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LllihAUUE J.-U. HAILUEHE ET FILS
DICTIONNAIRE
, DE CHIRME ET D'
VETERINAIRES
Pah L. II. J. IIURTRKL D'ARBOVAL
Edition cntierement refondue
et augmcutce dc ['expose des fuits uouvcauv observes par Ics plus cclebros praticiens franrais et etraugors
Par A. ZUNDEL
Veieiiiiiiire snpäiicur d'AUacc-Lorroine, corrospondant do la Society tic mtMleeinu
vtitörinaire de Paris.
Ouvrago eomplet. 3 I
:ux colonnos, illustres
Cc livre cst depu
c dans I'enscignc-[lalierc des villes et
mont des ecoles ct des campagncs.
Eq publiant une iu*,^„^ „^T7:„..\— let ouvrage, il fallait le faire profiler des progrös dc la science et de l'art vctcri-naires.
M. A. Zundoi,qu'uiie longue experience pcrsonnelle mettait mieux que personne ä meme de continuer a, la revision de cc livre,le meme esprit qui avaitinspire I'auteur lors dc laredac-lion primitive, a bien voulu s'en charger.
Ce Dictiomutiic constitue aujourd'liui unc encyclopedic veritablomcnl mise au niveau des progres de la science, et pouvant au besoin tcnir lieu d'unc bibliothcque complete.
Signaions l'addition de seize cents figures qui mcllent pour ainsi dire sous les yeux les details d'analomic normale ctpathologique, les procedes operatoircs, les instruments et appareils : les yeux viennent apporler a Initelligence et k la memoire un secours precieux, en facilitant toujoursa I'au­teur une explication et en permettant souvent au lecteur de a mioux comprendre.
Fevr. 89. ENVOI FBAiSCO CONTRE ÜN MANDAT Süll LA POSTE. N' 436.
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iamp;smBmj*
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UURAiaiE J.-B. liAILLIERE ET FILS
AIDE-MEMOIRE DU VETERINAIRE
MtDEC.INE, ClIIRUBniE, OBSTÄTRIQUE, FORMÜLES, rOI.ICE SANITAinE ET JL'RISPRUDEXCF, COMMERCIALE
Far Jules SIGNOL
VetcTinaii'o, Mcmbre de la Sociele cenlrale de medechie veterinaire.
J toI. iu-18 Jesus do Tlll-544 pages avoc 395 figures, cartoune en toiic, avee tranches rouges : 6 fr.
Ce livre, pour lequel I'auleur s'inspire d'une pratique dejä longue, reunit sous une forme aussi concise et aussi pratique que possible les fails les plus importants de la medecine #9632;veterinaire.
II est divise en malndies generales, maladies des regions et organes et obstetrique. L'auleur rapproche pour chaque affec­tion, autant que le permettaient les necessites du cadre, la medecine, la Chirurgie, la police sanitaire et la jurisprudence, mettant ainsi sous les yeux du lecleur une sorte de sommaire, donl le grand avantage est pour lui jl'etablir des jalons qui le guident et le dirigent dans le sens des recherches qu'il pent avoir ä faire, cornme dans les cas divers qui peuvent se presenter a son observation.
11 expose dans des chapitres speciaux les principes gene-raux de la police sanitaire elde \a.jurisprticlencecommerciale et entre dans quelques details sur les applications de ccs principes formules dans les lois, arr6tes, decrets et regle-ments qui regisseut la maliere.
En resume, concision, exactitude, indication do docu­ments nouveaux, tels ont ete les objectifs de M. Signol en redigeant le vade-mecum du veterinaire.
TRAITE PRATIQUE Dllt; MAllECHALERIE
COMPBESANT :
LE PIED DU CHÄVAL ', LA MARfiCIIALEIUE ANCIBXNE ET MODERNE J
LA fERRURB RATIOKNELLE APPLIQUEE AUX DIVEUS GENRES DE SKKVICBS ;
LA MEDECINE ET L'llYGlfeNE Du PIED
Par L.-P. GOYAU
Veterinaire principal de ire classc de rarmec.
Oucragc donl Varquisition, sur la masse d'enti'etien dc marichalerU el dc ferrage, a üi
auturiscepar le Ministre de la guerre (decision ministerielle du SOjuitlet 1885}.
I vol. m-18 Jesus dc 534 pages, avee 362 figures............... 10 fr.
ENVOI FRANCO CONTRE UN MANDAT SÜK LA POSTE.
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LIBRÄIRIE J.-B. BAILLIamp;RE ET FILS
CHAUVEAU. TratiiS d'anatomie comparge des unimaux domesti-ques, 4laquo; edition, revue et augmentee avec la collaboration de S. Arloing, professeur ä l'Ecole -veterinaire de Lyon. Un beau volume grand in-8 de 1036 pages, avec 406 figures en partie coloriees........................................... 24 fr.
COLIN. Traile de Physiologie comparee des animaux, coasideree dans ses rapports avec les sciences naturelles, la mMecine, la zootechnio et l'economie rurale, par G. Colin, professeur ä l'Ecole vctcrinairo d'Alfort, 3deg; Edition, considerablcment augmentee. 3 vol. in-8, ensemble 1800 pages, avec 261 fig........... 28 fr.
#9632; DAVAINE. Traitd des entozoaives et des maladies vermineuses de l'/iomme et des animaux domestiques. 28 edition. 1878. 1 vol. m-8, cxxii-1005 pages, avec 100 figures................ 14 fr.
DELPECH. De la ladrerie duporc. In-8. 107 pages...... 2 fr. 50
— Les trichines de la trichinöse chez l'homme et les animaux. In-8, 104 pages..................................... 2 fr. 50
DEPAUL. Experiem-cs faites avec le cowpox ou vaccin animal. In-4, avec trois planähes coloriees................... 3 fr. 50
Dictionnaire de medccine, de Chirurgie, de pharmacie, de l'art veterinaire et dos sciences qui s'y rapportent, par E. LittRej membre de l'Institut de France. 16' edition, entierement relon-due. Ouvrage contenant la synonymic grecquo, latine, allemande. anglaise, italienne et espagnolc, et le glossaire de ces diverses langues. 1886. 1 beau vol. gv. in-8 de 1900 pages a deux co-
loimes, avec 532 figures............................... 20 fr.
Relinre dos do maroquin, plats en teile.........•......... 4 fr.
Reliuro dos de maroquin, plats eu teile, tres soigmi....... 5 fr. ^
GALISSET et MIGNON. Nouveau traite des vices redliibitoires et de la garantle dans les ventes et eehanges d'animaux domcsli-ques. 1 vol. in-18 Jesus de 550 pages..................... 6 fr.
PERTUS. Traits des maladies du chien, precede d'une description des vices et de Tage. 1 vol in-18....................... 2 fr.
RELIER. Guide pratique de Pilevage du clteval. 1889. 1 vol. in-10 avec 128 figures dans le texte........................... 4 fr.
S1CARD (II.). Elements de Zoologie, par II. Sicard, professeur ä la Eaculte des sciences de Lyon. 1883. 1 vol. in-8, 842 pages, avec 758 figures dans le texte............................... 20 fr.
ENVOI FBANCO CONTRE UN MANDAT SÜR LA POSTE,
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PRECIS
DE TMERAPEUTIQÜIi
\ KTKItl.N Alh'K
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LIÖRAIRIE J.-B. BAILLIERE ET FlLS, PARIS
Aide-memoire du veterinaire, medecine, Chirurgie, obsletikiue, formales, police sanitaire et jurisprudence couuuerciale, par Jules Signol, veterinaire ä Paris, membre de la Societe cen-trale de medecine veterinaire. 1 vol. in-18 Jesus de viii-544 pages, avec 305 figures, cartonne................... G fr.
EXTRAIT DE LA PRKFACE 1gt;E l'ALTEI'U
Je me suis proposä de i i-unir sous une forme aussi concise et aussi praliquc que possible les fails les plus importanls de la mldeciuc veterinaire, jquot;ai voulu fournir aux praticiens qui n'ont pas toujoiirs le lemps de se livrer aux travaux de cabinet tons les documents oöcessaires pour se tenir au courant de la science.
J'ai divise ce volume en maladies f/merales, maladies des regions et organes et obsUHrique et j'ai rapprochd, pour chaque affection, la medecine et la Chirurgie; le lectcui' est alors guidö et dirige dans les cas divers qui peuvent se presenter ä sou observation.
En meme lemjis que je m'inspirais dune pratique dejä longue. j'ai du beau-coup empnmter aux auleurs qui out öcrit sur la matißre.
Concision, exactitude, indication de documents nouveaux : (eis out £16 mes objeetifs en redigeant le vade mecum du vöterinaire.
Dictionnaire de medecine, de Chirurgie et d'hygiene vetö rinaires, par L.-H.-J. Uürtrel i/Ahboval. Edition entierement refondue et augmentee de l'exposc des faits nouveaux obser­ves par les plus celebres praticiens francais et etrangers, par A. Zlndel, veterinaire superieur d'Alsace-Lorraine, corres-pondant de la Societe centrale de medecine veterinaire de Paris, etc. Jt forts vol. gr. in-8 ä % colonnes, ensemble 3,000 pages, avec 1,600 figures...................... 60 fr.
Ouvrage adopte par Je Ministöre de la Guerre
Ku publiant une troisieme edition de cet ouvrage, il fallait tout ä la fois lui conserver les nierites qui l'avaient fait rochercher par plusieurs generations, et le faire profiter des progrös de la science et de l'art veterinaires.
L'üuumeration des articles revus, corriges et augmentes, ou meme redig^s ä uouveau, sorait tpop considerable, et nous aurions ä les citer presque tons comme ayant ötß l'objet dune revision attentive; il fallait, par plus d'ordre et de ni6-tliode dans la description, taciliter les recherches du praticien; qu'il nous suffise de dire que cc Dictionnaire constiliie aujourd'bui uue encyclopepie veritable-incut mise au niveau des progres de la science, et pouvaut au Iiesoin lenir lieu d'une bibliolheque complete.
II faut signaler, comme un important perfectionuement apporte ä luiuvre d'Hurtrel dÄrboval, Taddition de seize cents figures donuant tous les details d'anatomie normale et patbologiquc, les procedös operatoires, les instruments et appareils : les yeux viennent apporter ä I'intelligencc et ä la memoire un secours precieux, en facilitant toujoiirs ä rautenr uue explication et en pennet-tant souvent au leclcur de la mienx comprendre.
7723*90. — CoHiiEiL. Imprimcrie Cnfir^nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; i.
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BIBLIOTHEEK UNIVERSITEIT UTRECHT
2911 466 1
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PRECIS
DE THERAPEUTIQUE
DE MATIERE MEDICALE ET DE PHARMACIE
VETERINAIRES
Paul CAGNY
PRESIDENT DE LA SOCIläTf; CENTRAI.E DE MÜDECINE VfiTERINAIHE
AVEC UNE PREFACE
PAR
F. PEUCH
PROFESSEUR DE CLIMOUE A. l'^GOLE VETEIUNA1RE DE LYON
Avec 106 figures intercalees dans le texte.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;s.
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PARIS
LIBRAIRIE J.-B. BAILLIERE et PILS
19, rue Hantefeuille, pres du boulevard Saint-Germain.
— 1892
Tous droits reserves.
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r
PREFACE
Le Precis de therapeutique, de mattere medicale et de pharmacie veterinaires, que M. Paul Cagny livre aujour-d'hui h la publicite, est l'exposo methodique des con-naissances que le praticien doit posseder pour exercer avec succes l'art de guerir.
Ainsi cet ouvrage comprend essentiellement la the­rapeutique generate, la matiere medicale veterinaire, la therapeutique speciale et la therapeutique appliquee.
Ilmentionne aussi les effels physiologiques et thera-peutiques des medicaments, leur action sur les difie-rents systemes organiques, l'asepsie, et l'antisepsie, d'apres les meilleurs travaux.
De plus, le livre de M. Cagny contient la description sommaire des maladies des animaux et le traitement qui leur convient.
En quelques lignes, se trouvent condensees les par-ticularites les plus saillantes et les plus utiles de l'etude des medicaments et des maladies.
Pour faciliter les recherches, I'auteur a suivi I'ordre alphabetique dans la matiere medicale et dans la the­rapeutique appliquöe.
Son ouvrage, qui est ä la fois le fruit de ses obser-
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PREFACE.
vations personnelles el I'expose judicieux, quoique sommaire, de nos connaissances en Iherapeulique, consliluera, — nous l'esperons du moins — le vade mecnm du pralicien, le guide que Ton consultera tou-jours avec facilite et profit.
Lyon, 31 juillet 1891.
F. PEUCH,
Professeur fie clinique h l'ßcole V^terinaire de Lyon.
4
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AVANT-PRÖPOS
Le velerinaire doit, chaque jour, repondre ä toutes sortes de questions qui lui sont posees sur les causes des mala­dies, leur nature, l'inüuence des medicaments, les micro­bes, las anliseptiques, et les nouveaux remedes, dont le nombre augmente si rapidement.
Desireux d'eviter ä mes confreres des recherches lon-gue$, pour lesquelles le temps leur fait defaut, et des essais coüteux pour lesquels les sujets d'experiences leur manquent, j'ai songe ä les faire profiler de l'experience que j'ai pu acquerir.
Tel est le but de ce livre.
Je l'ai divisö en quatre parties.
La premiere Partie est consacree ä la Tkerapeutique gene-vale, c'est-ä-dire ä Tart de formuler, ä l'action des medi­caments et surtout ä leur administration.
Dans la deuxikme partie. Mutiere midieale velerinaire, les medicaments sont eludies par ordre alphabetique, au point de vuede leurs effets physiologiques et therapeutiques, de leur mode dad ministration et de leur dose.
La troisiemk Partie, TMmpeuHque speciale, est divisee en deux sections. Dans la premiere, j'examine les troubles des diverses fonctions dans l'etat pathologique, et j'indique les medicaments qu'il convient de leur opposer. J'ai cru devoir donner quelques developpements ä la seconde sec­tion, qui traite de l'antisepsie, de l'asepsie et des affections contagieuses.
La quatrieme Partie, TMrupeutique appliquee, est au fond un resume de nos connaissances actuelles en palhologie et en therapeutique. Je ne me suis pas contente de mettre en regard du nom de chaque maladie les vieilles indications de l'ancienne medecine sur les cataplasmes et les purga­tions. Une large place ayant ete precedemment consacree
#9632;
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VIII
AVAN'T-PROPOS.
I
i I j
1 gt;
ä l'expose des proprietes des alcaloides et des antisepü-q ues, il etait utile de montrer les applications de ces medi­caments dans le traitement de chaque maladie en parlicu liar. C'est ce que je me suis efforcö de faire.
Des figures nombreuses sont intercalees dans le texte. Quelques-unes sont relatives ä l'administration des bren-vages et aux erreurs de lieu. Je sais par I'experience la peine que l'ou eprouve k faire comprendre aux aides les difficultös de cette operation, j'al pense que les vetörinaires seraienl plus ecoutes, lorsqu'ils pourront ä l'appui de leurs recommandations montrer des figures explicalives. J'ai joint egalement quelques figures de pansements, d'appa-reils et d'instruments, dont la place est plus utile encore dans un traite de therapeutique que dans un traitö de Chi­rurgie. Enfin, j'ai pense rendre service ä mes confreres en leur montrant la collection ä pen pres complete des micro­bes que l'on rencontre dans fexercice de l'art veterinaire.
M'adressant ä des praticiens, j'ai considere comme un devoir de signaler ä mes confreres co que j'ai constate, dans une pratique dejä longue.
Neanmoins, pour faire ce livre, mes connaissances per-sonnelles auraient ete insuftisanles; j'ai done du emprun-ter aux travaux de Tabourin, Nocard, Trasbot, Cadiot, Kaufmann, Leclainche (de l'Ecole d'Alfort) ; Peuch et Ca-deac (de l'Ecole de Lyon); Laulanie et Neumann (de l'Ecole de Toulouse); Levi (de Pise), Finlay Dun (d'Edimbourg); De Givre et Reul (de Bruxelles); Diekeroff (de Berlin), etc.
J'ai aussi eu recours ä I'experience de mes confreres, Delamolle et Humbert, veterinaires militaires, Leberre, Le-blanc, Pion, Signol, Vasselin, Weber et surtout ä celle de mon perc qui, exercant depuis 1839, avait ä traiter ä ses debuts des chevaux de poste et de roulage, qui depuis a vu le nombre des vacbes laitieres augmenter dans les fermes et les boeufs de travail arriver, pendant que le cheval de courses (poulinieres, etalons, poulains, chevaux ä l'entrai-nement) apparaissait ä Cliantillv.
Senlis, le lquot; aoüt 1801.
Pall CAGNY.
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PRECIS
DE
THERAPEUTIQUE
DE MAUERE MEDICALE ET DE PHARMAGIE VETERLXAIRES
PREMIERE PARTIE
THERAPEUTIQUE GENERALE
CI1APITRE PREMIER
DEFINITIONS
Therapeutique. — Elle a im double objet :
1deg; L'etude des mödicamenls ;
2deg; La connaissance des regies qui peuvent guidor dans l'application des medicaments (G. See).
hü. therapeutique generale comprend les indications relatives aux medications, au choix et au mode d'ad-minislration des medicaments.
La thei'apeulique speciale indique les regies du traitement de chaque maladie en particulier.
Medicaments. — Tout agent physico-chimiquc qui, introduit dans le sang, a pour effet: 1deg; de modi-lier favorablement une fonction devenue defectueusc;
Cagny. — Ther. vet.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
1
t
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2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;TIlfiRAPEUTIQUE GENERALE.
2deg; de transformer la nutrition des 616ments histolo-giques devils de la normale (G. See) est un medica­ment.
La plupart sont des agents ponderables; mais il en est d'imponderables, comme le froid, la chaleur, I'^lec-tricite; d'aulres sont biologiques comme la saignee, la transfusion du sang (Berlioz).
Medications. — Ge sont les actions th^rapeutiques, susciltjes dans le but de remplir les indications tirees des Elements constitutifs des maladies (Hayem).
Matiere medicale. — G'est l'etude des medica­ments, au point de vue de leur origine, de leurs pro-prietes physiques et chimiques.
Pharmacologie. — Elle est consacree aux formes speciales (poudres, solutions, etc.) qu'on fait prendre aux medicaments, et a la maniere deles administrer.
Pharmacodynamique. — G'est la connaissance des effets physiologiques que produit le medicament sur chaque organe, chaque Systeme, chaque tissu (G. See)
Methodes therapeutiques. — Ge sont les principes sur lesquels repose I'intervention therapeutique (Bou­chard). II faut distinguer :
1deg; La therapeutique pnthogenique. — Elle s'attaque ä la cause de la maladie.
2deg; La therapeutique naturiste. — Ignorant la cause, eile cherche a imiter la nature en provoquant une crise salutaire (hemorrhagie, sudation, diarrhee, etc.).
3deg; La therapeutique symptomatique. —Ignorant aussi la cause, eile s'attaque aux symptomes; souvent utile, eile peut etre dangereuse en laissant persister la cause de la maladie, ou en combattant mal ä propos une crise favorable.
4deg; La therapeutique physiologique. — G'est la prece-dente avec plus de methode; meconnaissant encore les veritables indications, eile cherche ä provoquer des actions physiologiques difTerentes des actions pa-
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DEFINITIONS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3
thologiques qu'elle veut combattre (par exemple clle oppose les refrigerants h rhyperthermie).
5deg; La therapeutique empirique. — C'est celle du de­but de la science; eile se borne ä appliquer un pen au hasard, des medicaments dont les bons effets ont 6te constates egalement par hasard, dans des cas ä pen pres semblables.
6deg; La therapeutique statistique. — Elle juge la valeur des traitements par le nombre des deces et des gue-risons.
L'avenir appartient a la therapeutique pathog6ni-que, dont les indications sont realisees par la thera­peutique physiologique, avec le contröle de la thera­peutique statistique (Bouchard).
Procedes therapeutiques. — Ils sont au nombre de sept (Hayem).
-1deg; Action psychique, celle que le medecin exerce sur le malade par I'autorite qu'il prend sur lui et la con-flance qu'il lui inspire. Ceci n'existe pas en veleri-naire, sauf peut-etre en ce qui concerne les caresses ou les menaces, qui suffisent en certains cas a dimi-nuer les tentatives de defense, de resistance des ani-maux pendant l'administration des remedes; ou ce qui concerne la ndcessite de laisser un chat, un chien, un moulon dans le box de certains chevaux, qui ne peuvent rester seuls.
2deg; Moyens locaux, comme I'aneslhesie locale par Tether.
3deg; Revulsion, ou action obtenue par I'intermediaire du systöme ncrveux, ä la suite d'une application locale.
4deg; Action mtidicamentense, consecutive a l'arrivde du medicament dans le sang.
5deg; Action germicide, base de l'antisepsie, ellc s'atta-que directement aux microbes.
6deg; Action trophique, eile modifie la nutrition par le regime, le travail, etc.
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4nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TI1ERAPEÜTIQUE GENERALE.
7deg; Action ckirwgicale, consequence dos saignees, des injections dans les veines, etc.
CHAPITRE 11
PI1ARMAC0L0GIE
i
ARTICLE PREMIER. — formks phahmaceuhques
Medicaments officinaux. — Les medicaments offi-cinaux sont ceux que Ton Irouve tout prepares d'apres les regies du Codex.
Medicaments magistraux. — Les medicaments ma-gistranx sont prepares au moment du besoin, suivant la formule du vöterinaire (i).
Les veterinaires qui fournissent des medicaments ä leurs clients ont tout avanlage ä choisir, parmi les for-mules magistrales, cellos qui leur demanderont le moins de travail et pour lesquelles il suffira de me­langer certains produits faciles ä se procurer.
Poudres. — Elles s'obliennent par frottement, par mouture, ou au moyen d'un intermöde, alcool ou ether pour pulveriser le camphre, par exemple.
Pulpes. — Co sont les parties molles des vegetaux, que Ton a separees des parties ligneuses.
Extraits. — IIs s'obliennent en evaporant le sue d'une substance vegetale fraicbe [extraits de sues) ou en övaporant une solution d'une substance vegetale seche dans l'eau simple, la gomme ou l'alcool [extraits arjueux, gommeux ou alcuoliques).
Hydroles. — IIs sont obtenus par la solution dans l'eau, d'un sei, d'un aeide, d'un prineipe vegetal ou animal.
i i
l Voycz Andouard, Xouvcaux elements de pharmacie, ic edit. Paris, 1891.
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FORMES PHARMACEUTIQUES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5
Hydrolats on eaux distillees. — Ils s'obliennent par la distillation de l'eau sur des plantes aroma-tiques.
Teintures. — Ge sont des solutions d'un (simples) ou de plnsieurs (composees) medicaments dans l'al-cool ou l'elher.
Alcoolatures. — Ce sont des teintures alcooliques l'aites avec des plantes fraiches.
Alcoolats. — Produits de la distillation de l'alcool sur des substances aromatiques.
Vins et vinaigres medicinaux. — On les prepare par solution simple ou par maceration pendant pln­sieurs jours.
Sirops. — On les obtient en dissolvant ä chaud deux parties de sucre dans une partie d'eau (sirop simple) ou d'un liquide actif (sirop compose).
Mellites. — Ce sont des sirops, pour lesquels on remplace deux parties de sucre par quatre de miel.
Oxymels. — Ce sont des mellites, pour lesquels l'eau est remplacee par le vinaigre.
Electuaires. — Ce sont des medicaments mous, composes avec des poudres, des extraits et du miel; on reservait autrefois le nom d'opiat pour les elec­tuaires contenant de l'opium.
Bols, pilules, granules. — Medicaments, de forme spherique ou cylindrique, un pen durs, no differant entre eux que par leur volume.
Ils se composent d'une substance active, pen so­luble et d'une autre destinee üi donner ä l'ensemble la consistance voulue.
Pour les bols destines ä un usage immediat, cetle substance est la farine de lin et l'eau, l'huile, l'axonge, le savon, un mucilage.
Si le bol doit elre conserve, on emploie de prefe­rence la poudre de gentiane, le miel, un sirop, la glycerine, la vaseline.
Les substances actives sont reduites en poudre, on
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Önbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;TI1ERAPEUTIQUE GENERALE.
sont sous forme de solutions, d'extrails concentres.
On ajoute parfois ä la masse un peu d'acetate de po-tasse, sei deliquescent, qui lui conserve une certaine souplesse. Pour les bols tails avec une resine, commc l'aloes, on ajoute habituellement un peu d'alcool ou d'essence de terebenthine.
Les substances sont bien melangees dans un mor-lier, on cbauffe pour les resines.
Les bols se conservent et s'administrent mieux lorsqu'ils sont enveloppes d'un papier dur, papier de plomb par exemple, ou lorsqu'ils ont ete trempes dans une solution etheree de lolu, dans un melange de glycerine (1 partie) et d'eau (20 parlies).
Leur poids varie de 30 ä 60 grammes.
Injections. — Ce sont des solutions liquides, que Ton introduit dans les caviles naturelles ou acciden-lelles; elles prennent les noms de tisanes, de potions, de lavements, de collyres suivanl les cas.
Cataplasmes. — Medicaments en forme de bouil-lie epaisse, oblenus avec des poudres, des pulpes, des farines d61ay6es dans l'eau ou dans des solutions me-dicainenteuses.
On les emploie cbauds ou froids.
Pommades. — Ce sont des medicaments un peu mous et que Ton obtient par l'addition de substances actives, a l'axonge, ä l'huile, ä la cire [cerat) ou ä des resines [onguents) et qu'on applique sur la peau.
Emplatres. — Ce sont des pommades dures, ob-lenues par l'addition de litharge; le plus souvent il faut les ramollir pour l'usage.
Colles medicamenteuses. — Unna (de Hambourg) a pröconise des colles medicamenteuses, qui nous pa-raissent ponvoir rendre des services dans noire m6-decine.
Pharmacies portatives. — Pour la commodity du veterinaire, MM. Pelliot el Delion out reuni dans des boites de differenles grandeurs, avec liroirs el
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FORMES PIURMACEUTIQUES. fermetures ä clefs, les -dica-ents J- plus^uels.
I) a : longueur,
Le modele nquot; 2, par exemple (lif
irjg i. _ Pharmacie veterinaii-e.
centimetres, largeur, 23 c, hauteur, 28 c.; il
contient:
4 flacons boucMs i. 1'emeri do 700 gr. otroite ouverture. .. _nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;_nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; _de 18quot; gr. —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —
I _nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;_nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; _ dc 00 gr. -nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;-
,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; _nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; _ do 00 gr. largo ouverture.
II renfermeen outre un verre gradue pour mesurer les doses.
Les medicaments qui y sent renfermes sont :
Ammouiaquo. Acide phenique. fimetique. Ether sulfurique. Laudanum do Sydenhara. I'erchlorure de for. Sublime corrosif.
Eau-de-vie campliroe.
Extrait de saiumo.
Elixir calmanlcontreles coliquos
Feu rösolutif Renault.
Teinture d'aloos.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; d'iode.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; uterine.
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I! 1
8nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;TIIERAPEUTIQUE GENERALE.
Le modele ndeg; 3 (flg. 2) a : longueur 43 centimetres,
2. — Pharmacie vötdrinaire.
|
I
t 'I
largeur, 23 c, hauteur 28 c, il contient :
5 pots verre avec couvercle visse do ISO grammelaquo;. 1 flacon largo Ouvertüre ;i l'cmori de 00 — i — ctroite -nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; _ de ,6n _
7 — —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — tie 60 —
II renferme comme medicaments Eau-de-vie camphröe. Teinture d'iode.
Onguent populdum. — vesicatoire. egyptiac. basilicum. de pieds.
N
Elixii- calmant Feu rcsolutif. Teinture d'aloes. Em clique. Ether sulfurique.
Extrait de saturnc. Perclilorure de for. Laudanum do Sydenham Ammoniaquo. Acido phenique.
L armoire-pharmacie velerinaire do Pelliot et Delon (dg. 3), a casiers developpants, et munie do tablettes constitue, par son developpement, un veritable easier do pharmacie, garni do flacons et do boitos propres a recevoir les produits. Elle contient une balance
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~^^mm^
FORMES PIIARMACEUTIQUES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 9
avec serie de poids, et repose sur un double liroir
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formant avant-corps, de maniere a permettre les ma­nipulations. D'un seul coup d'oeil on parcourt tous les
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1
II
10nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;THERAPEUTIQUE GENERALE.
rayons et on peut immediatement choisir les boites ou flacons dont on a besoin et qui se trouvent tons sous la main.
Lorsque les casiers lateraux sont replies sur ie corps principal, les portes clölurent rarmoire-pharmacie pour n'en laisser l'acces qu'ä. la personne qui I'a fer-mee, et lui donnent I'aspect d'un meuble ordinaire.
Elle comprend :
12 flacons bouclics a Temeri, avec capsules, de..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;250 gr.
10 flacons bouclies k remeri, avec, capsules, de__nbsp; nbsp; nbsp; 500
21 boites metalliques do......................nbsp; nbsp; nbsp;1 GOD —
70 boites metalliques de.......................nbsp; nbsp; nbsp; 500 —
Les dimensions sont;
Largour...............................nbsp; nbsp; nbsp; 95nbsp; cent.
Hauteur...............................nbsp; nbsp; nbsp;12quot; —
Profondeur-de I'anrinire................nbsp; nbsp; nbsp; 25nbsp; nbsp; —
Profondour des tiroirs..................nbsp; nbsp; nbsp; 37 —
Voici la composition de rarmoire-pharmacie vet6ri-naire :
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1
i
12 flacons de 250 gr.
Acetate d'amniouiaque.
Benzine.
Eau d'Alibour.
Essence de rue.
— de sabine. Huile do cade vraie.
—nbsp; nbsp; de crotou.
—nbsp; nbsp; empyreumatique.
—nbsp; nbsp; de ricin. Teinture de cantharides.
—nbsp; nbsp; nbsp; d'iode.
—nbsp; nbsp; nbsp; uterine.
16 flacons de 500 gr.
Acetate de plomb liquide. Acide pbenique. Alcali volatil.
Eau-de-vie campbreo. filixir calmant. Kssence de terebentliine. Ether sulfurique. Feu rcsolutiC. Jus de tabac.
Laudanum de Sydenham. Liqueur de Villate. Percblorure de fer. Sirop do nerprun. Teinture d'aloes. Glycerine.
21 boites de 1000 gr.
Moutarde Renault.. Miel.
Onguent basiculum. — de lauricr.
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FORMES P1IARMA.CEUTIQÜES.
11
Onguent mercuriel double.
—nbsp; nbsp; nbsp; populeum.
—nbsp; nbsp; nbsp; vosicatoire. Poudre bechique.
—nbsp; nbsp; nbsp; de Knaup.
—nbsp; nbsp; nbsp; engraissantc.
—nbsp; nbsp; nbsp; do reglisse.
—nbsp; nbsp; nbsp; de gentiane.
—nbsp; nbsp; nbsp; do guimauve.
—nbsp; nbsp; nbsp; do belludone. Camphre. Camomillo. Carbonato de fer. Fleur de soufro. Korraes.
Sol de nitre pulverise.
Aunee pulverisee.
Bales do gonievre.
Bales do laurier.
Bols purgatils.
Cantliarides.
Cumin de Malto.
Ecorce do racine de grenadier.
Fenugrec.
Fougere male pulverisee.
Ipecacuanha pulverise.
Noix vomiques rapfios.
Anis vert.
Poudre de covadilie.
—nbsp; nbsp; de digitale. Poudre diurotique.
—nbsp; nbsp; d'eupliorbo.
—nbsp; nbsp; d'ellebore.
—nbsp; nbsp; insecticide.
—nbsp; nbsp; do quinquina.
—nbsp; nbsp; do rhubarbe. Oxyde de zinc. Poudre do rue.
—nbsp; nbsp; do sabine.
—nbsp; nbsp; do semen contra.
—nbsp; nbsp; de staphysaigrc.
—nbsp; nbsp; do tan. Salicylate do soude. Seigle orgote. Sene.
Sous-nitrate do bismuth.
Sublime corrosif pulverise.
'fhöriaquo.
Vaseline rouge.
Acetate de cuivre pulvetut.
Alun calcine pulverise.
Amidon.
Cannelle pulverisee.
Carbonate do magnesie.
Fenouil.
Galanga pulverise.
Gingombre.
Iris pulverise.
Lycopode.
Manne.
Mousse do Corse.
Opium.
70 boites de 500 gr.
Alofes.
Acide arsenioux pulverise. Aluu pulverise. Assa-foetida pulverise. Bi-iodure de mercure. Calomel.
Coaltar pulverise. Chlorure do chaux. Couperose blanche.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; bleue pulverisce.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; verte.
Creme de tartro soluble pulvamp;ri-
seo. Emotique pulverise. Extrait do belladone.
—nbsp; nbsp; de gentiane.
—nbsp; nbsp; d'opium. Onguent cgyptiac. Poramade de bi-ioduro do mer-
euro. Pommade d'Helmerich. Absinthe pulverisee. Acide tartrique. Bicarbonate do soude. Aconit pulverise. Antimoine sulf. pulverise.
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{#9632;gt;
THERAPEUTIQUli: GENERALE.
ARTICLE II.
ADMINISTRATION DES MEDICAMENTS
!
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i
Elle a pour but de metlre les medicamenls en rap­port avec le malade, et de leur permettre d'exercer ainsi leurs actions favorables.
Si Ton veut obtenir des effets locaux : cicatrisation d'une plaie, modification d'une tumeur, etc., le point d'application est tout indique.
Mais lorsqu'il s'agit de combatlre une maladie oü rintermödiaire du courant sanguin est necessaire; le medicament est alors applique en un point du corps oü il pourra etre absorbe et melange au sang-.
Les surfaces d'absorplion sont naturelles, comme la peau, les muqueuses, ou artificielles, comme le tissu conjonctifsous-cutane, les plaies, l'interieur des veines.
L'absorption des medicaments etant soumise aux lois de Tendosmose, ils doivent ne pas attaquer ch miquement les tissus, et n'avoir qu'un faiblc equi­valent endosmotiquo. La saignee, les diuretiques, et toutes les causes qui diminuent la pression intra-vas-culaire favorisent l'absorption.
I
sect; 1quot;. — Administration par la peau.
La peau intactedes animaux n'absorbe pas, ou trfes pen, les substances solides ou liquides, eile pent ab­sorber les gaz; la perspiration normale cutanee con-siste mfime en une absorption d'oxygene et une ex­pulsion d'acide carbonique. Les corps gras appliques sur la peau mettent obstacle au libre jeu de cette perspiration, les experiences de H. Bouley et Foucault sont concluantes a cet egard. Sur les chevaux, dont la totalite ou la plus grande partie de la peau a 6te cou-verte d'un enduit gras, la mort arrive rapidement avec des symptömes et des lesions d'asphyxie. II faut tenir
^m
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ADMINISTRATION DES MEDICAMENTS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 13
compte de ce fait dans l'application des medicaments.
Par conlre, les experiences de Unna et de Salvator ont montre que la perspiration culanee est facilitee par l'application sur la peau de substances, comme le collodion, la gelatine qui deviennent poreuses en se dessechant sur la peau; elles ont montre aussi que l'application de poudres comme l'argile produit un refroidissement local. En medecine veterinaire, on connaissait pratiquement, depuis longtemps, les avan-tages de l'argile, de la craie melangees avec le vinaigre pour diminuer les congestions locales.
L'experience a appris que la peau denudee absor-bait mieux les matieres un pen grasses que les autres et que la presence des polls genait I'absorption.
Dans la methode epidermiquc, le medicament est ap­plique sur la peau intacte; dans la methode endermique, il est applique sur la peau dejä privee de son epiderme, soit par accident, soil par un vesicatoire ; I'absorption est beaucoup plus active dans le second cas. Souvent, ainsi que cela a lieu avec les substances vesicantes ou revulsives, le premier effetdu medicament est de de-truire I'epiderme, ce qui facilite son absorption ulte-rieure. Par exemple, la pommado fondante de biiodure de mercure agit mieux et plus rapidement, lorsqu'elle contient quelques gouttes d'huile de croton tiglion, qui, detruisant plus ou moins I'epiderme, facilitent ensuite I'absorption du sei mercuriel.
Dans la pratique, ceci a son importance, car on pourra augmenter l'action jug6e insuflisante d'une premiere friction v6sicante, en en faisant une seconde avec de l'huile, qui, dissolvant les parties mödicamen-teuses non utilisees, les rendra plus absorbables par la peau actuellement privee de son epiderme.
Inversement, lorsqu'a la suite d'un vesicatoire des phenomenes locaux trop intenses sont constates, il laut enlever d'abord au moyen de lavages tout le me­dicament restant sur la peau; il ne faut pas, comme
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'
14nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;THERAPEHTIQUE GENERALE.
on est trop souvent tenti de le faire, recourlr ä une application d'huile ou de corps gras, qui augmenterait au contraire rinflammation.
L'application des medicaments sur la peau se fait de diverses facons.
Tantöt ils sont projetes sous forme de jets liquides
/
Fig. 4. — Pompe amcricaine
(Graillot).
Fig. 5. — Pulvorisateui'
(Graillot).
ou solides, au moyen de pompes (fig. 4), de pulveri-sateurs (fig. 5), de soufflets.
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ADMINISTRATION DES MEDICAMENTS.
Tantöt ils sont mainlenus artificiellement en contact avec la peau comme les cataplasmes, les sinapismes.
Un moyen simple d'appliqner les sinapismes pour les chevaux (flg. 6) et pour les chiens (fig. 7) consiste ä faire un matelas, avec un sac ä grains, rempli de debris de paille ou de fourrage.
Fig. 6.
Application du sinapisme choz lo clieval (Graillot).
La farine de moutarde est delayee sur un linge pose sur ce matelas que Ton place sur le sol sous le corps du cheval. Deux aides places Tun ä droite, l'autre ä gauche, soulevent le matelas, ils viennent le lier sur le dos du malade au moyen de plusieurs cordons, trois au moins de chaque cöte, en ayant soin d'interposer un peu de paille enlre les cordons et la peau pour eviter les blessures.
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I 11
n;
THERA.PEUTIQUE GENERALE.
I H
Pour les chiens, le matelas est remplace par im corset un pen elastique fait avec un morceau de fla-nelle on de couverture qui est lace sur le dos.
Mais le plus souvent la forme donn6e aux medica­ments en rend possible I'adherence directe avec la peau.
Ainsi la farine de moutarde se vend maintenant sous une forme qui permet de l'appliquer a la main sur les cöles de la poitrine.
Pour la farine de monlarde ordinaire, jc la fais tres
Fig.
Application du sinapismc chez le clilen (Graillot).
souvent mettro (chez les equidös et les bovides surtoul) depuis les reins jusqu'a la queue sur cette sorte de table formce par les vertebres lombaires en avant et la partie supörieure du bassin en arriere.
Quant aux pommades, aux ongucnls, aux lini­ments, etc., ils sont appliques sur la peau et fixes au moyen de frictions plus on moins prolongees.
Pour maintenir en place les cataplasmes, et en general les medicaments appliques sur la peau, il est bon de savoir faire quelques pansements, ä l'aide d'un morceau de toile on de caoutchouc et de quelques rubans : ce? pansements varient avec les ditlerentes
mm
ocr page 29
ADMINISTRATION DES MEDICAMENTS.
17
parties du corps. Nous nous contenterons de dccrire les principaux de ces bandages (1). Le bandage pour I'auge (fig. 8) est une piece de
Fig. 8. — Bandage pour I'auge.
toile en forme dc triangle tronque, dont la base est echancree pour loger le gosier; il est fixe par quatre
FiK.
Bandage pour la gorge.
liens sous le licol; volontiers, lors d'affeclions de I'auge, dans le cas d'abces ou d'angine, on fait ce
(1) llurtrel d'Arboval, Dictionnaive dt mcdccine, de Chirurgie et d'hygiine ve'lerinaires, edition refoudue par Zundel. Paris, 1877.
ocr page 30
Si
18nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;THERÄPEUTIQUE GENERALE.
bandage en peau de mouton, et on le matelasse; on pent quelquefois, lors d'angine, le prolonger autour de la gorge et le replier, ou bien faire un bandage pour la gorge (fig. 9).
Le bandage pour la parlie superieure de Vencolure est une vaste piece de loile presque carree, destinee a couvrir le baut de la criniere; les bords lateraux sont raccourcis cbacun par un pli et portent de notnbreux liens pour faire le tour de l'encolure.
Le bandage pour la partie infsrieure de l'encolure
Fig. 10. — Bandage pour la partio inforioure de l'encolure.
(fig. 10) est une piece de toile carree, tronquee aux quatre coins, et formant ainsi huit angles portant chacun un lien, dont ceux du milieu vont autour de l'encolure, ceux d'en baut au licol et ceux d'en bas ä un surfaix.
Le bandage pour le garrot (fig. 11) est une pi^ce carree tronqu6e seulement aux deux angles post6-rieurs; il porte cinq liens; deux en avant qui vont se reunir au bord inflrieur de l'encolure, deux aulres sous le thorax, et le cinquieme entre les deux angles tronques se fixe ä une croupiere.
Le bandage pour le dos (fig. 12) est une pifece carree
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ADMINISTRATION DES MEDICAMENTS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 19
tronqu6e aux deux coins posttürieurs, portant six liens.
Fig. 11. — Bandage du garrot. un ä chaque angle, et s'attachant, deux sous le Ihorax,
#9632;If
Fig. 12. — Bandage pour le dos.
deux en arriere de l'ombilic, les deux autres sous la queue.
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20
TUERAPEUTIQUE GENERALE.
£^
Fig. 13. — Dandage pour los bourses.
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ADMINISTRATION DES MEDICAMENTS.
2!
Le bandage pour les bourses {üg. 13) est un triangle tronqu6 donl la base est plac6e en avant des bourses ; quatre liens, un ä chaque angle, montent les uns en avant,!les autres en arriöre pour se rdunir sur les reins. Ge meme bandage convient pour (es mumelles, seule-inent il faul une poche plus profonde.
Le bandage du perinee (Hg. 14) est une piece allongee, 6chancree superieurement pour embrasser la base de
Fig. 14. — Bandage du porinee.
la queue, et fendue inferieurement k deux chefs por-lant chacun im lien qui remonte sur les reins, en pas­sant en avant de la rotule, pour s'attacher ä celui du cöte opposö.
S 2.
Absorption par les muqueuses.
I. Administration par le tube digestif. — Le mode d'administralion par le tube digestif est le plus fre-qucmment employe, c'esl 1c plus naturol.
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n
•-)•)
T11ERAPEUTIQUE GENERALE.
Lorsque la chose est possible les medicaments sont moles aux aliments ou aux boissons.
S'il s'agit de substances ayant un petit volume, on pent les dissimuler dans un aliment pour lequel le malade conserve encore de l'appetit. Les pilules peu-vent aussi 6tre donnees an chien dans de petites bou-lettesde viande; certains alcaloides destines au cheval peuvent 6tre dissimules dans un fragment de carotte.
Mais, le plus souvent, les medicaments sont admi-nistr6s sous forme soitde imwrt^es, in trod nils dans la bouche ou dans les cavites nasales, soit d'electuaires, de bols et de pilules introduits dans la bouche.
L'adminislration des breuvages exige certaines pre­cautions; beaucoup de chevaux et de chiens sont morts d'une pneumonie double causee par un breu-vage mal administre, venant compliquer la maladie dont ils etaient primitivement atteints. Aussi le v6te-rinaire devra-t-il faire les plus grandes recommanda-tions aux aides qui feront boire les chevaux en son absence. Les observations de H. Bouley, et surtout le travail de Goubaux sur ce sujet, sont ä con-suiter (1).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ,
Vers6s dans les cavitös nasales au moyen d'une bou-teille, la töte du cheval mainlenue releWie, les breu­vages sont dangereux huit fois sur dix; ils font fausse route et tombent dans la trachee (fig. 15).
Verses dans la bouche avec une boutoille de metal, de corne, ou une bouleille de verre dont le goulot est entoure de chanvre, la t6te relevee a Taide d'une corde passant dans une poulie, ou fix^e au rätelier, ou bien relevee ä l'aide d'une fourche.passee dans une anse faite avec la longe, les breuvages sont moins dangereux.
Mais tons ceux qui contiennent des substances
i
(1) Goubaux, Rechcrches experimenlales sur l'adminislration des breuvages aux grands animaux domestii/ues.
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ADMINISTRATION DES MEDICAMENTS.
23
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24
THERAPEUTIQUE GENERALE.
astringentes ou irrilantes peuvent 6tre consideres
comme pouvant determiner
des accidents; delruisanl passagerement la sensibilite da la muqueuse da detroit pharyngien, ils paralysent la couche musculaire sous-,ja-cente ; le pharynx devient,
alors une sorte d'entonnoir
inerte, dans leqnel les liqui­des tombent suivant les lois de la pesanteur, c'esl-ä-dire dans la trachee.
II faut, pour bien faire, se
mettre dans les conditions
naturelles de la prehension des boissons. La tete 6tant maintenue par un aide dans la position normale, les le-vres sont rapprochees avec les mains.
Unlicol pouvant etre serre avec des boucles sous la ganache et sur le devant du chanfrein emp6chera dejä l'animal d'entrouvrir les mä-choires.
On emploie quelquefois une pince large pour reser-rer at clore les deux levres du cheval; I'instrument est
tenu en avant (fig. 16).
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Fig. IG. — Pince pour clore los levres du cheval, d'apr6s un modele existant chez M. Cliu-chu, vcterinaire ;i Paris.
On pourra encore se ser-vir d'une courroie serree, comme avec la muserolle
d'une bride (fig. 17) ; la breuvage est projete par petites quantites dans le
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m^m
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ADMINISTRATION DES MEDICAMENTS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2'j
bouche, au moyen de la seringue ou d'un injecteur,
Fig. 17. — Muserollo de Flamons pour l'admiuisti'ation des liquides avec la seringue.
dont la canule est introdnite stir le cöte de la cavite
Fig. 18. — Bridon h breuvase.
Fig. 19. —Bridon ä breuvage.
buccale, par l'une des commissures des lövres. Uno
partie du breuvage est deglulie, l'autre, rcjetee, tombc
Caony. — Tlier. vvt.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2
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THERAPEUT1QÖE GfiNEHALE.
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dans un vase porte par un aide; cette quantite est reprise avec la seringue, etc. De cette lacon, avec beaucoup de patience, on arrive, sans danger, a faire prendre ü un cheval plusieurs litres de liquide.
On a invente des brldons ä breuvages (fig. dS). Ce sont, en principe, des bridons auxquels est adapte, sur l'un des montants, un reservoir dont le liquide vient se deverser dans la bouche, soit au moycu d'un mors creux, soit au moyen d'une canule recourbee. Un robinel permet de regier l'arriv^e du breuvage.
Pour les petits animaux, et surtout pour le chien, la deglutition des liquides exige une certaine liberty de la mächoire inferieure. L*animal, assis, a le corps main-tenu entre les jambes d'un aide. La t6le est un pen relevee en I'air par la main droite de l'aide, qui place les doigts sous la machoire, le pouce sur le maxillaire superieur, pendant que la main gauche, ecartant la commissure gauche des levres, forme une sorte d'en-tonnoir, dans lequel le liquide est verse lentement, au moyen d'une cuillere ou d'une bouteille, par une autre personne. Imm^diatement, le premier aide des-serre un pen la main droite, au besoin meme le second introduit l'extremitö de la cuillere entre les dents du chien, pour l'obliger ä ouvrir un pen la bouche et executer la deglutition. La encore il faut 6viter les fausses routes (fig. 20).
Sous forme solide, les medicaments peuvent etre projet6s dans la bouche au moyen de soufflets, de pulverisateurs.
Le plus generalement, ils sont melanges avec du miel, des farines, pour former une päte (ölectuaire) que Ton applique sur la langue au moyen d'une cuil-Ifere en m6tal (spatule), ou d'une etroite planchetle de bois que Ton arrange en forme de cuillere plate, et dont on arrondit les angles.
Les bols, tres usil6s en Angleterre, sont adminis-tres de la facon suivante : un aide maintient la töte
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I
1
J
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ADMINISTRATION DES MEDICAMENTS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 27
dans la position a pen pres normale; l'operateur, placö en face, saisit la langue de la main gauche, la lait sortir hors de la boache et sur le cöt6, le petil doigt applique sur le maxillaire; puis il introduil. la
main droite enlre les incisives, les doigts allonges, le pouce en dessous; rapidement, il porte le bol, tenu entre le pouce et les doigts, sur la base de la langue, au fond de la bouche le plus possible; retirant aussitöt
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i1
28
TI1ERAPEUTIQUE GENERALE.
il
la main droite, il lache la langue ; le mouvement que fait Tanimal pour faire rentrer la langue est un mou­vement de deglutition, qui entraine le bol dans I'ceso-phage.
Le pas-d'äne [speculum oris) pourrait etre utile pour placer le bol a la base de la langue; mais s'opposant a la fermeture de la bouche, cet instrument empeche-rait la deglutition.
Pour les cbevaux difflciles, pour ceux a cavite buc-cale etroite, ou simplement pour s'exercer, on se sert d'une baguette, h l'extremitö de laquelle le bol est ä peine enfonc6 ((ig. 21). En appuyant sur la base de la langue, le bol se detache, et on fait comme prece-demment.
On a aussi invente des appareils pour I'administra-tion des bols. Ce sontdes tubes en m6tal, munis d'un ressort a boudin qui chasse le bol devantlui.
Les medicaments peuvent etre administres par le rectum, soil sous forme solide, soit le plus souvent sous forme liquide (lavements), exceptionnellement sous forme gazeuse.
Ils peuvent etre verses directement apres la ponc-tion du rumen, ou apres celle du gros intestin, par le tube du trocart(fig. 22) qui a servi ä faire la ponction, soit qu'on so serve du trocart plein (fig. 23), soit qu'on se serve de rentcrotome de Brogniez (fig. 23), que nous devonsdöerire: a, entcrotomoavecsatige; b, tige qu'on sort apres la ponction; e, pointe en acier; d, d, tube creux en cuivre ; c, manche de la tige que par la vis ff on peut solidement fixer clans le tube; /', stylet mousse qui permet de remettre les languettes i, i en place, quand on veut retirer I'instrument; g, vis ; h, pavilion du tube; i, i, languettes qui sur I'enterotome place fixent le tube contre les intestins; /, /, fils metalliques faisant correspondre les languettes avec le m6ca-nisme m; m, mecanisme qui permet de relever les languettes.
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- i
ocr page 41
ADMINISTRATION DES MEDICAMENTS.
29
II. Administration par la muqueuse respiratoh'e. — Gelte muqueuse, tres lino, trös etendue et tres vas-eulaire, surtout dans ses dernieres portions, absorbe bien et rapidement.
Fig. 21. — Pröhonsion d'uu bol purgatif avcc labaguoite. Lo vöte-rinaire, tenant la langue et l'attirant au deliors do la main gau­che, introduit de la main droite lo bol pique au bout d'une ba­guette. L'aidc tient la bouclie ouverte au moyen d'une serviette passee dans les barres, sous l'extremitö de la langue; de son autre main, il eloigne, autant que possible, la voüte du palais de la mächoire superieure.
Les medicaments solides peuvent etre projetes dans les cavites nasales a l'aide de pulverisateurs.
On fait pönetrer les produits gazeux en les melan-geant h l'air, au moyen des fumigations.
Les substances liquides peuvent etre administr6es
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i
30nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; . THERAPEUTIQUE GENERALE.
au moyen du tube-siphon de Rey (fig. 24). C'est un
11
J-
//
#9632;mC^
raquo;
Fig. 22.— Trocart plein. Fig. 23.— Entcrotomcdo Brogniez.
tube cylindro-conique en cuivre ou en gutta-percha, coude en angle aigu, et dont la petite branche est
ocr page 43
ADMINISTRATION DES MEDICAMENTS.
31
introduite dans Tun des naseaux. L'animal etant fixe, et le naseau ferme au moyen du disque obturateur, on verse lentement, par la grande
branche, 2 litres de la solution me-dicamenteuse.
On peut encore administrer di-rectement les substances liquides dans la tracbee, au moyen d'une seringue munie d'une canule ä aiguilles. Ce mode d'administration, tres ancien (Gohier), a 6te l'objet d'ötudes speciales du Dr Levi (1).
Gohier et ses imitateurs, et j'ai 6te du nombre, se contentaient de faire la trachöotomie ordinaire, et d'injecter par l'ouverture plusieurs litres d'une solution medicamen-teuse.
Plus tard, j'ai fait construire,
pour les cas d'injections repet6es
Fig. 24.
Tubo-siphon de Rey.
journellement , un petit trocart
courbe, dont le tube, muni d'un pavilion, est la reduction d'un tube h tracbeotomie de Peuch (fig. 26), et reste fixe sur la trachöe du malade.
La methode de L6vi consiste ä injeeter ä la fois 5 ä 30 grammes de liquide; les substances alcaloides, de preference, sont completement dissoutes; la solution cbaude doit 6tre neutre ou alcaline; une tres 16gere aeidite n'a pas de grands inconvenients. L'injection est faite avec une seringue de capacite convenable, dont la canule-aiguille munie d'un mandrin est introduite entre deux cerceaux de la tracbee; l'incision de la peau pent avoir ete faite au prealable avec le bistouri,
(1) Dr G. Levi, Manuel pratique des operations tracheales. Voyez lt;lans la 2e partie, sous la rubrique Injections tracheales, le forrau-laire complct de cette methode.
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TIIERAPEUTIQUE GENERALE.
mais il est preferable d'6viter cela. Le mandrin donne de la force ä l'aiguille; en penetrant entre deux cer-ceanx de la trachee, on evite robstruction de l'extre-mite de l'aiguille par un debris de cartilage.
Lorsque la quantity do liquide doit etre considera-
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Fig. 25. — Tube do Peucli.
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ble, il y aura avantage a employer le petit tube a tra-cheotomie et un appareil ä injection.
Le Dr L6vi a preconise un flacon injecteur un pen analogue aux pulverisateurs ordinaires.
III. Administration pa)' les muqueuses genito-uri-naires, oculaires et auriculaires. — Ge sont des pou-dres, des pommades, des solutions que Ton admi-nistre par cette voie.
Dans le lavage de l'interieur des oreilles du chien, les aides ont une tendance a emplir de liquide tout l'interieur de l'oreille, et ä y laisser ce liquide, ce qui augmente les souffrances et la gene du malade, ä
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ADMINISTRATION DES MEDICAMENTS.
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leur grande surprise; et ils sont portes ä attribuer le resultat constate ä une erreur de traitement de la part du vetörinaire.
Fig. 2G. — Pct.ito seringue ä oreillos.
Pour nettoyer le fond de l'oreille, im moyen simple et pratique, qui m'a bien souvcnt r6ussi, consiste ä se
Fig. 27. — Seringue d'Azol. A, cannle droitc; B, canulc courbe; C, canulc conique.
servir d'une plume de volaille chargee d'huile ou d'une solution antiseptique, et que Ton fait tourner
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THERAPEÜTIQUE GENERALE.
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lentement apres I'avoir fait penetrer profondement.
On pourraitse semr d'une petite seringue h oreilles (fig. 27).
Pour les injections dans le canal lacrymal, il serait utile d'avoir une seringue ä canule line, dans le genre de la seringue d'Anel, employee en medecine humaine (fig. 28).
sect; 3. — Absorption par le tissu cellulaire sous-culane.
G'est cc qui constitue la melhode hypodcrmirjue; olle consiste a mettre le medicament en contact avec le tissu cellulaire sous-cutane, en profitant des bles-surcs de la peau, blessures dejä existantes ou faites specialement dans ce but au moyen du bistouri.
Le plus generalement l'introduction des medica­ments se fait an moyen d'une seringue, dont le type cst connu sous le nom de seringue de Pravaz (fig. 28) et donl'Collin et Graillot ont donnö des modeles difT6-rents (fig. 29 et 30).
Pour les animaux, la quantite de liquide varie gene­ralement de o ä 10 grammes (1).
On fait un pli ä la peau au moyen du pouce et de l'index de la main gaucbe, l'aiguille de la seringue est introduite dans le pli, et en poussant la tige du piston de la seringue, on fait penetrer lentement le liquide.
Pour faciliter son absorption, on pent, lorsque I'ai-guille est retiree, faire avecle doigt de legeres frictions a I'endroit, mais cela n'est pas indispensable. Sauf dans le cas ou Ton veut obtenir une irritation locale, las liquides injectes doivent avoir une reaction neutre, alcaline ou tres faiblement acide.
La methode hypodermique nous parait superieure
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(1) Voyez dans la 2C partic, sous la rubriquo Injections sous-cu-lanees, le formulaire complei de cette methode.
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ADMINISTRATION DES MEDICAMENTS.
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ä loutes les autres en mödecine veterinaire ; eile per-met, en effet, d'administrer des substances actives, agissant rapidement, tandis que par les voies diges­tives les substances meme les plus actives se trouvent
Fig. 28. — Scringue do Pravaz.
Fig. 29. — Seringue de Collin avec piston en moelle de sureau.
noyees dans les masses alimentaires qui retardent leur action, ou l'empöchent quelquefois.
Mais eile exige un diagnostic certain et une con-naissance exacte des proprietes des medicaments. Prenons par exemple le cas d'affection inleslinale du cheval; si le trouble de la fonction est du ä une irri­tation de Torgane, les sels de morphine seront em­ployes avec succes; leur emploi aggraverait au con-traire l'etat du malade, s'il y avait paralysie, et il
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TI1ERAPEUTIQUE GENßRALE.
faudra dans ce cas se servir d'ösörine, de pilocarpine ou de veratrine.
En outre, pour 6viterdes accidents locaux et meme g6neraux qui peuvent avoir beaucoup de gravite : sup­puration, gangrfene, communication de maladies con-tagieuses, les seringues et les solutions devront elre nbsolument propres et aseptiques.
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Fig. 30. — Seriugues do Graillot.
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Les seringues se nettoient dans une solution chaude pheniquee äö p. 100.
Les solutions doivenl etre fillrees, et bien bouchees; il y a avantage ä les preparer au moment meme de l'emploi.
On vend des clisques de gelatine ou des tubes en verre contenant les doses des substances h injecter que Ton fait dissoudre dans I'eau distillee ou dans I'eau que Ton fait bouillir.
Les solutions peuvent etre conservees bien bou-
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cliees, au moyen de l'addition de quelques gouttes d'acide salicylique ou d'acide phenique.
Personnellement, comma, dans notre mMecine, la douleur locale causee par le liquide injecte n'a pas grande importance, je pr6fere les solutions dans l'al-cool äQä0 ou dans un melange de cet alcool et d'ether ä 65deg;. De pareillcs solutions restent plus facilement propres et aseptiques.
sect; 4. — Administration par les veines.
Gelte methode. employee en mödecine humaine exceptionnellement, n'est pas encore admise dans la m6decine veterinaire. On n'y a recours que pour des experiences physiologiques ou therapeutiques.
Cependant les recherches de M. Galtier sur cette question ont montre qua les injections intra-veineuses pouvaienl 6tre utilisees sur les animaux domestiques pour la preservation de la rage. Les experiences d'Ar-loing, de Humbert, de Nocard, ont prouv6 qu'elles pouvaient olre utilisees pour produire l'anesth^sie (in­jections de chloral).
Outre les precautions indiquees pour les injections sous-cutan6es, ajoutons que le liquide doit fetre in­jecte en petites quantit6s et tres lentement, prive d'air autant que possible, et qu'il ne doit pas exercer une action coagulante sur le sang; sauf le cas oü cette action est recherchee comme dans les injections de perchlorure de fer pour le traitement des anevrysmes.
G6neraiement I'injection se fait dans une grosse veine : la jugulaire.
Le moyen de s'assurer que I'aiguille de la seringue a penetre dans l'intörieur de la veine est des plus simples. La seringue n'etant pas exactement pleine, il sulfit lorsque I'aiguille ete introduite de tirer sur lo piston pour aspirer avant de faire I'injection; si I'op^-Cagny. — Ther. vet.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3
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TllfiRAPEUTIQUE GENERALE.
ration a r^ussi, on voit le sang monter dans l'intö-
rieur de la seringue.
i; o. — Administration par les sereuses.
On n'y a guc-re recours que pour obtenir une action locale, et on se sert alors d'appareils speciaux [aspira-teurs), pour evacner une partie du liquide contenu
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Fig. 31. — Aspirateur h cremaillere do G. Dieulafoy (reduction au dixiemo).
dans la sereuse malade et le remplacer par un agent m6dicamenteux.
L'appareil le plus repandu est 1'aspirateur a cre­maillere de Dieulafoy (flg. 31), dont nous donnons le manuel operatoire.
Fermer les robinels RR' en les placant ä angle droit, remonter le piston P au moyen de la cremail­lere et le fixer a l'aide du cliquet C, monter l'une des aiguilles 1, 2, ;{, 4, sur le tube en caoutchouc T, qui communique avec Taspiraleur par le robinet R. L'ai-guille etant introduite dans la chair, ouvrir le robinet R,
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ADMINISTRATION DES MEDICAMENTS.
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et pousser ensuite l'aiguille ä la recherche du liquide, qui se precipüe dans le corps de pompe.
Pour expulser lo liquide, fermer le robinet 11, d6-gager la crömaillöre en retirant le cliquetG de son en-
Fig. 32. — Trocart paracento-injecteur do Reul.
coche et faire descendre le piston; le liquide s'echappe par le robinet R' que Ton a ouvert.
Pour faire une injection, ou laver la cavite, aspi-rer dans le corps de la pompe par le tube T' le liquide a injecter, fermer ensuite le robinet R', ouvrir le ro­binet R et pousser l'injection.
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40nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;THEKAPEUTIQUE GENERALE.
S'assurer avant l'operation de la permeabilit6 des aiguilles et du fonlionnement de l'appareil.
On peut utiliser aussi le trocart paracento-injec-teur de Reul (fig. 33).
Conclusion : L'absorption est d'aulant plus certaine et plus prompte que Ton s'adresse h une surface plus grande, plus permeable et plus vasculaire; il faut placer en premiere ligne les voies respiratoires, les s6reuses, le tissu cellulaire, le derme, puis le tube digestif, ensuite les muqueuses des organes sensitifs et genito-urinaires, et en dernier lieu la peau.
La rapidite de l'absorption depend aussi de la dif-fusibilit6 du medicament, et des dispositions particu-lieres de l'individu.
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ARTICLE III. — ART DE FORUULER
La fonnule est l'indication des medicaments avec leurs doses, la forme sous laquelle ils doivent etre administres, et la facon dont I'adminislration doit etre faite.
En tete des formules, on met le signe ^, ou les letlres R. P. {recipe, prenez).
La fortnule comprend :
1quot; Composition ou inscription. — II faut ecrire d'abord la substance la plus active du medicament, la base, puis {'adjuvant et Vintermede, enfln Vexcipient et le correctif. Les doses doivent fetre 6crites lisible-ment et en toules lettres, lorsqu'il s'agit de poison: dix centigrammes, par exemple.
2deg; Souscriplion. — C'est l'indication en toutes let­lres du mode de preparation, a moins que ce mode ne soit usuel; on 6crit alors M. (melez), ou F. s. a. [fac secundum artem).
Squot; Instruction. — C'est l'indication detaill6e du mode d'emploi, et le plus souvent eile ne saurait etre trop detaillee.
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ACTION DES MEDICAMENTS.
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CI1AP1TRE 111
ACTION DES MEDICAMENTS ET SES VARIATIONS
ARTICLE PREMIER.
ACTION DES MEDICAMENTS
sect; Iquot;, — Effets physiologiques et IherapeiUiques.
Chaque medicament a la propriele de produire cer­tains elTets sur les animaux vivants :
Effets physiologiques, si 1'animal est en bonne sant6.
Effets therapeutfques, s'il est malade.
Ces divers effets ne sont pas absolument distincts, les effets therapeutiques ou curatifs peuvent 6tre en general considerös comme la consequence des effets physiologiques. Ainsi, dans les indigestions, les purga-tifs vident I'intestin, dont ils calment la sensibilite et Terethisme; c'est parce qu'ils ont pour effet physio-logique d'exciter la secretion et les mouvements de I'intestin.
sect; 2. — Antayonisme.
Antagonisms physiologique. — II est du a I'oppo-sition des effets physiologiques des medicaments: exemple : le chloral paralyse la moelle öpiniere, que la strychnine excite.
Antagonisme therapeutique. — II est du ä l'oppo-sition des effets therapeutiques; ex. : cafe et opium.
II faut remarquer que I'antagonisme therapeutique n'est pas la consequence obligee de I'antagonisme physiologique; ainsi au point de vue de l'aclion sur la pupille, l'opium et la belladone sont antagonistes, mais on pent les associer pour agir contre la douleur qu'ils calment tons deux.
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42nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TI1ERAPEUTIQUE GENERALE.
ilt; 3. #9632;— Tolerance, accoulmnancc et intolerance.
Tolerance. — Cast une disposition naturelle, qui fail que I'individii peut supporter sans inconvenienls certaines doses medicamenteuses.
Gomme eile varie suivant les malades, il faut tou-jours commencer par leur administrer des doses plu-tot faibles que fortes.
Accoutumance. — G'est la possibility, venue par habitude, de supporter des doses qui auraicnt ete dan-gereuses si elles avaient ete adminislrees d'embl6e.
Intolerance. — G'est une disposition naturelle, qui fait que I'individii ne peut supporter sans inconve-nients certains medicaments.
sect; 4. — Accumulation el association.
Accumulation. — Elle consiste en ccci : certains medicaments, pris journelloment ä doses tolerees, s'entassent sans inconvenients dans I'organisme (exem-ple : la strychnine) jusqu'a ce que des symptömes d'intolerance apparaissent. Elle peut 6tre due a line absorption trop lente, ou an contraire ä une exagera-tion de sensibilite, c'est-ä-dire ii un effet therapeuli-que trop marque obtenu ä la suite des premieres doses.
Association des medicaments. — 11 est toujours preferable de donnerdes medicaments simples; mais on est souvent oblige de les associer :
1deg; Pour masquer leur odeur on leur saveur (c'est pen important en medecine vetcrinaire); on se sert alors d'un correctif;
2deg; Pour obtenir un effet mixte; le medicament prin­cipal est la base, I'autre est un adjuvant.
3deg; Pour donner au medicament une forme convena-ble; on ajoute alors un excipient ou intermede.
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ACTION DES MEDICAMENTS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;43
go. — Incompalibilite.
h'incompalibilite rösnlte des propriet^s chimiques des medicaments qui, mis en presence les uns desau-tres, formenl des composes nouveaux, depourvusd'ac-tion ou dangereux pour le malade ou le preparateur.
Pouiquot; eviter ces inconvenients, les connaissances lh6rapeuliques ne sufüsent pas, il laut aussi des con­naissances chimiques. Par exemple, si Ton associe le perchlorure de fer, qui est astringent, avec une sub­stance tonique et aslringenlo, comme la poudre de quinquina, de gentiane, le tannin, il se forme un tan-nate de fer ä pen pres insoluble et pen actif. On a fait de Teuere et non un medicament.
Dans les campagnes,pour augmenter i'activite d'un sinapisme, on a Thabilude de delayer la farine de mou-tarde avec de l'eau vinaigr6e, c'est I'effet contraire que Ton obtient; les acides et aussi les alcalis empe-chant la formation de l'essence, qui est le principe aclif de la moutarde. Les chlorates et les iodures, ad-minislrös on meme lemps ou dans la möme journee, produisent des troubles gastriques dusa I'action irri-tanto de l'iode qui se trouve mis en liberte.
Voici quelques renseignements empruntes au doc-teur Kabuleau(l).
laquo; Acides. — Ne doivent pas ctre prescrils dans une emulsion ni dans du lait, presque tous coagulant I'al-bumine et tous coagulant la caseine.
laquo; Anliniomaux. — Sont precipites par les tannins.
laquo; Borax. — Est decompose par les acides.
laquo; Calomel. — Se transformerait en bicblorure de mercure en presence des aliments sales. Le danger nquot;est peul-etre pas aussi grand qu'on le croit.
laquo; Chlorates, — Ne doivent pas etre donncs avec les iodures.
(1) Rabuteau, Traitede tMrapeutique,ie Odit. Paris, 1881, p. 128:i.
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TIlfiUAPEÜTIQUE GfiNERALE.
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laquo; Ferrugineux. — Les sels ferriques ou persels de fer ne seront pas prescrits avec les substances riches en tannin. L'inconvenient n'existe pas avec les sels ferreux ou protosels, le protochlorure de fer par exemple. raquo;
D'autres associations, qu'il faut connaitre, donnent lieu ä des melanges explosifs, tres dangereux pour le preparateur. Koeufier a public un bon travail sur ce sujet.
Le chlorure de chaux se transforme assez facile-ment en chlorate; triture avec le soufre et d'autres substances pour fairo une pommade, il forme alors un melange detonant.
Le melange d'essence de terebenthine et d'acide sul-furique est 6galement dangereux.
Les dissolutions de corps oxydants, comme I'acide chromique, le permanganate de potasse dans la glyce­rine doivent se faire en versant I'acide ou le sei goutte ä goutte.
Le danger que präsente le phosphore est bien connu.
Le chlorure d'azote est un corps tres explosible qui se forme par l'introduction du chlore dans un sei ammoniacal. II pent done y avoir explosion par le me­lange d'eau de javelle et d'un sei d'ammoniaque.
L'iodure d'azote, egalement explosif, se forme par le melange d'une solution alcoolique d'iode et d'am­moniaque liquide. II faut done eviter le melange de la teinture d'iode et d'un liniment ammoniacal.
Le chlorate de potasse forme des composes explo­sibles avec les tannins, le soufre, les hypophosphites de soude et de chaux.
Le chlorate de soude agit de meme.
Les nitrates en general peuvent faire explosion avec les corps organiques.
Le permanganate de potasse, le bichromate de po­tasse, I'acide chromique peuvent enflammer I'alcool pur ou dilue.
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VARIATIONS DE L'ACTION DES MEDICAMENTS. 45
ARTICLE II. — variation's de l'action des mkdicamexts
^ 1quot;. — Variations suivant I'individu.
Idiosyncrasie. — G'est la particularile que presen-tent certains individus d'etre plus ou moins sensibles que ceux de la meme espece ä l'aetion de certains medicaments. En general les animaux bien nourris sont plus sensibles que les autres.
fitat pathologique. — h'Etal pathologique modifie lui aussi l'aetion du remede.
La lievre changeant la pression arterielle retarde I'absorption.
L'inflammation du tube digestif produit le m6me effet pour les substances administrees par la bouche.
Les hypersecr6tions en hätant l'elimination produi-sent reflet contraire, c'est ainsi que dans les diarrhees, et la polyurie, les substances comine Topium, I'alcool agissent pen.
Lorsque les secretions sont ralenties, on pent ob­server I'elJet de l'accumulation, c'est ce qui a lieu pour les chevaux et les chiens au printemps et a I'automne dans les pays humides.
Les saignces ont ainsi leur raison dans les inflam­mations aigues, elles n'affaiblissent pas alors autant que dans I'etat physiologique; dans certaines mala­dies comma I'enterile, le t6tanos, on pent impunement employer des doses fortes d'opium, de chloral, etc.
Sur le chien, dans les affections du coeur compli-quees d'hydropisie generate, j'ai vu plusieurs fois les injections sous-cutanees de sulfate de strychnine faites pour determiner la mort n'agir que tres lentement. L'absorption etant moins facile, les premiers effets etaient constates au bout d'un temps plus long, et la mort n'etait pas aussi foudroyante.
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46nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; THERAPEUTIQUE GENERALE.
Agents de l'hygiene. — II faut aussi en lenir grand compte.
Les affeclions typhoidespar example sontplus faci-lement guerissables a la campagne qu'a la ville, sur des chevaux bien nourris et Iravaillant, entretenus dans des 6curies spacieuses, bien aeröes et bien 6clai-rees, que sur les chevaux habitant des ecuries obs­cures, etroites, ou engraisses pour la vente. Sur les chevaux de courses, les affections aigues, les blessures sent relativement plus faciles k guerir.
Les Anglais attachent avec raison une grande im­portance aux agents de l'hygiene, designös sous le nom de circumfusa. Us savent que de courtes promenades facilitent l'action des purgatifs, sudoriflques, diur^ti-ques; que l'exercice modere augmente le r6suUat des toniques et des stimulants; que le pansage, les cou-vertures aident les sudoriliques, etc.
Action locale et effets secondaires. — Certaines substances ont une action locale tres prononcee, ainsi les acides peuvent irriter et meme detruire la peau, mais sur les animaux superieurs I'organisation est teile que les impressions locales, directes,, sont bien-tot suivies d'effels secondaires ressentis par les organes eloignes. Ainsi dans le cas d'une maladie de poitrine, I'application d'un vesicatoire sur les cötes produit d'abord une irritation de la peau de cette region, puis une diminution de la congestion du poumon, et m6me si le vesicatoire contient une certaine proportion de cantharides, dont le principe actif est eliminö par les reins, on pourra constater une excitation, de la sen-sibilite mime des organes gönito-urinaires.
Moment oü Ton doit administrer les medica­ments. — Pour agir, les substances medicamenteuses, administrees par le tube digestif, ne doivent pas etre trop modiliees par la mastication et les sues diges­tifs.
Ainsi les alcalins se donnent avant le repas.
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VARIATIONS DE L'ACTIO.N DES MEDICAMENTS. 47
L'iode et ses preparations s'administront ä jeun, sans cela, ils sont modifies par les acides et les sub­stances amylaeöes.
Les acides agissent mieux pendant la digestion.
Les irritants et les substances dangereuses (arsenic, cuivre, zinc, fer) seront donnes apres le repas.
Les sels metalliques, le sublime, le tannin, I'alcool devront etre verses dansTestomac au repos.
Les phosphates, 1'huile de foie de morue, donnes apres le repas, se m61ent de suite aux produils de la digestion (Christison).
La digestion des aliments toniques (mashes, pro-vendes) est facilitee par l'action alcaline de la salive.
Les acides du sue gastrique dissolvent les albumi-nes, les sels de fer, etc.
La bile emulsionne les farines et les resines.
Le sue pancr6atique a une grande importance dans la digestion de l'albumine et des substances amyla-cees.
Les sues infestinaux agissent sur les substances su-crees.
Action specifique des medicaments. — II est des medicaments qui ont une action specifique sur certains organes, ces medicaments ne produisent pas d'eflet tant qu'ils ne sont pas arrives en contact avec I'organe d'election. Magendie a prouve que les contractions to­niques dues ä la strychnine ne se montrent pas avant sa penetration dans la moelle epiniere.
Les medicaments qui agissent sur les nerfs des glandes et des vaisscaux sanguins peuvent produire des effets opposes; ceux qui agissent sur les nerfs cen-traux agissent com me excitants, ceux qui agissent sur les nerfs peripheriques agissent comme paralysants.
Doses. — La quantity de medicament administre, ou la dose, pent faire changer reffet produit : ainsi ä pelites doses, I'alcool est excitant, e'est le contraire ä hautes doses.
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48nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; T1IERAPEUT1QUE GENERALE.
Les substances, comme la digitale, le plomb, qui ne sont pas 61iminees promptement, agissent plus long-temps; mais aussi les effets des doses successives saccumulpnt et peuvent alors egaler ceux d'une dose trop forte (empoisonnernent).
On observe aussi raccumulation k la suite de l'usage repete des substances ä action locale comme les caus-tiqueset les irritants.
G'est au moment de leur elimination par les intes-tins, les reins, la peau, le poumon, que les medica­ments peuvent exercer une action secondaire, speci-flque parfois, qui est celle que Ton cbercbe ä obtenir. Ainsi le soufre, donne ä doses convenables, agit tout d'abord comme tonique dans I'intestin ; elimine par le poumon, il modifie avantageusement les affections de la muqueuse respiratoire.
S 2. — Variations suiuant I'espece.
En medecine veterinaire, il ne faut pas oublier que les medicaments n'agissent pas de la mfeme facon sui-vant I'espece ä laquelle appartient le malade. Cette difference est le plus souvent une difference d'in-tensite.
Ainsi les organes de la respiration, de la circulation fonctionnant a pen pres de la memo facon chez tons nos animaux domestiques et chez Thomme, il est naturel que les effets de la digitale, de l'aconit soient les memes en medecine humaine et en medecine ve­terinaire.
L'analogie cesse des qu'il s'agit d'effets h produire sur le Systeme nerveux, sur la peau, sur la digestion. Ainsi, chez I'homme, le cerveau 6tant la partie la plus importante du Systeme nerveux, les substances comme I'opium, le chloral d^terminent la stupeur, la diminution de l'intelligence ; chez les animaux, dont le cerveau a un role moins important, I'admi-
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VARIATIONS DE L'ACTION DES MEDICAMENTS. 49
nistration de ces substances determine surtout des troubles de la motilite.
I.nbsp; Equides. — L'estomac est petit, I'intestin Irbs developp6 pour permettre la digestion d'une nourri-ture veg6tale volumineuse; les excrements contien-nent les 2/3 de l'eau regue dans I'alimentation, tandis que la proportion est de 1/5 pour l'homme; eile est encore plus faible pour le chien et le chat.
Aussi les purgatifs salins, comme les sulfates de soude, de magnesie, ne donnent pas d'aussi bons re-sultats que les purgatifs vegetaux, comme l'aloös, qui agit peu sur l'estomac et beaucoup sur I'intestin.
Les emeliques ne determinent pas le vomissement, ils sont utilises comme contre-stimulants, alors que la plupart des contre-stimulants de l'homme et du chien n'ont pas d'action sur les chevaux.
Les sudorifiques determinent chez eux la diurese, et n'agissent bien sur la peau que si I'animal est tenu chaudement et bien convert.
II.nbsp; Bovides. —Temperament lymphatique, estouiac volumineux divise en quatre compartiments, dont les trois premiers sont surtout des organes a action m6canique. La presence d'une masse alimentaire tres volumineuse leur permet d'ingerer parfois sans danger des substances veneneuses ou irritantes; par contre les medicaments doivent elre le plus souvent administr6s a doses massives, s'ils sont donnes par la bouche, et ne produisent que des effets lents et incer-tains.
Pour cette raison la methode des injections sous-cutanees est ä pröconiser, encore plus que sur le che-val. Les medicaments donnes en boissons agissent assez rapidement, parce qu'ils penetrent plus direc-tement dans le quatriöme compartiment de l'esto­mac.
En cas de maladie grave, il pent y avoir interet ä faire sacrifier I'animal pour la boucherie; il faut done
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50nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TIIERAPEUTIQUE GENERALE.
s'abstenir d'adminislrer des substances, comme la­ther, rammoniaque, le chloral, certains amers qui pourraient communiqiier un mauvais goüt a la viande.
III.nbsp; Ovides. — Memes observations.
IV.nbsp; nbsp;Canides. — Leur therapeutique est tres ana­logue a celle de l'homme : ce qui caracterise la patho­logic canine, c'est la facilite avec laquelle les canides vomissent. Dans certains cas, pours'opposer au vomis-sement, les veterinaires anglais leur maintiennent la lete elevee, pendant une heure, pour permeltre I'ab-sorption du medicament.
On admet generalement que les doses sont pour eux les memes que pour l'homme. Cela n'est pas toujours exact, ainsi ils pourront absorber six ou huit fois la dose d'aloes indiquee en m^decine humaine, mais ils sont plus que l'homme sensibles ä faction du calomel.
V.nbsp; nbsp;Suides. —- Memes observations que pour les chiens, au point de vue therapeutique et que pour les ruminants, au point de vue de la boucherie.
sect; 3. — Variations suivant le climat et la temperature atmospherique.
Le climat et la temperature atmospherique, qui ont une si grande influence sur la temperature du corps, sur les fonctions de la peau et des reins, modilient l'action des medicaments.
Mais cela ne tient pas seulement ä ce que relirni-nation sur la peau et les reins est hätee ou retard^e. Cela tient aussi a ce que les reactions chimiques et les mouvements du protoplasma sont facilites par une temperature pen elev6e.
Les narcotiques agissent mieux sous un climat chaud que sous un climat froid.
L'empoisonnement par le chloral ou I'alcool est re-tarde lorsque I'animal est dans une temperature douce on un pen 61evee.
ocr page 63
VARIATIONS DE L'ACTION DES MEDICAMENTS. ;il
. sect; 4. — Variations suivant la temperature du medi­cament.
Administres ;\ certaines temperatures, les m6dica-ments subissent dans leurs propri6tes organolepliques certaines modificalions, ainsi la saveur est goütee au maximum pour :
Eau ordinaire................... h 13deg;,5
Eau de Seltz.......................nbsp; nbsp; nbsp;14deg; a 16deg;
Biere..............................nbsp; nbsp; nbsp;14deg; a 16quot;
Via blauc.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 16deg;
Vin rouge.........................nbsp; nbsp; nbsp;17deg; a 10deg;
Cafe et the........................nbsp; nbsp; 23deg; ä 26deg;
Lait de vache......................nbsp; nbsp; 34deg; a 35deg; (1)
go. — Variations suivant les doses et Fuge.
L'action des medicaments varie parfois suivant la quantite administree.
Ainsi le sout're, le sulfate de soude, les iodures k petites doses sont plutöt toniques; k hautes doses, ils sont alterants, purgatifs.
Les petites doses espacees peuvent ne pas produire le meme effet qu'une dose forte donn6e en une seule fois.
A petites doses, les sels de potasse, de soude, de magn^sie sont alterants et diuretiques; a hautes doses, ils sont purgatifs.
L'aloes est purgatif ä doses elevees et tonique k pe­tites doses.
Pour les remedes ä action locale, moutarde, vesi-catoires, caustiques, c'est l'intensite de faction qui varie avec la quantite du medicament.
Dans la pratique, il faut tenir comple de Tage, de la tolerance, de l'accoutumance, et aussi de la pe-riode de la maladie.
(1) Zeitschrift f. Xaliraungsmiltel-Unlersuchung. u. Bi/giene, mars 1890.
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w
.
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DEUXIEME PARTIE
MATltRE MfiDICALE V^TfiRINAIRE
EFFETS
PHYSIOLOGIQUES ET TH^RAPEUTIQUES
DES MEDICAMENTS
Sauf indications speciales, les doses indiquees con-viendront au boeuf et au cheval de taille moyenne, ä des animaux adultes et d'un poids moyen pour chaque espece.
II n'y a generalement pas ä tenir compte du sexe.
Cependant il faut augmenter un peu les doses pour les reproducteurs males (etalons, böliers, taureaux).
Pour les moutons et chevres, la dose est generale­ment le quart, et pour les chiens et pores, le huiliöme.
Suivant Vdge, on admet que pour le poulain d'un an et au-dessous la dose est le 1/3 de celle indiquee pour Tadulte, pour les poulainsde un a deux ans eile est 1/2, pour ceux de deux a trois ans eile est de 2/3.
La diminution est ä peu pres la meme pour les jeunes b6tes bovines et ovines.
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34nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ABSINTHE (ESSENCE D').
Absinthe.
Mat. med. — II y a plusieurs varietes, dont la prin-cipale est la grande absinthe (Artemisia absinthium).
Ellecontient une essence [\oy. Absinthe (Essenced')] et de plus une r6sine, tres difficile k digerer; ses principes arners sont resumes dans Vabsinthine.
Effets puys. —C'est un excitant aromatique,amer, agissant sur les glandes salivaires et surle sue gastri-que, aecroissant l'intensile des mouvements de l'in-teslin.
Effets theh. — Ilecommandee dans toutes les ato­nies. II est evident que son action sera plus grande chez les animaux que sur l'homme, dejä trop habitue aux excitants aromaliques.
Je n'ai ancune confiance dans le remede populaire : maceration d'absinthe dans du vin blanc, pr6conise contre la non delivrance.
Doses. — En infusion, 40 ä GO grammes de feuilles. — En teinture, moitie rnoins.
Gontre-ind. — Cette plan tedonne une teile amertume ä tous les tissus qu'il est peut-elre neccssaire de la proscrire dans la m6decine bovine et ovine. Des betes ainsi trailees et dont la viande, non mangeable, exha-lait une forte odeur aromatique, ont 6to saisies aux halles de Paris. II faudra done 6tre prudent.
Mode u'emploi. — Pour l'usage externe, pour deter-ger lesplaies, pour lutter contre la putrefaction, pour tuer certains parasites, on en fera usage sans crainte, ä la dose et ä la concentration que Ton voudra.
Succedane. — L'absinthe maritime est un succe-dane, quoique moins puissant, dont les fleurs contien-nent 2 p. 100 de santonine.
Absinthe (Essence d').
Mat. med. — Principe de couleur verte, contenue dans les sommites des feuilles. I kilogramme de plante renferme 1.50 d'essence.
Effets piiys. — D'aprcs Cadeac etMeunier, c'est un
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ACETATE DE CUIVRE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;öo
excitant de Testomac, tonique et stimulant energique. Ce n'est pas un analgesique.
Doses. — 30 a 60 centigrammes, soit 200 a 400 gram­mes de plantes.
Effets antis. — Cast un antiseptique ; eile tue apres un quart d'heure le utaphylococcus aureus, au bout d'une demi-heure, eile empeche le döveloppe-ment du microbe de la septicemie ; en neuf jours eile tue le microbe de la morve.
Acetal on Diethylacetal.
Liquide de saveur brülante, anesthösique dangereux, parce qu'il congestionne, et cause des vomissements, apres la pöriode de sommeil.
Acetates.
11s sonl nombreux, avec des usages tramp;s differents.
Acetate d'ammoniaque. — Connu anciennement sous le nom d'esprit de Mindererus.
Mat. meu. — Sei blanc ä saveur piquante.
On doit le garder avec soin dans des flacons bien bouches, car il est tres volatil.
Effets puys. — G'est un excitant diffusible, tres ra­pide en ses effets; il active tres vite les mouve-ments du coeur, et force les reins ä la diurese et la peau ä la sueur, il est aussi antifebrile el expectorant.
Effets tiier. — On pent I'employer sans danger dans toutes les affections des muqueuses, dans I'hy-dropisie et surtout dans I'anasarque.
Mode d'emploi. — On I'emploie en solution concen-tree seulement, en saturant de l'acideacötiquepar du carbonate d'ammoniaque.
Doses. — Elles peuvent etre elev6es, 200 grammes, chez les ruminants; descendre a 10 et 15 grammes pour les carnivores de taille moyenne.
Acetate de cuivre on Verdet cristallise.
Mat. med. — Est plus actif que lesulfate de cuivre.
Son sous-acetate basique constitue une poudre excellente pour detruire les vegetations ulcereuses.
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56nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ACETATE NEUTRE DE PLOMB.
Effets theh. — Employes a I'interieur, ils provo-quent des purgations et des vomissements energi-ques el ne sont pas a preconiser.
Effets tox. — Toxique pour le cheval, a la dose de 60 a 80 grammes; pour le chien, 6 ä 10 grammes.
Effets phys. — Ges deux corps chimiques sont des astringents caustiques.
Mode d'emploi. — On peutles employer de la meme facjon que le sulfate de cuivre.
Aessayer surles plaies d'ete, et sur toutes les plaies rebelles, de quelque nature qu'elles soient.
Tres employes en medecine vet^rinaire, ils servent de base a diverses preparations.
Pommade Rodler.
Sous-acetate de cuivre..........nbsp; nbsp; nbsp;10 grammes.
Axonge........................nbsp; nbsp; 40 —
Miel............................nbsp; nbsp; 40 —
Onguent egyptiac.
Vert de gris................... 100 grammes.
Viuaigre...................... 100 —
Miel........................... 200 —
On feracuirejusqu'äreduction et belle couleur rouge.
Ges preparations, ainsi que la liqueur de Villale, doivent leur activity et leur efficacile contre les caries profondes ä une forte proportion d'acetato de cuivre soluble, que l'alcool, les sucres et les corps gras font naltre, an fur et ä mesure de l'usage du medicament.
Acetate de fer.
11 ne vaut pas mieux que les autres sels du meme metal.
Acetate neutre de plomb ou Sucre de plomb.
Mat. med. — Sei inodore, de saveur sucree d'abord, astringente ensuite, soluble dans I'eau chaude, en beaucoup plus grande quantite que dans l'alcool.
L'ac6tate tribasique ou extrail de Saturne (V. ce mot) est plus employe sous le nom vulgaire d'eau blanche.
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#9632;
ACETATES ALCALINS DE POTASSE ET DE SOUDE. 37
Effets piiys. — C'est un astringent pr6cieux, qui . localement resserre les tissus, les rend moins sujets aux influences extörieures, et favorise ainsi leur repa­ration, s'ils ont et6 loses.
Effets tox. — Le plomb, depose en particules infini­tesimales dans les organes, cause de la d6nutrition, par cons6quent de ramaigrissement, des douleurs (coliques de plomb), des constipations opiniatres, un amoindrissement de la sensibilite.
Antidotes. — En cas d'empoisonnement rapide, re-courir de suite au mucilage et au sulfate de soude. L'em-poisonnement lent sera traite par l'iodure de potassium.
Mode d'emploi. — Quand il est etendu, en solution sur toutes les plaies et en injection dans les fistules. On pent I'employer dans I'uretbrite, si frequente chez le chien.
Ces deux sels sont pen en usage ä l'interieur, quoi-qu'ils aient et6 conseill^s contre les hdmorrhagies et les diarrhees rebelles.
Doses. — Les ruminants y sont forts sensibles, et Ton doit abaisser la dose des 3/4 pour eux. Si un cheval en supporte 10 grammes, il faudra n'en don-ner que 3 grammes aux ruminants.
Melanges divers.
Application sur les contusions. Sous-acetate neutre de plomb...nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 partic.
Huile de lin ou d'olive.......... 4a.6 —
Astringent et calmant.
Sous-acetate de plotnb.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 partie.
Vaseline ou glyceriue......... 6 a 8 —
Solution blanche, astrimjente, calmante et antiseptique.
Acetate de plomb...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 partie.
Sulfate de zinc................. 3/4 —
Eau............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 —
#9632;
Acetates alcalins de potasse et de soude.
Effets phys. — Sont surtout diuretiques.
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#9632;
58nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ACETIQUE (ACIDE).
Doses. — On peut les employer, chez les pelils ani-maux, a la dose de 1 ä 3 grammes, dans )es hydro-pisies principalement.
Acetique (Acide).
Mat. med. — II se forme, directement, par une Oxydation de l'alcool, par une alteration des sucres, meme par la putrefaction des matieres organiques. Anhydre, il se volatilise ires vite et s'hydrate assez ra-pidement. En ce second etat, il est crislallisable et soluble dans l'alcool. A l'etat de vinaigre, derive du vin, du cidre ou de la biere, il a pour agent de for­mation un cryptogame, le mycoderma acetl, il y est mele avec les matieres extractives, salines et colo-rantes de ces divers liquides.
Effets phys. — Pass6 dans le sang, il s'oxyde et se reduit en eau et en acide carbonique, que les reins et la surface cutanee sont charges d'eliminer.
Effets tüer. — G'est un rubeliant k I'exterieur, un
temperant ä l'interieur; il est aussi un adjuvant du
#9632; sue gastrique; mais, pour produire ses effets bienfai-
sants, il faut qu'il soit dilue, sinon il irrite et em-
flamme la muqueuse.
Mode d'emploi et doses. — Donne aux ruminants ä la dose de 1000 h 1500 grammes dans 10 ou 12 litres d'eau miellee, il constituera un breuvage pour traitor les metöorisations et les surcharges du feuillet.
II ne faut pas I'employer trop, car il diminue la richesse du sang en globules et cause un appauvris-sement general de l'organisme.
Vinaigre aromatique.
Alcoolatuve vulneraire (arnica)...... 1 partic.
Vinaigre........................... 8 —
II sert ä pratiquer des lotions astringentes et desin-fectantes.
Quant a la liqueur de Villate, si usitee en veteri-naire, et oil il entre des sels de plomb, de cuivre et
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aconit.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; yg
de zinc aiguis^s parle vinaigre, ses injections peuvent . 6tre dangereuses chez le cheval, lorsqu'elles sont faites dans les muscles ou dans le voisinage du rectum.
Preparation de l'oxymcl.
Sucre on miel........................... 100
Vinaigre............................... 200
Aconit.
Mat. Miin. — Plante de la famiile des llenoncula-cees, qui lournit ä la medecine ses racines et ses feuilles; les premieres surtout sont actives.
Effets tuior. — Le Berre n'a qu'ä se louer de l'em-ploi de la leinture d'aconil centre la flevre.
Mode d'emploi. — On en fait vine poudre, un extrait, une teinture, dans lesquels Vaconitine, principe actif, trös in^galement dosee, agit seule.
Doses. — En cet etat, il est fort difficile de manier ce medicament el dans la crainte d'agir trop il est certain que Ton abaisse les doses au point de ne plus agir du tout. M. Kaufmann conseille d'employer la teinture et l'extrait aux doses suivantes :
Extrait.
Cheval....................nbsp; nbsp; 2 änbsp; nbsp; nbsp;5gr.
lioeuf.....................nbsp; nbsp; 3 anbsp; nbsp; nbsp; G
Moutoii et pore............nbsp; nbsp; 0,30 änbsp; nbsp; nbsp;0,80
Chien.....................nbsp; nbsp; 0,05 anbsp; nbsp; nbsp;0,20
Teinture.
Cheval injection hypodermiquc
ou intra-tracheale............ ö a 10 grammes.
Chien.......................... 5 a 15 gouttcs.
Voici la formule d'une potion a recommander pour les chiens:
Alcoolature d'aconit........... 2 grammes.
Sirop diacode................. 30 —
Eau d'orge.................... 100 —
par cuillerees.
•
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^M
00nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ACONITINE.
Le sirop Ferrant indique dans le Codex ne sera pas ä dedaigner.
!nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Martin Chapuis, dans sa poudre bechique, n'a pas
oublie ce medicament. En voici la formule :
Aconit des moiitagnes.........nbsp; nbsp; 100 grammes.
Guimauve.....................nbsp; nbsp; 100nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Reglisse.......................nbsp; nbsp; 100nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Sulfate de soude...............nbsp; nbsp; 100nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Soulre........................nbsp; nbsp; 100nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Sulfure d'antimoine............nbsp; nbsp; nbsp; 15nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Extrait alcoolique de pavot___nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
I
On en donnera 100 grammes par jour en deux fois
aux chevaux ou aux bceufs atteinls de bronchile.
Aconitine.
Effets phys. — Son effet le plus remarquablejest de ralentir la circulation dans la flevre; c'estle grand sedatif des vaso-moteurs. A ce titre eile fait partie de la trinite dosimetrique du D1' BurggrtEve (aconitine, strychnine, digitaline), et bien maniee eile peut rendre de ires reels services an debut des maladies inflam-matoires. Elle modere aussi la circulation dont eile accroit I'amplitude : chose curieuse, eile produit une veritable pause respiratoire apres I'expiration, etavant que la poitrine ne se dilate a nouveau; naturellement la temperature du sujet s'abaisse; il y a, de plus, une abondante diurfese.
laquo; Sous l'influence de l'aconitine, la sensibilite de-1nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; vient d'abOrd plus vive, surtout dans la zone de dis-
tribution du nerf trijumeau oil il se produit des four-
tl
millements et des picotements. Gette hypereslh^sie de la face et de la muqueuse buccale est traduite chez
les animaux par des mouvementsde la langue et des mächoires; souvent aussi its se graltent le museau et les commissures des levres avec leurs pattes. La motilite, peu influencee par des doses tres faibles,rest beaucoup par des doses plus fortes ; les animaux pre-sentent des tremblements musculaires, des contrac-
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AD0N1DINE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 61
tions fibrillaires successivement dans les muscles ole-cräniens, les muscles du grasset, puis dans tout le corps raquo; (1).
Effets ther. — L'aconitine, bien administree, rem-placerait ais^ment la saignee; en outre eile est cal-mante des toux aigues et chroniques de la bronchite. Elle pourrait etre employee chez le cheval et chez le chien. La difücultö de se procurer un sei d'aconitine ä composition ddfinie et a effet constant el I'existence de deux aconitines, l'amorphe et la cristalline, ayant vine activite tres differente, sont cause que personnel-lement je l'ai peu employee.
Le Berre affirme que le nitrate d'aconitine, pour-tant plus egal et plus üdele, ne lui a donnö que de mauvais effets.
Mode d'eiu'Loi. — Pour obtenir des resultats th6ra-peutiques certains, il faudra user, de preference, du nitrate, car ce dernier est trös soluble, tandis que l'aconitine ne Test gufere, si ce n'est dans l'alcool et le chlorolorme.
La meilleure injection h pratiquer est encore I'hy-podermique; avec 4 ou S milligrammes de nitrate d'aconitine, on pent influencer l'organisme du che­val d'une fa(jon serieuse Rabuteau dit qu'avec un seul milligramme il a pu tuer un chien.
Acore [Calamus aromaticus).
Mat. MiiD. — Plante aromatique.
Effets phys. — Saveur chaude et amere, tout a la fois.C'estuneupeptiqueoumodiücateur de la nutrition.
Mode d'emploi. — En infusion thöiforme.
Adonidine.
Matiere med. — Alcaloide, du genre des glycosides, fourni par VAdonis vernalis.
Effets ther. —Ce medicament peut etre employ^
(1) Kaufmann, Precis de thdrapeutigue ue7eVmlaquo;!gt;e, Paris, 188Ü, p. 550.
Caoxv. — Ther. v6t.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
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62nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ALBUMINE OU BLANC D'ffiüF.
comme succedane de la digitale, dont il reproduit tous les effets, mais avec moins d'intensiti.
Affium.
Opium indigene litre, qui contient 10 p. 100 de morphine (Voy. Opium). C'est l'opium d'Aubergier, re-colle en Auvergne.
Ailanthe ou Vernis du Japon.
L'ecorce est un remede populaire en Chine, contre la dysenterie et la diarrhee. Elle a et6 employee contre le Tcenia et pourrait 6tre essayee en decoction dans la medecine du chien.
Airelle ( Vaccinium vitis idsea).
Mat. Miio. — Petit arbrisseau de la famille des Vac-ciniees, dont les feuilles ovales, ä peine dentees, ä bords renverses, vert päle en dessous, avec des points noirs(d'oü alrelle ponctuee), servent ä falsifier le sen6.
Albuminate de fer.
Un des sels de t'er ä acides v6g6taux. II a l'avantage de presenter le fer tel qu'il est dans l'economie (li­queur de Laprade).
Effets theb. — A essayer dans l'anemie des chiens par cuilleree contenant 0,03.
Albumine ou Blanc d'oeuf.
Mat. med. — QuoiqueTon puisse la retirer du sang, il est plus commode de la trouver dans les ceufs, dont eile constitue les deux tiers; en cet etat, eile est for­mte d'une dissolution aqueuse enfermöe dans une tres mince membrane. S6ch6e ä une douce chaleur, eile se montre en plaques translucides, semblables ä du verre jaunätre; eile se dissoud dans l'eau ; mais eile est orecipitee par l'alcool, Tether, les essences et les acides.
Mode d'empUH. — S'emploie ä Yinlerieur contre les phlegmasies, surtout contre la diarrhöe. Elle est fort utile pour englober les sels metalliques, dansl'empoi-sonnement, elempecherleur passage dans l'organisme.
A Yextamp;rieur, contre les brülures et les eruptions cu-
it
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#9632;p
ALCALI VOLATIL OU AMMONIAQUE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 63
t.anees; en la battant. avec de l'extrait de Salurne — etovpade de Moschali — ou avec de l'alun additionne d'amidon, on obtient une substance agglulinative conlre les fractures; en la m61angeant avec de la magnesie calcin6e, eile sera utile dans les cas de brvi-lure (Zundel).
Alcali volatil ou Ammoniaque.
Effets pays. #9632;— Odeur vive, piquante, facile ä s'alte-rer et ä perdre de sa force.
Dilue, c'estun excitant et im sudorifique tres apprö-cie. A peine intioduit dans les voies digestives, il y produit une irritation plus ou moins vive, selon sa concentration; de la, hypersecrötion de toutes les glandes. S'il rencontre des gaz dans I'intestin, il se combine avec eux et fait ou du carbonate, ou du sulf-hydrate d'ammoniaque. Quand il a passe dans lesang, c'est im excitateur de la moelle epinifere et des muscles.
Effets ther. — II trouve son emploi efticace dans le cas de meteorisation oud'indigestion ; surtout chez les ruminants.
Ce medicament combat les pblegmasies internes en derivant. le sang ä la peau, en favorisant la vitalite sous toutes ses formes. Si on le fait respirer, il re­veille les sens assoupis et aiguillonne le coeur.
Mode d'e.mploi. — A I'exterieur, il est cause de rougeurs intenses, et en d6sagr6geant les tissus par I'eau qu'il leurprend, il arrive äproduire de la vesi-cation.
II est efficace contre les piqüres des abeilles et des serpents, et dans les pays infestes de reptiles, los pro-prietaires devraient toujours avoir sur eux ce medica­ment, pour eux-memes et pour leur betail.
Effets tox. — C'est un poison caustique tres vio­lent, s'il est donn6 pur.
Doses. — Le boeuf pent en supporter 30 grammes dilues dans deux litres d'eau, le cheval moitic moins;
d.
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•~^^^m—
^^quot;
64
ALCOOL.
pour le moulon et la chevre, on ne depassera pas 6 grammes.
Je lui reproche de donner mauvais gout a la viande et souvent, lorsqu'il n'est pas bien melange avec 1'eau, de determiner une stomatite assez grave chez les chevaux auxquels on le donne pour calmer les coli-ques.
Mode d'ejiploi. — A I'interieur, toujours employe en solution dans I'eau.
Pour les frictions, on allie l'ammoniaque ä d'autres substances, huile, axonge, chaux vive, et on consti-tue des liniments connus de tons, qui forment comme des sortes de savons plus ou moins mous. Ce causti-que, qui est iluidifiant, puisqu'il dissout les cellules epidermiques, liquefie les matieres albuminoides, et saponiüe les graisses, a cet avantage de ne pas d6te-riorer les polls, et de ne pas modifier leur couleur.
Alcalins et Alcalis (Voy. Acetates alcalins, Alcali vo-latil, Bicarbonates, Caustiques, Chlorates, Chlnrures, Phosphates, Potasse, Soude, Sulfates, Tartrates).
Alcool.
Effets phys. — Anhydre, il est rub^fiant, et fait öprouver une cuisson fort vive ; tres avide d'eau, il desorganise les tissus et les mortilie en la leur en-levant.
Effets tox. —S'il est donne pur, 250 grammes tue-ront sürement un cheval. Son action se manifeste sur-tout chez les carnivores; les herbivores y sont moins sensibles. A doses trop fortes et trop prolongees, il produit de l'anorexie ou catarrhe gaslrique ; une de­pression cerebrale, un abaissement de temperature, enfin tout le contraire de ses premiers effets.
Effets tuer. — II coagule I'albumine immediate-ment, ce qui en fait un hemostatique.
A I'interieur, il excite avec puissance, congestionne I'estomac, passe dans le sang et agit aussitot sur le cervelet.
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wmmmmm
ALCOOL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;e:;
A dose mod6ree, il est un medicament d'epargne, qui ralentit les combustions et par consequent la nu­trition.
Sous forme de cidre, de vin ou de biöre, il rend de grands services, sans faire courir les dangers de l'ivresse.
II sera efficace dans les indigestions du cheval et des ruminants, dans les coliques causees par I'eau froide, ou compliquees de meteorisation.
Suivant I'effet cherchö, on lui adjoindra d'autres medicaments; comme stimulant, il sera associö ä Tether et l'ammoniaque, comme calmanta l'opium, h l'hydrate de chloral, comme tonique du cceur ä la di­gitale, comme sudorifique a, I'acetate d'ammoniaque, comme antiseptique a la creosote, au benzoate de soude, etc.
Depuis Tood, qui I'a preconise dans les maladies adynamiques de l'homme, potion de Tood, il est donne aux animaux atteints d'affections pulmonaires graves.
Dans les cas de renversement de matrice, chez les vaches, un ou plusieurs litres d'eau-de-vie, admi-nistres chauds avec ou sans miel, produisent assez de resolution musculaire pour empöcher le retour des efforts expulsifs et facililer la täche de l'opö-rateur (Wandommelen). G'est un moyen qui m'a bien reussi.
En resume, il agit successivement comme excitant, puis comme narcotique, anesthesique, et enfln, para-lysant.
Mode d'emploi. — L'usage le plus frequent de l'al-cool se fait en solutions ä 16deg;, 18deg; et 22deg; ä l'areo-metre de Baum6 ; il est alors moins violent, pro-duit une excitation genörale de l'organisme, et par effet reflexe une hypersecrötion des glandes, une vitality plus grande de toutes les parties de l'orga­nisme.
4.
ocr page 78
F
#9632;#9632;
66nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ALOES.
Doses. — Voici les doses Iherapeutkjues maxima qu'on ne devra guere d6passer :
Bajuf...................nbsp; nbsp; 100 ä 250 grammes.
Cheval..................nbsp; nbsp; nbsp; 50 a 150 —
Pore, mouton..........nbsp; nbsp; nbsp; 30 a 50 —
Chiou et chat........... 2 a 15 —
Alcooles. — Voy. Teinlures.
Aldehyde.
Aneslhesique dungereux ä employer; trichlore, il devient le chloral (Y. ce mot).
Aloes.
Mat. Miio. — C'est le sue epaissi, amer, h. odeur balsamique, provenantdes feuilles charnues des aloes, plantes de la famille des Liliacees. Les Anglais prefe-rent Valoes des Barbades, dont l'action est plus regu­liere; Valoes mccotrin est plus drastique, et Valoes du Cap plus diurelique.
II se presente d'ordinaire en masses d'un brim foncö, ä cassure brillante, la lumiere transparait sur les bords. 11 est compos6 d'a/ome, aux crislaux inco-lores, solubles dans I'eau bouillante, peu dans I'eau froide et dans l'alcool, et d'aloetine, modification amorphe de Taloine.
Pals. — Malheiireusement ce precieux purgatif est souvent falsific, ou bien il est de qualite Interieure.
Effets tuer. — 11 d6barrasse l'intestin dans les cas d'obstruclion. Comme il agit sur le systeme sanguin de la veine porte, il sera un bon derivatif dans les inflammations des organes splanchniques.
Localement, il est cicatrisant ettoniliant.
M. Kaufmann en a fait un aphrodisiaque utile aux femelies oublieuses du male, parce qu'il produit l'hypöremie des organes genitaux.
A petites doses, ilagit a I'interieur comme aperitif et stomachique a la facon des amers; on dit amer comme chicotin. A doses plus fortes, il purge lente-ment, mais sürement.
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ALOES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;67
Gontre-ind. — II est conti'e-indiqiie dans la mela-nose hemorroidaire du cheval, et chez les beles affec-tees d'enterite.
Mode d'emploi. — Tres employ^ en art veterinaire, sous forme de teinture et sous forme de bols. La tein-lure d'aloes est classique.
En le melangeant au jalap, au calomel et autres purgatifs, on evitera la diurese. Pour eviter les nau-sees, le lenesme, on utilisera le gingembre, les aro-matiques, la belladone. L'aclion purgative, apres I'in-gestion des bols, seproduit sur le cheval au bout de 16 a 22 heures. Si I'elfet ne se produit pas, au lieu d'un deuxieme bol, il faut donner un peu de calomel et des lavements. Lorsque Ton craindra la superpur-gation et ses consequences (enterite et fourbure), il faudra eviter les boissons froides, tenir le cheval chau-dement, lepromoncrunpeu, et ne paste faire travaillcr.
La teinture se fait en dissolvant :
Aloes..................................... 1
Alcool a GOraquo;............................... 8
Quant aux breuvages, aux bols et aux elecluaires, il en existe une grande variete : mais il laut preferer la forme liquide pour les ruminants, la forme solide pour les autres animaux.
Voici les formules les plus usitees :
Breuvage purgatif onlinairc.
Aloes des Uarbacles........... SOgrammes.
Eau ordinaire................ 1000 —
Miel ou melasse.............. IvO —
Faites dissoudre en delayant I'aloes dans I'eau tiede, ajoutez le miel ou la melasse; a jeun, le matin, en une seule fois pour le cheval.
Breuvage purgatif pour la vache.
Aloes du Cap
aa SOgrammes.
Feuilles de seue............. lt;
Eau........................ 1000 —
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68nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ALUM.
Adminislrez quotidiennement jusqu'a purgation, dans les paralysies consecutives a la parturition. J'ai souvent donne, dans ce cas, 200 a 230 grammes de teinture d'aloes dans un demi-litre de vin.
Electuaire purgatif (Trasbol).
Aloes succotriu............ 15 a 30 grammes.
Savon vert................ \
Jlelasse................... f ää Q- S.
Poadro de reglisse........ '
On incorpore i'aloes dans le savon jusqu'ä consis-lance voulue; on roule dans une pate faile avec la poudre et lamölasse.
Bol purgatif ou aloetique.
Aloes........................ 2-rgt; grammes.
Coloquinte pulverisee.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 —
Savon noir................... Q- S.
Lavement aloetique.
Sei marin..................... 200 grammes.
Eau......................... 1000 -
Aloes finement pulverise...... 20 —
Dqses. — Voici, d'apres M. Kaufmann, les doses toniques et les doses purgatives de I'aloes :
Doses toniques.
Chcval................ 4 a 8 grammes.
Boeuf................. 6 iinbsp; nbsp; 12 —
I'orc, moutou......... 0,50 a 2
Chien................. 0,05a 0,30 —
Doses 'purgatives.
Grands ruminants.....nbsp; nbsp; 100 anbsp; 200 grammes.
Solipedes..............nbsp; nbsp; nbsp; 60 anbsp; nbsp; 90nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Petits ruminants.......nbsp; nbsp; nbsp; 15 anbsp; nbsp; 00nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Pore..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 8 anbsp; nbsp; 10nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Chien.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 raquo;#9632;nbsp; nbsp; nbsp; 8nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Chat..........:.......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50:1nbsp; nbsp; nbsp;2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Alun.
Mat. med. — Sulfate d'alumine et de potasse, sous
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ALUN.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 69
deux etats: le cristallise et le calcinö; dans le premier, il est en octaedres volumineux, transparents, ino-dores, de saveur styptique, pen solubles dans I'eau froide, tres solubles dans I'eau chaude. Tres chaufie, il perd son eau et prend sa seconde forme d'alun calcine.
Effets puts. — C'est un astringent trfes usite; il coagule I'albumine, tarit les secretions, absorbe I'eau des tissus et par consequent est antiputride; il est plus actif quand il est calcinö; introduit dans les bourgeons des plaies, il les escharifle et les ronge. Orflla pretend que, mis sous la peau, il determine la mortification complete des tissus qu'il touche.
Effets ther. —#9632; A I'exterieur, il sera efficace dans les fistules, dans* les catarrhes des muqueuses, dans les hypersecretions de toute nature; chez les rumi­nants, il conviendra dans les renversemenls, dans les metrites, injection ä2ou 3 grammes pour lOOgrammes.
L'alun est tres utile, dit M. Vignardou, pour tarir les anciens flux des cavites nasales, arr6ter la secre­tion des eaux aux jambes ; il est efficace dans les diar-rhees rebelles et dans le pissement du sang. Associe au vinaigre et au miel, il combattra, au debut, les an-gines dn pore.
Meme on ferades collyres legers contre la conjonc-tivite.
Mode d'emploi. — Comme il pröeipite Talbumine, on I'emploie a. la confection de bandages contentifs pour fractures ou luxations. G'est le melange Delorme, utile h connaltre; il est compose de :
Blancs d'eeufs hattus............ u0 G
Aluu calcine.................... 32 grammes.
En trempant les plumasseaux et les bandes de toile danscette preparation, on obtientun pansement solide que j'ai souvent employe avec succes, dans les entorses du boulet.
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•70nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;AMANDES AMERES.
Ce qui est mieux encore, c'est de faire bouillir un litre d'alcool faible avec 300 grammes d'alun cris-tallisö, jusqu'ä ce que le melange ressemble ä un epais sirop. Si on y trempe les etoupes et qu'on recouvre le tout avec des bandes impr6gnees de r6sine et de poix noire chaudes, on aura un appareilpour fractures tres recommandable (Lafontaine).
Voici quelques formuies :
Petit lau ahme contre la dysenterie du hmuf.
Alun......................... 13 grammes.
Lait.......................... 2000 —
faire bouillir et passer. Deux doses peuvent (Hre don-nees par jour.
CoUyre styptique et anodin (Bouley).
Alun.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 grammes.
Laudanum................. l.rgt;a 20gouUes.
Eau ordinaire.............. 1001) grammes.
ä employer, apres qu'on aura enuclee les concretions librino-calcaires de la conjonctive, et modifiö la sur­face restante au moyen du nitrate d'argent.
Charge astringente rexolutive.
Blaues d'tDufs................. Nquot; (!.
Alun pulverise................. (iO grammes.
AIcool.........................nbsp; nbsp; nbsp; 90 —
Miel ou melasse...............nbsp; nbsp; 2 40 —
On m61e par le battage les trois premieres subs­tances, et on les incorpore pen a pen dans la qua-trieme.
Amandas ameres.
Mat. Mi'iD.— Contiennent deramyi/f/a/me (glycoside azote) qui se decompose, quand on les broie, en acide cyanhydrique et en glycose, sous l'induence de l'e-mulsine. Gelte 6mulsine se trouve naturellement dans
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AMIDON OU FECULE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;71
les amandes, et seit de ferment. Les semences d'un grand nombre d'Amygdalees et de Pomacees sont sujettes, dans les mömes conditions, ä produire les m6mes reactions chimico-organiques.
Effets tiiek. —#9632; Utiles contra la toux.
Mode d'emploi. — Peuvent s'employer, pour les chiens, sous forme d'ömulsion, d'eau distillee ou de sirop.
Doses. — 100 grammes de celte preparation con-liennent im demi-centigramme d'acide cyanhydrique : 10 ä 20 gr. par jour, en trois fois.
Amanita muse aria.
Mat. Mfin. —Champignon, qui contient un alcaloide, la muscarine.
Effets tüer. — Ses proprietes ressemblent h. celles de Veserine (Voy. ce mot).
Mode d'emploi. — On pourrait I'essayer en injection dans les coliques du cheval..
Doses. — Memes doses que I'eserine.
Ambre gris, Ambra jaune.
Mat. med. — L'ambre gris est une matiere concrete, cireuse, odorante, qu'on regarde comme une excre­tion morbide du cachalot; il est trouve llottant sur les mers du Japon.
L'ambre jaune, qui est d'origine vegetale, donne ä la distillation une huile et de l'acide succinique.
Effets tüer. — Pourrait rendre les memes services que le muse, surtout quand 11 est jaune (succin).
On ne I'a jamais employe en veterinaire; d'ailleurs il est presque inusite chez I'homme.
Amidon ou Fecule.
Mat. med. — Quand cette substance est retiree des parties souterraines de certaines plantes, les globules allonges qui la constituent, et qui sont visiblcs au mi­croscope, prennent avec I'eau chauffee un volume vingt fois plus considerable, ct ils forment Vempois. Elle a une reaction bleue avec l'iode, et se change en
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ANEM0N1NE.
dextrine sous l'influence de rebullilion, de la diastase, de l'orge ou des acides dilues.
Effets THiiK. —Gommeramidonest tresavided'eau, il est employe sur les plaies pour les secher; de plus, il leur seit de croüte protectrice tout en adoucissant les douleurs dontelles sont le siege, mais il n'est pas aseptique. II a son utilite dans les örythemes, dans les brülures, dans les erysipeles. Gomme il faitpartie de nombreux aliments, il sera ordonne comme nourriture dans les affections du tube digestif. II est efficace, en lavement, dans ladiarrhee.
Doses. — Ad libitum.
Ammoniaque. — Voy. Acetate d'ammoniaque et Al-cali volalil.
Amygdaline.
Mat. MiiD. — Substance azotee, rangee parmi lesgly-cosides, qui se rencontre dans I'amande de presque tous les fruits ä noyaux. (Voy. Amandes ameres.)
Amylene.
Liquide d'odeur desagr6able qui produit une anes-thösie rapide, mais fugace; est plus dangereux et moins lidele que le chloroforme; non employe chez les animaux.
Anemone pulsatile.
Mat. med. — Plante de la famille des Renonculacöes.
Effets tuer.— Localement, eile a une action v6si-cante. A I'etat sec, eile est anticatarrhale, eile parait avoir une action specifique sur les douleurs des tes-ticules et des ovaires, serait a essayer centre les chaleurs anormales des femelies domestiques.
Effets tox. — A I'etat frais, poison irritant.
Mode d'emploi, doses. — Alcoolature de racine, 2 ä 4 grammes par jour en boisson. — Alcoolature de feuilles, dose double.
Anemonine.
Mat. med. — Alcaloide de l'anemone, pen soluble dans I'eau, mais soluble dans l'alcoöl etle chloroforme.
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ANTIFEBRINE OU ACETANILIDE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;73
Mode d'emploi. — En bols ou en injections sous-cutanees. • Dose. — 10 centigrammes.
Aneth.
Mat. med. — Plante aromatique, de la famille des Ombelliferes.
Effets tder. — Ses semences, en infusion ou en de­coction, peuvent servirde diuretique.
Angelique.
Mat. med. — Plante de la famille des Ombelliferes, dont on emploie la racine.
Effets tukr. — Stimulant du tube digestif.
Mode d'emploi. — En infusion chaude.
Anis etoile ou Badiane.
Effets phys. —Excitant aromatique, dont leseffets se rapprochent de ceux des semences chaudes.
Effets teer. — G'est un carminatif puissant, dont I'infusion aqueuse ou vineuse, unie a l'action de l'am-moniaque, est excellente contre les met^orismes et las indigestions.
Anis vert.
Mat. med. — Son fruit est circulaire, a 6 ou 8 rayons en etoile.
Effets tuer. — Stimulant du tube digestif.
Antifebrine ou Acetanilide.
Mat. med. — Substance deriWie de l'aniline, en pou-dre blancbe, inodore, peu soluble dans I'eau froide, plus soluble dans I'eau chaude, tres soluble dans I'alcool.
Effets puys. — A le pouvoir de faire baisser la temperature dans les fifevres intenses, pneumonic, fievretyphoide, etc.
Effets tox. — N'est pas toxique, möme ä doses elevees. Cependant son abus, d'apres M. Lepine, produirait une action destructive sur les globules rouges.
Effets ther. — A ete employee avec succes par Le Berre pour continuer faction de l'antipyrine. Cagmv. — Ther. Vet. ,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3
i
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74
ANTIMONIAUX.
li
Doses. — 1 gramme k lsr,30 toutes les deux heures chez le cheval; chez le chien, 20 a 30 centigrammes dans 90 grammes d'eau aiguisee de 10 grammes d'al-cool.
Antimoine diaphoretique ou Oxyde blanc d'an-timoine. — Voy. Antimoniaux.
Antimoniaux.
Mat. med. — Medicaments ayant pour base I'anti-inoine; les principaux sont le protosulfure (Tanti-moine ou antimoine cru, le kernaes mineral, le soufre dove d'antimoine, et l'antimoine diaphoretique, ce der­nier inusit6.
Le soufre dore d'antimoine doit avoir nos prefe­rences, parce qu'il est plus fixe que les autres, plus soufre, moins eher et moins sophistique.
Effets phys. — Nous donnerons, d'apres M. Kauf­mann (d), l'explication et ledeveloppement de leurs ef-fets. laquo;Ingeres a faible dose, les antimoniaux sont assez facilement supporles par l'estomac; ä dose forte, ils provoquent souvent des vomissements chez les carni­vores et chez le pore, et de la purgation chez les her­bivores. En presence du sue gastrique acide et des sues intestinaux alcalins, les sulfures d'antimoine sont decomposes et rendus en parties solubles et absor-bables. Sous l'influence de l'acide chlorhydrique du sue gastrique, il se forme des chlorures doubles de potas­sium et d'antimoine solubles, et il y a degagement d'une certaine quantite d'acide sulfhydrique. Ces pro-duits, apres leur absorption et leur melange avec le sang, font paraltre les effets combines du soufre et de l'antimoine. Sous leur influence, la peau s'6chaiiffe, se congeslionne, s6crete en plus grande quantite et ölimine en grande partie l'acide sulfhydrique forme; les secretions du poumon, des bronches et des parties superieures des voies respiratoires deviennent plus
(I) Kauffmau, p. 601.
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ANTIPYEUNE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 7S
fluides, plus abondantes; il y a expectoration plus faible, la toux est plus grasse, moins douloureuse. Generalement aussi, il se produit un ralentissemenl du pouls et de la respiration ainsi qu'un abaisement leger de la temperature rectale. raquo;
II parait qu'on fait entrer les antimoniaux dans Tali-mentation des oies a l'engraissement (foies gras).
Effets thkr. — A cause de leur aclion_sur la peau, ces medicaments seront employes dans les maladies cutanees eruptives.
Mode d'emploi. — Pilules, bols, electuaires.
Doses. — 30 ä 60 gr.
Antipyrine.
Mat. med. — Derivee de la quinoline et chimique-ment appelee : dhnetlnjloxyquinizine, eile est fort ä la mode en medecine humaine, et pourrait le devenir en v6terinaire.
C'est une poudre blanche, inodore, amöre, facile-ment soluble; touchee par le perchlorure de l'er, eile prend une couleur rouge qu'une addition d'acide sul-furique fait disparaitre.
Effets puys. — C'est un medicament nervin qui diminue la disintegration azotöe (Lepine). Sous son action, la temperature est abaissöe et se maintient a son chiffre normal durant quelques heures. Ce phe-nomene s'explique par l'action antiseptique de l'anti-pyrine. L'elimination a lieu par les urines.
Effets THiiR. — II a des proprietes hemostatiques bien Evidentes.
Effets tox. — II est moins toxique que la resorcine et que I'acide phenique, bien que son emploi trop pro-long6 ne soit pas sans danger.
Mode d'emploi. —#9632; Je l'ai employö en boissons et en injections sous-culanees, chez le cheval et le chien. Dans I'eau chaude, la presence de l'antipyrine angmente la solubility du sulfate de quinine et permet d'admiuistrer ce sei en boisson ou en injection.
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76nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; APOMORPHINE.
Doses.—Dans la flevretyphoide du cheval, je l'ai don-nee a la dose de logrammes par jour dansles boissons.
Si Ton fait des injections hypodermiques, on usera de 10 grammes d'eau contre 4 ä 3 grammes d'anti-pyrine, et Ton renouvellera la dose jusqu'ä eilet.
Le Berre I'a employee avec succes en injection sous-culanee contre la fourbure et la congestion renale, a la dose de 30 ä 60 grammes, a renouveler au besoin.
Apiol.
Mat. med. —Liquide extrait des feuilles de persil; il esthnileux, jaunätre, soluble dans I'alcool.
Effets piiys. — II procure une sorte d'ivresse, qu'on a nommee ivresse apiolique.
Effets tuer. — 11 est emmenagogue. Pour cette derniere qualite, ä la dose de 20 a 30 centigrammes, en injections ou en bols, il trouverait son emploi dans la medecine des chiens.
Apomorphine.
Mat. med. — Poudre grisätre, soluble dans Tether, dans I'alcool et qui provient de la morphine chauflee ä 150deg; avec de l'acide chlorhydrique.
Effets puts. — Vomitif, dont I'elimination se fait, ainsi que les physiologistes I'ont prouve, par la mu-queuse gastro-intestinale.
Effets tiier. — On s'en sert le plus souvent pour faire vomir, parce que I'action se produit principale-ment sur le centre vomitif du bulbe rachidien, et non sur I'estomac lui-meme. Pr6cieux medicament, dont la solution, sans perdre de ses qualites, se colore en vert au bout de quelques instants.
Un autre avantage, c'est que I'injection n'est pas douloureuse, ne laisse pas de traces, et que I'effet est rapide, si bien qu'un estomac surcharge se debar-rassera vile de son contenu par effetretlexe, sans avoir ete touch6 par le medicament lui-m6me.
Mode d'emploi. — Surtout sous forme de chlorhy-drale d1 apomorphine. En dilution et en injection.
*
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ARMOISE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;77
Apomorphine ou son sei... 5centigrammes.
Alcool a COraquo;................ 20gouttes.
Eau....................... 10 grammes.
Les solutions seront prepares au moment de Tem-ploi.
Dose. — De 1 ä 3 centigrammes, chezles petits ani-maux.
On pent depasser les doses therapeutiques sans crainte d'aller jusqu'ä l'empoisonnement, car il y a loin de celles-lä ä celui-ci.
Arbousier ou Busserole [Uva wsi).
Mat. med. — L'Arbousier contient des elements astringents et Yarbutine, qui est un glycoside antipu-tride.
Effets ther. — Ses feuilles sont employees comme dinretiques dans les catarrhes vesicaux.
Dose. — De 13 ä 20 grammes par 230 grammes d'eau.
Arguel [Cynanchum arguel).
Mat. med. —Arbrisseau d'Egypte, de la famille des Asclepiadees, ä feuilles epaisses, lanceolees, tomen-teuses, d'odeur nausöeuse et de saveur amere.
Les feuilles servent a falsifier le sene de la palthe. Leurs nervures laterales, en plus des autres carac-teres difl'erentiels, sont moins marquees que dans le sene, dont les nervures sont disposees en barbe de plume.
Effets ther. — Elles sont purgatives aussi, comme le sene, mais d'une facon plus intense.
Armoise (Artemisia vulgaris).
Mat. miod. — Plante de la famille des Gomposöes; eile est assez commune et fournit ä la therapeutique sa racine el ses sommites.
Effets tuer. — La racine etait employee autrefois contre I'epilepsie'; les sommites sont stimulantes, an-tispasmodiques et möme emmenagogues. C'est aussi un anthelminthique. Pour hater la dölivrance, on re-
ocr page 90
78nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ARRETE-BCEUF OU MIGRÄNE.
commande de faire macerer 60 grammes dans un litre de vin blanc. Je n'y ai pas conflance.
Mode d'ejiploi. — Utile en infusion, chez les rumi­nants.
Dose. — 30 ä 60 grammes de poudre par litre d'eau.
Arnica {Arnica monlana).
Mat. med. — Belle plante, qu'on trouve snrtout dans les montagnes des Vosges et dont on emploie plus particulierementles (leurs odoriferantes, radiees, jau-nes, auxquelles succederont des graines noirätres pi-quees d'aigrettes blanches ; les feuilles grandes ä ner-vures fortes, embrassent la tige ä sa partie inferieure; La racine est brunätre, en chapelet.
La plante entiere contient de Yarnicine, du tannin, et une essence speciale.
Effets tuer. — Ses proprietes sont plutöt du do-maine empirique que du domaine scientifique. La celebrite de sa teinture est sans doute trop grande; mais il faut reconnaitre qu'elle modifie heureuse-ment les plaies de mauvaise nature, et que en fric­tions eile aide ä la guerison des engorgements et des ecchymoses. J'ai montre que les frictions faites avec la teinture pure, sur les cbevaux (ins, pouvaient Mre suivies d'une forte fievre et d'augmentation de l'en-gorgementque Ton voulait combattre.
A Vinteriew, c'estun excitant plus ou moins intense, selon la dose, agissant sur le Systeme nerveux, mais capable de le fatiguer jusqu'ä produire ensuite le coma (Hertwig).
Doses. — Voici la dose en infusion :
Grands herbivores.......... 30 a .quot;)0 grammes.
Petits ruminants........... Salü —
Carnivores................. la, 2 —
ä repcter plusieurs fois par jour. Arrete-boeuf ou bugrane {Ononis arvensis).
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ARSENIEUX (A.CIDE).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 79
Mat. med. — Plante de la famille des Papilionacees. #9632; Effets tiier. — Sa racine est employee comme su-doriflque.
Mode d'emploi. —#9632; En tisane, 60 grammes par litre d'eau.
Arseniate de soude, sei d'arsenic, qui fait la base de la liqueur de Pearson; Arsenieux (Acide); Arsenite de potasse, sei d'arsenic, qui fait la base de la liqueur de Foivler.
Ces trois composes arsönicanx ont des proprietes identiques, mais leur aclion est fort variable selon l'intensite des doses et leur solubilite.
D'une faQon generale, I'acide arsenieux sera pris comme type : mais il est bon de rappeler que les sels et les liqueurs ont dix fois plus d'action que lui.
Ce sei dangereux, que des ordonnances recentes exigent mele de kermes rougeätre, afin d'eviter la confusion avec le sei blanc, ou avecla farine, esld'un grand usage en veterinaire.
Effets puys. — L'arsenic est un antiputride, comme le prouvent les pieces anatomiques conservees dans les solutions de ses sels : il arr6te la pullulation des parasites et des germes figures; il diminue I'exhala-tion de I'acide carbonique, etabaisse la temperature; il modere les combustions organiques, ralentit le pouls, tout en accentuant la puissance du coeur.
L'experience de certains peuples a fait passer dans la pratique courante l'usage de l'arsenic. Les paysans du Tyrol lui doivent leur respiration ample et leur resistance aux fatigues de la montagne.
Les animauxysontfortsensibles, lesjeunessurtout, dont Tembonpoint s'exagere aussitot; les marchands ont en lui le secret de faire lleurir leurs chevaux et de les preparer avantageusement a la vente.
L'organisme s'habitue ä ce poison et Unit par en tolerer une dose qui, prise du premier coup, aurait et6 certainement mortelle.
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quot;
I
80nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ARSENIEUX (aCIDE).
II est 61imine par les urines, par la peau (eruptions cutanees), par le lait. On comprend comment la mere aisenicophage medicamente ses petits utile-ment pour leur croissance.
Effets teamp;r. — II est legferement escharotique, sur la peau intacte.
Mais mis en contact avec des plaies ou sous la peau, il y produit de serieux degäts ; il corrode et de-truit les tissus; seulement son absorption est tres redoutable, 4 grammes saupoudrant une plaie re-cente chez le cheval ou le hceul ont suffi pour tuer ces animaux (Hertwig).
Sur les muqueuses enflammees, l'effet serait äpeu pres le m6me.
Effets tox. — C'est un toxique tres puissant dont les effets, pour 6tre lents, n'en sont que plus cer­tains.
S'il y a abus do ce medicament, la paralysie du Systeme moteur et sensitif suivra inevilablement.
Chez les ruminants, I'acide arsönieux en poudre s'accumule dans la pause, dontil pent amener la per­foration.
Ouel sera le contre-poison le plus efficace? On a conseille le lait, l'eau de chaux, les purgatifs et les vomitifs ordinaires, mais le meilleur, c'est le peroxyde defer hydrat6 humide, oule persulfure de ler hydrate humide, telsqu'on les conserve chez les pharmaciens, c'est-a-dire a l'^tat de gelee ; 60 h 100 grammes do ce
K
produit suffiront pour enrayer faction de 30 centi­grammes d'arsenic. D'apres Schrof, l'hydrate de ma-gnesie serait encore preferable.
Doses. — C'est naturellement a doses faibles el fractionnees que ce poison deviendraun medicament Inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;utile.
Les doses toxiques pour le cheval iron* de 13 a 30grammes, ainsi que pourle boeuf. Avec 3 grammes, le mouton est empoisonnö ; le chien, avec 0?r,10.
I
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ARSENIEUX (ACIDE).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;81
. Quant aux doses Iherapeutiques, elles ne devront pas d6passer o grammes pour les grands animaux et 08r,05 a 0sr,06 pour les petits. Mode d'emploi.
Poudre pour le bain contre la yak du mouton (Tessier).
Acide arsenieux............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2kilogrammes.
Proto-sulfate de I'er........nbsp; nbsp; nbsp; 20 —
Protoxyde defer anhydre..nbsp; nbsp; 800grammes.
Poudre do gentiane........nbsp; nbsp; 400 —
Triturez separement dans un mortier I'acide ars6-nieuxet le protosnlfate defer; remuez ensuile ces deux substances ct faites un melange intime ; ajoutez I'oxyde de fer et la poudre de gentiane. Hemelangez le tout. Conservez cette poudre dans des vases bien bouchös. II y en aura lä pour 200 litres d'eau et pour 130 a 200 moutons, prealablement tondus, laves au savon vert, puis bien sechös.
Bain arsenical (Trasbol).
Acide arseuioux...............nbsp; nbsp; 1000 grammes.
Sulfate dc zinc du commerce..nbsp; nbsp; nbsp; .r)00 —
Aloes.........................nbsp; nbsp; nbsp; 500 —
Eau..........................nbsp; nbsp; nbsp; 100 litres.
Dissolvez lacido arsenieux dans 20 litres d'eau ; dissolvez I'aloes el le sulfale de zinc dans 10 litres d'eau, mölangezet ajoutez le reste de liquide; comme le bain Tessier tache la laine, il faut preferer ce der­nier, qui est une modilication de la formule donnee par Clement. II ne faudra pas substituer au sulfate de zinc le sulfate de soude, qui a caus6 par erreur un em-poisonnement, car il n'a pas I'astringence necessaire pour empecher l'arsenic de passer dans I'organisme.
La liqueur de Foivler est composee de :
Acide arsenieux............... 5 grammes.
Carbonate de potasse.......... 5 —
Eau........................... 500 —
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ASPIDOSPERMA QUEBRACHO.
il
Faire bouillir dans un vase en verre, jusqu'ä la dis­solution complete de l'acide arsenieux. C'est un arse-nile de potasse. II contient 1 milligramme d'arsenic par2gouUes.
La liqueur de Fowler s'em ploie ainsi: 10 ä 40 grammes pour les forts animaux, 0Br,10 ä 0sr,60 pour lespetits.Les chiens et chats n'en supporteront que 0BC,03 a 0sr,10.
La liqueur de Pearson est cinq fois moins puissante.
Artichaut.
Mat. MiiD. — Familie des Synantherees.
Effets tueh. #9632;— Ainere, tonique, antirhumatismale et diuretique.
Les feuilles et tiges melangees aux aliments des vaches laitieres communiquent au lait une amertume marquee et lui donnent des proprictes purgatives ties marquees qui peuvent ctredangereuses pour les jeunes animaux (chiens et chats) et aussi les jeunes enfants.
Mode d'emploi. —#9632; Tiges et feuilles en decoction.
On emploie aussi la teinture de feuilles. La decoc­tion des racines est 6galement tonique. J'ai employe la decoction de feuilles dans la jaunisse du chien.
Asperge.
Mat. Med. —Plante de la famille des Asparaginees, qui contient un alcaloide, Vasparayine, dans ses jeunes pousses on turions.
Effets tiieu. — Diuretique.
Asperule odorante.
Plante indigene, de la famille des Legumineuses, qui contient de la coumarine (voy. ce mot).
Aspidosperma quebracho.
Mat. med. — Arbre de la famille des Apocynacees, qui croit dans la llepublique Argentine ; I'ecorce ren-ferme l'as/ndosjoemwe,alcaloide cristallisable, soluble surtout dans l'alcool et Tether.
Effets tiier. — Ce medicament, qui reussit ä sou-lager l'asthme et l'emphyseme chez rhomme,pourrait etre essaye chez les chevaux poussifs.
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ATROPINE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 83
Mode d'emploi. — En teintnre, o ä 10 grammes par jour, ou en injection de l'alcaloide, 0i5r,o0 ä 1 gramme.
Assa foetida.
Mat. med. —Sorte de resine, de saveur amere, pro-venant de la racine pivotante et charnue du Ferula assa foetida, Ombellifere des montagnes de la Perse.
Elle se dissout incompletement dans l'eau, laisse k l'alcool sa rdsine et son essence, mais se dissout bien dans le petit-lait et l'acide acetique.
Effets phys. — Elle excite les fonctions digestives, releve l'appetit. Elle se repand rapidement par loute l'economie, puisqu'elle se decele ä son odeur dans toutes les secretions, surtout la secretion urinaire.
Effets tuer. — Elle arrete les flatuosit^s de l'intes-tin,ce qui ne I'empochepasd'ölre un antispasmodique.
Doses. — Lechevalpeuten supporterde20a40gram­mes, le boeuf de 30 ä 60 grammes, le mouton et le pore de 3 ä G grammes, le chien 1 gramme a 1 gr. 50. La teinture s'emploie anx mfimes doses que la poudre.
Atropine.
Mat. med. —Alcaloi'de de laBelladone,contenu sur­tout dans les fruits, qui sont douceätres et pareils ä des cerises noires; car le reste de la plante est loin d'en fournir des proportions egales. C'est Brandes qui a decouvert Fatropine, tres precieuse pour la thera-peutique oculaire.
Effets piivs. — Elle dilate la pupille; apramp;s vingt ou vingt-cinq minutes, chez les petits animaux; apres quarante minutes, chez les gros; cette mydriase dure six a huit heures; le sulfate d'eserine, antagonisle qui produit le resserrement de la pupille, la lerait cesser.
Quand I'atropine a ete prise ä l'interieur, eile pro-voque la mydriase sur les deux yeux; autrement eile n'agit pas sur I'oeil louche par sa solution. En para-lysant les nerfs secreteurs desglandes, eile en taritles sdcrdtions.
Un autre effet de I'atropine est d'abord un ralentis-
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84
ATROPINE.
sementde la circulation, puis une acceleration.laquo; L'ac-celeration considerable du pouls sous rinfluence de l'atropine, dit M. Kaufmann (1), doit etre attribuee äla paralysie intracardiaquo des fibres moderatrices du pneumogastrique. En effet, Texcitation du bout peri-pherique du pneumogastrique produit le ralentisse-ment ou l'arrötdes battements du cceur dans les con­ditions pbysiologiques, tandisqu'aprösl'atropinisation, la m6me excitation n'influence plus le coeur, celui-ci continue ä battre avec la meme precipitation. raquo;
D'apres des experiences faites a Lyon par le profes-seurMorat, l'atropine arrete les mouvemonts peristal-tiques de l'intestin et de l'estomac, tandis que la pilocarpine les accroit.
En paralysant les fibres des sphincters, eile aide aux dilatations uliles de la Chirurgie.
Elle est eliminee par les reins, si bien que I'urine d'animaux morts par ce poison a pu produire la my-driase, instill6e dans l'oeil des autres animaux.
Doses. — Les doses seront de 20 ä 30 grammes (poudre de feuilles) pour les bosufs et chevaux, de 10 ;i 12 pour le mouton, de 4 a 8 pour le pore, de 0Br,o0 ;i 1 gramme pour le chien. — L'extrait se donneradans la proportion de 2 ä 4 grammes, et pour les petits animaux de 13 a 40 centigrammes.
Mais ces preparations sonl forcement infideles et le pralicien agit en aveugle; le v6terinaire, dans la crainte d'agir trop, n'agit pas assez. Teile dose n'est pasriche en atropine; teile aulre,pareilleenpoids, sera riebe du double et pourra devenir dangereuse : il faut done employer le sulfate d'atropine seul. 11 ne faudra jamais depasser 1 gramme a lBr,50 pour les gros ani­maux, 2 milligrammes a 13 centigrammes pour les petits. D'apres Hertwig, la poudre est 80 fois moins active que le sulfate.
(1) Kaufmaun, p. .r)75.
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AZOTATE DE POTASSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;85
Aunee [Inula hclenium).
Mat. med. — Plante aromatique de la famille des Composees, tribu des Asteroidees. Elle est commune en France. Dans sa racine grosse, noirälre au dehors, blanche en dedans, on trouve une essence, del'inu-line, de la gomme, de la resine.
Effets phys. — Elle est tonique, expect orante, diu-r6tique.
Effets tuer. — Elle combat les atonies de toutes sortes, chez les animaux.
La poudre melee aux aliments, dans les annees hu­mides, 6viterait les cachexies et les an^mies mena-cantes. C'est un medicament bon marchö et ä recom-mander.
Doses. — 50 hiOO grammes chez les boeufs et che-vaux, 8 ä 16 grammes chez le mouton.
Avenine.
Mat. Mßn. — M. Sanson a designe sous ce nom le principe excitant de l'extrait alcoolique de l'avoine. Depuis, le sulfate d'avenine a et6 pr6par6.
Effets tuer. — S'il etait possible de se le procurer, ce sulfate serait a utiliser, comme excitant, en injec­tions cutanees, dans les affections typhoides du che-val, et dans tons les etats adj'namiques.
Azotate d'argent. — Voy. Nitrate d'argent.
Azotate de potasse ou Sei de nitre.
Mat. med. — Sei en prismes incolores.
Effets phys. —Diuretique et contro-stimulant ä la fois, d'une saveur fraiche, non suivie d'amertume. II est rapidement 61iinine par I'urine.
Effets ther. — A petiles doses, il modere la cir­culation et fait baisser la chaleur.
Contre-ind. — II sera contre-indique dans les phleg-masies du tube digestif et des organes genito-uri-naires.
Effets tox. — A dose elevee, il determine une superpurgation, une inflammation des organes diges-
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mt^mß
i
80
BAUME 0P0DELD0CI1.
tifs; quand il empoisonne, c'est qivil a fluidiüe le sang et agi d'une facjon speciale sur le coeur par son potassium (Bouchard).
Antidotes. — Les excitants diffusibles et les muci-lagineux.
Doses. — 8 ä lo grammes chez les grandes especes, 2 aGgrammeschez lespetites, 1 gramme chez le chien.
Azotate de soude.
Mat. med. — Sei ä saveur fade, en cristaux transpa-rents; peu employe.
Effets puys. — Mfimesproprietes que le precedent, mais attenuees. D'aprfes Bouchard, il serait preferable de le substituer k l'azotate de potasse, chez les ur6-iniques. Ces deux azotates sönt ranges parmi les azo-tales alcalins.
Azotique (acide). — Voy. Nitnque {acide).
Badiane. —Voy.4ms etoile. Bardane.
Plante de la famille des Gompos6es, dont la racine est diuretique ct diaphoretique.
Baume de Gurjun.
Mat. med. — Substance obtenue par l'incision de plusieurs Dipterocarpees.
Effets puys. — Aromalique, ä la facon des resines orientales, il pent scrvir de succedan6 au copahu ; il est plus aisement supporle par I'estomac que ce dernier.
Doses. — De 2 a (i grammes, chez les chiens atteints d'urethrite.
Baume Opodeldoch.
Mat. med. — A pour base I'ammoniaque, neutra-liseeparle savon, par I'alcool, par la glycerine, le tout additionne de camphre et d'essence de thym ou de ro-marin.
Mode d'ejiploi. — Sert en friction contre les dou-leurs. On pourrait I'employer chez les petits animaux.
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BENZINE OU BENZOL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 87
Baume du Perou.
Mat. med. — 11 decoule du Myvoxylum peruiferum.
Effets tiier. —#9632; A la propriete, qu'on pourrait utili-ser chez le chien et le chat, de tuer les acares de la gale, tres rapidement et sans irriter la peau;
La pommade äl/o ou ä 1/10 aurait quelque avan-tage dans le prurigo et les eczemas.
Baume de Tolu.
Mat. med. — 11 decoule du Myroxylum toluiferum.
Effets ther. — Mörnes usages qua les precedents.
Belladone. — Voy. Atrophie.
Benjoin.
Mat. med. — Sue du Styrax benjoin.
Effets puys. — Stimulant respiratoire.
Effets tiier. — Pour varierlatherapeutique, ilpeut rendre sei'vice chez les vieux chiens, atteints de catar-rhes chroniques des bronches.
Benzine ou Benzol.
Mat. med. —Produit de distillation des goudrons, liquide ä. odeur forte, cristallisable a 0deg;, bouillant a 80deg;, soluble dans I'alcoolet l'6ther seulement.
Effets piiys. — Rey lui attribue une action favo­rable sur l'assimilation et par consequent sur I'en-graissement.
Elle est diuretique aussi et donne ä l'urine une legere odeur de violette.
Effets tuer. — Elle reussit tres bien dans la gale et les autres maladies parasitaires de la peau.
A ete conseillee a I'interieur, pour combattre la trichinöse chez I'homme; Ton cornprend qu'on ne puisse en faire autant chez le pore.
Pommade ä la benzine.
Benzine....................... 6i grammes.
Axonge....................... 250 —
Comme antiparasitaire a I'interieur, on peut, a la
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BETTERAVE.
dosede 60 a 80 grammes, l'incorporer äl'huile de ricin pour les gros animaux, ä la dose de 6 ä 10 grammes, pour les petits animaux.
Benzoate de soude.
Mat. mkd. — Sei blanc, amorphe, soluble dans I'eau.
Effets phys. — II abaisse la temperature, et produit les mömes ph6nomenes que le salicylate de soude.
Effets tuer. — Diur6tique, parce qu'il passe dans l'urine ä l'etat d'hippurate soluble.
A essayer chez les poulains arthriliques, et dans les engorgements des articulations cons6cutifs aux pneumonies gourmeuses.
Doses. — 8 ä 10 grammes chez les grands animaux, 0Br,o0 a I gramme chez les petits.
Benzoique (acide).
Mat. med. — En cristauxblanc-jaunätres, sentant le benjoin.
Mode d'emploi. — Meme emploi, mais ä doses trois fois moindres, que le benzoate de soude. D'apres Albert Robin, ii serait utile dans la fievre typhoi'de, en accroissant l'elimination des materiaux incom-pletement oxydes.
Benzol. — Voy. Benzine.
Beraudine.
Mat med. — Ouale de tourbe, douce, elastique, trös absorbante, tres occlusive, pen chore.
Mode d'emploi. — M6rite d'etre employee dans tous les pansements antiseptiques.
Betterave.
Mat. med. — Sa racine sucröe, contenant de la cel­lulose et de la pectine, fournit par decoction un li­quide abondant, qui pent servir d'excipient a divers medicaments, dans les cas d'6pizootie.
Effets ther. — C'est un Emollient, recommanda-ble dans les pays oü eile est frequemment cultiv6e.
Les animaux ne seront pas sans aimer cette tisane
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BICARBONATE DE POTASSE, BICARBONATE DE SOUDE. 89
douce et arable au gout. Gelte preparation aura son utilite dans les convalescences.
Beurre.
Mat. med. — Le beurre animal est pr6par6 avec la cr6me du lait de vache.
Effets tuur. — II est un adoucissant et un matu-ratif, a. Text^rieur; mais il'faut le renouveler parce qu'il durcit et acquiert alorsdes proprietes contraires. A l'intörieur, il est purgatif.
Beurre de cacao.
Mat. med. — II est solide, aromatique, ä odeur de chocolat. Pur, il se conserve bien.
Mode d'emploi. — On pent l'employer, ä la place du beurre ordinaire, dans la medecine de luxe des chiens.
Beurre de muscade.
Mat. med. — Vendu en pains jaune pale, h odeur aromatique.
Mode d'emploi. —Memes usagesque les precedents; il etait autrefois tres ä la mode, en hippiatrique, pour faire des frictions rösolulives.
Beurre de palme.
Mat. med. — Vientdu Senegal et du Gabon; odeur d'iris, couleur orangee.
Mode d'emploi. — Excellent excipient des onguents (ins; car il se conserve bien, de plus il n'est pas eher.
Bicarbonate de potasse. Bicarbonate de soude.
Mat. med. — Ges deux sets existent dans la plupart des liquides de l'organisme; le premier est cristallis6 en gros prismes rhomboidaux, s'effleurit a Fair et se dissout a poids egal dans I'eau chaude, moili6 moins dans I'eau froide; le second, en prismes ä quatre pans, ne subit h I'air aucune alteration, Kemmerich a prouve que les sels de potasse sont plus indis­pensables aux tissus organiques que les sels de soude.
Effets pdys. — Le bicarbonate de soude se trans-
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90 BICHLORURE DE MERCURE OU SUBLIME CORROSIF.
forme dans I'estomac en chlorure de sodium; il s'eli-mine surtout par la bile et par les urines; il diminue l'acidite du sucre gastrique, tout en stimulant sa se­cretion ; il rend l'urine neutre. Dans le sang, son effet est d'augmenter l'alcalinite, de diminuer par conse­quent sa congulabilit^, parce quelesmatieres albumi-noidesrcstent dissoutes en presence des alcalins; les combustions organiques sont plus actives; d'oü, plus actif aussi ce besoin de reparation. Pousses trop loin, ces effets-la deviennent döbilitanls; il y a, en un mot, de la cachexie alcaline.
Effets tox. — Le bicarbonate de potasse, d'aprfes des experiences convaincantes, a une action toxique sur les nerfs et les muscles, et tue le coeur par para-lysie.
L'emploi du bicarbonate de soude est preferable.
Doses. — 20 ä -40 grammes pour les ruminants, 8 ä 12 grammes pour les solipedes, 2 a 6 grammes pour les moutons et les pores, 08l',o0 h 2 grammes pour les chiens.
Bichlorure d'ethylene.
Anesthesique plus puissant que le chloroforme, mais fort dangereux, a cause de la depression extreme qu'il produit sur le coeur.
Bichlorure de mercure ou sublime corrosif.
Mat. mkd. — II estcrisiallis6 en prismes trös petits, qui constituent unepoudre blanche, acre et styptique h la langue ; il est soluble pour un tiers dans I'eau chaude ; trös soluble dans lather et l'alcool. Sitöt qu'il touche une matiere prot6ique, il la precipite en se combinant avec eile; ce fait explique les eschares grises, rinflammation considerable, la pyogenöse abondanle dont il est cause.
Effets antis. — G'est le caustique et l'antiseptique le plus puissant qui soit. Son action subtile s'elend jusqu'aux plus minces des micro-organismes. Bou­chard estimo que le bichlorure est 6 fois plus antisep-
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B1CI1L0RURE DE MERCURE OU SUBLIME CORROSIF. 91
tique qne I'acide phenique pour une m6me puissance toxique.
Effets ther. —Dans les fistules profondes, il sera efficace, soil en poudre, soil en trochisques. Je l'em-ploie avec succes, dans les fistules, en solution concen-tree dans Talcool ä9o0. Bouley a vante ses effets dans le javart et dans le clou de rue. Son action surla peau et sur les tumeurs sous-jacentes legitime son emploi dans les suros, les moleltes, les capelets, les kystes, les exostoses de toutes sortes. C'est le topique fondant de Girard ou le topique fondant de Duthreil qui permet-tront d'appliquer le bichlorure sur les parties malades, en les melangeant de terebenlhine de Bordeaux, 38 grammes de cette derniere pour 32 grammes de sei, ou de collodion (100 grammes de ce dernier) pour 16 grammes de sei.
Comme desinfectant, il est recommande par la loi du 21jiiillet 1881, contreles virus de la morveetdu farcin.
Comme irritant et astringent ä la fois, il rendra des services a 5 p. 100, centre les conjonctiviles et centre l'opacitö de la cornee.
.Mode d'emploi. — A I'interieur, on fera usage de la liqueur de Van Swieten, dont voici la formule :
Sublime corrosu............... 1 gramme.
Eau distillee................... 000 —
AIcool rectiflu................. 100 —
Voici une formule pour neutralise!' les sels calcai-res de l'eau :
Sublime.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gramme.
AIcool.........................nbsp; nbsp; 100 —
Acidc salicylique...............nbsp; nbsp; 100 —
Eau...........................nbsp; nbsp; 900
Tres etendu, comme il Test dans cette derniöre li­queur, il peutetre administre a I'interieur sans causer de desordres locaux. II subit dans l'eslomac et dans I'intestin une transformation en chlorure double de
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#9632;
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BICHROMATE DE POTASSE.
sodium et de mercure, et il se combine h I'albumine.
EnAngleterre, 2 ä3 centigrammes, repetes toutesles trois heures, sont employes contra la dysenteric des ruminants.
Le professeur Rutherford emploie 4 ä8 milligram­mes pour exciter la secretion de la bilechezle chien.
Effets tox. — L'infection mercurielle se montre avec la tumefaction consecutive des muqueuses et la salivation eliminatrice.
Antidotes. — Le lait, le blanc d'ceuf, le sulfate de fer hydrate sont les meilleurs contre-poisons; mais ce qui a et6 absorb^ ne sera point contrarie dans ses effets.
Bichlorure de methylene.
Mat. med. — Liquide ä odeur de chloroforme.
Effets ther. — L'aclion est moins prompte que celle du chloroforme, il n'a qu'un avantage sur le chlo­roforme, c'est d'etre suivi de moins de vomissements.
Bichromate de potasse.
Mat. med. — Preparö par la calcination du fer chrome avec un melange de nitrate de potasse, ce sei en gros cristaux montre une belle couleur orange. 11 a une saveur m6tallique; il est peu soluble dans l'eau, et pas du tout dans I'alcool.
Effets phys. — Son action h I'exterieur se rappro-che beaucoup de celle de l'acide chromique.
Effets ther. — On ne I'emploie pas, en vet^ri-naire, a I'interieur, quoiqu'ilait el6 preconise comme vomitif chez I'homme. Mais son action caustique et fondante est fort remarquable ä l'^tat de pommade ou a I'etat de solution.
Je l'ai parfois employe avec succfes sur des suros et des eparvins. Avec lechromate jaune ou neutre, on obtiendra de moindres effets. En tons cas, il faudra flnement pulveriser ce sei et l'incorporer a I'axonge, apres I'avoir arrose d'un peu d'eau.
Ce sei a ete pr6conise pour faire disparaitre les
^m—
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BICHROMATE DE POTASSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;93
diverses tumeurs osseuses du cheval, et les tumeurs molles aussi. L'effet produit debute par un engorge-. ment; puis la peau est durcie, tannee, et les liquides sous-jacents coagules deviennent trös resistants; le tout finit par former une eschare seche, tres longue ä s'61iminer des parlies Vivantes avec lesquelles eile est en contact. La pommade n0 3, ä cause de sa puis-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ,
sance, doit etre maniee tres prudemment; car eile pourrait, chez les chevaux de luxe surlout, determiner des depilations et des chutes de peau fort graves.
Les experiences de Poelen sont conflrmatives de ces divers points.
Pour faire fondre leseponges volumineuses, Ziindel a conseille de passer ä travers la tumeur un s6ton graisse avec de la pommade au bichromate; on renou-vello I'operation.
Dans la hernie des jeunes poulains ou exomphale, une ou deux frictions faites, ä un jour d'intervalle, röussiront ä produire une contention de la peau, süffisante pour reduire peu ä peu la hernie; d'ail-leurs le tissu conjonclif n'etant pas entame, et le travail de cicatrisation etant fort long ä se produire — lo ou 20 jours — on n'aura jamais a craindre d'e-ventration.
Effets tox. — L'absorption interne de ce sei serait peu a redouter surtout chez le cheval; mais Ton sail qua les lapins et les chiens succombent ä son injec­tion, avec 3 centigrammes pour les uns et 50 centi­grammes pour les autres. Pour tuer un cheval, il eu faudrait 30 grammes : dans ces cas d'empoisonne-ment, il y a dyspnee, abaissement de la temperature, convulsion, insensibilite.
.Mode d'emploi. — Voici les formules principales :
Pommade composee (Schmid) :
Bichromate de polasse.......... (i grammes.
lodure de potassium........... 2 —
Pommade mercurielle double... 04 —
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94nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; lillODURE DE MERCURE.
Incorporer les sels prealablement pulverises dans de l'axonge ä (void.
Pommades simples de bichromate de potasse. — On propose trois numeros, salon la force que Ton desire :
Bichromate de potasse___ 4 gr. (i gr. 8 gr.
Axonge.................. 32 gr. 32 gr. 33 gr.
Le Codex donne une formule de solution :
üichromate de potasse............. I partic.
Acide sulfurique.................... 2 —
Eau distillee....................... 2 —
On aura le soin de dissoudre le sei pulverise dans l'eau froide, et d'ajouler ensuitel'acide peuäpeu, et de remuer jusqu'a refroidissement complet.
Biere.
Effets tuer. — Dans les pays oil Ton en use jour-nellement, eile sera un succedane du vin; eile sera utile dans les convalescences, administree avec des rölies de pain; eile soutiendra les forces des vaches qui vfelent.
Bigaradier.
Mat. Miio. — Dans le Midi, cet arbuste donne les oranges ameres.
Effets tuer. — L'ecorce est tonique,'et sert ä faire des teintures, et des vins aromatiques (Voy. 0?-anger).
Biiodure de mercure.
Mat. MßD. — Ce sei rouge vif, insoluble dans l'eau, soluble dans l'eau additionnee d'iodure de potassium et dans l'alcool, s'oblient par l'effetd'une double de­composition de l'iodure de potassium avec le bichlorure.
Effets antis. — Ce corps en solution dans l'eau est un antiseptique puissant.
Effets tuer. — Tres utile en vetörinaire comme alterant et fondant; son action reussit lä oü les caustiques at le feu auront echoue.
Mode d'emploi. — Voici les formules les plus usilees :
I
tmi
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BIIODURE DE MERCURE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;
Pommadc rouge de l'Ecole d'Alfort :
Vaseline...................... 100 grammes.
Biiodure de mercurc.......... 8 —
Delayez le sei dans un peu d'huile avant d'incor-porer.
Contre les tumeurs osseuses et les engorgements de toute nature.
Pommade au biiodure de mercure :
Biiodure de mercure........... 10 grammes.
Axonge ou vaseline............ 200 —
Contre les dartres rebelles et les tumeurs.
Si Ton veut r6duire des engorgements chroniques, destumefactions des ganglions lymphatiques,des tes-ticules ou des mamelles, on fera des frictions pene-trantesde/tgrammesdecesel,avec32 de vaseline;mais par prudence, ilfaudra suspendre I'application durant quelquesjours, et la reprendre ensuite.
Gomme antipsorique, chez le chienatteint d'herpes a la face, on abaissera la dose, afln de composer la pommade antipsorique du professeur Rey :
Biiodure de mercure............ 1 gramme.
Vaseline........................ 32 —
Les veterinaires anglais ont toujours pr6conis6 ces pr6parations contre le nerf-ferrure et contre toutes les exosloses (formes, suros) qui peuvent tarer les jeunes chevaux; mais il faudray mettre de la patience. Bien inaniees, elles sont supörieures aux feux liquides que Ton a tant prönes, et qui laissent parfois, apres eux, des traces indelebiles.
Ce sei paralt etre le principe actif de Vonguent de 5lt;eyeHS en Angleterre, et de l'ow^wen^Vere enPrance; mon pere et moi l'employons tres fr6quemment et toujours avec succes, non seulement contre les lesions tendineuses et articulaires, contre les exos-toses, mais aussi dans les angines, et sur les ganglions.
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96 BIOXYDE DE MERCURE OU OXYDE DE MERCURE.
apres les abces de la gourme. La pommade delayee dans l'huile m'a donne parfols de bons resultats en frictions sur les plaies d'6te. Les frictions de pom­made debiiodure sont peu douloureuses, le cheval ne cherche pas ä se mordre, il peut 6tre utilis6 au pas au bout de quatre ä cinq jours; et si Ton attend encore trois semaines pour renonveler la friction, on peut ainsi avec le temps obtenir, sans tares, une guerison des diverses lesions.
Cette pommade a ete aussi employee sur le bueuf.
Yoici une tres bonne formule qui mquot;a et6 indiquee par Lydtin :
Vaseline.......................nbsp; nbsp; 100 grammes.
Biioiiure de meroure...........nbsp; nbsp; nbsp; 10 —
Terebenthine fluidc............nbsp; nbsp; nbsp; 10 —
Huilc de croton tiglion, suivant
I'dpaisseur de la peau.......nbsp; nbsp; 2 a G gouttes.
Biologiques {Moyens curatifs).
Gelte expression, empruntee au Dr Berlioz, peut passer dans notre medecine, puisque nous aussi, nous employons la saignee, plus souvent que cbez l'homme, et que la chakur, le froid, Yeleclricile (voy. ces mots), jouent un röle serieux dans le traitement de beaucoup de maladies.
Bioxyde de meroure ou Oxyde de mercure, encore appelö precipile rouge perse.
Mat. MiiD. — II est rouge, quand on le prepare par voie secbe; il est jaune, quand on l'obtient par voie humide.
Mode d'emploi. — Ge sei est la base d'une pommade ä 1 p. 100, utile dans les blepharo-conjonclivites, et les formulaires qui ont trait aux maladies chroniques des yeux le citent tres fWiquemment.
Lafameuse pommade de Lyon, destinee a combattre Finllammation rebelle des paupieres, est ainsi com-posee :
Precipite rouge................... I partie.
OnguoDt rosal.................... 16 —
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BISMUTH.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;97
Lapommade du Regent, dont on doit introduire dans I'oeil k peine la grosseur d'une t6te d'epingle ä la fois, a la formule suivante :
Beurre lave a l'eau de rose.nbsp; nbsp; 18 grammes.
Camphre..................nbsp; nbsp; nbsp;10 centigrammes.
Oxyde de mercure rouge..nbsp; nbsp; nbsp; 1 gramme.
Acetate de plomb......... 1 —
On pent supprimer ce dernier sei. La pommade ophlhalmique d1 Urbain Leblanc consti-tue une bonne maniere de se servir de ce sei.
Oxyde rouge de mercure.. 1 gramme. Sulfure rouge de mercure.. 50 centigrammes. Gerat..................... 30 grammes.
On porphyrisera longuemcnt. Urbain Leblanc con-seille, aprfes avoir entr'ouvert les paupieres, d'oindre les surfaces malades avec le doigt, au bout duquel on liendra de cette pommade, gros comme un grain de bl6; puis on rapprochera les paupieres, que Ton frot-tera Tune contre I'autre, afin que le medicament s'y repartisse egalement.
Eckel pr6conise une autre pommade ophthalmique, dans laquelle il ajoute de la poudre d'opium :
Beurre recent non sale.........nbsp; nbsp; 50 grammes.
Cire blanche...................nbsp; nbsp; nbsp;10 —
Oxyde de mercure rouge.......nbsp; nbsp; nbsp; 2 —
Camphre....................... 2 —
Poudre d'opium................ 1 —
Ces diverses pommades peuvent s'appliquer sur les eaux aux jambes du cheval et sur les differents her­pes, surtout I'herpes lichenoide.
Bioxyde d'oxygene. — Voy. Eau oxygenee.
Bismuth. —Employe surtout sous forme de sous-ni-t7,ate,ils'ap])eUeencoTemagiste}-de bis7nutk,l)lancde fard.
Mat. med. — Insoluble, incolore, insipide et sans odeur, il constitue une poudre blanche que les ema­nations de sels de soufre font noircir.
Effets tuer. — Ce sei est precieux dans les mala-Cagny. — Ther. Vet.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6
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1
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98nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; BLE (FAR1NE DE).
dies du tube digestif; c'est un antiacide et un anti-calarrheux de l'intestin; 11 y absorbe les liquides d'hypersöcretion; 11 est utlle aprfes les indigestions et les vomissements; il arrete les superpurgations.
A I'exterieur, le sous-nitrate de bismuth sechera les plaies pen graves; insuffle, 11 aidera ä la guerison des keratites et des conjonctivites simples.
Mode d'emploi. — On I'administre en suspension dans I'eau, 1 a 3 grammes pour les chiens et 2 ä 6 gram­mes pour les veaux; on pout Tassocier aux opiaces et a la magnesie, qui completent son action. M. Trasbot l'emploie avec succös dans les troubles gastro-intesti-naux qui aggravent la maladie des jeunes chiens ; 11 y ajoute deux fois son poids de magnesie calcinee.
Le salkylate et le valerianate de bismuth out les memes propriel6s; mais le premier est un leger anti-seplique el le second est un calmant; its pourraient rendre service dans les ententes de mauvaise nature, typhoidiques ou autres.
Bituminate d'iodoforme.
Pkep. — Melanger lOi^O grammes d'iodoforme avec 100 grammes de goudron.
Effets antis. — Ce produit a loutes les propriet6s antiseptiques de riodolorme, sauf la mauvaise odeur.
Mode d'emploi. — A employer dans les pansements.
Blanc de baleine.
Mat. med. — Corps gras, non saponiüable, ä odeur de poisson, qui se trouve dans les sinus de la tete Enorme des cachalots; on le recueille en masses feuille-tees et transparentes; il est fusible a 45deg;.
Effets ther. — 11 est adoucissanl et bechique; mais comme il est eher et que d'autres produits le valent, nous en conseillons pen I'emploi en vtüterinaire.
Ble (farine de).
Mode d'emploi. — Tabourin a conseille la farine do bl6 ä d6faut d'autre substance sous la main, pour faire un bandage contentif. Delayee avec du blanc d'oeufs
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BOLS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 09
et im peu de vinaigre, eile constituerait un bandage assez solide encore, etsedurcissant trös bien. En Afri-que les Arabes l'emploient ainsi. (Note de M. Vallon.)
Bois de Ga'iac.
Pkop. tuer. — Bois done de vertus sudorifiques. Au-trefois employe par les hippiatres; le sureau, la bourrache, la camomille valent mieux et sont plus ä la portee des praliciens.
Boissons.
11 en est de beaucoup de sortes; mais silöt que l'animal boit de force autre chose que de l'eau pure, 11 semble que sa boisson devient un breuvage: le vin, la biöre, le cidre entrent pour lui dans la categorie des breuvages (voy. liiere, Cidre, Vin), puisque ces liquides ne lui sont pas d'un usage quotidien.
Bois.
Electuaires de petites dimensions, tres employes dans la therapeutique anglaise.
Bol antifebrile (Cagny) :
Sulfate de quinine............... 4 grammes.
Poudre de guimauve............ Q. S.
Centre les affections typhoides du cheval, 3 bois en 24 heures au debut.
Bol purgatif (Cagny) :
Sulfate d'eserinc.............. 20 centigramme?.
Ghlorhydrate de pilocarpiue... 20nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —
Yeratrine..................... 10nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —
Terebenthine de Veuise....... 10 grammes.
Poudre de guimauve.......... Q. S.
En augmentant un peu les quantites, il peut rem-placer les bois purgatifs ä l'aloes, au debut des ma­ladies infectieuses.
Bois antiseptiques inleslinaux : Creoline....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 12 grammes.
Alcool...................... 1
Poudre de gonime.......... j
Jus de reglisse.............. I
Poudre de reglisse.......... i
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100
BORATES D'ALCALOIDES.
pour le cheval 3 bols (affections lyphoides); pour le chien 100 pilules (maladie du jeune äge); pour lesvo-lailles, furets, etc., 200 pilules (maladies infectieuses).
On trouvera d'autres formules de bols ä l'article Pilules.
Borates d'alcaloides. — Gombinaisons definies for-m6es par l'acide borique et la plupart des alcaloides.
Max. mkd. — On peut operer de la maniöre sui-vante: ralcaloiide(eserine, pilocarpine. atropine, hyos-cyamine, cocaine) est dissous dans une faible quan-tite d'alcool; d'autre part, on dissout egalement dans le meme vehicule deux fois le poids en acide borique de l'alcaloide employe; on melange les deux liqueurs et on evapore ä siccite.
Lesproduitsainsiobtenus renferment un tiers d'al-caloi'de, sont tres solubles dans l'eau et ont une reac­tion alcaline süffisante pour que les collyres dont ils formentla base ne deviennent jamais irritants (A. Petit).
Effetsther. —Lamoindre acidite irrite I'oeil, aussi s'attache-t-on pour les collyres ä obtenir des sels ab-solument neutres. Quelques-uns etant nettement aci-des, comrne le nilrate de pilocarpine, on rend leurs solutions faiblement alcalines par addition d'un exces de base. Gette addition est facile pour la pilocarpine qui est lr6s soluble dansl'eau. Bien que pen solubles, I'ese-rine, I'atropine, I'byoscyamine, la duboisine, triturees dans l'eau, lui communiquent une alcalinite tres nette et qui permet de remedier a I'inconvenient signale.
Mais l'emploi des borates est un meilleur moyen. Les biborates sont encore nettement alcalins et la fai­ble quantite d'alcaloide delruile par dödoublement, comme c'est le cas pour I'atropine et ses isomeres ainsi que pour la cocaine, met en liberte une tres fai­ble quantite d'acide borique, qui sera toujours saturee par l'excedent de l'alcalinite due ä l'alcaloide. Dans le cas meme oü de l'acide borique doviendrait libre, ce qui ne peut avoir lieu que s'il y a decomposition
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BORIQUE (ACIDE).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;101
d'une notable parüe de ralcaloide du collyre ou si Ton ajoute assez d'acide borique pour que la satura­tion de Talcalinile soit presque complete, la faible proportion d'acide borique libre n'aurait pas I'action irrilante des acides chlorhydrique, nitrique ou sulfu-rique, qui, dans les mömes conditions, existeraient dans les collyres actuellement en usage.
Borate de quinine. — Etant moins soluble que les autres sels de quinine, il estsans intöret.
Borate de soude ou Borax.
Mat. mkd. — Ge sei alcalin est incolore, de saveur douce et se cristallise en prismes octaödres. Ghauffe, il perd de son eau et ressemble ä duverre; il est trhs. soluble dans I'eau chaude.
Effets antis. —Anliseplique faible, employe seule-ment a I'exterieur.
Effets tuhr. — M61e avec parties egales de miel, il est recommandable centre les aphtes de la cocotte. En injections, c'est un uterin qui pent rendre service; mais Tacide borique, plus actif, sera preferable.
Borique (Acide) ou Sei sedatif de Homberg.
Mat. med. — Ge sei, en petites 6cailles nacrees, est tres soluble dans I'eau chaude et dans I'alcool.
Effets aktis. — C'est un bon antiseptique, moins irritant que I'acide phenique, moins 6nergique aussi; il trouve son 3mploi dans le lavage des plaies et des ulceres, dont favorise la cicatrisation.
11 a des effets persistants qui I'ont fait preconiser pour la conservation des viandes et du lait; une solu­tion de A p. 100 conserve la viande; 2 grammes ajou-tes ä 1 litre de lait emp6cheront la fermentation.
Les pansements qui ontete imbibes d'acide borique en solution pourront rester en place longtemps, sans qu'il soit besoin de les lever, cela est un avantage.
Effets tox. — II tue le chien a la dose de 10 gram­mes, le cheval, a la dose de 150 grammes, par gastro-cnterite consecutive.
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102nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; BROME.
Effets tiier. — Les solutions chaudes boriquees a 5 p. 100 m'ont bien reussi, dans le catarrhe auri-culaire du chien, a condition d'etre renouvelees sou-vent möme apres guerison. Melangce avec un peu d'oxyde de zinc 10 p. 100, la solution forme une pate a employer centre I'eczema rouge du chien et autres demangeaisons.
Voici une bonne I'ormule contre l'eczöma au debut; on lave avanl, au savon :
Acido borique............. 50 centigraimues.
Laiioline.................. 50 grammes.
Vaseline.................. 10 —
Boules de Marsou Tartrate ferrico-potassique. —
C'est une des formes solubles du fer.
Bourgeons de Sapin.
Mat. mod. —Ges cönes resineux ä ecailles rousses, amerset aromatiques, composes au centre d'un bour­geon conique entoure de cinq ou six bourgeons plus petits, viennent de VAbies peclinata.
Effets tiier. —Ils rendront service dans les atonies du tube digestif, les catarrhes rebelles, les maladies des organes genito-urinaires.
Mode d'bmploi. — On pent les accommoder en bols, en electuaires, en decoctions surtout.
Dose. — 3:2 grammes pour 1 litre de liquide ou pour 1000 grammes d'autre substance.
Dose cinq fois moindre pour les petils animaux.
Bourrache.
Mat. med. — Belle plante poilue, aux fleurs bleues, tres connue et tres ulile par ses sommites fleuries.
.Mode d'emploi. — Tisane diaphorelique, qui pent servir d'excipient a certains sels.
Bromal.
M6mes proprietes que le chloral.
Brome.
Mat. MfiD. — Liquide rouge, fence, d'odeur des-agreable, de saveur caustique.
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BROMURE DE POTASSIUM.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 103
Effets phys. — Applique sur la peau, 11 produit de la vesication.
Effets antis. — Etant tres avide d'hydrogöne, il est antiputride, et antivirulent, parce qu'il amene ra-pidement la decomposition dos germes figures, dont les virus sont constitues.
Effets tuer. — Les fumigations de ce metalloide avec 2 parties p. 100 d'eau et 2 grammes de bromure de potassium, seront utiles contre les maladies parasi-taires desvoies respiratoires. La solution bromee mise dans un vase plat et melangee de sable, s'evapore d'elle-meme. Le brome est employe comme desinfec-tant dans les ecuries de l'armee allemande.
Bromhydrate de quinine.
Effets tuer. — Memes proprietes que le sulfate, avec un pen plus de sedation ü cause du brome. A conseiller dans la maladie des chiens.
Dose. — De 20 ä 40 centigrammes.
Bromoforme.
Comme le chloroforme, mais avec moins de volatilite.
Bromure de camphre. — Voy. Camphre monobrome.
Bromure de potassium.
Mat. med. — Ce sei, tres soluble dans reau,est pea soluble dans 1'alcool.
Cast le plus cölebre des bromures, qui d'ailleurs sont nombreux; de la medecine de l'homme, il a passe avec raison dans la medecine veterinaire.
Effets puys. — Les effets locaux sont mils. C'est ä rint6rieur qu'il produit tous ses effets. Physiologique-ment, il se decompose dans I'estomac en bromure de sodium et cblorure de potassium. 11 passe tres vite dans la circulation, et il est elimine par toutes les voles d'excretion, si bien qu'on le retrouve partout.
Son action principale est une depression de l'orga-nisme; il cause une anemie temporaire du cerveau avec toutes ses consequences, il diminue l'intensitö des battements du cceur, si bien que la temperature
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)04nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;CACHOU.
generale est abaissee. G'est un sedatif energique.
Effets tuer. — Employe contre l'epilepsie des chiens, conlre les ardeurs genesiques des males et des femelles. II pourrait etre essaye sur le cheval surmene.
Doses. — De 20 ä 30grammes. Iln'y aurait aucun in­convenient üi en administrer plus. Le boeuf en snppor-teraSOgrammeSjleporc 15, le chien de3 a5 grammes.
Bromure de sodium.
Aclif comme le precedent; mais moins toxique par Tabus, le sodium n'elant pas pas un poison des mus­cles, comme le potassium.
Brou de noix.
Prki'. — Le jus sera extrait par pression.
Effets tiier. — Astringent energique, tonique aussi, en infusion dans l'anemie et les döbilites de toute nature. Ce produitrendra service dans les campagnes pour lotionner les plaies, pour secher les crevasses du paturon; a ete pröconise contre la pustule maligne. A I'interieur, 30 grammes par litre d'eau, en tisane, il combattia les diarrhees simples.
Brucine.
Sei, plus soluble que la strychnine dans I'eau, mais quinze Ibis moins actif. Voy. Strychnine.
Bryone ou Vigne blanche.
Effets tiier. — Sa racine fraiche sert de vomitif et de purgatif.
Doses. — Elles ne sont pas bien fixees. A faible dose, 23 grammes, dit M. Kaufmann, on pourra Fem-ployer pour tuer les vers et les cestres chez les jeunes poulains, et exciter leur digestion.
Bugrane. — Voy. Arrele-bceuf.
Busserole. — Voy. Arbousier.
Cacao.—Par la tbeobromine,il pent remplacerle cafe. Gachou.
Mat. med. — Extrait brim, tres astringent, qui doit ses proprietes a I'acide cachoutannique.
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CAFEINE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;lOö
Doses. — Employe pur, le cachou sera doune ä la dosa de 23 a 80 grammes chez les grands animaux, de 8 ä 16 chez les petits animaux.
Gachoutannique (acide).
Effets ther. — Excellent remöde conlre les diar-rhees.
Mode d'emploi. — En infusion.
Bol astringent de Clater.
Ecorce de diene..........nbsp; nbsp; IG grammos.
Cachou...................nbsp; nbsp; 10 —
Opium....................nbsp; nbsp; 50 centigrammes.
Decoction d'orge..........nbsp; nbsp; 30 grammes.
Melasse...................nbsp; nbsp; Q. S.
Doses. — La dose de 10 grammes pour 1 litre.
Cafe.
Effets phys. — Excitant aromatique, dont les pro-prietes s'exaltent par la torrefaction : il est antipö-riodique, il constitue un aliment d'epargne, par I'ac-tion de sa caf^ine, alli^e a. faction d'une essence qui se forme au moment de la torrefaction. L'energie de tons les organes est accentuee par son absorption, il agit plus sur les animaux, moins habitues ä son elfet, que sur I'homme.
Lo cafe, dans les organismes non habitues, sufflt ii produire tous les resultatsde la cafeine. (Voy. ce mot.)
Effets ther. — Tres precieux dans les atonies du tube digestif. M. Trasbot l'a pröconise dans la mala-die des chiens qui sont toujours tres affaiblis; il les soutient, et parfois provoque ä la peau une eruption critique favorable. Le cafe a rendu service chez les chevaux typhoidiques, ä la periode de convalescence.
Doses. — 60 grammes. Le chien, selon la grosseur,
en prendra une demi ou un quart de fasse ; chez les
ruminants meme, on a oblenu des succes dans le
cas d'indigestion avec surcharge, et dans !a üövre vitu-
Jaire 16gere, IbO grammes, a repeter souvent.
Cafeine. — Principe actif du cafe.
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106nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;CALOMEL, CAlOMfiLAS.
Mat. med. — En cristaux blancs a aiguilles tres fines, tres soluble dans I'eau chaude.
Effets phys. — A 10 centigrammes, en injection, eile augmente l'activite de l'encöphale et la tension vasculaire; a plus haute dose, Os^SO chez le cheval, et dans les veines, eile provoque une exageration de la sensibilite, qui pent aller jusqu'ä la convulsion to-tanique. Les secretions sont tres abondantes, il sem-blerait que la vie est doublee, tonique du coeur, tonique general et diur6tique (Huchard).
Effets ther. —Devrait etre en veterinaire d'un usage g6n6ral, surtout dans les affections typhoidiques.
Mode d'emploi.
Injections sous-culances (Dujardin-BeaumcU).
Benzoate de soude........ 3 grammes.
Cafeine................... 250 centigrammes.
Eau distillee............. Q. S.
on :
Benzoate do soude........... j ^ ,
r. „..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;I au 1 gramme.
Cafeine...................... jnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0
Eau distillee.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 —
Une seringue de Pravaz contient 25 centigrammes de cafeine; repeter huit a dix fois par jour.
Solution forte (Huchard).
Salicylate de soude............. 3 grammes.
Cafeine......................... 4 —
Eau............................ G —
Une seringue contient 40 centigrammes de cafeine.
Calabarine.
Alcaloide de la feve de Calabar. Non employe, parce qu'il est insoluble. Voy. Eserine.
Calomel, Calomelas. — Mercure doux, precipile blanc, prolochlorure de mercure insoluble.
Effets piiys. — Le lube digestif le change tout dou- #9632; cement, avec le chlorure de sodium et Talbumine qui
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CAM0M1LLE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;107
y sont contenus, en albuminate de mercure et de so­dium ; plus on le fractionne at plus il est dangereux, car 11 affaiblit les malades.
Aprfes passage dans I'lntestin, ce qui reste du calomel donnera des excrements noirs, ä cause du sulfure de mercure forme.
Effets tueh. — C'est un purgatif a l'intörieur, en bols, en pilules avecles poudresameres, avec le miel. II est surtout employe chez les carnivores, moins sen­sibles aux mercuriaux que les herbivores. D'ailleurs je conseille de proscrire les mercuriaux de la mede-cine des ruminants, dans les affections graves, par crainte de nuire a leur viande, s'il faut les sacrifler.
C'est un bon vermicide de 0,50 a I gramme, chez les jeunes chiens.
On recommande de ne pas le prescrire en m6me temps que des aliments sales, ä cause de la formation du bichlorure, ni avec l'eau de lanrier-cerise, ni avec l'ömulsion d'amandes, a cause du cyanure de mercure fort dangereux.
Dans l'iclere du chien, ce medicament nous parait avoir ete trop vante, malgre l'opinion de M. Weber qui s'en sert ä doses röpet^es, sans aller jusqu'ä la purgation. Trasbot preconise le calomel h A gram­mes mole ä 60 grammes de sulfate de potasse et a •40 grammes de farine de lin, dans la peritonite et dans la pleuresie.
A Texteiieur, la pommade au precipite blanc (1 gr. pour 100 grammes) est utile conlre les ophthalmies, les dartres, les plaies qui cansent des solutions de continuity. Y ajouter 1 gramme de goudron, pour la rendre plus efücace encore.
Camomille.
Mat. med. — Les lleurs dessechees sont employees.
Effets phys. — Excitant aromatique, sudorilique.
Effets tuer. — Elle est aussi antispasmodique grace au camphre qu'elle contient.
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1
108nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;CAMPHRE.
La petite camomille, dit Le Berre, donne de trös hon resultats contre la diarrh^e des poulains.
Les infusions sont a. recommander dans Jes troubles digestifs de la rumination, quand le feuillet paratt degage.
Doses. — 15 ä 30 grammes, contre les coliques.
Camphre.
Mat. med. — Essence oxygenee, solide, qu'on retire du Laurus camphor a.
Effets piiys. — II a plusieurs proprietes, selon les doses : il est irritant, sur la peau par exemple, qu'il excite [alcool camphre), — il est controstimulant ä petite dose, et Ton salt les services qu'il rend pour combattre faction des cantharides. — A haute dose, il est excitant jusqu'ä I'epilepsie; s'il est mal dilue, il pent etre caustique dans I'estoinac.
Effets antisept. — Son action antiseptique et antiparasitaire, annoncee par Raspail, est exacte; il empeche les fermentations et dötruit la vermine.
Effets ihbr. — A l'interieur, par la meme raison, il est recommande dans lesflevres putrides :
Doses. — Voici les doses maxima :
Soliputles..................nbsp; nbsp; 5. ä 15 grammes.
Grands rumiuants.........nbsp; nbsp; 8 a 24 —
Petits rumiuants...........nbsp; nbsp; 2 a 8 —
Pores......................nbsp; nbsp; la 4 —
Chieus.....................nbsp; nbsp; nbsp;1 a 2 .—
Mode d'emploi. — Voici la formule d'un breuvage qui sert contre la fievre vitulaire des vaches Deneu-bourg):
Camphre pulverise............. (10 grammes.
Assa foetida pulverise.......... 120 —
Nitrate de potasse............. 120 —
Administrer en cinq ou six fois, d'heure en heure. On complete 1'effet par une infusion d'un litre de lleurs de camomille ou de sureau.
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CAMPHRE, MONOBROME.
Mais ce breuvage peut communiquer l'odeur du camphre ä la viande.
Injections ditersives. Vin rouge................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1000 grammes.
Aicool camphre........... )
Teinture d'alcies.......... j
100
M.Desesquelle a signale la propriete qu'ale naphtöl de se liquelier au contact du camphre. Cast une pro­priete facile ä utiliser en medecine et en Chirurgie.
Guide par cette observation, M. Audoucet a pensö que cette'propriete pouvait s'etendre ä d'autres phe­nols. Le resultat a confirme ses previsions.
Voici les proportions de camphre strictementneces-saires pour avoir une päte molle avec les corps suivants.
Resorcinc................ 250 ceutigrammes.
Camphre................. 5nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —
Pyrogallol................ 250 centigrammes.
Camphre................. 10nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —
Thymol.................. 5 grammes.
Camphre................. 1 —
Salol..................... 5 grammes.
Camphre................. 50 centigrammes.
En augmentant les doses de camphre ci-dessus in-diquees, on obtient des liquides sirupeux, raquo;jui se me-langent en toutes proportions aux huiles, a I'axonge, äla vaseline, qui sont solubles dans l'alcool et lather et insolubles dans Feau. On a obtenu le möme resultat avec le menthol on l'alcool mentholique, qui a ete au-trefois classe parmi les phenols. Trfes uliles pour la desinfection des plaies et pour former une couche antiseptique.
Camphre men obrem e.
Mat. ued. — Corps solide, tres soluble dans l'alcool et Tether, contenant un tiers de brome.
Effets puvs. — Diminue le nombre des mouve-Cag.ny. — Ther. v6t.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 7
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HOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;CANTHARIDES.
mentsrespiratoireset des baltements du coeur, abaisse la temperature.
Effets Tiiiiit. — Sont les memes que ceux des bro-murös, moins prononcös que ceux du bromure de potassium; d'apres mon experience, il ne serait pas superieur ä ce dernier pour calmer le sens g^nesique; a ele prcconise dans I'epilepsie, le tetanos, la choree et toules les nevroses.
Modes d'ehploi. —Sur le chien,ou ulilisera les dra­kes de Glin (10 centigrammes). Sur les grands ani-maux on pourra essayer les injections hypodermiques avec la formule de Bourneville.
Bromure do caimphre........... 3 grammes.
Alcool......................... 35 —
Glycerine..................... 22 —
Doses. — Donner une pilule toules les heuresjus-qu'a effet.ou faire une injection de 1 centimetre cube.
Camphre valerianique. — Voy. Valcriane.
Cannabene, Cannabine. — Voy. Chanwe Indien.
Cannelle.
Mat. MiiD. — Ecorce.desaveuraromaliqueetchaude.
Effets tu6ii. — C est un excitant en dedans, un delersif au debors. Le vin de cannelle est indique dans les convalescences.
Mode d'emploi. — En infusion.
Cantharides.
Mat. Miii). — Insecles vert dore, que Ton seche et que Ton reduit en poudre. Base de tous les vesica-toires et autres preparations similaires.
Effets phys. — Selon la dose, on obtient depuis la rubefaclion jusqu'ä la phlyclfene; celle dernifere, quand eile est formee, a pour enveloppe exlerieure I'epi-derme del ache du corps muqueux, et conlient un liquide fibrino-albumineux mele de globules blancs el d'hemalies. Quant au derme, il est congeslionnö el prend une leinte rouge. Le liquide a dissous un peu de
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#9632;#9632;
CARBCNATE D'AMMONIAQÜE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ill
cantharidine, et c'est l'absorption de ce poison qui provoque des desordres graves dans Teconomie, sur-tout dans les organes genito-urinaires.
Le cheval y est plus sensible que les ruminants.
Effets thek. — Rivulsif violent.
Effets tox. — La cantharidine est seize fois plus active que la cantharide elle-mfime.
Aussi devra-t-on ne pas abuser des vösicatoires, ni surtout les etendre surde grandes surfaces, ni les pro-diguer h l'entour des plaies vives et dans les trajels llstuleux, ou dans les s6tons.
Jamals on n'adminislrera la cantharide ä l'interieur, h. moins qu'on ne veuille reveiller I'indolence d'un etalon (0,50 ä 2 gr,); chez les petits animaux, 13 a 40 centigrammes.
Antidotes. — En cas d'empoisonnement, ne pas faire boire d'huile aux animaux, car I'huile dissout les cantharides et favorise leur absorption; les mucilagi-neux, les gommes, les farineux sont donnes de suite avec les vomitifs, s'il en temps encore. Le camphre sera employe contre les troubles genitaux et rönaux.
Mode d'emploi. — La poudre de cantharides est tou-joursrenforcee par de la poudre d'euphorbe, de I'huile decrolon tiglion, du tartre stibic; de la tant de forma­les differemment variees.
Le veterinaire devra mettre I'animal dans I'impos-sibilite de se frotter ou de se gratter, sinon il sur-viendrait des tares et des chutes de peau h I'endroit des applications vesicantes.
Carbol. —Voy. Phenique (acide).
Carbonate d'ammoniaque.
Mat. med. — Ties volalil, moins energique que Tammoniaque.
Effets puys. — A doses faibles, 8 ä 12 grammes chez le cheval, 10 ä 23 grammes chez les ruminants, il favo-risera la digestion; il deviendrait Ires irritant, ä doses sept ou huit fois plus fortes.
*
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112nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;CARBONATE DE LITHINE.
Effets tüer. — II est diffusible et recommandable dans l'anasarque, mele ä de la th^riaque :
Carbonate..................... ?0 grammes.
Theriaque..................... 50 —
Doses. — Trois doses egales pour un jour.
Carbonate de chaux {Pierre ä chaux, marbre).
Mat. med. — II vaut mieux s'en servir quand il est pur, qua sous forme de craie, d'ecailles d'/iuttre, deco-#9632; quilles de limacon, etc.
Effets piiys. — A l'etat physiologique, il se trouve absorbe et passe dans les os, dont il impregne la Irame organique.
Effets tueh. —Medicament utile dans les diarrhees et dans les aeiditös du tube digestif. Le Berre l'emploie contre les diarrhees par indigestion des jeunes ani-maux h la mamelle ou alimentes au lait, et il dit s'en trouver aussi bien que du bismuth, qui coüle beaueoup plus eher.
Sur les plaies, il absorbera les liquides secretes.
La craie en poudre, mßlee ä du vinaigre, devient un acetate qui sert d'astringent vulgaire dans tous les cas d'endure et d'cngorgement.
Carbonate de fer.
Mat. med. — Bonne preparation martiale; eile est tres utile, si on l'associe ä la genüane.
Effets tueh. — Son action est reelle contre le pisse-inent de sang et contre les anernies.
Avec la gentiane, il combattra la diarrhee qu'il pro-voque, quand on exagere sa dose.
Doses. — De 20 äoO grammes par jour.
Carbonate de lithine.
Effets ther. — Excellent diuretique ä employer chez les animaux, quand on suppose qu'ils ont la gravelle; les beliers s'en trouveront bien dans la dy-surie qu'ils ont souvent, et qui est parfois dange-reuse.
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CARBONATES ALCÄLINS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; IK!
Doses. — 1 ä 3 grammes par jour. Voy. Lithine.
Carbonate de raamp;$}xbsie[Magnesie calcinee).
Effets tiier. — Bon purgatif preparalif.
Absorbant et anti-acide k la fois; la medecine des chiens pourrait en faire son profit, et chez tons les jeunes animaux a peine sevres et atteints de diarrhee acide, on obtiendrait la neutralisation de leurs selles.
Doses. — 6 ä 12 grammes, pour le chien.
Carbonate de potasse.
Effets tuer. —Diuretique vante, preferable aux sels de soude, dans les cas d'engorgements et d'hydro-pisies.
A I'ext^rieur, en solution, il nettoie parfaitementla peau et gene les parasites qui peuvent I'habiter.
Quand, ä la campagne, on emploie, pour ce dernier usage, des cendres de foyer dissoutes dans i'eau, on se sert de carbonate de potasse, mais impur.
II fait parlie de la pommade soufr^e centre les d6-mangeaisons de toute nature.
Doses. — Le cheval en supportera de 10 ä 20 gram­mes par jour; les ruminanls, 15 ä 30 grammes.
Carbonate de soude.
Effets ther. — C'est un anti-catarrhal h la fa^on de l'ammoniaque; dans I'estomac, il arrfite les fermenta­tions; employ^ dans les maladies catarrhales aigues ou chroniques, il favorise Feliminalion du mucus; comme diuretique, il produitla depletion du Systeme sanguin el une resorption des liquides pathologiques.
Mode d'empi.oi. — Memes usages internes que le car­bonate de potasse; de plus usage externe centre les maladies de peau. Par consequent, bains, lotions.
Doses. — Ne pas d6passer 25 grammes, en dimi-nuant pour les petils animaux jusqu'ä 2 grammes.
Carbonates alcalins.
Ges carbonates, trop irritants, du moins a I'inte-rieur, sont remplac6s par les bicarbonates qui sont plus faibles.
I
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^m
dl 4nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; GASSE.
Carbonique (Acide).
Mat. MfiD.— Existe dans les eaux naturelles, en plus ou moins grande abondance.
Effets piiys. — Son ingestion rafraichit, diminue la soif, augmenle les secretions intestinales.
On pent obtenir une courte anesthesie locale, süf­fisante pour les petites operations, avec un siphon d'eau de Seltz.
Mode d'ejiploi. — 11 pourra etre produit, pour les animaux, en leur faisant ingerer du carbonate en poiidre d'abord, de l'eau acidulee ensuite.
Carica papaya. — Voy. Papaine.
Carotte.
Mat. mfd. — Racine 6molliente, sucree et aroma-tique, recommandable. Elle a un goüt agreable au palais pour les animaux.
Effüts tiier.— Elle est alimentaire et medicamen-teuse ä la fois. Employee dans les convalescences el les debililes, la jaunisse du chien.
Ulile pour faire prendre le sulfate de quinine aux chevaux; on cache le sei dans un fragment de carotte.
Carragaheen. — Voy. Mousse d'/stände.
Carvi.
Plante aromalique,dont les fruits sont indiques en infusion dans les atonies du tube digestif, dans les meteorisations.
Cascarille ou petite ecorce (en espagnol).
Effets puts. — Elle est tonique, anliputride par son essence, et surtout eile active la secretion des ma-melles; ses proprieles galactapoietiques sont fort ap-preciees.
Mode d'emploi. — En infusion.
Doses. —30 ;\ CO grammes; diminuer en propor­tion, selon la taille des animaux.
Gasse.
Effets tiieh. —Purgatif 16ger, sucre et agreable an goüt.
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GERAT SATIIRNE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 115
Mode d'emploi. — On emploie la pulpe chez le chien, 20 ä 30 grammes.
Castoreum.
Mat. hed. — Produit de la secretion preputiale du castor.
Effets tuijr. — Succödane du musc, des valerianes et de l'assa foelida, mais moins actif.
Catechique (Acide).
Principe actif du cachou. Voy. ce mot.
Cathartique (Acide). — Voy. Sem.
Cathartomannique (Acide).
Principe Sucre du söne. V. ce mot.
Caustique Filhos.
Mat. MiiD. — Coule en crayon, il est composö de:
Potasse......................... 2 parties.
Chaux............................ 1 —
Effets Tiiftn. — II cauterise profondement; utile dans les üstules, dans les ulcferes, dans les javarts, dans le clou de rue, etc.
Cebadille. — Grace ä son alcaloide, eile ales effets de l-Averab-ine. Voy. Veratrine.
Centauree (Petite).
Mat. Miin. — Plante aux sommitös roses et fleu-ries.
Effets tueii. — C'est un amer aise ä trouver, succe-dane de la genliane.
Mode d'emploi. — On en fait des boissons toniques fort appreciecs.
Gerat.
Mat. med. — II est compose de :
Huile d'olives.................... 10 parties.
Cire jaune....................... \ —
Gerat saturne.
Mat. MfiD. — Melange d'acetate de plomb et de cerat (32 gr. de cerat pour 4 gr. d'exlrait de Saturne).
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M6nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; CHANVRE INDIEN.
On les incorpore, au moment de s'en servir, parce qua le melange durcit.
Effets ram. — Astringent et cicalrisant.
Cerises (Queues de).
Effets tuer. — Diuretique populaire, non ä d6-daigner.
Cetrarique (Acide).
Principe amer du lichen. Voy. ce mot.
Chaleur.
Effets antisept. — La decouverte des microbes, de feur reproduction et de ieur destruction a donn6 une importance considerableäla chaleuren therapeutique.
Effets piiys. — Le froid conlracte les fibres lisses, et la chaleur les relache, c'est ainsi que le froid deter­mine la diarrhee, et qu'il produit I'anesthesie locale (au moyen de melanges refrigerants, de pulverisations d'ether). Mais si la chaleur modöree excite la sensibi-lite, la chaleur trop 61ev6e I'abolit.
Effets tuer. ;— Si les temperatures basses ne sont utilisees que comme moyen d'aneslhesie, les tempe­ratures elevees sont employees comme moyen : 1quot; de revulsion ; 2deg; d'hemostase; 3deg; de destruction.
1deg; Revulsion (voy. Fau, marteau de Mayor). C'est la cauterisation actuelle avec des instruments de metal chauffes au rouge; eile est utilisee surlout dans les lesions tendineuses lt;3t arliculaires, pariois dans les atrophies musciilaires.
2quot; Hemostase. — Ge fut longlemps le seul moyen d'arreter les hemorragies graves.
3deg; Destruction. — Serf a ouvrir les abces, a detruire les virus et les venins, a faire l'ablation des tumeurs.
Chanvre Indien.
Mat. med. — Cette plante, dont la resine est la can-nabine ou hachischine, et l'essence la cannabene, esl un medicament difficile ä manier.
Effets tüer. — Galme les cephalalgies continues a.vec exacerbations intermitlentes. On pourrait I'es-
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#9632; #9632;#9632;
• #9632;
chaux.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;in
sayer chez le chien, 2 centigrammes d'extrait, dans les maladies nerveuses. II semble que l'expörience se-rait interessante ä tenter. Charbon vegetal.
Mat. med. — II a I'avantage d'etre facile k trouver. II donne lieu ä de bonnes preparations ä cause de son pouvoir absorbant.
Effets tuer. — J'ai employe la poudre de charbon [charbon de Belloc) dans les troubles de l'estomac d'un chien alteint d'eczema.
Seul et en poudre, il sera efücace dans les metöo-risations; on peut le donner dans un breuvage sale ou ammoniacal.
G'est un disinfectant de l'intestin et des matieres excr6mentitielles.
M61e a de la poudre de quinquina, le charbon ve­getal combat les plaies de mauvaise nature.
25 grammes de chlorurede chaux, nicies a 43 gram­mes de charbon pulverise, forment une poudre utile. Chardon benit.
Mat. med. — Dans les pays du Midi, cette plante cst commune.
Effets thör. — Les feuilles sont toniques. Mode d'emploi. — En infusion. Chaux.
Effets tuer. — Vive, eile est caustique; elemte, eile est astringente.
Al'interieur, eile est antidiarrheique, ä la dose de la 4 litres pour les gros animaux, 30 a 100 grammes pour les petits.
Le liniment calcaire contre les brülures est fait avec:
Eau de chaux................. 250 grammes.
Huile d'olive.................. 32 —
Le liniment ol^o-calcaire a bien röussi a Le Berre dans le traitement de l'ecthyma coital, surtout chez les femelles.
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118nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;CHLORAL.
Ghene (Ecorce de).
Effets ther. — Elle est astringente et fait la base d'excellenles injections dans les listules, les plaies, et sur les muqueuses urethrale, buccale et pbaryn-gienne.
Utile con Ire les diarrhees.
C'est un succedane de l'acide tannique. Voy. 7alaquo;-nique [Acicle).
Doses. — On pent l'employer ä Tinlerieur ä la dose de :
Cheval et boeuf............ 20 a 50 grammes.
I'etits ruminauts.......... 4ä 8 —
Chiens.................... 1 a 2 —
Chiendent.
Mat. med. — On emploie sa racinetrop celebre, parce qu'elle est tropabondante.
Effets tuer. — Est un diuretique vulgaire, em­ploye dans la jaunisse du cbien.
Mode d'emploi. — En infusion et par cuillerees repe-tees.
Chloral.
Mat. med. — Prccieux anesthesique, mieux connu et mieux employ^ aujourd'hui qu'autrefois, par suite des experiences nombreuses auxquelles on I'a soumis ; il n'est employe qu'a l'etat A'hydrale de chloral. II est tres soluble dans I'eau.
Effets piiys. — Ses effets sent resumes ainsi par Kaufmann (1): laquo; Sur la peau intacte, le chloral produit des effets analogues ä ceux du chloroforme ; sur les muqueuses, sur les solutions de continuity et dans le tissu cellulaire sous-cutane, il est fort irritant ct pres-que caustique : dans le tube digestif, il est irritant, quand les solutions sont concentrees; mais si elles sont au 1/10 elles sont supporlees par tous les ani-maux, surtout si on y ajoute da mucilage et de la
(I) Kaufmann, p. 4*7.
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mm
CHLORAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;119
gomme. Son absorption se fait rapidement par la mu-queuse gaslrique et intestinale. raquo;
Arriv6 dans le sang, le chloral se döcompose en partie, et l'elimination se ferait par les reins sous forme de chloral (Mquot;0 Tomascewicli) et sons forme d'acide uro-chloralique (Musculus et Mering). N'est-ce pasplulot sous forme de chloroforme?
Dans le sang, il produit des formiates alcalins. laquo; Apres son absorption, il ns tarde pas a produire un sommeil profond qui ressemblebeaucoup au sommeil physiologique, et au moment du reveil, les animaux reprennent immediatement leur etat normal et la li-berle de leurs mouvements. raquo;
D'apres Arloing, le chloral affaiblit la vitesse du cours du sang, et modere les systoles du cceur, il diminue les combustions organiques, et abaisse de 2 a 3deg; la temperature du sujet.
Effets tüer. — C'est un antispasmodique puissant, qui serait le meilleur medicament contre le telanos, si le tetanos se laissait trailer.
Voici les doses internes aneslhösiques :
Chien, en moycnae......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4 grammes.
Pore....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1Ü —
Cheval.................. 100 d 150 —
Sur les chevaux irritables, j'ai employ^ avec succes le sirop de Follet :
Chloral....................... 60 grammes.
Eau.......................... 500 —
dans le lavage des blessures, afln de faire cesser des phenomenes nerveux trop prononces.
Mode d'emploi. — II est preferable au chloroforme, parce qu'il est aisement injecte dans les veines, et qu'avec des precautions l'operation röussit toujours. Avec la melhode hypodermique, on aurait le plus
I
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t20
CHLORAL,
souvent des accidents k cause de la grande quantity a injecter.
La maniere la plus efficace est de faire une injec­tion avee lenteur, et de Tinterrompi-e de temps en temps ; I'operateur s'arretera lout ä fait, lorsqu'il en-tendra des borborygmes et lorsque le relachement mu^culaire et I'lnsensibilite des membres se produi-ront.
Pour obtenir I'anesthesie sans accidents, on pent siur le cheval faire une injection sous-cutanee de 10 ä 20 centigrammes de morpbine, et 3 ä 6 centi­grammes d'atropine, puis 'administrer en lavements 30 grammes de chloral. Lorsque les symptömes d'anesthesie apparaissent (une heure environ), on fait respirer un peu d'ether ou de cbloroforme.
En injections inlra-veineuses, il laut, pour anestb^-sier le cbeval pendant plusieurs beures, injecler 60 a 80 grammes de chloral dissous dans I'eau.
Le chloral a I'inconv^nient d'augmenter les hemor-rhagies, si le Chirurgien est dans la neccssite de verser le sang.
Chez l'animal, apres bien des latonnemenls, on est arrive a associer faction du chlorhydrate de mor­phine a celle du chloral. MM. Cadeac el Mallet, qui d'ailleurs out suivi les doses donnees par Arloin^, soitd5-20 grammes pour räne,2o-50 grammes pour le cbeval, ont constate les fails suivants :
l0L'acüoncombinee du chloral elde la morphine pent suppleer avantageusement, chez nos animaux domes-Uques, celle des inhalations d'ether ou de cbloroforme.
2deg; L'injection intratracheale de ces medicaments est le procede d'anesthesie le plus dangcreux, el ne peut, par consequent, eatrer dans la pratique, mal-gre la simplicile de son manuel operaloire.
3deg; Adminislres par la bouche, le chloral et la mor­phine anesthesient le chien; mais n'insensibilisent le cheval qu'imparfaitement.
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mmmm
CHLORATE BE POTASSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;121
4deg; Donnes sous forme de lavement, ces deux agents melanges n'anesthesient ni le chien ni le cheval.
5deg; Les 'doses 6tant les memes, les effets sont sensi-blement plus accuses, lorsque la morphine est in-jeclee sous la pean, quelle que soit la voie d'admi-nistration du chloral.
6deg; On obtient une anesth6sie parfaite, en combinant 1'injeclion sous-cutan6e de morphine et le lavement de chloral.
7deg; 11 est avantageux de laisser un Intervalle de quelques minutes entre I'injection sous-cutanee do morphine et le lavement de chloral.
8deg; L'innocuite des lavements et la facilite de leur administration nous font pref6rer la voie rectale a toule autre. Les animaux deja sous Tinfluence de la morphine ne rejeltent pas les lavements, comme on pourrait le croire.
Antidotes. — La strychnine, vraie antagoniste du sommeil chloralique exagere et par cela m6me fatal, a ressuscit^, entre les mains de M. Gsell, une chienne que cc melange anesthesique avaitpartrop endormie. Deux milligrammes d'arseniate de strychnine, injec-les en deux fois, ont heureusement opöre. Ce prati-cien conseille de fraclionner les doses, par prudence, puisqu'on ne connalt jamais la resistance draquo; sujet. Naturellernent, vice versa, le chloral est Tanlidole de la strychnine.
Effets antis. — C'est un bon antiseptique; il m'a servi pour conserver, dans ses solutions, des pieces anatomiques, qui gardentleurs formes, leur souplesse, et qui sont seulement un peu decolorees.
Chlorate de potasse.
Mat. med. — Soluble dans I'eau liede surtout.
Effets phys. — II est absorbe rapidement : sialago-gue, il a une action locale dans la bouche.
Effets tiier. —Dans les cas de stomatite, d'aphtes, de muguet, de scorbut du chien; il a donn6 de bons
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122 CHL0KI1YDRATE D'AMMONIAQUE OU SEL AMMONIAC.
resultats centre le cancroide de la levre, chez le chat et chez lecheval (Leblanc).
Doses. — Pour gargarisme dans un litre d'eau, 10 ä 30 grammes.
Effets tox. — Les doses superieures ä 100 gram­mes seraient loxiques.
Chlorate de soude. — Mömes proprietös qua le chlorate de potasse, mais ä un moindre degr6.
Chlore.
Mat. mod. — Gaz tres avide d'oxygene, tres soluble dans I'eau.
Effets puys. — Desinfectant vante, parce qu'il de­compose les substances organiques, change les odeurs, detruit les couleurs; mais il faut qu'il agisse long-temps et soit en vapeurs concenlrees; on s'en sert pour la desinfection des etables oü ont sevi les mala­dies contagieuses.
Effets tox. — On devra eviter de faire respirer ce gaz aux animaux de l'espöce bovine gravement malades, parce que leur viande, si on les sacriflait dans les abattoirs, serait inutilisable (Colin).
Sur tons les animaux, les emanations de chlore de-termineraient des broncho-pneumonies.
Chlorhydrate d'ammoniaque ou Sal ammoniac.
Mat. med. — Stimulant diffusible, en poudre cris-talline blanche, soluble dans trois fois son poids d'eau.
Effets puys. — II agit sur toutes les muqueuses, aprfes avoir pass6 dans le sang, en excitant leur epi­thelium et en le dissolvant möme ; de lä 6iiuiaie pro­duction du mucus.
Effets tiier. —#9632; A la periode de secretion des pneu-monies et des bronchites, il rend de reels services; 11 est indique dans les affections catarrhales de I'es-tomac et du duodenum, dans I'indigeslion chronique du feuillet des ruminants.
Effets tox. — A plus de 250 grammes, il est toxique.
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I IMMHBBWOTMHM^^M^^^^^MM
CIILORUYDRIQUE (aCIDE).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Hi
Doses :
Bocuf..... .............. 10 a 20 grammes.
Chcval.................. 10 a 15 —
Chieu................... (1,5 a 1 —
Chlorhydrate de gelseminine.
Mat. med. — Exlrail d'une Apocynee d'Amerique.
Effets niEii. — La teinture de gelsemium,2ä4gout-les, rendrail service comme calmant dans les maladies nerveuses du chien.
Doses. — Pourrait convenlr aux chiens, de 1 a 2 milligrammes au plus.
Chlorhydrate de kairine.
Mat. med. — Derive de la quinoline, sorte d'huile liröe de la houille. C'est un corps crislallise, jaune paille, de saveur salee et aromatique.
Effets pdys. — II abaisse la temperature chez I'homme avec 3 ou 4 grammes; mais il a Tinconve-nient de dclniire rhemoglobine. Pasä preconiser.
Ghlorhydrate de morphine.
Mat. med. — Soluble dans l'eau et dans I'alcool.
Effets tuer. — II est meilleur ä employer que la morphine. Voy. Morphine.
Chlorhydrate de pilocarpine.
Eftets thek. — Ses effets sont plus sürs dans les hydropisies, pleuresies, etc., que ceux de la pilocar­pine. Voy. ce mot.
Mode d'emploi. — En injection hypodermique ou en bol.
Doses. —^ 3 ä 10 centigrammes.
Chlorhydrate de quinine.
Mat. med. — Trös soluble et plus riche en qui­nine quele sulfale, mais plus alterable. Voy. Quinine.
Chlorhydrique (Acide).
Effets puys. — 11 existe dans le sue gastrique : cet acide, etendu d'eau, dissout parfaitement les matieres albumino'ides. Si la proporlioa, qui ne depasse gueie
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li
124nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; CHLORODYNE.
dans le sue gaslrique 23 ä 30 centigrammes p. 100, monle jusqu'a 1 gramme, les facultes digestives ironl en s'afTaiblissant. On comprend que cet acide dissolve les sels alcalins du sang, et les pousse a s'eliminer par les urines; d'ou fluidification du sang par exces, d'oü an6mie.
Effets thior. — G'est un des meilleurs temp6rants. Gomme il s'oppose aux fermentations, il sera utile dans cerlaines formes d'indigestions, et dans laflevre m6me qui parait appauvrir le sue gaslrique de son acide chlorhydrique normal.
Mode d'emploi.— Avec le miel, on en fera un diges­tif, bon ä neltoyer la bouche et la gorge de leurs aphles, ulceres ou debris de membranes.
Pur, il est caustique; pour I'emploi, on I'etend ainsi: 6ä 10 grammes pour 1000 grammes d'eau.Edul-corer ou sucrer cette solution, qui s'appelle la limo-nade hydrochlorique.
Chlorhydro-phosphate de chaux.
Mat. MiiD. — Preparation soluble du phosphate de chaux.
Effets tuer. — Employe dans le rachitisme et l'osteomalacie.
Doses. — 4 ä 8 grammes chez les gros animaux, 1 a 2 grammes chez les petits, durant la periode de leur croissance et durant la crise de leurs gourmes.
Chlorodyne.
Mat. med. —Liqueur de composition variable, tres employee en Angleterre. D'apres la formuie de Brown, eile peut 6tre ainsi preparee :
Chloroforme....................nbsp; nbsp; nbsp; 10 parties.
Ether...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Teinture de chanvre itidien.....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Morphine.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Acide cyanhydrique.............nbsp; nbsp; nbsp; 2 parties.
Teinture de poivre de Cayenne...nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Huite essentielle de pypermint...nbsp; nbsp; nbsp; I partie.
Teinture d'aconit................nbsp; nbsp; nbsp; 2 parties.
ocr page 137
mmmmmm
C11L0R0F0RME.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 125
Teinture dc jusquiame........... 2 parlies.
Acide chlorhydrique............. 5 —
Sirop simple.................... 50 —
Effets tiier.— Medicament anodin et antispasmo-dique, preconise dansles irritations des bronches, ou du tube intestinal.
D'apres Cirnbali, on peut employer les injections sous-cutanees 1 ä 2 gr. dans les diarrhees infectieuses.
Mode d'emploi. — 5 grammes dans 1 litre d'eau.
Chloroforme.
Mat. med. — Liquide incolore, d'odeur 6tlieree, qu'on doit se procurer pur, ne colorant pas en vert un melange d'acide sulfurique et chromique, ne pre­cipitant pas I'azotate d'argent, ne bleuissant pas en presence de l'iodure de potassium amidonne.
Effets puys. — A I'exlerieur, il cause une sensa­tion de froid, une rougeur, une cuisson et finit par anesthesier la place : sur les muqueuses, son action est legerement escharotique, et il excite les secre­tions.
Effets ther. — A I'inlerieur, comme antispasmo-dique, il est moins bien tolere que lather: il a 6te conseille dans levertige essentiel du cheval (Saunier).
Chloroforme.................. 15 grammes.
Poudre de guimauve........... 25 —
Jliel.......................... 250 —
Les Allemands le recommandent centre la paraple-gie du cheval (Zündel).
laquo; Les inhalations de vapeurs de chloroforme pro-duisent d'abord une excitation generale tres energi-que, pendant laquelle I'animal crie, se debat avec vio­lence. Apres cette periode d'excitalion, qui est due principalement ä l'aclion irritante qu'exercent les vapeurs sur la muqueuse nasale et buccale — duree de 3 ä 5 minutes — survient une perte de Tintelli-gence, des mouvements et de la sensibilite, avec con-
ocr page 138
120 CI1L0RURE DE C1IAUX OU POUDRE DE TENNANT.
servalion des fonctlons vögelalivcs; c'est la periode d'anesthesie confirmöe. raquo; (Kaufmann.)
Pousses plusloin et entrelenus, ces phönomenes en-tralnent la moit. II faut done s'arröter ä temps, et sa-voir eviter des syncopes fatales.
Chez I'animal, on se trouve bien d'employer simul-tanement des injections hypodermiques d'un sei de morphine ou d'un sei d'atropine; chez les carnassiers on en usera prudemment, car ils y sontfort sensibles.
Gsell est d'avis que les injections seules de chloro-forme ne peuvent arröter el insensibiliser I'animal que pour un certain temps assez court. Pour trouver le sifege obscur d'une bolterie, vine injection sous-cutanee sera probante; en effet la boiterie doit dispa-raitre pour un moment, si le chloroforme est pousse juste au siege du mal et au point douloureux.
Doses. — Voici la dose en inhalations que Ton ne doit guere depasser:
Cheval, scion la taillc___nbsp; nbsp; iO a 80 grammes.
Boeuf................. . .nbsp; nbsp; ßO änbsp; 100
Mouton et pore..........nbsp; nbsp; nbsp;10 anbsp; nbsp; 20 —
Chieu....................nbsp; nbsp; nbsp; 5 a 15 —
Chlorure de chaux on poudre de Tennant.
Mat. mkd. — Poudre ä odeur de chlore et deliques-scente. II faut garder celte substance dans des vases bien clos.
Effets tuer. —11 estantivenimeux contre les abeil-les et les serpents; älp. 100, on pourraitl'employer en injection contre les uröthrites fröquentes chez le chien.
C'est un disinfectant tres vanle. Voici pour desinfec-ter 110 metres cubes d'etable la formule de la fumi­gation guijloniennc :
Chlorure de chaux............ 180 grammes.
Acide chlorhydrique.......... 375 —
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CHLORURE DE SODIUM.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;127
Chlorure d'ethyle ou ether chlorhydrique.
Meine usage quo I'elher, employe en Anglelerre.
Chlorure de sodium.
Effets puys. — II est necessaire a la vilalite des li­quides organiques, el aux echanges nulrilifs de ces derniers avec les lissus. Liebig dit qu'il augmente les courants endosmotiques, attire dans les vaisseaux les liquides voisins de lours parois; il compare m6me son action ä celle d-une pompe aspirante qui differe d'une pompe ordinaire en ce qu'elle n'a ni corps de pompe ni soupape. Les liquides de la digestion contenus dans les inteslins sont absorbes, parce qu'ils sont at­tires dans les vaisseaux par le chlorure de sodium contenu dans le sang et dans la lymphe. C'est lui qui sert a faire dans l'alambic de l'estomac I'acide chlor­hydrique, si necessaire aux fonclions de cet organe,
Les herbivores aiment le sei et le recherchent; les carnassiers, de par leur nourriture speciale, le trou-vent tout prepare; ils n'en ont done pas besoin par surcrott.
Effets antis. — C'est un antiseptique et un irritant, quand il est pur.
Effets tiier. — En solution, il est ulile dans les hemoptisies parce que, en irritant l'estomac, il fait, par eöet röflexe, conlracter les vaisseaux des poumons.
II est le contrepoison du nitrate d'argent.
Gomme favorisant la nutrition generale on I'em-ploiera dans toutes les convalescences: 30 a 60 gram­mes par jour.
Les injections sous-cutanees de sei marin a effet local, preconisecs chez I'homme par le Dr Luton (1), ont etc essayees, non sans succes, chez le cheval par M. Beau, v6lerinaire mililaire.
Des injections de o a 10 grammes d'une solution de sei marin, pratiquöes ä l'epaule, loco dolcnli,
(i)Lut,on,E tudes de Iherapeiitigiie generate et speciale.PiiTis,l8S2.
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128nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; CHLORURE DE ZINC, BEURRE DE ZINC.
ont produil des engorgements qui ont fait ceder la boiterie d6jä traitee en vain pard'autres moyens. Ce moyen lento par Malcombe et par moi dans des her­nies ombilicales des poulains n'a pas reussi.
Coitime vomitif du chien, on emploie souvent de i ä 3 cuiilerees de sei en poudre ou en solution dans l'eau chaude.
Chlorure de zinc, beurre de zinc.
Effets theh. — Caustique.
Mode d'emploi. — On pent l'employer comme le beurre d'antimoine, dont 11 a les propriet6s; il est douloureux, mais il ne fuse pas, et la cicatrice, der-riöre lui, se nüpare rapidement.
üne partie de ce sei, d'ailleurs tres deliquoscenl, aliie ä de la farine delayee dans l'eau, conslitue la päte de Canquoin. Cette päte a reussi ä faire dispa-raitre des tumeurs du garrot ou du pH du genou chez le cheval sans causer autour des degdts, et en res-pectant. la vitality des lissus voisins. L'eschare formee est toujours solide et bien dölimitee.
Effets antis. — Le chlorure de zinc en solution do 4 ä 10 p. 100 me parait 6tre le meilleur anliseptique pour la desinfection des plaies. Avec des lavagesplus ou moins frequents, on arrfite la suppuration ; on en lera I'application dans les phlcbites, blessures, plaies de toutes natures.
Le Dr Socin de Bale preconise, pour remplacer les sutures, la päte suivante a pr6parer au moment de l'emploi:
Oxyde de zinc..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50 grammes.
Eau........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;M —
Chlorure de zinc............ 5 d 6 —
c'est-ä-dire parties 6gales d'oxyde de zinc et de la so­lution de chlorure. Je l'ai 6galement employee sons les pansements ou a l'air ä la place de l'iodoforme et j'ai obtenu de Ires bons resultals.
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CHRYSAROBINE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;129
Sous le nom de clilorure de zinc liquide, on vend un produit, qui par son bas prix me parait preferable et dont j'ai pu appröcier les avantages; je ne saurais trop le recommander pour remplacer le cblorure de zinc solide. Ce liquide s'obtient en faisant agir l'acide chlorhydrique sur le zinc; comme ce m6lal est sou-vent impur, le produit est plus ou moins colorö par des traces de fer. Pur, il serait souvent trop causlique; on le melangera avec 3 ä 10 fois son poids d'eau.
Vendu sous le nom de desinfeclant de Saint-Luc, ce liquide conlient environ 3.-{ p. 100 de chlorure de zinc. Le litre pese 1400grammes et constitue la partie acti­ve du desinfeclant de Tuson et de celui de Durneil, Ires usites en Anglelerre.
Chloruresalcalins.— Voy. Chlorure de sodium, qui en est le lype.
Chromate neutre de potasse. — Voy. Bichromate de potasse.
Chromique (aeide).
Mat. Miio. — Ge corps, brunnoir, qui,dissous, donne a l'eau une couleur de rubis, possede une action oxy-dante assez energique et trfes rapide.
Effets tijkk.—#9632; En solution concentree, 20 p. 100, il produit une osebare bien delimitee, et la plaie n'est pas douloureuse.
En solution ä 1/100, injecterquelquesgouttes autour de la piqüre daus les morsures de vipere (Kaufmann).
Comme astringent, il peut, ä o g. p. 100 grammes, desseeber les plaies et favoriser leur cicatrisation.
M.LeBerrel'aemploye en solution trusetenduepour I anner la peau des chevaux sensibles aux places oü por­tent les harnais. 11 coloro en jaune les cbevaux blancs.
Mode d'emfloi. — 11 ne faut pas le melanger ä la glycerine ni ä l'alcool, avec lesquels il forme des ex-plosifs redontables.
Chrysarobine.
Mat. med. — Produit extrait de la poudre de Goa.
.
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no
C1GUE.
\t\
Effets pkys. — II attaque la peau.
Effuts tiieu. — En pommade, a 1 snr 8 de vase line, il combattra les eczemas et les herpes.
Chrysophanique (acids).
Mat. mi;;d. — Extrait de la rhubarbe, en aiguilles dorees, soluble dans l'alcool et dans Tether.
Effets tueh. —Meme usage que la chrysarobine.
Cicutine. — Alcaloide de la cigue. Voy. ce mot.
Cidre. — Voy. Boissons.
Cigue.
Mat. med. — Plante ombellifere ven^neuse, dont on emploie les feuilles et les graines; dans ces der-nieres, se trouve surtout le principe actif, appele coniinc on conicine, qui est im liquide huileux, fe-lide, acre au goüt, se dissolvant bien dans l'alcool et l'ether.
Effets ther. — Localement, ce medicament agit en calmant la douleur; dans I'estomac, il provoque le vomissement et si on en continue 1'administration, il y aura tendance ä la desassimilalion, par consequent a I'amaigrissement. A fortes doses, nauseas, dyspn^e, mydriase, tremblements convulsifs, paralysie pro­gressive du systöme musculaire, prouvant bien que la cicutine est un poison des nerfs moteurs, ä la lacon du curare.
Mode d'emploi. — Employe comme calmant, ä I'ex-terieur en cataplasmes (feuilles avec graines de lin), ou comme pommade :
Extrait de cigui!.................... i paiiic.
C6rat............................. 1 _
Les Allemands et les Anglais recommandent la poudre de feuilles seches, a la dose de 30 ä 70 grammes, chez les gros animaux, centre la toux opiniatre. L'explication de ce fait est en ceci qu'elle lend a para­lyser les terminaisons pulmonaircs et cardiaques du pneumo-gastrique.
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#9632;
CITRON.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;131
Cinabre ou sulfure rouge de mereure. —Voy. Biiodure de mereure.
Cinchonicine.
Mat. med. — Alcaloide isomere de la cinchonine, moins actif que la quinine.
Cinchonidine.
Mat. med. — Alcaloide obtenu artificiellement.
Cinchonine.
Mat. med. —Pen soluble dans I'eau, moins active que la quinine, eile donno un sulfate neutre soluble, avec lequel on adnllere le sullate de quinine.
Cinnamique (acide).
Mat. med. — II est contenu dans le bäume du P6rou, le bäume de Tolu et le Styrax.
Cire.
Mat. med. —Corps solide, jaune fonce, aromatique, compose de cörine et de myricine.
Effets puys. — Elle est adoucissanle et envelop-panle ä la fois.
Mode d'emploi. — Elle forme le cerat avec I'huile d'olives.
Citrate de magnesia.
Mat. med. — Poudre blanche et grenue.
Effets tiier. — Elle purge agreablement et douce-ment les animaux de luxe, a 30 ou 50 grammes; avec la formule deDorvault,onobtiendrale purgatif tout pret:
Acide citriqne cristallise....... 100 grammes.
.Magnesie blanche............. CO —
Eau......................... 100 —
A employer apres les indigestions et la jaunisse du chien.
Citron.
Mat. med. —Renferme enpoids 4/3 de sue et 23 cen­tigrammes d'essewce de citron.
Effets antis. — D'apres Cad6ac et Meunier, le citron est doublement antiseptique : d'une part, il excite
!
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i
132nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;COALTAR.
I'app^tit par son acide, stimule les fonctions par son essence, et donne les moyens de lütter contre les microbes; d'autre part, il tue ou affaiblit les germes pathogenes.
On emploiera le jus de citron, pur ou etendu d'eau, dans l'antisepsie des mains, le lavage des plaies, contre les stomatites infectieuses (muguet) des veaux et des agneaux, les ophtalmies microbiennes.
Mode d'emploi.—-Tres employe dans les limonades, le Hinon Juice, l'eau de melisse, les eaux de thöriaque,
de Hongrie, de Cologne.
Citrulline.
Substance rösinoide, extraite de la coloquinte (Voy. ce mot).
Clous de girofle.
Mat. med. — Fleurs non epanouies du Caryophyllus aromalicus.
Effhts piiys. — Cos clous ont une saveur chaude et mordante, des vertus cordiales, des propriet^s exci-tantes des fonctions digestives. Leur action s'etend jusqu'ä Tuterus, dont elles soutiennent les forces du-rant le part.
Mode d'emploi. — En electuaires, en infusions, en mastigadours.
Coaltar.
Mat. mod. — Ce goudron de houille renl'erme les principes les plus importants de l'acide phenique.
Effets tiier. —• G'est un desinfectant des plaies el un anti-hemorrhagique.
Mode d'emploi. — Avec le plälre k mouleur 100 grammes et 10 grammes de goudron de houille, on fera de la poudre de coaltar.
La saponinecoaltaree velerinaire esi ainsi composco:
ü.
Savon vert......................nbsp; nbsp; 1 gramme.
Eau.............................nbsp; nbsp; 2 —
Alcool...........................nbsp; nbsp; 1 —
Coaltar..........................nbsp; nbsp; 1 —
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COCA.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 13i
Coca.
Mat. MiJD. —Arbrisseau, celebre ä cause des pro-prietös d'anesthesie locale de son principe actif, la cocaine.
Le plus soluble des sels formes avec cette base est le chlo7'hydrate.
Effets püys. — Les naturels d'Amerique connais-sent depuis longtemps la propri^te anesthesique de la coca,ils mächent les feuilles de cet arbuste pour re-tarder les manifestations de la faim.
M. Arloing a demonlre que la cocaine est un con-vulsivant, comme effet general, et qu'eile a, dans ce cas, beaucoup des propri^tes de la strychnine.
Effets ther. — Ces feuilles, en decoction, en vin tonique, en teinture, seront efficaces, pour les memes raisons, dans les dyspnees, les gastralgies, les vomis-sements incoercibles.
Effets tox. — Le chlorhydrate ne devient toxique que si la dose depasse 1 centigramme par kilogramme du poids de L'animal.
Mode u'emploi. — Les solutions se feront ä 3 p. 100 pour I'oeil; sous la peau, avec la seringue, on se ser-vira de solution ä 20 p. 100.
Rutherford emploie cette solution avant de passer un s6ton et pour faire la cauterisation sur le cheval debout.
Dans les accouchements laborieux, on enduira le col uterin et le vagin avec la pommade cocainee; la main et les instruments de l'operateur seront mieux toteres.
Pour que la cocaine insensibilise les surfaces, il faut qu'eile soit absorb^e; aussi, I'epiderme lui met-tant obstacle, est-on oblige de recourir a des inocula­tions sotis-culanees; c'est Karl Koller qui a pröconisö son emploi, maintenant general, pour anesthesier I'ceil et la conjonctive. Ce fut un grand secours pour le Chi­rurgien et pour l'opere.
Cagny. — Ther. vet.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 8
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134nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;CODEINE.
A uliliser pour l'extraction de la paille ou des corps etrangers fixes sur le globe oculaire des chevaux et des ruminants.
De memo, le lar3rnx, le pharynx, les voies urinaires se laisseront mieux traiter, sans effet des reflexes, apres la suppression de la doulonr. A la dose de 05r,73 de ce sei, il n'y a jamais eu d'accident chez I'homme, dans plus de 700 operations fiiites par le I)r Reclus. L'anesthesie pour les grandes operations pent etre obtenue de la fagon suivante, d'apres les Drs Reclus, Landerer et Corning. Injection locale sous-cutan6e de 0E,50; au bout de cinq minutes, faire la ligature de la region au-dessus, pour arrfeter la circulation, inci-ser alors la peau, laver avec une solution de cocaine les tissus misä nu, inciser, puis laver et ainsi de suite en allant progressivement, et par couches successives. Des experiences concluantes ä cet egard ont etö faites en veterinaire par Butel. Cochlearia.
Mat. med. —Plante annuelle,de la famille des Cru-
cit'eres,qui vient naturellement dans leslieux humides.
Effets tiiur. — Stimulant, tonique, depuratif, a les
mömes edets et s'emploie aux meines doses que le
rat fort sauvage. Voy. ce mot.
Codeine.
Mat. Mien. — Un des principes do I'opium, qui on contient 0,5 p. 100.
Effets tueh. — Rile calme la toux, sans trop trou-blor la digestion.
Cost un calmant, moins narcolique tiue la mor­phine; olio a I'avanlagede no pas determiner d'abord, comme la morphine, une periode de surexcitation tres marquee sur les chevaux nerveux. Aussi je prefere la codeine a la morphine, soil pour ranesthesie, soit comme calmant des phenomenes nerveux sur les chevaux de courses, dont les blessures, les conlu-sions sont parfois trös douloureuses.
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COLCHICINK.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 13b
Mode d'emploi. —On en fait des sirops, qui trouve-raient leur emploi chez les petites especes.
J'emploie, en injection sous-cutanee, do 1 a 4 gram­mes do la solution suivante :
Alcool a 95deg;..................... .rgt; grammes.
Ether a. 65deg;...................... 5 —
Codeine........................ 1 —
Going.
Effets tukr. — Astringent leger.
Mode d'emploi. — Son sirop et ses confitures meine ne seront pas deplaces dans la medecine des chiens d'apparlement.
Colchicine.
Mat. Miii). — Alcaloide.Principe actif des bulbes du colchique; c'est une poudre jaunätre, amorphe, so­luble dans l'eau et dans I'alcool.
Effets tuer. — Elle est consid6r6e comme diure-tique dans les diverses hydropisies, et donnee commo teile au cheval.
Pilules diuräliques.
Poudre de colchique............ 8 grammes.
Azotate de potassc.............. 12 —
Miel ou melasse................ q. s.
Alais reflet est douteux; la secretion de l'urine est plutöt diminuee qu'augmentee.
On la preconise contre la fluxion periodique et centre la pleuresie (Williams).
Chez I'homme, on n'emploie plus guere ce medica­ment que dans les accös de goutte qu'il abrege : 10 ä 25 centigrammes de poudre de semences; 1 ä3 mil-lifemes de colchicine en injections sous-cutanees.Decu-plez ces doses, et vous aurez celles que le cheval ou le boeuf peuvent supporter.
Freliez preconise la teinture de colchique, -4 a 5 goul-
ocr page 148
136
COLLODION.
les dans un litre d'eau, contre le nietöorisme des bo-vides.
Effets tox. — Tres long h produire ses effets, qui vont jusqu'a Tempoisonnement par paralysie, par extinction de la sensibilite.
L'on sait que les ruminants sont assez. sujels ä etre empoisonnes par les bulbes qu'ils auronts avales en päturant: il faut 6tre prevenu contre cet empoison-nement possible, dont les symptomes, en general, n'atteindront pas un seul animal, mais bien tout In lioupeau ä la lois.
Les avortements en sont un des effets les plus de-sastreux; le cheval, plus delicat, ne prendra que rare-ment les bulbes entiers; mais il pourra, dans les ann^es seches, manger du foin contenant des fleurs et des feuilles de colchique.
Antidotes. — Si Ton croit avoir affaire a cet em-poisonnement, il faudra faire ingerer aux animaux de fortes quantites de boissons mucilagineuses et laxa­tives, afin d'arröter l'absorption du colchique et d'en eliminer les restes.
Collodion.
Mat. med. — Compost de fulmi-coton, d'ether et d'alcool; il se desseche vite.
Quand il est appliquö sur la peau, k cause de la vo­latilisation de Tether, il forme une pellicule protec-trice de l'air et des germes y continus; cette pellicule, en se resserrant, comprime les tissus sous-jacents.
Effets ther.—Aussi cette application sera-t-elieulile dans les cas de solution de continnite superficielle, contre les brülures, les gercjures, les hernies h leur d6-but, les mammites, les orchites, les thrombus r^cents.
On pent avec le collodion limiter faction caustique d'une substance v6sicanle; on entoure d'une zone de collodion le caustique dont l'extension est äredouter.
A employer, phis qu'on ne le fait, dans la mede-cine vßterinaire.
ocr page 149
COLLYRES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 13T
Collyres. — Les collyres sont des preparations magistrales, qui sont uniquement destinies aux yeux et aux organes annexes du globe oculaire; ils sont liquides le plus souvent, quelquefois pulverulents ou mous.
Collyre aluni (Strauss).
Decoction de guimauve........ 500 grammes.
Ahm.......................... 8 —
Eau-de-vie camphrec.......... 2 —
M61ez.
A employer vers la fin de rinflammaüon.
Collyre ammoniacal (poudir dc Leayson).
Chaux eteinte...................nbsp; nbsp; 32 grammes.
Poudre de sei ammoniac....... 4 —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de charbon vegetal..... 1 —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de cannelle............. 1 —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de girofle.............. 1 —
de bol d'Armenie....... 2 —
Melez: dans un flacon bouchant bien. Contra les ophthalmies chroniques.
Collyre astringent (U. Leblanc).
Feuilles de plantain............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2 poignees.
Jeunes pousses de ronce.......nbsp; nbsp; 1/2 —
Ecorce de ebene coneassee.....nbsp; nbsp; nbsp; 15 grammes.
Sei commun...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4 —
Eau...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 litre.
Employ^ dans les cas d'ophthalmies dues a la pre­sence d'un corps stranger.
Collyre pour Vophtalmie den chiens (Blaine).
Sulfate de zinc.......................... 1
Eau-de-vie.............................. 10
Infusion de sureau....................... 100
Melez.
#9632; J
ocr page 150
lie:
i
138nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; COLLYRES.
Gontre rophtalmie des chiens: bassinez les yeux avec ce collyre, quand Tinflammalion commence h cedar.
Collyre contre les taies de la cornie (Maitre-Jean).
Potasse caustique en poudre___ CO dicigr.
Huile de uoix.................. Ii grammes.
Touchez les taies de la cornee avec un pinceau.
Collyre contre les ulceres dc la cornge (Nocard).
Eau do roses.................. 125 grammes.
Borax......................... 4 __
Sulfate d'atropine............. 2 cenli'T.
Inslillez tiede.
Collyre emollient.
Uacino de guimauve............. 4 grammes.
Eau............................. q. s.
Faitcs bouillir pour obtenir 120 grammes de li­queur.
Collyre d'esirine (Galezowski),
Sulfate d'eserine............. 5 a in cenligr.
Eau.......................... 10 grammes.
Dissolvez.
Pour contracter la pupille et diminuer la tension intraoculaire.
Collyre belladont.
Extrait de helladonc.......... 10 grammes.
Eau.......................... 200 grammes.
Faites dissoudre et filtrez.
Gontre les ophlhalmies avec photophobia.
Collyre de tannin.
Tannin.......................
Eau distilliie..................
Eau de laurier-cerisc.........
Filtrez.
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IP
COLOMBO.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 139
Contre les ophlhalmies rebelles.
Collyre d'Hendenton.
Strychnine..................... I decigr.
Acide acelique etendu.......... 4 grammes.
Eau distillee................... 32 __
Collyre tdrebent/'ind (Laugier).
Tercbenthine de Venise......... 20 grammes.
Essence de ter^beuthiue........ HI —
Melez la lerebenlhine dans un inorlier; chauffez lenternent et quand la lerebenlhine esl fondue ajou-lez I'essence par pelites portions. Instillez matin et soir 2 ou 5 gouttes.
Contre les conjonctivites el les köratites.
Collyre de nitrate d'argent (Eckel).
Nitrate d'argent fondu.......... i gramme.
Eau distillfee de menthe......... 100 —
Faites dissoudre, instillez quelques gouttes, Irois fois par jour dans 1'oeil. Contre les plaies et les ulceres.
Collyre de zinc (Leblanc).
Eau de roses.................. 500 grammes.
Sulfate de zinc................ 15 _
Alcool vulnerairo.............. #9632;gt; __
Melez.
Dans les plaies de la cornea, eviter l'emploi des col-yres contenantdes sels metalliques comme le sulfate de zinc, qui peuvenl laisser dans.la plaie un depot persislanl de döbris mölalliques.
Colocynthine. — Voy. Coloquinte.
Colombo.
Mat. miji). — Plante vivace, de la famille des Menis-permacees, commune ä Madagascar el sur la cote Orientale d'Afrique. On emploie la racine.
EFFiiTS Tuüii. — Anli-diarrheique et modificatrice de la nutrition dansle bon sens, e'est-a-dire eupeptique.
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laquo;#9632;#9632;#9632;#9632;laquo;i
wmm
140
COPAHU.
'I
Employee dans la convalescence de la maladie des chiens.
Mode igt;'emploi. — En teinture alcoolique, 2 ä 4 gr. Colophane on brai sec.
Mat. med. — G'est une resine extraite de la T6re-benthine, amorphe, vitreuse.
Effets TmiR. — Pulverisöe, eile sert a arröter les hömorrhagies legeres. A I'lnlerleur, eile a son action sur les reins et eile est diurötique, 4 ä 6 grammes pour les chiens, en poudre; eile se saponiliera dans le tube digestif, deviendra soluble en parlie par con­sequent. A employer en poudre avant Tapplication du cautere chaud, pour arrfeter l'hömorrhagie, dans l'amputalion de la queue par exemple.
Mode d'emploi. — Elle entre dans I'onguent basili-cum et dans plusieurs autres emplätres. Coloquinte.
Mat. med. — Le fruit, gros comme une orange, renferme une pulpe blanche, amere, qui a pour prin-cipes : la colocynthine, en poudre, et la citrulline, substance resinoide.
Effets phys. — Produit une vive irritation intes-tinale.
Effets ther. — Drastique. On l'allie ä la gomme gulte, pour produire de rapides et önergiques effets, dans les affections cerebrales, dans les hydropisies.
Mode d'emploi. — 3 ä 4 grammes du principe actif, en electuaire, en bol, purgent un cheval. Coniine, Conicine. — Voy. Ciguü. Conserve de Damas. — Voy. Viandc. Convallamarine, Gonvallarine. — Voy. Muguet. Convolvuline, Convolvulique (Acide). — Voy. Ja lap.
Copahivique (Acide). — Principe essenliel du Copahu. Copahu. Mat. med. — Liquide jaunätre, de saveur repous-
1
V
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COURGE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;141
sante, allie a une resine et a une essence semblable ä ('essence de terebenlhine.
Effets ravs. — 11 s'elitnine seulement par I'urine. Sa principale action a lieu sur la muqueuse des or-ganes g6nito-urinaires.
Effets tjier. — On pent I'ernployer dans toutes les irritations chroniques des muqueuses ; 4 ä 8 grammes, chez les chiens atteints d'urdllirite.
Mode d'emploi. — On I'associera a son poids de magnesie et on triturera les deux substances.
Coquelicot.
Mat. med. — Cette plante, facile ä se procurer fraiche, peut rendre, en vöterinaire, de reels services.
Modk d'emploi. — En collyres, en fomentations, en lotions. Les cataplasmes de coquelicots seront plus calmants que ceux de graines de lin, auxquels on les associera.
Coriandre.
Plante dont les graines, fort slimulantes de l'in-teslin, font partie des semences chaudes majeures.
Coumarine.
Mat. med. — Principe actif de la feve Tonka; il se retrouve dans le melilol et dans Vasperule odoranle; il a une odeur agramp;ible; il est trks soluble, surtout dans I'eau bonillante.
Effets puys. — II est anesthesique; il ralentit la respiration et la circulation et abaisse la tempera­ture.
Effets tox. — Les graines du melilot, mangees en grande abondance, ont empoisonnö des animaux a, Alise-Sainte-Reine (observation de M. Carrey).
Effets tder. — Calmant.
Mode d'emploi. — L'infusion de fleurs de mölilot conslitue pour I'homme un collyre calmant, que Ton pourrait employer chez nos animaux.
Courge.
Effets xutR. — Les semences ou graines employees
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d42nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;CREOUNE.
conlre lo lacnia de l'homme rendront service chez le chien, dans le meine cas.
Mode d'emploi. — Delayez dans I'eau 30 ä 30 gram­mes de semences mondees, ecrasees dans du sucre. Une heure apres celte administration, faire prendre de riuiile de ricin, 30 grammes.
Voici une formule vantee contre le taenia du chien.
Huile de ricin.................. 30 grammes.
Miel commun.................. 30 —
Graines de courge.............. 40 —
Mondez les graines, reduisez en päte, ajoutez I'liuile el le miel, et faites prendre en une seule fois dans un verre de lait.
J'ai fait ecraser les semences entieres et melanger avec de la viande, 10 ä 13 grammes, ä faire prendre plusieurs jours de suite.
Craie. — Voy. Carbonate de chaux.
Cran ou Cranson. — Voy. Raifort.
Crayons. — 11 y en a qui sont fails au chlorure de zinc (V. ce mot) ; d'aulres sont formes de nitrate d'argent (V. ce mot) fondu et coule (pierre infernale).
Creme. — Meme usage et m6me inconvenient que le beurre. Voy. ce mot.
Creme de tartre ou iartrale acide de potasse ou bi-tarlra.te de potasse.
Effets imiys. — A une saveur aigrelelte.
Effets iiiiiu. — Utile comme laxatif conlre la diar-rhee des jeunes animaux, la jaunisse du chien et les affections du foie du cheval (Rutherford).
Doses. — 20 a 100 grammes pour les poulains, 13 a 20 grammes pour les chiens.
Creoline.
Mat. med. — Produitpr^cieux, semblable sinon pa-reil au cresyl. Voy. Cresyl.
Effets antiseit. — II a les proprietßs les plus re-marquables du cr6syl.
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CREOLINE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; UIJ
Heydonreich (de Nancy) s'exprime ainsi k son su-jet: laquo; La creoline possede des avantages precieux. Son action anliseptique est incontestable, son prix peu elev6; son odeur n'est pas gSnante; eile n'allaque ni les mains ni les instruments. raquo;
Effets tox. — Quoiqu'elle tue la plupart des mi­crobes, en fort peu de temps, eile n'est pas toxique. Spaeth de Francfort-sur-le-Mein en a pris jusqu'k 8 grammes par jour en pilules; nul Symptome grave ne s'est manifesto. Concentree, eile n'est pas dange-reuse pour les muqueuses.
laquo; Avanlage inappreciable, dit le professeurHeyden-reich (de Nancy), eile est depourvue d'action toxique et pent, par consequent, 6tre employee sans crainte et sans qu'il soit necessaire de limiter la quantile ap-pliquec ä un meme malade. raquo; Or, les antisepliques dont on s'est servi jusqu'ä present en Chirurgie, tout au moins ceux qu'il est possible d'employer sous la forme liquide, sent loin d'etre inoffensifs; les cas de mort occasionnes par leur emploi ne sont malheu-reusement pas rares.
M. Nocard, qui a experimente la creoline, dit ceci : laquo; C'est un puissant anliseptique. Kn emulsion de 2 1/2 ä 3 p. 100, il delruit presque instantanemcnt la bacteridie du charbon (sans spores) et les microbes du cholera des pouies, de la morve, de l'araignee, de la mammite des vaches et ceux du pus [streptococcus et staphylococcm).
laquo; Une Emulsion a 3 p. 100 detruit en quelqucs mi­nutes la virulence du bacille tuberculeux (culture sporulee; pus on pulpe d'organe). Le melange peul elre injecte impunement dans les veines des lapins, alors que les temoins succombent fatalement en quinze ä vingt-cinq jours ä l'injection intra-veineuse du produit pur.
laquo; Les spores de la bacteridie du charbon qui r6sis-tent plus de six jours a l'action de l'eau pheniquee ä
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#9632;. #9632;
144nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; CREOSOTE.
3 p. 100 sont luös en vingt-quatre heures par remul-sion de Greoline ä o p. 100.
laquo; Enfin la poudre de charbon symptomalique a perdu loute sa virdence apramp;s dix-huit heures de contact avec la Greoline a 4 p. 100, alors que I'acide phenique au meme degrc de dilution ne detruit sa virulence qu'apres un contact de trenle heures. raquo;
G'est mi parfait desodorisant.
laquo; L'emulsion ä 2 p. 100 supprime absolument la mauvaise odeur du sang, de l'unae et des pieces anatomiqucs en putrefaction.
laquo; Enfln je l'ai subslituee avec avantage i\ Teau phe-niqu^e pour la desinfection des instruments, des objets de pansement, des cages, des locaux oil se conservent les animaux d'exp6rience.
Mode d'emploi. — Yoici la formule d'un bol pour desinf'ecter I'inteslin.
Greoline........................nbsp; nbsp; ii grammes.
Alcool.......................... 2
Goimnc adraganlc.............. 2
Poudre de reglisse..............nbsp; nbsp; 24 —
Creosote.
Mat. med. — G'est im liquide gras au toucher, hui-leux, d'une saveur amere et causliqiie, soluble dans huit parties d'eau, extrait du goudron de houille, extrait aussi du goudron vegetal de helro ou de pin.
Effets antisept. — Elle coagule iinmediatement tous les liquides qu'ollc louche; de lä son grand pou-voir anliseplique.
Effets tueu. — Melee a de la teinturc d'iode en parties egales, eile conslilue un remedesorieux centre les caries osseuses ou tendineuses; eile esl cicatrisante en m6me temps.Heu (de Ghaumonl)lapr6coniso con­tra les solutions de continuite. La pommade, 8 gram­mes contra 32 de vaseline ou d'axonge, seit conlre les affections de la peau, reussit contre la gale rebelle de lalete des chats; eile vaut presqua I'liuile de cade
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#9632;
r.HF.s-vi.. r.RRSvr.iniiE fAr.inEVnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; it:;
CRESYL, CRESYLIQUE (ÄGIDE).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 14.gt;
conlre l'herpes tonsurant du bonuf, surtout quand on y a.jonte un pen d'oxyde de zinc.
A /'laquo;WmeMr, elleestantihelminthique et antidysen-lerique, ä la dose de 6 a 8 grammes, pour les grands animaux; de 0,50 ä 1 ou 2, pour ceux de moyenne ou de petite taille.
Ges memes doses ne seraient pas inutiles dans les bronchites chroniques, qu'elles soient purement in-flammatoires ou bacillaires; car, chez I'homme, la creosoteest le seul medicament qui amende serieu-sement la phtisie d'aprfes les experiences de Boucbard. Elle a 6le employee en Angleterre centre la peri-pneumonie avec apparence de succös. 20 ä 40 gouttes dans un breuvage stimulant. Centre la gale folliculaire du chien, on pent essayer la formule suivante de Hun­ting :
Creosote........................... 1 parlie.
Huile J'olives...................... 14 —
Solution de potasse caustique...... 2 —
Cresyl. Cresylique (acide).
Mat. mud. — Substance venue d'Angleterre sur­tout, la bouille anglaise produisant jusqu'ä present le meilleur Cresyl.
C'est un liquide rouge brun, d'odeur moins d6sa-greable qne celle des pyrogönös ordinaires; il a l'avantage de n'fetre pas un poison a la lacon du bi-cblorure de mercure, et d'etre trfes maniable avec de l'eau; a 1 p. 100, ildonne un liquide laiteux qui res-semble a de l'eau savonneuse; il est fort ä la mode et il semble devoir passer tout a fait dans la pratique courante.
Effets antisept. — Desinfectant trös puissant, au-quel les experiences de M. Nocard ont donne de la celebrite; en des solutions assez faibles, il detruit tons les virus, et m6me le bacille de Koch si rebelle en general.
11 est employe en grand pour la disinfection du mar-Caony. — Ther. vet.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;9
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146nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; CROTON TIGLION.
i
ehe de la Villette, au moyen d'une machine Genesle, qui le mole i do lavapeurd'eau surchaufTee. Lapompe ä main llingelmann fait ä froid le in6me mölange.
Les produits vendus sous le nom de Cresyl Jeyes et de Creoline Pearson sont ä base de Creoline et donnent de tres bons resultats.
Le Cresyl me paralt devoir remplacer I'acide phe-nique, sauf en ce qui concerne le bain antiseptique dans lequel trempent les instruments pendant les grandes operations, car la solution n'est pas limpide, et eile rend les instruments glissants.
Mode d'emploi.—Le Cresyl serait ä essayer en breu-vage dans les maladies infectieuses du cheval, du chien, car, si le breuvage passait dans la trachee, ce serait sans danger et 1'absorplion aurait lieu quand mfime.
Croton tiglion.
iMat. mei). — Ses graines, appelees pignons d'Inrte, donnent par expression une huile tres acre, chargee d'acide crotonique.
Effets tueii. —Surla peau, 1'huile produit une brii-lure intense; dansle tube digestif, c'estle plus violent des purgalifs.
Injectee dans la jugulaire, eile produit im effet ra­pide. Sur la peau eile est tres vesicante et eile pro­duit, vingt-quatre heures aprös la friction, des Eva­cuations alvines tres abondantes. Chez les ruminants, si durs k purger, eile reussit bien.
Dans les cas de vertigo, eile peut servir d'un deriva-lif interne energique. En somme, il faudra etre pru­dent dans l'emploi de cette huile et ne I'appliquer qu'aux cas desesp6res.
Dans un cas de fourbure intense, apres saignee co-pieuse, apres injection de 0,30 de morphine dans le flanc gauche, je me suis bien trouve d'une deuxieme injection sous-cutance de 0,50 d'huilede croton, pra-tiquöe en arriere de l'epaule droite. M. Bizard traite
.
ocr page 159
CURARE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;147
ainsi la fourbure et la pneumonie aigue, quand il veut produire des revulsions instantanees. Mais il y a tou-jours des abces consecutifs a guerir, qui seront, en tons cas, moins dangereux que la maladie premiere.
Mode d'emploi. — D'apres Roy, voici un moyen d'ob-tenir sur le cheval une vösication energique et ne laissant pas de traces: pour chaque cot6 de la poi-trine, employer 12 goutles d'huile de croton dans un decilitre d'huile d'olives; avec un pinceau trempe dans le melange, tracer des bandes verlicales accolees sans serecouvrir, puis tracer des bandes horizontales. Tondez la region si les polls sont trop abondants.
D'apres Le Berre, l'huile de croton tiglion, dissoute dans Tether et melangöe dans de l'eau de graine de lin, n'est pas irritante a I'interieur.
Doses. — 8 ou 10 gouttes dans un jaune d'oeuf purgent tres violemment le plus fort cheval; 30 gouttes causeraient la mort.
Doses maxima 8 ä 16 gouttes; petits animaux 1 ou 2 goutles.
Crotonique (Acide). — Voy. Croton tiglion.
Cubebe ou Poivre cubebe.
Effets tiiüh. — Ge fruit desseche etait considere autrefois comme stomachique; maintenant il est em­ploye seulement ä la facon du copaku (V. ce mot).
Cumin.
Mat. med. —Ce sont des semences chaudes ma-jeures, allongees, marquees de lignes.
Effets theb. — Aromatiques et par consequent sli-mulantes. Elles completent la liste des graines stimu-
1
i
lantes.
Curare.
Mat. med. — G'est une substance toxique, en masse amorphe, brune, soluble dans l'eau, envoy^e de l'A-merique du Sud et contenue dans des coques de
fruit. La curarine, que Ton extrait du curare, est vingt
i
ocr page 160
148nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;CYANHYDRATE DE CHLORAL.
fois plus active que lui; 1 milligramme tue le lapin.
Effkts phys. et tox. — G'est un paralysant des nerfs de la vie animale d'abord, puis des nerfs de la vie organique. Depose au fond d'une plaie faite par une flfeche, il arrete rapidement le blesse, donl les muscles ne peuvent plus proleger la fuite. La mort ar­rive par asphyxie, quand les muscles de la poitrine ne peuvent plusagir. Ge sontles nerfs moteurs seulsqui sont paralyses; mais la sensibilile persiste pendant la curarisalion. II n'a d'effet que dans le tissu conjonctif, dans la voie tracheale et dans les sereuses. Par le lube digestif,on n'obtient rien, ou bien Teffet a obtenir n'est pas 1'empoisonnement. Les reins eliminent a mesure le curare.
Effets TuiiR. —Ala dose de 1 gr. äl gr. et demi chez le cheval, 0,10 chez le cbien, le curare se rapproche de la dose toxique ; il pourrait etre essaye dans les violenles fievres d'inflammation, car il deprime la cir­culation en paralysant les vaso-moleurs; mais il y a de la glycosurie due ä ce que les muscles, ne se con-tractant plus, ne detruisent pas leur glycogene. G'est une experience ä tenter.
Les injections pratiqußes contre le tetanos, contre 1 epilepsie surtout, n'ont pas donnö de resultats ap-preciables.
Cyanhydrate de chloral.
Mat. med. — Se prepare en m^langeant I'hydrate de chloral et l'acide cyanbydrique on solution. Ge corps, soluble dans l'eau, l'alcool. Tether, possede les propiietes de l'acide cyanbydrique et est plus stable que les autres composes. 6Br,4o de ce corps represen-tent une parlie d'acide anbydre. II se decompose en presence des alcalis. La solution est stable.
Cyanhydrate dechloral.................... 6
Eau...................................... 10
pour remplacer l'acide medicinal.
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CYANI1YDRIQUE (ÄGIDE).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 149
Effets tukr. — II meriterait d'ßlre essayö en vete-rinaire, ä la place de l'acide cyanhydrique.
Cyanhydrique (Acide).
Effets tox. — Le plus violent poison que Ton con-naisse. II s'absorbe rapidement, mömepar la peau in-tacte. Onn'ose le manipulerpur, tant il estredoulable. Son action est ainsi expliquöe : en se combinant avec l'hömoglobine des hematies, il en empeche I'oxy-dation; d'oü une aspbyxie violenle avec cyanose de tous les lissus.
L'acide dit mddkinal, le seul dont nous parlerons, et dont on doive se servir, est compose de i d'acide pour 9 d'eau, etendu encore davantage — 2 gram­mes p. 100 d'eau.
Effets puys. — II insensibilise les parties sur les-quelles on l'applique et l'anesthesie peut durer trois ou quatre jours.
Effets ther. — A l'exterieur, il calmera la doulenr superficielle d'une region. laquo; II soulage rapidement la douleur et le prurit qui accompagne les dartres, les crevasses, les coups aux jambes, les engorgements des rnamelles et les differentes maladies culanees. Cepen-dant, comme nous avons d'autres calmants aussi ac-tifs et moins dangercux, on peut genöralement se passer de l'acide cyanhydrique en medecine vetöri-naire raquo; (Kaufmann).
Le medicament, Ires volatil, ne s'accnmnle Jamals dans l'organisme ; cet avantage permet de commencer ä doses faibles et d'elever ensuite les doses.
Dans les toux chroniques du cheval, il rendra quel-ques services.
Doses. — A l'intörieur, IG ä 40 gouttes par jour chez les gros animaux en quatre Ibis. Les injections, sans accidents locaux ä craindre, se feront ä 2 p. 1000 dans le tissu cellulaire, dans les veines ou par la trachee.
Pour empoisonner les chats et les chiens, il suffit de
i
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iöOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DATURA. STRAMONIUM.
verser 3 ou 4 gouttes de l'acide anhydre sur la langue ou sur I'oeU.
Antidotes. — Les contre-poisons de I'acidecyanhy-driquesontreau chloree, rammoniaque elsurtout les aneslh6siques, ether et atropine.
Cyanure de potassium.
Mat. m:\gt;. — De tons les cyanures, c'est celui-ci qui est le plus en usage.
Effets tüx.—^11 est employe dans les empoisonne-ments voulus par le client.
Effets tiier. — A 6te preconise par Gsell contra le tetanos a la dose hypodermique de 0Br,02 a 0Er,05 chez le cheval. Gomme ces injections ont donne quel-ques resultats, il serait bon de les essayer encore.
Enpommade,äl gr. pour 20 grammes, il ales memes effets externes que l'acide cyanhydrique medicinal.
D'apres Ziindel, le cyanure de potassium est un des meilleurs mödicaments dont on puisse faire usage contre la maladie des chiens compliquee de pheno-inenes nerveux, ä la dose de Oe^lö, seul ou m61ang6 ä l'extrait de belladone.
Daphnine. — Voy. Garou.
Datura stramonium.
Mat. med. — Getto plante renferme dans toutes ses parties un principe actif, la daturine, pen employee S 1 etat de purete.
Effets puvs. — Les feuilles et les semences ont a pen pres les memes proprietes que la belladone. laquo; Selon Tabourin, le datura stramonium parait 6tre plus irritant pour le tube digestif que la jusquiame et memo que la belladone. Son action narcotique sur les centres nerveux est aussi plus energique que celle de ces deux solanees; la sensibilite est plus fortement diminuöe et la motilite plus exaltöe; car la pomme epineuse parait provoquer des mouvements desordon-n6s et des acces de fureur plus facilement que les au-tres plantes de la famille des solanees. On remarque
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DIACODE (SIROP).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;151
aussi qu'elle produit une evacuation plus frequente et
^E^^ra.-Son action interessante a lieu contre las difflcultes spasmodiques de la resp.rat.on
Elle a 6t6 longtemps consideree comme un an Ina bique efficace; et, dans toutl'Orient encore, on Im at-tribueä tort cette vertu.
Mode d'mploi, uoses. - En poudre seche .
Grands herbivores........ 10 a 16 grammes.
Petits herbivores..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
Chiens.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; #9632;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'''
Daturine. - Voy. ßamra stramonium. Delphinine. — Voy. Staphisagna.
Slf^fiD.' - C'est pour ainsi dire la gorame de l'a-mfdon. Sa poudre seche, jaunätre ä la fa?on du mais mör desaveur fade, est tres soluble dans eaufro.de ^ chaude, mais non dans l'alcool fort. L^ode ne la colore pas en bleu.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; . . , „ ^„0
Effets t.ieh. - On a tort, en v^tenna.re de ne pas emoloverdavantage cot emollient, qn. pent emul^on-nerKunes grasses, les essences et la t^^enthme. Elle pent remplacer la gomme qm est trop cM e dans mainte preparation adouc.ssante. Conl.e les Shoes, Zündel la trouvait preferable ä l'am.donlu.-
nn Annp
Gomme agglutinatif et contentif, on s'en serv.ra avec
celle formule de Velpeau :
. .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 100 srammes.
Dextrine...................... ll quot; _
Eau-de-vie camphree.......... raquo;quot;
Eau chaude.................#9632; #9632;
Trempez dans ce melange sirupeux les etoupes et les bandes qui maintiendront I'os fracture. Diacode (Strop).
Exlrait alcoolique de pavol... 16 grammes.
Eau pure..................... ' #9632;'
1M)'J
Sirop simple..............
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I.'i2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; DIASTASE OU MALT.
Effets tiiijk. — G'est un sirop utile dansla medecine des jeunes animaux et qui peut calmer las toux de la yourme, etles douleurs de l'inteslin.
Doses. — 40 a GO grammes a chaque fois, chez le poulain; 10 ä 15 grammes, chez le chien.
Diascordium.
Mat. MiiD. — G'est un melange d'opium et de subs­tances astringentes, telles que le miel rosat, la racine de gentiane, de bistorte et de lormenlille, legalbanum, le cassia, lesfleurs de roses rouges. G'est un des vieux electuaires qui ont surv^cu ä la pharmacie compli-qu^e du moyen age.
Effets tueh. — II est astringent, stimulant et toni-que ä la fois, conlre la perte de l'appeiit et contre I'a-n6mie chronique.
Doses. — 4 ä 5 grammes, pour le chien; 2ö ä .quot;JO grammes pour le cheval.
Diastase on Malt.
Mat. med. — La diastase est un ferment soluble azote, qui se Irouve, a I'elat naturel, dans toules les graines des cereales : dans I'orge, I'avoine, le bl6; les pommes de terre en contiennent aussi, quand elles sont ä l'epoque de leur germination. Ge ferment a pour etfet de transformer I'amidon en dextrine et en glycose.
La salive de certaines glandes salivaires comple parmi ses elements, la ptyatine, corps semblable ä la diastase.
Effets piiys. — Dans la nouvelle classification des modilicateurs de la nutrition, ce medicament est un eupeptique.
Effets tuer. —Cetle substance est indispensable ä la digestion des feculents, et \k oil eile manque, il faut la donner. Les germes de I'orge (malt) utilises en medecine pour suppleer k rinsulflsanco salivaire des hommes atteints de dyspepsie flatulenle, servi-rontchcz les animaux dans les casde gastro-enterite.
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DIGITALE, DIGITALINE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 133
Doses. — Pour les petites especes, 1 a 2 grammes dans du vin.
Diethylacetal. — Voy. Acelal.
Digallique (Acide). —Voy. Tannin.
Digitale. Digitaline.
Mat. sied. — Belle plante ä fleurs pourprees, eu tube, vulgairement appel^e ganlelee de Notre-Dame, plus puissante dans les endroits elev6s quo dans les jardins. Ses feuilles, recolt^es quand eile a deux ans, lournissent de precieux glycosides dont le principal est la digilaline, et la digitalzine, et d'autres dont I'liisloire a ete resum6e ainsi par le professeur Paul Lefort(i) :
laquo; La flfiiytVortme est voisine, comme composition, de lasaponine; la (%rta/ine est insoluble dans I'eau; la rfj-gitaleine est soluble; la digitoxine dont Faction est la plusenergique; \a.digitaliresiiie, produit de decomposi­tion de la digitaline. Les produits qu'on appelle digita­line amorphe (Homolle el Quevenne) et digitaline cris-lt;a/^see(Nalivelle)sont des melanges desprincipes pre­cedents; c'est la premiöre de ces preparations qui est officinale; et qu'on emploie laute d'agent entiere-ment pur; laseconde est deux fois plus active. II est important de connaitre la digitale, parce que son alcalol'de et de preference la plante elle-memc, sous forme de feuille et de teinture, sont tres utiles a cause de leurs precieux eflets. II faudras'adresser pour la poudre de feuille, ädes preparateurs consciencieux qui ne la falsifient pas ; car le praticien croirait agir, et n'obtiendrait aucun resultat appreciable. G'est,un medicament qu'il faut savoir manier, on se rappellera que la poudre a une odeur agreable rappelant celle du the. raquo;
Effets theh. — Ses proprietes principales sont la production de la diurese, quand il y a hydropisie avec
(1) Paul Lofort, Aide-memoire de t/ierapeulique. Paris, 1890.
9.
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-
154nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; DIGITALE, DIGITALINE.
troubles cardiaques, et surtout la tonicite du muscle cardiaque etle ralenlissement de ses contractions, ce qui a fait dire ä Bouillaud que la digitale etait le qum-quina du coeur.
laquo;Ladigitale,ditKaufmann(1), exerceune action af-faiblissante, paralysante surle systöme musculaire de la locomotion. Des experiences de laboratoire demon-trent que la digitale diminue Texcitabilitö des muscles, et l'observation clinique montre que les sujets traites par la digitale sont faibles et se fatiguent sous l'in-fluence du moindre exercice. L'experimenlation et l'observation sont d'accord pour attribuer ä la digitale une action stimulatrice des plus marquees sur les contractions utörines.raquo;
La digitaline est cent fois plus active que la poud — mais il y a digitaline et digitaline. Gomme il existe des digitalines amorphes d'activite variable, il faudra n'employer que la digitaline cristallisee du Codex.
Doses. — Les doses de poudre sont les suivantes : on aura soin de les espacer, car, selon Bonley et Hertwig, le medicament s'accumule. et il faut en cesser l'emploi tons les deux on trois jours.
Cheval..................nbsp; nbsp; 3 anbsp; nbsp; nbsp;.=gt; gratniues.
BoBiif....................nbsp; nbsp; 4 änbsp; nbsp; nbsp;6 —
Mouton.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 —
Chien...................nbsp; nbsp; 0,15anbsp; nbsp; nbsp;0,30
Un gramme de poudre equivaut en general ä0sr,005 de digitaline.
Mode d'emfloi.— La voie digestive est la meilleure pour l'absorption.
Les injections donnent le plus souvent des abces; car la digitaline est Ires irritante. Gsell, dans des cas oü les voies digestives sont alteröes, la conseilie en solution au milliöme.
(1) Kaufmann, p. 5ö9.
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DIURETINE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;loii
Les injections tracheales seront entierement pros-crites.
Dans toutes les phlegmasies intenses el inflamma­tions franches, on devra I'administrer seule ou asso-ciöe ä la poudre d'aconit. Employee cliez le cheval, et unie ä l'emötique, eile donne de bons resultats.
Diuretine ou Salicylate de theobromine et de soude.
Mat. m^d. — Poudre blanche, soluble dans I'eau. Preparee par Knoll.
Effets puys. — Elle a, de meme que la cafeine,une action diurelique, mais eile a sur la cafeine de nom-breux avanlages, qne vantent von Schrceder, de Stras­bourg et Gram de Gopenhague.
1deg; La theobromine produit des effels diur6tiques par son action directe sur les reins comme le D1 von Schrceder I'a constate par rapport a la cafeine el la theobromine;
2deg; La theobromine se distingue de la cafeine, parce qu'elle n'exerce pas une action stimulanle centrale, c'est-ä-dire qu'ä l'encontre de la cafeine, eile ne cause pas d'insommie, d'agitalion, etc., qui sont nuisibles a. I'action sur les reins et qui sont la cause de l'action incerlaine de la cafeine;
3deg; La thöobromine est, pour ainsi dire, une espece de cafeine, ä laquelle manque I'action slimulante centrale, alors qu'elle produit en plein I'action sur les reins; la theobromine a provoque de bonnes diu-reses, meme dans les cas oü la digitale et le stro-phantus etaient sans effet;
•4deg; II ne convient pas d'employer la theobromine non combinee. Comme eile ne se dissout que dans environ 1,600 parties d'eau, ä une temperature moyenne, son absorption est trop difficile et provoque facilement des vomissemenls.
Doses. — Environ 6 grammes par jour, a prendre par fractions de 1 gramme en bols ou pilules.
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136
EAU.
Douce amere ou morelle.
Mat. micd. — Gelle plante renferme de la solanine.
Effets tox. — Les baies de morelle sont dangereu-ses pour les animaux, quand ils en mangent trop. Medicament populaire, aise a trouver.
Effuts THfiu. — Galmant.
Moded'emploi. — Employe en lotion, encalaplasme.
Duboisia myoporoides.
Mat. mod. — Arbuste d'Australie, dont le principe actif est la Duboisine et qui rend les memes services qne I'atropine.
Effets tiier. — Par l'instillation ä 1/200, la dilata­tion pupillaire arrive plus vite que par I'atropine.
Eau. — Depuis que Prietsnitz a mis a la mode dans la therapeutique cet agent vulgaire, il a bien fallu se rendre ä l'evidence et proclamer les bienfaits de l'eau en bains et en douches surtout.
Effets tueh. — Eau froide. — L'eau froide ou l'eau courante est un moj'en employ^ contro les fourbures et si eile etaitglac6e, eile pourrait rendre des services encore plus grands. Voy. Glace.
Le traitement hydrotberapique de la ficvre vitulaire pr6conis6 par M. Hartenstein, est encore celui qui a donn6 le plus de reussite, en combatlant la lievre, en arrßtant la congestion du cerveau et de la moelle 6piniere.
Le traitement des plaies apres desinfection, par les irrigations continues, est un assezbon moyen de faire de l'asepsie.
On pent employer des appareils qui consistent en tubes da caoulcbouc destines ä amener sur l'organe malade ou sur la plaie l'eau contenue dans un re­servoir quelconque place au-dessus de l'animal. On emploie I'appareil Martin, dont on pent faire varier le point d'application (fig. 33). Graillot a adopte un Systeme complet d'application cbez le cbeval (flg. 34) et chez la vache (lig. 33).
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EAÜ.
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M. Kaufmann a decrit ainsi les effetslh^rapeutiques de la glace et de l'eau froide (1) :
laquo; L'application de l'eau froide est ralionnelle dans toules les inflammations externes, surlout lorsque celles-ci sont 6tendueset
quelachaleur est intense. Le froid que provoque la glace ou l'eau froide sur les tissus a pour effet de diminuer leur vitality ;
les elements anatomi-ques qui les constituent ralentissent leur nutri-lion et leurs fonclions; ils ne so mulliplienlque
difficilement, lesglobules blancs sont paralyses et la diap6dese devient im­possible; en outre, les
petits vaisseaux sont for-
Fig. 33. — Apparell d'irrigation Martio. La piece placee sur I'avanl-bras peut etre descen-due sur la couronne.
tement resserres et ne laissent passer qu'une petite quantity de sang.
L'eau froide, en ralen-
tissant la nutrition des elements anatomiques en-flammös, en empechant leur multiplication et en resserrant les petits vaisseaux, s'oppose tres energi-quement ä la formation du pus et au processus in-flammatoire. La propriete rötrigerante et an6miante externe de l'eau glacee peut se propager par action reflexe a des organes eloignes. Tout le monde con-nait la loi des symetries vaso-motrices 6tablie par Brown-Sequard et Tholozan. En plongeant la main droite dans l'eau froide, on voit la temperature s'a-baisser non seulement dans la main refroidie directe-
(I) Kaufftuami, p. C:j.3.
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1 ' #9632;—^^^^^^WPWiraquo;^raquo;^
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EAU.
ment par I'eau, mais encore dans la main gauche. C'est ainsi qu'on peut expliquer les bons effets des applications de glace ou d'eau froide dans la menin-
Fig. -34. — Appareil lt;i irrigation pour les ditfereutes regions du cheval (Graillot).
gite, le vertigo, la congestion du cerveau et de^la moelle epiniere, etc. raquo;
Eau tiede. — Avec I'eau tiede seule, on peut sou-mettre a la question de I'eau les ruminants qui ont de l'embarras du feuillet, ou qui ne ruminent plus ä
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cause d'une obstruction quelconque, eile sera efficace ence cas. Et meme en la continuant, eile ne deter-minera pas de vomissements, comme eile le fait chez les carnassiers.
Injections tracheales d'eau (10 litres pour le cheval), c'est un moyen d'obtenir vine diurese abondante chez
Kig. 35. — Appareil ä irrigation pour les orgaues geuitaux dc la vache (Graillot).
nos animaux domestiques. D'apres les experiences de Signol, elles seraient avantageuses dans le traitement des afieclions typhoides ennettoyant toutl'organisme.
Lydlin, pour abaisser la temperature dans ce cas, avail employe la Methode de Brandt, lavements fre­quents d'eau douce, 13 a 18deg;, et lavages frequents de tout le corps avec cette eau douce.
£aii chaude. — Elle peut servir de ruböfiant, parce
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160nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;EAU.
qu'elle amene la chaleur, la douleur et la sensibi­lity.
x\ l'interieur, eile auraitune action debilitante, si eile ne servait pas d'excipient ä des substances excitantes et aromatiques.
Elle est utile pour nettoyer les plaies, dont eile p6-netre les anfractuosites, pour en chasser le pus.
Sur le rein, des affusions d'eau chande ameneront une derivation utile, dans les cas de tympanite, de ne­phrite, d'inflammation des organes internes.
En Allemagne, les veterinaires ont preconise detres abondantes injections d'eau chaude a la temperature de 33 a 40deg;, aün de combattre la non delivrance des vaches.
Dans les affections des yeux, les lotions seront tou-jours chaudes, 20deg;.
Eau bouillanle. — L'eauest conslderee commebouil-lante quand eile a depasse 80deg;; alors eile desorganise las tissus et produit l'eschariücation; rapidement mise en contact avec la peau, rapidement retiree, eile fait naltre des ampoules — ä la facon du vesica-toire.
Le marteau de Mayor, tremp6 dans I'eau bouil-lante jusqu'ä ce qu'il ait pris une temperature egale, et applique sur la peau pour remplacer I'eau bouil-lante, a donne ä M. Kaufmann (1) les resultats sui-vants:
laquo; 1deg; Les polls ötant coupes, le marteau chauffeaSO0 est applique sur le cöte droit de l'abdomen d'un chien ägö d'un an. On maintient le marteau en contact avec la peau en exenjant une legere pression. L'application dure cinq minutes. Pendant I'operation, la peau est tres blanche sous le marteau; au pourtour, il se forme un bourrelet rouge qui fait saillie. Une heure apres l'application, le point de la peau touche par le
(1) Kaufmann, p. C42.
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EAU.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 161
marteau conserve sa päleur, le bourrelet pcripheri-que est moins eleve, sa cröte est rouge et de chaque c6le ä la base il y a une ligne blanche. Toute la par-tie chauffee proemine un peu surles parties voisines: il y a gonflement.
laquo; Le lendemain, peau toujours päle, engorgement plus prononce.
laquo; Deux jours apres, la partie chauffee est elimin^e comme une eschare. II resle une plaie profonde, sup-purante. Ua mois apres, la plaie 6tait cicatrisee, mais les polls n'avaient pas repoussfi.
laquo; 2deg; Marteau chaurte a 60deg;; application pendant cinq minutes sur la partie inferieure de la poitrine d'un chien. Pendant I'application, rougeur tres forte sur toute la surface touchee par le marteau. Apres I'ope-ration, gonflement rapide avec formation d'une phlyc-tene qui laisse suinter un liquide sereux transparent. Le lendemain, engorgement volumineux et rougeur tres prononcöe. Les jours suivants, il y a une plaie legferement suppurante. Apres un mois, cicatrisation complete, mais absence de polls.
laquo; 3deg; Marteau chauffe ä630; application pendant une minute sur la partie laterale de la poitrine d'un chien. Les effets soul sensiblement les monies que ceux produits par le marteau chaufl'6 ä 60deg; et appliquö pendant cinq minutes.
laquo; 4deg; Marteau chauffe ä Sä0; application durant cinq minutes. Rougeur pendant reparation. Päleur quel-ques minutes apres. Le lendemain legere rougeur, le-gfere phlyctene. Les jours suivants I'epiderme s'exf'o-lie et se regenere sans persistance d'aucune cica­trice.
laquo; 3deg; Marteau chauffe ä 30deg;, application duie cinq minutes. Rougeur de la peau pendant I'application , päleur quelques minutes apres. Les jours suivants löger soulevement epidermique, suivi de regeneration rapide.
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1
11)2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;EAÜ.
laquo; Des expöriences faHes sur l'äne m'ont donne des resultats semblables. Quand on veut se servir du mar-teau pour faire des applications de chaleur, il faut tenir compte du vo­lume du marteau, de son degrö de temperature,de laduree de l'applica-lionetdel'epaisseurde lapeau. Dans mes experiences, je me suis servi d'un marteau de marechal de vo­lume ordinaire; les applications ont cte faitessurla parlie inferieure ou laterale de l'abdomen et du thorax.raquo; Bains locaux ou partiels ou lo­tions. — Ils ont une action variee. Pour les bains de la rögion infe­rieure des membres, on pourrait HHI faire usage de la botte ä bain de GrailIol(fig. 36).
Hains sinapises, sales, ferrugineux, Fig. -ms. — Holte a aslringenls. — Ils agissent sur les bains pour ehe- nerfs de lanbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; t tnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;{
vaux.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;
stimulante.
Bains alcooliques aromaliques. — Ils agissent plutöt par emanation.
Bains de tilteul, de //avofs, etc. — Ils ont une action depressive.
Bains ä action topique. — Ils sont employes dans le traitement des affections cutanees.
Bain mlfurmx.
Stilfure do potasse............... C gram mes.
Eau............................. 4 litres.
dans un vase en bois de preference.
Bain gäatineux.
Gelatine........................ 2 grammes.
Eau............................ 2 litres.
mtm
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gt; EAU OXYGENfiE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;163
Bain aeide.
Acide azotique................. 3 grammes.
Acide chlorhydrique............ 6 —
Eau............................ C litres.
Bain alcalin.
Carbonate de soiule............ 10 grammes.
Eau............................ 6 litres.
Bain glycerine.
Glycerine...................... I.'i grammes.
Gomme........................ igt; —
Faire bouillir dans I litre d'eau et ajouter 2 litres.
Bain arsenical.
Arseniate de soude............. 1 gramme.
Eau............................ 2 litres.
Bain mercuriel.
Biiodure de mcrcure............ OBr,05
Alcool......................•___ 30 grammes.
Eau............................ 1 litre.
Eau de mar.
Effets tiier. —' Son action est remarquable contre la fourbure.
Mode d'emploi. — On I'utilise grandement sur le littoral, en douches, en bains.
Eau oxygenee.
Mat. med. —• Liquide tres dense, a saveur pi-quante. Elle se trouve dans le commerce renferm^e dans des siphons.
Effets piiys. — Elle blanchit la peau.
Effets antis. — Cette eau gazeuse a des proprietes anliseptiques marquees (Ghauveau, Nocard, Molle-reau). Elle tue les ferments organises.
Effets tuer. — Aussi I'emploie-t-on contre les ul-ceres, les plaies, les muguets; elie est utile dans les injections vaginales ou uterines.
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164nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; EAU SULFO-CARBONEE.
Elle a etö employee avec succös dans le traitement de la pneumonia infectieuse (Va^selin).
Mode d'emploi. — Le contenu de un a trois siphons pent etre melange au barbottage et est bu volon-liers.
M. Vasselin a imagine d'ingenieux appareils pour l'adminislration de l'eau oxygenee et de l'oxygene. — Voy. Oxi/gene.
Eau de Rabel. — Eau composee de :
Acide sulfurique.................... I partie.
Alcool absolu....................... 3 —
Effets ther. — Elle s'emploie pure, pour arreter les hemorragies. Voy. Limonade sulfurique. Eau sedative. Mat. med. — Elle est composee de :
Eau distilleo................... 900 grammes,
Ammoniaqne liquide........... 100 —
Sei marin..................... v'O —
Effets tu6r. — Employee en medecine humaine dans le mal de lete, les maladies inflammatoires. A essayer sur les animaux dans le vertige, etc.
Mode d'emploi. — En compresse, sur la nuquo et le front.
Eau sulfo-carbonee.
Mat. med.— On verse du sulfure de carbone dans un flacon de 700 grammes, dont on ne remplit qu'une petite partie, on complete avec de l'eau; on laisse deposer, et on remplace par de l'eau pure, a me-sure qu'on soustrait de l'eau ainsi sulfo-carbonee (Du-jardin-Beaumetz).
Effets ther. — C'est un desinfectaut externe et interne, dans le cas de fievre typhoide; eile I'ait alors de l'anlisepsie intestinaie.
Doses. — 40 a 60 grammes, en plusieurs fois par jour.
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EAUX MINfiRALES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 165
Eau vegeto-minerale de Goulard. Mat. MiiD. — Obtenue avec :
Acetate basique de plotub liquide.. 20 grairmies.
Eau commune..................... 900 —
Alcoolat vulneraire................ 80 —
Mode d'bmploi. — En lotions, sur les plaies, dont eile aclivera les bourgeons; on en fait des collyres ä 1 ou 2 p. 100,
Dans la medecine des chiens et des chevaux de prix.
Eau-de-vie. — Voy. Alcool.
Eau-de-vie allemande. — Elle est faite avec :
Racine de jalap................. 8 grammes.
— de turbith (1}............ 1 —
Scammou^c.................... 2
Alcool..........................nbsp; nbsp; 9G —
Effets tuer. — G'est un purgalif drastique.
Doses. — 30 ä 60 grammes pour les gros ruminants, 5 a 10 grammes pour les petits.
Eaux minerales. —Quoiqu'on puisse les rempla-cer ä bas prix par une solution facile faite dans les ofQcines, il vaut mieux, meme chez les animaux, les employer ä l'etat nalurel. Ces derniers ont assez de valeur maintenant, pour qu'on ne lesine pas sur le prix des medicaments actifs. Aussi, pour ceuxde mes confreres qui ont a traitor des chevaux de luxe, des chiens d'appartement, des oiseaux, je crois ulile de donner le tableau suivant:
Alcalines. —Vichy en est le type avec des varietes, ayant 3 a 6 grammes par litre de bi-carbonale de soude. Vals en conlient presque autant.
Bicarhonalees calciques. — Alet.
Gontre les maladies des voies digestives.
(1) Ipomsea Turpet/ium, famille des Convolvulacees.
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166nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;EAUX MINERALES.
Bicarbonatet's mixtes. — Bussang, Condillac, Pou-gues, Saint-Galmier.
Contre ranemie, ladyspepsie.
Bicarbunatees chlorurees. #9632;—• Royal.
Conlre les nevroses, la dyspepsie, I'herpelhisme.
Bicarbonalees mlfatees.— Contrexeville, Vittel.
Contre la gravelle, les maladies du foie, les coliques bepatiqnes, la dyspepsie.
Bicarbonalees sulfalees chlorurees. — Carlsbad et Marienbad en Antriebe.
Conlre les maladies des voies digestives.
Chlorurees sodiques. — Bourbon-Lancy, Bourbon-rArcbambault, Bourbonne-les-Bains, Salies-de-Bearn, Hombourg, Kissingen, Nauheim, Pyrmont, Wiesbaden (Allemagne), Bex, Lavey (Suisse). Voy. Eau de mer.
Conlre la scrofule, le lymphalisme, le rhuma-lisme.
Chlorurees sulfurees. — Uriage, Aix-la-Chapelle (Allemagne).
Contre les scrofules, les dermatoses.
Chlorurees bicarbonalees. — La Bourboule (arseni-cale), Saint-Nectaire.
Contre le lympbatisme, la scrofule, les rbuma-lismes, les dermatoses.
Chlorurees sulfalees. —Brides, Saint-Gervais.
Conlre les congestions abdominales, l'obesile, la constipation.
Ferrugineuses. — Bussang, Forges-les-Eaux, Orezza, Vittel, Pyrmont, Spa.
A recommander dans les anemies, les dyspepsies, les convalescences. Quoique cheres, elles valent mieux que le carbonate de fer, pour la medecine de luxe.
Sidfatees calciques. — Bagneres-de-Bigorre.
Contre les maladies des voies respiratoires et de l'eslomac.
Sulfalees mixtes. — Montmirail, Hunyadi-Janos el Pullna (Aulriche).
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ELECTRIC1TE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 167
Purgalives.
SulfaU-es magnesiques. — Sedlitz (Autriche) et Bir-menstorf (Suisse).
Purgatives.
Sulfurees sodiques. — Amelie-les-Bains, Bagneres-de-Bigorre, Bareges, Gauterets, Eaux-Bonnes, Eaux-Ghaudes, Luchon, Saint-Sauveur, le Vernet.
Gonlre les affeclions pulmonaires, lesrhumatismes, les blessures, le lymphatisme.
Sulfurees calciques. — Aix-les-Bains, Allevard, En-ghien, Montmirail, Saint-Honor6.
Gontre la congestion pulmonaire, la bronchite chro-nique, les rhumatisrnes.
Sulfuremes. — Elles liennent en dissolution I'hy-drogene sulfurö, le sulfure de calcium ou de sodium.
Elles ont une action elective bienfaisante sur la muqueuse pulmonaire.
Thermales simples. —Luxeuil, N6ris, Plombieres.
Gontre I'anemie, le rhumatisme, les paralysies fonc-tionnelles, la gastralgie et nevralgie, les dermatoses seches.
Doses. —Les eaux minerales seront donnöes pures ou dans du lait, en general h la dose d'une cuilleree grande ou petite pour les chiens. Pour les oiseaux, on donnera de tres petites cuillerees ou quelques gouttes, suivant la taille.
Electricite. — Les effets sur la sensibilite generale sont oblenus parcel agent sous la forme stalique.hes effets sur la nutrition par l'intermediaire du systems neroeux Irophique sont oblenus par Vaciion chimique el l'emploi des couranls continus. Enfin ce sont les cou-rants induils qui agissenlsurle Systeme nerveuxmoteur.
Les meilleurs appareils sontceux de Gaiffe.
Effets TuiiR. — Les applications onl et6 peu fre-quenles en vet6rinaire.
Laquerierre a trailö les coliques du cheval par les couranls induils.
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1C8
ELECTRICITE.
Quelques essais ont ele fails pour remßdier aux atrophies musculaires.
Enfin Laquerierre et Apostoli ont cherche ä atl6-nuer les virus.
Simon a utilise I'electricile statique pour dompter les chevaux inabordables ou difficiles h ferrer.
M. le capitaine de Place (1) a fait des experiences
Fig. 37. — Bridon amunage pour donner le couranl.
avec une pile de Grenet au bichromate de potasse. Gette pile etait atlelee a l'inducteur d'une bobine de Ruhmkorff, dont l'induit etait reli6 au mors brisö du bridon place dans la bouche du cheval. Ge mors etait amenagö de la fagon suivante (fig. 37): les deux con-
(1) Colonel Gun, Eleclricite appliquee a Vart mililaire. Paris, 1888.
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ELECTRIClTfi.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;169
ducteurs, denud6s sur 3 centimetres environ a leur extremite, etaient places en regard sur les deux bri-sures du filet ä 5 ou (gt; centimetres Tun de l'autre. Les canons du filet avaient et6 prealablemont renfermös dans un bout de tube de caoutchouc fendu dans sa longueur pour l'introduire et flcele sur les canons. Chacune des extremites denudees des conducteurs porte sous une ligature circulaire terminale de lai-ton une petite eponge humide qui, faisant le tour du canon, assure un contact parfait de chaque extrömitö du circuit avec la bouche du cheval.
Le cheval ayant et6 amene s'est defendu avec rage I ant ququot;on a cherchö a lui lever les pieds par la me-Ihode ordinaire: mais h peine le courant a-t-il agi pendant quelques secondes (une quinzaine environ), qu'il a el6 possible de lever les pieds et de frapper les lers avec le brnchoir, etc., ce qui appert a simple ins­pection de la figure 38.
L'experimentateur ayant eu sein de placer la bo-bine assez pres de l'oreilledu cheval pourque celui-ci put perecvoir le ronflement de l'interrupteur, I'ex-pörience fut recommenceo de la fagon suivante: les conducteurs ayant ete detaches de I'induit, I'experi-montateur se contenta de se placer en face du che­val, comme cela est indiqu6dans la figure 39, en ayant soin d'imiter avec la bouche le ronflement de la bo-bine. L'animal prit de suite la position stupefiee de I6te que l'action du courant lui donnait dans la pre­miere experience et se laissa lever les pieds el ferrer sans m6me etre tenu par le bridon, ce qui continua, l'experimentateur ayant cesse peu ä pen d'imiter le bruit de rinterrupleur.
Le cheval fut ä jamais corrige elcependant sa me-chancete et sa repugnance ä la ferrure 6taient telles qu'on ne pouvait le ferrer qu'k la plate-longe en lui entravant les pieds avec mille chances d'accident pour les hommes et pour lui-m6me.
Cao.nv. — ThSr. vöt.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;10
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{12nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;EMETINE.
Elixir acide de Haller.
Mat. med. — C'est l'eau de Rabel, rougie par des petales de coquelicot.
Effets tui5r. —Tonique et astringent.
Mode d'emploi.— En mucilage, 1 gr., l^oO, pour les chiens.
Elixir paregorique.
Mat. jmi5d. —Bonne preparation, ä recommander en v6l6rinaire; eile contient, en effet, de l'extrait d'o-pium, de l'acide benzoique, du camphre, de l'essence d'anis et de l'alcool; tres usitöe en Angleterre.
Voici un moyen rapide de le preparer :
Teinture d'opium.............. 39 grammes.
Alcool Ji G0deg;...................nbsp; nbsp; C50 —
Acide benzoique.............. 3 —
Essence d'anis................. 3 —
Camphre...................... 2 —
10 grammes d'elixir correspondent ä 3 centigrammes d'opium.
Effets tuer. — C'est un calmant cl un expectorant, dont l'efficacit^ et faction rapide seront appreciees.
Sans vouloir empi6ter sur le domaine de la thera-peuiique humaine, je crois pouvoir dire que, sur mes conseils, dans certaines fermes, cet Elixir est em­ploye avec succes pendant la moisson (I gramme dans un quart de litre d'eau, dose ä renouveler au besoin) pour les troubles inleslinaux si frequents parl'ois chez les ouvriers de culture, pendant les grandes cbaleurs.
Doses.
Clieval et boeuf............ 50 ä 80 grammes.
Petits animaux............ 2a 5 —
Ellebore blanc. — A une action analogue ä celle de son alcaloide, la Veralrine. Voy. cemot.
fmetine.
Mat. med. — Principe actif de la racine d'lpeca-cuanha.
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.
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EMETINE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 173
L'emetine est en poudre blanche, solide, soluble dans I'alcool, peu dans I'eau, beaucoup dans le chlo-roforme et le sulfure de carbone.
Effets puys. — L'ipeca, ähautes doses, irrite Testo-mac ä ce point — c'est d'ailleurs son effet physiolo-gique — qu'il provoque des vomissements, des vomitu-rilions plutot, chez le cheval et chez le bceuf. Son effet a lieu sur les fines divisions nerveuses qui se distribuent sur la muqueuse de l'estomac. G'est. une action refloxe. A petiles doses, il influence favorable-ment la secretion bronchique. Les physiologistes ont prouve que la section des nerfs vagues empöche tout vomissement par cette substance.
Elle est tres irrilante sur la peau mise a nu, ainsi que l'ipeca lui-meme.
Effets tuer. — C'est un vomilif et un expectorant qui fait vomir moins violemment que I'emetique.
II reussit souvent k retablir la rumination chez les bojufs.
Chez lespelitsanimaux.la poudre d'ipeca, ä la dose de 3 gr. en trois fois, leur servira d'anti-diarrheique.
II est preconis6 dans les bronchites. Mode d'emploi. — Les injections d'6ine(ine, essay^es par MM. Kaufmann et par Gsell, ne sont pas utiles, puisqu'elles ne font pas vomir le sujet plus rapide-ment que par I'eslomac.
II ne faut done faire usage que de la poudre de l'ipecacuanha annele.
On recommande, contre les bronchites, une mixture d'ipeca et de craie.
Ipfca en poudre.................nbsp; nbsp; 25 ceuligr.
Sirop diacode................... 5 grammes.
Alcoolat de caunelle............nbsp; nbsp; 10 —
Mixture de craie...............nbsp; nbsp; 50 —
Doses. — Voici les doses vomitives pour les petils animaux, en poudre :
10.
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iT4nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;EMETIQUE.
Pore...................... 1 a2 grammes.
Chien..................... 2 ä2 —
Chat...................... 0,25 a 0,75
-
En doses non vomitives, mais alors expectorantes, trois fois moins. Les grands herbivores, en ce dernier cas, en prendront 10 ä do grammes el les petits rumi­nants 2 ä 5 grammes, associe h. I'aloes (30 ä 35 gram­mes).
Emetique.
Mat. MiiD. — Vomitif mineral. L'eau en dissout le tiers de son poids a chaud.
Effets puys. — Elle agit avec violence chez les car-nassiers surtont et son action est mixte, car eile in­fluence d'abord I'estomac par irritation, et quand eile est absorbee, eile influence aussile centre vomitif ner-veux. A haute dose, eile provoque, chez les solipedes, de veritables efforts pour vomir; puis eile les purge par l'eflet des contractions peristalliqnes de l'intestin.
Passee dans le sang, eile est elimin6e par presque toutesles glandes,par cellesde l'intestin,par les reins, par le foie, par les sudoripares. La tension arterielle s'abaisse, pendant que I'emetique agit.
Effets ther. —Elle a ete le contre-stimulant par
- excellence utilise par la doctrine de Rasori: il est
vrai do dire ququot;elle entraine un ralentissement tres
marque da la respiration, ainsi que I'a constatd maintes
fois H. Bouley.
L'emetique est un irritant exterieur dangereux pour la cornäe et la conjunctive.
Melee a de l'onguent populeum, 6 grammes pour 30 d'onguent, eile constitue un maturatif des abces. Gelte composition ne doit pas etre employee chez les carnassiers, eile les fait vomir, en supposant meme que I'animal ne se soit pas loche.
Gontre-ind. — Comme chez Thomme, il ne faudra pas la donner aux jeunes animaux, ni ä ceux qui sont faibles, mais eile reussira chez les adulles et chez
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#9632; •
EMPUTRE8 MOUSSELINES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;175
les plelhoriques atteints de phlegmasies intenses.
Effets tox. — A hautes doses, ou longtemps con-linuöe, eile devient an poison; eile affaiblit et ruine completement I'organisme.
Mode d'emploc. — On aura soin de ne pas la don-ner sans breuvage; eile serait trop irritante si eile arrivait en masse sur la muqueuse gastrique.
Voici une formule contre la pneumonie du chien, ä donner par cuiller(5es toutes les heures:
Emetique..................... 3 decigr.
Infusion de ülleul orange...... 150 grammes.
Sirop diacode................. 30 —
Voici une bonne recetle de Glater centre la bron-chite du cheval :
Emetique...................... 4 grammes.
Poudrc de digitale.............. 2 —
Sei de nitre.................... 10 —
A mettre dans un litre d'eau d'orge.
D'apres Clement, les breuvages emelisös devraient etre prepares au moment de l'emploi, de preference avec de l'ean pure, non calcaire.
Doses. — En lavage, e'est-a-dire dissous dans une grande quantite de liquide, eile sera administree aux doses suivantes :
Cheval..................nbsp; nbsp; 10 ä 13 grammes.
Gros rumiucints.........nbsp; nbsp; nbsp; 6 ä 10 —
Petits ruminants........nbsp; nbsp; nbsp; 1 ä2 —
Pores...................nbsp; nbsp; nbsp; 0,30a 1 —
Chiens..................nbsp; nbsp; nbsp; 0,01a 0,10
Emodine. — Un des principes de la rhubarbe.
Emplatres mousselines, Epithemes ou Tupiques de Unna.
Mat. med. — Ce sont des sparadraps tres employes par Unna. M. L. Gavailles propose la preparation suivante: incorporer le principe mödicamenteux h
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-
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#9632;
176nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;EMPLATRES M0USSEL1NES.
une solution de gutta-percha dans la benzine,eva-porer la benzine ä une douce chaleur et etirer cette masse emplastique en sparadrap. L'emplatre obtenuest tresfin, trfes souple, adhesif et comple-tement impermeable h I'air; la couche de gutta ne devient jamais cassante, eile fait corps avec la preparation et de cette fagon la masse emplas­tique ne se separe pas de la toile et ne reste pas adh6-rente a la parlie malade. Le plus souvent. il est n6-cessaire de dissoudre le principe actif dans la lanoline avanl de l'incorporer dans la solution benzinique de caoutchouc.
M. Cavailies prepare de cette facon les emplätres medicamenteux suivants, qui ont 6t6 expörimentes ä l'höpital Saint-Louis.
Acide pyrogalliqne............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;42 p. 100.
—nbsp; nbsp; salicylique..............nbsp; nbsp; 38 a 50 —
Creosote......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;40 —
Exlrait tie cunnabis indica.....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;15 —
—nbsp; nbsp; nbsp; dc belladonc...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30nbsp; nbsp; nbsp; —
Chrysaroline.................. 15 ä 45nbsp; nbsp; nbsp; —
Empldtre de Vigo.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; COnbsp; nbsp; nbsp; —
Acide pheuiquc................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;15nbsp; nbsp; nbsp; —
Sublim.!'.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3nbsp; nbsp; nbsp; —
Oxyde de zinc.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;15
lodoforme.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50nbsp; nbsp; nbsp;—
Resorcine.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50nbsp; nbsp; nbsp; —
Acide boriquc.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20nbsp; nbsp; nbsp; —
Oxyde rouge de inerciire.......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;10nbsp; nbsp; nbsp;—
Huile de cade.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;50nbsp; nbsp; nbsp;—
Effets tiiisr. — Preconises par le Dr Unna de Hambourg, ils sont usites contre certaines afTections de la peau, lupus, psoriasis, eczema, herpes (1).
Gas emplätres pourraient etre utilises dans le trai-toment du crapaud, et surtout pour former une.cou-
(1) Bocquillou-Liinousia, Formulaire des medicaments noit-veaux, 2quot; ed. Paris, 1891.
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ERGOT DE SEIGLE, ERGOT DE RLE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;dTT
ehe protectrice dans le trailement des plaies apres desinfeclion.
Emplatre vesicatoire.
Modü d'emploi. — Gelui du Codex laisse en place 4 a 5 heures, lev6, panse, anime, peut 6tre employe chez le chien en surface rasee, dans les endroits oü cat animal ne peut porter la dent, de preference sur la töte, en cas de meningiteou de maladie nerveuse.
La mouche de Milan, emplatre legerement cantha-ride mais moins violent, rendra service dans la memo occasion.
Emulsine.
Ferment, qui dans les amandes amercs provoque la formation de l'acide cyanhydrique. — Voy. Amandes ameres.
Encens.
Mat. mijd. —#9632; Resine tres parfum6e, employee en fumigations.
Effets tuer. — Sert k calmer la toux, att^nuer la pousse du cheval; aide ä guörir les corj'zas chroni-ques.
Entrainement.
La gymnastique reguliere augmente beaucoup la force de resistance contre les maladies (1).
Sur les chevaux de courses, j'ai toujours vu la plupart des affections gu6rir facilement. Mais la sen-sibilitö generate est plus grande chez eux; comme ils sont plus impressionnables, ils paraissent soulfrir da-vantage dans le cas de blessure, de maladie aigue.
Ergot de seigle, ergot de ble.
Mat. med. — Production anormale du grain de sei­gle, tres hygromölrique, tres alterable, due ä un para­site, le sclerolium clavus, champignon v6neneux dont I'actionest toule particuliore.Legrain,allongö, courbe. de forme prismatique, est marque d'un sillon sur
(I) Voy. Corneviu, Tratte de zooteclmin generale, Paris, 1891.
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178nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ERG0T1NE, ERGOTIN1NE.
chaque face; il a une odeur forte, rappelant celle du tabac a priser.
Le grain de ble peut en fournir un pareil et aussi beaucoup de graminees.
Effets tox. — A la campagne, dans les annees fa-vorables au developpement de ce parasite, le prati-cien peut etre temoin des desordres graves que ce poison cause chez les animaux et chez rbomme. Aussi quand les animaux en ont absorbe de trop fortes doses, il survientune anemie complete des extremit6s et par suite une anesthesie qui precamp;de la gangrene seche. La cr6te, la langue, le bee des oiseaux tom-bent; les oreilles, la queue des mammiferes ont le meme sort; un engorgement froid des membres ap-parait aver, des taches gangrenees caracteristiques.
Les femelles atleinles avortent toutes. G'est juste-ment celle action Strange du seigle ergote sur la ma-trice, qu'il anemie en la contractant, qui est utilise en mödecine.
Effets ther. — II combat l'inertie de la matrice, la langueur du travail uterin, abaisse la pression san­guine par compression immediate des vaisseaux. Au moment de la deüvrance, il augmente les contrac­tions, previent les b^morrhagies.
G'est un aborlif depuis longtemps connu.
D'apres Hayem, I'ergot serait un antipyretique su-pericur a la digitale elle-meme, et les veterinaires pourraient I'employer dans la fievre typhoide du che-val.
Doses. — La dose sera de 30 a 30 grammes chez les vaches, si le veterinaire a la patience de pulveriser lui-möme les ergots de seigle qu'il aura recueillis ou qu'il aura ac.hel6s.
Ergotine, ergotinine.
Mat. med. — L'ergoline Bonjean (o ä 8 grammes chez les gros animaux) est I'extrail aqueux d'ergot. . Vergolinine Tanret, alcaloide azote, soluble dans
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ERGOTINE, ERGOTININE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 179
l'eau, quand il est obtenu ä l'elat amorphe, est le prin-cipe le plus pur, le plus rapide dans ses offets, 150 fois plus actif que la teinture, 100 fois que I'ergotine Bonjean.
Ces deux mddicaments, Ires solubles dans l'eau, peuvent etre injecles hypodermiquement, mais ils causent des abces.
Aussi la teinture alcoolique de Wiggers, qui ren-ferme tous les principes de l'ergot, sera proferoe (Gsell, Nocard).
Effets tuer. —Voici ce que dit Le Berre, dans une note inedile :
laquo;Des injections hypodermiques m'ont paru donner de bons resultats dans la congestion intestinale. Cinq fois dans ce genre de coliques, quand il me semblait que I'hemorrhagie intestinale avail commence ses ra­vages malgrö la saignöe et les autres prescriptions d'usage, j'ai fait des injections hypodermiques d'er-gotine Bonjean (2 a 4 grammes dissous dans l'eau) alors que la mort 6tait imminente, et deux fois j'ai eu ä constater une resurrection. Une fois m6me, j'ai pu constalerdu sang parmi les feces.
laquo; J'ai employe aussi I'ergotinine Tanret dans les he-morrhagies ut6rines suite de part (decollement trop rapide du placenta), une fois en injection hypoder-mique 0Br,03/100, 2 fois en electuaires dissous pr6a-lablement clans de l'eau et j'ai obtenu deux bons resul­tats, une fois apres Finjeclion hypodermique, et une fois aprös l'administration de l'electuaire. Peut-6tre est-ce simple coincidence? en tout cas je me promets de continuer.
laquo; Dans le cas d'hömorragie causee par dechirure ute­rine, I'ergotine ne doit pas donner de resultats. Quel-quefois pourtant la prescription de ce medicament n'a rien que de rationnel, en faisant revenir I'organe sur lui-meme et en chassant le sang.
laquo;Dans uncasde döchirure du ilafondde l'uterusje
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180nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ESERINE OU PHYSOSTIGMINE.
I'ai employee et la mort n'est survenue deux mois apres que par perilonite, etsurtout par purulence ge-ii6rale, suite d'abces produits probablement par la jumenten se debattant. raquo;
Mode d'emploi. — L'ergotine d'Yvon, de 1 ä 3 gram­mes, laisse ä l'endroit de la piqüre une petite tumeur molle, sensible, qui disparait en quelques jours.
L'injection cbez les vaches et les juments serapor-lee ä i 5 grammes; a 4 grammes, pour les moyens ani-maux; ä 1 ou 2, pour les petits.
Lateinture se donne ou s'injecte h la mfeme dose.
Quant h Vergolinine, QPfii ä 0'r,03 pour les gros animaux, 0^,003 pour les moyens, LB,-,0ül ä 0sr,002 pour les polits seront sufflsants.
II faut faire usage de l'ergotine d'Yvon ou de Bon-jean, ou de Tergolinine, mais rejeter la poudre toute laite; celle-ci n'a d'efTet que prepare sur-le-champ; conservee, eile perd vite de ses proprieles therapeu-tiques par I'alleration.
Erythroxylon coca. — Voy. Coca.
Eserine ou I'hysost/gmine.
Mat. mhd. — Principe et alcaloide de la Feve de Ca­labar. Elle est incolore, capable de cristalliser en la-melles, prend ä l'air une leinte rosee, peu soluble dans l'alcool et dans I'etber, mais le bromhydrate el le sulfate sont solubles dans I'eau.
Effets pets. —Le premier effet qu'on ait remarque dans ce medicament est un retrecissement de la pu-pille, ce qui en fait un anlagoniste de l'alropine.
Les 6tudes des physiologistes sont d'accord pour prouver que ce sei agit sur la moelle, en excitant son pouvoir rellexe, el qu'il fait contracter tons les muscles, surtoul les muscles lisses de la vie orga-nique; d'oü salivation moins abondante qu'avec la pilocai'pine, d'oü secretion exageree de tons les li­quides de rintestin.
laquo; L'expulsion frequente de malieres excrementi-
#9632;MM
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ESEHINE OU PHYSOSTIGMINE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;181
lielles, dit M. Kaufmann (1), est un indice certain de la contraction energique du gros inlestin. On peut encore s'en assurer en ouvrant le ventre d'un animal qui a requ de l'eserine; on voit alors les intestins 6tre animes de mouvements tres vifs. A l'autopsie des ani maux morts par l'öserine, on trouve toujours le gros intestin päle, resserre et dur; la vessie est vide, forle-ment revenue sur elle-meme; la matrice est egale-ment dans un elat de contraction manifeste. raquo;
En faut-il plus pour concevoir, ä priori, I'influence heureuse des injections d'eserine dans les cas de coliques graves?
Effets tiiuh. — M. Nocard a mis a la mode en France les injections de ce sei (2 grammes pour 100), contre les coliques avec indigestion, contre les con­gestions intestinales, en s'inspirant de la methode pröconisee par Dieckerhof.
Je ne 1'ai pas encore employ^ dans les congestions intestinales.
Galezowskile recommande contre les conjonctivites, a la dose de 7 ä 10 centigrammes pour 10 grammes d'eau distillee.
Effets tox. — MM. Kaufmann et LeBerre indiquent comme doses toxiques pour le cheval 0sr,lö de Sul­fate d'eserine. D'un autre cölö M. Nocard va jusqu'ä 2 grammes : il est vrai de dire que la tolerance d'un cheval, pris de coliques, est augmentee par la ma-ladie.
Mode d'emploi. — II faut employer rapidemenl les solutions de ces sels, sinon elles s'altamp;rent.
Ne pas donner en m6me temps de la morphine
Doses.
Cheval.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,10
Bobu?.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,20
Pore.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,02
Chien et chat................. 0,0005 a 0,C01
(1) Kaufmann, p. 530.
Cagny. — Ther. v(5t.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; M
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182nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ETHER SULFURIQUE.
Esprit de Mindererus. — Voy. Acetate d'ammo-niaque.
fither amylnitreux. — Voy. Nitrite cVamyle.
Ether azoteux. —#9632; Voy. Nitrite d'ethyle.
fither nitrique ou Esprit doux de nitre.
Mode d'emploi. — Les Anglais l'emploient de prefe­rence. Voici quelques-unes de leurs formules :
fither nitrique............ 50 a 100 grammes.
Aloes................... 60 a 80 —
Laudanum............... 30 a 60 —
En solution dans 1/2 litre d'eau froide ou de biere. Contre les coliques du cheval, calmant.
Ether.......................... 50 grammes.
Acetate d'ammoniaquc.......... 50 —
Extrait de belladone............ 4 —
Dans 60 grammes d'eau-de-vie.
Contre la flevre typhoide du cheval, excitant general.
fithcr......................... 50 grammes.
Eau-de-vie camphree.......... 50 —
Eau de quot;raine de lin........... 100 —
Contre les maladies de poitrine du chien.
Doses. — Administrer par cuillerees, grandes ou petites, suivant la taille du chien.
fither sulfurique.
Mat. jied. — 11 bout a 33deg;, il est done tres volalil ä la temperature ordinaire.
Effets puys. — Ses eflets sont analogues a ceux du chloroforme.
A l'exterieur, et vaporise par un appareil special, il produitun froid intense quivajusqu'ä la congelation. Sur les plaies, il cause d'abord une vive douleur bien-löt suivie d'anesthösie. Les tissus pälissent; la reaction est d'autant plus violente ensuite, quand le sang re-
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ETHER SULFURIQUE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 183
vient et que l'innervation se revßille. On insensibilisera ainsi les parties seules oü Ton a interöt ä faire dispa-raitre la douleur.
A Tinterieur, Tether en passant par la Louche pro-voque la salivation; dans Testomac, il se vaporise et distend cet organe, d'ou naissent des borborygmes et des expulsions gazeuses, qui cbeminent jusqu'au rec­tum. A dose moderee, il excite toutes les secretions sur son passage; il hate par lä meme l'absorption des liquides nourriciers, si bien que les poisons, quand ils sont administres avec Tether, agissent avec une plus grande rapidite sur I'organisme. L'ether absorbe par le tube digestif passe dans le sang et dans les muscles et revient par le poumon d'oü il est exhale; aussi une anesthesie generale est impossible ä obtenir par cette voie-lä. C'est quand il est respire qu'il pro-duit l'anesthesie, et chez I'animal on devra en sur-veiller le degre, en touchant la cornee, qui est la der-niöre partie h s'insensibiliser. Si la corn6e ne r6pond pas ä 1'attouchement, c'est que I'animal est proche de 1'empoisonnement complet. Arloing a prouv6, en analysant le sang, qu'il se desoxyde par faction de l'ether, et que par consequent la temperature du su-jet a baiss6.
Employe chez le cheval afln de l'endormir tout ä fait durant les longues et douloureuses operations, il ne vaut pas le chloroforme et la periode d'excitation est souvent trop longue et sujetle k des retours.
Effets mm. — Ses indications therapeutiques sont l'anesthesie locale, l'oxcitation de l'estomac, I'ex-pulsion des gaz de meteorisation.
Vante contre le tötanos, il n'a pas donnö les resul-tats qu'on en attendait.
Mode d'emploi. — Son emploi doit elre proscrit tout h fait dans la medecine bovine et ovine, parce que sa diffusion dans tout I'organisme laisse dans les muscles une odeur persistante qui se developpe
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-
18i
ETHER SULFUR1QUE.
encore par la cuisson, si 1'on sacrifie ranimal ingu^ris-sable.
Beaucoup d'animaux qui avaient absorbe de petites doses d'elher, 10 ä 15 grammes, ont ele saisis par les inspecleurs de boucherie. Cette precaution n'a pas el6 toujours indiquee et c'est dommage. L'infu-sion des plantes aromatiques, I'alcali volalil ne sont pas sans influencer l'odeur et le goüt de la viande, mais Tether a cette propriötö funeste de la rendre immangeable. Le praticien ne doit pas ignorer ce point-lä.
La Liqueur dHoffmann est un compose de parties egales d'ether el d'alcool fort. C'est un excitant ener-gique et un diffusible tres prompt.
J'ai obtonu une anesthesie sutiisante, surtout chez le cheval couche, en faisant volaliiiser dans le rectum 20 a 40 grammes d'ether, pas plus a la fois, et en re-nouvelaut pendant I'operation, si cela est necessaire. Une plus forte dose d'emblee donne lieu ä des efforts expulsifs violents. Je faisais une injection sous-cuta-nee de 10 centigrammes de codeine.
Les injections sous-cutanees d'ether 2 a 4 gram­mes m'ont bien reussi dans les coliques par refroi-dissement du cheval. Elles sont suivies de la forma­tion d'unetumeur locale, chaude,un pen douloureuse, qui ne s'abcede pas.
Le Berre a fait de nombreuses injections hypoder-miques d'6ther sulfurique (10 a 30 centimetres cubes), meme en pleine masse musculaire et il croit en avoir tire de bons resultats. Voici la note inedite qu'il nous a communiquee.
laquo; Je les ai employees surtout dans le cas de coli­ques, de nature congestionnelle, quand, malgre les saignees et surtout I'eserine, les inteslins gorges de sang ne fonclionnent pas, quo les borborygmes sont trfesdiscrets, quand I'animal fatigue, rendu, est somno­lent et ballonne. Je les fais de 10 centimetres cubes at
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ETHIOPS MARTIAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 185
je les r6pete toutes les heures et mßme plus souvent. Sous leur action, I'organisme se reveille, les borbo-rygmes se font mieux entendre, il y a excitation, le pouls se releve, I'influx nerveux revient.
laquo;Certes je n'ai pas toujoursreussi, mais je croisque ces injections hypodermiques d'ether sont appel6es a rendre de grands services dans ces fins de coliques et m6me dans tous les cas oü I'organisme abattu a besoin d'etre excite pour lui permettre de resister ä repuisement nerveux qui produit la mort dans ces cas et qu'une lulte un peu plus longue sufflrait a vaincre et h eloigner. raquo;
Enfln j'ai essaye ces injections pour remplacer la növrotomie plantaire. J'ai toujours employe Tether rectifie a. 65deg;.
Doses en breuvage.
Cheval...................nbsp; nbsp; 15 a 20 grammes.
Bocuf.....................nbsp; nbsp; 25 a 40 —
Mouton.................nbsp; nbsp; nbsp; 5 a 10 —
Chien..................... 1 a 4 —
Ethiops martial.
Mat. med. — Bonne preparation de fer, qui vaut le carbonate de fer et qui est facile a trouver, puisque Voxyde des batlitures, qui tombe au pied des enclu-mes, n'est pas autre chose que de l'ethiops martial.
Effets puys. — Malgre la haute temperature ä la-quelle ce fer a dt6 prepare, le sue gastrique ne sera pas sans l'atteindre et le dissoudre.
Dosks. — On peut donner h nos grands animaux domestiques le fer en assez grande quantite — 8 ä 10 grammes par jour — mais, comme tonique, il est inutile de le donner ä ces doses, qui deviendraient surtout astringentes; car il ne passe que tres peu de fer dans le sang), et une quantite minime sufllt par-faitement pour acliver les fonctions des globules. II sera preferable dc fractionner les doses et de les r6-peterä de plus courts intervalles.
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186nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;EUCALYPTUS GLOBULUS.
Mode d'emploi. — Voici laformule, ais^e a remplir, de Velecluaire ferrugineux de Moiroud:
Batlitures de fer pulverisfees... 300 grammes. Raciue de gontiane ou poudrc. 300 — Micl.......................... q. s.
Selon la grosseur etl'espece desanimaux, admlnis-trer de 10 ä 200 grammes de cat elecluaire en unjour.
Ethiops mineral ou Sulfure noir de mercure.
Effets tox. — La toxicite de ce sei est peu pro-noncee.
Effets tuer. — Preconise dans la fievre typhoide, dans le cholera de l'homme, pour produire I'antisep-sie du canal intestinal, il pourrait 6tre essaye dans les diarrhdes malignes des ruminants, par exemple dans le typhus.
Je l'ai employ6, sur le cbeval, centre les ascarides.
Doses. — 50 ä 60 grammes dans un jour, en trois fois, ou 20 grammes par jour pendant plusieurs jours de suite.
Eucalyptol.
Mat. mkd. — G'est une essence oxygenee, extraite des leuilles de VEucalyptus glohulm, tres aromatique, ä odeur de camphre.
Effets phys. — Elle arrete les fermentations aussi bien que la quinine, s'elimine par les reins et par les poumons; eile provoque la diurfese.
Effets tuer. — G'est un bon febrifuge, moins cou-teux que le quinquina.
Les eflels locaux de l'eucalyptol sont ceux de l'es-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;gt;
sence de terebenthine.
Eucalyptus globulus.
Mat. med. — Arbre precieux, de la famille des Myr-tacees. (V. Eucalyptol.)
Effets tuer. — La leinture des feuilles d'eucalyp-tus deterge les plaies et les desinfecte. La poudre de feuilles pourra etre administröe a I'inlerieur (40 ü
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#9632;
EXERCICE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;187
60 grammes pour les gros animaux), dans les catar-rhes bronchiques, oü son action est bienfaisante.
Eulyptol.
Mat. mkd. — Est compose de :
Acido salicylique.......................... 1nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;,
Acide phenique............ ............... 1
Essence d'eucalyptus..................... 1
Effets antisept. — Preconise par le Dr Schmelz, comme anliseplique preferable a l'iodoforme et au sublim^.
Effets tueu. — Peut se donner ä l'interieur, dans les affections intestinales et pulmonaires.
Doses.—20 ä 60 grammes.
Euphorbe.
Mat. med. — Resine etrangöre, contenant 22 p. 100 d'une substance particuliere nommee par Fluckiger Euphorbon.
Effets tuer. —Vesicant, causlique ä l'exterieur, ir­ritant violent ä l'interieur. N'irrite pas les reins comme les cantharides.
Effets tox. — 60 grammes peuvent empoisonner un cheval.
Mode d'emploi. — Entre en petites proportions dans la composition de certains onguents vesicatoires.
Evonymine.
Mat. med. — G'est une resine extraite du fusain d'Europe {Evonymus europceus); eile est abondante dans la racine.
Effets tuer. — G'est uncholagogue 6nergique, qui a led6faut de donner des coliques tres douloureuses.
Doses. —8 ä20centigrammes, dans l'ictöre du chien.
Exercice. — Sous ce litre, il faut comprendre, le travail, la promenade et le massage.
Effets pays. — Sous l'influence du mouvement, la circulation et la respiration s'accelerent, la temperature s'61eve, les aliments sont mieux absorbes et dig6r6s.
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188nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;FAUSSE ANGUSTURE.
te Systeme musculaire devlent plus volumineux, le poumon se dilate.
Le massage, facilitant la resorption del'acide sarco-Ikclique, fait disparaitre la fatigue, il sera tres utile däns I'asphyxie par surmenage.
L'exercice est h preconiser dans toutes les conva­lescences.
Extrait de Saturne.
Mat. MfiD. — Sei de plomb qui, dissous dans I'eau pure, constitue un astringent fort en usage.
Effets thuk. — Modere siir les places oü il est ap­plique la vitalite des tissus et par consequent leur inflammation.
Effets tox. — Les ruminants et les carnassiers sont tres sensibles ä Taction de ce sei, quand il a ete ab-sorbe pen a pen par une surface exterieure; aussi faudra-t-il moderer l'emploi des pommades et des em­brocations; une sorte de paralysie generate atteint les animaux qui deperissent jusqu'a 6lisie complete.
Les m6mes symplömes de saturnisme ont ete bien observes cbez rhomme.
Ge medicament, par prudence, doit 6tre resent pour l'usage externe seul.
II faudra eviter I'absorption par le tube digestif de ce medicament, qui pent etre aval6 par les ruminants, sans qu'ils soient avertis du danger.
Antidotes. — En cas d'empoisonnement, I'acide sulfurique etendu d'eau, limonade sulfurique, sera le meilleur remede, eile formera des sulfales de plomb insolubles.
De plus, le lait, les liquides mucilagineux enrobe-ront les molecules plombiques, si i'empoisonnement est recent.
Fausse Angusture.
Mat. mkd.— Ecorce de Strycknos Jgyialii, posseAa.nl les memes vertus que le fruit ou feve de Sainl-Ignace, mais avec une moindre intensite.
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FER.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;189
Effets phys. —A unc amertume insuportable.
Les selsde strychnine, toujours egauxäftux-memelaquo;, doivent (Hre seuls employes.
Effets tox. — II faudra se möfier de celte ecorce qni, par erreur, a ote d61ivr6e, dans les ofllcines, pour de Tecorce de grenadier : le resultat a ete fatal; les chiens, traites pour le ttcnia, sont morts de l'infusion qu'on leur avail donnöe (Rossignol, de Melun). Rien qu'au gout, Ton pourait s'apercevoir de la diirerence.
Fecule de manioc.
Mat. jii'cd. — Elle est extraite de la racine du Jatro-pka manihot.
Effets phys. — Elle a les propriötes de Famidon, du ble, mais eile est plus nutritive, et doit se donner chez les petits animanx, pour les nourrir dans les con­valescences.
Fecule de pomme de terra.
Effets tueu. — S'emploie pure a titre d'emollient, et sans etre separee des aulres elements dc ce tuber-cule.
Mode d'emploi. — C'est eile qui agit dans lo cata-plasme ou dans les breuvages composes de pommes de terre cuites.
Fenouil.
Mat. jieii. — Plante aromatique.
Effets phys. — Les semences chaudes majeures sont tres excilantes.
Effets tukm. — Ont ct6 recommandees pour hater la secretion du lait chez les juments primipares.
Mode d'emploi. — En infusion. L'infusion, falle dans l'hydromel ou dans le vin blanc, n'en est que plus active.
Doses. — ^0 ä 50 grammes, pour les grandes es-peces.
Fer.
Mat. med. — Le fer metallique, en limaille ou re-duit par I'liydrogene, constitue une poudre noire,
II.
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190nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;FER (CARBONATE DE).
tachant les doigts, qui devient active seulement lors-qu'elle est touchee par le sue gaslrique.
Mode d'emploi. — D'oii l'indication de ne donner ce medicament qu'au moment du repas, avec I'avoine, avec le ?on, avec le miel, sous forme d'61ectuaire. II ne faut pas administrer la limaille avec des alcalins, qui neutraliseraient le sue gastrique.
Doses. — Les doses exagerees des auteurs v6teri-naires doivent 6tre rMuiles ; 3 ä 10 grammes par jour suffiront pour un cheval on un bceuf ; pour le mouton 1 gramme, pour le chien 0,13 ou 0,20.
Far dialyse.
Mat. Miiu. — Liquide brun, e'est de l'oxyde de fer dissous en presence de l'acide chlorhydrique, a ete eonsidere ;\ tort comme assimilable dans i'estomac.
Effets Tiniu. — Je l'ai employ6 en injections sous-cutanees dans la convalescence du cheval. II m'a paru donner rapidement de bons r6sultats. G'est a verifier.
Dans la polyurie du cheval, il m'a semble utile me­lange aux boissons.
Doses. — Une ou deux seringues de Pravaz par jour, repetöes pendant quelques jours.
En boissons, 3 grammes par litre.
Fer (Carbonate- de).
Mat. Jiiio. — II est assimilable, mais insoluble dans I'eau.
Mode d'emploi. — Voici un moyen assez pratique de le faire prendre aux animaux ü jeun.
Si on fait dissoudre dans 100 grammes d'eau bouillie d'une part 12 grammes de carbonate de soude pur et pulverise, d'aulre part 10 grammes de sulfate de fer egalement pur et pulverise et que Ton melange par parlies 6gales les deux solutions, il se formera du sulfate de soude et du carbonate de fer a I'elat nais-sant et par suite tres assimilable. II suffira de verser une cuilleree de chaque solution pr6paree ä l'avance dans quelques litres d'eau, au moment de l'ingestion.
MB
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FERRUGINEUX.
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Gomme ce carbonate est insoluble, il se pröcipile tres vite et se Iransforme sous l'action de l'oxy-göne de l'air et de l'eau en sous-carbonate non as­similable; on pourra utiliser comine suit les deux solutions preparöes ä l'avance en quantites sufü-santes, on versera une cuilleree de chaque dans du miel qui empöchera Faction de l'air et on aura un electuaire ferrugineux ä administrer de suite. Ne pas yajouter de produits riches en tannin.
Ferrugineux.
Ce sont des medicaments indispensables, puisque la nutrition ne se pourrait faire sans eux, et que la puissance des globules ä fixer I'oxygene, est adequate a la quantite de fer qu'ils renferment.
Cette quantite combinee avec I'hemoglobine vient-elle a baisser, aussilot il y a anemie et denutrition.
Le fer est moins abondant dans le sang veineux que dans le sang arteriel, chez les femelles en gestation que chez les males. Un cadavre de cheval en contient 9 grammes.
Comme il y a perte de fer chaque jour, il faut que les aliments en contiennent la quantity süffisante pour remplacer cet aliment indispensable. Boussingault a trouve que I'homme 61iminait 5 grammes de fer en 24 heures; le chien A grammes, le cheval 20 grammes.
D'autres analyses ont prouvö, par contre, que les vegötaux en recelaient des quantites appreciables et sullisantes pour compenser les pertes subies.
Effets puys. •— L'effet des ferrugineux est nul sur la peau, mais par les plaies ils sont absorbes.
En injection sous la peau, sous forme de citrate, le fer passe rapidement dans les lymphatiques.
Sur les muqueuses, dans la bouche, les solutions de ses sels solubles donnent un goüt d'encre et noircis-sent les dents en formant des tannates de fer. L'ani-mal sanss'en rendre compte, doiteprouverces mfimes sensations analysees chez I'homme. Dans I'estomac,
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192nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; FERRUGINEUX.
les sels solubles a acides mineraux ont une action astringenle qui trouble la digestion; ceux ä acides veg6taiix sont un pen moins astringents; les pr6pa-rations insokibles, mieux tol^rees, sont dissoutes par les acides de l'estomac. Tous les Cerrugineux, solu­bles ou non, se transforment dans l'estomac en protochlorure de fer, qui penetre clans le sang, s'y combine avec l'albumine, et circule ä l'elat fixe par I'hemoglobine.
Effets THiiit. — Les troubles digestifs sont altenues ou evites qnand on fait prendre le fer au moment des repas, de manicro h introduire de l'albumine dans l'eslomac en meme temps que lui : mais les doses ^levees produisent des douleurs epigastriques et abdominales et de la constipation, plus souvent que de la diarrhce.
Le fer inger6 se rctrouvant prosqne enlierement dans les dejections, on en a nie I'absorption, il s'en absorbe cependant une grande proporlion, qui rom-place la quantity climinee par 1'intestin; s'il n'etait pas remplace au fur et ä mesure de son depart le sang ne tarderait pas a n'avoir plus de globules (Hayem).
On a admis que le fer agissait en stimulant les di­gestions, favorlsant la nutrition et l'assimilation (Du-jardin-Beaumetz).
Mais son principal i'öle, comme celui de l'hemo-globine, estde transporter I'oxygene dans les lissus; il n'angmente pas toujours le nombre des globules, mais chez les chloroliquos ce n'esl pas tant ce nom­bre quidiminue que leur richesse en hemoglobine et le ponvoir colorant du sang; or le fer semble solliciter les globules ä se charger d'une plus grande quantity de matiere eolorante (Hayem).
II ne parait pas modifier les organes d'une ma-niere d6terminee, ni produire l'augmcntation de pression arterielle, de temperature, de frequence du pouls, des combustions organiques, la tendance aux
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FOIE DE SOüFRE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;193
congestions et aux hömorragies, les palpitations, qu'on a signalees (Paul Lefort).
Feve de Calabar. — Voy. Esetine.
Feve de Saint-Ignace. — Voy. Noix vomique.
Feve de Tonka. — Voy. Coumarine.
Filicique (Acide).
Mat. med. — II est contenu dans l'extrait ethör6 des rhizomes de fougfere male, qui est demi-fluide, verdätre, insoluble dans l'eau.
Effets tiieh. — C'est un medicament anthelmin-thique, precieux pour produire l'expulsion du tenia chez le chien.
Mode d'emploi, doses. — 2 ä 3 grammes de cet extrait en capsules, on eleclnaireou en emulsion.
Fluorhydrique (Acide).
Effets tiier. #9632;— On a cru que cet acide etait un bon antiparasitaire du bacille de Kocb. Pur, en e(fet, il detruit cetle virulence, mais il d6truirait l'organisme en möme temps (Jaccoud). Malgre tout, on doit si­gnaler tonlos les experiences ayant trait a la phtisie.
Les inhalations sont composees de 1 gramme d'acide pour 23,000 grammes d'air pur.
Mode d'emploi. — A tenter, en inhalations faibles, chez les animaux, comme cbez I'homme.
Feie de soufre.
Mat. meii. — Ge sulfure de potasse, qui est un me­lange de trisulfure de potassium et d'hypochlorite de potasse. est tres soluble dans l'eau; il a une odeur d'ecufs pourris persistante; il faut le garder au sec; car il s'altörerait tres vite, et furmerait des sulfures insolubles.
Effets puts. — A l'interieur, ce sei est irritant, toxique möme. Touche par le sue gastrique, il degage do I'acide sulfhydrique, qui est un asphyxiant du sang.
Effets theh. — Son principal role a I'exterieur est celui d'un parfait parasiticide des epizoaircs. Les bains de Bareges artidciels lui doivent leurs proprilt;Hes bien
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GALIPOT.
connues. Les d6mangeaisons, les gales du einen, les gales de l'encolure ou des pieds du cheval ne lui r6-sistent guere.
Fougere male.
Mat. med. — On emploie la racine de fougere male.
More d'emploi. — Elle est employee fralche. Voy. Filicique [acide).
Doses. — 20 ä 30 grammes pour le chien contre le lenia, 150 a 200 grammes pour les grands herbi­vores on pour le cheval contre I'ascaride lombricoide.
Fourmis.
Effets tiier. — A cause de l'acide formique, elles constituent un rubeliant, aise a se procurer ä la cam-pagne.
Mope d'emploi .— On les ecrase et on les applique loco dolenli.
Frene.
Mat. mi'cd. — Arbre de nos foröts, dont les feuilles, dessechees et conserv6es avec soin, constituent un purgatif approchant du sene.
Buses. — 123 grammes pour un litre d'eau en de­coction (iiayeur ei Adenot) produiraient de I'efTet sur nos grandes espfeces.
Froid. — Voy. Chaleur, Eau et Glace.
Galbanum.
Mat. med. —Gomme resine aromatique, d'un moin-dre usage qu'autrefois. Se retrouve dans la theriaque et le diascordium.
Effets tuer. —Monies effets, mais moins antispas-modiques, que ceux de l'assafoetida.
Galipot ou Barras.
Mat. med. —- C'est une ter6benthine epaisse qui, fondue, constitue la poix deBourgogne. Utile dans la preparation d'onguent basilicum, et dans la confec­tion des emplätres ordinaires.L'alcool et les essences lui donnent le liant necessaire avant qu'il se solidifle ä nouveau.
#9632;
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GfiLATlNE MfiDICAMENTEUSE DOSEE.
195
Garou on Sain-Bois.
Mat. m:;:d. — Son ecorce, quiressemble äune lanlere de fouet, est grisatre en dehors, avec des points blancs; lä saveur en est acre.
Effets TniiR. — Cette 6corce a vine action lente, moins violente que celle de la cantharide : les pblyc-tenes produites n'apparaissent guere que le troisiöme jour apres 1'application; la secretion qni succede ä la rupture des phlyctenes est toujours de bonne na­ture ; la cicatrisation arrive sans chute de la peau, sans alteration des bulbes pileux.
Mode d'eju'loi. — On en fait une pommade active, quand on I'a pulveris6e.
Poadre.......................... 4 parties.
Axongo on vaseline............... 10
Ramolli dans I'eau ou le vinaigre, le garou forme un bon seton a introduire sous la peau des rumi­nants; c'est le seton classique de cet animal, il amene un engorgement tres fortan poitrail des chevaux qui ont la peau beaucoup plus fine; mais il faut retirer 1 ecorce de bonne heure, afin d eviter les accidents.
Gaz hilarant on Protoxyde d'azote.
Effets phys.— Ce gaz, producteur d'une anesth6sie rapide, mcriterait d'etre essay6 chez nos animaux, en se conformant aux prescriptions que les mddecins ont donnees pour son emploi.
Effets piiys. — P. Bert pretend quo dans les grandes operations chirurgicales, on pourrait entretenir I'anes-th6sie, en faisant inhaler un melange de protoxyde d'azote pur avec de l'air atmospherique sous pression.
Gelatine medicamenteuse dosee.
Mat.med.—/*/ocerfelaquo;(erftn's.Employe par leDr Almen, professeur a Upsal, il consiste ä dissoudre ou h sus-pendre les substances mödicamenteuses dans la gela­tine. Cette gelatine est 6tal6e en couche mince sur un monle en fer 6tamö, dont la surface est divisee
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196nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; GELATINK MEDICAMENTEUSE DOSEE.
en petits carres correspondant a la dose qu'on veut obtenir. La feuille sechee et enlevöe du moule con­serve l'empreinle des divisions, et on pent alors deta­cher les petits carres avec des ciseaux. Suivant I'indi-cation du medecin, on en place uii, deux ou trois dans une cuiller avec un peu d'eau et on les fait avaler des qu'ils sont ramollis.
Les scls d'arsenic, de morphine, en un mot, tous les medicaments qui se prescrivent a petites doses, sont facilement prepares et administres par ce pro-c6de.
A Venise, le pharmacien M. Pietro de Ciah a r6uni dans un petit portefeuille tousles medicamentsqu'il prepare ainsi. Chaque feuille de gelatine, qui con-tient cinquante ou soixante divisions, est renfermee dans une enveloppe sur laquelle sont imprimis le nom, la dose et le mode d'emploi du medicament.
Procidi Limousin. — Tout en perfectionnant le proccde d'Alrnen, Limousin fait usage d'un moule en cuivro argente divise en soixante petits carres de 10 millimetres de cole. Les divisions en creux dans la plaque de m6tal sont reproduilesen saillie par une contre-partie qui figure le couvercle du moule. La gelatine, amenee ä l'etat liquide ä la temperature du bain-marie, est versee sur la plaque iuferieure l^gerement cbauffee; puis on applique la contre-partie, en ayant soin d'interposer deux petites ban-des de metal dostinees ä donner a la feuille de ge­latine une epaisseur toujours uniforme. On met le tout h. la presse, et au bout de quelques instants on retire du moule la gelatine refroidie. On coupe alors toute la partie qui excede les soixante divisions et on pöse.
Quand on connait le poids, il est facile de calculer les proportions du medicament a y intioduire. Si les soixante divisions pesent 3 ou 6 grammes, et que Ton veuille incorporer 1 milligramme de medicament par
•
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GENIEVRE (BAIES DE).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 197
division, on met 60 milligrammes de medicament, autant de fois qu'on a 5 ou 6 grammes dans la masse gölatineuse ä tranl'ormer en carres, et par Tevapora-tion on ramene au poids primilif.
Si la substance medicamenteuse est insoluble, or la divise dans une solution 6paisse de gomme arabi-que, puis on la mele ä la gelatine fondue.
Par ce moyen, le medicament est dose d'une facjon beaucoup plusrigoureuse qua dans la labricalion des
pilules ou des granules.
De plus, les medicaments se conservent indcflni-ment et occupent moins de volume que les solutions d'alcaloide (Bocquillon-Limousin).
Mode d'emploi.— On peut s'en servir pour la mede-cine des chiens et pour preparer partout et instan-tanement des solutions pour injections sous-cuta-n6es, en faisant fondre la gelatine dans Veau bouillie.
Les principaux mödicaments usites sous cette forme sont: ars6niate de soude 5 milligrammes, lau­danum 10 cenligrammes, sulfate de quinine 5 et 10 centigrammes, ipeca 3 centigrammes, lactate de fer 3 cenligrammes, opium 5 centigrammes, extrait de coloquinte S centigrammes, extrait d'aconit 3 cen­tigrammes, extraitde belladone 2 centigrammes, acide salicylique 10 centigrammes.
Gelseminine.
Mat. med. —Alcaloi'de du (re/senuum.
Effets theh. — Le chlorhydrate s'emploie chez i'homme conlre les nevralgies, contre les douleurs de la tete, contre les rhumatismes. A essayer, chez le chien, comme analgesique.
Doses. — 1 milligramme par jour.
Genet a balais. — Voy. Sparteine.
Genievre (Bales de).
Effets tuer. — Ces bales sont surtout diuretiques, non sansßtre toniques, ce qui en fait un medicament precieux dans les maladies adynamiques avec inflam-
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GENTIANE.
mation des sereuses et hydropisies conseculives. L'u-rine qu'elles font couleraune odeur particuliere. Elles ont les mömes usages qua les especes aromaliques, avec l'avantage d'6tre fort peu coüteuses. Les ani-maux ne refusent pas ces baies quand eile sont me-langees aux aliments; leur saveur excite I'appetit. 50 ä 100 grammes pour les grands animaux.
Dans les convalescences de bronchite et de gourme, des infusions faites dans les ecuries Mleront la sortie du jetage : on peut aussi les brüler sur une pelle rougie a la fa^on des fumigations de goudron.
Effets antis. — Leur pouvoir antiseptique a 6te exagerö, comme celui de tous les aromates qui chan-gent les odeurs mais ne tuent pas les microbes.
Mode d'emploi, — En infusions, on obtiendra plus vite la diurese et Ton pourra y ajouter 8 ä 10 gram­mes de sei de nitre.
Gentians.
Mat. med. —Plante fort remarquable, contenant un glycoside cristallisable, la gentiahine ou gentiapicrine.
Ei-fets puys. — Elle est d'une amertume trfes pro-noncee, et depnis la bouche jusqu'au gros intestin, eile active toutes les secrötions par effet reflexe.
Effets tii6r. — Voici la description que donne Ta-bourin (1) de ses proprietes:laquo; La gentiane est lo type par excellence des medicaments toniques. Localement, la gentiane ne produit aucun effet sensible sur les tissus sains; sur les solutions de continuite, eile exerce une action tonique et legerement antiputride. Introduite dans le tube digestif en elecluaire ou en boisson, la gentiane le fortifle sans I'exciter ni le fatiguer, au moins choz les berbivores. raquo;
laquo; Ge medicament, dit Favre, de Geneve, est d'une el'ticacite admirable pour aider ä la digestion, pour retablir les forces de l'estomac et rendre I'^nergie aux
(1) Tabouriu, Nouveait frailc i/e ynali'ere midicale, de (hera-peutiqueel de pharmacie veterinaires.Squot; edition. Paris, 1875.
m
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GINGEMBRE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;199
individus affaiblis. II augmente röellement les forces plutöt qu'il ne les excite; e'estun tonique non dilfu-sible, c'est-a-dire non excitant. raquo;
On peut ajouter qu'il exisle peu de medicaments qui s'accommodentaussibienä la constitution molleet lymphatique des ruminants et k Tenorme developpe-ment de leur appareil digestif, aussi peut-on assurer qu'il n'est pas de meilleur condiment pour ces ani-maux, et que c'est toujours pour eux unremede cura-tif ou prophylaclique d'une grande utilite.
Melangee au sei, aux farineux, äl'avoine, la poudre de gentiane entretient I'appetit, fortifle la digestion, rend les chairs fermes, le poil brillant, le sang chaud et riebe, etc.
Gomme tonique, eile le cede au quinquina, mais si son action est plus lente h. se developper, eile est plus persistante; comme antiputride et anti-periodique, eile esl encore d'une grande utilite, mais le quinquina jaune ou rouge lui est bien superieur. On peut cependant augmenter ses vertus sous ce rap­port, en I'unissant aux excitants diffusibles, aux epi-ces, au campbre, etc.
Le Berre emploie les racines de gentiane pour dila-terles fistuies.
Mode d'emploi. — On se sert de la poudre jaune, qui elle-meme vient de la racine et Ton fait avec eile beaucoup de preparations journellement employees.
Mais la poudre est moins favorable ä la digestion que la teinture ou l'extrait, et Tabus de la dose a souvent arrete, plutöt que favorisö, les secretions et les contractions de l'inteslin.
Doses. — 100 et 130 grammes sont des doses abso-lument inutiles, qui vont contre le but ä atteindre. II sera sage de ne pas depasser 30 grammes.
Gingembre.
Mat. med. — Racine aromatique, contenant une essence bleu verdätre.
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200
GLACE.
Effets TiiEn. — II a les m6mes propri6t6s que le clou de girofle et pent etre employe dans le meme cas.
Les marchands de chevaux s'en servent, dans un but qui n'a rien de Iherapeutique.
En Angleterre on l'emploie comme stimulant des fonclions digestives dans la medecine des ruminants grands el pelils.
Doses. — 30 ä 60 grammes pour les grands rumi-nanls, 10 ä 15 pour les petits ruminants.
Girofle. — Voy. Clou de girofle.
Glace. — II est tres facile de s'en procurer, meme en ete, surtout dans les villes.
Elle pent, ainsi que la neige, rendre de ties grands services.
Effets tiier. — On pent la recommander dans les cas de pyrexie intense, avec cöphalalgie, dans les cas de congestion de la moelle dorso-lombaire, dans le vertige, dans la fievre vitulaire.
II est probable que le froid intense, appliquö sur les sabots d'un cheval fourbu, enleverait la douleur, decongestionnerait les tissus, empecherait les lesions graves de se produire.
Mais il faut en continuer l'emploi et ne pas cesser les applications, dans la crainte d'un retour offensif du sang.
Peut-6tre que des plaies articulaires, des couron-nements graves, des clous de rue degages n'auraient pas de complications, si la glace leur etait appliquee d'une facon persistante. Elle enleve la douleur et con­jure la fievre.
Dans la bernie etranglee, un cataplasme de glace concassee pourrait öviter bien des complications, avant l'arrivee du veterinaire, et avant I'operalion. Generalement on ne pense pas a ce moyen si utile et si efficace.
Tabourin nous apprend que le D1 Schnee de Saint-Petersbourg se serf de la glace pour la reduction de
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GLYCERINE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 201
la matrice; en refoulant la corne hernice, il applique dessus im morceau de glace, ce qui la diminue consi-derablement de volume.
Jessen de Dorpat a souvent obtenu une anesth^sie locale en frictionnant les parlies douloureuses avec de la neige pilee; cela durant une demi-heure, il a pu ensuile operer sans douleur, meme sur des chevaux trös irritables.
A Yinterieur, centre les vomissements incoercibles des carnivores, la glace produit les monies effets que chez I'bomme.
Mode d'empmh. — On renferme la glace dans des vessies de pore'
Des melanges refrigerants feront le meme office, et on pourra les produire aisement avec
Sulfate de soude.................. 8 parlies.
Acide chlorhydrique.............. 5 —
Glands doux.
Mat. med. — Espece de glands, qui, torrefies, ont ete preconisös comme des succ^danes du cafe.
Effets tuer. — Us ont des propriötes toniques, as-tringentes et antipöriodiques.
Glonoine. — Voy. Nitroglycerine.
Glycerine.
Mat. mkd. — Principe doux des huiles, qui est siru-peux, incolore, inodore, soluble dans l'eau et les alcools, insoluble dans l'etber et dans les graisses.
Effets piiys. — Elle a des propriöles assouplis-santes par excellence. Elle revet les surfaces qu'elle toucbe d'une sorle d'enduit tres onctueux. Comme les huiles, eile est laxative ä hautes doses.
Effets tuer. — Sitöt qu'elle a ete absorbee eile se decompose et eile agit comme diuretique et fluidi-liante, mais en excös eile produit ralbuminurie et rhömoglobinurie (Bouchard), quand eile a etc diluee dans Talcool.
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202nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; GLYCERINE.
En veterinaire, eile est employ6e surtout h l'extö-rieur, et sur les plaies des parties delicates (trayons fissures, mamelles douloureuses par suite de vesicules ou de pustules, plaies des onglons) eile reussit bien, mölee a des calmants ou ä des antiseptiques.
Mode d'emploi. — Voici des formules utiles ä com­poser :
Glycdrat de goudron.
Goudron de bois.............. 100 grammes.
Glycerine..................... 30 —
Chauffer au bain-marie et ajouter de l'amidon qui don-nera la consistance voulue. Conlre la gale sarcoptique, Zündel recommande :
Glycerine..................... 32 grammes.
Acide phenique................ 4 —
Contre le catarrhe auriculaire du chion, la ghjcer'me iodce semblc etre le remfede classique :
Glycerine..................... 4 grammes.
Teinturo d'iode................ 1 —
Contre les excoriations et les gercjures :
Glycerine..................... 2 grammes.
Exlrait de saturne............. 1 —
ou men
Glycerine..................... 100 grammes.
Laudanum de Sydenham....... 5 —
Dansles plaies de mauvaise nature on se servira de gly­cerine creosotöe. Pour antisepsie :
Glycerine..................... 40 grammes.
Acide borique................ 60 —
Eau..................... 20 a 40 —
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GOMMES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 203
Contre les maladies de peau, on peut preparer une sorts d'emplätre avec:
Glycerine....................... 3 parties.
Gelatine........................ 3 —
Eau ßt oxyde de zinc........... 1 —
auquel on incorpore du naphtol, de la creosote, etc.
En somme, excipient trbs usuel et surtout precieux, parce qu'il participe des quailtes de l'eau et de I'luiile, et parce qu'il ne rancit pas.
Gomme ammoniaque.
Mat. med. — Resine provenant d'une plante ombel-liföre.
Effets tiier. — Elle est expectorante et anti-catarrhale.
Mode d'emploi, doses. — Dans les toux chroniques du chien, 1 a 2 grammes en emulsion.
A Vexterieur, eile aide h constituer im emplätre fon­dant avec la cire jaune, la poix et la törebenthine du meleze.
Gommes.
Mat. mbd. — Ce sont des exsudations plus ou moins pures, plus ou moins limpides, qui s'ecoulent nalurel-lement de certaines L^gumineuses. Elles sont formees par une combinaison de chaux et d'acide gummique. Par ordre de solubilite dans l'eau et de proprietes mucilagineuses, nous aurons la gomme arabique, la gomme adragante, la gomme du pays.
Le plomb etle fer la precipitent, ainsi que tous les metaux employes en pharmacie; il ne faudra done pas les associer.
Effets puys. — Arriv6e dans I'estomac, la gomme. sous l'influence du sue gastrique et de la pepsins, se change partiellement en sucre qui sera absorbe. Elle ne passe jamais pure dans le sang.
Elle joue dans I'intestin un role, en rendant plus Isnte la digestion, parce qu'ells enrobe les aliments, st dans
ocr page 216
204nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; GOMME-GÜTTE.
l'estomac, en empechant la casöine de se precipiter en bloc, si le lait est m61ange avec eile. G'est ainsi qu'elle favorise rallaitement des jeunes animaux.
Mode d'emploi. — Les solutions de gommes ä 10 p. 100 sont süffisantes.
Gomme-Gutte.
Mat. med. — G'est une substance semblable ä la gomme, qui est en cylindres allonges et de couleur orange.
Effets tuer. — Purgatif violent dans l'eau, facile ä emulsionner, soluble dans l'alcool, l'etber et les es­sences; il determine le vomissement chez les carnas-siers et chez les omnivores. II est diuretique aussi et colore l'urine en jaune d'or.
II faut se melier des superpurgations avec ce medi­cament violent et inegal, qui ne conlientpas toujours une dose pareille de resine active.
Daubenion l'a vantöe contre la cachexie du mou-ton; mais les toniques lui sont preferables. Main-tenant on ne l'emploie plus dans ces sorles d'affec-tions.
Lesancienshippiatresrecommandaient, avecraison, de ne pas l'administrer seule; ils connaissaient par experience ses effets parfois trop energiquos; ils la consideraient comme un hydragogue digne d'estime, parce qu'il est diuretique.
A Vexterieur, selon M. Hey, sa poudre serait an cicatrisant, ä l'instar de l'aloös.
Doses. — Les doses indiquees par Hertwig sont des doses prudentes; mais elles sont encore trop fortes, vu leur ecart minimum et maximum, si Ton a affaire ä de la gomme-gutte bien pure. On pourra les abaisser et renouveler la potion. Les voici:
Grands ruminants...........nbsp; nbsp; 32 ;i 48 grammes.
Soliptdes...................nbsp; nbsp; 16 4 32 —
Petits rmiiinuuts et pores....nbsp; nbsp; nbsp; 3 4 4 —
Carnivores..................nbsp; nbsp; nbsp; 0,50 a 2 —
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GOÜDRON VEGETAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 205
Goudron vegetal.
Mat. med. — Liquide noirätre, empyreumatique; colloide.qui pour la medecine au moins, resulle de la distillation des pins et des sapins; c'est le goudron vegetal de composition tres complexe; I'autre, le goudron mineral vient de la houille. Si on le distille, il se separe en une huile legere et une huile lourde; cette derniere, riche en creosote et en acides pyrogenes est preferable a employer.
Effets piiys. — Voiciquels sontd'apresM. Kaufmann ses effets physiologiques : laquo; Applique sur la peau in-tacte, le goudron estd'abord astringent, puis irritant. Par des applications convenables, on pent provoquer des effets rubefiants et meme vesicants, la peau rougit, et il se forme de la serosite sous I'epiderme. raquo;
A petites doses, et ä l'intörieur, il favorise les actes digestifs; mais par Tabus, il diminue les secretions et partant resserre les inlestins.
Effets antis. — En mfime temps, le goudron est un anüseplique et un parasiticide fidele.
Effets tox. — En excös, il empoisonne par son acide phenique et par sa creosote.
Effets tuer. — Bien manie, il arrete la diarrhee, toniüe le tube digestif et par les elements qu'il cede au torrent circulatoire, agit efflcacement sur les mu-queuses respiratoires et genito-urinaires; son action lenle convient aux maladies chroniques.
Mode d'emploi. — L'eau de goudron, quoique simple, m6rite sa celebrity.
L'eau de goudron classique est composee de :
Goudron...................... 100 grammes.
Eau.......................... 1 litre.
Le goudron r6duit en vapours sur une pello chauf-
fee, ou sur des charbons ardonts, ou vaporise par
l'action de l'eau bouillante — ce dernier procede etant
preferable #9632;—#9632; convient dans les maladies chroniques
Caony. — Ther. vet.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 12
m
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206nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; GOUTTES BLANCHES.
du poumon. Si le praticien neutralise avec du car­bonate de soude I'aclde pyrollgneux contenu dans le goudron, 11 obtiendra des r^sultats plus sürs et moins irritants.
S'il y a des helminthes (strangles, pentaslomes) dans les cavites nasales et dans les bronches, ces vapeurs les tourmenteront au point de leur faire läcber prise, de les faire emigrer par consequent.
Les diverses pommades sont plus ou moins actives, selon les corps associ^s au goudron.
II peut servir de base ä une bonne preparation, ä un topique efficace centre le farcin d'Afrique. Voici la formula du topique Vallon contre les engorgements farcineux.
Goiulron...................... 100 grammes.
Sublimo corrosif............... 60 —
Acide arsenieux.............. 30 —
Aved'acide azotique et sulfurique,le goudron com­bat le crapaud; les meilleurs des ongucnls de pied sont ä base de goudron.
Doses. — Voici les doses internes du goudron:
Cheval..................nbsp; nbsp; nbsp;15 ä 20 grainnies.
Boeuf...................nbsp; nbsp; 15 ä 30 —
Pore, mouton........... 4 ä 8 —
Chien...................nbsp; nbsp; nbsp; 0,50a 2 —
On pourra doubler sans danger pour Thuile de goudron.
Goudron de Houille ou mineral. —Voy. Coaltar.
Gouttes ameres de Baume.
Mat. med.— G'est une maceration de feve do Saint-Ignace et de carbonate de potasse dans I'alcool.
Effets tuer. — Memes propri6tes que la teinture de noix vomique.
Doses. — 1 goutte par jour aux chiens, 6 gouttes au cbcval.
Gouttes blanches. — Gelte 'formule de Gallard
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GRENADIER (ECORCE DE RACINE DE).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;207
s'emplole en injections hypodermiques calmantes pour les chiens.
Chlorhydrate de morphine..... 10 centigr.
Eau distillce de laurier-cerise... 5 grammes.
Gouttes de Grindle.
Mat. Miin. — Calmant, dont voici la formule :
Acetate de morptiine........... 1 gramme.
Acide acetiquc................. 3 goultes.
Alcool.......................... 5 grammes.
Eau............................nbsp; nbsp; 40 —
Mode d'emplof. — On les administre dans une lasse d'infusion de melisse aux chiens de luxe, atteints de bronchite.
Doses. —De 12 ü 20 gouLtes.
Grabeaux de sene.
Mat. jied. — C'est un melange pulverulent qu'il est utile de connaltre ; car il provient des debris de senö auxquels on möle des fragments tenus d'autres feuilles plus ou moins medicinales, parfois meme de feuilles dangereuses, comme celles du Redoul qui sont vöneneuses. D'aprös ce mauvais principe que les rebuts pharmaceuliques sont bons pour la medecine völerinaire, le public a une tendance ä prel'erer les grabeaux au sen6 pur.
Grenadier (Ecorce de racine de).
Mat. meu. — C'est une ecorce, grise jaunätre par debors, jaune par dedans.
Effets tuer. — Celebre comtne ttcnifuge, quand eile est r6duite en poudre. Le tsenia ne lui resiste genöralement pas.
Mode d'emploi. — En poudre.
On l'emploie encore en 61ectuaire et surlout en de­coction, oü eile r6ussit bien; mais il faut prendre quelques precautions pour assurer le surces. Ainsi Ton devra pröferer l'^corce fralcbe; si l'ecorce est
:
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208nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; GUARANA.
vieille, il sera bon d'ajouter 1,30 grammes de car­bonate de soude par litre d'eau.
Grisolle recommande de faire mac^rer douze heures I'ecorce dans l'eau, avant de la soumettre ci Tinfusion.
Avant de l'administrer, il sera bon de faire jeüner les animaux, et trois beures apres I'adminislration on purgera avec du sulfate de soude ou de l'huile de ricin.
Doses. — 64 grammes que Ton fait bouiilir dans 750 grammes d'eau jusqu'a reduction h 500. Gelte dose sul'fira pour un chien de grande taille. En doublant, on auia la dose des plus grands animaux.
La pelletierine, qu'on extrait de I'ecorce de racine de grenadier avec des sels accessoires, est Ires efficace a la dose de 0,30 pour les cbiens, 2 a 3 grammes pour le cheval.
On I'emploie sous forme de tannale ou de sulfate.
A trop haute dose, ce medicament cause des vomis-sements et de la gastro-ent6rite.
Gruau.
Effets tqer. — Le gruau de ble et celui d'avoine devraient, dans les convalescences, 6tre plus frequem-ment employes qu'ils ne le sont en art vet6rinaire ; car ils sont adoucissanls et nutrilits a la fois d'une facjon complete. Delafond les recommande avec rai-son.
Ges produits ne sont pas cbers, eu egard ä la va-leur croissante des animaux.
Guarana.
Mat. micd. — Sorte de päte, extraite des semences, du Paullinia sorbilis.
Effets tuer. — Amfere et astringente. La caföine et le tannin qu'elle contient la rendent recommanda-ble centre la diarrhee.
Doses. — 20 a 50 centigrammes dans la mödecine canine.
Mode d'emploi. — En bol on en electuaire.
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#9632;i
HACniSCIIINE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;209
Guimauve.
Mat. med. — Malvac^e, ä racine extrömement riebe en mucilage, 33 p. 100.
Mode d'emploi. — A la dose de 30 grammes par litre d'eau, eile constitue un brenvage des plus adou-cissants, ce breuvage pourra servir d'excipienl a plu-sieurs mödicaments, dans les cas de fievre ot d'in-flammation.
La poudre est la base commune d'un grand nom-bre d'elecluaircs.
La decoction plus ou moins concentree forme des calaplasmes en usage partout sur les parties doulou-reuses, quelle qu'en soit la cause. S'il y a abces, celte application en hatera la maturation.
On ne doit point se servir de racine de guimauve ni de poudre alt6rees, car elles ont alors des pro-pri6tes toutes contraires.
Gutta-Percha.
Mat. med. —• C'est le sue concrete d'un arbre exo-lique, qni se dissoutdansle chloroforme, dans la ben­zine et dans l'essonce de lerebonlhine.
Mode d'emploi. — Comnie la chaleur la ramollit, on fait prendre ä la gutta-percha toutes les formes con-venables.
Aussil'on en fait des bandages contentifs tres utiles, pour rcparer lesbrecbes faites au sabot des solipedes. Etant impermeable, ce produit a la propricic de ra-mollir I'cpiderme sur lequel il est applique.
On en a fait une sorte de papier destine ä cet usage.
Une autre utilite qu'il a est d'enduire le bras de l'operateur d'une couebe protectrice, dans les cas de part laborieux et de dölivrance artilicielle. Ou le fera dissoudre dans du chloroforme ou de la benzine dans la proportion de 10 p. 100. On 6tend la solution sur la peau; le corps volatil disparait, la gutta-percha resle.
Hachischine. —Voy. Ckanvreindien.
12.
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M
210nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; IlülLE DE CADE.
Houblon.
Mat. med. —Onemploieles fleurs femelles aromali-ques et ameres, pleines d'une poussiere jaune, qui a nom lupulin.
Effets theu. — On les emploie comme toniques dans les debilites du lube digestif.
Le lupulin, pris ä part, a des proprietes narcoti-ques et anaphrodisiaques, selon les therapeutistes de rhomme.
Ce medicament, dans les pays du nord et de Test, peut rendre de grands services. La racine de houblon pourrait, dit-on, remplacer la salsepareille.
L'un des principes actifs est la hopeine,qui h petites doses excite l'appetit; ä doses r6p6t6es eile pourrait donnerun sommeil calme,supörieur a celui de la mor­phine.
Mudr d'emploi. — En infusion.
Doses. — 1 gramme de lupulin pour un chien, G grammes pour un cheval.
Les doses des cones de houblon seront de -40 ä 60 grammes par jour.
Huile d'amandes.
Effets tiieu. — Extrömement onctueuse et adou-cissantc, parasiticide en m6me temps, ä cause de l'as-phyxie qu'elle produit sur les acares.
Huile de cade.
Mat. med. — Produit par la distillation du genevrier oxycedre.
Effets tiier. — C'est un excellent antiparasitaire externe et interne; mais cette huile tache la toison en cas de gale. Elle est souveraine et sans danger ulte-rieur, s'il n'y a, chez le mouton, que quelques ulcöres galeux (de Gasparin).
Dans les eczemas et les prurigos du chien, eile ren-dra les m6ines services que chez rhomme. Gonseillee dans la gale folliculaire du chien, apres un lavage prealable de l'animal au savon noir, mais il ne fau-
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M
HUILE EMPYREUMATIQUE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 211
dra pas trailer toutes les parties atteintes a la fois.
M6me efflcacite centre les dartres du bceuf. M. Mau-ry vante son efflcacite dans les bleimes, les fourmi-lieres, et surtout les seimes.
Gomme I'huile empyreumatique, cetle Imile, pas­sant avec lenteur a travers le tube digestif, y deter­mine des efiels plus sürs centre les parasites avec qui eile est en contact.
Doses. — A I'interieur, 30 grammes en breuvage, centre les parasites instestinaux.
Huile camphree.
Camphro........................... I partie.
Huilo.............................. 5 —
Effets Tiißn. — Ilesolutive et calmante dans les en­gorgements douloureux.
Huile de croton tiglion.— Voy. Croton tig lion.
Huile empyreumatique.
Mat. med. — Huile trös complexe obtenue par la distillation en vase clos de matiöres organiques.
Effets tuer. — Ghabert, en la distillant au bain de sable avec de la teröbenthine, a produit Vhuile empy-reumalique de Chaberl, qu'il a preconisee a juste titre comme un vermifuge do premier ordre. En fumiga­tion, eile pent detruire les lilaires des bronches.
Effets tox. — A dose 61evee, c'est-ä-dire ä plus de 80 grammes pour les gros animaux, on observe des phenomönes d'empoisonnement, surtout dans le Sys­teme nerveux; e'est par effet röflexe; car ce produit est tres irritant, et de plus, il agit par les sels ammo-niacaux et les composes organiques qu'il renferme.
Mode d'emploi. — Pour son administration, la forme liquide est pref6röe chez les ruminants; la forme d'electuaire a la poudre d'ecorce de racine de grena­dier surtout, a la poudre de gentiane ou d'aloes, mi-tigee par la poudre de guimauve ou parle miel, con-viendra mieux pour le cheval et le chien.
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212nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;HUILE DE LAURIER.
Doses. — II ne faudra pas depasser:
Pour leg ruminants.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 grammes.
Pour le cheval..............nbsp; nbsp; 2üä25 —
Pour le pore et le mouton,.nbsp; nbsp; nbsp;2d 4 —
Pour le chien..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; t —
Huiles de feie de morue.
Mat. mkd. — La blonde est preferable; car eile est plus riebe de tous les principes gras, de tout l'iode, du phosphore, du brome et du soufr'e quecontiennentles foies ^erases. Les acides oleique, palmitiquo, steari-que aident h. son absorption rapide.
Effets tiier. — Aussi est-elle pr^conisee comme reconstituante dans toutes les maladies de consomp-tion. On a le tort de peu Temployer en vetörinaire ou eile rendrait de grands services dans les diverses for­mes de la maladie du chien oil les convalescences sont si tongues. Le professeur Saint-Cyr est de cet avis; je ne vois pas, malgre son prix, pourquoi on ne radministrerait pas au cheval; quoique Bourchardat conseille de la remplacer par l'huile de pied de boeuf, renl'orcee d'iodure de potassium.
M. Clement a eu raison de la conseiller i^ rint^rieur dans toutes les döbiliUis, et de s'en servir, mßlee ä l'huile empyreumatique, comme topique antiparasi-taire.
D'apres les v6terinairos beiges, en ajoutant ä cette huile, ä la noire surtout, de la poudre de cantharides et de la poudre d'euphorbe, on obtient unc prepara­tion v^sicante — feu beige — efQcace dans les affec­tions articulaires et tendineuses du cheval.
Doses. — Les grands animaux en supporteront bien 100 ä 130 grammes par jour; les petits 20 ä 30 grammes.
Huile de gaultherie. —Voy. Wmtergreen{essence de).
Huile de laurier.
Effets tiier. — Cette huile du laurier noble, ainsi
ocr page 225
IIUILE DE PfiTROLE OU NAPHTE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 213
que I'onguent fait avec les bales et les feuilles, est maturative des abces et eile excite leur suppuration.
Huile delin.
Effets tuer. — Purgative chez les ruminants sur-tout, excellente contre les maladies parasitaires de la peau, et utile contre les chancres des oreilles du chien.
Huile de naphte. — Voy. Buile de pitrole,
Huile d'oeillette.
Mat. miSd. — Les graines de pavot noir fournissent par expression cette huile, qui est alimentaire plus que medicamenteuse. Cette huile est ä la portöe de tons.
Effets Tiuin. — Elle constitue un purgalif ä la dose de400ou 500 grammes. Danslescas d'obstruction de l'cesophage par un corps stranger — surtout chez la vache — eile est d'un emploi commode.
A Vexlerieur, comme adoucissante, eile n'a qu'une action Ephemere; eile rancit trop vite.
Huile d'olive.
Effets tiier. — M6mes usages que les autres huiles, mais plus onctueuse et moins sujette ä rancir.
A I'inlerieur, rend des services dans la medecine des chiens: donnee toutes les heures, a petites doses pour eviter le vomissement (une cuilleree grande, moyenne, petite, suivant la taille) est utile dans les concretions biliaires, et surtout dans la constipation avec durete des matieres.
Mode d'emploi. — En liniment. — En breuvage.
Huile de petrole ou Naphte.
Mat. mkd. — Liquide naturel, qui est unesorte de bitume liquide.
Effets pays. — Surles muqueuses, eile est moins irritante que sur la peau, et dans l'intestin eile excite fortement les contractions peristaltiques.
Les huiles de naphte et de schiste ont sensible-ment les memes effets.
#9632;
i
ocr page 226
214nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;HYOSCYAMINE.
Effets tiier. — Depuis longtemps, un melange d'huile de pötrole et de benzine a toujours rßussi ä comballre la gale du cheval.
Elle est employee aussi contre la gale du mouton.
Mode d'emploi. — Epuree, eile est employee, en medecine vet^rinaire, comme l'essence de lereben-Ihine. En frictions reiteröes, eile agit comme un si-napisme et fait lever I'epiderme, chez les ruminants surtout.
Hydrastis canadensis.
Mat. mfd. — Medicament constitue par une renon-culacee americaine.
Efffts tiieh. — Utile contre les bemorrhagies ut6-rines.
Mode d'emploi. — La racine donne un extrait fluide.
Doses. — 10 ä 20 gouttes, selon la taille, pour une chienne; ä renouveler le m6me jour sans danger.
Hydrate de chloral. — Voy. Chloral.
Hydrogene sulfure. — Voy. Sulfhydnque [Acide).
Hydroquinone.
Mat. med. — G'est une substance isomere avec la resorcine qui s'obtient par la distillation de l'acide quinique; clle est semblable a la Pyrocatec/dne, ex-traite du cachou et des autres substances tanniques.
Effets tuer. — Ces deux liquides sont des febri­fuges et des antiseptiques; leur action antiseptique est superieure ä celle de la r6sorcine.
Mode d'emploi. Doses. — En injection, ä la dose de 30 a 60 centigrammes, contre Turelbrite des chiens; en collyre, contre les maladies rebellesde la conjonc-livile et de la cornee qu'elles n'irritent pas.
Hyoscyamine.
Mat. med. — Get alcaloide de la jusquiame est so­lide, cristallis6 en aiguilles transparentes groupees en cloiles; un peu humide, il rappelie l'odeurvireuse de la plante. II est tres soluble dans I'alcool.
Gsell, qui I'a bien etudie, distingue deux modifica-
ocr page 227
HYOSCYAMINE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 215
tions de cetle substance; l'alcaloide pur — et la base amorphe, constituee par une sorte de sirop brunätre, trois fois moins lt;5nergique que l'alcaloide.
Effets püys. — Les effets physiologiques prodults par l'hyoscyamine sont identiques ä ceux de Vatropine. (Voy. ce mot.)
A dose therapeutique, on constate les fails suivants : diminution de la pression sanguine et du nombre de pulsations, dilatation prononcee des pupilles, legers tremblements musculaires, Evacuations excrementi-tielles renduesplus faciles et plus frequentes.
A dose elev6e, il y a acceleration du pouls et effet narcotique.
Toutefois ce medicament ne produit pas d'inter-mittences, ni d'arrsect;t du cocur, ni de convulsions.
Les effets locaux sont mils; l'hyoscyamine n'aaucune action sur les elements qu'elle touche. Elimination rapide par les reins. Selon Amagat, il y aurait antagonisme partial avec I'eserine.
Effets ther. — L'hyoscyamine est le meilleur des antispasmodiques. En agissant directement sur le Sys­teme cerebro-spinal, eile convient particulierement pour moderer les phenomenes d'excitation cerebrale, notamment I'agitalion delirante qui accompagno cer-taines nevroses graves, letanos, choree, vertigo, epi-lepsie, coliques nerveuses, toux douloureuse, enterite, nephrite, etc.
L'hyoscyamine, concurremment avec la strychnine, est indiqu6e centre les diverses sortes d'indigestion dues ä une surcharge alimentaire, h. un embarras quelconquo, maladies si frequentes et si meurtricres chez les grands quadrupödes. Ce medicament agit en relächant les fibres lisses circulaires et longitudinales. tandis quo la strychnine a pour effet dn relächer les libres circulaires longitudinales. En dilalant les sphincters, ces deux substances concourent ä lever
ocr page 228
216
UYPOSULFITE DE SOUDE.
l'obstacle mecanique d'oü proviennent les coliques et ä prävenir de nombreuses et graves complications.
G'est un puissant narcotique, un agent tres utile centre les spasmes.
Doses. — Älemes doses que l'atropine.
Hypochlorite de soude.
Mat. Miio. — Sei, qui en solution forme la liqueur de Labarraque.
Prop. xufiR. — G'est un disinfectant des plaies, des ulceres et des locaux oü des animaux atteints de maladies contagieüses ont sejournc.
Hypophosphites de chaux et de soude.
Prop. tuer. —#9632; Excellents reconstiluants (Chur­chill) qui peuvent trouver chez l'animal la meme fa-veur que chez l'homme.
Ils augmentent l'appötit, ameliorent la digestion, diminuent l'expectoralion et la ciiarrhöe; leur usage sera indique aprös les pöriodes gourmeuses, chez le cheval et chez le chien.
A recommander, par precaution, dans les contrees oü les animaux sont sujels ä l'osteomalacie.
Doses. — 8 ä 10 grammes chez le cheval; 1 gramme chez le chien.
Hyposulfite de soude.
Mat. med. — Gomme tous les sulfltes, il degage son soufre, sitöt arrivö dans l'estomac, sous forme d'aeide sulfureux, et commc lel il est antifermentes-cible.
Effets tiier. — A l'exterieur, comme il est tres so­luble dans l'eau, il est appliquö dans les plaies gan-greneuses, sur les ulcöres de mauvaise nature.
En injection dans la non delivrance, en badigeon-nages du pharynx dans les cas d'angincs graves.
La fievre typhoide, les influenzas de toule espece sont bien combattus par ce medicament pris a I'inte-rieur.
Son action contre la diphtheric de l'homme fait
I
im
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INJECTIONS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 217
penser ä son emploien solution dans la diphtörie des volailles.
Doses. — 30 a 40 grammes chez les ruminants et le cheval; 4 ä 6 grammes chez le chien.
Hysope.
Effets rafin. — Les sommites fleuries de cette plante sont expectorantes sous forme d'infusion.
If.
Effets TiifiR. — Les feuilles de l'if ont eu la reputa­tion d'6tre emm6nagogues. Elles sont un irritant de la muqueuse gastro-inteslinale, et comme tel, par ef-fet r6flexe, elles font naitre des contractions de l'ute-rus.
Effets tox. — D'apres les belles experiences de M. Cornevin, l'if est un poison nervin surtout, et il tue les animaiix qui, pouss6s par la faim, broutent ses vieilles feuilles resides vertes pendant I'hiver; les pousses vernales ne sont pas dangereuses.
Igasurine.
Mat. med. — Un des alcalo'ides de la noix vomique. Gristallisable, soluble dans l'eau et dans I'alcool.
Effets tiier. — Est plus active que la brucine, moins active quo la strychnine.
Comme on a le sulfate de strychnine, dont les doses et les effets ont ele fort bien eludies, il faudra s'en te-nir ä ce dernier alcaloide.
Inee. — Voy. Stropkanlm.
Injections.
Voici, pour lesplaies et les cavitös naturelles, quel-ques formules d'injections preconisces dans ces der-niers temps par les praticiens el par les professeurs vet6rinaires :
Injection adoucissante.
Semences de lin............ i _ ..
Racine de guimauve........ I aa 20 grammes.
Totes de pavot.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; N0 4.
Eau........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 litre.
Cagny. — Th^r. vet.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;13
.
ocr page 230
f
218nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; INJECTIONS.
Faites la däcoction de ces trois substances; passez
:i
et employez.
Injection astringente.
Alun......................... 20 grammes.
Eau.......................... 1 litre 1/2
Ecorce de chfene.............. 100 grammes.
Apramp;s avoir fait la decoction de l'ecorce de ebene et l'avoir passee, faites dissoudre l'alun et employez.
Injection astringente.
Eau distillee.................. 500 grammes.
Sous-ac6tate de plomb liquide.. 5 —
M61ez.
Injection astringente.
Sulfate de ziue............. 5 a 15 grammes.
Eau.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;I'itre.
Injection astringente avec I'alcool sulfurique
D6coction d'orge.............. 1 litre.
Alcool sulfurique (eau de llabel). 20 gratnmes. Miel......................... 100 —
Inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Melez I'alcool et le miel dans la decoction, aprös
'.quot;avoir passee et employez pour injection.
I
'ijnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Injection ä Vacide thymique (Nocard).
Acide thymique............... 2 grammes.
Glycerine..................... 1deg;deg; —
Eau........................... 900 -
En injection, dans les synoviales ouvertes, avec Tappareil Uieulafoy.
Injection alcaline (Eckel).
Potasse caustique.............. 4 grammes.
Eau distillee................... 1/2 litre.
Dissolvez et ajoutez :
Teinture d'aloes............... 15 grammes.
Pour injection dans les fistules et trajets fistuleux.
I
ocr page 231
INJECTIONS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2J9
Injection de sublim^ {Erdmann et Hertwig).
Sublime corrosif.............. 4 grammes.
Alcool rectififi................. 45 —
Faites dissoudre.
Pour injecter dans les fistules des cartilages-
Injection inlra-veineuse (Nocard).
Chloral hydrate............... 30 grammes.
Eau distlllee.................. 100 —
(Ponction directe de la jugulaire a I'aide d'un tro-cart capillaire.) En injection intra-veineuse, la dose est de 10 grammes de chloral pour 100 kilogrammes du poids de l'animal. L'anesthesie dure de 1/2 h 1 heure et permet de praliquer les operations les plus laborieuses, chez le cheval.
Chez les chiens, de 4 a 6 grammes de chloral, sui-vant la taille.
Injection intra-uUrine de noyer.
Feuilles seches de noyer............... Q. S.
Eau bouillante......................... 1 litre.
Faites une decoction.
Injection coagulante.
Les injections de perchlorure de fer, dans les veines et dans les artamp;res, ont 6te d'abord employees pour obtenir la cure radicale des anevrysmes des veines.
On pent, selon Pravaz, coaguler le sang dans les vaisseaux arteriels par une injection de quelques gouttes de perchlorure de fer, au maximum de con­centration. Gette injection doit 6tre faite avec un trocart tres fln d'or ou de plaline, qu'on introduit ires obliquement h travers les parois de Tariere par une espece de mouvement de vrille. A ce trocart se trouve ajustee une seringue dont le piston doit 6tre ä pas de vis, aQn que I'injection s'opere sans secousses
ocr page 232
220nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; INJECTIONS SOUS-CUTANEES.
et que la quantitö de liquide injecte puisse 6tre meraquo; suree avec precision. II faut en outre arrfeter momen-tanöment le cours du sang dans le vaisseau.
Injection detersive.
Vin rouge.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 litre.
Alcool camphre............ 1 „ ,.„
Teinture d'aloes............ \ amp; laquo;00 grammes.
M61ez et employez en injections.
Injection centre la collection des sinus.
Sulfate de cuivre.............. isr,?5
Eau distillee................... 120 grammes.
Injection contre la collection des sinus (Forster).
Acide phenique................ 4 grammes.
Eau distillee.................. 360 —
Injection contre la collection des sinus (Förster).
Creosote.................... öalO gouttes.
Alcool......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30 grammes.
Eau distillee................ 500 —
Injection contre la collection des sinus (Forster).
Azotate d'argent............... 60 centigr.
Eau........................... 120 grammes.
Injections sous-cutanees.
Sauf indications contraires, les doses indiquöes sont celles de la solution et non celles du medicament. J'ai employe indifferemment les mots gramme et centimetre cube, quoiqu'il n'y ait correspondance exacte entre ces deux mesures que pour I'eau dis­tillee (1).
Aconitine francaise de Duquesnel.
Aconitine francaise............. 0,001
Alcool ä 85raquo;.................... 10 grammes.
Eau distillSe................... 90 —
i
#9632;
i
(1) Pour le Manueloperatoire, voy. p. 34.
ocr page 233
^mm^mmmm
.
INJECTIONS SOUS-CUTANEES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;221
De cette solution: boeuf, cheval 6 ä 10 grammes; animaux moyens 3 a 5 grammes; pelits animaux 1 ä 3 grammes.
Aconüine amorphe.
Aconitine amorphe de Merck___ 0,05
Alcool ä 85deg;.................... 10 grammes.
Eau distillee.................... 00 —
Memes doses hypodermiques.
Alcool ä 86deg;. De 4 a 6 grammes, selon l'effet ä produire.
Aloine, solution ä 1/10. Veau,5a9grammes;porceletetchien,3ä9grammes.
Ammoniaque liquide,
Ammoniaque.................. 5 grammes.
Eau........................... 100 —
Chez le cheval.
Ammoniaque.................. 5-6 grammes.
Eau........................... 100 —
Chez le boeuf.
Ammoniaque.................... 1 gramme.
Eau............................. 50 —
Chez le chien.
Antipyrine.
Antipyrine.................. ?-4 grammes.
Eau......................... 10-15 —
Chezle cheval, solution aqueuse pour une injection.
Apomorphine.
Solution classique alp. 100 de chlorhydrate d'a-pomorphine.
Chien de forte taille, 2 ä 5 grammes de la solution ; chien de taille moyenne 1 gramme; petit chien 5 k
ocr page 234
^m^^mmmmmmmmm^mmm
222nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; INJECTIONS SOUS-CUTANfiES.
8 d6cigrammes; pore o ä 10 grammes; chat 3 ä 5 de­cigrammes.
Argent {Nitrate d') (Gsell), injection ä 1/20. 6 ä 10 grammes dans l'epaisseur des tumeurs.
Arsenic.
Liqueur de Fowler................. 1 partie
Eau distillee....................... 2
Chez le chien, 1 ä 2 grammes.
Aspidospermine.
Sulfate d'aspidospermine......... 0,25
Eau distillee..................... 5 grammes.
Chez le cheval, S grammes.
Atrophie, solution aqueuse.
Sulfate d'atropine............. 0,1
Eau distillee................... 100 grammes.
Doses de l'injeclion: gros animaux 6 ä 10 grammes; moyens animaux 1 ä2 grammes; petils animaux0,30.
Benzoique {Acide).
Solution hydro-alcoolique.
Acide benzoique................ 1 gramme.
Aleool........................ 15 grammes.
Eau distillee................ .. 15 —
Chez le cheval, en 2 fois, avec la seringue Pravaz.
Bichromate de piotasse. A 1 ou 2 p. 100; 13 a 20 grammes en injection ; effet local.
Brucine.
Brucine........................ 0,10
Aleool........................ 10 grammes.
Eau distillee................... 90 —
En injection, 3 a 3 grammes.
i
#9632;MM
ocr page 235
INJECTIONS SOUS-CUTANEES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 223
Camphre {Bromure de), solution.
Bromure de camphre........... 2 grammes.
Alcool.......................... JO —
En injection, cheval 4 grammes. Autre de Bourneville.
Bromure de camphre........... 3 grammes.
Alcool......................... 35
Glycerine...................... 22 —
Dose : chiens 1 a 2 grammes.
Chloral [Hydrate de).
Hydrate de chloral.............. 30 grammes.
Eau distillfie................... 60 —
En injection, cheval 10 grammes; animaux moyens A grammes; chien 1 ä 2 grammes.
Chloroforme.
Chez le cheval, pour le diagnostic des boiteries, I a 3 grammes, pur.
Chrysophanique (Acide) ou chrysarobine.
Solution aqueuse................ 0,005
Eau............................. 5 grammes.
Chez le cheval.
Solution aqueuse................ 0,000 ä 0,01
Eau............................. 5 grammes.
Chez le boeuf.
Cicutine.
Bromhydrate de cicutine......... 1 gramme.
Alcool ä 86deg;...................... 5 —
Eau distills..................... 95 —
En injection ; cheval 6 ä 9 grammes; pore, mouton 3 grammes; chien 1 gramme.
ocr page 236
,1
224nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;INJECTIONS SOUS-CUTANEES.
Cocaine.
De 10 a 20 p. 100 de chlorhydrate de cocaine, en injection : Gheval 3 grammes ; moyens animaux 2 grammes; chien 1 ä 0,30.
Codeine.
Chlorhydrate de codeine........ 1 gramme.
Eau dislillee................... 100 —
En injection; cheval, boeuf, 13 a 20 grammes; mou-ton, pore, 3 ä 10 grammes; petits animaux 1 ä 2 gr. Injection locale (Cagny) contre douleurs. 1 a 4 grammes de la solution suivante:
Alcool........................... 5 grammes.
Ether.......................... 5 —
Codeine......................... 1 —
Colchicine. Solution glycerinee, surtout au 1/100 ou 1/200. Doses : cheval et Lceuf 1 ä 6 grammes; chien 1 ä 5 centigrammes.
Cotoine, antidiarrheique.
Coto'ine pure................... 5 grammes.
Ether.......................... 20 —
Dose d'une injection, chez le cheval.
Croton [Huile de).
Huile de croton................... 0,10-0,15
Glycerine......................... 3 gr.
Aulre.
Huile de croton................... 0,25-0,75
Huile d'olives..................... 10 gr.
Cuivre (Sulfate de).
Solution 1/10en injection; la dose de sulfateseradc 0,005 ä 0,01; chat, chien 0,01 a 0,03; pore 0,06 ä0,12.
ii
I '
#9632;
h
ocr page 237
#9632;raquo;#9632;#9632;•I
'quot;raquo;*'
INJECTIONS SOUS-CUTANEES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;225
Curarine.
Au 1/200, chez le cheval, en plusieurs injections ä 0,10 de curarine ou 20 grammes de solution a cha-que fois.
Cyanhydrique midicinal (Acide).
Solution aqueuse:
Acide cyanhydrique medicinal.. 5 grammes. Eau........................... 500 —
De cetle solution injecter: cheval 3 ä 3 grammes; boeuf 6 a 8 grammes. Aulre solution:
Acide cyanhydrique medicinal... 0,10
Eau............................. 8 grammes.
Doses un peu moins fortes : cheval 2 a 3 grammes; boeuf 4 a 6 grammes.
Dalurine, solution aqueuse.
Extrait de stramoine............. 1 gramme.
Eau distillee.................... 60 —
De celte solution, gros animaux 20 a 40 gouttes soil 2ä 4grammes ; moyens animaux 0,40 ä 0,60 ; petits animaux 0,20 ä 0,40.
Digitaline.
Solution aqueuse de digitaline amorphe de Ho-molle et Quevenne, au 1/2000; chaque centimetre cube de cette solulion contient un demi-milligramme de substance active.
Doses: cheval, boeuf 10 centimetres cubes; äne 6 centimfetres cubes; chien 2 ä 4 centimetres cubes.
Autre solution d'Eulenburg.
Digitaline....................... 0,05
Eau distillfie..................... 5 grammes.
Alcool......................... 5 —
A digitaline egale, celte solution est 20 fois plus forte par centimetre cube.
13.
ocr page 238
^^^**—mmm^mmm
226nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;INJECTIONS SOUS-CÜTANEES.
Duboisine.
Sulfate de Duboisine...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gramme.
, Eau distill^e.................. 2000 —
Doses : gros animaux 4 a 6 cenlimfetres cubes ; moyens animaux 2 a 4 centimetres cubes; petits ani­maux 1 ä 2 centimetres cubes.
Eau dislilUe.
Eiiu distillee.................. 1000 grammes.
Chlorure de sodium..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 —
Carbonate de soude...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 —
Doses: grands quadrupfedes 30 grammes; moyens quadrupedes 20 grammes; petits quadrupedes 6 ä 10 grammes.
Emi'iine.
Sulfate d'emfetine............ 08gt;-,20
Acide sulfurique............. 1 ou 2 gouttes.
Eau distillee................. 20 grammes.
\
Pore 0,10 h 0,15; chien 0,01 ä0,0ö; chat 0,001 ä
0,0003.
Ergotine, ergolinine.
Solution d'ergotinine de Tanret ä 1/300 dans I'al-cool tiede.
Gros animaux 10 grammes; moyens animaux 3 ä 3 grammes ; petits animaux 1 gramme.
Ergot de seigle.
Injection de teinlure : grands quadrupfedes 10 a 15 grammes; chevre, brebis, pore 3 a 4 grammes; chien, chat 1 a 2 grammes.
Esirine.
Sulfate d'Sserine.............. 2 grammes.
Eau distillee................... 100 —
Injectez avec une seringue de Pravaz ;. se servir d'une solution röcente. Cheval, 5 centimetres cubes, qui contiennent 10 cen-
v^^^—^jg^,. /^^.
ocr page 239
i^m
INJECTIONS SOUS-CUTANEES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;227
tigrammes de sulfale. Boeuf 0,06 ä 0,10 de sulfate ; chien et moyens animaux 0,01 ä 0,02; chat 0,0005 ä 0,001.
ither, injections a repöter.
Grands animaux 4 ä 6 grammes ; moyens animaux 2 a 3 grammes; petits animaux 1 a 2 grammes.
Fer, le fer dialyse dilu6 (Da Costa).
En injection: Boeuf, cheval 30 ou 40 gouttes ; mou-ton, pore 10 a 13 gouttes; chien 6 ä 8 gouttes. Autre solution.
Citrate de fer................... 2 grammes.
Eau distillee de laurier-cerise... 20 —
En injection : cheval 10 grammes; moyens ani­maux 4 a 6 grammes; petits animaux 2 a 3 grammes.
Haschich, solution.
Teinture de haschisch.......... 10 grammes.
Eau distillee.................... 20 —
En injection: 115 centimetres cubesoul ä5gram­mes, selon la taille des sujets et l'espece.
Hyoscyamine.
Msect;mes solutions, msect;mes doses que VAtropine (voy. p. 222).
lode.
1 ou 2 grammes avec 5 centimetres cubes d'eau distill6e. Y ajouter un peu d'iodure de potassium.
Solutions ad libitum, plus ou moins fortes, selon les effets a obtenir.
lodoforme.
Memes doses que l'iode, apres dissolution dans I'alcool, la glycerine ou I'huile d'amandes douces.
ocr page 240
228nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; INJECTIONS SOUS-CUTANfiES.
Laurier-cerise [Hydrolat de). En injection, selon Gsell: grands animaux 10 a 20grammes ; moyens animaux 5 grammes; chien0,50 a 2 grammes.
Mercure (Bichlorure de), 1/800. Avec 200 grammes de glycerine. Bceuf, cheval 30 a 50 centimetres cubes ; moyens animaux 3 a 3 centimetres cubes ; chien I centimetre cube.
Morphine, solution (Nocard).
Chlorhydrate de morphine....... 1 gramme.
Glycerine....................... 20 —
Eau distillee..................... 30 —
Faites une dissolution titr^e au 50deg;.
Chaque gramme contient 2 centigrammes de substance active.
Cheval o grammes; bceuf 5 h 8 grammes; mouton, pore 2 grammes ; chien o grammes.
20 centimetres cubes aux chevaux irritables, avant le s operations chirurgicales, en injection hypodermique.
Nitrate d'amyle, solution aqueuse.
Cheval 1,50 a 2,50; ä renouveler au besoin, dans 10 ou 13 grammes d'eau distillee.
Permanganate de potassc, 2 p. 100.
Grands animaux 5 ä 10 grammes ou 3 i 10 centi­metres cubes ; petits animaux 1 ä 2 grammes.
Phinate d'ammoniaque, 2 p. 100.
Cheval 3 p. 100; boeuf, monies doses d'injection que pour I'acide phenique.
Phenique {Acide).
Solutions diverses pour le cheval:
Acide phenique...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gramme.
Glycerine..................... 8-10 —
ocr page 241
INJECTIONS SOUS-CÜTANEES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;229
Autre.
Acide phfinique............... 1-2-3 grammes.
Eau.......................... 100 —
Autre.
Acide phenique...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gramme.
Glycerine.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 —
Eau distillee..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 40 —
Pilocwpine, solution 1/200.
Substance active; chaque gramme de cette solution contient a milligrammes de pilocarpine.
Cheval et boeuf 3 a 5 grammes; brebis, chövre, äne, 1 gramme; chien 4 a 5 decigrammes.
Potassium (Cyanure de), solution aqueuse 1/200.
Doses hypodermiques : cheval, bceuf, 1 ä 2 gram­mes ;mouton, veau, pore, 1 a3 decigrammes.
Potassium [lodure de), solution.
lodure de polassium............. 2 grammes.
Eau............................. i —
Injection ä effet local.
Quinine, solution.
Sulfate de quinine............... 1 gramme.
Eau distillee..................... 10 —
Eau de Uabd................... 1 —
Autre.
Chlorhydrate de quinine......... 1 gramme.
Eau distillee..................... 10 —
Acide chlorhydrique............. 0,5
Doses : grands animaux 3 ä 3 grammes ; petits et moyens animaux 0,30 ä 1 gramme.
Rubrgsamp;rine.
Rubreserine.................... 1 gramme.
Eau............................ 100 —
ocr page 242
m
230nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;INJECTIONS SOÜS-CUTANEES.
Doses de l'injection ä effet local : 3 cenlimfetres
cubes.
Salicylique (Acide), solution aqueuse.
Acide salicylique............... 1 gramme.
Eau............................ 300 —
Boeuf, cheval, h renouveler aubesoin.
Sdcrotinique [Acide) ou ergotinique [acide).
Acide sclfirotinique.............. 1 gramme.
Glycerine....................... 10 —
Eau distillee..................... 90 —
Cheval 20 grammes; boeuf 30 grammes; chien 3 grammes. Solution ä renouveler.
Sodium [Chloriere de). Solution d'eau distillee saturee ä froid. Doses : 10 ä 20 grammes, selon faction locale a pro-duire.
Soude [Benzoate de), solution aqueuse.
Eau............................... 2 parties.
Benzoate.......................... 1 —
Cheval 13 ä 20 grammes ; et renouveler la dose.
Strychnine [Arseniate de) (Cadiot).
Arssect;uiate de strychnine........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gramme.
Eau........................... 1000 —
F. S. A. En dissolution.
En injection hypodermique, contre laparalysie des jeunes chiens, 1 a 3 milligrammes de principe actif, c'esl-ä-dire 1 ä3 centimetres cubes de la solution.
Strychnine [Sulfate de), solution.
Sulfate de strychnine...........nbsp; nbsp; nbsp;0,25
AIcool concentre................nbsp; nbsp; nbsp;7,50
Eau distillee...................nbsp; nbsp; 15 grammes.
Acide chlorhydrique............nbsp; nbsp; nbsp;6 goultes.
Doses ä injecter de cette solution : cheval 2 gram-
ocr page 243
wmm
*m
INJECTIONS TRACHfiALES DU Dr LEVI.,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 231
mes; boeuf i grammes; pore 10 gouttes; chien 1 ou 2 gouttes.
Tannique [Acide). Cheval, solution au 10e, acide tannique 6 grammes.
Tdrtbenthine {Essence de).
Employee pure.
Ah 8 grammes, selon I'effet local a produire.
Valirianate d'atropine, solution.
Valerianate d'atropiue........... 0,01
Eau............................. 9 grammes.
Doses : 3 grammes en injection, ä renouveler.
Yeratrine, solution.
Nitrate de v^ratrine............. 1 gramme.
Glycerine ou alcool.............. 25 —
Eau dislillee..................... 25 —
En injection : grands animaux 5 grammes; moyens animaux 0,02.
Autre (Cagny).
Alcool a 95quot;................... 100 gramme?.
Veralrine..................... i —
Grands animaux 1 ä 4 grammes. Ne pas I'employer sur le chien.
Zinc (Chlovure dc) a i /20, injection a effet local.
Injections tracheales du Dr Levi (I).
Aconiiine,
Aconitine..................... 0,05
Alcool a 85deg;................... 10 grammes.
Eau........................... 90
Doses : 4 a 10 grammes.
Contre les affections typhoides au döbut.
(I) Voyez pour le Manuel operatoire, p. 31.
ocr page 244
232nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;INJECTIONS TRACHEALES DU Dr LEVI.
Alcool camphri.
J'ai employ6 contre la pneumonie du cheval les in­jections de 400 grammes d'alcool camphrö dans 2 li­tres d'eau chaude (avec apparence de succes),
Ammomaque.
Ammoniaque liquide........... 5 grammes.
Alcool ä 85raquo;................... 10 —
Eau........................... 100 —
Doses : 10 ä 20 grammes toutes les heures. Stimulant du coeur, facilite la rösorption des exsu-dats.
Acölatc ou chlorhydrate d'am-
moniaque....................nbsp; nbsp; nbsp;10 grammes.
Alcool ä 85deg;...................nbsp; nbsp; nbsp;20 —
Infusion aromatique filtree.....nbsp; nbsp; 100 —
Mömes doses.
Ammoniaque.................. 10 grammes.
Camphre...................... 10 —
Huile d'olives.................. 80 —
Memes doses.
Arsenic.
Liqueur de Fowler......... 5 ä 10 grammes.
Excite la nutrition.
Liqueur de Fowler............. 50 grammes.
Eau............................ 50 —
Atr opine.
Atropine (sei d')............. OS'-.OOö ä 0sr,03
Eau......................... 5 grammes.
Pour une dose.
Gontre les diarrhees, catarrhes, affections doulou-reuses ou spasmodiques.
Benzo'ique (Acide).
Acide benzo'ique................ 1 gramme.
Phosphate de soude............ 10 —
Eau............................ 100 —
ocr page 245
!
INJECTIONS TRACHfiALES DU Dr LEVI.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;233
Resultats douteux dans les bronchites. Doses : 10 ä 15 grammes; repeter 2 fois dans la journ6e.
Chloral.
30 centigrammes k 2 grammes, dans I'eau, comme stimulant et anlispasmodique.
1 ä 5 grammes, comme calmant en obstetrique.
10 grammes, dans les affections nerveuses, les con­vulsions et surtout le tetanos.
Chloroforme.
Chloroforme................... 2 grammes.
Alcooi a 85deg;.................... 20 —
Eau............................ 30 —
Doses : 3 ä 10 grammes.
Calms l'irritation et la douleur, au debut des affec­tions pulmonaires.
Cigue.
Cicutine..................... 1 ä 10 gouttes.
Eau......................... 15 grammes.
Contre les affections nerveuses, tötanos.
Codiine. Les sels de codeine s'emploient comme la morphine.
Creosote. Comme 1 acide phönique.
Digitaline.
Digitaline.................. lä 5 centigr.
Alcooi..................... 5 a 10 grammes.
Regularise la circulation.
Sserine.
Sulfate d'eserine................ 1 centigr.
Eau............................. ä grammes.
Contre les affections intestinales.
ocr page 246
23inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;INJECTIONS TRACHfiALES DU Dr LEVI.
Fev.
Les sels de fer sont reconstituants. Formales di­verses pour une dose:
Perchlorure ou sulfate de fer.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 a 3 grammes.
Eau.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;100 —
lodure de fer................ 0sr,50 ä 1 —
Eau........................ 50 ä 100 —
Arseniate de fer............. 20 ä 50 centigr.
Solution de citrate ammonia-cal........................ 10 ä 20 grammes.
Tartrate ferrico-potassique...nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gramme,
Eau......................... 10 ä 50
laudanum. Doses : 1 ä 10 grammes. Contre les coliques, parturition.
Mercure.
Bichlorure de mercure......... 1 gramme.
Eau............................ 100 —
Dose : S grammes.
Morphine {Sels de).
Doses : 5 ä 20 grammes. Solution au 1/100. Galment l'irritation, les spasmes, la douleur.
Naphtol. Injection tracheale contre la pneumonie (Dr Pignol).
Naphtol......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,20
Eau.......................... 1000 grammes.
Doses : 200 h 350 grammes; injectez lentement. Diminue la dyspn6e.
Phenique (Acide).
Acide phenique.................nbsp; nbsp; nbsp; 1 gramme.
Alcoola85raquo;.....................nbsp; nbsp; 50 —
Eau.............................nbsp; nbsp; 50 —
tf i
ocr page 247
INJECTIONS THACHEALES DU Dr LEVI.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 23b
Doses : 10 ä 30 grammes. Gontre les bronchiles, catarrhes.
Potasse (Azotate de).
Azotate de potasse....... 2 ä 10 grammes.
Eau..................... 100 ä 200 —
Gelte dose peut 6tre r6p6tee. Diurßtique.
Potasse {Bicarbonate de). Bicarbonate de potasse... 1 a 5 grammes. Eau...................... 50 ä 100 —
Stimule I'hematose, la söcrötion lactöe, la combus­tion musculaire.
Potasse (Chlorate de). Solution a 2 p. 100. Doses: 5 ä 20 grammes. Diuretique, antifebrile.
Potasse {Permanganate de}. Solution ä 1 ou 2 p. 100. Doses : 5 ä 10 grammes. Tonique et desinfectant.
Potasse {Bichromate de). Solution ä 1 p. 100. Doses : 300 ä 400 grammes. Stimulant, releve la temperature.
Potassium (Bromure de).
Bromure de potassium. 0squot;-,50 a 2 grammes. Eau................... 5nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; a 10 —
Sedatif, contre I'epilepsie, la choree, les convulsions, I'erethisme genital.
Potassium {Cyanure de).
Cyanure de potassium......... 2 ä 5 centigr.
Eau ou alcool................. 5 ä 10 grammes.
Sedatif antispasmodique.
On peut aller jusqu'a 20 et 30 centigrammes.
ocr page 248
1
4
236nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; INJECTIONS TRACHfiALES DU Dr LEVI.
Potassium {lodure cle).
lodure de potassium............. 5 grammes.
lode............................ 1 —
Biiodure de mercure............. 1 —
Dose : 5 ä 20 grammes.
lodure de potassium...........nbsp; nbsp; nbsp;10 grammes.
lode..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 —
Eau...........................nbsp; nbsp; 100 —
Dose : 2 grammes.
Action fondante et resolutive; a ite preconisee centre la morve (Levi et Neumann).
Potassium {Sulfwe de), Sulfure de potassium .... 1 a 2 grammes. Eau ou glycerine........ 100 ä 200 —
Gontre les affections cutanöes ou chroniques des bronches et du poumon. Ne pas le donner pendant la periode aigue.
Quinine {Sels de).
Quinine................... 10 a 50 centigr.
Eau...................... 5 a 10 grammes.
Tonique, antifebrile.
Soude {Arsiniate de).
Liqueur de Pearson, dose 30 ä 60 grammes. —Uu solution de 1 p. 100, dose 5 ä 10 grammes.
Gontre les maladies cutanees, congestions de l'en-cöphale, angeioleucites, ulceres.
Soude {Bicarbonate de).
Eau............................ 1 litre.
Bicarbonate de soude........... 50 grammes.
Biborate de soude.............. 5 —
Soude {Hyposulßte de).
Hyposulfite de soude........ 5 4 20 grammes.
Eau........................ 100 grammes.
Diminue la congestion, abaisse la temperature. Gontre les gourmes, les affections purulentes. J'ai essay6 aussi ces injections centre le charbon du mouton.
ill
ocr page 249
INOCULATIONS PREVENTIVES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 237
Röcemment un professeur de Buda-Peslh a montr6 qu'ily avait peut-6tre lä une möthode de traitement.
Soufre.
Soufre........................... 1 gramme.
Essence de tfirÄbenthine.......... 4 —
Doses : 4 ä 20 grammes de la solution. Gonlre les maladies chroniques de la peau et des muqueuses.
Soufre {lodure de).
lodure de soufre.................. 1 gramme.
Huile d'amandes douces........... 9 —
Doses : 5 ä 20 grammes de la solution. Stimulant diffusible et resolutif.
Strychnine,
Sulfate de strychnine....... 2 ä G centigr.
Eau........................ 5 a 10 grammes.
Contre les bronchites chroniques, pousse, cornage.
Tannique {Acide).
Acide tannique.................nbsp; nbsp; nbsp;1 gramme.
löde...........................nbsp; nbsp; 25 centigr.
Glycerine......................nbsp; nbsp; 25 grammes.
Eau............................nbsp; nbsp; 25 —
Doses : o ä 10 grammes.
Contre les maladies des bronches et des poumons.
Tirebenthine {Essence de). Solution ä portions egales dans huile d'olive. Doses: ö ä 20 grammes.
Contre les affections catarrhales des voies respira-toires.
Thymique {Acide).
Comme acide phenique. Contre les affections typhoides.
Inoculations preventives.
La pratique des inoculations preventives peut 6tre
ocr page 250
1
238
INOCULATIONS PREVENTIVES.
r
consideröe comme im des prlncipaux exemples de ce que M. Hayem appelle Vaction trophique des medica­ments, qui a pour but de mettre I'organisme dans des conditions telies qu'il ne peut plus contracter une certaine maladie. Elle est d'invention v^terinaire.
II y a bien longtemps que las hippiätres l'ont appli­ques a la preservation de la gourme. Ils avaient re-marqu^ qu'un cheval, ayant contractela gourme, en etait preservö pour I'avenir; encore bien que les ab-ces et la suppuration qui caracterisent cette aflection s'etaient formes, non pas dans les premieres voies respiratoires, comme dans les cas habituels, mais en uu point quelconque du corps, ä la suite d'un ac­cident, d'une blessure; alors ils ont eu l'idöe, lors-qu'ils craignaient l'apparition de la gourme sur un cheval, de lui faire une blessure aupoitrailau moyen d'un s6ton pour que la suppuration cut son siamp;ge en cet endroit de preference. Sans le savoir, ils inocu-laient la gourme en mettant le s6ton, ou ils faisaient une plaie qui ne tardait pas ä elre inoculee. Gertes, on a depuis abuse du s6lon, on I'a employe k tort et a travers, mais il doit 6tre considere comma la pre­miere methoda d'inoculation preventive.
Plustard, on a inocul6 de meme, soit au moyen de la lancette, soit au moyen du seton, la clavelöe ä la queue ou au plat de la cuisse des ovides, la peripnau-monie a la queue des bovid6s, et plus r6cemment le virus da la rage dans les veines des herbivores.
Le manuel operatoire a pu changer, le principe est toujours le meme : inocular le virus naturel a une place oü las phenomenes locaux ne seront pas de na­ture a determiner des lesions graves ou mortelles.
Depuis, M. Pasteur atrouve l'attenuation des virus qui permet, par une inoculation faile en un point quel­conque du corps, de determiner chez I'inocule une maladie benigne, lui donnant I'immunitepour une cer­taine maladie conlagieuse generalement mortelle.
I ''
i
ocr page 251
INOCULATIONS PREVENTIVES.
239
La melhode de M. Pasteur pour la vaccination char-bonneuse (sang de rate) comporte I'emploi d'un tube
la
l-'ig. 40. Tube ä vaccin.
Fig. 41.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Fig. 42.
Seriugue Pravaz. Chnrgement de la se-
Fig. 40 ä, 42. #9632;
ringue dans letube,
-Vaccination charbonneuse(sang de rate), melhode Pasteur.
a vaccin (fig. 40), d'une seringue de Pravaz (fig. 41); et on charge la seringue dans le tube, comme I'in-dique la figure 42. L'inoculation se pratique en un point quelconque du corps, de pröförence a la face
ocr page 252
240
INOCULATIONS PREVENTIVES.
interne de la cuisse sur les petits ruminants, en arrifere de l'epaule sur les grands.
La methode de M. Ghauveau pour le charbon (sang de rate) ne differe de celle de M. Pasteur que
I
Fig. 43. — Tube Fig. 44. — Pratique de l'inoculation.
a vaccin. Fig. 43 et 44. — Vaccination charbonneuse (sang de rate), methode Chauveau.
dans le mode de preparation du vaccin. M. Ghauveau slaquo; sert d'un tube ä vaccin special (fig. 43) et pratique Tinoculation k la base de l'oreille (fig. 44). La m6thode de MM. Arloing, Cornevin et Thomas
ocr page 253
Fig. 46.
Trocart d'Ar-
loiuquot;.
Fig. 47. — Pratique de l'iuoculation, 1er temps.
Fig. 48. — Pratique de l'ino-culation, 2e temps.
Fig. 45. Seringue d'Arloing.
fig. 45 a 48. — Vaccination du charbon symptomatique, m^thode Arloing, Cornevin et Thomas.
Caony. — Ther. \6t.
li
ocr page 254
212
IODE.
'if :
pour l'inoculation du charbon symptömatique com-porte uneseringue sp6ciale(flg.4o), un trocart (üg. 46) destine ä preparer, ä rextr6milö de la queue (flg. 47), le trajet sous-cutan6 de raiguille(fig. 48).
Pour plus de certitude dans la röussite, l'opöration se fait g6neralement en 2 fois a 15 jours d'intervalle. C'est ainsi qua se pratique l'inoeulation präventive du charbon, du rouget, du cholöra des volailles, etc.
En medecine humaine, on a trouve mieux : rinocu-lation d'une maladiebönignedonnantrimmunitöpour une aulre maladie plus grave. G'est ainsi que Ton pre­serve rhomme de lavariole.en lui inoculantlavaccine.
II n'y a rien de pareil en veterinaire, au point de vue pratique tout au moins. Des experiences de labo-rafoire ont toutefois montre que, sur le lapin, il pou-vait y avoir antagonisme entre le microbe de la suppu­ration et celui du sang de rate (Bouchard). G'est ce que la pratique avait enseigne aux bergers.
Toussaint avait eu une id6e realisant bien Faction trophiquedes medicaments; persuade que l'immunite etait due h ce que le microbe d'une maladie produi-sait des substances jouant ä son egard le role de poi­son, il avait songe ä donner l'immunite pour le char­bon par exemple en inoculant au mouton im liquide dans lequel le microbe du charbonaurait 6tetu6aprfes avoir eu le temps de secreter en abondance les subs­tances en question.
Au point de vue pratique, rienn'a encore ete obtenu de cette faqon, mais les r6centes experiences de Roux et Yersin sur la diphterie prouvent que scien-tifiquement l'idee est juste et qu'elle a donne des re-sultats sur les animaux d'experience.
lode.
Mat. Miio. — Ce metalloide, en paillettes gris d'acier, grasses au toucher, tachant la peau en jaune, se dis-sout dans Talcool ä 1 p. 10; l'ether et le chloroforme en dissolvent davantage.
1
ocr page 255
IODE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;243
Effets, phys. — G'est un des plus c61ebres parmi les alterants; ilpenetre önergiquement et rapidement les tissus, sans s'y accumuler. A I'exterieur appliqu^ sur la peau, il produit une coloration jaune qui disparalt par evaporation. Si 1'on remet une couche nouvelle, ce coloris restera, et le derme finira par s'enflammer.
Voici comment Tabourin decrit les effets de l'iode ä l'interieur : laquo; Les effets göneraux de ce metalloide sontceuxqueprösentent les iodures en general, c'est-a-direunediureseabondanted'abord, puis une activity enorme de r^sorption dans les tissus, surtout dans les tissus glandulaires; mais le mouvement föbrile et la coloration des muqueuses apparentes sont beaucoup plus marquös sous l'influence de l'iode que sous celle de ses composes; le mouvement sanguin vers la peau, d'ou rösulte la chaleurde cetle membrane, des sueurs partielles, des eruptions pustuleuses, etc., est plus prononcö que la diurese, ce qui est le contraire pour beaucoup da composes iodiques. Enün Tarröt du mouvement nutritif, d'oii naissent la maigreur, I'atro-phie de quelques glandes, la resorption de certains produits morbides, une toux plus ou moins grave etc., sont des effets que l'iode determine tou-jours d'une manifere exagöree, si son administration n'est pas conduite avec sagesse. raquo;
On ne trouve jamais l'iode libre dans le liquide in­testinal ou dans le torrent circulatoire, c'est qu'il se change en iodure de sodium en rencontrant les sels alcalins de l'inleslin.
Effets tox. — Les doses toxiques de l'iode, deter­minant Yiodisme, sont de 30 a 33 grammes pour les gros animaux, de 8 grammes pour les petits. En in­jection dans les veines, des doses 4 fois moindres suf-liront pour tuer.
Effets tiier. — La morve etle farcin ne se traitant plus, l'iode n'a plus affaire qu'au farcin du boeuf difförent de celui du cheval, qu'aux lymphangites et
ocr page 256
244nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; IODE.
aux cas d'obesite rebelle chez les chiens de luxe. La cachexie du mouton cöderait, selon M. de Romanet, ä 20 ou 23 gouttes de teinlure d'iode administröes dans le breuvage, non sans frotter de la teinture I'oedeme intermaxillaire qu'on nomme la bouteille. Devant les propri6tes physiologiques de l'iode, I'efiet produit dans ces cas n'est pent 6tre pas exager6, s'i! s'agit de cachexie non vermineuse.
Mode d'emploi. — En raison de son action irrilante sur le tube digestif, beaucoup de praticiens ont re-nonc6 ä l'usage interne de l'iode, et l'ont remplace par Yiodure de potassium, qui paralt r6unir tous ses avantages, sans en presenter les inconvönients.
A I'interieur, si on le present, il faudra le donner en bols et en breuvages, et souvent, dans une decoction tannique.
G'est surtout ä l'exterieur que l'iode est le plus commun6ment employe. Voici les preparations les plus usuelles:
Teinture d'iode.
lode............................. t gramme.
AIcool ordinaire................. 3 —
Pommade d'iode.
lode............................. 1 gramme.
Axonge......................... 16 —
lodure d'amidon.
lode............................. 1 gramme.
Amidon......................... 30 —
Chauffer an bain-marie.
Pour faire des injections dans les cavit^s synovia-les ou sereuses, on emploie les liquides suivants :
Solution de Luyol.
lode............................nbsp; nbsp; nbsp;1 gramme.
lodure de potassium............nbsp; nbsp; nbsp;1 —
Eau ou glycerine...............nbsp; nbsp;30 —
i
#9632;
fell
ocr page 257
IODE.
243
Solution de Guibourt.
lode........................... 1 gramice.
lodure de potassium............. 1 —
Alcool..........................nbsp; nbsp; 10 —
Eau.............................nbsp; nbsp; 30
Autre solution.
Teinture d'iode.............. |
Eau......................... j
lodure de potassium......... Q. S.
pour dissoudre le precipile.
Apres de violentes polemiques, Urbain Leblanc, de 1845 ä 1848, mit ä la mode et fit scientifiquement adopter les injections d'iode dans les hygromas, les kystes et les bourses muqueuses, les synoviales tendineuses, les vessigons, les moieties, les syno­viales articulaires, et m6me les sereuses splanchni-ques. A ce compte, ce liquide est bien le liquide obliterant par excellence, maintenant surtout que les instruments et le manuel op6ratoire sont plus per-lectionnes que du temps d'Urbain Leblanc. Le prati-cien possede aujourd'hui, par exemple, une seringulaquo; a double effet qui retire le liquide morbide du vessi-gon, et qui, par une simple manoeuvre de version, pousse I'injection par la m6me canule, sans qu'il y ait introduction d'air dans la cavit6 formee. Une seulc piqüre aura suffl. Le liquide mödicamenteux, aprfes 5 minutes d'action, rentrera ä volont^ dans le tube de la seringue. Les kystes sous-cutan6s, si frequents sous la gorge des chiens, cederont aux injections d'iode. Les vessigons enormes qui deparent le jarret des cbevaux, la plövre en cas de pleur6sie purulente, et le peritoine en cas d'ascite (Saint-Gyr) seront trai-tes de la m6me fagon. La reussite est moins certaine dans les molettes, surtout dans les synoviales articu­laires, qui sont suivies parfois d'une arthrite intense que I'iode semble aggraver encore. II est probable que,
J4.
ocr page 258
t! '
246
10DE.
I'injection iodee, dans ces cas, Hail trop forte ou n'avait pas toute la puret6 desirable. Peul-elre aussi le d6faut d'antisepsie est-il la cause des accidents si­gnals.
Avec la seringue actuelle, aspirante et foulante tour ä tour, avec des solutions exemptes d'acide iodhy-drique, et n'agissant, ä volonlö, qu'un quart de mi­nute ou une demi-minute, l'opöralion pourra reussir plus certainement que-par le passe.
L'iode est un anlivirulent Irks pröcieux centre la morve chez I'liomme, centre le charbon baetörien chez le boeuf. G'est sous l'inspiration du v^lerinaire Stanis C6sard qui injecta avec un succes inespöre de l'iodure de potassium iodure chez un homme attaint de pustule maligne, que Gsell röpeta des experiences absolument concluantes. II est vrai de dire que Da-vaine (1), meine avant Robert Koch de Berlin, avait preconis6 l'iode comme efficace centre tous les char-bons possibles. Je ne puis mieux faire que de le citer, quand il parle du charbon symptomatique.
laquo; Bien qu'il soil permis d'esperer que la vaccina­tion preventive, devenue une mesure obligatoire sur-tout dans les localites oü les maladies charbonneuses sevissentepizootiquement,rendra fort rares ces desas-treuses maladies, il est certain qu'il y aura toujours des cas isoles de charbon chez les bestiaux, par suite de l'ignorance et de l'incurie des gens de la campagne. Ence cas.laconduite du veterinaire sera toute traeße.
laquo; Supposons qu'il s'agisse du charbon symptomati­que ou bacterien.
laquo;Partantde celte donnöe que le charbon sympto­matique est une maladie parasitaire d'abord localisee, on a cherche a prevenir la pullulation des bacteries, en les detruisant sur place ä l'aide des antiseptiques. A cet effet, on fera dans la tumeur charbonneuse
(1) VCEuvre de Dnvaine. Paris, 1889.
him
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IODE.
247
des injeclions sous-cutanees iodees, dont le nombre doit toujours etre proportionne a son volume, soil 3-10 injeclions, chacune de 1-S grammes de la solu­tion iodique suivant la taille des animaux, de fagon a circonscrire et ä delimiter l'cedeme. Ces injections sont r6pet6es plusieurs fois par jour et pendant plu-sieurs jours, sans s'inquiöter de la marche du mal, que celui-ci retrograde ou qu'il progresse. On doit employer line solution d'iode iodur6 au 1/200 et möme an 1/100 dans les cas graves. L'addition d'une petite quantite d'iodure de potassium (1-2 grammes) a pour but de rendre I'iode plus soluble dans I'eau, d'empßcher sa precipitation et partant la formation d'acide iodhydrique qui est irritant. Dans les cas presses, on formulera la solution avec la teinture d'iode qui est au 1/12. Ces injections ne produisent ni phlegmon ni abces. II ne fant pas oublier que le traitement local d'une tumeur charbonneuse doit commencer le plus tot possible, m6me quand eile paralt seulement suspecte, afin d'eviter 1'inlroduc-tion des bacteries dans le sang, et par consequent la transformation d'une maladie d'abord locale en maladie genörale. L'experience a d6montre que, si la medication iodee est appliquee en temps utile, elie permet d'enrayer I'affection dans l'espace de 1 a 3 jours.raquo;
M. Le Berre nous dit qu'il ne craint pas de trailer avec des injeclions d'iode les kysles. les bourses muqueuses, les dilatations meme articulaires; ce pra-ticien laisse le plus souvent I'iode dans la cavile, il fait la piqüre trös line, et pratique l'aspiration avec 1'aspirateur Potain.
M. Le Berre a employe I'iode dans trois cas d'hy-drocfele du poulain et il a eu trois succfes; la tumeur scrotale a completement cede; il y a eu adherence du testicule; mais avec le temps cet inconvenient a du disparaitre, puisque ces poulains ont ete vendus
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10D0L.
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248
H'
sans que les vendeurs se soient aper^us de rien.
Andrieu traite avec succamp;s les plaies par la teinture d'iode.
lodoforme.
Mat. med. — Gelte substance de saveur douceätre, a odeur de safran, en lames cristallines,jaune citron, est soluble dans 50 parties d'alcool froid,dans 10 d'al-cool bouillant. G'est un chloroforme, oü le cblore est rcmplace parl'iode.
Effets phys. — II n'est pas irritant pour les tissus, il est plutot uu anesthesique local.
Effets antis. — L'iodoforme n'est pas irhs antisep-tique, rnais il a l'avantage de former une couche asep-lique et proteclrice a la surface des plaies dejä desin-fectees.
Effets tiier.—En Chirurgie, c'est un pr6cieux pro-tecteur, utilise ä la place du phönol dans le pansement de Lister, el dans les regions oü ce pansement est inapplicable (peritoine, nez, oreilles, flstules, plaies an-fractueuses); il est efficace surtout,dit Paul Lefort(l), dans les affections fongueuses; sur les ulceres pha-gedeniques, tantöt il fait merveille, tantöt il ne pro-duit rien (Fournier). C'est au vetörinaire a juger, d'apröslacomparaison, ce qu'il devra faire selon lescas.
Son utilitö est dömontröe dans I'antisepsie intes-tinale, dans la fievre typhoide.
Mode d'emploi. — On en fait une pommade avec partie egale de vaseline.
Doses. — M6mes doses que I'iode dont il contient plus de 96 p. 100.
lodol.
Mat. med. — Poudre brune, cristalline, ä odeur de thymol, insoluble dans I'eau.
Effets ther. — M6mes effets, mais plus faibles que ceux de l'iodoforme.
(1) Lefort, Aide-memoire de ihirapeulique. Paris, 1890.
#9632;
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10DURE DE POTASSIUM.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;249
Mode d'emploi. —Sa solution alcoolique a 1/20 ad-tionn6e de glycerine s'injecte avec succes dans les cavites abcödees. S'emploie aussi en poudre.
Solution pour pansement.
lodol......................... 1 partie.
Alcool......................... 60 —
Glycerine..................... 34 —
lodures.
Mat. med. —Ges sels ont I'avantage d'etre solubles avec une grrande rapiditö.
Effets phys. — Ils passent dans les 24 heures dans i'urine, la sueur, la bile et la salive.
Effets antisept. — Ils sont en g6n6ral moins anti-septiques que I'iode lui-m6me.
Effets tox. — A haute dose, ils produisent I'io-disme, surtout l'iodure da potassium; l'iodure de so­dium est quarante fois moins toxique que l'iodure de potassium.
Icdure de fer (Prolo).
Mat. med. — Tres alterable ä l'air.
Mode d'emploi. — En sirop, il pent 6tre donne au chien (Violet).
Doses. — 1 ä 3 cuillerees ä cafe par jour.
Icdure de mercure. — Voy. Biiodure de mercure.
Icdure de plomb.
Mat. med. — Ge sei est jaune, soluble seulement dans les solutions d'iodures alcalins.
Mode d'emploi. — Sert ä la confection d'une pom-made resolutive au huitiöme.
Icdure de potassium.
Mat. m^d. — Ge sei, autrefois appele hydriodaie de potasse, est en cristaux cubiques d'un blanc lai-teux, alterable a l'air, tres soluble dans I'eau.
Effets puys. — N'a pas d'action locale sensible a I'exterieur, mais dans 1'estomacet le tube intestinal, il subit une rapide absorption, passe dans le sang, se
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El
250nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; JODURE DE POTASSIUM.
decöle de suite dans les urines, et va exercer son action atrophiante sur tons les organes glandulaires, d'oii son influence centre le developpement du goitre.
De plus, il agit en faisant r6sorber les fausses membranes qui se sont organis6es dans les sereuses aprös les maladies inflammatoires.
Effets ther. — II a de l'effleacitö dans les vieilles bronchites du chevaletdanslapousse ou emphysöme.
Mode d'emploi.
Pommadc hydriodaUe.
lodure de potassium................. 1 part.
Graisse recente..................... 8 —
Bissolvez, mölez avec
Eau................................ 1 part.
Cette pommade esl fr6quemment employee pour rösoudre les tumeurs indolentes. En frictions, ä la dose de 5 ä 30 grammes.
Pommade ioduree.
lode................................nbsp; nbsp; nbsp;1 part.
lodure de posassium................nbsp; nbsp; nbsp;3 —
Eau................................nbsp; nbsp; nbsp;3 —
Axonge.............................nbsp; nbsp; 24 —
Dissolvez l'iode et l'iodure dans l'eau, mölez ä Taxonge. Cette pommade a une couleur d'acajou. Elle est plus active que la prec6dente. Elle s'emploie egalemenl comme fondant; on la prescrit encore pour panser les ulceres.
Lotion iodurde contre la gale.
lodure de potassium..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 6 grammes.
lode.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5 —
Eau ordinaire................ 1000 —
Faites dissoudre.
:
1
#9632;
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JABORANDI.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;251
Onguent contre les indurations des tendons (Erdmann el Hertwig).
lodure de potassium.......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 grammes,
Savon vert................ 15 a 30 —
Faites une ou deux frictions par jour.
Pommade d'iodure de potassium contre le goitre des animaux (Prevost).
lodure de potassium........... 4 grammes.
Axonge........................ 30 —
Voici une formula de pommade foadante qui m'a paru eflicace en frictions journalieres contre les en­gorgements chroniques des membres. M61angcz d'une part :
Lanoline..................... 100 grammes.
Vaseline...................... 40nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —
Falles fondre d'autre part :
lodure de potassium.......... 50 grammes.
Eau.......................... 30nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —
Et melangez le tout.
Doses. — Pour le cheval 8 ä 10 grammes. Pour les petits ruminants et pore, de 1 a 2 grammes, pour le chien 0,50 ä 1 gramme. Gelte dernicre dose d'iodure est recommandöe par M. Trasbot, uui pr6-conise beaucoup ce mßdicament.
Ipecacuanha. — Voy, Emetine.
Isopelletierine. —Voy. Grenadier (Ecorco de),
Jaborandi.
Mat. med. — Ce medicament est constilue par les feuilles du Pilocarpus. II est moins utilise qu'aulre-fois, depuis la decouverte de la pilocarpine; 3 gram­mes de feuilles correspondent ä 0,2 de pilocarpine.
Effets tuer. — Diaphoretique des plus puis-sanls.
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JUSQUIAME.
Ses effets sont obtenus sürement par son principe actif, qui est la pilocarpine (voy. ce mol).
Mode d'emploi.—Les feuilles du Jaborandi pourront Itre adminislrees au cheval, dans cas de coliques, en tisane avec du cafö. Doses. — 25 grammes en infusion. Jalap.
Mat. med. —Racine exotique, grise foncee, d'odeur nauseabonde, d'oü on extrait une resine,qui a pour principe actif la convolvuline, incolore, amorphe, in-sipide, soluble seulement dans I'alcool.
Effets tuer. — G'est un purgatif drastique, capa­ble de deriver de fortes congestions siögeant ailleurs que sur I'intestin. 11 parait purger beaucoup mieux les ruminants que les solipedes.
II a aussi, par sa resine, despropri6t6s diuretiques.
Mode d'emploi. — On I'emploie en electuaire et en bols purgatifs.
Chez le chien 4 ä 8 grammes de poudre seront suffl-sants.
h'eau-de-vie allemande et la medecine de Leroy doi-vent leurs proprietös, un peu violentes quelquefois, ä laracine de Jalap.
Doses. — Daubenton s'en servait comme purgatif pour les moutons (IS a 20 gr. de poudre). Avec 80 ä 90 grammes, on oblient des r6sultats chez le boeuf, et il i sert a ramener la rumination et a degager le feuillet.
Jusquiame.
Mat. med. — Plante vireuse, qui a presque toutes les propri^tes de la belladone.
Effets phys. — Elle agit sur la pupille de la m6me facon.
Ses effets sont moins sensibles chez les ruminants que chez les solipedes et les carnivores.
Les maquignons allemands, dit-on, ajoutent des graines de jusquiame a l'avoine de leurs chevaux, aün
I
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KA.MALA.
2öraquo;
d'en favoriser l'engraissemenl; ils abaissenl le taux de la deperdition, en moderant l'aclivile nerveuse.
Effets tuisr. — A l'extörieur, les cataplasmes de feuilles de jusqniame sont tres calmants et tres adou-cissanls ä la fois.
De plus la jusquiame est im remede populaire non ä dedaigner contre les coliques.
Mode d'emploi. — On en a fait des teintures, des huiles, et eile entre dans Vongucnt populeum et dans le bäume tranquille.
La tisane de feuilles, de semences, pröconisee ehe/ rhomme, peut ötre ordonnee chez les animaux.
Kairine.
Mat. med. — l.e chlarhydrate est une poudre jaune, soluble dansl'eau, 1 sur 3 p., et l'alcool.
Effkts puys. — C'est un anlipyretique puissant. Avec des paquets de 0,40 pris d'heure en heure, la tem­perature des febricitants attaint la normale en 3 ou 4 heures, en mßme temps que le pouls et la respira­tion se ralenlissent (Hallopeau). L'urine devient vert sombre. Le cojur n'est pas influence. L'abaissement de la temperature a lieu dans les maladies les plus diverses.
Effets tox. — 11 ne faut pas trop accumuler les doses de kairine, car eile est un poison du sang dont eile transformc I'hemoglobine en methemoglobine, et eile en detruitles globules rouges (Hayem, Hallopeau).
Effets tueh. — Medicament nouveau, ä essayer chez le cheval, dans les perioties febriles intenses.
Dosus. —On pourrait en donner sans inconvenients de 12 ä 16 grammes en 3 ou 4 fois par jour.
Kairoline. — Ses effets sont moindres quo ceux de la Kairine.
Kamala.
Mat. med. — Poudre fine, rouge, veloutee, a pen pres insipide, qui couvre les fruits d'une euphor-biacee de l'Inde.
Cagny. — Ther. vet.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;15
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Hl
254 KERMES MINERAL OU OXYSULFURE d'aNTIMOINE.
On enextraitune mauere cristalline, \airotHerme, qui en est le principe aclif.
Effets tui5r. — Anthelminthique, tsenifuge surlout.
II est moins aclif que le kousso, plus aclif que la t'ougeie male; mais il provoque plus raremenl des naus^es ou des vomissements.
Mode d'emploi. — Küchenmeister le recommande chezle chien, apres maceration de 2 jours dans l'eau-de-vie.
D0SES. — 2 ä 10 grammes, selon la taille. On admi-nistrera en deux doses, h. une heure d'inlervalle, et quelques heures apres on fait avaler un laxalif. Chez le bceuf,30 grammes avec autant d'aloes reussiront.
Kawa, Piper methysticum.
Mat.med.—Racine, de saveur et d'odeuraromatiques.
Effetstueb. — A lesm6mesproprietesanlicatarrha-
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les que le cub'ebe (Voy. ce mot).
Kermes mineral ou Oxysulfure d'antimoine.
Mat. med. — On devra se le procurer pur, sans falsi-lication d'ocre rouge ou de brique pilee.
Effets puys. —11 n'a pasd'actionlocale; mais ingere dans l'estomac il y produit des effets certains. laquo;Sous linfluence de l'acide chlorhydrique du sue gastrique de l'eslomac, il se forme, dit Kaufmann (1), des chlorures doubles de potassium et d'antimoine solubles et il y a d^agement d'une certaine quantite d'aeide sulfhy-drique. Ces produits, aprös l'absorption et leur me­lange avec le sang, font apparaitre les effets combi­nes du soufre et de Tantimoine. Sous leur influence, la peau s'echaufle, se congeslionne, secrete eu plus grande quantite, et elimine en grande parlie l'acide sulfhydrique forme; les secretions du poumon, des bronches et des parties superieures des voles respira-toires deviennent plus fluides, plus abondantes; il y a expectoration plus facile; la toux est plus grasse el
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(1) Kauffuiann. p. 601.
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II
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KOUSSO.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2Kä
moins douloureuse. Generalement aussi il se produit un ralenlissement du pouls et de la respiration, ainsi qu'un abaissemenl leger de la temperature rectale. raquo;
Effets raiiu. — Le kermes est indiquö dans les pneumonies, bronchiles et laryngiles aigues. Dans les maladies culanees eruptives, c'est un corroborant.
Doses. — Le soufre dor6 d'antimoine, qui est plus soufre quele kermes etle protosulfured'antimoine, qui est en poudre noire bleuätre, sont donnees aux doses ci-apres, plus faibles d'un tiers que les anciennes closes admises par les veterinaires.
Cheval...................nbsp; nbsp; 6 a 10 grammes.
Boeuf....................nbsp; nbsp; 8 a IG —
Moulon..................nbsp; nbsp; 3 a 5 —
Pore.....................nbsp; nbsp; 2 a 4 —
Chien....................nbsp; nbsp; 0,30a I —
Chat.....................nbsp; nbsp; 0,05ii 0,10 —
Kino. — Extrait astringent, qui a les proprieles du cachou et les memes usages. Voy. Cachuu.
Kola.
Mat. med. — Noix donnant un extrait rouge.
Effets phys. —Plusieurs savants veulent Fopposer on m6me la preferer h la cafeine. Ce qu'il y a de sur c'est que ce produit est avanttout un aliment d'epar-gne, el qu'il agit d'une facon notable sur la fatigue et sur l'essoufflement. Des experiences faites sur des al-pinistes et des soldats surmenös l'ont prouve ample-ment.
Effets tuek. — On pent quot;s'en servir, comme d'un medicament, dans les convalescences (G. See).
Kousso.
Mat. med. — Constilue par les fleurs femelles d'une rosacee d'Abyssinie. On y trouve ]a. kousseine, resine active.
Effets tiieu. — Anthelminthique fidele.
Mode d'emploi. — Le plus souvent ces fleurs se-rhees sont reduites en poudre acre, amere et astrin-
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I
2S6nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;LACT1QUE (aCIDE).
gente, que Ton doit administrer, sauf la dose, comme on le fait chez rhomme. On d61ayera sa poudre dans de l'eau siicr6e ou Ton en fera un electuaire, et 1'on choisira le moment oü I'animal a commence de rendre quelques portions de ver; ce sera le moment le plus favorable.
Le breuvage au lait ou au bouillon sera preferable ä l'eleetuaire. II est tamifuge par excellence.
Doses :
Mouton................... 25 a 30 grammes.
Gros chien................ 10 a 15 —
Petit chien................ 3 a 5 —
raquo; i
Lactates de chaux et de soude.
Effltstueh. — Employes dans lesdyspepsies.
Doses. —8 ä 10 grammes par jour, chez lesveauxet les poulairis, en cas de diarrhee ou de vice de nutri­tion.
Lactique (Acide).
Mat. med. — Acide sirupeux, incolore, inodore, qui prend naissance durant la fermentation des sucres, de l'amidon et des gommes. On 1c trouve dans le sue gastrique; mais s'il y est en plus grande abondance que I'acide chlorhydrique, il redissoutle phosphate de chaux dans reconomie et favorise le rachilisme et l'osteomalacie.
Effets tuek. — II rend des services dans les diar-rhees du jeune äge, ä la dose de 3 ä 10grammes. C'est un bon temperant.
Mode d'ehfloi. — On pent le formuler on ordonnant le petit-lait aigre et le lait de beurre qui en contien-nent nalurellement. Ges dernieres boissons convien-dront au declin des phlegmasies, et dans les cas de soif et de flevre qui accompagnent la variole du chien, les vesicules de la cocotte, les pustules de la clavclee.
Essayer la solution a 2 p. 100, deux cuillerees dans ehaque repas, pour les veaux.
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LAIT.
257
L'acide lactique a ele essaye en pommade sur les lumeurs canc6reuses. Formule contre la diarrhee des veaux : .
Eau........................... 75 grammes.
Acide lactique.................. 2 —
Une grande cuilleree dans un pen de lait. A rdpeter dans la jonrnöe.
Lacto-phosphate de chaux.
G'est une preparalion soluble de phosphate de chaux. Voy. ce mot.
Lactucarium.
Mat. meraquo;. — Produit des liges incisees de la laitue geante; on ajoute de l'opium pour le renforcer. Le sirop d'Aubergier, sans opium, n'est fait que de lactu­carium.
Effets tukr. —Cast un hypnotique el un calmant dans la toux.
Doses. — Pour la mödecine des chiens, de 0Br,50 a 1 gramme par jour.
Lactucine.
Principe amer et actif du lactucarium.
Lait.
Mat. mi5d. — Les propiietes diuretiques du lait sont dues a la Lactose on sucre de lait; chaque litre do lait en conliant oü grammes.
Effets tuek. —#9632; Constitue un regime utile dans beauconp de maladies chroniques oü auciine autre nonrriture ne serait support6a. Chez las jeunes ani-inauxtrop totsevres, on prives de leur mere par acci­dent, il sera administre rationnellement. On le don-nera apres la maladie des chiens, apres les diarrhees epuisantes des poulains.
Chabert I'a recommande chez les boeufs adulles, dans les irritations de l'appareil digestif.
II est indique dans l'hematurie, et Barry, veteri-naire ä Paris, I'a employe comma medicament el
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#9632;I
2Ö8nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; LAUDANUM.
comme aliment dans la fievre typhoide du cheval.
Mode d'emploi. — 11 sert d'excipient ä des cata-plasmes, rendus par sa presence plus emollients encore.
Laitue.
Mat. micd. — Plante cultivee, dont les liges et les feuilles compiimöes fournissent un sue ameret brun, le Ihridacc.
Effets xuiin. — Calmant de la toux des chiens.
Dose. — 2 ä 4 grammes par jour, dissous dans du sirop de sucre.
Lanoline.
Mat. micd. — Cette graisse, qui a l'avantage de ne pas rancir, est extraite de la laine du mouton. Soluble dans Tether, le chloroforme, la benzine.
Effets pays. — Elle n'irrite pas la peau, s'y incor-pore facilement et disparait presque enlierement. D'oii son utilile pour faciliter l'absorption des medica­ments. A ele propose comme excipient de pommades dans la gale folliculaire du chien (Guinard).
Pommade.
Lanoline................... 100 grammes.
(U'eoline...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 —
Mode d'emploi. — Pure ouassocieo, sert d'excipient ä des cörats ou ä des pommades ä 10 p. 100 d'axonge.
Laudanum.
Mat. mem. — II y en a deux sorles; celui de Syden-ham et celui de Rousseau;i\s comptont parmi les plus celubres preparations a base d'opium ; la seconde pre­paration est deux fois plus active que la premiere. Le praticien devra faire attention a ce detail quand il formulora.
Laudanum de Sydenham.
Opium ile Smyrne............ Gi grammes.
Safran........................ :!2 —
Caancllc..................... 4 —
Clous de giroOe............... i —
Via blanc.....................nbsp; nbsp; 500 —
I
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LIMAILLE PORPHYRIQUE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2öO
Laudanum de Ruusseau on vin fermenU d'opium.
Opium choisi................. 125 grammes.
Mielblanc.................... 388 —
Eau.......................... 880 —
Levüre de biere............... 8 —
Effets mfeR. — Le laudanum de Sydenham entreru dans loules les prescriptions ou il ya de la douleur ä calmer, soil pour l'usage inlerne, soil pour I'usago externe.
Doses. — Cheval 10 a 15 grammes; boeuf 12 h 23 grammes; chien0Br,50a 1 gramme. — Voy. Opium.
Laurier-cerise.
Mat. MfiD. — L'eau distillee que Ton oblient de ses feuilles conlient 30 milligrammes d'acide cyanhy-di ique pour 100 grammes.
Effets ther. — On pourra donner cette eau aux chiens atteints d'asthme, de toux nerveuse ou autre.
Cette preparation pourra aussi servir d'excipient a des doses refraclees de kermes ou de teinlure d'aconit.
Doses. — De 13 ä 20 grammes par jour.
Lichen d'Islande.
Mat. med. — 11 renferme un acide amer, Vacide cc-trarique, un acide gras, Vacide lickenslearique et une fecule la tlchenine.
Effets tuer. — Analepüque et amer, utile dans les atonies. 11 est stomachique, quand il n'est pas lav6; lavö ä l'eau bouillante, il est mucilagineux et calmant. Debarrasse completement de la partie amere par une solution alcaline, il est simplement nourrissant.
Mode d'emploi. — Elendu d'eau ä la facon des ti­sanes et 6Jiilcoreavec du miel, ilrendrait des services.
Doses. — 11 sera administre aux grands animaux de valeur, dans les convalescences, aux doses de 60 ii 80 grammes.
Limaille porphyrique.
Mat. m:n. — Preparation de fer, insoluble dans les liquidesordinaires, soluble dan.sl'estomac.—Voy. Fer.
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#9632;
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260nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;LIMONADE SULFURIQUE.
Limonade chlorhydrique.
Effüts i'uys. — M6me role que la limonade sulfu-rique, mais en plus eile aide a la digestion d'une fa-con efficace, en favorisant Faction du ferment pep-lique. Elle estdonc digestive en plus que temperante.
Effets tuer. — Manassein a demontre son utilile dans les lievres, parce que le sue gaslrique est alors pauvre en acide chlorhydrique naturel.
Doses. — Mömes doses que pour la limonade sul-furique.
Limonade sulfurique.
Mat. med. — Formee parl'acide sulfurique en so­lution de 5 ä 10 grammes pour 1000.
Effets phys. — G'est un temperant energique. Son action ralraichissante tient ä ce qu'il provoque la pä-leur des muqueuses en resserrant leurs lissus. L'acide sulfurique est neutralise en partie par les alcalis des secretions glandulaires du tube digestif. Passe dans le sang, il en diminue Falcalinitö; en dernier lieu, e'est ä. l'etat de sullale qu'il est elimine.
Effets tuek.— Cetle limonade, pr6n6e dans les co-liques de plomb, n'a pas une action bien prouvee.
J.'eau de Habet, qui est de l'acide dilue dans de Fal-cool (i d'acide sulfurique, 3 d'alcool a Soquot;), est em­ployee pure pourdeterger el exciter les plaies; couple d'eau, eile sera bonne centre les apthes de la bouche dans la fiövre aphteuse, centre les affections de Fin-testin, centre les hemorrhagies passives, parce qu'elle est astringenle et antiputride. On Fa recommand^e centre Fh6maturie des ruminants.
Sous le nein A'huilc noire, on empleie en Angleterrc comme liniment sur les blessures, un melange de :
Acide sulfurique.................. 1 partie.
Essence de terebenthme.......... 2 —
Huile de lin...................... 20 —
Verser par gouttes l'acide dans I'essence pour eviter les accidents.
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LINIiMENTS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 26laquo;
Doses. — 'JOgrammes par jour dans 4 on 5 litres d'eau.
Lin.
Mat. mi';d. — Ses graines conliennent 15 p. 100 de mucilage et 23 pour lOOd'huile. En general 10 grammes de graine de lin feront un litre de liquide mucilagi-neux.
Mode d'euploi. — Sa farine constitue des calaplasmes, qui seront appliques sur les animatix a la facjon des
sinapismes.
U ne Cant pas que la farine de lin soit vieille, sinon eile rancit et acquiert des proprietes conlraires.
Des decoctions ötendues de graine de lin, passees au linge tin, ponrront, a la dose de 20 ou 23 litres par jour, faire cesser l'engouement du feuillet chez lesnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;sect;
ruminants.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;u
Liniments.
Mat. med. — Preparations onctueuses composees d'une huile grasse, auxquelles sent adjointes des es­sences, des alcalis, des savons.
;
Liniment ammoniacal{liniment volatii).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i
Muile d'olive................... 04 grammes.
Amuioniaque liquide d 320deg;..... 8 —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ;
Melez.
Ce liniment est un excitant fort actifqui rougit la peau et pent meme produire une vesication.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ii
(Juand on vcut un effet plus violent on double la dose d'ammoniaque; on la diminueau contraire, quand on veut obtenir une action plus douce.
Ce liniment est surtout employ^ dans les douleurs rhumatismales.
On y ajoute souvent du camphre, A grammes, du laudanum, 4 grammes, etc.
Liniment ammoniacal camphrö (Erdmann).
Huile camphreo..................... 3 part.
Ammoniaque caustique liquide....... 1 —
15.
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!
2Ö2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;LINIMENTS.
Mfelez.
Liniment stimulant (Ilayne).
Essence de Icrebenthiue .... / ~ ,. . „ „„ ,..,,..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;aa lo grammes.
Haue de launer............ I
Poudre de cantbarides......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;quot;2 —
Melez.
Revulsif assez energique.
Liniment irritant (Maury).
Essence de tSrebenthiue....... 90 gramraeä
Ammoniaque liquide.......... 2i —
Eau-de-vie 4 08deg;............. 125 —
ilelez.
Conlre les distensions s3'noviales recentes.
Liniment conlre la carie.
Baume opodeldoeh............. 10 grammes.
Huile de lin................... '.10 —
Melez. Pour injection; selon le degre d'irrilabilite du sujet, on diminue snecessivement l'huile, de sorte que, par une transition insensible, on arrive an bout d'un certain lemps äpouvoir employer le bäume pur (Van den Broock).
Liniment conlre Ceczima [Erdmann ot Hertwig). Nitrate d'argent fondu........... -i grammes.
Broyez avec :
E;m dictilleo............... QuSlques gouttes.
Euile de liu (ou de colza)... 125 gmittos.
Frottez les parties malades avec une plume, ä de courts intervalles.
Liniment aux cantharides (Erdmann et Hertwig). Poudre de cantharides.......... 8 grammes.
Essence de terebenthino.... ) „ ..
11 • i i i •nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;, aa oOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
lluuc de launer............ )
Melez. Tenez en lieu chaud pendant une heure.
Is
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LINIMENTS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 263
Liniment volatil (Strauss).
Iluilfi d'olive................... 00 grammes.
Ammoalaque liqu'ulo........... 30 —
Melez.
Liniment dessiecatif gt; Delabere).
Güudron...................... 135 grammes.
Savoo vert................... 6i —
Sous-acelale ile cuivre......... 04 —
Apres avoir rednit en poudre fine le sous-acetale, on le melange bien par tiituralion avec le goudron at le savon vert.
Contre la gale recente du cheval.
Liniment phiniqui'.
Acide phrniqiie..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2 grammes.
Essence de terebenthhie..... ] ^ ,
lluile d'olivcs................ ( '
Liniment pour les genoux couronnes (Wiiite).
Camphre....................... 15 grammes.
Esprit-de-vin.................. 120 —
Cantharides en poudre........ 10 —
ilelez dans une bouteille et deposez dans un en droit chaud pendant huit on dix jours; remuez frc-quemment; (iitrez.
Liniment oUo-ealcaire.
Huile............................ 1 gramme.
Eau de chaux.................... 8 —
M61ez I'huile dans l'eau et agitez. Centre les brülures.
Liniment de sublime (Hayne).
Essence de terebenthine..... 1 „ ,_.mm .
,,...,.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;I aa 30 grammes,
llude de launer............. )
Poudre de cantharides.....) _ „
o t i- •nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;/ aa ^ —
Sublime................... )
Faitesun liniment. Pour I'usage externe.
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II
204nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;LIQUEUR DE VILLATE.
Liniment savonneux opiacd.
Huile.......................... 100 grammes.
Teiuture d'opinm.............. 50 —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; du suvon............. iO —
Melez.
Contre les douleurs rhumatismales.
Liniment antiseptique (Cagny).
Huile d'olive...................nbsp; nbsp; 100grammes.
Essence do tereheuthiuc.......nbsp; nbsp; 100 —
SnU'ure de carbooe............nbsp; nbsp; nbsp; 20 —
Soufre en poudre.............. 5 —
Melangez.
S'emploie snr les plaies, apres lavage antiseptique.
Liqueur de Fowler. — Voy. Arstniate de potasse.
Liqueur de Pearson. — Voy. Arsenieux (Acide) et Arseniate de soude.
Liqueur de Villate.
Mat. Jiiin. — Liquide ä base de sulfate de cuivre dont voici la I'ormuie :
Sulfate do cuivre................ 64 grammes.
—nbsp; nbsp; nbsp; do zinc.................. 04 #9632;—
Extrait do Salurne.............. 126 —
Vinaigre....................... 1000 —
Le Codex indique la formule suivante :
Sulfate de cuivre cristallise....... 15 grammes.
— do zinc pur cristallise..... 15 —
Sous-acetaledo plombliquidoa Ij-'iS. 30 — Vinaigre blauc................... 300 —
Dissoudre les sulfates dans le vinaigre et ajouter l'extrait de saturne.
Effets tiiek. —Gaustique, anliseptiqne, estindlqiiö dans les caries osseuses, les lesions du pied. — Voy. Acedque {Acide).
Mode d'emploi. — Agiter avant I'emploi. Est utilise pur ou melange d'eau en injections.
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MACHE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;26raquo;
Lithine.
Mat. med. — Parmi les sels de lithine, c'est le i-arbimale de lilhine, inodore, en poudre blanche, soluble dans l'eau, qui est adminislre le plus sou-vent; lui donner pour excipieut de l'eau chargöe d'acide carbonique (eaux minörales de Royal, de (Ihätel-Gnj'on).
Le citrate est moins souvent employe.
Effets piiys. — Diureliques, ces sels ont l'avanlage de lormer des urates solubles.
Effets tuer. — Les chiens goutleux, ou atleints de gravelle, se trouveraient bien de l'usage de ce sei.
Doses. — 1 gramme ä lBr,30 par jour.
Liveche. — Sa racine est im diur^tique populaire.
Lumiere. — Agent therapeutique, d'abord parce qirelie s'oppose ä la multiplication des microbes, eusuite parce qu'elle favorise la nutrition, le deve-loppement des jeunes animaux, la vitalite chez les jeunes et les vieux, et secondairement la resistance aux influences pathogenes.
Lupulin. — Voy. Houblon.
Lysol.
Mat. med. — Nouvel anliseptique, compose d'alcalis, de graisse, d'acide gras, de r6sine et de goudron. Corps Ires stable, peu toxique; a6t6 etndie en France par Nocard, qui le juge tres miscible ä l'eau.
Effets ant. — D'une grande activite baclericide ((ierlach).
Doses. — Comme anliseptique de 1/2 ä 1 p. 100. Eomme dermatique, de 10 ä 20 p. 100.
Mäche (en anglais: Masch). — La mäche est une sorte de soupe ou pätee rafraichissaule, qui doit etre donnee de temps en temps aux chevaux qui font im service penible et qui mangenl beaucoup d'avoine. Elle a pour but de rafraichir le cheval, de le faire uriner, de ramollir son crottin et de lui donner une legere purgation.
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266nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MACHE.
Dans les ecuries de course, oa donne la mäche une Ibis par semaine, et on a soin autant que possible, do la donner la veille d'un jour de repos. — On donne encore la mache aux animaux en purgation avec les hols (le bol se donne apres la mache), pour faciliter l'aclion du medicament et la dissolution du bol.
Pitiii*. — Voici, d'une facon gcnerale, la composi­tion des mäches telles qu'elles se fönten Angleterre.
1deg; Environ 1/4 de litre de graine de lin; 2deg; un litre de farine d'orge; 3deg; deux litres d'avoine.
Jeter dessus trois litres environ d'eau bouillante, puis recouvrir le tout avec trois lilres de son sec que Ton egalise et (asse un peu avec la main par-dessus. On laisse macerer jusqu'au soir en entourant le seau d'une couvcrture de laine aim d'eviter autant que pos­sible l'övaporation.
Le soir, on mele le tout avec une spatule de bois, et on le donne encore ticde au cheval.
Certains chevaux gourmands avalcnt trop vite. Pour eviler cet inconvenient, on pent y ajouter quelques litres de paille hachee.
On pent ajouler ä la mäche, en la faisanl, 10 gram­mes de sei de nitre et 100 grammes de sulfate de soude.
Voici quelques exemplcs do ces preparations.
Mnsch restaurant ct ferrugineux (Delafond).
Suigle macerc pendant 24 heures,nbsp; nbsp; nbsp; l litre.
Avoinc concassec...............nbsp; nbsp; nbsp; 2 —
Peroxyde do fer................nbsp; nbsp; nbsp;lOgrammes.
Carbonate de potasäe...........nbsp; nbsp; nbsp;10 —
Manch Emollient el restaurant (Delafond).
Avoinc cuite....................... 2 litres.
Farine de graine de liu............ 1/2 —
Garottes crues coupees par tranches.
Farine d'orge..................... 1/2 —
Eau chaude..................... 3 ou 4 —
Ui
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MAIS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;207
Mosch reiikiurant et imollienl pom' les ruminants..
Sciftlc cuit........................ 2 litres.
Farine de liu...................... 1/2 —
Lonti les ou fovos cuitos........... 1/2 —
Eau chaude...................... 2 ä 3 —
EiTiiTs TUiiu. — Toules ces preparations seronl bonnes dans le cours des maladies avec anemie, dans lesarTections chroniques debililanlcs.
Magnesie.
Mat. m6d. — La magnesie calcince est en poudre douce et blanche.
Effets rnvs. — C'est im anli-acide, im absoibant et un laxalif ä la fois.
Effets Tinin. — Elle n'agit cornme purgatif qu'a-pres dix ou douze heures; mais eile a cet avan-lage de ne pas irriter l'intestin et de ne pas produire de coliqnes. Elle convient done aux jeunes animaux alteinls de diarrbee. De plus, eile calme le pica de ceux qni lechent les muis.
Doses. — 13 ;\ 20 grammes pour les veaux et pour les poulains, i2ü0 ä 250 grammes pourobtenir quelque effet chez les adultes.
Mdilccine de magnisie,
Lail............................ CO grammes.
Sucre.......................... 50 —
Magi'R'piu....................... ä —
11 laut incorporer ces substances et les chauffer en-suite, afin de rendre leur melange plus intime. Bonne preparation pour le chien.
La magnesie anglaise, qui est Ires lassie etpar con­sequent pen absorbante, est plus purgative qua la magnesie ordinaire.
Dans les empoisonnements par lesaeides, le sublime corrosif, l'arsenic, le plomb, on adminislrera la ma­gnesie ä haute dose.
Mais.
Effets tuer. — Sa farine sert ä faire des cataplasmes
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2G8
MANNE.
ä cause de sesmatieres grasses, maisil est surtout ana-leptique, et dans les pays oü il est en abondance, on le donnera dans les convalescences; sous forme de barbollage, il est appöte par les animaux.
Chez Ihomme, les stigmates de ses fleurs femelles sont employees comme diuretiques; 15 grammes pour 300 grammes d'eau. On pourrait essayer cette infusion chez le chien.
Malt. — Voy. Diastase.
Mandragore.
Mat. mkd. —Plante du midi de l'Europe, ä racine charnue, ä fruits ronds et pulpeux,qui abeaucoup des proprieles de la belladorie et de la jusquiame.
Effets tiii::r. — Des infusions de feuillos et de fruits conviendraient contre les coliques ; les cataplasmes de racine seraient calmants et adoucissants a la fois.
Dosiis. — Voy. Datura stramonium et Jusquiame.
Manne.
Mat. mkd. — II y en a plusieurs sortes : la manne en lärmen qui est preferable, meine pour los animaux, et la manne en sorte. Quant k la manne grasse, rebut fermente de la premiere et de la seconde, il faul en proscrire l'nsage; eile est irritanle, au lieu d'etre un purgatif doux.
Effets tukh. — Dissouto dans du lait, eile est exccl-lente et eile combat les inflammalions, meme celles des organes respiratoires. Son origine vegetale et le sucro qu'elle contient expliquent sesbons effets, ehe/, les veaux alleinls d'indigestion laiteuse (üelafond).
A employer dans la medecine des agneanx de race, 15 ä 30 grammes et repeter la dose. Moiroud la con-seille dans la bronchite catarrhale ; mais associee an kermes.
J'aiapprisde la bouche meme des dompteurs qu'ils purgeaient avec avantage loutes les semaines leurs animaux de menagerie avec de la manne en larmes delayeedansdu lait.
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MAUVE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;269
Pourles chiens d'appartement, on 6vite]a constipa­tion, en en donnant tons les jours 1 on 2 grammes ou plus, dans du lait.
Dosiss. — Ghien 50 ä 60 grammes; gros animaux 600 a 1000 grammes.
Marbre. —Voy. Carbonate de chaux.
Marrube.
Mat. med. — Labiee vulgaire.
Mode d'emi'loi. — Toutes les parties infusees dans du vin constituent un tonique excitant des plus utiles, en m6me temps qu'il est economique.
Marteau de Mayor. — Voy. Eau chaude.
Mate on The du Paraguay.
Mat. mud. — Arbrisseau de la famille des Ilicinees.
Effets phys. — Tonique stimulant, tres employe dans l'Amerique du Sud, pour fortifier l'estomac et relever les forces generales. Gontient 1,85 p. 100 de caföine. On lui reproche de stimuler trop vivement I'appareil intestinal, la vessie et le coeur, chez ceux qui en font abus.
Effets tuer. — Employe par les Indiens comme diuretique puissant et comme purgatif 16ger. Pour-rait 6tre employe dans la mcdecine veterinaire comme succedano du cafe.
Mode d'emploi. — Infusion de feuiiles.
Matico.
Mat. mkd. — Feuiiles d'une Pip6racee, resineuses et aromaliques.
Effets tuer. — Elles peuvent etre employees ä la facon du cubebe{N. ce mot).
Mauve.
Mat. med. — Plante tres commune, dont les fleurs et les feuiiles et mßme les racines remplaceront, ä la campagne, la guimauve. A cause de la forme de leurs fruits, on les appello des fromagires.
Effets tuer. — Les fleurs sechees ont des pro-prietes emollientes et pectorales.
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MENYANTHE OU TREFLli D'EAU.
Mode d'emploi. — On en fait des cataplasmes ais^s k se procurer.
Melasse.
Mat. med. — D6chet sirupenx du sucre.
Mode D'EMPi.or. — Peutservir äedulcorer les tisanes; il purge les gros animaux.
Do?es.
De 2 a 300 grammes.
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Melilot. —• Voy. Coumarine.
Melisse.
Mat. med. •— Plante aromatique.
Mode d'emploi. — Les feuilles donnent en in­fusion un breuvage Ires stimulant, qui est ä conseiller commo excipient pour l'elixir de Lebas, ou le lauda­num, dans les cas do coliques.
Menthe.
Mac. med. — II en est beaucoup d'especes; la menllu: poivree est la plus efficace.
Dans les fermes, on fera bien de conscrver de ces plantcs, ainsi quo de la melisse, dessechöes et mises dans un endroit non humide.
Effets tiier. — Avec 23 grammes dans un litre d'eau, on combattra efflcacement les coliques d'indigestion.
La decoction, additionnee de vin, de biere ou de cidre, sert ä laver les plaies, et ä favoriser lour cica­trisation.
Menthol.
Mat. mkd. — Cost le camphre de l'essence de menthe.
Effets amis. —Bon antiseptiquc.
Mode d'emploi. — On rccommaiule le melange a parties egales avec lo thymol, ou I'acide phenique ou l'hydrate de chlore, ou bien encore:
Menthol........................... S parties.
Camphre.......................... 2 —
Menyanthe ou Trefle d'eau.
Effets tiii:;r. —#9632; Los feuilles sont toniques.
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MORELLE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2'1
Mode d'emploi. — On emploie les feuilles en teinture ou en infusion, ä la facjon de la gentiane.
Metachloral.
Mat. med. — Poudre blanche, obtenue en traitanl I'hydrale de cbloral par I'acide sulfurique.
Effets tuuk. — S'omploie dans le pansement des plaies et ulceres felides, etremplace avanlngeusement i'iodoforme, dont eile n'a pas la mauvaise odeur: sert a preparer des crayons causliques.
Mezereon, communement Bois-gentil.
Effets tuer, — L'ecorce de cet arbre a les memes proprieles que l'ecorce de garou (Vov. ce mot).
Miel.
Mat. med. — Ce produit est d'autant plus precieux qu'il est plus blanc et plus aromalique.
II doit etre bien conserve, parce que I'acide acetique pent s'y former avec les ferments de l'air.
Lesmiels communs,roiigeätres, falsifies, fermenles, dits ü tort de Bretagne, doivent 6tre rejetes de la mk-decine vt^terinaire.
Effets puys. — II est tres adoucissant pour les tissus dclicals, la mamelle, la muqueuse de l'oeil.
Effets tui;:ii. — II favorise la cicatrisation ct le rapprochement des solutions de conlinuitc.
A Yinterieur, c'est un des plus agreables emollients qu'on puisse administrer; k doses fortes, 130 ä 250 grammes pour les gros animaux, 20 ü 23 gram­mes pour les petils, il devient laxatif.
Millefeuille.
.Mode d'emploi. — Les sommiles en infusion sont tonjours ameres.
Morelle.
Mat. med. — On connait plusieurs especes de mo-relles, entre autres la noire.
llyadaiisccsplanlesuneceitainequanlitedeso/öwü'/^e.
Les feuilles et les baies sont employees; on peut les Irouver partoul.
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Mi'-'
2:2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MORPHINE (SELS DE).
Effets tiii:;k. — Ont des proprietes calmantes tres marquees. Mode d'emi'Loi.
Lotion de morelle.
Feuillos de morelle noire......... 4 poignee?.
Eau.............................. 4 litres.
Cataplasme catmani.
Baies de morelle eerasees...... 20()gramme?.
Fariae de lin.................. q. s.
Ponr combaltre les inflammations douloureuses.
Morphine (Sels de).
Cos sels precieux, tires de l'opium, etant difßcile-ment solubles, exceple dans l'alcool faible, on prefere se servir uniquement de l'acetate, du chlor hydrate et du sulfate de morphine, solubles dans l'eau.
Effets piiys. — Voici les effets des preparations mor-phiniques dansle tube digestif: elles excitent d'abord les secretions, puis elles semblent les tarir : apres la salivation, il y a sechecesse de la bouche. Claude Ber­nard (1) a etabli, par experience, ces divers pheno-menes.
La morphine provoque le vomissoment chez les car-nassiers dont l'eslomac est plein, parce qua les ali­ments, au lieu de continuerleur trajet normal, restenl sur place et irritenl la muqueuse.
Quant aux injections, elles commencent par produi-rent une douleur vive, puis il y a extinction de la sen-sibilite du point pique et tout autour.
Voici les symptömes consecutifs ä l'absorption de la morphine, d'apres Kaufmann (2).
laquo; Le chien, apres un pen d'agitation, tombe bientöt dans une stnpeur qui le laisse absolurnent immobile;
(1)nbsp; Claude Bernard, Lerons sur lex effets ihs substances toxi-qttes. Paris, 1857.
(2)nbsp; Kaufmann, p. 87.
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MORPHINE (SELS DE).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;273
il perd la connaissance du lieu oil il est, il ne recon-
nait plus son maitre..... La morphine se porle d'une
maniere elective sur les elements des centres nerveux et peut-6tre aussi sur les elements sensitifs periphe-riques. La temperature rectale s'elfeve dans les pre­miers moments, puis s'abaisse en proportion de la duree du sommeil. raquo;
La peau est vascularisee a l'extreme et sa tempera­ture est fort augmentee. La secretion sudorale est intense, l'ölimination est lente.
J'ai observe la müsme chose sur les chevaux.
Effets tiuch. — La morphine a des indications tres diverses, qui toutes ont pour but de maitriser une excitation, de faire tomber une douleur, ainsi: dans le spasme intestinal, dans les nevralgies, dans les cas oü il faut tarir les hypersecretions de l'intestin.
Dans le tetanos, son effet curatif est plus que dou-teux, bien que j'aie reussi ä guerir un cheval atteiut de tetanos a marche lente. II est aise de citer beau-coup de cas oil le tetanos a cedö ä ses injections; mais n'aurait-il pas gueri tout seul sans olles? On salt que ses injections sont utiles pour rendre plus durable et plus inoffensive l'action des anesthesiques.
Les injections de morphine se font tres fr^quem-ment aujourd'hui, chez le cheval atteint de coliques, oü l'ölement douleur est une cause d'aggravation par epuisement nerveux.
Dans les boiteries, la morphine a rendu des grands services, en combattant le rhumatisine articulaire au moyen de piqüres circonvenant le point malade. M. flsell cite le cas d'un levrier boiteux par suite de douleur rhumatismale, qui fut gueri aprös plusieurs injections de chlorhydrate de morphine (0,02 dans 4 gr. d'eau). A ce propos, M. Gsell ccrit ceci : laquo; Dans quelques cas de boilerie franchement rhumatismale chez le cheval, mais remontant dejä a quelque temps, par consequent de nature chronique, etc., nous avons
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274nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MORPHINE (SELS DE).
obtenu d'excellcnts resullats par I'emploi combine d'injections hypodermiques de chlorhydrate de mor­phine et de douches d'eau fraiche, par exemple, une injection le matin, puis le soir une douche pendant une demi-heure, ou reciproquement et cela jusqu'ä guerison. raquo;
Dans les superpurgations, l'effet des injections de ces sels est instantane.
Un praticien anglais, M.Macgillivray, afrappe, pour ainsi, d'une constipation subite, une jument malade, anxieuse et tourmentee par des evacuations epui-santes.
J'ai eu, moi-m6me, l'occasion de visiter un cheval, qui, apres avoir avale (500 grammes d'huile de ricin fut atteint de diarrhee infecte avec complication de l'ourbure et perle complete de l'appetit. Une saignee. des frictions sinapisees et trois injections de chlorhy­drate de morphine chacune de 20 centigrammes, ame-nerent la cessation de !a diarrhee, le retour de l'appetit et des aplombs reguliers (1).
La diarrhee des jeunes animaux pourra etre com-baltue par ce moyen.
J'ai experimente les injections de chlorhydrate de morphine contre les contractions cloniques du dia-phragme, suite de travaux excessils et de surmenage, et j'ai reussi, dans deux cas.ä faire cesser cot etat de nervosisme exagere.
M. Gsell soumet aux praticiens une idee imit^e de la Chirurgie humaine, ä propos de hernie ölranglee. Pour-quoi ne ferait-on pas chez l'animal, puisqu'on le fait chez l'homme, une injection de chlorhydrate, au niveau de l'etranglement? II y a eu des rcussites; celte manoeuvre, apres tout, ne pourrait que bien preparer le patient ä subir l'operation necessaire et finale.
Gomme anesthesique, chez les betes irritables, le
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ifijl
(1) Cagny, Bulletin de la Soc. cent, de med. vä., 1833, p. 308.
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MORPHINE (SELS DE).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 27;;
nieilleurmoyen d'employerla morphine estd'j'joindre des lavements de chloral iy. ce mot).
Deux heures avantles operalions fort donlourcuses, on pratiquera une injection an chlorhydrate.
Sur les chevaux nerveux, j'ai toujours vu la p^riode d'excitation du debut etre tres longue et tres pronon-cee ; aussi je prefere sur eux la codeine, un peu moins active, il est vrai, pour produire l'anesthösie.
Gontre-indic. — Ne pas employer les sels de mor­phine dans les etats febriles intenses, les congestions du cerveau et la constipation.
Mode d'emploi. — En fomentations calmantes sur les parties douloureuses. #9632;— En injections :
Uuile de morphine du Codex.
Morphine ou chlorhydrate de
morphine...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gramme.
Iluile d'aiiKindes donees....... 1000 —
On pourrait doubler ou tripler laparlie active.
Les injections intraveineuses doiventetre plus laibles en sei de morphine que les injections sous-cutanees. Voici la dose de celles-ci:
Cheval........................ 0^,00 a lBr,50
Chien........................ 0 ,02 a 0 ,raquo;5
J'ai employe souvent l'acetatc de morphine plus soluble et plus riche que le chlorhydrate.
Pour les chiens, on pourra utiliser ä Tinlerieur les pastilles anglaises dont voici la lormule :
Chlorhydrate de tnorphiiie..... lsr,80
Teinlure de Tolu............... 15 grammes.
Sucre en poudre..............nbsp; nbsp; C80 —
Gomme arabique en poudre... 30 —
Mucilage de gomme........... q. s.
Eau distillee................... 15 —
1'our sept cent vingt pastilles, chacune contient en­viron 2 milligrammes et demi de chlorhydrate.
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276
MOUTARDE (FARING DE).
11
Mouche de Milan. — Voy. Emplätre vesicatoire.
Mousse d'Islande ou mousse perlee.
Mat. min. — Cette substance est une algne adou-cissante, mucilagineuse et nourrissante u la faoou du lichen.
Mode d'emploi. — Memes usages, mernes doses que le lichen.
Mousse de Corse.
Mat. Jifii). — Anthelminthique compose d'algues, de coquillages, vendu sous forme de touffes brunatres mölees d'elements disparates.
Effets tui::ii. —30 ä 60 grammes bouiilis viennent a bout chez le mouton des vers cavitaires; avec 100 ou 150 grammes, on obtiendrait des efTets conlre les ascaridos du cheval et les strongles; mais on devra auparavant avoir employ^ les vermifuges classiques; ä la suite, on pourra, sans danger, conlinuer I'adminis-tration de la mousse de Corse, durant quelques jours.
Moutarde (essence de).
Mat. Miiu. —• Principe revulsif du Sinapis nigru, forme au moment ou les graines en farine sont tou-chees par I'eau. Cette essence qui est un sulfocyanure d'allyle ne prcexiste pas dans la plante.
Modr ß'ioiPLOi. — Si on pouvait I'avoir facilomonl, et a bas prix, eile constituerait, melee a de l'alcool, un revulsif commode, rapide, et ne laissant pas de tare apres son eschare (Voy. Moutarde). C'est ce que l'invenleur du sinapisme liquide Savory a cherche h. realiser. Te produit donne de bons r6sultals.
Moutarde (Farine de).
Mat. juin. — Elle est produite par I'ecrasement des graines, petites, lisses et rougeätres du sinapis ni-g?-a, dans lesquelles se trouve renfermee l'essence de moutarde (Voir ce mot). Elle doit etre fraiche quand on l'applique; sinon eile a perdu de ses proprietes. Comme on a de la peine a la bien conserver, meme dans les endroits sees et dans des vases bien clos,
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MOUTARDE (FARING DE).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2*7
des pbarmaciens ont trouve le moyen de la rendre pour ainsi dire inalterable, en lui retiranl son huile grasse : moutarde Rigollot en leuilles ou en bottes pour I'usage veterinaire.
Effets phvs. — Nous emprunterons ä M. Kauf­mann (1) les donnees experimentales, sui' lesquelles le pralicien doit s'appuyer pouragir avec prudence.
laquo; La farine de moutarde, appliquee sous forme de sinapisme sur la peau de nos animaux, produit au point d'applicaiion des effets inflammatoires plus ou moins prononcös, suivant les especes animales et la finesse de la peau. En general, chez le cheval, au bout de quinze minutes, la moutarde produit une douleur cuisante que les malades indiquent parleur agitation, leurs mouvemenls desordonnes, l'action de frotter la partie medicamentee contre les corps environnants, de la mordre avec les dents. La douleur est accompa-gnee presque immödiatement d'une elevation de tem­perature de la region, et au bout de deux ä six heures on voit netlement un gonflement inilammatoire plus ou moins volumineux. Quelquefois Toedfeme n'appa-rait pas dans le temps ordinaire, ou meme ne se pro­duit pas : c'esl lorsque les animaux sont atteints d'af-lections graves, accompagneesdecomaetd'oppression des forces. Adaler de l'apparition de la tumeur, si Ton repete trop souvent l'application de ce rubefiant sur le meme point, on est expose ä tarer les animaux; en effet si Ton persiste pendant six ou douze heures, le tissu cellulaire s'oedematie et des vesicules apparais-sent sous 1'epiderme; aprfes vingt-quatre beures la partie est le siege d'une vösication suppurante; enfin si Ton renouvelait l'application pendant plusieurs jours sur le meme point, on pourrait morlifier la peau et meme les lissus sous-jacents a une certaine pro-fondeur. raquo;
(1) Kaufmann, p. 195.
Cag.ny. — Ther. vet.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;16
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-278
MOXA.
I
Effets tukr. — Au debut de toutes les conges-lions, les sinapismes sont indiques.
A Vinievieur, la farine de moutarde agit comrne tonique, anliscorbulique et antiputride. Elle excite les secretions depuis la bouche jusqu'au gros intestin, et la saliva et le mucus aident ä degager pen amp; pen son essence active.
Mode d'emploi. — H y a plusieurs maniferes de les employer, seien le degre de revulsion que Ton veut obtenir; on confeclionne le sinapisme volant et le si-napisme ä demeure (1). Le premier s'applique avec la main aprös avoir delaye la farine dans de l'eau froide, tres froide meme, Ton doit se rappeler que le vinaigre ou l'eau chaude arrötent la formation de l'essence de moutarde. On l'applique ärebrousse-poils, afln qu'elle pulsse tenir surla peau des membres ou sur les cotes de l'animal. 11 est utile d'user de ce rövulsif rapide, qui ne laisse pas de traces aprfts la guerison.
Les graines de moutarde ont 6te donnees en elec-tuaires par Rey dans les indigestions par surcharge chez le cheval.
Doses. — Hertwig, veterinaire allemand, en a fait avaler, sans inconvenient, de 223 a 300 grammes aux ruminants, sans determiner d'indammation consecu­tive. Ce simple fait nous indique que Ton peut^tablir les doses ad libitum.
Moxa. — On designe ainsi toule substance, que Ton brüle sur uns partie du corps, dans le but de produire une cauterisation lente et une eschare superficielle.
Mode d'ehploi. — Pour faire les moxas, on roule sur elle-meme une couche de coton carde que Ton rev6l ensuite d'unc chemise de teile, de maniere ä former des cylindres dont le diamctre varie de 1 a 3 centimetres; on coupe ensuite ces cylindres en tranches de 1 cenli-inamp;tre de hauteur, un peu plus ou un peu moins, selon
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#9632;A
(1) Voir lrc partie, p. 15.
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MOXA.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 279
que Ton veut obtenir uneffet. plus on moins energique.
Le moxa, ainsi pr6par6, est placö dans un anneau m6-tallique supporte par un manche (fig. 49); deux peliles tiges melalliques, en forme d'epingles, servent a le fixer; Irois pelites boules de bois isolent l'anneau des teguments. On pent aussi, pour tenlr le moxa, se ser-vir d'uno pince ä anneau.
On allume le moxa par l'une des extremites et on I'applique par I'autre. On a conseille d'activer la com­bustion avec un chalumeau ou un soulflet, mais on produit ainsi trop de douleur. L'idee de se servir de coton prealablement tremp6 dans une solution de sei oxydant, de nitrate, chlorate ou chromale de potasse, ou bien de se servir du fulmi-coton n'a pas etc heu-
Fig. 49. — Porte-moxa.
reuse, en ce que faction est alors trop rapide et superficielle.
Sur les animaux auxquels on veut appliquer un moxa, on doit prdalablement bien raser la partie sur laquelle rajjplicalion va 6lre faite; Ton a soin de tenir un linge mouille appliqu6 autour du lieu oil briile le moxa, pour preserver ces parlies des etincelles. — A mesure que la combustion avance, la chaleur devient plus vive; on entend I'epiderme craquer; la peau se ride, jaunit, grille, ot finit par prendre une teinte charbonnee: c'est le commencement de Teffet de la canterisalion transcurrente. C'est k tort que Ton a conseille d'appliquer immediatement quclque topique propre ä arröter la marche de rinflammation; ce serait neutraliser les bons elTets que Ton se propose par le moxa.
Ge modo de cauterisation est peu employ^ en vote-
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280nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MUSCADE (NOIX).
rinaire, oil Ton se trouve bien mieux de la cautörisa-tion transcurrenle (Zundel).
Muguet.
Mat. med. — Les feuilles et les racines de cetle plante indigene contiennent la convallarine, glyco-side cristallisable, doue de verlus purgatives violentes; les flenrs donnent la convallamarine, glycoside incris-tallisable, tres soluble dans l'eau, ayant des proprietes analogues ä celles de la digitale.
Effets pays. — Le muguet et la convallamarine produisentd'abord im ralenlissement des baltements du coeur, l'augmentation de la pression sanguine, raccroissement d'amplitude et la diminution de fre­quence des mouvements respiraloires(riermain See).
Effets tuer. —G'estla periode therapeulique qu'il ne taut pas depasser. Ulile dans les palpitations par öpuisement des pneumo-gaslriques, dans la dilatation du ccBur avec ou sans hypertrophie. Chez les chiens, chez les chevaux fins, il semble que les veterinaires se trouveraient bien de l'emploi de cette substance, qui ne s'accumule pas et ne produit pas I'inlole-rance.
Doses. — Extrail aqueux de feuillo ou de toute la plante,Oa 8 grammes par jour. Quant ä la convallama­rine, 0sr,30 seraient sufflsants. Chez le chien,l gramme d'extrait, 0sr,03 ä 0sr,10 du principo aclif.
Muse.
Mat. med. — Produit de secretion d'odour forte.
Effets tuer. —Antispasmodique, qui pouirait 6tre employe chez le chien atteint de toux spasmodi-que.
Dans la pneumonic a forme larvee, il a etc recom-mande.
Doses. — La teinture, 6 a 8 goultes pour un animal de taille moyenne.
Muscade (noix).
Mat. med. —Aromate et epice ä la fois.
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ill' !•
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NAPIITIULINE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;281
La mnscade conlient 14 p. dOO d'essence, soil 0,60 pour une noix du poids de 4Br,50.
Effets pnvs. — D'apres Cadeac et Meunier, son essence, an lieu d'felre tres excitante, comme on I'a dit. aurait des propri6tes narcotiques.
Effkts tukr. — A ajouter avec d'antres epices, afin de faire dos infusions excitanles et carminatives.
Muscarine. — Voy. Amanila muscaria.
Myronate de potasse.
Mat. Miiu. — Sei dont la moutarde contient en­viron 2,3 p. 100. Se transforme en presence de l'eau et de la myrosine en huile volatile de moutarde, ou mlfocyanate d'allijle, qui est le principe irritant de la moulanle. La myrosine n'agissant plus ä une tempe­rature de 60quot;, il est indispensable pour oblenir une action revulsive de traiter la moutarde par i'eau a pent pros troide (Voy. Moutarde).
Myrosine.
Mat. mi;:d. — Ferment analogue ä la diastase et a l'ömulsine destoniques amers; la graine de moutarde en conlient 10 a 13 p. 100.
Effets ravs. — Elle se coagulc et devient inactive a. 60deg; (Voy. Moutarde).
Naphthaline.
Mat. mkd. — C'est un carbure d'hydrogene sous forme solide, qni prend naissance dans la distillation du bois et du charbon. Elle se pr6sente en lames na-crecs, rappelant l'odeur du goudron.
Soluble dans l'alcool, l'ether et le vinaigre seule-ment.
Effets piiys. — Elle ompeche la germination et la vie des champignons, est antiputride, tue les animaux inferieurs. N'est pas toxique.
Physiologiquement, eile produit chez I'animal une urine noiratre, que I'acide acetique change en rose (Bouchard). Elle est 61iminee en grande partie par les excröments qui perdent leur odeur et leur toxicite.
16.
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NA PH TO L.
Effets Tinat. — Ulile dans les maladies putrides, dans les inUuciiza, dans la fievre typho'ide.
Les veleiinaires faisaient anciennement de celle substance un succedane du cainphre. Zündel s'en servait conli'e la gourme chronique et les airections catarrhales rebelles.
Mode d'emploi. — Pour rextörieur, eile sert de base a. une teinture et ä line pommade bonnes pour le pansement des plales et le trailement des maladies de la peau et la guerison des inllammalions rebelles des paupieres.
Naphtaline...................... 3 grammes.
Vaseliae........................ :!0 —
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Dosks. — 13 ä 20 grammes en electuaire chez les gros animaux, 3 ä 3 grammes pour les chiens.
Naphtol.
.Mat. med. — G'est un derive do I'acide sulfonaph-tolique; il y on a de deux sorles, mais e'est le naplol ß que Ton emploie de preference.
Effets amis. — II est un bonantiseplique intestinal, parce quo sa t'aible solubilite lui pennel de traverser en entier le tube digestif; il est preferable ü la napbta-line qui, eile, supprime I'appdtil, produit de l'amai-grissement, provoque des eruptions.
Effets ther. — Dans les affeclions lyphoides du cheval, j'ai conseille, d'apres Bouchard, les boissons naphlolees comme moyen prevenlif.
Dans un cas de diarrhee persistante sur un cheval j'ai employe avec succes les bols avec A grammes de naphtol : trois bols en vingt-qualre heures.
Mode d'emploi. Doses. —10 a 13 grammes, chez les ruminants dans les cas de diarrhee et chez le cheval dans la diarrhee lyphoide, — en I'associant a une egale quanlile de salicylate de bismuth, comme on le fait chez rhomine.
A la temperature ordinaire I'eau dissoul20 centigr.
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NAPHTOL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;283
de naphtol par litre. Ea ajoutant 4 grammes d'acide borique on ponrra arrivcr ä 00 centigr. de naphtol et Ton aura une boisson Lien plus anliseptique.
Pour appnyer los injections iodees, dans le charbon symptomatique du boeuf, on pourrait administrer cette preparation, comme parasiticide.
Nocard a conseille une liuile et une pommade, dont voici la formule:
Huile nnphtoh'e (Nocard).
Naphtol....................... 10 grammes.
Huile grasse................... 100 —
Dissolvez le naphtol dans I'^lher d'abord, ajoutez I'huile tiede.
Pommade naphtoUe (Nocard).
Naphtol...................... 4 grammes.
Vaseline....................... 100 —
Voici quclques fonnules empruntees au Dr Bou­chard :
Salicylate de bismuth........... 7b,r,50
Naphtol p...................... 15 grammes.
Faire un hol pour le cheval ou diviser en 30 pilules pour le chien.
Centre les maladies infectieuses.
Solutions pour lavwjes des plities des organes gdnitaux, etc.
Naphtol...................... -40 grammes.
Alcool a 'jO0 pour laire....... 100 cent, cubes.
Verser de cetle solution o ou 10 centimetres cubes #9632;dans 10 litres d'eau r.haude.
Injection dans les rianglions iinlures, les abces, la plcurisie.
Naphtol p................... 5 grammes.
Alcool a DOquot;.................. 33 —
Eau chaude pour laire....... 100 cent, cubes.
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284
NERPRUN.
J
Faire chauffer lors de l'emploi. Dose de 4 ä 10 cen­timetres cubes.
Narceine.
Mat. mkd. — Un des alcaloi'des de t'opium.
liFi'ETs puys. —Elle produitle sommeil sans exci-lalion prealable et eile cause moins de vomissements et de cephalalgie que la morphine.
D'apres Claude Bernard (1), c'estun narcotique non convulslvant, tres precleux, par consequent, mais il est impossible de l'avoir pur, et pour celle raison, mes quelques experiences d'injections sous-culanees n'ont pas reussi. Tout recemment, M. Laborde afflrmait avoir un mode certain de preparalion.
Effets tükw. — La question de l'application, ä Tanesthesie de nos animaux, merile d'ötre etudie de nouveau.
Doses. — 0,03 a 0,10 pour un chien.
Neige. — Voy. Glace.
Nerprun.
Mat. med. — Cost un fruit qui, par expression, donne un sue noir, dont on fait le sirop de ner­prun.
Effets phts. — Les medecins ilaliens emploienl, chez la femme, ce sirop pour tarir la secretion du laii. On I'emploie dans le meme but, chez la chienne, depuis longlemps en France.
Mode d'emploi. Doses. —#9632; 23 ä 30 gr. de ses fruits simplement ecrases peuvent purger un chien; mais le sirop est preferable : 40 ä 60 grammes, selon la force de l'aniinal. Ne pas donner le sirop quand il a fer­ments, car il a acquis alors des proprietes contraires; on devra done le garder en lieu frais.
On a vu des gaslro-enterites intenses se produire apres I'ingestion d'une trop forte dose de ce sirop.
(1) Claude Bernard, Lerons sur les subslances toxiques. Pa­lis, 1857.
i
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NITRATE D'ARGENT OU AZOTATE DARGENT. 285
#9632; Ses baies seules doivent elre donnees k dose moin-dre que le sirop.
Nicotine.
Mat. med. — Liquide ol6agineux, volatil, d'odeur de tabac, tres äcre au goüt, conslituant im poison Ires violent.
II est soluble dans l'eau.
Effets tueh. — G'est un medicament qu'on ne doit manier qu'avec une extreme prudence; ädoses th6ra-peutiques il augmente l'excitabililö reflexe et il ac-croit en energie et en vilesse les mouvoments intes-tinaux. Les empiriques qui ecrasent une pipe bien culollee dans de l'eau-de-vie et font avaler ce melange au cbeval atteint de colique, font usage de nicotine sans le savoir.
L'emploi extörieur de la nicotine a sa raison d'etre contre les acares, lorsque Ton tue ces derniers avec le jus de tabac livre par nos fabriques francaises. Mais il ne faudra pas trailer tout le corps ä la fois, dans la crainte d'uno absorption fatale.
Effets tox. — Les effets sont aussi prompts que ceux de l'acide cyanhydrique; ä 0,001, la nicotine est dangereuse pour le chien et pour I'homme.
Doses. — La dose de 1 a 3 milligrammes pourrait 6lre administree au cbeval.
Nitrate d'argent ou Azotale (/'argent.
Mat. med. —Sei qui constilue la/./imv; raquo;(/laquo;-laquo;laquo;/e el qui a une grande afflnitö pour les substances cornees teile que I'epiderme; d'oii la couleurd'abord blanche, puis violette, puis brune qu'il donne aux lissus qu'il a touches.
Effets puys. — Inlroduil dans les voies digestives, il n'a pas une action aussi puissanle quo celle exercee sur la peau; c'est que les matieres albumineuses pro-tegenl la muqueuse contre sa causticite. II se forme un chlorure d'argent; les parlies absorb6cs el passees dans la circulation font de l'argent insoluble qui co-
,
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11
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286 NITRATE D'ARGENT OU AZOTATE D'ARGENT.
lore la peau des animaux en noir comma si la dose naturelle de pigment ötait subitement au^menlöe. G'est Yargyriasis. Les excrements rejeltentle reste sous forme de sullure d'argent.
#9632; Effets tueu. — U a ete preconise k I'interieur con-tre I'epilepsie — resultat h controler; dans 1'asthme,
f il reussirait mieux; dans les diarrhees rebelles, son action n'est pas contest6e.
Mode d'ehploi. — Pourl'wsa^e interne, on s'en ser-vira sous forme de solution aqueuse on ylyc6rineo. La meilleure preparation sera la
Solution albumineuse (Delioux).
Nitrate d'argent...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50 a 5 gr.
Blanc il'oeuf...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;No ].
Eau dislillee..................nbsp; nbsp; 350 grammes.
Sei marin.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50 ä 5 gr.
A l'extei ieur, il est d'un usage frequent sous diffe-rentes formes.
On se seit le plus fiequemment du nitrale d'argent en crayon ou de solution aqueuse. G'est d'abord un as­tringent eneridque, puis un caustique qui fait une eschare et reprime, a la volonte du praticien, le bour-geonnemont, selon qu'il agit avec plus ou moins de nilrate; les solutions a. o ou 10 pour 100 pour les tu-meurs seront abaissees ä 3 p. 100, quand on cauteri-sera des surfaces planes. Quant aux maladies des yeux, elles seront justiciables do ce medicament, surtout les conjonctivites; mais il est donleux que cet agent ait rendu moins violents ou bien ait fait dis-paraitre les acces de fluxion pcriodique.
Si, par basard, on se servail d'injeclions hypoder-miques, elles devaient elre ä doses moilie moindres que celles indiqudes plus haut. A 2 p. 100, les injec­tions dans le vagin, dans I'oreille, dans le canal de I'lirelhre en cas de vaginite, do catarrhe de ces orga-nes, ou meine d'acrobustile, seront uliles.
I
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NITRATE D'ARGENT OU AZOTATE D'ARGENT. 287
Voici quelques preparations classiques ä base de nitrate d'argent.
Solution de nilrate d'argent (Eckel).
gt;'itrate d'iirgcnt............... 4 grammes.
Eau distillee................... 250 —
Alcool camphre................ 15 —
Faites dissoudre, melez.
Pour imbiber des compresses qvi'on appliquera sur des abces; on en injection, quand I'abces est ouvert el que la cicatrisation est difficile.
Pommade ophthalmique.
Nitrate d'argent................ ö centigr.
Axonge......................... 4 grammes.
On emploie encore 1 gramme de nitrate d'argent pour 20 grammes d'axonge et 10 grammes d'huile.
G'est une pommade trcs efflcace conlre les ophtal-mies.
Liniment conlre t'eczdma (Erdmann et Hertwig). Nitrate d'argent Condu........... 4 grammes.
Broyez avec:
E.iu distillee............... Quelques gouttes.
Huile do lin (laquo;u de colza).. 125 grammes.
A frolterles parties malades avoc une plume, a de courts intervalles.
I'ommalc antiupfiledmique Jans la fluxion periodique des chevaux (Bernard).
Azotatc d'argent................ 10 ceutigr.
Graisse recente................. 8 grammes.
On introduit, tons les jours on tons les deux jours, gros comme un pois de cette pommade a la face in­terne de la paupiere superieure du cheval.On en sus­pend I'usage, laquo;n y revient ; enün on pent en conti-nuer longlemps l'cmploi et ä peu de frais.
ii
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il
288nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;N1TR1QUE (aCIDE).
Pour calmer les acces de la fluxion periodique.
Solution.
Azotate d'argent ............. CO cenligr.
Eau........................... 120 grammes.
Injection pour collections des sinus (Forster).
Azotate d'argent................ 2 grammes.
Eau distillee.................... CO —
F. S. A. Badigeonner la verge deux fois par jour. Gontre la balanite (Forster).
Collyre (Codex).
Azotate d'argent cristallise..... 10 centigr.
Laudanum de Sydeuham....... I gramme.
Eau de roses.................. 12i —
Pour les collyres et onguents. Voy. ces mots. Doses,
Grands animaux.............. 0,50 a 2 gr.
Moyens animaux.............. 0,10 ä 0,25
Petits animaux................ 0,01 ä 0,05
Nitrate de bismuth. — Voy. Bismuth.
Nitrate de mercure. — Nitrate acidc, caustique 6nergique, encore appele azotate mercuHque.
Nitrate de veratrine.
Effets tiier. — A l'exernple de M. Bois, qui en a re­tire quelque avantage, chez Thomme, on pourrait essayer ce sei en medecine vetörinaire.
Mode d'emploi. — En injection, ä la dose de 0,005 a 0,0010, quoiqu'il y ait de la douleur ä la piqiire : mais il n'y a pasd'inflammationcons6cutive. Voy. Veratrine.
Nitre. — Voy. Azotate de potasse.
Nitrique (acide) on Azolique iacide).
Mat. MiiD. — Liquide incolore, huileux, fumant ä l'air, suffocant.
Effets THiiR. —Extrömement caustique.
Mode d'emploi.— L'emploiärinterieurestrare,encol-lutoire ä 2 p. 100 con tre le scorbut du chien par exemple.
m
n
i #9632;
i^
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#9632;
N1TRIQUE (ÄGIDE).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 289
Le Berre en fait une limonade :
Acideazotique ordinaire. ) .#9632; . , r . . 'nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; parties eeales.
Eau-de-vie commune. ) rnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;D
Faire le melange dans un mortier.
Une cuiller6e par heure dans un litre d'eau froide, k la suite des parturitions laborieuses, pour calmer le nervosisme consecutif aux accidents survenus au va-gin eta Tuterus.
A I'exterieur, son usage est frequent, parce qu'il desorganise les matieres organiques et forme une eschare jaunätre, plus profonde qu'on ne le croit communement. Une douleur vive est toujours res-sentie, apres son application, quand il est pur. Pour obtenir des rösultats moins violenls, on le moderera avec de l'eau, de l'alcool, et möme avec des corps gras, comme dans lapommade oxygenee d'Alcyon oü il est incorpoi'6 avec de l'axonge.
Beaucoup de veterinaires out voulu faire de ce causlique un feu liquide, utile centre les lumeurs osseuses; mais il faut savoir regier son emploi et l'affaiblir convenablement.
Contre le pi^lin du mouton ä son d6but, Delafond I'a recommande ; avec une barbe de plume, on en introduit une petite quantite sous la corne decollee. Contre le crapaud, Delorme et aprös lui Vivier Tout employe avec succes.
Reynal le melangeait au goudron et appliquait cette preparation sur les Acs du crapaud prealablement cou­pes jusqu'au vif. G'est le destructeur par excellence des fies, condylomes, fibromes et neoplasies diverses. Mais Tun des usages les plus celebres auxquels il ail donne lieu, est celui de la reduction mecanique des exomphales. G'est a Dayot, en 1849, que Ton doit ce proced6 ; il recommande de couper les polls sur la lumeur herniaire, et de friclionner deux fois le meme jour avec un pen d'etoupes trempöes dans Cagnv. — Ther. vet.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 17
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f #9632;
290nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; NITROGLYCERINE OU TR1N1TRINE.
I'acide. II y aura gonflement, la peau sechera et tombera, et par le travail cicatriciel il y aura une re­traction des tissus qui repousseront et contiendront I'intestin prMa saillir. Ge moyen ing6nieiix a ete con­serve dans la pratique; mais 11 y faut beaucoup de prudence, et s'abstenir de l'employer sur les animaux A peau fine.
Nitrite d'amyle ou Ether amylnitreux.
Mat. med. — Liquide vert-jaunätre, semblable h une huile, qui sentiraitla reinette.
Effets tukr. — A donne des resultats en injection contre le tetanos ; il faut dire que la dose a ele elevöe jusqu'ä 2,40. Utile chez I'homme, dans les maladies attribuees ä un spasme des vaisseaux c6r6braux ou a une faiblesse de l'innervation cardiaque. Dans les pneumonies doubles (il agit bien contre l'angine de poitrine de l'bomnie) dans l'6pilepsie, dans les affec­tions aortiques, il devrait 6tre essaye chez le cheval ä la dose de 100 gouttes, soit 2 grammes pour une pre­miere potion. Selon effet, en copiant les prescriptions de l'bomme, on pourrait renouveler la dose le m6me jour.
Mode d'emploi. — En solution ä 1,20 par jour en deux fois.
Nitrite d'ethyle ou ether azoleux.
Effets uyg. —G'est un bon desinfectant des locaux.
Effets tox. — Trfes dangereux, il produit rapide-ment I'asphyxie. 10 gouttes suffisent chez les animaux pour amener des convulsions violentes, suivies de pa-ralysie et de mort.
Nitroglycerine ou Trinitrine.
Mat. med. — G'est l'ether nitrique de la glycerine.
Effets phys. — Effets pareils ä ceux du nitrite dquot;amyle, mais plus durables. Elle a surlout des pro-prietes vaso-dilatatrices.
Action deprimante sur le Systeme nerveux, dimi-nue Icnlement et d'une fagon durable la pression sanguine, determine une congestion legere.
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N01X VOMIQUE OU FEVE SA1NT-IGNACE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;291
Effets tukr. — Surlout indiquee dans l'angine de poitrine et dans les lesions aortiques.
Pent se donner clans I'asthme, la pousse exag^ree.
Mode d'emploi. — Solutions alcooliques au 1/100.
D0SES. — Sur le chien une cuilleröe a bouche soir et matin de la potion suivante :
Solution alcoolique......'........ 30 gouttes.
Eau............................ 300 grammes.
Sur le cheval, une ou plusieurs seringues de :
Solution alcoolique............. 30 gouttes.
Eau distillee de lauricr-cerise... 10 grammes.
Noix de galle.
.Mat. meu. — Cette excroissance ligneuse renferme du tannin et de l'acide gallique. Mode d'emploi. — Doit servir aux memes usages que
le tannin.
Slectnaire astrinyent.
Poudre d'ecorce dc chene......nbsp; nbsp; nbsp; 30 grammes.
—nbsp; nbsp; nbsp; do bistorte............nbsp; nbsp; nbsp; 30 —
—nbsp; nbsp; nbsp; de uoix de galle.......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 —
Miel...........................nbsp; nbsp; 160 —
Contre les diarrhees rebelles.
En decoction reduite de moilie (seit 30 gr. de poudre et 900 gr. d'eau), la noix de galle agira utilement dans le catarrhe auriculaire du chien.
Doses. —13 h 23 grammes pourlOO grammes d'eau.
Noix vomique ou famp;ve Sainl-Ignace.
Mat. med. — C'est la graine des fruits du Coniram, appele vomiquier en Europe.
Effets phys. — E'est le plus puissant des excitants du Systeme nervo-moleur. II a les monies effots, mais ä doses plus lories, que ses principes actifs (Voy. ßrucine, Igasurine, Strychnine).
Effets ttur. — Contre les paralysies.
Mode d'emploi. — II est employe en teinture, en poudre, en exlrait.
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292nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; NOIX VOMIQUE OU FfiVE SAINT-IGNACE.
La teinture est sou vent employee en frictions sur les regions frappees de paralysie.
Quant ä la poudre ou au fruit, en la laissant ma-cerer dans I'alcool en presence du carbonate de potasse, on obtient les goutles ameres de Baume, dont on pourra donner, sans inconvenients, au cheval, de 20 a 30 goultes par jour.
L'extrait est dix fois plus actif que la poudre; ce detail est necessaire ä savoir pour bien proportionner les doses.
Maintenant, le praticien preferera se servir des sels, parce que les noix vomiques ne conliennent jamaisla meme quanlile de principe actif, et que, par conse­quent, 1'on pent agir ou trop ou pas assez.
Electuaire de noix vomique (Hayne).
Extrait de noix vomique........ 4 grammes.
Camphre....................... 4 —
Bales de genievre eu poudre.... 30 —
Faites un electuaire avecpoudre deguimauveet miel ou melasse.
Pilules conlre la diarrhre.
Poudre de noix vomique........ 15 grammes.
Kleurs de camomille pulverisees. CO —
Ajoulezfarinedeseigle eteau defontaineenquanlit6 süffisante. En 4 pilules egales.
Friction stimnlante (Magendie).
Teinture do noix vomique...... 40 grammes.
Ammouiaque................... 10 —
M61ez pour frictions,dansles cas de paratysie partielle. Doses. — Voici les doses therapeuliques de la poudre de noix vomique.
Cheval.........................nbsp; nbsp; 2 a 3 gr.
Boeuf...........................nbsp; nbsp; 4 ä 20 gr.
Mouton.........................nbsp; nbsp; 1 ä 2,50
Chien..........................nbsp; nbsp; 0,05 a, 0,25
Chat...........................nbsp; nbsp; 0,01a 0,05
M. Le Berre trouve exageree et redoulable la dose de 10 grammes, m6me pour un fort animal, surtout
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ONGUENTS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;293
quandon la donneassociöe h l'assa foetida. Gelte der-niöre substance parait donner ä ce poison plus d'acti-vite encore.
Noyer.
Mat. miid. — Ses feuilles sont riches en tannin.
Effets ther. — L'extrait des feuilles a ete vanle contre la cachexie et contre toutes las scrofuloses. Get eloge parait fort exagör6.
Les cataplasmes de feuilles de noyer ont 6te em­ployees avec succes dans le traitement dc la pustule maligne de l'homme.
Mode d'emploi. — Sont surtout ulilisees en de­coctions et en injections aslringentes et toniques. D'un bon usage a la campagne. Mises en cataplasme sur les mamelles, et prises ä l'interieur en meme temps elles arreteront la secretion du lait chez les femelles.
Onguents.
Mat. med. — Ce sont des preparations molles, qui sont deslinees ä Mre appliqudes sur la peau. La substance medicinale est unie en general ä des ma-tieres resineuses.
11 en existe beaucoup; nous donnerons les for-mules des plus employees dans la m6decine v6leri-naire.
Onguent de pied economiquc.
Graisse de cheval.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 kilogr.
Cire.......................... JOO grammes.
Galipot....................... 1000 —
Faites fondreäune douce chaleur; passez.
Onguent antipsorique (Bracy-Glark).
Oxyde rouge de mercure por-
phyrise..................... lü grammes.
Saiudoux..-.................. 1000 —
M61ez intimement, et servez-vous en constamment pendant quelques semaines, jusqu'ä ce que la maladie
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I !
294nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ONGUENTS.
ait totalement disparu, meme encore quelque temps aprfes, pour plus de sürete, car le moindre vestige de croütes la reproduit.
Onguent criosoU.
Creosote.............................. 1 gramme.
GraisÄC de pore ou onguent populeum. 20 —
Melangez.
Employe pour panser les plates de mauvaise nature.
Onguent fondant (Girard).
Terebenthiue.................. 384 grammes.
Deutochlonire de mcrcure..... 32 —
On reduit le deutochlonire de mercure en poudre line dans un mortier de verre ou de porcelaine, et on le triture pen ä pen avec la t^rebenthine. La propor­tion du deutochlorure de mercure ou sublime corrosif pent etre augmentee jusqu'ä 1 huitieme.
Employe pour obtenir la rösorption des liquides epanch6s dans des kystes recents; on augments son action en echauffant la partie avec une pelle rouge.
Onguent fondant avec le sublimi: (Lebas).
Sublime corrosif.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 part.
Terebenthine..................... i ~ „
. ...nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;. aa 2 —
Axonge ou suit................... raquo;
lleduisez le sublime en poudre tres line dans un mortier de porcelaine, mölez ä la terebenthine et ä l'axonge fondues ensemble. Get onguent ressemble beaucoup ä l'onguent fondant de Girard, et s'emplole dans les mßmes conditions.
Onguent mereuriel compose (Chabert).
Onguent mereuriel double.....nbsp; nbsp; 200 grammes.
Huile de laurier...............nbsp; nbsp; 100 —
Fleurs de soufre...............nbsp; nbsp; nbsp; 50 —
Precipite ronge porphyrise....nbsp; nbsp; nbsp; 10 —
M6Iez.
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ONGUENTS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;295
OnQiient contre la gale dns moulons (de Gasparin).
Essence de t^rebenlhinc.... j - 500 grammeS. Graisse.................... )
M61ez.
Onguent contre la gale des moutons (naubenton). Axonge....................... SOO grammes.
PaUes fondre, relirez du feu et ajoutez :
Huile dc terebenthinc.......... 120 grammes.
Onguent de pieds (Erdmann et Hartwig).
Cire jaune...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 parties.
Poix liquide..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 —
Axooge de pore............. / ,- n _
Suif de mouton.............. i '
A. 6tendre une fois par jour sur le sabot.
Onguent pour la gale du chevul (Clater).
Mercure................... / ,- ,00 „rammes.
Baume de soulre.......... \
Mölez et ajoutez :
Savou raou................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 500 grammes.
Essence de ISrcbenthine...nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 150 —
Melez.
Onguent pour les yeux (Morion).
Nitrate d'argont................ 50 centigr.
Saindoux...................... 32 grammes.
Porphyrisez le melange. La grosseur d'un pois sera
introduite enlre les paupiöres, dans I'ophtalmie chro-
nique.
Onguent dc tirtbenthine (Eckel).
Onguent simple.............. 300 grammes.
Tertbcnthine................. 1000 —
Paites fondre ä un feu doux, agitez pendant le re-froidissement.
.
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296nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ONGÜENTS.
Onguent vesicant (Youatt).
Cantharides en poudre......... 23 grammes.
Essence de terebenthine....... 12J —
Laissez digerer pendant quatorze jours. La peau du boeuf oudu cheval, frictionnee avec celle preparation, se couvre bientot de grosses vesicules dues au soule-vement de Tepiderme.
Onguent pour activer la secrvtion de la come (Cagny).
Ongueut de pieds ordinaire.............. 100
— vesicatoire de Lebas........... 50
Huile de cade........................... '2b
Melangez.
En frictions journalieres sur la couronne dans les cas de bleimes, de seimes, de talons serres, etc.
Onguent de precipitc et d'euphorbe (Eckel).
Onguent basilicum..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;60 grammes.
Poudre d'oxyde rouge de mer- i
cure...................... ' aa 2 —
Poudre d'euphorbe ......... )
Mßlez. Falles un onguent, pour oindre chaquejour les abcös du cheval.
Onguent de. sulfate de zinc camphfi! (Eckel).
Beurre recent lave........... 15 grammes.
Camphre................... 1 — 1/2
Poudre de sulfate de zinc___ 4 —
Melez. Falles un onguent pour les yeux. Introduisez dans Tangle inlerne de l'oeil, gros comme un pois.
Onguent vdsicitoire non dipilant (Coculct).
Onguent vesicatoire........ ) _ „„_
n , . ,inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;aa 200 grammes.
Pommade mercunelle...... jnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0
Suie de cheminec.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;100 —
Poudre de cantharides.....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15 —
Melangez exaclement.
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OPIUM.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 297
Opium.
Mat. med. —- C'est le sue epaissi des capsules du papaver somniferum; sa richesse en principes actifs elant variable, il vaudra mieux n'employer que ses principes bien d^flnis, d'autant plus que ces mömes principes, separes par les chimistes, sont loin d'avoir les memes propriet^s.
Effets phys. — ü'une fagon generale, ropium est soporiüque. Mais sa thebaine et sa papaverine surtout ont une action convulsivante. D'apres les derniers tra-vaux, le cerveau se trouve paralyse ä la dose de 5 ä 10 centigrammes chez I'homme, mais excite a doses moitie moindres; cette paralysie provoque un soin-meil invincible, et eile est due a une alteration directe des cellules cerebrales — et non a une congestion ou a une anemie du cerveau. Naturellement suit une diminution de la sensibilite. Le degre d'excitabilitö du centre respiratoire 6tant reduit, il en resulte une de­pression des nerfs sensibles des bronches et du larynx. Pour cette raison, la toux devientmoins aigue.
Effets tuer. —A dosetherapeutique, on obtiendra le plus souvent avec ces effets un abaissement de tempörature.
La dillerence d'actlon de l'opium avec la morphine consiste surtout dans la maniere dont se comportent ces deux substances dans le tube digestif: l'opium est preferable; il donne moins de nausees et de vomisse-ments et produit des effels generaux moins intenses. Les animaux jeunes et les races nerveusesyseront plus sensibles que les adultes et que les especes rustiques. Mode d'emploi. — Lapoudre de Dover composee de :
Opium............................... i ffl
Ipecacuanha........................... )
Sulfate de potasse.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8
est employee en Angleterre comme febrifuge pour
les chiens. —Dose 1 a 5 decigrammes
17.
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298nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 0RT1E.
La leinture ammoniac ale composöe de :
Opium....................... 10 grammes.
Alcool........................ 100 —
Solution d'ammouiaque....... 50 —
est employee comme calmant en Ecosse.
Doses. — La maladie augmenle la tolerance de l'opium ; aussi devra-t-on ne commencer qu'ä de pe-tites doses.
Ruminants.....................nbsp; nbsp; 8 a 12 gr.
Chevaux........................nbsp; nbsp; 6 ä 10 gr.
Petits ruminants...............nbsp; nbsp; 2 a 4 gr.
Chiens........................nbsp; nbsp; 0,50 a 1 gr.
Or (chlorure d') et de sodium.
Mat. med. — Soluble dans le vin.
Effets tiihr. — Ulile dans la mödecine des chiens de luxe, dans les cas de paralysie chronique provenant d'alleralions de la moelle 6piniöre.
Doses. — 0,03 ä 0,20.
Oranger.
Effets tiier. —Feuilles el Hours ä employer cornme antispasmodiques, contre la toux des chiens.
Mode d'ejiploi. — En infusion, pourservird'excipient ;i du kermes ou ä de Topium, selon la gravite des cas.
Orpiment ou sulfure jaune d'arsenic.
Effets ther. — Esl employe comme causiique dans le topique Tey-rat, dont voici la formule :
Bichlorure de mercuro.........nbsp; nbsp; nbsp; 32 grammes.
Sulfure jaunc d'arsenic........nbsp; nbsp; nbsp; 33 —
Acide arsenieux............... IG —
Poudre d'euphorbe............nbsp; nbsp; nbsp; 10 —
Huile de laurier...............nbsp; nbsp; nbsp;132 —
Le sulfure jaune d'arsenic a donn6 de bons resultats dans le Irailemenl des fies et verrues sur le cheval (Grammain).
Ortie.
Effets trer. — En fouettant une parlie de peau de-
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OXYDE DE ZINC.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 299
nudee avec ses feuilles fraiches, armees de poils pi-quants et remplies d'une liqueur corrosive, on oblient chezlesanlmaux une derivation energique surtout sur les parlies oü l'epidei'me n'est pas protege. L'urlica-tion est un bon revulsif local, mais, ä d6faut d'autre revulsif sous la main; il faudrait raser les poils.
Oseille.
Effets ther. — G'est un temperant qui n'est pas ä dedaigner.
II est un bon contre-poison des narcotico-äcres; il est indique dans les convalescences, aprfes les mala­dies du tube digestif.
Mode d'emploi. — On hache les feuilles d'oseille pour en obtenir le sue, ou bien on la fait cuire. Son bouillon s'appelle le bouillon mix herbes.
Moiroud, apres l'avoirfait bouillir,yajoutaitdumiel.
Oxalate da far. — Voy. Ferrugineux.
Oxalique (Acide).
Mat. mkd. — Sei solide, incolore.
Effets tuer. —C'est un causlique fluidiüant, quand il est concentre. On I'emploie le plus souvent en breuvage lemperant, pour calmer la fiövre et la soif dont eile est cause. C'est de plus un sedalif du Sys­teme nerveux.
Doses :
Grauüä herbivores......... -4 ä 8 grammes.
Petits herbivores......... 2 ä3 —
Chien..................... 0,50 a 1 —
Oxyde blanc d'antimoine ou antimoine.
Effets tuer. — Diaphorelique et expectorant dans les catarrhes subaigus ou chroniques(Voy. Anmlaquo;o??(ailt;x-).
Oxyde de fer. — Voy. t lliiops martial et Safran de Mars.
Oxyde mercurique. — Voy. Dioxyde de mercure.
Oxyde de zinc.
Mat. med. — Poudre blanche, douce au toucher, lagere, insoluble dans I'eau.
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OXYGENE.
Effets Tuiin. — G'est im dessiccalif et un leger as­tringent.
Gomme anli-ophthalmique, on I'unit au sucre, au camphre, et a divers sels mdtalliques astringents ou caustiques (Tabourin). 11 est absorbant et anliacide dans la diarrhee. Son action est reconnue sur le Sys­teme nerveux, dont il paralt r^gulariser les manifes­tations. Gomme il est recommande chez I'homme contre les nevroses et qu'il fait parlie des pilules de Meglin, on a pense ä le donner, chez le cheval, contre la toux rebelle (Prangö).
Mode d'emploi. — On I'emploie en poudre ou en pommade. Saint-Gyr, a Lyon, le present dans une infusion de sirop de gomme ou de sirop de capillaire dans la broncliiledu chien. Dans une potion calmante on pourra l'unir ä la valeriane et ä l'hyoscyamine.
Doses. — 1 ä 5 decigrammes.
Oxygene.
Effets phys. — L'oxygene jotie un rule important dans les phenomenes de la respiration. Dans un air dont la richesse en oxygene a 6te angmentee dans de justes lirnites (2 ä 3 atmospheres) les phenomenes vitaux augmenlent d'energie, I'individu est plus gai, plus vigoureux.
_ Effets TiuiH. —M. Vasselin s'est preoccupe de l'ap-plicalion ä la therapeulique veterinaire des inhala­tions d'oxygene et il a obtenu des succes dans I'ana-sarque, l'anemie, lesangines, les diverses formes d'as-phyxia el de congestions pulmonaires, I'emphyseme, lespneumonies infeclieuses, I'empoisonnement par le phosphore (chien). Gette pratique est bonne a imiter.
Mode d'emploi. — L'oxygfene gazeux est livre par le commerce dans des recipients (fig. 30) ou dans des bouteilles en acier (fig. SI).
L'oxygene sortantde la bouteille est amen6 par un tube en caoutchouc dans un ballon (fig. 32) en caoutchouc destin6 a rögulariser la sorlie et de la est
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Fig. 50. — liecipientaoxy-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Fig. 51.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Fig. 52. — Ballon
gene sous pressiou. Bouteilloaoxygene. a oxygcue.
Fig. 53 et 54. — Tube simple et double.
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Fig. 55. — Dispositifcompletpour l'emploi de l'oxygenc. Proeede Vasselin.
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PAPAINE.
303
amene par un autre tube dans l'une des cavitös na­sales ou dans les deux cavites; on emploie selon les cas un tube simple (flg. 53) ou un tube double (flg. 54) qui penfetre dans nne des narines ou dans les deux na-rines. La figure 55 montre l'ensemble du dispositif adopts par M. Vasselin.
Pancreatine.
Effets piiys. — La pancrealine naturelle (ferment du pancreas) dig6re l'amidon, les substances albu-mino'ides et surtout les matieres grasses.
Effets tuer. — On a employe la pancröatine arti-licielle (obtenue par action de Tether sur le pancreas^ dans la dyspepsie gastro-intestinale, surlout quand les graisses ingerees se retrouvent dans les selles, non modiliees par I'intestin. Mais son action est detruite par celle de la pepsine, et ne pent se produire que dans un milieu alcalin (Vulpian); aussi son ulililö therapeulique est douteuse.
J'ai employe la pommade au i/8 en application locale pour faire foudre une lutneur cicalricielle.
Papaine.
Mat. med. — Substanceazotee, extraile du caiicapa­paya, arbre des Moluques, dont la tige donne un sue laiteux amer, riche en substance azotee, qui atlen-drit les viandes qui y macerent.
Effets puys. — Precipitee de ce sue par I'alcool, la papaine agit comme ferment sur la librine : ses so­lutions dissolvent et digerent la chair musculaire iWurlzct Bouchul). Deläsonemploi dans la medecine humaine, pour faciliter la digestion des matieres albu-minoi'des, au m6me tilre que la pepsine.
Effets tuer. — La papaine est tsenicide.
Appliqu6e sur les membranes diphleriques, eile les dissout, mais avec une lenteur qui s'oppose ä la ge­neralisation de son emploi.
On peut I'employer dans la lienlerie et l'entöro-colite des jeunes animaux, etc.
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304nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PATES.
Mode d'emploi. — En vin, sirop, elixir.
Doses : 40 h 30 cenligrammes.
Papaverine.
Alcalo'ide de ropium; son action convulsivante fail qu'elle est inusilöe en Iherapeutique.
Papier nitre.
Mat. med. — Gelte preparation degage des vapours.
Fffets ther. — Uliie contre Tasthine. A essayer dans la medecine des chiens de luxe.
Paraffine.
Mat. Mfio. — Corps gras, retire du goudron.
Mode d'emploi. — Serl, comme la vaseline, d'exci-pient dans la composition des pommades.
Paraldehyde.
Mat. med. — Liquide incolore, solidifiable ä 3deg;, d'odeur nitreuse, de saveur desagreable.
Effets ther. — Hypnotique indique centre rinsomnie nerveuse. Anlagonisle de la strychnine.
Mode d'emploi. — En solution.
Paraldehyde.................. 15 grammes..
Eau.......................... 250 —
Chaque cuilleree ä Louche contient 1 gr. de medi­cament.
Ne pas I'employer en injections hypodermiques, parce qu'elle est alors tres douloureuseet tresirritante.
Doses. — I a 2 grammes, sur les chiens; ä l'imita-tion de son emploi chezl'homme.
Pätes.
Les pätes sont des preparations officinales ou ma-gislrales destinies ä etre appliquees topiquement ä la surface du corps.
Voici quelques formules:
Peile de Canqiioin.
Chlorure de zinc..................... 1 part.
Farine............................... 2 —
Eau................................. Q. S.
hi)
I
ocr page 317
#9632;
PATES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3U3
Mölangez le sei ä la farine, ajoutez peu ä peu l'eau dont il laut une tres petite quantity et petrissez comme une päle ä patisserie. On pent doubler la proportion de chlorure de zinc et employer l'alcool au lieu de l'eau dislillee pour confeclionner la päte. L'addition d'un peu de glycerine donne plus de sou-plesse a la päte et retarde sa dessiccation.
PMe de Soubeiran.
Chlorure d'antimoine___,............nbsp; nbsp; 1 part.
— de zinc.....................nbsp; nbsp; 2 —
Farine...............................nbsp; nbsp; 5 —
Eau..................................nbsp; nbsp; Q. S.
Pate de Payan,
Sulfate de cuivre..................... ( _
Jaune d'oeufs......................... j yquot;
D'apres Payan, cette päte caustique agirait promp-tement, formerait une eschare bien circonscrile et ne laisserait pas de cicatrice.
Pate caustique de Oasparin,
Vcrt-de-gris................... 100 grammes.
Vinaigre...................... Q. S.
Faites une pate 6paisse, que vous appliquerez sur l'ulcere du pielin.
Pdle caustique do Plasse.
Alun calcine................... 200 grammes.
Acide sulfurique............... Q. S.
Pulvörisez tres flnement l'alun calcinö et ajoutez peu ä peu I'acide, pour faire une pate peu consis-tante.
Pdle safranie de Velpeau.
Safran.............................. 1 part.
Acide sulfurique.............. ...... 2 __
Melangez jusqu'ä homogeneite parfaite.
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300nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PELLICULE.
Paullinia. — Voy. Guarana,
Pavot blanc, Pavot noir.
Mat. med. —Les totes de ces pavots, salon leur pro­venance, sent plus ou moins globuleuses, plus ou moins d6prim6es. Comma cas capsules sont mures, seches, et vides de leurs graines, alias contiennent moins d'opium qu'avant leur maturite.
Le pavot-coquelicot peut les remplacer dans la mödecina economiqua das campagnes.
Effets tqer. — Utiles dans la diarrhea, dans les coliques, dans toulas las inflammations du tube di­gestif, dans les phlegmasies des bronchas et des pou-mons.
Mode d'emploi. — Bouillies et reduites aux deux tiers, ellas constituaront das brauvagas calmants.
Cas tisanes pourront servir d'excipient a d'autras medicaments plus actifs.
Pelletierine.— Voy. Grenadier [ecorce de meine de).
Pellicule.
On appelle ainsi la legere couche medicamentause laissöe sur la peau par l'övaporation du collodion charge de principes th6rapeutiques.
Mode d'emploi. — On prepare comme base un col­lodion flexible :
Collodion officinal.............. 30 grammes.
Baume du Canada.............. I —
Huile de ricin.................. 0,.rgt;0
Ce collodion forma une pellicule souple, elastiqua, flexible et peu contractile, que Ton peut employer comme couche protectrice dans les pansaments.
II sart ä preparar las pallicules suivantes:
Pellicule ä Vhuile de croton.
Collodion flexible.................. 7 partioä.
Huile de crolon.................... 1 —
Employee, comme rubeflant, contra la taigna ton-surante.
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ocr page 319
PELLICULE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;307
Pellicule a la cocaine.
Collodion flexible.............. 50 grammes.
Cocaine........................ 1 —
Employee comme calmant etanesthesiant, dans les crevasses par exemple :
Pellicule ä Vlchthyol.
Collodion flexible.................. 7 parties.
Ichtyol............................ 1 —
Usitde centre les maladies de peau (psoriasis, im­petigo, herpes). A essayer contre le crapaud.
Pellicule ä l'iodc.
lode pur....................... 1,50
Collodion flexible............... 30 grammes.
Employee comme rev.ulsif antiseptique.
Pellicule A I'iodoforme.
lodoforme......................... 1 partie.
Collodion flexible.................. 2 parties.
Employee comme antiseptique.
Pellicule (I I'acide mlieylique.
Collodion flexible............... 3quot; grammes.
Acide salicylique............... 5 —
Employee, comme antiseptique, contre les mala­dies de la peau, les ulceres et les vegetations fon-gueuses.
Pellicule d I'acide salicylique et au chlorure de zinc.
Acide salicylique............... 3 grammes.
Chlorure de zinc.............. 1,50
Collodion flexible............... 30 grammes.
Employee contre les ulcöres, etc.
Pellicule au suhlimi.
Sublime.........'............... 0,80
Collodion flexible............... 30 grammes.
ocr page 320
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308nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PEPSINE MEDICINALE.
Employee comme antlseptique.
Pellicule ä Vacide lactique ct salicylique.
Aclde lactique.................. 10 grammes.
Acide salicylique............... 10 —
Collodion flexible............... 80 —
Employee pour dissoudre les vegetations et les ex-croissanccs.
Pellicule styptique.
On Ja prepare en dissolvant :
Tannin soluble dans I'alcool...... 10 parties.
Teinture de beujoia.............. 11 —
On ajoute celte solution a :
Ether............................ iO parties.
Fulmi-coton...................... 2 —
On melange et on agite. Employee contre les h^morrhagies.
Pellicule visicante.
#9632;
On prepare du collodion avec :
Teinture ether^e de cantharides... 30 parties. Coton-poudre..................... 2 —
Employee comme vesicant (Bocquillon-Limousin).
Pensee sauvage.
Mat. Miio. — Cette plante commune contient, comme la violette, de la violine, alcaloi'de, analogue ä I'^meline.
Effets tukr. — Elle est diuretique, depuralive, et rend quelque service comme tisane, dans les hydro-pisies.
Pepsine medicinale.
Mat. med. — Substance qu'on extrait de l'eslomac du mouton, du veau, du pore, par des procedös varia­bles, qui consistent en general ä racier l'eslomac, a
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PliRCHLORURE DE FEB.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 309
trailer la pulpe par l'alcool ou l'ether, ä üllrer et ä evaporer le liquide.
Gelte pepsine extractive esl jaunätre, d'odeur spe-ciale : pour lui donner une action uniforme on ajoule une proportion d'amidon teile, que 1 gramme du melange digere 6 grammes de fibrine humide; on a ainsi la pepsine amylacee neutre, poudre fine, presque blanche, a peu pros inodore et insipide, incompiete-ment soluble dans I'eau a laquelle on ajoute quelques goultes d'acide chlorhydrlque pour accroitre son pouvoir digestif.
Effets I'Hys. — Gelte pepsine artiflcielle agil comme celle qui existe dans le sue gastrique.
Effets thkr. — A employer dans les dyspepsies du chien.
Doses. — De 0,40 h 1 gramme dans du vin, sous forme d'61ixir ou de sirop.
Peptone artiiicielle.
Mat. med. — Ge produil jaunätre, rdsultal d'une maceration, 12 heures durant, de viande de hoeuf, dans de l'acide chlorhydrlque dilue, represente trois lois son poids de viande.
Effets tiier. — G'est un Irophique direct. A em­ployer dans la medecine de luxe seulemenl; et dans les casdesesper6sd'anemieprofonde et de debilitation.
Mode d'emploi. — S'il n'esl pas supporte par I'esto-mac, on I'administre en lavement.
Doses. — De 100 ä200 grammes par jour.
Perchlorure de fer.
Mat. med. — Ge sei est employ6 sous la forme liquide surtoul; il est alors pareil a un sirop rouge-brun.
11 faul eviter de möler au perchlorure de fer des malieres lannantes qui feraient de l'encre, des cya-nures qui feraient du bleu de Prusse.
Effets phys. — Son principal effel est la coagula­tion de l'albumine el du sang; il a la propriete de faire
#9632;^HH^^^M
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310nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PERCBLORURE LE FER.
contracter les vaisseaux arleriels et veineux, il est un puissant hömostatique.
Effets titer. — En solution trfes elendue, il a I'ac-tion des ferruginetix toniques ordinaires; il se change alors en prolochlorure, mais son emploi prolong^ exerce une action trop styptique sur Testomac.
Coagulant excellent dans les plaies synoviales et tendineuses (G. Leblanc). Anlipsorique, selon Megnin ; mais il y a mieux. Antivirulent, selon le Dr Rodet, qui a compose line liqueur causlique conlre les piqiires des insectes:
Eau distillee................... 32 grammes.
Perchlorare de fer.............. 16 —
Acido chlorhydrique............ 8
Pendant un moment, on a fait du perchlorure une panacee; puis on I'a abandonne; il merile une juste place entre ces deux exces.
Sainl-Cyr en I'emplovant autrefois conlre I'an^mie des jeunes chiens semble avoir etö le precurseur du fer Bravais.
M. LeBerrepr^conisel'usage du perchlorure de fer. ä la dose de 75 k 150 grammes dans un litre d'eau froide, parcuilleree ä bouche, toutes lesheures ou les deux heures, contre rhematuriedes vaches. En meme temps administrer de la graine de lin. En conlinuanl ce traitemenl, la guerison sera assuree, si toutefois il n'y a pas de lesion organique du rein.
Mode d'emploi. — Voici des preparations dont on pourra faire usage, selon les cas :
Poudre tonique pour les grands animaux.
Solution do perchlorure de fer
ä 30deg;....................... 100 grammes.
Son..........................nbsp; nbsp; 1000 —
Karine d'avoine...............nbsp; nbsp; 1000 —
Melez ; divisez en dix prises, ä donner une par jour, contre les debililes et lanemie.
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ocr page 323
PERSIL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3H
Pilules toniques pour le chicn. Solution de perchlorure de fer
ä 3(r......................... 10 grammes
Poudre de gluten granule....... Q. S.
Melez; divisez en 100 pilules; donnez de 2 a 4 pi­lules par jour.
Permanganate de potasse.
Mat. mi5d. — Selen prismes brillants, presque noirs, solubles dans 16 parties d'eau qui se trouve coloröe en rouge violel.
Ce sei est le röaclif le plus frequemment employe pour deceler dans les liquides les malieres organiques, qui en le desoxydant lui enlevent sa couleur.
Effets Pins. — G'est un oxydant qui detruit les ma-tiöres organiques, et tue les organismes inferieurs.
Effets tuer. — En solution ä 2 p. 100, il desin-fecte tres bien les ecoulernents fetides; on le recom-mande pour detruire les microbes restes sur les ins­truments ou sur les objets qui auraient ete en contact avec des plaies mauvaises on des locbies corrompues.
II a ete, h juste litre, preconise en injection locale ä 2 ou 5 centigrammes dans 10 ou 20 gouttes d'eau, contreles morsures des viperes (Kaufmann).
II est employe comme lonique, en Angleterre, dans la maladie des chiens.
Peroxyde de fer hydrate.
Mat. med. — Ferrugineux insoluble.
Effets tuer. — Antidote precieux des arsßnicaux.
Doses. — 80 ä lllO grammes pour les gros animaux, 25 ä 30 pour les petits, en cas d'empoisonnement.
Peroxyde d'oxygene. — Voy. Eau oxygcnee.
Persil. — Voy. Apiol.
Effets tuer. — Ses feuilles s'appliquent comme resolufives, en cataplasmes, sur les contusions et sur les mammites. Ces cataplasmes constituent un moyen populaire de tarir la secretion lactöe des cbiennes.
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3i2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PIIENIQUE (ACIDE), PHfiNOL, CARBOL.
Petit-lait.
Effets tuer. — C'est un temperant et un nutritif ä la fois, il l'acilite les selles et la diurfese dans las mala­dies aignes, s'il est supporte, et dans les convalescences.
Petite centauree.
Effets tuer. — Ses sommites fleuries et roses sont toniques.
Mode d'emploi. — Font ä volonte des decoctions, des teintures et des exlraits.
Doses. — M6mes doses que la gentiane.
Phenate d'ammoniaque.
Effets ther. — Plus aclif que I'acide phenique, au dire du J)T Declat et du veterinaire Marret, ce pM-nale est un disinfectant externe el interne, qui rend service centre les maladies charbonneuses, contre la fiövrelyphoide, contre les piqüres venimeuses.
Mode d'emploi. — Son emploi parait preferable en injections sous-cutan6es, ä la dose de 2 p. 100 chez le cheval, 3 p. 100 chez les ruminants. Gsell le cite avec 61oge.
Phenique (Acide), Phenol, Carbol.
Mat. med. — C'est un alcool et non un acide ; il est Irhs volalil; l'eau n'en dissout qu'un vingtieme de son poids ; il est tres soluble dans I'alcool, mais il faul savoir que dans ce' cas il n'est pas aussi disin­fectant ni aussi microbicide que sous ses aulres for­mes. En general, il n'est pas livr6 ä l'^lat de sei pur, mais ä l'elat liquide avec son propre poids d'alcool dilue. 11 colors en bleu le perchlorure de fer.
Effets pays. — Sa solution aqueuse coagule nette-ment l'albumine et le sang.
laquo; Applique sur la peaudu cheval en solution ou sous forme de pommade, dit Kaufmann (1), I'acide phenique produit rapidement un gonflement et un durcissemenl considerables du derme, avec une diminution de la sen-
(I) Kaufmann, p. 141.
ocr page 325
PHENIQUE (ACIDE), PHfiNOL, CARBOL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;313
sibilite raquo;, Plus tard I'dpiderme se fendille, le derme se congestionne comme sous Taction des rubefiants; une eschare se forme, qui, au bout de 15 a 20 jours, entraine la chute des polls, mais le tout se regenere par la suite, et toute trace disparait.
laquo; L'acide ph^nique, dit le m6me anteur, est absorbe facilement par la muqueuse digestive. Quand 11 est arrive dans le sang, 11 entre bientot en combinaison avec les sels du serum, principalement avec les Sul­fates, et il se forme des sulfophenates, qui sont elimi-nes par les urines oü on pent les relrouver. L'acide pheniqueestaussi en partie elimine par les branches, car l'air expir6 prend, apres son administration, une odeur de goudron des plus marquees. Pendant son 61imination par les reins, il excite la fonclion de ces glandes, communique aux urines une teinte brunätre tres foncöe et proyoque unediuröse abondante. raquo;
Effets tox. — Etendu sur une grande surface nue, il devient toxique par I'absorplion.
Effets tiier. — laquo; Les effets les plus saillants pro-duits par l'acide phenique, absorbe en petite quan­tity, sont un mouvement febrile assez intense, mais de courte dur6e, des contractions musculaires dans la region du coude, du grasset, de la croupe. C'est a la dose de a grammes, chez le cheval, qu'on obtient ces effets. A la dose de 20 grammes chez les grands herbivores et k celle de A grammes chez le chien, l'a­cide phenique produit rapidement une grande fai-blesse, de la stupeur, puls des tremblements muscu­laires et des convulsions letaniques ressemblant ä celles produites par la noix vomique: enfln des mou-vements choreiformes suivis de la paralysie du Sys­teme locomoleur raquo;.
Les maladies psoriques et pediculaires, les erup­tions de clavel6e et de fievre aphteuse, les ulceres in-terdigil6s, limace, chez les bovides, le pielin, chez le mouton, toutes les plaies, toutes les solutions de Cagny. — Ther. v6t.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 18
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314nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PHEN1QUE (ÄGIDE), PHENOL, CAHBOL.
conlinuite se trouveront bien de l'acide phenique convenablement etendu d'eau.
Antidotes. — Les contre-poisons de cet acide sonl les sels qui avec lui peuvent former des sulfophenates non toxiques, eux; aussi le sulfate de soude a haute dose est-il recommande. Le sucrate de chaux, d'apres Husemann, aurait les memes proprietes. D'apres Baumann les injections intraveineuses d'ammonia-que arrßleraient les effets toxiques du phenol. Contre I'aclion causlique locale, on utilisera les corps gras. Lorsque je dois manier l'acide phenique ou ses solu­tions fortes, je graisse rnes mains ä l'avance.
Effets antis. — liest de plusetsurtout unantisepti-que type ; il empßche l'urine de fermenter, le pus de devenir septique ;ä 2 p. 100, ilest conservateur de la viandc et de l'albumine; ä o p. 100, il detruit tous les microbes, surtout celui du charbon symptumatique ; mais dans les milieux de culture seulement.
L'alcool lui faisant perdre ses proprietes virulentes, si on veul I'employer comme anliseptique, il faut le m6Ianger avec les alcalins [phijnate de soude) ou avec la glycerine et l'eau.
Mode d'gmploi, — Tres usitc en Chirurgie, en la-vage, en pulverisation, en inhalations aussi contre la bronchite putride, la gangrene du poumon, les an-gines diphtoritiques. Pour le faire p6n6trer dans les bronches, on le fera bouillir dans une casserole en terre, tres dilu6 d'eau, bien entendu. Un conduit de toile allant du recipient aux naseaux de l'animal y conduira les vapeurs.
Dans la pratique chirurgicale, ilest bon de d^sin-fecter l'animal ä operer, l'op^rateur lui-möme, ses instruments et la plaie faite au patient, le tout avec de l'acide phenique dilue (1).
A I'inlerieur on donne l'acide phenique en bois-son, en breuvage, et il est alors astringent, desinfec-
(I) Voyez 3C partie, Anlisepsie.
I
ocr page 327
PHENIQUE (äCIDE), PHENOL, CARBOL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 315
tant intestinal, anlidrarrheique (Zundel, Quivogne). Voici quelques forrnules :
Eau pMniquie, quot;lt; p. 100.
Acide pheniqiie............... 50 grauunes.
Eau ordinaire................ 10ÜÜ —
Dissolvez ä froid.
lluile phi'niquöc {Socard).
Acide phfinique............... 4 grammes.
Huile......................... HIJ —
Huile phc'niquee (Lister).
Acide phenique................. 1 gramme.
Huile de liu bouillie............. ö grammes.
Pour les pansements.
Solution pour laver les mains, les couteanx, les instruments les (ippareils.
Acide phenique.................. 1 gramme.
Eau............................. 3 grammes.
Acide phinique alcoolisc.
Alcool a SOquot;...................... I £, n s
Acide phenique cristallise......... I
Caustique. Contre les piqüres anatomiques et la carie dentaire (Lemaire).
Pommade phdniquec (Bobojuf).
Acide phenique................. 1 gramme.
Axouge........................ 10 grammes.
Breuvage antiputride (Trasbot).
Acide phenique................. 10 grammes.
Vin rouge...................... 1 litre.
infusion de plantes aroraatiqucs. 1 —
Falles l'infusion, mölez le vin et l'acide. Dans la derniere periode de l'infeclion purulente. On peut remplacer lo vin par ili grammes d'alcool. Doses :
Cheval................... 5 ä 8 grammes.
Boeuf.................... 8 ä 15 —
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316nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PHOSPHATE DE SOUDE.
Mouton.................. 1 a 3 grammes.
Pore..................... 0,50a 2
Chien................... 0,30 a 1 —
Phenol. —Voy. Phenigue [Acide).
Phosphate de chaux et de magnesie.
Mat. med. — Ges deux sals, associes, se trouvent dans leslissus de tons les organismes, mais le premier yest beauconp plus abundant. Le phosphate de chaux conslitue la charpente minerale de tout element ana-lomique, qui ne-peut exister sans lui (Bouchard).
Sous forme de lacto-phosphate lt;le chaux ou de chlorhi/dro-phosphate de chaux, 11 est soluble, et par consequent mieux prepare pour rabsorplion.
Effets phys. — Ingere, il est dissous par I'acide chlorhydrique de Testomac; il ne taut pas en donner beaucoup ä la fois, parce qu'il soustrairait par trop de cet acide si ulile a I'acidite du chyme.
Effets ther. — Recommande dans le rachitisme, l'osteomalacie, et les maladies debilitanles des jeunes animaux. II est utile dans les fractures pour la for­mation du cal. A conseiller avec de l'huile de foie de morue dans les debilites des jeunes chiens.
Mode d'emploi. — Pour les animaux, ce sont les phosphates des aliments de choix qui donneront les meilleurs resultats.On donneraaux herbivores du son, des cereales, des legumineuses; aux carnassiers, du sang, de la viande, des os. Megnin indique un bon moyen pratique d'ajouter la poudre d'os ä la ration du chien : il consiste k räper avec une forte lime les os cuits des aliments de J'homme. On en donne une cuilleree a cafö par jour.
Doses. — 0,50 gr. par jour, 2 ou 3 grammes pour un poulain.
Phosphate de far.
Mat. med. — Sels de fer insolubles.
Doses. — Les mömes que le carbonate.
Phosphate de soude.
I
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HHOSPHOREE (lüILE);nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 317
MAT.Mfin. —En cristaux Iranslucides, efflorescents; saveur fraiche. Soluble dans I'eau chaude.
Effets phys. — Sa solution dans la glycerine, 4 k 3 pour 20, a la propriet6 d'exciter la vitalite des sper-matozoides. A I'iinitalion de ce qui a ete fait en me-decinehumaineje I'aiemployee chaude, unefoisavec succes, pour le lavage du vagin, quelqnes minutes avant la saillie, sur uns jument de courses qui n'avait pu Mre IVicondee jusque lä.
Effets tuek. — Purgatif doux, h hautes doses; to-nique h petües doses.
Doses. —Commapurgatif, 13 aSOgr. pelitsanimaux.
Comme tonique, sur le chien^ on donnera une cuil-leree ä cafe de la potion suivante :
Eau......................... 101) grammes.
Phosphate de soude......... .
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; potasse....... äa 10nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —
Arseniate de soude......... !
En arrötant tons les 3 on 4 jours.
Phosphore.
Mat. meo. — Le phosphore officinal est cristallin, jaunätre, mou, insipide, d'odeur alliacee, peu soluble dans I'eau, plus soluble dans lather et le sulfure de carbone; on n'emploie que celui-ci.
Effets puys. — G'est un medicament osteogene par excellence; les experiences I'ont prouve.
Effets tiier. — A doses therapeuliques, il est bon centre le rachilisme et l'ostiomalacie. C'est un stimu­lant du Systeme nerveux, Indique centre les paralysies.
Effets tox. — Ses vapours seules donnent lieu a des osl6ites suppurees, ä des caries du maxillaire. A doses un peu elevees, c'est un poison violent.
Doses. — 0laquo;' ,002 ä O|5r,O03 chez le chien; 3 ä 10 cen­tigrammes chez le cheval.
Phosphoree (Huile).
Mat. Mfio. — Preparation de l'huile phosphoree : 1 partie de phosphore et 30 huile de lin.
18.
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318nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PIL0CARP1NE.
Effets xuiiR. — L'huile phosphoi-ee se donne au chien atteint de paralysie lombaire ügr,040 a d gramme (Trasbot).
Elle a ete preconisee par Rey, Cansse, Ring-uet dans ie traitement du charbon; par Delwart et Degive dans les affections typhoi'des du cheval.
Doses. — 10 ä 13 grammes, pour le cheval, dans un electuaire ; 13 a 20 grammes pour lesgros ruminants: 1 ä 3 grammes pour les pelils ruminants.
Phosphoree (Pommade).
Mat. med. —^ 1 de phosphore, 100 de vaseline on d'axonge.
Effets tiier. —S'applique en onctions fort legeres sur les parties atteintes de paralysie.
Phosphorique (Acide).
L'acide phosp/iorique (solution ol'ticinale) s'adminis-trera ä la dose de 1 gramme par jour, en trois ou quatre fois.
Phosphure de zinc.
Effets tiiei!.— Introduit dans la m6decine canine par Trasbot, qui a obtenu des resultats danscerlaines maladies nerveuses du chien.
Doses. — 0s 2 ä 0Kr,00o.
Physostigmine. — Voy. Fserine.
Pierre infernale. — Voy. Nitrate d'argent.
Pilocarpine.
Mat. med. —G'est Falcaloi'de Anjnhorandi, qui s'ob-tient en masse visqueuse, incolore, amere, donnant un chlorhydrate et surtout un azotate, tres solubles tons deux dans I'eau.
Vazotate, plus stable, doit etre prefere au Qhlor-hydrate.
Effets puys. — Les effets principaux de ces sels sont une augmentation de la secretion salivaire, une augmentation des sueurs des humeurs lacrymales, nasales, bronchiques, du sue gastrique, de la bile,
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Pi
PILULES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 319
des liquides inteslinaux. De plus, il y a un retrecis-sement de la pupille.
C'est lo plus puissant des medicaments hyperse-cretoires.G'est l'antagonisle de l'alropine.Les glandes sont non seulement excilees, mais les fibres des mus­cles lisses sont activees dans leurs conlractions.
Effets tiikr. — Ce medicament est maintenant usuel en vetörinaire, oü Ton emploie ses effels de diaphorese et de chaleur typique h la peau, pour de-congeslionner des organes imporlants, alteinls dquot;in-Uammalion aigue ou chi'onique. Indiquee dans toutes les maladies du rein avec uremie.dans lesanasarques (Signol), en general dans les coliques du cheval.
Mode d'emploi. — Le mode d'administralion le plus commode est l'injection sous-cutanee, qui ne präsente aucun danger. L'injection intra-veineuse ou intra-Iracheale est plus dangereuse.
Doses.
Cheval.......................... 0,15 h 0,':0
Boeuf........................... 0,15 a 0,20
Chieu........................... 0,005 ä 0,02
Kaufmann pretend qu'il ne laut pas depasser 0er,30 chez un cheval de laille ordinaire.
Pilules.
Preparations magistrates päteuses, de forme ronde ou ovoi'de, destinees a etre avalees; elles sont plus con-sistanles quelesÄo/s et moinsvolumineuses. Voy.ßo/s.
Voici qnelques formules :
Pilules anodines pour le chicn (Blaine).
Thridace........................ 2 grammes.
üaume du 1'eruu................. 1 —
Gomme arabique................ •#9632;gt; —
Miel............................ Q. S.
P. S.A. 20 pilules.
Pour comballre les affections chroniques du pou-mon chez le chien. On en donne 1 ou 2 chaque matin. Pilules unthclminlhiques pour le cheval (Vitet). Suio de cheminee tamisec ..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;-iS ''rammes.
ocr page 332
320nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PILULES.
Aloes des Barbades.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Hi —
Jliel ou melasse............ | laquo; „
Poudre de reglisse......... Inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —
Faites 7 ä 8 pilules, que vous administrerez au cheval k jeun et en une seule fois. Pilules unthelminthiques pour le cheval (Royer-Tingrey).
Aloes snecotrin.................nbsp; nbsp; 110 grammes.
Calomel a la vapeur............nbsp; nbsp; nbsp; i —
Semen contra..................nbsp; nbsp; 30 —
Miel............................nbsp; nbsp; Q. S.
Faites plusieurs bols. Administrez le matin a jeun. Contra les vers ascaridesellesstrongles qui habitent le canal intestinal du cheval.
Pilules contre la chorie du chien.
Sulfate de quinine................ 1 gramme.
Poudre de valeriaue.............. 5 —
Extrait de valerlane.............. Q. S.
F. S. A. 20 pilules, de 2 a 5 par jour.
Pilules conlreles acces ipileptiformes du chien (Förster).
Extrait de belladone..... ) - ^ • -
,, , , .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ; aa 2 a o grammes.
Oxyde de zinc........... )nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; H
Extrait de strainoine.....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 —
F. S. A. 2o pilules, de 2 ä 5 par jour.
Pilules conlre les vers du chien 'Blaine).
Turbith mineral.................. 1 gramme.
Limaille ile for................... 1 —
Theriaque........................ Q. S.
S. A. Dix bols. Administrez-en un chaque matin. Pilules diuretiques hydragogues.
Scille........................ ]
Digitale...................... äli 5 grammes.
Scammonee.................. )
Sirop de gomme.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Q. S.
F. S. A. 100 pilules. On en conseillera de 2 a 12 par jour, jusqu'a eflet diuretique et purgatif bien pro-nonce pour le chien.
Tres el'ficaces contre les hydropisies.
ocr page 333
P1SS-B0LS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;321
I
Pilules purgatives (Eckel).
Aloes succotriu................. ö grammes.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; '}
Sulfate de potasse............. 15
Savon.......................... Q. S.
Falles 100 pilules, que vous roulez dans la poudre de reglisse. 10 pilules au chien le malin ä jeun.
Pilules de copahu.
Copahu..................... i
Teiebenthine do Bordeaux... äti 20grammes. Magn^sie................... !
P. S. A. Des bols de 30 centigrammes, de 3 a 20. Pour le chien, dans les urethrites et les maladies de la vessie.
Pilules suisses.
Preconisees par Le Berre comme purgatif, dans la medecine des chiens. S'administrent dans de laviande ou autrement; de 1 a 6 pilules.
Piscidia erythrina.
Mat. mi'sd. — Legumineuse exotique, dont la racine fournit une ecorce.
Effets puys. —Elle produitle sommeil, lamydriase, la diaphorfese et une abondante salivation. G'est un puissant sedatif.
Mode d'emploi. — En teinture, 0^,o0 h 1 gramme.
Piss-bols.
Ge sont des diuretiques specialement usites dans la medecine des chevaux.
Voici quelques formules :
Savon blano..................nbsp; nbsp; 1000 grammes.
Poix blanche.................nbsp; nbsp; 1000 —
Nitre.........................nbsp; nbsp; nbsp; 250 —
Carbonate de potasse.........nbsp; nbsp; nbsp; 250 —
Essence de genievre.......... 60 —
Poudre de reglisse............nbsp; nbsp; nbsp; 120 —
F. S. A. Des bols de 00 grammes, de 2 ä 4 par jour.
ocr page 334
#9632;raquo;
322nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;POMMADES OU LIPAROLfiS.
Bol diuritiquc (White).
Savon blanc...................nbsp; nbsp; 120 grarames.
Terebenthine.................. 50 —
Poudre d'anis................. 50 —
Carbonate de magnesie........ Q. S.
F. S. A. 6 bols a donner dans vingt-quatre heures.
Bol diurciique (Bracy-Clark).
Nitre......................... 500 grammes.
Savon........................ 250 —
Terebenthine................. 500 —
Farine d'orge................. 1250 —
Pilez dans un mortier pour avoir une masse com-pacte, que vous divisez en bols de 30 grammes.
Pissenlit.
Effets thGr. — Le sue de ses feuilles est diuretique el laxalif.
Podophylle.
Mat. mi';d. — Rhizome exotiqne.
Effets tuer. — Constitue un purgalif sur et sans danger, donl le principe actif est la podophylline; il est pr6cieux, parce que, apres lui, il n'y a pas de ten­dance ü. la constipation. Reussit bien centre les consti­pations opiniätres.
Mode d'emploi. Doses. — Chez le chien, 0S,',20 ä üpr,40 de poudre en bol on en 6Iectuaire. En teinture, Oe'.Ol h 0quot;,04 seront suffisants.
Polygala amer.
Sa racine a las mömes propri6tes que celle de la gentiane.
Pommades ou Liparoles.
Preparations onctueuses, le plus souvent offici-nales, resultant du melange d'une graisse ou d'une huile concrete, avec divers principes medicamenteux iTabourin).
Pommade ä la naphtaline.
Naphtaline...........,......... 2 grammes.
Axonge........................ 30 —
mm
ocr page 335
POMMADES OU LIPAROLES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;323
Peut remplacer la pommade de goudron dans le trailement des dartres.
Pommade astringente,
Solulion de perchlornre de for
a •'SO0......................... SO grammes.
Axonge........................ 10 —
Mfilez.
Pommade au bichromate de potasse (Schmidt et Forster).
Bichromate de potasse...... ) „ „.„
lodure de potassium........ ) a:' 2o0 centlSr-
Pommade mercurielle......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30 grammes.
(jontre les n^oplasies osseuses. En frictions rep6lees.
Pommade eontre le crapaud (White).
Acide sulfurique............... CO grammes.
Axonge....................... 150 —
Faites fondre I'axonge, incorporez I'acide sulfu­rique et melez.
Pommade sulfureuse eontre la yalc (Trasbot).
Trisulfure do potassium....... 10 grammes.
Carbonate do potasse pur...... 2 —
Axonge....................... 300 —
Pomniade rouge (Ecole d'Aifort).
BUodnre de mercure.......... 8 grammes.
Axonge ou vaseline........... 100 —
üelayez le sei dans un peu d'huile, incorporez ii
axonge.
Pommade resolntive (Hey).
Deuloiodure dc mercure........ i grammes.
Axonge........................ 32 —
Pommade #9632;phamp;niquie (Boboeuf).
Acide pheuique................. 1 gramme.
Axonge........................ 10 —
.1
ocr page 336
mm
.-*-
i
l!
324nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;POMMADES OU L1PAR0LES.
Pommade naphtolee (Nocard).
Naphtol....................... 4 grammes.
Axouge on vaseline........... 100 —
Dissolvez le naphtol dans l'ether et incorporez k I'excipient.
Pommade d'Helmerich.
Carbonate de potasse............. 1 gramme.
Soulre sublime................... 2 —
Axouge.......................... 7 —
F. S.A.
Gontre la gale du cheval et du chlen.
Pommade dessiccative (Eckel).
Axonge........................nbsp; nbsp; 120 grammes.
Essence de terebenthine....... 30 —
Sous-acetate de cuivre......... 15 —
Sulfate de cuivre.............. 12 —
Mfelez. Falles un onguent pour panser chaque jour en I'elalant sur la (ilasse.
Gontre las eaux aux jambes et les ulceres de mau-vaise nature.
Pommade de Saturne (Lebas).
Onguent populeum.................. G parts.
Extrait de Saturne.................. 1 —
M61ez exactement a froid.
Gette pommade calme les inflammations et irrita­tions superflcielles, cicatrise les plaies simples, et convient dans les brulures.
Pommade Desault.
Oxyde rouge de mercure........nbsp; nbsp; nbsp; 4 grammes.
Tuthie preparee................nbsp; nbsp; nbsp; 4 —
Acetate de plomb...............nbsp; nbsp; nbsp; 4 —
Alun calcine...................nbsp; nbsp; nbsp; 4 —
Sublime corrosif................nbsp; nbsp; nbsp; 6 decigr.
Pommade Rosat................nbsp; nbsp; 32 grammes.
Mamp;angez et broyez longtemps sur un porphyre-
ocr page 337
POMMADES OU LIPAROLES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3-2o
Contre les ophthalmies chroniques.
Pommade irritante et vesicante (Gelle).
Soufre sublime.............. ) laquo; ,,.
Axonge..................... | araquo; 9. grammes.
Cantharidos pulverisees.....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 24 —
MiMez pour faire un onguent.
Gelle a preconise cet onguent contre les herpes ou dartres ulc6reuses du gros betail.
Pommade cantharidie.
Poudro de cantharides.......... 32 grammes.
Axonge........................ 38 —
Cire jaune...................... 61 —
Faites digerer les cantharides dans la graisse fon­due, passez et ajoutez la cire.
Pommade contre la gale (Kaposi).
Naphtol.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5 grammes.
Savon noir....................nbsp; nbsp; nbsp; 50 —
Craie pulverisee...............nbsp; nbsp; nbsp; 10 —
Axonge.......................nbsp; nbsp; 100 —
Deux frictions par jour.
Pommade fondante.
Pepsine extractive.............. 3 grammes.
Lanoline....................... 10 —
Sur les plaies fongueuses; je l'ai employee une fois avec apparence de succes.
Pommade calmante (Cagny).
Vaseline................... ...nbsp; nbsp; 30 grammes.
Hydrate de chloral..............nbsp; nbsp; nbsp; 8 —
Chlorhydrate de morphine......nbsp; nbsp; nbsp; 0,30
Huile de ricin..................nbsp; nbsp; nbsp; V gouttes.
Contre les manifestations cutanees douloureuses. Je l'ai employee avec succes contre les contusions du cheval de courses.
Cagnv. - Ther. vet.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 19
ocr page 338
326nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;POTASSE.
Pommade anfiparasitaire.
Acide salicylique.............^ .. 1 gramme.
Borax........................... 0,5
Vaseline........................ 4,5
Baume du PiSrou................ 1 gramme.
Essence d'anis etoile.............nbsp; nbsp; Ill gouttes.
— de bergamote........... X —
Gontre les poux et les teignes des chiens d'apparte-ment, des oiseaux, des fuvets, etc.
Pommades antiseptiques avec la Lanoline.
Axonge benzoineo..............nbsp; nbsp; 25 grammes.
Lanoline.......................nbsp; nbsp; 50 —
Acide borique..................nbsp; nbsp; 10 —
ou Acide phenique................. 5 grammes.
ou Acide salicylique............... 2 grammes.
Faire fondre I'axonge, ajouter la lanoline et l'acide.
Potasse.
Mat. med. — Elle est tres avide d'eau el d'acide carbonique.
Effets puts. — Elle dissout l'öpiderme, attaque le derme, saponifie la graisse qu'elle rencontre, detruit les Elements des tissus.
Effets th^r. — Est un escharotique prompt et penetrant, qui fait une eschare grisätre, molle au cen­tre, resistante a laperipherieetpresque toujours plus grande que la surface de ce caustique lui-meme. La suppuration chasse pen ä peu cette eschare.
Elle detruit les champignons, les Acs, les crapauds, les ulceres indures, etc.
H. Bouley la conseillait en solution sur le bourrelet, dans les cas de seime, pour assouplir la peau et rame-ner la secretion cornöe a I'etat physiologique ; avec le caustique pur, il detruisait peu ä peu les callosites, entre autres celles qui resultent des complications d'une enchevetrure. II a reussi centre les eponges volumineuses.
ocr page 339
POTIONS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;327
Mode d'emploi. —On vend ce caustique sous toutes sortes de formes, afin que son usage soil plus com­mode.
II est surtout employe sous forme de caustique Fillios (voy. ce mot) ou de poudre de Vienne (potasse caustique, 30 parties; chaux vive, 60 parties).
Potions.
Voici quelques potions utiles ä connaitre :
Potioti d'uconit.
Alcoolature d'aconit........... 2 grammes.
Sirop diacode................. 30 —
Eau d'orge.................... 120 —
A prendre par cuillerees.
Gontre la bronchite des chiens adultes ou de grande taille.
Pour les jeunes chiens ou ceux de petite taille, on pent modifier ainsi la formule :
Alcoolature d'aconit............ l gramme.
Sirop diacode.................. 30 —
Eau d'orge..................... 100 —
On pent, dans le m6me cas, employer le sirop d'a-
conit du Codex.
Potion conlre I'ictere (formule anglaise).
Calomel.........................nbsp; nbsp; 6 grammes.
Opium.........................nbsp; nbsp;2 —
Gingembre......................nbsp; nbsp; 8 —
Decoction d'orge pen delayee....nbsp; nbsp;Q. S.
Contra I'ictere du cheval.
Potion contre Ventirite chronique [Elaine).
Huile de ricin.................nbsp; nbsp; 200 grammes.
Ipecacuanha en poudre........nbsp; nbsp; nbsp; 5 —
Opium.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 —
Decoction claire d'amidon......nbsp; nbsp; 250 —
Repetez ce medicament une ou deux fois, a des in-
ocr page 340
328nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;POÜDRES.
tervalles de 6 heures, puis substituez une decoction d'amidon.
Potion expectorante (Beasly).
Digitale...................... I gramme.
Emetique..................... 2 —
Nitre.........................nbsp; nbsp; nbsp; 12 —
Scille......................... 4 —
Opium........................ 1 —
Decoction d'orge..............nbsp; nbsp; 1/2 litre.
Potion stibiee (Louis).
Emetique..................... 3 decigr.
Infusion de tilleul orangee..... 150 grammes.
Sirop diacode................. 30 —
Par cuillerees, toutes les heures. Contre la pneumonie du chien.
Potion de Todd.
Eau-de-vie de France.......... 80 grammes.
Sirop de lleurs d'oranger...... 20 —
Eau........................... 20 —
Melez.
Contre les pneumonies adynamiques. Poudres.
Voici les formales de quelques poudres utiles a con-naitre :
Pondre astrinyente (Knaup).
Sulfate de fer..............nbsp; | - ^nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;mes.
Alun......................nbsp; )
Chlorbydrate d'ammoniaquenbsp; j
Sulfate de zinc.............nbsp; nbsp;' ää 30 —
Oxyde de cuivre...........nbsp; nbsp;)
Mfelez le tout et faites-le fondre ä une douce cha-leur. Coulez la masse. Reduisez-la en gros morceaux quand eile est refroidie. Ges morceaux pulvörisös donnent la poudre de Knaup, qui a eU employee pour concourir, apres l'action des caustiques actifs, ä des-s6cher les parties du pied atteintes du crapaud. On peut aussi Tuüliser avec avantage contre les eaux aux
i
ocr page 341
POUDRES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;329
jambes du cheval et les herpes humides de tous las animaux (Delafond).
Poudre de charbon et quinquina.
Charbon de hois en poudre.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;100 grammes.
Poudre de quinquina...... 10 k 20 —
Sur las plaies de mauvaise nature.
Poudre contve Vangine (Erdmann et Hartwig).
lodure de potassium............ 4 grammes.
Calomel........................ 8 —
Feuilles de belladone en poudre.nbsp; nbsp; 30 —
Sucre blanc en poudre..........nbsp; nbsp; GO —
M61ez. Divisez en 4 parties egales, et donnez sur la langue.
Centre l'angine du cheval et du gros bötail, quand les animaux ne peuvent pas avaler d'autres formes de medicaments. On ladonne aussi centre les irritations du larynx et les adenites non specifiques.
Poudre contre Ventärite (Erdmann et Hertwig).
Calomel........................ 4 grammes.
Sulfate de potasse............. 00 —
Farine de graiue de lin......... 30 —
A donneravec 400 grammes d'eau.
Contra les affections inflarnmatoires de l'intastin, du loie. Dans la peritonite at la plauresie, cette prepa­ration est d'un bon usage (Trasbot).
Poudre diünfectante.
Plätre a mouleur............... 1 kilogr.
Acide phenique................ 10 grammes.
Mfilez dans un mortiar.
Poudre diurilique (Leblanc).
\itrpnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ) -
quot;. . .........;..... £' '00grammes.
Resme en poudre.......... )nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;n
3 paquets : 1 par jour au cheval.
I
ocr page 342
330nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; POUDRES.
Poudre diuretique de Lower.
Poudre de sulfate de potasse. 1 - .„.
Poudre de nitrate de potasse. j aa 125 grammes.
Poudre d'ip^cacuanha...... ) ^
Poudre de reglissc......... )' aa
Extrait d'opium sec et pul­verise ...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 32 —
Faites secher exacternent toutes les poudres ä l'etuve et melangez-les avec le plus grand soin.
Cette poudre doit ses proprietes ä l'opium et h I'ipecacuanha. On la prescrit au chien dans les bron-chites, ä la dose de 20 ä 60 centigrammes.
Poudre de Martin (Chapuis).
Aconit des montagnes.........nbsp; nbsp; 100 grammes.
Guimauve.....................nbsp; nbsp; 100 —
Reglisse.......................nbsp; nbsp; 100nbsp; nbsp; nbsp; —
Sulfate de soude...............nbsp; nbsp; 100
Soufre........................nbsp; nbsp; 100nbsp; nbsp; nbsp; —
Sulfnre d'autimoine..........nbsp; nbsp; nbsp;15nbsp; nbsp; nbsp; —
Extrait alcoolique de pavol___nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5nbsp; nbsp; nbsp; —
A prendre par doses de 50 grammes, 2 fois par jour, Contre la bronchite du cheval et du bonuf.
Poudre purgative (Del wart).
Calomel a la vapeur.............. CO centigr.
Jalap en poudre................. IG —
Melez en 4 doses.
Contre les belminthes du chien.
Poudre contre la diarrhie des veaux (P. Cagnv).
Tannin.........................nbsp; nbsp; nbsp;5 grammes.
Ratanhia.......................nbsp; nbsp; 15 —
Acide borique.................nbsp; nbsp; nbsp;2 —
— salicylique...............nbsp; nbsp; nbsp;1 —
Reglisse........................nbsp; nbsp; 25 —
Melangez.
50 grammes en suspension dans I'eau ou le lait, röpeter squot;il y a lieu.
ocr page 343
1
POUDRES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 331
G'est le meilleur remede que je connaisse, parmi tons ceux qui ont 6te preconises.
Poudre vomitive el laxative.
Calomel...................... ) laquo; ,„ ..
Tarlre stibie................. )nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 0
Sucre blanc en poudre........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50 —
Centre les affections vermineuses du chien.
Poudre caustique (Hayne).
Sulfate de cuivre............... 15 grammes.
Vert-de-gris.................... 2 —
Mtilez.
Saupoudrez l'ongle malade dans le pietin et les ulcerations aphteuses.
Poudre caustique anliseplique.
Collodion richie................ 80 grammes.
Acide salicylique............... 10 —
— lactique.................. 10 —
Contre les verrues, les tumeurs cancereuses, etc.
Poudre laxative.
Follicules de sene (passees ä l'al-
cool) en poudre..............nbsp; nbsp; nbsp; 6 grammes.
Soufre sublime.................nbsp; nbsp; nbsp; Gnbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Fenouil en poudre..............nbsp; nbsp; nbsp; 3nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Anis etoil6....................nbsp; nbsp; nbsp; 3nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Creme de tartre pulverisee......nbsp; nbsp; nbsp; 2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Poudre de reglisse........;.. .nbsp; nbsp; nbsp; 8nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Sucre en poudre...............nbsp; nbsp; 25
M61ez.
Cette formule russe est a pen pres celle de la poudre laxative de Vichy.
Pour leschiens degrande taille, une cuiller6e äcafe dans un pen d'eau; une dose plus forte peut donner des coliques.
.1
ocr page 344
332nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PROPYLAMINE.
Poudres toniques (Cagnj- pere).
1laquo; Gentiane....................nbsp; nbsp; 1000 grammes.
Quinquina.................... 240 —
Camphrc..................... 180 —
Creme de tartre soluble....... 240 —
Melangez.
GO grammes en 61ectuaire.
Contra les affections typhoides et dans les convales­cences.
2deg; Gentiane................... 1000 grammes.
Quinquina.................... 240 —
Baies degenifrvre............. 24 —
Melangez.
(iO grammes en 61ectuaire.
Contre les affections typhoides et dans les convales­cences.
Poudre absorbante (Cagny pere).
Gentiane...................... 100 grammes.
Charbon de bois.............. 60 —
Sulfate de zinc................ 1 j —
Melangez.
En application sur les plaies.
Poudre de Tennant. — Voy. Chlorure de chaux.
Poudre de viande.
Mode d'emploi. — A recommander avec du lait ou incorporße ä des oeufs battus, dans la convalescence des chiens atteints de la maladie du jeune age.
Doses.— 30 ä 40 grammes par jour en plusieurs fois.
Poudre de Vienne. —Voj'. Potasse.
Precipite rouge ou perse.—Voy. Bioxyde demercure.
Propylamine.
Mat. MßD. — Substance de la serie des ammoniaques, qui se forme dans la saumure des harengs.
Effets pdys. — Elle ralentit le pouls. abaisse la temperature et la pression sanguine.
Effets thur. — Conseillee dans le choree chez rhomme, eile pourrait I'etre chez le chien.
rtrtlHMaMH
ocr page 345
r
tmmmmmmm
333
QUININE, CHLORHYDRATE ET SULFATE DE QUININE.
Doses. — 0,30 ä 0,60.
Protochlorure de mercure. — Voy. Calomel.
Protoxyde d'azote. — Voy. Gaz hilarant.
Frussique (Acide). — Voy. Cyanhydrique {acide).
Pyrogallique (Acide) ou Pyrogallol.
Effets ther. — On en fait line pommade chez I'liomme, h. la dose de 10 p. lOO; eile rendrait des services dans les affections cutanees rebelles des ani-maux.
Quassia amara.
Effets ther. — Amer et tonique; excite l'appötit par sa quassine, et la digestion par effet reflexe.
Mode d'emploi. — En infusion, en decoction, en teinture.
Quebracho. — Voy. Aspidosperma.
Quinine, Chlorhydrate et Sulfate de quinine.
Mat. med. — La quinine est peu employee, parce qu'elle n'est guere soluble, si ce n'est dans I'estomac oil eile se change en chlorhydrate. C'est le sulfate bibasique qui est genöralement en usage ou le chlor­hydrate qui est le plus riche en quinine.
Le praticien devra veiller a la purete des sels de qui-nine.moins falsifies actuellementqu'autrefoisouilscou-laient fort eher. Leuraction bienfaisante estä ce prix.
Nous donnons ci-joint (p. 334) le tableau des Equi­valents therapeutiques des sels de quinine.
Effets antis. — Ces sels sont antiputrides et anti-fermentescibles; mais certains vegetaux du genre Penicillium se developpenl tres bien dansune solution de quinine.
Effets phys. — Bouchard explique leur action antifebrile en disant qu'ils contrarient I'agent infec-tieux qui en est la cause. D'autres veulent qu'ils agissent sur les combustions des el^ftients analo-miques ou sur le Systeme nerveux.
Chez les animaux, leur administration donne lieu a deux pöriodes differentes : une d'excitation, l'autre de
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334 QUININE, CI1L0RHYDRATE ET SULFATE DE QUININE.
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ocr page 347
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QUININE, CHLORHYDRATE ET SULFATE DE QUININE. 33ö
sedation; mais ces resultats se remarquent beaucoup mieux chez les fievreux que chez les animaux en Santo. 11 y a, somme toute, ä la seconde periode, di­minution des combustions organiques; les poumons et la peau eliminent moins, les hematies retiennent l'oxygene avec plus d'energie, la dönutrition est amoindrie, c'est-ä-dire qu'il y a une elimination plus faible de principes azotes, soufrös et phosphores. C'est une substance depargne, par consequent. D'aprfes Bock, un cbien qui recoit des doses non toxiques de quinine, öpargne ä son organisme S7 grammes d'al-bumine par jour. C'est done un tonique tres puissant.
Son action paralysante sur les globules blancs du sang ou leucocytes qui empßcberait la diapedöse et partant la formation du pus, est consideree comma douteuse par Hayem.
Effets tuer. #9632;— Chez Tanimal, ces sels sont loni-ques ä petites doses; ä hautes doses, ils sont antipyre-tiques; ils doivent elre administres dans les pblegma-sies graves et sitöt que la temperature tend, malgr6 tout, ä remonter, il faut donner une nouvelle dose. Ils seront d'autant plus efficaces que la lesion sera moins formee, moins intense par consequent.
Mode d'emplok — Avec Leblanc et Lydlin, j'em-ploie le sulfate de quinine en bols, dans les affections typhoides du cheval, 3 ä 5 grammes par bol, 3 ä 4 bols par jour au döbut.
Les sels de quinine ayant une action locale irritante, ne peuvent etre employes en injections sous-cutan6es; d'apres le Dr Pasquier, le bichlorhydrate n'a pas cet inconvenient. On le prepare en melangeant:
Acide chlorhydrique pur mar-quant 1,18 au densimctre..... 5 grammes.
Chlorhydrate basiquo de quinine
du Codex.................... 20 —
Eau distillee................... 15 —
Chaque gramme contient 0,7o de quinine.
ocr page 348
336nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;RA.IFORT SAUVAGE.
Doses. — Plus la fievre sera violente, plus on se servira de doses massives; c'est au praticien äjuger. Dans d'autrescas, les doses fractionnees conviendront mieux. Voici la Posologie du chlorhydrate de quinine:
Doses tooiques.nbsp; nbsp; nbsp;Doses apyr(Hiques.
Boeuf............ 3 ä Cnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 quot;a 15
Cheval.......... 2 a 5nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 ä 12
Mouton....... 0,5 i 1nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2 ii 3
Pore............ 0,20 a 0,50nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50 a 1,50
Chien........... 0,ü5a0,10nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,15
Quinoleine, Quinoline.
Mat. med. — Huile amere, tiree du goudron.
Effets puts. — Sous forme de tartrate, c'est un antifcrmentescible qui fait baisser la temperature. Mais eile ne vaut pas la quinine ni I'acide salicylique; de plus eile produit des nausees et des vomissements.
Doses. — Chien, 0,40 a 0,80 dans un pen d'eau.
Quinquinas.
Mat. med. — Lapoudre de quinquina ne devra pas etre falsifiee.
Pour les alcaloides. Voy. Quinine.
Effets phys. —Les ecorces sont astringentes, vaso-constriclrices et antiseptiques sur les plaies et les so­lutions de continuite.
Effets tiier. — A I'int^rieur, c'est un tonique trfes precieux, pendant la periode de convalescence.
Mode d'emploi. — L'ecorce est employee soit en poudre, soit en teinture, soit en extrait.
Doses.
Cheval....................nbsp; nbsp; 15 a 20 grammes.
Boeuf.....................nbsp; nbsp; 20 a 40 -
Mouton...................nbsp; nbsp; nbsp; 8 a 15 —
Chieu.....................nbsp; nbsp; nbsp; 4 a 8 —
Raifort sauvage, Crem ou Cranson. Mode d'emploi. #9632;— La racine, acre et piquante, remplie d'une essence sulfur^e, est employee fraiche.
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ocr page 349
RESORCINE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;337
On l'ecrase et on en melange la pulpe ä des farineux pour en composer un electuaire. Doses.
Gros animaux........... 150 a 200 grammes.
Petits animaux.......... (10 ä 100 —
Chiens.................. 10 ä 20 —
Effets ther. —Elle a des proprietes toniques, exci-tantes et döpuratives ä la fois. C'est le type des anlis-corbutiques vegetaux.
Ratanhia, Krameria triandra.
Effets ther. — Sa racine est un des plus forts astringents connus. On pourrait I'employer en v6le-rinaire contre les coliques du cheval, quand elles ont pour cause une hemorragie inlestinale, comme cela se fait chez Thomme.
M. Leblanc I'a employee avec succfes contre l'höma-turie clironique du cheval (Voy. Poudres).
Dans les diarrhees rebelles, on pourra en donner aussi.
Mode d'emploi. — En lavements, en pommades, en suppositoires, contre les fissures anales, contre la chute du rectum.
Suppositoire de Barnouvin.
Extrait dc ratauhia...............nbsp; nbsp; 1 gramme.
Axonge..........................nbsp; nbsp; 1 —
Cire blanche.....................nbsp; nbsp; 2 —
Beurre de cacao.................nbsp; nbsp; 1,50
Doses. — 40 a 50 grammes en poudre.
Resorcine.
Mat. med. — Medicament nouveau, resultant de fac­tion de la potasse en fusion sur le galbanum, le saga-penum, I'assa foetida. C'est une poudre cristalline, devenant rosöe ä l'air, d'odeur de phenol, soluble dans I'eau.
Effets ther. — Antiseptique et febrifuge, agissant aussi vite quand on la donne au moment de l'exacer-
ocr page 350
338nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;RHUBARBE.
bation febrile, que pendant la remission : mais I'effet est malheureusement fugace et s'accompagne de sueurs profuses et de frissons, au moment de la r6as-cension.
Mode d'emploi.— Comme antiseptique, en injection 3 a 20 p. 100, dans l'uröthre du chien, contre les ca-tarrhes vesicaux.
Badigeonner la gorge, dans les diphlheries, avec une solution dans la glycerine ä 10 p. 100.
Doses. —Sä 10 grammes, chez le cheval; 0,73 h. 1 gramme, cbez le chien de taille moyenne.
Rheique (Acids). — Voy. Rhubarbe.
Rheotannique (Acide). — Voy. Rhubarbe.
Rhubarbe.
Mat. med. — Racine a odeur speciale, faisant une poudre jaune, de saveur amere. Elle contient les acides rhöique et rheotannique qui ne suftisent pas pour expliquer ses effets. C'estplutötä l'acide cathar-tique qu'elle doit ses propri6tes.
Effets phys. — Elle colore en jaune tons les pro-duits d'excr6tion.
Effets ther. — A petites doses, eile est eupeptique a la facon des amers. Elle reussit bien contre la diarrhöe chronique et les dyspepsies aloniques.
A dose elevee, eile est purgative. La purgation par la rhubarbe est douce, lente, peu durable, toujours suivie de constipation.
G'est un cholagogue et un anlhelminthique.
Doses. — o ä 10 grammes par jour en plusieurs fois, comme tonique; 230 grammes comme purgative pour le cheval; chez le chien 0,10 a 1 gramme dans le premier cas, 0,10 ä 0,13 dansle second.
La poudre de Gregory slomacale et antiacide est composee de :
Magüösie........................ 6 parties.
Gingembre........................ 1 partie.
Uhubarbc....................... 2 parties.
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RUE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 339
eile est tres van tee contra la diarrh^e des veaux et pou-lains a la dose de 30 grammes.
Ricin.
Mat. med. — Son huile, retirde des graines du Pa/ma Christi, est miscible ä l'alcool et ä l'ether.
Effkts tuer. — Agit comme purgatif doux, sans irriler I'intestin. Son emploi, contre-indique quandil faut faire im usage prolonge des purgatifs, convient pour purger dans la fievre typhoide et dans la dysen-terie. Felizet la recommande contre les pelotes ster-corales du cheval.
G'est un bon purgatif, trös employe en Angleterre pour les poulains. Je l'ai souventordonne.
Les amandes du ricin, prises entieres, sont irritantes, vomitives; en grande quantite, elles pourraient causer des accidents. A poids 6gal, elles ont dix fois plus d'ac-livit6 que I'huile.
Doses. — 11 faut, chez le cheval, de 600 a 1000 gr. d'huile de ricin. La dose pour les petits ruminants est de 60 a 150 grammes, pour les pores de 30 a 90 gram­mes, pour le chien de 30 a 60 grammes.
Riz.
Effets ther. — Relache legerement I'intestin.
Mode d'emploi. — En decoction, servira d'excipient, au laudanum, au tannin, etc., dans les maladies du tube digestif.
Ronces.
Effets tuer. — Les feuilles sont legerement anti-diarrheiques.
Mode d'emploi.— En infusion, elles peuventservir äla-verlesplaies, Jiconfectionnerdescollyres6conomiques.
Roses.
Mode d'emploi. — La rose de Provins surtout, s6chee, produit, par infusion, une eau aromatique.qui servira de base a des collyres.
Rue.
Mat. med. — Plante ä odeur forte, qui contient
ocr page 352
340nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;SAFRAN DE MARS APERITIF.
une huile essentielle et un glycoside appele rutine.
Effets ther. — Son action exterieure est fondante, comme celle de la cigue; sur les plaies, eile est exci-tante et antiputride. A l'interieur, eile passe pour em-menagogue; mais c'est plutöt rinflammation qu'elle cause qui retentit sur la matrice.
Doses.
Grands animaux......... GO ä 100 grammes.
Petits animaux........... IC a 30 —
Chien.................... 4 a 8 —
Sabine.
Effets piiys. — II paralt qua les chevaux, qui, par hasard, mangent des feuilles fralches de sabine, sont excites favorablement dans leurs functions diges­tives et qu'ils engraissent fort bien. Les maquignons allemands se servent de cette plante, dit-on, pour favoriser leur commerce.
Effets ther. — Memes proprietes que la Rue, mais emmenagogueaussiconteste; ellen'agit sur la matrice queparce qu'elled6termineune congestioninteslinale.
Mode d'emploi. — Sa teinture, son essence, ses in­fusions meme constituent un remöde facile ä trouver pour deterger les plaies et les exciter. Y joindre de l'alun, du sulfate de cuivre, de l'acide phenique.
Doses. — Elle est plus active que la Hue, aussi les doses seront abaissees de moitie.
Safran.
Mat. Mfio. — Cette plante entre dans la formule du laudanum.
Effets phys.— Les stigmates de ses fleurs sont tres aromatiques.
Safran de Mars aperitif.
Mat. m6d. — C'est un oxyde rouge de fer, qui est une bonne preparation martiale.
Doses. — 4 ä 5 grammes par jour pour les gros animaux.
Doses proportionnelles pour les petits animaux.
•
ocr page 353
SALICYUTE DE SOUDE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 341
Sagapenum.
Mat. med. —Rosine aromatique etparfumee, qu'on retrouve dans le diachylon et dans la theriaque.
Effets tüer. #9632;— Memes usages que I'assa foetida; mais moins active.
Saignee.
Effets phys. — Aprös une emission moderee de sang, il y a diminution de la tension vasculaire, par suite augmentation de l'absorption, et resorption des epanchements, puis abaissementde la temperature.
Apres une saignee abondante, il y a diminution des globules et ralentissement de la nutrition.
C'est alors un antiphlogistique, suivant I'ancienne expression.
Effets tiier. — A employer dans les congestions recentes, surtout chez les individus robustes; sur les chevaux vigoureux, les saignees moderees sont utiles au debut des affections typhoides.
Salep.
Mat. med. — Substance fournie par les tubercules de plusieurs orchidties.
Effets phys. — Elle est nourrissante et adoucis-sante a la fois.
Effets tiier. — Employee dans la mMecine de luxe des chiens diarrheiques ou debilites.
Salicine. — Voy. Säule {ecorce de).
Salicylate de soude.
Mat. med. — On I'obtient en traitant I'acide salicy-lique par le bicarbonate de soude; soluble dans I'eau cristallise en aiguilles, il a une saveur moins d6sa-gröable que celle de I'acide salicylique. II donne avec le perchlorure de fer une coloration violette, qui le fait reconnaltre dans I'urine.
Effets antis. — II n'est pas un antiseptique ä pro-prement dire; cependant Nocard I'a employe avec succes contre les dartres humides du chien (15 gram­mes p. 100 d'eau).
ocr page 354
342
SAL1CYLIQUE (äCIDE).
Effets infiR. — C'est un antipyrötique, qu'on don-nera a doses un tiers plus fortes que I'acide lui-meme. A I'interieur, il sera preföre ä I'acide qui est irritant. Voy. Salicylique {acide).
Salicylique (acide).
Mat. med. — Ge medicament est fabrique avec I'acide pheniqne; mais il se trouve dans la spiree ulmaire ou reine des pres et dans l'essence de Win-tergreen.
C'est une poudre blanc jannätre, amorphe ou en cristanx blancs. On ne doit I'employer que sous cette forme. II a une saveur sucree et acide. Un peu solu­ble dans I'eau chaude; tres soluble dans l'alcool et l'ether.
Effets piiys. — En solution concentric, il est irri­tant sur les muqueuses.
Effets antis. — Son action antiputride et anti-fermentescible est superieure k celle de I'acide ph6-nique. L'acide salicylique seul possede faction anti-septique et non le salicylate.
Effets tiier. et Mode d'emploi. — On I'emploie : 1deg; pour le pansement des plaies, en poudre ou en solution aqueuse ou alcoolique; il est moins toxique, mais moins efflcace que I'acide ph6nique; 2deg; dans la clavel^e pour saupoudrer les pustules et en neutra-liser la mauvaise odeur : acide salicylique, 6 parties ; talc, 100.
Dans la diphtörie, pour badigeonner les fausses membranes; en solution alp. 100.
Tres aclif dans les lievres continues, surtout dans la lievre typhoide, oü il agit aussi en accroissant la solubilisation et l'elimination des materiaux solides incompletement oxydes (Albert Robin); on donne I'acide par paquets de SO centigrammes de 2 ä 4 heures du soir (faire boire aprfes chaque cachet pour pr6venir Tirritation gastrique) le salicylate de soude par paquets de I gramme, jusqu'ä 4 ä ö gram-
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ocr page 355
SALSEPARE1LLE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 343
mes d'acide, 8 ä 10 de salicylate. Celui-ci peut 6tre donn6 en solution avec le sue de reglisse pour correctif. L'abaissement thermique est aussi prononce et plus rapide qu'avec la quinine, mais plus fugace; le col-lapsus survient surtout quand I'elimination est im-parfaite par mauvais fonctionnement des reins, qui doivent etre surveilles (G. S6e).
Dans la pneumonie, Teffel antithermique est plus marque qu'avec la quinine; il est k peu pres nul dans la flevre septicemique (Hayem).
Dans la fievre intermittente, la quinine est supe-rieure.
Dans le rhumatisme articulaire, la fiövre, la dou-leur, le gonflement des jointures disparaissent avec 3 a 4 grammes d'acide, 7 ä 8 grammes de salicylate en 24 heures, par doses fractionnees; continuer pen­dant plusieurs jours pour pr6venir les recidives. Mais les complications (endocardite) ne sont pas pr6-venues ou guöries par le medicament; trfes actif dans le rhumatisme polyarticulaire aigu,iirest moins dans le rhumatisme musculaire, le rhumatisme chronique, I'arthrite deformante.
Contre-ind. — L'acide salicylique est contre-indiqu6 en cas d'alteration r6nale, de dyspnee.
Salol.
Mat. mkd. — Succedan6 de l'acide salicylique, dont il se rapproche beaucoup.
Effets antis. — Comme antiseptique, il a les pro-priötes de l'iodoforme, sans avoir une odeur aussi desagreable.
Salsepareille.
Mat. med. — Racine d'une asparaginee exotique, dont le principe actif est la smilacine.
Effets tuer. — Est un diuretique etun diaphonSti-que, ä recommander en decoction avec les autres traitements, dans les dermatoses rebelles.
Doses. — 120 grammes pour un litre d'eau et re-
ocr page 356
341nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;SAPONAIRE.
duire d'un tiers, chez les gros animaux; 50 grammes pour les petits.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; '
Sangsues.
Leur emploi n'est pas pratique en vetßrinaire. J'ai vu mettre un cheval fourbu dans un marais ä sang­sues.
Santal.
Bois aromalique, dont I'essenee a les memes pro-pri6t6s que le cubebe.
Doses. — Memes doses. Voy. Cubebe.
Santonine.
Mat. med. — Substance cristallisable, jaunätre, amere, insoluble dans I'eau froide, soluble dans I'al-cool et Tether. C'est Talcaloide du semen-contra, qui est lui-m6me un melange des fleurs de plusieurs ar-moises. Malgre son prix 61ev6, il faut I'employer en vet6rinaire.
Effets puts. — A I'interieur, dans l'estomac, eile se change en xanthopsim, qui colors les urines en jaune.
Effets ther. — C'est un fldele anthelmintique, qui tue les vers ronds. Le Berre le preconise pour de-truire les lombrics de l'estomac, qui causent parfois la mort des poulains; aussi est-il urgent de les en d6barrasser.
Mode d'emploi. — Le Berre, comme Kaufmann, veut que ce vermifuge soit donnö ä jeun avec de l'aloes; il en a fait de nombreux essais. L'aloes ne purgeant que tardivement, dil-il, ne doit pas deranger I'action de la santonine; il evacuera les lombrics, que celle-ci aura deranges.
Doses. — lou 3 grammes, selon la force des chevaux.
Saponaire.
Mat. Mfio. — Gelte plante contient la saponine, qui fait mousser I'eau.
Effets phys. — Sternutatoire puissant. Ingeröe, eile
provoque la toux.
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ocr page 357
SAULE BLANC (ECORCE DE).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;343
Effets tuer. — Sa racine, en decoction 40 a 30 grammes dans 1000 d'eau, est consideree comme dö-. purative et sudorifique et employee dans I'ictere, dans le rhumatisme, dans les maladies de peau.
Sassafras.
Effets tuer. — La racine de cette laurin^e est un sudoriflque efflcace.
Mode dquot;emploi. — En infusion.
Doses. —40 a 30 grammes par chaque litre a admi-nistrer.
Sauges.
Mat. med. — On emploie les feuilles, surtout celles de la sauge officinaie.
Effets ther. — Elles fournissent une infusion aro-matique, qui est detersive ; Eckel la recommande pour injections dans la bouche des ruminants atteinls d'aphtes.
Doses. — 20 grammes pour un litre d'eau ou de vin.
Sauls blanc (Ecorce de).
Mat. Mfio. •— Succedane du quinquina, grace a son principe aclif, la salicine, en aiguilles brillantes, trhs ameie, soluble dans l'eau et l'ether; eile est melan-g6e de tannin, dans cette ecorce.
Effets phys. — On a remarqu6 que le principe actif absorbe rend le pouls plus vigoureux et abaisse la temperature.
Effets thi!:r. — Elle a des propriet6s toniques, an-tiseptiques et astringentes; eile a I'avantage d'etre supportee alsement par i'estomac. A essayer dans les debilitös du tube digestif, dans la diarrh6e, dans I'he-maturie.
Chez l'homme, eile reussit dans le rbumatisme articulaire aigu : aussi pourrait-on la donner avec succes contre les engorgements arthritiques ou autres qui suivent les pneumonies et la gourme.
Mode d'emploi. —En poudre; on I'associera au sul-fate de' soude, aux amers, a I'alcool.
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.
ocr page 358
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346
SCILLE.
Doses. —• De 20 a 23 grammes par jour en deux fois; chez le cheval, de 20 ü 30 grammes.
Savons.
Le savon vert est le plus employ^ et le plus 6cono-mique en vöterinaire.
Les specialisles en ont compose beaucoup, surtoul pour le chien, tels quo le savon sulfureux, le savon phenique, etc.
Scammonee.
Mat. med. — Gomme resine extraite d'un Convol­vulus. Elle se presente en masses ä cassure brilianle, couverles d'une poussiöre blanche ; l'odeur et la saveur sont celles du beurre cuit. Principe actif : la scammonine, semblable ä la jalapine.
Effets tueu.—Purgatif drastique, qui a les mömes effets et les memes doses que le jalap (Voy. ce mot).
Scille.
Mat. med. — Liliacee bulbeuse, dont on emploie les ecailles, les ext^rieures surtout qui contiennent le principe actif, la scillaine; quant a la scillitine, eile semble n'etre qu'un extrait du bulbe, a composition variable.
Effets ther. — Ces substances sont violemment diuretiques, d'une facon speciale, comme la digitale, et par une action sur la circulation plus que par un effet sur les reins eux-memes. Elle est aussi nette-ment expectorante.
En somme, la scille sera administröe chaque fois que la diurese provoquee aura des effets derivatifs certains ; ainsi pour hater la resorption des exsudats, des oedfemes consecutifs et des liquides pleur6tiques on autres.
Elle ne sera pas inutile dans les maladies catar-rhales chroniques, ä doses röfractees, longtemps con-tinuees au besoin; alliee a la digitale, eile sera un to-nique cardiaque pr6cieux.
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ocr page 359
SEMEN-CONTRA.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 347
Poudre diurdtique pour les chiens hydropiques (Blaine).
Scille en poudre..................nbsp; nbsp; 1 gramme.
Digitale eu poudre...............nbsp; nbsp; 1 —
Magnesie.........................nbsp; nbsp; 1 —
Creme de tartre soluble...........nbsp; nbsp; 5 —
D'apres le Dr Huchard, eile donna de bons resullats dans les hydropisies d'origine cardiaque. L'accumu-lation n'est pas a craindre, le coeur se regularise et la diurese est abondante.
Mode d'emploi. — On en a fait une teinture, un vi-naigre, un oxymel. Dans la pratique, une infusion de poudre de scille dans 15 fois son volume d'eau ou de vin, sera aussi bonne que les preparations du Codex.
Effets tox. — Poison ä hautes doses, 1 gramme de scillitine, injecte dans les veines, tue un cheval; avec 0,10 de skulleine, autre principe decouvert dans I'oi-gnon de scille, on obfient le meme rösultat; il faut done manier avec prudence ce medicament.
Doses. — En poudre :
Cheval...................nbsp; nbsp; 6 anbsp; 10 grammes.
Boeuf.....................nbsp; nbsp; 8 anbsp; 15 —
Moutou..................nbsp; nbsp; 1 änbsp; nbsp; 2 —
Chien....................nbsp; nbsp; 0,05 anbsp; nbsp; 0,40 selou la taille.
Le vinaigre et la teinture, a doses doubles ou triples; I'oxyinel, a doses quadruples.
La scillitine pent 6tre inject6e sous la peau : 0,20 a 0,23 chez le cheval; 0,01 ä0,02 chez le chien.
Scleromucine. — Voy. Ergot de seigle.
Sclerotique(Acide). — Voy. Ergot de seigle.
Sei ammoniac. — Voy. Chlorhydrate d'ammoniaque.
Sei d'Epsom. — Voy. Sulfate de magnesie.
Sei de Glauber — Voy. Sulfate de soude.
Seide plomb. — Voy. Acetate neulre de plomb.
Sei de Sedlitz. — Voy. Sulfate de soude.
Sei de Seignette. — Voy. Creme de tartre.
Semen-contra. — Voy. Santonine.
ocr page 360
348nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;SERIE AROMATIQUE.
Senä.
Mat. med. — Melange de feuilles des arbrisseaux du genre Cassia, souvent addilionne par fraude de feuilles d'Airelle, de feuilles de Redoul.
Effets tiier. — Purgalif ä effet special. 11 agit en effet sur la contraction du tube digestif, en commen-(jant par l'intestin gröle et en continuant par les par­ties suivantes. II chasse les matieres avec accompa-gnement de borborygmes; il ne rend pas plus actives les secretions de Tintestin, il est surtout un eccopro-tiqne. Aussi pour produire un effet plus complet, l'associe-t-on a des sels purgatifs,tels quele sulfate de soude. Pas de constipation apres son emploi. C'est done un adjuvant des autres purgalifs.
Gontre-ind. — Conlre-indique quand il y a irrita­tion ou inflammation du tube digestif.
Mode d emploi. — Sa poudre en electuaire ne con-vient pas; c'est en infusion froide qu'il sera utilise, car I'eau froide dissout son acide cathart'ique, qui est un glucoside, sa cathartomannite, qui est un principe sucre, el son sennacrol, qui est un principe amer.
On prepare le medicament pour s'en servirde suite, car il s'alt6rerait. Quelques goutles d'acide chlorhy-drique jetees dans I'infusion la rendront plus efli-
cace.
Doses. — 125 ä 130 grammes pour les grands ani-maux, 30 a 60 grammes pour les moyens, 2,3 a 13 grammes pour les petits.
Serie aromatique.
Mat. med. — Groupe de la chimieorganique, forme par des corps qui, au point de vue de la composition, sont consid6res comrne pouvant deriver de carbures ä odeur comme la benzine.
Le nombre des medicaments empruntes äcette serie est d6jä considerable; il augmente tous les jours, c'est pourquoi il m'a paru utile de lui consacrer quelque d6veloppement.
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SERIE AROMATIQUE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 349
Pour la redaction de cet article, je me suis inspire des travaux du Dr Buck (1).
. Pour comprendre la (aqon dont ces corps dörivent les uns des autres, Lander Brunton a propose une comparaison ing6nieuse. Prenons un couteau ä plu-sieurs lames, il ne devient dangereux que si une de ses lames est ouverte. II en est de meme pour les ammoniaques composees; la situation relative du noyau nitrogfene et du carbone dans leur formule, variant leurs proprietes.
On pent allonger le manche du couteau; on pent aussi allonger le noyau du corps, en y ajoutant suc-cessivement un ou plusieurs atomes du carbone.
On pent changer l'usage du couteau, en ajoutant au manche une scie, une lime ou un tire-bouchons; on peut aussi modifler les proprietes du noyau en lui ajoutant un radical : chlore, hydroxyle, carboxyle, amidogfene.
Effets wiys. — En general tous ces corps pre-sentent, ä divers degres, des proprietes antiseptiques, analgesiques et antithermiques. Voici comment on peut provisoirement les classer a cet egard :
A.nbsp; Les Hydroxyles aromaliques sont surtout disin­fectants et microbicides, mais leur valeur toxique augmente et leurs proprietes antiseptiques diminuent a mesure qu'augmente le nombre d'hydroxyles fix^s sur le noyau. Ainsi la phloroglucine (30H) est plus toxique et moins antiseptique que la resorcine (20H), et celle-ci est plus toxique et moins antiseptique que \e ph6ml{i(M).
B.nbsp; Carboxyles aromaliques. La substitution du radi­cal GOOH ä l'hydroxyle OH a eu pour resultat de conserver le pouvoir antiseptique et de diminuer le pouvoir toxique, ainsi Vacide benzoique est moins
(1) Dr De Buck, La se'rie aromalique en thirapeuUque, Paris, 1800.
Cao.ny. — Ther. vet.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20
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350nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; SERIE AROMATIQÜE.
toxique et aussi anliseplique que Vacide phenique.
C. Parmi les ammoniaques compos6es ou Amines organiques, on peut dire que les propriötes antisep-tiques dominent; ex. : kaii-ine, antifebrine. Mais ces corps sont toxiques, carils rMuisent I'Lemoglobuline.
Si Ton remplace le H par un radical gras : methyl, ethyl, la toxicitö diminue et ce sont les proprietes analgesiques qui devie nnent les plus marquees. Exem-ples : Vantipyrine ou dimelhyl-phenil-pyrazolon, Yexal-gine ou methyl ucetanilide.
Effets tuer. — Du jour ou le principe de l'infec-tion,et par suite celui de la desinfection, a eteadmis, il a fallu chercher des medicaments disinfectants.
La chimie minerale en a fourni un grand nombre: composes mercuriels, bromds, iodes, etc., mais tons presentent un grand inconvenient. Leur action desin-fectante n'est generalement que le resultat de leur combinaison avec Talbumine, formant avec eile des produits insolubles, incompatibles avec la vie cellu-laire, ils deviennent toxiques pour le sang et les tissus.
Toute autre est l'action des desinfectants de la serie aromatique, qui ne detruisent pas les tissus orga­niques, mais sont des toxiques^ des poisons pour les micro-organismes.
On peut ainsi resumer les avantages que presentent
leur emploi: laquo; Non combinaison avec I'albumine, non
alteration de la vitalite des tissus, absorption lente, prolongation d'action, elimination rapide favorable a !-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; l'absorption, et non fixation dans les organes. raquo;
Aussi cherche-t-on aujourd'hui pour chaque agent infectieux, le produit de la serie aromatique qui en est le toxique specilique, comme le quinine pour le germe paludeen. Malheureusement on n'est pas encore arrive.
Desinfection et antisepsie. —Localement les aroma-tiques ne se combinent pas avec I'albumine des tissus.
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SERIE AR0MAT1QUE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3M
de lä une action microbicide persistante, dont la duree est diminu^e seulement par leur Evaporation ou le contact avec l'extörieur.
Absorbös et melanges avec le sang, ils sont prome-nes dans tout l'organisme et peuvent produire une anlisepsie generale. C'est ce qu'on a constate ä la suite des injections sous-cutaneees de naphtoi qui est eli-mine par les reins, apres avoir passe dans tous les organes. Mais beaucoup d'entre eux ont l'inconvönient, lorsqu'ils sont absorbös ä doses therapeutiques, d'agir sur le Systeme nerveux; leur action est alors analogue ä celle des alcaloi'des v6getaux, ce qui n'est pas eton-nant, puisque, d'apres des recherches recentes, ces alcaloi'des pourraient etre rattaches ä la serie aro-matique.
Neutralisation des ptomaines. — Ce n'est pas seule­ment par la desinfection generale que Ton combat aujourd'hui les maladies infectieuses. Ce ne sont pas les microbes eux-memes qui causent le plus souvent la mort du suiet envahi, mais les produits secondaires de leurvitalite : les ptomaines, bases analogues (Arm. Gautier, Brieger, Bouchard) aux alcaloi'des vögetaux. On espere trouver dans la serie aromatique des me­dicaments ayant des proprietes physiologiques con-traires a celles de chacune des ptomaines, comme on a trouve, dans l'eserine, des proprietes opposees ä cellos de l'atropine; on cherche les antidotes de chaque ptomaine ou toxine.
Le Dr de Buck dit, avec raison je crois : laquo; II y a lieu de se demander (et je ne sais si cette question a jamais ete soulevee) si les dosimetres, quand ils pr6-tendent juguler les maladies paries alcaloi'des natu-rels a dose utile, par ce qu'ils appellent incitants vi-taux, modificateurs dynamiques, regulateurs, ne font pas de Vantidolisme ? raquo;
Si le microbe est une cellule veg6tale, et si les pto­maines sont des produits de sa fonction vitale, plus
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3ö2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;SERIE AROMÄ.TIQÜE.
ou molns analogues aux alcaloides vegßlaux comme la strychnine, l'eserlne, l'atropine, il est naturel, pour combattre les effets fächeux de ces ptomaines sur l'organisme, il est naturel d'agir comme dans les cas d'empoisonnement par un alcaloide, et de chercher parmi les alcaloides connus, ou plutot dans toute la serie aromatique, le compos6 ä effets contraires, le conlre-poison special.
Mais il faut se garder d'un enthousiasme irreflechi; actuellement, on presente tous lesjours desproduits nouveaux, dont on vante les vertus medicamenteuses. Le vetörinaire, tout en se maintenant au courant des recherches journaliöres, fera bien d'attendre avant d'adopter les nouveautes medicamenteuses qui lui seront proposees. Actuellement on sait deja que le naphtol, le salicylate de bismuth, le salol, la creo-line, le thymol sont utiles pour la disinfection intes-tinaie, et le traitement des maladies que Bouchard a fait connaitre sous le nom A'auto-intoxications; ne se combinant pas avec les peptones gastriques, les aro-matiques vont agir dans l'intestin m^me.
Des applications heureuses ä la medication pulmo-naire antiseptique ontetö faites au moyen d'inhalalions, de pulverisations, d'injections par la trachee, ou dans la trame pulmonaire.
M. le docteur de Buck fait aussi remarquer que dans la lutte centre les maladies, il ne faut pas se borner ä soutenir l'organisme, au moyen du regime, des con­ditions hygieniques, etc., il faut en outre :
1deg; Tuer les microbes ou tout au moins empöcher leur developpement et leur multiplication;
2deg; En attendant leur elimination naturelle ou the-rapeutique neutraliser par un antidote les produits qu'ils sccretent.
La serie aromatique fournit des produits microbi-cides peu toxiques pour Torganisme; quant ä la neu­tralisation des ptomaines, la solution du probleme
#9632;
.
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#9632;#9632;
SERIE AROMATIQUE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;333
n'est pas encore tres avancee; on a pu cependant isoler plusieurs de ces ptomaines, etudier les sym-plömes qu'elles determinent, et la fagon dont elles causent la mort; il faudra leur opposer des medica­ments empruntes ä la serie aromatique et doues de proprietes contraires.
Ainsi le bacille de Nicolaier est l'agent pathogene du letanos, mais les symptomes de cetle maladie seraient causes par 4 ptomaines differentes queBrieger a pu extraire d'une culture pure du bacille. Ce se­raient :
l0La telanine, laquelle injectee ä la souris lui donne le tetanos;
2deg; Un alcalo'ide non denomme, qui determine le teta­nos avec ecoulement de larmes et de salive;
3deg; La telanotox'me, produisant le tremblement d'a-bord, puis la paralysie etenfln des convulsions;
4deg; La spasmoloxine, causant des convulsions toniques et cloniques.
Dans le charbon, Hoffa adecouvert Vanlhracine, qui determine de l'agitation, puis de la somnolence, enfln de la diarrhea, de la dyspnee et la mort avec convul­sions asphyxiques. Brieger y a trouve le melhylguani-dine qui existe aussi dans la septicemie.
Dans Vhydrophobie, on a trouve une ptomaine tres toxique determinant les symptomes de la rage.
D'autres ont et6 trouv6s chez l'homme dans le cho­lera, la fievre lyphoide, les diarrhees infectieuses, etc.
Voici pour ces dernieres maladies comment les choses se passent probablement : Les premiers pro-duits de la digestion, \amp;s peptones, sont dejä toxiques; injectees ä des animaux d'experiences, elles empe-chent la coagulation du sang, produisent le coma, des convulsions et la mort, mais elles ne sont plus toxiques lorsqu'elles ont subi l'action du foie; plus loin dans l'intestin eile sont transformöes en des pro-duits nombreux non toxiques qui sont brüles dans lesnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; , ,
20.
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SERIE AROMATIQUE.
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tissus et 61iniin^s par l'urine ou les autres produits de la secretion.
laquo; Mais il n'en est pas de meme quand des ferments etrangers et pathogenes inlerviennent dans Tintestin. Ces agents, en d6truisant les composes albumino'ides dont ils se nourrissent, produisent des fermentations specifiques et des ptomaines, qui sont alors la cause des symptömes observes dans la maladie. laquo;
D'ou il r^sulle que l'integrite du foie et des reins pr6sente une importance capitate. On dit qu'il y a acholie, lorsque les fonctions du foie sont plus ou moins supprimees (Prerichs). II y a uremie, lorsque les produits qui, normalement, devraient etre 61imi-nes par les urines, ne le sont pas, lorsque tous ou quelques-uns sontrelenus dans 1'organisme.
D'apres Bouchard, dans la toxicitö totale de l'urine, un tiers appartient aux matieres minerales, notam-ment aux sels de potasse; les deux tiers aux matieres organiques. Parmi les matieres organiques rarnmo-niaque est un peu toxique, et l'uree entre pour un septieme dans la toxicite totale. . Continuant ses recherches, Bouchard a trouve dans l'urine sept poisons differents.
La variation des symptömes presentes par les ma-lades dont les reins ne fonctionnent pas bien, depen-drait du ou des poisons non 61imines completement.
Quelle est l'origine de ces poisons ?
1deg; Les uns, surtout les min6raux, sont fournis par I'alimentation;
2deg; D'autres proviennent des secretions et surtout de la bile et de la salive ;
3deg; D'autres, des produits de desassimilalion organi-que ;
4deg; D'autres enfin,des produits de la putrefaction in-testinale.
Mais dans le traitement, il ne suffira pas d'adminis-trer I'antidote (en admettant qu'on le connaisse)de la
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SERIE AROMATIQUE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;353
toxine cause des symptömes, il faudra s'assurer que tous les autres emonctoires naturels peuvent suppleer ä l'action du rein ou du foie, il y aura done toujours lieu de s'occuper du regime, des conditions hygieni-ques, etc.
11 faut reconnailre que les ideas th^rapeuliques acluelles ne sont pas en opposition avec les ensei-gnements de la pratique. Depuis que la medecine existe, on a considere comme crises favorables, dans les maladies graves : Tapparition des sueurs, de la diurese; et Ton a cherchö a determinö ces crises au moyen de divers medicaments.
II ne s'agit done pas de faire autrement que nos prödöcesseurs, mais bien de faire mieux qu'eux, en choisissant mieux les medicaments.
Tout recemment je viens de faire dans ce sens des essais qui m'ont paru encourageants.
Dans un cas de surmenage chez le cheval (e'est de l'auto-intoxication) et dans plusieurs cas d'affections typhoides du cheval (intoxication par infection), j'ai employe avec succes le melange de veratrine, de Sul­fate d'eserine, et de chlorbydrate de pilocarpine.
Anlipyrese. — Sous ce nom, M. le Dr de Buck 6tudie le mode de production de la flövre etle mode d'action des antipyretiques. Tous les travaux de valeur sur la production de la cbaleur animate sont cit6s et re­sumes. Je me contenterai de dire que I'etat febrile paraissant resulter d'un döfaut de proportion entre la production et la perte du colorique dans I'organisme, on peut admettre provisoirement pour se rendre compte du pbenomene l'bypothese de Macalister :
II existe:
1deg; Des centres nerveux thermolyliques, reglant la perte du calorique; ils sont localises et connus; ce sont les centres vaso-moteurs, s6cretoires, respira-toires, etc.;
2deg; Des centres thermogenetiques, producteurs du ca-
mmm
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356nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; SILICATE DE POTASSE.
lorique; ceux-la sont peu connus et moins localises;
3deg; Des centres thermotaxiques,pas localises et moins connus, devant garder I'equilibre entre la production et la perte du calorique.
La fievre serait due a un manque de regularisation thermique par ces centres. En Iherapeutique il ne faut pas oublier que l'elevation de temperature du corps, loin de diminuer les oxydations ou les com­bustions, les augmente beauconp.
Mais la fievre fait maigrir rapidement les malades. II faut done la considerer comme une reaction salu-taire de l'organisme contre I'infection, dont I'exces seid est nuisible.
Un bon antipyretique doit done augmeflter la perte de calorique sans diminuer les oxydations si favora-bles ä la depuration du corps.
Tous les agents antithermiques connus presentent l'inconvenientde goner les combustions interstitielles; les uns diminuent les proprietes oxydantes par une action sur le Systeme nerveux, les autres par une ac­tion sur les globules du sang, d'autres par une action sur les cellules du protoplasma. Aussi doit-on s'en servir avec moderation.
Aussi depuis longtemps j'emploie avec succes le sul-fate de quinine dans les affections typhoi'desducheval, mais j'ordonne seuletnent 12 a 13 grammes k prendre en trois bols dans l'espace de vingt-quatre heures; j'obtiens ainsi un abaissement de la temperature et jesupprime le sulfate de quinine.
Serpolet.
Mat. med. — Plante tres aromatique.
Effets tuer. — L'essence de serpolet a les memes proprietes que celle du thym. (Voy. ce mot.)
Silicate de potasse.
Mat. mfd. — II est sous forme liquide.
Mode d'emploi. — On trempe dans le silicate de potasse des bandes contentives qui constituent un
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#9632; SOUFRE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;357
pansement propre et solide ä la fois (Le Berre). G'est le contentif, ragglomeratif par excellence ; il n'est pas utile d'en connaltre d'autre, dit ce pralicien.
Apres avoir entourö d'ouate la region, il enroule autour ses bandes imbib6es de silicate, et pour öviter toute deviation, il emploie en m^me temps des feuilles de carton qui empechent tout deplacement en attendant la prise du pansement ce qui ne tarde guere: car en se dessechant le silicate prend ladurete de la pierre.
Solanine.
Alcaloi'de de la douce amere (Voy. ce mot).
Soude.
Base alcaline, peu employee comme caustique; la potasse la remplace.
Soufre.
Mat. med. — Corps simple, jaune citron ä l'^tat solide ou en poudre — fleur de soufre — insoluble dans l'ean, un peu soluble dans l'ether, dans les essences, et completement dans le sulfure de carbone.
Effets ther. — Diaphoretique, excitant, expecto­rant ä petites doses, purgatif ä hautes doses ; une trös minime quantite se change en sulfure alcalin et en hydrogene sulfur6 dans l'economie; on s'en aper^oit ä l'air expire.
Les ruminants y sont moins sensibles que le cheval et penvent en supporter 3 ä 400 grammes sans acci­dent autre qu'une purgation. Mais möme äcette dose, chez les ruminants, si par hasard ils etaient sacrifies peu de temps aprfes, le soufre laisserait dans les mus­cles une insupportable odeur d'acide sulfhydrique.
Mode d'emploi. — A l'intörieur, en electuaire.
A l'extörieur, sous forme de pommade d'Helmerich (voy. Pommades). II est usuel contre la gale, partout oü eile se trouve, mais l'huile soufree conviendra mieux dans les regions oü la peau galeuse repose sur des os. Nettoyer auparavant avec du savon vert, qui enle-
ocr page 370
358nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; SPARTEINE.
vera las premieres impuretes et attendrira la peau.
Una bonne pommade est la pommade sulfwo-tan-
nique.
Pommade sulfuro-tannique.
Soufre......................... 8 grammes.
Acide taiiniciue................. 2
Laudanum..................... 1 —
Axonge........................nbsp; nbsp; 32 —
Doses. — Les doses expectorantes sont ;
Cheval..................nbsp; nbsp; 10 a 20 grammes.
BcEuf..................nbsp; nbsp; 15 ä 50 —
Pore....................nbsp; nbsp; nbsp; 2 a 5 —
Chien..................nbsp; nbsp; nbsp; 0,30a 2 —
Les doses purgatives seront 12 fois plus conside­rables.
Soufre dore d'antimoine.
Mat. med. — Quoique beaueoup plus soufrö que le kermes et que le protosulfure d'antimoine, il n'est guere employe; car il est insoluble dans l'eau et dans l'alcool; il n'est soluble que dans les solutions de sul-fures alcalines ou ammoniacales.
Doses. — Les memes que le kermes.
Sous-acetate de cuivre.
Effets ther. — Memes usages que le sulfale de cuivre, qu'il depasse en activite. Sa poudre detruit les vegetations des plaies bourgeonnantes.
Sous-acötate deplomb. —Voy. Exlrait deSaturne.
Sparteine.
Mat. med. —Alcaloide du Spartiumjunceum ou genßt ä balais. Liquide huileux amer.
Effets phvs. — Son su/.fate, soluble dans l'eau, rend les battements du coeur plus reguliers, plus forts, plus durables. Pas de votnissements, une diarrhee legere, sans inconvenient. Le pouls fllant, mesure, est releve. L'effet est rapide.
Effets ther. — Dans l'asthenie cardiaque, il serait bon de l'employer en veterinaire.
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STROPHANTUS OU INEE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 359
Doses. — 0,80 ä 1 gramme par jour, pour les gros animaux; pour le chien0,10 ä 0,13. . Mode d'emploi. — En pilule ou en potion. Espacer les doses dans la crainte d'accutnulation.
Squine.
Effets ther. — Sa racine a la m6me action que la sahepareille. Voy. ce mot.
Staphisaigre ou Herbe aux poux, Delphinium sla-phisagria.
Mat. med. — Renonculacee acre, contenant la del-phinine analogue ä l'aconitine, et la stapfnsagrine, analogue au curare.
Effets phys. — Les graines sont vomitives chez le chien. Sous forme de pommade elles sont antip^dicu-laires.
Mode d'emploe. — Pommade:
Poudre de staphisaigre.......... 8 grammes.
Vaseline........................ 32 —
k appliquer sur la peau intacte, dans la crainte d'ab-sorption.
Doses. — 1 a 3 grammes a I'exterieur.
Stramoine. — Voy. Datura stramonium.
Strophantine. — Voy. Strophantus.
Strophantus ou Inee.
Mat. med. — Graines venant des Tropiques, renfer-mantlasf/opAaw/me, glycoside amer,tramp;s soluble dans I'eau; les acides d6doublenl la stropbantine en glycose et en strophantinine.
Effets phys. — G'est un excitant du coeur, mais avec moins de fld61ite que la digitale : il n'augmente la tension arterielle qua, dose forte. II ne calme pas la dyspnöe des cardiaques. S'il produit la diurese, c'est en irritant directement les reins.
11 parait que l'ecorce de baobab serait un antidote certain de l'extrait de stropbantus.
Effets ther. — Preconise par Dujardin-Beaumetz,
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360nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;STRYCHNINE.
ce medicament a le droit d'etre essaye en vet^rinaire.
M. Burke I'a employ^ avec succes dans les Indes, contre l'ischurie et le pityriasis, sur les chevaux.
Contre-ind. — II est done contre-indiqu6 dans les nephrites.
Mode d'emploi. —• II y a une teinture frangaise de strophantus, an cinquieme, titree par consequent. On devra la demanderdans les pharmacies.
Doses. — En teinture, chez le cheval 4 ä 6 gram­mes; en extrait 0,01 a 0,02.
Strychnine.
Mat. med. — Alcaloide de la noix vomique; en cris-taux prismatiques, incolore, inodore, d'une amertume extreme, plus soluble dans I'alcool que dans I'eau.
On doit lui preferer ses sels pour les effets ä pro-duire, parce qu'ils sont solubles dans l'eau et plus 6nergiques.
Effets phys. —Les carnassiers, ainsi que I'homme, sont tres sensibles aux sels de strychnine.
Effets ther. — G'est le medicament heroique des paraplegies, mais il faudra 6lre Irfes prudent et pr6-voir 1'accumulation qui pent etre fatale. Rappeions ä ce propos que le chloral ä forte dose est le veritable antidote de la strychnine. (Experiences de Vulpian.) L'atropine en injection aura aussi la m6me propri6te pour la combattre.
Mode d'emploi. — En injection dans les veines.
Doses. — Les doses devront elre, en injection sur-tout, excessivement faibles. Gsell a trouv6 les doses de certains auteurs tres exageröes, et il les fixe ainsi, aprös de nombreuses experiences. En injections :
Grands animaux............. 3 a8 centigr.
Moyens..................... 3 a 6 milligr.
Petits....................... 1/2 ä 1 —
A I'interieur, 1 a 2 milligrammes par jour pour les petites espöces conslitueront un tonique et un nervo-
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SUIE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 361
moteur excellenls. Pour le cheval, en breuvage on pourra aller jusqu'ä 6 on 10 milligrammes en 2 fois par jour.
Styrax.
Mat. med. — Baume liquide, compose de resines provenant du Styrax, du ben join, de Ylcka icicariba (elemi du Bresil) et dont voici la formule :
Styrax...................... .
Elemi....................... äa 8 grammes.
Cire jaune..................
Colophane..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 —
Huile de noix...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;18 —
Effets tüer. — Efficace contre les gales du chien, du chat et contre tous les parasites qui infestent les oiseaux de basse-cour.
On a tort de ne pas I'employer en vet6rinaire, car son application est utile dans le traitement des plaies de mauvaise nature ou dans les plaies anfractueuses (Le Berre).
Mode d'emploi. — On en met sur de l'ötoupe ou de l'ouate hydrophile, et pour l'elendre plus facilement, on n'a qu'a l'approcher du feu. On s'en servira pour faire despansements qui peuvent rester 10 ou 12 jours en place.
Sublime corrosif. — Voy. Bichlorure de mercure.
Sucre.
Mode d'emploi. — Pen employe en veterinaire, quoique maintenant peu eher; il pourrait edulcorer a la place du miel ou des melasses, qui ne sont pas tou-jours de bonne quality.
Sa poudre, m61ang6e avec le tannin et l'alun, pent etre insufflee dans les yeux.
Suie.
Mat. mijd. — Gelle qui vient de la combustion du bois doit seule etre employee.
Effets ther. — G'est un astringent, un antiputride, un vermifuge; d'aiileurs eile partage ces proprie-Oaont, — ThOr. vet.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;21
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362nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;SULFATE DE CUIVRE.
t6s-la avec tous les produits pyrog6nes; ä adminis-trer contre la diarrh^e.
Mode d'emploi. — On l'a donnee ä l'interieur avec du miel, ou dans l'eau coupee de lait.
Pour l'usage externe, on en fait une decoction et une pommade,tres usitees dans le traitement des ma-ladiescutanees,la mauere premiere etanlsouslamain.
Seule, et tamisöe finement, eile desseche les plaies et combat la suppuration.
Sa pommade a ete preconisde comma un bon topi-* que contre les crevasses, les eaux aux jambes, le pi6tin, les aphtes, les dartres humides.
Doses. — Chez les gros animaux, de 60 ä 120 gram­mes; chez les porcs, IG ä 32; chez le chien, 6 ä 13 grammes.
Sulfaminol.
Mat. med. —Poudrejaune, facilement dissoute par les alcalis et l'alcool, se decompose sous Faction des liquides de l'economie.
Effets ruvs. — Ceux du soufre et du phenol.
Effets tuer. — ü'apres le Dr Moritz, c'est un anti-septique tres puissant, qui agitcommel'iodoforme, avec cet avantage qu'il n'a pas d'odeur. D'apres Robert, on peut le donner au chien, sans causer de desordres graves dans l'appetit. Serait ä essayer pour faire l'an-lisepsie intestinale et dans les affections pulmonaires.
Doses. — 1 ou 2 grammes chez le chien dans les eaux alcalines.
Sulfate d'alumine et de potasse. —Voy. Alun.
Sulfate datropine. — Voy. Atropine.
Sulfate de cuivre.
Mat. med. — Cristaux bleus, solubles dans 3 parties d'eau froide.
Effets tuer. — C'est un astringent et un caustique, qui sert dans les collyres ; et qui, sec, en poudre ou en crayon (sulfate de cuivre fondu) touche efficace-ment les granulations de la conjonctive, les ulcerations
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mm
SULFATE DE FER.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;363
des paupieres, les taies. II est aussi anliseptique.
Verrier a dömontre son efficacitö contre le cra-paud, ä l'aide de bains gradues ; contre les caries os-seuses et cartilagineuses, il est ä juste titre considerö comme efßcace. II tarit les secretions mucoso-puru-lentes des muqueuses enflamniees;ur6thrite,otorrhee, ozene, et arr6te les hemorragies en nappe.
L'usage interne de ce sei a ete introduit depuis peu en v6t6rinaire : il reussit absorbe comme vomitif, lä oü l'ipeca et Temötique ont echoue; il produit moins de nausöes que le premier, et deprime moins les forces que le second. C'est sur les carnivores qu'il agit bien, dans les diarrhees chroniques, dans l'hömaturie.
Quand il faut faire vomir le chien et le porc, il passe pour le meilleur vomitif apres l'apomorpbine.
Megnin le preconise en solution contre le coryza gangreneux des volailles. Hey l'a bien etudie et a fait des applications heu reuses de ses proprietös antisep-tiques dans le traitement des affections du pied.
Modu d'emploi. — II est celebre en veterinaire, parce qu'il entre dans la liqueur de Villat.e, et sert de base au procöde Mariage contre le javart.
Lsipdte, causlique de Payan (Voy. Pale) agil promp-tement sur la peau et laisse une eschare bien circon-scrite sans trace ä la suite.
Liqueur de Veyret.
Sulfate de cuivre............... 10 grammes.
Vinaigre....................... 80 —
Acide sulfurique................ 12 —
Elle est recommandee par son auteur, contre le pietin, la limace, les crevasses, les dartres.
Doses. — 0,10 ä 0,60. Le cheval en supportera 6 ä 10 grammes, le porc 0,50 ä 1,50.
Sulfate d'eserine — Voy. Eserine.
Sulfate de fer.
Mat. med. — En cristaux verts, trös solubles dans l'eau.
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364nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; SULFATE DE SOUDE.
Effets ther. — Tres dilue,, il a l'action lonique des ferrugineux. Concentre, il est astringent; dans l'esto-mac, il se change partiellement en chlorure de fer. Comme h6mostatique, il est inferieur au perchlorure de fer.
Effets hyg. — Comme disinfectant, on l'a pröconise pour laver les fosses et purifier les etables; il est sur-tout desodorisant; mais il ne detruit pas les microbes, sauf celui du rouget.
Mode d'emploi. — En injection astringente, il ne vaut pas le sulfate de zinc.
Voici une formule oü ce sei est utilise comme toni-que.
Protosulfate de fer pulverise.... 15 grammes. Carbonate de soude en poudre.. 15 — Miel........................... Q. S.
pour un ölectuaire, ä administrer en une ou deux fois. Doses. — Doses toniques.
Cheval................... 8 ä 10 grammes.
Pore et petits ruminants.. 2 ä 4 — Carnivores............... 0,25d 1,50
Les doses astringentes seront plus fortes que les doses toniques.
Sulfate de magnesia.
Mat. med. — Amer, soluble dans l'eau froide. — Voy. Sei de Sedlitz ou d'Epsom.
Doses. — Se donne auxmömes doses que le sulfate de soude, quoiqu'ilsoit plus irritant Voy. Sulfate de soude.
Sulfate de morphine. — Voy. Morphine.
Sulfate de quinine. — Voy. Quinine.
Sulfate de soude ou Sei de Glauber.
Mat. med. — Ses gros cristaux, transparents, efflo-rescents amers, sont plus solubles dans l'eau tiöde que dans l'eau froide.
Effets ther. — Purgatif leger, et sans danger, fort employe on medecine vötörinaire. Avec ce sei, on
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SULFIIYDRIQUE (ÄGIDE).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 365
purge les animaux qui en ont besoin. Des purgations dites de precaution ont lieu, grace h lui: car son effet n'est guere appreciable, a moins qu'on ne le donne a doses Enormes de 600 a iOOO grammes. G'est im condiment utile ä fractionner chez le cheval conva­lescent, par doses de 100 a 125 grammes par jour.
A doses moyennes, il est diuretique, en m6me temps qu'il excite la secretion des mucus intestinaux.
Doses. — Comme purgalif :
Chevaux............... COO a 1000 grammes.
Grands ruminants...... 500 ä 600 —
Pores, moutons......... 100 a 150 —
Chiens................. 30 a GO —
#9632;
Sulfate de strychnine. — Voy. Strychnine.
Sulfate de zinc.
Mat. med. — En prismes incolores, de saveur styp-tique, soluble dans I'eau.
Effets tiier. — Localement, il agit comme I'alun : e'est un anüophtalmique precieux.
Rey I'injecte dans le coryza aigu, k la dose de'10 h 13 grammes par litre d'eau.
Bracy-Glarck, avec 4 grammes dans 32 grammes d'eau, avait l'habitude de modifier heureusement la fourchette menacee d'echauffement ou de pourriture, et la sole dans le crapaud commengant.
Son action a I'interieur a ete reconnue chez I'homme comme antispasmodique, a trfes petites doses. Imiter cette medication chez le chien.
Mais le sulfate de cuivre est preferable.
Mode d'emploi. — Son usage externe est le plus fre­quent, en poudre, en solutions ou en collyres.
Doses. —De 0,03 a 0,10. II en faut, en general 5 fois plus chez les carnassiers pour les faire vomir.
Antidotes. — Le lait, le blanc d'oeufs, les eaux sul-fureuses.
Sulfhydrique (Acide) ou hydrogene sulfure.
Mat. med. —Gaz f^tide, soluble dans I'eau.
,
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366nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; SULFURE DE CARBONE.
Effets phys. —Absorbable par la peau, par le pou-mon, et par la muqueuse digestive.
Effets tox. — Produit des accidents toxiques, si son absorption est trop grande.
Effets ther. — On pourrait amener ses vapeurs dans les etables oü Ton a suspecte la tuberculose, h l'imitation de ce qui s'est fait chez rhomme. On aurait vu, dit Hayem, des phlisiques respirant cet air im-pregne d'hydrogene sulfure avoir moins de flevre, expectorer moins, et s'ameliorer de tons points.
Sulfure jaune d'arsenic ou orpiment.
Mat. med. — Fait parüe du rusma ou pate epila-loire des Turcs.
Mode d'emploi.— On peut en avoir besoin en veteri-naire pour denuder, ädessein, une partie de la peau.
Ausma.
Orpiment.......................nbsp; nbsp; I gramme.
Chaux vive.....................nbsp; nbsp; 8 grammes.
Pulveriser et delayer dans blancs
d'oeufs et lessive du savonniers.nbsp; nbsp; Q.S.
On applique sur la peau, on laisse sdcher et on lave ensuite k grande eau.
Dans la pute epilatoire de Plenk, la moiliö de la chaux est remplacee par de l'amidon.
Sulfure de carbone.
Mat. med. — Liquide tres fluide, incolore, d'odeur de choux pourris. Voy. Eau sulfo-carbonee.
Effets ther. — Sert dans le pansement des plaies blafardes.
Comme il dissout la gutta-percha et le caoutchouc, surtout lorsqu'il a ete additionne d'alcool, il sert ä faire des pansements solides qui peuvent aller äl'eau, sans se deteriorer (Le Berre).
Mode d'emploi. — Incorpore dans de I'buile ou de la vaseline (1 sur 3, 4 ou 5), il donne d'assez bons resultats contre la gale, le rouge et les demangeai-
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#9632;#9632;
SULFUREUX (ACIDE).
367
sons du chien. Le Berre et moi avons constate les bons effets de cette pommade tres pr^conisöe par M6gnin.
Sulfure de potasse. — Voy. Foie de soufre.
Sulfureux (Acide).
Effets iiyg. — Pour d6sinfecter un local ayant etc occupe par des malades alteints de maladies conta-gieuses, il faut, d'apres le Dr Dujardin-Beaumetz, avoir recours a la combustion du soufre (1).
II s'agissait de trouver un corps qui put 6tre manie par des personnes non habituees a de pareilles prati­ques, dont les vapeurs pussent pönetrer dans les effets de literie, et n'eussent aucune action sur les objets meüblants et les rideaux.
L'acide sulfureux a paru remplir les conditions de bon marche, de maniement facile, et de desinfection complete que Ton recherchait.
Apres avoir reconvert de bandes de papier colle les huis des fenetres, on allume, par metre cube, 20 gram­mes de soufre sur une plaque de töle un peu 61evee au-dessus du sol; on se sert, comme I'a conseille M. Pasteur, d'un petit fourneau en terre refractaire de 0m,25 de largeur sur 0m,20 de longueur, dont les parois sont percees de trous de maniere ä faciliter la combustion. Ghacun de ces creusets pent brüler 1 kilogramme de soufre.
Ce procöde est le moins coüteux et le plus simple.
On protöge les objets de cuivre ou de fer en les recouvrant de graisse.
L'emploi de l'acide sulfureux liquide evite les dan­gers, laisse intacles les dorures et les parties metalli-ques, mais 11 est d'un prix eleve.
Le procede par la combustion du sulfure de carbone est inlermediaire entre le procede dit de Pictet et le procede par l'acide sulfureux, mais il necessite I'em-
(1) Bocquillon-Limousin, Formulaire des medicaments nou-veaux, 2deg; Odit., Paris, 1891.
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368
SULFURIQUE (ÄGIDE).
ploi d'un brüleur special de M. Chiandi, qui coule de 40 ä SO francs.
Enfin, des bougies soufrees, dues ä l'invention de Deschiens, rendent grand service en r^glant la quan-lite de gaz degage dans un temps determine.
Sulfurique (Acide).
Mat. med. — Liquide lourd, oleaginenx.
Effets puys. — Tres caustique, destructeur des tissus organiques, tres avide d'eau, il leur enleve l'oxygöne et l'hydrogene et laisse le carbone, d'oü eschare noirätre. Sa cauterisation est tres doulou-reuse ; il penetre si profondöment, h travers la peau, dans l'interieur des masses musculaires que son ac­tion a pu 6tre suivie depuis le croupe jusqu'ä l'arti-culation coxo-femorale (Tabourin).
Effets ther. ^- II detruit les verrues, les poireaux, les grappes, les Acs, les eponges, la crapaudine.
En Allemagne, on I'a employe, parait-il, contre la hernie des poulains, bien avant que Dayot, en France, songeät ä l'acide nitrique, pour cet objet.
Pauleau (de Montereau) a preconise son emploi en frictions, aprfes avoir ras6 la place, sur les vessigons d'origine arthritique simple ou d'origine rhumatis-male qui font boiter les b6tes bovines. Une eschare se produit, formee de la peau tannee et morte, et eile se detache au bout de lö ä 30 jours, sans suppura­tion, mais en laissant une tare indebile; le vessigon est gueri. (le qui reussit chez les ruminants a peau dure, aurait-il la meme chance sur le cheval, dont le derme est souvent si fin?
Mode d'emploi. —Pour I'usage interne, Voy. Eau de Rubel ei Limonade.
Pour l'usage externe. Voy. Päle caustique de Plasse et Pate safranee.
Caustique opiaci! de Solleysel.
Acide sulfurique............... 500 grammes.
Opium brut pulverise.......... 32 —
I
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mnvmHOMMMWBMsn
TABAC.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 369
Laissez en contact durant 24 heures, et triturez
ensuitequot;.
Caustique mir.
Noir d'ivoire ou noir de fumee. 100 grammes. Acide sulfurique............... Q. S.
Les Anglais l'emploient pur sur un tampon d'ouate, pour les chevaux couronnes.
Gagnat a preconlse dans ce but, la päte faite avec un melange de goudron, pour empecher l'acide de couler sur les tissus sains.
Sureau.
Mat. med. —Ses fleurs, si connues, sont jaunatres et aromatiques.
Effets tiier. — Elles provoquent, en infusion chaude, une moiteur et une exsudation de la peau.
En infusion, le breuvage, d'ailleursjamais nuisible, pourra 6tre renforce, selon les cas, de camphre, d'a-cetate d'ammoniaque, de feuilles de jaborandi.
Des recherches recentes ont prouve que la deuxieme ecorce du sureau est un diuretique certain.
Doses. — 30 grammes pour un litre d'eau.
Tabac.
Mat. med. — Les feuilles en brülantlaissent 24 p. 100 de cendres alcalines. Voy. Nicotine.
Effets tuer. — Recommandees par Bracy-Clark contre les poux.
Dans les cas de piqüres de mouches, de morsures de viperes, un remede populaire consiste ä appliquer de suite, sur les plaies, un peu de tabac ä fumer im-pregne de salive. L'effet produit s'explique par faction destructive du venin due aux sels alcalins, et faction aneslhesique due ä la nicotine. A essayer sur les chiens.
Les graines de tabac n'ont aucune action.
Mode d'emploi. — En decoction, 120 grammes pour 1 litre d'eau.
21.
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370 TANNIN, ACIDE TA.NNIQÜE 0U DIGALLIQUE. Lotion antipsorique.
Feuilles de tabac..............nbsp; nbsp; 100 grammes.
Sei marin.....................nbsp; nbsp; 200
Savon vert....................nbsp; nbsp; 100 —
Eau...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 litres.
Apres avoir fait la dissolution de tabac, faites dis-soudre le sei et le savon; passez et lotionnez deux fois par jour les parties aflect^es de gale.
Tamarin.
Mat. m6d. — Legumineuse exotique, qui fournit ä la therapeulique sa gousse a pulpe noire.
Effets tiikr. — Elle est cholagogue. M6mes doses et m6mes effets que la casse. Voy. ce mot.
Tanaisie.
Mat. MiiD. — SynantWree.
Effets teer. — Les sommites fleuries sont recom-mand6es conlre les ascarides et contre les oxyures.
Doses. — Chez le chien, 8 ä 12 grammes, en infusion.
Tannin, Acide tannique ou digallique.
Mat. mbd. — Cette substance blanc jaunätre, amere, amorphe est extraite de la noix de gaile du chöne.
Effets phys. — Sa solution dans 100 parlies d'eau et 6 de glycerine precipite les sels de fer, les sels m6-talüqueset lesalcaloides; le tannin est done un contre-poison de ces substances. II precipite aussi les ma-tieres albuminoides ou muqueuses qui deviennent alors imputrescibles. G'est le tannage qui se produit un pen moins sur le vif que sur le mort. II est an-tiputride des plaies, donl il tarit les s6cr6tions, en solution a 10 p. 100; il retrecit les vaisseaux environ-nants.
Les sels, leslannales n'ont plus la proprietes d'agir sur les albumines, ils ne sont plus que des astringents.
A 1'interieur, il produira sur la langue une ceriaine s^cheresse, mais plus loin, grace a l'action de l'acide chlorhydrique, il ne pr6cipitera pas la pepsine ou le peptone de Testomac, il ne determinera done pas de
;
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TEREBENE.
371
troubles digestifs. A doses tres fortes d^passanl 20 ä 30 grammes, il provoque la perte de l'appötit, des douleurs gastro-intestinales, une constipation opi-niätre. II passe dans le sang ä l'etat de tannales al-calins et albumineux; et il rend ce sang, tire de la veine, rebelle aux agents de la putrefaction, durant un certain temps.
Effets thicr. — Toules ces proprietes recomman-dent le tannin contre les atonies et los diarrb6es du tube digestif et les b6morragies internes.
Mode d'emploi. — On conseille de ne pas employer I'acide tannique en poudre,nien solution concentree; on I'administrera sous forme de tannate, d'albumi-nale ou de tannate alcalin.
Doses.
Grands herbivores........ 8 a 15 grammes.
Petits ruminants, pore ... 2 a 4 — Chien.................... 0,10a 0,50
Tannique (Acids). — Voy. Tannin.
Tartrate d'antimoine et de potasse. — Voy. Eme-#9632;tique.
Tartrate de potasse. — Voy. Creme de tarlre.
Tartre stibie. — Voy. Emetiqne.
Tartrique(Acide).
Mat. mkd. — Acide en hexaedres ä sommels trian-gulaires ou en tables, de saveur agreable; il est so­luble dans l'eau el dans I'alcool.
Effets theh. — C'est un temp^rant, qui peut rem-placer la creme de tartre.
Doses. — 3 ou 4 grammes communiquent une aci-dite süffisante a 1 litre d'eau.
Teintures et Alcooles. — Ces medicaments ontel6 laquo;tudies dans la Tfierapeutique ginerale (1).
Terebene.
Mat. med. — Corps complexe, obtenu en faisant agir
(I) Voy. p. 5.
\
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#9632; 372nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TEREBENTHINE.
l'acide sulfurique sur l'essence de terebenthine et en distillanl ensuite.
Effets ther. — Antiseptique et disinfectant sans odeur. Calmant et antiseptique des voles urinaires. Pent s'employer sur les animaux pour I'antisepsie intestinale et dans la dysenterie.
Mode d'emploi. — En Emulsion :
T^rebene...................... 16 grammes.
Gomme pulverisee............. 12 —
Eau........................... 60 —
ou en bols:
Terebene..................... 15 grammes.
Gomme pulvei'isee............. 12 —
— adragante pulverisee... 8 —
Faire un bol pour le cheval.
Doses. — Pourle chlen, 1 gramme. Pourle cheval, 10 a do grammes.
Terebenthine.
Mat. med. — Liquide glulineux, mielleux, a odeur speciale,decoule des coniferes; soluble dans I'alcool, solidifiable par la magnesie. Expos^e a I'air, la tere­benthine tend ä se solidifier, en perdant son essence.
Effets phys. — Sur la peau, eile est rub6fiante; sur les muqueuses, eile modere les secretions. A peine est-ellepassee dans le sang qu'elle determine une exci­tation g^nerale de l'organisme, due h son essence. L'air expire sent l'essence, d'ou les proprietds antica-tarrhales du medicament; la sueur aussi la deeöle; mais I'elimination la plus forte se fait par les reins; I'urine excretee a pris une odeur de violette carac-teristique. Ges etfets-la se produisent sans danger a doses moyennes : 100 a 230 grammes, pour les grands animaux.
Effets tox. — Mais si Ton double ou si Ton triple ce chiffre, il y aura de la dysurie, du tenesme, des urines sanguinolentes, le lout accompagn6 de pheno-
1
i. .
I
m.
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TEREBENTH1NE (ESSENCE DE).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 373
menes nerveux, plus redoutables encore quand c'est un exces d'essence de t^rebenthine qui les a pro-voques.
Effets tuer. — Lateröbenthineestpreconisee contre les hömaluries chez les betes bovines, les hypersecre-tions chroniques des organes respiratoires et des organes genito-urinaires, mais eile donne un mau-vais goüt ä la viande.
Mode d'emploi. —Pour la faire prendre, on I'incor-porera avec un ou deux jaunes d'oeufs que Ton de-layera ensuite dans I'eau mucilagineuse ajoutee peu ä peu dans un mortier. Doses.
Grands animanx.......... 30 d CO grammes.
Petils herbivores, pores___ 4 ä 10 —
Chiea..................... 2d 4 —
Terebenthine (essence de).
Mat. med. — Cette essence ä saveur chaude, ä odeur penetrante, n'est pas soluble dans I'eau; mais Tether, les builes essentielles, les huiles grasses la dissolvent.
Effets phts. — L'essence de terebenthine a toutes les propri6tes de la terebenthine, mais plus accusees et plus promptes a se manifester.
A l'extirieur, eile est un irritant cutan6, qui produit une douleur d'autant plus vive que la peau des che-vaux est plus fine. Sur le boeuf, cet eflet est beaucoup moindre. Certains chevaux semblent devenir fous sous la friction de cette essence; mais par un pheno-mene etrange, eile n'a aucun effet sur les muqueuses ni sur les solutions de continuite.
A I'interieur, c'est un stimulant qui va juqu'ä I'i-vresse; il dötermine alors des vomissements chez les carnivores et les omnivores et de la diarrhee chez les herbivores; a la dose de 800 a 1000 grammes, il devient dangereux, a moins qu'il n'ait ete administre en lavement.
Absorbee, cette essence produit tres rapidement des
#9632;#9632;
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374nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;TEREBENTHINE (ESSENCE DE).
effets sur les centres nerveux; eile squot;61iinine Irks vite aussi par les urines, et impregne tout I'orga-nisme, si bien que l'animal ayant ele sacriüe, s'il y avail lieu, la viande serait saisie, tant eile aurait pris une odeur mauvaise, capable de se d6velopper encore ä la caisson. II faudra done etre prudent, quand on i'administrera aux ruminants.
Effets ther. — La medecine v^terinaire en fait grand usage.
C'est un vermifuge et un antifermentescible in­terne, qui m616 au miel (80 grammes en 3 ou 4 doses) a rendu des services centre les affections ty-phoides (Barry).
A. I'exterieur, il est antiputride sur les plaies de toute nature, il est cicatrisant et dessiccatif dans les cas de brülure de la sole, d'enclouure, contre les ulceres interdigites de la fievre aphteuse : dans !e crapaud, il a ete preconise par Riviöre du Rhone qui a reussi, a force depansements,ä modifier la secretion anormale de la corne.
Elle est antipsorique et antipediculaire.
En injection sous-cutanee, l'essence de tereben-thine pure, a 4 grammes, produit rapidement un engorgement enorme, saus suppuration. Mes recher-ches sur ce point ont ele confirmees par Picheney el Trinchera.
C'est alors un revulsif puissant, a uliiiser dans les congestions, les boiteries de l'^paule, etc. Pour eviter la douleur locale et rendre l'essence aseplique, ajoutez quelques gouttes d'une solution de naphtol dans I'elher camphre.
Enfin comme revulsif 6nergique et prompt, elle est d'usage contre la fourbure aigue, les coliques hemor-rhagiques, les pneumonies aigues.
Apres I'epuisement par le travail, allant möme jusqu'a la chute sur le sol, des frictions reveilleront i'energie de l'animal.
u
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m
TfiREBENTHINE (ESSENCE DE)
3quot;ä
Pr^tot, dans les cas de congestions graves, conseille d'enflammercelte essence sur l'endroit meme oü eile viönt d'etre appliquöe, moyen heroique qu'il appelle cauterisation incendiaire. G'est un moxa sur unegrande surface, capable de juguler un vertige ou un coup de sang.
Mode d'emploi.
Eleclmire.
Essence de tfirebenthine........ 28 grammes.
Maguesie ealciuce.............. 21 —
Triturez. A donner a la dose de 30 ä 40 grammes par jour.
Autre I'lecliuiirc.
Essence de terebenthine... 12 a 15 grammes.
Poudre de reglisse........ Q. S.
Melasse................... Q. S.
Breuvage stimulant dc Robellet contre Vobstruction du feuillet chez les grands ruminants.
Essence de terebenthine... 40 i CO grammes. Infusion d'especes aroma-tiques...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 litre.
Melangez au moment d'administrer.
Ge breuvage a l'inconvönient de donner mauvais gout a la viande.
Sous le nom de Sanitas, les Anglais emploient un liquide huileux, riebe en composes camphres et en eau oxygen6e. 11 se prepare par l'oxydation lente de l'es-sence de terebenthine en presence de l'eau, sous fac­tion de la chaleur et de l'air. Ce compose parait etre forme d'acide camphrique, d'oxycamphre et d'eau oxygenee.
Toutes les huiles essentielles de la s6rie des ter-penes peuvent 6lre traitees de la meme facon (King-zett) et donner ce produit.
La couche superieure ainsi obtenue plus epaisse, peut servir a la preparation de mousselines, de pom-
mmm
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#9632;i
376nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;TERP1NE ET TERPINOL.
mades, de savons, de poudres antiseptiques, d6sinfec-tantes et desodorantes.
La partie inferieure est plus riche en eau oxygönee. Elle pout 6tre employee, melangee a 2 ä 10 Ibis son poids d'eau,pour le lavage des plaies de l'uterus, des oreilles; pour I'antisepsie inteslinale]; pour le lavage et les desinfections de toutes les habitations des ani-maux.
D'autres derives : Terpine, terpinol{\oyezcamp;sxno\.s) sont aussi utilises.
D'apres Dujardin-Beaumetz, voici comment on pent ranger par ordre d'action ces divers produits tereben-thin6s :
Maladies de la vessie : essence de t^rebenlhine, terpine, terpinol.
Maladies des bronches : terpinol, terpine, essence de törebenthine.
Doses. — A I'interieur, en emulsion:
Cheval..................nbsp; nbsp; 10 a 20 grammes.
Boouf...........'........nbsp; nbsp; 13 a 30 —
Moutou.................nbsp; nbsp; nbsp; 2 ä 5 —
Chien...................nbsp; nbsp; nbsp; 0,.quot;)0a 1 —
Si Ton ne doit pas continuer ces doses, on pourra les quintupler sans danger, afin d'agir, en une fois, plus energiquement.
Terpine at Terpinol.
Mat. Miin. — La terpine s'obtient sous forme de beaux cristaux, en meltant en contact 4 parties d'es-sence de lerebenthine, 3 volumes d'alcool et 1 partie d'acide azotique. Traitee par I'acide sulfurique ou chlorhydrique, eile donne un produit huileux, le ter­pinol.
Effets THiiR. — Ces medicaments, comme les balsa-miques et le copahu, r6ussissent bien dans les affec­tions respiratoires et dans cellesde la vessie.
Mode d'emploi. — En bols ou pilules, suivant la for-mule :
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THE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 377
Terpinol........................ 2 grammes.
Benzoate de soude.............. 1 —
Gomme......................... Q.S.
Doses. — 10 a 20 grammes chez le cheval.
Thalline.
Mat. med. — Derive de la quinoline, ä saveur amere et aromatique.
Effets phys. — Son chlorhydrate et son sulfate, solubles dans I'eau, abaissent la temperature et la flevre chez l'homme, ä la dose de 0,60 a 0,80.
Gomme la kairine et l'antiföbrine, eile detruit les hematies, ce qui offre des inconvenients.
Effetsther.— Aconseiller, en v6terinaire, dans la flevre typhoide, a doses fractionn^es qui seront anti-pyretiques. Les sels ont aussi des proprietes antipu-trides (Huchard).
Mode d'emploi. — En injections sous-cutanees sui-vant la formule (Mingazzini) :
Sulfate de thalline.............. 1 gramme.
Eau distillee chaude............ 5 —
Employer celte solution tiede.
Doses. — 4 a o grammes, en 4 ou 5 fois par jour.
Thapsia.
Mat. m6d. — Resine, contenue dans la racine d'une ombellifere.
Effetsther. — Revulsifemploy6chezriiomme.Gette racine est d'un usage general en Algerie, oü, ecrasee, eile sert de derivatif et de vesicatoire leger. Elle pent, en casde phlegmasies graves, constituer ainsi un sina-pisme a la portee du praticien. La poudre d'ecorces, Textrait alcoolique sont des purgatifs ^nergiques.
Doses. — 50 centigr. de poudre ou 1 a 5 centigr. d'extrait pour le chien.
The.
Mat. med. — 11 contient de la theine, qui est toute pareille ä la cafeine.
Effets phys. — Ses infusions ont les mömes vertus
i
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3:8
THYM.
de trophiques indirects ou de medicaments d'epargne. Voy. Cafe.
Effets ther. — Ses infusions excilantes, bonnes centre les coliques, peuvent fetre renforcees avec d'au-tres substances plus actives.
Thebaine.
Mat. med. — Un des alcaloides convulsivants de 1'opium.
Thebaique (extrait).
Mat. med. — Extrait gommeux de Vopimn (voy. ce mot.)
Effets tuer. — II est deux fois plus actif que I'o-pium.
Mode d'emploi. — II entre dans plusieurs prepara­tions destinees h calmer la toux : pilules de cynoglosse, strop thebaique, strop diacode. Chaque pilule de cyno­glosse contient 2 centigrammes d'extraitd'opium; une cuilleree ä bouche de sirop thebaique en conlient 4 centigrammes et une cuilleree de sirop diacode en contient 1 centigramme.
Theine. — Voy. The.
Theobromine.
Mat. med. — Alcaloide du cacao.
Kffets phys. et tuer. — Analogues a ceux de la Ca-feine (voy. ce mot).
Theriaque.
Effets tuer. — Vieille preparation non encore de-mod6e ; e'est surtout un excitant et un digestif.
Doses. — 15 a 20 grammes chez le cheval; 3 ä -i grammes chez les petits animaux.
Thridace.
Mat. med. — C'est le sue de la laitue cultivee. (Voy. Laitue).
Thym.
Mat. med. — Plante de la famille des Labiees; son essence renferme : le cymene. le thymene et le thymol. Elle a ete eludieo par Gadeac et Meunier.
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TRANSFUSION.
379
Effets phys. — Elle döprime le Systeme c6r6bro-spinal, diminue la puissance musculaire; il n'y a done pas lieu de la recomander commme medica­ment interne.
Effets ther. — On lui a attribuö des proprietes c6-phaliques,antispasmodiques,stimulantes,diur6tiques, emmenagogues et anticalarrhales.
Effets antisept. — G'est un antiseptique remar-quable; en solution au 1/800% eile dllruit le vims du charbon symptomatique, en 48 heures (Ar-loing, Cornevin et Thomas): eile endort la bact6ridie cbarbonneuse, sans la tuer (Ghamberland); eile tue le microbe de la morve en 38 minutes. En resume, l'essence de thym et le thymol sont plus antiseptiques que I'acide phenique a 3 p. 100. Sa faible volatility, sa grande puissance desodorante et son action microbi-cide, la rendent recommandable.
Thymol. — Voy. Thym.
Tilleul.
Effets ther. — Arbre, dont les fleurs sont legere-ment anti-spasmodiques.
Mode d'emploi. —Elles fournissent une eaudislillee, qui sert d'excipient a d'autres medicaments plus actifs.
Tourbe(Poudre antiseptique et ouateaseptique de).
Mat. med. — Substances poreuses ayant un
grand
pouvoir absorbant (14 fois leur poids d'eau).
Mode d'emplol — Destinees ä remplacer les autres agents de pansement: etoupes, coton carde, ouate hydrophile, gaze, etc.
La ouate de tourbe est bien plus sou pie et plus elas-tique que I'etoupe.
Gadiot et Waldteuffel ont publie des observations interessantes sur son usage en veterinaire. Le Dr Lucas Ghampionniere en fait un grand usage dans son service de Chirurgie k Thopital Saint-Louis.
Transfusion.
Operation par laquelle on fait passer du sang des
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380
TRANSFUSION.
\
veines d'un animal dans celles d'un autre animal, ou bien encore des veines d'un animal dans celles d'un homme, pour remplacer le sang qui a ete perdu par une hömorrhagie excessive ou par toute autre cause.
Gelte operation, d'apres les experiences de Blundell, de Prevost et de Dumas, etc., doit etre faite avec le sang d'un animal de la m6me espece que celui sur le-quel eile est pratiquee. II sufüt, pour ranimer la vie presque eteinte, d'injecter dans les veines une quan­tity de sang bien inierieure ä celle qui a ete perdue par l'hömorrhagie. Les experiences de Prevost et Dumas ont montre que ce sont les globules du sang qui possä-dent cette propriete revivifiante. L'injection du serum seul ne jouit en aucune facon de cette propriete; celle des globules deübrines la possede completement; les experiences dans lesquelles on avail neglige de defibri-ner le sang ont m6me ele moins favorables que celles dans lesquelles on avail pris cetle precaution.
Pour pratiquer la transfusion, on met ä nu une des veines soiis-cutan6es du malade, on la soulfeve ä l'aide d'un til ou d'un stylet; on y fail une ouverture capa­ble de recevoir la canule d'une seringue ä injection, en ayant soin d'eviter toute perle de sang. D'autre part, on saigne le sujet qui doit fournir le sang; on pent recevoir le sang directement dans la seringue qui servira ä l'injection, ou bien dans un vase ayant la temperature du corps ou un pen plus chaud, el qui, an besoin, est plonge dans un bain-marie ä cette temperature; il est ensuite pris a l'aide de la serin­gue. Celle-ci doit etre assez grande pour qu'onne soil pas oblige a des reapplicalionstoujours delicates. L'in­jection se fail ensuite directement, lentemenl, en pre-nant toutes les precautions pour ne pas pousser d'air en m6me temps que le sang; on injecle chez I'hom-me 300 ä 400 grammes en une fois; quelquefois l'in­jection n'a pas depasse 120 grammes el les resultats etaient deja Ires favorables (Nelaton,Bougard,Devoy).
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TRANSFUSION.
381
Moncoq a proposö un instrument destine k la trans­fusion (fig. 36); ce sont deux aiguilles creuses D ter-minant deux tubes de caoutchouc G attaches ä un cy-lindre de verre. Dans l'interieur du cylindre se meut
quot;quot;okmau.
Fig. 66. — Appareil de Moncoq, pour la transfusion.
un piston destine ä mettre en mouvement le liquide auquel livrent passage deux valvules,disposees en sens inverse, ä la partie inferieure du cylindre. La tige B de ce piston etant gradu6e donne la mesure du li­quide transfuse; cette tige est en outre disposee en
I
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382
TRAUMATIC1NE.
cremaillere, et fonctionne a I'aide d'un petit meca-nisme A. L'aiguille placee du cöte de la valvule qui s'ouvre de dedans en dehors, pique la veine de l'ane-mie; la seconde est poussee dans la veine du sujet sain; tout etant ainsi dispose, on eleve le piston, et sous l'influence du vide, le sang du sujet sain arrive dans le cylindre ; en abaissant le piston, on force le sang k sorlir du cöte opposö, du cöte du sujet malade. Ore(l) a propose un appareil plus simple (üg. 57),
Fig. 57. — Appareil de Ore, pour la transfusion.
qui remplit les memes conditions que celui de Mon-coq. Une poire de caoutchouc P ä laquelle s'adaptent deux piöces mötalliques AB, äsoupapes SS',s'oiivrant Tune an dedans, I'autre au dehors, fait arriver le sang par le tube EDO, et le fait sortir en C'D'E'.
Traumaticine.
Mat. mkd. — Solution de gutta-percha dans du chloroforme.
(1) Ore, Nouveau Dictionnaire de midecine et de Chirurgie pratiques do Jaccoud. Paris, 1884, tome XXXVI, p. 79.
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TULIPINE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;383
On met 10 grammes de gutta-percha dans 90 gram­mes de chloroforme. Au bout de vingt-quatre heures, la gutta-percha est completement dissoute; on ajoute alors 18 grammes d'acide chrysophanique a la solution.
Effets ther. — Auspitz recommande, dans le pso­riasis, de faire des badigeonnages avec de la traumati-cine contenant un dixieme d'acide chrysophanique.
On peint les plaques de psoriasis avec cette prepa­ration, et on laisse secher; il se forme une couche de gutta-percha contenant de l'acide chrysophanique, qui permet aux malades de vaquer k leurs occupations. Tous les deux jours, on renouvelle la couche medica-menteuse. On voit bientot se former le cercle erythema-teux de l'acide chrysophanique, et les plaques de pso­riasis semblent disparaltre avec une grande rapidite (DrBesnier).
Mode d'emploi. —Pent servir de vehicule a un grand nombre de substances medicamenteuses, et surtout a l'acide chrysophanique, 10 p. 100 (1).
Trefle d'eau ou Menyanthe.
Effets ther. — Ses feuilles, dont le principe actif est la Menyanthine, sont toniques.
Mode d'emploi. — Elles donnent lieu, mais a un moindre degre, a toutes les doses et ä toutes les pre­parations de la gentiane.
Trimethylamine.
Un des alcaloides de l'ergot de seigle.
Trinitrine. — Voy. Nitroglycerine.
Tulipine.
Mat. med. — Alcalo'ide retire de la Tulipa vulgaris.
Effets phys. — Augmente la salivation, et a des propriety analogues a celles de la veratrine, de la colchicine, de la scillitine.
Effets tuer. — Sialagogue, diuretique, tonique du cceur.
(1) Bocquillon-Limousin, Formulaire des medicaments nou-veanx, 2e edit., Paris, 1891.
I
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384nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;VALERIANE.
Mode d'emploi. —Uliliser les oignons de tulipe, pour faire un alcoolatouune decoction, dans lescasurgents.
Ulex diureticus ou Ajonc epineux.
Mat. med. — Plante commune dans certains pays. Son alcaloide est VUlexine.
Effets ther. — La plante est un diuretique actif ou dangereux. L'alcaloide a et6 preconise contre la paralysie et comme antidote de la strychnine.
Mode d'emploi. — Comme fourrage ou en infusions.
üva ursi. — Voy. Arbousier.
Valdivine.
Mat. med. — Alcaloide extrait de la graine du Simaba valdivia, arbre originaire de la Colombie; peu soluble dans I'eau, plus soluble dans l'alcool k 70deg; (1/60).
Effets phys. — Accelere les battements du cceur, eleve la temperature, amene ensuite des vomissements surle chien.
Effets tuer. — N'a pas reussi contre la morsure des serpents, a ete preconisee contre la rage; mais les experiences de Nocard ont seulementmis en evidence une action sedative bien marquee et une attenuation des acces.
Valerianates.
Effets tuer. — Ces sels, qu'ils aient pour bases I'ammoniaque, le bismuth, la quinine, le zinc ou d'autres substances basiques, ajouteront aux pro-pri6tes de ces bases des vertus stimulantes et anti-spasmodiques, quite plus souventremporterontmeme sur celles-lä.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;,
Doses. — Elles seront en rapport avec la toxicite des bases, et peu superieures a celles indiquees pour les bases elles-memes.
Valeriane.
Mat. med. — Plante, qui doit ses propri^tes anti-spasmodiques marquees ä une essence, a un camphre et a, un acide.
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VASELINE LIQUIDE MfiDICINALE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 385
Effets phys. — Les experiences r^centes de Butte tendent ä prouver que, paraissant diminuer Ja gly-cose contenue dans le sang, eile est un agent de ra-lentissement de certains phönomönes de nutrition.
Effets ther. —A doses therapeutiques, c'esl-ä-dire ä 30 grammes par jour, pour les gros animaux, 4 a 5 pour les petits, sa poudre combattra bien I'^tat asthe-nique des convalescences; on croit avoir constate qu'elle eloignait les accfes d'6pilepsie; ä essayer chez le cheval epileptique. Selon Bouchard, dans la polyurie, eile a la propriety de diminuer l'azoturie et par conse­quent remission des urines; a employer dans la pisse ou polyurie du cheval, du cheval de courses surtout.
Effets tox. — A hautes doses, c'est un poison.
Vanille.
Effets ther. — Ses gousses seront employees comme des aromates excitants, dans la medecine de luxe.
Vaseline.
Mat. med. — Graisse extraite des goudrons.
D'apres des experiences recentes (Adam) les pom-mades ä base de vaseline seraient apres frictions moins bien absorb^es que celles a base de Lanolint (voy. ce mot).
Mode d'emploi. — C'est le meilleur des excipients pour les pommades, parce qu'il ne rancit pas. II fait a juste titre, abandonner l'axonge.
Dans la confection des pommades ä la vaseline, avec une substance liquide, la solution d'iodure de potassium par exemple, il faut avoir la precaution d'ajouter 2 gouttes d'huile de ricin par gramme de liquide. J'ai expörimente ce procede donne par Krebs et je m'en suis bien trouve.
Vaseline liquide medicinale, Huile de vaseline, Pnrafine liquide.
Historique. — M. P. Vigier, en 1882, avait dissout de la pilocarpine dans de l'huile de vaseline. Caosy. — Ther. vet.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;22
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386nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; VASELINE LIQUIDE MfiDICINALE.
Depuis, M. A. Meunier, ä Lyon, a d^couvert et MM. Dujardin-Beaumetz et Ley ä Paris, ont exp6ri-mente l'action therapeutique de difTerents corps, dissous dans la vaseline liquide. Ils ont observe que certains medicaments ayant une action irritante sur la peau, se dissolvaient dans ce vehicule et perdaient toute propri6l6 nocive. On pouvait alors injecter l'eucalyptol, le myrtol, Thelönol et l'iodoforme sans danger.
M. H. Bocquillon(l) a etabliles caractöres physico-chimiques de ce corps, son mode d'essai et il a g6n6-ralise son emploi pour un grand nombre de solu­tions.
Essai. — La vaseline liquide mödicinale doit elre neulre au tournesol, d'un gout franc, ne presentant pas d'acidite ä la langue. La densite h 15deg; est 0,875 ou 76deg; h i'alcoometre de Gay-Lussac. Elle ne doit pas donner de vapeurs avant 200deg;.
Mat. MiiD. — L'huile de vaseline n'est pas soluble dans I'eau, I'alcool faible ou fort, la glycerine, les alcools methylique, amylique; sont insolubles dans la vaseline, I'acide salicylique, les sels mercuriels (su­blime, calomel), les alcaloides et leurs sels, les gluco-sides, la terpine, le chloral, le (naphtol et l'acetani-lide. Elle dissout Ires pen le phenol etl'hypnone. Elle dissout en toutes proportions Tether, le chloroforme, ce qui permet de faire des solutions avec les alcaloides et les glucosides, les essences, la benzine, le sulfure de carbone, l'bydrogene sulfurö (4 volumes ä-|- 13deg;), l'iode, le brome, le phosphore, le thymol, l'iodo­forme, la paraldehyde et le terpinol.
Effets thi^r. — La vaseline liquide ne sert que de vehicule a des corps qui conservent leurs proprletös therapeutiques.
(1) Bocquillon, Formulaire des medicaments nouveaux. 2C edi­tion. Paris, 1891.
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.VASELINE LIQUIDE MEDICINALE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 387
Mode d'emploi. Doses. — Gomme M. Bocquillon, j'ai divise les formules de vaselines liquides en series : 1deg; Injections antiseptiques; 2deg; Injections d'alcaloi'des; 3deg; Injections diverses. Les doses sont rapportees h 100.
A. — Injections antiseptiques.
Eucalyptol. ................... 20 grammes.
Vaseline liquide medicinal...... 80 —
Eucalyptol.................... 19 —
lodoforme...................... 1 —
Vaseline liquide medicinale..... 80 —
Sulfure de carbon e............. 10 —
Vaseline liquide medicinale..... 90 —
lodoforme...................... 1 —
Vaseline liquide medicinale..... 99 —
Disinfectant chirurgical, ä la dose de 0,03 a 0,03.
Myrtol....................... 20 grammes.
Vaseline liquide medicinale..... 80 —
Employee contre les bronchites.
Terebeuthine.................. 20 grammes.
Vaseline liquide medicinale..... 80 —
Employee contre les bronchites, les cystites, a la dose de 1 ä 10 grammes sur le cheval.
Thymol....................... 10 grammes.
Vaseline liquide medicinale..... 90 —
Desinfectant, dans les abces.
Phenol......................... 1 gramme.
Vaseline liquide medicinale..... 99 —
Anliseplique.
Terpinol....................... 5 grammes.
Vaseline liquide medicinale..... 95 —
ocr page 400
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#9632;
388nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; VASELINE LIQUIDE MEDICINALE.
Employee contra les bronchites h la dose de 10 gr.
lode........................... 2 grammes.
Vaseline liquide medicinale..... 98 —
Employee contre I'asthme, I'emphyseme, la dia-these urique, traitement iodure.
Menthol........................ 10 grammes.
Vaseline liquide medicinale..... 90 —
Employee comme succedane de la cocaine. Sans danger.
Eugenol........................ 3 grammes.
Vaseline liquide medicinale..... 97 —
Hel^nine....................... 1 —
Vaseline liquide medicinale..... 99 —
Employee comme microbicide du bacille de Koch.
Chloroforme.................... 20 grammes.
Vaseline liquide medicinale..... 80 —
Employee contre les scialiques, les nevralgies et les boiteries.
Hydrogene sulfure.............. 4 vol.
Employee contre la tuberculose. Toleree.
Salol........................... 10 grammes.
Chloroforme.................... 10 —
Vaseline liquide medicinale..... 80 —
Employee comme antiseptique.
B. —Injections d'alcalohles {rapporUes ä iO grammes de
solution).
Cocaine....................... 0,2
Vaseline liquide medicinale..... 9,8
Employee en anesthesie locale, dans les nevral­gies, et en oculistique. Mieux toleree que les solutions aqueuses.
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#9632;^1
mm.
VASELINE LIQUIDE MEDICINALE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 389
Aconiline cristallisee...........nbsp; nbsp; nbsp; 0,002
Chloroforme....................nbsp; nbsp; nbsp; 0,998
Vaseline liquide mfidicinale.....nbsp; nbsp; nbsp; 9 grammes.
Employee contre les douleurs.
Digitaline cristallisee...........nbsp; nbsp; nbsp; 0,002
Chloroforme...................nbsp; nbsp; nbsp; 0,998
Vaseline liquide medicinale.....nbsp; nbsp; nbsp; 9 grammes.
Employee contre les affections cardiaques J'asystolie.
Quinine pure...................nbsp; nbsp; nbsp; 0,10
Chloroforme...................nbsp; nbsp; nbsp; 0,90
Vaseline liquide medicinale.....nbsp; nbsp; nbsp; 9 grammes.
Employee comme febrifuge. 1nbsp; c.c. correspond h 0,023 de quinine.
Pilocarpine.....................nbsp; nbsp; nbsp; 0,05
Chloroforme....................nbsp; nbsp; nbsp; 2,95
Vaseline liquide medicinale.....nbsp; nbsp; nbsp; 7 grammes.
Solanine......................nbsp; nbsp; nbsp; 0,005
Chloroforini;...................nbsp; nbsp; nbsp; 2,95
Vaseline liquide medicinale.....nbsp; nbsp; nbsp; 7 grammes.
Employees comme analgesique.
Eserine.......................nbsp; nbsp; nbsp; 0,05
Chloroforme...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2,95
Vaseline liquide medicinale.....nbsp; nbsp; nbsp; 7 grammes.
Atropine.......................nbsp; nbsp; nbsp; 0,01
Chloroforme....................nbsp; nbsp; nbsp; 0,99
Vaseline liquide medicinale.....nbsp; nbsp; nbsp; 9 grammes.
Employees en oculistique.
Hyoscine.......................nbsp; nbsp; nbsp; 0,01
Chloroforme....................nbsp; nbsp; nbsp; 0,99
Vaseline liquide medicinale.....nbsp; nbsp; nbsp; 9 grammes.
Employee en oculistique, et comme hypnotique.
Apomorphine..................nbsp; nbsp; nbsp; 0,02
Chloroforme...................nbsp; nbsp; nbsp; 1,98
Vaseline liquide medicinale.....nbsp; nbsp; nbsp; 8 grammes.
Employee comme emetique, a la dose de 0,01.
22.
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ocr page 402
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390nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;VASELINE LIQUIDE MEDICINALE.
Hyoscyaminc.................. 0,12
Chloroforme................... 0,88
Vaseline liquide medicinale..... 9 grammes.
A essayer dans la non-d6iivrance et les retentions d'urine.
Cafeine........................ 0,.r)0
Chloroforme................... 4,50
Vaseliue liquide mediciuale..... 5 grammes.
Employee comme stimulant.
C. — InjccliunH diverses (rapporties ä 100 grammes).
Ether sulfurique................ 30 grammes.
Vaseline liquide mediciuale..... 70 —
Employee comme stimulant, antispasmodique. A es­sayer dans les coliques par reiroidissement du cheval.
lodoformc...................... 5 grammes.
Ether.......................... 15 —
Vaseliue liquide mediciuale..... 80 —
Employee comme antiseplique chirurgical.
Brome......................... 10 grammes.
Vaseline liquide medicinale..... 90 —
Employee comme desinfectant, södatif.
Aseptol........................ 1 gramme.
Vaseline liquide mediciuale..... 99 —
Employee comme antiseptique.
Phosphore.................... I gramme.
Vaseline liquide mediciuale..... 99 —
Employee comme excitant.
lodure de phosphore........... 1 gramme.
Vaseline liquide medicinale..... 99 —
Employee comme excitant.
Les produits employes doivent etre purs; Tether
s
:
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VERA.TRINE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;391
et le chloroforme prepares pour Taneslhesie, l'euca-lyptol de M. Delpech, la vaseline liquide medicinale doivent repondre aux modes d'essais donnes par MM. H. Bocquillon, Adrian et Boymond. Les solutions alcaloidiques doivent etre faites avec les alcaloides purs, mais pröparees au moment du besoin, car le chloroforme s'evaporant, l'alcaloide pr6cipite et le dosage est l'ausse. Aussi pour la digitaline, l'aconitine et l'atropine, doit-on agiravec prudence, en se rappe-lant que la digitaline se localise, surtout avec la vase­line qui retarde encore l'absorplion.
Veratrine.
Mat. mud. — Alcaloide, qui se trouve dans la cöva-dille du Mexique, plus que dans VEllebore blanc, contrairement ä ce que Ton a cru longtemps. 11 est cristallisable, dcre, insoluble dans l'eau, fournissant des sels solubles. 11 est soluble dans l'ether et l'alcool.
Son prix peu eleve est une certitude de sa puretö; ses solutions dans l'alcool se conservent ind6flniment. Voilä les motifs qui me le font preferer pour notre medecine ä l'esörine et äla pilocarpine.
Effets phys. — Sur la peau, il produit de la rou-geur, dela causticite, puis de l'anesthesie. Aspire par le nez, il est sternutatoire. Plus loin, il cause de la dysphagie, de la brülure, des vomissemenls (chez les carnassiers) de la diarrhee, parfois sanguinolente. En resume, il est döprimant, neuro-musculaire, et il ra-lentit les contractions des muscles, sans leur retirer de la puissance. Quant aux muscles de la vie organi-ques, il doit evidemment les exciter.
Effets teer. — M. Le Berre dit avoir trouve dans la v^ratrine le meilleur excitateur des fonctions des estomacs chez les ruminants.
Par injection hypodermique de 08r,30 ä 0Kr,üO, on peut arriver ä debarrasser, par le haut et le bas, ces estomacs d'une grande partie de leur contenu.
L'obstructiondu feuillel venantcompliquerpresque
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^mmmmmmmmmmmmmm
392nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; VIANDE.
| !nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; toutes les maladies de l'espece bovine, 11 s'en-
suit que la v6ratrine est souvent indiquee chez cette espfece animale. A la dose de 15 ä 20 centi­grammes (hypoderrniquement), eile produit toujours d'heureux resultats et d'autant plus qu'on pent con-tinuer son usage en la donnant ensuite avec des bois-sons mucilagineuses (dose de 30 ä 30 centigr. par jour).
Cbez le cheval, on pent aussi s'en servir pour exciter la tunique charnue et la secretion des intes-tins, mais eile ne paralt pas avoir la ineme puissance d'effets que I'eserine, surtout quand on lui ajoute la pilocarpine.
De plus, la veratrine est antipyretrique et trouve sa prescription pour combattre le Symptome üevre, sur­tout quand il accompagne les maladies de l'appareil respiratoire ou les rhumatismes.
Elle m'a donne de bons resultats contre la pousse
\
du cheval. J'ai dgalement bien reussi dans les cas de syncope, de mort apparente, surlout cbez les veaux aprös im part laborieux.
Mode d'emploi. — A I'exterieur, contre la douleur, 1nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;pommade ä un vingt cinquiöme.
J'emploie beaucoup la veratrine (solution a 4 p. 100 dans I'alcool a 93deg;), a la dose de 20 ä 30 centigrammes, dans tons les arrets de la digestion, surtout sur les ruminants, dans les affections typhoi'des.
Ne pas I'employer sur le cbien qui y est trop sensible.
Doses. — En injections. .1
Grands animaux................ 0,10 a 0,50
Petits animaux.................. 0,00i a 0,006
En une ou plusieurs fois. Verdet cristallise. — Yoy.'Acetate de cuivre. Vernis du Japon. — Voy. Ailanthe. Viands.
Effets tuer. — A ne pas nögliger surtout dans la therapeutique des convalescents (chiens, chats); on
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VIOLET DE METHYLE OU PYORTANINE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;393
doit en donner aux jeunes chiens pour les aider ä mienx supporter les maladies auxquelles ils sont exposes.
Mode d'emploi. — Elle est pr6f6rable crue.
On donnera, au besoin, de la conserve de Damas (30 a 40 gr. par jour), qui contient:
Filet de bceuf.................. 60 graimnes.
Sei marin......... ............ 1 —
Gelee do fruits.................. 15 —
Vin.
Effets ther. — Fortiflant, tonique et detersif un peu eher; mais il est des pays et des occasions, oü son emploi ne sera pas discute, si on I'ordonne.
Le vin avec des röties sera utile ä donner aux va-ches, apres le part. II les reconforte et passe pour faciliter la delivrance.
Mode d'emploi. — On fait des vins aromatiques, des vim diwetiques, des vins anliscorbutiques.
Violet de methyle ou Pyoktanine.
Mat. misd. — L'une des couleurs d'aniline employee en histologie pour la coloration des pieces.
Effets antis. — laquo; Le professeur Stilling de Stras­bourg a etudie l'action antibact6rienne des couleurs d'aniline. Dans les recherches qu'il a faites avec le Dr Vortmann, il s'est servi du violet de methyle. Dans une solution au millieme, la viande se conserve plus de six jours ä la temperature de 25deg; sans qu'il se de-veloppe de bacteries.
laquo; Dans une solution äl gramme pour 3,000 grammes d'eau renfermant de l'extrait de viande et du sucre, il ne se forme pas de Penicillium glaucum. Les bacteries du pus sont tuees par le contact d'une solution ä 1 gramme pour 64,000 grammes d'eau (1). raquo;
Effets phys. — Des experiences pratiquees sur les animaux donnörent les rösultats suivants. Sous I'in-
(I) Bocquillou, Formulaire des me'Hcaments nouveaux et des medications nouvelles, 2e edit., Paris, 1891.
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-il
394nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;VIOLET DE METHYLE OU PYOKTANINE.
fluence d'une solution a 1 pour 1000, I'oeil d'un lapin se colore fortement en violet, coloration qui disparait d'ailleurs le lendemain. Si on introduit le violet de methyle en substance dans le sac conjonctival, on a une coloration intense, et les jours suivants l'epithö-lium se dötache par grosses ecailles montrant une degenörescence graisseuse intense. Mais ces debris, tout comme le sac conjonctival entier, sonl exempts de bacteries.
laquo; On pent introduire, sous la peau d'un lapin ou d'un cobaye, 20 centimetres cubes d'une solution a 1 pour 1000, sans que I'animal paraisse en souffrir. En injection peritoneale, I'animal ne supporte qu'une dose de 10 centimetres cubes. Au-dessus de cette dose, I'animal meurt : tons ses visceres sont colores, sauf les vaisseaux. La mort surviendrait, dans ce cas, par impregnation des centres nerveux dont I'action serait ainsi suspendue. On pent faire manger a un lapin du violet melange a ses aliments, meme a la dose de plusieurs grammes, sans determiner aucun accident, Enfin, M. Sidling a pu en injecter sans incon­venient dans le poumon. II faut employer des pro-duits purs. Certaines matieres colorantes sont dange-reuses, tel est le cas de l'ethyle violet qui contient de l'arsenic. raquo;
Effets tiier. —#9632; laquo; Ces auieurs ont obtenu les meil-leurs resultats de l'application de ce corps ä la Chi­rurgie et ä l'oculistique pour le traitement des plaies et ulcerations. II serait, d'apres eux, un produit supe-rieurau sublime. Ils ont exp6rimente un pyoktannin bleu pour les usages chirurgicaux, et un pyoktannin jaune (auramine) pour l'oculistique. Us ne sont pas toxiques; ils sont inodores et cicatrisants. raquo;
Depuis plusieurs annees. Von Mosetig I'a employe avec succes dans le traitement des tumeurs non ope­rables. Les injections locales sont suivies d'une ame­lioration notable dans l'etat du malade. Lang a
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^
WINTERGREEN (ESSENCE DE).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 395nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; :)
. t
employe les injections sous-cutanees dans les affec­tions des organes urinaires; Neudorfer I'emploie en poudre dans le pansement des plaies cancereuses, les lumeurs diminuent rapidement (1).
La connaissance de ces fails observes en mede-cine humaine permet de supposer que ce prodult donnerait de bons resultats dans le traitement des tumeurs melaniques du cheval, des lumeurs de la mamelle chez la chienne, etc. II y aurait lieu d'es-sayer les injections interstitielles, et de saupoudrer les parties ulcerees.
Mode d'emploi. —#9632; En poudre, sur les parties ulce­rees. En injections, ä la base et dans la masse des tumeurs. Chaque fois 3 a 10 gr. de la solution ä 1/300.
Violette.
Effets thi^r. — Ses fleurs sont diuretiques et depu-ratives.
A recommander dans les bydropisies, et dans les eruptions cutanees.
Mode d'emploi. — Tisanes.
Doses. — A trop haute dose, elles feraient vomir, car la violins qu'elles renferment a les propri^tes de l'emetine.
Winter (Ecorce de).
Mat. med. — Succ6dane de la cannelle.
Doses. — Memes doses que la cannelle.
Wintergreen (Essence de).
Mat. med. — Salicylate de m^thyle, extrait d'une ericacee, la gaultheria procumbens. L'odeur en est agreable.
Effets antis. — C'est un antiseptique, qui a I'avan-tage de n'ötre ni loxique ni irritant.
Effets tuhh. — On I'a recommande pour le panse­ment des plaies.
(1) Societe royale des inedecins do Vienne, in Wiener medi-cin. Presse, 1891, n0 G.
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*1
396nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; WINTERGREEN (ESSENCE DE).
A essayer, pour les chiens de luxe, dans le lavage ou l'injection des oreilles.
Mode d'emploi. — En solution hydroalcoolique.
Essence Je Wintergreen........ 5 grammes.
Alcool.......................... 50 —
Eau............................ 00 —
mm
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TR01S1EME PARTIE
THÄRAPEÜTIQUE SPECIALE
Je diviserai l'etude de la Iherapeutique spöciale en deux sections :
1deg; L'action des medicaments mr les differents syslemes; 2deg; L'asepsie et fantisepsie ;
PREMIERE SECTION
Action des medicaments sur les differents systemes (1).
Pour faire de la tlierapeulique speciale, il faul con-naitre lamaniere d'agir des medicaments. C'est ce quo je m'en vais essayer de faire en cherchant ie mode d'aelion des substances medicamenteuses sur les dif-ferentes functions, d'apres les prineipes qui ont conduit M. Germain See ä proposer la Classification jthysiologique suivante :
Premiere classe. — Modificateurs du Systeme neuro-musculaire.
jor groupe. — Medicaments cardiaques. — Tj'pe : digitale.
(1) Pour la redaction de ces chapitres, j'ai fait quelques etn-prunts a l'ouvrage de M. Fiulay-Dun, du college veterinaire d'Edimbourg, Veterinary medicines, their actions and uses, seventh edition, Edinburgh, 1889.
Cagny. — Ther. vet.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 23
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^
308nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TIIERAPEUTIQUE SPECIALE.
2C groupe. — Medicaments qui agissenl sur les vaisseaux. — Ergot de seigle, bromure de potassium, belladone.
3quot; groupe. — Medicaments qui out une action depres­sive sur le systeme nervo-moteur. — Cigue, curare, leve de Calabar, aconit.
4deg; groupe. — Excitants du systemo nervo-moteur.
a.nbsp; Excitants du Systeme nerveux entier. — Ammo-niaque.
b.nbsp; Excitants de l'encöphale. — Opium (dont I'ac-lion sur le cerveau est encore indecise).
c.nbsp;Excitants de la moelle epiniere. — Strychnine.
oc groupe. — Depresseurs de faction rellexe de la mocl[e. — Acide cyanhydriquc el cyanures, chloro-forme, chloral, protoxyde d'azolo.
üeuxieme classe. — Troplüques, modißcaleurs fa-vorabtes de la nutrition.
Ier groupe. — Tropbiques proprement dils. — Fer, buile de foie de morue, phosphate de chaux.
2deg; groupe. — Tropbiques indirects on d'epargne.— Alcooliques, cafe, the, coca.
3raquo; groupe. —Tropbiques indirects, activant les fonc-lions d'assimilation ou de nutrition. — Amers, quin­quina.
41' groupe. — Tropbiques on toniques des vaisseaux. — Tannin, metaux, terebentbine.
Troisicme classe. — Dystropkiques ou dtnutrilifs, aijissani faoorablenient sur I'ensemhle de l'organisme, yiiand Us sont pris ä doses modernes.
Ier croupe.—Alropbiantspartiels. — lode, morcure.
2deg; groupe. — Atropbiants ou tropbiques selon la dose. — Alcalins.
3C groupe. — Modificateurs des gaz et des globules de san'r. — Oxygene, air comprime, acide carbonique.
A' groupe. — Poisons steatogenes. — Acide sulfu-rique, pbospbore, arsenic.
5deg; groupe. — Denutritil's gen^raux. — Saignee.
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ACTION SUR LA NUTRITION GENERALE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;309
Quatrieme classe. —#9632; Medicaments qui produisent, dans [organisation des tissus par lesquels Us s'eluninent, des modi/icalions ulilisables en medecine.
I01' groupe. — Dinreliques.
2cgroupe. — Medicaments agissant sur les organes respiratoires. #9632;—-Baumes, r6sines, essences, soufre.
3e groupe. — Medicaments agissant sur la peau. — Diaplioretiques, arsenic.
4deg; groupe. — Sialagogues, cholagogues, vomilils, purgalifs.
Ginquieme classe. —#9632; Antiseptiques, parasiticides.
Sixiöme classe. — Medicaments employes ä l'extc-rieur, et nayant aucun lien cominun.
Gaustiques, eau, chaleur, froid, electricite.
CHAPITRE PREMIER
ACTION DES MEDICAMENTS SUR LA NUTRITION GENERALE
Dans le corps des animaux en bonne sanle, il se passe conlinuellement des phenomenes d'assimilation et de desassimilalion.
On sait que la matiere azotee designee sous le nom de protoplasme, de plasmine, qui est contenue dans les cellules el6mentaires, est coagulee par la chaleur et dissoute par les alcalins. Certains acides la coagu-lent aussi. mais le precipile forme est soluble dans un exces d'acide; la presence d'alcaloides vegetaux a pour resultat de retarder le point de coagulation par la chaleur. Les mouvements dont cette plasmine est animee deviennent plus lents sous l'action du froid, plus vifs sous celle de la chaleur, du sei marin, d'un leger courant ölectrique; mais ils deviennent tetani-formes ä la temperature de 33deg; G., ou aprus le passage d'un fort courant electrique.
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quot;#9632;
I
4U0nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; THERAPEUTIQUE SPECIALE.
Au point de vue therapeutique, lout ceci a une tres grande importance et devait Mre rappele, car les phenomenes vitaux sent le resullat d'oxydations, or e'est pr6cisement la plasmine qui absorbe I'oxygene, remmagasine et le distribue dans tout le corps, e'est grace ä eile quo se fait entre le sang, le liquide intercellulaire et les cellules du corps, cet echange gazeux que Ton a designe sous le nom de respiration interne.
Les leucocytes ou globules blancs se deplacent oux aussi, el il semble que leur migration hors des vais-seaux sanguins est fortement diminuee sous I'action de la quinine.
Les globules rouges du sang peuvent sorlir des vaisseaux, lorsque la pression sanguine devient trop forle, lorsque le sang contient un exces de sei marin, ou sous faction de certains venins. Leur diarnetre augmente sous I'action de la quinine, de l'oxygene, du froid; il diminue avec la chaleur, la morphine, I'acide carbonique.
La partie importante du sang, e'est Vkimoglobine qui pent s'associer a l'oxygene, et aux autres pro-
duits gazeux, principalemenl a I'acide carbonique et
ä l'oxydo de carbone. Chargee richement d'oxygüne, eile forme Voxyhemoglobine et circule dans tous les vaisseaux sanguins, abandonnant ce gaz ä tous les lissus, eile revient aux poumons pour se debarrasser de I'acide carbonique ; sinon, il y a asphyxie. Ges echanges gazeux sont diminues, lorsque le sang contient du chloroforme, de l'alcool, de la quinine, de la nicotine, etc.
Lorsque la digestion devient incomplete par exemple, la nutrition devient imparl'aite; il laut alors
ii
recourir a l'emploi de medicaments toniques, ils agis-
sent comme astringents on comma stimulants An coeur, mais ils ne coagulent pas ralbumihe et la stimula­tion riu'ils determinent est de longue duree. Gette
il:
MMH
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ACTION SUR LA NUTRITION GENERALE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;401
variete d'aclion est le plus souvent une affaire de doses : alcools, ferrugineux, etc.
II faut les choisir suivant la fonclion dont on veut rötablir l'etat normal. On les designe sous le nom de Trophiques.
Medicaments trophiques.
Trophiques proprement di(8.
Femigineux, sels de fer, huile de foie de morue, phosphates de chaux et de magnösie, hypophos-phites, chlorure de sodium, lait, viande, peptone, sang, certaines graines comme le ble, les feverolles pour le cheval.
Effets i'uys. — 11s augmentenl la proportion des globules rouges, et la quantite d'hemoglobine con-tenue dans le sang.
Trophiques indirects ou fl'epargne.
Alcool, cafe, th6, cacao, kola, coca, glycerine, corps gras et amylacös, Sucres.
Trophiques intlirects activant les fouctioiis d'assi-milation et de nutrition.
Pepsine, diastase et malt,paiicreatine, acide chlor-hydrique, acide lactique, magnesie et carbonate de magn6sie, eau de chaux et carbonate de chaux, bismuth, amers, gentiane, quassia amara, trefle d'eau, quinquinas, houblon, lieben, pissenlit.
Trophiques ä petites doses seulement.
Alcalins, veralrine.
Toniques des Yais.seanx.
Aromatiques, absinlbe verte, fenouil, gingembre.
Medicaments dystrophiques.
On designe sous le nom de dystrophiques les sub­stances qui produisent l'effet d'une nutrition insuffi-sante; leur maniere d'agir n'est pas tres bien connue. On les emploie pour faciliter la resorption des pro-duits anormaux de rinflammation. Ce sont des agents qui surexcilent toutes les secretions. On les appelle aussi allerants ou denulrüifs.
L
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I!
402nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;TIIERAPEUTIQUE SPECIALE.
i
On a reserve le nom d'antipyretiques aux medica­ments qui diminuent la temperature du corps dans les cas de üevre. Ils determinent ce resultat, soit en regularisant les ^changes moleculaires : acide salicy-lique et ses composes, huiles essentielles; soit en regu­larisant la circulation sanguine locale ou generale : cataplasmos Emollients, astringents, veratrine, digita-line, difete, ils diminuent alors la chaleur produite; soit en augmentant lad6perdition naturelle de la cha­leur : glace, eau froide, en bains, en lavages, etc.; soit en dilatant les capillaires et augmentant les secre­tions : sudoriflques.
AtropKiants partiels agissant favorablement a. doses moilerees.
lode et iodures, bromures, mercuriaux, arseni-caux, phosphore et acide phosphorique. Atrophiants ä liautes laquo;loses.
Alcalins.
Sloiliiicateurs lies jjaz, et lies globules laquo;In gang.
Oxj'gene et eau oxygenee, acides temp^rants.
Poisons.
Acide sulfnriquo, phosphore, arsenic.
Uenutritifs ^lt;#9632; nlt;• ra 11 \.
Saignees, purgatifs, diureliques et sudoriflques, diete ot travail musculaire.
La saigtiee en diminuant les globules rouges du sang diminue beaucoup l'activite vitale; on en a abus6 pendant longtemps, mais il semble que maintenant eile est un peu trop delaissee: el!e est tres utile, au debut de toutes les congestions, sur les animaux adultes et vigoureux; eile est conlre-indiquee sur les animaux jeunes, sur les animaux vieux el sur les animaux anemiques. Les saignees locales sonl peu frequenles en velcrinaire.
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ACTION SÜR LES GLANDES SALIVAIHES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 403
CHAPITRE 11
ACTION DES MfiniCAMENTS SUB LA DIGESTION.
ARTICLE PREMIER. — action sou les glandes salivaires.
Functions des glandes salivaires. — Elles secre-tent la salive, dont la plyaline sert h dissoudre les graisses et dont la parlie alcaline excite la secretion du sue gastrique.
Gelte secretion se produit nalurellemenl par la presence des aliments dans la bouche, et le mouve-ment des mächoires, on par action rellexe, lorsque I'estomac, le nez, les yeux sont irrites, par les emeti-ques par exemple.
Medicaments excitants.
Mialagogaea.
Mercure, iodure de potassium, pilocarpine, vera-Irine, eserine, clilorate de potassc, chlorate de soude, pyrfethre, gingembre, girofle.
Effets piiys. — Les sialagogues sont les medicaments qui augmentent la secretion des glandes salivaires.
Les sialagogues reels sont la pilocarpine, I'eserine, la nicotine qui inject6es dans les veines excitent les extr^mites peripheriques des nerfs secreteurs.
Quant aux mercuriaux, au tabac, a l'iodure de potas­sium, leur mode d'aclion est complexe : primitive-ment ils agissent par action rellexe en stimulant la muqueusc buccale; secondairement apres absorption, ils excitent direcfement les nerfs secreteurs. Certaines plantes comme VArenaria serpilifoiia paraissent exer-cerune action speciale par rinlennediaire du Systeme nerveux.
Indications. — La seifest caracterisee par une sen­sation de söcheresse dans la bouche et la gorge; eile est sous la dependance d'uu ganglion siluö dans les
I
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404
THERAPEUTIQUE SPECIALE.
lobes occipitaux du cerveau. Elle est ealmee par la presence de l'eau, de la glace, des boissons mucilagi-neuses dans la bouche, ou encore par l'usage de boissons legerement acidulees, qui irritant un pen la muqiieuse buccale, augmentent la secretion de la salive. Elle pent 6tre due k une insuffisance de liquides dans le corps ou a un exces de maliöres salines dans le sang. On y remödie par les boissons abondantes.
Dans la polyurie du cheval, pour calmer la soif, les iodures, l'antipyrine et l'opium donnent de bons r^sultals. Les premiers, grace a leur action antisepti-que, les deux autres en agissant sur le Systeme ner-veux.
Medicaments calmants.
Antisialagogueg.
Belladone, atropine, jusquiame, hyoscyaminc. stramoine, iode.
Effets puts. — Sous le nom d'antisialagogues, on d6signe les substances qui diminuent lu s^crllion sa-livaire, par exemple : le borax, le cblorate de potasse calment l'irritalion de la muqueuse et diminuent aussi l'exces de secretion; l'opium, la morphine produisent le m6me effet, en attcnuant la sensibility ncrveuse et l'atropine, en paralysant les extremites peripheriques des nerfs secreteurs.
Les injections de teinture d'iode, en d^truisant le tissu glandulaire, suppriment la secretion (application dans le cas de (istule salivaire).
I
ARTICLE II. — ACTION SLR l'estomac
Fonctions de l'estomac. — Le role de l'estomac, dans la digestion, est complexe, il se decompose en :
1deg; Secretion du sue gastrique pour l'assimilation des matieres azotöes des aliments ;
2deg; Alouvements mecaniques pour le brassage des aliments;
#9632;HMMMMi
MM
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ACTION SUR L'ESTOMAC.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;405
3deg; Absorption plus ou moins forte de ces aliments.
L'estomac des chevaux, relativement petit, ne se­crete de sue gastrique que dans la moitie pylorique et absorbe bien peu.
Chez les ruminants, les trois premiers comparli-ments de l'estomac servent au melange, ä la macera­tion des aliments qui ne sont impr6gn6s de sue gastrique que dans le quatriöme compartiment, dont la muqueuse vallonnco sert ä Tabsorption.
Chez le chien, le chat et le pore, les choses se pas-sent comme chez I'liomme.
L'absorption stomacale est peu connue; eile paralt liee ä celle de l'intestin, et döpendre^ de la vitalite generate de l'individu.
Medicaments excitants.
Vomitifs.
Emetique, kermes, ipecacuanha, apomorphine, sul-fate de cuivrc, sulfate de zinc, staphisaigre, vera-trine, scille, colchique, euphorbe, violette.
Effets piiys. — Les functions de l'eslomac sont excit6es par l'arrivee du bol alimentaire, action meca-nique, et par la salive, action chimique.
En ce qui concerne Testomac du chien, les expe­riences de Schütz ont montreque les mouvements en sont excites par la strychnine, la nicotine, la caf^ine, la v6ratrine, l'emetique, l'apomorphine et qu'ils sont excites ä l'exces, letanises meine par 1'eserine, la digi-taline et les analogues.
Sous le nom de vomitifs, on designeles medicaments qui determinent le vomissement. Get acte se produit par les contractions du diaphragme et des muscles abdominaux qui compriment l'estomac, dont les mou­vements spasmodiques se produisenl enmöme lemps que I'orifice cardiaque se dilate. Ces mouvements de­pendent d'un ganglion nerveux situ6 au voisinage du centre respiratoire. Cos deux centres nerveux ont pro-hfiblement des parties communes, car I'injection inlra-
23.
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406
THERAPEUTIQUE SPEC1ALE.
I
veineuse des vomitifs s'accompagne de troubles respi-ratoires, et los narcotiques qui diminuent la respiration diminuenl aussi la tendance au vomissement. Les expe­riences de Magendie ont mis en evidence la part des contractions musculaires et celle des contractions de l'estomac dans le vomissement. Les vomitifs sont done des excitants des mouvemenls de l'estomac.
Sur les animaux comme sur I'homme, le vomisse­ment pent etro du h de nombreuses actions reflexes, telles qu'irritation de la gorge, de l'estomac, du foie, des reins, de la vessie, du poumon, des extremites du corps, etc.
Les chiens, Jes chats, les pores vomissent comme I'homme,• chez eux, le fail se produit ä la suite de l'ingestion des poisons,des substances acres, irrilantes; chez eux, comme chez les oiseaux de proie, e'est sou-vent un acte physiologique qu'ils determinent en mangeant des fouilles de chiendent, de ble, etc. Les anciens traites de fauconnerie donnent d'interessants details sur les moyens employes pour eurer (e'est le mot consacre) les oiseaux de proie dresses a la chasse.
Le cheval, les ruminants, le cochon d'Inde ne vo­missent pas, le lapin non plus. Sur le cheval, ä la suite de l'administration de doses massives d'aconit. on pent observer un fort rejet de salive et de muco-siles. Dans le cas de dechiruresstomacales ou de rela-chement du cardia, il pent y avoir rejet par le nez des matieres alimentaires. Les conditions anato-miques qui font que le cheval ne vomit pas sont d'une part, le petit volume de l'estomac qui ne peut etre comprime d'une facon effective entre le diaphragme et les muscles abdominaux, et d'autre part la dispo­sition du cardia.
Chez les ruminants, le vomissement reel n'existe pas non plus, parce que l'estomac reel est la caillette.
Certains vomitifs: boissons chaudes, ameres, salines.
#9632;
I,
MMtf
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ACTION SUEl L'ESTOMAC.
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solutions de sulfale de cuivre ou de zinc, d'alun, agissenl localemenI en irritant, le pharynx et restomac; com me ils sont rapidement rejetes, leur action est fugace.
D'autres : lemetique, i'ipeca, rapomorpbine, la seilte et möme la digitale, agissent bien nn pen locale-ment, mais leur action est de plus longue dur6e, lorsqu'ils ont et6 mis en contact avec le centre ner-veux special, par l'intermediaire de la circulation san­guine; eile s'accompagne alors de salivation plus abondante et est suivie de troubles respiratoircs et digestifs plus marques.
J\dications. — Sur le chien, le chat, le pore, les vo-mitif's pourront 6tre utilises de preference aux pur-gatifs pour tons les troubles des parties anterieures de l'intestin; on aura recours aux sulfates de cuivre et de zinc ou ;\ I'apomorphine dont faction est prompte, pour debarrasser l'estomac des poisons, des substances indigestes ou inilantes, cles corps 6trangers.
Chez tons les animaux, ils rendront des services pour faire rejeter les corps etrangers resles dans le pharynx et la portion cervicale de l'flesophage, pour exciter le salivation, la secretion de la bile, des sues intestinaux. Leur action sur le centre respiratoire les fait recommander dans les affections des bronches, les congestions pulmonaires ; mais comme ils sont en meme temps contre-slimulants, deprimants meme, il ne faudra pas les employer dans les pneumonies typhoides du cheval, surlout du cheval mou et lym-phalique. Cette action deprimante est tellement mar­quee qu'avant la decouverte des aneslhesiques, on utilisait les vomitifs pour la reduction des luxations.
L'apomorphine en injections sous-cutanees parait elre le meilleur vomilif du chien; Temetique, I'ipeca donnes dans l'eau chaude donnent de bons resultals, ainsi que le sulfale de cuivre donne en boissons ou dans un peu de viande.
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TIlfiHAPEUTIQUE SPECIALE.
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Un remede populaire consistedans radministralion d'une ou plusieurs poignees de sei de cuisine. En An-gleterre, on donne un melange de sei et de farinede moutarde, une petite cuilleree de chaque dans une tasse d'eau chaude.
Conthe-in'dications. — Les cas de hernie, l'etat de gestation, les hemorrhagies, surtout ceröbrales, les irritations gastriquessont autant de contre-indications pour l'usage des vomitifs.
Amers.
Pour slimuler les contractions de Teslomac, on uli-lisera les amers et surtout la noix vomique ou la stry­chnine, on la vöratrine, les solutions faiblement alcali-nes ou alcooliques.
Iloissuns aleoolisecs.
Indications. — Lorsque rindigeslion tient k im manque de sue gastrique, on peut y remßdieren don-nant des boissons alcoolisees, qui stimulent la secre­tion.
Aliments.
En veterinaire il sera plus pratique de dormer la nourriture sous une forme plus facilement assimi­lable. Pour les chevaux, I'avoine, le foin seront cuits (mashes), de memo pour les boeufs et vaches; aux jeunes animaux, poulains, veaux, on donnera du lait pur ou coup6 avec de l'eau, des boissons farineuses ou mucilagineuses.
Dans les cas de faiblesse totale, de convalescence, d'anemie, onpeut ajouter aux aliments do I'acide chlo-rhydrique en solutions, et de la pepsine.
Medicaments calmants.
Alcalins et anesthesiques, morphine, atropine, jusquiame, belladone.
Indications. — Les alcalins donnes avant le repas, excitent plutot la secretion du sue gastrique, mais ils diminuenl lacidite slomacale lorsqu'ils sont adminis-tr^s apres le repas.
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ACTION SUR L'INTESTIN.
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Les sels de chaux un peu emollients et astringents sont a pröconiser dans la diarrhee, tandis que s'il y a un pen de paresse intestinale, en mfiine temps qu'exces de sue gastrique, les sols de magnesie qui sont un peu laxatifs seront pr6ferables.
Certaines indigestions sont dues a un exces d'aci-dite, elles seront combattues par les sels alcalins, sels de potasse, soude, ammoniaque, par la chaux, la ma­gnesie, on par leurs carbonates et bicarbonates, ou möme par leurs sels organiques. L'ammoniaque,etant volatil, a une action fugace; celle de la potasse est su-perieure h celle de la soude.
Les clievaux, el surtout les jeunes animaux mal nourris, souffrent d'un exces de sue gastrique qui les porte a manger la terre, le platrc, etc. On y reme-diera par l'usage des alcalins, et surtout par une ali­mentation mieux appropriee.
Chez le chion, d'apres les experiences de Schutz, les mouvements de l'estomac sont affaiblis ou arretes par I'alropine, la cocaine, la nicotine, le chloral.
Sur le chien,il y a souvent lieu d'arreter les vomis-semenls, le moyon a employer varie avec la cause : s'ils sont dus ä une action rellexe, il faut calmer I'irri-lation de la gorge, ou des bronches, ou de luiteslin; s'ils sont dus ä une irritation nerveuse de l'eslomac, on aura recours aux boissons glacees, ä l'acide cyanhydrique, ä la morphine; enlin s'ils sont dus h l'irritation du ganglion nerveux special, on emploiera les anesthesiques et plus specialemont la morphine, l'atröpine, le chloral, le bromure de potassium.
AUTICLE III.
ACTION Süll L1NTESIIN
Fonctions de lintestin. — Ce sont les memes que celles de l'estomac avec des differences d'intensile.
Cette action pent s'exercer de trois facons diffe-rcntes.
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410nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;THERAPEUTIQUE SPECIALE.
1deg; En excitant les contractions peristaltiques de 'intestin.
2deg; En augmentant les s6cr6lions intestinales;
3deg; En variant Tabsorption du contenn de l'in-testin.
Les mouvements et secretions intestinales sent regies par des ganglions situes les premiers dans la tunique musculaire, les seconds sous la muqueuse, mais ces ganglions sont relies au Systeme cerebro-spinal. D'apres des recherches recentes, la diminution des secretions est due ä faction des ganglions inle-rieurs du plexus solaire|et des ganglions m^senteriques superieurs. Les nerfs splanchniques, la portion lom-bairede la moelle epiniere gouvernent l'arrivee du sang-
Medicaments excitants.
Suivant l'intensite de Taction produite (eile pent dependre de la dose), les medicaments sont divises en ;
I'llrga(i 1* par laquo;Ijalisc ou laxatifg.
Sulfates de soude et de potasse, phosphates de soude et de magnösie, sult'ovinates de soude et de magnesie, hyposulfates de soude et de magnesiej chlo-rures de sodium et de magnesie, magnesie, calomel, eaux minerales purgatives, citrates, tartrates, tama-rin, rhubarbe, casse, sene, nerprun, manne, miel.
••urgatifs par action mecanique.
Graines de moularde, charbon, huiles et huile de ricin, veratrine, strychnine, lavements.
l'urgatifs par hypersecretion on flrastiques.
Huile de croton, aloes k hautes doses, coloquinle, gomme-gulte, jalap, scammonee, bryone, podophyllin, colchique, eserine, pilocarpine, excitants göneraux.
11s augmentent les secretions et les contractions. Ils determinent des effets plus marqu6s que les precedents avec aecompagnement de douleur. Dans ie nombre, il en est, comme l'huile de croton, qui donnent lieu ä une expulsion abondanle de liquide ; ce sont les hydragogues, d'autres qui ont une action
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ACTION SUR L'INTESTIN.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4tt
speciale sur la secretion de la bile, ce sont les chola-gogues (voir page 415).
Effets rins. — 11s sont variables : par exemple :
L'eserine, la veratrine, la pilocarpine excilenl les secretions et les contractions, mais avec des diffe­rences bien tranch^es.
La veratrine excite relativement pen les sccretionsr et beaucoup les contractions; la pilocarpine excite surtout les secretions des parties anlerieures du tube-digestif et l'eserine celles des parties posterieures. Aussi y a-t-il avantage ä les associer ensemble tous­les trois, comme je l'ai fait avec succcs, comme Le Berre I'a fait pour l'eserine et la pilocarpine.
D'apres Hess, le sulfale de soude, l'huile de ricin,. de crotonaccelerent les mouvements de l'iiitestin du-chien, sans activer les secretions.
L'action des purgatifs salins, sels alcalins et ter-reux, sels organiqnes, commence a etre connue; on saitqu'ils diminuent l'absorplion du lluide intestinal, augmenlent et les contractions et les secretions, non seulement celles de l'inlestin, mais aussi celles du foie, du pancreas.
Cheval. — Sur le cheval, dont la muqueuse intesti-nalepresente une surface considerable, l'action medi-camenteuse est angmentee par les lavements r^pMefr d'eau chaude et par la marche. Dans les cas d'obstruc-tion intestinale, on pent avoir recours ä lai douche interne qui consisto au moyen d'un long tube de caoutchouc (1 metre ä 1 metre 1/2), äintroduire direc-tement dans le colon une forte quantite d'eau. L'aloes reussit bien. Les huiles de lin et de ricin donnent de tresbons resultals sur lespoulains, je les ai employeeraquo; avec succes. L'huile de croton est dangereuse et doit etre melangee avec de l'huile ordinaire.
Les. purgatifs salins agissent lentement et d'une facon irr^guliere.
Voici la facon dont procedentles Anglais, lorsqu'ilg'
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TIIERAPEUTIQUE SPEC1ALE.
veulent purger leurs chevaux. La veille, ils suppriment la nourrilure solide et donnent laquo;no mash chaude (c'est-ä-dire avoine el graine de lin cuite); le malin le bol d'aloes est administre, et dans la journee on donne des boissons et des mash chaudes, la purga­tion se produit au bout de dix ü douze heures. Le lendcmain.si l'efl'et neparait pas süffisant, on peut donner des lavements et faire promener le cheval, qui du reste est bien convert et tenu chaudement. Le manque de preparation retarde Taction qui ne se produit alors qu'au bout de dix-huit ä vingt heures.
Certains chevaux paraissentabsolumentrefractaires ä l'aloes; ils ne sont pas purges, si la dose est mode-ree; ils sont atteints d'entcrite, si eile est forte, je l'aj constate plusieurs fois. Les bols fails avec le melange de sulfale d'escrine, de pilocarpine el de veratrine m'ont bien reussi dans ces cas. 11 ne laut pas oublier que,dans les all'ections febriles,labsorption estretar-dec, etqu'il faul d'abord avoir recours aux calmants.
Ruminants. — Sur les ruminants, le developpement de Teslomac, el la quanlile de malieres qui s'y trou-vent, en in6me temps que le pelil volume relalif de l'inteslin, rendent l'action des purgatifs lente el in-cerlaine. II faudraprefererlesinjeclionssous-cutanees, ou les breuvages; la leinlure d'alocs m'a parfois donne de bons resultats; on reussit qnelquefois ä oblenir la purgation au bout de douze ä seize heures avec les breuvages d'huile de croton, de gomme-gulte, etc.
Chiens. — Sur le chien, il faul eviter ton les les substances qui delerminent le vomissement, mais on peut avoir un r6sultat au boul de ^inq ä huil heures avec le jalap, le calomel, le nerprun, l'huile de ricin. J'ai souvent oblenu de Ires bons resultats aved'huile d'olives donnee ä petiles doses repetces. La manne dans le lait est a pceconiser pour les petiles races.
Pot'cs. — Pour le pore, il faul agir de möine, cepen-
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ACTION SUR L'INTESTIN.
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dant les purgalifs salins r^ussissent mieux que sur le chien.
Indications, -r- Les indications des purgatifs sont nombreuses. Us servent ä expulser les substances in-digestes, les excrements, la bile, certains poisons, les parasites; ils peuvent etre utilises pour diminuer la la plethore, l'obesite. La plupart des cas de coliques, de diarrh^e, de dyspepsie etanl dus h la presence des gaz, des ptomaines, etc., qu'il faut expulser, on voit quelle est leur importance au point de vue de la gue-rison de ces affections.
La constipation etanl en general l'effet de l'arret des mouvements de l'intestin, il y a avantage ä recourir en meme temps a la strychnine, ou ü employer I'eserine, la pilocarpine, la veratrine.
C'est dans la constipation du chien que les petites doses repetees d'huile d'olives m'ont surtout donne de bons resultats. La diarrhde est combattue avec succes par l'huile et le laudanum, ou par I'acide lac-lique et les antilt;eptiques comme la naphtaline. L'u-tilite des purgatifs est grande, surtout celle des hydragogues pour obtenir une forte expulsion de liquide par Tintestin et debarrasser ainsi le sang et par suite le corps des produits de dechets si abon-dants a la suite des grandes maladies febriles, a la suite du travail musculaire, etc. Les purgatifs salins sont tres utiles dans ce cas.
Enün, quoique les purgatifs administr6s aux ani-maux en bonne sant6 ne paraissent pas abaisser la temperature, il n'en est pas moins vraiqu'ils peuvent produire ce resultat dans le cas de fievre, probable-ment en expulsant les produits de dachet.
Contre-(ndications. — Comme contre-indications des purgatifs, il faut citer les affections intestiuales, la faiblesse du sujet et parfois la fourbure.
Carminatifs.
On a parfois recours aux carminatifs pour expulser
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THERAPEUTIQUE SPECIALE.
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lesgaz : acide carbonique, hydrogenesulfurö, produits d'une digestion incomplete.
L'eau salee en breuvages donne de bons resullals dans ce cas, mais je prelere rinjection sous-culanee de veratrine.
Medicaments calmants.
Astringents et calmants.
Aliments feculenis, sucres, mucilagineux, albu-mineux, gras, tannins, ecorce de chßne, fleurs el fruits astringents, morphine et narceine, alropine, anesthesiques, bismuth.
Indications. — Lorsque les Evacuations inlestinales sont trop frequentes et trop abondantes, on lesdiminue au moyen d'astringents, oude calmants, commele lau­danum, lo chloral; j'ai employe avec succes I'huile sur le chien, et sur tons les animaux, les vaporisations d'Ether dans le rectum, ou les injections sous-cula-neesde morphine ou de codeine.
Certains chevaux nerveux.etaussi quelques chiens, se purgent aussitot qu'ils fatiguent; j'ai vu le me­lange de foin et do paille hachee avec do I'avoine donner de bons resultats, surtout sur les animaux ages; sur les jeunes, j'ai r6ussi en laissant une pierre de sal gemmo a la disposition du cheval. II parail que les composes aisenicaux ont ete employes avec suc­ces; dans ces cas, il est toujours utile de multiplier et de Iractionner les repas.
Anthelmintliiques.
On donne lenom d'anthelmintkiques aux substances qui debarrassent l'intestin des parasites qu'il contient.
Les vermicides tuent ces parasites; les vermifuges,]es expulsent sans les tuer necessairement, ce sont des purgatifs.
'Wtenifnges.
Kousso, kamala, fougere male, racine de grena­dier, graines de courges, do melon, de potiron, les t6rebenthines, le chloroforme.
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ACTION SUR LE FOIE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;AW
Indications. — Centre les vers plals (laenias). Vermifuges ordiuaires.
Semen-conlra et santonine, mousse de Corse, ca­lomel, sulfures de mercure, essence de terebentbine, huiles et huile de ricin, buile de cade, huile empy-reumatique, lavements d'eau froide, tanaisie.
On pourrait essayer les aliments cuits, ä l'imita-tion du procede employe, parait-il, paries voleursde certaines grandes villes, qui aprös avoir avale des pie­ces d'or, des objets de valeur, consomment ensuite des quantil6s considerables de poinmes de terre cuiles dans I'eau bouiliante.
D'apres des experiences recentes (Laborde), leamp; meilieurs vermifuges seraient les sels purs de stron-tiane.
Indications. — Contre les larves d'ojstres, on a re-commande sans grandes preuves: I'aloes melange avec l'assa feetida, l'huile empyreumatique et leseigle cuit-
Contre les vers ronds (ascarides), la santonine.
Centre les filaires, les terebenlhines, le tannin.
Bartholus a mentre que radministration de l'elher donne en boissons ä doses massives sur le chien pour­rait faire accumuler tons les vers dans les dernieres-portions de l'inleslin, d'oii un purgatif les expulse. Mais pour oblenir ce resultat il faut aller presque jus-qiva Tempoisonnement par Tether. Sur le chien, pour faire expulser les corps Strangers, je preconise Thuile d'olives ä pelites doses tres repelees.
ARTICLE IV. — action sur le foik
Functions du foie. — Elles sont complexes : ela­boration de glycogene, secretion de la bile pour 1'as-similalion des matieres azolees et elimination de cer­tains prodiiils de dechet.
Medicaments excitants ou cholagogues.
Efiüts imiys. — Tonte une serie de medicamentraquo; agissent sur la secretion de la bile pour raugmenler;
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41(1nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TUEltAPEUTKJÜE SPECIALE.
co sont, par exemple : I'ip^ca, le podophyllin, la colo-cynthine, les salicylate, benzoate et phosphate de soude, I'acide chlorhydrique.
II en est qui augmentent simplement la secretion; d'autres, le salicylate en particulier, augmentent en meme temps sa flnidile. Mais en general toutes ces substances deviennent purgatives ä doses elevees.
Indications. — L'expulsion de la bile hors du corps ost, favorisee par les medicaments cholagogues, ce sont des purgatifs,commelejalap,ralofes,lesulfate de soude.
Surle pore et lechien,les vomitifs peuvent avoir la m6me action.
Medicaments calmants.
I*ur^atifs.
La secretion biliairc est diminuöe en general par lespurgatifs.quidiminuent la circulation dans le foie.
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ARTICLE V. — action sun la rate et le pancreas
L'action des medicaments sur la rate n'est guere connue.
Quant au pancreas, il est compare aux glandes sa-livaires, sa secretion est augmentee par l'elher et diminuöe par l'atropine.
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CHAPITRE 111
ACTION SUR LA RESPIHATION
Fonctions des poumons. — Les poumons sont les organes de la respiration et servent a mettro en com­munication le sang avec Fair ext^rieur.
Le centre nerveux respiratoire est silue en avant de la moelle epiniere.
A I'etat normal, le cheval respire 12 a 16 Ibis par
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ACTION SUR LA RESPIRATION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 417
mimile, les grands ruminants 13 a 20 ibis, les pelits 13 ä 18 fols, les chiens 13 ä 20 fois.
Medicaments excitants.
Baumes, bourgeons de sapins, goudrons, lerebcn-thine, t6rebene, eucalyptol, terpine at terpinol, anli-moniaux, soufre et ses composes, iode et ses com­poses, eauxsulfureuses,6serine,piIocarpine,veratrine.
Effets phys. — Le centre respiratoire est excite par la chaleur, les sels de creosote, de zinc, la digi­tale, l'emetine, I'apomorphine, I'alropine, la stry­chnine, etc. Les substances comme la caf^ine, la nicotine, la quinine, determinent primitivement une pöriode d'excitation, puis secondairement une periode de diminution.
La veratrine, par son action sur les nerfs vagues, pröcipite d'abord la respiration, eile la ralentit, en-suite, par son action sur la moelle.
L'ebrouement (eternuement) cst produit par le con­tact de substances irrilantes avec les premieres voies respiratoires : tabac en poudre, euphorbe, ipeca, ve­ratrine.
' Indications. — Les mucosites qui recouvrent les organes de la respiration augmentent dans certaines maladies, et sous faction du froid ; elies seront deta-chees et expulsees plus facilement ä l'aide de fumi­gations chaudes variees.
Dans les cas d'inilammation de la muqueuse, les alcalins et les antimoniaux, l'iodure de potassium, di-minueront la pression vasculaire et Tafllux du sang, en möine temps qu'ils agiront comme expectorants.
U pent etre necessaire, si les mucosites sont abon-dantes et epaisses, de recourir a des substances qui sont en m6me temps stimulantes : la noix vomique, les sels balsamiques, la terebenthine.
Dans le cas d'affections typhoides du cheval, et d'aulres dues a des microbes, il y aura lieu de recou­rir anx anliseptiques.
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TIlEllAI'EUTIQUli SPEGIALI?.
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Medicaments calmants.
Effkts PHYS. — La morphine agit en diminuant faction dn centre respiraloire et la secretion rhu--quense. Cette derniere diminution est encore plus (prononcee avecl'atropinc, anssi est-il recommande de des associer dans les cas de respiration pröcipitee avec louxquinteuseelmucositösabondantes. Les toux iivee secheresse de la muquense seront au contraire uavantageusement modifiees par l'association de la morphine et do Tapomorphine, parexemple.
La diminution s'observe ä la suite do l'emploi du chloroforine, de l'ether, de l'opium, du froid intense, #9632;de l'aconitine.
line faul pas oublicrles avantages que presente au #9632;point de vue de la sante en general, et des affections irespiratoires en particulicr, le sejour dans un local ä air pur sufflsamment renouvole. Pour les malades, .la temperature de l'air de 15 ä 16 degre paralt pre­ferable.
Un moyen pratique de l'obtenir consiste ä mettre lies chevaux dans lotable, oil ils trouvent un air chaud #9632;el humide.
Indications. — Des traitemenls speciaux seront em­ployes conlre la toux due ä des troubles de lestomac sur le-s pelits animaux, ou bien ä la presence de para­sites dans les bronches.
Sur le ehien, dans les bronchites et pneumonies. •lo melange d'ipeca et de seilte reussit parfois, en dimi-Jiuant la congestion et en augmentant les secretions.
Sur les chiens trop affaiblis, on pourra se contenter lt;le l'emploi du carbonate d'ammoniaque ä petites doses repetees. C'est une methode de traitement Ires preconisee en Angleterre.
Le traitement local par les injections trachöales '(Dr Levi) est a essayer dans les bronchites, les pneu-#9632;monies.
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ACTION SUll LA CIRCULATION.
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CHAPITRb: IV
ACTION SUR LA CIRCULATION
Fonctions du coeur et des vaisseaux. — Le coeur et las vaisseaux sanguins sont les organes de la circula­tion, et onl pour mission de porter le sang dans toules les parties du corps et de l'y reprendre ensuite.
II y a lieu de distinguer I'action sur le coeur de celle sur les vaisseaux.
S'ily a excitation cette action sera simplement sti-mulanle; si eile est plus marquee, eile sera lonique; s'il y a diminution, eile sera sedative.
Medicaments excitants.
'Iquot;oiiilt;Hilt;-s lt;lu c(Kur.
Digitale, digltaline, muguet, strophantus, spar-teine, adonis vernalis, alcooi, essences, calcine.
Effets puys. —#9632; Les loniques du coeur augmentent la force et la l'rdquehce du-pouls : l'alcool et ses deri­ves, en agissant sur le centre moleur ganglionnaire, le camphre en agissant sur la libro musculaire et les sels ammoniacaux, les huiles aromatiijues en excitant les nerfs vaso-moteurs.
Les boissons chaudes, les fomentations, les cataplas-mes chauds, les couvertures agissent de cette facjon .
Les toniques reels du coeur rendent ses contractions plus fortes, plus regulieres et plus lentes Ce sont la strychnine, la cafeine, la digitaline, la scille, etc.
Indications. — On emploie les toniques, a la suite des blessures, de l'affaiblissement consecutif aux ma­ladies, pendant la convalescence ; grace ä eux, le pouls se releve, devient plus regulier, moins precipitö.
Les toniques vrais sont utiles lorsque le ventricule gauche, par suite d'affaiblissement general ou par maladie des valvules, ne peut plus suflisamment chas-ser le sang d;ins Taoi'to
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THERAPEUTIQUE SPECIALE.
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Dans les cas d'affection du coeur droit, ils peuvent ainsi rendre service.
Toniques des vaisseaux sanj^uinH.
Sabine, rue, excitants generaux, massage, exercice.
Effets phys. — La pluparl de ces medicaments agissent comme stimulants des vaisseaux sanguins en les dilatant et en facilitant ainsi le cours du sang qu'ils ont dejä rendu plus precipit6 par leur action sur le coeur. Tel est le cas des alcools, de l'acetate d'ammo-niaque.
Les toniques vasculaires augmentent la force tic contraction desarterioles et des capillaires; ils aug­mentent la pression de la colonne sanguine, et favori-sent l'absorption de la lymphe. Ce sont la digitaline, la strychnine, le fer; mais il faut surtout citer les fric­tions, le massage et le travail qui peuvent avoir uno action locale et gönerale tres grande.
Les toniques du coeur et des vaisseaux ont une action secondaiie tres nette : la diuröse.
Medicaments calmauts.
Calmants flu cieur.
Ergot de seigle, astringents, refrigerants, aneslhe-siques, derives amidogenes de la serie aroinalique.
Effets phys. — Les calmants du coeur : aconitine, veratrine et antimoniaux diminuent la force et la fre­quence des mouvements du coeur; ils sont indiques dans les cas defievre et d'inflammation. Pour les vais­seaux, les calmants, en diminuant leur calibre, con-tribueiit surtout a arreter les hemorrhagies, comme l'ergotine et les applications refrigerantes.
D'apresM. Kobert, la digitale et les substances ana­logues, la veratrine, l'eserine, les sels de plomb et de mercuie, augmentent les contractions musculaires des parois des vaisseaux, tandis que l'essence de mou-tarde, la terebenthine, le chloral, I'alropine, la qui­nine, les bromures et iodures agissent en dilatant les vaisseaux.
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ACTION SHU LE CERVEAU.
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Indications. — Ce sont lädes donneesexperimenlales d'une grande importance, mais elles ne sont pas ab-solument prouvees, et cependant il esl indispensable de connaitre quels sont les remedes qui joignent une action vaso-constrictive a des proprietes toni-cardiaques, car ils seraient utiles dans les afTeclions mitrales oü la tension arterielle est diminnee, tandis que les medicaments sans action sur les vaisseaux seraient prefers dans les maladies cardiaco-aorli-ques, surtout celles avec complication de nephrite interstitielle, maladies pendant lesquelles la pression arterielle esl tres elevee.
Dujardin-Beaumetz (1) a fait remarqner, que pour les nouveaux medicaments tires de la serie aromatique, les effets antithermeliques sont surtout prononces dans les derives amidogencs; ex.: thalline, acetanilide.
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CHAP1TRE V
ACTION SUR LE SYSTEME NERVEUX
L'action des medicaments se r^duit comme fou-jours ä des varietös d'inlensite dans le fonctionne-ment: excitation ou paralysie; mais cette variety peut etre determinee par une action sur les cellules ner-veuses elles-memes, ou sur la circulation sanguine du systöme nerveux. L'excitation est, dans ce dernier cas, la consequence d'une legere congestion et la pa­ralysie la consequence d'une an6mie.
ARTICLE PREMIER. — action sur le cerveau
Fonctions du cerveau. — 11 est l'organe des mou-vements et des sensations. II comprend les centres
(1) Dujardin-Beaumetz, Congr'es de Iherapeutique, 1889. Caomy. — Ther. vet.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 24
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THERAPEUT1QÜE SPECIALE.
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moteurs situ6s de chaque cöt6 du sillon de Rolando, les centres des nerfs des sensations generates dans la region des hippocampes, et les centres de certains nerfs de sensations spöciaies dans la partie inferieure.
II n'a pas la meme importance chez les animaux que sur riiomme, aussi Taction des medicaments sur cette partie du Systeme nerveux n'est-elle pas aussi speciale, ni aussi marquee en therapeutique veteri-naire qu'en therapeutique humaine.
Medicaments excitants.
Strychnine, brucine, igasurine, ammoniacaux, tri-methylamine, propylamine, phosphore, ether, alcool. #9632;essence.
Effets phys. —Beaucoup de substances peuvent de­terminer primilivement I'excitation, puis secondaire-ment la paralysie; cette difference d'action peut aussi etre due ä une dKFei'ence de doses. En general les alcools, les ethers, la terebenthine, determinent I'exci-tation, sont des stimulants. Mais presque toujours si I'excitation produite cst intense el de longue dur6e. eile amöne des inodillcations dans la circulation ge-nörale et Unit par determiner avec la congestion des troubles plus graves et enfin par compression la pa­ralysie des cellules nerveuses.
Medicaments calmants.
Ilj'puotiquea, Soporifiques, Xarcotiqiics.
Opium, morphine, codeine, cigue, curare, narceine, narcotiques, tabac, nicotine, pavots, chloral, apomor-phine, laitue, vomitil's.
Tout recemment Joly a pu sur le einen pratiquer quelques operations apres avoir obtenu par la com­pression methodique des globes oculaires, quelque chose d'analogue au sommeil hypnotique.
Effets puys. — Les soporifiques amenent Fengour-dissement, le sommeil, par un phenomene d'anemie. Cependant leur mode d'action est variable : I'opium et la morphine par example diminuent certainement
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ACTION SUR LE CERVEAU.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;42raquo;
l'activitä normale du cerveau comme le chloral, mais ils diminuent aussi les douleurs qui pouvaient 6tre une cause d'excitation anormale.
A doses plus elevees, les soporiflques deviennent narcotiques. Sous leur action, I'animal ne sent plus rien.
Antispasmodiques.
Valörianates, bromures, cyanures, muse, camphrer ombelliftres, armoise, menthol, oranger, tilleul, asa fsetida.
Indications. —Lorsque les mouvements volontaires ou non se troublent, comme dans les crampes, les spasmes, on emploie les anlispasmodiques.
Anestliesiques et analgeiiiquea.
Chloroforme, bromures, iodoforme, ether ethylique, ether methylique, ether acetique, 6ther azotique, ether chlorhydrique, nitrite d'amyle, chloral, chlorure de methyle, protoxyde d'azote, aldehyde, acide carbo-nique, cocaine.
On reserve le nom d'analgesiques pour les medica­ments qui diminuent la puissance d'excitabilite ner-veuse, et peuvent agir soit localement, soil d'une fa^on generale.
L'anesthesie a pour but de diminuer ou d'abolir com-pletement la perception des sensations, eile s'obtient au moyen des anesthesiques. Elle a sa raison d'6lre pour faciliter la pratique des grandes operations chi-rurgicales; aussi n'a-t-elle pas la meme importance en v6t6rinaire qu'en medecine humaine.
L'anesthesie complete est recherchee par le Chirur­gien de l'homme qui veut pratiquerune operation lon-iiue sur les visceres internes, sur les articulations; ells lui est nöcessaire, parce qu'elle facilite son operation, en meme temps qu'elle 6pargne des soufirances inu-tiles, des mouvements intempestifs ä Foperö.
Mais ces grandes operations ne sont pas fr^quentes en vet6rinaire.
Et puis il est moins indispensable d'epargner com-
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42i
THERAPEUTIQUE SPECIALE.
pletement les souffrances de l'operö; il sufflt de las atlenuer assez pour que sos mouvemenls de defense soient faibles et peu frequents.
En outre les anesthesiques puissants, other, chloral, chloroforme ont rinconvenient de communiquer a la viande de l'animal a qui ils ont ete administrös, un gout desagreable qui rend cette viande impropre a la consommalion. Voilü une consid6ration dont il faut tenir grand compte, quand il s'agit de ruminants, car en vetörinaire, pour ces animaux, il faul toujonrs son-ger ä leur vente pour la boucherie, lorsqu'iis sont in­curables.
Effets phys. — On admet quatre pöriodes dans I'a-nesth6sie :
Dans la premiere, Teilet produit est leger, c'est la diminution des mouvements spasmodiques.
Dans la deuxieme, les douleurs anormales devien-nent moins vives.
Dans la troisieme, les actions reflexes ne sont plus ressenties, on pent toucher la conjonctive avec le doigt, sans que les paupieres se ferment; cet etat pent durer plusieurs heures sans dangers, c'est celui que Ton cherche a obtenir pour les grandes operations en mödecine humaine.
Dans la quatrieme p6riode, les mouvements de res­piration, ceux du coeur se ralentissent, I'insensibilite est complete ; il y a danger pour la vie.
En veterinaire, il sufiit d'obtenir un peu plus que la deuxiöme periodlaquo;, quelque chose cTintermediaire entre la seconde et la troisieme periode.
Les inconvenients de l'anesthesie viennent de l'in-tensite des effets produits, soit par l'arret de certains mouvements respiratoires, soil par I'accumulalion des mucosites dans I'arriere-bouche, soit par I'aclion directe de l'agent aneslhesique sur les cellules ner-veuses, ce qui peut amener l'arröt ult^rieur des fonc-tions importantes comme la digestion.
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ACTION SUB LE CERVEAU.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 42o
En vetirinaire, les divers degres d'anesthösie que Ton veutproduire s'obliennent soitäla suite de I'iugestion de boissons alcooliques chaudes, soil au moyen des inhalations d'ether ou de chloroforme, soit au moyen des injections intra-veineuses de chloral, soit avec les injections sous-cutanees de morphine seule on addi-tionn6e d'atropine; on peut avoir recours aux injec­tions de morphine combinees avec l'etliörisation, ou les lavements de chloral. J'ai obtenu une anesthesie suflisanle dans bien descas en injectant la morphine ou la codeine, et en faisant ensuite volatiliscr une petite quantile d'ether dans lerectum.
Les dentistes ambulants qui arrachent les dents sans douleurs, placent souvent leur patient, la tete entre leurs deux jambes, le menton appuye sur leurs gonoux, ils compriment ainsi les carotides, determi-nent un commencement d'anemie cerebrate, ot une legere anesthesie. En veterinaire, dans I'opcration qui consiste a amputer une partie des oreilles des chiens terriers, les aides de l'operateur font souvent quelque chose d'analogue, sans s'en douter; en maintenant avec leurs mains placees autour du cou la tete im­
mobile et dans I'extension, ils compriment parfois les
carotides, et d6terminent une syncope qui oblige quelquelbis ä arreler l'operation. Je dois ajouler que,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; i
dans ces conditions, je connais trois cas de inort su­bito sur des petils terriers.
Les inhalations d'ether ou de chloroforme se font sur les aniinaux, le plus souvent au moyen d'une eponge placee ä l'entröe de l'une des narines, lautre restant libre. Dans les laboratoires, on a desappareils speciaux.
Pour un cheval, il faut ainsi 'SO ä 50 grammes de
chloroforme; pour un boeuf,il en faudrail 50 ä GO, et seulement 10 ä 15 pour les chats et les chiens. On admet qu'il laut 4 ä 5 fois plus d'ether que de chloro­forme. En injection intra-veineuse, il faut environ de
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426nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; THERAPEUTIQUE SPECIALE.
CO ä 80 grammes d'hydrate de chloral pour le cheval.
On pent dire que, dans I'anesthesie par le chloral, les mouvemonls volontaires et reflexesetantparalyses, il n'y a plus d'expiration active, mais une expiration passive due a I'elasticite pulmonaire. Quant lt;\ I'inspi-ralion, eile persiste, car eile est automatique et due an bulbe que le chloral affaiblit seulement (Ch.Richet et Lepine). Puisque I'expiration peut toujours se faire ])assivenient, 11 suflit, pour eviler la syncope et la mort, de supprimer tons les obstacles aux mouve-ments d'inspiration.
Les injections intra-veineusesd'une solution de chlo­ral ont ele preconisees sur le cheval, principalement par Nocard et Humbert; ilfaut sa-oir qu'elles peuvent etre suivies de l'apparition d'uno pblebite (Cadiot), ou de troubles graves de la digestion, pendant les jours qui suivent l'op6ration (Cadiot, Debrade). Du reste, on medecine humaine, les embarras intestinaux avec meteorisme sont tres frequents apres ranesth6sie par le chloroforme.
Si les ph^nomenes d'anesthesie sont trop prononces, il faut faciliter la respiration, jeter de l'eau froide sur la täte, de l'ammoniaque ä Tenlree des narines, prati-qner la respiration arlificielle, essayer les injections sous-cutanees d'ether et de veratrine.
Le nombre des agents emprunt6s ä la chimie (serie aromatique) augmentant tons les jours, il Importe de connaltre la loi suivante donnee ä titre provisoire par Dujardin-Beaumetz (1).
Les effets anaigesiques appartiennent aux corps amidogenes de cette s6rie, dans lesquels un atome d'hydrogene a cle remplace par un atome de radical gras, et particulierement de methyl. Ex. : Melhylacö-tanilide.
Indications. —L'aneslhesie complete au moyen des
(I) Congres de tlierapeutigue, 1889.
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laquo;I
ACTION SUR LA MOELLE fiPlNIERE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;427
injections intraveineuses de chloral par exemple est indiquee, lorsque Ton veutobtenir une immobiliteab-solue de l'animal, non seulement pendant I'operation, mais encore pendant les heures qui la suivent, comme dans la castration des grandes femelles par le ilanc, dans la castration des males cryptorchides, dans I'ope­ration de la bcrnie etranglee, etc.
Gonthe-indications.—Certaincs affeclionsorganiques (celles du ccDur)sont des contre-indications, peu fre-quentes en velerinaire; mais sur l'animal couche et entrave la respiration et la circulation sont genees, et il en resulle une augmentation des effels anesthe-siques des medicaments.
Agents ä actions locales.
L'anest/iesie locale pent s'obtenir au moyen du froid produit par I'eauja glace, Tether; on pent employer I'acide carbonique (au moyen d'un siphon d'eau de seltz).
II est preferable de se servir de cocaine, soit en lo­tions, soit en injections sous-cutan6es. L'action do la cocaine est augmentee par la compression de la region, qui a par elle-meme une action anesthesique locale.
On pent citer encore la destruction des tilets ner-veux (nevrotomie).
Enfin il ne faut pas oublier que sur les animaux, la compression (au moyen du tord-nez) d'une region tres sensible comme les levres, les oreilles, determine une diminution de la sensibilite generate.
ARTICLE II. — action suit la moelle kpiniere
Medicaments excitants.
Efffts piiys. — Les medicaments qui produisent reellement une augmentation d'activite et meritent le nom de stimulants sont l'ölectricite, la strychnine, I'absinlhe, la nicotine.
Medicaments calmants.
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mmmmm
428
THERAPEUTIQUE SPECIALE.
Effets puys. — Parmi les substances qui amenent la paralysie, les unes, comme l'ergot de seigle, les sels de cuivre, les alcools, la determinent d'emblee, d'autres, comme la morphine etses analogues, le cam-phre,la veralrine, les arsenicaux et mercuriaux,agis-sent d'abord comme excitiinls.
ARTICLE 111.
ACTION SL'R LKS NERFS
Les nerfs se dlvisent en moleurs et sensiHfs;i\ sem-ble que les nerfs moteurs sont plus sensibles a Faction m^dicamenteuse quo les nerfs sensitifs, mais en ge­neral leur paralysie est plus facile ä constater, h. mesurer que leur excitation.
Medicaments excitants.
Indications. — L'61ectricite est employee pour dia-gnostiquer et rem6dier aux paralysies partielles. Pen d'applicalions en ont 6t6 faites en veterinaire.
Medicaments calmants.
Le curare est le type des substances paralysant la motilite.
#9632; Les nerfs sensitifs sont induonces par les anesthösi-ques locaux, par les irritants locaux.
ARTICLE IV.
ACTION SCR LF.S APPAREILS A SEKSATIONS SPKCIALES
S 1quot;
Action sur la vision.
En veterinaire, la th6rapeulique des yeux est loin d'avoir la meine importance qu'en mödecine hu-maine
Medicaments excitants.
L'es6rine, et surtoul les huiles essentielles de mou-tarde, d'oignon excitent la secretion lacrymale.
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ACTION SUR LA VISION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;429
La sensibilite nerveuse est augmentee par la stry­chnine.
Mydriatitiues.
Atropine, homalropine, belladone.
Effets phys. — Les medicaments mydriatiques di-latent la pupille.
Indications. —On emploie les mydriatiques seuls, pour faciliter l'examen de l'oeil, pour calmer I'imta-tion, la doulcur.
Myotiques.
Eserine, opium, muscarine, pilocarpine, thebal'ne.
Effets puys. — Les myotiques contractent la pu­pille.
L'es6rine agil en excitant les fibres du sphincter de l'iris, tandis que la pilocarpine excite le bout peri-pherique des nerfs moteurs de l'oeil.
Indications. — Les myotiques peuvent rendro des services, pour diminuer la tension intra-oculaire, comme dans le glaucome.
En alternant les myotiques et les mydriatiques, on se propose de faire cesser les adhörences anormales qui peuvent exister.
Medicaments calmants.
Astringents.
Effets phys. — On utilise cömme astringents le ni­trate d'argent et les sels de cuivre. Les sels de plomb sont dangereiiXjCar its peuvent determiner des opaci-t6s en coagulant les milieux alhumineux de l'oeil, et aussil'alun ou le permanganate de potasse, qui peu­vent dissoudre la cornee.
Comme antisepliques, on pent citerl'acide borique, les sels de mercure; comme calmants, I'acide cyanhy-drique, la morphine, l'atropine, ct surtout les affu­sions chaudes.
L'atropine diminue la secretion lacrymale.
Anesthesiqnes.
Les anest/iesiques agissent d'abord comme myo-
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430nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TIIERAPEUTIQUE SPECIALE.
tiques, puis comme mydriatiques, lorsqu'ilsont ralenti la circulation veineuse.
L'anesthesique local par excellence, c'esl la cocaine.
sect;2. — Aclion sur le toucher, Vouie, Vodorat.
11 n'y a pas d'experiences serieuses h citer, en vete-rinaire, relativement ä I'action desm^dicamentssurles-nerfs des an Ires sens, la Iherapeutique des fonctions du goül, du toucher, de l'ouie, de l'odorat n'existe done pas; on se borne a regularise!' les secretions nor­males des organesjorsqu'ellessont devenues patholo-giques.
Je ferai remarquer que les irritations profondes de i'oreille (acares, accumulation de cerumen, etc.) peu-vent en irritant la corde du tympan amener un trouble dans la salivation, dans la secretion des larmes, et dans la circulation oculaire. J'ai signale cela dans une note sur le catarrhe auriculaire du chien (1). G'est l'observation clinique des faits constates expen-mentalement par Claude Bernard.
CI1AP1TRE VI
ACTION SUR LA PEAU
Fonctions de la peau. — La peau remplit une lonciion tres importante sur certains de nos animaux domestiques, surtout sur le cheval. Le poids des par­lies eliminees par eile, malieres grasses, eau, albu-mine (Lepiue), etc., est d'environ 1/67 du poids du corps. Elle sert ä l'absorption de l'oxygene et ä l'^li-
(1) P. Cagny, Catarrhe auriculaire etverlige, cliez le chien (Re-cueilde madecine velerinaire, 1878, p. 14G).
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ACTION SUR LA PEAU.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 431
mination de 1'acide cai'bonique, environ deux cents •fois moins quo le poumon.
Lorsque ses functions sont amoindries ou meme ar-r6teescompletement, par l'application de pommades, de vesicatoires, la mort pent arriver avec des ph6no-menes d'asphyxie. Les experiences de Bouley, de Fou-cault, et des faits cliniques ont mis en evidence pour le cheval les dangers de l'application de corps gras, de substances empyreumatiques sur une trop grande #9632;etendue de peau.
Les glandes sudoripares, tres nombreuses, sont aclionnees paries extremites anterieures de la matiere grisedela moelle epiniere. Elles sont tres inlluencees par les varialions atmospheriques. La sueur sur ie cheval apparailnaturellementvers 24deg;. L'augmentalion de sa secretion pent etre due soit aim accroissement de la circulation generale, soi tä une plus grande acti vite des glandes. Le premier effet pent elre la consequence de la digestion, de l'ingestion de boissonschaudes, de l'exercice, le second pent etre du a des substances aromatiques, aux sels ammoniacaux, au camphre, ä l'opium et ä la morphine, au soufre, auxanlimoniaux.
11 ne faut pas oublier que les chevaux suent plus lacilementque les grands ruminants, ceux-ci plus que les chiens, les pores, et les petits ruminants.
Medicaments excitants.
UiaphortHiques et suiloriflques.
Pilocarpine, chaleur, infusions aqueuses chaudes, laquo;amomille, gentiane, borraginees, sureau, soufre et ses composes, eaux minerales sulfureuses, ammonia­caux, tilleul.
EtTETS piiys. — Entre las diaphoreliques et les sudo-rifiques, il n'y a de difference que dans l'intonsite de l'action produite.
Dans la pratique, on emploie I'acetate d'ammonia-que, lather, I'ipecacuanha, les boissons alcooliques, Je thö, le cafe.
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432nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;TI1ERAPEUTIQUE SPEC1ALE.
Alais le meilleur moyen consiste ä couvrir I'anirnal avec des velements impermeables, et h le maintenir dans un apparlement bien clos ayant une temperature de In ä SOquot; au moins. L'aclion pent etre augmentee par des lotions chaudes (33 a^O0), par des frictions sur tout le corps.
On pent aussi utiliser la reaction qui suit I'emploi de l'eau froide, en petites quantites.
Indications. — Les sudorifiques sont employes soit pour relablir la sudalion normale interrompue par une cause quolconque, par le froid, par la fievre, etc., soit poureliminer des produits de dechets, et suppleer ä I'actiou des reins, du foie, de l'intestin, etc.
Dans les cas dc fievre, on peut amener la sudation au moyen de la vcratrine, de Taconiline, quiregulavi-senl la circulation et font cesser l'exces de pression vasculaire.
Itevulsifii.
Certaines substances, appliquees sur la peau, I'ir-ritent, Tenflamment et par action rellexe peuvent produire des effets variables dans dos organes eloi-gnes. A la suite de l'application d'un vcsicatoire par exeinple, il y a irritation locale considerable et Texcitation ressentie est transmise aux centres nerveux, qui, par action rcflexe sur les nerfs vaso-moteurs du poumon enflamme, en dilatent les ca-pillaires, en diminuent la douleur et la tension; la circulation devenantplus facile, les phenomenes d'ab-sorption se r^gularisent et Fetat pathologique tend ä disparailre.
Cette facilite d'agir par action rcflexe sur les orga­nes internes, en irritant la pean, donne une grande importance ä la m6thode dite revulsive.
Rubcflants.
Ammoniaque, essences, eau chaude, vinaigre chaud, moutarde, froid et chaud pen inlenses, fric­tions seches ou avec la terebenthine, arnica.
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ACTION SUR LA PEAU.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;433
On nomme ruMfiantsXes medicaments qui dötermi-nent un pen de congestion, et de ro'ugeur (pen visible sur nos animaux) de la peau.
Vesicants.
Euphorbe, ellebore, garou, eau bouillante, vesica-toires, canlharides.
Ces agents, si I'emploi en esl repete, deviennent ve­sicants; ils ddterminent alorsl'apparition ä la peau de bulles ou vösicules, contenant un liquide sereux, com­post de 78 parties d'eau, 18 d'albumine (dont un pen de flbrine) et 4 de sets.
En combinant leur emploi ou en utilisant des substances encore plus actives, comme I'eau bouil­lante, I'huile de croton tiglion, on determine une des-organisalion de la peau et de la suppuration.
Causliques.
Acides mineraux plus ou moins dilu^s, acide phe-nique, acide chromique, alcalis concentres, potasse, chlorure de zinc.chlorure d'antimoine, bichlorure de mercure, fer rouge, huüe de croton, nitrate de mer-cure, nitrate d'argent, bichromate de potasse.
Effets piiys. — Les agents qui se combinent avec l'eau et l'albumine des tissus prennent le nom de cam-liques; ils determinent ainsi la separation d'une partie, nommee cschare.
Indications. — Ils peuvent 6tre utilises pour detmire des vegetations anormales, les secretions exagerees; lorsqu'ils sent destines a arreter les b^morrhagies ils prennent le nom de slypliques.
Les selons, dont on a tant abuse, agissent comme irritants locaux.
La cauterisation avec le fer rouge est un moyen d'obtenir, on meme temps qu'une irritation locale plus ou moins violente, un grand afflux de serosite, de sorte que la region malade (tendineuse ou arlicula'ire) est pendant longtemps comprimöe et immobilisee comme par un bandage special.
Cagny. — Ther. vet.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;
!
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434nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; THERAPEUTIQUE SPECIALE.
Sur les animaux, pour rendre racüon des medica­ments plus efflcace, on tondra les polls, on lavera la reo-ion; on y fera d'abord des frictions seches.
S'il faul agir rapidement, comme dans lescoliques, on aura recours a l'essence de tdrebenlhine, ä la mou-tarde,ä I'eau chaude ou bouillante.
Dans les affections chroniques, on utiliserales vesi-catoires avec cantharides. Pour les maladies des liga­ments des os, des cartilages, on essayera les iodures et les mercuriaux.
Medicaments calmants.
Emollients.
Eau douce, fecules, farines, sucres, gommes, mu­cilages, huiles, graisses, collodion, enduits, corps gras, corps amylaces et surtout applications chaudes, cata-plasmes, fomentations, bains, etc.
Effets puys. — Les emollients agissent mecanique-ment, en lubreflant les parties avec lesquelles ils sont en contact, en dilatant les capillaires et permettant une plus grande rapidite du cours du sang.
AiiU8ulaquo;lraquo;rittque$.
Belladone, atropine, jusquiame, stramoine.
Effets puys. — Les medicaments anti-sudorißques ont pour but de diminuer le fonctionnement des glandes sudoripares, ou l'excitation des ncrfs speciaux, ou au contraire d'acliver la circulation pulmonaire, dont la diminution etait une cause de sudalion.
On peut citer la noix vomique et surtout les alca-loides de la belladone qui passent pour paralyser les nerfs secreteurs de la peau.
Les lavages repetes, les bains avec de l'eau legöre-ment astringenle peuvent donner le m6me resullat.
Astringents.
Eau froide, alun, sulfate de zinc, sels de fer, sels de plomb, sels de cuivre, sels de chaux, tannin, acide tanniqüe, ralanbia, feuilles de noyer, creosote, gou-drons, huile de cade.
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ACTION SUR LE SYSTEME MUSCULA1RE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;laquo;5
Lorsqu'il s'agit de calmer rirritalion de la pearaquo;, orraquo; a recours aux astringents.
Effets puys.—En general, comme les slyptiques.. Us coagulent ralbumine; mais il en est, comme Tacide-gallique, qui diminuent l'alcaliniti du sang et en faci-lilent la coagulation ; d'autres, comme l'ergot de seigle, diminuent le calibre des capillaires.
Indications. — Les astringents sont tres utiles pour combattre les inflammations locales.
CHAPITRE VI1
ACTION SUR LE SYSTEME MUSCÜLA1RE
Fonctions du systems musculaire. — Les muscles en bonne sante se contractent el se relächent; ces-mouvements alternalifs s'accompagnent de ph6no-menes chimiques, d'oxydation surtout, qui ont pour resultat de transformer I'acide sarcolactique en acide carbonique. Les produits h 61iminer sont enlev^s par le courant sanguin, et la fatigue disparait.
Le lavage du muscle par un alcali dilne, par une solution de permanganate de potasse favorisantl'oxy-dation, produit experimentalement ce resultat, que la veratrine permet d'obtenir therapeutiquement,
Parmiles muscles,les i\nssonlvolonlaü'es,les autreraquo; sont involontaires : ils ne sont pas sous la dependance du meme systeme nerveux. Le curare a petites doses paralyse les nerfs moteurs du systeme volontaire,. mais il faut de hautes doses pour paralyser les nerfs des muscles involontaires. L'atropine paralyse les-muscles involontaires ä petites doses et il faut des doses elevees pour paralyser les muscles volontai-res. Ainsi l'oesophage de la grenouille, le jabot des oiseaux, dependant du systeme nerveux ganglion-
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quot;h
#9632; 436nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; T11ERAPEUT1QUE SPECIALE.
naire, sont paralyses par I'atropine, mais I'oesophage du chien, celui du lapin ne le sont pas, parce qu'ils sont sous la dependance du Systeme nerveux volon-taire (Spilman et Luchsinger). L'oesophage du chat, dans sa parlie superieure, a des muscles stries qui ne sont pas'influeuces par les petiles doses d'atropine et dans sa partie infärieure, des muscles blancs, qui eux sont paralyses. Medicaments excitants.
Effets pays. — La sensibilite ou mieux I'irrUabilite du muscle est augmentee par la chaleur, I'eserine.
Dans la pratique, le massage, les Irictions permet-tent d'obtenir le m6me effet, c'est ce qui justilie la grande importance que les Anglais attachent aux soins du pansage, non seulement pour les animaux fatigues, mais aussi pour les malades. Medicaments calmants.
Effets pjivs. — La sensibilite du muscle est diminuee par le froid, le curare et les autres paralysanls.
La tendance au relächement est accrue par la fa­tigue, par la presence de l'acide lactique et des autros produits du travail musculaire; les alcalins font I'in-verse.
Le frojd et la chaleur ont une action opposee sur
la contraclilite
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Indications. — On observe parfois des frcmissements conlinus, soil dans quelques ßbrilles musculaires, soit dans un muscle seul, soit dans un groupe de muscles; il est probable que cela est du ä un defaut d'innervation. Dans les cas precisement oü I'innerva-tionparalt insuffisante,on se trouvera bien de l'usage de la veratrine et des sels de chaux, qui augmentent la dur6e et 1 energie des contractions.
Si I'excfcs d'innecvation est continu, on observe des contractions permanentes sans relächement c'est le tetanos. Gontre cette maladie, on essayera tousles cal­mants du systeme nerveux.
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ACTION SUR LES BEINS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;437
Comme document nous reproduisons la division adoptee par le Dr Brunton pour ce qu'il nomme les poisons du muscle :
1deg; Substances diminuant la capacile pour le travail et respec/ant la sensibilite du muscle: apomorphine, cuivre, zinc, et les 6m6tiques. On pent y ajouter quoique moins actifs: l'antimoine, l'arsenic et le fer k hautes doses.
2deg; Substances diminuant la sensibilite et faptitude au travail: sels de polasse, de lithium, d'ammoniaque, de cinchonine, chloroforme, alcool, ce dernier ä hautes doses.
3deg; Substances diminuant Vaptitude au travail avec irre'gularite de la sensibilite : plomb, em6tique, co­caine, et aussi les ptomaines.
4deg; Substanres modifiant la conlractiiile dans le sens de t'augmentalion de la duree : veratrine et un peu les sels de chaux.
sect;quot; Substances augmentant la sensibilite : eserine.
6deg; Substances augmentant I'aptitude au travail: cicu-tine,hypoxanthine, cafeine,glycogene.Ces substances font cesser la fatigue et agissent non pas seulement comme stimulants nerveux, mais aussi comma toni-ques, comme restoratives musculars.
CI1AP1TRE VIII
ACTION SUR LA SECRETION URINAIRE
ARTICLE PREMIER. — action sun les reins
Fonctions des reins. — Dans les reins, les cor-puscules de Malpighi eliminent du sangl'eau chargee de matieres solides dangereuses, et les tubes uriniferes par leur conformation, en m6me tempsqu'ils donnent le passage ä cette eau, empßchent qu'il n'y en ait une
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THERAPEUTIQUE SPECIIALE.
drop grande quantite de rejetee. On sail que les deux reins fonctionnent alternalivement.
La quantile d'urine Evacuee par jour est sujette ä beaueoupde variations. Pour lecheval, eile reprösenle 14 p. 100 des liquides absorbös sous forme de bois-aonsou d'aliments; pour les chiens, eile est deoOp. 100 laquo;t pour l'homme de 3-i p. 100. On admet que, en vingt-quatre heures, un cheval produit 3 ä 6 litres d'u­rine d'une densite de 1,33 ä 1,40 et contenant 20 grammes d'uree (Smith d'Aldershoot). Pour les grands ruminants, la quantite d'urine est plus consi­derable, pres du double, eile est moins riebe en uree,en chlorures, et plus riebe en bippurales et en sulfales.
Les augmentations de pression dans la circulation sanguine des reins augmententla secretion; elles sont dues ä l'irritation expörimentale ou a la congestion du quatriöme ventricule du cerveau, ä celle de la moelle epiniere, des plexus solaire et mesenlerique. Le froid produit reffet contraire.
Les proportions d'uree, d'acide urique, d'acide bip-purique augmentent avec une nourriture azotee, avec i'usage du sei, du phosphore et de ses composes, et pendant le cours des maladies febriles. Elles diminuent apres l'ingeslion de boissons abondantes, d'alcool, de terebenthine, des arsenicaux. Sur les cbevaux, apres le travail, il ya moins d'acide hippurique, ä cause des laquo;changes moleculaires qui se sont fails. L'albumine s'observe dans certaines maladies, et aussi sous l'ae-tion de la strychnine, de la digitale, et des cantha-rides.
Medicaments excitants.
nturütiques.
Infusions chaudes, parietaire, colchique, scille, su-reau, sei de soude, sei de potasse, törebentbine, es­sences, r6sines.
Effets puys. —Les medicaments diurätiques peuvent agir en augmentanl la pression de la circulation gen6-
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ACTION SUR LES REINS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;43laquo;
rale, comme tous les stimulants g6n6raux et les loni-ques du coeur, mais il en estqui ont une action sur la circulation speciale des reins : les nitrates, I'alcool semblent dilater les vaisseaux, tandis que la strychnine, la cafeine, lat6rebenthine, les cantharidesexcitentles contractions des vaisseaux, les vident, ou les empft-chent de retenir une partie du liquide.
II est enfin des substances qui ont une action sur les cellules meme des reins, la cafeine et Turee par exemple augmentent la quantity d'eau söcretee, tandis que les sels de potasse, etc., augmentent. la se­cretion des matieres salines.
Ces differences d'action sent h connaitre, suivant I'effet que Ton vent obtenir.
Indications. — Ainsi pour combattre I'hydrohemie, ou l'exces de liquide dans les tissus, on ulilisera la digitaline et tous les stimulants generaux.
Ils seront employes, si Ton veut rendre I'urine plus abondante et empecher des depots de se former dans les reins.
Pour faciliter l'expulsion des produits de decliet, on aura recours ä la terdbenthine, aux sels de nitre, au calomel; ce dernier augmente la secretion de l'uröe et determine ainsi une plus grande expulsion de liquide.
Parmi les preparations dduretiques usitees en An-gleterre, il faut citer pour le cheval: les.bols faitsavec
Sei de nitre................ 1
Terebenthiiie............... [ aii 12 grammes.
Savon...................... '
on y ajoute parfois S ä 10 grammes de poudre de digitale. On pent recommencer plusieurs jours de suite.
On fait un breuvage analogue pour les beeufs et vaches.
Pour les chiens, on fait des pilules avec 5 grammes
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THERAPEUTIQUE SPECIALE.
de sei de nitre, 2 grammes de gingembre et 5 centi­grammes de poudre de digitale.
•
ARTICLE II.----ACTION SUR LA vessie
Fonctions de la vessie. — Les mouvements de la vessie dependent d'un centre nerveux place dans la partie lombaire de la moelle 6piniöre, mais dependent aussi d'un autre centre situ6 dans le cerveau.
Medicaments excitants.
L'odeur du l'umier, de l'urine exciteat generale-ment les contractions de la vessie.
Sous I'influence d'une alimentation trop seche, il se forme dans la vessie et ses annexes, des depots cal-caires ; s'ils sont agglomer^s en masses, ce sont des calculs qu'une intervention chirurgicale peut seule faire disparaitre.
Mais lorsqu'ils sont sous forme de sediments, ils peuvent etre eliminös par tous les diuretiques qui aug-mentent la fluidite de l'urine, ou par des injections d'eau faites avec des appareils speciaux.
La meilleure manifere d'ompßcher ces depots, c'est une alimentation reguliere en qualite el en quantite, et en particulierc'estd'eviter la diminution desboissons.
Sur les ruminants et surtout les agneaux ä l'en-grais, une nourriture trop riebe peut determiner la formation de calculs formes de phospbates ammo-niaco-magnesiens. G'est encore ä l'bygiene qu'il faut demander le moyen de prevenir ces formations, qui ne peuvent disparaitre que par une operation.
Dans la vessie du cbien, peuvent apparaitre des de­pots d'urates, que Ton peut essayer de dissoudre avec des sels de polasse et de lilbium.
Medicaments calmants.
Certains cbevaux nerveux ne peuvent uriner pen­dant qu'ils sont monies ou atlelds; il peut arriver, si la retention d'urine a et6 trop prolongee, qu'elle per-
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ACTION SUR LES ORGANES GENITAUX.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;441
siste apres la disparition de sa cause ; la volatilisation d'une petite quantite d'ether dans le rectum m'aper-mis de faire cesser rapidement des coliques produites dans ces conditions.
Tous les calmants du Systeme nerveux donneraient le mfeme resultat.
Lndications. — Contre Tirritalion de la vessie et de ses canaux, on pent essayer les applications locales, cataplasmes, fomentations chaudes dans la region p6ri-neale.
L'opium et la belladone calmeront les douleurs; les rcsines, les ter6benthines, qui sont expulsees par I'urine, agiront localement.
La retention d'urine est prevenue par le bromure de potassium, tandis qua les cantharides, la strychnine, en contractant le sphincter, empechent I'inconti-nence.
CHAP1TRE IX
ACTION SUR LES ORGANES GENITAUX
Fonctions des organes genitaux. — Le Systeme genital esl sous la dependance de deux centres ner­veux :
L'un cerebral, situ6 dans la region de la croix du cerveau, est excite par action rellexe des nerfs de la vue, de l'odoral, etc.,
L'autre spinal, situe dans la region lombaire, com-mande la circulation et determine ainsi la turges-cence des tissus erectiles. Par action r6flexe, cette turgescence pent etre due a l'irritation des organes genitaux, a Tinflammation des reins, de la prostate, des dernieres parties de l'inteslin.
Medicaments excitants.
Aphroilisiaqucs.
2o.
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T11ERAPEUTIQUE SPECIALE.
Indications. — Ladiminulion del'appelitsexueletant le plus souvent la consequence de raffaiblissement general, il en resulte que le meilleur mode de traite-ment consistera dans radminislraüon des tonique-s, du fer, de la strychnine, qui, outre son action generale sur le Systeme nerveux, parait avoir une action stimulante laquo;peciaie sur les nerfs genitaux.
La plupart des remedes populaires vantes comme aphrodlsiaques n'ont aucune vaieur. Les canlharides sonl dangereuses, car elles n'agissent qu'en irritant 1'appareil urinaire.
On ne pent avoir conflance dans I'alcool, car s'il excite le centre cerebral, il deprime en meine temps Je centre lombaire.
Medicaments calmants.
Anaplirodisiaques.
Effets piiys. — Los ana/jkrodisiaques diminuent ['excitation sexuelle. Quelques-uns agissent locale-ment, comme le froid, les applications de glace, d'eau froide sous forme de douches, etc.; mais les purga-tifs, le bromure et l'iodure de potassium, lecamphre, la digitale agissent sur les nerfs.
La diete et le travail excessif produisent aussi I'ana-plirodisie.
Des traitements appropries doivent etre employe's centre Tirritation causöe par les ascarides, la presence de la maliere sebac6e, la repletion de la vessie, ou do rintestin.
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ARTICLE PREMIER. — action sun lAriEnus
Fonctions de l'uterus. — Les contractions ut^rines sont dues a deux sortes do fibres musculaires.
Les unes, civculaires, produisent I'elTacement et la dilatation du col de l'uterus.
Les aulres, longitudinales, determinent au conlraire la retraction et la fermelure du col. Ges muscles sont
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ACTION SUR LES MAMELLES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;443
sous la dependance du centre lombaire, du cervelel, de la croix du cerveau, des corps stries et de la cou-che optique. Medicaments excitants.
Uterins.
Rue, sabine, safran, seigle ergole.
Sous le nom d'ulerins, on designe les medicaments qui aidant k l'expulsion du contenu de l'uterus.
Effets puys. — L'ergot de seigle est le plus certain, il arrete la circulation placentaire. II est ä preconiser surtout sur la chienne, lorsque le part est retarde uniquement par arret des contractions.
Les irritations locales du col, les injections d'eau chaude peuvent aussi determiner la sortie des foetus.
Sur la chienne, cette expulsion pourra etre obtenue möcaniquement par la douche forcee, qui consiste ä omplir completement d'eau chaude l'uterus, en main-tenant fermees les levres de la vulve, puis ä les lais-ser s'ouvrir brusquement sous la poussee de l'eau (Leblanc).
Quant aux remedes populaires contre la non-deli-vrance, ils ne m'inspirent aucune confiance.
11 n'en est pas de meme de l'opöration (tres usitee en Allemagne) qui consiste a faire passer un courant d'eau chaude ä 30 ou 33 degres et I6gerement antisep-tique dans la cavite uterine, de facon a la remplir completement.
Medicaments calmants.
Indications. — Les inflammations de la matrice, du vagin, seront trait6es par des injections chaudes et antiseptiques, et au besoin par des applications de pommades calmantes au laudanum ou ä ia belladone.
ARTICLE II. — ACTION SUR LES MAMELLES
Fonctions des mamelles. — La secretion des ma-melles dependant surtout du passage d'une grande
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TIIERAPEUTIQUE SPECULE.
qnantite de sang riche dans ces organes, il en resulle que le seul moyen pratique d'augmenter le rendement en lait consiste a donner une forte ration, au point de vue de la quality et de la quantite.
La plupartdes medicaments et m6me des aliments, etant expnlses en partie par les mamelles, communi-quent au lait leur saveur, leur odeur et leurs pro-prietes bonnes ou mauvaises. — Ex. : l'iode, Tether, les amers, etc. Ce pent etre un moyen de trailer les animaux qui consommeront ce lait.
Medicaments excitants.
Effets piiys. — Les substances comme la pilocar-pine, I'eserine, la veratrine, en excitant la contraction des fibres musculaires, pourront vider rapidement ces glandes, mais n'auront qu'un effet mecanique et pas­sager.
En faisant trois traites par jour, au lieu de deux, on angmente reellement la quantite et la qualite du lait produit.
Le ga/ega a cle autrefois vante; il parait (Gillet-Damilte) que, donne en fourrages dans la ration des vaches, il augmente beaucoup le rendement en lait, sans diminuer la richesse de ce produit. Des essais tentes recemment sur la femme (1), il rösulte que l'extrait aqueux de galega en solution dans I'eau, a la dose de 1 a 4 grammes par jour, reussit trfes bien. 11 y a la une question a etudier en veterinaire.
Medicaments calmants.
Effets phys. — Pour diminuer ou faire cesser la se­cretion lactee, le mieux sera de diminuer les traites, et surlouf la ration, en augmentant le travail ou en administrant im purgatif.Des experiences recentessem-blent montrer que le sirop de nerprim{/lhamnus cathar-licus) a reellement une action spöciQque a cet egard.
Inimcations. — Gontre les inflammations aigues, il
(I) Dr Carron de la Carriure, Bulletin de In Societi de medecinc pratique, 15 Janvier 1891.
:
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ASEPSIE ET ANTISEPSIE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;445
faut preconiser les febrifuges, et les lopiques : appli­cations de cataplasmes belladones,inaintenus par une so'rte de suspensoir qui soutient l'organe malade, une ouverture sera laissee pour permettre les mulsions rep6tees; on pourrait employer contre la tension des fibres musculaires locales les injections sous-cutanees d'atropine.
Les injections chaudes et antiseptiques clans les sinus galaclopbores sont indiquees dans les mam-mites de nature microbienne.
DEUXIEME SECTION Asepsis et Antisepsie
Aujourd'hui, en medecine humaine, la transmission des affections contagieuses d'un malade a ses voisins devient plus rare dans les höpilaux, et sur les op6res qui ne suppurent pas dejä, les plaies faites par le Chi­rurgien sont gen^ralement röunies sous un seul pan-scment au bout d'une buitaine de jours, sans suppu­ration, sans Elevation de temperature. Ges resultats sont dus hl'asepsie (1).
En veterinaire, cette question, tout en elant d'une grande importance, ne se presente pas tout ä fait.de la meme manifere qu'en medecine humaine, bien des operations faites sur Thomme n'ayant pas leur raison d'etre sur les animaux.
Mais il y a cependant un grand interßt pecuniaire a arreler la propagation des affections contagieuses des animaux domesliques, ä trailer leurs plaies de fa-Qon h obtenir la cicatrisation rapidemenl, sans com­plications, et surtout sans amaigrissement, sans dimi­nution des forces, ou de la valeur venale.
On admet aujourd'hui que les maladies conla-
(1) Voy. Vinay, Manuel d'asepsie. La sterilisation et la desin-feclionpar la chaleur. Paris, 1890.
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446
TUERAPEUTIQUE SPECULE.
II
gieuses, que les complications des operations chirur-gicales, lelles que la suppuration, la gangrene, etc., sont dues ä des micro-organismes, a des microbes de toute nature, pullulant dans le corps du malade (1).
L'asepsie, c'est I'absence complete de ces micro-organismes.
L'antisepsie, c'est la destruction de ces micro-orga­nismes, lä oü ils se Irouvent.
D'une maniere generale.les microbes pullulentdans les matiöres mortes ou Vivantes, k condition d'y trou-ver un pen d'luimidit6, une temperature pas trop elevee, et une obscurite relative. II en resulte que l'asepsie n'existe qu'exceptionnellement dans la na­ture, et que le seul moyen d'operer avec quelque cer­titude dans des conditions asepliques consistera ä detruire d'abord au moyen d'agenls antiseptiques les microbes qui existent ddja, puis ä se servir encore de ces agents par precaution contre les microbes dont I'exislence est possible dans les conditions oü se trouve l'animal apres I'operation.
i
r
GHAPITRE PREMIER
AGENTS ANTISEPTIQUES
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Les agents antiseptiques sont nombreux.
On les divise en agents mecaniques, agents physiques, agents chbniques.
D'une maniere generate, ces agents ont sur les mo­lecules de l'organisme la mfeme action que sur les germes pathogenes, c'est-a-dire qu'ils coagulent la plasmine, cauterisent, detruisent m6me les tissus vi-vants avec lesquels ils sont en contact; de sorte que leur emploi sur l'animal a ses inconvenients (2); voilä
(1)nbsp; Macfe, Traile de AattfeWotoi/ie, 2C edition. Paris, 1891.
(2)nbsp; Voir serie aromatique, p. 348.
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mmm—mm
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ANTISEPSIE. — AGENTS PHYSIQUES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; iil
pourquoi il Importe surtout de ne toucher l'operö qu'avec des objets aseptiques et de reduire au mi­nimum la desinfeclion des organes. Et cela est surtout possible lorsqu'il s'agit de plaies faites par le Chirur­gien. Pour celles qui resultent d'un traumatisme, la desinfection s'impose. Mais lorsque Ton se trouve dans des conditions convenables l'usage de solutions simplement aseptiques peut donner de tres bons r6-sultats. Les Drs Lancry (58 cas) et Delbecque (M4 cas) I'ont prouve, en praliquant apres I'accouchement le lavage utcrin de la femme uniquemenl avec I'eau bouillie,deuxet trois fois par jour, pendant neuf.jours. Ils se servaient d'une sonde en verre et d'un enton-noir.
ARTICLE PREMIER. — agents meca.mques
Ce sont d'abord l'aeration des locaux au moyen de fenMres, de cheminees d'appel, de feux, puis la pro-prete la plus complete.
Au lieu de balayer le sol et d'epousseter les murs, il sera preferable de les essuyer avec des linges mouil-les avec une solution anliseptique et qui emporleront avec eux les poussieres.
ARTICLE II. — AGENTS PHYSIQUES
Le charbon absorbe les gaz; pulverise, il forme une couche protectrice sur les plaies et les rend aseptiques.
La terre seche, les cendres peuvent etre employees de meme.
La chaleur est celui de ces agents le plus employ^; voici äce sujet quelques details, emprunl^s au D'Vi-nay (1).
11 exisle pour les plantes, et ceci est vrai pour les
(1) C. Vinay, Manuel dasepsic, Paris, 181)0.
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448
THERAPEUTIQUE SPECIALE.
microbes, cinq temperatures, queM. Van Tieghem pro­pose d'appeler critiques. La flg. 38 permet de se rendre compte des recherches de cet auteur. 6 represente la limite inferieure la plus basse compatible avec la per-sistance de la vie ; eile peut descendre ä — 200deg; pour certaines spores; la p6riode d'engourdissement parle t'roid dure de 6 a lt;; les ph^nomenes v^gelatifs com-mencent k t, qui peut s'abaisser ä 0deg;, et s'elever ä 32deg; (bacille de la tuberculose); t, le point eugen6sique, indique la temperature la plus favorable a la vegeta­tion : pour certains microbes, il est de 16deg;: pourd'au-tres, de 32deg;; T, qui est la limile superieure ä laquelle les phenomönes vegetatifs s'arrötent, oscille de 28deg; ä 70deg; suivant les microbes; de T a 0 se trouve la
0 tnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Xnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; T e
Fig. 58. — Schema des temperatures critiques.
periode d'engourdissement par la chalcur, 0 forme la limite extröme au-dessus de laquelle la vie est defl-nilivetnent supprimee, c'est 50deg; ou llOquot; suivant les cas.
En general I = 10deg;, t = 25deg;, T = 50deg;.
En 1887, M. Slernberga tente de rechercher, d'apres uns melhode uniforme, la resistance vitale qu'ofl'rent ä la chaleur un grand nombre de microbes (1). II intro-duisait une culture recente d'un microorganisme spe­cial dans un tube capillaire et le placait dans une etuve dont la temperature constante elait mdiqu6e par un thermomfetre. La duree uniforme de l'epreuve 6tait de dix minutes, et M. le D1 Vinay fait remarquer
(1) G. Sternberg, The thermal death-point of pathogenic orya-nismus (T/ie international Journal of the med. Sciences, 1887, t. XCIV, p. 146).
mmm
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ANTISEPS1E. — AGENTS PHYSIQUES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 449
que toutes ces experiences se rapportent ä la chaleur humide, puisqu'on utilisait exclusivement des cultures ä l'etat liquide. M. le Dr Vinay (1) donne les differents resultats obtenus, dans un tableau que je reproduis ici, car c'est le travail d'ensemble le plus complet qui ait paru sur ce point special. II y a joint aussi quel-ques resultats indiques par differents auteurs, dont les noms sont inscrits a cote des resultats correspondants.
Temperature ä laquelle perissent les micro-organismes.
I. MlCROCOQUES.
En 10minutes. En 1 minute 1/2
Staphylococcus pyogenes aureus.....nbsp; nbsp; 58deg;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 80deg;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— citreus.....nbsp; nbsp; 62deg;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— albus......nbsp; nbsp; 62deg;
Streptocoque de I'erysipelR..........nbsp; nbsp; 54deg;
Gonocoque..........................nbsp; nbsp; COraquo;
Peripueumonie contagieuse..........nbsp; nbsp; nbsp; laquo;
Micrococcus tetrageuus..............nbsp; nbsp; 58deg;
Microcoque de Pasteur...............nbsp; nbsp; 52deg;
Sarcina lutea........................nbsp; nbsp; 64deg;
aurantiaca................. 62deg;
II. Bacilles.
Uacillus anthracis (Chauveau)........nbsp; nbsp; 51deg;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; SU0
Bacille de la üevre typhoide..........nbsp; nbsp; St!quot;
—nbsp; nbsp; nbsp; de la pneumonie de Friedländer.nbsp; nbsp; 06deg;
—nbsp; nbsp; nbsp; de la inorve (Loffler)..........nbsp; nbsp; 53deg;
—nbsp; nbsp; nbsp; de la diphterie (Zarniko)......nbsp; nbsp; 00deg;
—nbsp; nbsp; nbsp; de la tuberculose (Gallier).....nbsp; nbsp; (iü0 resistepend.20min.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— ..... 71deg; resistepend. 10min.
—nbsp; nbsp; nbsp; du cholera asiatique..........nbsp; nbsp; 52deg;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 59deg;
—nbsp; nbsp; nbsp; du cholera nostras............nbsp; nbsp; 50deg;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 55deg;
—nbsp; nbsp; nbsp; du rouget du pore............nbsp; nbsp; 08deg;
—nbsp; nbsp; nbsp; de la septicemie de la souris .nbsp; nbsp; 58deg;
Bacillus napolitanus................nbsp; nbsp; (i20
Bacille du cholera des poules........nbsp; nbsp; :gt;G0
(I) Vinay, Manuel d'asepsie. Paris, 1891, p. G5.
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450nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; T11ERAPEUT1QUE Sl'ECIALE.
Bacillus cavicida.....................nbsp; nbsp; 62deg;
—nbsp; nbsp; nbsp; crassus septigciiuä...........nbsp; nbsp; 54deg;
—nbsp; nbsp; nbsp; pyocyauus..................nbsp; nbsp; 56deg;
—nbsp; nbsp; nbsp; iudicus......................nbsp; nbsp; 58deg;
—nbsp; nbsp; nbsp; prodigiosus..................nbsp; nbsp; 58deg;
—nbsp; nbsp; nbsp; cyanogeuus..................nbsp; nbsp; 54deg;
—nbsp; nbsp; nbsp; fluorescens.................nbsp; nbsp; 54deg;
Bacillo do I'acide lactique............nbsp; nbsp; 56deg;
Eanbsp; 1 minute. Bacillus subtilis (Duclaux) :
Tyrothrix tenuis.............nbsp; nbsp; ä 100deg; (rösistcquot;.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; filiformis..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; distortus..........nbsp; nbsp; a 90-95deg; —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; geniculalus........nbsp; nbsp; a 80deg; (succomhc).
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; scaber............nbsp; nbsp; ä 90-90deg; —
III. Spohes.
An bout do. 10 iniiiutfs sont detruits. Bacillus anthracis.................... 100deg;
—nbsp; nbsp; nbsp; alvei........................ 100deg;
liacillc bulylique..................... 100deg;
Bacillus uiycoldes................... 100deg;
Bacille de la tuherculose.
(Schill et Fischer)............nbsp; nbsp; 100deg;
(Yersin).....................nbsp; nbsp; nbsp; 70deg;
—nbsp; nbsp; delaflevretyphoidean-dessusdenbsp; nbsp; nbsp;60deg;
—nbsp; nbsp; de l'oedcme maliu (Courboules).
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; etat frais.......... 100deg;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; etat sec............ l?0o
—nbsp; nbsp; de la diarrhee vorle............ 100quot;
Kesistont pendant quclquos minutes.
Bacillus subtilis (Duclaux).
Thyrothrix leuuis............nbsp; nbsp; nbsp;llö0
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; filiformis.........nbsp; nbsp; 120deg;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; distortus.........nbsp; nbsp; 100-105deg;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; geniculatus.......nbsp; nbsp; 110deg;
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; scaber............nbsp; nbsp; 105-110deg;
IV. Virus divers.
Sont detruits en 10 minutes.
Vaccine (Carstens et Coert)........... 52 a 54deg;
Peste bovine (Senimer et Raupach)... 55deg; Clavelee — — ... 55deg; Rage................................ 60deg;
111
II ,
ocr page 463
ANTISEPSIE. — AGENTS PHYSIQUES.
4SI
Charbon symplomatique (Arloing)___
70deg; (eu 2 h. 20 iniu.). SOquot; (en 2 heures). 100quot; (eu 20 minutes;.
L'action de la chaleur humide est superieure a celle de la chaleur seche. Aussi emploie-t-on de preference
Via
^- — Autoclave de Redard pour la sterilisation des instru­ments.
lavapeur d'eau et nonl'airchaud; maislavapeur d'eau, teile qu'elle s'6chappe d'une chaudiere, se trouve a une temperature inferieure a 100deg;, ä quelques metres de l'orifice de sortie. G'est lä un fait bien connu des en-fanls qui se placent sur les ponts, lorsqu'un train
ocr page 464
452
T1IERAPEUTIQUE SPECIALE.
passe au-dessous et sont enveloppes par le nuage de vapeur.Aussi, dansles appareilsädesinfeclion,on em-ploie la vapeur surchauffee ou la vapeur sous pression. Ges deux lermes ne sont pas synonymes. La vapeur surchauffee est de la vapeur qui a la sortie du g6ne-rateur passe dans des Serpentins chauffes ou est me-
Fig. GO. — Appareil locomobile pour la disinfection et le net-toyage du matfiriel et des paroisdes ecuries, ctables, marches a besliaux, abattoirs, etc.
langee avec de l'air sec et chaud, eile n'est done plus a l'etat de saturation. La vapeur sous pression est tou-jours ä saturation, eile provient directement de la va­porisation continue d'eau chauffee en vase clos ä une temperature supörieure a 100deg;. Elle est preferable.
Jereproduis ätitre de document l'autoclave de M. Re­dard ((ig. 59) pour la disinfection des instruments et
ocr page 465
ANTISEPSIE. — AGENTS CH1M1QUES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;laquo;3
la locomobile de MM. Geneste et Herscher (üg. 60).
La rfessicm^onn'a pas une action reellementefücace, eile engourdit, mais ne detruit pas la vitalite des mi­crobes ou de leurs germes.
II en est de meme de la congelation, mais les alter­natives de gelee et de dögel ont une action plus cer-taine.
AUTICLE III. ---- AÜENTS CHIM1QÜES
Us sont nombreux; voici sur eux quelques rensei-gnements, empruntes ä M. Bocquillon (1).
g i^r — Anlisepsie chirurgicale.
Les solutions acides sont plus actives quo les alca-lines et les solutions chaudes que les froides. A ce dernier point de vue, les recherches de MM. Riebet et Saint-Hilaire sur le sublime corrosif et celles de MM. Chauveau et Arloing sur I'acide ph^nique sont des plus concluantes.
Les antiseptiques employes le plus couramment en Chirurgie sont les suivants :
Solution forte de phenol ä 1/20.
Phenol..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50
Alcool...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; äü
Eau distillöe............ Q. S. pour 1000 c. c.
On colore en rouge par la fuschine. Employee pour le lavage du champ operatoire ol de la plaie avant la suture.
Solution fälble de phenol a 1/40 :
Phenol.................. 35
Alcool................... 25
Eau distillee............. Q. S. gour 1000 c. c.
Employee dans les bains antiseptiques et plaies par laquo;crasement.
(1) Bocquillon-Liuiousio, Formulaire dps medicamenls nouveaux et des midications nouvMes, Paris, 1891.
I
1','
ocr page 466
454nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TIIERAPEUTIQUE SPECIALE.
Solution concentrie dc phenol 70/100 :
Phenol..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;TOgr.
Alcool.................. Q. S. pour 100 c. c.
Employee pour la desinfeclion des inslrumenls de Chirurgie.
Huile pftL'niqude h 1/10:
Phenol..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;10 gr.
Huile d'aniaudes donees. Q. S. pour 100 c. c.
Employee pour la conservation des fllsde calgut, on pour la desinfeclion des sondes :
Solution d'acide boHque a 40/1000 :
Acide boriquc...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;40 gr.
Eau distillee............. Q. S. pour 10U0 c. c. (ä chaud).
Employee en oculislique.
Soluiion de hiiodurc de mercure a 1/2 p. 1000.
Employee surtout en obst^trique pour les injections intra-uterines.
Solution de bichlorure de mercure ä 1/10C0. Employee pour le lavage des plaies, et l'anlisepsie du Chirurgien et de ses aides; ne doit pas 6tre em­ployee pour dösinfecter les inslrumenls metalliques.
Naphtol camphri.
Naphlol el camphre P. E.
Employe sur les plaies par M. le Dr Perier comme antiseptique puissant. J'ai constate les avantages de ce produit qui est liquide.
Salol.
Employ^ directement sur les plaies et les ulcöra-
lions, en les saupoudrant.
#9632;
Solution de chlorure de zinc ä 1/10.
C'est ä mon avis I'antiseptique pratique par excel­lence, en velerinaire.
ocr page 467
ANTISEPSIE. — AGENTS CHIMIQUES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 45;;
Chloroforme.
Chloroforme.................... 20 grainmes.
Eau............................ Q. S. p. 100.
Usitee pour le lavage des plaies.
lodoforme.
La poudre d'iodoforme est appliquee sur la plaie di-rectement.
Dans le cas d'abcamp;s froids, on injecte une solution d'iodoforme dans Tether.
lodoforme.................... 10 grammes.
Ether........................ Q. S. p. 100 gr.
Solution de permanganate de potasse a 1/100. Employee pour le lavage des plaies fötides.
Huile phcniqiic'e.
Contre les brülures.
Citons encore parmi les preparations pharmaceu-tiques :
Colon hydrophile.
On le prepare en traitant alternativernent du colon par de l'acide chlorhydrique, puis par une solution de soude; on lave ä grande eau, puis ä l'eau distilleejus-qu'ä ce que l'eau du lavage ne precipite plus le nitrate d'argent; enfin on seche.
Employe pour les pansements, il a tendance ä rem-placer les eponges.
Gaze antiseptique.
Elle se prepare en traitant de la meme maniere la tarlatane du commerce.
Le colon hydrophile et la gaze servent de base ädes preparations antiseptiques. 11 suflit d'en impregner une solution tilree d'antiseptique, puis on söche sans
li
ocr page 468
456nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; THERAPEUT1QUE SPECIALE.
elevation de temperature. On prepare ainsides colons et gazes :
Phenique a.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; öp. 100.
Au sublime.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1nbsp; nbsp; nbsp; —
A I'acide salicyliquc.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 et 10nbsp; nbsp; nbsp;—
Arac.salicyliqueetcamphre.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10nbsp; nbsp; nbsp; —
A I'lodofonue............... 5,10 at 60nbsp; nbsp; nbsp;—
Au bi-iodure de mercure___nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,50 —
A I'acide borique...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;önbsp; nbsp; nbsp; —
Au tannin..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 33nbsp; nbsp; nbsp;—
Al'alun....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30nbsp; nbsp; nbsp;—
Camphre...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30nbsp; nbsp; nbsp;—
Au perchlorure de fer.......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5nbsp; nbsp; nbsp; —
Au sei d'Alembroth.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2nbsp; nbsp; nbsp; —
A 1'eucalyptol..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5nbsp; nbsp; nbsp;—
lode........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Cnbsp; nbsp; nbsp; —
Au thymol.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3nbsp; nbsp; nbsp; —
Au salol....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5nbsp; nbsp; nbsp;—
Catgut.
Acide phenique en solution concen-
tree chirurgicale.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Q. V.
Huile do genevrier................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Q. V.
Acide chromiquo..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1/100.
Acide borique.....................nbsp; nbsp; nbsp;10 p. 100.
lodoforme........................nbsp; nbsp; nbsp; .'gt; —
Aluu..............................nbsp; nbsp; 30
Eponrjes antiseptiques.
On choisit des eponges, que Ton fait immerger dans une solution de permanganate de potasse, jusqu'ä ce qu'elles aient acquis une leinte brun fonce; on les retire de ce bain et on los plonge dans une solution concentree de sultite ou d'hyposuKile de soude, addi-tionnee d'acide cblorhydrique. Sous l'influence du gaz sulfureux et de I'acide cblorhydrique, les Sponges blancbissent, on les lave ä grande eau avec de l'eau aseptisee el, finalement, on les conserve dans une solution pböniquee ou dans de la liqueur de van Swielen.
J
ocr page 469
ANTISEPS1E. — AGENTS CIIIMIQUES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 487
Void un moyen permettant. d'utiliser plusieurs fois les memes Sponges. Au moment de l'emploi on les enveloppe dans un vieux linge propre et ä. trame spongieuse, de fa(jon ä leur laisser assez de jeu pour absorber les liquides. L'operalion terminee, le linge est jeleetdes lavages antiseptiques ordinairessuflisentau nettoyage de l'eponge.
sect; 2. — Antisepsie medicale.
Les antiseptiques les plus employes dans la prati­que journaliere de la mödecine sont les suivants :
Solution de sublime ä 1/1000 :
Bichlorure de mercure...... 1 gramme.
Alcool..................... 100 c. c.
Eau distillee................ Q. S. p. 1000 c. c.
Employee presque exclusivement pour le lavage des plaies, et le lavage de la plevre, dans la pleuresie purulente.
Solution de phenol h 1/40 :
Phenol.....................
Alcool...................... 35
Eau........................ Q. S. p. 1000 c. o.
Employee couramment contre les furoncles, an­thrax et abeös.
Solution pour usage interne :
E:m.......................... 1000 grammes.
Pheuol cristallise.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gramme.
Employee pour l'antisepsie stomacale et intes-tinale.
Solution d'acide borique a 40/1000.
Employee pour le lavage de la bouche, de la vessie et de la plevre.
Solution de tannin h ö 0,0.
Preconisee en lavages contre l'ozene et ä l'interieur contre la tuberculose.
Cagny. — Ther. v6t.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;26
i
ocr page 470
458nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; T1IERAPEUT1QUE SPECIALE.
Nitrate d'argent.
0,50 ä 1 gramme p. 100.
Kmploye avec succes contre les ophtalmies infec-
tieuses.
Salol.
Usage interne, en bols, contre la fievre typhoide
(a essay er).
Hydrate de chloral.
Chloral hvdrate.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Eau distillee................ Q. S. p. 100 c. c.
Lavage de la plevre apres empyeme, pansement des plaies gangreneuses et fetides.
Hyposulßte de amide ö0;0. Employe en injections vaginales.
Naphtol B.
Employe ponr I'anlisepsie inteslinale, d'aprfesM. le prol'esseurBouchardetassocieausalicylatedebismuth.
1raquo; Naphtol B................ 0,2.-)
Salicylate de bismuth....... I a 2 grammes.
2quot; solulion.
Naphtol B................................ 5
Alcool.................................... •'quot;
Eau...................................... 62
M. le docteur Fernet injecte 20 grammes de cette solution sous la plevre, dans la pleuresie purulente.
Permanganate de potasse, 1 p. 100. Contre la blennorrhagie du chien.
Solutions ä la glycerine.
On pent remplacer les solutions aqueuses prec(5-dentes par les solutions suivantes ä base de glycerine.
i
ocr page 471
ANTISEPS1E. — AGENTS CH1M1QUES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 459
Pli6nol.........
Tannia........
Acidegallique..
Alun..........
Aeide borique.. Borax .........
Dans la preparat
partie. Glycerine..... 4 parlies.
on de la solution glycörinee de bo-
rax, il faut ajouter 3 parlies d'eau.
sect; 3. —#9632; Anliseptiqucs propres ä chaque microbe palhogene.
J'emprunte au Dr Constantin Paul les documents suivanls sur les antiseptiques propres ä chaque mi­crobe pathogene.
II n'a envisage que les microbes pathogcnes, ct raclion pai'asiticide exercee non dans I'organisme, mais sur les cultures pures.
I. Dose minima de quelques antiseptiques capables de
S'OPPOSER A LA PUTREFACTION d'üN LITRE DE BOUILLON DE BOEUF NEUTRALISE.
Pour bien comparer les diverses substances, il a cherche quel est le minimum de dose qui est neces-saire pour empecher la putrefaction d'un litre de bouillon de baeuf neutralise.
Voici ces substances dans l'ordre de lour activite :
1deg; Substances 4minemnient antiseptiques.
grammes.
Eau oxygeuee........................ 0.0rgt;
Sublim^.............................. 0.07
Nitrate d'argent...................... 0.08
2deg; Substances tres fortemenl antiseptiques.
grammes.
lode................................ 0.2.i
Chlorure d'or........................ 0.23
Bichlorure de plaline................. 0 30
il
ocr page 472
I
4üOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; THERAPEUTIQUE SPECIALE.
grammes.
Acide cyanhydrique.................. 0.40
Brome............................... O.60
Sulfate ile cuivre..................... 0.90
3deg; Substances fortement antiseptiques.
grammes.
Cyanure de potassium................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0.20
Bichromate de potasse................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1.20
Gaz ammoniac.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1.40
Chlorure d'uluminium................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1.40
Chloroforme.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1.50
Chlorure de zinc.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1.90
Acide thymique......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2.00
Chlorure de plomb....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2.00
Azotate de cobalt.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2.10
SuH'ate de nickel.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2.50
Azotate d'urane......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2.80
Acide phenique.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3.20
Permanganate de potasse.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3.50
Azotate de plomb.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3.60
Alun ................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4.50
Tannin...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4.80
4deg; Substances mocUrement antiseptiques.
grammes.
Bromhydrate de quinine..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5.50
Acide arsenieux.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;G.00
Sulfate de strychnine.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7.00
Acide borique........................ 7.50
Arsoniate de soude...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;9.00
Hydrate de chloral...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;9.30
Salicylate de soude...................nbsp; nbsp; nbsp; 10.00
Sulfate de protoxyde de fer..........nbsp; nbsp; nbsp; 11.00
Soude caustique......................nbsp; nbsp; nbsp; 18.00
ö0 Substances faiblemcnt antiseptiques.
grammes.
Protochlorure de manganese..........nbsp; nbsp; nbsp; 25.00
Chlorure de calcium..................nbsp; nbsp; nbsp; 40.00
Borate de soude......................nbsp; nbsp; nbsp; 70.00
Chlorhydrate de morphine............nbsp; nbsp; nbsp; 75.00
Chlorure de strontium................nbsp; nbsp; nbsp; 85.00
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de lithium..................nbsp; nbsp; nbsp; 90.00
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de baryum..................nbsp; nbsp; nbsp; 95.00
Alcool...............................nbsp; nbsp; nbsp; 95.00
1
ocr page 473
#9632; #9632;
ANTISEPSIS. — AGENTS C1IIMIQUES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 461
0deg; Substances trcs faiblement antiseptiques.
gramnies.
Chlorure d'aminonium................nbsp; nbsp; 115.50
Arsfiniate de potasse..................nbsp; nbsp; nbsp;125.(0
lodnre do potassium..................nbsp; nbsp; 150.00
Sei marin...........................nbsp; nbsp; 165 00'
Glycerine...........................nbsp; nbsp; 225.00
Sulfate d'ammoniaque................nbsp; nbsp; 250.00
Hyposulfite de soude.................nbsp; nbsp; 275.00
II. TUBERCULOSE.
Le nornbre des substances qui ont ete essayees con-tre le bacille de la tuberculose est considerable. En voici la liste :
1deg; Agents chimiques qui n'enlravent en rien la cul­ture du bacille de la tuberculose et oü les colonies se developpenl d'une facon remarquable :
/
Acide benzolque.
—nbsp; nbsp; salicyliqne.
—nbsp; nbsp; uriqae. Aldehyde salicylique. Benzoate de soude. Biborate do soude. Bromure do eamphre. Chloral.
Coniffirine.
Ferrocyanure de potassium.
Leucine.
Phosphomolybdate do soude.
Phosphore blanc.
Sulfocyanure do potassium.
Uree.
Urethane.
52deg; Dans celte deuxieme calögorie, les cultures sont evidentes, mais prospörent difficilement :
Acetanilido.
Acetone.
Aldehyde.
Alun ammouiacal.
— de chrome. Arseniate de soude. Azotatc do cobalt.
— de potasse. Benzopheuone. Bichromate d'ammoniaque. Biiodurc de mercuro. Cafeino.
Chlorate do potasse. Chlorure d'aluminium.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; de cobalt. Essence de terebenthiue.
—nbsp; nbsp; nbsp; d'eucalyptus. Eucalyptol.
Ferrocyanure do potassium, lodure de potassium. Lactate de zinc. Naphtylsulfate do soude. Sulfate de soude.
—nbsp; nbsp; nbsp; de zinc.
26.
II
ocr page 474
462
Sulfite de soude. Resorcine.
THERAPEUTIQUE SPECIALE.
Terpine. Terpinol.
II
3deg; Substances qui, a une faible dose, rendent les cultures peu appreciables :
u
Acetate de soude. Acetophenone. Acide arsenieux.
— borique. Alcool methylique. Azotite de potasse. Benzine. Creosote. Chlorolbrme. Ether.
Floorure de sodium. Huile de naphte. Hyposulfate de soude.
Acide picriquc.
—nbsp; nbsp; pyrogallique.
—nbsp; nbsp; sulfureux. Alcool ethylique. lodoforme. Mcuthol. Nitrobenz'mc.
Oxalate neutre de potasse.
Salol.
Sulfate d'alumine.
Sulfite salicylsodiuiu.
Sulfociiiute de soude.
Toluene.
! i #9632;
•'10 Substances sterillsant complctement los cultures :
f
Acide hydrolluosilicique. Ammoniaque. Fluosilicate de fcr.
Fluosilicate de potasse. Polysulfui'e Je potassium. Silicate de soude.
i
III. MORVE.
MM. Cad^acet Meunier ont fait des recherches sur 1c microbe de la morve; voici ce qu'ils disent:
I. — Action des antiseptiques les plus usites.
Sublime corrosif ä 1/1000... 11s tucntlemicrobe en 15 miuutcs. Solution d'acide pheuique a
5 p. 100..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30 heures.
Solution d'acide phenique a
1 p. 100..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 45 —
lodoforme................. 11s tuent le microbe cu 3 jours.
Solution d'acide borique a
i p. 100..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 —
Solution de Sulfate de cuivre
a 2 p. 100................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 —
ocr page 475
ANTISEPSIE. — AGENTS CHIMIQUES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;463
II. — Action des essences.
A.nbsp;— Essencesqid tuent lemicrobe apres un conlactde I/4d'heure
ä 2 heures :
Cannellc de Ccylan............. Apres contact de 15 minutes.
Girode.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 35 __
Thym et serpolet...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 38 __
Verveiue des Indes.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 38 __
Patchouly......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 40nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Geraniuui de France...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; tiO __
Origan (dictame de Crete)......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; SO __
B.nbsp; — Essences qui tuent le microbe apres un contact compris
entre 2 el 24 heures :
Citron............................ Apres contact dc (inbsp; heures.
Cubebe........................... __nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 6nbsp; nbsp; nbsp;__
Assa-foetida...................... __nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;-nbsp; nbsp; nbsp; __
Copahu ......................... __nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;10nbsp; nbsp; nbsp; __
Santal........................... __nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;12nbsp; nbsp; nbsp;__
Cedrat.......................... __nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;12nbsp; nbsp; nbsp;__
Cigue aqualique (Phellandrie).....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;17nbsp; nbsp; nbsp; —
Tuberense........................ __nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30nbsp; nbsp; nbsp;__
Zedoaire......................... __nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20nbsp; nbsp; nbsp; __
C. — Essences qui ayissent entre 24 et 48 heures :
Carvi . . -i-i heures de contact belle culture.
—nbsp; nbsp; #9632; #9632;-• iSnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;pas de culture. Cumin... . 2i — belle culture.
— ..... ^8nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;pas de culture.
D. — Essences qui tuent le microbe de la morve apres un con­tact compris entre 2 elt; 4 jiours ;
Racines d'angelique...........nbsp; nbsp; Apres 2 jours 1/3.
Bergamote...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;— 2 __
Semeu-contra...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; GO heures.
Galbanum....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; gg __
Matico.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —nbsp; nbsp; (,0 __
Ter6benthine et terebentheme.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—nbsp; nbsp; C7 heures.
Rose......................... __nbsp; nbsp; 70 __
Coriandre....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; _nbsp; nbsp; nbsp; 3 jours jy2
Genievre.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; _nbsp; nbsp; 84 heures.
ocr page 476
464
THERAPEUTIQUE SPfiCIALE.
I
{
— Essences qui tuent apres un contact variant de 4 HO jours.
Calamus.......................... Apresnbsp; nbsp;5jours.
Galanga.......................... —nbsp; nbsp; nbsp; quot; —
Fenouil.......................... —nbsp; nbsp; nbsp;7 —
Sabino.......................... —nbsp; nbsp; nbsp;7 —
Opoponax........................ —nbsp; nbsp; nbsp;8 —
Maciä............................ —nbsp; nbsp; nbsp;8 —
Sauge............................ —nbsp; nbsp; nbsp;8 —
Persil............................ _nbsp; nbsp; nbsp;9 —
Niiroli........................... —nbsp; nbsp; nbsp;9 —
Petit grain....................... —nbsp; nbsp; nbsp;9 —
Cascaville........................ —nbsp; nbsp; 10 —
Romariu........................ —nbsp; nbsp; 10 —
Bucco........................... —nbsp; nbsp; nbsp;9 —
Hysope.......................... —nbsp; nbsp; nbsp;8 —
Garotte.......................... -nbsp; nbsp; 10 —
Moutarde.............. ......... —nbsp; nbsp; 10 —
Ail............................... _nbsp; nbsp; 10 —
Eucens.......................... — 9 —
Elemi............................ — 9 -
Estragon......................... — 5 —
Camplire......................... — 9 —
Absinthe......................... — $ —
Meiithc........................... —nbsp; nbsp; ID —
F. — Essences qui tuent apris un contact compris entre 10 et isect; jours:
Amandes ameres................. Aprus 11 jours.
Marjolaine....................... —nbsp; nbsp; 12 —
Sassafras......................... ~nbsp; nbsp; ^ quot;
Laurier-cerisc................... —nbsp; nbsp; 18 —
Serpentaire....................... —nbsp; nbsp; 13 —
Myrrhe........................... —nbsp; nbsp; 14 —
Liualoe........................... —nbsp; nbsp; 1* —
Muscade.......................... —nbsp; nbsp; lä —
— Essences qui ne tuent qu'apres un contact de i'6 jours
Myrte.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Badiane.
Aunee.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Boldo.
Panais.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Anis vert.
Eucalyptus.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Cajeput.
Gingembre.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Tauaisie.
Basilic.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Lavaude.
Rue.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Houblon.
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#9632;#9632;#9632;#9632;
ANTISEPS1E. — AGENTS CiUMIQUES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 463
Bois de ceilre. Caniomille. . Aspic.
Wintergreen.
Laurier d'ApoIlon. Noyanx de cerises.
En comparant les essences avec les autiseptiques employes de nos jours, on voit qu'en face du microbe dc la morve, I'avantage n'est pas aux essences.
IV. Charbon.
Les conclusions de MM. Cadeac et Meunier au su-jet de la morve confirment le travail de M. Cham-berland, qui a expörimente sur un autre genre de mi­crobe, la bacteridie charbonneuse, et en employant une mötbode differente. II a etudie l'action des essences soit a l'etat de vapeur, soit par contact direct, en usant du precede des Emulsions, et il arrive h les classer ainsi d'apres leur degre d'efficacite :
Caimelle de Ceylan.
Origan.
Giroflo.
Oerauium.
Angelique.
Genievre.
Vespetro.
V. Maladies diverses.
Le professeur Gornevin (1) indique comme disinfec­tants genöraux les vapeurs de brome, les solutions de sublime corrosif au 1/1000, de sulfate de cuivre au 1/10, de phönate de soude au 1/2.
Centre le virus de la flevre charbonneuse ou sang de rate, il recommande les vapeurs d'iode, de chlore, l'essencede terebenthine, le sulfate de cuivre au 1/10, l'acide phenique äo/IOO;
Centre le charbon symptomatique, les vapeurs de brome, 1c sublime ä l/oOOO, le sulfate de cuivre a 1/10, l'acide salycilique ä 1/1000, le phenate de soude au 1/2;
Centre le cholera des poules, l'acide sulfurique au 1/300;
(\) Agenda du velerlnaire praticien, Paris, 1891.
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406
THERAPEUTIQUE SPECULE.
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Contre le rouget du pore, les vapeurs de sulfure de carbone, le sulfate de cuivre au 1/100, le nitrate d'ar-genta 1/1000;
Contre la septic^mie, les vapeurs d'acide sulfureux, I'eau bouillante pendant neuf minutes, I'acide phe-nique ä 3/100, mais ä la temperature de 32deg;.
D'apres les recherches de Galtier, I'eau iodee (quel-ques gouttes de teinlure d'iode, dans I'eau) parait de-truire le virus rabique. II en serait de meme de l'es-sence de terebenthine.
:.
sect; 4. — Desinfection des locaux au moyen de Lotions.
Pour la disinfection des locaux au moyen deletions anliseptiques,jeferairemarquerque,eiiveterinaire, le lavage avec la lessive, puis avec un lait de cbaux, sera en general süffisant.
Comme renseignement je represente l'appareil de MM. Geneste et Herscher (fig. 61) et j'ajoute que, dans los paj's vignobles, il sera süffisant d'utiliser les pulve-risateurs en usage pour le traitement des vigncs.
S o.
Melanges de phesieurs anlisepliques.
Le melange de plusieurs antiseptiqucs a aussi une inlluence favorable sur leur aclivite.
M. Rotter a publiö ä cet egard (1) un travail inte­ressant, dont voici une analyse.
Les recherches de cet auteur ont eu pour objet de decouvrir une solution antiseptique, rcmplissant les conditions suivantes :
De n'exiger, pour sa preparation, que des antisepti­qucs d'un prix pen eleve ettels qu'on trouve toujours facilementä se les procurer;
(1) Hotter, Cenlralhlutl für Chirurgie, 1888, ndeg; 40, p. 729.
ocr page 479
ANTISEPSIE.
AGENTS CHIMIQUES.
407
D'etre d'ane limpidite parfaite, incolore et sans odeur d^sagreable;
De pouvoir etre prepai'^e avec de l'eau commune, de l'eau de fontaine;
linfin, derniere condition, les agents antiseptiques employes devront etre representes par des substances söches, facilement transportables, ä l'etat de poudres ou de pastilles.
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*
468nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; THERAPEÜTIQUE SPECIALE.
Apres de nombreux tätonnements, M. Roller croit avoir atleint le but qu'il s'est propose. Void la com-posilion du melange qu'il preconise comme repon-dant ä ces desiderata :
Ean.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; I litre.
Sublime....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,05
Chlorure de sodium..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,35
Acide phenique..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 grammes.
Chlorure de zinc.............nbsp; nbsp;j „
Sulfophcnate de zinc........nbsp; nbsp;j aa
Acide borique...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3 —
Acide salicylique............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,G
Thymol.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,1
Acide citrique...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0,1
M. Roller fait remarquer que claacun de ces anti-sepliques figure dans le melange pour une pi'oportion au moins dix fois moindre que celle qui lui est assi­gnee dans les solutions commun^ment employees pour les besoins de la pratique courante; tout au plus I'acide salicylique fait-il legerement excoplion a cet egard. L'addition d'une cerlaine quanlile d'acide ci­trique a pour but d'empecher le chlorure de zinc de troubler la limpidity de la solution. Enlin, la presence du thymol se r6vele par une odeur qui n'est nulle-ment desagreable, mais qui empöche de confondre la solution avec de l'eau pure el met ainsi en garde con-Ire toute m^prise fächeuse.
De nombreuses experiences, consislant ä eprouver I'action parasiticide de celte solution sur du sang ense-mence avec le bacillus pyogenes fuelidus et le bacillus pyocyaneus, ont d6montre que le melange en question egale en pouvoir anliseptique les solutions de sublim6 au 1/1000deg;. M. Rotter croit avoir acquis la preuve que la solution ne perd rien de son ef'ficacile anlisepti­que, quand on en supprime le sublime el I'acide phe­nique.
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ASEPS1E DE L'OPERATEÜR ET DE SES AIDES. 469
CHAPITRE II
ASEPSIE
Je vais examiner comment en Chirurgie on pent faire l'asepsie : d'abord du local consacrö ä Topera-tion, puis de l'operateur et de ses aides, des instru­ments, dn champ operatoire, des pansements, enfin de l'habitation de l'opere.
ARTICLE PREMIER. — asepsie du lieu de l'operatio.n.
Les operations el les pansements seront fails de preference dehors, au grand air.
Si I'animal doit 6tre abattu, on evitera de le coucher sur le fumier dans la cour; il vaut mieux le coucher sur un lit de paille propre, recouvrant le sol d'un champ, d'un herbage.
ARTICLE II. — ASEPSIE DE ^OPERATEUR et de SES AIDES.
#9632;
Les mains doivent etre absolument dösinfectees; on y arrive en les lavant avec une eau savonneuse, en frottant bien avec une brosse, surtout le dessous et le tour des ongles, et les plongeant ensuite dans une solution de sublime au 1/1000 ou une solution d'acide phenique au 1/20.
Je me borne generalement ä un lavage de la main et surtout des ongles avec l'essence de töröbenthine, puis au lavage avec l'eau savonneuse. L'essence de leröbenthine n'a pas par elle-möme de proprietes an-tiseptiques tres fortes, mais dissolvant les matieres grasses, eile rend plus facile l'action du savon et de la brosse; suivant une expression heureuse de M. Ca-döac, eile agit dans ce cas comme un moijen mecanique.
On pourrait utiliser les propriötes de l'essence de Cagny. — Ther. v6t.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;27
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470nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TIIERAPEUTIQUE SPECULE.
citron et se frolter les mains avec l'ecorcc et la pulpe d'un citron coup6 en fragments.
Le ür Belajieff (1) a propose un moyen original de s'assurer de la proprete absolue des mains. On colore les sillons et les interstices des ongles avec une pom-made composöe de bleu d'outremer 1 et vaseline 3 ä 8; et on pratique ensuite le lavage avec le savon et la brosse jusqu'ä disparition de toute trace bleue, puis les mains sont trempees dans une solution de sublim^.
Pommade antiseptiquc (G. Meyer).
Lanolino..................... 500 grammes.
Vanille.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 —
Essence de roses..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 —
Autre pommade antiseptique [G. Meyer).
Laaoline.....................nbsp; nbsp; 1000 grammes.
Vaseline.....................nbsp; nbsp; nbsp; 250 —
Vanille.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 —
Essence de roses.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 —
en application sur les mains, apresles avoir lavees au savon et sechees.
Pendant Toperation chirurgicale, les mains ne se-ront jamais essuyees, elles seront trempees de temps a autre dans la solution pheniquee.
On evitera de toucher le corps de l'animal ailleurs que sur les parlies ä operer, qui auront ete lavöes ä l'avance, les parties voisines pourrontetre recouvertes de serviettes propres, le danger de contamination a l'animal n'existant pas par ce moyen, aulant que s'il s'agissait d'operalions faites sur un homme ou de linges habituellement employes dans ce but et par suite infecles.
Les vfetements de l'operateur seront reconverts d'une blouse ou d'un tablier de couleur blanche. La cou-
(I) Belajieff, Zur antiseptischen Technik {Centralb. f. Gynäko­logie, 1886, p. 2raquo;1).
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ASEPS1E DES INSTRUMENTS.
471
leur blanche permet de voir s'ils sont reellement bien nettoj'es, las manches seront retroussees et les bras nus, laves et dösinfectes.
II fäut s'abstenir, pendant l'opßration, de metlre les instruments dans sa bouche, de toucher avec les mains ä son visage, ä ses cheveux, etc.
Toutefois ces diverses precautions sont bien moins rigonreuses pour le vet6rinaire que pour 1c medecin, les microbes personnels du veterinaire, qu'on me permette I'expression, pouvant ne pas etre dangereux pour ses operas.
Mais il ne devra cependant pas oublier qu'avec ses microbes personnels il pent en porter d'autres, ra-masses au contact dquot;un aulre opere, et ceux-lä sont dangereux.
ARTICLE III. — ASEPSIE DES INSTRUMENTS.
Actuellement, les instruments veterinaires sont en-
core constituesparune lame fixee sur un manche de hois dans lequel clle pent disparailre, en tournant au-
tour de son point d'attache
(fig. 62); c'est absolument
Fig. 62. Bistouri ancien modele.
•defectueux.
11 nous laut, comme aux medecins, des instruments
Fig. 63. — Bistouri nouvcau module, faciles ä nettoyer, des lames fixees au moyen d'une
Fig. (ii. — Renette manche melal. goupille en fer, des manches pleins, lisses, en m6ta!.
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472nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TIIERAPEUTIQUE SPECIALE.
J'ai vu chez Graillot, le fournisseur des Ecoles vete-rinaires, des instruments de ce genre, construits il y a vingt ans par Tun de ses predecesseurs (bistouri (flg 63), renetles (fig. 64;;, etc).
Les manches en melal ont de legeres cannelures, destinees a leur donner plus de fixito dans la main; ces cannelures ne m'ont pas paru devoir elre un ob­stacle serieux au neltoyage.
Ces instruments peuvent elre plong6s dans I'eau bouillanle ou dans I'huile bouillante.
L'emploi de pareils instruments doit etre preco-nise.
Pendant la duree de Toperation, les instruments sont laisses ä portee de la main de l'operateur dans un vase oü ils baignent completement dans une solution pheniquöe.
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•
ARTICLE IV. — asepsie pendant i/owSration.
Les chirurgiens deshöpitaux, dans lesgrandes villes, cruignant l'action des germes de fair, dont on a exagöre l'importance, operent sous un nuage de vapeurs phe-uiquees produites par un pulverisateur.
Sauf exception, le v^terinaire n'a pas besoin de prendre de lelles precautions, surtout lorsqu'il opere en plein air h la campagne.
II sera bon de faire laver la region, meme pendant rop6ration, avec une solution anliseptique.
I
ARTICLE V. — asepsie des paxseme.xts.
Quand les blessures, les plaies chirurgicales ont 6te bien nettoyees avec des liquides antiseptiques, on les preserve pour l'avenir au moyen de pansements, des­tines ä empecher les germes exterieurs de les souiller.
Les materiaux du pansement devront non seu-lement 6tre par eux-memes prives de germes, mais
J
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ASEPSIE DE L'IIABITATION DE L'OPERE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ir!
aussi contenir des substances capables de detruire les microorganismesqui pourraients'introduire.
Ge seront des matieres commela ouate, le chanvre, trempes dans des lotions antisepliques ou contenant, des poudres antiseptiques et surtout la ouate de tourbe, qui est aseplique.
Ces pansements, bien fails, peuvent rester long-temps en place.
Mais les pansements cios et ä demeure, s'ils ne sont pas reussis, deviennent de veritables nids ä microbes.
II faudra done, dans certains cas, preferer les pan­sements frequents et ouverts, dont on confiera Texe-cution aux peisonnes chargöes de soigner 1'animal.
Ces pansements devront 6(re combines de facon a etre terminus par I'applicalion sur la plaie d'une päte ou d'une poudre antiseptique bien visible, pour que Ton voie ä chaque instant si toules les parties de la plaie ont et6 recouvertes.
ARTICLE VI. — asepsie de inhabitation de l'oi'ehe.
Pour faire l'asepsie des locaux, le veterinaire devra d'abord veilier a leur aeration et surtout a leur eclai-rage par la lumiere solaire, il cherchera a realiser la secheresse du sol et de la liliere, par I'adjonction du sable, de la sciure de bois, des poussieres de la forge, etc., il recommandera le lavage des murs h. l'eau de chaux, le lessivage des bois de Triable ou de l'öcurie.
Les malades atteints d'affections contagieuses se­ront places dans un local separe ct approprie. Cer-taiues maladies du cheval, comme la gourme, les affections typhoides, n'6tant pas transmissibles aux bajufs et vaches, il pourra 6tre pratique d'utiliser, pour les chevaux malades, les places vides de Triable.
Les fumigations sulfureuses rendent de grands ser­vices apres l'evacuation des locaux infestes.
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474
TIIERAPEUTIQUE SPECIALE.
a
Comme conclusion de ce chapitre, je crois devoir dire ä mes confreres que, dans les conditions ordi-naires de la pratique, la suppuration etant la compli­cation la plus frequente, I'agent anliseptique qui me parait devoir etre pr6conise, c'est le chlorure de zinc liquide, dont le litre pese 1,400 grammes, et coule 0tj',60; je l'emploie soil pur, soil m61ang6 a 2, 3, 4 ou 3 parties d'eau.
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QUATR1EME PARTIE
THERAPEUTIQUE APPLIQUEIE
Abattement.
Etat d'iin animal sur lequel les phenomenes vitaux sont affaiblis.
Causes. — II est du ä l'exces du travail, a Tinsuffi-sance de la nourrilure, ä la convalescence ; il s'observe an debut des affections typhoi'des.
Traitejient. — Exercice modere, alimentation de choix, injections sous-cutanees de fer dialyse 2 ä 3 grammes, de veratrine 3 h lo centigrammes.
Abces.
Presence du pus dans une cavitö naturelle ou acci-dentelle.
Causes. — Le pus 6tant le resultat de la destruction des Elements nonnaux par certains microbes, les abces sont toujours symptomatiques d'une affection micro-bienne, soit qu'il s'agisse d'une maladie generate comma la gourme, la tuberculose, la morve, etc., soit qu'il s'agisse simplement de l'infection d'une plaie par Tun des microbes pyog£niques. Cette variete d'ab-chs, frequente sur 1c cheval, s'observe plus rarement sur les autres animaux domestiques; eile est ä pen pres inconnue sur les oiseaux.
Sympjömes. — Au point de vue clinique, il y a une difference entre les abces profonds et les superficiels.
Au point de vue symptomatologique, il faut distin-guer les abces cliauds des abces frovls.
Les premiers sont caract6rises par une tumeur a
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47.6
ADCES.
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marche rapide, accompagnee de chaleur et de dou-leur, avec perte de l'appetlt et fievre, surLout dans cer-taines maladies g6nerales, comme la gourme.
Dans les seconds, la tumeur plus dure ost ä marche lente, avec moins de douleur et de chaleur.
Dans les deux cas, il y a des symptömes secondaires, dus ä la gene apporlee au fonclionnement de la re­gion. G'est ainsi que les abces de la gorge s'accutnpa-gnent de difficulte de la deglutition et de la respira­tion ; ceux des mcmbres, d'irregularitö dans la marche, etc.
Traiteme.nt. — T. preventif. — Proleger les plaies contre les causes d'infection (Voy. Plaies). Isoler les malades, desinf'ecter leurs plaies, designer un person­nel spöcial, des instruments speciaux, eponges, vases, etc., pour les soins ä donner aux malades. Le vetörinaire devra se nettoyer les mains avec soin et desinfecter les instruments dont il se sera servi.
T. curatif. — Soins appropries contre la maladie genörale, s'il y a lieu.
Contre la fievre el la douleur, donner de l'anlipyrine en boissons, ou en injections sous-cutauees 3 a 10 grammes, alimentation de facile digestion et un pen laxative, combattre la douleur locale au moyen de lotions chaudes, de calaplasmes Emollients, de pommades au laudanum.
Aussitot que possible, ouvrir les abces pour donner ecoulement au pus. II est des cas oü il y aura avantage h faire dans ce but une friction locale vesicanle. Sui-vant la region, l'ouverture de Tabces se fera avec un instrument tranchant, ou un cautere en pointe, chauffe au rouge.
Pour ramollir les concretions purulenles etfaciliter leur expulsion, on emploiera les eaux alcalines etl'es-sence de törebenthine pure ou melangee avec de l'huile. On lavera la cavite plusieurs fois par jour et abondamment cbaque fois avec des solutions antisep-
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ABDOMEN. — HERME ABDOMINALE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 477
liques : cresyl en proportions variees, acide boriqueä 4.p. 100 ou chlorure de zinc ä 10 p. 100. Ghoisir des antisepliques non causliques, comme le cresyl, si Ton craint qu'nne partie de la solution penetre dans des organes dclicals comme la Louche, i'OBil, etc. Apres le lavage, porter la solution antiseptique dans toutes les parties au moyen d'un pinceau; terminer parl'ap-plication d'un pansement ou d'une couche protectrice et antiseptique: päle de Socin, solution ötheree d'io-doforme, etc.
Abdomen (Maladies de 1').
Elles peuvent se rangor en deux groupes : 1deg; Mala­dies des parois abdominales; 2deg; maladies des organes con-lenus dans tabdomen.
Causes. — Elles sont multiples et bien difförentes.
Symptomgs. — Us varient beaueoup, mais, outre les sympttunes speciaux ä chaque cas, on observera comme symptömes secondaires des troubles de la di­gestion, de la respiration et de la locomotion. Voy. Ab-ces, Contusions, üiaphragme, Eslomac, Fourreau, Her­nies, Iniestin, Mamelles, Plaies.
Abci-s lt;le l'abilomcraquo;.
Causes. — Gourme, maladies infectieuses, coups, blessures.
Symptömes. — Tres variables : on observe l'amai-grissement, la difüculte de la marche, des troubles digestifs ^'exploration rectale peutdonner des indica­tions dans certains cas.
Traite.ment. — Nourrilure molle, peu volumineuse, emolliente. II faut donner ecoulement au pus le plus tot possible; soins appropries ensuite.
Hernic ubdominale.
Avec ou sans eventration.
Causes. — Ce sont des dechirures de la tunique ab­dominale par suite de coups.
Symptömes. — Tumeur visible, avec ou sans plaies, coliques.
27.
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478
ACROBUSTITE.
:
Thaitement. — Lavage antiseptique des plaies avec la solution de crösyl h 10/100, puis reduction.
Operation, alimentation peu volumineuse et de facile digestion, et pansements contentifs.
Acariase. — Voy. Gale.
Accidents apres le part.
Cesontles diverses complications que Ton petit ob­server aprös la parturition. Voy. Flevre vitulaire, Fourhure, /Jemorrhagics, Non-delivrance, Renverse-ment de la malrice, duvagin, du rnclum, Vag'm [mala­dies du).
^Igagropiles. — Voy. Coliques.
Acne.
Inllammation des glandes sebacees.
Causes. — S'observe sur le cheval et le chien; est probablement de nature microbienne.
Symptomes. — Douleur, chaleur avec prurit, forma­tion de pustules acumin^es, avec chute des poils et suppuration.
Thaitement. — Lotions chaudes ou pommades 6mollientes, legerement anesth^siques et anlisepti-ques : pommades au sulfure de carbone au 1/3, lo­tions au cresyl, ä l'acide borique, an sublime corrosif.
A rintericur, arsenic et sulfure d'anlimoine.
Acrobustite.
Inllammation du fourreau, sur le cheval, le bccuf et le chien. Sur le mouton, c'est le mal de Doulry.
Causes.— Due a des coups, a des blessures, au con­tact avec la region de la rotule ou de la cuisse rccou-verte d'un vösicatoire et aussi sur le cheval ä l'accu-mulation de la matiere söbacee.
Symptomes. — Gonflement, sensibilite, difficult^ de la marche et de la miction.
Thaitement. — Lavage interne et externe, avec so­lutions chaudes dmollientes au cresyl, pommades lau-danisees et, s'il y a lieu, antipyrine 5 ä 10grammes en boissons centre la fievre.
ii I
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ACTINOMYCOSE.
479
Acrobnstite trstumatique, Chez lo bocuf.
. Traitement anliseplique avec debridement el contre-ouverture s'il y a lieu.
Actinomycose.
Caushs. — Maladie parasitaire due k la multiplica-lion dans los tissus d'un champignon du genre Acti-nomyces (fig. 65). Elle a ele observee sur le bceuf, le
Fig. 05. Actinomycotes.
Fig. CC. -- Langue actinomycosique.
cheval, le mouton, le pore, le cbien, etc., et est trans­missible a Thomme.
Surle cheval, eile constilue, ä la suite de la castration, le Champignon.
Symptömes. — Turaeur, avec ulc^ration et suppura­tion de la region envahie. Sur le bceuf, eile constitue Vosteo-mrcome. de la mdchoire, eile pent exister sur la langue (fig. GO), le poumon.
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480
AMAUROSE OU GOUTTE SEREINE.
I
Traitement. — Ponction; injections de borax, de naphtol, do teinture d'iode, suivant la region. Dans le cas de venle pour la boucherie, supprimer la parlie malade.
Adenites.
Tumeurs ganglionnaires, accompagnant des main-dies infectieuses.
Traitement. — Traitement general, celui de la ma-lad ie.
Traitement local, celui des abces.
Aggravee.
Inllammalion du reseau vasculaire, situd sous l'öpi-dermo de l'extrömitö de la palte du chien ou sous lu solo des porcs et des ruminants.
Causes. — Elle est due k l'usure de la couche pro-tectrice epidermique ou cornee par une longue mar-cbe sur un terrain dur, sur les chaumes des cörealos, sur la terre gelee; on l'observe sur les ruminants, qui, attaches derriere une voiture, s'acculent et se font trainer.
Svmptömes. — SouITrance gönerale. Station debout et marcbe penibles ou difdciles, flevre.
Traitement. — Uepos, bains, lotions astringentes et douces, cataplasmes si possible, Emollients d'abord et laudanises, puis applications legöremenl astringentes. Gontre la douleur, donner de l'antipyrineo a 10 gram­nies, dans les boissons; nourrilure de facile digestion.
Albuminurie.
Causes. — Due i la presence de l'albumine dans les urines, c'est plutötun Symptome de diverses affec­tions qu'une maladie speciale.
On Tobserve dans les nöpbrites, dans les maladies infectieuses, etc. (Voy. ces mots).
Amaurose ou goutte sereine.
Affaiblissement, ou disparition de la vision sans al­teration des milieux de l'oeil. S'observe sur tous los animaux.
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ANALE (REGION). — CHUTE DU RECTUM.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;481
Causes. — Gonlusions, maladie de l'encöphale, üevre lyphoide, maladie des chlens, vieillesse.
Symptomes. —Suivant qu'elle est double ou simple, complete ou incomplete, il y a des irregularltes plus ou moins marquees de la vision, dues a rimmobilile de l'iris, et consecutivement irregularite de la marche, de la prehension des aliments; l'animal voyant mal est peureux ou ombrageux.
Traitement. — Incurable, sauf le cas oil eile accompagne une maladie aigue, qu'il faut soigner.
Les amauroses qui accompagnent les fievres ty-phoidesdu cheval, la maladie des chiens disparaissent en general, lors de laguerison de ces affections.
Anale (Maladies de la Region).
Eiles sont multiples.
Alice* Ac 1'anus.
Causes. — Peuvent etre dus ä des coups, k la gonrme; peuvent etre suivis de fistules.
Traitement. — ^oy. Abces. A cause du voisinage de la muqueuse rectale, eviter les antiseptiques caus-tiques.
C'uucer laquo;In rcctimi.
Les lumeurs cancercuses existent parfois.
Symptömes. — Outre les symplömes visibles, il y a gene de la defecation, deviation de la queue, et chez les femelles, gone de la miction.
Tüaitement. —Voy. Cancer. Essayer I'ablation avec la ligature 61astique de preference ou les injections parenchymaleuses de violet de methyle au 1/300.
Chute du rectum.
Causes.—C'estunehernie, plusou moins complete, de la muqueuse rectale, due ii l'administration de la­vements trop chauds, k des efforts de parturition ou de defecation.
Symptömes. —Efforts expulsifs, plus ou moins repu­tes; localemcnt, apparition d'une masse rouge, oede-maliee, luisante el lisse.
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482nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ANALE (REGION). — MELANOSE.
Traitement. — Lolions froides, scarifications, puis reduction; pour la contention, bandage comme celui pour le renversement de la matrice, bouclement de 1'anus; combattre la constipation, au moyen de lave­ments, de purgatifs doux et non drastiques; sur le .chien, employer dans ce but I'huile d'olives a petites doses repötees : une cuilleree, petite, moyenne, ou grande, suivant les tallies, donnee toutes les heures.
Corps ctraiij^ers.
Causes. — Peuvent avoir ete intioduits par malveil-lance ou provenir de ralimenlation, comme les larves d'ccstro.
Symptömes. — Efforts expulsifs, demangeaisons, mouvements violents, ruades.
Traitement. — Extraction, lavements emollients. Soigner les plaics conseculivcs.
Fistnles si I'iiniis.
Trajot accidentel dans le tissu cellulaire peri-rectal ou les muscles, sur le cbeval et le chien.
Causes. — Consequence de plaies ou d'abces.
Symptömes. — üifliculte de la defecation, prösencc de pus ou do sang sur les excrements, ouverture etroite, salio par un pus odorant.
Traitement.—üebridemcntavec contr'ouverture.la-vages anlisepllques, non causllques; solutions de crcsyl, d'acide borique ä 4 p. 10Ü, d'eau naphlolee, badigeonnagcs avec Tether iodoforme, le naphlol campbr^, etc.
Ileniorrlio'iclcs.
Tros rares sur les animaux. Voir ci-dessous.
Melstnoaos, souvent nommees hemorrho'ides.
Causes. — Nes'observent guere que sur les chevaux blancs.
Symptömes. #9632;— Obstacle ä la defecation, tnmeur vi­sible pouvant amener la deviation de la queue, de l'anus; dans le cas de ramollissement, les tumours laissent suinter un liquide noii älre.
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ANALE (REGION). — PKURIT.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 483
Traitement. — Ablation avec la ligature elastique. Essayer le violet de melhyle en injections parenchy-mateuses au 1/300 ou en poudre sur las plaies.
Plaics tie la region anale.
Solutions de continuity profondes ou superficielles, dont le siöge varie.
Causes. — Presence de corps etrangers dans les ali­ments, malveillance, errenr de lien pendant la saillie, manque de precautions dans 1'exploration rectale ou I'administration d'un lavement.
Symptömes. — Us sent tres variables. Defecation difficile, excrements melanges de sang ou de pus, co-liques, difticulles do la marche. Comme consequence, il pent y avoir des abces et des fislules.
Traitement. — Extraction des corps etrangers, lotions emollientes, antiseptiques au cresyl. Eviter la constipation aussi bien que le ramollissement trop complet des matieres fecales; pour cela, donnerune alimentation normale.
Polypes.
Sont rares, peuvent etre simples ou multiples, pedicules ou non, le plus souvent cbarnus, rarement fibreux.
Symptömes. — Difficultes de la defecation, de la marcbe, ulceration de l'anus, de la queue. Expulsion de matieres sanguinolontes ou fetides, tumeurs plus ou moins visibles, excoriees le plus souvent.
Traitement. — Ablation avec l'öcraseur ou la liga­ture elastique. Essayer les injections parenchyma-teuses de violet de methyle, si I'ablation n'est pas possible.
I'rurit.
D6mangeaisons, se manifestant surtoul sur le chien et le cheval, principalement sous la queue, au pour-tour de l'anus.
Causes. — Elles resultent d'un d^faut de pansage, d'excoriations faites par la cronpiere; elles peuvent
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484
ANEMIE.
laquo;Ire dues h la presence de larves d'cestres, ou d'hip-pohosca equi.
Symptomes. — Excorialions de la partie sup^rieure de la queue qui est agitee, des poinles des fesses, mouvemcnts rapides, ruades.
Traitement. — Supprimer les parasites, soins de proprele. Lotions alcalines boriquees ou legerement anesthesiques, avec solution de cocaine au dixieme.
Anasarque.
Indltration gönerale de tout le corps, qui s'observe sur le cheval.
Causes. —Parait due äun defaut do fonctionnement des nerl's dilalateurs et constricteurs des vaisseaux.
Symptomes. — OEdeme visible, augmentant rapide-ment et conservant toujours un niveau superieur hori­zontal, gene consöcutive de toutes les fonctions : marche, respiration, digestion, 6tc., apparition de pe-lechies sur les muqueuses visibles.
Traitement. — Regime tonique, employer les diu-r^tiques, le cafe, le sei de nitre, les injections de pilo-carpine, de veratrine, de cafeine.
Retablir l'innervation, au moyen d'injections sous-cutanees, excitantes, qui en meine temps favoriseront )a resorption des produits epancbes : 3 ä 10 centi­grammes de veratrine, ou d'azolate de pilocarpine. Donner des boissons chaudes, sudoriüques. Mettre 1'animal au grand air, courtes promenades, frictions et massage.
Aiiaiiarqite du ftetng.
Complication du part, due ä l'augmentation de vo­lume par infiltration generate d'un foetus mort.
Traitement. — Ponctions et scarifications, pour donner ecoulement au liquide.
Anemie.
Diminution des globules rouges du sang et aussi de la quantity du sang; peut s'observer sur tous les animaux.
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ANEVRYSMES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;483
Causes. — Est determinee par le jeune äge, l'excös #9632;de travail, line alimentation insufflsante, les hemor-#9632;rhagies; pent 6tre la consequence d'une maladie an-t^rieure, d'une affection parasitaire; du reste, c'est une cause predisposante des affections parasitaires.
Stmptömes. — Decoloration des muqueuses, amai-grissement, marche lente, station penible, pouls petit, batlements du coeur faibles, essouflement ra­pide, troubles digestifs, cedemes, etat terne des polls, secheresse de la peau.
Traitement. — Destruction des parasites, exercice modere, aeration et eclairage dos locaux. Alimenta­tion choisie et normale : fourrages de bonne quality, grains, son, pour les chevaux; fourrages, grains, tour-teaux, pour les ruminants; viande et os, pour les car­nivores et les omnivores; lait pour les jeunes. Injec­tions sous-cutanees de fer dialyse 1 ä 2 grammes, suivant les tallies.
AncmicB laquo;'pizootiqucs et infectieuses.
Sur les animaux vivant en troupeaux, les causes 6tant les meines, l'anömie peut s6vir ä l'etat 6pizoo-tique.
Parmi les affections typhoides (Voy. Typhoides (Maladies) 11 en est une qul s'accompagne de sym-ptomes analogues a ceux de l'anemle, c'est Vanemie infectieuse.
Anevrysmes.
Tumeurs des arteres, d6termln6es par la dilatation des membranes [anevrysme vrai) on la dechlrure de Tune d'elles [anevrysme faux).
Causes. — Blessures, tiraillements, presence de vers dans les arteres.
Symptömes. —Gene de la circulation, cedemes, irre-gularile de la marche, paralysies partielles, coliques dues au deplacement des caillots sanguins: dans certains cas, tumeur visible, pulsatile, depressible, in-dolore.
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486nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ANGINE PIIA.RYNGO-LARYNGEE.
Tbaitement. — Ligature, injections de perchloruro de fer. Pronoslic toujours grave.
AnoTrysme de l'aorte. — Voy. Aorte. Aneyrysme mescntürique.
Causes. — Frequent sur le chcval eleve dans des päturages luimides, est du k la presence de strongles vermineux.
Syiiptömes. — Determine des coliques violentes [IVanchees rouges), göneralement mortelles.
Traitkment. — Saignee au d6but, puis injections sous-culanees d'ergotine Bonjean (2 ä 4 gr.) et d'an-tipyrine (o a 10 gr.).
Angines.
Inllammation de la gorge (larynx et pharynx).
Causes. —Determinee par des refroidissements, des contusions, compressions; accompagne certaines affec-tiom typho'ides, la gourme, la maladie des chiens (Voy. ces mots), plus fröquentesur le cheval etaussilechien.
Anguine iliphtcritique.
Caracterisee par la presence de fausses membranes, est assez rare et toujours contagieuse.
Tbaitement. — Cautörisation avec la limonade citrique, tracheotomie, electuaire avec 40 grammes de poudre de cuböbe. II faut craindre comme conse­quence la paralysie du voile du palais, qui amene la mort subite par Tarrct des bols ulimentaires.
Angine pliaryn^o-larj'ngöe.
Sy.mptömes. —#9632; Fifevre, sensibilite locale avec tume­faction, difficult^ de la deglutition, rejet des aliments par le nez, jetage, salivation abondante, abces, respi­ration bruyante, difficile.
Tbaitement. — Local chaud et humide, fumigations 6mollientes et antiseptiques, vaporisations goudron-n6es et phöniquees, tracheotomie, vesicaloires ou cataplasmes sous la gorge, ouverture des abcös. Chez les petils animaux, vomitifs. Injections astringentes dans la bouche, aliments mous ou cuits.
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AORTE (RUPTURE DE L').nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;487
Injections tracheales de 1 centigramme de sulfate d'atropine dans 3 grammes d'eau, ou de 4 grammes de solution de sulfate de strychnine au deux-centieme.
Angioleucite. — Voy. Lymphangite.
Aorta (Maladies de 1').
Affections diverses, caracterisees par des troubles de la circulation, de Tessouflement, des oedemes, etc.
Causes. —#9632; Ce sont des tumeurs, ou des alterations des parois par suite de blessures, de chutes ou de maladies [arleriosclirose).
Aiicvrysine laquo;le 1 aortc.
Frequent sur le cheval, s'observe presque toujours dans l'abdomen.
Stmptömbs.— Ils sont vagues: faiblesse du train posterieur, essouflement et dilatation du cocur gauche dans cerlains cas, cedömes, coliques (Voy. Anevrysme mexenterlijue).
Traitemeht. — A peu prös nul.
#9632; nsufßsancc de l'aorte.
S'observe sur les vioux chevaux.
Causes. — Fonctionnement mauvais des valvules sigmoides.
Symptömes. — Souffle diastolique pergu ä la base du coeur, choc cardiaqne fort et pouls faible, engoue-ment du poumon.
Tbaitement. — Bien incertain : saignee, cafeine, 20 ä 30 centigrammes en injections sous-cutan6es.
nötrecissement lt;le l'aorte.
C'est une insufflsance due ä des tumeurs.
Tbaitement. — Essayer l'iodure de potassium cn boissons, i\ la dose de 3 ä 10 grammes par jour sur le cheval.
Unptiirc de l'aorte.
S'observe sur le cheval.
Causes. — Chutes, anevrysmes preexislants.
Symptömes. — Coliques, päleur des muqueuses (Voy. Anevrysme mesenterique).
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i88 INFLAMMATION DES ARTERES OU ARTER1TE.
Traitkment. — Inutile. Essayer les injeclions sous-culanees d'ergotine Bonjean, 2 a 10 grammes.
Apoplexies.
Causes. — Hemorrhagies interstitielles dans les organes du Systeme nerveux principalement et aussi dans les organes internes, dues a des ruptures, ä des modilications de la pression sanguine.
Symptömes. — Ce sont ceux de l'arröt d'une grande lonction.
Traitembnt. — Saignees abondanles, revulsifs et purgatifs ä hautes doses.
Aphtes. — Voy. Fievre aphleuse.
Arteres (Maladies des).
Elles sont variees, les principales sont les ane-vrysmes (Voy. ce mol), les Blessures, les Degdnires-cences, les Inflammations, les Oblileralions, les liup-iures.
Klessureg et ruptures des arteres.
Symptu.mes. — Hemorrhagie, plus on moins consi­derable.
Thaitement. — Lavage antiseptique avec un liquide coagulant de preference : essence de terebenthine, alcool pur, solution de perchlorure de fer au dixieme, compression avec pansement antiseptique, ligature antiseptique du vaisseau, cauterisation au fer rouge.
Inflammation lies arteres Oil arterite.
C'est I'inflammation d'une ou plusieurs des tuni-ques du vaisseau: il y a done arterite externe et arte­rite inlerne.
Causes. — Tiraillements ä la suite de coups, de mouvements exageres.
Symptömes. — Outre les troubles de la circulation locale, on note une irregularite de la calorification, de la nutrition locale, de la sensibilite, de la myoti-lite. Ce pent 6tre une cause de boiterie.
Thaitement. — Tres incertain :doucbes, frictions locales lögerement stimulanles. lodure de potassium
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ARTIIRITES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;489
10 grammes par jour, en boissons, contre les caillots oblurateurs.
Obliterations lies arteres.
Causes. —Presence de caillots, obturant totalement ou paiiiellement le calibre d'une artere, et s'obser-vant surtout sur le cheval et le chien, ä la suite de mouvements forces et anormanx.
Symptömes. — Apres un exercice d'une certaine duröe, toujours lamßme, apparaissent reguliörement une diflicultö de la marche avec sueurs generales, coincidant avec le refroidissement de la partie irri-guee par 1'artereobliteree, grande anxi^te; disparition complete des symptomes par le repos.
Obliteration du tronc brachial : determine une boiterie speciale sur le cbeval.
Obliteration des iliaques sur le cheval: plus frequente a gauche qu'ä droite, peut etre une cause de Parabjsie (Voy. ce mot).
Ossilicaiton des artcres.
Traitement. — Resultat problematique h la suite de l'administration journaliere de l'iodure de potas­sium dans les boissons 2 ä 4 grammes, ä moins qua la circulation collaterale ne supplee ä l'obliteralion du vaisseau.
S'observe sur les vieux animaux. G'est une dege-nerescence des tissus par calcification.
Arthrites.
Inflammation des articulations.
Causes. — Consecutive a des contusions, des efforts, des blessures, peut se voir apres une maladie infec-tieuse, comme la pneumonic; eile est alors rhuma-lismale.
Symptömes. — Fiövre plus ou moins intense, avec amaigrissement, boiterie tres forte ; localement: tu­mefaction, chaleur, douleur, sensibilite, ecoulement de serosite melee souvent de pus.
Traitement. — Suspendre le malade s'il y a lieu.
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490nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PLAIES ARTICULAIRES.
comballre la fievre avec I'antipyrine en boissons 3 a 10 grammes ou en injections sous-culanees, avec las sels de quinine en bol, 3 ä A grammes, ou les irri­gations continues; immobiliser la region au moyen de bandages contenlifs et d'applications emollientes etanesth6siques; apres guerison, essayer la cauterisa­tion, ou les frictions avec la pommade de biiodure de mercure au buitieme; s'il y a plaie, traitement an-tiseptique (Voy. Arliculalions, Plaies).
Artlirite clironiiiue.
Traitement. —Vesicaloires, cauterisation, compres­sion; exceptionnellement ponction et injection iodee.
Arthritc gfouttensc. — Voy. Goulle. Arthrite lies jcunes raquo;iiiinauv.
Causes. — C'est une variety de cachexieepizootique sur les poulains, les veaux et les agneaux, due a une alimentation incomplete; eile pent aussi fitre la suite de l'infection purulente du cordon ombilical.
Stmptömes. — Fievre intense avec tumeur chaude, douloureuse, et formation d'abces.
Traitement. — Souvent incertain : regime Ires nu-tritif et tonique, lait riebe, additionne de sang, de solution de cbaux, de son, graines, viande, etc.
Topiques astringents etopiaces; a I'interieur, pur-gatifs, huiie de ricin, tartrates.
Arthrite rhumatismale.
Traitement. — Yesicatoire; ä I'interieur, purgatifs; si eile est pen prononcee, irrigations continues, cata-plasmes astringents; contre la fievre, antipyrine.
Articulations (maladies des).
Elles sont variees; il y a les luxations, les fractures, les inflammations ou arthrites, les kydarlhoses, les synovites, Voy. ces mots.
Stmptömes. — Douleur, fievre, boiterie, tumefaction locale.
IMaies articulaires.
Causes. — Blessures ou ouvertures d'une articula-
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ASCITE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;491
lion, consecutives ädes coups; elles sontalors causes d'une arthrite, mais elles peuvent etre la consequence de l'ouverture d'une articulation enflammee.
Symptomes. — Ceux de Vartkrite (voir ce mot), avec ouverture de l'arliculation el ecoulement de scrositö purulente.
Traitement. — Calmer la fievre au moyen de l'an-tipyrine en boisson ou injection S a, 10 grammes, des sels de quinine en bols 3 ä 4 grammes.
Gontre la douleur, essayer les injections sous-cuta-n6es de codeine 20 äoO centigrammes, les injections locales de cocaine en solution au 1/10.
Laver la plaie avec une solution antiseptique chaude, solution de cresyl a 10 p. 100, de chlorure de zinc a o ou 10 p. 100, puis appliquer sar la plaie une couche de naphtol camphre, ou d'elher iodo-form^, et metlre un pansement contentil' avec la ouate de tourbe.
Apres desinfection, au lieu de pansement, on pourra essayer I'irrigation continue, suspendre le malade s'il y a lieu, et apres la fermeture, avoir recours a la cauterisation au ler rouge, ou aux frictions fondantes de pommade de biiodure de mercure au 1/8.
Ascite.
Epanchement sous-abdominal.
Causes. — S'observesur le cheval, le boeuf, le mou-ton, lechien, le lapin; est le plus souvent symptoma-tique de lesions de l'appareil circulatoire, ayant leur siöge dans le foie, I'uterus, le coeur, la veine porte, etc.
Le gros venire du lapin est du ä une anemie vermi-neuse.
Symptomes. — Exageration du volume du ventre, qui esttombant, avec poll lerne, peau söche, decoloration des muqueuses, fluctuation sur les pelits animaux, oedeme des parties declives, marche difficile, soif exa-g6ree.
Traitement. —Trailer la cause, exciter la peau par
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AST [I ME.
des frictions, des sudoriflques ; augmenter la diurfese par la scille, sous forme d'oxymel 30 a 60 grammes pourles grands animaux, 2 a 4 pour les petits, par la poudre de colchique 6 a 8 grammes pour les grands animaux, 10 a 20 centigrammes pour les petits; es-sayer la paracentese.
Asphyxie.
Arret de la respiration ; eile est frequente, pendant I'anesthesie surle chien.
Causes. — Oxygenation insuffisante du sang, causee par la diminution de l'arrivee de l'oxygene dans les poumons, soil par variation de composition de l'air respire : local insuffisant, vapeurs de gaz, de charbon, soil par un obstacle mecanique : tumeurs situees le long de l'appareil respiratoire, meteorisme, etran-glement par les harnais, submersion, etc., peut se constater dans les troupeaux de moutons, pendant les fortes chaleurs.
Symptomes. — Coloration foncee des muqueuses, dilatation des narines, anxiete gönerale, mouvements incoherents, sueurs profuses, chutes, respiration bruyanle.
Tbaitement. —Placer le malade au grand air, faire la trachöotomie, des frictions sur la peau, administrer des sudorifiques et diuretiques, saignee legere, injec­tion sous-cutanee de 1 ä 20 centigrammes de vera-trine.
Essayer la respiration artificielle.
Asphyxie des nouyeau-nes.
S'observe apres le part laborieux, surtout chez le veau.
Tkaitement. —Les injections sous-cutaneesd'ether 2 ä 10 grammes, celles de v^ratrine lou 2 centigram­mes, donnent de bons resultats.
Asthma. — Voy. Emphyseme pulmonaire.
Causes. — Accös de dyspn6e sur le cheval et le chien, coincidant avecle brouillard ou I'orage.
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#9632;#9632;ü #9632;
ATTEINTES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;493
Symptomes.—Apparition brusque d'essoufflement, naseaux ouverts, mouvements de flaues rapides, exa-geration du murmure respiratoire.
Traitement. — Snr le cheval, injections sous-cuta-nees d'elher, 5 ä 10 grammes, ou de veratrine, 5 fi 30 centigrammes.
Ataxie locomotrice.
Causes. — Afl'eclion trös rare snr les animaux, due h la selörose de la moelle (Weber, Chauveau, Saint-Cyr).
Symptomes. — Difficulte de la locomotion et incoor-dination des mouvements.
Traitement. — Nul.
Atrophie musculaire.
Diminution de volume de certains muscles.
Causes. — Defaut de mouvements, determine par vine boitcrie, une fracture, une maladie primitive.
Symptomes. — Emaciation de la region, avec difücul-t6s des mouvements.
Tbaitement. —Gymnastiquefonctionnelle, douches.
Electricite, frictions excitantes, et surtout exercico modere.
Atteintes.
Contusion, avec ou sans plaies, de la couronne, du paturon ou du talon, sur le cheval. Voy. Plaies.
Causes. — Elles sont occasionnees par des corps elrangers, par un animal voisin, ou par un autre pied du malade ; sont frequentes sur les jeunes che-vaux et sur les animaux fatigues ou ä conformation defectueuse.
Symptomes. — Douleur, chaleur, sensibilite, tume­faction avec ou sans plaies; boiterie forte ou faible; complication de javarts encornes ou cutanes, de chute de la peau.
Traitement preventif. — Ferrure spöciale du mem-bre conlondant, au moyen d'appareils comme le pro-tecteur Lacombe (flg. (i7 et 68\ regime tonique, tra­vail regulier non excessif, douches, cataplasmes, ou-Cagny. — Ther. v6t.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;28
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#9632;i94nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; AVORTEMENT EPIZOOTIQÖE.
verture des abcfes, disinfection avec la solution de chlorure dezinc au 1/10, application de päte de Socin, pansement protecleur avec ouatede tourbe.
Avortement.
Expulsion prematuree du foetus non viable. L'avor-tement pent etre sporadique on ipizoolique.
.Vvorteinent spopadlqne.
Causes. — Chutes, glissades, contusions, maladies anterieures de la mere, comme lagourme, les affec­tions typhoMes, les indigestions, etc.
Symptömes. — Malaise, legeres coliques, gonflement
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Protecteurs Lacombe.
•de la vulve avec öcoulement des liquides, et gonfle­ment des mamelles.
Traitemext. — Saignee legere, on regime tonique suivant les cas, adminislrer 2ä 4 grammes de lauda­num en lavements toutes les demi-houres, injections sous-cutanees de 10 ä 50 centigrammes de codeine.
Essayer les boissons alcooliques ä hautes doses.
Sites efforts persistent, favoriserle part, soigner les laquo;omplications.
Avortement epizootique.
Causes. —Contagion par lalitifereprobablement; ne pas confondre avec le precedent, qüi pent revetir un
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^w^^quot;raquo; gggssSSSBS
BARRES (BLESSURES DES).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;495
caractere enzootique dans un Iroupeau. S'observe surtout sur les vaches.
Traitement pufivENTiF. — Dös les premiers cas, en-lever les fcctus et les meres, isolement des malades, disinfection des locaux. Faire fr^quemment des in­jections anlisepliques de la vulve et du vagin desnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;; autres femelles, avec une solution de sublimö cor-rosif ä 2/1000 ou de cresyl a 10 p. 100.
Balanite.
Inflammation de la partie libre du penis, eile s'ac-compagne d'inflammation du prepuce (Voy. Acro-huslile).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Causes. — Elle est due a des contusions, pendant l'excitalion genesique, et a plus de gravile sur les animaux ä fourreau etroit: boeuf, chien, que sur le cheval, le mouton on le pore.
Symptömes. — Gone de la marche, coliques, difü-culle de la miction, gonflement avec sensibilite et cha-leur de la region.
Si le penis ne peut sortir, il y a phimosis; s'il est pendant, etrangle, il y a para phimosis. Sur le chien, lorsqu'il y a ecoulement purulent, on dit qu'il y a blennorrhagie.
Traitement. — Lavage chaud de la region, debrider au besoin. Injections antiseptiques : avec le cresyl; sur le chien ; a Fintörieur, pilules de terebenthine et corps analogues.
Barbillons.
Pelits tubercules garnissant l'orifice de sortie des canaux excreteurs des glandes maxillaires du cheval. Ils existent toujours, et sont a tort pris pour un Sym­ptome de maladie.
Symptömes. — Dans le cas d'obstruction du canal, ils sont volumineux rouges purulents. Voir Abces sali-vaires.
Traitement. — Dans ces cas, comprimer ou debrider pour faire sortir le pus et les corps etrangers.
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BLENNORRIIAG1E.
Barres (blessures des).
Inflammation avec plaie le plus souvent de la region des barres sur le cheval.
Causes. — Causee par des coups, principalement par la pression du mors de la bride.
Symptomes. —Salivation, inflammation de labouche difficulte de la prehension des aliments, plaie avec felure du maxillaire.
Traitement. — Aliments liquides, supprimer la bride, injections buccales l^göremenl astringentes et antiseptiques.
Bleime.
Contusion de la sole du cheval avec hemorrhagie sous-cornöe de la region du talon, celte hemorrhagie remonte le long de la paroi, et s'observe de prefe­rence en dedans et aux membres anterieurs.
Causes. — Elle est due ä une mauvaise ferrure ou ä une mauvaise conformation du sabot; talons hauls, pieds serres, ou talons bas, pieds plats. Elle est frequente chez les chevaux hollandais ä pieds plats, qui, au trot, frappent fortement le pied sur le pave.
Symptomes. — Boiterie, avec appui en pince et en dehors, chaleur, sensibilite, tumefaction avec abces de la couronne.
Traitement. — T. pröventif. — Ferrure appro-priöe; fer ä planche, ou fer ä lunette.
T. curatif. — Bleime simple : amincissement, fer­rure appropriöe.
Bleime suppuree et compli'quee : cataplasmes, amin-cir la corne pour diminuer la compression. S'il y a abces, d6bridement, injection de chlorine de zinc pur ou dilue, puis application de päte de Socin et d'un pansement prolecteur avec la ouate de lourbe.
Blennorrhagie.
Inflammation avec suppuration de l'uröthre du chien (Voy. ßalanile).
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BLESSURES PAR LES IIARNAIS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 497
Blepharite.
•Inflammation des paupieres, pouvant accompagner les conjonctivites et les ophlahnies.
Causes. — Elle est due ä des coups de fouets, des blessures par les fourrages, les branches d'arbre, les crochets des voitures et l'introdnction des corps etran-gers. G'est aussi un des symplömes des affections typhoides.
Symptömes. — Outre la chaleur, le gonflement et la sensibilite, il peuty avoir rapprochement, suppuration ou plaies avec dechirures. Tbaitemknt. — Enlever les corps etrangers. Gollyres chauds antiseptiqnes: acide borique, jus de citron, nitrate d'argent, etc., relever et soulever les paupieres, pour faire les applications avec un pinceau ou une plume de volaille, suture des dechirures. Blessures. — Voy. Plaies.
Ce sont des lesions locales, avec ou sans solutions de continuite. On les divise en commotions,contusions, distensions, luxations, fractures, plaies.
Causes. — Elles sont dues a des coups, des chutes, des brülures par le t'eu ou les caustiques.
Symptömes. — Outre I'inflammation locale, avec llevre plusou moins intense, 11 y a la gone apportöe ä la fonclion de la region.
Traitement. — Contre la douleur et la fievre, anti-pyrine ö älO grammes, injections locales de 30 a 30 centigrammes etplus de codeine, ou d'une solution de cocaine au 1/10. Lavage antiseptique, chaud ou froid suivant la temperature, application protectrice anti­septique et anesthesique. Blessures par les liarnais.
Causes. — Elles sont frequentes, dues parfois ä un mauvais harnachement, collier trop juste, seile ou sellelte trop dure ; mais en general elles sont la con­sequence d'un etat de faiblesse des animaux. On les observe sur les jeunes animaux non suflisamment
28.
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BLESSURES PAR LES HARNA1S.
entrain^s, sur ceux qui sont fatigues, ou malnourris, sur les boileux, snr ceux en un mot dont les allures ont perdu leur rylhme regulier.
Blessures ä la tiHe. — La tetiöre du licol ou de la bride dure ou trop serr^e pent determiner le mal de Taupe {\'o\r cc mot); les montants d'une bride trop juste dölerminent des plaies dangereuses, au niveau des articulations lemporo-maxillaires, et qui sont un obstacle serieux a la prehension des aliments; la muserolle du licol ou de la bride trop dure ou trop serree pent occasionner des plaies du chanfrein, une deformation de la region; le mors peut blesser les commissures des lövres; lagourmetto trop serree pent determiner un abces sous le menlon; l'anneau de la sous-gorge du licol, maintenu sous la gorge par la sous-gorge de la bride, sur les chevaux de trait, est une cause assez irequented'abces 6normes,avec chute de peau.
Mai d'encolure (voir ce mot). — Est cause par un collier ou une bricole mal ajuslee. Les mömes barnais döterminent ä l'^paule des plaies, des abces chauds ou froids.
Mal de garrot (voir ce mol). — Est du ä la sangle de la couverture, ä la sellette, ä la seile, surtout k la seile d'amazone.
Mal de vognon (voir ce mot). — Est le fait de la seile. Sur les chevaux atteles sans reculement, les efforts pour retenirdans les descentes determinent des bles­sures de la queue par la croupiöre. Sur les cötes, les sangles peuvent determiner des plaies; aux genoux, Tabus des genouilleres a le m6me inconvenient.
Sur leboeuf, I'attelageau jougetant leplus frequenl, ce que Ton observe surtout ce sont des plaies, des contusions des cornes et parfois des ebranlements de la corne.
Traitrment. — T. preventif. — II consiste ä avoir des harnais de dimensions convenables, bien ajustes.
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BOITERIE DU JEUNE AGE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;490
toujours souples, et bien nettoj'es, et a ne demander aux animaux qu'un travail proportionne ä leur force.
T. cüratip. — Remedier ä la cause, boiterie ou defectuosite duj harnachement, supprimer le travail; dans les simples contusions, les douches, les appli­cations astringentes (melange de vinaigre avec la craie, I'argile) sufflront. On hätera la maturile des abces, au moyen de cataplasmes, de pommades emol-lientes; les plaies, les abcös ouverts seront laves avec des solutions antiseptiques (chlorure de zinc au 1/10 de preference), puis recouverts d'une couche prolec-trice, päte deSocin, avec ou sans pansement.
Boiteries.
Causes. — Irregularites de la marche, dues ä des le­sions variees des membres, par usure ou par accident.
Stmptömes. — Outre Tanomalie et la difflcultä de la marche, il pent y avoir decubitus prolongö, position anormale du membre boiteux, chaleur, douleur, sen­sibility de certaines parties, et gondoment avec ou sans plaies. II pent y avoir fiüvre intense.
Pour determiner le membre boiteux, examiner les aplombs au repos, puis faire marcher le cheval, en ligne droite ou en tournant, an pas au trot, ctau galop sur un terrain uni d'abord, avec passage sur un sol alternativement doux et dur, le faire marcher dans le sable, dans le furnier, en mon'tant ou en descendant^ puis de facon que Tun des bipedes lateraux soil en contrebas.
L'exploration, les comm6moratifs permettront de trouver le siege de la boiterie.
Tbaitement. — Repos; centre la douleur, injections d'elher, de cocaine; ouverture des abces, debride-ment, amincissement et ablation do la corne et pan-sements antiseptiques. Cauterisation, ou vesicatoires.
Boiterie du Jenne age.
Causes. — Trfes fr6quente sur les jeunes animaux, due le plus souvent ä un developpement incomplet
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BOUCHE (MALADIES DE LA).
du Systeme osseux sur les jeunes chiens, at favorisee par Texcfes de travail sur les jeunes chevaux.
Symptümes. — Generalement vagues, sans indications locales, bien speciales ; souvenl on trouve de la sensi-bilite aux points d'attache des ligaments articulaires.
Plusieurs lesions existant ä la fois, le jeune cheval parait pris des epaules, on faible de Varrikre-main; plus tard apparaissent des exostoses variees (Voir ce mot).
Thaitement. — Une bonne alimentation, un travail mod6re valent mieuxque le repos complet.
Koilaquo;cries internilttentes.
Ge sontcelles qui n'existent pastoujours; ellessont h. ckaud ou ä froid, suivanl que le cheval boile apres le repos ou apres le travail. L'intermiltence estcaractö-risee par les alternatives d'apparition etdedisparition.
JuRisPRUDENCt:. — D'apres la loi francaiso du 6 aoüL 1884, elles sont redhibiloires lorsqu'clles sont an-ciennes, avec lesions visibles on sans lesions visibles. L'expert devraattendre cts'assurer qu'elles ne sontpas due ä une affection recente.
Beuche (Maladies de la).
Causes. — Ces affections nombreuses peuvent accompagner la gounne et d'autres maladies, etre le fait de la contagion ou etre dues ä des contusions.
Symptömes. — II y aura toujours avec la fievre et les symptömes locaux, une difficulte de la prehension des aliments, de la mastication et de la deglutition.
Thaitement. — II sera base sur Timmobilisalion de la region, et Tadministration d'aliments de facile prehension et n'exigeant pas d'efforts de mastication.
On pent observer:
Sur les os ; — Les fractures, les luxations du maxil-laire inferieur, la carie, la necrose, des exostoses.
Sur les dents : — Des irregularites, la carie.
Sur les levres : — Des plaies, des verrues, la para-lysie, des abces salivaires avec fistules.
Sur la langue : — Des plaies, des dechirures, la pa-
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CHONCllITES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;KOI
ralysie, le ckarbon, Vactinomycose, la ladrerie, les #9632;fcp.htes, le muguet, les abces.
Sur le palais et les barres : — Des blessures et fractures (Voir Barres et Palais). Bouleture.
Döformalion de l'articulation du boulet du cheval. Causes. — Causee par la fatigue, favorisee par une mauvaise ferrure, talons hauts, et sur les jeunes par le sejour ä l'ecurie.
Symptömes. — Au debut, le cheval est droit sur ses üoulets, plus tard, 11 y a gonflement, avec chaleur et dou-leurdes tendons flechisseurs et du ligamentsuspenseur. Thaitement. — Repos, douches, pour calmer l'inflam-mation, puls vesicatoires, et surtout applications fon-dantes avec la pommade de biiodure de mercure au 1/8; cauterisations en raies ou en pointes. La tenoto-mie ne donne souvent que des resultats incertains et passagers. Bras (Maladies du).
Ce sont gen6ralement des contusions, des dechi-rures musculaires, des plaies, des fractures. Causes. — Dues ä des coups, des chutes. Stmpiöhes. — Douleur plus ou moins vive, avec tu-meur, plaies, boiterie caracteriseeparrimmobilisation de Tcpaule et du bras, le has du membre etant flasque. Traitement. — Repos, immobilisation avec un ban­dage, ouverture des abcfes, des poches sanguines, iavage anliseptique des plaies. Bronchites.
Causes. — Inflammation des bronches, qui pent accompagner la gourme, la maladie des chiens, ou etre due ä de l'imtation par des corps Strangers (fumees d'incendie), ä des refroidissements ä des parasites: Strangle, sur les jeunes animaux; Synga-mus, sur les faisans (Megnin).
Symptömes. — Fievre au debut, toux penible avec secheresse de la muqueuse, puis jetage abon-
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BRULURES.
dant et purulenl, dyspnee plus on moins marquee.
Thaitement. — Bronchüe aiguc. Sinapismes et vesicants, antimoniaux, et surtout le kermes 13 ä 20 grammes; iodure de potassium, en boisson, 10 a 15 grammes par jour; fumigations emollientes et anliseptiquesavec l'eau de foin, I'acide phenique oule goudron; h l'intörieur contre la toux, codeine, opium.
Bronchile chronigue. —Vesicatoires; a I'int^rieur soufre, kermfes, terebenthine, iodure de potassium; injections tracheales de 2 grammes d'anlipyrine dans 20 grammes d'eau.
Bronchitevermineuse, — Plus frequente sur le veau, le mouton, les faisans, rare sur le chameau (Plot). Traitement preventif: Eviter les päturages humides; pour les faisans, ail dans la pälee, salicylate de soude 2 0/0 dans les boissons (Megnin). Traitement curatif: Injection trach^ale d'essonce de törebenlhine et d'huile, 10 gr. de chaque.
Brulures. — Voy. ßlessures, Plaies.
Caisils. — Ce sent des blessures caus^es par le ca-lorique.
Symptujies. — II y a une üfevre plus ou moms in­tense, et localement des desordres, variant depuis la simple congestion jusqu'ä la carbonisation des lissus; on pent observer le soulevement de l'epiderme par la serosile, plus tard la suppuration.
Traitement. — Les applications de liniment ol6o-calcaire seront süffisantes dans beaucoup de cas. Con­tre ladouleur, on essaierales anesthesiques, et locale­ment les solutions de cocaine au 1/10. Le lavage des plaies se fera avec des solutions antiseptiques, non irritantes, de preference ä I'acide borique, aucresyl; on les recouvrira d'une application un peu anesthe-sique; melange 6gal d'huile et d'essence de tereben­thine avec 1/5 de sulfure de carbone.
Bulbe (Paralysis du).
Causes. — Alfeclion assez frequente sur les ehe-
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CALCULS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 503
vaux de la Flandre (Degive), due probablement ä une diathese particuliere.
Symptömes. — Salivation, puis paralysie avec atro-phie des levres, de la langue, des mächoires el quel•#9632; quefois du pharynx et du voile du palais.
Traitement. — Inconnu.
Cachexie aqueuse.
Sorte d'anemie, de nature vermineuse, du mouton et de la chevre, qui sejournent dans las päturages humides.
Causes. — Due ä la presence de parasites dans le foie (Distomes) ou I'intestin (Strongles).
Symptömes. — La maladie est epizoolique : on ob­serve la päleur des tissus, et surtout des muqueuses, des intillrations, bouteilles, ceil gras, etc., la laine est cas-sante; sur les moutons ä face blanche, il y a uue colo­ration jaune au-dessous des yeux (jaunisse).
Traitement. — T. prevextif. — Eviter les paturages humides.
T. cuhatif. — Incertain ; nourriture tonique et an-Ibelminthique et stimulants g6neraux.
Calculs.
Causes.—Concretions calcaires, qui seformentdans divers organes par le depot des matieres salines des secretions autour d'un corps etranger (calculs intesti-naux, etc.) ou par la precipitation de malieres salines #9632;en exces 61imin6es par les secretions (gravelie des agneaux ä l'engrais).
Symptömes. — Outre l'obstruction du canal ou de l'organe, il y a gene de la fonction, avec ou sans abces, douleurs locales (coliques).
Traitement. — T. preventif. — Calculs urinaircs. — Supprimer dans ralimenlation les plantes comme le bromc sterile.
.sEgagropiles. — Ne pas donner le trefle en exces.
Calculs urinaires. — Diminuer le son et les grains dans l'engraissement des moutons.
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CANON (MALADIES Du)
Traitement curatif.
Calculs intesllnaux. — Laxatifs, essayer le depla-ceinent el la division par le rectum, eviter las pur-gatifs 6nergiques.
Calculs vesicaux. — Operation, alcalins, sels de lithine, injections locales alcalines.
Calculs renaux. — Sels de lithine, bicarbonate de soude.
Calculs hiliaircs. — Huile d'olives a petites doses r^petces, chez le chien.
Calculs sallvaires. — Operation et bicarbonate de soude, 30 ä 40 grammes.
Calculs urelhraux. — Operation.
Cancer.
Tumeur de nature speciale, sujette i\ recidive et a generalisation, et probablemontde nature microbienne.
On confond souvent avec le cancer des tumeurs-dues a l'aclinomycose, ä la tuberculose, etc.
Symptujies. — Tumeur plus ou moins visible, plutöt dure, pediculee ou non, pouvant se ramollir, et s'ab-ceder, lamarche est parfois rapide. II y a des pouss6es aigues avec licvre genörale, rougeurs et douleurs lo­cales; enfln il faut noter la gene apportce a la fonc-t.ion de la partie malade.
Tbaitement. — Ablation avec la ligature elastique de preference, essayer les injections parenchymateuses de violet de methyle a 1/300. Combattre la douleur avec I'antipyrine, nourriture laxative, s'il y a lieu.
Canon (Maladies du).
Ces affections sont nombreuses. Ge sontdes plaiesv des exostoses (swros), des engorgements tendineux (nerf-ferrure), des tumeurs suites de plaies.
Causes. — Dues k des coups, des blessures, ou a I'usure.
Symptömes. — Outre les symptömes visibles, elles-s'accompagnent toujours de boiteries plus ou moins.
intenses.
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CAROTIDE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 503
Traitemeni'. — Au debut, calmer le travail inflam-matoire avec des douches, des cataplasmes; plus tard oblenir la rösorption des exostoses, tumeurs, en­gorgement, au moyen de cauterisations, de friclions v6sicantes. Capelet.
Gausüs. — Tumeur molle de la pointe du jarret du cheval; consequence de contusions reit^rees de la pointe du calcaneum.
Symptomes. — Tumeur de volume variable, parfois accompagnee d'excoriations et dechaleur, boiteriepeu prononcöe souvent. Abcfes, dans les cas graves.
Traitement. — Au debut, les applications froides et astringentes peuvent sufllre; plus tard, friclions avec la pommade de biiodure de mercure au 1/8deg;. Carie.
Ramollissement des os par la suppuration. Causes. — A la suite de blessures. Symptomes. — DouleUjr vive, obstacle ä la fonction, forte boiterie, par exemple, s'il s'agit d'un des os du pied; öcoulement fetide de serosite purulente.
Traitement. — Debridement de la partie, lavage antisepüque du trajet flsluleux, enlevement des par­ties detachees, cauterisation avec I'acide sulfurique, ablation avec le fer rouge ou I'instrument tran-chant, puis pansements, antisepsie avec le chlorure de zinc pur ou dilue, la pale de Socin el la ouate de tourbe.
Carie dentaire. — Voy. Dents {maladies des). Garotide (Maladies de la).
Anevryame lie la carotide.
Tumeur visible, qui s'observe sur le chien, ou sur le cheval.
Causes. — A la suite de piqüre, dans le cas de sai-gnee ä la jugulaire.
Tkaitement. — Compression, injections de perchlo-rure de fer, 61eclro-puncture.
Cagny. — Ther. vet.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 29
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CATARRI1E.
BleBSures de la carottde.
Causes. — Resultat d'un coup; le plus souvent c'est une consequence de la saignee a la jugulaire.
Symptömes. — Couleur rouge du sang, qui sort en jet saccade.
Traitement. — Pansement compressif, lavage anti-sepüque au chlorure de zinc au i/10, ligature de la carotide.
Gataracte.
Opacite du crislallin qui peut clre lenliculaire, membraneuse ou inlerstitielle.
Causes. — Est le fait de la fluxion p^riodique, ou de coups.
Symptömes. — Troubles de la vision, allant jusqu'ä la cecile complete avec opacity ducristallin que Ton peut constaler avec une bougie.
Traitement. — On pourrait essayer I'operation, qui reussit sur rhomme.
Catarrh e.
Ecoulement sereux ou purulent, que Ton observe ä la suite de rinflammation des muqueuses.
II y a le #9632; catarrhe nasal (voy. Coryza), le calarrhe bronchique (voy. Bronchile), le catarrhe ulero-vaginal (voy. ce mot plus loin), le calarrhe vesical et ur6lhral (voy. Blennorrhagie), le catarrhe intestinal (voy. ßti-lerite), le catarrhe nasal (voy. Collection des sinus).
Symptömes. — Avec la fievre, ce sonl ceux de rin­flammation de la muqueuse malade.
Traitement. — II consistera k trailer d'abord la ma-ladie primitive : conlrel'ecoulement sereux, on em-ploiera les injections sous-cutanöes d'alropine, 1 ou 2centigrammes au plus; contre I'ecoulement purulent, les lavages, injections chaudes, antiseptiques mais non causliques; solutions d'acide borique, a 4 p. 100, de cresyl en toutes proportions, les melanges d'huile et d'essence de t^rebenthine parties egales; a l'intö-rieur, on donnera les ter^benthines, les composes
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CHAMPIGNON.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 507
soufres et antlmoniaux, kermis 8 ä 10 grammes.
Catarrlie auricnlalre.
C'est une manifestation de la dialhese dartreuse, frequente et tenace, sur les chiens dont le pavilion de l'oreille est naturellement de couleur jaune.
Symptömes. — Douleur et sensibility amenant un port special de la töte, la difficulte des mouvements qui exigent le relever rapide de la töte, la marche est oblique,11 y a des cris; on observe la salivation,I'injec-tion de la muqueuse buccale et de la conjonctive; la maladie se complique souvent de chancre de Voreille.
Traitement. —Lavage du conduit, au moyen d'une plume, avec melange d'huile et d'essence de tereben-ihine, avec solutions chaudes boriquees ou de cre-syl; a I'interieur, arsenicaux en boissons.
Catarrhe des comes.
Causes. — Affection du boeuf, determinee par des contusions: eile revet parfois un caractere epizootique. Voy. Mal de tele de contagion.
Symptömes. —Tristesse, abattement, inclinaison de la tete, chaleur ä la base de la corne, ecoulement par le nez d'un melange de pus et de sang.
Traitement. — Trepanation de la corne pour faci-liter les lavages antisepliques, et trfes legerement as­tringents. Les liquides injectes pouvant etre avails, eviter les causliques.
Champignon.
Tumeur du cordon testiculaire.
Causes. —-Causeepar un parasite du genre Botrio-myces, qui s'observe sur le cheval apres la castration.
Symptömes. — Engorgement persislant du fourreau, avec 6coulement purulent, attitude speciale au repos et pendant la marche, les reins sent vouss6s, et le membre correspondant un pen rejete en dehors. Le champignon pent 6tre simple ou double, d'abord ea;lt;ra-scrotal, il pent resler slalionnaire ou devenir inguinal, puis inlra-abdominal.
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CUARBON.
Traitement. — T. preventif. — Antisepsie avant pendant et apres la castration, on emploiera le lavage avec le savon de cresyl et les lotions avec les solutions de cresyl; le cheval sera place dans une ecurie bien a6ree et bien eclairee, sur une litiere propre.
T. curatif. — Ablation, qui sera faite avec la liga­ture elastique ou l'ecraseur. Dans le cas oü la tu-meur aura gagn6 I'abdomen, on essaiera les injec­tions parenchymateuses de la partie visible, soit avei-, gt;enaphtoI campbre, soit avec le violet de methyle, 5 ä 10 grammes tous les jours de la solution ä 1/300.
Chancre auriculaire.
Plaie de l'extr^mite de l'oreille, chez le chien.
Causes. — Elle est presque sp6ciale aux chiens ä poil fin, et atteints de catarrhe auriculaire (Voy. ce mot). Elle est determinde par les secousses imprimees a la tete par le chien atteint de calarrhe trop prononce.
SyiMI'tomes. — Avec ceux du calarrhe, il y a une de-chirure de l'extremilö pendante de l'oreille, dechirure ä marche envahissante souvent assez large, ä bords epais, rouges, saignant facilement. L'etat d'irritalion peut etre augmente par les topiques employes.
Traitement. —II consiste a traiter le.catarrhe auri­culaire qui en est la cause, ä empecher au moyen d'un beguin les mouvements des oreilles, el ä meltre sur la plaie une pellicule anliseptique quelconque, a base de collodion par exemple.
Charbon.
On a pendant longtemps confondu sous ce nom des ad'ections contagieuses diverses, observees sur lous les animaux domesliques et dont quelques-unes peuvent se communiquer ä l'homme {pustule maligne).
Symptömes. —Ges maladies ont pour caractere com-mun de determiner une mortalite elevee, avec mort rapide, et coloration foncöe du sang et des organes.
Aujourd'hui, on a conservö le nom de charbon a deux affections difKrenles : le charbon bacteridicn ou fievre
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CHARBON BACTERIDIEN.
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charbonneuse, qui a 6te observe sur tous las animaux, et est transmissible ä rhomme, et le charbon hacterien, plus special aux bovides.
Charbon bacteridien.
Causes. — II est du ä la presence de la bacteridis de Davaine (fig. 69, 70 et 71) dans l'organisme, et est transmissible par ordre de receptivite : an monton, a
Fig. 09. — liactöridics du cbaroou. (Grossissoment: 3U0.) a, globules rouges; b, globules blancs; c, bacilles entre ces globules; d, Daeilles morts; i',f,g, fibres reppesentant les bacilles developpöes, et ren-fermant des spores; i, spores en vuiede developpement.
la chevre, au boeuf, an cheval, au cerf, au daim, alaquo; chevreuil, ainsi qu'au lapin et au cobaye, a I'homme, au pore, an chien, au chat, an lion.
Symptöjies. — Cheval. — D'abord abattement avec coliques legeres, faiblesse musculaire, tremblement, lievre notable, pouls petit, filant, avec battemenls de cceur tumultueux, puis coloration foncee des muqueu-
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CIIARBON BACTfiRIDlEN.
ses, diarrhee sanguinolenle. Mort au bout de douze a vingt-quatre heures. Boeuf. #9632;— La maladie parait avoir une marche plus
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Fig. 70. — Formation des spores clicz lo Bacillus anlhranis.
rapide, douze a dix-buit beures. II y a en plus meteo-risme par arret de la rumination. Moulon. — La marche est encore plus foudroyanle,
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Fig. 71. — Sang do Cobaye mort du cliarbon.
eile a cependant une dur6e de plusieurs beures. La maladie prend le nom Ac sang de rale.
Traitement. — T. raEVENTiF. — Emp6cher la conta­gion. Vaccinations preventives. Aveclevaccin Pasteur, les vaccinations sont faites en deux fois, h quinze
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CH\RBON BACTERIEN.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ölt
j.ours d'intervalle; avec le vaccin Chauveau, elles se font en une fois.
T. C0RAT1F. — Nul.
Charbou baclerien.
11 s'observe surtout sur les bovides, au-dessous de deux ans.
Causes. — Est du ä la presence dans I'organisme du Bacillus C/muvcsi (fig. 72).
Symptomes. — Ce sont les memes avec presence de tumeurs dures, crepltantes et froides : c'est le charbon n tumeurs.
Traitement mfivENTiF. — Empecher la contagion et vaccination preventive par la methode Arloing, Gor-nevin, el Thomas.
Police sanitaire. — II faut faire la declaration ä la
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Fig. 72. — Bactdrics du charbon symptomatique, d'apris Arloiup;, Cornevin et Thomas.
mairie, pr6venir le maire si Ton veut faire la vaccina­tion preventive. Les cadavres seront enterres de prefe­rence dans un terrain sec ä sous-sol bien permeable, les herbes poussant sur les fosses ne seront pas con-sommees paries animaux. Par precaution, on recou-vrira de chaux les cadavres.
Pour desinfecter les locaux, outre le gratlage du sol, le passage des murs a l'eau de chaux, et des bois au goudron, on utilisera le sulfate de cuivre en solu­tions au 1/10 pour les lavages des habitations.
Dans le cas de fievre charbonneuse, 11 est defendu de tuerles animaux malades pour la boucherie et de livrerleur viande ä la consommation.
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p^^^^^iraquo;
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CHOLERA DES VOLAILLES.
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Cholera des volailles.
Causes. — Affection contagieuse des volailles, de-terminee parun microbe (Pasteur, Toussaint)(fig-. 73),
Fig. 73. — Microbes du cliolera des poules. 500:1 (Pasteur). Ar culture fraiche ; 1!, culture datant de plusicurs jours.
s'observe sur les ponies, pigeons, dindons, oies; la
maladie des canards serait due aim autre microbe (flg.
74), que Kurth a rencontre dans le foie de ces animaux.
Symptömes. — Perle subilede I'appetit avecsomno-
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Kig. 74. — Bacillus Zopfii. A, filaments; B, amas de bätomiets ; C, amas de coccus (spores) (Zopf, d'apres Kurth).
lance, la volaille se couche lat6te cachee, les plumes un pen herissees, la eröte, la peau deviennent rouges et presque noires, la mort arrive dans un temps va­riant de quelques minutes ä quelques heures. Traitement. — T. pheventif. — Destruction des ca-
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CICATRICE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 313
davres. Desinfection des locaux avec acide sulfuriqtie oir sulfate de fer au 1/100, boissons sulfatöes au 2/1000. Vaccination preventive, qui se fait en deux fois ä quinze jours d'intervalle.
T. curatif. —II n'yen a pas; si Ton n'emploie pas la vaccination, 11 taut sacrifierde suite toute la basse-cour.
Choree ou danse de Saint-Guy.
Maladie nerveusedu chien,generalcmentincurable, tres rare sur le cheval et le boeuf.
Causes. — Elle parait sur le chien 6tre une conse­quence assez frequente de la maladie dujeune age.
Symptomes. — Mouvements cloniques d'un ou plu-sieurs groupes musculaires le plus souvent de la in6me region laterale. II y a des moments oil les con-tractions sont plus accentuees.
Traitement. — Trfes incertain ; exercice modere, alimentation lonique, soins hygieniques, bains froids, bromure de potassium en boisson, 3 a 5 grammes par jour.
Cicatrice.
Tissu de nouvelle formation, destine a remplacer celui qui a et6 detruit par une blessure, et donl U dilfere. Sur les animaux, il existe parfois des cica-Irces doulourenses.
Symptomes. — Epaississement de la region, avec co­loration le plus souvent grise. Parfois, au printemps, il se forme un travail inflammatoire, avec formation d'abces (trajetd'anciens setons), ou bien il existe, par suite de compressions nerveuses, des douleurs persis-tantes ou passageres, pouvant determiner une boiterie.
Traitement. — Ramollir les parties dures avec des applications emollientes, les enlever avec le bistouri, les caustiques 16gers, tels que le nitrate d'argent, le sulfate de cuivre, ouvrirles abces (voy. ce mot). Con-tre les cicatrices douloureuses, essayer la nevrotomie de la region ou faire a la base des injections sous-
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CLAVELEE.
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cutanees d'ether, 1 gramme chaque, qui detruiront les divisions nerveuses.
Cirrhose.
Causes. — Transformation par ßpaississement du lissucellulaire du foie, consecutive ä des affections du coeur et des poumons, plus frdquente sur les chiens.
Symptömes. — La compression, l'isolement des acini, determinent des troubles digestifs, de la jaunisse, de l'ascite avec oedeme des membres.
Thaitement. — Nul.
Clavelee.
Affection contagieuse du mouton, dont la periode d'incubalion est de six ä huit jours.
Symptömes. — Invasion. — II y a flevre generale.
Eruption. — Elle est caracteris6e par l'apparition de taches rouges, aus yeux, au nez, aux ars, sur les muqueuses, et frequemment sur lout le corps. Ces taches grandissent, sont au bout de trois ä quatre jours dures, rösislantes.
Secretion. — Le bouton, entoure d'une areole in-flammatoire, se remplit de s6rosite, qui, vers le hui-tieme jour, se desseche et forme des croütes äla sur­face.
Desquamation. — Ces croütes se detachent en laissant une cicatrice, la duree de la maladie a etede vingt ä Irente jours, pour le mouton. Sur l'ensemble du trou-peau, la maladie marche par bouffees ou lunees.
Les complications liennent aux Eruptions, qui peu-vent se faire sur les muqueuses pulmonaire ou in-testinale.
Traitement. —Inoculation preventive, et traitement des plaies.
Police sanitaire. — Declaration, visite, marque, sequestration du troupeau, cantonnement, et au be-soin, suppression des foires et marches. L'usage de la viande peut etre autorise; les peaux peuvent 6tre ven-dues apres dessiccation, le furnier sera enterre, les
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^MOT
C(EUR (MALADIES Du).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;313
bergeries seront desinfectees, on lavera les murs ä l'eau de chaux et on passera les bois au goudron.
Clou de rue.
Lesion du sabot du cheval.
Causes. — Determinee le plus souvent par une bles-sure de la sole, faite par un clou ou autre corps pointu.
Symptomes, — Pievre et douleur, dont I'intensitd augmente, suivant que la lesion Interesse le tissu po-dophylleux, I'aponevrose plantaire ou I'articulation. Le trajet du corps vulnerant est indique par une flstule, donnant ecoulement ä un liquide sanguinolent, me­lange de pus et de serosite dans certains cas.
Traitement. — Contre la flevre : antipyrine. D6bri-dement, antisepsie et ablation des parties nöcrosöes. Aprfes le debridement, on fera un lavage de la plaie avec une solution chaude de cresyl,les tissus malades enlevesavecla renette et la feuille de sauge; il faudra faire un second lavage avec la solution chaude de chlorurede zinc au 1/10, puis avec le chlorure de zinc liquide. Terminer par une application de päte de So-cin, et un pansement a la ouate de tourbe, qui sera laissö en place trois ou quatre jours ou plus.
Cceur (Maladies du).
Blies sont nombreuses, et peuvent tenir ä des ne-vroses, des inflammations des diverses parties, des defauls de nutrition, des blessures par penetration de corps ilrangers, des anomalies, des parasites, des suites de maladies infectieuses, des lumeurs.
Symptomes. — 11s sont variables, mais on observe toujours une gene de la circulation avec modification du pouls et des battements de coeur, souvent avec complication de maladie du foie et des reins. J'ai pres-que toujours constate, au repos ou apres quelques mouvements de deplacement, une exagöration des battements de coeur en avant, au poitrail, bien per­ceptible a Tceil et k la main.
L'auscultation donne parfois des indications pro-
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516nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; COLIQÜES.
cieuses.Les bruits de souffle annoncentune lesion du coeur droit, s'ils sont enlendus en avant, et du cceur gauche, s'ils sont entendus en arriere. En outre, les bruits produits aux orifices auriculo-ventriculaires s'entendent jusqu'a la pointe du coeur.
Traitejient. — li est variable; il consistera ä sup­plier h l'aclion du coeur avec des revulsifs, des su-doriflques, desdiuretiques; on pourra essayer de faire disparaitre les tumeurs, au moyen de l'iodure de po­tassium en boisson.
Sur le cheval, les palpitations du ccew ne sont le plus souvent que des convulsions cloniques du diapkragme (voy. ce mot).
Alices laquo;In coeur.
Causes. — Sont des complications d'une maladie infectieuse comme la gourme. on d'une blessure par un corps elranger venant du rumen le plus souvent.
Symptöjies. — Tristesse, ocdeme sous-abdominal, üonflement des jugulaires et pouls veineux.
Traitejient. — Nul. Au debut, sacrilier les rumi­nants pour la boucherie.
Coliques.
Symptome de douleurs abdominales.
Employe seul, ce mot designe surtout les douleurs inteslinales; on lui ajoute une 6pilhete pour preciser dans les autres cas : coliques hcpatiques, ncphreliques, calculeuses. Voy. Calculs, Congestions, Ententes, Hcr-nies, Indigestions, Sarcoceles, etc.
On a propose (1) la classification suivante :
Coliques :
Spasuiodiques............ \
Par surcharge............ j Constipation, calculs ct corps
Thrombo-emboliqucs...... I etrangers, volvulus, in vagina-Par occlusion iiitestinale.. i tion, tumeurs, retrecissemeut,
Gazeuses.................. \ dilatation et paresie.
Vermineuses............../
(I) Friedberger et Frohner, Pathologie et thiirapeutique spg-c.iales. Traduction de Cadiol et Ries. Paris, 1891.
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COLIQUES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; bl7
Causes. — Les causes sonl variables, depuis le froid, la presence de maliamp;res indigestes, jusqu'aux contusions, aux dechirures, aux invaginations, etc., elles peuvent accompagner d'autres maladies, comma les affections typhoides, le charbon. Au point de vue pratique, on pent distinguer celles dues k un arret simple des fonctions : par surcharge ou par insufflsance nerveuse, generalement facile a gußrir, de celles dues a une lesion organique : hernie, h6morrhagie, etc., loujours plus graves, souvent mortelles.
Ssmptömes. — On observe une expression de souf-france plus ou moins marquee, avec ouverture des narines, precipitation des mouvements respiratoires, coloration des muqueuses,le pouls plein, ample, peut ä la fin devenir petit, fllant; la marche est irreguliere, il y a des chutes brusques sur le sol, ou des alterna­tives de coucher et de relever, le ventre est gonfle, malgre les efforts expulsifs de tonte nature. Le cheval prend parfois des attitudes speciales, pouvant indiquer la nature des 16sions : position assise, dans le cas de hemie diaphragmatique ; torsion de la lete, ä droite dans le cas de torsion du colon, etc.
Traitement. — II est trcs variable ; outre les ope­rations que peuvent exiger les hernies, les calculs; contre la douleur, on donnera la codeine 20 ä 50 cen­tigrammes en injections sous-cutan6es, de preference ä la morphine qui est une cause d'arret de la digestion; les suppressions de la fonction digestive par le froid seront trail6es par les lavements et les breuvages d'etherou l'injection sous-cutanee de Sä 10 grammes d'ether; celles dues ä la presence de substances indi­gestes, par les injections de sulfate d'eserine, de nitrate de pilocarpine et de veratrine ä petites doses repetees, pour exciter les contractions et les secretions intes-tinales, 2 ä 3 centigrammes de chaque pour commen-cer; au contraire, la saignee, les injections sous-cuta-nees d'ergoline Bonjean 3 ä 6 grammes, celles d'antipy-
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COLIQUES.
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rine 10 ä 12 grammes pourront etre pr^conisees dans les hemorrhagies. La ponction de l'estomac ou de I'intesUn est parfois utile. Eviter de donner des breu-vages, qui peuvent determiner des stomatites graves et des pneumonies mortelles.
Coliques de suble.
Causes. — Dues a I'ingestion de la terre et du sable; elles sont frequentes sur les chevaux de troupe, dans certains camps.
Tbaitement.—Douche inlerne de 8 ä 10 litres d'eau, contenant 150 grammes de sulfate de soude, admi-nistree par le rectum.
Coliques du bieuf.
Causes. — Elles sont le plus souvent dues ä des invaginalions ou a l'ölranglement intestinal {kernte pelvienne), parfois a des tumeurs, h des corps Grangers.
Syjiptomes. — Douleurs plutot sourdes, efforts ex-pulsifs, arret de ia rumination, avec meteorisation et constipaiion.
Traitement. — Contre l'invagination et la hernie pelvienne, operations speciales, Trasbot a propos6 le d^gagemenl d'acide carbonique dans le rectum.
Contre les autres coliques, on essaiera les laxatifs en boissons ; huile de ricin 1 litre, ou sulfaie de soude 1 kilogr., ou teinture d'aloes 230 ä 300 grammes.
Coliques du chien.
Causes. — Ce sont les helminthes, les corps etran-gers, Taccumulation des excrements durcis, les inva­ginalions.
Traitement. — On donnera des laxatifs, comme Thuile, ä petites doses rlt;5petees, des lavements Emol­lients; la poudre de Dower 0,5 ä 2 grammes sera essayee contre la douleur.
Coliques du pore.
Causes. — Presque loujours dues ä la presence de corps etrangers dans les aliments. Elles sont frö-quenles sur les animaux engraisses avec les os et les
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COLLECTION DES SINUS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; S19
residus des cuisines des casernes, des hospices, etc.
Traitement. — On aura recours aux lavements et aux boissons mucilagineuses et laxatives a l'huile de ricin, 100 a 250 grammes.
Collection des poohes gutturales.
Accumulation du pus dans les trompes d'Eustache, eile est assez rare et est speciale au cheval.
Causes. — Elle paralt etre la suite d'angines et de maladies infectieuses. Degive a signale une collection purement gazeuse, due sans doute a une anomalie de Tun des orifices de la trompe.
Symptomes. —Tumeur, visible sous la parotide, dure, r^sistante sans phenomenes inflammatoires marques et pouvant gener la circulation, la respiration, et la deglutition.
Traitement. — L'operation de l'hyovert6brotomie n'6tant pas a preconiser, on pratiquera I'ouverture avec le fer rouge pour eviter I'liomorrhagie et de pre­ference au has de la tumeur, et ensuite des lavages antiseptiques. Comme les liquides pourraient refiner dans la cavite buccale, on emploiera des solutions non caustiques; celles de cr^syl par exemple. Pour faci-liter le ramollissement et l'expulsion des concretions purulentes, souvent tres dures, on utiliserales lava­ges avec les eaux chargeesde bicarbonate de soude, avec un melange d'huile el d'essencedeter^benthine (par­ties egales).
Collection des sinus.
Abcfes des sinus sur le cheval. G'est plutöt une simple accumulation de pus dans les sinus frontaux ou maxillaires.
Causes. — Due ä des coups, k une carie dentaire. II ne faut pas oublier que ce pent etre une compli­cation de la Morve.
Symptomes. — Jetage ä odeur infecte, unilateral et purulent, il est intermittent, et toujours plus marqu6 apres I'exercice, ou lorsque le cheval baisse la
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CONGESTIONS.
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lete, il pent y avoir line petite glande sous la ga-nache, I'ceil correspondant est toujours un pen con-gestionne et pleureur, la table osseuse externe du sinus malade est molle et cede ä la pression du doigt.
Traitement. — Ponction d'essai, pour assurer le diagnostic.
Trepanation, puis injections alternatives de bicar­bonate de soude, et d'un melange d'huile et d'essence de terebenthine pour ramollir et evacuer le pus, en-suite injections de cresyl.
Congestions.
Hemorrhagies dans un organe. Les congestions sont des ecchymosesde grandes dimensions.
Causes. — Dues a la sortie du sang hors des vais-seaux, soit que la tunique des veines ou arteres se soil dechiree par usure ou blessure, soit qu'elle n'ait pu resister a un exces de pression du sang.
Symptomes. — 11s dependent de l'intensite et du siege de la congestion. II y a de la rougeur, du gon-flement, et de l'öltWation de temperature dans la partie congestionnee, en meme temps diminution de la circulation dans les autres parlies du corps, qui sont plus pales, plus froides. Puis s'observent les conse­quences de la gone apportee ä la fonction de l'or-gane congestionn^. On pourra observer des boiteries, des symptomes d'enterite, de pneumonic, de coma, ou do vertigo, etc.
Traitement. — II consiste a arr^ter rii^morrhagie et a faciliter la resorplion du sang epanche. Pour cela on utilisera les saignees g6nerales ou locales, les sca­rifications et en m6me temps les revulsifs a. action rapide comme la moutarde, puis les diuretiques, su-dorifiques, purgatifs. Les injections sous-cutanees dquot;antipyrine 3 ä 10 grammes, d'ergotine Bonjean 4 ü 3 grammes, pourront eitre utilisees pour arröter les hemorrhagies internes.
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CONSTIPATION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 521
Congrvstion cerebrallaquo;. — Voy. Encephale. Congestions sous-cutancea.
Causes. — Elles sont dues le plus souvent a des contusions, des coups, des decollemenls de la peau.
Symptumes. — Apparition d'une tumeur dura ou molle, chaude, un peu sensible, un pen douloureuse avec dirtlcultedes mouvements de la region.
Tbaitement. —#9632; Saign6e locale ou generale, douches, applications astringentes, ponction et lavage anti-seplique.
Conjonctivite.
Inflammation de la conjonctive, chez tous les ani-maux.
Causes. — Elle pent etre due au contact avec un corps irritant, poussieres, eponges du pansage, etc., ou accompagnee d'autres maladies, les allections typhoides du cheval, la maladie du chien, eile est alors le plus souvent purulente : eile pent accompa-gner toutes les maladies de l'oeil.
Symptömes. — Outre les rougeurs et le gonflement, on observe un 6coulement de larmes ou de pus, les paupiöres sont closes, sensibles.
Traitement. — Lavages chauds, alcalins et boriques ou autres antiseptiques, non caustiques.
Constipation.
Arröt de la defecation, qui pent s'observer sur tous les animaux.
Causes. — II parait du soit a la secheresse des matieres, soit a un arröt plus ou moins complet des contractions peristaltiques de l'intestin. Cet arret, parfois cause par le froid, devient a son tour une cause de secheresse des excrements. 11 pent etre le fait d'une tumeur interne, de calculs, de retre-cissements.
Symptömes. — II y a des efforts expulsifs, frequents, douloureux, accompagnes de plaintes et parfois de chute du rectum. (Voy. Anale \region\).
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322nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; C0NTAG1EUSES (MALADIES).
Traitement. —Pouröviter les d^chirures, il faudra exciter moderemenl les contractions peristaltiques et non fortement et en m6me temps cherchcr a ramollir les matieres. Sur tons les animaux, les lavements avec l'eau de son, I'huile, seront utiles, ainsi que les laxatifs en boissons. Les injections sous-cutanees d'hyosciamine, 1 ä 3 centigrammes, de sulfate d'ese-rine ä petiles doses, i ä 2 centigrammes, de nitrate de pilocarpine 4 a 3 centigrammes, de veratrine 1 ä 2 centigrammes pourront 6lre utilisöes.
Sur les jeunes animaux : poulains lors de la nais-sance, injections sous-cutanees d'eserine 1 centi­gramme, lavements emollients et huileux.
Sur les grands animaux, eserine et huile de ricin.
Sur les chiens, huile d'olivc k doses röpetees et fractionnees, une cuilleree loutes les heures.
Contagieuses (Maladies).
Ce sont toutes celles qui peuvent se communiquer directement ou non d'un animal ä unautre, de meme espece ou d'une autre espece. Elles sont souvent di-visees en Parasitaires, Infeclieusea et Microhiennes.
Symptömes, —11s sont naturellement variables; le Symptome commun est la transmission.
Traitement. —Pour certaines d'entre elles, il est preferable de sacrifier de suite les malades pour la bou-cherie; pour quelques-unes, ce sacrifice des malades et meme des conlaminös est impose par les regle-ments sanitaircs, im peu variables suivant les pays.
T. PRfivENTiF. — 11 consiste ä eviter la contagion.
T. GüRATiF. — II faudra : 1deg; detruire les parasites ou microbes causes de la maladie; 2deg; eliminer du corps les toxines ou residus de l'alimentation de ces agents infectieux aux d^pens des liquides de Forga-nisme, toxines qui determinent im veritable em-poisonnement; 3deg; combatlre cet empoisonnement; 4deg; trailer les inflammations locales, determinees par la presence de ces agents infectieux. Les deux der-
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CONTUSIONS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 323
niers points constituent ce quo Ton nomme la Medecine des symptömes.
Police sanitaire. — Elle a pour but d'empecher la contagion. Pour cela, il faut isoler les malades el les suspects, au besoin meine les sacrilier et detruire leurs cadavres, puis en rnöme temps desinfecter on detruire les locaux qu'ils ont habites, les objets qu'ils ont pu contaminer : harnais, ustensiles d'ecu-rie, de pansage, etc.
D'apres Tarröle minist6riel du 12 mai 1883, les agents desinfectants recommand^s sont :
1deg; Le feu, pour detruire les eponges, vetements, licols, bois en mauvais etat; pour les objets en fer comme pelles, chaines, mors, qui sont simplement chauffös au rouge.
2deg; L'eau houillanle, pour les couvertures et autres objets que Ton peutarroser.
3deg; La vapeur d'eau surchauffee h 120deg;, pour les locaux sur les parois desquels on la projelte.
-4deg; Le chlorure de chaux, qui est jete en poudre dans les ruisseaux et rigoles. Delaye avec 10 fois son poids d'eau, il est utilise pour l'arrosage du sol. On emploie de meme en solutions ä 2 p. 100 : Vacide phe-nique, le chlorure de zinc, le sulfate de zinc, Vacide sulfurique, le bichlorure de mercurc employe k 1 pour 1000, sous la surveillance d'un veterinaire. L'essence de terebenthine a 250 pour 1000 sera prefer^e en cas de charbon.
6deg; L'huile lourde de gaz, une partie avec 10 parties de goudron, sera utilisöe comme enduit sur les murs et les bois apres le lavage.
7deg; Le chlore gazeux, Vacide sulfureux scrviront pour les fumigations dans les locaux fermes.
Contusions.
Ge sont des blessures sans solution de conlinuite, qui peuvent s'observer sur toutes les parties du corps et sur tons les animaux.
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CORNAGE.
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Causes. — Elles sont le rösultat de chutes, de bles-sures, de coups souvent volontaires de la part des con-ducteurs. Elles peuvent s'accompagner de decolle-ment. Les cors sont la suite de contusions par les harnais.
Symptömes. — Ce sont ceux de rinflarnmation de la region ;douleur, chaleur, sensibility, tumefaction avec coloration plus ou moins visible; sur les animaux nerveux, il y a complication de fievre, et on observe toujours une gene des mouvements de la region con­tuse.
Traitement. — II aura pour but de calmer la dou-leur locale, au moyen d'injections sous-cutanees de codeine, 10 ä 20 centigrammes, de cocaine 10 cen-ligr.,d'applications emollienteset calmantes, douches chaudes ou froides; reduire la tumeur au moyen de scarifications, de frictions resolu lives avec la pom-made de biiodure de mercure au 1/8.
Cornage.
Causes. —Parmi les exagerations pathologiques du bruit de l'expiration, on designe ainsi, sur le chcval, celui du a la paralysie de Tune (la gauche le plus sou-vent) ou des deux cordes vocales, consecutive ä la compression des nerfs larynges par les ganglions bron-chiques hypertrophies.
Symptömes. — Outre les signes de dyspnee, il y a un ronflement particulier, lors de l'expiration, surtout apres l'exercice, sans apparence de maladie aigue.
Traitement.—T. preventif. —Pendant les conva­lescences des maladies des voies respiratoires, on don-neral'iodure de potassium en boisson 5ä 10 grammes par jour, on essayera les frictions de pommade de biiodure de mercure, le long de la trachee.
T. curatif. — Ablation de la corde vocale paralyse'e (Muller et Fleming). Resultat trös incertain.
Jurisprudence. — L'action en redhibition doit etre
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CORYZA.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 525
intenlee dans les delais prevus par la loi du 6 avril 1884. L'expert doit constater qu'il s'agit bien de cor-nage chronique, c'est-ä-dire de cornage ne pouvant pas 6tre altribue ä une maladie aiguü encore exis-tante.
Cornee (Plaies et ulceres de la).
Causes. — Elles peuvent etre dues au froid intense, ä l'anemie, ä des blessures par les corps etrangers.
Symptomks. — Ce sont ceux d'une ophtalmie plus plus ou moins intense. Voy. Conjonclivile.
Traitement. #9632;—Ameliorer I'etat general, dans le cas d'anemie. Contre les blessures, il faudra, äl'exemple des oculistes, essayer l'antisepsie : lavages avec solu­tions boriquees chaudes ou au cresyl, puis applica-lion d'un pansement ä. demeure avec la ouate de tourbe. Eviter l'emploi des collyres a base metal-lique.
Coryza ou Catarrhe nasal. —Voy. Angine.
Causes. — C'est rinflammalion de la pituitaire, due le plus souvent a la poussiere, au refroidissement, a la i'umße d'incendies ou ä la presence de parasites, pentastomes du einen. Cette maladie accompagnc toules les angines.
Symptömes. #9632;—#9632; Injection do la piluilaiie, avec fievre, jetage limpide au debut, devenant purulent plus tard. Les moulons de la race Southdown y paraisseut plus exposes que les autres.
Traitement. — Fumigation de foin, de goudron, injections nasales avec le tube Rey -de solutions don­ees de cresyl. Contre les helminthes, essayer les in­jections de cresyl ou d'huile et d'un peu d'huile do cade.
Coryy-a ^ang^rcneux du bteuf. — Voy. Mal de lelc de contagion.
Traitement. — Saignee, rdvulsifs au besoin, trepa­nation des cornes et injections chaudes antiseptiqucs avec le cresyl.
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COUP DE CHALEUR.
Cötes (Maladies des).
Ce sont des fractures le plus souvent; elles sont assez frequentes sur le cheval, le boeuf et le pore.
Causes. —Elles sont le fait de contusions.
Symptömes. — Difficultes tres grandes des mouve-ments respiratoires et des mouvements de deplace-ment : pour ces derniers, surtout, lorsque la marche a lieu de facon que le bipfede lateral du cöte blesse soit en contre-bas. Pleuresie partielle. Sur le cheval, les symptömes se trouvent ainsi ressembler a la fois a ceux de la pleuresie et de la fourbure.
Traitement. —11 consistera en soins hygieniques et applications v6sicantes, autour du niveau de la frac­ture.
Cou (Maladies du).
jtbci'S flu cou.
Causes. — S'observent sur le chien, dans la region de l'oesophage, a la suite de lesions par un os.
Traitement. — Ouvertüre, lavage antiseptique et, s'il y a lieu, essayer la suture des parois dechirees de Toesophage.
Coup de chaleur.
Causes. — Consequence du surmenage et de l'as-phyxie (Voy. ces mots) determinee par le travail et par une temperature elevee.
Symptömes. — Tremblements musculaires, mouve­ments respiratoires pröeipites, coloration noire des muqueuses, pouls vile, filant, imperceptible, station debout impossible, chute.
Traitement. — Saignee legere, local bien aere, in­jections sous-cutanöes de veratrine, 10 ä 20 centi­grammes,et injections trachöales de cafeine,! gramme. Dans lescasgraves, faire la tracheotomie et, pourhäter l'elimination des produits de dechet, injector lente-ment dans la trachee 5 k 10 litres d'eau douce conte-nant 100 grammes de sulfate de soude, ou d'eau cal-caire avec 1/100 de sei de cuisine.
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COURONNfi (CUEVAL).
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Courbature.
G'est le premier degre du surmenage (Voy. ce mot). Oa designait aulrefois les maladies anciennes de poitrine, sous le nom de vieille courbalure.
Courbe. — Voy. Exosioses.
Gelle exostose du condyle interne du tibia du cheval est Ires rare.
Les anciens hippiätres appelaient courbe ce que nous nommons aujourd'hui jarde. Les Anglais desi-gnent encore sous le nom de The Curb l'exostose de la parlie posterieure de l'extremile inferieure du jarret.
Causes. — Elle est due a des coups.
Stuptömes. — Tumeur dure, visible, determinant line boilerie avecgSne de l'extension du jarret.
Tiuitement. — Cauterisation en raies on en pointes avec le fer rouge. Application de pommade de biio-dure de mercure.
Couronne (Maladies de la).
Outre les plaies et blessures, il y a surtout des fractures et des formes (Voy. ces mots et Altein(es).
Symptömes. — II y a boilerie, avec deformation et sensibilile de la region.
Traitement. — Contre les fractures, on essayera rimmobilisation du malade au moyen de la suspen­sion, avec frictions vesicantes autour de la couronne.
Contre les formes, on emploiera les rainures de la paroi et les applications resolutives, la cauterisation en pointes, et la nevrotomie.
Couronne (Cheval).
Causes. — Blessure du genou. G'est presque tou-jours le resultat d'une chute, alors que le cheval marcbant ä allures vives descend une cole, sur un terrain dur, mal pave et glisse sur les genoux en contact avecle sol.
Jai observe eel accident sur des bovidös, qui avaient ele allachesderriere une voiture et avaient ete traines aprfes une chute.
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#9632;#9632;
#9632;#9632;
528
CRAPAUD.
Symptömes. — Plaie bien visible des deux genoux, toujours plus marquee sur Tun d'eux. Gonflement avec inflammation bien marquee, ecoulement puru­lent et synovial dans les cas graves. Diflicultes de la marcbe, par suite du defaut de flexion des membres. Fievre de reaction. Complication d'arthrite.
Traitement. — Lavage antiseptique d'abord avec la solution de chlorure de zinc a 1/10, puis avec la solu­tion pure et badigeonnage avec le naphtol camphre, pansement contentif et un pen compressif avec la ouate de tourbe maintenue avec une bände et une genouillere.
Crampe.
G'est la luxation intermittente en dehors de la ro-lule. Elle est fr6quente sur les jeunes chevaux de trait.
Symptömes. — Au döparl du cheval, on constate su-bitement une raideur de tout le membre quel'on ne peut flöchir et qui traine en arriere sur le sol. Pas de cbaleur, ni de douleur, mais il y a un vide anormal entre le bord inferieur de la rotule etla töte du tibia. La reduction peut se faire sponlancmenl au bout de quelques pas et reparaitre, si le cheval est arrötc, puis remis en mouvement.
Tbaitement. -- II est plutöt pröventif, et consiste ä häler le developpement par une alimentation choisie et un travail approprie. La reduction se fait plus fa-cilement en faisant trotter le cheval en cercle, le membre blesse etant en dehors.
Crapaud.
C'est un eczema de la face inferieurc du pied du cheval que Ton doit considörer comme une manifesta­tion de la diathese dartreuse, pouvant s'observer simul-tanöment ou successivement sur plusieurs membres.
Symptömes. — Boiterie peu prononcee, avec ramol-lissement de la sole, de la fourchette, et parfois de la paroi.
Traitement. —Comme celui des maladies de peau :
#9632;(#9632;lt;
-'tr i laquo;irir
#9632;#9632;
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CREVASSES.
529
il sera interne et externe. On emploiera a l'intö-rieur Ips sulfureux et les arsenicaux, a I'exterieur apres nettoyage, pansement avec sulfure de carbone pur ou melange d'huile, le caoutchouc dissous dans le sulfure de carbone et l'alcool, ou l'oxyde de zinc en poudre.
Crapaudine ou mal d'äne.
C'est une lesion du bourrelet, particuliere aux 6qui-des, plus frequenle sur l'äne, et paraissant etre une des formes de la diathese dartreuse.
Symptumes. — Apparition de sillonsde corne trans-versaux et rugueux dans la region de la pince et des mamelles avec suintement et boiterie.
Traitement. — Amincissement de la corne. Appli­cation de goudron et de pommade au sulfure de car­bone au tiers, de goudron phenique ä 4 p. 100 ou d'huile de cade pure.
A l'interieur, essayer les antimoniaux et les arse­nicaux.
Crevasses.
Plaies du poignetou plus exactement de lafacepos-terieure des paturons, ä peu pres speciales aux equides.
Causes.— Elles sont dues a des blessures (prises delonge), et h Faction du froid, de la boue, aux fric­tions, fait.es pendant le pansage, avec un linge dur sur les chevaux toudus; elles accompagnentles eruptions locales de horse-pox.
Symptumes. — Suintement sero-purulent avec plaie, gonflement, chaleur, sensibilite et rougeur de la peau avec plaie superiicielle ou profonde, la boiterie, ana­logue a celle de l'öparvin, tres intense au depart, s'attenue avec la marche. Fievre de reaction, sur les animaux nerveux.
Traitement. — Lavage avec la solution de cocaine
au 1/10, pour calmer les douleurs, et avec la solution
de chlorure de zinc pure ou au 1/10, pour desinfecter
la plaie, puls emplätres avec la solution de chlorure de
Cagny, — Ther. v(H.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
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530
CYSTITE.
zinc et oxyde dezinc, etpansement immobilisantsous la region avec la ouate de tourbe et une bände en-tourant le sabot, le paturon et une partie du canal.
Croupe (Maladies de la).
Ges maladies sont des abces, des plaies, des frac­tures, des luxations.
Causes. — Dues le plus souvent ä des chutes, ä des coups.
Symptömes. — II y a toujours boiterie et inflamma­tion locale, d'intensite variable, avec ou sans plaie.
Traitement. — En g^nei-al, il faudra meltre le malade au repos, appliquer le traitement des plaies et blessures, soigner les fractures sur les petits ani-maux, chiens et chats.
Pour les autres, sauf exception, il sera preferable de les sacrifler pour la boucherie.
Cuisse (Maladies de la).
Ce sont des abces, contusions, blessures, fractures. II peut y avoir des arthrites, des atrophies musculaires. (Voy. ces mots.)
Causes. — Ces maladies sont dues ä des coups ou a des chutes.
Symptömes. — Avec une boiterie prononcee, il y a des symptömes locaux d'inflammation.
Traitement. — Variable suivant la lesion ; sur les grands animaux, les fractures, les arthrites, devront faire decider l'envoi ä 1'abattoir,
Cystite.
Inflammation aigue ou chronique de la vessie. Elle est rare sur le cheval, le boeuf et le chien.
Causes. — Paratt due a des empoisonnements (can-tbarides); eile accompagne les hcmaturies, lescalculsr les traumatismes.
Symptömes. — Coliques avec ischurie, difficulte de la defecation et urines rendues peniblement, souvent rougeätres, sensibilite de la vessie mise en evidence par I'exploralion rectale.
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DENTS (MALADIES DES).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 531
Tbaitement. — A l'interieur, lerebenlhine et bicar­bonate de soude; contre la douleur, morphine ou codeine; contre la iibvre, anliseptiques, injections locales chandes et ömoliientes.
Danse de Saint-Guy. — Voy. Choree.
Dartres.
Causes. — Affections chroniques de la peau, dues a un 6tat diathesique.l'artbritisme; elles ne sont pas de nature parasitaire et s'observent souvent sur le chiea ; elles se presentent en general sous forme d'eczemas.
Symptomes. —Rougeurdela peau avec chaleur, et prurit intense, chute des polls, excoriations causees par les demangeaisons. II faut noter la persistance de ces affections, qui sont sujettes k recidive aprös de nombreuses guferisons. Elles ont le plus souvent leur siege sur le dos.
Traitement. — 11 doit etre local et interne tout h. la fois.
Localement aprfes le nettoyage et les lotions sulfu-reuses, on essaiera la pommade avec le sulfure de carbone, ou l'oxyde de zinc.
A rinterieur, on donnera arsenicaux et soufre.
Dents (Maladies des).
Ce sont les anomalies de position,les irrcgnlarilees d'u-sure, les/'rac/wres, les caries, l'accumulation du iartre.
Symptomes. — II y a difficulte de la prehension des aliments, ou de leur mastication, avec stomatite con­secutive.
Traitement. — Contre I'Mve^w/ar^e, nivellement, puis lavage de la bouche.
Contre la Carie, extirpation, avec ou sans trepa­nation du sinus maxillaire, puis lavage de l'alveole et de la bouche avec une solution de cresyl.
Contre l'exces de larlre, dans lequel se developpent des bacteries (fig. 73), grattage aide par des lotions d'acide chlorhydrique 6tendu.
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532nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; DIAPHRAGME (MALADIES Du).
Diabete. — Voy. Polyurie. Diaphragme (Maladies du).
Contractions cloniques.
On les a souvent designees sous le nom de falpi-lations du coeur.
Causes. — Elles s'observent sur des chevaux, ayant marche ä allures vives, immediatement aprfes I'inges-tion d'un repas volumineux.
Symptömes. — Choc du diaphragme perceptible a la main tout le long de ses attaches costales, avec bruit sec, secousse donnee au corps de l'animal, parfois la jambe du cavalier est soulev6e a cbaque battement.
Traitement. — II doit etre antispasmodique; pour
(^33
Fig. 75. — Bacteries du tartre ilentaire du cliieu. 1300: 1.
amener I'engourdissement, on utilisera les lavements, les boissons ^therisees, l'alcool ä. hautes doses, el surtout les injections sous-cutanees de 10 ä 20 centi­grammes de morphine ou de codeine.
Oechirurea tlu diaphragme.
Gongenitales ou dues ä des accidents, ces mala­dies sont gen6ralement mortelles.
Herniraquo; diaphra^matique.
Causes. — Cette maladie, speciaie au cheval, est due au passage de l'intestin dans la poitrine, et finit par determiner des coliques mortelles.
Symptömes. —#9632; Troubles digestifs frequents; I'aus-
ocr page 545
DOURINE.
K33
cultation permet de conslater la disparition du mur-mure respiratoire (a droite) et l'apparltion des bruits Ihtestinaux, cela d'une facjon intermittente; pendant les coliques, l'animal reste de preference assis.
Traitemunt. — II n'y en a pas.
Diarrhee. — Voy. Entente.
Diphterie.
Anguine laquo;liplitvritique. — Voy. AngineS. Oipht^rle den volailles ou prpie-.
Affection ulcöreuse des premieres voies digestives des volailles (Benion), c'est une maladie contagieuse.
Causes. — Due h la presence d'un microbe different de celui de la diphterie humaine.
Symptömes. — On trouve des fausses membranes dans la boucbe, I'air expire est fetide, la volaille secoue la tele avec un cri particulier. 11 y a des abces sous les yeux et dans le nez. Comme dans toutes les maladies des volailles, la partie cartilagineuse de la poinle de la langue parait plus blanche qu'a l'ötat normal et est souvent ä tort prise pour un Symptome reel de maladie.
Jetage purulent, formation de tumours purulentes entre les narines et l'ccil, amaigrissement rapide.
Traitement. — Eviterd'arracherla pointe cornee de la langue, ä laquelle on donne ä tort le nom de pepie. Ouvrir les abces, les badigeonner avec l'essence de terebentbine, au moyen d'une plume en guise de pinceau ou les saupoudrer de soufre, en introduire dans la beuche et dans les narines. Desinfecter ä fond le poulailler, avec acide sulfurique alp. 100. II sera souvent preferable d'abattre toutes les volailles ma-lades et les contaminees. Detruire les cadavres.
Dourine.
Maladie contagieuse des organes gönitaux du che-val, souvent mortelle, plus frequente dans les pays chauds qu'on France et se communiquant au mo­ment de la saillie.
30.
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534
EAUX AUX JAMBES.
II ne faut pas la conlondre avec une eruption de horse-pox.
Symptömes. — Au debut, apparition de vesicules sur les muqueuses visibles des organes genitaux males ou femelles, puis faiblesse genitale, amaigris-sement, paralysie, mort.
Thaitement. — Regime tres tonique; ä l'interieur, toniques et arsenicaux ; comme soins locaux, lavages anliseptiques des organes, avec le cr6syl diliiö, ou les solutions faibles de sublime corrosif. On a pröco-nisö au d6but la castration des males.
Police sanitaire. — Declaration, sequestration, in­terdiction de la vente et de la saillie.
11 sera prudent de refuser, au moment de la monle, tons les individus, males ou femelles, presentant des ecoulements ou des eruptions quelconques des or­ganes gdnitaux.
Dyssenterie. — Voy. Enterile.
Eaux aux jambes.
Dartres des membres du cheval.
Causes. — Elles sont une manifestation de la dia-thfese arlhritique et ne doivent pas etre confondues avec le horse-pox.
Symptömes. — Boiterie avec infiltration du membre, on observe de la chaleur, de la sensibilite, puis un suintement sereux. Plus tard, la peau s'epaissit, il se forme des croütes dures et secbes.
Traitement. — Lavages avec solutions chaudes, boriquees, puis application de sulfure de carbone en pommade au tiers, ou d'une päte faite avec solution de chlorure de zinc aul/äO une partie et oxyde de zinc deux parties.
Arinterieur, on donnera des composes anlimoniaux ou sulfures.On pourraessayer la medication iodee, au moyen de frictions faites sur un point variable du corps avec des pommades a base d'iodure de potas­sium, ou de mercure.
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fiCLAMPSIE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Ö3ö
£cart.
Causes. — Boiterie de l'epaule ou de lahanche, qui s'observe surtoutsur les jeunes animaux au dressage, apres un mouvement trop brusque, suivi ou non de chute.
Stmptömes. —On peut observer du gonflement, de la chaleurelde lasensibilite. Le membre au repos et pen­dant la marche est rejete hors de la ligne d'aplomb, il est deplacö tout d'une piece et n'est pas souleve, lorsque l'animal passe sur le furnier, sur un obstacle.
Traitement. — Sur les animaux nerveux, il faudra parfois au debut faire des lavages chauds, des appli­cations 6molIientes, une injection sous-cutanöe, de 10 centigrammes de codeine. Lorsque la douleur n'est pas intense, onessayera les douches; les vesicants ont I'inconvenientde reudrelongtemps impossible I'appli-cation du harnais, et l'utilisation des animaux; aussi on leur preferera les injections sous-cutanees d'es-sence de teröbenthine de 1 gramme chacun autour de I'articulation, ou les injections d'eau sal^e.
Echauboulure.
Causes. — Sorte d'urticaire du cheval, apparaissant au printemps sur un animal expose ä une petite pluie chaude et de peu de duree.
Symctömics. — Apparition brusque sur tout le corps de petits oedemes, s'aecompagnant d'un prurit assez intense. Mouvement febrile marque.
Traitement. —Donner en boissons des diuretiques et sudoriliques ; placer le malade dans un local chaud, essayer les injections sous-cutaneesde cafeine 50 centigr. ä 1 gramme ou celles d'ether 1 gramme ou 2 et de veratrine 2 ä 3 centigrammes.
Eclampsie.
Affection nerveuse de la chienne apres le part. Elle est rare.
Causes. — Parait due ä un temperament tres ner­veux et ä l'influence du froid.
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#9632;#9632;#9632;
530
ECZEMA.
Symptomes. — lls sont un peu analogues h ceux de l'epilepsie, la chienne se roule, il y a des contractions de certains groupes musculaires, la malade a l'air de mächer qnelque chose.
Traitement. — Diurötlques, sirop d'ether ou de chloral, a donner par cuiilerßes, bromures en potions.
Ecthyma.
Causes. — Gette afleclion de la peau pent s'observer stir le cheval, le mouton, le chien; eile parait etre aussi une manifestation de la diathöse arlhritique.
Symptomes. —Formation de pustules plus ou moins rapproch6es, d'abord dures, puis donnant 6couIe-inent ä un peu de pus. Ne pas la confondre avec le farcin,
Tbaitement. — A I'interieur, donner des antimo-niaux, l'iodure de potassium en boissons, 8 ä 10 gram­mes par jour. Localement, faire des lotions emollientes boriquees, des applications de pom made de sulfure de carbone an tiers, puis de poudres siccatives avec l'oxyde de zinc, par exemple.
Ectropion.
Causes. —llenversement en dehors des paupieres, qui est de nature congenitale ou une suite de bles-sures, ne s'observe guere que chez le chien eta la pau-piere inferieure.
Symptomes. — Les conjonctives, tres visibles, sont rouges et onflamm^es, larmoiement avec suppuration.
Traitement. — T. paluatif. — Lavages avec des solutions chaudes, antiseptiques et non caustiques.
T. curatif. — Operation, puis pansement anti-septique.
Eczema. — Voy. Dartres.
Eczema simple.
Causes. — II s'observe surtout sur les jeunes ani-maux et est du ä un defaut d'exercice, avec alimen­tation anormale.
Symptömes. — Apparition de vesicules avec suinte-
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ELfiPIIANTIASIS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;337
nient sero-purulent. II peut y avoir de la fievre et du prurlt.
Traitement. — Exercice el alimentation rationnelle, lotions alcalines, purgatifs legers. A l'interieur, donner
1nbsp;a liqueur de Fowler: 40 ä 50 grammes pour les grands herbivores, 10 h 20 grammes pour les petits, 1 a
2nbsp; grammes pour les chiens. Eczema impctii^ineux on rouvieux.
Causes. — Defaut de proportion enlre l'exercice et 1'alimentation.
Symptumes. — Sur le cheval, il s'observe ä la cri-niere; sur le chien, e'est sur le dos.
Traitement. — Comme plus haut.
Efforts.
Distension des tendons, ligaments ou muscles. Ils sont a pen pres speciaux au cheval, surtout au jeune.
Causes. — Paraissent en general dus au soule-vement, sinon au decollement complet dos ligaments arliculaires, au niveau de leurs points d'insertion.
Symptömes. — La boiterie avec ou sans fievre existe toujours; il y a en plus gonflement avec chaleur, dou-leur, sensibililö de la region et parfois apparition consecutive d'exostoses.
Traitement. — II faudra calmer la douleur et l'in-flammation sur les animaux nerveux, immobiliser la region, et enfln chercher ä faire disparaitre les exos-toses.
Effort du Itoulet. — Au debut, contre la douleur, antipyrine, bains, cataplasmes opiaces, puis vesicants, ou cauterisation.
Effort des reins. — Generalement incurable. Vesi­cants, ou cauterisation; en evitant I'abatage, bonne alimentation, travaux moderes.
Effort du tcsticule. — Voy. Hernia et Sarcocele.
Elephantiasis.
Maladle des bötes bovines, qui a ete decnte par Cruzel,etquiestprobablementr4Masa?'5rMe(voy.cemot).
ocr page 550
.#9632;138
EMPHYSEME PÜLMONAIRE.
Emphyseme pulmonaire.
Sorte d'aslhme du cheval, et plus rarement du boeuf.
Causes. — II pent 6tre la suite de maladies du poumon, ou d'efforts violenls.
Stmptömes. — Irregularite de la respiration, rendue visible par les mouvements du flanc. L'expiration se fait en deux temps.
11 faut signaler aussi Tapparition brusque de p6-riodes de dyspnee et de sullbcalion, durant quelques jours.
Traitemest. — lodure de potassium en boissons, et acide ars6nieux, ou injections sous-cutanees de caf6ine et de veratrine.
Jurisprudence. — L'expert doit constater les symp-tomes et s'assurer qu'il n'y a pas de maladies aigues. Dans la loi framjaise, le delai pour inlenler Taction est de 9 jours.
Empoisonnements.
Causes. — Maladies dues h I'ingeslion do poisons.
Symptomes. — Ils sont trfes variables; prcsque tou-jours, il y a enleritc sur lous les animaux, vomisse-ments sur les carnivores et omnivores.
Traitement. — II laut arröter l'absorption en 6va-cuant la partie non absorbee, au moyen de vomitifs et de purgatifs, eviter ces derniers, s'il s'agit d'un poison irritant l'intestin; faire !e lavage de l'cstomac et de l'intestin au moyen de l'eau, de mucilages, d'6mol-lients; puis neutraliser Teflet du poison, en donnant des substances dont I'action pbysiologique est oppo-söe; par exemple, le cale est antagonisle des narco-tiques.
Si la cause est inconnue. — Faire la medecine des symptömes ; par exemple :
S'il y a sympldmes de gaslro-enlmte. — Calmer I'in-llammation et chercher a eliminer le poison avec des breuvages emollients, des aliments mous et cuits,
ocr page 551
EMPOISONNEMENTS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 539
essayer la vaporisation de l'öther dans le rectum, les injections sous-cutanöes de morphine on de codeine, eviter l'emploi des purgatifs irritants, comme I'aloes et ceux qui congeslionnent.
S'il y a des symplömes de surexcitalion. — Essayer les cahnanls, I'ether, le chloral, les bromures.
S'il y a des symplömes de coma. — Essayer les exci­tants et surtout le cafe.
Si la cause est coxnue. — Essayer I'antidote indi-qu6, en se basant sur le tableau suivant et chercher h evacuer le poison non absorbe, au moyen de vomitifs et de purgatifs doux et non irritants.
Azotique(\cide).... \
Clilorhydrique(Aci(le). f Alcalius, magnesie, chaux, savon, lait,
Phosphoriqiie(Acide) i ouufs, bromures, huiles.
Sulfurique (Acide) .. /
Acetique(Acide). #9632; #9632;#9632; ]
Oxalique (Acide) et (,, t j .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ,..
ia „pi.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;( Eau enaudo, chaux, platre, craie.
Tartrique (Acide)... / Cyanhydric(ue(Aci(le)
et ses scis........ Affusions alternatives d'eau chande et
d'eau froide, sels defer,injection d'atro-pinc, respiration artificielle.
Ammoniaque.......\
Chaux.............| Lait, huile, vinaigre, jus de citron, acides
Potasse............i dilues.
Soudo.............'
/ Aeration, fumigations chaudes, 6inol-Carbares divers.... I lientes, legerement antiseptiques, injec-Fuuiee d'inceudie.. j tions trach^ales d'eau chaude ot cal-\ mantes, revulsion sur les cotes.
Aconit............. Ammoniaque, digitaline, atropine.
Alcool............. Cafe, douches froides.
Anesthisiques (ether,
chloral, etc)...... Respiration artificielle, douches froides
strychnine, veratriue, eserino.
Autimoinc......... Emollients, lait, ooufs, electuaires, acide,
tannin.
Arsenic............ Eau chaude en quantite, femigiueux et
surtout peroxyde de fer.
ocr page 552
wmm
wmm
Ö40nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ENCANHTIS.
Atropine...........\
Belladone..........( Slimulantä, caK et injections sous-cuta-
Jusquianie.........i uees de cafeine.
Stramoine........./
Cantharides........ Eau chaude, farines, mucilages, gommes,
camphre, eviter les hailes.
Ciguii.............. Cafe.
Colchique.......... Tannin, mucilages.
Creosote........... Stimulants generaux.
Croton Tigliou..... Emollients.
Digitale............ Atropine, excitants.
Ergot.............. Tannin et excitants generaux.
Feve de Calabar.... j At ine ct strychnine.
Physo-stigmine.....jnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'
Fourrages et graines avariees, moisies. Laxatifs, boissons mucilagineuses, injec­tions sous-cutanoes d'elhor, antiscpsie intestinale.
If.................. Excitants, laxatifs et mucilages.
•Morphine et opium. Emctiquc, cafe, ammoniaque, respiration artificielle.
Phosphore......... Terebenthine.
Sabine............. Injections sous-cutanees d'ether, sulfate de
soude, mucilaginoux.
Phenique (Acide),.. Stimulants, eau do chaux sucree.
Plornb............. Sulfate de soude et hailo de ricin, iodurc
de potassium, eau de Babel.
Strychnine.........j Bromur(.s chloroformc, ether.
Noix vomiquo......I
Sels metalliques en general.......... Eau chaude mucilngineusc, toufs, mor­phine. Tabac.............. Excitants dilfusibles, tannin, strychnine.
Veratrine..........' r. r-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; -i •
,, ,,.,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ( Gate, mucilagineux.
Hellebore..........)nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;0
Encanthis.
Tumeur de Tangle interne de la paupiöre; Ires rare, eile n'existe guere que sur la vache.
Symptömes. — Outre la tumeur visible, il y a lar-moiement, injection des conjonctives.
Traitehext. —Lavage avec une solution de violet de methyle an centieme, recouvrir la tumeur de violet de melhyle en poudre. Ablation avec la ligature ölastique.
ocr page 553
ENCEPIIALE. — CONGESTION CERfiBRALE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 541
Encastelure.
üöformation du sabot du cheval.
Causes. — Due ä une mauvajse ferrure, ä un döfaut d'exercice, ä peu pres speciale aux membres antö-rieurs.
Symptömes. — Boiterle ä caractere special et direc­tion presque verticale de la paroi dans la rögion des talons, la corne est seche, cassante.
Traitement. — II est surtout d'ordre chirurgical, ferrure appropriöe; au point de vue medical, il com-porte I'application sur la corne de corps gras destines ä lui conserver sa souplesse et ä I'application de le-gers vesicants sur la region de la couronne, pour hater la pousse d'une nouvelle corne ayant une mellleure direction.
Encephale (Maladies de 1').
Alices du cerveau.
Causes. — C'est la consequence d'une maladie infec-tieuse : la gourme principalement.
Symptömes. — Ceux de I'encephalUe aigue : töte basse, inclinöe ädroite ou ä gauche, diminution de la respiration et de la circulation, stupeur, nonchalance, d^placements irr6guliers en cercle; parfois vertige laquo;t amaurose simple ou double.
Traitement. — Nul, employer les anesth6siques pour calmer les acces, abatage des malades.
Anemie cerebrate.
Causes. — Compression des vaisseaux par une tumeur.
Symptömes. — Vertige, tremblement avec syncope, pouls petit, respiration ralentie.
Traitement. — Tres incertain, essayer les stimu­lants generaux, injections sous-cutan6es d'6ther, a ä 10 grammes.
Congestion cerebrate.
Causes. — Chez tousles animaux, eile est la cons6-Cagxy. — TWr. vlaquo;.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;31
#9632; i
ocr page 554
#9632;#9632;
T
540nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ENDOCARDITE CHRONIQUE.
quence d'une hyperh^mie vasculaire, souvent sans 6panchement notable. Elle pent 6tre le fait de tumeurs, d'abces, 6tre consecutive ä des affections typhoides, des maladies du coeur, des empoisonnements (mor­phine, par exemple).
Symptomes. — Marche chancelante, avec diminution de la sensibilite et de la contractilite, abolition de la vue, täte basse, tendance h tourner.
Traitement. — Saign6e, re%-ulsifs sur le cou et les joues, purgatifs drastiques, irrigation continue sur la t6te, ou glace et refrigerants.
Endocardite.
Maladie du coeur, generalemont incurable, c'est une inflammation de la sereuse des cavites du coeur.
Elle pent 6tre aigue, chronique, ulce)-euse, valvu-laire, vegetante, verruqueuse.
Endocardite al^ae.
Causes. — Elle peut 6tre de nature rhumatismale ou 6tre la consequence d'une maladie infectieuse.
Symptomes. — Pouls fort, battements du coeur pre-cipites, dyspn^e, coliques, tout ce qui annonce une gene de la circulation, fievre, souffle cardiaque, pouls veineux.
Traitement. — Saignee, 4 ä 3 litres, vesicatoire, diuretiques, digitale et cafeine en injections sous-cutanees, essayer l'iodure de potassium 5 a 10 gram­mes, le salicylate de soude 23 ä 30 grammes.
Endocardite chronique.
Causes. —Elle parait, surtout sur le cheval, etre la consequence de la vieillesse.
Symptomes. — Essoufflement rapide, oedfeme, amai-grissement;ärauscullation,bruitde souffle cardiaque. Le tableau suivant, imite de celui de Leclainche, est ulile ä consulter (1) :
(1) Leclaiuche, Precis de Pathologie vitirinaire, 1891.
\
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ENTERITE.
, . . . . (En arriere. / A la pomte. „ Bruit de souffle \nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i En avant. .
percu pendant
543
Insutlisance mitrale.
— tricuspi-
dieune.
Hetrecissement aor-, tique.
Retr6cissement pul-monaire.
Rfetrecissemeut mi­tral.
Retrecissement tri-cuspidien.
Insufflsance aorti-que.
Insufflsance pulmo-naire.
En arriere.
la systole.
A la base
...I
( En avant. .
/ En arriere. ' A la pointe. lt; Bruit de souffle \nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;( En avant. .
percu pendant lt; la diastole. /nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;( En arriere.
A la base. . •.
' En avant. .
Enterite.
Inflammation de I'intestin.
Causes.— Elle est bien souvent Tun des S5fmplumes
Fig. 70. — Jeune colonie de Bacillus mesenterwus vulgalus, sur plaques de gelatine, 58/1.
d'une maladie infectieuse, souvent aussi d'un empoi-sonnement, quelquefois d'un simple refroidissement. Ella pent etre due k Taccumulation de certains 6a-cilles, qui existent toujours en quanlites variables (fig. 76).
Symptomes. — On observe en general de l'inappö-tence avec lievre, des coliques, du metöorisme, et de la constipation ou de la diarrhee.
Traitement. — Variant suivant les causes, il devra avoir pour but de calmer I'inflammation intestinale
ocr page 556
344
EPARV1N SEC.
au moyen d'emollients, de purgatifs doux, ou de laxa-tifs. II faudra trailer la cause : maladie infectieuse ou empoisonnement.
Enlerile aigue. — Saignee et r6vulsion, alimenta­tion ömolliente; contre la fiövre, antipyrine et sulfate de quinine.
Enlirite chronique. — Alimentation 6molliente, 16gers laxatifs : huile d'olive pour les chiens ; injec­tions sous-cutanees legeres 1 ä 3 centigrammes d'6se-rine, de pilocarpine ou de veratrine, pour les herbi­vores.
Entente diurrheique. — Morphine ou opiaces, la-vages antiseptiques de l'intestin avec solution de cresyl, de naphtol, dans le lait ou l'eau, poudre de tan ou de ratanhia 10 ä 20 grammes, pour les jeunes.
Enterite dysenterique. — Alimentation 6molliente, opiaces, breuvages avec laudanum.
Entropion.
Renversement des paupiöres en dedans.
Causes. — D'origine cong^nitale, cette difformit6 est a pen pres speciale au chien.
Symptomes. — Les cils rentes en dedans d6termi-nent une conjonctivite persistante avec larmoiement et suppuration, contre laquelle les proprietaires de-mandent l'applicalion de sötons qui ne produisent aucun effet.
Traitement palliatif. — Lavages avec solutions chaudes antiseptiques mais non caustiques.
Traitement curatip. — Operation et pansement an-tiseplique.
Eparvin. — Voy. Exostoses.
Eparvin sec.
Causes. — C'est un Symptome de lösions diverses du membre posterieur, souvent d'une retractation aponevrotique de nature rhumatismale, parfois d'une Jesion du sabot.
Symptömes. — Boitcriecaracteristique, avec mouve-
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fiPAULE. — BLESSURES DE L'fiPAULE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;54raquo;
ments de harper, tres accentues au depart, s'atte-nuant avec la marche.
Traitement. — Trös incertain, trailer les lesions lorsqu'on les d6couvre.
IC par raquo;in calleux.
Causes.—II est du ä une exostose de la töte du peron6 inlerne du membre postörieur.
Traitement. — Essayer les frictions de pommades resolutives de bi-iodure de mercure au 1/8 et les cauterisaiion avec le fer rouge, en raies ou en pointes.
Epaule (Maladies de 1').
Causes. — Ges affections sont nombreuses et elles sonl presque toujours le fail de coups et blessures. Cc sont des Fractures du scapulum, des Contusions par les harnais ou les corps strangers, s'accompagnant de pockes sanguines, de plaies ou d'abces ; il pent y avoir Atrophie musculaire.
Symptömes. — II y a toujours une boiterle caracld-ris6e par la dilflculte ou rimpossibilile de relever le membre pendant la marcbe, en avant ou en arriamp;re.
Traitement. — Ilvariera sulvant la lesion.
Alices de l'epaule.
Causes. — Contusions par le collier, sur un cheval dont la marche est rendue irreguliere par la fatigue ou par une boiterie.
Symptömes. — Siögent, sur le cheval, ä la poinle de l'epaule. Ils peuvent 6lre tres profonds.
Traitement. — Reme'dier ä la cause, puls applications vesicanles, ponclion avec un caulere en poinle de preference, puislavages antiseptiques avec la solution de cresyl.
Blessures laquo;le l'epaule.
Causes. —C'estle fait du collier oude la bricole, sur le cheval non dress6, ou reposö depuis longtemps, sur le cheval fatigue boileux,oudontleharnachemenl est defectueux.
Symptömes. — Boiterie, plaie ou abces (Voy. ces
.
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546
EPONGE.
mots), sensibilitc de la region, I'animal refuse de tirer ou est difficile ä garnir.
Traitement. — Calmer I'inflammation locale, au moyen d'une solution au 1/10 de cocaine. Ouvrir les abces et appliquer la päte de Socin.
Sur les cheVaux au dressage, on peut endurcir les epaules au moyen de lotions avec une solution de bichromate de potasse.
Epilepsie ou mal caduc.
Causes. — Affection cerebrale qui sur tons les animaux, et est le plus
peut s'observer souvent heredi-
laire sur le chien.
Symptöhes. — Acces subits de peu de duree, se renouvelant a intervalles varies, caracterises par la dilatation de la pupille, des mouvements desordonn6s. une salivation mousseuse, le pirouettement des yeux, remission involontaire des urines, qui ont une odeur forte et speciale. II y a une fausse epilepsie ou epilepsie vermineuse.
Traitembst. — Donner la valeriane ou ses sels, le chloral. Essayer le bromure de potassium ä la dose de 4 ä lOgrammes par jour, oules vermifuges suivant les cas.
Eponge. — Voy. Kyste.
Causes. — C'est un kyste de la pointe du coude, qui s'observe sur les chevaux qui se couchent Tun des membres anterieurs plie de fa^on teile que la pointe du coude se trouve en contact avec l'öponge du fer du pied correspondant.
Symptomes. — Tumeur molle, fluctuante, chaude, douloureuse du coude; parfois eile est insensible el induröe; boilerie en general peu prononcee.
Traitement. — T. prGventif. — Modifier la ferrure en diminuant la longueur el l'epaisseur du fer.
T. curatif. —Ponction du kyste avec un fer rouge, passage d'un s^ton anim6 avec le bichromate de po­tasse, ou friction avec la pommade de mercure au 1/8.
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ESTOMAC (MALADIES DE L*)-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; S47
Urgotisme.
Causes. — Maladie due a l'ingestion de graminees, dont les graines sont envahies par Vergot de seigle.
Symptomes. #9632;— 11s sont dus a I'action excitatrice exercee sur les centres nerveux, et a I'action sedative exercee sur le coeur. II y a done des phenomenes convulsifs et de la gangrene seche.
Traitement. — II est tres incertain; il faut suppri-mer la cause, essayer les antispasmodiques centre les convulsions, et le plus souvent se häler de sacri-lier les malades pour la boucherie.
Erysipele.
Causes. — Inflammation locale de la peau que Ton observe surtout sur la tete du mouton, a I'etat epi-zootique; eile parait etre de nature infectieuse.
Symptomes. — Fievre intense, phenomönes de ver-tige, rougeur avec soulevement de la peau.
Traitement.— Essayer les injections locales d'huile camphröe, les frictions avec le liniment ammoniacal ou camphre, lögers laxatifs.
Erythema de la tonte.
Causes. — Irritation de la peau, qui s'observe sur les chevaux aprös la tonte, et qui parait etre une manifes­tation de la diathese arthritique, d6termin6e par le con­tact de l'instrument et faction consecutive du froid.
Symptomes. — Chaleur, avec sensibilite de la peau, apparition de vesicules qui peuvent suinter.
Traitement. — Lotions emollientes boriquees, appli­cations de pommades avec la vaseline ou la lanoline saturate. A I'interieur, donner I'arsenic.
Estomac (Maladies de 1').
Causes. — Ces affections, qui sont nombreuses, sont dues soitä des actions directes: coups, aliments volumi-neux ou irritants; seit k des maladies d'autres organes.
Symptomes. — II y aura toujours arret do la diges­tion, avec meteorisation ou vomissements etcoliques. 11 pent y avoir suspension des contractions de l'es-
ocr page 560
548nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;FACE. — PARALYSIE DE LA FACE.
tomac.ou diminution de la secretion du sacgastrique, ou d6faut d'absorptlon.
Traitement. — II sera variable :
Les efforts de vomissement seront trails par la glace, les anesthesiques;
La suspension des contractions sera trait^e par les injections sous-cutanees de veratrine a. pelites doses pour commencer, 2 a 10 centigrammes sur le cheval, 15 ä 20 sur le boeuf, on y ajoutera des injections d'^-serine ou de pilocarpine aux m6mes doses. La ponc-tion pourra 6tre utile dans les cas de surcharge. Les aliments dangereux seront elimines par des purga-tifs ou des vomitifs. (Voy. Empoisonnement).
Eventration. — Voy. Hernie.
Exomphale. — Voy. Hernie.
Exostoses.
Cesont des fumeurs osseuses anormales.
Causes. — Elles apparaissent apres les fractures, les coups, les decollements des ligaments articulaires. Elles prennent des noms variables suivant leurs situa­tions : Cals osseux, 6parvins, formes, osselels, suros.
Symptömes. — II y a surtout une tumeur visible dure; laboiterie n'existe pas toujours.
Traitement. — Frictions avec la pommade de bi-iodure de mercure au 1/8, ou avec le bichromate de potasse au 1/10, cauterisation en raies ou en pointes, n6vrotomie.
Face (Maladies de la).
Ce sont des ßlessures, des Abces, des Collections des sinus, des Paralysies (Voy. ces mots).
Paralysle tie la face.
Causes. — Elle est due, chezle cheval, ä la compres­sion du plexus zygomatique par le licol sur I'animal couche et entrave.
Symptömes. — Les lövres sont tirees du cole oppose, la salive coule, le rötrecissement des alles du nez rend la respiration bruyante.
b
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T
FARCIN.
519
Traitement. — Frictions söches, ou mieux exci-tantes, applications vösicantes, 16g6res ; essayerl'elec-lricit6.
Farcin. — Voy. Morve.
Farcin du bceuf.
Causes. — Lytnphangite epizootique, de nature mi-crobienne (flg. 77), d'apres Nocard.
Symptomes. — La maladie siegeant le plus souvent aux membres, on observe de l'engorgement avec
Fig. quot;7. —Microbes du Farcin du bccuf.
epaississement de la peau, et parfois des boutons ou des abces; il y a boiterie plus ou moins mar­quee.
' Traitement. — II est assez incertain. Cauterisation et ablation, pansement antiseptique.
Farcin d'Afriaue.
Causes. — Lymphangite infectieuse, qui paratt jusqu'ici sp6ciale aux chevaux et mulets en Alg6rie.
Symptomes. —11s sont tres analogues a ceux du far­cin r6el. II y a engorgement des lymphatiques de Tun ou plusieurs membres, paraissant debuter ä la cou-ronne, avec abces, boutons, boiterie.
Traitement. —II n'estpas tres efflcace, cauterisation et pansement antiseptique.
31.
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5iö
FlfiVRE VITULAIRE.
:; i
Fievre aphteuse.
Causes. —Maludie des porcs et des ruminants, due uniquement k la contagion.
Symptomes. — Garacterisee par 1'apparition des vö-sicules dans la beuche, dansl'espace interdigite et sur les mamelles. Fievre, Eruption vesiculeuse, apres l'ou-verlure des v6sicules apparaissent de petites plaies rouges; sensibilite des parties malades, marche diffi­cile, mulsion penible, salivation, difficult^ de la pre­hension des aliments.
Thaitement. — T. preventif. — Isolement des ma­lades, desinfection des locaux avec l'eau de chaux, cauterisation lagere de l'espace interdigil6 avec bains d'eau de chaux, lavage des mamelles et de la bouche, avec solution de erdsyl ä 10 p. 100.
T. curatif. — Cauterisation legere de l'espace in-terdigite avec solution au 1/30 de chlorure de zinc, repos sur une bonne litiere, aliments mous et cuits additionnes de sulfate de soude, lavage des mamelles avec solution chaude boriquee, injections buccales avec eau miellee et vinaigree. Eviter dans la bouche l'emploi d'irritantsquideterminent une stomatite plus grave que la ßevre aphteuse.
Police sanitaire. — Declaration, isolement des ma­lades, cantonnement du troupeau, desinfection des etables avec l'eau de chaux. Le lait doit etre bouilli. La viande pent 6tre consommee, apres examen.
Fievre vitulaire.
Causes. — Congestion cerebrate et peut-6tre ure-mie, dont le pronostic varie suivant les contrees.
Symptomes. — Ce sont ceux du coma, il n'y a pas d'elövation de la temperature. La malade est 6tendue sur la litiere sans aueun mouvement, l'encolure re-pliee, la t6te appuyantsur le sol. La mort arrive par-l'ois tres vite.
Thaitement. — Dans les cas peu graves, on rdussit en employant la saignee, la revulsion avec la mou-
ocr page 563
F01E.
ABCES DU FOIE.
531
tarde ou I'hydrotherapie continue. Dans les formes plus accentuees, le resultat est tres problematique; j'ai obtenu de ramelioration avec diurfese abondante, en injectant directement dans la trachee 3 ä 6 litres d'eau additionnes de 30 grammes de sei de cuisine.
Fistulas.
Causes. — Plaie profonde et persistante, consecu­tive h la lesion d'un os, d'un tendon ou d'un organe interne.
Symptömes. — Ecoulement variable de liquides me­langes de pus par un orifice anormal de la peau ou d'une muqueuse, epaississement, avec chaleur, et sensibility des tissus environnants.
Traitement. — II faut enlever le corps etranger ou la partie n6cros6e qui cause I'ecoulement; pour cela on essayera le debridement, puis lavages antisepti-ques, avec une solution de bichlorure de mercure ou de chlorure de zinc, puis pansement antiseptique.
D'autres fistules, celles qui rnettent en contact le rectum et le vagin par example, pourront etre trailees par la suture des parties.
Fistuie sulivaire. — Voy. Salivaires (glandes).
Fluxion periodique. —Voy. Ophtalmie periodique.
Fluxion de poitrine. — Voy. Pneumonie.
Foie (Maladies du). — Ellessont nombreuses. II pent y avoir : congestion, dechirure, hepatite, tumeurs ver-mineuses et autres, calculs, degenerescence.
Symptömes. — Ils sont ordinairement tres variables, mais il y a toujours coloration jaune des muqueuses apparentes, avec troubles digestifs.
Traitement. — Outre les r6vulsifs, les vermifuges, il y aura en general utility k employer les purgatifs, qui diminuent la circulation hepatique.
,¼i;laquo; dn foie.
Causes. — Gourme, infection purulente. Sur les jeunes animaux, ils sont dus ä la suppuration des vaisseaux de Tombilic. (Voy. Phtebite ombilicale.)
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!
552nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; FOURBURE.
Atrophie du foie.
Maladie caus6e par la compression du lobe droit le plus souvent (Franck) par suite de döveloppement du colon, consecutive aux affections parasitaires, aux hepatites, ä la cirrhose du foie (Voy. ces mots).
Formes.
Ce sont des exostoses de la region du poignet. Voy. Exostoses.
Causes. — Dues au d^collement des ligaments ar-ticulaires, par suite d'efforts, d'entorses.'
Symptumes. —Boiterie, avec tumeur visible.
Traitement.—Essayer la cauterisation, les frictions v^sicantes avec la pommade de biiodure de mercure au 1/8 et la nevrotomie.
Formes cartila^tucuses.
Causes. — Elles sont dues a rinflltration calcaire des cartilages lat6raux de la troisieme phalange.
Traitement. — Amincissement de la paroi, rainure, vesicatoire a la couronne, ferrure sp6ciale, nevrotomie.
Fourbure.
Congestion des tissus sous-ongules, a pen pres speciale au cheval.
Causes: — Elle pent 6tre la consequence du tra­vail pendant I'ete, ou d'une maladie intestinale : fifev're typhoiide, superpurgation, etc. Elle pent etre consecutive ä la parturition.
Symptömes. — Suivant qu'elle a son siege sur deux on quatre membres, la boiterie est plus marquee, le decubitus plus persistant, la fievre el la douleur plus marquees; les sabots sont chauds, sensibles a la per­cussion.
Traitement. — Fourbure aigue : au debut, centre la fiövre, antipyrine, saign^e, revulsion, cataplasmes froids, douches et bains.
Fourbure chronique : ferrure speciale, operation de la fourmilifere. Eviler la nevrotomie.
n
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quot;
•M
GALE.
bö3
Fourchet.
Fistule du canal biflexe (mouton). — Voy. Fistule.
Fourchette echauffee.
Secretion purulente de lalacune mediane de la four­chette du cheval.
Symptomes. — Boiterie peu prononcee, odeur spe-ciale dela secrötion.
Traitement. — Onguent 6gyptiac, goudron, chlo-rure de zinc elendu.
Fourreau (Maladies du).
Causes. — Ce sont des blessures causees par les traits, les bat-flancs; on observe aussi des tumeurs diverses, et raccumulalion de la matiere sebacöe.
Symptomes. — Gonflement, avec sensibilite, gene de la miction.
Traitement. — Lotions chaudes et antiseptiques, ablation des tumeurs.
Fractures.
Rupture du tissuosseux.
Causes. —Due ä des chutes, ä des coups, et h. une constitution anormale de l'os.
Symptomes. — Ils varient suivant la region de la fracture; on observe une suppression des mouvements, avecclouleur,flevre, engorgement chaud,et on entend le bruit fait par le contactdesaboutsosseuxl'uncontre l'autre dans les mouvements imprimes ä la region.
Traitement. — Les grands animaux seront en ge­neral sacrifies de suite pour la boucherie, sur les petits on peut essayer la consolidation.
Si c'est possible, eviler les pansements contentifs. Suspension des animaux lourds sur un appareil; h I'interieur, alimentation riebe en phosphates. Gale.
Maladies contagieuses, caract6ris6es par la presence d'acares.
D'apres M6gnin, les dermatoses acariennes ötudiees sur les animaux sont les suivantes :
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r
354nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;GALE.
le
Animaux domestiques indigines.
Aneetmulet.....} Gale sarcoptique.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; le
( — psoropuque.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; .
j Gale psoroptique. Boouf.............#9632; — chorioptique.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;si
(Piqure d'ixodes. Chat.............. Gale sarcoptique.
' Gale sarcoptique.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ,
\ — psoroptique. Cheval............ — chorioptique.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;f'
/ Prurigo dermanyssique.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; e
i Piqüre d'ixodes.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;r
-..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;' Gale sarcoptique.
Chuvre...........' - chorioptique.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; I
; Gale folliculaire. Chiennbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;) — sarcoptique.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; t
' j — auriculaire chorioptique.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;,
' Piqüre d'ixodes. . .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;(Gale sarcoptique.
quot; ...... ''' | — auriculaire psoroptique.
! Gale psoroptique. — sarcoptique. Piqüre d'ixodes. Gale des pattes sarcoptique. [ Tumeurs cutanees acarieunes. \ Prurigo dermanyssique.
Oiscaux.........( Gale des plumes sarcoptique.
j Piqüre des argas. f Acariase du tissu cellulaire. — des sacs aeriens.
. .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;.. ( Gale du dromadaire.
Animaux domesti- _ du ]ama
ques exotiques.. ) _ delagirare.
#9632; Gale sarcoptique du lion, de la hyene et de Inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Tours.
Animaux sauvages \ — chorioptique de la hyene, du renard, libres ou de mt'- ;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;du loup, du coati, du rat, de la sou-
nagerie........./nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ris, des gazelles, des moutlons, de
l'antilope, du chamois, du singe, du \nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;phascolome.
Symptömes. — 11 y a toujours des demangeaisons, des excoriations et une irritation de la peau. Traitement, — II faut isoler les malades, detruire
#9632;1
ocr page 567
GALE DU CHEVAL.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 555
leursacares au moyen de frictions, de lotions avec des composes sulfureux de preference, puis d^sinfecter les locaux, les harnais, avec l'eau bouillante, l'eau de chaux, les fumigations soufrees, etc. II est indispen­sable de donner une nourriture tres alibile.
*raquo;:ilc anriculalre.
Causes. — Maladie due k la presence d'acares dans le conduit auditif. Sur le chien, le chat, le furet, c'est le chorioptes ecaudatus (Megnin) qui en est la cause; sur le lapin, c'est le psoroptis longiros-ris equi qui vit aussi sur la peau du cheval; sur le pore et le sangiier, ce serait le sarcoptes scabiei.
Symptömes. — En general par suite de Tinflamma-tion locale et de la compression de la corde du tym-pan, il y a injection de la conjonctive, delamuqueuse buccale, salivation abondante, inclinaison de la töte; si une seule oreille malade est atleinte, port particu-lier de la tete qui est raide, maintenue dans I'extension dans le cas oü les deux oreilles sont prises, irregula-rite dans la marche, accumulation de cerumen dans I'oreille. Sur les chiens courants, il pent y avoir des acces simulant la rage ou I'epilepsie.
Traitement.— Lavage du conduit auditif au moyen d'un pinceau ou mieux d'une plume de volaille avec solution de sulfure de potasse 15 grammes pour 1000 (M6gnin), avec le liniment Nocard :huile d'olive 100, naphtol 10, 6ther 30, en maintenant un tampon de ouate pendant dix minutes.
Ciale du cheval.
Trois sortes : sarcopte, dermatodecte ou psoropte et symbiote.
Symptomes.—Demangeaisons vives, amaigrissement, excoriations de la peau dues aux frottements centre les corps etrangers. Le sarcopte creuse des sillons ä peu pres sur toutes les parties du corps, et la gale sarcop-tique peut se communiquer a I'homme. Le dermato­decte squot;observe sur le dos et ä l'encolure et ne creuse
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556
GALE DU MOUTON ET; DE LA CHEVRE.
pas de sillons. II en est de möme du symhiole, qui vit ä la surface de la. peau, de la parlie inferieure des membres postörieurs (des jarrels ä la couronne). La gale symbiotlque est ä peine visible l'ete.
Traitement. — Nettoyer, tondre et frletionner ä vif la peau, puis lotions sulfureuses,.ou pommades sou-frees, ou pelrole etendud'eau,ou jus de tabaediluö au 1/5 ou le melange suivant: savon vert 500 grammes, cresyl 500 grammes, alcool 250 grammes; augmenter la nourriture, desinfecter )es locaux, les ustensiles d'ecurle; les fumiers seront enleves, le sol gratt6, reconvert d'unie nouvelle couche de terre, les murs seront blanchis ä la chaux ou avec la lessive chaude, les bois seront goudronnes, les harnais seront laves, on remplacera les parlies des harnais, sellette, col­lier, qui sont en contact avec le corps.
dale laquo;In chieu et du chat, OU gale roilgO.
Causes. — Elle est due au demodex. Symptömes. — Rougeurs auxjoues.autour des yeux, au ventre (ne pas confondre avec l'eczema), chute despoils.
Traitement. —gouvent incurable; pommade au sul-fure de carbone alternee avec bains sulfureux. Les pommades avec la lanoline seront pröferees. Pour le chat, on emploierale bäume du Pörou. Ne pas oublier la disinfection du local.
dale du moiiloii et de la cbeyre. Causes. —Elle estcauseepar un sarcopte. Symptömes. — D6mangeaisons viyes, la laine squot;ar-räche par places, amaigrissement rapide.
Traitement. — Tondre la laine, au debut lotions avec le petrole, le jus de tabac ötendu d'eau au 1/5; si la maladie est genörale, bains arsenicaux de Tes-sier, de Trasbot, de Waltz. Le bain cr^syle de Frohner (1), adopte par le gouvernement prussien,
(1) Pathologie et therapeutique de Friedberger et de Frohner, traduction de Cadiot et Ries.
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GANGRENE.
bo*
consiste h ramollir les croütes au moyen de plusieurs frrclions (fl^. 78)avec creoline I partie.alcool 1 partie, savon vert 8 parlies; puis a baigner (flg. 79) 2 fois en 8 jours les moutons dans une solution chaude de cresyl ä 2 1/2 par 100, soit pour 100 moutons eau 230 litres, crösyl 6 litres 1/2. Faire secher l'animal sur une claie (flg. 80) et le mettre dans un pare isolö (flg. 81). D6-sinfecler les locaux, coname ci-dessus, augmenter la nourriture.
Police sanitaire. — Faire la declaration, isoier les troupeauxjusqu'aprös guerison.
Gale du nez du mouton et de la cliamp;vre OU noir-museau.
Symptömes. — Gelte gale a son si6ge uniquement sur le nez et le museau, eile envahit peu les parties de la töte couvertes de laine.
Traitement. — On pent employer les frictions avec les pommades soufr6es(p'ommade d'Helm6rich), avec un melange d'huile de cade 2 parties, huile 2 par­ties, essence de t6r6benthine 1 parlie, avec la pom-made au sulfate de cuivre au 1/8.
Ciale des pattes de volailles, autrefois nommec goutle.
Symptömes. —Hypertrophie des pattes, quisont cou­vertes d'ecailles blanches epaisses.
Traitement. — Nettoyer lardgion malade avec le sa­von sulfureux, puis lavages avec essence de tereben-thine ou sulfure de carbone, isoler les malades, et dösinfecter le poulailler.
Ciale des plumes de Yolailles.
Causes. — Elle est sarcoptique.
Syuptomes. — Ecailles öpidermiques, ä la base des plumes, qui peuvent se briser. Demangeaisons.
Traitement. — Insufflations de poudre de pyrölhre. Desinfecter le poulailler.
Gangrene.
Causes.— Mortification des tissus, dueäl'arret de
!
i
i
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358
GANGRENE.
la circulation, par compression vasculaire, par em-poisonnement (Voy. Ergotisme).
Fig. 78. — Gale du moutoD. (Frottage a la brosse.)
Gangrene seche.
Symptomes. — Les parties atteintes deviennent
Fig. 79. — Gale du mouton. (Mise au bain.) froides, insensibles, se dessechent et s'atrophient.
m
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Traitement.
GANGRENE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; SÖ9
Supprimer la cause, s'il est encore
Fig. 80. — Gale du mouton. (Sechage.
temps; faire l'amputation des parlies et pansement antiseptique.
Fig. 81. — Gale du mouton. (Mise en pare
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560
GANGRENE HUMIDE.
Ciangramp;ne humiile.
Causes. — Affection contagieuse due a la presence
Fig. 82. — Sang de cobaye avec des elements de vibrion seplique en courts articles ou en longs filaments (5) (d'apres Koch).
du Vibrion septique (fig. 82 at 83) ä la surface d'une
a. gt; 'lt;* S ^t a* v.: laquo;S?81 t--
Fig. 83. — Bacillus septicus, colouie isolee dans la gelatine 80/1, d'apres Liborius.
plaie.Göneralementmortelle surlecheval, iemouton, le pore et le chien; reste localisee sur les bovides.
^_
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GENOU (MALADIES DU).
Ö61
Symptömes. — Fievre intense, etat gönöral grave, pouls petit, ülantavec battementsdu coeur precipites, injection des muqueuses. La plaie, si eile est visible, a mauvais aspect, eile laisse couler un liquide sereux a odeur infecte.
Traitement. — Enlever les parties mortiflees, lava-ges antiseptiques avec le chlorure de zinc au 1/10 ou le sublimö corrosif au 1/200.
Gastrite.
Causes.—Irritation del'estomac (chez le chien princi-palement) par les aliments, ou cons6cutive äune autre maladie. Elle peut etre aigue ou chronique et est favo-
raquo;V*
Fig. 84. — Sarciua ventriculi, 900/1.
rable a la multiplication de certains microbes (fig. 84). Ciastrite aiga£.
Symptömes. — Soif ardente, efforts de vomissements reiteres.
Traitement. — Boissons glacöes et opiacees. Lait. Sur le cheval, ou ajoutera du sei dans les aliments, du bicarbonate de soude dans les boissons 40 ä aO grammes.
Ciastrlte chronique.
Traitement. — Boissons alcalines, alimentation peu volumineuse, trös digestible.
Genou (Maladies du).
Ce sont des contusions, des plaies [Yoy. Couronne {Cheval)] et des hydarlhroses.
Symptömes. —Boiterie plus ou moins marquöe, avec fievre et symptömes locaux.
Traitement. — Immobiliser la region, faire l'anti-sepsie des plaies; contre la fievre et la douleur, donner i'antipyrine.
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i
562nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;GOURME.
Gestation (Accidents de la).
Ge sont des avortements, des hernies de l'ut^rus, des i'eculs du vagin (Voy. ces mots).
Gingivite.
Inflammation des gencives.
Causes. — Causöe par certains fourrages et due sur le vieux cheval a des irr6gularit6s dentaires.
Cün^ivite lt;Ie nature infectieuse OU Muguet.
S'observe surtout sur le veau et le moulon; est epi-zootique.
Symptomes. — Coloration rouge des gencives, sali­vation abondante. L'animal ne prend que des ali­ments mous.
Traiteme.nt. — Gargarismes Emollients et acidu-les. Lavages avec une solution au 1/10 de chlorate de potasse; avec un melange de : eau 1 litre, miel trois cuiller6es, vinaigre 100 grammes. Antisepsie de la bonche, avecles solutions de borax ä 4 p. 100.
Goitre.
Hypertrophie de la glande thyroide.
Symptojies. —Tumeur indolente, ayant un accrois-sement peu rapide, quelquefois unique sur le cheval, plus souvent bilaterale sur le chien, determinant une gone de la deglutition,de la respiration, de la circulation.
! Traitement.— Trfes incertain. Essayer l'iodure de potassium en boissons 10 ä 15 grammes par Jour, les frictions de pommade d'iodure de potassium. La ponc-tion des kystes, suivie d'injections iodees, pent reussir. On a propose l'extirpation de la glande. Gourme.
Cacses. — Maladie conlagieuse et mlcrobienne du cheval.
Symptomes. — Cette maladie est caracterisee par la
tendance ä la suppuration de la partie du corps con-
taminee. Le plus souvent, il y a des angines avec
abces sous-glossiens.
Traitement. — I! faut isoler les malades, les main-
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HANCHE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Ö6J
tenir dans un local chaud, puis employer contra la fiövre le sulfate de quinine et l'antipyrine; donner des antiseptiques, comme le borax, dans les boissons et traiter les complications locales (angines et abcös). Desinfecter avec soin les instruments qui auront servi a la ponction des abces.
Goutte.
Causes, i- Arthrite due probablement ä un döfaut de nutrition; sur les ruminants, I'affection s'observe a la rotule. 11 r6sulte d'observations que sur les chiens et les oiseaux (autruche), celte maladie est bien due, comme chez I'homme, a des depots articulaires d'urates par exces d'alimentation.
Symptömes. —• Douleur articulaire avec chaleur, gonflement, boiterie, flevre intense.
Traitement. —II doit ötre plutöt preventif: alimen­tation proportionnöe ä l'exercice, diuretiques, pur-gatifs, vesicatoires sur les articulations malades. La pommade de bichromate de potasse au 1/8 a et6 pre-conisee contra la goutte des vaches.
Cioutte des 'volailles.
Traitement. —Boissons alcalines.Voy. aussi Gale des pattes.
Hanche (Maladies de la).
Ce sont des blessuras, des tumaurs; il pent y avoir luxation de l'articulation coxo-femorale, deplacemenl du muscle long aponevrolique, atrophie musculaira, et enfin fracture.
Practure de la pointe de la hanche.
Causes. —Ella s'observe sur les jeunes chevaux, qui heurtentviolemment les murs, en rentranl ou sortant de I'^curie.
Symptömes. — La pointe da la hanche cassee et entrainöa par le fascia lata est descandue ä plu-sieurs centimetres, avac una deformation visible. II peut y avoir une boiterie, qui n'est pas persistante en general.
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•J64nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;UfiMATURIE CHRONIQUE.
I
I
Tbauement. —Applications astringentes, ou lauda-nisöes, si la douleur est trop vive. , .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; . ,
Hematocele.
Epanchement sanguin dans le testicule ou ses en-veloppes, s'observe surtout sur le cheval.
Causes. — Est due a des contusions.
Symptomes. — Tumeur chaude, lisse des bourses, coliques, colonne vertdbrale raide, membres post6-rieurs ^cartes. Fievre.
Traitement. — On pent essayer le repos, I'appli-•cation de cataplasmes astringents maintenus par un laquo;uspensoir. Le mieux est de faire la castration.
Hematurie ou Pissement de sang.
Causes. — Affection frequente sur les poulains et les muletons, paraissant due au mauvais 6tat des mferes;;apres le sevrage, eile coincide avec une ali­mentation d6fectueuse, la fatigue, le froid.
Symptomes. — Affaiblissement general, coliques, Emission d'urine d'abord rose puis fortement color^e.
Traitement. — On emploie, sans beaucoup de suc-cfes, les diuretiques, le camphre, la terebenthine, 10 a 20 grammes en electuaires. Le mieux est de bien soi-gner la mere pendant la gestation et l'allaitement.
Hematurie algue.
Causes. — Due a des tumeurs de la vessie ou des laquo;alculs.
C'est un Symptome d'oblileration arterielle et du debut de la paraplegie du cheval.
Traitement. — Soins appropries; dans la paraple-
gic, diuretiques.
Hematurie chronique OU mal de Brou.
Causes. — C'est un symptöme de n6phrite, d'in-flammations et de tumeurs de la vessie; est fr6quente sur les ruminants dans la Mayenne.
i
Symptomes.— II y a souvent affaiblissement general, avec ecoulement frequent d'une petite quantity d'urine plus ou moins foncöe.
.
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HEMORRIIA.GIE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 563
Traitement. — L'ömigration donne de bons r6-sultats.
Boissons 6mollientes et alcalines, revulsion; mo­difier la nourriture.
Hämiplegie.
Paralysie totale ou partielle d'une moitie laterale du corps.
Causes. — S'observe a la suite de congestions, d'abces du cerveau, peut 6tre, sur le chien, la conse­quence de la maladie du jeune age.
Symptomes. — Station difficile, parfois impossible, I'animal marche en tournant, la sensibilite est abolie ou diminuee dans les masses musculaires.
Traitement. —On peut essayer, sans grande chance de succös, sur le cheval, sur le chien : pendant la Pe­riode aigue, les saign6es, les revulsifs, plus tard, I'^lec-tricitö, la teinture de noix vomique, ou I'arseniatede strychnine par pilules de 1 milligramme au plus.
Hemophilie.
Maladie assez rare, mal connue.
Causes.— Due soit a l'anemie, soit ä une infection microbienne spöciale.
Symptomes. — Caracteris^e par la tendance aux hömorrhagies fr6quentes, öplslaxis, päleur des mu-queuses, etc.
Traitement. — II consistera ä arröter les h^morrha-gies, et pour cela, outre les soins locaux, on essayera les injections sous-cutanees d'ergotine Bonjean 6 a 10 grammes, celles d'antipyrine 8 a 10 grammes; et aussi ä modifier l'etat g6n6ral, au moyen des injections sous-cutanees de fer dialysö 4 a 5 grammes, de vöratrine 2 ä 5 centigrammes et d'une alimentation tonique.
Hemorrhagie.
Ecoulement de sang par rupture des vaisseaux.
Symptomes. — Outre l'dcoulement du sang, qui n'est pas toujours visible (hemorrhagies internes), il peut Cag.vy. — Ther. vet.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;32
*
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566nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; HERNIES OU EFFORTS.
y avoir plaie, decoloration des muqueuses, faiblesse du pools, des battements du coeur.
Traitement. — Compression de la region, douches, pansemenls hemostatiques, antipyrine ou ergotine en injections sous-cutanöes, saignöes, revulsifs, cauteri­sation, ligature des vaisseaux.
Les hßmorrhagies les plus fröquentes sont celles du cerveau,du foie,de l'intestin (congestion intestinale), du p^ricarde, du poumon.
Hepatite.— \oy.Ictere, Typhoides {maladies).
Causes. — Inflammation du foie, relativement rare, paraissant consecutive ä une congestion, ä des coups, ädes corps etrangers, ä des helminth es; a et6 signalee parfois h r6tat 6pizootique.
Symptömes. — Tristesse, flevre, coliques legferes, constipation, coloration jaune des muqueuses et par­fois de la peau. Ne pas confondre avec les affections typhoides.
Traitement. — Saignee et revulsifs, donner la töre-benthine en electuaire, le calomel 15 grammes, chez les grands animaux, 25 centigrammes ä 1 gramme sur les petits. Dans les boissons, donner le bicarbonate de soude et le sulfate de soude.
Hernies ou Efforts.
Causes. — G'est la sortie partielle ou totale d'un organe interne hors de sa cavite naturelle, le plus sou-vent ä la suite d'un effort, parfois ä la suite d'une blessure, avec ou sans plaie.
Symptömes. —#9632; L'obstacle apporte au fonctionnement de l'organe s'accornpagne de troubles pathognomo-niques : coliques le plus souvent; dans la plupartdes cas, la hernie est visible.
Traitement.— II consiste,lorsque cela est possible, ä faire remeltre l'organe ä sa place, et ä empßcher sa reapparition, au moyen de bandages contentifs, d'em-plätres vesicants, de sutures. L'anesthesie peut 6tre utile pour cela.
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HYDROCELE. Hcrnie abdominale. — Voy. Abdomen.
Ul
Dia-
Hernle dlaphragmatique ingrulnale. — Voy.
phrägme, Inguinale {region).
Hernie pelvienne. — Voy. Intestin.
Herniederuterulaquo;. — Voy. Matrice, Renversement de la matrice.
Herpes.
Causes. — Dartres contagieuses ou teignes, dues ä des champignons qui peuvent s'observer sur tons les animaux etsecommuniquer äl'homme.Sur le cheval, on peut observer les Herpes lonsurans et epilans.
Symptomes. — Depilations produites par la brisure des polls de formes regulierement rondes dans VHerpes tonsurans.
Traitement. — II faut isoler les malades, d^sinfecter les locaux, faire des fumigalions de soufre, nettoyer les objets de pansement et faire sur les parties atteintes des lotions sulfureuses ou de sublimö corrosif.
Horse Pox.
G'est la vaccine du cheval.
Hydarthroses.
Causes. — Gonflernent des synoviales articulaires, dues ä la fatigue le plus souvent ou a une alimen­tation insufflsante, sur les jeunes animaux.
Symptomes. — Apparition, au niveau des articula­tions, de tumeurs molles, depressibles, la douleur est parfois tres prononcee, il y a alors boiterie et m6me decubitus prolonge.
Traitement. — Au d6but, emollients, douches; com-battre la fievre ; puis compression, v6sicatoires, caute­risation ; la ponction et les injections iodees sont dangereuses.
Hydrocele.
Causes. — Gonflernent avec hydropisie, du en general ä des coups ou blessures.
Symptomes. — Etat föbrile marque, inappetence,
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quot;
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568
1CTERE OU JAÜ1NISSE.
difficulle de la marche; dans la station debout, les reins sont voussßs, le testicule apparait gonfle, chaud, la peau des bourses tendue.
Traitement. — Cataplasmes astringents, essayer la ponction et enfln la castration.
Hydropisie.
Causes. — Epanchement abdominal de serosite du a l'anamp;nie ou ä une gone de la circulation, par suite de maladies de coßur, du foie, de tumeurs des gan­glions mesentoriques.
Symptomes. — Developpement exagere du ventre, avec ballotlemenl sensible äla percussion.
Traitement. — Essayer la ponction, mais surtout traiter la cause.
Hygroma.
Kyste muqueux. Voir Eponge.
Traitement. — Ponction et injection irritante anti-septique.
Hygroma laquo;lu genou des vaches laittäres.
Causes. — Loupe graisseuse causee par le decubitus prolonge.
Symptomes. — Tumeur parfois tramp;s volumineuse h. Tun ou aux deux genoux, rendant la station debout tres difficile. La diminution d'epaisseur de la peau est teile que Ton est parfois tent6 de croire ä l'existence d'une poche sanguine.
Traitement. — On ne pourrait que tenter I'ablation. Le mieux est d'engraisser la vache et de la sacriüer pour la boucherie.
Ictere ou jaunisse.
Causes. — C'est le symplöme d'un obstacle a I'ex-crötion du pigment biliaire, pouvant s'observer dans beaucoup de maladies diverses.
Traitement. —11 varie suivant la cause. — Voy. Trj-pho'ides {Maladies) et Vers.
Ictere lt;Ielaquo; poulalns nouveau-nes.
Causes. — Cette maladie qui paralt epizootique
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IMPETIGO.
569
semble due ä une infection microbienne par les vais-seaux ombilicaux.
Traitement. — II est gen^ralement inutile. On a pro­pose les sudoriflques, il faudrait peiit-6tre essayer les antiseptiques, napbtol et cresyl a l'interieur, et en m6me temps les injections sous-cutanees d'ether, 4 a 5 grammes et de veratrine 1 ou 2 centigrammes.
Ictfere ttu cbien.
Causes. — Pen commun; outre les concrölions bi-liaires, on a invoque le froid, les invaginations du duodenum.
Symptomes.— Etat general grave, coloration jaune des muqueuses, de la peau, de l'urine.
Traitement. — Le resullat est tvhs variable, la ma-ladie elant souvent mortelle. On a obtenu de bons resultats avec les tisanes de tiges d'artichaut, avec les diuretiques, les purgatifs legers, le calomel etl'buile dans le cas de calculs biliaires..
Immobility.
Causes. — C'est une diminution permanente des fonctions cerebrales du cheval due h la compression du cerveau par des concretions calcaires du plexus choroide, c'est done une manifestation arthritique.
Symptomes. — L'animal est assoupi, endormi, il se deplace difflcilement, reste dans la position oü on le met. L'acte de reculer est penible ou m6me impos­sible.
Traitement. — Essayer la saign6e, l'iodure, de po­tassium en boissons, les alcalins a hautes doses r6-petöes, le bicarbonate de soude par exemple, 30 ä 00 grammes par jour. Le rösultat est tres incertain.
Impetigo.
Causes. — Maladie de la peau paraissant due ä l'excitation par des corps etrangers.
Symptomes. — Petites pustules sur les lävres et aux parties du corps a peau fine. II se forme ensuite des croütes jaunes, epaisses.
32.
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S70nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; INFECTION PURULENTE.
Traitement. — Soins de proprete, lotions chaudes avec I'acide borique, s'il y a lieu laxatifs a I'interieur.
Indigestions.
Causes. — Arrets, de la digestion stomacale on in-testinale determines par le froid, par la surcharge alimentaire, par une autre maladie, etc.
Symptömes. — II y a toujours coliques, melöorisa-tion plus ou moins prononc^e, efforts de vomisse-ments, refroidissements de la peau.
Traitement. — II faut expulser les gaz et les corps Strangers, les aliments lourds et volumineux, puis rötablir les fonctions de l'intestin et de l'estomac, au moyen de boissons chaudes excitantes, des injections sous-cutarn5es d'ether4 ä 5 grammes, de veratrine 2ä 10 centigrammes, de pilocarpine 4ä 3 centigrammes,
W #
Fig. 85. — Micvococcus pyogenes aureus (forme de Staphi/lo-coccus, d'apres Rosenbach).
d'eserine 2 ä 3 centigrammes, au moyen de l'eleclri-cite.
Infectieuses (Maladies). — Cette expression est souvenl employee comme synonyme de maladies con-lagieuses; cependant, eile designe plus specialement celles de ces maladies de nature microbienne, dont les microbes speciaux n'ont pas encore ete isoles.
Infection purulente.
Causes.— Alteration du sang, produitepar la sup­puration ä la suite d'abces, de blessures. La suppura­tion est la consequence de Tinfection par de nom-breux microbes (fig. 83, 86 et 87).
Symptömes. #9632;— Frissons, adynamie, avec diarrhlaquo;5c, mouvements tetaniques, pouls petit; formation d'ab-
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INFECTION PURULENTE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;571
cös multiples avec pus sereux, de mauvaise odeur.
^.
Fig. 8G. — Mtcrocoaus pyogenes aureus (pus de panaris).
*si
reg;
^
c-1
Fig. 87. — Pus d'un phlegmon sus-aponevrotique do la cuisse avec Micrococcus pyo­genes aureus (Streptococcus pyogenes).
Fig. 88. — Micrococcus pyogenes aureus (cul­ture sar gelatine apres simple piqurc superficielle.
Traitement. — 11 est plulot preventif que curalif. Pansement antiseptique des plaies avec les solutions
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wmmi
572nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;INTESTIN. — CONGESTION INTESTINALE.
de chlorure de zinc au i/10 ou au 1/3 avec les so­lutions variöes de cresyl, le naphtol camphre. A Tinterieur, breuvages avec I'acetate d'ammoniaque.
Infection putride. — Voy. Gangrene humide.
Influenza. —#9632; Voy. Typholdes [Maladies).
Inguinale (Maladies de la region).
Ge sont des blessures (embarrures), des abces, des hernies. Voy. ces mots.
Hernle iu^uinale, aigne ou chronique.
Causes. — A pen pres speciale au cheval, due ä un excös de developpement du trajet inguinal.
Symptömes. — Tumeur des bourses, pouvant altein-dre des dimensions considerables dans la hernie chronique. La hernie aigui; s'accompagne de coliques violentes avec decubilus sur le dos. Pour completer le diagnostic, pratiquer I'exploration rectale qui per-met de sentir I'anse inteslinale engagee dans le trajet inguinal.
Thaitement.— II faut faire la reduction, soil aumoyen de la compression, soit avec les douches froides, puis pratiquer la castration, pour empecher la r6cidive.
Intestin (Maladies de 1').
Ce sont des ententes, des peZo/es,des calculs, des invaginations, des volvulus, des lumeurs, des bles­sures, des hernies. Voy. ces mots.
nicgsnres tie I'intestin.
Elles peuvent etre dues ä des corps etrangers intro-duits avec I'alimentation, a des traumalismes varies, coups de fourche, de fusil sur les chiens, ou etre le fait d'un autre animal, sanglier, par exemple.
Symptömes. — H y a toujours des coliques, et leplus souvent uneplaie abdominale, avec sortie de I'intestin.
Thaitement. —Lavage et pansement antiseptiques, faits avec le plus grand soin, suture de I'intestin s'il y a lieu. Resultat douteux.
Congestion intestinale.
Causes. — Plus speciale au cheval, eile est en
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JARDES.
573
gamp;niral la consequence d'un anövrysme vermineux mösenterique (Voy. ce mot).
Symptömes. — Coliques violentes, dites tranchees rouges, le cheval se jelte violemment par terre, la physionomie est anxieuse (Voy. Coliques), les mu-queuses sont inject^es, le pools fort et plein, la res­piration est precipitöe et bruyante, on observe des tremblements muscnlaires, des sueurs generales.
Traitement. —11 est souvent inutile. Saignee abon-dante au döbut, rdvulsifs et injections sous-cutanees d'ergotine; apres gu6rison, regime emollient.
Lorsque la congestion est intense, la saignöe tar-dive parait bäter la mort.
Her nie de l'epiploon.
Causes. — Pent s'observer apres la castration, ou a la suite de blessures de la region abdominale.
Symptumes. — Une parlie de Tepiploon apparait au dehors de la plaie, coliques legeres.
Traitement. — Faire le lavage antiseptique de la plaie avec une solution de cresyl au 1/10, sectionner la partie herniee, puis rentrer 1 epiploon, faire la su­ture de la peau, appliquer la päte de Socin, et s'il y a lieu un bandage de corps.
Ilcrnie pelvienne.
Causes. — Cette hernie interne du boeuf est due ä I'^tranglement d'une anse d'inteslin, qui sur les ani-maux maigres s'introduit entre le cordon tesliculaire et la paroi laterale du bassin.
Symptömes, — Trislesse, coliques; I'explorationrec-tale est indispensable pour reconnaitre la maladie.
Traitement. — 11 faut reduire la bernie par dechi-rure du cordon tesliculaire ä travers le rectum, ou apramp;s incision du flaue droit.
Jardes. — Voy. Exostoses.
Causes. — Tumeurosseuse des faces externe etpostö-rieure du jarret (ne pas confondre avec une conforma­tion congenitale de beaucoup de chevaux de courses).
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nw
5raquo;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; JAVARTS.
Symptomes. — Tumeur visible souvent insensible k ha pression. Les Anglais la d6signent sous le nom de eurb, et disent que la jambe a l'aspect du moliet de l'homme.
Traitement. — Cauterisation en raiesou en pointes, ou application avec un pinceau d'une solution de bi-ehlorure de mercure dans l'alcoolä 1/20.
Jarret (Maladies du).
Ce sont des exostoses, des hydarlhroses, des arthriles, des blessures, des abces, desjardes. Voy. ces mots.
Javarts.
Causes. — Lesion des parties profondes des doigts du cheval avec suppuration, due en general a des contusions. S'observe presque toujours aux membres anterieurs.
Javart catane et olavurt tendi neux.
Symptomes. — Abcamp;s avec gangröne de la peau et lesions profondes, situes en un point variable des re­gions melacarpo-pbalangiennes. Boiterie assez carac-teristique, le membre, maintenu rigide a partir du genou, est projet6 en dehors pendant la marche.
Traitement. — Cataplasmes, ouverture de l'abcös, d6bridement, lavage anliseplique, injections pro­fondes et antiseptiques.
laquo;lavart encorne.
N6crose du cartilage lateral de la troisieme phalange.
Symptomes. — Oulre un trajet flstuleux avec gonfle-mentde la partie, il y a toujours boiterie intense, et souvent fievre avec douleur trös marquee, d6cubilus persistant.
Tkaiteubnt. — II devra consister en un large de-bridement de la region, permettant de mettre a nu toutes les parties tendineuses ou cartilagineuses at-teintes, de faire un lavage antiseptique des plus com-plets; on emploiera d'abord le cresyl en solution variable, puls le chlorure de zinc en solution au 1/3 ou le sublime corrosif en solution concentree dans
laquo;M
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KYSTES.
5Tä
l'alcool; les parties profondes seront ensuite recou-vertes d'une couche de naphtol camphrö, pr6f6rable ä l'ßther iodoforme; les bords de la plaie superflcielle, maintenus rapproches avec une suture ou une 6pin-gle, seront recouverts de päte de Socin, etle tout en-veloppö dans un pansement avec la ouate de tourbe.
Keraphyllocele.
Causes. — Exostose sous-ungu6ale. Elle a son siege ä peu pres au milieu de la face anterleure de la troisieme phalange du cheval et parait due h. des conlusions; eile ne s'observe gufcre qu'aux membres anterieurs.
Symptomes. — Boiterie caract^ristique avec appui en talon, sensibilit6 äla percussion,döcollementdela paroi.
Traitement. — Operation, puis pansement protec-teur antiseptique avec la ouate de tourbe.
Eeratites.
Causes. — Inflammation de la corn^e, determinee le plus souvent par des blessures; peut s'observer a la suite d'un grand froid, de l'inanition.
Symptomes. — Elle s'accompagne toujours de con-jonctivile (Voy. ce mot). L'oeil est rouge, larmoyant, ädemi clos.
Traitement. — Lotions chaudes boriqu^es, collyres calmants et legerement astringents, Iviter Temploi des collyres ä base de plomb, qui laissent un depot persislant.
Eystes.
Causes. — Tumeurs, dont le contenu est liquide ou semi-fluide; elles peuvent s'observer dans tous les organes et sont determinees par des contusions, des helminthes, etc.
Symptomes. — G6neralement ces tumeurs sont in-dolores, insensibles; consecutives k une contusion, elles sont chaudes et sensibles au debut. Par leur volume, elles peuvent gener le fonctionnement des organes voisins.
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S76
LAIT (ALTERATIONS MORBIDES DU).
Traitement. — Frictions vösicantes, ouverture, in­jections iodees et lavage antiseptique.
Ladrerie.
Causes. — Maladie contagieuse du pore, transmis­sible ä l'homme.
Symptömes. — On trouve dans les muscles, tres ra-rement dans la graisse, surtout a la base de la langue, de petites tumeurs dures, qui sent des cysticerques du txnia solium.
Traitement. — 11 est plutöt preservatif. II faut 6vi-ter que le pore consomme les excrements humains.
flt; /
Fig. 89. — Bacillus butyricus, 1200/1.
Police sanitaire. — Les viandes ladres sent impro-pres ä la consommation. Les graisses peuvent servir a I'industrie.
Lait (Alterations morbides du).
Causes. — Elle sont nombreuses et dues a une mau-vaise alimentation, ou ä une maladie gönerale, ou ä une maladie des mamelles.
hdi coagulation facile ou /ailt; acirfe, causöe par I'abon-dance du ferment butyrique (fig. 89), se guerit en don-nant ä la femelle laitiere du carbonate de soude en boisson, 90 ä 120 grammes par jour.
Le lait aqueux ou bleudtre, s'il n'est pas du a la tuberculose, est modifie par une alimentation tonique.
II en sera de mfeme du lait visqueux.
Le lait amer est du a l'ingestion de plantes, comme
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LAIT (ALTERATIONS MORBIDES DU)nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 577
les arlichauts, I'absinthe, etc., que Ton supprimera.
Le lait ßlide s'observe dans la mammite infectieuse (Voy. ce mot).
Quant aux laits bleus (fig. 90), jaunes et rouges, ils sont colorös, apres la traite, par des champignons.
7\h
Fig. 90. — Baciiles du lait bleu. — 1, Bdtounets libres dans le lait; 2, bätonnets avec aureole gelififie; 3, batonnets spori-fles; 4, formes d'involution, 650/1 (d'apres Nuelsen).
II faudra d6sinfecter la laiterie au moyen de lavagcs ä l'eau de chaux, et tous les ustensiles avec la les-sive bouillante.
Le lait rouge pent amp;tre du au melange de quelques Caony. — Ther. vet.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;33
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Ü78nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;LEUCOCYTOSE.
gouttes de sang : c'est alors un accident gönöralement passager.
Lampas ou feve.
G'est un vieux mot, qui dösigne non pas une mala-die, mais rinflammalion du palais, consecutive aux stomatites et souvent a la simple pousse des dents de remplacement.
Traitement. — Au lieu d'une saign6e locale au moyen du coup de come, on se bornera, dans ce der­nier cas, ä des gargarismes avec de l'eau miellee lege-rement vinaigree.
Langue (Maladies de la).
Ce sont des plaies et dechirures par le mors de la bride ou la longe du licol, des paralysies, des aphthes, des brülures par l'eau de chaux et les breuvages (ammoniaque), des aphtes, dans la flevre aphteuse, des boutons dans le horsepox, etc.
Symptomes. — On observe de la difflculte pour la prehension des aliments et la mastication, plus de la salivation et des phenomenes inflammatoires.
Traitement. — II variera suivant les causes, mais il faudra donner des aliments mous et plutöt emollients.
Laryngites. — Voy. A.ngines.
Larynx (Maladies du).
Ce sont des angines, des tumeurs, des fractures, des paralysies partielles {carnage).
Symptomes. — Elles ont un symptöme commun, qui est la gone apport^e a la respiration et parfois a la circulation et ä la deglutition des aliments.
Traitement. — 11 aura pour base de supprimer celte gfene, par la tracheotomie d'abord, si cela est n6ces-saire, puis par l'ablation des tumeurs, si c'est possible, enfin il consistora a trailer la 16sion locale.
Leucocytose.
Causes. — Augmentation du nombre des globules Llancs. C'est une des formes de la lymphadenie (Voy. ce mot).
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LUXATIONS.
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Limace.
Causes. — Fui'oncule de la region digitöe du boeuf. liest du ä des blessures.
Symptomes. — Boiterie manifeste avec douleur et souvent decubitus persistant. La region de la cou-ronne parait chaude, rouge, luisante, tres sensible, il pent y avoir suppuration avec trajet fistuleux.
Traitement. — Gataplasmes Emollients etopiaces, au besoin antipyrine contre la fiövre. Ouvertüre, debride-ment et lavage antiseptique avec le chlorure de zinc en solution au 1/10.
Lipomes, Loupes.
Causes. — Tumeurs graisseuses; le plus souvent l'hygroma des vaches laitiferes estun lipome,
Symptomes. — Ces tumeurs, par suite de l'amincis-sementde la peau qui les recouvre,font percevoir par la palpation, une sensation qui les fait souvent con-fondre avec une lumeur sanguine ou purulente.
Traitement. — Gelles de ces tumeurs qui contien-nent des matieres molles seront ouverles et vid6es. Pour les autres, lorsque ce sera possible, on se con-lentera de faire l'ablation, avec la ligature elastique de preference.
Luxations.
Causes. — Deplacements des extremiles des os se produisant ä la suite d'un mouvement exagere. Elles sont plus frequentes sur les jeunes animaux. Elles peuvent etre completes ou incompletes, simples ou com-pliquees de fractures.
Symptomes. — La direction de Taxe de la parlie luxee est modiüee. Cerlaines saillies osseuses se sont effa-cees, d'autres out apparu; on observe, en outre, une impossibilite de fonctionnement de la region, et avec cela de la chaleur et de la sensibilite.
Traitement. — II faudrad'abordreduire la luxation sur I'animal anesthesie, puis, pour en empecher le retour, realiser la contention et l'immobilisation de la region
I
I
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580
LYMPHANG1TE.
au moyen de bandage ou d'application vesicante, enfin calmer la flevre et la douleur.
Les luxations las plus frequentes sont celles du maxillaire inßrieur, des vertebres cervicales, et de la rotule (voy. Crampe).
Lymphadenie.
Causes. — G'est une affection, due au de'veloppe-ment des tissus lymphoides avec ou sans augmenta­tion [leucocytose) des globules blancs.
Symptomes. — On observe tout ce qui annonce un affaiblissement general, des oedfemes, la päleur des muqueuses, lafaiblesse, le manque d'appetit, la diffl-culte de la marche, et aussi des troubles des fonctions dus ä la compression des organes internes par les ganglions hypertrophies.
Les ganglions extörieurs peuvent 6tre tumefies et servir au diagnostic.
Traitement. — Les toniques, les mercuriaux, les iodes, ont 6t6 essayes sans resultat aucun contre cette maladie, qui est heureusement rare.
Lymphangite.
Causes. — Inflammation des lymphaliques, qui est probablement toujours de nature microbienne.
Symptomes. — Avec un empälement de la region, on observe des cordes volumineuses partant le plus sou-vent d'une plaie et se dirigeant vers l'intörieur du corps. II y a de la chaleur, de la sensibilite, souvent difficulte des mouvemenls des membres ou du tronc. Sur le trajet de la corde peuvent apparaltre des ab-ces.
Traitement. — Contre la fievre et la douleur, em­ployer I'antipyrine en boissons ou injections sous-cutanees S a 10 grammes, puis proceder aux lavages et bains anliseptiques de la region, ensuite appliquer des pommades emollientes et opiacees. Pour obtenir la resolution, on aura recours aux frictions lodges et mercurielles. II faudra aussi traiter la cause. Les lym-
amp;
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MAL DE GARROT.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 581
phangites sont fröquentes danslamorve,le horse-pox, le farcin d'Afrique, les maux de garrot, etc.
Mal.
Nomgenerique attribueä des affections, dont la plu-partsont, com me lesjavarls, des n6croses lendineuses ou osseuses de certaines regions.
Mal d'äne. — Voy. Crapaudine.
Mal de brou. — Yoy.Hematurie.
Mal caduc. — Voy. Epilepsie.
Mal de cerf. — Voy. Telanos.
Mal de dos et mal de rognons.
Causes. — C'est la n6crose de la portion dorso-lombaire du ligament sous-öpineux, döterminöe par la compression des harnais.
Stmptomes. — Fistule avec gonflement et sensibility de la region. Voy. Fistules.
Thaitement preventif. — Seile ou sellette bien gar­nies et bien ajnstees.
Tbaitement curatif. —Au debut, applications aslrin-genles; plus tard, debridement et lavages antiseptiques comme ci-dessus.
Mal d'encolure.
Causes. — Necrose du ligament cervical, determinee par le collier, plus rarement par la bricole.
Syjiptomes. — Gonflement d'un ou des deux cotes de Tencolure, avec sensibilite des plus exagerees,plaie, formation d'abces. Voy. Fistules.
Traitement PRiiVENTiF. — Avoir un collier bien ajusle, sous lequel on pent passer la main, cbanger le point d'altache du trait.
Traitement curatif. — Au d^but, les applications aslringenles peuvenl sut'lire. S'il y a abces, il faut l'ouvrir et en faire le lavage avec la solution de chlo-rure de zinc de 30 a 10 p. 100, et employer un collier bris6 jusqu'a la guerison complete.
Mal de garrot. — Voy. Fistules.
Causes. — C'est une necrose du sommet des apo-
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mmm
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MAL DE TAUPE.
physes du garrot, causee par la seile ou la sellette. Symptomes. — Gonflement avec chaleur et sensibilite du garrot. Trajet fistuleux avec ecoulement purulent. Thaitement preventif. — Faire garnir les harnais surles cölös et au-dessous, de facjon ä ce qu'on puisse passer la main enlre le garrot et la seile ou sellette, la cavalier 6vitera de se porter surles ötriers (ne Jamals monter ä cheval avec des 6triers fixes sur la sangle d'une couverture en guise de seHe); pour les chevaux de trait, il faudra meltre un reculement, pour que la sellette ne plonge pas dans les descentes; on evitera de charger d dos.
Traitement curatif. — Au d(sect;but, la suppression des barnais, les applications astringentes (vinaigre avec craie ou argile) pourront sufflre. S'il y a flstule, il faudra elargir un peu la plaie pour desinfecter avec une solution de cresyl, puis toucher les parties n6cros6es avec l'acide sulfurique ou une solution con­centre de sublime corrosif dans l'alcool, ou une solu­tion de cblorure de zinc au tiers et terminer par une application de päte de Socin. Mal de mer.
Causes. — On designe ainsi les divers troubles observes sur les animaux pendant les traverses mari­times. II sont dus ä l'encombrement, ä la g6ne appor-t6s ä la respiration et k la circulation.
Symptomes. — Sur lous, il y a en general prostration des forces; mais sur le chien et le singe, on a observe d'une facjon tres evidente les vomissements.
Traitement. — II consistera ä am61iorer le plus possible les conditions hygt5niques, pendant le trans­port.
Mal de taupe. — Voy. Fistules. Causes. — C'est une n6crose de l'insertion cervicale de la corde du ligament cervical, caus6e parle licol ou la bride.
Symptomes. — Outre le trajet fistuleux et l'inflamma-
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MALADIE DES CHIENS.
583
tion locale, on constate beaucoup de tristesse, la töte estportee basse, les mouvements, surtout ceux de l'encolure, sont restreints et hösitants.
Traitement. — Debrider la region, en faire le lavage avec les solutions de cresyl, continuer avec les solu­tions de chlorure de zinc au tiers et terminer par une application de päte de Socin.
Mal de tete de contagion, on Coryza gangre-neux.
Maladie öpizootique du boeuf, qui devient plus rare.
Causes. — Elle est peut-6tre de nature infectieuse.
Svmptomes. — Fievre, larmes, toux, jetage epais avec collection purulente des cornes.
Traitement. — On n'a de chance de röussir qu'au debut en faisant la trepanation des cornes, et des injections chaudes de solutions antisepliques non caustiques, de cresyl par exemple.
Maladie des chats.
On observe a I'etat epizootique sur les chats une maladie analogue ä la maladie des chiens (Voy. ce mot).
Maladie des chiens.
Causes. — Affection contagieuse, qui pent se pre­senter sous diverses formes. Peut-6tre y aura-t-il lieu de distinguer plusieurs maladies differentes, comme on le fait aujourd'hui pour les maladies typhoides du cheval.
Symptomes. — Trks variables. Par les temps chauds, on pent constater sons le ventre une simple eruption febrile, un pen analogue a la rougeole. Le plus souvent, il y a, comme dans la gourme du cheval, une veritable angine, avec jetage, et parfois accompagne-ment de bronchite et de pneumonic.
La fievre est bien evidente; les yeux sont rouges, la conjonctivite est purulente; on observe la tris-tesse, un etat de somnolence continuel avec perte de l'appetit, des troubles intestinaux.
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IP
58inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIE DES CH1ENS.
Traitement preventif. — Tous ceux qui ont ete preconisßs n'ont pas de valeur. Le mieux est de bien nourrir les jeunes chiens, de les endureir par la mar-che et la vie au grand air, ils resistent alors mieux que les autres.
Guratif. — Traitement variable suivant la locali­sation. Cafe, r6vulsifs doux, essayer l'antipyrine, la desinfection de l'intestin, au moyen de leau naphtolee on des breuvages avec le cresyl.
Pour administrerle breuvage et öviterquele liquide
Fig. 91. — Mode d'ailniinistration d'un breuvage au chien.
tombe dans la trachee, il faut avoir sein de suivre les prescriptions indiquöes (p. 26), et se guider sur la iigure 91.
Police sanitaire. — Isoler les malades, desinfecter les locaux au moyen de solutions de cresyl.
Maladie des chiens.
Nom donne par les Anglais, a une affection sp6ciale aux chevaux de courses, un pen analogue au low de rein, au tour de bateau des anciens vetörinaires.
Causes. — Cette maladie est probablement due a un defaut de soudure des attaches des muscles ilio-spinaux, ou de l'aponevrose lombaire.
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^^#9632;^^w
MAMMITE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; S8o
Symptömes. — Ils sont semblables ä ceux de la pa­raplegic que Ton observe sur les chiens aprös la maladie. L'arriere-train vacille ä chaque pas.
Traitement. — Lesj chevaux atteints ne peuvent pas €)lre utilises pour les courses; ceux qui sont atteints legerement peuvent 6tre employes au trait leger.
Maladie des furets.
G'est une epizootic des furets, analogue a. la mala­die des chiens (Voy. ce mot).
Malandres.
Manifestation du tempdrament arthritique, ayant son siege dans le pli du genou du cheval (Voy. Cre-vases et Dartres.
Mamelles (Maladies des)
Ce sont desmammiles, dcspiaics,des tumeurs (Voy. ces mots).
CrevaBBeB ties mamelles.
Causes. — Produites par la succion.
Traitement. — Supprimer la succion, employer les tubes trayeurs, cauteriser legerement les plaies avee des astringents.
Obstruction ties trayona.
Causes. — Elle peut-etre congenitale, par suite d'un repli de la muqueuse, ou rösulter de l'existence d'une tumeur ou provenir d'un abefes.
Traitement. — D6bridement et lavage antiseptique avec une solution chaude boriquöe.
Mammite.
Causes. — Inflammation de la mamelle, s'observant ä la suite de contusions, de la retention du lait.
Symptomes. — Fievre intense et decubitus persis-tant, la mamelle chaude est rouge, luisante, gonflee ; il peut y avoir ecoulement de lait purulent.
Traitement. — Saignöe locale, cataplasmes Emol­lients et opiaeös, maintenus par des suspensoirs, mul-sion frequente.
33.
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586 MAMMITE CONTAGIEUSE DES VACHES LAITIERES. #9632;lominile conta^leuse des vaches laitiereraquo; (NoCill'd
et Mollereau).
Symptomes. — Peu accuses, il y a seulement ecoule-
Fig. 92. — Lait de vache aü'ectöe de mammite contagieuse.
ment d'un lait jaune, plein de grumeaux (fig. 9quot;2) avec odeur lelide, caract6rislique.
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Fig. 93. — Mammite des brebis on araignee, dans les tissus.
Fig. 94. — Mammite des brebis ou araignee en culture.
Traitement. — Les injections antisepliques avec les solutions chaudes concentres d'acide borique ou de crösyl älO 0/0 paraissent donnerdes rösultats.
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MATRICE (RENVERSEMENT DE LA)nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Ö87
Police sanitaire. —II sera preferable de cesser la mnlsion, d'isolerles malades, et de lesengraisserpour la boucherie.
Uammlte ^angreneuse dea brebis (Nocard) OU aral-gnie.
Causes. — Elle est due ä un microbe (flg. 93 et 94) döcouvert par Nocard.
Symptomes, — Souvent mortelle, cette maladie est caract6ris6e par un engorgement chaud rouge, de la mamelle.
Traitement. — Injections antiseptiques, les sels de cuivre en solution au 1/30 paraissent devoir 6tre pr6 fernes.
Matrice (Maladies de la).
Dechlrures de la matrice.
Causes. —#9632; Produites pendant le part ou le coit.
Symptomes. — Fievre, ecoulement sanguin ou puru­lent, solution de continuite pergue lors de l'explora-tion; elles peuvent s'accompagner de metrite {\oy. ce mot). II peuty avoir pei-itonite consecutive.
Traitement. — On fera des injections chaudes de solutions boriquees, ou de solutions de cresyl;les sutures pourront 6lre essay^es.
Renversement de la matrice.
Causes. — S'observe ä la suite des efforts de la parturition.
Symptomes. — On constate la presence exterieure de la matrice, des coliques, un decubilus persistant, etc.
Traitement. — Comme il faut prevoir I'abatage pour la boucherie, la reduction sera essay6e sur la femelle anesthesi^e avec des breuvages alcoollqiies ou la morphine et non avec lather ou le chloroforme; I'organe hernie sera lave avec des solutions chaudes boriquees, qu au moins avec de l'eau bouillie.
Apres la reduclion, on continuera le lavage au moyen d'injections chaudes antiseptiques.
Dans les cas graves, on fera I'amputation (avec la
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i
588nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;METRITE.
ligature elaslique de preference), il faudra eviter d'amputer en m6me temps I'intestin, qui pent avoir suivi la matrlce.
Melanose.
Causes. — Tumeurs noires, probablement de nature microbienne et ä peu pres sp6cialesau cheval blanc.
Symptomes. — Ges tumeurs, qui augmentent en nombre et en volume avec Vage, peuvent se trouver dans tous les organes, dont elles g6nent alors le fonc-tionnement, parfois elles s'abcedent et laissent couler un liquide noir a odeur infecte.
Traitement. — L'ablation avec la ligature elastique est preferable, lorsque cela est possible; dans le cas contrairo, on pourra essayer les pommades ä l'acide lactique an 1/10.
Meningite.
Causes. — Congestion des enveloppes cörebrales; en general mortelle; eile s'accompagne le plus sou-vent d'encephalile (Voy. Encephale).
Symptomes. — Ce sont ceux du coma, du vertige suivant les cas.
Traitement. — Saignee, revulsifs, purgatifs.
Slenin^ite enzootique. , C'est une des formes des maladies typhoides (Voy. ce mot).
Meteorisme.
Causes. — C'est un Symptome d'indigestion, qui peut etre due au froid, mais qui apparalt aussi au debut de toutes les maladies des ruminants.
Symptomes. — Gonflement du rumen avec gene de la respiration, coliques legeres.
Traitement. — Breuvages chauds et sales, injec­tions sous-culanees de v^ratrine, soigner la maladie qui en est la cause; dans les cas graves, ponction du rumen pour donner issue au gaz. Metrite.
Causes. — Inflammation de la matrice, consdcutive
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M1CR0BIENNES (MALADIES).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;589
auxmancBiivres de la parturition et parfois ä l'acte de saillie, eile peut s'accompagner de vaginite (Voy. ce mot).
Symptomes. — Attitude particuliöre du corps, la femelle est bouletee du derriere, 6coulement par la vulve d'un mölange de pus et de liquide rouge fetide, faux symptomes de chaleur persistante toujours.
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^--^sgt;
Fig. 95. — Formes des bacteries eu general. — 1, 2, 3, 4, coc­cus de differentes formes et grosseurs; 5, court batounet; C, long bdtonnet; 7, 8, formes renflees; 10, filament; II, 12, 14, formes spirulees; 13, forme spiruliue; 15, filament enfausse ramification.
L'exploration donne des indications plus precises, Traitement. — Injections chaudes et antiseptiques (acide borique, cr6syl, etc.), combattre la fifevre.
Microbiennes (Maladies). — Voy. Contagieuses [Ma­ladies).
Causes. — Gesont les affections d6termin6espar la pullulation dans l'organisme de germes microscopi-ques appartenant au regne vegetal et designes sous
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*#9632;#9632;
590nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MOELLE (MALADIES DE LA).
le nom de microbes ou bacteries. Suivant la forme des cellules qui constituent le corps des bacteries, on les divise ainsi (fig. 95) :
1deg; Micrococcus, ou simplementcoccws, spheres plus inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ou moins regulieres.
2deg; Bätonnets, subdivises eri bacilles et filaments, lorsque la longueur l'emporte sur la largeur.
3deg; Virgules, vibrions, spirule, spiruline, lorsque ce sont des filaments plus ou moins courbes.
Parmi celles de ces maladies qui Interessent le v6tö-rinaire, les unes sont communes ä l'homme et aux animaux (Thoinot et Masselin) (1) et les autres sont speciales aux animaux.
1deg; Maladies communes : charbon bacteridien, tubercu-lose, tuberculose zoogleique, morve, septicemie de Pasteur {gangrene), actinomycose, suppuration {infec­tion purulente).
2deg; Maladies speciales : charbon bacterien, cholera des poules, cholera ou pneumo-enteinte infectieuse du pore. rouget duporc,peste bovine, farcin du bceuf, mammite contagieuse des vaches laitieres, mammite gangrineuse des brebis laitieres, diphterie desvolailles.
Moelle (Maladies de la).
Ge sont des congestions, des tumeurs, des degeneres-cences {sclerose).
Symptömes. — II y a des troubles de la motilite el de la sensibilite.
Traitement. — En gendral il sera plus simple de sacrifler les malades que de faire des frais inutiles. On pourra essayer les purgatifs, les revulsifs, ainsi que l'ölectricite ou la strychnine, mais sans espoir de röussir.
Congestion de la moelle.
Causes. — A peu pres spöciale aux chevaux. Cette
(1) Thoinot et Masselin, Precis de microbie medicate et vetdri-naire, Paris, 1889.
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MORVE ET FARCIN.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;591
maladie, qui est une cause de paraplegie (Voy. ce mot), est souventd6termin6e par une obliteration an-cienne ou passagere des arteres iliaques, a gauche de preference.
Stmptömes. — Ge sont ceux de la paraplögie, avec coliques au debut.
Tkaitement. — Saign6e, purgatifs drastiques, revul­sion surles reins, diureliques, eviterles mouvements.
Mollettes. — Voy. Hydarthroses.
Causes. — Dilatation par suite de fatigue des syno-vlales tendineuses ou articulaires de la region du boulet.
Symptomes. — Outre la tumefaction et parfois I'in-duration de la region, on observera de la chaleur, de la sensibilit6etune boiterie; la maladie est rarement localisee ä un seul membre.
Traitement. — Au debut, on utilisera les douches, las bandes et compresses, puis les applications de pommade de biiodurede mercure au 1/8 et enfin plus tard, la cauterisation en raies ou en pointes.
Morsures venimeuses.
Causes. — Ce sont celles faites par les serpents (viperes, le plus souvent); elles s'observent surtout sur les chiens.
Symptomes. —Tumefaction chaude, sensible au siege des morsures (les levres en general). #9632; Traitement. — Injections locales sous-cutan6es de permanganate de potasse,quelquesgouttes d'une so­lution au 1/100 et injections sous-cutan6es d'ether 1 ä 5 grammes ou de cafeine 10 ä 50 centigrammes.
Morve et farcin.
Causes.— Maladie contagieuse du cheval, trans­missible a l'homme et ä presque tous les animaux et due ä un microbe (flg. 96).
Symptomes. — Ce sont, pour les cavites nasales, le jelage, la glande et les chancres. Sur la peau (farcin), on observe des boutons et des cordes lymphatiques.
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*m
592nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;NAV1CULA1RE (MALADIE).
#9632;
Pour assurer le diagnostic, on fera des inoculations d'öpreuves a l'äne.
Traitement. — Laloi fran^aise present l'abatage des malades. En Italie (Levi) et en Russia (Neimann) on aurait r6ussi avec les injections trachöales d'iode (Voy. page 236).
Police sanitaire. — II faudra desinfecter les locaux et les harnais; blanchir a la chaux les murs des ecu-
Vvgt; A-
i
Fig. 9ö. — .Microbe de la morve.
ries, les abreuvoirs; laver ou remplacer les harnais, lessiver et goudronner les mangeoires et autres bois.
Myocardites.
Causes. — Ge sont les inflammations du muscle du coour lui-meme, observees a la suite de blessures ou de maladies infectieuses (gourme, rouget, etc).
Symptomes. — Ce sont toujours ceux d'un etat ge­neral grave, avec flevre, dyspnee, pouls faible et pre-cipite.
Traitement. — Essayer les toniques, la digitale, la caföine, mais sans espoirde reussir.
Naviculaire (Maladie).
Causes. — Arthrite seche sesamoi'dienne, qui s'ob-serve surtout aux membres anterieurs des chevaux fins.
Symptomes.—Aurepos^lemembreanterieurestporte en avant; si les deux membres sont atteints, le cheval paralt droit sur ses boulets, les talons sont serves, le cheval prefere la position decubitale. Boiterie intense
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NERF-FERRURE.
Ö93
au döpart, diminuantou disparaissanl completement apres un certain exercice (quelques minutes ä une demi-heure.)
Tkaitemknt. — Nevrotomie ou injection sous-cuta-nee d'ether, le long du trajet du nerf planlaire. La gue-rison n'est souvent que momentan6e.
Nephrite.
Causes. — L'inflammation des reins pent etre due ä un empoisonnement paries cantharides, les astrin­gents (wa/rfe Brou), eile peut etre la consequence du froid, des maladies infectieuses.
Symptomes. — Avec des coliques sourdes, il y a un etat de souffrance gönerale et presque loujours de I'/iema^urw. Par l'exploration rectale, on peut consta-ter l'etat anormal des reins et aussi par la palpation au niveau desvertebres lombaires (Scuffer).
Thaitement. — On excitera les aulres fonctions, au moyen des injections sous-cutanees de pilocarpine, par exemple 3 a 10 centigrammes, et on administcera des diureliques calmants, bicarbonate de soude (20 ä 50 grammes), du camphre, 10 grammes, des mashes avec graine de lin, des terebenthines.
Nerf-ferrure.
Causes. — Retraction des tendons flechisseurs ou suspenseurs, caus^e par le travail; eile ne s'observe que sur le cheval; plus frequente aux membres ante-rieurs, eile consiste le plus souvent en une inflam­mation de la gaine carpienne avec ou sans lesions des tendons flechisseurs et du ligament suspenseur.
Symptomes. — Avec un empätement de la region s'accompagnant de sensibilite, de chaleur h. des degres varies, on constate une boiterie, et au repos une rec­titude anormale delaligne d'aplomb, le cheval est boulete.
Thaitement. #9632;—-Les frictions vesicantes de pommade de biiodure de mercure, et le repos seront tout k fait süffisantes, dans les cas peu prononces ; si la lesion est
ocr page 606
394
NERF-FERRURE.
considerable, apres avoir calm6 rinflammation an moyen de douches, de bains, d'applications astrin-gentes, il faudra faire la cauterisation en raies de pr6-
:
A
Fig. 97. — Bas en peau de chieu.
f^rence. Quant ä la tenotomie, c'est un palliatif Irks passager. L'usage des bandes de flanelle, des bas en peau de chien (fig. 97), est a pr6coniser, au debut de l'affection et aprös le traitement.
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OBESITE.
59;;
Non-Delivrance.
Causes. —R6tention desenveloppes foetales aprhs le part. A pen pres sp6ciale aux vaches, eile s'observe surtoutsurcellesquisont en slabulation permanente.
Symptömes. — Coliques legeres, efforts expulsifs, apparition d'une partiedu delivre en dehors de la vulve.
Traitement. — Douches uterines chaudes et anti-septiques, de fa^on ä remplir complfetement la matrice, on pr6f6rera les solutions boriquees el non mercuriel-les; puis operation, et injections antiseptiques chaudes dans la matrice.
Nymphomanie.
Causes. — Exageration des symptömes genösiques chez les lemelles, due le plussouvent a des lesions des organes g^nitaux.
Symptömes.— Les malades sontgeneralement mai-gres, tres irritables, toujours pretes a recevoir le male, elles expulsent conlinuellement par la vulve un liquide souvent melange de pus.
Traitemhnt. — Soigner, s'ilya lieu, le catarrheutö-rin ou vaginal ou les autres lesions. Essayer le bro-mure de potassium, la lupuline, I'anemonine, la cas­tration.
Ohesite.
Causes. — C'estl'engraissement excessif du ä une alimentation trop riebe. Cet etat recherche pour les animaux de boucherie, est une veritale maladie sur les chiens d'appartement et parfois sur les änes.
Symptömes. — Par suite de Vinfiltration, et möme de la degenerescence. graisseuse des organes, la plupart des fonctions s'accomplissent mal, il y a des maladies de peau, de ressoufflement, une difüculte de la mar-che, avec diminution de l'appetit.
Traitement. — La diete complete, les purgatifs, les sudorifiques et l'exercice. On pent en outre exciter les mouvements et les secretions avec de faibles doses de veratrine, de pilocarpine et d'^serine.
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#9632;
I
396nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;(EIL (MALADIES DE I.')-
Obstruction du fenillet.
Complication de presque toutes les maladies un pen graves des ruminants.
Causes. — Due ä la suppression de la rumination et au söjour entre les lames du feuillet d'aliments des-seches et durcis.
Symptömes. — Inappelence, arret de la rumination, leger metöorisme, tristesse, constipation, etc.
Traitement. — Les injections sous-cutanees de ve-ratrine, ä pelites doses repetöes, 2 ä 3 centigrammes,
et les
breuvages excitants donneront les meilleurs
resultats
(Edeme.
Causes. — Infiltration du tissu cellulaire, due a une gene locale de la circulation sanguine ou lymphati-que.
Symptömes. — L'engorgement est le plus souvent indolore et conserve l'empreinte du doigt.
Traitement. — Marche, frictions resolulives, ponc-tions.
(Ell (Maladies de 1').
Elles ne sont pas rares sur nos animaux et peuvent avoir leur siege sur toutes les parties des organes de la vision.
Causes. —Elles peuvent etre dues souvent ä des bles-sures, mais elles sont aussi la consequence de mala­dies infeclieuses ou vermineuses, on pent distin-guer des maladies des paupieres, de la conjonctlve, des muscles moleurs ou enün du globe oculaive (Voy. Con-jonctivite, Ophialmie, etc.).
Symptömes. — Ils sont surtout locaux; avec un trou­ble des liquides normaux, on constate une exagera-tion de la sensibilite, du larmoiement, une diminution de la vision.
Traitement. — Ilconsistera le plus souvent, en ap­plications chaudes calmantes, antiseptiques et en meme temps protectrices.
;
I
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OMBILICALE (MALADIES DE LA REGION).
S97
CEsophage (Obstruction de 1').
Causes. — Elle est determinee par l'arret des corps etrangers dans le trajet.
Symftömes. — Salivation, efforts de vomissements, avec m6t6orisme; dans certains cas, on pent voir et toucher une tumeur situee sur le trajet cervical de l'oesophage.
Traitement. — Boissons mucilagineuses, repous-sement du corps etranger, operation; apres i'opera-tion, on 6vitera de donner les aliments cuits ou trop mous, on pretereraralimentation physiologique dont les bols sontles mieux deglutisparl'animal.
(Esophagite.
Causes. — G'est une inflammation de tout ou par-tie du trajet, a la suite de l'ingestion des substances irritantes.
Symptomes. — Difflcullö de deglutition avec sensi-bilite älapression.
Traitement. — On donnera comme aliment ceux qui exigent le moins de fatigue pour les muscles de Toesophage comme les fourrages pour le cheval; on mettra dans l'eau des alcalins, ou des acides tres di-lues, le vinaigre par exemple, 1 partie pour 100.
Oignon.
Causes. — C'est une exostose de la face plantaire de la troisifeme phalange du cheval.
Symptomes. — 11 existe une tumeur bombee de la sole dans la region externe des pieds plats plutot qu'en dedans, et comme complication uneboiterie frequente.
Traitement. — On pent obtenir une amelioration avec un fer approprie, couvert sur toute la region, et l'application de gutta-percha pour hausser la paroi.
Ombilicale (Maladies de la region).
Ce sont des abces, des tumeurs, des hernies, des #9632;phlebites.
Symptomes. — II y a toujours une tumeur visible, s'accompagnant le plus souvent de coliques.
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mm^m
I
:;98
OPHTALMIE EPIZOOTIQUE.
Hernie ombtlicale.
Causes. — S'observe sur les jeunes animaux et est due ä un exces de dimension de l'ouverture de l'an-neau ombilical. Frequente sur les jeunes chevaux de Irait, moins sur les veaux at les chiens.
Symptomes. — Tumeur molle, depressible, de volume variable dans la journee, parfois coliques.
Traitement. — Elle peut disparaitre au sevrage surtout sur les poulains vigoureux ; sur les autres, il faut faire la r6duction et s'opposer au retour de l'in-testin au moyen de sutures; les topiques irritants (acide azotique) seront employes seulemenl sur les chevaux ä peau epaisse.
Phlebite ombilicale.
Causes. — G'est une inflammation microbienne des vaisseaux de l'ombilic.
Symptomes. — Cette maladie sp6ciale aux jeunes, s'observe pen apres la naissance, eile s'accompagne de suppuration, de lesions du foie, d'arthrites suppu-rees et est generalement mortelle.
Traitement preventif. — Com me eile peut s'obser-ver a I'etat epizootique, sur les veaux et les agneaux, il sera utile au moment de la naissance, de faire le lavage antiseptique de l'ombilic avec la solution de cresyl au 1/10 et meme d'y mettre une couche anti­septique comme les pätes de Socin (avec moins de chlorure de zinc que sur les adultes).
Tbaitement curatif. — 11 est a peu pres sans resul-tat. On pourrait essayer la desinfection de l'ombilic, puis les injections sous-cutanöes d'ether el de vera-trine, pour retablir la vitalite, celles de naphlol camphre, pour detruire les germes infectieux intro-duits dans I'organisme.
Ophtalmie epizootique.
Causes. — Elle a ete signalee principalement sur les veaux dans certains pays, et parait fetre de nature microbienne.
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ORCHITE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 509
Traitement. — 11 consistera dans la disinfection des locaux, et le lavage des yeux, avec des solutions chaudes, boriqu6es on de cr6syl.
Ophtalmie periodique.
Causes. — Cette maladie intermittente du chevalest probablement une manifestation de la diathese arthri-tique.
Symptömes. — Ils apparaissent par accbs successifs, au döbut rougeur et larmoiement, puis apparition d'un depot floconneux, blanchätre de la chambre ant6-rieure, qui descend vers la partie inf6rieure; prend une teinte feuille morle, puis se resorbe en partie laissant un exsudat grisätre; cette guörison relative obtenue, un nouvel acces arrive aubout d'un temps variable et a chaque acces le d6pöt augmente de volume jusqu'A la perte complete del'un ou des deux yeux.
Traitement. — L'emigration donne parfois de bons resultats, mais le traitement serieuxest inconnu ; soi-gner la cause, essayer le traitement antirbumatismal: lotions chaudes; ä l'int^rieur, iodure de potassium et antimoniaux.
Jurisprudence. — Cette maladie est inscrite dans la loi francaise sur les vices rhedibitoires avec un d61ai de 30 jours. L'expert devra constater les symptömes pendant au moins un acces. II devra se melier des blessures faites dans un but de fraude.
Ophtalmie vermineuse.
Causes. — Due a la presence de filaires, eile a ete signal6e sur le cheval,le bceuf, le mouton et le chien.
Symptömes. — 11s peuvent se reduire ä la presence des parasites, que Ton voit se promener a I'interieur du globe de I'oeil.
Traitement. — On a conseille, sans beaucoup de preuvesäl'appui, de faire des applications de leinture d'aloes sur le globe de l'oeil möme.
Orchite.
Causes. — G'est Tinflammation du testicule ou de
1
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600
OSTEOCLASTIE Oü CACBEXIE OSSIFRAGE.
l'öpididyme, d6terminee par des coups ou blessures; eile peut 6tre consöcutive ä la morve. (Voy. Morve). Symptömes. — II ne faut pas confondre les sym-plomes inflammatoires avec ceux de la hernie ingui-nale. 11 y a des coliques, de la flevre, de la raideur des reins, et un empätement de la region avec fluc­tuation plus ou moins marquöe.
Traitement. — La castration sera pr6feree. Mais on pourra essayer les applications emollientes ou astrin-gentes, maintenues avec un suspensoir, les ponctions et mouchetures. Oreilles (Maladies des).
Ge sont des blessures, des calarrhes, des chancres, des gales (Voy. ces mots). Abces lt;le l'oreille.
S'observent sur le chien, ürla suite des frottemenls et dömangeaisons, dans le cas de catarrhe auriculaire (Voy. Abces). Osteite.
Causes. — C'est Tinflammation de l'os, consecutive ä des coups, des tiraillements et des fractures.
Symptömes. — 11 y a douleur, chaleur, avec gsect;ne des mouvements, tumefaction locale et apparition d'une exosiose.
Traitement. — Au döbul, les douches, les applica­tions astringentes pourront suffire; les frictions reso-lutives avec la pommade de biiodure de mercure au l/S6 seront employees plus tard et enfin la cauterisa­tion en pointes sera utile dans les cas tres graves. Osteoclastie ou Cachexie ossifrage
!
Causes.
Celte fragility anormale des os s'observe
#9632;
plus ou moins sur les animaux äges; sur les jeunes, eile est due ä une alimentation insufüsante, et est speciale ä certaines contrees.
Symptömes. — Douleurs gen6rales avec gene de la locomotion, difficulte du relever, fractures frequenles m6me ä l'ecurie.
i
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PALAIS (BLESSURES Du).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;60f
Traitement. — L'emigralion reussit bien sur les jeunes. On augmentera la qualite et la quantite de leür nourriture. C'est sous forme d'aliments naturels (graines, sons, viandes, os) qua Ton donnerales phos­phates; cependant le melange de phosphate de chaux tribasique une partie, de sei marin une partie, de poudre de gentiane, une partie, parait avoir röussi quelquefois.
Medecine legale. — Dans les cas de fracture sur le cheval, apres abatage ä la suite d'une operation, l'ex-pert devra examiner l'etat des os.
Osteo-sarcome.
Tumeur osseuse, observee surtout sur les bovides.
Causes. — Probablement d'origine infectieuse.
Symptömes. — Marche lente, augmentation de vo­lume de l'os avec gone des mouvements, tumeur bosselee adhärente ä la peau, plus tard abces et trajets fistuleux.
Traitement. — On essayera l'extirpation, les injec­tions interstitielles d'ether iodoform^, de naphtol camphre, le lavage des parlies malades avec l'acide sulfurique, si la region le permet. II sera en general preferable de sacrifier les malades.
Osteo-sarcome du maxlllaire inferieur. — Voy. Aclinomycose.
Ovaires (Maladies des).
Elles sont peu frequentes et peu connues en vete-rinaire. II peut y avoir des tumeurs, des kystes, par-fois des kystes pileux congenitaux.
Traitement. — La methode antiseptique permettrait de faire l'ablation avec chances de succes.
Ozene.
Ce n'est pas une maladie, mais plutöt le Symptome d'une carie dentaire, d'une collection de sinus, etc., (Voy. ces mots).
Palais (Blessures du).
Causes. — Traumatismes, chez le cheval, causes par Cagxy. — Ther. vet.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;34
1
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602nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PARALYSIE.
un coup de come pour remedier au tampas (voy. ce mot); sur le chien, causes par des os.
Symptomes. — Hemorrhagie plus ou moins grave (artere palatine), inflammation de la bouche; sur le chien, on pent trouver un os implant6 dans la mu-queuse.
Traitement. — Enlever le corps etranger, laver avec solution chaude antiseptique (acide boriquea4p.l00), pansement compressif avec perchlorure de fer; im­mobilisation de la region, obtenue en serranl la mu­serolle du licol.
Palpitations.
Causes. — Battements de cceur precipitös, qui peuvent s'observer sur le cheval et le cbien, ä la suite de courses forcees, pendant les convalescences, ou sur les animaux trös nerveux. En general, il s'agit plutöt chez le cheval de choree du diaphragme (Voy. Diaphragme).
Symptomes. — Mouvements brusques et violents du coBur.
Traitement. — Essayer cafeine, 30 centigrammes ä I gramme en injections sous-cutanees; pour com-battre les phenomenes nerveux, on pourra donner la morphine, l'öther, la codeine.
Paralysis.
Causes. — G'est la diminution ou I'abolition com­plete de la motilite et de la sensibilite, par suite d'un defaut d'innervation. Elle se produit, lorsqu'un ou plusieurs nerfs par suite de blessures, de congestions, de compressions, d'englobement dans une tumeur, ou un epanchement ne peuvent plus remplir leurs fonc-tions. Elle peut 6tre la consequence d'une affection microbienne.
Symptomes. — Sur les animaux, on ne s'occupe guere que de la paralysie de la motilite. Les masses mus-culaires, denuees de sensibilite, paraissent molles, flasques, s'atrophient par defaut de fonctionnement,
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PARAPLEGIE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 60;t
tandis que les muscles voisins paraissent hypertro-phi6s. Les fonctions de ces muscles sont abolies. Les paralyses internes sont plus difficiles ä reconnaitre.
Traitement. — 11 faudra d'abord trouver la cause et la supprimer. Pour cela, dans les cas de congestion, d'epanchement sanguin,on aura recours ä la saign^e, aux purgatifs 6nergiqiies; les poches sanguines, les abces seront ouverts ; on essayera l'ablalion des tu-meurs, ou on cherchera h diminuer leur volume au moyen de pommades fondantes, de l'iodure de potas­sium en boissons; on cherchera äretablir le fonction-nement des nerfs au moyen de douches electriques, de slrychine en injections sous-cutanees 1 a 2 milli­grammes. L'atrophie musculaire consecutive sera combattue par les douches, les frictions et l'exercice regulier, bien plus que par les cauterisations qui immobilisent trop la region.
La circulation nerveuse se retablissant avee le temps, m6me dans le cas de nevrotomie avec perte de subs­tances, il ne faudra pas s'etonner si la gu6rison s'ob-tient lentement. Gette question de temps a une teile importance que, dans le casdecertaines paralysiesde nos grands animaux, il sera preferable de les sacrifier de suite pour la boucherie.
Paralysie bulbaire ou ^losso-faciale.
Speciale ä certaines parties de la Belgique, c'est une paralysie du facial et du grand hypoglosse a marche progressive; la mort arrive par inanition (Degive). Pas de traitement.
Paralysie epizootique.
G'est une maladie un peu analogue aux maladies lyphoides qui a ete peu observee en France (Gomeny) et parait plus frequente ä l'^tranger.
Paralysie du larynx. — Voir Comage.
Paraplegic.
Gauses. — Gongestion du cerveau ou de la mcelle sur le cheval; c'est souvent une paralysie du nerf
d
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mmmm
604nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PARAPLfiGlE DU CHIEN.
fömoral, due ä une gene de la circulalion de la termi-naison de l'aorte, qui est comprimee par la masse intestinale surchargee.
Symptomes. — La maladie en g6n6ral unilaterale (cölegauche de preference) döbute comme une oblite­ration de l'iliaque interne. On observe une boiterie intense, le pied etanl en partie soustrait ä l'appui, et en meme temps des efforts de Tanimalpourreslerdebout, des sueurs, des coliques legeres, parfois remission d'une urine Irks foncee, enfln une chute sur le sol avec d^cubitus persistant.
Tkaitement. — Si Ton arrive avant la chute, il pourra sufüre de laisser l'animal au repos, de faire une forte saignee, de pratiquer de suite la vldange du rectum avec la main, de passer des lavements, etd'ap-pliquer un sachet de sable chaud sur les reins.
Apresla chute,il faudra s'abstenirde tourmenter le cheval, de chercher ä le faire relever; la saignee, les lavements seront encore utiles, ainsique les breuvages purgatifs. Pour obtenir le calme complet, on evitera l'emploi de la morphine qui congestionne, et on donnera plutot la codeine en injections sous-cutanees, 50 centigrammes ä 1 gramme, la cafeine ä meme dose comme diuretique.
Au bout de quarante-huit heures, au moyen de pou-lies et d'appareils,on essayerade relever le cheval et de le maintenir debout pendant quelques minutes. Si I'essai est satisfaisant, il sera renouvele plusieurs fois, en augmentant un peu chaque fois la duree de la sta­tion.
I'araplegie tin cliicn.
Causes. — C'est plutot un defaut de nutrition, fre­quent sur les chiens de grande taille, dont I'alimenta-tion est insufflsante en qualite; cette maladie peut s'observer a la suite de la maladie.
Traitement. — Alimentation tonique. Ajouter des os dans la ration. Megnin recommande de pulveriser
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wmmmt
PARASITAIRES (MALADIES).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;60S
avec une rape les os rösidus de ralimentation de l'liomme et d'en ajouter une cuilleree par jour dans la soupe des malades. Sejour au grand air. Exercice moderö.
Farasitaires (Maladies).
Caüsks. — Ge soiit des maladies contagieuses, dues ädes animaux ou ä des vegötaux vivants aux döpens de Torganisme. Elles different surtout des affections mi-crobiennes en ce sens que les parasites sont plus visibles que les microbes. II y a des parasites internes et des parasites externes; on donne plutot le nom de Maladies vermineuses (voir ce mot) ä cellescaus6es par les parasites animaux internes.
Symptomes. — II y a toujours une diminution des forces, un amaigrissementgeneral, le poil est terne, les parasites externes determinent des symptomes locaux bien visibles avec demangeaisons, plaies. Les para­sites internes decelent leur presence par le trouble apport6 au fonclionnement de l'organe (poumon ou intestin le plus souvent) qu'ils habitent.
Traitsment. — II faul mettre en premiere ligne les bonnes conditions hygieniques, puis l'emploi de topi-ques appropriös variables suivant la nature des para­sites. En general, on emploie ä l'extörieur les lotions ou pommades soufrees et ä l'interieur les t^reben-thines.
Police sanitaire. — II faudra, si la loi l'exige, faire la declaration et dans tous les cas, isoler les malades, d6truire leur litiere et surtout leurs excrements; de-sinfecter les locaux, les harnais.
Parasites Tegetaux.
Ce sont:nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; raquo;
1deg; La Teigne faveuse.
S'observe sur le chien, le chat, le cheval, la souris, les oiseaux, et se communique ä l'homme.
Causes. — Est caus^e par l'AcÄonon Schoenleini.
Symptomes. — Demangeaisons, döpilations au front,
34.
ocr page 618
mmm
606nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PAROT1D1TE.
ä la nuque, a la base des oreilles, et apparition de eroütes, souvent jaunätres, en forme de petits godets concaves.
Traitement. — Lavages au cr^syl, puis lotions avec solution de sublime älp. 1000.
2deg; Herpes tonsurans et epilans.
S'observent sur tous les animaux, se communiquent k I'homine.
Symptömes. — Dömangeaisons peu prononcöes et döpilationsavec brisure despoils par plaquesetendues dans la forme epilans, nettement circulaires dans la forme lonsurans.
Traitement. — Lavage au savon de cresyl, puis lo­tions avec solution de sublime 1 p. 1000 ou application de pommade mercurielle.
3deg; Pityriasis.
Causes. — Dli au Microsporon furfur.
Symptömes. — Depilation avec pellicules, deman-geaisons.
Traitement. — Lotions sulfureuses.
Parasites animaux.
Les principaux sont :
1deg; Les Acares. — quot;Voy. Gale.
2deg; Les OEstres qui deposent leurs ceufs sous le cuir du bceuf, du cheval, du mouton.
Symptömes. — Apparition a la fin du printemps de tumeurs, oü sedcveloppent les larves,
Traitement. — Ouvrir les tumeurs et panser comme un abces; le plus souvent il est inutile d'intervenir.
3deg; Les Poux. — Voy. Phliriase.
Parotidite.
Causes. — Inflammation de la glande. Gette mala-die est tres rare; le plus souvent, il y a seulement abces sous-parotidien.
Symptömes. — Tumefaction unilaterale en g^nöral, chaude, sensible, douloureuse avec gene de la deglu­tition, de la respiration et de la circulation .
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PARTURITION.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; eo:
Traitement. — Cataplasmes opiaces, Ouvertüre de l'abces, antisepsie.
Parturition.
C'est un acte pbysiologique, necessitant parfois l'intervention de l'homme et dont les suites peuvent 6tre graves, ä cause des blessures des organes ou de leur infection. Aujourd'hui en mödecine humaine, laquo; on admet que la plaie uterine doit etre protegee au #9632;1 möme titre que lesautres plaies raquo; (Ghampionniöre).
II faut faire de meme en veterinaire et pratiquer l'antisepsie obstetricale. La femelle sera plac6e dans iln local blen aere et bien eclalre sur une litiere propre; m6me lorsque les choses se seront passees r6guliörement,sans l'intervention de rhomme, il sera prudent de faire des injections vaginales avec des liquides chauds antiseptiques.Onemploiera de prefe­rence les solutions qui ne peuvent communiques d'o-deur ä la viande ou au lait. Les solutions d'acide borique de 4 ä 10 p. 100 alcoolisöes, celles de perman­ganate de potasse 2 ä o p. 100, celles de sulfate de cuivre ä 1/100.
Le vöterinaire qui devra intervenir le fera apres avoir lave et nettoye ses mains, il les trempera, ainsi que les cordages et instruments dont il aura besoin, dans l'huile pheniquee. Pendant reparation, si celaest nöcessaire, des injections seront faites avec une des solutions antiseptiques ou tout au moins avec de l'eau bouillie. Immediatement apres le part, un lavage complet de l'utörus et du vagin sera fait, s'il y a des plaies, des 6corchures on les enduira de vaseline bo-riquee ä 2 p.100. De nouvelles injections seront faites les jours suivants.
Les appareils dont on se servira sont tous ceux qui peuvent scrvir au lavage des plaies, aux irrigations continues, j'en ai dejä indique plusieurs, j'en signale ici d'autres qui pourront egalement etre utilises dans d'autres circonstances.
ä
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#9632; #9632;
608
PARTURITION.
Le seau a irrigation du professeur Tarnier est ac-croche le long du mur au moment de Temploi.
Le siphon du professeur Tarnier permet d'utiliser un vase, un seau quelconque (fig. 98).
Fig. 98. — Siphon de Tarnier.
Fig. 99. — Canule Ue Lucas-Champiouuiere.
Comme canule, il faut preförer celle en caoutchouc durci de Ghampionniere (fig. 90), que Ton desinfecte en la trempant dans une solution de chlorure de zinc ä lOp.dOO.
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PERICARDITE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;60raquo;
Peau (Maladies de la).
Eljes'sont tres nombreuses. Les unes sont parasi-taires, les autres sont le fait de blessures, d'autres sont dues a des difauts de nutrition et de secretion, elles accompagnent le plus souvent des maladies internes.
Voy. Acni, Dartres, Ecthyma, Eczema, Impe­tigo, etc.
Pelotes stercorales.
Causes. — Variete de calculs inteslinaux du cheval ou du chien. Ce sont des matieres alimentaires dur-cies et dessechees.
Symptömes. — Coliques, sensibilite du ventre et constipation, les efforts expulsifs frequents peuvent amener le renversement du rectum,
Traitement. — Contre la douleur, lather; on evi-tera les opiac^s qui congeslionnent I'intestin; puis on ulilisera les lavements, les laxatifs en barbotages, boissons ou breuvages. 11 faudra 6viter les purgatifs drastiques qui pourraient 6tre une cause de d6chi-rure. L'exploration rectale permettra parfoisd'enlever les pelotes. Sur le chien, le mieux sera de donner I'huile d'olives a petites doses r6p6lees et espac6es, de facon ä eviter les vomissements.
Pepie. — Voy. Diphterie des volallles.
Pericardite.
Causes. — Inflammation du pericarde, due le plus souvent a une aulre maladie {Pericardile infectieuse) ou a l'influence du froid.
Symptömes. — Outre I'essoufflement, le pouls vei-neux, I'etat general assez grave, on constate de la sensibilite ä la percussion de la poitrine ä gauche; au debut, un bruit de frottement periodique et plus tard, un bruit d'agitalion de liquide.
Traitement. — On essayera, sans grandes chances de succös, la saignee, les revulsifs, les diuretiques, la digitale.
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610nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PER1T0NITE.
Perlcardlte traumaliqne, chez lo bceuf.
Causes. — C'est la p6n6tration dans le pericarde d'un corps pointu, aiguille, 6pine, etc., venant du reseau, ou de la panse.
Symptomes. — Pouls veineux tres marque, avec oedöme sous-sternal, odeur infecte des gaz de la rumination, tristesse, inappetence, etc.
Traitement. — Maladie souvent incurable; essayer l'extirpalion du corps etranger, si possible.
Peripneumonie contagieuse.
Maladie contagieuse des grands ruminants.
Symptomes. — Au debut, fievre intense, 40 a 41deg; avec leger metöorisme et inappetence. Ge qui fait que Ton confond souvent alors cette maladie avec une simple indigestion.Puis respiration penible, avec mouvement des cötes diminue. Sensibilite de la poitrine ä la per­cussion, disparition du mouvement respiratoire et apparition du bruit de souffle. Plainte caracteristique au repos et surtout pendant la marche. Tons les Symptomes s'exagörent, si on deplace I'animal.
Traitement. — II est incertain, et la loi oblige ä sacrifier les malades le plus tot possible. Dans cer­tains cas, oü l'intensite des symptomes rendait la mort imminente, j'ai vu les symptomes s'amender, et le transport h l'abattoir de la Villette devenir possible, a la suite de l'ingestion de plusieurs litres de lait, qui agissait peut-6tre comme diuretique. On pourrail essayer la cafelne dans le mfime but.
Police sanitaire. — Faire la declaration, isoler les malades et les contamm6s et pratiquer Tinoculation preventive.
Peritonite.
Inflammation du peritoine, chez tous les animaux.
Causes. — Elle est rarement spontanee et est plus souvent due ä des coups, a des blessures, a des infec­tions par le vibrion septique [Perilonile de castration, metro-perilonite).
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PHARYNX (MALADIES Du).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 611
Symptomes. — Inappötence, meteorisme et consti­pation, avec efforts de vomissements pour le chien, sensibiiite du ventre, fievre intense, battements du coeur tumultueux et symptömes de septicemie.
Traitement. — Sur le cheval, eile est presque tou-jours mortelle. Saignee, revulsion, frictions mercu-rielles, on utilisera les purgatifs legers. Les bols avec calomel 2 grammes, opium 1 gramme ont paru donner quelques r6sultats.
Le traitement preventif des peritonites septiques consistera dans la desinfection des instruments pour la castration, le cheval sera sur une litiere propre apres l'opcration.
Pour prövenir les metro-peritonites, suites de ^ar/w-rltion (Voy. ce mot), on fera des injections antisepti-ques pendant et apres le part.
Paste bovine ou typhus.
Maladie contagieuse des ruminants, originaire de l'Orient.
Symptomes. — Fievre, inappetence, coma, dos vousse, tremblements, diarrhöe fetide, coloration rouge brique des muqueuses apparentes. Apparition sur la muqueuse buccale de petites masses jaunes, jetage muco-purulent ä odeur infecte.
Traitement. — Pas de traitement.
Police sanitaire. — Isolement, abatage des ma-lades et des conlaminös, destruction des cadavres des malades, enfouissement du furnier, desinfection des locaux, voitures, harnais, avec la lessive bouillante et l'eau de chaux.
Pharyngite. — Voy. Angine.
Pharynx (Maladies du).
Ge sont des tumeurs, des angines, des abccs, des pa-ralysies (Voy. ces mots).
Symptömes. — 11 y a toujours g6ne de la degluti­tion, parfois meteorisme, gene de la circulation, de la respiration, et tumeur visible h I'ext^rieur.
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612nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PHTIRIASE.
Abcamp;s du pharynx.
Causes. — La gourme ou la compression exercee parl'anneau du licol.
Symptomes. — ÖEdeme de la region, avec difficult6 de la respiration et de la deglutition.
Traitement. — Ouvertüre prompte, trachöotomie s'il y a lieu, lavage antiseptique; apres la guerison, friction rösolutive de biiodure de mercure au 1/8.
Phimosis.
Causes. — Etranglement du penis enflamme el comprimö parle retröcissement du fourreau.
Symptomes. — H y a toujours balanile (Voy. ce mot): le penis apparait rouge, violet; on observe des coliques, etc.
Traitement. — Scarification et d^bridement du fourreau, s'il y a lieu; puis lavages chauds, 16gsect;re-ment antiseptiques.
Phlebite.
Causes. — Inflammation d'une veine, ä la suite de la saignöe; eile est la consequence de l'infection de la plaie par I'instrument qui a servi ä faire la saignee ou par la lilifere.
Symptomes. — Fiövre, gonflement de la veine, avec trajet fistuleux et engorgement envahissant toute la region. La phlebite de la j ugulaire est la plus frequente.
Traitement. — Döbridement et lavage antiseptique; Ligature de la veine.
Phtiriase.
Symptomes. — Les poux sont visiblelaquo; et delerminent des demangeaisons violentes, avec amaigrissement et döpilations.
Traitement. — Desinfecter les harnais, les locaux, faire des lavages avec le savon de crfeyl, et les solu­tions de tabac au 1/10.
Phtiriase avialre.
Causes. — Sur les chevaux dont les ecuries sont
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#9632;
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PIETIN.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 613
voisines des poulaillors ou pigeonniers, celte maladie est frequente.
Symptomes. — Les depllations se presentent sous formes de petites plaies toutes assez semblables, et les demangeaisons n'ont lieu que la nuit.
Traitement. — II sufüt d'eloigner les pigeonniers et poulaillers de l'ecurie, et de passer ä la chaux les murs et boisde l'ecurie, de neltoyer les harnais et couvertures.
Phtiriaae des cerfs.
Dans les pays de foret, on observe les poux de cerf: Ixodes ricinus, sur les chiens et les chevaux.
II faut desinfecter les chenils et les öcuries, et tou­cher les ixodes avec un peu d'essence ou d'huile ou les couper en deux avec des ciseaux.
Phtisie. — Voy. Tuberculose.
Pied (Maladies du).
Causes. — Elles sont presque toujours dues a des contusions, ou k des blessures.
Symptomes. — Elles determinent une boiterie et des souffrances tres grandes parle fait de la compression des tissus enflammes par la corne. L'infection de ces lesions par les germes qui se trouvent dans la litiere est la cause de leurs complications. Leur siege et leur gravity varient. (Voy. Atteintes, Bleimes, Clous de rue, Javarls, Seimes, etc.)
Traitement. — Pour diminuer la cpmpression, il faudra enlever le plus possible de corne, ce qui per-metlra de mettre h nu la lesion, de la desinfecter a fond; on pourra en general employer les solutions de chlorure de zinc de 10 a 30 p. 100, mettre une couche antiseptique comme la päte de Socin et terminer par un pansement prolecteur avec l'ouate de tourbe.
Pietin.
Causes. — Abces epizootique sous-ongueal. Cette affection contagieuse du mouton est plus frequente pendant les saisons pluvieuses.
Cagny. — Ther. ret.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3S
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614nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PIQURE DE MOUCHES.
Symptojies. — Boiterie de un ou plusieurs membres qui sont soustraits ä l'appui. Decubilus prolonge, amaigrissement. La region de la couronne paratt rouge et enflammöe; eile csl chaude, sensible. II y a un trajet üstuleux.
Traitement. — Debridement et pansement antisep-tique, avec sei de cuivre ou chlorure de zinc. II sera preferable d'employer les pommades au 1/3 ou 1/5 plutßt que le vitriol en poudre, qui determine une eschare tombant trop rapidement et laissant une plaie, cause de boiterie et de recidive.
Piqüre de marechal.
Causes. — Blessure du pied, falte par un clou pen­dant la ferrure.
Symptomes. — Sensibilite immediate ou non, puis boiterie avec chaleur, sensibilite ä la percussion. En deferrantle pied, on trouve un trajet üstuleux.
Traitement. — Döferrer le pied, enlever la corne pour bien decouvrir la lesion, puis lavage avec solution de cresyl, de cblorure de zinc au 1/3, appli­cation de la päte de Socin et s'il y a lieu d'un pen d'ötoupe maintenue par un tour de bände.
Piqüres de mouches.
Ge sont celles faites aux chevaux le plus souvent par les abeilles ou les taons.
Symptomes. — Apparition de tumeurs chaudes, dures sur tout le corps, ne s'abcedant pas et dans le cas de piqüres d'abeilles, symptomes d'empoisonnement.
Traitement. — T. pkeventif. — Au moment de sor-tir, laver le corps du cheval avec une solution detein-ture d'aloes dans l'eau, 5 p. 100 de teinture, graisser les barnais avec l'huile de laurier.
T. curatif. — Lavage avec l'eau legerernent vinai-gree et, dans le cas de piqüres d'abeilles, injections sous-cutan6es d'etber, 3 ä 10 grammes, de cafeine 30 centigrammes, de veratrine 5 ä 10 centigrammes, ou de pilocarpine 3 ä 10 centigrammes.
J
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PIQURES DE SANGSUES.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;615
Piqüres de sangsues.
Causes. — Dans cerlains reservoirs ou cours d'eau de l'Algerie, les jeunes sangsues s'altachent sur les
joues, le voile du palais, le vagin des animaux qui viennent y boire ou y sont baignes.
Traitement. —T. PEEVENTiF. —Placer des anguilles ou des cyprins dans les reservoirs, faire boire les ani­maux avec la musette en guise de filtre.
T. cüratif. — Injections dans le nez, la bouche, le
J
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61Gnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; PLEURESIE.
vagin avec de l'eau salee, qnifait tomber les sangsues.
Plaies.
Causes. — Lesions de conünuitö, variables suivant la profondeur el la region, dues a une blessure.
Symptomes. — II y a ecoulement de sangou de pus ala place bless6e, gontlement avec pbenomamp;ne inflam-maloire des parties voisines, douleur, sensibilite, gene apportee au foncüonnement de l'organe, enfin symp­tomes d'anömie ou au contraire lievre intense et me­nace de complications : tetanos, septicemie, infection purulente, etc.
Traitement. — Arrcter l'hemorragie, faire l'abla-tion des corps etrangers et des parties mortifiees, le debridement pour faciliter les lavages chauds ou Iroids antiseptiques ; puis pansements antiseptiques; suivant las cas, ä l'interieur, toniques ou antither-miques.
Pour le lavage des plaies, on pourra utiliser les di­vers instruments indiques aux articles Administration des medicaments (p. 12), Eait (p. do6), Parturition (p. 607) et rirrigo-pulvolaveur ä jet continu (fig. 99).
Plaies d'ete.
Causes. — Elles sont de nature infectieuse (Rivolta, Laulanie).
Symptomes. — Pendant I'ete, on remarque que cer-taines plaies, surlout celles des membres, ne peuvent secicatriser, elles sont le siege de demangeaisons tout ä fait exageröes; on pent y constater des amas de concretions purulentes.
Traitement preventif. — Faire l'antisepsie rigou-reusedes plaies, et les couvrir d'une couche antisep-tique, päte de Socin par exemple.
T. curatif. —Employer les antiseptiques caustiques, comine le biiodure de mercure, les pommades ä base de sulfure de carbone, pour calmer la douleur locale.
Pleuresie.
Inflammation des plevres, qui s'observe sur tous
J
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PNEUM0-ENTEK1TE 1NFECTIEUSE W PORC.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;617
les animaux et pent etre unilaterale on bilaterale.
Causes. — Dölermiriße par le froid, ello cst alors essentielle; le plus sou vent eile complique une mala-die infectieme.
Symptumes.—Frissons, respiration courte, avecgsect;ne du mouvement des cötes, toux petite, avorlee, le decu-bitus est sternal, iievre an debut, sensibilito ä la per­cussion, et ä rauscultation, disparition du murmure respiratoire suivant une ligne horizontale, el bruit de frottement.
Traitement. — Combattre la Iievre, saign^e, revul-sifs, diuretiques, ponction et injection iodeo.
Pneumonie.
Inflammation du poumon.
Causes. #9632;— Due parfois ä un refroidissement et souvent ä des microbes [Pneumonie infectieme).
Symptömes. — Fievrc intense, jetage rouille; ä I'aus-cultation, disparition du murmure respiratoire et appa­rition du bruit do souffle dans un ou deux poumons [Pneumonie simple ou double). Au debut, le cheval un peu triste, un pen moins vigoureux, laisse son avoine et mange encore volontiers le fourrage et pour cetle raison les cochers ou charretiers croient äune simple indisposition peu grave.
Traitement. — Saignee, s'il y a plöthore ; revnlsifs, medicaments-antithermiques. Electuaires toniques, terebenthine, iodure de potassium, purgatifs doux.
Pneumo-enterite infectieuse du pore.
Maladie contagieuse du pore.
Symptömes. — Ils sontsemblablesaceux du Rouget. Fiövre intense, avec perte de l'appetit, decubitus per-sistant, essoufflement et gone de la respiration, appari­tion detaches rouges a la peau, principalement sous le ventre et aux oreilles. Mort rapide.
Traitement. — On ne pent enrecommandor aucun. Le mieux est de sacrifier les malades, au debut et les contamin^s.
J
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(
618nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; POUMON (MALA.D1ES DU).
Police sanitaire. — Faire la declaration; les mala­des au döbut, les conlamines peuvent elre consom­mes; desinfecter les porcheries.
Polypes.
Causes.—Excroissances, que Ton pent observer sur loutes les muqneuses. Elles sontprobablement de na­ture infectieuse.
Symptomes. — Tumeur generalement molle, pedi-culee, pouvant etre le siege de suppuration, d'h^mor-rhagie, et genant plus ou moins les fonctions de l'organe oü elles siegent.
Traitement. —Faire 1'ablalion, avec la ligature elas-tiquede preference, essayer les injections interstitielles de chlorure de zinc au i /iO, de violet de methyle au 1/200.
Polyurie.
Causes. —Emission exageree d'urines, qui s'observo surtout sur les chevaux. Elle parait parfois etre epizootique et par suite de nature infectieuse; sur les chevaux de course, al'etat sporadique, eile parait etre une des consequences de rentralnement exagerc.
Symptomes. — Les malades sont sans force, sans appetit, les muqueuses sont päles, et la liliöre esttou-jours mouillee.
Traitement. — Boissons alcalines.
Polynrie epizootique.
Traitement. — Essayer I'antisepsie interne avec l'eau de naphtol en boissons, faire des injections sous-cutanees de veratrine, h petites doses repötees.
Polyurie sporadique.
Traitement. — Antipyrine et toniques, diminuer le Iravail.
Poumon(Maladies du).
Elles sont nombreuses. Ce sont des congestions, des lumeurs, desabces, des 6/mMmmeme(Voy. cesmots). On peut constater des kystes vermineux.
Inflammations du ponmon.
Causes. — Les inflammations du poumon (Voy.
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POUSSE.
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Bronchite et Pneumonie) peuvent Stre dues h. la pre­sence de germes infoctieux, elles s'observent souvent ä la suite des incendies.
Symptomes. — Outre la flevre, il y a g'6ne de la res­piration ; ä l'auscultation, on constate la diminution, la disparition du murmure respiratoire, qui pent etre remplace par des bruits anormaux.
AbcuM ilu pouinon.
Ce sont des complications de la pneumonie, de la tuberculose (Voy. ces mots).
Ancvrysme puliuonairc.
Tres rare.
Symptomes. — Ses symptömes sont ceux de la dila­tation du ccEur.
Traitement. — II u'y a pas de traitement pratique.
Congestion pnlmonairc.
Causes. — Elle pent s'observer sur tous les animaux, surtout sur ceux qui sont en troupes (pores, moutons), par les temperatures chaudes et orageuses, dans les endroits mal aerös et aussi aprös une course rapide.
Symptomes. — Ce sont ceux de Vasphyxie et du coup de chaleur (Voy. ces mots).
Traitement. — Saignee, revulsifs, injection sous-cutanee de veratrine 10 a 20 centigrammes, sur le cheval.
Pousse.
Causes. —C'est im Symptome de diverses maladies du cheval: asthme, emphyseme pulmonaire, etc.; sur lesjeunes chevaux, c'est souvent l'indice d'un döfaut d'entrainement des muscles respiratoires (Laulanie).
Symptomes. — Irr6gularit6 du flanc, toux, jetage blanc mousseux.
Traitement. — C'est celui de la cause. Les injections sous-cutanees de veratrine, ä la dose de 1 ä 3 centi­grammes, repetees pendant quelques jours, donnent de bons resultals, surtout contre la pousse des jeunes chevaux.
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HAGE.
Queue (Maladies de la).
On peut observer des plaies, des morsures de chiens, des fractures et souvent des demangeaisom. Le plus souvent, ces dernieres sontle rösultatd'erosions faites par la croupiere des harnais, a la face anterieure de la queue. II est inutile dans ce cas de se contenter comme on le fait trop souvent de lavages de la partie posterieure, il faut commencer par regarder sous la queue.
Rachitisme. — Voy. Anemie.
Causes. — G'est plutötle defaut de developpement du squelelte, par suite d'une alimentation insufflsante.
Symptömes. — Faiblesse generale, avec deformation des extremit6s articulaires, surtout sur les chiens de taille elevße (danois et autres).
Traitement. — Exercice modert, et alimentation rationnelle, lait, viande, os pour les carnivores; lait, son, graines, fourrages de bonne quality pour les her­bivores. Parmi les poudres speciales tres vantees, on pourra essayer le melange par parties egales de pou-dre de phosphate de chaux,desel marin, et degentiane.
Megnin conseille avec raison pour les chiens la poudre d'os, une cuiller^e par jour. Elle s'obtient en räpant avec une lime, les os cuits venant des aliments de Fhomme.
Rage.
Maladie contagieuse, qui est plus frequente sur le chien, mais qui peut se communiquer ä tous les ani-maux et a I'homme.
Symptömes. — La rage furieuse se decele par un changement dans le caractere de l'animal, qui se montre inquiet, agite, puis devient irritable (fig. 100) surtout ä lavue d'un chien; agressif, il se jette sur les 6tres animes qu'il rencontre, cherche a les mordre (ce qui parait etrange de la part d'un animal comme le mouton). L'aboiement du chien enrage a un timbre particulier. II mange ou plutöt mord et avale le bois,
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ü
3:;.
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022
RAGE,
la paille, etc. La mort arrive par paralysie envahissanle et debute le plus souvent par le train post6rieur. On a trouve dans la moelle epiniere des alterations des cellules de la növroglie (flg. 101).
Dans la rage mue ou paralytique, plus speciale au chien et au lapin, il y a de suite paralysie anterieure et surtout dela mächoire inferieure qui reste pendante.
WTS
Fig. 101. — Rage, alterations des cellules uerveuses de la moelle epiniere.
Traitement. — T. preventif. — Sur ies herbivores, essayer les inoculations preventives.
T. GüRATiF. — II n'y en a pas.
Police sanitaire. — Les animaux enrages doivent 6tre abattus, les chiens mordus ou soupQonn6s d'avoir 616 mordus doivent etre abattus. Les herbivores mordus doivent etre surveilles etne peuvent etre ven-dus pour quelque destination que ce soit, avant un delai de six semaines.
II sera toujours prudent sur l'hommo mordu de
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RECTUM (MALADIES DU).
623
cauteriser de suite les morsures et d'essayer le trai-tement Pasteur.
Rate (Maladies de la).
Elles sont peu nombreuses et pen connues. On a signale les congestions, les apoplexies, les tumeurs vcrmineuses melaniques, etc. (Voir ces mots).
Abcea de la rate.
Complications de la gourme, de l'infection puru-lente, de la tuberculose (Voy. ces mots). Apoplexie et congestioa de la rate.
Elle s'observe parfois sur le cheval et le cbien dans le Midi, et est generalement mortelle. Elle pent en-tratner la döchirure de Forgane.
La congestion est Tune des lesions du eharbon, nomm6 pour cette cause sang de rale.
Rectum (Maladies du).
Ce sont desp/aies, des blessures, faites volontairement ou non, des ini^res(administration delavementstrop chauds).Il pent y avoir des abees, des tumeurs (Voy. ces mots).
Symptomes. — Les efforts expulsifs frequents peu-vent amener le renversement. On observe, avec la fievre, une difflculte speciale de la marche, un port anormal de la queue.
Alices du rectum.
Causes. — Soit la gourme, soit une blessure, ils ont leur siege dans les parois du rectum ou le tissu conjonctif perirectal (cheval).
Symptomes. — Coliques; l'exploration permet de constater un retr6cissement du rectum, determine par une tumeur fluctuante.
Traitement. — Alimentation molle, ouverture de l'abcfes avec le doigt ou un trocart, lavage avec solu­tion boriquee ä 4 p. 100 ou solutions variees de cresyl. Yoy. Anale {region).
RenTeraement du rectum. — Voy. Anale [Region et Renversement.
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624 RENVERSEMENT DE L\ MATRICE, DU VAG1N, ETC.
Reins (Maladies des).
Les principales ont 6t6 decrites sous les noms de nephrite, hematurie, hemoglobinurie (Voy. ces mots). On a signale des tumeurs cancereuses ou melaniques, Yatrophie, etc.
Abcf-s du rein.
Causes. —11s sontla consequence de maladies in-fectieuses : gourme, pneumonie, etc.
Symptömes. —Tresvagues; l'exploration rectale peut donner des indications, lorsqu'il y a dejä malaise ge­neral, difficulty de la marche, anomalie dans la sta­tion debout.
Traitement. — Tresincertain, essayer de favoriser I'ouverture dans l'urethre, au moyen de diuretiques
Fig. 102. — Pince-vulve, en niötal, gnrnie en caoutchouc, de M. Nogue.
antiseptiques, eau naphtol^e en boissons, injections sous-cutanees 3 a4 grammes chaque de naphtol cam-phr6 et teröbenthine, ölectuaires avec ter6benthine, 30 a 60 grammes par jour ou cuböbe 40 grammes.
Renversement de lamatrice, du vagin, du rectum.
Causes. — Variete de hernie due a des efforts ex-pulsifs exag6res. 11s peuvent s'observer sur tons les animaux et etre dus au deplacement du rectum, de la vessie, du vagin ou de Vulerus.
Traitement. —Pour s'opposer auxretours des ef­forts expulsifs, anesthesie (morphine, ether, alcool), puis lavage a l'eau chaude et antiseptique, mouche-lures, compression, reduction et application de ban­dages contentifs ou d'appareils, comme la pince de M. Nogue (fig. 102).
#9632;
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ROUGET.
62a
Rhumatisme.
Inflammation des muscles et des articulations.
Causes. — Acluellement on considere les affections rhumatismales comme des consequences eloignees d'une maladie infeclieuse, pneumonic par exemple.
Symptömes. — Ces maladies, qui s'accompagnent d'une flövre intense, s'observent le plus souvent aux membres quelques semaines, ou quel-ques mois apramp;sla gu6rison d'une ma­ladie infectieuse, et ont un caractere ambulatoire, passant d'une articula­tion h I'autre en vingt-quatre heures avant de se fixer.
Traitement. — Saignees, revulsifs ou Emollients, morphine, codeine, puis purgations au moyen des injec­tions sous-cutanees d'eserine ou de veratrlne.
Rhumatismales (Douleurs).
II faut reserver ce nom pour des symptömes probablement nerveux, frequents sur les vieux chevaux, par les temps froids.
Traitement. — Les calmants et sur-tout la chaleur reussissent bien.
Rouget.
Fig. 103. —Bacille du Rouget, cul­ture sur gela­tine en piqure.
Causes. — Maladie contagieuse du pore, qui est produite par un bacille (fig. 103) et qui pent se transmettre au lapin, au ratet au pigeon,
Symptömes. — Tristesse, flevre, coloration foncee des parties blanches et denud6es du corps : ventre et oreilles, mort rapide. Dans le rouget chronique, on observe des arthrites, un amaigrissement general, des boiteries rhumatismales.
Traitement. — Iln'y en a pasd'autre que la vacci­nation preventive.
Pouce sanitaire. — Faire la declaration, detruire
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mmm m
626nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; SALIVAIRES (MALADIES DES GLANDES).
les cadavres, dösinfocler ä fond les habitations, lavage ä l'eau de chaux des parois, grattage du sol, desmurs. Les malades, guöris, doivent 6tre gardes au moins six semaines.
Saignement de nez du chien.
Causes. — Maladie contagieuse du chien, analogue ä Vayiemie des mineurs, et döterminee par la presence d'helminthes dans I'intestin.
Symptömes. —Faiblesse generate, päleur des mu-queuses, essoufflement, etat anemique.
Traitement. — Faire bouillir l'eau, donner ä i'in-tdrieur des capsules de terebenthine. Essayer les sels de strontiane 1 ä 2 grammes par jour.
Salivaires (Maladies des glandes).
Les maladies les plus frequentes sont des obstruc­tions par des graines fourrageres (öpillets de brome), sc terminant par des abces et des ßslules. II y a aussi des infiltrations par des lumeurs, de nature melanique en general.
Abces salivaires.
Causes. — Ils peuvent etre dus ä des calculs, et le plus souvent a I'introduction dans les canaux excr6-teurs des epillets irritants de plantes comme le brome. Ils sont alors cons6cutifs ä une stomatite. Ils peuvent etre aussi dus ä des microbes.
Symptömes. — Outre une salivation abondante, il y a inflammation de la boucbe, gonflement de la glandc, difficulte de la deglutition. Le pus qu'ils contiennent a generalement une odeur speciale tres porsistante.
Traitement. — II faut Mler la maturation par des ve­sicants ; ou dans d'autres cas, employer les cataplas-mes ou les pommades avec le laudanum, ouvrir les ab­ces le plus tot possible, faire deslavages antiseptiques non caustiques, avec la solution boriqutie a 4 p. 100, une eau naphtolee ou des solutions de cr6syl, 2 a 10 p. 100.
Fistule salivaire.
Causes. — C'est une Ouvertüre anormale du canal
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SCROFULE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;627
excreleur, duele plus souventä 1'ablation d'un calcul; exceptionnellement, eile peut avoir son siege en un point de la masse glanduleuse. En tons cas, eile n'est visible, et ne constitue un etat pathologique que lors-' qu'elle s'observe h la parotide en dehors de la cavile buccale.
Symptojies. — Ce sont ceux des fistulesen general.
Traitembnt. — En cas de fistules salivaires persis-tantes, on pourra obtenir l'alrophie de la glande (parotide) avec des injections de teinture d'iode faites dans le canal.
II sera parfois preferable de faire au-dessus une nouvelle fistnle, ayant son ouverture dans la cavile buccale et de pratiquer ensuite la suture de l'an-cienne.
Sarcocele.
Causes. — C'estrinduralion du testicule du cheval, consecutive ä Vorchite (voj'. ce mot) et plus souvent symptomatique de la morve (voy. ce mot).
Symptömes. — Raideur de la colonne vertebrale qui est voussee, dif(icult6 de la marche, etat de souffrance gönerale, epaisseur du scrotum; le testicule et lenbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i:
cordon sont durs, gonfles, augmentös de volume.
Traitement. — Castration avec la ligature elastique ou l'öcraseur, pansement antiseptique.
Scorbut.
Causes. — Sorte de stomatite, ä peu pres specialo au chien mal nourri. C'est une variete de rachitisme (voy. ce mot).
Symptojies. — Faiblesse, gencives sai]lantes,mollas-ses, violacöes, saignantes, dechaussement des dents.
Traitement. — Nourriture variöe et alibile, garga-risme avec le citron, l'eau miellöe et vinaigree.
Scrofula. —Voy. Rachitisme.
On a aussi donne ce nom a des abefes tuberculeux, places sur les cötes de la gorge des bovidös. (Voy. 7laquo;-be}'culose.)
II
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028
SORE-SHIN.
Seime.
Causes. — Solution de continuite de la paroi du sabot des chevaux. Elle est due h un defaut de soli-dite de la corne et a une ferrure d6fectueuse.
Symptömes.— Sur les chevaux de luxe, eile s'observe aux membres anterieurs en dedans et en mamelle, ou en quartier; sur les chevaux de trait, eile a son siege ä la pince et aux membres posterieurs; on observe une boiterie marquee, avec une fente plus ou moins reguliere de la corne descendant de la couronne jusqu'ä la sole. II y a parfois ecoulement sanguin et sensibilite de la couronne.
Traitement. — Operations variees, ferrure speciale, vesicatoire ä la region du bourrelet.
Solandres.
Ce sont les malandres (Voy. ce mot) du pli du jarret.
Sole brulee.
Causes. —Echauffement de la sole du pied du cheval, caus6 par le contact avec le fer trop chaud.
Symptumes. — Boiterie, sensibilite et chaleur de tout le pied. Apres avoir döferre, on constate une coloration jaune rouge de la corne, qui sert d'union ä la sole et ä la paroi.
Traitement. — Gataplasmes astringents, amincisse-ment.
Sore-shin.
Nom donne par les Anglais a une lesion de la face anterieure du canon. Elle est a pen pres speciale aux chevaux de courses.
Causes. — Elle parait elre due au decollement de l'apon^vrose, qui soutient les tendons de la face ante­rieure de la region du canon. Elle est plus frequente aux membres anterieurs, et s'observe surtout sur les poulains, au moment de leur dressage.
Symptömes. — Gonflement chaud, douloureux, sensi­ble de la face anterieure du canon, aux deux membres anterieurs a la fois le plus souvent; dans certains cas,
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SURMENAGE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 629
les quatre membres sont atteints. II y a fievre, boite-rietres prononcee et caracterislique, tout le membre est rigide.
Traitement. — Au debut, les frictions de pommade de biiodure de mercure reussissent bien. II peut per-sister une induration visible de la region, qui ne gene pas la marche.
Soye ou Soyon.
Fistula congenitale du cou, sur le pore.
Symptomes. — L6ger suintement par la listule. Dans les cas graves signales, il y avait confusion, ä cause de la coincidence avec une autre maladie grave, angine par exemple.
Traitement. — Cauterisation de la flstule et suture au besoin.
Sterilite.
D6faut de f^condite.
Caosbs. — II est congenital ou le fait d'une maladie des organes genitaux.
Symptomes. — II peut y avoir toutes les apparences de la sant6 ; souvent, sur la femelle, il y a ecoulement vaginal, avec des symptomes persislanls de chaleurs (Voy. Nymphomanie).
Traitement. — II variera suivant la causequot;; il faudra rem6dier a l'anomalie, ou traiter l'affection des or­ganes genitaux de la femelle, par exemple, faire la dilatation du col de la matrice avant le coit, utiliser les injections chaudes alcalines et un pen antisep-tiques, et les injections chaudes de phosphate de soude.
Surmenage.
Causes. — C'estl'^tat d'auto-infection paries residus du travail musculaire, que Ton observe sur I'animal apres une longue course pendant les temps chauds; s'ily aeu en meine temps asjoA?/a;ie, la maladie s'appelle alors coup de chaleur{Yoy. ce mot).
Symptomes. — Fievre, inappetence, immobility et
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TETANOS.
raideur de tout le corps, comme dans la fourbure, le malade hesite ä se deplacer, les muqueuses sont rouges, injectees; le pouls el la respiration sont pr6-cipites.
Traitement.— II faut eliminer les produits de dechet, au moyen des injections sous-culan6es de cafeine 1 gramme, de v6ratrine 5 ä 10 centigrammes, d'ether o ä 10 grammes.
Suros. — Voy. Exostoses.
Ce sont des exostoses de la region du canon.
Symptömes. — Ceux qui se prolongent sous les ten­dons flechisseurs ou le ligament suspenseur deter-minent seuls une boiterie persistante. Les autres ne determinent une boiterie qu'ä leur d6but et surlout avant leur apparition.
Traitement. — Surles jeunes chevaux, la disparition spontanee des suros n'est pas rare.
Synovites.
Causes. — Inflammation des synoviales tendineuses ou arliculaires (Voy. Hydarthroses). Elle pent etre le fait de la fatigue, d'une blessure, ou etre la suite d'une maladie anterieure.
Symptömes. — H y a toujours fievre, douleur, sen-sibilite de la region et parfois complication d'abces. Les synovites tendineuses sont en general moins graves que les articulaires.
Synovite essentielle.
Traitement. — Compression, vesication et cauteri­sation.
Synovite rhnmatismale.
Traitement. — Antithermiques, revulsifs et sai-gn6es.
Tetanos.
Causes. — Affection microbienne, qui pent s'observer sur tons les animaux et sur l'homme et est plus fre-quente et plus grave par les temperatures un pen basses et humides.
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THROMBUS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;631
Symptümes. — Dans beaucoup de cas, c'est au ni-veau d'une legere plaie des parties du corps expos^es au contact avec la lilifere, que Ton voitapparallre une raideur et une contraction de tons les muscles avec difficulte de la respiration et de la deglutition, sueurs generales. La queue estraide, portöeborizontalement, le corps clignotant devient visible.
Traitement. — T. cuRATiF. —11 faut detruire les mi­crobes, eliminer les toxines qu'ils ont secretees et qui sent causes des symplömes, enün administrer les anti­dotes de ces toxines. L'animal etant place dans un local bien aere, mais ä temperature plutöt chaude que froide et eloignö de tout bruit, il faudra d'abord pro-ceder ä l'antisepsie des plaies, puis faire des injec­tions sous-cutanöes de SO centigrammes ä 1 gramme de codeine plutöt que de morphine, et de 1 gramme de cafeine, comme diuretique. Dans les cas graves, on pourra faire la tracböotomie et faire le lavage anti-septique de tout le Systeme musculaire, au moyen de 5 ä 10 litres d'eau chaude contenant par litre 1 gramme d'acide borique et 50 centigrammes de naphtol.
T. PRßVENTir. — Antisepsie des plaies, qui sont cou-vertes d'un enduit ou pansement protecteur, desin-fection des habitations.
Thrombus. — Voy. Phlebite.
Causes. — C'est la formation d'une poche sanguine sous-cutanee au niveau de la saignee, ou d'une rupture vasculaire.
Symptömes. — Tumeur, denuee au debut de chaleur et de sensibility.
Traitement. — Applications astringentes, telles que le m61ange de craie et de vinaigre, s'il y a de la cha­leur; pour eviter la phlebite consecutive, il faudra faire le lavage de la plaie avec une solution de cresyl et faire des injections sous-culanees ou apres debride-ment dans la tumeur, avec une solution de cresyl ä 10 p. 100.
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632nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;TOUrtNIS.
Thyroide (Hypertrophie de la glande).
Causes. — Cette affection, congenitale le plus sou-vent et her6ditaire, peut etre unilaterale oubilat6rale.
Symptomes. — II peut y avoir, mais rarement, cor-nage et gene de la circulation.
Traitement. — II faudrait essayer l'ablation de la glande avec la ligature elastique, mais en suivant les regies de la methode antiseptique.
Torticolis.
Causes. — Deviation de I'encolure, qui s'observe sur los chevaux, qui, aprfes une chute, sont rest^s couches avec I'encolure flechie.
Symptomes. — L'encolure est portee de cote, avec uoe convexite bien prononcee. Redressee avec peine, clle reprend sa mauvaise position. 11 peut y avoir luxation des vertfebres cervicales.
Traitement. — Essayer de maintenir I'encolure en bonne position au moyen d'un lien elastique place du c6t6 oppose et fixe au ücol d'une part, et ä la sangle de la couverture, d'autre part.
Tour de reins.
Cast l'entorse dorso-lombaire du cheval.
Causes. — Determinöe par le travail, surtout le Iransport ä dos, sur des chevaux trop jeunes.
Symptomes. — U y a d6faut de rigidite de la colonne vertöbrale, ce qui amene une marche vacillante, avec instabilite au moment de l'arrßt, difficulty de reculer.
Dans les cas de chute, on peut observer des frac­tures.
Traitement. — Repos, bonne alimentation, vesica-loires, ou cauterisation de la region lombaire. Eviter l'abattage, pour faire cette operation. Resultat pro-blematique.
Tournis.
Causes. — Maladie c6rebrale des jeunes bovid^s ou ovides; eile est enzootique; caus6e par un coenure.
Symptomes. — Tristesse, decubitus persislant, la
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TÜBERCULOSE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 633
tete est basse, inclinee de cote; si le ccenure est sur un des lobes cerebraux, l'animal tourne de ce cöle; s'il est sur le plan mödian, il n'y a pas de tournis; mais s'il est en avant, la töte est tres basse et ranimal pousse en avant; s'il est place en arriöre, l'animal se renverse, la tete est portee haute.
Traitement. — T. preventif. — Detruire les tsenias qui se trouvent dans l'intestin des chiens de garde du troupeau, sacriüer ces chiens.
T. curatif. — Essayer la trepanation, ou l'abatage pour la boucherie.
Tremblante (Maladie).
Maladie du mouton qui se presente ä l'etat enzoo-tique. Les cas observes pourraient se ranger dans deux categories. Dans la premiere, ceux qui constituent une variete d'anemie sur des troupeaux communs oü Ton a introduit des animaux ameliorös sans augmen­ter la qualite et la quantity de l'alimentation. Dans la deuxifeme, il y a peut-etre quelque chose d'analogiie au debut de l'ergotisme.
Trichinose.
Causes. — Maladie due a la presence de parasites, Trichina spiralis, dans les muscles, dans l'intestin. S'observe sur le pore, le chien, le chat, le veau, le pigeon, la poule, le rat, la souris.
Symptömes. — Raideur musculaire, faiblesse des reins, plaintes.
Traitement. — Nul.
Police samtaire. — Eloigner de la consommation de l'homme les viandes trichinees, faire toujours bien cuire la viande de pore.
Tuberculose.
Causes. — Maladie contagieuse, k marche lente, qui pent s'observer sur tousles animaux domestiques, sauf lachevre, parait-il, et se communiquer a l'homme; le microbe est designe sous le nom de bacille de Koch (flg. 104).
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634nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TÜBERCULOSE.
Symptomes. —En genöral, l'etat föbrile est peu mar­que, les malades sont en moins bon etat que les aulres animaux de l'habitation, la peau est seche, plus coll6e aux cöles; il y a des alternatives d'appetit et d'inap-petence, de tristesse et d'agitation. Suivant la locali­sation des lesions, les symptomes varient. Dans la forme pulmonaire, il y une toux seche, sensibilite exag6r6e des vertebres du garrot ä la pression, des cotes ä la percussion, avec exageration du murmure respiratoire dans certaines regions; souvent il y a du
•.
laquo;'*?
Fig. 104. — Crachats contenant des Micrococcus tetragenus et des bacilles de la tuberculose, 600/1.
pouls veineux. Dans la forme abdominale, on ob­serve une diarrhöe infecle, du metöorisme et des in­digestions sereproduisant apres chaque repas. Les ab-cbs ganglionnaires, par leur döveloppement, g6nent les organes voisins; sous la ganache du bceuf, on leur a parfois donne le nom de gourmes; ä la gorge, celui de scrofule.
Traitement. — Dans le cas de T. ganglionnaire, essayer sur les bovides la ponction avec l'öther iodo-formt! et le pansement antiseptique. 11 est en general inutile.
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TÜMEURS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;635
Police sanitaike. — II faut sacriüer de bonne heure les malades, detruire, sans les utiliser pour l'alimen-tation de rhomme, les parties des cadavres trop en-vahies, dösinfecter les places des animaux avec la lessive bouillante ou l'eau de chaux. Faire bouillir le lait des vacbes, meme saines.
Tuberculose zoogleique.
Causes. — Maladie microbienne des bovid6s, dont le microbe special differe du bacille de Koch.
Symptomes. — Ce sont ceux de la tuberculose pul-monaire.
Police sanitaire. — Dans la pratique, agir comme s'il s'agissait de la tuberculose veritable.
Tumeurs.
Causes. — Ce sont les productions morbides persis-tantes, caractörisees par une tumefaction limitee. 11 est probable qu'ellessonttoujours de nature microbienne.
Symptomes. — Les uns sont ceux donnes par l'etat de la tumeur elle-meme, ses dimensions, sa seche-resse, les secretions qui en content, etc. Les autres tiennent ä la gone apportöe au fonctionnement des organes voisins. Sur les tumeurs babituellement indo­lentes, on pent constater par moment des pbeno-menes inflammatoires, pendant la duree desquels se fait une nouvelle bypertropbie.
Traitement. — Pour faire disparaitre la tumeur, on essayera l'ablation avec l'^craseur ou la ligature elas-tique, les applications fondantes, de pommade de biiodure de mercure, de bicbromate de potasse; on pourra donner l'iodure de potassium en boissons. II ne faut pas oublier que s'il s'agit de tumeurs comme celles que Ton nomme cancer des mamelles sur la cbienne, ou comme certains sarcoceles du cheval, l'ablation faite au moment oü Ton constate une poussöe inüammatoire semble avoir pour resultat de faciliter la proliferation de tumeurs semblables ä l'in-terieur et de bäter la mort.
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ULCERES.
Typhoides (Maladies).
On dösigne ainsi plusleurs affections contagieuses du cheval ayant des symptömes communs. On doit distinguer VEntente, la Pneumonie, VAngine ty­phoides. Je crois qu'il y a lieu de faire rentrer dans ce groupe Tune des Anemies infectieuscs, qui n'a que les apparences de l'anemie.
Symptömes. —Je laisse de cote les symptömes locaux, pour signaler ceux qui sont communs et speciaux, sa-voir : döbut brusque, fievre intense avec temperature rectale de 39deg;,5 a 41deg;, tristesse, prostration complete, difflcultö de la marche, tendance aux inflltrations el aux oedömes,teinte jaunedes muqueuses (ceil, bouche, vagin) et des taches de ladre de la peau, avec coloration rouge plus ou moins foncee.
Traitement. — Laisser les malades au grand air le plus possible, en les protegeant contre le vent ou la pluie, supprimer les breuvages et les vesicatoires etendus, faire seulement des applications de moutarde sur les cotes, ou memo sur les reins, et des frictions söches sur le corps; donner comme aliment des herbes, desracines; si on emploie le sulfatede quinine contre la fievre, administrer3 ou 4 grammes an plus par jour pendant deux k trois jours. L'antipyrine ne sera prescrite que pendantun ä deux jours ä la dose de 8 a 10grammes.Il sera pref6rablede donnertous les jours des bols : de sulfate d'eserine 20 centigrammes, de nitrate de pilocarpine 20 centigrammes, de veratrine 10 centigrammes, ou de faire des injections sous-cuta-nees de ces alcaloides. Je me suis souvent contente d'injections journalieres de 2 a S centigrammes de veratrine.
Police sanitaire. — Desinfecter les locaux. L'6mi-gration a ete parfois employee avec succes, comme moyen pr6ventif.
Ulceres.
Ge sont des plaies qui, au Heu de se cicatriser, aug-
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URETHRE (MALADIES DE L').nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;637
mentent au contraire en profondeur et en largeur.
Causes. — Elles sont de nature microbienne.
Traitement. — Elles doivent 6tre traitees par la m6-thode antiseptique. Lorsque cela sera possible, on preferera les antiseptiques caustiques, dont raclion sera plus profonde et par suite plus certaine.
Uremie.
Causes. — G'est un empoisonnement, par suite d'arröt de la secretion urinaire ou obstacle ä sonnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ;
excretion.
Symptomes. — Etat comateux avec refroidissement du corps, engourdissement, etc. Certains cas de Fievre vilulaire sont des cas d'uremie.
Traitement. — Essayer de r6tablir la secretion uri­naire, au moyen d'injections sous-cutan^es de caf6ine, 30 centigr. a i gramme, ou de l'injection tracheale de plusieurs litres d'eau.
Urethra (Maladies de 1').
Tl peut y avoir urethrite (voy. ce mot) ou des coups, des blessures s'accompagnant de (istules.
Abces de l'urethre.
Causes. — Ils ne s'observent que sur les males et sont dus ädes contusions, des helminthes.
Symptomes. — Diminution du jet d'urine, puis diffi-cult6 de la miction, avec coliques; I'exploration peut fournir des renseignements.
Traitement. — Mettre une sonde, faciliter I'ouver-ture par la compression,administrer des diur6tiques, faire au besoin desinjections avec des solutions vari6es de cr6syl dans le canal. Recourir ä l'uröthrotomie, s'il y a lieu.
Plaies et flatules de l'urethre.
Causes. — Elles peuvent etre la consequence de Vurelhrotomie faite pour extraire des calculs, de coups de fourche ou de couteau sur le penis du che-val en erection.
Symptömks. — Ecoulement de l'urine par la plaie, Gaont. — Ther. vet.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;31)
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638nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; VAGIN (MALADIES DU).
infiltrations urineuses dans le voisinage, abcös conse-cutifs.
Traitement. — Faire un lavage antiseptique, reta-blir le cours de l'urine au moyen d'une sonde.
Urethrite.
Inflammation de la muqueuse du canal de l'urethre, a peu pres sp6ciale au chien.
Causes. — Elle est due aux propri6t6s irritantes de l'urine dans certains empoisonnements.
Symptomes, — Prurit, difüculte d'uriner, sensibililö du canal, ecoulement sero-muqueux.
Traitement. — Bains, lavages, injections chaudes et astringentes; a I'interieur, terebenthine.
Vaccine.
Causes. — Maladie contagieuse, qui peut se commu-niquer k peu pres a tons les animaux domestiques et ä l'homme, et s'observe le plus souvent sur la vache {cow-pox) et sur le cheval {horse-pox); le microbe (fig. 105) aurait 6t6 isole par le Dr Gabriel Fere, de Bordeaux (1).
Symptomes. — Au debut, fievre, puis apparition aux mamelles, au nez, aux paupieres.sur les organes g6ni-taux, d'elevuresrosöes.Ellesseremplissentde serosite, s'ouvrentetsedessechent. Surle cheval, cette maladie a ete confondue avec les eaux aux jambes, avec le farcin, avec la dourine.
Traitement. — Soins de proprele, lotions chaudes boriquees.
Vagin (Maladies du).
On peut rencontrer des vaginites, des blessures ou dechirures, le renversement (Voy. ces mots).
Blesaures et dechirurea du vagin.
Causes. — Elles se produisent pendant la saillie, plus souvent au moment du part; elles peuvent avoir ete faites volontairement.
(1) Fere, Examen microscopique des vaccins (Ann. d'hyg., 1884, t. XI, p. 510).
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VAGINITE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 630
Symptömes. — II y atoujours vaginite (Voy. ce mot). Renversement on retroflexiuu du Tagin.
Causes. — Efforts expulsifs, et relächement des ligaments. II peut s'observer pendant la gestation ou apres le part.
Symptomes. — Tumeur exterieure de volume varia-
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Fig. 105. — Microbe de la vaccine, trouve par le Dr Fere.
ble, de couleur rouge, qui peut etre souillße et exco-ri6e par le contact avec la litiere.
Traitement. — Lavage chaud antiseptique, reduc­tion, application d'un bandage contentif.
Vaginite.
Causes. — Inflammation de la muqueuse du vagin par blessure, pendant la saillie ou le part.
Symptomes. —Gonflement de la vulve, avec chaleur, erosions, ecoulement purulent blanc. II peut y avoir en mfime temps une metrite.
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640nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;• VERM1NEUSES (MALADIES).
Traitement. —Injectionschaudes anliseptiquesavec les solutions de cresyl, applications de pommadeavec la terebenthine ou I'acide borique.
Vermineuses (Maladies).
Causes. — Elles tiennent h la presence de vers pa­rasites dans l'interieur du corps (de preference dans l'intestin) et peuvent s'observer sur tons les animaux. Ces parasites ont 6t6 divises en : linguatules, nemato'i-des, acanthocephales, trematodes, cesio'ides.
Symptomes. — En general, arnaigrissement, appelit capricieux, poll terne, etat anemique, expulsion do parasites avec les excrements.
Traitement curatif. — II doit etre long et varie. On essayerales toniques amers, lesterebenthines, tous les vermifuges. Ilparait que, surlechien, lesselsdestron-liane, ä la dose de 1 a 2 grammes, sont sans danger et donnent de bons resultals.
Traitement pruventif. — Base sur la connaissance des habitats de ces parasites ä leurs divers ages, il con-sistera a detruire les excrements, les organes infectes et mörne ä sacrifler les animaux atteints.
Les plus frequents de ces vers sont :
1deg; Eiing^uatuies.
Pentasiome tenioide.
Habitat: les cavites nasales du chien, ä l'etat adulte, et les kystes du mesentere du mouton, h l'ötat jeune.
Traitement.—Fumigations empyreumaliques, dans le nez du chien.
2deg; IWematoi'des.
Ascaride du cheval.
Habitat : intestin grele; les oeufs rendus avec les excrements souillent les fourrages.
Traitement. — Arsenic 2 grammes par jour. Elec-tuaires avec la terebenthine IS ä60 grammes par jour.
Ascaride lombricoide (pore, boouf, sanglier).
Traitement. — On pourra essayer les ter6benthines.
Syngame tracheal ou ver rouge.
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VERMINEUSES (MALADIES).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;641
II determine la bronchite vermineuse des galli-naces.
Traitement. — M6Ianger aux aliments Tail et l'asa fcetida, un demi-gramme par jour et par tete (Megnin).
Oxynre vermiculaire.
Habitat : intestin du chien.
Symptomes. — Determine unprurit violent de l'anus.
Traitement. —Lavements d'buile et d'essence, ou mieux d'eau salee.
Strangle geant.
Habitat : l'un des reins du cheval, du boeuf, du chien.
Symptomes. — Determine des nephrites (Voy. ce mot).
Sclerostome du cheval.
Frequent sur les equides.
Habitat: caecum et colon; ä l'etat agame, il se loge clans les arteres mesenteriques.
Symptomes. — II determine des anevrysmes et la mort par coliques [tranchees rouges).
3deg; Trichines. — Voy. Trichinose.
4deg; Trömatodea.
Distomes.
Habitat : le foie des ruminants.
Symptomes. — D6terminent la cachexie aqueuse, et aussi une veritable cirrhose du foie.
Traitement prophylactique. — Eviler les päturages humides.
5deg; Cestoides.
Tsenia mediocanella.
Symptomes. —Le cysticerque setrouvc chezlebceuf. 11 se communique a I'homme.
Tsenia cxnure.
Habitat : intestin grele du chien et du renard.
Symptomes. — Son caenure est la cause du tournis des ruminants ctdes ovidös (Voy. Tournis).
Tsenia solium ou solitaire, transmissible ä I'homme (Yoy.Lairerie).
36.
#9632;#9632;#9632;I
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#9632; I
642
VERT IGE.
Verrues.
Causes. —Tumeurs de la peau et des muqueuses, tres frequentes sur les jeunes animaux et probable-ment de nature microbienne.
Symptömes. — Aux lövres, sur les mamelles, on constate de nombreuses petites excroissances pßdicu-16es nacrees, molles, s'öcrasant facilement, elles peuvent etre isolees ou r6unies en grosses masses.
Traitement. — Laplupartdeces tumeurs disparais-sent spontanement, ä mesure que le jeune animal ar­rive äl'etat adulte; dans certains cas, il faudra inter-
#9632;i '
Fig. 10G. — Aspirateur de II. Esclauze.
I
venir et essayer la cauterisation avec I'acide azotique ou le fer rouge, I'ablation avec la ligature elas-tique.
Vertige.
G'est un symptöme que Ton observe dans certaines indigestions avec surcharge alimentaire, sur le che-val etle chien, et aussi dans les congestions del'encö-phale. (Voy. Congestion cerehrale. Indigestion).
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p
VESSIGONS.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;643
Vessie (Maladies de la).
Ce sont des cystites, des calculs, des renversemenls, des plaies, etc.
Traitement. — La plupart de ces maladies sont Irop graves pour que 1'on puisse preconiser un traitement; on n'a de chance de reussir que dans les cas de calculs et de cystites (Voy. ces mots).
Vessigons. — Voy. Hydarthroses et Synoviles.
Causes. — G'est le nom donne aux inflammations des synoviales tendineuses ou articulaires du jarret, ä la suite d'efforts ou de traumatismes,
Symptömes. —Les tumeurs uni ou bilaterales sont dues aux vessigons tendineux, qui sont les moins graves; mais lorsqu'il y a en meme temps gonflement en avant, le vessigon est arliculaire et toujours plus grave. II peut y avoir chaleur et boiterie.
Traitement. — Contre les vessigons tendineux an-ciens et volumineux, au moyen d'un aspirateur comma celui de M. Esclauze (flg. 106), on essayera la ponc-tion et les injections iodees. Contre les autres, la cautßrisation en raies ou en pointes.
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mm
quot;'
TABLE ALPHÄBETIQÜE
Abattement, 475. Abces, 475.
—nbsp; de Tabdomen, 477.
—nbsp; de l'anus, 481.
—nbsp; du cerveau, 541.
—nbsp; du coeur, 510.
—nbsp; du cou, 52C.
—nbsp; de l'epaule, 545.
—nbsp; du foie, 551.
—nbsp; de l'oreille, 600.
—nbsp; du pharynx, 012.
—nbsp; du poumon, 619.
—nbsp; de la rate, 623.
—nbsp; da rectum, 623.
—nbsp; du rein, 624.
—nbsp; salivaires, 626.
—nbsp; de l'urethre, 637. Abdomen (Mal. de 1'), 477. Absinthe, 54.
—nbsp; (Essence d'), 54. Absinthine, 54. Absorption paries muquouses.
21.
—nbsp; par le tissu cellulaire sous-cutane, 34.
Acares, 606.
Acariase, 478.
Accidents apres le part, 478.
Accoutumance, 42.
Accumulation, 42.
Acetal, 55.
Acetanilide, 73.
Acetates, 55.
—nbsp; d'ammoniaque, 55.
Acetate de cuivre, 55.
—nbsp; de fer, 56.
—nbsp; de morphine, 272.
—nbsp; de plomb, 56.
—nbsp; de potasse et de soude, 57. Acetique (Acide), 58. Achorion Schoenleini, 605. Acne, 478.
Aconit, 59.
Aconitine, 59, 60, 220, 221, 231.
Acore, 61.
Acrobustite, 478.
—nbsp; traumatique, 479. Actinomycose, 479. Action des medicaments, 41.
—nbsp; locale, 46.
—nbsp; specifique, 47. Adenites, 480.
Adjuvant d'un medicament, 42. Administration des medica­ments, 12.
—nbsp; par la muqueuse respira-
toire, 29.
—nbsp; par les muqueuses genito-
urinaires, oculaires et auri-culaires, 32.
—nbsp; par la peau, 12.
—nbsp; par les sereuses, 38.
—nbsp; par letube digestif, 21.
—nbsp; par les veines, 37. Adonidine, 61. yEgagropiles, 478. Affium, 62.
Age (V, variations du medica­ment suivant I'), 51. Agents a action locale, 427.
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TARI.E ALPHABET1QCE.
643
Agents de l'hygiene, 4G. Aggravee, 480. Ailanthe, 62. Airelle, 62. Ajonc epineux, 384. Albuminate de for, G3. Albumine, C2, Albuminurie, 480. Alcali volatil, 03. Alcalins, 64. Alcalis, 64. Alcool, 64, 221.
—nbsp;camphre, 108, 232. Alcoolats, 5. Alcoolatures, 5. Alcoolös, 60, 371. Aldehyde, 66. Aliments, 408. Aloes, 60. Alofitine, 66. Aloine, 221.
Alterants (Medicaments), 401.
Alan, 68.
Amandes ameres, 70.
Amanita muscaria, 71.
Amaurose, 480.
Ambre, 71.
Amers, 408.
Amidon, 71.
Amines orgauiques, 350.
Ammoniaque, 63, 72, 232.
—nbsp; liquide, 221. Amygdaline. 70, 72. Amylene, 72.
Anale (Maladies de la region'),
481. Analgesiques, 423. Anaphrodisiaques, 442. Anasarque, 484, 537.
—nbsp; du foetus, 484. Anemie, 484.
—nbsp; cerebrale, 541.
—nbsp;6pizootique, 485.
—nbsp; infectieuse, 485, 636. Anemone pulsatile. 72. Anemonine, 72.
Anesthesiques, 423, 429. Aneth, 73. Anevrysmes. 485.
—nbsp; de 1'aorte, 486, 487.
—nbsp; de la carotide, 505.
—nbsp; mesenterique, 486.
—nbsp; pnlmonaire, 019. Angelique, 73. Anginas, 486.
—nbsp; diphteritique, 486, 533.
—nbsp; pharyngo-laryngee, 48G.
—nbsp; typhoide, 630. Angioleucite, 487. Anis etoile, 73.
—nbsp; vert, 73. Antagonisme, 41.
—nbsp; physiologique, 41.
—nbsp; therapeutique, 41. Anthelminlhiqucs, 414. Antifebrine, 73. Antimoine, 299.
—nbsp; diaphoretique, 74. Antimoniaux, 74. Antipyrese, 355. Autipyretiques (Medicaments),
402. Antipyrine, 75, 221. Antisepsie, 350, 445.
—nbsp; chirurgicale, 453.
—nbsp; medicate, 457. Autiseptiques (Agents). 440.
—nbsp; propres ä chaque microbe, 459.
Antisialagogues, 404. Antispasmodiques, 423. Antisudorifiques, 434. Aorte (Maladies de 1'), 487. Aphrodisiaques, 441. Apiol, 76.
Apomorphine, 76, 221. Apoplexie, 488.
—nbsp; de la rate, 623. Aphtes, 488. Araignee, 587. Arbousier, 77. Arbutine, 77.
.
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'
646
TABLE ALPHABETIQUE.
1
Argucl, quot;7. Armoise, 77, Arnica, 78. Arnicine, 78. Aromatique (Serie), 348. Arrete-boeuf, 78. Arseniate de soude, 79, 236.
—nbsp; de strychnine, 230. Arsenic, 222, 232. Arsönieux (Acide), 79. Arsönite de potasse, 79. Art de formuler, 40. Arteres (Maladies des), 488. Arterite, 488,
Arthrites, 489.
—nbsp; chronique, 490.
—nbsp; goutteuse, 490.
—nbsp; des jeunes animaux, 490.
—nbsp; rhumatismale, 490. Artichaut, 82. Articulations (Maladies des),
490. Ascaride du cheval, 640.
—nbsp; lombrico'lde, 640. Ascite, 491. Asepsie, 445. 469.
—nbsp; du lieu de 1'operation, 469,
—nbsp; de l'operateur et des aides,
469.
—nbsp; des instruments, 471.
—nbsp;pendant roperation, 472.
—nbsp; des pansements, 472.
—nbsp; de l'habitation do I'opere, 473.
Asparagine, 82.
Asperge, 82.
Asperule odorante, 82, 141.
Asphyxie,492,
—nbsp; des nouveau-nes, 492. Aspidosperma quebracho, 82. Aspidospermine, 82,222. Aspirateur de Dieulafoy, 38. Assa foetida, 83. Association des medicaments,42. Asthme, 492.
Astringents, 414, 429, 434.
Ataxie locomotricc, 493. Atrophiants (Medicaments), 402. Atrophie musculairo, 493,
—nbsp; du foie, 552. Atropine, 83, 222, 232. Atteintes, 493. Aunee, 85.
Autoclave de Redard, pour la sterilisation des instruments, 451.
Avenine, 85.
Avortement, 494.
—nbsp; epizootique, 494.
—nbsp; sporadique, 494. Azolate d'argent, 85, 285.
—nbsp;mercurique, 288.
—nbsp; de pilocarpine, 318.
—nbsp; de potasse, 85, 285.
—nbsp; de soude, 86. Azotique (acide), 86, 288.
Bacilles, 590.
—nbsp; de la tuberculose, 634. Bacillus anthracis, 510.
—nbsp; butyricus, 576.
—nbsp; Chauvmi, 511.
—nbsp; mesentericus, 543.
—nbsp; septicus, 560.
—nbsp; Zopfii, 512. Bacteridie de Davaine, 509. Bacteries, 589.
—nbsp; du charbonsymptomatiquo,
511.
—nbsp; du tartre dentaire, 532. Badiane, 73, 86.
Bains locaux ou partiels, 162.
—nbsp; nbsp;alcooliques, aromafiques,
162.
—nbsp; sales, ferrugineux, astrin­gents, siuapises, 102.
Balanite, 495, 612. Bandages, 17. Barbillons, 495. Bardane, 86.
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TABLE ALPHABETIQUE.
647
Barras, 194.
Barres (Blessures des), 496.
Bas en peau de chien, 594.
Base d'un medicament, 42.
Bätonnets, 590.
Baume de Gurjun, 86.
—nbsp; opodeldoch, 86.
—nbsp; du Perou, 87.
—nbsp; de Tolu, 87.
—nbsp; tranquille, 253. Belladone, 87. Benjoin, 87, 361. Benzine, 87.
Benzoate de soude, 88. 230. Benzoique (Acids), 88, 222, 232. Benzol, 87, 88. Beraudine, 88. Betterave, 88. Beurre, 89.
—nbsp; de cacao, 89,
—nbsp; de muscade, 89.
—nbsp; de palme, 89.
—nbsp; de zinc, 128. Bicarbonate de potasse, 89, 235.
—nbsp; de soude, 89, 236. Bichlorure d'ethylene, 90. ,— de mercure, 90, 238.
—nbsp; de methylene, 92. Bichromate de potasse, 92, 222,
235. Biere, 94. Bigaradier, 94. ßiioduro de mercure, 94. Biologiques (Moyens curatifs),
96. Bioxyde de mercure, 96.
—nbsp; d'oxygfene, 97. Bismuth, 97. Bistouri, 471. Bitartrate de potasse, 142. Bituminate d'iodoforme, 98. Blanc de baleine, 98.
—nbsp; de fard, 97.
—nbsp; d'oeuf, 62.
Ble (Karine de),98. Bleime, 49G.
Blennorrhagie, 495, 49G, Blepharite, 497. Blessures, 497.
—nbsp; des arteres, 488.
—nbsp; de la carotide, 506.
—nbsp; de l'epaule, 545.
—nbsp; par les harnais, 497.
—nbsp; de I'intestin, 572.
—nbsp; ä la tete, 498.
—nbsp; du vagin, 638.
Ba3uf, action des medicaments,
49. Bois de Gayac, 99.
—nbsp; gentil, 271. Boissons, 99.
—nbsp; alcoolisees, 408. Boiteries, 499.
—nbsp; du jeune age, 499.
—nbsp; iutermittentes, 500. Bois, 5, 99.
—nbsp;purgatif, 29. Borate d'alcaloides, 100.
—nbsp; de quinine, 101.
—nbsp; de soude, 101. Borax, 101. Borique (Acide), 101. Botte a bains, 162.
Bouche (Maladies de la), 500. Bouillon aux herbes, 299. Bouies do mars, 102. Bouleture, 501. Bourgeons de sapin, 102. Bourrache, 102. Bovides, 49. Brai sec, 140. Bras (maladies du), 501. lireuvages (Administration des) chez le cheval, 23.
—nbsp; chez le chien, 27, 584. Bridon ä breuvage, 25.
—nbsp; pour I'electricite, 168. Bromal, 102.
Brome, 102.
Bromhydrate de quinine, 103.
Broraoforrae, 103.
Bromure de camphre, 103, 223.
|
!
!
i
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648
iTABLE A.LFIIABETIQUE.
Bromure de potassium, 103,235.
— de sodium, 104.
Bronchites, 501.
Brou de uoix, 104.
Brucine, 104, 222.
Brulures, 502.
Bryone, 104.
Bugrane, 78, 104.
Bulbe (Paralysie du), 502.
Busserole, 77, 104.
—nbsp; de lithine, 112, 265. Carbonate de magnesie, 113.
—nbsp; de potasse, 113.
—nbsp; de soude, 113. Carbonates alcalins, 113. Carbonique (Acide), 114. Carboxyles aromatiques, 349. Carica papaya, 114.
Carie, 505.
—nbsp; dentaire, 505, 531. Carotide (Maladies de la), 505. Garotte, 114.
Carragheen, 114. Garvi, 114. Cascarille, 114. Gasse, 114. Castoreum, 115. Gataplasmes, 0. Cataracte, 506. Catarrhe, 506.
—nbsp; auriculaire, 507, 508.
—nbsp; des cornes, 507.
—nbsp; nasal, 525. Catechique (Acide), 115. Catgut, 456.
Cathartique (Acide), 115,348. Cathartomannique (Acide), 115. Cathartomannite, 348. Caustiques, 433.
—nbsp; Filhos, 115. Cebadille, 115. Centauree (Petite), 115. Gerat, 6, 115.
—nbsp; saturne, 115. Cerises (Queues de), 11C. Cerveau, action des medica­ments, 421.
Gestoides, 641. Getrarique (Acide), 116, 259. Ghaleur, 116.
Champignon apres la castra­tion, 479, 507. Chancre de roreille, 507, 508. Ghanvre Indien, 116. Charbon, 508.
—nbsp; bacteridien, 509.
Cacao, 104.
Cachexie aqueuse, 503.
—nbsp; ossifragc, 600. Cachou, 104.
Cachoutannique (Acide), 105. Gate, 105.
Cafeine, 105. Calabarine, 106. Calculs, 503.
—nbsp; de la vessie, 643. Calmants, 414.
—nbsp; du coeur, 420. Calomel, 106. Calomelas, 10G. Camomille, 107. Camphre, 108.
—nbsp; monobrome, 109.
—nbsp; valfirianique, 110. Cancer, 504.
—nbsp; des mamelles, 635.
—nbsp; du rectum, 481. Cauides, 50.
Cannabene, cannabine, 110. Gannelle, 110.
Canon {Maladies du), 504.
Cantharides, 110.
Canule de Lucas-Champion-
niere, 608. Capelet, 505. Carbol, 111,312. Carbonate d'ammoniaque, HI.
—nbsp; de chaux, 112.
—nbsp; de fer, 112,190.
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table alphabetiqüe.
640
Charbon bacterien, 511. Charbon vegetal, 117.
—nbsp; UeBelloc, 117. Chardon benil, 117. Chaux, 117.
Chene (Ecorce de), 118.
Cheval, action des medica­ments, 49.
Chieu, action des medicaments, 50.
Chiendent, 118.
Chirurgieale (Action), 4.
Chloral, 118,233.
Chlorate de potasse, 121,235.
—nbsp; de soude, 122. Chlore, 122.
Chlorhydrate d'ammoniac, 122.
—nbsp; d'apomorphine, quot;6.
—nbsp; de cocaine, 133.
—nbsp; de golscminine, 123, 197.
—nbsp; de kairine, 123, 253.
—nbsp; de morphine, 123, 272.
—nbsp; de pilocarpine, 123.
—nbsp; de quinine, 123, 333.
—nbsp; de thalline, 37 7. Chlorhydrique (Acide), 123. Chlorhydrophosphate de chaux,
124, 31G. Chlorodyne, 124. Chloroforme, 125, 223, 233, 455. Chlorure de chaux, 126.
—nbsp; d'ethyle, 127.
—nbsp; d'or et de sodium, 298.
—nbsp; de sodium, 127, 230.
—nbsp; de zinc, 128, 231.
—nbsp; alcalins, 120. Cholagogues, 415. Cholera des volailles, 512. Choree, 513.
—nbsp; du diaphragme, 602. Chorioptes, 555. Chromate de potasse, 129. Chromique (Acide), 129. Chrysophanique (Acide), 130,
223. Chrysarobine, 129, 223.
Cagky. — Ther. vet.
Chute du rectum, 481. Cicatrice, 513. Cicutine, 130,223. Cidre, 130. Cigue, 130, 233. Cinabre, 131. Cinchonicine, 131. Cinchonidine, 131. Cinchonine, 131. Cinnamique (Acide), 131. Circulation, action des medica­ments, 419. Cire, 131. Cirrhose, 514. Citrate de lithine, 265.
—nbsp; de magn^sie, 131. Citrique (Acide), 316. Citron, 131. Citrulline, 132.
Climat, variations du medica-
nieut, 50. Clavetee, 514. Clou de rue, 515. Clous de girotle, 132. Coaltar, 132. Coca, 133. Cocaine, 224. Cochlearia, 134. Codeine, 134, 224, 233. Coeur (Maladies du), 515. Coing, 135. Colchicine, 135, 224. Coliques, 516.
—nbsp; de sable, 518.
—nbsp; du boeuf, 518.
—nbsp; du chien, 518.
—nbsp; du pore, 518.
Collection des poches guttu­rales, 519.
—nbsp; des sinus, 519.
Colles medicamenteuses, 6. Collodion, 136. Collyre, 6, 137. Colocynthine, 139. Colombo, 139. Colophane, 140.
37
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650
TABLE ALPllABfiTIQUE.
Coloquintc, 140. Congestions, 520.
—nbsp; cerebralc, 521, 511.
—nbsp; intestinale, 572.
—nbsp; de la moelle, 590.
—nbsp; pultnonaire, 619.
—nbsp; de la rate, 623. Conicine, 140. Coniine, 140. Conjonclivite, 521. Conserve de Daums, 140. Constipation, 521. Contagieuses (Maladies), 522. Contractions cloniques, 532. Contusions, 523. Convallamarine, 140, 280. Convallarine, 140, 280. Convolvuline, 140. Convolvulique (Acide), 140. Convulsions cloniques du dia-
phragme, 516. Copahivique (Acide), 140. Copahu, 140. Coquelicot, 141. Cordes lymphatiques, 591. Coriandre, 141. Cornage, 524. Cornee (Plaies de la), 525.
—nbsp; (Ulceres de la), 525.
Corps etrangers dans I'anus,
482. Correctif, 42. Coryza, 525.
—nbsp; gangrfeueux du boeuf, 525, 583.
Cotes (Maladies des), 5;6.
Cotofne, 224.
Colon hydrophile, 455.
Cou (Maladies du), 526.
Coumariue, 82, 141.
Coup dc chaleur, 520.
Courbature, 527.
Courbe, 527.
Courge, HI.
Couronne (Maladies do la), 527.
Couronne (Cheval), 527.
Co-w-pox, 638.
Crachats contenant desbacilles,
634. Craie, 112, 142. Crampe, 528. Cran, 142, 336. Cranson, 142, 336. Crapaud, 528. Crapaudiue, 529. Crayon de nitrate d'argent, 286. Creme de tartre, 142. Creoline, 142.
—nbsp; de Pearson, 146. Creosote, 144, 233. Cresyl, 145. Cresylique (Acide), 145. Crevasses, 529.
—nbsp; des mamelles, 585. Croton tiglion, 146. Crotonique (Acide), 146, 147. Croupe (Maladies de la), 530. Cubebe, 147.
Cumin, 147.
Curare, 147.
Curarine, 147, 225.
Cuisse (Maladies de la), 530
Cyanhydrate de chloral, 148.
Cyanhydrique (Acide), 149, 235.
Cyanure de potassium, 150, 229,
235. Cysticerques, 576. Cyslite, 530, 643.
Danse de Saint-Guy, 513, 531.
Daphnine, 150.
Dartres, 531.
Datura stramonium, 150.
Daturiue. 150, 225.
Dechirures du diaphragme,532.
— de la matrice, 587.
—- du vagin, 638.
Delphinine, 151, 359.
Demodex, 556.
Dents (Maladies des), 531.
ocr page 663
TABLE ALP11ABET1QUE.
6b)
Denutritifs (Medicaments), 401,
40?. Dermatodecte, 555. Desinfectant de Saint-Luc, 129.
—nbsp; de Burnett, 129. Desinfectant de Tuson, 129. Desinfection, 350, 523.
—nbsp; des locaux, 456. Destruction par la chaleur,
116.
Dextrine, 151,152.
Diabete, 532.
Diaphoretiques, 431.
Diaphragme (Maladies du), 532.
Diarrhee,533.
Diascordium, 152.
Diastase, 152.
Diethylacetal, 55, 153.
Digallique (Acide), 153, 370.
Digestion, action des medica­ments, 403.
Digitale, 153.
Digitaline, 153, 225, 233.
Digitalzine, 153.
Digitonine, 153.
Dimothyloxyquinizine, 75.
Diphterie, 533.
—nbsp; des volailles, 533. Distomes, 641. Diuretine, 155. Diuretiqucs, 438. Doses, 47, 51. Douce-amere, 150. Dourine, 533, 638. Drastiques, 410. Duboisia myoporoidcs, 156. Duboisine, 150, 226. Dysenterie, 534. Dystrophiques (Medicaments),
401.
E Eau, 156. Eau de mer, 163.
—nbsp; blanche, 56.
—nbsp; de goudron, 205.
Eau oxygenee, 163.
—nbsp; nbsp;de Rabel, 164, 260.
—nbsp; sedative, 164.
—nbsp; sulfo-carbonee, 164.
Eau vegeto-minerale de Gou­lard, 163.
-----de-vie, 165.
-----de-vie allemandc, 105. 252.
Eaux minerales, 165.
—nbsp; distillees, 5, 226. Eaux aux jambes, 534, 638. Ecart, 535. Echauboulure, 535. Eclampsie, 535. Ectropion, 536. Ecthyma, 536.
Eczema, 531, 536.
—nbsp; simple, 536.
—nbsp; impetigineux, 537. Etiets secondaires, 46. Efforts, 537, 566.
—nbsp; du boulet, 537.
—nbsp; des reins, 537.
—nbsp; du testicule, 537. Electricite, 107. Electuaires, 5. Elephantiasis, 537.
Elixir acide de Haller, 172.
—nbsp; paregorique, 172. EUebore blanc, 172. Emetine, 172, 226. Emetique, 174. Emodine, 175. Emollients, 434. Emphyseme pulmonaire, 538. Emplätres, 6.
—nbsp; mousselines, 175.
—nbsp; vesicatoires, 177. Empois, 71.
Empoisonnements, 538. Emulsiue, 70, 177. Encanthis, 540. Encastclure, 541. Encens, 177.
Encephale (Maladies de 1'), 541. Endocardite, 542.
!.
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652
TABLE ALPHABETIQÜE.
Enterite, 543.
—nbsp; typhoide, 636. Enterotome de Broguiez, 30. Entrainement, m. Entropion, 544.
Eparvin, 544.
—nbsp; sec, 544.
—nbsp; calleux, 545. Epaule (Mal de 1'), 545. Epilepsie, 546.
—nbsp; vermineuse, 546. Epithemes, 175. Eponge, 546.
Eponges antiseptiques, 456. Equides, 49. Ergot de We, 177.
—nbsp; de seigle, 177, 226. Ergotiue, 178, 226. Ergotinine, 178, 226. Ergotinique (Acide), 230. Ergotisme, 546. Erysipele, 54'7. Erytheme de la tonte, 547. Erythroxylon coca, 180. Eserinc, 71, 180, 226, 233. Espece (Variations du medica­ment suivant 1'), 48.
Esprit de Mindererus, 55, 182.
—nbsp; doux de nitre, 182. Estomac (maladies de 1'), 547,
—nbsp; action des medicaments, 404, Etat pathologique, 45. Ether, 227.
—nbsp; amylnitreux, 182, 290.
—nbsp; azoteux, 182, 290.
—nbsp; chlorhydrique, 127.
—nbsp; nitrique, 182.
—nbsp; sulfurique, 182. Ethiops martial, 185.
—nbsp; mineral, 186. Eucalyptol, 186. Eucalyptus globulus, 186. Eulyptol, 187. Euphorbe, 187. Euphorbon, 187. Eventration, 548.
Evonyraine, 187. Excipient, 42. Exercice, 187. Exomphale, 548. Exostoses, 548. Extraits, 4. — de Saturne, 56,
188.
Face (Maladies de la), 548. Karcin, 549, 591, 638.
—nbsp; du boeuf, 549.
—nbsp; d'Afrique, 549. Farine de ble, 98. Fausse angusture, 188. Fecule, 71.
—nbsp; de manioc, 189.
—nbsp; de pomme de terre, 189. Fenouil, 189.
For, 189, 234.
—nbsp; dialysfi, 190, 227. Ferrugineux, 191. Fcrrure electrique, 170. Feu beige, 212.
Feve, 578.
—nbsp; de Calabar, 180, 193.
—nbsp; de Saint-Ignace, 188, 193, 291.
—nbsp; de Tonka, 193. Fievre aphteuse, 550.
—nbsp; vitulaire, 550, 637. Filaires, 599 Filaments, 590. Filicique (Acide), 193. Fistules, 551.
—nbsp; a I'anus, 482.
—nbsp; salivaires, 551, 626.
—nbsp; de l'urethre, 637. Fleur de soufre, 357. Fluorhydrique (Acide), 193. Fluxion periodique, 551.
—nbsp; de poitrine, 551. Foie (Maladies du), 551.
—nbsp; nbsp;action des medicaments. 415.
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TABLE ALPHABETIQUE.
653
Foie de soufre, 193. Formes, 552.
—nbsp; cartilagineuses,552. Formes pharmaceutiques, 4. Formule, 40.
Fougere male, 194. Fourbures, 552. Fourchet, 553. Fourchette echauffce, 55?. Founnis, 194.
Fourreau (Maladies du), 553. Fractures, 553.
—nbsp; de la pointe do la .hauche, 563.
Fröne, 191. Froid, 194. Fumigation guj'tonienue, 126.
GenSt ä balais, 197. Genievre (Bales de), 197. Genitaux (Organes) action des
medicaments, 441. Genou (Maladies du), 561. Gentiane, 198. Germicide (Action), 3. Gestation (Accidents de la),562. Gingembre, 199. Gingivite, 562.
—nbsp; nbsp;de nature infectieuse, 562. Girofle, 200.
Glace, 200.
Glandes salivaires, action des
medicaments, 403. Glands doux, 201. Glonoine, 201. Glycerine, 201. Glycose,152. Goitre, 562. Gommes, 203.
—nbsp; adragante, 203.
—nbsp; ammoniaque, 203.
—nbsp; arabique, 203. -----guttc, 204.
—nbsp; du pays, 203. Goudron de houille, 206.
—nbsp; mineral, 205.
—nbsp; vegetal, 205. Gourrae, 562.
Goutte des volailles, 557, 5G3.
—nbsp; sereine, 480.
Gouttes amcres de Baume, 20C.
—nbsp; blanches, 206.
—nbsp; de Grindle, 207. Grabeaux de sene, 207. Granules, 5.
Grenadier (Ecorce do racine de),
207. Gruau, 208. Guarana, 208. Guimauve, 209. Gutta-percha, 209.
Galbanum, 194. Gale, 553.
—nbsp; auriculaire, 555.
—nbsp; du cheval, 555.
—nbsp; de la chevre, 556.
—nbsp; du chien et du chat, 556.
—nbsp; du raouton, 55G.
—nbsp; du nez du mouton et de la chevre, 557.
—nbsp; des pattes de volailles, 55quot;.
—nbsp; des plumes de volailles, 357.
—nbsp; rouge, 556. Galega, 444. Galipot, 194. Gangrene, 557.
—nbsp; seche, 558.
—nbsp; humide, 560. -Gantetet de Notre-Dame, 153. Garou, 195.
Gastrite, 561.
Gaultheria procumbens, 395. Gaz hilarant, 195. Gaze antiseptique, 455. Gelatine medicamenteuse do-see, 195. Gelsemine, 197.
I
I
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654
TADLE ALPIlABfiTIQUE.
H
Hydratedechloral, 118,214,223. Hydrocele, 567. Hydrogeue sulfure, 214, 305. Hydrolats, 5. Ilydroles, 4. Hydropisie, 568. Hydroquinone, 214. Hydroxydes aromatiques, 349. Hygroina, 508. — du genou, 508. Hyoscyamine, 214, 227. Hypertrophie de la glande thy-
roide,632. Hypnotiques, 422. Hypochlorite de soude, 216. Hypophosphite de chaux et
soude, 216. Hyposulfite de soude, 216, 236. Hysope, 217.
Hauche (mal. de la), 5G3. Haschich, 227. Hachischine, 209. Hematocfele, 564. Hematurie, 56 i, 593. H6miplegie, 505. Hemophilie, 5G5. Hemorrhagie, 565. Hemorrhoides, 482. Hemostase, 116. Hepatite, 566. Heibe aux poux, 359. Hernie, 566.
—nbsp; abdominale, 477, 567.
—nbsp; diaphragmatique, 532, 587.
—nbsp; de l'epiploou, 573.
—nbsp; inguinale, 572.
—nbsp; ombilicale, 598.
—nbsp; pelvienne, 567, 573.
—nbsp; de I'uterus, 567. Herpes, 567.
—nbsp; epilans, 606.
—nbsp; tonsurans, 608. Horse-pox, 534, 567, 638. Houblon, 210.
Iluile d'amandes, 210.
—nbsp; de cade, 210.
—nbsp; camphree, 211,
—nbsp; de croton tiglion, 211, 224.
—nbsp; empyreumatique, 211.
—nbsp; de foie de morue, 212.
—nbsp; de gaulterie, 212.
—nbsp; de laurier, 212.
—nbsp; de lin, 213.
—nbsp; de naphte, 213.
—nbsp; d'oeillette, 213.
—nbsp; d'olive, 213.
—nbsp; de petrole, 213.
—nbsp; pheniquee, 45i.
—nbsp; phosphoree, 317.
—nbsp; de vaseline, 385, Hydarthroses, 507. Hydrastis canadensis, 214.
Ictere, 568.
—nbsp; du chien, 569.
—nbsp; des poulaius nouveau-n^s, 568.
Idiosyncrasie, 45.
If, 217.
Igasurine, 217.
Immobility, 569.
Impetigo, 569.
Incompatibilite, 43.
Indigestions, 570.
Inee, 217, 359.
Infectieuses (Maladies), 522, 5quot;0.
Infection purulente, 570.
—nbsp; putride, 572. Inflammation des arteres, 488.
—nbsp; du poumon, 618. Influenza, 572.
Inguinale (Maladies de la re­gion),572. Injections, 0, 217.
—nbsp; nbsp;sous-cutauees, 220.
—nbsp; tracheales, 81, 231. Inoculations preventives, 237.
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TABLE ALPIIAUfiTIQUE.
653
IiisufQsanoederaorte, 487.
Intcrmede, 42.
Intcstin (.Maladies de 1'), 572.
—nbsp; actiondes medicaments,'iO'.). Intolerance, 42.
lode, 227, 242. lodoforme, 227, 248, 455. lodol, 248. lodures, 249.
—nbsp; de fer, 249.
—nbsp; de mercure, 249.
—nbsp; de plomb, 249.
—nbsp; de potassium, 229, 236, 219.
—nbsp; de soufre, 237. Ipecacuanha, 251. Irrigation, appareil Martin, 157.
—nbsp; appareil Graillot, 158, 159. Isopelletierine, 251.
Ixodes ricinus, 013
Lactates de chaux et de soude,
25laquo;. Lactique (Acide), 256. Lacto-phosphate de chaux, 257,
316. Lactose, 257. Lactucarium, 257. Lactuciue, 257. Ladrerie, 576. Lait, 257.
—nbsp; (Alterations morbides du), 576.
—nbsp; acide, 576.
—nbsp; ainer, 576.
—nbsp; aqueux, 576.
—nbsp; bleu, 577.
—nbsp; bleuatre, 576.
—nbsp; coagulation facile, 576.
—nbsp; Klide, 577.
—nbsp; jaune, 577.
—nbsp; rouge, 577.
—nbsp; de vache atteinte de mam-
mite, 5S6.
—nbsp; -visqueux, 576. Laitue, 258. Lampas, 578.
Langue (Maladies de la), 578.
Lauolioe, 258.
Laryngites, 578.
Larynx (Maladies du), 57S.
Laudanum, 234, 258.
Laurier-cerise, 228, 259.
Lavements, 6.
Laxatifs, 410.
Leucocytose, 578.
Lichen d'Islande, 259.
Lichenine, 259.
Lichcnsteariqiio (Acide), 259.
Limace, 5quot;9.
Limaille porphyrique, 259.
Limon Juice, 132.
Limonade chlorhydrique, 260.
—nbsp; sulfurique, 188, 260. Lin, 201.
Jaborandi, 251,318.
Jalap, 252.
Jardes, 573.
Jarret (Maladies du), 574.
Jatropha manihot, 189.
Jaunisse, 5G8.
Javarts, 574.
—nbsp; cutane et tendineux, 574.
—nbsp; encorne, 574. Jusquiame, 252.
Kairine, 253. Kairoline, 253. Kamala, 253. Kawa, 251. Keraphyllocele, 575. Keratites, 575. Kermes miueral, 74, 251. Kino, 255. Kola, 255. Kousseine, 255. Kousso, 255. Kystes, 575.
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656
TABLE ALPUABfiTIQUE.
i
Linguatnles, 640. Liniments, 261.
—nbsp; Ciilcaire. 1 i7. Li|)uroles, 3?2. Lipomes, .:gt;79.
Licjueuv de Fowler, 79, 26i.
—nbsp; de Hoffmann, 184.
—nbsp; de Labarraque, 216.
—nbsp; de Pearson, 82, 26i.
—nbsp; de Villatte, 58, 264, 363. Lithine, 265.
Livcche, 205.
Locouiobile Geneste-Herscher
pour la desiufection, 452. Lotions, 162. Loupes, 579. Lumiere, 265. Lupulin, 210, 265. Luxations, 579. Lymphadenio, 580. Lymphangite, 580. Lysol, 265.
M
Milche, 265.
Magister de bismuth, 97.
Magnesie, 267.
—nbsp; calcinsect;e, 113.' Mais, 267.
Mai, 581.
—nbsp; d'äne, 529, 581.
—nbsp; de Boutry, 478.
—nbsp; de brou, 564, 581, 593.
—nbsp; caduc, 546, 581.
—nbsp; de cerf, 581.
—nbsp; de dos, 581.
—nbsp; d'encolure, 498, 581.
—nbsp; de garrot, 496, 581.
—nbsp; de mer, 582.
—nbsp; de rognon, 498, 581.
—nbsp; de taupe, 498, 582.
—nbsp; de tete de contagion, 583. Maladie des chats, 583.
—nbsp; des chiens, 583.
—nbsp; des furets, 585.
Maladie tremblante, 633.
Malandres, 585.
Malt, 152, 268.
Mamelles (Maladies des), 585.
—nbsp; action des medicaments, 443.
Mammite, 585.
—nbsp; contagieuse des vaches lai-tiiires, 586.
—nbsp; nbsp; gangreneuse des brebis, 587.
Mandragore, 268.
Manne, 268.
Marbre, 112, 269.
Marrube, 269.
Marteau de Mayor, 160, 2(10.
Masch, 265.
Massage, 187.
Mat(sect;, 269.
Matico, 269.
Matiere m^dicale, 2, 53.
Matrice (Maladies de la), 587.
Mauve, 269.
Medecine de Leroy, 252.
Medicamenteuse (Action), 3.
Medicaments, 1.
—nbsp; leur action sur les diffe-
reuts systemes, 397.
—nbsp; sur la nutrition generate,
399.
—nbsp; sur la digestion, 403.
—nbsp; sur les glandes salivaires,
403.
—nbsp; sur l'estomac, 404.
—nbsp; sur l'intestin, 409.
—nbsp; sur le foie, 415.
—nbsp; sur la rate et le pancreas,
416.
—nbsp; sur la respiration, 416.
—nbsp; sur la circulation, 419.
—nbsp; sur le Systeme nerveux, 421.
—nbsp; sur le cerveau, 421.
—nbsp; sur la moelle epiniere, 427.
—nbsp; sur les nerfs, 428.
—nbsp; sur les appareils ä sensa­tion speciale, 428.
ocr page 669
TABLE ALPHABET1QUE.
6Ö7
Medicaments, leur action sur la vision, 428.
—nbsp; sur le toucher, l'ou'ie et l'o-
dorat, 430.
—nbsp; sur la peau, 430.
—nbsp; sur le Systeme musculaire,
435.
—nbsp; sur la secretion urinaire,
437.
—nbsp; sur les reins, 437.
—nbsp; sur la vessie, 440.
—nbsp; sur les organes genitaux,
441.
—nbsp; sur I'uterus, 442.
—nbsp; sur les mamelles, 443.
—nbsp; effets physiologiques et the-
rapeutiques, 53.
—nbsp; alterants, 401.
—nbsp; antipyretiques, 402.
—nbsp; atrophiauts, 402.
—nbsp; denutritifs, 401, 402.
—nbsp; dystropliiques, 401.
—nbsp; magistraux, 4.
—nbsp; modificateurs des gaz et des
globules du sang, 402. -#9632; ollicinaux, 4.
—nbsp; toniques des vaisseaux, 401.
—nbsp; trophiques, 401. Medications, 2. Melanose, 588.
—nbsp; de l'anus, 482. Melasse, 270. Melilot, lil, 270. Melisse, 2:0. Mellites, 5. Äleningite, 588.
—nbsp; euzootique, 588. Menthe, 270.
—nbsp; poivree, 270. Menthol, 270. Menyauthe, 270, 383. Menyanthiue, 383. Mercure, 234.
—nbsp; doux, 106. Metachloral, 271. Meteorisme, 588.
Methodes thfirapeutiques, 2. Methode endermique, 13.
—nbsp; epidermique, 13.
—nbsp; hypodermique, 34. Mctrite, 588. Metro-peritonite, 610. Mezereon, 271. Microbes, 589.
—nbsp; du cholera des poules, 512.
—nbsp; du farcin dn boeuf, 549.
—nbsp; de la morve, 502.
—nbsp; de la vaccine, 639. Microbiennes (Maladies), 522,
589. Micrococcus, 590.
—nbsp; pyogenes, 570, 571.
—nbsp; tetragenus, C34. Microsporon furfur, C06. Miel, 271. Millefeuillcs, 271.
Moelle (Maladies de la), 590.
—nbsp; epiniere, action des medi­caments, 427.
Mollettes, 591.
Moment oü Ton doit admiuis-
trer les medicaments, 40. Morelle, 156, 271. Morphine, 228, 234, 272. Morsures veuimeuses, 591. Morve, 591. Mouche de Milan, 276. Mousse d'Islande, 270.
—nbsp; perlee, 277.
—nbsp; de Corse, 277. Moutarde (Essence de), 276.
—nbsp; (l'arine de), 276.
Mouton, action des medica­ments, 50.
Moxa, 278.
Moyens locaux, 3.
Muguet (Plante), 280.
Mugnet (Maladie), 562.
Muse, 280.
Muscarine, 281.
Musculaire (Systeme),action des medicaments, 435.
37.
i
i.
ocr page 670
638
TABLE ALPHABETIQUE.
Muserolle de Flamens, 25. Mydriatiques, 429. Myocardite, 592. Myotiques, 429. Myrouate do potasse, 281. Myroaine, 281.
N
Naphlhaline, 281.
Naphte, 213.
Naphtol, 2S4, 28?, 45i.
Narceine, 284.
Narcotiques, 422.
Naviculaire (Maladie), 592.
Neige, 28 i.
Nematodes, CIO.
Nephrite, 593.
Nerf-ferrure, 593.
Nerfs, action des inedicament?,
428. Nerprun, 284. Nerveux (Systeme), action des
medicaments, 421. Neutralisation des ptomaines,
351. Nicotine, 285. Nitrate d'amyle, 228.
—nbsp; d'argent, 222, 285.
—nbsp; de bismuth, 288.
—nbsp; de mercure, 288.
—nbsp; de veratrine, 288. Nitre, 288.
Nitrique (Acide), 288. Nitrite d'amyle, 290.
—nbsp; d'ethyle, 290. Nitroglycerine, 290. Noix de galle, 291. Noix muscade, 280. Noix vomique, 291. Non-delivrance, 595. Noyer, 293.
Nutrition g^nerale, action des
medicaments, 399. Nymphomanie, 595.
Obesite, 595.
Obliteration des arteres, 489.
Obstruction du feuillet, 596.
—nbsp; des trayons, 585. Obstruction de r(Esophage,591. Odorat, action des medica­ments, 430.
OEdeme, 596. OEil (Maladies de 1'), 596. OEsophagite, 597. OEstres, 606. Oignon, 597.
Ombilicale (Maladies de la re­gion), 597. Onguents, 6, 293.
—nbsp; basilicum, 194.
—nbsp; populeum, 253. Ophtalmie epizootiquc, 598.
—nbsp; piSriodique, 599.
—nbsp; venuineuse, 599. Opium, 297. Oranger, 298, Orchite, 599.
Oreilles (Maladies des), GOO. Orpiment, 298, 366. Ortie, 298. Oseille, 299.
Ossification des arteres, 489. Osteite, 600. Osteoclastie, 600. Osteo-sarcome, 601.
—nbsp; du maxillaire inferieur, 601. Ouate de tourbe, 379.
Ou'ie, action des medicaments,
430. Ovaires (Maladies des), 601. Ovides, 50. Oxalate de fer, 299. Oxalique (Acide) 299. Oxyde blanc d'antimoine, 74, 299.
—nbsp; do battitures, 185. ]
—nbsp; de fer, 299.
—nbsp; mercurique, 96, V99.
ocr page 671
TABLli ALPUABETIQUE.
G59
Oxyde de zinc, 299.
Oxygene, 300.
Oxymels, 5.
Oxysulfure d'antimoino, ?54.
Oxyure vei'aüculaire, 041.
Ozene, 001.
Pellicules, 30C. Pelotes stercorales, 009. Pens^e sauvage, 308. Pentastome tencoide, 640. Pepie, 533,019. Pepsine medicinale, 308. Peptone artificielle, 309. Perchlorure de fer, 309. Pericardite, 009.
—nbsp; traumatique, 610.
—nbsp; infectieuse, 007. Peripneumonie contagieuse,
610. Peritonite, 610.
—nbsp; de castration, 610. Permanganate de potasse, 228,
235, 311. Peroxyde de fer hydrate, 311.
—nbsp; d'oxygeue, 311. Persil, 311.
Peste bovine, 611. Petit-lait, 312. Petite ceutauree, 312. Petite ecorce, 114. Pharmacies portatives, 6. Pharmacodynamique, 2. Pbarmacologie, 2, 4. Pharyngite, 611. Pharynx (Maladies du), 611. Phenate d'ammoniaque, 228,
312. Phenique (Acide), 228,234,312. Phenol, 312. Phimosis, 495, 612. Phlebite, 612.
—nbsp; ombilicale, 598. Phosphate de chaux et de ma-
gnesie, 316.
—nbsp; de fer, 316.
—nbsp; de soude, 316. Phosphore, 317. Phosphorique (Acide), 318. Phosphure de zinc, 318. Phtiriase, 612, 613.
—nbsp; aviaire, 012. Pbtisie, 613.
Palais (Blessures du), 001.
Palpitations du coeur, 516, 535, 602.
Pancreas, action des medica­ments, 410.
Pancreatine, 303.
Papaiue, 303.
Papaverine, 304.
Papier nitre, 304.
Paraffine, 304, 385.
Paraldehyde, 304.
Paralysie, 602.
—nbsp; bulbaire, 603.
—nbsp; epizootique, 603.
—nbsp; de la face, 549.
—nbsp; glosso-faciale, 603.
—nbsp; du larynx, 603. Paraphimosis, 495. Paraplegie, 603.
—nbsp; du chien,604. Parasitaires (Maladies), 522,005. Parasites animaux, 00G.
—nbsp; vegetaux, 605. Parotidite, C06. Parturition, 607. Pas-d'ane, 28. Pates, 304.
—nbsp; de Ganquoin, 128.
—nbsp; caustique de Payan, 36).
—nbsp; epilatoire, 366. Paullinia sorbilis, 208, 306. Pavot blanc, 300.
—nbsp; noir, 306.
Pcau (Maladies de la), 609.
—nbsp; action des medicaments, 430.
Pelletieriae, 208, 306.
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660
TABLE ALPHAUET1QUE.
Physostigmino, 180, 318.
Pied (maladies du), 613.
Pierre a chaux, 112.
— infernale, 14-2, 285, 318.
Pietin, 613.
Pignon d'Inde, 14fi.
Pilocarpine, 229, 318.
Pilules, 5, 319.
Pince pour clore les lovres du
cheval, 24. Pince-vulve, 624. Piqure de marÄchal, 614.
i— de mouches, 614.
—nbsp; de sangsues, 615. Piscidia erythrina, 321. Piss bols, 321. Pissement de sang, 564. Pissenlit, 32.'. Pityriasis, 606. Plaies, 616.
—nbsp; auriculaires, 490.
—nbsp; d'ete, 616.
—nbsp; de la region anale, 483.
—nbsp; de l'urettire, 637. Pleuresie, 616. Pneumo-enterite infectieuse du
pore, 617. Pneumonie, 617.
—nbsp; typhoidc, 636. Podophylle, 322. Podophylline, 322. Poisons, 402. Poivre cubebe, 147. Polygala amer, 322. Polypes, 618.
—nbsp; du rectum, 483. Polyurie, 618. Pommades, 322.
—nbsp; d'Helmerich, 357.
—nbsp; phosphor6e, 318. Pompe americaine, 14.
Pore, action des medicaments,
50. Porte-moxa, 279. Potasse, 326. Potions, 6, 327.
Potions de Tood, 65. Poudre, 4, 328.
—nbsp; de Dover, 297.
—nbsp; de Gregory, 338.
—nbsp; nbsp;de Tennant, 126, 332.
—nbsp; de tourbe, 379.
—nbsp; de viande, 332.
—nbsp; de Vienne, 332. Poumons (Maladies du), 618. Pousse, 619.
Poux, 606, 612.
—nbsp; de cerf, 613. Precipitfi blanc, 106.
—nbsp; rouge, 9!i, 332.
—nbsp; per se, 96, 332. Procedcs therapeutiques, 3. Promenade, 187. Propylamine, 332. Protecteur Lacombe, 494. Protochiorure de mercure, 333. Proloxyde d'azote, 195, 333. Prurit de l'anus, 483. Prussique (Acide), 333. Psoroptis, 555.
Psychique (Action), 3, Pulpes, 4. Pulverisateur, 14. Pulverisation d'une substance
antiseptique, 467. Purgatifs, 410, 410. Pus de panaris, 571.
—nbsp; de phlegmon, 571. Pustule maligne, 508. Pyoktanine, 393. Pyrogallique (Acide), 333. Pyrogallol, 333.
Quassia amara, 333. Quebracho, 333. Queue (Maladies de la), 620. Quinine, 333. Quinoleine, 336. Quinoline, 336. Quinquinas, 336.
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TABLE ALPHABfiTIQUE.
661
R
Safran do mars aperitif, 340.
Sagapenum, 341.
Saignee, 341.
Saignement de nez du chien,
626. Sain Bois, 195. Salop, 341. Salicine, 545. Salicylate de bismuth, 98.
—nbsp; de soude, 341.
—nbsp; nbsp; de theobromine et de soude, 155.
Salicylique (Acide), 230, 342. Salivaires (Maladies des glan-
des), 626. Salol, 343, 454. Salsepareille, 343. Sang de rate, 510, 623. Sangsues, 344. Sauitas, 375. Santal, 344. Santonine, 344. Saponaire, 344. Saponine coaltaree, 132. Sarcina ventriculi, 561. Sarcocele, 627.
—nbsp; du cbeval, 635. Sarcopte, 556. Sarcoptes scabiei, 555. Sassafras, 345. Sauges, 345.
Säule blanc, 345. Savons, 346. Scammonee, 346. Scammonine, 346. Scillainc, 346. Scille, 346. Scillitine, 346. Scleromucine, 347. Sclerostome du cheval, 641. Sclerotinique (Acide), 230. Sclerotique (Acide), 347. Scorbut, 627. Scrofule, 627.
Secretion urinaire (Action des medicaments), 437.
Rachitismc, C20.
Kage, 620.
Raifort sauvage, 134, 33G.
Ratanhia, 337.
Rate (Maladies de la), 623.
—nbsp; (Action des mfidicamontf\ 416.
Rectum (Maladies du), 623. Reins (Maladies des), C24.
—nbsp; (Action des medicainents\ 437.
Henette, 471.
Renverseiuent de la matrice. 587, 624.
—nbsp; du rectum, 623, 624.
—nbsp; du vagin, 624, 639.
Resorcine, 337.
Respiration (Action des medi­caments), 416.
Retrecissement de l'aorte, 487.
Retrollexion du vagin, 639.
Revulsifs, 432.
Revulsion, 3, 118.
Rheique (Acido), 338.
Rheotannique (Acide), 338.
Rhubarbe, 338.
Rhumatismales (Douleurs), 625.
Rhumatisme, 62;').
Kicin, 339.
Riz, 339.
Ronces, 339.
Roses, 339.
Rouget, 625.
Rouvieux, 537.
Rubefiauts, 432.
Rubreserine, 229.
Rupture de l'aorte, 487.
—nbsp; des arteres, iSii. Rusma, 366.
S
Sabine, 340. Safran, 340.
i
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TABLE ALP1IABET1QUE.
Seime, 6gt;S.
Sei ammoniac, 122, 347.
—nbsp; d'Epsom, 347.
—nbsp; de Glauber, 347, 304.
—nbsp; de nitre, 85.
—nbsp; de plouib, 347.
—nbsp; södatif de Homberg, 101.
—nbsp; de Sedlitz, 317.
—nbsp; de Seignette, 347. Semen-contra, 347. Sene, 348. Sennacrol, 348.
Serie aromatique, 348. Seringue d'Anel, 33.
—nbsp; de Colliii, 35.
—nbsp; de Graillot, 30.
—nbsp; a oreille, 33.
—nbsp; de Pravaz, 35. Serpolet, 8„6. Sialagogueä, 403. Silicate de potasse, 350. Siuapisme (Application du), 15,
10. Siphon de Tarnier, 008. Sirop, 5.
—nbsp; d'Aubergier, 257.
—nbsp; diacode, 151.
—nbsp; thebaique, 378. Solandres, 028. Solanine, 357.
Sole brülee, 028. Soporifiques, 422. Sore-Shin, 028. Soude, 357. Soufre, 237, 367.
—nbsp; dore d'antiiuoine, 74, 358. Sous-acetate de cuivro, 358.
—nbsp; de plomb, 358. Sous-nitrate de bismuth, 9quot;. Soye, 029.
Soyons, 029. Sparteine, 358. Speculum oris, 28. Spirule,590. Spiruline, 590. Squine, 359.
Staphisagrine, 359. Staphisaigre, 359. Sterilite, 629. Stramome, 359. Strougle geant, 041. Strophantine, 359. Strophautus, 359. Strophantiniue, 359. Strychnine, 300. Styptiques, 433. Sty rax, 361.
Sublime corrosif, 90, 361. Sucre, 301. Sudorifiques, 431. Suides, 50. Suie, 361. Sulfaminol, 362. Sulfate d'alumine et de potasse, 362.
—nbsp; d'atropine, 362.
—nbsp; de cuivre, 224, 362.
—nbsp; d'eserine, 363.
—nbsp; de fer, 363.
—nbsp; de magnesie, 364.
—nbsp; de morphine, 272, 304.
—nbsp; de quinine, 333, 304.
—nbsp; de foude, 364.
—nbsp; de sparteine, 358.
—nbsp; de sirychnine, 230, 365.
—nbsp; de thalline, 377.
—nbsp; de zinc, 365. Sulphydrique (Acide), 305. SuU'urejaune d'arseuic, 298,30.!.
—nbsp; de carbone, 366.
—nbsp; noir de mercure, 186.
—nbsp; do potasse, 23i;, 367. Sulfureux (Acide), 367. Sulfdrique (Acide), 368 Sureau, 369. Surmenage, 029. Suras, 030. Symbioto, 555. Syu^ame tracheat, 6i0. Synovites, 630.
—nbsp; essentielle, 631.
—nbsp; rlmmatism^le, 030.
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TABLE ALPHABET1QUE.
663
Tabac, 369.
Tienia mediocauelle, C4I.
—nbsp; cccuure, 641.
—nbsp; solium ou solitaire, 576, (#9632;41. TiEiiifuges, 414.
Tamarin, 370. Tanaisie, 370. Tanuin, 370.
Tannique (Acide), 231, 237, 370. Tartrate acide de potasse, 142, 371.
—nbsp; d'anlimoine et de potasse,
371.
—nbsp; ferrico-potassique, 102. Tartre dentaire, 531. Tartre stibie, 371. Tartrique (Acide), 371. Teigne faveuse, 605. Teintures, 5,371. Temperature du medicament,
variations de 1'aclion, 51. Temperature atmospherique,
variations du medicament, 50. Terebene, 371. Terebenthine, -3quot;2.
—nbsp; (Essence de), 231, ^37,373. Terpine, 376.
Terpinol, 376. Tetanos, 630. Thalline, 377. Thapsia, 377. The, 377.
—nbsp; du Paraguay, 2l9. Theine,377. Thebaine, 378. Thebaique (Extrait), 378. Theine, 378. Theobromine, 378. Therapeutique, I.
—nbsp; appliquee, 475.
—nbsp; empirique, 3.
—nbsp; generale, 1.
—nbsp; naturelle, 2.
—nbsp; pathogenique, 2.
Therapeutique phy8iologique,2.
—nbsp; speciale, 397.
—nbsp; statistique, 3.
—nbsp; symptomatique, 2. Theriaque, 378. Thridace, 258, 378. Thym, 378,631. Thymiquo (Acide), 237. Thymol, 379.
Thyroide (Hypertrophie de la
glaude), 632. Tilleul, 379. Tisanes, 6. Tolerance, 42. Toniques, 401.
—nbsp; du coour, 419.
—nbsp; des vaisseaux sanguins,420. Topique fondant de Girard, 91.
—nbsp; de Duthreil, 91.
—nbsp; de ünna, 175. Torticolis, 632.
Toucher (Actions des medica­ments), 430. Tour de bateau, 584.
—nbsp; de reins, 584,631. Tourbe, 379. Tournis, 632.
Tranchees rouges, 573, 641. Transfusion, 379. Traumaticine, 382. Travail, 187.
Trefle d'eau, 270, 383. Trematodes, 641. Tremblante (Maladie), 6:J3. Trichines, 641. Trichinose, (33. Trimethylamine, 383. Triuitrine, 290, 383. Trocart paraceuto-injccteur de Reul, 39.
—nbsp; plein, 30. Trophique (Action), 3. Trophiques (.Medicaments),401. Tube de Peuch, 32.
—nbsp; siphon de Rey, 31. Tuberculosc, 633.
ocr page 676
604
TABLE ALPHABßTIQÜE.
Tuberculose zoogleiquc,635. Tnlipine, 383. Tumeurs, G35. Typhoides (Maladies), 036. Typhus, 611.
U
Ulceres, 630. Ulex diureticus, 384. Urpinie, 037.
Urethre (Maladies de V), 637. Urahrite, 037, 038. Uterins, 443.
Uterus (Action des medica­ments), 442. üva ursi, 384.
Vaseline, 385.
—nbsp; liquide mediciuale, 385. Vor rouge, 640. Veratrine, 231,391. Verdet cristallise, 55, 3!)2. Vermifuges ordiuaires, 415. Vermineuses (Maladies), 605,
640. Vernis du Japon, 62, 392. Verrues, 642. Vertige, 642. Vesicants, 433. Vessie (Maladies de la), 643.
—nbsp; Action des medicaments,643. Vessigons, 643.
Viande, 393. Vibrions, 593.
—nbsp; septique, 500. Vigne blanche, 104. Vin, 393.
Viuaigres medicinaux, 5. Vius medicinaux, 5. Violet de methyle, 393. Violette, 395. Virgules, 590.
Vision (Action des medica­ments), 42S. Vomiquier, 291. Voinitifs, 4ÜJ.
W
W'inter (Ecorce de), 395. VViutergi-eeu (Essence de\ 395.
P A
Vaccination charbouneuse, 239, 210.
—nbsp; du charbon syptomatique,
241. Vaccine, 038.
Vache, action des medica­ments, 49. Vagin (Maladies du), 038. Vaginite, 039. Valdiviue, 384. Valcriauates, 384.
—nbsp; d'atropine, 231.
—nbsp; de bismuth, 98. Valeriane, ::8i. Vanille, 380.
.
#9632;
ocr page 677
TABLE DES MAXIERES
Preface par M. le professeui1 Peüch......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; v
Avaut-propos...........................................nbsp; nbsp; nbsp;vii
Premiere partie. — Th6rapeutique gfenerale—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
ClIAPITRE rHEllIEB. — DEFINITIONS......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
ClIAPITRE II. — PlIARMACOLOGIE........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4
Article I. — Formes pharmaceutiques..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4
Article II. —Administration des medicaments.....nbsp; nbsp; nbsp; 12
sect; l01'. — Adminiätration par la peau..............nbsp; nbsp; nbsp; 12
S 2. —Absorption par les muqucuses...........nbsp; nbsp; nbsp; 21
sect; 3. — Absorption par le tissu cellulaire sous-
cutane.........................................nbsp; nbsp; nbsp; 34
S 4. — Administration par les veines............nbsp; nbsp; nbsp; 37
sect;5. — Administration par les sereuses...........nbsp; nbsp; nbsp; 38
Article III. — Art de formnler.....................nbsp; nbsp; nbsp; 40
Chapitre III. — Action des jiedicaments, et ses
VARIATIONS.........................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 41
Article I. —Action des medicaments................nbsp; nbsp; nbsp; 41
sect; Ier. — Effets physiologiques ot thferapcutiques...nbsp; nbsp; nbsp; 41
S 2. —Antagonisme............................nbsp; nbsp; nbsp; 41
sect; 3. —Tolerance, accoutnmance et intolerance. .nbsp; nbsp; nbsp; 42
sect; 4. —Accumulation et association.............nbsp; nbsp; nbsp; 42
S 5. — lucompatibilite..........................nbsp; nbsp; nbsp; 43
Article II. — Variations de Vaction des medicaments.nbsp; nbsp; nbsp; 45
Deuxiäme partie. — Matiamp;re medioale v6t6ri-naire. Effets physiologiques et therapeutiques
des medicaments.............................. 58 anbsp; 390
Troisi^me partie. — Therapeutique speciale.....nbsp; nbsp; 397
PREMIERE SECTION. — ACTION DES MEDICAMENTS
SUR LES DIKKERENTS SYSTEMES..................nbsp; nbsp; 397
ClIAPITRE PREMIER. — ACTION SUR I.A NUTRITION GENERALE.nbsp; nbsp; nbsp;399
Chapitre II. — Action sur la digestion................nbsp; nbsp; 403
Article I. — Action sur les glandes salivaires.......nbsp; nbsp; 403
Article II. — Action sur I'estomac.............'......nbsp; nbsp; 404
Article III. — Action sur Pintestin..................nbsp; nbsp; 409
Article IV. — Action sur le foie....................nbsp; nbsp; 415
Article V. — Action sur la rate et te pancreas.......nbsp; nbsp; 416
ocr page 678
066nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;TABLE DES MATlfiRES.
ClUPITHE III. — ACTtON SÜR LA RESPIRATION............ 416
Ciupitre IV. — Action si'h la circulation............ 419
Ciiapitre V. — Action sur le Systeme nerveux.......nbsp; nbsp; nbsp;421
Article I. — Action sur le cervenu................... 421
Article II. — Action sur la moelle epinitre........... 427
Article III. — Action sur les nerfs...................nbsp; nbsp; nbsp;428
Article IV. — Action sur les appareils o sensations
spdciales......................................... 428
sect; Ier. — Action sur la vision..................... 428
sect; 2. — Action sur le toucher, l'ouie et i'odorat.. 430
Ciiapitre VI. — Action sun la peaii...................nbsp; nbsp; nbsp;4-30
Ciiapitre VII. —Action sur le Systeme aiusculaire..... 435
Ciiapitre VIII. — Action sur la secretion urinaire... 437
Article I. — Action sur les reins.....................nbsp; nbsp; nbsp;437
Article II. — Action sur la vessie....................nbsp; nbsp; nbsp;440
CuapitheIX. — Action des medicaments sur les organes
genitaux..........................................nbsp; nbsp; nbsp;441
Article I. — Action sur Vuterus.....................nbsp; nbsp; nbsp;442
Article II. — Action sur les mamellcs...............nbsp; nbsp; nbsp;443
DEÜXIEME SECTION. — ASEPSIE ET ANTISEPS1E....nbsp; nbsp; nbsp;445
Chapitre I. — Agents antiseptiques..................nbsp; nbsp; nbsp;446
Article I. — Agents micaniques....................nbsp; nbsp; nbsp;447
Article II. — Agents physiques.....................nbsp; nbsp; nbsp;447
Article III. — Agents chimigues.....................nbsp; nbsp; nbsp;453
sect; ll!r. — Antisepsie chirurgicale..................nbsp; nbsp; nbsp;453
sect; 2. — Antisepsie medicale......................nbsp; nbsp; nbsp;457
sect; 3. — Antiseptiques propres a chaque microbenbsp; nbsp; 459
sect;4.—Desinfection deslocauxau moyen de lotions.nbsp; nbsp; 460
sect; 5. — Melanges de plusieurs antiseptiques......nbsp; nbsp; nbsp;466
Chapitre II. — Asepsie..............................nbsp; nbsp; nbsp;469
A rticle I. — Asepsie du lieu de l'uperation...........nbsp; nbsp; nbsp;469
Article II. — Asepsie ile Voperateur el de ses aides..nbsp; nbsp; nbsp;469
Article III. — Asepsie des instruments...............nbsp; nbsp; nbsp;471
Article IV. — Asepsie pendant I'operation...........nbsp; nbsp; nbsp;472
Article V. — Asepsie des pansements................nbsp; nbsp; nbsp;472
Article VI. — Asepsie de Vhabitation de t'opirc.......nbsp; nbsp; nbsp;473
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SCHCELLER. Les chemins de fer, par H. Schoei-ler, Ingenieur des arts et manut'aclures, inspecleur de Fexploitation du chemin de fer du Nord. 1 vol. iD-16 de 320 p. avec 80 fig...................... 3 fr. 50
SICARD(H.). L'evolution sexuelle dans i'espöcehumalne,par H. Sicard, doven de la Faculte des sciences de Lyon. 1 vol. in-16 de 320 p., avec 100 flg......................................... 3 fr. SO
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ocr page 705
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—nbsp; nbsp;Traite du diaböte. 1885, 1 vol. gr, in-8, avec 5 pl. chromolithog. et figures...................,................................. 12 fr.
GALEZOWSKI. Traite des maladies des yeux. 38 edition, 1888, 1 vol. in-8 de xvi-1020 p., avec 483 figures...................... 20 fr.
—nbsp; Trait6 iconographique d'ophthalmoscopie, comprenant la description des dillerents ophthalmoscopes, l'exploration des membranes inlernes de l'oeil et le diagnostic des alfections cerebrates el constitulion-nelles. 2' edilion, 1885 ,1 vol. in-4 de 281 p., avec 28 pl. chromolitho-graphieos, cart............................................... 35 fr.
—nbsp; Echelles optom6triques et chromatiques pour mesurer l'acuite de la vision, les linüles du champ visuel et la faculte chromatique, ac-compagnees de tables synoptiques pour le choix des lunettes. 1883, in-8, 34 pl. noires el color., cart................................. 7 fr. 50
—nbsp; Echelles portatives des caractferes et descouleurs, pour me­surer l'acuite visuelle 1'edilion, 1890. in-18, 38 pl., cart..... 2 fr. 50
—nbsp; nbsp;Du diagnostic des maladies des yeux, par la chromatosoopie retinieune. 1868, 1 vol. in-8 de 207 p., avec 31 flg., une Schelle chroma­tique comprenant 44 teinles etcinq echelles typographiques tirees en noir et en Couleurs............................................... 7 fr.
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20nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; J.-B. BAILLlfcRE ET PILS
GALEZOWSKI et DAGUENET. Diagnostic et traitement
des affections oculalres. 1886, 1 vol. grand in-8........... 18 fr.
GALIEN. Oiuvres anatomiques, physiologiques et m6dicales,
traduites par le D' Cli. Dahembebg. Paris, 1854-1857, 2 vol. gr. in-8 de 800 p....................................................... 20 fr.
GALISSET et MIGNON. Nouveau traite des vices r6dhibi-toires ou Jurisprudence veterinaire, contenant la legislation et les garanties dans les venteset echanges d'animaux domestiquos, la pro­cedure ä suivre, la description des vices rödhibiloires, le formulaire des experlises, proc.es-verbaux et rapportsjudiciaires, cl un precis des legis­lations etrangeres. 3deg; edition, 18fi4,1 vol. in-18 Jesus de 542 p___ 6 fr.
GALL ARD. Clinique medicale do la Pltie. 1877, 1 vol. in-8 de xuv-636 p., avec2S Ug...................................... 10fr.
—nbsp; nbsp;Legons cliniques sur la menstruation et ses troubles. 1885, 1 vol. in-8 de 325 p., avec 37 fig.............................. 6 fr.
—nbsp; Legons cliniques sur les maladies des ovaires. 1886, 1 vol. in-8 de 4Gi p., avec 47 fig.................................... 8 fr.
—nbsp; nbsp;De ravortementaupointdevuemodico-legal. 1878, in-8, 135 p. 3fr. GALLOIS (E.). Manuel de la sage-femme etdol'eleve sage-femme,
par E. Gallois, professeur a l'Ecole de medecine dB Grenoble. 1886, 1 vol. in-18, de 640 p , avec fig................................ 6 fr.
GALLOIS (N.). Formulaire de l'Union medicale. Douze cents formales favorites des medecins francais et etrangers. i' edition, i8SS, 1 vol. in-32 de xxvin-662 p., cart.....*...................... 3 fr. 50
GALOPEAU. Manuel du pedicure ou l'Art de soigner les pieds, par Galopeau. 1877.1 vol. in-18 de 132 p , avec 28 fig..........%... 2 fr.
GAU JOT et SPILLMANN (E.). Arsenal de la Chirurgie con-temporaine. Description, mode d'emploi et appreciation des appareils et instruments ea usage pour le diagnostic et le traitement des maladies chirurgicales, I'orthopedie, la proihese, les operations simples, generates, speciales et obstetricales. 1867-1772, 2 vol. in-8, avec 1437 fig.... 32 fr.
GAUTIER (A.). La sophistication des vlns, methodes analytiques et procfldiis pour reconnaitre les fraudes, par A. Gautier, professeur de la Faculte de medecine. Z' edition, 1884, 1 vol. in-18 Jesus de 208 p., avec une planche comprenant 53 tons de vins................ 4 fr. 50
GAUTIER (L.-M.). Les champignons, consideres dans leurs rapports avec la medecine, l'hygiene publique et privee, ragriculture, I'lndustrie, et description des principales especes, comestibles, suspectes et vene-neuses de la France. 1884, 1 vol. grand in-8 de 508 p., avec 1C pi. chro-molithographiees et 195 fig................................. 24fr.
GAUTRELET. Urines, Depots, Sediments, Calculs. Applications de l'analyse urologique ä la semeiologie medicale, par E. Gauteelet, se­cretaire de la Socielc do medecine pratique, etc. Avec une preface de M. le D' Lecorciie, professeur agrege a la Faculte de medecine de Paris. 1889, 1 vol. in-18 Jesus, avec 80 fig............................ 6 fr.
GAVOY. L'Encephale, description iconograpbique du cerveaü, du cer-velet et du bulbe. 1886, 1vol. in-4 de 200 pi. et 1 atlas de 59 pi. en glyp-tographie. Ensemble, 2 vol., cart............................ 100fr.
GELLE. Precis des maladies de roreille, comprenant I'anatomie, la physiologie, la pathologic, la therapeutiquo, la prothese, l'hygiene, la medecine legale, la surdile et la surdi-mutite et les maladies du pharynx el des fosses nasales. 1885, 1 vol. in-18 de 708 p., avec 157 fig..... 9fr.
GERMAIN (de SAiNT-PiERRE).NouveauDictionnairedebotanique, comprenant la description des families naturelles, les proprleles medi­cates et les usages economiques des plantes, la morphologie et la biologic des v(3getaux. 1870, 1 vol. in-8de xvi-1388 p.,avec 1640 fig...... 25 fr.
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RUE HAUTEFEUILLE, 19, PARISnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;21
GIGOT-SUA.RD. L'herp6tlsme, pathogeuie, manifestations, traite-ment, patliologie experimentale et comparee. 1870, 1 vol. gr. in-8 de 468 p........................................................ 8 fr.
GILLETTE. Chirurgie Journaliere des höpitaux de Paris, re­pertoire de therapoutique chirurgicale. 1878, 1 vol. in-8 de xvi-772p., avec 662 fig., cart............................................ 12 fr.
—nbsp; Clinique chirurgicale des höpitaux de Paris. 1877,1 vol. in-8 de 324 p., avec fla............................................ 5 fr.
GIRARD (M.). Les insectes. Traite 61ementaire d'Entomo-logie, comprenant l'histoire des especes uliles et leurs produils, des especes nuisibleset des moyens de les detruire, l'etude des metamor­phoses et des moeurs, les procedes de chasse et de conservation, par Mau-bice GiEAKD, president de la Societe entomologique de France. 1873-1885. 3 vol. in-8, avec atlas dellS pi.,Fig. noires, 100fr. —Fig. colo. 170 fr.
GIRAUD-TEULON (F.). La vision et ses anomalies, cours theo-rique et pratique sur la Physiologie et les affections fonctionnelles de l'iippareil de la vue 1881, 1 vol. gr. in-8, de 936 p., avec 117 8g.. 20 fr.
GIROD. Manipulations de botanique. Guide pour les travaux d'histologie vegetate par PaülGibod, profusseur ä la Faculle des Sciences de Clermont-Ferrand. 1887,1 vol. gr. in-8, avec 20 pi.,cart....... 7 fr.
—nbsp; Manipulations de Zoologie, guide pour les travaux pratiques de dissection. Animaux invertebres, par le D' P. Gibod, professeur ä la Fa­culle des sciences de Clermont. 1889, 1 vol. gr. in-8, avec 25 pi. en noir et en conl., cart............................................. 10 fr.
GODRON (D.-A.). De l'espcce et des races dans les 6tres orga­nises, et specialement de l'unitö de l'espöce humaine. 2'ediNon, 1X72, 2 vol. in-8.................................................. 12 fr.
GOFFRES. Precis iconographique de bandages, pansements et appareils. Nouveau tirage, 1887,1 vol. in-18 Jesus de 596 p., avec
81 pl., äg. color.,cart....................................... 36 fr.
Figures noires, cartonne...................................... 18 fr.
GORDON. Traite experimental d'electrlcit6 et de magnetisme precede d'une introduction par M. A. Cornu (de l'Institul) 1881, 2 vol. in-8, ensemble 1 332 p.,aveo371 fig. et !)8 pl. noires et col..... 35 fr.
GOYAU. Traite pratique de mar6chalerie, comprenant le pied du cbeval, la marechalerie, la ferrure appliquee aux divers genres de ser­vice, la medecine et l'hygiene du pied. 3' edition. 1890, 1 vol. in-18 de 528 p., avec 364 figures........................................ 8 fr.
GRAEFE. Clinique Ophtalmologique. 1866, 1 vol. in-8, avec 21 figures.................................................... 8 fr.
GRIESINGER et VALLIN. Traite des maladies infectieuses. Maladies des marais, fievre jaune, maladies typboides (lievre petechiale ou typhus des armees, fievres typhoides, fievre recurrente ou u rechutes, typhoide. bilieuse, pesle), cholera. 2' edition revue el annotee par le D' E. Vallin, 1877, 1 vol. ia-8 de xxii-742 p................... 10 fr.
GRISOLLE. Tratte de la pneumonic. 1864, 1 vol. in-8..... 9 fr.
GROSS, ROHMER et VAUTRIN. Nouveaux elements de pa­thologic et de clinique Chirurgieales, par Fr. Gross, professeur de clinique chirurgicale ä la Faculle de medecine de Nancy, J. Hohmek el A. Vautbin, professeurs agreges a la Faculle de medecine de Nancy. Tome 1quot;, Maladies de la tele. 1890. 1 vol. in-8 de 880 pages... 12 fr. L'ouvrage formera 3 volumes
GUARDIA (J.-M.). La medecine ä travers les siöcles. Hisloire el Philosophie. 1865, 1 vol. iu-8 de 800 p........................ 10 fr.
GUDLER (A.). Cours de therapeutique. 1880, 1 vol. in-8 de 600 p........................................................ 9 fr.
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22
J.-B. BAILLlfcRE ET FILS
GUBLER (A.) et LABBEE. Commentaires tta^rapeutbiques du Codex medicamentarius on hisloire do raclion pliysiologlquo et des effeis llierapeuliques des medicaments inscrils dans la pharma-copee. 3C edition, revisee d'apres le Codex de 1884-1885, 1 vol. gr. in-8 do 1061 p., carlonne.......................................... 16 fr.
GUIBOURT et PLANCHON. Histoire naturelle des drogues simples. 1deg; edition, par 6. Planchon , professeur ä l'Ecole de pharmaeie. 1876, 4 forts vol. in-8, arec 1 077 figures...................... 36 l'r.
GÜNTHER. Nouveau manuel de mödecine vetörinalre ho-moeopathique. 2deg; edition, 1871, 1 vol. in-18 de xxii-504 p., avec 34 figures..................................................... 5 fr.
GUYON (F.). Element de Chirurgie cliniquc, comprenant le diagnostic chirurgical, les operations en general, l'hygiene, le traitoment des bles-sös et des operes, par J.-C. Felix Guvon, professeur ä la Faculte de Paris. 1873, 1 vol. in-8 de xxxviii-672 p.. avec 63 figures.............. 12 fr.
—nbsp; Lelt;jons cliniques sur les maladies des voies urinaires, pro-fessees ä l'höpilal Necker. 2e edition. 1885, 1 vol. in-8, de 1000 p., avec 46 figures............................................... 16 fr.
—nbsp; Lesect;ons cliniques sur les affections Chirurgicales de la ves-sie et de la prostate. 1888, 1 vol. gr in-8, de 1100 pages___ 16 fr.
HAHNEMANN. Exposition de la doctrine medlcale homoeo-patique, ou Organen de l'art de guerir. 5' edition, 1873,1 vol. in-8 de 640 p., avec portrait.................................,........ 8 fr.
—nbsp; nbsp;Tratte de matiere m6dicale homoeopathique, comprenant les pathogenfeies du Traite de matiere medicate pure et du Tratte des mala­dies chroniques. Traduit par Leon Simon, et V.-P. Leon Simon, del'höpital Hahnemann. 1877-1890, 4 vol. in-8............................ 32 fr.
—nbsp; nbsp;Etude de m6decine homoeopathique. 1885, 2 vol. ia-8.. 14 fr. HALLOPEAU. Traite 61ementaire de pathologic generale
comprenant la pathogenie et la Physiologie pathologique, par H. Hallo-peaü, professeur agrege ä la Faculte de medecine. 3quot; edition, 1390, 1 vol. in-8 de 800 p., avec 180 figures.............................. 12 fr.
HAMILTON (fl.). Traite pratique des fractures et des luxa­tions. Traduit et augmente de nombreuses additions par G. Poinsot, professeur agrege ä la Faculte de mödecine de Bordeaux. 1884, 1 vol. gr. in-8 de 1,284 p., avec 514 figures............................ 24 fr.
HAMMOND et LABADIE-LAGRAVE. Trait6 des maladies du systfeme nerveux comprenant lea maladies du cerveau, les maladies de la moelle et de ses enveloppes, les affections cerebro-spinales, les ma­ladies du Systeme nerveux peripherique et les maladies toxiques du Sys­teme nerveux. Traduction francaise,augmentee de notes etd'un appendice par le D' F. Labadie-Lagrave. 1879,1 vol. gr. In-8 de xxiv-l 300 p., avec 116 Gg., cart................................................ 22 fr.
HARDY (Alfred). Traite pratique et descriptif des maladies de lapeau, par Alfred Hardy, professeur ä la Faculte de medecine de Pa­ris, 1886.1 vol. in-8, avec flg.. rart.......................... 18 fr.
HARRIS, AUSTEN et ANDRIEU. Trait6 th6orique et prati­que de l'art du dentiste. 1884. 1 vol. in-8 de 1 200 p., avec figures, cartonne................................................... 20 fr.
HERAUD. Nouvean dictlonnaire des plantesmedicinales, des­cription, habitat et culture, recolte, conservation, partie usitee, composi­tion chimiqne, formes pharmaceutiques et doses, action physiologique, usagesdans le traitement des maladies. 2deg; edition, 1884, 1 vol. in-18, de 620p., avec 273 figures, cartonne............'................. 6 fr.
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RUE HAUTEFEUILLE, 19, PARISnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;23
HERAUD. Jeux et röcreations scientifiques, applications usuelles des mathemaliques de hi physique, de la chimie et de l'histoire naturelle. 1884, 1 vol. in-lSjesus de 636 p., avec 294 figures, cart......... 6 fr.
HERING. Medeciae homoeopatbique domestique. Traduction nouvelle par Loon Simon. 6''edition, 1873,1 vol. in-12, xxu-706 p., avec 169 figures, cartonne......................................... 7 fr.
HIPPOCRA.TE. (Euvres completes, traduction nouvelle avec le texte en regard suivie d'une table des matieres, par E. Litträ, Ouvrage complel. Paris, 1839-1861, 10 vol. in-8 de 700 p., chacuu...... 100 fr.
HIRSCHEL. Guide du medecin homoeopathe au lit du malade, et repertoire de therapeutique homojopatliique. Traduction par V.-Leon Siuon. 2deg; edition, 1874, 1 vol. in-18 Jesus dexxiv-540p......... 5 fr.
HOLMES (T.). Therapeutique des maladies chirurgicales des enfants. ,1870, 1 vol., in-8 de 917 p , avec 330 figures......... 15 fr.
HORTOLES (Ch.). Etude de processus histologique des ne­phrites. 1881, gr. in-8, 182p., avec figures et 5 pi. coloriees... 6 fr.
HUGHES (B.). Action des medicaments homceopathiquus, on elements de pharmaco-dynamique traduit do l'anglais et annote par le docteur I. Guekin-Meneville. 1874,1vol. in-18 Jesus de xvi-647 p. 6 fr.
—nbsp; Manuel de therapeutique selon la melhode de Hähnemann. Tra-duitparl. GuEKiN-MfetsEviLLE. 1881,1 vol. in-18 jes., xvi-668 p. 6 fr.
HUGUIER. Memoire sur les allongements hypertrophiqucs du col de I'uterus dans les affections designeessouslesuomsde descente, de precipitation de ctl Organe, et sur leur traitement. 1860, in-4, 231 p.. avec 13 planches lithographiiies......................... 15 fr.
—nbsp; De rhysterometrie et du catherisme uterin, de leurs applications au diagnostic et au traiteicent des maladies de I'uterus. 1865, 1 vol. in-8 de 400 p., avec 4 planches....................................... 6 fr.
HURTREL D'ARDOVAL. Dictionnaire de medeclne, de Chi­rurgie et d'hygiene veterinaires. lidition enlierement refondue. el augmeutee ue l'expose des fails nouveaux observes par les plus celebres pratriciens francais et etrangers, par A. Zundel, veterinaire superieur d'Alsace-Loraine.' 1877,3 vol. grand in-8 ä deux colonnes, avec 1600 fi­gures....................................................... 60 fr.
JACQUEMET. Etude des ipecacuanhas. 1890,1 vol. ia-8 de 300p., avec pi...................................................... 12 fr.
JAHR. Principes et regies qui doivent guider dans la pratique de l'Homoeopathie. Exposition raisonnee des points essenliels de la doctrine medicale de Hahnemann. 1857, 1 vol. in-8 de 528 p..... 7 fr.
—nbsp; Du traitement homoeopathique des maladies des Organes de la Digestion. 1859, 1 vol. in-18 Jesus de 520 p............ 6 fr.
JAMMES (L.). Manuel des etudiants en pharmacie. 1886, 2 vol. in-lS avec figures............................................ 10 fr,
JEANNEL (J.) Formulaireolficinal et magistral, international, comprenant environ 4,000 formules tirees des Pharmacopoes legales de la France et de l'etranger ou empruntees a la pratique dos therapeutistes et des pharmacologistes, avec les indications therapeutiques, les doses des substances simples et composees, le mode d'administration, 1'emploi des medicaments nouveaux, etc., suivi d'un memorial therapeutique. 4deg; edition, en concordance avec le Codex medicamentarius do 1884 et le Formulaire des höpitaux militaircs de 1884. 1887, 1 vol. in-18 do XVI-1044 p., cart......................................... 6 fr. 50
—nbsp; De la prostitution dans les grandes villcs, au dix-neuvieme siecle, et do l'exlinction des maladies veneriennes. 2deg; edition, 1874, 1 vol. in-18 de 658 p., avec figures............................ 5 fr.
i
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24nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; i.rB. BAILLlfeRE ET PILS
JEANNEL (Maurice). Arsenal du diagnostic medical, mode d'em-ploi et appreciation des inslruments d'exploration employes en sömeiolo-gie et en therapeutique, avec Jes applications au lit du malade. 1877. 1 vol. ln-8 de XVI-440 p., avec 262 tig............,...,........ 7 fr.
—nbsp; L'inlection purulente ou pyohemie. 1880, 1- vol. in-8.. 7 fr. JOBERT. De la reunion en Chirurgie. 1864, 1 vol. in-8Xyi-720 p ,
7 pi. dessinees d'apres nature, gravees en laille-douce el colors 12 fr.
JOUSSET (P.). Elements de mödecine pratique, contenant le
traitement homoeopatliique de chaque maladie. 2quot; edi/i'on, 1877, 2 vol.
in-8.................................................... .. 15 fr.
—nbsp; nbsp;Trait6 elementaire de matiere medicale expcrimenlale et de lerapeuthique positive. 1884, 2 vol. in-8...................... 18 fr.
—nbsp;Legons de clinlquemedicale. 1877, 1vol. gr. in-8, XI-5ö2p. 7 fr. BO
—nbsp; nbsp;Nouvelles legons de clinique medicale. 1886, 1 vol. gr. in-8..........i.............................................. 9 fr.
JOUSSET (Mabc). Des maladies de I'enfancc, description et traile-rnent humoeopathique. 1888, iii-18 de 445 p...................-.. 4 fr.
JULLIEN (Louis). Tratte pratique des maladies vencriennes, par le Dr L. Jijllien, Chirurgien de Sl-Lazare. 2deg; edition, 1886, 1 vol. gr. in-8 de 1260 p., avec 246 tigures,........................... 20 fr.
JUNGFLEISCH (B.V Manipulations de chimie, guide pour les travaux pratiques de chimie. 1886, 1 vol. gr. in-8 de 1240 p., avec 372 figures, earlonne......................................... 20 fr.
KELSCH et KIENER. Tratte des maladies des pays chauds, par les Dquot; Kelscii et KiOEB, professeurs ä l'Ecole du Val de Gi'äce. 1889, 1 vol. gr. in-8 de 908 pages, avec 6 planches chromolilhograpliiees et 36 fig................................................... 24 fr.
KIENER (L.-C). Species generate et iconographie des coquilles Vivantes, comprenant la collection du Museum d'lüsloire naturelle de Paris, la collection Lamarck et les dßcouvertes recentes des voyageurs, par L.-C. Kiener, continuee par le Dr Fischer, aide-natnralisle au Museum d'liistoire naturelle. 1837-1886, 12 vol. in-8, avec 902 pl.
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KUSSMAUL. Les troubles de la parole. Introduction par !e prof-fesseur Benjamin Ball. 1884, 1 vol. in-8 de 375 p................. 7 fr.
LABOULBENE. Nouveaux elements d'anatomie patologtque. descriptive et histologique. 1879, 1 vol.gr. in-8 de 930 p., avec 297 flg., ctrtonnue................................................... 20 fr,
LAVERAN (A.). Nature parasttatre des accidents de l'tmpalu-dtsme, description d'un nouveau parasite, trouve dans le ?ang des ma­lades atteints de flevre paluslre. 1881, in-8,101 p.,avec2pl. 3 fr. 50
LAVERAN et TEISSIER. Nouveaux elements de pathologte medicate, par A. Laveran, professeur ä l'Ecole de medeclne milllaire du Val-de-üräce, etj. Teissieb, professeur ä la Faculte de medecinedeLyon. 3deg; edition, 1888, 2 vol. in-8 de 1700 p., avec figures............ 20 fr.
LAYET. Hygiene des professions et des industries, pröcedöe d'une etude generate des moyens^de prevenir et de combattre les effets nuisibles de tout travail professionnel. 1875, 1 volume in-12 de XIV-560 pages............................................... 5 fr.
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RUE HAUTEFEUILLE, 19, PARISnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;25
LEFORT (P.). Alde-mömolre de thärapeutlque de matiere medicale et de pharmacologie (4deg; examen). 1 vol. in-18 de 272 p., cart..... 3 fr.
—nbsp; Aide-mömolre d'hygiene et de m6decine 16gale (4quot; examen). 1 vol. in-18 de 272 p., cart.................................. 3 fr.
—nbsp; Aide-memoire d'anatomie pathologique (5deg; examen). 1891,
1nbsp;vol.in-18 de 275 p., cart.................................... 3 ir.
—nbsp; Aide-memoire de clinique medicale et de diagnostic (5quot; exa­men). 1 vol. in-18 de SOO p., carl............................. 3 fr.
LEFORT (Paul). Manuel du medecin praticien. La pratique journaliere des höpitaux de Paris. Aide-memoire et formulairede therapeutique appliquee. 1891, 1 vol in-16. de 300 p., cart...... 3 fr.
LEFORT (Jules). Traits de chimie hydroiogique comprenant des notions gönerales d'hydrologie el l'analyse chimique des eaux deuces et minerales. 2quot; edition, 1873. 1 vol. in-8, 798 p., avec 50 fig. et 1 pi. chromolithoaraphiee ......................................... 12 fr.
LEGOUEST. Trait6 de Chirurgie d'armöe, 2e edirton.,1872, 1 vol. in-8 de 800 p................................................ 8 fr.
LEGRAND du SAULLE. Les hystßiiques, elat physique et ölat mental, aetes insolites, delictueux et criminels. yedition, 1891, 1 vol. in-8 de625 p................................................. 8 fr.
LETIEVANT. Traitö des sections nerveuses, Physiologie patho­logique, indications, procamp;Jes operatoires. 1873, 1 vol. in-8 de 548 p., avec 20 fig.................................................... 8 fr.
LEUDET. Clinique mMicalede l'Hötel-Dieu de Rouen. 1874, 1 vol. in-8 de 650 p................................................ 8 fr.
LEURET et GRATIOLET. Anatomie compar^e du Systeme nerveux consideree dans ses rapports avec rintelligence. 1839-1857,
2nbsp;vol. in-8 et atlas de 32 pi., in-fül. Fig. noires.............. 48 fr.
Fig. color........................,........................ 96 fr.
LE'VY'(Michel). TraiUs d'hygiene publique et privee. 6* edition, 1879, 2 vol. gr. in-8, ensemble ItOO p., avec fig............... 20 fr.
LEYDEN. Traits clinique des maladies de la moelle epl-nlere ,1879, 1 vol. gr. in-8 de 830 p........................ 14 fr.
LITTRE. Dictionnairede Medecine, de Chirurgie, de Pharma-cicdel'Art veterinaire et des sciences qui s'y rapportent, avec la syno-nymiegrecque, latine, allemande, anglaise.ilalienne^spagnole. 16deg;edi­tion,mise au courant des sciences mcdicales et biologiqueset de la pra­tique journaliere, augmentöe de six nouveaux glossaires, par E. Litth^, membre de l'Academie francaise et de l'Academie de medecine. 1886, 1 vol. gr. in-8 de 1880 p., ä*2 col., avec 550 fig............... 20 fr.
—nbsp; Atlas populaire de Medecine, de Chirurgie, de Pharmacie, de l'Art veterinaire el dessciences qui s'y rapportent, pouvant ser-vir de complement ä tons les diclionnaires de medecine. 1885, I vol. gr. in-8, 38 pi., comprenant 196 fig., cart.......................... o fr.
LITZMANN. L'accouchement dans les retrecisseme'nts du bassin. 1889, 1 vol. gr. in-S................................ 7 fr.
LIVON (Ch.). Manuel de vivisections, par Ch. Livon, professeur a l'Ecole de medecine de Marseille. 1882, 1 vol. gr. in-8........... 7 fr.
LOMRARD. Tratte de climatologie medicale, comprenant la meteorologie medicale et l'etude des influences du climat sur la sante, par le DT H.-C. Lombard, de Geneve. 1877-1879, 4 vol. in-8..... 40 fr.
—nbsp; Atlas de la distribution geographique des principales ma­ladies dans ses rapports avec les climats. 1880, 1 vol. ln-4 de 25 cartes itnprimees en couleurs, avec texte explicatif.cart............... 12 fr.
LORAIN. Le cholera observe ä l'höpital Saint Auloino. 1868, lvol.gr. in-8 de 300 p., avec graphiquea..................... 7 fr.
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J.-B. BAILLlfeRE ET PILS
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LUmsOCK La vie des planles. 1889, I vol. in-8 de ilO p., avec KlOttg....................................................... 6 fr.
LUTÖN Etudes de th6rapeutique göiförnle et speciale, avec appli-cptinn anx nialadies las plus Ufuoiles, par A. Luton, professeur ä 1'Ecole de medecine de Heims. 1k82. 1 vol. in-8 de 412 p................ 6 fr.
L,UYS (I.). Iconotjraphie pholooraphique des centres ner-veux 2deg;iiraglaquo; 1890,1 vol. sr. iii-4,oB texte et d'explicalion des planches avec alias de 70 phoinsr. et 65 Schemas lltliogr. cart, en 2 vol.. 100 fr.
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EYEEL. L'anciennetödel'homme, prouveo parla geologic. 2quot; edit., 189 I vol. in-8 de 3 12 p., avec 6gt; fig.......................... 9 fr.
MACE (E,). Tratte pratique de Bactcriologie, par B. Mace, profes­seur d'histoire naturelle medicale ä la Faculte de medeeine de Nancy. 2quot; edition. 1891, 1 vol. in-8 de 700 p..nvec200 fig............. 10 fr.
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MARTIN (F.). Ees clmeti^res et la cremation, etude hisloriqne et critique. 1881, in-8, 182 p................................. 6 fr.
MARTIN SAINT-ANGE. Iconographie pathologique del'oeuf limnaiu fecond6, en rapport avec I'eUalogit de I'avQrterneut. 1884, iil-4. 188 p.. avec 19 pl. chromn-lithogr....................... 35 fr.
MARVAUD (angel). Ees aliments d'epargne : alcool et hoissons aromaliqiies, cafe, the, coca, cacaquot;, mate. 1874,1 vol. in-8 de 504 p. 6 fr.
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MAURIAC (Cn.). Eegons sur les maladies venerlennes, profes-sees a rimpital (iq .Midi. SyvMiis priiriitive et syphilis leeondaire, par Ch. MaotIac, medecin de Thäpital du Midi, 1883,1 vol. iq-8, 1072 p. 18 fr
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MAURIAC. Nouvelles lemons sur les maladies v^neriennes,
professeas ä l'höpital du Midi. Syphilis Lertiaire el sijphitis hereäilaire. 1890. 1 vol. ln-8, 1,168 p..........................'........... 20 fr.
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NAEGELE et GRENSER. TraU6 pratique dc 1 art des accou-chements, traduil, annole at mis au couraut das progres de la science, par G.-A. Aubenas, prolesaeur ä la Faculle de medacina da Strasbourg. Introduclion par J.-A. Stoi.tz, doyen de )a Faculle de medecine da Nancy, 2' edition. 1880, 1 vol. in-8 da 800 p., avec 1 pi, at 207 fig..... 12 fr.
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OZANAM. La circulation et le ponls, bistoire, physiolngie, scmeio-\ique, itulicalions, Ihaiapeutiques. 1886, 1 vol gr. in-8, 1,060 p , avec porlrails at 493 figures....................................... 20 fr.
PARSEVAL (Uiu.). Ob.sepvations pratiques de Samuel Hahnknann, et Gl^ssiii^tjon de ses recharchas sur las proprietcs earacterlstiques des medicaments. 1857-1860, 1 vol. in-8 de 400 p........... 6. fr.
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iraquo;quot;^
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2deg; edition. 1865, 1 vol. in-I8 de xii-608 p.. avec fig............. 6 fr.
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la femme, 2deg; edition. 1889, 1 vol. in-8 de 3?0 p., avee 8 pi. col.. 10 fr.
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RICHARD (E.). La prostitution ä Paris. 1890, 1 vol. in-18 de 320 p..................................................... 3 fr. 50
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ROBIN (Albert). Des troubles oculaires dans les maladies de l'encephale. 1880, 1 vol. in-8 de 601 p., 46 fig. et 1 pi. iith.. 9 fr.
ROBIN (Gh.). Trait6 du microscope, et des injections, de leur emploi, do leurs applications ä l'anatomie humaine et compares, ä la physiologie, la pathologie medico-chirurgicale. ä l'histoire naturelle auimale et vege-tale et ä l'economie agricole, 2deg; edition. 1877, 1 vol. in-8 de 1,101 p., avec 336 fig.................................................. 20 fr.
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ROBIN (Gh ) et VERDEIL. Trait6 de chimie anatomique et physiologlque, normale et pathologique ou des priucipes immediats normaux et morbides qui constituent le corps de Thomme et des mammi-feres. 1853, 3 vol. in-8, avec atlas de 45 pl. col................ 36 fr.
ROCHARD (J). Histoire de la Chirurgie frangaise au XIXdeg; siede. 1815, l vol. in-8 de xvi-8ü9 p........................ 12 fr.
ROUBAUD (Fislix). Trait6 de l'impuissance et de la sWsrilite cliez I'tiomme et chez la femme, comprenant l'expositiün des moyens recom-mandes pour yremedier, 3' edition. 1876, 1 vol. iD-8 de 801 p___ 8 fr.
ROUSSEL (Th.). Traite de la pellagre et des pseudo-pellagres. 1866, 1 vol, iB-8 de 636 p.................................... 10 fr.
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ROUSSEAU (Emm.). Anatomie comparee du Systeme dentaire, cliez I'liunime et cliez les principanx aiiimaux, 1839, 1 vol. gr. in-8, avcc 30 pi....................................................... 10 fr.
SAUNT-GERMAIN. Chirurjjie orthopedique. Tlierapeulique des dill'ormiteä congenilales on acquises, 1883, 1 vol. in-S de 651 p., avec 129 fljt...................................................... 9 fr.
SAUREL et ROCIIARD (J.). Traite de Chirurgie navale. 1861. iii-8 de 600 p., avec 106 dlaquo;................................... 8 fr.
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SCHIMPER. Traits de Palöontoloflie vegetale, on la (lore du rnonde primitif, dans ses rapports avec les t'orniatioua geologiques et la fl.ire du monde actuol, par W -P. Schimper, professeur de göologie ä la Faculte des sciences de Strasbourg. 1869-1874, 3 vol. gr. in-8, avec atlas tif 110 pi., gr. in-4 lith.. carl............................... 150 fr.
SCHRIBAUX et NANOT. Elements de botanique agrlcole, h l'usage des Ecules d'ugriculture, des licciles normales et de reosoigneinent agrioole departemenlal. 1882, 1 vol. in-18 de 328 p , avec 262 fig. 7 fr.
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THOMPSON (II). Trait* pratique des maladies des voles uri-naires. par sir Henry Thompson, professeur de ciinique chirurgicale et Chirurgien ä University College Hospital. Deuvihne edition, 1881, 1 vol. in-8 de IfiOO p , avec 280 fig........................... 20 fr.
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—nbsp; Lecjons sur les tumeurs de la vessie et sur quelques points de la Chirurgie des voies urinaires. Traduites par le U' Robert Ja-min. 1885, 1 vol. in-8, avec figures............'............... 4 fr 50
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—nbsp; Les höpitaux au xixquot; siecle. 1890, 1 vol. iu-4, de 266 p., avou 32 Pi....................................................... 30 fr.
TRELAT (U.j. Ciinique chirurgicale, par U. Tma.AT, professeur a la Faculte de mödecine de Paris. 1891, 2 vol. gr. in-8, 800 p.,avec fig. 30 fr.
TRIPIER (Aug.). Manuel d'electrotherapie. 1861, 1 vol. in-18 je'MJ-i. de xii-624 p . avec 89 tig................................ 6 fr.
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TÜCKE (Hack). L,e corps et l'esprlt, action du moral el de l'imagina-llon sufIb physique, trnduitde l'anglais Dar V, Parant. 1886, 1 raquo;ÖJ in-8, de 403 p., avec 2 pl...............___....................... 6 fr..
VALETTE. Clinique chlrurglcale de l'Hötel-Dleu de Lyon.
1873,nbsp; 1 vol. in-8. de 621) p.. avec Hg........................... 12 fr.
VALLEIX. Guide da medecin pratlcien, ou resume general de
Palliologie interne et de Therapeutique appliquees. Cinquicme cdüion, conlenant le rösume des travaux ies plus recenls, par P, Lorain, profes-seur de la Faculle de medecine. 1865, 5 vol. gr in-8, de cliacun 800 p., avec 81 tig................................................. 50 fr.
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VESQUE (J ). Traite de botanique aqricole et indusirielle, rar .1. Vesque, mnitre de couffirences a la Faculle des sciences de Paris. 1885, 1 vol. in-8, de xvi-876 p., avec ;i98 Hs., cart.................... 18 fr. .
quot;VIBERT. Precis de medecine 16qale. par le l)r Cb. Vihert. mede­cin expert prus les tribunaux de la Seine, avec une introduction par le professeur Buouahdel. Deuxieme edition. 1889, 1 vol. in-18 Jesus, de 7118 p . avec 79 fig. et 3 pl. eu ehromolypograpliie. cart.......... 8 fr.
— iStude medico legale sur les blessures produites par les ac­cidents de chemlnsde fer. 18^8, 1 vol. in-8................. 3 fr.
SEMMOLA. Medecine viellle et medecine nouvelle, par M Sf.m-mola. professeur ä l'üniversile de Naples. 1881, in-8, 109 p.... 2 fr. 50
SERRES (E ). Anatomie comparee transcendante Princlpes d'embrvogönie, de zoogöoie, de tSratogönie, 1859, 1 vol. in-4, 942 p., avec 26 pl.................................................. 16 fr.
SICARD (H.). Elements de Zoologie, par H. Sicabd, prof, ä la Faculle des sciences de Lyon 1883, 1 vol. iii-8, 842 p., 708 flg., carl.... 20 fr.
SICHEL. Iconographic ophtalmologique, ou description avec figures coloriees des maladies de l'organe de la vue, comprenant l'analo-mie palliologique, la palliologie et la Iherapeulique medico-chirurgicales. 1852-1859, 2 vol. gr. in-4 dont 1 vol. de 850 pages de texte, el 1 vol. de 80 planclies coloriees..................................... 172 fr. 50
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SIMON (Leon). Des maladies v6neriennes et de leur traitement homoeopathique. 1860, 1 vnl. in-18 Jesus, de xii-714 p........ 6 fr.
SIMPSON et CIIANTREUIL. Clinique obstetricale et gyne-COlogique. 1874, 1 vol. gr iii-8, de 820 pages, avec tia........ 12 fr.
SOUIJEIRAN. Nouveau dicllonnaire des lalsificationa et des alterations des aliruents, des medicamenls el de quidques proriuils em­ployes dans les arls. IHndusIrie et l'ecnnomio domeslique: expose des, moyensscientifiques el pratiques d'm reconnoitre le degre de pureie, l'elat do conservation', de constiite.quot; les fraudes dont ils sont l'ubjel, par J.Leon SouiiEiiiAN, professeur a l'Rcnle supörioure de pbarmacie de Munlpellier,
1874,nbsp; 1 vol. gr. in-8, de 640 pages, avec 218 flg., cart........... 14 fr.
ocr page 720
32nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; J.-B. BAILLlfeRE ET FILS
TARDIEU (A.). Medeclne legale; attenlats aux moeurs, folie, pen-daisoa, blessures, empoisounemeDt, avortement, infanlicide, maladies accidentelles. identile. 9 vol. in-8...............#9632;.............. 54 fr.
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—nbsp; Etude medico-legale sur la pendaison, la strangulation et lasullocation.2quot; edition, 1879. 1 vol. in-8, de xii-355 p., avec pi. 5 fr.
—nbsp; Etude medico-legale et cllnique sur I'empoisonnement. 2deg; edition, 1875, 1 vol. in-8, do 1Ü72 p., avec. 2 pi. et 52 fl^..... 14 fr.
—nbsp; Etude medico-legale sur 1'infanticide. 2deg; edition, 1888, 1 vol. in-8, de 372 p., avec 3 planches coloriees..............'......... 6 fr,
—nbsp; Etude m6dico-legale sur les blessures, comprenant les blessures en aeueral el les blessures par imprudence, les coups el 1'homicide invo-lonlaire. 1879, 1 vol. in-S, de 480 p........................... 6 fr.
—nbsp; Etude medico-legale sur les maladies accidentellement ou involontairement produites, par imprudence, negligence ou trans­mission contagieuse. 1878, 1 vol. in-8, de 300 pages............. 4 fr.
—nbsp; Question medico-legale de l'identite, dans ses rapports avec les vices de conformation des organes sexuels, contenant les souvenirs el impressions d'un individu donl le sexe avail ele meconnu. 2' edition, 1874, 1 vol. in-8, de 176 pages................................ 3 fr.
VIDAL. Traite de Pathologie externe et de medecine opera-toire, 5quot; edition. 1861, 8 vol. in-8 avec 761 ng............... 40 fr.
quot;VILLEMIN. Etude sur la tuberculose, preuves raliounelles expe-rimentales de sa speciflcile et de son inoculalion. 1868, 1 vol. in-8 de 640 p....................................................... 8 fr..
VINAY. Manuel d'asepsie. Sterilisation et dfoinfeclion par la clialeur Applications ä la medecine, ä la Chirurgie, ä robslelrique et ä rhygiene' par Vinay, medecin des höpilaux de Lyon. 1890, 1 vol. in-18 de 600 p.' avec 100 fig., carl............................................ 8 fr.
quot;V1RCHOW et STRAUS. La pathologie cellulaire basee sur l'etude physiologique et patliologinue des tissus, 4* edition, par I. Steaus, profosseur ä la Faculle de medecine de Paris. 1874, 1 vol. in-8 de xxiv-582 pages, avec 157 flg.......................................... 9 fr.
VOISIN. Trait6 de la paralysie generale des alienes, par le docleur Augusle Voisnraquo;, midecin de l'hospice de la Salpelriere. 1879, 1 vol. gr. in-8 de xvi-140 p., avec 35 pl. lithogr. el col., graphiques et fac-simile................................................... 20 fr.
—nbsp;Lepons cliniques sur les maladies mentales et sur les ma­ladies nerveuses. 1883, 1 vol gr. in-8 de viii-770 p., avec photo­graphies et flg............................................... 15 fr.
WUNDT. Traite el6mentaire de physique medicale, par le Dr Wundt, professeur ä l'üniversite de Leipzig, traduit avec de nom-breuses additions, par les professeurs Monoyeh (de Lyon) et Imbeht (de Montpellier), 2quot; edition. 1884, 1 vol. in-8 de 704 p., avec 396 flg. et 1 pl. en chromolilh......................................... 12 fr.
YVAREN. Entreliens d'un vieux mödecin sur rhygiene et la ra^rale. 1882, 1 voi. in-18 Jesus de 671 p...................... 5 fr.
ZEILLER. Vegetaux fossiles du terrain houiller de la France. 1880, 1 vdI. iii-8, 185 p., avec alias de 18 pl................... 18 fr.
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RUE HAUTEFEUILLE, 19, PARISnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;33
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COMPHENANT
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a l'usage des chimistes, des industriels,
des fabricants de produits chimiques, des agriculteurs, des medec1ns,
des pharmaciens, des laboratoires municipaux,
DE l'ECOLE CENTRALE, DE l'eCOLE DES MINES, DES ECOLES DE CJilMIE, ETC.
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ENCYCLOPEDIE INTERNATIONALE DE CHIRURGIE
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.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Pak GOSSBLIN) ViiRNiiüiL, DtTPLAY, professeurs ;i la Faculte de mcdecino
de Paris,
Bouilly, P. Shgond, Nicaise, Ed. Schwartz, G. Marchant, Picquk,
chirurgiens des hdpitaux de Paris,
OLLitiK, PonCBT, VlNCBNT, profeüäeurs ü la Faculte de medccine de Lyon,
Poinsot, Pousson, chirurgiens des hüpitaux de Bordeaux,
MAURICE Jeannkl (de Toulousequot;!, Pqisson (de Nantes),
S. STRICKER, professeur a l'üniversite de Vicnne,
Alungham, Mansell Moulin, R. Barwell, F. Treves, etc. (de Londres),
A. Morris, Th. Annandüale (d'Edimbourg),
J. Ashhurst, Sous Cohen, Packard, Nancrede, White, etc.
(de Philadelphie),
Van Buren, Lewis Smith, Sturgis, J. Lidell, etc. (de New-York),
Andrews (de Chicago), Fenwick (de Montreal), etc. etc.
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avec 276gt;gt; figures inlercctlees dans le texte......... 122 fr. 50
Chaque volume se vend separemenl.................... 17 /V. 50
Tome I. Pathologie chirurgicals gänSrale, par S. Stricker (de Vienne), A, Vemeuil (de Paris), Van Buren (do New-York), Mansell Moulin (de Londres), etc. — Maladies Chirurgicales infcdinusi-s ei virulentes, par A. Stille (de Philadelphie), M. JeanncI (de Toulouse), White et Van HarÜngen (de Plüladciphie), elc.
Tome II. Chirurgie generate : Diagnostic chinirgical, petite Chirurgie, Chirurgie opera-toiro, anesthesie cl anesthesiquos, arsenal de la c-hirurgie conleinporaine, methode antlsep-tique, pansement ouate, amputations. Chirurgie plastiqalaquo;, par Brinlon fde Philadelphie), Gosselin (de Paris), Defontaine (de Paris), Watson Cheyne (de Londres), M. Jeannel (de Toulouse), John Äshhttrst (de Philadelphie), G. Poinsot (de Bordeaux), etc. — Maladies chirurgicales communes au.v divers tissus organigues : Abces, iistules el phlegmon, con­tusions, plaies, plaies par armes ä feu, ulceres, brülures, effets du froid, gangrene, par H. Marsh (do Londres), Th. Bryant ^de Londres;, Conner (de Cincinnati), etc.
Tome III. Peaut tissu celiulaire. bourses, sereuses, muscles li/gt;npliatiques, vatsseaux sanynins et nerfs% par While (de New-York, M. Jeannel (de Toulouse). Lidell (de New-York), R. Barwell (de Londres), Nicaise (de Paris), etc.
Tome IV. Os, articidations, resections et tumeuvs, par L. Ollier, E. Vincent, Poncet (de Lyon). Packard, Andrews, Barwell, Fenwick, etc.
Tome V. Tete, yeux, oreilles, bouehe, face, nez, dents, cou et rächis, par Massmon (de Paris), Guerder, Lelferts, Gerard Marchant (de Paris), Brasscur, Lidell, Troves et M. Jeannel (de Toulouse).
Tome VI. Voies aeriennes, thorax, seins, par M. J. Soiis Cohen, E. Le Bec (de Pans), T. Annandale. — Abdomen, rectum et anus, parois, ombUic, peritoine, estomac. intest.ns, ioie, rate, pancreas, reins, hernies. ohstruetiona inlesllnales, hemorroides, iraquo;ar H. Moirie, L. Picque (de Paris), Ashhurst et Alungham. — Orthopedie. par Barelle (de Paris).
Tome VI. Maladie de la vessie et de la prostate, par Heg. Harrison. — Maladies de Vurethre, pdiV S. Duplay (de Paris). — Cafculs urinau-c et calculs vesicaux, pur A. Pous­son (de Bordeaux).— Organesgdnitaux de ''komme, par Ed. Schwartz (de Paris). — Maladies des ovaires, par Poisson (de NanlesK — Tameurs des ocaires, par P. Segond (do Paris). — Malaiies de l'uterus, par Bouilly (de Paris). — Maladies des organes genitaux externes de la femme, par Picque (de Paris).
Grace au concours des savants IVanguis et elrangers les plus illustres, cet importaDt ou-vragc a pu etre enlierement acheve en moius de qualre annees, et ses premiers comme ses derniers volumes sonl exaclemenl au courant des progres de la science contemporaine. 11 forme le traite le plus complet de pathologie ex.terDe et de medecine operatoire.
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RUE HAUTEFEU1LLE, 19, PARISnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 35
NOUVEAU OICTIONNAIRE
DE MEDECINE ET DE ClffiÜßGIE
PRATIQUES
ILLUSTRE DE FIGURES INTERCALEES DANS LE TEXTE
OUVRAGB COMPLEX
Abadie, Anger, Ballet, Balzer, P. Bert, Bouilly, Brissald, Chati.n,
Chauffard, Danlos, Delorme, A. Despres, Dieulafoy, Dubar,
Mathias Duval, Alf Fournier, Ach. Foville, T. Gallard, Gosselin,
Alph. Guerin, Hallopeau, Hanot, Hardy, Herrgott,
Heurtaux, Jaccoud,
Jullien, Kceberle, Labadie-Lagrave, Lannelongue, Ledentu, Letulle,
Lupine, Luton, Mauriac,
Moi.iere, Ore, Panas, Poncet, Poulet, Proust. Jules Rochaiid, Richet,
Schwartz, Schmitt, Siredey, Stoltz, I. Strauss, S. Tarmier,
VlLLEJEAN, A. VOISIN.
Direeteur da la redaction : le Dr JACCOUD
Professeur de clinique medicale ä la Faculte de medecino de Paiis, :nedecin de riiopUal de la Pitie, membre de TAcademie de medecine
Sou Ulre aullil ä iudiquer ä la foia son but et sou esprit.
Son but. C'est de rendre service ä lous les pralidoas qui ue peuveot se livrer ä de tongues reclierehes, faute de temps ou faule de livres, et qui out hesoin de Irouver reuuis et comme elabores tous lea fails qu'il leur imporle de bieu connaitre; c'est de leur offrif une grande quantite de ma-tieres sous un petit volume, el non pas seulement dos delinilions et des indications precises comme en presente le dictionnaire de Litlre, mais une exposition, une descriplion detaillee et proportionnoe ä la nalure du sujel et ä son rang legitime dans l'ensemble el la subordination des matieres.
Son esprit. Le Nouveau Dictionnaire a'est pas une compilation des travaux anciens et modernes; i-.'est une analyse des Oeuvres des maitres francais et etrangers, empreinte d'un esprit de critique eclaire el eleve; c'est souvenl un livre neuf par la publication des materiaux iuedils qui, mis en oeuvre par des hoiumes speciaux, ajoulent une veritable originalite a la valeur encyclopedique de l'ouvrage : enfiu c'est surlout un livra pratique.
Le A'buveilu Dictionnaire de medecine et de Chirurgie praliqiies S3 compose du 40 quot;olumes, grand in-8 cavalier,coinprenantensüiuble33,ÜÜ0 p , avec 4,000 ligures.............................................. 400 fr.
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36nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; J.-B. BAILLlfcRE ET FILS
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Edition francaise par J. Kunckel d'Herculais
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EXTERIEUR
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rente el acbat, etameu critique des orarres d'art iquestre, etc. ,
STBUCTUBE Et FONCTIONS
Situation, rapports, structure anatomique et r61e physiologique
de chaque organe.
RACES
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Ce Ijvre s'adresse aut vetefinaires, aux offlciers de rarmee, aux sportstoen,aux eieyears, a tous ceux qui, soitpar oeces-site, soil par göül, s'occupent du cheval et Teülent eviler dans leurs acPjuisition les erreurs que pourrait entralaer l'ignorance de l'organisalion du cheval.
te texte est dfi A la plume autorlsee de M. E. Alix, dont les Iravaux et l'experience garantissent l'exactitude de ses des­criptions et la competence de ses conseils.
llsediviseen quatres parties:
1deg; Giniralitäs ; Zquot; Exttrieur ; 3raquo; Structure et fötuitions ; 4deg; Races.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ,
Sous le titre de generalites, M. Ahx passe en revue les carnc^res aoofogtgues du cheval, ses divisions principales et secondaires, pour terminer par un äpergu de smorganisatioifi 5
Dans la deuxieme parties il range les connaissances capa-
bles de lairfe distinguer, par l'examen rapide de la confor-
,mation d'un cheval, sa valeur commerciale, le service auquel
' il pent 6tre employe'de preference, la somme et la duree des
efiets que sa machine est capable de produire.
ta troisiöme partie s'occupe de la Situation, des rapports,
sde la structure anatomique deifirganes et de leur röte pftysio-
logique dans le micanisme de la machine animate:
' La qualrifeme partie, enfln, est exclusivement consaeröe k
I'^lude de rorijpne.des caröet^res, dela prpiHCtton,de Vilevage,
de h multiplication et de Vamelioration des races ckevalines.
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des Sciences el Ji rinstitut national agroiiomifjuc de Paris.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;- -
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'quot;.#9632;#9632; t
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Les Graminees, si interessantes pour le eultivateur, ont 6te traitees avec un soiti particulier.
M. Vesque montre quo la culture des plantes ne consiste pas k produire.un maximum de masse vegetale; que la nature des plantes,les especes qui peuplentnos prairies,les semences confiees au sol, doivent preoecuper aulant quela nature du sol et les engrais ä employer. En permeltant aU eultivateur de distinguer les. bonnes des mauvaises herbes, le TraiU de botanique agrieöle ei industrielle lui rendra de reels services.
TRAITg DE ZOOLOGIE AGRICOLE
#9632; --#9632;,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; '. „''''''nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;*#9632;
Cnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; comphenant'
dei elemenli de piieieolture, d'apkullore, de lericicutlare el d'oilreitollnre
Par traquo;. BROGCHI Docteur ii sciences, Maltrc de conferenceraquo; ä l'Inslilut national agronomique de Paris.
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JERVILLE (E.). Vindmt7-ie laitiere, le lait, le beurre, le fromage. 1 vol. in-16, avec figures intercalöes dans le texte. 1888. (Biblio­theque des connaissanees utiles)........................ 4 fr.
G1RARD (M.). Les insectes, Traiti etementaire d'Entomologie, com-prenant l'histoire des especes utiles et leurs produits, des espeges nuisibles et des moyens de les d^truire, l'^tude des metamor­phoses et des moeurs, les proc6d6s de chasse et de conservation, 1873-1885. 3 vol. in-8, avec atlas de 118 planches gravies en
taille douce, cartonne. Figures noires.................. 100 fr.
Figures colorizes....'........,...................... 170 fr.
—nbsp;Les Abeilles,\e miel et la cire. 1888. 1 vol. jn-18 jösus de vm-280 pages avec 1 planche colorize et 30 figures........ - 3 fr. 50
ENVOI FRANCO CONTHE UN MANDAT SUR LA POSTE.
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