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PATHOLOGIE BOVINE
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BIBLIOTHEEK UNIVERSITEIT UTRECHT
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PATHOLOGIE
BOVINE ^ ?*zr/J/amp;-
ETUDE PRATIQUE DES MALADIES DE L'APPAREIL DIGESTIF
PAR
GUITTARD
VETERINAIRB A ASTAFFORT
Oflicier du merite agricole, llcmbre du Couseil de perfeclioiuiemeul des Ecoles veterinaires
Secretaire-general de la Sociele velerinaire de Lot-et-Garorme
Membrc-correspondant et honoraire Je !a Societe velerinaire d'Alsace-Lorraine
cl de la Sociele velerinaire de l'Ouest,
llembre-correäiiondanl des Societes veterinaires du Calvad s, de l'Orne et de la Manche ;
du Nord et du Pas-dc-Calais, de l'list, des Ilaut.s-Pjrenees, de la Societe velerinaire pratique
de Paris, etc., etc.
President-Fokdatei'r de la Sociele d'Encouragement a l'Agriculture de Lot-et-Garonne.
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#9632; - #9632;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;-Vi-v-.
AGEN
IMPR.IMER1E QUILLOT, COURS;
1895
TON, 1nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;W
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PREFACE
Des qu'il s'est agi de la creation de chaires de pathologic bovine dans nos ecoles, quelques vete-rinaires s'en sont declares les adversaires. Ignorant les difficultes que Ton rencontre journellement dans la pratique medicale, ils ont pense que la m^decine bovine est trop facile pour faire l'objet d'une brauche ä part parmi nos sciences medica-les.
Les praticiensqui, tous les jours, se beurteilt ä ces difficultes,sont d'un avis contraire,et la creation de chaires de pathologie bovine est devenue,grace ä leurs plaintes, un fait accompli.
Le Conseil de perfectionnement des Ecoles veterinaires a dejä pu constater les resultats heu-reux que ces chaires out procure en si peu de temps.
Neanmoins, malgre les progres incessants qui se produisent dans l'art medical, les veterinaires ren-contrent, tous les jours, des manifestations patho-logiquesdont le siege et la nature echappent d leurs observations.
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Cela est si vrai, que nous avons regu, depuis la fondation dc notre journal, en 1888, de tres nom-breuses demandes de renseignements portant sur
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des points absolument obscurs et inedits de la pathologic bovine, auxquels nous nous sommes efforces de repondre en nous appuyant sur notre experience et les remarques que nous avonsnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ,
notees au cours de nos tournees professionnelles.
Les etudes anatomo-pathologiques auxquelles on se livre journcllement sur des sujets de l'espece chevaline ne sont pas, en tout, applicables a la pathologie bovine parce que les ruminants presen-tent une organisation toute particulicre, d'oü resultent une dissemblance dans la texture et la structure des tissus, dans 1c fonctionne-ment de certains organes, dans la nutrition, dans la reparations des parties malades, et, partant, des differences notables dans la manierc d'etre des maladies et la fafon dc les combattre.
Aussi le petit nombre des ruminants malades qui sont traites dons nos ecoles ne suffit pas pour initier suffisamment les eleves d la pratique medi-cale bovine. L'etude pratique des maladies reste done, le plus souvent, la täche des praticiens.
A nos professeurs incombe specialement le cöt6 scientifique de la pathologie bovine, aux praticiens d'en faire une intelligente application.
Habitant un pays oü l'elevage du betail se fait
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sur une vaste echelle, 011 les grands ruminants sont seuls employes aux travaux de la terre, et ou, par consequent, les maladies de ces animaux sont nombreuses et variees, nous avons pense rendre quelques services en publiant ce qu'une experience de 25 ans nous a appris dans cette brauche de notre profession. En tenant compte, en meine temps,des communications de nos confreres et des progres qui s'accomplissent sans cesse dans I'art medical, nous pensons avoir pu faire un travail plus complet queceux qui ont ete publies jusqu'a ce jour sur cette matiere.
Nous avons adopte, dans ce travail, la classifi­cation de notre ancien professeur L. Lafosse. Elle nous parait etre encore la meilleure et la plus naturelle.
Loin de pretendre avoir dit le dernier mot sur les maladies de l'especc bovine, nous declarons que notre livre ne doit etre considere que comme un simple manuel pour guider les praticiens qui pourront y noter les additions et les modifications que la pratique medicale leur indiquera.
Les maladies de l'appareil digestif etant les plus frequentes chez I'espece bovine et celles qui for-ment, en grande partie,des entites morbides parti-culieres, e'est par leur etude que nous avons voulu commencer.
Nous avons la conviction que les praticiens
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trouveront, dans notre expose, un guide qui sup-pleera au defaut de memoire et qui leur evitera des recherches. II initiera d'emblee les debutants ä l'art de guerir, ä une pratique medicale qu'ils n'acquer-raient qu'apres plusieurs annees de tatonnements et d'hesitations.
Nous voulons, en somme, contribuer ä faire disparaitre les derniers vestiges de la medecine empirique.
laquo; Dans les ecoles veterinaires on enseigne a laquo; apprendre raquo; nous disait un jour, un professeur des plus distingues. C'est a faire apprendre vite et sans tatonnements que nous voulons arriver.
II ne faut pas que I'experience acquise meure avec le praticien. Notre but est de la perpetuer.
J. Guittard
Astaffort, juin 1895.
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PATHOLOGIE BOVINE
MALADIES DE L APPAREIL DIGESTIF
Considörations g6n6rales sur I'etiologie.le diagnostic et le traitement.
L— Les maladies de l'appareil digestif sont celles que Ton rencontre le pins freqnemmont dans la pratique medicale bovine. Cela tientä 1'organisation compli-quee de cet appareil et ä la facilite avec laquelle il
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subit des derangements dans son fonctionnement. Les proprietaires, persuades que les animaux ne doivent pas travailler avec le ventre vide, donnent une ration tres forte avant le depart pour les champs; ils les Gondamnent ainsi ä promener,par les sillons, uue grande masse alimentaire qui les alourdit et les fatigue.
Le ventre n'est reellement plein que lorsque la faim est apaisee ; et la faim n'est apaisee qua lors­que les aliments sent en etat d'etre digeres, e'est-a-dire lorsqu'ils ont ete rumines. La rumination pendant le travail s'effectue mal et incompletement. Les matteres ingerees sejournent ainsi trop long-temps dans le rumen,ce qui ost une des prineipales causes des maladies que nous allons decrire.
D'un autre cote, les aliments accumules en grande quantite dans la pause refoulent le diapliragme dans la cavite thoracique et genent la respiration. Gette gene est encore augmentee si nous avons affaire ä une vaclie en gestation avancee : le foetus diminue la capacite abdominale et la compression des visceres est augmentee.
Ce qui precede explique pourquoi les maladies de l'appareü digestif sont plus frequentes ä l'epoque des grands travaux des champs.
Ne rien donner ü manger aux animaux avant le travail n'est pas cependant une bonne pratique. Une legere ration, a ce moment, sort de lest et forme un point d'appui necessaire aux parois abdominales qui se contractent pendant l'ellbrt de traction. Elle ne rend pas imperieux le besoin de ruminer, et les animaux qui travaillent profitent, pour le satisfaire,
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des moments d'arret que leurs conducteurs leur
accordent.
Le grand repas doit etre donne quand le travail
de la journee est termine ; la rumination s'effectue
alors en son temps et dans les conditions physiolo-
giques qu'exige la sante des animaux de l'espece
bovine. Aux causes los [Aus frequentes des maladies de
l'appareil digestif il faut joindre celle qui provient
de robligation de donner une nourriture exclusive-
ment seclie pendant les hivers longs 'et rigoureux.
Viennent ensuite les substances grossieres, avarices,
alterees par la poussiere, par les vegetations cryp-
togainiques, ou aüxquelles se trouvent melangees
des matieres veneneuses, toxiques, etc.
11 ne faut pas perdre de vue que les fonctions de la peau sont intimement liees ä cellos de l'appareil digestif. C'est ce qui explique comment tous les agents exterieurs qui agissent defavorablement sur I'enveloppe cutanee, les arrets de transpiration eu particulier, agissent egalement sur le tegument in­terne, et l'alterent d'une maniere plus ou moins grave.
Nous n'avons voulu indiquer ici que les princi-pales causes qui produisent leur eilet sur I'ensemble de l'appareil digestif. Nous aliens nous etendre un pen plus sur le diagnostic et sur le traitement des maladies qui Ini sont propres.
II.—Les renseignements indiquent, la plupart du temps, le point sur lequel s'est declaree la maladie. Quand c'est sur l'appareil digestif il faut examiner le malade d'une maniere toüt-a-fait methodique,afin de recueillir exactement tous les symptomes. Si
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l'animal est couche,on note s'il pousse des plaintes, s'il tient ses membres allonges et plus ou moins tendus ; s'il los agite de temps en temps comme pour frapper le sol ; s'il tient sa tete droite, appuyee par le menton surla litiere, on si,l'encolnre repliee, il la porte sur le thorax, ce qui indique sonvent nne mort prochaine. Quand il se love on voit si c'est avec lenteur, avec hesitation on rapidement. Quand il est (lehont les pandiculatiohs se produisent en totalite, an nombre de quelqües-uues seulement, ou elles font toutes defaut.
Pour examiner ensnite le malade dans cette der-niere position, on commande an proprietaire de le faire reculer de la mangeoire, de le faire descendre dn marchepied, et de lui maintenir la tete dans la direction de la ligne du dos.II laut placer le corps dans nne position horizontale : Quand l'animal est releve du 'levant,les organes abdominaux se portent dans le fond posterieur de la cavite abdominale et ne permettent pas de constater exactement I'etat anormal dans lequel ils penvent se trouver. Dans la situation opposee,ä part le meme inconvenient, ils produisent nne gene sur la poitrine, accelerent les mouvements respiratoires et peuveat faire noter des symptömes qui n'existent pas.
J^e veterinaire se place du cöte gauche, se porte du cöte de la töte et commence l'examen du corps par regions. 11 porte sa main sur le mulle pour constater s'il est chaud, froid, sec, humide, tumefie, etc. II passe son doigt dans la bouche de l'animal pour en apprecier la temperature,et juger l'etat de la s alive ; il regarde si rien d'anonnal n'existe dans
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Fauge au dessous de la langue ; si les yeux sont enfonces ou saillants, tumefies, larmoyants, rouges ou pales ; si les cornes et les oreilles sout chaudes ou froideSjOu bien si les comes sont chaudes et les oreilles froides ou encore si les unes et les autres sont chaudes et froides en diagonale.
On presse la region des parotides pour examiner le pharynx ; on faitglisser la main le long de l'oeso-phage et on I'aiTeLe ä l'entree de la poilrine pour constater 1'etatdu poulsque foumit tres bien i'artere thoracique externe. Pour le rendre bien apparent il faut faire porter le membre correspondant un pen en arriere.De lä on passe ä la region du dosque Ton pince afin de s'assurer si la sensihilite est nulle ou exageree ; souvent alors on provoque des plaintes. On pince egalement la peau du sternum oü les memes symptumes se manifestent.
Lellanc gauche fournit les principales indications. Ori le trouve souleve par des gaz_,ou par les aliments, tasses ou mous, ({lie renferme le rumen. On lui imprime des poussees brusques avec le poing ; on constate alors s'il se produit des bruits de liquide provenant de la panse,de la caillette ou des intestins. On presse la region du foie ; si le viscere gst malade Fanimal manifeste de la dpuleur. Enfin on examine I'anus qui est ou saillant ou enfonce, sali par des excrements, par des matieres ramollies., par de fausses membranes, par des matieres sanieuses,etc. On observe en meme temps, si I'animal lient la queue soulevee ä sa base sans s'en servir pour chas-ser les mooches ; Faffirmative indique une maladie dans la voie reclale ; la tient-il relevee sur la croupe
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cest le signe de douleurs intestinales. Enfrn quand
on n'a pas l'habitude de juger de l'etat febrile par
le poüls, ou bien lorsque Ton veut juger, avec plus
de precision, la marcbe de la maladie, on prend Anbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; amp;£
ce moment la temperature recta le avec le tbermo-
metre medical.
L'auscultation fournit quelquefois des renseigne-ments tr.6s precieux. La salive, en franchissant le pharynx et en parcourant l'ocsopliage, produit des bruits divers selon I'obstable qui en gene le cours. On entend encore ces bruits en appliquant I'oi'eille sur la partie posterieure du thorax, sur le flanc gauche, sur le flanc droit; alors ils proviennent des sacs gastriques ou des intestins.
Distinguer les bruits physiologiques de ceux qui sont la consequence d'un etat maladif est difficile pour les praticiens dont Toreille n'est pas suffisam-ment exercee ä les percevoir. Aussi, quand on debute dans la profession veterinaire, il faut auscul-ter souvent des sujets. en bonne sante afm de se familiariser avec tout ce qui s'entend de normal dans les cavites splanchniques. II devient trea facile ensuite de reconnaitre les bruits qui residtent d'al-terations internes.
On examine enfin l'ensemble du malade pour voir si son etat n'indique rien de particulier ; si la tete n'offre pas un aspect special ; si les oreilles sont relevees ou pendantes. On observe parliculierement les membres posterieurs qui, dans les cas de dou­leurs intestinales, sont souleves par l'animal tantöt l'un tantöt l'autre, quelquefois jusqu'ä frapper le ventre.
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Les excrements fournissent, chez les ruminants plus q'ue chez les autres especes, des indications precieuses pour determiner la nature, le siege et
*nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; l'intensite du mal. Quelquefois ils ne presentent des
modifications que le lendemain on le suiiendemain du debut de la maladie. On les trouve durcis, en crottins, luisants, coilles de fausses membranes
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minces,on portant des debris de fausses membranes; celles-ci sont de couleur gris-clair uniforme, rosees, on striees de points sanguins ; ils portent des ma-tieres alimentaires incompletement divisees ou beaucoup de grains qui out echappe ä la dent. Ils sont noirs, marrons, verts, etc. selon la nature des aliments iimeres, des medicaments administres ou I'etat inllannnatoire ties parties qu'ils ont traversees. 11 sout mous, sereux, diarrbeiques,
ynbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; sanguinolents, etc. ; leur odeur yarie aussi dans
beaucoup de circonstances. Enfin il arrive qu'au lieu d'excrements ce sont des matieres provenant de se­cretions de la muqueuse intestinale, des fausses .•j „nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; membranes en paquets, en tubes, ou en fragments
plus ou moins consistants.
11 faut s'infonner aupres du proprietaire si la defecation est plus frequente ou plus rare, si eile est penible, accompagnee d'efforts expulsrfs ou d'e-preintes, si les excrements sont rejetes en petite quantite ä la fois ou com me ä I'etat normal.
Quand, an moment de la visite, on n'a pas d'ex­crements ä pouvoir examiner, on fait fienter le ma-
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?nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; lade en le prenant par les comes avec une corde
pour I'attirer au debors; au moment oil il seretourne il releve la queue et en rejette quelque pen. Si
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ce moyeii ne reussit pas on introdiiit dans le rectum un baton huile on graisse auquel on imprime un mouvement de rotation.
La pression du llanc droit pent donner des indica­tions plus precises que le gauche lorsque les intes-tins sont malades.
Apres avoir ainsi procede ä Fexamen du malade au repos on doit le faire marcher, en le prenant parnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;-* |
les cornes avec une corde, sur un plan incline en montant et en descendant. G'est en descendant sur-tout que, dans les cas d'inllammation interne, les animaux se plaignent.
Des que Ton a examine I'animal dans toutes ces situations, on classe les symptümes que Ton a recueillis et on etablit le diagnostic. Pour cela nous recommaudons un moyen tres precieux neglige par presque tous les praticiens. G'est celui de noter, seance tenante, les symptümes que I'oa vient d'ob-server. L'Agenda Asselin, portant un calendrier ä deux join's par page, est tres utile dans cette cir-
constance;on y inscrit les renseignements recueillis,
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les causes qui out agi, les symptümes generaux d'a-bord, puis les symptümes locaux. Avec ce tableau symptomatique sous les yeux, on nomme, sans dif-ficulte, la maladie qu'il caracterise. On y ajoute le traitemeht que Ton present et les conseils que Ton donne. Ce dernier point a une importance capi-tale parce que, s'il survient plus tard quelque chose de fächeux resultant de la faute du proprietaire, celui-ci accuse souvent le veterinaire ou il raconte des choses qu'il n'a pas dites. Du raste on pent oublier soi-meme,apres un certain temps,les indica-
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tions que Ton a fpurnies,et, ü ce point de vue egale-ment, il est important de s'habituer ä les consigner quelque part, afin de pouvoir se les rappeler si la necessite I'exige.
Au point de vue professionnel et scientiiique I'a-quot;vantäge qui resulte de noter minutieusement les observations de tons les jours, est immense.
Sans cette precaution,on finit par dublier le langa-ge medical,par ne plus savoir hommer une maladie, par faire de la medecine routiniere, empirique. On arrive ä ne plus se rappeler ce que rona appris,et ce que l'expeiience de cliaque jour apporte de tact, de precision dans le traitement, et de certitude dans le pronostic.
Ill—Le traitement des maladies de l'appareil digestif en general merite aussi qu'on lui prete une attention toute speciale. Gomme pour tons les systemes orga-niques de Feconomie, lorsqu'une partie du Systeme tegumentaire est malade tout le Systeme est plus ou moins aifecte. Quand c'est le tegument interne qui Anbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; souffre on voit immediatement lapeau perdrede son
luisant, de sa souplesse,devenir douloureri,se,cliaude ou froide, le poil ternir,se piquer, etc. 11 se produit, dans ces circoustances des elfets sympatldques reci-proques entre les deux teguments qui exigent un traitement portant sur tout le Systeme ii la fois. II faut, par consequent, comma premiere indication generate, retaldir ou entretenir la fonction cutanee a l'aide de couvertures chaudes,quelle que soit la tem­perature ambiante, mais plus ou moins epaisses se-lon le degre do celle-ci et selon la clmleur du corps. La peau ainsi recouverte se salit rapidement, les
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prodüits d'excretion s'accumuletit sous les poils, irriteut la peau,se decomposent et provoquent l'ap-parition, suitout quand la maladie est un peu lon-gue,de l'afi'ection pediculaire qui contribue toujours ä faire deperir les malades et ä aggraver la maladie. II faut, par consequent, recommander les bons pansuges tons les matins, bien bouebonner la peau avec un chiffon de laine,un bpuchon de fein ou de paille, selon les circonstances.
Nous ne sorames partisan des fumigations gene-rales que dans les cas oü il laut faire penetrer un medicament par la voie cutanee, ou bien quand 11 s'agit de traiter directement cette partie du tegument. G'fcst ainsi que nous comprenons l'usage des fumi­gations belladonees, aromatiques, emollientes, etc., Mais si on les emploie pour combattre un etat fe­brile, pour elever la temperature de la peau, il vaut mieux aecumuler sur celle-ci la chaleur que l'ani-mal degage naturellement en l'emprisonnant ä l'aide des couvertnres, qu'exposer le corps ä des alternati­ves de froid et de cbaud coutraires ä la guerison que Ton veut obienir.
La temperature uniforme, la tranquillite, le repos absolu sont indispensables ä un corps qui soull're.On doit, par consequent, placer les malades dans un endrpit de l'etable ou ces conditions se rencontrent. La proprete de l'etable, la purete de l'air, sont ega-lemenl ä rechereber. 11 laut veiller ä ce que le purin ne sejourne pas dans la löge, que le furnier soit tous les jours enleve et que la litiere soit toujours propre. Nous avons eprouve Inen souvent des difficultes pour guerir des affections intestinales dans des gran-
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ges oü il n'etait pas possible d'obtenir ces conditions liygieniques, comme aussi nous avons rencontre ces maladies dans des etables insalubres bien plus sou-vent qu'ailleurs.
II arrive que, pour empecber les animaux de se soustraire ä une diete ordonnee par le veterinaire, le proprietaire remplace la litiere propre par de la paille salie.Les animaux saisissent lesbrins de paille qui sont ä leur portee, et il est impossible, dans des conditions semblables, de guerii- la maladie que Ton corabat, parce qu'on laisse arriver sur le point qui souffre des aliments grossiers, älteres, charges de matieres irritantes et septiques.
Toutes les fois que la diete doit etre rigoureuse-ment observee on bien lorsque Ton ne veut donner qu'une nourriture pesee et cboisie, il faut toujours #9632;AppMquev \n museliere a mailles serrees.La museliere encordes quisertä empecber les animaux debrouter les plantes cultivees quand on laboure, est insuffi-sante,parce que les animaux la decbirent facilement en i'rottant sur le sol pour cbercber ä ramasser les aliments qu'ils peuvent saisir ätravers les mailles.La museliere en ill de fer est bonne ä la condition d'etre prol'onde, d'avoir le fond eloigne du mufle d'une vingtaine de centimetres et l'entree sufiisamment large pour loger la partie inferieure de la tete sans, toutefois, permettre ä celle-ci de s'y enfoncer jus-qu'au fond.
Quelquefois on se sert des paniers de pigeon. Ils ont I'lnconvenient de n'elre pas assez profonds,d'ap-puyer trop fortement contre le mulle, de gener la respiration et la rumination quand eile veut se reta-
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blir. Les animaux s'en debarrassent facilement, du reste, pour peu que les cordes qui les attachent aux co rnes se relachent.
II est tres important de veiller ä la solidite de la museliere etä ce qu'elle seit Lieu lixee. Si, faute d'avoir pris ces precautions,les animaux s'en debar­rassent, ils saisissent les aliments a grandes bou-cbees et on s'expose ä voir arriver des complications de la maladie on des rechutes tres dangereuses.
La museliere que Ton doit clioisir est la museliere en osiers tresses ä la facon des paniers ordinaires, et de mauiere ä ne laisser que des yides im-perceptibles. Si ces vides sont trop apparents, des brins d'aliments s'y introduisent et les malades les saisissent. II suffit qu'ils en mangent ainsi quelques-uns dans la journee pour que la marche decroissante de la maladie soit enrayee. Comme la museliere en far il laut que la museliere en osiers soit pro-fonde pour ne pas goner la respiration, pour que l'air provenant de I'expiration s'ecbappe facilement et qu'un air nouveau puisse le remplacer. II faut qu'elle soit encore assez large pour permettre le jeu des machoires, lorsque la rumination se reta-blira ; f|ii'elle emprisonne la tote jusqu'au dessous de l'apophyse zygomatique, pour que I'aniinal ne puisse pas s'en debarrasser. On la inaintient en place par trois licelles solides : une de chaque cote pour la fixer aux comes et une troisieme remon­tant sur le clianfrein pour aller se fixer aux deux precedentes reunies sur la mique ou aux deux cornes ä la fois.
La museliere exige des soins de proprete qu'il ne
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faut jamais perdre de vue. II s'accumule toujours, dans le fönd, de la salive, du jetage nasal, qui, avec la chaleuf et les produits de Fair expire, Unissent parse concveter, par boucher les Interstices cpie laissent entro eux les osiers, et par faire un depot qui se decompose et se putrefie. Le malade respire les vapeurs deleteres qui s'en degagent et ces va-peurs I'lndisposent consi(leraldement,sl elles ne nui-sent pas toujours a la guerison de la maladle. II ne faut done pas oublier de bien faire nettoyer la mu-seliere tons les matins. II serait meme necessuire d'en avoir deux a(in de remplacer Tune par I'autre et eviter ainsi que I'anlmal ne saislsse, pendant qu'on la iiettole, quelques bouchees de sa litlere on les aliments qui peuvent etre ä sa portee.
Rlen n'exige des precautions mlnulieuses comma radminlstratlon des medicaments ä l'lnterleur pen­dant que les fonctlons digestives sent troublees. Quand les animaux les, prennent d'eux-memes, ce qui est tres rare, surtout quand ils out une certalne savenr et meine une certalne odein% on doit prefe-rer ce moyen,parcequ'une 1'ols avales 11s se trouvent dans toutes les conditions voulues pour etre digeres. Mais,quand on est oblige de les faire prendre de for­ce,il est prudent de s'entourer de precautions toutes partictilieres pour eviter des accidents et pour obte-nir reifet que Ton desire.
Les medicaments administres sous la forme de breuvages produlsent de bons effets quand on veut agir directement sur le rumen, sur le reseau ou sur le feuillet ; mais quand on veut les faire arriver plus loin ou produire un elTet general lorsque les
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animaux ne ruminent pas, les breuvages doivent etre mis de cöte parce qu'ils exposeraient a une accumulation de doses, et, dans certains cas, ä un empoisonnement.
II faut, dans ces circonsLances, admimstrer les medicaments sous forme d'electuaii'es et mieux sous forme de hols ayant pour excipients le miel, la me-lasse,ou,ce que Ton a toujours sous la main,les oeufs et enfui la farine de froment pour donner la consis-tance voulue. II est rare que les malades les pren-nent d'eux meines. On les bur place sur la langue aussi profondement que possible et, pour qu'ils ne puissent pas les rejeter,on maintient,ä l'aide de deux tours de corde, les machoires rapprocliees. Le bol alors se delaie avec la salive et est avale avec celle-ci. On doit, dans certains cas, ne pas abuser des ti­sanes pures qui pourraient s'accumuler dans le rumen de maniere ä le gonfler pen ä peu et ä en retarder le fonctionnement. II faut eviter, le plus qn'on le pent, d'administrer des poudres toxiques en suspension dans des tisanes, quand la rumination ne se produit pas. C'est cliez les ruminants surtout que les alcaloides produisent 1'ellet que Ton en attend, en les administrantsous forme de granules.
Nous recommandons enfin d'une maniere toute particuliere radministration des medicaments par la voie hypodennique,qui nous a produit,dans beau-coup de cas, des effets vraiment remarquables.
Depuis que la dosimetrie a pris, dans la medecine, une place importante, la saignee a perdu beaucoup du credit qu'elle avaitautrefois. Grand nombre de praticiens croient, par les defervescents, pouvoir se
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dispenser des deplessions sanguines. Le livre fie palhologie de Frietberger et Frohner, ne les re-commande dans auculie circonstance ; il emploie les antipyreticpies poui1 combattre rhypcrtheimie plus on moins intense. Gette tendance ä abandonner Tu-sage de la saignee dans les cas reellement inilam-matoires, chez les ruminants sui'tout,d'ontle teinpö-ramment est essentiellement sanguin, est fdcheuse ; on se prive d'un moyen des plus sürs pour g'uerir vite et economiquement.
On Fa dit assez souvent : la medecine dosimetri-que est la medecine des symptümes; aussi n'est-eile reellement efficace ä eile seule que lorsque I'dii pent combattre ces derniers an moment on ils se mon-trent, c'est-ä-dire avant que la maladie se localise. Quand la maladie est localisee les medicaments dosimetriques ne sent plus que des adjuvants du traitement. Ils contribuent ä faire tomber la fievre et avorler le mal quand le pools reste fort et plein ; raais, quand, sur une partie qiielconque des voies digestives, le sang demeure stagnant dans les tissus, il est absolument impossible de Ten reti-rer avec les alcalo'ides. Dans les cas legers il semble bien qua ces rernedes puissent, seuls, amener la resolution,mais il est certain qu'alors, si la maladie ne passe pas ä Fetat clironique, eile guerit surtout par les efforts de la nature secondes par la diete,la coiiverture,les laxatifs et les buissons emollientes.
Par la saignee pratiquee an debut, on empeche la localisation de la maladie, quand on est appele ä temps, et on en obtient promptemont la resolution quand eile est localisee.
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Dans toutes les maladies inflammaloires de l'appa-reil digestif,saüf de trös rares exceptions, les rumi­nants poussent des plaintes quand on leur pince le dos ou bien quand ils descendent sur un terrain incline. A defaut de syraptömes suffisants pour re-connaitre le point sur lequel le mal tend ä se locali-ser,lorsque les animaux se plaignent,on ne se trom-pera done jamais en pratiquant une saignee pro-portionnee ä rintensite des symptömes et ä l'etat d'eml)onpoint du malade. Les saignees moyennes et reiterees pendant plusieurs jours consecutifs pro-duisent des effets excellents. Les plaintes cessent generalement apres la premiere, la seconde ou la troisieme et le mal est alors en bonne vole de guerison.
Quand les animaux sent maigres ce n'est pas une raison pour se priver de ce puissant moyen thera-pentique. Quel que soit l'etat de ranimal,on attaque la maladie toujours de la meme facon. Au besoin on fait usages des toniques analeptiques pour relever les forces des que la guerison est assuree.
L'accumulation des aliments dans la pause est un
obstacle ä la guerison des voies digestives. Quand
la rumination est suspendue les matieres alimentai-
res dejä ingerees sejournent plus ou moins long-
temps dans la pause, fennentent, se decoraposent,
produisent des gaz meplnüques qui,quoique s'echap-
pant en grande partie par eructation, ne peuvent
qu'exercer une action defavoroble sur la partie qui
souffre. II y a done indication de soumettre les
animaux ä une diete absolue quand la rumination
ne se fait pas.
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Cependant, dans les cas legers, oil les animaux peuvent supporter un peu de nourriture, on pent donner,sous forme de barbotage, quelques aliments farineux, des herbes et des racines cuites et ecra-sees. Ces aliments franchissent, en grande partie, la panse, et la digestion se fait sans qu'ils soient rumines.il est beaucoup de ruminants qui ne veulent rien prendre par eux-mßmes de ce qui n'est pas leur nourriture liabituelle,aussi,bien souvent,ils refusent les aliments cuits et les barbotages. Dans ce cas la suppression du foin ou du fourrage doit etre main-tenue jusqu'au retour de la rumination ou jusqu'au moment oü, le mal ayant presque disparu, on sent que quelques brins de nourriture choisie peuvent la r6tablir.
Nous avons vu plusieurs cas de gastro-enterite chronique oü les animaux sont restes plus d'un mois saus prendre d'aliments solides, et quelques uns oü la rumination n'est revenue qu'apres soixante et quelques jours de diete absolue. Ce n'est pas en accumulant des aliments dans le rumen que Ton entretient les forces de l'organisme, puis-que la digestion ne s'en fait pas. On produit, au conlraire, une surcharge qui retarde le retour de la rumination.
Par la suspension, dans l'etat pathologique, de cetacte pliysiologique si important, la nature nous fait comprendre la valeur de cette regie generale qu'il faut toujours observer en therapeutique : toutes les fois qu'une partie de 1'economie est en souffrance, il faut la mettre dans un etat de repos absolu, si Ton veut promptement la gue-
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rir : im membre malade doit etre prive de mouvements ; ua ceil enflumme doit etre recouvert d'un bandage ; ressoufflement doit etre evite dans la pneumonie, etc. etc.
C'est done a tort que Ton fait prendre par force du lait aux veaux, quand ils refusent la mamelle. C'est lä cependant une habitude fort repandue. Si le praticien n'y veille pas il voit tous les join's le mal s'aggraver pour aussi bien qu'il combine le traitement. Le refus do manger n'indique-t-il pas que I'appareil digestif ne pent rien recevoir ?
Aux veaux a la mamelle il ne faut jamais admi-nistrer des aliments ou des medicaments aussitöt aprös qu'ils ont pris lern- repas. A ce moment leur estomac renferme tout ce qu'il peut contenir ; c'est le surcbarger et le rendre malade que de le remplir davantage.
Quand, dans certains cas, on veut afiäiblir le lait, le couper, on doit donner au veau la tisane imme-diatement avant de le conduire ä la mamelle. Le melange se fait dans l'estomac et la surcharge n'est pas a craindre.
Tous les praticiens savent que lorsque Ton veut faire arriver les aliments ou les medicaments liqui­des dans le rumen, le faire franchir on les fait avaler au malade par grandes ou par petites gorgees. Mais, quoique les ruminants avalent avec beaucoup de facilite, il est un point sur lequel on doit veiller sans cesse, sous peine de les exposer ä des accidents graves : Beaucoup de proprie-taires, tout en prenant, d'une main, I'animal par le nez pour lui relever la tete en la repliant un peu
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sur l'encolure, saisissent sa langue de l'autre main et Fattireut fortemeut au dehors pendant qu'une autre personne verse le liquide clans la bouche.Dans ce cas le mouvement guttural ne peut se produire, le liquide passe, la plupart du temps, dans la tm-chee et ptovoque une pneumonite mortelle. II faut toüjours recommander de laisser la lan­gue totalement libre pour que la deglutition des liquides s'opere bien. Le meme accident peut se produire quand on tient las mächoires ecartees pen­dant que Ton verse le liquide.Nous venons d'en voir un exemple fourni par un veau de deux mois.il faut, dans tous les cas, tenir tout simplement I'extremite de la tete relevee pendant que Ton verse ] le liquide dans la boucbe ; la langue et les mächoires doivent rester absolument libres.
Quand les animaux sont dociles le moyen qui precede suffit pour leur administrer la substance liquide.Mais il est des circonstances oü ils amp;e defen-dent vigoureusement et oü Ton est oblige de les prendre par le nez avec la boucle. Enfin quand les animaux sont inabordables, on s'y prend de la maniere suivante : on a un fort baton, de un metre de longueur environ, que Ton applique der-riere la nuque. On le prend,en meme temps que la corne gaucbe,ä l'aide d'une tresse en tortillon ou d'un bout ds corde faisant le meme office ; un homme place ä la droite de l'encolure saisit, de la main gauche, I'extremite du baton au-dessus de la corne gauche, et de la main droite l'autre extremite. En tirant ä lui de sa main gauche et en poussant de sa main droite il tord l'encolure et fait prendre ä lei
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tele une position horizontale. A ce moment une autre personne prend Tanimal par les naseaux,afm de fixer sa tete dans cette position,et verse le liquide dans la bouche. 11 est probable que d'autres proce-des encore plus simples sont usites. Nous avons cru utile de signaler ici ceux qui nous ont toujours suffi.
Considerations physiologiques sur les mala­dies des estomacs chez les ruminants
Afin de bien etablir, par des donnees physiologi­ques et anatomiques, le Symptome pathognomonique propre a chacun des reservoirs gastriques des rumi­nants, nous reproduisons d-apres un memoire de M. Bax, de Jonzac,redige pour la circonstance:
I. — Ce qui distingue l'appareil stomacal des ruminants de celui des autres mammiferes, c'est: la multiplicite des reservoirs qui le composent et la di­versity des actes physiologiques propres ä chacun d'eux.
En raison de cette complexite d'organisation et de function, on comprend sans peine, combien grande est, cliea ces animaux, la difficult^ du diagnostic des affections gastriques, surtout si Ton admet la possi-bilite de sympathies morbides et la simultaneite des maladies differentes. Aussi, au moment oü va etre abordee dans ce livre, l'etude des maladies de l'appareil digestif des ruminants, ai-je cru necessaire de passer en revue le role respectif de chacun des organes qui concourent au grand acte fonctionnel de la digestion gastrique.
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Le lecteur me pardonnera cette disgression ; s'il possede bien sa pliysiologie, il lournera le feuillet ; dans le cascontraire, j'ai la prösomption de penser que ces lignes lui seront une distraction utile.
La digestion stomacale des ruminants comprend deux actes bien distincts : une digestion preparatoire qui a pour theatre les trois premiers compartiments gastriques ; une digestion definitive, semblable dans tons ses details ä celle que Ton observe chez les au-tres mammiferes, et qui se deroule dans la caillette, le seal reservoir digne du nom d'estomac.
Cette specialisation des fonctions,cette distribution des röles devrait eclairer d'un jour particulier le ca­dre nosologique des affections propres ä chacun des estomacs des ruminants ; malbeureusement on est oblige de reconnaitre, avec M. Colin, que, chez ces animaux, la digestion gastrique est une serie d'ope­rations qui s'effectuent, tantöt simultanement, tan-tut d'une maniere successive.Ceci explique pourquoi, quoique les rules soient separes, les troubles fonc-lionnels de Fun de ces organes retentissent nean-moins immediatement sur les autres.
Cette etude serait done sans but si Ton irenvisageait les services qu'elle peut rendre pour la Symptomato­logie et la direction äimprimer au traitement. Jus-qu'ä ce jour, ä notre avis du moins, la plupart de ceux qui ont ecrit sur les maladies gastriques des ruminants — et ils sont nombreux —#9632; se sont trop attaches aux symptomes exterieurs, ä ceux fournis par l'ensemble de l'economie. Une part peu impor-tante a ete faite aux symptömes locaux, au cri de douleur de l'organe malade. Cette etude speciale a
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Irop ete negligee ; peut-etre bien que, mieux com­prise ä l'avenir, eile servira ä mieux faire connaitre les affections gastriques.
II. — Les phenomenes qui se deroulent dans la panse sont : les uns mecaniques, les autres chimi-ques. Lo rumen a done un douljle röle ä reraplir : c'est ä la fois un laquo; mcvlaxeur raquo; et üne cuve ä fer­mentation.
L'action mecanique est la consequence des mouve-ments peristaltiques de cet organe ; perceptibles dans le ilanc gauche, ils se produisent an nombre de deux par minute ; leur but est de broyer,de tritu-rer, d'attenuer les aliments, de les meler intimement en imprimant ä leur masse une z'otation perpetuelle. L'importance de ces mouvements ne saurait ecbap-* per an clinicien, car leur ralentissement ou leur suppression denote un trouble de la digestion.L'aus­cultation du rumen est done un element de diagnose qu'il convient de niettre ä profit ; en voici une preu-ve :
II y a quelques jours, je suis appele, la nuit, pour voir un boeuf meteorise. Les renseignements fourniis sont les suivants : boeuf 4 ans, acbete buit jours au-paravant, n'a pu travailler depuis deux jours. Le repas de la veille au soir a ete rumine, celui du ma­tin a ete compose de fourrages sees, la quantite d'eau absorbee a ete normale. L'animal ayant ete trouve meteorise au moment du repas du soir, n'a pas regu sa ration, malgre son desir manifeste de manger. La memorisation ne fait pas de progres, eile est assez intense, mais localisee au flaue gaucbe, il n'y a pas menace d'aspbyxie, I'animal ne parait pas trop in-
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commode, la respiration est peut-etre un peu exage-ree dans son amplitude. A noter quelques plaintes, fort rares du reste, suivies de grincements des dents. Le bomf est couclie sur le ilanc droit, en bonne posi­tion ; I'oreille appliquee dans la region de la panse, rauscultation decele,dans cet organe,un bruit analo­gue ä celui que ferait un liquide auquel on imprime-rajt, dans un vase sonore, un mouvement de rotation de bas en haut. La regularite de ce bruit estconstan-te, eile est la consequence des mouvements peristal-tiques du rumen. Les matieres fecales ont la consis-tance, la coloration, l'odeur normales. Je conclus, sous reserves, que la tympanite observee n'est pas le resultat d'une allection gastrique, ou, pour mieux dire, de la panse, et qu'il y a lieu de porter mes in­vestigations sur un autre point.
Le boeuf est en tres bon etat de chair, presque gras; le proprietaire ne I'a entendu tousser que tres rarement; sa peau est souple ; il n'eprouve point de douleur a la pression en arriere du garrot ; les gan­glions lympbatiques, accessibles au toucher, ne sont point hypertrophies, neanmoins, dans notre esprit, s'etablit ce diagnostic : Tuberculose ou obstacle ä la rumination. Traitement : expectation.
Le lendemain dans la journee,retatetantle meme, sur le desir du proprietaire qui croit ä une indiges­tion, je pratique la ponction du rumen. La rumina­tion se retablit aussitot.J'enleve la canule du trocart la meteorisation se reproduit dans la nuit. J'essaie tour ä tour I'acide chlorhydrique, I'ipeca, I'emetique, l'essence de terebenthine, l'etat du sujet reste le meme. Gedant ä mes instances, le proprietaire se
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decide ä vendre son bocufpourla boudierie. L'Ou­vertüre du sujet a confirme mes previsions. L'cbso-phage etait emprisonne, dans la cavite thoracique, par un volumineux ganglion lympliatique hypertro-phie mesurant 25 centimetres de long sur 15 de large. Les poumons etaient sains, a peine quelques rares tubercules, 3 ou 4, dissemines gä et lä sur sa surface.
Ainsi done, dans I'espece, le rumen n'etait point malade, les mouvements peristaltiques au debut n'e-taient ni ralentis, ni supprimes, le trouble digestif n'etait qu'apparent, la cause de la maladie residait ailleurs, I'autopsie en a fourni I'explication. La com­pression de l'cesopbage, sans nuire encore a la rumi-nation,empecliait les eructations de se produire, fa-vorisait raccumulation des gaz dans la partie supe-tieure du rumen.
La production de gaz dans la pause est un pheno-mene physiologique, consequence de la fermentation complexe plus ou moins active que les matieres ali-mentaires subissent dans ce reservoir, sous I'influ-ence d'aflinites chimiques. Gette fermention se tra-duit apres les repas par des eructations gazeuses, et, ä rauscultation,par une crepitation particuliere.Tant que la digestion est reguliere, la formation des gaz se renferme dans d'etroites limites, mais sous I'influ-ence d'une affection gastrique ou intestinale, eile s'exagere et produit la meteorisation. Ici, point de troubles gastriques ; la meteorisation ne pent etre interpretee comme symtöme pathognomonique, eile constitue un Symptome secondaire,un epiphenomene.
J'ai rapporte icicette observation parce qu'elle m'a
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permis d'interpreter les deux principaux symptomes fournis par le rumen ä savoir :
L'arret ou le ralentissement de ses mouvements peristaltiques.
L'acceleration de la fermentation et raccumulation des gaz dans sa region superieure.
II resterait a parier, pour etre complet, de la reac­tion normale du contenu de la pause. Certains au-teurs sont tres affirmatifs ä ce sujet : alcaline ä Fetat de saute, ils la voient devenir acide dans les dyspep-sies. M. Colin est plusreserve laquo; ce contenu,dit-il,m'a paru legerement acide sur les sujets dont la diges­tion etait troublee ou suspendue depuis longtemps.raquo;
III.— Le reseau n'est pas moins interessant a etu-dier quele rumen. Son role dans la digestion prepa-ratoire est purement mecanique -.irriguer, trier,ces deux mots resument son action. Ce reservoir commu­nique, d'un cöte,largement avec la pause,dont il inon-de le contenu; il empeche le dessechement des ma-tieres alimentaires, il aide et favorise les fermenta­tions, preparant ainsi la rejection merycique dont il est 1'agent principal. Ces deux compartiments gastri-ques sont trop intimemeut lies entre eux pour que toute affection du premier ne retentisse pas infailli-blement sur le second ; ce qui ne veut pas dire nean-moins, que le reseau ne saurait etre malade autre-ment que par Sympathie.
Sa seconde fonction, trier, verifier, constater I'etat d'attenuation des raatieres alimentaires aptes a subir I'action du feuillet, semble demontrer la possibilite d'un etat morbide propre, particulier, special a ce diverticulum gastrique, resultant du sejour ou de
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raccumulatioiijä son Interieur,de matieres etrangeres ou insuffisamment preparees pour continuer leur parcours dans 1'appareil digestif.
Le Symptome caracteristique des troubles du re-seau est la quot;vive souffrance que semble eprouver le malade lorsqu'on exerce des pressions sur la paroi inferieure de labdomen,dans la region situee un peu a gauche et en avant de l'appendice xypho'ide du sternum.
IV.— L'execution parfaite d'une fonction aussi compliquee que la rumination ne peut se concevoir avec la presence d'un estomac uniloculaire, car il Importe que I'appareil soit dispose de teile fagon que Fanimal puisse digerer en meme temps qu'il rumine; la multiplicite ,des reservoirs gastriques apparait des lors comme la condition premiere et essentielle du merycisme.
Des divers actes qui concourent ä l'accomplisse-ment de cette fonction indispensable, quelques-uns sont sous la dependance de la volonte, mais la ma-jeure partie des autres sont manifestement automa. tiques, enfin tons ne sont point accessibles a nos sens.
Les phenomenes sensibles de la rumination sont:
l' La rejection des matieres alimentaires ; 2- leur seconde mastication ; 3- leur nouvelle insalivation ; 4' la deglutition des aliments rumines.
Le passage du bol alimentaire de l'oesophage n'est pas seulement sensible ä la vue, il est encore appre­ciable au toucher et ä l'auscultation. Son arrivee ä laboucheest immediatement suivie d'une ä trois ondees liquides se rendant ä l'estomac. Ce liquide
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n'est autre que I'eau qui a servi k lubrefier les parois de l'oesophage pour aider au glissement ascension-nel du bol. Chaque pelote, pour etre ruminee, exige environ 50 secondes pendant lesquelles eile revolt, en moyenne, 60 coups de dents.
Des manifestations apparentes de la rumination, ce sont lä les seules que le clinicien doive retenir ; les. autres ne sont que secondaires.
Le ralentissement ou la suspension du merycisme est le Symptome initial des maladies, meme les plus legeres, chez les ruminants. II ne constitue done point im Symptome parliculier aux affections gastri-ques, neanmoins il merite de fixer I'attention, car la suppression prolongee d'une fo action austd im-portante que la rumination devient elle-meme un obstacle ä son retablissement.Enfin, il Importe de se penetrer que cet acte ne peut se produire que tout autant que les reservoirs gastriques sont suffi-samment distendus et lestes ; de lä, en regle gene-rale, dans les maladies de longue duree^ I'indication de ne point exiger une abstinence trop soutenue.
J'ai dit plus haut que la suppression de la rumi­nation etait toujours liee a un etat morbide meme leger ; je dois a la verite d'ajouter que, chez certains snjets tres impressionnables, la frayeur causee par le bruit du canon (grandes manoeuvres), un orage violent, le depart d'un nourrisson, sont des causes süffisantes pour determiner, pendant un temps assez long, un jour ou deux, l'arröt de cette fonction au point de donner le change a certains cultivateurs pen observateurs.
V. — Si, au fur et ä mesure que la rumination
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s'effectue, les aliments etaient diriges vers I'esto-mac chymifiant, il est de toute evidence que celui-ci ne pourrait suffire a remplir la mission que lui a assignee la nature. La necessite d'un organe presi-dant a la repartition mesuree des matieres alimen-taires ayant subi la seconde mastication s'imposait ; constater leur etat d'attenuation, les debarrasser de leur eau de fermentation qui amoindrirait raction du sue gastrique, tel est le röle du feu-illet.
Ici encore, il est de toute evidence que les trou­bles fonctionnels des deux premiers reservoirs gas-triques ont leur retentissement sur le feuillet ; l'inaction de la panse, la suppression de la rumina­tion, la diminution de la salivation, la quantite et la qualite des boissons ingerees sent autant de cau­ses capables de provoquer l'inflammation du troi-sieme diverticulum gastrique.Les affections propres ä cet organe ont ete jusqu'ä ce jour peu etudiees, et le cri de douleur, le Symptome patbognomonique de ce viscere malade semble avoir ecbappe ä l'at-tention des cliniciens. II serait absolument illusoire, disent MM.Friedbergeret Frohner,de vouloir decrire separement le catarrhe de la panse, celui du reseau, du feuillet, de la caillette et de l'intestin ; ce qui n'empeche pas ces auteurs, quelques pages plus loin, de donner une description du catarrhe de la caillette et du duodenum chez le boeuf. Je ne sais comment, de l'autre cöte du Rbin, on denomme cette maniere decrire : pour ma part, j'appelle cela masquer maladroitement son ignorance. Quelques veterinaires frangais, MM. Serres, Heu, Cagny, Laurent, considerent la meteorisation intermittente,
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accompagnee de troufcles digestifs,comme ie Symp­tome particulier des affections du feuillet ; les lesions localisees ä cet Organe, et relevees par la plupart d'entre eux, confirment la precision de leur diagnostic.
VI.—La caillette estle veritable estomac des rumi­nants ; c'est ä son Interieur que s'opere la secretion du sue dissolvant et que s'elaborent les divers phe-nomenes du travail gastrique. En raison de l'etat de division extreme des matieres alimentaires par-venues ä ce compartiment stomacal, du grand deve-loppement de sa muqueuse, de l'abondance des sues secretes, on congoit que le travail de la chymifica-tion est plus complet dans la caillette qu'il ne Test dans l'estomac des autres herbivores. Les aliments y acquierent une acidite tres prononcee, ils y con-tractent une odeur particuliere, caracteristique, qui permet de dillerencier les aliments vomis, e'est-a-dire provenant de la caillette, de ceux procedant d'une regurgitation du rumen. Le vomissement serait done le Symptome pathognomonique des affec­tions de la caillette, lorsqu'il est precede d'eructa-tions profondes et sonores, et accompagne d'efforts expulsifs violents avec evacuation anale de matieres diarrheiques. Ouzel a, le premier, attire I'attention sur ces symptömes.
En resume, d'apres M. Colin laquo; les deux premiers laquo; reservoirs travaillent a la rumination et prepa-laquo; rent ainsi les aliments qui doivent etre pousses laquo; dans la caillette. Le troisieme, etranger a la rumi-laquo; nation,arrete les aliments imparfaitementattenues, laquo; les force ä sejourner dans le reseau et la panse,et
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laquo; ne donne acces qu'aux matieres ruminees ou a laquo; celles qui n'ont pas besoin de l'etre ; il regie laquo; l'abondance du courant qui entretient et renou-laquo; velle la masse sur laquelle agit le sue gastrique. laquo; Enfuijle quatrieme, agent reel de la chymification, laquo; exhale le fluide dissolvant par sa large surface et a ne laisse pai'venir a l'intestin, au travers de son laquo; pylore resserre, que les matieres parfaitement laquo; ramollies et reduites en bouillie. La multiplicite laquo; de ces operations a pour consequence de donner laquo; une predominance extreme au travail gastrique et laquo; de simplifier les elaborations intestinales. raquo;
La derniere phrase de cette citation explique pour qu'elle raison les atfections gastriques sont si com­munes chez les ruminants comparativement a ce que Ton observe chez les herbivores ä estomac uni-loculaire dont la digestion est, en majeure partie, intestinale.
Auscultation. — Percussion.— Fixation par les cornes et par les membres.— Examen de la beuche — Fouille rectale.
Auscultation.— Avant de commencer la descrip­tion des maladies de l'appareil digestif, nous avions songe a donner quelques details sur I'auscultation des diverses parties qui le composent. II faut se fa-rniliariser avec les bruits naturels qui se produisent dans ces dernieres, soit pendant leur plenitude, soit pendant leur vacuite,afm de bien saisir les modifi­cations qu'elles subissent dans I'etat maladif. Nous preferons, pour cette etude , renvoyer aux traites de physiologie oü Ton trouvera,sur ces bruits
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normaux beaucoup plus de developpemenls que nous pourrions en donner ici. Mais ce qu'il est necessaire de rappeler, ce sont les points du thorax ou de l'abdomen qui correspondent aux divers reservoirs gastriques et sur lesquels on doit appliquer I'oreille pour constater les derangements qu'ils ont eprouves.
Du cöte gauche,on äusculte le rumen sur les trois ou quatre dernieres cötes et sur la partie moyenne et anterieure de l'abdomen, depuis le haut jusque versle sternum. Dans la partie inferieure aboutit l'extremite pylorique de la caillette, mais la place de sa base se trouve a droite et en bas pres du sternum. La rate est appliquee sur l'etendue du rumen cor-respondant aux limites posterieures gauches du thorax.
Du cöte droit et dans la region superieure de la poitrine se trouvent le foie et le reseau. Le sac droit du rumen est dans la partie abdominale . moyenne ; le feuillet vers le tiers inferieur de la regioncostale. La masse intestinale occupe la p artie posterieure et droite de l'abdomen.
G'est sur ces divers points que Ton doit appliquer les medicaments quand on veut agir directement sur les organes malades qui leur correspondent.
Percussion.— La percussion pratiquee sur les parois thoraciques et abdominales fournit des indi­cations nombreuses pour etablir le diagnostic. Elle donne naissance ä des sons varies dont nous aliens rappeler les pr-incipaux :
Le son humorique correspond a un point rempli
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de liquides. On le constate ä la partie superieure du rumen principalement et dans les intestins.
Le son mat ou femoral se produit sur les parties remplies d'aliments solides, ou sur les parties char-nues.
Le son tympanique se manifeste sur les points gonfles par des gaz.
Le son osteal est comparable au choc que pro-duirait un coup applique sur un os. On le constate quand on frappe sur une masse calculeuse, sur un bezoard, etc.
Le sonjöcoral est emis quand onpercute la region du foie.
Fixation des animaux par les comes. — Quand on veut examiner la bouche ou le pharynx, faire une operation sur les parois abdominales, extraire un corps etranger de l'oesophage par le refoulement ou par roßsophagotomie,etc., on pent avoir besoin d'as-sujettir les animaux par les cornes ou bien de les coucher. 11 faut eviter, le plus possible, de les atta-cher ä un anneau contre un mur parce que ce moyen expose ä des accidents : on ne peut pas eviter les coups de pied et Ton peut avoir les mains ecrasees entre la corne ou le muffle et le mur. D'un autre oote le mur fait ombre et il empeche de voir dans l'interieur de la bouche. II faut choisir de preference un arbre resistant, pas trop volumineux et place au grand jour. Si Ton n'attache pas I'animal soi-meme, il faut le faire attacher, selon les regies, par le pro-prietaire. Un animal mal attache peut se degager de ses liens par un simple mouvement de tete et s'echapper,blesser ceux qui I'entourent, ou rendre
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l'operation difficile ou impossible. II faut une bonne corde suffisamment longue. Si eile ne porte pas un ceiliet ä son extremite on en fait un a I'aide d'un nccud non coulant. On pent prendre I'animal en comprenant les deux cornes a la fois dans la corde disposee en lacet, ou bien en coiffant une corne avec l'oeillet et en faisant un demi-noeud sur la corne opposee de maniere a ramener le chef de la corde sur le devant de la tete. Dans le premier cas, si Tanimal tire an renard, le nceud coulant serre de plus en plus, la corde s'imprime sur la base des cornes et cause des blessures.Quelcpiefois la douleur qu'eile provoque ainsi rend les animaux fort inquiets et ils s'agitent sans cesse.
On rapproche plus ou moins de l'arbre la tete du malade selon le degre de liberte que Ton veut lui laisser. On passe la corde successivement autour de l'arbre et autour des cornes plusieurs fois de maniere a lui faire decrire des X entre l'arbre et le front de I'animal. On la condamne ensuite ä une corne de celui-ci en faisant un double nceud pareil a celui de la saignee. On pent faire aussi ce rneme no3ud sur le croisement de l'X, ou bien on conlle le chef de la corde ä un aide.
Examen de la, houehe. — Pour examiner I'inte-rieur de la houohe,des que Ton a bien assujetti I'a­nimal,un aide le pfend par les naseaux avec sa main droite en rneme temps qu'il applique sa main gau­che sous le menton du patient afin de soulever sa tete. L'explorateur lui passe alors la main dans la bfxiche en la faisant glisser entre la commissure Jes levres. II pent alors, sans etre pris par les inci-
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s
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s, enfoncer sa main et son bras assez loin pour
saisir la partie libre de la langue et l'attirer au-dehors. II faut seulement faire attention ä ne pas se laisser prendre les doigts entre les molaires, ce qui est tres facile a eviter en maintenant sa main tou-jours au milieu de la bouche. On passe ensuite la langue du patient d'un cote et de l'autre, selon le point que Ton veut examiner. En I'attirant forte-ment au dehors et en bas, en abaissant au besoin la partie fixe a l'aide d'un morceau de bois applati, on pent voir parfaitement le voile du palais et meme le pharynx.
Fixation par les memores. — On peut-etre obli­ge de coucher les animaux dans des circonst^nces imprevues. Gomme on n'a pas alors des en-traves sous la main, on se sert de deux cordes.Avec Tune on fixe les deux membres änterieurs en les rapprochant le plus possible,et,avec rautre,les deux membres posterieurs. On passe ensuite le chef libre de la corde de devant entre les membres pos­terieurs et celui de la corde de derriere entre les membres anterieurs. On fait tirer fortement sur les deux cordes ; les quatre membres se rapprochent ; en meme temps un aide porte la tete de l'animal sur la litiere pendant qu'un autre le pousse par la hanche pour lui faire perdre I'equilibre. II s'affaisse alors lentement.On croise les deux cordes, on les none, et les quatre membres se trouvent ainsi rap-proches et assujettis.
Fouille rectale.— La fouille rectale aide beaucoup ä decouvrir le point malade de l'appareil digestif. Malheureusement eile est moins facile a pratiquer
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chez le boeuf que chez le cheval,ä cause des dimen­sions moindres de rintestin. II faut quelquefois une main feminine pour pouvoir I'introduire dans le petit colon. II en resulte que, chez le boeuf, on ne pent guere explorer que le bassin et les organes situes dans la partie posterieure de 1'abdomen, tels que les reins, la vessie, la matrice et une partie seulement de la masse intestinale. Si on reussit ä penetrer plus avant_, dans le colon, on pent se rendre un compte exact de toutes les alterations intestinales,des corps etrangers qui se ferment dans le tube digestif ou qui s'y trouvent accidentelle-ment renfermes, du siege du volvulus, de la tuber-culose mesenterique, etc., Quoi qu'il en soit c'est lä un moyen d'investigation que Ton oublie un peu trop souvent dans des circonstances oü il pourrait faire cesser des incertitudes dans le diagnostic.
Enfin, pour bien suivre la marche d'une maladie, il faut toujours avoir sur soi un thermometre medi­cal, une montre a secondes et un carnet pour ins-crire journellement, en memo temps que les varia­tions symptomatiques, le nombre des pulsations arterielles, celui des mouvements respiratoires et la temperature du corps.
INFLAMMATIONS DU TUBE DIGESTIF
STOMATITES Dans le groupe des maladies inflammatoires de la bouche il sera question d'abord de I'inflammation qui s'etend clans toute cette cavite. Cette inflamma­tion, ä laquelle on a donne le nom de stomatite,est divisee, par les au'teurs, en stomatite franche et en stomatites späciales ou spöcifiques.Nous nous occupe-
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rons ensuite des cas oü la stomatite n'affecte qu'une seule partie de la bouche et auxquels on donne les noms de cMilite,gnathite,gengivite, palaiite,glossite.
Stomatite franche ou essentielle.
C'est une maladie assez rare quoique la bouche soit constamment sous l'influence des circonstances qui la determinent. Elle est souvent consecutive ä d'autres affections des organes digestifs ou ä des maladies generales, mais c'est seulement de la sto­matite primitive qu'il sera question pour le mo­ment.
Etiologie. — Ge sont surtoüt des causes directes qui font naitre la maladie ; parmi ces causes il faut ranger les substances vegetales irritantes prises avec les aliments, les corps etrangers durs, epineux, qui peuvent s'y trouver melanges ; les liquides admi-nistres trop chauds ; ceux qui portent en solution des substances caustiques, comme I'emetique, par exemple ; le contact de la langue des animaux avec des medicamments irritants appliques sur certaines parties du corps ; les irregularites des dents, etc.
Symptömes.—Salivation plus ou moins abondante; prehension des aliments solides faite avec une cer-taine hesitation ; mastication lente ; jeu des mächoi-res irregulier et hesitant ; on entend a peine le bruit caracteristique d'une mastication qui se fait normalement; quelquefois les aliments sont rejetes ä moitie mäches. La bouche est chaude et sa tem­perature au-dessus de la moyenne se constate faciquot; lement avec le therniometre medical que Ton place
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entre la joue et la table dentaire inferieure ou bien sous la partie libre de la langue. La rougeur de la muqueuse est appreciable quand celle-ci n'est pas noire; eile se manifeste surtout a la pointe des pa-pilles. La salive est epaisse, gluante, et eile reste attaches a la langue en petits grumeaux spumeux. Quand des substances toxiques ont agi on trouve, ä la periode d'etat, des escarres plus ou moins eten-dues.
Marche, dure'e, terminaison. — Quand la cause a disparu, la stomatite marche rapidement vers la resolution. En quelques jours celle-ci est obtenue. Gependant quand la muqueuse a ete trop fortement atteinte, lorsque des caustiques ou des substances irritantes Font en partie detruite et ont forme des escarres, la guerison s'opere plus lentement.
Tmitement. — Quand la stomatite est legere, et que la cause a ete supprimee, les gargarismes emol­lients et legerement astringents : decoctions d'orge, de riz, d'ecorce de chene, pures ou additionnees de vinaigre, d'acide sulfurique, d'alun, d'acide borique, etc, suffisent pour la faire disparaitre. Quand I'in-flammation est calmee on alcoolise les gargarismes, aim d'obtenir plus rapidement la cicatrisation des escarres.
Pour administrer ces gargarismes on lance le li­quide dans la bouche avec une seringue, une pompe a douches ou bien, la tete de l'animal etant mainte-nue horizontale, on verse le liquide dans la commis­sure des levres. On se sert aussi d'une sorte de pin-ceau confectionne avec une poignee d'etoupes
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coiffees d'un chiffon qua Ton promene dans la bouche du malade apres l'avoir trempe dans le liquide.
Pendant la duree de ce traitement, on doit donner des aliments fins et verts autant que possible, d'une facile mastication ; des barbotages avec des herbes, des carottes, des betteraves cuites et des farineux.
Stomatites späciales
Stomatite aphteuse non contagieuse.Nous avons observe plusieurs fois cette variete de stomatite sans pouvoir en decouvrir la cause. Outre les symptomes de la stomatite franche nous constations, sur I'ex-tremite de chaque papille buccale,une rougeur exces-sivement prononcee ne s'etendant nulle part jusqu'ä leurbase.Le fond de la muqueuse avait conserve sa couleur normale. La langue etait recouverte de phlyctenes plus ou moins rapprochees,variant depuis le volume d'un pois jusqu'ä celui d'une noix ; quel-ques-unes existaient aussi au palais. Ces phlyctenest se vidaient bientöt et alors la partie de muqueuse qui avait ete soulevee restait plissee et appliquee sur leur base. Cette partie de muqueuse se detachait facile-lement quand on la saisissait avec les doigts.II restait alors une surface plus rosee que le reste de la mu­queuse,et pointillee^de petites asperites.Nous ne trou-vions pos d'aphtes a la face interne des levres comme dans la fievre aphteuse contagieuse. Cela tenait pro­bable ment a ce que la cause qui avait determine cette stomatite n'avait pas pu atteindre cette partie qui se trouvait protegee par la langue et les gencives.
Toutes les autres parties du corps ou la peau est
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fine, les mamelles, I'espace interdigitee, etc.,etaient sallies. La contagion ne se produisait pas quoiqu'il ne fut pris aucune precaution pour I'eviter.
Le traite de pathologic de MM. Friedberger at Frohner porte qu'il n'est pas certain que des aphtes se developpent chez nos animaux domestiques en dehors de la fievre aphteuse. La citation qui pre­cede prouve le cöntraire.Nous avons meme constate une cheilite aphteuse comme nous le verrons plus loin.
Le traitement que nous appliquames consista en des gargarismes d'eau d'orge additionnes de chlorate de potasse,10 grammes par litre de decoction tiede. La solution d'acide borique produirait aussi de bons elfets dans cette variete de stomatite.
Stomatite ULCEREUSE.Lafosse, dans son traite de pathologie veterinaire, dit avoir observe plusieurs fois, chez les veaux. des ulcerations confluentes, sur la muqueuse buccale, presque toujours mortelles. A l'autopsie il rencontrait des ulceres sur la mu­queuse gastro-intestinale, ou des ecchymoses disse-minees sur cette membrane.
Comme traitement, il recommande la cauterisa­tion des ulceres avec la pierre infernale ou la solu­tion de nitrate d'argent. On gargarise ensuite fre-quemment avec I'eau chloruree si la bouche est fetide, et avec de simples astringents dans le cas contraire. La solution de cresil est aussi ä recom-mander ä titre de disinfectant.
Stomatite mercurielle. Nous I'avons constatee plusieurs fois ä des degres hien differents.Dans une circonstance eile fut concomitante avec la meme
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affection etendue a toute la muqueuse gastro-intesti-nale. Une autre fois eile avait envahi en meme temps le pharynx. Dans ce dernier cas eile guerit facilement ; dans le premier eile fut mortelle. Nous enparlerons a propos des maladies par intoxication. Lafosse decrit de la maniere suivante les symp-tömes de cette maladie : ptyalisme, fetidite de la bouclie, gonflement avec couleur blafarde des gen-cives,de la muqueuse l)uccale et meme de la langue, enduitgrisätresur cet organe,ebranlement des dents. Plus tard,si la maladie progresse, les gencives s'ul-cerent, les dents ebranlees tombent, les alveoles se necrosent, les glandes salivaires se gonflent; il exis-te une fievre plus ou moins intense.
Marche. — Geiieralement la guerison est facile­ment obtenue. Quelquefois cependant, quand I'into-xication a ete forte, il y a de l'abattement, de la stupeur, des vomissements, la salivation est sangui-nolente, les excrements sont noirs et liquides et la mort ne tarde pas a surveuir.
Traitement. — Un recommande celui de la stoma-tite simple quand il n'y a pas d'ulceres. Quand ceux-ci se produisent on les traite comme il est indi-que a propos de la stomatite ulcereuse. On derive le mal par les purgatifs, et pour neutraliser le mercure onarlministre le soufre, le sulfure de potassium ou de magnesium, le sulfate de fer, I'acide phosphori-que, substances qui ferment avec le mercure des composes insolubles. M. Trasbot d'Alfort recom­mande le chlorate do potasse.
On fait preparer ces substances de la maniere suivante :
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P. Soufre sublimö............. de 10 ä 100 grammes
(Hufs..................... n- 1 ou2.
Farine de fnnneot ou de reglisse q.s. pour faire un bol.
P. Sulfure de polassium........ de 2 ä 13 grarames,
D6cocliou emolliente......... un litre.
Pulv6risez le sei et laissez dissoudre dans la decoolion.
P. Sulfaje defer............... de S ä 20 grammes.
Decoction 6moIliente......... un litre.
Faites dissoudre.
P. Chlorate de potasse.......... de 4 ä 30 grammes.
D6cocliou Emolliente......... nn litre.
M elan gez.
Stomatite gangreneuse.— M. Lenglen, veteri-naire ä Arras, dans le Recueil de 1880, publia une etude sur la gangrene de la bouche des veaux. II definit cette maladie : une mortification des parois buccales au moment de l'eruption des molaires qui se termine par la mort.
Causes — Elle se montrerait chez les veaux che-tifs, souilreteux, provenant de meres ägees, maigres, donnant un lait aqueux; chez les veaux mal soignes, debilites par la diarrhee, afl'ectes de pblebite ombi-licale qui cause ua appauvrissement du sang. Puis sous^ l'action d'une cause occasionnelle : l'eruption des molaires.
Sxjmptömes. — Au debut rougeur et salivation. Deux ou trois jours apres, sur un point quelconque de la bouche, point blanchätre qui s'etend en lon­gueur et en profondeur ; cette partie se desagrege ensuite, se decompose et repand une odeur fetide. Cette decomposition s'etend aux muscles,aux arteres aux veines, aux lymphatiques, aux cartilages d'union des deux maxillaires, ä la peau, d'oü il resulte des
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trajets fistuleux s'ouvrant ä 1'exterieur. Ges conduits s'agrandissent jusqu'ä la mort de l'animal, laissant ecouler une sanie grisätre. La 'voute palatine est toujours respectee.
Quatre ou cinq jours apres le debut, perte d'ap-petit, diarrhee fetide, noirätre, qui^epuise le malade rapidement.
Marche, clur4e, terminaison. — La maladie se terraine generalement par la mort. Elle dure 7, 10, 12 jours. Quelquefois les animaux se retablissent, mais alors la convalescence est longue, et il leur faut au moins un mois pour acquerir Tembonpoint qu'ils avaient avant le mal.
Lesions.—Les gencives,la face interne des jdues,la partie libre de la langue portent des ulceres recou-verts par une mauere grisätre, caseeuse ; les vais-seaux peripheriques sent obstrues par des caillots. Les dents sont dechaussees et montrent une racine noirätre. Le perioste intra alveolaire est reduit en putrilage infect.
Quelquefois on rencontre des lesions de pneumo­nia, de pharyngite. La caillette et les intestins peu-vent etre frappes d'inflammation.
Nature. — D'apres I'auteur ces lesions indiquent que ce n'est pas lä une maladie locale, mais une maladie qui tiendrait ä une alteration des liquides et des tissus organiques due aux causes plus haut ci-tees. Mais la nature de raffection ne serait pas connue.
La marche est rapide. Le pronostic est tres grave. II n'y a pas d'aphtes et la maladie n'est pas conta-gieuse, ce qui la differencie de la fievre aphteuse.
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Traitement. — Bonne alimentation, bon lait. Les ceufs, les farines de feves, de pois, de ma'is, ne pro-duisent pas de bons elfets ; il vaut mieux le the de foin, la farine de seigle, en y ajoutant de 15 ä 20 grammes de sei marin. Des infusions de cafe pures ou melees au lait avec 20 ou 25 grammes d'eau-de-vie, de 20 ä 30 grammes de teinture de quinquina.
Comme medication locale on emploie la solution d'acide phenique, 45 grammes pour 200 grammes d'eau, et un pen d'alcool pour deterger les plaies trois ou quatre fois par jour, apres les repas.Lavage des plaies, quand les escarres sont tombees, avec I'eau salee concentree.
La viande est impropre a la consommation.
Comma hygiene, renouveler souvent la litiere, blanchir les murs et les portes. Nettoyer les baquets et les seaux avec I'eau bouillante.
Chöilite
La chSilite se confond generalement avec I'inflam-mation de la bouche ; aussi les auteurs qui se sont occupes de pathologie l'ont peu decrite ä part. Cru-zel, cependant, la place en tete des stomatites. II arrive souvent, chez les ruminants surtout,que I'in-flammation se limite a cette partie des premieres voies digestives.
On doit entendre par che'ilite I'mflammation des levres jusqu'ä leurs commissures et celle du mufle.
Etiologie. — Diverses causes la determinent. La plupart sont directes : contusions produites par le manche de l'aiguillon quand on Irappe les animaux pour les faire reculer; coups de sabots portes sous le
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menton quand on veut faire relever la tete ; coups decorne ; morsure de chien, de vipere ou d'autres reptiles venimeux, etc. D'autres fois la maladie est consecutive a certaines affections telles que la gas-tro-enterite, la fievre aphteuse, Telöphantiasis, etc.
Symptömes. — La pavtie contaminee se tumefie, devient douloureuse et prend une couleur rouge quand la muqueuse est depourvue de pigment. La prehension des aliments se fait avec precaution. Au päturage les animaux ne saisissent que I'herbe lon-gue ; ils cessent de paitre quand eile est courte,afin d'eviter I'appui ou le frottement,sur le sol,de la par-tie malade.
Souvent on trouve sur le bord des levres ou sur le mutle des excoriations recouvertes de croütes, des plaies dans la partie interne ou ä l'exterieur, des erosions lineaires produites par la dent des chiens.
Parfois la tumefaction refoule la levre en dehors, I'animal laisse voir les dents et sa tete prend un as­pect hideux.
Quand la cheilite est le resultat d'une morsure venimeuse, I'engorgement est dur au centre et em-physemateux dans sa peripherie. Get engorgement peut atteindre de grandes proportions et s'etendre dans I'auge quand la levre inferieure est affectee, ou sur la face quand c'est la levre superieure.
Quelquefois il y a des symptömes generaux resul­tant de l'absorption du venin ; le pouls devient fre­quent et petit,la respiration s'accelere un pen, I'ap-petit diminue,la rumination se ralentit. II y a de l'abattementjde legers frissons et un refroidissement
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general; las yeux sont a moitiö fermes,humides ; on pent remarquer aussi un peu de salivation.
Si la maladie est consecutive a une inflammation gastro-intestinale, c'est le mufle qui est surtout af-fecte : il se desseche, son tissu papillaire se fendille, puis se detache par plaques. Quand eile esk conse­cutive ä l'elephantiasis le pourtour de la levre et le mufle se fendillent plus profondement, se. recou-vrent de croütes epaisses et tres adherentes.
Marche. Dure'e. Terminaison. — Quand la cause a ete legere la maladie a une marche reguliere et se termine en quelques jours par la resolution. Quand la cause a ete violente, il y a division, ecrasement des tissus sous-jacents, et alors un foyer purulent se forme 10 ou 15 jours apres le debut. A ce moment, la partie la plus saillante de la tumeur,sans etre bien clairement fluctuante, se laisse deprimer. L'inflam-mation ayant disparu, la tumefaction se trouve k peu pres limitee a ce foyer purulent.
Nous n'avons jamais constate l'etat chronique de la cheilite primitive. Ouzel dit que, dans ce cas, l'engorgement devient bossele a la face interne des levres et la muqueuse prend une teinte blafarde.Des excoriations se forment, se reunissent, gagnent en profondeur, et se transforment en ulcerations de mauvaise nature a bords indures.
La duree de la cheilite consecutive est subordon-nee ä la maladie dont eile depend.
Diagnostic. — Le diagnostic de la cheilite n'offre jamais la moindre difficulte. On pourrait cependant confondre les tumours purulentes avec les difleren-tes especes de kystes que Ton rencontre aux levres.
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— SO-On reconnait que ces tumeurs renferment du liquide en appliquant sur elles ie pouce et l'index de la me­ine main ; quand on exerce une pression avec le pouce on sent le liquide refluer vers l'index et reci-proquement. La peau qui les recouvre est partout d'une egale epaisseur ; ce n'est qu'un certain temps apres la formation du pus que se forme le point fluc­tuant. Dans le kyste, ce point fluctuant ne se pro-duit jamais, et la tumeur n'a pas ete precedee de symptömes inflammatoires. Du reste une erreur dans cette circonstance n'a aucune importance. 11 suffit seulement de bien determiner le moment ou le pus est forme afin d'ouvrir I'abces en temps opportun.
Pronostic.— Le pronostic de la cheilite n'offre une certaine gravite que dans le cas oü eile est causee par une morsure envenimee. Mais nous ne pensons pas qu'en France les reptiles puissent inocuter assez de venin pour occasionner la mort des grands rumi­nants. La morsure de la vipere pourrait bien sect;tre fatale chez les jeunes animaux, mais on ne les con­duit generalement au päturage que lorsqu'ils ont acquis une certain äge et on n'a pas eu l'occasion de signaler, ehez eux, des accidents mortels survenus de cette fagon.
Traitement.— Tout a fait au debut, quand la cause a ete violente, on combat 1'inflammation par des douches,des aspersions d'eau froide, vinaigree et salee ; on projette ce liquide dans la partie anteri-eure de la bouche quand le mal a^envahi Finterieur des levres. On fait des frictions de liniment ammo-niacal sur l'engorgement exterieur provenant de
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morsures venimeuses. On emploie aussi tres avan-tageusemeut, dans ce cas, la solution de phenol, celle d'acide borique,etc.
Le professeur Lorenzo-Brusasco de I'ecole veteri naire de Turin (1) recommande la cauterisation de la partie malade avec un bon caustique ; mais il prefere I'application sur Tengorgement, le plus tut possible apres la morsure, d'une etoupade imbiböe d'ammoniäque qui, pense-t-il, neutralise mieux le virus, employe de cette fagon, qu'administre ä l'in-terieur.
Quand il y a des symptömes generaux d'intoxica-tion on administre, a F Interieur, des breuvages au phenol, au cresyl, ä l'ammoniaque.
On recommande particulierement, les injections sous-cutanees, autour de 1'engorgement, avec le permanganate de potasse. Ces injections sont tres avantageuses en ce sens qu'elles produisent un eilet local et general tout ä la fois.
Quand la suppuration est formee on ouvre large-gement les abces et leur cicatrisation se produit vite sans le moindre traitement.
La cheilite consecutive se traite selon que le com-porte la maladie qui I'occasionne.
Solution pour lavage a I'exterieur :
P. Acide phenique............... 10 grammes.
Camphre.................... i grammes.
AIcool...................... 100 grammes.
(1) Nuovo dizionario di patologia.
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Solution pour lavage interne dans les cas de plaies ou d'ulceres :
P. Acide borique............... 10 grammes.
Eau ordinaire................ 250 grammes.
Breuvages :
P. Ammoniaque.......... de 20 ä 30 grammes.
Eau ordinaire...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i litre.
P. Acide pMnique......... de 4 h 12 grammes.
Glycerine................... 20 grammes.
infusion de tilleul............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 litre.
Bols ä administrer deux fois par jour :
P. Camphre pulveris6 par rether...nbsp; nbsp; de i ä 10 grammes.
Acide tannique..............nbsp; nbsp; de 2 ä 10 grammes.
Poudre de r^glisse...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 16 grammes.
OEufsn- 2 ou miel q.s.
Saupoudrez avecla farine de froment pour donner la consistance voulue et former le bol.
Solution pour injections hypodermiques
P. Permanganate de polasse....... S centigr.
Eau dislillee sterilisee......... 20 grammes.
En 3 ou 4 injections autour de l'engorgement. Gnathite
Nous devons entendre par gnathite I'inflamraation de la muqueuse qui tapisse les joues, celle des nom-breuses papules qui y sont implantees,ainsique celle des tissus qui composent leur epaisseur.
Etiologie. — La gnathite est plus frequente en hiver lorsque les animaux sont soumis ä im regime exclusivement sec. Elle est, le plus souveait,leresul-tat de causes directes : contusions sur la lace exte-
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rieure ou coups de cornes.Dans ces circonstances la muqueuse est ecrasee contre les arcades dentaires, et, si la cause a ete violente, toute l'epaisseur de la joue est envahie par rinllammation.
La malaclie peutaussi etre produite paries irregu-lai-ites des dents,par les corps etrangers qui peuvent eli'e emprisonnes entre la joue et les molaires,par les maLieres aliuientaires qui peuvent y sejourner plus ou moins longtemps, par des substances irritantes, liquides ou solides, etc.
II arrive frequemmeut que Toil sectiouue les papu­les avec des ciseaux quaud l'app6tit a dimiuue ; si Ton en sectionne uu tröp grand nombre,rinflamuia-tioh s'aggrave et s'eteud ä la muqueuse.
Cruzel attribuequelquefois la gnatbile au relach6quot; ment des jcues qui quot;alors seraient pincees et meur-tries par les dents pendant la mastication ; dans ce cas, les barbillons les plus rapprocbes des molaires eprouveraient cette meurtrissure. II ajoute que leretrancbement d'une partie de cbacun de ces barbillons fait dispäraitre la douleur et empe-che (pi'ils ne solent pris entre les dents.
C'est lä une maniere de voirqui n'est pas 1'ondee. II sul'lit, pour la combattre, de considerer ([ue les papilles les plus volumineuses et les plus longues, cel'cs que Ton sectionne, sont situees dans la [raquo;arlie anterieure de la boucbe, depuis les commissures des levresjusqu'aux premieres molaires.
Elles se redressent perpendiculairement sur la muqueuse quand on ouvre la boucbe de I'animal et que ses joues se tendent; mais elles s'inclinent dans divers sens, selon la place qu'elles occupeht, et
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s'appliqueiit contre la muqueuse, quand la bouche se referme. Elles ne peuvent pas ainsi etre prises entre les dents. Du reste, elles correspondent aux espaces inler-dentaires et les dents ne peuvent pas les atteindre quel qua soit le relächement des joues.
Les papilles qui correspondent aux molaires sent de deux sortes : celles qui sont implantees sur la partie mitoyenne des joues, sur cette partie qui ne touche pas aux derds quand les nuichoires sont ecar-tees, sont courtes, comme tronquees, ä peines sail-lantes vers les parties posterieures, oü elles finissent par disparaitre ; il n'y a de pointues,daiis cette par-tie,que celles qui forment quelquefois une sorte d'epi antero-posterieur au niveau des tables dentaires rapprochees. Elles ne peuvent etre prises entre les dents pendant la mastication,' parce qu'elles sont protegees par les deux series de papilles dont nous allons parier, entre lesquelles elles se placent quand la bouche est ferraee.Dans cette partie mitoyenne et posterieure de la bouche il existe une troisieme categorie de papilles placees pros des gencives ; les unes sont tronquees et les autres pointues. Celles qui sont pointues sont plus longues ; celles qui sont tronquees sont implantees plus haut, ne depassent pas le niveau des premieres et sont par consequent plus courtes.
Gomprimees ainsi par les joues contre les gencives et les molaires, ces papilles sont appliquees contre la muqueuse : celles de la inächoire inferieure sont relevees de has en haut, celles de la mächoire supe-rieure sont rabattues de haut en has ; elles se ren-contrent ainsi les unes et les autres par leur sommet
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quand les maxillaires sont rapproches. C'est celte disposition en sens inverse,ce contact, ce fVottement des papilles par leur sommet qui fait qua celles qui sont implantees le moins profondement out leur sommet applati, u*4. Gelte usure des papilles est d'autant plus piononcee que les animaux sont plus ages. II existe ainsi tout le long des molaires une epaisseur de papilles qui eloignent la Jone de la mä-clioire etprotegent l'epi de papilles dont nous venous de parier.
Quand on examine ainsi cette disposition des trois formes de papilles, on se rend compte que tout est dispose de maniere ä ce que cet ecrasement dont parle Cruzel soit impossible quel que seit l'etat de reläeliement ou de tension de la paroi buccale.
Sympiömes. — Quand la contusion a ete violente il se produit une tumefaction d'autant plus etendue qu'elle est placee plus en arriere on les parties charnues sont plus epaisses. II y a aloi's unemyosite qui gene considerablemeiit le jeu des ntiächoires.' L'engorgement est chaud at tres douloureux ; dans la partie anterieure das jouas il est dilfus ou nette-ment delimite. Quand il est delimite il a l'aspect de kystes que Cruzel considere comme une degeneres-cence de rintlammation primitive.
Dans I'interiaur de la beuche on trouve la mu-queuse plus ou moins congestiounee, les papilles tumeliees, rouges et la salive visqueuse ; la langue qui en est impregnee, glisse tellement dans la main qu'il devient impossible da I'attirar au debors sans Tenvelopper d'un chiiTon. G'est du reste lä im Symp­tome particulier ä toutes les stomatites.Les tumeurs
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qui se sont formees dans l'^paisseur des joues font saillie ä la surface de la muqueuse qui est quelque-fois detruite par la dent a ce niveau.
La mastication est plus ou moins genee et les li­quides sont avales difficilement.
Marche.— Duree.— Terminaison.— Pronostic.— La maladie marche generalement d'une maniere tres-reguliere vers la resolution. Quand I'inflamma-tion affecte les parties charnues la suppuration se produit assez souvent. Dans aucun cas nous n'avons observe de terminaisons fächeuses.
Diagnostic.— Le diagnostic des tumeurs intlam-matoires qui surviennent dans l'epaisseur des joues olfre une eectaine difliculte quand on n'a pas eu Toccasion de les constater souvent. On pent les con-fondre avec des kystes, avec Fintlammation du canal de St6non,ävec des actinomycomes,des adenites, etc.
L'intlainmation du masseter est, generalement, etendue ;elle forme une tumeur diiluse,douloureuse, chaude ; eile se laisse deprimer sans conserver l'em-preinte du doigt.Quand l'inflammation est placee plus er avant, la tumeur est plus limitee, allongee dans le sens oü la contusion s'est produite et se lais­se im peudeplacer quand on la prendentre les doigts. Elle est, comme la precedente, douloureuse, de forme arrondie ou oblongue, mais jamais bosselee.
Ces deux sortes de tumeurs sont les seules que Ton puisse niltacber ä rinllammation des joues. Elles different des pretendus kystes de Cruzel en ce que ceux-ci sont beaueoup plus circonscrits, pen ou point douloureux, plus mobiles, plus durs et places le plus souvent, dans l'epaisseur desjoues,sur le point
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correspondant ä la deuxieme molaire superieure. Nous considerons ces tumeurs comme de simples adenites semblables ä celles que Von rencontre sur d'autres points de la tete. Ces tumeurs se resolvent rarement ; presque toujours elles se transforment, a la longue, en abees, et leur guerison se pioduit sans laisserde traces; rarement elles restent stationnaires, quelquefois elles se percent en dedans et elles dis-paraissent subitement.
Les tumeurs ihflammatoires des joues sont faciles ä dillerencier des actinomycomes que Ton rencontre frequemment, chez les ruminants, au maxillaire in-ferieur et au maxillaire superieur. L'actinomycome a son pourtour irregulier ; il est bossele, peu doulou­reux ä la pression, dur et fait corps avec I'os dont il depend.
II y a aussi, ä ce meme point, ainsi que sur la machoire superieure, des tumeurs inflammatoires fortement appliquees centre I'os auquel elles sem-blent adherer par une surface qui s'y est moulee parfaitement. Mais si Ton saisit bien ces tumeurs avec l'extremite des doigts et si Ton cherche ä leur imprimer un mouvement, on sent se produire un leger deplacement, une sorte de frottement, de glis-sement rude plus ou moins limite.
L'inflammation du canal de Stenon constitue une tumeur allongee dans le sens de son trajet, non bosselee, se laissant deprimer, douloureuse et bien separee des tissus avec lesquels eile est en contact.
Les kystes sont indolores,tres mobiles, durs quand ils renferment une matiere solide ; quand ils ren-ferment du liquide ou du pus on les trouve fluctu-
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ants dans toute leur etcmlue, quaud on les prend entre le pouce et l'index de la maniere que nous avons indiquee on decrivant la cheilite.
On pourrait encore confondt-e l'inflammätion de s joues avec ties raatieres alimentaires aecumulees enlre les molaires et la muqueuse, refonlant celle-ci et faisant paraitre ä l'exterieui' une tiniieur allongee d'avant en arriere quelquelbis tres volumineuse.
Des dents qui prennentune lausse direction ou qui s'arrachent incoinpleteinent en s'inclinant au dehors, des engorgements des gencives, peuvent encore rel'ouler la joue en dehors et produire des saillies comparables aux tumeurs intlammaloires, mais sur la nature desquelles on est lixe innnediatement si on examine la cavite buccale.
On conyoit qu'une erreur de diagnostic dans ces circonstances puisse etre tres prejudiciable ä la re-reputation du praticien. Aussi il decoule de ce fait cette regie generale qu'il ne laut pas perdre de vue : Toutes les fois qu'un animal eprouye une gene dans la mastication ou dans la prehension des aliments solides ou liquides, il faut toujours examiner I'in-terieur de la beuche, quels que soient les signes ex-terieni's qui puissent motiver cette gene.
Traitement.— La gnathite interne, y compris I'in-Hammation des papilles, se traite comme la stoma-tite franche. S'il y a des plaies sur la muqueuse on les louche avec un pinceau ou une spatule garnie d'etoupes et trempes dans I'alcooljdans les teintures d'aloes, d'amica, etc. Jfimais il ne faut sectionner les barhes. Cette pratique harhare compliquerait la ma-ladie ou aggraverait I'inllammation.
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Gontre 1'inflammation qui siege dans Tepaisseur desjoues, on fait, tout a fait au debut, des iolious f'requentes d'eau froide salee ou vinaigrec, ou ren-due calmante par ies decoctions de feuiltes de bella-done, de pavots, de bouillon blanc, de douce-amere, dejusquiame, etc. On en imbibe des compresses confectionnees avec de vieux cbilfons ou une etoupade mince que Ton fixe aux cornes. Un peu plus tard, si Finflammation est tres douloureuse, on fait des onctions de pommade ou de cerat laudanises ou camphres.
Si rinllammation a passe sa periode de debut on pent encore essayer d'eu obteoir la resolution avec les medicaments derivatifs : IVictions de liniment ammoniacal, d'onguent vesicatoire, de teinture de cantbarides, de feu anglais, de feu frangais , de lini­ment Boyer, etc. Cruzel recommande les frictions d'essence de terebentliine, repetees deuxoutrois Ibis par jour, jusqu'a vesication.
Quand, par ces moyens, on n'obtient pas la reso­lution et que la suppuration tend ä se produire on la favorise par les maturatil's : onguent populeum, basi-licum, d'altbea, de la mere, etc. Quand la suppura­tion est bien lormee et que I'abces est arrive ä com­plete maturite, on l'ouvre ä l'aide du bistouri et jamais avec le fer rouge qui laisserait des traces ou ferait naitre des complications si on avait affaire ä une adenite suppuree comme nous le verrons ä propos des vices de nutrition.
Apres l'ecoulement du pus la guerison arrive promptement. Les soins de proprete sufflsent alors : onctions d'axonge, lavages ä l'eau pbeniquee, etc.
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Gengivite
La stoinatite se limite quelquefois aux gencives ct, dans ce caSjelle prend le nom de gengivite,de (/m^/-vife on de oulite. Elle est plus frequente dans le jeu-
Eliolorjie. — L'inflammation des gencives est causee par les maladies des dents, par leur evulsion, par leur curie, par leur usure, par leur clmte, par les inatieres irritantes que les jeunes animaux pren-nent en leciiant les objets ä leur portee. Quelquefois eile est due ä des contusions portees surl'os inaxil-laire ä travers la peau.
Symplömes. — Les gencives enllanimees devien-nent rouges et se tumefient. Leur douleur se mani­feste par la difficulte que les animaux eprouvent pour operer la mastication.
Quand la resolution ne se produit pas, la tume­faction, localisee generalement sur le point oü la cause a agi, ou sur celui oü les dents sent malades, augmente, refoule la joue, et apparait au dehors. La mastication devient plus difficile, les animaux laissent toiiiber le bol ä peine rumine. Ils ne machent les aliments que du cöte oil le mal n'existe pas.
Marche, duree, terminaison. — La gengivite se termine souvent par la resolution. Cependant,quand la cause a ele violente ou quand eilen'estpassuppri-me immediatemeni, rinilammation persiste et la suppuration se produit. Dans ce cas les dents qui correspondent ä I'inHammation s'ebranlent comple-teinent, elles ne tiennent plus dans leur alveole; elles ne sont plus retenues que par les gencives aux-
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quelles elles adherent par leur collet. La tumeur devient plus volumineuse, plus molle,et eile se mon-tredu cote des joues comme du cote de la langue. La rougeur disparait ensuite sur certains points ou Ton constate une certaine fluctuation, ce qui indi-que que le pus est forme.
Quelquefois rintlamrnatiou ne cesse pas ; la muqueuse s'ulcere, saigne au moiudre contact ; les animaux out la bouche constamment ensanglan-tee, surtout les veaux ä la mamelle. D'autres fois il se forme des vegetations fdjreuses, polypeuses, sai-gnant quand les animaux tetent ou prennent les aliments, grossissant sans cesse de maniere ä attein-dre les dimensions d'uu ceuf de poule. Dans une circonstance nous avons trouve de ces vegetations sur toutle pourtour exterieur dumaxillaireinferieur. Elles refoulent les levres et les dents sont ä decou-vert. Quand ces productions se trouvent pres des molaires elles refoulent la joue et se traduisent a 1'exterieur par des grosseurs plus ou moins fortes. C'est alors surtout que la bouche exhale une odeur infecte.
Quand la cicatrisation du foyer purulent est efiec-tuee et lorsque plusieurs molaires ont ete expulsees, il se forme ä la place de la table dentaire, un gros bourrelet osseux reconvert par la muqueuse. •
Pronostic. — La cicatrisation se fait rapidement apres la disparition des dents. Les consequences de la suppuration ne sont pas graves quand une seule molaire est expulsee. Mais si plusieurs molaires contigucs font defaut et s'il s'est forme un bourrelet, la mastication devient impossible de ce cöte de la
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mächoire.'Les animaux se iiourrissent moins bien, s'engraissent difficilement, mäigrissent et il est pru­dent de se häter de les vendre pour la boucherie.
Les ulcerations et les productions polypeuses ou fibieuses guerlssent difficilement. Celles-ci se repro-duisent rapidement apivs leur excision. II y a quel-ques difficultes ä les cauteriser avec le fer rouge et. les caustiques peuvent etre dangereux. Gependant, quand le mal est pen avance, quand ces vegetations sont encore peu nombreuses et situees dans les par­ties anterieures des maxillaires,on pent compteras-sez souvent sur la guerison.
Mais si onabandoune les choses ä elles-memes les vegetations se multiplient, deviennent volumineuses, les dents s'ebranlent, la mastication devient impos­sible, les animaux tombent dans le marasnie et la mort ne tarde pas a s'en suivre.
Anatomie patholorjique.— Les dents qui ont bai-gne dans la suppuration ont leurs racines alterees ; il semble qu alles aient ete corrodees par im acide. Ces racines sont de couleur brünätre, rongees, anguleuses. Les vegetations fibreuses sont dun rouge i'once, sanieuses, dures, lardacees dans leur centre particulierement, criant sous Finstrument tranchant et la plupart pedonculees.
Traitement.— Au debut de l'inflammation on em-ploie la medication de la stomatite franehe. Quand on ne pent obtenir la resolution par ce moyen on applique ü l'exterieur, si le mal siege vers les molai-res,des revulsit's puissants: onguent vesicatoire,tein-ture de cantbarides, liniments en frictions reiterees, etc.Quand il y attendance ä Ja suppuration on attend
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que celle-ei soit complüteinent formee pour enlever les dents ebranlees ä I'aide de pinces ou de tenailles longues. Le pus alors s'ecoule ü la faveur des vides laisses par les dents. Si Ton a'arrachait pas celles-ci, dans ce cas,la cicatrisation se produiraitquand meine apres recoulement du pus, mais elles resteraient attachees ä la gencive ; n'etant plus alors fixees dans leurs alveoles detrudes, elles resteraient tres mobi­les et ne pourraient plus servir ä la mastication.
Quand du tissu fibpeux se forme il faut I'exciser le plus tot possible. Quand il y en a sur une trop grande etendue, sur tout le pourtour de la mdcboire inferieure par example, comme nous I'avons observe une fois cbez im veau de trois mois, il ne faut exci-ser que quelques excroissances ä la fbis a cause de Themorrbagie abondante qui se produit conseculive-ment avec cette excision.
On arrete cette bemorrbagie avec des substances astringentes : lavages de la boucbe avec de l'eau for-tement vinaigree, avec du percblorure de fer, etc. Quand rhemorrbagie a ccsse, on cauterise les plaies avec le crayon de nitrate d'argent, avec de l'acide azotique,et meme avec le fer rouge.
II faut que cette cauterisation soit ensuite accom-pagnee de gargarisraes astringents de decoction d'e-corce de saule, de ebene, de solution de tannin dans l'alcool campbre pour detruire l'odeur infecte de la boucbe, ou de crezil, de creoline, de lisol, etc.
'Sur les ulcerations qui cpmmencent on emploie avantageuseraent la solution suivante :
P.IJorate de soude pulv6rise.................... iH grammes
Vinaigre de viu........ 1nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; r,i___„
Mid................. | a8quot;............ CO grammes
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ou la mix lure antiscorbutique :
P. Miel rosal............................. 50 grammes
Alcoolal de cochlÄari'i...... j ,ia...... i0 rammcs
I einture de quinquina...... )
Glossite
L'inflammation de la langue, chez les ruminants est plus frequente que ne le disent les auteurs qui Font decrite. Le plus ordinairement eile se liniite a la muqueuse ; on la dit alors superficielle. Mais eile peut etre aussi -profonde, c'est-ä-dire s'etendre ä tout le parenchyme de Torgane buccal. Nous allons I'etudier separement sous ces deux formes.
Glossite superficielle : Etiologie. Toutes les causes qui produisent la sto.matite peuvent limiter leur action a la muqueuse de la langue. Ge sont des substances irritantes contenues dans les aliments, des liquides trop chauds, des medicaments causti-ques, etc. Les debris d'epis de froment, connus vul-gairement sous le nom de ballon, que Ton fait consommer pendant I'hiver, produisent souvent, ä la base de la partie libre de la langue et toujours au meme point, une irritation de longue duree. Dans ce cas l'inflammation se termine toujours par I'etat chronique. Alors se forme une plaie plus ou moins profonde connue vulgairement sous le nom de trou de la langue. Ce trou empeche souyent la vente de l'animal ou bien il en diminue la valeur. Use pro-duit d'apres un mecanisme tres facile ä comprendre: On sait que, en avant, la partie fixe de la langue du hosui forme une sorte de rebord transversal qui s'eleve, au-dessus de la partie mobile, de plusieurs
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centimetres. C'est contre ce rebord qua viennent se heurter les debris alimentaires aigus, les barbes d'epis de graminees pourvues de fines asperites, ä l'aide desquelies elles s'accrocbent ä la muqueuse. II faut remarquer, en meme temps, qua la resultanta das mouvaments da la partie libra de la langue qui s'operent dans tons les sens pendant la mastication, se trouve exactement an milieu de la ligne da de-marcatiun das deux parties de l'organa buccal. Catte concentration das mouvements, sur im point bien determine, produit une sorte de tourbillonnement qui attire les aliments, et tend , sans cesse , ä les faire penetrer dans les parties parenchy-mateuses. Ils finissant ainsi par produire une irrita­tion locale, la destruction du tissu et une plaie plus ou moins profonde. C'est d'apre.s le meme meca-nisme qu'un epillet s'enfonce dans Tangle interne de l'oeil (mouvaments des paupieres combines avac ceux du globe oculaire) et que las epis de Vorge queue de rat remontent dans la manche das eufants, (mouvaments du bras).
Symptomes : Ca sont ceux qui sent comuiuns ä rinflammation des muqueus.es. II y a, en outre, de l'Jiesitation pour la prehension des aliments ; les animaux les laissent quelquefois retomber des qu'ils les ont un peu mäches ; la deglutition sa fait avac rafficulte, cella das liquides surtout. Les animaux se defendent plus (pie d'habitude quand on veut saisir leur langue pour examiner l'interieur da la bouche. II y a un peu da salivation quand rinflam­mation acquiert un certain degre d'intensite. Cette salivation tient ä la difficulte de la deglution.
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On pent constater, a la base de la parties libre, une rougear plus ou mains etendue, une tume­faction , an commencement de destruction de la muqueuse si le mal dure depuis quelques jours,et, enfiii, le trou de la lan;jue qai |)eut acquerir plu-sieurs centimetres de diametre et de prol'ondeur.
Quand des substances caustiques out agi il pent en resulter des pldyctenes, des plaies sur la partie lixe particulierement et quelquefqis des spbaceles plus ou moins adberents. Nous avons constate cette derniere alteration ä la suite de radmiiustration reiteree de Temetique en breuvages.
Marche. Duree. Tcrminaison : La glossite super-ficielle se termine rapidement par la resolution quand eile n'est pas accompagnee de la destruction de la muqueuse. II faut quelquetbis douze ou quinze jours pour que les spbaceles se detacbent. Enlin lorsque la cause persiste, comme dans le cas du trou de la langue, c'est Tetat clironique localise qui s'en suit et on n'obtient facilement la cicatrisa­tion de la plaie que lorsque le regime du vert est arrive.
Traitement : Gelui de la stomatite suffit. Quand rinflammatipn est combattue et qu'il reste des spba­celes principalement sur la partie lixe, on adminis-tre des gargarismes legerement excitants : vin, cidre, biere, breuvages toniques alcoolises, etc. , plusieurs fois dans la journee. II faut donner, en meme temps, des aliments fins, tendres, verts, des racines cuites, des farineux, des boissons tiedes, et, cbaque fois que le repas a ete pris, ainsi que lors-
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que la rumination est terminee, il faut avoir le soin d'enlever, en attirantla langue au deliors avec beau-coup de precautions, tons les debris d'aliments (jui se sont introduits dans le trou de la langue.
La cicatrisation du trou de la langue est difficile ä obtenir. G'est pour cette raison que le prix des animaux qui le presentent est de beaucoup dimi-nue et que, bien souvent, il en empeche la ven-te.
Quand la plaie n'est pas trop ancienne on I'excite plusieurs fois dans la journee avec I'alcool camphre, la teinture d'arnica, celle d'aloes, I'alcool phenique, le salol, etc. Le traitement qui reussit presque toujours consiste ä combler le trou, apres Tavoir bien etancbe, avec la pommade pheniquee, le topi-que antiseptique de Lebas, 1'onguent populeum aloetique (1) le salol melange ä la poudre d'amidon, etc. On se sert, pour appliquer ces substances, d'une spatule ou d'une baguette en bois garnie d'e-toupes ou de coton ä une de ses extremites. Quand la plaie est plus ancienne, il laut au prealable en raviver les bords avec des caustiques : nitrate d'ar-gent, cblorure de zinc, solution de sublime corrosif, etc.
Mais ce qui retarde toujours et rend difficile la guerison, dans ces circonstances, ce sont les mou-vements de la partie libre de la langue qui font que les bords de la plaie frottent sans cesse les uns centre les autres et les empechent de se reunir.
ßj Formulaire Boucliardat et Vignardou.
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raquo;w
li.
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Aeide pli6niqiie....................... i
Axonge............................. iO
Topique de Lebas
Fcuilles dc mauves fraiches en päte...... 2b
Quinquina fpnudrej................... 5
Alcool camphre....................... iO
Cliarbon vegeial pulveiilö q. s. pour clonner la laiice palouse.
Populeum aloetique
Aloes en poudre...................... I
Onguenl populftum.................... 20
amp;•#9632;
gr. . consis-
('. LOSSITE PARENCHYMATEÜSE. — Etioloijie.— L'in-
tlammation du tissu profond de la langue est plus rare qua celle de la muqueuse quoique les circons-tances qui la produisent soient assez nombreuses. Ce sont d'abord celles qui font naitre la glossite su-perücielle quand elles agissent avec plus d'intensite. Jl faut ajouter les blessures profondes, les ecrase-meuls qui se produisent quand on comprime Lrop forternent la langue pour I'attirer au dehors,ou bien quand eile est prise entre les incisives et le bourre-let, entre les molaires dans les chutes ou les mouve-ments desordonnes de l'animal.Erifin les piqüres de la yipere peuvent non-seulement la provoquer mais aussi determiner la raort. M. Persillet veterinaire ä Magnac-Laval (llte-Vienne) nous signale un cas oil im taureau de 46 mois mordu a la langue par une vipere, mourut 24 heures apres. Le sejour trop pro-longe d'aliments dans la cavite buccale ä la suite de maladies de dents ou de Tebranlement des dents ca-duques, pent aussi determiner la maladie qui nous occupe. quot;
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Si/mptömes. — Quelques instants apres que la cause a agi la langue presente tous les caracteres de rintlammation violente. Elle est devenue tres dou-loureuse et se tumefie de maniere ä acquerlr un volume enorme qui oblige les animaux ä maintenir leurs tnächoires ecartees.La tumefaction se manifes­te jusque dans Tauge. La langue alors se montre au niveaudes incisives,quelquefoiselle sort delabouche et devient plus volumineuse ä son extremite.Dans cet etat,par suite des mouvements de la tete ou de la ge­ne qu eile cause au malade,elle est animeed'un mou-vement d'oscillation continuel duquel il resulte un frottement sur les incisives et une plaie transversale qui pent atteindre une certaine profondeur quand la maladie n'est pas combattue assez promptement.
Dans cette situation la langue devient violacee, tres chaude, tres douloureuse et seche, La degluti­tion devient tres difficile, sinon impossible, et alors s'ecoule, par les commissures des levres, une salive tres abondante, iilante, epaisse, fetide quand des ali­ments sont emprisonnes dans la bouche. L'animal se defend vigoureusement quand on veut passer le doigt pour se rendre compte de ce qu'elle contient.
Des le debut de rinllammation et avant que la lan­gue sorte de ia bouche, les animaux montrent de l'inquietude, de la difficulte pour la prehension des aliments ; la mastication se fait avec beaucoup de lenteur, les mächoires se rapprocheat avec beau­coup de precautions et la rumination ne tarde pas ä etre suspendue. La deglutition est devenue bien dif-licile, de sorte que le malade conserve les aliments plus on moins divises dans la bouche, de maniere a
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ig-.-raquo;,,.
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en emmagasiner souvent une quantite relativement
considerable.
Generalement I'etat febrile est insignifiant,il passe souvent inapergu dans les cas les plus graves.
Quand la glossite est la consequence de la mor-sure de la vipere, les symptömes de rintoxicalion ne lardent pas ä se montrer et la mort pent s'en suivre.
Terminahons.— Presque toujours on peut comp-ter sur la resolution de la maladie, car eile olire, malgre Tintensite des symptömes, beaucoup moins de gravite que cbez le cheval. La paralysie,la gangrene, la suppuration de la laague n'ont pas en­core ete signalees en medecine bovine.Gomme nous I'avons iudique plus bant,la mort peut survenir par intoxication,ä la suite de raorsures envenimees.
Traitement. —La premiere indication qui se pre-sente, c'est d'examiner l'interieur de la cavite buc-cale aim de s'assurer si des corps Strangers ne s'y trouvent pas arretes ou si les matieres alimentaires n'y sont pas accumulees. Quoiqu'il y ait de la diffi-culte pour les extraire, il faut, avec les doigts, avec des pinces ou des baguettes taillees en spatule, arriver ä en debarraser labouche. Des gargarismes frequents avec les substances qui conviennent ä toutesles maladies inflamnmtoires de la bouche,acbe-vent de la nettoyer et amenent promptement la reso­lution. Si celle-ci tarde a se produire, on peut, afm de decongestionner plus vite la langue,pratiquer sur ses faces laterales quelques scarifications profondes.
Ces scarifications deviennent [)lus utiles quand la langue est sortie de la bouche. On les pratique alors vers la ligne medians de la face inferieure.M.Lafosse
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recommande la saigneeciux veines soua-linguales.II
conseille en outre d'envelopper la langue dans un sachet de toile lixe aux comes ä l'aide de liens. A l'exemple de notre jeune confrere Larrat, on fait ce sachet assez profond pour pouvoir envprison-ner la langue jusqu'au niveau des corrnnissures et la gärantir ainsi des frottements contre les incisives. Dans les quelques cas que nous avons observes nous avons confectionne, en filet, le fond du sachet, afin d'empecher que le sang ou laserosite qui s'echappent par les scarifications ou le liquide provenant des gargarisme,ne s'yaccuinulent,et ne retardent la gue-rison, en devenantdes substances irrllantes. Avec ce genre de sachet on pent pratiquer des lavages astrin-•fents sur cette paiiie de la langue. En dirigeant le traitementde cette fayon la langue se degorge rapi-demeut et rentre hientöt dans la beuche. On continue le Iraitement pendant quelques jours encore comme dans le cas de glossite superficielle. Les plaies se resserrent et n'exigent aucun moyen parti-culier de traiternent. II est cependant prudent, dans ce cas, d'ajouter aux gargarisme des antiseptiques.
Quand il y a eu morsure de vipere on ne saurail Irop se häter de pratiquer de larges scariiications et dHntrodmre,dans les plaies,de l'ammoniaque liquide ou la solution de permanganate de potasse.
Pharyngite
Encore appelee angine, esquinande, rinllamma-tion de la tnuqueuse du pharynx est assez rare chez les grands ruminants.
Elioloijic.— Les refroidissements ont pen d'action
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sur la tnuqueuse du pharynx. On cite des cas oil les animaux ont contracte la maladie lorsque, etant en transpiration, ils ont ete laisses au grand air pen­dant le vepos.Cruzel la dit rare en ete et en automne. Bai/nal afürme qu'elle est plus frequeute, au con-traire, pendant ces memes saisons. Nous I'avons constatee ä toutes le epoques de l'annee, inais i)lus souvent en hiver, lorsque les animaux sont soumis au regime exclusivement sec. Elle parait plus rare dans les plaines oü les proprietaires ont des aliments verts a donner pendant la mauvaise s.iison.
Nous pensons que les matieres grossieres, irritan-tes, epineuses, contenues dans les aliments,constitu­ent la cause la plus ordinaire de la maladie.M. Hop-somer, veterinaire ä Seclin (Nord), nous a Signale qu'une aiguille a repriser avait penetre a fcravers la muqueuse et etait sortie dans Tauge apres avoir determine tons les symptomes de la pharyngite.
Nous avons vu la pharyngite traumaLique se deve-
lopper ä la suite de manipulations maladroites pour
rel'ouler le corps etranger introduit dans I'oosopha-
ge ; la baguette dont on s'etait servi avait dechire le
pharynx en plusieurs endroits et il fallut livrer I'ani-
mal k la boucherie.
La maladie survient encore ä la suite de ringestion
des eaux froides, glacees, contenues dans les mares
oü Ton est oblige de rompre la glace pour abreuver
les animaux ; des hoissons trop chaudes ou portant
en suspension des substances irritantes, caustiques;
du frottement, du troissement ou du pincement de la
muqueuse par la main qui va saisir le corps etranger
que Ton a fait remonter de l'tt'sophage.
Enlin eile pent se developper par roxtension de
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1'inflammation des organes voisins : de la stomatite, de la laryngite, de l'üesophagite, du corhyza gangre-neux, etc.
Symptomes.— Quand la maladie est legere les symptomes passent presque inapergus. L'appetit est un pen diminue ; pendant la deglutition des matieres solides ou liquides 11 se produit un leger mouvement de la tete en avant, une sorto d'extension qui indi. qua la'gene que ranimal eprouve. On provoque ce mouvement quand on comprime, avec les deux mains,les surfaces laterales de la region du pharynx. On constate quelquefois un peu de ptyalisme, un peu de jetage, par les naseaux, de debris alimentaires meles ä des matieres inuqueuses. Quand on ouvre la bouche de l'animal et qu'on attire sa langue au dehors, il se defend plus que d'habitude et on voit tres bien alors, en abaissant, au besoin, avec une spatule ou un morceau de bois applati, la partie fixe de la langue, un peu de rougeur du pharynx, mais pas encore de tumefaction.
Quand 1'inflammation est plus forte cette tume­faction devient apparente ä i'interieur ; eile est peu appreciable ä l'exterieur. La deglutition se fait avec beaucoup de difliculte et les animaux rejettent sou-vent le bol au moment de l'avaler. Tous les sympto­mes qui caracterisent I'etat benin sont plus accen-tues et Ton entend, en outre, pendant la mastication surtout,un bruit guttural souvent tres prononce, une sorte de cornage sui generis.
Dans certaines circonstances ce bruit se produit ä peu pres seul, sans etre accompagne d'autres symp­tomes apparents. Dans ce cas il persiste longtempa
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et cavacterise un etat chronique qu'il est assez diffi­cile lt;le cömbattre.
Daus tons les cas les raouvements lateraux de la Lete sur l'encolure sont plus rares et effeclues avec une certaine precaution,ce que I'on constate surtout lorsque les animaux se grattent avec les corues ou se chassent les mouches.
Nous u'avüiis constate que dans l'etat sur-aigu la secheresse du mulle/l'expression particuliere de la face,rengorgement de la region pharyngienne se prolongeant jus(|ue dans l'auge, le pouls plein,acce-lere,le temperature du corps augmentee, une grande difficulte pour respirer et un bruit de cornage tres prononce.
Marche. Duree. Tertvinaisons. — La marclie de la maladie est tres reguliere et se termiue ordinaire-iiient,dans l'etat aigu, en 5 ou 6 Jours,par la resolu­tion. Dans l'etat sur-aigu les symptömes alannants disparaissent souventen quelques heures apves une saignee copieuse.ll y a,dans ce cas,une menace d'as-pliyxie qui fait dire au proprietaire que le sang etouffe son animal ou qu'il est attaint du charbon. Nous l'avons vue une Ibis se terminer par la suppu­ration :un abces se forma dans le pharynx genant la respiration et le passage des aliments. L'animal etait en traitement depuis un mois lorsque, pendant l'ad-ministration d'un gargarisine,il se produisitun mou-vement guttural brusque qui occasiouna la ruture de l'ahces et le rejet par la bouclie, ä une certaine distance, de pus melange au liquide du gargarisme. A partir de ce moment la guerison tut complete. QUelquefois quand eile n'est pastraitee^iu debut,
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la maladie passe ä 1'etat chronique. Les animaux aloi'S ont peu d'appetit, la rumination est lente, ils maigrissent, la peau se desseche, le poil n'est plus lustre et la guerison est difficilement obtenue.
Enfin la pharyngite est quelquefois suivie de la formation de fausses membranes ce qui la fait desi­gner sous le nom d'angine croupale, de laquelle nous nous occuperons dans une autre occasion.
Le diagnostic de la pharyngite n'offre aucune dii-ticulte.
Le pronostic n'est jamais grave quaud la maladie est traitee ä temps et d'une raaniere rationnelle. Nous ne parlous pas evidemment des cas oil eile est consecutive ä des maladies qui peuvent compromet-tre la vie des malades.
Traitement. La premiere indication consiste a examiner Farriere-bouche pour en extraire les corps etrangers qui pourraient y etre arretes. On ordonne ensuite des aliments fins,des racines cuites,des fari-neux et des boissons tiedes.
Dans les cas legers on administre, en outre, des gargarismes adoucissants projetes dans I'arriere-bouche ä l'aide d'une seringue ou d'une pompe a douches. On les renouvelle souvent dans la journee. On fait sous la gorge et en arriere des maxillaires, des onctions de pommade, d'buile ou de populeum campbres.
II faut, dans tous les cas, placer sur les animaux, une couverture de laine plus ou moins epaisse se-lon l'intensite du mal, eviter les courants d'air de l'etable, fermer les trappes,et maintenir dans la loge du malade une temperature uniforme.
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Quand rinflammatlon est plus forte, ä part le trai-tement qui precede, on enveloppe le cou de 1'aniraal avec des tissus de laine, apres avoir fait dans cetle region des frictions sinap isees. On fait, en meme temps, des fumigations emollientes et calinanles avec des tetes de pavot ; on donne,apres les garga-risines, des electuaires ou des bols composes de poudre de reglisse, de poudre de gomme arabique el de poudre de belladone.
Quelle que soit la saison il ne faut pas faire paca-ger les malades avant la guerison complete,parce que la fraicheur de 1'herbe aggraverait la maladie.
Quand il y a eu trauma tisme on pent encore comp-ter sur une guerisun,si les plaies sont superficielles, ä l'aide des gargarismes excitants et toniques.Quand elles sont profondes, des infiltrations se pi'oduisent, des engorgements considerables genent les fonctions respiratoires et digestives et il faut s'empresser de vendre les animaux pour la boucherie.
Si l'aspliyxie est ä craindre on pratique la tracheo-tomie.
Quand rinllammation se presente sous le type sur-aigu on doit s'empresser de faire une saignee moyenne et la reiterer au besoin le lendemain si le mal n'a pas completement disparu. Si quelques heu-res apres la saignee le mal ne se calme pas, il faut insister sur les frictions sinapisees sous le cou et les etendre aux quatre membres ; appliquer d'epaisses couvertures ; remplacer les frictions sinapisees par les sinapismes ; si le mal ne diminue pas, on fera des frictions d'onguent vesicatoire, de pommade
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stibiee, d'nn liniment vösolutif quelconque selon les circonstances.
Les abces de rarriere-bouche doivent etre ponc-tionnes. Si on ne pent les atteindre on administre des gargarismes legerement astringents et toniqnes laits avec de i'ecorce de saule, de ebene, avec de l'aigreinoine, du plan'.:;::), de la cbicoree sauvage, des feuilles de sauge, etc., que Ton alcoolise legere­ment au besoin. Pendant cette operation on tient la tete de ranimal relevee au-dessus de I'horizontale atin de faire arriver le liquide plus loin el provoquer une sorte de toux qui est suivie du rejet subit du li-(|uide et, ä la fin, du pus contenu dans I'abces.
L'etat cbronique est plus difficile ä combattre. On administre des gargarismes toniques et excitants tout a la fois : les substances precedentes auquelles on ajoute du tannin,de l'alcool, du cblorure de so­dium, de I'lodure de potassium.
On doit insister sur ies applications vesicantes sous la gorge.
Si ces moyens ne suflisent pas, on ajoute aux gar­garismes flu nitrate d'argent et surtout de la teinture d'iode.
Le traitement refrigerant (gargarismes d'eau froi-de, compresses Iroides, glacees sous le cou ) indi-que par MM. Friedberger et Frobner (1), ne nous parait pas devoir etre recommande.
(i) Palhologie el tli^rapenlique sp^ciales.
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Quelques formules pour Erictionner la region du pharynx :
P. Ammoniaque............... 3deg; gramme
Essence de lerebenlliine...... 40 gmmmes
Alcool caraphri............. 100 grammes
P. Essence ile lerebenlliine {
| a a. 50 grammes
Huile ilelaurier...... (
Poudre de caiUliarides......... S grammes
(Eorninhire Bouchardat el Vignardon)
P. lodure de polassium..........nbsp; nbsp; nbsp;1 gramme
Canlharides pulverisees........nbsp; nbsp; I gramme
Sublime corrosif..............nbsp; nbsp; '! gramme
Asonge.....................nbsp; 25 grammes
(L. Brusasco de l'Ecole de Turin)
P. Emeliqne...................nbsp; nbsp; 8 grammes
Axonce.....................nbsp; nbsp;32 grammes
Pour mi bol ou un electuaire :
Poudre de beUadone.......... 10 grammes
Pouilre de gomme arabique. ... 12 grammes
Poudre de reglisse........... 30 grammes
Miel....................... 1- s-
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CEsophagite
L'inllammation tranche de l'oesophage est rare. Elle est quelquefois consecutive ä des maladies ge­nerates telles que ia lievre aphteuse, la septicemie. Le plus souvent eile est traumatique.
Etiologie. — Dans ce dernier cas eile resulte de l'ingurgitation d'aliments trop volumineux ou trop rugueux, ou bien du sejour trop prolonge, dans t'oe-sophage, de corps etrangers, de racines coupees en morceaux trop volumineux:, etc ; les manipulations que necessite le refoulement de ces corps etrangers ou leur extraction, les substances caustiques admi-nistrees comme medicament, les liquides trop chauds, etc., peuvent produire aussi l'inllammation de l'oesophage.
Symptömes. — Le debut de rintlammation fran-che passe souvent inapergu. II se manifeste par une certaine lenleur dans la mastication et dans la rumi­nation. Quand le bol descend dans le conduit oeso-phagien les animaux allongent la tete,ce qui indique qu'ils eprouvent une certaine douleur.
Quand I'mflammation est plus intense Tappetit cesse ainsi que la ruminalion,parce que les aliments ne peuvent plus Iranchir l'oesophage. l^e bol, au mo­ment d'etre avale, est rejete en grande partie par la bouche et quelque pen par les naseaux. II y a quel-quelois du meteorisme. Quand on fait glisser les doigls dans la gouttiere Gesophagienne on proVoque de la douleur.
Si 1'etat aigu n'est pas trade par les moyens ra-tionnels le mal passe facilement ä l'etat chronique. Nous I'avons constate plusieurs Ibis sous cette for-
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me. Dans un casdes mieux caracterises que nous ayons observes en 1891,rappetit etait devenu tres caquot; pricieux ; l'ascension du bol alimentaire s'eliectuait ä l'aide d'un effort plus accentue que dans I'etat nor­mal. II y avait du meteorisme intermittent. Ma isle symptüme le plus lemarquable qui se manifestait surtout dans l'intervalle des repas, consistait en des oudulations regulieres sortant de la cavite tborad-que et se faisant sentir jusqu'au milieu de la portion cervicale de l'oesophage. II y avait lä,dans ce con­duit, du liquide qui s'accumulait dans sa partie tbo-racique. Des qu'il y etait en assez grande quantite,il y avait une contraction plus forte accompagnee de toux et alors re jet,par les naseaux et par la boncbe, de ce liquide qui n'etait autre que de la salive melee ä quelques debris d'aliments. La descente des aliments solides se faisait sans dil'ficulte bien appreciable, mais la rumination n'arrivait pas en son temps, les eructations eLaient genees, d'oü le meteorisme. Un pbenomene ä pen pres semblable se produit a 1'orifice de l'oesophage. Nous en parle-rons au genre des nevroses.
Apres trois mois de traitements varies et infruc-tueux, I'animal, auquel on donnait une nourriture cboisie pour rempecber de trop maigrir, tut livre ä la boucberie. II ne portail pas de traces de tubercu-lose.
Quand, ä I'etat aigu, la maladie est intense, il y a un etat febrile qui se manifeste par les symptömes aeneraux ordinaires.
Marche, Duree.— L'oBSopbagite aigue a une mar-
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ehe reguliere et ne dure guere que sept ä huit jours quand eile est rationnellement traitee.
Terminaisons.— Elle se termine dans ce eas par la resolution. Mais, livrec ä elle-meme, eile passe facilement ä l'etat chi-onique, et, quand, dans ce cas eile resiste pendant quelques jours au traitement , 11 devient prudent de livrer lesanimaux ä laboucherie. II surviendrait inevitablement des retrecissements de l'uesopliage^e marasme et la mort.
La termlnaison par la gdngramp;ne peut egalement survenir lorsque les corps etrangers qui l'ont pro-voquee sejournent pendant trop longtemps dans l'üesophage. Nous l'avons constatee une Ibis chez uu veau de trois mois qui portait depuis deux jours un fragment d'axe d'epi de inuis dans la partie thoraei-que de rcesophage. Le refoulement de ce corps etranger fut impossible. L'oesopliagotoinie l'ul pra-tiquee ä l'entree du thorax, et le corps etranger ex-trait ä l'aide des pinces a pansement. Quoique cette operation se fit dans les tneilleures conditions, l'ap-petit ne revient pas et l'animal suecomba trois jours apres.
Coinplicationraquo;. Nous n'avons janiais constate les abees sous-muqueiw dont parlent divers praticiens. Mais nous avons rencontre une Ibis, vers le milieu de la portion cervicale de rcesophage,une dilatation du volume du poing, Sorte de jabot lusophagien, dont nous porlerons ü propos des solutions de con-tinuite.
Anatomie pathologiqite.— A l'autopsie des ani-maux morts d'cnsophagite ou sacriiies pour la houcherie, on trouve la paroi oesopliagienne plus
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ou moins epaissie, et la mucpiause, de couleur grisdtre, forme, dans la partie alteree, des plis lon-gitudinaux plus gros et plus rappi oches qu'ä l'etat normal.Le conduit est ainsi retreci. Renault a cons­tate an contraire, une augmentation de diametre triple des dimensions normales et ceci probablement chez le cheval. Dans le cas (jue nous avons cite plus haut il devait y avoir egaleinent augmentation de diametre.
Nous avons rencontre,dans la cuillette,cette meme alteration morbide,c'est-ä-dire un tissu lardace gri-sätre parseme d'ecchymoses.Nous pensons quecette alteration devait exister, dans le cas d'oesophagite chronique auquel nous avons fait allusion plus baut, du cöte de 1'orifice oesophaglen.
L'epitbelium a quelquefois disparu sur la mu-queüse qui est de couleur violacee et quelquefois detruite. Dans la tenninaison par la gangrene dont nous avons parle, eile presentait. ces particularites sur une etendue de 15 centimetres environ.Toute l'e-paisseur ae la paroie avait la meine couleur. Tl etait impossible, de distinguer, les unes des autres, les diverses couches qui la composent.
Traitement : La premiere indication consiste ä detruire ou ä supprimer la cause qui a produit le mal. Quand une substance irritante on caustique a agi on precede comme dans (es cas de pharyngite ou de stomatite. Pour combattre l'inflammation franebe on administre des boissons emollientes mu-cilaginenses. S'il y a de la douleur trop prononcee on ajoute des opiaces aux breuvages emollients. On fait ä l'exterieur, le plus pres possible de la partie
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malade, des frictions revulsives ävec l'eau sinapisee ou un medicament irritant quelconque. Lorsque 1'elTet reyulsif est produit on fait des onetiuns rle pommade opiacee, belladoaee, pour calraei' l'irrita-tion de la peau et la douleur. oesophagienne.
On donne des aliments lins, du vert tendre, des farineux, des herbes et des racines cuites.
Si le mal est plus intense et qu'il y ait etat febrile on pratique une saignee et on supprime complete-ment les aliments sees.
Certains patliologistes reeoinmandent, dans les eas d'inflammation intense, les boissons froides, et les lotions de meine nature,la glace, le long du trajet oesopbaglen. La pratique medicals pent seule indi-quer s'il y a a vantage ä utiliser ee moyen de traite-ment. Les lavements irritants eoncourent ä deplacer 1' inflammation.
Si le mal tend ä passer ä l'etat chronique on re-commande d'insister sur les revulsifs et d'adminis-trer Tiodure de potassium ä hautes doses.
II laut toujoiirs s'erapresser d'enlever les eorps etrangers ä l'aide des divers proeedes en usage.Leur sejour trop prolonge provoque une inflammation eliminati'iee mortelle ayant pour consequences un etat gangreneux qu'il est impossible de combattre. Lorsque le debut est passe et qu'ii y a tendance a l'etat clironique il faut donner le conseil de vendre les animaux pour la bouclierie.
Les abees periresophagiens se traitent par la pone-tion qhand ils tendent a se faire jour du cöte de la peau. S'il y a communication avec l'agt;so[)hage et qu'il en resulte une fistule, on pent faire un debri-
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dement et essuyer de faire une suture interne. S'il y a impossibiiite de pratiquer celle-ci on fait usage du tamponnemeut dont leClicacite est souvent dou-teuse.
Dans le cas on ['affection existe dans la partie thoracique de Poesophage il devient tiii'ticile de I'atta-quer directement.
Rutuinite
L'inllammation du rumen existe-t-eUe reellement? Nous croyons pouvoir resoudre cette question par
I'aflinmtive. Cette maladie n'est cependant decrite par aucun praticien. Dans tons les cas eile est rare comme inflammation primitive. Elle est souvent consecutive ä d'autres maladies aigues des voies digestives. Non pas que ces maladies s'etendent par voie de continuite de tissu on par Sympathie jusqu'ä la panse, mais parce que les aliments, ne pouvant pas circuler dans les parties malades, sejournent longtemps dans ce rentlement oesophagien, y fer-mentent, s'y decomposent et finissent par irriter sa muqueuse.
Etiologie.— Les causes de la ruminite sont nom-breuses. II faut citer en premiere ligne les corps etrangers entraines dans le rumen avec les aliments, les substances liquides, irritantes, caustiques qui s'y accumulent quand la rumination est suspendue ; les aliments narcotico-äcres ingeres en trop grande quantite, tels que la renoncule, les euphorbes ; nous avons vu une fois une vache manger une hotte de ces dernieres herbesplacee ä sa portee; il s'en suivit un empoisonnement qui l'ut comhattu ä temps, et une ruminite. Les coups violents portes sur la panse
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quand eile est pleine d'aliments. Habituellement les
propvietaires donnent une forte ration quand ils
conduisent leurs animaux en foire ; si la course est
un pen longue, la rumination ne se fait pas de la
journee et rirritation se produit. Je n'ai jamais vu
que des ruminites localisees ä la partie atteinte
dans les cas de ponction du rumen ou de gastroto-
raie. Symptomes. — Dans la ruminite primitive les
animaux poussent des plaintes frequentes pendant le repos ou pendant la marche surun terrain incline. Le pouls est plein sans etre sensiblement accelere. xjU rumination est suspendue au debut du mal,puis, apres un certain temps, le lendemain ou le surlen-demain, eile reprend son cours avec lenteur et peu de duree. Si la maladie est intense eile se fait beaucoup plus longtemps attendre. Lorsque, au debut, le rumen est fortement rempli d'aliments, le lendemain il est moins teudu parce que les plus tenus de ces derniers et les liquides out circule sans avoir ete rumines. II reste alors un peu souleve par les gaz qui commencent a se former. Gependant le meteorisme n'est jamais prononce parce que des eructations assez frequentes se produisent. Les ani­maux cherchent alors ä saisir quelques brins d'ali­ments qu'ils gardent dans la bouche ou qu'ils mä-chent avec une extreme lenteur. Ils se couchent plus rarement;leur dos conserve sa sensibite ordinaire;les excrements sent expulses plus souvent et en petite quantite a la fois ; ils n'ont pas encore change d'as-pect.Les pandiculations sent supprimees ; les cornes et les oreilles sont un peu chaudes ; le mufle est alternativement humide et un peu sec.
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11
A lu pression du flaue gauche on provoque une certaine douleur ainsi que des plaintes. Quand on ausculte le rumen, on n'entend plus, au debut, les mouvements peristaltiques qui se traduisent, dans I'etat physiologique, par un bruissement faible d'a-bord, et qui augmente d'intensite pour s'affaiblir de nouveau et cesser completement. Ces bruits se pro-duisent regulierement et, ä peu pres, deux par mi­nute. Quand il y a surcharge d'aliments et arröt de la rumination, on ne les entend plus ; on n'entend plus rien, ou seulement im leger bruit de froisse-ment continu du au mouvement de la masse alimen-taire determine par la fermentation. Quand le ventre a perdu de son volume, que le rumen s'est un peu vide, ces mouvements peristaltiques reviennent, fai-bles d'abord, plus lents et moins reguliers. C'est un indice que la rumination va se retablir si eile ne 1'a fait dejä. Dans tons les cas leur reapparition signifie que l'inflammation diminue et que la guerison est prochaine.
Marche. Duree. Terminaison.— La maladie a une marcbe plus ou moins reguliere selon la cause qui I'a produite.Quand des corps etrangers volumineux, indigestes, ont ete avales, eile pent durer lougteraps, se terminer par la mort apres avoir mis les animaux dans un etat de consomption extreme. Consecutive ä une surcharge alimentaire, ,elle cede au bout de sept a huit jours ä la condition que le traitement du debut ne soit pas retarde. Dans le cas contraire I'in-llammation atteint sa periode d'etat, le meteorisme augmente, et eile devient generalement alors incura­ble.
!
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Diagnostic. — Nous ferons le diagnostic differen-tiel de toutes les maladies des voies digestives lors-que nous en aurous tenniue la description. Nous dirons pour le moment que, dans la ruminite, les excrements u'ont pas perdu leur aspect normal comme cela a lieu dans les cas de gastro-enterite, et qu'il n'y a pas de coliques.
Pronostic. — La gravite du pronostic est subor-donnee ä la cause qui a produit la maladie. Conse­cutive a une indigestion eile se termine d'une maniere facheuse quand on ne pent pas debarrasser le rumen de l'exces d'aliraents qu'il contient.Ce pro­nostic varie aussi selon la nature des corps etran-gers qui out ete avales on selon la maladie dont eile est la consequence.
Lesions. — II ne nous a ete permis de faire l'au-topsie que de deux animaux morts d'une ruminite par surcharge alimentaire. Mais plus souvent nous avons eu l'occasion de constater les alterations sur-venues consecutivement a d'autres maladies.
Les aliments sent desseches quand on n'a pas ad-ministre trop de substances liquides ä litre de me­dicaments. Dans le cas contraire ces aliments sont plus oumoins ramollis. Leur odeur varie selon la duree de leur sejour ainsi que leur couleur.
L'epithelium est detache par plaques plus ou moins grandes, quelquefois il Test totalement de maniere a revetir completement les matieres ali-mentaires, comme si c'etait un linge brun jete sur elles. La muqueuse est epaissie et ses papilles denu, dees sont plus volumineuses,comme bypertrophiees. Quand on y rencontre des corps etrangers qui y
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ont longteraps sejourne on doit constater,au point de contact de ces substances avec la muqueuse, toutes les lesions de rinflammation.
Traitement. — Le traitement doit etre d'abord preventif. Quand il y a surcharge d'aliments 11 faut s'empresser de retablir la rumination par les moyens indiques dans cette circonstance. Si Ton ne pent y parvenir il faut pratiquer la gastrotomie avant que rinflammation ne se declare. On extrait aussi, par la gastrotoinie,les corps etrangers indigestes que Ton a vu avaler et qui,ne pouvant ni etre rumines ni digeres, sent condamnes ä sejourner dans le rumen.
Des que rinflammation s'est declaree on la com­bat par la saignee, les tisanes emollientes, les fric­tions sinapisees sur les membres et sous le ventre et les lavements purgatifs. On applique une couver-ture de laine.
Xa diete absolue est a recommander an debut sans toutefois priver les animaux de boissons s'ils ont soif. Aussitot que la rumination se reprodult on donne des barbotages avec des herbes et des raciues cuites.
Si apres quelques jours de ce traitement la mala-die persiste, si eile passe ä sa periode d'etat, il de-vient necessaire de relever les forces de l'organisme en administrant sous forme de bols, pour que les medicaments ne tombent pas dangle rumen malade, des toniques, tels que le quinquina, la gentiane, la noix vomique, etc.
Le traitement dosimetrique convient parfaitement a ce moment. On pourrait adrainistrer les granules de Sulfate ou d'arseniate de strychnine pour reveil-
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ler la vitalite damp;ä tissus, en meme temps que ceui de quassine pour activer les fonctions digestives et d'arseniate de fer pour relever les forces de l'or-ganisme.
Quand la ruminite est consecutive on doit s'en tenir au traitement de la maladie qui la determine.
Röticulite
L'inflammation du reseau est generalement liee lt;t, l'inflammation du rumen. Neanmoins on la rencontre quelquefois seule, mais alors eile est sans gravite si la cause qui I'a produite pent disparaitre facilement.
Etiologie. — Les corps etrangers lourds, aceres, non rumines, descendent par leue propre poids dans le reseau et s'implantent dans son tissu. Ge sont presque toujours les morceaux de fer, les poin-tes, les aiguilles ä tricoter qui partent de ce point pour se diriger vers le cceur ou vers une autre par-tie de l'economie.
Symptömes. — La re'tictdite se caracterise par des symptumes assez obscurs. La rumination n'est pas generalement enrayee, eile est tout au plus ralentie. II y a un leger meteorisme, des plaintes pendant les mouvements de l'animal, surtout quand il tourne ä gauche.
Les symptömes generaux font totalement defaut.
Marche. Duree. Terminaison. Pronostic. — Rare-ment on est appele dans ces cas legers, mais il arri­ve, quelque temps apres, quinze, vingt jours, un mois, que des symptömes plus alarments se mon-
fi
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trent. Alors seulement les renseignements fournis indiquent l'etat maladif passager du debut. Le corps etranger parti du reseau arrive vers le coeur pour determiner la cardite traumatique, ä moins que ce corps etranger ne se dirige vers Texterieur du corps et ne soit elimine sans causer le moindre danger.
Lesions.— A I'autopsie d'une vache qui avait suc-combe ä une cardite traumatique nous avons ren­contre dans le reseau, un fort epaississement de sa paroi au point oü le corps etranger I'avait traverse. A une alveole etait accrochee et suspendue une epiuglequot; ä cbeveux et une autre alveole etait tra-versee par une pointe de trois centimetres de long.
Traitement. — Le traitement curatif est inutile. Le Iraitement preventif seul consistant en I'extrac-tion directe du corps etranger par la gastrotomie serait indique et certainement couronne de succes. Mais il faudrait pour eela pouvoir etablir un diag­nostic bien certain. Dans tons les cas on doit preve-nir le proprietaire du danger que son animal pent courir par la suite et l'engager ä le preparer pour la boucherie dans le cas od ce danger viendrait a se manifester dans un delai relativement court, quel-que semaines, un mois ou deux au plus.
Lib^rite
De liber, livre.Nous donnons ce nom a rinflam-luation du feuillet, comme nous avons donne celui de reticulite (de reticulum, reseau) ä Finflamination du reseau.
Comme les deux renflements oesopbagiens qui le precedent et comme I'oesophage lui-meme, le feuil-
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let est susceptible d'inflammation. Mais il est bleu certain que si 1'inflammation primitive n'a pas ete decrite ni meme signalee par les divers auteurs qui ont ecrit sur la pathologie bovine, cela tient a ce qu'ils ont pris generalement pour la maladie reelle ce qui n'en est souvent que la cause.Quand un organe quelconque est malads, son fonctionnement eprouve une gene plus on moins grande,s'il n'est pas totale-mentinterrompu. Or il est certain que ce que Ton appelle l'indigestion on l'engouement du feuillet ne tient, la plupart du temps,qu'ä une inflammation de cet organe.
Du roste Ouzel qui ne parle, dans son trade de pathologie bovine,que de l'indigestion avec surchar­ge d'aliments, declare que, dans le traitement de cette maladie, les excitants et les purgatifs ne lui ont produit aueun eilet ; raais il ajoutc qu'il a reussi avec la medication antiphlogistique. II dit,en effet, ä ce sujet : laquo; I'ii'ritation n'existait pas alors dans le laquo; rumen seid, mais eile devait aussi affecter le re­ft seau, le feuillet et la caillette.raquo;
L. La fosse reconnait egalement la possibilite de rinflammation des renllements cesophagiens et du feuillet en particulier, mais il ne la considere que comme une complication de la surcharge alimen-taire.
H.Bouley,dans le tome Xc du dictionnaire pratique de.medecine, ne fait nulle allusion ä rinflammation du feuillet en decrivant l'indigestion de cet organe. Cependant il reconnait la possibilite de son inflam­mation quand,dans cet article,il ecrit :laquo; la muqueuse laquo; ainsi depouillee, presente une coloration d'un
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laquo; rouge assez vif, indice de l'etat d'injection de son laquo; appareil vasculaire dont les arborisation se dessi-laquo; nent dans sa trame. Ses papillessont egalementin-laquo;; jectees. raquo;
Tons les praticiens qui out ecrit sur les maladies
des ruminants parlent done de l'inllammation des
cavites oBsophagiennes,mais ils ne considerent cette
inflammation que comme etant consecutive a I'accu-
mulation d'aliments dans ces reservoirs.
#9632;Te ne veux pas contester que cette maladie ne puisse pas etre consecutive ä la surcharge alimen-taire, mais la pratique medicale prouve que, la plu-part du temps, eile est provoquee par d'autres cau­ses et que,souvent,rarretde la digestion,la surcharge alimentaire,survient parce que le feuillet est malade. Voila pourquoi Cruzel n'a pu comhattre avantageu-sement rindigestion du feuillet qu'avec les anliphlo-gistiques.
II est done d'une importance capitale, au point de vue du traitement, de bien distinguer 1'inflammation des estomacs des ruminants de leur obstruction pure et simple. II faut reconnaitre que, jusqu'ici, cette confusion dans ces diverses manifestations patholo-giques, avait pour consequence des traitements si divers, que Ton ne pouvait arriver ä un bon resul-tat qu'apres des tätonnements nombreux. Souvent meme ces tätonnements rendaient la maladie incu­rable, et le praticien devait mettre son insucces sur le compte de la fatalite,pour sauver sa reputation.
Que rinflammation du feuillet soit due ä des cau­ses directes ou a la surcharge alimentaire, e'est eile que Ton doit avoir d'abord en vue, parce que
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une fois combattue, le fonctionnement gastro-intes-tinal reprend son cours normal.
Etiologie. — On s'explique facilement que des causes directes frequentes puissent determiner I'in-flammation qui nous occape,si Ton considere que le feuillet, par sa situation dans la partie abdominale inferieure droite et en arriere de l'hypocondre^peut etre souvent atteint par les coups de corne, par la pointe des sabots du bouvier, par des beurts a tra-vers des corps en saillie, etc., au moment surtout oü il est plein d'aliments. Les troubles qui surviennent dans la digestion des aliments solides sont aussi une cause frequente de son inflammation. M. Lorenzo Brusasco, professeur de clinique ä l'Ecole de Turin, dit (i) que les animaux soumis a une alimentation exclusivement secbe et pen nutritive, speciale-ment composee d'aliments grossiers insuffisamment mastiques oumalrumines par suite defaiblesse ou de vieillesse, d'une dentition gätee, ou parce qu'on ne laisse pas aux boeufs de travail le temps necessaire pour ruminer, et lorsqu'en meme temps on les laisse soulfrir la soif^'inflammation se declare facilement. Dans ce cas, ajoute-t-il, la substance ingeree et de difficile digestion s'arrete entre les lames du feuillet, y determine une plus ou moins grave irritationrelle se durcit ensuite et finit par I'obstruer complete-menl.D'apres cet expose etiologique on comprend que la maladie soit plus frequente en hiver qu'en ete et lorsque s'ouvrent les travaux des cbamps.
Symptömes. — Lorsque l'inflammation du feuillet
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:
1
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(1) Dizionario di patologia p. 303.
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se declare immediatement apres le repas, la rumi­nation est suspendue, les aliments stationnent dans les premiers reservoirs ; le rumen est tendu et le flanc n'est pas encore souleve par les gaz. Le malade pousse des plaintes pendant qu'il est couche, quand il se meut dans sa löge, et surtout pendant sa mar. ehe sur un terrain incline. Ces plaintes sont plus prononcees quand il tourne sur son cöte droit. La pression dans la region du feuillet provoque line certaine douleur qui se traduit par de nouvelles plaintes. Si ce reservoir est rempli d'aliments on sent, par la palpation, une resistance anormale que Ton ne pent pas meconnaitre lorsque la peau nest pas trop distendue par la plenitude du rumen. Le bruit crepitant normal n'existe plus dans cette re­gion ; on n'entend plus que quelques crepitations continues, faibles, n'ayant rien de regulier.
Ce sont lä des symptümes qui caracterisent I'ar-ret de la digestion, 1'accumulation des aliments. Mais quand il y a inflammation on constate, en me­mo temps, un etat febrile bien determine : le pouls est plus fort, plein, un pen accelere ; les comes et les oreilles sont chaudes, la temperature rectale s'eleve au-dessus de la normale. Quelquefois il y a eu, tout-ä-fait au debut, des tremblements generaux qui ont dure quelques heures. II y a auorexie, les defecations sont un peu plus rares et les excrements n'ont pas encore change d'aspect.
Quelque temps apres la manifestation de ces symp-tömes du debut, il semble qu'il y ait un soulagement general : la rumination s'est effectuee quelque peu , le ilanc n'est pas aussi tendu par les aliments, mais
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il est un peu souleve par des gaz qui se sont accü-mules dans le rumen. Le malade cherche a prendre quelques aliments. Les symptömes generaux sont les memes et la temperature reclale a augmente.
Quand il n'y a pas eu surcharge d'aliments, le meteorisme s'est montre plus tot, il est plus accen-tue a certains moments qu'ä d'autres, sans toutefois, atteindre le degre qui oblige a recourir ä la ponction du rumen.
Les defecations deviennent plus rares,les excre­ments se ramollissent quand I'inflammation est vio-lente; ils se foncent en couleur;on pent y rencontrer quelques stries sanguines, et quelque peu de faus-ses membranes quand les intestins sont ä peu pres vides.
Si le traitement que Ton administre au debut est irrationnel ou bien si Ton n'intervient pas ä temps, la rumination cesse de nouveau pour ne plus repa-raitre, un etat comateux se declare,les yeux s'enfon-cent, les excrements deviennent diarrbeiques, ou expulses en tres petite quantite et de couleur foncee, le meteorisme augmente ; quand on a admi­nistre des tisanes ou bien lorsque la soif persiste, on sent, au-dessous des gaz, des liquides qui remplis-sentle rumen ; le llanc, quoique toujours tendu, devient llasque, fluctuant quand on lui imprime des mouvements saccades. Dans cet etat la guerison est devenue ä peu pres impossible.
Dans de bien rares circonstances ces liquides peu-vent cependant calmer l'irritation du feuillet en im-bibant peu a peu les matieres alimentaires qu'il contient. La fonction inteslinale reprend alors son
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il
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coufs et la guerison arrive au moment oü Ton s'y attendait le moins.
L. Lafosse (1) dit qu'il arrive quelquefois, apres la manifestation des symptomes inflammatoires du feuillet, laquo; que les excrements se ramollissent; on y laquo; trouve des plaques dures, seches, minces, qui laquo; semblent provenir du feuillet; on y distingue laquo; meme quelquefois des debris de l'epithelium de laquo; ce viscere ; c'est alors surtout que son engoue-laquo; ment et son inflammation deviennent tres posi-tifs. raquo; Nous n'avons Jamals rencontre cette particu­lar! te dans les excrements.
Marche. Duree. Tenninaison. L'inflammation du feuillet a toujours une marche reguliere, rapide, dans les circonstances oü eile tend ä se resoudre. Cette resolution peut arriver au bout de deux ou trois jours quand le traitement est applique ä teraps. Dans le cas contraire sa duree devient longue ; les animaux maigrissent rapidement, la rumination ne s'effectue plus, Tappelit s'eteint completement, le mal se termine par la mort, ou bleu il passe ä l'etat chronique et les animaux ne succorabent alors que plusieurs semaines apres le debut de la maladie.
Pronostic. — Le pronostic ne devient grave que lorsque la resolution de rinflammatlon ne peut etre obtenue. C'est, par consequent, sept ä huitjoursapres l'apparition des premiers symptomes que Ton doij decider si l'animal doit etre livre äla boucherie.Mais corame dans ces circonstances, les animaux ont per-
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du beaucoup de leur valeur, il faut se montrer d'une prudence excessive pour dormer un semblable con-seil,parce qu'il arrive parfois que la guerison se pro-dtiit spontanement quelques jours apres,et il suffit alors qu'un guerisseur quelconque arrive sur ces entrefaites pour s'attribuer le merite d'avoir gueri un animal que vous aviez abanclonne.
Lesions. — Chez les animaux qui ont succombe ä la suite de l'inflammation du feuillet on trouve, dans cette cavite, des aliments desseches, tasses, adherents aux lames.Ils se detachent par plaques dures,empor-tant une par tie de 1'epithelium.
La muqueuse est de couleur brun-clair, ou gris clair avec des pointillations rouges ; eile est plus epaisse a certains endi'oits qu'ä d'autres selon le degre de 1'inflammation.
Des aliments durcis ou ramollis d'une odeur tres-mauvaise se rencontrent souvent dans le rumen et dans le reseau. Le ramollissement des aliments fran-chit quelquefois l'orince etroit du reseau pour attein-dre ceux qui sont loges immediatement apres dans le feuillet.Dans ce cas l'orifice du reseau est relaehe. On pent trouver aussi dans la caillette des traces d'inflammation.
Traitement. — Quand on a bien diagnostique rinllammation du feuillet, la premiere indication pour la combattre rapidement ou la faire avorter, consiste a pratiquer une saignee,quel que soit I'etat de plenitude des premiers estomacs.On la renouvelle le lendemain et meme lesurlendemain si les plaintes persistent et si la temperature rectale n'est pas tom-bee. On donne, plusieurs fois dans la journee, des
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breuvages emollients et des lavements frequents de merne nature. En meme temps on fait observer le repos absola,oii applique une couverture de laine et on fait des frictions sinapisees sur la paroi abdomi­nale droite particulierement. II faut aussi faire don-ner au malade une position, dans sa loge, inclinee d'avant en arriere. On concoit,en effet,que si le train posterieur est trop eleve, las organes digestifs et le foetus vont se porter en avant et peser sur 1'organe qui souffre.
II arrive souvent qu'avec cette simple medication la rumination s'est deja effectuee le lendemain et eile reprend bientöt son cours normal si Ton continue le meme traitemement pendant deux ou trois jours.
Si malgre ce traitement I'etat febrile ne se calme pas assez rapidement, on ordonne de l'aconitine, de la veratrine ou de la digitaline en granules. II vaut mieux faire prendre ces alcaloides sous cette forme que formules en bols ou en breuvages qui se per-draient dans la masse alimentaire.
Des querinflammation est combattue on peut ad-ministrer,ä grandes gorgees, les breuvages excitants et toniques, qui etaient deconseiliees au debut.
INFLAMMATIONS GASTRO-INTESTINALES
Tous les auteurs sont d'accord pour reconnaitre que,de toutes les maladies des ruminants,,les inflam­mations du conduit gastro-intestinal sont celles dont le diagnostic presente le plus de difficultes. Gertai-
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nement tous les praliciens reconnaitront itne gasLi'o-enterite, mais bien determiner le point malade et la nuance de la maladie n'est pas toujours facile. Pour bien etablir le pronostic et le traitement il est cepen-dant indispensable d'etre completement fixe sur ces clivers points. Plusieurs veterinaires qui ont ecrit sur cette partie de la pathologie bovine ont essaye de caracteriser les diverses localisations de l'inflam-mation gastro-intestinale, mais ils n'ont rien donne de differentiel parce que les fails sur lesquels ils s'e-taiont bases n'etaient pas suffisamment confirmes par des autopsies. La plupart du temps on ne pent, en patbologie bovine, ouvrir les cadavres, parce que les animaux sont vendus pour la boucberie ou diri-ges sur des clos d'equarrissage souvent eloignes de la residence du veterinaire ; d'autres fois cela tient ä la negligence du praticien oü a l'impossibilite de se transporter sur le lieu de renfouissement au mo­ment opportun.
C'est done parce que 1'on ne fait pas un assez grand nombre d'autopsies que la patbologie bovine marcbe tres lentement dans la voie du progres me­dical. De^iotre cote nous avons reussi ä reunir un assez grand nombre de cas provenant de notre pra­tique quotidienne et des confreres auxquels noua avons fait appel pour traiter ce point si important. Cost ä l'aide de ces nombreux documents que nous pensons pouvoir reussir ä donner des maladies de l'appareil digestif, une description plus precise que celle qui a ete faite jusqu'ici.
L'ouvrage le plus recent qui traite des maladies des ruminants, la patbologie de Friedberger et Fro-
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nern'a pas pu laquo; debrouiller le chaos de ces affections et preciser les symptömes de chacune d'elles raquo;. Aussi se borne-t-il ä en faire une description gene-rale sans determiner les localisations.
Raynal (1) dit qu'a la gastro-enterite des rumi­nants il est impossible d'assigner des symptömes qui la distinguent de I'enterite.
L. Lafosse (2) donne peu de details sur les inflam­mations de i'appareil gastro-intestinal mais il cber-che ä caracteriser leur localisation.
Cruzcl ne paiie pas de la gastrite en particulier, mais il donne une description assez complete de la gastro-enterite, de I'enterite et de la colite.
Malgre tons les materiaux que nous possedons sur la matiere, nous n'esperons pas neanmoins tout dire sur les affections que nous aliens decrire,parce que certains points ont encore besoin d'etre con-firmes par de nouvelles autopsies.
Gastro-enterite
L'inflammation etendue, ä la fois, ä la caillette et ä 1'intestin se rencontre frequemment chez I'espece bovine. Elle est plus commune en hiver qu'en ete ainsi que dans les contrees oü les aliments verls font defaut pendant la mauvaise saison. C'est pour cette
(1)nbsp; Diclionnaire de medecine et de Chirurgie,
(2)nbsp; Traite de pathologie.
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raison qu'elle (^si (raquo;Ins rare dans les plaiaes que dans It's pays accidehtes;
Etidlogie.— Les aliuxentss avaries,ceuxqui portent des plantes acres, irritantes, les substances toxiques, le regime du sec trop longtemps prolonge et ti-op exclusif ; la rumination interrompue ou i etardee par le travail, d'oii il resulte des troubles dans la diges­tion surtout quand le repas a ete trop copieux ; les arrcts de transpiration, sent les causes principales de la gastro-enterite.
Selon qoe cos causes ont agi avec plus ou moins de duree ou d'intensite, la maladie so presente sous des formes differentes.
Symptomes.- Dans la gastro-enterite legere les premiers symptomes passent souvent inapercus. On constate un pen de diminution de l'appetit ; la ru­mination se fait avec plus de lenteur. II y aune cer-taine lassitude; les animaux sont plus lourds au tra­vail. Le poll devient terne, pique, la colonne verte-brale est un pen plus sensible a la pression. Cette sensibilite se manifeste egalement dans la reg'iün sternale. II n'y a pas de meteorisme, ou bien celui-ci est tres leger selon que la digestion est retardee ou ralentie. Si des plaintes se font entendre elles sont tres rares et tres legeres ; pour les provoquer il faut faire descendre les animaux sur un terrain for-tement incline. Les excrements perdent leur aspect normal ; ils sont legerement luisants, expulses en plus petite quantite ä la fois. Dans certains cas ils sont tres ramollis, diarrheiques, ce qui constitue la gastro-enterite catarrbale dont nous feronsune des­cription speciale. L'ctat febrile est presque insaisis-
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sable; il faut le concours du thermometre et du chronometre pomquot; constater un peu de hausse dans la temperature generale et quelques pulsations de plus qu'ä I'etat normal.
Plus grave, la gastro-enterite se montre,au debut avec des symptömes plus apparents. Le? malades poussent des plaintes frequentes et accentuees quand ils montent sur le marcbepied de l'etable, quand on leur fait flecbir les reins,quand ils marchent sur un terrain incline, ou qu'ils to.ura.ent sur place. Quel-quefois ces plaintes sont precedees ou accompagnees de tremblements generaux qui durent quelques heures, ; enfrn dans les cas les plus graves, il y a des coliques qui peuvent durer, avec des degres di­vers d'intensite, pendant deux ou trois jours si le traitement n'intenient pas assez tot pour les faire cesser.
Ces coliques sont generalement sourdes ; les ani-maux agitent lentement les membres posterieurs, se couchent, allongent les quatre membres au lieu de les replier sous le corps. II y a anorexic au debut, puis I'appetit semble revenir quelques heures apres ou le lendemain. La prehension des aliments se fait encore assez bien, mais le jeu des mächoires est lent et les aliments restent ainsi beaucoup plus de temps dans la bouche avant d'etre avales.
La rumination est suspendue, mais eile revient des que l'intensite des symptömes du debut a dimi-nue, ce qui se produit generalement apres quelques heures. Puis eile va en diminuant de plus en plus pour cesser definitivement trois,qciatre ou cinq jours
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apres si la maladie n'a pas ete traitee a temps on si eile l'a ete incompletement.
Si le mal a debute immedialement apres le repas et si la rumination a ete empechee par le travail, la plenitude da rumen contribue ä rendre les symptö-mes plus intenses. On trouve le flanc alfaisse quand la rumination a eu lieu et on constate un soulage-ment general qiii n'indique pas une diminution de rinllammation. On trouve alors un leger meteoris-me cause par le ralentissement des fonctions diges­tives.
Les excrements ne presentent aucune modifica­tion au debut, mais le lendcinain ou le surlende-main ils deviennent sees, luisants on coiltes de fausses-membranes, plus ou moins fonces en cou-leur ; de jour en jour ils deviennent plus rares et expulses en petite quantite a la fois ; ou bien ils se ramollissent, prennent la couleur beune et portent quelques stries sanguines en meine temps que des fausses membranes tres-minces. Enfm,quand le mal est plus intense, ils deviennent diairbeiques et san-guinolents ; ils s dissent la queue, les losses et les jarrets
II n'est pas rare de yoir la miction devenir plus frequente et les urines rejetees en petite quantite ä la fois.
Le mufle est allernativement sec et bumide.Le dos et le sternum sont sensibles ä la pression. II y a, selon l'intensite du mal, ä la pression des parois ab­dominales ouä la percussion dans la region des hy-pocbondres^ une certaine douleur qui se manifeste
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pur des plaintes. Oa entend des grincemenls de dents ; las pandiculations n'existent plus.
Les cörnes sont alternatrvement chaudes et troi-
des, le pouls est plein et plus ou moins accelere : il peut atteindre 80 pulsations ä la minute. Quelques äüteurs avancent que, dans ces circonstances, le pouls est petit. C'est lä une erreur qui provient de ce qu'ils Fobservent ä l'artere glosso-faciale ou ä la coccygienne. II en est autrement quand on explore la thoracique externe qui en donne la veritable si­gnification, ü n'est pas possible, en eilet, que dans une maladie l'rancbement inllammatoire et a son debut, le pouls puisse etre petit. La temperature rectale s'eleve de quelques degres. La boucbe est cbaude. II n'y a jamais reius absolu d'aliments. La soil' est conservee et quelquefois exageree.
L'etat sur-aigu est beaucoup plus rare que le pre­cedent. Je l'ai constate vers la fin du printemps et jamais en biver. Si le debut a ete violent, les ren-seig'nements n'ont jamais pu l'etablir ; il se termine promptement par rbemorrbagie qui se caracterise par des coliques tres legeres ; par quelques efforts pour rejeter im pen de üente rainollie, foncee en couleur et melangee ä des matieres spumeuses. Le malade suitpenibleinent ä la queue du troupeau pour se rendre au päturage oü il mange peu et tient pres-que constamment la tete en l'air, ou bien il se cou-che dans l'berbe ; meteorisme leger et absence de rumination.
Vers le quatrieme ou cinquieme jour, l'appetit cesse completement ; l'animal grince des dents. Le pouls est petit, il arrive ä 100 pulsations et depasse
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meme ce chiifre. Le raufle est tres sec ; son epitlie-lium se t'endille, se souleve par plaques. A rorifice des naseaux se montre im pen de jetage coagule, gluant, melange a quelques debris alimentaires. Les yeux s'eni'oncent et les conjonctlves sont d'un rose fence. La soif est augmentee. La respiration devient plaintive. Les extremites se relVoidissent. An lieu d'excremenls il n'y a d'expulsees que des fausses membranes ou des matieres spumeuses. La faibles-se augmente rapidement, le decubitus est constant, I'anus se Tenver.se, la temperature du corps des­cend ; le pouls monte ä 120 ; il devient inexplorable et la niort arrive au bout de 8 ou 10 jours sans que le malade ait paru manifester de grandes souü'ran-ces.
Marche.— La gastro-enterite a generalement une marebe reguliere.Quelquefois 1'invasion est prompte et eile se manifeste alors par des coliques, des plain-tes ou des tremblements intenses.
D'autrefois I'mvasion passe inapercue, et ce n'est qu'insensiblement que I'milammation se declare. Dans le premier cas l'iatensite des symptöraes n'a pas de duree : quelques beures apres leur manifes­tation les coliques cessent,la rumination se retablit, Tin testin se vide et la resolution semble se produire. Mais la plupart du temps, les symptömes caracteris-tiques restent, et, au moment oil 1'on croyait les animaux gueris, c'est-ä-dire 3 ou 4 jours apres le debut, la rumination devient plus rare, puis eile cesse completement. G'est ä partir de ce moment que la marebe de la raaladie devient lente et qu'elle se dirige, le plus souvent, vers I'etat cbronique pour
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peu que le traitement du debut ait fait defout. G'est en hiver surtout que cet etat se montre et alors la maladie subit des recrudescences pendant les grands froids et des ameliorations quand la temperature re releve.
Diir4e.— La duree de la maladie est tres variable. Eile est de quatre, cinq ou six jours si eile a ete attaquee au debut. Dans le cas contraire, ou bien si, malgre tout, eile passe a l'etat chronique, eile pent durer un ou deux mois. J'en ai meme vu de-passer 60 jours apres lesquels on obtient neanmoins la guerison.
Terminaisons. — L'etat catarrbal, la resolution, rhemorrhagie ou l'etat chronique, telles sont les terminaisons ordinaires de la maladie. La gastro-enterite catarrhale appartient ä un genre d'inflam-mations ä part : les inflammationraquo; specifiques ; dont nous ferons une etude toute particuliere.L'etat chro­nique, que les auteurs s'accordent ä considerer comme incurable, guerit, presque toujours, ä l'aide du traitement que nous indiquerons plus loin. Dans cet etat la prehension des aliments se fait avec avi-dite, mais la mastication est lente, et,pendant cet-acte, la tete est portee au vent. La rumination est totalement suspendue.Le meteorisme est leger,mais il augmente si les malades prennent des aliments solides. II n'y a plus de plaintes mais des grince-ments de dents presque continuels. Pas de pandicu-lations ; les excrements sont ramollis, brunätres, spumeux, luisants, accompagnes ou reconverts de quelques fausses membranes, de stries sanguines, rejetes en petite quantite ; quelquefois ils sont colo-
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res en vert quand on donne a manger des herbes cuites. Las cornes sont alternativement chaudes at froides. Les oreilles ne sont pas pendantes at la physionomie ast assaz satisfaisante. La pouls raste plein at plus on moins accelere. Ce n'est qua lors-que la terrainaison doit etra facheuse qua las yaux s'enfoncent, qua las oraillas deviennent pandantas at la pouls petit at accelere. Dans ca cas la faiblesse generate se montre, las aliments sont completamant refuses, la temperature rectale baisse au-dessous de la normale, le malade raste longtemps couche, il se releve avec das hesitations, bientot il ne pent plus se remettre sur ses jambas, il appuie sa tete sur le thorax,les polls s'arrachent, la queue est inerte at la mort ne tarde pas ä arrivar.
On reconnait quel'etatchronique marche vers la guerison, lorsque la pouls deviant plus lent tout en restant un pen plein, que le meteorisma a totale-ment dlsparu at que les defecations deviennent plus abondantes. Avec ces signes on pent annoncer que la rumination ne va pas tarder a se produire et que la guerison est assuree. La terminaison par hemor-rhagie ast rare ; alle fait suite a I'etat sur-aigu.
Pronostic. — Le pronostic de la gastro-enterite n'est pas grave generalement. On vient facilement ä bout de I'etat aigu. L'etat sur-aigu est toujours mor-tel s'il n'est pas attaque des l'apparition des premiers symptömes.L'etat chroniqucconsecutif äun etat aigu quin'a pas ete mtionnellement combattu ou qui ne I'a pas ete,se termine presque toujours par la mort parce qu'il est ä pen pres impossible de faire dispa-raitre, a l'aide des moyens therapeutiques connus,
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les lesions qui existent an moment oü on est appele. Anatomie päthologique. — A Tautopsie des quel-ques animaux qua nous avons vus mourir de gastro-enterite sur-aigue nous avons trpuve la caillette i'or-tement congestionnee, sa nmqueuse epaissie et de couleur brun-fonce. Elle etait remplie d'un liquide compose de sang et de boissons. La premiere por­tion de l'intestin est de la meme couleur et renferme le meine liquide. Le gros ihtestin est de couleur quot;vio-lacee et rempli de gaz. La partie mitoyenne du tube intestinal est, par plaques seulement, brune, couleur lie de vin. Gette meme alteration se rencon­tre sur I'epiploon. Les deux derniers metres de l'intestin sont d'un gris-clair,couleu.':'ä pen pres nor­male, mais dans cette partie seulement la muqueu-se est epaissie, plissee longitudinalement, reduisant ainsi de beaucoup la capacite intestinale qui con-tient, en cet endroit seulement, des fausses membra­nes ou des matieres spumeuses. L'epitlielium du rumen, du reseau et du feuillet se detacbe en en-tier et coiffe les matieres alhnentaires que ces i-eser-Voirs contiennent.
quot; Ce sont lä les lesions de la congestion et de l'be-morrhagie gastro-intestinales.
Nous n'avons pas eu l'occasion de faire l'autopsie d'animaux qui out succombe ä la gastro-enterite al -gue. Les auteurs indiquent que, dans ce type de la nialadie,la muqueuse gastrique est injectee par pla­ques, ce qui lui donne un aspect inarbre ; sur ces plaques sont encore des stries plus foncees en cou­leur ou des taches brunes.
La muqueuse est epaissie, detruite en cer-
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tains points,et le tissu cellulaire sous-muqueux infil-tre. L'intestin preseiüe des dilferences de coloration luen tranchees : sur vine certaine etendue il est de couleur rouge plus ou moins i'once, et sur d'autres points il a conserve sa couleur normale. Sur ces points inültres de saug, la muqueuse est, comrae dans la caillette, plus foncee en couleur, ulceree assez prol'ondement et meme reduite en bouillie.L'e-pithelium gastro-intestinal se detaclio facilement et les papilles sont hypertrophiees.
Dans les quelques circonstances oil. nous avons eu l'occasion de constafer les lesions de la gastro-ente-rite chronique, nous avons rencontre un epaississe-ment plus ou moins prononce des parois gastrlques, la muqueuse pr.feen.te sur une certaine etendue on sur plusieurs points, des surfaces d'un gris plorabe.
L'intestin est de meme couleur gris-plombe sur
une plus ou moins grande etendue ; ses glandes
• sont epaissies, saillantes, son contenu est compose
de gaz en grande partie et de pen de matiöres excre-
mentitielles.
Träitement. — La gastro-enterite aigue exige, ainsi que la gastro-enterite sur-aigue, un traitement essentiellement antipklogistique. La saignee doit etre pratiquee le plus tot possible. On doit la renou-veler le lendemain et meme le surlendemain si les plaintes n'ont pas cesse. Si cette partie du traite­ment est negligee, la maladie passe rapidement ä l'etat clironique quand eile se declare en automne ou en biver.
G'est toujours la saignee ä la jugulaire que nous pratiquoris. Certains auteurs la pratiquent ailleurs
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pour des raisons que nous ne croyons pas fondees.
La saignee, les couvertures de laine, la diete, les boissons emollientes, les frictions seches et les lave­ments suffisent generalement pour obtenir la reso­lution de la maladie.
Cependant si I'etat febrile persiste malgre ce trai-tement, il faut ajouter les frictions d'essence de te-rebenthine,de farina de moutarde sur les membreset sous le ventre, en ayant le soin de placer sur celui-ci une Gouverture ou un sac iixe sur le dos ä l'aide de trois ou quatre liens. On conserve ainsi, ä la partie frictionnee, la temperature qu'a developpee la fric-tiun. On ajoute le sulfate de soude ou de magnesie aux breuvages et aux lavements.
De cette maniere on obtiendra, presque toujours, la resolution au l)out de quatre ou cinq jours, de sept ä huit au plus.
Quand le mal est leger, on pent donner des ber-bes et des racines cuites depuis le debut de la mala­die. II faut les proscrire completement si le mal est plus intense et surtout si le rumen est trop charge d'aliments. La museliere en osiers est indispensable pour que les animaux n'attrapent pas quelques brins de litiere. Souvent les proprietaires, pour em-pecher le malade de manger, placent devant lui de la paille salie par le furnier ; mais il saisit quand meme les brins a sa portee. II existe ä ce moment, une sorte de pica qui 1'engage a les manger de pre­ference aux aliments propres. Pour peu qu'il en avale le meteorisme augmente ou se reproduit s'il a disparu. On recule mcme quelquefois toute la litiere jusque sous les pieds posterieurs ; les ani-
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nlaux Se coüchent alors sur la terre dure et froide, ce qui detruit l'uniformite de la temperature du corns que Ton doit s'eflbrcer de maintenir. II faut une litiere propre, souvent renouvelee et dans la-quelle le corps puisse s'enfoncer et mieux con ser­ver sa chaleur. II faut veiller a ce que le purin s'e-coule facilement. Quand on songe ä la congelation qui existe entre la peau et la muqueuse gastro-intes-tinale on comprend que tout ce qui pent salir et irriter l'iuterieur du corps soit de nature ä retarder la guerison, sinon ä l'enrayer.J'ai remarque, en eflet^ que I'etat chronique survient presque toujours dans les etables malpropres, petites, oil le purin ne s'e-coule pas, oü Fair est vicie par les emanations qui s'en echappent et surtoüt quand il ne se renouvelle pas suffisamment.
II faut que ce renouvellement d'air se produise sans que le courant passe sur le malade : on ferme les ouvertures qui existent au-devant de la tete,ainsi que les trappes par lesquelles on fait descendre les aliments.
Sur le corps ainsi enveloppe de couvertures s'a-masse bientüt une crasse provenant de la transpira­tion constamment concentree. Un malaise general en resulte. Les malades se secouent souvent,et,pour peu que le mal dure, I'afiection pediculaire se mon-tre. II decoule de ce fait la necessite de brosser vi-goureusement, tous les jours,la surface du corps en relevant les couvertures sans les enlever complete-ment. On maintient ainsi la peau dans un etat par-fait de proprete en meme temps que Ton produit une excitation des plus salutaires.C'est cependantlä une
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operation que I'Dn neglige generalement et sur la-quelle on ne saurait trop appeler l'attention du pra-licien.
Ce traitement liygienique doit etre observe, du reste, pour toutes- les allections gastro-intestinales inllaminatoires. Nous n'aurons pas ainsi ä y reve-nir.
Lorsque le type sur-aigu ne cede pas ä üne ou plusieurs saignees, lorsque les coliques pei'sistent,on pent ordonner avantageusement le chlorhydiate de morphine avec riiyosciamine et ie sultate de strych­nine. 11 fant insister en meine temps sur les revul-sifs externes les plus energiques.
Quand, inalgre ce traitement, rhemorrhagie se produit, on peut encore compter sur la guerison ä l'aide du traitement interne : le laudanum a la dose de 20, 30, 40 grammes, produit d'excellents resul-tats. On peut l'alterner uvec des breuvages au per-chlorure de fer, au tannin, sans trop prolonger, cependant, son emploi. II faut savoir s'arreter a temps si Ton ne veut pas produire des effets directe-ment opposes. Des que cette periode hemorrhagique est comhattue on ordonne le traitement de la gastro-eaterite aigue.
Par cette medication nous avonsobtenu des resul-tats remarquables dans des cas desesperes,
Le traitement de la gastro-enterite chronique est des plus simples, mais doit etre applique de la maniere la plus minutieuse.
Lorsque, au bout de sept ä huit jours, la gastro-enterite aigue n'a pas completement disparu, que la rumination ne se fait pas, que les excrements ne
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i'eprennent pas leur iispt'd uoimal, il taut eucore tenter la resolution lt;'ii insistant sur llaquo;'s revulsifs energiques : fortes frictions sinapisees sur le cöte dfoit de 1'abdomen, sinapismes sur cette parde, tric-tions d'essence de terebenthine sur les quatre mem-bres. Continuer les purgatifs minoratifs a I'iute-rleur.
Quand le type chronique est bien declare et que la maladie reste intense, que les excrements sont diarrheiques, les medicaments tooiques, astringents ot antiseptiques doivent etre administres: la gen-tiane, le quinquina, le tannin, la noix vumique, les tisanes d'ecorce de saule, de chene, de genievre, sont indiquees.
On pent aussi employer les injections hypodermi-ques d'emetine quand la diarrhee se montre trop rebelle. On evite ainsi les elfets caustiques que I'e-metique pent produire quand on radministre ä l'in-terieur.
Dans les cas de constipation qui sont rares,on ad-ministre,ä doses legeres et pendant plusieurs jours, les laxatifs en tisane et en lavements.
Les injections hypodermiques de nitrate de pilo-carpine ou d'eserine me sont signalees comme produisant de bons ell'ets dans cette circonstance.
Dans I'etat chronique bien declare la maladie dure un raois, un mois et demie, deux mois et quelque-fois davantage. Le traitement interne doitalors etre modifie de temps en temjis: Tantöt on a recours aux purgatifs minoratifs, tantöt aux toniques en tisanes ou en bols, tantöt aux tisanes excitantes, puls on re-vient aux emollients. De temps en temps on releve
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amp;
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les forces de rorganisme avec le sulf'ate de strychni­ne, la quassine, l'arseniate de fer, etc.
La diete absolue est une condition sine qua non de la guerison. Si I'animal avait besoin d'aliments la panse en a toujours sufüsamment en reserve. 11 fan t par consequent appliquer une museliere en osiers solide qni ne laisse pus passer le plus petit brin de paille. Si les malades mangent des aliments sees en aussi petite quantite que ce soit,la guerison ne pour-ra pas etre obtenue.Dans les cas les moins graves on peut tout au plus donner des racines et des herbes cuites qui passent dans les intestins sans etre ruminees en produisant un elfet laxatif. Nous ne sommes pas d'accord sur ce point avec Gruzel qui recommande au contraire, sans dire pourquoi,de ne pas donner des aliments cuits. Les infusions de foin produisent d'excellcnts effets nutritifs.
Enfin, vers la fin de cet etat chronique,c'est ädire lorsque le pouls se ralentit et se regularise, lorsque le meteorisme a totalement disparu et que Von sent que la rumination va revenir, on peut donner, pour la provoquer, quelques brins de foin fin melanges a quelques herbes, un pen de vert si la saison le per-met. J'ai souvent remarque qu'une promenade tres courts et repetee quatre ä cinq fois par jour,en pro-voquant un certain mouvement dans la masse gas-tro-mtestinale,favorise le retour de la rumination.
La depaissance avant la guerison complete a tou­jours ete nuisible ä la guerison.
Tl est inutile de songer ä faire travailler les ani-maux atteints de gastro-enterite chronique avant le retablissement complet de la sante. C'est absolument
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contraire ä la guerisou. Du reste l'elat de maigreur qui est quelquefois extreme ne permet pas de les soumettre ä im travail quelconque.
La diete severe que nous recommandons n'est-pas approuvee par tous les praticiens.Nous ne la re­commandons d'une maniere absolue qu'en ce qui concerne les aliments sees. Nous autorisons, dans certaines circonstances, les aliments cuits qui circu-lent sans etre rumines et que Fintestin molade Sup­porte quelquefois. Quant aux aliments sees qui tom-bent dans le rumen, pourquoi les accumuler ainsi dans ce reservoir oü ils sent condamnesä sejourner jusqu'ä la ün de la maladie, sans profit pour la nu­trition ? Ce n'est pas en operant ainsi que Ton main-tient les forces de l'organisme.
Nous n'avons Jamals pu oLtenir le retour de la rumination sans l'usage de la museliere en osiers. Sans eile on ne pent obtenir la guerison de l'etat chronique, ce qui prouve que ce que Ton introduit, pendant le cours du traitement,dans I'appareil diges-tifjdoit etre rigoureusement surveille et calcule.
On ne doit jamais administrer des medicaments dans le seul but de retablir la rumination. Elle re-vient naturellement quand le mal, cause de sa sup­pression, a disparu.
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Formulaire
P. Sulfale d'einfitine............. 40 centigrammes
Acide sulfurique.............. 2 goultes
Eau distill6c................. 20 grammes
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V, Azotale lt;le pilocarpinu......... 20 centigramihes
Eau ilisiillcc.................. 2(1 grammes
P. Sulfate d'eseriiie.............. 10 ceatigraminRs
Eau dislillee................. '20 grammes
Doses pour un boeüf ou une vacheeü. injections hypodermiqiies. Les dimimier prbportionriellement ä la taille et ä l'äge.
P. Tannin...................... ;gt; grammes
Poudre de quinquina. ... 1
de genliano..... |nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; laquo;0 grammes
ou dc reglisse.
(Eaf nquot; 1 ou milaquo;.'!................... lt;i. s.
Karin:; de fiomcnt................... q. s.
P, Noix vomique pulvcrisee....... 10 grammes
Poudre de reglisse............ 20 grammes
OEuf n0 1 cu miel................... q. s.
Farine de fromenl................... q. s.
Iraquo;. Poudre de genliane..... ,
'nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20 grammes
laquo; de gemevre.....
OEuf............................... hquot; 2
Farine de fromenl................... q. s.
Ces trois formules cliaeune pourun hol.
Breuvages
P. Sulfate de soude ou de magnetic 00 grammes Eau de guimauves ou de mauves. 2 Hires
P. Riz..................
-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;J aa. 00 grammes,
(jomme arabique...,...
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— 117 — Gastrite
On n'est pas encore d'accord sur la frequence de rinflammation limitee ä la muqueuse de la caillette. Les physiologistes la consideraient comme une mala-die tres commune ; avec leur doctrine de rirrltation ils croyaient la rencontrer dans une foule de cir-constances; ils la trouvaient concomitante avec de nombreuses maladies. Pius tard, lorsque cette theorie de Broussais eut fait son temps,on s'apergut bien vite que les symptomes que Ton attribuait ex-clusivement ä cette maladie appartenaient ä d'autres etats patbologiques,et Ton en vint ä reconnaitre que Ton avait fait fausse route.
De nos jours on n'est pas encore d'accord sur ce point. Dans leur patbologie speciale MM.Frietberger et Frohner pensent qu'elle est frequente cbez le boeuf, mais ils declarent qu'il est fort difficile de la reconnaitre pendant la vie. Cruzel n'en parle pas dans sa patbologie bovine. II n'en fait qu'une seule ntite morbide avec I'enterite. Reynal la considere comme etant extremement rare sous le type aigu et il indique qu'elle n'a jamais ete observee sous le type chronique. L. Lafosse la signale comme etant assez commune, ce qni tiendrait, d'apres lui, ä ce que la muqueuse de la caillette est a peine protegee par son epithelium.D'apres M. Lorenzo-Brusasco professeur ä l'Ecole veterinaire de Turin, (1) eile serait assez frequente et eile se presente sous les types aigu et chronique.
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(4) Nuovo-dizionario di patologia.
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Dans notre pratique medicale de 25 ans presque exclusivement chez l'espece bovine, nous l'avons rencontree bien rarement et une seule fois seule-ment avecdes symptömes teliement precis qu'ilnous sera permis aujourd'hui d'ea donner une description a peu pres complete.
Etiologie. — Chez le cbeval les causes de la gas-trüe, celles qui resultent surtout de l'ingestion des aliments solides,sent nombreuses.il n'en est plus de meme pour le beeuf parce qua la caillette ne reeoit les aliments solides, grossiers, rugueux, qu'apres qu'ils ont ete rumines et rendus ainsi inoffensifs. Mais les boissons trop froides, les eaux des mares glaeees, les eaux vaseuses, irritantes, quand elles arrivent directement sur elle,peuvent provoquer son inflammation.
Les contusions portees sur la partie inferieure des hypoebondres ou en arriere du sternum peuvent agir comme causes directes.On difc aussi que les medica­ments irritants administres en bols ou liquides et ä petites gorgees peuvent aussi la determiner.
Nous pensons etnous croyons avoir reraarque que les balles de ble que Ton fait manger pendant l'biver en grande quantite sont une cause des plus frequen-tes de la maladie.Lesmatieres poussiereuses qu'elles contiennent agissent comme les substances irritan­tes.
Enfm il laut croire que les arrets de transpiration ne sont pas sans agir defavorablement par un effet sympatbique,sur la muqueuse de la caillette.
Symptömes.— Type a;gu.— Les animaux perdent
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de leur gaite. Ils poussent quelques plaintes OiSme au repos, et surtout quand on lein- piuce le dos ou le dessous du ventre.Ils tiennent la tete basse et le dos souleve ; les quatre membres un peu rapproches du centre de gravite.
L'appetit est bien diminue et la rumination est rare. II n'y a pas de meteorisme ou celui-ci est ä peine sensible. II y a absence de coliques. Quand on imprime au flaue droit des secousses brusques on reconnait que la masse intestinale est llasque, com-^ me remplie de liquides sans cependant produire da fluctuation. En raeme temps on peut provoquer des plaintes ; on provoque de la douleuiquot; par la p es-sion des bypochondres. Les excrements sout ramol-lis, liquides, d'un brun plus ou moins tbnee. L. Lafosse (lit que le vomissement est im des signes les plus caracteristiques de cette inflammation. Nous ne I'avons jamais constate dans cet etat patbologi-que.
Les comes et les oreilles sent plus chaudes, le pouls est fort et accelere ; il atteint jusqu'd 80 pul­sations. Les yeux sent un peu injectes, un pen plus fences en couleur. Le mufle est sec par intervalles. La temperature de la boucbe est augmentee.
Type sur-aigu. —Les symptomes preceden-ts sont plus prononees. L'appetit est ä pen pres nul et la rumination a cesse. Le mufle est sec et se fendille. La boucbe est cbaude ; les yeux saillants. Le pouls est plus frequent, et la temperature rectale atteint 40 et 41 degrös. Le meteorisme, quand il existe, est leger. 11 n'y a pas encore de coliques.
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Dans une circonstance nous avons observe des phenomenes ataxiques tres prononces se traduisant, chez im bccuf, par des acces de fureur qui le ren-daient inabordable : il s'agitait sans cesse sur ses membres et en frappait fortement le sol ; il se pre-cipitait dans la creche, donnait des coups de cornes ä travers les barres du ratelier, menagait de la tete tous ceux qui l'approchaient. Puis tout rentrait dans le caliue pendant des moments plus ou moins longs.
Type hemorrhagique. — Les symptömes ne sont pas plus accentues que dans le type aigu, le pouls est petit et frequent. 11 atteint jusqu'ä 100 et 110 pulsations. La temperature rectale descend ; il y a meme un etat comateux assez apparent. Les excre­ments sont liquides,d'un brun fonce et sanieux.
Type chronique. —#9632; Nous ne l'avons jamais vu primitif, mais consecutif au type liemorrhagique. Celui-ci paraissait gueri ä la suite d'un traitement qui ne dura que cinq jours. La vache avait sept ans, et eile reprit son travail habituel. Cependant ses excrements resterent toujours ramollis sans etre sa­nieux. Un mois apres l'appetit cessa completement. La rumination ne se produisit plus. Absence de meteorisme. A la pression du llanc droit on provoque un bruit de liquide tres apparent. Ce bruit ne se produit pas quand on presse le flaue gauche. La diarrhee est tres abondante et est redevenue brune. Le pouls est ä 66 et la temperature rectale ä 37deg; 3/10.
Le lendemain le pouls est ä 87, la temperature ä 39deg; 5. II y a une certaine faiblesse.Les yeux sont un
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peu päles. Diarrhee sereuse, brune et un peu öan-guinolente.
Trois jours plus tard le pouls est descendu ä 78, la temperature a 39deg;. La vache a rumine un peu et cherche ä prendre quelques brins de fourrage.G'etait le 25 novembre.
Le 27 les excrements sont moins diarrhelques. II y en a eu presque ä l'etal normal.La vache se plaint quand on presse les reins et quand eile est couchee. Son tympanique au tlanc gauche sans meteorisme. Elle prendrait quelque peu d'aliments.
Le 29 les defecations sont rares et les excrements sont rendus un peu solides eten petite quantite ä la fois. Ello mange des betteraves cuites.
Le premier decembre il y a des efforts expulsifs, et la malade, pleine de huit mois, met has dans la soiree. La faiblesse s'accentue. II y a rejet, par l'a-nus, d'un litre environ d'un liquide incolore non sah d'excrements.On n'avait pas donne de lavements depuis la veille.
Le 4 decembre la faiblesse est intense. La vache ne pent plus se relever.Le vagin est un peu saillant. Des glaires spumeuses sent rejetees par l'anus ä la suite de quelques efforts pour fienter.Elle prend en­core les herbes cuites. Le pouls est ä 105. La tem­perature rectale descend au-dessous de la moyenne.
La mort arrive dans la nuit.
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Lesions. — Nous n'avons eu l'occasion de faire l'anatomie pathologique que dans le cas qui precede. II n'y avail absolument rien de particulier dans les intestins. La muqueuse du rumen, du reseau et du
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feuillet est detachee et recouvre les aliments. La caillette se presente avec sa forme et son volume ordinaii'es,mais eile est dure quandonla comprime. Incisee longitudinalement, sa paroi a une epaisseur enorme : sept ä huit centimetres en certains en-droits. Elle forme deux gros bourrelets longitudi-naux de la grosseur du bras, a cote desquels s'en tfouve d'autres plus nombreux et de lu grosseur du doigt. Ce tissu est lardace, blaac grisätre, s'ecrasant entre les doigts et presente, de loin en loin, des points rouges de 3 ou i centimetres de diametre ; cetle teinte se fence en avan^ant vers le centre.Quel-ques-uns sont un pen violaces. De distance en dis­tance on y trouve de petites masses iibreuses res-semblant ä des tubercules et de la grosseur d'un pois ä celle d'une feve ; elles tiennent do la nature du squirrbe.
La capacite de la caillette est aussi tres reduile et ne peut laisser passer que des aliments liquides ou des aliments solides tres divises. La muqueuse est epaissie avec des tacbes rosees
Marche. Buree. Terminaisons. Pronostic. — La marche de la maladie aigue est reguliere et se ter-mine promptement par la resolution, quand eile est attaquee rigoureusement an debut. 11 en est de meine de l'etat sur-aigu. Le type bemorrbagique nous parait plus difficile ä combattre et e'est croyons nous, ä en juger par le cas que nous venous de re-later, celui qui se termine le plus souvent par l'etat cbronique. Quand la resolution peut se produire ij suffit de 4 ou 5 jours pour l'obtenir. La marebe de
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l'etat chronique est assez irreguliece; tantöt la mala-die semble s'ameliorer fantöt eile s'aggrave ; eile peut durer plusieurs mois, mais dans tous las cas, la mort en est la consequence.
Traitement.— L'enterite aiguü se combat eTica-cement par la saignee, la diete absolue, les bolssons emollientes, les frictions seches ou sinapisees.
Deux ou trois jours apres, si avec ce traitement tons les symptömes n'ont pas disparu et si la diar-rbee persiste,on insiste sur les revulsifs externes:les frictions sinapisees ou d'essence de terebentbine, les sinapismes sous le ventre, en arriere du sternum ; on continue les breuvages emollients que Ton alterne avec des elecluaires ou des bols composes de tannin, de sous-nitrate de bismut, de poudre de reglisse et de miel ou d'ceufs. Nous preferons employer les oeufs qui semblent mieux indiques que le miel dans cette circonstance .
Dans le type sur-aigu la saignee large et repetee deux et trois fois nous a parfaitement reussi dans le cas que nous avons observe. II faut la faire suivre de puissants revulsifs et administrer ä l'interieur le laudanum dans des breuvages emollients on le lau­danum et le camphre en electuaires ou en bols ; le chlorhydrate de morphine en granules, le bromure de campbre,le chloral, etc. On applique en outre des refrigerants sur la tete quand les phenomenes ataxi-ques sent trop prononces, et, dans ce cas, on peut au besoin recourir aux injections hypodermiques de chlorhydrate de morphine.
Quand ces symptomes sont combattus on continue le traitement comma dans le type aigu.
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L'hemorrhagie se combat, en outre du traitement de la gastrite aigue, par le laudanum, le tannin, le per chlorure de fer.
Le type chronique est bien difficile ä guerir. Les revulsil's externes , le vesicatoire, la pommade eme-tisee, I'huile de croton-tiglium, etc, en arriere du sternum. A 1'interieur les tisanes toniques et stimu-lantes de gentiane,de camomille, de the. M. Goculet recommande le sei marin aüx doses de 200 ä 500 grammes alterne avec les emollients.
Les injections hypodermiques de nitrate de pilo-carpine pourraient retablir la secretion normale de la muqueuse gastrique.
Dans tous les cas 11 faut faire operer tous les matins des pansages complets afm de tenir la peau dans un etat absolu de proprete.
Quand les malades commencent ä pouvoir sup­porter un pen de nourriture des que la rumination s'est retablie, on donne des herbes et des racines cuites dont on augmenteinsensiblement ladose. Puis quand tous les symptömes maladifs ont disparu on donne des aliments solides,du fourrage vert, du foin de bonne qualite, en en augmentant la quantite chaque jour. On n'enleve la museliere en osier que lorsque les animaux prennent leur ration habituelle.
Ente rite
Ce que nous avons dit ä propos de la gastro-ente-rite se rapporte beaucoup ä rinflammation limitee ä l'intestin. 11 n'y a de difference que dans l'intensite
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de certains symptomes. Pour eviter les redites noüS n'hldiquerons que ce que l'eateritff a de special ; nous nous etendrons un peu plus sur ses localisa­tions : la cüecite et la rectite.
Etiologie. — On la constate ä toules les Saisons. Elle est determinee par les aliments secs,poussiereux ou moisis ; par les fourrages froids, converts de gi-vre ou de glacjons, tels que les feuilles de choux, de raves, de carottes, de betteraves, les bolssons fcoides provenant des raares glacees, les eaux cor-rompues, vaseuses, etc. L'alimentation prolongee avec des plantes trop excUantes,astringentes, irritan-tes,ou reni'ennant des principes acres.
Les travaux penibles et prolonges, les arrets de transpiration, sont aussi des circonstances qui font naitre facilement l'enterite.
Chez les jeunes veaux la maladie se montre sou-vent pendant le sevrage lorsqu'ils commencent trop tot ä prendre des aliments sees.
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Symptomes. — Les premiers symptomes qui an-noncent la maladie sont des coliques plus ou moins fortes : legeres dans les cas legers, intenses dans les cas graves. Leur duree est egalement variable : quelques heures ou quelques jours;dans tous les cas elles sont plus fortes des leur debut, et elles vont en s'attenuant insensiblement jusqu'ä leur disparition. Si par temps elles semblent se calmer, elles ne ces-sent jamais completement, si ce n'est pour ne plus se montrer ; elles sont ainsi continues.
Le meteorisme fait completement defaut, le flanc
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est creux, meine levrete quand il n'y a pas gestation avancee.
Las excrements sout sees,en crottins,petits,coiffes, luisants dans les cas les moins graves,on bien mous, plus on moins fences en couleurs, vendus en petite quantite a la ibis, accompagnes de stries sanguines, de fausses membranes, dans les cas les plus graves.
L'uppetit est un peu diminue dans les cas legers. La rumination est plus rare, et eile cesse complete-ment quand rinflammation est violente.
Le mufle est plus ou moins sec,les reins sent sen­sibles et leur flexion provoque des plaintes.
Dans I'enterite beinorrhagique, qu'il ne faut pas confondre avec I'enterorrhagie, les excrements sont expulses avec de la serosite sanguinolente plus ou moins abondante, on a quelquefois constate des pbenomenes nerveux.
Marche. Dure'e. — La maladie legere cede facile-ment äun simple traitement auboutde 4 ou 5 jours. Plus intense,eile peut durer liuit jours,quinze jours, un mois, selonles saisons.
Terminaisons. '#9632;— Quand eile est diarrheique ou beinorrhagique eile peut se terminer encore par la resolution si eile est traitee ä temps. Mais souvent aussi eile se termine par la mort surtout si le trai­tement n'est pas rationnel.
L'etat chronique est aussi une terminaison assez frequente en lnver,et cet etat qui peut durer, comme la gastro-enterite chronique, plusieurs mois, peut encore guerir, comme aussi la mort peut en etre la consequence.Dans ce cas I'appetit cesse peu a peu,les
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forces faiblissent et les auimaux succombent dans utl etat de marasme complet.
Anatomie pathologique. — A I'autopsie on trouve I'intestin grele, plus souvent qua les autres parties du tube digestif, d'une couleur rouge plus ou moins brunätre. La muqueuse est, dans certains cas, par-seniee de pointillationsassez r^pprocbees et reunies sur des surfaces etendues kisqae rinllammation a ete intense . On trouve quelquefois des epaississe-ments de la muqueuse ou le retrecissement de l'in-testin malade avec pHssementde la muqueuse epais-sie en meme temps. Cette derniere est quelquefois detruite entierement et on la detache alors facile-mentde maniere ä la ramasser en une sorte de bouil-lie brunätre quand on la rdcle avec un couteau.
Pronostic. — Generalement I'enterite n'ollre pas de gravite. La terminaison ne pent etre fächeuse que lorsque les coliques ont ete tres intenses et qu'il y a eu une diarrbee sereuse sanguinolenle.
Traitement. — Dans les cas legers, la chaleur ä la peau, les frictions seches sur les membres et sous le ventre, la diete, les tisanes et les lavements emol­lients additionnes, au besoin, de sulfate de soude, suffisent pour obtenir la resolution de la maladie.On pent, comme noümture, donner des aliments cults.
Dans les cas plus graves on ajoute ä ce traitement une saignee de 2 ou 3 litres que Ton renouvelle au besoin le lendemain et meine le surlendemain si les coliques n'ont pas cesse completement ou si les plaintes persistent.
Quand la constipation persiste on lui oppose le
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traitement que nous avons indique dans la gaslro-enterite.
S'il y a diarrhee sanieuse on enterorrhagie on ad-ministre du laudanum ä haute dose : 30 grammes ä la fois dans une decoction emolliente;le perchlorure de fer pröduit egalement d'excellents eiTets.
Dans tons les cas qui olTrent une certaine gravite la diete doit etre absolue. On doit toujours satisfaire la soif par des boissons tiedes.
On ne doit pas administrer de medicaments dans le but de retablir la rumination car eile ne pent a-voir lieu tant que le mal n'a pas presque complete-ment disparu. Elle se i-etablit alors d'elle-meme.
Dans I'enterite chronique on ajoute aux emollients des medicaments toniques : la gentiane, le genievre le tannin, le quinquina si la diarrhee persiste. On fait des frictions sinapisees souvent repetees sur le llanc droit, on y applique meme des sinapismes, et enlin, si la maladie persiste, on a recours au traite­ment de la gastro-enterite chronique. Nous avons toujours remarque que lorsque la maladie se montre en hiver le regime du vert, quand le printemps survient ä temps, assure et häte la guerison.
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Ccecite ou coecalite
On rencontre quelquefois rinflammation limitee au coecum.
Etiologie.— Les causes qui la produisent sont a pen pres les memes que celles qui agissent dans rinflammation du tube digestif en general. II faut
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y ajouter les contusions violenlcs dans la region du tlanc droit particulierement.
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Symptömes.— Des coliques violentes se produi-sent d'emblee. Elles sont regulieres, durent un jour ou deux en s'attenuant insensiblement. Quelquefois elles sunt plus intenses ä certains moments qu'ä d'autres. Enfin, dans certains cas, elles sont inter-mittentes avec de longues remissions; ce sont de veritables recidives de la maladie.
Pendant ces remissions les animaux paraissent gueris ; ils reprennent leur appetit et la rumination.
11 y a anorexie complete, ou Men I'appetit est fortement diminue. Le mulle est alternativement sec et humide. Au llanc droit et ä la partie moyenne de l'abdomen existe un peu de meteorisme provenant du coecum.
On constate ä cet endroit une sorte de saillie dif­fuse, du volume des deux mains ouvertes et rappro-chees par la pulpe des doigts. Ce gonflement peut-eti^e intermittent comme les coliques ; en le com-primant on provoqne une certaine douleur et meme des plaintes ; 11 est plus ou moins dur selon la tension du coecum.
Les excrements sont peu abondants et ramollis, un peu fences en couleur, puls ils cessent comple-tement d'etre expulses pour faire place a des muco-sites spumeuses ; il y a expulsion frequente de gaz par I'anus.
Le malade en marche, tient sos membres pos-terieurs ecartes et ä moitie flechis, surtout au depart. Gouche il allonge ses membres et la
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töte, et fait entendre, plus que debout, uue sorte de souffle guttural sans plaintes, indice d'une souffrance Interieure.
Dansles quelques cas de cette maladie que nous avons observes, nous avons trouve le rectum forte-ment relache de sorte que la main s'engageait faci-lement dans les dernieres voies intestinales pour aller explorer l'iuterieur de Fabdomen. On sent alors le ccecuip plus ou moins meteorise, ou bien on le deplace pour faire effacer ce gontlement externe que nous avons signale plus baut. En le comprimant contre la paroi abdominale on pent meme accentuer la douleur oue le malade ressent.
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Mar ehe.— La marclie de la maladie pa rait ötre reguliere quand eile est francbement inllammatoire. Cependant eile peut etre sujette ä des recidives plus ou moins eloignees selon que la cause qui la deter­mine persiste plus ou moins longtemps. Le meteo-risme du ccecum, selon qu'il augmente ou qu'il di-
minue peut egalement apportei
des changements
dans l'intensite de la maladie.
Dure'e.— La duree de la coecite est tres variable. Quand eile est francbement inllammatoire et que la cause qui Fa produite est supprimee, eile cede au boat de 7 ä 8 jours ä un traitement antipblogisti-que. Lorsque la cause persiste eile peut se repro-duire des que le traitement a cesse.
Terminaisons. La resolution est la terminaison ordinaire. Mais I'etat gangreneux peut en resulter
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quand la cause a ete violente et que 1'inflammation est tres intense.
Pronostic.— Dans les cas d'inflammation violente il faut etre tres reserve sur Tissue de la maladie.
Lesions pathologiques.— Dans un cas que nous avons signale dans le Prog-res veterinaire, annee 4892 page 4,nous avons ouvert le flaue droit croyant avoir affaire ä un volvulus. Ce n'etait qu'une violente inflammation du coecum. Nous avons trouve celui-ci tendu par des gaz et fortement congestionne, de couleur brune dans toute son etendue; cet etat con­gestionne! s'etendait egalementaux parties continues de l'intestin et faisait presumer une terminaison de la maladie par la gangrene.
Traitement.— 11 faut s'enquerir de la cause qui a produit la maladie alin de la faire cesser. Changer la nourriture quand eile est mauvaise des que les animaux peuvent prendre des aliments.
La saignee, les couvertures chaudes, les frictions revulsives sur les membres et les flancs, les tisanes et les lavements emollients, tel est le traitement du du debut auquel la maladie cede generalement.
Gomme regime on doit supprimer totalement les aliments sees et ne donner que des barbotages quand le mal est peu intense. Dans tons les cas on ne doit donner ä manger que lorsque les coliques ont cesse, lorsque la rumination est retablie et que les defe­cations reviennent ä l'etat normal.
Quand I'inflammation est la consequence de con­tusions qui lui ont donne une certaine intensite,
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il laut avoir recours aux derivatifs puissants, sur le llanc gauche particuli6remeiit,et aux sels laxatifs daus les tisanes et les lavements.
Rectite ou Recto-colite
II est surprenant que Gruzel dans sa pathologie bovine n'ait pas parle de celte maladie qui,cependant est plus Irequente chez I'espece bovine que cbez les autres especes. et qui oilre beaucoup de difficultes clans le traitement.
L.Lafosse,dans son trade de patbologie veterinaire en donne un apercu sous la denomination cVentente diarrlieique chronique, vulgairement ordures ou ar-tignes.
M.Labat, dans le dictionnaire de medecine veteri­naire de Bouley et Reynal, en fait une description tres detaillee cbez toutes les especes ; mais ce qu'il dit de particulier ä I'espece bovine nous parait in-completet insuflisant au point de vue du traitement.
Nous ne trouvons absolument rien sur cette mala­die dans la patologie de Friedberger et Frohner.
Quelques praticiens en ont donne des cas particu-liers dans nos journaux professionnels.
Rien de complet n'a done ete ecrit jusqu'ä nos jours sur la rectite qui cependant est assez Irequen­te.Nous aliens dire tout ce que nous en avons appris dans notre pratique medicale.
La maladie est tres rarement limitee au rectum ; eile s'etend souvent au colon en meme temps. On a fait quelquefois^de rinllammalion du colon,une ma­ladie parliculiere.
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La rectite ou recto-colite se rencontre chez les boeufs, lea vaches et plus souvent chez les veaux ä la mamelle.
Etiolofjie.— Nous n'avons pas pu saisir les causes reelles de cette maladie dans les cas que nous avons observes. Nous pensons neanmoins que les aliments avaries, les substances irntanles ingerees, consti­tuent des causes frequentes. Certains medicaments introduits dans l'economie par une vole quel-conque peuvent faire naitre une irritation des der-nieres voies intestinales. Tel est le cas du bi­chromate de potasse. II est certain que chez les veaux ä la mamelle im lait trop nutritif,trop irfitant, provenant de vaches recevant une nourriture qui en change la qualite,le travail exagere,lafrayeur et tou-tes les impressions morales que les meres peuvent eprouver, les aliments sees donnes ä im age oü l'in-testin n'est pas encore fait pour les recevoir,sont les causes les plus frequentes de la rectite.
Comme causes directes ou pent citer toutes les substances irritantes ou caustiques qui peuvent etre introduites dans le rectum.
Les arrets de transpiration agissent aussi pour une large part. Les courants d'air qui frappent constam-ment les animaux dans leur train posterieur lors-qu'ils sont dans leur loge, sont encore des causes frequentes do la maladie chez les grands animaux.
Symptdmes. — Quand I'inllammation s'etend trop loin dans le colon il y a dos coliques legeres. Les malades tiennent la queue soulevee, la replient sur la croupe ; ils ont quelques conlorsions dans les
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reins ; ils se couchent avee precaution de leur train posterieur ; quelquefois ils res tent agenouilles tin certain temps pendant que leur train posterieur reste en I'aii' comma s'ils n'osaient pas le laisser al­ler a terre dans la crainte que la chute sur le sol n'aggravat la douleui'qu'ils ressentent dejä.
L'appetit est conserve ; bien rarement il est ä pei-ne diminue.La rumination a lieu comme d'habitude. La soif est augmentee. II n'y a pas do meteorisme. La colonne vertebrale n'estpas sensible ä la pression, eile est an contraire d'uue certaine raideur.
Les defecations sent devenues rares et pen abon-' dantes. Des efforts qui pen ä pen deviennent tres violents se montrent. Ils se renouvellent quatre, six, dix fois. A chaque effort Fanus tumefie se renver-se et montre la muqueuse rouge et injectee ; une petite bouse ramollic est alors rejetee, lui-sante, coiffee legerement, produisant un reflet sanguin, on potlant ä sa surface quelques stries sanguines. Quand il n'y a plus d'excrements ä expul-ser dans le rectum, il y a rejet de mucosites spu-meuses s'ecoulant par pelotons le long du perine oil elles laissent une trainee de matiere coagulee et adherente ä la peau.
Quand les efforts ont cesse les remissions sent plus ou moins tongues. Les animaux alors ne pa-raissentplus malades.
Generalement les efforts augmentent d'intensile et ils acquierent une yiolence extreme. Quand ils se produisent I'anus est violemment repousse an debors de maniere ä faire une forte saillie. Cette propulsion de I'anus est accompagnee d'epreintes qui renvoient
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quelquefois an loin les excrements ou les matieres muqueuses. Puis I'anus rentre subitement dans le bassin et Ton voit alors le rectum qui s'öuvre de mauiöre ä laisser voir son iatcrieur profond et con-siderablement dilate. Cette Ouvertüre du rectum no se produit pas cependant dans tous les cas rnais sa rentree est äccompagnee de l'intrpdüction de l'äir, qui produit un bruit tout particulier. Pendant ces efforts si violents lesanimaux voussent les reins et poussent meine des plaintes aigues tellement la douleur qu'ils ressentent est forte. Chez la vache 11 y a meme refoulement du vagin quise montre ä l'en-tree de lavulve, pendant les efforts,du volume de la tete d'un hemme. Apres quclques jours la persis-tance des efforts produit quelquefois un ralentisse-ment de l'appetit et de la rumination, sans les faire cesser completement.
L'etat febrile passe souvent inapenju ; cependant nous avons constate des cas oü le pouls montait ä 100 pulsations.
Marche. — La rectite a une marebe le plus sou­vent reguliere. Cependant eile se calme quelquefois pour reprendre do son intensite premiere plusieurs jours apres. Elle est sujette ä reeidive.
Bürde. — Elle est tres longue. II faut du temps pour la guerir et quelquefois on n'en vient ä bout qu'apres plusieurs mois de traitement.
Terminal sons.— La maladie,si eile n'est pas en-rayee au debut, se termine, cliez les grands rumi­nants, Ires faeiiement par l'etat ebronique. Cbez les
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veaux ä la mamelle eile devient facilement gangre-neuse. Les efTortsont souvent, poui' consequence,la hernie de la vessie dans le bassin qu'elle remplit completeraent, et memo la rapture du rectum. A la suite de cotte complication la mort arrive prompte-ment et souvent, quelques heures apres cette rup­ture, an moment oü Ton commeiiQait ä constater tons les signes d'une amelioration rapide. Enfin et surtout chez les jeunes ruminants,eile pent se termi­ner par des hemorrhagies difficiles ä combattre.
Pronostic. — Nous avons toujours reussi ü guerir la maladie cliez les grands ruminants malgie les dif-ficultes enoi'mes que Ton rencontre souvent. Ge re-snltat est moins facile ä obtenir chez les jeunes animaux chez lesquels on est force de faire certaines reserves sur Tissue de TalTection.
Lesions. — A rautopsie c'es animaux que Ton a sacrifies ä la suite d'inflammation cbronique du colon et du rectum, on a trouve, dans cette derniere portion du tube digestif, la muqueuse epaissie et plissee longitudinalement de maniere ä reduire con-siderablement la capacite du conduit intestinal. Dans les cas d'inflammation gangreneuse l'intestin est de couleur violacee et la muqueuse d'uu brim fence, fi'iable, se ramassant en bouillie quand on la gratte avec un couteau. Enfin, chez les veaux, dans les cas de mort rapide que rien ne faisait prevoir, on trouve la rupture complete du rectum, et la vessie, pleine d'urine, engagee dans le bassin de maniere a le remplir completement.
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Traitement. — II est bien difficile de gueiir la rectite.
Les emollients ne sont efficaces quelorsque la ma-ladie est attaquee tout ä fait ä son debut,lorsqu'elle est encore dans son type aigu on sur-aigu, et surtout lorsqu'elle s'etend au colon. Dans ces cas seulement la saignee pent contribuer a la guenson. On ajoute les frictionss derivatives sur les rnembresposterieurs et sur les fesses, les cataplasmes emollients et cal-mants sur les reins, les lavements froids legerement astringents.
Si la maladie en est ä son troisieme ou quatrieme jours, eile a une tendance ä devenir clironique et alors la saiguce devient tout ä fait inefficace. II faut alors avoir recours aux breuvages calmants de douce amere, de tetes de pavot, de nenuphar, de jusquiäme auxquels on ajoute du sullatede soude,cle magnesie, du tai'tro-borate de potasse.On donne des lavements froids d'ecorce de ebene, de saule, de stramoine, d'eau alunee ou saturnee.
Les douches d'eau froide sous la queue, repetees souvent dans la journee, m'ont produit d'excel-lents elTets et ont reussi, de concert avec le traite­ment interne, ä calmer entiürement les elforts.
Eufm si, malgre cette medication, les efforts violents persistent, il faut administrer ä l'interieur le laudanum a baute dose : 30 grammes cbez les grands ruminants et 3, 4, 5 grammes cbez les veaux ä la mamelle. C'est alors que la maladie tourne a, I'etat cbronique ; on administre des la­vements astringents additionnes d'eau-de-vie ou d'alcool campbres, d'eau sedative, quatre ou 5 par
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jour, ou d'une solution de nitrate d'argent au 1/200 un par joiir.
A cette periode de la maladie il arrive que le rec­tum et le colon se retrecissent, effet qui est favorise par radministration, depuis plusieurs jours, du lau­danum dont I'action astrlngente s'est fait trop forte-ment sentir. Les efforts tiennent alors beaucoup plus de la difficult^ pour la defecation que de la ma­ladie elle-meme. Nous avons ete oblige, dans cette laquo;;irconstance,de remplacer le laudanum par le Sul­fate d'atropine au demi-milligramme, 5 granules par heure.
La medication dosimctrique s'est egalement mon-tree tres efficace. Independamment du traitement externe,nous avons administre raconiüne, 1'hyoscia-mine, la codeine et la cicutine qui out contribue puissamment ä la cessation des efforts.
Gbez les jeunes veaux nous n'avons pas constate I'etat cbronique mais bien la complication d'bemor-rbargie dont nous reparlerons ä propos de Tenlerite dysenterique.
Formulaire
P. Eau sedalive.............. SO grammes
Decoclion astringcnle....... i litre
Pour un lavement.
P. Ammoniaquc.............. Ö0 grammes
Alecol.................... 20 grammes
Tcinture de caiilliarides...... 10 grammes
Pour une friction derivative sur les fesses.
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Enterite diarrheique
Encore designee sous le nom entente catarrhale, diarrhee, flux, foire, cetle maladie est frequente chez les grands ruminants et chez les veaux a la ma-melle.
Chez les grands ruminants eile se montre souvent ä l'etat epizootique, ä l'entree de l'hiver, lorsque les animaux passent subitement du regime du vert au regime du sec par suite de I'arrivee des froids ou des pluies d'automne qui empechent de les conduire ä la prairie ; pendant I'liiver lorsque des fourrages avaries cntrent dans la ration journaliere. Font nai-tre aussi la maladie, les foins moisis ou vaseux, le ba^ow lorsqu'il est donne en trop grande quantite. Dans ces circonstances nous voyons souvent tons les animaux d'ime grange affectes en meme temps de diarrhee, et cette maladie s'elend meme ä tous les animaux d'un certain nombre d'exploitations rurales.
Chez les veaux a la mamelle la maladie est deter-minee, la plupart du temps, par le lait de la mere, soit que ce lait soit trop nutritif ou trop aqueux, soit qu'il soit altere par des substances ingerees par la mere, ou Men que ces alterations resultent de ser-taines variations dans les substances qui le compo-sent. Et on sait que ces variations peuvent provenir de certaines impressions morales qui exercent une action sur la nutrition, telles que la frayeur et les mauvais traitements. Le travail exagere influe ega-lement sur la qualite du lait.
La diarrhee des jeunes veaux est encore produite par I'irregularite dans les repas, par des aliments
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autres que le lait donnes lorsque les animaux sont trop jeunes. Pour les engraisser plus vHe on leui* fait manger des soupes, des fariueux, des feves ma-cerees, des tourteaux, etc ; on les gorge memo quelquefois. On congoit que, dans ces circonstances, I'appareil intestinal qui n'est pas encore fait pom-recevoir ces substances, digere mal, s'irrite et n'ex-pulse que des excrements diarrheiques.
L'allaitement artiilciel est aussi tres favorable au developpement de la diarrbee. Dans les contrees oil on emploie le lait pour la fabrication du beurre et du fromage, la maladie est extremement frequente et devient, la plupart du temps, dysentcrique. Aussi est-ce dans ces localites que la maladie est tres meurtnere et qu'on la combat difficilement ä l'aide des traitements les mieux combines.
Tons les produitsindustriels que Ton vend comme des succedanes du lait produisent des fermentations acides qui ne tardent pas ä irriter la muqueuse.
Enfm les vers intestiuaux peuvent aussi etre une cause detenninante de la diarrbee.
Symptömes.— Generalement la diarrbee se mon-tre tout-ä-coup et les animaux ne paraissent pas malades. Leur appetit est conserve et la rumination s'eirectue avec la meme activite. Tout au plus si le poll est un pen plus terne et herisse. II n'y a pas de coliques ni de meteorisme.
Le seid Symptome reellement apparent est la diar­rbee. Celle-ci est tres abondante, rejetee assez fre-quemment et en assez grande quantite ä la fois. Elle est projetee A distance de sort? que souvent le mur
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de la löge en est totalement sali. On enlend Aea borborygmes frequents, et on provoque im bruit de liquide quand on imprime au ventre,avec les main?, des pressiohs saccadees.
Dans les cas oü le mal est plus accenting ce qui est assez rare, il y a im leger inouvement febrile, quelquefois im pen de coliques qui ont [)eu de duree.
Gbez les veaux la maladie, lorsqu'elle est legere, se presente ä peu pres avec les meines symptumes. Les animaux tetent avec le meme entrain. Chez eux, la diarrbee, au lieu d'etre sereuse, de couleur gris fonce, en tirant un peu sur le jaune, est quelquefois de couleur gris-clair et semble provenir d'imc indi­gestion laiteuse.
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Marche, Duree, Termincdson. — La marche de la maladie est tres reguliere et rapide. Elle se termine promptement par la gucrison ä l'aidc d'un traite-ment rationnel. Quelquefois ellese termine par une constipation intense qui indique une aggravation de rinllammatiou intestinale. Dans ce cas les animaux peuvent mourir en tres peu de temps. Quand la diarrbee cesse peu ä peu, au contraire, la guerison ne se fait pas longtemps attendre.
Complicationsr—Quelquefois la maladie s'aggra've, des efforts expulsifs se declarent, la diarrbee devient brunätre, sanguinuiente, ou bien eile reste sereuse et devient corrosive. Dans ce cas la dysenterie se produit, des fausses membranes se forment dans les intestins et il devient difficile de sauver les malades.
Pronostic.— Lorsque ces dernieres complications
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He he produisent pas on peut compter sur une prompte guerison ä l'aide d'un leger traitemeat. La maladie est plus grave chez les veaux que chez les grands bovides. Dans tons les cas, si Ton est appele ii temps et s'il est possible de faire cesser la cause, on triompbe facilement de la maladie.
Lesions. — Nous n'avons jamais eu l'occasion de faire l'autopsie d'animaux morts de diarrhee parce que tous ceux que nous avous soignes sent gueris. Les auteurs qui eu out douue des descriptions indi-quent que I'on rencontre sur Tiutestin des epaissis-sembnts de la tnuqueuse. Des lesions inllammatoi-res se font remarquer sur le coecum et sur le colon particulierement. On signale meine des ulceratious superflcielles de la muqueuse et enfin la coloration en gris plus ou moins fonce, tirant quelquelbis sur le bleu, de la partie do Finteslin oil le mal etait lo­calise.
Traitcment. — II laut s'empresser de supprimer la cause de la maladie en changeant,deprime-abord, la nourriture. Donner du foin de bonne qualite, des farineux, des herbes et des racines cuites en bar-bottages.
Ces moyens süffisant generalement pour amener promptement la guerison chez les grands ruminants
Si neanmoins la diarrhee persiste, on administre des tisanes, toniques et astringentes telles que celles d'ecorce de ebene, de saule, de gentiane, d'aigre-moinej etc. Quand il y a un peu de douleurs intesti-nalos le laudanum produit a la fois des elTets cal-mants et astringents.
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Les tisanes de douce-amere,de pavots,de coqueli-cots, de rhizomes de neniiphar,sont aussi avanlageu-ses dans cette circonstance.
Chez les veaux la maladie est plus difficilement cu­rable parce que Ton ne pent pasramener exactement le lait ä sa composition normale et le rendre favora­ble ä la guerison. Si le lait est trop riebe en princi-pes riutritifs on doit donner ä la mere des herbes et des racines cuites. Si la maladie est le resultat d'une nourriture trop debilitante,au contraire, il faut don­ner ä la mere des farineux et des grains : avoine, 01-ge, feves.Le grain de panieuni aUissiimon, vulgaire-ment designe en Algerie, oü on le eultive en grand, sous le nom de bechena, produit d'excellenls elTets.
Pour combattre la diarrbee,la lisane de riz estge-neraleraent administree. On y ajoute, si la maladie ne s'amendepas au bout de quelques jours, un peu de rliubarbe, de tannin, de perchlorure de fer, de laudanum, d'extrait d'opium, de ralanbia, etc.
On administre, en meme temps, des lavements auxquels on ajoute, au besoin, des astringents et des opiaces.
Lorsque le lait est trop nutritifon doit faire pren-dre, afm de le couper et immediatement avant de conduire le veau ä la mamelle, de la tisane de riz ou d'orge.
11 ne faut pas negliger de tonir les animaux sur une litiere seche, propre, souvent renouvelce.
11 faut egalement nettoyer, chaque jour, la queue et les fosses salies par les matieres diarrheiques, k l'aide de solutions tiedes de cresyl, de creoline, de
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phenol, de permanganate de potasse, et, en general d'une solution antiseptique quelconque.
Dans la diarrhee laitense, c'est-ä-dire lorsque les dejections diarrhciques out l'aspect du lait,le tartro-borate de potasse, ä la dose de 10 ä 20 grammes par jour, selon l'äge du veau,pendant 4 on 5 jours, nous a toujours reussi ä faire rentrer les defecations dans leur etat normal.
Les injections hypodermiques d'atropine peuvent aussi procurer d'excellenls resultats.
Enterite dysenterique
Quoiqueprocedant ä peu pres des memes causes que I'eriterite catarrhale,il est indispensable de faire de l'enterite dysenterique one description ä part, parce qu'elle en dillere essentiellement par les symptömes, les lesions et le traitement. Nous ne I'avons observee, chez les grands ruminants, que consecutive ä l'enterite aigue on sur-aigue. Comme nous en avons dejä parle en decrivant cette maladie, nous ne nous occuperons ici que de la dysenterie que Ton rencontre cliez les veaux. .
Etiologie. — La maladie ailecte particulierement les veaux ä la mamelle; ceux qui, trop jeunes enco­re, recjoivent en meme temps que le lait, une autre nourriture destinee ä les faire profiter plus rapide-ment ; ceux qui sont nourris an biberon. L'allaite-ment artificiel est, en eilet, dans certains pays d'e-levage oü il est pratique en grand; une cause de mortalite considerable.
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Conträirement a l'enterite diarrheique la dysen-terie se montre surtout en ete et en automne. La nourriture trop aqueuse donnee ä la mere, celle qui est coraposee d'aliments avai'ies ou de substances trop nutritives ou irritantes, apportant dans le lait des elements dont la muqueuse gastro-intestinale, encore trop fragile, se trouve trop fortement inilu-encee, donno egaloiiKMit naissanceä la maladie. Elle pent eclater encore lorsque les veaux sont conduits ä la mamelle immediatement apres les affections morales ressenties par la mere ou apres un travail trop penible. II en est de memo des courants d'air qui, dans les granges mal closes, agissent constam-ment sur les veaux de maniere ä produire des arrets de transpiration. Y predisposent encore les locaux trop petits, mal aeres, oil le purin croupit et rend Fair irrespirable. Cost dans ces circonstances que nous avons vu la maladie sevir sur plusieurs animaux ä la fois ou les atteindre les uns apres les autres, produisant ainsi un semblant de contagion que certains praticiens ont considere comme reelle.
Mais c'est surtout chez les grands ruminants que Ton a cm constater cette contagion, cbez ceux qui sont reunis en grand nombre dans les pares d'ap-provisionnement des armees, dans de vastes exploi­tations rureles ou dans des elablissements insalubres oil la maladie est epizootique parce qu'elle eclato sous rinfluence de causes generates agissant sur tons les animaux ä la fois.
Types de la maladie. — L'etat aigu est souvent de courte duree. La dysenterie passe rapidement
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ä l'etal sur-äigu surtout quand eile n'est pas combat-tue rigoupeusement au debut et que les causes u'ont pu ötre suppriiuees ä temps. (Ihez les jeunes ani-maux uous u'avons jamais constate l'etat cbronique.
Symptömes. — Au debut les anüriaux sout tristes et abattus ; ils courent moins rapidement vers la mamelle ; ils s'y Font meine trainer. Quand ils te-tent ils tiront quciijues gorgees puls abaiulonnent le trayon. Ils ne cbercbent pas ä le repreadre ä moins qu'on ne 1c lein' remette dans la beuche. Ils restent presque eonstarament couebes. Leur physionomie exprime une certainc souffrance. II y a dos tremble-ments generaux, quelquefois des coliques legeres. Le mufte est sec, les oreillos pendantes, le ventre sensible ä la pression, les reins ne sont pas llexibles.
II y a pen ou point de ballonnemeut. La queue est maintenue soulevee, ce qui indiqae des douleurs rectales. Les excrements sont ramollis, diarrbeiques avec des stries sanguines ; quelques ellorts se ma-nifes tent.
Getto periode aiguö dure deux, trois, quatre ou cinqjours pendant lesquels les symptömes s'aecen-tuent si le traitement rationnel n'est pas applique. If arrive souvent, en eilet, que les proprietairQS ne croient pas, ä ce moment, leur bete assez malade pour appeler le veterinaire, et e'est dans ces condi­tions que la periode sur-aigue arrive rapidement.
Alors les souffrances deviennent plus vives. Le malade replie sa tete sur le thorax et souvent pousse des plaintes. II y a dos grincements de dents conti-nuels. Le pouts devient petit at accelere.Les oreilles
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et 1c miifle sont plus longtemps chauds que froids. Les flancs se creusent, la faiblesse aügmente ; c'estä peine si les ani'naux peuvent se tenir de-bout quand on les met sup les membres. Si on les pousse yers la mamelle ou qu'ou les y porte ils ne prennent presqüe plus le trayon ou refusent de le prendre totalement. Les yeux s'cnfoncent et restent presque constamment fermes, et la mort arrive au bout de huit ou quinze jours selon que les symptÖ-mes se sont developpes plus ou moins rapidement.
C'est ä cette periode do la maladie que les efforts deviennent frequents et prononces. Pendant qu'ils se produisent les auiraaux se campent, soulevent les reins,, rapprochent les membres posterieurs des an-terieurs et le ventre se soul eve et so contracte. L'ef-fort se renouvelle alors liuit ou dix fois quelquefois davantage. A cliaque fois il y a rejet d'excrements ramollis, sanguinolents, projetes ä une certaine dis-tence. Ge n'est qu'au debut qu'ils renferment encore quelque peu de matiere excrementitielle.A la secon-de periode cesont des dsbris d'epithelium,de fausses membranes, du sang coagule. Des que ces matieres sont expulsees,si les efforts continuent,il y a rejet de matieres spumeuses tointees de rouge ou de brun, coulant le long du perine^solissant les fesses si elles ne le sont dejä par le sang rejete, ainsi que le des-sous de la queue.
Les efforts deviennent quelquefois si violents que l'anus est fortement repousse au dehors et sa mu-queuse se renverse ; eile se montre alors d'un rouge plus ou moins fonce.Le sphincter est fortement con­tracte ce qui rend les epreintes plus fortes.
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Des caillots übrineux se forment quelquefois. 11s ont la forme de I'mteslin et on lrouve,dans leurcen-tre, quelques debris alimentaires. Ils peuvent avoir une longueur d'une vingtaine de centimetres ouplnF. Cliez les grands ruminants on en a trouve de 50 centimetres ä 1 metre. Ce n'est pas lä Findice d'une entente couenneuse, inais le resullat d'une inflam­mation violente, comme cela se produit egalement dans le volvulus.
Marche. Durec. Tcrminaisons. La marcbe de la maladie est tres-reguliöre et quelquefois tres rnpide. Elle dure de huit ;'i lt;|iiiiize jours lorsqu'elle est livree ä elle-meme. Par un traitement rationnel et appli­que bien au del)ut, on pent la faire avorter dans les deux ou trois premiers join's, surtout si Ton a pu faire cesser la cause qui i'a determinee.Mais si Ton n'y prend garde, eile se termine par la mort avec d'autaut plus de facilite que les animaux sont plus jeunes.
Complications.— Les efforts expulsifs violents ont quelquefois pour consequence rintroduction de la vessie dans le bassin, et dans ce cas, il est a pen pres impossible d'obtenir la guerison parce que quoiqu'on puisse reussir ä la repousser dans I'ab-domen, en introduisant le doigt dans le rectum, les efforts la refoulent sans cesse dans le bassin. La miction ne se fait plus ou tres difficileinent et la ves­sie se gonfle au point d'obstruer completement le bassin, de comprimer le rectum et de rcndre la ma­ladie plus sürement mortelle. Nous avons constate plusieurs fois,dans ces cas de propulsion de la vessie
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surtout, la rupture du rectum. Quelquefois celle-ci se produit au moment oil un mieux tres sensible s'etait dejä manifeste et oil Ton comptait sur la gue-rison. Des que cette rupture est produite les defeca­tions cessent et la moi't arrive quelquesheuresapres.
Pronostio.— Le pronostic, quoique generalement fächeux, est subordonne ä l'äge des animaux, ä l'in-tensite des symptomes et des causes, et ä la persis-tance de celles-ci. Attaquee ä temps ä l'aide d'un traitement rationnel on peut presque toujourscomp-ter sur la guerison de la maladie.
Lesions.— Les intestins ont une couleur brune sur une plus ou moins grande etendue, mais surtout vers la partie terminale du tube intestinal. Cette couleur s'etendmeme ä l'epiploon.Les veines mesen-teriques sont gorgees de sang noir ce qui les rends tres apparentes. L'interieur de l'intestin est rem-pli de sang noir, coagule, melange ä des matieres muqueuses brunätres. On trouve egalement, ä tra­vel's ces dernlereSjdes debris de fausses membranes. La muqueuse ramollie, se detache facilement par le grattage ; en certains endroits eile est cornpletement detruite. On remarque cette alteration surtout dans la partie rectale oü les efforts ont imprime de grands mouvements et des deplacements continuels de l'in­testin, et parlant, son inflammation plus intense et sa rupture complete. Dans ce cas, en introduisant une sonde par I'anus on la voit sortir ä 1'orifice an-terieur du bassin et on trouye, flottant dans I'abdo-men, l'autre extremite de la rupture.
Quand la vessie est refoulee dans le bassin, eile le boucbe cornpletement par suite de sa plenitude.
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Nature. — La maladie, chez les petils ruminants, consiste, tont simplement, en une intlammation lo­cale se terminant rapidement par une enterorrhagie plus on nioins abondante selon l'intensile des causes qui l'ont produlte. G'est une variele de l'enterite ordinaireavec une marche plus rapide etuneintensi-teplusgrande.Si parfois il y a alteration du sang-,cette alteration n'est que consecutive ä la maladie elle-meine. C'est une septicemie resultant des lesions hiteslinales, du sejour, sur cette partie, du produit de l'inflammation qui s'y corrompt, passe dans le torrent circulatoire pour causer cet etat general in-fectieux que Ton rencontre parfois dans cette mala­die et rend la mort ä peu pres inevitable.
Fräitement.— La nature de la dysenteric cliez les veaux etant bleu determinee, il nous est tres facile d'etablir im traitement rationnel.
Le traifement propbylaclique est ici extrernement important: Supprimer on eviter les causes qui detenninent la maladie ; snrveiller la qualile de lanöurriture chez la mere; tenir les animaux dans un e(at parfait de proprete ; leur donner ime liticre sc-clie,souvent renouvelee; donner un ecoulement facile au purin qui s'accumule dans la grange. Lorsque les animaux recoivent un allaitement artificiel, veil-ler ä la qualite du lait et surtout ä ce que celui-ci soit en rapport, au point de vue de sa composition nutritive, avec l'age du nourrisson. On a remarque cn eilet que le lait d'une vacbe qtii a mis bas depuis deux mois ne pent pas servir, sans danger's, a la uourriUirc d'un veau de buit jours. On doit egale-
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meat suiveiller le lait qui provient d'un melange de celui de plusieurs vaclies. II faut le rendre plus ou moins aqueux ou emollient en Ig coupant avec des tisanes d'orge,de riz,de mauves, etc., selon les cas et nepas en donner plus que restoinacnepeutea rece-voir ; il vaut mieux faire faire un repas de plus. II faut egalement donner ces repas toujours aux memes heures etä des intervalles suffisants pour que la di­gestion de l'im seit completement terminee avant ^administration du suivant. II faut attendre que les veaux aient acquis un certain age pour leur donner de la noumture autre que le lait, et s'assurer que la qualile de cette noumture est en rapport avec l'äge de ranimal. Quand on fait teter les veaux ä une nourrice qui n'est pas leur mere, il faut, quand le lait de cette nourrice est trop nutdtif, donner de la tisane pure immediatement avant de les conduire a la mamelle.
Gomme traitement curatif et tout ä fait au debut, on doit ordonner les antiplilogistiques : une saignee legere, qu'il est toujours possible de pratiquer malgre le jeune äge des malades , seit ä la jugulaire, seit ä la saphene, soit sous la queue ; des tisanes et des lavements emollients, et des frictions sinapisees sur lesquatre membres et sous le ventre. On pent laisser teter legerement les malades, ou leur faire prendre un pen de lait cou­pe avec de la tisane d'orgo quand on les nourrit ar-tiliciellement et si l'appetit n'a pas disparu. Dans le cas contraire il faut bien se garder de donner une nourriture quolconque.
Si la maladie arrive ä sa periode d'etat, on fait
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des Mctioiis sur les quatre membres avec un nie­lauge d'essence de terebenthine et d'alcool. La sai-giiee n'est plus indiquee. Cast u cette periode que le sang est expulse par l'aaus, que les efforts sont violeuts et les douleurs intesünales vives. C'est le moment d'administrer les opiaces ä I'luterieur : la tisane de riz, d'orge, de tetes de pavots, auxquelles on ajoute 2 ou 3 gi-ammes d'extrait aqueux d'opium ou de laudanum de Sydenliam. Si les malades peu-vent recevoir des lavements on compose ceux-ci avec des decoctions de pavot, de belladone, de jus-quiame, de douce-amere, additionnes des memes opiaces que Ton administre ä l'interieur.On applique des cataplasmes egalement opiaces sur les reins.
Des que les douleurs sont im peu calmees et que les matieres dysenteriques continuent ä etre sangui-nolentes, le perchlorure de fer dans les memes tisa­nes et alterne avec les opiaces produit d'excellenls ellels ä la dose de deux ä trois grammes selon rage. Ge medicament est aussi precieux lorsque la dy-senterie devient infectieuse, qu'elle corrode la peau desfesses,qu'ily a menace d'adynamie,de septicemie.
Dans ce cas le bouillon de viande fait avec une tete de mouton par exemple produit d'excellents ellcts. On doit aussi administrer des toniques anti-septiques tels que le quinquina, le tannin, le carbo­nate de far prepares en electuaires ou en bols avec des oeufs. L'acide lactique, le naphtol, produisent d'excellents effets quand il y a menace d'infection.
Le traiteraent dosiraetrique dans ces cas graves rend aussi des services. Ou donne pour calmer les douleurs inlestinales le cbloi hydrate de morphine
mmm
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rjiyosciamiiic, la codeine, le bismuth, na ü deux granules toutes les deux Jieures.
Quand on craint de la septicemie on administi'e ie salicylate de quinine.
Formulaire
l'. Quinquina pulverise.........nbsp; nbsp; nbsp;i gramrnci
Tannin............;......nbsp; nbsp; nbsp;1 graimno
Camphre..................nbsp; nbsp; 1 gi-imme
OFm(.....................nbsp; nbsp; nquot; ]
Faites dissoudre le camphre dans quelques polit­ies d'ether. Ajoutez les poudres et faites mi bol avec un oeuf. Ajouter de la poudre de reglisse pour don-ner la coisistance voulue.
P. Perchlorurc de fer......... 42 grammes*
Eau ordinaire... .•......... 100 grammes
Melangez. Faites prendre ä raison d'ime cuilleree a soupe chacjue Ibis dans im verre de tisane de riz coupee avec un pen de lait.
Enterite hemorrhagique
L'entente hemorrhagique queCruzel decritäpart. n'est qu'une tenninaison de l'enterite ordinaire, Nous en avons parle en decrivant l'enterite idiopa-thique. II est des circonstances oil revacuation san­guine, par la voie rectale,ne tient pas ä im etat in-flammatoire. Nous clasaons cette alTection dans le genre des alterations du tube intestinal desigue sous le nom d'hemorrhagies.
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raquo;
Entärite couenneuse
Synonymie : Entente pseuclo-memhraneme, croupale, exsudative, croup intestinal.
On n'a guöre Signale eette maladie que chez les bovides. Elle consists en de fausses membranes qui se ferment dans ies intestins. Ges fausses mem­branes sont expulsees pendant lecours de la maladie sous forme de tubes plus ou moins longs qui res-semblenl aux intestins.
Etiologie.— C'est au printemps et en ete que se montre,le plus souvent, 1'entente couenneuse. Elle frappe de preference les animaux jeunes et pletho-rlques, gras ou en bon etat d'embonpoint. Les tra-vaux penibles, les longues courses, les arrets de transpirations, etc., la produisent egalemeut. Daus certaines contrees et en Algerie en particulier, eile se montre souvent, comme nous l'a Signale M. Ar-goud, sous la forme epizootique.
Teiles sont, en resume, les causes que font inter-venir les veterinaires qui ont ecrit sur cette maladie.
Symptömes.— L'enterite couenneuse debute avec tous les symptömes d'une inllammation intestinale plus ou moins intense. Ce sont d'abord des coliques generalement peu fortes mais continues qui durent unejourneeet meine plus. Quelquefois cependant nous en avons observe de tres violentes, mais c'est 1'exception.
II y a, en meme temps, im etat febrile tres-accen-tue. L'appetit n'existe plus. La rumination a cesse.
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— itß —
Le mutle est sec et chaud. Le pouls ost accelere et assez fort quand on ['explore, tout ä fait an debut, ä la thoracique externe. II devient faible quand les fausses-raembranes se ferment. Les muqueuses sent plus foncees en couleur et injecLees. Les cornes et les oreilles sont chaudes.
Le flanc est un pen souleve ; le dos est sensible au pincement ; le ventre est douloureux ü la pres-sion ; les excrements se modifient rapidemeat et, quelques beures apres le debut du mal,ils se ramol-lissent, deviennent diari'beiques entrainaut des ma-tieres muqueuses, plus ou moins ramollies on glai-reuses.
Chez le.-? vacbes nounices la secretion lactee dimi-nue ou tarit completeinent.
Bientöt les animaux fientent plus frequemment, mais rejettent pen d'excrements ä la Ibis. Quelques legers efforts se montrcnt vers Ic 4deg; jour. Le 5C jour et le 6deg; ils sont plus intonses et plus frequents ; ils sont aecompagnös d'epreintes, et bientöt des fausses membranes sont expulsees. Ges fausses membranes sont quelquefois rainassees en paquets, mais, le plus souvent,elles out la forme des intestins ayec lesquels le vulgaire lesconfond. Leur longueur pent atteindre plusieurs metres ; on en a trouve de 5 ,#9632; 0 metres.
Des que ce rejet est ä peu pres termine, les excre­ments restent encore un certain temps comme ils etaientavant cette expulsion; puis I'etat normal re-vient promptement si la maladie est rationuellement combattue.
Dans quelques rares circonstances les symptumes
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sont trös intenses. Nous avons constate une seule fois, une violence extreme des coliques chez un jeune bceuf. II presentaiten ineme temps des acces de fureur des plus dangereux, menacant des cornes etdes pieds les pcrsonnes qui rappi'ochalent, ou il essayait de s'elancer sur elles. Cet etat dura 2 jours et ne cessa completement qu'avec le rejet des faus-ses membranes. Les excrements devinrent ensnite sanguiaolents, la convalescence survint et la gueri-son fut assuree vers le quinzieme jour seulement.
Contraireraent ä ce qui precede, on constate quel-quefois un alTaiblissement general, un certain etat de prostration : la tete est tenue basse, les oreilles re-läcbees et pendantes ; le pouls est petit, accelere;les cornes et les oreilles froides ; leur temperature ne se releve que par courts moments et ä d'assez longs intervalles. Les muqueuses sont päles avec des pete-cbies. Ges excrements sont moos, saiiguinolents, expnlses avec des efforts violents. L'epuisement s'accentue rapulement et generalement les animaux succombent. G'est la la variete adynamique.
Marche.— La marche de la maladie est assez re­guliere. Cependant eile est lente on rapide selon l'intensite des symptömes. Elle est, d'babitude, subordonnee ä 1'expulsion des fausses membranes. Des que I'intestin en est debarrasse il ne s-'en forme pas de nouvelles et la lerminaison de la maladie ne se fait pas attendre.
Duree. — La duree est encore variable. Dans quelques cas ses pbases se succedent rapidement, et deux ou trois jours apre.s le debut, la guerison est
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— Ugt;/ —'
amvee. Geheralement cette duree est d'une dizaine de jours.
Terminaisons. — La resolution fie la maladie est la termioaison la plus ordinaire. L'etat adynamique est tres grave et la mort en est le plus souvcnt la consequence. Elle pent devenir sur-aigue et alors se terminer par une liemorrhagie difficile ä combattre.
Diagnostic.— Les praticiens qui ont ecrit sur cet­te maladie s'accordent pour reconnaitre que I'ente-rite couenneuse se distingue tres diflicilement, au debut, de l'enterile aigue ou sur-aigue. L'expulsion des fausses membranes serait, ä pen pres, le seul Symptome patbognomonique.
Pronostic. — Comtne nous venous de le voir le pronostic n'est jamais grave quand I'enterite se deve-loppe avec sa regularile ordinaire. Les etats sur-ai­gue, bemorrbagique ou adynamique seals oHVent une certaine gravite.
Anatomie pathologique.— Les fausses membranes sont le resultot d'une exsudation plaslique qui se concrete en concbes plus on moins nombreuses et plus on moins epaisses. Ces fausses membranes sont accumulees en petites masses ou plaques disse-niinees,oubien elles fonnentdes tubes pins ou inoins longs revetant la forme de l'intestin. Dans ce cas on a trouve de ces tubes ayant une longueur de 3,4 ou 5 metres. M. Argoud de St-Denis dn Sig nous de­clare en avoir rencontre de 7 metres de long. Leur epaisseur atteint souvent un centimetre et est com-posee de plusieurs coucbes. Dans l'interieur de ces
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tubes pseudo-membi'aueux on Lrouve des matiöres alimentaires.
A leur exterieur existent des surfaces rouges ot rugueuses qui sent leurs points d'adhesion avec I'intestin. La couleurrouge vif de la muqueuse est eteudue ä toute la surface d'adhesion des tubes pseudo-membraneux. II y a meine des points hemorrhagiques plus on moins nombreux. Les rugosites de la fausse membrane correspondent ä de pareiUes rugosites de la muqueuse. Gelies-ci sent des villosites, quelquefois assez prononcees, qui s'easrraineat dans les creux de la fausse membrane. Lafore a constate une fois qua la fausse membrane etait lisse et separee de la muqueuse par une matie-re gluante,que les villosites etaient rouges et avaient acquis deux ou trois Ibis leur volume normal.
Les fausses membranes ont une certaine elasticity, et, en exercant sur olles une legere traction, elles s'allongeat sans se dechirer. Elles s'ecrasent facile-ment en les pressant entre les doigts. Leur couleur est generalement gris clair,plus rarement gris fonce, ou brune.
On ne parait pas bien d'accord sur leur composi­tion chimique. Lassaigne les a trouvees composees de mucus concrete associe ä une petite quantite de fibrine ; Delafond de matiere librino-albumineuse, d'un pen de mucus et de sets alcalins. M. Argoud pense qu'elles sent composees essentiellement de mucus et de fibrine, car elles sent insolubles dans reau,ralcool,rether,et elles se dissolvent dans I'acide acetique.Desetudes sontencorenecessaires pour faire disparaitre toute incertitude sur ce point et pour
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. — .159 ~
Jjien determiner la nature de la maladie sm- laquelle on n'est pas encore completement d'accord.
Nature de la maladie.— Las äuteurs s'accordent ä reconnaitre que I'cnterite couenueuse est une in­flammation speciale dent le point de depart serait une alteration du sang. L.Lafosse,dans son traite de pathologie, developpe cette maniere de voir qu'il appuie sur certaines constatations que nous ne pou-vons accepter comme fondees. Raynal est egalement de l'avis de L. Lafosse, et il appuie sa maniere de voir sur la composition des fausses membranes.
NoUs sommes d'un avis absolument oppose äcelui de ces savants praticiens,et nous consideronsFenterite couenueuse comme une maladie IVanchement inflam-matoire, comme une variete de l'enterite ordinaire. Nous altendons,pour changer d'avis,(ju'ilsoitdemon-tre que les fausses membranes sont essentiellement dillerentes, dans leur composition chimique de cedes que 1'on rencontre dans l'enterite sur-aigue des jeunes veaux, des paquets librineux expulses dans les cas de volvulus, des pseudo-membranes disposees en coucbes concentriques engainant le penis dans les cas d'inflammation de cat organe, de 1'exsudat iibrino-albumineux qui se forme dans les grandes solutions de continuity,dans les pblegmasies dessereuses.
Nous ne voyons nullement une alteration du song dans Faflection intestinale qui nous occupe, mais seulement une maladie qui tient, comme beaucoup de maladies des ruminants, d'un etat constitu-tionnel, tout particulier.
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Du resto tous les praticiens qui out ecrit sur (;ette maladie recommandent im traitement pureinent aatiphlogistique cpii se montre generalement effi-cace. Si le sang etait prLmitivement altere il est evi­dent quo la premiere indication consisterait ä le re-tablir dans son etat normal, et la pratique medicale a toujours demontre que cette alteration, quand eile se montre,u'estque consecutive ä i'etatinflammatoire que Ton a ä combattre. S'il en etait autrement pour-quoi les fausses membranes ne se reproduiraient-elles pas des qu'elles ont ete expulsees, du moment que Ton n'a pas encore combattu l'etat du sang, inais seulement l'etat inllainmatoire intestinal ?
Traitement. —D'apres les considerations qui pre­cedent nous avons pen ä dire sur le traitement de l'entente couenneuse; e'est absolument celui do I'enterite aigue ou sur-aigue. La saignee reiteree au besoin et les emollients ä rinterieur, sulTisent pour combattre Fetat aigu. Dans la periode d'etat, e'est-a-dire quand l'evacuation des fausses membranes se produit ou va se produire, on fait suivre ce traite­ment de quelques legers evacuants, sulfate desoude, tartro-boratc de potasse, aloes,etc.
Lorsqu'il y a adynamie on substitueaux emollients les toniques : decoctions de tan, d'ecorce de saule, de quinquina, de gentiane, etc.
Ce traitement est complete par les lavements emol­lients, les derivatifs sur les membres, les couvertuquot; res cbaudes, les cataplasmes sur les reins,etc.
Nous n'avons trouve, dans les relations sur cette maladie, aucun traitement particulier aux affections dues ä une alteration primitive du sang.
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— 101 — Enterite rhumatismale
Cette maladie fait partie du groupe des inflam­mations speciales du tube intestinal. Elle est extre-mement rare si nous en jugeons par le petit nombre de cas que nous avons constates dans notre contree oil Teievage de I'espece bovine se fait sur line tres grande eclielle. Les praticiejis (|iii out ecrit sur la pathologie bovine n'ont rien Signale de parUculier ä ce sujet. Cruzeljä I'article rhumatisme, en parle sous Je litre de rhumatisme visceral et en fait une affec­tion consecutive an rhumatisme articulaire. Nous I'avons rencontre primitif dans un seul cas oü notre jeune confrere M. Caubet de l'Ile-de-Noe dirigearaquo; avec nous, le traitement.
Nous allons en donner une relation succiacte dans le but seulement d'eveiller, sur ce sujet, I'attention des praticiens et d'arriver ainsi, a l'aide de leurs ob­servations, ä faire une description complete et pre­cise de cette affection qui parait se reveler avec des symptömes extremeraent obscurs.
11 nous fut impossible de decoiwrir les causes de la maladie. Elle se montra sur un bcciif de trois ans en tres bon etat d'embonpoint,loge dans une grange tres saine, tres bien aeree, mats de construction recente. Ce local n'etait destine ä recevoir qu'une paire d'animaux. Serait-ce sous l'influence de la fraicheur des murs que la maladie seserait declaree? C'est la seule cause que nous puissions faire inter-venir dans cette circonstance.
Symptömes.— II n'y uvait aucune trace de clau-dication ai d'engorgement des membres. On cons-
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lalait seulement que la marche etait un pen inoius assuree qivä l'etat normal. L'appetit et la rumina­tion se ralenticent legüreraent. II y eut im leger me-teonsme qul disparalssaifc parfois completement. So raouti'erent en mtnne temps qaelques coliques ex-cessivement legeres, se tradaisant par le raaintien de la queue repliöesur les reins, et par un soule-vement lent et ä des iatervalles relätivement longs des membres posterieurs. Les excrements etaient ramollis et expulses en petite quantite ä la Ibis. Au debut ily eut quelques plaintes pendant la marche. La maladie dura un mois et demi. L'appetit cessa pen ä pen, unefaiblesse.generale arriva Lnsensible-inent,puis I'animalmourut d'inanition pendant aotre absence.
Traitemenf.— Un traitemenl antiphlogistique fut d'abord admlnistre, car il semblait qu'il y avait ä combattre une maladie inflammatoire ordinaire. Ce traltement ne modifia en aucune lacon la mar­che lente et reguliere de la maladie.
Lorsque la nature rhumatismale fut Men dfiter-minee, il etait trop tard pour appliquer le traitement particulier que raffection comporte. II est a presu-mer que ce traitement, administre au debut, aurait pu procurer la guerison.
La medication rationnelle nous parait devoir con-sister en des boissons emitisees, commc le recom-mande Cruzel,alterneesavec des breuvages toniques. L'emetique devrait etre donue ä doses tres petiles et souvent reiterees. La medication dosimetrique trouve ici une application tres avantageuse : le Sul­fate de strychnine et rhyosciainine, la quassine, liar-
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seniate de fer,
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le sulicylule do soude,
'arseniate
d'antimoine,etc.
On pourrait egalement e.ssayer les injections hyp o-dermiques de tlieba'ine,ou de salicylate de lithine
Nous en avons fini avec les maladies inllamma-toires du tube digestif. La gastro-enterite mercu-rielle que decrit Cruzel, sera etudiee ailleurs, .ainsi que celles (jui sont cousecütives ü une infection de l'economie determinant une alteration du sang.
HEMORRIIAGIES
11 ne sera question, dans ce chapitre, que des hdmorrhagies essentielles. Los hömorrhagies symy-tömatiques et comeeutioes out ete decrites en meme temps que les maladies auxquelles elles se ratta-client.
Leshemorriiagies essentielles des premieres voies digestives n'ont pas encore ete signalees. Nous ne les ävons jamais observees.
M. Thibaut, veterinaire ä Saint-Sylvestre, nous Signale le fait suivant qui parait pouvoir se rattacber ä ce genre d'alTections intestinales :
Un beau band' de cinq ans a eu de la diarrhee, apres un travail penible, ü trois ou quatre reprises dillerentes. Dans cet etat, l'appetit n'etait mdlement diminue et tout rentrait dans Vordre apres 24 beu-res. Lorsque M. Tbibaut tut appele le bieuf avait cbarroye de la pierre pendant deux jours dans des chemins difficiles oü il depensa une force muscu-laire considerable.
I
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Au repas du soir il mangea ü peine la moitie de sa ration ; il eut de la diardiee sero-sanguinolente, tres abondante et inlecte. Dans la nuit, plaintes per­manentes, devoiement considerable, coliques lego-res.
Le lendemain matin anorexia complete, inrumina-tion, pouls Lnexplorable, extremites froides, yeux enfonces dans l'orbite, respiration legerement acce-leree et aecompagnee de plaintes.
Pendant cet examea l'animal expulse, par l'anus, sans le moindre effort, un demi-seau environ, d'un liquide trouble et d'odeur repoussante
Diagnostic.— Enterorrhagie avec pronoslic grave.
Traitement. — Granules de sulfate de strychnine au deini-ceatigicunme, quatre toutes les heures,dis-soutes et administrees dans un litre de the de foin. On y ajoutera, chaque fois, une cuilleree ä cafe de perchlorure de fer.
Le lendemain unpeu d'amelioration quoique l'a-nimal reste couche meme pom- prendre des hreu-vages ; il se change de cote, en se tournant sur ses membres llechis. — II n'y a pas eu de devoiement depuis la veille, mals expulsion d'un peu de mauere verdätre molle avec des stries sanguines ; plaintes t'requentes mais non permanentes ; yeux toujours enfonces ; pouls fdiforme.
Le meme traitement dosimetrique est continue et on donne du laudanum au lieu du perchlorure de fer.
Le surlendemain le boeuf a rumine et hu un peu.
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Les plaintes ont cesse, le pouls se releve, les yeux moius enfonces, la cluileur du corps est normale, il n'y a pas eu de defecations depuis la veille. Le foin est pris, quoique mollement.
Cessation du traitement medical; traiteinenthygie-nique, consistant en de bons pansages ä la peau, maintien de la couverture, herbes cuites avec Hie de foin et farine de seigle.
M. Thibaut penseque rhemorrbagie a eu lieu sur une petite etendue de gros intestin ; ce qui semble l'indiquer cc sont los coliques legeres, les plaintes plus vrves lorsque I'animal est coucbe sur le cole gauche, le devoiement frequent et le retour ä la sante en bienpeu de temps.
V 1 G E S D E S E C R E T I O N
Xousn'avons jamais observe de vices de secretion dans les premieres parties du tube intestinal. L. Lafosse, dans son traite de patbologie veterinaire, indique laquo; cru'il est des cas rares oü Ton recbercbe laquo; en vain une alteration ä laqueUe la tympanite laquo; puisse etre subordonuee, et qu'on est alors force laquo; de la rapporter ä im vice de secretion, ä une ex­ec balation essentielle de la muqueuse gastro-intesti-laquo; nale.raquo;
Dans cette circonstance le meteorisme est tres prononce ; pas de douleur ä la pression du flaue ; pas de coliques on coliques ä peine apparentes, constipation.
Ces syraptömes disparaissent aprcs quelquesjoui's, quelquefois en quelques beures,
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Commo Iraitement L. Lafosse recommande les infusions aromatiques stimulantes froides, addition-jiees d'etliei' ; les lavements froids au sal matin, an savön ou au Sulfate de soude ; les alTusions d'eau froide sur le ventre.
La ponction du rumen pent quelquefois ötre in­dispensable.
Enterorrhee
Nous avons rencontre un oas extreinement carac-teristique device de secretion intestinale chez le Itceuf.
Coimnemoratifs, etioloyic.— Le 6 mai 181)3, un ])oeuf de 8 aus- recöit, le matin, environ quatre kilo­grammes de trelle commun coupe depuis la veille, et ä moitie desseclie, vu la periods de secheresse exceptionnelle. Cette legere ration est niangee avec avidite. On conduit ensuite les animaux de la metai-rie au pacage.Lä notre befeuf tond quelquesbouchees d'herbe qu'il mäche leutemeiit, puis il releve la tete et ne fait plus de mouvemenls.il fail quelques efforts pour lienter et expulse des excrements ramollis.
Ramene immediiilement ä retable,le boeuf fait des efforts continuelspendant lesquels I'anus se reuverse et est fortement refoule. En memo temps une abon-dante diari'liee sereuse, sans nulle trace de stries sanguines, se produit.
11 n'y a pas le moindre meteorisme ; le flanc est creux au contraire. L'anorexie est complete. Si la douleur du venire exisle, eile no se tmluit pas par
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des coliques uppreciables, mais bienpar un decubi-lus proloiige, la tension des inembres et le sooleve-ment de lä queue.
L'animal se leve quelquefois. Pendant qu'il est de-bout il se force sans cesse et fait toujours de la diar-hee sans agiter ses membres.
Ces symptömesdurent huit beures ; püis,presqiie tontä coup, les efforts cessent ainsi que la diarrbee, I'appetit revient comme si le boeuf n'avait pas ete malade et il |)eut recevoir une demi-ration qui ne rindispose nullement. A part le flaue qui est creux plus que d'liabitu(le,il ne reste pas le moindre signe maladif.
Diagnostic.— Les efforts expulsifs et l'absence complete de meteorisme indiquent que le siege du mal so Irouvait dansdesdernieres voies inlestiuales. L'absence de coli([ues et la cessation brusque de rallbction permettentd'ecartertoute idee d'irritation. L'aljondance des matteres diarrheiques ne pouvait done s'expliquer que par une bypersecretion essen­tielle survenue dans le tube digestif.
Le peu de duree de la maladie n'a pas donue le temps d'administrer un Iraitement quelconque.
Nous pensons que certains etats diarrbeiques qui sumennent en automne partieuliercment, sans nulle trace d'inflammation id de diminution d'appelit, peuvent etre classes dans le genre des vices de se­cretion.
Comme traitement on doit s'en räpporter ä ce que nous avons dit a propos de l'enterite diarrbeique en laissi\nt de cöte tout ce qui est destineä cpmbatlre les symptomes inllammatoires.
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VICES DE NUTRITION
TISSUS HOMCEOMORPHES
Kystes meliceriques des lövres
On rencontre assez frequemment, ä la pai'tie in-tei'ne des levi'es, des Kystes qui peuvent atteindre le volume d'un ccuf et remplis d'un liquide d'aspect mieleux,ce qui leur a valu le nom de Kystes mdlice-riques.On lea rencontre indiireremment aux deux levies.
Symptdmes.—Ces alterations debutent sous forme de tumeurs d'un petit volume ; pendant un cer­tain temps ellespassent inapemies et ne genentnul-lement la prehension des aliments.Plus tard, quand elles ont acquis un certain developpement, les ani-maux eprouvent quelque difliculte pour paitre. La levre est refoulee de maniere ä donner ä la physio-nomie un vilain aspect. La muqueuse s'apergoit ä distance laissant souvent ä decouvert les incisives et lebourrelet cartilagineux. Les levres n'etant pas ainsi en contact sur toute leur etehdue, laissent ecliapper constamment un peu de salive. La pre­hension des liquides est egalement genee.Iln'y a pas de douleur ä la pression.
Anatomie patlioloyique.—Si Ton recueille le liqui­de que contieunent ces tumeurs un constate qu'il est visqueux et jauimtre. Les parois du kyste ont une epaisseur de 2 on 3 millimetres. Cette epaisseur est uniforme dans tonte l'etondue du kyste, ce qui ne pennet pas de coustater de point fluctuant avant
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— 160 — la ponction cotnme cela se rencontre dans les abces.
Traitement.— La simple ponction avec le bistouri droit suffit pour assurer la guerison complete de ces sortes de productions. Nous n'avons jamais fait sui-vre cette ponction d'un traitement quelconque et nous n'avons jamais constate de recidive.
Gependant M. Lafosse recommande, pour eviter le retour du mal, de cauteriser l'inlerieur du kyste avec l'eau de Rabel ou avec un liquide caustique pouvant produire le meine eilet. II recommande en outre de debarrasser, de temps en temps, la plaie des matieres alimentaires qui peuvent s'y loger.
Cruzel ne parle mil leinen t de ces kystes. II ne s'occupo quo de ceux que Ton rencontre dans I'e-paisseur des joues qui tiennent d'un etat inflamma-toire et dont nous avons parle ü l'article Gnathitc.
Polypes
Nous avons constate nne fois,cliez un veaude trois mois, rles productions polypeuses sur le maxillaire inferieur refoulantla levre et la joue, saignant pen­dant les mouvements de succion des trayons, ou au moindre mouvement des mäcboires, de sorte que la boucbe etait presque constamment ensanglantee. Ces polypes etaient disposes en cbapelet sur le pourtour du maxillaire,et l'un d'eux,plus que les autres, situe pres de la seconde molaire, etait libreux dans son centre et ä sa base, et avail le volume d'une grosse noix.Sa forme etait pyramidale et son pourtour etait molasse et friable.L'odeur de la boucbe etait infecte.
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C'esl ü ce cas que nous avons fait allusion ä l'ar-ticle Genyivile.
C'est au debut de ces productions seulement que I'onpeut, en lesexcisant, en obtenii1 la guei'isou.On les cauterise, apres cettc excision, avec le crayon de nitrate d'argent, l'acide azotique, l'eau de Rabel, I'acide phenique, .etc., et Ton fait ensuite tousles Jours,et aussi souvent qu'on le peut,des gargarismes astringe.its, touiqiies et au besoin antiseptiques.
Quand les polypes occupent une trop grande eten-due et qu'ils existent depuis trop longteinps, il est Lien difficile d'en obteuir laguerison.
Polypes du pharynx.— Dans son traite de pa­ll tologie L. Lafosse signale uu cas d'uu polype ob­serve par Delafoy dans le pharynx d'une vaclie. Ce polype s'etait developpe sur des aphthes. Les symp-tönies etaient les suivants : tele tendue, deglutition difficile, doulcnr ü la pressibn du pharynx et- sen­sation d'uu corps resistant. On sentait le polype avec une sonde ou avec la main introduitedans la bouche. On aurait pu probablement rapercevoir ä l'oeil nu a . l'aide du pas d'äne. Ce polype pesait 244 grammes et reposait sur un etroit pedicule. II fut extra! t avec des tenailles ä mors allonges et munis de trois dents.
Dans tons les cas Foperation est difficile. Quand ils sont volumineux on i)eut se servir de l'ecraseur de Chassaignac. Quand ils sont petits, il faut ouvrir la bouche comme nous l'avons indique ä l'article exploration de la bouche et proceder ä l'excision ä l'aide de ciseaux ä longs manches, de pinces ou an-
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tr.es instratnents tranchants confectionn^s selon Ip volume du polype et la place qu'il occupe.
II fiiut cauterisei' ensuilo la plaie qui raste comme nous 1'avons dit plus haut,et donuer des gargarismes frequents pear combattre rinllamination consecutive et activer la cicatrisation.
II n'est pas ä notre connaissance quo I'on ait ob­serve des polypes dans d'autres parties du lobe di­gestif.
TISSUS HETfiROMORPHES Cancers
Nous n'en avons jamais observe dans I'appareil digestif des ])etes bovines. On en a cependant ren­contre dans labouche,oü on pent ies confondre avec los ulceres. Les ulceres out une evolution rapide et guerissent vite apres avoir ete cauterises. Le cancer est lent a se former, ne se cicatrise pas apres la cau­terisation et est saignant an moindre contact. II y a sonvent,au voisinage,un engorgement ganglionnaire.
Quand les animaux sont en bon etat el'embonpoint il fäut s'empresser de les livrer a la boucherie, car raffection est difficilement curable. On peut Men combattre avec succes I'alteration locale, mats il persiste un etat general qu'il est difficile de mo­difier et qui fait naitre souvent des complications capables de compromettre la vie du ruminant plus que I'alteration locale primitive. 11 ne laut pas per-dre de vue que cbez les boeufs plus que cbez les au-tres especes, peut-etre, le Systeme iympbalique. directement Interesse clans ces circonstances, fait naitre des complications ä pen pres incurables.
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Ouoiqu'il en soit, si, lorsque le cancer offre pea d'elendne et est situe sur unpoint accessible,on vent tenter un traitement, c'est I'excision pratiquee selon les regies de la Chirurgie que Ton devrait mettre en pratique, et ensuite la cauterisation de la plaie et son lavage frequent avec des preparations antisepti-quos.
J.e traitement general du cancer doit ensuite 6tre rigoureusement administre.
Cancer du ramp;eau.~Nom trouvons dans la i?lt;5w/e v^^rmmVe de Toulouse, annee 1801 page 57J, un tres interessant article de M. Hey lot, veterinaire ä Guitres, (Gironde) sur le t-ancer du reseau. G'etait, d'apres M. Mauri, qui I'a exainiue,un sarcome ence-phaloide.
Symptömes. — Depuis 3 semaines appetit capri-cieux, rumination lente, flaue gauche souleve par les gaz.Puis la rumination a disparu completement, il y a de la constipation.
ßientöt, ä ces symptömes, succede l'anorexie et rinrumination. Gependant 1'animal conserve une physionomie qui n'est pas en rapport avec son etat maladif.
Traitement. — Coinme traitement on administre des breuvages emollients additionnes de sei marin et de 3 grammes d'emetique.
Puis on fait des injections hypodermiques de 40
centigrammes de veratrine apres lesquelles survient nne soil vive et une salivation abondante. Apres 4 jours de ce traitement, la mort survint,
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probablement ä la suite du meteoiisme qui fut ex-trememeat prbnonce.
A N 0 M A L1 E S
Ouvertüre anormale de la voute palatine
Dans le journal dos vetei'inaires du midi, annee 1889, page 147, nous avons publie une anomalie de la voute palatine cliez un becuf de 3 ans.
Gelte anomalie consiste en une ouverture longitu-dinale faisant communiquer la bouche avecla cavite nasale droite.
Quelque pen d'alhnents solides et liquides pas-saient, pendant la mastication suitout, par cette feil­te pour s'echapper par la narine droite.
L'anomalie se trouve dans la partie mediane de la voute palatine et un peu du cote droit. Elle s'etend depuis I'arcade incisive jusque vers le quai t poste-rieur de la cavite buccale et mesure vingt centime­tres de long environ. Los quatre doigts de la main' y penetrent facilement et peuvent ellectuer un mou-vement de va et vient assez etendu ; ont les voit en regardant par le naseau correspondant. Les doigts se retournent en meme temps centre la cloisonnasa-:e qui repose exactement sur un bord de la lente. L'os palatin parait intact.
II n'y a pas de traitement ä opposer ä cette sorte d'alteration. Les sujets qui en sent affectes doivent etrevendus pour la boucberie comme veauxdelait.
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A part uq peu de salive qui s'ecoule de temps en temps par la aariae et quo le vulgaire peut prendre pour une hypersecretion provenant des voies reispi-ratoires, rien n'appelle I'attentioo s u- ce point do la cavite buccale pendant I'aUaitement. Le lait ne res-sort pas par le nez pendant que I'aniinal tete : le trayon, emprisonne au tmis quarts par la langne comme dans un canal, est applique fortement centre I'ouverture palatine qu'il bouche hennetiquement. Generalement on ne constate cette Ouvertüre que lorsque lesanimaux commencent ä prendre des ali­ments solides.
Irregularite des mäcboires.
On rencontre quelquefois des vices de conforma­tion des mäclioires : des deviations de celles-cl a droite ou ä gauche dans leur extremite libre, une plusgrande longueur del'une ou de l'autre, ou en­core une largueur exageree de la mächoire superieu-re. L. Lafosse propose d'appeler prognatheianowia.-lie qui resulted'un oxers de longueur de la mäclioi- . re, el. mdtagnathe le defaut oppose.
L'allaitement pout encore aisement s'effecluer dans ces cas, mais la prehension des aliments soli­des et leur mastication peutetre tres difficile parcenbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; i que les arcades dentaires ne se correspondent plus. i On doit encore vendre pour la boucherie les animaux qui sont aflectes de ces anomalies.
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— 175 — Anomalies des dents.
Qu'il y ait flifformite des mächoires ou non, il peut exister une diminution ou une augmentation du nombre des dents.
On pent rencontrer des sur-denls aux deux mä­choires. Eiles proviennent de dents caduques qui ne sent pas lombees ou de bulbes dentaires en plus grand nombre. Klles peuvent se rencontrer sur tons los points des arcades dentaires.
Les dents peuvent encore presenter des variations dans leur volume, dans leur direction et dans leur durete. 11 en resulte une usure inegale quo nous examinerons ä propos des vices d'usuve.
Atr^sie de l'anus.
Nous I'avons constatec plusiieurs fois chez les veaux.Tantöt eile est simple,c'est-ä-dire qua I'ouver-ture anale fait seule defaut, tantOtc'est, en meme temps, une plus ou moius grande longueur du rec­tum qui manque. Nous n'avonsjamais rencontre le cas oil il s'ouvre dans I'appareil genito-uiinaire.
Symptomes. — Qnelque temps apres la uaissance, des coliques surviennent et des ellorts de defecation se produiseut. II y a anorexic et meteorisme. Quel-quefoisüne saillie ä la place du rectum produitepar raccumulation des matieres fecales.
Tmitemenl.— II est tres facile de remedier ä l'im-
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perforation de l'anus. Une incision cruciale suflit pour etablir la communication du rectum avec I'ex-terieur. On introduit ensuite I'index dans l*Ouvertü­re pour la regularise!', lui donner, par une dechirure an besoin, la dimension voulue. On s'assure en me­ine temps que le rectum aboutit ä cet endroit.
Quelquefois ce sont les bords du sphincter anal qui sont soudes, ce que 1'on constate par les rides circulaires que l'on voit ä la place de l'anus. On de-truit cette adherence avec le bistouri ou le trocart.
II est bien plus difficile d'aller ä la rencontre du rectum quand il manque en partie ouqu'il aboutit ailleurs. L'operation reussit rarement dans ce cas, mais comme,sans eile, les animaux sont condamnes a perir,on doit toujours la tenter.
Anomalie du peritoine.
Un vcau d'un mois est pris d'une faiblesse gene-rale, il refuse de teter, il n'y a pas de meteorisme. II meint au bout de huit heures. A l'autopsie on trouvc la moilie de la caillelle et presque toute la masse intestinale fortement congestionnees. La moi-tie infeiieura du foie, la moitie de la caillette, tons les intestins exceple le dernier metre, la vessie sont en dehors du sac peritoneal. Le peritoine flotte dans rabdomen et est dispose en deux feuillets adosses que Ton gontle comme un ballon en insufflant de l'air. Cette partie flottante part directement de la colonne vertebrale et n'enveloppe que la moitie
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superieüre du foie, l'autre pai-tie de la caillette, les reins et le rectum. Les intestins sont ramasses dans le fond de la cavite abdominale au lieu d'etre sus-pendus par repiploon.
Gette anomalie est la cause de 1'inflammation des intestins qui, 1 ihres de toute attache, etaient hallo-tes dans tons les sens pendant les mouvemeuts de 1'animal.
Elle est interessante surtout au point de vue de l'etiologie des inflammations du tube digestif. Nous n'avonspu voir I'animal avant ia mort afm de recher­cher les symptömes qui auraieut pu etahlir le diag­nostic dilferentiel.
P A R A S I T I S M E
Muguet.
Le muguet est une alfection buccale, contagieuse, que Ton rencontre, assez frequemment, dit-on, chez les veaux. Nous n'avons Jamals eu l'occasion de Fobserver. Quoique L. Lafosse dise qu'elle est commune, Gruzel neu fait pas mention dans son traite. La pathologie de Friedberger et Frohuer en parle ä peine. M. Neumann en fait une tres interes­sante description dans le dictionnaire de Bouley et Reynal et dans son tr.iite des maladies parasitaires non microbiennes.
Eliologie. — La cause initiale de la nialadie ost
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un parasite du regne vegetal auquel Cli. Robin a donne le nom d'oidium albicans, et Riess celui de saccharottiyces albicans. Ce parasite serait ainsi le meme que celui (jue Ton rencontre daus le mugucL des enfants.
Les cireonstances qui favorisent le developpement de ce parasite sont le jeune äge, la malproprete des etables, l'air viele, la debilite des sujets, l'allaite-ment, etc., le seioiir dans la bouebe d'un peu de lait non degluti qui s'altere, etc.
Symptömes. — D'apres les quelques auteurs qui out parle de cette maladie cliez les veaux, on observe une certäine tristesse cbez raniinal,la diminution de l'appetit, la constipation, bientöt suivie de diarrbec, et un erytheme autour de l'anus. (L. Lafosse.)
La muqueuse buccale s'enllamrae en meme temps et se desseclie. La langue et les geneives sont sur-tout affectees. Des vesicules se ferment bientöt et ne tardent pas ä s'ouvrir. Elles laissent ecouler un liquide plastique, blanchätre qui se concrete en pe-tits grains isoles ou en plaques lenticulaires, peu adberents ä la muqueuse, de laquelle on pent I s separer facilement saus I'mteresser. On pent ren-contrer des vesicules jusque sur la muqueuse du pharynx et meme sur celle de l'cesophage ; elles genent alors la deglutition. L'epitbelium corresnon-dant ä ces elevures se detacbe et il reste, ä sa place, une ulceration süperficielle qüij cependant, pent attaquer quelquel'ois la muqueuse.
Marche. Unrec. Terminaisamp;ns-. — Le muguet des
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veaux a une marche Ires reguliere et dare huit ä dix jours aprös lesquels ramelioralion se prononce iusensildement. Mais, ä ce moment aussi, las ani-maux devieiment quelquefois plus abattus, leur amaigrissement s'accroit, la iliarrhee dimiuue et la mort lie se fait pas attendre.
Complications. — D'apres L. Lafosse, le muguct se complique quelquelois de gastro-enterite ou de pneumonie.
Anatomie pathologique. — Nous renvoyons au trade de M. Neumann pour l'etude du parasite. Disons seulement qu'il siege dansles gi-anulationsou plaques memhraneuses dont nous venous de parier, et qu'il contribue presque exclusiveinent ä les for­mer par leur agffloxneration ct leur entrecroisement.
Diagnostic—II est tves important, au point de vue de la police sanitaire, de ne pas cont'oiulre cetle maladie avec la fievre aphteuse. Dans celle-ci, I'epi­thelium de la muquense se detache et n'est pas sui-vi de la formation de l'enduit cacacteristique du rauguet. Dans le muguet la contagion se produit asscz difficilement et sur les jeunes animaux seule­ment. Lorsque les veaux presentent les symplOmes d'une entente diarrMique avec perte d'appetit, il est prudent de s'assurer que la beuche n'est pas enva-liie par le muguet.
Pronostic. — L. Lafosse dit que le muguet fait perir un bon nombre de sujets. M. Neumann ne le croit pas aussi dangereux,soit qu'il guerisse spontan-jiement uu par un traitement simple.
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Traitement. — Le traitement hygienique decoule de la connaissance des causes qui concourent au developpement du parasite.
Le traitement euratif n'e.st pas difficile äappliquer, mais il doit l'etre avec beaucoup de precautions. A I'aicle dn doigt ou d'une spatule enveloppee d'un peu d etoupcs linos,enlever les croutes de la bouclie,piiis bien netloyer celle-ci avec une decoction de gui-mauves, de sauge, d'ecorce de ebene ou d'orge,pure ou additionnee de chlorate de potasse, d'acide bori-que, de borate de soude, de permanganate de potasse. Ces gargarismes produisent surtout leurs elfets sur les points de la muqueuse debarrasses des plaques de mugciet, en detruisant les germes du parasite et en favorisant la cicatrisation des plaies.
Si ces plaies resistent ä ce traitement on recoin-niande de les toucber avec un tampon impreigne des precedents medicaments un peu concentres, et enfin, si leur cicatrisation ne se produit pas, de les cauteriser avec une solution de Sulfate de cuivre, ou avec un melange d'alun et d'acide cblorbydrique, d'acide chlorhydrique et de miel, ou encore avec le nitrate d'argent.
La diarrbee demande le traitement de l'enterite diarrbeique. On y ajoute des toniques,s'il y a faibles-se generale.
11 faut presenter les veaux souvent ä la mamelle et laver le trayon, chaque lois qua le malade l'aban-donne, avec la decoction qui sort aux gargarismes.
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Formulaire
Les gargarismes se composent, pour uq litre de decoction,de 40 grammes de borate de soude, de 30 grammes de chlorate de potasse ou de 2 grammes de permanganate de potasse.
L'acide borique se dissout mal dans l'eau et meme dans I'alcool. G'est pour cette raison qu'on ne doit pas le recommander.
Pour cauteriser les ulceres :
P. Acide chlorhydrique. ... 1 gramme Miel............. 5 grammes
Vers intestinaux.
Divers parasites vivent dans I'appareil digestif des betes bovines. La plupart ne produisent aucun de­rangement appreciable. On en rencontre dans le rumen (amphistoma conicum) ; dans 1'intestin grele (tenia denticulata, tenia expansa, tenia alba) ; dans le gros intestin : (oesophagostoma inflatum), dans le duodenum du veau(uncinaria radiata);dans le ccecum particulierement et aussi dans le gros intestin (trico-cephalus affinis).
Nous nous arreterons seulement sur I'afiection intestinale determinee par I'ascans vituli que Ton rencontre chez les veaux ä la mamelle.
La maladie vermineuse du veau est tres frequente; eile cause quelquefois la mort, quand on ne lui op-
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pose aucun traitement ; dans la plupart des cas eile determine l'amaigi'issement, l'arret du developpe-ment, d'oü resulte un retard considerable pour vendre les animaux ä la boucherie.
Symptomes. — 11 est assez facile de se rendre compte tie la presence d'une certaine quantite de vers dans I'intestin. Le premier symptoms qui se remarque est I'odeur sui generis de l'air expire,odeur que les eleveurs qualifient de vermineusc (lialeine vermineuse). L'appötit n'est pas modifie ; quelque-fois il est augmente ; il n'est diminue que lorsqu'il y a inflammation intestinale. Dans tons les cas, il y a des grincements de dents plus ou moins frequents ; bientöt il survient de la diarrbee ; les animaux mai-grissent; le flanc se creuse ; la peau devient terne ; le poll se berisse ; une certaine faiblesse se montre; les yeux s'enfoncent dans I'orbite ; les muqueuses sent pales.
II y a quelquefois des coliques sourdes qui s'an-noncent par des contorsions dans le dos, par I'abais-sement de la colonne vertebrale, l'ecartement des membres,le deplacement des posterieurs en arriere, par des mouvements desordonnes de la queue.
Terminaisom. — La mort pent survenir par suite de l'aggravation de ces symptömes et du deperisse-sement lent ; quelquefois il y a decbirure de I'intes­tin par suite de l'accumulation des vors ; enfin il pent en resulter une inflammation intestinale vio-lente qu'il est bien difficile de combattre quand me­mo on reussirait ä provoquer l'expulsion des vers. II arrive aussi que cette expulsion a lieuspontanement.
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Diagnostic. — Le Symptome vraiement caracteris-tique de l'affection est 1'expulsion, par l'anus, de quelques vers. L'enterite des veaux se presente sou-vent avec les memes symptömes que la maladie vermmeuse,et Ton coraprend la necessite absolue de ne pas commettre d'erreur de diagnostic quand il s'agit d'indiquer le traitement.
Traitement. — Quand on n'a que des presomp-tions sur la presence des vers mtestinaux,il est pru­dent de ne pas administrer encore les anthelminti-(pies actifs ou irritants. On emploie ceux qui sont en meme temps calmants, laxatil's ou toniques. Dans ces circonstances la creme de tartre soluble a tou-jours reussi a nous tirer d'embarras.Non pas qu'elle expulse tous les vers, mais, sans irriter la muqueu-se, eile provoque 1'expulsion de quelques-uns.
DilTerentes plantes sont connues des eleveurs, qui les administrent, en decoctions,sans appeler I'hom-me de l'art. Ce sont : la tanaisie, I'armoise, 1'absin­the. En persistanl dans leur administration pen­dant sept a huit jours,ils reussissent generalement a chasser les vers, quand le mal n'est pas trop ancien.
On a reussi aussi ä l'aide des decoctions de suie de cheminee dans du vin.
Beaucoup de proprietaires emploient I'eau froide, administree, tous les matins, a la dose d'un demi-litre ä un litre, selon le developpement du sujet, et pendant huit ou quinze jours. L'eau jouit, en effet, de proprietes antbelmintiques.
Dans tous les cas ou il y aurait en meme temps
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un peu d'irritation intestinale, il est indique de don-ner des tisanes emollientes avant de presenter les veaux a la mamelle.
EnOn si rinflammation intestinale est trop forte quand nous sommes appeles, il laut la combattre ou tout au moins, I'attenuer le plus possible par les moyens ordinaires, avant d'entreprendre le traite-ment anthelmintique.
La mousse de Corse, Tether, le semen-contra,sont souvent employes.
Delafond conseille le breuvage suivant :
Essence de lerebenthine.......... i6 grammes
Jaunes d'oeufs.................. Nlaquo; 2
dans 123 grammes d'infusion d'armoise.
administre ä jeun en une seule dose.
Le traitement suivant nous reussit toujours :
P. Huile empyreumalique rectifiee. ... 8 grammes Eau de graine de lin............ 150 grammes
m^langez, agiiez foriement el adminisirez a un veau de 2 a 3 mois.
II faut diminuer ou augmenter la dose d'huile em-pyreumatique pour les autres ages.
On donne le breuvage le soir.trois ou quatre heu-res apres le repas. Le lendemain matin et avant de presenter les veaux a la mamelle, on administre 60 ou 80 grammes de sulfate de soude dans une decoc­tion emolliente. On fait teter deux ou trois heures apres. II faut qu'il s'ecoule 8 ou 10 heures entre l'adnainistration de l'huile et celle du purgatif. Les vers sontexpulses dans la journee.
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Ce ti'aitement produit un leger derangement pendant deux ou trois jours, mais jamais il ri'a ete suivi d'accidents plus graves.
On conseille, pour combattre la debilite, lorsque les vers ont ete expulses, d'ordonner des toniques. Nous n'avons jamais eu recours ä ce moyen,pensant que le lait est encore le meilleur de tous les toni­ques.
SOLUTIONS DE CONTINUlTp:
Fracture des maxillaires.
Cette maladie est extremement rare; mais on congoit qu'elle puisse etre produite par des chocs violents. G'est surtout le maxillaire inferieur qui pent etre atteint.
La prehension des aliments est toujours rendue difficile par ces fractures. La mastication pent en­core s'efl'ectuerjquoique tres difficilement, si la frac­ture est aux barres ou si eile n'interesse qu'une brauche du maxillaire. Elle est impossible si la frac­ture est trop rapprochee de l'articulation temporo-maxillaire,car il pent y avoir,dans ce cas,une arthri-te. Dans tous les cas, rinllammation des muscles qui avoisinent la fracture, empeche leur fonction-nement et rend les mouvements de la mächoire presque impossibles.
Toutesces fractures peuvent guerir spontanement, avec plus ou raoins de certitude,selon la place qu'el-
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les occupent. S'il y avait interet ä les trailer on ne pourrait avoir recours qu'aux applications vesican -tes qui favoriseraieat la ibnnation du cal en meme temps qu'elles feraient rofliee d'appareils contentifs par Tengorgement qu'elles occasionnent.
Peut-eti-e les ernplätres agglutinatifs epais et ap­pliques sur toute l'etendue de la branche maxillaire oü siege la fracture, produiraient d'excellents resul-tats.
Mais pendant tout le temps que se formera le cal osseux,il faudra donner aux animauxune nourriture speciale qui puisse etre prise presque exclusive-mentpar la succion. II y aura amaigrissement et il s'ecoulera un temps tres long avaut que les animaux aient repris leur embonpoint primitif.
On voit que, dans ces circonstances, il vaut mieux vendreles animaux pour la boucherie.
Fracture ou ebranlement des dents.
Les memes causes qui determinent la fracture des maxillaires peuvent determiner la fracture ou I'e-branlement des dents. L'accident pent se produire aux incisives par des coups de pied pour faire rele-ver la tete, sur les molaires par des coups de cornes. Nous avons vu des phlegmons atteindre les genci-ves et determiner rebranlement complet de plu-sieurs molaires, et, dans une circonstance, toute la rangee fut atteinte.
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Quand il n'y a qu'ebranlement de la dent, on peut se passer quelquefois de rextraire,surtoutsi la mas­tication s'elFectue encore assez bien. Si une molaire est ebranlee, et ä plus forte njison plusieurs, il est prudent de favoriser la consolidation par une nourri-ture tendre, des farineux pendant quelques jours, et des gargarismes legerement astringents. A la suite de l'extraction d'une dent, l'occlusion de l'alveole est quelquefois contrariee par la presence des aliments qui la remplissent sans cesse.
Les dents fracturees sont encore-i'etenues par les genciyes et, dans tons les cas, il faut les en detacher coinpletement, soit en les prenant avec des pinces, soit en les dissequant ä Taide du bistouri, selon la place qu'elles occupent.
II reste ensuite a combattre, par des gargarismes, rinflainmation locale qui s'ensuit.
Les signes qui appellent ^attention du praticien sur ce genre d'alterations, sont absolument les me-mes que ceux qui seront indiques -ii propos de la persistance des molaires caduques.
Section de la langue
C'est Un accident fort rare cbez les rumi­nants. La langue peut etre sectionnee complete-ment ou seulement en parlie. Une fois nous avons observe une section presque complete, qui fut pro-duite dans une curieuse circonstance. Une vache
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et im cheval paissaient ensemble.Aun moment donne, les deux animaux se trouvant ämordre dans la meme touffe d'herbes, le cheval rencontra la langue de la vache avec ses dents, et la divisa presque complete-ment. Elle ne tenait plus que par son bord. II en pendait,en dehors de la bouche, environ 7 ä 8 centi­metres.
Le proprielaire me conduisit la vacheaussitötetje ne crus mieux faire que de saisir, ä pleine main, la partie pendante et de l'enlever par arracbement.
Quelles que soient les circonstances qui determi-nentla section complete ou incomplete de la langue, le traitement est des plus simples. Oa arracbe la partie pendante si la section est presque complete ; on ne fait pas la moiudre operation si la languereste attachee par une grande etendue. Dans ce cas la cicatrisation se produit seule et la langue reste divi-see,ce qui ne nuit nullement ä sa fonction.
L'bemorrhagie ne dure jamais assez longtemps, ni eile n'est pas saffisamment abondante pour que Ton soit oblige de recourir aux bemostatiques .
Les gargarismes astringents, legerement excitants ou alcoolises, calment l'inflammation et bätent la cicatrisation.
Plaies de la langue
Les corps etrangers durs, tranchants ou piquants, qui peuvent se trouver ä travers les aliments, sont
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Une cause frequente des plaies de la langue, surtout chez les animaux qui sont atteints de pica.Ces corps etrangers s'y implantent meme et genent la mastica­tion. Nous avons rencontre une aiguille ä passer la laine implantee ä la base de la langue, oü eile s'e-tait enfoncee presque completement en prenant une direction d'arriere en avant.
Symptomes.— Ce qui caracterise la presence de ces corps etrangers implantes,ce sont lesmouvements que les animaux impriment a leur langue en la ti-rant au dehors etenlapromenant dans tons les sens. II y a alors un mouvement de la langue tout parti-culier, indiquant bien que les animaux cherchent sans cesse a se debarrasser de ce qui les gene.
Traitement.— II suflit dans ces cas d'explorer la bouche pour extraire le corps etranger et d'ordon-ner ensuite le traitement de la gnatite ordinaire.
Plaies de loesophage
Les deux principales causes qui determinent les plaies de l'cesopbage sont les manipulations mala-droites,pratiquees clans le but de repousser le corps etranger qui s'y est arrete, ou bien Foperation de l'cesophagotomie.
Dans le premier cas il en resulte une infiltration assez forte, et, si on ne sacrifie pas les animaux pour la boucherie, il peut rester, apres la cicatrisa-
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tion, une sorte de poche ou jabot dans laquelle s'ac-cumulent les aliments ou la saliva. Cette poche se traduit a I'exterieur par une tumefaction assez prononcee, sans douleur, et se vide d'ordinaire par la pression.
Ge jabot muqueux pent exister dans la portion tboracique de l'cjesopbage et Ton congoit que dans ce cas 11 soit difficile de le constater et encore plus dif­ficile de le trailer.
Outre cette tumefaction exterieure le jabot ooso-phagien produit, quand il est plein, une certaine compression de la tracbeeet determine ainsi un bruit de cornage plus ou moins accentue, qui se mani­feste surtout quand les animaux prennent leur repas.
Ce bruit de cornage ne se produit pas quand la tumeur est dans la portion tboracique- Mais, dans ce cas, on constate un mouvement de va-et-vient de la salive a 1'entree du thorax, une difilculte pour la deglutition et la rumination et meme un certain meteorisme provenant de ce que feruclation se pro­duit difficilement.
Le jabot presente en outre cette particularite que son Ouvertüre est du cöte du pharynx,ce qui fait qu'il est constamment plein de salive ou d'aliments et que pour le vider, il faut exercer une compression d'ar-riere en avant.
La division qui i'esulte de rccsophagotomie se cicatrise assez bien quand ou prend ses precautions pour obtenir la cicahisation adhesive.
Traitement. — Lorsque des decbirures sent pro-
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duites dans Fintefieur de l'cesophage a la suite de manipulations maladroitesoubienäl'aidedessondes, et dans lo cas cm elles ont une ceiiaine etentlue, on doit livrer les animaux ä la boucherie Quand les dechirures sont legeres elles se cicatrisent facile-ment ä l'aide du traitement de l'oesophagite.
Plaies du rumen
Les plaies que Ton observe le plus ordinairement sur le rumen sont cedes qui resultent de la ponction de cot organe on de la gastrotomie.
Les premieres se cicatrisent spontanement par premiere intention, des que la canule est enlevee. Lorsqu'elle est restee trop longtemps en place, des adherences se sont formees entre le rumen et la paroi abdominale, et il reste alors uhe fistule par la-quelle l'air s'introduit et s'ecbappe ü cbaque mouve-ment respiratoire on pendant les mouvements du rumen. II s'ecbappe meme quelquefois quelque peu de matieres alimentaires ou du liquide. Maiscet etat de ihoses,qüi peut durer plusieurs mois,cesse bien-töt si on place sur l'ouveiiure cutanee une simple suture avec une epingle. Nous n'avons jamais vu les clioses se passer aatrement.Dans un cas oü la canu­le fttt retiree immediatement apres l'evacuation des gaz, les deux ouvertmes ne se corresp.ondant plus, 11 yeut, dans le tissu cellulaire une iidiltration enorme, quis'etenditsur tout le cote correspondantde l'abdo-men, depuis la colonne vertebrale jusqu'au sternum,
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et depuis l'epaule jusqu'ä la region de la cuisse. Paiquot; le taxis on deplaQait les gaz et on les ramenait vers le trou artificiel. C'est en operant ainsi,souvent dans la journee, qu'on en evacuait une grande quantite. Le reste fut resorbe insensiblement pendant un mois et demi, au bout duquel il ne resta plus aucune trace d'alteration. Nous n'avons jamais constate d'autres complications. La compression, sur les par­ties oü eile est possible, sur le dos, par oxernple, ä l'aide d'un long sacbet rempli de sable, sur les cötes et en arriere des epaules ä l'aide de sangles larges, cbasse facilement les gaz vers uu point determine. Des scarifications sur ce point suflisent pour en faire evacuer une grande partie. Ou peut faire aussi, de temps en temps, des lavages sur la peau avec des liquides astringents.
II en est autrement lorsque les plaies du rumen sent plus etendues, danslecasde gastrotomie par-ticulierement. On a, dans ce cas, une plaie de 10 ou 15 centimetres d'etendue, dont il faut faire la suture avec beaucoup de precautions, sans quoi il y reste une fistule qu'il est presque impossible de faire dis-paraitre, et par laquelle des matieres alimentaires s'ecbappent sans cesse avec un certain bruit et une force de projection d'autant plus intenses que la fis­tule est plus etroite.
On evitera toujours cette complication en faisant la suture du rumen et celle de la paroi abdominale avec beaucoup de soins et ä l'aide d'un pansement rationnel.
La meilleure suture que Ton puisse pratiquer sur
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le rumen est la suture en surget avec du fil solide, assez gros et bien cire. C'est la seule qui permette de tenir fortement rapprochees les levres de la plaie et d'eviter la fistule. Dans tous les cas il faut que les levres de la plaie soient bien en contact sur toute leur etendue, ce qui s'obtient en rapprochant les points et en les serrant regulierement. On les bumecte avec un liquide excitant et antiseptique, I'alcool campbre, par exemple. On fait ensuite, de la meme fagon, la suture externe comprenant la peau et les parties musculaires et libreuses tout äla fois. Mais avant il faut prendre la precaution de bien aseptiser ces parties et de les laver avec I'alcool,afin de coagu-ler la matiere sereuse qui commence a s'en ecbap-per. On fait, souvent dans la journee, des lotions superficielleSjtoujours avec ralcool campbre ou pbe-nique.
Apres ces lotions on pent sanpoudrer la suture avec la poudre d'iodoforme qui fait, sur la plaie,une mince croute aseptique.
Malgre touies les precautions que Ton prend, il pent se faire entre le rumen et la paroi abdominale une adherence correspondante aux deux plaies. La • cicatrisation pent s'effectuer quand meme et le ru­men reprendre sa liberte ensuite, sans que Ton se soit apergu de ce travail interne. Mais a ce moment aussi il peuts'ouvrir une fistule de toute I'etendue de la plaie, ce qui tient a ce que Ton a donne de la nourriture sous un trop gros volume,ou bien encore ä l'etat de gestation avance de 'la vacbe, dont le flanc est en ce moment plus distendu et le rumen moins libre et plus comprime.
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Dans ce cas, il est extrememe'nt difficile de guerlr cette fistule que Ton pourrait presque appeler anus drtificiel, comme celle qui fait communiquer I'intes-tin avec rexterieur par la paroi al)domiiiale.Il scrait imprudent, dans ce cas, de detruire cette adherence parce que la noirvelle suture que Ton pratiquerait au rumen ne serait pas suivie assez yite de l'adherence des bords de rouverture,et que les aliments s'ecliap-peraieut dans rabdomen. II faut s'appliquer seule-meat ä faire cicatriser I'ouVerture exterieure, ce qui exige les plus grandes precautions. Chercher, a ce moment, a obstruer completement cette ouverture par les sutures completees, meme par les emplätres agglulinatifs, est absolument inutile : la chaleurdes gaz et des matieres alimentaires qui sont constam-ment refoules dans la fistule, ramollissent i'emplä-tre ; la force avec laquelle ces matieres sont refou-lees pendant les mouvements du rumen ouvre un nouveau passage entre deux points de suture, passa­ge qui se forme aussi entre la peau et l'emplätre de­code par la chaleur ä 1'endroit le moins adherent.
Dans cette circonstance les emplatres agglutinatifs ne sont d'aucune eflicacite.
Le seul moyen qui nous ait reussi dans un cas de fistule tres large, de 10 centimetres au moins, apres avoir essaye du moyen que nous venons de signaler, c'est la suture incomplete de la plaie cutanee. Nous avons ferine celle-ci aux trois quarts a I'aide d'un fil solide et fortement cire ; les gaz du rumen, fair qui s'y introduisait et les aliments liquides avaient assez de place pour s'echapper par fouverture qui restait. La cicatrisation de la partie en contact se fit
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alors ti'es bien. L'orifice exterieur de la flstule lais-sait ä peine penetrer.le doigt, ses bords se retre-cirent de plus en plus en se cicatrisant et, au bout de trois mols,la guerison etait complete.
Une fois l'ouverture cutanee fermee,on congoit de cpielle fatjon se fait I'obliteration interne de la listule. A ce moment eile a la forme d'nn cone dont le som-met se comble sans cesse. II arrive bientöt que I'o­bliteration atteint la base de ce cöne, c'est-ä-dire l'ouverture du rumen. II ne reste plus alors qu'un tissu de cicatrice qui est resorbe peu ä peu, leS ad-berences sont bientöt rompues et le rumen reprend ainsi sa liberte premiere.
Plaies du reseau et du f euillet
Les solutions de continuite de ces deux parties du tube digestif n'ont pas la memo gravite que les pre-cedentes. Elles sont generalement produites de de­dans au debors par les corps etrangers qui ont ete avales avec les aliments. Elles n'ont memo que le desagrement de provoquer des inflammations locales legeres lorsque ces corps ne sejournent pastrop long-temps dans ces cavites.Ce sont souvent des corps ace-res ou tranfbants,qui traversentla paroi de 1'Organe pour aller produire,sur d'autres points du corps,des alterations mortelles, ou bien s'echapper au debors, apres avoir suivi des trajets plus ou moins longs.
Ces solutions de continuite sont toujourstres 11-
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raquo;
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mitees et leur cicatrisation s'opers que la cause ä disparu.
rapidement des
Plaies de la caillette et du coecum
J.es lesions de continuity de ces deux parties du tube digestif ont la meme origine et sont de meme nature. II est done avantogeux de les envisager en meme temps. Elles sont tres rares et elles peuvent etre produites ä la suite des coups de cornes que les animaux se donnent sur les parois abdominales. II y a alors hernie, et quand on veut reduire celle-ci on trouve la plaie de I'organe hernie. Cette plaie pro-duite de cette fagon est toujours une plaie par de-cbirure et se trouve,par consequent,dans le sens des fibres. Elle peut-etre aussi la consequence des ma­nipulations exigees pour ia reduction,ou bien encore d'un coup de bistouriporte trop profondement quand on fait l'ouverture abdominale.
Ces plaies sont sans gravite. Une suture en surget ä points rapprocbes, avec un fil cire approprie a l'epaisseur des levres de la solution de continuity, suffit pour procurer une adbesion rapide.
Plaies des intestins
II n'y a rien de particulier ä signaler ä propos de
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l'anus contre nature des ruminants. II results des memes causes que chez les solipedes, il se forme clans les memes conditions et sa guerison ou sa per-sistance suit les memes phases et exige les memes soins.
Cependant comme en pathologie equine il a ete fort pen question de ce genre d'alterations, nous pensons qu'il est utile d'en dire ici quelques mots.
L. Lal'osse dans son traite de pathologie en donne des details extremement interessants, mais malheu-reusement cet ouvrage est devenu tres rare.
Etiologie.— La fistule intestinale ou anus conlre-nature, est, la plupart du temps, la consequence de contusions qui out porte sur l'abdomen de maniere ä alteindre un point quelconque de rint,estm,ä pro-voquer son inflammatiun externe surtout, et, par suite, son adherence avec la paroi abdominale au point qui a recju la contusion. On congoit qu'ä ce moment, la partie comprise entre la peau et l'intes-tin,dejä i'amollie,desovganisee meme par I'inflamma-tion,se transforme en trajet listuleux.
Une fois nous avons observe ranus contre nature sur une vache qui porlait une hernie intestinale dans la region des hypocbondres. Cette hernie se tradui-sait par une lumeur du A-olume du poing, eile etait fluctuante et donnait,pour le vulgaire,tous les signes d'un abces. Le proprielaire enlbnca dans cette tu-meur la pointetres eflilee d'une paire de ciseaux de couturiere. II s'ecbappa d'abord beaucoup de sang puis des matieres excrementitielles. II n'y eut pas
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de complications.Au bout de huit jours recoulement se produisait encore et on vendit l'animal pour la boucherie.
Symptömes.—Nous avons rencontre cette maladie une seule fois sur une genisse de dG mois, qui avait relt;?u force coups de cornes de ses congeneres. Nous ne fiimes appele que lorsque las excrements s'e-coulerent par le flaue ; ce quiprouve que les symp­tömes du debut passerentinapergus et furent ainsi pen intenses, qu'ils ne causerent meme pas de coli-ques bien accentuees, ni meme la diminution de l'appetit. La cause dut porter sur un point absolu-ment limite. Des notre premier examen nous trou-viimes sur le flanc droit, partie moyenne, un ecoule-ment de matieres fecales provenant d'une puverture dans laquelle on ne pouvait pas introduire le petit doigt. Une sonde s'enfoncait profondement en avant et en arriere, ce qui indiquait quele tube intestinal n'etait pas obstrue. Ce qui I'indiquait encore e'est que l'animal fientait mais pen ä la fois.
Pronostic. — Le pronostic depend du plus on moins d'occlusion du tube insestinal. Dans tous les cas, ilest tres difficile d'obtenir la guerison de ce trajet listuleux, il vaut mieux sacriiier les animaux qui en sont atteints, pour la boucherie et meme les engraisser dans ce but, si les fonctions digestives le permettent encore.
Traitement. — Nous n'avons pas essaye de trailer le sujet dont nous venous de parier. Nous pensons
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que Ton pourrait tenter l'occlusion du conduit en ravivant l'ouverture cutanee ä l'aide du bistouri ou en introduisant, dans le trajet, le crayon de nitrate d'argent, et en faisant ensuite une suture tres ' ser-ree. Cette operation serait dangereuse si Tocclusion intestinale etait complete. Si la recidive se produit, on.est toujours ä temps pour livrer les animaux a la boucherie. II pourrait meme arriver que, comme dans les cas de ponction du rumen ou de gastroto-mie, l'ouverture cutanee se resserrant sans cesse, ne fmisse par disparaitre completement. II y a alors guerison spontanee.
Dechirures du rectum
Le rectum, par la facilite avec laquelle les corps etrangers peuvent I'atteindre, est susceptible de decbirures plus ou moins etendues qui Interessent la muqueuse et la charnue ou bien toute sa paroi. C'est de lä que depend le plus ou moins de gravite de la mala die.
Etiologie. — Pendant la louille rectale la main rencontre quelquefois le rectum contracte,et si I'ex-plorateur ne salt pas attendre que la dilatation se produise ou s'ilenfonce son bras plus avant, il pent provoquer des decbirures qui n'interessent que la muqueuse et la coucbe cbarnue. La perforation de
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la paroi n'a pas lieu et l'accident n'a aucune suite grave. Mais d'autres causes plus violentes peu-vont agit- et produire une dechirure complete.
On signale comme pouvant causer cet accident, les parts laborieux,les corps etrangers introduits par le rectum involontairement ou par malveillance ; la canule de la seringue, qui est souvent un tube de roseau, introduite trop brusquement et trop profon-dement. Les coups de come, les empalements qui peuvent se produire dans une foule de circonstan-ces, etc.
Symptömes. ~- On est averti de l'existence d'une plaie du rectum par une bemorrbagie au debut. II y a ensuite des coliques legeres qui se traduisent par une agitation dans le train posterieur,- des torsions de la queue ; les excrements sonttacbesde sang et de mucosites,quelquefois ilya un pen d'infiltration de l'anus. L'appetit a un pen diminue, la rumination n'a pas cesse, il n'y a pas de meteorisme. Des que ces symptömes ont indique le siege du mal,la fond­le rectale en fait connaitre I'etendue.
Vronostic. — Lorsque la muqueuse est seule alTec-tee comme dans les cas de fouille rectale, il n'y a pas lieu de s'en preoccuper.Si la charnue est atteinte en meme temps, il pent y avoir des infiltrations des parois et le passage des excrements etre gene. Mais il n'y a pas encore de gravite. La gravite n'existe que lorsqu'il y a rupture complete. Dans ce cas les raatieres excrementitielles passent dans I'abdomen,
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produisent une infection putride et une püritonite' movtelle.
Traitement. — Inutile d'entreprendre un traite-ment quand 11 y ;i dechirure complete. II faut s'em-presser de livrer les animaux ä la boucherie.Quand eile n'interesse qu'une partie de l'epaisseur rectale les lavements emollients suffisent pour calmer I'in-flammation, pour ramollir les excrements et favo-riser leur evacuation.
Dans les circonstances oü la suture, dans les cas de perforation, est possible, ce meine traitement est süffisant.
Dechirures de lanus
Elles sont frequemment determinees par des coups de comes ; des corps elrangers centre les-quels les animaux se frottent, des coups portes dans cette region, et une foule de circonstances venues du debors les occasionnent egalement.
Ces decbirures sont plus ou moins etendues ; elles peuvent penetrer profondement, mais elles n'ontjamais de gravite. Elles n'ont que I'inconve-nient de gener la sortie des excrements.
Leur traitement est celui des plaiesordinaires.Les lotions antiseptiques et excitantes sont ä recomman-der.
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Invagination. — Volvulus.
C'est une maladie qui, quoi qu'en disent les au-teurs, se rencontre rarement chez I'espece bovine. Nous ne I'avons observee que 12 fois en 22 ans de pratique medicale,au milieu d'une population bovine de 6000 tetes environ. II semble qu'elle soil plus ire-quente dans le jeune age : c'est, en elTet, sur des animaux de deux,lrois et quatre ans que nous I'avons constatee le plus souvent ; une seule fois sur une vache de neuf ans. Chez celle-ci c'etait im volvulus, chez huit autres des invaginations. Je ne saispas si la localite et la race influent sur I'obstruction intes-tinale que nous avons en vue.
On donne aussi a la maladie les noms de volvu­lus et ({'intussusception. II y a volvulus quand I'in-testin est simplement enroule sur lui-meme on qu'il est etrahgle par un repli de l'epiploon. II y a inva­gination ou intussusception lorsqu'une portion d'in-testin est entree dans I'autre.
Les etudes pratiques de cette maladie ne sont pas encore assez completes pour permettre de differen-cier le volvulus de l'invagination.Quoique les auteurs qui out ecrit sur ce point de la pathologie bovine s'accordent ä reconnaitre qu'il est impossible d'eta-blir une difference entre ces deux productions mor­bides, nous pensons qu'ä la suite d'observations
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plus nombreuses et plus minutieuses, on parviendra üen faire deux maladies distinctes.
Pour le moment nous continuerons a donner in-differemment ä cette obstruction intestinale le nom de volvulus ou d'invagination.
Peu Importe au point de vue du pronostic et du traitement que Ton ait affaire ä l'une ou ä l'autre. Ce sont las degres de ces deux affections qu'il est utile de bien determiner.
Etiologie. — On ne connait pas exactement les causes qui donnent naissance ä la maladie. Gruzel declare que tous les animaux qui en ont ete affectes dans sa clientele montraient les premiers symptömes aprös avoir courü oufait des bonds violents en ve-nant de boire. M. Peucb accuse l'ingestion d'une grande quantite d'eau froide ou glacee. L. Lafosse dit qu'elle coincide assez souvent avec des maladies qui troublent violemment les fonctions digestives, telles que les indigestions, l'enterite, la congestion intestinale. Dans les cas que nous avons observes nous n'avons trouve, ä l'autopsie, que des lesions limitees ä la partie invaginee et Jamals d'indigestion. Dans une circonstance nous avons vu le mal debuter par une course subite ä travers une pente rapide ; une autre fois, ä la suite de l'ingestion d'eau prove-nant d'une märe glacee, et enfin, dans un cas d'inva­gination de 2 m. 40d'intestiü, la maladie commenca a deux beures du matin, c'est-ä-dire longtemps apres le repas et pendant le repos. Dans les autres cas nous n'avons pu decouvrir exactement la cause. Les arrets de transpiration paraissent ne pas etre
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etrangers ä la production de la maladie : a propos-d'une vache qui en etait alteinte, le proprietaire rne declara qu'elle etait tres sujette aux refroidissements et qu'il etait oblige de la faire transpirer souvent ä l'aide de couvertares.
Quant aux courses desordonnees, je pense qu'elles sent plutöt un Symptome qu'une cause de la ma­ladie.
Mode de formation. — Le mode de formation du #9632;volvulus et de l'invagination n'est encore explique qua par des hypotheses. Celui du volvulus est plus facile ä concevoir, car il suffit, pour qu'il se pro-duise, de mouvements contraires des anses intesti-nales oude I'engagement del'une d'elles dansimede-chirurede I'epiploon ou dans un repli du mesentere. Mais qu'elle que soit lavraissemblance des explications concernant rinvagination, il est encore diflicile de concevoir la production de cette force d'apres laquel-leune portion d'intestin penetre dans rautre,surtout si Ton considere la resistance qu'oppose ä cetle intussusception le mesentere qui le suspend. Cost, du reste, cette resistance, cette traction en sens inverse qui determine renroulement en spirale de la masse intestinale invaginee sur une grandeetenckie.
Lafosse pense que laquo; pendant les douleuis abdomi-laquo; nales, les contractions peristaltiques et antiperis-cc taltiques s'operent en meme temps que deux anses a intestinales se rencontrent dans deux mouvements laquo; ondulaloires opposes, Tun se retrecissant et s'en-laquo; gageant dans I'autre qui la regoit raquo;. Friedberger
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(lit que la lesion laquo; parait avoir pour cause la paraly-sie de la porlion peripherique de l'intestin, du segment invaginant, ou des mouv'ements peristal-tiques violents qui produisent rengagement de la poi'tion centrale du segment invagineraquo;. Enfin, 'apres M. Peuch, laquo; Tinvagination parait toujours devoir resulter de mouvements peristaltiques irreguliers et tumultueux qui, en diminuant le calibre d'une portion intestinale, permetlent la penetration de celle-ci dans une autre portion in­testinale non animee de contractions, et, par con­sequent, d'un calibre plus large que celui de la premiere ; ou bien une anse intestinale tombe dans une anse voisine qui est paralysee et dilatee par suite d'une inflammation circonscrite de sa couche sereuse, et entraine, en la renversaut, une partie de l'anse paralysee. Les tiraillements qu'eprouve le mesentere provoquent un processus inllammatoire qui determine une reunion rapide entre les surfaces sereuses des tubes entrant et sortaat, et ainsi le tube entrant ne pent s'avancer de lui-meme dans la gaine; tandis que celle-ci, par suite des contractions iutestinales, s'avance de plus en plus sur le tube entrant, dont, par ce fait, la longueur augmente graduellement raquo;.
Teiles sont les principales theories que Ton donne sur la production de cette bizarrerie patbologique.
Symptomes. — Tout-ä-coup l'animal est pris de violentes coliques qui I'obligent a se coucber, ä se rouler sur le dos, ä se jeter dans la creche, ä s'agiter
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d'une fagon dangereuse pour les personnes qui cherchent ärapprocher.Cescoliquesdurentplusieurs heures et cessent presque aussi vite qu'elles se sont declarees ; en meme temps qu'un abattement gene­ral , on ne constate plus alors que des douleurs abdominales se traduisaht par des signes tout parti-culiers : contorsions dans le dos, queue relevee en decrivantun arc ä sa base, soulevement lent des membres posterieurs ; I'animal reste plus longtemps couclie et retourne la tete du cöte du llanc ; il se coucbe avec beaucoup de precautions et pousse une plainte quand il touclie ä terre. Pas de sensibilite dans le dos ni au sternum.
L'invagination tres etendue est indiquee, quand I'animal est debout, par Tecartement des membres : les membres anterieurs sont portes en avant et les posterieurs en arriere, par des efforts expulsifs qui se montrent par intervalles, comme si I'animal vou-lait expulser quelque cbose qui embarrasse ses voies digestives; le flanc est retrousse dans cette position campee et on ne constate pas de meteo-risme, celui-ci est tres leger lorsque I'animal est coucbe. Le rectum est vide et dilate et l'anus con-tracte. Nous n'avons pas constate les efforts expulsifs dans les cas de volvulus ou d'invagination de peu d'etendue.
Le malade refuse toute espece d'aliments depuis le debut de la maladie, la rumination estsuspendue. Le raeteorisme fai', defaut ou il est tres leger. On provoque un bruit de liquides quand on imprime des mouvements saccades au flanc droit. Ce bruit
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de liquides provient de ce que rintestin se remplit d'une matiere sero-sanguinolente arrelee ä l'endroit oblitere. Ce Symptome ne se produit que quelque temps apres le debut de la maladie et il est moins prononce si celle-ci reside dans rintestin grele.
L'invagination correspond ä la partie inferieure droite et posterieure de l'abdomen. C'est ä cet en-droit qu'une pression avec la main posee ä plat ou fermee provoque de la douleur dans les cas les plus graves. M.Bax de Jonzac dit Tavoir constatee ä gau­che.
Les defecations sont plus frequentes d'abord,puis elles deviennent de plus en plus rares ; les excre­ments sont rendus ea petite quantile et le plus sou-vent ramollis. Cependant nous avons rencontre quelques cas ou ils etaient reduits äquelques crottins meles ä des matieres glaireuses. M. Peuch dit qu'ils sont sees et coilTes au debut, ou bien meles ä du mucus sanguinolent. D'apres Ouzel, au contraire, l'animal rend des excrements detrempes. Des que la partie du tube intestinal qui fait suite au volvulus s'est video, les defecations cessent completement et l'animal ne rejelte plus qu'un pen de matiere spu-meuse, quelquefois sanguinolente. Quelquefois ces dejections sont en meches gelatineuses plus ou moins colorees. Enfm ä partir du deuxieme ou troi-sieme jour, rarement plus tot, il y a rejet de paquets fibriho-albutnineux, qui se forment an point malade de l'intestin. Ces ppquets sont rares et il faut faire veiller le malade pour saisirle moment oiileur rejet a lieu.
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Le pouls est plein et accelere pendant les coliques. II devient petit quand elles ont cesse.A mesure qu'il faiblit le nombre des pulsations augmente etarriveä 70, 80, 120 et meine au-delä. Les comes et les oreil-les se refroidissent. On eprouve une sensation de froid quand on applique ia main sur la peau du ma-lade. Le thermometre marque d'abord la tempera­ture normale du corps, puis un leger abaissement lent et progressif de cette temperature.
Dans les grandes invaginations ou dans les cas de volvulus les plus cotnplets, alors que la masse alte-ree a acquis un certain volume et que les tiraille-ments sur Tepiploon sont prononces par suite du de-ore d'enroulement des intestins avec cette membrane ou par suite de rintroduclion, dans la partie invagi-nee,du mesentere, ou bien encore quand il y a volvu­lus et invagination tout ä la fois, on constate, par la fouille rectale, en glissant la main ä plat contre le flanc droit,im repli du peritoine sous lequella main
Cette particularity est I'indice d'un volvulus inte­ressant surtout I'intestin grele. Ce repli est moins rapprocbe de la paroi abdominale quand il s'agit d'un volvulus interessant le colon. Dans le premier cas on sent une masse plus ou moins resislante dans la partie moyenne et anterieure du flanc ; dans le deuxieme cas une masse plus volumineuse dans la partie inferieure droite de 1'abdomen,dont eile se rapprocbe d'autant plus qu'elle est plus lourde. Ce poids tient ä ce que la partie invaginee est plus
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etendue ou qu'une plus grande infiltration de sero-site existe au collet du volvulus.
Cette disposition interieure de la lesion pent four-nir des indications precieuses. Nous ne I'avons pas etudiee assez souvent pour dire si e\\e est constante, ni pour connaitre les variantes qu'elle presente. L'observation seule pent jeter quelque precision sur ce point.
Dans certains cas oü le volvulus n'est pas com-plet ou que rinvagination est de peu d'etendue, les matieres sero-sanguinolentespeuvent passer et alors, apres quelques jours d'absence de defecations,il peut etre rejete des excrönjents noirs ressemblant ä de la suie de cheminee delayee.Peu ä peu ces excrements reprennent une meilleure couleur et la guerison peut arriver. Mais c'est M un cas tres rare.M.Rizon de Berrac a recueilli quelques cas de guerisons sur-venues de cette faeon. Les alterations pathologiques nous iudiqueront de quelle maniere peuvent se pro-duire ces guerisons spontanees.
Mar.che, Dure'e, Terminaison, Pronostic. — La marche de la maladie est tres reguliere. Qu'il y ait volvulus ou invagination, des que les coliques out cesse il y a un etat general de malaise qui ne se modifie pas et qui a une duree variable, 0 ou 8 jours, quelquefois 12, 15 ou meine 20. La mort est la terminaison la plus ordinaire. Cependant il est des circonstances, rares il est vral, oü la guerison arrive spontanement; ce sent lä les cas oü la lesion est le moins etendue. Quelquefois aussi le traitement ra-
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tionnel peut procurer une guerison complete. Mais la maladie livree ä eile meme est presque toujours mortelle.
On comprend que, dans des circonstances aussi graves, le pralicien doive faire de grandes reserves au point de vue du pronostic. Les details qui vont sui-vre sont d'ane graude valour pour I'etablir avec toute la prudence necessaire.
Anatomie pathologique. — G'est im peu partout, sur toute l'etendue de l'intestin^que nous avons ren­contre le siege du volvulus et de l'invagination. Nous ne savons pas exactenftnt si d'autres prati-ciens out observe I'mvagination de l'intestin grele dans le ccecum et meme celle du coccum dans le colon.
Quand on se dispose ä faire l'autopsie d'un volvu­lus, il laut proceder comme si Ton voulait en faire l'operation. Les occasions pour acquerir l'adresse et l'assurance voulues sont trop rares pour que Ton puisse se permettre de negliger celles que nous offre le cadavre. 11 faut memo aller jusqu'ä I'amputation de Fintestin altere et raccorder les bouts d'apres toutes les regies chirurgicales recommandees. II faut terrainer par la suture de la paroi abdominale.
On procede ensuite ä l'autopsie du cadavre. Sans le changer de position on fait un incision tout le long des hypochondres depuis les lombes jusqu'au ster­num. On fait une autre incision partant perpendicu-
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lairement du milieu de la premiere et se prolongeant jusqu'au grasset. On rabat les deux lambaux ainsi formes et on a touts la masse intestinale a decou-vert.
La partie malade apparait alors sur le premier plan. S'i) y a eu inflammation intestinale, on n'en trouve plus de trace, on du moins tres peu, parce que le traitement que Ton a administre a contribue ä la combattre. II nefaut pas croire ä une indiges­tion parce qu'il y aura beaucoup d'aliments accu-mules dans les reservoirs gastriques. A 1'article indigestion nous indiquerons les signes qu'il faut y rencontrer pour pouvoir afnrmer qu'elle existe.
Qu'il y ait volvulus on invagination, la partie ma-lade existe sur un point assez limite de la masse intestinale, 20 ou 30 centimetres d'etendue, dans tous les sens. Ge point est brun-fonce au centre, et cette couleur devient plus claire vers la peripberie. Cette masse, assez diffuse, est composee d'intestin, et de mesentere plus ou moins tordu et infiltre.
Si Ton cberche ä se rendre compte de l'anatomie pathologique de cette masse alteree, on pent cons-tater quatre degres d'alterations :
1deg; Une anse intestinale est simplement etranglee pai- unrepli de l'epiploon ou du mesentere.Get etran-glement est incomplet ou bien I'intestin est comple-tement oblitere par la compression provenant du collet forme par le mesentere infiltre. Dans le pre-cas il pent passer encore des matieres alimentaires.
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2deg; Cette anse intestinale est elle-meme tordue et l'obliteration est plus complete. II y a infiltration comme dans le cas precedent el formation d'un col-
|nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;let. En incisant l'intestin malade on trouve sa mu-
Inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;qneuse epaissie et violacee. En arriere du volvulus
existent des fausses membranes librino-albumineu-ses ramassees en un paquet plus ou moins volumi-neux, adberenles ;'i la paroi intestinale, au point oü existe l'etranglement. C'est ä ce point etrangle que
1nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ces fausses membranes se fofment et ce sent elles
qui sont rejetees par I'anus pendant la vie de l'ani-mal. On trouve egalement cette formation de fausses membranes dans le cas precedent.
p
3deg; H y a intussusception d'une quinzaine de centi­metres. On sent, dans cette sorte de boudin, un corps dur, occupant toule cette etendue. En incisant longitudinalement on trouve que ce corps dur n'est autre que la partie plus interne d'intestin invaginee, Cette partie est de couleur brun-fonce, ä paroi infil­tree, etpresentant tons les caracteres- d'une inflam­mation gangreneuse. II y a toujours infiltration d'e-piploon sous forme de collet. Cette sorte de bou-clion intestinal porte, dans le sens de son axe, un passage oil peuvent circular les aliments fortement divises et tres ramollis ou liquides.
4deg; Enfin la masse alleree est plus volumineuse et disposee en aspirale. A son origine il y a un etran-
glement determine par la torsion de I'anse intesti­nale invaginee, et par I'infdtration considerable de l'epiploon et du mesentere. 11 est absolument impos­sible de defaire cet etranglement dans quelque sens
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qu'on le retourne, car les adherences ne peuvent etre detruites. Si Ton sectionne I'mtestin qui arrive on le trouve rempli d'une serosite sanguinolente dans laquelle nagent des matieres alimentaires plus ou raoins abondantes. La partie d'intestin qui fait suite a 1'invagination, au contraire, est completement vide ou renferme quelque peu de gaz et quelques rares paquets de fausses membranes adherentes ou libres, de 'la memo nature que celles que nous avons signalees dans le cas precedent. Ce detail est ties important a retenir pour le cas ou Ton veut ten­ter l'operation du volvulus.
L'examen de cette masse en spirale presente des details tres interessants :
Une incision dans son sommet permet de mettre ä decouvert une sorte de cul-de-sac intestinal avec une ouverture qui n'est pas a son extremite, mais sur la partie laterale a quelques centimetres de la pointe et vers la petite courbure de la spirale. C'est I'entree intestinale. On est lä sur la muqueuse de l'intestin.
Si Ton pratique une incision a moitie trajet de la spirale et sur la grande courbure, on trouve une premiere couche d'intestin recouverte de la meme muqueuse. Ce premier interieur d'intestin, de cou-leur plus ou moins brune, est mat et rugueux. Le doigt dispose en crochet pent contourner le deuxie-me tube intestinal et se montrermt du cote oppose.
En ouvrant ce deuxieme tube on trouve son Inte­rieur lisse et luisant ; cet aspect est donne par la
H
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sereuse. 11 renferme un autre inteslin fortement plisse, refoule sur lui-meme, ce qui lui donne une longueur au moins triple des deux parties d'intestm qui I'enveloppent
A la petite courbure de l'intestin, le mesentere est inliltre longitudiualement de maniere ä former, tout le long de la partie imaginee de l'inlestin.trois cor­dons presque du volume du pelit doigt. Ges cordons font saillie sur un cote et sont separes par un creux ou gouttiere.Cette disposition est la consequence des grands tiraillements exerces sur le mesentere inva-
i f #9632;'
Enfin si Ton passe le doigt en crochet et en travers sous cette derniere couche intestinale, il apparait, du cote oppose, cache sous une membrane mince, tres adherente ä la paroi intestinale enveloppante. Cette particularite donne l'idee du degre d'adheren-ce cpi'acquiert la sereuse quand on I'adosse a sa voisine dans les cas de suture intestinale.
Enfin en ouvrant le troisieme intestin invagine on le trouve garni de sa muqueuse,et sa cavite ressem-ble absolument ä celle du tube intestinal.
raquo;
Teiles sont les quatre varietes de volvulus ou d'invagination que nous avons observees. Nous aliens essayer, ä propos du diagnostic differentiel, de former un ensemble de symptomes se rapportant ä chacune de ces varietes, afin d'arriver, si non ä les caracteriser, du moins ä les soupconner du vivant de ranimal.
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Diagnostic. — Les renseignements que nous avions demandes a nos lecteurs dans le Progres veterinaire du 25 fevrier 1894, ont ete nuls ou ä pen pres. Les reponses relativement nombreuses qui nous sont parvenues indiquent que le volvulus est une maladie assez frequente, mais que les vete-rinaires y appörtent pen d'atteution parce qu'elle est consideree comme incurable. Les animaux qui en sont atteints sont generalement vendus pour la boucherie quand les coliques ont cesse, ou bien ils sont livres ä l'ecpiarrisseur des qu'il ne reste plus de doutes sur la nature de la maladie. 11s echappent ainsi presque toujours ä l'autopsie.
En presence d'animaux qui ont perdu presque toute lenr valeur,il est regrettable que les veterinai-res ne tentent pas l'emploi des moyens chirurgicaux recommandes.
Cast done d'apres nos seules observations et quelques ecrits des praticiens sur cette maladie que nous allons tenniner la description de celle-ci.
Disons d'abord qu'au point de vue du diagnostic dlfferentiel on pourrait conlbndre le volvulus avec toutes les maladies intestinales qui se manifestent par des coliques. Les nephrites et les maladies genito-urinaires ne peuvent offrir rien de semblable. Mais e'est avec I'enterite sur aigue qu'elle a le plus d'analogie.
II est des symptömes dillerentiels qui sont com-muns uux quatre varietes de volvulus que nous avons signalees ii propos de l'anatomie pathologique.
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II en est d'autres qui se rapportent specialement ä chacune (Teiles.
Les symptömes qui out quelque valeur au point de vue du diagnostic sont les violentes coliques qui durent plusieurs heures et. qui cessent presque subi-tement. Vers la fin de ces coliques le pouls faiblit, s'accelere et la temperature rectale n'est pas sensi-bleraent augmentee. Dans I'enterite sur-aigue les coliques sont aussi violentes, mais elles ne ces:ent pas aussi promptement. II y a un etat febrile et augmentation de la temperature rectale. Neanmoins dans un cas de volvulus accompagne ou peut-etre precede d'une entente tres etendue, nous avons observe un peu d'elevation de la temperature du corps, mais ce cas lä parait etre extremement rare. Dans les deux etats maladifs il pent y avoir cessa­tion des defecations.
Quant il y a hemorragie intestinale, la diarrhee est brune, sanguinolente, tandis qua le volvulus est toujours accompagne du rejet d'excrements moins ramollis, non sanguinolents, plus rares, quelquefois durcis. Le meteorisme n'a aucune valeur dans ces circonstances.
Des que les coliques ont cesse I'appetit ne revient pas dans le volvulus, tandis qu'il se retablit peu a peu dans rinflammation intestinale.
En fait de symptömes constants et reellement dif-ferentiels nous n'avons trouve encore quele rejet de paquets fibrineux. Mais comme ce Symptome pent passer inapergu il faut tenir compte de l'ensemble symptomutique pour arriver a un diagnostic precis.
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Lorsqu'une anse intestinale est etranglee, c'est-a-dire lorsqu'il y a simplement volvulus, 1'absence de defecations se manifeste quelque temps apres le debut du mal. Quelquefois cependant 1'obstruction intestinale n'est pas complete dans ce cas, et alors les excrements, plus ou moins durcis d'abord, se ramollissent, se foncent en couleur et sont cbarges de mucosites. Le deuxieme degi'e de volvulus se caracterise par des douleurs abdominales plus grandes. Les defecations cessent bientot, on peut trouver, par la louillc rectale,le point malade.
Dans le tmisieme cas la masse alteree est moins volamineuse et il est plus rare de la rencontrer par la fouille rectale. Les coliques out ete plus violentes que dans les cas precedents. Nous n'avons jamais constate d'efforts expulsifs. La diarrhea existe; la matiere expulsee est composee de serosite brunätre avec des debris de matieres müqueuses quelques jours seulement apres le debut du mal.
Enfin, lorsque la masse invaginee est volumi-neuse, que I'intestin est en spirale, on peut trouver une saillie ä la partie droite et inferieure de l'abdo-men. M. Bax, de Jonzac, a cependant constate cette saillie a la partie superieure gäuche de cette cavite. Mais nous pensons que e'est Id un cas extremement rare.
Dans cette variete d'invagination seulement nous avons observe les efforts expulsifs signales par M. Bugniet. Ils se produisent par intervalies et sont accompagnes du rejet de matiere spumeuse, ou de petits paquets fibrineux grisdtres.
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Le ventre est levrette, les membres sont, ecartes du centre du corps, les reins flechis, la queue est relevee en arc.
• - Par la fouille rectale on pout trouver, dans ce cas seulement,les changements de rapports internes que nous avons signales en decrivant les symptömes ainsi que la masse volumineuse siege de l'obstruc-tion intestinale.
En resume nous pensons qu'il est toujours possi­ble, en tenant compte de l'ensemble des symptumes que nous avons relates, de diagnostiquer sürement
le volvulus ou inva
'D1
nation.
On peut, de la meme maniere, mais sans une trop grande certitude, etablir une difference entre ces deux etats morbides, ainsi que determiner alaquelle on a allaire des quatre varietes que nous avons de-crites dans cette grave alteration intestinale.
Enfin, dans toutes ces circonstances, s'il subsiste un doute sur la nature de la maladie, il ne faut pas besiter ä le lever en pratiquant l'ouverture de l'abdp-men ä l'endroit que nous designerons ä propos du traitement.
Traitement. — Le traitement du volvulus est, presque toujours infructueux.
Beaucoup de pratifiens ont cherche ä combattre cette maladie. Ci'uzel a essaye, sans succes, les antipblogistiques. Dans deux cas il croit avoir ob-tenu la guerison en employant les breuvages d'buile
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d'olive ä la dose de 2 kilogrammes, dans lesquels il mettait 5 ou 6 balles de plomb, sans neanmoins trop compter sur leur efficacite.
Dans le Recueil de Medecine veterinaire de 1863, Neyen indique le prUccde de Meyer de Birkenfeld, qui consiste ä mettre la partie invag'mee ä decouvert ea pratiquant une ouverlure an flanc et a replacer l'intestin dans sa position normale. Ce pralicien ne pouvant detruire l'invagination, incisa iquot;1 80 d'intes­tin, lit la suture des abouts et obtint une guerison.
M. Delaud de Cancon a aussi traifee des animaux atteints de cette maladie. Dans quelques cas il n'en a pas trouve les lesions ä l'autopsie et il est proba­ble qu'il n'avait affaire qu'ä une congestion intesti-nale. 11 ci-oit neanmoins qu'une invagination avait existe au debut du mal et fait des reserves sur l'ope ration recommandee par M. Lüscan.
Ce dernier praticien obtint une guerison complete par Tincision du tlanc gauche-li attira rinvagination au debors et panint a la reduire. L'ouverture du llanc tut ensuite fermee par une suture et la gueri­son ne se lit pas attendre.
La pathölogie de Friedberger et Frobner indique que, par le rectum et a l'aide de certaines manipu­lations on pent reduire le volvulus, ainsi qu'en mettant l'animal dans certaines positions et meme en le roulant ou eu lui faisant monter et descendre une cöte rapide. Elle n'indique que les purgatifs pour les cas d'invagination.
AT Trasbot, directeur de 1'Ecole veterinaire d'Al-
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fort, dit avoir reussi ä guedr le volvulus ä l'aide de la purgation avec l'huile d'oeillette et l'huile de ricin, et il conseille, dans les cas d'invagination, l'emploi de ces memes substances ainsi que le degagement d'acide carbonique dans le rectum.
Enfin M. Degive, directeur de l'Ecole veterinaire de ßruxelles, a opere avec succes plusieurs cas d'in­vagination en incisant la partie d'intestin invaginee et suivant un procede dont nous parlerons plus loin.
Didgnostiquer un volvulus ou invagination, n'of-fre done plus aueune difficulte si l'on s'en rapporte aux symptömes que nous avons decrits. Mais pour l'application du trailement, il Importe beaueoup de difterencier le volvulus ou l'invagination sans obli­teration complete des intestins, ce qui constitue la premiere et la troisieme variete que nous avons precedemment signalees, du volvulus ou de Finvagi-nation complets qui constituent la deuxieme et la quatrieme de ces memes varietes.
La difficile,c'est de differencier la premiere variete de la troisieme, et la deuxieme de la quatrieme. Mais cela iraporte pen au point de vue du traite-ment.
S'il s'agit de la premiere et de la troisieme Vari­etes, le traitement ä indiquer est celui de toute in­flammation intestinale : Saignee, frictions revulsives sur les membres et sur l'abdomen ; bonnes couver-tures de laine, laxatifs ä l'interieur et lavements de meme nature.
ik.
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— üül —
Gotnme regime : petiles rations colnposees d'ali-ments nutritifs et de facile digestion , barbotages muscilagineux, emollients, calmanls, etc. Boissons toniques et sümulantes des que rintlammation est calmee.
Ceci est pour les cas tres rares oü l'appetit est un peu conserve. Mais si, ä l'aide de ce traitement, l'amelioratloa ne se manifeste pas au bout de sept ä huit jours,on pent compter sur la mort vers le quin-zieme ou le vingtieme jour au plus tard.Dans cette circonstance,surtout si la resistance vitale est encore assez prononcee, il faudra aborder sans hesitations le traitement que nous allops immediatement indi-quer pour les deux autres varietes de la maladie qui nous occupe.
Quand le volvulus ou l'imagination sont com-plets, c'est-ä-dire lorsque le conduit intestinal est totalement obstrue, il est encore indiqüe d'adminis-trer, tout-ä-fait au debut et pendant les coliques, le traitement qui precede,almde combattre l'inflamma-tion locale qui peut etre en voie de se produire ou qui peut exister deja. Seulement les breuvages doi-vent etre peu abondants et additionnes de substan­ces calmantes telles que le laudanum pour combat­tre les douleurs intestinales.Les granules de clilo-rhydrate de morphine sont preferables parce qu'il faut eviter de surcharger les intestins de liquides auxquels ils ne peuvent livrer passage.
En meme temps que ce traitement on doit, par la fouille rectale, et en promenant la main exploratrice
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dans tons les sens de la cavite abdominale, chercher ä detruire le volvulus ou rinvagination. Les prome­nades des malades, en monlant et en descendant sur des chemins fortement en pente, recommandees par quelques praticieiis,peuventegaleinent procurer une guerison presque instanlanee.
II est bon de recourir ä ces diverses manipulations egalement dans les cas ou I'obstmction intestinale n'est pas complete, car elles peuvent plus aisernent remettre les cboses en leur etat normal et procurer une guerison plus rapide el plus complete.
Mais si I'invagination ou le volvulus sont irreduc-tibles ä l'aide de ces divers procedes, il faut imme-diatement praLiquer I'operation. Celle-ci ne doit pas subir le moindre retard des qu'elle est recomme indispensable. On doit meme la praliquer avant la cessation des coliques si la decision en est prise pen­dant cette periode de la inaladie.
Et si nous ne recommahdons pas de faire cette operation dans les cas incomplets d'obstruction in­testinale, c'est pour donner un brin de satisfaction aux praticiens pen familiarises avec le manuel opera toire.
11 est bien certain qu'il y a toujours indication de repondre ä cette regle generale qui exige de faire disparaitre la cause de la maladie, et, dans I'espece, la lesion de rapport intestinale, quel que soit le degre d'obstruction. Si l'obstruction est legere, on remet plus facilement les cboses en place et la gue-
:
HHH
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rison est plus facile. L'ouveiiure des parois abdo­minales se ferme ensuile avec la plus grande facilite et sans le moindre danger pour I'opere.
Done nous posons en principe que, dans tons les cas de volvulus ou d'invaginalion ä quelque degre d'mtensite qu'ils se presentent, on doit proceder ä l'operation, aussitot ([lie Ton a acquis la certitude que le traitement du debut, combine avec les diver­ses manipulations dont nous avons parle, n'a pro­cure aucun resultat. Ce qui revient ä dire qu'il faut presque toujours proceder a cette operation.
Operation.— II y a quatre point ä considerer dans le manuel operatoire du volvulus.
1deg; Le lieu d'election ;.
2deg; L'ouverture du üanc ;
3deg; L'operation proprement dite ;
4deg; Les soins consecutifs.
1deg; Lieu d'election. --On n'est pas bien d'accord pour choisir le point de la cavite abdominale oü doit etre pratiquee l'ouverture. M. Luscan de Moncra-bcau, en 1842, I'a pratiquee ä gauche; M. Bax de Jonzac signale un cas de volvulus siegeant dans le flanc gauche et en tire cette consequence que I'inci-sion du Qanc doit etre pratiquee de ce cöte en cette circonstance. Apres M. Luscan, Meyer veterinaire ä Birkenfeld , opera ä droite. M. Degive, directeur de
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i;
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l'Ecole veterinaire de Cureghem, opera egalement ä droite.
Dans ies quelques cas que nous avons operes,nous avons fait I'incision dans le llanc droit et nous pen-sons que, quel que soit le siege de l'alteration intestinale, ii est preferable d'operer toujours de ce cote.
Cette regie generate est necessaire pour les cas les plus nombreux oü il n'est pas possible de deter­miner le siege exact du point malade. C'est, comme nous Tavons dit, presque toujours du cöte droit qu'on le rencontre. On a, en outre, l'avantage de n'etre pas gene,comme ä gauche, par le rumen, par la caillette et par le ccecum.
Si le volvulus se trouve ä gauclie on pent aise-ment aller le saisir avec la main et l'attirer vers I'ouverture,' tandis que l'exploration de la pai'tie droite de l'abdomen n'est pas si facile ä la faveur d'une incision ä gauche; on pent quelquefois diffici-lement attirer, vers ce point, le volvulus siegeant ä droite, et peut-etre meme se trouver dans Timpossi-bilite de le rencontrer avec la main, l'exploration de rabdomen se faisant bien plus difficilement par le llanc gauche.
Nous nous sommes rendu compte de la facilite avec laquelle on pent promener, dans tons les points de l'abdomen, la main introduite par le flaue droit. On pent aisement toucher toutes les parties de l'in-testin et attirer, vers I'ouverture, la partie malade, quel que soit I'endroit oil on la rencontre.
M,
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D'un autre cöte le flanc gauche etant toujours plus tendu que le droit ä cause de la plenitude de la pau­se, la suture de droite est plus solide et l'adhesion des levres de la plaie moins exposee ä etre detruite. L'adhesion des levres cutanees se fait, dans tons les cas, bien facilement, mais ä cause du pen de resistance des levres musculaires de l'incision pro-fonde, on s'exposerait a avoir, apres la guerison complete, une hernie sous-cutanee tres forte, qui rendrait l'animal impropre ä tout service.
En regie generate c'est done a droite qu'il faut operer.
Cependant je crois que nous devons faire une exception pour le cas, qui doit etre extremement rare du reste, oil la partie enroulee ou invaginee existe lout a fait dans la derniere portion intesti-nale. Dans ce point, I'intestin est plus releve parce que le mesentere est moins long, et il pourrait etre impossible alors de l'attirer suffisamment au debors s'il etait a gauche, peut-etre meme de le raprocber suffisamment de l'ouverture pratiquee. On congoit que, dans ce'cas,on doive faire la laparatomie lä oü le volvulus parait le plus accessible, soit dans le flanc droit, soit dans le flanc gauche.
Le point du flanc droit oü l'incision doit etre pratiquee est celui qui se rapprocbe le plus de la pat-tie invaginee quand on a bien pu la determiner. Dans le cas contraire, il faut la pratiquer vers la partie inferieure de l'abdomen, de maniere que sa commissure inferieure se trouve au niveau de la
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rotule, aii-dessus du pli cutane de l'aine, et assez en avant pour echapper aux grands deplacements de la peau qui se produisent pendant que le membra pos-terieur correspondant est porte en avant.On conrcit que,dans une Ouvertüre placee ä cet endroit et trop en arriere,radhesion des levres cutanees soit bien difficile ä se produire, tres longue ä obtenir, et, dans tons les cas, avec rinconvenient cle laisser une cicatrice irreguliere. Nous avons eu cet incom^enient dans une evenlratiou ayant son siege dans cette partie du flanc.
Ouvertüre äu fane. — Cl'est sur ce point surtout que les precedes operatoires variant. Quand il s?agit d'une hernie abdominale on na qu'ä inciser la peau, les parties profondes etant decbirees. Mais clans le volvulus il y a ä diviser toute la paroi et e'est cette division qui doit etre pratiquee dans les conditions les meilleures pour obtenir une cicatrisation promp­te et reguliere. II faut done proceder avec metbode.
M. Luscan n'indique pas la direction qu'il donne a cette incision. M. Laffitte, de Puymirol, dans les cas de hernie ventrale, la pratique laquo; un peu oblique-laquo; ment de bas en baut et d'arriere en avant, dans le (( sens, ä peu pres, des cötes asternales, ayant une laquo; longueur de dix centimetres environ, pouvant li­ce vrer passage ä la main, sauf ä l'elargir plus tard. raquo;
Mi Degive opere differemment : laquo; La peau,dit-il, laquo; est incisee transversalement, cbaqne muscle divi-laquo; se selon la direction de ses fibres,puis le peritoine laquo; est ouvert. raquo;
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Jusqu'ici nous avions toujours fait I'incision verti-calement, interessant, ä la fois, la peau, les muscles et la tunique abdominale, et nous avons constate qu'il fallait prendre les plus grandes precautions pour obtenir 1c rapprochemerit des levres müsculai-res. Dernierement dans un cas de volvulus, dont nous avons obtenu une guerison complete par la suppression d'un metre d'intestin environ, la cica­trisation de la plaie abdominale s'est faite rapide-ment et dans les meilleures conditions en procedant de lai; aiiiere suivante :
Nous continuous ä pratiquer I'incision cutanee perpendiculairement et ä l'endroit que nous avons indique precedeminent. Cette incision a environ yingt centimetres d'etendue. Deux aides munis cha-cun d'une erigne mousse tiennent Ibrtement ecar-tees les levres de cette premiere incision.Nous diviquot; sons alors le muscle grand oblique dans le sens de ses fibres sur une etendue egale ä I'incision de la peau. Ces deux incisions se croisent par consequent. Les memes aides, munis cbacun d'une seconde eri­gne, ecartent les levres de cette nouvelie incision. A cc moment nous en pratiquons une troisieme, dans le sens des aütres fibres musculaires que 1'on ren­contre et qui est presque dans la direction de I'inci­sion cutanee. Cette troisieme incision Interesse aussi la tunique abdominale. A ce moment les aides se re-prennent pour saisir, en meme temps que les levres de la peau, cedes de la troisieme incision.
Alors seulement commence 1'operation propre-ment dite.
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Des qu'elle est terminee, on abandonne ä elles-memes les levres des trois incisions qui se rap-prochent d'une facon presque complete. II semble que l'on pouri'ait se passer de sutures, tellemcr.t rouverture abdominale s'est resserree par suite de cet entrecroisement des incisions. Les trois sutu­res ne sont utiles que pour empöcher l'ecartement des six levres pendant la plenitude du rumen, on quand l'aniinal se couche.
J'ai obtenu ainsi une adhesion tellement complete que toute trace de cicatrice a presque disparu.
Operation proprement dite. — Elle se decompose en trois temps : i. La recherche de la lesion intes-tinale ; 2. La remise de l'intestin dans son etat normal ou la resection de la partie alteree ; 3. La suture intestinale.
I. — Des que le flanc est ouvert comme nous I'avons indique precedemment, on introduit la main droite dans Tabdomen (nous supposons que Faidmal soit couche sur le cote gauche) et on la promene a travers les intestins pour rechercher la partie mala­de que Ton rencontre, le plus souvent, sur le pre­mier plan, non loin de l'ouverture. Elle produit I'impression d'un corps dur variant du volume du poing ä celui de la tete d'un enfant. Si Ton ne trouve pas cette alteration on a affaire a une inflammation intestinale dont 11 faut ihimediatement se rendre conapte. Pour cela on fait ecarter par les deux aides munis de leurs erignes,les levres des incisions et on
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deplace peu ä peu les intestins jusqu'ä ce que la partie malade passe au niveau de l'ouverture du flanc. On appreoie alors le degre de l'alteration et on juge si le mal est curable. On ferme la plaie par une ou plusieürs sutures et on livre l'animal ä la bou-cherie ou Ton ordonne im traitement.
II.
Un volvulus ou une invaqination doivent
etre attires au deliors sur un linge bien propre pre-alablement trempe dans'de l'eau sterilisee.
Si c'est un volvulus au premier degre et si les adherences ne sont pas trop fortes, on pent defaire la torsion ou detiuire la compression et remettre ainsi les cboses dans leur etat normal. On combat ensuite I'inflammation comme k I'ordinaire.
Si le volvulus est au deuxieme degre, c'est-ä-dire s'il y a torsion complete de l'intestin et enroulement avec le mesentere, je crois qu'il est impossible de defaire cet enroulement inextricable ; on trouve des replis places dans un sens et d'autres dans un sens oppose, de maniere que si Ton vent essayer de derouler les uns,les autres s'enroulent. II faut alors enlever la partie malade.
Dans le troisieme degre, on pent, bien plusfacile-ment que dans le premier, defaire l'invagination ä l'aide d'une traction, moderee d'abord, augmentant progress!vement ensuite,pouvant meine arriver,sans crainte, jusqu'ä la dechirure de l'intestin.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;,
Enfm,dans le quatrieme degre,on doit encore ten-
15
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ter la reduction de rintestin,ce qui est probablement toujours impossible.
Comme dernier moyen, dans tons ces cas, il faut sectionner I'intestin sur la partie restee saine, en avant et en arriere de Talteration ; avec les doigts, detacber celle-ci du mesentere, devenu tres friable ä ce moment, et rajuster, par une suture, les deux bouts de I'intestin.
III. — C'est lä le point le plus delicat. On met en pratique le precede Jobert, renouvele par Lafosse dans son traite de pathologie. Ce precede consiste ä adosser les sereuses, avec on sans invagination. Dans le precede par invagination, il s'agit d'intro-duire le bout anterieur de I'intestin dans le bout posterieur prealablement replie en dedans sur une etendue de quatre ou cinq centimetres.
On ne reconnaitrait pas facilement la partie qui precede de l'origine du tube intestinal de celle qui fait suite ä l'invagination, si ce n'etait que de la pre­miere s'est ccbappe beaucoup de liquide sero-saii-guinolent ou des matieres alimeutaires arretees par I'etranglement. I.a partie anterieure de I'intestin pent proceder, en eilet, de la partie posterieure de la cavite abdominale seien la direction des circon-volutions.
Notre manuel operatoire d'invagination differe, par certains points, de celui qui est recommande par L. Lafosse :
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Quand on a fait la section onterieure on ne doit pas lächer 1'intestin avant qu'il n'ait cesse de laisser echapper au dehors son contenn ; on traverse, en-snite, son extremite applatie, ä l'aide d'une aiguille munie d'un fil dont on passe !e clief qui traverse les deux levres d'int,estin,dans le chas de maniere ä avoir une anse sans nceuds. Les bouts du fil passent ainsi tons les deux dans 1'aiguille.
On precede de la meme faQon pour le bout poste-rieur ; piiis on passe I'aiguille clans I'intestin jus-qu'ä une profondeur de 7 ä 8 centimetres ; on fait sortir l'aiguüle ä cette profondeur, de dedans en de­hors, et on tire sur le fil pour appeler l'extremite de I'intestin et le retourner, dans son Interieur, sur une etendue de 2 ou 3 centimetres. Onintroduit ensuite le bout anterieur muni de son aiguille a une profondeur de trois ouquatre centimetres, dans le bout posterieur retourne. On concoit que,les choses etant ainsi disposees, il y ait sereuse contre sereuse et que Fadhesion rapide soit possible. On a une ve­ritable invagination du premier degre dont le fond est ouvert,et dans laquelle les matieres alimentaires peuvent passer. On termine I'operation par une su­ture circulaire,a points pas trop rapproches,interes­sant seulement la sereuse et la couche cbarnue, et comprenant chacun une certaine epaisseur de subs­tance.
Les points trop rapproches feraient de petites plaies trop iiombreuses,arreteraient la circulation et pourraient contrarier radhesiou des sereuses en contact.
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M, Degive opere par le procede sans invagina-tion :
(c Un aide, dit-il, maintenant les deux aböuts Tim (c contre l'äutre, et retournes prealablement sur
laquo; eux-memes de maniere ä les adosser par lem, sur-laquo; face sereuse, 1'operateur pratique une suture ä laquo; surjets a points tres rapproches, en ayant bien laquo; sein de n'entamer que les plans sereux et inuscu-laquo; laire.raquo;
Nous craignons qu'en procedant ainsi ä la suture de rintestin,il n'y ait pas une surface adhesive assez etendue ; le lil pent aussi lächer trop tut et le moin-dre mouvement intestinal pent detruireFadhesion.
Par le Systeme que nous recommandons, I'adbe-sion, sur une etendue de 3 ä 4 centimetres, devient tres solide trois on quatre jours apres 1'operation, et les points de suture ont cesse alors d'etre utiles.
IV. — Point n'est besoin de laver ensuite l'intes-tin avec I'eau tiede comma le recommande M. De^i-#9632;ve, attendu que rien ne doit etre sali pendant I'ope-ration. Si cependant il y a eu du sang epanche ou si des matieres excrementitielles Tout sali, il faut faire un lavage avec I'eau bouillie et rendue aseplique par 1'acide pbenique ou le sublime corrosif. On bumecte l'interieur de la partie invaginee et tout le tour de la suture, avec de Falcool pur, campbre ou pbenique, afln de favoriser I'adliesion en coagulant la serosite qui s'ecoule par les trous de raiguille ou par les parties dechirees du mesentere.
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M. Luscan a opere sur 1'animal debout; M. De-give sur l'animal couche. Je pense qu'il vaut mieux operer clans cette derniere position du malade. Pour la suture il est bpn d'employer le I'd de soie.
M. Furlanetto, veterinaire ä Trevise (Italie), a opere, en 1886, une genisse atteinte d'iuvagination d'apres le procede de suture de M. Dcgive avec un succes complet, l'animal etant mainteim debout. II fit une incision cutanee perpendiculaire, et le reste comma.le professeur de ßrüxelles. II constata l'in-vagination par la fouille rectale. La partie invaginee etait du volume d'un gros saucisson et interessait I'intestin grele.
Le procede d'adossement par invagination nous a reussi dans an cas de volvulus impossible ä reduire. Le procede dquot;adossement par rapprochement des bouts intestinaux a reussi ä MM. Degive et Furla­netto. Les deux precedes sont done ä recommander. L'experience indiquera quel est le meilleur.
Suture du /lane. — Trois sutures sont ä effectuer dans l'ouverture abdominale ; elles offrent une cer-taine difficult^ en raison de leur direction dans un sens tout a fait oppose. Pour faire la suture profon-de, on fait ecarler par deux aides munis chacun d'une erigne, les levres de l'incision musculaire moyenne. On fai'. cette suture en surjet, ä points assez räpprockes et comprenant une certaine epais-seur de substance. On fait une pareille suture ä I'lncision moyenne. Comme ces parties sont tres friables, on doit exercer des tractions sur le fil avec
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2Bi
la plus grande precaution.On fait stir chacune de ces deux sutures un lavage avec I'alcool camphre ou pheuique afin de coaguler la serosite qui s'ecoulera consecutivement. On met sur ces deux sutures uue etoupade trempee dans Talcool camphre et on rap-proche les levres de I'mcision cutanee avec quelques bourdonnels.
Soins consecutifs. — Le lendemain on enleve I'e-toupade, on fait a la peau une suture ä surjet avec du gros lil cire ou une suture enchevillee, et de fre­quents lavages dans la journee tantöt avec I'alcool camphre, tantöt avec I'eau pheniquee projetee sur la plaie avec une pömpe ä douches.
On met ensuite une aleze pour soutenir les parois abdominales surtout si Ton a affaire ä une vache en gestation. Cependant nous pensons que le pro-cede d'incision du llanc que nous indiquons permet de supprimer tonte espece de bandage.
Un leger etat febrile succede ä I'operalion. On le combat avec une couverture de laine, des boissons emollientes tiedes, des aliments nutritils sous un petit volume.
jjnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; S'il y a depression des forces on donne quelques
litres de vin, de cidre ou de biere, suivis de 1'admi-nistration du sulfate ou de Tarseniate de strychine.
|nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Pour terminer cette description dejä longue du
volvulus, nous ne saurions trop recommander a nos confreres de pratiquer I'operation dans tons les cas qu'ils obsei'veront. Afin de bien se faire la main au manuel operatoire nous les engageons ü s-exercer
ijnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; sur tons les cadavres avant d'e'n faire l'autopsie. G'est
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le moyen d'arriver ä operer avec toute Tassurarve voulue et d'obtenir les meilleurs resultats.
II ERNIES
Nous n'entrerons pas, ici, dans des considerations preliminaires sür cette categorie de maladies parce qu'elles sont du domaine de la pathologie geherale. Nous nous borneronsäpassersuccinctementenrevue les diverses especes de liernies de 1'appareil gastro­intestinal en nous arretantunpeu plus longtemps sur roperation qu'elles cornportent et sür le traitement que Ton doit suivre pour obtenir la fermeture de la plaie abdominale.
Pour mettre un peu d'ordre dans leur etude nous les classons selon le tableau suivant :
Uioraciques de l'intestin
de la caillette du coecum
/ accidentelles ) abdominales
du rumen
de l'intestin de l'epiploon
iz; öd
diaphragmati-
ques
du reseau de l'intestin
naturelles
ombilicale
inguinale
pelvienne
I
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I
- 236 -Hernie thoracique de lintestin
G'est lä une lesion de rapport fort, rare que nous avons observee une fols.
Une vache recut un coup de corne du cote droit entre les troisieme et quatrieme dernieres cötes. II en resulta une tumeur du volume du poing, molle, pen douloureuse, fluctuante clans tons ses points. Un empirique en fit la ponction pensant trouver du pus. II s'en ecoula du sang d'abord, puis des matieres excrementitielles.
Appele quelques jours apres, je constatai, a cet endroit du thorax, une fistule (anus artificiel), qui lais'sait ecouler sans cesse, un pen de mucus intes­tinal sail par des matieres alimenlaires.
J'ordonnai la vente pour la boucherie.
Diagnostic. — Gette lesion situee a ce point de la cavite thoracique est bien de nature ä faire com-mettre une erreur de diagnostic et ä la faire prendre pour un abces.
I
II suffit de savoir qu'une hernie pent exister ä cet endroit pour lever tons les doutes. Dans un abces il y a toujours un point oü la peau est plus amincie,
(! inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;(point fluctuant), tandis que dans la hernie la fluc-
|inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;tuation existe sur tons les points de la tumeur. En
second lieu, par le taxis, il est toujours possible de
}| Inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; refouler celle-ci et de la faire momentanement dis-
paraitre. On sent alors, entre les deux cötes, l'ouver-
|)\nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ture berniaire.
#9632;#9632;
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Nature et producfoon de la lesion. — On concoit qu'il doive y avoir en meme temps une rupture du diaphragme laissant passer I'intestin. Lorsque le rumen estbien plein. lediaphragme est fortement rei'oule dans le thorax et c'est a ce moment qu'une •liernie costale peut se produire si un coup de corne par example est porte avec une cerlaine violence.
Traitement.— Tout traitement local est inutile. Tout au plus il y a indication de calmer 1'inllamma-tion par les refrigerents. Si Ton voulait guerir la liernie il faudrait ouvrir le ilanc droit et atlirer, par le taxis, I'intestin dans la cavite abdominale. Mais il pourrait y avoiiquot; recidive que Ton pourrait peut-etre eviter en tenant I'animal sur un plan fortement incline en arriere pendant plusieurs jours, et en lui donnant des farineux pendant que 1'oüverture diaphragmatique se resserre et se ferme.
Generalement, si les animaux sont en bon etat d'embonpoint, les proprietaires prelereront les ven-dre pour laboucherie.
Hernie abdominale de la caillette
Nous I'ayons observee une seule fois chez une vache de 12 ans. Crüzel dit qu'elle n'a guere ete signalee que chez les veaux. Serres I'a rencontree chez ces derniers en arriere de la derniere cute, et Deguilhem entre la ttoisieme et la quatrieme der-nieres cotes.
Le cas que nous avons observe se trouvait ä 20 centimetres en arriere de la derniere cote et vers la
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parLie superieure du tiers inferieur gauche de l'ab-dömen. II etait la consequence d'un violent coup de cörne.
Symplömcs. — Engorgement volnmineux se diri-geant en arriere et en has. Cette direction est com-mandee par le poids et la forme de lorgane hernie.' Par le taxis on y sent quelques points durs dans la partie inferieure et posterieure. Ge sont le pilore et l'origine de l'intestin avec les aliments qu'ils renfer-ment. Le raste de la masse herniee est mou et dönne le son tympanique. Elle ne diminue pas de völürüe par la pression ;i cause de la plenitude de la cail-IclLe i[m ne pent pas repasser par le Iron lierniaire et la presence de l'origine de l'intestin. La pression du doigt ne laisse pas d'empreihtes ä la peau, mais on sent de la crepitation sous-cutanee en quelques points de la partie tümefiee.
Pas de coliques, ni de reaction febrile.La digestion n'est nullement troublee. On trouve un peu d'infil-tration, comme dans tons les cas de rupture des parois intestinales, du reste,dans la partie inferieure de la hernie.
Anatomie pathologique. — En pratiquant la lapa-
ratomie ä la partie superieure de la tumeur et sur l'erosion de la peau/piand il y a eu contusion par un corps capable de la produire, on trouve^immediate-ment sous la peau,le treu herniaire dönt on peut suivre le pourtour avec le doigt et se rendre compte de ses dimensions. 11 est bleu rare, que le peritoine seit perfore ; e'est peut-etre impossible. On ne ren­contre pas, des lors, immediatement sous la peau, la partie herniee proprement dite, mais bien une mem-
mm
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braue qui renvelöppe,repiploon que Ton ne doit pas eorifpndre avec la paroi de la caillette. Ou l'incise et alors on met ä decouvert la partie herniee qui se compose de la caillette ä peu pres vide d'aliraents et gonllee par des gaz, et, ä la partie inferieure, du pilore, auquel fait suite l'intestin qui remonte avec quelques bosselures dures le long de la caillette, vers le trou herniaire, pour y penetrer et aller se perdre dans l'abdonien.
Operation.—Generalemenl les couches muscu lai-res de räbdomen se decliicent dans le sens de leurs fibres. Le trou herniaire, dans le cas de hernie de la caillette a I'endroit que nous signalons, doit done avoir une direction oidique de haut en has et d'avant en arriere. En mettant en application le principe que nous avons deciit ä prop.os de l'operation du volvulus nous devons faire i'incision de la peau dans une direction perpendiculaire.
II est hien rare que le trou herniaire soit assez grand pour permetlre la reduction de la partie her-niee. II I'aut, ainsi, presque toujours agrandir cette ouverture sur une,de ses commissures ou dans le sens de sa plus grande dimension.
Beaucoup de sang et de serosite se sont epanches dans les parties declives entre la peau et la paroi abdominale. Ge liquide remplit presque la poclie herniaire. Iln'apu s'epancher dans rinterieur de l'ahdomen parce que le trou herniaire etait hermeti-quement beuche par la caillette. Mais quand celle-ci est reduite il faut empecher qu'il y penetre en bou-
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chant l'ouverture avec line main pendant que I'autre, ä l'aide d'une eponge, en enleve le plus qu'elle pent.
Avant de reduire la hernie on doit avoir le soin de la layer trös exactement avec in le solution anti-septique dans laquelle on plonge les mains et les instruments.
Nous parlerons du diagnostic diflerentiel et du traitement apres la description des diverses especes de hernias.
I
Hernie du coecum
C'est une hernie tres rare chez le cheval an dire de divers auteurs qui la placent toujours du cote droit. Nous ne connaissons pas de praticiens qui I'aient signalee dans I'espece bovine. Pour notre compte nous I'avons rencontree deux 1'ois : une fois ä droite et une autre a gauche et dans des conditions qui peuvent nous permettre de donner des rensei-gnements precis sur les divers points qui lui sont particuliers.
Symptamp;mes. — Hernie ä gauche. — Une vache de 14 ans, pleine de huit mois, a recu un violent coup de corne dans le llanc gauche, en avant et un pen au-dessous de la region rotulienne. Grosseur enor­me ä cet endroit, s'etendant honzonlalement et des­cendant jusqu'ä la partie la plus declive du ventre ; plus volumineuse en arriere qu'en avant oü eile se termine en pointe arrondie mais mal delimitee. On ne sent pas de bosselures dans son intörieur, ni de
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points durs qui pomraient faire croire ä la presence d'un fcetus et,t par consequent a la hernie de la ma-trice. Par des poussees saccadees on ne provoque pas le bruit de liquides. La percussion produit un son tympanique sourd dans la partie superieure at anterieure seulement. Dans la partie posterieure et inferieure c'est un son mat. La aussi la tension est raoindre qu'ailleurs.
Diagnostic. — Le son tympanique et 1'absence de tumeurs dures dans la partie superieure, la forme conoide ä base posterieure indiquent une bernie du coccum. Le son mat dans la partie inferieure et la consistance presque dure decelent la presence, en cet endroit, du colon qui remonte vers-le trou her-niaire.
Anatomie patholögique. — Apres avoir incise le flanc perpendiculairement en partant de l'erosion de la peau, nous trouvons la cavite lierniaire dans la-quelle le coecum est fortement tendu par des gaz et, dans la partie inferieure de cette cavite, un paquet d'intestin i'aisant suite au coecum.
Operation. — L'puverture herniaire laisse ä peine passer le poing. En mettant la vaclie un pen sur le dos, et en faisant soulever, par un aide, les herds de cette ouverture, nous faisons rentrer une bonne partie du colon. Mais il arrive un moment oü cette rentree n'est plus possible sans dechirer I'intestin. Nous avons, devant nous, le point de jonction du coecum avec le tube intestinal. II faut que tout rentre
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ensemble, ou, du naoins, lo tour du coecum est arri­ve.
Cet organe, fortement distendu par des gaz, ne pout repassei' par I'ouverturo a moins d'agrandir celle-ci considerablement. Nous preferons vider le CüGcum par une simple ponction avec le bistouri. 11 vaudrait mieux se servir, dans ce cas, d'nn Irocard iiu. II ne se vide quä moitie et, pour le reduire, il laut faire passer sa pointe la premiere par le trou lierniaire uh pen agrandi en avant. Sa base, retenue au dehors par I'intestin encore bernie, ne peut en-trer que la derniere. En exercant sur eile une pres-sion avec la main posee ä plat, le coecum rentre ra-pidement dans Fabdomen. La partie restante du colon est reduite ensuitesansla moindre difficulte.
Avant de commencer I'operation nous avions attire au deliors de l'ouverture sous-cutanee et place sur im linge bien propre trempe dans la solution antiseptique, toute la masse herniee.
La disposition anatomique de la masse gastro-in-testinale indique que cette liernie ne peut se pro-duire ä gaucbe que dans la region du grasset.
Hernie du caecum a droite. — Un taureau de -18 mois a des coliques assez intenses. On pense qu'il a ete fortement contusionne sur le milieu du flanc droit par un corps plat, ou bien qu'il a ete pousse parun autre animal contre un corps resistant. Une tuineur que pouvait ä peine recouvrir la main bien ouverto existe ä ce point. Elle est un peu saillante,
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oblongue, dure dans son pourtour, mollo dans son milieu, se iaissant refouler dans rabdomen dans une certaine limite.
Anatomiepathologique. — Apres avoir incise la peau perpendiculairement, on tronve le grand obli­que intact. On le divise egalement, et, immediate-ment au-dessous de lui, se presente une matiere sereuse enveloppee dans des mailles tres läcbes de tissu cellulaire et faisant saillie ä travers une decbi-rure de la tunique abdominale. Gette substance etant divisee, nous trouvons, au dessous, le ccccum fortement distendu par des gaz. Nous les evacuons avec usx trocart fin et nous faisons la suture du trou herniaire comme il sera indiqueplüs loin. L'animal fut vendu pour la boucherie parce qu'il y avait en meine temps une lesion intestinale incurable pro-duite par la contusion.
Si la bernie ne formait pas une tumeur plus pro-noncee en dehors de l'abdomen, cela tient ä ce que le muscle grand oblique n'etant pas decbire, etait tout simplement refoule au dehors et faisait office d'appareil contentif.
i
Hernie du rumen
Cette bernie nous parait devoir etre assez rare en raison du volume de l'organe qui la constitue. On concoit, en effet, qu'une decbirnre des muscles de l'abdomen et de la tunique abdominale de l'etendue qu'elle acquiert ordiaairement,ne puisse pas donner
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passage au rumen toujours charge d'aliments,et qua celui-ci, au contraire, fasse l'office d'un tampon in­terne qui empeche uue autre partie de l'appareil gaatro-intestinal de s'y engager.
II faut, pour que cette hernie so produise, de lar-ges dechirures telles que cedes qui peuvent resulter d'une tension considerable de la paroi abdominale.
Nous avons rencontre deux fois seulement ce genre de hernie. Une Ibis sur uue vache que Ton mit au travail iinmediatement apres un repas copieux. Uue autre fois chez une vache laitiere et ä la suite des efforts de la parturition. La premiere guerit a l'aide de r'operation, la deuxieme ne fut pas operee, et porta sa tumeur enorme, pendant plusieurs annees,sans en etre jamais indisposee.
M. Peuch, dans le trade de pathologie bovine de Ouzel,divise les bernies du rumen en traumatiques et en spontanees.Nous pensons que c'est ä tort, car, qu'elles resultant d'une cause interne on externe, elles sont toujours traumatiques.
Symptomen. — Quand eile est legere et que le rumen ne fait pas saillie a travers I'ouverture, on sent, par la palpation, le troüherniaire arrondi ou alliptiqua, au fond duquel est une masse päteuse que Ton refoule facilement. Dans ce cas, le rumen ne iait que l'office d'u.n tampon interne. II y a peu d'inliltration sous cutanea, quelquefois seulement un peu d'engorgement inllammatoire autour de la de-chirure.
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Dans la hernie volumineuse, le rumen passe ä travers l'Ouvertüre. La tumeur change peu de vo­lume si eile est placee dans les parties inferieures. Elle augmente au contraire d'une maniere tres sen­sible apres le repas quand eile #9632; occupe . la parlie moyenne ou superieure du ventre.
Sa consistance est absolument comparable ä celle que Ton ressent quand on comprime le rumen ä travers les parois du flanc.
L'auscultation pennet de percevoir les bruits qui resultent des contractions du rinnen.
On peut refouler la tumeur avec les deux mains tres aisement quand l'intiltration ne s'est pas encore produite, et avec im pen de diffioultes dans le cas contraire. Cette infiltration cedemateuse devient quelquefois trüs prononcee dans la partie declive.
Cependant si la bernie est volumineuse et placee dans la partie inferieure de l'abdomen on peut eprouver beaucoup de difiicultes pour la reduction ä cause de la masse d'alimonts renfermes dans la partie berniee et de I'etranglement qui se produit inevitablement dans ce cas.
On peut cependant öbtenir la guerison, dans ces cas de bernie tres völumineuses,ä l'aide du bandage contentif et emplastique. M. 'Larrouy de Riscle nous en a fourni un exemple des plus interessants. (1) Pour operer la reduction il coucbe l'animal sur le
(]) Yoir Proyrec IWnnaiVe page 387. nmiüc- 1894.
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dos si lä hernie est inferiöure et stir le cöte si eile est laterale. Dans cette position les aliments renfer-mes dans la poche hemiaire se deplacent, rentrent dans I'abdomen, la hernie se vide et sa reduction devient tres-facile. On applique ensuite le bandage emplastique que Ton maintient ä l'aide d'une aleze solide et large attaches sur le dos.
Un tissu de cicatrice se forme dans la solution de continuite interne et la guerison suit son cours ordi­naire .
11 est Lien entendu que, quand il y a eu rupture du rumen, un regime dietetique bien dirige est in­dispensable.
Complications. #9632;— La hernie du rumen pent se produire ä droite mais alors eile est presque tou-jours compliquee de hernie intestinale.
Quand la contusion externe a ete violente il pent y avoir eu dechirure de la pause et epanchement d'aliments dans rahdomen. G'est lä xme complica­tion qui ohre une certaine gravite etqui pent en-trainer la mort si Ton ne pratique pas immediate-ment I'operation.
Traitement.— Dans le cas de hernie legere, oil le rumen fait a peine saillie ä travers la dechirure, une application d'une substance fortement vesicante ou caustique suflit pour procurer une guerison certaine-L'onguent vesicatoire, le bichromate de potasse en pommade ou I'acide azotique sont tres bien indi-ques.
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Quand la hemieestvolumineuse I'operation est in­dispensable. Mais ä cause del'etendue de la plaie ab­dominale il faut redoubler de precautions pour pra-tiquer la suture et maintenir les levres bien en contact. II faut moderer la tension resultant de la plenitude de la pause a I'aide d'un bandage en cein-ture bien applique.
Si le rumen est en meme temps dechire il faut pratiquer une suture ä sarget, ä points rapproches, enayantla precaution de comprendre dans cbacun d'eux,une quantite de substance d'autant plus gran-de que la decbirure est plus mferieure,ä cause du poids des aliments et de la tension plus forte qu'ils determinent.
Avant de fermer la plaie de l'abdomen,il faut en-lever toutes les matieres alimentaires qui se sont ecbappees du rumen, bien laver avec une eponge tres douce les parties salies, en se servant d'eau sterilisee portant une substance antiseptique ; bien etancher ensuite.
Hernic abdominale de l'intestin
C'est la plus frequente des hernies accidentelles que Ton observe sur les parois de rabdomen. On pent dire qu'on la rencontre toujours ä droite ; ce n'est que tres exceptionnellement qu'elle siege a gauche et dans la partie inferieure.
Sijmptömes.
Generalement c'est une grandlaquo;
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portion de l'intestin qui est deplacee et la tumeur est volumineuse, molle dans toute son etendue,oede-mateuse, ce qui i'ait qua, bien souvent, on ne pent pas senlir les circonvolulions intestinales qui y sent renfermees.
Le trou herniaire est toujours situe ä la pärtie superieure de la tumeur, et on peut,quand I'cedeme ne s'y oppose pas trop, en sentir, par la pression avec la pulpe des doigts, le bord superieur. On pent meme, quand I'accident est recent, faire remonter la hernie.
Par la fouille rectale on i'eussit quelquefois ä la reduire completement, mais il faut alors que le trou herniaire soit assez large et l'anse intestinale herniee courte.
Des coliques generalement pen inlenses peuvent se montrer plus on moins longtemps apres que I'ac­cident s'est produit. Elles deccMent un etranglement on simplement une gene au passage des aliments par suite de l'aplatissement de l'intestin sur le Lord inferieur de I'ouverlure accidenlelle. Les coli­ques intenses annoncent un veritable etrangle­ment.
L'auscultation de la tumeur permet assez souvent de constater les borborygmes qui se produisent dans son Interieur.
Nature. — La hernie intestinale droite et supe­rieure est produite par l'intestin grele, et par le colon dans la partie inferieure droite ou gauche.
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Duree. — Terminaison. — Ahandonnee :i eile-meme la hernie intestinale legere peut persister longtemps sans que I'animal s'eu montre indispose. Quand eile estvolumlneuse eile se complique d'e-tianglement ou d'intbmmation qui devient promp-tement gangreneuse.
Traitement. — Quand la hernie est pea volunai-neuse on peut, par le taxis externe ou la fouille roctale, en operer la reduction.
A I'aide d'une application dc pommade ou bichro­mate de potasse ou d'ua simple vesicatoire selon le cas, ou meme d'une friction d'acide azotique, on produit rocclusion du trou herniaire.
Le bandage contentif est indispensable pour em-pecber la lecidive.
Si la hernie est volumineuse il est bien difficile de faire repasser par une ouverture aussi petite une masse intestinale aussi grande. Cost meme impos­sible dans le cas de hernie ancienne surtout oü I'intestin a contraote des adherences. On n'a alors d'autres moyens de traitement que I'operation.
Hernie de repiploon.
Nous ne savons pas si Ton a observe quelquefois chez les grands ruminants la hernie de l'epiploon.
Mais, dans tons les cas, eile ne nous parait pas impossible. Nous ne la signalons que pour attirer l'attention des praticiens sur ce point, et les enga­ger ä faire connaitre les observations qu'ils pour-raient recueillir.
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Comme nous l'avons remarquee une fois chez le mulet et peut etre aussi cliez le bceuf, dans un cas oil nous fümes appele longtemps apres le debut d'une tumeur au llanc qui se termina par suppura-tion^nous pensons que ces hernias guerissent spon-tanemeut.
Symptömes. — La tumeur qui suit de pres la contusion est bieu delimitee, ä pourtour regulier, oedemateuse d'abord, puis eile devient pen a pen plus consistante, sans bosselures ä l'interieur. Au debut on peut sentir le trou herniaire qui est d'une petite dimension, mais il doit etre .difticile peut-etre impossible d'y faire repasser l'epiploon hernie.
Marche. — Terminaison. — L'epiploon hernie contracte bientöt des adherences avec la poche herniaire dans laquelle :se forme un depot de serosite sanguinolente provenant de la dechirure des parties musculaires.
Las choses restent en cet etat un certain temps pendant lequel le trou herniaire se resserre sans cesse et finit par s'obstruer. A ce moment l'epiploon est etrangle : le fragment hernie est completemenf isole, se mortilie, la tumeur se transforme en abces at se Tide de tout son contenu.
Si nous nous enrapportons aux quelques obser­vations vagues que nous avons faites, nous pensons que les choses doivent se passer ainsi.
Traitement. — Si la reduction au debut est pos­sible, rapplication d'une pommade caustique qui
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resserre la peau, la parchemine de maniere a la transformer en une sorte d'appareil compressii',suffit pour en obtenir la guerison.
Dans le cas oil la reduction n'esl pas possible je crois que Ton doit attendre que la guerison se pro-duise naturellement par elimination de la partie berniee.
Diagnostic differentiel fles Hermes abdominales.
to
DE
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LA CAILLETTE.
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DU CECUM
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DU RUMEN
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DE L'INTESTIN
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DE L'EPIPLOON
Se rencontre a gauclie, en avant et en has. Engorgement piriforme, mou, quel-ques points durs et quelques points crepi-tants. Son tympanique. Ilien U rauscul-tation ou quelques rares borborygmes.
A gauche, le plus souvent et a la partie posterieure el inferieure ; tumeur piriforme, volumineusos et oblique, hosselures, borbo­rygmes rares ou nuls ; son tympanique.
A gauche, partie laterale ou inferieure et le plus souvent anterieure. Tumeur enorme, päteuse, pas de hosselures, bruits du rumen, son mat.
A droite, tumeur quelquefois enorme, bosselee, päteuse, lluctuaule, son tympani­que, borborygmes.
Sur tous les points de l'abdomen, tumeur peu volumiueuse, sans hosselures, bien arrondie, päteuse, son mat.
Ges hernies diflerent en outre de celles de la ma-
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trice, en ce que celle-ci se trouve toujours en arriamp;re de l'abdomen et indifferemment ä droite on ä gau­che ; quelle est tres volumineuse et augmente lentement et sans cesse; que Ton sent des bosselui-es provenant du foetus, bosselures qui changent de place. Son mat, sans bruits Interieurs.
Enfin on pent les confondre avec des tumeurs phlegmoneuses, avec des abces,parce que la tension de la peau ne permet pas toujours de s'assurer s'il y a le trou herniaire. Quand le pus est bien forme 11 faut etre (rune grande prudence pour faire la ponc-tion. II laut commencer par une tres petite Ouver­türe.
II n'est pas possible de les confondre avec des tumeurs charbonneuses.
Operation des Hernies abdominales.
Nous avons dejä parle du traitement de chacune des hernies abdominales et de leur reduction. Les details que nous avons donnes, ä propos de Fope-ration du volvulus ou invagination, relatifs ärocclu-sion de l'ouverlure du Ilanc et aux soins consecutifs a 1'operation, sont a peu pres les memes pour les hernies. Par consequent nous nous y arreterons peu. Le premier temps consiste dans l'incision de la peau.
Le lieu d'election de celle-ci est difficile ä deter­miner. II faut toujours la pratiquer au point corres-pondant au trou herniaire. II s'agit done de trouver celui-ci. L'engorgement qui existe et l'empätement
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de laiiegicm le cachent souvent completement.Quand on s'est bien rendu compte de la nature de la hernie on est bien pres de le decouvrir : Dans la hernie de la caillette, il est, d'babitude, en avant et en baut de la tumeur. Dans celle du coecum, en arriere de la tumeur et en baut. Dans celle du rumen an milieu de la tumeur ou ä pen pres,et ä sa partie superieure si eile est dans une partie elevee de l'abdomen.Dans celle de l'intestin eile est toujours en baut,ä l'extre-mite de la ligne mediane de la tumeur. Ce n'est que lorsque la bernie est dans la partie declive de l'ab-domen que le trou berniaire pent se trouver vers le centre de la tumeur. Enlln, dans la bernie de l'epi-ploon, le trou berniaire est ä peu pres au centre, quelle que soit la place qu'elle occupe.
Ce point etant bien determine, on fait I'incision cutanee bien en face et dans une direction perpen-diculaire, sans se preoccuper de la direction de l'ouverture accidentelle ou decbirure interne quil est ä peu pres impossible de reconnaitre par le taxis. Le sens dans lequel le coup de corne a ete donne pent fournirune bonne indication pour cela, mais ce detail a peu d'importance.
Cette incision de la peau doit se faire avec la plus grande attention car on arrive tout de suite sur la partie bernice. Au-dessous de la peau on ne trouve que I'epiploon, si toutefois il n'est pas decbire lui-meme.
L'intestin bernie n'adbere Jamals ä sa poche. Mais quand les hernies du rumen, du coecum ou de la caillette sont anciennes, des adberences se sont for-
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mees dans la cavite herniaire. Cela pourrait faire croire, si Ton n'en etait pas averti, que Ton a encore une membrane ä inciser. II faut bien, dans cecas, se rendre compte de la nature anatomique des tissus que Ton a sous la main afm de ne pas perforer I'or-gane her nie.
II faut proceder ä la destruction de ces adherences en introduisant pen a pen la main ä plat, en la pro-menant dans l'interieur de la pocbe et en la faisant glisser doucement sur I'organe hernie jusqu'au ni-veau du trou herniaire. Si celui-ci n'est pas suffi-samment grand pour operer la reduction on I'agrandit dans le sens de la dechirure et toujours sur la commissure superieure on sur celle qui se rapproche du milieu de 1'abdomen.
Pour faciliter la reduction on fait soulever par un ou deux aides les bords de la dechirure, et, avec ses deux mains, I'operateur fait rentrer I'or­gane hernie comme nous I'avons indique deja.
La hernie intestinale volumineuse est tres difficile ä reduire ä cause de la difficulte que Ton eprouve ä maintenir les intestins dans I'abdomen. La main d'un aide est quelquefois necessaire dans ce cas.
II faut ensuite, avec une eponge fine, bien propr-e et trempeedans im liquide antiseptique, etancher l'in­terieur de I'abdomen si des matteres sero-sanguino-lentes s'y sont epanchees, ce qui est a peu pres constant quand on a ete oblige d'agrandir la dechi­rure.
II ne.faut jaraais oublier, pendant tout le cours de
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l'operatioii, de recourir aux precautions antisepti-ques d'usage.
On pratique ensuite la suture interne avec de la grosse ficelle ciree ou une corde en fil rotors. Quand le muscle grand oblique est declare dans un sens different ä la dechirure profonde il faut quelquefois le coudre ä part. Dans tous les cas il faut prendre Leaucoup de tissu dans chaque point. Pour ne pas pincer les organes internes il faut avoir la precau­tion de placer la main gauche ä plat, le dos tourne vers l'interieur, afin de boucher completement 1'Ou­vertüre, et de commencer ainsi la suture du cöte de l'extremite des doigts et en reculant.
II faut se servir d'une forte aiguille bien courbe.
Avant de passer a la suture de la peau il faut vider la poche berniaire de toute la serosite qu'elle con-tient. Quoi que Ton fasse il en reste toujours un peu puis il s'en forme d'autre. Pour en favoriser I'e-coulement au dehors on passe la main, armee d'un bistouri droit, dans la poche berniaire et on fait de dedans en debors,dans la partie la plus declive de l'abdomen, une Ouvertüre de 4 ou 5 centimetres de long. On fait enfin un lavage minutieux de cette poche avec reponge trempee dans de l'eau sterilisee et alcoolisee.
Le pansement et, les soins consecutifs sontles memes que ceux que nous avons indiques pour le volvulus.
Ici, il est utile d'appliquer un bandage ä ceinture bien ajuste alin d'eviter la recidive. Recidive
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que I'on pourrait appeler partielle, car si lä suture des parties libreuses est detruite par une trop forte pression des organes internes, le tissus de cicatrice n'attaint que la dechirure musculaire qui se reläche a son tour. Le tissu cicatriciel forme ainsi, avec les muscles,une nouvelle poche herniaire bien plus limi-tee que la precedeute, bien arrondie, geueralement fluctuante dans toute son etendue et facilement reductible.
On opere toujours raieux sur I'animal couclie.
Hernie diaphragmatique du reseau
Nos auteurs ne parlent pas de ce cas pathologi-que. L.Lafosse le signale comme pouvant se produi-re, mais il n'en donne aucune description ; il est meme probable qu'il n'a en vüe que la hernie de l'intestin ä travers le diaphragme. M. Baron, veteri-naire ä Magne (Deux-Sevres), nous lit part, en 1893, d'un cas de hernie diaphragmatique du reseau qui, ajoute a nos propres oljservations, nous servira a faire une description assez complete de cette lesion de rapport.
Cette maladie ne nous parait pas aussi rare qu'on pourrait le croire. Cela tient ä ce quelle n'a pas en­core ete decrite et que les animaux qui en etaient atteints presentaient des symptömes d'un etat incu­rable qui decidait de la vente pour la boucherie.
Eliologie. — La hernie du reseau doit se pro-
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duire dans certaines circonstanpes faciles ä con-cevoir : Lorsque les animaux sont soumis ä des travaux qui exigent de violents efforts de trac­tion immediatement apres un copieux repas. L'accident est plus a redouter chez une vache en etat do gestation tres avancee. Lorsque, dans cet etat de plenitude et de tension de rabdomen,on fixe les animaux an travail pour leur faire subir une operation quelcunque ;#9632;#9632; la sangle posterieure exerce alors, sur Fabdomen, une pression tellement consi­derable que tonte la masse qu'il contient est refoulee sur le diaphragme ; eile agit sur lui avec d'autant plus de violence que les animaux s'agitent davan-tage.
Les coups de corne, les coups de sabot et loutes les contusions violenles qui se produisent sur la re­gion des bypocbondres, sont des causes frequenles de l'accident. Les efforts de la parturition peuvent ngir egalement comme cause detenninante.
Symptomen. — La bernie diapbragmatique du reseau ne parait pas determiner un etat maladif bien apparent immediatement apres qu'elle a ete produi-le. M. Baron n'a constate les premiers symptömes qui ont attire l'attention du proprietaire, que deux mois apres que la cause eut agi- Dans un cas que nous avons observe, le deplacement existait depuis plus d'une armee en determinant de loin en loin des symptömes d'affection gastro-intestinale. Mais il est bien certain que si le veterinaire est appele bientöt apres l'accident, un examen atteutif lui permettra
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de decouvrir la lesion intenie que la cause qui a agi luiaura fait deja soupgonner.
Des que le deplacement devient constant Tanimal est triste, abattu, se deplace avec precautions, se couche moins souvent ou ineme rarement.Les mem-bres anterieurs sont un peu ecartes et leurs mouve-ments, pendant la marche, provoquent des plaintes. Le dos est legerement souleve et insensible ä la pression. La marche est hesitante et lente. II y a du meteorismequi,generalement, n'est pas tres pronon-ce. L'appetit est diminue, intermittent. La rumina­tion est plus lente, rare, ou momentanement sus-pendue. 11 n'y a pas de coliques. Les excrements ne cliangent pas d'aspect an debut. Ils deviennent plus rares et ont une tendence a se ramollir.
La percussion dans la region des hypocbondres provoque des plaintes et on constate de la matite au üeu de la resonnance normale dans la par tie infe-rieure et posterieure du tborax. Le murmure respi-ratoire n'existe plus ä cet endroit ; il est remplace par une sorte de bruit de crepitation provenant du mouvement des aliments dans I'organe bernie. Ge bruit n'est pas constant.
Le Coeur est gene dans sa lonction : il bat #9632;vite et faiblement mais regulierement.Le membre anterieur gauche est porte dans I'abduction.
Quand la bernie est tres forte, ou le reseau forte-ment engoue, un engorgement diffus se forme dans la par tie droite du poitrail. Cela provient de ce que le poumon at le reseau sont refoules vers ce point.
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Consecutivement ü la compression du ca'ur, le pouls est petit et accelere. II y a en meme temps un affaiblissement general.
La respiration est un pen acceleree par suite de la gene du poumon.
II n'y a pas d'etat febrile. Les comes et les oreil-les conservent leur temperature normale et le tlier-mometre n'accuse pas une variation dans la ehaleur ordinaire du corps.
Marche, Duree, Terminaimn. — Comme nous l'avons ditdejä, cette hernie du reseau pent exister longtemps sans compromettre la vie du malade.Mais eile subit alors des iutermittences a des intervalles plus ou moins eloignes, avec des symptömes revela-teurs se rattachant aux diverses affections stomaca-les. Dans ce cas il n'y a pas eu encore etranglement de Forgane hernie ; mais ä la fin il arrive que ce* etranglement se produit par suite du tassement des aliments dans le reseau ; il y a gene dans la fonc-tion du coeur ; faiblesse generate ; les aliments ne circulent plus dans I'organe hernie ; le meteorisme devient continu ; l'appetit et la rumination cessent totalement, et les animaux ne tardent pas ä mourir comme dans le cas de hernie recente volumineuse.
D'apres nos observations et cede de M. Baron, la mort arrive dans vingt-cinq ou trente jours apres quelques alternatives d'amelioration et d'aggrava-tion.
Diagnostie dijfereniicl. — On pent confontlre cet-
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te hernie avec une maladie du ccBur ou du poumon ou avec une gastro-enterite. Mais l'absence de l'etat febrile, l'etat du pouls, et l'ensemble des syniptömes procedant en meme temps de la cavite thoracique el des organes digestifs, ne lai^se subsister le moindre doute. La cause qui a detei-mine la maladie aide puissamment ä la diagnostiquer.
Nous verrons plus loin comment ou pent la ditle-rencier de la hernie diapbragmatique des intestins.
Anatomie patliologique. — A I'autopsie nous avons trouve, et M. Baron egalement,le reseau,plein d'aliraents tasses, place dans le thorax, comprimant le coeur et refoulant en avant le poumon ; des adhe-rences entre le peritoine et le pericarde. Les bords du trou herniaire sont dechiquetes et non cicatrises quand la dechirure est recente, at ils portent le? tra­ces d'une vieille cicatrisation quand la hernie est ancienne.
Traitemmt. - II ne faut pas ici cliercher ä prati-guer la suture du trou herniaire. II vaudrait mieux faire vendre I'animal pour la boucherie que de cou-rir les quelques chances de succes que cette opera­tion pourrait presenter au milieu des difficültes les plus grandes. Mais on pourrait essayer de placer I'animal sur un plan incline le plus possible d'avant en arriere, afin que, les organes digestifs se portant alors par leur propre poids, vers le fond posterieur de la cavite abdominale, le reseau se retire de l'ou-verture diapbragmatique. On pourrait aussi, par des
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poussees simultanees exercees d'avant ea arriere sur les hypochondres, chercher ä refouler les estomacs vers les parties posterieures, ou hien encore soule-ver I'animal dans un travail ä i'aide d'une seule san-gle appuyant sur la region du diaphragme. Apres Tune ou l'autre de ces deux manipulations on le placerait dans sa loge disposee en plan incline com-me nous I'avons dit plus haut.
On donnerait ensuite une nourriture substantielle, pen volumineuse et pen abondante ä la fois.De cette maniere la hernie se trouvant reduite, le trou her-niaire se fermerait piomptement.
Le traitement medical est tout-ä-lait inutile.
Hernie diaphragmatique des intestins.
On en a peu parle en medecine bovine. H.Bouley emet sa maniere de voir ä son sujet ä propos du traitement dans le tome IX do son dictionnaire. Mais nous n'avons pas rencontre la moindre des­cription d'un fait- patbologique isole. La bernie tboracique dont nous avons parle dans ce chapitre etait incontestablement, en meme temps, diaphrag­matique ; mais on conceit qu'eile soitplus rare que chez le cbeval parce que la plus grande partie de la surface posterieure du diaphragme est en contact avec les estomacs. La hernie intestinale ne pent ainsi exister que dans la region moyenne et supe-rieure droite.
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Symptömes. — On a, pour la caracteriser, moins de symptömes que pour la liernie diaphragmatique du reseau ; ils sont plus obscurs. Quand le trou herniaire est pelil, i'anse inteslinale qui s'y engage peut subir un certain degre d'etranglement et alors 11 y a des coliqaes plus ou moins fortes se montrant par intervalles inegaux. Ces coliques peuveut aussi etre le resultat d'une inflammation de l'intestin hernie.
L'animal est triste^, perd de sou appetit, sa rumi­nation est plus rare. II se plaint pendant la marche et surtout quand il tourne ä droite. La percussion sur les dernieres cötes provoque de la douleur et des plaintes. La respiration est plus ou moins genee selon les dimensions du trou herniaire. Mais si les grandes dechirures diaphragmatiques sont possibles dans ce cas comme dans les hernies du reseau, elles doivent etre extremement rares. Alors il ne peut pas y avoir de la gene dans la circulation des aliments, ni d'inflammation de l'intestin et, partant, pas de coliques. C'est dans ce casseulemeut que les mou-vements respiratoiies perdent de leur regularity ; mais le cceur ne peut pas etre bien gene dans sa fonctiou.
Par rauscultation on peut entendre les borbo-rygmes quand une certaine longueur d'intestin est deplacee.
Comme on le voit,tous ces symptömes sont vagues et c'est avec raison que H. Bouley, dans son diction-naire,emet les considerations suivantes :
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laquo; L'ensemble de ces symptömes complexes, qui laquo; procedent tout ä la fois de l'appareil thoracique et laquo; de l'appareil abdominal,feraient naitre sans doute cc I'idee d'une hernie diaphragmatiqu'e, si on etait (.c appele plus communement ä les observer, et peut-cc elre alors arriverait-on, par un examen at surtout a par une auscultation plus attentifs, a leur donner laquo; leur veritable signification ; mais il ne frappe pas laquo; assez I'esprit, parce que, en raison de leur rarete laquo; meme, on n'a pas Thabitude de les voir et de les laquo; interpreter, et alors I'etat maladif dont ils sont (.lt; I'expression reste meconnu. raquo;
Diagnostic. — Les faits cliniques ne sont pas en­core assez nombreuxp our pouvoir,dans tousles cas, differencier sürement cette hernie des affections in-flammatoires de l'intestin. Les symptömes que Ton rencontre du cöte de la cavite thoracique ne sont pas constants, surtout quand la hernie est legere. Mais on pent la differencier de celle du reseau en tenant compte de la place qn'elle occupe. La hernie du re­seau est toujours situee dans les parties inferieures et du cüte droit tandis que celle de l'intestin est dans la partie moyenne. En outre celle-ci ne deter­mine jamais les desordres constants qui resultent de la presence du reseau dans la cavite thoracique.
Terminaisons. -- La hernie legere pent ne pas causer de desordres appreciables dans les fonctions digestives. La hernie thoracique que nous avons de-
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crite precedemment nous permet de l'affirmer. Mais aussi il pent bien arriver que Fanse mtestinale,pour aussi courte qu'elle soit, puisse se trouver compri-mee par le poumon contre la paroi anterieure du diaphragme, etre aplatie en meme temps, par son propre poids, ä sou passage dans le trou herniairc, si eile n'est pas etranglee par celui-ci et compromet-tre ainsi la vie de l'animal. Quand eile est volumi-neuseetque le trou herniaire est grand, ilyades desordres tels du cöte de 1'appareil digestif et du cöte des organes respiratoire et circuiatoire, qu'il faut s'empresser de faire vendre les animaux pour la boucherie.
Traitement. — Dans le cas de heimle legere, et par consequent dont le diagnostic est incertain, la saignee et les emollients ä I'mterieur, les revulsifsä l'exterieur, constituent la medication ralionnelle.
Si l'on soupgonne la raaladie on pent, en depla-gant la masse intestinale par la fouille rectale, faire rentrerdans labdomen rintestin hernie.Si ce moyen ne reussit pas on doit recourir ä la laparatomie. La position de l'animal, pendant quelques jours, surun plan incline en arriere, favorisera beaucoup la gue-rison. 11 faudrait meme pouvoir empecher l'animal de se coucher pendant 3 on 4 jours au moins, plus longtempssic'estpossible,enrattachantlatete haute. II est presque certain que,de cette maniere,on evite-rait la recidive.
Quand on n'obtient pas d'amelioration on ne doit
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pas liesiter a pratiquer l'ouverture de rabdömen,
car , comme nous I'avons dit ailleurs , si on ne trouve pas de hernie ou que celle-ci soit irreductible, on n'a rien compromis ; on assure le diagnostic ; la plaie abdominale qui laisse ä peine passer la main, est insignifiante et se ferme avec la plus grande facilite.
Hernie ombilicale
Nous ne I'avons jamais rencontree cbez les jeunes ruminants qui ont depasse l'äge oü on les vend pom-la bouclierie comme veaux de lail. Quand cette alteration existe cliez ces derniers, on ne les eleve pas pour 1c travail.
Dans le cas oü Ton tiendrait ä conserver le jeune animal on pourrait I'operer par I'acide azotique, le bichromate de potasse ou le bandage amplastique dont nous parlerons a la fin du chapitre des hernies.
Hernie inguinale
La hernie inguinale est pent etre encore plus rare que la precedente. Quelques cas sont signales par les praticiens. Des qu'on les constate on doit 11-vrer les sujets ä la bouclierie parce qu'ils ne pour-raient faire de bons animaux de travail.
Nous n'avons pas ä nous arreter plus longtemps sur cette lesion de rapport.
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Sans qu'elle soit bien frequente on la rencontre particulierement chez les anhnaux jeunes qui sent atteints de maladie intestinale entrainant de grands elforts expulsifs. Nous I'avons rencontree une foi? chez une genisse de deux ans nourrie avec des balles de gramineeSjdu loin et de la paille.C'etait en hiver. Les balles dominaient dans la ration.Etait-ce cet ali­ment tres divise qui aurait determine une indiges­tion, un engouement du feuillet, quelques efforts expulsifs et le deplacement de l'organe dans le bas-sin? on bien ce deplacement etait-il la consequence de la rectite el dos efforts qu'elle occasionnait'.' cette rectite n'etait-elle pas i)lut0t la consequence de la compression (pie produisait le rumen hernie sur cette portion intestinale ? Nous n'avons pas pu le determiner.
Symptömes. — Abdomen plus volumineux. La
region du rumen est flasque dans la partie moyenne ; eile produit un son mat. Un pen de meteorisme dans la region siiperieure et son tympanique.Matiere fecale ramolie, diarrheique, quelquefois un pen brunätre, avec quelques stries sanguines signes de rectite. II y a quelques efforts expulsifs, des mouve-ments insolites do la queue qui est maintenue un peu relevee.
Quelques tremblements generaux. Le pouls est petit, accelere ; cornes et oreilles plus souvent froi-
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des que chaudes. Les reins ni le sternum ne sont sensibles.
L'appetit est nul, la rumination ne s'effeclue plus, la soif est un peu conservee.
Le muffle, sans ötre sec, est froid, les yeux sont enfonces. Les lavements ne sent pas gardes.
Diagnostic. — L'ensemble de ces symptumes, qui n'annonce pas une maladie inflammatoire, ne res-semble eu rien ä celui des autres affections gästro-intestinales. Les quelques efforts expulsifs, les mouvements de la queue, la difficulte pour fienter appellent I'attention du praticien sur les dernieres voies intestinales, et l'engagent a pratiquer la fouille vectale.
On trouve alors le bassin rempli par une masse globuleuse, lisse, päteuse, conservant Teinpreinte du doigt et bouchant completement cette cavite.
On reconnait facilement ä sa consistance, que celle tumeur n'est pas la vessie ni la matrice an etat de plenitude.
La vessie ne conserve pas rempreinte du doigt et il y aurait difficulte pour uriner.
Par la fouille vaginale on reconnait. aisement que la matrice n'est pas deplacee. La main arrive jus-
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qu'au col uteiin, glissant ä plat entre la paroi pel-vienne et l'organe hernie.
Marche. — Abandonne ä lui-meme le deplace-ment est constant. La faiblesse augmente ; le pouls deviant toujours plus faible ; la diarrhea devient sereuse ; les defecations cessent; il y a une saliva­tion continuelle, ce qui provient dece que la pause se remplit sans cesse de salive sans pouvoii- lui(loii-nercours. L'animal ne pent plus se tenir debout et la mort arrive au bout de quelques jours.
Lesions. — Le cadavre etant coucbe sur le cöte droit on ouvre le flanc gauche et on trouve le rumen occupant toute I'etendue depuis le diaphragme jus-qu'au bassin. ün lobe du sac gaucbe bien ])lein d'aliments boucha completement et emplit toule la cavite pelvienne. Par une traction moderee on retire facilement cat enorme bouchon ; il reste alors, dans cette cavite, quelquefois la. vessie refoulee vers la vulve, et toujours le rectum aplati contre la paroi et de couleur brune.
L'interieur de cette portion intestinale est infiltre, violace, ce qui indique un etat de mortification par compression, des fausses membranes brunes ad lie-rentes le tapissent ; ces fausses membranes sont moins colorees et plus rares ä mesure que I'intestin s'eloigne de la cavite pelvienne ; a la sortie de celle-ci, on trouve un pen d'excrements dilues, puis des
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excrements dans leur etat normal sans fausses mem­branes. A ce point I'intestin est parfaitement sain.
Toute la masse intestinale est gonflee par des gaz. La caillette est vide sans aucune trace d'inflamma-tion.
Le feuillet est rempli d'aliments tres desseches, tasses entre les lames qui sent devenues le siege d'une inflammation ; celles-ci sont tres friables et adherent fortementaux matieres alimenlaires.
Dans la partie du feuillet contigue au reseau les aliments sont ramollis par les matieres liquides accumulees dans le reseau et dans le rumen. Ces deux reservoirs sont remplis d'aliments ramollis par les boissons et par la salive.
Chez les veaux atteints d'enterite diarrheique on trouve quelquefois le rectum rupture. Nous en avons parle ä l'occasion de cette maladie.
Traitement. — Chez les grands animaux, oü Ton pent introduire la main dans le rectum et dans le vagin, on pent aisement refouler I'organe hernie. Chez les jeunes, ä l'aide de pressions exercees d'ar-riere en avant dans les llaucs, on reussit ä operer la reduction. On doit placer en memo temps Fanimal dans une position oil le train posterieur soit forte-ment eleve.
On combat ensuite la rectite par les moyens ordi-
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naires ainsi que I'mdigestion des renllements gastri-ques. Les injections sous-cutanees de sulfate d'eseri-ne, quand il y a engouement du feuillet, produisent un excellent resultat.
Appendice au traitement des hernies abdominales.
Le traitement ehirurgical que nous avons indique ä propos des heraies abdominales est recommande pour les circonstances oü la dechirure de la paroi est tres etendue, ou bien iorsque la liernie est irre-ductible par le taxis mediat. Et ce sont les cas les plus frequents chez les grands ruminants.
Lorsque le trou herniaire est petit ct la reduc­tion possible ou met en usage les divers pro-cedes recommandes en pareille circonstance au gre de l'operateur, ou bien on a recours aux causti-ques : acide azotique, cbromate neutre de potasse, bi-chromate de potasse.
Dans ces cas de hernia reductible l'usage des ban­dages contentifs est aussi a recommander. Nous reproduisons ci-apres la description qu'en donne II. Bouley, article hernies de son dictionnaire :
laquo; On prepare d'abord une bände de toile, mesu-rant 12 a 15 metres de longueur sur une dizaine de centimetres de largeur, et une plaque d'un carton souple et solide, proportionnee dans ses dimensions.
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;quot;i l'etendue de la surface qu'elle doit revfitir. Si 1'ani­mal sur lequel le bandage contentif doit etre appli­que est suffisamment docile, il est preferable de le maintenir debout ; s'il resiste, il laut le coucher sur le cote oppose ä celul ou la hernie s'est (alte.
laquo; Le premier temps de Toperation consiste ü faire rentrer I'iiitestin hernie et a s'opposer ä sa sortie pendant tout le temps de l'application du bandage contentif. La main d'un aide, introduite dans le rec­tum et poussee, si c'est possible, jusqu'a I'ouverture hemiaire, remplit tres efficacement cette derniere indication. 11 y a done lieu d'y recourir toutes les Ibis que cette ouverture est ä la portee d'une lon­gueur de bras et qu'on peut se servir de la main comme d'un appareil obturaleur momentane. Cela fait, une couclie dun melange de poix et de tereben-thine, fondues ensemble, est etalee rapidement sur la peau ä rendroit occupe par la tumeur hemiaire et dans une etendue qui deborde largement la limi-te de sa peripherie ; cette couclie, encore chaude, est saupoudree d'etoupes hachees ; puis une nou-velle couclie de poix est etendue par dessus I'etoupe, et, sur cefete deuxieme couclie, on applique et Ton ajuste la plaque de carton enduite elle-merae de la substance agglutinative. Enlhi la bände, aggluthuie avec la plaque de carton, avec la peau et avec ses propres tours, est enroulee methodiquement sur le corps de I'animal, de maniere ä constituer un banda­ge inamovible, d'une grande rigidite et soiidement fixe, qui contient la hernie assez longtemps pour que le travail de la cicatrice des parois ventrales puisse s'accomplir d'une maniere durable raquo;
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L'application de cet appareil n'est reellement effi-cace que lorsque la hernie est tres recente, c'est-ä-dire lorsque la cicatrisation des levres du treu her-nialre ne s'est pas encore effectuee.
Eventrations
Les causes qui les produisent sont, en partie, celles qui determinent les hernies ventrales. Elles sont plus violentes ou les corps contondants sont plus aigus ou plus tranchants. Nous avous vu des socs de charrue mal places, diriges en haut, pene-trer dans l'abdomen du cöte de Tombilic, produire une grande incision ä travers laquelle s'echappaient les intestins.
Nous n'avons pas ä insister sur les syraptomes de ces accidents. II y a seulementü examiner si I'orga-ne qui se montre au dehors n'a pas ete lese. C'est la nature de cette alteration qui decide du pronos-tic et du succös del'operation.
Nous avons dit ä propos de 1'operation et de la reduction des hernies abdominales tout ce qui con-cerne les eventrations. Ge sont en effet de veritables eventrations auxquelles on a affaire quand on a incise la peau pour reduire la partie herniee.
Nous n'avons non plus rien ä dire du traitement ni du manuel operatoire qui sont absolument les memes.
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Nous avons rencontre des eventrations ou les in-testins trainaienl jusque sur ie sol.Dans une circons-tance l'ouvertiire de 1'abdomen detenninee par le coutre d'une charrue, mesurait 20 centimetres de longueur. Quolquo ce füt dans la partie la plus declive, du cote de l'ombilic, la reduction de l'intes-tin se fit aiseraent; la suture de la paroi se fit dans les raeilleures conditions, un bandage contentif fut applique pendant quelques jours et la guerison s'o-pera sans laisser la moiudre trace de l'accident.
Renversement du rectum
II est assez rare chez les grands ruminants. II est le plus souvent la consequence des violents efforts qui se produisent dans le cas de renversement du vagin ou de la vessie. Chez les petits ruminants dans l'enterite diarrheique ou dysenterique, et chez tons dans les cas de rectite chrouique qui s'accompagne souvent, chez le bceuf ou la vache, d'elTorts d'une extreme violence. L'accident pent enlln se produire pendant les efforts de la parturition.
Si/mptömes. — Le prolapsus rectal est plus ou moins prononce. II consisle en quelques replis de muqueuse, d'un rouge plus ou moins fence, lisses et mous autour de I'anus ; au centre et un pen en has, est I'orifice intestinal. D'autrel'ois le prolapsus est plus prononce et une certaine longueur de rec­tum est pendante en dehors de I'anus.
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Marche. — Si le renversemeüt leger n'est pas reduit et si la cause persiste, il acquiert bientöt des proportions plus considerables. A sa surface la mu-queuse s'inliitre saus cesse, devieii* violacee, froide, se recouvre de.matieres muqueuses. Bientöt des mortifications de cette membrane se produisent, des parcelles se detacheat, de la matiere sanieuse et purulente s'ecöule.
Les efforts augmentent an moment de la defe­cation, surtout a cause de la difficulte qu'eprou-vent les excrements pour circuler. La reduction de-vient ainsi plus facile apres la chute des parties mortifiees et la guerison est vite obtenue. On a alors un certain retrecissement du rectum.
Dans quelq.ues circonstances la gangrene s'etend et peut determiner la mort du malade. La peritonite peut meme en resulter.
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Traüement. — Dans los cas legers la reduction est facile. Apres avoir Men nettoye et huile la mu-queuse,une simple poussee avec la puipe des doigts suffit pour remettre les dieses en place. On pratique quelques scarifications si la reduction offre une certaine resistance. Ges scarifications deviennent plus utiles quand le renversement est etendu ä une certaine longueur du rectum. II faut meme, dans ce cas, quand il est deja ancien, qu'il y a refroidissc-ment, gangrene, couper avec les ciseaux les replis les plus saillants de la muqucuse ; exercer des com-
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pressions sur le rectum pour en chasser le plus de serosite qu'on lo peut.Faire des lavages astringents, tiedes et antiseptiquös, et puis proceder a la reduc­tion en attirant pen a pen l'intestin et en le refou-lant ä mesure dans le bassin ä l'aide de l'extremite des doigts des deux mains placees une de chaque cöte de l'anus, on bien en introduisant les doigts dans le trou intestinal et en retournant pen ä pen le rectum renverse.
Pour favoriser cette operation il faut faire placer I'aniinal dans une position inclinee d'arriere en avant et hü faire pincer fortement le dos.
Quand le renversement se renouvelle, il suffit, le plus souvent, pour le mamtenir reduit, d'appliquer le bandage usile dans le renversement du vagin on de la ma trice.
Et si ce moyen u'est pas efficace on pratique une suture en X qu'on laisse eu place jusqu'au moment oil les efforts out cesse.
On doit ensuite calmer ['irritation locale par les lavements emollients, calmants ct memo antisepti-ques et s'appliquer ä supprimer toutes les causes qui out determine le prolapsus.
Mais on ne doit Jamals amputer toute la portion pendante si on ne pent pas la reduire. Les anciens praticiens qui ont parle de cette operation n'ont excise qua la inuqueuse.
Dans le cas oil il v aurait decliirure de toute
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l'epaisseur de la paroi rectale il faudrait faire une suture ä surjet et ä points rapproches des levres de la dechirure.
DILATATIONS ACCIDENTELLES ET OBSTRUCTIONS
Dans ce genre d'affection du tube gastro-intestinal il ne sera pas question des corps etrangers ayant determine des plaies et qui ne jouent qu'un role secondaire. Le titre lui-meme du genre de maladies qui va nous occuper iudique exactement leur nature.
Corps etrangers dans la cavite buccale.
Dents cachiques. — C'est vers l'äge de 3 ans que les animaux de l'espece bovine remplacent leur deuxieme molaii'e superieure et inferieure.
Ces dents caduques restent souvent attachees aux gencives par une ou deux de leurs racines. Elles adherent pen, mais suffisamment pour ne pas etre detachees de quelque temps par les mouvements de la mastication. Nous n'avons jamais constate la persistance des autres molaires.
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Symptömes. — Les animaux presentent de la
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dilTiculte pour la mastication. Ils rapprochent in-completement les mächoifes et avec Leaucoup d'he-sitations. Au lieu du motrvement energique de late-ralite qui se produit pendant la contraction des maxiUaires, ce mouvement se fait avec precaution, et a plusieurs reprises. Le bol alimentaire ou la boucliee d'aliments sent quelquefois rejetes de la bouche pendant la rumination 01! la mastication.
Si, dans ces circonstances. on ouvre la boucbe at on attire la .langue au debors, on trouve que la 2inü molaire des 4 branches maxiUaires est branlan-te ; quelques-unes sent meine dejä tombees comple-tement. Pour toucher ces molaires caduques on se sert d'un morceau de bois que Ton appuie sur le pas d'äue ou sur un point fixe quelconque pour lui faire subir un mouvement de levier.
Traitemcnt. — Quand on est i la portee d'un marechal on fait conduire I'a limal au travail. La ete etant solidement fixee au joug de l'appareil on place un pas d'Ane et on passe la main pour aller arracher les molaires ebranlees.
Si I'animal est difficile ä deplacer ou si le marechal est trop eloigae,on attachela bete solidement dun ar-bre;onfait tirerla langue hors de la boucbe et,ä l'aide d'un baton de 40 ou 50 centimetres de long, on fait sauter la dent par un simple mouvement de bascule.
Quelques gargarismes constituent ensuite tout le traitement consecutif.
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Corps strangers proprement dits. — Nous n'avons rencontre quelquefois ce ras qüe chez les veaux ä la mamelle qui sont atteints de pica.
Le plus remarquable s'est montre sur un veau de deux mois, aupres duquel nous fumes appele un matin pour donner des solus. II ne pouvait pas pi'endre la mamelle depuis quelques jours.
Commemoratifs. — L'animal depuis quelques temps,leche le muret les objets qui sont il sa portee. II prend quelques aliments que Ton sertaux voisins plus äges et il les mächonne. Depuis quelques jours il ne tete plus et agite sans cesse ses mächoires.
Symptömes. — Mouvements incessants des mä­choires comme pendant la rumination.Odeur infecte de la bouche. En ouvrant cette cavite on la trouve completement remplie par une masse dure,oblongue et du volume du poing. Les maxillaires ne peuvent pas s'ecarter suffisamment pour la laisser sortir spontanement.
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Traitement. — II faut prendre ce corps etranger entre I'index des deux mains que Ton fait penetrer dans la bouche par les commissures des levres. On prend le corps etranger par sa pointe posterieure et on le pousse fortement au dehors. Les mächoires s'ecartent alors au maximum et 1'operation est ter-minee. Mais il pourrait arriver que, pour faire sor­tir 1c corps etranger, on füt oblige de le diviser.
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Composition du corps etmnger. — En le divisant selou son plus long diatnetre on le trouve forme d'un melange de polls, do debris alimentaires, de plätre, de terre, de furnier, le tout forteraent agglu-line et lasse de tnaniere ü acquerir la consistance d'un oegagropile.
Mode de formation. — On se I'explique facile-ment si l'on considere rpie la premiere partie for-mant la base de ce corps etranger a ete promenee longtemps dans la Louche sans pouvoir etre avalee a cause de sa dimension trop forte. Elle n'empechait pas encore de prendre la mamelle et le veau de s'al-laitor. Mais, dans l'intervalle des repas ä la mamelle, 1c veau saisissant saus cesse les objets ü sa portee, ce corps etranger primitif a acquis insensiblement du volume jusqu'ä remplir totalement la bou-clie.
Pronoslic. — C'est lä du reste un etat pathologi-que qui n'a aucune gravite. La guerison est obtenue des que l'ün a extrait le corps etranger.
Corps etranger dans le pharynx
Beaucoup de corps, etrangers peuvent s'arreter dans le pharynx.Gesent des aliments insuffisamment divises qui echappent a une mastication complete, tels que des pommes, des.fragments de hois plus ou
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mains iiceres, rouges par les animaux qui sont le plus souvent atteints de pica, etc.
Symptömes. — On s'aperQoit de leur presence par la pertede I'appetit, la salivation, des mouvements de deglutition ou de rejet qua Ton observe dans la region pliaryngo-laryngee ; par un bruit guttural particulier que Ton percoit f'acilement ä distance, par la douleur (pie Ton provoque en comprimant cette region, et en tin parl'odeur infecte qui s'exha-le par la bouche.
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Traifement. — Quand ces symptömes sont consta­tes, le premier soin consiste ä ouvrir la bouche et ä inspecter rarriere-bouche par les moyens que nous avons indiques an commencement de l'etude des maladies de l'appareil digestif. Avec la main o i des pinces longues on saisit ensuite le corps etranger pour l'extraire.C'est uu travail qui n'est pas toujours aise parce que la vue ne pent pas accompagner tou­jours la main et l'instrument.
Corps strangers dans loesophage
C'est un accident plus frequent dans certaines localites que dans d'autres. A la lin de l'ete et ä la saison d'automne les fruits se detachent spontane-ment et tombent sur le sol. Les animaux, qui en
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sont tres friands, courent sous les arbres pour, les manger ; quelques-uns, quoique volumineux echappent ä la dent et s'airetent dans roesophage ; ils arrivent meme parfois jusqu'a la portion tho-racique de ce conduit. Ce sont generalement des pomines et des poires.D'abtrefois ce sont des frang-ments de betteraves,de topmambours,de pomines de terre ou de navets trop gros, on plusieurs petits fragments avales ensemble qui se sont maintenus accoles les uns aux autres.
Nous avons vu egalement, surtout chez les jeunes bovins, s'arreter dans roesophage des fragments d'epis de mais fourrage, ou d'epis de mais tardif incompletement murs. M. Lacazedieu, veterinaire ä Amou,y a trouve une egagropile. Des egagropiles de la nature de celui que nous avons signale dans la bouche peuvent egalement y descendre. Enfm on y a trouve des epingles,des morceaux de bois, des clous etc.
Symptömes.— Salivation, Cornage guttural ou tracbelien. Toux. Meteorisme. Acceleration de la respiration. Les liquides, s'ils sont avales, sont reje-tes presque aussitöt. L'ocsopbage estplein at forme une corde saiilante a la partie gauche de l'encolure depuis le point on le corpr; etranger est arretc. Quelquefois les animuux se couchent et se relevent commo s'ils etaient atteints de coliques legeres. Anxiete et meme delire.
La meteorisation augmente sans cesse, la respi­ration s'accelere et l'aspbyxic estä craindre.
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Quand le corps etranger est dans la portion cer-vicale on le trouve facilement par le taxis. Quand il est dans la portion thoracique, les symptomes sns-indiques süffisant pour en constater la presence-Dans tons les cas une sonde oesophagienne perm et de lever tons les doutes.
Marche.— Les symptomes s'accentuent rapide-ment, le meteorisme augmente la respiration de-vient haletante, les animaux tiennenl la beuche ouverte, la langue est pendante eL I'asphyxie est imminente.
II laut alors agir promptement si on vent sauver le malade.
Traitement.— Deux cas so presentent : Ou le corps etranger est situe dans la partie comprise entre la bouche et l'entree thoracique, ou bien 11 est dans la portion thoracique de roosophage.
Dans le premier cas, il laut le faire remonter vers le pharynx oil une main petite va le saisir, ou bien le refouler dans le rumen.
La tete etant iixee solidement ä im arbre, ä im poteau, ou au travail, on fait remonter avec la main le corps etranger, et on le maintient dans I'arriere bouche en attendant qu'une main vienne le saisir.
Pour introduire la main dans la bouche on tire la
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langue de l'aniraal fortetnent au dehors centre la commissure des levres. Si Ton craint les coups de dents, oa fait usage du pas d'äne, on d'une planche percee d'un trou suffisamment grand pour laisser passer le bras.
Mais on ne reussit pas toujours a le saisir. lt;Juel-quefois, pendant ces maaipulations, un effort d'ex-pulsion se produit et l'obstacle est projete violem-ment au dehors. Quelquefois au contraire, mais plus rarement, surtout sil n'esL pas trop volumineux, 11 descend,ä cc moment, dans le rumen.
Pour proceder ä celte extraction par la Louche on est, d'autrefois, oblige de coucher l'animai ce qui permet de mieux assujeltir la lete et de la tendre au degre voulu. On saisil alors plus I'acilement le corps etranger. Si la main est msuffisante pour le I'aire remonter vers rarriere-bouche, on pent se servir d'un baton un pen gros, a bout arrondi que Ton fait glisser, en appuyant plus on moins, dans la gouttiere cesophagienne prealablement graissee , mais ce moyen ne pent guere s'employer que sur l'animai coucbe sur le cote droit.
Si 1'extraction direcle par la boucbe n'est pas pos­sible il faut proceder au refoulement.On se sert pour cela d'une sonde confectionnee avec un long osier assez gros pour etre suffisamment resistant.On tran­che le gros bout bien perpendiculalrement ä son axe ; on fait un collet circnlaire ä un centimetre de cette extremite.On enloure celle-ci d'etoupes comme s'il s'agissait de faire un pinceau ; on les fixe dans
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l'encoche avec unfil solide faisant plusieurs tours; on entoure ces etoupes d'une meche egalement d'etou-pes, en la forme d'un tortillon, entre le collet et la partie libre de l'osier ; on retoume sur ce tortillon les etoupes en pinceau et on les fixe ä l'aide d'un nouveau lien que Ton enroule, comme le premier, dans le memo collet. On a ainsi, k l'extremite de l'osier, une sorte de godet dont le fond est forme par cette extremite, et les parois par le bouirelet d'etoupes. On calcule le volume de ce bourrelet sur la capacite de l'ocsophage qui varie selon Tage et la taille des animaux. On le trempe dans l'huile et on rintroduit dans l'ocsophage jusqu'ä la rencontre du corps etranger. On pousse alors moderement et Ton sent que le corps etranger s'enibnce ; on comprend qu'il est tombe dans le rumen quand la resistance cesse tout ä coup.
Mais il arrive assez souvent que le corps etranger est trop volumineux et qu'il est impossible de le refouler sans s'exposer a dechirer I'oesopliage.
Lorsque plusieurs fragments ferment I'obstacle, la sonde, en les repoussant, les superpose, tandis qu'ils etaient d'abord imbriques ou juxtaposes ; ils boucbent alors plus fortement l'oesopbage et la dif-liculte pour les repousser augmente.
Les corps strangers arrondis sent plus difficiles ä repousser que ceux qui sont ä facetles. Lorsqu'ils sent a angles aigus et resistants ils s'accrocbent a la jjaroi de rocsopbage et on ne peut les faire changer de place.
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Quelquefois la sonde les refoule dans la portion thoracique de l'oesophage sans pouvoir les faire aller plus loin. On a alors aggrave le mal.
II laut, dans ce cas, avoir recours aux divers sys-temes de sondes decrites en Chirurgie pour accro-cher le corps elranger et I'atlirer encore au dehors ou bien pratiquer I'oesophagotomie.
Pendant que Ton precede ä toutes ces manipula­tions, le meteorisme augmente souvent et Ton doit les suspendre pour pratiquer la ponction du rumen.
II n'y a aucune difliculte ä pratiquer l'üesophago-tomie sur le corps etranger situe dans la portion cerYicale.
Ge n'est plus parcil quand il est dans la portion thoracique. Voici comment nous avons precede dans cette circonstance :
On couche I'animal sur le cute droit. Un aide tient la tcte tendue sur I'encolure, passe la sonde oesophagienne que nous avons decrite plus haut et renl'once jusqu'ä ce que le tampon arrive ä l'entree du thorax. Au niveau de la saillie quo ce tampon forme on incise la peau et, avec heaucoup de pre­cautions pour ne pas sectionner les nombreux vais-seaux assez volumineux que i'on rencontre ä cet endroit, on divise la partie musculaire et le tissu conjonctif. On arrive ainsi sur l'oesophage auquel on fait une ouverture longitudinale d'une etendue süf­fisante pour laisser passei' la pince ä pansement. Si
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le corps etranger n'est qu'ä une douzaine de ceuti-
metres,celle-ci suffit pour l'atteindre et l'attirer vers
1'Ouvertüre. S'il est plus loin il est bien pres de
l'entree du rumen el on peut de nouveau tenter
;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; le refoulement ; si on dechire ra3sopliage , on fait
vendre Fanimal pour la boucherie. Mais si, dans
ce cas, on a des pinces assez longues pour saisir
le corps obturateur,on le ramenepres de l'ouverture
artificielle comme dans le premier cas, et alors on ft
il peut passer par Touverturc on bien il est trop vo-lumineux. S'il est trop volumineus on essaie do le diviser avant d'agrandir davantage l'ouverture, on bien une ibis divise 0:1 ie refoule dans le rumen.
On fait ensuite snr I'cesophage une suture a sur-get ii points tres rapproches, un pelit pansement ä l'alcool camphre et une suture ä la peau ä l'aide d'une ou deux grosses epingles.
h'dcrasement du corps etranger par des pressions plus ou moins fortes est un moyen dangereux si ce corps etranger est trop resistant. II peut reussir s'il est mou, ce qui est fort rare.
La division du corps etranger a ete ob'-enue et pratiquee avec succes par quclques praticiens qui en recommandent l'usage. L. Lafosse indique d'agir en incisant les tissus jusqu'a I'cesophage ct en divisant le corps on plusieurs morccaux par des incisions sous-muqueuses raquo;. M. Lamoureux veterinaire 11 Saintes, dans un article public dans le Propres vete-naire, met i'ocsopbage ä nu avant d'introduire I'ins-trument dans son Interieur : laquo; il fait une incision
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longitudinale de 12 ou 15 centimetres longeant su-perieurement le vaisseau ^vehieux et interessant la brauche anterieure dumastoido-humerab ; ponction avec le tenotome droit, introduction du tenotomc courbe, division du corps etranger, refoulement de celui-ci, suture de l'oesopliage, pansement antisep-tique da la plaie, tels lurent les divers temps de reparation.
M. Ledere de Falaise, dans uu memoiro recom­pense en 1890 par la societe centrale veterinaire, indique un precede ä pen pros semblable. II fait rouverture cutanee moitie meins grande il ne fait egalement que decouvrir Forgane sans I'isoler, il le soulüve seuleraent, comme M. Lamoureux, en pas­sant la main gauche au point correspondant dans le cote oppose de Tencolure.
Quand le corps etranger a trop longtemps sejour-ae dans I'oesophage, deux ou trois jours, par exem-ple, etsurtout s'il estcylindriqnc, de manierea faire oilice do boucbon, il y a obstruction complete des vaisseaux sanguins, congestion localisee et lermi-naison par la gangrene. Dans ce cas, dös que le corps etranger a ete enleve, la deglution ne se reta-blit pas, car les contractions de l'cesophage out cesse sur une certaine etendue et la more arrive a bref delai. Nous avons constate ce cas une Ibis a la suite de 1'extraction d'un fragment d'axe d'epi de ma'is arrete dans la portion thoracique de I'oesophage oil il avait sejourne trois jours. II nefaut done pas tou-jours se hater d'annoncer une guerison dans tous les cas oil I'extraction par Fcesophagotomie a reussi.
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Enfiu si le corps etranger se trouve rapproche du cardia on peut I'atteindre par la gastrotomie. L. Lafosse rapporte que Saloz retira, par ce moyen, un gant qu'il put saisir avec la main. Le regime et les soins consecutifs a I'oesophagotomie sont indiques dans les traites de Chirurgie.
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Jabot oesophagien
G'est une lesion que I'ou observe rarement cliez les ruminants parce que les animaux qui en sont atteints sont livres ä la boucherie avant que les symptömes inllammatoires aient disparu. Nous I'avons rencontree cependant a I'etat chronique cbez un boeuf recemment acbete.
Nous n'avons rien ä ajouter ä ce que nous avons dit de cette lesion a propos des plaics de l'oesopbage.
Compression du pharynx et de l'oeso-phage
Le pharynx est quelquefois comprime par des ganglions qui s'hypertrophient dans sa region. D'autrefois c'est une lymphangite chronique qui s'etend jusqu'a lui ot eu reduit la capacite. Dans ces cas il y a cornage, gene dans la deglutition ou pen­dant le passage du hol ä ruminer.
L'oesopbage est comprime par des engorgements qui surviennent au poitrail, par des trombus conse-
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cutifs ü la saignee, par desphlebites ; ce sont lä des causes passageres apres lesquelles la gene oesopha-gieime ne peut persister. iMais il y a des circonstan-ces oü la cause ne peut pas disparaitre et alors la vie de 1'animal peut-etie compromise. Nous vou-lons parier surtout des cas on la . compression est produite par des tubercules.
Nous avons Signale dans le Progres vdfennairc, un tubercule du volume des deux poings place dans la gouttiere cesophagienne etempechant le passage du hol alimentaire. Cette compression seproduit sur-tout dans la portion thoracique de Foosophage oü les tubercules se developpent souvent nombreux et vo-iumineux,genant le passage des aliments, provoquant du meteorisme intermittent, la gene au passage des aliments, une perte plus on moins accenluee de l'ap-petit, le deperissement et la mod a breve eclieance.
Nous ne nous arretons pas plus longtemps sur cette lesion qu'il importait de signaler au point de vue du diagnostic et du pronostic des affections qui se rencontrent dans ces regions.
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Indigestion.
Beaucoup de praticiens ont ecrit sur cette mala-die. Les auteurs en parlent Ionguement dans leurs traites. Cliez les ruminants plus que chez les autres especes, eile se presents sous diverses formes qui ont servi de base ä des classiiications plus on moins
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compliquees. Une cerlaine confusion est meme re-sultee de ces classifications etle diagnostic ainsi que le traitement s'en sont ressentis.
Nous ne voulons pas traiter ici de l'indigestion consecutive d un etat inflammatoire des reservoirs gastriques ou mcme ä des maladies gastro-intesti-nales ; nous en avons parle au chapitre des inllam-mations. 1! ne peut elre question ici que de l'indi­gestion essentielle, de I'ludigestion qui determine une obstruction ou une dilatation des premieres voles digestives sans Irritation primitive.
L'indigestion se traduit par 1'accumulation plus ou moins grande d'aliments.
La grande accumulation d'aliments produit une obstruction avec tension limitee duflancpar les gaz. II y a alors formation de gaz par putrefaction des matieres accumulees.
Le sejour prolonge d'une petite quantite d'ali-ment?,produit une obstruction legere et une dilata­tion prononcee mais limitee du rumen.
II ne faut pas confondre cette variete d'indigestion avec la meteorisation essentielle.
Dans d'autres circonstances l'indigestion ne tient pas ä la grande accumulation ou au sejour plus ou moins prolonge des aliments, mais bicn ä leur fer­mentation aussitöt apres leur Ingestion. La forma­tion de gaz, dans ce cas, est tres rapide et la vie des
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animaux est fortement compromise si les secours n'arrivent pas ä temps.
L'indigestion gazeuse par fermentation, que Ton a appelee aussi indigestion niepliiliquc, presents deux nuances qu'il est tres important de differencier au point de vue du traitement.
On cette fermentation est relativement lente, et alors le gaz s'accumulc ä la surface des aliments.
Ou bien eile est phis active et il se produit une sorte de bouillonnement qui met la masse alimen-taire en mouvement et la maintient melangee avec le gaz qui se forme. II ify a pas alors superposition de gaz.
Teiles sont les diverses nuances sous lesquelles l'indigestion se presente chez les ruminants.
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Nous allons les passer successivement en revue.
Indigestion avec surcharge d'ali-ments dans le rumen.
Elle est assez frequente et se produit souvent lors-que le repas ayant ete tres copieux, la rumination est retardee. Ce retard dans fade de la rumination provienfde cequ'on livre les animaux au travail immcdiatement apres qu'ils out recu ce repas copieux, et souvent aussi parce que, pour donner
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une meilleure apparence a ceux que Ton conduit ä la foire, on leur remplit le rumen au maximum avant de partir.
On observe aussi cette indigestion en liiver chez les animaux qui sontoourris avec des aliments gros-siers, älteres, inoisis on vases, avec une trop grande quantite de balles de Lie, et dans les etables oil les aliments verts tels que betteraves. carottes, choux, etc., font totalemeat defaut et oü les animaux sont soumis au resdme exclusivement sec.Aussi c'est sur-tout ä la plus mauvaise saison, que le mal se montre lorsque les animaux qui se trouvent dans ces condi-tionsjue peuvent pas etre conduits au pacage.
Symptdmes. — Les animaux refusent de manger, poussent des plaintes pendant les mouvemcnts aux-quels ils se livrent ou auxquels on les soumet. La llexion laterale de leur corps est genee. La rumina­tion est suspendue. L'abdomen est volumineux ; le llanc est legcrement souleve par des gaz, et donne a la percussion un son tympanique ; il n'est jamais fortement tendu, la main le deprime facilement ; on sent la consistance päteuse de la masse alimen-taire ; la pression des doigts y laisse nne empreinte.
Consequemment ä cette plenitude de la pause, la capacite de la cavite thoracique est diminuee, le ponmon est comprime, le thorax gene dans ses mouvements et la respiration se trouve plus ou moins acceleree, et memo plaintive.
A rauscultation du thorax le murmure respira-
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toire ne commence k s'entendre que vers la cin-quieme ou la sixieme avant-derniere cole par suite du refoulement du poumon. Dans cette partie pos-terieure du thorax et sur le cöte gauche de l'abdo-men particuliereraent, on n'entend plus qu'un bruit confus de crepitation, mais le bruit normal du ru­men, espece de bruit de froissement qui se produit d'une fagon reguliere et a des intervalles relative-ment assez longs, a totalement disparu.
La temperature du corps n'est pas sensiblement elevee.
Marche. — Abandonnee ä elle-meme I'indigestion persists, rarement la rumination se retablit, les excrements, qui out conserve I'aspect normal, deviennent plus rares, ils sent rendus en petite quantite, se ramollissent et, au bout d'un temps qui varie entre quinze ä trente jours, le malade meurt dans un etat d'amaigrissement tres prononce.
Pronostic. — II ne faut jamais se hater d'annon-cer une terminaison heureuse de la maladie. Les difficultes pour retablir la rumination sent grandes et des complications peuvent survenir a la suite de la gastrotomie.
Anatomie pathologique. — A I'autopsie on trouve le rumen d'un volume et d'un poids enormes. Les
aliments qu'il contient sont tasses,
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liquides ingeres, ä lo salive, etc., et la putrefaction de ces diverses substances produit une odeur infec-te. Quelquefois le gaz est accumule ä la surface de la masse alimentaire. L'epithelium sedetachepar pla­ques. Ces lesions s'etendent aussi le plus souvent au reseau. Quand la distension du rumen a ete extre­me, des dechirures interstitielles se sont produites, et on rencontre alors des ecchymoses correspon-dautes ä ces dechirures, disseminees sur divers points du grand reservoir gastrique.
Traitement. — Une seule indication se presente : Faire disparaitre la surcharge alimentaire en reta-blissant la rumination ou bien en pratiquant la vidange du rumen par la gastrotomie.
Dans las cas oü rindigestion est legere, les parois de la panse sont moins distendues et il est alors pos­sible de retablir leurs contractions etpartant la rumi­nation. Le camphre et Fipecacuanha dans des infu­sions toniques etexcitantes nous ont presquetoujours reussi. On favorise ieur action en administrant, tous les quarts d'heure, des granules de Sulfate de strych­nine et d'hyosciamine, 5 ou 6 gr. de chaque. On complete la medication par des lavements laxatifsau sulfate de soude,par des frictions seches,vigoureuses et souvent repetees sur l'abdomen et les membres, et, au besoin, par des promenades legeres.
Si le lendemain de ce traitement on n'a obtenu aucun resultat, on peut administrer un autre breu-
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vage ä l'ipeca et au camphre, puis, dans la journee, donner quelques litres de vin, d'infusion de the, de cafe, de tilleul, de camomille, de plantes aromati-ques,etc., et on continue le traitement dosimetrique.
Nous n'avons jamais employe dans ce-cas, les in­jections hypodermiques ; mais nous pensons que l'ondevrait essayer Tapoinorphine qui est un puis­sant vomitlf et qui pourrait, par suite, retablir la rumination.
Si ces diverses medications n'ont rien produit vers le troisieme ou le quatrieme jour, on doit recourir, sans plus tarder, a la gastrotomie pour enlever 1'ex-ces d'aliments.
Cette operation, des plus faciles et des plus sim­ples, se pratique ä rendroit du flanc oü 1'on fait la ponction pour l'evacuation des gaz. On opere sur I'animal couche ou debout ; mais on fait bien mieux quand 1'animal est couche sur le cute droit. On pra­tique ä la peau une incision verticale d'une douzaine de centimetres ; on divise ensuite les muscles et on arrive sur la panse ä laquelle on fait une petite Ou­vertüre permettant de passer le doigt. Aussitut les gaz s'echappent et la paroi abdominale s'alfaisse sur la matiere alimentaire. On agrandit alors I'ouverture du rumen dans le sens de celle de la peau et sufli-samment pour laisser passer la main.
Les praticiens ou les auteurs qui ont ecrit sur cette operation conseillent de fixer ensemble,ä l'aide
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de deux points de suture, les levres des deux ouver-tures. II n'y a pas d'inconvenients ä prendre cette precaution qui consiste a empecher le passage des aliments dans I'abdomen ; mais quand on a ä sa disposition un nombre süffisant d'aides on pent par-faitement s'en passer. On fait soulever les bords de l'mcision du rumen ä l'aide de 2 erignes, ou [meme par un aide a l'aide de ses deux index. L'operateur passe egalement son doigt de la main gauche dans la commissure inferieure de 1'incision,pour soulever la peau en memo temps que l'aide avec ses doigts ou ses erignes. Dans cette position on comprend 'que l'ouverture du rumen puisse etre presque complete-ment attiree au-dehors et boucher l'ouverture cuta-nee de maniere a empecber que des matieres ali-mentaires tombent dans I'abdomen. L'operateur enleve alors,ä pleine main,la quantite d'aliments qui constitue la surcharge (un tiers ou la moitie). On fait ensuite une suture en surjet et ä points rappro-ches ä l'ouverture dn rumen, on en fait une autre a la peau et l'operation est terminee.
En fermant ces plaies il ne faut pas oublier d'a-volr recours ä tous les moyens antiseptiques d'u-sage.
Cette operation nous a reussi dans tous les cas. On administre quelques breuvages toniques et exci­tants ; I'appetit revient pen ä peu, puis la rumina­tion et la guerison est obtenue.
Quelquefois il se forme une iislule, sorte d'anus
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artificiel, ä l'endroit de l'ouverture du flanc. Elle guerit au bout de trois ä six mois saus traitement. Mais si Ton veut eviter le grand desugrement qui results de recoulement continuel des matieres ali-mentaires par cette fistule, et du bruit de souffle qui s'y produit ä chaque mouvement respiratoire, on peut obtenir une occlusion plus rapide en ne reta-blissant la suture cutanee que sur une partie de l'ouverture de maniere ä ne laisser qu'un petit trou par oü l'air puisse operer son mouvement de va et vient pendant que l'adbesion se fera sur la partie suturee. li est inutile de detruire les adberences pour aller faire une suture pareille sur le rumen.
On donnera ensuite de petites rations avec des alimciils vsvts, des racines, des farineux, puis un peu de foin ; on augments ces rations ä mesure que le mieux se produit. •
Formulaire
Pour retablir la rumination :
P. Camphre pulverise.......... 8 grammes.
Ipecacuanha............... i6 id.
The vert.................. 30 id.
Faites un litre d'infusion dans laquelle vous mettrez les deux poudres et vous ferez avaler en une seule dose.
Pour les injections bypodermiques :
P. Apomorphine.... de 10 ä 20 ceiiligrammes
Alcool................ 5 grammes.
Eau distillee............ 20 grammes.
Pour 4 ou 5 injections sous-cutanees successives.
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Indigestion avec legere accumulation d'aliments dans le rumen.
Cette variete d'indigestion se rencontre claez les animaux de trois ä six mois. Nous ne l'avons jamais vue chez de plus äges. Elle provient du sejour d'a­liments indigestes dans le rumen oü ils se corrom-pent. Les jeunes ruminants chez lesquels nous l'a­vons observee recevaient une ration supplementaire de feves macerees.C'est la principale cause que nous ayons pu decouvrir. On a l'habitude, dans ma re­gion, de donner aux animaux qui sonl encore au regime lade, une certaine quantke de feves que Ton depose dans leur creche ou dans une äuge fixe, ahn de les mettre en chair plus vite et de pouvoir les vendre plus avantageusement ä la boucherie.
Lorsque ces grains sont insuflisamment ramollis la dent ne peut pas les ecraser ou bien ils echappent ä la mastication. Ils tombent alors dans le rumen oü ils sejournent, se corrompent, se decomposent et ferment des gaz qui distendent le reservoir dans des proportions assez grandes saus toutefois lui donner ce degre de tension qui gene les mouvements respi-ratoires. Les animaux ne semhlent pas en souffrir et, le plus souvent, ils ne refusent pas la mamelle. Le flanc estfortement souleve par les gaz, mais ce-pendant il n'est pas Inen tendu. Quelle que soit la pression avec la main on ne pent pas le refouler sul-fisamment pour toucher les aliments qui sont dans le l'uiid du rumen. Le lait est digere, les defecations sont normales et les excrements quelquefois un peu durcis.
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La rumination est generalement suspendue, a moins que le meteorisme ne soit intermittent ce qui est rare. L'amaigrissement se procluit et on est obli­ge de livrer, avant l'lieare et ä vil prix, les animaux ä la boucherie.
Traitement.— II suffit souvent de supprimer la cause pour faire cesser le mal. On remet les ani­maux pendant quelques jours au regime exclusive-mentlacte, et si, dans ces conditions, le meteorisme ne cesse pas il laut recourir it la ponctiou du rumen ea laissant la canule du trocart eu place pendant 10 ou 15 jours. Le rumen n'etant plus distendu re-prend ordinairement, pendant ce temps, son fonc-tionnement, et la guerison est obtenue.
Le traitement dosimetrique que nous avons indi-que dans le cas precedent, est ici egalement tres avantageux. Pendant le sejour de la canule les breu-vages toniques et antiputrides sont ä recommander.
Indigestion du f euillet
Elle existe quelquefois en meine temps qu e I'indi-gestion du rumen. Elle est aussi et tres souvent la
consequence de Tinflammation de
organe engoue
et a ainsi beaucoup d'analogie avec i'affectioh que nous avons decrite sous la denomination de libänte ; il n'y a que les symptomes inflammatoires en moins.
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Etioiogie.— L'indigestion essentielle du feuillet se montre le plus souvenl ä l'automne et en hiver, lorsque le regime change, lorsque les aliments verts deviennent d'une qualite infer-ieure et d'une diges­tion plus difficile. Les aliments sees et divises, tels que les debris de foin, les balles de ble, les pailles de mais, les farineux, les grains concasses ou les feves macerees qui entrent dans de trop grandes proportions dans la ration ordinaire, telles sont les principales causes qui nous ont paru produire le plus souvent l'engouement du feuillet.
II laut considerer, en meme temps, que certains animaux ont une certaine predisposition ä contrac­tor cet accident, car on en trouve qui tombent malades aux meines saisons si Ton ne surveille pas ä temps leur regime alimentaire.
Symptömes.— Ici nous ne rencontrons plus cette durete de la panse caracteristique de sa surcharge, mais bien un meteorisme plus prononce sans attein-dre aussi rapidement ce degre d'intensite qui met la vie de l'animal en danger.
Cependant il arrive que, quelques heures apres le debut du mal, quelquefois le lendemain seulement, la tension du llanc est devenue considerable au point qu'il faut en faire la ponction pour evacuer les gaz. L'appetit a cesse, la rumination ne s'effectue plus, du tout, ou seulement tres faiblement si le meteo­risme est leger.
Les animaux tiennent leur tete basse, leurs yeux
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sont un peu larmoyants et plus ou moins enfonces, Les defecations deviennent plus rares, les excre­ments ne changent pas d'aspect au debut.
II n'y a pas de pandiculations, les reins sont moins flexibles.
Quand le ventre n'est pas trop tendu on pent sentir au cote droit, partie inferieure et anterieure du ventre, un point plus dur correspundant ä l'or-gane malade. A cet endroit on n'entend plus les bruits du feuillet, mais seulement une sorte de crepitation legere, irreguliere, nullement compara­ble aux bruits normaux.
Le malade est raide dans ses mouvements, rare-ment il pousse quelques plaintes. Le pouls est faible, et les pulsations peuvent atteindre le chiffre de 80 et meme de 90. La temperature du corps n'augmente pas sensiblement.
La respiration est plus ou moins acceleree selon l'intensite du meteorisme.
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Marche. — L'engouement du feuillet pent persis-ter assez longtemps si on abandonne les choses a elles-memes, et la mort arriver lentement au bout de trente a quarante jours. Elle peut survenir plu-töt si le meteorisme acquiert des proportions qui portent obstacle aux mouvements respiratoires. Mais la ponction du rumen, dans ces cas, est suivie_
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souvent du retour de la rumination et la guerison est assuree ä l'aide d'un leger traitement approprie.
Anatomie patJwlogique. — L'aspect exterieur du feuillet est celui d'une masse globuleuse, dure, conservant l'empreinte du doigt et d'un poids sou­vent considerable (20 kilogrammes et meme plus).
Dans son Interieur les aliments sont tasses entre ses lames et desseches. A son point de contact avec le reseau ces matieres alhnentaires ont subi gene-ralement un commencement de ramollissement par les liquides ingeres.
Traitement. — Dans le cas oü le meteorisme devient considerable il laut s'empresser d'evacuer les gaz ä l'aide des moyens ordinaires et meme de la ponction du rumen. Les breuvages toniques et stimulants suffisent pour retablir la rumination ä bref delai. On emploie ä cet eilet, les tisanes de tilleul, de camomille, de tbe veft, de cafe, etc., le vin, le cidre on la biere. On administre ces breuva­ges plusieurs fois dans la journee et ä petites gor-gees,afin de les faire arriver,en partie tout aumoins. jusqu'au feuillet oü ils ramollissent les aliments accumules et favorisent leur depart vers la cailiette Les medicaments anti-fermentescibles et anti-putri-des tels que le quinquina et le tannin, administres en breuvages, procurent d'excellents resultats. On recömmande egalement le tartrate neutre de potasse
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qui agit comme antiferinentescible, et purgatif ä la fois.
De nombreux lavements laxatifs doivent etre administres dans la journee.
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Le traiteirent dosimetrique que nous avons indi-que ä propos de l'mdigestion du rumen trouve ici aussi son utilite. Les granules de veratrine sont surtout ä recommander. II ne s'agit pas, pour faire cesser le mal, de retablir la rumination, mais bien de degager le feuillet. Les injections bypodermiques d'apomorphine ne trouvent plus ici leur raison d'e­tre.Les substances qui peuvent produire ce resultat sont : I'eserine, la pilocarpine, la veratrine.
On a parle de Femetique pour desobstruer le feuillet. Nous ne croyons pas ä l'efficacite de ce medicament dans cette circonstance,et nous pensons qu'il serait imprudent meme de l'employer ä cause de l'irritation locale qu'il produit inevitablement, surtout quand on radministre ä des doses plusieurs fois renouvelees.
Enfin, H. Bouley, clans son dictionnaire, article indigestions, pense que dans les cas ou tons les moyens ont ecboue pour debarrasser le feuillet, des aliments qu'il contient on pourrait recou-rir, comme M. Colin, dans son traite de physiolo-gie, en a demontre la possibilite, ä la desobs-truction directe en praliquant une ouverture au rumen pouvant permettre l'introduction du bras ; on arriverait ensuite lacilement jusqu'au sac droit
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du grand estomac pour aller avec la main, degager le leuillet.
Les promenades et les frictions laquo;eches sur les membres et l'abdomen eompletent le traitement.
Quand la guerison est obtenue, on doit surveiller le regime avec beau^oup de soins,car la recidive est ä craindre. II faut donner des aliments cuits en bar-botages, et augmenter bien lentement la ration.
Formulaire
Pour injections bypodermiques : 4 injections successives de chacune des solutions suivantes :
P. Azotate de pilocarpine. de 12 ä 20 centigram. , Eau distillee................ 20 grammes.
P. Sulfate d'eserine...... de S U 10 centigram.
Eau distillee................ 20 grammes.
P. Azotate de veralrine... de 23 a 60 centigram. ,
Alcool..................... 2 grammes.
Eau distillee................ 20 grammes.
Indigestion de la caillette.
On la rencontre chez les veaux. Elle est assez rare. Elle est causee par I'ingestion d'une tropgran-de quantite de lait. Elle se produit aussi lorsque les jeunes animaux, non encore sevres , sont gorges de soupes ou de farineux dans le but de les preparer plus vite pour la boucherie.
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Symptömes. — Refua de teter. Bail lernen ts,ventre volumineux, flanc souleve, eructations assez fre-quentes etaigres.Un peu de douleurs ventrales ; les excrements se ramollissent et ont, quelquefois, quelque temps apres le debut, l'aspect du lait mal digere.
Traitement. — Le tartro-borate de potasse dans une infusion de gentiane, de the ou de tilleul,nous a procure d'excellents resultats.
Les granules de sulfate de strychnine et de vera-trine employes concurremment avec la medication precedente concourent ii la guerison.
Les injections hypodermiques indiquees pour l'indigestion du feuillet sont ici egalement ä recom-mander qi and les moyens ci-dessus n'ont procure aucun resultat.
Indigestion gazeuse par fermentation.
Comme nous l'avons dit, cette maladie n'est pas due seulement ä raccumulation exageree d'aliments dans la pause, mais surtout ä leur fermentation et ä la formation rapide de gaz. 11 peut ne pas y avoir surcharge de matieres alimentaires.
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Deux nuances bien distinctes sont ä considerer dans I'indigestion gazeuse : Les solides, les liquides et les gaz sont comme brasses pendant la fermenta­tion, d'ou il resulte une masse bomogene, spon-gieuse, mi-Iiquide, sans accumulation de gaz ou peu ä la surface, on pourrait donner ä cette variete le nom d'indigestion spumeuse.
Ou bien les gaz se degagent de la masse alimentaire et s'accumulent ä sa surface, ce qui constitue Vin-digestion gazeuse prop'rement elite.
Indigestion spumeuse. — Etiologie. — C'est surtout en automne que nous avons observe cello maladie, lorsque les animaux out consomme des aliments verts, tels que la luzerne, le sainfoin, le trefle, qui repoussent apres la derniere coupe, le mais fourrage de derniere saison ; lorsqu'ils ont recu une trop forte ration de tubercules, de bette-raves et de farineux. 11 suffit quelquefois que les animaux soient mis an travail immediatement apres avoir pris un repas copieux compose en partie d'aliments fermentescibles pour que, la rumination ne pouvant pas s'effectuer en son temps,leballonne-ment se produise el la mort arrive en quelques instants. Nous avons vu des animaux mis au travail dan':) ces conditions de plenitude du rumen, atteles a la cbarrue ou ä la cbarrette, mourir au cbamp sans que 1'on ait eu le temps de s'apercevoir de leur etat maladif. Le flanc etant dejä fortement sou-leve par la surcharge alimentaire, la formation du gaz passait inapercue.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i
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Symptömes. — L'appeüt cesse tout ä coup. Le malade est inquiet, agite lentement ses membres, pousse quelques plaintes ; le flaue gauche se sou-leve, le volume du ventre augmente et acquiert ra-pidement im degre considerable; quelques ins­tants suffisent pour cela. Quand cette tension arrive ä son maximum d'intensite, quelquefois au bout de quelques heures et meme en moins de temps, les plaintes sont continues, la respiration s'accelere, la bouche est entr'ouverte, la langue est pendante, Fanus se renverse, il y a des trepigne-ments, puis decubitus et mort par asphyxia.
11 est des cas oil le ballonnement subit un temps d'arret apres une legere promenade et Fadministra-tiou de breuvages qui arretent la fermentation. La rumination ne tarde pas ä se produire et les ani-maux sont gueris.
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Un Symptome tres important au point de vue du diagnostic differentiel resulte de la percussion dans le tlanc souleve : ce n'est pas le son tympanique qui se produit, mais bien un son presque mat. Quand la tension est outree il est presque impossible, par le taxis, de distinguer si Ton appuie sur des gaz ou sur des matieres en fermentation.
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Traitement. — Des le debut du mal on s'em-presse d'administrer des breuvages stimulants : infusion de the, de tilleul, de plantes aromatiques ;
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on y ajoute Fammoniaque si on en a sous la main. L'huile d'olives ou de lin a la dose d'un litre, admi-nistree par le proprietaire avant l'arrivee du veteri-naire, a produit quelquefois d'excellents effets. II en est de meme du vin chaud additionnede sei marin.
On administre en meme temps des lavements ä l'eau de savon, au sei marin, au sulfate de soude, etc.
Mais ces moyens sont souvent insuffisants et c'est tres heureux si le veterinaire arrive ä temps pour pratiquer la gastrotomie.
II ne faut pas, dans ce cas, songer ä faire la ponc-tion du rumen. On pent I'essayer neanmoins dans la crainte d'avoir commis une erreur de diagnostic et dans l'espoir de donner issue ä des gaz. Mais s'il ne sort de la canule qu'une matiere alimentaire ba-veuse, il faut s'empresser d'ouvrir largement le flanc.
Voici comment nous procedons ä cette operation qui differe de celle que Ton pratique dans la sur­charge d'aliments : Si I'animal est couche on rnain-tient sa tete et sa queue fortement appuyees sur le sol pour lempecher de se lever ; on immobilise promptement ses membres. S'il est debout on le couche en un clin d'oeil comme nous I'avons indique ä l'arlicle : Fixation des animaux. Enlin si Ton croit ne pas avoir 1c temps de prendre
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ces dispositions, on plonge un bistouri dans le flanc et on incise ä la fois peau, muscles et rumen, verti-calement, sur une etendue de cinq ou six centime­tres. Pendant ce temps on fait prendre les deux membres posterieurs ä la fois avec une corde dispo-see en lacet afin d'ernpöcher les coups de pieds. L'operateur passe les deux doigts dans I'incision afin de maintenir en rapport l'ouverture du rumen et celle de la peau.
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Aussitot I'incision i'aite les aliments s'ecliappenl en i'usee et sontprojetes ä une certaine distence.
Quand la tension du flanc a cesse, tout danger a disparu et Ton peut prendre toutes les precautions voulues pour terminer l'operation.
On couche I'animal. On presse du pied ou des mains sur le ventre du malade pour lui faire evacuer la quantite süffisante de matteres alimentaires. Quelquefois un paquet de ces matteres bouche l'ou­verture et Ton est oblige de I'agrandir pour y passer la main si on ne peut pas la deboucher avec le doigt.
Nous n'avons jamais eu besoin de maintenir les deux ouverturesen rapport ä l'aidede deux points de suture, ni de passer un linge dans la commissure pour empecher les matteres de s'echapper dans I'abdomen ; un doigt de l'operateur et celui d'un aide suffisent pour cela. II serait memo difficile de faire autrement
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Pour terminer l'opeiatiou on attire au dehors l'ouverture du rumen que Ton ferme a 1'aide d'une suture ä points rapproches, puis on 1'abandonne dans I'abdomen. On etanche la plaie pour enlever le sang ou les matiöres liquides qui la salissent, on lave au besoin avec un peu de perchlorure de fee, ou d'eau-de-vie ; on fait la suture de la peau et des muscles sous-cutanes tout ä la fois et on fait relever l'animal. Des lavages a l'eau cresyl'ee ou ä l'eau-de-vie camphree sur la plaie du flanc pendant quelques jours completent le truitemeut.
Quelques temps apres I'appetit revient, la rumi­nation se retablit, et la guerison est assuree.
II est bon, pour bäter ce retour de la fonction digestive,de reveiller lavitalite de l'organe etderele-ver les forces ä l'aide de quelques breuvages stimu­lants et de l'administration du Sulfate de strychnine.
Pendant une quinzaine ou vingt jours on doitdon-ner de petites rations composees exclusivement d'a-liments bien nutritifs sous un petit volume.
S'il reste des symptömes de ruminite, ce qui arrive souvent, il laut appliquer le traitement de cette maladie.
Indigestion gazeuse proprement dite
Rarement il j a, dans cette maladie, surcharge d'aliments, et cette surcharge, quaud eile existe,
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n'est jamais considerable. II y a tout slmplement arret de la digestion par suite de la fermentation rapide des matteres ingerees, ou bien cette fermen­tation rapide est la consequence du sejour un peu trop prolonge de ces matteres dans le rumen.
La fermentation est ainsi tantüt la cause et tantöt l'elfet de Tindigestion.
Elle est cause de l'indigestion quand eile resulte de l'ingestion d'aliments veils et fermentescibles tels que la luzerne, le sainfoin, le trefle, le sorgbo et quelques autres plantes consommees ä l'etat vert, surlout quand ces plantes sent sur pied, tendres et couvertes de rosee. Si la fermentation est lente., les gaz sont evacues par eructation li mesure qu'ils se degagent.Dans le cas contraire le rumen est promp-tement distendu, ses mouvements sont paralyses et l'asphyxie est imminente.
La tympanite est l'elfet de l'indigestion quand des aliments secs,avaries,quoiqueprisen petite quantite, fermentent ä la suite de diverses circonstances et surtout ä cause de leur sejour trop prolonge dans le premier reservoir gastrique.
Nous avons constate cette variete d'indigestion presque toujours ä l'entree de l'hiver, meme lors-que les animaux n'avaient consomme que des ali­ments non avaries. II faüt ajouter cependant que, dans ces cas. Us recevaient, outre les aliments sees, des farineux, des grains maceres et particulierement des leves. La farine de mais semble aussi provoquer
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le meteorisme pour peu que les animaux y soient predisposes.
Dans ces circonstances nous avons vu des ani­maux mourir en quelques heures, et d'autres se de-barrasser spontonement de cette grande quantile de gaz par eructation.
La maladie est sujette ä recidive.
Symptdmes.— L'animal est inquiet, s'agite lenle-ment, cesse de manger ; le meteorisme apparait et souleve le flanc avec rapidite. Le creux de celui-ci s'elface, le volume du ventre augmente rapidement, le flanc gauche depasse bieutöt le niveau du dos, le flano droit se souleve aussi a son tour, mais il res'e toujours au dessous du niveau du gauche. Quelques instants suffisent souvent pour que le mal arteigne ce degre. Alors la tension des parois abdominales est enorme et la percussion donne un son tympani-que bien caracterise, tandis qu'il est bien moins so­nore dans l'indigestion' spumeuse. Dans cet etat l'animal reste le plus souvent debout, immobile, le dos vousse, les 4 membres. un peu rapproches, la queue soulevee, la tete hasse et il pousse des plain-tes.
La respiration s'accelere, la houche s'entrou-vre, laissant sortir la langue qui devient pendante, le rectum se renverse et bientöt l'animal se laisse aller comme une masse inerte et l'asphyxie se produit.
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Marche.— Quelques instants suffisent pour que cet etat pathologique se deroule : quelquefois il dare quelques heures, et enfin, dans quelques rares cir-constanccs, des eructations se produisent et tout rentre dans I'etat normal.
Pronostic.— Le pronostic est presque toujours fücheux si Ton n'arrive ä temps pour appliquer le traitement therapeutique ou chirurgical et sauver ainsi, a coup sur, le malade. Nous u'avons Jamals vu I'indigestion spumeuse guerir spontanement.
Lesions.— Elles different de celles de I'indigestion spumeuse en ce que les gaz sont accumules a la sur­face des aliments et que ceux-ci restent deposes dans le fond du rumen.
Traitement.— Rarement le velerinaire arrive a temps pour sauver le malade. La ponction du ru­men est le raoyen radical et inoffensif pour le gue­rir. II faut done que le veterinaire initie tons ses clients ä la pratique de cette operation. C'est ä cause de la rapidite avec laquelle la raaladie se de-veloppe qu'une foule de medicaments meteorifuges ont ete inventes pour exploiter la IVayeur qu'elle cause chez nos populations rurales. Toutes ces pre­parations sont ä base d'ammoniaque plus ou moins colore par Faloes. Impossible d'exprimer avec quelle audace une multitude d'agents courent les campagnes pour placer des llacons ä des prix exor-bitants.
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Les proprietaires ne sachantpas faire la difference entre les clivers cas de meteorisme, administrent le remede dans des maladies purement inflammatoires de l'appareil digestif et les compliquent de maniere a en rendre la guerison plus difficile at plus longue.
II y a tfneme du danger pour leurs interets ä faire prendre'le remede dans lamaladie qui nous occupe parce que, pendant que Ton en attend I'effet, on ne va pas chercher le veterinaire, et si cet effet ne se pro-duit pas, ce qui est le cas le plus ordinaire, les ani-maux succombent sans avoir pu recevoir les soins qui les auraient sauves incontestablement. II faut done que les veterinaires fassent une guerre achar-nee a toutes ces specialites dangereuses qui ne sont inventees que pour vider la bourse des cultiva-teurs.
Les conseils ä donner aux clients dans ces cir-constances sont les suivants :
Des que le meteorisme prend des proportions alarmantes ou qu il se developpe rapidement, il faut expedier un expres chez le veterinaire. En attendant l'arrivee de celui-ci, le proprietaire doit placer son malade sur un plan fortement incline, dans un fosse profond par exemple, de maniere que ses membres posterieurs soient dans le fonds et les anterieurs sur le rebord. Dans cette position, les reservoirs gastri-ques' se portent, par leur propre poids, vers les parties posterieures de l-abdomen, I'cesophage se distend, la tete se redresse sur Tencolure et des
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eructations se produisent. En meme temps on exerce, avec les deux poings, des pressions sacca-dees sur le flanc gauche. Apres quelques eructations on promene un pen Fanimal et on le remet dans la meme position incli lee pour qu'il s'en produise encore, ßien souvent ce moyen suffit pour guerir le malade. S'il ne reussit pas on doit, si la menace d'asphyxie se presente^ pratiquer la ponction du rumen ä l'aide d'un couteau pointu que Ton enfonce dans le flanc gauche ä defaut de trocard. Pendant ce temps le veterinaire arrive pour donner les autres soins que comporte la maladie.
Le veterinaire, s'il n'y a pas menace d'as­phyxie, doit essayer du plan incline dont nous venons da parhr, on meme temps que du hätonnage qui consiste, ä l'aide d'un häton, ä gratter le voile du palais de maniere a produire, par une action reflexe, des efforts de regurgitation.
Mais pendant que Ton met ce moyen en pratique on fait preparer des hreuvages antifermentescibles, tels que I'ammoniaque dans un litre d'eau froide ou dans une infusion de cainomille, de tilleul, de men-the ; les diverses preparations alcalines concourent egalement an meme but.
Quoique I'ether soit egalement recommande dans les memes circonstances,nous yavons moinsde con-fiance et nous ne I'employons jamais.
Nous n'avons jamais recours aux ablutions d'eau
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J'roide sur le flanc, ni ä la compression des parois al)dominales ii I'aide d'un lien circulaire. Si ces moyens sonfc quelquefois efficaces ils nous paraissent plus sou vent dangereux.
On a invenle des sondes creuses pour les intro-duire dans I'oesophage jusque dans le rumen et obtenir ainsi l'evacuation des gaz par la voie natu­relle. Si la sonde plonge dans les aliments, ce qui est le plus ordinaire, eile est sans resultat, et puis c'est un instrument que Ton n'a pas toujours ä temps sous la main. On ne pent done pas y compter dans la pratique usuelle.
En resume, lorsque la position de Fanimal sur un plan fortement incline avec les excitations du voile du palais ne suffit pas ä faire evacuer les gaz et si les breuvages antifermentescibles n'en arretent pas la formation, il faut recourir a la ponction du
rumen selon les regies chirur
'O'
cales.
Si Ton n'a pas un trocart sur soi, on se sert d'un couteau pointu et 1'on place dans I'ouverturede I'or-gane une canuleen roseau que Ton confectionne tres facilement. On prend un morceau de roseau de petite grosseur, avec deux entre-nceuds si un seul est trop court et Ton detruit la cloison ä I'aide d'une tige de fer, d'un poincon ou d'un morceau de gros fü de fer dont l'extremite est rugueuse et fait I'ofiice d'une lime. On taille une extremite du roseau en bee de flute et ä bords tranchants de maniere ä pouvoir per-forer de nouveau le rumen si on ne pent pas retrou-
..
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- :}17 -
ver la premiere ouverture. A I'autre extremite on plice enicialement une petite tige en bois et on la fixe solidementä I'aide d'unfil plusieurs foisenroule. On pent laisser cettecanule en place aussi longtemps quel'on veat sans crainte qu'ellene s'echappe dansle rumen. Comme avec la canule du trocard, on la .bouclie de temps en temps pour s'assurer qu'il ne se forme plus de gaz. Quelquel'ois on pent la supprimer im-mediatement apres l'evacuation complete de ceux-ci. d'autres fois il faut la laisser en place pendant plusieurs jours.
Le premier cas se presente ordinairement lorsque la meteorisation est cause de Findigestion, le second lorsqu'elle est consecutive ä celle-ci.
Dans les deux cas la canule n'est pas necessaire lorsque Yon a reussi ä arreter la fermentation par les moyens therapeutiques.
Nous ne pensons pas que les injections sous-culanees de veratrine indiquees par M. Cagny, puissent agir ä temps.
Breuvages antifermentescibles.
P Ammoniaque........... de 20 a 50 grammes.
Eau froide ou inf. aromat. 1 litre.
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P Carbonale de chau.x...... de 10 a 20 grammes.
Eau froiite............. 1 litre.
P Sei mariu.............. de 40 a 80 grammes.
Eau froide............. 1 litre.
P Eau de chaux.......... de 1(2 litre ä 1 litre 1|2.
P Cendres de bois......... 2 jointees.
Eau.................. i litre.
Filtrez ä travers un lin
'S
e et decautez au moment
de radministrer.
t
P Hypochlorite de soude... de 10 a 20 grammes. Eau................... i litre.
P Alcool................. de SO a 1 SO grammes.
Eau ou infusion aromat... 1 litre.
P Ether sulfurique......... de 20 ä 30 grammes.
Eau froide............. i litre.
Pour les petits ruminants on reduit la dose de l'eau selon leur taille ; on l'augmente cbez les plus grands.
Calculs , bezoards , egagropiles ou gobbes
Nous n'avons Jamals trouve de calculs dans l'ap-pareil gastro-intestinal du bceuf. Les auteurs n'en signalent que cbez les ruminants sauvages. Par contre las egagropiles se rencontrent frequemment chez nos grands ruminants domestiques.
On les trouve dans le rumen, dans le reseau et
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dans la caillette. On n'en a pas rencontre dans le feuillet; dans la bouche (') et dans le rectum.
M. Lacazadieu, veterinaire ä Amou, en a trouve dans I'cesophage.
Void comment il en explique la presence dans ce conduit : laquo; Elle se trouvait d'abord dans la panse ; laquo; puis, un beau jour, au moment de la rumination, laquo; la pelote aliraentaire s'engageant vers le cardia a laquo; englobe cette egagropile et a chemine avec eile laquo; jusqu'a la partie superieure de l'oesopliage beau-laquo; coup moins dilatable que la partie inferieure ; laquo; eile s'est arretee en ce point etant donne son vo­te lume et a donne lieu ä robstruction. raquo;
M. Lacazedieu ne put I'extraire que par 1'oesopha-gotomie.
Elles sont composees de polls et atteignent quel-quefois le volume du poing et le depassent memo. Elles sont ovoides, elliptiques, cylindriques on un peu aplaties selon les organes ou elles existent. On les trouve le plus souventchezlesjeunes animaux.
Chez les adultes elles sont assez souvent recouvertes d'une couche de mucus concrete, melange ä des sels calcaires.
Ce sont toujours les animaux qui se lechent qui en sont atteints.
if I
(') Voyez page 270.
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Generatement elles ne deceletit leur presence par aucun Symptome. On en trouve souvent chez les animaux que Ton a tues pour la boucherie.
Mais quand elles sent nombreuses, volumineuses, elles provoquent de la gene dans les functions diges­tives, de ramaigrissement, un appetit deprave ; le poll devientterne, pique.
D'autresfois la rumination est genee, il y a da me-teorisme par suite de la gene qu'elles causent ä la circulation des aliments.
Enfm il arrive que les egagropiles passent dans les intestins efc qu'elles sont expulsees quand elles ne sont pas trop volumineuses.
Traitement.— Le traitement est surtout preserva-tif : Empecber les animaux de se lecher. Quant au traitement curatif on y a rarement recours.On pour-rait toutefois essager les purgatifs.
Egagropiles. dans les intestins
Quand elles s'engagent dans les intestins elles provoquent des coliques plus oumoins in lenses selon leurs dimensions.Elles peuvent alors etre rejetees et tout symptöme disparait. Nous en avons trouve qui ont stationne dans le rectum, et qui provoquaient les symptömes suivants :
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Anorexie complete, inrumination. Pas de meteo-risme. Goliques se traduisant par des contorsions de la queue, quelques trepignements des membres posteriei #9632;laquo;, des efforts expulsifs comme dans le cas de rectite. Absence complete d'excrements. Les lavements sont rendus tres propres.
Pas le moindre Symptome inllarnmatoire. La tem­perature rectale est normale.
Par la fouille rectale on pent toucher le corps etr anger.
A I'aide d'un purgatif au Sulfate de soude nous avons, dans un cas, obtenu le rejet d'une egagropile cylindrique, mesurant 7 centimetres de long et 16 centimetres et demi de circonference.
Immediatement apres son rejet les fonctions di­gestives ont ete completement retablies.
Corps etrangers dans le rumen
Beaucoup de praticiens ont signale la presence de corps etrangers tres divers dans le rumen.Ces corps sont plus ou moins volumineux,mousou durs,mous­ses ou tranchants, solides ou liquides. C'est do ia terre, du furnier, du platras, des linges, du cuir, des morceaux de couverture, des clous, des mor-ceaux de fer, des debris de bois, l'arriere-faix, des crapauds, des couleuvres, etc.
!, !
Symptomen.— Parmi ces corps etrangers, les uns
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sont de petite dimension et peuvent etre digeres ou rejetes par Fanus sans avoir produit le moindre de-sordre pathologique dans le conduit intestinal. D'au-tres sont volumineux, mais mous, et peuvent etre digeres, tels que I'arriere-faix. Nous n'avons jamais vu ce corps etranger produire un derangement quel-conque. On a dit quelque part qu'il faisait tarir et meme perdre le lait. Nous pensons que c'est inexact.
Enfin quand ces corps strangers sejournent dans le rumen, ils provoquent du meteorisme, des eruc­tations, des elTorts de vomissement, la perte de l'ap-petit, ou un appetit capricieux,une rumination irre-guliere, et pas d'etat febrile au debut. Les animaux qui presentent ces symptömes sont generalement atteints de pica.
Marche.— Si les corps etrangers sejournent trop longtemps dans le rumen, les animaux maigrissent rapidement, leur poll devient terne, se pique, le tissu cellulaire se desseche, la peau adhere aux cötes, la digestion ne s'effectue plus et la mort sur-vient plus ou moins longtemps apres le debut du mal.
Diagnostic.— II est tres-important de poser un diagnostic precis dans ce genre de maladie. Malheu-reusement les symptömes qui se manifestent ne sont pas toujours suffisants pour cela. Les commemora-tifs aident beaucoup quand on peut les avoir exacts
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et complets. L'absence d'etat febrile et l'intermit-tence des symptömes qui se produit assez souvent, permettent d'ecarter toutes les maladies inilamma-toires. Si les animaux ne se lechent pas on n'a pas affaire a des egagropiles. L'absence de coliques, la nature des excrements, l'etat du mufle qui reste assez bumide, indiquent que le mal est dans les pre­mieres voies.
Enfm s'il reste, malgre toute l'attention du pra-ticien pour decouvrir exactement la nature de l'affec-tion, des doutes sur celle-ci et que Ton ordon-ne un traitement, on s'apergoit bientöt que celui-ci reste constamment ineflicace,et la presomption que Ton avait des le principe devient une certitude. L'o-peration seule est alors indiquee.
Traitement.— La gastrotomie permet de retirer aisement le corps etranger. Mais si Ton s'apercoit a ce moment que Ton a commis une erreur de dia­gnostic, on doit pousser 1'investigation plus loin et voir si la cause du mal n'est pas dans le reseau. Si on ne trouve absolument rien dans ces deux pre­mieres cavites on ferme I'ouverture et on cherche le mal ailleurs. Dans aucun cas on n'aura rien com-promis. II est prudent toutefois de faire des reserves sur le resultat de cette operation.
Iraquo;
Corps etrangers dans le reseau
Quandon examine,avec unpeud'attention,lastruc-
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mmmm^mmm
quot;'
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ture et les fonclions du rumen et du reseau, on s'explique pourquoi les corps etrangers aigus tels que les morceaux de 1'er, les aiguilles ä coudre ou ä tricoter, les epingles ä cheveux, les clous,les pointes de Paris, etc., qui vont detei-miner des cardites traumatiques, se trouvent de preference dans le re­seau. Ces corps aigus s'accrochent diflicilement aux parois lisses du rumen et y sent constamment de-places dans les grands mouvements que subit la masse alimentaire. Ils sont moins agites dans le re­seau oü la matiere alimentaire sartout liquide qu'il renferme, les laisse facilement deposer au fond de ce reservoir. Ils y sejoument plus ou moins long-temps sans causer un derangement qnelconque.
Mais ces corps etrangers finissent par s'accrocher aux alveoles, les uns traversent tout simplement leurs mailles et y restent comme suspendus, tel est le cas des epingles ächeveux et des pointes de Paris; d'autres apres avoir enfonce leur partie tranchante dans le fond de ralveole,penetrent la paroi du re­seau et vont porter le desordre dans d'autres organes ou s'echapperaudehors.
Symptomen.—La presence des corps etrangers dans
le reseau ne se decele que lorsque ces corps s'im-
plantentsurses parois. L'etat maladif qui enresultese
traduit par les symptomes de la reticulite que nous
avons decrits en parlant de cette maladie.
Diagnostic.—Ces symptomes out cependant moins
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de duree que dans la reticulite franche et l'etat fe­brile est nul ou ä peine apparent. Mais cela ne sufflt pas pour etablir une difference certaine entre les deux nuances de cette* maladie.
Les commemoratifs ne servent ä rien dans cette circonstanee, car il arrive, la plupart du temps, que les animaux qui ont avale iecorps etrangerne man-geat pas le linge, ni ne sent pas attaints de pica. Les aiguilles,les epingles ü cheveux se trouvent souvent dans les aliments ä travers lesquels les ferames les ont laisses tomber.
Les auteurs qui ont ecrit sur les maladies de l'ap-pareil digestif des ruminants, ne se sont pas sufli-samment appliques ä assigner ä l'etat maladif des renflements gastriques un ensemble particulier de symptömes ä defaut de symptömes caracteristiques. On conceit pourtant Timportance de cette distinction si Ton considere la necessite absolue de bien preci-ser le diagnostic pour indiquer le traitement,ou bien pour donner au proprietaire un conseil base sur un pronostic certain.
Par l'expose symptomatique que nous avons fait nous avons beaueoup regrette de n'aToir pu dire le dernier mot; nous avons voulu tout au moins ou-vrir la voie, persuade que l'observation clinique ne peut tarder ä le faire decouvrir.
*:
Trailement.— Dans le cas oü Ton aura de fortes presomptkms de la presence de corps etrangers
21
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dans le reseau il ne faut pas hesiter ä aller les ex-traire directement avec la main apres avoir pratique la gastrotomie en son lieu ordinaire d'election. 11 n'y a absolument aucun danger en s'entourant des precautions chirurgicales et antiseptiques recom-maiulees. Si on ne trouve rien de ce (jue Ton cher-che, on aura toujours rendu le pronostic certain.
Corps etrangers dans la gouttiere oesophagienne.
Nous n'avons jamais rencontre de corps etrangers dans le feuillet. Les anteurs n'en signalent pas non plus. M. Eloire de Caudry a relate, dans le Progres veterhiaire (1) la presence d'une pomine de la grosseur d'un ueuf de pigeon ä l'orilice qui fait communiquer le feuillet avec la caillette.
Symptome*.— M. Eloire constata les symptomes suivants : laquo; La bete ne parait pas malade,eile se leve et se couchefacilement; le mufle est frais, les oreil-les sont cliaudes ; pen de dejections molles, absence de lait ; pas de sensibilitedes flaues ä lapression,pas de ballonnement ni de meteorisation. Refus absolu des aliments solides et liquides. Si do force, on fait
(\) Progres veterinaire page 493-1894.
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prendre une bouteille de tisane ii la malade, eile la garde quelques minutes et eile la vend en totalite ou en partie en un ou deux vomissements ; le liquide reste dans I'oesophage, sans descendre, vers le tiers superieur de rencolure,pres de la gorge oil il elapote par le ballonnement imprime ä la region avec les mains. Pas de tumefaction dans I'cesophage : une sonde introduite passe facilement etpenetre dans le rumen sans difficulte et cependant les liquides in-troduits restent en route. Quatre ou cinq jours apres le debut la bete pousse des plaintes, son etat s'ag-grave et eile meurt le sixieme jour.
Autopsie.— On trouva la pomme dont nous avons parle plus baut vers rorilice qui fait communiquer le feuillet avec la caillette. Nulle trace de tumeur ni dans la gorge ni le long de l'uesopliage, nulle part de traces d'inllammation.
Traitement.— M. Eloire n'a rien tente. Mais I'ex-pose symptomatique qu'il fait est assez caracteris-tique pour qua, dans de semblables circonstances,on ait recours aux injections hypodermiques d'apomor-phine pour essayer de faire remonter le corps etran-ger vers le rumen, ou bien d'eserine, de pilocarpine ou de veratrine pour essayer de le faire passer dans la caillette (1).
(1) Voir lormulairc page 304.
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mm
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Corps etrangers dans la caillette et dans les intestins
Les corps etrangers aigus que Ton rencontre clans le reseau peuvent arriver dans la caillette et dans les intestins etdeterminer des desordres plus ou moins graves. Quelquefois ils sont elimines par l'anus et ils passent alors inapercus. D'auires fois leur mar-cüe vers ce point est arretee et ils produisent des in-flamraations locales qui se traduisent par les symp-tömes d'mie gastrite ou d'uneentente. II arrive aussi que ces corps etrangers traversent laparoi intesti-nale et vont s'echappei- au dehors en un point quel-conque de 1'abdomen. Nous avons vu dernierement une aiguille ä tricoter sortir dans la partie moyenne du flanc droit apres avoir cause tons les symptümes d'une entente legere. La tumeur sous-cutanee qui se produit alors revet un caractere particulier qui ne permetpas de la confondre avec les autres tu-meurs que Ton rencontre sur la paroi abdominale. Elle pent acquerir d'emblee le volume du poing, mais on ne trouve pas ä la surface, de traces de frot-tement ayant determine l'usure du poll, ni de con­tusions, ni de plaies. Sa consistance est homogene dans tons ses points ; il n'y a pas de traces de fluc­tuation. Celle-ci ne se produit que lorsque le corps etranger a sejourne ä cet endroit un certain temps ; quelquefois eile est meine insignifiante, et au milieu d'un petit point saillant, au centre de la tumeur, on sent la pointe du corps etranger que Ton n'a qu'ä saisir avec les ongles et 1'attirer au dehors.
Nous n'avons Jamals vu ces corps etrangers
^1
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engages dans les intestins determiner des accidents mortels.
U S Ü R E S
Nous n'avons a signaler, dans ce genre de maladies de l'appareil digestif, que Vusure irregaliere des dents.
L'usure irreguliei'e des dents molaires chez le bocuf est rare parce qu'on le livre a la boucherie avant l'äge oü eile pent se produire. On la rencontre pourtant chez les animaux jeunes, mais c'est une exception.
Les molaires du boeuf ne s'usent pas tout ä fait comme cedes du cheval. Nous n'avons jamais ren­contre que des molaires plus longues que leurs voisines, correspondant a des molaires plus courtes, plus usees, de la nulchoire opposee. Quelquefois plusieurs molaires contigues sent plus longues que les autres et determinent une saillie d'une certaine etendue sur la table dentaire.Enlin il arrive que tout une table dentaire est completement usee, tandis que, dans la table correspondante les molaires* out acquis une longueur demesuree.
Symptdmes. — Une difficulte dans la masti­cation resulte de cette irregularite des dents. Le rapprochement des mächoires se fait avec hesi­tation pendant la premiere mastication ou pendant
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la rumination. Les animaux laissent quelquet'ois tomber le bol alimentaire. Ces sign.es riuflisent pour appeler l'attention du praticien du cüte de la bou-cbe ; il ['examine u l'aide des moyens que nous avons indiques dans les considerations genera-les sur les maladies de l'appareil digestif.
Traitement.— L'usage de la gouge pour raccourcir une dent trop longue chez les animaux dejä ages offre le desagrement d'ebranler le plus souvent cette dent et d'augmenter la difficulte de la mastication. Elle est avantageuse seulement chez les animaux jeunes qui ont les molaires solides. Dans tons les cas la i-esection des molaires se fait aujourd'hui tres aisement et d'une maniere parfaite ä l'aide de cisailles a bras Ires solides reunis par une forte vis qui sert ü les rapprocber. La dent prise entre les deux trancbants est sectionnee exactement au point oü ils s'appliquent, sans subir le moindre ebranle-ment. Mais cet instrument se trouve tres rarementä la disposition des praticiens, et, s'il ne devait servir que pour les bccul's, il ne vaudrait pas la peine de l'avoir invente. II est bien plus utile chez le cbeval.
Du raste quand on a raccourci une molaire trop longue chez le bceuf,les deux mäcboires ne se tou-cbent plus ä cet endroit pendant la mastication et une certaine difficulte persiste encore pour la divi­sion des aliments.
11 ne laut done pas, dans tons ces cas, songer ä
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engraisser economiquement les animaux. II vaut naieux les; livrer ä la boacherie dans l'etat oü ils se
troirvent.
N E V R 0 S E S
Nous avons ä signaler dans ce genre de maladies trois manifestations morbides que l'on n'a pas en­core sufiisamment etudiees quoique l'une d'elles soit tres commune. Beaucoup de praticiens en ont paiie, mais il ne sont pas d'aecord sur leur nature et, partant, sur leur traitement rationnel.
Isous allons les decrire selon que nous les avons obscrvces dans notre pratique medicale.
Langue serpentine.
On a donne particulierement ce nom ä une para­lysis de la langue qui fait que celle-ci est constam-ment pendante en dehors de la Louche,et qu'elle os-cille ä la suite de tous les mouvements de l'animal. Elle n'est retiree dans la beuche qn'au moment de la prehension des aliments et pendant la mastication. G'est merne avec beaucoup de lenteur et une cer-taine difficulte qu'elle concourt a ces deux fonctions.
Nousn'avons jamais rencontre, chez les ruminants, cet etat de la longue qui se constate principalement chez les vieux chevaux ;' I'etude n'en trouverait pas, du reste, ici sa place.
ii
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Mais il existe chez les bovins une sorte de tic qui ne ressemble eu rien u ce vice, et auquel la deno­mination pen scientifique de langue serpentine con-vient bien mieux.
L'animal qui en est affecte tire sa langue et leche ses joues.
Nous n'avons rencontre cette sorte d'habitude que cbez les jeunes animaux jusqu'ä l'äg-e de deux ans. Nous ne savons pas si eile pent durer longtemps ou pendant toute la vie de l'animal, parce que les su-jetschez lesquels nous l'avons observee etaient ven-dus en dehors de notre clientele. Cependant quel-ques-uns sont restes et nous avons pu leur faire suivre un traitement qui les a completement guei'is.
Symptömes. — Pendant le repas ou la rumination on ne remarque absolument rien d'anormal. Mais aussitüt que Tune ou l'autre de ces deux fonctions est terminee, l'animal sort sa langue par les com­missures de la boucbe et la releve vivement le Ions de la joue sur une etendue de 15, 20 et meme 25 centimetres ; puis il l'a retire subitement dans la bouche pour executer le meme mouvement du cote oppose.
A chaque sortie de la langue il se produit, sur les joues, un certain choc qui s'entend ä distance.Quel-quefois ce mouvement de la langue s'eflectue plu-sieurs fois de suite du meme cote.
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L'endroit ou la langue a touclie le poil est mouil-le par la salive ce qui permet de reconnoitre le vice
quand
'animal mange ou rumine.
! i
L'etat general laisse un pen ä desirer. II y a un certain ralentissement dans la croissance.La bete ne profile pas selon 1'expression vulgaire.
•
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Nature. — Nous ne pensons pas que ce -vice tien-ne ä une alteration quelconque des voies digestives. Les quelques animaux que nous avons eu ä traitor n'etaient pas atteints de pica. Mais nous pensons cependant que le pica et la langue serpentine doivent etre places dans le meine groupe quoiqu'ils se ma-nifestent d'une maniere dififerente.
I
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Traitemenl. — Tons les medicaments qui out une mauvaise saveur sans toutefois produire un derail­ment quelconque dans I'appareil digestif, peuvent etre employes en les appliquant sur la partie des joues ou la langue est projetee.Nous avons employe, avec succes, les onctions de pommade camphree au tiers. Apres le premier coup de langue I'animal cherche ä rejeter de sa bouche quelque cbose qui n'est pas de son gout, bave un peu, agite ses mä-choires, souffle du nez. Peu a peu ces mouvements se calment et tout rentre dans I'ordre. Mais ce n'est pas pour longtemps, car bientötla langue se montre de nouveau au dehors, s'impreigne encore de reme-de, et les meines signes de degoüt recommencent. II suffit d'appliquer du remede plusieurs fois dans
I
i
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la journee. L'action de se löcher devient de plus en plus rare, et au bout d'ime huitaine de jours, le vice a ä peu pres cesse.
Nous pensons que le camphre agit en meme temps, dans ce cas, comme antispasmodique, et qu'ainsi produisant un eflet local at general, 11 est preferable a toutautre medicament.
Ge moyen est-il curatif dans toutes les circonstan-ces'? Nous ne pouvons Fal'lirmer. Quelquefois les animaux s'babituent ä l'amertume des remedes et 11 est impossible de faire cesser,par leur intermediaire, les mouvement insolites de la langue. II nous est ar­rive une fois d'attcindre notre but en appliquant une museliere en 111 de far aplatie lateralement, de ma-niere ä eflleuier les deux commissures. Cette muse­liere empeche la langue de sortir, mais 11 ne laut pas oublier de la replacer apres chaque repas ; eile ne gene pas la rumination. Mais seule,elle ne guerirait pas ; il faut le concours de la pommade campbree.
Pica.
Encore designee sous les noms d'aberration du gout, appctit deprave, maladie du lecher, cette maladie est tres frequente cbez les animaux de l'espece bovine. C'est un etat particulier dans I'in-nervation stomacale qui porte les animaux ä lecher et ä manger divers objets grossiers : de la terre, du linge, des cuirs, des semelles de soulier, des debris
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de tuiles, de briques, du furnier, etc. La maladie a une marche tres lente et dure quelquefois toute la vie de l'animal. Tantöt eile le fait maigrir, tan tot eile ne lui cause aucun derangement, surtout s'il est suffisamment surveille pour qu'il n'avale pas les objets qu'il rechercbe.
s
Nous n'avuns jamais vu de terminaison par la mort. Certains auteurs disent cepend'ant qu'elle arrive ä la lonsue.
Etiologie.—Les opinions variant beaucoup surles causes qui determinent cette affection. Les animaux jeunes en sont plus souvent atteints que les vieux.
!;
Certains praticiens pensent que la maladie est due ä l'absence de certains principes proteiques dans les aliments et qu'elle doit ainsi durer aussi long temps que ces aliments restent les meines. Nous connaissons, en effet, dans notre clientele, des etables tres bien tenues, bien aerees, tres propres, spacieuses, oü tons les animaux, grands et petits, presentent tons les symptömes de la maladie sans que leur etat d'embonpoint s'en ressente. Dans d'autres, mal tenues, mal aerees, etroites, les ani­maux restent maigres, malgre l'abondance de la nourriture. Dans ces deux circonstances, le foin provenait de prairies basses et humides. Nous avons vu la maladie coincider avec l'osteomalacie, mais nous pensons que celle-ci, qui peut exister sans eile, peut en etre aussi la consequence.
m
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Les foins de prairies basses et humides que Ton designe vulgairement sous le nom de foins gras,soi\t souvent refuses par les animaux qui n'y sont pas habitues parce qu'ils n'y trouvent pas ces principes toniques et stimulants qui donnent la saveur et que Ton trouve dans les foins des prairies elevees.
La stabulation presque permanente contribue aussi beaucoup au developpement de la maladie. Ce qui le prouve c'est qu'elle est plus frequente dans le Midi de la France oü les animaux sont entretenus plus longtemps ä l'etable; qu'elle est plus intense en hiver oü la nourriture est moins variee et presque exclusivement seche.
Nous trouvons un exemple remarquable de l'in-fluence de la nourriture et de la stabulation sur le developpement de la maladie dans ce qui se produit . chez la volaille elevee dans un local trop exigu : les sujets mangent mutuellement leurs plumes, parce qu'ils sont prives de la nourriture variee qu'ils trou­vent au dehors quand ils vivent en liberte.
Elle est plus frequente dans les contrees acciden-tees, car, dans les plaines, les aliments verts, les racines ne manquent pas pendant l'hiver, et on les fait entrer dans la ration journaliere. On salt que la nourriture verte est la seule qui soit en rapport avec l'etat physiologique des ruminants.
A notre avis c'est la nourriture qui joue le princi­pal role dans la production de la maladie.
Symptömes. — II ne faut pas s'etonner par con-
Ma
rfl
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sequent, si c'est dans les estomacs oil le premier temps d'arret des aliments se produit, que se trouve le principal siege de la maladie. C'est la que le Systeme nerveux est le plus influence, et si les ele­ments qui sent necessaires a son activite ne se trouvent pas tons dans la nourriture que Ton sert aux animaux, le sens du gout se deprave et les porte d les ehercher ailleurs. C'est pour cela que les jeunes chiens mangent des excrements hu-mains; que les veaux lechent l'ombilic de leur voi-sin qui vient d'uriner, ou meme quand il urine; que les enfants mangent du sei de cuisine, qu'ils re-recherchent souvent les choses excitantes ; que les veaux mangent les crins de leur queue parce que celle-ci est sans cesse salie par les excrements ou par le purin qui lui donnent une saveur excitante et acide ; que les pores mangent la colombine, etc.
Souvent les animaux atteints de pica ne presen-tent aucun derangement general, aucun signe mala-dif autre que l'action de saisir, pour les mächer, les objets qui sont a leur portee ou qu'ils trouvent sur leur passage. A 1'attache ils lechent la creche, le rdtelier, le mur, se lechent entre eux, dechirent et mangent leur couverture ou celle du voisin ; ils mangent la corde qui les attache, saisissent les habits des personnes qui les approchent, etc.
II arrive que les matteres etrangeres ingerees s'arrefent dans les estomacs, s'y accumulent, des egagropiles se ferment, genent les fonctions digesti­ves, I'appetit devient capricieux, la rumination lente, les animaux maigrissent et se developpent lente-ment.
n
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La nutrition so feit mal et incompletement, et l'osteomalacie ne tarde pas ä se montrer pour met-tre les aniraaux liors de tout service.
Nature de la maladie. — L'action du lecher est devenue uu besoin chez les animaux atteints de pica. A proprement parier il u'y a pas maladie au debut. Ce n'est qu'ä la league que la nourriture incomplete produit im derangement dans la nutri­tion. Le Systeme nerveux storaacal netant pas sti-mule au degre physiologique, determine tons les symptömes que nous venous d'indiquer.
Traitement. — En tenant compte des considera­tions qui precedent, il n'est plus difficile d'etablir un traitement rationnel. fl faudrait changer ralimenta-tion, ce qui n'est pas toujours possible. II est pre­ferable de faire consommer les aliments que Ton possede en y ajoutant les elements qui leur man-quent. Le chlorure de sodium qui est ä la portee de tout le monde, est d'une utilite incontestable; on I'emploie en solution pour arroser les foins gras, ou bien on I'ajoute auxbarbotages. 11 faut ajouter ;\ la ration, des grains, des graines, des racines, telles que des carottes, des navets, des betteraves, des choux, etc. Les branches feuillees provenant de l'emondage des arbres : ebenes, peupliers, ormeaux, Irenes, etc., recoltees et rlessechees en automne nous ont produit d'excellents effets dans cette affec­tion. Le fenu-grec est aussi ä recommander, car il
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fournit un fourrage trüs excitant et tres mitritif avec la grande quantite de gousses remplies de ffraines dont il est en grande partie compose. Cast un des fourrages les plus riches en substances pro-teiques.
Nous trouvons dans la pathologie de Friedberger et Frohner, que Feser a precomse le chlorhydrate d'apomorphine en injections hypodermiques,et que Lemke a traite, a l'aide de ce moyen, 22(3 vaches, 21 bceufs et 141 veaux avec un succes complet.
Lorsque la maladie est recente il emploie 2 deci­grammes de ce medicament etl decigramme quand eile est ancienne. On fait une injection par jour pendant trois jours. Le mal ne reparait pas de 3 ä 5 mois, si les circonstances etiolog'i(jues ne cliangent pas, et la guerison est complete quand la cause de la maladie a tout ä fait disparu. Nous pensons qu'en modifiant la ration selon que nous venons de l'in-cliquer on doit obtenir ce resultat si les indications de Lemke sont exactes.
Lemke ajoute que partout oü l'on ne pent pas changer totalement I'etat etiologique, les injections d'apomorphine pratiquees tons les trois mois, suffi-sent pour maintenir les animaux dans un bon etat d'embonpoint pendant trois annees.
Si les substances que les animaux recherchent ne devenaient pas un danger par suite de leur accumu­lation dans l'estomac,il n'y aurait pas d'inconvenient ä laisser les animaux les lecher et mcme les manger.
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Mais on comprend qu'il soit de la premiere des pre­cautions de ies eu empöcher. Quant ü ceux qui man-gentles crins de leur queue,il faut avoir ie soin,pour faire perdre cette habitude, de bien laver et savon-ner la queue tous les matins, et d'enduire les crins exterieurs avec une substance d'une mauvaise sa-veur et d'odeur repoussante. L'huile empyreumati-que nous produit dans ce cas, d'excellents resultats. Nous la preferons ü toutes les autres substances employees dans le meme but et meme ä l'assafetiua qui a ete un moment en vogue. Malgre toutes ces precautions les animaux continuent quelquefois ä manger leur crin et l'on est oblige, d'entourer la queue d'un fil de fer dispose en spirals.
FO RMULAIRE
P. Apomorpbine ou chlorhydrate d'apomor-
phine........................nbsp; nbsp; nbsp; 1 ou 2 decigrammes.
Alcoul............................ quelques gouttcs.
Eau dislillee.......................nbsp; nbsp; 10 grammes.
Pour une injection hypodermique en deux coups de seringue.
Tic
Nous pensons que cet etat pathologique pent se placer dans les nevroses de l'appareil digestif. Nous n'en trouvons pas de description dans les ouvrages que nous avons pu consulter. M. Furlanetto, notre
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distingue confrere de Trevise, a fait une etude tres interessante du tic du bceuf. II en a observe 15 cas en 6 ans. Nous allons donner une breve analyse de sa brochure.
M. Furlanetto fait remai^quer, tout d'abord,que le tic du bceuf est bien different du pica que nous ve­nous de decrire, mais qu'il a une certaine ressem-blance avec le tic du cheval. II cause une certaine depreciation de l'animal qu'il alTecte.
M. Furlanetto fail trois varietes de cette affection : Le lie en Vair on tic sec, le tic d'appui, le tic de l'ours.
Sijmptömes. — Tic en I'air ou tie sec. — Les bo-vins qui en sont affectes se retirent sur leur attache, iis levent plus ou moins la töte et l'allongent sur I'encolure. Dans cette position ils ouvrent un peu la bouche, avancent la langue jusqu'uux incisives, la portent rapidement d'un cöte ä l'autre de la cavite buccale et iis executent de legers mouvements de mastication. Quelquefois ils ouvrent un peu plus la bouche et font executer ä la langue un mouve-ment de va et vient d'avant en arriere. Un autre moment ils tiennent la bouche grande ouverte, al-longent la langue autant que possible, la retour-nent tout d'un coup avec vigueur pour se lecher la levre, la narine, lui font executer des mouvements de semi-rotation, puis ils la retirent ensuite dans la bouche.
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Dans cos trois cas, une Ibis la manoeuvre terrai-nee, l'aiüihal ferine eh.ieremeut la bouche^ bientöt 11 tend lä tete sur le ecu et essaie un mouvementde deglutition en faisant entendre un bruit particulier au fond du pharynx, une espece de rot sonore. En meme temps on voit une sorte de dilatation elastique sous forme de hol descendant le long de l'oesöphäge. G'iBSt line gorgee d'air ijue I'animal a avalee. Les divers mouvements de la längue, de la joue et dn pharynx ne font que pieparer cet acle.
Dans quelqnes cas les aniraaux laissent echapper une grande q.ianlite de salive sous forme de spume.
L'ingurgitation de 1'air se fait aussi de diverses facons ; chez certains hovins, 11 y ä une dizaine de mouvements de langue,quelquefois moins. Cliez une vache on compta 1-5 bols descendre dans la premie­re minule. Lenoinhrede hols d'air ingurgites varie heaucoup ; on en compte generalement 10, 15, 30 et meme davantage. De la depend l'intensite du meteorisme. Les parois du llanc depassent quelque-fois en hauteur le niveau de la colo me lombaire et, ä ce moment, la soullVancede ranimal est vive; il agite la queue, et effectue des mouvements lateraux plus on moins precipites.
Toutefois ce meteorisme n'a jamais de conse­quences graves ; le liqueur se deharrasse assez faci-lement de cette masse d'air accumulee.
II allonge la tele sur I'encolure, ouvre la hou-che et rejette l'air ä grandes gorgees ; en meme
n
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mmmm^mmm
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temps on entend un bruit de gargouillement.Presque toujours apres le pretnierrejet del'air, une ou deux quintes de toux se produisent.
L'animai tique geaeralement apres avoir pris le repas,avaat de rumiaer,qaelquefois il tique pendant la rumination et möme apres (ju'elle a cesse.il tique toujours ä ratable ; dans un soul cas il tiquait au paturage- 11 tique [)lus souvent pendant les jours de repos. M. Furlanetto a vu un bceuf tiquer presque continuellement, autant 1c jour quo la nuit,pendant le travail comme au repos, quand il cessait de mä­cher le bol alimentaire ; quelquefois il laissait tom-ber le bol en mome temps qu'une grande quantite de salivc ; l'animai devint maigre assez vite. Les uns tiquent debout,lesautres quand ils sont coucbes.
Tic d'appui.— M. Furlanettp a observe ce genre de tic sur un veau de deux ans. Col animal levait la tete, i'allongeait sur 1'encolure, I'appuyait par le menton, sur la muraille do sa logo et (juelquefois sur le dos d'un bceuf place a cöte de lui. Bans cetle position il ouvrait la beuche, tirait la langue et se comportait comme celui qui tiquait en Fair. Le pro-prietaire le placa dans une autre löge oü il ne pou-vait appuyer nulle part, et,deux mois apres, il avait totalement perdu son habitude vicieuse.
Tic de Vours.— M. Furlanetto a aussi rencontre ce genre de tic chez une vachc de onze ans. Ce vice
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dalait de deux ans. L'animal portait la tele alterna-tivement d'uu cöte et de Tautre, produisant ainsi un bruit de cliaine assez desagreable.
Mais ces deux dernieres espeoes de tic n'entrent pas dans le donmine des maladies de Fappareil di­gestif, aussi nous ne nous y arretons pas plus long-temps.
M.Furlanetto a'ajamais tenle le traitement du tic. 11 se pose les questions suivantes : Le tic est-ce une simple habitude,un \'ice,ou represente-t-ilun Symp­tome de quelque etat maladif? II pense que c'est tantöt Tun, tantöt I'autre. Certains bceufs devien-nent tiqueurs par puiquot; passe temps. Ceux qui mai-grissent le doivent quelquefois ä la perte de salive et au derangement dans la digestion produisant du meteorisme. Quelquefois il y a un veritable etat ma­ladif des organes digestif comme chez ce boeuf qui tiquaitcontinuellementmeme pendant la rumination.
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MALADIES
des Organes annesos de l'Appareil digestif
Nous allons p..sser rapidement sur les maladies qui vont suivre, parce qu'elles sont traitees avec beaucoup de details dans les ouvroges de pathologic equine. Nous nous arreterons un peu plus sur les points qui sont particuliers ä la pathologie bovine.
MALADIES DES GLANDES SALIVAIRES
I N F L A M M A T I 0 N S
Parotidite et maxillite.
Les glandes parotides et maxillaires occupant ä peu pres la meine region, leur inflammation envisa-gee separement, presents a peu pres les memes symptömes. II y a done avantage ä ne faire qu'une seule description de cet etat maladif que Ton ren­contre assez frequemment chez les grands rumi­nants.
Etiologie. — Les contusions en sont la cause la plus ordinaire : les coups de corne, les coups de
j.
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sabots portes dans la region maxillaire quand les animaux baissent la iC-le, les piqüres d'aiguillon, f occlusion du canal de Stenon, etc. Elleest produite quelquefois par des causes generales internes ; eile pent tenir aussi ä un etat plethorique.
Symptömes. — Engorgement de la region paroti-dienne, diffus, chaud, douloureux. Un peu de rai-deurde I'encolure ; difficulte dans les mouvemenls lateraux de celle-ci, pour la mastication et pour la deglutition. Infiltration sereuse partant de cette region et descendant vers Tauge de maaiere ä for-mer une sorte d'cedeme. Quelquefois on constate un engorgement des ganglions lympbatiques de cette
Le ptyalisme n'est presque pas apparent ä l'exte-rieur ; c'est ä peine si Ton voit quelques diets de salive s'echapper par les commissures. Mais si Ton ouvre la bouche on y trouve ce liquide en exces.
Terminaisons. — Nous avons observe trois ter-minaisons do la maladie :
Iquot; La resolution ; 2deg; I'induration ; 3deg; la suppura­tion. Nous n'avons Jamals vu la terminaison par la gangrene que Ton signale cliez les autres espe-ces.
II est rare qüe la resolution se produise spontane-ment ; si le traitement nest pas applique a temps, la periode inilammatoire se calme au bout de quelques
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jours, inais rengorgement persiste, deyienjtplus dur, et reste ainsi pendant longteinps, quelquefois pen­dant toute la vie de l'amnaal. C'est alors I'etat chroni-que. iNIais, oi'dinairemenL, a la loiigne, quelques parties se ramollissent, un poixit fluctuant se forme et meme plusieurS;
Le pus est, le plus souvent, en foyers multiples s'abccdant ä des epoques differentes.
M
Pronoslic. — L'inflammation des giandes saiivai-res n'est pas une maladie grave mais elie deprecie considerablement les animaux si eile ne se termine pas par la resolution.
Traüemenl. — Saignee au debut. On a pretendu qu'il etajt preferable de la pratiquer ä la jugulaire opposee ä la region malade. Nous n'en voyons pas la raison. Nous saignons toujours ä la jugulaire gau­che puree qu'elle est plus a portee pour cette ope­ration.S'il y avait une raison valable sur le choix de la jugulaire, il seraitplus rationnel de saigner a une veine eloignee de cette region, afin de ne pas con-gestionner davantage la partie malade par l'arret de la circulation veineuse que produit le lien en com-primant les deux jugulaires a la fois.
On fait ensuite, dans la journee, de frequentes lotions astringentes avec Teau froide salee et vinai-gree. Si au Lout de deux ou trois jours 1'engorge­ment ne diminue pas, on remplace ces lotions par
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l'onguent populeum saturne, ou la pommade lauda-nisee, belladonee, Thuile opiacee, etc., si la doulenr persiste. On doit recourir ä l'onguent vesicatoire si la resolution ne se produit pas apres 4 ou 5 jours du premier traitement. Si, apres cette application ou une seconde avec la meme substance, ou avec la pommade au biiodure de mercure, la pommade a u bichromate de potasse en une friction legere, l'en-gorgement ne diminue pas, I'induration est formee et plus aucune medication n'agit favorablement.Mais la terminaison par la suppuration peut alors etre ' obtenue et on la favorise par les onctions d'onguent basilicum ou d'onguent d'althaea.
Quand les abces sont ä mäturite, on les ouvre des que la fluctuation estä point. La cicatrisation se fait rapidement en ne laissant que des traces insigni-fiantes. Noüs n'avonsjamais eu de fistula salivaire.
Inflammation des glandes sub-linguales.
C'est une maladie assez commune chez les rumi­nants ; cependant les auteurs n'en parlent pas. Elle est determinee par des contusions, des piqüres, ou bien par des causes qui agissent de l'interieur de la bouche en produisant une irritation qui atteint les canaux excreteurs et la glande eile meme.
Les glandes sublinguales ont un certain develop-pement chez le bocuf, c'est pour cela qu'elles sont
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susceptibles d'etre plus souvent malades que chez les autres especes d'animaux.
Symptömes.— Engorgement dans I'auge s'eten-dant depuis le larynx jusqu'au niveau des premieres molaires . Get engorgement est cliaud, tres doulou­reux et d'unecertaine consistance. Quand I'aniinal est conduit au päturage, sa tete restant longtemps inclinee pour brouter I'herbe, une infiltration se-reuse se forme en avant de cet engorgement et s'e-tend jusqu'a la levre inferieure. Cet oedeme est tres fluctuant et fait une saillie prononcee ; il disparait presquecompletement quand l'animal est rentre ä 1 etable oü sa tete est portee dans une position horizontale.
Lorsque l'engorgeinent de I'auge depasse certaines limites, il se prolonge du cote de la region gutturale et determine de la gene pour la deglutition et meme un pen de cornage.
II y a un pen de ptyalisme. Le pourtour de la lan-gue et le plancher de la cavite buccale sont d'un rose plus fonce qu'ä I'etat normal. La mastication est plus lente et le jeu des mächoires plus limite.
Terminaisons. — La resolution est la plus fre-quente. Cost, du reste, la seule que nous ayons observee. Elle est quelquefois longue ä se produire, mais nous n'avons jamais vu la terminaison par I'in-duration ou par la suppuration.
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Traitcment. — Tout ä fait au debut on pratique une saignee si la tumefaction est trop forte, et sur-tout si eile detennine du cornage.
Si rinflammation s'etend dans la bouche on ap­plique le traiteinent de la stomatite.
Sur rengorgement on fait d'abord des frictions de liniment ammoniacal, puls des applications de pom-mades astringentes et derivatives, populeum saturne, onguent d'altliooa, bäsilicum, etc., la pommade d'iodure de potassium. Si,apres sept ä buit jours de ce traitement,on ne constate aucime amelioration,on a recours ä l'onguent vesicatoire.
Inflammation des canaux salivaires
Le canal de Slenon pent etre obstrue par des epillets de graminees ainsi que l'origine buccale du canal de Warthon.
Cbez lebocuf, nous croyons que cette inflamma­tion estextremement-rare. Des contusions peuvent atteindre en outre le canal de Stenon, ce qni ne nous parait pas encore etre bien grave. On parle d'abces et de fistules de ce canal. Nous n'avons jamais cons­tate rien de pared cbez les. ruminants. Les barhil-lons on obstruction des canaux de Warthon, sent rares aussi. On indique de les vider cbez le cbeval en faisant_courir les doigts surleur trajet terminal. Nous n'avons pas eu l'occasion de i'aire cette opera­tion cbez le beruf.
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MALADIES DU FOIE
H
INFLAMMATIONS
Hepatite.
L'inflammation du foie a ete peu etudiee chez I'espece bovine. II est vrai qu'elle est plus rare que celle des autres organes,et, si des relations nombreu-ses n'ont par ete ecrites 11 son sujet, cela tient a ce qu'elle est difficile a diagnostiquer et, qu'ainsi, eile est souvent meconnue.
Pour notre compte,quoique nous ne I'ayons cons-tatee que quelques fois, nous I'avons etudiee avec beaucoup d'attention sur les sujets que nous avons eu ä traitor, et nous pouvons, aujourd'hui, en i'aire une relation pratique assez complete sous les etats sur-aigu, aigü et chronique.
Etiologie. — La maladie se developpe sous ['in­fluence d'uhconcours de circonstances generales en
meme temps qu'agissent des causes occasionnelles. C'estainsi cpieles animaux plethoriques recevantune alimentation abondante et tres nutritive, y sont particulierementpredisposes.La temperature chaude, las travaux penibles, les elTorts cle traction consi­derables quand l'estomac est plein et que la rumina-
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tion n'a pu encore se produire, font eclater la mala-die. Les arrets de transpiration, le vent froid, la pluie qui surprennent les animaux au travail lui donnent aussi naissance. 11 faut ajouter des causes determinantes telles que les contusions sur les pai'ois abdominales au moment ou les ani­maux ont le rumen plein, ou Lien lorsque, dans cet etat,ils sont obliges de faire des elforts violents.
La maladie est plus frequente en ete et dans les pays cbauds.
Symptömes. — Type sur-aigu. -- Congestion he'patique. — Presque subitement I'etat genera] de­viant tres alarmant. Le malade est en proie ä de violentes soulTrances : il pousse des plaintes ä chaque mouvement respiratoire, il vousse son dos qui est inflexible, rapproclie les quatre membres du centre de gravite, il se deplace, quand on by oblige, avec beaucoup de difiicultes, en faisant de petits pas et en se pliant im peu du cöte gauche. II reste pres­que constamment debout, et, s'il se coucbe, c'est pour quelques instants seulement. Le tlanc gauche estun peu tendu sanscependantetre meteorise.
On provoque ou on accentue la douleur en percu-tant la region des hypocondres du cöte droit parti-culierement. La respiration est precipitee et courte. Les battements du coeur sont forts, le pouls est plein et accelere. Les comes sont chaudes, la tem­perature du corps s'eleve au dessus de 40 degres.
L'appetit est nul, la rumination ne s'effectue pas,
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cependant la soif est assez vive et le malade boirait avec avidite Feau qui se trouve a sa portee.
Hepatite aiguii ou parenchymateuse. — Les symp-tümes precedents existent mais ils se developpent avec lenteur et pen d'intensite.Le debut passe Quel-quefois presque inapercu. Les malades se plaignent surtout pendant la marche; il y a des tremblements generaux qui ne durent que quelques heures, puis une reaction febrile se produit et la temperature exterieure du corps s'eleve. II y a un meteorisme leger qui fait que Ton est tente de confondre la maladie avec la gastrite. Mais avec un pen d'attention on s'apercoit que certains symptömes particuliers ä celie-ci font defaut. On provoque des plaintes en percutant les hypocondres ou . en enfoncant les doigts dans la region hepatique.
L'appetit est un pen conserve, la rumination est rare et de peu de duree. La prehension des aliments se fait lentement.
Les excrements qui etaient rejetes en petite quan­tity et ramollis dans l'etat sur-aigu, deviennent un peu sees et coiffes dans l'etat aigu.
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Hepatite chronique. — Nous ne l'avons pas ren-contree ä l'etat primitif. Elle est une consequence de l'etat aigu leger qui a passe presque inapergu au point que le malade n'a ete soumis ä aueun traiteraent. L'appetit estpluslent, devient capricieux, la rumination est retardee.
#9632; #9632;
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Le flanc so souleve un pea et de temps eu temps. Les muqueiises apparentes deviennent jaunatres, ainsi que les parties ou la peau est fine, I'urine se fence un peu en couleur, les excrements sent plus rares. L'amaigrissement se manifeste bientut et s'acoenLue Lentement; an bout de quelques mois, les animaux sont dans un etat de maigreur pro-noncee.
La region des hypocondres reste soulevee et rend un son tres mat a la percussion. Par contre le flanc s'ailaisse, ce qui, avee l'amaigrissement du train posterieur, donne au malade un aspect tout particulier.
Marche. — Duree. — La marche de l'hepatite est subordonnee a ses formes. A l'etat sur-aigu ells est rapide et les animaux succomberaient promptement si la maladie n'etat pas enrayee par un traitement energique. L'etat aigu se developpe lentement et dure plusieurs mois, passe ä l'etat chronique, ot les animaux peuvent vivrc plus d'une annee dans cet etat maladif.
Terminaisons. — On obtient assez facilement la resolution de l'etat sur-aigu ; mais, abandonnee ä elle-meme, la maladie s'aggrave promptement et l'apoplexie se produit. Alors le pouls devient filifor-me , les comes se refi-oidissent, la temperature rec-tale baisse, la faiblesse se manifeste ; l'unimal s'affaisse, ses muqueuses pälissent ; des tremble-
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mentrt generanxso produisent et quot;la mort no tarde pas ä arriver.
L'etataigu et l'etat cbi'onique se lerminent pres-que toujours par la suppuration du foie. Cette sup­puration devient mome quelquei'ois nietastatique,et, dans ce cas, nous avons vu dos aljces se for­mer aux epaules et aux cuisses, au niveau des arti­culations coxo-femorales, sur le dos, le long de la colonne vertebrale, aux boulets, aux genoux, pro-duisant des deviations dans la direction desmembres, de l'arqure, etc.
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Diagnostic. — La congestion hepatique pourrait etreconfondue avec la congestion pulmonaire. Ce-pendant,en tenant comptc des symptötnes qui carac-terisent celle-ci , on s'apercoit bien vite que le poumon n'est pas malade.
L'liepaiite aigue pent etre confondue avec I'in-llammation des renllements gastriques et surtout avec la gastrite, et, certainement, on croit avoir ailaire a cette maladie si Ton examine legerement le malade. Mais, dans le cas d'hepatite, le praticiea observateur ne trouve que des symptömes vagues d'uue al'fection stomacale : Le mulle n'est pas sec, comme dans la gastrite, la respiration est courte et un pen plus acceleree, tandis que c'est Tinverse, quand les voies digestives sont malades. Enfiii, la raideur cTu dos, la douleor provoquee par la per­cussion sur les hypocondres, la rumination qui n'est pas abolie, mais qui est seulemeui rare, sont
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autant de symptöraes qui ne permettent pas de commettre d'eirem-.
Pronostic. — On triomphe facilement des deux premiers types de la maladie quand on est äverti ä temps pour appliquer le traiternent rationnel. Le type chronique, qui n'est qu'une teminaison du type aigu, est toujours incurable.
Lesions. — Apres avoir enleve la peau on trouve le tissu conjonctii' sous-cutane, corame le tissu con-jonctif intersticiel, dquot;un jauue prononce. Le liquide synovial est epaissi et a I'aspect de l'huile de lin. Sur divers points du corps existent des foyers pu-rulents. II y a du pus dans le foie, en foyers multiples et de volume variant entre la grosseur d'un aeuf et de deux poings. Ges foyers se prolon-gent quelquefois jusque sous le dos du cöte des reins. Ils reposent soit sur le tissu hepatique qu'ils ont detruit sur une plus ou moins grande etendue, soit sous la paroi abdominale ou lombaire dont ils ont detache le peritoine pour en faire leur pocbe. Le pus des abces hepatiques est de couleur gris-plombe.
Le tissu du foie parait sain, ii est cependant un peu decolore et a pris la feinte jaunegenerale.
Quand les animaux meurent ä la suite 'de l'etat sur-aigu, le foie est plus volumineux, son tissu est ramolli et se reduit facilement en bouillie quand
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on le presse dans la main. II est de couleur plus foncee. Le tissu cellulaire n'a pas encore pris la couleur jaune qu'il acquiert dans I'hepatite aigue ou chronique,et le corps, depouille de sa peau,conserve encore l'aspect de celui d'un animal mort par suite d'üri defaut d'hematose.
Traitement. — Congestion hepatique. — II faut #9632; s'empresser de pratiquer une saignee copieuse et la renouveler jusqu'a ce que I'etat general se soit ame-liore. En meme temps on a recours aux revulsifs energiques sur les membres et sur I'abdomen : moutarde, essence de terebenthiue. Gouvertures cbaudes, lavements purgatifs, breuvages emollients additionnes de sulfate de soude ou de tartro-borate de potasse.
Si la delitescence ne se produit pas completement
et si le mal passe a I'etat aigu on insiste sur les revulsifs externes : sinapisme sur I'hypocondre
| I
droit, frictions sinapisees sur les membres.
Puis, si le mal persiste, on fait des scarifications sur l'engorgement des sinapismes,et on applique, au besoin, une coucbe d'onguent vesicatoire camphre sur toute leur etendue.
Comme traitement dosimetrique,dans le type sur-aigu, donner des granules d'aconitine, de veratrine,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 11
et de digitaline, cinq de chaque espece, toutes les 2 heures jusqu'ä ce que la fievre soit combattue.
Dans I'etat aigu on administre le sulfate de strych-
23
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nine et l'hyosciamine, auxquels on ajoute le chlo-rhydrate de morphine si les plaintes sont pronon-cees. Enfin, si le mal persiste, on ajoute aux deux premieres substances des granules de calomel qua-tre ou cinq fois par jour.
Nous ne pensons pas que le type cbronique soit curable. II vaut mieux vendre les animaux pour la boucherie surtout s'ils ont conserve un certain degre d'embonpoint.
PARASITISMB
Chez les betes bovines on trouve dans le foie, deux principales especes de parasites : Les echinocoques, (toenia echinococcus ) et les distomes (distoma hepa-ticum) ou douves.
Leur presence dans le foie gene la fonction de cet organe, y determine des desordres graves, les ani­maux maigrissent et meurent apres un temps plus ou moins long.
Nous n'avons pas a faire ici, de ces parasites, un historique que Ton trouve dans des livres speciaux. Nous ne donnerons qu'une relation tres courte de l'etat maladif qu'ils determinent. Les details ne sont ici d'aucun interet.
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— 359 -Distomatose.
Cachexie aqueuse, pourriture.
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On trouve chez le boeuf deux especes de douves : la grande douve ( distoma hepaticum ) et la petite douve (distoma lanceolatum).
I I m I
Sijmptömes. — Les douves peuvent exister dans le foie sans produire d'abord de desordres apparents. Leur presence ne se decele ainsi au debut par au-cun Symptome ; ce n'est qu'insensiblement que les animaux presentent les premiers signes d'une hepa­tite chronique. Ils perdent de leur appetit, vontplus lentement quand on les deplace, ils sent moins ac-tifs au travail et s'essoufflent plus vite. Leur poil ternit, se herisse, I'amaigrissement se produit. Les excrements seramollissent,deviennent diarrheiques. Le pouls faiblit, les muqueuses pälissent,la faiblesse augmente, le marasme se prononce et les animaux meurent apres un temps plus ou moins long.
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Termincmon.— Cependant lorsque le foie ren-lerme pen de douves les animaux peuvent vivre longtemps sans en etre indisposes.
Mais la maladie est-elle susceptible de guerir spontanement ? C'est-ä-dire, les parasites peuvent-ils raourir, leurs cadavres s'enkyster ou etre rejetes au dehors ?
1r i
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Les auteurs n'osent pas trop se prononcer sur cette question.
Diagnostic.— On con^oit qu'avec des symptomes aussi pen caracteristiques que ceux que nous venons de signaler on ne puisse pas facilement diagnosti-quer la maladie. On pourrait la confondre avec la tuberculose. Cependant si Ton se doute de la pre­sence de douves dans le foie on pent en decouvrir les etermes ou oeufs dans les excrements en les examinant au microscope .
Lesions.— Le foie est plus ou moins altere selon la quantite de douves qu'il renferme. II est hypertro-phie et decolore ä des degres variables. On trouve les douves en plus ou moins grand nombre dans les canaux biliaires,elles s'y accumulent en petits foyers et forment des bosselures que Ton distingue Ires bien quand on promene la main ä la surface du foie.
Ges bosselures, a une periode avancee de la ma­ladie, se crevent, les douves s'echappent, se repan-dent dans le peritoine et determinent de la perito-nite, des ascites.
Traitement.— La prophylaxie de cette maladie consiste a ne pas conduire les animaux dans les abreuvoirs infestes des germes de douves.
Comme traitement curatif, on conseille d'admi-
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nistrer du sei marin en le melangeant aux aliments.
#9632;i
On detruit ainsi les cercaires qui se trouvent dans I'appareil digestif . M. Trasbot s'est bien trouve des branches feuillees sechees, de celles de genevrier, des bourgeons de pin.
Donner des aliments tres nutritifs, des tourteaux de lin et de colza.
Cruzel reeommande le sulfate de fer et le bicar-bonate de soude ajoutes aux aliments, ainsi qu'unenbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; #9632;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; v
galette preparee avec la farine de ma'is et de feves, salee, ä laquelle on ajoute de la suie.
La benzine ä la dose de 60 ä 120 grammes par jour dnns un breuvage mucilagineux, pendant 4 ou 5 jours est recommandee par Buuck veterinaire allemand.
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Echinococcose.
G'est une maladie produite par Vechinococcus po-lymorphus qui provient du toenia echinococcus du chien.Les echinocoques se trouvent particulierement dans le foie, mais on en trouve aussi dans le pou-mon, dans la rate, les reins, le coeur et dans tons les tissus de l'economie.
Symptomes. — Diminution de Pappetit et de la rumination. Bientöt I'amaigrissement se survient
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la peau devient adherente, le poll perd de son lui-sant, se pique. On provoque une certaine douleur en percutant les hypocondres a droite. II y a matite plus accentuee. Les muqueuses pälissent, prennent la teinte jaune. Le foie augmente de volume lorsque les echinocoques y sont en grande quantite ; on constate ce phenoraene au soulevement des dernieres cutes et enfm il existe des symptomes de peritonite lorsque les veslcules qui renfermerit ces parasites se ere vent et vident leur conlenu dans 1'abdomen. On parle de la fouille rectale pour constater le volu­me du foie. Elle est tres difficile a pratiquer, parce que si on peut atteindre le viscere, Ton ne pent promener la main qu'ä sa surface sans en apprecier I'epaisseur; on peut seulement sentir ses bosselures. Nous avons trouve un de ces kystes ayant le volume des deux poings;rempli de vesicules de la grosseur moyenne d'une noix. Ces vesicules etaient remplies d'un liquide tres clair, et dans leur Interieur se trouvaient les oeufs de toenia. Mais le plus souvent ces kystes sont plus petits et se traduisent, ä la sur­face du foie, par des bosselures tres apparentes.
M. Reinflet de Bayonne a trouve un kyste hydati-que, de la grosseur d'une demi-pomme, chez une vache bretonne sur le dernier espace inter-costal et ä 20 centimetres du racbis. La tumeur etait fluc-tuante dans toute son etendue sans presenter les caracteres d'un abces.
Apres avoir incise la peau il fallut traverser les couches musculaires pour arriver clans le kyste. II s'en echappa une petite quantite de liquide clair comme de l'eau. Avec les doigts on en extrait le
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contenu qui consiste en une quantite de vesicules transparentes, juxtaposees et legerementadherentes, pleines d'un liquide aqueux et du volume d'un gi^ain de ma'is ä celui d'uae aveline. M. Reinllet pense que cette tumeur hydatique provenait du foie.
Traitement. — Le traitement curatif n'est pas en­core trouve. Le traitement prophylactique seul doit etre rigoureusement observe : Bien veiller ä ce que les chiens n'aient pas de ta^nias qu'ils repandraient sur les aliments ou dans les paturages ; leur donner des anthelmintiques.
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MALADIES DE LA RATE
Les maladies de la rate sont rares chez les grands ruminants. Tons les praticiens qui en ont parle ne les ont recontrees qu'exceptionnelloment. Cependant Ouzel pretend qu'elles sont assez communes. Cette appreciation doit tenir ä des erreurs de diagnostic ou bien ä des circonstances dependantes de la lo-calite qu'il habitait.
Pour notre compte nous n'avons rencontre que rarement l'inflammation de la rate, quoique nous
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babitions une oontree oü l'elevage du betail se
fait
sur une bien grande ecbelle et oü
les travaux des
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ciiamps se font exclusivement avec des bovins.Nous 1'avons assez souvent vue cepeHdant pour en faire une description qui permette de decouvrir un etat maladif dans cette partie profonde de l'organisme.
Splenite
J^a splenite est parfois consecutive ä des maladies des fluides circulatoires telles que la fievre cliavbon-neuse,la fievre inflammatolre, mais nous ne voulons nous occuper ici que de la splenite primitive.
Etiologie.— L'inllammation de la rate tient a des causes diverses : Les contusions sur I'hypocondre gauche, la compresion de l'organe par le rumen surcharge d'aliments, et lorsque, dans cet etat, les animaux sont livres a un travail qui necessite un certain effort de traction. G'est dans cette circons-tance que nous avons observe la maladie sous la for­me apoplectique. La chaleur humide, les fourrages trop aqueux du printemps et de l'automne, la seche-resse de I'atmosphere, la privation de boissons, les mauvais traitements, les locaux insalubres, etc, sont autant de causes que Ton a fait intervenir.
Symptömes.— Sous la forme apoplectique on ob­serve des coliques plus ou moins violentes, des dou-leurs decelees par la percussion ou par la pression sur rhypocondre gauche, le soulevetrtent de celui-ci et des plaintes continuelles pendant la marche.
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On observe aussi, bientötapres le debut, le goiv flement des levres,de l'extremite de la tete,des pau-pieres, de l'anus. Qaelquefois il y a un ecoulement sanguinolent par les narires, I'urine est coloree en rouge et les excrements, durs ou i'araollis, entrai-nent des matieres muqueuses striees de sang.
En meme temps que se produisent ces symptomes des trerablements generaux se montrent, ainsi que de la faiblesse, des mouvements convulsifs dans les cuisses, le refus des aliments et la suspension de la rumination.
Le mufle est sec,la respiration acceleree et courte, le poulsfort, accelere, les muqueuses sent injectees, les yeux sont larmoyants, les cornes et les oreilles chaudes ; pas de meteorisme.
Le sang provenant de la saignee est noir et epais.
La temperature du corps monte ä 40deg; et meme au-dessus.
Dans la splenite aigm les symptomes sont bien moins violents que dans la congestion de la rate. L'etat febrile est aussi moins accentue. Les trem-blements generaux existent ainsi que les plaintes pendant la marche. Douleur ä Thypocondre gauche et flanc correspondant souleve, sans etre meteorise. Son mat ä la percussion.
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Marche. — Terminaison. — La congestion de la
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rate est de peu de duree. Au bout de quelques mi­nutes les animaux meurent quaud le mal les prend au travail. C'est le cas que l'on rencontre le plus souvent. Dans d'autres circonstances la maladie dure quelques lieures au bout desquelles la mort survient, ou bien la resolution, si le traitement est applique ä temps.
La splenite francbe se tennine ordinairement par la resolution au bout de quelques heures, un ou deux jours au plus. Apres ce temps, surtout si les causes qui Tont determinee persistent, l'inflamma-mation se maintient, passe ä l'etat chronique,d'apres Cruzel, ou se termine par la suppuration ou par la gangrene, d'apres L. Lafosse et Friedberger et Frohner. Les abces peuvent s'ouTiir au-debors, ou dans le peritoine et produire une peritonile mor-telle.
Anatomie pathologique. — Dans la congestion splenique la rate est fortement g'orgee de sang ; eile est meme quelquel'ois rupturee par suite d'une trop forte distension, et l'on trouve alors du sang dans le peritoine. Mais, sans qu'elle seit rupturee, on peut trouver, dans son tissu, des solutions de continuite remplies de sang coagule, ou de pus si la maladie dure depuis un certain temps.
Pronostic. — Le pronostic n'est pas grave si les animaux sont traites ä temps. Mais lorsque la mala­die prend les animaux au travail, son debut passe
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quelquefois presque inapercu ou ne parait pas avoir le degce de gravite qu'elle a reellement ; le conduc-teur excite le malade a suivre son compagnon, et la mort survient subitement sans que Ton ait eu le temps d'administrer un traitement quel-conque.
Traitement. — Quand la maladie debute pendant le travail, il faut s'empresser de rentrer le malade a l'etable et d'appliquer sur les bypocondres des lin-ges mouilles constamment avec de beau salee ; faire, sur cette partie, des irrigations continues froides. Donner des lavements froids au sei marin ou au sull'ate de soude. Faire une saignee le plus tot possi­ble. Cette saignee doit etre renouvelee quelques beures apres la premiere,et meme une troisieme fois si l'amelioration n'est pas obtenue assez rapidement.
On applique des sinapismes sur les bypocondres et, au besoin, des vesicatoires si le mal n'est pas combattu completement au bout de deux ou trois jours.
Une bonne precaution preventive a recommander consiste ä ne pas faive travailler les animaux imme-diateraent apres le repas ; les laisser ruminer un certain temps. II vaut encore mieux ne leur donner qu'une tres faible ration avant le travail, surtout quand on a affaire ä des vacbes dans un etat de ges­tation avancee.
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MALADIES DU PERITOINE
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Peritonite.
L'inflammation du peritoine est une maladie que Ton rencontre assez communement chez tons las animaux et cependant eile est assez rare chez les grands ruminants, probablement ä cause de la faible irritabilite de cette sereuse.
La peritonite est plus commune chez les femelles parce qu'elle accompagne quelquefois la metrite.
Elle est generale at primitive ou consecutive ä d'autres affections ou ä certaines operations qui se pratiquent sur la paroi abdominale.
Elle se präsente sous la forme sur-aigue, aigue ou chronique.
Etiologie.— Las arretsde transpiration constituent une cause des plus frequentes dans la production de la peritonite generale. Les etables mal aerees, oü les courants d'air arrivent, de divers cotes, sur les animaux qui rentrent das travaux das champs ; les bains froids a la suite de chutes dans I'eau ; Tinges-tion d'aliments froids et mouilles ; I'air froid qui frappe les animaux aux champs pendant que le bouvier est occupe ailleurs, etc., sont autant de causes determinantes.
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Les contusions sur la paroi abdominale ; les coups de come ou de tete quand les animanx se frappent entre eux, les eventrations, les ruptures du foie, de Festomac, de l'intestin, de la matrice, de la vessie, les grandes inflammation intestinales,peuvent aussi faire naitre la maladie.
La peritonite est souvent consecutive ä des tuber-cules qua Ton rencontre sur le peritoine, ou bien d'abces formes dans le voisinage.
Enfin on dit qu'elle peut survenir ä la suite du bistournage.
Symptomes.— Type sur aigu ou congestion perito-iieale. — L. Lafosse indique que MM. Dupuy et Prince out constate chez le boeuf,un cas de peritonite sur aigue.Dans tons les cas ce type est extremement rare et, pour notre part, nous n'en avons observe aucun exemple. II se caracterise par un ensemble de symptömes semblable a celui de la peritonite aigue, mais ä un degre plus accentue.
I'ype aigu ; peritonite idiopathique aigue ; peri­tonite spontanee, peritonite primitive. — Ce type de la maladie qui nous occupe est encore tres rare quand on le considere comma pnmitif. Le plus souvent il est consecutif ä d'autres affections.
Le malade a des frissons ou des tremblements generaux. 11 pousse des plaintes en se mouvant. II marcha avec une certaine gene. Concha il manifeste
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une douleur causee par la pression qui s'exerce alors sur rabdomen ; sa tete est quelquefois retournee et repose sur le thorax. Mais il ne raste pas longtemps couche. Debout il est inquiet ; il agite lentement ses membres posterieurs, indiquant des douleurs abdo­minales sourdes ; et, pendant la marcbe, les mem­bres posterieurs sont porfes dans I'abduction pour eviter leur frottement sur I'abdomen.
La respiration est courte et acceleree, quelquefois plaintive. Les cornes et les oreilles sont alternative-ment chaudes etfroides. Le pouls est accelere, petit disent les auteurs. La tboracique externe ä la-quelle nous I'explorons toujours le donne cependtmt assez apparent et assez fort au debut de la maladie. La temperature du corps s'eleve au-dessus de 40 degres. Le mufle est sec, les muqueuses se foncent en couleur, et les yeux s'enfoncent.
La percussion sur I'abdomen provoque de la dou­leur et il y a un peu de meteorisme. L'appetit a dis-paru, la rumination a cesse, il y a un peu de consti­pation.
La colonne vertebrale est relevee et peu flexible ; I'animal reste plus longtemps debout que couche. L'urine devient sanguinolente avec l'aggravation de la maladie. le lait tarit completement, la faiblesse augmente, et la mort arrive bientöt si le traitement ne reussit pas ä enrayer le mal.
Quand la peritonite est consecutive ä une au tre maladie, a une hepatite^ ä la gastro-enterite, ä la
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metrite, ä l'omphalo-phlebite, ä repanchement de pus, d'urine,de matieres alimentaires ou fecales,etc., aux symptomes precedents s'ajoutent ceux qui sont particuliers ä ces complications.
Type chronique. — II est primitit'ou consecutif au type aigu. Primitif il se rencontre surtout sur les sujets ä temperament lymphatique. L'appetit est capricieux ; la rumination est lente, les pandicula-tions sont rares. On provoque une certaine douleur ä la pression de l'abdomen. Gelui-ci augmente peu ä pen de volume ä mesure qu'il se remplit de serosite. Quelques coliques sourdes se montrent de temps en temps, puis tanlötun peu de constipation, tantöt de la diarrhee.
A mesure que le liquide s'epanche,le ventre prend du volume dans sa partie inferieure, tandis qu'a la partie superieure, les flancs se creusent et donnent ä l'abdomen un aspect caracteristique.La fluctuation devient apparente quand les animaux se deplacent ou bien quand on palpe brusquement le ventre. L'amaigrissement se produit, les muqueuses pälis-sent, la respiration devient plus genee et le mal s'aggrave sans cesse.
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Marche. — Duree. — Terminaisons. — La mar-che de la peritonite spontanee est souvent rapide ; eile se developpe promptement et la mort peut arri-ver au bout de sept a huit jours si eile n'est pas combattue ä temps.
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En quelques heures un animal pent mourir de la congestion du peritoine.
La peritonite consecutive met plus de temps que la peritonite primitive a determinei- des desordres mortels. Elle est subordonnee, le plus souvent, a la duree de la maladie qu'elle complique.
La peritonite apoplectique et la peritonite aigue se terminent souvent par la resolution quand leur trai-tement est bien dirige. Gette terminaison se carac-terise par la diminution du nombre des pulsations, par celle de la temperature du corps, par la cessa­tion du meteorisme,par le calme dans la respiration, par le retour de l'appetit et de la rumination. Si ces symptömes ne se produisent pas, il faut craindre une terminaison par I'etat chronique avec epanche-ment.
Si la resolution n'est pas obtenue dans les pre­miers huit jours de la maladie, I'epanchement com-mence. On le reconnait a un bruit particulier de frottement que Ton pergoit en appliquant I'oreille sur I'abdomen. Ce bruit est produit par les fausses membranes en voie de formation et en nombre plus ou moins grand. II est difficile de les faire resor-ber.
Nous n'avons Jamals rencontre la terminaison par la suppuration dans le cas de peritonite spontanee. On la rencontre surtout dans la peritonite traumati-que.
Enlin la peritonite peut se terminer par I'etat
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chronique dont la marclie est continue. Get etat chronique peut durer des mois, pendant lesquels les animaux maigrissent sans cesse, le marasme se prononce lentement et la mort devient inevitable.
Pronostic. — Les types sur-aigu et aigu sont curäbles quand on les combat ä temps. On triompbe rarement du type chronique.
Diagnostic. — La peritonite aiguci primitive est difficile ä reconnaitre au debut. On croit souvent avoir affaire ä une maladie gastro-intestinale parce que Ton se familiarise avec celle-ci qui est commu­ne at que Ton s'arrete ainsi fort peu sur I'ensemble symptomatique. Cast done en prevision de l'exis-tence de la peritonite qu'ilfaut toujours bien obser­ver tous les symptömes, chercber ä leur donner leur veritable signification : Examiner l'etat du pouls, la douleur de l'abdomen et son augmentation de volume, l'acceleration de la respiration qui est en meme temps courte.
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Anatomie pathologique. — Dans la peritonite sur-aigue le peritoine est injecte de sang sur une eten-due plus ou moins grande. Quand les animaux ont succombe ä l'etat aigu, il s'est forme un exsudat qui a dönne naissance ü de fausses membranes en plus ou moins grand nombre et ä une certaine quau-tite de liquide epanche dans le peritoine.
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Dansle type chron|que,le liquide epanche a chan­ge J'aspect. 11 est plus trouble, quelquel'ois lactes­cent, purulent, portant en suspension des flocons albumineux. Les fausses membranes sont plus ou moins abondantes, de couleur variable, mais, le plus souvent, elles sont jaunätres. Sous le peritoi-ne, on voit des lympbatiques hypertrophies, gor­ges de liquide et aboutissant a des ganglions d'un volume relativement considerable. La quantite de liquide epancbe pent etre d'un hectolitre.
Traitement. —#9632; Dans les deux premiers types de la maladie, les saignees sont indispensables et doi-vent etre proportionnees ä l'intensite del'etat febrile. On doit les reiterer, surtout dans le type sur-aigu, jusqu'ä ce que la temperature du corps soitreduite a la temperature normale,ce qui equivaut au moment oü les animaux ne poussent plus de plaintes pendant la marche.
Des couvertures. epaisses enveloppant tout le corps, comme nous l'avons indique ä la page 14 de ce volume, sont de premiere necessite.
On fait des fumigations generates emollientes de son, de mauves, de pavot, ou bien des fumigations seches avec de la braise dans une hassinoire que Ton promene sous les couvertures. On a besoin d'appliquer celles-ci bien exactement sur le corps des que la fumigation est terminee, afin de bien couserver la chaleur ainsi oblenue.
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A riüterieur on doiine des tisanes sudorifiques : infusions de tilleul, de the, de fleurs de sureau, de bourrache, etc.
Presque tous les aüteurs recommandent les cata-plasmes emollients sous le yentre et sur les reins.M. Brusasco de l'Ecolede Turin, les arror-e avec I'huile de jusquiame. Ces cataplasmes out pour etfet de relächer les tissus, de faciliter la circulation du säng­et de diminuer l'exsudation.
Si la douleur abdominale est vive, M. Bmsasco recommande les injections bypodermiques de mor­phine et radministration, ä l'interieur, de l'opium et de l'extrait de juscpuiame.
L'hyosciamine produit le meme resultat dans la tberapeutique dosimetrique.
Si au bout de 2 ou 3 jours de ce traitement la resolution n'est pas completement obtenue, on fait des frictions irritantes sur l'abdomen et sur les membres avec de l'eau sinapisee, de l'essence de terebentbine, de la teinture de cantharides, de lini­ment ammoniacal, etc.
Pour l'interieur, on ajoute aux sudoriliques les tliuretiques : le nitrate de potasse,la tisane declnen-dent, de parietaire, etc.
On donne des lavements de sulfate de soude si les defecations sent rares et durcies.
Friedberger et Frobner traitent cette maladie par
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les applicalious de compresses d'eau i'roide ou de glace sur les parois du ventre. M. Labat les recom-mande egalemeut. Nous croyons qu'il est Imprudent de proceder ainsi et qu'on obtient bien plus I'acile-meiit la guerison par lä medication que nous venous d'indiquer.
Gependant, M. Brusasco recomraande ce moyen centre la pericardite traumatique.
Quand il y a tendance ä l'etat cbronique on doit insister sur les resolutifs energiques en frictions cutanees, sur les sinapismes, sur les diuretiques a I'interieur en meme temps que sur les toniques pour prevenir la cachexie. La scille, le colchique, I'es-sence de terebentbine, l'iodure de potassium, I'io-dure de fer, etc., sont les principaux diuretiques ä employer.
Les injections bypodermiques de pilocarpine sont aussi bien indiquees a ce moment de la maladie.
M. Friedberger recommande les injections sous-cutanees de camphre pour combattre la faiblesse excessive.
On pratique la laparotomie dans la peritonite sup-puree, afm d'enlever le pus et faire un miriutieux lavage avec un liquide antiseptique. Dans I'exsuda-tion simple il ne faut pas negliger de pratiquer la ponction de l'abdomen ä l'aide du trocart. La secre­tion sereuse doit cesser, la plupart du temps,comme
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celle qui se forme dans les cas de pleuresie des qu'on a fait evacuer le liquide paiquot; la thoracentese.
Pour combattre I'etat febrile et la douleur, et pre-venir I'epancbement, le traitement dosimetrique est le suivant : Granules d'aconitine, dc digitaline, de scillitine, d'hyosciamine, cinq de cbaque espece toutes les heures.
Dans la peritonite cbronique on donne 1'arseniate de strychnine, la digitaline, la scillitine ou la colcbi-cine, cinq granules de cbaque espece 5 ouO Ibis par jour.
Parasitisme du peritoine
Filaria papillosa. Ce namp;matoide est un ver fdi-forme ; le male a 7 ä 8 centimetres, la femelle est un pen plus longue ; on en trouve qui at-teignent-15 centimetres. Leur epaisseur est de un millimetre environ.
Nous avons rencontre cetteillaire dans le peritoine du boeuf, au nombre de quelques-unes seulement,en faisant des autopsies. Nous n'avons jamais constate qu'elles aient occasionne un derangement quelcon-que. Leur presence ne se decele par aucun Symp­tome.
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VICE S DE S E C R E T I O N
As cite
L'hydropisie primitive du peritoine est tres rare chez I'espece bovine. Nous ne I'avons eonstatee que quelquel'ois stir des vaches ägees.
Etiologie.—On est d'accord pour reconnaitre com-me causes de la maladie le lymphatisme, la sup­pression de certaines secretions exagerees^les arrets souvent renouveles de la transpiration, Tage avance. M. Brusasco de Turin la fait resulter, la plupart du temps, d'un empöchement mecanique dans la circu­lation de la veine porte, comme aussi de l'inlluence du froid, des bains froids,de I'ingestion d'eau froide quand le corps est en sueur, etc.
Symptömes.— Au debut rbydropisie passe gene-ralement inapercue ; on ne se doute de sa presence que lorsque le ventre a commence de prendre du volume. Sa partie inierieure s'elargit ä droite com­me a gauche pendant que les flaues se creusent au contraire. II n'y a pas de meteorisme ; mais quand Taccumulation de liquide est considerable la pleni­tude abdominale monte sans cesse, le ventre prend un volume enorme et les flaues s'elfacent peu a peu.
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On entend im son mat ä la percussion. Les poussees saccadees avec la main provoquent une fluctuation caracteristifiue.
L'amaigrissement ne s'ari'ete pas, les muqueu-ses pälissent, le pouls devient accelere et laible, 1'appetit diminue, la rumination devient lente, des oedemes se produisent aux membres, la respira­tion devient genee, et le malade s'alTaihlit insensible-ment.
Marche. Duree. Terminaison.— La secretion du liquide se fait quelquefois tres rapidement, mais, le plus souvent, il s'epanche d'une maniüre fort lente. Dans Lous ics cas le ventre devient enorme et les animaux raeurent au bout d'un temps plus ou moins long. Gruzel dit que la guerison pent s'operer pres-que spontanement. Dans un cas que nous avons observe, ranimal ne subit aucun Iraitement et la maladie finit par la mort apres avoir dure pres de quatre mois.
Lesions.— L'abdomen est plein d'un liquide se-reux, clair, ou d'une teinte plus ou moins rosee.
Le peritoine est decolore, infiltre, quelques adhe-rences se ferment ga et lä, les vaisseaux. et les gan­glions lymphatiquesgonflent,les organesabdominaux,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; | baignes par le liquide, sont pales. On y trouve quel­ques fausses membranes.
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Traiiement.— Nous pensons que,p.hez le bccuf, la guerison peut etre obtenue par l'evacuation du liquide ä l'aide du trocart, aussi facilement que Ton obtient la guerison de I'liydrotborax.
Mais quelques jours avant de pratiquer cette ope­ration, il faut donner au malade line nourriture tres alibile et albumineuse, des toniques analeptiques, et lui administrer des purgatifs, des diuretiques, des sudorifiques, etc.
Les frictions d'essence de terebentbine sur les parois abdominales peuvent produire un certain effet.
II faut retablir les fonctions de la peau,, quand le mal est du ä des arrets de transpiration, par une couverture, par des frictions seches, des pansages frequents, et tons las soins de proprete que recora-mande I'bygiene.
On pratique les ponctionssur la partie la plus de-ciive et droite de Fabdomeii, mais nous ne pensons pas qu'il soit necessaire de faire, ä la suite, une in­jection iodee ou autre.
Gomme medicaments on donne la tisane de bour­geons de sapin, ou de brandies tendres de pin maritime, de spiree, etc.,que Ton melange avec de la tisane tonique de bales da geniei're, de racines de gentiane.
On peut ajouter a ces tisanes le nilrate de potasse
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ä la dose de 30 grammes matin et soir, ou le sulfate de soude ü celle de 2 ou 300 grammes par jour.
Formulaire
P. Poudre de scille marilime...........nbsp; nbsp; nbsp; 8 grammes
Poudre de genliane................nbsp; nbsp; nbsp; 20 grammes
Azolate de polasse.................nbsp; nbsp; nbsp; 30 grammes
A faire prendre dans les tisanes toniques pendant 5 ou 0 jours de suite, puis on suspend pendant 3 ou 4 jours, etainsi, pendant quelque temps, jusqu'a ce que l'effet diuretique paraisse süffisant.
Ensemble symptomatique permettant
d'ötablir le plus oxactoment possible
le diagnostic des Maladies du TUBE
G ASTRO-INTESTINAL.
Ruminite. — Rumination lente ou suspendue. Aliments pris avec beaucoup de lenteur ou anorexie. Tension du flaue gauche diminuant de jour en jour.
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mufle humide. Meteorisme peu prononce. Excre­ments normaux. Defecations plus rares et moins abondantes. Douleur au flanc gauche. Mouvements peristaltiques du rumen irreguliers, plus rares ou abolis. Etat febrile. Plaintes.
Reticulite. — Rumination rare ou tres rare, lente et de peu de duree. Leger meteorisme. Plainles legeres. Mulle humide. Appetit diminue, prehension des aliments avec assez de precipitation, mais mas­tication lente. Pas de tension du tlanc gauche. Les plaintes se manifestent surtout quandl'animal tourne ä gauche. Mouvements peristaltiques du rumen conserves, quelquefois plus rares. Douleur ü la percussion dans la region des hypocdndres ii gauche.
Lib6rite. — Debut. — Plaintes ou trerablements. Absence de rumination. Anorexic. Rumen plein ou flasque selon le point de la digestion. Le lendemain. Absence de rumination ou rumination rare, rumen flasque et un peu meteorise. Prehension lente des aliments. Defecations plus' rares. Excrements se )-amodissent. Douleur ä la percussion dans I'lrypo-condre droit et plaintes quand I'animal tourne ä droite surtout. Rruits du rumen conserves mais un peu irreguliers et plus rares. Rruits du feuillet sus-pendus ou peu prononces. Mufle humide.
Gastrite. — Type sur-aigu. — Anorexie, inrumi-
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nation, rnutle sec, se fendille, bouche chaude, tem­perature supcrieure ä 40 degres. Meteorisme nul on leger. Quelquefois pnenomenes ataxiques.
Type hemorrhagique. — Symptomes precedents moins accentues. Pouls petit, 100 ä 110 pulsations. Temperature baisse. Excrements liquides, brims et sanieux.
Type aiyu. — Appetit diminue. Rumination rare, meteorisme leger ou nul. Masse intestinale ilasque, excrements ramollis, liquides, fonces en couleur. Mufle sec. Pas de coliques. Pouls plein, accelere. Plaintes provoquees par la pression dudos.
Gastro-Ent6rite. — Etat oigu leyer.— Diminu­tion de l'appetit et de la rumination. Sensibilite du dos el du sternum. Meteorisme nul ou ä peu pres. Plaintes, coliques sourdes. Excrements luisants, un peu sees, coilles. Etat febrile leger. Mufle sec. Pouls plein.
Etat aiyu. — Coliques plus ou moins fortes selon I'etendue d'intestin attaque. Plaintes plus frequen-tes. Excrements sees ou un peu ramollis, rejetes en petite quantite avec des matieres glaireuses et quel-ques stries sanguines, tremblements generaux. Ru­mination cesse d'abord puis revient quelques heures apres,ou le lendemain,pour cesser de nouveau au bout de 4 ou 5 jours.Mastication des aliments lente.
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Si le rumen est plein, il devient bientöt flasque sans trop se meteoriser.
Etat chronique. — Appelit conserve, absence de rumination, leger meteorisme, plaintes, excrements raraollis, un peu fences en couleur. Grincement des dents.
Ent6rite — Coliques plus ou moins fortes. Pas de meteorisme, flanc creux. Excrements sees, en pelits crottins luisauts, coilfes ou ramollis et fonces dans les cas graves, avec des stries sanguines sur les fausses membranes. Sensibilite du dos et du sternum. Plaintes ; etat febrile. Douleur ä la pres-sion du Haue droit.
Coecalite. — Coliques violentes pendant un jour ou deux, s'attenuant lentement. Anorexie presque complete. Un peu de meteorisme au flanc droit. Excrements rares et ramollis, im peu fonces, puis cessent et sent rempläces par des mueosites spu-meuses. Expulsion frequente de gaz par l'anus.
Recto-colite. — Coliques legeres.Queue soulevee en arc ou repliee sur la croupe. Contorsion des reins. Elforts de defecation plus ou moins intenses-. Rejet de mueosites spumeuses. Anus se renverse et montre sa muqueuse rouge et injeetee. Remissions plus ou moins longues.
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i.
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Enterite diarrhöique. — Grands et petits ani-maux. Etat general satisfaisant. Diarrhee tres abon-dante,de la couleurdes excrements ou plusfonceese-lon I'etat inflammaloire.Borborygmes frequents,bruit de liquide en secouaut le cöte droit de l'abdomen. Pas d'eilbrts.
Entörite dysenterique.— Jeunes animaux le plus souvent.Etatfebrile. Appetit diminue.Tremble-ments, legeres coliques, mulle sec, oreilles pendan-tes, ventre douloureux, queue soulevee, excrements rainollis, diarrbeiques avec des stries sanguines ou du sang. Efforts plus on moins violents.
Enterite couenneuse.— Coliques, etat febrile. Anorexic, absence de rumination,mulle sec, cbaud. 1'ouls fort d'abord, puis faible.Flanc souleve, ventre douloureux, reins sensibles. Excrements diarrbei­ques, mais pen abondants charges de matieres muqueuses. Fausses membranes vers le cinquieme jour, rejetees en paquets ou en tubes. Quelquefois acces de lüreur cbez les animaux sevres.
Enterite rhumatismale. — Faiblesse generalfe. Coliques legeres. Appetit et rumination diminuent .sensil)lement , excrements ramollis. Plaintes peu prononcees. Pas d'etat febrile.
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Enterorrhee. — Efforts frequents. Renversement
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de l'anus. Anorexie. Flame creus, pas de meleorisme. Pas de colitjues, deeubitus piolonge, diarihee abon-dante. Pas d'etat febrile.
Vers intestinaux. — Odeur sui generis de l'air expire. Grincement de dents, ainaigrissement, fai-blesse, päleur des muqueuses, coliques sourdes, mouvemeuts desordonnes de la queue.
Volvulus ou invagination. — Coliques ties violentes pendantplusieursheui'es,elles cessent pres-que tout ä coup,puis alles devienneut sourdes; eioi-gaement des membres du centre du corps. Eiforts expulsifs,excrements rares,diarrheiques,puis nuls et remplaces par desfausses membranes. Anorexic et absence de rumination.Bruit de liquides en secouant le flaue droit. Diarrhea dans le cas d'invagina-tion de peu d'etendue, fausses membranes rejetees en paquets dans le volvulus ou rinvagination etendus. Pas d'etat febrile.
Cette maladie peut se confondre avec la cystite compliquee de rupture de la vessie. Dans cette ma­ladie les coliques sont violentes et cessent tout ä coup apres la rupture. II y a ensuite absolument la meme attitude du corps, mais les excrements, quoi-ques rares, ne sont pas ramollis ni aecompagnes de fausses membranes. Les malades prennent encore quelques brins d'oliments, et on se rend bientöt compte que lamiction fait defaut.
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Nous avons donne, page 251, uu tableau de diagnostic.des hernies qui nous dispense de nous occuper ici de ces lesions de rapport.
Indigestion avec surcharge d aliments dans le rumen. — Anorexic , absence de rumination. Kamen plein,volumineux,dur,conservant rempreinte des doiffts.Bruits de l'roissement du rumen nuls.Pas d'etat efbrile.
Indigestion avec legere accumulation d'ali-ments dans le rumen. — Meteorisme prononce. Defecations normales ou durcies. Appetit conserve, rumination suspendue ou intermittente si le mete­orisme est intermittent. Get etat pent durer long-temps. Amaigrissement. Jeunes animaux.
Indigestion du feuillet. — Meteorisme assez prononce, quelquefois considerable. Anorexic, absen­ce de rumination. Defecations rares, excrements presque normaux et en petite quantite.Plaintes,pouls faible, etat febrile nul. Salivation abdndante au bout de 2 ou 3 jours, si la guerison n'est pas obtcnue. Bruits du feuillet abolis.
Indigestion gazeuse par fermentation. —
Meteorisation rapide, volume de l'abdomen enorme
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en peu de temps.Gene de la respiration. Son tympu-nique. Gaz s'echappe a.la suite de la ponclion avec le trocart.
Indigestion spumeuse — Memes symptumes, mais son mpins tympahique, le flanc cede pen ä la pression. Par la ponction au trocart s'echappent des matieres spumeuses et pas de gaz ou presque pas. La gastrotoinie est le seal moyen.de guerison.
FIN DES MALADIES DE L'APPAREIL DIGESTIF
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TABLE MS MÄTIEEES
Preface.............................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1
Considerations generales sur I'itiologie, le diagnostic et le
traitement des maladies Ac. I'appareil digestif.......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Considerations physiologiqucs sur les maladies des estomacs
choz les ruminants............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;24
Auscultation. — Percussion. —Fixation par les comes et
par les membres. —Examen de la bouche.— Fouille
rectale......................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;34
INFlAMMATIONS d , lube digestif..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;39
Stomalites...........................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 39
Stomalile franche......................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;40
Stomatites speciales...................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;49
Slomaliti! aphtense non contagieuse......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;42
Slomalite uicerense...................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;43
Stomatite mercurielle.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 43
Stomatite gangreneuse.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;45
Cheilile...........................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;47
Gnathile..raquo;.......................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;59
Gengivite...........................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;(50
Glossite............................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;64
Pharyngite..........................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;71
fEsophagite..............................gt;..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;79
Ruminile.....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;g4
Reliculite...................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; gg
Liberite............................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;90
Inflammalions gastro-inteslinales........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;98
Gaslro-Enterite.......................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;100
Gaslrile............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 117
Enlerile.......................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;194
Cflecite ou Coecalile...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;19g
Recto-Colite................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;132
25
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— 390 —
Enlerile diarrheique...................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;139 •
Knterile dysenterique..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;144
Enlerile li6morrhagique...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;133
Enlerile couenneuse...................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;154
Enlerile rhumalismale.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'61
HEMORRH AGIES................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;163
VICES raquo;E SECRETION.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;165
Enterorrhee..........................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;166
VICES DE NUTRITION.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;168
Titsuraquo; homaomorphes...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;168
Kysles meliceriques des levrcs..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;168
Polypes.............................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;169
Tisms hileromorjihes...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;171
Cancers.............................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;I'l
ANOMALIES......................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1'3
Ouvertüre anormale de la voule palatine...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;173
Irregularile des mächoires..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;174
Anomalie des dents...................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;175
Atresie de l'anus......................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;175
Anomalie du peritoine.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;176
PARASITISME...................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'77
Muguet.............................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;177
Vers intestinaux......................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;181
SOLUTIONS DE CONTINUITE..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;185
Fracture des maxillaires................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;185
Fracture ou ebranlement des denls.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;186
Section de la langue...................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;187
Plaies de la langue....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;188
Plaics de l'cesophage..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;189
Plaies du rumen......................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;191
Plaies du reseau et du feuillet...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;195
Plaies de la caillelte et du coecum.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;196-
Plaies des inlestins...................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;196-
Dechirure du rectum..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;199
Dechirure de l'anus............;......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20t
LESIONS DE RASPOHT.....m....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;203-
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— 394 —
Invaginalion. — Volvulus..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;202
BEBNIES.........................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;235
Hernie thoracique de l'inteslin..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;936
Hernie abdominale de la caillette........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;237
Hernie du coecum.....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;240
Hernia du rumen.....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;243
Hernie abdominale de l'inlestin..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;247
Hei nie de i'epiploon...................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;249
Diagnostic dillerentiel des hernies abdominales.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;251
Operation des hernies abdominales.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;252
Hernie diaphragmatique du reseau........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;250
Hernie diaphragmatique des inteslins.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;261
Hernie ombilicale....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;265
Hernie inguinale......................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;265
Hernie pelvienne du rumen.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;266
Appendice au traitement des hernies abdominales...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;270
Eventrations.........................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;279
lienversemeut du rectum...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;273
DILATATIONS ACCIDENTEXXES ET OBSTBUC-
TIOMS....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;276
Corps etrangers dans la cavite buccale....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;276
Corps etrangers dans le pharynx..........................nbsp; nbsp; nbsp;279
Corps etrangers dans I'oesophage........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;280
Jabot oesophagien.....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;288
Compression du pharynx et de I'oesophage.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;288
Indigestion..........................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;989
Indigestion avec surcharge d'aliments dans le rumen.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;291
Indigestion avec legfere accumulation d'aliments dans le rumen.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;998
Indigestion du feuillet.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;299
Indigestion de la caillette..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;304
Indigestion gazeuse par fermentation.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;305
Indigestion spumeuse..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;306
Indigestion gazeuse proprement dite......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;310
Calculs, bezoards, 6gagropiles......................•....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;318
Egagropiles des inteslins...............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;390
Corps etrangers dans le rumen..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;321
Corps Strangers dans le reseau...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;323
Corps Strangers dans la gouttiöre oesophagienne............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;326
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#9632;—#9632;^^^^^^raquo;#9632;#9632;#9632;#9632;#9632;#9632;#9632;#9632;#9632;#9632;#9632;#9632;#9632;#9632;#9632;#9632;#9632;i
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Corps elrangers dans la caillelte ct dans ies inleslins........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;328
U3URES...........................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;329
Usure irieguliLMe des dents.............................nbsp; nbsp; nbsp; 329
MfEVROSES ............... ......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;331
Langue serpentine....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;331
Pica................................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;334
Tic.............................................____nbsp; nbsp; nbsp; 340
MALADIES DES ORGANES ANNEXES DE L'AP-
FAREI1. DIGESTIF......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;345
MAEADIES DES GEANDES SAEIVAIRES........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;345
Parotidite et maxillite.................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;345
luflammalion des sub-linguales..........................nbsp; nbsp; nbsp; 348
Inllammation des canaux salivaires.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;350
MALADIES DU FOIE.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;35t
Hepatite.................................•..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;351
FARASITISME....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;358
Distamalose.........................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;359
Ecliinococcose......................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;201
MALADIES DE LA RATE........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;363
Splenite.............................................nbsp; nbsp; nbsp; 364
MALADIES DU DERITOINE.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;368
Perilonite...........................................nbsp; nbsp; nbsp; 368
Filaircs du periloine..................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;377
Ascile..............................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;378
Ensemble symptomatique permettant d'etablir le plus exacle-menl possible le diagnostic des maladies du tube
gastro-inteslinal..............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;381
Table des matiferes....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;389
ERRATA. — Page i43, ligne 12, lire sorghum cernuum. — Page 316, ligne S, mettez p6ri-tonite ü la place de pericardite.
A^en.— Imprimerie Quiliot, rue Joseph Barra, i.
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