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M. Ed. DELE,
Medecin vetorinairedu Gouvernement, dAnvers,elc.
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l.n auteur quelquefols Irop plein de son objet, Sans.iamais Ptipmser n'atiandonnc un sujet. Pnyez de ces auteurs Tabondance sterile El ne voiis thargez pas d'un detail inutile.
Boileaü, Artpoitique, ehant I.
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Msmoire aJresse a rAcadenüe en riponse ä la question suivante qu'elle avait mise au concours pour 1869 :
laquo;Faire eonnaitre les symptömcs, les causes, les lesions anatomiques et la nature W typhus contagieux6|)i20otique.considlt;;rlaquo; dans les dirrerentesespöccsd'animaux qu sent susceptlbles de contracter celte maladie, et exposer les caracWres diTOren-•o f dS dlverses autl'es affections lyplioides avec lesquelles eelle-ci pourrait 6tre
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•füne mödaille d'encouragement eu or, de la valeur de 400 francs. a H6 dcceiiKie ä l'aiileur).
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(Exliail des Mdmoires couronniispubliespar rAcadcmie loyale de müdecioe de Belglque.)
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BRUXELLES, MBRAlllIE DE HENRI MANCEAÜX,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; .mili
#9632;aiPRIUEDR DK l'aCADEMIE ROVALE DE MEDECLNE DK BELGIQUE, ETC.^plaquo; 8, Rue des Tröis-TÄles, 8 (raquo;lontagne de la Cour).
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DU TYPHUS COMAGIEUX EPIZ00TIQÜE
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RIJKSUNIVERSITEIT TE UTRECHT
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1831 2979
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M. Ed. DELE,
Mtidecin veletiaaire du Gourcrnement, ä An vets, etc.
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I'n auleur quclquefols trop plein dc son objet, Siins Jamals Tepuiser n^abandonne un sujet. Fuyez de ct-s auteurs Tabondance sWrile El lie vims chargez pas d'un detail inutile.
Boileau, Art poitique, chant I.
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Memoire ailresse ä l'Acadeniie en räponse ä la question suivante qu'elle avait mise an concours pour 1869 ;
laquo; Faire connaitre les symptflmes, Ics causes. les lesions anatomiques et la nature du typhus contagieux Äpizootique.considerlaquo; dans les ditKrentes espfecesd animaux lt;|ui sont susceptlbles de eontracter cette maladie. et exposer les caractferes di(llt; ren-tiels des diverses aulres atTeetiuns lyphoides avec lesquelles celle-ci pourrait 6tre courondue. raquo;
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(Une m^daille U'cncouiagemeul en or, de la valeur de 400 francs, a ei6 dieetiiie ä I'anteur).
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^jlaquo;.*lemoirns couromiespublies par i'Aeadcmie rojrnle do mcilcdne de Belglquc )
mr^'V. -
BRUXELLES, LIBRAIRIE DE HENRI MANCEAÜX,
iMl'niJII.IK DE l'aCADEUIE llOYALE DE MEDECIXE DE BELGIQCE, ETC., 8, Rue des Trois-Tßtes, 8 (MonUgne dlaquo; la Cour).
1870
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TYl'IIUS CONTAGIEUX.
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Lc lyphus conlagieux des ruminants a recu une foule de denominations basecs sur son anaiogie supposee avec des affeetions dquot;autres especes animaies, sur la predominaocc d'un symptöme ou dun groupe de symptömes, etc., etc.
Nous nous bornerons a citer:
En langue latino : lues bovina, pestis bovina variolosa,-lues cornatorum'pestifera, pestis bovilla, febris maligna pesti-lenlialis, etc., etc.;
En italien : tifo bovino;
En aliemand : Löserdürre, Magenseuche, Viehseuche, Rindviehstaupe, Rotzpest, Pockenseuche, Rinderpest, etc.
En neerlandais : veepest, veeziekte, runderpest;
En anglais : typhoid fever, enteric fever, cattle desease, cattle plague;
En francais : peste varioleuse, ßevre putride, peste bovine hongroise, cachexie varioleuse, peste bovine, typhus contagieux, etc., etc.
Le typhus contagieux est unc afl'ection qui nait chez i'es-pece bovine clans des contreeslointaines(ÄsiccentraIe et Europe Orientale) dquot;oii eile est importee dans les pays voisinset oü eile se propage exclusivement par voie de contagion aux animauxde I'ordredes ruminants. Elle se distingue de toutes autres par son excessive contagiosite, sa mortalite extreme,
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6nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; DU TYPHUS CONTAGIEL'X EPIZ0OT1QÜE.
et des alterations des muqueuses qui lui sont propres et qui s'etablisscnt apres une periode febrile.
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INCDBATION.
La quarantaine de vingt et unjours infligee aux trou-peaux suspects des steppes ä l'entree des pays exposes iiabituellemcnt ä rimportation du lypbus, lemoigne de la longueur que l'on allribuait jadis ä la periode dineubalion de cette maladie. Une quarantaine aussi longue, fort one-reusc aux interesses, a provoque mainies tentatives d'in-troduetion l'rauduleuse, couronnees parfois de succes : la preuve en a ete etablie. Ces tentatives ont engage les vete-rinaires ä examiner si l'on ne pouvait restreindre la periode de la contumaee. Le Congres veterinaire de Vienne — en 1863 — a resolu la question par i'afiirmative. II a decide qu'une quarantaine de dix jours etait süffisante. Le Congres de Zurieb — en 1867 — ratifia cette decision.
Divers auteurs des temps passes, Camper, Muniks, Alia, etc., etc., croyaient, el des auteurs du present, Hekmeyer, etc., croient encore aujourd'bui que la duree de rincubation du typhus par infection naturelle est plus longue que celle de la maladie developpee par inoculation. Bruckmiiller, qui s'est specialemeül occupe de la determination du slade latent, pense qu'en general sa duree ne depasse pas bull jours, de quelque maniere que I'infec-tion se fasse.
II est plus aise, comme le fait observer le professeur Hekmeyer, de preciser celle duree chcz les animaux ino-cules que chez ceux infectes par voie naturelle. Elle se mesure par le temps qui secoule entre le moment de Tin-
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DU TYPHUS CONTACIEUX EP1ZOOTIQUE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 7
fcclion et le moment de la manifestation exterieure des cffets du virus absorbe.
Dans le typhus par inoculation, le moment de linfec-tion date de linsertion du contagium. Quoique dans le typhus naturel, un temps indetermine s'ecoule entre Ic contact du virus avec les surfaces absoibantes et le phe-nomene de l'absorption, il faut considerer que l'incubation commence ä l'instant ou lanimal sain est introduit dans un lieu contamine. En procedant ainsi, le docteur Sanderson a evite les chances d'erreur auxquellcs s'est expose Bruck-müller, lorsqu'il dcterminait le temps qui se passait entre les cas successifs de peste dans une meme etable, delablc ä etable voisine, de foyer ä foyer eloigne : temps auquel il assigne une limite de huit jours.
Le stadc latent finit et la periode dquot;invasion commence lorsque les phenomenes morbides aecusent les effets de Tappropriation du virus par Forganisme. II est clair que la fin du stade latent sera plus prompte pour Gamgee et Sanderson qui la constatent par 1 elevation de la temperature du corps; pour Bruckmüller qui se base sur la diminution de la secretion mammaire, appreciable eher la laitiereseulement, un a deux jours avant tout signe ma-ladif, que pour ceux qui jugent d'apres l'apparition des phenomenes febriles ou d'apres une modification quel-conque des muqueuses apparcntes.
De lä, sans doute, en panic, la durlt;5e differente assignee ä l'incubation, qui, dautre part, depend necessaircinent de la qualite du virus et de la predisposüion des animaux.
Les nombreuses inoculations pratiquces depuis bicn longlemps, ont donnc, nous l'avons dit. des resultats variables par rapport ä la duree de l'incubation. D'apres Camper et Muniks (1769) die csl de irois ä cinq jours, et
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Snbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; DU TYPHUS (C0NTAG1EDX EPIZOOTIQUE.
d'apres Alia de Iroisäquatre. Jessen, qni a inocule sur une vaste cchelle, ccs dernieres annees, indique qualre a huit jours, raremenl plus.Si, chez les animaux des steppes i'in-cubaiionparaitseprolonger jusqu'au onzieme, cela depend, d'apres lui, de ce que los premiers signes maladifs passerrt souvent inapercus chez cus. Lors des inoculations prati-quecs aux environs de Rome en 1863, on a constate quo la durec variait du troisieme au douzieme jour. Le comite medical de Tassociaiion du Norfolk (1860-66) indique qualre ä huit jours. Lc docteur Sanderson en Angieterre (1866) a vu la maladie se manifester apres q.uaranie-huit heures et dans d'aulres circonslances le quatrieme jusqu'au neuvieme jour. Dans une experience reccnle, tentee ä I'EcoIe veterinaire de Belgiquc, {'affection ne s'est traduile au dehors que le sciziemc jour.
Dans le typhus developpe naturellement (nous enlcn-dons parier de la contagion naturelle), les resultats sent tout aussi varies. Une foule d'auteurs, Alia, Sick, Diele-richs, Veith, etc., elc, avancent que bien rarement Tin-cubalion dure plus de huit jours. A pros son apparition dans une clabie, dit Müller, on pent compter que sept jours plus lard, la maladie aura envahi Telable voisinc. Spinola pense qu'il est crrone tie croire qu'elle se trans-met dans un troupeau, d'animal ä animal, de sept en sept jours. II lui assigne une duree de dix a seize jours. Le professeur Simonds sept a dix jours, Bouley de cinq ä quatorzej le comile medical du Norfolk de septa vingtctun. Bruckmüller etablit, preuves a I'appui, que sa duree d'au delä de huit jours, est excopiionnelie. Hckmeyer Ta vu survenir dans des troupeaux ä des inlervalles de quinze ä vingt et un jours, mais ii nose adirmcr quil ny ait eu une nouvelle infection fortuiic. Le docteur Sanderson, en
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DU TYPHUS CONTAGIEUX fiPIZOOTIQUE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 9
placant des animaux sains dans les lieux infectes, vit le typhus apparaitre du quatrieme au cinquieme jour. En Belgique (I860-66) on cite des eas dans lesqueis Tincu-bation se serail prolongee jusqn'a quinze et meme vingl-deux jours. Generalement, hous avons vu la maladie s'e-tendre d'etable ä etable endeans sept jours; cependant, nous avons note des cas dans lesqueis la propagation a de-mande un delai de quinze jours. Dans un premier foyer,
le betail ful sacrifie le 7 du mois de.....1867 (l) et le 9,
la desinfection eiait achevee. Dans les deux etables les plus rapprochees, la maladie appanit le 22. L'abatage et la desinfection exigerentquaire jours. Le9 du mois suivant, lefleau avail passe dans une quatrieme etable, tres-voisine des deux precedentes. Peul-etre dans l'exemple que nous venous de citer, faut-il attribuer le retard dans la propagation, au retard apporte a la penetration du virus dans les elables voisines des foyersd'infection, plutöt qua une prolongation excoptionnelle de la duree de lincubation.
ll resulte de ces citations, que nous avons emprunte de preference aux auteurs modernes,el desfails recueillis dans ce pays,que la perioded'incubation,qui taniotn'a pasuneduree superieure ä quarante-huit heurcs, se prolonge frcquem-menljusqu'auquinziemejouretexceptionnellementaudelä.
Nous pensons, par consequent, que la reduction considerable de la contumace proposee par les congres veteri-naires esl riebe en dangers.
PERIODE D1NVASION.
L'invasion de la maladie esl annoncee par Paugmenta-tion de la temperature du corps. Elle est constanle et pre-
(1) Ces fails, constallt;5s au Kiel (faubourf; laquo;TAnvers). se papportenl aux mois de diceiubre IS67 et Janvier 1808.
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Du TTPHDS CONTAGIEOX EPIZOOTIQÜE.
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cede de vingt-quatreä quarante-huil lieures tout symplöme exlerieur saisissable. (Voir annexe A.)
Los premiers signcs, qui traduisent raffection ä l'cxle-Tieur, sont parfois si legers qu?ils peuvent echapper ä Tob-servation, surtout lorsqu'ils se prescntent cliez des ani-maux de contrees oü Ion nc s'atlend pas ä voir la maladie apparaitre. Dans la race des steppes, les premiers signes passent fort souvent totaiement inapercus.
Chez la vaclie laitiere l'invasion se decele plutöl qne chez les autres animaux de l'espece par ia diminution notable du lait. (Voir id. B.)
Chez tons, il se manifeste de la tristesse, de la lenteur, de la tranquillile et de Tinattention aux excitations exte-rieures; ces symptömes sont parfois remplaees au debut par une courle pcriode d'excitation traduiie par de lagita-tion, le beuglement; l'animal frappe du pied, donne des coups de corne, se meut avec brusquerie et ne se laisse guere approcher. (Voir id. C.)
L'appetit n'est pas ou est ä peine modifie, et dans ce dernier cas, il est capricieux. (Voir id. D.)
La rumination, souvent normale, est quelquefois plus lente et entrecoupee; les matieres fecales, generalemenl dures, plus foncees, sont rejetees avec moins de frequence.
Les urines ne sont guere cliangees en quantite, ni en aspect. Eiles renfcrment, des le debut, de l'uree. (Voir id. E.)
Bientöt s'etablit un mouvement febrile, traduit par l'horripilation, des frissons partiels le plus souvent et localises au grasset, ä l'avant-bras, aux epaules et au cou. Dans ce dernier cas, la tete suit Timpulsion imprimee par les muscles de l'cncolure. II y a en meme temps abaisse-mcnl et augmentation alternatifs de lempcrauire des mem-
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DÜ TYPHUS CONTAGIECX EP1ZOOT1QÜE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 11
bres, des oreilles et de la base des cornes. (Voir id. F.)
La respiration, peu modifiee encore, s'acceiere legere-tnent chez ies animaux agiles et diminue proportionnelle-ment chez les animaux plonges dans la torpeur. (Voir id. G.)
De temps en temps I'animal tousse; la toux est profonde.
Le pouls, souvent normal, offre paribis quelques pulsations de plus par minute. (Voir id. H.)
Ces symptomes n'ont, comme on le voit, rien de carac-terislique.
Y compris le stade de Taugmentalion de la temperature (24 ä 48 h.), cette periode a une duree moyenne de trois jours.
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PERIODE D AUGMENT.
Aux symptomes precedents qui s'aggravent, viennents'a-jouterdes modifications sensibles des muqueuses apparentes.
La muqueuse de la lioucbe presente ca et la, et princi- • palemenl aus gencivcs, ä la face interne des levres et ä la face inferieure de la langue, une rougeur diffuse au milieu de laquclle on apercoit des points rouges tres-menus. (Voir id. I.) Cette modification de laspect de la muqueuse est plus lot visible ct mieux marquee chez ie veau, dont la muqueuse est fine, que chez ladulte. L'epilhelium est intact. Chez les animaux dont la muqueuse est coloree par du pigment, cette injection n'est pas saisissablc.
Chez la vache, il y a rougeur de la muqueuse des levres de la vulve, qui precede generalement celle de la buccale. Elle s'accompagne bientöt dune augmentation de la secretion.
Les muqueuses nasale et oculaire panicipent a la rou-
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12nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DU TYPHUS C0NTAG1EÜX EP1ZOOTIQUE.
geur et ä ia supersecretion. L'oeil a un reflet lerne; il s'en-foncedans l'orbite cl devient larmoyant.
L'appctit est diminue, non encore eteint; il y a grince-inent des dents et salivation.
Le mufleest lantöt sec, tantöl lubrefie.
La lactation est ä peu pres tarie.
Les animaux sont constipes; le peu de matieres fecales qu'ils rejettent sont dures, noires, parfois lubrefiees de mucosiles et plus rarement de sang. (Voir id. K.)
La defecation se fait non sans efforts.
L'animal se regarde de temps ä autre le ventre.
Son flanc gauche un peu tendu n'est ballonne qu'excep-tionnellement. (Voir id. L.)
Les urines sont moindres, plus foncees, quelquefois rougeätres. Leur emission peut etre douloureuse.
Le pouls a constamment gagne en frequence, de m^me que la respiration. De temps ä autre il y a plainte lors de l'expiration.
A l'auscultation, aucun bruit ne revele l'existence d'une lesion materielle des organes pulmonaires. Quelquefois il y a exageration du murmure respiraloire et ä la percussion plus de resonnanee.
La compression de I'epine dorsale occasionne de Ia dou-leur; Tanimal [accuse en pliant sous la main et en essayant de sy soustraire, et il arrive qu'il traduit sa souffrance par line plainte. (Voir id. M.)
he malade est assez souvent couche; lorsqu'il est debout, il rassemble ses membres sous le corps; sa marche est mal assuree, surtout lorsqu'on le fait tourner.
L'affaissement faitdes progres; lanimal porte la tele basse, un peu allongee et laisse pendre ses oreilles. (Voir id. N.)
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DU TYPHUS CONTACIEUX tPIZOOTIQUE.
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La peau se seche et devient adherente. II arrive qu'a cette periode lair expire contracte une odeur desagreable. (Voir id. 0.) Duree moyenne : deux jours.
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PERIODE DETAT.
Elle s'annoncc parla secretion abondante, sur les points hyperemies de la muqueuse buecale, de la couche epithe-liaie, son epaississement, son rainollissement et son enle-vement spontane ou par action mecanique. (Voir id. P.)
D'abord la muqueuse semble se couvrir, principalement aux endroits de la bouche preindiques et par taches ou uni-formement , d'une couclie opaque, blanche, jaunätre ou grisätre, constituee par repitheiium epaissi et ramolli.
Lorsqu'on enleve cette couche ou qu'elle se detache spontanement, on decouvre le derrae injecte sous forme d'excoriations plus ou moins elendues et de formes fort differentes. (Voir id. Q.)
La bouche laisse ecouler une abondante salive, melee de mucus et des debris de repitheiium.
La muqueuse nasale esl injeclee davantagc et fournit un jelage muqueux qui devient purulent. Claquo; et lä, son epithelium epaissi, mais ä un degre moindre que dans la bouche, se presenle en plaques molles se detachant facile-ment et laisse le derme denude.
La muqueuse vaginale de couleur acajou est recouverte dune secretion muco-purulente. L'epithelium epaissi lege-rement, se detache aisemcnt.
L'oeil s'est retire davantage au fond de sa cavite, son volume a sensiblement diminue; sa muqueuse, d'un rouge acajou, est infiltree; le larmoiement est abondant; les
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14nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; DU TYPHUS CONTAGIEUX EPIZOOTIQUE.
larmes melees aux produits de la secretion de la muqneuse, en coulant sur le chanfrein, y onl trace un sillon.
L/appetit est nul; cependant il arrive que l'animal eprouve encore le sentiment de la faim.
Plus de rumination.
Ily a grande diminution du pouvoir contractile du coeur et des muscles volontaires.
Le pouls, le plus souvent deprime, bat avec frequence; les pulsations snnt au nombre de soixante 5 quatre-vingts par minute, quelquefois davantage. (Voirid. R.)
La respiration est acceleree etdouteuse. Elle est accom-pagnee d'une plainte tres-perceptible ä distance.
L'auscultation el la percussion fournissent les memes donnees qu'a la periode precedente. Elles etablissent lab-sence de lesion materielle. (Voir id. T.)
Lorsque la gene de la respiration est prononcee, l'animal allonge davantage la täte.
L'animal tousse frequemment et la toux parait fort dou-loureuse. (Voirid. S.)
Quelquefois il y a emphysema sous-cutane ä la region lombaire.
La prostration est grande. Souvent les vaches pleines avortent.
La demarche est chancelante, surtout du train poste-rieur, qui semble presque paralyse.
La constipation persiste generalement ä cette periode, quoiqu'il arrive que la diarrhee setablisse deja. Lorsquil y a constipation, la petite quantite de matieres dures, noires, sont rejetees avec peine, l'animal rapproche les membres, hausse le dos, et les contractions du sphincter et de I'anus sont plus fortes et plus durables apres chaque evacuation qu'a I'etat normal.
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DU TYPHUS CONTAGIEUX fiPIZOOHQÜE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 15
Ln peau, sur les parties denueesde poils, cst onctueusc au lonelier. II squot;y presente parfois des elevures papulaires, particulierement sur le pis, les trayons, la face interne des membres, pres des ouvertures naturelles. (Voir id. U.)
Duree ; un ä deux jours.
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PERIODE DE DECIIN.
Elle cst parfaitement caracterisee par la denomination du collapsus.
Pendant ce stade, la secretion muco-purulente des mu-queuses et les excoriations de la bouche ont augmente. Le globe de l'oeil est löge au fond delorbilej l'angle nasal est rempli de matiere purulente qui est entrainee partielle-ment par les larmes sur la peau du chanfrein, oü eile colle les poils.
La muqueuse vaginale rouge-acajou presente quelque-fois des erosions et la matiere qui la recouvre a l'aspect du pus.
Appetit, rumination et lactation nulles.
La peau est adherente, seche, dure, et les elevures — s'il y en a — augmentent.
Lemphyseme — squot;il existe — peut augmenter et ne pas se borner ä la region lombaire. (Voir id. V.)
L'animal, fort peu sensible, se meut avec peine et risque de tomber ä chaque pas.
La diarrhee squot;etablit, en general, le jour ou la veille de la mort. Lorsqu eile manque, ce qui est rare, les animaux se ballonnent. (Voir id. W.)
Les malieres rejetees consistent dabord en matieres fecales plus liquides et plus abondantes, mais bientöt elles deviennent d'un brun päle ou jaunätre, et enfin grisätre.
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16nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nn TYPHUS CONTAAIEOX 6PIZOOTIQÜE.
On y rencontre parfois du sang. Vers la fin, la diarrhee cst felidc; le tencsme qui existiiit dimintie graduellemcnt; vers la fin, le sphincter est paralyse et I'anus resto beam. Alors la muqueuse, fortement injectec, fait saillie et les dejections sont involonlaires. La respiration sembarrasse davantage; ii y a dyspnee. La toux est courte, fre-quente.
Le pouls s'accelere; il atteinl quatre-vingts ä cent pulsations et |;lus. II devient filifürme et finit pars'effacer.
La chaleur du corps diminue progressiverncnt.
En (in la mort vient lerminer les souffranees de I'ani-mal, plonge dans rinscnsibilite, ordinairement sans convulsions.
Duree : vingt-quatre a quarante hull heures.
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periodb de convalescekce.
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Elle s'etablit du cinquieme au huilieme jour.
La convalescence est fort longue. Elle s'annonce par le retour de la temperature naturelle des cornes et des oreilles par les mouvements de la queue et des oreilles, la diminution de la toux et de la dißlculte de la respiration.
La diarrhee diminue et enOn la rumination et I'appetit commencent a s'efablir.
La peau reste longtemps seche, adhercnte.
Les eruptions cutanees se detachent sous forme de squames; les jetages perdent leur caractere muco-puru-lent el finissrnt par se suspendre.
Les lailieres sont lentes a fournir du lait et, comma a la suite dc loutes les maladies graves, ellcs en donnent beaucoup rnoiiis. (Voir id. X.)
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DIAGNOSTIC.
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Existe-t-il un Symptome unique qui permelle d etablir le diagnostic du lypiius conlagieux dune maniere indubitable?
Oui, d'apres les uns; non, dapres les aulres.
Le sympiöme auquel on a aecorde le plus de valeur est l'alteration de la muqueuse de la beuche, la proliferation de sa production epilbeliale el son enlevement facile, lais-sanl la surface du derme denud^e. Cette alteration (apres la denudation), differemment decrite, a ete designee sous le nom d'erosions peslilentielles deKausch, qui y a specia-lement appele lattention.
A en croire Veiih, Sick, Winh, Ravitch, Spinola, rtc, et en dernier lieu Adam, qui observa la pesie en Hongrie en 1866, ces erosions font bien souvent defaul. D'apres quelques-uns, lorsqu'elles apparaissenl, ce n'est que vers la fin de la maladie. Et lorsque lanimal suecombe, au bout de peu de jours, par la maladie sous une forme tres-aigue, le travail morbide de la muqueuse buccale n'est pas assez avance pour que les erosions se soient produiles.
Par contre, ii est des velerinuires russes et allemands qui y attachent une valeur capitale. ils considerent les erosions comme caracteristiques. Tel est aussi I avis des auteurs qui ont etudie Tepizootie en Angletcrre (1863-67). Eraquo; Belgique, oü nous avons vu une foule de eas de lypbus bovin, nous avons observe l'alteration de la muqueuse buccale d'une maniere conslante, lorsque les malades netaient pas sacrifies avanl la peiiode d'etnl.lNous envisa-geons ce Symptome unique comme pathognomonique : i0 parce que nous ne lavons jamais vu faire defaut pendant la periode detat; 2deg; parce que nous ne connaissons
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aucune affection qui s'accompagne d'une alteration simi-laire. A lexclusion de tout autre Symptome, il nous a per-mis, qnoique n'existant quelquefois que sur une portion limilee de la muqueuse et principalement pres de la commissure des levres et ä la base des incisives, de diagnos-tiquer le typhus d'une maniere certaine.
Nous pensons que tous ceux qui ont etudie la derniere epizootie en Belgique partagent le meme avis.
Mais il squot;est presente mainte epizootie dans la quelle ce Symptome a fait defaut. Parmi elles, nous nous bornerons ä citer celle de Honsrrie, en 1866, decrite par Adam.
Dans ces circonstanees, comment etablir le diagnostic?
Pendant Tinvasion, aucun phenomene morbide n'y au-torise, quoi qu'en aientdit divers auleurs. La Commission oßicielle de l'Angleterre (186S) pense que le diagnostic est ceiiain, lorsque vingt-quatre ä quarante-huitheures apres relevalion de la temperature du corps il y a un laquo; etat par-ticulier de raquo; ou laquo; une eruption sur raquo; la muqueuse de la , bouche. Outre que lelevation de la temperature appartient aux affections febriles en general, la modification de la muqueuse ne s'esl jamais montree ä nous avant l'existence de la fievre ; et, de Taveu meme de la Commission, cet laquo; laquo;Hat particulier raquo; ressemble ä eelui qu'on observe au debut de la ßevre apluheuse, au point de ne pouvoir Ten dislin-guer.
Nous ne pouvons pas accorder davamage une valeur diagnostique ä la diminuiion notable du lait vingt-quatre ä trente-six heures avant la rougeur des muqueuses appa-rentes. Les affections, dans lesquelles le premier trouble saisissable consiste dans la diminution de la secretion hii-teuse, sont trop nombreuses.
A la periode d etat, aucun des symplömes saillants, les
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Eruptions de la peau, 1'emphyseme sous-cutane, la diar-rhec, etc., etc., ne fournissent, pris isolement, aucune donnee certaine. Ils ne sont ni constants, ni dans tomes ies epizooties, ni chez tons Ies animaux.
Les eruptions cutanees, qni etaient si frequenles en Angleterre en 186S-68, au point que le typhus y fut de-nomme une alfection exanthemateuse, et qui appnrurent pendant des epizooties anterieures sur le continent ou elles firent accorder au typhus le norn de petite veröle du boeuf, peste varioleuse, diathese varioleuse, etc., etc., ont fait generulement dcfaut pendant d'autres epizooties et notam-mentcelle qui a sevi recemmenl en Beigitjue.
La diarrhee, qui fut constante dans notre pays, a ete remplacee dans mainte epizootic et chez niaint animal par une constipation opiniätre jusqu'a la fin de Texislence. En-suite, eile se procluit dans d'autres affections, un ä deux jours avant la mort, par exemple, dans la gastro-enterite
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Grande est done la difficulte de se prononcer sur lexis-tence reelle du typhus en tous temps et tons lieux. La marche de la maladie, l'associalion des symplömes que nousavons decrits, leur succession, la duree de raffection, sa terminaison gcneralement fatale, sa eontagiosite extreme sont les donnees sur lesquelles il faut se baser pour pou-voir la caracteriser. Bien des auteurs recommandables avouent que la succession des phenomenes morbides ne leur a pas procure de base certaine et qu'ils ont ete obliges de se guider d'apres la contagion.
Quoi qu'il en soit, en Belgique, nous le repetons, pendant la derniere epizootic, nous avons pu attribuer a Talteration de la muqueuse buccale une valeur pathogno-monique certaine, lorsque la maladie atleignait la periode
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d elot. Un second Symptome, la stupeur des le debut et, chez la vache, la coloration acajou avec suppuration de la muqueuse du vagin, ont puissamment, par leur Constance, seconde ä poser le diagnostic.
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PRONOSTIC.
Au debut, l'elevaiion de la clialeur du corps n'aide en rien alaquo; pronostic. Le doctcur Sanderson a note frequem-ment des guerisons d'animauv qui offraient alors une augmentation notable de la temperature. Mais lorsque cette temperature, vers le cinquieme ou le sixieme jour, diminue rapidement.on pent conslamment predire une fin fatale. En mcme temps que la clialeur du corps s'abaisse brusque-ment, le pouls faiblit, la dyspnee augmente et la diarrhüc ne tarde pas ä apparaitre. Lorsque la diminution de temperature est graduelle et quelle s'etablit du septieme au liuitieme jour, la guerison estcertainc.
L'etal du pouls ne permet de rien predire, sinon pendant le collapsus, lorsque, devenant filiforme etaccelere, ii an-nonce une mort procbainc.
La diarrhee — lorsqu'elle existe — n'est pas constam-ment un indice fdcheux, a moins qu'on y rencontre du sang. Le docteur Sanderson a observe que les animaux cbez lesquels les excrements, pendant la constipation, ctaient lubrefies de mucosites, succombaient generalement.
Dans diverses epizootics, on a remarque que les guerisons etaient les plus frequentes cbez les animaux oifrant des eruptions a la peau. Cependant en Angleterre, quoique les eruptions cutanees fussent frequentes, la mortalite a ete excessive.
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DDREE.
Qnoique nous lui ayonsassigne une duree moyenne de sept ä huit jours, il arrive que la durce du lyphus est plus courie ou plus elendue. La morl peut survcnir du troi-sieme au quatrieme jour et meme, ä en croireSick, au bout de vingl-qualre lieures, Ouelquefois eile se prolonge jus-qu'au dixieme ou douzierae jour, mais rarement davantage. Le professeur Varnell a vu la maladie durer dix-sepl jours.
MORTALITE.
L'abalage oblige des animaux infectes ne nous a pas permis de pouvoir juger du taux de la morlalite en Bel-gique.
Cette morlalite n'a pas cte la meme en tous temps et en tous licux.
Races. — Le betail des steppes resisle beaucoup mieux au typhus que toute autre race bovine. Generalement sa morlalite n'est que de iO, dS a 20 p. c., rarement atteint-clle le chiffrede SO p.c.Cependant il yaeu des epizoolies dans lesquelles les guerisons claient plus rares. Ainsi, eu 1863, dans diverses parties de lAutriche, le chiffre des morts s'eleva de 65 ä 9i p. c.
Parmi le betail des steppes meme, Jessen dit que la race grisc resisle le mieux, ainsi que la race ä robe pie des Kirghises et des Kalmouks.
Les races allemandes resistent moins et les beleshongro-allemandes tiennent le milieu.
En general, le typhus est d'autant plus destructeurqu'il s'eloigne davantage des steppes, et dans l'Europe occiden-
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tale on a observe qu'il etait le plus meurtrier parmi les races les plusameliorees. Aussi, en Hollamle les gucrisons elaient plus nombreuses (environ 2o p. c.) qu'en Angle-terre, et dans ce dernier pays eile faisait le plus de vic-times parmi les races perfectionnees (90 p. c).
En 1863, aux environs de Rome, les betes indigenes resislerent mieux que la race suisse.
Dans les grands troupeaux il esl plus meurtrier que dans les petils. Deja signale par Veilh, ce fail a etc observe par le Comite de la pesle bovine d'Edimbourg(18C3).
La mortalite qui, dans les troupeaux de 30 a 80 ani-maux s'elevait ä 77 p. c, n'elait que de 58 p. c. dans les troupeaux moins nombreux.
Le meme Comite allribue la plus grande influence a Yalimentation.W a observe que parmi les betes bovinesde petits cultivateurs, nourris daliments de digestion facile, les guerisons atleignaient le chiffre de 73 p. c.; que pour celles alimentees de nourrilure digeste mölee de foin, il descendait a 22 p. c, et enfin, que les animaux soumis au regime sec et medicamente, mouraient dans la proportion de 86 p. c.
La constitution semble intervenir dans le cbiffre de la mortalite. Si les animaux faibles sonl plutöl infectes que ceux a constitution robuste, ceux-ci soul empörtes en plus grand nombre.
Vage indue fort peu. On a cm remarquer ccpendanl que les animaux jeunes succombaient plus frequommenl.
L'ttllitude.— Hekmeyer cite De Berg, qui avarice que la %iiortaliie esl la plus grande dans les pays bas et mareca-geux; Veitli dil que lorsque la maladie se declare dans les pays momagncux, clle esl plus mortelle.
Dans divers comics de I'Angleterre, la maladie a sevi
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plus freqncmment et a öle plus meurlriere dans les parlies basses et marecageuses. Dans le Yorkshire, on na signale aucun cas au tlelä de mille pieds delevation.
La duree de l'ephootie. — Les auteurs ont constate que, tres-forte au debul et augmentant meme jusqu'ä une cer-taine epoque, la rnortaiite (Inissait par decroitre. Cetle epoque na rien de fixe.
On n'a pas signale en Angleterre, pendant la der-niere epizootic, que la rnortaiite ait varie scnsiblement pendant neuf ä dix mois que labatage n'etait pas obli-galoire. Cependant, rien ne peut faire prejuger des varialions dans le tanx de la rnortaiite, si la maladie n'avait ete entravee. II est loutefois probable que, lors-que l'epizöotie a sevi un certain temps dans un pays, le virus ne trouve plus de terrain propre ä se l'appro-prier. Peut-etre aussi le virus se miiige-t-il naturellement par ses transmissions successives, comma on {'observe ä la suite des inoculations.
Le traitement influe sur la rnortaiite. Dans le Yorkshire, sur 6,787 animaux traites par divers systemes, la rnortaiite s'est clevee ä 73,744 p. c, tandis qu'en Ecosse on a con-slate les guerisons les plus Trequentes chez les animaux auxqucls on ne donnait aucun agent medicamenteux.
La rnortaiite senible etre plus forte en hiver quen ete. Elle esl due, peut-elre, au rassemblement des animaux dans les etablcs et a la concentration plus grande du virus.
Le sexe. -~ Dans lEurope occidentale, on n'a pas observe dc diiTerence sensible de la rnortaiite eu egard au sexe. Cependant, des auleurs assurent que la mortalile qui etait de 10 a 20 p. c. parmi les bceufs de trait bongrois, etait de 20 a 50 p. c. parmi les vaches.
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Le cadavre de lanimal qui a succombe ä la pesle bovine est toiijours considerablement amaigri. II esl affaisse ; ires-rarement ballonne (lorsqu'rl y a constipation, dapres Wirlh). Des auteurs, cependant, signalent la frequence du ballonnement (Bochdalekj. Nous ne l'avons Jamals constate en Belgique.
Le cadavre est enclin ä se decomposer rapidement, mais beaucoup moins que celui des victimes du typhus char-bonneux.
La peau offre un poil ternc, herisse. Elle est souillee ä la queue et aux fusses pnr des excrements diarrheiques qui repandent une odcur infecte.
l.'anus est generalemcnt saillant et beant et donne issue ä des matieres fecales liquides ; parfois il esl renverse et laisse voir la muqucuse rectale engorgee et de couleur rouge brunätre.
La levre de la vulve correspondante au cöte sur lequel le cadavre est couche, esl pendante et monlre une mu-queuse rouge acajou ou rouge bleuätre foncee, parsemee de stries, ou, pres du clitoris, en laches, et couverle de mucosites puriformes.
Le globe oculaire est petit et löge au fond de Torbite. Sa rauqueuse est rouge. Une matiere purulenle remplit Tangle nasal de Iceil. Son ecoulement avec les larmes a trace un sillon sur la peau du chanfrein.
ün jetage muco-purulent entoure en abondance les ouvcrtures des narines.
En enlevant la peau, on constate Qa et lä des ecchy-mosesdans letissu cellulaire sous-jacenl. Choz les animaux
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qui ont succombö ä la maladie, les veines sous-cutanees sont gorgees dun sang noir liquide.
Paifois le lissu cellulaire sous-cutane est le siege d'une accumulation d'air, generalcment ä la region lombaire; lemphyseme peulctre general.
Les muscles, chez les animaux qui ont succombe au typhus, ont generalcment une coloration rouge brunätre etoffrent de la flaccidile; chez les animaux abaltus aux premieres periodes, les muscles n'offrent aucun changement sensible.
L'ouverture de l'abdomen permet de constaler la presence d'ecchymoses, tantöt rares, tantöt nombreuses, sur le peritoine et lemesentere.
Generalcment la cavite peritoneale renferme un pen de serosite jaune rougeätre.
Vus de rexlerieur, la eaillette et les intestins ont une coloration plus foncee qu'ä l'etat normal.
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APPAUEIL DE LA DIGESTION.
La muqueusede la boucheest le siege d'alterations qui ne sont pas uniformes dans toutes ses parties. Ces alterations consistent dans rhyperemie de la muqueuse, Texube-rance de sa production epitheliale, Tetat de ramollissement de celle-ci et son detachement spontane ou provoque par le contact du doigt, enfin dans une supersecretion du mucus, due ä une activite plus grande des follicules mu-queux.
L'alleration est la plus frequente sur les geneives et les levres, puis successivement sur les papilles des joues, la langue, le palais oü eile est loin d'etre conslante.
Ainsi aux levres et aux geneives, on voit sur touts leur
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etendue, chez les animaux abatlus avant la periode d'etat, ou sur des portions isolees,des laches d'un gris jaunatre, opaque, granuleuses, legerement saillantes, consliluees par repitlielium ramolli et epaissi. Ces taches se reunissent seit pour devenir plus etendues, soil pour recouvrir loute la surface, et lui donnent, daus ce cas, un aspect uiiiforme, granuleux. Dans la periode d'etat et du declin, repilhelium altere sc detaclie ca et lä, spontanement ou par action inecanique, par portions d etendue variable et de formes diverses et decouvre le derme plus ou moins injecte;ce sent les erosions peslilentielles de Kausch. La surface de la muqueuse est legerement excavee et l'exeavation est circonscrite par repilhelium normal ou allere qui recouvre le derme avoisinant. L'etendue de ces excoriations varie considerablemenl. Lcur forme csi des plus irregulieres; quelquefois elles se presentent sous forme de fissures transversales comme si repilhelium s etail fendille par le mou-vement des levres,
Les meines alterations se presentent ä la face interne des joues el principalement depuis la commissure des levres jusqu'au niveau de la premiere molaire oü selevent de nombreuses papules coniques. Ces papilles restent in-lacles : repithelium seul qui la recouvre s'enleve.
Au palais, la muqueuse est quelquefois normale. Lors-qu'elle est alleree, eile Test d'autaot plus qu'on se rap-proche de son exlremilc postcrieure. L'epilhelium produil en abondance ca et lä ou en lotalite ne s'y concrete pas en couches; en se detachant, il laissc le derme denude. Les excoriations y sont parfois trcs-elendues au point de ne rencontrer d'epithelium quo sur des points isoles.
Sur le voile du palais ralteration est identique a celle des levres.
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Langue. A sa surface inferieure, oü sa muqueuse est fine, delicate, lepithelium plus ou moins epaissi, ramolli, opaque, se detache facilement, de meme que sur ses bords. Sa surface superieure est souvent normale, surtout ä la partie anterieure. Mais generalement la partie posterieure participe ä ralteralion ; sa couche epilheliale est epaissie, molle. Lorsqu'elle se detache, eile laisse des excoriations detendue variable. Quand eile ne se detache pas, eile acquiert une epaisseur considerable.
Generalement, la destruction du tissu ne s'etend pas au dclä de lepithelium. Cependant, le docteur Bristowe dit avoir rencontre de vcritablcs ulcerations sur la langue.
Le pharynx participe aux alterations de la bouche.
Lorsquil y a guerison, lexfoliation de lepithelium altere se produil et les surfaces denudees se recouvrent rapidcment d epithelium normal, au point qu?au bout de vingt-qualre heures, on ne peut guere retrouver les traces de lexcoriation.
Les etudes microscopiques de Talteration subie par la muqueuse ont ete faites avec soin par Braueil, Ravitch, Sanderson, Murchison, Beale, Gerlach, Oreste, etc., etc.
Les elevures au debut sont composees exterieurement de cellules epitlieliales normales, mais en dessous et ä mesure que l'alteralion augmente, on y rencontre des cellules ä gros noyaux et des granulations graisseuses, d'apres Oreste, nombreuses. Et plus profondement des formes cellulaires ressemblant aux corpuscules du pus. Brauell, Ravitch, Beale, Bristowe les signalent. Le docteur Murchison a rencontre dans les couches profondes de röpithelium altere des corpuscules arrondis qui correspondent aux globules signales commc semblables ä ceux du pus.
La couche grise-jaunätre, opaque, linement granuleuse,
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qui recouvre la surface de la muqueuse, est done eonslituee par: des cellules epitheliales, normales, d'äge different et par consequent ä differenls degres de developpement, soit des cellules-meres remplies de noyaux ou des cellules plus petites ä i-3 noyaux; ces noyaux sont granuleux et les cellules elles-memes, surtout dans le voisinage des noyaux, sont egalement granuleuses; des noyaux granuleux libres: nn detritus moleculaire et des corpuscules semblables d'apres divers auteurs ä ceux du pus.
Le docteur Sanderson ne partage pas Favis de Brauell qni pense que les elements de structure de l'epithelium ont subi une dcgcncrescence granuleusc. II est vrai qu'on rencontre de la matiere granuleuse, mais eile ne fait pas defaut dans repithelium sain.
Le liquide qui s'ecoule de la boucbe offre la möme composition melee aux produits de la secretion des follicules muqueux et des glandes salivaires. Bcale y a rencontre des fongus et quelquefois des bacteries venant du debors et des eristaux de phosphate ammoniaco-magnesien dus ä la decomposition de la partie liquide de la secretion.
Les follicules muqueux de la gorge et de la base de la langue sont souvent augmentes et distendus par le produit de leur secretion.
Le docteur Bristowe a observe que les alterations de la muqueuse etaient les plus prononeees et les plus eten-duesdans les endroits les plus riches en glandes mueipares. De ces glandes, comme centres, partent les excoriations.
Sanderson et. Beale signalent la presence sur la muqueuse de filaments et de spores dun fongus. Le docteur Sanderson les envisage comme etant de meme nature que ceux decrits par Robin, et consliluant la lesion essentielle du muguet. Ces fongus ne sont pas propres au typhus.
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La membrane propre de la muqueuse, situee sous la couche grisätre, examinee apres incision, au microscope, revele une proliferation active des noyaux du tissu con-nectif; ces noyaux, plus grands qu'ä l'etat normal, contien-nent ordinairement plusieurs nucieoies.
OEsophage. — Le plus frequemment sa muqueuse est normale. Ccpendant parfois eile est injeetee et son revete-ment epithelial est altere, et alors l'alteralion, qui est de meme nature que celle de la bouclie, se limite ä la partie superieure. Gerlach l'a vu, dans un cas, s'etendre ä toute letendue de ce conduit.
Les excoriations que Ton y rencontre sont allongees dans le sens du grand axe.
Braueil avancequetoujoursTepilhelium de la muqueuse cesophagienne est detruit ; ce fait n'a pas etc confirme par d'autres observateurs.
Rumen. — Son contenu, normal, est generalement abondant par la suspension de la rumination.
Sa muqueuse, le plus souvent saine, offre quelquefois de la rougeur, par taches, sensible lorsqu'on detache son epithelium, surtout lä ou il est epais et ou les papilles sont volumineuses.
Bristowe y a vu, mais rarement, des eschares se sepa-rant par ulceration. Elles n'entamaient que la muqueuse.
Reseau. — Contenu normal; dans quelques cas, sa muqueuse presente de linjeetion.
Feuillet. — Contenu generalement dur. De lä le nom de Löserdürre que des auteurs allemands ont donne au typhus. Cependant, les cas dans lesquels le contenu est plus mou qu'ä l'etat normal, ne sont pas rares. Nous avons eu occasion de le constater.
Son epithelium s'enleve avec facilite. Cependant, ce
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fuit, quoique note par la plupart des autcurs, ne peut etre envisage comme anormal.
Les couches inferieures de lepithelium ont subi une degenerescencegraisseuse, d'npres Orestej et dans les gros noyaux il y a des granules.
Les feuillels, tantöt naturels, sont tanlöt rougis dune maniere plus ou moins uniforme ou par taclies. Divers auteurs (Bristowe, Murchison, ctc.j om constate que des eschares se formaient sur ces taclies. Leur nombre et leur ctendue varient considerablement. Lorsque deux eschares se trouvent de chaque cöle du feuiliet ei qu'elles correspondent, leur detachement laisse une perforation.
Constituees aux depens de ia muqueuse, les eschares retiennent fortement l'epiderme qui les recouvre.
Dans le rumen comme dans le feuiliet, Bristowe a rencontre, sur les eschares senlement, ou, sans doule, ils trouvent un sol approprie, des fongus auxquels il attribue, si pas en totalile, du moins en parlie, l'adherence de l'epi-thelium ä Teschare, par la penetration du fongus, ä travers repithelium, dans le tissu sous-jacent.
Les cellules epltheliales prises sur les eschares sont gra-nuleuses, opaques, souvenl augmentees de volume.
Caülette. — Au debut de la maladie, le contenu est normal, puis, il devient plus liquide. A une periode avancee, les matiercs alimentaires ont passe dans les voies posterieures.
Les parois sont reconvenes d'une couche de mueosites adherentes, dquot;un rouge-brunätre ou grisätre.
En enlevant cette couche, on apereoit la muqueuse, depourvue d'epithelium, tumeßee, ramoüie, qui s'enleve, avec une facilile anormale, des tissus sous-jacents.
En memo temps, eile offre une coloration rouge, par-
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tielle on totale, variant chez les divers animaux et chcz ie meine animal du rouge le plus clair au rouge noir.
La tumefaction, le ramollissement et la rougeur sont d'autant plus fortes qu'on se rapproche de l'ouverture pylorique dont la lumiere est retrecie. Elles sont egale-ment plus marquees surles plis.
La plupart des auteurs considerent I'alteration de la caillette comma un proces inflammatoire, mais Spinola l'attribue ä une stase sanguine, parce que la distension des vaisseaux siege surtout dans le Systeme veineux et qu'il nquot;y a pas dexsudat inflammatoire.
(]a et lä sur la muqueuse, on voit des points rouges isoles ou reunis en taches de diametre tres-different, dus ä la distension des vaisseaux sanguins du derme et ä l'extra-vasation du sang, consequente de leur rupture. Ces ecchy-)noses,quoique repandues sur toute la surface, occupent de preference, de meme que les ulcerations superficielles dont nous allons nous oceuper, le voisinage du pylore et les plis muqueux.
A la suite de ces hemorrhagies locales, on voit des petits caillots sanguins adlierant plus ou moins ä la surface du derme denude.
On y renconire encore — mais plus rarement — de vcritablcs eschares, se detachant par la suppuration des tissus voisins. Ces eschares, de volume variable, sont d'un biun jaunätre ou brun rougeätre; tantöt molles, tantöt denses, elles adherent par leur centre ou leurs bords aux excavations dans lesquelles elles se trouvent, mais qu'elles ne remplisscnt pas completement, car elles se retractenl ä mesure qu'elles se separent. Elles sont constitutes aux de-pens de la muqueuse et renferment: soit des glandules mu-cipares apparents et separes par la substance interlubulaire
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coloree en noir; soll des glandules vieles et ralatines sous forme d'un tissu fibrilleux, colore parune matiere pigmen-taire noire. Iln'est pas rare d'y conslatcr des debris cylin-driques irreguliers, provenant des glandes gastrlques.
Lorsque ie caillot ou les esebares sont detaches, on apereoit des excoriations ou ulcerations superficielles, penetrant jusqu'ä la moitie, le tiers de lepnisseur du clerme et raremcnl jusqu'au tissu sous-muqueux. Les boiiis des ulcerations sont definis par la muqueuse enlourante, normale ou tumefiee. Leur fond est uni ou granuleux.
Le docteur Bristowe, qui a deerit ininutieusement ees alterations, leur aecorde comme point de depart los extra-vasats sanguins. Les excoriations ou ulcerations plus ou moins profondes sont la consequence des modifications su-bies tant par le sang epanebe que par le tissu, dans lequel les bemorrhagies locales se produisent.
Les fongus,si frequents et si abondants dans les esebares du feuillet, sont infiniment rares dans eclies de la caillette.
Les glandules digestifs gastriques, en debors des endroils ulccrelaquo;, sont compictement remplis de eorpuscules agglo-meres. Daus quelques-uns, les cejlules sont granuleuses et melangees d'amas moleculaircs, composes en grande partie, d'apres Gerlach, de granules graisseux. Parfois on y rencontre du sang.
Gerlach attribue les esebares et les ulcerations conse-quentes aux effets d'unc action mecanique et nullement aux effets de la maladie. Le professeur Oreste ne partage pas celte opinion, parce que dans la caillette et les intestins les matieres alimentaires ne se trouvent pas dans les conditions necessaires pour exercer une action mecanique; action que Ton comprendrait, si les ulcerations so bornaient au reseau, au feuillet oü les aliments sont durs.
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Quoique nous ayons vu bien frequemment — mais pas toujours — ces ulcerations superficielles dans l'estomac, et plus rarement dans les inlestins, nous ne pouvons y atta-cher une valeur caracteristique, quant au typhus. En effet, nous avons signale leur frequence dans d'autres affections, la pleuropneumonie, la gastro-enterite, etc., etc., et meme cliez des animaux jouissant de toutes les apparences de la sante.
Surun nombre donne danimaux de boucherie,que nous avons successivement examines dans un abattoir, nous avons constate la presence d'ulceralions superficielles dans la proportion de 27 p. c, et nous avons appris que d'autres veterinaires avaient fait la meme constatalion avant nous.
Les glandules mucipares renferment des corpuscules mu-queux et un detritus moleculaire. Generalementles corpuscules sont granuleux.
La couche, appelee caseeuse, qui recouvre la paroi interne de la caillette, est composee : des produits de la secretion des glandules de la muqueuse, de cellules epitheliales plus ou moins desagregees et de cellules rondes granuleuses qui ont des caracteres semblables aux globules muqueux ou puru-lents; plus, d'un detritus moleculaire et d'un liquide amorphe.
La reaction chimique du contenu de tout le tube digestif est alcaline, sauf du feuillet qui est legerement acide (Oreste).
Intestins. — Toute la surface de leur muqueuse est, dans certains cas, le siege des alterations decrites pour la caillette. Dans d'autres, elles ne sont que partielles, et alors elles se limitent a I'intestin grele, au ccecum, a la portion anterieure du colon et a lextrcmite posterieure du rectum.
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Intestin grele. — Au debut, son conlenu peut elre normal, mais, ensuite, comme clans Testomac, ce contenu se liquefie et se deverse dans les voies poslerieures.
Sa surface interne est tapissee dun revetement visqueux, transparent ou opaque et puriforme, mele parfois de sang. Lorsqu'on lenleve on trouve le derme ä nu.
La tumefaction et la rougeur de la muqueuse sont tres-variables. La tumefaction est aussi prononcee dans ie duodenum que dans Testomae, et generalemenl davantage dans ces deux visceres que dans les autres parties de Tin-testin. Dans celles-ci, eile se presenie specialement dans le second tiers de Tintestin grele, le colon et la partie termi-nale du rectum.
Dans lintesiin grele, sur la rougeur generale se de-tachent des zones plus rouges dirigees transversalement et entrecroijccs par des bandes longitudinales plus colorees.
De meme que dans l'estomac, on y voit — quoique plus rarement — des ecchymoses et, dans quelques cas, des uleerations.
Le ctecum et la portion anterieure du colon, dont la muqueuse est epaissie, presentent des stries rouges le long du sommet des plis muqueux, cquot;est-ädire dans le sens du grand axe. Parfois on y rencontre des ecchymoses et de petits caillots de sang.
Son contenu est toujours plus liquide, comme celui du restant du nölon et de la portion anterieure du rectum : regions qui souvent sont saincs. Lorsqu'elles parlicipent aux alterations, la rougeur se limile aux plis longitudinaux oü sa presence donne lieu ä des stries paralleles.
L'extremite du rectum est la portion du gros intestin qui est la plus tumefiee, et les plis longitudinaux y sont plus prononces, ä cause de la muqueuse qui y est plus re-
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lachee. El!e est loujours d'une coloration rouge intense ou noirälre. Les ecchymoses n'y sont pas rares; parfois il y a des excoriations. Sur le fond injectc, se detachent des stries paralleles de leinte plus foncee.
La muqueuse en est recouverte dun mucus visqueux meie de sang ou d'amas de lymphe.
Glandes de Lieberkühn. — Elles sent distendues par des globules muqueux, des amas moleculaires et d'un liquide amorphe. Souvent les globules ont un noyau granulcux. Bien souvent on ne peut les distinguer des globules du pus.
Follicules solitaires. — lis se presentent sous forme de nodosilcs, tantöt peu nombreuses, tantöt en quanlites excessives, du volume d'un pois, en moyenne. Tantöt ils sont durs ct conliennent une matiere jaune verdätre, seche, plus ou moins friable, que la compression en fait sortir, tantöt ils sont mous, affaisses et renferment une matiere puriforme. Ils ressemblent alors a de petits abces a parois lisses.
Le doctcur Murchison affirme que celte distension des follicules solitaires na rien de special par rapport au typhus. II les a rencontres frequemmenl chez les animaux sains; le professeur Goodsir, d'Edimbourg, les decrivit, il y a vingt ans, dans ses lecons d'anatomie comparee.
Nous partageons Topinion du docteur Murchison. Nous Tavions emise avanl davoir connaissance de son travail, parce que, non-sculement nous avons vu la distension des follicules chez les betes bovines atteintes de pleuropneu-monie, dquot;enlerile, mais encore chez des animaux parfaite-inent sains.
Leur conlenu est compose, dapres les uns, de globules muqueux, d?apres d'autres, de corpuscules purulents plus ou moins defigures : differences qui tiennent sans doute au
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degrt'- plus ou moins avance de la malaclie et peut-etre davantage ä la difficulte do distinguerles globules muqueux des globules purulents. Ces globules se Irouvent dans tin liquide peu abondant, dans lequel on voit aussi des detritus moleculaires. D'apres Gerlach, le detritus moleculaire (que nous croyons 6tre ce que Murcbison appelie amas granuleux) est le plus abondant dans les follieules durs.
Murcbison y a rencontre de la graisse, de la cbolesterine.
Plaques de Peyer. — D'apres Spinola, Gerlach, etc., les capillaires des follieules qni composenl les plaques de Peyer sont gorges de sang; leur secretion est plus abondante, amene l'augmentation de leurcontenu et, par consequent, la tumefaction de ehaque follicule, de maniere a rendre la plaque sazV/ante.
A cette epoque, la compression fail sortir de ehaque oriflce glandulaire line matiere jaunätre cremeuse qui ressemble au pus.
Plus tard, la plaque se recouvre — parfois — d'qne couche grisätre molle, quelquefois coloree par la bile ou les matieres fccales, consideree parquelques auteurs comme un exsudat croupal, en eontinuite avec le contenu des follieules. En soulevant eclte couche, on s'apercoit dc cette eontinuite par les radicelles qui, partant de sa surface pro-fonde, penetrent clans les orifices utriculaires.
Enfin, les follieules se vident, el alors la plaque pre-sente de petilcs excavations correspondantes a ehaque follicule, qui lui donnent un aspect articulaire. Ces excavations ont, dit Gerlach, ete considerees a tort comme des ulce-rations.
Lorsque repilhelium qui recouvre la plaque est enleve, eile presente des erosions superficielles plus ou moins etendues.
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Le contenu des follicules, lorsqirils eommencent ä se gorger, est compose de petits globules granuleux, de cellules spheriques plus ou moins grunuleuses avec ou sans noyaux, de noyaux libres et granuleux, de detritus mole-culaire et de protoplasme granuleux (Gerlacli); d'apres d'autres, de globules muqueux et dun liquide amorphe (Thiernesse et Welienkel); d'apres d'autres, de globules muqueux, de globules du pus et toutes les formes inter-mediaircs (Murchison); d'apres d'autres enfin, de cellules lymphoides et de substance intercellulaire (Uavitch).
Lorsque les plaques sent recouvertes d'une couche qui y adhere et qui ressemble ä ux\amp; membrane croupale — au point que divers auteurs, Roll, Fuchs, Bruckmüller, la considerent comme teile — cette couche offre la meme composition elementaire que le contenu des follicules, sauf que le detritus moleculaire y est plus abondant et les grandes cellules moins nombreuses.
ßrückmuller, qui designo la couche sous le nom de plaque croupale, lui donne pour composition de la matiere fibrineuse et des cellules du pus, tandis que Ravilch lui donne pour composition des leucocytes et de la substance intercellulaire. Selon ßrückmuller, les plaques croupales, en se transformant, sont composees de pus et de detritus de l'cxsudat fibrineux, qui correspondent respeciivement aux cellules lymphoides et ä la matiere intercellulaire de Ravilch.
La grande difference git done dans la distinction des leucocytes et des globules du pus.
Cette couche (plaques croupales de Brückmujler ou revetement caseeux de Gerlacb), se rencontre sur d'autres parties de Tintesiin, oü elles proviennent sans doute du contenu des glandes de Lieberkühn.
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Nous n'avons jamais rencontre, et aucun auleur ne signale la presence d'un depöt anormal dans le tissu sous-muqueux, comme dans la fievre typlioule de Tliomme.
En Angletcrre, pendant l'epizooiie de ISGS-GS, la plu-part de ccux qui ont etndie les lesions analomiques du typhus, sont d'accord pour declarer que les alterations des glandes de Peyer n'ont rien de constant ni de caracteris-tique. Le docleur Bristowe les vit quelquefois augmen-lees de volume. Le docteur Murchison declare que les plaques de Peyer sont plus minces que cliez Tanimal sain, et si elles semblent plus distinctes, cest par Tenleve-ment de lepiilielium de leur surface et par la presence d'une goiutek'lte, d'un liquide jaunätre opaque dans les fol-licules que la compression en fait sortir. D'apres lui, toute laltcration des plaques de Peyer se borne ä leur participation ä rhyperemie generale de la muqueuse intestinalc.
Nous nous reservons de revenir sur ces alterations, lorsquc nous nous oecuperons de la nature de la maladie.
En ce qui concerne la Belgique, bien rarement — nous dirons nieme exceptionnellement — avons-nous vu les plaques recouvertes de la couclie que Ton a assimilee ä un exsudat croupal. Assez souvent, nous avons note la saillie des plaques et leur repletion par unc matiere jaunätre. Les autopsies dans lesquelles les plaques de Peyer n'avaient subi aucune modification appreciable, n'ont pas ete rares; nous avons note renlevcment de leur Epithelium, exacte-ment comme sur dautres parties de la muqueuse de lintes-tin, et alors les plaques etaient excoriees.
Ces excoriations, ainsi que l'aspect areolairedela plaque, lorsqu'elle a vide son eontenu, ont fait croire ä l'existence dans le typhus bovin de l'ulceration des plaques de Peyer, comme dans la fievre typhoide de l'homme. Quelques
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auteurs allemands ne parlent de ces ulcerations que dans certains cas. Les auieurs anglais qui en ont fail une etude speciale, affirment ne I'avoir jamais observe.
Cependant; les plaques de Peyer et les follicules solitaires ne jouissent pas du privilege d'echapper ä des enta-mures plus ou moins profondes, au meme titre que toute autre portion de l'intestin.On peuty reneontrer de veritahles ulcerations. Le professeur Oreste explique leur formation par l'hyperemie du reseau capillaire qui fournit un plasma plus abondant. De lä, raccroissement numerique des elements cellulalres des follicules, les distendant au point de comprimer les vaisscaux qui les entourent, d'empecher l'acees de la matiere nutritive et, comme consequence, doc-casionner la necrose. II se forme par ce proces des croüles ou csehares d'un brunverdätre interessant toute repaisseur des follicules, ou se limitant ä la moitie ou au tiers. Ouel-quefois,la necrose s'etendaudelä et amene une perforation.
Quant aux viüosües, eilet* subissent les alterations de la muqueuse sur laquelle elles s:elevent en si grande abon-dance. C'est ä leur destruction que la Commission anglailaquo;e attribue lepuisement rapide, le defaut d'action du cceur, la depression de la cbaleur animale et la diminution rapide des forces. Alors meme que les animaux seraient capables de se nourrir, Tetat des villosites est tel qu:elles ne sau-raient absorber la matiere alibile.
Foie. — Cet organe ne presenle aueune alteration eon-stante. Quelquefois il est un peu tumefie. Beale a trouve les peiits vaisseaux des veines bepatiques moins remplis de sang quä letat normal. Il l'atiribue ä I'etat congestif des capillaires de l'intestin. A une periode avancee, il passe peu de sang par les capillaires intestinaux dans la veine porte et probablement peu de sang arrive au foie.
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Vesicule biliaire. — Elle est loujours distendue de bile et sa muqueuse, comme celle des canaux excreteurs, pre-sente parfois le revelementquel'on reucontredansriniestin.
Glandes salivaires, pancreas. — Sains.
Hate. — Lc plus souvent normale. Quelquefois eile est quelque peu engorgee.
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APPAREIL RESPIUAT01RE.
Les organes de la respiration offrent loujours des alterations de meme nature, mais ä un degre moindre que celles des organes digestifs. Comme dans ceux-ci, les lesions siegent principalemcnt dans la muqueuse.
Cavites nasales. — Leur muqueuse est hyperemiee uni-formement ou par taches; sa secretion est abondante. On y rencontre aussi cette couche caseeuse,ces plaques molles plus ou moins etenducs, surtout ä la partie inferieiire de la cloison nasale. Enlevecs, elles laissent la muqueuse excoriee.
Larynx. — Muqueuse injectee en totalile ou en partie; sa couleur varie du rose au rouge noir; tissu sous-mu-queux, quelquefois oetlematie; parfois on y rencontre des taches hemorrhagiques. Souvent la muqueuse est convene dune couche legerement adherente ou d'une legere pelli-eule simulant une fausse membrane, qui est composee de cellules epitheliales plus ou moins grnnuleuses, de corpus-cules ressemblant ä ceux du pus et de matiere granuleuse. Parfois ä la muqueuse adherent faiblement quelques petits caillots sanguins et le docteur ßristowe y a vu. quoique rarement, des eschares dans les cas d'injection intense; le meme investigateur a observe linfiltration totale ou partielle des muscles intrinseques du larynx.
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Trachee. — Sa muqueuse est generalement ou parlielle-ment injectee par laches ou en siries longitudinales; dans certains cas on y rencontre, surtout ä la partie superieure, la merne couehe que Ton trouve clans le larynx. Le muscle tracheal est frequemment infiltre.
Branches et divisions. — Elles offrent les memes alterations de la trachee. La secretion abondante est de nature muco-purulente, souvent stnimeuse.
La rougeur de cos muqueuses est due en partie ä l'hy-peremie du derme et en partie aux hemorrhagies sous-muqueuses.
Poumons.—Taniöt les poumonssont sains, tantöt ils sont empliysemateux. Letenduu de I'emphyseme varie conside-rablement. II est du ä la distension des cellules aeriennes, a leur rupture et a la penetration de lair dans le tissu cel-luiaire interlobulaire, si abondant chez la vache. D'aprös la plupart des auteurs, il rcconnait pour cause : les obstacles mecaniques a la respiration par les alterations constantes, mais ä degres variables, des voies aeriennes, et la toux,
APPAREIL GENITO-ÜRINAIRE.
Reins. — Generalement sains. Le docteur Bcale a rencontre constamment, chez les animaux malades, moins de sang dans lescapillaires de la couehe corlicale que chez les animaux sains.
Capsules surrenales et ureteres. — Sains.
Vessie. —Souvent normale; d'autres fois plus ou moins hyperemiee, et quelquefois des laches ecchymotiques, surtout au fond.
Urethre. — Ouelquefois sa muqueuse est rouge el plus rarement eccliymcsee.
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Chez le male, les organes genitaux sont sains; quelque-fois il y a traces d'liyperemie au prepuce.
Chez la femelle, Vuterus est parfois injecte, surtout pres du col. Chez la vache pleine, tantot le foetus est sain (Brislowe), tantot il otTre des traces de l'affection (Veilh).
L'amnios est colore en rouge.
Ovaires et oviductes. — Normaux.
Vagin. — Sa muqueuse est rouge, surlout pres du meat urinaire et ä la vulve. Elle se couvre dabord de-levures miliaires qui, en se detachant, laissent des excoriations legeres. Sa secretion est augmentee et quelquefois cremeuse. Elle est d'autant plus opaque qu'elle renferme plus de cellules epilheliales. Frequemment on y voit des fongus.
Mamelles. — I,e peu de lait qu'elles renferment est epais. Ses capillaires, dit Bealc, contiennent moins de sang que ceux des mamelles en pleine activite fonctionnelle.
APPAREIL DE LA CIRCULATION.
Cceur. — Quelquefois il est normal, surtout aux premieres periodes; dans d'autres cas, on y voit des eQfihy-moses sous le pcricarde et des effusions sanguines sous l'endocarde du ventricule gauche surtout (Brislowe), qui penetrent dans le lissu musculaire, dont elles separent les fibres.
Quoique generalement sain, le tissu musculaire est parfois ramolli.
Le pmcarde contient generalement un peu de serosite rougeätre.
Vaisseoux, — Dans !es tissus et organes, sieges de l'hy-peremie, le docteur Beale a constate la distension des
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capillaires et leur repletion. La distension est teile parfois que leurs parois sont presque en contact. Par la transsuda-tion et rimbibilion d'bematine, leurs parois et les parties environnantes acquierent une coloration rouge.
Gerlach a trouve les parois des capillaires normales. Beale, au contraire, dit que souvent leurs contours sont irreguliers et les parois granuleuses. II attribue cet elat ä la presence dans les parois des capillaires et des vais-seaux plus gros, ä Taccroissement quantitatif et qualitatif de la nature germinale (granulations elementaires).
On ne rencontre pas autour des capillaires distendus d'exsudat inflammatoire comme dans les maladies inflam-matoires, tclles que la pleuropneumonie, le rhumatisme aigu, etc.
Lymphatiques. — Generalement inalteres. Cependant, on rencontre Thyperemie et laugmenlalion de volume des ganglions mesenieriques et bronchiques. Mais ils ne ren-fermenl pas 1c depöt anormal qu'on trouve chez Tliomme, alteint de fievre enlerique.
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SYSTEME NERVEDX.
Pie-mere. — Ordinairement un peu injeetee.
Arachnoide. —Generalement saine. Sa couche renferme un peu de transsudalion claire legerement jaunätre.
Cerveau et moelle. — Sains; quefquefois un peu oede-maties. Leurs capillaires renferment moins de sang qu'a Tetat normal (Beale). Les ventricules renferment un peu de serosite.
ies capillaires du plexus choroide sont legerement distendus de sang.
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SEREUSES.
Elles offrent qn et lä des ecchymoses, par exemple, dans la portion viseerale du peritoine.
TISSü ADIPEDX.
Normal. La graisse disparait rapidement dans le eours delamaladie.
TISSÜ CEI.LDLAmE.
II cst parfois le siege d'emphysemc qui se borne en general ä la region lombaire sous la peau et autour des reins. L'emphyseme pent s'etendre a d'autres regions et devenir meme general.
Le docteur Bristowe et d'autres ont refute l'opinion de ceux qui altribuent l'emphyseme dans le tissu cellulaire a une decomposition des tissus (le docteur Burld, par exemple). II se base sur la singularity du fait d'une decomposition des tissus, sans odeur putride des gaz qui y sent renfermes; de la presence de gaz dans ceiui des tissus qui est le moins expose ä la decomposition ; de la non-augmentation de l'emphyseme apres la mort; sa rarete plus grande dans le tissu celluiaire que dans le poumon, et sa non-existence dans la region lombaire lorsqu'il ny a pas emphyseme du poumon.
Cependant, ie professeur Oreste doit avoir constate i'em-pltysemc du tissu cellulaire lorsque le poumon etait intact, ct il conclut h la possibilitc du degagement du gaz, main-tenu en dissolution dans le sang a lelat normal, par I'cffet de modifications survenues dans les forces physiques et
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chimiques qui favorisenl la separation des gaz conlenus dans le sang.
Neanmoins la majorite des auteurs, Gerlach, Bris-lowc, etc., etc., admettenl que lorsque dans remphyseme interlobulaire du poumon, Tair parvient sous la plevre, il pent s'etendre entre les lames du mediastin anierieur et gagner ia parlie antero-superieure de la poilrine oü le tissu cellulaire est en continuite avec eelui de la region lombaire.
TISSD MÜSCCLAIRE.
Aux premieres periodes, les muscles neparaissent guere modifies. Lorsque Tanimal a succombe ou qu'il est abattu au declin de la maladie, la chair revet frequemment une leinte rouge brunätre et est ramollie.
Au point de vue de sa composition chimique, le Dr Marcet a conciu de scs experiences que la chair d'un boeuf malade renferme plus d'albumine soluble que la viande saine, et que le degre de diffusion (l'auteur designe ainsi le passage de lalbumine du muscle dans l'eau) de l'albumine du tissu musculaire malade est plus lent que dans la chair normale.
L'exces d'albumine soluble peut etre attribue ä une de-generescence albumineuse du tissu musculaire ou ä un approvisionnement plus grand d'albumine fourni au muscle par le sang.
Examinee au microscope, la fibre musculaire montre ses capillaires injectes, distendus, quelquefois ruptures et alors il y a des extravasations sanguines dans le tissu connectif intermuscülaire.
Lionel Beale a decrit diverses autres modifications, mais inconstanles, de la fibre musculaire; entre autres, l'aug-mentation dela maticre germinaie.
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Mais l'alteration qu'il a observee avec le plus de Constance, — eile ne fit defaut qu'unc seule (bis, — consiste dans la presence de corps fusiformes ires-dislincts, emboites dans le tissu de la fibre elementaire. Ce sont les corps decrits par Rainey. Le Dr Beale ne les envisage pas comme la causa de la maladie, mais il ne croit pas impossible que, par leur nombre, ils puissent predisposer les animaux ä contracter le typhus comme d'autres affections.
PEAÜ.
La rarele des alterations de la surface de la peau pendant l'epizootie en Belgique nous oblige ä puiser aux travaux des auteurs qui s'en sont specialement occupes, surtout en Anglcterre.
Jatlis, Ton a cru voir ou Ton a vu de veritables pustules sur la peau, qui ont donne lieu de croire ä la nature vario-leuse du typhus. CepenJant Braueil et la piupart de ceux qui les ont decrites dans les dernieres annees ne considerent pas les eruptions cutanees comme de nature pustuleuse.
Les classifications diverses que les auteurs anglais ont etablies des alterations de la peau ne nous permettent pas de les comprendre dans une seule description.
Le docteur Sanderson les divise en incrustation et eruption. Par incrustation, il entend le depöt d'une matiere scmi-solide sur la peau qui la rend onctueuse au toucher et qu'on trouve sur les pariies denuees de poils, sur les cötes du cou et ä la nuque.
Vav eruption, il designe : 1deg; lepaississement, le ramol-lissement et le detachoment de l'epiderme, specialement autour de la bouche, sur le perinee et le pis; 2deg; des elevures papulaires croüteuses, dures et tuberculeuses,
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molles. Les elevures papulaires, semblables aus Knötchen des Allemands, se trouvent sur la surface vasculaire du derme ei sonl reeouverles d'une croüle, qui, enlevee sur les parlies garnies de poils, entraine ceux-ci. Sur les parties denudees, clies ont ele comparees ä tort, ä des vesicules aplalies. Les elevures croiäeuses dures ressemblenl quelque peu aux pustules de limpeligo et se trouvent sur le pis. Sous la croüte, on rencontre une matiere puriforme. Les hibercules mous sonl dus a l'liyperemie et ä la distension des follicules sebaces. Sanderson ne les croit pas propres au typhus.
De plus, il a vu des ulceres superßciels autour de la bouche.
Murcbison distingue :
1deg; Des taches d'erylheme par I'liyperemie de la couche suporficielle du derme. En se detachant, l'epiderme entraine le poil, lorsqu'il existe;
SJ,quot; Des pustules discretes ou confluentes : elles siegent en general sur les taches derytheme. Lorsque la croüte qui squot;y forme, s'enleve, on decouvre une excavation. L'au-teur affirme que ces pustules, comme la matiere qui se trouve sous les croütes, renfermenl du pus veritable ;
3deg; des petechies dues a Tinliltration d'hematine dissoule. 11 arrive aussi que la couche superficiclie du derme con-tienne du pigment altere, en granulations reunies ou oparses. II y attribue les taches de decoloration si souvent observees par les tanneurs sur les peaux dquot;animaux qui avaient ete atteints du typhus.
Le docteur Bristowe n'a vu ni pustules ni vesicules, mais une byperemie du reseau capillaire du derme, la production exageree du revetement cpidermique qui se des-quammc, la formation abondante de matiere sebacec et le
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developpemcnt de corpuscules analogues ä ceux du pus.
Au microscope, il a constate la distension des capil-laires du derme et pas de production delements morpho-logiques nouvcaux.
La croüte est composec de cellules epitheliales et de corpuscules semblables ä ceux du pus.
Lionel Beale qui ne parlc que d'elevures papulaires, les atlribue en partie a Taugmentation du derme et en partie a Tepaississemnit des couches cuticulaires superfieielles. Les fibres du tissu du derme sonl ecartces par des masses de matierc germinale qui epaississeru et ramollissent le derme. Lorsque cette mutiere germinale vient a la surface du derme, eile cause le detachement de Tepiderme.
On veil done que le disaccord regne sur la nature des alterations que presente la peau. Tandis que la plupart nient la presence des pustules, d'autres affirment les avoir . constatees. Les globules du pus observes par Murchison et par plusieurs medecins ä qui il les a montres, ne sont autre cliolaquo;c que la matiere germinale de Lionel Beale et les corpuscules sembiablcs ä ceux du pus du docieur Bristowe (i).
En Belgique, bien rarement avons-nous vu des alterations semblables de la peau. Ccla tient, peut-Stre, en partie, ä ce que le plus souvent, les animaux etaient sacrifies avant que ces alterations ne fussent bien deve-loppcesj on salt en effet qu'elles n'apparaissent qu'ä un degre avance de la maladie.
Cependant, nous avons note la frequence de la presence a la surface de la peau, surtout autour des ouvertures na-
(i) Nous nous sommes ^tendu sur les all^ralions rte la ]\cau, parce que leur connaissaoce esl indispensable pourd6leiminer la nature du lyphus, comme nous le verrons plus loin.
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lurelles, sur le pis, le periuee, d'uue mature ondueuse. Lorsqu'on l'enlevait, on delachait en meme temps l'epi-derme et il restait une excoriation sur laquelle on obser-vait l'hyperemie de la surface du derme.
Nous avons vu egalement des excoriations se produire sponianement autour de la bouche et des narines que nous avons altribue ä Taction des liquides qui aflluaicnt de ces ouverlures et qui dissolvaicnl ou tout au moins ramollis-saient le depot onctneux qui recouvrait ces surfaces.
Bien rares etaient les elevures papulaires sur le pis et autour de la vulve et de l'anus. Elles s'accordent exacle-mcnt avec cellcs-ci, si bien decriles sous le meme nom par Bristowe.
Quant aux pustules et aux vesicules, jamais nous ne les avons renconlrees.
SANG.
La plupart des auteurs admettent que le sang a une coloration plus foncee qu'ä l'etat normal et qu'il se coagule plus difficUement lorsqu'il est pris sur des animaux chez les-quels la maladie est arrivee ä une periode avancee.
Bristowe dit que Ton observe celle coloration dans toutes les maladies aecompagnees de difficultes dans la respiration.
Le sang a ete examine, au point de vue de sa composition chimique, par IXaye, Peretti, Ondemans, iMarcel, Arlbur Gamgee, etc., etc.
Les recherches du docteur Marcet, surtout, sont marquees d'un baut degre d'exactitude, car elles ont ete faites sur le sang d'animaux sains dabord, infectes ensuile.
II y a accord unanime sur Vaugmentation de la quantite
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de fibrineetä une periode avancee sur la diminution de la proportion d'eau.
La proportion de flbrine monle de 3,93 p. c. ä 4,08 et jusqu'a 7,70, d'apres Mnrcet, et de 4,10 p. c. ä 9,26 p. c. d'apres Perelli. Baunhaucr trouva 7,S4 p. c.
La proportion de Yeau de 831 se reduisit ä 813,4 jusqu'a 782,7 (Marcel), et de 770 ä 682 d'apres Peretti.
Marcet attribue la diminution de l'eau aux spoliations dues ä la diarrhee.
Quant ä Taugmenlation de la fibrine, il aurait ete tente de lui Irouver pour cause lappauvrissement du sang, s'il ne l'avait trouve chez une bete bovine qui n'offrait aueun signe appreciable de la maladie sinon l'eievalion de la temperature.
La diminution de la proportion d'eau entraine une augmentation proportionnelle des miileriaux solides du sang. Divers l'ont constate et Lionel Beale a vu, de plus, une augmentation notable des substances solubles renfermees dans les matieres solides.
Ondemans a trouve une diminution dans la proportion des cendres (d'apres la methode de Scheerer) de 7,8 p.c., eile se reduisit ä S,6 p. c.
Peretti enfin, dit avoir constate la presence de sulfures alcalins qu'on ne trouve pas clans le sang normal. Naye cependant assure que ces substances sont conlenues dans le sang de l'animal sain. (Voir annexe Y.)
Vexamen microscopique du sang n'y a pas revele la presence d'aucune particularitc digne de noter selon Bristowe, Gerlach, etc., tandis que Furstenbeig a constate laugrnen-lation des leucocytes et que Bcale signale dans le sang des capillaires la Constance de nombreux globules blancs ou des masses de matiere gerrainale qui y ressemblent exacte-
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ment. Mais dans \e sang des plus gros vaisseaux cclte aug-mentalion en nombre el en volume n'est ni conslante ni jamais aussi considerable. Le docteur Beale ne peut, au sujet de leur nature et de leur origine, qu'emettre des hypotheses : ou ce sont des globules blanes agrandis; ou ils resultent de l'adhesion ä un ou plusieurs globules de partieules etrangcres; ou bien ils resultent de germes di-rectement introduits du dehors; ou bien, ils se sont detaches des elevations que Ton rencontre a linlerieur des capillaires.
Le liquide renferme dans les capillaires distendus est du sang rouge ou bien un liquide jaunätre. Ce dernier liquide contient des eorpuscules rouges älteres, des masses angulaires de matiere colorante et de la maliere granulaire et presque toujours des amas de myeline. Dans les capillaires distendus qui contiennent du sang rouge, on distingue les eorpuscules rouges.
Que le liquide soit eolore en rouge ou qu'il soit jaune, toujours il y a abondance de leucocytes ou de matiere ger-minale qui y ressemble.
La stase du sang peut etre attribuee frequemment aux obstacles ä la circulation capillaire par la multiplicite de la matiere germinale; mais il n'en est pas toujours ainsi, et alors le docteur Beale avoue ne pouvoir en preciser la cause.
Gerlach n'a pas rencontre ces modifications des parois capillaires ni de leur conlenu,
Dans un caillot sanguin de l'aorte dquot;un animal qui avail succombe ä la maladie, Bcale a retrouve des organismes vegeiaux simples qu?il a notes dans les secretions muqueuses. II croit que leurs germes existent dans le sang normal mais qu'ils n'augmentent ni ne se developpent que lorsque
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le liquide sanguin s'altere, et Gerlach pense que ces orga-nismes vegetaux ne sont autre chose que des formes cris-tatlines. Nous n'avons pas daulorite pour irancher la question.
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tRINES.
Leur quantite ne subit pas de modification constante; chez Fanimal qui esl avide de boissons, les urines sont plus claires et plus abondantes que chez celui qui boit peu ou qui a la diarrhee.
Leur qualite varie notabletnent. Les recherches faites en Anglelerre par le doetcur Sanderson, Marcet, Arthur Garngee et le professeur veterinaire Tuson ont donne comme resultais constants :
{quot; L'augmentation de la quantite de Yuree des le debut;
2deg; La diminution de sa pesanteur specifique;
3deg; A une periode avancee, la presence d'albumine.
Vuree augmenle des que la temperature du corps s?e-leve, et eile croit avec la croissance de la maladie; au declin, lorsque les urines sont rares, la secretion totale d'uree peut diminuer quoique le p. c. d'uree dans le liquide subisse peu de changement (Marcel). Non-seute-ment l'uree augmente relalivement ä la quantite de l'urine, mais encore sa quantite absolue excretee par jour, augmente ä mesure que la maladie fait des progres (Sanderson).
La diminution de son poids specißque tient sans doute, dit 1c docteur Marcet, ä la diminution des matieres minerales dont la proportion decroit rapidement.
L'albumine se retrouve dans les urines peu de temps avant la mort, dapres Sanderson. Cependant le docteur
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Marcet a constate sa presence, des le troisiemenuquatrieme jour apres l'elevation de la temperature du corps; sa proportion varie dun animal ä un autre, muis eile augmente chez le meme animal avec les progres de la maladie.
Le docteur Gamgee a constate quelquefois, dans les urines, la presence de sang et d'epitlielium renal.
LA1T.
La guantüe diminue rapidement. Tantöt sa secretion est a peu pres completement tarie en deux, meme en un jour, tiintöt,quoique reduite considerabiemem, eile ne disparait pas completement, lorsque la forme de la maladie est rela-tivement benigne.
A mesure que sa quantity diminue, ses qualites physiques changent. Sa consistance devienl plus grande ct vers la fin c'est un liquide trouble dans lequel flotteut des particules floconneuses ou granuleuses.
Sa coloration augmente : eile est celle du lait riebe en matieres grasses; quelquefois sa leinte est biunätre et exceptionnellement eile est anormalement päle (Beale). Lorsqu'il aigrit, il exbale une odeur desagreable.
Les variations du folds speeißque du lait ne sont pas constantes, d'apres M. iVettlesbip; il diminue, d'apres Marcet.
Lorsquon abandonne le lait, le plus sonvent la creme se separe.
En general, plus le lait contieni de globules du pus — ou de globules qui lui ressemblent, — plus il fournit de creme ct moins celle-ci se separe. Cependunt, lorsququot;il y a sura-bondance de globules du pus (?) la creme gagne le fond sous forme dune masse visqueuse, epaisse.
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Les analyses chimiques ont clonne des resultats variables. Cependant on a constate la Constance de Yaugmentation des matieres grasses.
D'apres Gamgee, il contient line proportion moindre de sucre.
La proportion des matieres minerales nquot;a guere change; les uns (Gamgee) disent quelle augmente, d'autres (Marcel) qu'elle diminue.
Quil y ait augmentation ou diminution, eile est tou-jours pen notable.
La caseine enfin est signalee par Gamgee comme aug-mentant en proportion.
La reaction du lait est alealine comme a 1 etat de sante.
Examine au microscope, le lait a presente au docteur Sanderson, outre ses elements normaux, des corpuscules spheriques, hyalins, a peine plus grands que les corpuscules blancs du sang, les uns libres, les autres entoures de granulations. Ce sont ces corpuscules que Lionel Beale a designessousle nom de masses de matiere germinale et qui ont ete consideres par la plupart de ceux qui ont etudie la peste bovine, sous le nom de globules du pus.
Les globules de grause, au lieu d'etre libres et distincls, se reunissent en masses.
BILE.
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La bile de i'animal qui a succombe a la maladle se decompose rapidemeul. Elle est jaune-brunätre et degage une mauvaise odeur.
Quelques analyses, faites par le docteur Marcet,lui ont donne pour resuitais a peu pres constants une augmen-
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tation de la proportion de l'eau et une augmenlalion des nialiercs minerales dans le total du residu solide.
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NATURE BE LA MALADIE.
II rvest pas de maladie, peul-etre, surla nature de la-queJIe il y ait eu des opinions plus diverses. De lä, cette foule de denominations que les auteurs luipnt appliquees.
Nous ne nous arreterons qu'un instant sur les opinions erronees, emises par des voix isolees, pour examiner plus serieuscment celles qui ont eu le plus d'adherents et qui sont encore en credit aujourd'hui.
II est presque superflu de vouloir demontrer que la maladie qui nous occupe n'est pas :
une inflammation de poitrine (Gladilz, Scopoli, etc.), car les lesions principules siegent dans le tube digestif;
Une dyssenterie (Salchow, Skreckh, etc.) : Les excretions souvent repetees de peiites quantites de mucus san-guinolent ou dune serosite jaunätre de la dyssenterie different de ladiarrhee torrenlueuse de la peste dans laquelle la diarrhee, qui dquot;ailleiirs n'existe pas toujours, n:est pas constamment melangee de sang. Du reste, les lesions de la dyssenterie siegent dans le colon et le rectum et rareraent dans la partie poslerieure de lintestin grelc; tandis que dans le typhus bovin, quoiquc se retrouvant dans le gros intestin, les lesions sont ordinairement plus marquees dans iestomac et la portion anterieure de l'intestin grele;
Une gastro-enterite (ordinaire), Hurthrel, etc. Dans le typhus, la presence d'ecchymoses et surtout labsence d'exsu-dalt;sin/lammaiojm,lesalteratiorisdesmuqueusesrespiratoire, oculaircvaginafe, sont des caracttires tranches qui ne permet-ttfnt pas de le eonfondre avec une gastro-enterite ordinaire;
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üne fievre bilieuse (Huzard, etc.) : les symptömes bi-lieux constituent l'exception dans le lyphus ;
üne fievre putride gangreneuse (Gilbert) : il n'y a pas de putrefaction comma dans les maladies cbarbonneuses, etc.
On a cm trouver des ressemblances entre la peste bovine et dautresaffections,savoir: avec
La peste ou typhus d'Orient (Sick) en raison de l'origine etrangere, de la mortalite et de la contagiosite excessive des deux affections et meme, dapres l'auteur, de la similitude de leurs symptömes et lesions.
Ccpendant, le typhus d'Orient, outre le gonflcment de la rate, lengorgement du foie par du sang noir et (luidc.etc, presente pour symptömes particuliers des bubons, des anthrax, des charbonsctdes petechiesgangreneuses : lesions et symptömes absents dans le typhus bovin;
La scarlatine. Le doeleur Smart, d'Edimbourg, se basant sur letal congestif, non indammatoire des mu-queuses, la desquamalion epilheiiale de leur surface, raugmentation de la temperature du corps des le debut, la presence d'albumine dans les urines, etc., etc., a cru pouvoir designer I'epizootie sous le nom de scarlatine mu-queuse ou interne. Or, plusieurs de ces symptömes : l'ele-vation de la chaleur du corps, les urines albumineuses, etc., etc., appartiennent a dautres affections; les lesions de Testomac et de lintestin font defaut dans la scarlatine; enlin, Veruption scarlalineuse, — e.vapüon ecarlate en tacbes, plaques granulees, plus tard des vesicules,— ne ressemble en rien a celle du typhus du boeuf, lorsquclle existe;
Le typhus des camps. La comparaison du lyphus des camps el de la peste bovine est nee des notions inexaetes avancees n;-.guere sur leliologie de celle derniere que Ton vit regner parmi les boenfs de transport el d'approvision-
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nement des armees en campagne. 11 est aujourd'hui parfaitement acquis que le typhus bovin ne sevit jamais, quelles que soient les conditions d'insalubrile, les privations, etc., etc., auxqueiles sont assujetlies les betes bovines ä la suite des armees, ä moins que les trou-peaux ne renferment ou n'aient subi le contact du betail des steppes.
La variole ou petite veröle. Ramazzini fut le premier qui designa lepizootie sous le nom (Yaffection varioleuse, k cause de la frequence des eruptions cutanees qu'il compa-rait ä la variole, pendant le regne du typhus en Italic en 17H. Les medecins de Geneve qui etudierent la maladie, chercherent ä etabiir ridenliie des deux affections de Thomme et du boeuf, et designerent l'epizootie par le nom de petite veröle. Layard en Anglelerre (17S7), Vic d'Azyr qui rappelerent peste varioleuse, Dupuy qui la nomma diathese ou cachexie varioleuse, partagerent la meme croyance. Cependant Lancizi, contemporain de Ramazzini, l'appeia peste bovine. Camper, en Hollande (1768), et nomhre d'autres, nierent que sa nature fut varioleuse.
Delafond (1838) s'est livre ä l'examen comparatif des symptömes et des lesions de ia variole et de la peste bovine et il en conclut qu'il n'existe entr'elles que peu ou point d'analogie et que la vraisemblance d'anaiogie ne peut se rencontrer que dans Teruption pustuleuse (?) du typhus bovin, qui n'est ni constante, ni unique chez les besliaux altaques du typhus.
Pendant la derniere epizootie bovine en Anglelerre, la question de la nature varioleuse du typhus revint ä l'ordre du jour. Des medecins distingues, le docteur Ceely, le doctcur Rlurchison, etc., etc., emirent l'avis que la maladie du betail n'elait ni plus ni moins que la variole et
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que la vaccination dcvait etre tentee comme preservalif (l). Dans son rapport a la Commission officielle de l'Angle-terre, publie le 2 Janvier 1866, le docteur Murehison etablit denombreux points de ressemblance entre la variola et la peste bovine tant d'apres la nature de Veruption cu-tanee que d'apres les symptömes, les lesions anatomiques, Vextreme contagiosite et leur propagation par inoculation.
Et cependant, il avoue que si dans la variole il y a des vesicules et des pustules, les vdsiculcs ne s'observent pas dans le typhus bovin; il attribue leur absence a une difference dans Telat de la peau de Thomme et du boeuf, et il invoque ä l'appui le fait de la production difficile des vesicules sur la peau du boeuf par Temploi des irritants. Et quant aox pustules, si dies ne sont pas bien marquees, ii se trouve neanmoins du pus veritable sous les croütes.
Bristow fail observer, avec raison, qu'on ne remarque pas celte cgnlite dans le dcveloppement de l'eruption que Ton voit dans la variole. L'eruption dans la peste bovine, meme lorsqu'elle est bien etablie, a des degres de devclop-pement differents et, de plus, eile est accompagnee d'une alteration des follicules scbaces qui n'existe pas dans la variole.
Ainsi, le docteur Murehison admet une eruption pustu-
leuse sans vesicules ni pustules, el encore nioins pustules
ombiliquees, distinctcs; ce qu'il est impossible dadmettre.
Et la presence de corpuscules du pus, quril dil avoir con-
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(i) La vaccination tut pratiqufie en effei sur une vasle Schelle et comme on le salt, ses riisuUats fnrent completement negatifs. La pr^tendiie vaccina-lion preservative cuntrlbua laigementä l'extension du typhus en Angletene; eile fit däpartir de leur vigilance les proprietaires de b^lail, qui permirent l'accös de leurs fitables ä une foule de gens, arm^s de vaccin ou de faux vaccin (vaccin tabriquö et peut-itre du virus typhique) el dont certainej avaient ili au contact d'animaux infccles.
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stalöe, est niee formellement, comme nous l'avons vu, par Brislowe, Beale, etc., etc., hisiologisles distingues.
Les symptömes dominants de la variole : la pyrexie, la douleur lombuire, la salivation, la diarrhee, rhematurie et laquo; l'etat typhoide raquo; sent trop generaux, trop communs ä d'autres affections, pour les invoquer ä lappui de l'analo-gie de la variole ei du typhus.
Les Itisions morbides olFrent des points de ressemblance lt;jue nous ne pouvons meconnailre, mais seulement dans la variole maligne; Ihyperemic des muqueuses digestive et respiratoire, les taches ecchymoliques, la coloration plus foneee du sang, etc., etc., ces lt;sions qui constituent Tex-ceplioii pour la variole, sont la regle dans la rinderpest.
Enlin, quant a Vextreme contagiosite et leur propagation par inoculation, ce sont des analogies par trop generiques pour qu'on puisse les invoquer.
Si Ion ajoute que maintesepizooties n'ont pas etc aecom-paguees du tout, ou ä de rares exceptions, d'eruptions eu-tanees et que dans aueune epizoolie, reruption ne s'est presentee sur lous les individus attaquesj on est en droit den inferer qu'on ne pent attribuer au typhus bovin une nature varioleusc.
Fievre typhoide ou fievre enterique. — Un grand nornbre dauteurs allemands, frappes de la constance et de la similitude des lesions anatomiques de la pestc bovine aus lesions essemielles de la fievre typhoide, ont couclu ä l'a-iralogiede ces deux affections.Tels sont Bogdalek,Raviteh, Spinola, Gerlach, etc., etc.
Cependant, dautres invesiigateurs non moins distingues de lAllcmagne et des pays visitespar la derniere epizootic, conlestent formellement la constance de ces lesions et avan-cent qu^.lorsque des lesions analogues existent, elles diffe-
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c0nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;du TYPHUS CONTAGIEUX fiPIZOOTIQUE.
rent notablement de celles de la Gevre enterique de Thomme, Nous citerons Roll, Roloff, Renault,Bouley, Gamgee, etc., et tous les medecins de rAngleterre, croyons-nous, sauf le docteurBudd.
Le docteur Murchison, ä qui Ton ne pent eoniester une connaissance parfaite des lesions des deux maladies, qu'il a etudiees comparativemenl, est d'avis que les alterations des glandes de Peyer sent indubiiablement le rcsuhat de Thyperemie generale de la muqueuse digestive, qui tend plutot ä obliterer ccs glandes qu'a les rendre plus proemi-nentes et que leur alteraiion ressemble infiniment davan-tn^e ä celle des glandes coiTespontlantes dans le cholera, la variole, la pyohemie et autres maladies du sang qu'a celle des glandes dans la fievre typboide. Le eontraste qui existe entre les plaques de Peyer dans la fievre enlerique et le typhus bovin est frappant, et il Fest dautant plus que ces glandes, a I'etat sain, sont plus apparenles, plus deve-loppees chez le bceuf que cbez Thomme.
L'ulceration des follicules, consequence du ramoliisse-ment et de la gangrene, qui est la regie dans la fievre typboide, est I'exception dans la peste bovine, si toutefois 1'exception existe, car le docteur Murchison ne Ta pas ren-contree dans aucune des trente autopsies auxquelles il s'est livre. Sans vouloir contester que des ulcerations superfi-cielles, voire meme des eschares, ne puissent exister, ii a lieu de croire que Ton a soiivent pris pour telles des masses de sang ou des matieres en forme de fausses membranes, colorees par des matieres fecales et adherentes a la muqueuse.
Son opinion est corroboree par le docleur Smart, q'fci, charge a Edimbonrg detudier la maladie, ecrivil le 25 sep-tembre 1865 que jamais il n?avait observe da veiiiable
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iilceration et que les glandes etaient moins saillantes quä Teiat normal. Enfin les docteurs Aldis, Bürge, Buchanan, Sanderson et une foule d'autres qui ont sucoessivemenl et separement fait de nombreusesautopsies, partagent le meme avis. Le docleur Budd, partisan de 1 analogic des deux affections, dit: laquo; Chacune est caracterisee par une eruption intestinale, dont Tune n'est pas lequivalent pathologique exact de Tautre. raquo;
Spinola, qui professe la meme opinion, signale Tinfil-tration et l'ulceration des plaques de Peyer, comme dans la fievre typhoide de Ihonime; il ajoute que si chez ce dernier leurs alterations se presentent dquot;une maniere bien plus marquee, ii croit pouvoir l'attiibucr ä la duree plus longue de raffection dans lespece humaine.
Un second caracterc anatomique essentiel de la fievre enterique de Ihomme, est linfiltration des ganglions me-senteriques. On la rencontre cependant au meme clegre dans la pesle, la dyssenterie, etc., etc,
Gette lesion a constamment fait defaut en Anglelerre, d'apres les auteurs que nous avons cites, sauf le docteur Budd, qui dit qu'ils sont gonßes et enßammes. Spinola, du reste, avait deja constate que leur tumefaction n'est pas consta7ite.
La troisieme lesion essentielle de la fievre typhoide est Vengorgetnenl de la rale. Elle n'a pas ele observee davan-tagc. Budd ne parle pas de. letat de la rate; Spinola a dit qu eile est inolie, aflaissee.
Enfin, dans le typlius bovin, nous avons conslate que le sang renferme, dbs le debut, une augmentation conslante de la fibrine que nous ne rencontrons pas dans ia fievre typhoide oü sa proportion teste normale ou meme diminue.
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Meme parmi les lesions aecessoires inconslantes, telles que, parexemple, leruption cutaneede nature vesiculeuse, les sudamina, differe essentiellement de celle qu'on constate quelqjicfois dans le cours defa peste bovine.
11 serait aise, en poussant plus loin rexatncn eomparatif des lesions, des symptomes, de la durce des deux maladies et de leur contagiosite, de faire ressoriir des dissemblanecs frappantes.
Nos etudes concordcnt parfaitement avec celles faites en Angleterre, comme il resulte de la description que nous avons faitc des lesions anatomiques du lyplius bovin. Pas line fois, nous n'avons vu les glandes de Peyer ulccrees et jamai.i nous n'avons constate dans le tissu sous-niuqueiix la presence d'un depot blanc-jaunätre, cassant, friable, lisse, decrit par les patbologisles qui se sont occupes de la fievre typboide de Tliomnie.
Alors meme que les plaques de Foyer presenteraicnt les alterations decrites par les auleurs allemands, l'absonce du depöt sous-muqueux, de l'infilration constanle des ganglions mesentcriques et Tetat normal de la rate ne nous autorisent pas ä accorder ä la peste bovine la denomination de fievre typboi'dc du boeuf.
II resulte de cc qui precede, que dans le eadre des affections qui atleignent les animaux autres que les ruminants, il n'en est pas qui soient Tequivalent du typbus conta-gieux. Si quelques-unes offrent, avec cc dernier, certains points de rcssemblance, elles prcsentent en meme temps des dissemblances telles que les analogies qiron croit re-marquer au premier aspect, sont trop loinlaines pour pou-voir en inferer ä une analogic de nature. Il ne faut pas necessairement, du reste, que le typhus des ruminants trouve son analogue parmi les affections d'autres animaux,
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pas plus que la morve, par example, qü'on ne peut comparer ä aucune maladie des especes bovine, ovine, caprine, etc., eic.
Si nous nous rapportons aux lesions analomiques que nous avons decrites plus haut, ces lesions etabiissent clai-rement :
Oue TalTection siege essentiellement dans les muqueuses;
Que, parmi les muqueuses, celle qui est constaniment atteinte est la digestive ;
Que ralteration elle-meme des muqueuses consisle dans Texageration de son activite fonclionnelle de leur membrane propre et la production abondante d'elements cellu-laires normaux ou d'elements cellulaires ressemblant aux elements normaux, de maniere a ne pouvoir les en dislin-guer;
Enfin que, iorsque la peau, dont la structure ressemble de plus en plus ä celle des muqueuses, devienl le siege d'alterations, elles sont de meme nature que cclles des muqueuses.
C'esi ce qui ressort des eludes recentes de Roll, Ravitcb, Bruckmiiller, Sanderson, Lionel Beale, etc., etc.
Ravitch considere les corpuscules emanes de la surface du dcrme comme identiques aux globules du mucus. Roll exprime la meme opinion en disant que le typhus bovin est un processus exsudatif des muqueuses. Pour Bruckmiiller, les globules du mucus designes par Ravitch son de verilables globules du pus. En Angleterre meme les au-teurs qui classent la peste parmi les affections exanthe-mateuscs, tels que Bristowe et Murchison, signalent aussi la presence, le premier, de corpuscules ressemblant quel-que pen ä ceux du pus; le second de globules de mucus et de pus et toules les formes intermediaires. Pour le docleur
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Sanderson, I'affection consiste en une fievre conslituiion-nelle, aecompagnee de manifestations locales sur les mu-qneuses et la peau. Et il a decouvert egalement dans les parties aherees de ces lissus, des corpuscules partageant les earacteres des corpuscules muqueux el des globules du pus.
Lionel Beale, enfin, note I'abondance dans les tissus älteres de masses de matiere germinale ou germinative.
Si les autenrs dont nous venons de parier sont arrives a des conclusions differentes quant a la nature de I'affection, tous cependant sont d'accord que la membrane propre des muqueuses (et quelquefois de la peau) produit une abondance d'elements cellulaires, offrant la plus grande ressemblance aux leucocytes et aux globules du pus.
Or, ces elements cellulaires, dont la distinction n'est pas toujour* aisee a Tetat physiologique, seront plus diffi-ciles a ctre parfailement caraeterises, lorsque, en vertu de leur production exageree ou plutöt de leur croissance rapide, les globules muqueux acquicrent des earacteres physiques : soit une augmentation de diametre, nn aspect plus ou moins granuleux, etc., etc., qui les font devier tant soit pen du type normal, au point que la distinction de ces globules muqueux et des corpuscules du pus devient impossible par les moyens d'investigations dont la science pcut disposer aujourd'hui. C'est ä cela que nous devons altribucr la divergence qui separe les investigateurs sur la nature des produits de la muqueuse.
Nous croyons done pouvoir assigner au typhus pour siege essentiel les muqueuses. h'alteration qu'elles subissent consiste en une activite fonctionnelle exageree de leur membrane propre, produisant une abondance d'elements cellu-
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laires normaux, plus ou mains modifies, en raison mcme de leur production rapide.
Quant ä la cause q'üi amene cette suractivite productive des mnqueuses, on ne peut emettre ä son sujet que des hypotheses. Cette cause git sans douledanslactivite du virus: action specifique, dont la nature meme nous echappe et donl nous ne pouvons juger que par ses effels, qui se tra-duisent invariablement par des alterations, toujours les meines, des muqueuses.
Pas plus que (la partie solide de) la serosite vaccinale, les malieres virulentes de la pesle hovine nc renferment A'element special que 1'on puisse distinguer par des carac-teres chimiques ou micioseopiques, des elements de la lymphe normale. II faut done que le virus soil doue d'un pouvoir special h la faveur duqucl, introduit dans un orga-nismc sain oü il trouve un terrain approprie, il s'y deve-loppe, s'y multiplie et y produit invariablement les memes alterations que celles dc rorganisine par lequel il est en-gendre.
ETIOLOG1E.
Jadis, on nourrissait la croyance que le typhus bovin etait susceptible de naitre partout, lorsque les animaux de loute race bovine etnient soumis ä un ensemble de causes capablcs d'engendrer chez I'homme les affections typhoides avec lesquelles on accordait au typhus bovin la plus grande analogic. Ces causes etaient les emanations putrides et paludeennes, les brouillards de rautomne, le froid et I'hu-midite. continus, la mauvaise alimentation ou sa penurie, les marches forcees, lagglomeration de nombreux animaux dans des locaux exigus, la lerreur inspiree par le
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bruit des combats, etc., etc. Ces causes paraissaient dau-tant plus evidentes que le typhus bovin decimait constam-ment les bceufs de trait ou dapprovisionnement des armees en marclie et les boeufs amenes, en temps de paix, du Sud-Est de ('Europe dans les pays voteins, apres un long et penible voyage.
Wolstein, Laubender, Rodet, Hurtrel, Delafond, etc., sans contester que le typhus ne püt etre Importe du deliors, soutenaient celte opinion qui fut combaltue par la plupart des auteurs qui se sont occupes de la question, dcpuis i7H, epoque de Tinvasion de la pesle en Italie, la premiere sur laquelle nous possedions des renseignements precis : Ramazzini, Lancisi, Camper, Kanold, Layard, Kausch, Adamorwicz, Sick, Veilh, etc., etc., plus, tous les auteurs modernes sans exception, croyons-nous. La peste ne s'etant jamais dcclaree dans l'Europe occidentale sans qu'il y eüt eu importation de betail des steppes, ilsont conclu que l'apparition du typhus elait invariablement liee au betail de cette origine. Renault a eleve cette opinion ä la hauteur d'une verite incontestable en ajoutant aux fails connus de i'invasion du fleau ä la suite des armees se diri-geant du Sud-Est vers l'Ouest et le Sud de l'Europe, ce fait non moins important que jamais, quelles que fussent les privations ä la suite des armees, la peste bovine n'a sevi lorsque les convois de boeufs n'etaient pas fournis par du betail des steppes, comme les preuves en ont ete four-nies pendant les guerres d'Algerie et de l'Espagne.
S'il est done universeliement admis que le typhus bovin est une maladie introduite du dehors dans TEurope occidentale, le desaceord le plus complet regne sur le lieu de son origine, et ä plus forte raison sur les causes qui l'en-gendrent.
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L'epizootie de 17H qui envaliit l'Italie et s'etendit aux pays voisins, celle ile 1814 en France, et diverses autres etant dues ä Tintroduction de bcetifs liongrois, on en a infere que la Hongrie etait le pays d'origine de la peste. Telfutl'avisde Laneisi^amazzini, Faulet, Bun.iva,elc.,etc. que ne parlagerent, ni Weist, nl Kanold, ni Viborg, ni Rausch, ni Sick, etc., etc. Ccux-ci lui aceordaient pour patrie la Tartarie d'oü eile se serait implantee en Ukraine, en Moldavie et jusqu'aux fronlieres de la Gallicie. D'apres Adamovvicz, eile ne nait pas originairement en Lilhuanie, ni en Padolic. Avant 1828, epoque de la guerre de Tur-quie, eile parait n'avoir jamais sevi en Moldavie, Valachie, et Bessarabie, pays dans iesquels on necuse de son introduction des beeufs de trait issusdugouvernement de Kiew.
Les investigations recentes n'ont pas resolu la question. Un fait parait certain, c'est que sa patrie n'est pas la Hongrie. Tandis que IMiillcr pense que le typhus nait dans les steppes de la Podolie et de l'Ukraine, Jessen dans les steppes du Kherson et peut-etre dans celles des Kirgise?; Unterberger, Rawitch,etc.,dans l'Asie; Roll, Spinola, etc., aecordent aux steppes de l'Asie ccntrale et de la Russie d'Europe, surtout dans le voisinage de la Mer noire, le pouvoir fatal de provoquer sa naissanee spontanee.
Cette incertitude a recu recemment sa consecration au Congres de Zurich, 1867,auquel sur diverses propositions emanees de MM, Ravitsch, Szebo et Jessen, Tassemblee a emis le vceu que laquo; le gouvernement russe serait invite a provoquer de la part des etats europeens la composition d'une Commission internationale de veterinaires qui serait chargee de recherchcr les locolites ou le typhus doit avoir sa source. raquo;
La patrie du typhus n'elant pas connue, on ne peutque
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se livrcr ä des liypoiheses sur les causes qui l'engendrent. Ouoique Ion ait avance qu'nn concours decirconstances nnisibles, principalement les longues marches el les privations de touie nature, puissent faire naitre dans les steppes le typhus contagieux, il faul cependant admettre qua le privilege donl ces contrees jouissent, ä l'exclusion de toutes aulres, est lie ä ('existence d'une cause speciale, analogue ä celle qui, sur les bords du Gange, engendre le cholera.
Beaucoup d'auteursadmettenl, pour le betail des steppes, une predispodtion particuliere ä la faveur de laquelle il est susceptible de contracter spontanement ie typhus. Avant de pouvoir admettre cetle predisposition qui serait le partage exciusif de la race des steppes, il faudrait etabiir la preuve que les races etrangeres, soumises aux memes innucnees que le betail des steppes, ne seraientpas atteintes spontanement au meine degre que ce dernier, et que le betail des steppes, loin de sa patrie et apres la periode ä laquelle la maladie pent rester latente, contracterait le typhus, sans pouvoir raltribuer ä la contagion.
Or, on na pas soumis des animaux etrangers aux steppes aux conditions gencliques du typhus, et d'autre part l'opinion de Viborg, d'Unterberger, etc., etc., qui consiste a admettre que la peste pent naitre spontanement clicz les animaux des steppes, loin de leur patrie, a la suite des longs voyages, est loin d'etre generalcment par-tagee.Et si les animaux de nos races, quelles quesoient les privations qu'ils endurent n'ont jamais ete atteints'spontanement du typhus contagieux, nous croyons plus ra-tionnel de raltribuer ä l'absence, dans noire climat, de la cause speciale qui engendre le typhus dans les steppes, plulot qu'a une predisposition qu'on accorde a tort aux
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animaux des steppes et dont on refuse I'existencc chez nos betes bovines.
Le betail des sleppes etant susceptible d'etre atteint de la peste sous une forme si benigne quelle peut echapper aux yeux, on s'explique que les troupeaux puissent infecter les pays qu'ils traversent, sans etre decimes eux-memes : qu'ib soient attei'nts eux-memes sous une forme benigne -ou que l'aeces passe, le virus se soil attaelie aux teguments des animaux gueris.
Quoi qu'il en soil de son origine et des causes qui pro-voquent sa naissance, le typhus contagieux est toujours Importe dans les pays voisins au moyen du betail qui y est amene par la voie des steppes et la cause unique de sa propagation reside dans la contagion. Sur ce point, il n'y a actuellemenl plus de divergence.
Le virus de la peste bovine est a la fois fixe et mlatil.
Le virus est fixe. Pas n:est besoin de le prouverj les inoculations nombreuses out demontre que le virus reside dans le jctage nasal, Tecoulement des yeux, le tissu mus-culaire, le sang, en un mot dans toutes les parties de l'or-ganisme infeete et dans toutes ses secretions.
Quant au virus (improprement appele) volatil, son existence a ete prouvee a toute evidence par les autorites les plusdignes de foi : Wirlh, Roll, Jessen, Spinola, Leisering, Heckmeycr, etc., etc. II se trouve lie a la perspiration pulmonaire, aux gaz du sang, a ses excretions, enfin a toutes ses emanations et ä celles de ses produits.
Autour de lanimal infeete, autour de tous ses produits, et autour des malleres inertes auxquelles aussi bien que le virus fixe, le virus volatil peut adherer, 11 existe une atmosphere contagieuse dont 1 etemlue ne peut guere etro delimitee, en raison d'une foule de circonslauces depen-
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dantes de la quantile du virus, de la direction des vents, de la temperature, de 1 etat iiygrometrique de iquot;at-mosphere, de la dtirce |de ['epizootic, etc. Les uns Haupt, Veith, Sick, etc., limitcnt la contagion par virus volatil ä une vingtaine de pas; d'autres, Roll, Hayne, etc., lui accordeiü une sphere d'action infiniment plus etendue.
l/epoque ä laquclle le virus est engendre, par consequent celle ä laqueile Tanimal infecte peut communiquer la maladie, est Uxee par les uns (Kausch, Sick, etc.) a l'apparition des phenomenes febriles; par d'autres (Jessen, etc.) ä la manifestation des premiers signes maladifs; d'autres enfin, admettent remission du virus avant qu'aucun trouble morbide vienne deciiler Icxistence de la maladie. Jessen fait observer ä ce sujet et avec raison que i'animai sain qui infecte peut etre le porteur du virus sur
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Lorsque le professeur Heckmeyer conseille la separation des animaux sains de ceux offrant les premiers phenomenes morbides, il semble esperer de cette mesure leur preservation ; el la commission angiaise qui present la separation, lors de lelevaiion de la temperature, rmt evi-demment qua celle epoque le danger de la transmission n'existe pas encore.
Toutefois le docteur Sanderson a prouve par de nom-breuses experiences que vingt-quatre heures apres linser-lion du virus ehez un animal sain, toule la masse sanguine recele le virus et que chacune de ses parties esi capable de provoquer, par linoculation, la peste cbez Ta-nimal sain. Et comme il croil que lelevaiion de la temperature commence lorsque toute la masse sanguine est infectee, au bout de quarante a soixante heures, el que sans doute des que le virus a penetre la masse sanguine, il
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pent etre elimine, il ne nous parait pas impossible quo i'infeclion naturelle puisse avoir lieu des cet instant. On concoit cependant lt;ytie la determination rigoureuse de cet instant, dans linfeclion naturelle, n?est guere possible.
L'epoque h laquelle le virus a le plus d'intensite est sans doule celle a laquelle il est secrete en plus grande abondance, c'est-a-dire a la periode d'etat.
En Angleterre, le docteur Sanderson, en inoculant avec des matieres puisees sur une bete atteinte ä un haut degre, a provoque l'iuvasion du typhus au bout de quarantc-huit beures. II nquot;y a du rcste rien de fixe a l'egard de la force d'infection du virus typhique relativement ä Tintensite de ses effets. Recueilli sur des animaux atteints sous une forme benignc, il a provoque les symptomes les plus graves par son inoculation auxanimaux sains; d'autres fois, pris sur un sujct avance, il a engcndre le typhus sous une forme relaiivement benigne. II faut tenir compte, dans ces circonstances,de la predisposition individuelle.
Los animaux convalescents n'engendrent plus le virus et si Ion a cm pouvoir attribuer des cas dinfection au contact d'animaux convalescents ct gueris, il faut en rccher-cber la cause a la presence du virus ä la surface de lanimal qui en est le porteur passif.
Le virus peul conserver son activite pendant un temps plus ou moins long et dependant des conditions dans les-quelles il se trouve. Les autenrs admeltent generalement, sauf Haupt et peuletre quelques autres, qifil maintient le plus longtemps son activite en hiver. L/histoire rapporle des cas de typhus dont on rattache l'explosion ä du furnier d'animaux malades, expose pendant plusicurs mois a la gtilee. Ces observations concordent avec un fait que nous avons observe en Belgique : lors de labatage des animaux
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dquot;une etable et de ia desinfection du foyer, nous nvons attribue la duree de quinzejours qui s'est ecoulee entre Ia desiufcction et la contamination des animaux de deux etahles voisinos, ä la neige qui. surgissant pendant le transport du furnier et recouvrantquclques parcelles qui s'etaient dever-sees, a conserve !e virus qui s'est degage quelques jours plus tard, U i?que le degel survint.
Quand le virus est conserve ä l'abri de l'air et de la lumiere, soil dans des tubes, soit dans des fosses, son activite se maintient longtemps. Ainsi Hering a attribue une explosion de peste ä l'ouverture d'une fosse, six ans apres que des cadavres y aVaient etö enterres. Determiner le temps pendant leqnel le virus pent garder son activite, ne serait pas possible. Sa conservation depend necessairement de ia perfection avec laquelie il est soustrait ä la decomposition ou ä la dissemination. On sail, en effet, que dans tel terrain, les cadavres se decomposent rapidement, tandis que dans tel autre, de nature differente, il faut plu-sieurs annees avant que leur decomposition soit acbevee. II doit en etre de meme du virus, qui, comme le cadavre, est line substance organique.
La voie la plus favorable a la penetration du virus volatil est la muqueuse respiratoire. Cependant toutes les muqueuses peuvent se preter a son absorption et de noin-breux faitsont etabli que des matieres virulentes degluties par les animaux sains, ont ete absorbees par la muqueuse digestive. Quant a la surface de la peau, il n'est pas pe-remptoirement prouve que lorsqu'elle est intacte, eile laisse penetrer la maliere virulente.
En general, une atteinte de typhus premunit centre toute atteinte ulterieure. Les exceptions a cette regie generale sont inßniment rares. Le prolesseur Heckraeyer
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n'a observe aueune reeidive en Hollande. L'immunile acquise par une attaque de la mahidie, fait uequerir aus animaux qui y out echappe une grande valour.
II est des auteurs qui aecordent aux animaux gueris une immunile dquot;une duree ülimilee; d'autres croient que Tim-munite se perd au bout d'un certain temps que Ravitsch fixe au minimum ä trois ans. Toutefois Jessen qui a beau-coup inocule, a vu que les animaux inocuies restaient refractaires ä une nouvelle insertion du virus apres une duree de cinq ans.
Les deux causes principals qui amenent le typbus bovin duns lEurope occidentale sont : la guerre et le commerce.
L'histoire nous apprend que cbaque fois que les armees russes et autrichiennes se dirigent vers le Sud ou I'Ouest, etqu'elles trainenl apres elles des besliaux des steppes, les pnys qu?elles envabisscnt deviennent la proie du fleau. Ce fait est si bien etabli, que nous croyons a peine utile de l'appuycr de nombreux exemples. Bornons-nous a rappeler lepizoolie de 1740 50, la guerre de sept ans en 1757, rinvasion des allies en France on IS 14, etc., etc. Recem-menl, pendant la guerre de la Prusse et de I'Autricbe, le typbus sest declare parmi le belail des steppes dquot;un corps d'armee autricbien et a ele repandudans les provinces qu'il a traversees.
Le commerce a introduit mainte fois la peste dans les pays dans lesquels le betail des steppes a ete amene. Ainsi eile infecta lltalie en i7H, oü eile fut introduite pur un boeuf bongrois. En 1865, on a attribue, sans pouvoir le dfemontrer materiellement, rinvasion de I epizootic en An-glcterre a limporlation dun troupeau de boeufs russes. Ea Hollande, 11 est clairemeut demontre que la pesle a ete imroduitc par du betail bollanclais qui, expose au marche
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de Londres, fut rapatrie. C'est encore le commerce qui amena le typhus en Belgique, par des betes hollandaises issues des provinces infeclees de la Hollande.
Inlroduit dans un pays par la guerre ou le commerce, le typhus s'y propage avec une sublilite et une rapidite sans pareilles.
Non-seulement la bete typhique do son vivant et toutes les parlies de son cadavre : peaux fraiches, abatis, viande, etc., etc., peuvent infecter les animaux sains, mais toutes ses excretions jouissent de la meme propriele.
Le malade infecte les lieux oü il sejourne etoü il passe, les etables, les pälurages, les marches, les navires et wagons de transport, les quais de debarquement, etc., etc.
Le virus peut s'attaeher ä des matieres inertes qui lui servent alors de vehicule. Tels sont les hommes, les animaux : cheval, chien, chat, mouton, chevre, rat, souris, lapin, volailles, oiseaux de proie, voire meme des insecles ; les chiffons, les couvertures, les cordes, le foin, la paille, rherbe des prairies, les ustensiles d:etable, en un mot, tons les objets qui viennent au contact mediat ou immedial des animaux malades.
Hekmeyer, clans son excellent travail sur raffection qui nous occupe, accumule des fails, qu'il serait oiseux de re-produire, empruntes a une foule d'auteurs, et cite quel-ques fails qui lui sont personnels, prouvant que la transmission s'est elfecluee par les voies diverses que nous avons enumerees. JNousy ajouterons qu'en 1865, en Belgique, un veterinairc, qui venait de proceder ä I'autopsie dune bete typhique, infecta I'eiable dans iaquelle il se rendit sans selre desinfecie.
A Hassclt, des boeufs dquot;un marchand furent places dans 1'etable dune aubcrge doü, 1c meine jour, ils furent distri-
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hues dans les etables des distillateurs et chez lesquels le typhus apparut huit jours plus tard. Mais entreiemps, d'au-tres bceufs, dorigine differente, avaient sejuurne dans l'etable de iauberge, oü ils puiserent la contagion, quils semerent dans toutes celles oü ils furent ensuite introduits. En Angleterre on etait si persuade que les chiens de chasse propageaient la maladie en parcourant les päturagts oü les betes sejournaienl ou avaient sejourne, que, sur I invitation des reunions d'agriculteurs, beaucoup de proprie-taires renoncerent temporairement ä la chasse.
DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL.
Parmi les affections qui offrent le plus de ressemblance avec la pegt;te bovine, nous avons,en premier lieu, la gastro-enterite aigue. Affectant chacune delles, essentiellement le tube digestif, on comprend que le trouble fonctic.inel de ces meines organes, qui en est la consequence/ doit se tra-duire par des phenomenes morbides analogues.
Parmi les symptomes qui sont communs aux deux maladies, nous avons :
Au debut, la diminution rapide de la secretion du lait, la diminution graduelle de I appetit et de la rumination, la tristesse, le grincement des dents, la sensibilite de la co-lonne vertebriile, letat febrile, etc., etc.
A Taugment, linjection des muqueuses, la diminution des fonctions digestives, accusee par la perte complete ou quasi-complete de rappetit,cle la rumination, et la constipation, la frequence du pouls, la demarche mal assuree.
A I etat, linjection plus prononcee des muqueuses, I'a-battement, la constipation, laugmentution des mouvemeats respiraloires el du pouls, la respiration plaintive.
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76nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; DU TYPHUS CONTAGIEUX EP1Z00HQUE.
Au declin, I'etat adynamique, caracterise par raflfaiblis-semenl graduel du pouls, la diarrhee, la reduction de la chaleur du corps et la inort sans convulsions.
Les symptömes differentiels au debut ne sont pas appre-ciables. II n'est guere que Tabatteinent qui soil plus pro-nonce dans le typhus que dans la gnstro-enterite pendant tout le cours de la maladie. A laugment: I injection gene-rale des muqueuses est uniforme dans la gaslro-enterile, tandis que dans le typhus, eetle injection est le plus sou-vent par laches plus ou moins elendues, visibles surtout dans la bouche. Dans la gastro-enterite, il y a absence complete d'elevures appreciables sur les muqueuses.
La soif est generalement plus viveet lartere plus tendue dans la gastro-enterite.
Les frissons sont moins prononces, moins persistants ; loeil n'est pas enfonce.
Les urines sont plus rares, plus chargees, et les muqueuses ne sont pas le siege de superseerelion abondante.
A I'etat: la muqueuse buccale est dans un etat d'integrite eomplet, tandis que dans le typhus lepithelium produit abondamment, recouvre et cache le derme sur une etendue fort variable sous forme d'une couche d'un gris jaunatre, qui s'enleve spontanement ou par une legere action mecanique et laisse le derme ü nu sous forme d'excorialions.
La muqueuse de loeil injectee, d un rouge vif et secre* tant a peine davantage qua I'etat normal dans la gastro-enterite, est inliltree, produit une secretion muqueuse abondante, qui acquiert les caracteres du pus dans le typhus. Entrainee par las (armes abondames, cette secretion s ecoule en panic sur la surface du chanfrein, tandis qu'une partie saccumule vers Tangle nasal de 1 oeil, agrandi pur la (iiminulion du volume et la retraction du globe oculairc.
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La muqueuse de la vulve ne presenle pas, dans la gas-troenierite comme dans le typhus, la couleur acajou, et sa surface n'est ni le siege derosions, ni d'une secretion muco-purulente.
Les narines n'offrent pas davantage, dans la gastro-en-terile, le jetage muco-purulent. Le jetage, lorsqu'il existe, est peu abondanl et essentiellement muqueux.
Le pouls est toujours plus tendu dans la gastro-enterite et, en general, la respiration est moins embarrassee.
Au declin, les symptömes dans l'une et Tautre affection expriment Tadynamie : diarrhee, effacement du pouls, etc. CepenJant radynamie, la torpeur est bien plus prononeee dans le typhus bovin et les alterations des muqueuses et leur secretion muco-purulente abondante ne se remarquent pas dans la gastro-enterite.
La duree des deux affcclions est egalement variable. Elle ne pent guere venir en aide au diagnostic.
Autopsie. — Dans les deux maladies, on rencontre l'in-jeclion, la rougeur de la muqueuse digestive et la presence d'ulcerations plusou moins superficielles. Mais nous avons constate que les nombreuses ulcerations que Ion rencontre quelquefois sur les duplicatures de la muqueuse de la cail-lette, n'existent jamais dans la gastro-enterite. Quant ä celles que Ton observe pres du pylore, elles sonl identiques dans l'une et l'autre affection.
La rougeur de la muqueuse inteslinale affccte quelquefois dans la gastro-enterite la forme de zebrures, de stries que Ton a considere ä tort —• nous avons pu nous en con-vaincre— comme propres au typhus. Mais, meme chez les animaux qui ont succombe ä la gastro-enterite, les siries ne sonl jamais aussi prononcees que chez les victimes du typhus.
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Les lesions dislinctives consistent dans I'epaississement considerable de la mtiqueusegiistro-intestinaleella presence ä sa surface dun revetement caseeux que nousavons decrit. Elles appartiennent exclusivemeat au typhus contagieux.
Lesglandes de Peyer ne peuvenl servir de guide que pour autant qu'eiles offrent des alterations qui, nous I'avons vu, ne sont pas constantes. Dans la gastro-enterite aussi bien que dans le typhus, nous avons constate par nousmeme que la compression des plaques de Peyer donne quelquefois issue a des goutteleltes d'une mallere cremeuse. Mais, dans aucun cas, dans la gastro-enterite les plaques nc sont gor-geos ni couvertes dune couche molle adherente.
Quant a la tumefaction des foliicules solitaires, on la rencontre irop souvent dans diverses affections et menie chez lanitnal sain, pour qu'elle pnisse servir de guide.
Dans le typhus, les alterations ne se bornent pas a la muqueuse de In caillette et des intestins. Si quelquefois on observe dans la gastro-enterite une injection plusou moins etendue de la muqueuse des voies digestives anterieures et des organes respiratoires, jamais les muqueuses ne subis-sent des alterations materielles que Ton observe dans le typhus, savoir : I'epaississement du dermc, lexfoliation de lepithelium, la denudation du derme, etc., etc.; les modifications des mouvements respiratoires : son acceleration, sa dilliculte, la respiration plaintive se rencontrentä la fois dans le typhus et dans la pleuropneumonie.
A moins que l'alteration des organes pulmonaires ne siege dans les lobes anterieurs du poumon, cacbes h I'ex-ploration par les epaules, la percussion et rauscultatioa permettent de constater son existence 5 coup sür et partant detablir le diagnostic certain de la pleuro-pneumonie.
A la partie des parois thoraciques correspondante a la
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lesion pulmonaire, la jiercussion est douloureuse et denote tie la motite. L'auscultation deeele la diminution d'abord, puis l'absence du bruit respiratoire et la presence du bruit tubaire dans la partie attcinlo, tandis que dans les parties voisines et dans le poumon oppose, lorsqu'il est sain, le bruit respiratoire est augmente (respiration supplementaire).
Dans le typhus, la percussion et lauscultation ne four-nissent pas dedonnees cerlaines et conslantes. Cependant, parfois la resonnance est plus grande ä la percussion et l'aus-cultation ne permet pas dy rencontrer des bruits qui expri-ment une alteration materielle du poumon. Jamals il n'y a diminution du bruit respiratoire dans aueune de ses parlies.
Dans le seul cas oü la pleuropneumonie commence dans les lobes pulmonaires, la confusion pourrait etre possible au debut, avant que les muqueuses n'aient subi d'al-teration.mais rarement la lesion pulmonaire se limite-t-elle ä ces lobes : eile s'etend aux parlies accessibles ä Texplo-ration et en meme temps s'aecompagne de pleuresie et depanchement.
La marehe suivie par la pleuropneumonie est insidieuse et plus lente que eelle du typhus, sauf dans les cas rares de terminaison gangreneuse, dont l'air expire seul denote Texistence.
L'absence de toute modifieation materielle des muqueuses apparentes, de leur secretion muco-purulente, Tabsence de frissons ou bien leurrarete, la diminution plus lente de lappetit et de la rumination, etc., etc., suffisenl ample-ment ä dislinguer la pleuropneumonie de la pesle bovine.
INous ne parlcrons pas de rinfillration sereuse du lissu cellulaire du fanon consecutive ä Thydrothorax, qui ne sur-vient que lorsque des signes distinelifs suffisants existent.
A l'autopsie, les lesions materielles du poumon et des
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plevres, IVpnncIiement rondi-nt inutile l'exampn des antres orgnnes. Cependant, les deux affections pouvent exister simullanemenl, commo on l'a observe reecmment en An-glelerrc et cn Hoüande. II convient done, en temps d epizootic bovine, d'examinerles organes digestifs:. Et, dans ces cas, ia constatation des ulcerations de la caiiletto, sa rou-geur, la presence de stries dans les intestins ne suffiscnt pas pourse prononeersnr rexistenco du typbus.Ces lesions sont frequentes dans la pleuropneumonie, el nous avons observe egalement, dans cette affection, linfiltration considerable des plis muqueux de la caiiiette, lorsqu'il y a liydrotho-rax.L'incision des plis permel de s'assurerquelcur infiltration ost purement sprew^e, car eile s'ecoule promptement, faitque nous n'avons pas observe dans la peste bovine.
Pour ennclure ä {'existence simultanee des deux affections, il faut s'allncher a constater les caracteres speciaux des muqueuses alierees sous Ternpire du typhus, savoir : leur cpaississement, leur ramollissement, la presence du revetement casceux, etc., etc.
Typhus charbonneux. — Dos trois variete? de cbarbon, la Cevrc charbonneusc, le charbon symptomatique et le cbarbon csscntiel, les deux dernieres sont faciles ä recon-naitre par Tapparition de tumeurs sanguines, bubons, pustules malignes. Mais la fievre charbonneusc parait pou-voir etre confondue avee le typhus contagieux. Cependant la fievre charbonneusc tue souvent au bout de quelqucs Jieures. Cettc marchc rapide n'est pas le partage du typhus bovin. Des auteurs discnt ('avoir observee, mais eile est infiniment rare. Lorsque la fievre se prolonge pendant plusieurs jours, s'il nest guere possible de la tlifferencier des le debut de la peste, il ne tarde pas a se manifester sur les muqueuses des laches violettes et pourprees, un jetage
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muqueux et saiiguinoleni par les narines, le tumulte et l'irregularite des battements du coeur, la fetidite de Tha-leine, etc., etc , symptomes qui ne se presentent pas duns le cours du typhus, dans lequel, par centre, les muqueuses subissent des alierations materielles, toujours absentes dins la fievre charbonneuse.
Dans cetle derniere aflvction, la decomposition rapide du cadavre, son ballonnement aussitöt apres la mort, l'o-deur de gangrene quil exhale, les matieres sanguinolentes qui secoulent de tovites les ouvertures naturelles, le gon-flement de la rate, Tetat du sang qui est noir et poisseux, la presence de rexsudatcharbonneux dans diverses regions, telies qirä la base du coeur et ä la naissance des pou-mons, etc., etc., sulfisenl amplement pour la distinguer du typhus contagieux qui offre des lesions toutes differentes, comme nous l'avons vu.
Fievre aphtheuse ou eczema epizootiqne, cocotte, etc., etc. — A son debul,cette affection se rapproche, par Telat febrile et son eruption sur le Systeme tegumentaire interne et externe, du typhus contagieux.
Tont d'abord, la rougeur de la muqueuse biiccale,avant que leruption ne seit etablie, ressemble ä celle du typhus au point que le docteur Sanderson assure qu'on ne pent Ten distinguer. Mais, ordinairement vers le troisieme jöur, il ne tarde pas ä apparailre des vesicules blanches olaquo; jaunes päles sur les memes endroits, qui sont le siege de lallera-tion dans le typhus bovin. Dans l'eczema il est des vesicules qui disparaissent par resorplion, d'autres se dechirent et il y succede des excoriations plus ou moins etendues par la denudation du derme. L'emption aphtheuse se fait egale-ment sur la peau, aupres des onglons, sur les mamclles, etc.
Nous ne sachions pas que jamais on ait observe d'erup-
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lion autour des ongles dans le typhus bovin, ou du moins, si eile a existe, eile nquot;a jamais occasionne rinflammalion des lissus renfennes dans la boite cornee, ni la boiterie.
En quelque lieu que l'eruption se trouve, un examen attenlif permettra aisement de sassurer de 1 element primi-tif de la fievre aphtheuse : les vesicules qui, de Taveu meme de ceux qui pretendent assimiler le typhus aux affections varioleuses, n'ont jamais ete observees.
La fievre aphtheuse, lorsquelle reside exclusivement dans la beuche, peul fort bien ctre confondue, avant l'ap-parition des vesicules, avec le typhus. Cependant, la salivation abondante, la continuation de l'appelit, quoique la mastication soit dißicile et que souvent l'animal rejetie les aliments, les mouvements ä peu pres incessants des ma-choires, indiquent clairement au praticien que Taffeclion siege principalement dans la bouche.
Des auteurs ont signale une forme grave de fievre aphtheuse, qui resseuible davantage au typhus contagieux. Teile est l'epizootie de 186S, si bien decrite par M. Zun-del, qui se compliqua de lesions materielies de l'estomac et des intestins, savoir : des erosions dans le reseau, la caillette et la portion anterieure de rinlestin grele, des taches hemorrhagiques saillantes, correspondantes aux orifices des glandes de la muqueuse inteslinale, etc., etc., lesions qui ont amene l'auteur ä comparer la complication ä Tenterite follicnleuse. Cette forme ressemblait d'autant mieux au typhus contagieux, qu'abandonnee ä elle-meme, eile etait presque conslamment mortelle.
Mais encore, dans cette forme, la presence de vesicules seule est süffisante pour la differencier du typhus contagieux.
Nous pourrions ajouter aux preeedentes, diverses maladies dont le debut s'exprime par des phenomenes morbides
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analogues a ceux du lyphus. Parmi elles, le calarrlie nasal aigu est pcut-etre celle dont la confusion, au debut, serait possible : par Tinjeclion des muqueuses nasale et oculaire, le jelage, ie larmoiemcnt et la fievre qui, parfois, est tres-forte. Touttifois, ce groupe de maladies ne tarde pas ä se manifester par des syVnptomes lels que lobservalcur ne peul guere s'y meprendre.
En debors des affections de diverse nature, dont nous venons de parier, on a signale dquot;aulres affections typhoides sur les betcs bovines. Sans pretendre qu'elles ne puissent exister, nous avancons ne les avoir jamais vues enBelgique. Nous croyons que Ton a appele affections typhoides des gastro-enterites accompagnecs iVadynamie. Dans cette der-niere, jamais il nquot;y a celte alteration materielle speciale des muqueiiscs que Ion observe dans le typbus bovin.
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MOÜTONS.
On a cru jusqu'en d85'9 que le typbus conlagieux n?at-teignait que les animaux de l'cspece bovine. Le docteur Marescb, en Boheme ^859), puis le docteur Galambeos, professcur veterinaire ä Peslh (1861), ont demontre que le mouton etait susceptible de conlracter, non spontane-ment, mais par infection, une maladie identique mais plus benigne, moins mortelle. Bientöt les professeurs Seifmann, Roll, le docteur Bleiweiss et dautres en Allemagne et en Russie, vinrent confirmer les allegations des precedents. Les recherches auxquelles ils se livrerent apprirent que la contagion s'etendait du boeuf au moulon, du mouton au moulon, du mouton au boeuf, et que le virus, en passant par le mouton, etait aussi virulent que lorsquil etait transmis directement du boeuf au boeuf.
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Lorsqne l'epizootie bovine onvahil l'Angleterre, les ccrits dtis auteurs allemiinds y etaient genöralement incon-nu*, ä en juger par lopinion exprimee par diverses auio-riles veterinaires. Cependant, des faits de transmission ne tarderentpas ä etre signales; par son rapport du 2S sep-tfmbre J86S, le professeur Simonds, du College royal velerinaire de Londres, charge d'une mission oflicielle dans le Norfolk, revela au gouvernement que In maladle qui venait d'y apparaitre parmi l'cspece ovine etait identique ä la rinderpest. A cetle epoque, on n'avait pas encore, en Holiande, observe des faits de transrnnsion aux moutons, quoique ccux-ci päturassent dans les prairies infeclees; maisdcpuis. les essais d'inoculation pratiquee en Angle-terre eten Hollande et des faits nombreux d'infection dans oes pays et en Belgique ont corrobore pleinement les observations faites depuis quelques annees en Russia et en Allemagne.
STMPTÖMES.
Incubation. — Les auteurs lui accordcnt une duree de trois ä neuf jonrs; cependant, l'incubation peut se pro-longer jusququot;au vingtieme.
iTe Periode. — Le premier indice de l'apparition du typhus est fourni par I elevation de la temperature du corps comme ehez le boeuf (Sanderson).
Le mouton perd sa gaiete naturelle, il est ahattu et cherclie lisolement. Excepiionnellement (d'apres Roydoi-eowitch] il lemoigne une excitation reelle au debut.
L'appelit diminue, Tanimal grince des dents.
Chez les fcmelles qui allaitent, la secretion diminue rapidement.
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Taiiiöt la ruininaiion se suspend completement des le debut, tantöt eile est plus lenlo.
Le pouls squot;iicceleie legerement, mais la respiration ne semble guere modiflee.
Souvent le malade se couche. Debout, il vousse le dos et lorsqu'on le fait marcher, il le fait avec peine et tousse.
2me Periode. — L'abatteinent est manifeste, ranimal laisse pendre les oreilles. La rumination est suspendue; une salive muqueuse s'accumule dans la bouche, genera-lementil n'ya pas de fievre appreciable, ecpendantquelque-fois il y a des frissons.
La respiration s'accelere et lorsqu'il y a complication de pneumonie, qui est frequentc, la toux est fälble, dou-loureuse.
Par les narines s'ecoule un jetage muqueux.
Les paupieres se tumefient et sinjectent, les j'cux s'en-foncent dans les cavites orbitaires; l'epipiiora i st inconstant.
Sur la muqueuse appaiaissenl vers le troisieme jour de petites elevures sur la surface legerement rouge des gen-cives et de la levre inferieure.
La muqueuse vaginale participe ä linjection des aulres muqueuses.
A cette epoque dejä, il y a le plus souvent diarrhee composee de matieres fecales dun vert fonce, liquides, expulsees parfois avec violence, ßien plus rarement il y a constipation.
5me Periode. — Appetit et rumination nuls ; generale-ment soif vivc.
Muqueuse nasale injeclee, souvent excoriee par places, le jetage nasal se concrete sous forme de croüies, sur les alles du ncz.
Lepitheiium epaissi sous forme d'une couche grisätrc,
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partielle, quelquefois generale, se detache ca et la de la meme maniere et aux memes parties de la bouche que chez le boeulquot;, vers le cinquieme ou sixieme jour. Cependant on cite des cas dans lesquels lepithelium s'est detache tres-tard ou meme pas du tout.
La diarrhee devient muqueuse el exhale une odeur fetide. Le pouls s'aceeiere considerablement (100 pulsations par minute), la respiration devient plus rapide et plus embarrassee (d'apres l'etendue et le progres de la pneumonic) et la toux, frequente, est fort douloureuse.
La muqueuse du vagin, injecteeraquo; secrete abondam-ment.
Jamals il nquot;y a demphyseme sous-cuiane.
L'amaigrissement survient rapidement.
Quelquefois, on a constate une eruption sur la peau autour des ouvertures naturelles, a la face interne des cuisses et sur le pis.
4,me Periode. — La stupeur esl profonde, i'affaiblisse-ment progresse, le pouls bat 120 a 160 fois par minute et s'cfface graduellement.
Le malade est souvent couche; sa respiration est dys-pneique et plaintive. Lorsqu'il esl debout, il laisse pendre la tete.
Les muqueuses apparcntes acquierent une teinte livide.
La diarrhee muqueuse est souvent melee de sang ct remission des feces est involonlaire.
Bieniöt I'animal est incapable de se tenir debout.
Les exlremites se refroidissent, la laine senleve avec faeilite et le malade meurt sans convulsions.
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CONVALESCENCE.
Le relour ä la sante est marque par une diminution de la prostration : l'animal est plus souvent debout eLcherche un peu de nourriture; le lendemain l'appetit et la rumination reviennent, peu ä peu la diarrhee diminue et au bout de quelques jours, les feces ont repris de la consis-lance.
Le flux nasal est !e symptöme qui disparait en dernier lieu.
Les animaux chez lesquels les symptömes disparais-sent, perissentquelquefois de debilite au bout de quatorze jours et meme plus tard.
DDBEE.
Sa duree moyenne est de quatre ä six jours. Cependant Seifmann a vu les animaux sueeoinber des le deuxieme jour. II n'est pas rare qu'elle se prolonge jusquau neu-vieme (Marescli), mais cxceptionnellement au delä.
MORTALITE.
L'afFection est toujours moins fatale que chez le beeuf. Sa mortalite varie enormement. Tandis que dans eeriaines localites (moyenne en Boheme et dans la Carniole en 1863), eile n'etait que de 32 p. c, eile s'est elevee ailleurs (Pologne) jusque 80 p. c.
LESIONS.
Le cadavre est generalement ballonne 5 son emaciation est extreme; les membres posterieurs et la queue sont souilles des produits de la diarrhee et exhalent une odeur
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fetide; l'aiias est quelquefois paralyse, beant et iloune passage ä la muqueuse rectale injeetee.
Le ietage muco-purulent esi desseche ä leatour des
naseaux.
Les yeux sont enfonces, la muqueuse est injeclee et les produits de la secretion adlierent ä la laine.
Organes digestifs. — La muqueuse buecule presente les alterations que nous avons decrites ehez le boeuf. Cepen-dant elles sont moins etendues et parfois repitbclium ne se deiacbe pas (Bristowe).
OEsophage, sain.
Rumen, reseau : sains. Leur contenu est ordinairement plus liquide.
Feuillet. — En general, les malieres qui y sont ren-fermees, sont raniollies; plus rarement elles sont dures.
Moins souvent que cliez le boeuf, la muqueuse est hype-remiee et les eschares ne .-'y renconlreut qu'excepiion-nellement.
Caillette. — Son contenu est liquide, d'un gris sale. Sa muqueuse est toujours hyperemiee ä differents degres dintensiie, soit uniformement, soil par taches. Sa muqueuse epaissie, ramollie, est eouverte d'une couche mem-braniforme par plaques rondes ou aliongees de couleur jaune-rougeätre, adlierant plus ou moins ä sa surface. En les enlevant,on apenjoit des erosions deiendue variable.
Intestin gräe. — Contenu liquide. Sa muqueuse comme celle de la caillelte, est coiistamment hyperemiee et epaissie, surlout dans la portion duodenale. Ü'apres Roll, la muqueuse duodenale, quelquefois palie, s'enleve facile-meni jusqu ä la couehe musculaire.
Les plaques de Peyer, normales dapres les uns
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(Bristowe), sont tumefiees, d'apres d'autres, et donnent issue, par la compression, ä une matiere jaunätre (Maresch, Roll, etc.).
Roll a observe (en Boheme et dans la Carniole) que I'in-testin grele, au lieu d'etre couvert d'une couche membrani-forme, renfermait un liquide ichoreux qui produisait des erosions de la muqueuse. II I'attribue aux mauvaises conditions de nourriture.
Le coecum offre des traces tres-variables d'hyperemies locales.
Le gros colon est plus rarement rouge, mais quelquefois il participe a l'etat d'hyperemie de la muqueuse de Tin-testin grele.
Le rectum est souvent sain, sauf la partie saillante par lanus qui est rouge-noire. Cependant sa partie lenninale presente parfois des slries longitudinales. Ganglions mesenteriques sains, parfois legerement infiltres.
Vesicule biliaire. — Distendue comme chez le boeuf : foie, rate sains.
Larynx, trachee. — Leur muqueuse est generalement injectee. Tanlöt sa couleur est d'un rouge sale, tantot eile est pale, generalement couverte d'une matiere visqueuse. On a observe dans certains cas (dans le Norfolk) sa teinte vcrt-nolratre, gangreneuse.
Bronches. — Muqueuse injectee, couverte d'un mucus spumeux.
Poumons. — Jamals emphysemateux. Souvent on y rencontre les lesions de la pneumonic ä ses divers degres.
Plevre. — Quelquefois eile est le siege d'une inflammation : d'autres fois eile est seclie, pale.
Coeur. — Normal ou un pcu flasque. Il contient un caillot mou. Dans quelques cas, ccchymoses sous I'endocarde.
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Tissu cellulaire. — Jamals d'emphyseme. Tissu musculaire. — Tanlöt päle, tantöt d'un rouge lonce et ramolli.
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ETIOLOGIE.
Le typhus contagieux peut-ii naitre spontanement chez !e mouton?
Quoiqu'il n'en existe pas d'ezemple jusqu'ä ce jour, il serait d'un haut interet scientifique de rechercher si le mouton, soumis aux causes qui cngendrent le typhus chez le bceuf, conlracterait ou ne contracterait pas la meme affection. Nous esperons que cette question ne sera pas perdue de vue, lorsque les voeux du Congres de Zurich, dont nous avons parle, seront ecoutes par les gouverne-ments europeens.
Jusqu'ä present, le typhus ne s'cst manifeste chez le mouton que par contagion.
La contagion est due ä l'action du virus typhique en-gendre par le bceuf, en proie ä la pesle, sur le mouton. Le mouton infecte infecte les animaux de son espece, comme il infecte le bceuf, la chevre, et sans doute, quoique des experiences ne l'aient pasetabli, tous les animaux susccp-tibles d'etre contagiones par le bceuf.
Le virus degage par le mouton typhique jouit des memes proprietes que cclui du bceuf, dont nous nous sommes suffisammenl occupe.
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CHftVRE.
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Quoique, de meme que pour le mouton, on a cru que le typhus contagieux n'atlaquait pas la chevre, il est hors de doute, ä present (depuis I860), que l'especc caprine
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DU TYPHUS CONTAGIEUX EP1ZOOTIQUE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 91
est sujette ä Vinfection, dans les memes conditions que ie mouton. Comme cliez ce dernier, eile esl infiniment plus benigne que chez Ie boeuf et eile se communique plus difli-cilement, soit par infection naturelle, soit par inoculation.
Dapres les descriptions des auteurs qui Tont observce, eile ressemble par ses symptömes et ses lesions au typhus du mouton, au point qu'une nouvelle enumeration devient superfine.
CependantBouleyetLeblanc ont observe que la diarrhec fail souvent defaut et que souvenl aussi on rencontre dans lesintestins des couches memhraniformestres-developpees.
L'alteration de la muqueuse buccale qui peut exister comme chez le bocuf, fait frequemment defaut chez la dicvre (Bristowe).
AÜTRES ANIMADX.
Le typhus contagieux a cte observe encore el)ez le cerf, Ja gazelle, Tyack, Ie zebu, Tantilope, laurochs : tous ruminants.
II semble qu'il peut infecler le peccari, d?apres M. Bouley.
II est 5 peine necessaire d'ajoutcr que chez ces animaux l'afrection a ete constamment provoquee par contagion du boeuf ou du mouton.
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ANNEXE.
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Le professeur Gamgce a appele, le premier, l'attenlion sur l'elevation de la temperature du corps au debut du typhus contagieux. Quoique commun ä toutes les affections febriles; ce Symptome a son importance en ce sens que — en temps d'epizootie — il perraet de scparer les animaux sains de ceux dont la chaleur du corps augmente, et d'espercr leur preservation ; ensuite d'assigner une iluree moindre ä la periode latente, et, comme consequence, de reduii e la periode de la quarantaine. Le docteur Sanderson a verifie Tallegation du professeur veterinaire Gamgee. Apres avoir constate la temperature chez des animaux sains pendant trois semaines, il re-marqua constamment, lorsque ces m^mes animaux etaicnt infectes naturellement ou artificiellement, une augmentation moyenne de 2deg; (Fahrenbeil) de la temperature du corps. Dans le cours de la maladie, le thermometre accusait parfois jusque 5deg; en plus, pour baisser lors du collapsus.
Des mesures thermomelriques, faites diverses fois chez des animaux sains en apparence, places dans un foyer d'infeclion, nous ont donne comrae resultal, une elevation moyenne de temperature del 6/100 (centigr.).
D'apres le troisieme rapport de la Commission ofiicielle de I'epizoolie en Angleterre, i'elcfation de temperature oil la fievre commence lorsque le poison (virus) a infecte toute la masse sanguine, c'est-a-dire 40 ä 60 heures apres son entree dans I'organisme sain.
La diminution du lait a une valeur symptomatique capilale, d'apres Bruckmtlller. 1! I'a observee 24 a 56 heures avant lout signe maladif. Nous avons fait la meme constatation. Sur la foi des personnes qui nous ont renseigne, il n'cst pas rare que la diminution du lait soitprecedet, pendant 2i htuits, d'une
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B
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DU TYPHUS COXTACIEt'X tPIZOOTIQL'E.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 93
augmentation notable de cette secretion. Veilh avait dejä Signale, du reste, cette augmentation dans certains cas.
De meine que le docleur Mnrchison, nous avons m des vaches donnant une quantite normale de lait au matin, n'en fournir qu'une quantite insignifiante le soir.
C.nbsp; Cast la tristesse et l'abattement qui a accompagne conslam-ment la maladie des l'abord, chez toutes les betes typhiques que nous avons vues en Belgique et en Hollande en l86o-186(). II en a ete de mfime en Angleterre d'apres Varneli, I'rllchard, Murchison, etc., etc. En d'autres temps, on a Signale au däbut, une periode passagüre d'excitation, ä laquelle ne tardait pas de succeder la lorpeur. Les ecrits de Lancisi, Ramazzini, Vicq d'Azyr, Sick. Wirth, Dieterichs, Van Koch, Spinola et d'autres le temoignent. Mais toujours la forme torpide a ete la plus frequente des le debut.
D.nbsp; Chez les animaux excites, on a observe, au debut, plus d'ap-pelit,pousse jusqu'ä I'avidite (Veith, etc.).
E.nbsp; Certains auteurs signalent la diminution des urines et leur coloration plus loncee des le debut (Sick, Murchison, etc.). A cette periode, nous n'avons vu la secretion urinaire modifiee ni en quantite ni en qualite. D'apres un auleur anglais, la modification des urines depend principalement de la quantite — tres-variable — de boisson que les malades prennent.
Sick Signale, ä une periode plus avancee, leur emissiondou-loureuse.
F.nbsp; Saus contester que lors de l'etablissement de la fievre il ne peut y avoir de frissons, le doctcur Sanderson dit ne les pas avoir observes. C'est le seul, croyons-nous, qui ait fait celle remarque.
Les auteurs allemands assurent que la periode febrile tst souvent assez legere chez les animaux des steppes et qu'elle peut passer inapercue.
G.nbsp;A l'cncontre de ce qui a ete signale par tons les observateurs, Sanderson qui a note l'etat de la respiration chez six animaux sains d'abord, puls infecles, n'a rencontre raugnientation des raouvements respiratoires que chez un seul. Chez les cinq autres, ce nombre avail diminue.
La maniere dont s'effeclue la respiration a ete decrile par
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94nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DU TYPHLS COKTAGIEOX EPIZOOTlQt'E.
divers auteurs. D'apres Roll, le mouTement des flancs est ex-cessif et chaque mouvement esl accompagne d'une plainte marquee. Le docteur Weber a observe la diminution de Tetendue des mouvements des espaces inlercoslaux a mesure qua raffection progresse, jusqn'a ce qn'elle se limile, pendant rinspiration, ä unc elevation legere des sixieme na huitieme espaces inlercostaux, suivie aussitöt de l'abaisse-ment des parois thoraciques. D'apres Spinola, la respiration se fait plutöt avec le cbncours des cötes qu'au nioyen des muscles abdominaux.
Naturellu d'abord, dit Sanderson, la respiration se modifie vers le cinquieme jour. De temps en temps, le rhythme du mon-vement est interrompu a l'expiralion et s'accompagne d'une plainte. Lc sixieme jour, la poitrine se dilate brusquement avec un effort visible qu'il altribue a l'expansion permanente des poumons par les obstacles ä l'expiralion. L'insplration es.t suivie de l'occlusion momentanee de la glolle (pendant 1/2 a 2 1/2 secondes), eile s'accompagne d'un bruit analogue a celui produit par la fermeture d'un clapet en cuir mou. Pendant ce temps d'arrfit, la poitrine reste dilatee, immobile, puis I'air renferme dans le thorax est expulse avec un bruit plaintif parliculier.
H. Qaelques observateurs signalent ce fait, que quand I'animal se live, il ne s'elire pas. Nous avons vu trop frequemment le con-traire, pour faire entrer ce Symptome dans le cadre nosologique.
I. D'apres le docteur Sanderson u I'aspect parliculier de raquo; ou 'i I'cniplion sur raquo; la muqueuse buccale succede immediate-ment quot;a l'elevation de la temperature du corps, II ne nous a jamciis ete plt;rmis de constater la moindre alteration saisis-sable de cette muqueuse sinon qu'oywes I'apparilion des troubles generaux.
K. Nous n'avons Jamals vu de sang a la surface des matieres fe-cales dures : fait qui a ete observe par le docteur Sanderson.
L. Jamais nous n'avons observe de ballonnement.
M. En Angleterre, le docteur Sanderson n'a pas trouve de sensi-bilile a la compression de la colonne vertebrale. Par contre, sou conipatriole Murchison la Signale. En Belgique, ce Symptome n'a pas ele constant.
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:#9632;
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DU TYPHUS CONTAGIEUX fiPIZOOTIQUE.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 95
N. Chez Tanimal excite au debut, l'affaissement a lieu pendant Taugment d'une maniere constante.
O. L'odeur desagreable de l'air expire a ele notee par Varnell et Pritcbard. Ils l'attribuent ä la decomposition des secretions. Ils y attachent une grande importance au point de vue du pronoslic.
P. L'alteration de la muqueuse buccale a ele decrile differem-ment selon ies auteurs. Elle a ete designee sous le nom de pustules, ulceres, aphthes, exsudalion croupale, etc. Elle a ete parfaitement etudiee et decrile par Jessen, Brauell, Ra-vilch, Sanderson, etc., etc, (voir Lesions).
Q. Les excoriations de la muqueuse buccale ont ete appelees erosions peslilentielles de Kauscb, du nom de l'auleur, qui Ies a decritesen premier lieu.
raquo;. I.es auteurs Spinola, Veilh, et la plupart des autres ont Signale Ja frequence du pouls.
Sanderson a generalement Irouve le pouls augraente en frequence, mais d'une maniere tres-variable. Toutefois, eile n'elait considerable qne pendant le collapsus.
S. ü'apres Veilh, la loux de la böte lyphique est caractei islique, au point qne quand on l'a entendue une fois,on ne peut la confondre avec celle qui accompagne toule autre affection. Nous ne pouvons parlager son avis.
T. Spiuola, Weber, Sanderson, etc., signalent l'inconslance eile peu de valeur des indications fournies par l'examen des or-ganes thoraciques.
Qiioique,en general, la dyspnee etait en rapport avec l'etendue de l'emphyscme pulmonaire, nous avons cependant note quelquefois une difficulte Ires-grande de la respiration, alors que l'autopsie montrait peu d'emphyseme.
La production de l'emphyseme pulmonaire est altribuee par Sanderson, Bristowe, etc., etc., aux obstacles physiques sus-ciles ä la respiration, par Thypereinie et la tumefaction des couflnils aeriens. Les cordes vocales augmentees de volume, relrecissenl la lumiere du larynx et s'opposent ä la sortie de l'air qui s'accumule dans les cellules pulmonaires, les distend, les rompt et penelre dans le tissu cellulaire interlobulaire.
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96nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;DU TYPHUS CONTACIEUX EPIZOOTIQUE.
V. Les eruptions de la peau, si frequentes dans certaines epizoo-ties et qiii ont ete generalement observees pendant la derniere epizootie en Angleterre {yoir Le'sions), se sonl presentees rare-ment en Belgique.
V. Nous n'avons jaraais vu remphyseme sous-cutanö general, constate en Angleterre.
w. Pendant l'epizootie de d86ö, en Belgique, la diarrhee a ete constante au declin de la maladie. II y a eu des epizoolies dans lesquelles la diarrhee a fait complelement defaut. Tel fut le cas en Ilongrie en 1866, d'apres Adam.
X. Dans un cas de guerison, que nous avons observe, la convalescence dura longtemps. L'animal eut plusieurs indigestions qui faillirent remporter.
Y. Quelques analyses du sang de b^tes bovines typhiques.
1deg; Par le professeur Ondemans.
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ANALYSE DU SERUM DU SANG PAH LA METHODE DE SCHEEHER.
SUR 1000 PARTIES.
Eau..........894,3
Albumine........94,4
MatiÄrcs extractives et cendres 11,5 dont 7,8 % cendres.
ANALYSE DU SANG.
SDK 100 PARTIES.
7,84 eau. 8,5 fihrine. 107,3 globule du sang (dess^chß). 90;5 albumine. 9,1 matiSres extractives. Cendres 5,6 dont 4 solubles dans I'eau.
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2deg; Par Baunhauer.
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SANG.
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DU TYPHUS CONTAGIEUX fiPIZOOTIQUE.
nraquo; ParPeretti.
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ANALYSE DE 100 GRAMMES D UN ANIMAL
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Eau..............nbsp; nbsp; 77,032
Fibrine.............nbsp; nbsp; nbsp; 0,410
Albumine............nbsp; nbsp; nbsp; 7,408
Cruor.............nbsp; nbsp; 12,7(!0
Graisse.............nbsp; nbsp; nbsp; 0,380
Carbonales et phosphates alcalins. . . .nbsp; nbsp; nbsp; 0,420
Chlorures alcalins.........nbsp; nbsp; nbsp; 0,600
Phosphates terreux.........nbsp; nbsp; nbsp; 0,240
Carbonate, phosphate et sulfate tcrreux. .nbsp; nbsp; nbsp; 0,000
Sulfo-cyanure d'amtnonium......nbsp; nbsp; nbsp; 0,000
Perte..............nbsp; nbsp; nbsp; 0,750
Poids spficifique.......1,034
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MALADE.
68,240
0,926
10,740
11,628
0,410
0,260
0,760
0,000
0,518
2,760
3,758
1,062
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4deg; Par le docteur Marcet.
ANALYSE DU SANG d'UNE MEME VACHE.
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ATTEINTE PAR INOCULATION
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Malade.
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En voie de guerisoa.
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28 novembre 1865.
Eau...........823,6
Albumine.......150,6j
Fibrine........ 5,4[l61,9
Constit. min^raux . . 7,9)
985,5
Constituants solides . 176,4 161,9
Matures extractives . 14,5
Poids sp^cifique. . . . 1048
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24 novembre.
838,8
138,0j
3,5|l49,6
8,1)
988,4
161,2 149,6
11,6
7
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II decetnbre. 846,0 132,8 \
6,4o[l47,2
8,00)
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993,4
153,8 147,2
6,6
1043
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992,4
147,7 140,1
7,6
1040
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iL
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#9632;#9632;i
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DU TYPHUS CONTAGIEUX fiPIZOOTIQUE. AUTRE ANALYSE DU SAKG d'üNE MEME BETE BOVISE.
MAIADE A. LA
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Premiere periode.
Eau............nbsp; nbsp; 854,7
Albumine........nbsp; nbsp; 125,2\
Fibrine.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4,8gt;137,8
Constituants mirKiraux.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7,8/
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992,5
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989,9
186,6 176,5
10,1 1048
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Constiluants solides . . 145,3 137,8
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Matifercs extractives . • 7,5 Poids spiScifique..... 1039
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AUTRE ASALYSE DU SAUG d'UKE MEME VACHE.
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Saine.
Eau............830,5
Albumine.........148,5
Fibrine.......... 4,9
Constituants min^raux. . 8,1
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AUeinte ä la sec. per. 811,5 162,9\ 7,7(178,4
7,8;
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Conitituanls solides . .
Matifires extractives. Poids spÄcifique . . .
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992,0
109,5 161,5
8,0 1047
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989,7
188,7 178,4
10,3 1054
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OUVRAGES CONSULTES.
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Kritische Beleuchtung und ffurdigung der europäischen Pestirankheite/i fremden Ursprungs, etc., de George Sick, 1822.
Handbuch der feterinärhunde de Joh. Veith, 1842.
Lehrbuch der Seuchen und anstehenden Krankheiten der Hausthiere, de J. C. Wibth, 1846.
Handbuch der speciellen Pathologie und Tlierapie, de J. F. Dieterichs, 18öl.
Handbuch der speciellen Pathologie und Therapie, de Spinoli.
Reports (Ist, 2* et 3lh) of the commissionners appointed to inquire into
the origine, and nature, etc., etc. of the cattle plague with an
appendix. Londres, 1805 et 1866. Traite sur la police sanitaire des animaux domestiques, par 0. Dela-
fokd,1838.
Traite des maladies epizootiques des betes a comes et ä laine, par
M. Dijpdt; 1856. Dictionnaire de medecine et de Chirurgie veterinaires, par Hcrtrel
d'Arboval, 1827.
Bujatrik oder systematisches Handbuch der Krankheiten des Rindviehes, de fiYciiNER, 1841, etc., etc. etc.
JOÜRNAÜX PERIOniQÜES.
OEsterreichische Fierteljahresschrift für wissenschaftliche Veteri-ndrkunde, public par les professeurs de Tlnstitut veterinaire de Vienne.
Recueil de medecine veterinaire, Paris.
Giornale dimedecina velerinaria pratica et d'agricultura, Turin.
jlwiales de medecine veterinaire, BruxelJes.
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#9632;^
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M^M
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DU TYPHUS CONTAGIEUX EPIZOOTIQUE.
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I i
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The veterinarian, Londres. La clinique veterinaire, Paris. Wochenschrift für Thierheilkunde und Fiehsucht. Hepertorium der Thierheilkunde de Hering. JL medico veterinario. Turin.
Magazinfur die gesummte Thierheilkunde, public par Gdrlt et Heet-wic, Berlin.
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!i
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FIN.
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a #9632;':: #9632;
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•#9632;''#9632;#9632;quot; #9632;-^fe^^7i^..;.-;!\.
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f . #9632;#9632; J- * quot;SA #9632; I
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