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NOUVELLE
FERRURE DU GHEVAL
AVEC SES APPLICATIONS
AU TRAITEMENT DES MALADIES DU PIED, ENGASTELURE, SEIMES ET FORMES
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TABLE DES MAXIERES
Pages,
Introduction........'.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
I. Anatomie du pied du cheval...........nbsp; nbsp; nbsp; 11
II. Forrure francaise..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;15
III.nbsp; Ferrure nouvcllo..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;19
IV.nbsp; Emploi de la ferrure nouvelle..........nbsp; nbsp; nbsp; 30
V.nbsp; Encastelurc.................nbsp; nbsp; nbsp; 35
VI. Seimes................. .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;40
VII. Formes ...................nbsp; nbsp; nbsp; 46
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NOUVELLE
FERRURE DU CHEVAL
AVEC SES APPLICATIONS
AU TRAITEMENT DES MALADIES DU PIED
ENCASTELURE, SEIMES ET FORMES
PAR
Charles COUSIN
BX-VETEHINAII\E AU6quot; CUIRASSIERS
EX-INSPECTEUR DES EPIZOOT1ES
EX-PHESIDENT DE L'ASSOCIATION VlirERINAIRE DE l'aRBONIIISSEMENT
DE VALENCIENNES
CHEVALIER DE LA LEGION D'HONNBDR
AVEC 7 FIGURES
PARIS
LIRRAIRIE J.-B. BAILLIERE ET FILS
Rue Hautcfouillc, 10, pros lo boulevard Saint-Germain
1897
Ton? droits ramp;ervamp;j.
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INTRODUCTION
Si on peut juger rimportance d'une question d'aprfes le nombre des öcrils qui ont 616 publißs ä son sujet, la ferrure du cheval vient ä juste titre invoquer l'une des premieres places. Son origine se perd dans la nuit des temps.
Mon but n'ötantpas de faire dela science speculative, maisbiende m'occuper d'une question s^rieuse entre toutes, j'arrive au sujet sdirleux qui m'occupe (1).
La chronologic de la ferrure et de ses difförentes mo­difications presente befiucoup d'analogie avec celle de la chaussure del'homme; ce sont les monies besoins qui ont cr66 les difförents moyens de protection du pied de l'homme et du pied du cheval.
Inutile avant les routes pavees, eile devint indispensa-
(1) II s'agUd'uno nouvelle ferrure pour laquelle je viens de prendre un brevet. A ceux qui seraient mecontenls do cette facon dc procedei^ je leur repondrais que ma conduite n'a ete guidöc quo par le desir legitime d'elablir mcs droits de propriüte.
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ble avec eilelaquo;; le hois, le cuir ensuile pour rhomme, le bronze et enfin le fer pour le cheval furent les agents choisis pour protöger les pieds. Gelte progression eut lieu suivantla civilisation elle-möme, et eile reprösenfe l'echelle des döcouvertes successives.
Le fer du cheval fut d'abord une simple plaque en fer sous forme de semeile'fixöe au sabot ä l'aide de clous ; il fut peu ä peu modifiö pour arriver ä cetle forme cir-culaire trouvße moins lourde pour le pied qu'elle empri-sonne moins, la fourchette et une partie de la sole res-tant libres, Le fer fut fixö au pied au moyen de clous en nombre variable de sept ä huit, et, par suite d'une thöorie nöfaste, l'ajusture fut creuse ä la face sup6rieure et bombee en dessous : c'est le modfeie actuel.
Les mßmes raisons qui ont fait adopter un fer pour proteger le pied du cheval contre l'usure de la corne sur les pavös de la route ont poussö l'homme ä chercher un moyen de le preserver des glissades et des chutes sur la glace, le verglas, la neige, en hiver.
C'est de cette n6cessil6 mhre de l'industrie que sont sortis le clou d glace, les crampons et tons les modes de ferrure ä glace.
L'hiver dure trois ä quatre mois. On parvient pen­dant toute sa duröe ä utiliser le cheval ä l'aide de crampons dont l'emploi est trfes pröjudiciable aux aplombs, aux tendons et aux articulalions.
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Pendant le reste de l'annee, la ferrure actuelle prä­sente les memes dangers pour le cheval ä un degr6 moin-dre, mais encore irhs sßrieux. L'habitude seule a pu d6-roberce döfautcapilal äla sagacity deshommes spöciaux qui s'occupent du cheval et leur en faire subir tous les inconvönients. Supprimerce d^faut pendant cesneuf mois, ce serait beaucoup. Le crit6rium serait de trou-ver une ferrure conservant parfaitement les aplombs, conforme aux besoins physiologiques du pied, permet-tant rutilisation de toutes les forces du cheval, tout en le mettant ä l'abri des glissades et des accidents qui en sont la consequence, susceptible d'etre utilis6e en toute saison et par tous les temps... J'esp^re l'avoir trouväe.
Tout le monde a ressenti les douleurs intohsrables caus^es par un soulier trop petit. Le pied du cheval, portant sur une calotte creuse tout le poids de cet ani­mal, ne doit pas non plus etre ires ä l'aise. Tel est le cas avec la ferrure actuelle. La ferrure 6tant un mal n6-cessaire, on doit s'ingenier ä en att^nuer autant que pos­sible les effelsdäplorables... Les seimes, I'encastelure,la maladie naviculaire sont inconnues dans les pays oü la ferrure n'est paspratiqu6e.
Sans faire Thislorique complet de la ferrure (1) des
(1) Voyez Goyau, TrcdU pratique de murcchalcric, 3C Edition, Paris, 1S90; — Thary, Mardchalerie (E)icyclopedie vetcrinaire, de Cadcac), Paris, 1890.
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diff6rents modes de ferrure pnkonisös, je me bornerai a l'indication des principaux systfemes :
Le fer de La fosse ayanl pour but de manager les la-Ions, fer ä lunettes ou a croissant, ä pantoufle;
Le fer Perrier pourvu d'öponges (^paisses.
Bracy Glarck, 1'Anglais, pröftre le fer ä branches ar-ticulöes.
II. Bouley prdsconise un fer offrant une surface plane ä la face inferieure et creuse en haut aux d6pens de l'öpaisseur du fer. C'est ä peu pros la ferrure anglaise.
Rey est partisan d'un fer avec une ajusture creuse en haut, de fagon äceque l'appui ail lieu exclusivementsur laparoi. Gelte derni^re opinion rösume toutes lesautres.
Renault, Gohier, etc., sont du meme avis.
Charrier emprisonne la sole dans un cercle reposant exclusivement sur la paroi.
M. Merchie a publie un ouvrage remarquable et com-plet. J'emprunte a son örudition quelques renseigne-ments sur cette question.
Ferrure arabe. — C'est une sorte de plaque de töle carree, beaucoup plus etroite que la face plantaire du pied, ne porlant que sur la sole, ä deux cenlimfelres de la pince el trente a quarante millimetres des quar-tiers. Le pied est fait pour le fer, I'ajuslure renversee, les ötampures placöes au milieu du fer, un trou rond au milieu, les deux 6ponges röuniescomme dans le fer ä
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Fer tunisien. — II est triangulaire; il a beaucoup d'analogie avec le fer arabe.
Je mentionne ces deux fers etles details qui les ca-ract6risent le raieux, afiu qu'on ne puisse, en les com-parant avec celui que je recommande, pi'accuser d'avoir copie de pareils modules.
Afin de faciliter I'ölude du sujet qui fait l'objet de ce travail, je donne une description sommaire de l'anato-mie du pied.
Condc-sur- Escaut. Ft'-vrier 1897.
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NOUVELLE
FERRURE DU GHEVAL
AVEC SES APPLICATIONS
AU TRA1TEMENT DES MALADIES DU PIED ENCASTELURE, SEIMES ET FORMES
ANATOMIE DU PIED DU CHEVAL
Nous enteudons par pied la seconde, la troisieme pha-langesj le petit sesamoide et le sabot.
En proc^dant de dedans en dehors, l'os du pied sert de base ä la come designee sous le nom de sabot qui protege rextrömite du doigt. II represente un cone tronque en haut et posterieurement, tres irregulier de forme. II est tres po-reux, 16ger, tellement sillonne do vaisseaux qu'on I'a com­part a une glande; le petit sesamoide est place en dessous de la derniere articulation phalangicnne qu'il contribue ä former. II a la forme d'une navettc. Sur le bord superieur de l'os du pied, deux grands fibro-cartilagos aplatis d'un
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cötc äl'autrcet irreguliercment ellipsoidcs, acotedu point d'attache des muscles extenseurs et des ligaments lateraux de Tarticulalion. Flexion, extension, inclinaison laterale et circumduction: tclssonl lesdiversmouvements quepermet celte articulation.
L'os du pied cst reconvert d'une membrane keratogene qui fait suite ä la peau, dont eile differe toutefois par une vascularisation et une innervationplus grandes. Aubourre-let, eile affecte la forme d'un renflement circulaire recon­vert de glandeset de papilles qui s'implantent dans la corne du biseau; en dessous, cette membrane devient feuilletee et correspond aux lameskeraphilleusesdelaparoi, et, apres avoir conlourne les talons, ce^esdes barres, de cbaquecote de la fourchette. A la face inferieure de l'os du pied, face creuse disposee en plan incline, on remarque au milieu une Crete semi-circulaire oü s'implante le tendon epanoui du perforatit ; au dessous, le tissu jaune, graisseux, elastiqne, du coussinet plantaire, et enfin la matrice de l'ongle qui prend, ä la face plantaire, lenom Ae membrane veloutee. Di-rectement appliquee sur l'os au delä du point d'implantation du perforant, eile se reunit sur le bord de l'os du pied ä la membrane feuilletee. La membrane keratogöne präsente une tres grande surface de contact avec l'ongle, et, pour affermir son adberence avec lui et encore, par la disposi­tion de ses lames et de ses papilles, moderer la violence des chocs sur le sol, le sabot est monle sur toutes ces par­ties oü il constitue une sorte d'enveloppe contentive iege-rement elaslique. Le biseau correspond au bourrelct; la
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paroi, au tissu fouillete ; la sole, au tissu veloute qui re-couvre aussi ]es glomes de la fourchelte. Le tissu feuilquot; lete constitue aussi les barres; le biseau est protege ä sa naissance par une membrane mince, cornee, nommee yoe-riople, protegee elle-meme par la tcrminaison des polls de la peau. La membrane keratogene a des fonctions diffe-rentes suivant sa localisation: au bourrelet, eile secrete la corne du biseau et les fibres cornees paralleles de la pa­roi ; le tissu feuillele, les lames keraphilleuses ; le tissu veloute, la sole et la fourchette, et enfin les barres sont s6cr6tees par le tissu feuillete.
Physiologie. — Les differcntes pieces qüi composent le sabot et leur agencement nous font bien comprendre son mecanisme pendant la marche. Pendant Tappui, il y a dil a-tation au biseau oü la corne estpeu resistante, äpeu pres inamovibilitö en bas oü le contraire existe, Ce n'est que sous l'empire d'une action longue et soutenue qu^ilpeut y avoir resserremeat ou dilatation. Avec laferrure francaise, c'est incontestablement le premier mouvement qui a Heu, d'au-tantmieux que les obres cornees de la paroi, paralleles jus-qu'aux mamelles, presentent sur certains pieds, äpartirde ce point jusqu'aux talons, une inclinaison de haut enbas et de debors en dedans dans le sens du plan incline du fer. La fourchette, commeun coin elastiquc, reQoit en bas du sa­bot, surun plan incline, tout le poids du corps. Tout est merveilleusement agence pour Tattenuation des forces par leur division ; la force de lapesanteur, representee par le
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poids du corps augmcntee par le poids du fardcau a depla-cer, est rejetee vivemeat d'un plan incline sur I'autre pour aboutir a des corps elastiques faisant office de ressorts, tel le biseau de la paroi, tels encore les fibro-cartilages do Tos du pied; tels le coussinet plantaire, la fourcbette, lamobi-litedes tendons flechisseurs avec lapoulie de renvoi des boulets, la disposition ingenieuse des colonnes d'appuifor-mant des angles opposes Tun ä I'autre, et, par-dessus tout, an point aboutissant, ce lit de mousse represente par la dis­position de la matrice deTongle, feuilletee vis-ä-vis de la paroi, veloutöe au dessus de la sole. Cette merveilleuse or­ganisation pent seuleexpliquer comment le bord trancbant de Tos du pied no blesse pas la membrane keratogfme pen­dant I'appui, surtout avec la ferrure franQaise qui fait sup­porter tout le poids du corps sur la paroi (1).
Je borne la, a ce qui m'est n6cessaire pour la compreben-sion du sujet que je traite, l'exposilion de l'anatomie el de la pbysiologie du pied.
(1) L'analogie dc la disposition anatomique papilleuse de la cuti-dure et de la sole est con forme avec l'analogie do lours fonctions pen­dant I'appui. Ces deux parties du sabot semblent pröparees par la nature pourjouer un grand role a cct effet.
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FERRURE FRANCAISE
La ferrure framjaise (fig. 1 et2)consiste dansua fer d'une epaisseur sect;gale sur toute la peripherie du pied, elampures maigres sur le bord exterieur du fer, ajusture creuse en
Fig. I. — Ferrure frao^aise. Plan,
haut et bombte en dessous, pos6 a plat horizonlalement sur la paroi qui le supporte presque exclusivement. Les Sponges de ce fer, par leur largeur et par suite de leur position sur un plan plus bas, derobent la fourchelte a I'appui. L'adoption d'un pareil mode de ferrure pour le cheval
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est du ä cede Iheorie qui considerait le sabot comme une cloche elasliquc, compressible pendant l'appui et retractile pendant le lever du membre, sorte dc tromplin propice au lancer en avant des colonnes de soutien du corps. C'est en vertu de cette theorie que la sole etait consideree comme une arche sainte a laquelle il fallait bien se garder de tou­cher. Bracy-Clarcken a ete l'auteur. Elle a ele adoptee avec empressement par toutes les sommites de la science vete-rinaire qui en ont ete les fervenls apötres, II. Bouley, Re­nault, Delafond, etc.
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Fig, 2. — Ferruro frausaisc
Coupe.
C'est eile qui est encore en honneur aujourd'bui. Cela prouve une fois de plus qu'on ne doit pas adopter a. la le­gere les theories les plus seduisantes. Pasteur me disait dans une lettre dal6e de Paris (6 juillet -1884) : laquo; Quelle distance entre la lh6orie et les fails! Quand les theories ne sont pas contr6l6es par une experience rigoureuse, autant en empörte le vent! raquo;
La miseen pratique de celle-ci a ete, depuis son origine j usque aujourd'bui, la cause d'un grand mal dont il est diffi-cile d'apprecier 1'etendue : d'abord pour le cheval, par suite des souffrances et des lesions quelle lui fait subir, des boi-teries nombreuses qu'elle provoque, et desindisponibilites qui en sont la consequence; pour le proprietaire, 1'agricul-
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ture, l'armee, l'Elat, qui sont trop souvent priv^s par son fait des services de ce precieux moteur. J'espere que Ton ne lardera pas a adopter une autre methode plus conforme k l'hygiene, äl'economie, ä la science et k la raison.
Voici les defauts les plus saillants de celle ferrure avec ]eurs consequences sous le point de vue de l'hygiene du pied, de l'öconomie, de la securite pour l'homme et pour le che-val:
Le ferpourvu d'une ajusturecreuse enhaut etbombee en bas presente ä I'appui sur Ic sol une sorte de boule sur la-quelle le cheval est force de marcher; on encore, quand le fer est un pen use, une surface plane, de deux ä trois cen­timetres de largeur, vraie glissoire qui constitue, comme dans le premier cas, un vrai casse-cou. Le pauvre cheval, orne de celte armature, s'il doit deplacer un lourd fardeau, meme tout simpletnent le poids d'un cavalier, sur un sol glissant, ne peuty parvenir qu'au prix de nombreux efforts depenses en pure perte, de pietinements sur place accom-pagnes de glissades, de temps perdu, avantde pouvoirpren-dre un point d'appui solide; et encore, ce n'est pas toujours sans chutes et sans accidents pour Thomme et pour lui-möme. L'appui, dans la ferrure actuelle, a lieu presque exclusivement sur la paroi qui est supportee par un plan incline de haut en bas et de dehors en dedans, sorte de ca­lotte creuse ou de cöne creux reprösentes par l'ajusture du fer (fig. 1, A, B).
Gelte disposition a pour effet de comprimer le sabot a chaque foulee sur le sol : c'est lä la principale cause de la Cousin.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2
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plupart des maladies du pied: encastelure, seimes, formes, fourbure, disjonction de la paroi avec la sole, fourmilliere, maladies dues aux deformations que subit le pied de ce pre-cieux animal soumis au vrai supplice permanent du brode-quin. Les coins sont remplaces ici par la forme du cöne creux oü le poids du corps ecrase a chaque pas le pied du patient.
II est bon de mentionner la longueur des clous effiles pour parcourir un long- trajet serpentin dans la moitie de l'epaisseur de la paroi oü les fausses routes sont frequentes. La tete de ces clous, exposee direclement aux beurls sur les paves, s'use vite; le fer sonne la ferraille, et il est bien-t6t mis hors d'usage.
La poche comprise entre le creux du fer et celui de la sole sert de garde-meuble pour tous les corps etrangers qui gisent le long des routes : les cailloux, les graviers, les scories, les clous ; pendant I'liiver, c'est la neige ; ä l'ecurie, le crottin.
La Iheorie nefastequi a donne naissance ä celte ferrure a fait accepter sans contröle par tous les Interesses cetle idee fausse de la dilatation et de la retraction pendant le poser et le lover du pied. Un seul, un zoolcchnicien remar-quable,j'ai nomine Sanson, mon ancieu condisciple etami, a prouve, par des experiences positives, l'exageralion de cette croyance.
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FERRURE NOUVELLE
La ferrure que je preconise est tout ä fait dilferente, el par la configuration du fer, et par son ajusture, et par sou application sur le pied (fig. 3 et 4). L'epaisseur du fer
Fig. 3. — Pcrruro nouvelle. Tian.
est inegale; plus grande sur le bord exterieur du pied, eile va en s'amincissant graduellement jusqu'au bord interne. Le fer pese moins que I'aulre, el il dure plus longlemps,
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L'ajuslure est tout ä fait opposee, avec exag-eration meme, ä celle des autres systemes de ferrure; eile est bombee en haut oüeile moule le fer surlasole,suivant la conformalion anatomique de l'os du pied, de la matrice de l'ongle et de la sole; eile est creuse en dessous. Le fer est place sur le pied en plan incline de dehors en dedans el de bas en haut snr la paroi et sur la sole^ parees dans le meme sens. L'ensemble represenle une calotte creuse dontle bord seul, servantde point d'appui, repose sur le sol. L'appui a lieu ici a I'exte-rieur de cette calotte (fig. 4, A, B),
Fig. 4. — Ferrurenouvelle. Coupe.
On le met en place, de fagon a ce que I'inclinaison s'ap-pjroche le plus possible de la verticale , cette inclinaison ne doit pas etre moindre de 40 ä50. pour 100, afin qu'elle pro-duise tous ses effets utiles pendant Thiver. Pendant le reste de rannee,elle peutetre moindre. Dans le premier cas, l'ap­pui aurait lieu sur la largeur du fer au lieu de poser sur le bord, si on n'avait soin de refouler ce dernier ä I'exterieur du pied. Cette operation augmente l'etendue de la surface d'appui ä la peripheriesuivanÜes deux diametres : le trans­versal ct Ic longitudinal. De plus, eile ne laissejamais au fer, m6me dans le maximum de l'usuie, qu'une petite largeur h son contact avec le sol, sorte de cercle en fer propre a as-
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surer la stabilite; aux deux talons, ce cercle forme deux crochets en demi-lune qui empechent las glissades pen­dant le verglas et les neiges^arce que le fer pose sur son ^paisseur qu'on diminuc un pen dans ces regions. On rentre en dedans de quelques millimetres le bord inferieur du fer, afin que le cheval ne puisse se couper.
Stabilite. — Le bord exterieur du fer sert seul de point d'appui sur le sol oil il creuseun sillon circulaire qui fait ressortir un petit monticule en terre remplissant le creux du pied, condition favorable ä la stabilite en fixant le pied sur son point d'appui d'une maniere inebranlable. Sur les routes ferrees meme, sur les paves en bois, voire m6me en gres, le bord saillant du fer, represenlant un crampon circulaire, s'accroche sur la route comme une griffe ou une mächoire pour s'y relenir aux inegaliles que cette meme route presente. Ainsi disparaissent les glissades, les che-vauxcouronnes, les forces et le temps perdus,les chutes et leurs consequences plus ou moins graves et pour Thomme et pour le cheval. Ainsi cet animal precieux obtient un be-nöflce effectif d'au moins un quart sur la somme des ser­vices ä rendre. En dehors de cette question economique, r6sultant de l'emploi de toutes les forces du levier qu'il represente,les aplombs, les articulations, les tendons, tous les organes des membres se conservent sains. Les instru­ments utilises par I'homme pendant I'hiver, dans certains pays, pour eviter les glissades et pour affermir la marche sur la glace et le verglas representent a peu pres cette fer-
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nire. On d^signe ces instruments sous le nom de patins. Co sont deux cercles en for horizontaux, rendus solidaires par denx barres defer paralleles;Ie pied esl pose sur lecer-cle superieur on il eslassujelli solidement ä l'aide de eour-roies ; la distance entre les denx est de dix ä douze centi­metres. Le pied de la chevre, du chevreuil,du chamois et de tons les animaux sauvages franchissant les rochcrs, les precipices, sansbroncher,ne possede cette süret6dans l'ap-pui que grace k la disposition anatomique des deux der-nieres phalanges et de la corne qui les recouvre. Le pied unique du cheval presente une conformation anatomique analogue (sole crouse et hord saillant de la paroi). Au lion d'imiter la nature, on s'est pin a faire le contraire, co qui nous a bien mal renssi, tant par rapport a I'hygiene que par rapport ä l'economie et ä la securite.
Hygiene. — Sous le point de vue^de I'hygiene, il suffit. pour constater les qualiles de cette ferrure, d'examiner le fonctionnement du sabot sur le fer. Gontrairement ä ce qui se passe avcc la ferrure frangaise actuelle, qui comprime le pied a chaque pas dans une calotte creuse representee par le fer, I'appui ayant lieu, dans cette nouvelle ferrure, ä Fex-terieur du creux, sur la parlie bombee du fer, les effets pro-duits sont differents : dilatation du pied au lieu d'une com­pression (fig. 4, A, B).
Si la ferrure frangaise exerce sur le pied une action deplo­rable, comme nous I'avons fait ressorlirpar I'^numeration de ses döfauts, non seulement le fonctionnement de la nou-
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velleferruredonne des resultats favorablesensenscontraire, mais encore il gueril lesdesordres occasionnes clans le pied par la premiere. C'est son principal merite.
J'arrive a la partie capitale de ce mode de ferrure : c'est cello qui est relative aux principes sur lesquels il repose; c'est encore celle qui concerne les regies a formaler pour sa mise en ojiivre.
Voici la theorie qui m'a servi de guide :
La sole a la forme d'un pont ayant pour clefs de voüte les barres, et, pour pierre angulaire entre elles, lafourchelte, cöne elastique complete par le coussinot plantaire prole-geant les organes les plus importants du pied, I'articula-tion, les tendons qui la renforcent, le petit sesamo'ide, etc.
L'osdupied et la membrane keralogene qui est moulee sur lui out la meme forme. La sole est constituee par une corne epaisse, lamelleuse, secretee par la matrice de 1 on-gle qui la double. Cette derniere est papillouse, veloutee, comme si la nature, prevoyante du deslin de toutes choses, avait voulu placer au siege de I'appui un lit de mousse, afm d'attenuer la violence des reactions sur le sol. Loin de la considerer comme une sensitive qu'on ne peut toucher irn-punement, je la regarde comme devant apporter un large contingent äl'appui.C'estlerole qu'ellejoue, dureste, chez
le cheval non ferre.
II ne suffit pas de s'appuyer sur des principes rationnels pour faire ressortir l'excellence d'une methode de ferrure; il faut encore en etablir les regies, si Ton veut arriver ä une application fructueuse.
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Voici celles qui concernent le pied du cheval: Le sabot doit elre pare dans le sens de l'ajusture du fer, afin de doaner h ce dernier une inclinaison süffisante de 33 pour 100 a 43, meme a 30 pour 100, variant suivant les saisons et la conformation du pied. Le poids du corps est supporte par le plan incline que represente ce fer, dont le bord exterieur seul prend contact avec le sol pendant I'ap-pui, alors que toutes les autres parties y sent soustraites. Le plan incline du fer porle sur laparoi et sur la sole. Dans les pieds bien conformes, on arrive facilement a. ce resullat, meme pourlesmembres anterieurs;Iorsquele piedestplein, on obtienl I'inclinaison voulue, ou bien en menageant un pen la paroi sur toute la peripherie du sabot et en enlevant un peu plus de sole, tout en menageant les aplombs, ques­tion capitale dans toutes les ferrures, ou bien — et c'est le moyen le plus simple — en donnant an fer un exces d'^pais-seurau bordexterieur.Cette epaisseurvarie de deux ä trois centimetres; eile doit avoir le maximum d'epaisseur et le maximum d'inclinaison pendantl'hiver, afin de bien remplir son but commeferrure aglace. Cesdifficultes,faciles ävain-cre, ne se presentent que pour les pieds anlerieurs, particu-lierementalfectes ausoutiendupoidsducorps, et jamais aux pieds posterieurs, destines h sa propulsion en avant.
Le fer. — II präsente un bord exterieur beaucoup plus 6pais que Tautre. Le premier servant ä I'appuiexclusive-ment, on lui donne une epaisseur äpeu pres double de celle du fer ordinaire. Le marechal arrfve facilement a le forger
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comme l'aulre. II s'aide au besoiu d'une matrice ou (Tune etampe speciale; ou mieux il emploie le fer dit cavalier, de forme prismatique.Mecaniquement,!! se fabrique toutaussi facilemeut que l'aulre, offrant meme un avantage sur ce dernier sous le point de vue economique, puisqu'il pese rooms.
Ajusture du fer. — L'ajusture est tout k fait I'inverse, avec exageration meme de celle de l'aulre ferrure, creuse en dessous et bombee en dessus (fig. 3 et 4); eile moule le fer sur la paroi et sur la sole. On n'enleve de cette der-niere avec le boutoir que la quantite necessaire pour obte-nir I'inclinaison voulue. On comprend tres bien que la matrice de Fongle serait lesee par son contact trop rappro-che avec le fer, si la sole etait paree ä fond, ce qui se pro-duirait surtout si ce meme fer porlait sur un seul point. II faut done laisser une certaine epaisseur ä la sole; le fer doit 6lre bien moule sur eile et sur la paroi a quelques millime­tres pres. II est important de ne pas laisser sejourner long-temps le fer chaud sur la corne, recommandation surtout importante pour les marechaux paresseux ou maladroits qui laissent au caloriquo la charge de faire leur besogne; dans le cas qui nous occupe, le fer portant autant sur la sole que sur la paroi, la premiere serait bienlöt brülee si on n'y prenait garde.
Etampures. — Elles sont praliquees au milieu de la lar-geur du fer, plutöt maigres en dedans. Les clous sont plus courts, partant plus forts, plus faciles äbrocher, parce que
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leur point do sortie est diroctemeut oppose ä leur entree; its sent droits, sans aucune preparation d'affilage, ce qui ne les expose pas a des fausses routes, parfois graves. 11s ont pour champ de sortie tout Pospace compris entre I'os du pied reconvert de la matrice de l'ongle et la tangente au sabot an fer, environ quatre centimetres. L'ouvrier le plus maladroit pent les brocher sanscrainte d'accidonts. II n'estpas n6cessaireququot;ils sortentaussihaut que dansl'autre ferrure, par celamemoqne le cloucomprendicitüute Tepais-seur de la paroi et une partie de la sole ä travers fds, alors qu'il n'entame que la moilie de la paroi dansl'autre ferrure. Les tetes des clous, etant placees sur un plan plus eleve, ne sont pas soumises a des heurts compromettants pour leur solidile. L'adherence du fer au pied est bien plus in-time. II est utile de mentionner que l'ajusture du fer con-tribue pour une large partä son inamovibilite; il est en quel-que sorte incruste dans le sabot.
Dans la ferrure frangaise, le fer, place horizontalement sur la paroi, transmet aux clous les heurts qu'il subit sur le pave, heurts qui I'enlevent frequemment, meme apres une ferrure neuve.
On pourraitcroire kpremiere vue que la ferrurefrangaise acluelle offre une base de sustenlation plus large. II suffit, pour etre apaise k cet egard, de reflechir que le bord sen! de la paroi portc sur le fer, alors que, dans mon nouveau Systeme, le fer porte et sur la paroi fet sur la sole, sur une plus large surface de contact. La largeur du fer n'a done aucune importance dans le premier cas ; la terre, sur la-
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quelle porte le for dans le second, presente une bien plus grande surface encore que celle du fcr frangais acluel.
La calotle creuse que represente le pied avec cette fer-rure imprime sur les terrains mous une motte de terre qui a le double avantage et d'empecber sa penetration trop pro-fonde, et ä la fois d'etayer solidementlescolonnes d'appui en assurant la stabilite.
L'appui est inebranlable avec le nouveau mode de fer-rure, aussi bien pour, laferrure courante que pour affronter les intemperies de l'hiver, lesglaces, le verglas, la neige; c'est^ en un mot, une ferrure ä glace perpetuelle qui ne vicie pas les aplombs du cheval. Le fer represente, parle bord qui prend contact avec lesol, un crajnponprismatique unique, circulaire. Comme nous sommesloin deces cram­pons redoutables que le pauvre animal est condamne a porter sous les talons, sortes d'echasses qui lorturent les articulations, les tendons, les muscles, etc.! Les intemperies arriventtoujoursäl'improviste. Le cheval, pourvudela nou-velle ferrure, est toujours pret ä affronter tous les dangers de la route; quels que soient letempset l'etat de cette route, qu'il fasse du verglas, qu'il neige, que le pave soit mauvais ou glissant, il ne broncherapas; quand meme cette ferrure serait usee, un bord seul, d'un centimetre au plus de lar-geur, porte sur la glace oü il creuse un sillon qui l'empeche de glisser.
Que devientle cheval ferre äla frangaise dans les memes circonstances ? Un fer large de trois centimetres environ, poli comme une glace, glissant comme eile, termino cha-
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cun de ses pieds, et c'est Ih-dessus qu'il doit marcher! C'est alors que lesmarechaux sont soumis a. un vrai travail d'hercule pour remedier k eel etat de choses ; pendant ce temps, unearmee peut 6lre immobilisöe. Apres beaucoup de temps perdu et de peines, k quel resultat merveilleux arrive-t-on ? On empeche le cheval de glisser, mais c'est au prix de grands sacrifices pour les aplombs et pour la conservation des membres.
Le nouveau fer empeche le cheval de se couper, ce qui permet encore de supprimer cetle ferrure dite d la turque, ferrure egalement prejudiciable aux aplombs.
La fourchette resle libre, ce qui lui permet d'apporter un concours precieux a l'affermissement de la marche ; les eponges du fer etant appliquees en dedans des talons, il lui est aussi difficile de forger, k moins que tout k fait sur le bord des eponges.
La ferrure franQaise,au contraire, ayant les deux epon­ges du fer sur un plan plus has que la fourchette quelle re-couvre en partie, derobe cette derniere ä toute fonction pen­dant I'appui; il n'y a d'exceptions que sur un pave inegal.
Sous le point de vue physiologique, nous avons vu com­ment la nouvelle ferrure se comporte vis-ä-vis du pied qu'elle tend a elargir ; Men que la boite cornee ne possede qu'une elaslicite tres limitöe, il n'en est pas moins vrai qu'une compression permanente, comme celle exercee sur eile par la ferrure franlt;jaise actuelle, finit par occasionner des deformations et des desordres graves dans le pied qu'elle recouvre.
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La nouvelle ferrure,produisant uoeaclion conlraire, pre-senle des effets opposes ä ce point que les maladies du pied resultant de la ferrure francjaise disparaisseat par l'emploi de celle-ci. Au lieu de serrerle pied, eile le dilate sans exa-g6ralion, le fer elant solidaire du sabot, excepte aux ma-melles et en talons oü le champ de dilatation ne peut qu'etre utile lä oü les clous n'existent pas.
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IV
EMPLOI DE LA FERRURE NOUVELLE
Nous avons pu apprecier, en faisant la comparailou des deuxferrures, combien celle que je preconise est superieure k I'autre, tant sous le point de vue de Vhygiene du pied, de la physiologie, de l'öconomie, de la stabilite du cheval k toutes les allures, que par rapport k la securite et ä la rai-son. Cetle ferrure n'empeche pas seulement le cheval de glisser pendant les neiges et les glaces de l'hiver, mais encore eile le preserve de tout accident resultant des glis­sades pendant tout le reste de l'annee; en donnant un point d'appui solide au levier qu'il represente, eile augmento d'une fagon serieuse son effet utile a chaque pas.
Si cela est evident pour le cheval affecte au service du gros trait, cela Test davantage pour le cheval d'armes et pour le cheval de course. L'issue d'une course dopend sou-vent d'une glissade faite apres le saut, au moment oü I'ani-mal cherche un point d'appui. Grace k ce mode de ferrure, non seulement le cheval no pout glisser, mais il ne depense pas inutilement ses forces k chaque pas pour conserver son equilibre; a merite egal, il est evident qu'il I'emportera.
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Gomme ferrure a glace, eile remplit parfaitement son but, grace k l'inclinaison du fer qui ne presenle jamais qu'unc petite surface polie au point de contact avec le sol. Elle re-preseale uncercle etroit que le poids du chevalaffermit sur la route ou il penelre plus on moins profondement sui-vant l'etat de cette derniere. On a soin, pendant l'hiver, de disposer le fer de faQon a ce que les deux branches soient un peu plus elroites en talons, plus pres de la perpendicu-laire (ce qui est toujours facile dans cette region), afin qu'entre les deux talons et la fourchette elles represen-tent deux croissants qui constituent les meilleurs de tons les crampons, toujours prets a affronter l'imprevu des in-temperies. II ne faut pas oublier que la fourchette restant libre apporte encore un nouveau facteur a la stabi-litc.
Le marechal eprouve incontestablement quelque diffi-culte pour forger ce nouveau fer, et par cela meme qu'il n'en a pas l'habitude, et encore parce qu'il est plus difficile afaijonner : cette ferrure offre cela de commun avec tons les progres realisös tous les jours par la mecanique. La locomotive est plus difficile ä faire que l'ancienne diligence; malgre cela, la premiere a delröne la seconde. II en sera de meme dans le cas actuel. La mecanique fabriquera ce fer nouveau tout aussi bien que I'ancien en for, enacier, en aluminium, etc., meme dans des conditions plus econo miques, parce qu'il conlient moins de matiere. Si le bord exterieur est beaucoup plus epais, le reste Test beaucoup moins.
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Cetle ferrure, je l'ai imagimüe d'abord dans un but thera-peulique, pour le trailement d'un cheval de reforme alteint de bleimes et de serrement des talons. C'etait un vrai pi-lier d'infirmerie; au bout d'un mois d'applicalion de cette ferrure, j'avais obtenu un elargissement d'un centimetre et demi en talons, le cheval ne boitait plus, et il n'a jamais plus boite depais. II m'a fait un excellent service de sept ä huit Heues par jour pendant sept ans.
J'ai tire encore de cette ferrure un grand profit de l'em-ploi de ce fer pour le traiterhent des maladies du pied; limitant d'abord cet emploi dans des cas speciaux, je l'ai pen a peu generalise, en observant les bons effets produits sur raffermissement de la marche du cbeval. II suffit de faire sortir deux chevaux d'une ecurie pavee en gres, Tun ferre ä la frangaise, l'autre avec celle que je preconise, pour s'en rendre compte. Le premier glisse plusieurs fois avant d'arriver dans la cour; le second a une marche assuree et inebranlable.
Depuis plus de six mois, deux brasseurs de la ville et un gros negpeiant, donl les chevaux peuvent etre cites parmi ceux qui travaillent le plus dans le deparlement du Nord^ et k la fois sur les plus mauvais paves, emploient celte ferrure avec une complete satisfaction.
Ces fails pourraient etre appuyes par des cerlificals de beaucoup de mes collegues du deparlement du Nord, de beaucoup d'industriels et de commergants, si je le jugeais utile. Non seulement aueun des chevaux ferres suivant cette methode n'a boite, mais encore Tun deux, Arlequin,
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ä la brasserie de M. Pureur, tres sujet ä boiler avec I'an-cienne ferrure, marche droit depuislors. J'aipourcollabo-rateurs : M. Contamiae, medecin du Gouvernement ä Peruwelz (Belgique), un vieux camarade, professeur de marechalerie, l'un des velerinaires les plus competents en fait de ferrure; men jeune et distingue collegue M. De-leau, mon successeur, qui l'emploient avec succes. Je me plais a reconnaitre qu'ils ont el6 pour moi des collabora-teurs pi-ecieux avec mon ami Poulrain de Fresnes.
La meilleure recommandation pour une innovation quel-conque, c'esl de prouver les avanlages qu'on en a retires en la meltant en ceuvre. G'estce raolif qui m'a determine ä publier, en meme temps que ce travail sur ma nouvelle fer­rure, quelquos articles speciaux relativement k 1'aclion reparatrice qu'elle exerce sur les maladies du pied occa-sionnees par 1'autre : encastelure, bleimes, seimes, four-bure, formes.
Conclusion. — Toules ces innovations ne tendent a rien moins qu'ä operer une revolution dans Teconomie de la fer­rure du cheval, tant pour la ferrure couranle que pour la ferrure a glace. J'espere convaincre tons les hommes spe­ciaux qui s'occupent du cheval de la superiorite de ma ferrure. Je compte peu pour ccla sur la theorie, maisj'ai une confiance inebraniable sur les fails. Devant eux chacun doit s'incliner.
Je fais un appel a lous mes collegues de bonne volonle,
ä lous les amateurs de chevaux, pour la vulgarisation de ce
Cousin.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;3
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mode de ferrure. Sans avoir la preleniion d'etre arrive d'emblee a la perfection, j'ai grand espoir dans l'avenir de ce perfectionnement. Aussi, afm de m'en assurer le fruit, j'en ai fait consacrer le privilege par un brevet.
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ENCASTELURE
Historiqice de cette maladie. — L'atrophie du coussinet plantaire serait, d'apres Ghönier, la lesion primitive de i'en-castelure, et le relrait de la paroi en talons en serait la con­sequence. Le professeur Sorge pretend, par 1'etude anato-
Fig. 5. — Encastelure.
mique des barres et des arcs-boulauls, que ces organes onl pour fonction d'empecher le sabot de s'evaser en ar-riere et de maintenir inlimement unis les feuillets podo-phylleux avcc ceux du köraphille.
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Notre revere mailre Henri Bouley avail une opinion dif-ferente.
Les traitetnenls de l'encastelure varient avec elies. L'anatomie pathologique de celte maladie est bienconnue.
Le mecanisme de production, la cause en un mot, varie suivanl les auteurs : pour les uns, la fonction faisant I'or-gane, un pied ne fonctionnant pas doit s'atrophier, que cette atrophie commence d'abord par les parties molles pour finir ii la iongue par s'lt;''tcndr.e sur les os eux-memes; pour d'autres, Tencasteliire se remarquant surtout chez les chevaux steppeurs dent Tappui a lieu exclusivement en talons, ce sont les battues frequenles du pave de la route sur ces regions qui occasionnent lesdesordres graves dont elles sont le siege : serrement des talons, atrophie conse­cutive du coussinet plantairc, de l'aponevrose du meme nom el du petil sesamoide. D'apres eux, ce n'est done pas le manque de fonction qui d^fail I'organe; e'est une fonc­tion exageree qui le modifie. Teile esl Topinion de Henri Bouley.
On peul faire sur ce sujel toules sortes d'hypolheses plus ou moins fondees; e'esl de la science speculative sans imporlance.
La question capitale, c'esl de guerir le mal. La guerison meme sans phrases sera bien regue. Jusque aujourd'hui les traitemenls sont beaucoup plus nombreux que les cas de guerison. Parmi eux figure celui d'un veterinaire distingue, Defays. Voici enquoiil consiste . un fer dont Tangle termi­nal des eponges est applique en dedans des talons; une
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sorte d'etau renverse, nomme desencasteleur, prend un point d'appui sur les deux angles du fer pour en operer progres-sivement l'ecartement; une barre en fer transversale, divisee en millimetres, pcrmet de preciser le degre de cet ecarte-ment violent et instanlane. Les resulats ne sont pas bril-lanls.
Nous avons fait ressortir que, dans ce mode de ferrure. Tangle inlerne de l'eponge etait replie en dedans du talon, le reste du fer conservant l'ajnslure ordinaire. 11 y a une grande difficulte ä limiter le degre d'ecartement des talons pour qu'il seit compatible avec la resistance de la matrice de l'ongle sous-jacente. Dans mon procede, l'action ope-rant la dilatation est lente, mais continue; le plan incline de dedans en dehors servant de point d'appui au pied agit toujours, mais d'une maniere insensible, sans provoquer ni douleur ni desordre. Ce qui favorise beaueoup pette dilatation, ce sont les deux rainures laterales qui la ren-dent facile. Patience et longueur de temps font mieux que force et que rage.
La nevrotomie plantaire esl encore l'opefation qui a rendu le plus de services. II est vrai que c'est aux depens de la sensibilite, qu'on detruit, tont en reduisant le pied au role d'instrument passif. II en resulte assez souvenl des accidents graves.
Trnitemenl. — Chacune des opinions enumerees plus haut pent jouer un certfiin röle quant ä l'etiologie de cette maladie; pour mon compte, j'envisage comme en etanl le
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principal facteur la ferrure francaise actuelle. La compres­sion exercöe sur le pied ä cliaque pas par celte calolle creuse du fer produit a la longuo le serrement des talons, l'alrophie du coussinet plantaire el des aulres organes, modifie en un mol la bonne harmonic qui existe entre eux.
Le Irailement que je preconise consiste dans l'emploi de ma ferrure. Ce qui prouve son efficacite et a la fois la ve-racite de mon appreciation sur Faction nefaste exercee par la ferrure franeaise, c'est que, generalement, la guerison suit de pres son application. C'est la confirmation del'adage : La cause enlevee, teffet disparait. Afin de faciliter faction therapeutique decetle ferrure, de l'augmenter memej'em-ploie differents moyens que je vais exposer, avec les prin-cipes sur lesquels ils reposeal.
J'arrive au traitementdel'encastelure. Je divise d'abord le sabot eu plusieurs pieces a l'aide de rainures; Tune, suivant les lacunes laterales de la fourchette jusqu'au bour-relet (fig. 5, 0, 0), isole de chaque cote cette fourchette. Cinq h six centimetres en avanl, je fais de chaque cöte deux autres rainures partant du bourrelet jusqu'au bord solaire de laparoi (fig. S, M, M, etfig. 7, M, 0). L'ecartement de ces rainures varic suivant l'etat du sabot. L'appui sur le sol, au lieu de porter sur une boile cornee d'une seule piece, pre-sente quatre parties distinctes : la fourchette ou le coin de come qui en tientlieu; les deux quartiers L, L; plus la partie anterieure P. La force des percussions sur le pave estdonc divisee par quatre, par suite presque nulle ou au moins grandement attenuee. C'est ici qu'arrive a propos
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mon fer avec son ajusture speciale comme principal facleur de la guerison. L'appui s'operant sur une calotte pleine re-presentee par le fer produit des effels opposes a ceux de l'autre ferrure. II dilate le pied achaque pas ct guerilasscz vile les desordres que celle-ci a occasionnes. L'amplialion obtenue dans les talons est d'un ccntimfetre, voire parfois deux par mois. II rn'est arrive de faire une rainure de plus en pince, dans Tencastelure ancienne, lorsque le sabot representait un vrai cylindre, sans traces de fourchette.
J'ai tente d'employer les traits de scie au lieu des rai-nures; cela ne m'a pas reussi. La largeur des rainures, environ un centimetre chaque, donne seule un champ süf­fisant pour la dilatation dn sabol.
Presque toutes les boiteries dont le siege est dans le pied disparaissent par lemploi simultane de la division du sabot et de la ferrure que je preconise.
L'emploi des rainures date de loin. Je n'ai pas la preten-tion de les avoir inventees. Papin, en demonlrant avec sa marmite la dilatabilite de la vapeur d'eau par le calorique, u'a pas trouve la machine a vapeur; ce sont Stephenson, James Watt, qui sont arrives h utiliser ce principe. Mon ambition se borne k avoir employe les rainures d'une maniere methodique, de baser leur emploi sur des prin-cipes dont j'ai formule les regies.
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VI
SEIMES
La medecine des animaux differe tout ä fail de la mede-cine humaine; la premiere, tout-a fait etrangere a la ques­tion sentimentale, a pour objet la guerison d'un animal consid^re comme une machine molrice de transport ou de mouvement par lindustrie ou le commerce, comme une locomotive animee pour le service de la seile; en un mot, c'est un capital devant produirc uainlerel ad valorem. La mission du veterinaire ne consiste pas seulement ä gue-rirun cheval quand il est malade, 11 faut qu'il calcuie si les frais de traitemenl de la maladie n'excederonlpas la valeur du sujet. Dans ce dernier cas, on le sacrifie impitoyable-ment. Ce parti est extreme. II y a des temperaments. II est parfois difficile de donner un pronostic serieux. Les frais de traitement depassent souvent les previsions des int^res-samp;s.
Definition. #9632;—Laseime, du motes;.).;(moilie), parcequele sabot est partage en deux parlies; solution de continuite dans les fibres cornees qui consliluent la portion de Tan­gle appelee faroi. Le qualificalif est subordonne a la region ou on lobserve : seime quarte, celle qui siege en quartier;
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seime en pince, celle qui se trouve en pince. Les seimes quartes sont beaucoup plus frequentes.
Causes. — Secheresse de la corne sous Imfluence de la chaleur el des chocs sur le sol, ou par suite d'une altera­tion du bourrelet, du peu d'epaisseur de la paroi; lespieds
Hquot;^
Fig. 6.
creux et 6troitsysont exposes surtout quand les quartiers sont faibles, encasleles; lespieds cercles et has; les'attein-tes et les heurts au bourrelet; le räpage du sabot au biseau par im marechal mal avise; la tonte des polls qui laisse le bourrelet sans protection, de meme que le p^riople; les coups de crampons; la transition brusque du passage de
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rhumidite, äla sortie de l'abreuvoir, äTexposilion solaire, quand le sabot n'a pas ele prealablement graisse, quand le marechal a enleve le vernis qui recouvre la paroi et, par ce fait, I'a rendue hygrometrique.
Les chevaux de certaines races, les arabes, les barbes, les bongrois, ceux des Indes oricntales dont la paroi pre-sente peu d'epaisseur, et la oü lachaleur du climat desse-che la corne et la fend comme du bois sec; la dilatation du sabot en haut et son resserrement en bas par la ferrure frangaise.
Les seimes sont completes on incompletes; les premieres interessent la paroi dans toute son epaisseur et penelrent jusqu'au tissu feuillete en y occasionnant des lesions plus on moins graves, parfois des hemorragies provoquees par la decbirure de la membrane keratogene, parfois I'inflam-mation de cette derniereavec chaleur, douleuret claudica-tion. Les lesions sont plus ou moins graves suivant I'an-ciennete du mal : suppuration avec decollement de la paroi, gangrene de la matrice de l'ong-le, carle on sphacele de l'os du pied; en unmot, on peut observer toutesles pha­ses de l'inflammation. Les seimes incompletes sont d'une guerison facile.
Elles sont rectilignes ou en zig-zag; ces dernieres sont toujours graves.
Des le moment oü la seime existe, la physiologic patho-logique nous rend compte des desordres qui doivent en r6suller : la penetration du tissu feuillete entre les deux fragments de la paroi; puis son pincement, dans les deu^
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temps qui correspondent au poser et au lever du pied. Ce qui oxagere encore le mal, s'il n'en estpas la cause exclu­sive, c'est que,lecercle forme par la boite cornee presentant une solulion de continuite vis-ä-vis de la seime, les deux parlies disjointes s'ecartenl, comme les sabots des bi-
sulces.
Sans m'arreter ä l'liislorique des seimes, leur laquo;Sliologie,
leur classification, leur traitement par tons les procedes employes, mon but est de vulgariser un procede de traite­ment qui guerit la seime et n'impose au patient ni plaie, ni douleur, ni boiterie, tout en permetlant au proprietaire de l'utiliser depuisle döbut du traitement jusqu'ä la gue-rison. Sous le point de vue economique, et sous louä les rapports, ce resultat a bien sa valeur.
Principe sur lequel repose le traitement. — Le principe est le meme que celui sur lequel est bas6 le traitement de l'encaslelure : l'attenuation des forces par leur division. Le manuel operatoire est a pen pres le meme que pour i'en-castelure : le sabot est divise en quatre pieces par des rainures; deux, suivant les lacunes laterales de la four-chetle jusqu'au bourrelet (4) (fig. o, 0, 0), isolent comple-tement cet organe ; deux aulres rainures separent les quar-tiers M, M (fig. 5). L'ecarlement de ces rainures varie suivant la grandeur du sabot et encore suivant le siege de la seime. De ce cote, la rainure est placee a un centimetre et demi de la fente.
(1) Voyez Encastelure.
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L'operationest complete par dcuxautres rainures : 1'uno transversale, coupant la seime ä angle droit a quatre centi­metres environ du bourrelet; l'autre, perpendiculaire ä la premiere, est creusee sur la seime elle-meme, depuis le bourrelet jusqu a la tangente de la transversale. La figure est. celle d'un 1 renversö (fig. 6). Les rainures sont prati-qu6es avec une rainette ordinaire; elles sont creus^esjus-qu'a pellicule, en ayant bien soin d'eviter les echappees, causes de cerises douloureuses. La rainure transversale s'ötend sur une longueur de deux a trois centimetres de chaque cöte de la seime.
On doit encore, comme complement, exciser la peau morte, s'il y en a, au pinion du bourrelet, les ruguosites et les callosiles qui peuvent s'y rencontrer; une legere poinle de feu, s'il est atrophie. Un petit pont est menage a la tangente du fer pour soustraire k I'appui la region malade. C'est relativement a ces details complömentaires que la Commission hippique a pretendu rejeler mon tra­vail en pretendant que ces memes details etaient connus depuis l'origine de l'hippiatrip. Je n'ai jamais eu la pre-tention de les avoir inventes. Elle s'est occupee de ces bagatelles en laissant de cote tout ce qu'il y avail d'original et de serieux dans mon rapport.
Dans l'immense majorite des cas, les deux rainures en J. renvers^ suffisent pour obtcnir une guerison complete; parfois meme, quand la seime est recente, une seule rai­nure transversale suffil.
Lorsque le pied presente les talons serres avec une ten-
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dance ä l'encastelure, il ne faut jamais hesiterä employerle premier procede, c'est-a-dire le Irailemeat complet con-sistant dans la division de la boite cornee en quatre parties; c'est encore necessaire, quand la douleur esl excessive, et partant laboiterie Ires forte.
Le facteur principal de la guerison consiste dans I'emploi de la nouvelle ferrure. Les mouvemenlsalternatifs dedila-talion en haut, vers le bourrelet, et de resserrement en bas a. la tangente du sabot sur le fer francais actuel, ont pour effetet de resserrer le pied en bas et d'operer la dis-jonclion des fibres cornees au bourrelet.
La ferrure que je preconise, presentant une configuration inverse, produit des effets opposes : I'elargissement da pied.
(1) Mon Memoire sur les seimes fut publie dans le Recueü de mide-cine velerimdre du 15 oclobre i883 seuleraent. II avail ete adresse a mon regrelle mailre ct ami M. H. Bouley en 1876. Dans le compte rendu qu'il en donne, le mailre se demande si le procede esl bien nouveau. II croil se rappeler qu'il a ete indique par Zundel anl(5rieu-remenl a mon Memoirlaquo;. Une lellre de Zundel du 24 fevrier 1884 dit : laquo;...Ilfaudrailde la mauvaisefoi pourvousaccuserde plagiatjparceque le procede preconise par Levral öftre de grandes differences avec le vötre... ramincissemenl avec la rape du quartier divise B,B.Dureste ce procede n'a jamais ele employe par personne: ä plus forte raison n'a-t-il pas ele suivi dans les ecoles raquo; (Zundel, velerinaire superieur d'Alsace-Lorraine).
La Societe d'hygiene hippique avail considere mon Memoire comma elant saus objel, parce que mon procede, afflrmait-elle, enseigne dans les ecoles, elail connu depuis longlemps.
Ces deceptions sonl communes a lous les innovateurs.
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VII. FORMES
Le traitemenl des formes repose encore sur les memes principes, rattenualion progressive des forces jusqu'a 0, d'apres les lois de la pesanteur (machine d'Atwood) ayant pour facteur principal la nouvelle ferrure.
La ferrure frangaise est encore ici le coupable principal; I'ajusture du fer, etant creuse en haut, nonseulement com-prime le pied en has, mais encore, reposant exclusivement sur la paroi, pendant l'appui du fer sur le sol, lout le poids du corps a pour points aboutissants le bourrelet, les carti­lages lat6raux de l'os du pied, la couronne. De lä, fatigue excessive dans ces regions, ayant pour consequence les os­sifications des cartilages lateraux et celles qu'on remarque autour de la couronne.
La guerison qui suit le traitement employe justifie cette theorie mieux que tous les raisonnements.
La cause du mal etant connue, il est facile d'y renuüdier.
On adapte an pied, tout d'abord, la nouvelle ferrure qui repartit le poids du corps sur une plus grande surface pour aboutir h la clef de voütc du pont represenlee par la sole, la matrice de l'ongle, Tos de pied, le coussinet plantaire, la fourchetlc. Tous ces organes sont admirablement disposes
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pour amortir les chocs pendant Jes battues du pied sur le sol, pourvu qu'on ne viennepas en delruirerharmonie par une ferrureirrationnelle. C'estce qui a lieu avec la ferrure actuelle.
Le nouveau fer elant applique sur le pied, le traitement est complete par deux raiuures creusees sur le sabot de
Formes.
haut en has, de la parlie anterieure des cartilages de pro-longement jusqu'au bord solaire de la paroi, a cinq centi­metres environ de l'exlremite des talons (fig. 6 et 1, M, 0). Neuf fois sur dix la boiterie disparait en quelques jours, souvent immediatement apres I'operation.
On salt que lo bourrelet, comprime par la forme, secrete une come cerclee, n'ayant plus les qualites physiques qui distinguent la corne normale; on sait encore que les de-
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formations du sabot, le resserrement des talons surtoul en sent les consequences inevitables.
Sous l'influence du Iraitemenl que je viens d'exposer, tout cela disparail en peu de temps. L'elargissement du pied ob-tenu variede un centimetre et demi a trois dans Finlervalle d'un mois. On comprend que, les organes sous-jacents n'elant pluscomprimes, ladouleur, laboiterie, Talteralion du bourrelet, tout cela dispaiait avec la cause elle-meme.
Loin de moi la pensee de vouloir supprimer Tempioi du feu pour le traitement des formes. J'y ai toujours eu re-cours moi-meme. Toutefois, le Irailemcnt que je preconise a toujours precede Tapplication du fen. Tout le monde en profile : la boiterie disparaissant de suite, le feu exerce son action curative pendant que le cheval Iravaille. II n'en est pas de möme lorsque le feu est employe seul. Le patient est souvent tres boiteux, et la duree de son indisponibilite est longue surlout pour le proprielaire.
J'ai termine Foeuvre capitale. C'esl la nouvelle ferrure du cheval. Mon intention etait d'abordde limiter lä mon travail et d'en publier un autre a part concemantquelques obser­vations faites pendant un demi-siecle d'exercice de la pro­fession de veterinaire. A mon age on ne pent pas remettre. C'est celte raison qui m'a determine ä faire ces difTerentes relations pratiques, pour nc pas en laisser perdre les fruits. Si elies peuvent etre utiles eli-endrequelques services, mon but sera rempli.
ANOERS, IMI'. HE A. BUKDIN, HUE GAUMKI;, 4.
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