERIDIEN.
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laquo; Duns lo cas do ventn jjonr la bouchörie, les animanx sont marques ct cnvoyes directomcnt ä l'abutloir'; il est delivic'; mi laissra-passer qui cst rapportö an maim, dans lo dölai de cinq jours, aveo un cerlifloat attes-tant quo les animaux nnt amp;t6 abattus. Ge certiflcat est döllvrö par ragout. pröposö a la police de l'abatloir, ou par rautoritö locale dans les communes oil il n'existe pas d'abaltoir;
laquo; 10deg; Les peanx prorrnunt den animatuo oharbonnouai mmis on nhalim nc pcurcnt i'tru tivrdes an commerce r/u'fipirs disinfeciion rägulldremenl constatie;
11 11deg; Les peanx des animaux abattus pour cause de suspicion ne peuvent Älre livröes au commerce qu'aprös disinfection ddment oonstatee;
ii 12deg; Difense d'utilisei', pour la nourriluve des animaux, riierbe ou la pailleprovenant des endroits oit onl old enfouis les animaux marts tin rharbon. raquo;
Les prescriptions quo la döclaration d'infoction avail pour objet do rondre exöcutoires out 6tö remplacöes par los mesures (destructiondes cadavres, dösinfection) inscrites ii 1'article 4 de l'arrötö du28juillet, mesures que Le maire est chargd de prescrlre direeiemenl et do faire exöcuter en raison de leur urgence. Toutefois, il n'esl pas inutile de conserver certaines mesures de l'article 88 du döeret de 1882. D'aillours, il en est qui soul reproduces dans los articles de l'arrötö du LiH juil-lei isss.
Art. ii, Ait. min. 28 juill. 1888.— Pendant toulo la dav6e de la surveil­lance, los animaux sains qui ont etd exposes ä la contagion no peuvent elre voudiis quo pour la lionelierio.
Hans co cas, il est, di'divre uu laissez-passer qui est rapporle au maire, dans mi delai do cinq jours, avec un certiflcat atlestant que les animaux ont 6tö abattus. Ce certiflcat est, delivre par I'agent propose a la police de l'abattoir on par 1'autoritd locale dans les communes oü il n'oxisto pas d'abattoir.
Art. 7, Id. —II est interdlt, pendant cot to poriode de surveillance, d'intro-iluiro dans los troupeaux, bergeries, ecuries, pdturages, etc., infeetös, de nouveaux animanx des espöees ovine ot, bovine.
Exception est, faite pour les animaux qui ont etc souiuis ä I'inoculation preventive.
Ainsi, pendanttoute la duroo de la surveillance, los animaux sains qui oul idi' exposös a la contagion ae peuvent 6tre vendus quo pour la boucherio, S'ils sontvendus pour cettedestination, ils doivent ötremar-qu6s et aecompagnös d'un laissez-passer dölivi'ö par le maire du lieu d'origine : ils soul, envoyös directement ö l'abattoir ou aux tueriesoti ils doivent ötresacriflös. Le laissez-passer doit 6tre rapportd an maire duns le dölai de cinq jours avec un certiflcat attestanl quo los animaux ont cto abattus. Co certiflcat est dölivrö par l'agenl priposö ii la police do l'abattoir ou parl'autoritö locale dans les communes oti il n'oxisto pas d'abaltoir. il va sans dire quo les animaux ainsi utilisös no devi'ont pas 6tre conduits bion loin ot quo, jusqu'au moment do I'abatage, ils seroul surveillos, afln que, si quolqu'uu vonail a tomlier nuilado, omie coramette pas ['imprudence de laisser consommer de la vitmde char-bonneuse. Los peaux dos animaux abattus pour la boucherie pourront,
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1016nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES C0NTAQ1EÜSE8 liACTIilllENNKS.
saus dösinfoction, 6tre vcnducs au commorce contrairement ä co que döcidait l'article 88-11deg; du döcret de 1882.
Musi, laiulis quo If (UVret do IH8^ arl. 88-1deg;) ordoimait la niisc en quarantaine des locaux, oours, onclos, herbages et pätures döclarös infectös, tandis qu'il döfondait rintroduction de nouveaux aniniaux a quelque espöce fjuils appartinssonl, a ['exception da ceux qui seraient iminödiatenient vaccinös, tandis qu'il prescrivait la dönombrement et la marque des aniniaux du pörimötre döclarö infectö, tandis qu'il exi-geait nn cantonnement sövöro, etc., Particle 7 do l'arräid du 'JS juil-lel '1888 se borne ä inierdire pendant la pöriode de surveillance l'in-troduclian dims les troupeaux, bergeries, icuries, pnturages, eic, infrcles, de nouveaux animaux des espamp;ces ovine el bovine, en faisant exception pour lea animaux de ces espbees qui onl etc deja souwis ä Vinoculation präventive. En sorte que Irs prescriptions de l'article 88-1deg; se trouvent bien sirapliflöes; Irs locaux, cours, enclos, herbages et pätnrrs no soul pins mis en quarantaine d'une maniöre absolue, il cst scalemenldrlV'ndn (1'inlroduire dans Irs troupeaux, bergerios, öcuries, pamp;turages, etc., infectes, de nouvaaux animaux des espfeces ovine et bovine. L'article 88 du döcrel de 1882 permettait ['introduction d'ani-niaux a la condition qu'on Irs soumettrail immödiateraenl a la vacci­nation ; ['article 1 de l'arrötö de IKSScst pins rationnel, en exigeant que les animaux aienl ötö döjö vacoinds,
i-'t pnis, lorsque le charbon sevit dans une ferme, sur un troupeau, est-il indispensable d'interdire an propriötaire d'introduire d'autres animaux? Je nele pense pas ; le propriötairesauraitö quoi il s'expose-raitenagissanlainsi.il seraittenu de soumeltre ies nouveaux importös aux nirmes mesures que [esanciens; il me semble done qu'en pareil cas il sut'lirail, pour protöger l'intrrcl gönöral, de prohiber ['exportation el la vente des animaux malades et des animaux suspects.
D'aillcurs le ddnombremenl el In marque des nninuuir, presents par Varticle58 dudicreide 1883, ponrrontetre appliqudsjmedsi] n'estplus nöcessaire d'astreindre les troupeaux a un cantonnemenf minutieux, du moment que les malades en sonl 61imin6s el maintenus a ['attache; il n'(.'sl pas non (dus nöcessaire de rögletnenter ['utilisation des animaux de travail.
Parmi les autres mesures ödictöes par ['article .quot;'raquo;H du döcrel de IScS2, on pent encorei'ii couservercertainrs, bien quel'arrötödu 28juillet 1888 ne les men tio une pas; ma is i I en est d'autres qui doivent 6trc didaissees. Ainsi, oh continuera de prohiber l'utilisalion de l'herbe ou du fourrage provennnt des endroils oi) oni did enfouis des cadavres charoonneux, d'exiger la ddsinfection des peaux des animaux charbonneux, de defendre. In vente des animaux malades, de faire visile/' par le veteri-naire sanituire les troupeaux, loeon.r, pdlurages, etc,, infeclds, d'exiger la ddsinfection des lilidres et fümiers ct d'en empticher I'exportalion ou
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CHAHBON BACTERIDIEN.
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It: döpdt sur la wie nub Haue; mais on clölaissoro los prascHptiö'ns des. paragraphes V\ Bquot; bI 7quot;, relatives ii l'interdiction de laissor pönötrer dans Irs locaux Lnfectös los bouchers, a I'obligation do dösinfecter los IM'i'somics ri do fei'mer dos chemins ö la circulationi
Emigration. — (In a observe dopuis longtemps que, dans los trou-peaux charbonneux, qui mil contracts ia maladicdans tel pamp;tui'age, on vuil peu it peu et en quelctues jours lo charbon oesser ses ravages, quand Irs animaux sont döplacös el conduits ou transportös dans d'autros päturages, Danslcs pays do l'Auvergno, oti r6gno le mal de montagne (charbon , on voit des troupeaux quipaissenl sur les coteaux pester indemnes du charbon, Landis que d'autres troupeaux paissaut ii quelques cenlaines de mötres do la, mais dans des bas-fonds, sunl
dcciiiK'S par la maladic. Le nn'Mic fait s'observe dans Inns les pays d(3 charbon ; il n'est jkis ran; on effet do voir un Iroupeau roster sain an volsinage d'autres troupeaux malades, i.cs iroupeaux döcimös cessent de l'ötre, quand on ies conduil dans les päturages oü d'autres trou­peaux onl paLui'('' sans contractor le charbon.
Le döplacement des troupeaux döcimös par le charbon ost doncune mesure sanitaire excellonte, qui a pour rösultal do laire cesser la mala-die, enöloignanl les animaux de la cause morbigörie. Getto mesure doit 6tre conseillöe toules les l'ois qu'elle est possible et conciliable avec I'in-Ii'tiM d'aulrui, avec l'intöröl gönöral. II n'est pasnöcessaire d'une verita­ble Emigration au loin; il surfll souventd'unsimple changementde pft-turage, et pas n'eist besoin do conduire lo Iroupeau dans des lieux eloipn's; iI siiriiI do lo Conduire dans un lieu oti n'existenl pas lesgernaes charbonneux, dans un lieü qui est r6put6 sain. Lo plus habituellcment, quand cela sera possible, lö döplacement devras'efl'ectuer sur les terres meines du propriötaire; on enverra le Iroupeau sur les parties de la pmpriele qui paraissenl les plus salubres. 11 no sera pourtant pas loujours possible d'agir do la Sorte, et alors il j aura Wen de faire opörer le döplacement ailleurs, soit sur des terrains communaux ou de vaine pftture, seit sur dos terrains appurtenant a des voisins, qui se preienl voliiiiiaireineni ä cette servitude. Et, si aucune do ces combi-uaisnns n'esl possible, on laissera le Iroupeau sur place, en prescrivant les diverses mesures pröcitees.
Quand un troupeau devra ötre döplacö, il faudra faire aöquestrerou aacrifier et enfouir ou livrer a l'öquarrissage, aVant son d6part, tous les individus reconnus malades. On surveillera atlentivementles autres pendant lo voyage et pendant les quelques premiers jours qui suivront lo döplacement. On fera isolcr aussitöl ou sacrifler et enfouir ou livfer a l'öquarrissago ceux qui scraienl reconnus malades. On dötruira par le feu les excrötions et les döjections renducs par les malades, et on pnrillera les endroits qu'ils auraienl pu souiller.
Inoculation preventive. — L'inoculation preventive devra ötre
;
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10 i 8
MALADIES C0MTAGIEU8ES DACTßRIENNES.
oonseillös dans K's conditions qui onl 6tö döterwinöos pröcödomment h, propos de s(.iii ötudo; nuiis eile no peul avoir lieu qu'avoc I'assenti-mont des proprlölaires st l'autorisation de i'administration. Les ani-inaux vaccinös sevonl soumis quelques join's ii la surveillance du vötö-rinaire sanitaire.
Anr. SO, Doc, 22,juln lissi. — Les proprlölaires qui voudront fairfi prali-quör rinocuialion prövenlive du oharbon dovront en faire pröalablement la (le.'laialinn i\ la niairio do lour cominuna,
In cortidcat du v6t6rinairo Operateur, Indiquant la dale tie la vaccination, sera remis au maire Immödiatement apres l'opöralion.
Pendant los i|!iiiizo jours qui suivronl In vaccination, les animaux rosteroiit sons la surveillance lt;lu vötörinaire dölögufi ä cet effet,
Pendant la duröe de colte surveillance, il sera inlerdit da so dessaisir des an'mianx inocnles.
Ain. 8, Air. min, 28juillet 1888. —Les propridtaires '|iü voudront meltre on oeuvre l'inoculation präventive devront en faire pr^alablement la declara­tion au malre de leur commune.
In certiflcat du vötörinairo opferateur, indiquanl la dale a laquelle l'inoeu-lation o M6 terminöe et le nombre et l'espöcedes animaux inocnles, cst remis au maire immddiatement aprös l'opifralion. Le maire informe simultanömenl lo pröfet et le vötörinalro sanitaire de la circonscription; celui-ci, pendant une (luree de quinzo jours non compris celui de la dernifere opöralion, aura lelt; animaux inoculös sons sa surveillance.
Pendanl la dur6e de cello surveillance, 11 est inlerdit dose dessaisir des animaux inocnles pour aucuno deslinalion.
Aiusi done l'inoculation pröventive ne iquot;'iil qu'ötre autorisöe el nun imposöe par I'administration. Los proprietaires seuls qui dösirenl y recourir peuvent l'employer; ils doivent au pröalable faire la ddcla-ration de leur intention au maire, et colui-ci peul, le cas öchöant, s'opposer ö l'inoculation, quand eile ne parail |ias indiqu^e. Los frais des operations qu'ello comporte sonl a la charge des proprlölaires; eile peul ölre falte par un vetdrinaire quelconque; mais les animaux doivenl ensuite 6tre places suns la surveillance du vötörinaire sani-laire depuis le premier jour de In vaccination jusqu'auquinziöme jour aprös la secondc inocidalion; pendant ce temps aueun animal ne peul elre vendu pour aueune deslinalion, et le lail des l'emelles doit ölre cuit avaut d'elre ulilist'' ponr la nourriture des animaux. Copeu-danl, en ce qui concerne le lail, on a soutenuqu'il pouvaitötre utilise immedialement apres la vaccination; et s'il en elail ainsi, il sera it aussi rationnel de laisser uliliser pour la boucherie les InoculöS) qui ne sonl pas malades.
Cessation de la surveillance sanitaire. —D'aprös l'article 60 du decrel du 23 juin liSSi, la döclaration d'infection no pouvail elre levee par le pröfet et les mesures ne cessaient d'ötre appliquöes que lorsqu'il s'elait 6couli3 un di'dai de quatre mois saus qu'ilse fötprodult aueun nouveau cas de charbon, Cette disposition apportaitii l'ölevage
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r.HAliltON BACTERIDIEN.
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des ontraves non justiflöes; olle a ötö aveo raison modiflöo. L'artlclo 2 de l'arrötö ministöriel du 28 juillet 1H88 döcide en od'ct, corarae on I'd vu, ([ue la surveillanco sanitaire cesso quinze joui'g aprös la dis-parition tin dernier cas de maladie. II va saus dire quo, comma par le passe, los prescriptions relatives a la desinlcetiou auront do 6tre exöeuiecs. II va sans dire ögalement que, pour los animaux inoculös, la surveillance et la prohibition do vonte cessent quinzo jours aprös le second temps de la vaccination. D'ailleurs, comme jadis, le pröfet devra intervenir pour lever son arrötö de mise en surveillance.
Dans les eas de eliarlmn, comme qnand il s'agit d'antres maladies contagieuses, si la vente des animaux malades et suspects cst inter-dite, il demoure permis a un nouveau proprielaire de so subs-tilucr a I'ancien, pourvu (juc les rnesures continuent ä ötre appli-
(piees.
Les prescriptions do la loi et des röglementa sonl fröquemment transgressöes quand il s'agit du charbon; on ne döclare [)as; on enfouil los cadavres un peu partout, ou on les abandonne, ou on les eufouil, mal ; on ne desinfeele pas, etc. II ivsulle de tont eela que la maladie, so perpetue et so propage.
L'adtninistration forabien de mieux tenir la main a ce que la loi soil observöe, ilo rappeler aux propvielaires lenrs obligations. Los veterinaires sanilaires devront conseiller a l'autoritö d'adresser des instructions et des conseils aus propriötaires; et ceux qui seront chargds de rödiger cos instructions devront chercher a vulgariser les principales notions ötiologiques de la maladie; ils devront insister sur les dangers que le charbon et l'inobservation des mesures sani­laires font courir aux animaux et a l'homnie.
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CHAPITRE X
i:i:.\U1!ii.N SYMPTOMATIQÜB OU EMPIIYSEMATEÜX.
Lg charbon symptomatique igt;u omphj'sömateux, jadis confondu avec le charbon bactöridien, n'en a 6t6 döfinitivement di8tingu6 quo (Ic'imis quolques annöes. La non-identitö des deux affections avail ote entrevue ou soupQonnöe par divers observatours (Boulet-Josse, Vernant, Pflsterer, Perroncito); Bollinger, puis Fesor avaienf entre-pris (1876-78) quelques expöriences \)ouv la dömontrer. Mais, cost aux recherches faites on collaboration par Arloing, Cornevin et Thomas (1879 a 1884) qu'on doil la dötermination de l'agent patho-^'tMie du charbon symptomatique, la connaissance de ses propriötös et de son mode d'action, ainsi que la döcouverte de la vaccination qui permel d'immuniser contre les atteintos de la maladie. La description, qui va suivro, sera faite principalcment d'aprös lours travaux.
Le charbon symptomatique esl une maladie infectiouse, bactö-rienne, döterminöe |)aL• un micro-organisme spöcial, anaörobie, et caractörisöe principalement par une tumöfaction chaude, douloureuse, puls emphysömateuse et cröpitante, qui so montre dans le systöma musculaire.
II siMt en Europe, en Airique, en Amörique, en Asie, dans des regions trös chaudes et dans des regions trfes froides. II a ötö obscrvö dans l'Amörique du .Nord, aux Gtats-Unis, dans l'Amörique centrale, clans l'Amörique du Sud, au (;iiili, dans les Indes anglaises, dans l'Afrique australe, au Transvaal, en Algörie. Mn Europe on l'observe partout, iti Suisse, en Allemagne, en Autriche, en Italie, en Espagne, en Belgique, en Hollande, en Angleterre; on France il sövil plus ou moins dans la pluparl. des rögions, :i Tust, a l'ouest, au sud, au nurd et au centre, dans lo Bassigny, dans le Jura, dans le Dauphinö, dans les Cövennes, en Auvergne, dans le Limousin, dans le Berry, dans les Pyrönöes, on Picardieet en Normandie; il se montre en toutessaisons; mais il es( surtoul fröquent ä la lin du printemps, en ötö et an com­mencement do l'automne.
II aövit parfois en tnöme temps et dans los mömes localites que la
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CIIARBON SYMPTOMATIQÜE OU EMPHYSlSMATEUX.
i03i
flövrä charbonneuso; et il sst iilus fröJjuont sur los animaux de L'espöce bovine quo le charLon bactöridion. II altaque principalement, dans los cuntrecs ou il sövit, los jeunes bovins ägos do quelques mois ii quatre ou cinq ans, surtoul ceux qui out de l'enibonpoint; et c'est le char-bon ernphysömateux du boeuf seulement i|iii est vlsö par le döcret laquo;In l2novembi'e 1SH7 ainsi quo par le döcret et l'arrötö (l\iv28 juillel 1888 sur la police sanitaire. Toutofois, s'il esl avörö quo la maladio sövit principalenient sur les animaux grands ruminants ages do Ö mois a #9632;'i ans, et qu'elle occasionne la plus torto mortalitö parmi coux rjui sont ägös do I ;i 3 aus, il peul arrive]' qu'elle attaquo parfois des veaux amp;g6s do moins de (i uiois et des adultcs ftgös de [ilus de 'i ä 8 ans. Bien que los animaux dr l'espöco ovino ao soient igt;as röfractaires, on n'observe que Urs raremont dos cas dus ö l'infection naturolle ehr/, lo mouton, qui prösento si souvenl le sang do rate.
I.
Symptome s.
Le Qharbon omphysömateux döbute soudainement, tantöt par l'apparition brusque d'une lumeur, qui est ensuite accompagnde de symptömes gönör^ux, et lantöl par des symptömes gönöraux, qui sonl ordinairement suivis du d6veloppement d'une tumeur. Quand la maladie döbuto par des symptömes gönöraux, on constate tout d'abord une lievre plus ou nudus iidonse, une raideur goneralo, de la tristesse, la perle de lappetil. et I'aiTel, de la rumination, des trombleuicnts partiels dans certaines regions, aux fesses, aux öpaulcs, des frissons) la söcherosse du muQe, quelquefois do lögöros coliquea et un pen do nuHeorisalion, lo refroidissement des exlremiles. une boiterie so manifeste fröquemment, et bientöt on constate l'apparition d'une tumeur; a ce moment, il peutse produiro une dötente passagöre dans les symptömes gönöraux.
C'est dene la tumeur qui constitue le Symptome le plus importanl du charbon symptotnatique; ello pröefede ou suit los symptömes gönöraux. Ello peul so former sur les diverses rögions du corps, surtout dans erlies oii abondent les masses musculaires, sur los rayons supörieurs des membres, a l'öpaule, au bras, a la croupe, ä la fosse, a la cuisse, h la jambe; eile pout aussi so montrer quelquefois au voisinage des parties gdnitales, ä In töte, sur les massöters, dans I'auge, a la gorge, a I'encolure, le long do lo gouttifere do la jugulaire, sur le tronc, au poitrail, sur los cötöa de la poitrine, sous le sternum, aux lombes, etc. Gepondant, outre les cas oti la tumeur ost plus ou moins cachöo dans les parlies profondes, il en esl oü idle pout faire complötement döfaut. Elle ne se montre pas dans les parlies a Lissu dense, pauvres en lissu musculaire, telles quo les exlrömitös dos membres et la queue.
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1002nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES CONTAGIEUSES BACTERIENNE8.
Celto tumour, irröguliöro, mal circonscvite, s'etend tr^s rapidoment en tons simis, acquörant un döveloppement considörable on quelquos (Sou 10) houros, EIlo ost d'abord ohaudo, homogöno et douloupeuso; iiKiis eile deviont pen ä peu insensible, emphysömateuse, cröpitante et sonoro duns sa partie centrale. Los tlssus qu'ello englobe sont noirs, friables, taciles ii öcrasor; leur incision laissc öchapper, au dehnt, du sang mtilant, ensuito un liquide noirätre, et ii la I'm une sörositö spumeuse. Quand olle s'est lonnee dans une region trös piche en lissu conjonctif, eile s'acconipagne d'un oed^mo volumineux, dont l'incision donne un liquide citrin on lögörement leinte en rouge; plusieurs tumours, döveloppöos dans des regions voisines, peus'ont se reunir et occuper de vastes surfaces.
En nirme temps quo la tumour övolue, onconslate l'aggravation des symptömes gönöraux : la flövre devient plus forte; la circulation s'aeeriere, mais la saignöo no devient pas baveuse, et le sang n'offre rien d'anorinal dans ses earacleres physiques; la respiration est plaintive el arrrlrrre ; il y a siirelrvalimi de la tempei'alure, i|iii pent tnonter ö 40deg;, 'itquot;, 'i-in,S. Bicntöt lo malade deviont faible et indifförent; la dömarche est pönible ot incertaine; l'adynamio est de plus on plus accusi'e: la station dcboul devient impossible; la tempöraturo baisse cousiderablernent, descend a 1)8deg; on ;{7quot;, et 1'animal succombe ordi-nairement en huit, dou/e, vingt, ticnte, quarante, cinquante-cinq heures.
Dans certains cas, on n'observe sur les malades ([no des symptömes gönöraux pi us ou mo ins accusös, soil que la tumamp;ur ail övoluö dans les parlies profondes, soit qu'ello ait pris de trop falblos proportions, soil qu'ello fasse complfetement döfaut. Kn pareil cas, I'affection pent etro tantöt grave et ontratner la morl, tantöl bönigne et se terminer par la guörison. Lo diagnostic, du charbon emphysömatoux, facile quand on constate I'oxistence d'une tumear crepitante, est an contraire difficile, lorsqu'on n'observe que des symptömes gönöraux, el surtout quand I'affection roste bönigne el se tenninc par la gnc'srison ; bien des cas peuvcnl de la sorte passer inapercus ou möconnus,
Le charbon symptomatique esl une affection grave dans beaucoup de cas, amenanl souvent la tnort en peu de temps, malgrö les traite-monts pröconises jusqu'ö ce jour. Toutefois, outre la forme bönigae, qui, ainsi qu'on I'a vu, pen! gönöralement se terminer par la guerison, on peul voir parfois la forme grave s'amender et la maladie se terminer heureusement. D'aillours lagravitöde I'affection peutvarier, suivant le degrö de rösislance des animaux, et suivant la qualitö ainsi que suivani la quantltd de virus introduit dans l'organisme. Ainsi, toutes choses egales d'ailleurs, les booufs africains sont moins grave-ment alleinlsque les bcoufs enropeens (liremond). Ainsi, les animaux encore vierges de toutc infection penvent n'avoir qu'unc maladie
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COARBON 8YMPTOMATIQUE OU EMPHYSfiMATEUX.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; iOö3
bönigne, (|ii!md ils sonl Infectöa avec du virus attönüö ou avec un petit iiüiubrc du germes. Ainsi, Ics aiiiniuux pouvent se vacciner plus ou inoins complötement, en introduisant dans leur organisme des microbes iitt(''niu''s ou de faibles doses du virus; en soiio quo, ä un moment donnö, uue dose plus ou moins forte du virus ne leur commu-niquura (prune affection bönigne. Ccpendant on ne doil pas compter, sans les peser, les 1'aits do guerison qui out ötö signalös, car il est arrive plus d'une fois quu des accidents de nature diffförente et sans gravitö röelle ont ötö pris pour des tumeurs charbonneuses. Du plus, au point de vue des inleruts de I'agriculture, le charbon symptoma-tique doit etrc uonsiduru coinmo line affection grave, mm seulemunt ii cause des pertes laquo;pTil occasionne, mais aussi ii cause de la fa^on dent les animaux le contractent et ä cause de la conservation prolongöe de sus germes dans les milieux uxturieurs. D'ailleurs, sous i'influence de certains microbes introduits avec les aliments, les boissons, etc, ceux du charbon emphysömateux, Lien (pie trös affaiblis, peuvent pulluler dans l'organisme, döterminer la maladie, su revivifler, s'exalter (Galtier).
II. — LESIONS.
Anssitol apri's la inorl le cadavro se ballonne; un liquide sanguino-ieiit et spumeux s'ßchappe par les naseaux et par 1'anus. En meme tumps, des gaz s'accumulcnl dansletissu sous-cutanö et intra-muscu-laire de la region oil su trouvu la tumcur, se rupandanl plus ou moins loin,se montrant dans le foiu jusque dans les vaisseaux (;t danslecosur, occasionnant la distension, le crepitation et la sonoritö des rögions (jifils inliltrunt, de l'öpaule, du dos, du la croupu, dus l'essus, etc. On rencontre parfois une infiltration suro-gulatinuusc dans le lissu cellulairede diverses parties du Irene. Les muscles peuvent su montrer faciles a dilaeörer, criblös do foyers hömorragiques, et parfois plus on moins noirätres; mais eu qui Trappe surlout, dans beaueoup de uas, c'est la prösence de tumeurs dans le syslöme musculaire.
Les tumeurs du charbonsymptomatiquepeuventötrequelquefois con-ßnöes dans la profondeur des masses musculaires, sur le diaphragme, dans la profondeur des muscles pelviens ou thoraciques, sous l'öpaule, etc.; le plus souvont cependant elles alteignenl les couches superflciellea ties masses musculaires dans les regions oti elles existent. Outre qu'on pent rencontrer, dans certains muscles, des infaretus avec
une teinle noii'alre OU lie de \ in dans uue ('tunduu jilus Oll imiins con­siderable, on observe fröquemmenf une ou plusicurs tumours plus ou moins volumineuses. J^'s muscles onglobös dans une tumour sonl iidirätres; mais eette coloration se nmdiliu du centre a la periplierio de la tumeur, passant successivemeiit de la leinte lielaquo; du vin au rouge,
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Ht.'ii
MALADIES C0NTAG1EÜSES BACTßRIENNES.
au rose, au jaunätre, et des stries aoiramp;tres sillonnant les pai'ties les nioiiis foncöes. D'iiilleui's, la coloration dos parties centrales se modifle ö, fair, s'avive et devient rutilante en quelques instants. La tumeur, surtout quand olle existo dans uno i*(5gion riche on lissu conjonctif lamp;che, est entouröe d'un cedöme iilns on tixoins volumineux, rougeamp;tre el |Kirsemu do grains ou da filaments jauntoes flbrineux au voisinage des muscles malades, incolore ou citrln et trös mobile au dolä. Outre l'cBdöme, on constate une infiltration gazeuso plus ou moins aecusöo, surtout abondante quand l'oedöme l'est pen. Les gaz peuvent faire (lel'aul ou ötre pen abondants, quand la raort est rapide, ainsi qu'em l'observe sur le cobaye inoculö; mais gönöraleraent on en rencontre dans les tumours du beeuf, et iis se trouvent röpandusdans tons leurs points, dans le tissu inter et intra-musculaire, autour des vaisseaux et des nrrl's. Les parties inlillrees tie i;'a/. son! eröpitantos, elasliqnes, moins denscs, ot les fibres musculairos sont pins ou tnoins dissociöes el friables; le tout exhale une odour trös aecusöe d'acide lactique, Les gaz, recueillis peu de temps apramp;s la morl dans la tumeur, ne sont pas odorants, et se rnontrenl [ormös presque exclusivement d'acide carbo-niqne, avec des traces de gaz des niarais.
En cxaininant, au inicroscope, un fragmenl du lissu ccdömatiö, qui entoure la tumeur, on voitun r6ticulum Qbrineux entre les faisceaux du lissu conjonctif, avec des 616ments collulaires et des micro-organismes speciaun. Les lilires m uscidaires, faeiles ;i dissocier, SO rnontrenl noyees dans des amas de globules sanguins el do leucocytes; certainos, com-primöes par to sang 6panch6, par les cellules lymphatiques, par la Qbrine, et privöes du conlucl do l'oxigöne, ont öprouvö la dögönörescenco graisseuse el cireuse; qiielques-unes ont perdu ca el Itileur structure, el prösenlent des granulations, que I'acide osmique coloro on noir ; d'aulres prösontent des cassures, et offrenl des blocs hyalins, vitreux, refringents.
Legt; micro-organismes pathogönes soul abondants dans la tumeur; on lea Irouve autour des faisceaux et duns les espaces lymphatiques dn I is-n conjonctif intra-musculaire; on les trouve jusqu'en dedans du sarcolemme des faisceaux musculaires, el surtoutauniveau des cassures transversales, llssonl aecompagnös de cellules tnigratrices el dune certaine qunntitö de flbrine (Ibrillaire.
L'agenl morbigönc du charbon symptomatique lend a provoquer la mortification des parties musculaires dans lesquelles il dötermine une tumour, iin pout d'ailleurs obtenir une mortification localisöe du lissu conjonctif el dn Lissu musculaire, on inoculanl le virus do la maladio a des s a j els relVaeiaire:, ou vaccinös, quircsistonl ot donnenl le temps aux micro-organismes palhogönes de produire leur oeuvre, Ainsi, en
inoculanl le virus dans uu inuscle a mi eoliaye, a mi bceuf, ii nn nion-
lon vaccinias, ou a un animal solipödo qui esl plus ou moins röfractaire.
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CHAHDON SYMPTOMATIQUE OU EMPUYSEMATEUX.
los;;
on voil se produlre im engorgoioont limitö, qui porsiste nn certain temps, et qui n'ost autre chose qu'iin säquestre coipposö laquo;to fibres mor-titiees, brunfttres ou jaunamp;tres, Ce söquostre s'entoure ensuite d'une poche conjonctive, donL les cellules absorbent progressivement sos debris.
Quand la turneur gagne le voisinage d'un us, le pörioste s'öpaissit, devient rougeamp;.tre, prösente ties extravasations sanguines entre ses faisceaux flbreux ; lamoolle de l'os w vascularise, devient plus rouge, et peesento des micro-organismes sous forme de granulations,
Dans la cavitö abdominale des aniniaux, qui onl prösentö des signes do coliquos, on trouve une serosite plus ou moins abondante ot plus ou moins foncöe, contenantpeu do globulessanguinscl prösentantquel-ques micro-organismes roods, ainsi que quelques bfttonnets. Quand nur tutneur s't.'st 6tendue aux parois abdominales, quand une portion d'intestin est enQammöe, on voif des taches lie do vin sur le pöritoine au niveau des points malades. Dans certains eas, le peritoinc est com me marbre desulFusionssanguines. Quelquefois les muscles do I'abdomen soul noiramp;tres, criblös d'infarctus ; d'autres fois ils soul pales, d(Sg6-neres, friables comme de la chair cuite.
Quand il y a eu glossanthrax (tumefaction do la gorge), les parois du pharynx et de l'oosophage son! noirfttres, rriablos; il en est de memo des muscles de le base de la langue el du voile du palais. Les parois des estomacs soul rarement altöröes; mais le grand epiploon Test son-vent: il se montre inlillre, öpaissi, rouge et tachetö de petils foyers hemorragiipies. la's meines alterations peuvent se rencontrer, quoique moins souvenl, sur le mesentcre. L'intestin se montre rougeätre et epaissi dans quelqu'une de ses portions. Le foie et la rate paraissent normaux; et pourtanl ilsrenferment enabondance le micro-organisme pathogöne, qui se trouve egalement dans In bile. Les reins sontsouvent normaux en apparence; quelquefois on en trouve un ou tons les deux congestionnös e1 entourös d'une infiltration s6ro-sanguinolonte nn'1-langöe on non degaz. Les microbes pathogönes oxistent dans les reins ci dans I'urine. Le scrotum se montre distendu, insufflö par les gaz, e( les testicules sent couleur lie do vin, quand la turneur siege sur les membres postörieurs. Les placentas utörins sonl tum6fl6sel gorges de microbes chez les Pemellcs plcines, ce quipermet do concevoirque les agents palhogencs passen! de la more an CoBtus. '
Dans lo thorax on rencontre les mömes lösions que dans I'abdomen,
des plaques roageälres et des taelirs ll6morragiques sur les plevres,
nn öpanchement 86ro-sanguinolent, quand des tumeurs onl envahl les parois pectorales. Le poumon est souvent liypörömiö, engouö dans
line iMendne pins ou nioius Considerable, l.a nmqnense respiraloiru,
principaloraont celle dos premieres voies, est quelquefois conges-
tionuee, plus on moins foncöe. be tin inns chez les jeunesest byperemie
.L
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MALADIES C0NTAGIEUSE8 BACTERIENNES.
ettri's rlche en agents pathogöaes. Des laches hömorragiques peuvent se niontt'or sur I'endocarde, duns le muscle cunliaque, et sur le peri-oarde, quironferme de la sörositö rousstoe oü llnUcnl des microbes. Le sang semble pen altörö physiquement et anatomiquement; il est coagulable, ot ses globules we, sout pas deformes; toutefois, a la I'm de la maladle, il contient du gaz hydrogöne carbonö et des microbes pathogönes, La plupart des ganglions lymphatiques sont altorös, sur-tout ceux iln cötö de la tumeur, qm sont plus hypörömiös, plus rougeamp;tres et plus inßltrös que ceux du cöte oppose. Quand il y a glossanthraxjes ganglions sous-maxillaires,lesganglions pharyngiens, et les glandes salivaires sonl rougofttres, hypörömiös, 11 en est de meine des ganglions mediaslinaux, quand 1c poumou esst malade, etc. Ordinairemeut les ganglions, commc la rate, eomme lo foie, etc., soul. riches eu microbes.
111.
/riOLOGIE.
Le charbon symptomatique est döterminö par un micro-organisme
special, qui n jiu etre isole, cultive, et qui, inoculö ä l'eUil de |iiiret6, reproduil la maladic. L'affection est transmissible expörimentalement par 1'inoculation, pourvu qu'on s'adresse ä des espöeos et a des indi-vidus aples ii la contractor, et pourvu qu'on fasse penetrer les agents palliogenes en nombre süffisant et par cerlaines voies. Kn pratique, la maladic s'observe ä iieu prös exclusiveraent sur les animaux bovins, qui s'infectent par inoculation accidentelle ou en introduisant dans lenr organismc, avec leurs aliments, leurs boissons ou les poussieres inbaleos, les agents pathogönes qu'ils trouvent dans les milieux extericurs.
1quot; Sieges du virus. — Le vims du charbon eraphysömateux est surtout abondant dans les tumeurs; ilse trouve aussi dans les organes malades, dans les ganglions, dans le foie, dans la rate, etc., duns certains produits de secretion ou d'excrötion. La pulpe, oldeiiue en trituranl on on raclanl les parties noires de la tumeur, est tröa riebe i'ii microbes; en l'agitant avec de l'eau slerilisee, on prepare line excellente ömulsion, qui, apres filtration sur du linge, pent etre employee ii faire des inoculations. La serosile ou la sanir qui s'echappe de la tnmenr incisi'e pent egalement servir a pratiquer des inoculations; it en est de mrine de Ia serosile des o-demes, de celle des srreusrs, du pö'ritoine, de la plevie, ele. ; mais les agents virulcnts y sont incomparablement inoins abondanls qne dans les tissus de la tumeur proprement dite. Lea microbes palhogönes sont loujours plus on moins abondanls dans les organes malades, dans le lliymiis, dans les ganglions, dans la rate, dans le toie, dans les reins, dans les poumons, dans les niuqueuseraquo; malades, etc. Us peuvenl d'ailleurs
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CHARBON SYMPTOMATIQUE Oi; EMPHYSßMATEUX.
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passer, gpamp;ce aux löslons liömorragiquos des oi'ganes, dans losproduits sücreUis ou exci'ötÖS, dans la bile, dans le lail (Ualtier), duns le liquide amniotique, dans I'huroeur aqueuso, dans 1(3 sperme (Gajtier), dans [es exeröraents, dans l'urine (Galtier), etc. Le sang ne se peuple de microbes pathogönes qu'ä la fin de la maladie; et, aprös la mort,
I'ig. 7(i. — Cliar))on symptomatique, Flg. 17. — Clmrbon symptoiuatiquo du Baclllea Isolöiraquo;.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;cobayo. — CEdiimo Inlra-musoulalreraquo;
ils s'y multipliont, surtout si on a soin d'en [#9632;ecuoillii' aseptiquement un tube el d(^ lu placer ii FeUive pendanl quelques lieures,
2deg; Nature du virus. — Bacille pathogene. — Le microbe qu'on trouve dans la tumeur, dans les organes malades, dans le sang au moment de la morl, etc., est I'agent de la virulence; c'estlui qui
Fig, 78. - Charbon symptomatiquo du Fig, 70, — GharLou symptoinaUque du cobaye, — Muscle de lo tumour dls- (#9632;(.luve. — Pulpo racliie dans la tu-
produit la maladie. Le liquide obtenu par la filtration, surle plfttre d'une ömulsion riebe en vims esl denne de toutc propriötö pathogöne tandia que la partie flgur6c] restöe sur lo flltro denne la maladie. Quand on dilue uue Emulsion virulente et qu'on la laisse ensuite en repos pendant deux on troisjours, les cmiclies superioui'es ronferment
o:
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MALAWI'S CONTAQIEÜSES DACTfiRIENNES.
peu ou pas de microbes et no sent pas virulentes; tandis que les couches inlerieurcs, qui sont tros riches on microbes, sent trös viru­lentes. Quand laquo;m provoque d'emblöe une tumeur charbonnouse, en Inoculant une laquo;lose massive do virus dans le tissu conjonotif, les microbes n'apparaissonl dans le sang que quelques heures avanl la morl; et e'est seulement alors qu'il devient virulent. De meme I'urlne no devient virulente qu'autant qu'elle se peuplc de microbes, lin cul-tivant sous le microscope des bälonnets pourvus d'uu ou de deux corpuscules hrillauts, on les voit se delruiro bientöt en metlant en libertö leurs spores: et ces spores reproduisent la forme baoillaire et detcrmineut la maladie. Du sang recueilli sur mi malade, au moment oil il se peuple do spores, donno les meines efTets ipie le virus emprunte a la tumeur, qui eontient le microbe sous ses diverses formes ct pre-
Fig. 80. — Charbon syraptomatlque du Fig. 81. — Charbon symptomatlque du cobnyp. — Pulpe de la rate.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; cobayo. — Pulpe d'un ganglion.
sente surlout des InUoimels. Enfm, le microbe empruntö a un malade et seme dans des milieux arlilieiels, puis purilie, isolö par des cultures successives, reproduit la maladie, quand on rinocule.
Le micro-organisme, qui delermiue le charbon emphysömateux, se presenle sous plusieurs formes. C'est une baetörie endosporöe, un bamp;tonnel droit, mobile, forme d'un seul segment et quelquefois do deux segments articulös, de longueur variable, pouvant aller de 8 y. ö 10 a; il se multiplie par scissiparitö el par sporogönöse möme duns l'orga-uisme malade. Aussi, dans les pröparations taites avec la pulpe de la tumeur par exemple, voii-on beaucoup de bAloimels qui renferment des spores dans lour intörieur. Ceux qui vont on produire so ronflent irröguliörement: quelquefois sur toute lour longueur ou en leur milieu seulement, prenant de lasorte une forme de fuseau; le pins ordinairement a l'une de leurs extrömit6s, qui est pourvue d'une spore trös manifesto, ce qui les fail, ressembler a un lötard, a urn-baguette de tambour, a un baltant de cloche, a une petite massue. Leur epaisseur pent aller de I, 1 (*äl, 3 i* quand ila sent sporulös.
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CllAHIiON SYMPTOMATIQUE OU EMPHYSßMATEÜX.
lOÖ'J
Le möme Mtonnet produit parl'ois deux spores, uno k ohaque exivd-mito; ni.-iis le fait semhle rare. Quelquefois deux bamp;tonnets artlculös produisent en meme temps leurs spores, on sorte qu'on en trouve alors unc ii chaque oxlremite du groupe. On trouve quelquefois des
Fig. 8?. — CharLon symptoimtlque du Fig. 83, — Charbon syraptomatlque du cobaye. — Sang.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;cobaye. — Pulpe du testlcule.
bamp;tonnets hoaucoup plus longs dans certains organes; et il n'est pas rare cl'en rencontrer en amas uu en files.
Dans le tissu de la tumeur rnusculaire, le micro-organisme du char­bon symptomatique vcvet ses formes les plus caraetöristiques. On en
trouve : sous forme de bälonnels pleins ot reguliers; sous forme de
l'ig. si. — Charbon symptomatlquo du Pig, 85. — Charbon symptomatique du cobaye. — Pulpe du foie,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; cobaye. —'üilo.
tnassues, de baltants de cloche on de raquettes, avec uno extrömitö sporulre et ölargle; sous forme de Euseaux, renflös en lour milieu avec on sans spore manifeste; enfln sous forme arrondie ou ovol'de. On le retrouve a roui, do bamp;tonnets en baltani de cloche el surtout ii lelal do bätonnets pleins, reguliers el pins mi moins allongös, dans la bile, dans les SÖrositös, dans In rale, dans le fuie, dans les reins, dans I urine, dnns les ganglions, dans le pounion, etc, Dans le sang, on le rencontre sous laforme arrondie et sous la forme de bälonnels pleins,
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MALADIES CONTAG1EUSES DACTEtUENNES.
homogönes. En rösumö, le noicro-organisme palhogöne du charboti symptomatiquo peul se prösonter sous trois formes prlncipales: sous la forme de bätonnels pleins et homogenes; sous la forme tie Inltomiels sporulös, renlles en leur milieu on a une exlremile; el sous la forme arromlie ou ovoiiie.
Le microbe du charbon emphj'sömateux secultive duns les milieux arlilieiels, dans les divers bouillons, dans le sörum liquide, dans la gelatine, dans la gelose, dans le lail, etc. I! est cssentiellement unaerohie et ne vögöte que dans le vide on on presence de gaz Inertes; II est mobile dans les milieux de culture liquides, comnie dans le sang. Les cultures, seinees avec le sang, avec le sue de la tunienr ou avec tout autre produit, viennent bien, qu'elles soient faites dans le
i'i
s. 8G. — Cli-irliou symptomallque du Fig. 87, — Cliarbon symptoraatlque du cobnyo. — Pulpo du rein.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;cobaye. — Urlno renfermant des spcr-
matozoides et ilcs bacilles.
bouillon de hour, dans la gölatine ou dans la gelose. Elles so döve-loppenl bien h la temperature du laboratoire, c'est-Ji-dire a 180-2B0. Kilos so döveloppent plus rapidemenl a l'ötuve röglöed :J(iquot;-:i70. Elles
so döveloppenl dans le vide, et elles prusporent an-si en pri'soneo do I'air, quand le bouillon esl en couches profundes, quand la semence est inoculi'o par piqüre profonde dans la gölatine ou la golose. Los rullures
en 1.....illon, dans le vide, el a 37deg;, void ires rapidement; an boul de
vingtheures le bouillon esl devenu un pen lactescent; el il en ist do meine do cellos qui on! 6t(5 scollöes sans videpr^alablo. A ce moment, les preparations Conl voir d'innombrables microbes, mobiles, los uns arrondis ou ovotdes, les autres en bfttonnets el de longueur variable; Ensuite un döpöl blanchamp;tro se fail au Eond des tubes, et le bouillon
devienl Ins limpido: en agilanl, le döpöl so re.....t en suspension sous
lafon.....run nuage de fine poussiöre blancbätre. Ces cultures, memc
colics qui n'onl pas do faitea dans le vide, ni a l'ötuve, donnenl la maladie an cobaye et le fonl pörir. Cultivd dans la gelatine el la gölose, le microbe du cliarbon symptomatique s'accompagne de la formation debulles gazeuse8,quid6terminent la fragmentation du milieu nutritif;
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cilAliliON SYMPTOMATIQUE Oil EMPIIYSEMATEUX.
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il liquöfle la gölatine des le troislftnie jour, ot en vingt övingt-deux jours tout le miliou Qst ii pen pros complMemenl, liquide, les microbos formant des amas blamp;nchätros, laquo;jui gagnent 1c fond du tube.
Le iTiicrül)e du charbon symptomatique, que Arloing, Cornevin ot Thomas ont dösignö sous le nnm do Bacterium Chauvosi, on recon­naissance du bienveillant concoursque Chauveau leura prßtö pendant
toule In duröe de lours recherchos, so colore bien par les matiöres colorantes usitoos dans la preparation dos divers microbes. II rosisto a l'action dos alcalis ot dos acides; l'acide acötique ot surtout I'acide formique, ajoulos a do la uialiöro dessdcliee, permoltent do voir aisomonl le iiiioiiiJM', on rendanl tout le resie pfilo et invisible. La teinture d'iode donne au bätonnel non sporul6 la teinte violette. Do la pulpe, raolco sur uno sectionpratiquöo ä travel's los lissus do la tumour OU a Ira-vers un organemaladequelconque, et pla-cöe outre lame et lamelle, montre de nom-lii'oux niirrubos, faciles a voir sans le secours d'aucun r6actif colorant. Mais Irs pröparations sonl bien plus dömonstrati-ves, quand el los oute tö pröalabloment cole-roes. Le microbe du charbon symptoma­tique prend bien le violet do gentiane, la fuchsine, le Men de mölhylöne, etc.; 11 so colore bien par le bleu do Löffler, paries solutions bvdro-aleooliqnes el surloiil par los solutions aiiilin(''es do violet de gen­tiane, do fuclisine, t^te.; il prend mal le Gram et le Weigert; et il no so döcolore
pas, malgrö un chauffage önergique dans le baume, quand il a ötö colon' avec le vio­let de gentiane anilinö. On pent obtenir de
lt;ss. — Charbon sympto-tuatiquo. — A, culture dans la gelatine datant lt;lo (rois jours; H, I'lillnro en bouillon dans lo vide.
belles preparations coloröes, avec b's söro-sitös on les liquides vlrulenls, avec la pulpe raclöe sur los lesions, avec une parcellc d'eedfeme oude muscle dissocl6e,ou avec la pulpe raclöe sur los lissus de la tumeur ainsi quo sur les organes malades, avec dos coupes faites sur los tissus pröalablement durcis dans l'alcool et avec les cultures, en so servant dos matteres colorantes pröcitdes. Lc modus faciendiest le meine que pour les preparations faites avec la bact6ridie de Davaine. Los lames oil lamellcs, garnies de pulpe ou do culture, ct les coupes sent traitecs do la memo fagon; on husse agir pendant dix
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MMÄUIES C0NTAGIEU8ES HXCTKltlEN.MiS.
;• quinze minutes le bain colorant; elles sont ensuite lavöes, döshy-dratöes, öclaircles et tnontöes (Imis le bäume, Cost surlos pi'öpäi^ationB iiinsi traitöos qu'on distingue bien les partioularitös de forme des microbes; ceux qui sont sous forme de bätonnets pleiiis et röguliers, snns spores, apparaissenl uniformöment colorös dans toute leur etendue; ceux qui ont la forme de massue, de baltant de cloche, de
Fif;. Kt). — Chorbon symptoinatique. — Fig, 00. — Charbon symptomalitiue, — Culture en bouillon et 4 l'alr dalant de Culture en iKiuilluii et iIüms le vide vingt heures,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;datant de vingl heures,
raquette, de clou de girofle ou de baguette de tambour, ceux qui ont la forme de fuseau ou de citron so montrent surtout colon's au niveau de la spore ([iTils renferment dans le renflemont ([u'ils prösentent, le corps du hälnnnel elanl inoins l'once ou ä peu prös incolore, surtout tjuand on a cliaullö la preparation. Outre la forme typique du baclerium Chauvcei, il semble qu'il y a
Kifr. 01, #9632;— Charbon symptotnatique, — V\^. 02. — Charbon symploinatiquo, — Culture ci.-uis la gölatlne datant de Culture dans la gölose datant de qualre quatre Jours.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Jours,
d'autros variötös! Kerry en a renconlrd une dans les muscles d'un boeuf, qui est an hacille epais, Isold OU en courtes lilos, muni de eils et döpourvu de spores, tuanl les cobayes, les lapins et les souris; Klein en amail rencoulni une aulre clicz le mouton; l'iana et (ialli Valerio eu auraient observe une, de pclites dimensions, donnuiil dillicilement des spores sur les aniinaux, etc.
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CIUBDON SYMPTOMAT1QUE OU EMPI1Y8EMATEUX.
lOOIt
Ji0 Resistance du microbe du charbon symptomatique aux agents physiques et chimiques. — he virus du charbon sympto-iiiiitiqiic rusisle ;\ la dessiccation; on peut obtenirune maliörc virulente riebe et trös active, cn dossächant a 38deg; de la pulpe d'une tumeur char-bonneuse. II est trös logique do pensor que los matiöres morbides, qui so trouvont döposöes sur des objels solides et (jui s'y dessechent, peuvent pareillement conserver lour virulence. II n'est pas douteux que co rösultal doil ötre attribuö ä la rösistance dos spores, commo pour lo charbon baelöridien, D'autro part, et tonlos choses ögales d'ailleurs, lo virus, une fois dessöch6, qui pout so conserver plusiours annöes, rösisto boaueoup plus que le virus frais aux agents physiques et aux agents chimiquos. l'n froid trös Intense est sans action sur le virus meine frais extrait de la tumeur, qui a pu ölre expose ä — 10deg;, — ITquot;, — 70quot;, — 76deg;, — lquot;iO, et — 130deg;, sans ölre slörilise ni memo aUönuö. Du virus frais, enformö dans un tube scollö a la lampe, peul roster de dix ä Ironie minutes dans nne elnve röglöe ii 68deg; sans pordre de son activitö; toutefois, sa virulence s'attönuo h ce degrade tonipö-raturo, quand on l'y soumol de quaranteft soixante-dix minutes; k 10deg; il est slt'rilisö on deux lionrcs vingl minutes, el on deux houres a 80deg;, tandis qu'il I'est en vingt minutes a 100deg;. L'addition d'ean bouillante a la matiöre virulente dans la proportion de trois parties pour une de vims ne le slerilise pas, laudis quo de la matiöre fratche oaformoe dans un lube et laisseo ainsi ilans de l'eau a 100quot; est störilisöe en deux minutes. Lo virus'dessöchö a ,'{5deg; supporte dos tempöratures ])lns elovöes; pröalablemont humoctö ou mamp;langö d'eau, et, place ft i'i'lnvo, il supporte pendant six lieurcs la ternporature de 85deg;, saus eprouvor autre chose qu'un löger affaiblissement; chaulle pendant le meine temps a (10quot;, 98deg;, 100quot;, el 108deg;, il siibil des alVaildissements ])lus aoousös, sans perdre sa virulence, qui ne disparatt qu'aprös un chauffage de six heures a 110quot;. Le möme virus dessöchö, ]ila(;ö dans im tube sans avoir ötö liumectö on aprös avoir oiv additionnö d'eau, et immergö dans IVan bouillante, n'est störilisö qu'au bout de deux heures. Dans un milieu saturö do vapour d'eau, lo chauffage a 110deg; poudanl quinzo minutes a sterilise le virus frais eufenne dans des lubes, lo virus frais et meine le virus dessec.be prealableinent inelaugö d'eau et röpandn sur des fragments do lissus; le virus see addilionne d'eau et enfcrmö dans des lubes a nöcossitö un chauffage de trente-ciuq minutes, la^ virus frais, ou lombaul dans nne grande quantitö d'eau, s'y dilue et s'y atl'aiblit par cello dilution meine; quand il est mölaugo ii uuo petite quantitö d'eau tranqullle, ses microbes gagnent le fond et los couches supöricures sont inaclivos; peu apres d'ailleurs, les microbes s'alleiuicnt dans lour activite plus on moins vilo suivant la qualitö des oaux; quelquefois l'inoculation no donne rien aprös vingt-quatre heures de söjour, tandis que d'aulres fois la viculenco
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1(10',.
MALADIES GONTAGIEUSES IIAITEUIK.NNKS.
persiste pendant imis mois rt plus. La pulröfaction nc dölruit pas rapidement les microbes du churbon symptomatiquo dans lescadavres enfouis; on a pu les Inoculer avec räsultat six mois aprös quo la, putröfaction avail commencö; mais on n'a ]ias röussi a obtenir le charbon, en inoculanl dos produits putrödös depuis Ironte mois, ce qui nc prouve pas toutefois que los gormos du cbarbon eussenl 6to absolunu'iil (lolruils. D'aillours, le microbe du charbon symplomatique peul vivre a cötö d'aulres microbes; on a pu faire övoluer ensemble sur le möme animal le charbon symplomatique el la septicömie, lo charbon symplomatiijue el le charbon bactöridien; le germe du charbon symplomatique n'esl pas tuö par son mölange avec le ferment de la prösure ni avec cnlui de la fermentation ammoniacale [Arloing, Cornevin ot, Thomas),
Toutes ces donnöes sufflraientii laisser croire que le microbe du char­bon symptomatiquo se conserve dans lo sol. Mais ici encore ilos re-cherches directos ont ötabli le fait. On a obtenu (Fcser) le charbon symptomatique, en injectant, sous la peau, les mid'obes trouvös sur les plantes dos pftturages maröcagoux dos Alpos ot rögne la maladie. On I'a pareillement obtenu [Golti), on injectant, sous la peau dejeunes bovins, loiiu de lavage d'une terre recueillie sur le territoire de San-Arcangelo, ot sfivissait I'affection, II esl done bien avörö quo los germes du charbon symptomatique peuvent so consen'er longtemps clans le sol, el a su surface, cequi permel de concevoir comment h's animaux, qui vivent dans les regions oti ces gormos existent, peuvenl a lout ins­tant los introduire dansleur organisme.
Lo vims du charbon symptomatique offre uno grande resistance vis-a-vis dos agents chimiques röputös baetörieides ; il n'est storiliso, surtout quand il est dessdehö, quo par ceux qui soul los plus oncrgi-([ik^s. Soul iiiaolils on pen actifs el doivenl 6tre rejetös, quand il s'agit d'oiuToi- la dösinfection; les solutions de potasse, de chaux, do sulfalo de IVr, d'acide ars(5nieux, do sol marin, de chlorure dezinc, I'essence do tördbenthine, l'acide sulfureux, el m6mo les vapeurs do chlore, lo sulfure de carbone, les vapours d'essence de tliym ctd'cucalyptus, quand ou se trouveen pi'ösence de virus dessöche, Les agents qui möritent d'ötre recommandös soul ; l'acide phdnique en solution aqueuse a 2-4 p. Hui; l'acide salicylique a 1-2 p, lUO ; lo nitrate d'argenl a 1-2 p. LOO; lesulfatede cuivre a 1 o; losublimöö 1--2 [i. 1000; los vapeurs de brome, olo. Arl. (lorn, ot Tli.V
V Animaux aptes et animaux inaptes ci contraeter le char­bon symptomatique. — l.o charbon symptomatique est une maladie d'ospooo en quclque• sorte; e'est ii peu pros exclusivement sur los animaux bovinaqu'on I'observe : le mouton el la chövre soul rarement alteints; los jeunes chevaux (Hess, Semmer, Hafner) ei los jeunes bufllos(Biro) peuveni exceptionnellement s'infectcr; toutefois,Cornevin
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CHARBON SYMPTOMA.TIQUE OU EMPHYSfiMATEUX.
loea
nyanf iiinculr lo virusä deux buffles nolcs apasvu contracterl'affoction. Expörimentalemont il ost transmissible aux grands ruminants, an mouton, a la chövro et au cochon d'Inde Les carnivores, le pore, le lapin el les oisoaux soul röfractaires. La raaladie ne seii)l)lo pas iidii plus transmissible a I'homme,
I.es grands ruminants el los petils ruminants son! les plus sensibles au vims du charbon symptomatique. Toutefois, ainsi qu'on I'a deja vu, les animaux grands ruminants ne jouissenl pas de la raöme röcepti-vitö a tons les Ages. I,a maladie spontanec est tres rare sur les veaux ages de imiins de cinq ö six mois; el il est difficile d'autre pari de donner expörimentaleraentun charbon symptomatique mortel auveau
do lait. Cependanl des cas de char]......raquo;mphysömateux bien caraetörisös
mil, rir observös par divers vötörinaires sur les jeunes veaux, quiötaient deja si'vn's e( sunniis an regime VÖgötal, el inenie sur des veaux imn encore sevri's. Cellc ijnasi-iiinnnnile, donl jouissent les jennes veaux jusqu'a l'äge de cinq a six nniis, seniiile due, pour une part, a gt;m legs lierrdilairc Irausiuis par line men1 ayant elle-möme l'i inmuniti'1, et
surtoul an mode d'alimentation spöcial a cet ago, ainsi qu'^t'otat des lissns el des luimeurs pendanl cettephase de la vie. En expörimentant sur des veaux de races el de provenances diverses, on a pn injector impunöment dans les muscles jusqu'a six goultes de virus frais tres actif,alors que des animaux plus tgamp;s succombeni avec des doses pareilles dans la proportion de 90 sur 100. Quelquefois cependant, ees inoculations döterminent sur certains veaux une lögöre boiterie el, nne rirvalhni de li'inpi'i-alure ; et en employanl des doses plus fortes on pent diHerniinri' la morl. Avee septa linit gonltes on pent Iner les veaux ngi's de moins de seize jours; il en faul de dix a vingt goultes pour tuer ceux qui sonl ages de quinze jours a trois mois. La faible reeeptivilr des veaux rcssort encore de la fa^on donl ilsse enmpoi'tent vis-a-vis de l'injection intra-vei'neuse du vims for! et de l'injection sous-cutanöe du virus attönuö, qui donneni aux adultes une maladie
brnigne el rimmuuitr, landis qu'olles tie vaeeineut pas les veaux pour
la suite. Laröceptivitö des jeunes veaux s'accrolt ä mesure qu'ils de-viennent franchement herbivores. L'inQuence du regime est em-ore de­nim,tree par ce que Ton constate sur le jeune cobaye, qui, contraire-ineiil an jeune vean. est trös susceptible, parce qu'il devient tres protnptemenl herbivore aprös sa naissance (Arl. Coi'n. el Th.).
Les grands ruminants des rögions oü sövil le charbon symptoma­tique, seilt peu exposes b contractor la maladle passö l'äge de quatre ans, ainsi nur cela rösulte des constatations faites par l'obsen'ation cliniqueel par l'oxpörimentation. Mais co privilege n'appartient pas aux animaux adultes qui ont ötä ölevös dans des regions oü ue sevit pas le charbon emphysömateux ; ees animaux contractenl a tout ageraquo; la maladie, quand ilssont Inoculös, on implanles dans des rögions oil olle
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MALADIES CONTAQIEÜSES BACTßRIENNES.
srvil. L'i imnuiiiiri n'est done accruise qu'aux ailull.es, qui out ötö ölevöa dans los milieux infeetös; ot cetteimmunitö semble rösulter des inocu­lations suecessives, que se font spunlaiiemeut les animaux (laus leur jeune ö,ge, soil aveo de faibles doses de gernies, soil avec des gerades qui s'elaienl allouues dans les milieux exlerieurs. Elle esl assimilable a colleque l'on peutdonner expörimentaloment, en inoculani defaiblcs doses de virus ou des virus altenues. Les aniniaux Jeunes, qui vivent dans im milieu infoctö, peuvent introduire des doses variables de germes ou s'inoculer des germes plus ou moinsattönuös. Les uns s'ino-Culont des dosesasse/.elevi'es de virus fort ponr eontraeler mie maladie mortelle; tandis que d'autres, s'inöculanl des germes aUenues ou de faibles closes de virus fort, ne contractent qu'une affection bönigne, qui |ieiil passerinapergue ot leur conf'örer une immunitö relative, suscep­tible de se renforcer ä la suite de nouvelles inoculations spontanöes et de devenir plus ou moins complöte ii Vdge de quatre ou cinq aus et uieruc avanl, ainsi ([uquot;oii a pu eu juger par lelal d'animaux trouvös röfractalres dös l'ftge de deux ou trois ans (Arl. dorn et Th.). Des conditions individuelles, autresquel'amp;ge, peuvent faire varier lareeep-livile, ainsi que cela ressortira par analogie des renseignements qui suivent.
La röceptivitö du mouton esl trös aecusöe; et, bien qu'il ne con-tracteguöre la maladie spontan6ment, il esl, aisö de le faire pörir en la lui inoculant. Quanl ii la chövre, eile aussi peut contracter la maladie a la suite de l'inoculation quoique moins sürement, lünfln, le cobaye peut ötr.e employö comrae terrain de culture, Mais sa röcoptivitö esl loin d'ögaler collo du beeuf el du mouton; le vims tend ii s'affaiblir, quund on le eultivo de cobaye ä, cobaye, en sorte que, ö im moment donnö, l'inoculö peut ne pi'ösenter qu'un accident local et gagner
riminunile.
Le cheval el Laue, arrives ii im 6,ge avauee, resistent onliiiairement aux inoculations du charbon eraphysemateux et ne prösenteni qu'un accident local. Cepondant l'observation clinique permcl de supposer ipie les jeunes poulains sont plus susceptibles et peuvent s'infecter spontamuiicut d'uno facon grave; on a ou constatö le charbon symp-tomatique sur des sujetsde sept iiliuit mois.
Parmi los animaux röfractaires, certains peuvent 6tre rendus aptes ii contracter la maladie. Ainsi, le lapin la coutracle, ipiand on associe le virus charbonneux ii un autro microbe, au proieus vulgaris ou au prodigiosus (Roger), Toutefois, on peul accroltre la resistance du lapin vis-ü-vis du mölange du charbon symptomatique el du prodigiostis, eninjeetant pröalablementune certaine quantitö laquo;le vims du charbon empliysemuteux dans ses veines. l,o proäigiosus favorise l'infection charbonneuse par faction des produits solubles qu'il söeröte, produits qui modilient del'uvonihleinent Letal general de Lorganisme en passant
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CIIARBON 8YMPT0MATIQÜE OU E.MIMIYSKMATEUX.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1007
dans la circulation. D'aillcurs, co qui prouve qu'il en est ainsi c'esl qne le prodigiosus favorise surtout lc dövelöppeinent du charbon, quand il est injcctu dans une veine. La pröclisposition crööe parco microbe est trrs passagöre; ello disparatt en vingt-quatre heures. Une goutte do culture vivanto ou störilisöe du inöme microbe injectöe dans la veine du pigeon, animal ri'Traclairu connnc! lelapin, Ini dunne aussi la prü-disposition vis-a-vis dn charbon symptomatique; maislep)'Ofi?2(/iost/s,qui favorise I'lnfection ehe/, lelapin, l'empöche choz le cobaye, en excitant chezlui ['action phagocytaire(Duenschmann), En rösumö, un microbe, inoffensif par lul-m6me, pent cröer passagörement l'aptitude morbide \ is-ä-\is d'uii microbe palhog^ne ehe/, des sujets qui ne l'ont pas natu-relleraent; ei el il n'est pas Impossible que, dans la pratique, des ani-maiiN pins ou moins röfractaires ou vaccinös ne soient de la sorte doles accidentellement do la röceptivitö süffisante pom tomber plus on moins gravoment charbonneux, D'autre part, il resulte de recberches, faites (Galtier) dans le but d'appröcier les causes capables de faire varier la röceptivitöi qu'on pout donner an lapin la röceptivite vis-ä-vis du charbon symptomatique par ['injection intra-veineuse d'une cerlaine quantity d'ean ordinaire; qu'il pent l'acquörir ii la suite de quelque maladie antörieuro (psorospermoso dn foie); qu'il est possible do la faire nail re par l'adjonction de la bactdridie, memc altemiee, an bactörium Chauvoei; que, dans les localitös oti se trouvent röunis les microbes des deux charbons plus ou moins aiu'-nnes, la röceptiviW des animaux peutdtreexaltöe, vis-a-vis de Tune on de I'autre maladie, par ['infection simultanöe ou successive avec les deux agents pathog^nes; qu'il est indlquö de ne faire subir, aux animaux qu'on veul immunisor centre les ibnix charbons, les inoculations preventives, aderentes a chaque maladie, que successivement, et en laissant entre (dies un certain laps do temps.
Do pins, le microbe du charbon symptomatique, qui est un veritable ferment, susceptible de produire la fermentationbutyrique de laplupart dos Sucres fermentescibles et de plusieurs malieres noutres hydrocar-bonees (Arloing), seeröte des matieres solubles (Roger), qui favorisent son developpement. Ainsi, quand il est iuoeulc dans la chambre anle-rieure de l'ccil du lapin, il dötermine la maladie el la mort, aloes qu'il en est tout autremeut lorsqu'on I'inocule sons la peau ou dans un muscle. I.es substances solubles söcretees dans I'ceil modilient Total gönöral el creentla röceptivitö; l'absence de phagocytes dansl'humeur aqueuse expliquerail d'autre part le döveloppement du microbe dans 1'oeil. En inoculanl simultanöment des microbes du charbon symtoma-tique dans l'oeil et dans les musclesde lacuisse d'un lapin, on donne h I'animal une maladie mortelle avec tumeur charbonneuse dans le muscle inocule ; landis (]uc, sans la creation du foyer oculaire, I'ino-culation intra-musculaire resto sans clTet. Do plus, la serosito char-
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MALADIES C0NTAGIEU8ES DACTERIENNES.
bonneuse obtenue j)iir nitration raquo; travers porcelaine, Injectöe a la dose de I ;i •quot;gt; c. c, danslavoino du lapin, abolit passagöremont son immunity naturollo at rend possible le succös de l'inoculation faite simultanöment dims les muscles ; la predisposition ainsi cruöe ne dure que'vingt-cjutitre heures. Roux adörnontrö, comnie on leverraplusloin, quela sörositö charbonneuse jouil de propriötös vaccinantes; mais cos propriötösn'apparaissent pasd'emblöe aprös ['injection; au döbut, il y a an contraire augmentation passagöre du I'aptitude morbide,el I'immu-iiit('' uc s'6tablil que phis tard. Si le prodigiostts et les substances du bacillus Chauvcei donnenl passagörement la prödisposition an lapln, cela ticnt a un afTaiblissement momentan^ dörivant de l'action de ces substances, qui rendent I'organismo plus ou nniiiis malade etpartant moins ivsislant pour quelques heures. [/explication semble si vraie queNocard et Roux, en aiTaiblissanl la vitalitö du muscle par I'emploi d'une solution d'acide acötique, de sels de potasse, d'alcool, de sei marin etc., ou par un traumatisme, une contusion, une meur-Irissuro, ont pu rendre le lapin apte a contracter le charbon sympto-matique, dontle virus se renforce alors et devient plus actif pour le lapin normal. J'ai moi-m6me rsect;ussi a fain; contracter le charbon em-physömateux au lapin, en I'afTaiblissanl par un r6gime aqueux el en le soumeltanl dun froid assez intense.
Sur les grenouilles non chaufföes les microbes du charbon symplo-matique se cultivent,se rdpandent dans toul le corps el tendentö se presenter an boul d'nn certain temps sons la forme arrondie ; Lls peuvenl 6tre Iransportes sur des animaux dnues de la receptivile, anx-quels ils donnenl In maladie, si on les a repris du premier an cin-quiöme jour, el meine quelquefois quand on ne les a repris que du cinquiöme an douziöme jour; passö le quinziöme jour, l'inoculation des produitsde la grenouillo reste inrructueuse,bien qu'ila montrent des microbes rends. Lorsque le grenouille inoculöo esl plac6e a --0, les microbes reprennonl leur activlt6 el latuenten 18-30 heures; Llstuent egalemenl les animaux douösde röceptivitö.
ttquot; Influence de la dose, de la qualite et du mode de pene­tration du virus. Modes de contagion. Pathogenic. — Pour que la maladie grave se d6veloppe sur des individus, meme doues do reeepl i\ ile.il lant f;eneralemenl nne dose de vims relaI ivenient elevi'ie,
variable toutefois suivanl le degr6 d'activitö des microbes ei suivant leur mode ou leur lieu de penetration.
A. Transmission experimentale. — La malifered'inoculationpeul
(Hrc emprnntee ii des cultures, a tout produit, a toute lesion, reputes actifs, a des lesions fraiehes on a des lesions eonservees, desse-cböes, etc. Cepeiyjant, pour 6tre plus assure du resnltal, le mieux sera de s'adresscr aux ganglions, aux organes riches en microbes, et surtout ii la tumour,qui esl la lesion la plus rieho. Le virus do la tumour, commo
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Cll.UUlON SYMPT0MAT1QUE Oü EMPllYSßMATIiüX.
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celul d'autres tissus, pcul elre iuoculc'' ä l'ötat frais ou ä l'ötat sec. La iiiiiUi'it' fralche ost obtenue en trituranl, dans im verre ou (Ums un morlier störilisäs,clos fragments de tissu empruqtös aux parties les plus noircs de la tumeur; un peut ajoutor de l'eau störilisöe et agiter lu mölange dans un Qacon, puis ßltrer it travors un linge fln ; le liquide ainsi obtenu est im excellent produit d'inoculation; on peut aussi so borner ä exprimer le tissu malade. Lo vims, ii l'ötat sec, iieul 6tre obtenu cn soumettant ii la dessiccation rapide la pulpedes muscles de lu tumeur; on choisit les portions les plus nuiludcs, et ou les triture, de fagon ä en former un magna, cu dölayant avec un peu d'eau ste-rilisöe; on (litre sur toile grossiöre, on regoit dans des soueoupes ou ussiettes slörilisees, et ou dessechc it l'etuve ii Ilii0; l'ßvaporation et la dessiccation achovees, 11 reste im enduit brunatri;, que l'on röduit, ou nou, cn poudre, et quo l'on peut couserver dans un Qacon au sec, au frais et ii l'obscuritö. On peut aussi so contenter de dossöcher, do la meme fueou, des fragments minces tie muscles prelevcs dans la tumour. Ces maliores ilessecitees, consorvöes convenalilement, peuvent garderleur virulence cinq, six, sept, Jiuit, neuf et dix aus, ou memo pluslongtemps, Quand on veuts'en servir [tour faire ties inoculations, on en broia une petite quantitö, dans un mortier ou dans un verre, en y ajoutant un pen d'eau störilisöe; on Qltre sur im linge, et l'on a aiusi un liquide virulent, dont on peut d'ailleurs favoriser ruction en y ajoutant une goutte d'acide lactique,
L'inoculation intra-cutanöe, ii la lancette, a'esl [tas un mode sur d'obtenir le charbon symptomalique; eile no permet pas d'introduire assoz profondöment une assez forte dose de virus. Elle ne provoque pas d'accident local, quand eile esi faiteamp;l'oreilledu cobaye; et cepen-dant eile pntt lui ilonuer parfois la maladie morlelle, qui peut se tor-minor anbeut de trois jours, et s'accompagner de la tumefaction du syslumc ganglionnaire, ainsi que d'infarctus dans les muscles de diverses regions. Elle peut aussi döterminer quelquefois une infection genöralechez le mouton,soil qu'elie s'accompagne do lögers accidents locaux, soil qu'elie n'en provoque pas.
C'est dans le tissu sous-cutanö que doit ötre portö le virus inoculö, si l'on vent ötre assurö de le voir produire tons ses effets; et encore certaines rögions sonl peu propices, memo pource mode d'inoculation, quand on chcrche a lui faire donner des effets mortels. Ainsi, les tumours du charbon symptomatiquo ne se torment ni aus extrömitös des membres, it partir du genou ou du jarret, ui it la queue ; et le vims, injeetö it la dose de 1 it 7 gouttes ii l'exlremitö de la queue, no dötermine aucuns troubles locaux ui gönöraux. Injeetö ii la dose do 10gouttes, ildötermine une ölövation de temperature; injeetö it dose massive(2 grammes),il dötermine un engorgement oxsudatif local, de la lievre, de l'inappötenco, uue elevation do leiuporalure, et coulero
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MALADIES G0NTAGIEU8ES IIACTKIIIENNES.
rimmunitö, tandls (ju'dfaible doso (I ai goalies) il ne la donne pas. A äOcentiraötresau-dessüs du toupillon, l'injöction ost plusdangereuse, ot pout, exceptionnellement il osi vrai, amener lamortoo 3'4 jours, le vims, entratnö par la circulation lymphatique ou sanguine, s'en allant proliförer ailleurs, dans la region dorsale par oxomple, et y pro-duii'c une luuu'ur inortolle. A mesure qu'on remonte vers la base de la (picun, k's chances d'infection gönörule et de döveloppeinent de tumeurs symptomatiques augmentent, sans egaler celles qui suivont rinoculation ö la cuisse ou a l'encolure. La queue a done une fälble reeeptivile pour lo virtis du charbon symptomalique. Sa röceptivitö augraente a raesure qu'on se rapproche de la base ; la virus ne se döveloppe pas sur place, ne produit pas des tumeurs sur place, mais seulement dos tumeurs symptomatiques ; ce qui tient ii la densitö et ii labasse tempöraturo de la region, car, grace a l'enveloppemffnt et a relevalion de la temperature ainsi obtenue, le microbe pullule sur place, y delenuine la formation d'une tumour, qui grace ii la densite du tissu, roste cantonnöo h rextremite do la queue ot n'est pas mortellc, parco qu'elle a deja donnö assoz d'immunitd quand lesgermes peuvent ömigrer dans d'autrcs parties.
Les r6gions Irs plus favorables pour rinoculation sont done les regions museulaices, celles on h; tissu conjonctif OSt abondanl et h\clie ot la temperature 6lov6e; et le mode d'inoculation le plus sör est rinoculation sous-cutanöe, I'injection dans le tissu conjonctif sous-cutanö (ju dans le tissu inlra-innsculaire. Toutefois, les effets sont variables suivanl la dose de virus ciuployee ot sulvanl les regions inoculees. En gi'iicial la dose de virus injeclee doit el.re relativeinent assoz elcvee: deux on Irois goultes injcelees sous la peau de la cuisse, de I'cpaule, I'lc., sufflsentpour donnorun charbon mortelau mouton, an boouf, landis qu'elles soul insufflsantos dans les regions a tissu eellulaice dense lelles quo I'oreille, rexlreiuile de la queue ou des membres. Lorsque I'injection virulente a ele faite duns la cuisse du cobaye, la region se gonfle apr6s quelquos heuros et devienl doulou-reuso; lamarche devienl impossible, el la mort arrive on vingt-quatre uipiarante-bnil lienres. A I'autopsie, on observe : un o'denie rongeätre l.reseleiidu du tissu conjonclil'de la pan.i abdominale; mie vrrilable tumour charbonneuso, au niveau do I'inoculation, avec le gonfleinont, la tointe foncde ou ooirft-tre des muscles ei one odeur d'acide lactique
Ires accusiM'.
Quand on injecte dans le tissu conjonctif sous-cutanö ou dans le muscle d'un animal douö d'une grande pöceptivitö, commo le benufou lo mouton, une dose ölevöa do virus, soil de unegoulte h un centi-inelre cube de pulpe inuscnlaire, on obtionl des accidents graves et la mort, si I'injection a ele faite dans lo tissu sous-cutanö, les accidents locaux se montreill dans le tissu conjonctif et dans les ganglions,
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ClI.UUtO.N 8YMPTOMATIQÜE Oü EMPHY8EM\TEUX.
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cmiiielanlpcu surlcs muscles; on voit se former un ffidemo cIkhuI, (jiii progrosso rapidement, et qui devient cröpitant duns oertaines regions. Lorsque I'lnjection a öte faite dans le muscle, toule la region muscu-laire esl bientöt malade; il s'y forme une vei'ilable lumeur erepilanle, analogiu! ;i ceile du cliarlion spontane, accompagnöe parfois d'autres tumours dans d'autres regions.
L'injection sous-culaii(''e de doses moyennea {i/iO de goulte d'une pulpe musculaire Ires active) produit des efFets assez semblables ä ceux de i'inoculalion a la lancette, quand ello est frucluense ; les accidents locaux sont nuls on pen marques; mais on ne tanic pas ä voir appa-rattre des lesions musculaires, une lumeur plus ou moins eloigneo du point, d'inoeulalion, övoluant d'ailleurs comine dans le charbon spoil-land el s'accompagnant de la mort de l'animal.
L'injectioad'unvirus pen actif, ou d'une trös petite dosede virus fort, dans le lissu sous-cutanc, ne produil rien ou determine une maladie lögöre, avec tristesse, diminution de l'appötit, ölövation de la tempera­ture, sans accident local, maladie qui estcependant bien le charbon, puisqu'olledonnerimmunitöauxinoculös.Quelquetoiscependantjgramp;ce ö. une susoeptibllitöexcoptionnello des individus,que rien nef ait prövoir, on pent mneiier un charbon complel avec terminaison mortelle, en injeclanl, sous la peau, un virus allenue ou une Ires pelite dose de virus non allenue.
Le virus du charbon symptomatique introduit, memo a doses fortes, dans les veiues, esl generalemeiil supporle. Ainsi, l'injection inlra-vei-ncuse de doses variant de 3/10 de goulte A, quot;i gouttes el allanl jusqu'a (i centimetres cubes de sue musculaire lillre, donne, aux animaux bovins, ovins et caprins, une maladie benigne sans tumenrs, avec fris­sons, tristcsse, inappötence et elevalion de tempörature, qui dure deux ou Irois jours, el qui confere l'immunitö. En pratiquanl l'injection intra-vcineusc, il faul cviler avec soin d'inoculer le lissu peri-veinoux, sous peine de voirse produire une maladie beaucoup plus grave. Toutefois, l'injection intra-veineuse, quand eile est faite avec des doses plus eb-vees, mi avec un virus plus fort, ou quand ello esl praliqneo sur un animal qui se Ironve plus susceptible, pout elrc suivie de la maladie mortolle avec tons ses symplömes cliniques et ses lösions oi'dinaires. D'ailleurs, quand on a injeetö des doses massives, l'animal pout suc-comber avantl'apparition do la tumour et sans infarctus musculaires; en CO cas, les ganglions sent virulnits.
Comment concovoir que l'injection intra-veineuse ne produise pas toujours la maladie avec tumeur ? Outre que jusqu'ö une certaine dose le virus prut elre delruil dans le sang, il y a lien de croire quo los
microbes soul rotonus par l'endothölium vasculaire, qui les empöche i\t'. se röpandro dans le lissu conjonctif, mi ils no peuvont pas aller terminer lour övolution au sein de tuibeurs, qu'ils sont susceptibles
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MA LAD] ES C0NTAG1EUSES I1ACTER1EN MiS.
do provoquer, d qui soul toujours le prölude de la mort. II est du fait lt;juü, si on lour pcnncUlosc röpandre hors desvaissoaux, ils pi'ovoquent une tumeur et la mort, Ainsi, lorsejue, pendant la lögöre maladie cjui suit 1'injection intra-veineuse, on provoque une lögöre hemorragie, en blessant on eu piquanl une region quelconque, il s'ydöveloppe uno tumeur, et l'.animal pörit bientöt. II senxble dune bien ([ue le microbe, pour dötorminer une maladie grave, doit pouvoir sortir des vaisseaux pour aller övoluer dans le lissu conjonctif; or, il peut lt;mi sortir de diverses maniöres, par la döchirure accidentelle de quelques faisceaux musculaires, par lus trajels qu'ouvrenl les cellules lymphutiques dans les parois vasculairos, par un processus analogue a oelui de l'infarctus emholique.
L'injection intra-trachöale pent donner une maladie bönigne et riiuniunite, coiuine etaux ineniesdoses que rinjeetiou inlia-veineuse.
Les tentatives, faites pom' ohtenir la maladie par l'introduction du virus dans les voies digestives, soul restöes ordinairemenl sansrösul-tat. Toutefois, I'ingestion do maliöre virulente renduo plus active par los moyens, qui soront indiquös plus loin, adöterminölecharbon symp-tomatique mortel avec tumeur ohez le bojuf. II est done certain queles animaux peuvent s'infecter en mangeanlou en buvanl des aliments ou des boissons souill(''s, surtout quandla quantitö de virus est considö-rable et lorsque la muqueuse est lesee, altöröe.
Le charbou symptomatique peutse transmeltre par contagion intra-utei'ine, quand ilatteintla more pendant la gestation ; d'autre pari la mere, qui a acquis l'immunitö, serable pouvoir la löguer parfois a son descendant (Aid. Corn, el Tli.).
I!. Modes de l'lnfeotiou spoutanee......- Les animaux, qui contrac-
tcnt la maladie spontanöment dans les centres od eile sövit, peuvent s'infecter de diverses lacnns, en introduisant, dansleur organisme, les microbes, qu'ils trouvenl dans les milieux extörieurs. La transmission so fait surtout par les germes, provenant des malades, de lours dejections mi des cadavres, proa lablement repandus dans les milieux extörieurs et s'v elan! conserves inlacls (mi imi s'y alienuanl phis mi niDiiis. Elle pent avoir lieu par l'interraödiaire d'objets ou d'instrumonts souiliös, qui peuveiil blosser lesanimaux ou 6tre mis en contact avec une plaie do la peau ou d une muqueuse; c'estl'inoculation accidentelle. lt;iii a vu des taurillons s'infecter pendant l'opöration de la castration. Elle peutavoir lieu par Tin halation de poussiöres mßlangöesde germes. Mile pen 1 avoir lieu enfin, soil aus pamp;tui'ages, soit ä l'ötable, par I'ingestion d'alimonts on de boissons souillös. Les germes, provenant des cadavres et des
döjections des malades, el ri''paiidiis a la snii'ai e du sol, im cacln s plus im miiins priilnnilemeiil, [iciiveiit T'tre enlraini'S sur los herbes, sur les fourrages, dans les eaux. Dans eerlaius pays, oiisevit le charhon svmp-
tomatiquo, on a cru reconnalCre quo les inondations favorisaient l'in-
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CHARBON SYMPTOMATIQUE Oü EM1M1YSKMATEUX.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1073
feclion. L'air peut dtre souillr par Ics poussiöros, qui sontsoulevöes du sol, par celles que laissent dögager Ics fourrages, etc. Nöanmoins, les animaux qui Ingörent, qui inhalent des microbes de la maladio, ou qui s'en Inoculent accidontellemont, ne tombent dangereuseraont malades que dans unc tres faible proportion eu ögard au nombre do coux qui doivont s'infecter. Cost quo lo nombre des microbes introduits pent etre trop faible; c'est que les microbes pouvent dtre plus ou moins alte-nu6s; ensorte quo souvont les animaux infectös netombent pasmalades ou no le deviennent pas d'une faeon grave, et acquiörenl une immunitö plus on moins eompiete, ipii pent se renforccr encore par des infections successives.
G. Pathogenie. — Quand l'agent palhogöne esl introdult, dans le tissu sous-cutane, a dose süffisante, par une piqi'ire ou une plaie surla peau ou sur une muqueuse, il cultive sur place, determine I'apparl-tion d'une tumour et ensuite l'infection gönörale. Quand les microbes soul introduits en petite quantitd dans le tissu conjonctif, quand ils arrivent dans le sang, a la suite de lour penetration par la muqueuse digestive ou par la muqueuse respiratoire, a la suite de l'ingestion on de I'lnhalation, la maladie, lorsqu'elle doit se dövelopper, döbutepar des symptömes generaux et peul s'accompagner ensuite de tumours symptomatiques, quand les germes sorlant des vaisseaux vont se cultiverdans les tissus conjonctif et musculalre. I.cs bactöries arrivöes dans le sang y sont attaquees par les leucocytes et les endollielium ; mais, lorsque leur nombre est considerable, il y en a qui peuvent rösister el ötro extravasöes, surtoul quand un traumatisme, une piqiire, une contusion, une blessure, une distension, une döchirure (el il peul s'en produire au moment oti l'animal se couche ou se relcvo), favorise la production d'une hömorragie intra-musculaire on une emigration abondante de leucocytes.
Le bacterium Chauvai est un vrai ferment (Arloing); il emprunto l'oxygöno, qui lui est nöcessaire, a la substance des tissus, au sein desquels il pullule, et il röduil les matiörea albuminoKdes, en provo-quant la formation de gaz, 11 agil localement on provoquant la paralysie vasculaire, la disorganisation des parois des vaisseaux l'exsudation, la diapödöse, rhömonrngie. II produit des toxines, qui tavorisent l'infection; et, pendant qu'il pullule localement, ses söerö-tions diffusent ei lui pröparent le terrain; ensuite il se röpand dans tout 1'organisme, cultive dans certains milieux el onvahit le sangä la perioile finale de la maladie. Duenschinann a obtenu, en cultivant le microbe, dans le vide, gur de la viande liachöe, en exprimani el en
ßltrant, un liquide renfer......il la toxino el capable do tuer lecobavo
ii la dose de 2 c, c. I,a loxinc du cliarlmn symptomatiquo, qui ost nöcrosante, otquicsl un produil complcxe.rcnfermant des substances solubles dans l'alcool et des substances pröcipitables par l'alcool,
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107 inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTAG1EU8E8 BACTfiRIENNES.
les vines et les aulres toxiquos, no vaccine pas et scrnlilo rcndre los animanx plus sensibles aux inoculations virulentes. La serositö des sujels tues avec la culture sur viande hachöe est riebe on loxine et pout, apivs nitration, tuer le cobaye a la dose de 18 c. e.
L'actiondu bacterium C/tawcei semble d'ailleurs ötre favorisöe ou ae compliquersouveni de celle d'autros ospeees microbiennes, dont I'exis-tence a ötöconstatöe dans les accidentslocaux (Nenki, Kitt, Nocard et
Moule).
6deg; Attenuation, recuperation et exaltation de la viru­lence. — Hxposes ä ['influence des agents physiques ou obimiques, les microbes du charbon symptomatique peuvent dtre depouillos progressivement do leur activitö, avant d'etre cumpletement sterilises. II est certain line les microbes, qui so trouvent dans le sol, y subissent des modiflcations plus ou moins rapides et plus ou moins importantes suivant la profondeuroti ils so trouvent, ainsi quo suivant la compo­sition et letat physique des terrains. II est avert' que le virus qui so trouvo dans les couches snprrieures, s'il ne peut s'y dcsseclier rapi-
.0
dement, s'atlenue et s'affaiblit assez vile sous l'influence laquo;le l'air et de la lumiere. An contraire, le virus qui est plus prolbudömont depose, soil ä la profondeur de 0m)40 a I metre et au dela, so conserve mieux et plus longtemps. On a pu (Golti) donner la maladie avec L'eau de lavaged'une terre, prölevöe öL0ldeg;,40,sousle gazon (run pre, oülechar-bon ne s'elait pas inonlre depuis plusieura annees. Los gennos, ainsi Conserves dans le sol, peuvent etre rarncnes a la surface par les momes agents et les momes causes que ceux du charbon liacteeidien et servir onsuite ä infeeter les animanx. D'aulre pari, les microbes du charbon symptomatique, cultives dans les milieux artiflciels, peuvent perdre plus ou moins vile leur virulence, tout en passant par dos phases d'altönuation successive, qui pent leur permettre de jouer le role de vaccins. Les substances antiseptiques peuvent dölermiuer un aGFaiblissement plus ou moins accuse de la virulence, variable suivant la dose de l'antiseptique employ^ et scion la dur6e du contact avec la iiiatiero virulente. Ainsi, la, glycerine plicniquee, la solution ile
sublinioii. I p. 8000, I'eucalyplol, le thymol, etc., peuvent transformer
le virus tori en virus allennc, qui domic une maladie lienigno et contere rimimniiU'. Ainsi encore, on alcalinisant le liquide virulenl, on le melangeanl ensnile avec une solution de, galacloso de surre do lail. el en laissani vingt-quatre heures a 36deg;, on obtient un vims attenue (Arloing, Cornevin et Thomas).
G'est l'altönuation par la chaleur qui mörite surtout d'etre rappelöe, parce que ce mode a permis de pröparer des vaccins dun emploi sör ol facile. On o yu prdcödemmeni quelle influence! exerce un certain degro de chaleur sur le virus frais et sur le virus dosseche. En
chauffant du vims frais, de quarante a solxante-dix minutes, ii 05deg;, on
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CHARDON 8YMPTOMATIQUB Oll EMPHYSfiMATEUX.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;lOVö
lui imprime döjäune altönuation qui setraduit par un retard ilo plus on plus considörable do la morl chez lea cobayes inoculös. En l'expo-sant, dans un tube deverre scellö, ä la tempörature do 70deg;, pendant une heure quarante-oinq minutes, on peutle transformer en vacoin (Arloing, Gornevln et Thomas). Kn chauffant le vims a ;io0-;{8quot;, dans dos flacons hermötiquementfermös, etenlea conservant plusiours mois.on (Nuao-lotti) pout I'affaiblir ol le rendre apte a conförer l'immunitö. On aurait donnö (Kitasato) l'immunitö au uobaye par I'injection d'une culture oliaulloo trente minutes a 80quot;, ou par I'inoculation d'une cul­ture datant do quinze jours; et Ton annul eoustalo la transmission horodilairo do l'immunitö par la oobaye vaccinöe.
Toutefois, c'est en faisantagir la chaleur sur du vims pröalablement dcssodio qu'on obtient l'attönuation la plus röguliöre. La tempörature doit ötre portöe au-dossus do 60deg;, pour obtenir une certaine altönua­tion; et lexpörienco a domontrö qu'il n'y avail pas lieu do so loair au-dossous do 80quot;. On ohtiont un virus trös allonue, qui pent ötre iiioculö le premier pour donuer un commencement d'iramunitö, on chauffant ä 100deg; on 104deg;; le virus ohaullo ä 8:;deg; ou 90deg;, beaucoup moins allönuö, permetde complöter l'immunitö. Voici d'ailleurs comment on procödo ä l'attönuation, c'est-a-dire ü la pröparation do virus altonuös en vue des inoculations prövontivos : assooior uue partie de malioro virulente deasöoliöe a I):')quot; amp; deux parties d'eau, et mölangerdans un mortier, de maniöre ä obtenir uue substance liomogöne, afin que toutcs les parcelles virulentes regoivent la m6me quantity d'eau et s'altönuent ensuite unl-torraöment; verser ce mölangedans des soucoupes ou des assiettes, et los placer sur un tröpied dans une öluvo chaufföe et röglöe au degrö choisi, a lot)quot;-1üiquot; pour le vacoin fälble, ä (,iüquot;-!)iquot; pour le second vaccin; laisserlamatiörevirulenteal'ötuve pendant septheures; placer ensuite les matiöres ainsi altönuöes dans du papier buvard et dans un endroit absolument seo et obscur, en prösence de substances avidos d'eau, moyennant quui olles so oonservent au moins pendant un an. Chaque vaccin est pulvörisö dans un moulin spöcial, puls tamisö et gardö a TölaL de poudre. Le virus allönuö par la chalrur, comme il vieiit d'ötre indiquö, no transmet pas son attönuation a celui qui en dörive dans l'organisme qu'il rend malade; il reprend d'emblöe sos proprieties nooives (Arloing, Ournovin et Thomas),
On pomraii enlin, sonihlo-l-il, donner l'immunitö en une seule fois on inoculant un virus dessöchö qui aurait öle soumis six heures ii l'action de la vapeur d'eau a 100quot; (Kitt).
La virulence d'un vims attönuö pent revenir a son intensitö pre­miere ou niöuie augmenter.' On pent lui donuer son activitö premiere suit on le cultivanl sur dos animaux aptes a le rögönörer, suit en le cultivant sur ties animaux rendus plus susceptibles par un trauma-tisine ou par l'action do quelque substance. Ainsi, du virus, attönue
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par im chauffage de sept lieures ä 100deg;, qui ne tue plus le cobayo odulte, mais qui Luc encore le trös jeune cobaye qui vlenl de nattre, se trouve lt;lo la sorte rögönörö. Ainsi encore, en inoculänt des doses massives de virus altenue a uu animal adulte, 011 peut arriver a le luer, et cettc fois aussi le vims se trouve d'emblöe rögönörö dans le sujet d'expörience. Arloing et Gornevin ont pu resliluer au vims du charbon syraptomatique altenue par le chauffage sa virulence pri-mitive, en ajoutant de l'acide lactique a l'eau dans laqnelle on le duluyc (1,2 e. lt;;. d'une solution a I p. b). Par l'emploi de l'acide lacti­que, on pent done faire produirc an virus altenue ses ell'ets primltifs, et des tors il se Irouve avoir recupere son activitö premiöre. II y a la un inoyen lout indiqu6 pour jiennettre de deeeler plus faeilement la presence des microbes du charbon dans le sol; en I'additionnant a l'eau de lavage, et en inoculänt ensuite le mölango ii des animaux, on aura plus de chance d'obtenir le charbon emphysöraateux avec des microbes, qui peuvont 6tre en petit nombre, ou se trouver plus ou moins allenues.
Nocard et Roux ont aussi renduau vims altenue lopouvoir de pro-duire le charbon tnortel en l'inoculant aprös l'avoir acidiflö, et void rinlerpretation ([u'ils ont douneo : les vims alli'iiues par le chauffage ne soul pas a pioprement parier des vims attönuös, car ils ne peuvent se reproduire pur culture en conservant leur virulence diminuöe; la dessiccation et le chauffage dans la preparation des poudres att6nu6es du charbon symptomatique ne laissenl Vivantes que les spores, tout en rendanl lern- vdgötabilitö moindre et leur puissance moindre vis-a­vis des rlrmcnls de l'organisme; mais tout ce qui diminue la vitality des tissus, en affaiblissant la concurrence des cellules, rend leur deve-loppement plus facile et partant leur restitue la virulence, L'acide lactique n'exalto pas le virus; mais, etant injectö avec lui, il modifle les cellules et les rend passives a regard du vims, qui des lors so trouve dans un milieu de culture sans defense. Le virus du charbon symptomatique pent ötre renforcö, ainsi qu'on la vu, par toute influence, qui diminue la rdsistance de l'organisme ou la vitalitö du muscle; il peul l'ötre par des passages de cobaye a cobaye, quand on inocule le sanglaissöä'ä heures ö l'ötuve enpipettesscellöes (Duensch-niann).
!V. .....Immimtk. — Immunisation. — Vaccination.
Uneatteinle non mortelle de la maladie conföreune immunitöplusou moins complete et plus ou moins durable, qui peul 6tre obtenue par
l'inoculation de doses mini.....sde vims fort, par l'inoculation du vims
dans certaines regions (l'oreille ou l'extrömitö de la queue , par son Injection dans la veine uu dans la trachec, par l'inoculation de virus
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alt/'inu's, parl'injectioude Bubslancßs solublos duos ii Li vie du microbe, ou par l'injection de görum d'animaux immuiilsös, D'autrepart, on a vu qne l'immunitö pout ötre hörödilaire de la more ii. son descendant, et que les animaux peuvent l'acquörir spontanömont en so vacoinant, dans les milieux 0(1 ils vivcnl, par ['introduction de faibles quantitös do microbes plus on moins attönuös. 1,'elal röfraclaire et l'immunitö conlV'i'ue on aeqnise impliquenl chez les sujels, qui en sont dones, un elal bactöricide de leurs humours et un pouvoir phagocytaire do lours elements eellnlaires asse/. puissanls pour delrnire les microbes, II ost de fait que toutsemble bactöricide dans le corps des vaccin6s. Ainsi, on a emisiale (Roger) ijue la ouisse isolee d'un cobaye vaccinö ne cultive pas le charbon symptomatique, bien qu'inoculöe et mlso ;\ 1'etuve; landls qu'il en esi tout autrement de cello d'un cobaye non vaccine, (jui, separee du cadavre, inoculee et inis(! a I'eluve, devient malade el presenle bientrtl line veritable tumour symptomatique. II n'est pas douteux toutefois quo l'elat d'immunitö doit elre influence par les causes qui soul de, nature a faire pordre I'etat refractaire. Quni qu'il en soil, la dur6o lt;le rimmuuite difficile aappi'ecicr dans la pratique sur les animaux, qui sont exposösäse vaccinerspontanöment, A renforcer et a prolonger de la sorte leur 6lal, semble asse/, longue, ainsi qu'on le verra a propos do la vaccination par virus altenues, pour constituer une sauvegarde precieusc. Cost par les substancos qu'il seerole que le microbe dn charbon symptomatique intoxiquo 1'organismo et peul lui donner l'immunitö.
Iquot; Immunisation. — On pent, ainsi qu'on I'a VU, donner nno maladie bdnigne qui eree l'immunitö : en injeclant une Ires faihlo dose do virus dans le tissu coujonetif d'une region quelconque da corps; en l'injectant ä dose plus forte dans le t.issu coujonetif de cerlaines regions, ou dans une voine ou dans la trachöe. Toutefois, aueun de cos moyens n'est employe dans la pratique. Avec l'injection sous-cutanoe, il est trop malaise de doser convenabloment, pour eebapper a tool danger, le virus, meine en le diluant. Avec l'injection sous-ciilanre a l'exlrömitö de la queue,on pent bien reussira conferer l'immunitö sans danger, ii la condition do nVinployer ([no des doses moyennes do virus, un pen plus fortes t[ii(; pour ['injection sous-CUtanÖe dans d'aulres regions; mais, ;quot;i ce proeödd doit etro prelereo la vaccination avec des virus attenues. Quant ii. l'injection intra-veineuse, un moment pröconisöe, et a l'injection intra-trachöale, a cause de ccrlaines difflcultes inherentes a leur application et a cause des dangers rösultant do 1'inoculation possible du tissu coujonetif ambiant, on y a ögalementrenoncö (Arloing, Gornevin et Thomas).
lioiix a rcussi äconförerau cobaye l'immunitö, centre le charbon symptomatique, en employant les produits microbiens solubles. Fin injeclant, dans le pöritoine, a raison de 'i0 c, c. par jour, 120c. c. do
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culture faita dans le bouillon do veau et störllisöe, apres avoir roslö quinze jours a l'ötuve, par un chaufTage a l'autoclnve ii HÖ0, ou par inio nitration sur porcelaine, il n obteuu, chez le cobaye, une immuquot; nito bien accusöo. Los liquides, filtrös sur porcelaine, paraissent plus actif's quo ceux chauffös a IIquot;)quot;. Lo sörositö, recueillie sur un animal mortdu charbon symptomatiquo, lillröo sur porcelaine et injectde au oobaye a la dose do L20 c. c. lo rend rnalado, m.iis no le tue pas; d'ailiours, mi lui donno riinuiunilo on lui injoclanl chaque jour, pen­dant dix ä douze jours, sons la pouu, 1 c, C. do sorosilo liltree. Los cobayes vacclnös centre le charbon symptomatiquo rdsistent souvent ä l'inoculation du vibrion septique (Roux),
Duenschmann a reoonnu aussi : que les cobayes immunises conlre le charbon symptomatiquo rösistent au vibrion septique; quo la sörositö lillroo, provenant d'animaux morts du charbon symptoma­tiquo, ost vacclnante; qu'elle doil cette propriötö a une substance pröventive existant ä cötö de la toxine; que la substance pröventive cxiste dans les humours des animaux vaccinös; quo les lapins, a immunilo rouforooo par des inoculations succossives do virus miforce lui-meme par passages de cobaye a cobaye, donuoni im sörum anti-toxique, permettanl au cobaye de resistor ii l'inoculation do la toxine du charbon, et capable de neutraliser l'action du virus septique quand on le mölange avec lui. Enfln, Kitt aurait immunise lo inouton en lui injeetanl du serum de inouton vaccinö.
2quot; Vaccination. #9632;— Arloing, Cornevin et Thomas out preconisö suecessivement la vacecination par injection intra-voineuse et la vacci­nation par injection sous-culanoo; e'est cello deruierc qui cst actuellement employöe partout,
Gependant, pour le cas oti l'on dösirerait recourir a I'injection intra-veineuse, il Importe de savoir comment il conviont de proeöder, On peutse sorvir de virus frais ou de virus dcssoelio, el il sul'lil d'en injector des quantitös relativement minimes, soil 3/10 do goal le de virus frais pour le nioulon et de ;i a 10 gouttes pour le lin'id'. Pour preparer le virus dessöchö, on proeöde comiiie pour les vaccins dont il est question ci-apr6s. On obtient lo vims frais on faisant mourir un cobaye du charbon symptomatiquo ; on preleve une certaine quaulite do tissu musculaire de la tumeur,on trituredans de l'eau sterilisee.on presse dans un linge, puis on (litre a leavers deux ou trois doubles de loilo de batiste, on agite l'ömulsion ainsi pröparöo chaque fois qu'on veul s'en servir. One si le virus ötait mölangö de microbes septiques, on pourrail le Iraiter par I'acide sulfureux, qui dölruii rapidement ces derniers el respecte ceux du charbon. Quant au manuel de l'opö-ralion, il est le meine que pour les injections inlra-vcineuses do virus peripiienmonique; soil qu'on pratique I'injection intra-tra-(du''alc, soil qu'on procede a I'injection intra-veineuse, il cst surtout
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important do no pas inoculer lo tissu pörl-trachöal ou pöri-veineux.
On a dojti vu commont on allonuo lo virus du charbou symptoniatiquo do fa^on ii ülilonir doux vaccins d'inögale intensilo, dcstinös ä olro inoculos successivement et ii quolques jours d'intervalle, en commcn-gant par le plus faible. Cos virus, allonucs parlechaufTage, on cvoluant dans l'organisme, donnentune maladio avortee ct par suite une dose plus ou moins considoralilo d'immunitö. Pour oonförer aux animaux une immunity plus complete, sans lesexposerä des alteintestrop graves, on faltdeux vaocinalionssucccssivos, la promiore avec lo virus altonuo par un chaufTage do sept heures ä HMV-lO'i0, ctla secondeavec lo virus cliaufle scpl heures ii OOo-040
Cos vaccins peuvent servir pour los cobayes, pour los pclils et pour los grands ruminants; mais, dans la pratique, les inoculations präven­tives ne soul indiquocs que pour preserver les animaux bovins, attendu quo lo charbon symptomatique no s'observe guoro, ainsi qu'on I'a vu, sur les animauxpetits ruminants. On peut, dans les laboratoires, don-nor l'immunitö au cobays, en injectant sous la peau de la cuisse une faible dose de virus attönuö ii 100deg;; pour le mouton on fait une pre-inirrc injection avec lo virus allonuoä lOuMU'r, el quelqucs jours (8) apros on en fail une seconde avec to virus attönuö it 90-94deg;. (.ics injoc-litms peuvent, comme pour los vaccinsdu charbon baetöridien, se faire aux plats des ouisses. Chez los grands ruminants, les inoculations peu­vent elre faitos dans lo tissu sous-eulauo do rexlremile do la queue, ou dans celui de la face externe de l'oreille, ou ailleurs dttns une region quelconquo du tronc.
Technique de la vaccination par injection sous-cutanee chez le bceuf. — La vaccination comporte doux inoculations succes-sh'os failos a dix jours crintcrvalie, lapremifere avcclc premier vaccin (virus tres allonuej, la seconde avoc le second vaccin (virus moins alto­nuo). Cos deux vaccins, ou France, soul cxpedios parArloing, Cornevin ct Thomas; ils sonl en poutlre et delivros parpaquolsdedix doses ; ils doiveni subir certaines manipulations pour pouvoirötre injectes dtms lo tissu sous-culane. La quantity suflisanle pour inoculer un nombre döterminö d'animaux, dix par exemplo, csl doposee dans un mortier (vorrc ou porcelaine), bienpropre, passö pröalablement amp; l'eau bouil-lante ou Qambö, puisadditionnöe deli-i gouttes d'oauslerilisee et enfin trilureo aveo lo piitui, do luauit'ro ii fairo une pale litunogonc; apros tjuoi, on ajoute graduellement ot tout en continuant ä triturer, 10 cent. cubes d'eau storilist'O ; on obtient ainsi un liquide brunätro, tiu'on (litre surun fragmentde toile fine (batiste) störilisöe ä l'eau bouillante; It; lillro se Irouvaul mouillö a I'avance, ou obtient 10 cent, cubes dc litpiidt; vaccinal, quantity süffisante pour dix animaux. On aspire dans unesoi'ingue onbon elal,ipii tloil tHro uolloyoe el steriliset; chaque fois qu'on s'en cst sorvi ct chaquo fois qu'on so dispose a sen servirj on
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MALADIES CONTAGIEUSES BACTliRIENNES.
pamp;gle, iivtr Ig cursQur, la quantitö devaccin a injector ö obaquesujel ; avanl chaque injection, on imprime quolquosmouvemonts de basculo A la seringuo, pour bien diss6minei' unitormömönt los ölömonts actils dans IV'inulsion.
Le vaccin lt;Hant pi'öparö, los inoculations peuvent 6tre faites dans diverses regions,
a. Inoculation ^i la queue ou äroreille. —On lend lea poils ou les crins, en cboisissanl de pröfdrence la face externe de i'oreille ou la face externe de l'oxlrömitö caudalo(toupillon), etonlave de pröföi'ence avec niic solution ä 2 ou 3 p. loo d'acide phöniquo. La region pröparöe, on prooöde a l'injection de l'une lies facons suivantos : Iquot; le vaccin etiinl :igt;iiir('' dans une seringue inmiie d'nne canule trös rösistante, on saisil la queue do la main gauche, et, avec la main droite, on fait penetrer l'aiguille de haul en lias de laeon ü traverse!' le derine obliijiieinent; on lui fail parcourir un cei'tain trajel sous la peau; on la retire un pen, pour laisser une petite pocho, et on pousse la quan-lito voulue de vaccin ; one senlc piqöre peul suföre, mais on peul en faire plusieurs, si cola paratlnöcessaire, pour assurer lanon-extravasa­tion du virus ; d'ailleurs^piaiul le vaccin se sera extravase, on r6p6tera l'injection ; -quot; ä döfaut d'aiguille assez rösistante pour percer la peau, on peul faire une incision avec un bistouri, ou mieux se servir dun trocarl sterilise, qu'on inlroduit sous la peau de haut en bas, de facou 6, creuser une galerie, qu'on 61argit, en imprimanl a l'instrument dös mouvements de lateralilu et de bascule ; celle poche ainsi creuseo, on inlroduit, dans l'ouverture, laissöe par le trocart, la canule mousse do la seringue, on pousse la quantity de vaccin voulue, on retire rinslrmneiit et on comprime I'oriliee pour pivveuir la sortie du I iquide, L'inoculation du second vaccin se fail de la rneme fa^on, hull ou dix jours apres, dans la meine region, a cötö ou au-dessus de I'inoculation du premier vaccin. Thomas a pröconisö un proeede de vaccination par 1'emplol do ills imprögnös de vims el passes en setons sous la peau de la queue.
I). Inoculation dans une region dutronc— Au proeödö de l'ino­culation caudale, pröconisö par Arloing, Cornevin et Thomas, on a suhslitue l'injection sous-cutanöe dans une rögion du tronc, parce que l'epaissenr de la peau de la queue, la deusile du tissu conjonctif, les mouvements de döfonse des animaux [lendant l'op6ration, les souillures auxquelles la rögion esl exposeo, etc., rendent l'inoculation penible et moins srire dans ses elTets. On a conseillö de pratiquer les injections en avanl, en arriere ou sur I'epaule (Kill, Strebel, Suchanka, I'alla et Schwaiger, Brömond), ou sur la paroi Lhoracique (Zimmermann, Ouillod el Simon;; de la sorte, les suites son! tout aussi benignes, les ell'els aussi efflcacos, et la vaccination d'une execution plus siiniile et l)lus rapide.
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II convxent done, au point do vue il(; la commoditö, do la cölöritö, de In proprele, de la sTirele, de l'innocuitö et dol'actionpvöscrvatnce dein vaccination, de fairo los Inoculations soil on avant, soil en arriöro de repaid*.', seit sur I'epaule, suit sur Irs faces latörales du thorax. I.es injections sont failes commo pour le charbon baetöridien ; on se con-tonte de faii'o donner un coup do brosse sur la rügion el do la laver avee un pen de solution phöniquöo a 2 p. 100, Lo vaccin, pröpai'ö commo pour l'inoculation caudalo, est aspirö dans une seringuo stei'ilis(''i^, munio dune canule forte; on pince la poau entro lo pouee et l'index do la main gaucho, on introduii la canule, a la base du pli, de fai'ini a la loger dans lo tis~n oonjonctif sous-cutanö, sans intörosser les muscles, ol on pousso la quantitö voulue de vaccin. Le second vaccin est inoculö do inöme, au boul do 8 a 10 jours, soil dans la nii'inc rögion, soit dans la rögion correspondante du cote oppose. En vue de eröer pins rapidemont 1'immunitö,on a pröconisö la vaccination par une soulo inoculation. Kitt, utilisanf lo vaccin qu'il a prepare en faisanl agir la vapour d'eau, el cjui est d'une virulence intermödiaire a cello des deux vaccins de Lyon, a röussi a vacciner par une soulo inoculation, tout en reconnaissant cependant epie co proeödö donno une immunitdmoins sure. D'autrepart, Brömond,sebasanl sur la resistance des boeufs algörions vis-a-vis du eharbon symptomatiquo, a pn les vacciner sans danger on leur inoculant d'emblöe le second vaccin. Mais, il (lenience acipiis ijne la vacciaaliuu unique ne donne pas une immunitö süffisante, quand eile est falte avec un vaccin scm-blable a celui do i\ill ; et ello serait trop dangoi'euse, si olle ötait falte, aillours qu'on Alg6rie, d'emblee avec le second vaccin. (i'csl la vacci­nation par l'inoculation successive des deux vaccins Arloing, Cornevin et Thomas ipii doit etrc conscrvec ; et il eonvient do la faire par injec­tion sous-ciilance an nivcau du thorax.
c.Indications dc la vaccination. — Sessultos et ses effets. — Les inoculations preventives doivent ötropratiquöes de pröförence a lo fin do I'hiver, au commencement du printemps, avanl quo les animaux aillent aux pamp;turages, ou en aulomne. L'intervallo a laisser ecoulei' entre les deux inoculations pent elre röduil a huit joui'S. On pent vacciner les jeunes bovins quelques mois aprös le sovrage; toutefois, si le eharbon si; döclarait sur des veaux röcemment sevres ou sur des veaux delaitqui vont aux pä In rages, on ferait bien do vacciner coux qui ne sent pas encore alleinls, sauf ä les vaccincr de nonvcan ajires la premiöro annöe (lo a 18 mois), puisquo les jeunes animaux soul exposes a perdro rapidemont l'immunitö. Suivani Tage el le poids des jeunes animaux (entre 2, :i, 4 ei IB mois), on aura soin tie graduor les doses; on se conlenlera d'injecler 1/3, 1/2,2/3, .'!/'i do ceulimetre cube de chaque vaccin. On pent se dispenser de vacciner les sujets ages, qui sun! nes et qui out ete cleves dans un pays infectd, car, ainsi
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qu'on I'a vu, ils oni gönöraloment acquis l'imraunitö. On vaccmera surtout los animaux ftgöa do six mois a trols ou quatre ans ot aussi los adultes, principalement s'il s'agit d'anhnaux venanl d'un pays non infectö etimportös dans un centre infectö. II semble, d'autre part, quo Tun pourrail, sans inconvönicnts, vacriner los rc;incllesploines ;mais il sera pins prudent de sen abstenir. Lea fomolles vaecinöos pendant la gestation peuvent transmettre rimmunitö a leur veau; et les jeunes, issus lie mores, vaeeinoes quelque temps avant saillic, resistent [ilus quo les autres. l/innnunile rosnllaiU de la vaccination paraissanl elro d'assez longue duröe (dix-sept, dix-huitmois), hormis pour les jeunes animaux, il sembleqne,s'il estindi(|uedefaiio uneseoondevaccination, quand la premiöro aura ötö taite avant Vhge d'un an, un pent se dis­penser do vacciner une seconde fois les sujels, qui oni subi une pre­miere vaccination vors läge de deux ans, puisque d'aillours los inoculations accidentelles, qu'ils scut exposes ii so Cairo dans la suite, renforceront et prolongerunt lour iramunitö.
La vaccination, faileen deux temps successifs, soil qu'on se serve do vims non altemio on I'injeclant dans la veine, suit qu'on emploie dos virusattönuös en les injectant sons la peau, permet do mönager la sante des animaux et do leur coiiforor une immnnite solide. En vue de doiuontror l'efflcacitö reelle des Inoculations preventives, on pout inoculer comparativeraent les vaccines et des temoins avec la memo dose do virus natmrl, 2, :{, 'i, 8 goultes pour les moutons, .'j, 6, 7, 8, 9, 10 goultes pour les boeufs; quelquefois certains vaccines prosenlcnt aiorsungonfloment chaudet douloureux, maisil disparaltrapidement. Les vaccines supportent les inoculations de vims tort, alors que los non vaccines, pris coinme tömoins, on moureut. l/immunilo conferee par les deux vaccinspeut tiepasötre sufflsanle pour preserver certains animaux contre l'action du virusfort (Gotti); et, en ce cas, une troisieiac vaccination seraii ulile. 11 est d'aillours reconnu que les animaux vaeoiiios no fold courir aucun danger aux animaux avec losquols ils vivont. En vue d'öviter los suites graves, on pourra diminuer les doses pour les jeunes, pour les animaux perfectionn6s, etc.; et, dans la pra­tique, ou Tora bien, eomme pour les autres vaccinations, do later prealablomrut le terrain, en op6ranl d'abord sur un petit nombrc d'animaux,
Les suites des inoculations preventives, pratiqu6es comrae on vient de le voir, sont bdnignes. II se produit parfois un löger elal fobrilo; el les accidents locaux consistent ordinairement on un engorgement chaud et douloiireux, mais passager, ä la region inoeuleo. Quelquefois, a la suite do I'inoculation caudale, il pout se former un abeös qui so termine simplement, entratnant parfois la döviation ou la chute do
I'exlremite de l'organe. A la SllitG de riiiooul;ition a I'oreille, I'organc
devient ehaud, uue induration fugaco seinuulro an pointd'inoculation.
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et les ganglions sons-maxillaiivs s'ongDrgent un pen. Sur lo Ironc, les inoculations n'entrainent gunrralenienl qu'un li'ger accident local sans gravity.
Qaelquefois, quoique rarement, los virus altonucs peuvent, comnic on I'a vu, döterminer un charbon mortel; cette fdcheuso öventualitö peutse produire uneoudeux lnis parmi iiiillo animaux inocuh's; mais cela suflil pour quo le vötörinaire so montre prudent, circonspect, et n'oublie aucune precaution pour procöder d'une facon irröprocbable.
Depuis 1881, des preuves nombreuses sc soul ixccmnulöes, ijui eta-blissent pereinptoirement la valeur econonii([iic dos inoculations pre­ventives. Les inoculations pur injection intra-\eineuse avaieiit reussi i\ enrayer la mortalite dans les fcnues oil ellos avaient ete pratiquöes, a Lyon, dans la llaute-Marnc, en Algcrie, dans I'Ain. Les inoculations par injection sous-culani'e avec les virus altcnues par la chaleur se ^ont repandues dans un grand nouibre de con trees, en France et ii 1 etranger. Elles ontdonnö partout les resultats les plus satisfaisants et out partout, fait diminuer la mortalitöj il en a etc ainsi dans divers deparlements franQais, en Suisse, dans 1c Tyrol, en Alleuiagne, en liel-gique, en Itulie, en Autriche, en Amerique. Partout on a pu voir, grace aux inoculations preventives, la rnortalile diminuer considerable-ment; partout on a pu voir la maladie cesser presque eoniplelement ses ravages parmi les inocules, tandis qu'olle continuait sur les sujets non vaccines.
V
Diagnostic,
Le diagnostic du cliarbon symptomatique du bceuf est toujours pos sible, facile et stir, quand la maladie s'accompagno dc ['apparition,
dans une region explorable, d'une tumeur, qui devient crepitante et sonore. En l'absence de toule tuineur visible el de toute zone empby-semateuse, le diagnostic sur le vivant est difficile, les autres symp-lonics n'elant pas earacteristiipios. Dans tons les eas, il sera utile de recueillir tons les rcnseignemenls qu'on pourra obtenir, de savoir, par exemplc, laquo;[ue la maladie se montre souleinentsur les grandraquo; ruminants, qu'elle a sin-i d'autres lois, etc. A I'a ulopsie, le diagnostic seraais6 dans tons les cas, oil il y aura tunieur superlicielle ouprofonde ; dans les cas douteux, la constatation des lesions des organes, I'odeur d'acide lac-lique on de beurre ranee de certains muscles, les alterations nius-cidaires, etc., ineltronl ordinairenicnt sur la bonne voie.
Dans Ions les cas, sur le vivant, et principaleinent sur le cadavre, l'exainen baetöriologique et l'inoculation, faite suivantlcs regies indi-quecs, permeltrontpresque toujours d'ötablirundiagnostic absolument certain.
C'est principaleinent avec la lievre cluirbonneusc on avec la septi-
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MALADIES CONTAGIEÜSES DACTfiRIENNES.
cömie, et quelquofoisavec lecoryzagangi'öneux, (lüde oharbon symp-tomatique du bcBuf pourrait 6tre oonfondu dans la pratiquo ; naais, gramp;ce amp; l'examon microscopiquo c;t ö I'inoculation, on dovra toujoura sortir d'erabarras, Malgru sarossomblanceaveclos affectionsseptiquos, nolainnu'iil avec la septicömie ga7,euse,l'inoculationa certains animaux, an lapin, parexemple, pormottrade savoir si I'onsetrcuve en prösence du cbarbon symptomatique ou de la septicömie, attendu (iuo col ani­mal, qui eontvactefacilement cettederniöro, oströfractaire vis-ä-vis do 1'autro affection. Quant a la difförencial ion du charbon symptomatique ct do la lii'vi'i' charbonneuse, on n'aura que I'embarras dans lo choix dos preuves, lies symptömes et los lösions offrent dos difförences no­tables : dans rim on observe dos tumeurs cröpitantes et sonores, dans l'autre la lumdfaction, qui pen I. so produire, n'est pas cropi laute. Dans In lievro charbonneuse, la virulence ost trös accusöe dans lo sang, tandis (luc, dans lecharbon symptomatique elleexiste surl out dans la tumeur. Lapremiöi'e s'inoculeavec de faibles doscs de virus, tandis qu'il taut dos doscs ])lns fortes pour drtorminor lesecond. L'unc estfacile a ino-culer avec la lancette par simples piqüresetnon l'autre. L'inoculation sous-culanoo do la llovi-o cliai'liouuouso produit un accident local peu important, comparativement a la tumeur cröpitante considörable, que donne I'injection sous-culanoo du virus du charbon symptomatique. La licvi'o ohai-1umneiisos'iuoculofacilementpar injection intra-veineuse ct il u'on cst pas de inöinc du charbon symptomatique. La premiöre incube plus longtemps; son microbe esl aörobie, ne donne iias de spores sur le ma lade et prösente dos caraclöres difförents de celui du charbon symptomatique, ([ui ost anaörobio et produit des spores dans #9632; 1 es tissus du malade. Le charbon symptomatique, contrairement ala licvrc charbonneuse, n'est pas inoculable au lapin, i]iii peut de la sorto servir a faire le diagnostic difförentlel dos deux affections. On poul voir cntiii so döclai'er l'une dos deux affections sur dos animaux, qui viennenl d'ötre malades de l'autre.
VI. —Traitement.
Ordinairementlo charbon symptomatique, qui ne passe pas inapcrou, est trös grave; ses symptömes övoluent rapidement et los malades succombenl dansl'espace de quelques heures ii deux jours apres ['ap­parition des premiers accidents. Toutefois, los guörisons seraient assez fröquentes en Algörie, elil pourrait s'en produire en France; mais 11 persisterait, pendant plusieurs somaines, un cedöme dans le siege de la tumeur, et des complications mortelles pourraient surgir pendant la convalescence.
Kn tons cas, sides guorisonssponlanc'cs peuvent so produire on plus ou moins grand nombre, suivant losconlrecs, suivant le degre d'inten-
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CHARBON SYMPTOMAT1QUE Oü EMPIIYSEMATEUX.
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sitö du mal, etc., on n'estpas sncore arrivö aetablir une Ihörapeutique silrement curative. Lcs agents Ihörapeutiquea sont gßnöraleinent inefflcaces, uu'ine lesinjections intra-voineuses deteinturo d'iode, ainsi quo les agents toniques, antiseptiques, les caustiques, la cautörisation au fer rouge, la destruction, l'extirpation des tumeurs, elc. Quand la gnerison se produit, eile semble s'op^rer spontanöment; et quand eile a eoineiile avec la mise en oeuvre d'un traitetnent plus ou moins appropriö, le röle de ce dernier esl restö problömatiquo et mal döfini. Lcs traitements conseillös consistent dans l'emploi dos excitants, des antiseptiques, de l'acötate d'ammoniaque, des alcooliques, de l'huile phosphoröe, du quinquina, de l'lode, de l'aoide phönique, de l'acide salicylique, de l'eau do Rabel, etc. On peul cautöriser les tumeurs avec le caulere actuel, ou bien y faire des incisions, qu'on arrosera et pansera avec une solution phöniquöe a '#9632;gt; \). 100, pratiquer dans leur pourtoür et dans leur voisinage des injections d'eau ph(sect;niqu6o, d'eau iodide, de solution d'aeide salicylique, de sublime, etc.; il conviendra, en outre, d'instituer un traitement general, do prescrire ties inhalations d'eucalyptol ou d'iode, el do faire prendre des övacuanls,du sulfatede soude, do la creme do larlre, etc.
VI
Police sanitairb.
Lg deerot du 1-2 novembre 1887 (art. I ) et ledöeret du 2laquo; juillet 1888 (art. 1) onl; inscrit le eharbon symptomatique ou emphysömaleux du boeuf au norabre des maladies contagieuses du bötail, auxquelles s'appliquent les dispositions de la loi du 21 juillel 1881, qui, d'aprös l'intention de ses auteurs, ue visaitque le eharbon baetöridien (lievre charbonneuse ou sang de rate), le seul röellement connu h l'öpoque oü eile fnl ölaboröe. Depuia 1HH7, ou Mgörie, et depuis 1888, en France, sonl done applicables, au eharbon symptomatique, mais seulement au eharbon symptomatique du boauf, les dispositions gönörales de la loi sanitaire : obligation dedöclaration des animaux malades ou suspects et d'isolement de ces animaux avant tnöme que l'autoritd aitröpondu ö, l'avertissement(art. li de la loi); devoir du maire de veilleramp;l'ac-complisseraent de cette prescription et de requörir le vötörinairo sanitaire dösqu'uncas demaladie lui est signalö (ai't. i ; interdiction de traitement par tous autres que les vötörinuires (art. 12); interdiction de vente ou de miseen vente des animaux alteints ou soupgonnös d'ötre atteints de la maladie (art. II! ; interdiction de livrer a la consom-mation la chair d'un animal morl du eharbon symptomatique art. 14); application aux contrcvenanls des peines ödictöes par les articles 30 et suivants; application des mesures communes a toutes les maladies contagieuses (enfouissement, dös infection, etc.), prescrites par les arti­cles 1 ä 7 du deereldu Üquot;2 juiu 1882,
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lOSOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES CONTAGIEUSES BACTERIENNE8.
Lea mesuros de police, sanltalra applicables au charbon symptoma-
tique du bceuf sont los meines quo eelles qui unt (He deja imlifjuees, pour le charbon bactöridien, dans le chapitre precedent. On a pcnse que les meines mesuros pourraient elrc appliquecs a cliacune de ces deux affections, bien qu'elles soient de nature diiforente, parco qu'olles ont, dans leur mode de döveloppemont, dans leur origine, dans leur övolution, etc., beaucoup de points communs.
1quot;. — Mesures propres ä empecher l'introdiiction du charbon symp-tomatique on emphysemateux du boeuf par rhnportation d'ani-maux veuant de 1'etranger. Exportation.
Faire ici, absoluraent comme pour le charbon bactöridien, l'appli-cation des prescriptions des articles suivanls :
Arl. 26, L. 21 jnill. 1881. — Art. 30, dec. 12 nov, 1887. —Art. 73, doc. 22 juin 1882. — Art. 'rl meme dec. — Art. 70-8deg; nieme döcret.
(Voir pag. lo-i!)et suiv.).
A.batage immödiat des malades, renvoi des suspects, apres l'appli-cation de la marque, s'il s'agit d'un arrivage par terre, ou livraison immediate des meines sujets ä La boucherie, ou mise en quarantaine pcmlanl. quin/.e jours, s'il s'agil d'un arrivage par mer. Sequestration des malades et reuvoi des suspects dans leur lieu d'origine, s'il s'agil d'animaux presentes a l'exportation.
2deg;. — Mesures propres ä circonscrire, ä eteindre les epizooties de charbon symptomatique ou ä attenuer leurs ravages.
Inspection des foires et inarches.— Appliquer, comme pour
le char].....bactöridien, les prescriptions de l'articie 80 dndecretdu
22 juin 1SH2 et de l'articie 22 del'arrötö ministöriel du28juillet 1888.
(Voir pag. 1032).
Saisieei Sequestration desraalades. Livraison immödiate des suspects a l'abaltoir, ou reuvoi dans leur lieu d'origine, moyennant avis donne au maire.
Declaration. Visitc.—Appliquer, comme pour le charbon bac-töridien, les proscriptions des textes suivanls i
Art, 3, 'i. b, L. 21 juill. 1881. —Art. 3, 4, 8, dec. l-i nov. 188:. — Art. i. döc. 22juin 1882.—Art. 8, L, 1\ juill. 1881.
(Voir pag. 1033).
Declaration, obligatoire pour les propriötaires, dötenteurs, gardiens, vrlerinaiivs, etc. Requisition du vdtörinaire sanilaire. Visite et rapporl du vötörinaire.
Mesures applicables aux cadavres et debris cadaveri-ques. — Appliquer, comme [tour le charbon baetdridien, les pres­criptions des textes suivanta :
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CIIAUliON SYMPTOMATIQUE OU UMPUYSEMATKUX.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1087
Art. 14, L. 21 juill. 1881. — Art. 16. dec. 12 nov, 1887. — Art. 4-1raquo;, arr. minis. 28 juill. 1888. — Art. 58-lü0 dec. 22 juin 1882.
(Voirpag. lO.'itl et suiv.).
Destruction (cremation, solubilisation) ou livraison a l'öquarrissage ou enfouissement sövöre des cadavres et debris oadavöriquos.
Constatation de la maladie. Surveillance sanitalre. — Appliquer, oomrne pour le charbon baetöridien, les prescriptions dc I'article 1 de l'arrötö tninistöriel du 28 juill. 1888.
(Voir pag. 1042 et suiv.).
Arrötö pröfectoral de mise en surveillance. Surveillance du vötörilaquo; naire sauitaire jusnu'ii l'expiration de la quinzaine quisuit le dernier cas.
Isolement des malades. Prohibition du commerce des suspects. — Appliquer, commo pour le charbon baetöridien, les prescriptions des texles suivants :
Art. 3, arr. min. 28 juill. 1888. —Art. .quot;i, meine arrete.— Art. 4, meine arrele. —Art. .#9632;gt;8. dec. 22 juin 1882. — Ali. (gt; et 7, Arr. min. 28 juill. 1888.
(Voir pag. 1043 et suiv.).
Mise ä l'attache et isolement des malades. Vente des suspects pro-hihee pour toute autre destination quo pour la boucherie. Interdiction d'introduire, pendantla duröe do la surveillance sanitaire, desanimaux bovins, autres que ceux qui auraient deja etc vaccines.
Vaccination. — Appliquer comme pour 1c charbon baetöridien, les prescriptions de I'article 8, de larretd ministöriol du 28 juillel 1888 et de I'article 89 du decre! du 22 juin 1882.
(Voir pag. 1047).
Vaccination desanimaux bovins exposes a I'infection, sous la reserve d'un avis prealable donno a I'administration municipale. Surveillance sanitaire des inocules pendantquinze jours.
Duree de la surveillance sanitaire. — Appliquer, comme pour lo charbon baetöridien,I'article2del'arrötö ministörieldu 28 juil­lel 1888, et I'article 60 du döoret du 22 juin 1882.
(Voir pag. 1048).
Cessation de la surveillance sanitaire quinze jours apres 1c dernier cas de maladie ou apres le second temps de la vaccination.
Desinfection.— Appliquer, comme pour lecharbon baetöridien, I'article 4 de l'arrötö ministöriel du 28 juillet 1888, et l'arrötö minis-töriel du 12 mal 1881t, notamment son article 24.
(Voirpag. 1041 et suiv.).
Dösinfection par le l'eu, parlaßammeou par les solutions d'aeide phönique ö.4 p. 100, desublimöö 2p, 100, etc. Dösinfection deslocaux, des places oecupees par los malades, des cadavres, etc.
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CIIAPITRE XI
TUBERCULOSE.
I^a tuberculose, encore appelöe phtisie hihcrnileitti' ou pommelih'e chez les animaux grands ruminants, estune tnaladio contagieuse, ino-culablo, ileli'rminec par la presence et la pullulation, dans les tissulaquo;, d'un micro-organisme spöcial. L'lnoculabilitd de la tuberculose a etc deinonlree (180;')) par Villeniin; el e'est U. Koch (1882) ([ni a de-couvert, isolö, eultivö lo microbe pathogöne.
(leite maladie est cello quifait le pins de viel lines dans l'espöce hn-inaine; eile s'attaque a tousles ages et se monlre en tout temps, en tons lienx, surtout dans les pays les pins civilises; on pent Ini attri-buer un cinquiöme do la totalitö des döcös. Elle se montre aussi forl souventsur nos animaux domestiques; aueune espece n'y est absolu-ment röfractaire. Elle est transmissible aux solipödos, au pure, au mouton, a la chövre, an lapin, au cobaye, ansinge, au einen,an chat, aii\ oiseaux de basse-cour; mais c'esl surtout chez les animaux de l'espece bovine qu'on l'obsorve leplus fröquemment.C'estune affection d'nnegravile exceptionnelle; ii cause de sa diffusion et de sa Eröquence; a cause des nombreux cas de raort qu'elle entratne ; ä cause de sa transmissibilitö d'uno espece ii l'autre; a cause des dangers de con­tagion incessan Is donl l'hoinme est menace, exposö qu'il est a tout iüslanl a contracter la maladio doson semblable ou celle des animaux donl il utilise les produits.
La tuberculose 'csi inoculable ;i toutes les espeecs animales domes­tiques; mais la maladie spontanöo ne se remarque pas egalcment sur toutes, parce que certainea n'ont qu'une röceptivitd plus ou moins l'aiMe, ei parce qu'elles se trouvent plus ou moins pramp;ervöes de la contagion par les conditions spöciales de leur ölovage eL de leur entretien, La tuberculose spontanöe s'observe surtout dans l'espöce bovine; ei c'esl d'ailleurs la tuberculose seule de cette espöee qui est \\~r[\ par lalögislation sanitairo [döcrel du 12 novembre 1887, döcrel du28juillot 1888), Elle n'est pas absolumeni rare chez le pun'; die est fröquente suMes oiseaux de basse-cour; eile est rare chez lecheval, ehe/, les [letils rnminanls et ehe/, les carnivores.
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TUBERCÜLOSE,
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1. —- SVMPTOMES,
l'Tuberculoae des auimaux bovins. - Les graads mtninants sont alteinls do cette affection dans une proportion, qui varie suivant les Ages, suivant les conditions d'ölevage et d'entretien des animaux, suivantlespays.otquipeulallerdelta, 3a5,10, 18,20,28, etc, pour 100. Bliese montre de plus en plus tröquente ö mesuro quo les animaux deviennent plus ögös, Les bojufsquiont travaillö jusqu'ü un ö,ge assez avancö, et principalement les vaches ftgöea qui ont portd souvent, cellos qui mil, ötö employöes A la production du lait, s'en montrenl atteints dans une assezforte proportion, qui varie, du roste, solon les conditions d'entretien. Les vaches laitiöres des villes on des environs, lt;pii sont maintenuesen stabulation permanente, sonl cellos qui, toutes chosos egales d'ailleurs, paionl le pins large tribut ö, cette affection. On l'obsörve aussi quelquofois, bien que raremont,sur de jeunesveaux, soitqu'ilsen aienl h6ritö de leur mere, soil qu'ils l'aient contractöe eningörantdu lail virulenl ou d'autres produils morbides.
La tuberculose bovine, bien qu'irröguliöremenl röpartie, s'observe dans tons les pays. Elle Ost rareiai Islande el dans les conlröes polaiirs; eile est plus ou moins rare aussi dans certains pays chauds, dans le nord de l'Afrlque, on Mgörie, en Tunisie, en ßgypte, auSöndgal, au Transwaal etc., soit que les auimaux iiiaiiipienl, de roceptivitö, soil. pour touteautreraison. Elleaötö signaldeaUJnpon, et eile sövi ten Arno-rique, aux ßtats-Unis, au Moxique, au Chili, dans la Röpublique Argen­tinean AustralicEllesövitdanstoute l'Europe :on I'observeen Bolgique, en Suisse, en Antricho ; olle est fröquente principalement en Anglc-terre, en France, en Holländern Danemark, en Russicen Mlemagne, en lioumanie, en Italie. En Prance, olle sövitdans toutes les rdgions, maisolle est plus fröquonte dans certaines, en Champagne,on Lorraine, en Bretagne, en Beauce, en Nivomais, dans le sud-est, dans les Pyrenees etc., oU eile atteint de 8, 10, 18 ö 20, 23, 30 pour 100 des animaux adultes. II semble d'ailleurs quo la luberculose bovine devient de plus en plus fröquente en Prftnce, en Angleterre, en Dane? mark, en Mlemagne, etc.
Los autopsies montrent que la tuborculose bovine est plus fröquente qu'elle ne leserable; la maladie övolue lontemeni dans beaueoup do casetpeut pester plus ou moins longtemps latente ou tnapersect;ue, L'or-ganisme des grands ruminants ayant une indifförence marquöe pour dos lesions puhnonaires ou aulres, memo Ires eleudnes. la tuberculosc ne se döcöle souvent pendant un temps assez long quo par des sytnlö-mes rares et vogues. La maladio revel le type chronique; olle a oixli-nairement une marche lente; olle pent souvonl exister, menu; depuis un certain temps, sans quo les apparonces de la santö soienl altöröes parce que les symplömes soul loin d'etre toujours en rapport avec les
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lOOOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALAIUKS nONTAQlEUSES QÄCTßRIENNES.
lösions, Elle pou( d'aillours s'uccorapagner d'uno expression symplo-matiquo trös variable, suivantle degrö des lesions ol des modifications fonctionnellos, suivant les localisations et l'ötendue des lösions duns les organes altaquös.
Pendant un temps |diis ou moins long, Irs lösions peuvent ötre pen tiombreuses.peu ötendues.etne pasdöterminerunemodillcationapprö-ciable dans les functions. Le temps, qui söpare la manirestation des premiers symptömes appröciablcs do la foximaUon des premiöres lösions, ost dinicilca pröoisor dans la pluparl des casisa duröevarie suivani la susceptibilitö des sujels cl suivant le si6ge des lösions. II n'est pus rare de renoontrer, dans les abattoirs, des lösions tubercu-leusos idus ou moins ötendues et plus ou moins avancöes, sur des ani-mauxen bon ötal de santö apparente, et chez lesquels rien n'avait encore fait soupQonner l'existence de lamaladie.
Les premiers symptömes sonl gönöralement pen pro.....icös ei pou
signiflcatifs; la lactation est conservöe, les fonctions scmblenl oor-raales et les animaux son! encore susceptibles de s'engraisser. On a bien signalö la manifestation de certains signes, tels que une röaction föbrile lögöre, des frissons passagers, une ölövation de iatempörature, nne leinte anormale des muqueuses, la diminution de lagaietöetdo l'önergie, l'hypöreslhösie dorso-lombaire, une Qövre passagöre apres la fatigue; mais tout celapasse gönöralement inaper^u et tie saurait d'ailleurs faire soup^onner lögitimement l'existence de la tuberculose. Les seuls signes qui peuvenl mettre sur la voie de la röalitö sonl ceuxqui traduisentl'existence de lösions dans des organes döterminös, dans lesorganes respii'atoires, dans les organes digestifs, etc.
La localisation des lösions et partant les formes de la maladie sonl variables. Los diverses formes peuvent d'ailleurs se montrer isolöes ou röunies plusieurs ensemble, et se traduire cliniquement par des symptömes plus on moins nombreux.
La localisation pulmonaira, qui es( la plus fröquonte, övolue lente-inent et s'annonce, au boul d'un temps pins on moins long, par une toux pectorale, un pen sifllanto et avortöe, petite, söche, sans expecto­ration, ni ietage, se produisant quelquefois par quintes, se faisant entendrelesoircl lematin, quand les malades sorlent an grandair, quand ils rentrenl dans les habitations, pendanl le repas, pendant que les animaux boivent; pendanl ou aprfes le travail ou un exercice un pen violent, quand les animaux Inlialcnl des poussiöres ou des gaz irritants, quand on comprime le larynx ou la tracböe, rpiand on percuto la poi-trine etc, Co symptöme esl souvenl seulaudöbut; 11 ti'esl pas patho-
giion.....Ique; il peul se montrer avec los mömes caraetöres sans qu'il
vail tuberculoSe. Avee la toux, on peut constater l'accölöration de la respiration el I'cssouniomeivi an travail on parl'oxercioo; on peut aussi ausculter du rale sibilunl en certains points, ainsi qu'une rudesse
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rUDERCDLOSlä,
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insolite du murraura i'espiratoire; mais, pondantla pöriode initiale, la percussion et l'auscultation no fournissent ordinairement aucun ren-seignement precis, les lösions elaulpeu ötendnes, ou dispersöes lt;liiiis l'organe pulmonaire, ou localisöes dans des parties difflciloa a explorer, Au bout d'iiu temps plus OU nioiiis long, les lesions croissant, s'eteiulant et se multipliant, d'autres symplömes se montrent. La toux eat plus l'requeiite, lout en restant raiujue, quinteuse, silllauto; eile est lantöt söche, tontöt grasse, accompagnöe d'expectoration ou d'un jetage plus ou moins^abondant, mucoso-purulont, grisätre ou jaunamp;tre, grumeleux. La pression, au niveau des espaces intercostaux, les coups
portÖS sur lo thorax, le pincemeiit de repine (lorso-lomliaire, peiivent provoquer la plainte et la toux. La respiration est accölöröe, courte, irröguliöre, entrecoupöe; quolquefois l'expiration devient plaintive, quand la maladie vient de subir une exacerbation. Los animaux s'essoiil'llent im moindre oxercice, On pent cnustater ea el, la des /ones de malile ou de snbmatite ; mais les donnees de la percussion sont souvent peu pröcises, ä cause de la dissemination des lösions oude leur localisation dans des regions iiiexplorablos. A l'auscultation, on pout eoiistater: la, disparition ou l'attönuation du uHirmure respiraloire (üi certains jioints, son exagöration et sa rudesse dans d'autres; des rales sibilants et des rftles muqueux; du souffle tubaire, quand les lesions tuberculeuses sonl, agglomöröes et occupenl une portion considerable du poumon; du souffle et du räle cavorneux, lorsqu'il s'estforraö une caverne assez etoiuhie dans le voisinage de la plövre. Lorsque la mala­die est ä sa pöriode ultime, la toux devient |)liis fröqucnte; eile est faible, caverneuse, pönible; eile öbranle tout le corps. Le jetage est plus abondant; il est grumeleux, jaunätre, fötide, cadavöreux, L'air expird prend une odeur cadavöreuse, La respiration est plus courte, plus agitee, [das pröcipitöe, plus saccadee, plus irröguliöre, quelquefois bruyante. Les malades restont deboul et tienaent les coudos öcartös, pour lie pas oomprimer la poitrine; le moindre döplacement provoque l'cssouffleinent, La pression etla percussion du thoraxprovoquentpar-Foia la plainte. On constate : de la matitö ou de la submatite, la dis-parition du murmure respiraloire dans des points ötendus; des rales sibilants el muqueux ; do la rösonnance tympanique, au niveau des ea-vernes, da souffle et du räle caverniMix, du gargouillemont bromdiique. Outre les symplomes broncho-pulmonaires pröcitös, la tuborculose pulmonaire, en övoluant, s'aecompagne d'autres signes, de lievre, de troubles digestifs, de l'altöration de la nutrition, etc. Los symplomes göneraux, pen accuses im dehni et pendant un temps plus ou moins long, deviennonl plus marquös ä mesure quo lea lösions s'ötendenl et devionnent [das nombreuses. An döbut, on peul voir se produire de temps en temps une livperlliermie passagöre; chez lesjeunes animaux, on constate, ä cotto pöriode, une modification notable de l'etal general.
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MALADIES CONTAG1EU8ES UAGTlJRIENNES,
im arröl dans la croissance, tandis que les adultospouvents'ongraisser encore, donner du lail etreproduire. Mais,auboutd'un certain temps) souventaubouldeplusloursmoisseulemen^l'ötatgönöral semontre plus oumoins profondömontalteint, On observe lantötunohyperthermie con­tinue, tantöl une liyperlhermie par accös. II y a quelquefois, durant le coursde iamaladie, des exacerbations sous l'induence de causes aggra-vantes olaquo; perturbatrices; ia Qövre devient plus intense; puis le lype chronique reprend le dessus. On voil parfois les vaelies tuberculousos devenir taurelieres, A la longue, l'nppötitdiniinue et devientcapricieux, Irrögulier; on observe de la döpravation du goöl et du mötöorisme par moments; la [quot;uraination esl tardive et irröguliöre, i.a söcrötion lactöe resle normale plus ou moins longtemps, dimlnue ensuite, et le lall so modifle, devient sereux, bleuamp;tre. La nutrition est alteinte; les animaux de travail el les vaches lailieres maigrissent, pronnent le poil lerne et pique ; les animaux soumis ii l'engraissement profllenl moins ou ue profltent plus. L'ötat de consomption, une fois döclarö, s'accuse de plus en plus. Les malades deviennenl iilus tristes, plus nonchalanls, suent et s'essoufflent facilement; rembonpoinl diminue, puis l'amai-grissement fail des progres constants; la rohe devient torne, les poils piipies et saus luisanl ; la peau est, moins souple; eile est rigide, seelie et plus adbörente aux parties sous-jacenies, principalement an niveau des demieres eötes; eile revieul plus Icntemenl ii sa position normale, quandon l'n pinece. La colonne dorso-lombaire devienl de plus en plus sensible; el le pineeineul provoque parlois du malaise ou de la toux. Le tacies devient languissanl ; les yeux s'enfoncenl el deviennenl moins vil's. La circulation s'accülöre, lo cesur bat fort el tumultueusement; le pouls esl accölörö et petil; les muqueuses deviennenl päles, anömiöes, jaunamp;trcs, inflllröes. La tempörature subil des ölövations brusques et passagöres, el prösente des exacerbations vespörales, L'amaigrissemenl et l'anömie vonl se pronon(;anl de plus en plus ; le marasmo el la cachexie so produisent; les malades deviennenl etiques, les masses musculaires s'atrophient, les saillics osseuses deviennenl plus visibles, la mne ne s'effectuc plus; il ya de l'anxiiitd et de l'abattement; les yeux sonl de plus en plus enfonces, deviennenl larmoyants, chassieux ; il se produit du mrlrmisme ; la diaerhee sursicul; on observe par­lois du pouls veineux el des inllltrations aadömateuses, dans les parties drelivees, au fanon, aux mcinlires; la respiration est dil'licile, les ma­lades resieiil debout, la töteallongdc sur l'encolui'e, les coudes öcartös du thorax; la mort survient dans im acces föbrile, par asphyxie, ou par consomption el öpuisement, avsc une notable iiypothormie.
Avee In tuberculose pulmonaire el les signes qui ladöcölent, on peul voir se produirs des adönitea tuborculeuses, dans les ganglions sous-glossiens, pai'otidiens et cervicaux ; et d'ailleurs, des localisations diverses pouvenl s'ajoulor les unes aux autres. On peul renconlrer des
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TUBERCUL08E.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1093
localiaationa surla traohöo, sur le larynx, sur la muqueuse buccale, snr la langue, accusöes: par la sensibilitö ä l'Gxploration el b la com­pression, par le rejel de muco-pus au moment de la fuux: par une respiration ronflante, par un gargouillomenl intermittent et par du cornage; par des tumours et des ulcörations au fond de la bouoho; par la tumöfaction localisöe ou diffuse do la langue et l'existence do tubercules ou de plaios ulcöreuses, On aurail Zimmermann) observe latuberculisation do la pituitaire chez uno vache.
Le systömo ganglionnairo elt; los söreuses soul trös souvent envahis par Irs lösions tuborculcusrs ; mais Irs symptömes, qui traduisent cos localisations, soul encore moins pröcoces quo ceux qui accompagnenl los Idealisations pulmonaires.
I.rs lösions des ganglions no s'accompagnenl tie troubles apprö-ciables qu'autanl que cos organes, par lour siöge el par leur volume, gönehl le fonctionnemenl d'autres organes. Ainsi, la tuberculisatlon avancöe dos ganglions do la gorge peul döterminor de la dysphagie; relic des ganglions mödiastinaux et bronchiques peul provoquer du cornage, du poulsveinoux, du mdtöorismo,par suite do la compression qu'ils exeroentsur lesnorfs, sur losvaisseaux el sur I'fiosopliage; celle ilcs ganglions mösentöriques peul occasionner du mötöorisme, dos coliquos, drs indigestions intermiltentes, D'aillours, quand cq sonl des ganglions superficiels, accessibles ö I'oxploration, qui deviennent tu-berculeux, iris cpir ceux do In gorge, du cou, do l'entröo do la poitrine, de l'aine, du flanc, on constate leur tumöfaction, aver, induration ot aspect bossclc ou non. Latuberculose ganglionnairo ost ordinairement consöcutive a d'autres localisations, otlimitöeaux ganglions auxquels aboutissenl les lymphatiquesdes rögionsou des organes döjö,malades; oependont on a observe quelquefois un envahissement plus ou moins generalise du systeinr, ganglionnaire. On constate parfois I'engorge-mentdes vaisseaux lymphatiques voisins des ganglions envahis. On a observ6(riGilig)rhypertrophicetla tuberculisationdes corps thyrotdes, suivio de l'inflltration calcaire et du ramollissement.
Les lösions tuberculeuses drs söreuses sonl ires fröquentes^rincipa-loment cellos de laplövreetdu pöritoine, Mais teile ost Involution de la maladie, et teile se trouvela tolöranco des animaux bovins, quela tuberculose des söreuses osl longtemps compatible avec lea apparences de la santö. La tuberculosepleuralc, qui coexiste souvent aver la tu­berculose puhuonairc, penl so inonli'cr senile dans ipiehpirs ens pen­dant un certain temps. Elle reste alors plus ou thoins longtemps latente; ensuito eile so traduii par nur toux courte, söche, faible, et quelquefois par uno sensibilitö anormale de In paroi thoracique a la prrssion ei ii In percussion. Lorsque lesaltörationssonl tr6s ötendues, il peul y avoir diminution do la rösonnanco, submatitö ou matitö, bruit de frottementploural, et dos acres do (lövre ootneidant avec des
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mm.muks contagieuses bacteriennes,
poussöos de lösions. l-ii lubercitlosa du piricarde passe inaperQVto jusqu'ä une pöriode Irös avancöe; on peut alors constator Irs signes de la pöricardite. Lo,tuberculosepdritonäale, lt;ini esl assez fröquente,no ge döcöle quo lardivemenl parties signesvagueSjConsistanl en troubles fonctionnels do I'appareil digestif; puremeul on observe des signes de pöritonite; ['existence de tubercules on de masses tuberculeuses peut 6tre reconnue par le toucher, iorsque lea lesions siögenl sur lo feuillel pariötal au niveau de la pause.
Los lesions do la luborculose peuvenl envahir, outre le pöritoino el les ganglions, los autros organes de la cavitö abdominale, l'intestin, le foie el la rate. Ges localisations peuvenl fitro diversement associöcs entre elles; la luborculose abdominale pout, d'ailleurs^o montrer asso-ciöeaveclatuberculose thoracique^u exister seule;onpeul rencontrer, assoeiees, la luborculose pleuro-pulmonairo el la tuberculose du pö-riloine, du foie, etc.; commo aussi les lösions peuvent n'exister quo sue le periUune et certains organes abdominaux. Les localisations liöpatiques et splöniques no se trahissenl gdnoralement par aucun signe liien manifeste. La localisation intestinale estplus facile a re-connattre, surtout lorsqu'il s'est döjö produit des ulcörations; eile s'accompagne de troubles digestifs plus ou moins accuses, de la dimi­nution do lappelil, du uieleorisme, de coliques, de constipation et puisde diarrhee, de ramaigrissement, etc.
Des lösions do tuberculose peuvent se produiro sur les organes de I'appareil gönito-urinairo, sur les reins, sur l'utörus, sur la mamelle, sur les testicules. Les lesions rönales el vösicalcs peuvent s'accom-pagner d'albuminurie, d'hömaturio et de l'amaigrisseraont. La tubcr-culisation des ovaircs peul s'accompagner do nymphomanie; cello do la muqueuse utöro-vaginale peut provoqucr ravortement et s'accom­pagner d'un öcoulement mucoso-purulent, ainsi quo do tubercules el do plaies ulcöveuses situös plus ou moins profondömont. La mamelle peul, se tuberculiser pins ou moins complötement, dans le cours de l'aflbc.tion, soil (pie les lesions de la maladie se trouvent döjä avancöes ailliMirs, soil quo les animaux paraissenl encorebien portants.Lalt;Milaquo;r-culosemammaire döbute par un quartier; ello s'annonce par une tn-möfaction indolore, diffuse, ou localisöo en foyers, sous forme do no-dosiles on d'araas de nodositös. Ensuite la tumöfaction s'ötend, se densifle, devient [erme, rösistante, tout en so montranl paräemöe do noyaux plus durs, etaboutitä l'accroissemeni perslstant de volumeot do densile do I'organe. Les ganglions inguinaux superflciels se montrenl bienlöl hypertrophiös, tumöflös et indurös. Le lait paratl normal au döbul et pendant un certain temps; ensuite, quand les lesions s'ötendont, il se modifle, devienl plus söreux, jaunätre, mölc parfois de (locons flbrineux, virulent, etc. Des lösions tuberculeuses oni (He parfois observöea sur le penis (petils boutons), sur lo cordon et
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TUBERCULOSIS.
i on:;
sui' lo tosticulo (luberculos, nodositös, aspocl bossolö, tumöfactlon), On ii'a (jue raremsnt observö \,i luborculoso oculaire, accompagnöo cl'ophtalmio, de conjonctivite purulonte, de cornölte, d'altöration du globe avec tuborcules, etc. On a observö (incliiucs rares cas de tubor-culose intßrossanl la poau ol le lissn sous-cutanö, caractörisöe par de petites tumeurs variant du volumo d'uno noisette äcelui d'une noix, dures plus ou rnoins noinbreuses, intöressanl la peau seulo ou lu lissu sous-cutanä ou toua lea deux. On a ßgalcmeni constatö, parfois, quoique trös raromont, la tuberculose des articulations, aecompagnöe de tumöfactlon chaude el douloureuse, do claudication intense, etc. La tuberculisation des os, maintea foisconstatöe a l'autopsie, n'o guöro ötö diagnostiquöe sur le vivant non |iliis quo celle des muscles.
liufin, les lesions tuberculeuses peuvent envahir les centres nerveux. La tuberculisation des möninges cöröbrales s'accompagno d'höbölude, de troubles visuels, de troubles de la locomotion, de contracturos, de paralysies locales, de symptömes de tournisi de vertige, d'immobilitö, etc. La tuberculisation de lamoelleou du canal rachidien(quandily a döformation ot.compression de lamoelle)est exprimöe parladifflcultö el l'incoordination do la marebe, par de la taiblesse, de la parösie, par la paralysle du train postörieur, etc.
La lubercnloso spontanöe des grands ruminants fait gönöralement suite a la contamination par inhalation ou par Ingestion. Dans le premier cas, eile dehulepar la forme pectorale, el dans le second par la forme abdominale jmais, quelle qu'aitötä la porte d'cnlree du virus, et (| mdles qu'aient iile an del ml. la forme dein malad ie et la localisation de ses lesions, I'affection a de la tendancoäse gönöraliser. Apres avoir iHe localisees a un mi plusieursorganes d'un memcappareil, les lesions tuberculeuses se dissöminent pur la voio de la circulation lympbatique prinoipalement; pen ii peu la forme initiale se complique; bientöt, a la forme thoracique, s'ad joint la forme abdominale, et vice versa ; bienlöl de nombreux organes soul envahisdans diversappareils, Ensorteque, aprös avoir obsei'vö tout d'aboi'd les signes propres ä teile ou ii teile
localisation, on Unit par observer ceux dc plusieurs formes reunies.
Les sy m plumes qu'on pent re I ever sur les malades soul, done variables suivant les diverses localisations des lesions, suivunl les formes qne I'affection revöt. On peul constater des signes de tuberculose pulmo-nairo, de broncbo-pneumonie, de pleurösie, de tuberculose abdomi­nale, etc., ou bien des signes ijui dönotent un mölange de formes diverses. La tuberculose peut, non seulement rester latente un temps plus OU inoins loup;, mais aussi presenter parfois dans su inai'clie des ri'inittenees OU des puroxvsmes, suivanl I'action favorable ou deluvo-rable de cerlaines inlliiences. Kilo s'aggrave I'alalemcul par des poussöeasuccessives. Ellcse gönöralise presque toujoura avecle temps. La imuivaise alimenlalion, la mauvaiso livgii'iie, la lactation, etc.,
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MALADIES CONTAniF.rSES IIACTKRIKNNES.
aciuMoreiilsn m mr lie. Kilo pen I duror dos mois et meme plusieurs annöos. Tmiteluis, sa teriniiinisou esl gönörttloment fatale. Mais le plus nrdi-naireruentonse döbarrasse dos sujels malailes avantl'arrivöe du lorme l'.'ilal. Dansquolquoscas, eile peul guörir; les luborculos pouvent s'en-kyster et la generalisalion sarreler.
Dans de rares cas, la Inherenlose bovine peul revetir la forme miliaire alguöet se gem'-raliser rapid emeu I: on oliservealors des troubles graves des le döbul (abaltement, prostration, Inappötence, inrnmina-tion, toux, aecölöration do la respiration, hypöresthöslp coslale, bruits anormaux, rudesse du murmure respiratoire, lievre, etc.); puis les symptömes s'aggravenl encore, la respiration devient dyspnölque, los malades s'all'aildissenl et meurent asphyxiös.
l,e pronosiic de la tuberculose bovine est Ires grave, altenduque la maladie est eonlagiense, qu'elleost gönöralemenl incurable, qu'olleest trän smissi hl eil I'll online, etque sou existence conslalee enlraiue souvonl la saisie de la viaude des auiinaux.
2deg; Tuberculose du porc. — La tuberculose se montre beaueoup moius souvent sur les pores que snr les hetes boviues; eile s'obscrve principalement sur h's animaux qui sont nourris avec des pcitils lails et des rösidus d'alialloir. I.e porc se coulaiuine le plus souvenl par Ingestion; les lösions envahissent d'abord les organes abdominaux et certains ganglions, imis les organes llioraciipics et d'autres encore. I.a maladie evolue, dans le pins grand nonilire des cas, d'une lacou insidiouse etlcnto, quoiqueplus vite que chezlesbovins.La localisation Sur les organes alidominaux ne penl elre reconnue quo lorsque le mal est dejii plus ou uioius avanc6,elle s'aecompagne : de constipation, de imHeorisme, de coliques, puis de diarrliöe; de tumöfaction ganglion-naire dansl'auge, au cou, ;i l'entr6e de la poitrine; le ventre tombo, sa palpation devienl douloureuse cl peul permettro de constater l'cxistence d'adönites mösentöriques sons forme de masses dares, mameloiinees, plus ou molns \olumiiii'uscs, Bienlöl s'ajoutenl d'ail-lenrs d'anlri's localisations. La tuberculose pulmonaire, raremenl primitive, s'associe souvent, dans im dölai plus ou moins court, ii la tuberculose abdominale, et l'on observe alors : une loux quinteuse, douloureuse, suivie parfois de vomissements; l'accölöration de la respiration, qui dovient pönible, dyspiieTqno, etc. La tuberculose gan-glionnaireest fröquente; ollo se traduil par la tumöfaction de la gorge id par l'apparition, ii l'ango, ii la gorge, au cou, u l'entröe de la jioi-trine, a ri'panle, a l'aine, etc., d'adönites durcs, bosselces, devenaiit on non tlnctnanlcs et s'abccdanl pari'ois pour donner uu pus grimic-leux et laisser uno plaie (Istuleuse entouröe de tissu indurö. On a parfois observe des signes de Inberculosc cul.uneo fnodosiles), de Inlier-eulose des articnlalioiis cl des os boilories, ai'llirites clironupies,
deformations osseusos, ankylose, suppurations), de tuberculose auri-
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l'ÜBERCULOSE,
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culaire (suppuration, bourgeonneiftent), de tuberoulose des centres nerveux (troubles de In locomotion, toui'iiis, roulement, accrs epilcp-tifonvies, paraplögle, hömiplögie, pai'alysies diverses), de tuberoulose testiculaire (orchite, liypertrophie, nodositös, induration), etc, J'ai observe un vei'ral luberculeux, ijni prösentait, outreles lesions d'une tuberoulose ultra-gönöralisöe ^esions pulmonaires, pleurales, pöri-tonöales, höpatiques, splöniques, rönales, ganglionnaires, conjonc-tives, musculaires, ossouses, etc.), des lösions (tubercules innom-brables) dans les teslienles.
Quand l'affeotion, bien que localisöe aux organes abdominaux et a certains ganglions, eat avancöe, quand eile est gönöralisöe, on volt survenir l'anömio, la pftleur des muqueuses, la tristesse, la faiblesse, l'amaigrissement progressif; et, aprös avoir dun'' un temps variable (olle evolue pins rapidemenl sur lesjeunes), qui peul aller ä plusicurs mois, la maladie peul, quand les animaux tie soul pas sacriflöa, ontralnor la mort. Quelquefois la terminaison fatale esl accölöröe, grfi.ce ö la gönöralisalion rapide des lösions paries voies lymphatiques et sanguines; parfois ineine la mort pout survenir en qnelques jours, apres la constatation des premiers symptömes; dans cos cas, la liovre et la dyspnöe sont Irös accusöes, la diarrhöe se döclare et l'amaigris­sement esl tres rapide.
3deg; Tuberculose du cheval. — La tuberoulose est transmissible an cheval, ainsi que cela rösultede I'exporimentation (Chauveau...) ei de ['observation clinique (Leblanc, Bouley, Mauri, Trasbot, Nocard,
Lustig, Brissot, Johne, Schindelka.....); maia ollo es! rare chez cet
animal, dont la prödisposition esl loin d'ögaler celle du boeuf et du porc. Los signea de la tuberculose du cheval son( ordinairement vagues; et souvenl le diagnostic certain ne peutötro ötabli qu'a la (In de la maladie DU a i'autopaie, On pen! reneonlrer les lösions de la tu­berculose sur des sujets qni u'avaient pas encore paru malades, L'affeo­tion peul revel.ir diverses fonnes ; ses lösions peuvenl etre iocalisöes aux organes abdoiiiinaux ouaux oiganes llmraciipies ; clles peuvenl d6-buter, tantöl par les uns, Ian lot par les au Ires, el se general iscr ensnile.
Les troubles locaux son! ordinairementpeu marques. La localisation abdominale a'eat|traduite que par des signea vagues (coliqnes inter-mitteules, diarrheo chronique, aseite, liypertrophie des ganglions sous-loinbaires appreciable par l'exploration reelale, liypertrophie des ganglions glosso-pharyngiens parfois), Les Idealisations thoraciques s'accoinpagnent de symptömes de bninebn-pneumo-pleurite (toux petite, fälble, söche, quinteuse, pönible, aecompagnöe d'un jetago tnu-queux peuabondanl: accöloration de la respiration,qui deviontcourte, irreguliere; diminution de la rösonnanco, affaiblissement ou rudesse du murinnre respii'atoire, bruits anorniaux, räle sibilanl ou SOUS-cröpitant, räle bronchiquo ; quelquefois signes d'6panchement pleurötique, ctcV
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MALADIES CONTAGIEUSES I'.ACTKIHKNNKS.
La maladie est grave; ot, bion quo so marche soil lento, olio amöne, en se göniiralisanl, dans l'ötat des sujots, dos troubles profonds : l'affaiblissoment, la diminution de l'aptilude au travail, i'ossoufflement au moindre effort; i'hypei'thermie oonstante ou passagöre; ramaigris-sement et la polyurie (Nocard) avec rojel d'urinos riches on uröe et (üi acide urique; I'atrophiQ dos masses musoulaires, l'anönaio, etc. La morl arriverail it la suite do la consomption, si on no se döbar-rassait pas des animaux, quand ils sonl devenus incapablea de toul
soi'vico.
'iquot; Tuberculose du mouton et cle la chevrc. La tuborculose
est extrö.....tnenl rare sur les petits ruminants; olio a 6tö pourtanl
obsorvöo quelquefois sur des chövros ot des moutohs; ello leur est d'aillours transmissible 0xp6rimentalomont(Galtior, Loisoi'ing, Nocard, Colin....). Dans les cas do tuborculosesponlanöe, la maladie n'estgöne-ralemeni roconnuo qu'ö l'autopsie. Los troubles, qui so produisonl du vivaul des malades, sonl; la toux avec expectoration, I'amaigrissoment progressif, etc.
5deg; Tuberculose du chien et du chat. — Les chiens et les dials, dont la röceptivitö est, faihle, surtout quand ils sent arrives a l'äge adulte, peuvenl contractor spontanöment la tuberculose, suit, en
inlialanl lies |Miiissieres virulentes, soil SlirtOUl en iii^eranl des
malii'i'cs luberculeuses provenanl des animaux ou de l'homnie. On a enregiströ do nombreuses observations de tuberculose spontanöo, quo les chiens ot les chats avaienl contraetöe en vivaul avec des personnes phtisiques, on mangeant leurs crachats, les matieivs qu'elles avaiont sucecs ou vomios, les vesies de leurs ropas, etc., eu inhalant des [idiissieres luberculeuses, eu mangeant du lail ou d'autres matiörcs luberculeuses provenanl des animaux. La maladie se prösente sous la forme abdominale ou sons la forme thoracique; et des localisations tuberculeuses peuvent ötre rencontröes dans d'autres organes, dans d'autres apparel Is.
La tuberculose abdominale s'accuse par des symptömea divers suivani le siöge et l'extension des lesions; on peul observer do la diiirrhee, de l'ascito, de Ja periloiiite, l'hypertrophie des viseöres alteints, l'existence do tumours, etc.; on constate l'affaiblissement des malados, l'amaigrissement, l'atrophicdes muscles, etc. Laforme thora­cique s'accompagno : d'abord d'une toux söcho, quinteuse, sulvie do vomituritions, de l'accölöration do la res pi ration et de l'essoufflemenl; ensuite do jelagc el d'expeeloratiou, de malile ou do suluiiulite, de räles divers, do gargouillomenl bronchique, de soufQo tubairo, de dyspnöe, etc. .\u fur ol a mesurequo les symplömes locaux s'aggravent, on voll Mirvenir : la diminution de Tappelit, la retraelion du venire,
I'emaeiidiou. l'enfoncemenl dos youx, la pöleur des muquouses, la diarrhöo, la cachexie, etc On pent voir les deux formes pröcitöes
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TUnERCULOSE
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s'associorontro ollcs, clsocoiii|ilit|iii'i' d'autrosloculisations! de locali­sations ganglionnolres (adönites); do luberouloso de la poau et du tissu sous-culanö (nodositäs, plaies ulcöreuses), (i(^ luberouloso urticu-lalre (artlu'ites), de tuberculose tostioulaire, de tuberculose utörine, do tuberculoso auriculairo(troubles rabiformes,paralysio du facial.— Montfallel), de luberculosa des centres norveux (tristesse, Inqulölude, altöration de la voix, böbötude, incoordination des mouvemonts, agitation, parösie, paralysie, etc.). La tuberculose ilcs carnivoresövolue plus dti moins lentement; parfois eile reste longtemps localisöo; souvent (ille övolue lontetnent, segänöralisanl parpoussöos successives, avec des römiltences [ilns ou moins prolongöos, et pouvant durer plusieurs inois; danscertaias oas, olle devient aigui! el peul taii'e pörir les sujels en quelques jours, en deux, trolssemaiues, aprös s'ötre tra-duito par une exacerbation dos divers symptömes.
(iquot; Tuberculose des oiseaux. — La tuberculose est fröquentesur certains oiseaux, chez lespoules et les faisans; eile peul ae montrer aussi sur d'aulres oiseaux pigeons, dindons, canards, perroquets, etc.); (in I'a couslalcc choz 1(^ cygne (Cadiol), chez I'aulruche (Horday), etc,; on a souvent obsorvö de vöritables öpizooties dans les basses-cours; uiais les canards soul rarement alteinls, liieu qu'ilsne soient pas röfrac-laires, La tuberculose des oiseaux atlaque surtout los viseöres; ses lesions se inonlrcjil principalement sur lo foie, la rate, le pöritoine et l'intestin; on peut les rencontrer aussi sur d'aulres viseöres, sue les muqueusos, a la peau, dans les articulations, etc. La tuberculose visceralc ontrainc a la tongue: la diminution de l'appötit, l'anömie, la pamp;leur de la eröto, l'affaiblissement, 1'amaigrissement, la boiterie, la diarrhöe, la consomption, le marasme el la mort. La tuberculose externe peul coexister avec la tuberculoso viscörale a övolution lento, on so montrer seulo; olle se traduil : par des boiterics, dos gonfle-ments arliculaires, dos doloi'inalioHs osscusos (tuberculose dos articu­lations et des os ; par dos elevnces grisfttres, des croötes et des plaques cornöes sur la muqueuse buccale, sur la conjonctive et lu pituitaire, sur la peau (perroquet, poules), dans la rögion pörl-orbitaire, etc.
7deg; Tuberculose de riiomine. — L'homrae osL Ires apte a contractor la tuberculose; et la maladioprend chez lui des formes et dos allures ires variens. Depnis les tuberculoses, tout ä fait localisöes a certains organes, jusqu'aux formes les plus complexes, on peul observer tons les intermödiaires et tons los types.
laquo; Lo döveloppement simultan^ de granulations tuberculeuses ires nombreuses, presque conQuontes dans los söreuses, so manifeste par lessignes de la tuberculose tiiguö gänöralisde, föbrile, qui conduit rapi-dement a la terminaison funesto, souvoni avec une tnöningite tuber-onlouso.... Liiniloc aux poumon el anx plovics, inais duunanl liou a une
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M A LA DIES i :ONTMi I BUSES BACTERIEN NICP.
srranda quantitö do granulations tuberculeuses ilrs deux poumons ot des plövros, sonvriil aussi ilu pöricarde, eile so traduit aussi par dos signes de laphtisieaiguB,,, Quelquefois cette phtisie rapidea tos allures d'une pneumonio ou d'une broncho-pneumonio... Ges doux derniamp;res formes do la phtisie aiguö difförenl entre elles; la promiöre ötanl inar-i|ii(''ü surtoul par les sjmplömea gönöraux d'une maladie infectieuse föbrileja seconde par les signes locaux (rime bronchitecapillaire, d'une broncho-pneumonie ou d'une pleuro-pneumonie, Mais, le plus souvent, la tuberculose, limitöe aux poumons, affecte une marche subaiguö ou chronique. Des nodules tuberculeux, des cavernes jilns ou raoins an-ciennes, existent au sommet de l'un tics poumons oudos deux poumons slmultanöment, et, a un moment donnö, a la suite de fatigues ou d'un refroidissement, on observe une recrudescence aiguö dessympldmes,une extension rapide des lösions aux lubes moyenou införieur, Les malades mourent aiors aprös avoir prösentö, pendanl un, deux ou trois mois, les signes tie lamp;phtisie subaigueoM gaiopante... La phtisie chronique, lors-qu'olle resto limitöe au sommet d'un poumon ou des deux poumons, est compatiblenvec la vie presquenormale pendanl dix, quinzeou vingl ans ou davantage, lorsqueles malades se trouvent dans de bonnes condi­tions Ixygiöniques ; mais, sous l'influence de causes döpressives, de refroidissements, de surmenage intellectuel ou physique, la maladie peul s'ötendre et revötir les allures de la phtisie suba^guü.,.. En mi ire de de ees tuberculoses pulmonuires, qui peuvenl s'ötendre rapidement, ou an contraire roster localisees pendanl un temps indi'dini, lorsqu'elles sonttrös peu ötendues et limitöes par du tissu conjonetif flbreux, qui leur forme eoiume une capsule isolante, les lesions tuberculeuses s'obscrvent souvent sur les muqueuses, a la beuche, au pharynx, au larynx, fi l'intestin, sur la muqueuse de la vessie, des organea gdni-taux, dansles glandes, le foie, les reins, les capsules surrönales, les testicules, la rate, etc., dans le corveau, les os, les articulations et le tissu conjonetif, Partout, sur les muqueuses, aussi bien que dans les organes ou duns le Lissu osseux, les lesions peuvent ötre limitöes ou plus ou moins etendues. Dans le premier cas, sl latuberculose est peu ötendue, comme cela a souvenl lieu, par exemplc pour la tuberculoso du testicule, eile es) gönöralement peu grave, et eile peul, pendanl dix, vingl ou trente ans, ne donncrlieu qu'ö des symptömea locaux sans retentissement gönöral surl'ßconomle. D'autres fois, au contraire, eile
s'el.end v\ peul en dernier lieuse gönöraliscr. A ees luljereuloses locales
on doil rattacher aujourd'hui une sörie de lösions..., la scrofule, le lupus, latuberculose cutanöe, les abeös froids, les ganglions strumeux
du COU el du meseulere, les nsleiles clll'OniqUBS, les periostitos, la
caric, lanöcrose el les tumeurs blanches... raquo;(Cornil et Habes.)
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TÜDERCUL08E.
II. — L68IONS,
inn
La tuborculose est caractörisöe anatomiquement par dos lösions sous forme de nodules, appelöes granu/attons ou tubercules, isolöos ou con-llucnfcs, et s'accompagnanl de finflammation destissus et des organes qui cu sontle siöge. Cos lösions subissenl pai'tiellement la dögönöres-cence casöeuse, s'abcödent parfois, so Iransforraont en cavornes, s'ae-corapagnent d'ulcöration, s'isolcnl dos pai'ties saines par ane forma-' tion nouvelle de tissu (Ibreux, el so terminent par la transformation llbreuse ou l'inülti'ation calcaire. Lo siü^i^, la distribution des lösions, ainsi quo leur nombre et leurs caraetöres, varienl suivani lesespöeos etsuivant lo modo do contamination; tnais ordinairemont, quand la maladie est ancienne, on Irouvedes lubercules nombreuxetdissöminös.
Iquot; Lesions des grands ruminants. — Ce qui domine et donne sou caraelöro principal ;i la maladie, c'esl le tubercule raquo; sea diverses phases d'övolution; toutefois, on rencontre, en outre, des lösions d'iu-flammation diffuse dans les oi'ganes atteints et assez souventdes lösions d'inQammation exsudativo h la surface dos söreuses.
A. Tubercule. — Lo tubercule parcourt diverses phases successives. Au ileliul, ii estreprösentd parune tacheecehymotique, puis parun petit amas grisüktro de cellules lymphatiques, qui devient promptement uo-dulaire, tniliaire et se montre forme, horaogöne, semi-transparent fgranulation grlse , entourö d'une /one pöriphörique inflammatoire plus ou uioins coloröeen rouge. Bientöt le tubercule, qui ötait gris^tre, scmi-lransparont et laoraogöne a sa premioro phase, öprouvo ladögönö-resooncouson centre et prösente une zone opaque, blancjaun6,tre,söche, friable, augmentnnld'ötendue a mesureque la lösiondevient plus volu-mineuse et quo sa /.one pöriphörique se densiflant so transfonne en une enveloppeflbreuse plusou inoins6pais8e(tubercule cru).Quelque-lois los tuborcules situös sur los muqueuses (muquouso digestive, muqueuso utörine, muqueusedos voies respiratoires), arrivent a l'ulcö-ration, apios avoir eprouvö la dögönöroscenco et lo ramollissement. D'autre pari, le ramollissement pent so produire dans les tuber-cules situös ailleurs que sur les muqueuses; mais gönöraloment, chez los grands ruminants, los lösions de la tuborculose subissenl l'infll-tration calcaire, qui so produit rapidomont dans la zono cenlrale, Trös souvonl dos granulations tuberculeuses, extrömetnent petites, grosses a poine commo la moitiö d'une petite töte d'öpingle, ontdöjä övoluö complötement; et, si l'on pratique une coupe ä Iravers leur substance, on reconnatl qu'il y a eu döjö inflllration calcaire. lia-rement, dans les parenehymes (poumon, ganglion, foie, etc.), et sur los sörousos, los lubercules demeurent isolös; gönöralement plu-sieurs tuborcules, so formenl los unsö efttö des autres; il en rösulle dos amas. ii aspoel tnamelonnö, composös d'un nombre plus ou moins
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1102nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MA.LADIES C0NTAQ1EUSES BACTERIENNE8.
considerable dotubepcules, grlsfttros d'abord, jauufttros onsuite, dögö-iu'tos i\ leur centre, ooyösdana une gangue de tissu, qui so, deDSiueiiu fur et ii mesurp de l'övolution des lösions. Quand on pratique des au­topsies, on rencontre, sur les divers organes, des tuborcules plus on tnoins avancöa dans leur övolution, les mis toul ii fail calciflös, d'autres en vole de calcification, d'autres a leur deuxiöme pöriode.cl d'autres a la premiöre. Les tuborculos calciflös sontjaunes, opaques, livs ilurs ii la pi'ession, durs surtoul quand on essaie de les incisor ; ils ont une partie centrale et ane, partie pßriphörique. La premiöre est I'ancien noyau casöiflö, qui ötait au centre du lubercule dögönörö; olio ostlout ii fait Infilröe de matiöres calcaires, eile estjaune, pierreuse; rinstruraeni tranchantpassedifflcilementö traverssa substance. An lour de cotte premiere partie, est la zone pöriphörique, qui n la structure du lissu conjonctif inQammatoire en voie d'organisation.
Les masses irröguliöres, bosselöes, tourmentöes, foi'möes d'un nom-bre plus ou moins considörable lt;lc nodules döveloppös a cötö les uns des autres, apres avoir subi ia casöiflcation, öprouvent aussi rinflltra-tion calcaire. Chacune dos nodositäs composant l'acnas presente, au centre, une /.one cisoonso, puis piorronso, entouröe detissu inllanuna-matoire. On peut voir des tuborcules, qui, sans 6tre primitivemenl iniillros de malii'i'cs calcairi's, so mmollissenl rapidonionl, se fusion-nent plusieurs ensemble ei se transforment quelquefois trös vite cn un abees, on une veritable poche. Ce phönomöne s'observe dans los gan­glions de la gorge et de l'abdomen; on peul aussi le constater dans le poumon, quand l'inllaraination, i|iii pröside au d6veloppement dos Lubercules, esl Irös vivo ei Irös rapide. Le [das souvent,quand le ramol-lissement survient, il n'a lieuqu'aprös la calciflcation. 11 ne survienl pas toujours; il es! trösrare dans los tuberculcs isolös, car alors le tissu inQammatoire, qui entoure la/.one centrale, s'organise et donne pen ii pou un tissu adulte, qui forme autour de la masse erötaeöe une vcrilaldc coque Rbrotde. II est beaueoup plus fröquent dans los masses calcilii'os, Quand le ramollissemonl suii rinlillrai.inu calcaire, on observe, au centre du luberculeou dos amas tuberculeux, une matiei'e plus ou ninins inollo, pultacce, granuleuse, un tnortier plus ou moins lipais.
Les iiodosiles, qui, on s'agglomörant, forment dos masses plus ou moins considoraldos, peuvenl se fusionner par suite de la destruction descloisons qui los söparent; ces cloisons, ötant frappöes de mortifl-cation ou rongöes pou a pou, so Iransformenl en mntiöre casöeuse, qui
s'inlillro de calc:iire el so ranmllil. ('.'esl ainsi ijuo so l'onuonl dans cer-
lains organes, dans le poumon, dans les ganglions, etc., dos masses casöouses d'ajjord, grosses commeune noisette, comme une noix el liion au dolii parfois, s'inflKranl de calcaire el so mmollissanl plus tard. Quand le mmollissemcnl s'esi produit, la lösion esl Lransformöe en
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TUDIäRCULOSE.
H03
cavitö plus ou moinsätondue, ordinairomont irröguliöro, präsontantdcs dirrvlini/ii, des anfracluositös, des bridos ds tissu conjonctif, dus ves­tiges des anciennes cloisons; ses parois sontdures, rougeamp;tres, ou gri-siitres, on lardacöos,otformöes dolissuvasculo-conjonclif ;son contenu ost, grisfltre, jaiinalrc, casöeux ou plö,treux, pyotde oraquo; erötaeö, et ana­logue ii im mortier. Lorsque le ramollissement s'osl op6rö, il peul oncoro rester des cloisons ou des döbris Mrs anciennes cioi-suus (jiii söpai'aient les tuborculos; mais il n'esl ]ias rare quo cos bridos soient peu ii peu attoinlos; aussi la cavitö, lt;[iii primitivemeni t'lail, irröguliöro, ii de la tendance ä so rögulariser. La eleison, qui l'entöure, s'organiso en tissu conjonctif adulte.
En rrsumr ilimc, luul luberculo csl soumis ii imc evolution progres­sive; il se prösente avec des caraetöres foi't variables suivant ses pö-riodes, lies! formö par des ölöments, quisonl primitivefnentvivants, el ijui ensuite s'altörenl plus ou moins, d6gön6rent et möme s'inllltrenlde maliöres calcaires. Les nodules, quelsqu'ilssoient, oni ane limite, lt;'t, quand ils I'onl atteinte, ils ne psuven't plus s'accroltre ; mais de nou-vollcs granulations peuvent apparafti'e ;i cötd (k's premiöres. II en resulte que plusieurs s'agglomörenl oi donneni eps önormes masses, qu'on voll dans certains organes, donl lo volume peul alteindre colui de la töte (dans les poumons). Cos masses oni une coloration jaunölre, propre ö lo maliöre caseeuse ou erölaeöe; idles prösentenl parfois des res les de cloisons, de Lravöes, i|iii, le plus ordinairement, se dölruisent, Leur coupe est grenue et fait öprouver une sensation granuleuso au doigt; elles se ramollissent en blocouen des points difförents etfor-ment des foyers considörables, de vöritables cavernes^ dans icsquelles on trouve un mortier jaunfttre plus ou moins ramolli.
Envisagöes au poiutde vue deleurs siöges, leslösions luborculeuses, chez les grands ruminants, so montrenl avec le plus de fröquence dans le poumon, sur la plövre, dans los ganglions, sur le peritoine, dans le foie, dans la rale, etc. Miles pcuvenl d'ailleurs se rencontrer daus les divers a pparei is,
15. Lesions de l'appareil locomoteur. (In a eu observö, quoique trös rareraent, des lösions tuberculousos daus l'öpaisseur de la peau, dans le tissu sous-culane, daus le lissu conjonctif inter-muaculaire et dans le tissu iutrainnseulaire ; elles consistent en pelilos tuincurs, grosses comme un pois, comme une noisetteou une noix, fermes, d'un Idane jaunft/tre, isolöes ou agglomöröes, homogönes ou avec foyer casdeux central, La tuberculoso dos os, quoique rare, s'observe plus souvent; eile peut so rencontrer dans divers os, principalemcnt dans
enix (jui soul riches en lissu spongieux, daus les CÖteS, daus lo Corps des verlelires, daus le steniuin, daus les os du eräne (MOUSSU), dans la
moelle do certains os; eile consisto en tumeurs ou eu lovers d'os-töite, aul'raelueux, jauuatres, casixuiN, ramollis, entoures de tissueon-
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Hoi.
MAI, A 111 Ilaquo; CONTAGIEUSES QACTßRIENNES.
gestlonnö, ot on tubGrculos jaunamp;tres, calcifläs, noyös dans du iissii (iliroidc, d(''V('U)p|i('i ilaus la moollo08861180, Losli'sions ai'ticuliiiivs soul cellos de l'artln'ito! \v. tissu conjonctifpäri-artlculaire et los ligaments soul onüammös, inflllräs, raraollis, nöcrosös; la synovie e8t troublo, ojiaissic, purulento; los 8urfaco8 articulairs8 soul, dönudöos, anfruc-tiiouses; la söreuso ost onflananiöe, tomenteuso, ot envahio par des nodules tuberculeux.
C. Lesions de raijpareil respiratoire. — (.rest snrlout dans I'appa-reil rcs|)iraloire quo les Lösions do la tuberculoso sent fröquentes et abondantes; olios consistent en tuborcules plus ou moins nombreux,
en Inflammation diffuse, en in-
---------------.-----...„nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Qammation exsudative. La mu-
t quouse laryngienno, la muqueuse a:' '\ trachöale et la muqueuse des
'i iM^MfiA grosses bronchospeuventpröson-
#9632; Nß^' | ter : des tuborcules i\ diverses fi.-#9632;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; agkJt'nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 'quot;li, ij :'::'i''.''#9632;' phases,dostachosrouffeamp;tres,des
k^. '^v-iquot;^^-Jquot;-'laquo;f,. ' i .''f!'/ nodules grisfltres, jaunatres, iso-
m
li's (in agglom6r6s, ramollis et ä contenu casöeux; des plaies irrö-guliörea ulcereuses, isolöes ou conQuentes, jaunätros, rocouver-tos trim produit caseeux, granu-louses,bourgeonnantes ol anfrac-tueuses; une inQammation dif­fuse,un elal catarrhalavec öpais-
vv^i ££mi
Fig, ii-i. — Vaoho tubcrculouso. -- Apo-
iquot;quot; sissement et aspect plusoumoins physc tranavorso auno vortuuro lein-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;.'nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; .
baire. a, foyer d'ost6ito tuborculeuse. döpoli. Daus les petltes bronchos,
riiilliiniiimtidii gagne non seulo-ment la muqueuse, mais aussi le conduit et le tissu pöri-bronchique. Certainos bronchioles pouvent ötro oblitöröos, transformßes en cordons Dbreux. On trouve des bronches plus ou moins remplies d'un produil visqueux, mucoso-purulcnt, casöeux, grumeleux, grisätro ou jaunamp;tre ; im rencontre des dilatations bronchiques, plus on moins norabrouses, [ilus (in imiins voliiinineiises, ovoldcs, biconoldcs, plus ou moins irre-guliöres, garnies d'un produit mucoso-purulent, odorant, pätoux, caseeux, erötaed parfois.
Dans le poumon, or peul trouver: des tuborcules plus ou moins nombreux, qui se presentent a diverses phases d'evolution, isoles ou confluents, agglomörös et formant parfois des masses önormos, offranl d'ailleurs les caracteres ötudiew preeedemnient; des lovers do pneu-monie lobulairraquo;) lobairo, interstitiollo, casöeuso; de l'ongouement, de la gangröno, d(^ l'emphysöme, etc. Le poumon tuberculeux, tortomeni envahi, s'affaisse incomplötement; il est devenuplus lourd el plus dense;
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TUBERCÜLOSE.
HOö
il prösentodosbpssoltiresplus ou moins nombrousos, arrondiösöu irrölaquo; guliöres, de dimensions variables, torraöes du lösions tuborculeuses agglomöröes, ordinairement compactes, duros, rösistantos, indltröes
S isätek'., ^i ^^.^^
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do calcaire, quelquefoia ramollies par places ou (luctuantos dans line ctendue i)liis ou moins considörable. II so montre fröquemfnent par-semö, ft sa surface, laquo;li^ granulations ou de masses tuberculeuses jaii-ndtres; la plövre sc montre öpaissie et parfois couverte de vögöta-
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MALADIES CONTAG1EUSES DACTfiRlENNES,
lions fibrineusos ou flbreuses. Los bosselures orient sous rinstruraent tranchant; mv la coupe, lour tissu se tnontre jaundtre) ruguaux au toucher, parfois ramolli gä etlö aveo dos grains dura, parsemös dans la substance casöeuse, d'autrea fuis ramolli sur une vaste 6tendue, avec prösence d'une maliöre casöeuso, 6paisse, jaunötre, grume-louso, semblable a du tnortier plus ou moins compact. Ces anius de tubercules, plus ou tnoins dögönöi'ßs, soul dissöminös au sein des parties inlueles ou entourös d'une /one oongostionnöe, höpatisöe; par­fois ils forment de vöritables söquestres dura ou ramollia, jaunätroa, au centre d'une /one ou enveloppe plus ou moihs öpaisse de tiasu sclerose, Qbreux, blunc ol vesislaul.
Sur la coupe du poumon tuberculeux, on peul observer d'ailleurs des lesions de divers Ages et d'aspeels dilloi'enls : 1quot; des granulations griaes, semi-transparentes; 2deg; des granulations jaunamp;tres, casöeuses ou iidillrecs de calcaire ct eulourees d'une gangue flbreuae; ;!0 des nodules trunsfonnes en tissu lilireux, gros eoniiue un pois clliche, une noisette, unenoix, d'un blanc grisfttre, dura, fermea, homogönes, sans ramolliaseraent central ; #9632;/iquot; des agglomörats, ou masses tuberouleusea, plus ou moins volumineux offrant des parties jaunätres, casöiflöea ou inlillrecs de calcaire, eoulenant parfois, eii el la, de la nuiliereplus ou moins ramollie,jaun6,tre, etentouröedetissu Qbrotde,au sein duquel on apereuil d'autreagranulationa tuberculeuses; b0 des abeös tubercu­leux aparoi übrouse et öpaisse, anfractueuae et bourgeonnante, a con-tenu purulent ou casöo-purulent, grumeleux, jauntoeouverdfttre, par­fois ires visqueux, inodore; 6deg; des cavernea, plus ou moins grandes, provenant do la communication desabces avec los bronches, acontenu lelide, a paroi irreguliere, anfractueuae, bourgeonnante, et avec des brides plus OU moins opaisses et resislanles, revclues de bourgeons charnus, qui ne sent autre chose quedes bronches ou des artöres ou des veines de la partio onvahio; 7deg; des foyera do pneumonic lobulaire ou lobaire, dedimensiona variables, qui semoatrentdepröförence dans la partie antörieure de l'organe; — Ces foyers de pneumonic se prösenleni avec des caracleres dillereuls: ils se monlrent parfois avec une leinte violaeee, simplemeut eugoues ou coiuine oarnilies, avec do pctites dilatations bronchiques, aecompagnöea ou mm de pöribronchite; d'autres fois ils forment urn; masse dense, cumpacle, grisälre, facile a Incisor, parsemce de petitea cavitda irregulieies, anfractueuaea, resultant de la dilatation des bronches, el eoulenant uu muco-pus vis­queux el lelide; sou veu I ils prennent une leinte gris ardoise oujauiialre, ct eprolivent rapidemenl, comme les lesions tuberculeuses, la degene-
resconce caaöeuse ou la tonte purulonte, donnanl ainai des alicea uniloculairos ou pluriloculaires et ensuite des cavernea de dimensions variables, dontla paroi el le contenu offronl lea mömes caraetöres quo
COllcS qui lout BUito a la foule des agglomerats tuberculeux. 8quot; des
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TUBERCULOSE.
11(17
vaisseaux sangulns altörös, oblitörös, dötruits, transformös on cordons flbreux; de l'emphysöme, de l'ojdöme du tissu intorlobulaire, etc.
Hg. 03. ~ Vacha tuberouleuso. — Fig, 06, - Vaoho tuborculeuso. — Origine laquo;, plivre pwlötale; 6, grnppe tu- de l'aorte; laquo;, a, a, amas do granulations berculeuso,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;tuberculeuaos,
Leg plfevres pröseptent trös souvent des lösiona tuberculeuses tirs caractöristiques ,consistantengranulations plus ou tnoins aombreuses,
isolöes ou agglomöi'öes, et formant le plus souvent des masses plus ou niüins considörablos, plus cmi moina irröguliöres, mamelonnöes, Les tu-borcules de la plövre so forment duns los ospacos lymphatiques sous-söroux ot sonl identiques, par lour övolution et par lours caraclöres, a coux des parenchymeS) ii cou\ du poumon, Co smil d'abord de i)(.,lil(.'s granulations transparentesd'un gris rosö, devenanl onsuite plus saillantes, jaunMres, dure8,s'inflllrantdecalcaireets'entou-rantdetissu flbreux. lios agglomörats luberculeux, irröguliörement röpartis
sur los fcuillolsdo la plövro. ollVonl dos
uspects particuliers, repröscnlonl dos grappes sessiles ou supportöes par un
i'i.Li. ;i7. — Vacha tuborculeuse. — li'ragtncnl du pdricorda ; n, n, amas ili' granulations tuberculeuses.
pödiculo vascularisö, döveloppö a ia surface do la söreuse, affectont la forme de chcux-floura ou du polypes. Lorsquo la maladie csl trös avancöe, los lubernules do la
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IlltS
MAL.\DIMS CONTAGIEUSES BACTßRIENNES.
surface puhnonaire ot les musses tuberculeuses de la plövre pariötale peuvcnl ^ souder ensemble. Outre los granulations et les grappes tuberculeuses qu'on y rencontre, la plövre peut se montrer conges-tionnöo, öpaissie, inüllröe, enflammöe, ecchymosee, tomenteuse, v6g6-tante, bourgeonnante, etc. ; ses lymphatlques sent enflammös, monili-tormes, etc, Souvenl le mödiustin supporte de trös norabreuses granu­lations. II y a parlois de l'öpanchement.
I). Lesions de l'appareil circulatoire. — Certains organes (ganglions) de l'appartnl circulatoire sont tröquemment onvahis par les lösions tuberculeuses: d'autres lo sonl plus rareraent. On a eu cons-
rig. os. — Yaclio tubcrculeusc. — P6rlcardite;laquo;, tissu de roreillotte; e, muscle car-diaquo;laquo;/, graissc; r, productions tuberculeuses; b, Icuiilci pariötal du pöricarde.
tatö (Ravilsch, Lv/ow, Galtior..,), sur tunique interne de l'aorte, des |iljii)ii('s chagrinöes, mnmelonnöes, inflllrees tic calcaire; ou aurait observö l'altöration d'autres vaisseaux, du canal thoraciquo, des valviilrs cardlaques. La tuberculose du p6ricarde n'esl pas absolu-ment rare; les deux reuillets peuventse montrer plus ou moins altörös, presenter des granulationa grises, des tubcrculcs miliaires, des agglomörals de Lubercules, des Hots plus ou moins volumineux, une inflammation plu8 0umoinsgön6rali86e,accompagn6e d'öpaississement, d'un aspecttomenteux ei vögdlant. Quand {'affection osl ancienne, les productions tuberculeuses ei inflammatoirea arrivent ö recouvrir toute lu surface de in sereusc, ii sonder, ri\ ei l;i OU partout, les deux feuillels,
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TUDERCÜLOSE.
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et a constiluor cnlro eux un revötomont coatinu, qul pout attölndre plusieurscentimötrosd'öpaisseur, etquiosl constituöpar une substance gnsatre, jauaamp;tre, infiltree, plus on moins ferine, parsomöe de quel-ques foyers cnsöeux, Le ccßur ost alors atrophiö ot jimIc. On a on cons-lato, dans de rares cas, la tuberculose du myocarde, consistant eu tubercules casöeux, inflllrös decalcaire.
Les ganglions sont tr6s souvent atteinls, soil (|n'ils so trouvont au
voisinage du point de pönötration du virus (ganglions do la gorge),
soil, qu'ils devionnent malades ii la suite do la tuberculisation des
parenchymes (ganglions des cavitös splanchniques). Ceux quise naon-
IrcnL le plus fröquemraent atteintssontlesganglions pectoraux, bron-
chiques, mödiastlnaux, abdominaux, m6sent6riques,pharyngien8, elc;
les ganglions du tronc et meme ceux ties membres peuvent aussi ötro
en\-aliis. La tuberculose ganglionnaire se döveloppo et övoluecommc
ccsllu des autres organes; eile esl: plus ou moins caraetöristique suivanl
la pöriode de la maladie. Au döbut, le ganglion envahi pout so mon-
trer simplement hypertrophiö et inflltrö ; puis il s'indure, devient
milieux, so garnil do granulations. Les nodules des ganglions passent
par les meines phases quo ceux du poumon; ils apparaissent, sur la
coupe, sous forme de taches opalescentes, jaunfttres, säches, opaques,
dures, casocusos, inflltröes de calcaire; ils restenl quelquefois isolös
et pen nombreux, mais le plus souvent ils se multiplient, deviennenl
Ires nombreux, s'agglom6rent, so fusionnent, envahissent toute
I elendue du ganglion malade, et amönent sa transformation en une
masse pai'fois 6norme, grosse comme le poing quelquefois et mdme
beaucoup plus, dure, casöo-calcaire, jaunfitre, entrecoupöe do cloisons
flbrouses, grisAlros, ardoisöes, Quelquefois les ganglions tuberculeux,
aprös eti'o devenus plus ou moins volumineux, se ramollissenl,
deviennent Quctuants, sont remplacös par une poche anfractueuse, b
paroi librouso, et a contenu jaunamp;tre ou jaune grisamp;lre, serai-liquide,
casöb-purulent, grumeleux, parsemö de grains calcaires, semblable it
iln mortier.
E, Lesions de l'appareil dig-estif. Bien que la tuberculose abdominale soil un pen moins fröquentc que celle du thorax, on I'observe forl souvent, soil que la maladio nil döbutö ii la suite do i'ingestion, suit i[\u) les lösions, primitivement iocalisöes ä la poitrine, so suient geni'ealisees. Los lösions del'appareil digestif sont d'ailleurs les im'mos quo cellos de l'appareil respiratoire. On a signalö parfois la prösence de tubercules dans le tissudela langue, qui semonlrenoueuse
et plus dure. On en a eu trouvö aussi quelquefois dans la mmpieuse du pharynx,dans colic de l'oesophage, dans cello des estomacs, dans cello do la caillette; mais, dans cos organes, les lösions tuberculeuses sont. fort cares. C'estl'intestin qui esl le plus ordinairement alteint, ot 11 lost assez fraquemment; 11 prösente des tubercules et des ulcörations, siögeant
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(HOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES CONTAGIläUSES BACTfiRIENNES.
pi'lncipalemont dans l'intestln grölo et dans lo ctocum. Los luborcules pouventso monlrer isolös ou agglomörös, plus ou moins durs, casöiflös
uu nun ii leurconiro, et inßltrös ilc /slaquo;f''(J:'7gt;, quot;:gt;inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;calcaire. Les ulcörations se formont
/'Mf'f:!',. ''/nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; aux döpens des tuborculos, des l'olli-
/quot;-#9632;';:1^
eules clos et des plaques de Peyer, enflammös H dögönörös; elles sonl iri'öguliöres, plus ou moins öten-
dues, anfruclueuscs, recouvertos d'un produit casöeux.
Fröquenamont, lefoie prösentedes
-/ff!
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m
tubercules, isolös ou röunis sn
masses. lilt;!s productions tubercu-[6uses,som.l)labl6sd'ailleursö edles
du poumon, peuvent exister ;i la surface et dans l'öpaisseur de Toe-gane, oft elles acquiörenl parfois
PJg. !)i). — Vache luberculeuse. — l'rag-tnentd'lntestingröle;laquo;,laquo;, a, n, ulcö-raüuns tubcrculeuses.
des proportions önorraes, aecrois-saul considörablement le volumeel
le poids du Idie, et pouvant s'ae-compagner de la formation de cavernes semblables ii celles du pou-uiüu avee eonlcnu easeuux ou casöo-calcaire. La rate prösente rare-
, Wmwt
Sfe^te
Flg. 100. — Vnelic tuborculoiiBo. — Pragmenl de foie ; ß, caverne; 6, /lt;, igt;, amns
tuborculeux.
menl des lösions dans son epaisseur; uiais on Irouve fröquemment, en cas de tuberculose abdominale, so surfaco garnie d'inQammations luberculeusos uu exsudatives.
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TUDERGULOSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;IIU
Le pöritoine prösento ä pen pros les mömoa lösions que la plövre; oependant alles y sont gönöraloraont plus discrötes, Le fouillotpariölal
Ifg. 101. — Poro tubei'culeux. — Fragment ile rate prösentant des anias do gra-
nuliitUius.
et lu fuuillol viscöral sont le siege do granulations ou d'omas ilo tuber-culcs, et assez souvent aussi on y trouve une inflammation oxsudativo
U gt; V.
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, I l A quot;'
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Flg. inv. — Vtioho tuberculouso, — ßpiploou crlblö de granulations.
avoc productions pseudo-membranousos, aveo dos bourgeons, des pincoaux uu tleamp; houppes rougeätres, pseudo-membraneuses, simulant
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1112
MALADIES GONTAQIEUSES IIMn'KUIKNNKS.
pai'fois mi gazon pins ou moins touffu et devenant (ibreuses, bourlaquo; geonnantos ot tuberculeusos, Les portions los plus altöröes sonl ordl-nairetnent le mösenlöre et surtout l'öpiploon, nu'il ii'est pas rare de
i'onconlrei1 couvevl de granula-
tions et d'amas de tubercules, Les ganglions sous-lombaires, el surtout les ganglions mesente-riques, peuvent prösenter les inöines ii'sions ipie ceux des bronches et du inödiastln,
I'. Lesions de Tappareil ge-
nito-urinaire........Les organes (l(i
l'appareil gönito-urinaire (reins, ovaires, utörus, mainelle, tssti-culo) nr soul, [las epargnes. On pent rencontrer parfois, (lans les reins, et memo dans la prostate, des tubercules plus ou moins nornbreuN el a diverses periotles d'övolution, ainsi que des masses tuberculeuses plus'on moins vo-
lumineuses, jaunätres et easi'ieu-
Fig. 108. — Vacho tuberculouso. — Araos ile granulations tuberculeuses du pöri-toine parlOtal.
ses. L'ovairo tuberculeux ost liy-pertropliiö, dur, bosselö, parsome
do tubercules caseeux, inliltres de calcaire, ramollis; des tubercules peuvent sieger aussi sur les Irompes. On pent rencontrer des granulations tuberculeuses, non seulement sur la söreuse qui recouvre l'utörus, mais aussi sur la muqueuse utöro-vaginale, conflnöes dans l'une ou les deux corncs, ou etendues a tout I'organe, caseouses, siegcanl dans le tissu sous-muqueux on dans ['6paisseur de la muqueuse, se ramollissanl et s'ulce-rant; la muqueuse so montro öpaissie, infiltree, calarrhale, ulcöröe, recouverte de maliero raucoso-purulente, jaunamp;tre, grumeleuse. La mamelle luberculeuse prösente des granulations miliaircs, d'abord grises et liomogencs, puis jaunätres et casöeuses, disseiniuees dans le parenchyme, s'entouranl ensuite de tissu lihroulc, se ramollissant et s'inliltranl do calcaire. La mamelle cnvnliic rcslc vohimineuso, devient dure, et preseute, ä la coupe, des '/.ones caseouses ou easeo-oalcaires, isolees ou COnQuontes, noyöes an sein (rune masse de tissu Mhroide, lardace; les acini el les conduits soul comprimes, effaces; quot;la muqueuse des gros conduits lactifferes, colic des sinus et du canal excrelour, bourgeonue, se couvrc de petites villositöa; la glande ost envahie progressive me nt par la tuborculisation et la transformation libreuse; il so produit parfois des foyers plus ou moins vastos de
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TÜBERCUIiOSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; IU3
nöcrose el de; cftsöiflcation, grisamp;tros ou jaunfttres, ontourös de tissu t
X
\ v-Ov f.0;4quot; #^'' #9632; '^ -.fe 7c
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-iSfe^r
Pilaquo;, 104,
Vacho tuberouleuse. — Praginenl do conic utöriiic; laquo;, uiuqueuao; //, 6, /), amas de tuboroulBS,
[ardaeö, Lo testioule tuborculeux sg montre hypertroiihiö, dur,
bosselö, parsemö ilc tuborcules, isolös ou
conglomörös, grisätres, jaunfrtres, ca-
söeux, calciflös, rainollis, renfermanl un
iiiiiginacas(''cux, entourös de lissu lardaeö,
(juirefoule et atrophie le Lissu do l'organe.
[j'^pididyme est indurö, plus oü moins
farci de tubercules; lea lymphatiques du
cordon soul turgides, La söreuse vaginale
peut se montrer enflammöe, toraenteuse,
presenter des granulations el avoir ses deux
reuillets plus ou enoins soudös. (hi ])('uL
parfois renconlrer des tuborcules dans le
lissu sous-muqueux du penis.
(i. Tuberculose des centres nerveux et de l'ceil. — Lea centres nerveux peu-vent aussi prösenter parfois les lösions de la tuberculose; on les a ou rencontröes sur les möninges, dans le cerveau, dans h^
cervelet, dans la moello ; sur la pie-möre ,,gt;gt;_ ,,,. ... . „ , , encöphalique et mödullaire (granulations leuse Ägde de is mois. -
grisamp;tres, casöeuses, calcaires), a la sur­face du cerveau, du cervelel ei de lo
Moello lorabaire; laquo;. tubercu­les Inlramödullairea ; i, //, 6, tuborcules de la pie-uiere.
moelle, au niveau des hemispheres, dans la scissure m6diane, dans les ventriculos,au niveau de la region lom-baire; dans la substance cöröbrale (sous forme de granulations ou
.
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mi
MALADIES CONTAGIEUSBS DACTfiRlENNES.
d'ainos do granulations] ot cöröbolleuso; ilmis la subBtoaoo grise i)(^ la moollo, au iiivciin du rcnllcinrnl lombairo, sous forme do granulations jaunfttros ol crötacöos (Galtier). On a unfln obsorvä la lubQrculosQ de l'ooil, des granulations danslacornöS) sur la selörotique, surl'lris et la ohoroKde, la transformation dos milieux en un magma jaunamp;tre, etc. 2quot; Lesions du pare. — Lo porc contraetani ordinairemont la tubor-culose par ingestion, los lösions s'observont principalemont dans l'appareil digeslii' et les ganglions qui y soul, annex6s; toutefois, la iiiiiludio se gönöralise fröcpiemment, et des l('si(iiis peuvenl somonlrer dans les autres appareils cl dans les divers organos. D'aillours, la tuberculose du pure se caraetörise par des granulations, qui sent isolöes ou röunies en amas, ot qui doviennont jaunfttres ot casöouses, comme celles des grands ruminants, saus öprouver au möme degrö l'indltration calcaire, ou lueme saus la subir aueunement. Lo tissu suus-eulaue et les muscles peuvent presenter de petits abeös, des tuborcules grisfttres formös d'un centre casöeux, ramolli, iulillre de calcaire el d'une zone pöriphöriquo, öbroKde, rösistante. Les os, los cöles, les vertöbres, les exlr6mit(5s articulaires prösentent parfois des foyers d'ostöiste tuborculeuse; les articulations sont quelquefois atteintes. Le poumon offre : des granulations miliaires, grises et semi-transparentes, Jauuatres et opaques; des tuborcules a contenu easecnx et a paroi (Ibreuse ; des /.ones de pneumonic casöeuse, Sur la plevre, sur le mödiastin, sur le pöricarde, sur le pdritoine, on ren­contre une inflammation diffuse en certains points, des granulations rosees, grisamp;tres. Les ganglions divers, ganglions sous-glossiens, pharyngions, cervicaux, bronchiques, mödiastinaux, mösentöriques, sous-lombaires, etc., soul souvent envabis, hypertrophiös, durs, bosselös, inflUr6s de tuborcules jaunamp;tres, casöeux ou ramollis; on en trouve parfois qui soul plus oumoina coraplötementtransformös en une pulpe casöeuse, el certains ganglions superflciels se soul ahcedes, sont dovenus listuleux. On peut observer : des tubercules casöeux cl des ulcörations tuberculeuscs sur la muqueuse pharyngienne et sur les amygdales; des tuborcules miliaires, des plaques Infiltröes, des ulc6rations,dans l'intestin gröle el lo cajcum; des granulations miliaires, iaunes, casöeuses, et des nodositös grisfttres, homogönes et flbroldes ou casöeuses et ramollies, dans le foie; des granulations sur la rate,
snr les reins, dans I'lderus, dans les leslienles, daitH les centres
nerveux (rarement). J'ai eu l'occasion d'ötudier la tuberculose sur an vieux verral ehe/, lequol eile ötait absolument gönäralisöe : Ions les ganglions 6taient hypertrophiös et lulillres de granulations tubercu-
leuses; on en trouvait dans le lissn sous-eulaue, dans les os, snrloul dans los CÖtes el, dans le corps des verlelires; le |iounion (Mail- au\
troisquartsoccupd paries lösions tuberculeuses, la plövre et le pörl-carde on etaient recouverls; l'intestin, la rale, les reins el le pöritoine
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TUBERCÜLOSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;illraquo;
on prösenlaiont; le foio on ötait faroi. Mais c'ötalent surtout les tusli-culos (|iii olniriii intövessants; ils ölaiont considörabloment liypor-trophiös ot criblös cl'lnnorabrablos granulations tuboroulöuses Jauna-tros; los doux reuillots de la söreuse testioulaire ölaient röunis par d'abondantes productions tuberculeuses, ontremölöes de tissulardacö ol de granulations jaunamp;tres.
.'!quot; Lesions du cheval. Clio/, lo cheval, los lösions do la tuber-culose so roncontrenl principaloment dans le pounaon oL sur los vis-cöres abdominaux; olios difföronl quelquo pen, par lour aspect] do collea ilos animaux bovins. On a eu observä : im cas do tuberculoso suus-oalanoo ot do oirrliose imisoulairc [Gadiot), aveo dos aodositös liliroTdos sous la jioau, et dos bandes sciörousos parsemöes de petites granulations dans certains muscles; de la tuberculoso osseuso (ostoite), dans los vertöbres; dos lovers tuberculeux, dans certains ganglions cxtörieurs (sous-glossiens, cervicaux). Les sorouses sent rarement envahios; la plövre, lo pöricarde, le pöritoino, le mesenloro, qnand ils soal alloinls, prosentont dos nodules, isolos on oonglonioros, niiliaii'es ou |)liis volumineux, grisamp;tres, casöeux ö leur centre, et d(.'s plaques d'inllainniation diffuse, an iiivean desquelles le dermo est epaissi, inlillre, oriblö de lovers easeoux.
Les li'sious de la tuberculose abdominale sont localisöes ä quelques visoorcs ou (Hondnes a plusieura. Kilos se moiilrenl toujours dans les ganglions sous-loinliaires et mösentöriques, lt;jiii sont livpoiirophies, liosselT's, inßltrös de tubercules, casöeux, ramollis. La rate peul 6tre pins on moins hypertrophiöe et farcie de productions tuberculeuses, plus ounioius volnininenses,pouvant attoindrele volume d'nnenoisette et inoine celui d'un oeuf, arrondiea ou mamelonnöos, blanchö,tres, grisälres, ordinairoment homogenes et lorinos, quolquei'ois, mais rare­ment, oasocuses. Le foio peul präsenter des productions semblables et somontrer atteintdecirrhose plusou moins aecusöe. Dans l'intestin,on peul rencontrer, au niveau des organes lymphatiques, sur los plaques de Peyer, des granulations, des vögötations tuberculeuses d'apparence polypeuse, et des ulcdrations plus ou moins nombrouses et plus ou moins ötendues,
Los U'sions de la tuberculose thoraoique semontrentdans le poumon, sur los plevros, dans les ganglions ol quelquefois sur le pöricarde. La muqueuse respiratoire, celle des grosses bronches, celles de latrachöe et du larynx offrent exceptionnellement des granulations et dos iilcera-tions; on los rencontre plus rarement encore snr la piluilaire. Les Lösions de la plövre et du pöricarde consistent surtoui en granulations. Cadiot a observö des lesions atheromateusos de l'aorte snr un cheval tuber­culeux. Los ganglions hroncliiquos et inediastinaux soul alloinls de bonne heuro; ilss.ontliypertrophiöset inflllrös detuberoulos miliaires, de tubercules caseeux, ramollis. Dans lepoumon, on voll dos tubercules
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Hidnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES CONTAGIEUSEB DACTßRIBNNES.
plusouiaoinsnombi'euXfd'aspGctot de volume variables i do petits foyers grisamp;tres, blaachötres, homogönes et Eernies, riches ea bacilles; des nodositös, grosses coinme un grain de inil,comme un pois, comme une aoisette, dissöminäes röguliörement dans los deux Lobes, homogönes ou constituöes par une /.one fibreuso röslstaute, entourant une portion centrale, casöeuse, ramollie, richo en bacilles ; des agglomörats de granulations, dissöminös vii et lä sousforme de tumeursblanchfi-tres, plus ou nioins volumineuses, homogönes, sans cas6iflcation,pauvre8 en bacilles; des foyers de pneumonio casöeuse, avec des dilatations bron-chicrues et dess cavernes rösultant de la fönte des Lösions.
V Lesions du mouton et de la clievre. — Les lösions lubercu-leusesdes petils ruminants ne s'infiltrent pas gönöralement de calcaire ; elles se montrent dans ions lesorganes; (dies ont 6t6 observöes dans losvertöbres(ostöite),surlcs s6reuses(granulations), ilmis Lesganglions, dans Le foie et dans La rate (hypertropliie, nodules grisamp;tres, foyers easeeux avec. on sans grains calcaires), dans l'inlestin(nodules,ulcöra-tions), clans les poumons(tubei'culesiniliaii'es, isolös, pisiformes, conglo-mörös, grisätres oujaunamp;tres, fermes, casöeux, s'entourant d'une coquo flbreuso, ou so raraollissant parfois et se vidanl dans une bronche),
.quot;lquot; Lesions du cliien et du chat. — Chelaquo; les animaux carnivores, les lösions luberculeuses se montrenl sur divers appareils, prineipa-Lement sur les organes thoraciques et sur les organes abdominaux. On en observe parfois dans les centres nerveux (Nocard), ä La sur­face du cerveau et dans son öpaisseur (lubercules ä divers degrös de döveloppement , dans les organes gönitaux, dans le testicule, sur la tunique vaginale, dans La prostate, dans l'ovaire, dans l'utörus (luber­cules...); mais ccs localisations, de meine que L'arlhrite tuberculeuse, sont exceptionnelles. C'est surtoutdans L'abdomen et le thorax ([u'ou rencontre les Lösions de la tuberculose chez Lechien et le chat; elles consistenl d'ailleurs en granulations grisatres, isolees ou agglomöröes, avec on saus casöiflcation centrale.
On pen! observer Cadiol), sur la muqueuso laryngo-trachöale et sur la muqueuse bronchique, des vegötations papillomateuses, des luber­cules. Le poumon, fröquemmenl atteint, prösente : des Lubercules, isolös, ou agglomörös en masses irröguliöres, grisätres, dissöminös cä
et Lä, subissanl la transformation (Ibreusc..... se ramollissani et
s'ouvranl parfois dans une hnmclie; des foyers de pneumonic, formÖS d'un Lissu grisamp;tre, rösisLant, parsemö de points ramollis, casöo-puru-Lonls;descavernules ei des cavernes anfractuouses, cloisonnöes,cominu-niquanl entre elles et avec Lesbronches,contenantune mauere visquouse, purulente, grumeleuse. La pleurösie es! fröquente, avec du saus öpan-chement söreus ou purulent; Laplövreest endammöe, öpai8sie,recou-verte d'exsudai flbrineux, de granulations arrondies et de vögötations pscudo-memliraueuses, i.es ganglions hroncliiipics et mediasliuaux
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TUDERCULOSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1117
sonl hypei'trophlöa ot Inflltröa de foyers oasöeux, ramollis laquo;m crötaoöa. I^o pöricarde präsente les memes altörations quo la plövre; laquo;es doux reuillets peuvent se montrerplus ou moins röunis par des adliöronces näomoinbraaeuaes, ou söparöspar un exsudalsöro-ßbrineux ou hömor-ragique, Ijo myocarde peutse montrerinflllrö do luborculesblanchamp;tres, In innigen es, ßbreux ; Les parois de l'aorte peuvent se montrer öpaissics. Dans les cfis de tuberculose abdominale, on peut observer les lesions suivanlcs : ime öruption miliaire, iilns ou moins generalisee, ou des granulations isolöes, sur le pöritoine; des granulations perlöes ou des tubercules miliaires, sur le mösentöre et I'öpiploon, avoc öpaisslssement de ces membranes; l'hyperlrophie des ganglions m6-sentöriques, lt;nii s(! montrent inflltrös de tubercules; quelquefois, mais rarement, des tubercules et des uleeralioiis dans l'integtin, avec la tumöfaction des plaques de Peyer; I'liypertrophie dufoie, qui est plus ou moins farei de tubercules grisamp;tres, Jaunälres, isoles, agglomöres, homogenes ou ramollis ä leur centre; des tubercules, petits et peu nombreux, dans la rale el dans le pancreas; des tubercules et des zones lardacöes ou casecuscs, dans les reins, etc.
R Gadiol a observö deux fois une forme septicömique de la tuber­culose, chez le jeune chien, caraetörisöe par une liyperlrophie consi-dörable du toie et de la rate, avec surabondance de bacilles dans leur tissu; l'infection avail, eu pour point de depart vine adönite tubercu-Icuso ramollie du mösenlere, dans un cas, et, dans I'autre, une caverne [inlmonaire.
(iquot; Lesions des oiseaux. — Les lesions de la tuberculose aviaire so monlrenl rarement dans le jioumon; elles sont IVequentes et abon-dantes dans la cavite abdominale, dans 1(! fole, dans la rate, sur l'intes-tin, sur le periloinc, etc., et (dies sout ordiiiairement rielics en bacilles; ou les rencontre aussi dans les os, dans les articulations. La tubercu­lose du foie s'aecompagne d'une hypertrophic plus ou moins considö-rable de l'organe, dont le tissu est devenu friable. Des tubercules, plus on moins nombreux et d'aspecls divers, se unuilreut dans loutes les parties. On trouve, a la surface de l'organe el dans son öpaisseur; tantötdesnodules, Isolds,groscomme un grain de chönevis, dura, blancs ou jaum'itres, et des agglomörats OU des nodosites grosses comme un pois ou mi haricot, fermes, durs, blancbälres ou Jaunälres, arrondis on mamelonnös, homogenes ou ramollis it leur centre: tantöt un piquetö grisfttre ou blamdu'ilre, tres [in el trös abondant, Eormö par de tres petits foyers enquelque sorte microscopiques; tantöl des granula­tions grises et translueides. La rate ollVe les mömos iösionsque lelnie: idle est plus ou moins livpcrtropliiee, et eile esl inlillree des nicmes granulations blamdiälres OU d'agglomerals Idaneliä tres, jaunälres, Irialdcs el caseeux, mi r^sistanta et liliruides. Des granulations sem-blablea peuvent se montrer aur le pöritolne, ii la surface de liiitestin,
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MALADIES C0NTAG1EUSES BACTßRIENNES.
sin- les oviiires ot ilnns 1'intostin, qui poul en outro prösenter, sur sa muqueuse, dos ulcörations, ainsi quo des agglomörats tuberculoux dans l'öpaisseur de ses parois. Les ganglions de hi cavitö abdominalo soul hypertrophiös. Lovsquo lo poutaon est envahl, on y rencontre des granulations grises, translucides, des tubercules et des agglomärats irröguliers et casßoux. Les autros organes soul raremont envuhis, Les lesions articulairos, qui sonl assez Fräquentos, consistent on Inflam­mation chronique de lu söreuse, avec ostöite des exlrömitös osseuses et survenance d'ankyloses.
III. — Etiolocie.
Lii tuberculoso procede toujoura de la m6me cause döterminante ou efflciento, la conlagion, qui consiste dans I'introduction et la pullulation du bacille de Koch an sein des tissus et des organes. Mais de immbreusi.'s influences agissenl commo causes prödisposantes, pröparatoires ou adjuvantes, diminuantla rdsistance de l'öconomie, preparanl I'organ isme a eulliver [e microbe pathogöne et a snliir sou action, favorisani la contagion, I'introduction et la pullulation des bacilies tuborculeux, et aggravanf la maladie. Agissenl, dans ce sons, certaines conditions liygiöniques, almosphöriques, climatöriques, qui accroissent considörablement la röceptivitö des organismes vis-ä-vis de la tuberculose ; il en est de möme de l'ötat de santö (maladies autericurcs, concomitantes ou intercurrentes) des individus, de lour temperament, de leur äge et de leur espöce.
1quot; Causes predisposantes. — Reeeptivite. -- Le jeune ftge, Tclal valötudinaire, le tempörament lymphatique, la misöre physio-logique, l'humiditö, los intempöries, les refroidissements, la mau-vaise liygiöne, les fatigues, le surmenage, l'encombrement dans des habitations ötroites, mal tenues, mal aöröos, l'air condnö et impur, mölangö de fumöe, de gaz toxiques, de poussiöres, etc., l'obscuritö, l'alimentation insufflsante, trop aqueuse ou altöröe, certains modes d'alimentation (on pourrait accrottro expörimentalement l'aptltude ii la tuberculoseendonnanl du glucogöne et ladiminuerendonnant des liuiles ei des graisses,— Daremberg), lalactation prolongöe, certaines maladiesantörieures, concomitantes ou intercurrentes, los maladies de poitrine engen real, certaines maladies infectieuses,lodiabötG,lasyphilis et l'alcoolisme cbez l'homme, des affections diverses, etc., jouentle röle de causes pröparatoires, prödisposantos, adjuvantes, aggravantes, en döbililanl plus ou moins les tissus, los organes, l'öconomie, en dimi-nuant leur rösistance et les rendanl ainsi plus aptes a eulliver les microbes tuborculeux. L'lntroduction accldentelle de i'agent patho-göne a souvent bosoln de l'inlerventlon d'une Influence döbilitante
pour provoquer line maladie plus ou moins grave ; la lulieroulnse peul
ocr page 1131
oxister ii I'ötat do microbism
TUBERCULOSE,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1110
so
döclarer plus ou moins tardlveraont, sutvanttiue des causes prödispo-santos intervlennent ou n'intorvionnent itas. D'autre pari, il est Lion avrnj que, toutes clioscs (ilanl, ögales d'aillours, les sujets inoculös ou tombös malades spontan6iii,entr6slstentinioux et plus longtemps quand ils soul placös au grand air, bien nourris, etc.
La röceptivitö est inQuencöe considörablement par l'espöce. L'homme jouit d'une röceptivitö l)it'ii prononcöe vis-a-vis du virus tuborculeux, i-es animaux porcins soul trfes sensibles; facilement infectös par les modes dc transmission naturelle ou expörimentale, ils prösentent une tuborculose, qui övolue plus rapidement ipic colle des bovins, Chez ces derniers la röceptivitö est pourtanttrös aecusöe ; et, si leur tuborculose a ordinairement une övolution lonte, ['infection se realise facilement par les modes de la contagion naturelle ainsi quo par divers modes d'inoeulalioii. I,es solipMes, surtout l'äne et le mulct, son! beauCOUp moins sensibles; il en est do memo du eliieu el du chat, principalement de la ehevro et du mouton; il en pai'att etre ögalement de meine du ohaumeau, du zöbre, de la girafe, des carni­vores sauvages, entretenus dans les mönageries, qui, bien quo pouvant parfois prösenter la tuborculose, ensoul rarement atteints. Les singes soul ires sensibles a l'inoculation, et s'infectent facilement (Ums les jardins zoologicpies. Le cobaye est d'une röceptivitö exception neile vis-ä-vis de la tuberculose des mammiföres; et, si son genre de vie l'expose peu a l'infoction naturelle, il est trös facilement inoculable. Le lapin, moins apte que 1c cobaye, est pourtant douö d'une röcepti­vitö bleu aecusöe. Les souris et les rats sunt inoculables; on a vu ties ruts atteints de tuberculose spontanöe, contraetöo par Ingestion de produits tuberculeux, Tons les oiseauxsont, ii des degrös divers, douös de röceptivitö ; on observe la tuberculose sur les oiseaux de basse-cour (poules, faisans, pigeons, pintades, oies, canards) et sur les oiseaux d'appartement (canaris, perroquets). Certains animaux a sang l'roid soni inoculables; la grenouille pent prösenter une infection gönöralisöe sans lesions tuberculiformes (Despeignes). La carpe ne devient pas lubereuleuse eu mangeant du virus tuberculeux; et les bacilles, injeetös dans ses muscles, y sont störilisös (Cumbemale).
2quot; Contagion de la tuberculose.- La contagion de la tubercu­lose, quoique niöe jadis par certains palhologistes, a ötö admise depuis fort longtemps. Le vulgairo croit depuia longtemps ii la trans-missibilile de la phtisie tuberculeuse de l'homme et de e(dlo des ani­maux; et cette croyance, qui a ötö provoquöe et entretenue do ge­neration en gönöration par l'observation do fails de transmission, est contrölöe et corroboröo par les biils, qu'onl observös, ötudiös et intorprötös les hommes compötenls, et surtout par crux qu'onl provo-quös les expörimentateurSi
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It-ill
MALADIES C0NTAGIEU8ES BACTERIENNE8,
La tuberculoso de l'homrae ost contagieuso et Inpoulabje comme collu tics an imuux: olle est transmissible de l'liummc ü riiomme ot do I'liominu auxanimaux. On a eu observö souvcnt des casde transmission duman ii la femmo, de lit femme au marl, des malades d ceux qui les soignent, des ascendants aux descendants, des personnes aux anhnaux, etc. Chez lesbovins, la phtisiea gönöralement vine marche leide; cepondanton I'a vue (juelquefois so pi'opager assez vile et sövir en quelque sorte d'une maniöre öpizootique. Elle s'est montröo plus tröquente a cer-laines öpoques, dans eerlaines localitös, dans des l'ermes ou des habitations, oü on avait conservö des animaux tuberculeux. On I'a vue se propager dans une IVi'ine a la suite de I'inli'oduct.ion d'une vache phtisique ; on I'a vue, une fois introduite dans une habitation, y per-sister et s'y propager, quoique I'etable I'ni convenablernent tenue. On avu des etahles, (jni avaienl 6tö occupöes par des animaux phtisiques, etquin'avaient pasöt6d(5sinfectees,transmeltrelamaladie auxanimaux sains qui y etaient introduita, On a signalö des cas de transmission entre animaux de meine espöce ou d'espöces difförentes, par la cohabi­tation, par rintermödiaire de l'air, dos aliments, des boissons souillöcs do matierestuberculeuses, par l'intermödiaire de produits ou de debris provenant d'animaux malades. On a observö des cas de transmission des aseendanls aux descendants. II ne semble pas doutoux d'ailleurs que la, tuberculose ties animaux peutse transmeltre a I'hommo ; on a eile le eas d'une Idle adolesconte qui mourait de la tuberculose pen-danl (|irmie epi/.ootin lento de la menu; maladie empovlail di\ vaches en quatre ans dans la IViane qu'elle habilait. On a constate (Pfeiffer, Tscherning) Involution de la tuberculose sur des vßtörinaires, qui s'ötaient blessös en pratiquanl I'autopsio de bavins tuberculeux.
Los fails observes dans la pratique ne laisseraient ancun doute sur la transmissibilitä de la tuberculose, alors meine qu'ils seraienl seuls, lellcnient ils sonl nombreux et probants pour la plupart. Mais l'expö-rimentation a aecumulö de uouvelles el innombrables preuves encore plus deinonstralives. L'iimenlaliiliU''do la tuberculose avail ein en I re vue par Laennec, qui, s'etant blesso en sciant des vertöbres tuberculeuses, avail vu se dövelopper sur son doigt blesse, une midosili' ii substance oaseeuse. Toutefois, bien qu'on enl röussi antörieurement a inoculer la maticro tuberculeuse, e'esf a Villeminque revient le m6rite d'avoir ötudiö systömatiquement (1865) la transmissibilitd de la tuberculoso, en recourant a l'inoculation, et d'avoir döraontrö expörimentalemeni la virulence de la maladie. II transmit, par l'inoculation, la tuber­culose de I'hommo et celle de la vache an lapin, celle du lap in an lap in, cello do 1'homme aucobaye. 11 noreussitque rarementö communiqucr la maladie au eliien et au chat, 'qui la prennent phis difflcilement; il ne reussil pas a la trausmellre au mouton, a la clievre, aux oiseaux, qui mil ele eependanl tuborculisös depuis par d'autres oxperimenta-
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TUDERCULOSE,
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tours. 11 tuberculisu le lapin, an lui inoculaui de la matiöre tuber-culeuse des lösions et do la matiöre expectoröe (craollats), fratches ou dessöohöos; il vit toujours se former, au point d'inoculation, une lösion tuberculouso, dont le produit ötait ögalement inoculable, II tuberculisa le lapin, on lui injeclaht dans la trachöe do la matiöro
tuborculeuse provenant de I'll.....me ; 11 tuberculisa le lapin et
lo cobaye on lour taisant ingöi'er dos crachats ou de la matiöre tuborculeuse do l'homme. II conclutde ses expörioncos que la tuber-culose est une maladio virulente, transmissible par Inoculation, par Ingestion et par Inhalation, [/inoculation d'autres produits, du pus notamraent, ne lui avail pas donnö oho/, lo lapin los mömoa rösultats.
Ghauveau dömontra, ö-son lour, et vers la mömeöpocpie,la virulence de la tuberculose, on employant divers pi'ocödös de transmission, II nhiini latuberculoso, oho/ dos animaux bovins, en leurfaisantingörer de la matiöre tuborculeuse de l'homme et de la s'ache; il dömontra que lo veau contracte facilement la raaladie par l'ingostion de matiöre tuborculeuse. A la suite de l'ingestion, il vit constamment apparaltre
los inöinos rösidlals, o'ost-a-diro la lahoiouloso, ipii s'annom'a par line
(liarrhöe plus ou moins prompte et plus ou moins intense, Ptiia sur-vinL quelquefois lo döpörissement; mais souvent ilyeutun rötablis-somonl. apparent ot l'ötat d'ombonpoinl so consorva; dans certains cas, I'aggravation so produisil rapideraont; quelquefois la toux so ilöclara, anaonoanl la luhcrculisulion do lapoilrino; dans quelquosCas, il constata la tumöfaction dos ganglions de la gorge. .\ I'autopsie, il nhsriva la tuberculisation ilo I'intestin, dos follicules agrainös et dos follicules solitaires de I'intestin gröle, dos ganglions mösentörlqueS) rötro-pharyngiens, sous-maxillaires, de l'appareil respiiratoire. Au inoycn d'lnjections intra-vasculaires de mal iöre tuborculeuse diliiöo et convonablement liilröo, aftn d'öviter la formation d'embolies, il obtint la tuberculose oho/, le veau, chez le cheval et chez l'ftne, qui offrirent toujours deslösions pulmonaires. Chez le cheval, de tröa faibles quan-lilös de virus döterminörent dans le poumon dos öruptions miliairos, grises, transparentes; los Injections plus abondantes döterminörent des pneumonies avec flövre, toux et autres symptömes, tandis qu'avec dos Injections faibles, la tuberculisation millaire so produisait saus iroublo apparent de la santö. Aynnt Injectö le virus, sous la poau, au veau, au cheval, a Tauo. au mulet, il vit so former ontre le dixiömo et le vingt-deuxiöme jour une tumour, qui s'accrut lentemont pendant deux, irois, quatre, cinq et six semaines ou plus, qui devint lobulöe tout en diminuant de volume, mais qui persistait encore au beul de quatre ii cinij mols; et la dissection, ainsi ipie l'examen microscopique, la montralent analogue aux tuberculoa pulmonaires. II constata que l'inoculation cutanöe, pratiquäe sur los nieiues animaux, donne naislaquo;
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MALADIES CONTAGIEUSES DACTßaiENNES.
sauce ii une plaio, qui rosto uloöreuse longtemps, et qui n'cst pas suivie de la gönöralisation de la tuborculosei
D'innombi'ablesexpöriencos, [aitesensuite, en France, en Allemagne, en Italio, etc., vinrent conflrmer ce que celles de Villemin et de Chauveau avaienl appris. Lea expöriencos de öerlach, de Bölllnger, tie Saint-Cyr, raquo;le Koch, de Toussaint, etc., etc., ont toutes 6labli la Iransmiasibilitö de la tuberculose. G. Colin, ayant pratiquö des inocu­lations sur les grands ruminants, on insöraal de la matiöro tubercu-Icusc au voisinage d'un ganglion, observa les phönomönes suivnnts: formation rapide d'une lumeur locale, qui s'ulcöro dös la fln de la deuxiöme8omaino,etqui fail place äune caverne böante, donl lecontenu est casöeux, et dont la paroi prösentedos granulations Luberculeuses; tumefaction du ganglion voisin, qui so luberculise. Toul pent s'arröter la, cumnie Toussaint l'a constatö dielaquo; le porc, les tuberculos de la caverne otoeux du ganglion se calcißant. Mais, chez lesjeunes animaux, le travail local peul s'ötendre, envahir successivement les autrea gan­glions, etles6löments tuberculeux armer dans le sang pour se distri-buer ensuite aux söreuses, aux viscöres, et provoquer leur luberculi-sation, En r6suin6, l'inoculation de la matiöre luberculeuso dötermine mi accident local, qui se montre au hont de quelques jours; puis les lesiuus peuvent s'ötendre ei l'infection gönörale so produire, grace auoheminement du virus, qui provoque dos lymphangites, desadönites, et est ainsi transports, puis d6versö dans le torrent circulatoirö san-guin, qui le distribue aux organes, dontlatuberculisation ne Lardepas ü commencer, En vingt, trente, quarantc ei cinquante jours, la genera­lisation pout 6tre accomplie.
• Certains pathologistes, s'appuyanl sur ce que ehe/, certains animaux (lapin, cobaye) on pouvaii obtenir dos lesions tuborculiformes par l'inoculation de pus, do maliöre caseeuse on crelacoo, de substances simploment irrilantes, avaient conclu eine, les matiöres non lubercu­leuses donnant los mömes Idsions que le produil tuberculeux, les lesions provoqudes par l'inoculation de ce dernier nVlaienl qu'une sorie d'acoidenls inllanunalniros dc'loi'inines par l'action plllogOgöne
de la mauere tuhoroulonse. Ponr eux, la vraie tuberculose, obtenue par l'inoculation de la matiöre tuberculeuse, et la pseudo-tuborculose deterniinee par l'inoculation d'un produit irritant, devaiont ötro consi-derees couuno identiques; pour eux, dans run comme dans Taiitrc cas, il s'agissail d'une simple maladio inllaminatoire, qui s'elendait et so gönöralisait par la voie dos lymphatiques; pour eux, la tuberculose elail Io ri'snllat do la rösorption d'un dötritus casöeux introduil du deliors on forme dans l'organiame a la snile (rune inflammation, el lt;|ui, arrive dans lo torrent circnlatoire, determinait des eniliolies et des inflammations nodulaires. lt;ir, l'ötude anatomique des lösiona ötant iDBuffisante pour donner la onraetöristique d'une maladie, et le
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TUBERCÜLOSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1121)
vraicritöriuna, pour distinguer les maladies conlagiouses, ötant fourni par l'ötude des propriötös phj'siologiques Jos contages, lo seul moyen absoluraent sürde distinguer la vraie luberculose de la psoudo-tuber-culose, döterrainöe par un produit irritant, elait l'inoculation, et de [ireicrenee l'inoculation ii uu animal de l'espöce bovine parexemple; car, ainsi que C.hauveau l'a, ötabli, le produit des irsiuus luhereu-liformea obtenues ehe/ le lapin par l'inoculation du pus ne donne pas la luberculose au veau, laud is qu'il en est autrement de celui des vrais lubercules phtisiques. D'ailleurs, si on obtient ehe/, le lapin etle cobaye uue luberculose dissemiiiee, cu leur inoculanl, soitdes produitscasöoux liibereuleux, solides |)roduitseasecux iiou tuberculeux,ilötaitdömonlrö (Cohnheim, Salomonsen, Hansell, Deutschman, Baumgarten, Tap-peiner,Bertheau) qu'en faisant l'inoculation dans lachambre antörieure del'oeildulapin,onn'obtenait la luberculose que silamatiöro employöe ötait luberculeuse. D'aulre part, les inoculations en sörie, pröconisöes par 11. Martin, permettaient de distinguer la pseudo-tuberculose de la vraie luberculose: la matiöre luberculeuse, inoculöe ö un animal, donne une luberculose locale, qui se gönöralise ensuite; la matiöre recoltee Bur eel animal se comporte de menu; sur un second, celle du second sur uu Iroisiöine, et ainsi de suite; la matiöre des pseudo-tubercules ne donne pas une tuberculisation geueralisee; et l'inocu­lation en series des produits de cette pseudo-lnbereulose devient inoffensive, cessant meme d'etre phlogogöne a la deuxiemo ou troisiemo serie. Ainsi, en injeelant, dans le pöritoine d'un lapin ou d'un cobaye, une poudre inerte (lycopode), ou une substance irrilante (cantharides, poivre de Cayenne), on obtient, au bind de quinze jours, dos granulations, qui rcssemblent macroscopiquement et microgra-phiquement aux tubercules; une de ces granulations, Injectöe a un denxieuu! animal, donne une tiouvollo öruption, limitöe eoiunie la premiöre au pöritoine et moins abondante; une des granulations de la
deuxieme serie, injeetee a gt;iu Iroisicme animal, donne uu eilet encore plus atleuue; et a la (piatrieme ou oinquiöme generation, le resullat ost ndgatif; landis que le tubercule, ainsi injeete de s(Tie en serie, donne coustaiuuienl le uiemc resullat i)üsitir, avec löslons generalisees, au lieu de rester loealiseesau peritoine, Enfln, grace ä la eonnaissiuice de l'agent de la virulence luberculeuse, on pent, par l'examen baete-riologiquoj distinguer les löslons qui appartiennent röellement ii la vraie tuberculoso.
La luberculose est done bleu une nuiladie speciliipie et virulente; la matiöre tuberculeuse seulo engendre l'affection. Le virus tuberculeux jouit, comnie lesautres, de la propriete de se reproduire et de se nml-tiplier a l'inflnl ; l'inoculation et l'examen baetöriologique soul, le criterium le plus sör des vrais tubercules. Touteslea lesions tuberculi-formes (morve, infection purulcnte, nodules parasitaires, otc.)procödent
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MALADIES C0NTAGIEÜSE8 BACTfiRIENNES.
d'une action irritante centrale; naais l'inoculation et l'examen micrn-graphiquo, qui taitdöcouvrir tel ou toi parasite outel microbe, permot-tent du les difföroncier, La prösence du bacille de Koch permel ögalement de distinguer les tubercules vrais des lösions, (ini en oni plus ou moinslos caractöres anatomiques.
\. Nature du virus tu)oerculeux.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Bacille de Koch. —
L'inoculabilitö de la maladie permettaii döjö d'induire lögitimement la nature animöe de sou agent pathogöne. Chauveau avait attribuö la virulence ö desölöraents flgurös, C'est li. Koch qui döcouvrit (1882) le bacilli; de latuberculose, et qui dömontra son röle palhogöne. llcons-tata, dans les crachats des tuberculeux, a la surface des cavernes, sur des coupes de tubercules tniliaires et de productions tuberouleuses de divers organes, la prösence do bacilles minces, qu'il röussit a colorer, aisoler, ä eultiver e1 it inoculer ä l'ötat de puretö. llconstatala pro-priele cai'actöristique, que possödent ces bacilles de flxer d'une facou spöcialelesmatiörescolorantes, II reconnutqu'ils siögentde pröförence dans los cellules göantes, quand la lesion en prösente. II les trouva abondanls, formanl des groupea ou amasdans les lösionsröcentes etö döveloppccnent actif; 11 constala qu'ils deviennenl moins nombreux quand la lösion estancienne. II en obsci'va dans les lösions tuberou­leuses de rhomme et dans celles des anhnaux bovins, du cheval, des oiseaux, du porc, du lapin, du cobaye, du singe, du chien, du chat. Anssilöl aprös la döcouverte de Koch, Ehrlich imagina an proeödö de coloration, qui permel de decider et de difförencier süremeni le bacille tuberculeux. Pour isoler le bacille qu'il avail döcouvert, Koch se servil du senim gölatinise ot obtint des cultures, donl la forme, IVpoipie et le mode de döveloppement soul spöeiaux. II les inocula ensuite ö des series d'aniraaux de diverses espöees, et il obtint des resullals positifa et constants.
Du reste, a la suite des travaux de Koch (1882-1884), boaueoup de cUnioiens cherchörent, pur le proeödä d'Ehrlich, les bacilles de la tu-berculose, et en llrenl un elömeni de diagnostic; quelques-uns ont imaginö de nouveaux procßdöa de coloration. Les bacilles de Koch IHreul aiusi trouvds ! dans les lösions des personnes et des animaus tuberculeux; dans los söerötions pathologiques, Idles que produits expectores, crachats, öcoulement vaginal, de,; dans certains produits deseerdion physiologique, dans lelait pruvrnanl de niauielles malades, quelquefois dans l'urinei lls se rencontrent, en qualitö variable, seuls ou assories nvec divers an! res microbes, da us les lösions de la maladie.
lls peuveni ötretrös rares ou faire döfau! dans los lösions tout ii fall anciennes, tlbreuses, ou inflltröes de calcaire; c'est surtout dans les lösions les plus receuies qu'on les rencontre en nombre conside­rable. Cc sont bien oux qui engendrenl la maladie, qui produisent les lösions, tout le prouve I leur presence dans Irs lesions et leur ino-
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TUBERCULOSE.
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culation aprösqu'ils out ötö Isolös, cultivös dans dos milleux artifloiels.
Les bacilles de lii tuherculoso afl'ectenl la forme do uns bamp;tonnets, mesurant do 2, .quot;! h 'r,.quot;), (i u. de longueur et de 0, ^iii o, •quot;gt; a d'öpaissoui'; ils sont droits ou lögöremenl incurvös, immobiles; ils prösentent par-fois des ötranglements, qui les fonl ressembler ii des chatnes d'artioles ovoKdes ou arrondis, surtout apres coloration, Ils ni'onnentles oouleurs d'aniline; ilspeuvent ötre pröparöspar la mölhode de Gram; mais pour les döoeler et les difföroncier sörement, il couviüiit do recourir a l'na des procödös de coloration spöciale, liases sur leur propriötö du flxer certaines matiöres colorantes employöes d'uiu1 certaine i'aron, avec une önergie teile que, soumis ensulte a faction döcolorante de l'acide nitrique ou de quelque autre röactif döcolorant, ils conservent leur coloration, tandis que les autres elrmeuls de la preparation, cellules ou microbes, se döcolorent rapideraent; en sorto que la pröparation, ainsi trailec, peut ötro coloröe par une nouvelle matiöre coloi'anle dillrrciile, qui so lixo sur tons srs ('lemeiils, ii l'exception des haeilles tuberculeux, qui ont conserve la premiöre.
Les proeödös de coloration, qui ont ötö tour ii tour indiquös, sont trös nombreus ; mais il sufflra d'en faire connaltre deux ou trois parmi les plus snrs.
Ehrlich omploya comme mordant une solution anilinöe, qui n'altöre pas la forme des microbes, ui celle des cellules, et permetd'obtenirun ha in quicolorerapidement, tout en donnanl aux bacilles une coloration [ilus intense et plus durable. Quand on a fail agir le bain colorant ani­line, tout est uniformemeut colorö, et les bacilles ue sout pas visiblos; il taut deeulmrr la preparation, tout en laissanl les bacilles colorös. L'acide azotique petmel d'obtenir ce rösultat, quand on le fait agir avec precaution; il döcolore tout, lionnis les bacilles tuberculeux, qui sont alors facilement visibles. Toutefois, la resistance des microbes tuber­culeux aux acides n'est que relative ; lapluparl ou niemetous peuvent se di'colorer, quand l'action du bain döcolorant est trop prolongöe. En pratique, il ne taut faire agir le bain dccoloranl que pen de secoudes, de facon a aller jusqu'ä la production d'une teinte jaunamp;tro si on s'est servi de fuchsine, bleuätre si on s'est servi du violet de mö-lliyle, et verdätre quand on a employe le bleu de nielliylene. Les pre-parationsdoiventötre lav6esausortirdu bain decolorant; ot il convient de les laver dans de l'alcool a 60 ou 60 p. 100, car, si on fait le lavage fi 1 can disl i!b''e, la coloration premiere rcvient en particles sels d'aniline transfonnes par l'acide se leformanl en prösence de l'eau.On peu! enfln, pourfaciliter la recherche des bacilles tuberculeux, quand ils sont rares, colorer le fond avec une nouvelle matiöre colo-rante, din'eri'iile de la [iremiere.
Procildd d'Ehrlioh, — Les lames, lamolles, coupes, 6lant prfites, on prepare de l'eati finlllnde, au moment de prooäderä la coloration, en agitant quelques
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M ALAOI ES CONTAOIEÜ8E8 BACTERIENNES.
gouttes tl'hullo d'aniline dans do l'oaii dlslüläe, et on (Hire sur un paplor mouilld pour enlever I'aniline non dissoute; on obtient lo bain colorant, en mölangeanl '.' centimötres cubes d'oau anilinde, i oentimölre cube d'alcool absolu el l oenlimötre cube do solution aicooliquo saturde do fuchsine oude riilmie on de violet de genliaiio ; on fail aglrce bain colorant de douze h vingt-quatre heitres d la tempörature ordinaire (coupes), ou seulement do quinze a vingt minutes en le maintenant (limios, lamelles] ü la tempörature do ijOquot; environ, ou mieux quolques minutes, en ayanl la pröcaution de duuiffer, sur la platine chauffante, le li.-iin oü plongent les lames on lamelles, jnsqn'a dögagomenl de vapours; au sortir du bain colorant, on lave la preparation amp; I'eau distillöe, et on la döcoloro par un passage dequelques secondes äpeine dans nn bain d'acide azotique, formö de I partie d'acide ol de •'! parties d'oau distillöe, ou mieux dans un bain formö d'alcool absolu to centimetres cubes et d'acide azoliquo l centimötre cube, puia on la lave a I'alcool absolu ou dans un bain d'alcool amp; BO ou 60 p. 100 (les microbes tuberculeux ontseuls conservö la telnte rouge ou violette); on oolore lo fond pendant quelques minutes par une solution aqueuse de bleu de nnHlivlenc, ou de vesuvine, ou de fnclisine; on lave a l'eau distillöe et on examine dans ce liquide, ou on monte dans lo bäume, aprös avoir deshydrate (dessiccation a I'air) el echiirci, si Ton veal garder la pröparation.
On pout substituer au procödö d'Ehrlich ceux do Kühne ou de Ziehl (Voy. ]gt;. 80), de Lubimoff, etc. I.es bains colorants, obtenus aveo I'aniline comme mordant, no se conservent pas, ot doivent 6tre pro-pares chaque fois au moment de s'en sorvir; ceux dans lesquels on a subslilne l'acide phönique a I'aniline deviennent sombres, quand on les conserve ; en reinplai;ant l'acide phönique par l'acide borique, Lubimoff a indiquä un procödö, qui donne de bons resultals, el qui permet d'avoir un bain colorant prepare a 1'avance.
Pi'oeidi Litbimoff, — Dissoudre O15'',.'! de cristaux d'acide borique dans 20 centimetres cubes dean distillöe, a laquelle on ajoute t.'i eenlimetros cubes d'alcool absolu; ajouter ensuite O^.S de fuchsine (rubine), et agitor (on a do la socle nn bain colorant qui so conserve el. csl toujours pret sans nouvelle Qltration); placer uno ou deux minutes les lames on lamelles gar-nies de matirre tuberculeuse dans ce bain, qu'on chauffa ä la (lamme du fiaz ; les decelorer ensnite, en les passant dans une solution aqnense d'acide sulfurique ä 1/8, puls les laver h I'alcool el les porter une minute et demie dans nne solution alcoolique saturee de Men de mellivlene ; enlin, laver ii l'ean distillöe, söcher et monier dans le bäume dissous au xylol; laisser pareillement one ou deux minutes les coupes dans le bain colorant chauffö jusqu'ft l'öbullition ; les passer ensuite quelques secondes dans nn bain d'al­cool, puls les inimerger de nne a deux minutes dans la solution d'acide snl-furlque a tii; les laver encore a I'alcool, el les plonger de Irente secondes ä nne niinnle dans la solution alcoolique salnree de Men de nirllivlene etendne de Irols fois son volume d'ean distillöe; enlin, laver a I'alcool, dös-hydiater, cdaircir ii ('essence de cödre, et monier dans le bauine au xylol; dans les preparations ainsi Iraitees, bis bacilles tnbercnleiix sont rouges et le fond est bleu.
Lo bacillo de Koch esl aerobie ; il eiillive de preference enlrc 117deg; et 40deg;; il vient gur 1c serum de boeuf gölal inisö Kocii)ct principalement
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TUBERCÜL08E
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sur divers milieux glycörinös (Nocard el [loux), sur le sörum pur ou additionnö do glycörine ou de glucoso, dans les bouillons popto-glycö-rines, ou pepto-glyoO'glyoörinös, sur la geluse glycörinöe on glyco-glycörinöo (Voy. |gt;. 47, is, 49, 80, 82), sur la pomme de terre glycö-rinee (iiniuei'geo deux on truis jours apres stei'ilisaliun dans du serum glycörinö liquide, qui ust ensuito exlrait du tube avant I'ensenaenoe-inenli. Quelle que soil, i'origine du bacillo (tuberculose des imuumi-föres, tuberculose aviairo), la premiöre culture, fortilisöe avec une semenco provenant des lösions d'un malade, est assez leute ct assez difficile a obtenir; les cultures suivaates deviennonl de plus en plus i'aciles et abondantes, le bacille s'acclhnalant duns les milieux arti-llciels el y veiianl de plus en plus aisemeut. Dans tons les cas, e'esl le
serum glucosö, ou glyco-glycörinö, ou pepto-glyco-glycörinö, qui convient le uiieux pour la mise en train de la pre­miere culture ; une fois aeeliinate ii ce milieu, le bacille peul elre cultive avec
lu
I0(!, — Culture aurgöloseglyoörlnösi
sneers snr la gölose el dans les bouillons glycerines, qui i'onruissent aloi'sdes recultes abondanles. La semenco, empruntöe aux lösions,doit elre choisie de prelercnce dans eellcs qui sonl röcontes ; a di'lant de produit de lesions eouvenables snr nn snjet donne (lioimne, vaeho, poule, etc.), on l'era bion de rajeunir son bacille on Inoculant son virus au lapin injection intra-veineuse), ou au cobaye (injection sous-cutanöo on intra-pöritonöale), s'il s'agit de la tuberculose des mamraiföres, au lapin ou a la poule (injection intra-veineuse), s'il s'agit de la tuber­culose aviaire. On prelevera aseptiquement de la pulpc d'organe (rale, foillaquo;, ganglion, etc.), avec uno pipettestorilisöe, on la triturera avec un til de platine ou de verre, el on s'en servira pour ensemencer, par depot el par friction, des tubes de serum.
Snr le srnim glucose, gelatinise, le bacille des manimileres donue des colonies arrondies, gristoes, seehes, tomes, ecailleuses, pouvaut se reunir dans les cultures de quatriöme el eiuquieine generations, ct
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MAUD1ES CONTAQlßUSES OACTURlENNläS.
tontiör une couoho minoo, söche, parsemöo de, petltos saillies verru-qneuscs. Lo bacillo aviaire viont tnioux; sur le sörutn popto-glyco-glycörinö, il donne, ßn quelques jours, uno couche öpaisso, saillanto, (namolonnöo, grasse ei molle, d'un blancmat, jaunissantun peuavec 1c temps! Le bacille de la tuberculosedos mammifäres, enipruntöäunQ cinqui^me ou sixiöme gönöration sur sovum, vient bien sur lii göloso
Plg, los. -• 'fiiberculoso do la vache; l'ig. 100, — Tulierculose de In vaohe; mucus bvonchlque.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;löslon do la plevro.
et dans le bouillonglycörinös; sur gölose, il düiiuo une coucheöpaisse, söche, öcailleuse, dun blanc jaunamp;trc, tandis que celui de latubercu-lusc aviaire y donne une couche öpaisse, saillante, mamelonnöe, grasse et molle, d'un blanc mat; dans le bouillon pepto-glycerinö ou pepto-glyco-glycörinö, le bacille de la tuborculose ilrs mammiföres donne assez promptement, quand la semence (lolteii la surface, une pollicule
Sr-. ;-- #9632; - - .^\
Plg, lio. — Tuberculoso do la vache; Fig. 111.
k-ükiü du loir.
Tulierculose du Vorrat; tosticulos.
blanche, scclie, verruqueuse, envahissant toutela surface et s'ötendant möme sur la paroi du ballon; il cultive [ilus lentement, quand la semence est immergde, donnanl alors de petits amas blanchätres, möriformes, qui su döposent au fond sanstroubler le milieu; dans los niemcs conditions le bacille aviaire pullule rapidement, donnant des flocons ii'iius, (|ui so döposent, et une pollicule superfioielle, öpaisse, jdissi'o, verruqueuse et d'un blanc sale. Sur pomme deterre glycörinöe,
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TUBERCULOSE.
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le baoilledes reiammiföres donne unecoucho söche, öcailleuse, öpaisse, blanche, et le bacillo aviaire produit une couche öpaisse, saillante, inamolonnöe, grasse et molle, d'un blanc mat.
lies bacillos provenant des cultures sonl viruloiils et se colorenl comme ceux des lösions. Dans les vieilles cultures, on rencontre des formes anormales, allongöes, 61argies a leurs extrömitös, on tnunies d'un bourgeon lateral.
Dans les lösions el les cultures, le bacille tuborculeus secrete des poisons'rösislants, Koch (1890) (sola, sons le nom de tuberculine, les produits solubles rösultant de la culture. La tuberculine ne s'est iiionlree ui immunisante ni curative ; mmi ello est devenue un puissant moyende diagnostic, gramp;ce a la propriötö qu'elle a de provoquer, chc/ les sujets infectÖS, une reaction thcrmiqiie, qui ne se produit pas en dehors do la tuberculose. II a etc reconnu (Maffucci) : ([ne les cultures et les lesions tuherculeuses, stcrilisees par lacbaleur, soul dangereuses; que ieur inoculation et leur Ingestion peuvent pi-oduiro des lösions tuherculeuses ohez le lapin ; que les bacilles morts restent imprögnös d'un poison qui agit surles vaisscanx, gur le sang, sur la initial ion, etc. D'autre pari, Straus el (iamaleia out deinonlre : que les bacilles tuher-Culeux slcrilises par la clialonr consei'veul une gründe partie des proprii'tes pathogönes inhörefltesau bacille vivanl; que rintroduction de ccs bacilles morts dans la circulation dötermine des lesions, qui ressemblent de tons points a oelles que provoquent les cultures Vivantes, la dögönöresoence casöeuse y cumprise; que leur injection dans le peritoine dctennine une perilonile tuhercnleuse uou suiviede generalisation; que le pouvoir de determiner des lösions dörive de poisons oontenus dans les bacilles; que laguörison de la tuberculose ne serait pas assuree, lors m6me qu'On arriveruil a tuer les bacilles dans l'organisme malade : qu'il laudrait en plus obtenir l'ölimination des foyers luberculoux on In neutralisation des produits toxiques contenus dans les cadavres des bacilles. Wismann, ayantö sou tour etudie la tuberculose determince par les bacilli's tuberculeux morls, a reconnu qu'ils peuvenl determiner des lösions. 11 est done bien avörö que le bacille luberculeux elabore des poisons, qui, contenus dans sa propre substance, peuvent diffuser dans l'organisme infectö; on les rotrouve d'ailleurs dans les liquides luberculoux (öpancliements) de l'organisme malade (Debove). C'est par ses poisons, mal connus d'ail­leurs, qu'il agil sur les tissus, sur la circulation, sur la nutrition, etc. Quand le microbe pullnle dans l'organisme, le poison est incessam#9632; ment renouvelö : lorsque los bacillos sonl morls (injection de bacilles sterilises), le poison, qui les inipregne, pent, si la dose est süffisante, produire des cfTcts tres graves (amaigrissement prögrössif et mort); dans le cas eonti'aire (dose insufflsante et non ronouvelee), il so pro­duit une tuhercnlose (ubcos au point inoculö, tubercules sur 1c pöri-
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11 ;io
MALADIES CONTAGIEUSES BACTfiRlENNES.
tolno, etc.), lt;jui no so gönäraliso |)as, los microbos ulanl cnorls cl ne pullulant pas; des doses trös faiblos, röpötöes ot augtnonlöes gra-(liu'lleinenl do douze en douzo jours, pouvent cröor l'accouluinanco et pormoltre ii I'ovganisiuo do rösistor onsuito ii des doses trös con-gidörablos de bacillos morts; des doses mpins faiblos pouvent 6tre supportöos, los sujels pouvent so rötablir aprös avoir maigri, mais lour susceptibilitö resto trös manifesteiTienl accrue (Straus ot (Ja-iiialria . On vorro d'ailloui'S i)lus loin quels sont lesprincipaux effets des göcrdtions (luberculine) du bacillo tuberculeux,
li. Sieges du virus tuberculeux. — Dans mi iudividu tuber­culeux, le virus et lus bacillos do Koch se trouvent dans toutos les lesions, les plus jeunes ötant celles qui en contiennentle plus; cer-
tainos lösionschroniques, sclöi'osöos ou cal-eiliees, pouvent iieialro lour virulence, les bacillos s'y detoriorant, dovonantgranuleux el se delmisanl. On neul couslater la luv-#9632;'quot;.#9632;'amp;-Jp ! 'ivv''raquo;v \ sence du bacillo et de la virulence dans les o laquo;s •i'^h|gt; Vs .^| lesions de I'lioninie ot dans cellos des ani-q/j ''^^^S\^' / quot;laiix, dans celles des bovins, du pore, du
cheval, des carnivores, des pelils ruminants, des oiseaux, deslapins, des cobayes, etc. On
^ä- y
les trouve aussi dans les maliores ou prolaquo;
Flg. ii?. — Tuberculose (llt; la vache; ulcäration do l'in tostln.
Juils morbides, qui se formont surles mu-
queuses malades, et qui soul excreli'es par les voies rospiratoires, par les voles diges­
tives el par les voies gönito-urinaires. On peul lesconstater danslejetage, danslo mucus pharyngien, dans lo pro-duit de l'expectoration, dans le muco-pus ties l)roiiehes,en casde tubor-culose des voies respiratoires, lo virus se mölangeanl a cos produits, a la suite de l'övolution de lesions tuborculouses sur Idle ou lello portion de la muqueuso respiratoiro, ou ä la suite ile I'ouverture do cavernes dans les bronchos; dans les raaliöros excrömentitielles, on cas do tuberculose intestinalc, dans lo muco-pus utöro-vaginal, en cas do lösionsde la uukjucusc utOro-vagiuale, surtout quaud ces lesions so sold iilcer(''es. On les a en Ironves dans I'urine, quand les voies urinaires, les reins surtout, elaienl malades, envahies par des lesions ramollies; dans le sperme, quand des lösionsexistaiout sur les organes gönitaux (tubercules ramollis et ulcörös des viSsicules söminales, des testicules, de la prostate); dans la salive, quand eile s'est mölangöe avnc des mueositös pharyngiennos ou laryngionnes. On les Irouve aussi dans la söerötion des ulcöres tuberculeux de la poau et des rauqueuses. On les trouve eidin dans les inflammations diffuses, qui aecompagnent parfois la tuberculisation de certains organes, dans les exsudats pseudo-membraneux des söreuses luberculeusos, dans les liquides
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TUBERCULOSE,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1131
öpanobös parfois duns In plövre on dans 1c pöriloino. A la suilo de lo luberculose provoquÖG expöritaentaloment, lotil(;s les lösions et toua les produits, qui viennent d'ötro önutnörös, se montront parelllemont virulonls,
Aiusi done, les malades rejetlent de la maliöro virulente avec les produits qu'ils expectorent, uvec leur jetago, avec, leurs oxeröments pai'fois, avec les öcoulemoats des A'oies gönito-urinaires, otc.; d'oü rösultent, pour les individus sains, de nombreusos chances do conta­gion, d'aulant mieux ijiki la virulence peut encore quelquefois 6tre inhörente au lait, au sang, a la viande, etc., d'autant mieux enfln que le vims tuberculeux peut so conserver longtemps duns les milieux extörieurs, malgrö la dessiccation ei la pulröfaotion, otc.
n, Le lait est-il virulent? — Tout ie mondo mlinul que le lail, des vaches tuberculeuses doit 6tre considörö comme un ptofaxit suspect, Los nornbreuses donnöes, accumuiöes sur cetlo question par 1'obser-vation etl'expöriraentation, ontötabli qu'il devient parfois dangereux, virulent et plus ou moins riclie enbacilles, suit, (jue la mamollo aitötö le siöge d'une infection primitive, co qui est excessivement rare, suit qu'olle ait otö envahio [secondairement a la suite d'une tuberculose phis ou moins ancienno. La virulence de ce produit avail ole cons-tatöe expörimentalement par Gerlach (1869), qui avail infectö des animaux (veau, pore, lapin, mouton), en los nourrissant avec du lait de vaches phtisiques. Do nombveux expörimentateurs ont ensulte otabli qu'il peut devonir virulcnl, et ont transmis la tuberculose, en 1c faisant ingörer (Klebs, Bollinger, Zürn, Orth, .lesson, Lehnert, Johne, Seinmcr, Pouch, etc.) ädes animaux, on on 1'inoculant (Bollinger, May, Bang, II. Martin, Nocard, Galtier, llirschberger. Gebhart, Ernst, Stein, etc., etc.) au lapin ot an cobaye. On a, d'autre pari, constatö la prösence du bacille de Koch dans lo lait de vaches phtisiques, et dans lo lail ou la mamelle d'animaux (lapins, cobayes) mortstuberculeux. Pour proeöder a l'examen bactöriologique d'un lait tuberculeux ou soupQOnnä d'etre tel, el pour obtenir im produil inoonlablo jjIus liehe, ou peut, au pröalable, le laisser en repos quelques heures dans une dprouvetteplacöe au frais, sur do la glace de pröförence on dans im mölange refrigerant. Los liaoilles tuberculeux, avec les aulros eli'-menls flgurös, se pröeipitent dans los couches införieures, et on n'a qu'ti aspirer du liquide du fond pour faire des preparations et des inoculations. Hnfiu, l'observation pure et simple a dömontrö aussi los dangers du lail dos vaohes phtisiques : Du a pu voir devouir tuber­culeux le veau, (jui lelait unevache phtisiquo; on a signalö des fails (Lydtin, Demme, Gosse, Hang, Ollivier, etc.), qui deinontrenl la jiussi-bilitö d'une infection accidentollo chez l'homme par le lail de vache, Si le lail. des feinolles lubercnleuses se moiitre parfois virulent, il
Importe desavoirs'illedevient souvent, s'il ledevicnia un degrö tres
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1132nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES G0NTAG1EU8EÖ BAGTERIBNNE8.
iiccuse, et si son utilisation ii I Vital cm oui\ IV'tat de produits dörivösfait courirdes dsquesgraves auxconsoramateixrs. Beauooup d'expöriraenta-teurs mil öchouö dans leurs tentatives de transmission avec le laltdos vachesphtisiquesiotceuxquiontröussin'ontobtenudesi'ösultatspositifs quedans la minoritö des öas, alors que la maraolle ötait d6jamp; envahie par les lösions tuberculeuses (.May, Nocard, Gallier, etc.). Aussi con-vieut-i] d'admeltre, comme unevöritöetablie, la proposition sulvante : touies les /bis owe la mamelle esl demeuräe indemne de lesions, qne la tnberculose soil localisäe n certains organes ou fjti'elle soil plus on moms qeneralisee el plus OU muim avanceti, le kill resle suns liaelltes el sans virulence. Si certains expöriraentateurs onl era pouvoir oonclure quo
lo lail d'une mam6ll(.....core saine devenail parfois virulent, cola tient
övidemment ii ce quo des lösions encore pen avancöes et pen nom-breuses peuvent passer inaperQues. Que si le lait peul prösenter des bacilli's dos que la mamelle est envahie par des lösions encore limitöes et pen nombrouses, difflcilement ou nullement appröciables par I'examen clinique, il en renferme pen au döbut do l'invasion de l'organe, et est partant pen dangereux, encore, pour les individus qui l'ingörent. 11 devientplus riche el plus dangereux lorsque I'exploration de la mamelle permet do constater des lösions bien appröciables. D'ailleurs, l'envahissement de la mamelle ne survient guöre que lorsque la tuberculose est gönöralisöe. Toutefois, le lait pent ötro souillö pendanl et aprös la mulsion, par les döjections virulentes, dessöchöes ou non, qui peuveni adliörer a la surface de la mamelle; et le lail non virulent de plusieurs vaches peul 6tre souillö, quand on Ii! mölange avec un lail virulent.
En resume, s'il esl, pnuive paiTiiliservatiun et l'expörimcntation quo
le lail lies vaches phtisiques pent, contenir des bacilles, dovenir dan­gereux ei transmettre la maladie, lorsqu'ü est ingörö, et surtout quand il esl, inoculö, il esl ogaleinont ötabli: qu'il ne devient röellemenl dan­gereux qu'aulant quo la mamelle est envahie par les lösions, ou qu'autant qu'il est souillö pendant ou aprös la mulsion; qu'il esl d'autanl plus dangereux que les lösions tnammaires sont plus nom-breuses et plus avancöes. On s'explique aisöment de la sorte qu'on ail (II. Martin, Früs, Ernst) trouvö parfois virulent le lail vendu dans les grandes villes.
La presence d'un certain nombre de bacilles dans le lait rend-ello cetaliment bien dangereux? A coup sör, il ne faudrait pas juger In question d'apres l'oxamen bactöriologique ou d'apröa l'inoculation do doses massives. II est certain quo I'ingestion est boaucoup moins a ro-douter quo ['inoculation, d'autanl plus qu'il est avörö laquo; que la dilution
du virus inberculeiix, dans les vacheries ou il n'y a qu'une laiblo |no-
portion d'animaux malades, dilution qui s'accomplil par le mölange
des laits, altönuo [Gebbart) notablement lo danger de la presence du
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TUDERCULOSE.
ii:i:t
baoille de Koch raquo;. Mais, d'autre pari, cettö dilution a pour rösultat d'accroltro la quantitö de lait virulent, et son usage longtomps con-tmuö peutötre dangereux. Si ringestion ötait aussi dangereuse que ['inoculation, il y aurait beaucoup pins de veaux tubei'ouloux, N6an-moins, quand lo lait est trös riche en bacilles, la tuberculose pent ötre transmise, a dessujets pen rösistants, a la suite d'un soul repas ou de quelques repas; et liest rationnel d'admettre que l'ingestion de ce produit cru est la cause de oertaines tuberculoses ehe/, les enfants et les animaux jeunes. En sorte que, s'il est quelque peu consolant de penser qu'on ne devient pas fatalement tuberculeux, parce qu'on ingöre une fois en passant une certaine quantitö de lait de vache phtisique, le danger ne doit pas etreinreonnu, et dans I'cMat aetuei de nos eomiaissunees, u convient de s'en tenir aux conclusions que je soumottais au congrösde 1888 : on doit considöror comme dangereux Iclaii de Louie vache phiisiqne on soupQonnöe de l'6tre;on doit öli-nilncr de la consommation le lait des vaches, don! la tnamelle est tuberculeuse et faire bouillir, avant de l'utiliser, celul de toute vache altelnle on suspecledc luherculose ; oiuloil enfin ncjamais consoininei1, sans l'avoir pröalablement soumis ö l'6bullition, le lail doni on n'est pas rigoureusement sAr do la provenance; on doil notamment, dans losvilles, ne pas omelli'e de prendre celle pröcaution a l'egard du lail fourni par les laitiers de profession. Le vims tuberculeux, qu'entrafne le lait, peut passer et se conserver
dans les produits qu'on en retire, dans le heuere, dans le fromage, dans le petit-lait. J'aijadis (1887-i888) consacrö des experiences nombi'euses et variees a la determination de la consorvabiiitö de la virulence dans le fromage et le petit-lait prepares avec un lait tuberculisö; et les conclusions qui se dögagent de tnes reoherches sont les suivantes : les germes de tuberculose, que le lait des vaches phtisiques reu-fernie, sonl iircdonler, non seulement quand co produit est utilisö ecu
el sans transformation, |......• la consommation de l'homme et l'alimen-
tation des animaux, mais aussi quand il esl employö ö, la fabrication des produits que l'industrie laitiöre en tire habituellemeni; ces germes se conscrveut dans lo lait traile par laprcsure, dans le fromage fraia et dans le fromage sah'' el desseche pendant onze mois, dans le petit-lait durant seize jours, bionqu'affaiblis plus ou tnoins, el peuvenl cendre ces produits dangereux, eomine IV'lail le lail d'ot on les a tires: l'homme peul trfes vraisemblablement s'inoculor des germes de tuber­culose, non seulement en consommanl du lail cru de vache phtisique, mais encore avec, du lait caillö, du fromage frais, du fromage desse­che ou sah', du petit-lait, prepares avec le lail des holes tuborcu-
lenscs, etc.; les oisoaux de basse-cour et les animaux de l'espöce porcine, pour I'alimentation desquels on utilise, dansbien des femes, le petiWait provenani de la fabrication dosfromages, peuvent s'infecter
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1134nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES GONTAQIEUSES BACTfiRIENNES.
a leur tour, quand, parmi les vaohos laitiöres, 11 s'eu trouve qui soul alteintosde tuborculose; ct il n'ost pas irrationnel do rattacherö coltc cause mi curtain nomhro dc cas de tuberculose dc la poule et surtoul du [lore,; eu consöqueuce, il est rigoureusement iudique, non seulomeul d'öloigner do la oonsommation le lait cm des vaches phtisiques ou suspectes, mais encore de ne pas I'employer a la fabrication du fro-iiiaf,'o el, du petit-lait; il convient de le rösorver exclusivement pour ['alimentation des animaux et de le soumettre pröalablement ii Te-bullition (Galtior), Bang a vu aussi un lait iros richo en bacilles donner de la crörae, du beurre ol untres produits vlrulenls. Klt;iili ol Brusasco ont constatö la virulence dans certains beurres du commerce, lleiml'a vu persister di\ jours dans le lait, ol mi moisdans le beurre, Gasperini l'aconstatöedans lebeurrecenl vingtjours aprös safabrica­tion avec uu lait tuberculisö, Toutefois, s'il est olabli que la virulence tuberculeuse so conserve un certain temps dans los produits dörivös du lait, et s'il est utile de prendre los pröcautions sus-önoncöes, il semblo bien que les dangers, pour Irs personnes, en ce qui concerne le beurre et le fromage, sont pen a redouter, los bacilles elanl trop pen uoin-breux et l'ingestion ne donnanl pas 1'infection aussi faoilement que 1'inoculation,
I). Le sang, les parenchymes et les muscles, sains en appa-renee, sont-ils vlrulents ? — Le saug des iudividus tuberculeux peut so montrer virulent a certains moments, par intermiltences, ehe/ certains malades, les vaisseaux pouvant 6tre intöressös, ulc6r6s, par des lesions, qui so ramollissent, ol des bacilles, en plus uu moins grand nunibre, etaut ainsi versos, ä uiainles reprises, dans la circula­tion. iSoamnoins, la virulence du sang, qui s'observe plutöt chez certaines espöees que chez d'autres, n'est qu'exceptionnelle, passagöro cldiluee; les bacilles cbarries par la circulations'arrölent else lixeiit bientötdans los parenchymes; ceux quiarriventdans un terrain pro-pice puuvenl pullnb;!' et provoquer la formation de nouvollos lösions ; ceux qui restenl dans le sang s'y dötruisent, et il semble en Olre de niemc do ceux qui öchouent dans le tissu musculaire ; en sorte que lo sung ne sert qu'ii transporter temporairement les microbes, die/. I'homme, la virulence a ute constatöe par divers expörimentateurs, alors que beaucoup d'autres n'ont obtenu que des rusuUals nögatifs, Kile est exceptionnello chez les animaux grands ruminants, m6mc attcinls de tuberculose avancöc ; les expörimentateurs (Galtier, Bang, Bollinger et Hagemann), qui ont obtenu des resnllats positifs en inoculanl le sang de bovins tuberculeux, ne los ont vus se produire que dansun tres petit nunibre de cas (2 snr 11, quot;2 sur 20, I sur 10) ; on l'a eucousLalü dans lesang du pore tuberculeux (Toussainlj, dans colui du lapin el du cobaye alteints de tuberculose expörimentale [Galtier),
D'ailleurs, outre la virulence qu'il possede deja do lui-meinc dans
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TUBEUCULOSE.
II3o
quelquos rares cas, le sung dos animaux tuberouleux, ögorgös dans los abattoirs, peut encore se charger de biicillcs pendant lii saignöe, quand le couteau, qui a servi a la pratiquor, a intöressö des ganglions et des tissns envaliis par les lesions de la maladie. Or, il resnlle de inrs rechorches (Galtier) que les virus clarilies par addition do sang frais tuberouleux peuvont rester virulents trois ou quatre jours. 11 y a donclieud'ongagerlesinspecteurs des abattoirs des ville8,o(i on emploio le sang frais pour le traitement des vins, a saisir ou a faire dönaturer celui des bötes reconnues tubei'culeuses.
Les parenchymes, les chairs, les muscles, les ganglions..., menie exempts de lesions apparentes, peuvent contenir parfois le vims de la maladie,les bacillesleurayantötöapportösparla circulation; mais leur viriüence n'est que temporaire en dehors des points envaliis par des lesions tiiberculeuses, les microbes etant delrnits an bout (run certain temps. La virulence des muscles a 6t6constat6e chez l'homme (Steinheil, Gratia et Liönaux), chezle mouton (Gerlach), chez le poro (Günther et Hanns, Tonssainl),otche/, les oiseanx de basse-COUr (Peuch), D'innom-brables recherches ont ete faites sur la virulence des viandos de bovins tuberouleux, Leur Ingestion, pins ou moins repetee, aurait permis de rendre tuberouleux le joune pore, le chien, le chat, les oiseanx de basse-cour, le lapin et le cobaye (Gerlaoh, Kolb, Schmidt, Zurn, Viseur, Peuch); mais de nombreux expörimentateurs (Nocard, Mac Fadyean, Perroncito, Galtier, Leclainche) n'ont jamais obtenu, de lasorte, la transmission de latuberculeuse au veau, an pore, auchal, an lapin, an cobaye. On a pu (Lortet et Despeignes) infecter le cobaye avec le sue d'un ganglion, sain a l'oeil nti, prelevi- des masses mUS-culuires d'un bcßuf gras saisi aux abattoirs de Lyon. L'inoculation du sue musculaire, obtenu par expression, a permis a plusieurs expe-riraentateurs (Galtier, Ghauveau et Arloing, Veyssifere el Humbert, SluhJK!, Peuch, Moreau, Kästner, Nocard) d'obtenir quelquea rares resullals posltifs, plusfröquenls toutefois qu'ö la suite de ringestion. Rn resnmi', les rosnltats obtenus sont quelque pen contradictoiros, ainsi que cela devait se produire; a cause de la faible virulence du
sang et des muscles, virulence qui pent, d'ailleurs elre plus Oil moins ephemere et plus ou moins diluee; a cause du mode de contamination employe, ringestion elant incomparahlement moins dangereuse que l'inoculation; a cause de la receptivile variabledes animaux employes comme sujets d'expörience; a cause de la phase plus ou moins avancöe de la maladie des sujets, qui ont fourni la viande expörimentöe. J'ai, ä maintes reprises, fait manger pendant plusieurs somaines de la viande tuberculeuse saisie aux abattoirs sans elre Jamais arrive a donner de lasorte la maladie an veau, au pore, an mouton, an lapin elan cobaye; et cepeftdan! les muscles employes elaient parfois viru­lents, leur sue aynntdetermme dans qnelqnes rares cas la maladie a
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M.\ I..\ Hl ES G0NTAGIEÜ8ES BAGTER1ENNES.
lasuitede 1'inoculation. H cst done liion avörö ijue la viande des bovins tuberculoux a'est qu'excoptionnellenaeut virulente, les baolllos se
deli'uisaiiL plus on mniiis proiTipteiDöllt dans le sang el; dans les muscles; 1'infection n'est presque jamais röalisöe par lIngestion, et la transmission de la maladie a'est obtenue que bien rarenient par rinoculation ii des animaux trös susceptibles; encore convient-il de croire que les rösultats positifs obtenus peuventötre attribuös, pour une part, ä la prösence de lösions tuberculeuses ou a une souillure produite au moment des manipulations diverses dont la viande a ötö l'objet. Toutefois, s'il est vrai que la virulence des viandes tuberculeuses, lorsqu'elle existe, n'est que passagöre el ililiwc, s'il est vrai ([ue leur Ingestion est sans danger, surtout quand eile n'est pas reputec ä de trop courts intervalles, s'il est vrai qu'aucun fait n'autorise a afflrmer que 1'liomrae ait 6tö contaminä parfois de la sorte, s'il est vrai iju'on ä sagemenl agi en ne deerelant pas leur saisie dans tous les cas, il ne taut ]ias perdre de vue que l'ingestion de lösions ou de viseöres envahis, tels que les soreuses, les ganglions, le Eoie, le poumon, la rate, serait exei'ssivement dangereuse, si eile avail, lieu sans sterilisa­tion pröalable, a l'ötal tie pröparations (bachis, saucissons, etc.) ernes. 11 i'ant i'iilin se souvenir, bien qu'il seit excessivement rare d'obsorver des tubercules dans les muscles et dans le tissu conjonctif des regions musculaires des animaux de bouchoric, que des lösions plus on moins leimes peuvent oxister, nou seiilenieut it la surface des serenses, mais aussi parfois dans le Systeme lynipliatique el, dans les ganglions intormusculaires, d'od la nöccssitö d'une inspection sörieuse en vue de faire öliminer ou störiliser les parlies dangereuses.
c, Le vaccin recueilli sur un sujet tnberculeux est-il melange de bacilles de Koch? — On sail que la syphilis a ele quelquefcis transmise par I'inoculation d'un vaccin empruntö ;i une personne alteinte de cette affection. On sail d'autre pari (Chauveau et Josserand) que le vaccin. eultivö sur des animaux rnorveux, pent,
exceptionnellement, c.....munitpiei' la morve. On avail cni observer
(Toussaint) la presence dn virus tnliercnlenx. dans la lymplie vaceinale. fournio par nno vache phtisique, et on aurait constate (Bernheim) que le vaccin fonrni par une vaclie In herculeuse anrail transinis la Inlier-culose a la vache et ö. des lapins; mais les tentatives, faitos (Lothar-Meyer rt (inilmann, Straus,Josserand)d'autre pari, n'ontjamais permis de oonstater la prösence du bacilli- de Koch dans lalymphe vaceinale,
empriniU'e a des SlljetS tulirrculeux, ui de Iransmellto la liiberenlose eu I'inoculanl ;i des lapins ou a des eobayes. II n'est done pas eUibli quo lo vaccin cultivr sur nn snjel phtis'upie se souille lie virus tnber­culeux: (d le melange s'opererail-il quelquefcis que la vaccination avec leproduitne seraitguöre dangereuse,parce que les piqöres, erallures OU scarilicalious, failes pour I'inoculation du vaccin, no se pretenlpas
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TUBERCULOSE.
raquo;i:!7
a l'absorption du vims phtisique (Chauveau, Bolllngor ct Schmidt). D'autre purl, I'usage d'employor lo veau commc sujel vacciniföre ten-ilani ii so göndraliser, lo (langer do I'infection par In vaccination deviont de plus en plus impi'obable, alterulu quo la tuberculose osttrösrare surlesjeunes bovins, Doplus^taflnd'exclure absoluraont toute chance döfavorable, il conviendra don'eraployerle vaccinrocuelili surle veau qu'aprös s'ötre assure, par l'autopsio, de son ötat de salubritö,
C. Resistance du virus tuberculeux. Lo virus tuberculeux se conserve dans les milieux extöriours mi temps variable, suivant les conditions ambiantos, suivant l'origine des baoilles et suivant les matieres qui leur servent d'excipient. II rösiste un certain leiii|gt;s l)lns ou iiioins long, ä la puti'öfaction, ä la dessiccalion, aux alterna­tives d'elevation et d'abaisseinent de tempörature, a la congelation | il se conserve un certain temps dans les eaux, dans le sol et ii la sur­face des objets sur lesquels il se trouve depose.
Des recherches nombreuses ont elaldi lagrande resistance du virus tuberculeux a la dessiccalion (Villemin, Gaffky, Schill et Fischer, Gornil et Hubes, Malasse/, et Vignal, öaltier, Tappeiner, Bertheaud, Fi-erichs, VVeichselbaum, Schuller, Verragut,Thaon, Cad6ac et Mulei, Cornel, Voelsch, Pietro...). il est bien aveieque lesmatiöres virulentes) colles lt;pii sont expectoröes, les crachats, le jelage, et d'une maniöre generale toutos colles qui sont rejetees avec les ecoulenienls morbides, avec les excrements, etc., ainsi qne colles (jui proviennent directement des lesions, peuvent conserver lenr activite, et rester dangereuses, a la surface des boiserios, desmeubles, des parquets, des linges, descouver-tureS)de8mur8etdesr6,telier8,cröche8,mangeoires, separationsjitiercs, pailles,fourrage8,etc.Cesmatiöres peuvent donnerla tuberculose, quand ellessonl ingeri'cs; olles peuvent entreren suspension dans l'air, tournir des poussieres, (pii donnent la imiladie, (piand ellessont InhalÖOB, OU lorsqu'elles send, ingerees aprös s'etre depejsees dans les eaux, sue lea aliments, etc. Tous les objets, souillös de mutiere virulente dessöchüo, sont plus on moins longtemps dangereuxi L'atmosphöre des locaux, oii sejournent des phtisiques, peut a tout instant s'infecter, parce que les matieres tuberculeuses desseeliees, conservant lenr virulence \gt;\n^ ou moins longtemps, peuvent 6tre detaehees, pulvörisöes, entralnöca en suspension dans lair. Si la dessiecatiun, dims les conditions oil eile s'opöre generalement, ne sterilise pas les matieres tuberculeuses et pent respecter leur virulence! plnsieui's semaines, plusieurs mois '•gt;, 6, 7, ou plus), il semble bien, d'aprös les resultals que j'ai obtenus, ainsi ([ue d'apres ceux quo d'autres expörimentateura ont egalement constates, qu'elle peul la faire disparaitre quelquefois en quelqucs jours, et qu'elle la diminue progressivement, lorsqu'ollo la laisso per-sister un temps plus ou moins long. Le renouvellement de l'air el la
lumiere solaire aeeu'derent d'aillenrs consideraldemeul ['action all'ai-
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MALADIES C0NTAG1EUSES DAGTER1ENNES.
blisaante et störilisante du la dossiccation, II rösulte, en effet, des ex](öi'ieiicos de Koch, que la lumicre solaire a une action destructive manifeste sur les bacilles de la Luberculose, lt;ini pourraient ötre lues plus ou raoins rapid8nient(en(juolques licures ou en quolques minutes) suivant l'äpaisseur de la coucho exposöe au soleü. La lumiöre diffuse exereerait aussi une iM^elle aelion tlcsli-uctive, quoiniie |)liis lente; des cultures, exposees ii une lenelre, pourraient 6tre sterilisees encinq et sepl jours,
Le virus luberculeux, frais ou dessöchö pröalablement, peul se conser* verdans les Ion Im Ines, sources, abreuvoirs, innres, etc., et de lä faire re­tour dans quelqueorganisrae pour porpötuerlamaladie. Ilresnlle.dc nies expöriences(Galtier), que le söjour dans des eauxqui se renouvollGnl,ou dans des eauxquineserenouvellönt pas, laisselongtompsinlaote la viru­lence tuberculeuse. J'ai en effet Iransmislaluberculoseavec du virus qui iivailsejuunie deux niois dans de l'eiiu i|iii se renonvelail: jel'ai Irans-miseaveede la matiere qui avail söjournö 14-17 jours dans de l'oau, qui ne serenouvelaitpas, et oü eile avail dcjasulii undegrö de putröfaction avancöe, Cadöac et Malet ont obtonu la luberculose avec des fragments de poumon qui avaient söjournö dans de l'eau non renouvelöe pendant 120 jours. Chantemesse ei Widal ont constatö: que laquo; les germes de la tiiliereulose se sont conserves vivants pendant 50 jours dans de l'eau de Seine slerilisee et laissee entre S'J et I20;qu'il8 se sont conserves vlvants pendant 70 jours dans de l'eau de Seine slerilisee, inainlenue entre 18deg; et 18deg; raquo;. Toutefois, ils n'ont pas reussi ä donner la luberculose au cobaye en lui injeclant, dans le pöritoine, l centimötre cube d'eau qui renfermail depuis 1quot;gt; jours des germes luberculeux, soit (jue leur nombre l'iH trop reslreint, soit que l'eau les ent attönuös. J'avais, de inon cötö, remarquö que la virulence ötail alienuce, quand la matiöre tuberculeuse avail söjournö uu certain tciniis (2 mois) dans de l'eau qui se renouvelait, Plus tard, Gebliart reconnaissail que la dilution diminuait et pouvait öteindre la virulence, quand eile etait falte avec de grandes quantitös d'eau, ou quand eile portait sur un produil d('ja pauvre en germes. Enfin, d'aprös les recherches de Straus et Dubarry, le bacille de la luberculose se conserverail plus de quatre-vingt-quinze jours dans de l'eau ordinaire (can de l'Ourcq) et plus de cent quinze jours dans de l'eau distillee. II resulte done, des quelques recherches, qui onl ele fidles jusqu'ö ce jour, que les bacilles de la luberculose peuvent se conserver un certain temps dans les eaux. La duröe de la conservation avec, ou sans attenuation doit varier suivant la composition des eaux, suivanl leur richesse en microbes, suivant la temperature ambiautc, etc.; mais il n'en demenro pas nioins acquis que les eaux polluöes par les excretions des malades, on par leur melange avec des matieres tnbercnleuscs, dtuveut etre cousiderees
commo dangereuseSi
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TÜBERCUL08E.
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J'ai döiiiünlre (Galtior) que la congölation b. dos tetnpöratures de 3-4-8-6-7-8 degrös au-dessous tie zöro et la oongölation alternanl avoc dos tempöraturos diurnes de -|-:iquot; ii -|-80 ne störilisent pas les matiöres luberculeusos, J'ai constatö d'autre pari que les alternatives de con-gölation jusqu'ä —9deg; et d'öchauffoment jusqu'ö, 12deg; avaienl attönutü la virulence des le vingl-quatriöme jour et qu'elles l'avaient atörilisöo lo Irente-uniöme jour. Gadöac et Malet onttrouvd les matiöres tuber-culouses virulentes aprös cent vingt jours de congölation intermittente jusqu'ö la tempörature de —8deg;. II döcoule encore do mes experiences (Galtier)que lapulröfaotionärairlibre, dansrobscuritöouö lalumiöro, la pulröfaction dans l'eau et la pulröfaction dans le sol respectent long-ternpsla virulence des matiöres tuborculeases. J'ai pu donnerlalubercu-Inse avoedes lösions d'un lapin rostö enfoui vingt-troisjours en mars et avril ; je l'ai ögalement obtenue avec des lösions pulröflöesärair llbre pendant trentejours. Fischerei Schülleronl trouvö actif du virus tubor-culeux, aprösl'avoir gardö six moisarabri clo l'air. Gadöac et Malet out conslatö que la virulence n'ötait pas öteinte, apres im söjourde cent soixante-sept jours dans le sol,
Les craohals tuborculeus en pulröfaction |ilus ou moins avancöe ont ötö trouvösvirulents; onapu yretrouver les bacilles (coloration), eton alransrais la tuberculose en les Inoculant. Malassez et Vignal ont con­serve des craohals pendant plusieurs mois en les mouillant et les laissant söchor alternativement, saus que les bacilles fussent moins nombreux. Baumgarten, Fischeret Kalk ont constatö qu'aprös quelques jours de pulröfaction, les matiöres tuberculeuses perdaiont lern- viru* lence, De Toma a fail la möme constalation pour les craebats IuIht-culeux putröflös. Voelsch a remarquö que la pulröfaction affaiblit la virulence sans la faire disparatlre. Scholtelius aurait retrouvö les bacilles luberculeux vivants dans le sol, an beul de deux ans et demi aprös l'enfouissement de pouraonsdans les conditions suivies pour les onterrements des catiavres de l'espöce humaine; Lortet et Despeignes ponsent que les lombrics terrestres peuvent conserver plusieurs mois, dans leur corps, les Imeilles de la tuberculose, et ([n'ils peuvenl les ramener ö, la surface du sol.
Les rösullats contradictoiros, obtenuspar les expörimontateura) tien-nent aux conditions dans lesquellos ils oul opörö et aus actions micro* biennes diverses, qui ont pu intervenir dans les putröfactions suivant les cas. 11 n'en demeuro pas moins acquis que les matiöres luborcu-lenses, ]gt;ieu que la putrefaction attönue d'abord leur virulence et la störilise ensuite dans im temps plus ou moins long, restent dangereuses quelque temps dans les eaux non renouvelöes, dans les purins, dans les fumiers, dans lo sol, etc.
De trös nombreuses recherches ont ötö faitos sur la rösistance du virus luberculeux fi l'action de la chaleur (Gerlach, Forster, Toussaitlti
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MALADIES tm'TAGlEUSES BACTEHIENNES,
(iiiliii'r,('.li.iiiv(':iiici .\i'liuiig(\';illin, Arloin^', Banfj^Granchorot Ledoux-Lebard, 11, Martin,Froi'ichs, Parrot, Schill et l'ischor, Yersin,etc.,etc.); Us ii'siilials obtenus n'ont pas ötö loujours seiablablos; des diffö-rences, plus ou moins notables, out ötö observöes, tenant au mode (lrgt; chaufl'nge et h sa duröe, ä la riohesse, a la qualitö et a l'ötat de la inatiöre virulente, ö lo röaetion et a la composition da milieu dans lequel se trouvaienl los germes, Dans les cultures non dossöchöes, les bacilles peuvont 6tre störilisös en dix minutes a quot;0quot;, et en 20-30 mi­nutes ä (11)': ils soul plus rrsislauls dans les cultures dossechees goumises a Faction de la chaleur söche, el pouvent supporter un certain temps (2 a 3 beurcs) la tempörature de iOO0. Les matiöres virulentes organiques (cracliats, jetage, produit des lösions tuberculeuses, lail, sang, etc.), non dessöchöes, sont sürement störilisöes par la cuissou et l'öbullition, (|iii rendent Irs laits el les viandes inoffensifs; olios pouvent l'ötre d'ailleursd 98deg;, 90deg;, 88deg;, 80deg;, 78deg; et 70deg;, si Faction de la obaleur esl continuöe une dizaine ou une douzaine de minutes; cllcs peuvenl l'ötre m6me a 08deg;, ;i 60deg; et a •quot;gt;#9632;quot;gt;quot;. quand elles y sonl exposöes durant20minutes, une heure, quatreheures. Las crachats et les divers produits morbides, dessöchös, quoique rösistant mieux, sonl facile-ment störilisös par la chaleur humide, par l'öbullition.
La salaison, tolle qu'on la pratique dans I'industrie, respecte plus ou raoinslongtempsla virulence des lösions tuberculeuses. Mes experiences (Galtier) out pöremptoirement ötabli (jue, dans h.'s fragments de viseöre tuberculeux ires petits, salös avec quot;it) pour 100 de sei, la virulence pent per sister pies d'un mois, pour disparaltre apröss'ötre [ilus ou moins affaiblie. D'autres expörimentateurs onl conflrmö mes rösultals ; on anrail vu des viandes, salecs depnis quinze jours, donner la tuberculose (Delacroix) ; on a trouvö les bacilles tuberculeux vivanls nn et deux nuns apres la salaison, el on a pn donner la tuberculose avec des viandes fumöes, qui renfermaient des lösions (Forster). Tou-tefois, il a ötö reconnu aussi (Mandereau)quo la salaison, a 18 pour 100, de viandes tuberculeuses döeoupöes en minces tranches, apres avoir ötö döbarrassöes des ganglions el des us, opöre la störilisation lt;;u
30 jours.
Les anliseptiques ngissenl plus ou moins efflcacement, suivant la nature do Fexcipienl avec lequel les bacilles se trouvent assoeiös. L'alcoolö 90deg; störilise promptemenl le virus tuberculeux, avec lequel 11 est en contact. Mais los mölanges d'eau etd'alcool, a raison do 1 lo, 1/8, 1/8 de eel agent, peuvent respecter la virulence pendani des jours, des semaines el des mois (Qaltier). L'acidesulfureux, obleuu par la combustion de 00 grammes de soufropourchaquemötrecubod'espaco a dösinfocter, sterilise, apres -l'i heurea do contact, les cultures et les crachats (Thoinot). Sont de bons dösinfeclants centre les bacilles tuber­culeux ; lasolution d'acidephönique ft Bpour 100 (Yorsin); lacröoline
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TUBERCUL08E.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1141
ii 8 pour loo (Jaeger); los solutions d'aclde sulfunque, d'acidQ chlor-liydricjuo, de sublimö, de brome, d'iode, de cröosote, do sulfate de ouivre, de parachlorophenol, He
I). Transmission spontanee etexperimontale, modes de con­tagion. — Voics de penetration du virus. La Lransmission tie la tuberoulose peul so produirede diverses fagons, par höröditö, par ino­culation accidentello, par Ingestion quot;et par inhalation ; eile peul ötre l'ÖaÜSÖe par divers modes ex|)eriiiieiil:iii\ ; rllo est facilitöe par la nature du terrain dans lequel les microbes sont ensomences et par les causesprödisposantesci-dessusindiquöes, L'invasion e1 lamarohe do la maladie variant suivanl le mode de transmission, suivanl la vole par laquolle levirus a pönötrö dans I'organisme,
a. Heredite de la tuberculose. — L'observation des [aitsel IVdiide des avortons et des jeunes au moment do lanaissance on! dömontrö quo la tuberculose peul 6tro höröditairechez I'hommeetchezles animaux. 1,es deux, ascendants ne jouent pas un röle 6gal dans la transmission lieredilairedei'airertion. Geluidu pöre est lueii moindi'e que celui de la mere. Touldois,on aeu reneonlredes bapilles dans le spenne (Weigert, Siroiui et Pernioe), Landouzy et Martin ont constatö lii virulence du
spönne du eoliayealleird de tuberoulosegönöralisöe. I.esliaeilles luher-
euleux pourraienl meine exister (Carl Jany) dans les testicules en appa-rence normaus des phtisiques. Lespermo du male peutötre mölangö de vims, quand le tesl iculeest envahi pardostuberculcs, quanddes lösions existent,sinda muqueusegönito-urinaire, D'autrepart, lesfaitsconstatös de contagion coxtalo ne permettentpasde rövoquer en doutela possibi-
lile de Tin feet ion dein more par le spernio, ainsi qu'on le veira ci-a[ires.
Cornil d'un cötö et Dobroklonsky d'un nutro ontconstatö oxpörimenta-leinent qua le virus luherculoux, depose, sans lesion prenlalile, snrla muqueuse vaginale de cobayes, döterminail la tuberculose. Quand des liaeilles se trouvent dans le sperme, le pöre peul transineUre la, tuber­culose Ö son descendant ; Lydtin a signals iocas d'un taureauphti-siipie donl dix descendants sont. devenua tuberculeux ; mais co tail se produit trös rarement, et encore faut-il croiro, jusqu'a plus ample dömonstration, que e'est on contaminanl d'abord la mere, en inoculnnl en quelque sorte levirus dans ses organos gönitaux, quo l'ascendant male peul etro rauteur iiulireei de l'infection du festus. En sorte que, bien qu'on all prötendu quo le feetua pouvail 6tre infectö directement par le pftre, iiieiue sans (pic la mero dovinl malade, le röle de l'ascen­dant male semblo se borner ö eontaniiner celto dernifere, Pour qu'il y eül Infection directe du foetus par le pöre, il faudrait que le bacille pe-
mdrat avee le spennato/oTde dans l'ovnle ; et s'il en etail ainsi, il y a
tout lieu depensor que lo travail do la procröation sorail orapöchö. Le male peul. transmoltre une predisposition ou contaminer In mere, qui ä son tour conlaminera le foetus, L'ötude de l'höröditö do la tuber-
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riii
MAUDIE8 CONTA.ßlEU8E8 DACTläRIENNES.
culoso (loil done consister surtoul ö dötorminoi' lo rölo do la möro, puisque c'esl olle qui oat toujours, on derniöro nnalyso, l'agonl de la Ivansmission.
Las baoilles, Iransportös dans los divers organos ol los divers tissus, par les vaisseaux sanguins et lymphatiques, peuvent quelquefois passor de la more aufcotus.Ona parfois beaueoup exagörö la Eröquonce de l'hö-röditö de la tuberculose, on invoquanl des faits qui n'avaioni aueune valem1 döraonslrative ; la transmission Inlra-utörine esl possible, olle a ötö conslatöe sörement, ollo se produil parfois, mais olle esl relativo-mentrare. Pour t'espöce humaine, il n'est pas douteuxquo beaueoup de cas attribuös a l'höröditö ötaient dus ä la contagion tamiliale pos-törieure ö lanaissance, l'onfanl nö de parents tuberculeux couranl ö chaque instant le danger d'etre contaminö par les baisers, l'allaitement, la cohabitation, etc. La tuberculose est rare sur les enfants nouveau-ni's; on q bion constatö des lesions tuberculeuses sur des enfants ftgös de im ou deux inois et principalement sur des onfanls äges de quelques mois a plusieurs annöes, mais il y a tout lieu de penser qu'il s'agissait de tuberculose conlractöo post nalum, Toutefois, on a pu observer la tuborculose congönilalo (Hillor), Iransmettre la tuberculose au cobaye avocleproduil des organes, sains en apparence, d'un enfanl nouveau-nö d'une ini're phti8ique(Landomy et Martin), renconti'er des bacillosdans le sang de la veine ombilicale de deux foetus linniains, issnsde meres atteintes de tuberculose avanede (Bar et Renon).
En recuoillanl des obsei vations sur lesanimaux, et on expörimentant sureux, on a pu enregistrer des faits plus nombreux, non öquivoques et ploinement ddmonstratifs. L'infection inlra-utörine, quoique trös rare, aötö observöedansl'ospöce bovine: on a eu rencontrddeslösions tuberculeuses dans les organes(poumon, foie, ganglions! de foetus ou de nouvean-nos, issns de vaehes phtisiques (Chauveau, Konig, Sterm-inaiui, Adam, Seminer, Fischer, Muller, Csokor, Schleuss, Unser, Grot-ham, Johne, Wahl, Nocard, Lungwitz...) ; on aou oonstatölaprösence de bacilles ol la virulence sur des footus ou des uouveau-nös ägesde moins de quinzo jours (Johne, Csokor, Malvoz et Brouwier, Padyean, Hang, Unser, Siegen, Lungwitz); de nombreux observateurs et de nom­breux expörimentatours a'ont jamais observö des lösions, ni rencontrö des bacilles, ni conslatö la virulence sur les foetus ou les jeunes veaux ; partout on a conslatö l'exlröme raretöde la tuberculose sur les jeunes veaux tuös aux abattoirs ; denombreusos observations de Nocard etde hang ölablissenl quo les veaux issus do parents tuberculeux sonl presquo toujoura reconnus indemnes, qunnd on les soumel a l'öprouve de la tuberculine ; il est avörö onfln que les veaux tie deviennent pas tuberculeux, quand ils ne son! pas maintenua ou places dans les milieux infeetös. L'höröditö de la tuberculose a M oonslatöe sur les (•(jhayi'sel les la[iines ((iallier, Landouzyot Martin, Koubassoff, Arloing,
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TUBERCUL08E.
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Bang, Solles..,), alnsi (|iio surla sourls et sur dos canaris (Gaorlnei*); mats, si ccs iMsulials oxpörimenta.'ux conflrmont la possibilitö d'uno infection intra-utörine, ils ne pormol tont jiiis d'en ötablir la proportion-nalitö.
On a prötendu, il est vrai (ot Solles aurait observö, sur le cobaye, (jue In tuberculoso häröditaire a une marche trös lento, quo ses pre-mirros manifostations n'apparaissentque lardivement), queles bacilles, aprös avoir passöde lii möreau l'o-tus, pourraiont sommeiller iilus ou imiiiis longtemps dans los tissus du jouno, qui sun! jtlus vivacos, saul'a pulluler rl a, döterminor lamaladie plus lard, quand I'organismo vient ii 6tre döbilitö par une cause quolconque. .Mais colto höröditö fi longuo öcheanco ne se comprend guöre ; on con^oil difQcilement quo les bacilles, aprös avoir sonimeillö desmols mi des annöes dansl'organisme, se pövoillent a un moment donnö. Cc qui est Lien plus vrai, c'ost quo les descendants engend res par des parents phtisiqueshöritent,lorsqu'ils ne naissenl pastuborculeux, d'unefaiblesse, d'une prödisposition ä de-venir pins lacilement tllberculeux dans la suite, quand ils soront exposÖS a la contagion.
En rösumö, l'höröditöestune cause de phtisie, en co que les parents peuvenl transmottro a lours descendants les germes do la maladie, on simplemont une aptitude ö, la contractor plus lard. Dans le premier cas, e'esl I'licredito clirccto on la transmission intra-utörine ;dans le second ens, e'esl l'höröditö indirecle on a longue öchöance. Le descendant, qui doviont tuberculeux tardivement, n'a vraisemblablement liöritö ilo sos ascendants (pie de lour constitution, c'est-ä-dire (rune aptitude ä etro plus facllement contaminö dans la suite, D'ailleurs, malgrö cette apti­tude, il roste indemne, quand il est preserve do toute contamination ullericure. On naltrait done ]ilus souvent tuberculisable ipie röellement tuberculeux, quand les ascendants soul phtisiques, L'höröditö directe, on transmission intra-utörine do la tuberculoso, est exoessivoment rare ; le passage des bacilles n'a lieu qu'exceptionnollement, ii la favour d'uno tuberculisation placentaireconsöcutiveü.une tuberculoso uterine, etc.; les tuberculoses tardives sont (irdinaireinent dues ä une contagion apres la naissance; la tuberculoso lieredilaire est ordiuairement pro-coco, et eile s'accompagne gönöraletnent do lösions, qui se moutrenl d'abord danslo toie, dans les ganglions de la cavi tö abdominale, etc.
b. Transmission au contact, inoculations intra-dermiques, inoculations sous-cutanees. — La peau intacto do I'honimo et des animaux ne so pröte pas a l'absorption du virus tuberculeux. L'ino-eulation par piqöros on scarifications superflcielles a pen do chances de donnor la maladio; Chauveau n'a pas röussi a infecter lo veau de cello fayon, les aodositös, qui so moutrenl parfois an nivoau des piqöres, disparaissanl bientöl sans laisser do trace.
La contagion par inoculation accidenlelle se produit rarcmeat chcz
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MALADIES C0NTAG1EUSES DACTßRlENNES.
l'hommo, ainsi qu'en tömoignoni les manipulations,faitesjournelloment aux abattoirs, sur des animaux phtisiquos, sans suites Pächeuses pour leg ouvriers; ot celatientöi co que les Inoculations cutanöos, si elles ne sont pas profondes, se prötenl mala Involution du s'irus tubor-unleux. On a pourtant obsorvö des Tails d'infection tuborculeuse (die/. 1'lui in in c, a la suite de blessures a la peau, pendant l'autopsie de bovins tuberculeux (Tscherning, Pfeiffer); on avu d'autrepartlatuberculoso faire suite ii des inoculations accidentelles avec du virus humain (piqöre ennettoyanl lecrachoirjOuenlavantlelinged'unphtisique, etc., instruments de Chirurgie ou d'obstötrique mal nettoyös, etc.); copy;1 l;| contagion, ainsi ivnlisee, provoque une tuberculose, qui pent roster locale plus ou moins longtemps ou se gönöraliser.
Chez nos animaux dimiesliijucs, la transmission par Inoculations accidentelles est ögalement trös rare. II estpourtantdömontrö qu'ello peut avoir lieu dans certaines coiulilions. On a relal.e (Lydtin) nn eas de tuberculose, consecutive ä 1'inoculation caudale d'une lymphe pöripneumonique, empruntöe a une böte tuberculeuse; on a observd (Bang, Carsten Harms) la tuberculose primitive de la mamolle, con­secutive a la pönötration des bacilles röpandus sur la litiöre ou sur le
sol.
Sur les muqueuses extörieures, la p6n6tration des bacilles peut avoir lieu parl'ois, ii la faveur de quelque traumatisme, d'un elal morliide, d'une desquamation öpilhöliale. On a observö des cos de transmission, par les baiscrs, entro parents et enfants, par les baisers ct les rapports sexuels entre conjoints. On a vu la tuberculose drdmier ii laconjonc-tive, ö la suite d'inoculations accidentelles, faites avec la main souillöe; cependantla muqueusedo I'oQil estpeuapte dsetuberculiser (Yalude). On a conslali'1 : la transmission de In tuberculose par le laureau a la vaclie, 1'inoculation du vagin par le penis tuberculeux du laureau (Johne, Zippelius, frank); la tuberculose du penis die/, le laureau, ä la suite d'une infection cottale (Eber); la tuberculose primitive dc l'utörus id dn testicule, chez le chien, ii la suite d'un coKt infectant (Jensen). La tuberculose de la langue peut vraisomblablement faire suite a une inoculation accidentelle an niveau de quelque plaie.
L'inoculation dans le tissu conjonctif sous-cutanö, quoiquo phis sure, donne des rösultals variables, suivani les espöees animates, suivanl l'origine et la qualitö du vims. Lesmatiöres d'inoculation sonl diverses : on peut se servir de toutes sortes de produits tuberculeux, des lösions, des crachats, du jetage, des öcoulements, du lait, des cultures, elc. Onand on enipluiedes lösions on des malieres. Idles quo
les crachats, le jetage,etc., il convienl de les öcraseret de les mölanger
avec de l'eau Rtcrilisce ; on (litre, apres avoir agile le melange, et on obtient une emulsion, qui peut servir pour les inoculations diverses (intra-veineuses, sous-culaiiees, inlra-srrcuses, inlra-ocnlaires, elc).
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TUBERCÜL08E.
\ I iri
Los solipödos, lo mouton, la chövro, le pore el le cliien sontgönöra-letnentröfraotftires h I'Inoculation sous- cutan^e, qui ne provoque qu'un accidonl local l)llss;lf^#9632;el•, se torminanl par la i'ösolutlon ou l'ahcödation, et nes'accompagnanl pas de tuberculose interne, Toulefois, il poul se produiro des exceptions; Pütz a pu ainsi infecterle pore et le cheval ; ii. Colina vu une chövre, inoculöo sous la peau du llunc, presenter, au bout d'une dizaine de jours, une tumeur au poinl inoculö, et ensuite la tuberculisation des ganglions abdominaux, du poutnon, etc., la maladie s elanl gönöralisöe par la voie lymphatique. l^.'s animaux grands rumi­nants, suivanl leur degrö de recepiivite etsuivant la qualitö du virus inoculö, röagissent diversement; quolquefois l'inoculation sous-cutanöe ne s'accompagne laquo;[ih1 d'un nccidenl local, qui s'abc^de et se cicatrise; mais, d'autres fois, outre I'accidenl local, qui s'abcöde et s'ulcöre, on voitse produire une vöritablegönöralisation, ainsi que l'aötabliG. Colin, qui a lii'i'1 de sos experiences les conclusions suivantes: l'inocula­tion (letennine une lösion locale, puis une affection lymphatique et consöcutivement une affection viscörale; les voles lymphatiques et ganglionnaires se tuberculisent progressivement a pai'tir du point inoculö, et flnalement des lösions viscerates s'ajoutent aux autres pro-portionnellement a l'apt Itude des animaux a contractor la tuberculose ; c'esl d'ailleurs par le möme möcanismeque la tuberculose primitive-meut ioealisce a uu organe, lei quo le poumon (inhalation) ou 1'intestin (Ingestion), tend a en sortir pour se gönöraliser, le virus (Hant exporte par les vaisseaux lymphatiques, traversant les ganglions (bronchiques, inediaslinaux, meseuteriques), situ6s sur leur trajel, et les rcndanl malades chemin faisant, pour atteindre ensuite d'autres viseöres,
Chez le lapin, l'inoculation sous-cutanöe provoque des efTets variables suivanl I'origine du virus : avec le virus luunain on n'obtient pas (Arloing) l'infection gönörale aussi souvent qu'avec le virus bovin (G. Colin, Arloing); certains sujets u'onl qu'un accident local, ijui se rösorbe ou s'abcöde; d'autres prösentent en outre, avec le temps (deux mois), des lösions viscörales ganglionnaires. Lo cobaye esl incomparablement plus susceptible a l'inoculation sous-cutanöe du virus de latuberculosedesmammiföres; il seproduit, au point inoculö, uu accident inflammatoire, qui reste dur ou s'abcöde; puis les gan­glions voisius s'liypei'trophieitl, s'indurenl, snppnrenl parfois; rinl'ec-tion se gönöralise promptement, envahissanl d'abord les ganglions et les viseöres abdominaux, puis ceux du thorax.
Etant donnöe la marchede latuberculoseö lo suite d'une inoculation sous-cutanöe, on a songö ä arröter son extension; mais il a ötö reconnu (Arloing) que l'extirpation des ganglions voisins de l'inocula­tion ne inodilie pas la mareho de l'affection ; le virus injeetö sous la peau passe on parlie dans h^s vaisseaux sanguins et pent creer l'infec-lion, ainsi (|u'en temoignenl les suites des injections intra-veiiKMises.
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#9632;
1140nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES CONTAGIEUSKS DACTlSRlENNES,
0, Contagion par ingestion. —Role des voies digestives. — Ij'ingestion de matiöves virulentes peul dötermioer I'lnfeotion tuberraquo; culeuso, el mi poul considörer, ii juste litre, lo tube digestif comme line des pi'inoipaloB voics ili; contagion chez les diverses espöees animales, De trös aombreuses observalions et de trös nombi'euses experiences ont pöveniptoirenxent ötabli le röle des voics digestives, dans ['absorption du vims tuberculoux, et dömonlrä de la fa^on la plus övidente quo la tuberculose est transmissible par l'ingestion dc^ maluTcs provenant de personnes ou de bötes phtisiques, Des cas de transmission ont ötd provoquös expörimentalement pav Chau' veau, Gerlach, Saint-Cyr, Villemin, Parrot, Viseur, Bellinger, Klebs, Leisering, [libbert, Orth, Toussaint, liarms, Günther, /urn, Pouch, Nocard, Galtier, Cadöac, etc., etc., en faisanl ingörer des repas souillös de virus; on 0 ainsi obtenu la tuberculose sur des l)(Hi's bovines, ovines, caprines et porcines, sur des rongeurs, sur ties lapins et descobayes, sur des carnivores, sur le chien el le chat, sur los oiseaux do basse-cour. D'autre part, on a fröcjuemmentobservödes cas do transmission sponlamie, ii la suite de l'ingestion de inatieres tuberculouses de l'homme ou des aninnaux.
Les jeunes bovins contractent facilement la maladie, quand on leur fait ingörer des repas souillös (Chauveau, Gerlach, Sainl-Gyr...). On 0 maintes fois vu les veaux so tuberculiser en tötanl un lait virulent, On a vn des animaux bovins s'infecter, en mangoanl avec des malades; et il es! certain que la tuberculose est souvent transmise aux adultes de cette 1'acon, ainsi quo le fail penser la localisation ou la predomi­nance des lesions sur les organes abdominaux dans des cas assev. nombreux. Che/ le cheval, la contagion semble se faire fröquemmeni par Ingestion, ainsi que le donnent ö, penser la tuberculisation primi­tive des ganglions mösentöriques et la localisation, dans bien des cas, des lesions sur les organes abdominaux. On a d'ailleurs vu des che-vanx devenir tuborculeux, en cohabitant et mangoanl avec des vaches malades. Le pore s'infeete facilement, quand on lui fail ingörer des matiöres virulentes (Gerlach...); on a vu dessujets contracter sponta-nemenl la maladie, en mangeant des matiöres tuberculouses, des debris d'abaltoir ou d'atelier d'öquarrissage, des viandes phtisiques, du tail tuberculeux, des petils-laits provenanlde la fabrication du bourre el du fromage avec des laits tuberculeux ; les jeunes s'infectent en letant le tail tuborculeux de leur mere malade. On pent lögitimeraent afflr-mer que la tuberculose spontanöo du pore csl le jilns souvent due a l'ingestion de repas virulenls. Le mouton et la chövre peuvent aussi ?'infecter par Ingestion; on a vu des sujets devenir tuberculeux, aprös avoir I'ecu des rostes de i'epas souillös de virus. On a vu maintes fois des chiens et des chats devenir tuberculeux, pour avoir mango des crachals, des matiöres vomies ou sneers par des personnes phtisiquea.
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TÜUERCÜLOSB.
im
pour avoir mangö ilos matiörostuborculousos, des viscores, (l(i lavlando, (luiait ile vachos tubopculousos; el, on lour a transmis experinienla-
leiuent la muladie, eil leui'laisanl ingeeei'des lösiona du du lail, hiher-
eideux (Viseur, Nocard,,.). II semblo, bion quo lo chien et lo chal liuisscril se coutaniiner par Inhalation, lt;|iie la contagion par Ingestion jüuo die/, eux im röle pröpondörant, les jeunes 6iant d'ailleurs los jdus susceptibles, et ['infection pouvant, suivanlla richessedos maliercs infeetantes, oxiger plusieurs repasou se realiseea la suite d'un soul, Le lapin et lo oobaye sonl aisöment infeetös, quand on lour serl des repas souillös, et surtout quand lo virus ost abondant, ou lorsquo les ropas sont repetes. Los (lisi.'aux se contaiiiiueiiL presque toujours par Ingestion, attendu qu'on rencontre fröquemment des lösions abondantes daus la cavitö abdominale, alors qu'elles manquont ou soul rares ailleurs. Ou a pu inlecter experiinentalemeiit des gallinacös cn melanl des malieres liibereuleuses a lours aliments. On a vu la luberculose
ravagor les bassos-cours, dans lesquelless'ätait montröunpremier cas, c'i la suite do introduction d'un oiseau malade. Daus les basses-cours ot dans les volieres, les oiseaux sains s'iiileol.ent on mangeant les iiialirres morbides do lours eongonores, los dojeelions inU^stinalesdes malades, riches en bacilles, el.ant ropandues partout, iiii'diuigoes aux boissons etaux aliments. On a observe maintes lois des faits, qui don-naient a penser quo les oiseaux sMtaient iiileetes en mangeant des matiöres morbides provenant de l'homme (crachals) ou des animaux bovlns; et, bien quo la tuberculose dos mammiföres no soil quo trös difQcilementtransmissible par voie d'expörience, aux oiseaux. il y a lieu do penser qu'ils peuvent parfois, dans des conditions particuliöres do i'ooept ivile, s'infecter en ingörant dos craohats ou des lösions, et faire subir aux bacilles un aeclimatement, qui rend onsuite facile la trans­mission d'oiseaux a oiseaux.
Si l'ingestion de mauere tuberculeuse peut donner la maladie, olle peul aussi ne pas la faire doveloppor, quand la dose de virus ost fälble, quand los repas infoetants ne sont pas röpelös, quand los sujets sonl robustes, quand lamuqueuse estintaclo. L'iulluenco de rospeco etdes prödispositions individuelles jouent un grand rölo dans ce modo d'in-fection, comme dans los autres d'aillsurs; los sujets jounes et les individus de certaines especos (porc, veau, lapin, oobaye) s'infectonl plus facilemont. D'autro pari, s'il est avörö quo la muqueuso gastro-Intestinale Intacte peul se pröter ii l'absorption dos bacillos tubercu-loux, s'il ost etabli (Dobroklonsky) quo l'öpithölium intestinal intact n'empöche pas lour pönötration, il semblo, bien, ainsi quo l'oxpörience l'a d'ailleurs dömontrö (Sormani), epic l'absorption et l'infection sont faeitilees. quand la muqnoiiso digestive est lesoe ou malade.
Los sujets a i'ecoptivilo faible (inoulou, cheval, chion, bovin adulte) peuvoul ingeror des dosos cousidorablosdc uiuliere virulente Sans s'in-
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1148nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTAG1EUSES BACTfiRlENNES.
fecter, Lo pore, möme joune, ae s'infecte pas ordinaireinent, quand la dose de virus ingöröe ost Faible, et quand les repas souillös no soul pas trop souvenl röpötöes. Le lapin ri le cobaye, quoique iri'.a sensibles, peuvent no pas s'infecter en ingöranl du virus afTaibli (Hang1, on une faible quantitö de virus Tori (Bellinger, Qebhardt, Gadöac); il a ötö reconnu expöriraentaleraent (Galtier) que les iapins et les cobayes, auxquelson serl des caroltessouillöes, s'infectenten proportion variable, d'autant moins torte que le virus ingörö cst moins abondant et quo I'ingestion esl moins röpötöe.
!)(gt; toul ce 4111 pnVrilc (in peul (lone lögitimement conclure: qnc I'ingestion de vims tuberculeux peul döterminer 1'infeclion chez la plupari des espöees ; qu'ello en est la cause ordinaire chez cerlaines oisoanx, chfval, [xirc), qaVllc est moins efßcaceet joueun vö\c moins iinporhml chez d'autres; qu'elle exigo, pourprovoquor l'infection,des doses phis (in moins ölevöes de virus ou des repas plus ou moins souvent röpötös, suivant les esp^ces; qu'elle pent laisser Indemnes les snjcls, (ioiK's ile pen de reeepl ivil,e, qui in^vivnI line I'ois en passanl. des doses relal ivement lories de virus; qu'ellepeut pareillement laisser indemnes des sujels sensibles, qui n'ingörenl quo de faibles doses; que les ropas IVeipieiiiiiieiiL röpötös (porcherie, basse-cour, ötable i'enfer-manl des malades) iavorisenl l'infection ; que les aniiiiaiix sains peuvent s'infecter en ingöranl des döbris, des lösions, des viandes, du hiii de hi'des tuberculeuses, des crachats de phtisiques, des matiöres morbides rendues par les malades, des aliments, des Eourrages, des boissons souilles; que I'ingestion fail apparaltre le plus ordinaireinent une tuberculose abdominale; qu'on peut ranger, dans la catägorie des tuberculoses par Ingestion, la plupartde cellesqui so caractörisenl par
des lesions inlesl inales, niesenl.eriqnes, peeiloneales, ele., quand COS Idealisations existent seules ou sonl prödominantes; que Dependant experiences de Ghauveau), dans certains cas d'infeclion par Ingestion, les lesiinis thoraciques peuvenl ötre aussi marquöes que celles des 01'-ganes abdominaux, ei qu'elles peuvenl ötre prödominantes ou nieme seules; qu'il faul tenir compte de ces particularitös, pour appr6cier approximativemenl le röle de l'inhalation et celui de I'ingestion dans l'infection spontanöe; que la tuberculose abdominale, qui fait ordinai-rement suite a I'ingestion, peul aussi deriver d'nn anfre mode de eonlag'ioii iinjeelion inUa-veinenso, injection intra-p6ritonöale, etc.). l'our que l'infection tuberculeuse fasse suited I'ingestion, il faul que les bacilles soient inoculös el absorbös en nn poinl quelconque de la muqueuso digestive, haus certains cas, a la faveur de plaies ou Id ess 11 res preexistanles 011 produiles par le repas infectant, qui contient des corps viilni'ranls, l'inoculation et l'absorption so fonl au niveau de la muqueuso bueco-pharyngienne, d'oü rösultenl des accidents locaux, des aili'niles (l(;s ganglions cervicaux, ainsi que cola a 6t6 observe ehe/.
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TUDERCULOSE.
IliO
le veau (Chauveau), die/, le lapin (Orth), chez le chat (Viseuv . chez le |)orc (Toussaint), ehe/. In cobaye (Cadöac). Bien qu'il ait 6tö ötabli (Straus et W'url/) (|uu l'action du sue gastrique sur le virus tuberculeux est irapuissante ii prösorver des dangers de l'lngestion, les bacilles supporlant 18 heures le contact de celui du chien a 38deg;, il semble bien que restomac est en gönöral peu pi'opice a la pönötration des microbes, quoique on ail pu Johne) constater, sur un animal grand ruminant, une inoculation primitive au niveau du feuillet. Les bacilles traversent done l'estomac saus ötre störilisös par le sue gastrique (Cadöac et Bournay); arrivös dans l'intestin, ils peuvont, sans lesion epithöliale, pönötror au niveau des organes lymphoXdos ou ötro övacuös avec les excrements; la muqueuse rectale pourrait d'ailleurs absorber les bacilles (Cadöac) a la suite d'une injection de liquide virulent. On con^oit done, ([uu la tuberculose, contraetöe par Ingestion, övolue diversement suivanl le lieu de pönötration des microbes: ü la suiU; d'une inoculation accidentelle a la surface de la muqueuse bueco-pharyngienne, on voit se produire des adänites au niveau de la gorge; ]mis la maladie gagne de proche en proche et so comporte eonnnea 1 a suite des inoculations faites dans d'autres rögions; il ir(.'st pas rare de trouver ehe/, le pore des tuberculoses ayant döbutä de la sorle et g'aecusant surtout par la tuberculisation ancienne des gan­glions du eou, de la gorge, de la lele, etc.; a la suite de l'absorption du virus par la muqueuse intestinale, il peut se produire laquo;les granu­lations et des uleerations sur la membrane, dcsadeuil.es tnösentöriques, de la pöritonite tuberculeuse, des lösions dans les viseöres et les gan­glions abdominaux, puis la gänöralisation aux organes thoraciques, etc.
d. Contagionpariuhalation. - Röleclesvoiesrespiratoires.— L'observation et l'oxpörimentation ont ötabli que l'inhalation du virus tuberculeux provoque la maladie; il rösulte de l'observation que la tuberculose peut se transmettre par l'inhalation de poussiöres viru­lentes; on peut l'obtenir expörimentalement, en faisanl respireraux animaux un air ohargö de poussiöres luberculeuses, ou en inieclant le virus dans la trachöe; elleaütö provoquöe expörimentalement (Villc-inin, Tappeiner, Schulet Fischer, Bertheaud, Prerichs, VVoichselbaum, Schulter, Verragut, Thaon, Qallois et de Souza, Cadöac et Malet...) sur divers animaux (chien, elievre, lapin, cobaye) par l'inhalation de poussiöres virulentes ou de pulvörisations liquides.
Si l'air expire par les malades n'entratne aueun germe avec lul (Günther, Harms, Charrin et Karth, Grancher...), s'il en est de möme des ömanations ou övaporations de matiöres tuberculeusos humides (Sirena et Pernice), il est bien avörö que l'atmoaphöre d'un local oecupö par des malades peut s'infecter et devenir infeetant, gramp;ceb la mise en suspension de poussiöres, qui peuvent6tredötachöes,amp; tous les Instants,
des malierrs morliides deSSÖcllÖCS. lt; )n sail ipie les malirres Inlx'i'eu-
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llöO
MALADIES CONTAG1EU8E8 UACTERIENNE8.
louses (craohals, jetage.,.), peuvent oonsorvef plusoumoins longtemps leur virulence malgrö Iraquo; dessiccation ; et Ton conQoit que des pous-siiTcs actives, dörivöos de ces produits dessöchös, soient aisement entratnöes dans Fair. Les crachals par exemple constituent un ires grave dangor; dessöchös surles linges, sur les mouchoirs, surles draps, les couvertures, les tapis, les pan] nets, etc., ilspeuvent, quandon secoue les objets, cm quand on balaye les planchers, se resoudre ca poussiöres, qui soul inhalees ou vont se döposer im peu partout, sur les nicuhlos, sur les objets divers, sur les aliments,etc., pour servir Stune contagion ulterieure. II en ostcle lueme da jetage et de tous les produits morbides rejetespar les animaux. On a constate (Cornet, etc.) la virulence des poussieres des chambres occupees pur des phtisiques; on a ögalement conslate I'infection de l'air des locaux occup6s par des malades, en provoquantla tuberculose par l'inoculation de 1'eau obtenue au moyen d'un appareil ä condensation (Cadöac et Malet); et Straus a dömonlrö (pie lebacille pent existerft l'ölat virulenl dans les fosses nasales d'in-dividus sains, qui söjournent avec des phtisiques.
La contamination par I'alr, possible ehe/, tons les sujets douös de receptivite, joue, dans la transmission de la tuberculose, un role variable, suivant les esp^ces et suivant le genre de vie des indivulus. Chez I'homme, donl la tuberculose revel ires souvent la forme pulmo-naire, audöbul, la maladie se gagne surtout par inhalation; ce soul les crachals dessechös, el entratnös en suspension dansl'air sous forme de poussieres, qui soul les principaux agents de la dissemination des germes luberculeux. Chez les betes bovines, la cohabitation joue un trös grand role dans la transmission de la tuberculose; mais comme ello permet la röalisation de divers modes de contagion (inhalation, Ingestion, Inoculation accidentelle), on ne saurait döduire quelle pent elre la fröquence de I'infection par inhalation. Dans les elablos, les matieres virulentes pcuvent si? dessecher el foumir des poussieres Infectantes; d'autre pari, la tuberculose primitive du poumon, assez souvent observre, permet de conclure lögitimement amp; la realisation do I'infection par inhalation ; mais il est difficile d'etablir exacleuumt le role de l'air, attendu que toute tuberculose pulmonaire ne rösulte pas uecessaircnient d'une infection par inhalation, attendu quo les lösions pulmonaires peuvent faire suite A la contagion par Ingestion, a I in­fection du sang, etc. Chez le cheval, la cbevre et le mouton, I'infection par Inhalation, peat egalement se produire, quand ils habitenl a.vec des vaelies malades, ainsi qne cclarijsultc dt! certains fails d'observatiou
,lohne, Schindelka, Schortmann, en ce qui concerne le cheval); et l'inoculation directe dans le poumon du poulain provoque surcment I'infection (Pölz),
Si le pore et les oiseaux sinfecleid preaquo loujonrs par ingestion, a cause de leur genre de vie, ii est vraisemldalilc qnquot;ils peuvent par-
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TUBERCULOSE.
Hol
fuis so contamlnor par inhalation, I.e. chien et lo chat soul sensibles amp; 1'inhalation dopoussiöres tuborculousos; lo chion s'infocto aisömont,
quand mi [ui fail inhaler des eeaelials desseciies (Tappeiner,
Woichsolbaum), et il semble que i'infection accidentelle derive de 1'inhalation dans la moilie des cas,
Si la contagion parl'airest possible ehe/ toutes les espöecs, et si eile est particuliörement fröquentechexcertaines, il convientde retenirque I'inhalationde germestuberculeuxne fait pas invariablementapparultre la. maladie ; les microbes peuvent elre arreles par lo mucus, ct evacues onsuito avee lul, ou dötruits quand ils soul en faible quantitö; certains experimenlaleui's Ollt ÖcllOUÖ en laisanl inhaler des nialieres tuber-culeuses dessöchöes, qui pouvaient 6tre parfois störilisöes; on aurail roconnu (Cadöac et Malet) que le lapin s'infecto mains facilement el moins souvent, quand on lui fait inhaler des poussiöres grossi6res que lorsqu'on ngit avec des poussiöres tönues ou un liquide virulent. Mais les chances d'infection sont d'aulantplus grandes que 1'inhalation esl lilus longlemps eonLiiniec ou plus souvent, röpötöo, et (pie l'air esl plus riche en poussiöres tuherculeuses. Elle esl grandement facilitöe, quand lesvoies respiratoiressontirritöes, malades, enflammöes, quand leur öpithölium a perdu de son int6grit6 (bronchite, broncho-pneumonle); la peneiration des bacilles s'opöre principalement au niveau des culs-de-sac alvöolaires.
En rösumö, 1'inhalation de poussiöres tuherculeuses ou introduction de liquides virulonts dans les voics respiratoires döterminent la tuber-culose sons la forme pulmonaire ou broncho-pulmonaire d'abord ; onsulte la gönöralisation s'opöre suivant lo möcanisme pröeödemment indiquö. La maladie envahil primitivement le poumon, quelquefois lo larynx, latrachöeou lesbronches ; puis eile se propage aux ganglions mödiastinaux, ii laplövre, et enfin olle se gönöralise amp;.d'autres organes, a d'autres appareils. 11 ne taut pas perdre de vue cependant quo les lesions pnlumuaires, fussenl-ellcs seules, no prouvent pas ahsolumcnt que le virus a pris possession de l'organisme en pönötrant par les voiea respiratoires; on sail que le lapinpeut presenter des lösions pulmo-naires d'emblöe a la suite de l'inoculation sous-cutanöe; on sail d'autre pari quel'ingestion peuts'accompagner d'unesemblablelocalisation, 11 semble que, tout en ötant subordonnö au mode de contagion, le modo d'evolnlion de la luherculoso est genöralcnieut subordonnö aussi, dans une certaine raesure, amp; laröceptivitö spöciale d(,'s tissuset desorganes des individuSi
e. Modes divers d'moculation. ~ L'lnjection Intra-veineuse du virustuberculeux,convenablementpröpar6etflltrö,permetd'obtenir la luherenlose, meine sur les aniiiiaux les moins sensibles,
Chez le lapin et lecobaye, eile provoque, sur los organes respira­toires, sur les organes abdominaux, sur le poumon, dans le foie, dans
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1132nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALA.DIE8 CONTAGIEÜSES BAGTERIENNE8.
la rate, dans la moelle dos os, fete, la tormatiön de granulations nom-breuses, isolöes ou röunies en amas gristees ou jaunätres; oes gra­nulations soul parfois trös confluentes et Irs sujets peuvent succombor avantque los tuberculos aient en le temps d'övoluer; on trouve alors le Eoie, la rale, hypertrophiös, gorgös de sang, friables, farcis, ainsi que la moelle dos os, de follicules tuberculeux embryonnaires trös riches on hacillos. L'injection do grandes quantitös de bacilles dans le sang pent provoquer, surtout aprös quelques passages, une maladie rapide, une vöritable septicömie tuberculeuse, qui fait pörir los sujets on deux on Lrois somainos aprös los avoir Tail maigrir considorable-tnent (Yersin, Nocard).
Chez le mouton, chez la chövre, olio/, le chien, l'injection intra-veinouse s'accompagne de tuberculoses A, övolution pins ou moins rapide, suivant la qualitö et la quantitö du vims, et suivant la rösis-
l.....#9632;(! dos individus; los lesions so montrent dans los organes respira-
toires et sur los organes abdominaux; on pent los voir se former d'abord principalemeat ou oxclusivement sur tol ou tel organe.
Chez los solipödes, l'injection intra-veineuse de doses forlos de virus dötermine une tuberculeuse tniliaire aiguö du poumon(Chauveau)i dans certains cas, los lösions peuvent se cicatriser et former dos amas de consistance fibreuse. D'ailleurs, le cheval semble aussi sensible an bacille aviaire qu'ä eelui des mammiföres.
Che/, los oiseaux, l'injection intra-veineuse du bacille aviaire deter­mine une tuberculose gönöralisöe ft. evolution rapide.
[/inoculation intra-pöritonöale et I'inoculaUon intra-oculaire sonl deux modes d'infection pröcieux, qui soul de la plusgrande utilite ü
l'expöri.....titateur, lui permeltant d'obtenir dos rösultatscertains, memu
quand ildispose d'unefaible dose de matierc virulente ou d'un virus plus ou moins altöiiue; seulomcnt, pour cos deux proeödös, comme d'ailleurs pour l'inoculation sous-cutanoe, 11 convienf d'avoir un virus pur. A la suite de ['injection intra-pöritonöale, il se produit, oho/, le lapin ol le cobaye, d'abord une eruption de tubercules tniliaires sur le pöritoine, sur l'öpiploon et sur le mösentöre, des granulations k la sur­face dos viseöres, dans le foio, dans la rate, dans les ganglions niesen • töriques, etc.; enquinze, vingt jours, les ganglions, la rate, 1 epiploon sont parsemös de tubercules, el la mort pent, survenir an bout de vingt-cinq, trente jours. On pen! d'ailleurs provoquer une tuberculose aiguö lt;dio/. d'autres espöees (veau, chövre), en iüjectani le virus dans le poriloino. [/inoculation du vims dos mammiföres dans la chambre aniorionro de l'o'il du lapin provoque In tuberculisation de l'iris et ensuite ane tuberculose miliaire aiguö gönöralisöe. L'insertion du virus dans lacornöe s'accompagne do gönöralisation. L'inoculation du vims tuberculeux dans les glandes salivaires donne des rösultals posltifa (Valudo), L'injection intra-cr6,nienno, ehe/ le lapin ol, le cobaye, pra-
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TUBERCÜL08
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tiquöeavec du virus avlaire^edonne pas la luberculo8e(Dareraborg).
f. Cireoustances qui favorisent la contagion. — Produits
et agents dangereux. — Les vöhiculos qui peuvont servir d'intermö-
diairesö la contagion soul nombreux.Ceson^d'une maniöro gönörale,
les aliments, les boissons, I'air, tousles objels souillds et les malades; la non-dcsinl'ectkm des locaux, des objets on des produits dangereux, est la condition fÄcheuse qui oxplique la frequence des cas de transmission,
Pour i'homme, cequ'il y a le plus u redoutor c'ost la contagion par los crachats dos malades, qui sent la source de la presque lolalite des nombrouxcas dephtisie qu'on observe; parleur intermödiaire laus les modes de contagion sont possibles, I'inoculation accidentelle, la con­tagion par les voies digestives et par les voies respiraloires. On salt que leur virulence pcul se conservcr plus ou moins longtemps; on a memo conslatö que les bacilles y deviennent plus nombreux, quand ils sont gardes a uno temperature de 370-380. Tous los objets souilles de pro­duits expectorös sont dangereux. Les mouches elles-mömes, qui affluent autourdes lits des tuberculeux et dans les crachoirs, peuvent servir a disseminer les bacilles. Kilos en absorbent et olles en emportent adbö-renls a la surface de leur corps; on les a rotrouves intacts dans lour abdomen ainsi que dans leurs exerömonts (Spillman et Haushalter); et ils peuvent servir plus lard a propager ['affection. Le grand danger dos crachats est universellement reconnu, et tout le monde est d'accord pour conseiller de les recueillir intögralement dans un vase on verre ou en porcelaine et de les dösinfecter. On a, en outre des cas dds a la contagion par I'homme, cm pouvoiron attribuer certains a la consom-mation do la viande et du lait provenant d'animaux tuberculeux. On a vu plus haul ce qu'il y avail lieu de penser a cot egard. La contagion desanimaux ä I'homme est surtout h redoutor, sans qu'on puisse fixer relcndne de sou röle, dans les conditions suivantes: quand les per-sonnes söjournent longtemps dans des ^tables malsaines, oecupöes pur des bötes laberculeuses; (piand olles ycouebent; quand elles sont exposöes a ingörer ou ö inhaler des produits virulents d'animaux liiiviiis ou autres; quand elles ont pour commensaux des animaux tuberculeux, chiens ou chats, qui rejettent des matiöres virulentes.
Pour les animaux, ce sont egalemont les prodnils morbides rejotos par les malades, qui sonl les principaux agents de la contagion; c'ost la matiöre expectoröe, c'estlejetage, ce sont les öcoulements morbides, c esl le lait, etc. Lo transmission a lieu entre animaux de memo espöee on d'especesdillereiiles, et olle pent avoir lieu de I'homme aux animaux commedes animaux ö I'homme; on a signalö des cas de Iransmission de riinmme au chien, an chat, au brnuf; on a vu (Cozette) un vacher phtisique infecter une 6lable. Los circonstances, dans lesquelles la contagion so produit, so rösument d'ailleurs dans los rapports directs
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ini'tnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTAGIEUSE8 BACTfiRlENNES.
et indirects qu'entratnent la cohabilation, la tröquentation des memos lieuxetlos relations commerciales. Pour toutes les cspeccs animales, commc pour I'hommo, la cohabitation plus on moins intime, et plus ou inoins prolongöe, favorise igt;lus on moins la transmission de la tuber-culose, Pouou pas dangereux, taut que lamaladio no s'accompagne pas d'excrötion de produits virulents, tant qu'elle est localisöe aux söreuses, etc., les malades souillonttout ce qui lesentoure, les aliments, lesboissons, les cröches, los mangeoires, les ramp;teliers, les auges, les abrouvoirs, les litie.rcs, les fuiuiers, etc., quand Us rejel tent des matiörcs virulentes (jetage, expectoration, döjections,etc.), Daus cos conditions, la transmission peul se produire, a tout instant, par contagion imnu-diate, par contagion mediate, par Ingestion et par Inhalation, les suiets sains pouvant löcher les malades, partager leur repas, ingerer des aliments ou des boissons souillßes, inhaler des pousslöres tuber-culeuses, etc. Toutefois, ['infection ne se produit pas fatalement a la suite de l'introduclion de quelques bacilles; l'organisme rösisteplus ou moins, surtoui quand il s'agit de sujetsvigoureux, etlorsque d'ailleurs les conditions hygiöniques sent bonnes. Nöanmoins, et toutes choses ögales d'ailleurs, la contagion se produit d'autant plus sörement que les matiöres virulentes son! igt;lus abondantes et plus röpandues, que les litieros iut'oelees no soul pas renouvelöes, que les objets souillös ne sent pas dösinfeetös, que les animaux sains et les malades vivent en promiscaitö plus complöto. D'ailleurs, il n'est pas nöcessaire que des Sujets sains et des sujets malades se trouvent molaugrs dans les locaux, dans les habitations; it suffit que ceux-lä y passent ol y s6journent a la suite de ceux-ci, sans dösinfeetation pröalable. üne ötable, une basso-cour, indemnes, peuvent ötre infectöes par l'intro­duclion d'un malade et l'affection sepropager ensuite. La fröquentation des mömespäturages peul, aussi, quoiqueii un bien moindre degröque la cohabitation, ötre une, circonstancede contagion, les animaux sains, qui vivent en promiscuity avec des malades, pouvant Ingörer des matiöres Luberculeuses avec l'eau ou avec les herbes que ces derniers nul souillöes. I.e commerce des animaux malades ou des animaux con-lamim's jienl, a tout moment, introduire, dans des ötablcs saines, des sujets dangereux, qui y iraplanteront et y perpötueront la tuberculose; c'esl ainsi que la maladie a 616 maintes fois exportre pins ou moins loin, introduite dans des r6gions ou des elaliles indemnes. L'utilisa-tion, pour la nourriture des animaux, des pores notamment, des döbris mi des produits provenanl de bötes phtisiques, peut contribuerö crcer et ii entretenir des foyers do tuberculose, quand on ne les a pas sut'li-samuient slrrilisespar un cliaufTage ou une cuisson convenables.
g. Identitö de la tuberciüosc de riiommeet de celle des ani­maux mammiferes. — La tuberculose des oiscaux est-elle differente de celle des mammiferes ? — La tuberculose de IVspöce
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TUBE RCU LOSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; dl!15
humaine ot collodes divors aniraaux mammiförosparaissentidentiques
sous tons lea rapports; c'est unc seulo et ruume affection, qui est trans­missible de riiomme a I'liomine et anx animaux, des animaux aux animaux et ä l'homme. On a vu plus haul que ['observation a d6-montrö la transmissibilitö de la tuborculose des animaux; mammiföres ärhommeet de celle de rhomme aux animaux. D'aillours, tout est semblable, !es lesions et le microbe pathogöne. Quand on transmet oxpei'imentalemeut la tuberculose de l'homme aux animaux, ellc evolue comrae celle qui est transraise d'animaux a animaxix; son microbe se comporte comme celui de la tuberculose animale dans les cultures, dans l'oi'ganisme, et en prösence des röactifs colorants. On a transmis expörimentalement la tuberculose humaine: aux animaux boA'ins, par Ingestion (Ghauveau), par Inoculation intra-velneuse et sous-eulanee (Cliauveau), par inoculation iutra-peritoueale (Klebs, Kitt); au clieval, par injection intra-veineuse (Cliauveau) et par injec­tion fntra-pulmonalre (Pütz); au pen; et au chien, par Ingestion (Gerlach); au bouc, par injection intra-pdritonöale (Bollinger). Les animaux bovins, leeheval, leporc, le chien, la chövre, quiont ötöcon-taminös par Ingestion, injection sous-cutanöe, intra-veineuse on iutra-pöritonöale, avec du virus humain, out contractö une tuberculose sem­blable, par son evolutiun et ses lesions, ;i celle que donne la niatiero virulente empruntöe a une bete bovine. La tuberculose de l'homme a (#9632;le transmiso expörimentalement des milliers do fois aux lapins et aus cobayes, chez lesquels ello se comporte encore comme celle de la vache, Enfln, liest inutile d'insister sur l'identitö de la tuberculose chez les diverses espöces mammiföres domestiques; la tuberculose du cheval, celle du pore, celle du chien, celle du chat, etc., se comportent vis-a-vis des animaux iuoculrs, lapins et cobayes, comme la tubercu­lose humaine, comme la tuberculose bovine; de meme aussi se com­porte leur microbe dans les cultures, etc.
La tuberculose des oiseaux, malgrö certaines difförences, est identique a celle des animaux mammiföres. Les difförencos constatöes cntrc la tuberculose aviaire et cello des mammiföres peuvent ötre rösumöes de la maniöre suivante : le vims de l'homme et celui des animaux mammiföres, qui donnenl la maladle anx diverses espöees mammiföres, nela provoquenl pas ordinairement ehe/, les oiseaux (non-inoculabilitd de la tuberculose des mammiföres aux oiseaux constatöe parVillemin, II. Martin, Straus et Wurtz, Rivolta, Maffucci, Koch, Nocard, Galtier, Vignal, etc.); les cultures du bacille aviairo, sur mi­lieux solides, difförent,par leur aspect, de celles des bacilles humains; ellcs sont humides, grasses et molles, au lieu d'etre seehes, verru-queuses ou öcailleuses, fermes et dures (Straus et GamaleYa); le bacille aviaire pivnd sur la poule et nou sur le chien, landis que le bacille
liumain prend sur le chien et ne prend pas sur la poule (Id., Id.); le
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HÜOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES CONTAplEUSES BACTfiRlENNES,
bacille aviairo no se transforme pas dans les cultures, ni dans l'orga-nisraedu lapinouducobayo (Id., Id.). Malgrö cesdifförences, l'identitö des deux tuberculoses est aujourd'hui bien ötablie. En effet, dans certaines conditions on ;lt; pu observer dos cas de transmission spon-tanöe, de l'hommeetdesanimauxmammiföres, ö, lapoule, aux oiseaux, et il est dömontrö (Cadlot, Gilbert et Roger, Courmont et Dor, Nocard)
quo lo virus dos maiimiilV'ros, inoculö aux poulos, peul parfois los
rendre tuberculeuses, et que cette tuberculose peul ensuitc 6tre inocu-lable ou sorio. Lq lapin offre, vis-a-vis de la tuberculose aviairo, une reccptivilo, qui est ii peu pros la möuio que celle qu'il a a l'ögard de cello dos mauuniroros: et, apres dous. ou trois passages, los lösions sonl los monies que eelles ijuc provoque levirus des mamniilores. Le cobaye, bien quo moins sensible a ['action du bacille aviairo, et bien que prösentant des lösions diderenlos de eelles que dötermine chez lui le bacille humain, peul parfois, ä la suite de quelques passages sue-cessifs, offrir los mömes lösions qu'aprös l'inoculation du virus dos mammiföres. i'lnliu, le bacille tuberculeux, qu'il soit d'oi'igine aviaire ou qu'il provienne dos mammiföres, donne toujours los mömessöcrö-lions, la niömo tuberculine, dans les cultures. D'autro part, il rösulte de constatations röcentes (Nocard) que le type abdominal de la tuber­culose du cbcval se rapprocherait de la tuberculose aviaire. que le cobaye, assex rösistanl au bacille aviaire, so contamine moins facile-ment aussi par le virus öquin du Lype abdominal.
Ku resume, la tuherculoso de l'homrae, celle des divers animaux mammiföres et colle des oiseaux soul une soulo et meine affection, determinoe par le niöiue bacille ; les difleronoes signalecs son! duos a des modifications imprimöes au microbe pathogöne par l'organisme de la poule : la maladie, une fois aeclimatöe oho/, les oiseaux, en devenantplus virulente pour eux,leserait moins pour les mammiföres. Mais il uo faul pas penlro de vue que la tuberculose (rune espöee peul elro trausmise aux autros espeoi's SOUS dos conditions, plus OU nuiius incomplötement connues, propres ii chaeune d'elles.
h. Pathogenic. — Phagocytisme. -Immunite. —Attenuation du virus. —quot;Vaccination. — Los bacillestuberculeux, arrlvös dansle tissn sous-oulaue ou sous-muqueux, provoquenl une röaetion locale, un afflux de cellules lymphatlques, et peuvenl ötre englobös paries phagocytes, digörös sur place ou entratnös vers les ganglions ou los autros parenchymes, pour y ötredötruits, quand ils sonl peu nombreux, et lorsqu'il s'agil d'individua röfractaires ou trös rösistants. Si le phago-cytisme est insufflsanl pour pröserver l'organisme des individua non röfractaires, on no saurait nier qu'il so produise dans une certaine mesure; on a couslale que los bacilles öprouvenl dos transformations iuvolulivos et nöcrosiques dans l'intörieur des cellules (Metchnikoff); c'est le phagocytisme, qui, joint a l'ötal baetörieide des humeurs,
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TÜDEnCULOSE,
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explique la non-röcoptlvitö oulafaible röceptivitödecertalnesespöces, de ceiiains sujels, I'immunitö des animaux h sang froid somblant due, pour une bonne pari, ä leurbasse tempöi^ature.
Dans los organisraes douös d'une röcoptivltö plus ou mains accusöe, l'arrivöe des bacilles dans le lissu lymphatique (lissu sous-muquoux, tissu süus-ciitano 011 autre) s'accompagne ordinairemont de lösions locales, au niveau de la rögionenvahio, d'un procossus inflammatoire au polnl d'inoculaüon (injection inlra-culanöe ou sous-cutanöe), de tuberculcs sur I nas (injection intra-oculaire), sur lo pörltoine (injec­tion intra-pöritonöale), dansletissuconjonctirpöri-ai'ticulaire (injection intra-articulaire. — Pawlowsky), de lo tumöfaction des follicules clos et des glandes de Peyer etdola tuborculisation de In mucpieuseintes-tinale(Ingestion). Dans certains cas, lorsqu'il s'agit d'un organisme rösistant, et lorsque les bacilles sonl insörös dans un lissu peu apte a leur pullulation, la lösion initiale peul ae pas s'aecompagner de gönö-ralisation ultörieure, rester isolöe, s'enkyster ou s'ötendre lentemont (Ions lo voisinage immödiat, los quelques naicrobes entralnös dans los voies lymphatiques ayanl ötödötmits, sans avoir pu döterminer aueuno alWration ; on pool observer semblable Evolution a la suite de l'inocu
lation intra-cutanöe ou sous-culanöe chez I'l.....irae, chez le bojuf, chez
le mouton, cbez le cheval, etc. Mais lorsqu'il s'agit d'organismes douös d'uno r6ceptivitö assez aecusöe, les bacilles sonl rapideraent entralnös dans les voies lymphatiques, et vont döterminer une extension plus ou moins rapide de l'lnfection; les lösions locales peuvent mörne ötre siiiivini peu appröciables ou inappröciables, aü point de pönötration du vims, el Irs bacilles aller cultiver au loin ;ainsi, la pönötration du virus par la muqueuse broncho-pulmonaire pent s'aecompagner de la tuberculisation des ganglions bronchiquea ou de la plövre, alors (pie le poumon n'estpas encore envahi; ainsi, la pönötration du virus par la muqueuse intestinale peul s'aecompagner d'une lubercu-lisationde la rate ou du poumon, sansque 1'intestin soit manifestement ollei'i'. Le deparl du vims hors de la rögion inoculöe pent s'effectuer rapidement;lelapin, inoculö par injection sous-cutanöe ö la pointe de l'oreille,n'est paspröservö lorsqu'onampute 1'organe au boutde vingl-quatre heures (Jeannel).
Cost surtoul pai la circulation lymphatique que se röalisont l'exten-sion el la dissömination des lesions; les bacilles, libres on englobös par les leucocytes, purtenl do la region inoculöo, du poinl envahi, de la lösion initiale, soul entratnös par les couranls lymphatiques, tra-versent les vaisseaux lymphatiques, et arrivent mix ganglions voisins, oil ils son! arreles nionientiineincnt etdetruils enplus ou moins grand nombre. Cette marche du virus k Iravers le syslöme lymphatique cst facile ft observer, äla suite des inoculations expörimentales, ainsi qu'on le vcrra ei-apres ; on la constate d'ailleurs dans les cas de luberculosc
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MALADIES C0NTAQ1EUSES BACTERIENNES.
spontanöe, lorsqu'on uliscrvc des lösions localisöes a unorgano ut aux ganglions auxquelsso rendent ses vaisseaux lymphaticiuea (tuborculose du poumon et des ganglions bronchiques et mödiastinaux, tuberculoso de l'inteslin et des ganglions raösentöriques). Dans certains cas, lo virus, arrivö aux premiors ganglions voisins da point do iieiuHration, pout y ötre dötruit en presque totality et la göndi'alisation so trouver arrätöOi los rares bacilles sortis indemnes allant suecombsr plus loin, soil dans lo syslömo lymphatiquO) soit dans les capillaires sanguins, quand ils onl 6tö dövorsös dans lo sang. Mais, dans bien des cas, des bacilles, plus ou inoins nombreux, s'öchappontdes premiers ganglions, arrivent dans d'autros et ainsi de suite, tantöt par ötapea successives, plus OU nioins vapidenienl parcouruos, tantöt a niarelie foi'CÖO en quel-(juo sorle, jusqu'ö ce qu'ilsaient ötö amenösen quantitö plus ou inoins considerable dans la circulation sanguine, qui les dissömine ensuite partout. G. Colin a vn, (die/, le jeune bovin, l'inoculation sous-culanOo au niveau du Haue s'accompagner de l'envahissement successif des ganglions preerural, prepelviens, lombaires, de la ehaine satellite do l'aorte postörieure, etc. A.rloing, en suivant la marcho de la tuborculose inoculöe sur le cobaye, aconstatö : que l'inoculation a la cuissc s'accompagne de la tuberculisation successive des ganglions inguinaux et sous-lombaires du cole correspondant, de laquo;die de la rate et du ganglion irlro-hepaliqne, puis de celle des poumOHS el des ganglions bronchiques; que l'inoculation a I'oreilleprovoquela tuber­culisation successive des ganglions pröauriculairo et pröscapulairo correspondants, puiscolle des poumons el des ganglions bronchiques; que le Systeme lymphatique du cötö opposö roste intact dans mi eas coinmo duns 1'autre, pendant queceluidu cölo inocule so tuberculise. La progression du virus n'est pas toujours jalonnee de la sorto; le lapin inoculeii. la cuisse avoc du vims humain (Arloing) peul succomber en deux: ou trois mois, on prösenlant une tuberculisation intense du poumon et do la plövre, saus altöration manifeste des ganglions de la region inoculöo et de l'abdomen, les bacilles ayant passe a leavers le systöme lymphatique, sansprovoquordo reaction appreciable, ou ayant 616 en partie transportös par la voie sanguine. Lorsque le virus est introduil en quunlile cousideralde dans le pöritoine, les bacilles al-taquent divers points de lasöreuso, eultivont sur place, la pönötronl et se repandenl rapideinent dans les ganglions, dans la rate, etc.
I.a circulation sanguine concourt ii la diffusion des bacilles et ä la dissemiualiou des lesions. On aurait constate (.leaniielj, sur le lapin inocule sous la peau de 1'oreille, la virulence du sang, do la. sei/.ieme henre an liuilieme jOUr.Toutefois, ileslaverc quo les bacilles introduits dans la veiue sejourncut pen dans la gründe circulation; quo la virulence du sang a disparu chez le lapin en inuius do qualrc beures ä la suite de l'injection, de 1 cede culture dans la veinc
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TÜDERCULOSE.
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(Nocard) ; quo lo saug du clioval inoculc dans la veine n'estpas virulent 48, 29, 24 lieures aprös l'injection (Mac Fadyoan) ; quo le sang du cheval, qui a rei;u 22 c. c. de culture, et qui s'csl montrö virulent pen-pant sept heures, a cossd complötement de l'ötreauLout de vingt-quatre heuros (Leclainche). II n'est pas douteux qne la circulation sanguine jouo un röle iinporlaul dans ['extension de la tuberculose: pendant le cours de l'affection, des bacilles peuvexit, a diverses reprises, surtout quand il seproduit des dögönörescencos, desulcörations, des cavernes, qui intöressent les parois des vaisseaux, 'arriver dans le sang, etro döposös dans des terrainspropices et y determiner des lösionsnouvelles; ainsi s'expliquent les poussöes aiguös, la luherculisation de certains tissus, d(J' certains organcs, de la inanielle, du placenta, la transmission inlra-uterine de l'affection.
Outre que certaines espöcea et certains sujels sent plus ou raoins resislants, tous les pai'enehynies de l'organisme ne se prötent pas ega-lemeiit liien a l'action du bacille tuberculeux. L'introduction du microbe tie dötermine pas tonjours, il s'en faut bien, une infection ; souvent les bacilles sont dölruits sur place, avant d'avoir pu occa-sionner des lesions durables; il y a des tissus qui offrent une resis­tance eiiergiqne; il en est ainsi du tissu musculaire, dont la virulence disparatt en quelques jours apres l'inoculation intra-veineuse (Nocard, Mac Fadyean). D'autres parenehymes (le poumon, les sercuses.la rate, le foie, etc.) seinbleiil constituer des terrains plus ou moins propices ä Involution tuberculeuse ; ainsi, ehe/ le cheval inoculö dans la veine, la tuberculisation pent so montrer localisöe au poumon, bien rpie le sangait entrainedes bacilles dans d'autres oi'ganes; ainsi, nienie ehe/, le lapin et le cobaye, quoique de nombreux organes puissent elrc envahis, il y en a (muscles, testicules, cerveau, moelle, etc.) qui res-tentordinairementindemnes; ainsi, on peutobserver des difförenecs de localisation et d'evolutiun suivant les sujets, bien qu'ils aient ete con-lamines par lo nnjmo precede et avec le meme virus ; ainsi, revolution de la tuberculose spontanee varie-t-elie beaueoup suivant les espeecs, suivant les individus. Tout coacourtii demoutrer la rcsistanei1 variable des milieux, ties tissus, des organes ; les uns sont tres resistanls ; d'autres sont doues d'une resistance inoyeniie ; d'autres enfin sont tres sensibles, Toutefois, certains milieux, qui restent ordinairement indemnes, peuvent etre eiivalds sous certaines conditions; le lapin pent presenter des arlliriles tuberculeuses, sans tuberculose viscörale, a la suite de l'injection intra-veineuse de bacilles aviaires atlenues (Courmont et Dor); le lapin tuberculeux peut presenter une arthrite tuberculeuse a la suite d'un traumatismc local (Max Schuller), ä la suite de la section du seiatique (Cornil et Habes).
Le bacille de Koch agil, ainsi qu'on l'a vu, par les poisons qu'il forme, et qui sont, les uns iiilierents ii sa propre substance, les autres
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MALADIES CONTAG1EÜSES DACTER1ENNES.
diiTusibles dans los tissus. II agil sur les lissus, on provocjuant cl'abord un afflux lt;lc collules lymphatlques, puis lour transformation on collules gäantos ot öpilhöliollcles, ol enfin des nöcrosos, des dögönöros-cencos. Letuborculesembleunepi'oduction lymphatique, identique dans tons les organes (MetchnikoCT, Borrel); il consiste dans une accumu­lation de celludos lympbatiquos, aecourues a la i'encontro des bacilles el capables de se multiplier dans Irs points oti elles se flxent.
II nsultf, i'n effet, des rcchercbes do I'm red sur la palhogdnio du la tuberculose pulmonaire, a la suite do rinjoction dans la veino do l'oreillo du lapin, cl sur la tuborculoso oxpörimentalo du rein, les con­clusions suivantes :
1quot; A la suite do rinjccLion inlra-vriiuMisc a rmrilh,', on oliserve deux stades successifa dans I'infection tuberculouse, la genöse des tuber-cules locaux, la casöiflcation plus ou moins rapide des tubercules ol renvahissement des divers organes. ^ussitöt aprös l'injection, les bacilles surd appröhendös pai' les leucocytes, el Ton constate uno leucocytose polynuclöairo intense dans les capillaires et los vaisseaux du poumon, ainsi quo l'inclusion de la pluparl des bacilles dans les leucocytes, qui sont libres dans les capillaires ou aecumulös en foyers; an bou( d'nn jour, les leucocytes porteurs de bacilles so mon-trent do plus en plus localisös en certains points dans les capillaires ; les unsrestent dans los vaisseaux el los auti'es passen I dans los alvöolos; en touspoints, vaincus par los bacilles, ilssubissenl ane dägönöresconco rapide' el onldisparn dös le cinquifemejour,tandis que les bacilles libres voni döterminerunprocessusintra-vasculaireei un procossus alvöolaire. A la I'm da second jour, pendant quo les leucocytes polynuclöaires so delruisont, arriventde grands leucocytesmononuclöaircs, qui cntourenl lesamasde bacilles et de leucocytes polynuclöaires, el donl la conglo-raöration pure et simple constitue, autour des amas bacillaires, dos cellules g6antes, ü noyaux plus ou moins nombi'eux, soil dans les vais­seaux, soil dans los alvdolos. Autroisiömo jour, les granulations tubercu-leusos sonl di'Ja constitutes dans les vaisseaux capillaires. Chacune d'elles, enfermöe dans un capillaire plus ou moins dilatö, prösente, a son centre, une ou plusieurs cellules g(5antes entouranl un amas do leucocytes polynuclöaires dögönörds; cos cellules göantes, a noyaux plus ou moins nombreux, contiennent des bacilles el soul souvent cnlourees do leucocytes mononuclöairos libres contenanl ögalement des bacilles; les leucocytes, non fusionnös en cellules göantes, so trans-forment ensuite en collules öpithölioYdos. Autour du capillaire dilatö, cxiste uno agglomöration collulair(! i'diiäiili'rablc. Tons les elrunouls collulairos, qui s'aceumnlenl autour (U's bacilles, soul dos elemouls mobiles, qui so concontrcnl et. non dos ölöments dörivös des cellules fixes (dans le foio, on pout observer le memo procossus, quand on introduit los bacilles dans les veines mösontöriquos ; ol vraisomldablo-
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TUDERCULOSE.
Hol
infill il s'accomplit dans ions Ips oi'ganes, lorsquo les bacilles arrivent avoc 1(; sang), Dans les alvöoles, le procossus so döroulo do mrmc faron ; ties loucocytos polynuclöairos poi'tours do bacillos passent des vaisseaux dans los alveoles, on les grandes cellules a poussiere jouenl le nienie rolo quo les gi'ands leucocytes mononucl6aires dans les vaisseaux. Ces cellules a poussiöro, qui so rencontrenl a la surface des parois alvöolaires, qui renfermenl dos corpusculcs noirs dans lour inlerieur, el qui somblonl döriver do cellules d'or^gine lymphatiquo, se montrent, des le deuxiömo jour de ['inoculation^ pios nombrouscs dans l(gt; voisinage des vaisseaux, 011 se passenl les phönonaönos ili'ja döcrils; elles incorporent, uon seulement les corps ölrapgers, mais aussi les bacilles el les leucocytes polynuclöaires en voio do destruction, el elles constituent des cellules g^antes en si; Fusionnant. Dans les alveiiles, il ne se forme pas, comme dims les vaisseaux, do si'rilaldes granulations tuborculeusesavec cellules g6antes, cellules öpithöliol'des et lymphocytes p6riph6riques; le procossus est simplemont alvöolaire ; le ((nin/.ieine jour do 1'inoculation, on voil ralveole malade bondö de cellules a poussiere avec do nombreux bacilles en voio do pullulation. Souvenl les cellules ^.Ivöolaires participenl a la formation do tuber-cules ayanl pour poinl do ddparl el pour centre an valssoau; ainsiles alvi'nies environnanl levaissoau malarle, el qui soul refoulös par sa dilatation meine, sonl romplis do cellules, qui pönötrent peu a pen dans la granulation et contribuentiison accroissomont, d'oti rdsultent des tubercules vasculo-alvöolaires, Quand on fail pcnelrer les bacilles tuberculeux directement dans les voies respiratoires, on observe, des les premiers jours, l'envahissemenl des alveoles par do nombreuses cellules ii poussiöro, cpii eiiglolienl les microbes olt; soul noyöes dans mi e|iaii( licnicnl do leucocytes polvniicli'aires snbissanl rapideiuent les meines procossus do degeneration ipiednns les vaisseaux ; les parois alveolaires reslcnl inlaeles pendant que les alveoles secomblent; cette pneumonic s'accompagno de la formation do granulations dans les vaisseaux voisins. Les tubercules iniliaux, conslilues comme il vient d'elre indiipie, evoluent ensuile: an cimpiieme jour, on pout voir, dans le poumon, nn Ires (in semis forme par ces I uliorciiles Qjnbryon-naires ; jour jiar junr, COS granulations grcississeul, gräcea la peuelra-lion de nouveaux eleinenls venaul des capillaires vuisins OU des alveoles qui les oul rcrus des vaisseaux. Apres cette premiero periodc,
qui ahou ill ala for mal ion de i uliercules, vient laphase do casöiflcation; les leucocytes mononuclöaires (cellules öpithölioKdes et cellules geanics), qui ont im röle plus durable que les leucocytes polynuclö-aires (les premierslulteurs), succombentäleur lour; vers le vingtiöme jour, la caseidcationsc produit, grfeco ii l'action des bacilles ot do lours produits sur les cellules qui les contiennent. Le centre cas6eux devient nn milieu de culture, Otl se developpenl d'enormes qiianlites do
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1162nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTAG1EUSES DACTßRIENNES,
bacillos, et la casölflcalion des tuborcules initiaux coincide avec la gönöralisfttion de la tuborculose, qui so fait surtout par la voie lympha-tique, et qui se traduitpar une öruption tuberculeuse dans les divers organes (poumon, foie, rein, etc.). Pendant ccttc seconde phase, on constate l'önonne döveloppemenl du systömo lymphai 'nine du poumon; les trajets et leslacunes lymphatiques pöribronchiques, pörivasculaires et sous-pleuraux, smil comme injerles; de distance en distance, on trouve, sur la paroi des lymphatiques, vt faisant saillie en dehors (grefföes sur la part)! externe), OU en dedans et en dehors, des granula­tions tuberculeuses; on constate aussi l'envahissement des alveoles, les cellules epancliees dans les caviles alveolaires devonanl le point dc depart de pneumonics alvöolaires tuberculeuses.
2deg; A la suite d'une injection de bacilles dans i'aorte, on obtient la formation de tubercules primitifs dans les reins; il peul d'ailleurs s'en produire quelque-una a la suite de I'injection intra-veineuse, quand tons les microbes ne soul pas arrötös par le ßltre pulmonaire, et lorsque, parmi ceuxqui soul passes dans 1c sang arteriel, quelques-uns vont s'aiTelcr dans ces organes. Lo mode de formation est d'ailleurs le meine, en pareil ens, que pour les tubercules iiutiaux du poumon (0.1a suite de I'injection intra-veineuse), du foie (ä la suite de I'injection dans les veines mesenleriques) et des organes quelconqucs a la suite d'une infection par le systeinc vasculaire sanguin]; les bacilles, arrivaul par l'arli're rönale, soul arreli's dans les capillairos glomörulaires OU dans les eapillaires de la substance corlieale, diHcrmiuonl d'abord ['accumulation de nombrcux leucocytes polynuclöaires et ensuite Intervention de nouveaux elements, de leucocytes mononucl6aires, etc. Co processus, unefois ehddi, s'accompagno de modifications duns les elements de l'organe, de l'irritation et de la necrose des cellules des tubes, de l'envahissement des tubes voisins des tubercules par les elements lymphatiques, de la caseilicatiou, etc, Comme dans le pou-nioii,il seproduit, dans le rein, un processus de lu bereu lose granulique, lorsque la gönöralisation s'opöre par l'intermödiaire du systöme lymphatique; on trouve alors, comme dans le [loiimou, le meine type de jeunes granulations tuberculeuses lymphatiques ä localisation peri-vasculaire. L'injection intra-pöritonöale de bacilles s'aecompagne de la formation de nombreuses granulations tuberculeuses, avec localisa­tion predominanle sur l'öpiploon; ; comine partout, le luberculo est une accumulation de cellules lymphatiques (leucocytes polynucleaires et mononucleaires), uue concentration d'elemcnts mobiles, saus inter­vention des elements lixes.
C.ette tbeorie de l'bistogenese du tubercule n'est pas admise par tont le niomle; de nombreux histologistes soutiennent; que la granulation tuberculeuse se fot'me aux döpens et par la proliferation des elements lixes (epilhelium, endolhelium, etc.) des lissiis ; que les bacilles se
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TüßERCULOSE.
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lix(Mit, suiv;iiil leur voie de pönötration, sur im öpithölium (poumon), sur im endolhölium (vaissoaux), sur les cellules du tissu conjonctif; qu'ils irrilcul lus cellules fixes, detenninout leur gonflemont, la trans­formation de certainos d'entre dies en cellules polynuclöaires, leur agglomeration sous forme de cellulesgtontes et öpilhölioldes; (|iie les leucocytes, attiräs par les bacillcs et les cellules alteroes, n'arrivent iiuc lardivement pour s'accurauler, au pourtour de la granulation. Pawlowsky, en 6tudiant la tuberculose expörimentale des articulations sur le cobaye, est arrive aux conclusions suivantes : les globules blaues du sang participent activement ii la construction du tubercule; ils peu-veiit pevir cu combatlaut les bacilles ou se mötamorphoser en cellules epitlielioTdes; ils devienii(!nl nuisibleseu trausportaut les bacilles dans l'organisme! les cellules öpitheiiofdes du tubercule döriveraient ö, In fois iles cellules locales du tissu conjonctif et des globules blaues imiuigres ; les bacilles luberculcux se rejumdeut de l'articulation dans l'organisme par la voie des lymphatiques, infectant les ganglions les plus proches, puis les ganglions cloignes, et successivement les divers syslemcs.
En resume, quand les granulations se forment consöcutivement a la penetralion des bacilles dausles vaisseaux sanguins (injection expöri-mentale dans le sang ou infection par lo systöme vasculaire sanguinj, les microbes s'arrötent dans les capillaires, determincnt la formation de pelils nodules (endü-vascularitcs), qui dilatent les vaisseaux, amenent leur Uirombüse et prüvoquenl l'altöration de leurs parois. Lorsque les tubercules procödent de l'introduction des bacilles dans le tissu conjonctif, dans uno sereusc, sur une muqueuse, dans les voies digestives ou respiratoires, etc., le mecauisme scmble encore a peu de choscs pres le memo. Les bacilles se multiplient sur place, et all irent les leucocytes ; ils sout ensuite englobes par eux ei peuvent etre Irausportes aillenrs ; il so forme sur place des granulations ; les leuco­cytes, en Emigrant, transportent les bacilles, dausles divers organes, par los voies lymphatique etsanguiue ; et lit oft s'arrelent les emigrants recommence le processus qui preside ä la formation de la granulation. Sur les muqueuses meine intactes, los bacilles peuvent passer ä travers la couche opilboliale, etre empüiiespar los leucocytes dans l'opaisseur de la membrane, dans los vaisseaux sanguins et lympbaliques. D'aillours, il est certain quo l'irritation proabiblo dos muqueuses faoi-lito la production des tubercules. Ainsi, il est avero quo I'inhalation de poussieres irritanles favoriso die/. I'liomme et ehe/. l(;.s animaux I'inflammation bacillaire, l'absorption, lo penetration des bacilles tuberculeux. Les granulations tuberculeuses, uno fois formöes, ne tardonl [ias a subir des modifications; olles öprouvent genöralemcnt la caseification, resultant de la nöerosc tics cellules, qni se produit du centre a la peripborie, et qui est duo u l'action des secretions des mi-
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MALADIES CONTAGIEUSES BACTfiRIENNES,
crobos; in;iis, quand les cellules triompheni des microbes, 1'inflam-nuitioii tuberculeuse peul aboutirii la transformation Qbreuse jilus ou iiiüins complöto, avec ou suns traces de casöiflcation au centre, Tou-tefois, Irs bacilles se röpandent souvent en dehors des granulations (U'ja formöcs, emportös par des cellules [leucocytes) migratrices, et vonl amener, dans le volsinagc, ou plus ou moins loin, en passant, comme on I'o vu, dans les vaissoaux, la formation de nouvelles granulations.
üne premiörc atteintc de tuborculose conföre-t-elle l'immunitö? Peut-on obtenir des bacilles tuborculeux allemies et peut-on donner rimmunitd en les inoculant ? Peut-on pröserver l'organisme par l'emploi de certains agonls chimiques, par des injections de subs­tances microbiennes ou de sörums, par t'introduction dc microbes antagonistes?
Une premifere attcinte de tuberculose guörio ou nun gu6rio ne con-fore pas riimmuulr ; la tuberculose lend ä ri'vidiver ; apres des am'Is ou des römittenecs plus ou moins prolonges, eile s'accompagne de poussöes succcssives ; les lösions anciennes, les Idsions locales ne donnent pas I'immuniW contro l'infection gönörale ; l'inoculation de la tuberculose locale ne pröserve pas de la tuborculose gönöralisöe; la maladie est inoculable aux sujels döjö atteinls; les malades peuvent s'infecter par leurs propres produits, en les ingöranl ou en les inhalant, La virulence du bacille s'affaiblit dans diverses conditions, dans I es foyers anciens, par l'aclioii de l'air, de la I u mi ere, dc la clialenr, des agents chimiques, par la dilution, par le vieillissement des cul­tures. Les essais d'immunisation des animaux contre la tuberculose n'ont, jusqu'ö prösent, donnö que des rösultats incertains: on n'a pas procurö, aux lapins, une imraunitö complete, en leur inoculanl des cultures aflTaiblies par le vieillissement; möme iusuccös avec les cul­tures sliTilist'es, avec les produits solubles extraits des cultures, avec la liiliercnline, liicn que derniereinenl encore on ail avanee (Bernheim) que des animaux pouvaionl 6tre immunisös par un traitemenl de cinq a six iiiois avec des toxines, et (puls pouvaionl ensuite donner un sin im curatif dans une certaine mesure. L'inoculation, ii des chiens et ä des singes, dc la tuberculose aviaire ne les rend pas absolument refraclaires a la tuberculose linmaine. bien qu'elle leur donnc une cer­taine inminnile ; les essais de serullierapic avec du sang on du semm de sangdechövre, demouton^'amp;ne, ou d'animal vaccine (einen vaccine contre la tuberculose aviaire) sont demeurös infruetueux, malgröcer-taines apparences dc succös; mömes insneces avec; les associations baetöriennes, bien que Perroncitoaitcru reconnaitre que le virus char-bonneuxaune ii\fluencedöfavorable sur le döveloppement dela tuber­culose ehe/, le boeuf.
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TUDERCUL08E.
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IV. — Diagnostic.
Malgn'' l'importance considörable qui s'y altache, le diagnostic prompt i-'t certain de la tuborculose, d'aprös los symptöiues, est d'une grande difflcultö sur los aiuiuuux vivants, surtout quand ['affection n'ost pas arrivije a imo pöriode avancöe. Diverses maladies des voles respiratoires et tics autres organes, sur lesquels se portent aussi It.-s lesions tuberculeuses, peuvent se traduire par des symptömes plus on moins ressemblants ft ceuxde la phtisie, Chez los aniraaux bovins, 11 est presque toujoura malaisö de reconnattre ksürement la maladie sur les sujets vivants, soit lt;iae des signes diagnostiques fassent döfaut, soit que les symptömes observös puissent etre aussi Lien aUribues a d'autres affections des voles respiratoires, digestives, etc. Ici, comme toujours, les renseignements sur les antöcödents des malades et sur ceux de l'etable sonl de la plus grande ulillie; 11 ne faul Jamals omettre de les recueillir. II faut s'onquörir minutieusement des antö-cödents des animaux, de leurs rapporls, de lo dale de leur mal, des modifications observöes dans leurs diverses fouclioiis ; il faut aussi s'enquörir de l'ötat sanitaire antörieur de l'ötable, deraancler s'il y a eu d'autres malades, savoir ce qu'ils ont eu, les signes et les lösions qu'ils ont prösentös, co qu'ils sontdovenus, etc. Apres avoir procede ä cette en quote, il faul ötudioraltentivetnent les malades, rechercher avec sein les symptömes des organes respiratoires, des organes de la digestion, des ganglions, de la circulation, des organes gönito-uri-naires, etc. On s'assurera si le malade tousse, s'il est essoufflö, s'il jette, si la percussion et l'auscultation döcölent des signes de locall-sations thoraciques, si les ganglions sonl lumelies, si l'animal se meteorise, s'il corne, s'il a le pouls veineux, s'il a de la diarrheo, si la mamelle et le vagin sonl sains, si le malade proflte de sa nourriture, s'il y a hyperesthösie dorso-lombaire, hörissement des polls, raideur et adherence de la peau, etc.
Chez los grands ruminants, surtout dans les regions el dans les ctables infectöes, l'existence do la tuberculose devra ötre soupgonnöe quand on observera des accidents, des troubles chroniques, dont la nature el la cause sernnl mal deliuies, quand on conslatera laquo;pic les animaux (adultes) maigrissent ou se montrent durs a I'engraissement, que les jeuues restent tnaigres et ne croissenl pas normalement; eile pourra ötre affirmöe, avecplusou moins de röserve, lorsqu'on cons-tatera de la toux, I'essoufQement au travail, le mauvais aspect de la robe, la nymphomanie, la tumöfaction de certains ganglions, des signes stelhoscophpies, des troubles respiratoires, digestifs, etc., etc, La forme thoraciquc peul ötre lögitimement soupgonnöe, quand il y a de la toux avec les caraetöres pröeödemment indiquös, dujetage, de
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MALADIES C0NTAGIEÜ8ES BACTERIENNES.
l'essouffleinoiit et curtains signos stöthosoopiques (rudesse du ntiunnure
rdspiratoire, ramp;lesdivers, submatitö, etc.). Toutefois, ces symplümcs,
(jui ne siml pus palhognomoniques, pouventse moutrer plus ou moins
noinbreux ol plusou moins semblablcs danslecoursd'autresaffections
(pörlpneumoniö, bronchites, öchinococcose, etc.). Pourtant, dans la
nöi'ipneumonie aigufl on subaiguö, ön observe une liyperlhennic cons-
lanle, une toux plus douloureuso, l'hyperesthösle des parols costales,
manodtltö plus röguliöi'e, etc. Dans la pöripneumonle chronlque, on
unel bien constater lus mrmos slgnes stöihoscopiques que dans la
tuborculose, mais los donnöes de l'enquöte peuvent mettre sur la vole
de la vöritö. Dans lea bronchites, l'olal gönöral n'est pas altörö; la
bronchite vennlneuse atteint surtout les jeunes, s'accompagne d'une
toux [orte, quinteuse, avec expectoration et jetage d'une matlöre
mucoso-purulento renfermant des strongles, etc. L'öchinococcose pent
bien döterminer des troubles respiratoires plusou moins accuses, mais
eile sc confond difflcilemenl avec la tuberculose; eile atteint la plu-
parl des animaux de certains herbages, se montre peu de temps aprös
la mise au pamp;turage, vers lemois dejuin, etc. Nöanmoins, le diagnostic
de la tuberculose thoracique est souvent impossible sur les sujets
vivants, soil parco quo la maladie n'est pas assez avancöe, soit parce
quo des icsiniis plus ou moins ötendues de laplövro, dos ganglions, du
mödiastin, dupßricarde peuvent no pas s'accompagner de symptömes
perceptibles, soit parce quo des lösions pulmonaires pen elendues ou
localiseos dans les parties antörieuressont difflcilementreconnues, etc.
La tuberculose abdominale, plus diffleileamp; reconnattre encoro, ne peut
guörequ'ötresoupQonnöe, mßme quand il y a de la diarrhöe, des imli-
gestions intermittentes, de lögörcs coliques, etc. Les animaux bovins
tuberculeux ont souvent de la tympanite, due tantöt a la compression
de l'oesophage paries ganglions bronchiquesou mödiastinaux tumöfles,
tantöl ;i la tuberculose abdominale. On peut parfois constater ou
soupQonner l'existence de la tuborculose pöritonöale, en explorant
möthodiquement larögion de l'hypochondro, demöme qu'on pent, par
l'exploralion reclale, constater la tuberculisation des ganglions sous-
lombaires, etc La tuberculose des ganglions des cavitössplanchniques
pent 6tro soupconnöe d'aprös rexistence de certains troubles fonc-
tionnels arröls de la rumination, mötöorisme, gonflement des jugu-
laires, indigestions intermittentes, diarrhöe, amaigrissement, tumö-
faction des ganglions sous-lombaircs); et colle des ganglions superfl-
ciels(ganglions de Tange, de la gorge, ganglions retro-pharyngiens,
pröpectoraux,axillaircs, prescapulaires, ganglions du Haue, ganglions
sus-mammaircs, ganglions sous-lombaires, elc) peut ötre reconnue
par la palpation directe, avec ou sans extraction totale ou partielle.
La tuberculose do l'utdrus sera soupQonnöe ou reconnuö grace ii
I'exploration directe parlevagin et par le rectum ainsi que parl'examen
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bactöriologique du produit morbide, cello du la mamelle grücc ä ['exploration directed ä l'uxamon du lait, de.
Quoiqu'il en soll, il faul bien l'avouor, le diagnostic de la tubercu-lose bovine d'aprös les symptönies est [dein de difücultös et d'incerti-tudes, tout au moins quand l'affection n'ost pas encore arrivöe ä une phase avancöe, quand eile a'esl pas aecompagnöe de consumption, quand eile n'est pas caraetörisöe par quelque localisation extörieure facile a apprecicr, quand on ignore les antöcödents des sujets, etc. Le plus souvent on sera condamne a demeurer dans le doule ; inais heureusement que, par la mise en pratique de certains proeödös, on pourra, ainsi qu'on le verra ci-aprös, sortir d'embarras et reconnattre In vöntö exaete dans la plupart des cas, quelle que soit l'espöce alteinte.
Ghez les animaux autres que les bovins, le diagnostic de la tubercu-lose, sur les sujets vivants, d'aprös les symptönies, est aussi diffleile et souvent impossible. La tuberculose du pore, a cause de la ressemblance plus ou moins aceusee de ses symplömes avec ceux d'autres affections, qui se localisent sur les mömes organes, est trös diffleile ö reconnaltre, a moins qu'on n'oliserve des loealisalions exh'uieures; le diagnostic devienl plus aisö, quand on constate la tumdfaction des ganglions de la gorge el du ecu, lorsqu'on apprend qu'il y a eu döjä des cas de tuberculose dans les porcheries, lorsqu'on sail que les animaux out reeu des aliments propres ii les infecter, etc. Chez le cheval, on n'arri-vera le plus souvent qu'a möconnaltre la maladie, ii moins que l'on n'ail observö certains signes, qui peuvent mettre sur la voie de la vriile. leis que rall'aiblissement, lapolyurie, l'essoufflement, la toux, le jetage, les troubles respiratoires, l'amaigrissement, l'engorgement des ganglions sous-lombaircs, etc. La tuberculose du mouton el de la clievre n'esl ordinairemenl: reconnue qu'ii l'autopsie, les symplömes observes tons-, troubles respiratoires, maigreur, etc.) elanlallrilmes a d'autres affections (affections vermineuses), a cause de lern-frequence. Chez le einen et le chat, malgre les signes observes, malgre l'amaigris-sement el les troubles fonctionnels, la tuberculose est ordinairemenl meeonmie, ü muins que des renseignements pröcis ne pennetlent de ratlacher la maladie ii une contamination luberculcasc bien connno. La tuberculose des oiseaux peut 6tre lögilimement soupgonnöe, afflr-mee meine, quand on constate une boilerie, l'amaigrissement, le deperissement, la jialeur des muqueuses, la diarrhöe, quand ou sait d'autre pari qu'il y a eu döjö des cas de mor( par phtisie dans la basse-cour, quand on voit l'affection altaquer un certain nombre de sujets, etc.
Le diagnostic d'apres les lesions est beaueoup plus facile ; on pent meine dire que la tuberculose est generalement reconnue a l'autopsie, d'apres le simple examen macroscopiipie des lesions; dans quelques
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MALADIES CONTAGIEÜSES BACTER1ENNES,
raros c;is la nature oxacte dos lösions ne seva röelleniont conslatös lt;iue gramp;co a 1'examen microscopique Gt ii ['inoculation, soil qu'il s'agisse de foyers de vraie Luboroulose, trös limitös et plus ou moins döQguvös, suit qu'il s'agisse de lösions pseudo'tuberculeuses, döterminöes par des parasites ou des microbes autres que le bacille ilo Koch. Chez les bovins, lus lusiuns plus ou moins semblables iicellesde la luberculose (6chino-coques anciens et dögönörös du poumon et du foie, lösions distoma-teuses du poumon et du l'oir, hsiuns de broncho-pneumonie, de pneumo-entörite, actinomycose du poumon ä forme miliaire ou nun, strongylose pulmonaii'e, foyers de pneumonie aspergillaire, nöoplasies des söreuses, tubercules parasilairesde l'intestin, etc.) seronl gönörale-ment difförenciöes d'aprös des caraetöres macroscopiques, qui ne sonl pas tout a fait identiques a ceux des vraies lösions tuberculeuses; en loul eas, l'examen microscopique et ['inoculation löveronl tous les doutes, Chez le porc, des lösions plus ou moins semblablea a colles de la luberculose peuvent se rencontrer (lösions de strongylose pulmo-nairo, lesions d'öchinococcose et de cysticercose dögönöröes, lösions de distomatose höpatique, lösions de broncho-pneumonie infectieuse, de pneumo-entörite surlopoumon,lesplövres,l'intestin, les ganglions, etc.) dans divers organes, mais ici encore l'examen baetöriologique et l'ineculation assurentle diagnostic dans les cas douteux. II en est de meine : (die/, le mouton et la chövre, qui prösentent trös souvent des lösions pseudo-tuberculeuses parasitaires 'strongylose) dans le poumon (nodositös grisatres, rougeälres, jaunälres, verdiUres, grosses eonime en grain de chönevis ou plus volumineuses, dures, rarement casöiflöes, souvent erötaeees, parfois casöeuses ou purulcntes, localisöes au pou­mon, renfermant des ceufsou des erabryonsde strongle), et i[iiipeuvent avoir parfois des lösions luberculiformes, dans certains organes, döter-minös par la pneumo-entörite infectieuse, par des microbes spöeiaux (Preis/, et Guinard.,.); chez le cheval, dont le poumon peul presenter deraquo; tubercules de morve et d'autres lösions nodulaires (voir morve); chez le chien et chez le chat, qui peuvent prösenter des lösions pseudo-tuberculeuscs, dues ii la broncho-pneumonie, a la strongylose, ü des nöoplasies, etc.; ehe/, les oiseaux, qui, en dehors de la tuberculose, peuvenl prösenter des lösions pseudo-luberculeuses diverses (diphtö-ritiques, cholöriques, aspergillaircs, microbiennes).
Trois proeödös peuvent ötre mis on couvre pour assurer le diagnostic de la luberculose ; l'examen baetöriologique, l'inoculation ii des ani-niaux röaetifs, ei les injections de tuberculine; tons les trois sonl applicables, quand il s'agit de malades vivants, el les deux premiers lorsqu'il s'agit de lösions suspectes.
La maliere a examiner et amp; inoculer est empruntöe a un animal vivaul un au eadavre. I'our ['obtenir sur les animaux vivants, on s'adressera aujetage, au produit d'expectoration, auxproduits de sup-
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puration el de catarrhe, au muco-pusdu vagin, au lait, aux ganglions, aux öpanchoments, etc. Lorsqu'on veut examiner ou inoculer le lait, un le iaisse au frais pendant Ji-rii huinvs daus Line öprouvette ou im verrc a röactif, afln de dönner aux microbes le temps de se döposerau fond; ensuite on fait des examensou des inoculations avec les couches införieures, qu'on obtient par aspiration dans une pipette ou pur döcantation ; Irs inoculations peuvent 6tre faites dans le puri-toine uu dans le tissu sous-cutanö du cobaye. Quand l'animal, donl un veuldöterminerla maladio, donne du jetage, unöcouleraentvaginal, im produit purulent, etc., on en fait des preparations, pour los examiner au microscope, et on s'on sort pour des inoculations, aprös avoir prö-pare unu (•mulsiun dc ccs produils ilans de i'eau slurilisru. Quand ranimal ne donnera ni jetage, ui pus, ni öcoulement manifeste, on essaiera de le faire toussor, tout en maintenant la langue tiröe, et on recuoillera lo produit expectorö s:il y en a et si le sujol ne le döglutit pas. On pourraintroduire uno bourre de coton ou une öponge störilisöe, la beuche (Haut maintenue ouverte et la langue tiröe, pour recueillir les mueositös adhörentesauxparois du pharynx, mi exprimeradans un peu d'eau störilisöe, pour faire ensuite des pröparatipns oudes inocu­lations avec cctle ömulsion. On u inünio cooseillö de faire une courto incision ii la partie införieure de la traohöe, pour permettre d'aller recueillir, au moyen d'une petite öponge störilisöe, des mueositös vers rurigine des bronches. On a egaleineiit conseillöl'administration pröa-lable d'iin mödicament (injectionsous-cutanöe de 0,25ä0,30 d'un sei de pilocarpine), en vue d'exagörer la sderötion do la muqueuse respi-ratoire. On pout, ö döfaul de produits morbides, loysquedes ganglions suporflciels sont tumöflös, en extipper un, le barponner ou l'inciser, pour l'examiner, etseservir, en vue de recherchesbactöriologiquesou d'inoculations, de la pulpeobtenue par räclage, tritüration, hachage. On puiirraii encore, lorsque les animaux ne donnent aueun produit morbide ol ne prösentent pas de ganglions malades accessibles ä l'ex-ploration, recourir ä l'emploi d'un söton (Peuch), (pii, die/, quelques
phtisiques.s'accorapagnerait, au bout de 8 Äl^jours, d'une suppuration melangeede virus tuberculeux. On peutenfln, en cas d'ßpanchement pleur6tique(cheva], chien) ou pöritönöal, extraire une certaine quan-lite dc liquide en vue d'examen et surtout d'lnoculation. Lorsqu'on opörera sur des cadavres, on empruntero la matiöre des pröparations et des inoculations aux divers produils morbides, et do preference aux plus purs et aux plus röcenls, ou aux lösions, principalement aux plus röcentes, les anciennes pouvant contenir peu de bacilles ; les lesiuns scroiii incisöes, ramp;clöes, et surtout trituröes, hachöes etc.
On a vuplus haut comment il convientde proeöder a l'examen Ime-töriologlque des produils suspects (jetage, produits expectorös, öcoule-menta, produits dos lösions, etc.), comment ilfautprocöder pour recon-
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inonbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTAGIEU8E8 BACTßRIENNES.
naitre rcxislencü du bacille do Kucli. L'examen baetöriologique est de la plus haute IraportancQ, tant but les sujels vWanls que sur loa cadavres; il permol do reconnattreimmödiatemeatlavraietuberoulose dans loscas oil eile est mal caractörisöe ot do la distinguor des pseudo-tuberculoses. Laprösence du bacille do Koch constatöe^n est toujours on droit d'al'lirmer l'existence de la tuborculose; mais on ae saurait conclure ii sou inexistence, quand on n'a pasvu de bacilles, parce qu'ils peuvent 6tre rares ou dötruits.
L'inocvilation ii des animaux röactifs, bien qu'slle ae donne pas des rcsullals aussi prompts que l'examen bactöriologique, est un excellent moyen de diagnostic, Les lupins ei surtout loscobayes doivenl 6tre choisis pour larecevoir; eile peut, choz le cobayo, donner un rösultat positifavec quelques rares microbes, qui pouvenl passer InaperQua ii l'examen bactöriologique. Elle peul 6tro pratiquöede diverses [agons sulvant la puretö et la quantitö de matiöre virulente, donton dispose, par injection intra-oculaire, par injection sous-cutanöe, par injection intra-pcritoncale, quand on a do la mattere pure, par injection sous-cutauw, par injection intra-veineuse, par inhalation, lorsqu'on ne dis­pose quo d'un produit impur, L'injcction intra-A'eineuse pool 6tre employöe chez le lapin, qui peut ainsi recevoir une forte dose de produit i)Uis ou moins impur. Mais g6n6ralement on s'adresse au cobaye, et on I'inocule par injection sous-cutanöo (jetage, mucositös, pus), en ayant soin d'en prendre troisou quatre, ou par injection iulra-pdritonöale (lall, sörositö öpanchöe, pulpe de ganglions, etc.), en ayant encore lapröcaution d'en inoculerau moins deux, Dixou douzo jours apros l'injection sous-cutanöe, lo point d'insertion et les ganglions voisinssont tumöftes sur lo cobaye ainsi inoculö amp; lacuisse; on peul ace moment examiner le pus du point inoculö, extirper, pour 1'exa-miiier, nn ganglion tumöflö, et on constate la prösence des bacilles spöciflques; on peul d'autre pari sacriflerranimal inoculö, auboul do 20a 30 jours, et on trouve des lösiona tuberculeusesdans les ganglions, sur les organes abdominaux, etc. L'injection intra-pöritonöale (lait, serusite, pulpe d'orgaue OU de lösions, etc.) pcrmel de decider la vi­rulence de produitströs peuactifs, trös pauvres en bacilles, et donne desrösultats rapides ; des la fin do la seconde semalne, des tubercules existentsur l'6piploon,sur larato, sur les ganglions, et en quatre-cinq semaines les inocules succombent a une tuberculose göndralisöe. Malgre ses avanlages, I'inoculation, quoique plus sure que l'examen bactöriologique, peut parfoisse montrer en dötaul, quand lo produit insen'; sous la peau esl Ires pauvinm bacilles; aussi cnaviendra-l-il dc ne pas excluro d'emblöe l'idöe do tuberculoso lorsque 1'inoculation aura donne un premier resullnl aögatif.
Sur les animaux vivanls,/laquo; injections de tubermlino constituent un pröoieuxmoyon de diagnostic, La tuberouline, döoouvorte et pröparöo
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TÜDERCUL08E
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d'abord par ll. Koch, a 6tö ensulte pröparöe par de nombreux expörl-mentatours (ßudjwld, Hueppe, Roux et Metchnikoff...); olio est un oxtrait störilisö do cultures faites en bouillon glycörinö. Pourl'obtenir, il sui'lil. de oultiver lebaoille de rhommeou colui des aairaaux et do pröförenoe colui des oisoaux dans du bouillon glycörinö, contoau dans des ballons ii fond plat et largo ; on laisse les cultures six semaiues a l'ötuve a ;i7o-;!8quot;, on les störilise ensulte a l'autoclave ä 110deg;, puls on concentre dans lo vide, au bain-marie ou on presence do I'acidesulfu-rique, jusqu'ö övaporation des neuf dixiömes, aprös quoi on llltre sur papier Ghardin; onade lasorte un liquide clair, renfermantä peu prolaquo; moilie de glycerine, hruiiiUro, sinipeux, qui pcul, so consorver long-temps en vase dos, au frais et a l'obscuritö. En Prance, la tuborculine est pröparöe en tout temps a l'Institut Pasteur a Paris (service des vaccins), oü les vötörinaires pouventla demanderau fur et äraesure de lours bosoins; ello est expedieo a l'ötat d'exli-ait brut, concentre, ou ä l'etat do dilution pröte ä ötre injeetöo. Les tubes non ouverts conto-naril cette dilution peuvent ötre conserves une quinzaine de jours au frais et ä l'obscuritö. Quand le vötörinaire veut avoir do la tuborculine on provision, il doit demander la tuborculine brute, qui pent so con-server avec son activi tö pendant quelques mois; il fera lui-m6me la dilution au moment de I'emploi, La dilution qui convient pour les in­jections s'obtient on ajoutant, a 1 c'.c. d'exlrail brut, i) c.c. d'eau storilisee pheniquoe a quot;i |). 1000.
La tuborculine, qui pent ötre ingöröesansproduire d'oU'et, agitd'une facon manifeste, quand eile est injeetöo sous la peau ou dans la veine. Le cobaye sain en supporte ice. et phis, tandis quo lo cobaye tuberculeux est tud par 1/2 c. c. ; toutefois, injecldo a faibles doses, graduellement croissantes, eile pout amener chezlecobaye tuberculeux la cicatrisation do la lösion du point d'inoculaUon et ralentir I'evo-iulion des lösions viscerales. Los grands ruminants tuberculeux sup-portent dgalemenl liien des injections rdpeii'os do fortes doses do tuborculine, qui no determine laquo;pie Ires raroment une aggravation de lour ötat. L'homme est plus sensible; ii Fetal do saute, il est sdriouse-ment inlluonoe par 1/20 do centimetre cube; et il suliil do quelques milligrammes pour amener des troubles graves sur les individus tuber­culeux, La tuborculine provoque autour des lösions luborculeuses, une vivo inflammation avec exsudation et inflltration leucocytaire ; ello no guerit pas la tuberoulose inlerne et olle pent l'aggravor ; olle pent döterminer, a dose convenable, ehe/, los sujels malades, une hyper-thermienotable, quipermel do I'employorcommemoyen do diagnostic.
Koch avaritdil: lt;• On pourra dösormais reconnaltre la luberculose au döbut, a un moment, oü ni I'examen physique, ni la prösence des bacilles ne peut donner de ronseignements raquo;. Hn eflet, la tuborculine, incapable deguerir la ni.dadie, peut reudro des services cxooplionnel.s
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MALADIES CONTAGIEUSES UACTlSUlENNES.
dims l(! diagnostic. Gultmann, de Dorpat, reconnutson pouvoir röviila-teur chez los bovins tuberculoux (1891), et depuis d'innombrables expörimentateurs oat oonflnnö lavaleur dlagnostique de la tuberculine. Li's inaorabrablesrecherches, faitesen Fruncoetö Pölrangei^Nocard, Bang, Lydtin, Schuotz, .Inline et Siedamgrolzky, etc., etc.) ont ölabli lespropositionssuivantes; Iquot; La tuberculine est unmoyenprocieux pour 6lablir le diagnosticde La luberculose bovine, et ii y a tout avanlage ii recommauder son emploi; 2quot; ello pi ut provoquer, avec des dosürf ap-propriöes ä leur taille, la möiue röaction caractöristique surlesani-maux tuberculeux des autres espöees (pore, cheval, inoutou et chövre); 3deg; eile provoque ordinairement, tidose modöröe (0 gr. 30a0gr. 40 pour les bovins et le cheval, 0 gr. I0a 0 gr. 20 pour 1c pore, 0 gr. 08 ii o gr. K) pour les petits ruminants et le chien), une ölövation du terapörature comprise entre l0,8 et 3deg; chez les animaux tuberculeux, alors quo, it la menu; dose, idle ue dötermine gönöralement aucuno röaction febrile appröciable, sur ties änimaux des m6mes especes indemnesde luberculose; 4deg; eile est inoffensive aux doses rövölatrices, eile trouble surieuseiuenl ni I'ongraissement, ui lacroissance, rii la gestation, ui lu lactation, et n'aggrave que trös exceptionnellement la maladie oxislante; 5deg; — a.— la reaction föbrile, qu'elle provoque chez les bovins tuberculeux, se montre quelquefois des la neuviöme heure, le plus souvent entre la douziöme et la quinzifeme heure, tres rare, ment aprös la dix-huitiöme, et eile persiste plusieurs hcures; — b. — sonintensitö et sa duröe ae soul [ias en rapporl avec le nombre ctla gravite des lesions ; — c. — eile est plus nette, lorsque les lesions soat liinitees et les animaux en bonne santö apparente ; — d, — eile esl moins aceusee el peul 6tre nulle chez les sujels lievreux et Bur ceux qui sent arrives a un degrö si avancö de l'atfection (phtisiques), que I'examen clinique permet d'elablir le diagnostic; — c • - il convient de prendre la tempdrature des animaux matin et soir plusieurs jours avant l'injection et d'ajourner l'opöration pour ceux qui, sous une influence quelconquo, prösentent de furies oscillations; — f. — il con­vient, bien que, chez certains tuberculeux, la röaction provoquöepar la tuberculine ne döpasse guöro un degrö, de n'accorder une reelle signification diagnostique qu'aux röaetions supdrieures a Iquot;, 'i, parce que desanimaux, sains d'ailleurs, peuvent offrir des oscillations attei-gnant et döpassant un degrö; — ,'/. - il convient de ue jias tenir compte do I'hyperlhermie Införieure ii 0deg;, 8, de considörer comme suspectes les heles, qui uul [iresenle une hypcrlhermie comprise entre 0quot;,8etlquot;,'i el do les souinellre, au beul d'uii inois, ii une uouvelle preuve, qui sera taite avec une dose un peu plusforle; —/(. —des injections successives, repötöes ii de trop courts intervalles peuvont dunuer des reactions decroissaules, et des bötes reelleiueut tuborcu-leuses arriver de la surle ii ne plus prösenter pendant quelque temps
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TUBERCULOSB.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1173
la röaction diagnostique it la suilo d'une nouvelle injection ; toutofois, cette accoutumance n'est quo passagöro et d'ailleurs eile no s'obtient quo rareraent sur des vaches tuberculeuses tuberculinöeB tons los quhv/.o, tons los douzeou tous los huil. jours ; Nocard a pu constater liuil ou ilix 1'ois do suite uuo hyperthermiesensibleraent ögale; on lout cas, en. laissanl un raois d'intervalle entre I'öpreuve pröcödente et la suivante, on est sör d'obtenir la röaction rövölatrice, si l'animal est röelloment tuborculeux; — i — la tempörature ayant 6t6 prise pendant doux journöes, on injecte d'un soul coup sous lapeau, auniveau de la partie moyenne deI'encolure, ou en arriöre del'öpaule, ou sur laface latörale du thorax, la dose convenable de tuberculine dilu6e(de 1 a 2 c. c. pour los veaux, •'( c. c.pour los vaches do moyenne taille, 3 l/i2c. c. ou 'i o. c. pour los vaches do forte taille, 4 c, c. ou A 1/2 c. c. pour los tau-reaux ot les bojufs do grande race); on pout pratiquer {'injection vers hint, neuf on dix heures du soir (ou le matin dos cinq, six heures), afin do pouvoir mesurer I'hyperthermie pendant toute lajournöedu lendemain en prenani la tempörature toutes los doux outrois heures ä partir de la neuviemo jusqu a la vingti^me; 6deg; — n. — chez le pore tuberculeux, I'injection de tuberculine (I ii 2 c. c. de tuberculine diluöe) peutprovoquer une reaction diagnostique ; — b, — il en est de momc (d)e/, le cheval tuberculeux (3 a i c. c, de tuberculine diluöe); — e. — il en est encore do inöme chez le mouton et la ohovro (I quot;2 a I c, o. do tubörculine diluöe); — (/. — ehe/, le oh ion, la tuberculine (1/2 a I c. c do tuberculine diluee), quoique ne dounanl, pas des indications cor-taines, peut contribuer au diagnostic, lorsqu'elle provoque une hyper­thermie de 1quot; a 2quot;.
La tuberculination devrait 6tre employee daus toutes los ötables, afin do permettre l'ölimination et l'isolement dos sujets malades ou suspects, qui devraient etro livrös au plus tot a la boucherie, ou pre­pares tout au uioius on vue d'une livraison prochaine, tout on etant convenablement maintenus isolos; eile devraitötrerenouvelöe de temps a autre, tous los aus par exemple, lorsque les (Hables onl pu ötre tnfectöes d'une faoou quelconque (introduction d'aniraaux nouveaux, pftturagesouabreuvoirscommun8,etCi); eile devrait 6trepra,tiqu6e sur los animauxröcemment achetös, et la constatation d'une hyperthermie egale on superiouro ä r,.quot;gt; devrail motivor la iiullite de la venle;dans lesvaoheriea exploitöes pour la production du lait, tous les animaux devraient y etro soumis pöriodiquemont (tous los ans); olle devrait 6tre imposöe daus toutes los otahlos, oü la tubcrculose a iHö constat(5o ou soupgonnöe; lous los bovins ayant eu dos rapports quelconques avec des tuberculeux devraient yötro soumis; en tous ras, los animaux döeeles oomme tuberculeux on suspects par la tuberculine ne peuvent rd.ro vendus pour uuo destination untre quo la bouelierio.
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MALADIES C0NTAQIEU8ES DACTßUlENNES.
INSTITUT l'ASTKI li
(slllivicr. DBS VACCINS)
Paris. 25. rue Dutot. 2ü. Paris.
1quot; Instructions pour i'empioi do la tuberculiue.
I.n tuborculino ost uno Bubstance spooiflque, döcouverto par Koch, ot lt;iui, Injocläo aux nnlmaus; lu bci'ouloux, provoquQ ohamp;z oux una ölövalion da tomp^raturo rövölatrloo tlo In maladlo,
Inbsp; nbsp;Dilution clc la tuberoullne. — lquot;i tuborcullno ^si axpodlee laquo;nil ti I'otal dolubercullnebrute coucctiln-f, soil it I'Stal iln dilation tontt' präparöo pour rinjoction. Loa lubos non ouvorts cootenant colta dilution penvonl ötra conaorviis panclanl une qulnzaina de joui'Si i I'abrl do la lumldra, Hans la fas oü in v6t6rinalra döairo garder la tuboronllno uu provision, ii lt;llt;gt;il demander la lubercullne brute, qui pentseoonservor avec loute son actlvilö pendant quclques mois. La rötörinalre fera alora lui-uiriiici la dilution an momenl de l'etnplel, On dllue la tuberoullne brute dans I'oau pli6DlquiSe a .; p. 1000, (*ii verse l centlmötro cube do tuborcullno dans 0 centlmötroa cubes du liquidephöntquö,
2quot; Injootion do la tuberculine. — Injectord'un aoul coup, sousla poau, enarrlire do I'^paule, 3 ä -i contim^tros cubes do la solution,seit: pour los vaches do laüio moyonne, -i oentimötres cubes; pour les raches lt;lo grando tuillo. 3centiniMro8 cubes l i ; pour los taureaux ou los bfoufa tlo grande race, 4 contlmötros cubes,
3quot; Observation de la temperature. — Prondre la lomp6raturo avant rinjection et ousulte toutesles deux boureab parlir de la dlxiftmo houre aprös I'lnjection, Jusqu'fi la vlngtiämebeuro. On pout ä la rlffiieurse conlontordo falro Irols mesures, ä la douzldmo, a la qulnzlöme el ä In tli\-lmi'
lioiDO llulll'O ; mais 11 osl prMorabie do prondre la tompöraturo Umtos los (lou\ lieurOS, Tnulo lioto lin-viuo ilonl la tompöraturesublt uno ölovuiiou supärleure ä im degr6 et deral ilquot;it ötre tenue pour tu berculeuso. H ponl anivoi- quo des vaches parvenuos an dernier degrd do la tuberculose neräaglssent pas.
IInbsp; ogt;t bonds preodre la tepipörature matin el sou-, pendant ptusleurs Jours avanl I'lnjection; il arrive, en effot, quo dos vachos saines prdsentent parfols d'asso^ graudes oscillations de la courbe thormique; co fait osttoujours passager et pai'att ilü ä un trouble pou grave ot momoatanä 'lets fonc-tions digestives. II faul aussl so rappelcr lt;iuo to Jour uu la vache demande lo taureau, sa lempöraturo s'ölövo do un degrä environ. II vaul mlcux sursoolr ä l'lnjoctlon ohoz los anlmaux t)laquo;i onl atnslune perturbation iti^ la lemp^raturo.
\. — Traitement.
II a'est pits souvent utile ni möme opportun d'appliquer un traite­ment äla tuberculose de nosanimaux, contrairernent ö co qui doit sc faire cu nuMlocine innmiine, oüil impovte toujours de soulagor les ma-lades et de prolonger leur vie, si on ne peut les guörir. Les vötörinaires sunl. ol)ligös gönöralement de laisser de cötö louto considöration, qui ne devrait pasaboutir ii un bönöflee pour Irs propriötaires ; aussi, con-vient-il rarement d'entreprendre le traitement des animaux phtisiques propres a la consomnialion. II vaudro niiuux conseillerde los livrer de bonne lieuro a la boucherie, pour ovitcr des pertestrop considörables aux pmpnetaires, qui seraient exposös plus tard a lesvoir refuser. La tuborculose est une maladio souvent incurable, les premiöres lösions s'aecompagnant gönöralement de nouvolles poussöes et les malades tombant dans le marasmo et laconsomption, quandon les laisse vivre,
Kn viie d'un traitement palliatif ou curatif, d'innombrables agents out ete pröconisös: ['alimentation reconstituante et tonique; le grand air, Fair ptitquot;, les substances balsamiques, les essences de lerelienlliine, d'eucalyptus, de thym, de menthe, les goudrons; l'acide phönique, hi eröosote(Nocard aurailobtenu,chez les bovins, desresuHalsencouni-geantspar I'empioi longtempscontinuöd'injectionssous-cutanöosd'huilo creosutec); l'iode et ses composes, les iodurcs, I'liuile de foie de inorue ;
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l'arsonic, otc, etc, Lo s'ötörinaire n'o guöre ii faire usage do ces modilaquo; caments, l((s anitnaux de boucherle (bovins, porclns, ovins, caprins) reconnus tuborculoux devant 6tre livrös an plus lot ti I'abaltoir, afin d'öviter, s'il en est encore temps, la perle qui pourrait rösulter plus lai'd de la saisio de la viande. D'autre part, lorsque la tuborculose s(!\,it dans une iiasse-cour, le mieux csl encore de faire la part du leu, de sacrifler lesheles alleinles etde reeoui'iv a dos nicsures de propliylaxie vis-ii-vis des ailtres, OU im'me de eonseiller l'oncision de tons les oiseaux eonlainiaes et le repeuplement, aprös dösinfection, avec des betes indemnes. Toutefois, quand il s'agira d'animaux solipedes ou carnivores (et aieme d'animaux de bouchorie ou de basse-cour), on pourra instituer un traitement thörapeutiquo, en vue de pallier les symptömea de l'affection, de ralcntirsa marche, de prövenir et de com-baltre les complications. II faudra : öloigner toutos les causes ou influences perturbatrices, capables d'accölörer la marche de la tuber-calose ; procurer aux malades les conditions les plus favorables lt;'i leur ötat et soutenir leurs forces par une bonne alimentation; employer divers agents (arsenic, iode, essence de terebenlhine, creosote, etc.), qu'on administrera par les votes digestives (tisanes eloctuaires, bois-sous, lavements), ou par les votesrespiratoires (fumigations, etc), ou par injections sous-cutances. En tons cas, il demeure bien enlendu que la tuberculose bovine ue pent 6tre trailee que par un veleriuaire, et seuleraent aprös que la maladie a ete döclaröe a l'autoritö. D'ailleurs, il faudra toujoura faire prendre les mesures de propliylaxie jugees nöcessaires, consistant dansl'isolement des malades, la disinfection des locauxet objets souilles, la suppression ou la sterilisation des aliments et des boissons dangereux, la surveillance des reproducteurs et des animauxröcemmentintroduits, etc. Lorsque la tuberculose existera dans une ctable, lous les bovins reconnus maladesdevroul etre livres au plus liM a laboucherie; on neconservera et on n'emploiera !ila reproduction que ceux que la tuberculine rövölera indemnes; on fera dösinfecter les locaux et les objets que les malades ont pu souiller; on s'assurera, an moven de la tuberculine, de l'etat de santo dos betes nouvellement iu-troduites, etc. On pourra proc6der pareillement dans les porcheries et les basses-conrs, eonseiller l'abatage des malades (pores et poidos), la vi'1 rill cation des pores coulaininrs par la tuberculine, Toceision dos oiseaux contamines, la disinfection, etc., etc.
VI. — Police sanitaire.
Lo döcreldu I2novembro IH87 (art. l)etloddcret du 2S juillet 1888 (art. 1) ontajoutö la tuberculose bovine a la liste des maladies couta-gieuses prövues par la lol du 21 juillet 1881. Les dispositions göndrales
de la loi sanitaire sonl done applicables ä la lubereulose, mais scule-
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•1176nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MAUIHlis aONTAÖIEUSES BACTfiRlENNES.
mont ä la tuberculoso bovine. Los maladoa cl Irs suspects doivenl 6tre (UVlaiV's ot Isolös; lo maire doit requörir le vötörinaire sanitaire, lt;li's qu'un cus do tuliorculoselui est sigiifil('', et voiller ii I'accomplissenient de I'isolement; les animaux malades et les animaux suspects ne doi-vent ni ölre vondus ni ötre exposös en vente; il est interdit de livrer ö la consommation la chair des animaux morts de tuberculose ; Irs con-trevenants smil ])assil)lo)s dos poines ödictöes paries articles 30 et sni-vantsde la loi du il juillol I8H1; onfm, los mesuros provuos (cnfouisse-raent, disinfection, etc.) par los articles I a 7 du döcret du22juin \HHi dolvent recovoir lour application.
I. — Mesures propres ä empecher I'lntroduotion de la tuberculose en France et en Algerle par rimportation d'animaux venant do I'etranger.
Textesäconsulier: Art. i2(i, loi du -21 juillol 1881; art. !l(i, döcret du 12novembre 1887; art. 7-2 et 73, doo. 2-2 juln 188-2; art. 21, arr. min. 28 juillol 1888.
l,o gouvernement (en Algörie lo gouverneur gönöral) pout prohiber Tenlroo en Franco et on Algörie, ou ordonner la misc en qnaran-l.aino, dos animaux susceptibles do comrauniquer la tuberculose. II pent, ä la IVunlioro, prescrire l'abatage des animaux malades. Lo mi-nistro do ['agriculture pout prohiber temporairement I'introduction d'animaux bovins dos pays ötrangers, voisins do la France, quand la tuberculose y exerce do sörieux ravages, Los pröfets dos döpartements frontiöres peuvent, quand la tuberculose sövit en pays ötranger, dans lo voisinago immödiat de la France, interdire la circulation dos bovins entre les localitös Infectöes et lea communes frantjaises limi-trophes.
La constatation de la tuhorculose dans dos arrivagea par terro ou par mer entratne les mämes mesures que la constatation du charbon, savoir; l'abatage immödiat des malades, quand la nature de l'affection estbien ötablie; le renvoi des suspects, aprös l'application dela mar­que, ou lour livraison immödiateä la boucherie, au choix du propriö-lairo ; los pröcautions rationnellea pour la livraison ö la boucherie, et notamment la vöriflcation du cadavre par l'autopsie; los mesures de disinfection ot la destruction dos cadavres, quand il y a des malades.
l,o döcret du 14 mars 1806 (voir pag. -VM) a rendu obligatoiro l'öpreuve de la tuborculine pour tons los animaux bovins introduits de l'ötrangeren Franco, en vued'une destination autreque la boucherie; etlc döcret du 9avril 1896 (voir pag. .'}.'18) a Hm* les bureaux dedouano ouvorls h. l'importation des bötes bovinea en Franco, ainsi que le tarif a percevoir des importateurs au sujet des animaux soumis a l'öpreuve de la tuborculine. Lo ministre de l'agriculture a adresaö, d'autro part.
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TUBBRCUL08E.
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aux präfots, los instructions suivantes, relatives k l'öpreuvG do la tuberlaquo; culine pourles animaux bovins importös on Franoe i
In ilöcioi, en ilale du I i- mars domier a döcid^) pour prövenir l'introduc-liou do la tuberculosQ dans nos (Hables par dos ludos tuberculeusos venant do l'ätranger, qua Ions oonx dos animaux de l'espöoe bovine Importes on h'ranco, qui no doivonlpastHro imnu'diatoinenL livrrs a la bonciiorie, serai out, a partir du 13 avril, sonmis a l'öpreuve do la luberouiine an momentde leur passage a la fronliöre. Quant aüx bAtes bovines döclaräes pour la bpucherio, ipii son! oxomploos de cette (''prcuve, I'arlicle 2du dc'Ciot prdoitd soumet lour admission äcertaines conditions späciales, dont l'objetest d'empöoher qu'ellea no soionl dätournöes de leur destination et d'assurer I'inspeotion sanltaire do leurs viandes avant la livraison a la consoramation.
Get article ost ainsi concu :
laquo;Sonloxomptös do Top reave do la luborculinolos animaux de I'espece bovine qni sont declares pour la boucherie. Ces animaux ne soul, admis qu'a desti-ualion des marclies de locality's oü cxistoun abattoir public. Ils sontmarquös, et le laisser-passer mentionne la localite de destination. Ce laisser-passer est renvoyd dans les quinze jours de sa dato au vetorin.iiro Inspecteur qui I'a dc'livre, avec im certiflcat d'abatage ämanant du vötörinaire pröposiä a la surveillance de l'abattoir ofl les animaux out eto sacrilies. Dans le cas oil les animaux ne soraicnt pas Inns abattus dans la localite declarec an moment de l'enti'öe on France, la rdexpdditlon no pourraavoir lieu qu'aveo un laisser-passer delivn'; par lemaire do cctle localite et a destination d'aulros localiti's Sgalement pourvnos d'un abattoir publici La justification de l'abatage do cos animaux devia rtro laite dans la forme et los dclais indiques au paragrapbe pri'cedcnl. raquo;
La marque consistera dans I'apposition au feu, a I'encolure gauche, des lottres initiales des deux mots laquo; aniinaux ötrangers gt;i accolees rune ä 1'autre sons cette forme .}#9632;). Quant au laisser-passer, montionne au paragrapbe lquot; dudit article, ot qui sera delivre au bureau de douano d'introduction, il por-tera lo nom ou le timbre do ce bureau el Indiquera, avec, le nom du inarcbe do destination, la dale d'onlroo on France, lo nom el le domicile do I'impor-tateur, ainsi quo le nombro exact et le signalemonl, dos animaux auxqiiols il s'appliquera. Les maircs exigeront, pour tonte böio bovine ainsi marquee, qui circulerail on so trouverait dans leur commune, la production do co laisser-passer ou du laisser-passer do reexpedition prevu au paragrapbe 2 de eel article. Si cette pif'co no pouvaitleun'Mro prösontöe on squot;ii n'otall pro-duitqu'un laisser-passer perime, c'ost-a-dire dont lateneurdämontreraitque Tinipoi tation romonto h plus de quinze Jours, ils anraient ä proeöder a uno enqudte, dont ils communiqueraient d'urgenoe los resullats au pröfet. Si cette enquele etablissait qu'il s'agit bien do blt;gt;los bovinos do provenance ötrangäre ipiiont etöimporteos en France en les declarant pour la boucberie, mais (|uquot;oii a dötournöes on lento do detounioi' de leur destination, ou qu'on n'apas fait sacrillcr dans los delais prescrits, le prefet les forait condniro ä l'abatloir public le ]gt;liis voisin, pour y elre iiriiiK'diateiiient abaltues, el, ferait dresser prooÄs-verbal oontre les auteursde la contravention commiso, 1,'envoi des bötes bovinos importöos en France, qui seronl expödiäes sur les maicbes, sera annonce aux maires par lotlro du vMerinairo inspoi'teur atlacbe au bureau de douano d'lntrodnotion, avec, indication do 1'heure probable d'arrivde. Les maires donneronl les ordrea nöoessaires pour quo les boles bovines do provenance ötrangöre pnrlanl la marque ci-dessus ilesi-gnde, qtii soront misos on vente sur lo niarchö do la localite et no soraiont
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MALADIES CONTAGIEUSES MACTKIIIRNNKS.
pas immädiatementoonduitesamp;l'abattoirdsoetteloc^litä pouryölresacrifices, ne puissant sorlir du marcbd que sur production du laisser-passer de röex-ix'iliiioii. I.i,' laissor-passer de röexpödition ne dolt 6tro döiivrö qu'ä destina­tion de localitös ögalement pourvuos d'un abattoir public. On insorira non seulement, dans cettepiöce, le nombre exact et le Signalement des animaux auxquels eile s'appliquera et le nom de la uouvelle localitö de destination, mais encore Ics Indications du laissor-passer priraitif relatives au noni du bureau de douane d'lntroduction en France, a la date do I'introduolion, aux nom etdomicile deI'importateur. Le ou les laissor-passer devronl ötrereraia au vötörinaire inspecteur de i'abaltolr, dans lequol les animaux seront abattus; ces pieces devant ötre relournöes au bureau do douane d'introlaquo; duclion, le välörinaire inspecteur de I'abaltolr aura a. les transmettre au minislre tie ['agriculture aveo ('attestation d'abatage qu'il esttonude deli vier, el dans laquelle il devra toujoura indiquer le nombi'e d'animaux auxquels laquo;lie s'appliquera (I).
II. Mesures propres a eviter la propagation de la tuborculose aux animaux et ä rhonnne et ä eleiuclre les foyers d'oü eile pourrait irradier.
Les mesures, applicables dans les cas de tuberculose bovine, sonl ediclees par les articles 9, 10, II, 12, 13 el 23 de l'arrötö ministörlcl du28juillel 1888.
Exportation. Inspection des foires ct marches. — 11 ost intordil d'exportor et d'exposer en vente des animaux bovins atteinls ou suspects de tuberculose; et, quand des cas de cette maladie sonl constates sur des cliamps de foiro ou de marchö, on doit appliquer les dispositions de ['article 81 du döeret du 1i juin 188^ et de l'articlo -•! de l'arreie ministörlol du 28 juillel 1888.
Akt. 23,arr. min. ^s julll. 1888. — Lorsque la tuberculose est constatöo sur mi chump defoire OU un march6, les animaux malades sonl. reiivoyes dans leur commune d'origine,amp; moiusquo le propi lötaire ne pröföro les fairo abaliie, Dans le ens de retour, ils sontsignal^sau maire de la commune.
I,es animaux qiii seroni reconnus ou soup^onn^s tuborculeux, i\
I'exportation, a van I I euren live en Inii-e OU sue le mare In', seroni rcd'lises
etrenvoyös chez lour propriötaire, dans leur lieu d'origine, apr^s avoir rdi''inai,i|in''s; ils senml signalös nn\ maires des communes intöressöes et survoillös durant leur trajet, alln d'öviter tout dötournement ainsi que toute promiscuitd avec d'autres. Quand la maladie sera constatäe ou soupQonnöe sur des animauxexposös en vente sur un marchö, dans un champ do foire, les animaux malades ou suspects seront aussitöl saisis el renvoyes dans leur lieu d'origine, avec les precautions ci-dessns Indiquöes; il en sei a encore ainsi des animaux du meine pro­priötaire, (jni iuiruni cohabitö avec les malades. Toutefois, si le pro-
(1 Le gouvemement Canadicn ct lo gouvcrneniont Delgo onl figalemcnt proscrit l'öpreuvo de la tuborc.ullnc pour les bfites bovines importies.
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priötairey consent, 1lt;* animaux malades ou suspects pcmrront ötro abattus sur place, ou transportös, avec autorisation du inaire,daiisun abattoir voisin; et leur viande seraaaisie ou utilisöe, suivant quo le cas tombora ou ne tombera pas sous l'application laquo;los mesuros pres-crltes par l'article dl de l'arrötö ministöriel du 28 juillet 1888, qui s(jiil ex[)osöes plus loin. Malheureusement ce ne sera quo clans dos cas trös avancös, i|iii! le vötörinaire pourra reconnattre la tuberculoso, ('laut domu! (juc la mahulie esl d'un diagnostic difficile, surtout dans los conditions döfavorables oü a lieu l'inspection laquo;li-s animaux, Nöanmoins, toutes los foisque lamaladie auraötöconslatöe, il y aura liou de faire dösinfecter, aux frais du propriölaire des animaux, les locaux et les objets (jui auroni ele souillös.
Declaration. — Ija tuborculose, eommo les autrcs maladies con-lagieuses, doit ötre döclaröe a l'autorltä locale (art, ü, 4, .quot;gt;, loi du i2l juillet I8HI ; — art. ;t, 4, 8, dec. 12 novembro 1887), quand eile esl reconnue, et möme quand olle esl simplement soupQonnöe. F.cs pro-peiclaires, les detenUüirs des animaux, conx ([iii out ötö appelösä leur donncr dos soins, le vetorinairo, h^s empiriques, doivent faire la ducla-pation. En möme temps, les animaux malades ou suspects doivonl etrc maintenus isoles. Le maire doil requörir aussitol le vetei'iiiaire sani-lairo et veiller ä co que l'isolement soil, pratiquä,
Visite. — Dans sa visile, le velcrinaire sanilaire mettra on pratique les pröceptes et les regies ciion(;i',s plus haut ;i propoa du diagnostic.
11nbsp; so renseignera sur lesantöcödentsde l'ötable et des malades, sur la dale d'apparition de lamaladie et sun mode d'övolution. II s'assurera de l'ötat de toutejs les fonetions el explorera la mamelle, les organes g6nitaux et les regions oü so Irouveat des ganglions. II anra recours a repreuvo de In tuherculine si U; proprielaire v consent, äl'examen bac-leriologiquc ou ä {'inoculation, en so procurant dos produits commo il a elo indi(jue plus haul, toutes les fois qu'il conservera des doulos. En attendant le resullal de la tubcrculination, de 1,'inoculation ou de l'examen baetöriologique, los animaux seront maintenus Isoles. ün rap­port cireonslancie de sa mission, de ses constatations et de ses ope­rations, dans lequel il exposora. la gravitö do la situation cl les mosures qu'elle comporte, sera adresso sans retard au prel'et.
Arrete de mise en surveillance. —L'article '.) du döerei du
12nbsp;novembre 1887 döcidait quo, dans los cas do tuborculose consta-lee, le maire ou radministrateur do la commune devait prendre un arrötö pour presorire l'abatage de l'aniraal malade. Cette disposition, edieleo pour rAlgerie, u'a pas 6tö reproduite par l'arrötö ministöriel du 28 juillet 1888; eile n'est done pas applicable on France; et en Al-
gerie on peutaussi se contenlor d'appliquer les mesurcs pi'escrites par
l'arrötö ministöriel do 1888, qui ne rend pas I'abatnge obligatoire, si ce n'osl quand il s'agil d'animaux tuLereuleux presentus a 1'importation.
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MALADIES CONTAGIEUSES DACTER1ENNES.
Art, 9, arr. min. -28 juill. 1888. — Lorsquo la tuberculoso ost constat^e sur des aniraaux do l'espöoe liovine, lo pröfet prend un arrötö pour mettre ces
aiiimaux sons la surveillance du veteriuaii'e sanilaire.
Lorsque le pröfol areQU le rappoi'tdu vötörinaire sanitaire concluant a l'existence de la tuberculoso, il doit done, prondre un arrötö de niiso on surveillancej lt;jui sera Iransmis au maire ot noliliö an\ propriötaires hileeesses. Les ariiinanx reconnus nialiidns soul mis sous la surveillance du vötörinaire sanitaire, qui les visite, suil la marche de la maladie, s'assuro que l'isolemenl esl pratiquö convenablement et donno les indi­cations utiles pour öviter toute contagion anx aniraaux et aux per-sonnes, D'ailleurs, la surveillance sanitaire dure jusqn'a ce quo lo pröfet ail rapportö son arrdtd.
II n'est rion ödicte ft l'ögarddes suspects; e'est la nno lacuno regret­table; il est a souhaiter quo ce rögime soit prompteraent modilie. Kn tons cas, los vötörinaires devront oonseiller anx propriötaires de sou-mettre amp; l'öpreuve do la tuberculine tons les bovinsquionl cobabitö avec des malades, alin de döcelor ceux qui soul dejii atteints sans le parattre, et d'endemander I'isoletnent ot la söquestration on d'en oon­seiller la prompte livraison a laboucherio.
Isolement et sequestration. —Tandis que le döeret do 1887 ren-dail obligatoire l'abatage des malades, l'arrötö du 28 juillet 1888 80 borne a ödicter leur isolement et leur söquestration,
Akt. 10, arr. min, 28 juill, 1888. — Tout animal reconnu luberculoux esl isole et sequestra, L'animal ne peutötre döplacä si ce n'est pour ötre abattu, L'abalago a lieu sous la surveillance du vötdrinaire sanitaire, qui fait I'au-topsie do l'animal et envoie au pröfet le procös-verbal de oette opöratlondans les cinq jours qui suivent l'abatage,
L'autoritö ne \wu\ pas pi'escrire l'abatage d(gt;s animanx bovins re­connus tuborculeux; mais los röglements sanitaires lul permettent d'a-mener les propriötäires a so rösoudre a le demander eux-mömes, En elTetJa tuberculoso est nne maladie longue et incurable, ot 1'obligation de toniiquot; ses animanx Isolös el SÖquestrÖS, sans pouvoir les döplacer ni les utiliser, doil amener a breve öchöanco le propriötaire a deman­der l'autorisation de los sacrifler.
I.orsrpio lo pro|)riöl,aire soi-a di'cicb'' fi consentir ä l'abatage de son animal (et il conviendra quo le völörinaire cherche a lui faire com-prendre qu'il est de son intöröt de so döcider au jilus lot), on pourra proeöder de diverses faeons. S'il y a lieu de penser que la viande ne tombora pas sons le coup des prescriptions de l'article II de l'arrötö ministörlel du 28 juilletlSSB, on pourra laisser conduire lo malade a l'abattoir ou dans une tuerie, apres l'avoir marquö(aii fer rouge) et en le faisant snrvoillor; on pourra aussi le faire alialtre snr place, sauf a laisser ensuitc utiliser la chair s'il y a lieu, Quand la maladie sera
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TUUERCULOSE.
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avancöo et lo sujet on mauvais olal, quund il sora du touto övidonce lt;iiic l'utilisation du la viando en vue de la consommation est imiiossiblo, on pourra faire conduire lo malade au bovd du la fosse pour l'yassom-mur ou au closd'öquarrissage, un ayantsoin deprendre los precautions uucussiluus par le döplacomeat. Dans tous les uas, l'abatage doit 6tre pratic[UÖ sous lus yeux du vuluriuairu sanilairu, qai l'cra proeöder ä cutle besogae par un boucher. L'autopsie duit toujours ötre pratiquöo par lus s(jius da vötörinaire sanilaire, qui en rödige un procös-verbal) rulalaat l(!s lösions obsorvöes et ^utilisation oula non-utilisation de la chair, Ce procös-verbal doit ötre parvenu au pröfet dans lus cin([ jours qui suivent l'abalage.
Tanl ()au lu propriölairen'aurapas consent] ä l'abatage,lesanimaux tuberculeux seront maintenus Isolds et söqueströs, Ou au pourra ni lus döplacer, ni les faire trayailler, ni utilisor leur lait, utu. J,a Sequestra­tion se Turn dans lus louaax et aucua animal susceptible du contractor la tuberculose ne pourra avoir ilus rapports directs ou indirecls avec lus malades, qui devronl ütru isolus de tous los autres animaux, placös dans un local spöeial OU relöguös ä pari. On uvitura avue soiu de leur laissur fröquenter l'abreuvoir commun, on spöcialisera des instruments pour leur doanur a boire ; onles fera manger ä pari et on övitera qu'au-euns fourrages ou restesde repas souillds par eux nc puissent ötre pris pur d'autres animaux; on prendra les precautions nöoessaires pour qu'aucun autro animal ne puisse les approcher. Les places et les objets (lifils aaronl souillus seront dösinfeetös avanl de pouvoir survir pour d'autres animaux. Leurs fumiers seront dösinfeetös. Lus personnesqui les soigneront recevront les instructions nöcessaires, pour leur per* mettre d'öviter toute dissemination dt; matiuru virulente par leur inter-mudiaire.
Quu si la sequestration utait absolument Impossible dans luslocauxt laute de fourrages, ou pourrait laisserplacer les malades dans un pre ou pamp;turage dos, silne a proxiuiilc de riiabitalion, qui leurserail allecteii l'exclusion de tous autres animaux. On lus y Eorait conduire par un chemin special, ou tout au moins on öviterait toute rencontre, toute promiseuite, dans les chemins, el on aurait bien soin de ne pas les laisser conduire aux abreuvoirs communs. Mais, des qae le propriulaire pourra lus aourrir dans les habitations, il vaudra mieux lus faire tenir rigoureusement enfermds, sequeströs et isoles, en taisant surveiller la sequestration par un agent, par le garde champötro ou toute autre persoinu!.
D'ailleurs, le veterinaire sanitaire veillera de son cöte ; il visitera de temps ü autre lus malades, iiidiqiiera les precaulions nouvelles qu'ii y aurait lieu du prundre, s'assurera quu la suquustraliuu et risolemuut sonl convenablement praliipies.
Utilisation de laviande dauinuiux tuberculeux. — L'utilisa-
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MALADIES CONTAGIEÜ8E8 UACTERIENNES.
lion de la chair dosanimaux ultcinls do tuborouloso n'est pas proliihöa d'une fayon sibsoluo par I'avticle H de l'arrötö ministöriel du 28 juillet ISH8. l.c döcret de insquot; (art, 16) döcidait, pour l'Algörie, laquo;pie la chair lies aniniaux uliall ns pour cause de hi be reu lose (t;t I'article !• du menu; döeret rendait l'abatage obligatoire quand la tuberculose ötait oons-tatöe), ae pouvait pas ötre livröe ä la consomination, que les cadavres devaiont ötre onfouis, etc. L'arrötö du ^8 juillet I8H8 s'est montrö inoins severe, et ce sont ses dispositions qui doivent ötre appliquöeSi 11 y a done des cas oü la viande des aniniaux tuberculeux peut ötre livröe u la consommation, Mais, meme dans ces eas, les organes ma­lades doivenf toujours elre saisispour 6tro dönaturös, delruits, enfouis, ou livrds an eins d'öquarrissuge. Les cas dans losquels l'utilisation de la viande des aniniaux Inherculeux deuieure pennise sonl, d'apees l'ar-ticle II ile CaiTele minisieiiel du 28 juillet 1888, oeux qui se trouvent encore pen aiicions, pen avaiieT'S, eeux ilaus lesquels les lösions sonl peu etendnes, non gönöralisöes et l'elal d'embonpoint des ariinuuix oonvenable, Lern- indication plus pröcisc ressortira de la dötermina-lion lies eas dans lesquels ^utilisation esl proliiln'ie.
Cas dans lesquels les viandes tuberculeuses doivent etre exclues de la consommation. Avant le regime Inaugurö en Prance par l'arrötö du 28 juillet 1888, il existait, dans les villes qui avuient organise im service d'inspection des abattoirs et des viandes de boucherie, une rögletnentation qui variail en quelque sorte de l'une a l'autre au sujel des viandes tuberculeuses. Dans certaines villes, les röglements munieipaux, faits par les raaires en vertu des pouvoirs que leur conförelaloi, avaient donnö aux inspecteurs le droit d'exclure de la consommation la viande des animaux phtisiques, quand il y avait tuberculose et maigreur associöes quel (jue füt ie degr6 de l'une et do l'autre, et quand il y avait tuberculose generaliseo, avec des li'sious surles viseöres et les ganglions de la poitrine et de l'abdomen, quel quo IVil le degrö d'embonpoint des animaux.
La reglemeiilatinn de l'artiele II de larriMe ministuriel du 28 juillet I8S8 esl im peu plus severe, ot idle doil elre appliquee daus tonte la Prance, ainsi qu'en Algeria, dans les lueriosspöciales commo dans les abattoirs publics.
Anr. tl.air. niiu. ZSjuill. 1888. —Les viandes provenant d'animaux tu­berculeux soui exclues de la consommation :
1deg; Si les lösions sonl, ^i'ueruliseos, c'est-ä-diro nou i'Oii(iiires exclusive* ineiil daus lesorganea viscörnnx et leursganglions lymphatiques;
2deg; Si les lesions, IiIimi que leealisees, emt cnvalii la plus grande parlie il'un viscere, ou se traduisent par une Eruption sui' les parois de la poitrine ou de la eavite abdominale.
des viandes, exelnes de In eoiisouinial.iou, aiusi que les viscercs tnbei-culeux, ne peuvenhservir ti ralimenlalion des animaux et doivent elre dö-Indies.
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Laclartö n'estpas la qualitö dominante de cet article, üunl le para-graphe 1quot;, Ic i)1üs important, peut donner lieu ä. des intorprötations diverses. II dit laquo;jm; les viandos tuberculeuses devront ötreoxclues dela consommation quand les lösions seront gdnöralisöes ; et, par Irsions gönöralisöes, il entend dire lösions non conDnöos exclusivement dans les organes viscöraux et leurs ganglions iymphatiques, A oe compte, il n'y aurait pus tuberculose gönöralisöe et parlant pas indication de saisie quand les lösions auraient envahi le poumon et les ganglions bronchiques ainsi que l'intostin, le foie, la rate et les ganglions mö-sentöriques. A vrai dire, le paragraphe quot;2 restreintsinguliöremont eetlo tolörance, en döcidant que lii saisie s'imposoraquand les lesions, Inen que localisdos, auronl envahi la plus grandepartie d'un viseöre, ou so traduiront par une öruption sur les paroisde la poitrine ou de la cavitö abdominale. Ainsi, tandis qu'on devrait lalsser utiliser la viande, quand des lesions existeraient (sans en avoir envahi plus de la moitiöj sur 1(! poumon, sur l'intestin, sur le foie, sur la rale et sur les gan­glions Ihoraciques et abdominaux, on devrait la saisir si la tubercu­lose oecupait plus de la moilie d'un organe, du poumon par oxemple, ou si lepöritoine ou la plövre ötaient tuberculeux.Aveccette restriction, hieii pou de eas de tuberculose doivont öchapper a la saisie, ear il est bien rare que la plövre ou le pöritoine soient absolument indemnes, lorsquo les viseöres sont atteints depuis un certain temps.
Nefaut-il pas que la tuberculose du pöritoine ou de la plövre alt alleint un certain degrö, quo les lesions soient assez nombreuses, et que la tuberculose des viseöres soil assez avancöe? La question s'est pnseedansla pratique, et les inspecteurs l'ont gönöralement rösoluo pur l'afflrmative; et, d'aillours, suivant le plus ou moins de söveritö de ohaeun, on est restö, comme par le passe, dans une Sorte d'arbitraire; pour des eas identiques, la saisie est pratiquöe dans teile ville et non duns teile aulre. II Importe cependant beaueoup d'arriverä un rögime gönöral, qui soil appliquö partout suivant les donnöes de la seioneu et suivant les rögles ötablies.
Parmi les animaux de boucherio, les grands ruminants sont ceux sur lesquels on rencontre le plus souvent les lesions de la tuberculose ; cependant on les observe quolquefois ehe/, le porc et parfois meine, quoique plus rarement, ehe/, le cheval; aussi, quoique l'arrötö du 1HS8 tie le dise pas, la saisie, suivant les rögles elablies, est indiquöe pour les eas de phtisie des diverses espöees (bovins, porcins, solipödes, oiseaux). C'est la tuberculose qui soulöve, en matiöre d'inspection des viaiules de boucherie, les plus grandes dinieullos. Et, s'il on est ainsi e'esl parce qu'il arrive assezfröquemment derencontrer dans les abat­toirs des lesions de phtisie plus ou moins avaneee sur des animaux (boeufs, vaches, porcs, chevaux), qui, ne prösentant de leur vivant aueun signe bien manifeste de la maladie, soul dans un bon etat, dans
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mi moyeii rial ou dans uu (Ual passaile de chairs. Si, aveo la tubercu-loso colneidait toujours un 6tat de maigreur plus ou tnoins prononcöe, coiiiiiui on ['observe dans boauooupde cas, il ne surgirait 4110 rarement des difflcultös dans la pratique ; mais tout le uionde sail (jue, dans des cas assoz nombreux, il on est autrement; (iue de i'ois n'a-t-on iias observe des h'sious plus ou moins avaneues et plus ou moins gcncralisees sur des aniiiiatix plus ou moins gras, donl la viande travaillce oll'rail tons los caractcrcsdc cellos (jui soul saincs 1
11 convienl, en tenant compte de ce que l'expörimentation a appris et des prescriptions de l'arrcli' ininisleriel du i8 juillcl 1lt;SHH, de mutiver et de tracer de la fueon suivante la ligne de conduite ;i adopter, en ce qui concerne les viandes tuberculeuses. La tuberculose des animaux esl la meme ipie w.Wv, de riioniine, ainsi que le prouvent: la similitude des li'sions; la lraiisiiiissiliilit(! par inoculation, inhalation ou ingestion de la tuberculose de riioinme aux auiinaux, ehe/ lesipicls eile övolue corame cello qu'on provoque avec des matiöres tuberculeuses empruntöes a des heles malades; la resseinblance des liaciiles, qu'on Irouvc ilans les lesions d(^ l'homme et dans colles des animaux; certains fails deiuontranl la Iransinissibilite de la tuberculose bovine ii l'homme. Klaut donnecs ridculilr des deux maladies, la Iransinissibilite certaiue de cclle de l'homme aux animaux, et la transmissibilitö non moins certaiue de colle des animaux a l'homme, il y a lieu de preudre des mesures, pouröviter la contamination des consommateurs, par l'inter-mediaire des viaudes et du lait lies animaux plilisiqucs. Toutefois, s'il est demoiilre, par de nombreuses experiences sur les animaux, que t'ingestion des matiöres (löslons) tuberculeuses engendre la maladie, s'il est etabli ([ue ['injection sous-cutanöe ou intra-peritoncale du sang et du sue musculaire d'animaux tuborculeux pent, dans quelques cas tres rares, provo([uer la tuberculose, il rösulte d'expcricnees i'aitcs en tres grand nombre (Nocard, Perroncito, Galtier, Elcole veteriuaire de Berlin, universitös prussiennes) : lt;iu(.', en dehors d'une tuberculose umsciilaii'e, ipii est tres rare, la viande des animaux tuberculeux u'est virulente qu'exceptionnellement, et qu'elle ne Test qu'ä un faible degre; que l'ingestion plus OU moins SOUvent repetee de viandes crues, pro-
venant d'animaux tuborculeux, n'a pas döterminä la maladie chez des sujels doues d'une grande röceptivitö (porc, veau, cobaye, etc.); (juc la transmission de la tuberculose par l'ingestion de viandes, donl le sue s'est montrö virulent a l'inoculation, ne se röolise pas (Galtier); (jn'on ue saurait conclure aux dangers de l'ingestion, parce (pi'on a pu donner la tuberculose en injeetant, sous la peau, dans la veine ou dans le poritoine, des doses massives de sue musculaire ; que la trans­mission de la tuberculose par I'alimentation, meine avec tie la viande con tenant des tubercules, n'est pas prouvöe. D'autre iiurl, on sait que la virulence tuherculeuse est facileraent dölruite par des temperatures,
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mtime inferiourcs ii collo de l'öbullition. Pour ces motifs, et en vüe de I'application des regies de ['article 11 de i'arrötö ministöriel du 28 juillet IH8S, il y a lieu de distinguer deux catögories de viandes tuherculcuses : Iquot; e(dles pi'ovenant d'aiiiniiiux tuliereuleux niiiigres, et
cellos provenantd'animauxatteints de tubercUlosemuscülaire; Reelles des aniraaux tuborculeux qui laquo;onl on bon etai, de chair. Lea premiöres (viandes d'animaux tuberculeux maigres et viandes d'ftnimaux attelnts de tuberculose musculaire) doivent ötre considöröes comme insalubres (dangereuses et pen alibiles), öllminöea de Iji oonsommation, livröes a Teqnarrissage, enfouies on delruilos. La viandc des animaux tubor-culeux doit dtre eonsidöröe comme n'ölant pas insalubre, quand les animaux sonl en bon etal de chair, soil quo la tuberculose n'existe que dans un seul organe, soil qu'elle existe dans deuxouplusiears organes, pourvu que cos organes soient silucs dans uno cavile du corps ct (iuquot;ils soienl reunis entre eux directcincnt ou par des vaisseaux sanguins ou lymphatiques n'appai'tenant pas a la grande circulation mais Men aux circulations pulmonaire ou porte.
En resume, il y a lieu, en vue do ['application de l'arrötö de 1888, d'adopter les solutions suivantes, en matiero d'iuspcction des viandes de boucherie : 1quot; saisir tout le cadavre, moins la peau, quand il y a, a lafois, maigreur aecusöe et tuberculose, ou quand il y a(cequi est excessiveincnt rare) tuberculose musculaire; 2quot; saisir tout !c cadavre, moins la peau et la graisse, qu'on pourra laisser utiliser dans Tindustrie, quand il y a tuberculose generalisee (quand les ganglions des cuvitcs splanchniques, ceux de la töte, du tronc et dos tnembres sont envaliis; quund la plövre, l(! pöritoine et im ou plusieurs organes des cavites thoracique et abdominale sontatteinls); IJquot; saisir encore lout le cadavre, moins la peau, lorsqu'il y a ii la fois tuberculose thoracique (existnnt sur nn ou plusieurs organes et dans les ganglions de la poitrine) ot tuberculose abdominale [existant dans un ou plusieurs organes et dans les ganglions del'abdomen), sil'embonpoint de la bete laisse a desirer, et si les lesions sont etemUics; Aquot; agir encore de meme, lorsque I'em-bonpoint de l'animal laisse iidesirer, et quand ilyaa lafois tubercu­lose avancec dans rune des deux grandes cavitös splanchniques (poitrine, abdomen) ot tuberculose commengante dans I'autre, ou quand les liViiins de la tuberculose existent en tres grandes masses dans les poumons, sur les plevres el, dans les ganglions de la poitrine, ompiand elles sont nomlireuses sur les organes addoininaux, dans les ganglions de l'abdomen et surlcperitoine; ;Jquot; dans tons les antres cas, e'est-a-dire quand, avec an certain etal d'ombonpoint (absence de maigrcur), coYncidera uno tuberculose pen avancöe et localisee a un ou plusieurs organes du meme appareil, de la meine cavite (cuvile thoracique on cavite abdominale) ou des deux cavites (thorax et abdomen), on devra se contenter do saisir les parties malades; tout an pins pourrait-on
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M.U.AIilKS CONTAQIEUSES BACTßRIENNES,
snisir en memo tomps ecrtaincs portions de \i;inile (cötoa, parols abdominales] directomont en connexion avec les points ilo la plövre ou du pöritoine les [)his malades.
AcUiellemeut, diins les grandes villes, ['inspection de la boucherie est Eaite d'aprös les principes qui viennent d'ötre exposös; il y a pour-tant mi desideratum b formaler. Lorsque les inspecteurs rencontrentä 1'abattoir un anlnialaUeiiit de la lahercnlosc avaneee, ilss'empressont d'eliiuiner sachair de la consommation ; tandis quo lous les jours ils soul exposös amp; recovoir, parmi les viandes mortos qu'on introduit, des quartiers provenantd'animaux tuborculeux, parfois inemc enmoinsbon clal que ceux qu'on sacriCiea ['abattoir, lies! trös difficile, sinon abso-lament impossible de reconnaltre une viande tuberculeuse, quand on ne voit que les quartiers et quand les ganglions ne sontpas malades. Qu'on ne vienne pas dire que I'absencede la plövre indique un6tatma-ladil', qu'on a vonlu faire disparaltre, carj'ai vu fröquemmentonlever la plövre costale sur des quartiers provenanl d'animaux non tuberouleux; ot d'ailleurs les poumons ou les organes abdominaux peuvenl 6tro tu­berouleux sansquo la plövre soil malade, et sans qu'il soil nöcessaire de la dötacher, pour faire disparaitre Louie trace de ['affection. Puisqu'il n'y a pas nioyeu, ilans bien des eas, de reeonaailre, en ['absence des viseeres, si teile on tolle viande provienf d'un animal tuberculeux, les propriötaires d'animaux malades, sachanl d'avance que leurs holes seront saisiesAI'abattoir, n'onl qu'ä'les sacrifler liorsdes villes; aprös quoi ils pourront introdulre en quartiers les chairs, qui de cette I'aeon seront acceptöes, tandis qu'olies auraient ele refusöes si les animaux avaicnt ete saeriliös a l'abattoir. Voilä certainement co qui arrive Ions les jours ; pendant qu'on refuse de la viande en hon etat, on relt;;oit des viandes moi-les moina bonnes et provenant aussi d'animaux plus ma-lades. Pour eviter de pareils rösultats, Irs inspecteurs devraient exi-ger (jne les viandes merles I'lisseul Introduites non par quartiers, inais par moitiös avec le poumon el le Eoie. attenant äune moitid. Dans ions les eas, lorrqu'mie viande sera suspecte, il faudra reporter son al-tention principalement sur les ganglions lymphatiques,
Heeounaiti'e la tuborculose est toujours facile pour le vötörinairo Inspecteur, quand il assistefe I'ouverture ducadavre, ou quand on lui presenle, en meine temps que les quartiers, tons les viseeres. II suflil alors de s'assurer de I elal des divers organes el du sysleme ganglion-naire; la simple inspection, avec on sans incisions, sufflt pour per-mettrede constater I'existence do tubercules sur les söreuscs, sur les mnquenscs, dans le poumon, dans le foie, dans les reins, dans les divers ganglions, qui soul ciivaliis, ele.
Quand il s'agil de viandes introduites du dehors, aprös avoir ele Iravaillees el apprepriees en Taliseneo de tout conlrole, les inspec­teurs sent souvent exposes a en laisser utiliser qu'ils auraient saisies,
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TUBERCÜLOSE,
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si leur exainon avail pu ötre plus complet. Souvcnt en cfTnt ils ne pouvent, dans ccs cas, porter lern- attention que sur les quartiers, les viseöres et los söreuses ayant etö enlevös ; ils doivent alors rechercher et examiner, en les iueisant, les ganglions lymphatiquos du bassin, de l'aine, de l'entröo de la poitrine, del'öpaule, etc. VanHertsen attribue une grande importanceä l'examen du ganglion gituö entrelapreraiöre et la deuxiöme cöte, qui est gönöralement tuberculeux ehe/, les anilaquo; maux altoinls do la maladie. D'autres ganglions, cenx de l'entröe de la poitrine, les ganglions iliaques, les ganglions sous-lornhaires, doivent 6tro recherchös et examinös avec le plus grand soin, ear ils sont sou-vent alteinls ehe/ les aniinaux tuhereulenx.
Pourvu lt;iue los inspecteurs aient ä leur disposition des organes ou des ganglions malades, il leur sera facile de döcouvrir les lösions tuberculeuses et de lesdillerencier, dans la plupart des cas, des lesions pins on nioins siiniiaircs (inorve, nöoplasies diverses, tuberculose parasitairc, etc.), avec losquelles on pourrait quelquefois les confondre. D'ailleurs, il y a lieu d'ineliner vers laseverile, quand on constate la moindre lesion tuberculeuse sur des viandes foraines. Que si l'inspec-teur n'est pas sufflsamment (klifie sur la nature des lesions d'appa-rence tuberculeuse qu'il rencontre dans his viscercs, etc., il pent recourir a l'examen microscopique, qui lui l'era reconnattre celles dont le developpement a ete determine par des parasites (o'ul's ou embryons de strongles, debris de cysticerques ou d'öchinocoques), et lui permettra de constater le baoille de Koch dans celles qui scront reelte-menttuborculeuses.C'estäl'examen baetöriologiquequ'il fautrecourir, en cas de doute, on presence d'une viande suspecte ; l'inoculation exige une attente trop tongue.
Inspection des abattoirs et des tueries. — II est ii souliaiter ([ne, conformement aux dispositions de l'article 90 du decret du 22 juin 188-i, l'administration organise' partout et au plus tot l'inspection des abattoirs publics et des tueries particulieres, afln quo les niemes mosures soient appliquöes partout, C'estsurtout en vue de la recherche des cas de peripneumonie cöntagleuse et de tuberculose que cette ins­pection pent etre utilo. En co qui concerne la tuberculose notainment, eile ferait cosser cette contradiction de tous les jours d'un la isser-faire illimite dans les eanipagnes ainsi que dans certaines villes, et d'une severitö conforme aux prescriptions de larrete de lH88,dans les centres qui out un service d'inspeetion. Elle empecherait que les villes, qui se preserveni d'un cöte en faisant inspector lenrs abattoirs, ne soient il tout instant inenaceesqmiid meine, grace ii I'introduction de Viandeä tuees et preparees au dehora, saus etre sounüses ä aueune inspection,
Anr. 00, dör,. 22 juin 1882. — Les abattoirs publics et les tueries particu­lieres sent places d'une niauiere perninnente sous la surveillance d'un ve-
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MALADIES C0NTAGIEÜSE8 BACTfiRIENNES.
tciiii.-iii-i! dölöguä a eel effeti Lorsqae I'ouverture d'un animal fait reooulaquo; iiaitie los lesions propresä une tnaiadie contagieu8e,le raaire de lacommuae (i'uu provient oet animal en esi tmmödiatement aviso, afln cju'll prenne ies dispositions nccossaires.
Jusqu'ä prösentbisn pou de tentatives out ulo faites par los pröfots iMi vue d'assurer I'inspection dos abattoirs ot des tueries d'une fa(;on permanento.
Voioi un urnHo, pris dans ce but (18 mars 18H9) par ie pro Col des Bassos-Pyrönöos:
Art, iquot;, — I.os abattoirs publics et ios tueries parliculiörea sent mis sous la sui'veillance d'un vöMrinalre.
Dans les communes non pourvues do vötörinaires, la surveillance journa* liöre devra 6tre exeroöe par un agent clioisi par l'autoritö municipale. Get agent inspecle les animaux et les viaiulos des especes ovine, porcine et ios veaux do lait, nifiis il no pourra donner le vu bon d dibiler pour les viandes do boeuf, vacho et cheval.
Art. ~. — Dans oes ioealitös im vötörinairc dösi^nö par l'autoritö munioiquot; pale surveille les abattoirs publics et ios tueries particulieres ot les vislto, ä öpoques indoterininöos, nne lois par rnois au mains. II so rend ögaloinent dans cesEtablissements lorsque des contestations survienneut entre les hou-eliers et les cliarcutiers, ot i'agent propose a la surveillance.
Aut. li. — La visile des animaux destines amp; i'alimentation publique aura lien surpied ou tiprös abatage, los visceres fixes natntellenient on place.
Art. 4, —MM. les veterinairos devront faire usage du certiflcat de saute a conrlo ocheance et do marques particulioros pour eviter Ios substitutions d'animaux.
Aut. '.'i. — I.os viandes ilostinöes a ralimonlation publique porteront I'en-preinte du voterinairo inspeoteur on seront accompagnöes du certiflcat d'un votoi'iiiairo exercant dans le d6partement. Gelles roeuos par ragout dont il est parli'1 a rarliele I0'', seront estampilloes ä I'aide d'une marque spociale.
Art. 6. — En principe le certiflcat delivrö apres abatage etablit soul et cle-liiiilivciuent lo droit do deliitur.
Aur. 7. — l.es viaiulos I'orainessonl somnisos, suivant lour eatögorie, aux inrmos rögles d'inspection que cellos des loealites dans lesquelies elles sont vendues.
[/obligation inscrite dans I'article #9632;'quot;gt;, a la charge dos bouchera ct charcutiers, suppose quo ['administration a dösignö des vötörinaires charges de procoder ö, I'inspection. 11 laut daillonrs, pour quo los Inte­resses soient tenusde soumeltre lours inarchaudises a I'inspection, (pic l'autoritö administrative (art. 90, Doc. ^ijnin 1882) ait ddldgui un vo-terinairc a eel eilet. Aussi, dans les Basses-Pyrönöes, on a pu voir la disposition de rarticlo •gt; do i'arrötö pröfectoral domeurer sans cfT'et la oil I'autoritd administrative n'avait pas dölöguö un vdtörinaire. Un boucher d'Orthez, poursuivi pour avoir vendu de la viande non ius-peetöe, a etc relaxö parce que le vötöriftaire chargö de I'inspection n'avail pas ötö dosigno (Cass., -1raquo; mai 1S!M).
Destruction on enfouissement des viandes tuberculeuses
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TUBEaCULOSE.
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exclues de la consommation. Utilisation des peaux. — Quand les animaux sont moris dos suites do la tuberculose, lour viande no peut jamais ötre utilisöe, alöra möme qu'ils auraieut öle saignös in extremis. Los cadavres doivont ötre alors enfouis, ou livrös a l'öquar-rissage ou dötruits par la erömation on l'eraploi de l'aoide sulfurique, II on osl do meine d(;s viseöros et dos viandos saisies pour cause do tuberculoseconstatöe sur los animaux abattus. Cos viandes, aprös avoir öU; saisies, soul dönalureos (infectöes), badigeonnöes avec de l'aoide phönique brut, ou tonic autre substance, qu'on pourra faire pönötrep on pratiquant des ontaillos. On los livre de pröförence ä l'öquarrissage, quand on n'a pas la ressource de los dötruire autrement ; et, ii döfaut de dos d'öquarrissage, on los faitenfouir. Lalivraison äl'öquarrissage et l'enfouisseraent s'opörent suivant less monies reglos que pour los autrea maladies, pour la morve par exemple. En aueun cos, olios ne doivont etre employees pour l'alimentation dos animaux (art. 11, arr. min. igt;8 juillel 1888).
Toulofois, les viandes tuberculeuses provenant de holes, qui ne sont pas arrivees ii uii otal de maigreur excessive, pourraient ötre ntilisöes sans (langer pour la nourrituro dos animaux et memo pour l'alimenta­tion dos personnes, ä la condition qu'elles seroient störilisöes. La ste­rilisation par la chaleur dans dos appareils (etuvos ou autoclaves a vapour sous pression) speciaux est ä, consoiller; eile osl employee on
Allemagne dans divers abattoirs ;
permet do sauvegarder en
partio rinlerel dos propriotaires et de fournir k la population pauvre mi aliment do bonne qnalite ct d'un prix pou clove. En Bolgique, les viandos tuberculeuses provenant d'animaux en bon ötat d'engrais-soinont sonladmisosa la consommation, aprÖS avoir i;te soumises, sous la surveillance d'un völerinairo, ä uno tempöratun; iiumido do 110deg;, pendant trois heures au moins, dans unappareil störilisateur. On pourraitd'ailleurs traitor les viandes tuberculeuses en vue dquot;cn fairc des conwoes ou d'en obtenir dos extraits. La salaison, bien qu'elle n'oU're uno garantie sörieuse qu'ä la tongue, a öle preconisöe et em­ployee par Mandorean ii l'abattoir de Hesancon : laquo; 1'action du sol, suf-lisainment intense et prolongöe, a le pouvoir do delruire le virus phti-sique... La salaison, teile quo nous l'avons indiquöe, rend utilisable et inoffensive,la viande d'origine tuberculeuse.. raquo; Un service de salaison fonctionne ii l'abattoir de Besangon, grace ii la neutralitö bienveillante de l'administration pröfectorale, La salaison so fait dans des cuves en cimenl; la viande tuberculeuse est desossoe, conpoo en tranches, dis-posöe dans la cuve par couches entremölöes de sei; cette viande salöe osl prise par la vondour do l'aniraal, qui l'utilise, ou livi öo ii des entre­preneurs, etc. En France, comme ailleurs, l'utilisation dos viandos lu-berculeuses, qui ne sont pas trop maigres, osl a consoiller; et lour stö-rilisalion par la chalour pourrait olre organisoc facileinont dans les
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JI90nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES CONTAOIEÜ8E8 liÄCTIiltlENNKS.
abattoirs ; on poumiil a la rigucur so contenter du procödö Mamloreau, ii la condition que la salaison serait intense et prolongöe, et quo la viande ainsi proparee serait vendue avoe indication de saprovenance, afin d'engagerles acheteursä ue la consommer que cuite.
Art. 12,arr. mln. 28 julll. 1888, — L'utiliBation des peaux n'est perraiso qu'apr^s dösintectioni
L'utilisation des peaux des aniiuaux tuberculeux, quelle que soil la destination dounec ä leur chair, doit toujours etre permise. Kilos soul pen dangereuses, et d'ailleurs leurdesinfeetion esl. oxigeo. II n'est pas nocessairo d'appliquer une dösinfection bien rigoureuse; on pourra so contenter deles faire Baler avee du sol denature a la naplitaliue, dout on recouvrira la face interne ; on pourra aussi, ce qui vaudra mieux, afln d'atteindre los germes qui so tronvnil adherents ä la face externe, faire pratiquer la dösinfection par l'iramersion de six a dou/.e heuros dans uno solution a i p. 100 d'aeido phrnique 0U de eresyl.
Prohibition de la vente et de l'usage du lait. On esl gono-ralcmont d'aecord pour proclamer le danger du lait des vaches plitisi-quos, qui pout devenir virulent, quand la maraelle est malade. L'article i;i do rarrote iniuisteriel du ^H juillet 1888 iudique co qu'il laut on faire et comment il faut 1c traitor.
An, in,are. min. 28 juill. 1888. — La vente etl'usagedu lait provenant de vaches tuberculeuses sont Interdits. Toutefois to lait pourra 6tre utilise sur place pour l'alimentation des animaux apros avoir amp;16 bouilli.
Lc lait fourni par los vaches tuberculeuses ne doit ni etre vendu ni etre utilise dirccteincnt pour l'alimontation des personnes do la forme, ni etre employe pour la fabrication du beurre et du froinage. 11 ne doit pas etre melango avee colul des betes saines, bien qu'on ail constate (Gebhart) que, ainsi dilue, il dovient moins daugereux, afin do ne pas infecter et rendre dangereux celui qui ne Test pas. II doil etro tiro h part, et il ne pout etre utilise que sur place, et seulement pour la nourriture des animaux, aprös avoirötö soumis a röbullition. S'iln'y a pasd'animaux pour le eonsoinmor, on lejettcraau furnier aprfes I'avoir sterilise par l'öbullition. Quant au lait dc betes soup^onnöes, mais non encore reconuues tuberculeuses, il conviendra de ne Jamals l'utilisor pour l'alimentation dess personnes sans I'avoir fait bouillir. En conse­quence, lorsqu'on Ignorera 1 etat des animaux qui oni fourni le lail d6-bite, il sera iudique de ne le eonsominor qu'aprös I'avoir fait bouillir, Ainsi, tout lail vendu dans les villos devra elro soumis a robullition avant d'etre utilise soil pour les cnfauls, soil pour los personnes adul-tes. Si le lail crn soinblo proiorable, on subslitucra, a colui do la vacho, coin! de l'änesse ou de la obevre, dout la tnborculoso esl prosquo incon-nue. Dans les formes, los potits-laits, utilises pour l'alimentation des
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TÜBERCUL08E,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; M9I
auimaux, devront aussi ötre soumis a röbullution, afin de störiliser les germesqui pourraient s'y trouvor.
Au Congrös de 1888, Laquerriei'e avail proposö le vlt;bu suivant qui J nl accepts: 11 y a Heu de. soumetlre n unr surveillance sptclale /es vnche-nes desitniics n la production indiistricUn du lad, pour s'assurer qua les vac/ies tie soul pas altehi/es de maladies conlagieuses susceptdjles de se communiqmr ä l'homme,
La surveillance sanitaire dos vacheries industrielles ost pratiquöe dans certains pays (Hollande, Danemark). II serail facile do l'organi-scr; i) sul'lirail, d'iniposor l'öpreuve de la tuberculine, d'oxigor dos lai-tiers un certifleat de santö, quiserait renouvelable de temps on temps ; on hion encore ii sufflrail do charger lo service sanitaire do faire une inspection röguliöre de toutes los vacheries, et d'inscrire, a chaque visile, son appröoiation relativement ii Total do santö de chaque böte sur un registro ad hoc, tenu par le laitier, et dans iequel chaque vaohe aurait un easier contenant tons les renseignements relatifs k sos anleeödonls. Mais, jusqu'ä [irösonl, il somhle bion qu'il n'a pas 6t6 fait grand'ehose dans co sons en Franco (I); ot c'osl un peu la faute dos
(I) Arrcte du prefet de la Haule-Garoimc conccrnant rinstallation dos vache­ries et laiteries dans les villes de phis de 5,000 habitants U no-vembre 1893).
Article l01'. — Dims los villes de plus de 0,000 habitants, il osl expressöment döfendu d'installer one vachorie sans une autorisation do radministration pröfoc-torale, el do la mettro en exploitation avant d'avoh' satisfail ii toutes los condl-lions speciiiers ilans ladite autorisation. — Art. -3. Le seil do l'ötable dolt lt;*lre abso-Imneiit impcrmöable et sera inaintenu tel, II sera carrelö ou pave avoc joints on clraont, ou blen recouverl d'uno coucho d'asphalto, Lo sol auro une ponte snf/l-sante pour assuror le prompl öcoulomont iles mines. Los rigoiea ot canaux sont malntenus dans le plus grand 6tat do proprete tant Ä I'lntoiieur qu'i I'extericur do 1'el'ilili'. |,es iniirs soroul eropis et blancliis 4 la ohaux. Les ötables auront une, eiipaeiie sufdsanto pour fournlr A chaque vache au molns is inätres cubes d'air. Latiration de l'öcurlo sera assuröe au moyen de ventousos disposßes au ras du sol el de cheiuinees d'appel s'ouvranl au niveau du plafond. Cos orillces seronl munla de fennetiires mobiles. — AKT. li. Les fumiora seronl. deposes le plus loin possible
de la vfu'lieiie. II est formelletnont interdlt de les aoeumuler dans un coin de rata­ble et de los deposer dims iles losses meine eliiuelies et recouvertes qui peuvont s y trouvor, lls seront enlevös toua les samedis avant nouf heures du uiidiu, du I.-, ootobre au lit ovril; pendant le reste ile l'annde, Ic mardl et le aamedi avant sept
lieures du iiiiiliu. — AllT. i. Les litieres dovront etre renouvelecs tons les jours dans la mulinee. — Art. 5, II est inlerdit de deposer duus l'ßtable, nilkmrs que sur les soupentos dlspoa6es .i cot eilet et meiitionnees dans lo plan soutnis 4 l'appro-bation prßfectorale, les dlversea denrdea fourragöres. — Art. (;. II est, ögalement interdlt d'installer dana l'ßtable ou d'y lalasor les augea en raaconnerie, los enves, les baqueta, etc., qui servenl ii rocuellllr lea eaux graaaea, ii contenir la dreehe, A
preparerles soupea et les divers alimonta destines üux VUCboa. — AllT. 7. Si la iiiiü-
son oii se trouvo In vachorio est oecupöe pur des personnes dtrangöres ii la fatnille du laitier, les porloa de coniinunicatlon entre l'ötable ot la malaon devronl 6tro constammont fermecs. — Am. 8, On ne laiasera Jamals söjourner duns l'ötable les
vuses ou les ustensiles qui servent ii leeueillir le lüil OU A le eonserver. Avonl d'etre utilises, COS vnses seronl nettoyes avec soin et rinees plusieurs iois ii reim Ijouil-lanlo. — Abt. 0. Les Unges, qu'on emplole souvent pour lillrer les traites seront,
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1192nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTA0IEUSE8 DACTßRlENNES.
administrations döpartementales, qui ne se pröoccupent pas sufilsam-moiit ill' cos questions, bien qu'elles soient de leuv rossort, L'inspection sanitaire dos vachories, si ello ötait organis6e, rendrait do trös grands services non söulement pour la recherche des cas do tuberculose, mais aussi iiour la recherche dos autres maladies visöes par la loi sanitaire, telles que la pöripneumonio et la üövre aphteuse. Jo connais lollos villos m'i los vacherles, loin d'ötre soumises ä une Inspection rögu-liöi'c, n'avaient jamais oto autorisoos, et oü l'on a pu caoher un certain temps des cas do tuberculose, de flövre aphteuse ot do pöripneumonie, co ijui no so sorail pas produit si lo prel'ot du döpartement on avail eu prescrit l'inspection,
Desinfectlon. — La dösinfection est une desmesures los plus im-portantes pour prövenir la propagation de la tuberculose. On a vu lo röle quo jouent los matiöres tuborculeuses rejetees par los tnalades, qu'elles soient amp; l'ötat frais ou a l'ötat do dessiccation. On a vu com-bien sent dangereuses colics qui, aprös avoir oio dessöchöes, soul in-
avmit lour emplol, malntonua dims I'eau boulllaate pendant quelquea Instants. — Akt. 10. Avanl la troito, lea porsonnes qui en sent ohargfiea devront so laver raquo;oi-gneusomont les mains avoc de l'eau et du savon. II est Interdlt do loisser tralre los vnolios par dos personnes maindos ou convalescentea de maladlea contagleuaes, tollos (|iio In rougeole, In fl6vre typhoide, la scarlatina, le oliolßra, clc, oto. — Anr. 11, Touto vache attolnte ou soup^onnöe d'6tre atteinte do maladio oontagieuso soim Immödiatoment retiröe de l'ötable ot öloignße do Sexploitation. La suspicion soni (•lalilio sur le soul avis du vötörlnaire Inspeoteur et saus (|uc le proprlötairo de l'ö-tabllssemont puisso soulover la moindre contestation. — Art. 12. En ce qui con-cerne la tuberculose, ce vötörinalre devra, par tous los mpyens et dans lo jilus bref drdiü possible, s'assurer do la ividilr ilo In maladio, s'il n'y a que suspicion. Lorsque l'existence de la maladie est couflrmße, lo vache uitoiuto ser.a il bref dolai livröe a la boacherie ol conduite ä l'obattoir, en vertu d'un iaissez-passcr dolivro par l'au-Idi-ilo munlclpale. — Am-. 13. ll esl döfendu de vendre ou do mottre eu vonto ; a] lo colostrum, o'est-i-dire lo lait fourni pendant los butt jours qui suivent lo part, soul nil mölangd amp; la traite dos dutres vaches de rctailissomenl; M lo lait des anllaquo; nuuix atteints do maladies dos mamelles ot de toutes los alTectlons suaccptiblea d'alloror los qualilos de co, liquide, quo cos affections soiciit cm nun oontagieuses; c le lail bleu, ruso, vlsqueux, algrl, do., ou sail par dos matiorus localos ou putrl-des; (/) lo lait ölendraquo; il'eau ; e) lo lail auquel cm a aj.iulo dos substances otnin-g6re8, salines ou autres, qu'elles soient ou non nuislblea a la santö. — Abt. 14. Si uno maiadiocontagieuse teliequola (livrescariatiDO, lo Q6vro typholdo, lo olmlera,cto., viont a so doolaror sur l'uuo des porsonnos qui babitent la maisnn ou la vacliorio osl iustalloo, collo-oi sim'.i oompliHomont isolöe du rcsle de la maisnn et lo vacher sera tenu d'exocutor toutes los mesuros de ddsinfection qui lui seront tndiquöes. — Abt. 15. Des Inspections Imprövues et friSquentes seront passives dans los vache-rica 11 dans los lailorios. Le vötörinalre inspecteur prescrlra toutes los mesures d'nssalnissement el do dösinfection quo pourrait nöcosslter une situation anor­male; il on rondra oompte immodialonionl a l'autorltöadministrative. — Art. 16.11 l'ora oonstater par procös-verbal les Infractions au prösont röglemont. Indrpon-ilaniiuonl dos poursuitos auxqueilos oos procöa-verbaux pourront donnor liou, l'ad-mlnlstration retirora provisolremont, s'il y a lieu, i'autorisation d'exploitatlon döli-vröe au döllnquant. — Abt. it. Lorsqu'll aura olo constatö quo, suit dans l'lnstal-latlon, soll dans Sexploitation d'une vacherie, toutes los conditions do co röj,do-mont sonl roiu|ilios et louics les prescriptions röguilöroraent observöos, lo pro-prlötalro rooovro I'autorisation de faire Inscrlre sur sa porto ot sur los vöhicules survant au transport du lait, los mots laquo; vacherie apppouvie raquo;.
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TUBERCUL08E,
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göröea ou Inhalöes sons forme de poussiöres. II est done absolument indispensable de faire proeöder a une disinfection sörieuso tl(3 toutes los
matiöros virulentes, de tons les objelsqni en sonl souillös et des locaux ([iii onl eli'i oecupös par des malades. En medeeine hnmaine, on peut desinlecter les objels souillös en les sunmetlanl, a l'action de la vapeur d'eau a lUOquot; pendant mio demi-lienre ou cn les immergeant le memo temps dans de l'eau inainlenno bouillante. Ees eraclials peuveut (Mre soumis alacoctiun ou ötre traitös pax1 une forte solution baetörioido; les appartements peuventötre soumis iides fumigations, etc.
Les agents do dösinfection ([ue le vötörinaire peut choisir do prefe­rence, ä cause de leur prix peu ölevö, de leur reelle elTicacilo et de lenr emploi facile, sont: laelialenr, la llainme, l'eaii bouillante, les solutions boiiillaiit.es, la solution a quot;i p. 100 de cresyl ou d'aciile phönique ou de lysol, la solution desublimö ä 2 p. iOOO mrdangeo avoc parties egales de solution d'aeide chlorliydrique ä 2 p. iOO, l'essencede töröbonthine, le thymol, l'iode, l'acide sulfureux, l'acide sulfurique, l'acide chlorby-drique, lesulfate de cuivre, etc. La dösinfection pourra ctre pratiquöe d'apres bis meines regies que lorsqu'il s'agil de la morve.
Pour les locaux, les wagons, lesbatiments et les (Hables oecupes par les malades, on procodera de la facon suivante: 1quot; on arrosera sur place, avec une solution dösinfeetante (solution ä 2/1000 de sublime et solution a 2/100 d'aeide cldoiiiydrique, solution ii ü/100 d'aeide plie-aique ou de cresvl, etc.), les litieres, fumiers et restes de fourrages laisses par les malades, puis on enlövera le tout pour le mettre au tas de furnier commun, qu'on abandonnera a la putröfaction pendant plusieurs semaines ; 2quot; on grattera a fond les mangeoires, les räleliers, les separations, les murs de face, les seaux, les barbotoires et toutes les surfaces sur lesquellesdes matirres virulentes ont pu etre de[)osees, puis on lavera ces diverses parties et ces divers objels avec une solu­tion desinfeetante energique, teile que la solution de sublime corrosif; 3deg; on lavera pareillcment, avec la meine solution ou avec la solution d'aeide phenique, etc., le sol, les murs et toutes les boiseries; Aquot; on Qambora les objels en fer et en pierre tels que anneaux, chalnes d'attache, etrille, etc., auges, etc. ; quot;j0 on dötruira par le fou les objels de peu de valour tols que brosses, eponges, vieilles couvertures, cordes d'attache, etc., qui ont servi aux animaux malades; (i0 les couvertures assez bonnes pour ötre conservees seront passöes a I'ötuve, ou immer-gecs dans l'eau phöniquöe, i)uis rineees et exposees ii l'air et ä la lumiere ; 7quot; les auges et abreuvoirs communsayant servi aux malades seront vides, frottes ii la brosse et laves avec une solution d'aeide chlorliydrique, puis rinces ; Hquot; des fumigations sulfureuses complo-teront la dösinfection des locaux et objels y contenus; 9deg; les peaux des animaux tuborculeux seront desinl'ectees paruue immersion de quel-ques heures dans une solution anliseplique (solution a 2/1U0 de sul-
quot;
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Il9inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES C0NTAGIEUSE8 liMlTKRIEN.N'ES.
fulo do zinc (raquo;\i niioux solution a n/ioo d'ncido pbönique, ou solution ii 2/1000 ilc suhliiuo, etc.), on par la saluison avec li; sei dunulurö ä la naplilalino.
Cessation de la surveillance sanitaire. — Los mesuros d'isolelaquo; ment, do sequestration, d(^ surveillance, etc., proscritea par les arti­cles 9, 10, 13 do l'arrötö ministöriel du 28 juillet 1888, continueront d'etre appliquöes laut que le pi'ei'et ii'aura pas leve son arrete de nüse on surveillance, laut tpic les malades n'auronl pas ete sacrifies et la desinlection pratiquee.
Bicn que nos reglonients sanilairos ne visent pas la tubcrenlose des animaux autres que les bovins, il est indiquä d'appllquor ii leur viando les regies preecdcimneut oxposöes et de conseiller les mesures de prophylaxie convenables, tout cu souhaitant d'ailleurs que la tuber-culose du pore soil inscrite dans la loi sanitaire au meme titre que cello du boeuf.
En Belgique, im r^glementdu 10 ootobre I89.'J indiqueles mosuressuivantes;
Quand la tuberculose est constatöe a la frontiöre de lerre ou dans un arrivage maritime,les bovidös malades et suspects sont repoussös hors du territoiro beige aprös avoir 6ti marquös, a mains que lo propriötaire ne oonsente ä. les faire abaltre. L'importation du bötail est interdite quand la tuberculose siSviten pays ötranger; ellepeutötre tol6röoamp; la condition (|uolcs animaux do provenance suspecto serontsoumis ii l'öpreuve de la tuberGuiinelt;
Dans rintörieur du pays, la constatation de la tuberculose comporte rapplication des mesures sanitaires suivantes : lquot; Abatage dos bovidös reconnus cliniquemenf tuberculous et de ceux qui, prösentant des signes douteux ile la maladie, ont röagi a latuborculine ; 2quot; Dösinfection des eiables eonlaniii!('(!s; 30D6nombrement des animaux de l'espöce bovine quionlcoharaquo; bilö aveo les animaux tuberculeux ; 4deg; Interdiction de vendre ces animaux, sauf pour la boueberie. Toutofois, cetteprobibition n'est pas applicable aux bovides suspects qui n'ont point r6agi a la tuberculine ; iiquot; tsolement des animaux qui onl monlre la reacliou speciliqiie ii i'öpreuvo de la tuberculine; 0deg; Abatage de ces animaux dans le delai d'utl an; 7quot; utilisation des animaux qniont cohaliite avec les bovides tuberculeux el, de ceux qui onl röttgl a la tuberculine, aux conditions ci-apres: a) obligation de les sonmellre annnelle-menl a Pöpreuve des la tuberculine ; b] obligation do proposer, autant que possible, un personnel special an service des animaux malades; c) dclensedo donn'er aux animaux sains des aliments souiliös par les animaux infectes; d] interdiction d'utiliser le lait des vaches tubercnlouses; o) obligation dene repoupler les elables qu'avec des animaux sains reconnus a IMpreuve do la tuberculine. Los mesures ci-dessus neaont rapportöes qu'aprös la disparltion de la maladie.
L'emploi de la tuberculine est facultatif. Toutefois, les propri6taires per-clront leurdroitft I'indomnitd acoordöo par I'Kiai, Imsque, aprös la constata­tion d'un premier cas de tuberculose, 11s n'auronl pas soumis leur belail a I'opreuvc de la tuberculinoi
ll esi alloud aux propridtaires des animaux tuberculeux abaltus par ordre
de ranlorile, nne iiul......nie ainsi rfiglde; Iquot; les 70o/ode lour valourlorsqiiela
viande esl saisic; iquot; les 2b0/o de lour valeur dans le cas on la viande esUivree ä la consommation.Quand les animaux abattus pour la bouoherie sont saisis pourcause detuberculose.l'indeninileaccordeoest di; lamoilie ilc Icurvalenr.
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CHAPITRE Ml
ROOQET F.T I'NKIIMd-lvNTKIilTK INFGCT1EUSE DU POTVC.
On o pendant longtemps confondu sous les appellations de Rouget, Mitl rouge, h'n/sipr/e, etc., los diverses maladies du pore revötant un caraetöre öpizootique et s'aecompagnant de taches rouges ou violacöes a la surface du corps. Deux de cos affections, !lt;; Rouget propretnent dit eila. Pneumo-enläriie in fr die use, ont ötö inscrites par 1c döeret de IHSH dans la liste des maladies contagieuses; (dies sent essentiellement diHi'reiiles malgröleurs ressemblanoes; elles sontassez fröquentes, cllus soul graves, faoilemont transmissibles, 6pizootiquos et comportent ['application des meines mesures sanitaires.
sect; Iquot;'. Rouget.
Lc Rouget ost uno maladie microbienne, spöciale au pore, pouvant parfois se transmettre au pigeon et au lapin, contagieuso, inoculable, döterminöe par lapullulation d'unbacille particulier, caracterisöe par desrougeurs a la surface dn corps, par des modifications fonctionnelles,
plus ou moins accusees, par des lesions cougeslionnelles cl par la viru­lence du sung et des tissus.
Symptömes.
Lo Rouget scvil dans la plupart dos pays de l'Europe ; il osl tröquent dans diverses regions en Franco, oil 11 ocoasionne des poiios consido-rallies; il alloinl surtout les pores qui nui döpassö Tage de quelques nuiis; los porcelclsiila mamollc so montrentröfraetaires ou plus rosis-tants; les races perroolionneos son I. les plus sensibles. La maladie se prosontc goueralemont avoc nue aeuitö plus ou moins prononcoo; olio peut dans certains cas (Cornevin, Hess...), lorsqu'elle guöril incom-piMeineul, laisser un 6tat chronique do a des lesions persislautos; olio est grave dans la niajoritii des cas, surtout rjuaml les aniinaiix so trouvont placösdansde mauvaises conditions hygiönlquos; quelquefois
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1196nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MAUDIKS C0NTAGIEÜ8ES BWTfiRlENNES.
olio reviM uno foi'ine moins grave, bönigne mömo. Los symptömes, qui traduisent I'aiToction, dönotont un trouble, un embarraa de la circula­tion etuuo intoxioation lt;lc I'organisine.
L'inoubation est courts, oompriso entre un ot cinq jours; chez le pore inoculö, la roaladie s'annonce dös le premier, le second ou le troisiöme jour; eile apparatt ögalement du second ou troisiöme jour ii la suite de la contamination par Ingestion. Les signes du döbut se suceödent rapidementet s'aggravent d'heure enheure. A la diminution
de l'appötit et a un certain deg're de lorpeur se joignenl prinnpteinent la fievre, les modiiications ionctionuelles graves, les troubles circula­te ires. La fievre esttrÖS intense; les extremites soul alternativement chaudes ct froides; on observe des frissons, des tremblements inuscu-laires; la respiration ot la circulation sont acceleröos ; les muqueuses apparentes so montrent injectöes, violacöes; la tempörature s'ölöve et peut monter jusqu'ä 'täquot; on au dolä. Les malades cessent de tnanger, tout en acceplant oncoro des boissons l'roidos; ils devienuent prol'ou-döment tristes et abattus, apres avoir presenle parfois de Fanxieto, de l'agitation, des symplömes nerveux, et tombenl dans la stupeur, la somnolence, le coma. Ils s'alTaiblissent promptoment, roslcnt couches, insensibles aux excitations, le groin cache sous la litiöre, (it so relevent avec peine, en faisant entendre des grognetnents plaintifs, quand on les y contraint; la queue ne s'enroule i)lns, reste Qasque, molle, pen-dante,inerte; labouche laisseöcoulerune have visqueuse ; ladömarche est chancelante; letrain posterienr est vacillant, et plus tard devient comme paralyse. La fonction digestive est prdfondöment Irouhlee; il y a parfois des vomissemenls; il y.a d'abord do la constipation, et ensuite survient pronaptement une diarrhöe fötide, aecompagnöe de coliques, d'amaigrissement ei parfois melangee dt; sang, de döbris lisi'udü-meiuhi'aneux ; le venire dovionl douloureux, viHracte. Les urines sont albumineuses, i)lus foncöes, jilus chargöes. La respiration devient difficile, hruyante; on oiüend une toux rauque, courte, peu sonore et pen fröquente; il y a parfois des (#9632;,])istaxis, du jelage, des signes d'angine, de bnmcho-pneiimonie. Les paupieres s'inliltrcnt; les yeux deviennent pleureurs ou chassieux.
Bieütöt, au dehnt de la maladie ou peu d'inslanls apres, on voit se produire ct evolner des laches ou nappes rouges sur la peau devenue plus chaude. Ces taches se monlrent de preference dans les regions oü la poan eslline et souple et memo ailleurs, a la base des oreilles, sous la gorge, an con, aux ars, sous la poitrino et sons le ventrc, au flanc, aux aines, aux plats des cuisscs, au perinee, etc.; il'ahoid limitecs, ellessetendent rapidement, soconfondent et ferment de vastcs plaques; clles se foncenl de plus en plus, passent du rougc-clair au rouge fonce et peuvent devenir hleuatres, violacöes; elles s'accompagnenl parfois (run certain epaississoment o'llemalcux; elles resteut, dans certains
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ItOUliET ET PNKUMO-KNTKRITE INPECTIEUSE DU I'OIIC.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1107
cas, peu etenduos, iicunombrcuses, pou accusües; cllcs pouvent memc faire plus ou moins complötemont döfaut, dans drs cas triis bi'iiiins, ou dans des cms foudroyants, qui ne lour laissoul pas lo temps dc so produiro. l-es ganglions access!hies a ['exploration soid eugorgös et douloureux a la jiressiou.
On a slgiuih', comine complications possibles, des arthrites et des aynovitess'acconapagnant de tumöfaction etdeboiterie. Onaögalenaont signalc (Lydtiu, Schottelius, Hess, (iuilleljcau, Hallander, Brown, Hang), commc pouvaut se montror, une vöritable endocardile uvee lesions des valvides mitrale et aortique, avec dyspnöe et palpitations cardiaques.
Los divers symplömes, qui viennent d'etre enumeres, ne se montrenl pas dans tousles cas; ils sonl parfois pen accuses, ils sont |)lus ou moins nombreux, et plus ou moins prononcös, suivant le dogre de gravitöque doit revetir la maladie; ils vont en s'accusantde plus en pliis,lüi'sque l'affection s'aggrave; et ils disparaissenl pen a pen, quand olle s'amende et inarche vers la guörison.
L/övolution du rouget est gönöralement rapide; sous la forme bönigne, l'affection peut passer inapereue, lantsont parfois peu accuses ies signes qui 1'accompagnent. On pout en ell'et no constaler qu'unpeu do nonchalance, une legere diminution de l'appötit, une certaine aoc6laquo; löration de la respiration, quebjues rougeurs passageres, etc. La guerison peut alorsse produiro ou pen do temps, en deuxii huit jours; raais, pour une cause ou pour vine autre, eile pout avoir lieu incoin-pletement et laisser pei'sister uu etal, chronique, surtout quand les conditions bygieniques sont döfectususes, quund les malades sont mal soignös, etc. be rouget, qui so montresoua la forme grave, celuiquiost aecompagnö d'une llevre intense, do modifications fonctionnellea pro* fondes et de rougeurs nombreuscs, etondues, etc., peut faire pörlr les malades dans la proportion de Irois a quatre sur cinq. II amene la morl, tres rapiilement; sa duree est comprise entre quelques beurcs et uu, deux, trois, quatre, rarement six ou buit jours. Dans certains cas, la morl, peutsurvenir en deux ou Irois heures, quelquefois avant qu'on ait eu le temps de reconnattre les animaux malades, d'autres fuis des que les symptömes febriles et les modifications fonetionnelles so sont montres. Toutefois, dans la plnralito des cas, on pent assister a i'eclo-sioneta I'aggravation du mal pendant un, deux, trois, quatre, cinq, six jours. Les rougeurs se multiplient, s'etendent et doviennent violacei'sou noinUres; la faJblesso s'accuse de plus en pins, et la para­plegic se complete: la, diarrhöe persiste, ou se montre quand olle n'avait pas encore apparn, et los malades maigrissenl ; la respiration devient dyapnöique; la prostration est extreme, et la tempörature, apres avoir inonte de plusienis degres, a'abaisse considei'ablemcnt aux approches d(^ la morl, pouvaut descemlre ii ItHquot;, ',]'quot;, W et meme ',amp;.
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1108nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES CONTAÖIEUSES BACTER1ENNE8,
La iiioi t csl la consöquence d'un vöritable empoisonnement, joinl ii l'embarras de la circulation et a l'asphyxie progressive, Tons lus animaux altciuls de rougel grave ne suecombenf pus; quelcfues-uns pi'iivont rrsistei'; mais la guörison peut 6tre lonte ou inoomplöte ot laisser, coramo dans les cas bönins, im (Hal chronique plusou moius grave. Lorsque la guörison n'est pas complöte, lea malades roslent maigres, chötifs; l'appötit est capricleux; 11 y aunediarrhöe persis-tante ; les membres peuvent rester ongorgös, les articulations malades et los animaux bolter, marcher difflcileraent, s'essouffler au moindre exercice, avoir une reehute lt;1(^ rouget aigu mortel ou rester plus ou moius longtemps dans cet elat, (^l.c. Geux qui so rotablissenl ii la suite d'une premiöre atteinte out acquia Timmunitöpour l'avenir.
Le rouget est dono une affection grave, qui occasiomie des pertos considerables ä l'ölevage; il est d'un pronostic famp;cheux, il amöne le plus souvent la tnort dos malades et rend impropres h la reproduction et ä l'engraissement ceux qui ne guörissent qu'incomplötement; il est epi/.oolitpK! et contagieux. II est surtout grave quand la contagion so fait avec de grandos doses de virus fort, quand los animaux so trouvont douös d'une suseeptibilitö trfes acousöe, pendant la saison chaude, lorsque los animaux sont places dans de mauvaises conditions hygiöniques. La teinte violacöe, querevötent les rougeurs, l'616vation de la tempörature vors 43deg;, la paraplegic, etc., sont dos signes tros fächeux, Co ([iii aggrave encore le pronostic de I'atTection, e'est que los cadavres deviennent inutilisables dans bien des cas,
LESIONS.
Les lesions sonl plus ou nioins aoeusoes et plus OU moins etendues suivant la dun'o de la maladie : l'ötat des divers organes et des divers tissus accuse ii pen pros partout une vive congestion du resoau capil-laire, On trouve des taches h6morragiques un pen partout. Sur la peau, on voil dos taches ou plaques rougeätres, bleuamp;tros, accompagnöes parfois de boutons ou de vösicules, dues a l'embarras de la circulation capillaire, a la stasedu sang dans les vaisseaux, ii des hömorragies, n'inten'ssanl parfois que le derme, mais souvenl s'aecompagnant de l'altöration dos tissus sous-jacents, caractörisöes par la rougeur, la congestion, la tumefaction o'dematonsc du derme, la distension des vaisseaux, rinliltiation du tissu de La peau et 7)iemc du tissu 80U8-cutano, ainsi que du tissu inlermnscnlaire. Le lard est plus ou nioins injeete. rouge et mollasse. Los chairs, dans lenrensemhlo, somonlrenl plus ou nioins saignouses, mollasses, hninides, haveuses. Les muscles peuvent etro älteres, presenter des infaretus, avoir snhi im commence­ment de degüneroscence, so montrer pfllos, on noirätres, inous, gluant8,etc. Les söreuses artlculaires sonl quelquefois congestionnöes,
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KOUGfiT ET PNEUMO-ENTIiFUTE INFEOTIEÜSE DU POBC.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1190
enflammöos, et remplios de sörositö rougeätre mölangöe de coagula flbrineux. La moello des os esl viveraent coloröe. II peuty avoir, dans los cosohroniqueSjClos accidents d'ankyloso^csdöforraationsosseuses. Tons lea ganglions lymphatiques sont altörös trös manifestement; ils se montront hypertrophiös, congestionnös, inflltrös, d'une couleur rouge noiramp;tre, aveo d'innombrablea points höinorragiques dans leur couche corticate et uno infiltration dans la partie centrale,qui estplus liälc, et qui laissc suinter de la sörositö ä la coupö ou h la pression^
Le pöritoine peut ötre injeetö, congestionnö, enttammö, parsemö de taches liömorragiques, reconvert gamp; et la d'exsudats flbrineux jaunfttres ou gristoes, et contenir un öpanchement söro-flbrineux plus ou moins abondant. La rauqueuse gastrique pout se montrer congestionnöe, enflammöe, öpaissie, infiltröe, parsemöe de taches ou de plaques d'inflltration sanguine, et recouverte d'un enduit grisälre ou jaunälre; son öpilhölium se desquame avec la plus grande fuci-lite, et son tissu sous-muqueux esl inüitrö. Dos altörations simi-iaires, congestion, inflammation, inflltration, taches, plaques liömor­ragiques, desquamation öpithölialo, Inflltration du tissu sous-mu­queux, etc., se rencontrent dans l'iatestin. La muqueuse de l'intestin gröle, surtout celle de la partie duodönale, esl altöröe; eile peutötre hyperömiöe, marbröede taches ou de plaques hömorragiques, inflltröe, epaissie, ramollie, etc.; les follioules et les plaques de Peyer sont gönöralement altörös, gonflös, tumöflös, plus saillants, et parfois eschariflös et ulcörös, On pent aussi constater de la congestion sur 1raquo; valvule ileo-oa'cale, sur la. muqueuse Cfficaleet sur lamuqueusecolique, avec du piquetö liömorragique et desquamation öpithöliale parfois. Le foie pent se montrerun pen hypertrophiö, gonflö, gorgö de sang, noiramp;tro, criblö d'infarctus. Larate esl gönöralement turgide, bosselöe. noiramp;tre, mollasse. Los reins sont congestionnös et ecehymosös ii lour surface. La vessio contient de l'urine albumineuse, parfois san-guinolente; sa muqueuse peut ötre congestionnöe, de möme que la muqueuse utörine.
La muqueuse rospiratoire (trachöe et bronches) peut se montrer hyperömiöe, ecehymosöe, recouverte d'une maüore spumeuse et rosöe. Lcsplevres pouvcnletre, com ine le pöritoine, injectöes, congestionnöes, enQammöes, pai'semöes de laches hömorragiques; idles peuvent con­tenir un exsudat söro-flbrineux plus ou moins abondant et se montrer reeouverl.es, dans des etemlues variables, par des fausses membranes flbrineuses, jaunfttres ou grisfttres. Les poumons soni hyperömiös, engouös d'un sang noirälre; ils prösentent des laciies eceliyniotiques, des sußfusions sanguines, des exsudalious, des extravasations dans le tissu interlobulairc, qui peul se montrer inflltrö. On peut aussi y Irouver des foyers de broncho-pneumonie. Le pericarde se monlre souvenl injeetö, ecehymosö; il pent avoir ötö le siege d'une exsudation
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1200nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MAUDIES C0NTAG1EUSE8 BAGTER1ENNB8.
Böro-flbrinouse, cotnmo Ifi plövre et le pöritoino, Lo ('(pur et rcrnlo-carde sonl acehymosös. Dans h^s cas d'ondocardite, on conslate la döformation des valvules vasculaires par des vögötalionsverruqueuses, quelquefois dans les doux cobufs, mais surtout dans le cosur gauchei Le sang est coagulö ot noiralre, mais il rougit ä l'air. Des lösions oongestionnelles et honiorragiques peuvent aussi se produire dans les centres nerveux, Quand I'alTection a revelu le type chronique, on rencontre les lesions de l'anömie, ainsi quo des traces de pöritonite, d'entei'ite, de jilenrite, d'arlhrite, aneiennes.
En resume, l'embarras de la circulation, occasionnö par les söerö-tions des microbes pathogönes, s'aecorapagne de la congestion, avec hömorragies, des divers tissus eitles divers organes. L'oxamen micros-copique pennet devoir les bacilles du ronget en grand nombre, libres et surtout englobös par les leucocytes, dans les diverses lösions, ilaus cellesde la peau et du tissu sous-cutanö, dans les ganglions, dans la rate, dans les reins, dans le I'oie, dans les exsmlals, dans les lesions intestiuales et pulinonaires, dans la moelle des es, dans les dejec­tions, etc.; mi les Irouve anssi, mais en bien inoins grand nomljrc, dans le sang; ils sont ahondants dans les reseaux capillaires sanguins et lymphatiques.
Krroi.or.ii;.
Certaines influences peuvent jouer le role de causes prödisposantes; il en esl ainsi de la rlialeur de l'elr, de I'liuinidite, des [lorcherics elroites, encombröes, mal venlilees, mal tenuea, de l'alimentation avariee, de la nianvaise hygiöne, de l'amp;ge des individus, de leur race, etc., qui aecroissent lasusceplihililede rorganisineet aggravent l'affection, Le rougetse montro plus Eröquemment, et est plus grave, en ('te qu'en hiver, pcndanl les annees et dans les loeulites humides quedans les local ites et pendant les annees setdies, dans les porchcries etroites, cnconihrees, mal ventilees et nialtenues, sur les animaux mal nourris, sni'les sujets qui ont depasse Tage de quelquea (4) mois, sur les individus appartenanl a des races peii'eetionnees, etc. Mais la cause deterniiuante est la contagion, rinfection, ['introduction, dans l'orga-nisnie, d'un microbe spöoial, lourni par im malade direetement ou pulse dans les milieux ambiantsi La maladie sevit d'une fa^on 6pi-ZOOtique la 011 eile se nionlre; eile deeime les porchcries oü eile appa-rait; eile se propage par les relations de voisinage d'une ferme ä l'autre; eile se montre, dans les fermes et les loealites indeinnes, a la suite de l'importation d'animaux malades ou conlaniines venant de loealites inleetees; eile esl dissiuninee par le commerce, parle döpla-cement des malades (ou de leurs debris), des contamines, par les foires el les marches. Elle est transmissibleexperimentalement par l'inocula-
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aOUGET ET PNEÜMO-ENTfiRITB 1NFECTIEÜ8E DU PORC.
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lion de matii'srcs morbides, par lour ingcsliun, par lour introduction dans los voios ivspiratoiros ou lour injection dans to torrent circn-
latoire.
Sieges du virus. — Tonlos his loskms, Ions los produita morbides, tousles organes malades et le sang soul virulonts, Lesang oslordinai-rement pen riche en virus; 11 on ost de möme do certains prodnits de söcrolion pbysiologique, qni peuvent devenir virulents, tels quo le lail, la bile, I'urine. Mais 11 ost abondant dansles nndiöoes oxcremen-liliolles des animaux malades (pores, pigeons), dans los malioros ca-tarrhales des voiesrespiratoires, danslesexsudats du pöritoine, de la plevrc, dupöricarde, dans los ganglions, dans la rate, dans I'inloslin, dans los reins, dans le foie, dans lo pounion, dans losmusoles malades, dans los lesions cnlaiuios, etc. Les malades, surtout ceux qui out de la diarrhöe, et qui prescntenl un elat calarrhal des voios respiratoires, soul partlculiörement dangereux. Ils rejettent avec leurs excrötions dos qnanlilos eonsidorables do maliore virulente, qui peul ensuilc servir a contarainer d'autres animaux. D'ailleurs, los cudavros, los dohois cadavöriques, non delruits, non enfouis, non störilisös, soul ogalenionl des inlcnnediairos pnissanls do contagion; ils peuvent doiinor la maladio anx animaux, qui los oonsomment, ct ils peuvent servir, de mome que les döjections, a souillerde nombreux objets, qui a lour tour pourront oomrauniquer la maladie.
Nature du virus. Bacille du rouget, ses earaeteres, sa conservabilite. — L'agent pathogöne a olü delonninö el elndiö a la suile dos travaux do Pasteur et Thuillier, de Lydtin et Schottelius, de Löfflerde Schütz, de Kitt. En 1882, Pasteur et Thuillier isolörent et repro-dulsirent par la culture le microbe du rouget, dömontrörent son role pathogöne, s'assurörentlaquo; par des öpreuvesdirectes qno la maladio no vocidive pas raquo;, röussirent laquo; a I'inoculcr sous une forme bönigno, et l'animal so montra alors röfractaire a la maladio mortellc raquo;; ils recon-nurent quela vaccination par le microbe du rouget offre des difflcultös, tenant ii la vaciolo dos races porcines, dont la röceplivite pour la maladio n'est pasögale; ils arrivorent, dös 1883, a pröparer des virus altönnös, et les animaux qui los reguronl acquirent rimmnnito. Les recherches (1888) de Roux, do Löffler et de Schütz penniront de recon-naitre la forme exaete du bacille du rouget ainsi ipie soa propriötös.
La microbe du rouget est un (in bacille, immobile, Ins abondant dans loutos les lesions, facile ii colorer et a oultiver, ayant des dlmenBions una-logues ii oelui de la (ultoiTtdose. II prend Men les mallöres oolorantes; il se leint par les soluliona hydro-alcoollques de violet de gentians, de violet de metliyle, de bleu de niölliylciie, de fuohsine, par la Holutlon de Looffler, par celle de Ividmi', par les pvocödds de (Irani et de Weigert. Snr les malades ou les ciidavres, los bacilles du rouget soul pen nombreux duns le s;uif,';et ceux qui s'y Irouvcnt se niontient öpars ou röuuis en amas ou mieuxinclus daus
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1
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los loucocy Los pnipai lesions inti lös, ou reu ou iiioins i le prociiile
iius vuisse
MALADIES G0NTAQ1EÜ8E8 BACTßRlENNES,
los, qui peuvenl en loger parfois jusqu'auno vinßtaine el au dela. ations, l'altes avec la pulpe des ganglions, do la rale, du rein, des istinales, elc, etc., so monlrent ties riches en baoilles, libres, Iso-nis par deux bout a honi, ou en araas; on en volt en nombre plus (onsidörable dans los leucocytes, A 1'exaraen de coupes traiteos par de Gram, on observe que les baoilles so trouvent surtoul dans ies mx sanguins et lympbaliques, qu'ils soul pen abondanU dans les
Fig, 113. — Rouget du pore, pulpo do Fig. Hi. - Rougol du lapin, pulpe do ganglion.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ganglion.
gras vaisseaux, oü ils forment de petits araas aooolös a I'endotiirliuin, mais qu'ils soul tres nombreux dans les oapillaires, dont I'obstruotion eat produite ea et la par lies amas tie microbes libres ou par des aims do, leucocytes gor­ges do bacillos.
La culture du baoille du rouget est facile, surtout dans les milieux pepto-nises liquides on solides. II so drveloppea Pair; mais il vienl, mieiix ii I'abri de l'air, ot conserve mieux sa virulence; il esl a^robie, mais surtout auaero-bie. II pousse a la temperature du laboratoire et a l'ötuvei il so oultive dans
los bouillons, dans lo serum, dans la g6latine ot
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la gölose peptonisöes; mais il ne vient |)as ou presque pas sur la pomme de terre, ni sm- la nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; \ \nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; \ rave, ni dans les infusions vögötales.Le bouillon,
x^n \ _ XN ^ \ seme avec du virus einprnntö ;i rorganisme OU N, \jv\ ) ./ Vquot; \ aver- une preredento culture, so trouble rapide-
rncnl. (en 1-2 .jours) a lYHuve, sans janiais mon-xxf ^ quot;/} I trer de pelliculo ou de voile, el, laisse ensuite . \\-v-k''nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; / döposer au fond un löger södiment blanchdtre
quasi-pulvömlent. Dans les cultures en bouillon, les baoilles du rouget soul, plus allonges et peu­
\:
venl se montrer reuuis on lilos plus ou moins
Lilaquo;.
116. — Culture en bouillon.
longues; ils soraient douös d'une oertaine mo-
bility d'apiös Scliottelius. La culture dans la ge-
latine peptonisöe est caraclöristique, lorsque rensemenoement est fait par piqöre profonde; lo bacille du rougel vient mal a la surface de la gelatine; o'est surtout dans i'öpaisseur, et principalement dans les couches les plus prol'ondes, qu'il pousse a la suite de ronsemence-ineul par piipire. II ne liqufifle pas la gebitine, si ce n'est ii la longuc; sur plaque, il donne de Qnes colonies duveteuses, incliiscs dans le milieu uutri-tif. Sem^ par piqöre profonde dans un tube do gelatine, il trouble d'abord lo milieu nutritif lo long de la piqrtre, et ensuite donne, en quelques Jours,
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ROÜGET ET PNEUMO-ENTfiRlTE INFECT1EÜ8E HU 1'OItC.
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uno culture sous fnrrno de tines lionppes nuageilSBS d'un uris bleiu'itre,
rayonnant perpendioulairement autour de la piqüre et siimilmu jicir leur
ensemble une iirosse a hüiiteille ou uno brosse ä verrc de lampe. A la longue,
apres les vingt ou trento premiers jours, la culture change
d'aspect, los colonies envaliissant tout le milieu nutritif.
isaLpS
I.es cultures conserveiit leur virulence aprös une loiignc
serio de meliorations suecossivos; la nieme culture pout
rester virulente pendant plusieurs mois et meine plus
d'un au; mais eile s'attenue proyressivement, a partir
d'un certain moment, et perd ensnite sa virulence ainsi
que sa vögötabilltö, surtout quand olle est exposee a
Fair, quand eile est eu couclie minoe,ouquand eile n'est
pas soustraite ä raction de la lumiere. Les cultures sur
gelatine, l'aites dans lo vide ou en presence d'un gaz inerte,
se consorvent plus facilement et plus longtemps quo les
cultures faites et gardäes en pn'sence de l'air.
Le vims du rougel pent se conserver im temps variable, suivaut les conditions ainbianles, dans les
cadavres et debris cadavöriques, dans les matiöres morbides cxcretöes pur les malades, dans les eanx,
Flg. liü. —Culture dans la cölatlno.
dans les fnmiers et les purins, dans les litiöres, ä la surface du sol, des murs et des objets divers qui ont ele souilles. Los bacilles pullulont encore dans le cadavre pendant les premieres heures qui suivenl la mart; ils gardeut un certain temps leur viru­lence dans les cadavres, dans les debris cadavöriques et les malieres morbides en voie de pulrel'action, dans les fumiers, dans les pu­rins, etc. ; ils peuvent peut-ötre pullulcr daus les eaux stagnantes et les terrains humides; toutefois des recherches precises restentä faire sur ces points ii l'effet d'appröcier exaetement la duröe de conservation dela virulence en presence de la putrefaction, qui doitla detruiredans un temjis variable suivaut les cas. Le bacille du rougel, se conserverait plus de trente-quatre jours daus renn distillee et plus de dix-sept jours dans l'eau ordinaire (Straus et Dubarry). L'air et la lumiere sontdeux agents qui attönuent d'abord et detruisent ensuito la virulence du rou­gel, qui semble d'autre pari, comme celle de la morve, disparattre assez rapidement dans les malieres exposees d la dessiccalion. Cepcn-dant certains fails, observes dans la pratique, laissenl croire que les malieres virulentes rejeb'ies par les malades peuvent rester actives pendant assez longtemps a la surface des murs et des objets divers, dans les lilieres, surtout quand ellcs se Irouveut dans des locaux humides privös de ventilation et do lumiöre.
Le virus du rouget est un de ceux qui paraissent les plus suscepti-bles vis-a-vis de la cbalenr. Un froid intense semble le steriliser ; on pent attenucr sa virulence en laissanl les cultures longtemps cxposees a l'air et a .quot;IT0 -- ;iSn ; on ratlonne plus rapidement en les porlaut ä -W, 48deg;, 80deg; ; il est tue en quelques minutes a la tempörature de 8B0,
.
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MALADIES GONTAQIEU8E8 BAGTBR1ENNE8.
Les agents ohimlques, ordinaireraent pröoonisös commo dösinfectants, peuvent 1c steriliser. II semble qu'il en doitelre ainsi du suhlime, de l'acidephöniquo, du crösyl, des acides sulfureux, sulfurique^ azotique, chlorhydrique, du sulfaie de cuivre, etc, ; toutefois, la salaison et le fumage respectent la virulence pendant plusieurs semaines.
Modes de contagion. — On a parlois emisl'idee. (pic le germe |)a-thogöne du ruuget pourvail provenirdes inalien^ plus (in moinsalterees que les pores soul, exposes a innerer, tlappartient ä i'avenir de döraonf trer si le rouget ne serail pas unc sorte de raaladie septique, dont l'agent vivrail principalement dans lös malieres organiques en putrö*
faction. Ouoi qu'il advieime de celle hypothese, il Importe de ne pas oublier que le rouget est aussi one maladie contagieuse, transmissible par rapports directs ou indirects des tnalades a, d'autres sujels. II pent se trarismetlre de la mere aux petils par contagion intra-uterine on par le töter. Koubassoffa constate, chez la lapine pleine, lo passage du microbe palliogene de la. more aux foetus, ainsi quo son passage dans le lait. La transmission pent avoir lieu a la suite des rapports de contact (pie les animaux ont dans les locaux, quand un sujet malade est toucho ou llaire par des sujels sains, quand il depose sur oux de la maticre niorliide, etc. Mais equot;es( snrtont par contagion indirecte ou mediate ([Lios'opero la Irausmission de la maladie. Cost ordinairement ä la suite de l'introduction d'un Sujet malade ou contaminö quo I'affec-tion s'installe ct se propage dans une poroherie ; et e'est par les ma-tieres morbides, excrements, urine, jetage, par le sang, les debris cadaveriques, etc., qnes'opere la transmission, soit (]ne les sujels sains se contaminent par Ingestion, ce cpii a lien le plus souvent, soit qu'ils s'infeclcnl en inhalant des poussiöres imdangees de particules de nia-tiere virulente fratche, soil qu'ils s'inoculent accidentellement en mctlant des [dales de la surface de leur corps en contact avce les produits morbides rejetes sur les lilieres.
L'ingestion d'aliments ou de boissons souillös de virus est le mode de contagion le plus ordinaire, le plus important, eelui qui joue le plus grand role, ainsi que cela resulte de l'observation ct do Toxperi-meutalion. II est also d'obtenir experimentalcmeut le ronget sur le pore, en lui donnanl. it manger des aliments ou des boissons souillös de malieres exerementil.ielles, do malieres morbides ou. de sang de malade, en lui donnant ä manger des debris cadavöriques des pores morls du rouget ou des cadavres de pigeons, de souris, morts de la maladie, etc.; on o eu observö des eas de propagation paries debris cadavöriques quo des chiens avaienl transportös, par les locaux qui n avaient pas rlr desinfeetes, elc. I.es aliments et les boissons peuvent etre gouillös de diverses manirres : par leur niebmge avec les prodnils morbides, que rejeltent les malades; par les seaux ou anges, qui ont ete souillös par les malades, ei qui n'onl pas ete dösinfeetös; par los
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ROUGET ET PNEüMO'ENTfiBlTE INFECTIEÜ8B OU PORC.
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mains des porsonnes qui onl touchö lea malades ou les cadavrea et nc so sonl [ins luvues ; par certains animaux (ohiens, r.lials, pigeons, oi-
soaux de basse-oour, souris); par l'utilisation de döbris oadavöriques,
etc, Les cxci'emonts des malades sonl virnlonts et servent a [iropager le ronget, [ors lUÖme (JUe les animaux ne mennüit pas. Lc i'unget so
transmet done near fois sur dix par Ingestion. La cohabitation, la prolaquo;
miseuite entre sains et malades, le sejour dans des loeaux non clösin-fectes, rntilisation en commnii des memes baquets, des mfimes auges, la non-dösinfection despersonnea chargöea des soins de laporcherie, qui peuvent, avoc lours chaussures ot avec lours mains, transpoi'tor des malieros virulentes et souillerles alimonls, l'abandon anx animaux des cadavrea ou döbris oadavöriquea ilos aujels morts de rouget, le transport do cos döbris par los animaux carnivores, ['utilisation des eaux ot de la saumurc qui onl sorvi a laver des issues ou dos viandos provenanl de malades, la Irequentalion dos paturagos par dos sains et dos malades vivanl en promiscuile, la souilluro dos mares on oours d'eau paries malades ou lours produils ou döbris, etc., sonl, los prin-cipalcs conditions qui president it ce modo do contagion. On a mömo penso (pic les souris, qui peuvent contractor faciloment le rougot on s'attacpian til des debris d'a n imauxniorls do la malad io, |iourraient deve-nir des intermödiairoa de propagation en ötant devoroes par los porcs. Toutefois, aprös avoir fait rossorlir le roh; pröpondörant de l'inges-I ion on laut (jue modo de transmission du rouget, il convient deromai-quor quo toutos los tentalives, d'inloction par ce modo ne donnent pas fatalement lamaladie; si certains animaux s'infectent, quand on lour fait manger des excrements virulents ou du sang, etc., il on est qui no s'infectent pas. Quand I'infection so produit ii la snilo do I'ingestion, olio pout so faire ii In favour de plaiosou orailluros oxislaut sur la mu-queuse digestive; cependant, le virus poul ötro alisorhe par la muqueuse intacte, surtout par lamuqueuse intostinale, au niveau des glandes lymphatiques ; ensuite les bacillea gagnent los ganglions, la rate, et sonttransportos, dissöminös par la circulation lymphatique ot sanguine. Quand los bacillea sonl absorbös dans l'inteatin gröle, les lesions do cct organe soul ordiuairemont tres accusöes: la muqueuse ost gonllöe, rougeAtro ; ses I'olliculosot sos plaques do Poyor sont lumollos et inlillrös, ])uis la necrose les onvahit.
I5i('n quo lo rouget puisso (Ure donno cxpöriinentalomout par I'lnjec-tion ou la pulverisation du virus dans lea voios respiratoires ou par son inoculation ii la surface du corps, il esl, certain quo I'inlialation
et I'inoculation accidentelles sontrarement la condition de I'infection
spontaiiee. On com;oit nöanmoins quo, pendant la vie en eonunun dans des locaux inl'oetös, dessujols sains soient exposös ii Inhaler des pous-sierosminerales ou vögötales impregnöes de inaliere virulente fraichc, non störiüsöe, et ii s'inoculer la maladie, on so couchant sur des
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1206nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES CONTAGIEU8E8 BACTKIUEN'NES.
litiöres souillöea, grö,oe aux plaios qui peuvent exlster parfois ii la Burfaco de leur corps, Les lösions et li's symplömos fournis paries voies respiratoires soul plus aecusös lorsque l'infoction s'est produite par inhalation. Quand oil inocule lo vims du rougot au pure pur injection sous-cutanöe, on peut provoquer lamaladie, quoiquo moins söremont que pur l'ingestion de matiöres morbides. L'affection oi)-tenue de la sorte se eunicterisc par des rougeurs, de la lievre, etc. On peut ögalement determiner 1(; rouget pur l'inoculation intra-veineuse, par l'injention intra-peritoneale ou intra-thoracique.
En resume, o'est presque toujours par Ingestion ipie le rouget so prciul; il est biou transmissible expörimentalementpar d'autres modes, mais ces modes se realisenl rareineut daus la pratique. Quel que soit 1c modo do penetration du virus dans l'organisme, l'infection est favo-risoe non sculement par la plus ou moins gründe reeoplivile dos imli-vidus, mais aussi par la quantitö et la qualitö du vims. Elle peut ne pas so produire, quand l'organisme a peu de röceptivitö, quand lo virus es!, on failile quantitö ou lorsqu'il est altenuo. C'est ainsi quo
tous les animaux, souraia ii des repas infeetants, ne deviennent pas malades. II on est de meine de eeux qui reruivent le virus dans lo tissu sous-eulane. Cost ainsi que l'inoculation des virus atlenues on vuo do la vaccination ne determine le rouget mortel que sur un petit nombre de sujets, occasionnant surd'autres une maladie grave mais curable, sur quelquos-uns une maladie chronique et surd'autres des accidents insignifiants. Quand le virus est introduit en petite quantitö, lorsqu'il est attonuo, ou lorsque l'organisme a peu de rocoptivito, les cellules (leucocytes) detruisenl los bacilles, lo phagocytisme triomphe. Sur los sujets non röfractaires, sur ceux qui deviennent plus ou moins gräve-tnent malades, les cellules englobent aussi les microbes et peuvent les cn-tratner avecelles, mais cesont alles qui succombent.Le bacille du rouget arrive dans im miliou lymphatique (tissu sous-cutanö, glandes lyni-phatiques de l'intestin, etc.) pullule sur place, envahit le systöme ganglionnaire, passe dans le sang, est dissemine partout, fournissanl des substances loxiques, qui agissenl principalement sur le systöme nerveux.
Animaux aptes amp; contracter le rouget. — Animaux refrac-taires. — Le rouget est une maladie qui, dans les conditions ordi-naires de la vio dos animaux, seinblo attaquer sculement le pore. On sail d'autro part quo, suivant leni' race, suivant leur äge et suivaullos conditions hygiöniques qui les entourenl, les animaux porcins offrent une röceptivitö trös variable. A peu prös röfractaires ou peu suseepti-bles, Ires resislanls pendant les trois on ipiatre premiers inois de leur vie, ils deviennent plus aptes a prendro le rouget grave passö lo qua-trlömo mois, el ils soid surtout douös d'une grande röceptivitö quand ils deviennent adultes. La raco exerce une grande influence; les pores
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ROÜQET ET PNEUMO-ENTßRITE INFECTIEU8E DU PORC.
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des races amölioi'öes sont trös susceptibles, nlors que los pores pure ou peu croisös le soul, moins, Enfln, la mauvaise hygiöne rend, alnsi qu'on l'a vn, les organismea |)liis susoeptiblos, i)lus aptes a s'infecter ot a contracter la maladiesous la forme grave.
On esl generalement d'accord ])Oui' considerer coiiinie nalurellement refraetairesles animaux solipedes, los aniimiux eurnivores, les oiscaux doba880laquo;cour(hormi8los pigeons), et le cobaye. Loschovaux, les mulots, les Anos, les ehiens, les dials, les poulos, les canards, les oics, no s'in-foctent pas sponianement et rcislstont aux tentatives de transmission oxperimentalc. Lo cobaye est absolument röfractaire, et e'est la, uno partjeularitö importante a retenir; on verra pins loin lo parti quo Ton pent en tiror pour le diagnostic dillerentiel de la maladie. Quant aux grands et aux petits ruminants, on ne semblo pas encore bion fixe. II parattrait que le rouget pout se communiquer an mouton (Pasteur, Lydtin), aux jeunes bovios (Lydtin) ot mörae ä I'liomme (Scholtelius). Quoi qu'il en suit, ce point appello uno lumiere [ilus complete. Enßn, les gouris, les pigeons et les lupins sont des animauxaptosö.contracter le rougel par divers modes d'inoculation et pur Ingestion lt;le matieres virulentes; ils sent memo plus susceptibles que le pore a 1'inoculation, et ils peuvent servir comme reat-til's pour Tetudo expörimcntalc do la maladie. Lo virus du rouget, qu'il proviennc d'un animal malade ou de cultures, tiu^ rapidement la souris. II est inoculablo au pigeon et au lapin, La matiöre d'inuculation doit etro pure autant que possible; on pcut se servir de cultures ; et, si on s'adressc au cadavre d'un ani­mal, il oonviendra de prölever le virus le i)lus lot possible apres la mort, avant ipie la putrefaction ait envalii les organes ; on le prendra do preference dans les ganglions, dans la rate, dans lo foie, dans I'ex-sudat de la poilrine, etc. L'inoculation au lapin pent etro failo par injection sous-cutanee, ou mieuxpar injection intra-])eritonöalc ou par injection intra-veiueuse. Pour lo pigeon on pent so contenter d'injecter le virus dans le muscle pectoral. Lo lapin, suivant la quantitö et la qualitö du virus employe, pout vivre dc trois h dix jours et m6me au dola. La maladie dötermino chez lui des symptömea gönöraux, de l'affaiblissement, de l'amaigyissement, etc. La souris et le pigeon suc-combent plus rapidement, ordinairoment en deux, trois ti oin([ jours, quand le virus est actil'et la dose suflisantc. Le pigeon devient triste, somnolent, hörisse les plumes, perd i'appötit, devient i'aiblc, etc. Les organes des souris, des pigeons et des lapins inorls du rouget eon-tiennent en abundance le bacille pathogöne; on trouve la rate, le foie, le poumon, etc., plus on moins congestionnes.
II pout arriver, dans le rougel, connne dans d'autres adections mi-crobiennes, que le bacille pathogene seit associe ii un moment donne avec d'autres microbes, dunt le röle est mal connu encore. On a uo-tamment signale la presence de deux aulres micro-organismes: d'un
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1208nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES CONTÄGIEU8E8 lUCTEHIENNES.
l)i\tonnet court ot Rros, qui so trouvo dans les organes clcs pores morls cle rouget, qui no liquöfle pas la gelatine et donne sue oe milieu des Colonies jaumUres, (jni ne ilonne jias le rouget, nuiis pent luer le lapinet le eobave (juand il lour OS I inoeule n forte dose ; d'nn autre luUonnct assc/ semblable au pröeödent par sa forme, qüi liquöüe la gelatine et donne uno odour do vieux froiuage. Ges microbes etrangers viennent de rintestin et pönötrent dans les oi'ganes, a la l'avenr des li'sions intestinales du runget.
Immunite. — Attönuation du virus du rouget. — Inocu­lation preventive. — Lea animaux lt;iiii mil eprouve une pi'emierc atteinte de rouget et qui se aont nJtablis ontacquis rimmunitd pour l'avenir; et, oomme on I'd deja vu, Pasteur et Thuillier, ayant oonstatö par des preuves directes (jiu^ la maladie tie reeidive pas, cherchörent et trouverent lemoycn de dünner la maladie sous une forme benigne, qui neanmoins prösorve les animaux de la maladie tnortelle. Ils consta-leimt; que le virus dn poi'c inoculö a un premier pigeon lefaitpörir en six ii hnit jours ; que le sang de ee premier pigeon elaut inoeule ä un second, le saug de eelni-ei a un troisiemo et ainsi de suite, le mi­crobe patbogene s'aceliinate'sur le pigeon et le fail pörir de plus en pluBvlte; que 1c rouget acclimatö sur le pigeon es I devenu plus actif, non seulement centre cct animal, mais encore pour lo pore. Ils recon-nnrent d'antre part que la culture du rouget sur le lapin eouduil ;i un resultat inverse pour le pore : que le virus du rouget eullive de lapin a lapin s'aeelimate aussi sur eet animal et devient do plus en plus actif pour lui, le faisaut pörir de pins on plus rapidement; que, tout en s'exallant pour le lapin, et a I'euconti'e de eelui du pigeon, il s'atlenue pour le pore, qu'il cesse de tuer apres un certain nombre de passages, et auquelil donne seulement une maladie bönigne quilui eonl'ere I'im-munile. Ainsi done, en eultivaut le rouget de pigeon a pigeon ou de lapin ä lapin, on le rend pmgressivement de plus en pins actif pour cos animaux, et on arrive apres un certain nombre do generations ii voir pörir les sujets inocnles en un OU deux jours. Le virus, exalte par le pigeon et pour le pigeon. Test ögalotnent pour le pore, qu'il tue plus rapidement. Le virus, oxaltfi par le lapin et pour le lapin, ne Test pas an contraire pour le pore; plus llesl exalte pour le lapin, moins il est dangercux pour le pore. En sorte quo, en reglanl eonvenablement le nombre do passages nöcessaires sur le lapin, on pent pröparer des vaccins pour lo pore a divers degres d'attenuation. Le sang dn lapin pout etre employe direeteinent comme vaeein sur le pore. Mais il y
a mieux; les cultures artlflciellos, Eaites aveo le virus attönuö par lo
lapin, eonservent eette attenuation, an moins pendant qnebpies gone-rations. Cost en OUltivanl le sang du lapin que Pasteur et Thuillier out prepare1 deux virus a des degres d'attennation diHerents, qui,
inocules succossivement et a quelquea jours d'intervalle auxjeunes
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ROUOET ET PNEUMO-ENTfiRITE INFECT1EÜ8E DU PORC.
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pores, lour conforonl I'iinmunito oontro le virus natnrol. L'attönuation neutögalemont6tro obtenue parI'expositlon doBOulturss mm oontaol lt;le ['air. Dans rim coinnic dans I'aulrc oas, il s'agil d'uuc allcnuatlon röello, transmissible par höröditö.
Lea pi'omii'i'es expörienoes surla misi! en pratique do la vaccination furent faitea en I88H par Pasteur et Thuillier; ot olles röuaalrent plei-uomont. L'iramuniaation fut obtenue par i'lnjeotlon, sons la peau, da culture de bncilles alti'iiues par ties passages k travers I'organisme du lapln; on injectasuccessivementdeux virus, d'abord un virus tres affaibliet quelques joursapröa un virusmolna attönuö ; ou crea ainsi une iinniunit(') pcrmellaul au pore do resistcr a l'lnfection naturelle et expei'iiiieiilal(!. Depuis ceit.e epoque, la vaccinalion par le proeädä Pasteuradonnäd'excellonlsrösultatsen Prance(Maucuer, Herbei, Revel, Cagny...), eu Alsace-Lorraine, en Belgique, en Portugal, dans le duohö de Bade, en Hongrie (Hutyra), en Russie (Kowalewsky). Si, dans quel-ques oirconstanoes, la vaccination a semblö ne pas preserver, o'est paroe queles pores vaccines out conlracte la pneumo-entörite inl'eclieuse, vis­a-vis de laquelle la vaccination du rouget n'esl pas efficace. Cependanl des accidents se soul produits ca et la (troubles du döveloppement, elats morbides, rouget chronique, endocardite, etc.); et il esl arrive que les vaccins, plusoumoins bien Hires, out fait perir en plus ou moins grand nomhre les snjols tnoculös. Cos döceptions olaienl,duos pour une part ii l'incompläte appropriation dos vaccins a la suscoptibilite varia­ble des races porciues; mais aujourd'liui, les vaccins olant inioux titrös, los accidents sontmoins ä redouter. Malgre les accidents, donl eile pent s'acoompagner et lescas de mort qu'elle pent döterminer, la vaccinalion ne provoque par ello-inöme que des perlos insignilianles, el clle con lore sürement l'immunitö aux opöres, sauf de rarissimea exceptions. En Hongrie, de 1881 a 1804, la vaccination a etc de plus en plus employee et le succes a ole grandissanl (liutyra). En France, eile s'est peu repandue ; de I88S ä i892 on u'a vaccine que 18, 10, 17, 20,117 ruille pores. L'indifförence, non jiisliliee des populations rnrales, tient a diverses causes : a la routine, a la crainte d'ölre oblige de payer dos honorairos et d'ölre exposd a perdre los anlmaux Inoculös. 11 serait pourlanl ulile d'iniilei' la Hongrie el do recourir plus souvent, lorsque la maladie esl ä redouter, a un inoyen do presorvalion qui a fail ses preuves, el qui peut sauver un grand nomhre d'animaux dans les regions infectöea. Pour vainore la routine, il oonviondrait d'instruire los propriolaires par dos coidörences sur la maliore. Quant aux hono­rairos dos volerinaires, qui pratiqueraient les inoculations, il y aurail lieu do les payer sur les funds du deparlemenl. Enfln, quand les pores vaccines nieurent de la pneumo-cnlerile, il y aurail lieu d'eclairor les inloressos, alin dene pas laissor croire a l'ineffloacitö do I'inoculation.
Le manuel operatoiro osl le möme que pour la vaccination conlre le
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MALADIES CONTAßlEUSES BACTEHIENNE8,
cliai'bon luictmdicn; los vaccins sont I'ournis, nn France, par I'lnstilut Pasteur, qui lesexpödie aux vötörinaires clemandoura, [Is seront mis au frais et ä l'obsouritö, en attendant qu'on les utilise; tout tube ouvert sera employö dans la journöo, et lo reste du tube devra ötre jetö au feu, On enxploie successivoment deux vims inögalement attönuös; le plus aiu'muö i l'1' vacoin) ayant 6W inoculö ii rum.' des cuisses, le tnoins allcniiu; (2e vaccin) esl inoculö n I'autrc cuisse douze on quinze jours apirs. L'inoculation se faitau plal des cuisses, danslo lissu sous-cutane, autnoyen de le seringue IVava/,, qui doit etrc nettoyöe et dösinfectöe comme il a 6tö dil a propos do la vaccination charbonneuse; oninjecto ä chaque sujcd un huitiömo de oentimötre cube du chaque vaccin. Lorsque la maladio a fail son apparition dans la porcherie, on peul utilement vacciner tons les sujets non encore malades; quand on vaccine prevenlivoinent, il esl pröförable d'inoculcr les animaux avanl I'ftge do quatre mois, pnrce quo les sujets jeunes soul, moins susceplaquo; tibles et parceque les difförences de röoeptivitö iraprimöea par la race sent alorspeu aecusöos. ILi'iin.inunitö conföröe a cot ö.ge peut durer un an et memo quinze ou dix-liuit tnois; eile esl gönöralement sufflsante pour prösorver dösormais les animaux durant leur vie öconomique ordinaire. Pour ceux qu'on garde en vue de la reproduction, on peut repeter la. vaccination Ions les ans ; il esl de la surle facile de preserver les males et les lemelles destines ;i elre conserves plusieurs annees. #9632; L'immunitö esl d'ailleurs d'autant mieux assuree que l'inoculation a plus 6prouvö les opörös. L'inoculation ne preserve pas les sujets döjä malades ou contaminös; eile ne pent qu'aggraver leur etal; il laut done ne la pratiquer ipie sur coux qui no sont pas encore infectes; et dans les localitös ii rouget, c'est avant l'eclosion de l'öpizootie qu'il convient d'y reeuurir. Pendant les douze ou quinze jours qui suivent la premiere inoculation et duranl un ineine laps de temps apres la seconde, il faut eviler aux operes toutes les influences qui pourraient les dehililer; il laut les tenir proprement et an sec, lour donner une nourriturosaine et facile a digärer, leur eviler la fatigue,les refroidisse-ments, etc. l/inununite esl acipiise une douzaine de jours apres la seconde inoculation. Malgrö toutes les precautions, des accidents sont possibles. Apres l'inoculation du premier vaccin, certains animaux peu-veni prendro an rouget mortel, d'autres un rouget grave,mais curable plus ou moins rapidement; d'autres öprouventdes accidents passagors (une inflammation locale, une lache rouge, un bouton, unecroillcau point inoculö, de la raideur ou de la paralysie du membre vaccine, la paralysie du train poslerienr avec gonflement des ganglions inguiuanx, une eh'valion trös considörable de la temperature pouvant aller jus-qu'ö 42deg;, la pertfi de l'appötit, la constipation). Los accidents consö-cutifs ä la premiere inoculation peuventse montrera partir du premier jour vi pendant l.es quatre ou cinq jours suivants. Apres l'inoculation
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BOUGET ET PNEUMO-ENTfiRlTB INFECTIEUSE DU l'ORf;.
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du second vnccin, on pout voir se produire les mömes accidents paslaquo; sagers qu'ö. la suite du premier, mais moins norabi^eux, et sur quelques sujcls mi rouget curablei Los animaux vaccinös peuvent propager la maladie. Los accidents aprös la vaccination so raontrent, a-l-ou vu, du premier au quatriöme jour ; la mort pent survenir en un, deux, irois, .quatre, cinq, six jours aprös I'inoculation, Chez certains vaccinös, peuvent se produire tlos tacbes rouges sur le corps qui prennent quel-quefois un caractöre gangreneux. I.u vaccination ralentit l'accroisse-ment des animaux. De tout quo) il ressorl que, comme pour la vacci­nation charbonneuse, les vötörinaires teront bien de tftter le terrain, eu expöriraentant d'abord sur uno petite öchelle. Ils feronl bienägalo-moiit, afin de s'eviter des ennuis dans la suite, non seulement do bien suivre les proscriptions du manuel opöratoire, mais encore d'öclairer lespropriötairossurles alöas possibles de l'opöration et sur les dangers, aussi mini nies soient-ils, qui lui sont inlirrenls.
Lo procede Pasteur et Thuillier esl. le seid qui soit suivi dans la pra­tique. Toutefois, on a pu conförer l'immunitö au lapin, en inoculant, sous la peau, de faibles doses de mutiere virulente, ou en injeetant, ii diverses reprises, clans la veino, des cultures diluees (Emmerich et Mastbaum); le sörum du lapin, ainsi immunise, serait pröventif et curatif dans une certaine mesure; il en serait de meine du sue muscu-laire. D'autre part, il a etc reconnu : que le serum des animaux iinmunises reufenno une substance iinmunisanto, capable de conlorer l'immunitö (Lorenz); qu'on pourrait, quand on n'a ni le temps ni la facultö de so procurer des vaccins, preparer une emulsion de rate de pore venantde suecomber (en triturant dans de l'eau steriliseo, puis liltrant sur loile slerilisee) et l'inoculer ä faible dose (Piana) en yuo de conförer l'immunitö.
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Pneumo-enterite infectieuse.
La piieurno-cnterite infectieuseostune maladie niicrobienne, coida-gieuse, öpizootique, s'aecompagnant ordinairement de rougeurs ä la surface du corps, mais se caraetörisant surtout par des modifications plus ou moins accusöes de la fonetion reapiratoire et de la fonetion digestive, ainsi que par des lesions do l'appareil respiratoire et de l'appareil digestif, du systömeganglionnaii'e, etc., et par la virulence des produita morbides, des lesions, du sang, etc. Elle est döterminöe par la pullnlation d'un microbe special, diderenl do celui du rougel; eile est tres conlagieuse ; une fois iiitrudnile dans une porcherie, olle atleint a peu pros tons los animaux qu'elie ix'nfcrme; eile se montre principaloinont sur le porc, mais eile se transiuet parlois au inonton et au bo'ul' (Galtier). Elle a ete eludiee en Angleterre par Klein pneumo-entörile infectieuse, Swine'fever), en A.m6rique par Salmon
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MALADIES C0NTAO1EU8E8 BACTER1ENNE8,
(Swine-plague, Cfioldra'hog), on France par Coi'nil et ('.liantomcssc {pnciinw-rniniii' infectieuse), par EUotsch, Jobort Qt Martlnand {pneumonie conlagieuse), par Nooard [pneuTnO'eniarite infeclieme), par Galtier {pnewnO'enttlrUe infccticuso), en Suöde pur Solandor 6t Sclmolz, [Schweine-pest], Bang, olc,
SYMI'TOMKS.
I.a pneumo-entörite infoctieuse du pore sövil dans touie I'Europe occidentalo, on France, en Angloterre, en llollande, en Dänemark, on Snede, en Allemagne, en Anlrielie,iinx Ktals-Unis d'Amöriquo, etc.; olle esl fröcjuonto dans oertainesrögions, i)his fröquente que lo rougel) donl on ne la distingue pas toujoura ; olle pcul. occasionner dos pertos asso/. ölovöes (jusqu'fe 'M et60 ]). 100 des malades); et, quand eile n'cnlraino ])as nne niort pins o.u moins prompte, eile pent hiisser na (Mai chronique plus on moina poraistanl (^t pins ou moins grave. Lea manvaises oondltiona bygiöniquoa prddisposenl lea animaux ä subir les offeta de la contagion el aggravent la maladie. Sea aymptöraea, oomme ceux du rouget, dönotentun trouble de la circulation etune Intoxication do I'organiame.
L'incubation, variable suivanl Tage ot l'eiai des animaux, auivanl In quantity et le degrö d'activitö du vims introduit dans i'organiame, ainsi qne auivanl sun mode do penetration, peut n'ötre que de quelquea joura ou se prolonger durant vingl a Lronte jours. Les aymplömea do la pneumo-entörite infectieuso du pore, son övolution, sa gravitö, varionl siii\;inl ['age d(!s sujeta, auivanl les conditiona hygiöniquea ambiantes, auivanl l'aotivitö du sims, auivanll'ötendue el la dissemi­nation des löaions. Lorsque loa aujets sonl rösistanta et le virus pins on moins allaihli, 1'alloctic)ii pent so monlror pins on moins chronique, s'accompagnerd'inappötence^'affaiblisseraen^dediarrhöe^'amaigria-sement, detoux, d'expectoration, etc., durer nn moison plualongtemps, etae terminer par nne guöriaon pins ou moins complete en apparence. Quand les animaux soul moins rösistanls el le virus pins actii', la maladie övolue plus rapidemenl, les symptömes aonl plus aecusöa, et loa lesions plus etondnes, plus generalisees.
Anliendo faire invasion hrnscpiement, commo le roiiifol, la pnenmo-entörite döbute souvent dime lacon ingt;idiense, s'annonciinl par dos symptömea vaguos, telsque pareaae, tristesse, nonchalance, faiblease, diminution de l'appötit, deciihilus plus prolongö, marelie pöniblo, oasoufflement facile, flövre, hyporthermie, accölöration de la circula­tion el (li^ la roapiration. Injection des muqueuaea. Lea aignoa du döbut VOnl d'aillenrs s'accusanl de pins on pins, ot sont snivis d'aulres svmi)-ti'imcs plus earacterisli([iies. Bionlöt il ya de la proatration, do la tor-pour, et la laihlesso va croissanl ; les mulades out do la peine a so
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ROUGET ET PNEÜMO-ENTfiRITE INFECTIEÜSE DU PORC.
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tenir debout) recherchent robsouritö, röstentoouchös, le groin enfoncö sous hi litiöre, grognent d'une laron plaintive lorsqu'on les dörange, so relövent avso peine, ne so döplacent ijuo dlfflcilement ol marchent on tltubant; le train poatörieur eat fälble, parfoia quoai paralyso, sos niouvemcntssonltlinifilcs. On obsorvo parfoia ilos Iroinhloiiionts mus-culalros, dos contractures; il y a quelquefoia de la paraplögie; ol, ehe/, oortains nialailos, on peut couslater des accidents vertigineux, 11110 action manifoate do pousaer au mur. II y a ordinairement du mötöo-i'isuio et de la constipation au dolmL; los exerötnents snut durs ol recouverls de muoositös. L'inappötence peut devenir äbsolue, ol des troubles profonds so montrent gönöralemont du cötö de la fonetion respiratoire, de la fonoliüii digestive et de la circulation.
A la pöriode il'otal, los troubles de la circulation font rarementdö-l'aul; et il on est do uiöme do ceux de la respiration el do la digestion. Tantöt il y a prödomlnance dessymptömea ros[)iraloiros,.et tantdt ce soul coux do I'appareil digestil qui soul les phis accuses, suivant quo la contagion s'ost faite par inhalation ou par Ingestion ; mais le |ilus souvent la forme thoracique et la forme abdominale coexistent, el Ton observe ii des degrös variables les signes de l'une ou de l'autre. Quand la maladie revel la forme gastro-intestinale ouse complique de la sur-venance de cette forme, la diarrhöe no tarde pas äse montrer; eile est abondante, tluide, blanchamp;tre ou jaunamp;tre, muqueuse, söreuse, quel-quefois sanguinolente, mousseuse et d'une fötiditö spöciale. ho ventre ost douloureux, et ramaigrissement fait des progrös rapides. On a öb-sorvö quelquefois des vomissements, un engorgement sous-maxillaire, dos exsudats, des plaques jaunes diphtöritiques ou mömo des ulcöra* tions au fond de la gorge, sur les borda ou on dessous de la longue, sur les geneives ou sur la muquousc des joues, sur les amygdales. Quand la forme thoracique prödomine, lorsqu'ollo exisle seule ou ac-compagnöe de la forme abdominale, on observe des modifications imporlanles de lafonetion respiratoire, qui semontrentrarementsans troubles gastro-intestinaux ooncomitanla. II yu unegöne respiratoire plus ou moins aecusöe; la respiration est accölöröe, lesanimaux bat-tenl du flaue,; li's youx deviennenl quelquefois pleureurs; un jetage muqueux ou muco-purulcnt plus ou moins abondant s'dcoule par les naseaux; les malades font entendre fröquemmerit une toux profonde, rampio, quinteuse, pönible et douloureuse; on peut constater de la
matito et des bruils ainirmaux, des rales, dans la poitrine. Les urines
deviennonl ordinairement albumineuses.
Daus la pluparl des eas, quo CG soitla forme Ihoraeiipio ou la forme abdominale qui prodoniino, on nc larde pas a voir so moulrer des
modifleationa du cötd de la peau. Des taches rouges, plus ou moins ötendues et plus ou moins foncöes, consiatantlantöl en une sorte d ory-thome diffus, ol tantöt eu plaques irregulieres, allanl du rouge vif an
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MALADIES GONTAQIEUSES BACTlJRlENNES.
rouge vineux, au violet fonoö ou prcsquo noir, se monlrcnt dans diverses rögions, aux oreilles, donl d'dpidermo s'exfolle ensuite, au cdii, a I'ars, sons l(! venire, a I'aine, au perinee, ii la face interne des membres. Cos laches peuvent faire döfaut et le pore mourir avant qu'elles aient eu le temps de se produire: elles apparaissent ordinaire-mentquand la maladie est bien döveloppöe; toutefois, ellessonl genora-lomeut nidiiis constantos, moina ötendues et moins intenses que dans hi rouget. On peut voir se former parfois, dans le eours de la maladie, sous le venire el au plal des cnisses, de petites papules ou vesicules. Les ganglions, aeccssihles a ['exploration (ganglions inguinaux), se inonlrenl u;dematies, hyperlrophies. On a eu conslale (Schuetz), sur des l.ruies, des mainmiles avec uleeralion an iiivenu des manielons.
Les symplömes du (.lebut, el meme ceux de In periode d'ötat, n'ont rien d'absoimnenl pathognomoniquo ; cependant ils permettent de diagnostiquer sörement l'affection, lorsqu'on les observe sur des ani-maux qui ontete exposes ä la contagion, qui proviennent d'une locality infeetöe, qui font partie d'un Iroupeau oü il y a eu d'autres cas, etc.
La marehe de la pneumo-entörite est geuöraleinent plus lente que cede du rouget; son evolulion, tres vai'iable suivant les cas, suivant les epi/ooties, peut durer de einq, hull, dix ä vingt, vingl-cinq jours, el meme plusicurs inois (formes chroniques). La maladie peid tuer les animauxen deux, Irois, quatre, cinq, six, sept, huil jours, ou les laisser vivre plusieurs semaines et plusieurs naois; (die du re generalementquel-ques jours, tant6t liuit, dix, douze jours, assezsouvent de vingt ii trente jours, quelquul'ois cinq, six semaines ou plus. Kile csl souventmortelle, surtout quand la forme thoracique est tres aecusöe, quand les animaux sent ieunes, quand ils sonl mal tenus, pendant la saison froide, qui semble favoriser la localisation Ihoracique, etc. On a eu observe une morlalitödequatre-vingt-dix, quatre-vingls, soixante-dix, soixante, cin-quante pour cent parmi les pores atteints. D'ailleurs, la proportion peut elre tantöt plus fälble, lanlöl plus forte, suivant les epi/.oolies, suivant les conditions hygitoiques, suivant les races, les ages, etc. La inort peul survenir pendant lelat aigu, pendant la periode d'etat, alorsque les malades on I consid^rablement maigri; die estannoncee paiquot; ['aggra­vation dos symplomes preciles, par une laiblesse et une prostration extremes, par le coma, la paraplegic, etc. Elle peut survenir plus lard, lorsque la maladie a revetu le type clironique. Eneffet, si, dans certains cas, la pneumo-entörite peut se terminer par la guörison complete, il arrive sonvenl que I'dal ehruiiique fait snile a la periode d'acuite, des l6sions persistant plus ou moins elendues et faisant paraltre les malades plus ou moins incompletement relaldis. Ceux qui gardent des lüsiona nombrouses on elendues restenl chdtifs, amaigris, prösenlent des symptömes de broncho-pneumonie et d'entörlte chroniques, toussent, jettenl, ont de ladiarrhöe, prösenlent des plaques noirälres a
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ROUOET ET PNEUMO-ENTERITE INPECTIEÜ8E DU PORG.
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la surface du corps, mix oreilles, etc., od s'accumulent des salotös et des pou88iöre8,tombent duns la oonsomption et suecombentälalongue. Ceux qui n'ontque des lösions Inslgniflantos peuvent parattre prosque rölablis, lionnis (piu la loux peul persister parfois. Los uns et las untres sonl daagereux; ils peuvent ötre des foyers de contagion et transmettre la maladie ii leurs descendants, si on ies utilise pour la reproduction.
Lo pronostic de la pneumo-ontörite infectieuse du pore est grave : ii cause de la mortalitö considörable qu'elle pent döterminer; ii cunso de son excessive contagiositö; a cause de sou caraetöre e])i/.()üti(pte; a cause de la conservation do sou virus dans les milieux extörieurs; a cause du danger, que constituent les animaux Incomplötementgueris, et uieine eertaius sujels guöris en apparence.
Che/, le nioulon, la pueuuio-euterite se traduit par des symptömes assez ressemblants a ceuxdont eile s'accompagne chez le pore.
LlOSIONS.
Surles animaux laquo;pii succombent rapidement, on peut nc rencontrer (|ii(^ des lesions congestionnelles, iiömorragiques et exsudatives; on observe notaniinent : de la congestion, des luches ecchymotiques, des suffusions Mmorragiques, duns le derme, dans le tissu sous-cutune, dansle tissu intermusculaire, surlepöritoine, surla plövre, sur lo p6ri-carde, sur le tnyocarde et sur les viseöres; de la congestion et des hömorragies duns certains lobules pulnionaires, ainsi (pie I'inflltration du tissu interlobulaire (^t la congestion de la muqueuse bronchique; de la congestion, des laches et des suffusions hemorrag'upies, ainsi que des erosions ou desquamations epitbeliales, sur la muqueuse gastro-intestinale, la congestion et la tumöfaction des organes lymphoKdes; la congestion du foie, de la rate, des reins, etc.; la congestion, un piquete hömorragique, I'inflltration et l'hypertrophie des ganglions. Quand la maladie a dm-e quelques jours, ce qui est le cus le plus ordinaire, on observe des lösions beaucoup plus nettes et plus caraetöristiques. A la surface du corps, on rencontre les taehes rouges ou violacees apparues durant la vie des malades. La face interne du derme et le tissu sous-culane se montrent plus ou nioins congestionnes el, parsemes de suffusions sanguines, prineipalenicnt an niveau des tacdies; il y a, en ces endroits, tine certaino Infiltration jaunätre du tissu sous-cutane, ct le lard est plus ou nioins rougeätre. Des lösions congestionnelles et hömorragiques peuvent se rencontrer dans certains muscles et sur certaiues synoviales arliculaires et teiulinenses, qui sont meine parfois devenues le siege d'une Inflam­mation exsudative.
Les lesions de l'appareil respiratoire, qui peuveut etre plus ou moius
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I2I(gt;
MA (.A Ulilaquo; G0NTA0IEU8E8 DACTKItllCNNES.
üloiulucs et [gt;\na on iiuiins aocusÖOS suivant los cus, font raremcnl döfaut; olles soul jilns consliuilos et plus prononoÖGS (juo dans los cas de rougel. On psut observer des taohes höiaorraglc|;ues, des suffusions sanguines sur la muqueuse l)i'unolii([uo, qui esL iilus OU moins ontlaninuk!, opaissie, inlillreo, calarrlialo, snrtout dans los linos bi'onolies; on trouvo, a sa surface, un niuous plus ou moinsabondant, pai'fois sanguinolenl; avec les lesions do la bronchite, on observe oellos de la pneuraouie et de la pleurite, Le pouraon semontre eccbymosö, jiarseinö do foyers bömorragiques; st)n tissu interlobulaire ost plus on iiionis ejiaissi, inlilli'i', u'domalie dans les parties ailciiiles, et
laisse suinlor ii la ooupe un liquide visqueux. Cotte infiltration du lissu interstitiel osl concomitante de lesions interessant les lobules. Quelquefois on rencontre los lösions d'une pneumonie flbrineuse inte­ressant sans discontinuity une etonduo [ilus on moins oonsidöraMo du poumon; mais lo [)lns ordinairenient ce sont ties pneumonies lobulaires plus ou moins dissöminöes ou röunies par amas et suspenduos a la termlnaison dos bronches les plus malades, qu'ou constate sur les animaux, qui out prösentä dos symptömes pulmonalres. Cost dorn; prinoipalement sons forme de uoyaux do broncho-pneumonie, et sous forme damns do pnouinonie lobulairo, quo Ton observe los lösiona pulmonaires proprement ditos. Les parties do poumon, qui soul malades, so monti-out d'abord congestionnöes, rou-geäti'os, avec tendance liemorragique, offrant oa et la des points plus lonoes, oil lo sang s'ost opanehe; onsuito 11 so produit uuo vöri-table Inipatisation, avec oxsudation librinouso ahondanlo duns los alveoles pulmonaires, lt;pii se remplissent de sang extravasö ot do mutiere flbrineuse. Les parties malades prennent alors une teinte rouge-jannälrc, avec dos points li'os I'ono.es, disst'iuines eaot la. Le lissu ma­lade s'oceaso I'aeileinont sons la peessiou du doigt; la ooupe a un aspect grenu et nuancö de teintes variables, de jaune, de brun, de rouge plus ou moius l'onoe, eomino la ooupe du lobulo pöripneumonique; et de fait, grace ii I'infiltration du lissn interlobulaire, grace aux pneumonies lobulaires fibrineuses, les lösions d(^ la pneumo-entörite ressemblent vaguementä celles de la pöripneumonie, .\ l'examen microscopique, on constate aisemont la repleticm des iafundibula et dos linos bronolios par de la librino et du sang oxlravase; on rencontre le microbe palbogeiio daus los produits exsndos et dans les vaisseanx. La plovro devient assez souvent malade, quand 11 y ado la broncho-pneumonie; on pent la trouver ecchymosöe, piquetöe, parsemöe de suffusions sanguines on bien nettement enllammde, La broncho-pneumonie pent so compliquor dime pleurite avec exsudation flbrineuse. La plövre ost alors enllamnn'e dans des etenduos variables snr lim ou l'autre de ses feuillets, sonvonl. sur los deux, et principalement sur lo feuillel pulmonaire. Elle se montre congestionnöa, öpaissie, inlillroo, rocou-
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ROUÖET ET PNEüMO-ENTßfllTE INFECTIEU8E HU PORC.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1217
vorte i;u et lä (kraquo; pseudü-moiubranes ßbrineuses, jaunätres ou jaune-grisMre, |iliis öu moing abondantes; on trouve une certaino quantitö de liquido öpanchö, söreux, sanguiuolont, parfois entreniölö de (locons Qbrineux,
Quaud hi maladie ne fait pas pörlr los anlmaux, c^uand olle jjassi; a l'ötat chronicpie, les lösions bronoho-pnounio-pleurales peuvent aboul ir a la casöifloatiön^t simuler beaueoup celles de latuberculose. J'ai igt;a conslater [ilus d'une Inis cette particularity; j'ai eu observö des porcs, ijui prösentaient, avec un certain ötat de niai^rcur, do nom-brouses lösions casöeuses dans les pouimjns, dans los ganglions bronchiques et sm- la plövre; cos lösions ressemblaient ä celles do la
Pie. 117. — l'Mciimu-ealii'itü. — Poumou diquot; mouton.
tuberculose; elles formaient dos amas do nodositös dans le poun^on, dos foyers dans los ganglions ot dos nodules sur la plövre; l'examen hactöriologique, la culture et l'inoculation donnörent la prouve que o'elait la pneumo-entörite et nun la tuberculose. Cornil et Chantemesse ontaussi signalö l'existence, au nivism dos cötes, de tumeura ßbreuses, sons-oulanoos, dures, lobulöes, avec Hots casöeux, simulant des pro­ductions tuberculeuses. On peut d'ailleurs rencontrer des zones de broncho-pneumonie catarrhale et dos adbörences entre los feuillets de
la plövre.
Los lösions ([ue la pneumo-entörite laiase ordinairement dans les organes de l'appareil digestif sonl intöressantes, On trouve des ulcörations sur larauqueuse dans lapluparl dos cas, lorsque la maladie
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1218nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES CONTAGIEÜ8E8 DACTKItlKNMiS.
a on imo cerlaim; duröo. On a gignalö ['existence d'ulcörfftions gangröneuses sui' la muqueuse buccale au niveau desgencives, du sillon labio-gingival, sur la langue, etc, Le pöritoine est souvent altöröi ecchymosö, pointillö, congostionnö. On peuttrouver dos extravasations sanguines sous-aöreuses au niveau du gi'os intoslin, sur la rate, sur l'öpiploon, dans le mösenlöre, etc. II n'est pas rare d'observor les lösions d'une vöritable pöritonite avec lösioas de la söreuse, exsudat ßbrineux gris jaunätre a la surface des viscöres et öpanchement, comme dans la plövre. Le mösentöre et le möso-cölon peuvent se munlrer inüllres et |ilus ou nioius öpaissis. l/esloinac, quoique nuiiiis souvenl et inuins profondöment lese quo l'intestin, peut prösentor cerlaines altörations. Sa muqueuse j)cuL se montrer congestionnöe, enlluimuee, d'un rouge intense, parsemöe d'ecchymoses, de ladies ou do iiiaquus hömorragiques, d'extravasations sanguines ä sa surface ou dans le lissu sous-muqueux, parfois erodee par places et recouvorte d'un exsudat flbrineux gris jaunamp;tre. Les inteslins sout gönöralement altörös; les lesions soul Ires variables par leur degi'ö, par leurs carac-löres et par leur aspect suivanl les cas. Dans l'inteslin gröle, surtout dans rileon et aussi parfois dans les aulros parlies, on constale une congestion plus ou moins intense, des laches et. des suffusions hömorralaquo; giques et quelquefois des erosions superflcielles. Ordinairement les follicules isolös et les plaques de Peyer de l'ilöon sont altörös et la muqueuse est plus ou moins öpaissie, iuliltree et rigide. Les follicules sont turgides, saillants ou ulceres, entourös d'une zone noirfttre; les plaques de Peyer peuvent se montrer considörablement öpaissios, surtout au voisinage de la valvule llöo-caecale; olles sont Induröes, plus ou moins rigides, fortement chagrinöes, lantöt recouvertes d'exsudations pseudo-mombraneuses, fibrineuses, ^ris jaunätre, tres adhörentes, et lantöl örodöos ou ulcöröcs ca el la en dessous des faussos membranes, La valvule ilöo-cwcalo est gönöralement Ires alteree daus CCS eas: eile est luiueliee, inflllröe, uleeree et reeouverte d'une pseudo-membrane Qbrineuse, An delä de la valvule ilöo-coccale, dans le cai-iim el daus le cölon, suivanl que la inaladie a dure plus ou moins, on rencontre des lesions congestionnelles, hömorragiques, exsudatives, nöcrosiques, ulcöratives. Dans les casröcents, ou constale, comme sur l'intestin gröle, de la congestion de la muqueuse, son öpaississemont, son infiltration, des ladies et des suffusions bömorra-giques, des exsudations fibrineuses el des örosions superlicidles. Lorsque la maladic cd plus avancöo, on peul voir la muqueuse parsemöe de laches nöcrosöes, noirfttres, entouröes d'une /.one de tissu jaunamp;trc, inflllrö; on trouve des ulcörations plus ou moins nom-breuses, plus mj moins ötendues et jilus ou moins profondes, qui font suite ii la necrose. Les nlcerations n'arrivent pas ;i perforer l'intestin; ü leur niveau plus ipi'ailleurs la paroi de l'inteslin esl öpaissle, inlillroe.
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HOUfiKT ET PNEÜMO-ENTfiRlTE INFECTIEUSE DU PORC.
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induröe (3t friable. Kilos soni recouvertes d'exsudals Obrlneux, jaunAtres ou grisamp;tros, ou d'un dötritus gangröneux, pultacö, noi-rätre, hrnnälre, ou jaune vcidälre. Elles peuvent presenter im diamötre de 1 ä .'i centimötres; elles sont plus ou raoins röguliörement eipeulaires et de profondeur variable. Leur fond est brunötre ou jaunätre et d'aspect grenu; leurs bords sont plus ou moins öpaissis, surelcves et durs. La muqueuse est epaissie, ridee et parfois recouvertc d'une exsuilation pseudo-nieinbrancuse entre lea ulcöratioas. La surface peritoueale est alors enflammöe, injeetöe, ecehymosöe, et se recouvre d'un exsudal fibrineux, qui^lalongue, pent faire plaee ä du tissu flbreux, maintenant soudöes les anses de l'intostin. Los lesions intostinales, inenie cellos du ca'cum et du cölon, peuvent inanijuor plus ou moins sur certains malades; on peut ne renconlrer parfois que des lesions hömorragiques; d'autres fois on trouve seulement quelques i'urcs ulcöralions dans le Officum ou simplement dos follicules hyper-tcopliies. A l'ötat chronique, on peut trouver des points oü la paroi de l'intestin est öpaissie, induröe et comrae flbreuse; on peul ögalement renoontrer de petites tumeurs nodulaires, blanchälres, oaseousos, semblables a des tubercules, qui so seraient formös dans los follicules. Les losions intestinales sont provoquöes par les microbes de la pneumo-entörite, qui sont ingeres avec los aliments; olles commencent par rinflammation et l'exsudation, qui s'aecompagnede nöcrose; olles envahissent progressivement los couches profondes; et les parties nocrosöos, on so dötergeant, mettent a nu los ulcöralions. Ensuite, divers microbes de l'intestin pönötrent dans Irs lissus, a la favour dos uloeros, void.st' mölanger avec oeux do la maladie; et on les retrouve
avec eux dans les lesions do I'inteslin, dans los exsndals pseudo-membraneux, dans les glandes, dans les follicules älteres, a la surface du pöritoine, dans los vaisseaux lymphatiques du m^sentöre et jusque dans les ganglions.
Le foie et la rate peuvent aussi prösenter des lesions; ils sonl plus ouraoins congostionnös et hypertrophiös. Le foie peul non seulement etro congestionnö, tachetö de foyers hömorragiques, mais encore presenter a sa surface et dans son o|iaissoiir dos ilots grisidi'CS, jaunälres, caseeux, necroses: on renoonLre aussi dos traces d'exsudat a sa surface. La rale peut ogalemout prösenter des foyers hemorra-giques. Los reins sont souvent altörös, congestionnös, criblds d'hdmor-ragios. piquetös; les urines soni, foncöes, et la muqueuse vösicale plus ou moins ecehymosöe.
Los ganglions de la poitrine ('ganglioiis-hmnohiques ctniödiasünaux), de la cavitö abdominale (ganglions mösentöriques, ganglions sous-1 lombaires), sont tivs manifestement älteres, tumöflös, congestionnös et inlillres; leur oouclie corticale se monlre viveiuont COflgestionnöe et
eribleo d'hömorragies, noiramp;lre ou violacöe; la partio centrale est
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MAUD1ES C0NTAGIEU8ES BACTfiRIENNES.
[nflllröe, jaunfttre ou jaune rougeamp;lre et Bile suinto ii la coupe. Quand I'aJFectlon i'ovöl \r type chronique, les lösiona ganglioanaires changont d'aspeol el de caraclöres; on peul alors rencontrer dans lea ganglions des foyers do casöiflcation ou de ramollissement purulent, du lissu blanchätrei Indurö, sclörosö avec ou saus ilols oasöeux; en sorte que du prime abord on pourrait croire a des lösions tuberculeuses, mais 1c bacille de Koch fait döfaui et c'est celui de la pneumo-entörite qu'on trouvc.
L'appareil circulatoire est phis ou moins altöf6. Outre les ganglions) qui onl öprouvö les modifications pröcitöes, et qu'on peut observer neu seulement sur ceux de la [loiliim' et de l'abdömon, mais encore gur ceux du tronc, le pöricarde et l'endocarde soul sou-vent atteints, II n'est pas rare d'obsorver ties lesions de pöricardite exsudative, des ecchymoses sous le pöricarde visceral et sons l'endocarde du coour gauche, l'altöration du myocarde, qui est parsemö do points hemorru-giques, friable, jaune-brunfttre. Toutefois, le sang paratt pen modiflö.
Enlin des lösions congestionnelles, hömorragiques et exsudatives pouveiit so montrer dans les centres nerveux.
Tonics les lösions aiguös renferment les microbes pathogönes en quantitö plus on moins considerablo ; on en trouve dans les exsudats, dans les lösions des organes respiratoires, dans celles do l'appareil digestif, dans les lösions intestinales, dans le foio, dans les ganglions, dans les reins, dans I'urine, dans les excröments, duns le sang, ele. Toutefois, dans Irs eas chroniquos, l'examen bactöriologiquo du sang et des organes peul, parfois laisser planer des doutes, et il est bon alors do recourir ii I'inoculation ou ii la,culture,
ß'noiiOGiE.
La pneumo-entörite du pore est, comme le rougel, une maladie micro-bienne, infectieuse el contagieuse. Les influences döbilitantes gönerales, qui ont etc signalöes coin me pouvant prödisposor an rouge I,, ou I aggra-ver, jouent le meine röle ;i l'ögard de la pneumo-entörite ; il en est do menn.' du jeiine ago qui rend les animaux plus susceptibles vis-ii-vis do Cette maladie, aloi'S qu'il agil diU'eremment vis-a-vis du rouget. Mais, pour la pnemno-enterilo, comme pour le rougel. propremcut dil, la cause döterminante est I'infection, la contagion, l'introduction et la pullulation duns I'organismo d'un microbe spöcial fourni directement par nn malade, ou puisö dans les milieux extörieurs. La contagion de la pneumo-entörite esl bien dömonlröe par l'obsorvation el parl'expö-rinienlalioii. La maladie sövit avec le caraelere cpi/.ool ique. Elle attaque i'l pen pros tons les animanx dans les porcheries Oil eile se monlre. Elle
se transmetpar les rapports qu'entratne la cohabitation. Kilo so propage par les relations de voisinage. Elle sc montro dans les fcrnies ct les
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ROUGET ET PNEUMO-ENTßRITE INFECTIEUSE DU l'OUC.
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localitös inderanes, ä la suite de l'importation d'animaux malades ou contamiaöa venant de localitös infectöes. Ello est dissörainöe par le commorce, par le döplacement raquo;U's malades ou des contuminös, par les foiros et les marchös. Bile est transmissible expörimentaloment par la miso en (Buvre de divers modes de contagion, par Ingestion et par inooulation. Elle est plus fröquente (ju'on ne penso, it en juger d'aprös les cas qu'on rencontre parfois, dans les abattoirs, sur des animaux qui ne paraissenl ])as malades.
Sieges du virus. Sa nature. Bacille de la pneumo-ente-rite, ses caracteres, sa conservabilite. —Toutes les lösions, tous lesorganes malades et les produitsmorbides sontvirulents. Le sang peut anssi eontenir le virus, mais il est souvent pauvre en microbes, (Test surtoutdans les ganglions, dans le foie, dans les reins, dans les lösions intestinales, dans les löelonspleuro-pulmonairos, qu'ils existenten abon-danee. On les Inuive aussi dans Irs matiöres expectoröes, dans lejetage, dans Irs oxsudats des söreuses, dans les oxeremerits, dans I'urine, etc. Lies malades quiontde la diarrhöe, ceux quirendentdes urines foncöes, eenx i)iii jeilenl, sont particuliörement dangereux, rejelant ä tousles instants des quantitös considörables de microbes, qui servent ensuiteä Infecter d'autres animaux. Les cadavres, les debris cadavöriques, les objeis divers, qui ont eto souillös, servent d'interinediaire pour pro-pager raffection.
Lo microbe du cholöra du pore osl, un coccobaoille, caractörlsö par un plfioraorphisme trös aet, se prösentant smis la forme ovale nt sous la rönne de bdtonnets 2, :i, i, S, (i l'ois plus longs qua largos, lerminös par des exlrcniil/'s aiTondies. des deux formes so trouvent assoeiöes dims le sauget dans les lösions des aiiiinaiix, (|iii mit suecombö rapidoment. Deux ou pliigt;i',iiis articles peuvent se trouver aecolös hont ä bout, ot simuler un 8 de ehillle, une diplo-bact^rie, une courte chalne, Scs dimensions varient suivant les milieux, suivaut son origine, II est imnaobile dans les li(|iii(les organiquos et mobile dans les bouillons de culture, il est facile a colorer par les solutions hydro-alcooliques de violet de gentiane, de violet do metliyle, de bleu de mölylene, etc.; mais il ne se colore pas parle proeödö de Gram et de Weigert, contrairement k celui du rouget. 11 offre parfois, quand il a 616 cnloie failderaenl, un espace plus clair vera sou milieu, surlout lorsqu'on a employd le Men de meilivleue. II est aise d'en obtenir de helles pröparations en se servant de la pulpe d'organes malades ou do cultures, ou de coupes; dans les preparations faites aveo les lösions, on en volt souvenl qui se trouvent snglobös en plus ou moins grand nombre dans des cellules.
II se eultive facilemenl dans les bouillons, sur la gölatine, la gelose et la pomiiie de lone. II est aeroliie et anaerohie; il so cnllive eutre 18quot; et 4!)deg; saus donner des spores. II se conserve et se multiplie meine dans l'eau disiillee oü il vit pendant plus de quinzejours. II vient bien dans les bouillons additioime.s ou non de peptone, neutres ou mömo legerement aeides; il se döveloppe et se conserve des mois (Selandor) dans mi bouillon contenant 7,8 p. 100 de sei marin; il vient bien dans le lait et aussi dans les infusions vegetales (Galtier), l.a culture en milieux liquides n'offre rien de caraotö-
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MALADIES C0NTAG1EÜSES BACTßRIENNES,
ristlque par son aspoci; ä l'ötuve a ;)7o-;t8'gt;, le bouillon so trouble, et, dans la suite,Use formeunpriSoipitäJaune blaaohätre au rund du ballon, Lo bacillo do la pneumo-ontörito, cullivd sur la gölaline, ne In liquäfle pasj il donne, on deux on trois jours, des colonies vlsibles ii la loupe a la äurface du milieu. La culture so döveloppe lentemonti im apergoit blentöl trös distlnotement do petiles colonies, d'abord mlnces el transparentes, avec des i^eflets bleu-Ati'es, iiisös, s'öpalssissanl el s'ötendant, devendnt blanches, a berda nette-rnent döflnis, mais irröguliers, el plus ou moins festonn^s; cos colonies so inonlroiii plus saillantes, plus ^paisses, au centre, au niveau du point ensemenc^, et
souvent Ics parlies pärlphöriques revötent
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im aspeol partloulier qul les fait ressembler vagucmeut a im anias de oercles concentrl-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;f' #9632; ~'
ques plus ou inuins irröguliersj elles arrivent
Via, 11laquo;.
l'nouiiio-enlui'ilo. Iiouilloii.
- Culture cu
Plg. HO. — Pnoiinio-Piilorile, — Culture sur quot;ilaline.
a former une oouche blanchdtre, crömeuse, saillante, en dessous do laquelle la gölatlne se trouble vaguement. Quand l'ensemenoeraent est fait par plqüre, on voit apparallre, le long du trajet, de pelites colonies irrrpnliorrs, lilanoliatros. Sur la gölose la culture so fail, rapidoinonl a l'ötuvo, idle pent devenir abondante, pourvu quja le milieu soil assez nutrilif et pas trop dossocliö; eile so prösente sous la forme d'une oouche laiteuso pou äpaisse, seral-transparente nt plus ou moins dontelita vors ses bords. Sur la pnmnie do terre In culture devient abondantej eile arrive ii former im enduit d'un gris-brunAtre assez 6pais. Los diverses cultures s'obtlennent facilement; on omprunle la semence aux organes malades, en choisissant coux ou on a le plus de chance de roncontrer le microbe pathogöne h l'cHat de purolo, ol en prociklanL suivanl los rögles ordinaires, La virulence et la vögötabilitd du microbe so conservent longteraps dans los cultures; on verra cepcudanl plus loin qu'll so produit une alteiuialion progressive par le vioillisseinent.
Le virus de la pneümo-entörite peulconserver son activitö un temps variable, suivanl les conditions ambiantes, dans Irs cadavrea et döbris cadavöriques, dans los matiörea morbides excrötöoa par Ics malades, dansleaoaux, danslcsfumiersetlespurins, dans les litiöres, a la surface du sol, des mui's ctilcs olijols divers, qni onl ein souilles, l/uliservalion lend ii ötablir laquo;im; les microbes de lapneumo-entöritepeuventconserver
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ROUGBT ET PNEÜMO-ENTfiRITE INFECTIEUSE DU PORC,
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im cortain temps [our virulenoe dans les cadavres, daija los döbris cadavöriques ei les maüöres morbides on voie de pulröfaction, dans les fumiers, dans Irs purins, etc. L'ötudo dos öpizootiea permol de pensov Ins lögitimemenl quo les matiöres virulentes rejotöes par los malades, on issues des cadavres, conservenl leui' activitö dans les locaux et duns les- pamp;turagjes, sur los litiöres et dans les fumiers.
La dessiccation rospecte lour activitö un temps variable, suivant los oondilions de l'exp6rienco, compris entre six joui's (Galtier) ot deux mois (Salmon). La pulrifaclion dötruit plus lentement lour virulence, i|ul se conserve pendant six jours dans les matiöres putröflöes au con­tact de Tail' ei ä la luraiöro, a des tempöraturos variant entre 7quot; et 2t)quot;, et pendant dix ii vingt-cinq jours dans lean ft des tempöratures com-
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Fig. 120. — Pneumo-entörlto. Sang ti'un lapln.
Pig. Hl. — PneiiiDO-ent(5rite. -- Exsudat
[ilcural d'un cobdyo.
prises entre — 4deg; et -[- t.quot;)0 (Galtier). Daus 1c sol, le microbe de la pneumo-entöriteconsorverait [ilus de deux mois sa virulence (Salmon); il la consorverait de deux a quatre mois dansl'eau de riviere. II nisisto au froid; les matiöres virulentes supportenl la tempörature de —•/lt;quot; (Galtier), et il en ost de m6mo des cultures (Cornil et Chantemesse).
En resume, il M'inlde liien Tdaldi i[ue le virus de la piieuiiio-enleril,e sc conserve un certain temps dans les fumiers, dans les eaux, s\ir les sols humides, sur les pftturages, sur les litiöres, les boiserios (;t les objets divers, dans les cadavres, otc, tnalgrö la putrdfaction, malgrö faction de l'airel de lalumiöre, malgrö les variations de tempöraturo, malgrö la congölation a — 4deg; suivie de döcongölation, malgrö la des­siccation ; toutefois la dessiccation paralt le dölruire i)lus vite (pie la putröfaction : dans l'uno comme dans l'autre condition, il semble s'attönuer avant de perdre toute son activitö, ainsi que le donne a peuser la maniere dont evolue la maladie qu'il dötermine 5 mais ce virus altönuö pout so rövivifler en passant dans l'organisme et röcu-pörer son önergie promiöre, comme on le verra plus loin; d'oü une Indication de plus en faveur de la dösinfection.
Le microbe de la pneumo-entörite est trös sensible a l'action de la
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mi
MALADIES C0NTAG1EÜSE8 BACTERIENNES.
chaleur; il cst störilisö, quand on chauffo une culture liquide pendant (luiiiy.c ii vingl minutes ;i 83quot; (Salmon, Cornil el Cbantemesse); un chauffago de vingt-cinq minutes a 34deg; tuerail la pluparl ilrs microbes (Selander), ot inns seraienl störilisös par cette möme temperature continuöo pendant quarante minutes; un chaulTage trös courl a 07quot; störiliserail les bacilles ilrs cultures et ceux venant direc^ement d'un organisme malade. Salmon a pr6conisö l'acido phönique, l'acide sulfn-rique el le sulfato do cuivre comme agents bactöricides. D'aprös Irs recherches do Cornil el Ghantemesse, la virulence el la vßgötabilitö seraient dölruites bu un quarl d'heure par la solution des acides sul-furique, nitrique, chlorhydrique au 1/3, en moins d'une heure par les vapours ilc chlore, en deux minutes par la solution du sublimö au
#9632;I/IUOO quand les microbes ae sonl pas en-
globös dans un milieu albuminoYde; on aurail un bon dösinfeetant, on faisanl une solution a raison de 'i parties d'acide phö-nique et 2 parties d'acide chlorhydrique pour 100 parlies d'eau.
Modes de contagion. On peut taire dövelopper expörimentaleraent la pneumo-cnlrrilc sur les aniniaux doui's de r6cepti-
vitö, en proc6dant de diverses fai;ons, et en Fig, in. — Pnourao-entörlto eniployant des produits virulents empruntös transmise au chlen par a I'organisme malade ou des cultures, On
Injeolionintra-plourale,- peu| [gt;0btenir : par piqöre sur la souris, et
Exsudat pleura). — Pres- ;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ...
quc tous irs bacilles soni '^ cobaye; par injection hypodormique sur
ton* los cellules.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;la souris, le rat, lo cobaye et le lapio; par
injection dansle ne/,, et par injection intra-veineuse au cobaye, au lapin, au jeune pore; par injection trachöale, par pulvdrisation d'un liquide virulent dans les voies respiratoires; par injection intra-pleurale ou intra-pulmonaire el par Ingestion en opöranl sur lo pore. La maladie peul enfin 6tre lieeedilaire, se trans-mettre par contagion intra-utörine.
Pour cetto affection, comme pour bien d'autres, la dose de virus inoculö, la qualitö et le mode d'inoculation exercent une grande influence sur son övolution et sa gravitö. Lo virus s'attönue par des passages successifa et par im söjour prolongö dans les milieux arti-licifds, ainsi quo par sou söjour dans un organisme chez lequel la ma­ladie devienl chroniq'ue ; les inoculations, faites ave'e un lei vims, soul beaucoup moins actives eonlre le eohayi- el le lapin quo celles qui soul prati(|uees aveedn virus, qui a ele eultivö pröalablementdans l'orga-
in
de mal
de ees anlmaux. Toutes choses dgales d'nilleurs, plus la dose
allere virulente iuoeulce osl lorlr, plus la snhsLanee employee esl;
riehe en bactöridies el plus les effcls soul sörs, plus ilssonl prompts
.L
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ROÜGET ET PNEUMÖ-ENTfiRlTE INFECTIEU8E DU PORC.
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et \t\ugt; I'afFection est grave; teile culture viellle do deux k trois mois, qui, ä faiblo dose, ne tue pas le lupin et laisso vivre lonptemps le cobaye ou mörae ne le tue pas, donne dos effets plus prompts cl plus graves, quand on l'injecte par exemple ü. la dose de un a deux centi-ruötres cubes dans la veine d'un lapin; eile peut encore le faire pörir ii cette dose en 2, ;i, 'i, B jours. ('.quot;esl surtout, quand on opöre avec du virus renforcö par la culture dans l'organisme du cobaye ou du lapin, que les doses fortes produisent des ellels rapides; on peul (dors faire perir le lapin on quelques lioures avec quelques gouttos do mal-iere virulente injeetöe dans la veine. Le jeune äge des sujets d'exporience accrott encore leur röcoptivitö et leur susceptibility etfacilito I'aetion du vims. Enfin, le mode d'inoculation, le choix de teile ou teile voio pour l'introduction du vims a aussi one influence manifeste. Avoc les inoculations hypodermiques les ed'els son! ordinairemont naoins prompts qu'avec les injections veineuses ou pulmonaires; le virus se multiplie d'abord surplace, ainsi qu'entdmoignonl lcsl6sions locales; en uieiiie temps I'absorption a lieu, et ensuite apparaissenl Irs autres localisations sur les ganglions et les organes internes. Cependant, quand on s'est servi du virus renforcö par des passages succcssifs sin' le lapin ou le cobaye, on a pu, par l'inoculation sous-cutanöe, tuer des lapins en un jour et denii, rl iiieine en mi jour senlemeiit (Galtier).
[/injection sous-cutanöe faite avec un virus actif entratne la morl du cobaye en quot;2, ',], 5, H jours, avec foyers d'inflltration el. de dögönö-rescence casöeuse ä la rögion inoculöe, congestion du poumon ol de l'intestin, foyers de dögönöresoence dans le foie et dans la rale, exsudat dans le pöritoine. Le porc est, de l'avis de tons cenx qui onl expörimentö sur lui, pen susceptible vis-a-vis des inoculations sous-cutaiiees;il peul supporterde la sorte, sans devenir malade el saus acqußrir riramuhitö (Salmon), de fortes doses de vims, surtout si on se sort de cultures, les inoculations fuUes avec des produits empruntös ö, un organisme malade ölant plus actiVes. L'injection intra-veineuse tue les petits animaux, les iielils ruminants (Galtier) et le pore, en determinant dos lesions analogues a celles de la maladie contraetöe sponUiiumient. L'injection inlra-])ei'iioiieale tue le lapin, le cobaye et le pigeon. L'inoculation Intra-pulmonaire igt;eul tuer les petits rumi­nants el le pore plus on moins rapidement suivant la dose et l'activitö dn virus employe; on observe alors la forme thoracique seule ou la forme thoracique et la forme abdominale mölangöes. L'injection dans les cavites nasales provoque la maladle chez le cobaye, le lapin el le porcelet. L'ingestion de matiöres virulentes est le plus sur moyen
'infection pour le porc (Salmon, Banj.
gt;n provoque do la sorte la
pneumo-enlerile avec la forme abdominale el, thoracique. D'aillenrs, les tentatives execulees pour donnor la pneumo-ent6rite, on faisant arriver le virus dans les \oies respiratoires OU dans les voies diges-
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MALADIES CONTAGIEÜSES BACTERIENNES.
lives, ont mnnlrr encore que I'mfection ost plus assures avoodu virus ompruntö b rorganismo maladc qu'avoc celui clos cultures. D'apvös Salirjon, lo modo d'infection le plus sör est colui qui consisto ii taire ingöror :inN animaux dos tnatiöres morbides, des ii(''l)ris cadavöriquoS) provenant de tnalades; (es porcs infoclös de Iq sorte peuveni succotnbor dans la proportion de neuf sur dix, en prösentant Les symptömes et leslösionsde la pneumo-entörite. A lasuitedol'infectionexporlineiitale) mi voll prödominer lantöl les lösious pulmonaires, tantöl [es lesions iiilcsliiKilcs, suivant le mode d'introduction du virus, suivanl i|quot;''' ;l (#9632;Lu ftdi'esse aux voiea respii'atoires ou aux voies digestives, Quand lo virusestinjectö dans la pl6vre, dans le poumon,dan8 la trachöo, dans le nez, on obtient d'abord des lösions et des symptömes de broncho-pneumo-pleurito; puls survionnenl des lösions el des symptömes gastro-inlestinaux, lt;[ui smil gönöralemenl moins accusös que lorsque I in-fection a ötö obtenue par Ingestion. Quand la pneumo-entörite so montre a la suite de l'ingestion de produits morbides, ce soul les symptömes el les lösions des organesabdominaux qui se montrent les premiers, qui prödominent gönöralement, el qui peuvent se montrer parfois seuls ou presque seals; cependant, iei encore, il n'est pas rare (jue les lesions gagnenl les organes de la poitrine, uiais olles y sont moins aeeusees, moins iHendues.
IDt maintenant liest facile de comprendre comment la transmission et la dissömination de la pneumo-entörite peuvent se produire dans la pratique. Outre que la tnaladie esl transmissible de la mere au foetus, c'est par inhalation, et surtoutpar Ingestion, quela contagion s'effectuo. Les malades rejeltent des matiöres infeetantes avec leur jetage, avecla mauere expectoröe, avec leura excrömenls, avec leurs urines; la trans­mission se fait au moyen des matiöres rejetöes pur les animaux atteints, et eile esl possible par l'intermödiaire deleurlait, de leurs cadavres et döbris cadavöriques, par l'intermödiaire d'ustensiles souillös, etc. Les animaux qui vivont avec les malades, qui leur suceödent dans les iocaux, cours, herbages, päturages, vöhicules, qui fröquentent les memes lieux, les meines ehemins, les mömes champs de l'oires ou de marchös, etc., se contaminent en ingöranl les aliments ou lesboissons infeetös, en Qairanl et löchanl les objets souillös, el en Inhalantles poussiercs qu'ils soulövent en marchant, grattant, etc. La contagion et la dissömination de la tnaladie sont done tavorisöes par la cohabi­tation, par la vie en promiseuitö, par les repas en commun, par la fröquentation des mömes ehemins, pftturages, cours, Iocaux, abreuvoirs, etc., par I'habitation dans les Iocaux non dösinfeetös, par la litiöre imprögnee de matiöres virulentes, par los fumiers, par les relations de voisinage, par les cours d'eau, par les animaux
divers (eliiens, elials, ponies, pigeons, rals,r souris, etc.), par
les personnes, qui peuveni transporter des germos avec leurs vöte-
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monts et leurs chaussures par l'abandon des cadavres, stc. Kilos soul, d'ailleui's faoilitöes par la tönacitö de la bactörie pathogöne, i|iii se conserve un certain temps dans lea milieux oxtfirieurs, duns les caux, les bones el les l'imiiers, sue los lilieres el les dh'örs objetfl solides, malgrö l'aöration, la putröfaction, la dessiccation el la congö-ialion. La disseiiiiualion de la tnaladie, la cröation de foyers nouve'aux sent dues ordinairement ä l'importation d'animaux atteints, En 1887, la maladie a ele importee d'Algerio en France, en Ualio et en Espagne (Fouque).
Dans tonics circonstances la qualiLe et laquantitö de virus introduit dansl'organisme exer^antunegrandcinfluence, 1'afFection pent no pas sc developper ou ötre bönigne, i[uaiid le virus est plus ou inoins
Fi^;. 123, — Pni'iiiiio-cnUhite du bouuf. — Fig, 124. Produit il'uno lache h^morragique de 1'endocarde.
- Pneiiiiio-culurilc du besuf. — Exsudat pcritoiH'al.
altennö et inlroduil en l'aible quantile. Mais la prödisposition des individus exerce ögaletnent une gründe influence; les animauxieunes, appartenanl a certaines races amollies, döbilitös par une cause quel-conque, soul plus susceptibles (les pores (|iii ont depasse l'amp;ge de 10-12 mois soul moms susceptibles)) et quand ils ne contractent qu'une maladie bönigne ils constituent des foyers de contagion dun-gereux, parce que uon seuletnent ils multiplient le vims, mais aussi parce qu'ils exaltent son activitö, De la sorte ceux qui se contamine-ronl a leur source pourront etre plus gravement alteints. II irapoi'te enfln de ne jamais perdre de vue que, dans hien des eas, la, pneumo-enterile ne guörit qu'lncomplötement. Or les animaux porteurs de lösions chroniques sont dangereux dans une certaine mesure; ils peu-vonletre des foyers pennanenls do contagion, perpelucr et dissemincr l'affection, qui semble alors naltre sans contagion evidente, si on a ineconnn la presence de sujels alteinls de lesions chroniques.
Cette considöration amöne tout naturellemcnt la question suivante: la pneumo-entei'ite, qui esl transmissible par les produitsdes malades, ne pcul-elle pas iiailre spontanöment par l'infection au moyen de germes provonant des milieux extörieurs, oü ils vivent ordinairement ö
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IVMal ilu micrnbi's sapro^i'iies ? I)(gt; möino que pour Is rougol, et avec plus forte raison peut-ötre, la quostion möi'ite d'ötre examinöe; et bion qu'on m; possöde pas encore des donnöes sufflsantes pom- la rösoudre, il y a lieu d'incliner vers une röponse affirmative. On a obserA'ö I'appa-rition du pougel et de la pneumo-entörite dans des li(;ux, on cos affections a'avaient pas existä ou avaient cessä d'exister dopnis phis ou iiidiiis Longtemps, sans qu'on ail pu invoquer avec raison la con­tagion par des germes provenanl d'animaux malados. On croyait jadis, min sansi'aison A mon avis, que ces maladies pouvaient elro ongendröes par l'alimentation avariöe, altöröe, putröflöo, ferraentöo, Klein a observö une enzootie de pneumo-entörite, dans une localitö igoh'ie, sans communication avec deslieus infectös, surdos porcstousnös surplace. Demon cöt6(Galtior) j'ai döjö taitdesrecherches qui in'aiito-risentäponserqueles microbes de la pneumo-entörite peuvent, non seulor raent8econserver,mais encore pu linier dans le sol, dans leseaux, dans I es malirri's organiques, en y jouant im röle saprogöne. A coup sür ils sont alli'iiues ]ilus ou moins profondöment dans cet elal; mais en iu'i'ivanl on grand nombre dans des organismes, döbilitös par la mau-vaise hygiöne, par la misöre ou par ane influence fächouso quelconquo, ils peuvenl engendrer la maladie, se renforcer, devenir plus actifs et servir ensuite ö, dissöminer activement la contagion des malades aux sains.
Animaux aptes ä contracter la pneumo-enterite. — Animaux refractaires. — Les souris soul Ires susceptibles a l'inoculation et ä l'infection par Ingestion. Miles meurenl rapidement, en prösentant une lögöre lösion (inflltration) au poinl inoculö, une hypertrophie de la rate, une liypörömie du poumon, des foyers de nöcrose dans le foie, rl des microbes nombreux dans les organes, ainsi quo dans le sang. Le cobaye est ögalement trös sensible ; il meurl plus mi moins vile a la suite de l'inoculation, en -, .'!, 8, 10 jours au plus lard, suivanl la quantitö el l'activitö du virus inoculö. A l'autopsie on observe do ['infiltration ouune nöcrose grisfttro au poinl d'inoculation, la conges­tion (III poumon, el dans ccrlains ras im exsudal plrliral grisft.tre, la
congestion desviscöres abdominaux, des laches grisätres de nöcrose
dans le foie, dans la rale, el qnelqnei'ois un exsudal, pörltonöal srm-
blablo a celui de la plövre, dos microbes en abondanoe dans toutes les l('isi(]ns, Le lapin, quoique un peu moins susceptible que le cobaye, peul elro tue i-apideinenl par le virus fort de la pneumo-entörite* L'injection inlra-veineuse peul lo I'aire perir en I, -1, .'(jours an plus, suivanl la quantitö de virus employöe; on observe alors une congestion iros accusöe de la plupari des viscöres, et Ton trouve partout, surtout dans lo foie, los microlirs en aliondanee. A la suite de l'inoculation Bous-cutanöe, il meurl moins vile, toutes choses ögales d'ailleurs; il pent auccomber en :i, 8, ligt; jours au plus tard, en prösentant les
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moincs lösions quo le cobaye iuoculü do la memo faQon. L'inoottlation intra-poritoaoale faitpörir süremont lessouris, lescobayesotleslapins. Le pigeon ne succombe quo lorsqu'ou lui iaooule une grando quaa-lite do virus. La poule est encore moins susceptible quo le pigeon.
II somhlo que liion pen de tentatives avaient 6tö taites en \ii(! de s'assurer si l'affection ötaii transmissible ;'i d'autres espöces, lorsque j'ontrepris cette 6tude moi-m6me. Salmon avait inoculö deux moutons ut un veau avoo une culture oi a'avait vu survenir qu'une ölövation de tempörature avec la formation d'un abcös au point inoculö.J'ai fait do nombrouses expöriences ii I'efTet do döterminer le degrö de röceptivitö dos diverses espöcesanimales domestiques; je tne suis sorvi de pröfö-rence, pour mes inoculations, do virus empruntö directement ii des malades, afln d'imiterce qui so passe dans la nature, sachant d'ailleurs quo le porelui-möme, ainsi qu'on l'a vu plus haut, est beaueoup moins sensible a l'action du virus eultivä dans los milieux artiflciels. J'ai de
Pig. (25. — l'm'iiiiio-riitiTile sponta- Im^-. r.'ii. Pneumo-entörite spontanäe nöo d'un tuouton d'Oran. Sang d'un d'un mouton d'Oran. — Exudat pleu-mouton.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ril d'un mouton.
la sorte 6tabli de la fa^on la plus pöremptoire; 1deg; que la pneumo-entörite est transmissible spontanömeöt et expörimentalement au mou­ton et ;i la chövre; 2quot; qu'elle peut ötre transmise ögalemenl aux animaux bovins; .'Jquot; qu'elle peut parfois ötre transmise enfln aux soli-pi'di's, aux poules, et möme au chien (Qaltier).
Mode d'actiou du hacille de la pneumo-euterite. — Los bac-üirios, arrivant dans les voies respiratoires, dans les voies digestives, dansle tissu conjonetif, eultivent et seerötent sur place, passentdans los voies lymphatiques el sanguines et so röpandent dans h's difförents viseöres; elles agissenl par lours söerötions; olles tuen I en erapoison-nanl l'organisme. Seiander (LS'.K)) a dömontrö quo le sau^- des animaux moiis de pneumo-entörite contienl un poison trös actif, qui n'cst [)as dötruit par un chauffago d'une lieure a 88deg;, el qui produit des effets plus ou moins prompts et plus ou moins önergiques suivant qu'il est inlroduil dans la voino ou dansle tissu sous-oulane; LuauL rapidomont le lapin, lorsqu'il est injeetö dans un vaissouu a la. dose de 1, i{ ii •quot;) eon-
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Unu'ti'os cubes dc sang sterilisi'1, ou quand 11 cst introduit ii la close de 8 ccntiniütros cubes dans le tissu sous-culane. A la suite de l'injcctiou intra-veinouse los sympt6mes apparaissent au bout d'une demi-beure ! on observe d'abord une grande acceleration do la respiration, puls des paralytics aux membrcs posterieurs, aux metnlires de devanl, an con, au Ironc, des convulsions, du tetanos, des cris, etc. Le microbe fabriqUQ moins de poison lorsqn'ii est cultive duns les milieux artilicicls, dans du bouillon peptonisö par exemple, et surtout lorsqu'il cst cultivö dans le vide; los cultures sur le situiu en donneraient plus quo cellos en bouillon, mais moins cependant quo les microbes qui vivenl, dans l'organisrae. De [tins, le bacille do la pneumo-enterite deviendrait do moins en moins a[)te a, produire du poison quand il vit longlcmps hors do I'organisme; il ne rocupererail toute son activitö toxigöne (pi'aprcs plusieurs passages sur di;s organismes vivants; on s'explique* rail de la sorte ei l'affaiblissement et l'oxaltation de sa virulence. Lc poison introduit on f;draquo;riqne dans I'organisme est climine par les urines; mais il s'accninnie en partie dans I'organisme, de teile sortc qu'on i'epclant I'injectionde sangtoxiqno deux ou plusieurs jours apres la premiere, qui n'a pas tue lc sujcl, on pout le faire pörir memoavec une dose moindre que cellc qu'il a d'abord supporlee. JjCS lapius, sou-mis a l'action de ce poison, assimilent mal et maigrissent bcaucoiip, bien qu'ils mangent comme a l'ordinaire; les uns snrvivcnl else reta-blissent icntemenl; les autres succombent tanlöt promplement, tantöt au bout d'un certain temps, sans cause; apparente, anomicset consi-derablement amaigris. La malicre toxique conlemie dans le sajig des animanx imnis de la pneumo-enlcrile aiguc passe, en partie tout an moins, a travers le llllre en porcelaine et n.'est pas ddtruite par un chanfl'agc d'une hcure a .quot;iquot;quot;. Elle s'altcrc a une tonqtcraluro plus elevee; la temperature de 100deg; onlöve au sang lo plus actif tout pou-voir toxique, el lc poison commence a elrc allere a partir dc 60deg;. L'exislcnce des poisons söcrötös par lc coccobacillus Suinum a öto conlirim'c par Schweinitz, Novy, Silberschmidt. Enfin les alterations de nöcrose locale seraient liocs (Bang) k la presence d'un bacille special auacroloc, qui accompagnerail le coccobacille.
Attenuation et exaltation du virus. Immimit6. Vaccination. — Lcsexpcrimcntateurs, qui so soul occnpcsdc la pnoumo-enterilc, oiil reconnu que la virulences'altönue au bout d'un certain temps dans les cultures, oü eile n'est d'ailleurs pas aussi active qne dans les lösions de la tnaladie aiguö. Cette attönuation so produit plus ou moins vitc SUlvantque les cultures soul lailes dans des milieux plus ou moins I'raicbemenl pivpiires, suivant qn'clles soul, plus on moins souvent rcnouvelecs, snivanl qu'elles soul on non privees dn contact de la limiiere et de l'air, etc. Cultive a 43deg;, le microbe do la pneumo-enlcrile s'altcnue graducllcment (Gornil el Ghantemesse), ccsse dc tocr le
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lapin cl lo cobaye au bout de 90 jours; ol son attönuation cst trans­missible par höröditö. U'autro part, il a ötö ötabll (Qaltier) pöremp-toirementque le virus dela pneumo-entörite s'aUenucdaiisrorgiinisine, quand la maladio devienl chroniquo. Ile8t6galementdömontr6(GaUier) qu'il ost facile de restituer, au microbe plus ou moins affaibli, tout ou partie de son activity premiere, en le cultivanl dans des bouillons frafchement pröparös, ou cn le faisant passer dans certains orgaaisraes, nil il pullule rapidemenl. Quand une vieillc culture s'est affaiblio au point de ne tuer le cobaye qu'aprös plusieurs semaines, on peul resti­tuer partiellement son activitd au virus en le semant dans un bouillon neuf, de celui-ci dans un second, etc., den ayanl soin de l'inoculer 2, K, -1, jours aprös sa mise en culture. Le virus,affaibli par son passage dans des cultures artiflcielles on sur des organismes, qui out pins ou moins resiste a son action, reenpere son Energie palhogene, lorsqu'on le cullive de cobaye a cobaye, de jenne pore a jcune pore, de mouton a mouton, de lapin ii lapin (Gallier). Seiander, apres avoir constatö aussi que la virulence deviont irröguliöre et s'affaiblil dans lea cultures, a n''iisgt;i a la rcnl'orcer et ii 1'exalter en faisant des passages de lapin ii lapin, puis de pigeon a pigeon; il a conslate que la virulence, ainsi exaltec pour le lapin et 1c pigeon, Test pareillement pour le pore, el qu'elle se maintient dans les jeunes cultures, ne diminuant qu'fe la longne. On conceit aisement, d'aprös cela, qu'une epizootic i)iiissc s'aggraver; ilsuffll que de jeunes pores ou do jeunes moutonsse conta-minent avec une forte dose do virus pins on moins altenne, ou qu'ils subissent l'action de quelque influence döbilitante (voyages, fatigues, refrnidissenients, mauvaise hygiene, associations bacteriennes, etc)., qui rend leur orgauisme muins apte a la lulte; la maladie revel \iu curaelere de gravile et d'aeuile trös marijue, le virus se renlurce, el les malades, en rejelant en abondance, peuvent eonlaininer de nom-breux animaux, qui, recevant du vims plus ou moins exalte, devien-dront gravement malades, meine cn l'absence de tonte inlUioncc dcbililante manifeste,
Salmon n'availpasrenssi ä immnniserlo i)orc,rn lui inoculantsuccöS-sivement des doses croissantes de virus non altenue. Cornil et Chante-messe out pu| conförer l'immunitö an cobaye et an lapin, cn leur inj ectant des cultures attönuöes a 'i3deg;; maisilsjn'ontlpas reussiaiimnu uiser le pore. J'aitentö (Galtier), sans rösullats,de vacciner le lapin, le cobaye, le mouton, avec des|cultures altönuöes et avec des cultures ou des si'1 rosill's virulentes prealableinenl sU'rilisees par le chauffage OU la filtration, Smiili et Moore out aussi vaccine le cobaye et le lapin, en leur injeeiaiit, sous la peau, des cultures atlenuees a A'.^'-Mquot;; mais Schinder a vn scs cultures en bouillon, seinees avec du sang virulent, perdre tonte virulence cn pen de temps ä 'lt;Iquot;-,#9632;); ces diHei'ences licnncnl au.v incgalilcs biologiques du microbe qui se montre [)lus uu
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1232nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES C0NTASIEÜÖE8 BAGTERIENNE8.
iiioins actif, plusou inoins rusisluiil suivant son origine, Motohnikoff a vacoinö lapin par des injections röpötöea (intra-veineuses ou sous-cutanöes) do doses faiblos de virus : on a röussi d'autre part a coulerei' l'imtnunitä avec les produits soluiles : au pigeon (douteux), en lul inoculant une culture störilisöe a .quot;iHquot; (Salmon); au lapin, en lul injcclanl, du sang störilisö par la chaleur (Selander, Metchnikoff, Silberschmidt); aucobaye, par des inoculations röpötöes de culture störilisöe ii 60deg; (Smith et Moore); au lapin, en lui Inoculaut du sörum do lapin iuuiiunise (Metchnikoff, Smith et Moore, Silberschraidt).
S III. — Diagnostic differentiel du rouget et de la pneumo-enterite iufectieuse du pore.
Bien que le rouget et la pnoumo-entörite ae soient pas les seulos maladies qui s'accompagnent de rougeurs ;i la surface du corps chez le pore, et bien que d'autres affections puissent non seulement s'accompagner de rougeurs mais aussi de lösions internes et de modi-flcations fonctiunnelles, (ju arrivera assezfacilement, dans la pratique, ä reconnattre ces deux entitös morbides, gr6.ee aux symptömes prö-oödemmentindiquös, grace a leur marche, ä lour övolution, aux lösions et aux caraetörea des microbes pathogönes pröeödemment döcrils. 11 somble un peu malaisö tout d'abord de difförencier, l'un d'avec lautre, It; rouget et la pneumo-entörite, parce que, dans l'un comme dans l'autre, on pent observer des signes communs, tels (iue rougeurs, inflammation des söreuses, congestion des viseöres et des ganglions, pleuro-pneumonie, gastro-entörite, etc. Toutefois, ainsi qu'ön l'a döjü vu, dos difförencos notables s'observent dans les symptömes, dans la marche des deux affections, dans leurs lösions et dans leur ötiologie. An point de vue du Iraitemcnt et de la pulice sanitairc, la diHereneia-tion des deux maladies n'a pas un inLerel pratique considörable, attenduque Ton doit appliquer, äl'unecommoä l'autre, lesmömesme-sures et la meine thörapeutique, la meine hygiöne, etc. Cependant il est de la plus grande importance de les distinguer lorsqu'on veut recourlr a l'inoculation pröventive; ear, ainsi qu'on l'a vu, oh peut conjurer les ravages du rouget grace a la vaccination, taudis que Ton lie sail, pus encore vacciner les pores eonlre l;i pneumo-euterite; et d'aillenrs il Importe de ne jms se tromper en pareil ens, attendu que la vaccination, qui pröserve du rouget, n'empöche pas les animauxde contracter la pneumo-entörite.
En presence d'unoaffection, qui peut ötre'le rouget ou lii pneumo-
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eolt'rite, le vötörinaire so ronseignera aussi complötement que possibl sur les antecedents des malades et des porclieries dout ils foni [larlie, aiusi que sur la niarclio et la gravitö de l'öpizootie. II ötudiera les malades avec le plus grand soin et reclierchcra les lesions sur le
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BOÜOET ET P-NEUMO-RNTKUITE INFEGTIEÜSE DU POHC.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; \iXi
oadavre frais; au besoln, il pourra Eaire sacrifler l'un des animaux Ids plus malades. Enfln, poux1 s'ödifler d'une tagen oertaine, si des doutes persistaieul encore dans son esprit, il aura reoouis aux moyens de diagnostic fcirös de l'examen microbiologique, de la culture en milieux artiflcielset de I'inoculation, En Lout cas, il aura soin,aprÖ8la visile de cliaque porcherie, de se laver lea mains avec soin et de dösinfecter ses ohaussures.
Los renseignements recueillis sur les antöoödents des animaux, snr la marche de la maladie et de röpizootie, 1 elude des symptömes et des lösions jieuvenl, dans hi pluparl des eas, guffire pour etablir le diagnostic d'une fa^on pröcise. Le rougetn'altaque pas les porcelets; il evolne plus rapidemenl que la pneumo-entörite, son incubation csl plus courte; dans bien des eas, il peutamener la moid, en douze, vingt-quatre, trente-six, quarante-huil heures, tandis que iapneurao-entörite, qui alteinl lessujels de tout amp;ge, et trappe plus gravement les
jeunes pores, ne tue guere en aussi pen de temps. On a vn pins haut (jne des differences pins ou nioins sensibles existent dans l'expression symptomatique des deux affectiofis et dans les lösions qu'on observe snr les eadavres, Les lesions congestionnelles et bömorragiques sont souvent seules dans le rouget; las lesions de broncho-pneumonie et les lesions exsndalives des söreuses sont plus frequentes et plus accusees dans la pneumo-entörite; les lösions gastro-intestinales sont ögalement plus accusöes dansla pneumo-entörite; on ne voit pas, dans le rouget, les lesions aöcrosiques et ulcöratives aecompagn^es de l'induration des parois intestinales, qu'on rencontre dans la pneumot-entei'ite; onnevoit pasdavantage,dans lerouget, les lösiops de casöffl-cation, qu'on pent constater, en eas depneumo-entörite, snr les gan­glions, dans le poumon, dans lefoie, etc. Malgrö tout, 1'observation clinique des symptömeset des Idsious pourra, dans certains cas, laisser planer le doute, nohiininent lorsque les renseignements feront döfaut, lorsqu'on sera au döbul d'une öpkoolie, lorsqu'on sera en presence, de eas Isolös, lorsque le rouget aura revetu le type chronique, lorsque la pneumo-enterite aura ete suraiguö el rapideinent mortelle. Cost alorsque la miseen pratique d'un ou de plusieurs moyena de diagnostic sera, indispensable; et dans tons les easlenr application donnera plus de certitude et de garantie au diagnostic.
l/inoenlation, qui est ii. la portöe de tout le inonde, permeltra toujours de se prononcer avec certitude. On pourra recueillir du sue snr la,coupe d'un ganglion, du foie, de larate, du rein, etc, rnölanger
ees divers [irodnils, les addilionner d'un [ion d'eau distiilee ou d'eau ordinaire bouillie, agiler dans im flacon bien propre, puis lillrer snr nn linge (In, et ensuiteinjeeter deuxou troisgouttes de cette emulsion dans le tissu sous-entano du cobaye et du lapin et dans les muscles pectoraux du pigeon. S'il s'agit de la ])m!uiiio-eiiterite, le cohave et le5
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1 ;i
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1234nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Maladies contaqieüses DACTßRiENNEß.
lapin suecomberont du troislömo au huitlöme jour, et 1c pigeon rösistera, ii riioins que la doso n'ait ötö Irop coasidörable; s'il s'sigit ihi rouget, lo pigeon mourra du troisiöme au cinquiöme jour, le lapin pourra succomber du quatriöme au huitiöme jour et le cobayerösistera, luilin, quand on on aura la possibüitö, l'oxainon bactöi'iologiquo et la culture sur gölatine ou Bur pomme de terre fourniront des donnöes d'une certitude absolue. Les microbes des deux, affections difförent par leur morphologie; celui du rouget ^e colorc par la inöthode do drain et l'autre se döcolore; leur culture sur gölatine ost absolumorit difföronto d'aspect et celle du rouget est caractöristique; l'un ae vient pas sur pomrae de terre, Umdis que I'autroy pousse. On a vu que la pneumo-entöritechronique, observöe sur le cädavre,pouvaitsiinulor la tuberculose; il en est ainsi non seuleraenf sur le pore, male encore sur les grands ruminants. En pareils cas, l'examen bactöriologique, la culture et ['inoculation permeUent encore de reconnattre lavöritß.
sect; iv. — Traitement et prophylaxie de la pneumo-enterite.
ition qu'on ue connaisse encore aucun moyen sürement offlcace centre ces deux maladies, el bien qu'il soil pröförable de vendre ö, la boucherie, quand cela esl possible, les animaux qui onf 6tö oontaminös, 11 y aura des cas nombreux, dans la pratique, oü 1'application d'un traitement s'imposera. Le vötörinaire seul pourra I'instituer, et seulement alms que la maladie aura 6tö d^claröe a radministration et les mesures d'lsolement, de Sequestration, appliqu^os,
Les malades seront tenus propremenl el recoyronl une alimentation saine; leur cage sera tenue s6che, convenablement aöröe, garnie d'une bonne litlere el assainie par des vapenrs d'acide phönique, d'iode, de goudron ou d'essence do töröbenthino; on les nourrira avec des aliments cuits, liquides, de facile digestion, avec du lait. On combaltra lalievre, l'empoisonnement, et on altönuora lagravitö des localisations sur les organes internes. On pourra employer les antilhermiques, les antisoptiques : le sulfato do soude ou la creme de tartre, pour faciliterl'excrötion des poisons microbiens; le salicylate do soude, le naphtol, l'acide phönique, leerösyl, le borate de soude, le sulfate oule porchlorure do for, le trichlorure d'iode, etc., pour combattro les microbes du tube digestif et tonifler Torganisme; la tisane de graine de liu el, les lavements eiiKillieuts, le calomel, pour coinliidlre la consti­pation; l'eau de chaux, la döcoction de pavot, les opiac^a, la tisane do gentiane, le sous-nitrate on le salicylate de bismuth, etc., pour combattro la diarrhöe; les vomitifs, l'ömötique, l'ipöca, les vapours de goudron, etc., les frictions sinapisäes ou ä l'alcool camplirö ä la surface du corps, pour coinbatlre les accidentsbroncho-pulmonaires, etc. On tie consorvcra jamais, en vuo do la reproduction, les animaux quiauronl
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ROUQET ET PNEUMO-ENTfiRITE INFßCTIEUSE DU PORC
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ötö malades, bion que la guörison seml)lo complöte; ot gönöraloraent il vaudra tnieux conseiller l'abatage ilcs animaux dös les premiers signcs de l'infection.
La prophylaxie peut largement contribuer ü pröveniret ii attänuer les ravages des deux maladies. La propretö, la bonne tenue, l'aöration, la ventilation et l'öclairage des habitations, l'emploi d'une uliiuuntaiion substantielle, nun avariöe, cuite, la dösinfection dos locaux et leur assainissement au moyen de vapeurs d'essence de töröbenthine, de goudron oud'acide phönique, etc., sonltoujours, mais principalement en temps d'öpizootie, ;i reoommander en tant ([uc pröcautions prophy lacluines. II conviondrait aussi, dans les fermes oü la population porcine cst noinbreusc, d'avoir des logos eloisonnecs, ea noinbre süffisant, pour söparer les animaux par luls de :i, i, .'i. On devra d'ailleurs se pröocouper en tout temps d'öviter I'introduction de la maladie dans la forme. On alteindra ce but ordinairement, en survell-lant los importations d'animaux et les rapports de voisinage. Toutea les tois qu'un soupQon planera sur l'etat sanitaire dos animaux d'une localitö, d'une ötablo, d'une forme, il faudra bion se garder d'en acheter; toutes les fois qu'on redoutera quelque voisinage suspect, il faudra autant quo possible evitcr tonte promiscuity et toute fröquen-lation des mümos pamp;turages, cliemins, mares, ruisseaux et abreuvoirs, Toutes les l'ois qu'on aura achete dos animaux, snr le compte desquols il y aura lieu ajires coup de concovoir des soup^ons, il sera prudent, lorsqu'ils arriveront ä la forme, de les tenir isoles des autres et de les surveiller temporairement; il sera prudent d'agir de memo vis-ft-vis des animaux qui viendraient ii avoir des rapports dangereux avoc ceux du voisinage. Qnand il so sera ecoulo une quinzaine de jours ii un mois sans aucune manifestation do hi maladie, on pourra molangor les animaux avec los autres. Mais si quelqu'un d'entre eux tombait malade, il y aurait lieu d'agir coinme il est indiquö ci-aprös. II n'est ni difflcile, ui onercux, de pratiquer cot isoletnent et d'excrcer eette sun'eillance temporaires; il suffltde loger a parties animaux suspects, de les conduire ii part au\ pftturages, en leur alToetant une päl ore speciale; il sul'lit enfln do suivre lour olat do sante jouruelloment, pour etro pret a employer des precautions nouvelles, si la maladie se montre. Si cctto fagon d'agir passuit dans les nuours des proprietaircs et fermiers, quo de dösastres n'6viterait-on pas!
Quand le rouget on la pneumo-entörite aura 6tö constatö, dans une forme, sur dos pores, il faudra iramödiatemont söqueslrer los sujets malades et les isoler, les söparer dos individus sains de leur espöeeet de oeux des autres espöees, öviter tous rapports directs ou par des intermediaires enlre les malades ot los autres aniinaux, surveiller conx qui out vl6. exposes dojä ä la contagion et los soquostrer au premier signe il(' maladie. Tant que I'alTection sovit dans la forme, il convionl
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MALADIES CONTAGIEUSES BACTER1ENNE8.
d'övltor de la di'ssöminer au loin; les malades el Les suspects ne (icvrinil ni 6tre vendus ni ötre exposes en vente. Dans loutu IVnnc, oü ['affection s'introduira, il conviondro ägaleinent ilü bien isoler les espöces les lines des autros, s'il s'agil de la pneumo-entörite. D'ailleurs, l'isoleitxent devra se faire non seulement dans les locaux, mais aussi au\ pamp;turages, sur les chemins, dans les cours, aux abreuvoirs. Au iiioyen de la söquestration ei de l'isoleraent on peut, llt;i pari de la contagion Ötani falle, prösorver tons los animaux non encore atteints, surtoul si on y joint los pröcautions suivantes. II serait ii dösirer que los animaux reconnus atteints do rouge! ou de pneumo-entörite tussent livros immödiateraent ii la boucherie, quand leur sect;tat le comporte, et quand la maladie a'est point assez avancöe pour avoir rendu la viande inutilisable. En tout oas, los animaux qui se rötablissent iraquo;lns ou moins cüinpIMoment ne dolvent jamais ötre conservös dans la suite pour ötre empluyos u la ropfotluoiion, ils dolvent ötre vendus au plus tot et pour la boucherie seulement; conservös ou vendus pour l'ölevage, ils pourraient encore propager l'affection,
Quant aux cadavres ol döbria cadavöriques dos animaux tnorls ou sacriflös, il est absolument contre-indiquö de los abandonner dans los champs, de los enfouir dans les fumiers, de los laisser attaquer par los porcs, los chiens, los poules, etc. Tont ce qui ne sera pas utiiisö pour la consommation ou ['Industrie devra ötre enfoui dans le sol, en prenant, pour l'application de cette mesure et pour le transport des cadavres et delms, les pröcautions usitöes dans los cas de maladies cun lag ion ses, en ovilanl la dissömination dela matiere virulente, on dösinfeclant los objeta employös, etc. Trainer los cadavres dans los chemins, dans les champs, los onfouir trop sommairement, les jeter aux fumiers, etc., sont dos pratiques trös irrationnelles el ires dangereuses, qui oni pour rösultal d'infecter les champs, les cours, los chemins, los fumiers, los fourrages, etc., et de perpötuer l'öpizootie en la propageant. J'ai signalö jadis comment dans les Alpes un enfouissement döfectueux avail ötölacause de I'lnfection (run troupeau ; los fumiers, qui resolvent des nmlieres virnloulosel dos dehris cadavöriques, sont dangereux, le viruss'yconserve ;etrion seulemenl les herbages, qui lesrecövront, pour-rontötreinfeetös,mais il en sera de möme dos eaux quiles dölaveront, el ii pins forte raison il en sera, ainsi dos pures, qui les fouilleront. Söcher los peaux dans quelque local absolumonl isolö, et mieux los saleravec le sol dönaturö a lanaphtaline ou los dösinfecter par une immersion do deux lieurea dans une solution dösinfeetante; autopsier et döpouiller les cadavres au lieu meine de l'enfouissement et öviter de dissöminer du sang, dos visceres, dos matiöres morbides; enfouir, au
llioins a un molre eiinpianlo de profondöur et dans im lien retirö, les
cadavres et tous dehris, tolles son! los pröcautions ölömontaires dont on no doit jamais so döpartiri On peul d'ailleura faire mieux encore)
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ROUGET ET PNEÜMO-ENTßlUTR INFKCTIEU8E DU l'UHC.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1237
en brrtlanl Los cadavros. L'opöration a'est pas difficile ü röaliser ; on placo le cadavre sur un fagol ilr bois, on lul adjoin! Irs litiöros souillöes, im le recouvro aveo un ou deux fagots encore et on allumo ie bücher improvisö; onsuite l'opöration terrainöe, on enfouii Le rösldu do la combustion ei Irs parties non dötruites. On pourraii enfln traiter pur l'acide sulfuriquo, suiv.nii lo prooödö Girard, Les cadavres, et döbris cadavöriques.
Dans lecoursdo la pneumo-entörite, le lait des feraelles malades peut dovenir virulent; il Importe done de prövenir toui danger de contagion parson intormödiaire, En consequence Le lait des brebis, Lruies, vu-cheß, alteintos de l'affection ne devra jamais ötre utilisö sans avoir ötö bouilli. On cossera de le Eaire töter par Irs jeunes ; on le tirera a pari; on ne le mölangera pas avec celul desbötes non malades; on ne le den-nerapas cru aux veaux ni aux pures; on leaouraettra ii l'öbullition avant de I'utiliser,
De Unis les (ihjels souillös de matiöre virulente par les malades c'est incontestablement le fumier qui constitue le röceptacle lo plus riebe. En ed'et, c'est lö. que se trouvent les divers produits d'excrötion mor­bide, tels que matiöres diarrhöiques, produits d'oxpectoration, (;lc. Des soins particuliers devront doni- ötre donn6s aux fumiors, quand la pneumo-entörite ou le rouget aura sövi dans une fermo. I.e. raieux serait de mettre ä pari, les fumiers des bötes malades, pour les dötruire ensuite par le fou, quand ils sont pen abondants, ou pour les desini'eeter, en les arrosani avec une solution de sulfate de fer aci-dulöe avec de l'acide sulfuriquo, et en les abandonnanl ii une putrö-faction prolongöe durani trois ou quatre mois, Quand toui le fumier sera infectö ou quand en sera la majeure partie qui pourra ötre con-sidüreo comme tolle, il y aura ögalement lieu de faire des arrosages avec la solution aeidulöe de sulfate de fer et de laissor La putrefaction operer pendant trois ou quatre mois. A döfaul de cette precaution, des germes peuveni 6tre transportös aux champs et aux päturages avec les fumiers, ei l'infection des animaux peui en rösulter, D'ailleurs il va sans dire que Lesdils fumiers seronl döfondus en tout temps centre tout aeees do la parities pores, des ponies, des pigeons, etc.
Ladösinfoction devra 6tro elenduo a tous les objets souillcs paries malades ; eile devra lt;Hre appliquöe aux Locaux, aux objets qui out cu lo contact des malades, aux eröches, mangeoires, rfitelicrs, separations, litieres, di'Uris de fourra^eslaissrs par les malades, aux instruments qui auront servi pour leur pansage, pour leur traitement ou pour leur don-ner ii manger, aux vöhicules (jni auront servi a transporter les eada-vres, les döbris cadavöriques, etc., aux recipients qui auront contenu
du lait ou des malirres [irovcnanl des malades, aux eonrs, aux
abreuvoirs, aux chemins, aux pfiturages, aux places diverses oecupöes Dar des malades.
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MA LA DIES C0NTAQ1EU8E8 UACTKUIKN'N ES.
Les p^turages fröquentös pur dos malades devront ötre temporaire-inent mis en intordil; avani d'y conduiro des animaux sains on lesdö-laissera pendant, im certain temps, de quinze joursö an mois ouplua si o'esl possible, alin de domirr le temps anx agents physiques de d6r Iruirele virus que ies malades y ont laissö, 11 conviendra uiemo de re­chercher les places mi les malades ont laissö 1c plus de tnatiöres morbides diarrhöiques ou autres, pourlesdösinfecterplus pai'ticullfere-ment par le feuou par un aiTosage avec la solution acidulöe desulfato de fer. Les cliemins ou scnticrs affectÖS aux malades seront specialises älcur usage; els'il est nreessaire de les uliliser pour d'autres animaux, on evitora d'y laisser renoontrer les malades et les sains ; on les fora surveiller et nettoyer, en faisant raraasser les raatiöres morbides diar-rhöiques, ou autres, pour les bröler ou les dösinfecter. Des abreuvoirs speciaux sennil all'oclesaux malades ; ou tout an uioins on prendra les mesures nöcessaires pour les faire Loire a part. Si l'abreuvoir qui doit servir aux animaux sainsaötö fröquentö par des malades, ilfaudra le faire desiulVeler, le faire vider, et le laire laver avec la solution iri p. 100 d'acide sulfurique, en insistant plus particuliörement sur les marges. Les cours ou enclos fröquentös par des malades seront interdits aux sujets sains laid que la dösinfection a'en aura pas 6tö faite, Cette de-glnfectiondevionticitrösimportanteielleconsisteraenunbonnettoyage et en un lavage ou arrosage dösinfeclant, On fera balayerä fond, on ramassera les matiörea ainsi enlevöes, on les dösinfectera comme les furaiers et on les mölangera au tascoramun ou mieux on les brölera. Ensuile on fern arroser toute la surface du sol et des barriöres avec la solution ä l p. 100 d'acide sulfurique, en ayanl, sein de recommencer l'opöration une seconde fois au bout de deux ou trois heures. Des places OCCUpÖes par des malades, lesloges, bergeries, ctaldes, porcheries, etc., seront desinfoctees aveeun soin particulier, avaut d'etre utilisees pour des animaux sains. On arrosera sur place les nialieres excremenlitielles et morbides laissees par les malades, ainsi que les debris de fourrages etles litieres souilles par eux ; cet arrosage se fera avec la solution de sublimeil 2 p. 1000, ou avec la solution d'acide sulfurique, OU mieux avec le melange de la solution de sublime et de la solution d'acide sul­furique ; ensuite ces matiöres seront enlevöes avec pröcaution, mises en las et brblÖOS, OU melaugees au furnier, apres avoir regu un nouvel arrosage. Apres cclle premiere operation, on fera laver, avec une les-sive bouillante, le sol, les eröches, les mangeoires, les räleliers, les augos, les Separations et les bas de mnrs jusqu'a la liauleur de deux melres ; on fera suivre ce lavage d'nn hon graltage et d'nn balayage au balai dur; on tera ramasser avec soin les matiferes dötachöes, on les arrosera avec la solulion des'mfeclanle pour les mettre cnsui le au furnier on on les bi-rdera. Ensuite on fera deux lavages successifs, et ä deux heures d'inlervallo, avec lasolulion de sublime, ou celle d'acide sulfu-
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ROÜOET ET PNEUMO-ENTßRITE INFECTIEUSE DU PORC.
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rique, ou niiouxavecla solution mixte ilo sublimö et d'acide sulfurique, (Jrs deux lavagos serout l'aits avec la solution aussi ohaude tiue possible, il ne faudra pas hösiter ä employer une grande quantitä du solution, de J'aron ä bien on reoouvrir toutes les surfaces; ou fora lji(!u, l(jrs du premier de cos lavagos, de frotter a la brosse dure tonics les surfaces, en incine temps qu'on les humcclera do solution. Les deux lavages de-sinfeetants termiaös, on fera rincer encore toutes les surfaces avec une lessive bouillante.
Les divers objots solides qui auronl etc souillös par les malades ou par lours produits, tels que soaux, auges, baquels, brouettes, polios, fourches, brosses, etc,,seront nettoyös et dösinfeetds d'aprös los r6gles indiquöes pourleslocaux, eröches et mangeoires, Ceux qui pourront supporter le feu scront flambös; les autres seront nelloyös ii lulossivo bouillante et cnsuile passes deux fois ä la solution dösinfoetante. Les objets en tissus, los couvertures, etc., seronl immergds deux heuros dans une solution phoniquoe ii 2]). )()() et cnsuile soumis ii la dessicca-lion. A cos pratiques on pourra joindre, pour terminer la dösinfection des locaux et objets y renfermös, dos fumigations sulfureuses, qu'on fera pröeöder de l'humectation des surfaces, et qu'on produira en brü-lant du soufiü ii raison de 20 ä 30 grammes par metre eubo d'espace ä dosinfector.
Los personnes chargöes de soigner les animaux malades, de mani-puler lours produits ou lours debris, devront so laver les mains, nel-toyer et dösinfecter leurs chaussures, avec les solutions pröcitöes, changer et dösinfecter leurs tabliers, blouses, etc., quand elles devront sortir des locaux infeetös, ou quand elles devront s'occuper des soins d'antres animaux,
Quand la pneumo-cntoritc sovit sur les pores, il laut, comino lors-qu'il s'agit da rouget, so soumettre aux prescriptions du decret et do raiTÖtc ministoriol du28juillet L88B.LQ döclaration doit cnclrcfaitoa Tau tori to. Leprofol doitprendrenn arrötöportant döclarationd'infection des locaux, cours, one los etpamp;turesdanslesquelsse trouvont les animaux malades, Les locaux, cours, enclos et pfttures declares infeetös sont mis en quarantaine, otil est döfendu d'y iatrodnirc des animaux do l'espöce porcine ;ils sont visitös et sur veillös par le vötörinairesanitaire. Los pores malades pouvoultHrc abattus avec l'autorisation du mairo, et lour chair peutötre utilisöe pour la consommation, maislesviseörea doiventötrC' delruits. Los pores suspects ne peuvent ctrc vemlus quo pour la bou-cherie et'leur transport est röglementö, ct('.
Quand la pneumo-entörite sevit aw des espöees autres que l'espöce porcine, rarrete ministoriel du28juillel 1888 no s'applique pas; mais, on pratique, les mesuressanitaires appropriöes doiventötreprises, S'il s'agit de bötesovlnes et caprines reconnues alteintes, il faudra sans tarder appliquer les mesures pröservatricea ci-devant indiquecs (isolc-
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MALADIES C0NTA0IEÜ8ES DACTKIUF.NNKS,
merit, söquestration, döslnfeotiori, etc.); et si le ma] sat encore peu ötendu, le mieux smi de so döbarrasser au plus 161 dos bötos malades alia de n'avoir plus ii redouter la contagion par leur intermödiaire. üu fera Lien d'utiliser de siiile, pour la consommation, colles dont la ma-ladie ae rendra pas la viande insalubre et tlo saorifler, pour Irs enfouir, cellesqui semblentvouoesalamort. Que silesmalades soul oonservös, on los isolora, on los soquoslrrra, on Irs traitera, on dosinl'ootora les objets souillos par eux, on dölruira ou on enfouira los cadavres de ceux qui mourront, et on so häirra de veiidro it la boucherie los sujels gnoris.
l.'liLstoiro dr I'l'pi/jKiLio, quo j'ai observöe Jadis dans los Alprs sur
lesmoutons, jointe a ties faits analogues obsorvös nn peu partout, mon-trr combien est iraportante l'inspection sanitaire dos foires el mar-rln's, qui est malheureusement dolaissoe a pen pros partout. A vrai dire, malgrä une bonne inspection dos foires et marchös, il pourrait encore arriver quo dos animaux malades et surtoutdes animaux sim-pleraent contaminäs fussent vendus. En effet, los marchands et los olovours so garderaient peut-dtre d'exposer on vente les sujets deja malades; ils examineraient lour troupeau avant do I'amener sur le champ de foire, et ölimineraienl los malades, sauf ä y conduire ensuite les autres ; et l'affection n'en serait pas moins introduite dans los fermes et los localitös oü cos animaux seraient imporles. Aussi la precaution que je conseillais plus haul, et qui cousiste a isoler et a sur-voillcr un certain temps les animaux röcemment achetös, mörite-t-elle d'etre prise toutesles l'ois quecelasorapossible, Umtos les fois qu'il y aura quelque doute ä concevoir; et möme la prendre toujours et en tout temps n'en vaudrait que mioux. Los holes bovines devraient 6trG survoillees avec un soiu pluspartioulier; la maladio peut ötro en quel­que sorte latente oho/, elles et ensuite subir une certaine recrudescence pendanl la gestation. [1 faudrait maintenir isolöes los bdtes qui auraient loussö, qui auraient prösentö dos derangements intestinaux et los röformer de suite si olles venaient a avorter. Toutefoia l'inspection des foires et marches, si olle olait organisöe, permeltrait au volori-naire, quidoitötre mieux quetoute autre porsonne aucourantdel'ötat sanitaire des localitös d'origine des animaux, de faire une enquöte et de refuser l'exposition on vente d'animaux suspects par leur 'provenance.
sect; V. — Police sanitaire du rouget et de la pneumo-enterite infec-
tieuse du porc.
Ainsi qu'on l'a vu, lo drorol et l'arrötö du 28 juillet llt;SlS8 no visent que lo rouget et la pneumo-entörite infectieuse du porc. Los diverses mesures donl l'ötude va suivre no peuvent, en consüquonce, ötre pros-
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gt;v
IlOUGET ET PNEÜM0-ENTER1TK INFECTIEU8E DU PORC.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;iUi
critGS que lorsque cos niahulies s'altaquont aux porcheries, Los (lis[iii-siliuus gönöi'ales de la loi sanitaire sonl applicables ticos deux affeclt; tionsquand olios so moatrent sur le pore.
Los malades doiv'eat 6tre dochiros et isolos ; le maire doll requörir le votörinairo sanitaire ot veiller ii I'accomplisseineiit ilo 1'isolenient; los uiiiniiuix malades ou suspectsue doivenl oi ötre vendus ni ötre exposes en vente; la ohair des aaimaux morts do cos aiTections ne peutötre livroo ii la consommation ; los contrevenants so rendent passibles dos peines ödlctöes par lit loi sanitaire; los mesures prövues par les articles 1 a 7 du döcrel du 22juin 1882 (enfouissement, dösinfection, etc.) dolvent recevoir leur application. Enfln, los mömes mesures, prövues par les articles 14, L8,16, 17, 18,20, 21, 22 de l'arrötö ministöriel du28juil-let 1888 soul applicables indistinctement aux deux affections; les dispositions seules de l'artiolo 10 du niöino arrötö, visant la vaccina­tion, soul sprcialos an rouget.
En ce qui concerne l'Algörie, ledöcretdu 12novembre 1887 no visa.il que le rouget; mais comme, ä 1'epoque ot il fut rendu, on confondait gönöralement sous la ni6me appellation los deux maladies, il y a lieu d'appliquer a nos döpartements africains le raöme rögirae de l'arrötö de 1888, qui est applicable a la Prance.
I. — Mesures propres a empecher rintroduction du rouget et de la pneumo-enterite infectieuse du pore en France et en Algerie par rimportation d'animaux venantde I'etranger.
Textes ä eomulter : Art 26, L. 21 juill. 1881. -- Art, 36, Doc. ii nov. 1887. — Art. 72, 73, Doc. 22 juin 1882. — Art. 21, Arr. min. 28 juill. 1888.
Lo gouvernement (on Algörie, lo gouverneur gönöral) pent prohiber l'entröeen France et en Algdrie, ou ordonner la mise eu quarantaine, dos animaux susceptibles do communiquer le rouget ou la pneurao-ontörite, 11 pout, a la frontiere, prescrire l'abatago dos animaux ma-lades. Le ministre de 1'agriculture pent prohiber temporairement 1'in-troducllon d'animaux porcins des pays ötrangers voisinsde la franco, quand l'une ou l'autre de cr's maladies y exercent do sörieux ravages. Los prolets dos dopartomoiils frontiöros peuvent, quand l'une de cos affections sövit en pays etranger, dans lo voisinago immödiat do la Franco, inLcrdirc la circulation des porcins ontro los hicalilös inloctcos et los communes fran^aises limitrophes.
La constatation de la pneumo-entörite on du rouget dans des arri-vages, parterre ou pnrmer, entralne los mömos mesures quo la consta­tation du charbon ou do la tuberculose, savoir; l'abatage immödial des malades, qiianS la nature de l'affection est bien elablio; le renvoi dos suspects, apri's I'application de la marque, ou lour livraison immödiato
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kH2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTAGIEÜSE8 IIACTKIUKNNES.
a la boucherie, au clioix du propriötaäre ; los pröcautions i'atiopnollos pour la livraisdii a la boucberiootnotammentla vörifloation ducadavre paiaulopsin ; les tnesures do dösinfoction et ladeslruction tins oadavrefl, quand il y a des malades.
II. — Mesures propres ä eviter la propagation de la pneumo-enterite infectieuse et du rouget du pore et ä eteindre les foyers d'oü ces affections pourraient irradier.
Les tnesures applicables dans les cas de rouget et de pneuiuo-entö-rite soul ödictöes par les articles 14, 18, 16, 17, 18,19, 20, 21, 22 de rarrötö ministöriel du28juillel l.sss.
Exportation. Inspection des foires et marchös. — II estinter-dit d'exporter et d'exposer en vente des animaux porcins atteints ou siispocls de rouget ou de pneumo-entörite; et quand des cas de ces maladies soul conslai.es sur des pures pcesenU's a I'exportation ou exposes sue des champs de foire ou do marchö, on doit appliquer les dispositions de l'article vi2 de l'arrötö ministöriel du 28 juillet 1888.
Art, ii, arr. minist. 28juill, 1888, — Lorsque ... le rougot ou la pneurao-entörite infectieuse sent constalös sur un ohamp de foire ou un inarclir, les amiiiaux malades soul mis en fourriöre et söqueströs.
Pendant la dur6e do la söqueslration le propriötaire jieut faire abattre ses animaux malades; les cadavres soul enTouis ou livn's ii l'atelier (j'öquarris-sage. Le transporl ii l'atelier d'öquarrissage a lieu sons la surveillance d'un gnrdien spficial.
I,ps animaux qui out, 616 en contact avec les bates reoonnues malades soul signals aux maires des communes cd ils soul envoyös.
Les animaux qui scronl reconnus on soupconncs malades, a I'expor­tation, avant leur entr6e en foire ou sue le marchö, serontrefuses, saisis immcdlalcmcnt, mis en lourriece et seqiieslres. Quand rune des ma­ladies sera eoiisUitee ou soupcoimee sur des animaux expOSÖS en vcule sur un marchö, dans un champ de foire, les animaux malades ou suspects soront aussitöl saisis et traitös comme il vient d'ötre dit. Toutefois, si le propriötaire y consent, les animaux malades ou sus-|)ectcs pourronl 6tre abattua sue place ou dans un abattoir voisin, et leur viaude sera saisie ou uiilisre suivant qu'elle sera jugöe insa-lubre ou uon (art. 16, arr. tnin. 28 juill. 18881.
Toutes les fois qüe l'une des deux maladies aura ele consluli'e, il y aura lieu de faire dösinfecter, aux frais du propriötaire des animaux, les locaux et les objets qui auront 6tö souillös.
Les animaux du memo propriölaire ou d'autres propriötaires, qui auronl ötöen conlacl avec les malades, seronf renvoyöa dans lour lieu d'origine, sans pouvoir etrc vendus pour une destination autre que la boucherie; ils soronl marquös et signalös aux maires ties communes
0(1 ils seronI envoves.
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UJ. Iquot;!., J
ROUOET ET PNEUMO-ENTßRITE JNKßCTIEUSE DU PORC,
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Döclaration. — La pneumo-entörite et le rougot', comme Ids autros maladios conlagieuses, doivciil ötre dödaräs ;i l'autoritö locallaquo; (art, li, i, B,loi duül juillet 1881. — Art. 3,4, 8, döc, 12 novembre 1887), quand ils soiit reconnus etmöme quand ils sont siiuplcmcnl goup^onnös,Los pi'opricjliiircs, los dötenteurs dos animaux, oqux qui ont 6t6 appolöa a leur donner des soins, le vötörinaire, los emplriques, doivent faire la döclaration. En mömo temps les animaux malades ou suspects doivent etre maintenus isolös. Le maire doit requörir aussitöt le vötörinaire sanilaire et veiller a co que risolcmeut soit pratique.
quot;Visite. — Dans sa visitc, le vetei'inairo sanilairo meltra en pratique lespröoepteset les rögles önoncös plus haut ä propos du diagnostic. II so, renseignera sur les antöoödents de la porcherie et dos malades, sur la dato d'apparition de la moladie et son mode d'övolution. 11 exami-ueraaveo soin les malades et ötudiera los lösions sur lo cadavre. 11 aura recours ii l'examen bactöriologiqüe on a {'inoculation ou ü la culture, en se procurant des produits comme il a ülö indiquo plus haut, toutes los fois qu'il conservora dos doutes. En attendant le rosultal de son inoculation ou de son examen bactöriologiqüe, les animaux soronl maintenus isolös etsequestres. ün rapport circonslancie de sa mission, de ses conslalations et de ses operations, dans lequel il oxposera la gravitö de la situation et les mesures qu'elle comportc, sera adressö sans retard au pröfet.
Declaration d'infectlon. — Lorsque le pröfet arecu le rapport du vetörinairo sanilaire concluant ä I'existence du rougetou de la pneumo-entörite, il doit (art. 14, arr. min. 28 juill. 1888) prendre, comme dans los cas de pöripneumonie, de clavelöe, de fievro aphteuse, etc., un arrötö de döclaration d'infection ayant pour eilet d'entralner l'applica-tion dos prescriptions önumöröes dans l'article lo de l'arrötö ministöriel du 28 juillet 1888 dans Sexploitation atteinte. Get arrötö doit etre public et afflehö dans la commune, alin quo les voisins soiont avisos dos dangers qui menacent leurs propres animaux. D'aüleurs, il ne SOrapas mauvais quo des instructions soiont on pareils cas adressöos aux propriötaires et aux voisins sur la nature et la gravitö de la mala-die, sur lours devoirs, etc,
Akt, 14, arr. min, 28 juill, 1888, - Lorsque lo rouget on la pnoumo-eniöriie Infeclieuse sont constalöa dans une commune, le prdfol prend un arrdle portant döclaration d'infection des locaux, cours, enclos ot pdtures dans tesquels so troiivont los animaux malades. Cot. arrötö est puhliö ol afflehö dans la commune.
L'arrötö döclaratif d'infection est le point do depart el lo signal do l'application de toutes les mesures propres a la pneumo-entörite et au rouget. .lusquo-la l'autoritö municipale a dö so contenterde faire pra-tiquer la sequestration et risolcmeut dos malades ainsi que la desinloc-
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MALADIES C0NTAGIEU8ES BACTßRIENNES
lion jugöenöco8saii'e(art.4,L. quot;21 jnillcl IH8I ;art.4,döc, l2nov.l887).
L'arrötö doil fixer le pörhnötre döclarö infectö, qui comprendra: Iquot; Iq local, la cour, I'enclos, I'herbage on la puiuro dans le8C[uels se trouve L'aniraal malade; -quot; ol aussi los animaux lt;lu memo propriötaire, uu de propriötaires difl'örenls, qui oni cohabitö aver l'animal malade el ont pu recevolr de lui les germesdelamaladie. Ain8i,parexemplo, si (Irs porcherles appartenant u diverses personnes on! une cour com­mune et qui'. la malad id vienne ii so manifester sur les animaux de l'une d'üllcs, toutes devront ötre comprises dims la döclaratiou d'infoction. Doiuöme, si la raaladievient äötre conslatöe sur quelque animald'une pamp;ture commune, la döclaration d'infection s'appliquora a. la pamp;ture lonl entiere avec les animaux qu'elle renferrae.
Mesures d'isolement. de sequestration et de quarantaine. — Ces mesures soul indiquöes dans les articles 18 et 1H de l'arrötö ministeriel du 28 juillet 1888.
Akt. 18, air. min. ix juill. inks. — i.;i declaration d'infection entratne l'application des dispositions suivantes :
iquot; Mise en quarantaine des locaux, cours, enclos et pdturea ddolartJa iiifecLns, impliquant döfense d'y introduire des animaux de l'espöce porcine;
2deg; Visite et surveillance, par le vei/rinaire sanitaire, des locaux, cours, enclos cl pdtures döclares inlectes;
3deg; Interdiction d'abatlro les pores atteints de la maladie sans en donner pcealahlcnieni a\is a l'autorltö municipale;
-i0 Interdiction de vendre, si ce n'esl pour la boucherie, les pores qui out. i-lr exposes a la conlagioni
Dans le cas de vinie pour la boucherie, les animaux soul, tnarquös; le maire dßlivre un laissez-passer, qui lui est rapportö dans un döki de cinq Jours avec un certiflcat altestanl que les animaux ont ele abattus. Ce oerti-fic.-d, est didivre par I'agent propose a la police do I'abattoir on par l'autoritä locale dans les communes on il n'oxiste pas d'abattoir.
Les animaux tianspnries en vue de la boucherie ne peuvenl 6tre conduits qu'en voiturfc ou par chemin de for;
'#9632;gt;quot; Döfense de laisser 6couler sur la voie publique les parlies liquides des di'Jeclions. Obligation de trailer ces matiöres, ainsi que les litiöres et fumiors, conforinemenl, anx proscriptions des arreles administratifs, avant de les sorlir des locaux infectes;
6deg; Interdiction de laisser pi''nrtrer dans les locaux, cours, enclos et patnres döclarös infecles, toules personnoa autres que cedes (|iii soul, prdposdes aux soins a donner anx aniniaiix; defense ä celles-ei de [lenrtrer dans d'antrcs porcheries;
7deg; Obligation pour toute personne sortant d'un local Infoctä de se sou-
mettre aux.....sures do disinfection jugöea necessaires, notammonl en ceqni
concerne les chaussures.
Aut. Ilaquo;, air. min. 28 juill. 1888. — Lorsque le rouget ou la pi.....mo-
ontärite infectieuse prend un caraetöro envahissant, un arrötö du prüfet iiiterdil. la circulation, le colportage, ainsi que I'expositioii ou la mise en vente dos pores dans lps folroset marches et antics reunions ou rassemble-mi'iils d'aniinanx.
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ROUGET ET PNEUMO-ENTßRITE [NFECTIEU8E DU I'OIIC.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1248
Los locaux, oours, endos ei pAtures döolarös Infectös doivent 6tre aussilol mis en quaranlaiae ; et il ost absolutaent döfendu !'y Introduire, jusqu'ä nouvel ordre, ik's lgt;iM,(.'s de l'espdce porcine. Les malades seront nun souleinent söqueslrös, miüs isol('(;s dos animaux encore sains. Onötablira des compartiments dans les locaux, cours, enclos, olc, pour göparer los gains dos malades, si on n'a pus plusieurs locaux a ga dispositioni I^js pfttures fröquentöes par los ma­lades seront interdilos pendant im certain temps, quinze jours äitrois semaines.
Los animaux, qui auront 6tö exposös ä la contagion, seront marques et maintenus söqueströs el isolös dans un autre local ou dans uneautre
pftlnro, etc.
La vento et l'exposition en vonte sont formellement interdites, pour los animaux malades, et nionic pour ceux qui mjiiI suspects, qui ont ötö exposes ä la contagioD, qui ont cohabitö avec des malades. D'ailleurs, nvanl l'arrötö döclaratif d'lnfection, l'interdiction de vendre, d'exposer on vente, de döplacerles malades ol los suspects doit ötre ohoie (arll.T, I. 21 juill. 1884 ; art. lö, döc. 12 nov. 1887). Cependant, pour cos der-niers, il ost permis de faireune exception, quand il s'agit de lesdiriger immodiatoment vors l'abattoir,
Pendant La duröe de la sequestration \v propriötaire ponl faire abattro ses animaux malades ä la condition d'en prövenir au pröalable l'admi-n ist ratio n iiinnicipalo; et alors il sora proeödd com me on lo vorra plus luin, taut pour l'abatage quo pour I'utilisation ou l'enfouissement des cadavres.
L'autorisation de vendre pour laboucherie los animaux, qui ont oti; exposes ä la contagion, sera toujours aecordöe, Lorsque los animaux contaminös devront roster söqueströs, la marque aux ciseaux sufflraj mais,silepropri6tairevöullosconduire a lo boucherie, a colic marque tropl'acilea lain', disparattre, devra ötre substltuße la marque au leu, afln quc, portant un signe indölöbile. Ton no soil pas tent6 do les livrer au commerce,
D'ailleurs, on pout autoriser non seulement la vente dos suspects pour la boucherie, mais encore lour ddplacement, lour transport dans le lieu ou ils doivent ötre abattus, et il ost accorde cinq jours pour eu I'aire le sacrilice ; mais ce delai est trop long el doit etre röduit autant •pie possible dans la pratique. Le döplacement dos animaux suspects doit etre soumis ii'corlainos fogies; cos animaux devront etro aceom-pagiu's d'un ocrlilical d'origine (lalssez-passer), qui sera prösentö ii toute requisition durani. I(! Iransporl ; ils scronl trausportes en voiture ou on cliomin de for, ol, l'abatage sera oonstatö par l'autoritö on la police du lieu do destination.
On pout monie, dans certains cas, ainsi qu'on lo verra ci-aprös, autoriser la vente d(;s malades pour la boucherie. Cependant il, con-
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1240nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MAU0IE8 C0NT\OIEU8ES BACTfiRIENNES.
viendra alors lt;1(! so monlrertrös oirconspeot;quand il cxistcraun alml-loirit proximitö, les tuiimaux pourront y 6tre conduits ou transportös, aus conditions et sulvantlos rögles imiiquees ci-aprös pourlaconduite on lotransporten vue ili; l'öquarrissage ou de i'enfouissement. Lorsque ['abattoir sera 61oign6, Lorsqu'il y aura ii craindre la dispersion de la contagion par l'intemödiaire des malades, on no les laissera pas döplaoer; Us seront sacriflös Bur place; on les divisera en quartiers, qui pourront ensuite 6tre dobites dans la localitÖOU dans les environs; on fera enfouir, ou d6tr\iire, ou livrer ii l'öquarrissage., les viseöres poctoraux et abdominaax, avec les söreuses et les ganglions alnsi quo la töte et tout oe qni offrirait des lösiona,
llestbien entendu d'ailleursqu'un propriötaire, tormier, nourrisseur, dout la porcherie eat infeetöe, pent la vendre, ö la condition que l'ache-teur sera prövenude tout, else substitueraau vendeur pour l'oxöcution do toutes les meaures jugöes nöcessaires, Los animaux n'ötant pas dö-plaoös et restant soumis aux mesures sanitairea, il Importe pen que leur propriötaire soil teile ou teile personne,
La Sequestration, appliqu6e aux porcheries Infectöea, devfa ötre rlgoureusementexöcutöe. II seradöfendud'y introduire, avons-nousvu, de nouveaux animaux appurtenant ii l'espöce porcine. Auasi devra-t-on faire un dönombrement tres exact de tons les animaux porcina, qui so trouventdans les locaux, cours, encloaetpätures, oomprisdans le pöri-melre dechuo infectö; et, de plus, le vötörinaire sanitaire visitera de temps ii autre et surveillera les locaux, cours, enclos, etc., oü la ma-ladie a ele constatöe, Les animaux s6questr6s no devruul pas sortir de leurs habitations.
Pour completer l'isolement et la Sequestration, et pour obvier ä cer­tains dangers de contagion par divers intermödiaires, il sera interdit de Iaisserp6n6trer, dansle pörimötre infectö, des porsonnes autres que cellos preposees it doiniei' des soins aux animaux; il sera ögalement interdit ii celles-ci d'avoir aueun contact avec d'autres animaux de l'espöce porcine ; dies tie devront pas entrer dans dos lioux renfermant ou devant recevoir des animauxde cette espöee, D'ailleurs, il est abso-lumenl prescrit a tonte personne sortant d'un local infectö, quo ce suit im boucher, im vötörinaire, un agent de radministration ou une personne de la renne ou une personne du voisinage, de so aoumettro, notamment en ce qui concerne ses chaussures, aux mesures de dösin-fection jugöes nöcessaires (lavage avec une öpettgo lt;gt;u un chiffon imbibe de solution phöniquöe ou erösylee, etc.). II conviendra aussi d'empöcher les poules, ohions, lapins, pigeons de venir dans les lioux infeetös; les pigeons de laferme infeetöe seront tenus enfermös durant 1 epi/.oolie de rougot. II est expressöment döfendu de faire sortir ou de la isser sortir des luoaux, cours, enclos et pätures infeetös, des objel.s ou maliöres pouvant servir de vöhicules ii la contagion, lels que pailles,
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litii'i'cs, fimiicrs ot nslonsilos s(iiiill(''S. II ost ögaloiQOnt ilrfondu do
döposor Irs fumiors sur la voie publiqua Qt d'y laissor öcoulei1 lus pavtieB liquides des dejections; cea matiöres, tiinsi ([ue les IllU'res, devront ölrc traitöes conformötnont aux prescriptions des anrU'.'s administratifs.
Lorsque la maladie se manifeste avec fröquence et sur des points rapprochös, et qu'elle prend un caraetöre envahissant dims une locality, 11 devient nöcessaire d'exercer une surveillance attentive sur tons les animaux de l'espöce porcine. Dans ce lud, un arrele pröfectoral interdira, dans un pörlmötre döterminö, la circulation, le colportage, le deplacoment, I'exposition cu vente dans les marclies, Ibires et autres rassemblements d'animaux, do tons les sujclsde I'espece porcine, bleu (jne l'infoction des porcheries, oti iis soul, n'ait pas etc constatöe.
Abatage. — L'abatage ne pent pas dtre present par l'autoritö, hor-mis quand ii s'agit d'animaux reconnus malades dans des arrivages par terre ou par mer (art. 21, arr. min. 28 juill. 1888). Quand il s'agit de malades, saisis ä l'exportation, sur les champs de foire on sur les marclies, ou reconnus dans los I'ennes, la soquestration duit elrc appliquöe ainsi qu'on I'a vu,
Toutefois (art. 22 el art. lb-30, arr. min. 28 juill. 1888), le proprie-taire peul, en prövenant ^administration municipalo, faire abattre ses animaux malades. L'abatage des animaux saisis dans des arrivages par terre ou par mer sera prescrit par l'autoritö; il sera execute, de meine que celui des animaux söqueströs ehe/, leur propri6taire ou ä la suite de leur saisie a ^exportation ou sur un champ de foire ou un niarche, sous la surveillance de l'administration et du service sanitaire. On poiirra proeöder de diverses fagons. S'il y a lipu de penser que la viande pourra etre utilisee, on pourra laisser transporter les malades a 1'abattoir OU dans une Inerii', api'es les avoir marques au for rouge, en les faisant survcillcr et en faisanl preudre les pre­cautions iudiquces ci-apres pour le transport des cadavres inßinos. On pourra aussi les faire abattre sur place, sauf ä laisser ensuite ntiliser la chair, s'il y a lieu. Quand I'afTeotion sera tres violente on In's avancee, quand il sera de toutc evidence que l'utilisation de la viande en vue de la consommation u'esl; pas possible, on pourra encore faire assommer les malades sur [dace, ou liieu Irs faire transporter directe-nient au clos d'öquarrissage ou au bord de la fosse pour les y assommer, en ayant sein de faire prendre, dans l'un comme dans I'autre cas,
tOUtes les preeantions nÖCOSSalres indiqiK'PS par I'article 17 de Tarrete ministeriel du 28 juillel 1888.
Dans tons les cas, I'abatage doit etre pratique SOUS la surveillance do I'administration, qui fera proeöder ä cette besogne par un boucher ou un charcutier; et 1'autopsie doit toujoura etre pratiqu6e par les soins du Veteriuairo sanitaire, qui decide s'il y a lieu de laisser ntiliser la viande.
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M VIAD1ES C0NTAG1EU8E8 BA.CTERII5NNES,
Utilisation des cadavres.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Enfonissement. — Destruc-
tion, iquarrissage. — L'utilisation de lo viando des animaux simplement suspects esttoujours permise; isl cüIIl' des malades abattus a temps, n'oliuit pas dangereuse pour I'homme, pourra ugulomout 6tre consomm^e, en prenant ceiHaioes precautions,
Aiit. 10, air. min, ^N juill. I8881 — La chair des animaux alialtns 001111111' alteinls clu t'ouget, ou de pneumo-entiSrite infectiouso, ue peut 6tro llvröe a la consommation dcspcrsonnes qu'en vertu d'uneaulorisation du maire, sur I'avis conforrao du vöt(5rinaire sanitaire.
Lcs viscöres (poumons, ostomac, foio, rate, etc.) sont dölruils.
Aht. 17, air. min. 2S Juill. 1888. — Les cadavres lies animaux morts du röuget on de la pneumo-entörite infectiouse, qnand ils ik^ soul pas drlruits sur place, sont Iransporles suit uux ateliers d'Squarrissage, soil, aux Tosses d'enfouissement dans les condillons sulvantes :
lquot; Les voiUin's soul, disposees de manlöro qu'aucuuo matiöre solide ou liquide ne iniissc s'on öohapperdm^antlo trajet; ellos sont iinmi'dialement nel toyees et (lesinfeclri's, aiusi que Imis les objets avant (5td en conlacl avcc les animaux morts ou abaltus oomme alteints de la moladie;
2quot; Lös condncteiirs el autrcs personues, employees an chargement ou d6chargement et ä l'enfouissemenl des cadavres, sont soumisaux mesures de disinfection jugäes nöcessaires.
En aucun cas la chair des animaux morts de la maladie ne peut ötre livröe ä Id consommation (art, 16,doc, LSnov, 1887; art, 17, mr. min, gt;_gt;laquo; juill, 1888). L'article lödudöcretdu 12 novembre 1N87 döcidaitque l'on ne pourrait pas davantage I ivrer a la consommation la viande des animaux abaltus commc alteinls do rouget; inais l'obligation de 1'aba-tage a'elait pas inscrite dans ce döeret, en ce cpii concerne !lt;! rouget. D'ailleurs, l'arrötö tninistöriel de 1888, qui u'a rendu I'abatage obliga-toire que dans lcs eas observes sur dlt;!s animaux prösentös a 1'impor-lalion, periael l'utilisation de la viande des malades sons la condition d'une autorisation du maire, sur I'avis conforme du velerinairc sani­taire, qui appreciera si eile n'esl point trop saigneuse, ni trop lie v re use. Ce tl'est quo dans lcs cas de maladie b6nigne ou pen avaneco que le vclerinaire conseillera ^utilisation, prcrunisaiil an eontraire la saisie et l'enfouissemenl ou la destruction totale dans les eas graves et avances, lorsque la chair sera llevreusc; on aurail observd (Generali) des accidents de gastro-enti?rite, sur des personnes, a la suite de l'ingestion de viande insufflsamment cuite provenanl (run pore atteinl do rouget; et il resulte des reclierelies de Petri que le rötissagO ne störilise pas le milieu des morceaux volumineux.
L'intervention dn maire ne sera pas uceessaire dans les communes, mi il cxiste un abattoir avec service d'inspection des viandes. Ce ser­vice, ijiii a une delegation de I'autorile munieipalc, est apte it donner l'autorisation prövue par l'article 16.
Onand I'ul ilisatiiui de la viande sera permise, nil en inlerdira le
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UOUGET ET PNEÜMO-ENTßRITE INFECTIBÜ8E HU I'OIK,'.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1210
colportage; on so oontentera de lii laisser consommer seulement dans In localitö Infectöe et do laisser livrer it la conBommation les quatre quartiers seulement, Les viscöres et les abats seront enfouis, livres a röquarrissage, ou dötruits, ou cults.
En i'csumö, l'enfoiiissement devra ötre appliquö, aprös l'abatage, lorsque la viande sevajugöe irapropre ii la consonamation, lorsqu'elle scralievreust!, saigneuse, infltröe, maigre, etc.; en tout oas, on devra toujours enfouir les viscöres et abats des aniraaux abattus comme ötant reellement malades. D'ttillours, on devra eguleiiient faire toujours enfouir, suivantles röglesordinaires, los cadavres d'animaux mortsde la maladie. Les eadavres seront eharrles, suivant les röglos de I'article 17, dans des vehieules convenablement agencös; on övitera de röpandre les produits morbides, et on fera dösinfecter les vöhicules et les objets employes, ainsi que les personnes. La livraison a l'öquarrissage, la erömation el la solubilisation par l'acide sulfurique peuvent ötre avantageusement substitutes ii l'enfouissement, dans tous les cas oti l'application de cette mesure est nöcessaire. D'ailleurs, que) que soll le müde de destruction ou de dönaturation employe, les mesures de (Uisinleelion, jugees neeessaires, devront complöter sa mise en (Piivre ; on devra nolamment dösinfecter tous les vöhicules, instruments i1! objets souillös. L'enfouisgement et la livraison a l'öquarrissage seront pratiques selon les regies, lixcies ii propos de Tetude de CCS mesures envisagöes d'une maniöre gönörale, tant sur le mode de transport et sur le (dioix de l'emplacotnent des losses, que sur les conditions relatives ä l'exöcution de l'une ou de l'autre mesure.
Vaccination. — On a vu que les ravages du rouget peuvent etn; conjiii'ös par la vaccination, qui, a l'iuslar de la vaccination charbon-ueuse, peut ötre conseillöe dans les con tröesoü la maladie est fröquento et fait de nombreuses victimes.
Anr. 19, arr, min, 28juill, 1888, — t.es personnes qui voudront faire pral.i-quer l'inoculalion pröventive du rouget devront eh faire präalublement la declaration au maire de la commune.
Un certißcat du vöWrlnaire opörateur, indiquant la date ä laquelle l'ino-culation a el.e terminöe et le nombro des animaux inocules, est remis au maire immedialement apres l'opdration,
Pendant les quinze jnnrs, qui suivent cette date, los animaux reslent sous la surveillance du vötörinaire sanitairo, et il est interdit de s'en deasaisir, si ce n'est pour los faire iiniiuulialctnent abattre,
La vaccination sera pratiquöo d'aprös les reglos pröeödemment • iudupiees; et les considerations, presentees a propos de la vaccination charbonneuse, trouvent encore ici leur place; meines precautions a prendre et memes conseils ii suivro par le veterinaire.
Dösinfection. — Lorsqu'on aura fail döplacer des animaux malades ou suspects, lorsqu'on aura fail abaltfo les malades, lorsque des
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1880nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES CONTAG1EU8E8 BACTER1ENNE8.
marchds ou des looaux aurontötö souillös par des malades, lorsque la maladio aura cessö par suite de la mort ou de l'abatago des malades et de la livraison des suspects ;i la boucherie, etc., il faudra faire prooöder ii une bonne dösinfection (art, I8-B0-70, art. 17 et 20, arr. min. ^s juil-letl888), On la Fera porter sur tout ce qui pent, reeöler du virus et servir d'intermödiaire ä la contagion : sur les locaux, cours, enclos et
pamp;turOS inl'eeles, ainsi que sur Ions les objets tels que auges, etc., souilles par les malades ou de touto autro i'ueou; sur les fumiers, purins et litieres, aiusi que sur les ruisseaux, rigoles et conduits d'ecoulement, fosses iipuriii miä fumiers; sur les vehieules, oharrettes, wagons, bätiments ayant servi au transport des malades, de leurs cadavres oude leurs fumiers; sur les chaussures des personnes; sur les cadavres et debris cadavöriques.
Les agents desinl'eclauls, qu'on devra employer de preference, sonl : 1quot; le feu, qui pourra 6tre employe pour dötruire les objets de peu de valeur, les lilieres, les vieillos auges, les cadavres OU debris eada-vöriques; -quot; le flambage, qui pourra elre utilisö pour la dösinfection des objetsenferouen pien'e, des auges, des raurs, des separations, etc.; [iquot; les solulioiis bouillaales dquot;aeide phöniquo, de erösyl, de iysol, de sulfatc de ouivre, de sublime, d'aeide phönique etd'acidechlorhydrique melaugees, etc., qui serviront b faire des lavages dans les locaux, vehieules, wagons, halimeuts ot sur tous les objets souillös; •'•quot; la solution de sublime et la solution d'aeide chlorhydrique melangees (eau ordinaire 10 litres, sublimö 10 ä 20 grammes, et aeide chlorhy­drique du commerce un decililre ou deux), Ce melange est particu-liiirement recommande; il peut (Mre employe pour tons les lavages disinfectants.
La dösinfection pourra ötro falte de la manicre suivante :
1deg; Amisage sur place, avec un liquide dösinfeetant, des litiöres et fumiers conlenus dans la porcherie et des resles d'aliments laissös dans les auges; jiuis enUvemenl ot enfouissemenl au las de fumiers com-mun;
2deg; Lavage önergique, avec un liquide dösinfeetant, du sol, des murs, söparations, auges, seaux, etc.;
Gratlagedea auges et seaux, des söparations, du sol et des murs, etc.;
Dalayage avec un balai dur de toutes les surfaces et uouveau lavage;
Repiqttage des sols en terre et enlfevement des couches superflcielles, suivi dune releetiou avec de la terre ueuve ou avec un beton, etc.
/W(,7(;oHraquo;fl^e,;uigoudron,aresseucede terebenthine,etc.,desparois, portes, cloisons eu bois.
3deg; Disinfection des ruisseaux, rigoles el conduits d'ecoulemenl des purins aussi bien a l'extörieur ququot;a l'interieur des bAtiiuents de forme (les ruisseaux, rigoles et conduits d'ecoulement des purins sonl arrosös avec un liquide dösinfeetant];
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ItOUdKT ET PNEUMO-ENTlilUTE 1NFECT1EUSE DU POflC.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;(äül
4deg; Destruction par lo feu des objetade peu de valeur; llambage des olijcls en fer on en pierre.
Pour les cours, enclos et piUnros, il conviendra de prendre certaines pröcautions : les cours pourrout etre nettoyees et arrosees avec an liciuide desinfectant; los enclos et pätures pourrontötre mis enquaran-taine, et abandonnöa pendant quelques jours a l'influence des agents physiques, Les fumiers pourront ötre recouverts d'une aouche de terra ou arrosi's avec un liquide dösinfeetant, et ahandonnosala putrefaction pendant deux mois. Los vohicules employes au transport des malades ou des cadavres seront arroscs avec un liquide desinfectant, puis grattes et balayes el enfin arroses encore avec un liquide desinfectant. On traitera do mome los uslensilos divers qui auront pu etre souillös. Les auges seront vidöes, nettoyees, frottöes etlavees avec un liquide dösin-I'ectanl, puis rinoees avec une solution do bicarbonate do soude ou une oau de lessive. Les personnes, qui auront approchö les malades, touchö leui'S cadavres ou debris, etc., so laveront les mains et les chaussures de pröförenco avec un(! solution d'aeido pheniqno ou de sublime. Les cadavres et les debris cadaveriqucs seront enfouia OU diHrnits par un procede quelconque ou storilisos par la cuisson.
Levee de la declaration d'infection. — Les mesures de surveiU lance, de Sequestration, d'isolement el do quaranlaine, pröcedemment indiquöes, doivent continuer a etre appliquöes jusqu'ä ce que Farrölö döclaratif d'infection aitete levo.
#9632;
Art, 20, air. miu. 28 juill. 1888. — La Jt'claraliou d'infection no pent etre lovee (jue lorsqu'il s'ost ccouie un di'lai d'un mois, sans qu'il sc soil produit un nouveaii cas do rouget ou do piicumo-piilerito infectieuse, et apres cons-lalation, par le vetdriuaire sanilaire, que toutcs les proscriptions relatives a la di'Hini'ection onl, ete exccnU'ios; ello penl ötre levöo Immddiatement apröa la disinfection, si tons les pores qui so trouvaient dans les locaux, cours, enclos, etc., declares infertesont cUö almllus.
Gelte deelaraliou pent etre levee (qnaiul il s'agit lt;lii fOUget), en cas (fino-culalion preventive de tons les pores ayanl die exposes a la contagion, qninze jours apres I'operation, si anciin nonveau cas de rouget ne s'est declare parnil ces aniniaux pendant co laps do temps, et s'il esl constate par lo velerinairc sauitaire qne toutes les prescriptions relatives ä la disinfection out 6lii cxikutees.
Avant de faire eessor toutc surveillance, le prefet consultera, bicn entendu, lo veterinaire dcleguö, qui appreeiera s'il y a lieu de so con-tenter d'un delai d'un mois. En tons cas la declaration d'infection no pout pas otre levöe avant qu'il so soil eeoulc un mois depuis le dornici' cas diraquo; tnaladie ou quinzo jours depuis l'inoculation du rougol. (.'.o delai n'est d'aillours qu'un dölai iniiiiinuni, et si lo voloriimire jugeait dangereux de faire cosser sitol l'application des mesures sanitaires, il pourrait demander un sursis. On a vu que les animaux,qui ont^to ma-
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I2;;i
MALADIES C0NTAG1EÜ8ES BACTER1ENNES.
lades, peuvent roster dangereux, et il pourrait 6tre imprudent de les soustralre trop lüt ä la söquestration. La declaration d infection pent etre levee uprrs la dösinfection, quand tons les animaux malades et suspects onl etö abattus; loutel'ois, raalgrö la dösinfection, un delai de huitaine pourra etre ubserve avant le repeuplement dea locaux.
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ADDENDUM
sect; Iquot;. — Cholera des poules.
Lecholfau des poules (cholöra aviaire, septioömie des volallles) est line maladie contagieuse, inoculable, döterminöe par un microbe special, övoluantrapidement, caractörisöe par de l'abattement, de la stupeur, de l'adynamie, de la diarrhöe, de la cyanose, des lesions des organes de la digestion et la virulence de tons les tissus. Cette affec­tion fut jadis cludiee par Ghaberl, Delafond, Renault, etc.; Moritz avait Signale (1869), dans le sang des malades, ['existence de granulations spöciales; Semmer et Perroncito (187laquo;) ont, ä, leur tour el en memo temps, Signale la presence, dans le sang des ponies choleriques, d'un microbe arrondi, isolö ougöminö; Toussaint (1870) retrouva le mi­crobe Signale par Perroncito et contrihna a demontrer sou r61e palhogöne. En 1880, l'astcur etndia la maladie, demontra sa nature, isola son microbe, l'inocula a Tetat de purete, l'altönua et le trans-' forma en vaeoin,
SyMI'TÖMES.
Le cholera des oiseanx a etc observe et etudie dans do uombreux pays, on France, en Italic, en Autriche, en llongrie, en A.llemagne, on Russie, en Amöfique, etc., par de nombreux observateurs. II attaque surtout les poules; mais les divers oiseaux de basse-conr (dindons, pintades, oies, canards, faisans, pigeons) et les oiseaux do voliöre s'infectent auasi; et il pent en etrc de mörae du lapin. II est ordinaire-ment öpizootique, no so limitant paaäquelques individus, maisaltei-gnant successivement la pluparl des oiseaux composanl la basse-cour el se propageant ä d'autres poulaillers. Lorsque le cholera apparatt dans une basse-cour, il en decime la population, attaquanl siinulta-nöment on successivement les diverses especes, les diverses races les divers ages, occasionnant une mortalite considerable. Ses symplö'mos se mohtrent brusquement apres une courto incubation (quelques houres ä2-3jours); sa marche est ordinairemeni trös rapide, et la mort pout survenir on quelques instants, on quelques lieures on quelques jours; dans quelques ci'rconslances, il pout övoluer avec le typo chronique et durer plusieurs semaines. Quelquefois I'affection est foudroyante, apoplectique, et les malades
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1354nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES C0NTAQIEUSE8 B\CTfiRIENNB8,
Buccorabenlbrusquemenl on devenanl anxieux, encossantde manger on do chanter, ou en pondant; d'autres fois la maladie dure seulement une, deux, trois, quatro, cinq heuros, et los animaux meurent aprös avoir prösentö los signesd'une intoxication suraiguö (abaltement, tris-tesse, isoleraent et iinmobilitö duns un endroil obscur, indifförenco, gomnolence, hörissement des plumes, öcartement et chute des alles, tointo violacöe de la oröte, convulsions, etc.).
Ordinaireraent le cholöra dure 8, 12, ^4 heuroa et peul aller jus-qu'a 40, 80, CO heuivs. Los malades sonl tiislos, abaltus, nonclutlanls, indilleronls, plus sensibles au froid, portent la töte hasse et le ecu ron-gorgö ; au repos, le corps s'affaisse sur los mombres,surle8 alles et sur le Lee, qui repose parfois sur le sol; la demarche est penible, difficile, trainante, titubante; en so döpla^ant, los malades font des chutes et so relövent difflcilement. On constate un affaibliBsement progressif; bien-b'il les animaux, stupöflös et sotnnolents, somblant clouös sur place, reslant couchös ou so tenant debout en chancelant, arrondis en boulo, la töte basse et rengorgöe, le dos voussö, los alles tombantes, le plumage lierisse, le corps tout entier ou eerlaines rögiuns (le con, lea alles, etc.) agitös par des trcmldeiueids, dos convulsions. La oröte devient brunamp;tre, violacöe, gonflöe, Qasque et pendante; dos laches violacocs pcnvent apparattre sur lapoau; la vuedevient confuse,l'ceil s'enfonce, los paupiöres restent presque closes, L'appötil disparait; bientöt une humeur mousseuse, gluante, blanchätre, s'öchappe du bec et dos ouvertures nasales, et la diavrhöe apparatt, d'abord grisätre et excrömentitielle, igt;uis söro-muqueuse, naölangöe de parcelles blan-cliiUres, mousseuse, sanguinolente, fötide. (ja respiration dcvient penible, convulsive ; la periode agonique siuvienl, et los malades succombent, apres s'etre rol'roidis, apres avoir presente quelques eon vulsions, aprrs avoir fail entendre un boquet, apres avoir eu un vomissement glaireux, etc. La guörison est tros rare.
Dans certains cas, la maladie peutdurer plusieura jours, plusieurs seniaines meme; los animaux mangent moins, maigrissent, presentenl iin(^ diari'heo permanente ou intermittcnte, dcvicnncnt anömiques, s'aH'aiblissent et succombent epuises au bout de quelques seniaines.
Le pronostic du cbolera est tres grave ; la maladie est presque tou-jours mortolle (au döclin des epizootics, quelques oiseaux peuvent so montrer plus on moins refraetaires, etre moins gravementatteints, amp; la suite d'une vaccination sponlanoe plus ou moins complete); olle est tres contagieuse ; dans les basses-cours envahies la contagion so fait avoc une extreme rapidite, et olle s'etend, grace aux relations de voisinage et aux exportations d'animaux ou de substances infectöes; olle pout etre outretonneplns on moins loiigtemps par les snjetsatteinls de cholera ebronique et par cenx qui so rotalilissent plus ou moins complete iiien-t.
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CHOLERA DES P0ÜLE8.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; i2\\':,
L6SIONS.
A la peau, on constate dos taohes noirfttres, duos h des hömorragies intra et sous-dermiques; im liquide spuraeux süiüIIc leg ouvertures buccale et nasales. Lo pöritolne csl hypörömiö, ecchymosö; les vais-soaiix mösentöriques son! gorgös de sang; les intestins sont cüiiges-linnnös; ic foie est volumineux, congestionnö, ecchymosö, friable; la rate est souvent bypertrophiöe. L'intestin renfermeunematiöre molie, grisamp;tre ou jaunatre, rauco-albumineuse, striöedesang; lamuqueuso est congestionnöe, rougeamp;tre, ecchymosöe, arborisöe, tachetee do pla­ques höraorragiques, catarrhale, recouverte d'un exsudai inflamma-toiro souvent hömorragique. La muqueuse respiratoire peut so mon-trer injectöe, congestionnöe, ecchymosöe; la plövre est ecchymosöe et präsente pari'ois uno exsudation s6ro-flbrineuse;les poumons sont con-gestionnös, ecchymosös, et parfois il y a dos foyers de bronoho-pneumonie hömorragique. Le pöricarde ronferme im liquide citrin lt;iii sanguinolont; il est ecchymosö; lo myocarde est pftle et friable; le saug esl noir et ooagulö. Dans les centres nerveux, on constate llnjec-lion des vaisseaux de la pie-raöre et des occhymoses sous-soreuses.
Dans les oas de cholera apoplectiquo ou foudroyant, on n'observe guere quo dos lösions congestionnelles et hömorragiques. Dans le cbo-li'ia chronique, a marche lonte, on observe des foyers do degonöres-oence casöeuse, sous forme do points jaunätres, dans lo foie, dans le poumon, dans les parois de l'intestin, dans d'autres parenchymas.
Quand il s'agil du cholöra spontane, contracts par Ingestion, le sys-Ifeme musculaire no semble pas allere, hormis dans les cas a evolution lente; les muscles deviennent alors grisötres, lavös. Toutefois^orsqu'on inocule le vims dans le muscle pectoral ou dans lo tissu sous-culane, il so produit uno infiltration gelatinolihrineuse, qui s'accompagno de la formation d'un süqueslre.
Etiolouie.
Le cliolöra aviairo est oontagieux, inoculable; son microbe palho-gene se rencontre daus Ions los produits morbides et dans tous les lissns, dans lo jetage, dans les malioros excrementilielles, dans los exsudats dos muqueuses et des semises, dans luutes les lösions, dans lous los parenchymes, dans lo sang, dans los foufs. Les cadavrcs sonl dangereux, et los malades röpandent autour d'eux la contagion avec los produits morbides qu'ils rojellenl. Le microbe du olmlera des poulesso prosente, daus le sang et dans les tissus, sous la forme d'une courte bactorie ovo'idooii allongeo, arrondie a ses exlremitös, etrangiöo parfois on son milieu de facjon j'iressemblor a im diplocoque, simulant möine im microcoque (juand ellen'eslvuo quo par unedo sosexlrömilös.
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MALADIES CONTAGIEUSES DACTERIENNES,
il i;sl. mobile et de tres fatbloa dimensions; use eolore, liicilement par les solutions hydi-o-alcooliques des coulours d'aiiiliiie el par le bleu de LöfQor, mais il nc pi'end ni le dram, ni le Weigert; c'est surtout apres avoir 6tÖ eolore qiul apparatl nellement, dans le sang et les lissus, avee sii lorme do court biUonnet, clair a son centre, qui parail ätranglö, el plus colorä a sea exlrernil/'s. II est aerobie ; il vient mal gur la pommo de terre, mais il se cultive dans les bouillons neulres ou alcalins do poule et de veau,sur gölatine et sur gelose. I^e bouillon onsiimenee, elant maintenu a ^quot;quot;-liHquot; au contact de I'air lillre, donne, du jour an lendemain, mio culture, qui dovient plus abondante les jours siuvants ; il se trouble d'abord unifonncruenf, et od're un fin image quand on 1'agite; onsuite il redevient limpide el transparent, les mi­crobes so döposant sous forme d'une poussiöre gris jaunatre. Le mi­crobe du cholera ne li(|iietie pas la gölatine et donne des cultures pou abouduntes dans ce milieu; seim'' a la surface, par strie, il donne, en quelques jours, une mince pellicule, blanc grisamp;tre, peu elenduc, d'abord transparente, puis opaque ; seme par piqüre, il donne de potites colonies blanehätres le long du trajel. II donne, a la surface de la gelose, une cull lire scmblable a cello qui se developpe sur I a gel a tine.
Sur pomme de terre, il donne ii peine une mince culture grisamp;tre; il
pent se dövelopper dans l'ean et dans lo sol. Les microbes provenant des cultures ont les meines caracteres et se colorent de la meine facon ([ne coux de l'organisme malade; cependant ils soul pins tenus, plus fins, |)lus arrondis, quand ils proviennent d'une culture ancienne.
Dans les cultures, coinme dans l'organisme, la baclerie du cholera secrete des produils solubles; el c'esl surtout par lour intermediaire qu'elle agil. En effet, quand on inooule (Pasteur) a la poule, meme ii la poule vacciiice, une culture (lltröo sur porcelaine, on observe des pbenomenes d'intoxication, d'abord une courte excitation, puis de la somnolence^ de l'abattement.
\agt;, microhe da idiolera aviaire conserve son activite palhogene ajires des cultures successives duns les milieux arliliciels, coinme apres des passages successifs dans l'organisme d'animaux doues de receptivite, Inocub; ou ingen'1, aprös avoir passe ii travers des generations nom-breuses d'aniinanx OU de bouillons, il fail apparaitre la maladic. Cependant le vieillisscment des cultures, au contact de l'air, amene, grace a faction de l'oxygöne, d'abord une altenuation progressive do la virulence et linalement la fail disparailre complctement; avec le temps, il delrnit ineme la vegetabilitii da microbe. Au bout de soixanto jours, les cultures en bouillon, maintenues a .#9632;{quot;quot;-USquot;, sonl devenues tout ii fait inoH'ensivcs pour lea animaux inocules (Pasteur); I and is que les cultures con services dans des tubes scolles restent acti beaucoup plus longtenips. On pourra. done conserver des cultures avoc leur virulence, en avant soin de les souslraire ä temps au contact de
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CHOLfiRA DES POULES,
)a;i7
l'air, en les faisanl dans des tubos ou des pipettes, qu'on scellera ä In lampe le surlenderaain de leur ensemencoraent. La diminution de la virulence dans les cultures, abandonnöes au contact de l'air, se produit graduolleraent; et chaque degrö d'attönuation, obtenu de la sorte, est transmissible. II sufflt do semerde nouveaux bouillons avec une cul­ture de tel ou de tel amp;ge pour reproduire ii l'inflnl le microbe, en lui consei'vant le degrö d'attönuation imprimöe par lo vieillissement, On peut done pröparer aisöment des vims attönuös ö tous les degrös vuulus, en faisant des cultures successives de plus eu plus espacöes : uneculture faitedansun second bouillon gardel'attönuation öprouvöe par In semeuce employee. Chaque culture altönuöe peut servir de vaccin vis-ä,-vis d'unecultui'e plus active. I.u virulence du microbe du ebolöra aviaire, apres avoir ötö plus ou raoins attönuöe, pent ötre pro-grossiveraent exaltöe et ramenöe ii son tntensitö maxima. Un virus attönuö, qui seel de vaccin pour la poule, peul encore tuer les petits oiseaux.les moineaux parexemple; et la culture, ätraversune sörie de raoineaux, restitue progressivenaent et rapideraent, aprös six ou scpl passages, son activltö initiale au virus, qui, de la sorte, redevieut mortel pour la poule.
L'action de l'oxygöne de l'air est d'ailleura aidöe grandement par cello de la lumiöre; et Ton congoit que les microbes döposös dans le sol, dans les eaux, ii la surface des objets divers, öprouvent des attenuations phis ou nioins rapides avant de perdre tonte activitö; on eonedil aussi que des animaux puissent contractor une affection plus on inoins grave et so vacciner spontanöment, Ladessiccation sterilise rapidement 1c microbe du ebolöra, qui peut conserver plus ou moins longtemps son activitö dans les milieux humides, soit plusieurs mois dans laterre humide, uoii aöröe et pröservöe de la lumiöre, huit jours dans l'eau distillöe, et trente jours dans lean ordinaire (Straus et Dubarry), plusieurs somaines dans l'eau des röservoira (Schönwerth), plusieurs jours dans les malieres pnlreliees (Renault, Kitt). II Supporte bien Ic froid, mais il esl Ires sensible ä faction do la cbaleur; il est tue en quinzeminutes äSO0-88deg;, en quarante-cinq minutes ö #9632;'(.'Jquot;-.^)0 sous Faction combinee de la clialeur el do la lumiöre (Kitt). II resultc de diversesrecherches que le virus cholörique est sterilise promptemenf: pur la solution a B p. 1000 d'acide sulfurique (Pasteur); par la solution d'acide salicylique etd'acidephönique ö I p. 100 (Salmon, Perroncito); par la solution de sulfate de cuivre a 8 p. 100 (G. Colin); par la solution de sublime a 1 p. B000, etc. La glycerine peul conserver la virulence intacte dans des fragments d'organe pendant deux, trois mois (Sclavo).
Le cholera aviaire est transmissible a tous les oiseaux do basse-cour, aux ponies, aux pigeons, anx canards, aux oies, anx dirulons, anx pintades, aux taisans, anx oiseaux de voliöre, anx lapins et ü la souris. Tons les oiseaux son! facilement inl'ectes par inoculation sous la peau
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M \l.\lil MS CO.NTAGIEUSES DAGTfiRlENNES,
mi dans le muscle poctoral, par injection intra-pöritonöalo on intra-veineuse el par Ingestion; et la tnaladie övolue d'aulant plus rapi-demont quo le virus esl plus actif ot iu dose inoculöe [ilus i'orle; la mort prut survenir en moins de vingl-quatre licures. Le lapin esttrös sensible; il peut 6tre infectö de diverses faQons, par Ingestion, par injection sous-cutanöe, par injection intra-veineuso; il pout s'infecter duns Irs liasses-cuurs, oti sövil le cholöra, en mangeant des repas simiili's de virus cholörique, dans Irs locaux uon dösinfeetös, qui ont ute uecupes par des malades; il peut ensuite transmetlre la maladie aux lupins sains cohabitant avec lui, II estpossible d'utiliser le virus du cholöra des poules pour delruire les lapina sauvages, les campa-gnols, les sperraophiles; de inöme que les ponies saines, vivant avec des malades, s'ini'eclcnt on ingeranl, la uoumture souillöe par ctdlcs-ci, de meme les lapins, rendus malades au moyen de repas arrosös avec des culliii'es, rontrant dans les terriers, y söment la contagion. Le cobaye esl peu sensible; ordinairemeni I'inoculation sous-culanec ne provoque chezluiqu'un accident local se terminantparl'abcödation, le microbe y restantconflnö; toutefois, l'injection intra-pöritonöale tue le cobaye. Les cai'nivores, chiens et chats, les solipecles, les grands ct les petits ruminants, les pores ct I'homme semblent a I'abri do la contagion sponlaneo, ct I'inoculation provoque, chez certains, un simple accident local; le microbe introduit dans les canaux galacto-phores de la vache cultive el provoque une mammite (Kitt).
Le cholöra des poules pent se transmettro par contagion intra-utörine; chez lalapine pleine, la baetörie passe dans les tissus du foetus (Ghambrelont, Malvoz); les oaufs penvent etre inrectes die/, les poules atteintes, et servir ii propager l'affection ou h l'implanter lä oil ils son! transportös et utilises en vue de la reproduction, soil que des germes se trouvent adherents ii leur surface, soitqu'il y en ait dans l'intörieur. Les oeufs inrectes,mis en incubation, peuvent ne pas eclore, I'embryon (Hani, tue par les microbes, ou donner des poulets non viables. Mall'neei, ayanl inoculi'' des oeufs de poule dans l'albumine, et les ayant fait couver, en a vu qui no soul pas arrives ä eclosion, i'embryon ayant (He onvahi par los microbes el elant morl; tandis quo certains on! iliimie des poussins, [lanni Lesquels los uns son! morls cholöriques quelques heures aprös lanaissance, alors que les autresont survecu sans avoir acquis toutefois l'immunitö. La contagion par inoculation accidentelle est possible quoique rare; il en est tie meme de la conta­gion par souillure de la conjonctive. L'infection peul aussi se produire a la suite de la pönötration du virus dans les voios respiratoires. Chez le lapin et la aouris, l'inhalation de matiöre virulente dessöchöe Ou en suspension dans un liquide provoque la maladio, los microbes passanl ii travel's la minpieuse pnlmonaire; d'ailli'iirs, I'inoculation intra-pulmonairo donne une maladie rapide (Perroncito). bes matiöres
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CIIOI.KIIA DES P0ULE8.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;12r)9
virulentes i'ejetöes par les malades peuvent adhörer fralohes ö des poussiöres ou ötre röduitos en poussiöre ollcs-mAmos aprös avoir subi et supportö im certain degrd (!lt;' dessicoation; l'air, dans ces condii ions, peul devenir infectant et entratner des germes ii une distance plus on moins grande.
C'esl surtout par Ingestion que so röalise l'infection spontanöe; c'cst pur les voies digestives que le virus pönötre le plus ordiriairement (laus l'organisme, Expörimentaleraent 11 est aisö d'infecter los oiseaux, los poulos et los lapins, en leur donnant ii ingörer dos raatieres ou dos cultures cholöriques (Renault, Pasteur, Perroncito). Dans les basses-cours, le cholöra so communique dos animaux malades aux animaux sains par los produils, qui s'öcoulenl du hoc ou du nez, et surtout par les malioros excroniontiticllos. Cos produits soul ingöröa parfois direc-tement, ou mieux avoc les aliments et los boissona qu'ils onl souillös; ils peuvent conserver un certain temps leur virulence a la surface du sol et do's corps divers, dans l'oau, et (Jtre ingörös plus ou moins longtemps aprös qu'ils on! ötö exerötös. On a vu la contagion so produire surdes animaux introduits dans une basse-cour un.mois aprös qu'elle avail 616 al-iaudoimoo par los hötos malades. Los poules pouvonl;
s'infecter cn ingörant dos mouches ou dos larves reoueillies sur dos malioros virulentes.
I.e virus, insere sous la poau, absorbö par une inuqueusc, cnllivo sur place, provoquant un qedöme inflammatoire avoc leueocytose; toutefois, quand il s'agil d'organismes trös susceptibles, etquand on inocule un virus tres tort, les microbes envahissent rapidement le systöme lymphatique, 1c sang et los divers parenehymes; lorsquo l'organisme est trös rösistant et le virus plus ou moins affaibli, l'acci-dont looal pent ne pas s'aecompagner de gönöralisation.
La contagion et la propagation du cholöra sonl favorisöes ; par le genre de vie et le modo d'entretien dos oiseaux de basse-cour, par l'encombrement, la promiseuitö et la malpropretö; par los relations de voisinage, par le vagabondage des oiseaux, par los eaux souillöes, par los poussiöres; par los graines, lespailles, les cages, los vöhicules infeetös; par los chiens, los dials, les souris, etc.; par los personnes, qui soignont la basse-cour, ou d'autres, qui y ont penötre, et qui peu­vent transporter dos germes dans lours vötements, avoc lours chaus-sures; par la non-dösinfection el la non-destruetion des cadavros; par los pigeons, qui peuvent döplacer I'afFection, la transporter; par los oiseaux sauvages; par le commerce, le döplacement, l'exportation d'animaux infeetös ou malades. 11 est enfln trös probable quo le microbe du cholöra, comme ceux dos pneumo-entörites, se trouve dans los milieux extorieurs ä Total do saprophyte. II penotrerail dans los organismos avoc los aliments, los oaux on les poussieres, et
deviendrait pathogöne, lorsque dos Influences prödisposantes ron-
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1260nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES CONTAGIEU8ES BACTfiRIENNES.
draient lea tissus ii|ilos ii le oultiver et ;i subir son action; il s'exalterait alors, el les raaludes propageraient enauite la contagion par leurs produits morbides et lours cadavres,
Uno premiöre alteinte de la maladie conföre rimmunitö imx aniraaux i[iii so sonl rötablis; et Pasteur a monlrö que l'inooulation de virus altcniK's par la culture on prösence de l'air permel de conförer l'immu-nilc contre In contagion naturelle ei expörimentale. Pour immuniser sürement ot sans danger, il convient de faire deux Inoculations, conune pour le rougel et Ilaquo;' charbon; ane avec un virus, assez attönuö pour no pas provoquer d'accidents graves; mais capable dedonner un commencement d'immunitö; et une seoonde, qui sera pratiquöe dix on douze jours apros, avoc, nn virus inoiiis attönuö, on vno do oom-plötev riniinunile (1). l-os poules ainsi inoculöea soul vaccinoos; ellea rösisteraient, non seulement ä l'infection spontanöe, mais aussi h la contagion expörimentale (Pasteur). L'immunitö, acquise dös lo liuilioino on le dixiomo jour apros la seconde inoculation, pourrait dnror au doln (run an. Toutefois, la vaccination peut s'accompagner d'accidents,plus on moins graves; il so produit un söquestre au point d'insortiou du vims attönuö ; la morl pool 6tre la consöquence do la vaccination et arriver tantöt promptement, tantöt lentement; certaines poulea inoculöea, apros avoir ötö trös malades, röcupörent une santö relative, puls maigrisseni et meurent apros dos semaines ou desmois, tont, on prösentanl le microbe du cholöra, dun! la virulence u'est nullement altönuöe, et qui pendant longtemps avail ötö relöguö sans donlc dans une parlio impropre ou peu propre a saculture; il arrive parfois chez los poules, qui ont acquis l'immunitö, qu'un abces se forme dans un poinl du corps, donl le produit contient lo microbe pallmgene ; l'immunitö n'esl [ins donnöe sörement atons les vaccinos ; olle s'eialilil. trop lentement pour que l'on puisse, au moyen de la vac­cination, enrayer une öpizootie de cholöra, qui jicul ravager un poulailler en quelques jours; los inoculös peuvent propager la ma­ladle, la transmettre auxoiseaux sainsnon vaccinos, parl'intermödiaire de lonrs excrömenta, dos pelliculeaöpidermiques etdea plumes qui so dötachent de In region inoculöe, Joignons, ii tont cela, que le prix des vaccinations ost trop ölevö, et que la divorsito dans la röceptivitö dos difförentea races de poules rendrait tiöcessaire la pröparation de vac-cina appropriöa ii la auaceptibilitö de chacune d'ellcs.
Malgrö los röserves qui pröcödent, l'inoculation pröventive pourra peut-ötre rendre dos services dans certains cas. On ponrra y reeonrir nvant I'apparition do la maladie, lorsqu'un poulailler sera menacö do la contagion, loraqu'il s'agira de repeupler une basse-cour infectöe, lora-qu'on voudra pröserverdes animaux do prix, etc. On ponrra demander
! 1 kill a roconnu i|iic le sinif,'. le sci'imi et los icul's des [mules vaeeinros jouissenl d'un certain pouvolr imtnunlBant.
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CHOLERA DES P0ULE8.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1201
los vaocins a ['Institut Pasteur, oorame pourlo rouget et le charbon. On sulvra toutos los pröoautiona indiquöes pröcödemment au sujet dos vac­cinations charbonneuses et des vnooinatlona centre le rouget. On tiendru comptode la susoeptibilitödes races. On öclairera los propriötaires. On sulvra lemöme manuel opöratoire quo pour le rouget et le oharbori. On fora deux vaccinations successives a ilix ou douze jours d'intervalle, eö se servant de la seringue a Injection h'ypodermique. Le premier vaccin (vaccin le plus fälble) sera injectö aubout d'un aileron, et le se­cond sera injeeteu l'alleron opposö. II convient de pratiquer l'inooula-lion auboutde l'aile, afln d'öviterla formation des söquestres dans une rogiun musculaire importante. Quelques veterinaires ont obtenu de bons resnltals en pratlquantdes inoculations präventives,
Diagnostic.
Le diagnostic du cholöra aviaire est assez fäcile a ötablir dans la plupart descas. Les symptömes peuvent parfois sufflre a öclairer l'ob-soi'vateur; et un oriterium est encore fourni par la marche de la ma-ladie, qui ost onzootique ou öpizootique; los renseignements sur sa propagation, sur son extension et sa marche, aideront toujours a öta­blir le diagnostic ; il en sera de memo de l'examen des cadavres et de l'ötude des lösions. Avec cos donnees, on pourra souvent distinguerle cholöra des autres maladies et des empolsonnements. Ahns l'examen baetöriologique et l'inoculation sontlea moyens les plus sörs d'arriver a im diagnostic toujours exact ; eteesdeux moyens deviennent indis­pensables, dans certains oas, pour distinguer le cholöra d'autres mala­dies mlcrobiennes susceptiblea de se montrer sur les oiseaux et de revetir pins on moins l'expression symptomatique de rall'oction cho-lörique.
Prophylaxie — Traitement.
Quand d y aura lieu de craindre que la töäladie soil introduite par des poules importees, on fern l.ion de les tenir isolöea pendant deux ou trois semaines et de les surveiller attentivement. On tera bien egalementde ne pas faire oouvor los oeufs suspects. Lorsque l'affectlon existera dans le voislnage, il sera hon: de tenir les oiseaux de basse-couf isolös dans des lieux protögös centre l'lntroduction des pigeons et des petils oiseaux; drviler tons rapperls, menio indirecls (par les personnes, par los animaux divers, par les objets, etc.), propres a importer la contagion dans les basses-cours indomnes; tie ne pas laisscr peiietrer los porsonuos etrangeres; de donner aux oiseaux menaces des aliments sains et des boissons sterilisoes, etc. Lorsqne le cholera apparait dans une liasse-cour, il convient do recourir a des mesnros d'isolement, do soqueslralhm, au döplaooment dos animaux.
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1202nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES CONTAGIEÜSE8 BACTERIENNES.
•i i'occision des malades, h renfoulssement ou k la destruction des cadavreö, et ii une dösinfectioa convonaile. Aussitöt l'existenoe de l'aflfection reconnue, il faudra conseiller dc la tenir söqueströe, do no pas exporter dos ceufs ni des animaux malades ou suspects, d'öviter toute promiseuitö aveolespoulesdu voisinage ainsiqu'avec les pigeons. 11 conviendra de söparer iiumediatomcnt les malades, ou mieus de les luer. 11 conviendra aussi d'ovacuer la liasse-cour, de faire döplacer les oiseniix,qui sont encore sains, el de les faire placer dans un local bien tenu et bien acre, enayant mftme la precaution de les divisor en petits lots, qu'onsurveilleraattentlvement, aflnd'öliminer aussitöt les oiseaux qui viendraient encore a tomber malades. On pent de lasorte arreter rapidementrenzootie,en soustrayantles animaux sainsä la contagion. Los malades qui seront conserves pour elre ti'ailes seronl niaintenus rigoureusement isolrs loindu poulaillerooramun ; tandis que les sujela
sains seront places dans un end roil noraquo; in feel/', ou los malades n'anronl paseu acoes. La pratique, qui consiste h diviser les sains on petits lots, pent elre avanlageuso, car si I'un d'eux a deja lesgermes do la maladie iln'infectera pas ions les autres en devenant malade. II conviendra d'ailleurs d'examiner chaque jour los exerömenta avec soin,de ddtruire aussitöt par lo feu los exeröments reconnus malades et do traiter on oonsöquence la böte atteinte ou le lot dont eile lait partio. Si les pro-priotaires y consentaient, la moillouro mosnro serail I'occision imm6-diate, en vue dc la con'sommation, do tons les suspects. En tous cas, mieux vaudra sacriflerde suite les animaux reconnus malades, attendu quo I'affection doit gönöralementlesfairepörir; et, en les sacriflant,on Övitera, dans une cortaino inesuro, lo danger qu'ils font courir aux autres, Les malades voues a la morl seront sacrillös par la. strangu­lation; on lour tordra le con, afln d'öviter l'effusion du saug, qui est Ires virulent. II Importe beaucoup d'öviter la dissömination de toute matiero \ irnlenle, alia do prevenir tonic contagion ultericure par le sang, par les cadavres, etc. A döfautde cette precaution, les mouches ollos-meines ponvent sorvira propagor la maladie, quand, apres avoir succ le sang ou d'autres produits virulents, elles soul ensuite prises et mangoes par les ponies. II faul so deharrasser promptoment des cadavres des animaux morls ou sacrillös, en los faisant delruire par le feu ouon les faisant enfouir profonddment dans le sol, ou bien encore en les faisant cuiro pour les donnor ensuite anx pores ou aux ehions. Lorsque la maladie aura, cosso sos ravages, ou mieux Iqrsqu'on auraovacue los lieux inrectos,il faudra toujours faire dösinfecter, avec le, plus grand soin, la basse-cour et le poulailler, ainsi que tons les objets et ustensiles sonilles, les Eumiers, etc. On fera arroser surplace los fumiers avec une solution desintcclanle, puis on fera procodcr a lour enlöquot;vement; on les fera transporter dans des champs oloignos od les poules no pourront poinl aller; a la rignenr, s'ils sent en petite
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CHOLERA HKS POULES,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1203
quautitö, on pourra les dötruire par ie feu. On fera arroser avec une solution dösinfectantelosolde labasse-cour et du poulailler, les murs, los cloisons, les perchoirs, tons les objets souillös en un mot; puis on fera frotter et gralter oes diverses surfaces h h brosse ou au balai dur; on fera ramasser, pour l'ajoutor au furnier, tout oe qui aura ötö dola-che; apres quoi, on procödera ii un nouveau lavage avec une solution dösinföctante. On pourra faire Qamber superfloiaU'ement les objets sus-ceptibles d'etre soumis h cette opöration; on dötruira par Ie feu les objets do pen de valeur, qui soul d'um- dösinfection difficile, ainsi epic les plumes; on pourra enliu dögager des vapours sulfureuses dans I'habitation, apres en avoir liiiniocte los parois et les objets divers, puis on laissera aörer pendant un jour, et l'on pourra ensuite intro-duire do nouveaux animaux. Los solutions dösinfeetantes qu'on pourra employer sonl: la solution a 1/iOOO de sublimö; la solution b 2,1()(raquo; d'acide phönique; la solution a 2-8 p. 100 d'acide sulfurique: unmö-lange de la solution de sublimö et de la solution d'acide sulfurique; la solution ä 5/100 de sulfate de cuivre, etc. II conviendra de les em­ployer a grandes doses et de les laisser en contact prolongö aver les surfaces a dösinfecter.
Bien que le cholöra aviaire ne soit pas Inscritdans la loi sanitaire, les maires ont lo droit de prescrire certaines mesures (isolement el
Sequestration des basses-coursinfectöesjermeturedescolombiers, etc.), pour conjurer l'extension de la contagion.
Le traitement des malades est d'une efflcaoitö contestable ; et d'ail-leurs, vu la rapidity de la maladie, il est lo plus souvent impossible d'en mollro un quelconque on pratique. Pourtant, outre rapplicatlon des mesures prophylactiques pröcileos, il est bon de remplir d'autres indications. II laut realiserde bonnes conditionshygiöniques an point do vuede I'alimentation el de la propretd de la basse-cour et du pou­lailler ; il faul surveiller lanourriture etlesboissons. On pen torn plover on outre, ä litre do moyons pröventifs, I'acude sulfurique, l'acide phö­nique, le quinquina, lo salicylate do soude, les sols de fer (sulfates, car-bonates), qu'on pout mettre en dissolution dans los boissons. Lorsquo la maladie s'est doveloppee, on pout donnor encore anx animaux de l'acide sulfurique, de l'acide phönique, du salicylate de soude, du Sul­fate ou du porchlomre de for, du liorato de soude, du chlorate de po-tasse, des composes ioduros, olc, qu'on pout niotlrc en dissolutiontrös ötendue dans leursboissons, ou administrer en injection inlra-veineuse OU tout antroment.
sect; II. Peripneumonie contagieuse [Inoculalion prdventive),
Eccpiriences de Pouillij-le-Fort porlant sur des essais compamtifs dHnoculationspräventives faiies d'aprds les mMhodes Arloing et Willems. laquo; Los Sociötös d'agriculturo de Mclun et de mödecine vötörinaire
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MM,AUllis C0NTAG1EUSE8 QACTßRIENNES.
vicnncnt de publier un rapport sue les exp^rionces qu'elles out entre* prises au sujet de l'efficaoitö des procödös d'lüoculation Willems et Arloing. Ces experiences (int 0\{\ commenc^es lu 10 Janvier 189*). \ cet effet, 40 vaches furent achetöes dans un pays ot la pöripneumonie n'existe pas, el röparties en trois lols. l^o premier lot (13 anirnaux) l'ul inoculö suivant le proeödö Arloing, en avant de l'öpaule droite, sous la peau, ii l'aiile d'une seringue Pravaz. On proeöda, pour lo second lot (43 animaux), a rinoculation intra-cutanöe, au moyeu de trois piqüres larges et profondos, espacöes de '2 ö Ii oentimöli'os, pratiquöes a 8 ou lt;raquo; oentimötroa di; l'extrömitö införieure de la queue et sur sa face antörieure, suivant la m6thode Willems. Le ^7 janvier, la deuxieine vaccination prevue par le programme pour le lot Arloing l'ul, pratiquöe, Enfln, le Iquot; fövrier, c'ost-ii-dire trente-huit jours aprös les premiöres inoculations pratiquöes sur les deux lols, les 26 sujets inoculöset l4tömoin8(troisiöme lot)fureotmisen contact avec uneböte atteinte de pöripneumonie; ce contact cut une durüe de quatre joins pleins. Un second contact (1er mars-1.) mars) et un troisiöme contact (lö mars-24 mars) eureul lieu avec deux holes malades dillerentes. L'autopsie des trois sujets malades ue laissa aueun doute sur le carac-lere pöripneumonique do leur affection. Des le 18 mars, des indices de contagion se maiiileslerenl et plusieurs auimaiix ne tardörent pas ii suecomber. Les constatations, l'ailes au jour Ig jour jusqu'au 10 tnai
(jour oil tons Irs animaux survivanls out ele ahaltus) sur les ll'ois lols
d'animaux soumis a l'expörieace peuvent ctre rösumöes ainsi qu'il
suit : dans le lot Arloing out ötö constates 'i cas aigus, 1 subaigu, 4chroniques (8 cas de lösions ii droite,;! a gauche, 1 double); dans le lollemoiu, 8 cas aigus, 1 cas subaigu, i cas chronique (8 cas ö,droite, iii gauche, 3 doubles); dans le loi Willems aucun casn'aötö constatö. En somme, dans le lot Arloing out etc atteinls 9 sujels sur 13, et dans 1c lot temoin, 10 sujels sur I 'i.
laquo; La recente expörience de Pouilly a eu un autre rösultat; ello est venue conflrmer les expöriences de 1883 etde 1884, en dömontrantquo des veaux m'S de mei'es inocul(sect;es pendant leur gestation heiieliciaient dc rinununite maternelle. I,es veaux de Irois vaches du lot Willems, qui ctaient dans ces conditions, mil nnmlre qu'ils elaient puissaminont immunises, puisqu'ils soul, nes en phiue piuaode de contagion el out pu vivre, sans etre enntamiues, pendant plus d'un mois, avec des sujets pei'ipiieumoniques gravement alleinls.
(i L'elTieacite du procede Willems est done, incontestable; mais ce proeödö abesoin d'ötre cömplötö par de nouvellcs recherches, qui ont une importance considörable. Ces recherches devraient porter : Iquot; sur le temps necessaire a I'inoculation caudale pour inveslir les auimaux (rune solide immunite; 2deg; sur la duree de cette iinmnniti;. raquo;
[Exlrail du rapport de .)/. Rosngnol.)
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AII 1{ 1gt; T E
CONCERNANT LA SAISIE DES VIANDES TUBERCULEUSES
A. - CmCULAinE ALX PliKFKTS.
MONSIEUII I.E PnlSPET,
Paris, lu 28 septembro I8(i0,
.n.i riioiu.rur do yoiis Iransmetlro ol-jolnt.....sortaiu nombre d'exeraplalrea d'un
arrete quo Jo vlens do premro pour modifier l'articlß VI ,io r-,,.,.-.- #9632;
tuberculeux dolvent 6tre oxclus de la conaou.mallon Uauüe8P10venant dinlmaux Cello modiliciition D oio provoquöe par I'onquito a lanuelle la rnmlM i - •
.no .es a procddd sur I'applioa....., dudit article dans l-sX ol deThaaulaquo; rÄ
do la France. II a (Me etabli ou'il exlstall; mir,, inraquo; v, ,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ae onaque region
Plus graudos ciivorgences J u SSe AndV ef laquo;0^71^ entralner la salsio totale do cea viandes, ot quo certains d'entre erX L?laquo;laquo;^ ' co point avoo trop do rlgueur.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; aentre eux oglssaient sur
L'ancienne redaction Stall en ellH trop br6vo dans sn r,„.„„. i dans des tonnes göndraux, laissant trop de olace #9632; V,'.,.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ma ntenalt
dlviducllos. La redactlon'nouvollo, Zs aquelle le Com tö d LTnl ^ rquot;18 .in-inspire des resolutions votöes ä Berne par lo n''o, c 1, #9632;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; rCS scst
medeclneveterlnalre, precise, dans le oiesure du possfwo ;quot;:quot;quot; .|l.,llquot;l'quot;'''l.'uquot;quot;l do entratnor la salsio totale ot, la salsle partlollo ^0^^^ ' lquot;'11S 'lquot;' llquot;ivc,lt
Dos d vergenoes d opinion pourront encore so produlre car on naminraquo; ,#9632;#9632; es resolutions A prendre dependent A la fois do la ,„ ,s ir , 'nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; lquot;;aquot;'',c''
esons tuborculeuses, ot do I'appreciatlon de Pour d^rfdo gSte-Zt1' e,le tleS volles enumerations do l-artlclo 2 permetlronl uno en ent^ W s Vi'T ks ^ plus certaine 1 unirorm te do decision dons tons Ipraquo; ,•#9632;, #9632; i , .! quot;'s l'l,(;llc et rendront
aussi Ilaquo; uoi, du veterinaire ll^u.a;o!;l';M^^i:; ^'t';;::;; ,:^nT,it''i-,'i't
Pllr au mieux des iatoivU de tous, ceuxdes coiisomma Pnrlaquo; ^Tnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1'aooom-
teurs de vlande,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; cousomMateurraquo; et ceux des produo-
Les veterlnalres inspoctours r6ussiront d'autant tnleux dans ,vii,. i- , anroni plus presents i I'osprlt, avco les prescriptions eglementalres l^i8. 'I'1 quot;S sclentiflquos qui les ont Inspirecs.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'ö(jiemencaires, los imncipes
lgt;os le premier moment do la demonstration do I'ldsnitM ,i. i f , vneetdo la tuborculose humaine.les ••ondiiio ,s donbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;it ,, s i; ri1''1'''8'' ^0-
tuberouleusos avalent ete .presque toutea .loiorrni,,, oV . ,'nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;os viandes
quo, hors le ens ahsolnnroU eiooplionnol ^lo n ,1 u, :,;IVl'?'0,,l• ,01' 3avlaquo;raquo;
tuberculeuses, res o^ganoa no son exposes qu s L' w ?' ,,es l'-sioquot;s reeoler los „gouts infectants quo les poussöos akuös do k™ \quot; 0'f'quot;u'es '':iV™ A passer dans le torrent clrcdlalro, OnCTtaus fScVatZtl 'quot; ?uelquefola
-sent aretes otdeveioPPe, dans.-...laquo;.io.ir,Sb:;i:;:;::s,,;;;,:;r:rS!
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1206nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES C0NTAGIEU8ES HACTKIUENNKS.
musculiiires que la vlande de boucherle fournlo pur los anlmaux tuberouleux eat oxposöe ä (Hfe malfalsanto. Gotte vlande ae conUent done pas tKSoessalrement Its germea capableraquo; de communiquei1 la tuberouloBe a rbomme. Dans un f,'''and nom-bre de cas les vlandea qul proviennenl de sujeta en puisaance do tubereuloao sont cxemptes do ees germes. Do la la tolerance qui a 616 admtao par l'ugage de 068 vlandea dans l'arrfitö prla a l'ocoaslon de l'lnaorlption de la tuborouloae parml les maladiea coutagleuaea aoumiaea a la loi do jiolice sanilaire.
La nouvolle rödaotlon de ['article 'i a pour l)iit de dlrlgor I'exerolcede cette tole­rance. En s'eclairant des donnöea qne nous devons a I'etude ex])eriineiitule do la virulence des lesions et de la viande tnhereuleuscs, les vetemmires inspecteurs OOmprendroat mleux I'eaprlt qui a preside a la redaction dos prescriptions nou-velles. its en dlatlngueronl; bien la povtöe et aauront alnal, dans I'appllcatlon, so garder des aaialoa qul porteraient pröjudlce aux öleveurs sans aucun igt;rolit pour I'liygiene idimentaire.
Je vous prie, a la demando du Comite des Opizootios, do vouloll' bien appelor sur ces cimsidecalions l'attcntion dos veterinai]-es sanitaires et des veterinaircs ins­pecteurs d'abattoirs en lour Iransineltant im exeuiplairo du nouvel arrete ci-joint.
Jo vous serai obliges do ui'accuaor röoeption de la prösente circulalro.
Uocevcz, Monsieur le I'refet, rasauranoe de ma oonaidöratlon la plua distinjjuee.
Le President du Conseit, minislre dc I'Agricullure, Jui.ns MKI.INK.
It. - ARRETE.
Le Mixistiik DE i.'Aciucn.'miE,
Vu Id loi du 21 juillet 1881, sur la police sanitaire des animanx;
Vu le decret du 2-2 juin 188-2, poriant p6glement d'adminlatration publlque pour
('execution de ladite loi ;
Vu le decret du 28 juillet 1888, qul a ajonle de nonvellos maladies et notanmieut la luberculose dans I'espece bovine a la nomenclature etablic par I'articlo lor dc la löl du 21 juillet 1881 cl-deaaua visee;
Vu Particle xi de l'arrßtö mlnlatärlel du 28 juillet 1888, qul determine leajcaa dans lesqucls les vlandea provenant d'anlmaux tuberouleux oolvent etre exclues do la
coiisoinmaliim;
Vu l'avis du ComlUS consultalif des epizootics; Sur le rapport du Directeur do I'agrlcultUTO,
Auaf.TK :
Ainici.E PHEUIER.
L'article xr do I'arrete minislericl du 28 juillet 1888 est inodili6 alnal qu'il suit : Les vlandea provenant d'animaux tuberculeux smit saisies et excluos en totalite
ou en partle de la consomniation suivant la, nolure et rdendue dc:s lesions consta-
t(5es, ainsi qu'il est ci-dessous determine. Kllcs sont saisies et exclues en lotalite do la consommation : 1deg; Quand les lesions luberculouses, quelle (pie soil leur Importance, sont aecom-
pagnees do maigreur J 2quot; Quand il existc des tuberculcs dans les innsdes ou dans les ganglions intra-
musculaires ; 3quot; Quand la generalisation de la tuberculose so traduit par dos Eruptions miliaires
do tous les parencliyuies et notannncnt dc la rate; iquot; Quand il existo des lesions tuberculeuses imjioiianles ,i la fois sur les organes
de la cavite llioracirpie et sur ecux do la cuvite abdominale.
ICIIcs ne sont saisies el exclues qu'en partle do la consounnation :
1quot; Quand la luberenlose est localisee soil a la cavite tlioraciipie, soil a la cavite
abdoniiimle;
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AIUU'TE CONCERNANT LA SAIS1E DES VIANDE8 TUItKUCULEUSES. 1267
Jo Quand los lösions tiiberculouses, bion qu'existant amp; la fois dans la caviW thoraoique et la cavitä abdominale, Boat peu utoiulues.
La saisii! et I'exolusiOD (le la coiisomiimtiou ue portent dans co cas qiie sur Ics portions da viaiule (pavois costaies ou abdominales) qui sent diroetcmeut en con­tact avec les parlies malades de la plevre uu du peritoiiiü.
Dans tons les cas les organes tuberculcux sont saisis et detrnits, quelle quo soil I'lUendue do la lOsion.
Toutefola les vlandes snfllsamment grasses peuvent f'trc rcniiscs au propriO-laii'e apecs sti'rilisation prolongöe pendant mio lieure au moiiis soit dans 1'eau bouillante, soit dans la vapour sons presslon; inais la Sterilisation ne pourra avoir lieu qu'a l'abattoii' sous le comriMe du vetürinaire ins|iecteur.
Art, 2.
Los prel'cts des departemonts sont charges, chacun en ce qui le concerne, do I'exOcutiou du präsent an-rte.
Fait a Paris, le ^s septembro UM.
JuLBS mllim;.
i.
. #9632;
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r
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TADLE DES MATIEBES
Introduction .
PREMIERE PARTIE
MALADIES CONTAGIEÜSES BACT^RIENNES ENVISAGÖES AU POINT DE VUK DK LKURS CAHACTKUKS COMMONS. — NOTIONS CKNKliALKS SUR LA I'OLICK SANITAIRE.
GHAPITUE PREMIEB
etiotooib des maladies c0nta0ibu8es i).\i: ikhif.nnks. — ükckl'iivit1;, pkedispo-sition, causlis ph^disposantes, causes occasionneülbs, .mlcuollisme latent, assü-
giations micnobienne!
— Theorie de i.a virüIiENce.
TRINE llAClIvlUHNNK.
agion, infection, garact£hes oknkhalx dbstirds.
MSCANISMB imhik DE i.a CONTAGION. — DOC-
I. — Röceptivltö, prödisposltlon, causes prädisposantes, causes occasion-
aellos, microbisme latent, ;issociations miorobieunes..................
II. — Contagion, infection. — Contages et virus, lours caractin-csguueranx. — ThiHirie de la virulence, mdcaulsme Intime de la contagion, doctrine bacWrienne............................
CI1AP1TRE II
Bact^ries en oiixKiiAL. — Organisation, roRAisa, structure, nEPRODUGTioN, nutri­tion, CULTURE DES BACT^RIBS, LEUB ßTUDE .MICnosc.Ol'lnUK. — liACTEHIES DE L'AIR, DES EAÜX, DU SOL ET HHS CORPS DIVERS. — lUsiSTANOE DES UACTÜRIES AUS AGENTS 1'IIVSIijlES ET CHISIIQUES. — S6CR£TIUNS DES ItACIEIIIES. — Hni.E DES UICRGBEB; MICROBBS SAPROOftNES ET UICROBES PATIIOGENES : ESPECE8 MICROBIGNNES.........
1. — Organisation, formes, structure, reproduction,nutrition, cnUuro des
hacteries; leur etnde microscoplque...................................
iquot; Forme......................................................
2deg; Structure..................................................
•#9632;)quot; Motilitc....................................................
#9632;iraquo; Groupement...............................................
5quot; Reproduction..............................................
(Iquot; Nutrition..................................................
7deg; Culture...................................................
A. — Milieux cl iustrunients de culture...........................
U. — felerilisution dos milieux et des appareils de culture.........
C. — Culture des baetöries........................................
a. Culture des hacteries aerohies dans les milieux liquides. 0, Culture des hacteries aerobics sur les milieux solides....
37
81
87 89 39 40 40 42
b'i AI
Cl
65
ocr page 1282
1270nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TABLE DES MVTlfiRES.
c Culture itlaquo;raquo; bactdriea anairobles........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'quot;
(/. Culture des bactöries diins L'organUuaQ vlvant...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;^^
so KUulp mlorographlque desbactörles.—Prooödös do coloration.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;S2
Hi — liacteriosde l'cur, doseaux, du sol cl dos corps divers. — lirsistanco
des baotöries aux agents physiques ot ohhniques.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'',',
1deg; Dactciies do 1'air..........................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'^
2quot; Baotöries de lean..........................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;81
8raquo; Baotöries du sol et dos corjis divers.......................nbsp; nbsp; nbsp; 101
#9632;4quot; Hesisliuice des baotöries aux agents physiques cl chlmlqUOS.nbsp; nbsp; nbsp; 104
A. — iniuicncc dos agents physiques..............................nbsp; nbsp; nbsp; 104
a.nbsp; Acti.....lo la ohaleur...................................nbsp; nbsp; nbsp; 104
b.nbsp; Effets de la dessiccatlon................................nbsp; nbsp; nbsp; 107
c.nbsp; nbsp;Action do la lumiamp;re................'...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'07
(/. Action do I'alr........................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;I()8
|{. _ Action dos substances chimlques............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'09
n. Action du brome, du ohiore et do i'iode.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;IW
h. Action du suifiire de carbone et de i'aolde sulfureux.. .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;110
c. Action do l'amixioniaque et dos essences................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;''quot;
lt;/. Action dos aoldes el de lours sels.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;112
c. Action des bases et de lenrs sels........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Ill
/. Naphtols, goudrons....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'2*
HI. — Secretions des baotöries. — Rölo des microbes. — Bactörios sapro-
gonosot liacteries pathogines. — Kspecos niicrobionnes................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;124
1raquo; Secretions des hactenes...................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;124
5quot; liüle des microbes, — Microbes saprogönes, microbes patbo-
gönos. — Espöces tnicrobiennes............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'29
CllAI'ITHK 111
Contagion. — Modes igt;k contaoion. — Voirs he pfiNfiTBATiow des vmus. — Absorp­tion DBS VIRUS. — Moiik d'AOTIO.N DES MICROBES 1'ATlIOIiENHS. — llKSISTANCF, DE
L'OROANtSME..............................................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;186
I.nbsp; — Contagion. — Modes de contagion. — Yoics de pönötratlon des virus..............•...............................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;18T
1deg; Transmission des maladies baetöriennos par rapports directs,nbsp; nbsp; nbsp; 138
A, — lleredilo on transmission liereditairo desmalaJios baclerionnes,nbsp; nbsp; nbsp; 138
li. — Transmission par con lad direct..............................nbsp; nbsp; nbsp; 143
2deg; Transmission des maladies bactorionnes par rapports indi-
rects.......................................................nbsp; nbsp; nbsp; 144
A. —Transmission par contact Indirect...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;146
li, — Transmission par Ingestion.................................nbsp; nbsp; nbsp; 149
C, — Transmission par inhalatlou................................. 168
u. — Absorption des virus, leur propagation dans I'organisme, son meca-
nismo el sa rapidite................................................ iCf)
111. — Mode d'aolion des microbes patliogenes, defense el resistance de
I'organisme......................................................... no
GHAPITRE IV
(MJtONITi, — ATTENUATION des VIRUS. — Maiiehes vacoiNANTESSOLUBLES. — Vac­cination, INOCULATIONS PRÄVENTIVES. — liACTl'llloTIIEHAl'IE ET siaiOTllEIIAI'IH------ 181
I, — linmunito...................................................... 181
II.nbsp; nbsp;— Allenuatiou dos virus........................................... 100
ocr page 1283
TAIILE [raquo;ES MATIKUKS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1271
1deg; AUÄnuatioii dos vims par la ciillure dans les milieux artifi-
ciels oq prosenco de I'alr...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;194
•2deg; Altönuatlon dee virus .par le ohauffage.....................nbsp; nbsp; nbsp; 200
8raquo; Atli'-iuialiou des virus par los affeuU autisepttqasg..........nbsp; nbsp; nbsp; 201
4raquo; AlttMiualidii des virus par In cullure sur los uniiuaux.......nbsp; nbsp; nbsp; 202
;iraquo; AUemialiou des virus par la de.ssiccation et la lumiere......nbsp; nbsp; nbsp; 203
(iü Atteiiuatiuu des virus par la dilution et la lillration.........nbsp; nbsp; nbsp; 20.1
III.nbsp; — Malk'Tes vacciuaides uoiublos...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20'i
IV.nbsp; — Vaccination. — InocuiatloDB preventives, — Bactdrioth^rapie, — Serotlißrapie.....................................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;nng
CHAPiTRB V EVOLUTIONDE i.A Jim.Aim; nAr.riiniKNNK. —INCUBATION. — SyMi'Tinirs. — (raquo;kiiioiies
sgccEssivESi — Phonostic. — LfisiONS. — Diaonostic. — Thaiik.mkmt. — Po­lice SAXITAIHK...............................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 221
I. — Evolution des maladies Imcterieiiues. — Tnoubalion. — Syniplnincs.
— I'eriudes suecessivos. — I'ronoslii;. — Lesions.— Diagnostic...... 221
iquot; Incubation............................................. vsi
2deg; Syniplümes commiiiis. — I'ronoslic......................... 222
Squot; Wslona...............................................' 233
1quot; Diagnostic................................................ 23-4
II. — Traitement des maladies baeterienues. — Police Saililah'e.........nbsp; nbsp; nbsp; 237
1deg; liölo de I'liygieue.........................................nbsp; nbsp; nbsp; 237
2deg; Tbörapeutlque, antiscpsle.................................nbsp; nbsp; nbsp;238
3deg; Police sanitairo............................................nbsp; nbsp; nbsp; 2-'i2
CHAPiTRE VI
IIlSTOniQUE DE i.A i.koisi.atioa- samtaiiu; EN FllANCR. — Lois, iirr.m-.TS ET BftOLE-
HEXTS SAMTAIIIKS. — (iKXKHAI.ITIiH Sill I.A POLICE SAMTAIIU:. — lUx.l.MU SANITA1BG,
— MaSUHES raquo;ANITAtnea.................................................... O-iS
I.— L6gisliilion sauitaire de la France............................... 245
Iquot; Loi dn '.'I juillel 1881 sur la police sauilaire des aiiimaux... 2-49 2quot; D6cret du 22 juin i.s82 portant riglamont d'administratlon
publiquo sur In police sauitaire des aiiiinaiix................ 2ÖG
8deg; Circulaire du ralnlütro de l'ngricuiture du JO aoüt I8S2. rela-live a rappllcation do la loi du 21 juillet IttHI et du decretdu
Ti join ISS2................................................ 274
4raquo; Decret du 12 uoveinlire I8S* portaut regleiiient d'administra­tlon publique pour l'exöcutlon, en Algcric, de la loi sur la po­lice sauitaire des aniiuaiix.................................. 280
5deg; Decret du 28 juillet 1888 n.joutaut de iiouvelles maladies a la nomenclature dos maladies des auiuinu.x, qui sout repulees con-tagleuses.................................................. 203
(5deg; Arrele iiiiuisteriel du 28 juillet 1888 ivlatifaui iiouvelles ma­ladies Insorites dans la loi sur la police sanitairo des animaux, 293
7deg; Circulaire du mitiistro de l'agricuiture du 30 aoftt relative au decret el a l'arrctö du 28 juillet 1888 sur la police sauitaire des animaux............................................... 296
8deg; Loi .lu 5avril 1884 sur I'organisatlon munldpale............ 298
II. — Regime sauitaire. —Services sanilaires. — Importation. — Kxpor-
llltlon. — Transport des auiiuaiiN. — Police sauilaire a I'llltorlcur,nbsp; nbsp; nbsp; 301
1quot; Comite cousullatif des epizoolies..........................nbsp; nbsp; nbsp; 302
2deg; Röle du olief de l'Ktat et du miuislre de ragrlculture........nbsp; nbsp; nbsp; 303
3deg; liöle de l'ailtoritä prefeclorale et de l'adminislralion munici-
Pil|c.......................................................nbsp; nbsp; nbsp; 304
4deg; Services sanitaires.........................................nbsp; nbsp; nbsp; 30c
ocr page 1284
1272nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TABLE DES MAT1ERES.
A. _ Sorvloo eaalloiro ä la fi'ooll6ro..............................nbsp; nbsp; nbsp; :ioc
Dooiunontsi dlvors relatil's a co BDrvlce.................... 301 Anbsp; Sit)
u, _ Service saiiltnlro d6partsraontal.............................nbsp; nbsp; nbsp; 810
C. _ Service Banllairo conunuual, — luspoctlon cIob foires, raarohös,
abatloiM ot clna illfiquai'i'lssage..................................nbsp; nbsp; nbsp; :gt;IO
1). — Devoirs des vöWrlaaires....................................nbsp; nbsp; nbsp; 320
E. _ Drolls des vötörlualres.......................................nbsp; nbsp; nbsp; 830
Bquot; tuiporlation, exporlaliou, Irausil el transport dos duliuauxj
documeot dlvors.................................... 331 änbsp; 834
A.nbsp; — Importatlou ot transit.......................................nbsp; nbsp; nbsp; 835
B.nbsp; — Exporlallon.................................................nbsp; nbsp; nbsp; 330
C.nbsp; — Transport...................................................nbsp; nbsp; nbsp; 841
0deg; Police sanitaire A rinWrieur................................nbsp; nbsp; nbsp; s'1quot;*
III. — Mesuros sanitaires............................................nbsp; nbsp; nbsp; S''s
iquot; D6olnratlon................................................nbsp; nbsp; nbsp; :i'quot;s
%laquo; Visile sanilairo.........................................nbsp; nbsp; nbsp; 363
;;raquo; lleceuseuicnt, inarquo......................................nbsp; nbsp; nbsp; 365
1raquo; Isuii'iui'nI. — Säqucstratiou, — Cantonneinont.— Quaramalue,nbsp; nbsp; nbsp; 3ö(i
;gt;quot; Estimation, — ludotnuitös..................................nbsp; nbsp; nbsp; :!lt;gt;'*
0deg; Inoculation. — Vaccination.................................nbsp; nbsp; nbsp; 801
T-Abatage...................................................nbsp; nbsp; nbsp; quot;2
8deg; Moyousde destruction on do slörilisation des cadavres.......nbsp; nbsp; nbsp; -iii
A. — Enfoulssemont.............................................nbsp; nbsp; nbsp; gt;''quot;
I), - Eciuarrlssa^o..............................................nbsp; nbsp; nbsp; 880
('„ — Cr6inatlon.................................................nbsp; nbsp; nbsp; 385
1). — Dcstrucll.....!('.lt; cadavres par un agent ohlailque............nbsp; nbsp; nbsp; #9632;iiii
',)quot; D6sinfoctloD. — Documents divers..........................nbsp; nbsp; nbsp; MS
A. — Agents dcsinfeotants, lour mode d'emploi...................nbsp; nbsp; nbsp; 398
(/. Disinfection parTalr, In lumifere el la dcssiccatlon.......nbsp; nbsp; nbsp; :!!)8
0, D6sinloctlon par lachaieur, le ten, lacoinbuBtion,laCrS-
matlou, le flambago, I'eau bouillanto el la vapour d'oau
surchanffoo...........................................nbsp; nbsp; nbsp; 809
c. Disinfection par les agents clilmlquos...................nbsp; nbsp; nbsp; #9632;lO-'i
a\ Subllmö oorrosif......................................nbsp; nbsp; nbsp; 408
/('. Acldes snlfurique, ohlorhydrique, azotlquo. — Aoldo
pbiniquo, — Crisyl. — Lysol...........................nbsp; nbsp; nbsp; 404
r'. Carbonate do soudo. — Chaux, — Chloruro do chaux.
— Chlorura illaquo; zinc, — Sulfate et nltro-sulfale do zinc —
Sulfate de ouivre, — Permanganate do potossc..........nbsp; nbsp; nbsp; 405
'/'. Essence dot6r6bciithiQc. — Goudrons. — llniles lourdes
de gaz.................................................nbsp; nbsp; nbsp; ioo
i'1. lode. — Brorae. — Chlore, — Snlfuro de carbono. —
Aclde sulfiirciix........................................nbsp; nbsp; nbsp; 400
1!. — Riglcsä sulvre dans la dislnfeotlon.........................nbsp; nbsp; nbsp; 409
a'. Dfislnfectlon des habitations...........................nbsp; nbsp; nbsp; 400
li. Däslnfcctlon des cours. cnclos, routes, chomins, nbreu-
volrs, herbages et pfttures..............................nbsp; nbsp; nbsp; 413
c'. Dfesinfeotlon ilcs objots do, barnachcnient, de travail
ot de pansage..........................................nbsp; nbsp; nbsp; 415
.•/'. Disinfection des fumieri, des purlns, des litlires et
dibris do fourragss....................................nbsp; nbsp; nbsp; 415
(.''. Disinfection des wagons, bitlments et divers vihicules
servant an transport des aniiininx, des c.idavrea, des fn-
mlors. — Bisinfecllon desgares, des quals, etc...........nbsp; nbsp; nbsp; 410
/. Diälnfeotion dos porsonnes et des auimaux.............nbsp; nbsp; nbsp; 419
i/'. Uesinreclion des ciidavres et des dibrls cadaveriques...nbsp; nbsp; nbsp; 419
ocr page 1285
TADLE DES MATIEDES.
1273
//'. Desinfcction des fonrrages et lt;les eaux................. -i^O
i', Udslnl'ecllon des marchöa et omplacementB divers...... 430
8EGONDE PARTIE
MALADIES 60NTAGIEÜSES KNVISACKKS AU POINT DE VUE DE LEÜRS CARACTfeRES l'Ain'lcn.lKUS. MESÜRES DE l'OLICE SANITAinB APPLICABIES A CnAQüE MALADIE,
CHAPITRE PREMIER
Pbbte bovine..............................................................nbsp; nbsp; nbsp; 433
1. — Symptnim's.....................................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;43;i
II. — Löslons.........................................................nbsp; nbsp; nbsp;43!)
III.nbsp; — Diagnostic......................................................nbsp; nbsp; nbsp;434
IV.nbsp; — Etlologio, — Contagion.........................................nbsp; nbsp; nbsp;435
Contage typhique..................................................nbsp; nbsp; nbsp;i88
Modes de contagion................................................nbsp; nbsp; nbsp;44'2
lli'ri'iilivile. — liiiMiiiiiilr...........................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 441
V.nbsp; — Police sanitalre.................................................nbsp; nbsp; nbsp;4 18
Iquot; Mesures propres ä prövouir l'introduclioa de lapesto bovine on France ou en Algörio, par ('importation d'animaux venant
de i'6lrangor...............................................nbsp; nbsp; nbsp;449
3deg; Mesures propres amp; bonier, ;'i abr6gor et .'i äteindre l'öpizootie,nbsp; nbsp; nbsp;464
A. — (aspeclion des folres et murchös, Burvelllauco de roxportation.nbsp; nbsp; nbsp;464
li. — Dfiolaration...............................................nbsp; nbsp; nbsp;454
C. -Visite.....................................................nbsp; nbsp; nbsp;455
I). — Coustatation de la maladie..................................nbsp; nbsp; nbsp;468
K. — Mesures de söquestration, d'isolement, de qnarantaine.......nbsp; nbsp; nbsp;469
I-quot;. — Ahatage...................................................nbsp; nbsp; nbsp;468
G, — Transport et enfouissemenl ou destruction des cadavres.....nbsp; nbsp; nbsp;470
II. — Estimation. — [ndemnlt^s..................................nbsp; nbsp; nbsp;47;!
I. — Disinfection................................................nbsp; nbsp; nbsp;414
.1. — Lev 6o du la doclaraliou d'infoction..........................nbsp; nbsp; nbsp;480
CIIAP1TRE II
I'KlillWKU.MO.ME C0NTA0IEU8E.................................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 'l 8 I
I.— Syiuptömos....................................................nbsp; nbsp; nbsp;481
A.nbsp; — incubation .................................................nbsp; nbsp; nbsp;481
B.nbsp; — Pörlodo initiale.............................................nbsp; nbsp; nbsp; 48?
C.nbsp; — Periode dVlat..............................................nbsp; nbsp; nbsp;483
I). — I't'iiodo avancie............................................nbsp; nbsp; nbsp;480
E. — Kormi's. — Marche, — Duröo. — Termtuaisona..............nbsp; nbsp; nbsp;48quot;
I1'. — Maladle sövissant n i'6tat d'dpizootle..........................nbsp; nbsp; nbsp;491
(i. — Pronostic............................................ .......nbsp; nbsp; nbsp;491
II. — Lesions.........................................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;/(92
iquot; Ldsioos ilc rapparetl rcBpiratoire..........................nbsp; nbsp; nbsp;4;)3
A. — Lesions des plevres........................................nbsp; nbsp; nbsp; 494
1!. — Lesions du pomnon.........................................nbsp; nbsp; nbsp; 494
(i. Lesions du tissu inlcrlobnl.iire.........................nbsp; nbsp; nbsp; 495
/). Lesions des lobules pulmoinures.......................nbsp; nbsp; nbsp; 490
C, Lesions des vaisscaux et des Immebes................nbsp; nbsp; nbsp; .ri00
C. — Lesions des ganglions dc la pollrine.........................nbsp; nbsp; nbsp; TiOO
ocr page 1286
1274nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TABLE DES MATlfiRES.
2quot; Löaions de l'apparell clroulatotre...........................nbsp; nbsp; nbsp; .rgt;oi
;)quot; lesions de l'apparell digestif et des urganes de in cavilfi abdo-
tniuaio.....................................................nbsp; nbsp; nbsp; .'Oi
#9632;4quot; Legions de l'appareil locomoteür............................nbsp; nbsp; nbsp; igt;yi
in. — loiiciiogie. — Contagion...........................................nbsp; nbsp; nbsp; .rgt;02
1deg; Sii'gps, niiture, coiiserviilioii du vii-ns pirtpneunioniquo.....nbsp; nbsp; nbsp; S'lC
2deg; .Modi's de contagion et de dlssöiTitnation. — Espöces aulmalea
suaceptlbles d'6lre contamlnäee.............................nbsp; nbsp; nbsp; 618
A. — Contagion dlrecte. — HörMitä...............................nbsp; nbsp; nbsp; 513
n. — Contagion mödiate ou Indirecto.............................nbsp; nbsp; nbsp; 518
d.nbsp; Contagion par los aiimonU ei los boissous...............nbsp; nbsp; nbsp; .M3
/). Contagion par l'air.....................................nbsp; nbsp; nbsp; 514
Ci — Cii'cniistancos dans losciuellos la contagion so produil. — In­fluences r|iii ia favorisent........................................nbsp; nbsp; nbsp; 515
a. Cohabitation...........................................nbsp; nbsp; nbsp; 516
/). hYoqiioiilalinii dos nu'diies lioux, dos inAiiios pdturages et
dos mömos abreuvoirs...................................nbsp; nbsp; nbsp; 516
lt;•, Commerce.............................................nbsp; nbsp; nbsp; 517
lt;/. Iiiiliioncos ipii favorisent Ia couiagiun cu accroissaut Ia
röceptivilä des animaux.................................nbsp; nbsp; nbsp; 518
e.nbsp; Transmission expärimeutale de ia p6ripncuinonic.......nbsp; nbsp; nbsp; 519
I). — Espices susceptibles de contracter In pöripneumonie.........nbsp; nbsp; nbsp; 5?0
K. — Immunilä..................................................nbsp; nbsp; nbsp; 520
IV. — Diagnostic.......................................................nbsp; nbsp; nbsp; 521
iquot; Diagnostic d'apris los symptömos...........................nbsp; nbsp; nbsp; 522
2deg; Diagnostic exp6rlmcntui....................................nbsp; nbsp; nbsp; 527
:(quot; Diagnostic d'apros los lesions..............................nbsp; nbsp; nbsp; 529
V. — [uoculation pr6vontivo...........................................nbsp; nbsp; nbsp; 531
1deg; Cbolx, rdeoito et conservalion du virus....................nbsp; nbsp; nbsp; 583
3deg; Lieu d'oleotiiin. — injection intravoineuse. — Ingestion.....nbsp; nbsp; nbsp; 53(1
;!quot; Manuel opiraloire..........................................nbsp; nbsp; nbsp; 5^8
4deg; Suites de I'inoculation. — Accidents el uioyonsd'y romodior..nbsp; nbsp; nbsp; 542
A. — Inoculation do la s6rosit(S....................................nbsp; nbsp; nbsp; 54!
If. — Inoculation d(^ l.i culture....................................nbsp; nbsp; nbsp; 547
5raquo; Effets de I'inoculation....................................nbsp; nbsp; nbsp; 548
A. — L'lnoculation donne-t-eilo In piSripncumonie aux animaux et
los liiooulos pouvcut -ils transmotlrc la malndie ?.................nbsp; nbsp; nbsp; 548
11. Quel idiot produil I'inoculation sur lea animaux doja conta-
minos 7.......................................................nbsp; nbsp; nbsp; 550
C. — liimiuirito COUSlSCUliVC a I'lUOCUlatlon, smi degrö, sil duroo, sa
transiiilssildlilo............................. ...................nbsp; nbsp; nbsp; 551
0laquo; Valour prophyiacliquo et öcononiique de I'inoculation.......nbsp; nbsp; nbsp; 555
VI. — Police sanilaii'o..................................................nbsp; nbsp; nbsp; 5(j'j
1deg; Mesures propres a prövenir l'introduction de la p6ripnoumo-nii' on Franco ou on Alg6rle par I'lraportatlon d'animaux
venant do l'ölrangor.......................................nbsp; nbsp; nbsp; 603
2deg; Mesures propres a borner, A abriiger eti'i otoimlre iesäplzoo-
tics do pöripiioiiiiniiiio.......................................nbsp; nbsp; nbsp; 5G5
Inspection dos foires, dos marchäs et dos abattoirs..................nbsp; nbsp; nbsp; 5C5
Doidarallon. — Visilo.............................................nbsp; nbsp; nbsp; Mio
Conatatallon de Ia maladic.........................................nbsp; nbsp; nbsp; 507
.Mesures ilo sequestration, d'isolement et de quarautaino............nbsp; nbsp; nbsp; 5(i!i
Abatase........................................................nbsp; nbsp; nbsp; 575
ocr page 1287
TABLE DES MATIKRKS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1273
Utilisnlion des cailavres. — Enfouisseineiit. — llpstrui'lioii. — Equar-
rlssago..........................................................nbsp; nbsp; nbsp; 518
Inoculiition.........................................................80
Estimnlion.......................................................nbsp; nbsp; nbsp; M8
Mesuros appllcables nux Inooulös..................................nbsp; nbsp; nbsp; 684
Inclciniiit6s........................................................nbsp; nbsp; nbsp; 580
Dösinfcction......................................................nbsp; nbsp; nbsp; 588
Lcv6e ile la ddolaration d'iuteotion.................................nbsp; nbsp; nbsp; •r,fl,'
f.IIAI'ITUE 111
FlfeVRE API1TEÜSB...........................................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;602
I. — Sytnptömee....................................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;•'•93
Aplile.............................................................nbsp; nbsp; nbsp; 598
Sympiüinos de la maladie övoluant sur ud Indlvldu.................nbsp; nbsp; nbsp; •'raquo;us
11. — Lesions..........................................................nbsp; nbsp; nbsp; 604
HI, — Eiiologio. — Contagion...........................................nbsp; nbsp; nbsp; ';wgt;
Sir^c-s, nature et caractC'i'eraquo; du virus aphteux......................nbsp; nbsp; nbsp; 606
Inoculation. — Muile do contagion. —-Voiea d'abaorptlen du virus.nbsp; nbsp; nbsp; 001)
IU'ce|ilivite. — liuimiuile ot iiuiiiiinisaliou..........................nbsp; nbsp; nbsp; tfl2
IV. — Flövro aphteusa de I'liouune..,..................................nbsp; nbsp; nbsp; GI4
V. — Traileuient......................................................nbsp; nbsp; nbsp; 616
VI. — Police raquo;anltalre.................................................nbsp; nbsp; nbsp; (518
1quot; l'riiveiui' l'lntroductlon de la 116vre aphleuso en Franco et en
Alg£riepar I'lmpoi'tatlon des animaux venanl dePötranger...nbsp; nbsp; nbsp; G18
Jquot; Mesuros propres 4 homer, a abr^geretraquo; ötelndre los epi/oo-
ties de lievre npliteuse....................................nbsp; nbsp; nbsp; 620
[nspoctlon ties fnires. uuirehes et abattoirs..........................nbsp; nbsp; nbsp; (iSi
Däclarallon. — Vlaite..............................................nbsp; nbsp; nbsp; (''1!gt;
Constatation de la maladie.........................................nbsp; nbsp; nbsp; ii2G
Mesures de s^questrallon, d'isolcmeot, de quarantalne..............nbsp; nbsp; nbsp; (i27
Inoculation.......................................................nbsp; nbsp; nbsp; G32
Döslnfeotlon......................................................nbsp; nbsp; nbsp; (132
Levee do la declaration d'infectlon.................................nbsp; nbsp; nbsp; 0.U
CHAPITRE IV
Ci.a vi:r.KE.................................................,................nbsp; nbsp; nbsp; C:i5
1. — Syinplomes.....................................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;(;:!.quot;)
Caraeleres et Evolution de la pustule claveleuse....................nbsp; nbsp; nbsp; OliG
Caracteres et inarche de la maladie cvoluaut sur uu indlvldu........nbsp; nbsp; nbsp; 039
Marche de la olavelec dans un troupeau...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;646
Marche de la clavelee dans ime localile, dans un pays..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;G47
Pronostlo.........................................................nbsp; nbsp; nbsp; G47
Clavel6e de la clievre..............................................nbsp; nbsp; nbsp; G'i8
II. — Lesions.........................................................nbsp; nbsp; nbsp; 04!)
III.nbsp; nbsp;— Eiiolofde. — Contagion..........................................nbsp; nbsp; nbsp; 0^2
Nature de la maladie. — Ueeeptivite..............................nbsp; nbsp; nbsp; 053
Sieges, nature et earaeleres du virus................................nbsp; nbsp; nbsp; 004
.Modes de contagion, — Circouslanecs dims lesipjcllis eile seproduit.nbsp; nbsp; nbsp; 058
Modes de penetration, votes d'aljsorptiou du virus.................nbsp; nbsp; nbsp; 0G3
IV.nbsp; — Immunite. — Clavelisalion........................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;CG4
1deg; Cholx, r^oolte, conservation, attönuation du virus claveleux.nbsp; nbsp; nbsp; 005
2deg; Lien et t.einps d'eleetlon. — .Manuel operaloire.............nbsp; nbsp; nbsp; 672
llquot; Suites do In clavelisalion. — Accidents el moyens d'y rcme-
dier. — Effets de la clavcllsation............................nbsp; nbsp; nbsp; 074
ocr page 1288
ISTOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TABLE DES MAT1KHES.
V. — Tr.iilt'iiirnt.....................................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;G*C
VJ. — Police saultalro..................................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;078
iquot; Prövenir I'lntroduction dp la davelfio en Prance et en Algärie
par I'importalion d'anlmaux veuaol lt;\i', I'otraoRer............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;078
2deg; Mosuros propres a boroor, igt; abr^ger et 'i Stelndre les 6pi-
zooli.'.- de clavel(5o..........................................nbsp; nbsp; nbsp; 083
Inspection dos foires et marchös..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;084
Däcloration, — Visite..............................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;686
Gonstatalion de In maladle........................................nbsp; nbsp; nbsp; 086
Mesuros de quarantainc, de Sequestration, d'lsoleinent et illaquo; cauton-
ni'.......I..........................................................nbsp; nbsp; nbsp; G87
Clavelisatlon.....................................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 002
Döslnfection.......................................................nbsp; nbsp; nbsp; 003
Ropeuplemeat des bergories. — Levöo de la d6claration d'iufectlon.nbsp; nbsp; nbsp; 090
CHAPITRE V
GALE Dl' HOUTON ET DE I A CIIEVR8............................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 097
1. - Giilc du .....utOU................ ................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 097
1deg; Gale psoroptlque.........................................nbsp; nbsp; nbsp; G97
2deg; Gale sarcoptlque...........................................nbsp; nbsp; nbsp; 099
II. —Gate de la chftvro................................................nbsp; nbsp; nbsp; 700
1quot; Gale sarcoptlque..........................................nbsp; nbsp; nbsp; 700
3quot; (i.iln symbiolique..........................................nbsp; nbsp; nbsp; 700
111. — Police sanitalre applicable a la gale du inouton el do laohövro...,nbsp; nbsp; nbsp; 700 iquot; Mesures propres a pnivi'iiir I'lntroduction de la gale en Prance
el en Aig6rle par 1'importation d'animauxvenaut de l'ätranger.nbsp; nbsp; nbsp; 701 ?quot; Mesures propres a borner, a abrögerel a öteiudre les öplzoo-
ties do gale..................................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;703
Inspection des foires et marchfis..................................nbsp; nbsp; nbsp; 703
Döoiaratlon. — Vlslto.............................................nbsp; nbsp; nbsp; 703
Constatation dein maiadie........................................nbsp; nbsp; nbsp; 708
.Mesures d'isoleinoul el do surveillance............................nbsp; nbsp; nbsp; 703
Traitemenl des malades...........................................nbsp; nbsp; nbsp; 704
DÄsinfootlon......................................................nbsp; nbsp; nbsp; 707
Levee ile la ilei'lar tlion d'lnfectioil.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;708
C11AP1TUE VI
MORVE. — AFPECtlON FAnClNO-MOnVBUSE. — MollSi: ET FAHCIN.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 709
1. — Syuipl6mos de la morve des auiraaux solipädes..................nbsp; nbsp; nbsp; 710
Iquot; .Morve chroniquo..........................................nbsp; nbsp; nbsp; 710
A. Jetage........................................................nbsp; nbsp; nbsp; 711
M. Etal ill' la piluitalro.......Vösloules, —Tuberculos. — Plaques. —
Chancres, — Erosions..........................................nbsp; nbsp; nbsp; 711
C. Glandage......................................................nbsp; nbsp; nbsp; 713
1), Syuiplöines divers.............................................nbsp; nbsp; nbsp; 714
E. .Morve latente.................................................nbsp; nbsp; nbsp; 710
1quot;. Symptömes g£n6rauü..........................................nbsp; nbsp; nbsp; 718
3deg; Farcin chronique.........................................nbsp; nbsp; nbsp; 7IK
A. — llmi I in is....................................................nbsp; nbsp; nbsp; quot;19
1!. — Cordes.....................................................nbsp; nbsp; nbsp; 733
(;. —Tumours.................................................nbsp; nbsp; nbsp; 73a
I). — Engorgomonts..............................................nbsp; nbsp; nbsp; 738
3quot; Morve alftnfi et farcin aigu.................................nbsp; nbsp; nbsp; 730
ocr page 1289
^^^^^^^^^^^quot;
TAKLE MKS .MATIKIIES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1277
II. — Lesions de la morvc dos imiinunx sollpbdes......................nbsp; nbsp; nbsp; t.H
1deg; Morvo ohroniquo....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;^r.
.\. — Lösion de la peau et du üssn ooujonotlf sinis-riitane.........nbsp; nbsp; nbsp; 735
ii. — Lesions du Systeme lymphatlquo et gangllonnaire...........'nbsp; nbsp; nbsp; r.ü]
C. — Lösious de l'apparoil locomoteur...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 7;j7
I). — Lesions de l'apparoil rospiratoiro........................'''nbsp; nbsp; nbsp; y.n
(i. Lesiiiiis des in ui(ii imses.............................._nbsp; nbsp; nbsp; y^-,
h. Lesions du pominiii.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; raquo;ilaquo;
E. — Ltalons de l'apparoil dlgegtif...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 7.}.)
K. — Lesions de l'apparoil genito-urinaire......................'nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 71.j
(1. — Losions de l'appareil olroula'toira et des controg nerven.\-.'..',!nbsp; nbsp; nbsp; t,:)
#9632;jraquo; Morvo alguö....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;-..1
III.nbsp; — Alorvo des espeees aiiimales anlivs que lo ohoval, l'aiio et le nullet.
— Alorve do l'hommo.....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; -.laquo;
Iquot; .Morvo du pure.....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;.,,
2raquo; Morvo dospolils ruminants, du mouton el do la chövre,.'..!.'nbsp; nbsp; nbsp; 7-45
3raquo; Morvo du lapln, du cochon d'Inde.de la souris, etc.......,.nbsp; nbsp; nbsp; 745
1quot; Alorve du eli.it, du oliien et des aulres aiiiiimnx oaruivoros.'!nbsp; nbsp; nbsp; 746
5deg; Morve de rhonime....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7^1
IV.nbsp; — Etlologle, — Contagion................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; --gt;:j
1quot; Contagion do la morvo...................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 750
2quot; Sieges dn virus morveux................................'.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 757
8raquo;Naturedu virus inoi'voux, — Bacille pathog^ne..........'.nbsp; nbsp; nbsp; vm
iraquo; Conservation et nSslstanca du vims morvoux,___.........Wnbsp; nbsp; nbsp; 7:(o
.'.quot;.Modes de contagion ol voies d'absorptlon. — Palhoginlo,quot;,'.nbsp; nbsp; nbsp; 70?
6deg; Dogros do la virulence. — linniiiiiiio...............,..... ['nbsp; nbsp; nbsp; ^
V. — Diagnostle.......................................................nbsp; nbsp; nbsp; .-„
Iquot; Dlaguostlo de l'affoction farclno-morveuso sur leg anlmaux
vivants.............................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; --,
A. — lOxainoii cllniquo................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;-^1
I!. — Moyens d'ötabllr expörimentalement le diagnostic...........nbsp; nbsp; nbsp; 777
a.nbsp; Inoculation.....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; •••
b.nbsp; nbsp;I'onvoir rovolatenr de la malleiiio...................*.'nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7^0
2deg; Dtagnogtlc sur le cadavre.......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;-u-
VI. — Traitemenl.........................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; .„,
VII. — Police sauilaire...................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;.„„
Iquot; Prdcautlons u preudre pour prövenir I'lntroduotlon do la morve et du farcin en Prance et on Algöric par riinpor'tation
d'animaux venant de l'iHrangor, — Exportation.............nbsp; nbsp; nbsp; 7,ss
2deg; Mesorog propreg 4 öviter la propagation de l'affectlon farcino-
morveuge et ii 6telndre los foyers d'oö ello pourrall Irradier.nbsp; nbsp; nbsp; 789 Inspection des Mrog et march^g, des abattoirs et des clos d'dquarris-
sago. — Ueccuseinont eu vue do la conscription................. .nbsp; nbsp; nbsp; 7x9
Declaration..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;in
,.. .. ..........................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; i.M
\lsito................................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;.„.,
D6claratlon d'infection................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; •n'j.
Abatage..............................................',.!*'.. !.',*.'.',*.quot;nbsp; nbsp; nbsp;705
Dcstruetioii des cadavres. — Enfouissement. — l^quarrlgsago.......nbsp; nbsp; nbsp;706
Dösinfectlon......................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; -(\(.
Alosures d'isüleineni, de söquostration et de Bwvolllance........'.'..''.nbsp; nbsp; nbsp;7!i9
Alesurcs prophylaotiqueg applicableg aus pergoaneg................nbsp; nbsp; nbsp;siü
Levoo do la declaration d'lnfeotion.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; xou
.Mesnres eoiioernant los animaiix de riirniöo, de l'adiniinstralioi'i'des
harag et leg animaux amonäs ou placfig dans los (roles vötöri-
ocr page 1290
,07snbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TABLE DES HUTIKHES.
. ,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ........................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;801
MesuroB appllöäbioB a'ux onlmaux autrea que lea Bollpftdes.......... 81)1
Oil A I'IT UK Ml
................. 809
1,on,i:*lc.........;:.................................... ............. 800
I.nbsp; — hymptoim'S...................................
II. — LfislOllB......................................................... gjQ
III.nbsp; — fitlologla..................................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8ö;l
IV.nbsp; nbsp;- Diagnostic...................................................... ^
V. — Traitcment. •................................................... glaquo;.
VI. — I'olicr Banitdre..................................................
Iraquo; Meauros proproa i empßoher ['introduction de la dourlne par
I'imporlation d'animanxreproducteurs. - Exportation...... 855
2quot; McMires de Biirvolllanoe applloables aux anlmaux aolipödes
i .i,,,,..,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;......................... 82G
reproaucieura.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; , , r
8o Mosurea propres a empftcher la propagation ue la dourlne
hM-squ'elle a et6 constatee oil sonpeoiuiee................... 828
'nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;............... 828
Söquealrauon............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 8j9
Abatago..........................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;^
Döalufectlou...................................... ...........
Surveillance dea aulumux reproduoteura dans lea zones mlcclees....nbsp; nbsp; nbsp;832
CHAPITRE Vlll
.................... 834
lUuIi............;,.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; .................. 834
1. — Sym plumes.............................
Ilaquo; iuro du ohlen et du chat..............#9632;•#9632;••............... deg;deg;*
2laquo; Uaae des oapöcoa autrea que le einen et 1c chat............. raquo;oo
r,, 0 ,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;........................... 850
A.nbsp; —nbsp; Cneval...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;H...
B.nbsp; —nbsp; Grands niminanls.......................................... '
C.nbsp; _nbsp; Petlta rumlnanla...........................................nbsp; nbsp; nbsp;quot;''
1). -nbsp; Pore......................................................nbsp; nbsp; nbsp;„.„
E. —nbsp; Lapln. — lt; lobaye.........................................nbsp; nbsp; nbsp;m
K.-plaeaux..................................'.'.'.!'.!'.'.'.'.'.'.'.'.'.'. m
G. — Homtne.......................................
.................. 80i
II.nbsp; — Lesions......................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ^.j
III.nbsp; - ßllologle. - Contagion.......................................
Öielaquo;es do la virulence...........................quot; n quot;.......:quot;.;','
A nuel moment apparatt la virulence? La rage oat-elle Iranamisalble
,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; •nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;I '. ein gt; '*.........•........•..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;o It
Nature oaractferea, conRorVabllltV et mode d'aotlon du virus rablque. 8i5 Modes de tranamiBslon de la rage. -Frequence de la maladloAla
suite iles ninrsures.........................•• •..........quot;quot;'.....
Modes de transmission osperiinentale. - Leur Influence Bur la forme
el la roplditö de la raaladle.............•#9632;•#9632;......,.....,Vrquot;i-,*.!
Absornlion du virus rablque, sa dnree. - Quelles voles suit le virus
rablquo pour aller de la morsure aux centres nerveux #9632;............ 886
Ineiiliatioii.................................................
IV.nbsp; - Variation de l'inteualtfi de la virulence. - Conatatation de rimmu-uit^. laquo;.inoculation prophylactique....................................
Dicouverte da l'iromunitö. - Vaccination anUrabique par injection
. .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;... ,,,, .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; O.M
inlra-vemeUMi...................• #9632; #9632; •nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ,
Attenuation et exaltation du virus rabique..........#9632;.......W'quot;,'''
Vaccination anlirablque par le virus alteuucS par les mOOUolaquo; des-sccliees, par les emulsions de nmelles fraiches, par les substances solubleraquo;, parlesörum............................................ 89',
.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; QUO
V. - Diagnostic.............................................
ocr page 1291
TABLE DKS MAT1KUKS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1270
iquot; Rage lt;lu ohlen et du chat...................................nbsp; nbsp; nbsp; 901
•.'quot; Rage des herbivores......................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 900
VI. — Traltomeut pröservatlf......................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;907
1quot; Traitomoiit preveiitif applicable aux ncrsoimes mordues___nbsp; nbsp; nbsp; 908
A. ~ Traitement de la uiorsure...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 908
u. — Trallomentgönöral. — Inoculations antlrablquos............nbsp; nbsp; nbsp; 913
2quot; Traiteniont prlaquo;Svenllf applicable aux animaux uionlus......nbsp; nbsp; nbsp; 914
VII. — Police sanitairo et niedecino jögale..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 911
iquot; Mesures presorltos par la legislation sanltalre..............nbsp; nbsp; nbsp; 915
A. — Mesures appllcablog dans tons lee cas........................nbsp; nbsp; nbsp; 915
a.nbsp; nbsp;Declaration..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;015
b,nbsp; nbsp;Isolcmenl et sequestration en attendant la visile dii viitt-rlnairo.................................................nbsp; nbsp; nbsp; 91-
C. \Uilc et euquele............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;njo
li. — Mesures applicablus aux nnlmaux enrages...................nbsp; nbsp; nbsp; 921
laquo;. Abatagc....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ooi
b.nbsp; nbsp;Mesures concernant les eadavres.les döbrls cadävöriqües
et les peaux.....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; gj.,
c.nbsp; nbsp;Uesinl'eetion..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;nolaquo;
C. — Mesures applicables aux carnivores suspects................nbsp; nbsp; nbsp; 92a
I). — Mesures appiloables aux animaux herbivores suspects.,...'.,nbsp; nbsp; nbsp; 927
:quot;gt; .Mesures de prophylaxle prescrltes on conseillees a l'ögard des
chlens non suspects |)our ompfioher la propagation de la rage.nbsp; nbsp; nbsp; 930
A. — Mesures prescrltes par les regleaients sanltaires.............nbsp; nbsp; nbsp; 93o
quot;. Port du collier.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; gg^
/;. Muselleiuenl. — Usage de la laisse......................nbsp; nbsp; nbsp; 935
1!. — Mesures conseillees............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;laquo;vju
a. Musellement permanent.— Usage permanent de la laisse.nbsp; nbsp; nbsp; 939
0. Imp6t.................................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;940
c, Kuipoisomieinent on decision dans les rues..............nbsp; nbsp; nbsp; 941
lt;/. Emoussemeut des dents...........................''.quot;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 941
e. Inoculation preservatrice.......................... /[nbsp; nbsp; nbsp; 941
/'. Instructions aux populations..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 941
8laquo; Uespousabilite des propriclairos d'animaux enrages........nbsp; nbsp; nbsp; 94,-,
CHAP1TRE IX
ClIAUBOX HACTKHIDIKN (gANO DB RATB. — FlfcvBE GHAnBONNEOSB).................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 948
I, — Syinptönies.....................................................nbsp; nbsp; nbsp; g,)0
Iquot; Sang derail' do uioulon et de la clicvre...............____nbsp; nbsp; nbsp; 953
2o Kievre charlionncuse des grands rmninaiils.................nbsp; nbsp; nbsp; Oä'4
3quot; Kievre oharbouneuse dn cheval........................,',,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 955
4deg; Charbon du pore............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;o-e
,„ .,, , . • , , ..................................nbsp; nbsp; nbsp; woo
.gt;quot; Uiartjon des autres aniinaux...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ai.'i
0quot; Charbon de I'liomme............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;\y-
II. — L6sions.....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;„.„
HI. - Ktiologie.........................,.........,...'..'.*,quot;,.','...'.,,,'.'.nbsp; nbsp; nbsp; 904
1deg; Nature du virus charhoiineux............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;905
2quot; Sieges du virus charbonneux. — Caractcrcs de la bactVridie
cliez les malades el duns les cadavres frais.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 971
3quot; Caracteres de la bactcridie cultivöe........................nbsp; nbsp; nbsp; 975
40 Uösistanee de la Ijaeteriilieaux agents physiques eteliiiu'iuues.nbsp; nbsp; nbsp; 980 5raquo; Que devient la liacleridie daus les eadavres, dans les debris
cadaven(|ues, dans les eaux et dans le sol?.................nbsp; nbsp; nbsp; 983
ocr page 1292
1280nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TABLE DES MATlKltES.
flo Contafllon, sea modos, olroonstaucos dans Icsquelles ello se
realise.....................................................nbsp; nbsp; nbsp;laquo;89
A. — Coutaglou par lugestlon....................................nbsp; nbsp; nbsp;deg;quot;0
II. — Contagion par iohalalion...................................nbsp; nbsp; nbsp;quot;'quot;'1
C, — TranamUBlon par le contact des corps goulll^a avoo la peau,
— Transmission par lea plqftres do mouohoa....................nbsp; nbsp; nbsp;095
quot;quot; Absorption ill'la baoWrldlo, sou oaodod'aoUon, puthogönie,.nbsp; nbsp; nbsp;908 8quot; Ri5ceptlvit6, sea degrfis. — Causes prfidlapoaantea, — Anta-gonlsmo ontre la bactcrldie ot d'aulrea microbea. — ImmunUfi.nbsp; nbsp; 1002 IV. — AUtUmalion du virus charbonneux, — Immunisation, — Vaccina­tion oharbonneuae.................................................nbsp; nbsp; '''quot;'
Iquot; Attönuation du virus oharbonnous..........................nbsp; nbsp; 1007
A. — Alleini.i I ion par to chauffago........................|.......nbsp; nbsp; 1007
I!. — Aiionuaiiou par la culture on prfisence de l'alr a i-,'quot;-'i:tquot;.....nbsp; nbsp; loulaquo;
C. — Alliumaliou .laus le aol.....................................nbsp; nbsp; Iül1
1). — Aiteiuiatioii par i'oxygfene oomprlmd.......................nbsp; nbsp; ion
K. _ AittMiuatioii par lo vleilllasoraenl...........................nbsp; nbsp; l0|3
!#9632;'. — Attenuation par les antlaepliquea...........................nbsp; nbsp; 1018
d. _ Moyena divers d'att6nuation el d'exaltatlon................nbsp; nbsp; 1014
•iquot; Immunisation.............................................nbsp; nbsp; quot;quot;•'
A. — Immunisation par les virus att6uuäa........................nbsp; nbsp; 1015
li. — Immunisation par les produits solubles.....................nbsp; nbsp; 1018
;squot; Vaccination charbonneuse.................................nbsp; nbsp; I,,l7
V. — Diagnoatic......................................................nbsp; nbsp; '02'
VI. — Traltemeni.......................................................nbsp; nbsp; ^'-^
Vii, _ Police aanltalre..................................................nbsp; nbsp; I0'quot;J
Iquot; Mesurea propres a pr6venir l'lntroduction du charbon en France et en Algörle par I'lmportafion d'animaux venanl de
l'dtranger. — Exportation.................................#9632;nbsp; nbsp; '030
#9632;iquot; Mesurea propres a fiviter la propagation du charbon et t
oiciiulre les foyers d'oCi il pourralt Irradior................nbsp; nbsp; 108J
Inspection des t'oirea et marohßs..................................nbsp; nbsp; '032
Declaration.....................................................nbsp; nbsp; I0:!:t
Vi.itl, ........................nbsp; nbsp; I0:i:i
AiMia^.'.'.:'.v.:v.:v,..'............................................nbsp; nbsp; 1035
Deatruction dos cadavrea charbonnoux, — Enfoulascraent. — Equar-
flggage,., .................................................nbsp; nbsp; 1030
Dfesinfeotion.....................................................nbsp; nbsp; |l1),1
Dficlaration d'infecllon.............................................nbsp; nbsp; I(l';:|
Meaurea (I'isoicmenl et do surveillance.............................nbsp; nbsp; '044
Emigration........................................................nbsp; nbsp; 'quot;*quot;
Inoculation pr6vontivo.............................................nbsp; nbsp; 'quot;J7
Cessation de la surveillance sanitahv...............................nbsp; nbsp; nbsp;1048
CIIAI'ITIIK X
CHAItBON BYMPTOMATIQUB 01 r,Mi'llv~rM.Mia X.................................nbsp; nbsp; nbsp;1050
I. Symptdmea........................................................nbsp; nbsp; nbsp;'0'''
II. Usiona............................................................nbsp; nbsp; nbsp;l058
111. Etiologir...........................................................nbsp; nbsp; nbsp;l056
Iquot; Siöges du virus,...........................................nbsp; nbsp; 1056
2o Nature du virus, — Baclllo pathogfene.......................nbsp; nbsp; nbsp;1051
;!quot; llesislanee ilu iiiicrulie du eliarlion aymptomatlqueaux agenta
physlquea et chimlques.....................................nbsp; nbsp; 1003
#9632;1quot; Animaux aptes el, animaux inaptea a contractor le charbon
aymptoBQatiquc.............................................nbsp; nbsp; 'O6'*
ocr page 1293
TABLE DES MATIliRES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1281
5raquo; Inlliioiice do In close, dp la ((ualite et du mode do penetration
du virus. — .Modes de COntdglOD. — PattlOgÖtlle.............nbsp; nbsp; nbsp;1008
A. — Trausiuission experimcutalo................................nbsp; nbsp; nbsp;I()(;(S
it. — .Modes do I'lnfeotlOn spoutanee..............................nbsp; nbsp; 107^)
C, — Pathogöoie............................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i()7;j
0raquo; Attt'imalioii, i-ecuperatiou ct exaltation de la virulence.....nbsp; nbsp; nbsp;KIT',
IV. — Imuuiuite. — Imnuuiisalion. — Vacciimlion......................nbsp; nbsp; nbsp;\()-l(l
1quot; Iiiiniiuiisalion.....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; H,--
'.'quot; Vaccination...........................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;jii-s
A. — TechalquQ do la vaccination par Injection sous-cutanee chez
le boouf................................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; IQ-,,
a. luoculatiou a la queue on :i I'oreille....................nbsp; nbsp; nbsp;kiko
6, Inoculation dans unc region du trouc...................nbsp; nbsp; nbsp;UMii
c, Indications do la vaccination. Ses suites el ses ell'ots....nbsp; nbsp; nbsp;Kisl
J' #9632; DiaglOStlc.......................,................................nbsp; nbsp; nbsp;,083
vi. - tralteinenl...............................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; i0iS.(
VII. — Police sauitaire.........................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; inoc
Iquot; .Mosnres propres A emprclier I'iutroduction en t'Yance on eu Algärie du diarboii symptomatiquo par L'linportation d'anl-
maux venant deI'dtranger. —Exportation..................nbsp; nbsp; nbsp;iosi;
#9632;iquot; .Mosnres propres it circonscrirc, a eteiudre les epizootics de
charhou syuiptoniatiquo ou 6. attenner leurs ravages........nbsp; nbsp; nbsp;1080
Inspection dos foires et marches...................................nbsp; nbsp; nbsp;lose
Declaralion. — Visile___#9632;..........................................nbsp; nbsp; nbsp;tm(i
.Mesures appllcablos aux caclavres et döbrls cadavöriques...........nbsp; nbsp; nbsp;loslaquo;
Conatatatlon do la maladlo. — Surveillance, sauitaire...............nbsp; nbsp; nbsp;hist
Uolement dos malades. — Prohibition du commerce des suspects.. .nbsp; nbsp; nbsp;1081
Dureo de la surveillance sauitaire..................................nbsp; nbsp; nbsp;His;
Desiid'ecliou...........................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;|qoi
GHAPITRE XI
TUBEHCULOSE....................................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;IDSs
I.nbsp; — Symptomelaquo;......................................................nbsp; nbsp; nbsp;l0s;i
1quot; Tuberoulose des animaux liovins...........................nbsp; nbsp; nbsp;(080
•,quot;gt; Tuboreuloso du pore......................................nbsp; nbsp; nbsp;lODC
:iu Tuberoulose du cheval.....................................nbsp; nbsp; nbsp;(ooi
1quot; Tuberoulose du mouton et de la ohövro....................nbsp; nbsp; nbsp;ionlaquo;
.#9632;)0 Tuberoulose du chlen et du chat............................nbsp; nbsp; nbsp;1008
iiquot; Tuberoulose des olseaux...................................nbsp; nbsp; nbsp;[ODD
7quot; Tuboreuloso de 1'homme...................................nbsp; nbsp; nbsp;(000
II,nbsp; — Lesions.....................................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;| I,, |
Iquot; Lesions des grands rumiuants ............................nbsp; nbsp; nbsp;I 101
A. — Tubercule................................................nbsp; nbsp; nbsp;[UK
II, — Lösions de I'appareil locomolonr.............................nbsp; nbsp; nbsp;I lOK
C. — Lesions de I'appareil rosplratoiro............................nbsp; nbsp; nbsp;1101
lgt;, — Lesions de I'appareil circulatoiic...........................nbsp; nbsp; nbsp;I (08
E. — Lesions de 1'apparoll digestif.................... ..........nbsp; nbsp; nbsp;I ion
I'', — Lesions do I'appareil gonito-urinaiiv........................nbsp; nbsp; nbsp;(jjg
Ö, — Lesions des centres uorveux et de I'obII......................nbsp; nbsp; nbsp;I li:t
#9632;.'quot; Lesions du pore..........................................nbsp; nbsp; nbsp;Ill)
3deg; Lesions du cheval..........................................nbsp; nbsp; nbsp;I 11;,
1quot; Lesions du monlon el de In clievre........................nbsp; nbsp; nbsp;11 K;
5deg; Lesions du chlen et du chat...............................nbsp; nbsp; nbsp;11 M;
11quot; Lesions des oiseaux......................................nbsp; nbsp; nbsp;1111
.SI
ocr page 1294
1282nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;TABLE UK3 MAXIERES.
in. — fitlologle..................................................... his
Iquot; Cruises prcdisposanlos. — Röceptlvitä •.)o CoDtagion...........................
1118
lllti
1124 1130
A. — N'aturedu virus tuberculeux
I!. -
nacille de Koch............
............
C
a,nbsp; nbsp;Le lait est-il virulent 1................................
b,nbsp; nbsp;Lo saug, It's paroDchyines et les muaclos sains en appa-renoo soat-ils vlrulents?.............................
c,nbsp; nbsp;Lo vaooln rooueilii sur un sujet tuberouleux csl-il mölangö do bacilles do Koch ?.................................
1131
1134
1130 1137
I HI
mi
1143 i in; 1140 1151
1153
IV.
itL'sislaiuu' ilu vims tuberculenx...........................
1). — Traiismisskm Bponlauee et espurimentale, müdes de conta­gion. — Voles do ponetraliou du vims .........................
a. lliiredite de la tubemilose.............................
I). Transmission au contact, inooulaliona iutra-clermiques,
inoculations sous-cutanees.............................
c, Contagion par Ingestion. — Hole dos voles digestives.....
il. Contagion par inhalation. — IWIe des voies respiratoircs.
f. .Modes divers d'inoculation.............................
/'. Circonstances cpii favoriseot la contagion. Produits ct
agents daugereux...................................
;/. Ideutite de la tuberculose de I'liomuic et de celle des
aniinanx niauunirrres.— I,a tuberculose des oiseaux
est-i lie ililTereiitc de celle des ninininircres?..........
h. I'atliogenie. — Phagocytisine. — [tnnmnite. — Attenuation
du virus. — Vac.ciealion...........................
- Diagnostic....................................................
Injections do tuberculiue.........................................
—nbsp; Traileincut...................................................
—nbsp; Police sanitaire................................................
Iquot; Mesures'propres a empechei'rintroduclion de la tuberculose en Franco et on AlgÄrlo par I'importatioQ d'animaux venant do IMtranger...............................................
Jraquo; Mesures propres a eviter la propagation do la tuberculose anx animaux et a I'lioniine et fi etcindre les foyers d'oii eile pourrait irrndier...........................................
Exportation, — Inspection des foires et inarches...................
Declaration......................................................
Visitc.........#9632;...............................................
Arrete de ttliso ell surveillance..................................
Isolemenl el aequesli'ation..........................................
Utilisation do la viando d'animaux tuberouleux......................
Cas dans lesrpiels les viandes tubci'culeuses doivent elre exclucs do
la eiinsomiiiation................................................
Inspection des abattoirs et des tueries..............................
Destruction on enfouissement des viandes tuberculeuses oxclues de
la ciinsominalion. — utilisation des peaux........................
Prohibition de la veute et de l'usage du lait........................
I les infection.....................................................
Cessation de la surveillance sanitaire............................
1154
1150
mi:,
i no
1174 1175
V VI,
1170
1178
1178 1170 1170 1170
1080 I LSI
1182 1187
1180 1180
ll!)2 Ulli
IIOUOET
I.
CHAPITIIE Ml
ftiwei mo-rmi:iuth INFECTIBÜSE du none...
ll!).r. II'.15
nor,
1108
— Itonget... Syniptöines. Lesions.....
ocr page 1295
I
TABLK DES MATIKHKS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; |283
Biologie...........................................................nbsp; nbsp; nbsp;1200
ii. Siegos du virus........................................nbsp; nbsp; nbsp;UUI
/). Naturo du virus. — Qaoillo du rougot, sea oaraotSres, raquo;a
conservaliilili''........................................nbsp; nbsp; nbsp;l^dl
c, Modes lt;ie contagion...................................nbsp; nbsp; nbsp;i-.Hii
(/. Aolmaux aptea amp; conlracter lo rouget. — Animaux rlt;S-
fractalres..............................................nbsp; nbsp; nbsp;1^07
e. Immunity. — Att^nuallon du virus du rouget. — lim-
ctiliitioii präventive..................................nbsp; nbsp; nbsp;Xldi
II. — Pneuuio-eulörite lufoctieuse.....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;\%\%
Symptömea.....................................................nbsp; nbsp; nbsp;{1\%
• .(•sioiis.........................................................nbsp; nbsp; nbsp;[jig
ßtlologle.........................................................nbsp; nbsp; iv.m
11. Siögea du virus, sa nature. — Baciile de la pneuuo-
entörite, scs caractöres, aa conservoliiiitd.............nbsp; nbsp; nbsp;\gt;-i\
b. Modes de contagion....................................nbsp; nbsp; i^i
e. Animaux aptes amp; coutracter la pueumo-entärite, — Ani­maux i'öfraotaires...................................nbsp; nbsp; jj-jg
lt;/. Attenuation et exaltation ilu virus. — Immunity, — Vac-
ciuatlon............................................nbsp; nbsp; 1231
III. -- Diagnostic diB£rentiel du rouget et de la pneumo-ent^rlta infeclieuso
du poro.............................................................nbsp; nbsp; nbsp;\'r,]-t
\V. — Traitemeut et prophyiaxio du rouget et de la pneumo-eutörlte.nbsp; nbsp; nbsp;1284 V. — Police sanitaire du rouget el de la pneumo-entörlte lufectieuee du
porc.............................................................nbsp; nbsp; nbsp;(241
1quot; Mesuros propres d eiuprclier riulroducliou du rouget et de la pueumo-enlerile infeclleuse du poro en France et en Algerie
pari'importation d'animaux veuant de l'dtranger.............nbsp; nbsp; nbsp;i-.'ii
3raquo; Mesures propres a 6vltor la propagation de la pueumo-eute-rite Infectiouse el du rouget du pore et a etoindro les foyers
d'uii cos affections pourraient irradier.......................nbsp; nbsp; nbsp;1242
Exportation. — Inspection des foires et march6s....................nbsp; nbsp; nbsp;1242
Declaration........................................................nbsp; nbsp; nbsp;124;)
Visite....................................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;u^g
lleclaratiou d'infection.............................................nbsp; nbsp; nbsp;1243
Mesures d'isolement, de sequestration et de quarantaioe.............nbsp; nbsp; nbsp;1244
Abatage...........................................................nbsp; nbsp; nbsp;1247
ütliiaalion des cadavres, — Enfouissement. - Destruction, —Equar-
rissage..........................................................nbsp; nbsp; nbsp;124s
Vaccination........................................................nbsp; nbsp; nbsp;i^^c)
DesiuCcctiou...................................................nbsp; nbsp; nbsp;1250
l.i'vi'c de la declaration d'infoctlon................................nbsp; nbsp; nbsp;|25|
Vlgt;DENDUSl...............................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;(Otg
I. — Cholera des poulcs..........................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1253
Syniplöraes............................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; i^.-,^
I.esious........................................................nbsp; nbsp; nbsp;1255
ßl i ologio.......................................................nbsp; nbsp; nbsp;1255
Diagnostic...............................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ingi
Prophylaxle, — Traitemeut.......................................nbsp; nbsp; nbsp;126I
II. — Peripneuuionie eontagiouse (inoculation preventive)..............nbsp; nbsp; nbsp;1283
l'A-penonecs de Pouilly-le-Fort porlant sur des essais comparatifs
d'inoculations faites d'aprös les m6thodes Ariolng el Willems.....nbsp; nbsp; nbsp;126a
Ae.iU'TK CON0EBNANT r,A 3AISIE lgt;i:s vrANDES tuiik.iu;i;i,KUsi;s....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;\-t(i;,
2804-06, — CuitiicM. Imprimerio dun
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-
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