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PATHOLOGIE BOVINE
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BIBUOTHEEK UNIVERSITEIT UTRECHT
2911 452 1
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C mS.
PATHOLOGIE
BOVINE
^TUDE PRATIQUE DES MALADIES DES APPARE1LS RESP1RATQ1RE
ET CIRCULATOIRE
AVEC TIN SUPPLEMENT AU PREMIER VOLUME
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J. G Ü I T T A R ID
MliUECIN-V^TEUlNAIilli A ASTAFFORT
Ofricier du merite agricole. Ex-memhre du Conseil de pcrfecl:oune:nent des Bcoles vötÖrinaires
Fondaleur el Sec^r^taire-g^nöral de la Socieli' d'ApplicaUon ties Sciences mtjdicalcs
Pieorganisatcur de la Socielc veleriitaire de Lot-et-Garonne
Membre corrcspondant et honnoraire dc la Societe veterinaire d'Alsace-Lonaii;e et de la Sccieic veterinaire
de l'Ouest
Membre correspbndanl des Socieles velörinaires du Calvados, de l'Orue et de la Manehe, du Nord
et du P'as-de-calais, de l'Est, des Hles-Pyreuees, [de la Pociele velerinairc pratiijue de Paris,
des Sciences velerinaires de Lyon.
Presidcut-Fonda'.eur de la Societc d'EncouragenicnLä I'AgricjUure de Lot-c'.-Garonr.c
Meinlire de la Soci^le nationale d'encouragement ä PAgricnUure.
#9632;Direclenr fondatenr du laquo; Progres-Veteriuaire raquo;
Medaille dö Sauvetage
^=0^4-
DEUXIEME VOLUME
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laquo; #9632;
IMPR1MER1E QU1LLOT, COURS WASHINGTON, RUE JOSEPH-B\RRA
1906
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PREFACE
Qaaiul, il y a dix ans, j'entrepris l'elude des , maladies de l'appareil digestif des ruminants, je m'etais propose de faire en.trer ä l'Ecole lout ce que la pratique medicale retire de l'applicalion des. sciences qu'on y enseigne.
Nos professeui's d'aujourd'hui, n'ayant jamais exerce ä la campagne, ne peuvent pas etre suffi-Kamment inities ä la lutte contre les maladies qu'ils enseignent, sans les avoir suivies dans leur evolu­tion. Les malades bovins qne Ton conduit ä l'Ecole -sout trop pen nombreux et toujours atteints de maladies insignilianles. A leur sortie de l'Ecole lesjeunes praticiens, quoique surcharges de scien­ces,ne p?avent connaitre tous les secrets de la pra­tique medicale, les laquo; trues raquo; de Tart de guerir, qui sont bian de nature ä eviter les hesitations et les . tätonnements les plus fächeux.
Au?si si notre etude pratique est par trop encom--braute dans nos ecoles parce que Ton n'y trouve-pas les occasions de la coutröler, eile nous paraitquot;-indispensable en debors de ces etablissemenls.
Le Progres Vdldrinaire, a ele fonde dans le but-.
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-de gliinei1 tout eequi resulte d'une saine application des sciences raedicales, et c'est cet ensemble de materiaux recueillis avec ie plus grand soin, qui a puissamment contribne ä conslituer le livre que nous oiTrous aüjourd'hüi aux militants de la pro­fession.
Ge u'est plus ici.comnie ä 1'Ecole, Tart d'appien-dreä guerir qui impoite aux praticiens, mais Men l'art de gnerii-.
C'est dans cette idee qne nous nous etendons le plus possible sur le diagnostic et le traitement des maladies.
La pathologie bovine de Ouzel, quoique comple-tee par Peuch, comme celle de Gelle, de Laföre, de Lafosse .et de quelques autres auteurs, est devenue laquo; vieux meuble raquo; et n'offre plus d'inleret qu'ä titre comparatif.
M. Moussu, le savant professeur de l'Ecole d'Al-foit, a essaye de la remplacer en creant son Iraite des maladies du belail, ouvrage remarquablement bieupresente en ce qui concerne le cöte scientifique, nauis le cöte pratique, le traitement des maladies, en au mat, nous parait tellement insuffisant, que notre travail sur la pathologie bovine, nous a paru en devenir le complement necessaire.
Ge sont ces considerations qui nous ont decide ä publier ce deuxieme volume, et .qui nous font presque un devoir d'entreprendre la publication du troisieme qai reunira des maladies nou moins in­teressantes que celles des deux premiers.
Nous avons porte ua soin taut particulier au for-laquo;mulaire qui evitera au praticien des efforts de me-
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moire ou des recherches pour lesquelles le temps iui fait defiiut ; il dispensera sin-tout de recourir ä cat euooTibrement croissant de specialites ä com-posiLiou minulieuseraeut cuchee, qui font le bonheur des empiriques, et tot;ileraerit oublier i'urt cepen-#9632;dant si precieux de formuler.
G'est ainsi a sa sortie de TEcole que le jeune pratieien trouvera interet ä s'inspirer de notre traite pratique, qu'il pourra s'assimiler immediatement I'expei'ience sainement acquise,et acquerir d'emblee uae reputation qui rehausse le corps medical en *aeme temps qu'il assure sa situation pour I'avenir.
J. GUITTARD.
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PATHOLOGIE BOVINE
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ETUDE PRATIQUE
DES MALADIES DE L'APPAREIL RESPIRATOIRE
Les maladies de l'appareil respiratoire des rumi­nants ne portent pas des ditterences aussi tran-chees que celles de l'appareil digestif, parce que la conformation anatomique du poumon du boeuf ne differe que fort peu de celle du poumon des autres animaux.'
Dans le poumon des ruminants, en effet, les lo­bules sont plus volumineux que dans celui du che-val, et se distingueut les uns des autres d'une ma-niere plus apparente. Ils sont entoures d'un tissu alveolaire lache qui pent etre insuffle. Ce sont des espaces lymphatiques qui se remplissent de liquide dans lequel baigae le lobule.
Dans I'etat maladif ce tissu alveolaire se gorge de fibrine et de leucocytes qui donnent une couleur moins foncee que celle du lobule, et Ton distingue ainsi, plus faciiement que chez le cheval, la limite des parties alterees. La maladie reste plus faciie­ment localisee et l'alteration pulmonaire s'etend moins faciiement.
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L'impressionnabilite des voies respiratoires du boeuf est peut-etre moindre que celle du cheval, ce qui explique la rarete des maladies qui lui sont pro­pres et la plus grande difficulte pour las guerir.
Avant d'entrer dans les details nous devons dire aussi quelques mots sur l'exploration de la cavite thoracique, qui offre des particularites dont il faut tenir un grand compte pour etablir le diagnostic de toutes les maladies qui s'y produisent.
A ce point de vue nous allons examiner rapide-ment et pour meraoire seulement :
1deg; La position de 1'animal ;
2deg; La mensuration;
3deg; Les mouvements du flaue et du thorax ;
4deg; La percussion ;
5deg; L'auscultation ;
6deg; Les caracteres de la toux et les bruits anor-maux qui se produisent dans I'appareil respiratoire.
Position. — La position d'un animal dont on veut examiner I'appareil respiratoire est un point extremement important a observer en raison de l'etat particulier de I'appareil digestif des ruminants.
On concoit, en effet, que lorsque les estomacs sont pleins ou vides, le poumon soit refoule en avant ou attire en arriere, que la percussion donne des signes ditferents dans la region des hypocondres, que le murmure respiratoire devienne plus ou
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moins apparent dans cette region, qua la respiration soil plus ou moins genee, que la partie malade souflVe davantage ou soit soulagee, et que las symp -tomes deviennent plus ou^moins marques.
II y a, dans l'etat de plenitude souvent exageree du rumen, un refoulernent considerable du foie, du reseau, du feuillet, das intestins contre le diaphrag-me, at, partant, dans la cavite thoracique. C'est au point que, dans une circonstance, nous avons cons­tate une hernie intestibale entre la quatrieme et la troisieme avant-dernieres cötes.
Pour elre dans les conditions voulues pcur gae-rir vita, un poumon malade ne doit pas etre gene par les organes voisins; il faut qu'il puisse occuper, ä son aise, toute l'etendue de la cavite thoracique qui lui est destinee ; il faut meme quelquefois lui en dormer davantage en plagant I'aniinal dans une position un pen inclinee d'avant an arriere ; il faut aussi que.le sol de la loge soit incline dans le me­me sens.
Mais 11 ne fautfpas que cette inclinaison soit exageree ; par consequent la suppression des mar-chepieds des etables^s'impose. II se produit, dans ce cas, un plus grand deplacement du poumon qui fait que le malade nejpeut pas se tenir dans cette position qui lui cause da la souffrance, et qui lui fait meme quelquefois pousser des plaintes.
Quand le poumon est sain, ces diverses positions dont I'animul s'accommode aisement, ne sont pas toujours suivias d'accidents pathologiquas. Mais, dans tons les cas, quand il s'agit d'exarainer I'inte-rieur du thorax, il faut relever l'animal de son train
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anteriear afin de refouler les organes digestifs sur­charges, le plus en arriere possible. Cette position pourra etre moins accentuee si la rumination est terminee.
Et si Ton est libre de choisir le moment le plus favorable pour examiner la poitrine. on fait tenir I'animal a jeun pour I'heure indiquee.
La mensuration du torax pent donner de bonnes indications dans certains etats maladifs. L'augmen-tatiou ou la diminution de volume regulierement notes, indique tres bien la marche de la maladie, dans les cas de pleur'esie exsudative, par exemple, dans I'hydrothorax.
Le point d'election pour proceder ä la mensura­tion de la poitrine est ä peu pres indifferent; ce-pendant le plus avantageux se trouve en arriere des epaules ; c'est celüi qui est le moius expose aux variations de volume correspondant a la plenitude de l'abdomen.
Mais quand on veut ob tenir des mensurations successives et comparatives il faut forcement les prendre an meme point.
Les mouvements du thorax et du flanc corres­pondent aux mouvements respiratoires, et, pour les observer tels qu'ils sont reellement, il faut placer I'animal selon les indications que nous venous de donner. Ils s'accelerent ou se ralentissent selon que le poumon est plus ou moins gene, selon que l'abdomen est pleiri ou vide, selon que I'animal est tranquille ou agite. ^Pour peu qu'il se fatigue pour se relever ils restent quelques instants precipites-. Chez les vaches en gestation avancee, on compte
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#9632;tcujours un plus grand nombre de mouvements que dans l'etat de vacuite de la matrice.
Dans toutes les maladies des voies aeriennes, il faut tenir un grand compte des diverses variations que subissent les mouvements respiratoires, et il Importe de les noter tous les jours pour leur don-ner une signification exacte.
Les deux mouvements de dil'atation et de depres­sion sont reguliers ou irreyidiers, lents ou precipi-tes, amples ov courts.
Dans les mouvements reguliers la respiration est calme et tranqutlle ou bien eile est acceUree.
A. l'etat de sante on compte,chez les sujets adultes, une moyenne de 14 ou 15 mouvements a la minute. Des circonstances nombreuses peuvent en augmen­ter le nombre, et Tattentioii du praticien est alors attiree du cöte du poumon. •
L'wTeV/?tZa?7ie dans les mouvements du tborax se manifeste par un seul temps d'arretou par plusieurs plus ou moins saccades.
II y a souvent, dans ce cas, une difficulte de la respiration que Ton appelle dijspnee. Mais cette dif­ficulte pent avoir son origine ailleurs que dans le poumon : dans le nez, dans le larynx, clans la tra-cbee, etc.
La percussion est tres souvent utilisee cbez les grands ruminants pour serendre compte de la reson-nance ou de la matite de la cavite tboracique, ou bien encore de la douleur qu'elle pent provoquer.
Dans l'etat de sante la resonnance varie d'inten-
site selon les points que Ton percute. A droite, eile
-est remplacee par de la matite vers les trois der-
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nieres cotes sous lesquelles se trouve le foie. A gauche il en est de meme au meme niveau, ou sur une plus grande etendue, selon la plenitude du ru­men. II y a diminution de la resonnance dans la region du coeur.
Pour que les effets de la percussion soient bien marques, il faut la pratiquer directement sur la saillie des cötes, ovec le poing ferme et en frappant assez fortement.
Dans las circonstances oü le poumon est altere, lorsqu'un point n'est plus permeable ä l'air, la per­cussion produit un son mat qui a une grande valeur dans le diagnostic.
Dans certains cas, il y a exageration de la reson­nance.
La douleur, provoquee par la percussion, se ma­nifeste par une plainte'de i'animal, qui, au meme moment, tlechit lateralement son corps comme pour chercher a eviter les coups. Cette douleur est tres apparente dans les cas de pleuresie ou dans les arrets de transpiration qui sont frequents chez le boeufet qui limitent, le plus suuvent, leur effet au Systeme musculaire costal ou dorsal.
Au dos et au sternum cette douleur est provoquee par le pincement. C'est un signe qu'il faut recber-cher dans presque lous les'etals maladifs.
Pour Vauscultation il faut bien s'babituer a con-naitre les bruits normaux qui existent dans la cavite thoracique alin de pouvoir reconnaitre, sans hesi­tation, les bruits pathologiques. L'organisation du poumon du boeuf, qui differe un peu de celle du cheval, offre des parlicularites dont il faut etre pre-
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quot;venu. II arrive frequemment que le murmure res-piratoire s'entende dans des points correspondants a une partie du poumon entierement detruite. C'est que, dans ces parties, les tubes bronchiques, ceux qui ont un certain diametre, ne font ni detruits ni obstrues. Ils livrent passage ä Fair ä travers la par-tie malade, et cet air y produit un bruit qui n'est plus le murmure respiratoire parce que la bronche est empmonnee dans une partie inerte, qui ne se dilate plus, ni ne se retracte plus com me lorsque I'air la penetrait dans toute sa masse ; ce murmure respiratoire est remplace par un bruit de souffle plus ou moins intense, accompagne assez souvent, de bruits rauqueux ou sibilants tels qu'on les dicrit dans les ouvrages techniques. C'est pourquoi il est bien rare de constater, dans un poumen de boeuf malade, une abolition complete du murmure respi­ratoire, meme dans les pneumonies les plus graves, dans les tuberculoses les plus accenluees. Ce n'est guere que dans quelques cas de pieuropneumonie sur-aigue que Ton n'entend plus rien parce que I'air ne peut plus entrer dans le poumon qui est engoue et meme comme paralyse.
Outre les bruits normaux et anormaux qui pro-viennent du poumon ou des plevres, on en entend d'autres qui sont constants et determines par le travail de l'appareil digestif. Les bruits provenant du rumen, meme des intestins el du feuillet, se font entendre jusqu'en arriere de I'epaule, dans les par­ties inferieures du thorax, et on serait tente de les prendre pour des bruits pathologiques si on n'etait pas averti de cette particularity,
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Cette remargue nous parait extiemement impor-tante, parce que la confusion est tres facile et qu'il faut s'eßorcerde l'eviter.
Et c'est ä ce point de vue surtout qu'il faut, pour se faire une oreille sure dans ce genre d'examen thoracique, ausculter souvent, surtout quand on debute dans la pratique me Jicale bovine, des ani-maux en parfait etat de sante.
L'auscultation se pratique en appliquant I'oreille sur tous les points de la poitrine, et en se depla-gant avec la plus grande melhode afin de ne pas laisser la plus petite partie du poumon ä examiner. Car, chez le boeuf, plus souvent que cbez le cheval, les lesions pulmbnaires sont plus delimilees, redui-tes ä une tres petite etendue, et elles passeraient certainement inapercues si on n'arretait I'oreille sur des points rapproches.
II est necessaire aussi d'attirer I'attention sur I'auscuUation pre-thoracique qui donne des indica­tions precieuses.
On applique ioreille en avant de la poinle de l'epaule, entre celle-ci et le sternum ä droite comrae a gauche. On ausculte aussi la region lai'yngee.
Pour ce qui est de idtoux et des bruits anormaux qui se produisent dans la cavite thoracique, ils sont suffisamraent decrits par les auteurs et assez connus des praticiens pour que nous ayons a nous y arreter ici. Ils a'ont de particulier, chez le boeuf, que l'intensite et la sonoiite propres a I'espece. La toux des maladies aigues differe considerablement de celle des maladies chroniques ; dans eelles-ci it
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y a des nuances caracteristiques de cerlaines altera­tions etparticulierement de tuberculose pulmonaiie. Dans le cas de tuberculose bien declaree eile est seche, quinteuse, faible, comme avoitee et un peu sifflante dans sa finale.
Les bruits anormaux qui semanifestentsont ceux qui sont signales par les auteurs sous le nom de räles, souffles, murmures,etc.,et dont on ne se rend bien compte que lorsque Ton est tres familiarise avec les bruits naturels.
•Nous croyons utile de mettre sous les yeux des praticiens, les dilferentes nuances que revetent les bruits normaux selon les regions thoraciques ou on • les examine. Quelques bons details, ä ce sujet, nous sont fournis par la pathologie de L. Lafosse :
Regions moyennes de la poitrine. .Murmure bruyant de la qualrieme ä la septieme cöte ; moins fort jusqu'a lä onzieme, nul ensuite.
Regions supdrieures. Bruit net se renforgant de la huitieme ä la dixieme cöte; diminue sur la onzieme, apres laquelle il disparait.
Region inferieure droite, membra porte en avant. Murmure fort et.un peu rude, comme laquo; bronchi-que, •raquo; sur les quatrietne et cinquieme cötes. Le murmure diminue de la sixieme ä la neuvieme cote, apres laquelle il disparait.
Region inferieure gauche. Murmure un peu plus
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faible sar les cinquieme, sixieme et septieme, que sur les huitierae et neuvieme cqtes.
En avant de la poitrine, sous la trachee, bruit laquo; tracheo-bronchique.raquo; Les epaules etant fortement tirees en arriere, sur les trois premieres cotes, sur-tout la deuxieme et la troisieme, bruit vesiculaire tres distinct.
Sur lesjeunes betes bovines, et meme sur les adultes et les vieilles un peu maigres, le murmure respiratoire s'entend, quoique faible, dans les fosses sus et sous-epineuses.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ,
Remarques. En arriere du thorax a gauche, a partir de la huitieme cote environ, au murmure respiratoire se joignent, surtout apres les repas de fourrages verts, une crepitation plus ou moins forte, due aux gaz du rumen et un frottement fort, inter­mittent, se reproduisant surtout pendant la rumi­nation et dependant des frottements de la panse sur les parois de Tabdomen,
A droite, a la jonction des regions moyenne et inferieure, sur les huitieme, neuvieme et dixieme cotes, laquo; bruit de glou-glou raquo; se produisant ä des intervalles tres irreguliers, et du aux liquides qui se meuvent dans le reseau entre les regions moyen­ne et inferieure. A partir de la neuvieme jusqu'ä la derniere cote, borborygmes.
Une foule de circonstances peuvent faire varier ces bruits normaux dans leur intenslte, soil en les affaiblissanl, ou en les renforgant; comme aussi ils
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peuvent etre abolis dans certains etats pathologi-qües.
Les bruits anormaux peuvent provenir des bron-ches, du tissu pulmonaire ou des plevres. #9632; Des bronches proviennent le bruit tubaire le bruit bronchique, le bruit de frottement, le rale bronchique, sec ou muqueux, a grosses ou a petites bulles.
Dans les poumons on observe le räle crepitant, see ou humide ; le rale sibilant sec ou humide.
L. Lafosse fait remarquer qu'on entend, pen­dant le grinceraent des dents, soit que Fanimal rumine ou qu'il seit malade, tres distinctement ce gnacement,{bronchophonie,) qui se produit surtout quand il y a des cavernes dans le pouraon.
Dans les plevres on entend le bruit de gargouil-lement ou de glou-glou.
Nous aurons 1'occasion de nous arreter sur ces bruits anormaux en parlant des diverses alterations que subissent les organes respiratoires.
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Maladies des premieres voies respiratoires
INFLAMMATION DE LA PITUCTAIRE
Coryza — Rhinite — Catarrhe —
Nous ne nous occuperons ici que de l'inflamma-tion franche. Le coryza gangreneux fera I'objet d'un chapitre special.
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Etlologie. — Gelte maladie reconnait com me causes principales les arrets de transpiration.
G'est ce qui explique sa frequence chez les pni-maux de l'espece bovine soumis aux travaux des champs.
Dans ces conditions la pituitaire est fortement surexcitee par le passage rapide de l'air expire d'autant plus chaud que la respiration est plus acceleree. L'air froid qui est aspire ä ce moment produit, sur la muqueuse, un etfet absolument oppose, un arrel de la transpiration, un desseche-menl, et une•inflammation.
Le merae plieuomene pent se produire si, pen­dant le travail, unepluie qui n'a jm etre evilee frappe la partie anterieure de la lete ; lorsque, un instant mis au repos, un courant d'air froid vient frapier I'animal, lorsque rentre en sueur ä relitlde, le courant d'air froid provient d'une fen.etre places devant la mangeoire, on ile l'ouverlure du plafond par laquelle on fait tomber la ration.
Cette cause generale produit une alleration gene-ralisee ä la plus grantle partie de la muqueuse pituitaire.
Les corps irritants tels que les poussieres des fourrages avaries , moisis, produisent des elTets plus limites.
Les coups portes sur le clianfrein,les corps etian-gers, les piqüres d'insectes venimeux ou non, produisent des irritations encore plus limilees.
L'amputation des cornes peut causer I'inflamma-tion des sinus et des cavites nasales.
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Symptömes. — Le premier sympcöme qui attire l'attention du propdetuire est une respiration bruyante qui est plus intense lorsque le malade prend son repas.
On remarque alor.^ une augmentation du volume de la partie inferieure de la tete ; les yeux en meme temps, sont un peu infiltres, lai moyants, la laquo;clerotique est plus foncee en couleur at un peu noyee.
La pituitaire est rouge, infiltree, et cette infil­tration produit un retrecissement apparent des #9632;voies nasales.
Si I'inflammation ne se termine pas pur la reso­lution, le mutle se desseche, se femiille, devient tres rude au toucher, des crevaesss plus ou moins profondes se forment au bout de deux ou trois jours quand le mal revet une certaine intensite. Dans les cas les plus accentues, ce dessecberaent s'etend ä l'intei'ieur, sur les parties profondes, de raaniere ä produire une mortification, par plaques souvent etendues,de la muqueuse qui elaitdevenue violacee, puis bi'une, comme gangrenee.
Ce n'est cependant pas lä le coryza gangreneux, car les sphaceles se limitent, se sou le vent bientöt,. puis se delachent, laissant a leur place des plaies de bonne nature qui se cicatrisent facilement.
Quand le mal est intense il y a de 1'etat febrile, qui se traduit par de la chaleur.aux cornes et aux oreilles, par une augmentation de la temperature reotale ou vaginale, l'abaissement de la tete vers le #9632;sol, son appui sur la creche, ou sur le marchepied •quand I'animal est couche.
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#9632;:
— lo­ll y a mßme assez souvent des frissons, des-tremblemeuts, quelques legeres plaintes.
On peut remarquer encore de renchifrenement,. un ecoulement nasal de matiere visqueuse, presque^ incolore, ou d'un gris clair, homogene ou portant de petits grumeaux, en meches plus ou moins longues, par les deux naseaux gendralement.
Quelquefois le debut du mal passe inapergu et Ton ne constate que des symptömes d'une termi-naison qui ressemble plus ou moins a I'etat chroni-que.
Chez les quelques animaux que nous avons trai-tes decettenuancedela maladienous avons releveles symptömes suivants : un bruit nasal que Ton pre-nait pour du ronflement ; ce bruit ou cornage dure unjourou deux, rarement trois, puis il cesse subi-tement et Ton trouve, dans la creche, des matieres-liquides, des meches glaireuses plus ou moins colorees, quelquefois de couleur de chätaignes bouillies, avec des grumeaux plus fences, formes de debris nauqueux ou charnus avec des stries sanguines.
En examinant les naseaux on y voit des meches semblables a celles que Ton a trouvees dans la' creche, avec des traces de sang.
L'animal les enleve d'un coup de langue ou elles tombent sur lesol. A part ces meches, il s'ecoule, j •nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;goutte ä goutte, un liquide ressemblant a du jus de
tabac.
Get ecoulement se fait par une seule narine, rare­ment par les deux ; mais, par la seconds il y a alörs un jetage incolore, epais, portant des trainees-
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lt;le matiere albumineuse ou purulente, blanche et unecoulement, goutte ä goutte, d'urt liquide non #9632;colore.
L'aif expire est d'une odeur fetide.
Generalement cet etat symptomatique indique la presence d'abces profonds.
Et Ton sail que certains abces, cbez le boeuf, contienneut un pus infect, couleur de purin.
L'apjjetit est tres rarement modifie ; la degluti­tion des solides et des liquides se fait sans difficul-tes.
On apprecie facilement que le jetage ne provient pas de la poitrine parce qu'il n'y a pas de tojx, ni d'autres symptomes indiquant une affection pulmo-naire.
Le coryza est quelquefois limite ä une seule cavite nasale, et, dans ce cas, lorsque les sympto­mes sont peu apparents, le cornage qui se produit du merae cöte, permet de fixer fa localisation du mal.
Lorsque l'inflammation est consecutive ä l'ampu-tatioi d'une corne, on constate tout d'abord, un •ecoulement de sang par la narine, provenant de la surface amputee. Ce sang se coagule dans les sinus et dans le conduit nasal qu'il a parcourus, puis il est remplace par de la matiere purulente qui n'a pu s'echapper par la corne quand le pansement applique sur celle-ci n'est pas suffisamment spon-gieux, ou que le medicament que Ton applique conftitue une sorte de bouchon qui oblige les matieres secretees a s'ecbapper par les sinus.
Le sejour de ces matieres plus ou moins alterees
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provoqueat uae irritation septicemique quelquefois assez compliquee. Des troubles encephaliques peu-vent meme en resulter. Ils sont deceles par une inclinaison de la tete du cöte de la corne amputee.
D'apres i'expose symptomatique que nous venons de presenter on pent etablir plusieurs nuances de coryza .
1deg; Le ooryza purement inflammatoire qui tient de causes generates, et presque toujours d'arrets de transpiration.
2deg; Le coryza traumatique qui provient des con­tusions dirigees sur le chanfrein.
3deg; Le coryza infectieux.conseciüit le plus souvent ä l'amputation des cornes.
4deg; Enfm \e coryza chronique qui est extremeraent rare.
II ne faut pas perdre de vue, surtout quand il s'a-gitd'appliquer un traitement rationnel, qu'un grand nombre de micro-organisraes vivent sur la muqueu-se entlammee ou alteree, oü ils sont transportes par fair des locaux plus ou moins infectes. Ces microbes sont un obstacle a la guerison rapide, aussi la preoccupation principale doit consister a les detruire.
Marche. Terminaisons. — La marche de la ma-ladie est sub'ordonnee a la forme qu'elle revet. Le coryza aigu se termind le plus ordinairement par la resolution en quelques jours. Quand il y a com-
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plication de septicemie provenant de fracture ou de {'ebranlement de la corne, le coryza cede a un trai-tement antiseplique au bout de dixä quinze jours, selon l'intensite du mal.
II peut y avoir aussi, dans ce cas, gangrene de la muqueuse qui ce decele par I'ecoulement d'une matiere fetide, brunätre ou verdätre, par la colora­tion violacee de la pituitaire, par la perte de l'ap-petit et la morl si Ton n'intervient pas prompte-ment.
Quand il y a des mortifications de la muqueuse, des ulcerations, des abces profonds, la maladie ne disparait qu'apres la chute des escarres. et la cica­trisation des surfaces abcedees.
Qnelquefois il se declare, simultanement avec I'elephantiasis dont il est la consequence, par une infiltration de la partie inferieure de la tete et de la muqueuse, le dessechement de celle-ci et du mufle, une gene respiratoire ou un cornage plus ou moins prononce.
Le cornage est quelquefois unilateral et il peut meme arriver que,le conduit nasal etant totalement obstiue, la respiration se fasse seulement par la narine opposee. On s'en rend compte en fermant celle-ci avec le plat de la main.
La terminaison de cette variete de coryza est liee a la marche de la maladie dont eile est une localisa­tion.
On n'a guere constate des cas de mort que chez les jeunes animaux.
LI
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Nature. — Le coryza dont nous venous de traeer la manifestation est purement inflammaloire ou in-fectieux. Contrairement a ce que dit Cruzel,dans sa pathologie bovine,qui avance que le coryza gangre-neux n'estqu'une terminaison fächeuse du coryza simple, nous devons declarer que les dernieres donnees scientifiques sur cette grave maladie font connaitre quelle est d'une nature tout-ä-fait diffe-reute, microbienne et meine contagieuse.
Traitement. — Le traitement du coryza inflam­maloire est subordonne a la cause qui a deter­mine cette affection.
Quand lecoryza resulte d'un arret de transpiration,il faul s'empresser de retablir celle-ci par les fumiga­tions emollientes et sudorifiques dirigees sur la tete recouverte d'un drap qui concentre la chaleur. Les substances employees, äcet etfet,soQt: le son, la mauve, la bourrache, le pavot, le coquelicot, etc.; mais cen'estpas encore le moment de leur substituer les fumigations excitantes qui, tout en retablissant la transpiralion, ne pourraient qu'aggraver le ma1, rendre le conduit nasal plus etroit, augmenter la gene respiratoire, et donner naissance a un coryza plus prononce.
Cruzel, dans sa pathologie bovine, parle peu du coryza simple,qu'il considere comma une quantite ä peu pres negligeable, pour s'occuper,avec beaucoup de details,du coryza gangreneux.
Iriedberger et Frohner le disent rare at peu gra­ve chez le bceuf. Cast peut-etre parce qu'ils en rat-tacl ent las diverses nuances ä d'autres maladies. Ils
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recommandent, comme traitement, les inhalations de solutions salines, de sei de cuisine, d'ammonia-que, d'eau ccesylee ; a l'interieur le sei de cuisine. Je sulfate de soude, Tammoniaque.
Cast presque entierement de l'antisepsie.
L. La fosse donne beaucoup de details dans sa pathologie qui, quoique deja consideree comme une antiquite biblicgraphique, n'en conseive pas moins une valeur pratique a considerer encore aujour-d'bui, malgre le grand courant dirige \ers la thera-peutique antiseptique.
Le docteur Gaffarattijdans son laquo; Tratlato pratico raquo; des maladies les plus communes chez Vespece bovi-ne,expose un traitement d'autant plus rationnel que c'est I'ouvrage le plus recent qui ait eteecrit sur les maladies des grands ruminants. Nous en tiendrons un grand compte dans I'expose que nous allons faire du traitement du coryza simple avec ses com­plications.
Dans l'inflammation legere de la muqueuse des cavites nasales, le traitement que nous venous d'in-diquer sufnt pour retablir la secretion normale.
II faut y ajouter, toutefois, pour obtenir un elfet general, une resolution plus prompte, les couver-tures chaudes, les frictions seches sur les membres, et radministration,ä rinterieur,des tisanes sudorifi-ques qui ont servi aux fumigations.
Quand rinflammation est un peu plus intense, lorsqu'un etat febrile se manifeste par une elevation de la temperature rectale, par un engorgement de l'extremite de la tete, et une certaine gene respira-
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toire, la saignee devienl necessaire, ainsi que I'ad-ministration, a rinterieur, par rintermediaire des tisanes, de medicaments evacuants : sulfate de soude, de magnesie, nilrate de potasse, la creme de tartie soluble ; la digitale, la scille quand il y a engorgement et cornage prononces.
Le calomel qui serait un bon diuretique, n'est pas a recommander chez les ruminants.
On pent employer les tisanes sudorifiques : la camomille, la gentiane, la fleur de sureau , de tilleul.
Commetraitement dosimetrique,la pilocarpine, la veratrine, I'aconitine, la digilaline, sont tres bien indiquees.
Quand il y a une tendance a I'etat chronique ou que celui-ci est declare, ce qui se reconnaif quand le jetage devient epais, albumineux et filant comme du blanc d'ceuf, ou bien qu'il devient biunatre ou marron, le traitement doit cbanger :
Les fumigations doivent devenir fortement sti-mulantes : jes bales de genieyre, la sauge, la lavan-de, le romann, le goudron, l'essence de tereben-tbine, I'liuile empyreumatique sont recommandes.
On fait des inhalations ou des injections de meme nature auxquelles on ajoute des antisepUqu.es tels que le lysol, le cresyl, la.ereoline, le phenol, le vin, I'eau-de-vie, ralcool, le cidre, la biere, etc.
En meme temps que I'Gb institue ce traitement il faut, dans tous les cas, supprimer tous les cou-rants d'air, fermer les trappes du plafond,les ouver-tures d'en face, les portes frappses par le vent, etc.,
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meltre, au besoin, le malade dans un coin de l'eta-ble oü Tauquot; se renouvelle moins sans etre trop #9632;confitie ; faire une bonne litiere lenue toujoursbien seche.
Gomine regime,donner des aliments cuits,enhiver, et tiedes, ou un pen chauds, pour remplacer les fu­migations dans les cas legers ;les boissons de meme temperature dans lesquelles on fait entrer les tisa­nes et meme les medicaments quand les aniraaux veuient les prendre ainsi, ce qui n'arrive pas tou-jours. Dans ce cas il faut presenter les boissons pures et tiedes, et administrer les tisanes de force,ä l'aide d'une bouteille.
II faut eviler de faire paitre les malades surtout si la temperature est peu elevee, les herbes trop froides et la terre humide.
II y aäespratiCiensquirecornöQan.deni le contraire, dans le but de combattre l'etat inllammatoire de la muqueuse par les refrigerants ; mais nous devons desapprouver cette therapeutique parce que, si un moment eile parait ratioiiiielle,une reaction,un effet contraire se produit immediatement apres que celte hasse temperature a agi, un afflux de sang plus considerable au'auparavant survieiit,une inflamma­tion plus forte que la premiere se declare, pouvant meme aller jusqu'a la congestion prononcee des tissus,d'oü il resulterait une difficulte bien plus
grande pour le passage de l'air
un cornage bien
.plus prononce.
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— 24 — FORMULAIRE
Fumigations et inhalations
R. Infusion emolliente......... 2 litres.
Lysol ou cresyl............ 20 grammes.
R. Infusion aromatique........ 2 litres.
Acide phenique............ 4 grammes.
R. Bales de genievre
Sommites de romarin
aa une poignee.
Huile empyreumatique.......nbsp; nbsp; nbsp; 20 grammes.
En inhalations sur une pelle rougie.
Injections
R Acide borique................nbsp; nbsp; nbsp; 10 grammes.
Eau bouillante..............nbsp; nbsp; 250 grammes.
Injecter tiede
R Lysol......................nbsp; nbsp; nbsp; 20 grammes.
Alcool......................nbsp; nbsp; nbsp; 20 grammes.
Decoction de bales de genievrenbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 litre.
R Creoline...................nbsp; nbsp; nbsp; 60 grammes.
Alun calcine................nbsp; nbsp; nbsp; 50 grammes.
Eau........................nbsp; nbsp;2000 grammes.
Pour des injections repetees. (Caffaratti.)
R _ Permanganate de potasse....nbsp; nbsp; nbsp; 50 grammes.
Eau........................nbsp; nbsp; 500 grammes.
)Brusasco.)
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R. Acetate d'ammoniaque....... 20 grammes.
Vin,cafe,infusion decamomille. 1 litre.
R. Sulfate de zinc...... 10 grammes.
Eau................ 1 litre.
P. Cagny (formulaire)
R. Acide tannique.. 1... 2 grammes.
Eau bouillie........ 50 grammes.
P. Cagny (formulaire)
Breiwnges
R. Infusion de tilleul..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 litre.
Sulfate de soude........... 200 grammes.
R. Intusion de tilleul ou de the. 1 litre.
Nitrate de potasse.......... 30 grammes.
R. Scille pulverisee........... 16 grammes.
Infusion de tilleul ou de
camomille........ 1 litre.
R. Scille pulverisee........... 16 grammes.
Vin, cidre ou biere......... 1 litre.
R. Poudrede digitale......... 4 grammes.
Extrait d'aconit............ 5 grammes.
Infusion aromatique........ 1 litre.
Excellente preparation quand il y a cornage et etat febrile.
II importe de rappeler que les breuvages doivent etre remplaces par des hols ouquot; des electuaires quand la rumination esl suspendue. Nous avons
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explique pourquoi a propos des maladies de l'appa-reil digestif.
TRAITEMENT DOSIMETRIQUE
Etat febrile, avec cornage et engorgement.
R. Sulfate de strychnine 1
Aconitine........... [ aa. 5 gran, dechaque-
Digitaline........... I
toutes las demi-heuresou toutes les heures.Etat febrile. R. Sulfate de strychnine j aa. Etat febrile leger
Digitaline..........) comme diuretiqueet ex­citant des vaso-moteurs.
R. Nitrat.de pilocarpine . ,,
gt; Engorgement et cornage. Sulfate de strvcbine '
R. Ver;,trine..........1 Meme indication que pour
Sulfate de strychnine j la precedente formule.
Le coryza traumatique exige un trailement con-forme ä la lesion proilnite. Quand il resulte de fractares des sus-naseaux, de l'os frontal, des sus-mäxillaires, etc., et qu'une hemorragie a marque son debut, quand des corps etrangers, aigus, ont blesse la pituitaire, la cloison nasale ou les cornets, 11 faut calmer I'lrritation locale, deterger les plaies, favoriser leur cicatrisation et eviter des necroses par des injections antisepliques et exci-tantes.
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II faut en metne temps calmer rinflatnmation du laquo;hanfreia et refouler la tumefaction cutanee qui resalte des decolements et d'infiltrations du tissu •conjonctif, par {'application de pommades astrin-gentes : le populeum saturne, la craie et le vinaigre, les compresses d'eau salee et vinaigree, d'eau saturnee aussitöt apres que I'accident s'est produit.
II faut enlever les esquilles osseuses s'il y a eu fracture et panser les plaies avec les substances dlcatrisautes recommaudees dans ces circonstances.
Quand il y a refoulement de l'os fracture dans le conduit nasal,il faut reduire la fracture en soulevant l'os ä l'aide d'ua baton que Ton introduit dans la cavite. On fait ensuite, jusqu'a jmerison, des injec­tions ou des inhalations untiseptiquess'il y a plaie, ou simplement antipblogistiques si la muqueuse n'a ete que froissee.
L'iullammation traumatique des sinus sus-maxil-laires provient generalement de caries dentaires, ou de la voüte palatine.
Les animaux eprouvent, dans ce cas, une grande difficulte pour manger et pour mastiquer les ali­ments du cote ou existe la carie. Si Ton introduit la main dans la bouche pour se rendre compte du mal, on trouve, quelquefois, plusieurs molaires qui ne sont retenuös que par les gencives. Dans une circonstance nous avons trouve un engorgement de la voüte palatine ä gauche, avec un ebranlement des molaires correspondantes, et, vers laracine de cel--ies-ci, un point fluctuant dans lequel nous avons facilement enfonce ledoigtqui a pu penetrer ainsi 'dans le sinus. Gelui-ci etait rempli de sang coagule
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dont nous avons pu extraire les caillots ; une-hemorragie abondante s'ensuivit, el se reproduisait toutes les fois qua nous enlevions les caillots.
II nous fut impossible d'obtenir la cicatrisation de la plaie qui etait encore saignante quinze jours apres, et le proprietaira fut oblige de vendre sa bete pour la boucherie.
La trepanation, pour permettre les pansements internes,pourraitbien etre tentee dans cecas, mais bien souvent il est preferable, quand on le peut, de vendre I'animal pour la boucherie,parce que le trai-tement est difficile ä appliquer pour le proprietaire, et, la plupart du.temps, ä peu pres infructueux.
he coryza traumatique qui resulte de la fracture des cornes, merite qu'on s'y arrete d'une facjon par-ticuliere.
11 pent resulter d'une fracture du cornillon, sans decollement de l'etui come, ou bien d'une fracture complete avec chute de la come.
Dans le premier cas, il n'y a pas eu de sang epan-che par la corrie, mais il s'en est ecoule par le nez nne quanlite plus ou moins abondante ; puis, au bout de deux ou trcis jours, le sang s'ecoule moins abondant et colore des mucosites filantes. Apres quelques jours, celles-ci ne sont plus colorees, et portent des grumeaux composesdecaillotssanguins, de debris de muqueuse ou de matiere charnue ; ce jetage a une mauvaise odeur, ainsi que I'air expire.
Nous n'avons jamais vu cette complication de-coryza,lorsque la come est totalement enlevee, ä la condition que le pansementde celle-ci se fasse dans-les regies rationneiles. Mais il en est comme danraquo;
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le cas de la come simplement ebranlee lorsque les pansements, par trop empiriques, constituent un corps impermeable sur I'extremite amputee de ma-niere a empecher recoulement du sang, de la sero-site plus ou moins sameuse qui s'ecoule de la plaie et qui se dirige deslors dans les sinus pour s'echap-per par les naseaux.
Lorsque la matiere epanchee dans les sinus y sejourne peu et que le pansement de la plaie se fait salon les indications rationnelles, Finflaramation de la muqueuse n'a pas lieu ; mais lorsqu'il y a eu frac­ture interne de la corne, la matiere epanchee s'ac-cumule en plus grande quantite dans le sinus, y se­journe plus longtemps, y altere la muqueuse jusqu'ä produire une inflammation gangreneuse ou infec-tieuse.
Quand,rinflaramation coramencee, I'animal tient la tete hasse, inclinee du cöte oü est le malnles cor-nes et les oreilles sont plus chaudes, I'oeil devient larmoyant.
Un etat febrile se declare quand le mal n'est pas enraye rapidement. La temperature monte ä 40deg; et meme au-dessus ; I'appetit dirainue, la rumination devient plus rare et pent meme etre interrompue.
L'etat chronique pent s'ensuivre. On dit meme que la mort pourrait en resulter, ce que nous n'avons jamais constate.
Diagnostic. — II est une maladie traumatique avec laquelle on pourrait confondre tres facilement ce coryza : c'est la dechirure des attaches occipita-les des muscles de l'encolure.
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Cel accident musculaire se produit a la suite de . tres violentes tractions pour faire suivre line charge trop lourde ou bien quand I'ammal, fixe par les cor-neg, tire violemment ea arriere.
Dans cet accident il n'y a pas le jetage qui peut passer inapergu dans le coryza, mats le principal Symptome consiste dans rinclinaison de la tete du cöte oppose a la lesion musculaire ; il y a abaisse-ment,comme une paralysie de l'oreille correspon-daute au cöte malade qui est releve. En somme la tete s'abaisse du cöte oü la traction musculaire per-siste.
Ge detail est telleraent important que si Ton n'est pas averti de ce que cet etat morbide peut exister, on serait tente d'amputer la corne du cöte incline pour dormer ecoulement k da matieie epancbee, et l'on serait desagreablement surpris de trouver I'in-terieur du sinus, mis ainsi ä decouvert, absolument sain et totalemeut vide.
Traitement. — Le trailement du debut est le merae que celui du coryza traumatique du chanfrein.
Quand il y a collection dans les sinus, que des depots sanguins y sont accumules, il faut amputer la corne, quand il n'y a eu qu'ebranlement, faire ensuite des injections antiseptiques, deux ou trois fois par jour, pendant deuxou trois jours, un bon lavage k la pompe americaine, ou avec un tube en caoutchouc partant d'un recipient place a une cer-taine hauteur. On suspend, de temps en temps,I'in-jection pour que Tanimal puisse secouer sa tete et chasser au dehors la matiere accumulee.
S'il y a menace de gangrene on insiste sur les
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la vages excitants de solution alcoolique lysolee (for-mule nquot; 5,) d'hypochlorite de soude, d'eau de Rubel, de sulfate de zinc (forrnule n0 10).
C'est principalement dans le catarrhe resultant de 1'elephantiasis que nous avons rencontre des ulcera-tions de la muqueuse,ti'es difficiles ä faire disparai-tre, a cause des difficultes que Ton eprouve pour combattre la maladie ä laquelle il est lie.
Pour trailer le gonfletnent de la partie iuferieure de la tete et le cornage du debut, on a recoups ä la sai^nee qui produit mi elTet excellent. On traite les ulcerations du mulle et de la muqueuse par les naoyens ordiaaires en metne temps que Ton combat I'etat general. Lss lavages excitants, antiseptiques, ä la solution de nitrate d'argent, de sulfate de zinc, d'hypochlorite de soude.
Quand les croütes sont assez ramollies,si elles ne se detacbent pas d'elles-memes, on essaie de bäter leur chute ä l'aide d'un stylet ou d'une spatule, on cauterise, au besoin, les plaies mises ainsi a decou-vert, puis on les deterge souvent avec des solutions toniques excitantes et antiseptiques.
FORMULAIRE Injections. — Lavages.
P. Hypochlorits de soude j tn016) Sei marin............ ) aa
P. Goudron...................... 200 grammes
lt;n0 17) Eau........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 litre
P. Cagny (formulaire).
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P. Acide sulfurique...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;40 grammes
(n0 18) Alcool......................... 20 grammes
Eau ordinaire ................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 litre
G'est un peu l'eau de Rabel.
P. Nitrate d'argent...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gramme
(n0 19) Alcool camplire..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 grammes.
Eau.......................... 6i grammes
Goryza ulcereux. — On designe encore cette va-i-iete de caryza sous le nom de cc ozene. raquo; Generale-ment ce n'est pas une maladie primitive ; eile .serait consecutive a relephantiasis, ou a des etats parti-cuhers de roi'ganisme. Nous ne I'avons pas rencon-ree avec les caracteres de gravite que lui attribue L. Lafosse dans son traile de pathologie. Quoiqu'il en soil, ii est assez rare, et se caracterise par un etat febrile, la locomotion penible, la sensibilite du dos, la secheresse du muile qui est un peu gonfle, la tete portee an vent, la pitultaire rouge, un jetage muqueux, tilant. Au bout de trois ou quatre jours, epistaxis abondant, puis la guerison arrive rapide-naent. Mais souvent aussi la fievre deyient plus in­tense, la respiration est sifllante, le jetage devient opaque, une eruption pbyctenoule se produit, ä la-quelle succede des ulcerations et un jetage roussä-tre. Tete plus lourde, matiteäla percussion du front ce qui indique des collections dans les sinus.
Puis arrive la periode de declin oü les symptomes perdent peu a. peu de leur intensite et la guerison se produit assez rapidement.
II peut y avoir etat chronique et metne de la me-ningo-encephalite et la mort en quelques jours.
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Dans IVtei cArom^ue la pituitaire devient plom-bee, grisätre, les ulceres persistent, deviennent profonds, jusqu'a perforer la cloison nasale. Odeur fetide du jetage et de l'air expire. Engorgement des ganglions interraaxillaires plus prononce , ceil chassieux, ulceration de la cornee ; tele inclinee, matite des sinus. Appetit fortement diminue.
La maladie tend rarement vers la guerison. Ge-neralement Todeur de cade se prononce, le depe -rissement s'accentue, rämaigrissement augmente sans cesse, une diarrhee arrive, et aussi la mort apres qnelques semaines on quelques mois de maladie.
Traitement. — La premiere indication consiste a faire tomber I'etat febrile par la saignee, renou -velee au besoin deux ou trois fois ; administrer a cet el'fet la digitaline, l'aconitiue ; faire de vigou-reuses frictions sinapisees sur les membres et particulierement sur les posterieurs ; des fumiga-tionsou des inhalations emollientes ou aromatiques, des boissons liitrees. On doit appliquer des cou. vertures de laine et eviter tous les courants d'air.
Ce traitement sufiit, le plas souvent, pour obte-nir la resolution de la maladie.
M. CaHu.'atti recommande les inhalations repe-tees d'acide ^henique^'huile essentielle de tereben-thine, des injections dans les cavites nasales de substances antiseptiques, astringentes, legerement caustiques, de creoline, de nitrate dargent, de sublime corrosif, ou bien avec des deeoctions con-centrees de feuilles de noyer, de ratanbia, d'e corce de chöne.
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L. Lafosse recommande le sulfuie d'antimoine ä l'interieur ou remetique en breuvages ou en lave­ments, tie 1'eau froide sur la tete quand il y a coma, la trepanation quand il se forme des collec­tions dans les sinus, ou bien l'amputalion de la corne du cöte cü le mal parait se localiser, et on fait des injections par les ouvertures pratiquees.
Quand les ulceres se forment on fait des lotions ou des injections, selon la place qu'ils occupent, avec des solulions de nilrate d'argenl, de perman­ganate de polasse, de chlorure de chaux.
Si les ulceres tendent vers I'etat chronique on insiste sur les injections causliqoes et desinfectan-tes : I'hypochlorite de cliaux est recommande, le sulfale de zinc ; on pro\oque des secretions abon-danles par des fumigations de goudron,de romarin, -d'encens, de camphre ; les croütes se raraollissent en meme temps et se detachent plus facilement.
Le vinaigre sternutatoire est employe par L. La-fosse pour provoquer des ebrouementsquifont torn-ber les croütes.
On insufüe des errbins pulverulents (L. Lafosse) composes de realgar, d'acide arsenieux ou de sublime corrosif, ou ees memes substances en solu­tion, pour faire des injections. On bouche les nari-nes si 1'on veut qu elles sejournent un instant.
FORMULAIRE
P.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Greoline..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 grammes
-(nraquo;20) Acide borique............. 100 grammes
Antiseptique desodorant.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; (P. Cagny)
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nraquo; 21
P.
-n022
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Creoline..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 grammes
Eau...................... 100 grammes
Nitrate d'argent...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 grammes
Alcool..................... 15 grammes
Eau...................... 250 grammes
Permanganate de potasse... 10 grammes Eau......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 litre
Ghlorure de chaux......... 30 grammes
Eau......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 litre
Acide arsenieux, realgar ou
sublime................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gramme
Amidon.............. de 30 ä 60 gram.
(L. Lafosse.)
Acide arsenieux, sublime ou
nitrate d'argent.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gramme
Eau................. de 60 ä 150 gram.
(L. Lafosse.)
P.
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CORYZA SUR-AIGU
Nous avons cru bien faire que de reserver cette
nuance de coryza pour la placer entre le coryza idio-
pathique et le coryza gangreneux, parce quelle
semble, au point de vue pratique, etablir un trait
-d'union entre ces deux formes.
Le coryza sur-aigu est une maladie fort grave, mais qui est facilement curable si eile est prise ä -temps.
!
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II reste entierement localise k la muqueuse nasale qu'ii mortifie par plaques.
II est rare pai'ceque les ahimaux sont rarement exposes aux causes qui le provoquent.
Etiologie. — Les causes consistent dans un violent arret de transpiration que nous avons vu se produire quandl'animal, forteraent echauffe par le travail, regolt une forte pluie qui le refroidit rapi-dement, ou bien lorsqu'il est expose a un courant d'air tres froid.
Symptömes. — Quelques instants apres que ce refroidissement s'est produit, Tauimal fait entendre un coinage qui devient de plus en plus prononce; bientöt la gene s'etend a la region pharyngo-laryn-gienue, et le cornage devient guttural. La respira-tion devient difficile, et on constate, de temps , en temps, des acces de suffocation tres alarmants. L'an'unal s'ebroue souvent comme pour se debar-rasserd'un obstacle qui s'oppose au passage de Fair, mais sans rien rejeter.
Get etat dure de 12 ä 15 heures. A ce moment les ebrouements sont suivis du rejet de quelques pla­ques de matiere fibro-membraneuse, de 10 ä 15 centimetres de longueur sur 4 ou 5 de largeur. A la suite de ce rejet, il se produit un ecoulement sanguinolent, par le nez, de matiere muco-puni-lente.
La muqueuse nasale est marbree de gris clair et de brun.
La temperature normale du corps n'est pas chan-gee ; le pouls est a pen pres normal.
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La gene respiratoire peut aller encore plus loin laquo;t la suffocation s'accompagner de mouvements desor-donnes des membres comtne dans le cas de coU-ques.
Get etat si grave s'arrete au bout de deux ou trois jours au plus, ä la suite du rejet de paquets de debris de muqueuse qui peuvent atteindre le volu­me d'uu ceuf de poule.
A la suite de ce rejet le cornage diminue peu ä peu ä mesure que les fausses membranes sont reje-tees, et tout est ä peu pres rentre dans l'ordre ordi­naire le quatrieme ou le cinquieme jour.
Pendant le cours de cet etat maladif, la tempe­rature monte un. peu et arrive ä 39deg; 5. En meme temps l'appetit diminue, ce qui pourrait faire crain-dre un commencement de septicemie.
Nature. — Dans les debris de muqueuse expul-ses, que nous avons fait examiner au microscope,on a trouve une grande quantite de microbes. On pourrait penser que c'est lä une terminaison heu-reuse du coryza gangreneux. Ces matieres sphace-lees ne nous paraissent cependant pas de la meme nature que les parties gangrenees du coryza gan­greneux ; les parties denudees de la cavite nasale ont un aspect rose, ce aue Ton ne rencontre pas •quand il y a gangrene proprement dite.
Diagnostic. — Bien certainement le coryza sur-aigu a du etre confondu souvent avec le coryza .gangreneux. On faisait probableraent entrer, dans -cette maladie speciale dans sa nature, tous les cas
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graves de coryza idiopathique. Aujourd'hui las de-oouvertes bacleriologiques et les etudes approfon-dies d'anatomie pathologique, permeltent d'^viter toute confusion.
Ge qui permet de considerer le coryza sur-aigu comme une maladie puiement inflammatoire, sans troubles generaux primitifs, c'est I'etat febrile mil au debut, a peine piononce ä la periode d'etat ; la muqueuse nasale n'a pas le caractere gangreneux ;. les plaies qui resultent de la mortification de la pituitaire ne sont pas ulcereuses puisqu'elles se cicatrisent rapidement apres la chüte des sphaceles; la guedson de la iraladie arrive apres quelques jours de traitement bien combine et bien adminis-tre.
II pourrait bien se faire que I'affection se termi- -nät par la gangrene, mais ce n'est pas une raison pour songer, dans ce cas, ä une erreur de diagnos­tic. Le coryza gangreneux est une maladie primiti-vement infeclieuse ou microbienne, tandis que le coryza idiopathique tient ä une cause directe, a un arret de transpiration,et,si la gangrene se produit, ce n'est qu'ä la fin de la maladie.
Nous avons vu le coryza sur-aigu du cheval se terminer par la gangrene, cliez un animal qui avait ete sous I'influence d'un violent courant d'air, ä un moment oil il etait convert de sueur. La mort s'en suivit, mais il n'y eut lä, comme chez le boeuf dans des circonstances semblables, qu'une infection con­secutive, une terminaison gangreneuse comparable ä celle de toutes les maladies violentes.
Chezl'une, l'iufection du sangest primitive, chez
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Mi
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l'autre celte infection n'arrive que si la deri-vation-du mal n'a pu etre obtenue.
Les causes et les symptömes du debut permettent parfaiteraent d'etablir la difference.
Traüemenl. — Afin de combattre avec succes le caractere de gruvite que presente cette matadie, on congoit qu'un traitement des plus energiques doivcopy;. etre administre.
Des l'apparition des premiers symptömes, ce trai­tement doit etre antiphlogistique et derivatif. II doit se completer par les antiseptiques internes quand les sphacöles se detachent.
La saignee moyerme, repetee au besoin deux ou-trois fois, doit etre pratiquee. On a recours aux injections froides d'eau lysolee au centieme, dans les cavites nasales, repetces 5 ou 6 fois dans la journee.
II faut retablir la transpiration cutanee par des couvertures tres cbaüdes et des frictions generales seches.
On emploie les revulsifs energiques ; frictions vigoureuses sur le chanfrein, sur les joues, sur rencolure,avec :
P. Essence de terebenthine......... 100 gr.
(n0 27) Poudre de cantharides.......... 10 gr.
Huile d'olives................... 150 gr.
Vesicatoire sur le chanfrein.
;
A l'interieur on donne des granules de sulfäte d'atropine et d'arseniale de strychnine ; on ajoute
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^e raccmitiae et de la digitaluie si I'etat febrile se developpe.
S'il y a menace de septicetnie on administre des bols antiseptiques selon la formale suivante :
P. Gamphre pulverise par Tether— .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 8 gr.
(qquot; 28) Tannin.........,...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 6 gr.
Gentiane........................nbsp; nbsp; nbsp; 40 gr.
ou Quinquina gris...............nbsp; nbsp; nbsp; 16 gr.
CEufs n0 2,ou miel...............nbsp; nbsp; nbsp; q- s.
pour faire un bol.
Quand les sphaceles se detacbent, on alterne avec les premieres injections celles d'eau alcoolisee pour hater la cicatrisation des plaies, ou bien on injecte le melange qui resulte de la formule cin-quieme, page 24.
Ce traitement nous a constamment procure une guerison complete au bout de cinq ou six jours, dans les quelques circonstances oü nous avons rencon­tre cette nuance du coryza.
Coryzas Infectieux
Nous voulons encore ecarter du coryza gangre-neux une autre nuance de cette maladie qui se caracterise presque de la meme maniere, mais qui en differe cependant dans sa nature. Nous voulons parier du coryza charbonneux qui est du ä un mi­crobe aujourd'hui bien connu sous le nom de Bac-4erium Chauveei.
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CORYZA ChARBONNEUX
C'est une localisation du cliarbon symptomatique-dans la region de [la tete et du ecu.
Dans les quelques cas qua nous .avons observes, nous n'avons pas pu en saisir les causes.
Les symptomes se develeppent avec rapidite. L'invasion est prompte, le cornage est un des pre­miers signes qui attiient I'attentioii. L'ammal est abattu, son appetit est nul, im engorgement se montre dans la region gutturale, s'etendant blentöt en avant et dans la partie anterieure de l'encolnre. La pituitaire est foncee en couleur, violacee, bru-nätre, avec nuance yerdätre en quelques points. Une certaine faiblesse se declare avec des troubles dans la marcbe, la fievre est intense et la tempera­ture pent monter jusqu'a 41deg; et meme depasser ; puis eile baisse aussitöt que la raaladie s'acbemine vers sa terminaison faelieuse.
Ici nous n'avons jamais vu de desquamation de la muqueuse, qui conserve sans cesse sa couleur suie de cheminee jusqu'ä la fin, ni d'ulcerations.
La mort survient apres quatre on cinq jours, et l'autopsie pennet de constater la couleur brun fence de la pituitaire dans toute son etendue, ainsi que de la muqueuse des sinus. Gette couleur se prolon-ge jusqu'ä la tracbee, et, dans la region musculaire de cette partie du cou, on trouve une infiltration, de mauere sanieuse, exactement de la meme nature que celle que Ton rencontre dans les tumeurs du. charbon symptomatique.
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Nous avons toujours essaye un traitement dans ?les quelques cas que nous avons observes raais .Jamals nous navons oBtenu la moindre ameliora­tion. G'est ce qui donne une preuve de plus de la nature cliarbonneuse de cette nuance du coryza sur laquelle nous croyons inuüle d'insister da vantage.
Coryza Gangrenedx
La maladie que Ton designe communement sous ce nom, porte encore les denominations : Fievre catarrhale maligne du bosuf. Mal de tete de conta-tagion.
Gelte maladie etait beaucoup plus frequente au-trefois qu'aujourd'hui dans la region meridionale de la France oü eile causait une certaine frayeur, et que Ton designait aussi communement sous le nom de casque. Elle avaitla reputation d'etre ä peu pres toujours mortelle.
Etiologie. — Les arrets de transpiration ne sem-blent pas intervenir comme dans les coryzas prece­dents.
Cruzel, dans sa pathologie bovine, l'attribue a des arrets de transpiration, parce qu'il confondtous les coryzas dans une seule maladie en lui attri-buant deux nuances : le coryza simple et le coryza gangreneux ; et Ton volt, par le court article qui lui est sacriiie, qu'il est d'une epoque oü Ton semblait ne pas meme soupgonner sa nature reelle.
Gependant le nom de mal de tele de contagion -que lui donnaient quelques anciens veterinaires, •perrnet bien de constater qu'avant Gruzel, on avait
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-deja soupgonne son caractere contagieux. Aujour--d'hui on n'est pas encore definitivement fixe sur ce point, et les partisans de la contagion disent ;qu'elle est Ires faible.
En tenant cotnpte des observations recueiliies par les praticiens de notre epoque, de celles qui nous ont ete fournies verbaiement par MM. Crouzel, Landes, Dufoir dans le Lot-et-Garonne, Teste, de l'Indre, et paiticulierement M. Bax de la Charente-Inferieure, Lucet du Loiret, et autres ; en conside-rant la nature de la maladie resultant des dernieres -etudes de MM. Nocard et Leclainche, nous pou-vons fixer, d'une maniere le plus exacts possible, l'etiologie et la Symptomatologie du coryza gangre-neux.
Les arrets de transpiration sont consideres,depuis longtemps par divers praticiens, comme jouant un role preponderant dans la production de la maladie. De ce nombre sont Cruzel, Eax, Caflaratti et quel-ques autres.L.Lafosse, Teste, Friedberger et Frooh-ner, et nos derniers observateurs, ne croient pas a cette cause.
Certains font intervenir I'insolation.
La plus grand nombre de praticiens l'attribuent et Tont attribue ä l'infection des animaux vivant dans des etables malsaines, exigues, mal tenues, mal aerees.
On a accuse l'exces de travail, la mauvaise nour-riture, les aliments avaries, l'etat de maigreur et -d'embOnpoint, les localites basses et humides, ä -sous-sol impermeable, les coatrees elevees, l'äge, ile sexe, etc.
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Tant de divergences dans l'intervention des-causes prouvent que le coryza gangreneux a ete souventconfondu dans ses diverses nuances,et qua les distinctions que nous venons de faire ont une cei taine valeur.
Nous ne croyons pas utile, dans cetle etude pra­tique, de faire riiistorique du coryza gangreneux et de passer en revue les indications fournies par nos auleurs ou praticiens depuis un temps plus ou moins eloigne de nous, parce que leurs Yues_ ou leurs travaux s'ecartent trop des donnees qui resul­tant des etudes scientifiques de notre epoque, et des decouvertes bacteriologiques qui out jete un jour tout nouvaau sur la nature de la maladie qui nous occupe.
Ce qui devient, en elfet, ä pen \)res incontesta­ble aujourd'luii, depuis les dernieres etudes et recherches de MM. Nocard et Leclainche, e'est (\ue las diverses causes invoquees jusqu'ici ne soot qua secondaires, que la plupart ne sont que des causes predisposantes de raffection, et que les principales, les moins contestables, les plus evidentes, sont celles qui resultent des elables inalsaines et d'une nourriture mauvaise, avariee, qui mettent les ani-maux dans des conditions favorables ä rinfection par les voie digestives qui sont, la plus grande porta d'entree de l'agugt infeclieux.
La duree de Tincubation de la maladie sarait de trois ä quatre semaines.
Ce qui ajouta beaucoup de credit a cette rnaniere de voir, c'est que le coryza gangreneux est devenu incontestablement plus rare qu'autrefois, parce qua
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sles conditions hygieniques dans lesquelles vivent et sont eleves les animaux de l'espece bovine sont bien meilleures, et qu'il sernble avoir totalement #9632;disparu dans certaines contrees oü il causait de grands ravages,.
Nature du coryza gangreneucs. — Si, dans leurs
divers ecrils sur le coryza du bceuf, les auteurs
ne paratssent pas d'accord sur sa nature, cela
tient, sans doute, a ce qu'ils n'ont pas conslate
les memes nuances de la maladie.
G'est pour jeter un pen de clarle au point de vue dn proiiostic et du LraiLement que nous avons decriL a part les ' nuances du coryza, en nous basant un peu sur les observations cliniques de notre long exercice professionnel.
Ceux qui, comme Ringuet, Peuch, pensent qu'il pourrait bien n'etre qu'une variete de cbarbon bac-terien n'ont dii avoir affaire, dans la plupart des cas, qu'a ce dernier.
Anker, en 1832, et avec lui Gelle, Spinola et au-tres, trouvent des analogies entre le coryza gangre-neux et la peste bovine, et lui attribuent une nature typhoide.
D'autres le rapprochent de la diphterie ; el cer­tains le considerent comme une maladie purement infectieuse.
Frank, en 1885, croit a une maladie gänerale •infectieuse, se terminant par diverses localisations -et se rencontrant surtout dans les localites humi-
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des, chez les animaux jeunes et abondamment nourris.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; /
Friedberger et Froohner le decrivent aussi comme une maladie infectieuse dont l'agent- est inconnu ; ils croient ä la contagion qui cependant serait fort rare d'apres eux.
Plus recemment, MM. Nocard et Leclainche (traite des maladies microbiennes), le conslderent, comme Franck du reste, comme une maladie gene­rals infectieuse avec intoxication. Le microbe est un bacille court, ä extremites arrondies, ayant les caracteres du Bacterium coli. L'infection aeeiden-telle s'opere par la vamp;ie digestive, et on retrouTe la bacterie dans les intestins et dans les ganglions du. bord concave de l'intestin grele. Elle est tuee en quelques minutes ä une temperature supeiieure ä 60laquo; (Leclainclie). De l'inteslin la bacterie envahit le Systeme lymphatique abdominal et eile diffuse dans tout Torganisme.
Les loxines s'eliminent par les muqueuses en provoquant une congestion intense et une exsuda-tiou abondante (Ijeclainche),
Notre ancien professeur L; I afosse, dont le traite de pathologie v6terinaire est toujours utilement consulle maigre la distance relalivement considera­ble qui le separe des donnees scientifiques de notre epoque, ne considere pas le coryza gangreneux comine une maladie inllammaloire ä l'encontre des idees de Ouzel. A notre avis, dit-il, eile offre la plus grau de analogic avec Velephantiasis du hoeuf qn'eile complique parfois ; les engorgements de la jete.peuvent aussi etre consideies comme un com-
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mencement de cetle maladie compliquant le coryza.raquo; Quoi qu'il en soit, nous sommes obliges de cons, tater qu'aujourd'hui er.core, on n'est pas definitive-ment fixe sur la nature des deux affections. Quoi-que M. Leclainche nous ait a peu pres completement renseigijes, nous pensons que quelques etudes sont encore ä faire sur le coryza gangreneux, et qu'il yaa etudier completement l'elephanliasis du boeuf qui resulte, comme le coryza gangreneux, d'une infection generale ; des observations prati­ques assez nombreuses nous autorisent a en penser ainsi.
Symptömes. — La maladie debute par un ensem­ble symptomatique general qui caracterise sa gra-vite. Ilya des frissons, de la Iristesse, une marche chancelante pendant laquelle ;e produisent des plaintes. Le dos et la region sternale sont Ires sensibles a la pression ; le poll est sec, herisse, pique. Le mufle qst sec, brulant, la bouche tres chaude, la tete est tenue basse, appuyee contre la mangeoire ou sur le thorax quand I'animal est couche.
La respiration est plaintive, acceleree, courte ; de la douleur est provoquee par la percussion du thorax.
Les cornes sont cbaudes regulierement ou aller-nativement cbaudes et froides. Le poids est plein, accelere, la temperature rectale s'eleve au-dessus de 40 d eg res.
L'appetü est nul, la rumination est suspendue. cependanton a constate quelques circonslances oü
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Tappetit n'etait pas totaleraent aboli, ou les animaux mangeaient. meine de rage (Bax). Le flanc est creux. On remai-que quelques mouvements colliquatifs dans les membres poslerieurs ; les excrements sont encore ä l'etat normal, ou un peu luisants ou legerement coilTes.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;^
Quelques heures apres ce debut si prompt, I'ex-treraite de la tele se tumefiee, la pituitaire s'infiltre, deviant plus rouge, avec tendance au violet, se recouvre de täcbes petecbiales, devient humide. Le conduit nasal se retrecit, le passage de l'air devient plus bruyant ; un jetage jaune-verddtre, sero-purulent se forme, portant des slries sangui­nes.
Les paupieres se tumefient, la conjonctive s'infil­tre, se fence en couleure, les yeux deviennent forte-men I, larmoyants, la cornee so trouble et la vue linit par et re fortement afiaiblie si non abolie.
A cei tains moments on remarque des soubres-sauts convuisifs des muscles pectoraux. des mem­bres anterieurs et meme des cuisses.
Au deuxieme ou troisieme jour du mal, la tempe­rature rectale s'est encore elevee,la base des cornes est plus chauu levient extremement sensible, ce qui doit faire craindre une chüte prochainj de l'etui corne. Get accident correspond souvent ä une erup­tion exanthemateuse ä la peau,avec chüte des poils, des desquamations epidermiques sur divers points du corps, sur le dos, au fanon, dans la region inguinale, entre les onglons, etc.
Les symptomes vertigineux sont plus accentues.
Le dos perd de sa sensibilite, devient raide ou
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souleve, la respiration est plus sifllante, I'abalte^ merit plus intense, un amaigrissement est ap^precia-ble,les flancs se serrent et se creusent. Les douleur3 dans le ventre sont plus apparentes ; les excrements se ramollissent, deviennent pen ä pen diarrheiques, portent des stries sanguines, des fausses membra­nes ou des debris de muqueuse.
La muqueuse nasale se detruit par plaques ; les pelechies du debut sont devenues de veritables points sphaceles apres avoir pris des proportions plus hirges. Lejetage est plus abondant, d'tui tres vilain aspect, d'uhe odenr iiisu[)portable, charge de debris de muqueuse. Une salivation filante se pro-duit aux commissures des levres, indice d'une alteration (]e la muqueuse buccale du cöte de rarriere-bouche, du voile du palais et des barres,ce qui rend la deglutition tres difficile sinon impossi­ble, et doime une odeur fetide, repoussanle.
L'urine devient souvent plus ou moins sanguino-lente et la miction est douloureuse. La vulve se tumefie quelquefois et laisse ecouler uu pea de liquide visqueux, grisatre ou brunätre. On signale des avortements dans les cas les plus graves.
II se produit aussi des moments de surexcitution qui se traduisent par des mouvements desordonnes des membres, de la tete, par des Symptome;- verti-gineux pendant lesquels le malade se porle en avant.
Ges diverses manifestations patbologiques corres­pondent aux troisieme, quatrieme et ciuquieme jours de la maladie, apres lesquels le pouls faiblit et s'aocelere, I'artere est plus molle, la laiblesse-
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-augmente, la pespiration devient plus accelei-ee plus plaintive. La temperature rectale tombe rapide-ment et descend au-dessous de 38 degres. Le decu-bitus devient a peu pres constant. Autant d'indices -d'une mort prochaine qui survient cinq ou six jours apres le debut.
M. ßax Signale, comme Symptome du coryza gan-greneux, une coloration particuliere, a reflet rou-geätre ou jaunätre, de la peau du ecu, du fanon, du plat des cuisses.
Lesions. — Nous avons peu ä nous etendre sur les lesions locales parce que Ton a pu les constater pendant le cours de la maladie. On a vu, dans la description des symptömes, ce que doivent etre les lesioLis de la pituitaire. La muqueuse des sinus est epaissie, de oouleur bt-une, ou eouleur chocolat, recouverte d'une couche de mucus purulent ou reduite en putrilage. Les cornes s'arracheut facile-ment. Au larynx, ä la trachee, dans les bronches, la muqueuse a la meme eouleur violacee, brune, et est recouverte du meme exsudat que la pituitaire. Le poumon est souvent oedemateux at plus volumi-neux.
Aliments desseches dans les estomacs, dont la muqueuse marbree de rouge plus ou moins fonce, ulceree, se souleve et se detacheau moindre raclage. Dans les intedtins on retrouve ces alterations a un moiudre degre.
L'intestin grele surtout contient un liquide bru-natre dans lequel on trouve, en plus grande abon--dance qu'ailleurs, les bacteries speciliques ; com-
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ine nous l'avons dit aussi plus haut, on trouve ces :bacteries dans les ganglions du bord concave qui sont tumefies. (Nocard et Leclainche).
II existe enfui des ulcerations et des foyers hemorragiques, daus les reins, la vessie, le vagin, 4e rectum, le coeur, le cerveau, et dans celui-ci, une infiltration plus ou mcins prononcee.
Le sang est fluide, noir, on trouve du liquide san-guinolent dans les cavites thoracique et abdominale.
Märehe. — La mort arrive au bout de 4 ou 5 jours. La guerison est lente ä se produire, quelque-fois il faut un mois pour l'obtenir.
Pronostic. — II est toujours tres grave ; d'apres
Friedberger et Froohner, la mortalite varie de
50 ä 90 pour cent. D'apres Franck on reussirait ä
•en guerir 6 pour cent ä l'aide d'un traitement ener-
gique.
Diagnostic differentiel. — C'est particulierement -au point de vue du traitement que le diagnostic •differentiel doit etre etabli.
II Importe de bien le distinguer des diverses maladies avec lesquelles on peut le confondre et des ^nuances que le coryza revet. Nous pensons que le tableau ci-apres, suffira pour eviter toute confusion.
Peut-on confondre le coryza gangreneux avec la jpeste bovine, comme le craignent quelques auteurs? De prime abord, c'est bien possible. La puissance #9632;de contagion de la peste bovine tire bien vite d'embarras. La confusion serait-elle possible quelle ne nous parait avoir aucune importance au point •de vue qui nous occupe. II suffit, du reste, de bien
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Ensemble symptömätique peu prononce..
Traumatisme aux cornes, au chanfreio ; carie dentaire, lesions ä la' voüte pala­tine ou dans la cavite nasale.
Sensibilitedu dos; jetage muqueux,filigt;nt, homogöne, plus ou moins colore, rous-satre. Etat febrile, puis ulcerations ; appetit diminue, cornage prononce,. n'est pas primitif.
Vive inquietude ; dyspnee ; cornage pro­nonce ; suffocation. Etat febrile plus ou. moins apparent ; mortification de la muqueuse et rejet de debris mortifies, marbres de gris et de rose plus ou moins fonce, Jamals de couleur brune.
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Pas de lesions Men appreciables.Muqueu­se un peu infiltree, rosee ou quelque-fois ploinbee. Jetage tilant,albumineux ou chocolat et infect. Appetit conserve. Evolution lente de la maladie. Primitif ou consecutif.
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Evolutiou rapide ; anorexic constante ;, cornageprononce; dyspnee;muqueuse de couleur suiede cheminee ; engorge­ment du mufle et de la region gut­turale ; temperature elevee qui tombe-rapidement; pas d'ulcerations. Sensi-bilite normale du dos. Toujours incu­rable.
Dyspnee ; anorexic (n'est pas constante Bax) ; cornage prononce ; vive inquie­tude ; coliques legeres; engorgement du mufle ; couleur brune et mortifica­tion de la muqueuse ; couleur foncee des surfaces denudees apparentes ;. vertige ; ophtalmie ; etat febrile persis-tant; raideur du dos.
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-se penetrei'Hles details symptomaliques de l'une et #9632;de l'autre maladie pour ne pas commettre d'erreur -de diagnostic.
On pent mieux le confondre avec Velephantiasis, comme I'iadique L. Lafosse. Nousavons rencontre assez souvent cette derniere maladie pour pouvoir affirmer qu'll y a, entre les deux, beaucoup de resseinblance. Cependant on elablit bien vile la dil'lereuce si ron consideie, qu'ä part le cornage et rengorgetnent de la partie inferieure de la tete, la muqueuse n'a plus le raeme aspect dans I'elephan-tiasis ; il n'y a pas de jetäg'e, mais, au contraire, an. dessecliement prononce au debut qui se maintient assez longtemps. L'appelit est conserve ou simple-meat dioiinue. On remarque en outre, dans I'ele-phantiasis, des engorgements sur les membres et meine en d'autres points.
Traitement. — Gelte classification des -diverses nuances du cpryza etant bien etablie comme nous venous de l'indiquer, et la nature du coryza gan-greneux etant bien connue, il devient tres facile d'en elablir le traitement rationnel et d'obtenir das guerisons bien plus nombreuses que par le passe.
Si la maladie est attaquee tout ä faitäson debut, •et s'il n'en est pas ainsi, ce n'est pas generalement la faute du prop lie tai re parce qu'il est trop eftraye par l'intensite des premiers symplömes, on peut l'eurayer aussi rapideraent qu'elle se manifeste.
Certains auteurs proscrivent la saignee, d'autres la prescrivent. Nous sommes de ces derniers, mais #9632;ä l'extreme debut de la maladie seulement. Si ron
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attend qu'il y ait alteration complete du sang, la. saignee ne pent que hater la mort. Pratiquee au. moment oü le pouls est fort, les vaisseaux tendus, I'etat febrile annonce par une elevation thermique accentuee, eile pent empecher la localisation du^ cöte de la tete et contribuer puissamment a faire avorter la maladie en agissant en meme temps que-les antithermiques et les anliseptiques locaux et generaux.
Cafiaratti recommande meme de la pratiquer plu-sieurs fois dans la journee, a l'exemple de Ercolani. qui fit couler environ 30 litres de sang en quatre fois dans le meme temps.
Si la saignee n'a pas donne de bons resultats chez; certains praticiens, c'est parce que I'etat infectieux. local et general n'etait pas combattu en meme temps, condition essentielle pour faire, avorter la maladie.
Done immediatement apres la saignee on doit-administrer,tous les quarts d'beure, toutes les demi-heures,puis toutes lesheureSjComme antilhermique:.
Granules de sulfate de strychnine. (NP 29) —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;digitaline.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;aconitine.
Si Ton veut combaltre, par la dosimetrie, I'etaf. infectieux en meme temps que I'etat febrile, on. peut ordonner :
Granules de salicylate de quinine. (No30) —nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; aconitine.
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; digitaline.
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S'il y a constipation on remplace I'aconitine par-la veratrine.
II faut desinfecter, le plus vile possible, le tube-gastro-inteslinal, et, ä cat effet, le sulfate de soude dans das tisanesemollientas est ties bien indique.
Nous reoommandons d'administrer, le plus tot possible, le bol suivant qui agit, ä la fois, comme-desinfectant des voies digestives et comme antisep--tique general d'une maniere ties rapide :
P. Gamphre pulverise par Tether ..nbsp; nbsp; nbsp; 8 grammes.
Tannin.......................nbsp; nbsp; nbsp; 6 grammes.
(nlaquo; 31) Naphtol......................nbsp; nbsp; 10 grammes.
Poudre de quinquina gris......nbsp; nbsp; 20 grammes.
CEufs n0 2 ou miel.............nbsp; nbsp; q. s.
Melangez le camphre, 1'acide tanhique at le quinquina ; ajoutez le naphtol en saupoudrant* et incorporez aux oeufs ou au miel, pour faire un bol.
Les malades-ne ruminant pas il faut bien se gar--der de leur faire prendre ces substances dans les~ boissons ou les tisanes.
On fait prendre un bol le matin et un le soirjus-qu'ä amelioration.
On salt qua le naphtol a la propriete de se dissotr-dre bien lentement dans le produit des secretions, inlestinales, et de desinfecter ainsi le conduitjusque-dans ses dernieres parties.
Pour desinfecter les voies respiratoires on fait, des inhalations avec les formules de la page 24.
Dans les cavites nasales on fait des lavages avec-. les formules indiquees ä la page 35.
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Pour combattre les symptomes vertigineux on altaclie aux cornes des compresses qua Ton imbibe souvent avec de l'eau froide.
L. Lafosse propose I'amputation d'une corne pour injecter des medicaments propres a cbanger la nature dejinflammation des sinus. II propose la formule suivante :
P. Acide chlorhydrique.......... 50 grammes.
i(n.o 32) Miel rosat................... 50 grammes.
Eau de ronces................ 200 grammes.
Daus le cas du coryza gangreneux il nous parait assez difficile d'user de ce moyen parce que, gene-ralement,la corne a perdu de sa solidite et que i'etui corne peut rester dans les doigts.
Dans I'etat clironique, avec collection dans les -sinus, I'amputation de la corne, correspondante an cote droit,nous a procure des guerisons assez rapi­des dans des circonstances oü alles sa seraient fait longtemps attendre si alias avaient pu etre obtanues par d'autres moyens.
Le traitemenl; indique par Ouzel est fort detaille, mais nous ne n öuvons absolument rian ä lui em-prunter. II cesse, en beaucoup da points, d'etre rationnel,parce que,de son temps, la nature du mal n'etait pas connua. Las puissants revulsifs qu'il emploia sur la tete, tals que la pommade stibiee sur le chanfrain, ne paraissent pas avoir procure de plus nombreuses guerisons. Ils na sont pas, du rfcste, generalement recommandes par les auteurs. Nous sommes d'accord, au contraire, avec ceux qui
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eraploient les derivatifs ordinaires (moutarde, essence de terebenlhine, etc.) en frictions sur les membres, siir I'abdomen ou sur la poitrine, pour-combattre les localisations sur les intestins, sur la tete ou dans le poumon.
Comme complement indispensable a ce traite-ment, on doit ajouter les lavements emollients, les. couvertures de laine,sur les membres et les cavites splanchniques, les vigoureusses frictions seches que Ton remplace, au be:oin, par les medicaments plus ou moins excitants et revulsifs.
Mettre le malade dans un local sain, a air ties pur ; tenir une litiere bien propre, faire ecouler le purin, etc.
Et comme moyens prophylactiques il faut indi-quer de nettoyer ä fond I'etable ertvahie, la desin-fecter par le lavage des murs, du sol, des planchers et plafonds, avec des liquides antiseptiques. On, projette ceux-ci a l'aide des pompes ou appareils pulverisateurs.
On ne pourrait livrer les animaux atteints de coryza gangreneux ä la boucherie que dans le cas. oü I'etat febrile ne serait pos encore arrive.
II est prudent de separer le malade des animaux sains.
Le coryza charbonneux seul doit faire I'objet de-l'application des mesures sanitaires legales.
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Autres Maladies des Cavites Nasales.
^ Nous avons fort peu a dire sur les autres roala-dies que Ton rencontre dans les premieres voies respiratoires, parce qu'elles sont rares et qu'elles ii'ont pas one grande importance au point de vue pratique.
L'epistaxis se produit prinaitivemertt ou conse-laquo;utivemenl ä d'autres maladies. Celle qai results de #9632;ces dernieres est etudiee avec elles, nous n'avons done pas a nous en occuper en ce moment.
L'epistaxis primitive est attribuee a diverses causes : I'insolation. la fatigue, les coups portes sur le chanfrein,etc.
II s'ecoule par une narine, rarement paries deux,
du sang en plus ou moins grande abondance, goulte
ä goutte, ou en petit jet continu. Quelquefois cat
#9632;ecoulement se fait par intermittences apres le rejet
d'un caillot. Generalement cet ecoulement ne dure
pas longtemps ; il devient de moins en moins abon-
•dant, puis il cesse completement. II pent recommen-
-cer ä des moments plus ou moins eloignes.
Le pins souent l'epistaxis cesse sans aucun traite-ment.
Si eile se produisail trop souvent ou si eile durait trop longtemps, il faudrait I'arreter par des injections astringentes d'eau de ronces, de ebene, dans laquelle on met un peu de sous-acetate de (plomb, de perchlorure de fer, d'alun, et de prefe-
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rence cl'acide boi'ique. On taraponne la narine avec #9632;du colon hydrophile trempe dans un des astringents precedents.
Les polypes des cavites nasales et des sinus chez le boeqf sont assez rares. Les auteurs n'en parlent presque pas. Les praticiens non plus. L. Lafosse declare les avoir constates plusieurs fois.
Ils sout ajiparents ou profonds.
Dans le premier cas ils sont facilenient curables. On rencontrebeaucoup de difücultes,dans le second) pour les gaerir.
On avance qu'ils resultent du traumatisme : contusions sur le chanfrein, pression de la cloison nasale, hlessures de la muqueuse. D'autre fois la cause est inconnue.
Leur presence dans la narine determine des ebrouemeuts, un siftlement plus ou moins intense, un ecoulement de matiere muco-sanguinolente.
Leur marche est tres lente, aussi les symptömes se developpent lentement; ämesure qu'ils prennent du volume ils slt; logent dans les parties vides, pe-nelrentdans les sinus, s'etendent en arriere vers le pharynx, les deux cavites nasales peuvent ainsi etre fortemeut retrecies, le cornage devient de plus en plus intense, des suffocations se produisent, les malades entr'ouvrent la houche pour respii'er, et 11 y a constammeut menace d'asphyxie.
M. Moussu, professeur de pathologic bovine a I'Ecole veterinaii-e d'Alfort, dans une de ses interes­santes logons cliniques, expliquait dernierement a :ses eleves un cas de polype de la region naso-pha-
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ryngienne tres developpe qui causa it, par conse­quent, un cornage fort intense. Pour decouviir la lesion,en l'absence de tout sigue exteriear, lorsque-Ton s'est assure que le cornage ne provient pas de la trachee, ni des bronches, M. Moussu indique l'exploration directe de la region pharyngo-nasale, en introduisant le bras dans la bouche, le plat de la-main dirige en baut ; on conlourne, a\ecles doigts, le bord posterieur du voile du palais, et on peut, a ce moment, se rendre comple si, ä cet endroit des voies nasales posterieures, une tumeur n'existe pus.
Pour faire cette exploration il faut fixer solide-ment la tete at se servir d'un pas d'aue.
A part le cornage quand la tumeur polypeuse est profoude, et qu'on ne I'apergoit pas de rexterieur,, on peut la decouvrir par la percussion de la region frontale qui fournit un son mat, si eile existe, et, quand alle ast fort developpee, une deformation de cette region.
Jl y a, en meme temps, des ebrouements, an ecouleraent de malieres muco-sangninolentes, et meme des hemorrbagies.
Une sende introduile dans la narine permat de sentir la resistance que presente la tumeur interne, at eile est tacbee da matieras sanieuses quand on la retire.
Quand ils sont ä l'entree des nariues on s'en rend compte facilement.
Gas tumeurs ne lelrogradent jamais, et Ton est oblige da conseiller la vente pour la Loucherie si Toperation ne peut etre tentee,ou bien si eile n'ofiVe-pas de chances de reussite.
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Traitement. —II est e.ssentiel de se rendre compte si ces tutneurs polypeuses sont pediculees ou ces-siles. Gelles-ci sont plus difficileraent curables. Les premieres ne resistent pas ä l'excision et a la caute­risation.
On les excise avec les ciseaux quand on pent les atteiadre, ou bien on les etreint avec un cordonnet ou de la forte (icelle,eton les enleve par arrache-meut. Ou pent atissi essayer de les saisir avec des placelaquo;*.
I, operation de Sind (/) ({iii consiste a trepaner Tos nasal pour mettre le sinus ä decouvert,employee sur le (lieval, pourrait 6tre appliquee chez le boeuf. JMnisje ue pause pasquecesoitavantageu\',iieserait-ce q i'ä cause des soins consecutifs qu'elle exige. On prefere livrer les animaux ä la bouclierie.
L'operation est encore plus difficile et moms suivie de succes quand la tumeur existe vers la partie naso-piiaryngienne.
Nature. — Ces tutneurs variant quand ä leur texture et leurs caracteres microscopiques. Elles tiennent tautöt du sarcome, du carcinome, de l'an-giome,dii fibrome. Quoiqu'il en soit de ce neofor-mations,le traitement s'applique,dans tous les cas, tel que nous venons de l'indiquer.
L'Actinomycose des sinus se rencontre quel-quefois.G'est du cöte de l'apopbyse zygoraatique que nous I'avoris observee.On n'en tente pas la guerison
C'l) Voyez' Tratte de thdrapeutique chirurgicale de #9632;Cadiot et Almy.
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par la ruginatum de Tos. On conseille la vente pour la boucherie.
Les kystes des cavites nasales et des sinus sont rareschez le boeuf.Ce sont quelquefoisdes lumeurs. hydatidiques.
On les poQCtionne quand on pent les alteindre.
Qiiund Us sont profonds ils provoquent les raemes symptömes qua les tumeurs dont nous venous de pai-ler.
Les verrues qai se developpent ä rentree des naiines etsur la eleison nasale se traitent par I'ex— traction directeen les saisissant avec des pinces,des tenailles, on en les prenant avec une ficelle sur la-quelle on exerce uue prompte traction pour les arracher.
On cnuterise ensuite la place qui en results avec le crayon de nitrate d'argent ou de sulfate de cuivre.
Des collections purulentes se formenl aussi,. chez les rutniaants.dans les sinus frontaux qui c'or-
res[)Oiident,coinine on salt,a la cheville osseuse.Elles se caracterisent surtoul par rinclinaison de la tete du cöte aiTecte. Elles sont,le plus souvent,le resnltat du traumatistne. II y a, ou il y a en, nn jetage plus ou mouis homogene, sanieux au debut. Les ouver-tures par lesquelles ces sinus s'ouvrent dans les cavites nasales peuveut s'obstruer, alors le jetage cesse, la collection purulente augmente,, des com-p.cssious du cervean peuvent s'en suivre, avec des-symptömes verligineux.
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L'amputation de la pprne s'impose dans ce cas, et Von appliijue ensuite le traitemeat que pous avons inilique ä [raquo;-opos du catairlie des sinus.
Dans ie cas oil 1'on voudfait eviter l'amputation de la corne, parce que I'opposee fail deja del'aut, ou bieu paroe que Ton ne pent pas changer de part 1'aaimal, on pent evacuei- le pus par la trepanation du sinus frontal.
Cette Operation se fait tres aisement en Oxant ranimal a un arbre ou ä un poteau, la töte de cöte, en ayant sein de tie pas passer la corde en avant du toupet,ä pen pres comme c'est indigue par la figure 49 de nötre laquo; Manuel operatoire pour I'espece bovine raquo;.
Les parasites des cayiles nasales et des sinus s'observent rarement chez le boeuf. On ne signale guere que la linguatule denticulee. Ges parasitea determinent ä peu pres les rymptömes du coryza et sont delruits par le traiteinent que Ton ordonue pour celui-ci.
La diphterie que l'ün rencontre rarement aur la muqueuse nasale, nous parait liee ä, celle qui se mpntre sur la trachee et dans les bronches. Nous n'en parlerons qu'ä l'occasipn des maladies pulmo-naires.
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COMPLEMENT au traitement du Coryza gangreneux (4)
Dans une interessante brochure M. Peiicaud veterhiaire ä Monlmorillon , fait une relation delaillee du coryza gangreneux et recommande, com-me traitement qui lui aurait donne des resultats tres #9632;encourageants, Femploi du serum artificiel ä doses massives, en injeclions intraveineuses. Sur onze liovins atteintamp;'de coryza gangreneux, 11 a obtenu sept guerisons.
La formule qu'il emploie est la suivante :
Eau bouillie, 400 grammes. Clilorure de sodium, 7 gram. 50.
A an sujet moyen il iujecte 4 litres de ce serum ä 28deg; , en deux fois ä G heures d'intervalle. Apres constatation d'une amelioration sensible il porte la dose journaliere ä 2 litres ; au bout de 4 on 5 jours il n'iimcule plus qu'un litre, puis un demi-litre.
M. Pericaud recommande de continuer ce traite­ment serotherapique quelques jours apres la gueri-son complete.
M. Moussu, dans son traite des maladies du betail, se declare tres satisfait de ce traitement qui
(1) Une erreur de mise en page nous a oblige ä placer ici la fin de cat article.
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lui a toujours reussi dans tous les cas qui ne pre-sentaient pas de complications broncho-pulmonai-res.
Nous avons donne la technique de ces injections dans notre Manuel operaloire pour I'espece bovine.
Elle est la möme pour les petites quantites de serum comme pour les gra.ides. Pour celles-ci on se sert d'un appareil special parce que la seringue est trop petite pour la graade quantite de liquide ä employer.
M. Bröcheriou, veterinaire au 12deg; chasseurs, dans une brochure sur la serotlierapie, recommande un appareil tres commode compose d'une douche con-tenant deux litres, et d'un tube en caoutchouc de lm50, au bout duquel s'adapte une aiguille specia-ie. (1)
MALADIES DU LARYNX ET DE LA TRACHEE
Laryngite
Nous passerons rapidement sur ces maladies parce qu'elles sont rarement graves et que nous avons dit beaucoup de ce qui se rapporte au larynx a propos de la pharyngite, dans le premier volume de la pathologie bovine.II est rare que cette maladic
(1) On trouve cet appareil ä la maison de droguerie Renault sine, a Paris.
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soil exclusivement limitee au larynx ; eile s'etend, dans ies cas les plus accentues, aux parties voisines. On reconnait une laryngite sur-aigue, une aigue et une chroniquu. La laryngite crotipale eiant d'une nature dififerente, nous la decrirons a part.
Etiologie. — Les refroidissements constituent la cause principale : air respire trop froid pendant qua ranimal est en transpiration, on boissons trop froides.
Elle resulte aussi du traumatisnae lorsque des manoeuvres maladroites pour refouler un corps etranger,sont exercees sur cette partie.Des aliments grossiers, rugueux, des corps aigus arretes au pharynx, peuvent irriter,en meme temps, le larynx. Des aliments trop cliauds comme les vapeurs irri-tantes, des medicaments caustiques trop lentement avales, des boissons qui prennent une fausse direc­tion, sont autant de causes d'inflammation.
Nous I'avons vu survenir par intoxication mercu-rielle ä la suite d'une friction d'onguent de Lebas sur une lumeur du flanc.Une Ibis le carnage dissipe nous avbns pu le reproduire experimentalement, par une nouvelle friction.
Sgmptdmes. — Etat sur-aigu. — On constate d'abofd du cornage, de la toux petite, avortee, quin-teuse, secbe au debut. La tete est soulevee, portee au vent; l'encolure allongee, et la respiration for-tement gönee, avec un bruit guttural. Douleur viva piovoquee par la pression laterale de la region du cou. Engorgement des ganglions de cette region at #9632; des vaisseaux lymphatiques produisant une sorte
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-d'empatement des tissus, une infiltration sereuse, un pen de jetage nasal, quelquefois tache de sang, un pen de salivation. Bouche entr'ouverte. Quel­quefois des [daiutes. L'appetit a diminue ou disparu, la rumination a cesse.
II y a un etat febrile plus ou moins prononce. Le pouls est plein et accelere ; les battements du coeur sent forts.
Dans rstat aigu, les syraptomes sent bien moins prononces et la maladie est legere.
La laryngite chronique est assez frequente chez le boeuf. Gruzel en fait une description ä part, et lui donne ainsi, ä notre avis, une importance plus grande qu'elle n'en a reellement. II est des animaux qui sont atteints de cornage qui se manifeste plus fortement ä certains moments qu'ä d'autres,pendant la mastication et surtout pendant la deglutition, ainsi qu'au travail pendant la traction au joug ; des animaux qui toussent longtemps sans presenter le moindre syraplöme maladif, pas plus local, que dans le poumon, qui toussent pendant des annees sans en etre indisposes en quoi que ce soit ; de ces toux qui pourraient faire craindre la tuberculose et que l'epreuve de la tuberculine permet bien vite d'en decouvrir la nature.
Des engorgements lymphatiques chroniques de la region, des engorgements ganglionnaires ou des tyroides, des glandes salivaires, peuvent souvent s'etendre au larynx comme nous avons deja indique qa'ils pouvaient atteindre le pharynx, et e'est lä la #9632;cause principale de ces cornages ou toux chroniques -qui ne disparaissent qu'avec ces infiltrations exte-
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rieures, quand des alterations dans la texture du. tissu laryngien n'en sont pas resultees.
Nous n'avons jamais vu de ces maladies chroni-ques du larynx avoir une terminaison fächeuse. Gruzel Signale cependant des cas d'amaigrissernent general, qui devient tres apparent dans la region cervicale, et contre lequel tout traitement echoue. Mais il est probable que cet etat d'amaigrissernent quiannonce uri desordre nutritif incurable, tienl de la tuberculose plntöt que de ralleration laryngee, puisque plus loin il ajoute que cette laquo; laryngite chronique est presque toujours compliquee de l'affection tuberculeuse raquo;.
Marche. — La laryngite sur-aigue,traitee ä temps,-se termine promptement par la guerison. Dans I'etat aigu, la guerison est plus lente a obtenir. L'etat chronique dure quelquefois des annees sans nuire ä la sante. Mais il est des circonstances, rares il est vrai, oü,la tuberculose mise de cöte, la gene est un peu inquietante, et il vaut mieux alors pre-parer les animaux pour la boucherie. Get etat chro­nique est quelquefois une terminaison de l'etat aigu.
Dans l'etat sur-aigu, la terminaison par la gan-. grene pent survenir. Alors les symplömes s'accen-,tuent, la rauqueuse vue en abaissant la base de la langue, prend une couleur plombee ou brunätre, le. jetage de meme couleur a une odeur repoussante, I'abattement se prononce, la temperature apres etre' montee au maximum,baisse rapidement, le pouls faiblit, le decubitus est constant et la mort arrive bientöt.
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Nous n'avons jamais observe cette terminaison -qui est relatee par les auteurs.
Le diagnostic n'est pas difficile ä etablir. On dis­tingue tres facilemenl la laryngite des autres mala­dies de cette region. Le pronostic n'est grave que dans la periode sur-aigue.
Traitement. — La laryngite sur-aigue exige une saigiiee aboadante et repetee quelquefois deux ou trois fois ; utie couverture e[iaisse sur le dos, des fumigations emollieutes et calmantes, des frictions vesicantes sur l'encoiure et ä la partie, anterieure du ecu ; de la laine sur cette partie.
Quand il y a cornage, inflammation tres i)ro-noncee, etat febrile, on emploie les medicaments dositnetriques de la formale nquot; 29 page 54.
Si le mal est plus intense ou s'il ne cede pas aux premieres saignees, on fait des frictions revulsives sous le con, avec de l'eau da moutarde, de la tein-turede cantharides, du feu parisien, de l'essence de terebentbine, etc.
Dans la laryngite aigue, la saignee est encore indiqaee, mais eile ci'a pas besoin d'etre abondanle et si souvenl repet;4e.
Les gargarismes, faciles ä administrer chez le beeuf, produisent de bons effets : On les compose avec des infusions emollientes d'abord, auxquelles on ajoute de la poudre de reglisse ou du miel.
On fait quelquefois des onctions de corps gras dans la region de la gorge.
.11 faut toujours veiller a ce que la temperature de l'ötable soit uniforme, empecher les courants d'aiy
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du cote de la tete ; fermer les trappes et les ouver-tures qui correspondent ä la löge du malade.
CEdeme de la glotte.
L'oedema de la glotte est decrite par preeque tous las aulenrs, mais tous ne l'ont pas constatee. C'est ce qui indique qu'elle est assez rare. Elle doit etre cependunt plus frequente chez le bceuf que chez le cheval si Ton considere tous les cas de cornage gut­tural qui se constaleut chez les ruminants. C'est que les engorgements lytnphatiques de la region pharyngo-laryngee se rencontrentassez souvent, et que l'oideme de la glotte resulte presque loujours de t'extension de ces engorgements jusqu'a eile.
Nous uvons toutefois rencontre un engorgement absoluraent limite ä la glotte, qui nous parut de natttxe kysteuse. Le cornage dura longtemps, resis­tant ä tous les traitemeuts, une toux laryngee,quin-teuse parfois, se produisait assez souvent.
Un matin, pendant le parisäge, ä la suite d'une de ces quintes, l'animal rejeta fortement, au loin, une matiüre sero-albunimeuse et la guerison radi­cate s'eti suivit.
C'3t exemple d'ceJeme de la glotte indique que, dans les cas de cornage persistant, et en l'absence de tout symptöme exterieur permettant d'assurer le diagnostic, H y a indication de verifier la region gutturale interne en abaissant la base de la langue avec une longue spatule, ou bien en praliquant I'exploration directe avec la main selou le procede
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— Ti­de M. Moussu que nous avons iudique ä la page 60. Mais,pour pouvoir praliquer cel!e exploration, 1 faul avoir alTaire ä des animaux d'un certain age et d'une cerlaine laille. Chez les aiiiniaiix petits ou trop jeunes il n'y a pas assez de place dans I'arriere bouche pour y loger la main.
M. Perrussel a Signale un cas d'oederae de la glolie, post par turn, qui disparut en cinq jours ä l'aide-d'un purgatif et de l'adininistration, tous les jours, de nitrate de polasse, 15 gr., chlorate de potasse, 15 gr., et teinture de digitale, 8 gr.
Nous n'avons rien de particulier ä indiquer en ce qui concerrie la trachee eher. I'eapece bovine.
MALADIES OU POUMON
Les maladies du poupabn, chez les grands rumi­nants, sont frequentfes ; elles sont souventsans gravite mais d'.autrefois elles se manifestent avec une intensite qui peut compromettre tanlöt la sante, tantöt la vie des malades.
Leur diagnostic differeutiel offre quelques diffi-cultes, et. il est d'une importance notable au point de vue du pronostic et du traitement.
G'est dans ces maladies que la responsabilile du veterinaire est le plus en danger, parce qu'il faut se prononcer d'une hiqon positive sur Tissue du mal.
Si Ton ne tenait pas compte de cette fin pour
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sauvegarder les inleiets du proprietaire, on pourrait encourir le reproche d'avoir fail perdre du temps et de I'argeQt. II faut menae calculer le temps que pent, durer la maladie pour decider s'il y a avantage ä livrer ranimal ä la boucherie.
Daris ['etude qui vn sulvre, nous mettrons ä profit les n'otnbreuses observations cliniques) que nous avons recueillies dans notre longue pratique medi-caleet nous peasoas poüvoir ainsi arrlver ä presenter des donnees d'apres lesqneiles on jieut fournir des indications le plus en rapport possible avec I'interet des clients.
BRONCHITES
Pour ne pas entrer clans de trop grands develpp-pements sur les broncbiles des ruminants, nous passerons rapidement sur les points communs avec les bronchites du cheval. Mais si, chez le cbeval, on pent decrire les dil'ferentes formes de cette mala­die dans uu raeme chapitre, il nous parait indispen­sable, cbez le boeuf, d'entrer pour chacune d'elles dans des details tout particuliers qui semblefit auto-riser a les delnnher completement.
Cost dans c3t ordre d'idees que nous allons decrire :
1deg; Une bronchite franchement inflammatöire ;
2deg; Une bronchite chronique ;
3deg; Une bronchite par corps etrangers ;
4deg; Une bronchite diphleritique ;
5deg; Une bronchite vermineuse.
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Bronchite franche.
Etiologie. — La bronchite aigue, franchement inflammaloire, resulte, dans la plupart des cas, d'ari'ets de transpiration, d'inhalations d'air froid quand les animattx, echaulies par le travail, sont arretes ä un courant d'air, on bien quand ils entrent en sueur dans I'efable dont les ouvertures. en regard de la tete sont largement ouvertes.
Symptömes. La mabdie s'annonce pur des tremblements generaux, des plaintes pendant les mouvements, une respiration plus ou moins genee, une douleur ä la percussion de la poitrine, percus­sion qui provoque des plaintes. L'appelit est faible et la rumination fait defaut.
L'auimal fait entendre une toux rare, frequente, quinteuse ou penible, selon l'iiitensite du mal. A Tauscultation il est bien rare que Ton entende encore des räles, metne une alteration dans le murmure respiratoire. Mais ce inurmure est un pen rnodifie dans sa sonorite : il senible un pen räpeux quand la toux est seche, et devienl gras, muqueux, quand la toux devient grasse, ce qui ne tarde pas, car il se produit assez vite dc I'hyperse-cretion qui provoque, quelquefois, des sul'focalions alarm-dates. Mais oci ne se produit que quelques jours apres le debut,
Quand on ausculte on comprend, a I'embarras bronchique que 1'on constate, que I'animal va tous-ser, puis,quand cette toux s'est produite, le mur
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mure respiratoire devient naturel. Nous avons trouve des cas ou se produisaient de veritables paroxysme, avec une gene momentanee mais vio-lente de la respiration : On pergoit de I'embarras broncliique, de la gene respiratoire avec accelera­tion des motivements thoraciques, une respiration bruyante, sulToquante, puis une^quinte de toux arrive et tout rentre dans I'ordre ; le murmure res­piratoire cesse d'etre gras, est sibilant en quelques endroits et revient a I'etat a peu pres normal.
Au debut i'etat thermique depasse 39deg; et arrive a 40deg; Le pouis est fort et un peu accelere.
Dans las cas de suffocation il arrive souvent que le jetage devient plus abondant qucopy; d'habilude a la suite de ces acces, et qu'il est meme un peu teinte de rose, ou tache de stries sanguines, indice d'une inllammation violente.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; %
La marche de la maladie est fort reguliere et suit ses periodes en une douzaine de jours dans les cas graves, et un peu plus longteraps dans les cas ordinaires.
La terminaison ordinaire est la resolution, mais, dans les cas les plus violents, apres que la gnerison est obtenu€,il reste une certaine alteration bro:;chi-que latente qui se manifeste, par la suite, lorsque les animaux sont mis au travail, par une gene respiratoire accompagnee de la sortie de la langue, ce qui fait dire au laboureur que son animal craint la chaleur. Hätons-nous de dire cependant que cette gene respiratoire pent tenir ä d'autres circonstances •que nous signalerons en temps et lieu.
Mais les cas ordinaires de broncbite s'amendent
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'facilement, et tout rentre dans l'ordre ä la suilo d'nn traitement en grande partie hygienique.
Pronostic. — Le pronostic de la bronchite aigrie n'est pas grave surtout si la maladie est soignee ä temps et rationnellement. Cast dans les cas oü eile traine en longueur, dans ceux oü eile n'est soignee qu'a l'aide de traitements empiriques, que Telat, chronique se declare et qu'il devient tres difficile, par la suite, de le combattre.
Traitement. — La saignee est encore ici un des moyens auxquels on a recours pour decongestion-ner les bronches et guerir en quatre ou cinq jours, dans les cas oü, sans eile, il faudrait plusieurs se-maines et un traitement des plus compliquelaquo;. On la renouvelle au besoin le lendemain, surtout si I'in-flammation ne cede pas assez rapidement.
Les couvertures chaudes, les frictions irritantes sur le dos et sur les cotes s.ont indispensables quand 11 y a grande sensibilite des regions costale et dor-sale.
Les fumigations emollientes, quoique indiquees, sont rarement appliquees, mais elles sont rempla-cees par les boissons tiedes, les herbes et les raci-nes cuites.
On doit surtout soustraire les malades a I'action des courants d'air, les tenirdans un milieu ä lem-perature uniforme ; ne pas les conduire au pacage avanl la guerison complete, parce que la fraichear •de l'herbe ou du terrain pourrait causer un relour de l'etat aigu.
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On rencontre cependant des cas de bronchite oü la resolution est plus difficile a ohtenir, et on est force de recouiir ä un traitement plus energique.
Les frictions revulsives sur la paroi costale, sur les membres, avec de l'eau sinapisee epaisse, repe-tees pendant deux ou trois joury, sont alors bien indiquees. En n\erae temps on administre les dia-phoretiques en tisane : le tilleul, le sureau, le the vert, la camomille, etc.
S'il y a etat febrile persistant, on le combat par les antithermiques, sous forme de granules, selon la formule ndeg; 29, page 54, le suifate de quinine ou l'aatipyrine. Mais ces medicaments sont un peu chers quand il s'agit de les employer en des doses süffisantes pour les grands animaux. Ils sont avan-tageusement remplaces, ä ce pcint de vue, par Vacetanilide a la dose de 20 ä 25 grammes, dans du son frise si des malades acceptent cet aliment. II est preferable de 1'administrer dans les tisanes diaphoretiques si la rumination se fait facilement, ou bien sous forme de bol dans le cas contraire. On formule de la maniere suivante :
No 33
Acetanilide......... 25 grammes
Poudre de guimauve
ou de reglisse..
30 grammes
CEufs ou miel....... q. s.
pour un bol.
Lorsque la toux devienl penible, frequente, Caf-faralti emploie l'opium et le Kermes mineral, en hols que Ton compose comme ci-apres :
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P. Opium de Smyrne...nbsp; nbsp; nbsp;4 a 6 gram.
Kermös mineral.....nbsp; nbsp; 15 £20 id.
Nc 34 Poudre de reglisse...nbsp; nbsp; 30 id.
Miel on oeufs.......nbsp; nbsp; q. s.
Cette formule constitue en meme temps, un ex­pectorant tres efficace.
On pent remplacer le kermes par le sulfure d'an-timoine, l'essence de terebenthine, etc.
Gruzel recommande le boi suivant :
P. Kermes mineral.....nbsp; nbsp; 64 grammes
Terebenthine........nbsp; nbsp; 32 id.
N0 35nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Baiesdegeniovrepulv.nbsp; nbsp; 64 id.
Miel................nbsp; nbsp; q. s.
Pout' 4 bo Is
(Formule Tabourin)
Dans las cas qui ne cedent pas facilement au trailement rationnel parce qu'il a ete mal applique ou applique trop tardivement, Gruzel recommande le trocbisque au fanon avec un ruban de iil ou une meche de cbanvre enduite de pommade stibiee.
Un trocbisque employe depuis les vieux temps et que nous avons applique dans plusieurs circons-tances, consiste a faire, ä partir de l'ouverture supe-rieure et sur le trajet de la mecbe, une large poche ou Ton introduit deux poignees d'ail bache el demi-verre de vinaigre. Le lendemain un engorgement enorme est produit et l'amelioration survient en meme temps. L'ail remplace ici, tres avantageuse-rnnent, Tellebore.
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Bronchites chroniques
Les bronchites clironiques sout tres frequentes cliez les grands ruminants, surtout, si Ton considere-comnie lelles , les irrilalipns des bronches qui ne concernent pas retatinflammatoire ppopiement dit. Elles soul souvent primitives parce que 1'etat aigu,. geuerulement ties leger, passe presque loujours inapeigu. Elles sont aussi la consequence d'aliments poussiereux, avaries, couveiis de moisissures. II faut toujours s'aUendre ä les reneoutrer frequem-mentapresles piintemps pluvieox oü les rivieres debordent et recouvrent les prairies d'un limon plus on moins epais. Qu-elquefois des alterations de tissu, des neoformationsse produisent dans le pou-mon, compriment ou alterent les bronches. Dans celte ilennere calegorie d'alleralioiis on doitdler les tubercules dont il ne sera question qu'avec la mala-die generale qu'ils determinent ; des tumeurs sarco-maleuses et memeepitheliales s'yforment et donnent. naissance a des^bi'onchites qui durent bien long-temps,des annees meme, sans occasionner nue gene fonctionnelle appreciable.Enlin on y trouve quelque-fois des parasites, des vers qui y sejournenl plus ou rnoius longtemps.
Ce court expose etiologique nous autorise ä faire plusieurs especes de bronchites chroniques et d'e-tablir la classiiication suivante :
BRONCHITES CHRONIQUES
Chronique propr-emenl (litlaquo;
I mycnsique neopLsique luberculeuse vennineuse
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Nous pensons que celle classification nous per-mettra de faire plus facilement le diagnostic differ rentiel qui presents si souventdes difficultes.
A. — BaONGHITE GHRONIQUE FRANCHE. — L^ Bron-
chite chronique franche, primitive ou consecutive ä l'etat aigu,se caracterise pai- une toux plus ou moins seche, generalement forte, se repetant une ou deux fois, rarement davantage, parliculierement le matin au moment du pansage lorsque Fair se renouvelle dans I'etable.Le dosn'est pas sensible d'une maniere bien appreciable.Le poil conserve son luisant ; c'est bien rare si on le trouve legerement pique; la peau conserve sa soupiesse ; la respiration n'est pas sen--sibleraent acceleree an' repos ; cette acceleration est, quelquefois seulement, un peu manifeste pen­dant le travail si on a le soin de comparer le flaac du malade ä celui de son compagnon, en tenant compte toutefois de la difference de force des deux animaux et de l'etat de gestation qui augmente le nombre des mouvements du flanc.
La percussion de la poitrine produit une reson-nance qui ressemble'ä celle de l'etat normal. On u'entend pas de bruits insoliles dans le poumon; üne oreille un peu exercee pent a peine constater un murinure respiratoire plus sec, un peu rapeux, ou quelquefois muqueux, et dans ce cas il peut cor­respond re a un rale sibilant temporaire, c'est-a-dire disparaissant quand la bronche s'est debarrassee des mucosites a la suite da la toux. Dans tous les cas ce murinure respiratoire a conserve sa sonorite pro-fonde.
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Dans ces cas de toux un peu grasse, de murmure #9632;respiratoire muqueux, on constate un peu de jetage #9632; filant, incolore, homogene.
Marche. Duree. — Ge n'est qu'apres des annees #9632;que l'etat general finit par etre atteint, que l'amai-grissement survient et que les proprietaires se deci-dent alors seulement ä livrer l'animal, pour un bas prix, ä la boucherie.
La marche de la maladie est ainsi tres lente, et eile passerait longtemps inapergue si la toux n'atti-rait l'attention du proprietaire.
C'est dans cette bronchite que nous avons publiee quelque part sous le nora de bronchite de gestation, que la touxaugmente a mesure que l'abdomen prend du volume aux depens de la cavile thoracique, et qu'elle cesse presque completement apres la mise-bas pour reprendre avecla gestation suivante.
Les proprietaires sent tellement habitues ä cette variete de bronchite qu'ils n'y portent aucune atten­tion, et que Ton voit ainsi des vaches qni toussent pendant cinq ou six ans, et quelquefois plus long­temps, sans en paraitre le moins du raonde indis-posees.
Mais souvenf •mssi cette toux depend de la tuber-culose,et ootnmu !e proprietaire a toujours une ten­dance ä accuser la maladie la plus benigne, il n'ap-pelle le veterinaire (jue lorsque l'etat general de son animal a ete profondement atteint.
G'est cette eohfasion des deux brcnchites par le proprietaire qui constitue une des principales cau­ses de la propagation de la tuberculosechez l'espece laquo;bovine.
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C'est pendant ce long temps que le mal pro--gresse insensiblement, que les malades,en toussant, salissent les aliments qui contaminent les animaux qui les consommenl.
Terminaison. — Nous n'avons jamais vu la bron-chite chronique franche avoir une terminaison fä-cheuse. Si eile ne cede pas a un traitement aui, d'habitude, n'est pas bien efficace et dont le pro-prietaire se lasse vite, eile ne finit qu'avec la vie-de l'aninaal qui I'a contractee.
B. — Broxghite mycosique. — Nous croyons pouvoir donner ce qualificatif a cette variete de bronchite, parce que les poussieres aspirees con-tiennent une infinite de germes cryptogamiques, des moisissures plus ou moins irritantes, plus oa moins toxiques.
Ce sont, en eliet, les fourrages submerges qui apportent ces poussieres qui vont tapisser les bron-ches. On en trouve de bien plus toxiquep dans les fourrages mal desseches, enfermes encore humides; mais ces derniers produisent leur effet sur I'appa-reil digestif bien plus que sur I'appareil respiratoire.
Celui-ci, du reste, se debarrasse plus facilement de ces champignons que des matieres terreuses, et les symptömes sont moins accentues et moins per-sistants queceux qui resultent du depot de pous­sieres sur les parois bronchiques. C'est pour cela que nous avons rencontre la maladie chez les ani--maux qui habitent les plaines ou les vallees.
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Symptömes. — Cette variete de bronchite se caracterise par une toux secbe se repetant un noiubre tres variable de fois quel que soil le mo­ment Je la journee. Cette toux est accompagnee d'une sorte de jetage filaut et grisätre, terreux, c'est-ä-dire sali par les poussieres qui tapissent les tubes bronchiques. C'est lä cependant un Symptome qui quelquefois fait defaut.
La percussion de la poitrine n'indique rien qui s'ecarte de l'etr.t normal, mais l'auscultation fait pereevoir un bruit sibilant sec, persistant sur le meme point pendant plusieurs jours, jusqu'au mo­ment ou la broncbe s'est debarrassee des corps etrangers. Ge bruit diminue apres la quinte, mais ne dis|)arait pas enlierement. On le constate le plus vers les parties inlerieures de la poitrine.
Nous n'avons jamais vu de traces d'inflammation consecutive ä ces inhalations de matieres lerreuses, et partant, pas de sensibility du dos ni de la region sternale,pas de douleur provoquee par la percussion sur la poitrine. La respiration ne s'accelere pas outre mesure par l'exercice.
Duree. — La duree de la maladie est subordon-nee au temps pendant lequel les animaux recoivent cette nourriture avariee.
A partir du moment oü Ton donne de^; aliments sains, les bronches se debarrassent facilement et peu ä peu des matieres pulverulentes qui les tapis­sent, la toux devient de plus en plus rare, et, apres quelques jours, tout a disparu surtout, si on a favo-rise cette terminaison ä l'aide d'un traitement approprie.
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C. — Bronchite n£oplasique. — Nous n'avons 'pas ä entrer ici dans les considerations qui nous onl fait adopter cette appellation nouvelle de bron­chite. On peut lire, ä ce sujet, le tres interessant article de M. Trasbot sur les tumeurs, dans le tome XXIIe du nouveau dictionnaire pratique de H. Bouley,ainsi que le chapitre laquo; tumeurs raquo; par Bour-nay dans i'encyclopedie Cadeac.
Nous avons rencontre un petit nombre de cas oü le poumon etait envahi par des neoplasmes qui paraissaient interesser les ganglions lymphati-ques^et qui provoquaient une bronchite seche ayant 'beaucoup de ressemblance avec la bronchite tuber-culeuse, mais qui cependant en differe suffisam-raent pour ne pas les confondre. II suffit pour cela, d'etre averti de la manifestation possible de cette bronchite et de la maniere dont eile se caracterise, pour arriver ä en preciser le diagnostic.
Quoiqu'il en soit, c'est une affection qui est peut-etre raoins rare qu'elle ne le parait, parce que des sujets, confondus avec des tuberculeux, sont vendus comme incurables et echappent ainsi a I'examen necropsique des praticiens.
Cette bronchite est essentiellement chronique, d'une duree tres longue, plus longue que la bron­chite tuberculeuse, ne nuisant pas trop a la fonction pulmonaire, n'ayant pas de repercussion sur I'orga-nisme si ce n'est dans les derniers temps oü eile a envahi une grande partie de l'organe respiratoire et certaines autres parties du corps, exposee^omme la bronchite chronique simple, ä des recrudescences .pendant la gestation, mais n'occasionnant pas le
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marasme, ou ne I'occasionnant qu'apres un temps beaucoup plus long que la bronchite tuberculeuse.
Gomme cette bronchite n'est decrite nulle part, nous croyons utile,pour bien en fixer les details, de relater le cas le plus demonstratif parmi les quel-ques-uns que nous avons observes depuis le debut du mal jusqu'ä la fin des malades.
Une vache de 10 ans tousse depnis cinq ou six ans, sans que le proprietaire ait Jamals songe a appeler le veterinaire. On avait remarque que ce tousser augraentait pendant la gestation et dirai-nuaitapres la mise-bas.
Un jour uue pluie aboadante surprend la bete au champ, et, consequemment, son dos devient extremement sensible. La toux augmente de fre­quence mais non d'intensite. Elle est deveuue un pen moins seche et se repete un peu plus souvent.
L'appetit diminue un peo et ce n'est que par hasard que le proprietaire nous consulte.
Nous trouvons de l'acuite dans la bronchite et nous ordonnons un traitement en consequence.
Le mal se calrae apres une douzaine de jours, mais les symptömes de la bronchite primitive per­sistent.
Le tableau symptomatique est le suivant : Sensi-bilite exageree du dos. Appetit assez bon. La func­tion digestive s'effectue normalement. La respiration est plus acceleree qua fordinaire, mais ii faut s'en rendre compte au chronometre. La percussion de­ll poitrine produit une resonnance tres apparente et reguliere. A.rauscultation,on n'entend pas le moin-dre bruit anormal, pas la raoindre alteration dans.
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— So­le naurnaure respiratoire qui cependant sennble un peu affaibli en un point tres limite ä droite.
L'animal tousse souvent; cette toux est secha, faible et quinteuse.
L'etat general est assez bon, la peau a conserve sa souplesse, et le poll son luisant.
Le diagnostic en faveur de la tuberculose ne pent etre etabli d'une maniere absolue ; on fait les plus grandes reserves a ce sujet.
Pour lever tons les doutes on fait l'epreuve de la tuberculine qui ne donue aucun resultat. La tem­perature initiale etant de 39u 3 on hesite a pratiquer cette epreuve pendant une huitaine de jours. Eile donne un resultat negatif. On s'explique cet effet en considerant que ranimal devait etre encore sous I'influence d'un certain etat febrile du ä l'etat encore maladif du poumon, ou bien ä une tubercu­lose trop avancee produisant uue elevaHon thermi-que permanente. Nous n'avons pas cru devoir nous arreter ä cette bypothese, vu les symptomes fournis par rauscultatioii at la percussion de la poitrine. Neanmoins on decide de livrer ranimal ä la boucbe-rie et voici les lesions que Ton constate :
Autopsie. —Des elevures du volume d'une noix faisant legerement saillie sur la surface du poumon, d'un gris tres clair, toutes bien egales et egalement colorees, irregulierement disseminees, mais noh confluentes, quelques-unes plus rappr-ocbees au nombre de quatie ou cinq, mais cependant espacees de deux ou trois centimetres. On en trouve äusai dans la masse pulmonaire et dans la partie medias-tine; il n'y en a pas de plus pelites.EUes sont dures
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au toucher. Sur la coupe on voit un tissu dur qufc ne s'ecrase pas sous la pression moderee du doigt, d'ungrisjaunätre, plus clair vers le centre, faisant corps avec le tissu pulmonaire dont on ne pent le detacher sans le dechirer.
En meme temps que ces tumeurs on trouve, et lä, et a l'extremite du lobe pulmonaire droit, des-points hepatises, mous, affaisses, d'nn gris plombe 'y Ces points interessant un ou deux lobules.
Ce sont lä les restes de pneumonie aigue qui avaient maintenu 1 etat thermique a 39deg; 3.
Deux autres Uuneurs de la meme nature existent a la surface du foie qui a conserve tout son aspect normal. On en trouve un ilot dans la region lom-baire gauche, pres de l'entree du bassin, sous la sereuse peritoneale, n'ayant aucun rapport avec la^ matrice ni avec les reins, formant une masse du volume des deux poings correspondant a la region du flaue oü on I'aurait trouvee pendant la vie si on avait eu l'idee de porter la main dans eelte region.
On ne trouve pas la raoindre trace de ces tumeurs ailleurs, pas plus sur la paroi thoracique que sur la paroi abdominale, que sur les intestins, que dans les mesenteres.
On pourrait, de prime abord,prendre ces tumeurs pour des tubercules, mais elles en'^diflerent en ce qu'elles ne prennent pas, comme les tubercules, des. formes variables ; que leur Interieur est de consis-tance et d'aspect different, ni creux pour ren-fermer du pus, ni jaune comme les tubercules anciens, ni confluents comme ces derniers qui.
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forment des masses plus ou moins volumineuses.
Nature. — Ces tumeurs sonl de nature sarcoma-teuse, de consistance lardacee et ne sont pas traver-sees par des bronches. Tout autour d'elles le tissu pulnaonau'e est sain, sans la moiudre trace d'inflam-mation ancienne. Les bronches qui passent dans le voisinage de ces tumeurs sont plus ou moins com-primees, d'ou la gene respiratoire et la toux.
D.—broxghite tuberculeuse. — La bronchite tuberculeuse est aujourd;hui unedes plus frequentes chez I'espece bovine. Elle resulte de la gene respi­ratoire causee par I'obstruction, ou la diminution du calibre broncluque par compression des bron­ches ou par leur immobilisation a la suite de leur emprisonnement par la masse tuberculeuse, par la destruction des bronchioles et l'alteration lente des plus grosses.
L'air confine et chaud aggrave le mal en favori-sanl le developpement de la rnaladie, le developpe-ment des germes qui sont aspires par I'appareil respiratoire. Nous avons trouve des etables oü la tuberculose ne disparaissait qu'ä la suite d'une aera­tion bien entendue. apres avoir pratique des ouver-turesnouvelles favorisant le renouvellernent de l'air.
Symptömes. —Les animaux presentent les symp-tömes generaux de la tuberculose,sur lesquels nous n'avons pas a nous arreter ici.
La toux est seche, quinteuse, sifflante, comma avortee, se traduisant par une sorte de soutfle respi­ratoire qui se renforce pour se terminer subitement. par un mouvement expiratoire sifflanl.
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• La poitrine cesse d'etre sonore sur les points correspondant aux tu be reu les quand ils sont aecu-mules en masse plus ou moins volumineuse. Dans ces points on enlend un murmure respiratoire altere, transforme en bruit de souffle qui se produit quand la bronche est etranylee par les tubercules. Ce bruit de souffle s'entend, en outre, au Dourtour des points du poumon oü l'air ne penetre plus.Dans les cas les plus legers on n'entend qu'un murmure respiratoire sei3,räpeux, assex difficile ä reconnaitre. Dans les cas plus avances on enteiul des räles sibi-tants generalement permauents, quelquefois tem-poraires, cessant quand la toux s'est produite et re-paraissant bientöt apres. Ils resultent d'une altera­tion dans la forme du tube broüchique, de sa deformation, de la destruction, par endroits, de la muqueuse, donnant naissance ä des aspei'ites qui vibrant au passage de l'air.
Les points les plus fortement atteints, et les pre­miers IVappes par consequent, sont la partie supe-rieure du thorax et la partie posterieure correspon-dant aux points les plus minces du poumon.
Ces alterations dans les fonetions pulmonaires ue se constatent souvent que lorsque Ton a fait essouf-fler l'animal en U; faisant courir, en Taltelant ä une lonrde charrette,ou en le prenant ä la charrue.Dans cet etat on constate, en meme temps, l'accelöration des mouvements du flaue.
II faut ajouter ä ces symptömes locaux la sensi­bility des reins ; le poil est moins lustre, pique, la peau est plus seche, se detache moins facilement des cötes,avecdueraquement dansletissu cellulaire.
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Marche. —Cette alteration bronohique peut rester stationnaire, mais eile ne retrograde pas. Elle est d'une duree illimilee et ne cesne qu'avec la vie de ranimal.
' B. — LA BRONGH1TE VERJIIISEUSE. — Ella est
fort rare, dans certaines contrees, chez les animaux de l'espece bovine. Les jeunes y sont le plus expo­ses et la maladie regne souvent sous la forme epizo-otique parce qu'elle est subordonnee a la nature du sol, des herbages oü les betes prennent le mal.
Symptömes. — Ils sont plus ou moins intenses selon qu'il y a un plus ou moms grand nombre de parasites emprisonnes dans le poumon. G'est tou-jours uue toux legere, quinteuse, rare quand il y a peu de vers ; plus tard foite,a iongues qumtes,acoom-paguees de suffocation, d'acceleration de la respi­ration et du pouls. Pendant ces quintes le malade allonge la tete,ouvre la boucbe, ettombe qeuelquefois sur la litiere.
A la suite de ces quintes qui sont presque toujours accompugnees du rejet tie mucosites, on trouvedes vers ä travers celles-ci, geueralement en pelotons ressemblant a des grumeaux de filasse quand on a affaire a des filaires.
La poitrine est sonore ä la percussion dans toute son eteudue ; Fauscultation permet d'entendre par-tout le raurmure respiraloire, mais ä travers celui-ci il y a un räle muqueux, quelquefois du siftlement temporaire. II n'y a jamais du bruit de souffle.
Les parasites que Ton trouve dans les bronches des grands ruminants, sont de plusieurs sortes : c'est le strongylus micrurus sous forme de nids ; le
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strongylus pulmonaris, chez le veau ; des ichinoeo-ques reunis sous forme de petits kystes.
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Nous aurions du comprendre, dans les bronchi-tes chroniques, la bronchite emphysemateuse ; nous croyons preferable de la decrire ä part, parce qu'elle revet des caracteres particuliers qu'il Importe de bien faire ressortir.
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DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL DES BROXCHITES CHRONIQUES
Dans la bronchite jrroprement diie, I'etat general est bon. Le dos est generalement insensible. Essoufflement peu appreciable a I'exercice. Epreuve de la Uibercaiine negative. La toux est seche, non sifllaute, d'intensite moyenne, se repetant une, deux ou trois fois, quelquefois plus souvent. L'aus-cultation ne donne rien de particulier bien appre­ciable. Le jetage est nu],ou rare et filant,homogene, incolore on legerement trouble'
Dans la bronchite mycosique, I'etat general est bon, le dos insensible, l'epreuve de la tuberculine negative. Essoufflement non exagere ä I'exerciee. Toux seche, quinteuse. Bruit sibilant sec, continu, dans les parties inferieures de la poilrine le plus souvent ; jetage sali par les poussieres ou les moi-sissures.
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La bronchite neoplasique est d'une duree tres lon-#9632;gue ; etat general bon ; epreuve de la tuberculine negative ; essoufflement exagere ä l'exercice appa­rent au repos.Toux assez forte,nonsifflante. Rescn-nance normale de la poitrine, plutöt exageree. Pas de bruits anormaux ä l'auscultation, quelquefois un peu de modification dans la regularite du murmure respiratoire. Peau souple, poil luisant.
Bronchüe tuberculeuse. Toux seche quinteuse, sif-flante, comme avortee. Irreguladte dans la reson-nance de la poitrine. Bruit de souftle ; räle sibilant quelquefois murmure sec, räpeux, ou absence de murmure respiratoire. Ces symptömes apparaissent et s'accentueut par l'exercice. Acceleration de la respiration ; Reins sensibles, poil pique, peau adhe-rente, se detachant du ti;5su cellulaire.
Bronchite vermineuse. Toux legere quinteuse, plus tard accentuee ; suffocations ; acceleration de la respiration, Filaires dans le jelage ; sonorite de la poitrine, räle muqueux, quelquefois sibilant, tem-poraire. Jamais de bruit de souffle. Peau souple, etat general satisfaisant.
Ge tableau differentiel est etabli pour les cas de bronchites peu avancees. Lorsqu'elles sont ancien-nes ou trouve des symptömes qui sont devenus ca-racterisliques. La luberculose et la broncbite neo­plasique anciennes peuvent plus facilement se con-fondre, parce que l'etat febrile, ä peu pres perma­nent que produithi premiere ne permet pas toujours de soumettre l'animal ä l'epreuve de la tuberculine.
Nous reviendrons sur ce point interessant quand il sera question de la tuberculose.
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ANATOMIE PATHOLOGIQUE DES BRONCHITES CHRONIQUES
BRONCHITE CHRONIQUE PROPREMENT DITE. — LeS
lesions sont peu appreciables toutes les fois que l'e-tat general s'est maintenu salisfaisant,et ce sont les cas les plus nombreux. Les auteurs signalent l'e-paississement de la muqueuse, la desquamation de l'epitlielium, la| dilatation des tubes bronchiques et la muccsite visqueuse qui les tapisse. Cruzei signale, en outre,!'engorgement des ganglions bron­chiques que l'on rencontrerait dans presque tous les cas. C'est lä probablement ce que nous venons de decrire sous le nom de broncbite äieoplasique, raa-ladie qui serait ainsi beaucoup plus frequente que nous l'avions pense. M. Moussu, dans son traite des maladies du betail, indique des dilatations bron­chiales comparables ä des cavernes comme se ren-contraul quelquefcis.
II faut voir encore, dans cette citation,de la bron-chite emphysemateuse qui merite bien d'etre decri-te ä part a cause des particularites si interessantes qu'elle presente..
bronchite MYCOSIQUE. — Las moisissures qui provoquent cette broncbite apparlienuent generale-ment au genre Aspergülus. Dans tous les cas, que ce soient des moisissures ou des poussieres qui pro­voquent la bronchite, les lesions pulmonaires pra-prement dites sont peu apparentes.
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Le mal est si benin que Ton n'a l'occasion de faire des autopsies que lorsque les animaux son I livres a la boucherie. On doit necessairement apercevoirsur les biouches, uno mucosite chargee de pous-sieres ou germes inspires,et partant de couleur gri-se plus ou moins foncee.
Si des spores se developpent dans les bronches, elles y forment un mycelium plus ou moins epais qui determine des lesions pulmonaires autres que celles qui appartiennent a la broncomycose qui nous occupe seule en ce moment.
bronchite neoplasique. — Nous avons dit en quoi consistent les lesions de cette variete fie bron­chite en faisant l'historique du cas pathologique qui la concerne.
BRONCHITE TUBERCULEUSE. — Id CB SOllt des
tubercules dont la description detaillee se fait dans l'eiude de la tuberculose. Mais, dans la bronchite tuberculeuse, la muqueuse a subi des alterations toutes particulieres qui donnent a la toux un carac-tere que Ton ne rencontre jamais dans les autres varietes de bronchites. A une periode avancee de la tuberculose,les tubes bronchiques sent detruits en meine temps que le tissu pulmonaire envalii, de maniere ä faire place ä des tumeurs dont le contenu varie depuis la matiere lardacee, caseeuse jusqu'ä la matiere veritablement purulente. Nous ne vou-lons nous arreter ici qu'ä la tuberculose jer.ne qu produif seulement une gene respiratoire et qui pent
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etreconfoudue avec lesautres affections des bron-ches.
Dans ces circonstances les bronches sonl plus ou moins comprimees par le tubercule qui les avoi-siue ; des tubercules miliaires se renconlrent dans leur paroi, et dans ces deux cas on a enlendu. pen-dans la vie, des siflleinents dans le poumou ou des crepitations plus ou moins secbes, ou des rales humides.
D'autrefois, lorsque le mal est plus avarice, lors-que les tubercules sont volumineux, ils englobent des tubes bronchiques d'assez fort calibre qui ne peuvent plus se dilater ni se contracler ; ce sont des tubes inertes ou I'air passe ä cbaque mouvement respiratoire en produisant le bruit tubaire, le bruit de souffle, semblable a celui que Ton oblient en soufflant dans un tube en metal. Ge n'est que dans ces cas de tuberculose avancee, oü de la matiere tuberculeuse, cretacee ou caseeuse, s'ecbappe dans les bronches, que le mal se decele au dehors par un jetage plus ou moins charge de cette matiere sous forme de petits grumeaux. Mais on ne les trouve pas au debut du mal,et voilä pourquoi, dans ces cas de toux, plus ou moins vagues^on ne trouve pas de jetage sali, quoiqu'ils tiennent de la tubercu­lose.
Nous arretons lä cette sommaire description ana-tomo-patbologicjue pourne pas empieler dans le do-maine de la tuberculose proprement dite.
bronchite vermineuse. — L'inflanimalion de la muqueuse est ici plus prononcee que dans les autres
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bronchites. Les bronches sont bosselees, dilatees, donnant ainsi un aspect emphysemateux. Get etat est occasionne par des nids de vers qui obstruent plus ou moins les conduits, arretent des mucosites qui s'accumulent et determinent ces suffocations alarmantes que Ton constate pendant les quintes de toux.
TRAITEMENT DES BRONCHITES
La bronchite CHRONiQUE proprement dite se traU te rarement. Leg animaux se nounissent avec ap-petit et travaillent sans en etre plus indisposes. Nous n'avons jamais observe le degre avance de cette ma-ladie selon que le signalent les auteurs. II serait peuL-etre permis de penser qu'ils avaient affaire a des bronchites plus graves d'un autre origine.
Le traitement quecomporte la bronchite chronique proprement dite, exigerait une- privation de travail de plusieurs jours qu'on ne pent pas toujours accor-der aux animaux.
A moins toutefois d'avoir affaire a des cas reelle-^ ment incurables contre lesquels il est inutile de lut­ter.
Tel est celui de cette bronchite chronique que nous avons decrite ailleurs sous le nom de bronchite de gestation ot que nous n'avons trouvee signalee nulle part. Elle resulte de la compression progres­sive, par le volume uterin, de l'aorte abdominale, d'oü un ralenlissement de la circulation dans les arteres bronchiques, ralenussemeut augmenlepar
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la reduction de la capacite thoracique at la gene dans la dilatation des bronches.
On compiend que, dans ce cas, le traitement soil inutile et que la toux cesse presque completement apres la mise-bas.
Un traitement hygienique est seul rationnel dans cet etat de gestation : Donner des aliments tres nutritifs sous un petit volume, de facile digestion eta petits repas pour augmenter le moins possible la capacite du ventre. Eviter les travaux qui exigent des tractions trop fortes qui ont pour elfet une ten­sion considerable de la paroi abdominale et une compression outree de tout son contenu.
Caffaratti (1) pense que la bronchite chronique depend quelquefois d'uue affection cardio-aorlique et recommande, dans ce cas, la digitale.
Brusasco (2) professeur a l'ecole veterinaire de Turin, prescrit la noix vomique ou la strychnine dans le cas oü il y a inertie des muscles bronchi-ques.
Dans le calarrhe consecutif ä une insuffisance de la valvule mitrale, il recommande aussi la digitale qui est alors d'une efficacite parfaite.
On doit au contraire, dit-il, donner la preference aux purgatifs drastiques, a I'ammouiaque, aux diuretiques, quaud la fluxion bronchiale precede de la compression de i'aorle par le foie, par des gaz intestinauxou par un etat hydropique.
Ce qui s'applique parfaitement bien ä notre bron­chite de gestation.
il) Trattato pratico delle malattie degli animali bovini (2. Nuovo dizionario di patologia.
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Dans la bronchite seche, primitive, M. Brusasco donne la preference aux narcotiques en infusion, ä l'ammoniaque, aux inhalations d'opium et de camphre. Si la dyspnee est prononcee on insisle sur les narcotiques, le datura, la belladone, l'opium.
Cruzel avance que la bronchite chronique n'est pas curable. G'est peut-etre parce qu'ä son epoque, on etait moins bien fixe qu'aujourd'hui sur la na­ture du mal, sur son origine, et que la therapeuti-que n'avait pas ä sa disposition le bagage pharma-ceutique que nous possedons aujourd'hui.
Toutes les fois que, ponr des circonstances parti-culieres, un traitement doit etre entrepris, sans trop elre certain cepemlant d'obtenlr une guerison complete, ilfaut placer Tänimal dans une löge ä temperature reguliere, ä l'abii des couränts d'air, sur une litiere abondante, bien seche et souvent renouvelee ; le couvrir d'une couverture äppropriee ä la saison ; lui donner des aliments non poussie-reux, arroses, pour plus de sürete, avec de l'eau salee, un jour ä l'avance; donner des racines cuiles; pratiquer de bons pansages ; administrer des tisa­nes sudorifiques auxquelles on ajoute, selon le cas, le sulfure d'antimoine, l'extrait d'aconit, le carbo­nate d'ammoniaque, I'lmile essentielle de tereben-thine et les divers medicaments dont il vient d'etre question precedemment.
Les fumigations repetees, matin et soir, pendant un quart d'heure, sont indispensables. On emploie, ä cet eliet, les baies de genievre, le tilled, le gou-dron, le coaltar, le camphre, le romarin, la graine
ragn mwimiiiraquo;
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de foin ; les queues (Tail jouissent, dans ce cas, d'une certaine reputation parmi nos eleveurs.
Ici, la rumination s'effectuant normalement, on petit, sans dangers, admhustrer les divers medica­ments dans les tisanes. Mais leur effet nous parait plus assure en les prepurant sous forme de bols.
Si Von crairit l'induration des ganglions bronchi-ques, on prescrit l'iodure de potassium.
On volt, d'apres tous ces details si varies dans le traitement, combien il est necessaire de bien se ren-dre compte de l'etat du mal, avant de donner un conseil sur la destination des animaux.
Formulaire
P. Sulfure d'antimoine ....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30 grammes.
Nraquo; 36 Poudre de gentiane ....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20 —
Miel ou oeufs.......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Q- S.
Pour un bol ä administrer tous les soirs.
P. Kermös mineral......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 60 grammes.
N0 37 Terebenthine.......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30 —
Boies de geniövre pulv. . .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 60 —
Miel scillitique. ......nbsp; nbsp; nbsp; 100 —
Pour 4 bols.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; (Gagny)
P. Teinture de digitale.
N0 38 Poudre de reglisse.
Miel ou cents . • #9632;
Pour un bol.
2 grammes. 20 -Q. S.
Jn-:
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— 99 —
P. Essence de terebenthine. . .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 grammes.
No 39 Reglisse .........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20 —
Miel ou oeufs .......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Q. S.
Pour un bol.
P. Kermes mineral ......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;15 grammes.
N0 40 Poudre de gentiane ....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20 —
Miel ou oeufs.......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Q. S.
Pour un bol.
On peut composer d'autres bols avec le goudronraquo; la creosote, la terpine, pour modifier la secretion bronchique.
La terpine est un hydrate de terebenthine par-ticulierement recommande comme expectorant,diu-retique et calmant tout ä la fois. On le formule com­me suit:
P. Terpine......
N0 41 Poudre de reglisse . Miel ou oeufs. . . .
2 grammes 20 — Q. S.
Pour' un bol a administrer le soir ä un boeuf de taille ordinaire. On ajoute de la noix vomique ou de la digitale suivant le cas.
On a parle, dans ce genre d'affections, d'injec-tions tracheales.
Quoiqu'elles ne soient pas encore bien entrees dans la pratique courante, voici les substances que Ton pourrait injecter :
P. Acide tliimique •.....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gramme.
No 42 Alcoolnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ........nbsp; nbsp;jää50 _
Eau distulee........nbsp; nbsp;)
Injecter de 1 ä 3 grammes.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;(Gagny).
-, #9632;,-..- , - _„ , .^
#9632;#9632;' ^v-?raquo;
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^#9632;w
- 100 -
P. Essence da terebenthine' n0 43 Huile d'amande douces
ää 5 ä 15 grammes
(Gagny)
P. Acide benzoique........ 50 grammes.
n0 44. Eau bouillante......... 500 grammes.
Pour des inhalationsnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;(Caffaratti,)
Toutes les fois qu'il y a inertie bronchique qu'il s'agit de produfre ua eifet expectorant el exci­tant, on se trouve ties bien de Fadminislralion des deux produits pharmaceütiques dent la composition estbien connue et la preparation parfaite : la vergo-tinine de la maison Velpry et Lasnier de Reims et Yeryotstrychnine Guihert de Tours.
Ou peut egalement admiaistrer ces substances sous forme de bols.
La bronghite mygosique n'exige guere qu'uu traitemenl preventif : Ne jamais donner des ali­ments avaries, mal dessecbes, poussiereux ou ä odeur de moisi. Quand on ue pent faire autrement on doit, un jouräl'avance, impregiier ces aliments d'une substance liquide qui s'empare des poussie-res ou germes cryptogamiques, les empeche d'etre respirees. L'eau salee est ce qu'il y a de preferable dans ce cas. Et e'est süffisant. Je ne \ois pas d'au-tres substances qui puissent remplacer le sei sans donner un gout aux aliments que les animaux refu-seiaient.
Quant au fraitement curatif il est a peu pres inutile. Le mal cesse par rapplication du traitement precedent. On pourrait faire tout au plus des inha-
M #9632;--
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iations de tilleul, de foiii, de pavots, de belladone par la voie humide afin de favoriser I'expectoration et le neltoyage des bronches.
II suffit d'une huitaine de jours pour obtenir la disparition des rales et la guerison complete.
La bronchite neoplasiquk est ä peu pres incura­ble. On a recommande les administrations, ä l'inte-rieur, de l'iodure de potassium pendant longtemps. Ce n'est que tout ä fait au debut qu'il pourrait avoir une cenaiue efficacile. La veute pour la boucherie doit etre conseiI16e dans cetle circoustance.
raquo;•!
La rbonchite TOBERCULEaSE, pas [Ans que la pre-cedente, ne doit etre traitee. La vente pour la bou-cberie s'impose le plus tot possible.
[n;
La bronchite vermineuse a un trai'ement entie-remeiit parasiticide.
La prophylaxie indique de cesser de conduire les auimaux dans les päturages ou pacages infectes.
Le traitement curatif consiste dans I'admiuistra-tion des medicaments par la voie tracheale ou en fumigations.
A ce sujet nous ne pouvons rien indiquer qua nous ayons experitnente parce que nous avans ren­contre trop peu de cas de cette maladie.
liest question, par les auteurs, de fumigations de goudron, de coaltar, d'huile empyreumatique, d'essence de terebenthine, d'ether, de tabac, etc.
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On recommande beaucoup la formule suivante
P. Ether................. 64 grammes.
No 45
Huile d'ambre.
grammes.
adtninislree deux cuillerees ä cafe dans les narines, 3 ou4 fois par jour pendant 2 ou 3 jours. On releve la tete un peu au-dessus de i'liorizontale pour faire passer le liquide le plus avant possible vers la trachea. Par la chaleur des caviles nasales il y a volatilisalion de cette substance qui penetre ainsijusque dans les bronches. Eloire recomman !e le melange suivant :
II
P. Huile d'oeillette...........nbsp; nbsp; nbsp;100 gmmines.
Essence de terebenthine. . .nbsp; nbsp; nbsp;100 grammes.
N046 Acide phonique...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2 grammes.
Huile de cade............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2 grammes.
Injecter 10 grammes par jour de cette composi­tion ä un veau.
Neumann,c\iez le veau,administrait une cuilieree par jour, dans deuxverres de lait, de la formule suivante :
P. Assa-foetida........... 60 grammes.
Nraquo; 47 Huile deChabert...... 60 grammes.
Eau.................. 500 grammes.
L'huile empyreumatique en fumigations est aussj recommandee. Elle nous a pro luil debonsel'fets surleporc.
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Bronchite diphteritique
Cette affection croupale reside plus souvent dans le larynx at la trachee que dans les bronches. Gependant on I'a constatee datis le poumon. Brissot veterinaire ä Suippes, en a decrit dans le Progres Velerinaire en 1888,un cas tres interessant. Cruzel ne la signule qu'au larynx, friedberger et Frohner la decrivent sous le nom de bronchite croupale. M. Moussu en donne un court expose sous le nom de bronchite pseudo-membraneuse.
La diphterie des ruminants n'a aucun rapport avec la diphterie aviaire. Ges animaux sont entiere-ment refractaires ä cette derniere. Elle frappe ä tout age, les jeunes comrae les vieux, mais de prefe­rence les jeunes.
Causes. — On I'a attribuee aux refroidissements quand ils frappent les animaux debiles, maigres. Dans certains cas, on I'a decrite comma une mala-die infectieuse.
Symptömes. — Bien rarement que la diphterie soit localisee au larynx, ä la trachee ou aux bron­ches, les symptömes generaux sont peu alarmants. Dans ce cas, eile s'annonce par de la faiblesse, la perte de l'appetit, une tonx frequente et une gene respiratoire qui n'inspire aucune crainta d'asphyxie.
Dans les cas ordinaires, I'ensemble symptomati-que est accenlue : la respiration est forte,acceleree, courte. Les naseaux sont dilates ; la toux est forte,.
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-quiuteuse et suivie, parfois, du rejet de mucosites epaisses et jaunätres. Elle se montre avec uncarac-tere special qui indique que le poumon est prive d'air ; il y a menace d'asphyxie dans ce cas. II y a anorexie, le mulle est sec, la rumination est sus-peiulue. Le pouls est accelere, plutöt faible.
Quand le mal est localise au larynx ou a la tra-chee, on entend une gene respiratoire dans cette paiiie, et rien d'anormal dans la poitiine. Quand le mal est etendu ä cette cavite, la percussion cause de la douleur, en quelques points on n'entend plus le murmure respiratoire, et on le trouve exagere dans d'autres. On entend egalement du räle sibilant sec ou un räle croupal caracteristique qu'il suffit d'avoir enlendu unefois pour ne plus I'oublier.
Quand le mal est ä la tracbee ou au larynx, on sent, en ces endroits, en yappliquant le plat de la main,une sorte de trepidation toute parliculiere.
A la suite des quintes de toux, il y a rejet de fausses membranes en paquets, en bandes, ou en cylindres d'une certaine longueur. Brissot en a trouve une qui avoit la longueur de la tracbee .
En examinant la cavite buccale on remarque,pres-que toujoursjdi'- ilaques petecbiales dans I'arriere-bouche, au voilö du palais et meme des fausses membranes au pharynx. Cet examen doit etre fait rapide meat, car, il provoque des quintes qui obli-gent les animaux ä se defendre ; c'est ä ce moment que Ton pent recevoir ä la figure des debris de fausses membranes expectorees.
Marche. — Le debut de la maladie est toujours
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alarmant. Vers le troisieme jour I'etat aigu est termine et la periode febrile a atteint ses limites. G'est a ce moment que les fausses membranes commencent ä se detacher et qu'elles sent expul-sees pen ä peu a la suite de chaque expectoration. G'est la la terminaison la plus heureuse. Mais si ceamp; fausses membranes sent trop nombreuses, trop adherentes, si leur expulsion se fait trop attendre, l'asphyxie peut survenir rapidement. La mort est plus a craimlre et eile est plus frequente r.hez les animaux jeunes. G'est dans huit ou dix jours que la guerison est complete quand la medication a pu agir favorablement.
Dans le cours de la maladie on observe frequem-ment, apres des exacerbations assez rapprochees, des moments de calme de plus ou moins longue duree.
Ldsions. — A I'autopsie on trouve de fausses membranes jaunätres pouvanl atteindre un d-Btni-centimetre d'epaisseur, se detachant assez facile-ment, et decouvrant la muqueuse epaissie, conges-tionnee ; on trouve quelques petits debris ramasses au larynx, et, dans les broaches, des tubes pseudo-membraneux qui les obstruent : En outre le pou-mon presente les lesions de l'asphyxie.
Nature. — On n'est pas encore bien fixe sur la nature de cette maladie. Les uns la disent iufec-tieuse, et les autres parasitaire et due a un mi­crobe aerobie sur lequel on n'est pas encore bien fixe.
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Traitement, — Des considerations (jui precedent 11 est Ires aise de deduire un traitement rationnel.
Au debut du mal, pendant ces deux ou trois pre­miers jours oil i'etat inflammatoire seul met I'ani-mal duns un etat de dyspnee intenses, il y a indica­tion de combattre cet etat febrile, de prevenir la localisation, d'empecher ou faire resoudre la con­gestion tracheo-bronchique.
C'est dans ces circonslances que nous avons fait avorter le mal par la saignee,appliqiiee le plusvite possible, suivie de radministration ä l'interieur des antithermiques. Une terminaison fäcbeuse qui sur-viendrait dans ces cas de sulfocation alarmante,sans que la saignee ait ete pratiquee ou seulement differee, serait attribuee, par le proprietaire, ä la negligence ou a l'incurie du praticien et la reputa­tion de celui-ci pourrait en soulfiir. C'est ce qui inJique que lorsque la saignee cesse d'etre indi--quee.lorsqu'il y a faiblesse et acceleration du pools, que la periode d'etat va commencer avec ses fausses membranes, il faut s'empresser de signaler au proprietaire le danger de cette operation ä ce mo­ment tardif et d'elat nouveau du malade.
Cruzel dit ne p;is avoir obtenu de bans resultats de la suiguee. Les divers auteurs qui ont ecrit sur cette maladie ne la recommandent pas non plus.
En meme temps que cette medication de l'ex-treine debut, on doit s'empresser d'administrer, a r'mteiieur, les antisepliques les plus actifs pour combattre I'etat infectieux : le salicylate de soude, le salicylate de phenol (salol) associes au quinquina, an camphre, au tannin, etc., le sulfure de calcium
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en granules ajoute aux granules antithermiques. Le sulfale de soude comme evacuant et desinfectant du tube digestif.
Lorsque les fuusses membranes se ferment, mal-gre ce traitement, on doit insister sur les antisepti-ques et ajouter, ä la medication, les expectorants. Caffaralti recommande ä ce titre la formule sui-vante :
P. Emetique.............nbsp; nbsp; nbsp;12 ä 15 grammes
(N0 45) Kermös mineral.......nbsp; nbsp; nbsp;10 ä 12 —
Huile essentielle de tere-
benthine............nbsp; nbsp; nbsp;30 ä 40 —
Miel.................nbsp; nbsp; nbsp;q. s.
pour trois bols'ä faire prendre dans les 24heures.
Dans les cas de faiblesse intense, Gruzel ordonne:
P. Baies de genievre........nbsp; nbsp; nbsp;32 grammes
(N046) Gannelle.................nbsp; nbsp; nbsp; 32 —
Anis....................nbsp; nbsp; nbsp; 16 —
Eau.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 litre
Faites infuser.
Un medicament nouveau, qui agit avantageuse-raent sur la muqueuse bronchique, est l'hydrate de terebentbiiie (terpine). II facilite l'expectoration et s'emploieä la dose de 4 ä 6 grammes par jour, en electuaires ou en bols.
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Les bonnes couverfures, les friclions irrUantes sous la gorge, le long de la trachee, sur la poilriue et memo sur les 4 membres, sont de rigueur.
Les fumigations de goudron, de creosote, d'huile empyreumatique, d'eau de chaux, produisent d'ex-cellents effets.
Quand il y a imminence d'asphyxie on doit pra-tiquer la tracheotomie quoique les auteurs n'y atta-chentqu'une importance secondaire. Dans tons les cas eile ne peut etre avantageuse qua lorsque {'obs­tacle a la respiration resulte de la localisation des fausses membranes dans la region gultnrale.
Bronchite emphysemateuse
La bronchite emphysemateuse des grands rumi­nants, Vemphyseme pulmonaire, est une maladie bien plus rare que chez le cheval. Elle se manifeste aussi sous des formes bien differentes dont quel-ques-unes ne nous paraissent pas signalees dans les divers ecrits que nous avons sous la main.
Cruzel ne I'a jamais observee dans sa longue pra­tique medicale,puisqu'il n'en parle pas dans sa pa-thologie bovine. Cependant, M. Moussu, dans son livre recent sur les maladies du betail, avance que cette maladie s'observe frequemrnent chez Vespece bovine. Cela tiendrait-il a certaines circonstances regionales ? C'est aux praticiens a nous renseigner
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ä ce sujet. Caffaratti, quien donne des details tres inleressants dans son trade laquo; des maladies des bovins raquo;, dit qu'elle est rare chez les ruminants. Qaoiqu'il ea soit, de ce qui la concerne ailleurs, nous devons declarer qu'elle est fort rare dans notre region du Sud-Ouest, et, ä part quelques cas iegers ou douteux que nous avons rencontres dans noire cairiere meüicale, nous possedons deux cas d'einphyseme pulmonaire que nous conservons Tun comme type de l'etat aigu, l'autre comme type de l'elat chronique.
Friedberger et Frohner, laquo; dans leur pathologie speciale ygt;, nous donnent cependant des renseigne-ments assez etendus sur sa distribution geographi-que : D'apres Michels, eile existerait dans la Hol­la.ide a 1 etat eiizoolique ; Demeester l'aconstatee dans le meine etat duns la Flandre occidenlale. Liltinger laquo; dans les etables d'engraissement des environs de Metz. raquo;
Eliologie. — On a attribue le developperaent de la bronchite emphysemateuse, chez le boeuf, ä une foule de circonstances extremement variees ; toutes concourent a la dilatation oulree des tubes bron-chiqaes, des vesicales pulmonaires, de leur rupture et au passage de l'air dans le tissu conjonctif. C'est ainsi que Ton accuse les violents efforts pour depla-cer un poids trop lourd, les tractions exagerees ä traveis une pente rapide, un terrain glissant ; Maris signale les longs transports ; des praticiens allemaads et Italiens, et Gilis en France, signalent
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l'udministralion de breuvages portant des substan­ces medicamenteuses avalees trop rapidement ou avoc une certaine resistance, et passant en partie dans la trachee. Nous avons constate cette cause cliez des veaux auxquels on administre de l'eaii de riviei'e sous le pretexte de tuer leurs vers intesti-uuax ; chez ceux auxquels ou fait prendre des breu­vages tariueux pour les pousser ä rengraissemeut, et meine chez ceux que I'oo gorge avec des soupes plus ou moins mouillees.
Les violents effoiis auxquels se livrent les ani-muux pour se degager d'une fausse position, d'un fo-ise dans lequel une vache est tombee (Schmitdl) pour se soustraire ä un assujettisseinent solide (Aaacker), les beuglements longlemps et contiuuel-lemeut pousses (Demarchi.)
Nous devons ajouter que les travaux qui exigent une ti-uction plus forte que d'habilude, sur des ter­rains inclines, pendant les grandes cbaleurs, oil la respiration s'accelere jusqu'ä I'essouftlement pro-louge, peuvent produire la dilatation des bronches, leur dechirure, at consequemment ces toux qui durent de nombreuses annees sans determiner des symptömes appreciables, ni une gene pour le tra­vail.
D'upres eel expose etiologique on pent apprecier que la bronchite emphysemateuse est plus fre-quente qu'elle ue le parait tout d'abord, et e'est ce ([ui nous oblige, pour mettre tout le monde d'ac-cord ä ce point de vue, a considerer une bronchite Icjere, presque inappreciable, ne nuisant pas ä la sante ni au travail de ranimal, et une bronchite
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graue menagant la vie de ce dernier, ou le meltant dans I'irnpossibilite d'executer un travail quelcon-que.
Divisions. — Lesauleurs ont divise la maladie en tenant compte de Tetendiie des lesions. C'est ainsi que Laennec a etabli Vemphyseme visiculaire et Vemphyseme interlobulaire, interve'siculaire ou interstitiel.
II arrive en effet, que la dilatation vesiculaire depassant toutes proportions, arrive ä la rupture des vesiculeset que I'air s'accumule dans des dila­tations du t.issu conjonctif interlobulaire.
Gette distinction nous parait utile au point de vue anatomo-pathologique, mais en nous pla^ant au point de vue de la pratique medicale, nous prefe-voa* cons'ulever une bronchite emphysemateuse ai-gne et une bronchite emphysemateuse chronique correspondant aux cas legers dans lesquels I'etat aigu passe ä peu pres inapercju.
Symptömes. Etat aigu. — Uti boeuf de deux ans et demi, m'apparlenant, et soigne par M. Ache, veterinaire a Laroque-Tirabaut, vient d'etre achete, et, le surlendemain, sans en connaitre la cause, il se montre subitemeut malade. 11 refuse totalement les aliments etles boissons; la rumination ne s'ef-fectue plus. La respiration est grande, acceleree biuyante et plaintive au moment de l'expi ration.
II y a des moments de suffocation oü la bouche
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est entr'ouvei'te et la langue plus ou moins pen-dan le.
Le imirmure respiratoire est marque par du räle crepituut et sibilant des deux cotes de la poitrlne.
Dans la region du coeur on entend une sorte de gurgouillement, un bruit de liquide que Ton agite, une certaine irregularite dans les battements, un affaibhssetuent dans leur force et une augmenta­tion dans leur nombre.
Le pouls est accelere tendant ä s'afTaiblir. Le thermometre accuse, dans ce cas, une legere aug­mentation de temperature, mais generalement, I'e-tat tbennique reste normal, la peau est souple, il y a une resonnance exageree ä la percussion de la poitrine ainsi qu'une douleur plus accentuee en arriere des epaules.
Par les narines il s'ecoule un jetage epais, blan-chätre et inodore.
Quelques mouvernents pour tousser se produi-sent de temps en temps, mais la gene respiratoire est si forte que le bruit se prcduit ä peine.
On Signale (Friedberger et Frohner) une hyper-tropbie du poumnn dans I'emphyseme chronique. Dans le cas aig i que nous decrivons, il y ä les symptömes de cette bypertrophie, avec epancbe-ment pericardique.
Lesions. — Devant la gravite des symptömes et en presence d'un pronostic des plus fächeux, I'a-batage, pour la boucberie fut decide, et on trouva
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ä Tautopsie, les lesions suivantes : Le poumon est voluiniQeux.spoagieux, depressible facileraent dans loules ses parties. Les deiix tubes presentent, ä leur surface, des bosseiures variant de la grosseur d'une noisette ä celle d'une noix ; ces elevures sont remplies d'air qui s'echappe ä la moiridre diiacera-tion faite tres facileraent avec les doigls. Quelques-unes de ces cavites ainsi formees, surtout les plus developpees, renfennent un mucus blanchätre, epais, et comme purulent, de la meme apparence que le jetage.
Le coeixr est hypertrophie. Le pericarde contient un peu de serositj Jaunätre, portant quelques faus-ses membranes.
11 n'y avait pas de corps etrangers de ce cöte, ni de lubercules dans le poumon.
Getle hypertropbie du coeur qui ne pouvait elre recenle, aurait-elle ,rovoque cet etat emphyserna-teux aigu du poumon, en causant une gene pulmo-naire. pen appreciable d'abord, et tout ä coup pro-noncee? On ne peut, a ce snjet, etablir que des pro-babilites, ies renseignements avant la vente faisant defaut. 11 pourrait bien y avoir eu une periode de cbronicile correspondante ä 1'alteration lente du coeur.
Terminaisons. — On congoit que dans un etat pathologique aussi alarmant, la mort puisse arri-ver d'un instant ä l'autre et qu'il soit prudent de se häter de sacrifier le malade pour la boucherie.
Traitement. — Quel traitement appliquer pour
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: I
clcattiser des lesions aussi graves ? Tenter une medication quelconque serait commettre une im­prudence et nuire aux interets du proprietaire, sur-tout dans I'exemple que nous venons de decrire oü il y avait dechirure vesiculaire. Dans les cas neut-etre moins rares qui se traduisent par des symp-tomes moins accenlues, et oü il n'va que dilatation de ces vesicules, pourrait-on appliquer ie traite-ment recommande pour remphyseme pulmonaire ordinaire ? Gertainement, comme moyens pallialifs, on pourraitordonuer une saignee legere pour decon-gestionner plus rapidement les bronches, des fric­tions revulsives sur la paroi thoracique et les mem-bres, sans oublier les coiivertures de laine.
On recommande beaucoup, ä l'interieur, 1'acide arsenieux qu'il faut toujours administrer pru.dem-ment, chez le boeuf, et ä faibles doses quand on ne peut pas s'en passer, parce qu'il produit des elfets caustique au pharynx et dans les estomacs, et des empoisonnements par accumulation de doses. Dans Ions les cas, il ne nous parait pouvoir etre employe que dans les cas moins graves que celui que nous avons eu vue, a cause de la lenteur avec laquelle il agil.
Nous prefererions, dans ce cas, employer le trai-tement doshnetrique qui n'a pas l'inconvenient de produire de ces accidents, et dont les effets sont plus sürs et plus rapides dans ces circonstances. On pourrait unir i'arseniate de soude au sulfale de strychnine et au sulfure de calcium, 5 granules de chaque, toules les heures ou toutes les deux heures. S'il y a toux penible on ajoute I'hyosciamine.
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BRONGHITE EMPHYSEMATEÜSE CHRONIQUE. — G'est
celle queles auteurs designent sous le notn d'em-physeme intra-vesiculaire ou alueolaire. Elle se präsente ä des degres divers, quelquefois sous une fornae si legere, quelle ne provoque qu'une toux qui dare des urmees sans nuire a I'animal qui I'a contractee.
Nous avons dit precedemment les causes qui pouvaient la provoquer.
Dans le laquo; Progres v4terinaire raquo; de 1894, page 236, nous avons decrit une alteration emphysema-teuse du poumon , empbyseme vesiculaire, d'un caractete tout particulier, qui pourrait bien etre attribuee ä une infection microbienne, si Ton cotisi-dere que la meine alteration se retrouvait exacte-ment sur le veau de un mois que nourrissaitla vacbe alTeclee. A cette epoque on parlait moins de bac-teriologie qu'aujourd'hui, et il ne nous vint pas a 1'idee d'examiner le poumon ä ce point de vue.
Avant de donner une description generale de l'etat symptötnatique de la bron^bite emphysema-tense alveolaire ehroaique, nous croyons utile, pour fixer l'attention des praticiens, de rappeler, en qnel-ques mots,les conditions dans lesquelles se presenta cette etrange affection.
0 i crut d'abord ä une tuberculose, et c'est en vue de cette maladie que I'animal,du reste en lilige, fnt abattu. On trouva en effet des tubercules rnili-aires et quelques uns comme un pois dans un point assezlimite du poumon ; mais la dilatation alveolaire par liss raquo;it bien plus ancienne. Cettedilatationne pou-va,t pas etre attribuee ä un exces de fatigue, ni ä un
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effort quelconque puisque la vache, achetee a Tage de deux ans, a la suite d'un concouis oü eile oblint le premier prix, ne fut jamais soumise au moindre travail.
Au surplus pourrait-on accuser l'exces de nourri-ture qu'elle recevait ä l'epoque oü on la preparait pour le concouis.
La vache a quatre ans ; eile est tres nutigre et tousse fort souvent. Peau adherente, sensibilite pen prononcee du dos et intense au sternum. Un |)eu de jetage spumeux, giis clair,parles deux naseaux. Resonnance exageiee de la c; vite thoracique, mur-mure respiratoire irregulier, iem[)iace presque partout par un bruit de souffle bien apparent. On enlend un rale tout particuller, melange ä un bruit de sifflement, dans toute retemlue de la poilrine, et des deux cötes egalement.
En arriere des epaules, le membre etant porte fortement en avant, le murmure respiraloiie est plus normal ; il n'y a plus de bruit de souftte, mais an rale sibilant temporaire ne se montrant pas sur tous les points egalement ; cette partie correspond aux tubercules trouves ä 1'autopsie.
A I'autopsie on a trouve, sous la peau, des gan-glons hypertrophies, pedicules, semblables ä des boutons d'habit. Les deux poumons, dans loute la partie qui ne correspond pas ä la region de l'epaule, sont fortement tumefies, decolores, remplis de gaz, ayant la consistance d'une eponge, sans tumeurs dures ; a la surface existent de petites bosselures transparentes, rempiies de gaz ou d'air. Sur la coupe, et des tubes bronchiques, s'echappe une
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mauere spumeuse et homogene. Un fragment de •cette purtie pultnonaire surnage comme du liege quand on la plonge dans lean. La partie du pou-mon qiii correspond aux deux epaules n'est pas spongieuse, mais rouge et un peu marbree ä sa surface. C'est dans cette partie seulement que se trouvaient quelques tubercules.
C'est probablement i'airection tubeiculeuse qui se retroavait dans la cavite abdominale, qui causait l'etat cachectique de la bete et le deperissemeut continu.
L'acceleration de la respiration etait constante, tres marquee, mais nou le soubressaut de la pousse que Ton rencontre chez le cheval.
L'elat de maigreur du veau pouvait elre attribuee ä la petite quanlite de lail qu'il trouvaitaux ma-melles, mais il pouvait aussi dependre de son etat maladif. II fut egalement abattu et les lesions du pouinon etait en tous points semblables ä ceux de sa mere, .saus presenter nulle part la moindre trace de tuberculose. Comme sa mere, il avait pieseute uu jeLage semblable ä la mauere rencontree dans ses bronches.
Symptömes. — II nous reste peu ä dire au sujet des symptömes de remphyseme pulmonaire chro-nique, car ils se rapportent ä peu pres, avec plus ou moins d'intensite selon ranciennete de l'affec-tiou, ä ceux que nous venous d'exposer dans noire cas particulier. Nous devons ajouler qu'ils se de-veloppent lentemenl en meme temps que I'altera-tion pulmonaire s'elend.
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rinbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ; quot; .'.Iquot;
#9632;#9632;nmnnH.ia^M^ti
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Les animanx maigrissent quelle que soil la-noapriture qu'ou leiu- dotine, et I'elut cachectique s'accentue sans cesse. Quelquel'ois les symplomes reslenl stationnaires, rembonpoinl se maiiilienl. et iis peuveut vivi'e ainsi löüglemps.
Mais, dans les deux cas, et dans le premier sur-tout, il taut se liäter de conseiller la vents pour la noucherie.
Qaoique nous n'ayons jainais rencontre de sou-bressaut dans le flatic, pas plus dans les cas graves que dans les cas legers, il ne faut pas cioire que cette alteration ne puisse pas exisler, car M.Molaquo;ssm I'indique comme correspondant ä une expiration penible se faisant en ('eux temps. II signale meme des acoes comparables aux acces de pousse chez le cheval.
M. Gal'faratti, dans son Tratlato pratico, sous le-titre asthme, cornage, dit que ce bruit se rapporte parfois a im etat emphysemateux du poumon. II y a done, dans certains cas, une respiration bruyante, du coinage.
Traitement. — Les a.uteurs ne s'enlendeut pas-sur le traitement. C'est qu'en general il e: t iueffi-cace, et il vaut mieux, dans les cas qui o0'rent une certaine gravite,livrer les malades a la boucbeiie. Dans les cas legers, dans ceux oü les fonctions pulmonaires et cardiaques sont genees et qu'on vent prolonger la vie du malade, on doit adminis-tier un traitement palliatif.
M. Moussu conseille, ä cet eilet, la digilale; l'iodure de potassium, le bicmuie de potassium.
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pendant 5 ä 6 jours et le lemplacer par 1'acide arsenieux ä un gramme par jour, et la farine de marlons d'Inde ä 100 gr. par jour.
GaiFaralti recommaade I'acide arsenieux, pendant longtemps, associe a la noix vomique. Fabretti ajoule ä ces deux substances, comme reconstituant general et laquo;. consolidateur raquo; du parenchyme pui-monaire, I'oxide rouge de fer, et la creme de tar-tre.
M. Galfartti est d'avis que I'acide arsenieux est peu tollere par les ruminants et qu'il ne faut pas depasser la dose de 1 gr. 30.
Durecbou a rapporte un cas ou une dose de 5 grammes d'acide arsenieux, administree deux jours de suite, determina une cauterisation et une perfo­ration dans le rumen, et la mort.
M. Gaffaratti recommaade egaiement le raarron d'Inde.
En resume,'d'apres I'expose qui precede, la mar-cbe ä suivre quand on a affaire a une broncbite emphysemateuse aigüe grave, on doit s'empresser de livrer les anirnaux a la boucherie avant que I'etat febrile n'ait rendu la viande impropre a la consoinmation.
Dans les cas legers on doit combattre I'etat fe­brile par de legeres saignees, par les anti-tbermi-ques, les derivatifs externes. II faut, en meme temps, veiller les fonclions du cceur et les regolari-ser par la digitale.
Nous pensons que ce serait le cas d'employer la terpine (hydrale deteräbenthine), qui a la propriete d'agir sur la secretion broncbique en facilitant
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l'expectoratioa, sm- la fonction urinaire en I'acti-vant et siltquot; le Systeme nerveux pour calmer la toux.
Quand I'etat chromque est trop ancien on doit livrer l'animal ä la boucherie.
Quand il est leger on doit lecommander un regime tout parliculier, ties hutritif sous un petit volume,afin de conserver beaucoup d'ampleur ä la cavite thoracique. Odonner les regulateurs de la fonction cardiaque. Au lieu de I'arsenic, I'er-gotstry.choine Guibert ou la vergotinine speciale-ment preparee pour Tempbyseme pulmonaire accotnpagnee d'affection du coeur, doivent etre fortement i-ecomtnaudees.
Prophylaxie. — Le traitemenl. prophylactique dans cette maladie, Importe beaucoupr.plus que le traitement medical. Connaissant les causes de la bronchite empbysemateuse, du moins dans la plu-part des circonstances, le praticien doit profiter de toutes les occasions qui se presentent a lui, pour donner ä ses clients des conseils en vue de prevenir le mal. Cast dans le travail, dans la uourriture ou dans la facjou dont on distribue la ration, que, la plupart du templaquo;, se trouve son origifle. C'est done a la pratique d nue bonne bygiene qu'il I'aut inilier le proprietaire. 11 ne faut pas perdre de vue qu'une certaiae predisposition tenant d'une conformation particuliere ou meine de I'beridite, peut etre cons-tatee cbez certains animaux, et il devient neces-saire alors de faire des recommandations speciales au proprietaire des qu'il vient se renseigner sur des symptömes qu'il a remarques.
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G'estdans cettecirconstance que le mal se declara lentement et qu'il est temps alors d'insister, plus que jamais, sur les moyens bygi'enigues pour I'ar-reter dans son evolution, le faire retrogader et meine le faire ayorter totalement. On favoiise ainsi l'action du traiternent medical que nous avons imli-que pour le combättre des son apparition.
Nous avons parle d'un etat infectieux sous I'in-fluence duquel les inalades semblent quelque fois se trouver. Pour donner les iiuiications que ce'-etat comporte ii s'agirait de decouvrir d'abord de quelle manieie il se produit. Pour le momeul il suftit de savoir que les veaux peuvent s'affecter par le lait de la mei'e malade pour lecommander cer-taines precautions a prendre dans de semLlables occasions.
FORMDLAJRE
Nous avons dit, dans la description de cette der-niere foime de bronchite des ruminants, que I'in-fection semblait quelquafois en etre la cause ini­tiale. On pourrait avoir affaire aussi, clans certains cas, a une maladie microbienne sur laquelle ii nous paralt necessaire d'appeler l'altention des prati-ciens. Les germes pourraient bien se trouver dans les patijrages ou dans les aliments qui en provien-nent.
M. Faure, veterinaire a 5t-Denis-de-Pile, nous a signale, en 1899,quelques cas tres interessants d'af-fection pulmonaire dans lesquels il a rencontre une bacterie ovoide permettant d'assirniler la maladie a
si !i!fl
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la pneumo-enterite de Galtier, aux septicemies he-morragiques de Nocard et Laclainche, et aux pas-teurelloses de Lignieres.
Nous reviendrons sur ce point a l'occasion de la pneumonie proprement dite.
Nous trouvons egalement que les doses de medi­caments recommandees par las auteurs sont gene-ralement beaucoup moindres que celles qui sont donnees par les traites de therapeutique et par les indications fournies par la pratique medicale.
Dans les cas grave il est toujours indique de sacrifier les animaux pour la boucherie. Dans leg cas legers et surtout s'il y a des probabilites d'in-fection, la formuie suivante produira d'excellents effets :nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;;
P. Noix vomiques pulverisees...... 12 grammes
Digitale pulverisee............. 12 —
Sulfure de calcium............. 5 —
en trois fois dans la journee, dans de la tisane de mauves.
Si I'appareil digestif est en meme temps affecte, on ajoute :
Bicarbonnate de soude... Nitrate de potasse.......,
60 grammes 15 —
(Faure)
La torpine (hydrate de tcrebenthine) agissant coinme expectorant, calmant et diureliqne, peut entrer avantageusement dans la preparation sui­vante :
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P. Terpine.................. 10 grammes
N0 45 Noix vomique ........... 6 —
Gröme de tartre soluble.... 12 — •
(Eufs ou miel............. q. s.
pour un bol a administrer une fois par jour.
P. Acide arsenieux........... 1 gramme
N0 46 Noix vomique pulverisee .. 2 grammes
Per-oxyde de fer.......... 4 —
Creme de tartre........... 10
fFabretti) ä administrer une fois par jour pendant cinq jours, suspendre pendant trois jours et repeter ainsi selon le jugement du veteiinaire.
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Nous aurions encore ä traiter de la bronchite par surcharge alimentaire que nous avons classee au rang des bronchites. Mais comma dans cetle mala-die le tissu pnlraonaire se trouve, aussi, souveat attaque, nous pr6ferons la decrire plus tard sous le titre de laquo; broncho-prieumonie. raquo;
Nous avons cru qu'il etait avantageux, au point de vue du diagnostic dilferentielet du traitement,de separer ces diverses nuances de bronchites, au lieu #9632; de les confondre en deux ou trois etats morbides comme le font les auteurs qui ont ecrit sur les ma­ladies du betail. Si, au point de vue purement scientifique, lorsqu'il s'agit de faire connaitre l'alte-ration organique, une description d'ensemble est süffisante et meme plus avantageuse, il n'en est plus de meme au point de vue pratique.
#9632;
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La pratique medicale consiste dans Va'rt de gue~ rir. C'est l'application ra-tionnelle de la science me­dicale. Op, c'est en detachaat les diverses nuances de la maladie qua nous pouvona instituer, plus clairement et avec tons les details qu'il comporte, le traiteraent qui leur convient. Dans le cadre ou nous nous sommes renferme, il ne suffit plus de dire laquo; il faut employer les antiphloglstiques, les antithermi-ques ou les anidrotiques raquo;, Au milieu d'un si grand nombre de maladies, la metnoire ne suffit pas tou-jours pour formaler les substances variees qui en­treat dans les traitements, et, quand il s'agit snrtout de medicaments ou precedes nouveaux, ce n'est pas au moment ou il faut agir promptement que le pra-ticien peut perdre du temps ä des recherches, ä des calculs ou ä des combinaisons.
C'est dans ce but que, contrairement aux auteurs purement scientiüques, et nous plagaut absolu-ment au point de vue pratique, nous nous etendons le plus possible sur les traitements, en tenant compte de tout ce que la science nous apprend tous les jours et que la pratique medicale a pour mission de sanetionner.
Congestion pulmonaire.
On l'appelle aussi pneumonie hemorragiquey apoplexie pulmonaire selon le degre du mal. C'est une maladie qui est peu signalee par les auteurs, et qui, cependant, sans etre frequenle, se rencontre surtout dans les contrees oü les grands
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ruminants sont le plus employes aux travaux des champs. C'est le type de ce qua I'on appelle vulgai-rement le coup1 de sang. On en trouve une des­cription tres etendue et complete dans la pathologie de Cruzel.
Eliologie. — Gelte maladie est l'apanage des animanx gras, plethoriques,des v.aches en gestation, ä estomacs fort developpes.
OncoiiQoit que dans un pared etat, ces animaux, surtout s'ils soat au travail avant d'avoir rumine, aient leur poumon fortement comprime, refoule en avant, gene dans ses mouvements, et qu'il en resulte des ruptures de vaisseaix qui compromettent rapi-dement la vie de l'animal. Nous avons meme vu cette hemorragie se produire sur des animaux gras eta I'etable, subitement, sans qu'uue cause (iirecte soit intervenue.
Symptdmes. — Les prodromes sont pen appa-rents. Rien on a peu pres rien n'annonce que le mal va survenir. Gependant on peut constater un peu de lassitude, une gene respiratoire, avec acce­leration des mouvements. Quelques troubles cere-braux indiques par de la somnolence,l'abaissement de la tetejespaupieres tombaates, an peu de deran­gement dans les fouctions digestives. Mais ce n'est pas toujours assez apparent pour que le proprie-taire y porte une certaine attention, d'autant plus que cet etat ne dure que quelques instants, quelques heures dans les cas les moins graves.
Hemorragie. —Touta coup l'animal moatre de
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l'inquietude, de la gene pour respirer, sa respira­tion deviant courte, haletante, ii titube quelques instants, se balance, puis se laisse aller et tombe sur la litiere sur laquelle ii s'allonge la tete portee en avaat. Bientöt il s-agite, son tlitnc se souleve comme dans un cotntnencement de meteorisme, des efforts d'iahalatioD se produisent, il y a de la suffo­cation et de l'asphyxie immineute. L'anus se ren-verse, la laugue pend en debtors de la bouche, la respiration devient tres bruyante, les conies se refroidissent, les yeux, d'abord fortement injectes, pälissent fortement, le poals devient petit, filiforrae, la temperature rectale descend aa-dessous de la moyenae, les raembres s'agiteut, une ecume sa-nieuse s'ecoule par la bouche et le nez, puis c'est du sang spumeux, et la mort arrive, au milieu de violentes convulsions, quelques instants apres I'ap-parition du mal.
L'uuscultation permet de constater les bruits les plus desordonnesdansle poumon : ce sontdes bruits muqueux on de gazouillement qui indiquent que le sang s'epanche dans les broaches, oh bien I'ab-sence complete de tout bruit en certains points, ce qui indique qu'il y a stagnation sanguine, arret de fonctionnement pulmonaire. II y a matite ä la per­cussion, tnais il est rare de provöquer de la dou-leur pareequ'il y a, ä ce moment, abolition de la sensibility generale.
La marcbe de cette maladie est si rapide qu'il est bien rare que le veterinaire ait le temps d'interve-nir. Les aaimaux n'ont quelques chances de gue-
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rison que s'il se trouve quelqu'un a porlee pour pratiquer une saignee immediatement.
Congestion. — Mais les choses n'arrivent pas toujours a ce point. Le sang pent distendre les vais-seaux a leur extreme degre, congestionner les tissns. sans les detruire, surtout si Ton intervient ä temps pour arreter les progres du mal. Dans ce cas les symptömes du debut, quoique aussi alarmants que dans le premier cas, sent encore accompagaes de troubles cerebraux, raais le murmure respiratoire a disparu dans les points frappes, parce que I'air ne peut plus penetrer dans les tubes bronchiques ecrases et paralyses par rengouement palmonaire.
Dans ce cas la resolution est fucilement obtenue si Ton peut agir promptement.
Lesions. — Le tissu conjonctif sous-cutane est forlement injecte dans la partie cervicale ; les gros vaisseaux de i'epaule gaucbe sont gorges de sang. Le train posterieur est exsangue comme si I'aiiimal avait ete tue par effusion de sang. II en est de meme des organes abdominaux.
Le poumon est entiereraent gorge de sang ; il est rouge-rose sur certains lobules et rouge bran sur d'aatres, ce qui donne k I'organe, I'aspect exteiieur de lobules disposes en damier.
Les grosses broncbes et la trachee laissent ecou-ler du sang tres noir, et leur paroi est infiltree de la mattere sanieuse qui s'ecoulait par les naseaux et la bouche,
Sur la coupe du poumon il s'ecoule une matiere
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bmnätre, sanieuse, im peu spumeuse. Gelte infil­tration sanieuse donne ä l'organe ä peu pres deux fois son volume ordinaire.
Les gros vaisseaux de la region pulraonaire divi-ses, laissent ecouler une quantite considerable de sang.
Generalement on ne trouve aucune alteration au coeur, ni au foie, ni ä la rate.
On trouve un peu de gaz dans le rumen, et beau-coup d'aiiments qui lui donnent une capacite extra­ordinaire de maniere ä remplir uue grande partie de la cavite abdominale.
Traüement. — La saignee seule, pratiquee avant que l'heinorragie se prodaise, est capable d'ar-reter subitement le mal. II faut qu'elle soit copieuse pour produire le plus grand vide possible dans le Systeme circulatoire. Quand I'hemorragie se pro-duit il n'y a plus de remede.
Des que la saignee est pratiquee et si la respira-tioQ est encore genee, on pent faire les application d'eau froide sur la poitrine et sur la tete.
Ges ablatioas d'eau froide doivent meme pre-ceder la saignee. si on n'est pas pret a pratiquer cette derniere.
Getle premiere saignee ne suffit pas ordinaire-ment; il faut la renouveler une ou deux fois dans la journee et quelquefois les jours suivants.
Des que I'bemorragie est evitee, I'etat maladif ne disparait pas toujours spontanement, mais le soula-gement s'opere a mesure que I'appareil digestif se
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deg;'geetque la cavite thoracique retiouve ses, dimensions normales.
Le moment est venu de calmer I'inflammation pulmonaire consecutive par des fumigations emo-lientes, par des frictions sinapisees sur la region costale, par des sinapismes si la resolu'ion languit et par les autres moyens que nous indiquerons plus en detail a propos de la pneumonie proprement dite.
On doit remettre tres lentement les convalescents ä leur regime ordinaire, en augmentant leur ration avec la plus grande regularite.
Prophylaxie. — La prophylaxie de cette grave affection se deduit des causes qui la provoquent. II s'agit de veiller ä ce que les animaux plethoriques particulierement, ne soient mis au travail que lors-que leur digestion ä commence, c'est-a-dire lorsque le rumen s'est vide suffisammetit par une rumina-tion d'une certaine duree.
La regle generale consiste ä ae pas donner ä ces animaux toute leur ration avant de les soumettre au travail. C'est aussi dans cet etat d'embonpoint oü il se trouvent, que les depletions sanguines pre­ventives peuvent avoir quelque utilite. Elles devien-nent necessaires quand le proprietaire remarquera quelques signes d'affection cerebrale, qui consti­tuent souvent les prodromes du mal. Les diuretiques ou les sels alcalins sont a ce moment bien indi-ques.
* * *
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Pneumonie
La pneumonie du boeuf est moins frequente que nos auteurs l'avancent. Cela tient ä ce que l'intervention medieale en fait avorter le plus grand nombre qui s'aiTelent ä la periods de la con­gestion pulmonaire.
Elle est generalement sporadique. Cependant nous l'avons observee, il y a quelque vingt ans, tränte deux fois dans le courant d'une annee, avec un seul cas de mort, ce qui noun autorise ä avancer qu'eile est parfois epizootique.
Eile nous parait bien moins frequente que l'an-nonce Gnizel ; ce qui tient probablement ä ce que ce praticien d'un grand reiiom,a rapprocbela pneu­monie francbement inflammatoire d'autres affec­tions pulraonaires. Deux veterinaires de l'Aisne, Ollivier et Coulom, en ont faic une elude detaillee qui permet de la dillerencier et de la caracteiiser mieux qu'autrefois.
ßriedberger et Frohner etablissent une division tres compliquee basee sur le caractere de l'exsudat, sur le siege, sur l'eteadue de l'inllammation, sur les causes qui la provoquent, sur la marcbe, etc.
Au point de vue cliuique ils en font six groupes : i0 croupale ; 2deg; catarrhäle ; 3deg; par corps Strangers ; 4deg; mycosiqne ; 5deg; inlerstitielle; 6deg; metastatique.
Trasbot trouve plus simple de considerer: la pneu­monie lobaire aigue sporadique, la pneumonie ai-gue d'eearie, la pneumonie par corps etrangers et la pneumonie chronique ou interstitielle.
I #9632;
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Caffaratli decrit une pneumorragie, une conges­tion pulmonairejUne pneumonie croupale oa lobaire franche, une pneumonie lobulaire, catarrhale on bfoncho-pueu monie.
Apres tous les details que nous avons donnes surjes bronchites, nous pensons que nous pouvons, comme Gi'UZßl, nous en tenir a une classification plus simple, pour ne considerer, au point de vue essentiellement pratique, qu'une pneumonie fran-chement inflammatoire, lobulaire ou interlobulaire aigue ou chronique, nous resetvant de traiter des autres nuances au chapitre des broncho-pneumo-nies.
II faut considerer, au sujet de ces divers classe-meats, que leurs auteurs envisagaient ä la fois ce qui se passe chez nos diverses especes domestiques, et que si la classification qu'adoptent les pratisiens de la pathologie bovine, est plus simple, c'est parce-qu'ils ne peavent avoir en vue que les nuances plus reduites que Ton rencontre chez les grands rumi­nants.
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Pneumonia aigue
La pneumonie aigue, celle qui consiste dans I'in-flammation du tissu pulmonaire, est tres frequente d'apres Cruzelet Test peu d'apres M. Moussu. Je crois que les praticiens qui peuvent la constater frequemment la confondent quelquefois avec quel-ques varietes de bronchites, peut-etre meme avec la tuberculose. Bien rarement eile occupe les deux lobes pulmonaires a la fois, generalenaent un seul
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poumon, et, dans ce cas, eile peut etre limitee a une partie assez restreinte de celui-ci.
Etiologie. — Nous I'avons vue se declarer sponta-nement sur des boeufsplethoriques, fortement nour-ris pour les pousser a i'engraissement. Un bceuf de forte taille, fut atteint subitement de pneumonie au moment de partir pour la foire. II avait cependant ete salgne preventivement huit jours auparavant.
Les animaux qui, du travail penible, rentrent suants dans les etables cbaudes, oü des courants d'air froii descendent, par des trappes laissees ou-vertes, sur leur nez, sont le plus exposes au mal.
Au champ quand un coup de vent froid vient frapper la poitrine d'un animal joint a la cbarrue, et arrete loin d'un abri ; lorsqu'il arrive en sueur sur un champ de foire et qu'une averse poussee par un vent froid le surprend ace moment ; chez les animaux que 1'on conduit trop tot au pacage apres le travail penible.
Les cho ;s portes sur le thorax a la suite d'acci-dents, les coups de tete du voisin, les coups de sabots d'un domestiquebrutal, les chutes, etc., sont autant de causes directes qui produisent des pneu-monies limitees ä une petite etendue du poumon. Dans les circonstances oü des arrets de transpira­tion les determinent, elles sont plus etendues e meme generalisees. -
Symplomes : Congestion. — Elle se mani­feste, peu de temps apres que la cause a agi, par une gene respiratoire qui augmente rapidement
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d'intensite. Cette congestion est rarement double ; #9632;d'habitude eile se limite au lobe pulmonaire du cöte sur lequel la cause a agi. Le mouvement respira-toire s'accelere, les naseaux se dilatent, la colonne vertebrale est tres sensible, ainsi que le sternum. Le pincement de la peau du cöte malade provoque de ladouleur ; la percussion de la poitrine est ac-compagnee de plaintes et l'auscultation permet d'entendre du murraure respiratoire fortement affaibli, avec gk et lä quelques rales muqueux ou -sibilants. Ce murraure est, au contraire,supplemen-taire dans les points non envahis. II y a matite et douleur plus prononcee au niveau des points atteints.
La toux est penible, faible, humide, se repetant rarement.
Le pouls est fort, accelere, le coeur a ses mouve-metits egalement pi-ecipites ; la temperature rectale s'eleve, la pituitaire est injectee. Quand on fait raarclier le malade, le membre cor^espondant au cote envahi est porte en dehors. Ge sont les deux membres quand tout le pouraon est frappe. Des le debut l'appetit et la rumination cessent ; c'est-a-dire pendant cet instant oil I'etat general est modi-fie par I'etat pathologique, pendant cet instant oü I'etat febrile se pi'oduit, oil il y a des tremblements generaux, une sensation de froid quand on appli­que la main ä plat sur la peau,que les comes et les oreilles sont froides, que la tete est tenne basse et alloagee en avant quand I'animal est coucbe, quoi-qu'ilse coucbe moins sonvent qu'ä letat pbysiolo-gique, mais 11 se coucbe conlrairement äce qui se
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produit chez le cheval dans un semblable etat ma-ladif.
C'est ä ce moment, c'est-a-dire trois ou quatre jours apres le debut, que, si Ton n'a pas obtenu la resolution par un traitement des plus energiques, la maladie se limite defmilivement au point attaint, que les symptömes s'accentuent quand cette loca­lisation est etendue, ou qu'ils s'attenuent quand le mal est fort limite et duä des circonstances acci-deutelles.
C'est alors que se declare la periode vraiment inflammatoire du poumon, la pneumonie propre-ment dite, la periode d'etat, qui se manifeste par une aggravation des symptömes dans les cas rares oü une certaine hemorragie pulmonaire se produit, ou bien par une attenuation des symptömes gene-raux avec aggravation des symptömes locaux : La matite devient alors complete, le murmure respira-toire est totalement aboli ; on n'entend plus de-räle ni de bruit dans ce point oü l'bepatisation vient de se produire ; on entend du bruit de souf­fle au pourlour, quelques räles muqueux, et tou-jours existe un point extremement douloureux sur la paroi thoracique correspoiulante.
Quand le point douloureux se constate du cöte du sternum, ou bien lorsque, en meme temps que des symptömes generaux indiquent un derangement pulmonaire, on n'entend pas de modificalion dans le poumon, il arrive que la maladie s'est localisee dans les parties anterieures cachees par I'epaule. Cette particularite indique qu'il ne faut pas oublier, da:iä ce cab, d'examiner ces points, en portant for-
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teraent le membre en avant, ou bien en le poitant en arriere pour ausculter vers la pointe du sternum et percuter dans ces endroits.
Dans les cas od la maladie se declare avec peu d'intensite, on ne constate que de la douleur dans les points atteints, une diminution du murmure respiratoire difficile a apprecier si on se rappelle les nuances d'intensite du murmure respiratoire normal que nous avons indiquees a la page 11 du. present volume. Mais une indication precieuse, dans ce cas, est I'acGeleration de la respiration ; et Ton ne se rend bien compte de cette acceleration que si Ton a eu la precaution de prendre note du nombre de mouvements du flaue des le premier examen du malade.
Nous avoirs constate quelques pneumonies trau-, matiques determinees par des corps etrangers ve-nant du reseau et traversant le poumon dans une direction queiconque.
Dans une circönstance oü chez un fort boeuf, une aiguille a tricoter vint sortir en arriere du coude, nous constatämes, pendant I'elat maladif qui dura plus d'un inois, une toux assez frequente, et assez forte. La percussion provoquait une vive douleur a gauche, partie inferieure ; l'inclinaison du corps de ce cote provoquait une plainte aigue. A 1'ausculta-tion on entendait un peu de ronflement et quelques rales muqueux en cet endroit ; chaque jour ces bruits s'endendaient un peu plus en avant, ce qui nous permettaü de suivre la marche du corps etranger que nous avions diagnostique d'apres un derangement dans les lonctions digestives constate
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quelqiies tempsauparavaat.Puis tous ces symptomes dispararent des que le corps etranger fut elimine et la guerison eut lieu.
HSpaiisdtion. — Lorsque Ton ne peut obtenir la
resolntion de la periode congestive, I'hepatisation se produit rapiclement, äla suite d'un engouement prononce du pouraon.
Nous ne Tavons constatee que sur des points limites de cet organe.Dans un cas de mort nous ra­vens trouvee limitee ä quelques lobules, occupant une surface egale ä la grandeur de la main ouverte.
On u'enteud plus, dans les parties atteintes, le murmure respiratoire, toutes les bronches etant obliterees ; au pourtour on en tend un bruit de souffle melange ä du räle muqueux ou un peu cre-pitant. La tnatite y est complete. Plus loin le mur­mure est supplementaire.
Le pouls perd de sa force, I'etat tbermique fai-blit, les mouvements du flanc deviennent plus fre­quents.
Pendant la marche les plain les existent toujours et la gene est plus raquo;accentuee qnand Fanimal des­cend ou tournc n1 le cöte malade.
Terminaisons. — Lorsque la congestion est fortement etendue et accentuee, la terminaison par la gangrene est fort ä craindre. On remarque alors, aux naseaux, unjetage sereux, spumeux, et une odeur sui generis de la respiration. Le pouls faiblit considerablement et s'accelere ; les muqueu-
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ses prennent une couleur livide et pälissent ä me-sure que la fia approche. II y a une faiblesse qui s'accentne sans cesse, la temperature rectale des­cend au-dessous de la moyenne, les animaux res-tent constamrnent couches, poussant des plalntes continuelles.
Resolution. — Dans tons les cas, meme dans les plus graves, on obtient facilement la resolution si ron intervient a temps. Las eyraptömes s'amen-dentalors rapidement et la guedson est complete en trois ou quutre jours. L'amelioration se constate particulierement ä la diminution du nombre de mouvements du flaue, des pulsatioiiset äla chute de l'etal febrile.
La resolution de l'hepatisation est difficile a obte-nir, cependaat on pent encore y arriver ä 1'aide d'un traitement local des plus euergiques.
Nous avons observe un cas de mort apres une duree de trois semaines de la maladie.
On pourrait peut-etre appeler cette terminaison un etat chronique, car apres huit jours (Vun traite­ment energique, I'ensemble symptomatique dimi-nua d'iutensite, mais I'appetit resta a pen pres mil, la rumination se produisait a peine, ä de tres rares intervalles, l'etat febrile disparut pour faire place a un etat oppose ; la faiblesse se produisit lenteraent quoique l'animal restät plus longtemps debout que couche ; le pouls devint petit, faible, les muqueu-ses devinrent tres päles, celle de la bouche parti­culierement, puis l'animal mourutdans le marasme
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apres un aneantissement des forces qui ne dura que quelques jours. A I'autopsie on trouva, au milieu d'un pouraon decolore et sain, une partie rouge, faisaut saillie , du volume des deux poings, ferme, sur la coape de laquelle on distin-guait ä peiue quelques tubes bronchiques totale-ment obstrues, et l'espace interlobulaire marque par du tissu infiltre de rouge moins pi'ononce.
Nous n'avons rencontre la terminaison par sup­puration que chez le veau. Le pus etait renferme dans des abces voluraineux constituant de verita-bles cavernes faciles ä constater par l'auscultation. Mais les auteurs la signalent comme ayant ete constatee chez Jes grands ruminants.
Lesions — Dans la congestion, on trouve le pou-mou volumineux, engoue, infiltre, congeslionne, et de couleur plus foncee. Les cloisons interlobulaires sent infiltrees de matiere sero-sanguinolente.
Duns 1'liepatisation, le poumon, quoique ayant plus de volume qu'ä 1'etat normal, est moins volu­mineux qne dans ia congestion. II est plus com-pacte, plus dense, plus fonce en couleur ; la coupe est marbree par suite de la coloration plus claire des cloisons ; une matiere spumeuse s'echappe des broaches sectionnees ou se recueille par le raclage. Si la maladie a ete occasionnee par des contusions snr le thorax, on trouve des adherences du poumon altere avec la paroi costale correspondante. C'est alors surtout que Ton rencontre la terminaison par la suppuration.
Nous n'avons jamais constate la terminaison par
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la gangrene. Quand celle-ci se produit, les lesions que Ton rencontre sont semblables a ceiles qui sont signalees dans lous las traites de pathologic.
diagxostic differextiel. — Nous ferons ce diag­nostic ä la suite de la description des diverses for­mes de pneumonies.
Traitemenl. — La premiere indication consiste dans ['application de couvertures de laine epaisses descendant le plus has possible snr la poitrine ; d'niie autre couverture ou sac matelasse sous celle-ci et fixee sur ie dos a l'aide de trois ou quatre liens a chaque extremite.
Ce premier soin est difiicile ä obtenir des pro-prietaires, et lorsquele terops est chaud ils preten-dent que les couvertures sont inutiles.
Cependant, nieme pendant les grandes chaleurs, il ne faut pus negliger d'obtenir, de cette fagon, uue transpiration cutanee et un effet reyulsif qui aide puissamment ä la medication subsequente.
Tons les courants d'air doivent etre supprimes, et lonles les ouvertures qui peuvent les etablir, hermetiquement fermees.
La litiere sera tres epaisse et propre, etendue jusqu'au marchepied pour que si Tanimal se cou-che, sa poitrine ue repose pas directement sur la terra.
On applique une museliere pour que le malade ne mange pas la paille et qu'il ne prenne exacte-ment que la nourritnre qui est indiquee.
En meme temps que ces precautions urgentes, 11
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fauts'empresseiquot; de pratiquer une saignee abon-dante que Ton renouvelle, le lendemain et meine le surlendemain si ia resolution n'est pas obtenue.
Les frictions sinapisees vigoureiises sur ia poi-tritie et sur les merabres, doivent suivre de ties pres la saignee.
Les lavements evacuants au Sulfate de soude, sent bieu indiijues ainsi que les boissons emoliien-tes avec des herbes ou des meines cuites.
Puis les aati-thermiques : la digitale, l'aconit, le sulfate de strychnine en granules, 5 de chaque tons les quarts d'heure, doivent etre administres regulierement jnsqu'a elTet. L'acetaniiide selon la formale 33, page 76, pent les remplacer.
Quoique Ton recommande I'emetique, nous le repoussons eutierement parcequ'il produit des laquo;iTels caustiques i[ui peuvent occasionner la mort
Unjonr, ieux jeixnes praticiens auxquels^ pen­dant men absence.j'avais confie la direction de ma clientele, adininistrerent I'emetique, dans un cas de pneurnonie, conformement aux indications des autenrs.
J'arrivai a temps ponr faire cesser l'usage de ce medicament. Le mal pulmonaire etait gueri, mais l'appetit restait nul et le proprietaire ne comptait plus sur la guerison. Je ne trouvai pas le moindre Symptome maladif dans la poitrine et l'appareil digestif ne demandait qu'a fonctionner, I'aniinal n'etait plus malade.
Cette inappetence nous engagea a examiner la bonche et nous trouvämes, du cöte du pharynx, dfr larges spbaceles empecLant la deglutition. Des
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gargarismes excitants provoquerent bientöt la chute des croütes, et pen ä peu, le retour de l'appetit; la guerisou se prodtiisit en meine temps.
I! faut considärer que l'enaetique, administre en breuvages, est retenu un certains temps dans l'ar-riere bouche quand les animaux olTrent une cer-taine resistance ä deglutir ; que lorsque la rumina­tion estsuspendue les breuvages stationnent daus le rumen^bü il y a accumulation de doses, et Ton comprend que. dans toutes ces circonstances, il y ait im effet caustique plus ou moins violent qui ne tai-de pas a se manifester par la perte complete de l'appetit.
On ne doit done administrer l'emetique, si Ton encroit l'usage indispensable,quot;que en lavements ou sous forme de bols ou d'electuaires fortement mie-les, et de preference prepares avec des oeufs parce que l'albumine attenue beaueoup plus que le miel, les effets caustiques de l'emetique.
Nous preferons employer le kermes qui n'a pas ces inconvenients.
La pneumonie, combattue a temps, cede presque toujours ä ce traitement.
Gopmidanl si, vers le quatrieme jour, la resolu­tion n'est pas obtenue, si le nombrede mouvements du flanc n'a pas diminue, si les plaintes continuent avec la mcrae intensite, si les pulsations sont aussi nombreuses, si I'etat febrile ne se modifie pas, si en somme ['ensemble sytnptomatique ne s'ameliore pas, les saig.nees cessent d'etre indiquees et e'est le moment d'insister sur les revulsifs.
II s'agit alors d'obtenirun fort engorgement dans
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la region inferieure tie la poilrine le plus rapide-ment possible.
Quand on emploi la tnoutarde ordinaire, il est necessaire de raser le poll sur loute I'eteiulue qua doit occuper le sinapisme. II suffit de le couper biea ras, quand on emploie la poudre de moularde deshuilee que nous serveut les drogueries veleri-naires
On prepare un sac inuai de trois liensquot; a chaque extremite, destines ä le fixer sur le dos ; on coud un journal sur la partie devant porter le sinapisme aim qu'il ne perde pas son essence a Uavers les parois du sac. Des que le sinapisme est applique, on palpe avec le plat de la main pour s'assurer qu'il s'appUque parfaitement. Bientöt ranimal s'in-quiete, agite ses membres, cherche a mordre sa poitrine ou ä decliirer ses couvertures, a se coucher pour se rouler else debarrasserde ce qui lui cause line aussi vive douleur. Pour [eviter que, dans ce moment d'agitation, il ne derange son sinapisme, on doit placer, pendant an moins deux heures, aupres du malade, une personne munie d'un ai-gnillon pour l'enapöcher de se coucher.
Si Ton craintque I'eiret atlendn ne sera pas süf­fisant, ou pour obteuir avec'plus de certitude et de promptitude la resolution de la maladie, on fait, avant l'applicatioix du sinapisme, une friction ä l'essence de terebenthine.
Oa laisse le sinapisme en place jusqu'au moment oü le tnieux se montre. On le rafraichit le lende-m lin si rengorgement n'est pas Süffisant ou pour ea'rete.uir celui-ci, si la derivation n'est pas assez
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appareute. 0:i peat le läisser ainsi deux ou trois jours en place sans craindre de mortifiei' la [raquo;eau, car, dans ces circonstanues oil il faut agir ;uissi rigoureuseineut, la destrucLion du lissu cutane est inevitable, et, quelijues temps apres que la guevi-son est obtenue, on a des sphaceles qui se detachent de la peripherie au centre, avec beaucoup de leu-teur. Apres plusieurs mois il reste des cicatrices sans polls qu'll faut recouvrlr, pendant uu assez 'long temps, avec du coaltar ou de l'buile pmpyreu-matique pour en cliasser les mouches.
Des que le sinapisine est enleve on doit le rein-placer par un sac fortement matelasse avec de la laim ou des substances mauvaises coiuluctrices de lachaleur alin de conserver, sur cette partie, une temperature aussi elevee que celle que maintenait le sinapisme.
Nous ne recommanduns les setons, les trochis-ques au lauem, les vesicatoires, etc., que pour allonger l'el'fet d i sinapisme si la resolution tarde trop ä se produire. Employes d'emblee, comme le recommande Cruzel, leur el'fet est trop lent pour enrayer le mal, et, la piupart du temps, ils seraient insufiisants.
Le trocliisque-seton que nous avons uulique, page 77, pourrait ici tres bien trouver sa place.
Mais il ne faut jaraais placer de setons sur la cavite tlioracique. Les precautions pour obtenir une desmfection constante et parfaite sur ces points chez des anitnaux qui se couchent sont a peu pres impossibles ä prendre. Nous indiquerons ce qui
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peut arriver ä ce sujet qnand nous nous raquo;ccupe-rons de la pleuresie.
Nous en sommes arrives au quatrieme ou cin-quieme jour de la inaladie pulmonaire. Cest le moment d'abandonner les autitherniiques pour avoir recours aux expectorants : ie kermes selon la formule 34, page 77, quand il y a toux penible, ou-bien la formule n0 35, quand on vent obtenir une expectoration plus certaine.
La terpine, selon la formule n041, ou bien en poudre dans du son frise quand les malades veu-lent le prendre, est tres bien indiquee si la mahulie est encore nn peu plus loin de son debut.
Si nous avons insisle sur les details que nous venous de donner , contrairement aux auteurs qui y passent trop rapidement , c'est parce que de leur applicalion rigoureuse depend le succes du traitement ; un seul de ces points mal applique ou devant etre repris, entraine une perte de temps pendant lequel la maladie recommence ou s'accen-tue lorsqu'elle aurait ete attenuee :
C'est le moyen d'obtenir ä coup sür la guerison des pneumonies les phis intenses.
Comine duns heaucoup d'autres maladies inter­nes du reste, ii ne faul pas oublier que Ton a ä cotobattre en meme temps que I'aifection idiopa-thique, l'etat microbien de l'appareil respiratoire et 1'infection generale au moyen des antiseptiques internes ; le sulfate de soude que Vow ajoute aux tisanes emollientes ou stimulantes est excellent pour produire cet elTet.
On peut ajouter aussi le salol comme parfait
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des'mfectant de l'intestin et anlithermique des qu'il est absorbe.
Gomine desinfectaat direct de l'appareil respira-toire nous devons recommander les inhalations d'oxygetie opei'ees selon ie pmcede que nous decri-rons ä la ßn des maladies de l'appareil respiratoire. Ce moyen produit les meilleurs effets quand il y a graade dilticuUe pour respirer, des suirocations par engouement du poumon. Dans ce cas, on pent em­ployer simultanement les injections ihypodei'miques de digilaline si i'el'fet est trop lent par la voie dosi-metrique.
Enfin si, vers les 8U, 9deg; on 10deg; jours, la resolution n'est pas dejä en bonne voie, il laut renoncer ä I'ob-teuir, et s'attendre aux terminaisons mortelles cen­tre lesquelles il est devenu ä pen pres impossible de lutter.
La pneumonie Iraumalique dent nous ne donne-rons pas une description speciale parce que nous y reviendrons ä propos du diagnostic differential, ne comporte pas de traitement particulier. II faut sur-veiller sa marcbe avec beaucoup d'attention afin de saisir le moment oil le corps etranger se dirigeant vers le coeur, pent determiner une mort inevitable et decider la vente de ranimai pour la boucherie. S'il se dirige vers I'exterieur, soit en arriere des epaules dans un espace intercostal, soit an poitrail, soit ailleurs, on pent compter sur une gnerison complete ou avec une lesion qui ne compromet plus la vie du malade.
Des que l'abces est suffisamment forme on s'em-
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presse de l'ouvrir et, de soigner le trajet fistuleux selon les regies ordinaires:
Dans ime circonstance nous avons eu a operer une tumeur volumineuse qui s'elait formee vers la pointe du sternum. Au lieu de pus une assez gran-de quantite de serosite puruleute s'ecoula par l'ou-verture. Nous na tiouvämes pas le corps etranger qui cependant avail du exister ; une sende inlroduile dans la plaie penetra profondement jusque dans le poumou, probablement ä la faveur d'un trajet fistu­leux cicati'lse. Un ecoulement. sereux permanent nepuLelre tari, et Ton put vendre ranimai pour ia l)ouclierie dans un etat assez satisfaisant. L'affec-tlon pulmonairer-elait passee inapergue.
Nous avons Signale un cas oü un corps etranger avait, traverse le poumon en le contouinant jusque dans les parlies superieures et qui alia perforer la matrice de maniere ä produire un avortement.Dans ce cas egalement le passage de ce corps etranger dans I #9632; poumon passa inaperca.
Quoiqu'il en soil: on doit trailer cette pneu-munie trau'matique cbmme la pneumonie ordinaire et. selon i'intensite des symptömes afin de limiter le plus ossible l'etat inflammatoire jusqu'au mo­ment oü une terminaison lieureuse se declare, ou bien jusqu'ä celui oü la guerison est reconnue impossible.
Traitement hygidniqve. — Si les boeufs atteints de pneumonie doivent etre mis ä l'abri des cou-ranls d'air, on ne doit pas oublier qua l'air confine troj) chand, charge d'emanations irrespirableSjCon-
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trade considerablemenl, la guerison des malades. On doit done renottveler I'air insensiblemeiit sans eta-blir des courants. Corame alimentation la ration doit etre pen abondante, composee ie plus possi­ble de substances cuites, et de barbotages tiedes.
II faut en outfe observer le repos le plus absolu ; suppritner tout deplacement et tout ce qui pourrait -activer le mouvement respiratoire et circulatoire.
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A la suite du diagnostic differentiel des pneumo­nias, nous ferons un aperQu synoptique des divers traitements, nous donnerons des details sur I'appli-cation de 1'oxygene a ces graves affections et le for-mulaire qui leur est particulier.
Pneumonia Chronique
Dans le cours de la description symptomatique de la pneumonia nous avons passe rapidement sur la chronicite de cette maladie qui nous parait extre-mement rare ä en croire les divers auteurs. Fried-berger, qui s'etend tres longuement sur cette ques­tion n'en fait pas mention. Gruzel ä peu pres seul, en donne une assez longue description en la deta-chant de la pnemnonie aigue. II la dit quelquefois consecutive ä I'etat aigu, mais plus souvent essen­tielle. S'il a reconnu qu'elle est frequente chez I'es-pece bovine, nous sommes autorise ä penser,d'apres
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les uombreuses etudes laites depuis son epoque sui1 les maladies des ruraiiiauls et les connaissances pathologiques acquises ä leur süjet, (ju'il a groupe, sous cette denomination, un certain nombie d'alte-nuions pulinonaires qua I'on doit rattachet'aujour-d'hui ä des etats morbides bien determines, et qua nous devons considerer i'etat ciironique da la pneiimonie idiopathiqae, esseiitiallement inflarn-matoire, cornme une rarete.
S'il est vrai capendant que catle clironicile soil plus frequaute qu'on ue la pease generalement, c'est parceque les animaux ecliappant aux obser­vations eliaiques des que la maladie parait incu­rable, et sont vandus pour la basse boucheria.
Les inspecteurs dela boucheria pourraient nous renseigner sur ce point si ces animaux passaient sous leurs yaux, mais ce sont generalement les boncheries clandestiiies qui les recoivent el leur viande ecliappe, de ce fait, ä loule inspection.
Broncho-pneumonie
II y a. souvent inflammation das bronches sans qua, pour cala, la parencbyine pulmonaire soil atteint ; mais I'inverse ne nous parait pas possible.
Anssi , si quelques auteurs ne decrivent qu'une pneuinonile franche, c'ast parce qu'il y. a predominance de l'alleration pulmonaire, at que, l'inflammation du poumon comprise de la sorte, se Irouvant presque decrite tolalament dans ce que nous venous d'ecrire, il n'est pas necessaire
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de trop s'etendre sur ce qui nous reste ä parcourir de cette etude des maladies du poumon.
Etiologie. — Les priucipales causes qui provo-quent la bronclio-pueumonie sont des aliments administres par force qui font fausse route. Le mal se remarque ainsi chez les animaux jeunes auxquels on fait avaler des breuvages ou des soupes pour les engraisser plus vite ; chez les plus grands auxquels ou administre des breuvages plus ou moins agreables au goüt, plus ou moins charges de substances epaisses, farineuses, dans certains cas de paralysis du pharynx ; et eufin la cause peut provenir de l'interieur, du reseau, duquel s'echappent des cor[)s etrangers qui traversent le poumon pour aller vera le coeur ou ailleurs.
II fiiit indiquer encore les contusions sur la paroi thoracique et les travaux penibles qui neces-sitent des efforts vLoleuts pour faire suivi'e une charge trop lourde, quaud les animaux out, ä ce moment, ime trop grande quantite d'aliments accumules dans le rumen.
Chez les veaux do hut, d'apres M. Moussu, la broncbo-pneuinoine proviendrait de parlurilions la-borieuses oü le fuotus, venu par le train posterieur, aurait eu son poumon penetre par du liquide amniotique ; chez des veaux de quelques semaines consecutivement ä des diarrhe s.
Symptömes. — La maladie se declare subitenient, aussitöt que la cause a agi. II y a Lout d'abord, une toux violente, penible, qui se repcle un grand riombre de fois, indiquant que l'animal veut expul-ser quelque chose qui le gene. Elle est moins
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quiateuse et moms forte quaud la maladie p'rovient d'iiDe cause interne. II y a meme des moments de-suffocation comme dans la congestion pulmonaire, et dans cette circonstance, ['attention du praticien se porte vite du cöte des voies nasales, car la respi­ration est bruyante, surtout si I'inflammation s'e-tend jusque dans les parlies anterieures du conduit respiratoire, dans les eirconstauces oü une cause generale a provoque la maladie.
La percussion de la poitrine deccle une vive dou-leur sur le point le plus malade, et sur tous les points atteints. Nous'avons remarque qua presque toujours, le principal siege du mal est a gauche, dans la region cardiaque. On entend la des rales muqueux vers le centre, du souffle bronchiqueä la periferie, quelques rales sibilants temporaires un peu partout ; la respiration y est abolie dans cer­tains cas. On entend eiifm, dans les cas les plus graves, des especes degargouillements quiindiquent bien que des corps etiangers se trouvent la, ou bien que des mucosites abondantes s'accurnulent dans ce point ; les symptömes loc.aux sont plus dissemines quand le mal est cause par des liquides.
Au debut il y a du jetage spumeux, gris plus ou moins clair, plus ou moins abondant, et s'il y a eu rupture des bronches, on pent constaler un jetage sanieux, ou meme un ecouleinent de sang par les naseaux, quelquefo.is c'est du liquide ou des debris alimentaires qui solvent les quintes de toux.
D'un autre cöte on trouve le pouls fort, plein, accelere, les muqueuses se congestionnent, et la
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temperature s'eleve progressivement jusqu'ä 39quot;^ 40deg; degres et meine au-dessus,
Cet elat febrile est souvent de courte duree chez les grands ruminauts, et il n'est pas rare de ne pus le reiicontrer si on u'a pas ['occasion de se trouver aupres du malade des le debut de sa ma-ladie.
Cette consideration nous parait tres ulile a rappe-ler, car on serait sans cela, teilte de ne pas prati-quer la saignee dans ces circonstances oü eile est cependant queiquefois necessaire.
Les symptönaes generaux sont moins prononces et moins nombrenx que dans la pneumonie francbe. Generalement il y a absence de sensibilite dans la colonue vertebrale et pen au sternum. L'appetit n'est aboli, ou fortement diminue, (pie dans la courte periode febrile. Les cornes sont. alternative-meat cbaudes et froides, et les plaintes, pendant la marche, ne sont bien apparentes que pendant le deplacement du membre correspcndant au cole malade.
Terminaison. — La tnaladie ä une marche ties rapide vers la resolution, si les matieres etrangeres ont pu etre rejetees pendant les quintes de toux ou bien si les liquides peu abondants peuvent etre absorbes peu k peu par la muqueuse bronchique, ou bien encore quand le mal, survenu sans corps etrangers, est combattu assez promptement par la medication ordinaire.
La terminaison par la gangrene est t'requente quand les matieres etrangeres sont trop fortement attaclieesaux bronches oü elles sont allees se loger.
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Quahd ce sont des corps etrangers venant du reseau qui determineut ia broncho-pneumonie il y a genecalement terminaison par la cicatrisation, celle-ci se produisant en arrieie du corps etranger ä cnesure qu'il avaace, comrne aussi il peut laisser sur sou passage im trajet fistuleux que Ton peut suivre dans des etendues quelquefois considerables. Nous avons trouve un cas de ce genre ou le trajet fistuleux se prolougeait jusqu'ä ia matrice apres avoir coutourue le thorax. Nous l'avons relate dans ie Progrds Veterinaire.
C'est deux ou trois jours apres le debut que la tenniliaison par la gangrene survient. On la recon-nait ä ce que la respiration s'accelere, que I'appetit diminue on cesse completement. La percussion de ia poitrine fournit ä peu pres les meines signes qu'au debut, mais les symptonies decouverts par I'auscul-taliou chaugent un peu ; ils s'aggravent: onn'enteud plus de souflle tubaire mais des bruits de gar-gouillemeuts ou caverneux. L'air expire devient felide, un jetage brunatre, sanieux, se produit sur-tout apres les quintes de toux. Bientot. la tnort survient par aspbyxie ou par infection.
Mais aussi, quelquefois, lapartie mortifiee s'isole, se separe de la L artie saine, est rejetee peu a peu sons forme de jetage et ia guerison peut survenir, noil toulefois sans laisser persister des lesions cluoniques qui ne compromettent plus la vie du malade.
Nous pouvons appeler cette nuance une termi­naison par V^tat chronique, et donner comme exem-
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pie de ce dernier an fait dcmt nous reproduisonamp; ci-apres les principaux trails.
Une vache de cinq ans toini)e Hubitement malade ä la suite d'un travail penible qui a exige des trac­tions exagerees. La respiration s'accelere jusqu'a la. sutfocation. La toux esl quinteuse et Ton craint I'asphyxie.
Un veterinaire appele constate ini coryza,et traite h malade en consequence ;mais cetle maladie ne cedant pas au premier traitement, un second vete­rinaire appele en consultation, trouve une conges­tion pulraonaire et on pratique immedialement des saignees copieuses ä la suite desquelles ['ameliora­tion survient. Le veterinaire tcaitant n'en continue pas moins de faire pratiquer les principaux soins du cöte iles cavites nasales, loul. en substituant trop tot un traitemeut clironique au traitement autiphlo-gistique; et il esl liien probable que ce sont les fumigations prolongees de goudron par la voie se-che, qui produisirent un fort epaississement de la muqueuse nasale, d'oü une grande difliculte de la respiration.
Plus de deux mois s'ecoulerent depuis la gueri-son apparente ; l'appetit et la rumination etaient dans leur etat normal, mais en presence de cette persistance de la difficulte de la respiration, le proprietaire voulant etre deiiniliveinent fixe sur Tissue.du mal afin lt;le decider du soit tie sa bete, provoqua une deuxieme consultation oü nous fu­mes appele. Nous nous Lrouvämes en presence d'un animal atteint de coryza chronique et de broncho-pneumonite-cbroiiirjue. Ges deux points de l'appa-
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reil respiratoire avaient ete citleints en meme temps.
L'animal presente eetle partieulante symptoma-tique remarquable : sa respiration est fort genee, presque sifilunle. Gelte gene provienl manifestement des cavites nasales. II y a unjetage d'an gris plom-be qui se produit goulte a goulte. A. l'exploration de l'arriei'e-boiiciie et en abaissant la base de la langue avec une longue spatule, on voit tres clairement rarriere-bouche qui est grisätre au voile du palais ainsi qu'aux deux piiiers lateruux ou bandelettes chanmes que Ton remfirque Lres bien comme deux rebords verticaux limitant le [)haryiix, un de chaque cote. 11s out tout ä fait la couleur du jelage. Et il est ainsi incontestable que touteia muqueuse nasale a pris cette couleur depuis son epaississement.
Apres qnelques minutes de cetle gene respira­toire, sans doute ie poumon ne retevant pas assez d'air, l'animal fait des efforts pour respirer par la beuche. II tousse une ou deux fois, avance sa langue sur se.s incisives, tient ses inftchoires ecartees, puis il fait entendre, pendant quelqaes instants, un fort bruit guttural produit par le passage de Fair ins­pire au voile du palais.
Le premier velerinaire avail done bien diagnosti-que.
Mais le second veterinaire expose ä son tour sa maniere de yoir etdemande que I'on examine atten-tivement la poitrine apres un leger exercice.
Nous faisons executer ä l'animal une marche acceleree ä Iravers un cbemin incline sur une lon­gueur de cinquante metres environ, puis I'auscul-tation du cöle gauche de la poitrine nous permet
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#9632;de relever les sytnptömes remarquables suivants : La respiration s'est sensiblement acceleree et le bruit naso-gultural est un peu plus fort. La per­cussion produit un son moins clair qu'ä l'etat nor­mal de ce cöte gauche, en arriere de I'epaule, et, immediatement apres ce leger exercice, roreille peigoit, ä cet endroit, un bruit d'un caractere lout p rticulier, non encore decrit par les auteurs ; il est comparable au bruit que nous faisons avec nos levres rapprochees quand nous soufflons pour pro-duire quatre ou cinq vibrations, un bruit d'eprein-tes.
Ce bruit nous parait correspondie ä la destruc­tion d une grosse broncbe et ä une vibration de l'air en s'echappant de la section avec quelques mucosi-tes qui la bouchaient. 11 se renouvelle deux, trois, ou quatre fois ä quelques secondes d'intervalle. Puis lui succedent quelques bruits sibilants, qui cessent bientöt ä leur tour pour devenir tres rares, et il ne raste plus enfin qu'un peu moins de sono-ritedansle murrnure respiratoire en ce point, res-semblant ä un peu de bruit de souffle, melange ä un peu de räle tnuqueux. II y avait certainement la, uu vide pulmonaire cicatrise, avec epaississe-ment de la muqueuse bronchique avoisinante, com-me Test la muqueuse nasale.
Nous pouvons ainsi ajouter ä retiologie de la ma­lad ie que les substances excitantes agissant pen­dant l'etat aigu, tendent ä provoquer la terminaison par l'etat chronique.
Dans ce cas remarquable et tres instructif, les deux veterinaires avaient raison. Le diagnostic de
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Tun se completait par le diagnoslic de l'autre, et le ti'oisieine veterinaire intervint pour elablir l'accord eu diagnostiquant une rhino-broncho-pneumonie chronique. Chez les veaux de In it, nous avons quel-quefois rencontre la termiiiaison de la broncho-paenraonie par la suppuration qui, toutefois, ne comproinettait la vie du malade qu'apres un temps assez lotig. Nous avons trouve im veau de deux mois qae nous fimes sicrifier, apres plus (run muis de maladie apparente ; son poumon etail renapli de foyers purulents presque vldes en entier, et repre­sents seulement par une sorte de trame pulmo-naire ; le tissu propie du poumon n'existait [)res-que plus et l'on pouvait s'etonner de ce que le veau put vivre dans un pareil etal d'alteration de son appareil respiratoire.
On trouve un autre exemp'e de hrcncho-pnenmo-nie chronique dans le fait suivant :
Une vache laitiere tousse depuis assez longtemps. On craint la tuberculose. L'air qu'elle expire est infect a odeur sui generis du pus des grands rumi­nants. L'auscultation perraet de decorivrir. en un point de la poitrine, ä droite, des bruits anonnanx tout particuliers : räles muqtieux, bruits de sifile-meiits,etc. L'epreuve de la tuberculine est negative.
Um nouvel examen n'est. fait que plus tard, im mois apres. La loux est plus rare, non sifllanle, l'air expire est sans odeur, ou ne trouve [)lns, par ['auscultation, que du murmure respiratoire inoins profund, inoins sonore,une sorte de bruit de souffle. L'etat general est excellent. II est evident qu'il s'est pro luit, en cet endroit, un travail de decomposi-
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tiou /l'uue pactie mortifiee et de cicatrisation conse­cutive. II y a eu d'abürd,sans doute, un etatgnngre-nenx, limite ä an point du poumon, puis etat #9632;chroaique curactecise par une toux persistante quoique fort altennee, pais une legere diminution du murmure respiratoire, transforme en une sorte de bruit de souffle, et queique bruit de sifflement tres leger et rare apres un exercice accelerant la respiration.
Nature de la broncho-pneumonie. — Si la mala-die est generaletnent inflammatoire on si eile le devient par suite de I'irnlation locale determinee par des solides ou des liquides, il n'est pas d'affec-tion pins susceptible de deveairinfeclieuse, fait Ires important a noter au point de vue du traitement a lui opposer. C'est une affection septicemique, gan-greneuse ou purulenle, correspomlanl aux diverses termiiiaisoas que nous avons signalees.
#9632; :
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Lesions. — On rencontre des lesions tres variees, selon la terminaison qul est survenue. Dans les cas oil des liquides out cause la maladie on tr^uve des infiltrations de ces liquides dans le tissu pulmo-naire, dans le tissu conjonctif inlerlobulaire ; et intersticiel. Ce liquide s'ecoule sur la section pratiquee ä l'aide d'un instrument Men trancbant. Le parencbyme pulmonaire est, de ce fait, bien souvent decolore au lieu d'etre conjestionne comme dans I'inflammation franche. Les bronches, sieee -du mal, sont tres hutnectees et plus ou rnoins
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alterees, plus on moius rouges, selou que le corps etranger est plus ou moins irritant.
Li gangrene a laquo;letenninee des lesions toutes speciales. La destruction pulmonaire est plus ou moins etendue : partie d'uii point tres litnite eile s'est etendue, par continuity de tissu, jusqu'au moment de la mort qui provient, dans ce cas, d'une infeotionconsecuLive ; ou bien eile se limite,. s'isole, s'elimine dans du jetage, et une cicatrisa­tion se rencontre ä la place quand I'animal a ete abattn ou qu'il est inert d'un autre affection. Quand la gangrene progresse, des infiltrations se produi-sent dans ie lissu conligii, celui-ci prend uno teinte grisätre, meine violacee ou brune, ce qui avait ete dejä annonce pendant la vie par un. jetage de meme couleur, charge de debris paren-chymateux et infects. Lorsque la maladie a ete d'une certaine duree, des petits foyers purulents, dissemines dans la partie alteree, se rencoutrent plus ou moins nombreux.
Si des corps etrangers out traverse le poumon on y rencontre ces corps etrangers an milieu d'une alteralion tnortelle, de foyers purulents ou de tissu plus ou moins indure ; si le corps etranger a ete elimine, on trouve, sur le Irajet qu'il a suivi, un tissu indure formant une sorte de fistule ou de cordon fibreuxsi celle-ci est obstmee.
II ne faut pas confondre, avec cedes de la perip-neumonie contagleuse, les lesions resultant d'une infdtration dans le tissu inteilobulaiie qui donnent au poumon I'aspect d'un damier, comme dans cette maladie. La confusion pourrait se produire
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lorsque Ton n'a pus ^ete appele aupres tie 1'animab vivant ; mais si oa se rappelle que dans la peripneu-monie conLagieuse il existe une bepatisation mav-bree des lobes pulmonaires, la confusion u'est plus possible.
Pronostic. — Quoique grave, tres grave raeme quelquefois, la broncho-pneumonie guerit assez facilement ä i'aide de traitements bien diriges, loisqu'il n'y a pas impossibilite absolue de faire disparaitre la cause aui i'a produite. Les deux cas que nous veiions de decrir'e,ä l'occasion de ses ter-miiiaisous, le tnonlrent surabondamment. II ne faut done pas se häter de declarer l'incurabilite du mal. Les jeuues animaux auxquels on a ingurgite des aliments de force, sont ceux qui inspirent le plus de craLntes, et a'ils sont en age d'etre vendus pour la boucherie,il est prudent, si Ton veut sauver de la viaude, de les faire abaltre surtont lor.sque leur embonpoint le permet.
Traifement.— Nous n'avons pas ici ä entrer dans des developpements speciaux relalivement au lraite-t meat de cette maladie. Celui qui a ete indique pour la pneumonie est en tout applicable en I'espece.
Le traiteraent est subordonne ä l'intensite du mal, et ä la cause qui I'a produit.
Les tevulsifs pour deriver I'lnflammation pulmo-naire]; la saignee, les antipyretiques, contre I'etat febrile ; les fumigations antiseptiques pour desin-^ fecter les broaches.
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^IGO —
Lorsque il y a menacs (rinfeclioii generate,ce qui se caracterise par la perte d'appetit, nous recom-tnandons aotre formule ii031, page 55, qui nous a produit sans cesse des ellets antisepliques generaux certains et tres rapides.
S'il y a une tendance ä I'etat eliionicjue, on bien si celni-ci se declare comtne dans les cas que nous #9632;avons signal6s,on doit udininistrer journellement la #9632;formule 37, page 98, on 39 et M page 99.
Onaml des liquides irritants out ele inlroduils dans le pouinou par fausse route, on doit s'empres-ser de provoquer lour expectoration par des fumi­gations on des inhalations excitantes et antisepti-qnes, de lysol, de cresyl, etc.
On favorise lour rejet par la position du corps incline d'arriere en avant.
On recommaude, pour arreter la gangrene, les inhalations de goudrou, de cresyl, de lysol, d'essen-ce de terebenthine. M. Moussu recoininunde lalcool 150 gr. el le salicylate de soude de 15 ä 20gram.
La broncho pneumonic mycosique ou aspergil-laire necessite le traitement precedent si on pent la d'iagnostiquer pendant la vie.
11 nest pas de maladies qui, pour le praticien, exige une atteti.i ai plus grande, en vue d'etablir un pronoslic certain.
11 Importe, en elfet, de decider, avant que des complications se produisent,qu'un etat febrile rende la viande impropre ä la cüiisoramation, si la maladie est curable ou mortelle afin de faire livrer l'änimal ä la boucherie, ou d'entreprendre un traitem'nt qui doive amener su-rement la guerison.
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PLEURESIE
Appelee aussi pleurite cette tnaladle est Ires fre-quenle chez l'esfiece Ijovine et se [)reseiiLe sous des formes variees selon les causes qui Font determi-nee. Elle prend aussi des denominations qui corres­pondent ä ses diverses complications. Ainsi, si on la dit aigue et chronique on exsudamp;tive, on la dlt aussi secondaire, trautnatique, purulente, adhe­sive, h^raorragique, gangreneuse.
Au point de vne de la palliologie bovine nous croyons süffisant de n'envisager qu'une pleurite aigue et une pleurite chronique ou exsudative, par-ce que nous pensons pouvoir decrire tout ä la fois les diverses nuances qu'elle revet.
Etiologie. Lescirconstances qui exposent les ani-maux a cette maladie sent toutes celles qui pen-vent produire des arrels de transpiration : A I'eta-hle lorsque les animaux renlrenl du travail et que des conraiits d'air se dirigent snr eux en provenant de la trappe placee an plafond ou d'une Ouvertüre uu inui- d'en face ; de la porle d'entree entr'ouver-te ; au travail quand on arrete les animaux, en elat tie transpiration, a des endroits non abrites ; lors­que iles averses les surprennenl au champ ou a leur araivee sur 1111 champ de foire. laquo; II semble laquo; acquis aujourd'bui, dit JM.Moussiu dans son Irai-laquo; te des maladies du betaiJ, qu'il s'agit le [ilus sou-laquo; vent de pneumonies et non de pleuresies, que laquo; pour ma part je u'ai jamais constalees. raquo;
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Gepenilant oti ne peut pas doutei-Tde la sincerite des nombreux praticiens qui ont ecril sui- les mala­dies des plevres, et de ceux qui sont jouinellement aux prises avec les maladies de l'espece bovine.
Pour notre compte nous renconIrons souvenf. la forme aigue que nous combattons facilement parce-que, presque tonjours, on nous appelle ä letups et que nous pouvcns ainsi obtenir la resolution des les premiers jours, el c'esl pour cetle raison aussi que nous constalons rarement I'elat chronique ou exsudalif.
La pleuresie resulte aussi de contusions violentes sui- la paroi thoracique, de coups de sabols forte-inent appliques, ou de coups de lete pendant les lüttes ä la prairie. Nous I'avons trouvee aussi exclu-sivement limitee ä la plevre dans quelque cas de corps etrangers venus du reseau.
La pleuresie exsudative est souvent consecutive a la pleuropneumonie, ä la pericardile traumatique, ä la broncbo-pneumonie, ä la tuberculose, etc.
laquo;. La peiipneumonie contagieuse, (lit M. Cadeac, est la principale cause de la pleuresie.raquo;
Pour ne pas comraettre d'erreur il aurait fallu ajouter laquo; de pleuresie coraquo;JS(/cM/?ye.)i
Pour eviter cette tendance qui consiste, aujour-d'hui, chez les observateurs les plus minutieux, a #9632;diviser les etats morbides et ä les subdiviser, nous nous en tiendrous exclusivement ä cette division tout ä fait süffisante au point de vue clinique : La pleuresie aigue et ]n pleuresie chronique idiopathi-ques. Du resle, les diverses nuances de la maladie sonl indiquees ä propos des maladies qui les pro-
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voquent ou comme des complications de cette ma-ladie primitive, et nous n'avons pas a en faire une description speciale.
Symplömes. — La maladie se declare par des tremblements generaux, par des plaintes frequen-tes soit au repos dans la löge, ou lorsque le malade descend sur une pente rapide de terrain. Ges plain­tes sont continues ou se produisent pendant les mouvementsseulement. On provoque une flexion prononcee de la colonne vertebrale quand on la pince en arriere du garrot, et un soulevement prompt du corps quand on pince la region stemale. La percussion de la poitrine provoque, en certains points plus qu'a d'autres, une certaine douleur et des plaintes, raais la raisonnance n'est pas sensi-blement changee.
La raarche est lente, hesitante, les membres an-terieurs sont ecartes comme pour eviter le frotte-raent des epaules centre le thorax. La respiration dejä courte, saccadee et un pen plus frequenle au repos, s'accelere aprüs un leger exercice. L'auscul-tation ue permet pas d'entendre de bruits anor-inaux. Quelquelois et en quelques points, vers les endroits oü la douleur parait le plus vive, on en-tend un bruit de froissement, un bruit de parche-min qui provient du froltement des surfaces sereu-ses.
Dans sa löge l'animal se tient recule de la man-geoire, sa tete est basse, les yeux un peu fernies.
L'appeLit nul au debut, revient quelques heures apres mais avec lenteur ; la rumination est rare ou nulle.
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V
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Les oreilles sont froides, le inutle esi rnoins hu mecteetfroid ; le pouls est encore assez foil et ac-celere, les battements du cceur soul ir^eremeiit precipiles. La temperature reclale s'eleve. La toux se prodait rurenient, mais quaad eile existe eile est t'aible, seche, avortee. On i-essent une sensation
sui' one
da froid quaml on appliqu
e la mam a p
parfoquelconque du corps mais paiiiculierement
sui' la ci'oupe ou le long de la colonne vertebrale.
G'est la la periode du debut. Si eile n'est pas combattue rapidement, les symptömes s'uccentuent el. bieiilut on volt apparaitre un tableau symptoma-tique nouveau qui caractense i'älatchronique, c'est-ä-dire le commencement de l'öpancbemeiit pleu­ra 1.
L'epanchement est ä craindre lorsque le mal ne cede pas au premier traitetnent on que celui-ci a ete insuffisant ou neglige. On constate alors, dans les parlies inferieures de la poitrine, de la malite et une climiiuition du murmure respiraloire. Lap-petit an lien de se relever devient capricieux, la rumination irreguliöre. L'animal soaffre davautage coucbe que leve ; il ne s'allonge plus quand il se leve.
Le mutle est moins humide, les comes sont al-ternativement chaudes et froides. Le poul s faiblit, devient plus accelere. L'etat febrile cesse.
Des que l'epanchement pleural est bien forme, on recommit le niveau oü il montent ä ce que la fonctiou pulmonaire ne s'entend plus selon une ligne horizontale, et qu'au niveau de cette ligne on entend un bruit de liquide delermme par les mou-
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vetnents respiratoires, par le soulevement saccade du flanc; on y entend aussi un bruit de goutlelelles quand I'exsudation pi'ovieutdes parties siipeiieures. Dans ces parties, en dehors et au-dessus de 1'epan-chetnent, se fonnent des fausses membranes et des adherences du poumon avec la paroi costale, au niveau des points douloureux, points pleurStiques, do la periode de debut, et iä on tronvo de la matite el ['abolition on la diminution du murmure respi-ratoire, ainsi que des bruits de froissement, du murmure vesiculaire.
La maladie est plus souvent unilaterale et alors c'est d'uu seul cöte senlement que Ton observe les symptömes locau::. Quand eile- est ä gauche les bruits du coeur sont moins apparents et le sont davanlage ü droite ä cause du refoulement du coeur de ce cole.
Le pouls est devenu faible etaccelere. On compte 70, 80 et meine 100 pulsations ä la minute. Les animaux maigrissent rapidement en meme temps qu'uue faiblesse generale s'accentue sans cesse.
Marehe. — La plupart des auteurs ne tiennent nul com^ite de cette periode de debut dont nous venous de parier,sans deute parce qu'elle passe sou-vent inaperejue et que repanchementse produit dejä lorsqne Ton est appele pour soigner le malade. C'est pour celä qu'ils considerent ce debut de I'ex­sudation comme l'etat aigu de la maladie et qu'ils ne font commencer l'etat chronique qu'ä un degre trö-i avance de la periode exsndalive. Tons les pra-ticiens qul pretent une attention assidue ä la mede-
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cine bovine, se sont cependant bleu apergus que, la plupart du temps, ce que le vulgaire appelle coup d'air ou plaintes correspond ä un etat pleure-tique aigu dont on se rend facilement compte ä l'aide d'un examen non superficiel comme on le fait trop sou vent.
Diagnostic diffdrmtiel. — 11 exiyle un epan-cbement pieural consecutif ä la perforation du reseaa et du diaphragme par un corps etranger. Get epancbement qui deviont d'habitude considera­ble aupoint que hour avons pu extraire, dans une circoiistanc6,un seau de liquide cbaque fois, pro-vient das matieres qui s'echappent du reseau ä la faveurdu Irajet fistuleux. Dans cette ciiconstance ies symptömespleuretiques du debut out fait de-faut; des symptömes gastriques se sont montres dejä, et cet epanehement, produit d'un lavage des matieres ingerees par les sues digestifs et les bois-sons, se forme tres rapidement, au point que le praticien est surpns de le conslater au moment oü rien ne pouvait le faire prevoir. Une ponction d'essai est alors ä recotnmander et le liquide que Ton re-cueille met immediatement sur la voie du diaenos-tic.
Pronostic. — La pleuresie au debut, dans sa periode aigue, est facilement curable, ä l'aide d'un traitement ties simple ; par consequent on pent annoneer une gnerison a neu pros certaine. La guerison est raoins certaine quand on n'a pas en-rraquo;ye le mal et que repancbement se produit. Ce.
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pendant encore,dans ce cas,la thoiacentese qui peiv. met de debarrasser totalement la cavite du liquide qu'elle contient, nous a tonjours produit d'heu-reux resultats dans les quelques cas oü nous ra­vens pratiquee. La liquide ne s'est jamais renouvele et la guerison par la resolution a ete obtenue. Si ce resultat heureux ne se produit pas dans loutes les circonstances, on.peut souvent compter sur lui. Le pronostic ne devient grave qua lorsque Ton ne provoque pas la sortie du liquide, car alcrs un oeileme puhnonaire peut s'en suivre et causer 'a mort par asphyxie et par gene des fonctions du coeur. #9632;
Terminaisons. — 11 peut survenir des hydropi-sies consecutives, de l'empyeme avec les symptö-mes de la fievre hectique. Nous avons observe un cas oil un trajet fistuleux aboutissait au poitrail dans une tumeur formee, on ne sut comment, a la pointe du sternum. La ponclion donna issue ä une matiere sero-purulente et une sonde s'enfongait tres profondement dans la cavite thoracique.
Le traitement, bien applique au commencement de l'exsudation, peut enrayer le mal et amener la resorption du liquide deja forme. La terminaison par la gangrene est a redouter dans les pleuresies fort etendues.
Enfm vers le declin de la maladie,des hydropisies peuvent se produire, un etat cacbectique se pro-nonce rapidement, la faiblesse s'accentue au point que le malade ne peut plus se lever et la mort ne tarde pas ä arriver.
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Lesions. — A l'aütopsie des animaux qui ont succombe ä la pleuresie, on trouve, dans la cavite thoracique, une plus ou moms gründe quantite de liquide jaunätre tenant en suspension de petits caillots flbrineux. Quand 11 y a eu des plaies pene­trantes, 1'exsudat devienl purulent. 11 est rougeälre quand il y a eu diaüiese hemorragique. On trouve en meme temps dos adherences du poumon avec la paroi coslale, des fausses membranes fixees en ces endroits. Eulin, comme nous i'avons dit plus haut, ce liquide pleuretique est semblalde au liqui­de du rumen et du reseau quand un corps etranger fait commuuiquer, par un trajet iisluleux,äle reseau avec la cavite thoracique.
Salon Tage de la maladle on trouve ies vaisseaux de laplevreinjectes, des points hemorragiques exis­tent sur celle-cl. Le poumon est noye dans In lioui-de, decolore quand le mal est ancien et souvent emphysemateux.
Au point de vue anatomo-pathologique les au-leurs donnent des details des plus interessants sur lesquels nous ne croyons pas necessaire de nous arreter ici.
Traitement. — La saignee, les couvertures chau-cles et les frictions revulsives suffisent pour faire avorter la maladie si ou est appele des rapparition des premiers symptomes. On renouvelle la saignee le lendemain si les plaintes persistent. II nous est arrive d'ouvrir encore la veine le troisieme jour si 5es plaintes durent encore. Des frictions sinapisees
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vigoureuses sur la region des cotes complamp;ent le traitement. A rinterieur on donne des diuretiques : chiendenl, parietaire, scille on colchique, digitale, cafeine, et pins conamunement le nitrate de po-tasse.
La maladie ne resisle ä ce traitement qua si la
cause qui I'a detenninee a ete violenle pour pro-duire une pleuresie intense.
Si 1'etat thermique ne cesse pas assez vile, on donne ä l'interieur las antipyr^tiques, sans oublier la digitale qui ast en meme temps diuretique.
Lorsque Ton n'a pu faire ainsi avorter la maladie el ([ne I'exsudation va se produire, on applique les sinapismes, qu'on iaisse en placee de 12 ä 24 heures. Le moment est venu d'insister sur les diuretique, precdemment indiques.
II est rare quo, pur ces moyens, la guerison ne survienna pas.
Lorsque Ton a affaire ä uiie pleuresie avec epan-cliement bien apparent, il laut avoir I'animai pres-que constamment sous la main et insister sur I'ad-ministration de^ diuretiques qui süffisant quelque-fpis par la faire avorter et favorisent la resorption des fausses membranes.
Enfiii, lorsque la resorption du liquide epanclie n'est plus possible, on a recours a la Iboracentese qui n'oftre pas le moindre danger. I n lave la region externe avec un antiseptique et on enfonce le tro-card, apres I'avoir bien desinfecte, enlra deux cotes
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en arriere de l'epaule, dans le creux de c Ue-ci, et on fait ecouler tout le liquide possible. Le lende-maiti on y revient si Ton suppose qu'il en reste encore. On doit suivre, pour celte operation, la marche que nous avons indiquee dans not.e laquo; Ma­nuel operatoire pour I'espece bovine. raquo; Conseculi-vement ä cette operation nous ne faisons pas de lavage thoracique et la guerison est obtenue quand meme par la resorption des pseudo-membra­nes.
Nous sommes oblige de contra indiquer les se-tons au fanon ou au thorax ä cause du danger d'iu-fection qu'ils font naitre lorsque le corps appuie sur la litiere. Nous avons eu ainsi un cas de complica­tion impossible ä combattre : tout au tour des ou-vertures du seton il se i)ro(luisit une destruction du tissu cutane qui augmenla rapidement en surface, et que nous ne punies pas combattre avec les anti-septiques les plus puissants.
A lepoque oü nos avons observe cette transfor­mation cutauee, il y a une quinzaine d'annees, les etudes anatorao-pathologiques n'etaient pas aussi avancees qu'aujourd'hui, et nous ne pümes pas etudier minutieusement cette'si interessante cle'ye-nerescence que nous pourrions pent elre qualifier de carcinomatense de la variete squirrheuse diffuse. Partie (i'un point du seton, eile s'etendit d'une maniere lente, progressive, et tres reguliei'e, de maniere ä occuper toute la raoitie inferieure de la retäon costale droite, c'est-a-dire lout le cole sur lequel la vache restait presque constamment cou-
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chee. Toul ce tissu etait de couleur rose clair, ou jaunätre, marbre de points un pen plus fences, ä surface un pen iireguliere avec quelques legeres bosseluies ou rugosites, legerement criant en le divisant avec le bistouri, dünnant une coupe cloi-sonnee, de Irqnelle s'ecoulait, par une legere [)ies-sion, un sue sereux, poitanl en suspension des de­bris ou grumeaux cellulaires assez abondants. On ne trouvait plus la plus petite trace de polls ; e'etait la destruction complete de la peau.
S'ilesL besoin de relever les forces de l'organis-me lorsque repanchement est ä une periode avan-cee, ou si i'evacuatiou du liquide epanche laisse le malade plus on moins epuise, on a re-cours aux toniques ,et aux aliments les plus nu-tritifs sous un petit volume.
Ge meme traitement s'applique a la pleuresie des qu eile devient puruletite sans etre traumatique, e'est-a-dire lorscpae le liquide epancbe devient trou­ble, grnmeleux, plus ou moins epais.
Quand 11 y a eu traumatisrae la guerison est plus difficile ä obtenir. Chez le cheval la thoracentese produit, si on ne prend pas les precautions süffisan­tes, uue inflammation nouvelle de la plevre. Cela n'anive jaraais chez le boeüi pour peu que Ton observe les regies de l'antisepsie. Dans tons les cas la guerison est subordonnee a l'intensite du truu-matisrne et aux complications qui le caracterisent.
Dans certaines circonstances, ä propos des mala­dies de I'appareil digestif, nous avons conseille de pratique la saiguee raalgre la faiblesse du pouls. Dans la maladie qui nous occupe ce moyen est en-
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core ä recommander quoiquel'exsudation commence et siirtout pendant la periode qui precede, quand les pulsations sont faihles et IVequeates. G'est un. moyen tres efficacejpour relever celles-ci.M. Trasbot dans un article ties complel et ties detaille sur la pleurite publie dans lelaquo; Dictiounairepratique de H. Bouley raquo;,y ex-prime ce fait.Pom1 augmenter la dinrü-se. ce praticien distingue recommande l'essence de terelienthine.
II Importe de faire remarquer que le traitement de la pleurite cousiste, apres les derivatifs, dans les evacuants de tontes les classes : les purgatifs, les dluretiques, les sudorifiques, etc.,et c'est d'apres ces indications que nous avons etaldi le formulaire ci-apres :
Formulaire
P. Poudre de colchique................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
ou de scille...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 8 raquo;
(N0 47) Poudre de digitale..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3 raquo;
Poudre de regiisse..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 raquo;
Sirop de gomme, miel ou CBufs.......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
pour unbol ä faire prendre lesoir.Dans la matinee,nitra­te de potusse .
P. Cafeine............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 gp,
(N0 48) Poudre de digitale.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3 raquo;
Poudre de regiisse..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 raquo;
Sirop de gomme, miel ou oeufs.......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; q. s.
Pour un hol ä faire prendre chaque jour.
P. Granules.do colchicine (Nquot; 49) id. dedigitalinu
id. de sulfatü de strychine
Cinq de chaque toutos les houres, pendant 5 ou 6 heu-
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res. Recommencer le lendemain el jours suivants jus-qu'a effet. Nitrate de potasse dans les boissons de chien-dent on de parietaire. matin et soir. Sulfate de soude eti lavements.
P. Granules de colchicine (N0 50) id. de digitaline
id. de cafeine
(gt; de chaque toutes les heures, comme precedemment.
P.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Poudre de digitale..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4 gr.
(Xquot; öl/ Nitrate de potasse..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20 gr.
Dans la tisane de parietaire administree en bien petites gorgeos lant que la rumination ne se produit pas.
1'.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Essence de törebenthine............ 10 gr.
(N0 52) Poudre de rcglisso.................. 20 gr.
Miel ou ceufs....................... q. s.
Pour un bol k administrer matin et soir. On y associe
au Itusoin le nitrate de potasse.
P.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Caföine............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3 gr.
(N0 53) Benzoate de soude..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;(j gr.
Eau distillce....................... 10 gr.
Faites dissoudre a chaud : pour Irois injections hvpo-dermiques dans la journee. Agil, en meme temps,coinme anlif herinique.
Friedborger et Caffaratti recominandent les injections hypodermiques de :
(N0 54) Nitrate de pilocarpine........... 20 cenliquot;.
Ean distillee...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;10 (rr.
Pour nnc injection.
Lorsqu'il y a violente reaction febrile Caffaratti ordon-ne la formale suivante :
P.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Salicylate de soude....... do 80 ä 120 er.
(N0 55) Nitrate de potasse ........ de20 ä 40 gr.
En 6 paquets a administrer, dans la journee. dans une infusion de baies de trenievre.
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L'edition de 1892 de la laquo; pathologie bovine raquo; de Crnzel, quoique l'article plem-esie soit redige dans un sens tres pratique, ne nons donne rieri de nou-veau au sujet du traitenoent de celte maladie.
Le traitemeut serotherapique serait ä essayer.
Les imgatioas d.'eau froide indiquees pai' Fried-berger, parCaddac et pout etre par d'autres prati-ciens, ne nous paraissent pas devoir etre recom-maudees chez le boeuf. Pour notre coinpte nous n'oserions pas les appliquer.
Pneumothorax. — Hydrothorax. Hydropneumothorax
Quant, ä la faveur d'une plaie pnhnonaire, il y a penetiatioa d'alr dans la cavite pleurale, il y a Pneumothorax. —II ya Hydrothorax, quand c'est du liquide sereux, lyinpide, clair on jauniltre, sans llocous fibrineux.
C'est la veritable hydropisie de poitrine qui pro-vient d'un etat general tout particulier, d'une alte­ration du saug ordiiu'iieineiU.
Enliu il y a hydropneumothorax, dans les cas de pleurite aigue prbbablement toujours, lorsqu'un abces pulmonaire s'ouvre dans la cavile thoracique, et etablit aiusi uue communication avec cette der-niere et l'exterieur. Quelques auteurs designent cette manifestation pathologique sous le nom de Pi/othorax.
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Nous n'avons observe, chez le boeuf, que ['hydro* thora\ que nous avons signale dans le cours de la description de la pleuiite. Get hijdrolhorax prove-nait lie la perforation de la paroi diaphragmatique par ua corps etranger venaut du reseau, ci'oü epanchement coasecutif de liquide gastrique. 11 est facile ä diagnostiquer et a dil'lerencier de la pleurite franche, et, dans tons lescas, la thoi'acentese tire immediatement d'embarras.
Gelte variete d'hydrothorax, qui est pent etre la seule que I'on ait rencontree chez les-grands rumi-nanls, doit etre consideree comme incurable, et l'a-mal qui en est atteint doit etre livre immediatement ä la boucherie. Trop teoiporiser serait s'exposer a une saisie de viande, car celle-ci preadrait vite le gour. et l'odeur du li(juiile epanche, comme eile prend l'odeur de l'urine dans le cas ci'epanchement de ce liquide dans la cavite abdominale.
Traitement par I'oxygene
Pour terminer cette etude pratique des maladies de Vappareil respiratoire chez les grands ruminants nous ne saurions mieux faire que de donner un apergu des usages nombreux que Ton fait de I'oxy­gene en Hierapeutique, et en particulier de ceux que Ton peut faire dans le traitement de ces mala­dies.
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Nous n'avons pas a nous ai reler sur ses usages iiKiuslriels ijui deviemieiit, do jour en jour, plus norabreux. Pour eu citei1 un exenaple nous i,ap[iel-lerons (pie l'ean oxygenee permet le transport du poisson vivant, pendant plusieurs jours, et ä de quot;'randcs d'slances.
Sou emploi en therapeuliqne veterinaire est pres-que unenouveaule. Depuis la decouverte de Schwan surlacellnleorganiqueet salheorie cellulaire,depuis la belle tbeorie de Metchnikof.del'Institut Pasteur de Paris, sur le rule des leucocytes dans' 1'etat maladif, son action dans les fonctions organiques est parfai-teraent comuie.
C'est la tbeorie de la phagocytose.
On sail, que, pendant 1'etat physiologique, les globules rouges sout en quanlite considerable dans le sang et ti ansporleiil, dans toute I'econoinie, l'oxygene de l'air que recoit le poumon ; qu'ä cöte de ces globules rouges, on trouve des globules blancs, en petite quanlite, inais dont le nombre s'accroit considerablement dans I'etat maladif; on les designe, des ce moment, sous le nom de pha­gocytes parcequ'ils sont charges de detruire tons les corps etranc^'-s, microbes, bacilles et autres, qui envahissenl #9632;#9632;t alterant le fluids circulatoire. Ils agissent meine sur les globules rouges quaiul ceux-ci sont älteres et les dissolvent a la faveur de leur ferment. Des que leur role est termine, c'est-ä-dire lorsque la sante revient, ils abandonnent pen a i)eu le point qui etait malade pour se retirer dans les points oü ils reposent en faction sous forme de cellules, dans la rate, dans les glandes et sur d'au-
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tres organes. Oa u'en i-encotitre plus que fort pen-circulant lenternenL contie les paiois des eapillaires comir.e pour surveiller le bon etat des tissus ; ils montent la garde pourappeler du secours en cas de derangement quelconque.
On congoit des lors que le besoin de l.'oxygene, que les globules rouges out mission de transporter dans tons les tissus et surtout dans ceux a reparer, se fasse plus que janaais seutir ; et c'est ainsi que Ton se rend compte de la necessile d'en fournir, en plus de la quantity qu'en fournit 1'air qui penetre dans l'appareil respiratoire, et meme de le faire ar-river directement sur les points alleres. On oxyde de cette fagon, le plus completeraent possible, I'be-moglobine, et on augmente la vitabte des cellules phagocytes pour qu'elles remplissent, le pluseffica-cemtait possible, leur role si inerveilleux. Finale-raent ce sont elles qui redonnent I'appetit, rame-nent les forces cliez le.-; aninutux epuises par les maladies, et elles out encore celte vertu remarqua-ble de diminuer rapidement la douleur.
La difficulte de se procurer I'oxygene en quantite süffisante et au moment voulu, a fait que son appli­cation eu tlierapeutique veterinaiie a ete, jusqu'a aujourd'hui, fort restreinte. On I'emprisonne dans des sacs speciaux que Ton expedie de la droguerie pour sei-vir ä quelques elats maladifs de l'epece Im-maine, et il faut renouveler la commande des ({ue le sac esl vide. On conyoit que l'usage de I'oxygene, dans ces conditions, soit ä pen pros impossible dans notre medecine ; et c'est parce que son ulilite est devenue incontestable, que ses effets sont des
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plus evidents, que des iadustriels, el notamment la maiso:i Hauptner, de Berlin, ont cheiche le moyen dele produire eL de I'expedier en quantile süffisan­te pour 1'utiliser en cnedecine veterinaire.
C'est aussi danscet ordre d'idees qu'un indus-triel de Paiis, M. Sabatier, a imagine un procede qui permet au praticien de le produire sur place, au moment de s'eu servir, en quantile illimitee, pour pouvoir I'appliquer, dans les etats maladifs Ires nombreux ipii le reclament.
F.es elTets de l'oxygene sur I'economie animale sontindiques dans tons les traites de tberapeutique. Nous ne ferons quo les rappeler ici brievement afin de preciser les cas nombreux oü son efficacite est devenue incontestable, oil son intervention est devenue necessaire.
Un des auteurs les plus anciens qui nous lom-bent sous la main, Orlila, ecrivait en 1851 :
gt;( l/oxvoeiie doit elre considere comme un exci-
laquo;
mt. Lors de sa decouverte, plusieurs medecins
)iiciu'ent l'espoir du diminuer l'intensite des laquo; sytnptomes de la phlhisie pulmonaire en le fai-laquo; sant respirer, mais il detennina une excitation laquo; teile de In inuqueuse des poumons, qu'on Cut laquo; oblige d'y renoncer. II parait agir avantageuse-g ment dans l'astbme humide, dans la cblorose, laquo; dins les aifectioas scrofuleuses, dans certaines laquo; atfectioas lentes des poumons et des visceres laquo; abdominaux, dans I'asphyxie par defaut d'air. ygt;
Chez I'espece humaiae on l'emploie avec de grands succes contrele mal de oier, il fail cesser •rapidement les nausees et les vomissemenls ; la
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respiration se regularise el las maux de tete dis-puraissent. Les maladies cardio-vasculaires, la gan­grene spontanee, l'aspbyxie des nouveaux-nes, sont tres uvatitageuisemeiit combattues.
On obtient une guerison rapide de la perilonite en 1'introduisant dans le peritoine a I'aide d'un drain. Le docleur Demmler i'a employe dans les processus suppurutifs ; le docleur Thirier, de Bruxelles, dans les furoncles, les anthrax, en injec­tion a i'aide de raiguillede Pravaz.
II est employe dans la gangrene, la pustule ma­ligne, l'erysipele, les phlegmons, les panaris, les plaies contuses, etc.
Une seule injection ä la base de ces tumeurs est quelquefois süffisante pour en arreter le developpe-menl ; quand la plaie a jele son pus, I'oxygene est injecle au centre. Dans ranthrax quatre ou six in­jections aulour de la turaeur et une au centre süffisant pour oblenir la guerison en quelques jours.
Goname cliez i'espece luunaine on devrait I'em-ployer dans le mal de mer, chez les animaux, a la suite des tetnpetes particulierement, et celle inha­lation, aujourd'hui si simple et si pratique, dispen-serait de jeter ä la mer des quantiles d'animaux qui ne peuvenl resister au mal.
Quand on I'emploie en inhalations, celles-ci, pour ötre efficaces, doivent elre de longue duree et pro-fondes. G'est de cette maniere qu'il devient utilisa-ble contre la pousse, remphyseme pulmonaire, centre la tuberculose, l'asphyxie des nouveaux-nes, la pleurite aigue ; conlre la congestion pulmonaire,
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les pueumonies en general, contie la pleurite chro-nique en injections dans le thorax a la suite de I'e-vacuation du liquide ; dans tons les cas, par son intervention, on a promptement raison de ceUe maladie que nous venous de decrire, el on evite, sdrement, rhypersecretion si on ya recours au mo­ment oü celle-ei menace de se produire.
Nous indiquerons aussi, pour terminer cette no­menclature fort incomplete de maladies oü l'oxy-gene rend de precieux services, les maladies de la tnamelle, et en particulier celles qui se declarent avec la fievre vitulaire, dans toutes les circonstan-ces oü Ton recommande le traitement de Schmidt, soit pour remplacer les insufflations d'air, soit pour etre injecte directeinent sans l'etnploi pi'ealable de la solution d'iodure de potassium.
G'est que, comme ceux qui se developpent dans le sang, les miccobes malfaisants que Ton y ren­contre, sont generaiement anaerobies, et l'on con-concoit que les obliger ä vivre dans Toxygene, ne soit pour eux la inort inevitable.
M. Sabatier nous procure Voxylithe en pastilles de 25 grammes se dissolvant entierement dans I'eau et donnant trois litres et demi d'oxygene.Il fabriqne un appareil tres simple, ayant la forme d'un appa-reil a eau de selz qui permet de l'obtenir imraedia-teraent et de I'utiliser ä mesure qu'il se degage. Get appareil qui est designe sous le nom d'oxygeno-phore, n'occupe pus plus de place qu'une lampe ordinaire, il pese un pen moins le 400 grammes et coüte 15 Cranes. II peutetre conlie ä une personne
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•quelconque pourles inhalations. II fournit30 litres d'oxygeue en utie demi-heure.
Quaiid on veut recolter une certaine provision d'oxygeue et le conserver plus ou moius lougtemps, ou bieu remployer en injections, on le produit a I'aide d'nu autre appareil encore plus simple, Voscy-genophore rapide qui fournit, en trois minutes eu-v rou, hi Liuautite d'oxygeue süffisante pour remplir le sue, soit de 20 ;quot;iLlitres. Ce petit appareil coüte 7 fr. 50.
Les pastilles d'oxylithe sont livrees par boites de 34, pour le prix de 5 francs la boite.
Le sac; ä oxygeue, contenant de 15 ä 28 litres, coüte de 18 ä 26 Francs. (1)
La maison Haupuer fabrique, pour pratiquer ces inhalations, une sorte de licol-masque, destine ä boucher la narine qui regelt le lube inhalaleur. Ce masque pourrait ties bieu servir pour l'oxyge-nophore, mais, ä defaut de cet appareil qui per-met de inieu.x operer, on peuL se servir d'un tam­pon de coton bouchant la narine et portant le bec du lube inhalateur. Les animaux se pretent Ires bien ü cette operation que Ton peut prolonger aussi longtemps que l'oxygene se produit.
On se procure Yoseylithe et les oxygenophores chez M. Sabatier ing^aieur-coastrueteur, 233. r.ie St-Martin, Paris.
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Broncho-pneumonie infectieuse de jeunes veaux
Dans le cours de notre description des diverses maladies qui siegent dans le poumon, nous avons dit qoelques mols se rapportantä ceiles qui aJTeclent particulierement les jeunes animaux ; mais com me la broncho-pneumonie revet cliez eux quelques ca-racteres speciaux, nous pensons qu'il est utile d'en faire une mention ;i part.
Les auteurset surtout uo de ceux qui out ecrit le plus recemment sur la pathologie bovine, M. Moussu, indiqueat ((tie la maladie est due ä deux causes principales : ä l'inspiration du liquide am-nioliijne an moment de la parturition, et, dans les premieres semaines de la vie, ä la dianhee de ces jeunes animaux.
C'est sans doute ä cause de cette derniere origine que M. Galfaratti, dans son laquo; traite des maladies des bovins raquo;, la desigue sous le nom de laquo; gastro-pneumo-enterite raquo; des veaux ^de lait. Friedber-ger et Frobner, dans lear complexe division des broncho-pneumonies, en parlent ä pen pres dans toutes, mais particulierement dans la laquo; pneumonie catarr'hale raquo; et dans la laquo; pneumonie tnetastalique raquo; ou laquo; embolique raquo; provenant de diverses alterations de tissus, et, en particulier, de laquo; processus pyoge-niques quievoluent dans les divers organes. raquo;
Nous ne pensons'pas devoir nous occuper ici de la broncho-pneumonie prov nant du passage du
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liquide ainiiiotique dans les broaches parce qu'eile est eu tont stjinblable ä la broncho-pneamonie ordi-nuire que nous uvons dejä decrite.
Quoiqne assez rare dans notre contree, nous avons constate plusieurs fuis la maladie qni nous occupe, et toujours concomittente avec la terminai-son par suppuration de i'iiitlammation ombilicale. Sans emettre le moindre doute sur l'action des au-tres causes invoquees, nous pensons que la bron-cho-pneumouie des jeunes veaux depend, en plus de ces causes, d'une infection purulente ayanl, le plus souvent, son origine dans le cordon ombilical, ce qui est egalement l'avis de Friedberger et Froh-ner.
Symptomen. —#9632; La maladie s'annonce par une toux seche et profonde sans autres symptoir.es ap-parents, et 1'on n'y poide pas une grande attention parce que celle-ci est detournee sur la maladie pri­mitive, la diarrhee on rinflammation du cordon ombilical. G'est generalement lorsque la diarrhea cesse que le mal pulmonaire s'aggrave,et souvent, ä ce moment, il est devenu ä pen pres impossible de le combattre ; comme aussi c'est lorsque rinflam­mation du cordon ombilical a cesse, lorsque les vives douleurs ont disparu, que Ton croit a une guerison complete, et on ne se preoccupe plus du malade pendant que des alterations des plus gra­ves se forment dans le poumon.
II faut done, dans toutes ces circonstances, sur-veiller la poitrine et I'explorer le plus minirtieuse-menl possible.
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Pur la percussion on provoque de U doüleur el des plaintes ; on constate, en meine temps, de la matite sur certains points, tnais, le plus sonvent, dans les parties inferieures. Au nivean de ces points on entend un mnnnure respiratoire tres affaibli pendant qu'il est exagere dans les parties superienres non atteintes. Bientöt on n'entend plus, dans ces parties inferieures, que des räles bronchi-ques, du soufle tubaire, des bruits de siffletnent, el, meine pins rien quaud ['alteration du lissu est complete, quand la gangrene ya lout reduit en une substance inerte.
Pendant qua ces desordres se produisent a I'inte-rieur, la respiration s'accelere, la toux augmente, I'elat febrile,accentue an debut, s'eteint vers la fin, I'appetit dirainue, puis se perd, i'amaigrissement se prononce, les yeux s'enfoucent el, [)älisseiit. la faiblesse augmente, le decubitus devient constant et la mort arrive assez rapidement.
La broncho-pneunaonie qui resulte de 1'inflamnaa-tion du cordon ombilical parait elre celle dont la diiree est la plus lougie. Dans ce cas on trouve en­core des traces de ce!te inflammation quand on est appele pour la #9632; taladie pulmonaire, el un pen de pus s'echappe pa,- la pression de rextremite du cor­don. Si a ce moment, on explore la region abdo­minale, on pent sentir une tumefaction interne ayant racine a l'ombilic, et qui n'est autre qu'un foyer purulent du cordon.
Notons en passant que cette inflammation sup-curative interne du cordon ombilical, depend sou-
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vent de liniilleiKeiits im tnornent de la naissance, quaad In vache met bas deboul et que la rupture du cordon ne se fait pas ä temps.
Lesions. — Le poumon n'esL jatnais atteint dans toute sonetendue ; tout au plus c'est la partie infe-rieure qui poi'te les alterations, et la pneumonie est probablemeat, toujours double. Gelte partie alteree est t'orteraent congestionnee, de couleur brune, marbree de points moins fonces, avec des bosse-lares a la surface plus ou moins dures on resistan-tes. (leite substance pulinonaire alteree crie sous l'intruraent tranchant qnand on la divise, et la coupe assez sSche, brune egalement, ä aspect, gan-greueux, laisse echappei-, par la pression entre les doigts, des verraisseaux de [ms epais, provenaut de foyer.s miliaires caches dans cet,!e masse alteree.
II v a lä, generalement, de la gangrene pul-monaire. D'autrefois il y a de veritables abces pu-raletits |)lus ou mains volmnineux coiisLituant au-tant ile cavernes des'qu'ils sonl vides.
On trouve, assez souvent, des alterations cardia-ques, de la pleuresie, des lesions gastro-inlestinales seien l'origine de la maladie pulinonaire. Quand eile esl d'origiae ombiiicale, on Irouve un foyer purulent qui atteintquelquefois le volume du poing, dans la veine ombiiicale, et du sang coagule est desseebe, obstruant totalement la partie de celle-ci faisant suite ä l'abces qui se trouve lä comme enkyste. G'est en elfet uu vrai kyste purulent, car le pus y est epais et parait y etre renferme depuis
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Un temps relulivement long-. On rencontre aussi quelques restes drabces vers le trou ombilical.
Traitemmt. — II doit elre surtout preventif. II faut recommander de surveiller les veuux au mo­ment de leur naissance pour que, lorsqüe la par-tui-ition se produit, Ton soit pret a accompagner le cordon jnsqu'ä terre en tirant sur la partie qui vient des enveloppes, et le couper s'il ne se rupture pas seul ; de tenir I'ombilic dans un etal complet de proprete par des lavages disinfectants ; avoir une litiere bien propre et souvent renoovelee. Combat-tre rapidement las dianhees des leur apparition anlant qne possible.
II faut se häter de vider les abces de I'ombilic des que le pus est forme, et, lorsque I'abces est profond, on peut encore amener le pus au debors ä l'aide d'une sonde introduite jnsqu'ä la poche par I'ouverture oml)ilicale;des que ce passage est ouvert on ueut y passer un drain poui' (|ue le pus y cir-cule mieux et s'ecoule facilement.
On previent ainsi les maladies pulmonaires qui
peuvent etre la consequence de cetle inflammation omphalique.
Lorsque la toux se fait entendre et que la poi-trine s'altere, il faut se hater d'appliquer le traite-ment externe sur la paroi thoracique, combattre I'etat febrile par les antipyretiques ordinaires, en granules on autres. Administrer des antisepliqnes generaux selon les formules que nous avons dejä indiqneeset faire des fumigations emollientes et egaletneiit antiseptiques.
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^laquo;
- 187 — Tuberculose pulmonaire
Nous ne voulons pas traiter ici de la tuberculose dans toutes ses particularites, pas plus qu'au point de vue de sa nature, ni de sa propagation, mais seulement au point de vue des signes cliniques qu'ellefait naitre quand eile se localise dans la poitrine, son point principal de predilection.
Gette etude sommaire nous a paui importante au point de vue du diagnostic differentiel des diver­ses maladies que nous venons de decrire.
Etiologie. — Disons tout simplerjient qu'elle se declare chez las animaux ä la suite de la contagion, soit que I'element virulent s'introduise dans i'eco-nomie par la voie digestive cu par la vole respira-toire. Ge sont les deux principales voies de pene­tration, la voie pulmonaire est peut-etre la plus favorable, et c'est probablement pour cela que le poumon est le plussouvent aiTecte.
Nous devons ajouter que ce qui favorise Teclosion de la maladie est I'air confine des etables, et l'etat d'insalubrite de celles-ci. Gette affirmation est ren-due evidente par ce fait que la tuberculose est moins frequente chez les animaux qui vivent cons-tamment au päturage, et qui ne sont abrites que dans les journees les plus mauvaises de l'annee. Dans les contrees oü ils vivent en stabulation a peu pres permanente, et dans la nötre en particulier, nous avons note des etables qui, quoique spacieu-ses, mais raanquant d'issues permettant a l'air de
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se renouveler suffisamment, oü la tuberculose exis-tait en permanence et d'oü eile n'a disparu qu'en praliquant des ouvertures nouyelles ou bien en refai-sant la construction. C'est ce qui nous autorise a declarer qua lorsque, au point de vue de la police sanitaire, on a fait la desinfection d'une eta-ble par des crepissages, des refections et des lava-ges antiseptiques, on n'a pas empeche totalement le mal de reparaitre si Ton ne tient pas compte de l'aeration.
Symptomes. — II est bien difficile de saisir la raaladie des son debut. Rien, pas meme la toux ne I'annonce. Ge n'est que l'epreuve de la tuberculine qui pent faire decouvrir celte periode initiale, sur laquelle nous n'avons pas ä insister ici.
Les premiers signes cliniques par lesquels la tu-berculose se manifeste, sont : une toux tres rare, profonde, d'une intensite moyenne, quelquefois plus faible, seche ou un pen grasse, se monlrant dans toutes les conditions, mais surtout quand les ani-maux sont soumis a un travail un peu force. Pour la provoquer il suffit souvent de faire mordre forte-ment la charrue, ou bien de faire trainer une char-rette a travers une pente rapide. L'exerciceau trot, suffisamment prolonge pour accelerer la respira­tion, suffit quelquefois. Quand la maladie a produit des desordres etendus, cette toux devient plus fre-quente, quinteuse, seche, faible, se terminant par une sorte de sifflement caracleristiqueoii bien eile est grasse, forte, comme si une matiere granuleuse venait obstruer le pharynx.
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II nous est arrive de constater des cas de tuber-culose ou la toux ayantexiste des le debut, dispa-raissait apres un an ou deux, de maniere a faire croire ä la cessation du mal ou a une erreurde diagnostic. C'est que, dans ces cas, la parlie de-truite du poumon, totalement transformee en tu-bercules, se delimite completement sans envahir la partie saine, qui est restee seule accessible ä l'air. La partie peripheiique du poumon est alors seule atteinte, on ne peut plus entendre lä le moindie rale, le moindre bruit, le moindre murmure, et il. est. difficile, si on n'a pas une gtande habitude de l'exploration thoracique, de distinguer si cetle absence cle bruits ou de murmure respiratoire ne resulte pas du refoulement du poumon par la masse intestinale ä droite, ou par le rumen ä gau­che. Pour bien se rendre compte, dans ces condi­tions, il faut se rappeler les bruits qui sont produits par ces organes abdominaux.
Apres la toux,le Symptome que Ton saisit rapide-ment est la sensibilite de la colonne vertebrale qui se produit d'une fa^on toute particuliere : L'animal s'aiTaisse subitement sous l'influence du pincement, el si celui-ci est maintenu, I'aflaissement se conti­nue sur les quatre membres ä la fois en prejetant le corps en arriere.
Avec l'adherence de la peau qui n'est pas cons-tanle, la secheresse du poll qui a cesse d'etre lustre, cette sensibilite du dos pourrait suffire pour decou-vrir la tuberculose dans l'inspection des animaux conduits aux foires et marches, ou tout au moins les tenir en grande suspicion pour les examiner a
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part plus attentivement. Gette constatation se fait autant et aussi souvent chez les, animaux en bon etat d'embonpoint que chez les animaux in ilgres.
L'examen de la poltrine n'est pas sans presenter une foule de difficultes parce que les irregularites que Ton entend ne sont pas en raison directe des lesions existantes. Bien souvent on entend des bruits de sifflement permanents ou temporaires, mieux distincts chez les tuberculoses jeunes que chez les tuberculoses anciennes, oil Ton n'enlend le plus souvent qu'un bruit de souffle resultant du passage de l'air dans les tubes bronclii-ques d'un calibre assez fort, qui traversent la masse tuberculeuse ä la fagon d'une substance inerte, d'un tube quelconque dans lequel on fait passer un courant. Et ce bruit est facile a distin-guer parce que Ton pent immediatement le compa­rer au murmure respiratoire ordinaire que Ton peut entendre un peu plus loin.
Nous n'insistons pas sur ces bruits pulmonaires que Ton pergoit dans la tuberculose, parce qu'ils revetent toutes les nuances decrites dans les altera­tions pulmonaires en general.
La percussion decele dq la matite sur tons les points oü le poumon est detruit ou fortement en-vahi,et surtout sur les points oü il y a des adheren-cesdu poumon avec la paroi costale,ou encore dans le cas oü dts depots plus ou moins considerables se font sous la plevre parietale.
Ce sont la des symptömes qui correspondent a une periode ties avancee de la tuberculose pulmo-
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naire, periode qui ne permet plus de conserver le moindre doute sur l'existence de la maladie.
Ge qui exige un attention des plus vives, c'est la constatation des signes cliniquescaracteristique du debut decelte periode oü la maladie pent etre diag-nostiquee sans la tuberculine. II faut, dans ce cas, pour etablir un diagnostic a peu pres affirmatif, constater la toux, la sensibilite du dos, avec les caracteres que nous leur avons assignes, une acce­leration de la respiration au deiä de la normale pendant l'exercice, la persistance des plis cutanes sur les dernieres cötes, un murmure respiratoire plus on moins irregulier, ou des bruits divers, du bruit de souffle quelque part, un aflaiblissement du murmure respiratoire.
Dans ces circonstances on doit examiner le Sys­teme lymphatique qui oflre q q. f. des ganglions hypertropbies dans I'auge, dans la region du pha­rynx, des ganglions tuberculeux le long de la trachea jusqu'ä l'entree de la poitrine, dans la region de Haine, etc.
II y a aussi quelquefois du meteorisme intermit­tent par suite de la compression de l'oesophage par des tubercules, dans sa partie thoracique. II est enfin a peu pres inutile de tenir compte du jetage qui, rarement, est apparent,parce que les animaux l'enlevent constamment avec leur langue, et qui, dans les tuberculoses avancees seulement, cesse d'etre homogene et porte de petits grumeaux tu­berculeux.
Anatomie palhologique. — Nous ne voulons pas ici en trer dans tons les details que comporte I'e-
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tude miicroscopique de la tuberculose proprement dite. Nous ne voulons indiquer rapidement que ce que I'on rencontre dans la broncho-pueumonie tu-berculeuse, afin d'etablir la relation qui existe enlre ces productions pulmonaires et les symptömes constates.
Tout ä fait au debut, a la premiere periode, on rencontre fort peu de tubercules apparents. II fau-drait diviser le poumon dans lous les sens pour en decouvrir quelques-uns Cesont souvent les irrita­tions par emlroit des lubes bronchiques, des foyers congestionnes danlaquo; le lissu pulmonaire oü vont se former des tubercules,ou bien ceux-ci sent a Tetat naissant. En pirgant ces points enlre les doigts on eprouve la sensation de granulations dures et on rencontre ces granulalions en promenant la main a la surface. La tuberculose commence aussi par une sorte d'bepatisalion en petits foyers rapproches sur un point quelconque et particulieretnent ä l'extre-mite d'un lobe. Quelquefois on ne trouve rien d'ap-parent, mais alors il faut chercber les alterations dans les ganglions du mediaslin qui sonl bypertro-phies et contiennent de la matiere tuberculeuse.
A une periode plus avancee on trouve des tuber­cules dissemines un peu partout ou rassembles sur certains points, dans la perioheriedj I'organe, sur la pointe des lobes. Dans une circonslance nous en avons trouve stir toute la surface pulmonaire^ de la grosseur reguliere de petites noisettes. Ils etaient pareils dans l'opaisseur. La pluparl du temps ils sont agglorneres formant des masses espacees, ou isolees et poavant atteindre le volume d'un oeuf ou
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davantage. On les trouve quelquefois ayant trans-forme loule I'extretnite d'uu lobe en de la mu­tiere tuberculeuse.
A. la derniei'e periode on trouve des masses tu-berculeuses enormes ; des poumons mecoimaissa-bles chez lesf uels on ne recorinait plus le paren-chyme ; on bleu les tubereales sont concentres ä la peripherie, ayuit detruit tont le tissu, oü Fair ne peut plus peuetrer, en meine temps que le centre reste a peu pres intact oij contenant peu de tuber-cules. Nous avons rencontre de ces cas de tuber-culose tres avancee oü la toux avail cesse depuis löng'enaps parceque I'air n'arrivait plus dans la partie detruite. C'est ce qui pourrait faire hesiter a poser un diagnostic precis par suite de cetle cessa­tion apparente des principaux symplömes, cur, nous l'avons dejä fait remarquer, l'absence du murmure respiratoire danr. la region poslerieure du thorax peut-etre attribuee ä un refoulement du poumon par la plenitude de l'appareil digestif.
A. cette periode si avancee la tuberculose est ge-ncralisee et Ton trouve des tubercules surdilVeren-tes parties du corps, au foie, ä la rate, aux inle's-, tins, quot;a la matrice, etc.;sur la paioi costale les mas­ses tubercules acquierent souvent un volume consi­derable, refoulant le poumon et le comprimant au point de I'atrophier. Nous y avons trouve des tu­bercules pesant plu^ieurs kilogrammes, un entr'au-tres mesurait 34 centimetres de long sur 16 de diametre.
Cette disseminalioa tuberculeuse sur lous les points du poumon et dans son epaisseur se deli-
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mite au point de constiluer des iiots tuberculeux ayant pu faire confottdre quelquefois la pnenmonie tuberculeuse avec la peripneumonie contagieuse. Gette confusion a pu avoir pour consequence des mesures sanitaires surannees ou des proces tres onereux. ^
Quant on a vu des productions si nombreuses, un tissu pulmonaire si profondemenl delruit, on s'etonne de ce que la vie ait pu se prolonger aussi longtemps, et de ce que les symptomes fournis par I'auscullation aient ete relativement si peu pronon-ces, que si pen de räles aient ete entendus, que le murmure respiratoire, plus ou moins altere, ait pu persister. II en est cependant ainsi, et il nefautpas toujours conclure ä une faible atleinte de lubercu-lose dans ces cas nombreux oil les signes cliniques sont pen apparents et peu nombreux.
Diagnostic. — On congoit apres cette correlation disproportionnee entre les symptömes et les lesions, que le diagnoslic soit etabb quelquefois avec une certaine hesilation et qu'il puisse meme faire naitre des erreurs des plus prejudiciables.
Les praticiens se sont tellement bien habitues aujourd'hui ä compter sur l'epienve de la tubercu-line que Ton neglige beaucoup trop le diagnostic clinique. Nous pensons que c'est lä un grave de-faut, tantau point de vue pratique, qu'au point de vue de la police sanitaire qui ne demande, encore aujourd'hui, que ce diagnosticclinique pour etablir le moment oü les mesures sanitaires doivent etre appliquees. Autrefois, avec la phtisie pulmonaire
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redhibitoire, on etait oblige, dans les cas nom-breux oil cette maladie dotmait lieu ä des contesta­tions comtnerciales, a la determiner avec un mini­mum symptomatique qui faisait naitre des differen­ces de vaes continuelles desquelles resultait, par la suite, le discredit du veterinaire qui s'etait trompe, et faisait gagner des proces ä celui qui aurait du les perdre. Avec une longue habitude on parvenait a diagnostiquer presque toujours bien, et on ne se trompaitplusguere que dans quelques etats maladifs qui ressemblaient ä la tuberculose.
Avec la tuberculine il n'est plus possible de commettre de ces erreurs, mais encore renconlre-t-011 des circonstances oil il faut bien savoir interpre­ter I'epreuve.
Ce sont ces quelques points que nous allons ra-pidement examiner.
On sail qn'il ya trois choses ä considerer dans cette epreuve : la temperature initiale, l'elevation thermique, l'appreciation de l'ecai t obtenu.
Nous avons publie, dernierement, dans le Pro-gres uelerinaire, une etude fort interessante au sujet de cette temperature initiale, qui est busee surtout sur la temperature moyenne normale des bovins sains. Nous avons vu que, d'apres des ob­servations extremement nombreuses, eile peut etre fixee ä 3806, mais qu'il peut exisler certains etats physiologiques qui peuvent la faire varier de quel­ques dixiemes de degre en plus ou en moins ; qu'elle est plus elevee dans Tage adulte, pendant la gestation, apres une certaine surexcitation resul­tant du travail ou d'autres circonstances ; que ' cer-
A
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tains etats maladifs chroniques peuvent la porter a 40 degres ou eile se maintient constamment, ce qui ne peut pas empecher la reaction therraique de se produire dans le cas de tuberculose, et qui ne per-met pas non plus d'attribuer cette elevation a la tuberculose lorsque celle-ci n'est pas soupfonnee par des signes cliniques.
Dans les circonstances oü,en nieme temps que la suspicion,ilexiste un etat thermique eleve resultant d'une maladie aigue, l'epreuve de la tuberculine donnerait probablement toujours un resultat nega-tif ou incertain, lorsqu'il y aurait coincidence de tuberculose ; aussi, dans ces circonstances, il fau-drait attendre la disparition de l'etat aigu pour en-treprendre celte epreuve.
L'apprejciation de l'ecait obtenu est plus difficile lorsqu'il repose sur une temperature initiale plus ou moins anormale. Lorsque la temperature initiale est normale, l'ecart doit etre de 1 degre et demi au moins, pour avoir un resultat positif. Dans ces cas eile ne peut etre jamais inferieure et il ne peut y avoir aucune difficulte. Mais s'il y a un ecart moin-dre l'epreuve est douteuse, et c'est le moment de rechercher si des signes cliniquelaquo; n'existent pas pour permettre d'ajouter quelque chose a la suspi­cion, et armer ä une cerU'lude dansle diagnostic.
Prophylaxie. — Les moyens prophylactiques qui concernent la tuberkulöse sent du domaine de la police sanitaire. Nous n'avons done pas a nous en occuper ici.
Nous devohs dire cependant que, par ces temps
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oü rimmunisation desanimaux contre les nombreu-ses maladies contagieusesqui les frappent ou les deciment, est l'objet des plus actives recherches, la tuberculose est une de celles qui preoccupent le plus äce point de vue.
Le professeur Behring, de l'Ecole veteiünaire j\e Berlin, a fait connaitre recemment un precede d'immunisation qui a eu un grand retentissement dans la presse veterinaire. Ce precede consiste en des injections intra-veineuses d'une petite quantite de bacilles tuberculeux sees dilues dans une so­lution saline. Ces bacilles proviennent de cultures de bacilles humains.
On fait une deuxieme injection un mois apres la premiere. Les experiences de contröle donnent au proeede nouveau un credit considerable. Les inocu­lations preventives que Ton poursuit ne tarderont pas ä fournir des indications precises ; elles doivent etre pratiquees cbez les animaux ages de 3 semaines ä 4 mois.
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Peripneumonie contagieuse
La peripneumonie contagieuse esl une maladie epizootique qui se localise aux poumons et aux ple-vres. Elle est determinee par un microbe isole par M. Arloing,auquel il a donne le nom de pneumoba-cillus liquefaciens bovis.
G'est uue atfectioQ dont la periode d'incubation est tres variable, pojuvaat durer plusieurs mois. Elle est extreraement meurtriere, mais les inocu­lations preventives qu'on lui oppose actuellement, parviennent ä diminuer considerablement la mor­tality. Nousn'allons nous enoccuper ici,qu'au point de vue clinique.
Symptömes. — Le debut du mal est peu appre­ciable. On remarque un ralentissement dans tou-tes les fonctions , un peu de meteorisation qui pourrait faire croire a une maladie gastro-intesti-nale. La soif est vive, la temperature s'eleve rapi-dement ä 40deg; et meme au-dessus. Le pouls est a 60, 70 et 90 pulsations. La respiration est plus acce-ieree, accompagnee de plaintelaquo;. La conjonctive est tres injectee. On trouve de la sensibilite au dos et au sternum quand on les pince, et a la poitrine quand on la percute. Cetle percussion provoque egaleraent des plaintes. La toux est ties petite, secbe, et il faut etre quelquefois tres rapproche du malade pour i'entendre.
Le murmure respiratoire est plus apparent au
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debut, et on remarque quelquefois un bruit de rape ou des rales divers generalement temporaires.
Gette periode est cburte ; eile dure 3 ou 4 jours, puis arrive la periode d'hepatisation qui se caracte-rise par de la tristesse prononcee, une immobilite generale ; la tete iudinee et portee au vent ; les aniraaux se couclient avec precaution sur le oote malade.
La respiration s'acceiei'e dans cette position cou-obee et les inouvemeuts du thorax sont courts, pen appreciabl.es. Delaraotte a signale un bruit de gout-telettes.
Bientöt on remarque un jetage blanchatre et spu-meux, une toux grasse,laible etavortee.
Au lieu de la resonnanceexageree comme dans le debut, on tiouve de la matite dans la paiiie infe-rieure, et une resonnance exageree ä parlir de la limite de I'hepaUsation.
Le bruit tubaire se produit, a celte periode, pen­dant 1'expiration. II est quelquefois si fort qu'il s'en-tend dans un point assez eloigne du point malade. On le sent surlout au poitrail. On n'entend plus rien sur les points entierement hepatises.
Ces symptömes sont plus ou moins intenses, plus ou moins apparents, selon Tage de la maladie, et son etendue.
Lorsqu'il y a epanchement,!! y a matite complete dans les parties inferieures et absence totale de murmure respiraloire. Get epanchement s'etend au poitrail sous forme d'un cedeme qui acquiert sou-vent d'assez fortes proportions.
Pendant que ces symptömes locaux se develop-
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pent, des sytnplomes generaux existent depuis le debut, maia ils sont d'abord quelquefois si peu apparents que le mal peut, (in certain temps,passer inapergu.
L'etat febrile depasse 40deg;, le pbiils, plein et assez fort, bat 60 ä 70 et memeSOfois, puis il faiblit ä la periode d'etat en meme temps qu'il se precipite. La pituitaire est foncee en couleur et pälit ensuite quand survient la faiblesse.
L'appetit diminue, la rumination bientöt cesse, de la diarrhee arrive, un amaigrissement rapide se produit.
La maladie peut atteindre l'etat chronique,et alors la matite se localiseentierement vers las parties qui ne fonctionnent plus ; la resonriance est exageree dans les parties restees saines, et on observe meme du murmure supplementaire.
Marche de la maladie. — Dans son debut oü eile passe presque itiaper(jue,elle est ties dangereuae au point de vue de la propagation. L'etat aigu dure une quinzaine de jours et peut assez facilement se termiuer par la resolution ä I'aide d'un traitement bien approprie. Mais lorsque la maladie realste ä tout traitement, qu'elle est intense, la mort peut sur-venir dans la premiere nuitaine.
Dans l'etat cbronique les animaux paraiasent quelquefois gueris, mais ils restent maigres. Si on les ausculle on entend des bruits caverneux en cer­tains points. La matite correspond a des lobes transformes en une masse charnue comme nous en avons signale dans la pneumonie ordinaire.
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Anatomie pathologique'. — Les autenrs s'accor-denta (leclarei- que leamp;lesions revetent mi ciiraelere tellement special que I'autepsie permet loujouis d'etablip un diagnostic bien certain.
A l'ouverture du thorax on decouvre une certaine qiantile de liquide roussätre, portaot en .suspension des fäusses membranes. II ya une infiltration peri-lobulaire sereuse qui fait que les lobules paraissent fortement colores, et separes les uns des äntres par cette infiltration jaunätre. Le poumon revet ainsi uu aspect tout particulier.
Dans uae periode plus avancee, I'appareil respi-ratoire est. devenu plus volumipeux, plus iou.rd.peu depressible, et presente.sur sa coupe, une coloration variee des lobules lui donnant un aspect marbre. Des adherences s'etablissent, par les fäusses mem-braues, eutre le poumon et la paroi thoracique. Ges fausses membranes forment souvent des cloisons qui emprisonnent le liquide epancbe.
Quelquefois, par suite de la mortification des lobules pultnonaires älteres, 11 se forme des seques-tres qui, ä la longue, se tiansforment en matiere purulente. Cette matiere pent avoir ete apergue aux cavites nasales pendant la vie.
G'est ä la suite de cette transformation purulente que les infectious septiques mortelles peuvent sur-venir.
Les deux poumons ne sont pas atteints toujours egaletnent ; un seul peut etre envahi par le mal ; le gauche serait le plus frequemmenl frappe.
Les ganglions sont hypertrophies et infillres de serosite ainsi que le pericarde, le tissu celluiaire du
y,
plusmn;
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fanou ; on en trouve anssi dans rabdomen,dans les gaines synoviales, tendineuses, arliculaires, etc.
Diagnostic. — Le diagnostic de la peripneumonie contagieuse n'offre pas de difficulles en tant qu'af-fection pulmonaire. I! n'en est plus de raeme quand il s'agit de decider si on a affaire ä la pneumonie qui est conlagieuse. Gertaiuement les symptomes que nous venons de decrire presentent des differen­ces assez marquees, des caiacteres speciarx dans leur ensemble surtout pour arriverä une certitude, mais il faut une grande habitude pour Men les ap-precier. L'hesitation, le doute meme se cougoivent chez les praliciens qui n'ont jamais constate la ma-ladie. G'est pouivceux-la surtout que les points de repaire bien marques sont indispensables, et nous essaierons de les etablir dans le tableau synoptique de diagnostic que nous etablirons a la fin de cette etude.
II arrive que des animaux fiauchissent de grandes distances, qu'ils soient transportes dans des con-trees oü lespece bovine manque, ou bien cm Ton n'en trouve que quelques sujets rares, et oü la me-decine bovine est presque delaissee, pour que la peripneumonie importee soit difficilement reconnue.
A. ce point de vue, il nous a paru necessaire de faite ressprtir les points qui permettent de la diag-nostiquer le plus süremenl possible.
Traitement. — Le traiternent n'a pas une grande importance parce que la loi exige l'abatage des animaux cbez lesquels la maladie est constalee.
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Dans le cam oil il serait necessaire d'appliquer un traitement, il suffirait d'adopter, ä peu de choses pres, celui de la pneumonie ordinaire : la s, ignee et les revulsifs ä l'exterieur; ä l'interieur les con-tre-stiihulants, les antithermiques si la fievre ne cede pas ä la saignee. On administre aussi les anti-septiques generaux, et, ä la fin, les diuretiques ou evacuants divers.
Gomme traitement preventif, on emploie l'inocu-lalion sur des animaux sains on suspects. Leserum dont on fait usage est cueilli clans les espaces dis-temlus perilobnlaires ; on lais.se deposer le liquide, puis.ön le decante ou on le ßllre sur du papier ou sur un liage. Oa ne doit coaserver que la serosite qui n'est pas sanguinolente.
On injecte le liquide ä l'exlremile de la queue par des piqures sous-epidermiques, dans lesquelles on dispose une goutte de serosite ä l'aide d'une lancet-te cannelee ; on fail deux injecitions ä la queue, ä 7 ä 8 centimetres i'une de l'autre.
Un autre precede consiste dans rapplicalion,sous la peau de l'exlremite inferieure de la queue, d'un fil de laine irnpregne de serosite.
On peut egalement inoculer la serosite peripneu-monique dans le tissu sous-epidermique, ä l'aide de la seringue de Pravaz.
L'inoculation sous-cutanee consiste ä injeeter le liquide sous la peau de l'extremite de la queue. Plu-sieurs aulres precedes de ce genre sont decrits dans les ouvrages speciaux.
Enfin, on emploie les injections intra-veinenses que Von pratique dans la jugulaire et avec la serin-
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gue de Pravaz, en injectant une petite quantite de serosite : un demi-centimetre cube, environ.
Effets consäeutifs. — Un engorgement resulte quelquefois de cette inoculation. S'il ne se limite pas at s'il augmente, au contraire, on recommande de debrider las plaies et de les cauteriser au fer rouge. M. Trasbot emploie les scarifications avec les lotions da teinture d'iode. '
M. Mollereau emploia les irrigations d'eau froide ou las applications da glace.
On fait quelquefois l'amputation de la queue.
Dalamolta emploie las scarifications avac applica­tion da pommade stibiee, avec la liniment ammo-niacal camphre ou phenique.
Las injections sous-cutandes d'oxygene autour de l'engorgemant sont ä assayer. Si Ton tient compte des elfats obtenus par ca precieux agent therapeuti-que dans les engorgements de mauvaisa nature, on pent compter sur son action das plus favorables dans la cas des engorgements da quelqua nature qua ce soit.
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CARACTERES
späciaux ä chaque maladie du poumon
Bronchite aigue tranche.— Symptömes du de­but tres accentues : Plaintes, douleur de la poi-trine,sensibilite du dos. Etat thermique assez eleve. Touk, mouvements respiratoires plus precipites, quelquefois suffocations.
Bronchite chronique tranche. — Toux simple, generalement forte. Las autres symptomes a peine apparenls. Etat general bon. Marche extremement lente, dure quelquefois des annees. L'epreuve de la tuberculine est negative.
Bronchite mycosique. — Toux seche, quin-teuse. Jetage terreux. Bruit sibilant a la poitrine, sec, disparaissant apres la suppression de la cause et l'application du traitoment. Pas d'etat febrile, pas de sensibilite du dos ni du sternum.
Bronchite neoplasique. — Symptomes entie-reraeut chroniques. Marcha excessivement lente at duree tres longue. Pas de symptömes speciaux au­tres que la toux. Gette toux est generalement seche, faible et quinteuse. Gene respiratoire, surlout pen­dant l'exercice. Souplesse da la peau. Rien d'anor-mal bien apparent dans la poitrine. L'epreuve de la tuberculine donne un resultat negatif. Tumeurs non tuberculeuses dans le poumon.
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Bronchite tuberculeuse. — Etat general mau-vais ; toux seche, quinteuse, comme avortee.Respi­ration modifiee ; quelques points mats a la poitrine. Murmure respiratoire sec,räpeux ; bruits de souffle, rale sibilant, reins sensibles. Epreuve de la tuber-culine positive.
Bronchite vermineuse. — Toux quinteuse, sutfoeations, acceleration de la respiration, filaires dans le jetage, sonorite de la poitrine, rale muqueux ou sibilant. Pas de bruit de souffle. Etat general bon.
Bronchite diphteritique.- Toux frequenle,for­te, avec gene respiratoire; jelage avecfausses mem­branes ; douleur a la poitrine, murmure respira­toire affaibb ou aboli. Rale sibilant sec ou croupal. Plaques petecbiales a rarriere-bouche. Accalmies et exacerbations. Marche i'apide.
Bronchite emphysemateuse aigue.— Respi­ration bruyante, plaintive, grande, acceleree. Suf­focations. Räle crepitant et sibilant des deux cötes egalement. Rruit de gargouillement dans la region du coeur. Resonnance exageree ä la poitrine. Jeta­ge epais. Toux faible. Peau souple, pas de sensibi-lite du dos.
Bronchite emphyseroateuse chronique. —
Maigreur, peau adherente. Resonnance exageree de la poitrine. Rruit de fouffle. Räle sibilant parlicu-lier. Sensibilite du dos peu appreciable, mais in­tense au sternum. Marche tres lente.
Congestion pulmonaire. — Tout ä coup, res­piration courte, haletante. Marche tibutante, se
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laisse aller et s'allouge, la tete portee en avant; suf­focations. Etat febrile dure peu,pouls devient petit, filiforme. Matite au thorax. Ecume sanieuse aux naseaux.
Pneumonie aigue. — Gene respiratoire rapide, unilaterale ; sensibilite du dos et du sternum. Räles muqueux ou sibilants. Toux penible, faible,humide, Pouls fort, accelere. Sensation de froid sur la peau. Murmure respiratoire aboli ou fortement diminue. Plaintes.
Broncho-pneumonie aigue. — Invasion
prompte. Toux violente, penible, quinleuse. Mo­ments de sutfocation ; vive douleur ä la poitrine. Rtiles muqueux, souffle bronclnque. Jetage spu-meux, gris sanieux, ou ecoulement sanguin. Etat febrile de courte duree.
Broncho-pneumonie chronique. — Toux forte, quinteuse, se manifestant surtout pendant l'exercice. Acceleration rapide de la respiration en montant une cöte. Suffocationraquo; par acces. Bruits particuliers dans le poumon. Apparence de la sante. Epreuve de la tuberculine negative.
Pleuresie. — Sensibilite du dos, du sternum, de la poitrine. Plaintes. Respiration courte, acce-leree. Rarement des bruits anormaux ou bruit de froissetneut, crepitant. Etat febrile. Toux rare, faible, sechs, avortee. Matite quand l'epanchement se produit et diminution du rrurmure respiratoire selon une ligne horizontale, puis bruit de liquide ou de gouttelettes.
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Broncho-pneumonie infectieuse des jeunes veaux. — Toux seche, profonde. Diarrhes ou in­flammation du cordoH. Douleur et plaintes par )a percussion. Matite aux parties inferieures. Rales bronchiques, souffle tubaire, bruit de sifflement. Respiration acceieree. Appetit diminue, amaigris-sement rapide.
Tuberculose pulmonaire.— Marche tres lente. Duree ties longue. Pas d'etat febrile. Etat general tres variable, bon ou mauvais. Toux faible, seche, ou forte, simple ou quinteuse, se produisant surtout pendant I'exercice. Rale sibilant temporaire ou per­manent. Bruit de souffle ou tubaire, murmure sec, räpeux. Sensibilite particuliere du dos. Souvent rien de bien anormal dans la poitrine malgre I'etat avance du mal. Gene respiratoire, meteorisme, etc. Epreuve de la tuberculine positive.
Peripneumonie contagieuse. Invasion lente. Toux tres faible. Soif vi-ve. Etat thermique eleve. Conjonctive tres injectee. Respiration acceieree avec plaintes. Rales'divers, temporaires.
Sc p^riode : Abattement profond, immobilite ge-nerale. Respiration courte,mouveinents du thorax ä peiue perceptibles. Bruit tubaire fort pendant I'ex-piration. Points hepatises etendus.
3e periode :. Epanchement avec matite correspon-dante, el absence de murmure respiratoire. (Ede-me au poitrail.
-gt;0-==ä-
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MALADIES DE L'APPAREIL CIRCULATOIRE
. Les maladies du coeur, chez bs grands ruminants, demandent ä etre etudiees tres attentivement en vue du pronostic le plus precoce possible. Lors-qu'elles sont dues au traumatisme, ce qui arrive le plus souvent, 11 iraporle de livrer les animaux a la boucherie pendant que la viande est encore bonne pour la consommation. Une erreur de diagnostic serait bien de nature ä faire perdre toute reputation au praticien, rnais cette reputation est tout aussi exposee quand on trouve a lautopsie un corps etranger qui n'avait pas ete annonce. A. ces divers points de vue, l'etude minutieuse des modifications que subissent les dilfereates parlies de cet appareil pendant I'etat maladif, a une importance considera­ble.
Pour bien explorer la region du coeur il faut faire placer Taniraal dans une position ou le train anterieur ne soit pas plus eleve que le train poste-rieur, et, par consequent, le faire descendre du marche-pied. On fait ensuite porter le membra gauche en avant autant que possible ; un aide le tient dans cette position.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;•
On observe I'etat du cceur en appliquant forte-
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ment l'oreille dans le defaut de l'epäule, et, dans cette position, on constate si les battements sont normaux ou irreguliers, intenses ou faibles, lents ou precipites ; s'ils sont forts on peut sentir nnchoc surle thorax, un soulevement brusque de celui-ci au moment oü se produit ie hattement cardiaque.
Comme bruits anormaux on y entend, le ' plus souvent, le bruit de liquides, car i'epanchement dans le pericarde est ce que Ton rencontre le plus souvent ; on appelle ce bruit, bruit de glouglou ou bruit de goutteleltes ; le premier est comparable a celui qui se produit dans du liquide que Ton agite, le second ä celui d'une goutte d'eau qui tombe dans un liquide, il a, en outre, le caractere du tinte-ment metaliique plus ou moins prononce.
On entend aussi des bruits de rdjie, de lime ou de scie qui indiquent im retrecissement des orifi­ces.
Le bruit de souffle se produit dans les cavites lu coeur.
Le bruit de frollement provient du pericarde.
Les bruits musicaux ou de piaulement resultent du glissement du sang contre les parois des cavi­tes.
Le bruit de fuite est tres rarement constate. II n'est pas indique par les auteurs. II se produit pen­dant la sortie du sang ä travers I'ouverture ou la listule determinee par le corps etrangerqui vient de perforer le coeur.II n'a qu'une duree tres courte; il faut s'y rencontrer par basard au moment oü la luite se produit, et, par consequent, quelque temps avant la mort. Nous I'avons constate dans une au-
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tre circonwtance oü il y eut perforation de la veine coronaire par une aiguille äcoudre.
Nous n'eiitrons pas dans d'autres details sur le cai'actere particulier de ces bruits qui sent bien depeitits dans des ouvrages speciaux, et nous pen-sons, du reste,;qu'on s'en rendra bien mieux compte en les signalant dans les diverses alterations patho-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;!
logiques que nous alions passer en revue.
Les bruits normaux subissent des variations de vitesse et d'intensite selon la place que le coeur oecupe. II subit des deplacements ä la suite de ma­ladies du poumon, de la formation des tubercules qui Tenvabissent, de son refoulement par les esto-macs et par le reseau qui fait quelquefois hernia a leavers le diaphragme et le presse contre la paroi tboracique.
La percussion de eelte region, taut ä gauche qu'ä droile, se laitavec le poing ou avec l'extreinite des doigts rassembles. Elle provoque la douleur, la ma-tile, la sonorite exageree, etc.
Cette douleur se manifeste quelquefois, dans les divers mouvements que fait I'animal, par des plain-tes plus ou inoins aigues ; il y a, dans certains cas, claudication ä gauche pendant la marche, et le membre est porte dans I'abduction.
L'auscultation du cceur se fait encore ailleurs qu'en arriere de l'epaale gauche.Quand il est deplace on pent entendie ses battenients ä droile de la poi-trine, el, sans qu'il y ait deplacement, il est quelques etats maladifs qui les font entendre plus forts ä droi­le oueuuvaut du poitruil. Pour ausculter a eel erw droit on fait porter le membre en arriere.
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II est quelques ciiconstances les battements du coeui- sont profondement modifies en dehors des etats maladifs. Ils sonl precipiies au moment oü les animaux font quelques efforts pourse relever, lors-qu'ils sont sous l'impression de la crainte ou de la frayeur. Ils sont quelquefois d'une lenteur excessive dans certains allaiblissements nerveux provenant d'une diete trop prolongee ou de eertaines opera­tions sur des organes importants. Ils peuvent etre interrompus, c'est-ä-dire que quelques battements manquent ä des intervalles plus ou moins longs.
L'exploratioin du pouls est d'une importance considerable. Elle est indispensable dans presque tous les etats maladifs. On le recherche au maxil-laire, en avant du poitrail ou a la queue. Au maxil-laire et a la queue on ne le palpe pas toujours faci-letnent. II est toujours apparent au poitrail. Pour le trouver en cet endroit on porte la main enlre la pointe de l'epaule et le thorax, oü Ton sent I'artere axillaire ä son point de sortie de la cavite thoraci-que.
Le pouls est fort ou faible, precipite on ralenti, mou ou dur, plein ou filiforme, quelquefois imper­ceptible.
Le pouls veinmx se remarque quelquefois ä la jugulaire. Oa le voit a distance et se caracterise par des bonds ou des soulevemenls brusques de la peau dans la gouttiere de cette veine. II n'est pas tou­jours palhologique.
Une montre a secondes est obligatoire pour bien compter les pulsations.
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L'etat du sang el la circulation capillaire se constatent sur les muqneuses. La pituitaire et la muqueuse buccale sont celles que Ton examine le plus souvent. La pituitaire est pale ou diverseraent colorte, vascularise'e en arborisations capillaires plus ou moins apparentes.
Les pelSchies sont des täches sanguines que Ton trouve sur la pituitaire. Les ecchijmoses sont plus grandes que les petechies et sont provpquees par des circonstances physiques plus ou moins violen-tes, variant de couleur : rouges, violacees, bleues, verdätres ou jaunätres, puis eiles disparaissent sans laisser la moindre trace de leur passage.
Le sang s'apprecie en le recueillant dans un vase : il est plus ou moins fonce en couleur; ruiilant ou mat, se coagule rapidement ou il feste fluide plus ou moins loagtetnpa. II doune quelquefois un reflet verdätre dans des etats maladifs graves. Son ecume est plus ou moins abondante, rose pale ou rouge plus ou moins prouonce.
L'examen mictoscopique des globules du sang est aajourd'hui d'une utilite bien grande dans les etats maladifs oü il est altere. II Importe surtout de cons-tater l'etat de ses globules rouges qui se deforment et se dechireut, de ses globules blancs ou leuco­cytes, de rechercher ses diverses alterations ou la presence de pus, de microbes, de parasites tels que les pyroplasmes, les tripanosomes, etc.
La numeiation des globules a aussi son impor­tance dariS quelques maladies intlammatoires. G'est
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par millions qu'on les denombre et on tient comple de ce calcul qui- augmente ou diminue salon la marche de la maladie.
Le Systeme lymphatique ne s'explore que par ses ganglions superficiels. On les trouve dans I'espace intermaxillaire, sous le larynx, en arriere des maxillaires, dans la region de la glande parotide, en avant des epaules, au flanc, au grasset.Leur volume augmente considerablement quand ils sont mala­des.
Les vaisseaux lytnphatiques ne se dessinent guere qu'au voisinage des ganglions engorges.
Cardite
On a rarement l'occasion de constater cette ma­ladie chez les grands ruminants. Nous ne I'avons rencontree que fort rarement, et nos notes ne nous fournissent pas des documents suffisants pour en faire une relation complete.
Nous n'entrerons done pas dans beaucoup de details et nous tiendrons grand compte de la des­cription que nous en font les auteurs. On en parle pen dans les ouvrages de patbologie bovine.
La cardite consiste dans l'inflammatioii de la substance musculaire du coeur ; e'est un myosite cardiaque ou myocardite qui est Men difficile a diagnostiquer.
Etiologie. —Les blessures du coeur par des corps
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etrangers sont communs chez les ruminants ; les contusions dans la region cardiaque peuvent aussi causer son inflammation. Elle est quelquefois con­secutive ä la septicemie, ä la pyohemie, a la tuber-culose, etc. Elle peut etre determinee par des re-froidissements ou de violents efforts de traction.
Symplomes. — La maladie s'annonce par une grande faiblesse, par des tremblements generaux. La respiration est acceleree. Le pouls est faihle, quelquefois imperceptible, battanl de 80 ä 120 et ä 130. Le cceur bat avec force ; ses battemenls sont tumultueux, irreguliers et meme perceptibles ä distance. Etat febrile au debut.
Marche et cluree. — L'evolution de la maladie est rapide et les malades peuvent lomber comme fou-droyes ä la suite d'une rupture ou d'une paralysie.
- Diagnostic. — On ne distingue difficilement la cardite de la dilatation du cceur, que par une mar-cbe plus rapide. II en est de meme de la pericar-dite. II est ä remarquer qu'il ne se produit pas de bruits anormaux.
Lesions. — A l'autopsie des animaux qui ont suc-combe ä la myocardite, on trouve une ceiiaine in­filtration du tissu, des' foyers de raraollissement, des petites taches cicatricielles en depression surla surlace, quand la myocardite est chronique, de pe-tits foyers purulents pouvant atteindre la grosseur d'une noix, et se transformer en une substance ca-
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seeuse. Quand la myocai'dite est tuberculeuse on trouve des tubercules plus ou moins volumineux situes particulierement ä sa surface en quantite sou-vent considerable.
Traitement. — La maladie est tres difficile k guerir. Quand eile est due a des refroidissements on emploie les couvertures chaudes, les saignees petites et reiterees, les sudorifiques, les revulsifs externes, les antithermiques.
Consecutive, le traitement qui lui convient est celui de la maladie qui I'occasionne. Eviter tout ce qui peut activer les battements du coeur tels que I'exercice, la rnarche, la frayeur, etc. Al'inferieur on administre la digitale,l'alcool, les sels de qui­nine, I'aconit, la cafeine selon qu'il faut stimuler l'organe circulate!re ou produire un elfet sedatif.
Quand la maladie est reconnue incurable il faut s'empresserde faire vendre I'animal pour la bou-cherie.
FORMULAIRE
P. Poudre de digitale..... 10 grammes
(n0o6) Poudre de quinquina.. 30 gr. CEul's ou mielnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. s.
Pour un bol a faire prendre a un boeuf ou vacbe de moyenne taille une fois par jour.
P. Poudre de digitale...... 5 grammes.
(n057) Poudre de gentiane. . .. 15 gr. Miel ou oeufs......... q. s.
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Pout1 im bol k faire prendre matin et soir quand le mal tend a la chronicite.
P. Granules de digitaline (n053)nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Granules d'hyosciamine
5 de chaque loutes les demi-heures on toutes les heures. Pour I'etat aigu.
P. Granules de bromure de camphre. (n0 59)nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;))nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; d'hyosciamine.
5 granules de chaque toutes les demi-heures ou toutes les heures.
P. Salicylate de soude........ 3 gr. 10
(n0 60)nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Gafeine................... 4 gr.
Eau distillee pour obtenir dOcent. cubes. En dis­solution ä chaud. (Gagny). Pour deux injections hypoderraiques.
P. Sparteine.....:.... 3 grammes
(n0 61) Poudre de quinquina 15 gr. Miel ou oeufs....... q. s.
Pour un bol ä administrer une ou deux fois par jour selon l'intensite du mal.
Endocardite
L'inflammation de la membrane interne dn coeur est beaucoup plus frequeute que celle de sou tissu musculaire. Elle est encore plus frequeute qu'elle ne
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le parait patce que beaacoup de cas passent inaper-qus, soil parce que Ton ne porte pas uue alLenlion süffisante dans la recherche du inal dans certains elals morbides vagues, soil qu'on la confonde avec certaines affections du poumon ou des plevres.
Etiologie. — L'endocardite est d'autant plus frequente que les circonstances qui la determinent sont nombreuses. Toutes les modifications dans I'etat physiologique du sang peuvent la provoquer. DaiH ce cas, elles passent souveut inapergues et disparaissent lorsque la cause qui les a provoquees a cesse.
Tons les auteurs s'accordent pour reconnaitre que l'endocardite est le plus souveut consecutive ä des maladies iufectieuses, rhumatismales, pyobe-miques, ä des septicemies ; qu'elle survient comme une complication de certaines maladies influmma-toires lelles que la pneumonie, la pleurite.
Des causes directes telles que des coups de cor­nea en arriere des epaules, des corps etrangers circulant dans I'interieur ou [des refioidissements, p uvent donner naissance ä l'endocardite primitive ou traumatique.
Symptömes.. — Les symptömes generaux qui sont les premiers a attirer I'attention, sont tres variables parce qu'ils correspondent a la maladie dont I'eadocardite est la consequence. Tantöt il y a surexcitation generale, tantöt de la prostration, un etat febrile plus ou moias prononce, des plaintes
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marche et les mouvements sur place, une certaine inappetence, une acceleration de la respiration, le pouls accelere, fournissantde 70 a 120 pulsations a la minute, et meme au-delä.
Lessymptomes locauxsont d'une importance bien graude et d'une appreciation difficile, surtout ceux qui resultent des bruits qui se produisent dans le coeui-. Ils caracterisent une foule d'alterations des diverses parties si variees qui se rencontrent dans I'organisation interne si compliquee de l'or-gane circulatoire.
Les battements du coeurs se modiflent : ils se rapprochent de maniere ä se confondre presque, ou bien Tun devient si sourd qu'on ne I'entend plus. Un bruit systoiique ou diastolique se produit quel-quefois. II existe presque toujours le pouls veineux.
Grande faiblesse, douleurs internes se traduisant par des coliques sourdes, intermitlentes.
Marche.— La marche de la maladie est tres ra­pide ou lente ; eile se termine assez souvent par I'etat chronique. II y a quelquefois une infection septique qui amene la mort en tres peu de temps. Dans i'etat sur-aign la mort peut etre foudroyante.
II est assez difficile de la diiFerencier de la myo-cardite.
Le'storas.—On a remarque un aspect granuleux sur le bord libre des valvules,sur les cordages, I'en-docarde lui-meme est quelquefois granule par plaques, ou les granulations y sont disseminees. Des vegetations |)olypeuses peuvent s'y rencontrer
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de raaniere ä gener le jeu des valvules. L'endocarde est parfois tumefie, rouge, recouvert de fausses membranes. Dans l'etat aigu on y trouve de petits foyers hemorragiques, quelquefois des ulcerations quand la maladie est plus ancienne.
Les valvules suivenl la marche de rinflammation generale : elles s'epaississent quand il y a tendance ä l'etat chronique.
TraüemenL — Le traitement de l'endocardite ai-gue est ä peu pres celui de la cardite : Repos ab-solu, combattre la fievre par les antifebriles; les derivatifs dans la region cardiaque sont contre-in-diques, parce qu'ils augmentent les contractions du coeur.
La saignee est indiquee, ainsi que les frictions vigoureuses de moutarde sur les mernbres et sur les cuisses. Friedberger recommande les irriga­tions d'eau froide sur la region precordiale.
Lorsque la faiblesse s'accuse on la combat par des boisscns alcooliques, des bols ou electuaires toni-ques,ou bien par ces medicaments administres dans des breuvages si la rumination n'est pas abolie ( Voir le formulaire de la cardite. )
EndocA-RDITe chronique. — Les valvules sont le plus souvent affectees, et, cbez le boeuf, dit encore Friedberger, elles sont la consequence de rhuma-tisme articulaire. II en resulte leur insuffisance et le retrecissement des orifices.
Cbez le boeuf c'est la valvule triouspide qui est le plus souvent atteinte.
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II y a insufflsance de cette valvule et retrecisse-ment de I'orifice correspondant.
Cette alteration s'annonce par un bruit de souffle au premier battement, plus apparent ä droite I! y a pouls veineux. Souffle systolique dans I'insuffisaoce tricuspide.
Le pouls n'est fort, disent les auteurs, que dans I'insuffisance aortique.
Nous n'entrons pas dans d'autres details sur les alterations des valvules et des orifices parce qu'ils ne sont pas d'une grande importance chez le bceuf. On pent consulter, dans les cas particuliers, les ou-vrages de pathologie des autres especes oü des des­criptions sont donnees avec beaucoup de details et de precision.
Traitement. — La digitale est particulierement indiquee dans cette endocardite. Quand la faiblesse se produit on donne des toniques, tels que le quin­quina I'oxyde ou le carbonate de fer. La cafeine est indiquee quand il y a hydropisie, parce qu'elle est moins toxique que la digitaline. - On la donne dans une infusion aromatique pen­dant plusieurs jours. Lorsque I'on nepeut pas em­ployer des medicaments aussi chers, on les rem-place par les diuretiques ordinaires, le nitrate de potasse, la scille, le colchique, l'acetate de potasse, l'iodure ou le bromure de potassium.
Quand la guerison ne peut etre obtenue, ce trai­tement a l'avantage de soulager le malade et de donner le temps de le preparer en vue de la bou-cherie.
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P^ricardite
C'est ä peu pres la seule alteration cardiaque a laquelle on s'anete dans la pratique medicale.
Les deux inflammations du tissu propre du coeur n'ont pas la meme importance au point de vue du diagnostic et aussi du pronostic. Car ici, il est question d'une maladie presque toujours in­curable, et il faut donner, le plus tot possible, le conseil de vendre I'animal pour la boucherie afin de ne pas attendre que la viande ne soil devenue impropre ä la consommation a la suite d'une diete trop prolongee, d'un etat cachectique, d'un etat febrile, ou empestee par l'absorption de medica­ments qni lui impriment leur odeur ou leur saveur.
Gomme c'est une maladie qui est presque spe-ciale aux ruminants, et en particuiier a I'espece bovine, nous nous y arreterons le plus longtemps possible afin d'arriver a la reconnaitre dans tous ses raoindres details et aux premiers signes de sa manifestation. Les cas que nous avons observes sont nombreux, et nous n'avons jamais manque l'occasion d'en faire i'autopsie.
Eliologie. — L'inflammation du pericarde peut provenir de circonstances autres que des corps etrangers : des refroidissements, des contusions sur la region, coratne aussi eile peut etre consecutive
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ä des maladies infectieuses, ä des maladies des plevres, ä la tuberculose, etc.
Mais la pericaidite traumatique provientde corps etrangers venant presque toujours du reseau. Leur mode de migration et de penetration est suffi-samment connu pouiquot; que nous n'ayons pus ä nous arröter sur ce point. Nous dirons seulement aue si quelquefois lesanimaux echappent ä la morl, c'esl, parce que ces corps etrangers passent dans le vo.'-sinage du cceur, le contournent pour aller plus loin, ou pour s'echapper au clehors en un point quelcon-que du thorax.
Les animaux qui avaleut ces corps etrangers sont particulierement ceux qui sont atteints de pica, qui mangent lelinge, qui lechent les murs ou les planches, qui rongent le bois, les vieux souliers je-tes au furnier, tous les objets, en somme qui trai-nent sur le sol, autour des etables ou des habita­tions.
Ces corps etrangers sont quelquefois dans les fourrages oü ils ontete echappes par les peisonnes, par les femmes surtout quiaccrochent des aiguilles, des epingles ä leurs habits. Souvent ce sont des epingles ä cheveux qui s'echappent de leur tele.
Indiquer Torigine de ces corps etrangers esl deja indiquer les moyens d'eviter la maladie.
Nous avons vu des animaux avaler rapidement des has avec leurs aiguilles ä tricoter,queronn'avait pas le temps de saisir assez vite.
• Symptömes. — Les premiers symplömes qui puis-
sent eveiller l'attention du proprietaire sont des
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plaintes qui se manifastent surtout pendant les deplacements de l'animal dans sa loge ou en mar-chant ; le membre gauche est ecarte du thorax et il y a quelquefois claudication. L'appetit est diminue, il y a une certaine tristesse, de i'abaltement. Mais bien souvent, dans ces cas, le veterinaire avait deja ete appele, quhize jours, trois semaines, un mois auparavant, pour le meme animal qui poussait egalementdes plaintes et qui, en plus, mangeait moins et se meleorisait moderement d'une maniere continue ou par intennittences ; il avait indique le traitement d'une inflammation gästrique dent on avait triomphe facilement et on ne s'en etait plus preoccupe.
La percussion en arriere de l'epaule gauche pro-duit une vive douleur et provoque des plaintes. Les battements du coeur sont forts, au debut, [et accele-res. On entend, toujours quand la maladie est re-cente, du brüit de frollement, de la crepitation ou du sifflement. Quand le mal est plus avance on erir tend des bruits de liquide, de clapotement, de gout-telettes ou de lintement metallique ; ces symptömes annoncent que I'epanchement se produit. Mais, dans le cas de pericardite plus avancee, il n'y a pas toujours epanchement de liquide ; on pourrait appe-ler cet etat une pdricardite seche, car on ne constate pas ces derniers bruits.
II ne faut pas s'attendre, en effet, a decouvrir toujours la meme chose dans les phenomenes patho-logiques qui se deft-oulent dans un coeur si grave-ment atteint. Les symptömes varient d'intensite et dans leurs caracteres particuliers selon le point
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qu'atteint le corps etranger, la profondeur de sa penetration, et 1'endroit oil se forme le liquide, car il se forme quelquefoia des foyers en dehors du pericarde dans lesquels du liquide tombe goutte a goutte. D'autrefois au lieu de liquide c'est du sang dont le pericarde est bourre, et le bruit de liquide ne s'entend plus, mais les battemonts du coeur sont, dans ce cas, faibles, quoique nous soyons au debut de la maladie, parce que le coeur se trouve emprisonne dans la masse sanguine coagulee. L'agitation qui se communique ä la matiere sereuse peut seule deteiminer des bruits de liquide peu apparents et confus.il y a alors beaucoup de matite dans la region de l'epaule correspondante. Tout cela se produit des le debut de cette variete de peri-cardite que Ton peut appeler hemorrhagique. Si Ton examine en ce moment les muqueuses on les trouve pales, le pouls petit, accelere, la veine flas-que et le pouls veineux. Le sang s'epanche quand e corps etranger a atteiat et ouvert une veine du coeur ou son reseau capillaire, et lorque le trajet fis-tuleux vehant du reseau n'a pas adhere assez vile a I'endroit de la veineouverte. Quand ce trajet est plus solide, qu'il reste intact, le sang peutetre con­duit par son intermediaire jusque dans le reseau oü il s'accumule.
G'est dans ces circonstances que Ton peut cons-tater ce que nous avons appele le bruit de fuite lorsque Ton peut se rencontrer a ausculter au mo­ment oü cet epanchement de sang se produit. II cesse quand le pericarde est rempli de sang ou quand I'ecoulement dans le reseau s'arrete.
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M. Roy, cite par les auteurs, signale un bruit de glou-glou qne Ton n'entend distinclement qu'ä la darniere periode de la maladie. C'est toujours le bruit de liquide dont noas venons de parier, avec une intensite variable selon les circonstances.
Le pouls veineux existe toujours plus ou moins prononce dans la pericardile traumatique.
Les bruits et les battements du coeur s'alfaiblis-sent amesure que le pericarde s'emplit de liquide ou de saug.
Du cote de la fonction pulmonaire il se produit des symptömes a noter. L'acceleralion-de la respi­ration est constanteä des degres divers, et la toux legere, quinteuse, qui provient de 1'hyperemie pul­monaire, ou de lesions produites sar cet organe par le corps etranger, existe le plus souvent.
Qnand on oblige ranimal ä se deplacer un peu vite, ces symptömes augmentent, il survient meme de la dyspnee, et, lorsque I'animal se couche, il le fait avec beaucoup de precautions, se roule lente-ment ou se balance comme s'il cherchait une posi­tion oü sa douleur interne put etre moins intense, et, s'il ne rencontre pas ce soulagement, il sereleve aussitot.
Un autre Symptome des plus importants est 1'ce-deme du fanon qui n'est pas aussi constant que certains auteurs I'annoncent. II se forme insensi-blement k la partie inferieure de l'encolure, a la pointe du sternum oü il arrive ä acquerir de gran-des proportions, et, ä mesure qu'il grossit, il remonte le long du fanon jusqu'ä l'auge.
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Nous avons trouve beaucoup depericardites trau-matiques sans oedeme du fanon ; ce Symptome n'est done pas d'une bien grande importance pour le diagnostic des maladies du pericarde. Cela lient a ce que les pericardites traumatiques ne sont pas toujours exsudatives, et quoiqu'on explique la for­mation de cet oedeme par des stases veineuses resultant de la compression des oreilletles el du coeur droit, ä parois moins epaisses que le quot;gauche, il pourrait bien se faire que la presence de cet oedeme ait une autre origine. II y a des pericardites exsudatives- sans oedeme du fanon, et alors ne serait-on pas autorise a penser que ces infiltrations qui n'arrivent que fort tard, resuitent, le plus sou-vent, d'un trop plein de la cavite pericardique, trop plein qui se serait echappe par conlinuile de lissu, en inlillrant le tissu cellulaire jusqu'a la sortie du thorax et en remontant insensiblement le long de l'encolure, quelquefois meme en restant ä la poinfe du sternum oü il pent prendre un volume enorme, s'etendre sous le thorax et meme sous I'abdomen.
Le pouls, fort au debut, et accelere lorsque la periode inflammatoire se declare, faiblit ä mesure que celle-ci disparait. Ce n'est, aussi, qu'au debut que la temperature monte ä 40, 41 degres et meme davantage. Les cornes sont alternativement chaudes et froides et la temperature suit ces changements II y a meme des tremblements. Bientöt 1'etat gene­ral se rnodifie, une faiblesse se declare, I'amaigris-sement va rapidement. L'appelit cesse, la rumina­tion devient tres rare si eile n'a pas dejä cesse et les malades ne tardent pas a succomber.
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Marche. — La pericardite traumatique a une marche extrernement variable. Elle est subordonnee a la formation de la lesion. La mort peut survenir quelques heures apres rapparition des premiers symptömes, lorsqu'il y a perforation des -veines coronaires. C'est la mort par hemorragie corcme dans le cas de rupture du coeur, ou de la perforation de saparoi avec epanchementdu sang dans le reseau par le tcajet fistuleux trace par le corps etranger. Cela se produit surtout lorsque celui-ci, d'une cer-taine longueur, n'a pas encore disparu du reseau et que son autre extremite arrive dans I'interieur du ventricule cardiaque.
Chez le cheval, nous avons remarque, aussitot apres que la rupture s'est produite, a part tons las autres symptömes qui lui sont speciaux, des pulsa­tions extrernement prononcees sur la nuque ; on les voyait a distance et elles soulevaient par bonds pre-cipites toute la peau entre les deux oreilles, sur la region du cervelet.
En est-il de memo chez le boeuf ?
Dans les circonstances oü I'hemorragie ne se produit pas, la marche est beaucoup plus lente, huit jours, quinze jours, un mois s'ecoulent, puis tout-ä-coup ou insensiblement la mort survient.
Pronostic. — Le pronostic est toujours grave. Gependant il est des cas oü le corps etranger, apres avoir alteint le coeur par la pointe ou simplement traverse le pericarde dans le fond de la cavite, tra­verse plus ou moins le poumon, et va sortir dans un
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espace intercostal ; et, dans ce cas, qui pent se reconnaitre par les symptötnes que fournit I'aus-cultation, on pent prevoir que la guerison aura lieu. II en est de meme lorsqu'au lieu de s'aggraver ces symptömes internes de pericardite s'aLleuuent insensiblement ; le corps etranger n'ayant pas ren­contre I'espace intercostal, se devie de sa route poar reinonter le thorax, et progresser sans cesse sans qu'il soit permis de prevoir I'endroit ou il va s'arreter. Nous avons vu un cas ou le corps etran­ger alia sortir dans la matrice et provoqua un avor-tement.
Dans tons les cas, le pronostic est de rigueur le plus tot possible, afin de faire abattre Tanimal pour la boucherie et sauver ainsi le plus que Ton peut de ce qui lui reste de valeur.
Lesions. — Nous ne parlerons par de rinfiltration sous-cutanee que Ton tronve quand on depouille le cadavre ; comme nous l'avons dit eile n'existe pas toujours.
Pour bien constater les lesions profondes, il faut avoir le soin d'ouvrir le thorax avec beaucoup de precautions, ne pas toucher aux organes diges­tifs afin de ne pas detruire les adherences qui exis­tent entre le reseau et le diaphragme, et conserver intact le trajet fistuleux. Lorsque I'animal est sus-pendu a I'abatloir, on peut faire tomber les organes digestifs tout en tranchant le rumen vers son point d'adlierence de maniere ä laisser le reseau ä sa pla­ce ordinaire.
C'est aussitöt que Ton a ouvert le pericarde que
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l'on voit apparaitre lecoips etranger.Ondoitle mon-trer au proprietaire pour lui faire conslaler qu'il n'y a pas eu erreur de diagnostic.
Le trajet fisluleux qui le loge se trouve emprison-ne dans une substance moitie charnue, moilie lar-dacee, du volume du poiguet.
En meme temps on trouve le pericarde rempli de sang, ou de serosite sanieuse, trouble ou jau-nätre, en quantite variable. II porte en suspension des grumeaux de fausses membranes.
Lorsque ce liquide est fort abondant, qu'il y a des oedemes sous-cutanes, 11 y en a egalement dans la plevre, quelquefois en grande quantite.
L'exsudat s'est quelquefois decompose, et on trouve, au milieu du liquide, im enorme caillotfibri-neux qui occupe une grande partie de la cavite.
Les exsudats resultent aussi de fausses mem­branes, sous forme de lames lib reuses implan tees sur le pericarde, sur la paroi du coeur, ou tendues entre celui-ci et le pericarde. Le coeur est, de ce fait, rugueux, mamelonne, et le pericarde acquiert en meme temps, une epaisseur de plusieurs centi­metres. On signale une quantite de liquide pouvant alteindre 12 ä 15 litres.
Le tissu du coeur est plus ou moins altere, mais il Fest surlout au point de penetration du corps etranger. De ce point a pu s'echapper du sang qui remplit entierement la cavite pericardique, ou qui colore simplement la serosite qui le contient. Get epaucliement sanguin peut provenir aussi de la per-
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foration d'une veine eoronaire, et alors un gros caillot remplit la cavite.
Quelquefois on ne trouved'epanchement d'aucune nature. On ne tiouve que le trajet fistuleux at le corps etranger qu'il contient ; le pericarde pent etre rupture par la pression du liquide ou perfore pr le corps etranger, d'ou epanche-ment dans la cavite thoracique ; des adherences avec le poumon peuvent se former ä ce point ou dans un point inferieur reposant sur le sternum ; unepoche ä paroi fort reguliere, formee de cavites ou infondibulums plus ou raoins nombreux, sepa-rees par un cloisonnement plus ou moins serre, et remplie de liquide que Ton entendait, pendant la vie, tombergoutte ä goutte, avec un tintementca-racteristique ; nous avons trouve une fois celte alteration placee en dehors et en dessous du peri­carde oil Ton entendait tomber les gouttes
Enfin le trajet fistuleux peut res'er ouvert dans lereseauet avoir favorise l'arrivee du sang dans son Interieur en quantite tres variable. Quand le corps etranger a traverse le poumon, on trouve l'alteration de celui-ci limitee au trajet fistuleux ou indiquee par un tissu de cicatrice sur lout le chemin parcouru.
Terminaisom. Lrtpmcarrflaquo;7efraiicbe,idiopalbique,~ se terraine par la resolution ou par exsudation d'un liquide clair, limpide, ou avec des caillots fibrineux plus ou moins abondants. Elle peut dans ce cas,si eile est traitee rationnellement apres I'e-
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vacuation du liquide, se terminer par la gueri-son.
LapSricardüe spicifique, qui survient comme consequence de la tuberculosa est fatalement incu­rable. Toutes celles qui se declaient cousecutive-ment ä une maladie quelconque sont subordonnees ä la nature de ces maladies.
M. Möussu signaie des pericardites cancereuses que nous n'avons jamais observees et qui n'ont qu'une importance secöndaire. II suffit de les cons-tater comme laquo; pericardite raquo; afin de livrer les ani-maux ä la boucherie.
La pericardite traumatique se termine generale-ment par la mort.
Quand eile est hemorrhagique il ne faut pas compter sur une guerison pas plus que lorsqu'elle est exsudative avec fausses membranes.
La guerison peut survenir quand le corps etran-ger ne fait que glisser contre la paroi du coeur, ou le traverser seulement par la pointe, et qu'ilse dirige versl'exterieur dans un espace intercostal ou un au tre point plus ou moins eloigne. Cette lerminaison peut se prevoir en suivant, par une auscultation attentive, la marche du corps etranger.
Diagnostic. M. Roy recommande un bruit de glou-glou comme excellent Symptome de diagnos­tic. M. Boizyparle d'un bruit de clapotement qui serail constant. Nous ne voulons pas diminuer la valeur de ces deux symplomes, mais cependant il faut bien reconnaitre qu'ils ne sont possibles qu'ä
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la condition qu'il y ait du liquide en süffisante quantite dans Iß pericarde.
On signale auasi les eructations qui se produi-raient tres frequemment dans la pericardite trau-matique. Mais, comtne eile sent lieu egalemenl pen­dant 1'etatdesante, appreciersieliess'entendentplus ou moins frequemment cela nous parait ä peu pres impossible. Tons ces symptömes sur iesquels on porte une altenLion toute particniiere, doivent en-treren lignede compte, mais on ne doit pas trop s'y attachei'. Le seul moyen de ne pas commettre d'erreur de diagnostic conslste ä reunir un ensemble symptoraatique susceptible de varier constamment selon les cas, mais qui sera facilement etabli en se penetrant bien des symptömes que nous venous d'examiuer en particulier. II n'y a pas de signes caracteristiques constants.
Nous avons done a etablir le diagnostic dans les cas suivants :
1.nbsp; de pericardite non traumatique ;
2.nbsp; de pericardite traumatique incurable ;
3.nbsp; de pericardite traumatique curable ;
Dans \s. pericardite non traumatique, mais conse­cutive ä la tuberculose, on trouve les symptömes de celle-ci qui dominent ou qui ont commence, et il ne pent pas y avoir d'erreur.
Quant la pericardite est franche, purement in-flammatoire, on n'a pnsconslale, quelques semaines auparavant, des symptömes de maladie gastrlque ; on rencontre un etat febrile qui generalement
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*nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; — 234 —
n'existe pas dans les autres cas. Le pouls est. moins
precipite au debut et il reste assez fort jusqu'a la
periode oxsudative. Tant que la pericardite reste se-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;L
ehe on peut entendre un bruit de frottement avec
deschangements dans les mouvements du coeur,
dans l'intensite des battements.
Quand 1'epanchement se forme on entend les bruits relatifs a tout epanchement, mais si on a le soin d'examiner le liquide epanche, en se le pro-curant a I'aide d'untrocart, on le trouve limpide ou legerement colore en rose.
La pericardite traumatique est plus facile a diag-nostiquer parce qu'elle est la plus frequente, celle que Ton rencontre presque toujours, et que des symptömes precurseurs ont dejä fait reconnaitre. On ne peut pas dormer un ensemble symptömatiquenbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; *amp;
constant, parce que la nature de la lesion et l'en-droit ou va s'implanter le corps etranger sont Ires variables, mais parmi les symptömes ordinaires on en trouvera toujours assez, pour ne pas commettre d'erreur.
La pericardite incurable se caracterise par I'ag-gravation des symptömes. La pericardite traumati­que curable se reconnait aux changements qui sur-viennent dans les symtömes locaux, en I'absence d'engorgement du fanon, et de la disparition de quelques symptömes cardiaques ou pulmonaires a mesure que le corps etranger avance.
II y a meme quelquefois cessation des symptömesnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; /,
et guerison apparente ; puis, quelques jours apres, il en apparait de nouveaux d'une autre nature, se rapportant au poumon ou aux plevres, r.puis un
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poiat lumefie se moiitre quelque part dans le tho­rax. Ce point devient peu ä peu fluctuant et s'abcede laissant echapper le corps etranger.
Mais ces symptömes ne se montrent guere qu'a la fin de la maladie, de sorte qu'il faut encore s'appliquei- ä diagnostiquer avec les premiers symp­tömes, afiu de faire livrer, le plus tot possible, le malade ä la boucherie.
Pronöstie. — Gomme on le voit le pronostic n'est pas toujours fatal, et, avec un peu d'attention, sur-tout lorsque le corps etranger arrive vars la pointe du coeur, on pent comprendre lorsqu'il suit une bonne direction.
Traitement. — Le traitement de la pericardite traumalique est a peu pres mil. Tant que le diag­nostic n'est pas certain, on doit regulariser la fonc-lion du coeur par l'administration de la digitale, et les formules que nous avons donnees a propos de la cardite. On applique quelques revulsifs en arriere de l'epaule gaucbe, on ajoute des diureti-ques ou des laxatifs aux tisanes emollientes.
Pendant ce Iraitement on surveille le coeur pour assurer le diagnostic et saisir le moment oü Ton doit decider de la vente pour la boucherie. Dans les cas rares oü le corps etranger est dans le fond du thorax, s'il ne fait qu'effleurer le coeur, s'il traverse les lobes ouloionaires, on pent esperer sa sortie entre deux cötes ; on n'entend pas, alors, le bruit de liquide dans le pericarde, et rien ne presse pour la vente a la boucherie. Si un engor-
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gement limite se manifeste, on attend le point fluc­tuant par oü arrivera le corps etranger ; il suffira desaisirle meilleur moment pour percer l'abces et 1'extraire en le prenant avec les doigts.
Gomroe moyen preventif on doit se metier des quelques symptömes de rdticulite quej'ai signales,et si Ton pent se rencontrer chez le proprietaire an moment oü l'animal avale un corps etranger rela-tivement volumineux, il faut s'empresser de prafi-quer la gastrotomie et introduire le bras dans le rumen, pour aller le saisir.
Quand il y a hydro-perfcardile simple on pour s'assnrer de la nature du liquide epanohe dans le cas de traumalisme, on fait la thoracentese en arriere de l'epaule et selon les regies que nous avons indiquees dans notrewmanuel operatoire.raquo; En observant une antisepsie rigoureuse, on ne fait cou-rir le moindre danger. Si la pericardite n'est pas traumatique, la guerison peut s'en suivre, car le liquide ne se renouvelle generalement pas, surtout si on insiste sur les diuretiques internes : le nitrate de potasse, l'iodure de potassium, on autres.
Le point d'eiection de la ponction du pericarde ne pent etre exactement indique ä l'avance. On trouve ce point par une -auscultation attentive en arriere de l'epaule. On enfonce le trocart fin en Ire deux cötes, un peu au-dessous du point oü Ton en-tend le bruit de liquide ou de lintement. On sent, au bout du trocart, les mouvemenls du coeur qui bat sur la pointe de l'instrument.
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MALADIE DES VAISSEAUX SANGUINS
Thrombose
Etiologie. — Les maladies arterielles sans etre commuaes, se reacoatrent, chez les grands rumi­nants, pent etre plus souvent que chez les autres aniraaux. Elles sont a peu pres toujours traumati-ques, et quelques-unes consecutives ä la saignee que Ton pratique ä la coccygienne mediane. L'in-flammation a cet endroit est quelquefois infectieuse
cjinbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; et provient de ce que Ton s'est servi d'inslrumenls
non desinfectes, ou de ce que le pansement n'est pas suffisamment aseptique.
L'arterite ne s'entend pas toujours d'un vaisseau arteriel d'une cerlaiiie dimension. Quand eile re-sulle d'accidents divers,de coups de pieds,de coups d'aiguillons, d'efforts produisant des dechirures profondes, les petites divisions sont aussi interes-sees, et le resultat pathologique est le meme. Ges lesions que nous avons appelees, dans un article publie, en 1889, dansle Progres V4terinaire, sous le nom de phlegmon hemorragique, et que Cruzel ap-pelie phlegmasie rouge et douloureuse, proviennent
1nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;de l'eci'asement, de la dechirure ou de la perfora-
tion des vaisseaux sanguins.
La denomination de thrombose est celle qui leur convient le mieux.
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Elles se produisent aux parlies laterales du ven-tre, aux mamelies, aux cuisses, a la base de la queue, au coeur, etc., partout enfin oü les vaisseaux sanguins sont accessibles aux causes qui les altei-
gnent.
Leur gravite est subordonnee a la dimension des vaisseaux leses, ä leur profondeur dans les lissus et a leur degre d'ecrasement ou de dechirure. Quand il n'y a que piqüre elles ne sont generalemenl d'au-cun danger.
Symptömes. - Aussitöt que la cause a agi, 11 survient un engorgement chaud, douloureux, qui prend des dimensions quelquefois ties etend.ues.Get engorgement resulte d'une infiltration sanguine thns le tissu conjonctif. II est mou, fluctuant, quand il est dans une partie declive, ou päteux quand il se forme en un point oü la peau est epaisse et tendue. Sa delimitation est diffuse et. il s'etend parfois dans des proportions alarmantes.
Dans les cas graves, le malade perd de son appe-tit, sa rumination deviant plus rare, la respiration s'accelere, il y a un leger etat febrile.
Quand on perce I'engorgemenl il s'ecoule un liquide sanieux plus ou moinsfonce seion la quan-tite de serosite qu'il contient et son age.
A la base de la queue ou a la saignee coccygienne, il se forme, bientöt, tie pelilsfoyers bemorragiques ; la peau s'amincit a leur surface, se creve, laissant ecouler une matiere sanieuse plus ou moins epaisse, brune. La plaie qui en resulte ne se cicatrise pas, et devient ulcereuse. G'est lä surtout que des mor-
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tifications se produisent, que la gangrene s'etend, qu'une infectioa generale sur\ient, et bientöt la mort de ranimal.
Nous avons vu cette terminaison chez une vache a la suite d'une contusion violente qu'elle regal ä la base de la queue.
Mais la gangrene se limite le plus souvent, a I'aide d'un traitementbien approprie, et n'est suivie que de la chute de la queue en un point plus ou moins eloigne de sa base.
Dans la region inlerne de la cuisse oü eile sur-vieut ä la suite d'efforts violents et de decbirures, ä part l'engorgenient qui acquiert lä, des propor­tions enormes, on oonstate generalement, dans son centre, des points durs, sailiants, atteignant quel-quefois le volunae du poing ; i'Is resullent de decbi­rures musculaires et d'un coagulum sanguin qui s'est forme dans la poche. La thrombose du peri-carde,dont nous avons parle ä propos de p('ricardile trauraatique, se raltaehe ä ce genre d'affeclions.
Terminaisons.— Rarement la resolution se pro-duil par la resorption du sang epanche. La termi­naison par gangrene a ete constatee surtout quand la maladie siege ä la base de la queue. A la longue la suppuration se forme quelquefois par la trans­formation de Tengorgement en uu foyer purulent, au milieu duquel nage un caillot fibrineux pouvant atteindre le volume du poing. Nous I'avons constate a la parlie posterieure de la cuisse. A la mamelle un engorgement hemorragique, vide uu mois et demi apres sa formation, contenait environ dix li-
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tres de sang avec des caillots qui venaient de temps en temps boucher I'ouverture.
Diagnostic differentiel.— On pourrait confondre ces engorgements avec des phlegmons ordinaires, avec la hernie par eventration quand ils siegent au flanc, avec des tumeurs charbonneuses, et avec des lymphangites.
Les engorgements hemorragiques se distinguent de ces divers etals palhologiques en ce qu'ils sont difttis, ue conservant pas l'empreinle du doigl, quoique fort durs, quand la peau qui les recouvre est fortement tendue par leur replelion, qu'il n'y a pas d'infiltration gazeuse au pourtour, et qu'une ponction d'essai donne du sang independammentde celui que pent dormer, l'incision de la peau. Ils prennent. generalement, et surtout quelques jours apres leur formation, une teinte viokrcee quand la peaun'est pas noire, ce qui resulte d'uheinfiltration du tissu cutanepar la matiere qu'il enveloppe.lls se distinguent aussi des tumeurs ephemeres qui cons­tituent la grosse .echauboulure, en ce que celles-ci sontä bords bien delimites, ä surface dura, conser­vant l'empreinte du doigt, et non douloureuses.
Marche. — En cinq ou six jours la mort eurvient dans la terminaison par gangrene. Dans le meme temps la resolution peut etre obtenue ou arriver spontanement. Le sung epanche peut r.ester comme enkyste pendant des mois enliers sans que les ani-maux en eprouvent d'autre souffrante qu'une gene dans la marche quand il est accumule du cöte des
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membres pöstärieure ou ä la mamelle. Quand il y a des mortifications la cicatrisation des plaies peut-etre tres longue ä obtenir.
Anatomie pathologique. — Nous avons dit que Ton trouvait, dans la poche hemorragique, du sang, du serum sanguin, et des caillots, des coagnlums plus ou moins organises, variant ainsi de consis-tance et de couleur selon leur age.
Qnand la poche est sous cutanee, une des parois est constituee par la peau qui est lisse et pai; les tissus musculaires profonds que Ton trouve quel-quefois dechires en quelques points et ofTrant ainsi une surface rugueuse. De ces dechirures partent des infiltrations sanguines qui se proiongent, a la faveur des mailles du tnsu ceilulaire, dans les in­terstices musculaires.
Lorsque le foyer est profond il n'y a plus de sur­face unie comme en offre la peau, et I'infiltralion sanguine se produit dans tous less sens, dans les interstices musculaires et meme dans les muscles eux-memes. Les muscles noh infillres sent pales. Dans les grands engorgements le liquide d'infiltra-tion est devenu jaunätre et s'ecoule assez abondam-ment de la coupe musculaire que Ton fait avec un instrument tranchant. C'est le liquide de la septi-cemie.
Quand il y a gangrene les muscles atteints sont noirs, tres friables, s'ecrasant entre le;. doigts, ce qui permet de les detacher des parties reslees sai-nes ou tout au moins des parties moins atteintes.
Quelquefois on trouve dans les interstices muscu-
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laires dilates, du sang coagule, tres noir, formant des masses dures, friables. Nous en avons trouve qui atteiguaient jusqu'd 30 cenlimetres de longueur et qui se traduisaient a I'exteneur par des tumeurs dures de möme dimension.
Trailemenl. — Lorsque la raaladie se prödtiit sans plaies, qu'elle resulle de contusions ou de chocs qui out occasionne la rupture par ecrasement des vaisseaux sanguins et qu'elle siege a la queue, il faut organiser un appareil a irrigations continues d'eau froide additionnee de sei marin. Des com­presses bien appliquees quand on peut les fixer, remplissent le möme but. Partout ailleurs oü on ne peut pas appliquer des compresses, les lavages sou-vent repetes avec les memes resolutifs sont de ri-gueur, rion pour faire disparaitre l'engorgement, parce qu'une stase sanguine ne se resout pas si vite, mais pour enrayer les progres du mal.
Des que rengorgement est arrete, onpratique des scarifications pour faire evacuer le sang epanche. On fait des ouvertures plus grandes quand il y a des caillots ä extraire, et enfin des incisions eten-duespour pouvoir enlever avec les doigts, pararra-chement, la maliere sanieuse infiltrant les tissus dans les cas drt gangrene, et le tissu gangrene lui-meme. Un grand lavage ä la solution de bichlorure
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e mercure, ou avec l'eau lysolee, doit-elre pratique
immediatement apres. Pendant ce lavage on deta-che, avec les doigts, les derniers restes de matiere sanieuse, et on termine par un pansement antisep-tiqueet alcoolise, au coton hydrophile, que l'on
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rniuntient en place ä l'aide de quelques bourdon-nets.
Pendant que Ton fait ce nettoyage de la plaie, il |)eut arriver, surtout si 1 on est encore trop rappro-che du debut du mal, que las vaisseaux soient ineompletement obliteres, que les caillots qui les bouchent s'echappent facilement, on suivent le tissu detruitque Ton arrache, el qu'alors une hemorra4 gie abomlante se manifeste ; un tamponnement astringent, antiseplique, au perchlorure de fer, an sulfate de fer ou de zinc, etc., doit etre alors appli­que et renouvele jusqn'äce que la solution de con-tinuite soit parfaitement elanche.
Mais cetle bemorragie sera d'autant plus facile a arreter que Ton sera plus loin du debut de la mala-die.
La gangrene ne se produit guere que lorsqu'il y a en plaie, contact de Fair, et que I'on a neglige les regies de i'antigepsie quand on aurait pu agir a temps. Des qu'oh la constate on ne doit plus alten-dre pour ouvrir largement l'engorgement et em­ployer les grands moyens antiscptiques.
A lu page 175,nous avonsindique I'usage de l'oxy-gene en therapeutique et ses proprietes antisepti-ques Ires developpees. Dans le cas qui nous occnpe les injoctrons bypodermiques de ce gaz sont d'une efficacile que rexperience declarera peut-etre cons-lanle. On les pratique aulour des engorgements qu' raenaceht de s'etendre et de prendre un caraclere de mauvaise nature. On sait avec quelle facilite on pent aujourd'bui, ä l'aide d'appareils speciaux ä la portee de tout le monde, produire I'oxygene a me-
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sure des besoins. Quelques pastilles d'oxylilhe pla-cees dans 1'oxygenophore Sabalier, produisenl ties rapideraent un sac d'oxygene, II suffit ensuile de placet' ä l'extremile du tube en caoutchouc de ce sac une aiguille do la seringue de Pravaz que 1'on enfonce dans la peau en des points espaces aulour de la turaeur. II sufflt de presser sur le sac pour jnjecter quelques centimetres cubes d'oxygene ä chaque piqüre.
Les effets obtenus par ce moyen de tiaitemenl autour des engorgements de mauvaise nature sont des plus encourageants, et il n'est pas douteux que ce traitement tout nouveau el rendu pratique, ne rende les plus grands services.
La priucipaledifficulle quipuisse sepreseuter dans ce traitement c'est d'avoir un sac ä oxygene sous la main. Les praticiens en trouveront loujours chez le pharmacien hieb approvisionne qui doit le lenir sans cesse ä la disposition des medecins.
Nous recommandons aussi le lavage de la piaie et l'intei'ieur du foyer hemorragique, avec I'eau oxygenee que I'ouobtient instanbnement aved'oxy-gene en poudre que nous fournit la maison Sabatier de Paris.
Le traitement est le memo quand on a affaire a un engorgement de meme nature survenant a la suite de la saignee ä la queue.
En procedant ainsi, ä l'aide de ce traitement tout nouveau et si rationnel, on peut enrayer le mal tres rapidement, a peu pres surement, eviter les gran-des mortifications de tissus, et la chute de la queue.
On pourrait, ä'defaut d'oxygene, employer les
JL
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injections hypodermiques ammoniacales autour de l'engorgement.
Les frictions d'ongueiit vesicatoire sur toute la tumeur recommandees par Gruzel, ne nous paiais-sent pas preferables au traitement qui precede.Nous ne nous expliquons pas, du reste, i'effet qu'elles pourraient produire, dans cette circonstance. Nous avons plus de confiance aux resolulifs du debut.
Quand il y a plaie, ii importe que ces resolutifs, avages ou irrigations, soient faits avec une sub­stance fortement autiseptique.
Dans les grandes cavites hemorragiques, des que Ton a evacue le sang, il faut faire de frequents iavages internes avec des antiseptiques excitants des plus puissants, et intioduire, par l'ouverture, du colon hydrophile imbibe d'une substance cicatri-sante.
La phlegmasie hemorragique qui se produitä la partie interne des cuisses, ä la suite de violents eiforts de traction ou de courses desordonnees, et qui resulte de;la rupture des vaisseaux profonds, des arteres iliaques, est bien difficile a guerir. L'hemostase est dans les muscles profonds et sur-tout dans leurs interstices. Ouvrir ces foyers est bien dangereux et il est prudent de ne pas se hater pour cela. II ne faut pas perdre de vue que ce sont de gros vaisseaux qui sont atteints el que Ton au-rait des hemorragies Ires abondantes et bien diffi-ciles äarreter. Ce n'est qu'apres un certain temps, huit ou quinze jours, selon les cas,que les vaisseaux decbires sont a peu pres obliteres et que Ton pent
it
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operer avec le moins de difficulles et le plus de succes.
Apres les derivatifs du debut, Gruzel recom-mande les frictions d'essence de terebenthine.
Nous ne voyons pas trop l'effet qu'elles peu-vent produire si ce n'est celui de cougestionner inutilement la peau. Nous preförons les pommades astringentes telles que [le popuieum salurne, la porrauadeau tannin, au sulfate de fer, etc.
FORMULAIRE :
Injections hypodermiques d'ammoniaque :
P. Ammoniaque............... 1 gr.
(n0 62)nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Eau dislillee................ 20 gr.
Lavage de la plaie :
P. Acide tdnnique.............. 2 laquo;r
(n0 laquo;3)nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Camphre................... 2 gr.
AIcool...................... 100 gr
Hemostatique :
P. Perchlorure de fer........... 10 gr.
(nquot; 64)nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Eau........................ 100 gr.
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Thrombus.
Nous n'avons presque rien a ajouter a ce que 1'on salt decette maladie chez le cheval. Elle peut entrer dans le cadre des thromboses que nous venons de decrire. Eile se produit a la suite de la saignee aux diverses veines et resulte de i'infillra-tion par le sang du tissu ceilulaire. Elle n'a aucune importance, et il suffitde quelques lavages a 1'eau salee pour l'arreter et la faire disparaitre.
Nous avons vu cette tumeur prendre un volume plus grand que d'habitude et opposer une ceilaine resistance au trailement. C'est qu'aiors eile ne pro-vient pas d'une infiltration sanguine seulement, mais aussi d'une infection resultant d'une flamme malpropre. Dans ce cas nous avons toujours vu l'engorgement se limiter, s'indurer et mettre un temps assez long pour se resoudre.
La suppuration peut en resulter mais rarement.
II parait que cet acciden tse produit assez souvent chez ies animaux saignes par les empiriques ou les amateurs qui ne tiennent pas leur flamme propre ; cet accident est connu au point que les proprietai-res en font presque toujours I'observation.
Trailement. — Dans le cas d'induration seule­ment ou de lymphagite septicemique, on fait des injections hypodermiques limitatrices sil'engorge-ment ne s'arrete pas ä temps, et dans le cas oü il est arrete des applications de pommade astringente au tannin, aa sous-acetate de plotnb, a la craie et
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vinaigre, etc. Les vesicants peuvent elre employes si la resolution tarde trop ä se produire. Enfin s'il y a suppuration 11 faut ouvrir le foyer et faire des lavages ou un pansement excitant el antiseptique.
Phlebite.
Cette variete de thrombose resulte d'une inflam­mation des veines, de leur tunique interne avec coagulation du sang dans la partie correspondante. On 1'observe surtout a la suite de la saignee lorsque desfrottements reiferes out eu lieu conlre des corps durs ou rugueux. La flamme malpropre peut aussi la determiner en produisant une infection au point irrite.
Une des plus imporlanles varietes de phlebite chez les ruminants est celle qui se produit au cor­don ombilical que ron designe sous le nom d'om-phalo-phUhile. Elle revet, dans ce cas, un caractere de gravite exceptionnel, parce qu'elle se complique d'infection, de suppuration interne, de polyarlbrite souvent mortelles.
La phlebite peut rester hemorragique et se resou-dre ou se terminer par suppuration.
Symptömes. — Tumefaction sur le trajet de la veitie atteinle. Cette tumefaction est chaude, dou-loureuse, tnais beaucoup moins que la lympban-gite ; ello est dura, quelquejois bosseiee.Unpeu d'oe-deme se forme tout autour. II se produit de laboite-rie lorsque la phlebite existe sur un membre.
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Quand eile est traumalique une sorte de üstule se forme au point de penetration.
Terminaison. — La resolution est. assez facile-mentobteiuie quand ia plebile s'est developpee saiis piaie. Dans les autres cas eile suppure. Gelte sup­puration s'annonce par une douleur locale plus intense, par un etat febrile assez prononce ; on constate bienlöt, sur le Irajet de Ia veine malade, quelques points flucluants qui s'abcedent et donnent issue ä un pus saineux ou brunälre, fdant et caillebotle. La cicatrisation se produit assez facilement.
Mais quand la pbebile est profoiule, le pus pent s'infiltrer dans le tissu conjonclif, ou s'epancber dans quot;une cavile splancbnique, dans labdoinen lors de phlebite ombilicaie et la mort s'en snivre.
Gomme aussi le pus pent rester dans l-'appareil circulaloire et produire une infection generale, une pyohemie seplicemique.
Enfin la phlebite pent rester bemoiragique et se compliquer de pblegmon hemorragique de la natu­re deceux que nous avons decrits au commence­ment de ce chapitre.
Nous ferons une description ä pari de Vomphalo-phUbite.
Anatomie pathologiqve. — Le vaisse.au allere contient un caillot forme de couches superposees et d'autant plus adlierentes qu'il est äge,
Ge caillot s'organise peu ä peu, a mesure qu'il se resorbe le vaisseau se resserre, et, ä la fin, l'obs-
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raquo;#9632;#9632;#9632;
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traction de celui-ci est complet ; il ne reste plus qu'un cordon fibreux. D'autrefois le caillot s'est resoti)e et le vaisseaa reste avec ses dimensions. Qua ml il y a trajel fisluieux, celui-ci va aboutir an foyer purulent qui se trouve au caillot ou dans le tissu ceUulaire voisin.
Diagnostic:—quot;Qaatiid la phlebite est profoade il est assez difficile de bien la caracteriser. Elle se distingue de la lymphangite avec laquelle on pour-rait le plus la confondre, par une douleur moins intense, et un engorgement qui suit la direction du trajet du vaisseau altere.
Pronostic. — La phlebite est quelquefois assez grave lorsque la circulation ne se retablit pas, et on peut trouver lä un empöcherneht pour le travail quiiijtH, an ra^Oj, I'animal ait tons les signes dune exoell^ate smte. L'i terminaison par suppu-i-.ili raquo; i olfrc! toiijaurs une gravita plus grande.
Traitement. — Au debut de cette thrombose on doit recouriraux lotions emollientes, ou astringen-les frequentes ; aux membres les douches en pluie souvent renouvelees prodnisent d'excellents effets. Au bout de deux ou trois jours on a recours aux vesicants. Cruzei recommande les applications rei-terees d'onguent vecicatoire. Golio et Bayer, nous dit Friedberger, recommandent le massage qui ponrrait avoir rincouvenient de produire des em-bolies.
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Surle trajetindure on fait des frictions de tein-ture d'iocle, de resolutifs liquides, ou de liquides irritants.
Quand la suppuration se produiton doit s'empres-ser de debrider largement l'entree de la fistule, vi-der Men ie foyer, le detergeravec des antiseptiques, et faire un pansement avec du coton hydrophile que Ton imbibe de substances fortement excitanles et cicatrisantes.
Si cependant ce pansement est inapplicable a cause de la place qu'.occupe la phlebite, on doit se conlenter de frequents lavages ou irrigations, avec une seringue, puis on recouvre la plaie d'une poudre auliseptique : poudre de bois camphree et iodofor-mee, poudre de charbon camphree, de charbon et tamiin, de collodion iodoforme ou salole.
Lorsque la fistule est trop etendue, au lieu de l'ouvrir sur tout son trajet, on fait un drainage ä l'aide d'une m^che d'etoupes que Ton pr,sse dans la plaie en pratiquant une contre-ouverture. On imbibe cette meche avec des liquides antiseptiques et. fortement excitants.
On pourrait, dans certains cas, cauteriser le tra­jet iistuleux a l'aide d'un cautere en pointe chauffe ä blanc.
Quelques auteurs conseillent d'extirper la partie alteree de la veine, precede qui est rationnel et qui peul, tres bien reussir. On fait une ligature a chaque extremile et on applique, sur la plaie qui reste, un pansement comme a I'ordinaire.
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Omphalo-phlebite
La thrombose du cordon ombilical ne se limite pas toujours aux vaisseaux denelui-ci. L'inflammn-tion s'etend souvent ä tout le cordon, au canal de l'ouraque, gagne I'interieur jusqu'au foie, setermine par la resolution, par une hemorragie interne, ou, le plus souvent, par de vastes abces qui peuvent s'ouvrir ä I'interieur et causer la raort.
C'est une maladie commune chez les jeunes ani-maux de l'espece bovine. Quelques auteurs s'en sont occupes depuis un demi-siecle, et ce n'est que recemment que Ton a pu donner des details exacts sur son etat pathologique.
M. Moussu en donne une description interes­sante. Nocard a donne d'excellentes indications re­latives ä sa pro'phylaxie. Caffaratti la presenle aussi sous son veritable aspect dans son traite pratique.
Etiologie. — Les causes qui la provoquent sont nombreuses #9632;: Elle pent dependie de tiiaillements produits sur le cordon ombilical qui ne se rompt pas assez vile lorsque la vache met bas debout, ou bien d'irritationprovenant du furnier, ou bien, dit-on encore, lorsque la mere leche trop souvent I'om-bilic. Quoi qu'il en soit, il resulte, si on n'y prend garde, de la plaie ombilicale, une infection qui peut devenir generale et determiner la mort assez rapideraent.
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La plaie ombilicale reste souvent vive, met beau-coup de temps ä disparaitre, et c'est par eile que se produisent encore des Inflammations ombilicales ä uueepoque assez eloiguee de la mise-bas.
Symptömes. — Lorsque le cordon ombilical se rompt interieurement, il peut y avoir bemorragie in'enie et la mort survient quclques instants apres la naissauce. Nous avons rencontre quelques cas oü ä la suite'le celte rupture, quo^que faite nor-malementle cordon ne se dessecbe pas, la veineres-le gorgee de sang sur une certaine longueur exte-rieureraent, donnant I'apparence d'un boudin sus-pendu ä cet endroit. Cela se voit surtout lorsque Ton n'attacbe pas, pres du corps, le cordon qui ne s'est pas immediateraent oblitere.
Lorsque rinflamroation se declare, il y a un etat febrile prononce, une douleur intense dans la re­gion malade ; de la tumefaction chaude qui aug-mente assez rapidement. Un pen do coliques quand celte inflammation gagne I'interieur, surtout si eile atteint le foie ; il survient alors de la diarrhee et une perte ä pen pres complete de l'appetit. L'animal reste constamment couche. L'etat febrile est ti'es eleve.
Tenninaison.—Latbrombose peut nepas apparai-tre ä l'exterieur et se terminer par la mort par suite de la rupture de la partie gorgee. Nous avons cons­tate cet accident chez un veau de quelques mois que Ton trouva mort, sans que la veille rien ne le fit reconnaitre malade. La terminaison est egale-
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ment fatale quand des abce?. se forment et s'ou-vrent dans l'interieur. Nous avons sous les yeux une piece pathologique provenant d'une velle -ven-due pour la boucheiie pares qu'elle montrnit un ecoulement purulent et permanent par la vulve. Le pus de l'abces ombilical proiond remontait l'ou-raque, traversait la vessie et s'ecbappait par l'aretre. Get eLat ne paraissait pas trop faire souffrir l'animal puisqu'il put se developper encore quel-que temps, acquerir de renbompoint et etre vendu pour la boucherie comma s'il n'avait jamais ele ma­lade.
L'alteration profonde se constatait, pendant la vie, parce que les traces de l'abces se relrouvaient, par letuxis, autour de l'ombilic, sous forme de bour-relet circulaire. Cette suppuration pent devenir in-tectieuse et causer la mort ä bref delai.
Generalement l'abces devient Ires volumineux,' quelquefois comme les deux pöings, et il suffit de le surveiller pour saisir le moment oü un point fluc­tuant se forme el donner ^orlie au pus aussitöt que possible.
G'est cette terminaison qu'il faut s'efforcer de fa-voriser si la resolution n'a'pu etre oblenue.
Enßn lorsqu'il y a infection microbienne ; puru-lente ou septique, il peut survenir des terminaisons fatales par pneümonie, pleuresie, peritonite, enterite, des arlhrites metatastiques, etc.
Pronostic. —II est grave lorsque le mal siege ä rinterieur, et lorsque Ton n'arrive pas ä lemps pour empecher l'infection. Mais on oblient geneia-
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lement la guerison lorsque Ton peut intervenir au debul.
Diagnostic. — On peut craiudre une hernieombili-cale quand 611 est appele pour une tumeur de cette region, car on ne Test pas toujours lors­que les symptomes generaux du debut permet-traient d'eviter loute confusion. Du reste la consis-tance de la tumeur suffit pour empecher I'erreur. On pourrait mema craindre de renconlrer une anse inlestkiale dans I'abces que Ton s'apprele ä ou\rir. Quoique nous n'ayons jaraais constate ce cas, et nous ne pensons meme pas qu'il puisse se produire dans cette circonstance, parce que I'abces obslrue s'uftisamment le trou ombilical ; il est prudent de commencer ä l'ouvrir a l'aide d'une legere ponc-tion d'essai.
Trattement. — 11 est preventif et curatif. Quel-ques instants apres la naissance, si le cordon donne du sang et que Ton soit oblige d'intervenir, il faut recommander, si on ne peut le faire soi-meme, de placer une ligature ä quelques centimetres del'om-bilic, afin de pouvoir, par une ponction, evacuer le sang qui s'est accumule, depuis ce point, jusqu'a l'origine de la veine ombilicale.On attend pour cela deux ou trois jours, sauf a refaire la ligature un peu au-dessus de la ponction si Themorragie se reproduisait.
Proceder autrement, c'est-ä-dire placer la liga­ture a toucher I'ombilic, serait s'exposer a une rupture interne de la veine parce qu'on- n'aurait pas pu la vider, et un epanchement de sang dans
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l'abdbmea, ou bien ä line, lenniiiaisoa pai- suppu­ration du cuillot obturateür et a toutes les compli­cations que peut causer uu abces profond.
II reste toujours, apres ce premier traitument chirurgical, une plaie ombilicale qu'il faut desiu-fecter souvent par des lavages anliseptiques, sau-poudrcr ensuite le tout avec de la poudre de cbarbon carapbree, de l'acide borique, ou recouviir la plaie d'une coucbe d'huile empyreumaliyue ou de gou-dron de Norwege, jusqu'ä ce que la plaie soil fer-mee.
S'il y a trajet ftstuleux, c'est-ä-dire si la veine ombilicale pent receyoir de l'enlree de l'ombilic, une soude ou la canule d'une seringue, on peut y injecter une solution anliseptique d'acide pbenique, salicylique, de sublime corrosilquot;, etc., et ä defaul de seringue, intioduire dans le trajet, un pinceau en coton bydropbile ou en etoupes imbibe de ces solu­tions.
M. Moussu recommande rintroduclion de crayons au salol, au nitrate d'argent, au sulfale de cuivre, ä l'iodoforme, etc.
Quand l'inflammation se developpe, qu'il y avive douleur, engorgement, etat febrile, on doit s'em-presser d'appliquer des cataplasmes de farine lin delayes avec de l'eau lysolee ou ciesylee ; les lau-daniser legerement, et les renouveler une fois par jour s'il s'agit d'une femelle. On les renouvelle trois ou quatre fois par jour quand or, a affaire ä des males.
Lorsque rinflammation est calmee on supprime les cataplasmes et on les remplace par des onctions
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de pommades emollientes ou astringentes, telles que le populeum laiidanise ou camphre, (|uiaident ä obtenirla resolution. Si rengorgement ne diminue pas, ce qui indique qu'il y a tendance ä la suppu­ration, on peut avoir recours, ponr hater celle-ci, aux maluratifs, tels que lorguent basilicum, I'on-guent digestif simple.
Le cataplasme se fixe a I'aide d'un Jinge plieen ceinlure et attache sur le .dos.-Cependant si on ne pouvait pas, malgre toutes les precautions, le lenir en [)lace, ou bien si 1 on avait affaire ä un male,on pourrait le remplacer, ^urloul si rinflamraation n'est pas trop forte, par des lotions calmantea de decociions de pavot ou de nenuphar auxquelles on ajoute de Vumidon, du laudamim, du chloroforme, de Textrait de belladone.
Des que le point fluctuant se montre ou des que Ton sent que la tumeur est rernplie de liquide, ce qui se comprend, avec un pen d'hahitude, a la pal­pation, on s'empresse d'evacuer le pus par une ponctiou. II s'ecoule quelquefois un litre de li­quide.
Les soins consecutifs a la ponctidn sont presque nuls : on pratique des lavages antisepliques suivis de badigeonnages au coaltar on au goudron. Ou bien,pour pouvoir nettoyer plus facilemenl la par-tie,on la recouvre d'un corps gras queiconque.
Quand il y a infection generale, on doit s'empres-ser d'ordonner le traitement antiseplique interne et la formule n0 28, page 40.
On combat la fievre par les antithermiques en gra-
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wmmmmmm
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nules tres faciles ä administrer chez les petits ani-maux (voyez page 26).
FORMULAIRE
Pour leu injections dans les tistuleH ou dans la veine ombiiicale Gatraratti, recommande :
P Gpeoline.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 grammes
(n065 )nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Eaa distillee......... 300 grammes
Goinme desinfectant interne il recommande :
P. Salicylate de soude ... 3-i grammes (n066 )nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Acide salicylique..... 1-2 grammes
En 6 paquels, deux fois par jour; dans une infu­sion de cafe.
P. Decoction de pavot...nbsp; nbsp; nbsp; 500 grammes
(ii067) Laudanumde Sydenhamnbsp; nbsp; 10 grammes
Ghloroforme........•.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 grammes
Amidon............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;20 grammes
pour des lotions.
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Thrombose capillaire.
Nous plagons ici cetle maladie que 1'on designe vulgairement sous le nom de coup de chaleur, et que les auteurs classent dans des chapitres diffe-rents selon qu'ils I'apprecient dans sa nature.
Etiologie — Elle se declare sous 1'intluence d'une chaleur intense, pendant le travail, sur la peau de l'animal et surtout si celui-ci est en etat de graisse.
Nous l'avous observee sur des animaux tenus au labour, dans 1'apres-imdi, pendant lesmois de juillet et d'aoüt.
Symptomeraquo;. — La respiration s'accelere outre mesure, la langue est pendante, il y a menace de suITocalion, et la bete tombe aspbyxiee, comme fou-dtoyee, dans le sillon. Si celui qui la conduit s'apereoit, ä temps, de l'accident qui va se produire, il s'empresse d'arreterl'atlelage, au lieude l'exciter, et le mal n'est pas aussi dangereux.A l'ombre et un P'iU de repos, l'animal se remet, sa respiralion se ralentit peu ä peu,et la sante revient insensiblement. ' juelquefois le mal persiste, raais la menace d'as-
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nules tres faciles a administrer chez les petits ani-maux(voyez page 26).
FORMULAIRE
Pour ley injections dans les listulelaquo; ou dans la veine ombilicale Caffaratti, recommande :
P Greoline.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 grammes
(n065 )nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Eau distillee......... 300 grammes
Coinnie desinfectant interne il recommande :
P. Salicylate de soude ... 3-4 grammes (ii066 )nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Acide salicylique..... 1-2 grammes
En 6 paquels, deux fois par jour; dans une infu­sion de cafe.
P. Decoction de pavot...nbsp; nbsp; nbsp; 500 grammes
(n067) Laudanum de Sydenhamnbsp; nbsp; 10 grammes
Ghloroforme........#9632;.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 grammes
Amidon.............
20 grammes
pour des lotions.
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Thrombose capillaire.
Nous plagons ici cetle maladie que Ton designe vulgairement sous le nom de coup de chaleur, et que les auleurs classent dans des chapitres diffe-rents seien qu'ils l'apprecient dans sa nature.
Eliologie— Elle se declare sous l'influence d'une chaleur intense, pendant le travail, sur la peau de l'animal et surtout si celui-ci est en etat de graisse.
Nous l'avous observee sur des animaux tenus au labour, dans i'apres-midi, pendant lesmois de juillet et d'aoüt.
Symptömes. — La respiration s'aecelere outre mesure, la kngue est pendante, il y a menace de suffocältoiv, et labete tombe asphyxiee, comme fou-droyee, dans le sillon. Si celui qui la conduit s'apergoit, ä temps, de l'accident qui va se produire, il s'empresse d'arreterl'attelage, au lieu de l'exciter, et le mal nest pas aussi dangereux.A l'ombre et im peu de repos, l'animal se reinet, sa respiration se raleutit peu a peii,et la saute revient insensiblement. Quelquefois le mal persiste, mais la menace d'as-
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phyxie disparait. On a le lemps, dans ce cas, d'ap-pliquer le traitement.
Si le veterinaire arrive a lemps, il trouve les na-seaux dilates, les yeux fortementinjectes, saillanls ; les cornes et les oreilles brulantes, le pouls t'es accelere et petit. Chez les animaux a poll clair, la peau parait congestionnee et eile donne a la main la sensation d'une vive chaleur.
Terminaison. — Lorsque la resolution ou la mort ne sont pas survenues rapidement, la guerison est facilement obtenue. Mais il arrive aussi que les symptomes alarmants, quoique attenues, persistent, et l'asphyxien'est plus imminente ; il reste un em-poisonnement du sang et line alteration du tissu cutane qui ne fonctionne plus physiologiquement.
Anatomie pathologique. — Quand on depouille le cadavre on trouve le tissu conjonctif sous-culane fortement infiltre de sang ; il revöt ainsi une couleur lie-de-vin ou suie de cheminee en certains endroits. Cette stase sanguine est generate ; on rencontre 5a et la des foyers hemorragiques resultantde la reple­tion outree des capillaires et de leur rupture. Les muscles sous-cutanes sont de couleur foncee.
Le poumon est fortement congestionne et les ca-vites du coeur sont remplies de caillots sanguins les obstruant completement.
Ces lesions resultant de I'^sphyxie, sont conaecu-tives aux lesions capillaires peripheriques parce que
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celles-ci resultent de I'influence directe des rayons solaires sur le tissu cutane. II s'est prodult sur celui-ci, une soi'te de cuisson,une veritable bruture. La meme congestion existe dans le cerveau, ce qui etait deja itidique, pendant la vie, par I'aspect de la töte.
Traitement. — Le premier sein que le proprie-taire devrait appliquer, et l'idee lui en vienl le plus souvent, dans ces cas a pen pres desesperes, serait de placer des compresses d'eau froide sur la nuque, et meme de placer des linges mouilles sur le dos. La saignee abondante doit etre pratiquee le plus tot possible, et renouvelee meme au besoin si la reso­lution ne se produit pas apres la premiere. Insister sur les douches froides sur le corps ; vider les in-testins par de nombreux lavements, car il ne fautquot; pas perdre de vue que lorsque le tissu cutane est malade la repercussion sur les intestins est une consequence constante.
Par ce traitement, on oblient generalement une amelioration tres sensible. On arrive ä la guerison par les diureliques, comme le nitrate de potasse, les tisanes sudorifiques, si I'appetit laisse a desirer on ajoute des puigatifs aux tisanes.
Chez les animaux gravement frappes mais qui ne soccombent pas, il reste des alterations de la peau que Ton traite selon que le comporte leur nature. Nous pensons meme que, ie plus sovi\ent,VElephan­tiasis est uiie consequence de cet etat maladif.
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Hemorragie cutanee.
Au printemps, sur les animaux jeunes parlicu-lierement, des tumeurs sanguines se montrent de temps en temps sur differentes parties du corps, de preference sur I'encolure. Ces tumeurs qui attei-gnent le volume d'un ceuf se crevent,laissent echap-perdu sang et les proprietaires disent qua les ani­maux se saignent. Ils sent persuades que e'est la mi effet tres salutaire et ne s'en preoccupenl pas.
Get etat est tres passager ; il n'offre jamais aucun danger et nous ne faisons que le signaler brieve-ment.
II ne tient pas d'un etat plethorique parce qu'il se raontre sur des animaux generalement rhaigresraquo; comme ils le sent souvent ä la sortie de l'hiver. Mais il semble que rabondance de la nourriture soit pour une bien grande pait dans la production de ces tumeurs.
Symplömes.— Sans un derangement quelconque chez I'animal, une ou deux tumeurs se montient, du volume d'une noix a celui d'un ceuf, au cou, en arriere des epaules, sur le dos ; cette tumeur est dure, a peu pres indolore ; le lendemain ou le sur-lendemain, eile se creve et laisse echapper un peu de sang qui se coagule en une trainee verticale.
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Le foyer hemorragique etait dans le lissu cellu-laire sous-cutane. La peau n'a ete que soulevee, aussi toute trace de tumeur disparait des que le sang s'en est echappe.
Tout traitement est inutile.
II semble qu'il y ait lä une crise salutaire.
Echauboulure
C'est de la grosse echauboulure donl il va etre question. Celle qui se Iraduit par des boutons sur tout lecorps oü sur unepartieplus ou moins elendue doit faire l'objet d'une etude ä part. On la designe vulgairement sous le nom de charbon volant, har-pin.
Eliologie.— Au lieu de se montrer- chez les ani-maux generalement raaigres comme dans la mala-die precedente, c'est chez des animaux plelhori-quesayant deja subi rinfluence des aliments verls, pendant les chaleurs de fin printemps et aussi en ete ; chez les animaux qui travaillent plus sou-vent que chez les autres.
Symptomes.— C'est particulierement aux cuisses et ä I'encolure que la tumeur se monlre, c'est-a-dire sur les parties les plus charnues.
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Tout-ä-coup, saus qu'un mouvement febrile ne l'annonce, on voit une tumeur de l'etendue d'une ou des deux mains, dure, non douloureuse, aplatie, ä rebords saillants. bieti delimites, et ne faisant saillie sur la peauquede un centimetre environ. La peau est tres adherente ä la surface et ne donne pas la sensation d'une elevation de tempera­ture bien apparente.
Termination. — Jamals ces tumeurs ne se per­cent. Elies restent stationnaires un jour ou deux puls elles (lisparaissent, saus le moindre traitement, par la resolution. Mais quelquefois elles se repro-duisent ailleurs, et meme cn en comple plusieurs ä la fois.
Traitement.— Les lotions d'eau salee et vinaigree sont generalemenl appliquees et renouvelees plu­sieurs fois dans la journee. Si elles occupent une certaine etendue et si elles sont nombreuses, une saignee devient necessaire.
Enfm si le mal persiste pendant plusieurs jours ou s'il a une tendance ä augmenter, on ordonne les diuretiques pendant plusieurs jours. Le nitrate de potasse est tres bien indique, dans les tisanes de parietaire, de chiendent, de baidane, eic.
Nous evitons le plus possible de pratiquer la sai­gnee ^hez les animaux de travail, parce qu'il en re-sulte sou vent un aflaiblissement qui dure pendant toutes les chaleurs, et qui se traduit par une accele-
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ration exageree de la respiration pendant le tra­vail, ce qui porte l'animal ä ouvrir la bouche eta laisser pendre sa langue au dehors. On dit qu'il tire la langue.
Nous parlerons de la petite eehauboulure a pro-p:s des maladies de la peau.
* *
Ge n'est qu'au point de vue du diagnostic dilfe-rentiel que nous sigualerons les maladies conta-gieuses appartenant au sysleme circulatoire. Nous renvoyons, pour ce qui concerne leur nature et au-tres details, ainsi que leur police sanibire, aux ou-vrages speciaux,
Fievre charbonneuse
La Fievre charbonneuse ou -charhon bacteridien, est produite par mi microbe designe sous le nom de bacillus anthracis. On I'appelle aussi communement bactSridie charbonneuse qui fut decouverte par Davaine. II determine u e maladie q, i se termine rapidement par la mort; eile est quelquefois epi-zootique, et, dans ce cas, eile cause des ravages tres etendus ; eile atteint ä peu pies, toutes les espe-ces domestiques, meme rhomtne. L'inoculation preventive arrete le fleau.
Symptömes. — Tout ä coup I'animal refuse les aliments ; il est pris de trerablements generaux ; il
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est abatlu et montre quelques signes collicatifs. II est sous le coup d'une fievre intense et le thermo-metre monte ä 40, 41, et quelquefois ä 42 degres. Le pouls est Ires accelere, faible, meme impercep­tible, pendant que les battements du coeur sont tres forts. Si I'on fait une saignee, le -sang s'eccule tres noir et en faible jet. Les reins sont raides, la secre­tion lactee s'arrete subitement. La conjonclive et la rauqueuse vaginale deviennent livides. La respi­ration s'accelere, devient difficile, saccadee, et bien-töt s'ecoule, par les naseaux, un jetage roussälre, spumeux ; I'urine est souvent rejetee en petite quantile ; eile est egalement teintee de rouge. Les excrements sont ex pulses a la suite d'efforts sou-vent repetes, en petite quantite, ramollis et taches de sang. Quelques engorgements diffus se montrent quelquefois ä la partie musculaire des membres ; ces engorgements sont chauds, douloureux, violaces sous la peau ä couleur claire, et plus on moitis fluctuants.
L'abattement est profond, le regard est fixe, il y a une insensibilite generale, l'animal besite ä se deplacer malgre les excitations ; bientöt il se cou-che pour ne plus pouvoir se relever, retourne sa tetesur le thorax, pousse des plainles sourdes ; des mouvem;iits desordonnes des membres se produi-sent, le mulfle se refroidit, la[langue devient pen-dante, l'anus refoule laisse voir le rectum, l'animal meurt en poussant quelques beuglements et en fai-saat quelques etforts de respiration.
Daus revolution sur-aigue la mort arrive en quel­ques beures. II faut de douze a vingt-quatre heu-
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res pour la forme ordinaire, et enfin, dans les cas sub-aigus,le. mal peut duier deux ou trois jours.
On signals quelques cas de guerison spontanee.
Dans certaines circonstances on a remarque que les autres animaux qui ont cohabite eprouvent un certain malaise qui indiquerait une atteinte legere de räffection charbonneuse, et produirait l'effet d'une vaccination preventive.
Eliologie.— Le cheval, le bceuf, le mouton et la chevre contractent facilement le charbon. La recep-tivite chez ces especes est grande. Le pore le con-tracle peu. Les carnassiers resistent beaucoup a I'infection. La poule vest entierement refractaire.
Les animaux jeunes sont plus facilement atteints.
Tons les observateurs sont d'accord pour lui re-connailre une origine lellurique, et rinfluence du sol joue un röle des plus grands. On a constate en etfet, que le deplacement des animaux dans une autre contree suflil pour arreter la maladie. Les spores de la bacleiidiesetrouvent dans le sol, etleur ingeslion avec les aliments, surtout si ceux-ci sont rudes, piquants, suffit pour faire developper le mal.
Le terrain deja empeste par les cadavres char-bonneux on par imbibition des substances char-bonneuses, conservent, pendant desannees, leur vi­rulence. Les vers remonteraient, ä la surface, les germes profondement enfouis.
II faut attribuer un certain credit a la contamina­tion par les moucbes bleues, ainsi qu'aux excoria­tions par des corps etrangers charges du virus char-
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bonneux ; les liarnais et les joucs souilles peuvent auasi communiquer la maladie. Un chien qui ferait une morsure apres avoir devote de la viaude char-bonneuse peut anssi tres facilement I'inoculer.
Diagnostic. — Oh ne peut guere confondre la lievi'ecliaibouueuse (]\i'avec le cbarbon bacterien.
Mais il s'agit de bien se räppeler le tableau symp-tütnatique de l'uue et lautre maladies pour ne pas faire de confusion. Les tumeurs de la iievre char-bouneuse, quand elies se mauifestent, sont bien dil'lerentes ; elles ne sent pas empbysemateuses, ni cbaudes, ni douloureuses. II est des maladies ä mar-ohe fort rapide et par suite mal delinies qui pour-raieut egalement elre prises pour le eharbon bacte-ridieu, mais encore on ne retrouve pas cbez elles les symptömes qui caracterisent celui-ci.
Lesions. — Le cadavre se gonfle rapidement, le rectum est renverse, sa muqueuse se montre bleue et il s'en echappe une matiere sanieuse ; celle-ci s'ecbappe egalement par les naseaux et par la bou-che.
En enlevant la peau on apergoit le tissu conjonc-lif sous-cutane gorge de sang noir et liquide qui s'ecbappe des sections vasculaires. De loin en loin on Irouve de la serosite jaunälre öl des foyers he-monagiques.
Les muscles sont noirs, fiiables, jaunätres en quelques endröits, le tissu cellulaire intermuscu-
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hire est infiUre d'un exsudat sanieux. Les gan­glions presentent sur la coupe des points hemorra-giques.
Exsudat sereax, rose, dans le thorax, dansie pe-ricarde, dans rabdoraen. Sang du cceur et des gros vaisseaux noir, peu coagule.
Epaississement de la muqueuse de la caillette ^)av un exsudat jaunäti'e. Ecchyrnoses sur les intestins doiit les parois sout epaissies. Foie gonfle, noir, on decolore, couleur feuille-morte. Rate ayant acquis un volume enorme, bosselee, gorgee de sang, et sa masse se reduit, par la pression, en boue spleni-que. On Signale cependant quelques cas rares oü la rale n'est pas alteree. Foyers hemorragiques dans le poumon. Matiere du jetage accumulee dans les lironches. Cerveau congestionne.
Les tumeurs internes forment une masse gorgee de sang, eüglobaat des ganglions. Gelles qui se for­ment aux membres sont recouvertes d'une peau epaisse, sous laquelle est une infiltration gelati-neuse.
On trouve partout des bacteridies en batonnets : dans le serum sanguin, dans les parenchymes, dans la rate, clans le foie, dans les ganglions, dans les reins, le poumon, etc.
La constatation de la bacteridie a l'aide du mi­croscope, Tinoculalion de la matiere charbonneu^e an cobaye ou au lapin, tirent tout a fait d'embarras s'il subsiste des doutes a la suite de Texamen symp-tomatique, et de l'appreciation des lesions.
Prophylaxie. — Le traitement curatif de la
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fievre charbonneuse etant encore, a pen pres nul, nous sommes force de nous en tenir a la propby-laxie la plus minutieuse.
Elle consiste en deux points : 1deg; La vaccination, 2deg; les mesures sanitaires.
Pour la vaccination nous renvoyons aux ouvrages speciaux et particulieremenl au traite des maladies microbiennes de Nocard et Leclainche.
Les mesures sanitaires consistent : en I'isole-ment des animaux atteinb-, quoique la contagion immediate ne joue qu'un faible role. On desinfecle ensuite la place qu'ils occupaient, on enleve les fu-miers et la litiere ainsi qne les fourrages qu'ils onl salis, et on les brüle. Le sol doit etre ariose avec la solution de sublime corrosif.
Quand les cadavres ne sont pas Ihres ä I'equaT-rissage, et il est preferable de les enfouir aulant que la destruction, dans ces etablissements, ne sera pas surveillee, on doit les placer dans des endroits le moins frequentes possible par les autres animaux loin des chemins, des habitations, dans des fosses de deux metres de profondeur, arroses avec les substances desinfectantes recommandees par la loi de police sanitaire, et reconverts selon les regies prescrites.
Les cadavres ne doivent pas etre traines sur le sol pour les conduire ä la fosse, mais transporles sur un vehicule quelconque que Ton desinfecte en­suite. Pendant ce transport, il faut veiller que les liquides qui s'echappentdes ouvertures naturelles, ne tombent pas sur lesol. On doit boucher celles-ci ou lesenvelopperavec dessubstancesabsorbantesque
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Ton bnlle ensuiteou que Ion jette dans la fosse Si les voitures des equanisseurs ne sent pas elanches il vaut mieux ne pas leur confier le cadavre. Le ser­vice sanitai re devrait, du reste, surveiller loul ce materiel, et veillerä sa disinfection toules les fois qu'il a servi.
II n'est pas permis, quand I'enfouissemenl se fait sur place, de depouiller les cadavres. Ils doivent etre enfouis avec leurpeau.
L.'ideclaraliondoitetrefaiteä la mairie, des la constatatioii de la maladie.
Charbon symptomatique
Le charbon symptomatique se reconnait, ä pre­miere vue, par des tumeurs emphysemateuses qui se forment rapidement sur les parlies les plus musculeusesdu corps. II est du ä une bacterie designee sous le nom de bacterium Chauvm qui est aaaerobie.
On appelle encore cette maladie, Charbon emphy-semateux, charbon bacte'rien. Elle aurait quelque atialogie uvec la septicemiegangreneuse, car le bac. terium Ghauvoei ressemble beaucoup au vibrion seplique ; ceci esl imporlanl a relenir au point de vue du traitement.
G'est une maladie presque particuliere aux bovi-des, le mouton el les chevies sont Ires rarement atteints. L'homme est ä l'ahri de la contagion.
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Le cliiiri)Oii svinptomatique sevit sur tcus les points du globe, sur certains points plus que sur d'autres. Les pertes qu'il cause aniiuellemeat sont incalculables.
Symptömes. — Generalement les symptömes resultant de l'etat febrile passent iuapergus pour le proprielaire, ainsi que les symptömes geneiaux^ tres passagers, qui precedent I'engorgenaent. Quand ces symptömes generaux sont plus accenlues, ils se traduisent par un refus des aliments, par la dispa-rition de la rumination, par des tremblements dans le train postärieui- et aux epaules (tremblements dans les poiuls les plus musculaires), et souvent par de la boiterie du membre qui va etie le siege de l'eng rgemenl. La temperature rectaie s'eleve ä 40, M, et raeme ä 42 degres.
Souvent, ces premiers symptömes s'altenuent, la rumination revieut et les animaux semblent gueris. C'est cequi se produit, du resle, pour d'autres ma­ladies simplement inflammatoires, et c'est ici le cas de ne pas se presser pour considerer celte amelm-ration apparent -, comme un elat passager lout-a-fait benin, surtout si Ton considere que la tumeur peut se former dans les parties tnlernes et passer inapergue.
Gelte tumeur se forme a l'epaule, au cou, ä la croupe, ä la cuisse, aux lombes, aux maxillair'es etc. Elle est irreguliere, diffuse et s'elend dans tons les sens avec rapidite. Tres doulou-reuse au debut, eile est bientöt insensible ä son
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centre,pendaut que la peripherie devient crepilanle, emphysemaleuse. Eu passant la main par dessus, on eprouve une sensation earacleristique. l.a peau se desseche, se parcliemine, devient noire sur les animaux ä robe claire.
En meme temps le malade s'alfaiblil, sa marche devient iourde, dilTicile, se eouclie el se leieve dif-ficilement, replie sa tete sur I'epaule, sa respiration devient plaintive, acceleree, leponls est faibie, ac-celere, dannant 80, 90, ^00, -120 et meme plus de pulsations a la minute.
Bientof, la faiblesse est beaucoup plus accentuee, I'animal ne peut plus se lever, devient froid, la tem­perature reclale descend au-dessous de la nor­male, lepouls est imperceplible, el, dans I'espace de la quinzierne a la cinquanlieme heure, la mort survient.
Dans une epizootic de charbon bacterien nous avonstrouvedes sujets resistant pendant trois jours ; I'un vecut cinq jours.
Dans quelques rares circonstances, on rencon­tre la forme beuigne qui se traduitpar des symp-lömes generaux legers et des tumefactions ties pen etendues. La gueiison peut eurveiiir,daiis ce cas,au bout de cinq ou six jours el les animaux sont im­munises.
Dans d'autres circonstances le mal debute si promptement et evolue avec une teile lapidite que la tumeur cbaibonneuse n'a pas le temps de se former, eile n'apparait que sur la fin et quelques instants avant la mort. Un etat profondemenl co-
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mateux se declare et la moi-t survieht apres quel-ques heures.
Lesions. — Le ballonnement du cadavre survient rapidement.Des gaz se fonnent en outre a la region de la tumeur, region qui devieat sonore. Les mus-cles envahis par cette tumeur sent noirs, couleur de suie de cheminee delayee, en certains enclroits la couleur est moins foticee, verdätre, terreuse, donnant un aspect marbre. (Edeme plus ou moins volumineux dans le pourtour, suivant oue la mort survient rapidement, renfermant un liquide citrin.
De I'incHoii s'echappe du sang tres noir, et de la serosite spumense. •
On trouve denombreux microbes dans la tumeur, dans le tissu conjonclif intra-musculaire de celle-ci'.
Les ganglions lymphatiques sent volumineux et infiltres, quand ils sont pres de la tumeur.
On trouve des parties noircies au pharynx, des ecchymoses au foyer heraorragique, au peritoine, au mesentere, sur la muqueuse intestinale. Le foie, la rate et les reins n'ont pas lai-parence d'une alte'ra-tion quelconque.
Lorsque la tumeur siege au poitrai! ou aux epaules, lepoümon est attaint du cöte quil'avoisine. Lesang ducoenr est coagule, sans alteration appre­ciable. Quelques tdches hemorragiques dans le myocarde.
Diagnostic. - Sur I'animal vivant , le diagnostic est facile quand la tumeur se raontre d'emblee.
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On peut le confondre avec la fievre chaibormeuse. Comme nous l'avons dit, ä propolaquo; de celle-ci, la confusion n'est plus possible, s'il y a des tumeurs de part etd'autre. Gelles du charbon bacterien sont toujours emphysemateuses ; les baltemenls du cceur sont faibles et le sangest rutilant et se coagule fa-cilement. G'est le coatraire dans le charbon bacle-rkfien. La presence des tumeurs le distinguent, du reste, de foutes les autres affections aveclesquelles on pourrait le confondre.
Sur le cadavre la coupe de la turneur est caracte-ristique : les muscles sont noirs, ecchymoses, avec des points vevdatres, degageant une odeur de beurre ranee. ( Nocard at Moule ). L'infiltration oedema-teuse peripherique est formee de liquide brmi, terreux, vert, donnant une teinte semblable aux lo­bules du tissu qui le contiennent.
Dans quelques cas speciaux si on a des doutes sur la nature de la maladie, on peut proceder au diagnostic experimental qui se pratique avec le produit du räclage de la coupe de la tumeur, du foie et des ganglions. On injecte ce liquide dans les muscles de la cuisse du cobaye. Quelques heures apres se developpe une tumeur au point d'inocula-tion. La inert survient entrela vingtieme et la ein quantieme heure, en montrant une tumeur carac-teristique ä ce point d'inoculation.
Le produit recueilli destine ä l'inoculation, est broye a sec, dans un mortier, puis on ajoute quel­ques gouttes d'eau bouillie. On passe a travers un linge et on obtient une pulpe ; on en inocule un demi-centimetre cube.
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rraüemewi.— II y a encore fort peu ä compler sur L'intervenlioii therapeulique. On a essaye et conseille beaucoup de traitements : ffictions, injec­tions, applications et lavages froids avec des medi­caments plus ou moins acidules ou antisepliqnes sansobtenir un resultat avanlageux. Les antisepti-ques ä l'interieur ne sont utiles que si le traitement externe reussit ä arreler le developpemenl de la tumeur, la pullulation des microbes.
Les injections sous-culanees d'ammouiaque au-tour de la tumeur serablent avoir procure quelques laquo; psendo-succes raquo;,et nous ne serions pas surpris que celui-ci ne devienne reel avec le traitement inlerne administre d'une fagon attentive. Nous aurions sur-tout une grande confiance dans les injections sons-cntanees d'oxygene, par le precede que nous avons indique ä la page 175 de cette etude. Les bacteries etant anäerbbies il ne serait pas surprenant que la vie leur fut rendue impossible par ce moyen et que la guerison fut obtenue s'il etamp;it applique avant que la destruction ou I'alteration musculaire fut trop avancee. C'est aussi le cas d'employer a l'interieur la formule n0 28 indiquee page 40.
L'injection d'ammoniaque se fait d'apres la for­mule suivante:
( n0 68 ) Ammoniaquenbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 grammes
Eau distillee ou bouiilie 100 gr.
On en injecte en des points espaces de 7 a 8 cen­timetres autour de la tumeur, cinq ou six centime­tres cubes dans chaque point.
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Traitement pramp;ventif.— La vaccination centre le charbou symptomalique procure d'excellents resul-lats.
Les maisoasqui labriqueiitle vaccin renvoientsous forme de poudre en paquets, chacun pour une dose, ou bien en solution dans des flacons. Chaque en­voi est accompagne de la technique operatoire — qui est du reste exposee avec tons les details quelle comporte dans les ouvrages speciaux.
Les mesures sauitaires qui lui sont applicables sont a peu pres ceiles que nous avons indiquees ä propos du charbou bacteridien.
Pyroplasmose
G'est une denomination toute nouvelle que 1'on a donnee a l'hämaglobinurie, flevre du Texas, mala­ria ou ttiteza, denominations qu'elleporte selon les pays oü on la considere, depuis que Ton en con-nait exacternent la nature microbienne.
Nous en avons parle assez souvent dans le Pro-gres Vef.erinaire, a propos d'une importation, en Egypte, de vachesgaronnaises qui en furent toutes atteintes, chez lesquelies la mortalite s'eleva a9sur 10. Elle parut epargner mi peu plus les veaux qui naquirent quelques jonrs apres I'arrivee dans ce
pays. C'est une maladie que Ton rencontre a peu pres
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sur tous les points du globe ; en Asie, dans noire colonie d'Indo-Chine, en Turquie d'Asie, en Aus-tralie, en Amerique, aux ElaLs-Unis, en Argentine, en Iiiande,en Afiique, au Transvaal, en Algeriern Europe : en Italie,|eii Sardaigne ; en France, on en a Signale une epizootie a Maubeuge. Nous sommes persuade que, dans blaquo;aucoup de cas d'hemoglobi-nurie que nous pouvons etre appeles a constater journellement, on doit rencontrer des pyroplasmes dans le sang des animaux atteinls, et c'esl pour cela qu'il nous a paru important d'eiitrer, au sujet de cette si interessante maladie, dans des considera­tions s'appliquant ä loutes ses nuances dans quei-que pays qu'on la considere.
En Argentine M. Lignieres se livre ä des etudes d'une grande importance, el il ne peut manquer de nous donner bientöt, des indications precises et pratiques sur la prophylaxie de cetle si dangereuse et si meurtriere maladie. Elle est due ä un parasite qui se trouve dans les globules rouges du sang sous forme d'une double poire, d'oü sou nom de Pyro-plasma- bigeniinum.
Cette forme de poire ne se retrouve pas a tous les äges du parasisle ; au debut il se montre sous forme de deux points rapproches Tun de i'autre et ayant une tendance ä se pediceller ä leur derniere periode de developpement.
Symptömes.— La tristeza se montre surtout apres les grandes chaleurs, chez les animaux fins, gras et adultes.
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Elle est generaiement benigne chez les veaux.
Elle se presente sous des degres variables d'in-tensite, ce qui a motive sa division en une forme benigne el une forme grave.
Forme benigne.— Dans quelques cas la maladie avorle. Generaiement eile est plus accentuee. Pen­dant deux a quatre joars on remarque im peu de molesse et une diininntion de l'appetit.
La temperature ne depasse pas 3908. L'urine n'est pas rouge. L'omaigrlssement est ä peine sen­sible,et,en une quinzainede jours, les animaux sont retablis.
Si I'iiifection est plus accentuee, il y a un peu plus de noiichaleüce,de faiblesse, l'appetit est moin-dre et capricieux. La temperature rectale monte ä 40deg; jusqu'a 40o8. La respiration et la circulation s'acceierent. L'urine n'est pas encore rouge.
Get etat dure huit jours, apres lesquels I'amelio-ration marche rapidement.
Des rechutes peuvenl survenir et une deuxieme attaque peut se montier un mois apres la premiere.
Gependaiit ees formes benignes conferent aux animaux une certaine immunite.
Forme maligne.—- Le debut est brusque. II y a de la tristesse prononcee, ce qui lui a valu son nom vulgaire en Arginline el en Uruguay diminution de lappelit, fatigue et forte elevation Je tempera­ture.
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En moins de 24 heures, l'anorexie t complete, mie Lmve s'echappe de la bouche, une ianhee ver-datre, puis jaunatre se rnontre. La t) perature s'e-leve a 41deg;. La respiration fournitde 9 a 100 mou-vements du flanc ä la minute. Le pouls s'eleve ä 410 etä 120 pulsations. La teteest tenue basse, tou-chant presque le sol, et l'animal reste a peu pies immobile dans cette position. II est dans une sorte da stupeur ( tristeza ). Si on s'en approche en I'ex-citant, il se redresse tout-ä-coup, mqtitre un re­gard furieux, des yeux grand ouverts et quelque-fois il regarde avec une certaine indilTerence.
L'urine de rouge tres ciiir d'abord, devient cou-leur marc de cafe.
De retour du päturage l'aaimal suit peuiblement ä la queue du troupeau.
La mort peut arriver apres 48 heures, et souvent apres trois, qiiatre, huit ou quinzejouis apres le debut du mal.
Marche de la maladie.— Le malade ne tombe ä terre qu'a bout de forces, et, ä ce moment, l'agonie commence par des trernblements intermittents, par une respiration irreguliere,et la mort arrive apres des efforts desesperes d'inspiration.
Frequemment l'animal entre en ce moment en fureur, pour se jeter sur ceux qui veulent l'appro-cher. II y ade la diarrhee ou de la constipation. Les excrements deviennent brun-roussätre ou cho-colat, portant quelques mucosites sanguinolentes. Les muqueuses et le mufle sont extremement päles.
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Qu and la duree de la maladie est plus longue' raiiiraal couche relourne na tele sur na pöitrine.
Dans ce cas grave la moit n'anive pas neanmoins toujoms ; apres trois on qualre jöürs, I'animai peal aller ün peu mieux, les symp tomes se dissipent lentement, laissanl ie malade dans un etat de mai-greur excessive.
La convalescence pent durer deux, (rois ou qua-
tre mois.
L'urine ne contient de rhemoglobine que pen­dant quatre ou cinq jours, et pent renfeimer de l'al-bumine pendant des serriaines.
Dans cette forme grave les vaelies avortent et les jiourricesperdent le lait.
Pendant ou apres la crise liemogiobinurique, il y a souvent des symptömes nerveux se traduisant par de la paresse du train posterieur ou par des acces de fureur. Dans certains eas il y a cessite, quelqnefois il y a cephalalgie qui determine un ba-lancement lateral de la tete.
Lesions.— Generalement, le ballonnemeut n'ani­ve pas immediatement apres la mort. Le snjet est maigre ou gras selon la duree du mal. 11 existe de pelites saillies sur la peau d'oü s'ecoule une sero-site citrine qui se coagule rapidement. A leur ni-veau le derme est infiltre, hemorragique. Quelqne­fois il n'y a que des petites täches rouges. Ces alte­rations provieiu:ent de la piqüre de tiques. Presque toujours le lissu conjonctif n'esl pas infitre et les muscles ont une teinte normale.
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Les ganglions sont fort peu atteinls. II y a un peu de congestion pulmonaire, uu peu d'epanche-ment sanguin dans le pericarde. Le coeur parait cuit, et, ä sa surface, existe un pointille sanguin. II en est de meme sur les sereuses qui renfernaetit un peu de liquide rougeälre. Infiltrations serp-sangai-nolentes sous-sereuses au niveau des reins, de l'es-tomac, du foie, du pancreas, et du duodenum. Rate hypertrophiee, rouge-brun ou noiratre, dura, friable et d'un poids pouvant atteindre 5 ou 6 kilo­grammes.
Le rein est plus volumineux, rouge-brun, pale et mou si la maladie a ete lente. Pendant la crise he-moglobinurique les capillaires sont dilates par des globules rouges tres infectes.
L'urine est jaune fonce pendant le debut de la forme grave, puis devient rapidement rouge clair, rouge fonce, et puis marc-de-cafe ; si I'animal ie-siste elie devient vert-clair.
Cette teinte rouge est due a l'elimination de I'he-moglobine, matiere colorante du sang, et ne dure pas plus de cinq jours.
Le foie est plus volumineux, congestionne, vio-lace au debut. Vers le buitieme jour, il est jaune, friable. La vesicule biliaire est. Ires disfendue par de la bile grumeleuse, d'un vert jaunälre. G'est lä un caractere presque constant.
Dans beaucoup de cas on ne trouve rien dans le tube digestif ; im peu de congestion cbez les sujels qui ont montre de la diarrbee, et, presque töujours des caillots sanguins dans le ccecum. La bile a co-lore en jaune les rnatieres fecales du duodenum, et
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le liquide diarrheique est jaune verdätie d'abord ; il devienl bieutöt couleur brun roussätre.
Dans le cas ou il y a eu balancement da la tete, il ya congestion des meninges.
On trouve quelquefois des lesions secondaires de seplicemio : les muscles sont fievrenx, la graisse est rosee. les sereuses grisätres.
Lesang est clair, päle,le caillot est mou,le serum est colore en rouge ; tres rapidement la couleur de ce sang se fonce. au contact de l'air et la mousse qui provient de l'agitation est d'un jaune caracte-ristique ; il est irritant et caustique : injecte a un lapin ou a un cobaye, il les tue en quelques secon-des.
Les globules sont decoleres et prennent mal la matiere colorante. Au debut de la convalescence, on trouve quelquefois de grands globules rouges dans lesquels existent des granulations se colorant forte-ment par le bleu. C'est un signe de la disparition du parasite. Ges globules geants se rencontrent chez des animaux sains soumis a d^ß saignees repetees.
La diminution du nombre des globules rouges est le resultat de l'alteration produite par le parasite. La destruction globulaire n'est pas en rapport avec les symplöines et les lesions observees, et toujours rhemoglobinurie, pour se produire, exigö une des­truction globulaire rapide.
Parasites. — Le piroplasma bigeminum existe dans les globules du sang. Babes l'a decouvert et
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Smith et Milborne lui ont donne le nom de Piro-soma bigeminum. Patton lui a donne le nom qu'il porte aujourd'hui.
Ge parasite, comme son nom l'indique, a l'aspee1 dune poire. Cast ainsi qu'on le rencontre dans la forme grave de la raaladie. Dans la forme benigne, il est ponctiforme, surtout quani la maladie com-' mence.
Pendant son evolution, il y a urie diminution enorme du nombre des globules rouges. Et comme uu hematozoaire pyriforme ne pent detruire qu'une hematie, ont peutjuger de sa sporulation extreme-ment rapide.
La m aladie pent etre transmise ä un boeuf adulte; le veau resiste souvent. L'inoculation n'est d'aucun elTet chez les autres anirnaux. C'est le sang qui seit aux inoculations qui s'operent par toules les voies a l'exception des voies digestives.
Dans la forme grave,le nombre des globules, qui est de 8 a 9 milliolaquo;s par millimetre cube, tombe jusqu'ä ifli million. Dans la forme benigne, il pent descendre jusqu'ä 4 millions.
Propagation de la maladie. — C'est la tigue qui propage la maladie. On la connait, en Argentine, sous le nom de Garrapata. C'est une arthropode de la classe des arachnides, ordre des aca-iem, famille des ixodedes, genre des ixodes ou rhipice-phalus, espece ixodes bovis. Sa longueur est de 0mm 80, sa largeur de O1quot; 55. Placees par petils paquets sur le dos d'un boeuf, les liques disparais-
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— aSS-sent rapidement sous les püils et vont implanter leur rostre aux endroits oü la peau est la plus fine.
Les jeunes larves grossissent tres vite : ä la pre­miere mue qui se produit 7 a 8 jours apres leur eclosion, elles ont Imlaquo; 40 de long sur O™ 8 de large. Cinq jours plus tard, elles ont 2mn'62 sur 1mm 76 et eiies s'implantent de nouveau pres du point oü elles s'etaient fixees d'abord, et, autour de la piquie, on voit une petite aureole rosee. Eiles ne tarlent pas a devenir rouge-brun.
Huit on dix jours plus tard, elles subissent une deuxieme mue et acquierent les dimensions suivan-tes : males 2™m 20 sur Imm 40 ; femelles, 3quot;quot;quot; 25 surdlaquo;quot;11 70.
Peu de temps apres, le male va s'implanter ventre ä ventre centre une femelle pour la feconder.
La femelle fecondee atteint 6mm de longueur sur 3mm ß de largeur, et arrive jusqu'ä 13 mm. sur bmm. lorsqu'elle est gorgee de sang. Elle est alors olivä-tre et ressemble a un gros grain de cafe torrefie. Puis eile se laisse tomber a terre pour pondre sous quelque touffe d'herbe. Elle peut donner jusqu'ä 6000 oeufs qui naissent une vingtaine de jours apres la ponte. Une generation complete exige environ 47 jours. Las ceufs resistent au froid de l'hiver.
II est difficile d'arracher intactes les tiques de la peau oü elles sont implantees ; elles y laissent leur rostre et ne peuvent plus ainsi s'implanter sur un autre animal.
La tique transmet la maladie de la maniere sui-vante : Gorgee de sang infecte eile donne naissance ä d'autres tiques infectees. Celles-ci ont le rostre
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charge de spores du pyroplasma et les inoculent sur la peau oü alles vonl s'implanler. C'est surtout la nuit que se font les perigrinations des ixodes, pendant que les animaux sont couches.
La chaleur favorise la contamination et principa-lement la chaleur moderee du printemps et de l'automne. Les vents chauds et les temps orageux sont les plus redoutables. Les animaux que Ton deplace couverts de tiques, peuvent contaminer les animaux des localites oü ils sont transportes ; mais quelquefois elles ne trouvent pas lä des condiüons favorahles ä leur evolution et meurent sur place ; elles ne peuventeclore, par example, dans uneluzer-niere, mais il n'en est plus de meme dans les prai­ries naturelles.
L'ingestion de produits virulents ne peut provo-quer la maladie. On n'a pas de preuves que d'au-tres mouches piquantes puissant la produire.
La betail fin Importe en Argentine contracte tres faciiement la maladie. On en a vu mourir 50, 60, et 80 pour cent, d'oü une difficulte bien grande pour ameliorer le betail des zones infectees oü le betail indigene resiste presque seul. S'i' s'agit de i'impor-tation en Europe d'animaux couverts de tiques, la malaria ne sera pas transmise si le voyage en mer doitdurer plus de 25 a 30 jours, parce que, au mo­ment du debarquement, les tiques seront tombees.
Les vaches garonnaises que nous avons exportees en Egypte ont contracte la maladie un mois apres leur arrivee dans ce pays, et la morlalite a ete de 9 pourlO.
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Diagnostic diffärentiel. — On pourrait confondre la malaria avec ie eharbon. Elle s'en distingue en ce que sa duiee est plus longue, ses guerisons fre-quentes ; les muqueuses sont pales, I'urine est he-moglobinurique, les excrements de teinte rouillee. Dans le charbon la marche est rapide, la guerison exceptionnelle, les muqueuses sont violacees, les excrements souvent sanguinolents et I'urine rare-ment bematurique.
A i'autopsie la difference est moins traiichee. Dans le cbarbcn les muscles sont fievreux, grisätres ä odeur speciale. Le sang est epais, boueux, violace se coagulant mal. Dans la malaria Irs muscles ont leur teinte normale, le sang est clair, se coagulant bien, puis devient fence.
II y a des batomiets specifiques dans le cbarbcn (bacteridies), et le piroplasma bigeminum dans la malaria.
On ne peut pas tlon plus la confondre avec la peste bovine, avec la fievre ap'bteuse, le coryza gangreneux, la dysenterie epizootique, les empoi-sonuements, les pasteurelloses, quand on connait bien les caracteres par lesquels eile se manifeste.
Lapiroplasmose en France. — Bisons en passant, qu'on la rencontre assez frequemment dans nos colonies d'Asie et particulierement en Indo-Cbine d'oü notre correspondanl Viaud nous a envoye des renseignemenls inleressants. On nous I'a signalee egalement d'Algeiic.
En France, Matbis I'aurait observee dans la
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Loire et dans l'Ain en 1896, ä la suite de l'impor-talion de betail algerien. Lignieres pense, qu'en France, on la confond souvent avec l'hematurie ou mal debrou.
Dans tous les cas eile est bien moins grave dans noire pays que dans les conlrees plus chaudes, en Amerique, en Egyple, dans I'lnde, etc.
On signale une epizoolie de malaria qui aurait sevi dans le Nord de la France, et particulieretnent dans les environs de Maubeuge, oü eile debutait par un etat febrile assez prononce, la cessation de l'appetil, l'acceleration du pouls et de la respiration la perle du lait, la faiblesse du train posterieur et la coloration rouge de l'urine. On trouve des tiques ä la peau, raais le pyioplasme s'arreterait ä la forme ronde de son evolution.
II est probable que beaucoup de cas (Vhematurie que Ton observe en.France, ne sont aulres que des nuances de la malaria bovine. Neue examinerons plus loin ce detail.
Traitemeni. — Le traitement employe jusqu'ici contr'e la malaria bovine s'est presque toujours montre inefficace. Le sei marin et les purgatifs em­ployes contre la constipation ont paru donner d'as-sez bons resultats.
En Egypte les grandes saignees auraient procure quelques succes. On a recommande la quinine ä la dose de 20 grammes.
G'est sür la prophylaxie que Ton doit le plus compter.
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Ne pas faire voyager les animaux ä pied dans las zones infeclees. Nettoyer les wagons servant a leur transport ; les faire voyager surtout en hiver. Les bains ont ete recommandes pour faire detacher les tiques, mais le resultat obtenu n'est pas en rapport avec les frais oceasionnes. D'un aulre cote on ne pent pas detruire les tiques qui sont dans les champs.
L'immunite est conferee en plugant de jeunes ~ tiques sur des animaux sensiLdes. On pourrait ainsi vacciner les animaux en se procurant ia quantite de tiques necessairespar leur elevage. Mais on pent quelquefois donner ainsi la maiadie grave et tuer les animaux. On pourrait meme creer de nouveaux foyers d'infection parce qu'on ne peut pas les de­truire aussi facilement qu'on les applique.
Semer le plus possible des luzernieres dans les regions infectees.
Cuntre le piroplasma bigeminum on preconise la vaccination.
On a constate que les animaux qui ont subi une premiere atteinte du mal resistent ä une seconde infection, mais ce n'est pas d'une maniere generale.
Dans la forme grave l'injection virulente produit une immunite absolue. Dans la forme benigne sans hemoglobinurie, mais infectant quelques globules rouges, l'immunite est encore tres forte.
La duree de l'immunite semble marcher de pair avec l'infection : eile est longue avec une infection grave, eile est courte avec une atteinte benigne.
Le betail immunise resiste k une nouvelle attaque des tiques ou ne prend que la forme benigne.
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Gesiadioations sont confirmees par les experien- . ces de M. Ligiiieres qui a demontre en outre que rimnumite coasecutive a une atteitite grave est, au minimum, d'une anuee. Ces experiences eta-blissent que le piroplasma bigeminum secrete un poison plus ou moins analogue aux loxines micro-biennes, laquo; ä l'aide duquel il fait lermenter en quel-que sorte la substance propre des hematies pour assimiler les parties utiles a son developpement. raquo;
Des que le cycle evolutif des hematozoaires est termine, quoique la forme en poire ait disparu, ils persistent dans l'organisme ä l'etat de spores, chez les animaux gueris depuis longteraps ; ces spores peuvent etre prises par les tiques en meme temps que le sang et transmises ensuile ä des animaux sains.Mais la duree de Timmunite n'est pas illimitee parce que l'organisme cberchetoujoursas'affranchir du parasitisme latent.
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Si dans les pays infectes, rimmunite naturelle parait illimitee, c'est parce que celte immunite est renouvelee par la piqüre des tiques.
M. Lignieres qui etudie cette maladie dans la Republique Argentine, a trouve un virus qui donne la forme benigne. Ce virus est polyvalent et ne peut pas produire exaclement les memes elfets dans tous les pays. Sa conservation, du reste, est difficile et il a perdu son efficacite quand on ne peut I'employer dans les 20 ou 25 jours de sa fabri­cation. II faudrait pouvoir le fabriquer sur les lieux meme dans les localites .nteclees.
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Hemoglobinurie
On (lesii,nie sous ce uom une raalaclie qui se ca-ractei'ise par la presence de rhemoglobine dans I'urine. Lelevmehemuturie ne devrait plus etre que I'expressiou d'un symptorae de la maladie qui pro-voque lelaquo;pissement de sang,raquo;de maladies purement organiques dont nous n'avons pas a nous occuper en ce moment. Nous voulons seulement faire ['ex­pose de celle maladie du sang qui ne dii'fere guere de la piroplasmose que par l'absence des piioplas-mes dans le liquide circulytoire.
G'est une maladie que nous observons quelque-fois dans noire contree, car eile est rare dans la region du Sud-Ouest de la France. Mais elie est commune dans le centre, dans les departemcnts de la Sarthe, de Maine-et-Loire, de I'lndre, de la Greuse, en Auvergue, etc. oil eile a ete I'objel d'ob-servations de la part de MM. Boudeaud, Detroye, Gultier, 'i'oussu, pour ne citer que les principaux. Les praliciens alleinands en donnent egalement des descriptions interessantes.
Ge qu'il y a ä remarquer c'est qu'elle regne sur-tout dans les con trees marecageuseSjCe qui tendrait ä faire supposer qu'elle serait encore de nature microbienue comme la piroplasmose.
Etiblo'gie.— La maladie se montre surtout au printemps lorsque les animaux sonl conduits au
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pätnrage des que les arbres jettenl leurs premieres pousses. Oa a alliihue le mal ä ces tlernieres (l'oü le noin de mal de brau que i'on a domie ä la ma-ladie. G'est surlonl a l'auine, (alnus glulinosa) que l'on attribuerait les proprietes nocives. Qiiand eile se montre en automne on accuserail la mercuriale, les euphoibes, les caiex, les prelep, elc.On a accuse aussl les uliments corrompus, les fourrages alleres par des moiaissures. L'eau trop froide, glacee des cotitrees montagueuses. Nous avons pu couslaler l'aciion de ce dernier agent sur des animaux aux-(]iiels on donnaiL des aliineiils veils converts de gi-vi'e, ainsl quj ['influence des l'oui'rages avaries.
La frequence de la maladie dans le centre de la France, contree plus uu inoins marecageuse, nous pi'ouve bleu qu'un agent paludeen, commeun prin-cipe mycosique, conlribuent, ponr unelarge pari, ä developper la maladie.
Elle serait aiusi, ce qu'il y a de plus vraisem-blab'e du reste, le resullat, d'une infection myco­sique on microbienne, dont la nourriture serait le principal vehicule, toul eu agissant en meme temi)s commeagent loxique.
Eiifm on a avance que les arrels de transpira­tion, les refroidissements pouvaient contribuer au developpement de la maladie.
Elle attaque aussi frequemment les males que les retnelles, tres rai'emeiit les jeunes, au-dessous de deux ou trois ans (Moussu).
Sijmptömes.— La maladie est benigne ou mali­gne. Dans le type beiiitgt;, les changenients dans
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l'etat general sont pen appreciables ; ilspassent la plapart du temps inapergns. On remarque tout an plus line certaine lassitude ; ranimal raste plus longtemps couche ou se couche plus souvent ; il hesite pour se relever ; il est plus lent au travail et s'essouffle facilement. L'nrine deviant plus uhar-gee, et la raiction frequente. On contaste un pen de douleurs abdominales et pas d'etat febrile appreciable. Le pouls seulement pent faiblir lege-rement. Puis, tout a coup, l'nrine devient sangnino-lente et il n'y a plus 'le doutes sur le caractefe de la maladie. Quelquefois remission sanguine sa fait par I'anus, el alors, au lieu de diarrhea sereuse que Ton remarque au debut, c'est une diarrhee sangui-nolente plus ou moins abondante.
C'est du reste sous eeLte nuance benigne que Gruzel I'a observee dans la contree oil il exergait la medecine veleriuaire qui estä pen pics la nötre.
Dans lescontrees oil la maladie est frequen'a, lä oü les causes qui la detenninent soul plus iulenses, on la rencontre le plus souvent sous la forme mali­gne, et on nous la presente avec les caracteres sui-vants :
Forme maligne.—La lassitude est piusprononcee. La matche est lente, titubante ; un pen d'etat fe­brile, de sensibility du dos quand on le pince. L'appetit diminue ou cesse. La rumination deviant rare. Des signes collicatifs se montrent, de la diarrhee sanguinolente se produit en mcme temps qüe I'urine devient rouge, trouble, ou de couleur terreuse, et puis brune, comme nous la faisuit voir
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un jour Nocard clans son laboratoire. Quand on la laisse reposer, eile depose une malieie sedimep-teuse trouble, grisalre, el la parlie qui resle ä la surface est moins trouble et d'un rouge on d'un brun plus pur.
11 y a une gene dans la miction. La faiblesse du train posterieur augmente et les malades eprou-vent bientöt des difficultes pour se lever. Les_ mu-queuses se colorent en jaune rongeätre, le pouls falblit, la temperature s'abaisse, et la mort pent surveilir en quelques jours, en quelqnes beures dans les cas les plus graves.
Marche.— Dans les cas ordinaires et benins la maladiese termine par la guerison en dix ou quinze jours. La mort est frequente dans les cas graves, et dans certaines localites, la mortalite aurait alteint de 30 a 40 pour cent.
Lesions.—On constate des muscles fortement anemies, decolores ; le sang est Ires liquide, noir fonce. Lesintestins prösentent des foyers inflamma-toires dissemines. On trouve de l'bemoglobine dans le serum sanguin.
Nature de la maladie.— Babes qui I'a etudiee en Ronmanie, l'a trouvee parasitaiie, et serait due a nn diplocoque qui se trouve dans les globules rou-
ges du sang.
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Ne serait-ce pas lä de la piroplasmose, tres fre-quenle dans ce pays ?
Friedberger la consldeie comme une alleitition du sang prodifite par des agents loxiques eL infec-tieux ou comme une hemoglobinemie myogene.
L. Lafosseea fail piusieursdescriptions separees: Vhematurie adynamique, et le mal de brou ; mais 11 reconnait ensuite que.ces deux etats mdiadifs out beaucoup de ressemblance. II les considers comme une alteration du sang, avec irritation consecutive des orgaues geuito-imnaires.
M. Moussuwe decrit que rbematurie due ä une maladie de la vessie qui, a considefer les localitea du centre qu'il cite comme y faisant des ravages considerables, pourrait bien n'etre, le plus souvent, que la maladie due ä une alteration primitive du
Detroye la considere comme une maladie infec-tieuseou microbienne. Le microbe pullerait dans la vessie.
Ca/^öra^i qui I'a etadiee en Sardaigne, oü eile est tres frequente, (lit quelle est infectieuse et qu'elle a de la ressemblance avec la malaria.
C'est du reste lä aujourd'hui 1'opinion generale-ment emise. De nombreux praticiens out etudie le parasite : Babes, Smith, Kilborne, Mathis, San Fe­lice, at autres.
La maladie est trop rare dans notre contree pour que nous ayons pu essayerde nous faire, avec les observations que nons avons pu recueillir, une opinion de personnelle sur cetle maladie. Et nous pensons, apres avoir examine ce qu'on en a dit
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ailleurs, que des etudes scmt encore oecessaires pour etablir sa veritable natiu'e, el decider si c'est uue maladie parliculiere, ou bien, ci ce n'esl pas la malaria elle-meine, ou une varieLe ile celle raaladie.
Si nous considerons sa frequence dans les con-trees du centre de la France et sa rarete dans le Sud-Ouest oü il y a autaut'd'arbres de meine es­sence d'un cöte que de l'autre, il laut bien re-connaitre que la cause principale de la nfaladie se trouve dans la composition du sol, et surtout du sous-sol, et que la nature microbienne de la mala­die esl une fois de plus ä considerer.
TVaüeiu-Jfii.—Quelles que soieiic les diverses opinions dans la nature de la raaladie, ['alteration du sang qui coincide avec la diarrhee est tres avan-tageasementcoinbattue par noire formale ii031, pa­ge 55. S'il y a constipation, on donnedes laxatifs. Et comtne moyens prophyiactiques il Importe de sous-traire les animaux aux diverses causes qui peuvent faire naitre la maladie.
Gaffaratti dit obtenir de bons resultats k l'aide du bi-sulfate et du sulfate de quinine.
Cadeac et Friudberger conseillent de faire la me-deciue des symptomes, el ordonnent contre la diar­rhee, I'alun, le sulfate de fer, le tannin, I'opiura ; le sutfate de soude contrela constipation ; 1'antipyriae contre lo fievi'e, la quinine, le salicylate de soude.
Peuch indique le meme traitement.
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Les iincieris auteurs etaient aussi avances sur ce point.
En resume, la saignee est proscribe, les loniques, le.s opiaces, les astringents, les laxatifs, etc., selon lescircoastances, sont. recommandes.
Les veteiinaires laquo;les .'ontrees nü ia maladie est fi'eqiieiile pourraient nous indiquer le trailement qüi leur reussit le mieux.
J.e traitenaent prophylactique est encore celui sur iequel on doit le plus compter : auieliorer les pä-turages, detruire las raauvaises herbes qui y pous-sent, eviter les marecages on assainir les prairies basses oü se timivent le phis de germes parasitai-res.
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MALADIES DU SYSTEME LYMPHATIQUE
L'espece bovine est tres frequemment alleinte de ntialiiclies du Systeme lymphatique et princiiiale-meut lesjeunes animaux.Ce sont les ganglions sur-tout qui sont frappes, aussi nous parait-il neces-saire de rappeler les points ou on les rencontre. Eu procedanL d'avant en arriere nous trouvons les ganglions de l'auge et les ganglions pharyngiens, ceux de la region parotidienne, de la region pre-s3apulaire, de la region pectorale et du grasset. 11 y a en outre les ganglions profonds qui sont bien plus nombreux, naäis qu'il est ä pen pies impossi-sible d'explorer. Par la fouille rectale cependant on pourrait s ntir les ganglions sous-lombaires, sous-sacres et iliaques.
Dans la cavile thoracique on trouve les pre-pec-toraux, le ganglion aortique et les ganglions du mediastin posterieur.
II ne laut pas perdre de vue non plus que de ces ganglions emergent des vaisseaux lympbatiques que Ton peut atteitulre et leser t'acilement lorsqu'il s'a-git de diviser les lissus qui les protegent ; il en r.e-sulte alors des listules, qu'il est fort difficile de guerir et qui neressitent quelquefois la ligature du vaisseau sectionne.
Ces vaisseaux lympbatiques sont accessibles sur
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toules ies parties oxterieures du corps, mais ils ne passent. pas inapergus et u'ofTrent pas de desa-grement quand on sectionne ceux qui sonl capillai-res. II n'en est pas de möine quand les plus gros sont atteints tels que ceux du ecu satellites de la carotide, ceux qui dependent des ganglions pre-scapulaires, ceux qui suivent la region thoracique inferieui'e, ceux qui longent la saphene, etc.
Nous croyons süffisant de iimiter a ces quelques indications les preliminaires de l'etude des mala­dies encore si obscures et cependant si importantes et si frequentes qui atfeclent le Systeme lymphati-que des ruminants. Pour les praticiens qui vou-draient, ä cesujet,se rafraichir hi meraoire, nous les engageons ä revoir les longs details qui sout donnes dans les retnarquables et savants traites de Physio­logie de CoWn , de pathologie comparäe de Ghau-veau, et dans le Victionnaire de medecine et de clii-rurgie par1 Nocard.
Disons encore que les maladies spontanees du Systeme lymphatique des ruminants sont I'apanage ä pen pres exclusif des animaux jeunes et adultes, el que, chez les animaux ayant depasse cette pe-riode de l'äge, pe Systeme n'est guere .affecte que conseciilivement ä des lesions traumatiques ou de-pendaiites de causes occasionnelles que nous indi-qüerpns en temps et lieu.
Parmi les premierfis nous dislinguerons celles qui alTectent le Systeme lymphatique en general, el en pnrticnlier, la lymphade'nie dont M. Moussu donne une description des plus interessantes dans son Iraite des maladies du belail.
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LYMPHADENIE
M. Cadeac definit la lymphadenie ; laquo;nnensembla-d'elals infeclieux caracterises pai' L'äugpjentäliön permanente des leucocytes du sang, et par l'hyper-trophie des 6rgan.es lymphoides. ygt; Peiich : Une maladie generale caractei-isee par I'liyperirophie des ganglions lymphatiques et de certains organes comme la rate, les plaques de Peyer, nolamment avec ou sans augmentation des globules blancs. raquo; Friedberger et Frohner la decrivent sous le titre de lencdmie que lui a donne Virchow, el la presenlent sous trois formes :
1deg; Lai forme lidnale qui correspoml ä l'hypertro-phie de la rate ; les leucocytes sont de grande dimension et multinucleaires. 2deg; La forme lympha-ij^we-qui est l'hyperplasie des ganglions lymphati-ques. 3^ La forme mydlogene qui a son origine dans la moelle osseuse rouge.
Nous rnaintenons l'expression de lymphadenie, selon l'appellation de Ran vier, parce que ce mot. rappelle mieux ralteration generale des ganglions lymphatiques^a laquelle Jaccoud a donne le nom de diathese lymphogene, sauf ä faire quelqnes parli-cularites a propos des localisations diverses qui peuvent se produire.
II ne faul pus la confondre avec la lymphangite.
Nocard qui decrit le mal sous le nom de leucocy-
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tMmie, declare qu'il y a ou qu'il n'y a pas augmen­tation de leucocytes, et on coiiQoit que l'hypertro-phiedes ganglions ait pour consequence l'augmen-tation ds leucocytes.il en resulte une alteration du sang dans lequel ies globules blancs se tiouvent en quantite quelquefois considerable. Mais on au-rait constate des cas oü cette surabondance des glo­bules blancs dans le sang pendant qu'il yavait en­gorgement ganglionnaire, n'existait pas, et,alors, on amp; donne kViilymphadenie {amp; qualification de aleu-cemique. 11 y aurait ainsi trois formes de lympha-denie : la hjmpJiaiUnie alencemique, la lymphacU-nie leucemique ou leucocythemie, et la leuce'mie mijeloyene residant dans la moelle osseuse qui de-vient puriforme et qui ports la denomination de mydlocythemie.
Quoiqu'il en soit de ces diverses nuances,la mala-die consisle toujours dans la dissemination du lissu lymphaliquu de la neoplasie, par le Systeme lym-{ihatique.
Elioloyie. — La lymphadenie Cjen4ralis4e ou dia-these lymphogene, est assez rare, grave et difflcilj-ment curable. Elle atteint surtout les animaux jeunes. Les causes sont pen connues,el les auteurs sont tres brefs sur ce cbapitre. On a accuse le mau-vais regime alimenlaire. II est probable que, lors-qu'il est trap longtemps suivi, la nutrition en est plus ou moins atteinle. Nous l'avons vue se mani­fester ä la suite de violentes douleurs qui fatiguent, pendant un certain temps, l'animal, ä la suite d'o-perations douloureuses, et de la suppression de la fonction generatrice.
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Une fois eile parait s'ötre declaree ä la suite d'un bistournage tres douloureux, d'un lien trop forte-ment serre. La maladie designee du nom de pica, sernble aussi avoir quelquefois pour coüsequeuces une alteration generale des ganglions lyraphatiques. Elle accompagne souvenl d'autres maladies sous les symptömes desquelles eile semble rester cachee, man que Ton rencontre a I'autopsie en faisant Texamen des organes internes.
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Symptömes.— Les premiers symptömes par les-qtiels la lympbadenie generalisee et primitive se manifeste sont assez vagues. Avec le maintien de l'appetit et de la riimination survient une certaine faiblesse generale.Le malade s'essouffle rapidemeht au plus leger exercice, et commence a maigrir, son poll devient lerne, le pincement de sa peau n'ast pas douloureux et la sensibilite de la colonne vertebrale n'existe pas.
Rarement,dans cette maladie ainsi generalisee,on constate un engorgement gauglionnaire externe bien apparent. Pour se rendre compte de cet etat des ganglions externes, il faul examiner, par une palpation minutieuse, l'etat du tissu sous-culane des regions oü les ganglions s'apergoivent le mieux. Et encore ce ne sont pas des ganglions d'un gros volume cömme ils le sont dans les ade-nUe.s ; ils sont peu hypertropbies, gros comme des feves, on un peu plus, mous parfois, au milieu d'un tissu conjonctif un peu infdtre, donnant, ä la pressioa de la main, I'impression d'un certain em-p atement.
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Get etat general ne retrogade pas. 11 va s'accen-tuaut suns cessie, mais Ires lentement. L'ap[)etit. dimiuue, devietit capricieux, la faiblesse devient tres raanifesle, les muqueuses pälissent, les yeux s'enfoiicent, le pouls faiblit, les battements du coeur sont fort.s, el la mort arrive apres un temps reiativement long, surprenant les malades dans uu etat de marasme des plus accentues.
Souvent 1'alFection se complique d'allerations particulieres dans certains organes : de pneumonie partielle, d'hapatite, ou d'une hypertrophie gau-glionuaire plus prononcee .sur le [)Oumoii, de ma-niere a provoquer la toux et faire croire a la tuber-culose, ou lout au moiiis ii des brouebites chioni-ques qui resistenta tout traitement.
Diagnostic,— A pen pres la seule maladie avec laquelle on pourrait confondre la lymphadenie est la tuberculose, el surtout lorsque i'offectioii a euvahi le poumon et provoque consequemmeut la loux. Quoique l'epreuve de la tubei'culine puisse, aujourd'hui, dans lous les cas, lirer .d'embarras, il exisle suffisamment des symptömes negatifs que Ton rencontre dans la tuberculose : la secheresse et Tadhereiice de la peau, la sensibilite particu-liere du dos, etc. n'existent pas dans la lympha­denie.
llarche.— La-maladie atfecte une marcbe tres lente, et, des qu'elle a commence, les malades ne peuvent plus faire leur travail parce qu'ils s'es-soufflent tres facilemeut, deviennent rapidement
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Taibles et maigrissetit trop vite. Eil qüelqües inois ja inort suivieut. Les animaiix peuv'ent vivre jus-q i'ä 7 8 mois si la diathese ne s'etend pas ä un Organe imporlant. Dans un cas oü il y a eu compli­cation de broncho-pneumonie, la duree de la ma-ladie tenait ä la marche de cetlo complication.
Terminaison.— La lymphadenie ne relrogade pas. Les animaux arrivent ä la fln alfectes d'un ma-rasrae des plus prononces ; ils sent faibles ;iu point de ne plus se lever qu'avec les plus grandes diffi-cultiis, et fiuissent par raourir raquo;pres avoir perdu jotalement ['appetjt'.
Lesions.— Le sang est decolore et se coagule lentement. Ala surface du vase qni le renferme se forment des trainees grisätres qui indiquent que le sang e.st purulent. Les caillots dueoeur sont moins consistants. Le sang renferme beaueoup de leuco­cytes,et ses globules rouges sent en noinbra forte-ment diminue.
Le foie est decolore, et contient qnelquefois de petites tnmeius lymphoides. Le pouinon renferme de ces lumeurs,qnelquefois en grand iiombre,diöse-minees dans tonte son etendne entre ses lobules, et dans la plevre mediastine; dans les circonstances oü il y a localisation do mal dans I'organe pulmonaire, il y a un etat diathesique special qui se com-plique assez sonvent de pneumonie partielle, de broncho-pneumonie. Ce tissu pulmonaire altere a
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un caracterß lout particulier qu'il n'a pas dans la broncho-pneiimonie ordinaire : sa coupe laisse echapper un liquhle sereux, et de pelits foyers in-dures, miliaires on un peii piusgros, dbriaent aux doigts Timpression d'une malieregnimnleuse on granuleuse.
Dans la forme liennle, la rate est volumineuse avec des granulations pisiformes, bhuiclialres ; hy-pertrophie des corpuscules de Malpighi. Cadeac en siguale du volume du poing. Les globules blancs y sont en qnantite considerable.
Dans la forme lymphadenique les ganglions, dans tout !e corps, sont hypertropbies sous un vo­lume ne depassant pas generalement le volume d'une noix ; ils sont mons, grisätres ou de couleur plombee. A la surface du mesentere ils forment des trainess en cbapelet,tres irregulieres, paralleles anx circonvolnlion,1; inteslinales. La msect;me altera­tion peut se rencontrer dans les ganglions de la tele et dans tons ceux qui sont accessiblos ä l'exte-rieur. On ne trouvejamais de pus dans leur Inte­rieur.
La moelle osseuse a change d'aspect et de consis-tance.et possede beaucoup de globules blancs. Elle est, du reste, nne des principales residences des leucocytes dans Tetat de sante.Nous avons rencon­tre, une fois, ä l'abattoir, une alteration, a pen pres semblable d'aspect,dans la moelle epiniere du veau.
Les plaques de Payer sont bypertropbiees sous forme depetits points blancs. Des tumeurs neopla-siques volumineuses se renoontrent quelquefois dans rabdorhen.
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Traitement. — A une maladie aussi generalisee que la lymphadeiiie, on congoil qu'un liailement general pulsse etre seul efficace. Les prepaialions iodees out toujours ete celles sur iesqueiles on a le plus compte. On a aussi recoinmande les toniques analeptiqnes, les feirugineux, la gentiane, le quin­quina, etc. II s'est agi egaiemeut de i'acide arse-nieux qui, cependant, ne nous parail pas etre bien suppoiie par les ruminar.ts, s'il n'est pas adminis-tre d'une fagon loule speciale. L'arseniate de fer en giannles, administre trois fois par jour, et pen­dant ön temps suffisamment long, nous paräit devoir produire un elfet satisfaisant.
Dans 1'etat acluel oü Ton pent si peu compter sur les moyens therapeUtiques pour guerir cetle mala-die, on doit s'empreLser de livrer les animaux ä. la bouchevie des qu'ils en sont reconnus atteints, et ne pas altendre cjue la maigreuV les ait rendus impropres ä la consommation.
Lymphadenie ganglionnaire.
A part I'hypertrophie generate des ganglions lymphatiques, on observe, tres communement, chez le boeuf, I'inllamnaation de certains ganglions qui, des lors, acquierenl des proportions quel-quefois tres fortes.
Oa desigrie plus communement cette alterations du nom d'adenite.
G'est dans lauge, en arriere du maxillaire, en
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avant et en arriere des epaules, au flanc, que Ton i-eticontre le plus souvent cette maladie.
L'addriite est plus ou moins apparente selon qu'elle est superficielle ou profonde. Elite se pre-sente sous le type aigu ou chronique. L'adenite profonde pent se recohnaltre par les signes qui resultent de l'organe gene par le ganglion. L'ade­nite chronique pent etre primitive ou consecutive ä I'etat aigu.
Etiologie.— II parait bien difficile,encore aujoür-d'hui, de dormer des indications precises sur les causes qui provoquent les adenites.
D'apres Barrier et Nocard elles ne te develop-peraient jamais spontaoement, et dependraient d'une lesion de leurs vaisseaux affcrents. Nous avons rencontre ties souvenl ces alterations,et nous n'avons jamais pu saisir la cause qui les avait provoquees. Si elles .se montrent, le plus souvent, sur les ganglions du cou, ne serait-ce pas un peu par suite des frotlements reiteres de l'attache en fer qui fixe I'animal dans sa löge, ou des secou!-ses ou compressions violentes de cette attache quand il se livre a des mouvements desordonnes ?
Sympidmes. — Sans que rieb ait pu I'annoncer, sans que I'animal presente quelque signs maladif bien apparent, on apergoit un refoulement de la peau plus ou moins volumineux, souvent de la
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grosseur d'un oeuf de dinde, et quelqnefois de la grosseur du poing.
En y portant la main, on sent un tissu glandu-laire, dui-, non adherent a la peau sous laquelle il glisse facilement, il est extiemement mobile. En ]e contournant a travers la peau, on rencontre, en un point, une sorte de racine plus on moins volumi-rieuse, qui s'enfonce dans la region profonde, et qui est constituee par un vaisseau lymphalique hypertrophie. Le tissu qui environne ce ganglion est un peu infiltre ; la pression de la main provo-que, en ce point, une certaine douleur et on ressent une eyageration de la chaleur locale.
Generalement un ou plosieürs ganglions seule-ment sont atteinls. Mais quand la diathese est plus intense, les ganglions internes peuvenl ehe piis. On pent le constater par la fouille roclale en ce qui concerne les ganglions des regions posterieutes profondes.
Bien souvent, lorsqu'un seul ganglion est malade, dans la region parotidienne surlout, I'hypeitrophie s'etend aux ganglions voisins par I'intermediaire des vaisseaux lymphatiques.
Dans la region pharyngienne, le ganglion produit une gene reSpiraftoire par la compression qu'il exerce sur le pharynx. Pour peu que les lymphati­ques qui en emergent soient malades et le tissu' engorge, cette gene respiratoire se traduit par une sorte de roncus plus ou moins intense qui devient plus apparent pendant la mastication.
Lorsque le tissu qui environne le ganglion s'est infiltre, celui-ci devient peu a peu adherent. En
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meme temps il acquiert du volume, se rarnollit, apres plusieurs mois un point fluctuant se m.ontre et le pus ä,a ce moment,detruit tout le tissu charnu du ganglion.
Quelquefois le ganglion qui a acquis un certnin volume ne suppure pas. II est indure et conserve constamm~nt ses dimensions.
Corame symptömes generaux on constate souvent un etat febrile plus ou moins intense selon que les ganglions sont plus ou moins nombreux et occu-pent des regions variees. Get etat febrile est de courle duree.
Marche. Terminaisons. — La tumeur ganglion-naire retrograde bien rarement. Elle se termine par la resolution surtout si eile est combattue par un tiattement minutieusement applique. Le plus souvent eile augmeute de volume de maniere a acquerir, ä la longue, la grosseur du poing et I'ap-parence d'un testicule. A ce moment, eile reste sta-tionnaire et s'indure ou, plus frequemment, eile suppure ; la suppuration debute par un point cen­tral et detruit peu a pen le tissu cbarnu de la glande. Le pus met plusieurs mois pour faire ce travail et c'estalors qu'un poin* fluctuant se monlre sur la parlie de la peau oü Tadhesion s'est produite. Dans quelques circonslances le ganglion se rarnollit sans point fluctuant ; le pus qu'il renferme se caseilie et reste ainsi enkystesi rieh ne vient lui dormer issue.
Les animaux ne paraissent pas souffrir de cet etat pathologique lorsqu'il est limite a uu petit nombre
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de ganglions. La recidive est frequenle c'esl-ä-dire que, lorsqu'un ganglion a disigt;aiu par lesolulion on suppuration, le ganglion voisin grossit plus ou moins longtemps apres.
Des que le pus est evacue, la turneur disparait peu ä peu ; mais, inevitablemeiit,il reste,ä la place, un peu de tissu indure qui coiTespoiid,ä l'exlerieur, ä une depression de la peau, formant une sorte de cul-de-poule et une tare indelebile ; profondement ce tissu de cicatrice,se prolonge etse perd dans les pai'lies profondes sous forme d'une racine du volu­me du doigt, composee d'un vaisseau lymphatique indure.
Diagnostic. — Nous avons vu confondre .ces ganglions avec une tumeur Uiberculeuse dans la region du cou. Ge sont lä des faules d'attention qu'il ne faut pas commettre, pai'ce que la confusion nest pas possible quand on se rappelie que le tuber-cule adhere toujours a la peau, tandis que le gan­glion n'y adhere que lorsqu'il est delruit par la suppuration et qu'il est transforme en foyer puru­lent, fluctuant et tres mou.
Traitemeni. — Dans une circonstance, chez un taureau oü les ganglions maxiliaires, de la pointe de repeule et en arriere de celle-ci, de l'aine, etc., etaient fortement hypertrophies, 11 y avait une veri­table diatbese. L'iodure de potassium administre a rinterieur, pendant quinze jours, at employe en
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frictions, pendant ce meine temps,sur les ganglions atteints ne produisit aucun effet. Nous avons, de-puis, totalement cenonce ä son empioi, chez les ruminants, comme traitemeut general. A cause de son prix eleve on ne pourrait I'ordonner qua si les effets attendas etaient bien certains.
Dans la periode inflammutoire ou lorsqne I'elat diathesique est accentue, la saignee produit d'excel-letits elfels. On la fait suivre des anlilbermiques en granules. Sur les ganglions,comme Irailement local, on applique des calapla smes de craie delayee dans du vinaigre. Si cependant la douleur oil're une cer-taine intensite, 11 convient de commencer le traite-rnent par une pommade emolliente et calroante, ou des cataplasmes de farine. de lin delayee avec une decoction de pavots. L'extrait de jusquiame ou de belludone en pommade est ties bien indique. Lors-que rinllammation est comballue, si la resolution n'est pas obtenue on a recours aux frictions de pommade d'iodure de potassium ioduree, ou bien pour aller plus vite dans le traitement, on fait une appiiealion d'onguent vesicaloire, surlout s'il y a tendance ä la chronicite.
On hate encore la resolution ou la suppuration par I'onguent digestif,ronguent d'Altbea, le basili-cum.
Quand la suppuration est ä point, il faut faire la ponction de I'ab'ces avec le bistouri ; I'ouverture avec le caulere en pointes est ä condamner parce-qu'il reste apres cicatrisation, un tissu indure epais autour de I'ouverture.
On peut faire, apres la ponction, de bons lavages
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antiseptiques dans la poche purulente ä l'aide de la seriugue ou de la pompe, pais un leger panse-tnent au colon hydrophile trempe dans une subs­tance cicatrisante.
Quand la potiction de l'abces s'est faite ä point, il ne reste plus, apres cicatrisalion, qu'uu petit retraitde la peau ä rendroit de la ponclion, un cul-de-poule auquel aboulit le vaisseau lymphalique indure qui constituait la racine du ganglion.
II est quelques cas particuliers oü Ton pourrait detruire cette racine en la traversant avec une poin-te de feu. Cepeurlant encore il restera une cica­trice qui se reduira uisensiblement, mais qui lais-sera, quoi que Ton fasse, une trace plus ou moins apparente.
Les ganglions indures peuvent etre estirpes quand ils sont dans une partie oü les vaisseaux sent peu voluraineiix ou dans une region eloignee d'organes impoiiunls, comme Tauge ou le cou du cöte du pharynx. Cepeudant si arrives ä lelat ehro-nique ils genent nn organe important on est dans l'obligation d'en faire ^extirpation. Apres cette extirpation il faul s'attendre äunehemorragie abon-dante provenant de la section de la racine ; il faut quelquefois rarreter par un tamponnement au per-chlorure de fer. Quelquefois, avant de faire la sec­tion de cette racine, on fait une ligature au catgut et I'hemorragie esl. evilee. II reste ensuite un grand vide, une graude pocbe, qui exige un pansement excitant au coton hydrophile, ou en des lavages frequents avec la solution d'acide picrique, ou le coton trempe dans cette solution.
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Quaml le mal esl trop generalise, plutot que fie tenter une gueiisou incerlaine, ii vaut mieux faire livrer raiiimal ä la bouclierie. II faul donner egale-mentce couseil qiiahd les recidives sont ä ciaindre ou qu'il reste, apres le traitement, des traces Irop apparentes.
Formulaire
P. Sublime corrosif......
Poudre de cantharides..
(n0 69) lodure de potassium.....
2 grammes
2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;raquo;
o
)gt;
Vaseline................ 30
Pour une pommade. A employer sur les engorgements ganglionntires.
();Orenzo-Briisosco)
P. Huile de laurier....... aa 15 grammes.
Huile de terebenthine (n0 70) Ammoniaque liquide
Teinture de cantharides
Une friction par jour.
(Haubner)
P. Extrait de jusquiame
(n0 71) ou de bel'adone..... 8 grammes
.Vaseline............ 32 raquo;
En frictions sur les engorgements douloureux.
P. Acide picrique.......... 1 gramme
(nlaquo; 72) Alcool................ 30 raquo;
Eau distillee............ 100 raquo;
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Pour injecter dans les foyers purulents apres ponction ou pourle pansenaent lt;lans les extractions de ganglions.
* * *
Lymphadenie ganglionnaire profonde
Lorsque la lymphadenie affecte les ganglions ex­ternes en un certain nombie, des ganglions internes sont inevitablement atteints. Ces adenites profon-des se constatent fort difficilement et constilnenl ce que les anciens autenrs designaient sous le nom de caireau mesenteriqtie. De leur temps la nature de la tubercuiose n'etait pas connue et Ton donnait, ce nom ä toute affection tuberculeuse qui se mani-festait du cöte de rabdomen. C'est ainsi que I'en-seignait L. Lafosse qui fut notre professeur et qu'il I'a ecrit dans son traile de pathologie velerinaire.
Aujourd'hui les choses etant bien connues on ne peut plus Stre autorise ä se servir de 1'expression vague de carreau.On doit reporter a la tubercuiose ce qui est de son essence, et le reste a la lympha­denie generalisee ou diathesique que nous venous de decrire ou bien ä la lymphadenie ganglionnaire profonde qui se reduit en des cas tres rares et dif-ficiles a caracteriser.
Ge n'est guere que par la fouille lectale que Ton peut laquo;'assurer si les ganglions sous-lonibaires sont atteints. La lymphadenie pulmonaire peut plus
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fueilemenl etrc reconnue ä une acceleration de la respiration, el a ressoufflement facile, ä line toux quinteuse, forte, qui dare depuis longtemps, ä une deceleration des battemeiits du cocur, a une irregu-larile dans son rhylme quand les ganglions du me-diastin sont attaints. Get ctat palhologique vague pourraitetre confondu avec latuberculosesi I'epreu-ve de la tubei-culine ne pei'inetlait aujourd'hui d'etablir siirement le diugnoslic dillerenliel de ces deux especes d'alTecltons. i.a bronchi le qua nous avons decritf; ü la page 83 de celle elude doit etre raltachee ä une lyihphademie ganglionnaire du poumon.
Nous n'avons [)as a entrer dans de nouveaux de­tails au sujel dn traitement de ces adeuiles pro-fondes. Nous -jjonleions öeulemenl, en ce qui con-cerne ces alleclious lynipliatiques dialWiques, cjue Nocard, a propos de hi description qn'il fuit de la leucocylhemie, dans le tome XI du dlclionnaiie de raedecine et de Chirurgie, indique que le Irailement le plus ralionnel el. le plus facikment applicable est la transfusion du sang pris sur un animal sain de meme espece. 11 i-ap^elle que les inbalalions d'oxygene essayees chez I'liomme out amamp;ne une amelioralion notable. Ön pourrait les essayer chez lesanimaux atleints de lymphadenie generalisee, et il est certain qu'en exerganl I'elTet que Ton sail sur rhematose et sur la null ition en general, elles ne pourraient qu'aider puissamment ä enrayer le mal, sinon äle guerir, suilont si on pouvait les appli-#9632;quer le plus prds possible de son d41ut. Aujcur-•d'hui l'emploi de l'oxyg^ne esi dc enu tres facie, ä
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la portee de tous les pra'iciens, grace aux appaieil'raquo; que nous foarnissent les maisons d'instrumenls de Chirurgie, et en parliculier la maison Sabalier, de-Paris, qui nous donne le moyen de produire ce gaz au fur el ä mesure des besoius.
Maladies des Vaissüaüx Ly.mpiiatiques.
Lymphangite
Geueralement les vaisseaux lympbatiqucs a lie-rents aux ganglions malades, participenl ä l'in-flammäti'oa de ces derniers. Mais ici nous devoua parier de leur inflammation primitive dans laquelle les ganglions atleints ne le sont que consecutive-ment aux alteratio.is des vaisseaux qui y aboutis-sent.
Eliolofjie. — Les animaux jeunes paraissent etre les plus utteints. On a accuse une ncuriituie insuf-fisanle ou alteree. Souvent la lymphangite est consecutive ä des blessures, ä des contusions pro-duites sur les reseaux lymphaliques Its plus acces-sibles.Les piqiue?, les incisions piatiquees avec des instruments non desinfectes, des raignees prali-quees avec des flammes raalpropres, determinent souvent des lymphangites septiqaes qui se limitei.t
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spontanement, ou qui, qaelquc-fois, s'eteiident dune maniere diffuse et se terminent par la mort de 1'a-nimal. La piqure d'insecles venimeux prodciit des engorgemenls lymphaliques dotit I'eleiidue vaiie avec la virulence du venin inocule.
Sijmplömes. — La lymphangile se declare par un engorgement cliaud, douloureux a la pressioii, con-servant l'empreinte du doigl.Loisque rengoigemeiit est aux membres, il y a boiterie plus ou moins in­tense selon le siege de cet engorgement et son eten-due. Si rarticnlalion se trouve comprise dans la partie malade, la boiterie pent atteindie des degres eleves et il pent en resulterdes aiibrites Ires gra­ves.
Un etat febrile accompagne la lympliagite eten-due. Le lliermometre monte ä 40deg; et le depasslaquo; souvent. Le pouls est accelere et les baltements du coour sont forts.
L'appetit dirainue et la rumination peutetre sus-pendue.
- L'engorgement se limite assez vile quand I'in-flammation est peu intense ou lorsque la virulence est faible. Mais cuelquefois il devient diffus, aug-menle sans cesse malgre lout trailement et la gan­grene pent en resulter. Dans ce cas le developpe-ment de rengorgement a ete plus rapide. Generale-raent il resle bienlöt stalionnaire ou il s'elend len-lemeut, puis il s'indure ou se resout.
Les lymphangites qui se produisent dans la
:
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region guLlurale se Iraduisent par des engorge­ments dilTus, doulomeux, quelquefois suffisamment etendus pour produire du cornage qui augmenle pendant la mastication des aliments ou pendant la rumination. Nous en avons trouve aussi dans la region des parotides, ressemblant a des paiotidites, mais avec un peu d'allenlion on bo rend compte facilement que la peau et le lissu conjonclif sent seals attaints.
Nous avons constate des lymphagites cutanees dont la periode inllammatoire passait inapergue et i'elat clironique semblait elre primitif. C'est ce que nous avons rencontre daiis la region parolidiennlaquo; etau fKiion. Un engorgement de ce genre au fanon se termina par la suppuration.
Dans cette nuance de lympbangile localisee, la peau est fortement epaissie, peu douloureuse, dure a la pression, se detachant des parties profondes cü y est fixee par un point d'oü se detache un vaisseau lymphalique hypertrophie.
Lorsque cette alteration s'indure, eile resle long-temps stationnaire,et sa resolution est fort difficile ä oblenir. Elle est, dans tousles cas, fort incertaine ; les ganglions voisins peuvent se prendre et la mamp;-ladie oiFrir alors bien moins de chances de gueri-son.
Quand eile est due a lUhfection par une plailaquo;, I'engorgement se limite le plus souvent ä la region. Mais si le siege du mal est dans une parlie tris vasculaire , ou dans des masses musculaires epais-ses, comme dans les parties posterieures du corps, I'engorgement pent augmenler sans cesse, devenir
araquo;
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dilfus; souvent alors H y a une infeclion sepli-•que, anorexie, et la raort a raquo;res bref delai. C'est ce •que nous avons observe ä la suite de roperalicn du biceps,
Dans uue circonstance nous avons rencontre une lymphangite ayant quelque analogie aver, ce que Ton aappele lefarcin du Locuf. Un membre anterieur d'une vache de 8 ans s'eng-orge tout-a-coup sans •cause counue.
Gat engoi-o-ement chaud, douloureux, päteux, presente tous ies caracleres de ce que le vuiyaire -appelle charhon volant, harpia.
Le lendemain, vers la partie superieure et poste-rieuie du membre, on voit une dilatation outree d'un vaisseau lymphatique, avec des b^sselures de distance en distance formant une corde lymphati­que en chapelet. Ges bosselures sontpeu resistanles -et doanent, a la palpation, la sensation d'uu liquide epais ; une ponction an Listouri fait echapper du pus bien elabore, homogene, nori sanieux. Le troi-sieme jour de nouvelles lumeurs se sont formees, certaines de la grosseur d.'mi a2uf de ponle, don-nant loutes du pus comme celles de la veille. De ces plaies un ecoulement sero-purulent se fit pen­dant quelques jour.s et la cicatiisation arriva rapi-dement en meme temps qu'operait le truitement #9632;ordinaire de la lympbangile.
Diagnostic. —On pourrait confondre la lymphan­gite avec tous les engorgements qui suiviennent ski* fi diverses regions du corps : avec des cedemes,des
MBi
m
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ir^
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phlegmons, des pblebiles, etc. Mais ces maiadieraquo; out des caracleres parliculieis qu'il suffit de leclier-eher poureviter toule confusion.
Pronoslic. — La lymphangite la plus ordinaire, cellequiest purement inflammatoire, se lermine prestjue loujours assez mpidement par la resoliUion si le traitetnent est bien elabli. Mais si eile tient d'une infeclioa septique 11 est biea difficile d'en arreler la mai'che rapide et d'eviter la moit eu. quelques joars. La terailnaison par la sHppuralion. teile que nous venous de la depeindre n'est pus ä redoiiler,si,par un Lrailement prevenlif special, on. evite rinrecLionparuleiite. Eufni il arrive que des lympiiaigites localisees, avec un caractcre de cbro-nicite peut-elre primilif, comme celies (jue nous^ avon.i ooiistutees qnelquetois dans la region maxil-luire, resistant ä Lout Iraitement, at qu'il soit ä pcu. prei im^Oisible d'anuoucer si la resolution spon-tanee pourra se produire dans un lemps plus ou. moins long, ou bien si, ä la suite de circonstances impossibles ä [laquo;revoir, ou de causes lout-ä-faft inap-preciables, celle lympbangite localisee el. loigt;glemps staliomiaire ne s'eLendra pas ä un ou plusietus gan­glions voisins, donnant naissance ainsi a des com-plicaLions positivement incurables .ou laissant des lares indelibiles.
II imporle de faire remarquer ici, que dans celle elude liree exclusivement de la pralbjue medicale-bovine, il n'est nullemeat question de la lymp.ban-gite symplomalique.
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Analomie patholojique. — L'ötude des lesions, de la lymphangite primilive, permel de lever lous-les doutes ä propos du diagnosllc, si, pendant le-cours de In mal.ulie, quelques-iins ?e font eleves.
A la suite de quelques scarifications dans la tu--meur lymphatique, il s'ecou'e un liquide jaunätre, transparent comme la lymphe, ou legerement trou­ble. Sur la coupe s'öchpppf, de la sl-cüoii de vais-seaux lymphatiques, ce meine lüpjide. La paroi de ces derniers est e^aissie pur rinfillration sereüsraquo; qui a envahi en meine temps le tiswu telluiaire environuant.
Lorsqu'il s'est produit .de la suppuralion et par suite, des nodosiles 'gaiiglionnaircs plus on moinraquo; vdumineuseSj 'ces nodosiles sont constituees i)ar l'epaississement des valvules qui out perdu leur mobiiile et fonnent des dia^rhragmes les separaiit les tmes des autres. Lear coutenu est uue serosile epaisse, purulente selon l'äge, pouvant s'epaissir daviutage, et deveuir, au bout d'uii certain lemps, des tuineurs kysliques renfermant un pus concret, s'echappaut en veriniceaux sous 'a pression des doigls.
Ces alterations se rencoulrent lu plus souvent aux membres.
Dans la lympbaiigile sept.ic6mique,ia coupe de la parlie malade olFre un aspect sensiblement difie-rent : le liquide qui s en ecoulo est mpib's clair plus trouble, rose ou sanguinolenl ; les viusseaux sont plus fortement engorges et fiiitillralion du lissu conjonctif [ilus forte. Celle meme iirfiliralipn se rcmarque dans les muscles comprls clans la
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#9632;#9632;^^
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region eiivahie et dans le tissu cellulaire intersticiel #9632;oü eile prend parfoh une leinie violacee.
Dans la lymphangite chronique, celle qua nous avona reneontree quelquefois dans la region paroti-dienaeou an fanon, les vaisseaux lymphaliques ont leur paroi induree, epaissie el leur canal a peu pres complelement oblitere. La coupe ne laisse presque rien echapper, et le derme, dans ses couches pio-fondes, crie sous Taclion de I'mstrument qui le divise.
On s'explique^iar celle cbnstatalion,quele traite-ment, soit ä peu pres constamment impuis^ant ä relablir l'etat physiolog'que dans une parlie si pro-fondement alteree.
Tirdlcmenf. — .Quoiqu'en diseut certains auteurs et C.nizel, qui coudamnent la saignee, nous ne pou-vonspasetre aussi absolu. Dans certains cap, nous travcns oblenu ancuu resultat de ce moyen chiiur-gical, inais bien souvent aussi la negligence d'une emission sanguine nous a procure la persistance de Tengorgement et son passage a I'elat chronique. II -faul observer, en regie generale, que I'etat febrile reclame toujours la saignee. II est prudent de la praliquer dans les lymphangiles de la region paro-lido-gulturale qui genent la respiration et la deglu-titicii.
Nous devous nous dispenser de saigner lorsque
ces engorgements debutent sans caracteres inflam-
matoires oubien, lorsque cette periode est passee
quurll'on est appele lorsque I'etat chronique est
-bieu etabli.
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La suignee est cosUre indiquee dans les lymplmn-gites se^Licemiquas purce qu'elle ne peut raanquer-, eu airaiblissant le Lfavail laquo; plmgocjlique,raquo; ä pousser ä une mort plus rapide :
Quant au LraiLement piopiement dil do la iym-pliangite, il varie selon la forme el le caractere que revet rengorgemenl : Lc s emollients, les revuisifs, les astringents pour les engorgements franchement iiillunmaloires. Les antisepliques locaux pour ceux qui revelent un caractere infectienx. Les al­terants, les lesolutifs pour ceux qui revelent un caractere clironique.
Dans les engorgements franchement inflamma-toires, on applique, parmi les emollients, les cata-plasmes da farine de lin delayes avec l'eau lau-danisee, lorsque Ton peut facilemenl les faire lenir en place. Dans le cas conlraire on fait des onclioius d'ongutint populeurn camphie,laii(Iaiiise ou cbloro-forrae ; des iavages souvenl repeles de decoctions tiedes, d'eau de sou, de pavot, de coquelicol, de jusqaiame fraiche, d; rhizomes de nenuphar, de bouillon blaue, l'huile camphree, l'buile d'aman-des douces etc,.
Si les engorgements ne se resolvent pas ä l'aide de ce Lraitement fortement antiphlogislique, on reussit neanmoins a combatlre la douleur, l'inllam-mation ; ces medicaments sont u'une application ties eiTicace,sur le trajet des vaisseaux dilates.
Les substances astringentes suivent les emol­lients s'il s'agil de cpmbultre les engorgements qui psrsistenl.Le populeurn saturne, l'onguent d'allhea, Ijs decoctions de ronces, de plantain, de jeuues
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pousses de ebene, de sauie, de menthe, de roma-rin, d'aigremoine, les cataplasmes dlaquo; craie et de vinaigre, les lavages avec du vinaigre pur, elc.
Er. eufin, s'il y a une tendance ä la chronicite c'estle moment derecouiir aux vesicants, et, en particulief,;! l'onguent vesicatoire recommande sur-tout par Cruzel ; il hate la suppuration, mais plus soüven't il fait promptement resoudre l'ongorge-ment.
Avant de recourir aux vecicants quelques pra-ticiens recommandent les rubefiants : le liniment ammoniacal, Pessence de terebentbine, l'huile cantbaridee, l'huile d'origan, la teinture de cantha-rides, Textrait alcoolique de eigne.
Dans les engorgements indures on emploie la pommade d'iodure de potapsium ioduree.
On ouvre les points abeedes des que la fluctua­tion est süffisante et on panse ['Interieur; apres les avoir exaetement deterges, avec les substances ex-cilahtes et antiseptiques ordinaires.
La lytnphangite traumatique devenue infeclieuse, doit etra combattue rapidement, ä cause de sa gra-vile, ä l'aide des antiseptiques les plus actifs : le liniment ammoniacal campbre est surtout recom­mande en frictions moderees pour eviterdes chu­tes de peau qui sont ä redouter sur le boeuf beau-coup plus que chez le cheval, car elles laissent des plaies tres longues ä te cicatriser. C'est encore le cas de recouiir aux injections hypodermiques d'ammoniaque etendud'oxygene ou d'eau oxygenee.
Des que la suppuration se montre, il faul s'em-presser d'ouvrir tous les points fluetuants ä l'aide
A
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mm
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du bistouri, exercer des pressions sur la parlie ab-cedee pour evacuer Lout le pus,puis prutiquer,daiis les foyer-s vide3,des injections detersives etantisep-tiques ä l'aide de la petite seiingue ordinaire, et •enfiu terininei' par uu pansemeiit excituul et anti-septique pour oblenir une cisatrisatiön rapide sans -complication de sspticemie.
Quand les engorgements lymphatiques revetent une certaine chronicile, la medication change en-tiereinant. Le vesicatoire est encore indique dans beaucoup de cas ; puis, des qu'il a produit son effet, on fait des frictions frequenles de pommade d'iodure de potassium ioduree, de pommade ä la cigue, et meme au bichromate de potasse employee •en friction legere.
La pommade mercurielle employee contre celte maladie developpee chez les chevaux ne convient nullemenl chez le boeuf. G'est dans ce cas particu-lierement que Ton doit proscrire lout agent mer-curiel, sous peine de voir surgir, quelque temps apres, une intoxication mercurielle plus ou moins intense, mais qui conduit quelquefois ä la mort du sujet.
Gomme traitement general on ordonne les diure-tiques : le nitrate.de potasse dans les congestions ordinaires, l'iodure de potassium lorsque le mal s'etend au sysleme ganglionnaire avec une cerlaine intensite.
Quand il y a infection se[ tiqiie, il f.uit s'em-presser d'administrer pimultaiiemenl avec le trai-lement externe des plus eneigiques, les toniques
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unliseptiques, et parliculieiemenl laTcunuile 2S page 40 de ce volume.
FOBMULAIRE :
P. Extrfiit de cigue............ 5 gx-.
(N- 73^nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Vaseline................... 40 gr..
Pour une pommade.
Solution de continulte des valsseaux lymphatiques
La division des capHlaires lymphaliques n'a ge-neialeinent aiicune coigt;!-e(jiieiice. L'exsiidat qni en resnlLe concourt ä la cicatrisation de la phiie.. II consLitue souvent, en se coagulanl, une adhesion tres favorable. CetLe division n'a de consequences facheuses que lorsqu'il y a infection du lis.su di-vise. II u'en est plus de meme lorsque les vaisseaux lymphaliques out une certaine dimension.
Eliologie,— Les couLusions, les plaies penelrau-les, la division des lissus, les coups d'aiguillon,, elc, sent les circonslances ordinaires a la suile de-squellcs !e mal se produil. Nous avons vu un. violent coup de come applique en aii'iei'e de l'e-paule, delenninei' un engorgement qui devinl ties volumineux el que rien ne [)ut faire lesoudi-e. II-fallal le ponclionner parce qu'il elail flucluant. non.
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pas par uii point comme les abces, inais sur toule-sou etendue. II s'ecoula de la serosile en abondunce, et, une fois la poclie video, cet econU menl se con-titma goniiea goulte par I'ouverlure. Celle-ci fut fermee ä Taide d'une epingle, et, le lemiemain, la tutneur elait de tiouveau reinplie. Clesl que le coup avait ecrase un gios lympiialique qui ne s'obslruait pas. Longtemps ilresla ouveil el il faiiut vendre ranimal pour la bouchene.
Les auteui's sont a peu pres d'accord aujourd'hui sur ce fait : qua la cuise qui a ete le point de depait de la lymphangite est lonjours accotnpagnee de pe­netration d'elements infeclieux pans fesquels les engorgements oaracteristiques ne se produiraient pas.
Gelle manierede voir a bien sa valenr pour le cas oü il y a des plaies, des lesions du lissu cutane par ou penetrent les microbes. Mais quand le vais-sjau lymphalique est lese [)iiv des coiilnsions, quand il y a ecrasement des tissus sans plaies culanees, cu des tiraillemenls ä la suite de. mouveineiils desor-donnes, il laut bleu reconnuilie qu'il y a la une-simpie idllammalion fraacbe bien dilTerente de celle qui provient de I'ihfeclioQ.
Certains cas de lymphangite cbronique sont dus ä de la dialbese lymphadenique.
'Symplömes.— Des qu'un \aisseau lympbatique est divise,il s'en econle un liquide transparent, in-colore ou un peu trouble, quelquefois an peu rose-quand la division de la pcau a donne un peu de
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^sang. Get ecoulement se fait goutte a goulle ou en pelit jet, selou que Tanimal ne bouge pas ou se meut.
On arrete 1'ecoulemenl de la lymphe dans le vaisseuu divise, par la compression de ce voisscau de la meme maniere qu'on arröte la circulation vein'euse. Comme dans le cas que nous venous de #9632;citer, le vaisseau ayant ete d'un certain calibre, la lymphe ne se coagulsraquo; pas, et il en resulta une fis­tula lymphatique par laquelle s'echappa une quan-tite enorme de liquide jusqu'au jour oü on livra lanimal ä la boucherie.
Cependant lorsque Ton fait I'ablation d'un gan­glion hypertrophie, la racine qui le relie a la pro-fondeur des tissus, est composee d'un volumineux lymphatique hypertrophie egalement, qui pounait faire craindrela formation d'une fistuie. Les choses ne se passent jamais ainsi. Ce vaisseau lymphati­que hypertrophie ahoutil toujours ä la peau quelle que soil la profondeur ou on I'ait sectionne ; la peau se deprime en cyil-de-poule a cet endroit, mais jamais il n'y a d'ecoulement. L'inflammation ou l'induration du lymphatique suffit pour en obstruer la lumiere.
Ges engorgements extremement volumineux qui augmentent sans ces? e dans les parties les plus de-clives de l'abdomen, sont en grande partie la con­sequence de la division des lymphatiques dans les operations qui necessitent la division des parois abdominales. Les scarifications que Ton y prati­que donnent uti ecoulement continu qui ne tarit pas.
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Tenninaisons.— La resolulion est la lerminaison •ordiaaire de la maladie. 11 existe cependant certains -etats chroniques dont la gnerison est bien difllcile ä obtenir sinon impossible. Les engoigemenls dus au traumatisme guerissent apres la disparilion de lt;;elui-ci, mais non quelquefois sans laisser des tra­ces d'engorgements indures.
Lateiminaison par la suppuration est fort rare chez les grands ruminants. Nous I'avons renconlree une fois d'une fagon remarquable sur le trajet du lymphatique de la i-egion du bras. Apres ponction et lavages antisepliques la guerison se fit rapide-ment.
Traitement.— Les moyens de trailement sont -surtout chirurgicaux.
Lorsque, par une simple incision ou une petite plaie, la serosilö s'ecoule, on peul I'arreter en ap-pliquant la suture de la saignee.
Mais la consequence de cette suture est souvent le gonflement de la partie environnante et la forma­tion dune infiltration sous-cutanee que Ton arrete •diffici.'ement. Lorsque I'ecoulement lymphatique se produit sur un membre, on peut completer la su­ture par la compression en entourant ce membre de bandes ou compresses moderement serrees, con-fectionnees avec de la flanelle et du coton hydro­phile. La ligature directe du vaisseau lymphatique se pratique lorsque les precedents moyens sont in-suffisants. Consequemment, non-seulement le -vaisseau se gonfle, mais les lymphatiques phis ou
laquo;•
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t^m*^
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moins capijluires voisius egalemenf, et. il ^ii re-suite un engoi'gemetil qui (iispüj'uit assez flifficile-ment.
r.a cauterisation a I'aide d'une pointe de fer rougi iiilroduile duns le vaisseauindure par lepoiut de seolion, snffit assez souvent pouiquot; le Cdre dispa-railie. Oa pent proceder ainsi qnand on a enleve un ganglion. Ce moyen a reussi quelquefois c^uand il s'est agi de faire cicatiiser uu trajet fistuleux. lymphatique.
i.e tamponnement ä I'aide du colon hydrophile ou la ouale de touihe, imhibes d'une snhslance coagulante, teile quo I'alcool, produit, dans les plaies resultant d'une operation quelcoiique, un coagulum Ires adherent qui arrele recoulement de la lymphe.
Enfin la compression de la partieengorgee, possi­ble seulemenl qnand eile existe sur an membre, peut ties bien, en aplatissant les vaisseaux ou-verts, determiner leur occlusion.
Afin d'arreter les forts engorgemenls qui sur* viennent consecutivement au Iraumatisme, les sca­rifications sont insutfisantes et meme hiuliles. L'ecoulementsereux qui en icsulte ne taiil pas. Pour arreter I'engorgement, il faut absolumenl ic-monter a son origine, ä la solution de conlinuite qui le produit, au'point d'oü s'ecbappe le liquide,, et p-atiquer lä une ligature des vaisseaux ouverts ou un pansement remptissant enlierement le vide exergant une compression par des bourdonnets a la-peau, fortement imbibes d'une substance coagu­lante el excit mte tout ä la fois. L'alcool camphre,.
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V
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est cotnmunement employe a cet effet. Nous nous sommes eg'alement bleu trouve de l'alcool auquel on ajoule de 1'acide piorique dans la proportion suivaute :
P.— Acide picriquenbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 grammes
(No 73)nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Alcoolnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;100 gr.
sans y ajouter de l'eau comme dans la formule pre-cedente ndeg; 72.
On renouvelle ce pansement tous las jours pen­dant quelques jours jusqu'a ce qu'un bon Lour-gtionnement se produise. L'ecoulement sereux a alors cesse at on panse la plaie selon la regie or­dinaire recommandee pour obtenir la cicatrisation des plaies.
Dans ces ecoulements abondants qui epuisent rapidement le malade, les toniques reconstituants a rinlerieur sont rigonreusement indiques.
CEDEME
II nous semble ralionnel de placer, comme le fait Cruzel, 1'oedeme dans le groupe des maladies qui affectent le Systeme lympluitique, et non la con-siderer comme un vice de secretion du lissu cellu-laire, suivant certains auteurs. La secretion qui la caraclerise provient des vaisseaux lymphatiques divis^s ou ecrases, ou d'irritations dans le voisi-nage. Cependant il faut reconnaitre que, dans nom-
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quot;
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bre de circonstances le reseau capillaire sanguin eslalteint, et que le liquide exsude est d'une cou-leur rosee. Nous avons dit queiques mots de cet etat dans le chapitre precedent. II nous reste a en-trer dans queiques details sur I'engorgement pro-prement dit, qui est la consequence d'un etat mala-dif anterieur, le Symptome d'une autre affection.
Etiologie. - L'oedeme resulte done de la division des capillaires sanguins ou lymphaliques, capillai-res divises, dechiresou ecrases, de contusions, de plaies, de froltements violents, de piqüres d'ai-guillon, de dechirures inlernes, du bistournage de la cistration, d'applications vecicantes, sinapisees, de certains exsutoires, etc. Elle est aussi la conse­quence de maladies de voisinage qui occasionnent la congestion des capillaires superieurs, telles que les clo'is-de-rue penetrants ; le repos trop long-temps prolonge chez des animaux qui regoivent une nourriture incomplete, produit Tengorgement des membres.
On a entrepris un grand nombre d'experiences afin de donner des explications sur les engorge­ments oe lemateux qui resultent de la surabondance, dans le sang, de certains liquides, d'arrets de transpiration, de I'influencG des vaso-moteurs, d'obliterations arterielles ou veineuse, du canal thoracique, desquels il resulte des cedemes passifs oafro ds, qu'il est difficile de faire disparaitre sans combattre en meme temps le mal primitif qui les occasionne.
L'oedeme chaud correspond k un etat inflamma-toire du tissu qu'il Interesse, du tissu qui a subi^
*'nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; -nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; —
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•directement Tinfljence de la cause traumalique •qui a agi.
Diagnostic.— 11 ne faut pas confondre les cede-mes chauds ou froids, avec les phlegmons, les poches sereures dont nous avons parle dans im chapitre precedent, pas plus qu'avec las lumeurs charbonneuses, les eraphysemes, les tumeurs syno-viales. Leurs caracteres essenliels ne permeltent pas de faire des confusions ; il y a de l'engor^e-ment päleux, mou, conservant l'empreinte du -doigt.
La marche de la maladie est liee ä la persislance •de la lesion qui I'a fait naitre.
La terminaison est, pour la meme raison, ties variable. Le plus souvent eile se produit par la resorptiou spontanee ou provoquee du liquide d'in-#9632;filtration.
#9632;
Traitement.— Lorsque I'oederae est limile les applications astringentes aident beaucoup ä la reso-lulion. Les scarifications aident beaucoup ä dimi-nuer la tension cutanee. Les applications astringen­tes, les lotions de meme nature, sont ä recomman-der. Les decoctions de feuillesde ronces, de jeunes pouces de ebene, d'aigremoine, de plantain, de feuilles de noyer, de sauge, de romarin,de menllie ; les lotions saturnees, vinaigrees. Nous ne recom-mandons pas les substances grasses, telles que les pommades ou ongents en frictions ; ces substances •malgre leur astringauce, augmentent la claleur •locale au lieu de l'attenuer.
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Les abces chatuls se combaltent par les pomma-des emollienles au contraire, ou bieiraquo; par les lo­tions astringentes recommaadees pour les abcea cliaiids.
Dans les deux cus, les cataplasmes de craie de-layiie dans du viimigre produisent d'excellent^ elTets.
Dans les oedemes froids on est qnelquefois obli­ge d'employer les rubefiants et meine les vesicanls^
ANASARQUE
G'est une extension de l'oedeme qui semit le re-sultat d'une infeciton. II y a une infillration seieus i du tissu conjonclif qui pent envahir toal le corps,, mais particulierement 1c tissu conjonctif sous-cu-lane.
Cudeac ajoute que ces engorgements sent quel-qaefois bemorragiques. Cette nuance nous I'avons-indiquee ä propos des maladies des vaisseaux san-guins.
Eliologie. — Les auteurs s'accordent a recon-naHre pour cause principale les arrets de transpi­ration pendant les saisons chaudes et apres les tra-vaux penibles. Les animaux de travail seraient ainsi le plus souvent affectes. On ne la constate pas-chez les jeunes animaux. L'anasarque congenitale^
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dont nous avons observe quelques cas, ne nous^ parait pas avoir la meme origine. Elle seraitdue ä des lesions d'orgaties pendant la vie intra-iiterine, ou a des exces de travail de la mere. Nous avons observe un cas oil eile nous a |gt;aru provenir de riidiltralion des eaux fcelales qiti avaieut disparu de la cavite uterine.
St/mptdmes. — Le mal debute par uu etat gene­ral qui passe quelquefois inaperQu parce que sa duree n est pas tongue, be proprielaiie liouve que son animal t'efuse les aliments ou les prend bien plus lentement ; la niminalion ne revient pas ou ello est rare. Sensibilile du dos et du sternum ; las pandiculations sont nulles ou ä peine marquees. La peau est cbaude, devient roseecbez les sujets ä robe ciaire. Le poil terni', est berisse, percl de sa souplesse. Plaintes pendant la marclie qui esl de-venue lenle, diflicile.
Bientöt des engorgements plats, plus ou moins. elemlus se forment aux cuisses, sous le venire, au cou, au fanon, auxoreilles, au mulle.
Le mal s'arrele lä d'babitude quand on le combat ä temps. Mais quelquefois les engorgements aug-m3ntent, se rencontrent et deviennent lies volumi-neux, descendent dans les parties les plus declives. II arrive ainsi que les membres et le d^ssous du ventre sont regulierement gonfles; l'engoigemenl a aussi envalii les parties superieures de la tele de raaniere ä gonfler les paupieres et ä obslruer la vue presque coinplelemenl.
A ce moment la respiration et devenue difticile-
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et bruyante ; le malade se meut difficilement, l'ap-petit a ä peu pies disparu, la rumination a cesse. Le pouls est plein, accelere, les battements du coeur sont forts, les muqueuses sont injectees.
Des scarifications pratiquees dans ces oedemes donnent issue ä uns serosite sanguinolente, qui devient bienlöt de couleuv citrine uniforme.
Des gergures se forment aux plis des membres, aux päturons et donnent ecoulement ä une serosite qui humecte la peau du voisinage, et s'y concrete en une malierejaune et gluante.
Si le mal progresse ou raste trop stationnaire, la peause gerce davantage, des lambeaux se morli-fient, se detachent par la periferie et restent long-temps adherents par leur centre. Quand ils se detachent il y a des gergures profondes.
II y a quelquefois des depilations partielles, sur le dos, l'encolure, la paroi thoracique et abdomi­nale. Nou3 avons vu une fois cette depiiation enva-hir tout le corps et donner ainsi ä l'animal un aspect des plus desagreables, la peau etait devenue de co ileur jaune chrome, avecga et lä, des ecailles ou plaques epidermiques donnant l'apparence de l'icthiose. Le mal peut etre enraye ä ce moment, et l'animal conservera cet aspect toute la vie, car le peil ne repousse plus.
Marche. — La maladie evolue rapidement et
dans les cas graves la mort peut arriver au bout de
•quatre ou cinq jours. Dans quelques cas, comme
lorsqu'il y a depilalion, gergures, mortification de
peau, le mal devient chronique, mais le plus sou-
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•vent si Ton ititervient assez lot on obtient facile-caent la resolution en trös peu de temps.
L'apparition dune diarrhee sereuse, est un laquo;ymptöme des plus alarmants ; ranimal maigrit rapidenaent, devient ties faible et meurt sans avoir pu se relever.
Lesions. — On trouve des stases sanguines sur •ies nauqueuses, Un epanchement de liquide sero-sanguinolent s'echapqe abondamment de la coupe des parties tumefiees ; il y a un peu de serosite dans les sereuses. Les muscles sont decolores et une mauere fibreuse ou lardacee occupe les ger-Qares ou les endroits oü la peau a ete mortifiee.
Diagnostic. —- Les engorgements de l'anasarque ont la particularile de conserver Tempreinle du doigt. Elle differe du coryza gangreneux par un engorgement plus volumineux de la tete, par la #9632;graade sensibiiite du dos et la difficulte dans la locomotion.
I
Pronostic. — II est toujours fdcbeux quand les engorgements se developpent avec rapidite, ou bien lorsque la periode du debut est francbie, et que Tetat chronique commence.
Trailement, — La saignee est indiquee toul-a-fait au debut,lorsque le mal survient avec rapidite ; la differer,/dans ce cas,serait s'attirer des reproches si le mal venait ä squot;aggraver : mais eile doit etre petite et reiteree. G'est avec raison que les auleurs laquo;recotnmandent de proceder ai.si. Dans les cas ä
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marche lente, nous avans remarque que la saignee-etait suivie d'mie augmenlation des engorgements. E le doit elre conlre indiqupe chez les snjets debi­les.
On la fait suivre des diüretiques et des pnrga-tüs adminislres dans des tisanes slirfiujaiiles de llie-de tilleulj de cumomille ; dans du vin, tlu cidre, de la bieie, chez les animanx delnliles. On njoute meme de l'eau-de-vie aux infusions aromaliques,
Pour comballre ['infection onordonnela formule-n0 28, page 40, de ce volume.
Quant au trailc-ment local en pratique des scari­fications sur les parties les plus declives des en­gorgements, et on les faits suivre de lotions exci-tantes de plantes aromatiques, (sauge, mentlie, ro-marin,) additionnees de vinaigre, d'eau-de-vie ou d'alcool, d'eau sedative, d'eau alunee, d'eau de vie campbree.
On recommande aussi le liniment ammoniacal ou-l'essence de lerebenlbine.
On doit tenir les plaies resultant de la chute des escarres tres propres, les laver avec un liquide sti­mulant et desinfectant tout ä la fois, puis on les saupoudreavec du charbon camphre, de la poudre de quinq Una camphre, etc.
Quand il se produit de la diarrhee on administre la formule n0 31, page 55 au lieu de la formule nlaquo; 28.
II ne faut pas oublier de placer une couvei ture plusou moins chaude seien lä saison, afin de main-tenir la temperature cutanee ä un degre unifoime..
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Eczema
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On a confondu certaiues nuances d'eczema avec I'echauboulure, et on est generalement convenu d'eiileu ire.paiquot; cette derniere expression, une erup­tion proveuant des vaisseaux sangums. On a desigue aussi cetle eruption sous le notn d'abullilion ; ie nom de coup-de-sang, que Cruzel lui donne egale-ment, est tout a fait impropre.
G'est presque toujours le sysleme lymphatique qui est alTecte dans ces circonstanc s, et le mal se traduit par uue eraption eczemateuse ; c'est pour cela que nous preferons, et cela nous parait ties rationnel, designer les diverses nuances sous les-quelles se produit cetle eruption, sous le nom generique d'eczema.
- Nous avons dit, du reste, dans ce qui coiicerue le lluide sanguin, tout ce qui resulte des eruptions qui lui sont propres.
Ce que Ton a decrit sous le nom de miliaire semble se rapporter egalement ä l'eczema, mais nous y trouvons une dillerence si notable, quelque cbose d'inedit pent etre, qui fail que nous preferons en faire une description ä part. Gelte eruption produit des croütes du volume de grains de mil, jamais coniluentes, qui recouvrent quelquefois presque tout le corps,at nous n'avons pu Irouver, chez nos auteurs,une description palbologique qui puisse s'y rapporter entierement. Une variete d'ec­zema, attribuee aux dreches de pommes de lerre, a fait i'objet d'une maladie a part, sous le nom de maladie des dreches, mais si eile ne differe pas
quot;'#9632; ii i' ' ' iquot;. iiflrniijiri.-.
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seiisiblemeut de la miliaire par la maliere secretee, eile en differe par certains symptömes.
Lafore, originaire de notre localiie, dut constater la miludie teile que nous I'observons nous-meme ; il en a fait la descriptions sous le nom de rafle miliaire on feu d'lierbe, probablement parce qu'il la rencontrait surtout au prinlemps.Par ces appella­tions il en indiquait deja la forme et l'origine.
L'eezema a ete etudie, dans t mt le courant du XIXlaquo; siecle, dans les diverses contrees de la Fiance et par des auteurs etrangers. Nous trouvons lou-jours, dans lent- description, des differences de forme, des nuances qui se caiacterisent par des aUenuations de certains symptömes ou par leur intensite plus grande; c'esl ce qui explique pour-quoi on lui a donne des noms si divers.
Le nom de miliaire, sous lequel nous en avons donne une description en 1889, dans le Progres reiermaü'ßjS'appIique a la variele peut etre la plus commune. Le terme eczema s'äppliquerait ä une eruption plus volumineuse, et celui d'ecliauhoulure serait reserve au cas oü les elevures eruptives sont confluentes et acquierent une certaine dimen­sion.
Nous aliens done conservei le terme d'eczema pour les nuances eruptives d'un certain volume, comma le fait M. Moussu dans son recant laquo; traite des maladies de l'espece bovine raquo;, tout en conside-rant la miliaire comme dependant egalement du Systeme lymphatique.
Etiologie.—• C'est surtout au printemps que nous
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avans observe l'eczema proprement dit, et pendant la saison chaude, chez les animaux qui recoivent une nourriture plus aLondante et verte.
Si quelquefois on a invoque les mauvaises con­ditions hygieniques ou une rnauvuise alimentation, il est carLuin qua Ton a coinmis des arrears, parce que Von considerait les malades au moment oü ces mauvaises eotiditions hygieniques et cette nourri­ture insuffisaute cessaient, et oü ils se trouvalent, depuis peu, sous riuduence du regime nouveau plus ahondant.
Le meine eifet se produit, dans tous les cas, comme ce qui se passe lorsque ce sont les dreches, les pommes de terra germees, ou le marc, qui agisseut. Ce n'est pas ainsi une raaladie d'ele, mais une maladie plus Lequente, en celle saison, ä cause de la nourriture plus abondante, et peul-etre favorite par rexcilalion qui se produit sur le tegument par une temperature plus elevee.
Symptömes. — Tout ä fait au debut, du mal, il se produit un etat febrile plus ou moips eleve selon l'intensile de la cause qui I'a produit. Quel-qu3fois cet etat febrile passe inapersect;u parce qu'il est trop leger. Quand on pent le consfater on remarque une diminution de l'appetit, un peu de frissons, le heiisseraent des polls,les cornes cbau-des, le pouls un peu plus frequent, de la gene dans les mouvements, et, parfois, desplaintes pen­dant les deplacemenls. La peau est epaisse, rude -quand on h pince, le mulle et les excrements un
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pen flesseelies. Quoi qVi'il eu soit de sou inlensile plus on inoius gräade, cet elut febrile est bienlöt suivi de la ciiso eruptive. Tout ä coup on voit apparaltre des boiltons dissemines sur lout le corps, le plus souvent clair semes sur les parties supe-rieures, de la grossear d'un pois ; lu peau qui les recouvre semble mouillee sur uue etenclue d'uue piece de cinq francs ; ces boulons sout moins gros eu descendant vers les membres. Ceux-ci s'eugor-gent dans leur partie inferieure, ainsi que le mufle. Au bout d'un jour ou deux, quelques bou-tons se crevent, d'autres se resorbent, 11 se forme des crevasses transversales, fiues et rapprocbees, surtoutdaus les plis du couet aux pointsoü le mou-vemeutest le plus accentue, et il s'ecoule, la, une serosite citrine qui se concrete apres avoir laisse une trainee plus ou moins longue. Le meme phenomene se produit du cöte de la tete.
Ce serait lä la variete que quelques auteurs decri-vent sous le nom cTeaux-aux-jambes, ainsi que celle qui serait produile par les drecbes, le mate ou les pommes de terre germees.
Cependant, dans laquo; la pathologie de Friedberger et Frobner laquo; il est indique que ces deux etals maladifs different ar point de vue etiologique surtout, et aussi de l'intensite de Teruplion qui ne depasse guere l'etat erythemateux dans les caux~ aux-jambes. Le tableau symptomatique que nous venons de faire, ne correspendrait done pas, d a-pres ces deux auteurs, ni aux caux-aux-jamhesy ni ä I'eczema aigu decrit par M. Moussu dans son laquo; traite des maladies du betail raquo;.
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L'eczemfi des drcchcs, plus {Vejuent dans cer-tsiues cqatrees qae lt;i,tiis d'autres, ne differerait dii lype que nous veuons de decrire que par une evolution plus lente. Et il est bien certain que ce type ne depemlait pas d'uue .alimentation par las pommes de lerre germiies ui d'un marc quelcon-que, qaaiul nous I'avons observe.
Etat chrpniqiie. — Dans quelques cas, la peau s'epaissit insensiblemenl, ies poils emporles r;e repoussent plus, et la peau reste denudee pai- places quand les vesicules etaient confluentes; plus lard, des ecailles epidermiques se forrnenf, des desqua-mations se produisent, la peau devient lisse, par places phis ou moins elendues, aux fosses, sur la ci'()!ipe,(ie conlnur jaune d'ocie ; nous avon-gt; cons-tale une seule fois, comme consequence d'eczema chronique, une alopecie genera!e, avec peau rude, epaisse, ecailleuse qa el lä, et de memo couleur jau-ne u'ocre.
* *
M. Moussu decrit un eczema sebace du a une alteration des glandes sebacees,qui se traduirait par une depilation au pourtourdes ouverlures natinel-leset sur differentes parlies du corps, depilation qui atteint, dans quelques circonstances, 1 alopecie totale.
Nous avons rencontre une fois, nn fort bei exem-ple d'eczdmayenilal qui se traduisit par une erup-
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tioii exlfemeraent abondante de boulons, de la di­mension de gros pois, anx levres de la vulve, sur la region contigüe des fesses, au perine, aulour de 1'anus, aiusi qne profondemenl duns le vagin. Toute cetle region etait lumefiee, coloree en jaune et donnait ecoulement ä une matiere sebacee de meme couleur.
La maladie se produisit cliez une vache apres la mise-bas. L'arriere-faix ne ful pas expulse norma-lement et il est certain que la cause du mal ful l'in-feclion de celle region par les envoloppes foelales et par le furnier sali par les eaux rejetees.
Le meme phenomena se produit quelquefois.mais avec une intensile moindre, sur les mamelles oü la maladie revet les apparences de la vaccine.
Enfin Vecze'mn mercuriel se traduit par des hou-tons de la dimension d'un pois egalement, qui se developpent sui' tout le corps et qui donnent ecou­lement a une maliere jaune, se coagulant mal.
Lorsque ceteczsma acquiert une certaine inten­sile, 11 devient imprudent de le comballre trop rapidement, car, ii pent se repercuter sur I'appareil digestif et produire de la diarrhee epuisante. En voulant arreter une de ces diarrheas nous avbns repercute le mal sur le Systeme nerveux et deter­mine une paralysie generale qui necessila I'abafage de l'animal.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; '
Cette intoxication survint, chez un jeunebovin, ä la suite de frictions sur un point limile du beulet, avec une pommade composee de vesicatoire et de pommaJe mercurielle double.
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Marche. — La marche de reczema varie selon les nuances. — Elle est generalement reguliere, mais rapide dans I'eruption avec ecouiement abondant aux membres. Ella est plus leule dans l'eczerna des lt;Jreches, et surtont dans l'eczerna mercuriel et
La duree est de sept a huit jours dans le premier cas. Les aulres eczemas peuvent duier jusqu'a un mois malgre la regularity du traitement. L'eczerna avec alopecie generate, meme partielle, est incura­ble.
La terminaison par la resolution peut etre obte-nue, dans tons les cas,en supprimant promptement la cause et en administrant un traitement bien rationnel. Dans le cas contraire I'efat clironique arrive promptement. L'eczerna mercuriel, avec des repercussions on non, peut se terminer par la mort.
Nature de la maladie. D'apres les auteurs la ma-ladie des dreches serait due ä la solanine qui pro-duirait une veritable intoxication. D'aulres auteurs l'altribuent ä l'influence de microorganismes. Mais il semble plus en rapport avec la manifeslation de la maladie de croire a I'eiTet de ralimenlation con-tenant des elements tout particuliers, qne des ani-mauy predisposes cboisissent de preference. Nous en avons trouve un cas chez un animal qui man-geoit presque exclusivement du fenu-grec tendre.
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II n'y avail peut-etre lä qu'uiie coincidence ; ce-pendanf, chez ses vbisins qui avaient une prefe­rence moindre pour cet aliment,le mal ne se monlra pas. Dans tous les cas il nous parait y avoir une sorte d'etat plelhorique du ä la surabo dance de la iymphe qui s'echapperait par la surface cutanee sous forme de crise, ou bien une matiere toxiqne, dans 1'eczema mercurial,qui s'elimine de la meme maniere, ou bien enfin un microorganisme qui exis-terait dans I'eczema genital.
Traitement. — La cause elant connue, il s'agit, comme premiere indication, de la supprimer ; Mo­difier la nourriture ; supprimer les drecbes, ou les pommes de terra ; cesser promptement l'usage des-mercuriaux, desinfecter les prganes genilaux par des lavagesfrequents avec des liqu'des antiseptiques Gorriger ensuite I'etat general par les tisanes diure-tiques de cbiendent, de parietaiie, de bourrache, par h nitrate de potasse, le bicarbonate de soude dans les boissons.
Localement on fait des lotions detersives avec la decoction de feuilles de noyer addilionnee de car­bonate de polasse, avec le lessif de ceudres.
Si le mal resiste a deux ou trois lotions, e'est-ii-dire si les croütes se reformentou si Tecoulement persisle, on emploie les lavages astringents d'ecorce de ebene, de saule, de tormentille; de ronces, de plantin, d'aigremoine, auxquels on ajoute, au besoin, de Talun, du tannin, du chlorate de polasse,. du sulfate de fer.
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Dans Veczema chroaique le Iruilement diurelique et allerant doit etre lo'nglernps administre. Au lieu de l'acide arseuieux recommande chez le cbeval, l'iodure de potassium est preferable chez le l.oeuf. Le trailement externe est encore celui que nous avons indique dans I'etat aigu. Le suintement a ete combatCu ou n'existe plus ä ce degre de la maladie, et il ne reste que des surfaces saus polls plus ou moins etendues, lisses ou ecailleuses. En ces en-droits que Ton doit consider er comme gueris, le poll ue repousse plus, et Ton j.eut eugraisser ies animaux pour la boucherie.
L'acide arseuieux recommande par M. Moussu pourrait etre administre, si on ne peut recouiir ä l'iodure de potassium ä cause de son prix eleve. Mais alors il faul preudre les plus grandes precau­tions pour qu'il ne s'accumule pas dans les reser­voirs gastriques, et au lieu de le donner dans des breuvages, on le fait prendre en bols pendant ui^e quinzaine de jours. Si Ton juge necessaiie d'en con-tinuer I'emploi, il faut attendre une semaine, au moins.
Cependant Gagny et Robeit, dans leur nouveau dictionnaire, disent.de ces deux agents,qu'il ne faut pas employer l'acide arsenieux parce qu'il peut perforer le rumen, ni l'iodure de potassium qui determine I'eczema iodique.
L'incertitude de ce traitement et les inconve-nients qu'il peut procurer indiquent sulfisammeut qu'il vaut mieux ne pas le conseiller et li\rer les animaux ä la boucherie.
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L'eczema des dreches se guerit ties facilement en
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supprimanl la cause qui 1'a proihiit, e' en adminis-trant le Irailemeut inlerne et externe de reczema aigu.
L'eczema ginttal, s'etend lapidement si on ne I'aUaque an debut. Essmtiellemeni infeclieux, il doit etre combattu par des lavages sou vent repetes de decoction de tan, d'ecorce de ebene ou de noix de gale lysolee. La solulion d'acide boiique addi-tionnee de tannin. L'eau oxygeneea trois ou quatre volLimes. On injecte ces substances dans le vagin quand TeiHiption s'y est propagee.Ce trailemont suf-fit pour arreler le mal, detruire I'agent infeclieux et oblenir ensuile une prompte disparilion de l'erup-tion.
Si la cicatrisation des boutons languit, on ajoute de l'alcool anx solutions ci-dessus, et,de preference, on pourrait faire des lavuges avec la for mule n0 72, page 313, contenant de i'acide picrique qui est un anliseplique excellent.
Le meme Iraitement s'emploie sur les mamelles atleintes du meme mal.
Dans Yeczema mercuricl il faut s'empresser de combattre rintoxicalion ä l'aide des oeufs battus, de 1'aibumine qui neutralise le mercure. Le lait est aussi tres recommande. On ajoule le eblorate de potasse quand il y a salivation.
Nous avons vu le mal survenir,ä la suite de fric­tions de pommade mercurielle double, sur une grande etendue de la surface culanee, dans le but de tuer les poux cbez les veaux ou chez les adulles. Dans ce cas, comme dans tous ceux oü le mal a ele produit par des composes mercuriels vesicants, on
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lt;loit s'einpresser d enlever loule truce cle I'tigent toxique par des lavages miiiulieux a l'eau de savon.
Apres qaelques jours seulement dece trailement on peut recourir dit-on ä l'iodure de polasslnm ä doses molerees : ilngit en formanlavec le mercure uncompose insoluble mais |)eut-eLi'e pas exempt de danger, aussi nous ne le recommaiuions pas.
Cousequemment ä ce trailement interne I'erup-lion cntanee cesse et la secretion qui en resulle tarit bienlot. II ne faut pas la tarir trop vite, parce que Ton produirait une repercussion inlerne sur les voies digestives parliculierement. 11 faut se borner ä entrelenir la proprete de la peau par des lavages emollients lysoles.
FORMULAIRE
P. Carbonate de potasse...... 100 gr.
(n0 75)nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Lessit de cendres......... 1 litre.
Faire une lotion par jour pendant qnelques jours
P. Alun calcine..............nbsp; nbsp; 10 gr.
Tannin...................nbsp; nbsp; 15 gr.
Chlorate de potasse........nbsp; nbsp; 20 gr.
Sulfate de for.............nbsp; nbsp; 40 gr.
Une de ces qualre Substances |)Our in litre de decoction d'ecorce de chSne ä employer comme la precedenle formule.
Mlaquo;^S
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P. Ac-ide arsenieux......... de 1 ü 2 gr.
(n0 76)nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Poudre de reglisse....... 20 gr.
IMiel................... q. s.
Pour un bol ä adminiKlrer uue füis jiar jour.
P. loclure de potassium........ 2 gr.
(n0 77)nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Euu ordinaire.............. 50 gr.
Melangez, pour une seule dose.
P. Acide borique.............. 4 gr.
(n0 78)nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Tannin.................... 6 gr.
Eau...................... 200 gr.
Falles dissoudre l'acide dans reai.i,\ijouUz le lan-nin. Pour des lolions.
P. A Um mine en poudre........ 10 gr.
(n0 79)nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Poudre de reglisse......... 20 gr.
CEufs..................... u0 2,
Pour uti Lol.
P. ilbumiae................. 10 gr.
(n0 80)nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Chlorate de potasse........ 12 gr.
Eau...................... 250 gr.
Pour un bieuvage ä fuire avaler ties lenlemenL
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La Miiiaire
G'esl une maladie qm se monhe pai ticuliei e-ment suf l'espece bovine. On tlil bien l'avoi-r ob.ser-vee chez les aulres especes, eL surlout chez le nm-let, mais c'est l'excepUon.
Oa ne peut pas dire qu'elle soil freqneiile, mais cependant on la renconlie assez souvent, dans noire conlree, chez les grands ruminants, cliez les i)a?ut's comine chez las vuclies, chez les jeunes plus raremenl que chez les adultes.
Une foule d'uuleurs anciens en oil full la des-criplion plus ou moins complete, laissant loujours persisler qnelques poinls olscurs sur s-a ratine. L. Lafosse (1) In place paimi les maladies febrilespns-iulcuses ; il crainl qu'elle ne liemie a vine alleratioö du sang el qu'elle ne soil conlagieuse.
L'ouvroge recenl de M. Moussu sur les malrdies-du belail n'en fail i)as mention. Cruzelen fait une description assez interessante, mais incomplete, trailanl Ires incomplelemenl des points qu'il im-porterait cependant de bien connaitre. Peuch [rop-pelle, dans le livre de Cruzel, que, d'apres cjuelques observal'ons, eile serail une acariase Iromhidienne produile par un parasite, par la ilarve du Tromhi-dion soyeux. Elle serail aussi, d'apres Neumann, une maladie dont on debarrasse lacilement les ani--maux.
(i) TraiiA de pathologic vetcrlnaire.
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il
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Cepeiu ant il pourrail bien se cominellre encore #9632;des erreurs de ce cote, car la miliaire n'est pas aussi facilemenl curable qu'on pounait le cioire, et sa nature parasitaire pourraitbien elre conteslee.
Elle nous parait etre simplement line raaladie eruptive provenant exclusivement du sysltme lym-phalique, et due ä la smabondance de la lyinphe qui s'echappe sous forme de crise.
Si parfois on I'a crue contagieuse parce qu'elle se niontruit sur plusieurs onimaux ä la fois, c'est plulöt parce que ces auimaux etaient soumis au meme regime qui engendrait le meme etat plelbo-rique.
On lui a donue le nom de rafle miliaire parce qu'elle se monlre quelqnefois en automne cbez les .animaux qui mangent la ralle de iaisin. Nous croyons a cette cause mats eile n'est pas la seule. Ceux qui Font observee au printemps I'ont appelee feu d'herbe ; ce n'est lä qu'une coincidence avec I'arrivee d^s aliment verts.
Eliologio.— II est devenu aujourd'hui incontesta­ble qu'une nourriture tres substantielle et copieuse coincide avec ie developpement de la maladie. On la rencontre toujours chez des animaux en bon etat d'embonpoint et particulierement chez ceux que Ton engraisse. Nous ne cioyons pas a I'influence des plautes excitantes irritant les organes digestifs comme le pense Cruzel. Nous ne croyons pas da-vantage a sa nature parasitaire.
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Symptömes. — Comme toutes les maladies erup­tives, la railiaiie debule, par im etal feljiüe plusou iQ.oins apparent. Quand il es! leger on n'est pas avise ä temps pour le conslaler. Dans Icus les cas, il y u um malaise geiie:al, ulaquo; peu dabaUement, d'acceleratiou du pouls et des ballemeiils du tocur qui ont acquis en meme lemps une iiilensite plus grande. Les cornes sont chaudes, le mulle sec, l'ap-petit a dimiuue.
Generalemeut les mouveraenls sont accompa-gnes de plaiutes.La pe:;.u est chaude, sensiblere peil herisse, la respiration s'accelere, la secretion laclee diminue, et le quatneme ou le cinquiüme jour, ces symptömes s'amendent et l'eruption eclate sur une grande etendue du corps. Get etat febrile est assez souvent plus leger, passe meme ä peu pi es iuaper-qu et l'eiuption est localisee au cou, en arriere des epaules, sur la region costale, etc. Enfin il peut pas­ser inapercu,et la maladie eclate par de petites vesi-cules sur les parties oü la peau est le plus fine, sous la queue particulierement, uulour du vagin, et de lä s'etend peu ä peu sur tout le corps. C'est ainsi quelle a precede sur un jeune boeuf de deux ans que nous avions en traitement pendant que nous ecrivions ces lignes, et cbez lequel la maladie ä tourneä l'etat chronique.
Un ertain epaississement de la peau avec plis-sement et herissement du poll, precede l'eruption qui commence vers le quatrieme jour. La peaii •devienl en meme temps un peu coloree par petits points, sur une petite tumeur durcie et douloureu-laquo;e. Le centre de cette tumeur devient jaunätre,
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avec soiilevemenl d'une pellicule epidei mique qui se creve et donne une maliere serense qui s'eooule en inouilliiiit la peou ; lorsqu'iui certain nombre de ces vesicules s'ouvi'enlä la fois duns line region du corps, ia pean est comme moulllee. Bienlol cetle-set'osif' se concrete en une mallere jaunalre, en peliles cruüles de ia grosseür d'un grai'u de plomb ou d'un grain de ma'is.
li sufllt quelquefois de quatre ä cinq jours pour que l'eruplion envalÜKse lout le corps ; nous n'a-vons jamais vn qu'elle eut lieu proraptement snr lout le corps ä la fois.
Quelquefois, c'est par suifaces limilees, de Ia-grandeur d'une piece de cinq francs que les vesi-cules se groupent. Elles deviennent alors confluen-tes,et, par leur secretion, elles agglulinent le poil de maniere ä former une croule generale.jauiälre^ qui, ramollie par des onclious d'axonge, se deiacbe^ laissant une surface enlierement denudee de poils. C'est lä la miliaire confluenle que i'on pourrait peut-etre bien considerer comme de l'eczema. Le plus souveul les vesicuies sonl isolees, plus abon-dantes en certains endroits qu'en d'autres. Elles sont jaunes ä leur surface, aplaties, de la dimen­sion d'une lentille. Peu ä peu elles se des^echent et ferment des croütes qui se detachent lentement. Quand on les creve avant qu'elles se fletrissenl,. elles laissent eebapper une malieie sereu^e jaune citrin.
Les croütes se detachent facilement avec l'ongle-entrainant une petite touffe de poils et laissant
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une surface denutlee qui presente aulant de poinlil-lations qu'il y a de polls erdeves. Au centre, on liouve mi petit trou plus rose que les poinlillalions du pouilour. C'est par ce trou qu'arrive la maliere qui souleve I'epiderme.
L'arracliement d'une cioüle trop ailhereiite, est suivi d'un suinlement feGro-sanguinoluil, et si on en airache plusieurs sur une certaine eleiidue,loule la surface culanee deviant rosee et humide. Gelte maliere secrelee se concrete de nouveau pcur for­mer de nouvelles cioütes, et le ma! re\ient sans cesse dans le meme elat.
Chez I'animal dont nous avons parle plus haul, la maladie a resiste a tons les traitemenls depuis le prinlemps jusqu'a Taulomne. A celle epoque, apres avoir enleve une croüte, la surface denudee de polls est Ires lisse, naciee, ii semble que de la ma­liere verruqueuse se forme a cetendioit. On diiait que I'animal est sons I'influence d'une dialhesespe-ciale.Celapounaitetre retalchronique de la maladie-
L'eruption se montie aussi aux mamellesen vesi_ cules Ires espacees, jaunes, aplaiies, de la grandeur d'une leniille. On pourrait croire, de prime abord, a des pustules varioliques, mais elles n'ont aucun des caracleres de celles-ci. La mince pellicule epi-dermique recouvre un peu de serosile sans aucune trace de pus.
Au moment ou nous deerivons cette maladie nous avons en traitement trois vaches alleinles. Chez Tune nous n'avous pas saisi les symptömes du debut; il y a quinze jours que le mal dura avec das viiiculea fraiohej aux mamelles, el d'autres disse
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mineesailleurs, au milieu de croüles plus ancien-nes au cou, aux epaules, sur les cötes et nioins sur rabdomen.
Gliez raulre vacbe le mal debute par un etait fe­brile bien caraclerise : Diminution de I'appStit, arret de la rumination, frissons lempoiaiies aux epaules, tele basse, appuyee, de temps en lemps, contra la creche ou sur le marchepied ; yeux sail-lanls,unpeu injectes, berissement des polls, pouls un peu fort et accelere, temperature 39deg; 6.
Le lendemain, des boutons ou croütes miliai-res se trouvaient.en passant la main sur I'encolure, au fanon, quelques-uns aux epaules. En meme temps un engorgement lympbalique se produisit dans la region gutturale, aux Ibyroides, aux glandes sub-lmguales et aux parotides. C'est cet engorge­ment qui, quoique insuffisant pour determiner du comiage, occasionne une perle de salive par les na-seaux quand I'animal baisse la tete, et egalement par la bouche.
Le troisierae animal a presente un leger etat febrile la veille, puis I'eruption s'est produile au milieu d'un epaississement cutane et une infiltra­tion sous-cutanee dans I'espace inler-maxillaire, re­montant dans la region parotidienne et descendant a I'encolure.
Or, noussommes en octobre el les animauxn'ont pas mange de rafies. Quoique nous soyons en pays de vin on ne donne pasä manger de ces residus. Ce n'est done pas dans cet aliment exclusivement que se trouve la cause du mal, el nous accuserions vo-
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lonliers, pour son apparilion en aulomne, le miiis-
fourrage qui compose, ä celte saison,la ralion pres-
•que exclusive.
Mais nous Liouvons exliaordinaiie qua Cmzel
Avance qua le mal est paiiiculier aux vaches el est sans elTel chez les bocufs, sans pouvoir eu dire le pourquoi. Le pourquoi ne peul pas exisler du mo­ment quo celle asseilion n'existe [as. La miliaire se declare indifferemmenl chez les deux sexes, et eile paralt plus frequenle cliez les femelles parca que les males sont bien moins nrmbieux dans les
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pay
,s d'elevage.
Terminaison. — Quoique Ouzel avance que celle maladie finit lorsqua 1'eruplion est terminee, nous n'avons conslale que tres rarement celle leiminai-son si heureuse. Presque loujours il y a une ten­dance ä l'elal chroniqoe, les croütes se renouvel-lent ä mesure qu'on les enleve. Ma's on pent faire avorter le mal a 1'aide d'un trailement appioprie si on est averli ä temps'; La recidive est aussi fre-quente ä des epoques plus on moins eloignees. La maladie revienl assez souvenl aux memes saisons.
Trailement. — Faul-il saigner quaml il y a elat febrile? En saignanl ne doil-on pas ciaindie de contrarier la crise on de 1'. mpeclier #9632;? Chez le deuxieme sujet donl nous vei .ons de parier, nous a'vons prF,tiqult;J une saignee pendant que rernplion se produisait. Celie-ci a ele arretee, el„. le lende-
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main, ranimal paiül jilns malade. Le sin lendlaquo; mairaquo; celte aggravutipn disparul et la guerifon fill com­plete ; les croüLes se reproduisireiil au ncmbre de quelques-unes seulemenl ; on ne leur piela pluamp; la moindre altenlion. II n'y a done Hen a craindre-en pratiquant nne saignee lorsque i'elal febrile esb manifeste, surtout loisqu'il y a menace de conges­tion cerebrale comme dans le cas que nous avonamp; cite. Si on decide de ne pas Si-Jgner, il faut faire tomber la fievre a l'aide de la dosimetrie : nulfale de sliicliiiine, aconitine, digilaline.
II faut s'empresser de con.ballre I'elat general' par les diureliques.
Localeraenl, et tout-ä-fait au debnl, la foimule75-reo immandee j;our l'eczema est souvent süffisante.. On fait les lotions une fois par jour pemlanl liois ou quatre jours. Si las croütes se renpuvelltjil on or-doime ces lotions avec la formule nu 78, el clmque fois apres avoir debairasse la peau de loules les. croütes qui peuvenl elie delacbees avec la biosse ou la carde. En brossant fortement tous les jours, avant la friction, on finit par enlever toules les croütes et par les empecher de se renouveler.
Lorsque ces moyens ne reussissent pas, ce qui arrive lorsque le mal est ancien, ou qu'il titnl a une dialhese venuqueuse, et c'esl peul-elie d; ns ce cas, que la miliaire pourrait (Hre parasitaire, les lotions; d'huile empyreumalique, d'huile de cade sur les, points oü les vesicules sont confluentts, peuvent produire de bons effets.
C'rst le cas d'insislersur le liailemtr.l inlcine, sur tous les agents therapeuliques qui augmenient
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la desassimilation : le nitrate de potasse, i'io'iure de potassium, le lartro-borale de polasse. On poui-raitessayer 1'acide lainiique comme anti-secretoiie. Cependant si dans les cas inveleies, ces moyens ne reiissisöent pas, I'alcool camjilne addilionne de 4 grammes pour cent d'acide picrique, en frictions aprüs avoir bien enleve les croüles, produilde bons resultals. Nous avons employe, clans I'etat diale-siqueja foimule suivanle.
P. Acide picrique............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2 grammes
Acide lannique............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4 gr.
Gamphre.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4 gr.
Alcool..................nbsp; nbsp; nbsp;100 gr.
Faire dissoudre le camphre dans l'alcool et ajou-ter les acides.
Gelte variele de miliaire, comme rdlTeclion ver-ruqueuse gene.alisee,guerit.ä la fin, spontanement.
Le trailement interne est,dans ce cas, de rigueur surlout si la maladie dtpasie le letups iiecessaiie ä son evolution complete.
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Elephantiasis
Nons placonscette maladie dans les alTections du Systeme lymphalique parce que, quoique ayant sa-localisation da-ns le tissu culane, eile se rallache, par son elat general,ä ce syslcme.
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3H - 482quot; -
Friedberger et Frohnerquot; la dassent dans la cate-gorie des maladies exanlhemaleuses. Nous ne Sa­vons pas pourquoi M. Moussu n'en paiie pas dans ses laquo; Maladies du belail. raquo; C'esl probabk-ment un
oubli.
Cruzella fait enlrer dans'ie cadie des maladies
de l'appareil circulaloire.
L'elephantiasis estuae maladie consislaraquo;! en des engorgements qui commencenl aux membres, sous le venire, au fanon, ä la parlie inferieure de la lete, suivis de mortifications plus ou moins etendues de la pean, ou d'une alteration generale du tissu cu-tane qui donne l'aspecl du cuir de l'eilephant. Ces phenomenes sont la consequence d'une alteration du sang et du Systeme lymphalique.
Etiologie. — II est bien difficile de decouvrir la cause exacle de la maladie. Nous pensons quelle provient .1'arrets subits dans la transpirations cu-tanee, qui inflüencent particulierement le Systeme lymphalique. Nous 1'ayons toujours observee dans les saisons chaudes, jamais en hiver.
Gruzel, versl850, emit I'idee que l'elephantiasis ipourrait bien etre une maladie due a. des microzo-aires ou ä des microphytes.c'est-ä-dire une maladie microbienne. Et, il est assez etrange qu'a notre epoque oü toute la science medicate se porte sur les maladies parasitaires, on n'ait pas encore tranquot; -che la question ä propos de l'elephantiasis.
Symptömes. — L'elephantiasis debute par un
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5*1 — Jamp;S
laquo;lat febrile fort intense. La temperature rectale monle jusqu'a 410el les depasse, meme.Les comes laquo;out lies chaucle?, la colonne verlebrale est Ires sensible, ainsi que la region slernale, il y a raideur des membres pendant la rnarchs, qui est souvent plaintive.
Abattement, anorexic, rumination suspendue, respiration acceleree, plaintive, pouls plus fort, muqueuses injeclees et meme violacees.
Get etat symptomatique general existe seulement dans les cas oü le mal est intense. Dans les oas legers, il est fortement attenue.
Le sang qui resulte de la saignee est tres profon-dement altere. II se coagule rapidement et montre ä la surface, un aspect marbre de b:un,de violet et deverdätre.
Bientöt un engorgement apparait ä la partie in-ferieure des membres, dans la region des naseaux. La peau deviant seclie, s'epaissit, se plisse ä l'en-colure, au fanonet devient adherente.
Puis ces engorgements augmenlent, des gergures se forment aux plis des articulations, le mulle se desseche, se fendille, des plaques violacees se for-ment sur la peau du thorax, se refroidissent et se mörtifient
:
Vers la fin Je la maladie, lorsque, au lieu de la mort, survient I'etat chronique, une secretion s'echappe des gercures ; des plaques cutanees,epais-ses, profondes, se soulevent, adherant longtemps par leur centre, pour se detacher a la longue, apres plusieurs mois ; rengorgement de la tele reduit la -capacite du conduit nasal, d'ou un coinage intense
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qui se produit ; des gersect;üres profondes se forment au pourtoui- du mufle remontant veis les yeux ; elles interessent une partie du derme et il semble que-ce sont lä des croütes que I'on essaierait en vaiit d'anacher puisqu'elles ne sont autie chose que la peau fendillee ; il survient de la dianhee qui epuise rapidementle malade et. la naort pent survenir.
Quelquefois les gergures sont moins prononcees^. mais la peau, dans son ens'emble, s'est epaissie, decoloiee, ou a pris une couleur gnse, jaumitre, plombee ou legerement violacee ; le poll s'est eclair-ci, herisse, et c'est dans celle circonslance que I'animal a acquis I'aspect general de l'elepbant.
Gelte terminaison est peul-elre la plus rare car nous ne I'avons renconlree qu'une seule fois. Elle n'empeche pas les animaux de traveiller.
Generalement par un Iraitement appropiie on eniaie le mal dans sa marcbe et Ton evile ces com­plications qui sont a pea pies incurables.
Marche. — Altaquee au debut, la maladie peut finir par la resolution en trois ou quatre jours. Quand eile est tres intense la mort peut survenir en. quinze jours. Enfm eile peut devenir incurable et laisser les animaux dans un elat qui ne nuil pas. sensiblement a leur travail, mais qui les deprecie au point qu'ils perdent une grande parlie de leur valeur.
Bronosiic. — On peut dire que l'elephanliasiamp;
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est d'autaut mieux cjrable qu'il debute avec une plus grande intensite. Mais loisqu'il Jebule lenle-tnent, avec des symplornes vagues qui passent pres-que inape.'QUS, et, par consequent, avec un certain caraclere de chi'onicite, la guerison est bleu rare, souvent impossible ä ül)leiiir, et les animaux vivent longtempi avec des plaies lenles ä se cicalriser, laissuit des cicatrices indelebiles, ou une surface cutanee d'une couleur anormale, plissee aux en-droits oil eile ade l'umpleur, ayant perdu beau-coup de polls, et motitrant une alteraliou de l'epi-derms loule particuilere.
#9632;:
Traitemerit.— En tenant compte des considera-lious emises sur la nature de la maladie, la saignee semble devoir etre pioscrile. Nous croyons cepen-dant avoir puissamment'contribue a faire avorter le mal parce moyeu cbirurgical.
L'eLat febrile est combatlu, la temperalure reve-nant plus vite vers I'etat normal. II est vrai que Ton a d'autres moyens pour faire tomber la fievre. Mais du moment qu'il n'aggrave jamais la mal, il est toujours ulile, necessaire meme dans les oir-constances ou 1'engorgements de la tete gene la res­piration, en produisant du cornage : on deconges-tionne ce point et la respiration devient facile. Les engorgements des membres ne diminnent pas sen-siblement par la saignee. Celle-ci ne relarde meme pas leur raircbe ascendanle, quand la peau est deji prjfon lern nit alteree.
C'estdonc l'experience et la logique qui nous per-
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mettent de dormer cetle appreciation siir les fflels de la saignee dans 1'elephantiasis.
Dans le cas oü Ton ne jugerait pas opportun de faire cette emission sanguine, ii faut avoir recours immediatement aux anti-lhermiques : le quinquina le sulfate de quinine, et dans ce cas special, I'ace-tanilide nous a procure des resultats Ires avanta-geux sur la maladie elle-meme
On peut employer dans le meme but I'aconitine et la digUaline unies au sulfate de strychnine, en granules.
L'alteration du sang et de la lymphe etant cer-laiiiemenl le resultat d'une infection, nous avons immediatement, et au debut le pins possible, porte notre attention surun traitement antiseptique dans lequel nous faisons entrer le quinquina, Facide sa-licylique, I'acide pbenique ; le tannin comme an-ti-secretoire quand les engorgements prennenl des proportions trap grandes,
Enfin ä tine periods plus avancee de la maladie, lorsqu'ej.le lend a l'etat chronique et qu'elle parait resister aux moyens precedents, l'iodure de po­tassium est tout a fait indique.
Les tisanes de douce-amere, de bardane, de sa-pdnaipe, do salsepareille, etc., sent ordonnees pen­dant le cours de la maladie.
Cruzel recommande le nitrate de potasse jusqu'ä In superpurgation.
A Texlerieur, les converlures chaudes ne doivent pis etreoibliees, et, chaque jour, la peau doit elie honclionnee, brossee et • nettoyee tres minutieuse-ment. C'est ici surtout que la proprele de ja peau
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-doit etfe eiitreteiiue avec le plus grand soin. I.es fumigations generales de plantes aromatiques, de bourruche, de rornurin, etc., sont bien indiqnees maisä la condition que la chateur transmise soit •conservee ä I'aide de cop vertu res enveloppant ega-lement le dessons du corps.
Pour les engorgements, avantque la peau ne soit desorganisee, que les crevasses ne soient formees, on a beaucoup recommamie ['essence de leieben-thinepui'een frictions pltisieurs fois par jour. Nous n'avons jamais eu I'dccasion de conslater les ellels avantageux que Ton annonce. ün de nos conl'reies voisins, avec lequel nous fumes' appelc en sonsul-'tation, I'employa cependant sans succey, les cre­vasses survinront qnand ineme, des fragments de peau se delacherent, et le proprietaire ria manqua pas d'attribuer ä ces frictions ces desordres cntanes.
Avec ce trailement, et surtont le traitement du debut bien administre, nons avons tres souvent ob-tenu la resolution de la maladie. L'etat cbr-onique nous parait incurable ; on pent I'attenuer, mais il laisse tonjonrs des lares qui ne disparaissent .plus.
Formulaire
P Poudre de quinquina........... 30 gr.
Poudre de reglisse............. 50 gr.
N0 75) Nitrate.de polasse............. 20 gr.
(Euf ou miel..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q.laquo;.
pour nn bol on nn elecfnaiie, ä administrer deux
fois par jour.
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P Acetaniiide.................,,. 20 gr.
N0 76) Poudrede ganiiiine.......... 30 gp.
Nilrate de pjtasss............ 20 gr.
(Euf oa miel...... .......... q. s.
pour mi bol on un elejtuaire ä adminislier une-fois par jour p3ndaiit plusieurs joui's.
N0 77) P Acetaniiide-,..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
dins une infusion dt [.danles aromatiques, de-tilleui, de bardahe, de saponaire, elc.
P. lodure de potassium...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10 gr.
Acide tannique...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 gr.
Nraquo; 78) Poudre de gentians..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30 gr.
Miel on oeuf.............. ..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;q. s.
pour un bol ou un electuaire ä faire pic ml re une-fois pur jour.
On allerne ces fonnules entre eiles inalin el soir, ou avec des tisanes porlanl cerlaines de ees sul)S-tances en suspension.
P Acide phenique................ 10 gr.
No 78) Vin rouge................... j aa. 1 litre..
Infusion aromatique.......... j
(Trasbot).
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I L,
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SUPPLEMENT AU 1- VOLUME
(Maladies de l'Appareil Digestif.)
Depuis la pnblicnlioii de noire prtmier volumeraquo; pörlant les maladies de l'appareil digeslif des-grands ruminants, rien u'esl sui'vemi, au point de vue scienlifique, qui nous oLlige ä ie modifier ou ä le compldler. Au point de vue pratique pculemexit nous avonsä ajouler q.ueiqiie cho.-e ä la rdlicnlite, et ä queiques autres elTels delei mines par' des ma-liei-es älimeritaires relemiesrdans I'eieKan. Nous voulons dire enlin ce que nous ne s-avioiis pas ä celle epoque sui' I'mlcrcclomw, ei en parliculler s-ur la sulurc inlesiinale.
Corps etrangers dans le reseau
A part les corps etrangers solides ( ni linibent. dans le reseau et qui souvenl s'eu eclraiiptnl fcjir aller vers lecoeur piovoquer des pericardiles Ijau-matiques, nous devons ajouler ä ce que nous avons dil au sujel de la relicnlile page 89, premier volu­me, el ä la page 223, arlicljB : corps clrniify-rs dans, leseseau, les deux parlicularile.s suivanle.1) :
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Accumulation de liquide et de solides dans le resean
Cette accumulation se produit parliculierement -dans les obstructions ou engouemeuts du feuillet. Dans ce cas eile est consecutive et eile disparait avec la guerison de celui-ci.
[/accumulation primitive au contraire, a lieu, cbez certains sujets, predisposes sans doute ou d'une conformation touts particuliere, dont le train posterieur est fortement souleve pendant qu'ils sont ä l'etable, et qui ne sorlent pas pour le travail ou le pacage. Nous Tavons rencontre aussi cliez des animaux qui sont obliges de tenir Ja tete basse pendant le pacage le plus souvenl. Mais encore alors il y a deja un etat raaladif qui agit comme cause du sejour de liquide dans le reseau.
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I s' '
Symptömes.— Les symplömes qui se moulrent consisten!; dans un mouvement du liquide qui par-court l'cesopliage d'arriere en avant, mouvement qui est provoque par une contraclion diapbragma-tique. Ce mouvement est accompagne d'un bruit de liquide, un glou-glou caracteristique, pendant qua le courant remonte, puis celui-ci redescend tout ä coiup en produisant, au gosie:-, un bruit de deglu­tition des plus accentues.
Gelte accumulation de liquide entraine, le plus souvent, une cessation de la rumination, ou tout au moins une gene considerable.
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Elle se produit quelquefois lorsque les animaux iprives de boire api'es le repas, trouvent le moyen #9632;de ce desallerer apres que la soif est devenue fort intense. Ils botvent alors outre raesnre, puis le mouvement de liquide se produit comme nous ve-nons de le decrire.
Mais laquo;ussi, au lieu de liquides qui s'accumuleut dans le reseau, ce sont des malieres alimenlaires 'plus ou rnoins indigestes, des aliments grossieis tels que pailles, des liges de mais, des epis de ce-lui-ci depourvus de grains, et, le plus souveul, et tres t-ouvent chez les veaux de lad que Ton com­mence ä sevrer, les leves que Von serl cependant -macerees. Toutes celles qui echappenl ä la dent s'acc.umulent dans le reseau, et il arrive un moment oü le conduit est ohstiue, les eructalions ne se produisent plus, et les animaux se nieleoment ä un degre tres prononce, mais januiis au | oinl de meuacer aspbyxie. La rumination est, dans ce cas, encore ä pen pres totalement suspcndue.
Quelquefois la meleorisation n'est qu'inlermit-tenle : la rumfnaliön tarde ä se faire apres le repas, puis, ä la suite d'un mouvement plus accenlue que d'habitude, le bol francliit l'oesopliage, et le meleo-risme disparait.
Quandla raeteorisalion est continue, il suffit de la ponclion du rumen pour relablir la rumination.
Miiis ä la Iin neanmoins la rumination ne revient plus, l'animal pousse des plaintes, il a des coliques sourdes, des menaces d'aspbyxie, et la ponclion du inimen s'impose.
Nous avons toujpurs pense que crs desordres
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tout parlicüliörs pi'ovenaienl du reseau, et voict-rexplicalion qni nous para!tie plus en rapport avec-le travail pliysiologiques qni a lieu dans lorgane
dont il s'agit.
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Physiologie.— Nous savons lous que le reseau est place sur l'apophyse xyphoide du slernum, cen­tre le diaphragme, ouvert eu haut, et que celte-ouverture conslilue la plus giande elenüue de la goutliere oosophagienne ; il communique avec le rumen par une Ires large ouvertuie, et avec le feuillet par une aulre qui est dix fois plus petite.. L'oesopliage s'ouvre direclement dans le rumen ä une faibie distance da la grande ouvertuie. Jmnais dans I'elat normal, le reseau ne contient des ali­ments absolument solides ; ce sont des debris ali-mentaiies en suspension dans du liquide coloie par les aliments iugeres, et il a pour principale fonclion de lancet, vers le cardia, une parlie de ces liquides pour delayer lebokqui revient ä la boucbe et lu-bi-e(ier le conduit cesophagien.
II en renvoie egalement vers le feuillet pour^ delremper les aliments qui y arrivent lumines et qui out parcouru la gouttiere oojopbagicnne.
Pour execuler ce travail le reseau est anime de-contractions ties energiques qui ogissent dans les deux sens. II deverse d'abord son tiop-plein vers le-rumen dont il est separe par un haul rebcrd qui en empeche le retour, puis il envoie d'autre liquide-par ses contractions, et c'est ici que ses ctllules polyedriques jouent un röle ires importai t. Sans-elles ses contractions seraient sans ellelp, le liquide
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nacVi—laquo;rra; ,— ' -1
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serait agile sur place, mais ne pouirail ölte projele ; alles rempechetit de glisser sur la paioi, le relien-neiit et renlraiiienl ä la faQon lies godets qne I'on renconlre dans les appuieils hydrauliques. II se passe la ce qui se passe dans un plat pleiu d'eau que i'on fait lourner dans divers sens : Tea i resle constamrnent en place en glissanl conlre la paioi du vase. Si contra celle-ci on place dos obstacles, le liquide suit le mouvement qne i'on irnprime au vaseparce qn'il estarrele et ei tiaine par ces obsta­cles. Sans ceux-ci le plat lourne et le liquide ne bonge pas.
Tel est le röle metjainque principal, peut-etre uni­que, des alveoles du reseau.
Du cole du rumen, il se produit ni;e fermenta­tion des aliments qui y anivent, d'oü la production conlinuelle de gaz qui est evacue par ernclation et qui contribuent puissamment ä dilater I'oesopbage et a refouler le bol vers la bouclie.
Independamment des diverses conlraclions orga-niques, ['ascension du bol est done favorisee par deux choses : paries liquides lances par le res-eau et par le gaz du rumen. Que Tune d'elles fasse de-faut, ou soit genee, il doit inevitablement en resul-ter un retard ou un empechement ä celte ascension. Celle-ci est genee ou empechee lorsque oes corps etrangers vont se loger dans le reseau pourallerpro-duire, le plus souvent, des cardites traumaliqnes. Ily a, daus ces cas,un leger meteorisme quipersiste jusqu'au moment oü le corps etranger a traverse sa paroi.
La fonclion du reseau est encore genee ou e.npe-
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chee lorsoue, au lieu de corps Strangers, lourds, aigus, ce sont des aliments grossiers qui ont echap-pe a la mastication,qui s'y accumuleiit, epai?sissent le liquide normal, ou le retnplaceut en trop grande qaaulite; telles sent les feves uou divisees, la lerre on autre matiere compacte chez les animaux atteints de pica, la paillo, le foin, les luzerues grossiers, mal maslicpies par des animaux trop jeunes, chez lesquels les tables dentaires n'ont pas acquis encore unesolidite süffisante.
Dans ces circönstances le reseau est gene ou einpeche duns sa fonction ; le liquide qu'il doit en-voyer vers I'ccsophage est iasuffisaut on trop epais et le bol engage au cardia ne pent pins etre rel'oule quo par les seules contractions spasraodiques des antres organes qui deviennent alors insuffisanles.
Las gaz, resultant d'une fermentation reguliere, m:üs dont revacuation est empechee, s'accumulent, et cette accumulation devient,a son tour, c!e^ qu'elle a acquis un certain degre, uue gene, puis un obs­tacle ä la nimination en empechant les contractions spasmodiques du rumen.
Cs u'est que par I'action combinee des autres organes que la rumination doit se produire, et quaad cette action devient impuissante, la meleori-s:ilioii devient permanente.
Si on se trouve ores de I'tmimal au moment oil se produit le premier mouvement pour ruminer, ou remarque qu'il provient presque exclusivement d'une plus forte contraction des parois abdominales qui sembleut refouler toute la masse digestive vers les parties anlerieures du corps.
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Le bol part ä ce moment, les gaz s'echappent, le itlanc s'affaisse el la niminalion suit f-on cours nor­mal ; I'animal ue parait plus malade.
I'raitemenl rationncl. — Des les premiers temps #9632;de la malaJie il sufflt de Jonner aus malades des aliments fins, de facile digestion, cuils, des faii-nenx, des grains on leves monlus ou coticasses, et meltre une museliere epaisse quand le repas est pris. Chez les aoimaux non sevres, ne laisser pren-dre que le lait jusqu'au jour oü la liberte stomacale est i-etablie.
Quand le mal est avarice, que le meteorisme de-vient inquietunt, permanent, il faul, recourir ä la ponction du rumen laissaut la canule en place pen­dant h. il, quinze jours el meme plus longteraps. De temps en temps on bouche la canule pourse rendre compte si le meteorisme se reproduit.
On fait prendre, dans l'intervaile des repas, des iaxatifs, des evacuants, dos stimulants : du sulfate de soiule, la creme de tartre, les decoctions de bales de genievre, les infusions de tbe, de camömille, de cafe, de foin ; les granules do sulfate ou d'arseniale de strychnine, d'hyosciamine ; les injections hypo-demiiques d'eserine et de pilocarpine melangees quand le mal est prononce.
A I'aidede ce regime et de ce traitement on reus-sittoujoursd retablir les fonctions digestives quand on est appele ä temps ; lorsque le mal est ancien et apres cinq ou six jours de traitement on fait venraquo; dre les maladös pour la boucherie si I'am^lioiation ne se fait pas sentir.
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Cicatrisation des plaies du rumen.
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Nojs avoas ilit a pen pies lout ce qiii esL neces-saire sur ceUe question, -A hi page 191 de noire premier volume de palhologie bovine. On a ecrit depuis que la oicalrisatioii 'las plaies du rumen etait pen counue. II est assez elrange qu'on soit encore aussi en retard sur nn point qui nous parait cependant tres facile ä elucider. II y a. ä cet elTet, tout ce qu'il Cant dans nos ecoles veterinaiies. Nous alions completer ici ce que nous avons ecrit dejä sur la raatiere, en nous inspiranf, de ce que Ton obtient dans la pratique meclicale.Ncus verrions avec plaisir que notre procede Put contiöle par les m dire-; de la science medicale.
[1 faul coa.sidjrer ilejx points dans la i liirurgie du rumen :
1deg; La plaie est basse on haute.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;,
2deg; La plaie est graude on pelile.
Si la plaie esl rcduile a la dimension du liocart, il n'y a pas a s'en preoceuper ; eile se forme une fois la canule enlevee, on bien, si eile persisle, eile ne larde p is a dispuraitre.
Q.nud eile est plus elerulue, la suture devient uecessaire, el ulors on doit faire celle-ci, apres avoir atUrJ eiraquo; deliors d.i I'ouverlure culanee I'ou-verlnre correspondante du rumen, avec du catgut Nquot; 4 ou 5, ä points series, en surjet et rapproches d'un quart de cenlimelie finircn. On doit prcn-dre, au nioins, un cenlimetie de li^su sur cliaque levie, et quand on le pout, il'fautfaiie peneljer
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raigurille sous hi miiqiieiu-e, en ne cchQiiioi.äiil dans. le point, (|iie la di.muie el hi sereu?e qui, dies, seules, doivenl ehe mifes en conlüct jnifail afin, que radhesion se Passe pioinplenienl el fan? qu'une lislule sui'vieniie par la r-ule.
Dans ces condilions pL qnel quo soil le s'eeo de la plaie, on peid, abamlomier la s-uluie dans I'abdo-meu, apres I'avoir liiimeclee el lavee avec une subs­tance cpagulant la serosile qui va s'ecduler j)ar lea ttous de l'aiguille et des levies de la folulion de conlinuile, avec I'alcool campbre par exemple.
Nous obseivous, pour la suture de ces plait s du rumen, les niömes princii es que ceux que nous recommandons, pour la rutuie iiitesiinale, dans renlereclomie, el, nous reu^issons lonjcnis, sauf certains cas particulicrs deja anciens oü il y a des iidillrations, des fausses membranes, des epaissis-semeiils, etc., cjui empechenl la cicatrisation par premiere inleiitioir.
Ceci se passe surlout dans les [jlaicsqui se pio-duisent dans l.es parties superieuies, oü le poids des aliments pousse le rumen dans les parties in-ferieures laissarrt un grand vide sens la voüle lom-baire. La, dans ce vide, la serense s'eirflamme, des faussjs membranes epaisaes la recouvreirl bientöt pour le combler el etablir une adbeience irrdirccte eutre le rumen et la paroi abdominale ; ä travers cetle adherence existe dös lors une lislule laige, un anus arlrficiel qui se resserre ties lenleirent et ne disparait qu'au bout de plusieurs mois.
Pour aller plus vite dans la gueiison, jqxir eviter que ce grand vide soil rempli par d'epais e faus-
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ses membranes, nous enlevons celles-ci si elles sont I'onnees, et nous faisons une suture d'ensem-ble compreaant, dans le meine point, les l^vres du rumen et celles de la peau, et traversanlaquo; ie lissu musculaire inlermediaire dejä foitement injecte ou epaissi. Cette suture est assez difficile ä pialiquer, pares qu'il Taut enfoncei- ('aiguille de dehors en dedans et qu'il laut la ramener au dehors en la re-tiranl avec une [jince. I! faut repasser ensuite le fil de dedans en dehors, ce que Ton oblient en passant une anse d'un autre fil ä l'aide d'une aiguille droite dans le trajet par oü doit sorlir le fil de la suture; on attire cette aiguille au-dehors avec une pince, on passe ce fil dans l'anse, et on lire pour faire repasser I'aiguille droile par le trajet qu'elle a suivi dejä, entrainant ainsi le lil de la suture.
II ne faut pas croire ([ue cette suture liennejus-qu'ä ce que radhesion des levres des ouvertures soit complete. Au bou.l de 5 on ü jours les points prennent du jelaquo;, et ia fislule alimentaire se refor-me, oubien le iil est rompu et la plaie s'ouvre aussi largement qu'auparavant.
.Mais ä ce mcmenl il s'esl forme une adherence
solide enlie le rumen et la paroi abdominale et il
n'y a plus de crainte que les aliments tombent
dans I'abdomen. Cette fistule se resserre insemi-
blement, et au bout de un mcis ou deux selon son
etendne, eile est totalement fermee. f Quand I'ouver'ure est trop etendue nous faisons
une suture n'interess^nt que les trois quarts de la plaie, el seulement au moment oü I'adberence est solide et complete. Avant cette adherence il faut
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pour l'obtenir, faire une sulure peripherique inte-ressant le3 deux ouvertures pour les mainlenir bien en conlacl, et ce n'esl que lorsque les points ne liennent plus que I'on fail la sulure partielle.
Toutes ces parliculai iles disparaisfeht si Ton pent oblenir la cicatrisation adhesive de la plaie du rumen de la maniei'e que nous I'uvons indique plus baut.
Le bandage agglulinalif de Bouley que nous avons essaye pour obstruer complelement et d'em-blee I'ouverture, ne nous a pas paru applicable, dans ce cas, a cause de la clialeur interne qui agit s;jr le bandage directement de manieie ä le decoler
Si Ton craint que celte sulure du rumen ne tien-ne pas, voici an inoyen tres efficace pour la conso-lider : une sulure ä bourdonnets est placee ä la peau afin de pouvoir verifier, de temps en temps, rinterieur de la plaie, pendant que se feime I'ou-vertui'edu rumen. On applique, sur Ja sulure de celui-ei, une coucbe de colon hydrophile liempe dans I'alcool campbre. Le lendemain il y a une adherence tellemenl foi'le de ce colon sur la sulure que Ton ne pent I'arracber sans une forte traction. Gelte adherence de consolidation dine jnsqu'a ce que la plaie du rumen soil cicatrisee. On enleve alors ce colon et on ferme definilivement I'ouver­ture cutanee.
Quand les plaies sont dans les parties inferieures du rumen, lear cicatrisation se fait encore dans ce cas spontanement quand elles sent petiles, et d'au-tant mieux que le contact du rumen et de la paroi -abdominal 3 est constant en cet endroit. Quand
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la plaie est eltMiilue on doil couolier t'auimuj sur le­eöle dioil pour pouvoir alliier uu dehois la piaie raquo;in rumen ol en faire la suture. Je ciois qne Ton pQiHTuil lixev celle-ci en un point voisiii de la plaie culanee ä l'aide du fil de celle ;-ulure que Ton fait traverser .la peau, au point voulü, de dedans au dehors. C'est ä essayer, car nous n'uvons jamais eu roceustou d'appliquet' celle idee. Si malgre loul, la suture inlerne ne lient pas, on (ail une suture d'en-serable comme dans les parlies superieures.
LA LANGUE DE BOIS
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#9632;.i
On ;i donne ce nom vülgaire ä deux maladies
bien dilterentes do la langue sclerO'jlossite.
I'actinomvcose el la
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Actinomycose de la langue
Les aulenrs avMicent que celle maladie est rare eu France, mais qu'on la rencontre frequemment en Ajleraagne, en Hongrie, en Danemark, en Suede, en Amerique du Nord, etc.
Elle esl due a un parasite vegetnl non me acti-nomi/ceshovis par le botaniste Harz.En ISToPfron-cito soupQOnna la nature o,ryplogamique de I'osteo-sarcome de M. Leblanc, et, en 187Ö, Bellinger demontra la presence consianle des antinomyees d:gt;ns celte maladie.
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On a coiistute qne ce cliampignon se Uouvail fiß-qnemmenl (laus la paille des cereales, ef qu'il s'in-irotluisail duns le lissu de la langue a la faveur des plaies ou d'excorialions qui suivenaieul snr celle-ci, et parliculierement ä la faveur de celle plaie ulce-reuse qui se reiiconlie souvent ehez le betail, ä la base d.i reboid aiiteiieur de la pailie fixe de la lan­gue.
Si c'est reellement dans les pailles que se trouve le parasite de la maladie, nous ne voyons pas bien pomquoi eile n'est pas aussi frequenle qu'aillfu.'S dans noire region oü les animaux consomment beaucoup de paille en hiver, et surlout les debris des epis que Ton designe sous le nomde balon.
Sijmplömes. — La langue devient dure, s'hyper-trophie lentement et porle, sur ses cöles, des nodo-sites tuberculeuses, jamp;unälres.Nccard el Leclainrbe noas disetit qu'on trouve, sur la coupe, des foyers d'actinomyces. Les ganglionslymphatiques voisins, tumefies,renferment de petites tumeurs fibreuses,ou de petits abces remplis de pus caseeux, jaunälre, montrant des grains d'actinomyces. La langue rem-plit le canal lingual et ne peut plus servil' ä la mas­tication ; eile monlre son exlremile libre enlre les deux branches des maxillaires ; eile esl quelquefois saignante ou excoriee par les molaires. Les nodu­les qu'elle porle sont de la grosseur d'un grain de plomb ou d'une lentille.
Pour prendre les aliments le malade est exhe-mement gene, il les prend et releve la lele poui les
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faire lomber duns l'arnei'e-bouche. Ce mouvement est remarquahle pour les aliments liquides.
Les nodosites devieiiiient contluentes et fotment alors des amas (jui ne tardent pas ä s'ulcereiquot;. II s'en ecoule un pus portant des grains jaunes qui caraoteriseut l'aifectioi). Ces foyers se cicatrisent et laissent apercevoir une perte (ie subslauce qui de­forme ia langue.
La maslicalion est devenue alors bien difficile, les maxillaires sont sans cesse en mouvement comtne pour se debarrasser d'un corps etranger place entre eux, et il se produit im eooulement constant de salive par la bouche enlr'ouverte.
Terminaison.— L'aniraal se nourrissant mal, de-perit rapidementet il devient prudent de se baler de le vendre pourla boucherie.
Traitement.— Le traitement de celte maladie est peu efficace.
L'iodure de potassium est actuellement i^ecom-muade pour etre utilise, ä l'interieur, sous forme d'elecluaires, ä la dose de 10 grammes cha-que jour.
L'electuaire sert aussi de traitement local.
Je ne crois pas que Ton puisse encore compter sur l'efficacile de l'iodure de potassium. II est pre­ferable de livrer les animaux alteints ä la bouche­rie.
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La Scleroglossite.
Nous ne pensons pas que cette alleration de la langue soit frequente. Les auteurs n'en parlent presquepas.
Nous n'avons pas pü en saisir les causes, pas plus que nous n'avons pu apprecier si eile est primitive ou bien si eile est une terminaison de la glossite aigue. Dans lous les cas, cet etat aigu passerait presque innpenju ear il ne pourrait etre que tres court.
Symptömes. — Les premiers signes qui annon-•cent la maladie sontun cornage ou ronflement plus apparent pendant le repas. Les ganglions pre-pha-ryngiens se lumefient jnsqu'au volume d'un oeuf de poule, et le tissu qui les enloure s'infiUre. Geile infiltration s'etend dans la region de Tauge au ni-veau de la langue qni, cependant, ne parait pas encore malade. II y a difficulte pour avaler. Mais •cette difliculte se montre loujours dans ces engor­gements lymphatiques et Ton se boine ä un traile-ment local.
Quelquesjours apres le debul, il smvient de la difficulte pout la prehen.-ion des aliments et de la salivation.
En examinant l'interieur de la Louche on aper-goit la base de la partie libre de la langue,
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tumefiee, dure, ile couleur iin pen terrense ä Ist surl'inte. Sm les poiiils lateiitnx c'Oi-re,s|ioii(l:iiils uux raolaires, on remarque quelques perles de substan­ce occasionnees par le fiollemenl coiihe les deuls pendant les mouvements eonlinus qu'elle efleclue,; Nous avons vu celte maladie se limilera la base de la parlie libre de la langue, le bout de celle-ci res-lant absolument libre, et sans aucune trace d'etat iiillammaloire.
Get engorgement dur, sclereux, de la langue,. acquiert rapldement des proportions lelks que celle-ci peut ä peineconlenir enlre les brancbes du maxillaire inferieur ; il remplit lu cavite buccale et forme mie grosseur qui a la cousistauce du bois, lisse sur toule son elendue ; on ne sent pus la moindre hosselure quand on passe les doigls ä sa surface.
Lesauleurs signaleut la glossite sclereuse svperß-cielle et la glossile sclereuse profonde. Mais ces-deux formes ne sontqu'un etat plus ou raoins avan-ce d'une memo maladie.
i.es auimaux qui en sont atteinls tnaigiissent rapldement lorsqu'ils soul dans I'lmpossibilite de piendre une quantile süffisante d'alimenls. Cepen-daut nous en avons eu un cas oil le malade etait nourri avec des aliments mi-liquides, composes de-farineux, d'orge et d'avoine cohcasses, de lait, de toniques et de sucre de melasse. Quand on appro-cbait de I'animal avec la bouteille qui poilait la ration, celui-ci levait immediatement la lete pour la recevoir. Cela dura 15 jours au bout desqnels 11 fut
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suriln. L'eiigi'.iissemeiil elait Ires appuienL ä la^ suite de ce regime.
DiagnosUc. — Lu scle'roglossite se dislitigue de Vactinomycose, en ce qua la parlie alleree de la langne est lisse, sans hosselures, sans nodosiles, sans gfanulalions, sans ulceralions, el 1'examen microscopiqae ne pennet pas d'y renconlrer d'acti-nomycetes. La coupe est lies reguliere, de cou-leur Ires uniforme el suns slriet--.
Anatomie patholoyique. — Genej'alemenl i'epi-Iheiium papillaire de la suiiace de la luiigue n'exis-te plus. II a eUS delache par suite de ralteralion du lissu profond. G'est ce qui fait que lorsque Ton passe le doigt sur cette iiarLie malade on la sent Ires lisse et Ires donee.
Le bistouri traverse nne substance Ires dure,inte-ressant toute l'epaisseur de la iangue,et la coupe est jaune, Ires unie,d'une consistance egale el donnant, par le grattage, un liquide epais, trouble el ne cou-lant pas.
Trailemetit. — Le Iraitement serail le meme que pour Taclinomycose, mais peut-elre moins efficace. Nous avons essaye les frictions prolongees avec la pommade d'iodure de potassium auxquelles I'ani-rail se prelait beaucoup, pendant buit jours matin et soir, sans corntater la moindre amelioration. G'est tout le temps pendant lequel on peut faire
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durer uti traitement. II faut s'empresser de livrer Tanimal ä la boucherie s'il n'y a pas un commen­cement de ramollissement de la langue ou une di­minution de son volume.
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La hernie intestinale epiplofque
Nos auteurs ne parlent pas de cette lesion de rapport de l'intestin. Fiiedberger et Frohner, dans leur laquo; traite de pathologiespeciale raquo; en disent quel-ques mots, sans entrer dans les details particuliers qu'elle comporte. Ellecousistedans le passage d'une anse intestinale ä travers une dechlrure du mesen-tere ou de Tepiploon.
G'est la hernie epiplo'iqne que nous avons surtout observee, et au sujet de laquelle nous avons re-cueilli des donnees absolument inedites.
Elle pourrait bien n'etre pasaussi rare qu'elle le parait si l'on considere que le corps des praliciens neglige trop les autopsies et que des coliques que i'on attribue ä des volvulus, pourraient bien quel-quefois etre dues ä un etranglement.
S'il y a ainsi une teile ressemblance dans les symptömes, entre ces deux nuances de I'affection, il y a aussi quelques particularites qui font ressortir da necessite d'en faire une description speciale.
Etioloyie.— Elle nous parait due surtout ä des
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laquo;auses determinantes, telles que le coup de coine lance dans le flanc droit. Dans le cas type que nous avons observe, !es renseigueiuents n'ont pu con-firmer celle maniere de voir ; cepcndant il esl Lien difficile de coucevoir comment üne autre circons-tance aurait [)u produire mie ouverlme semblaLIe qui, ä notre avis, n'a pu se faire spoutanement.
Symplomes. - Tout ä coup l'appetit cesse, et les coliques ont passe ä peu pres inapergues. Le pro-prielaire ne les a pas remarquees quoique le mal ait debute dans la soiree, les animaux etanl a I'ela-ble. II n'y a pas de meteorisalion, la rumination est suspendue, la defecation esl moins aDondante, et les excrements n'ont pas cliange d'aspect. Le len-demain, I'animal est plus abaltu, pousse des plain-tes tr'es faibles pendant chaque expiration. Le pouls est petit, precipile, les muqueuses sent pales, la respiration courte, une cerlaine faible^ee se cons­tate pendant la marcbe. La temperature reclale descend au-dessous de 38deg;. Ces derniers symplo­mes indiquent rhemorrhagie.
L'animal etant debout eloigne ses quatre mem-bres du centre de gravile, les anlerieurs en avant les posterieurs en arriere, selon que nous I'avons indique comme un caraclere constant dans I'inva-ginalion. II y a peu de flatulence a droite, en impri-mant des poussees saccadees au flanc droil, l'ani­mal ressent une cerlaine souffrance.
Diagnostic— La faiblesse du pouls, I'abaisse-
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ment.de temperature, la puteur des müqüeusesraquo; iiidiqnenL dejä une hemoi ragie inleme. Quoique par b füuille rectale 01raquo; puisse loucher I'itlleralion, it n'etait pas permis jusqu'ici, de la dishngucr d'urgt; volvulus parce qu'elle doit avoir, avec celui-ci, la plus grande analogie. Ceperulant on doit observer qua dans le volvulus, il n'y a pas une teile fai-blessedu pouls ni la päleur des muqueuses, ni l'abaissement de lenfperalure. Au taxis rrclal on la distinguera toujours de I'invagiualion, car celle-ci n'a plus la meme consistance el eile est preeque toujours en spirale.
Terminaison.— Le cas que nous avons observe dans loutes ses phases, s'esl lermine par hemorra-gie, at la raort est survenue une vinglaine d'heures apres le debul du mal.
Qiiaml il n'y a pas hemorragie il y a loujours congestion inlense qui permet au malade de vivre plus longlemps. Mais la gangrene de la parlie her-niee est inevitable Ce sont la les deux seules ler-mimiisons possibles.
Lesions.— A rouverlure da I'abdomen, une grande quanlite de sang d'un noir d'ancre, s'echappe ä rexlerieur. Toute la partie droite et inferieure est infdtree de serosite louga ou brune. Une masse intestinale apparait du volume des deux poings au milieu d'une grande quantite de sung ; eile est composee de plusieurs circoiivolulions in-
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leslinales mesurant generalemenl un melie ou da-vantage. Toule cette poilion inleslitiale esl d'un noir ties fonce,vi(le et parsemee de dechirures nom-breuses, de veiilahles franges par ou se soul echap-pes le sang el les malieies olimeniaires. Le mesen-tere est ties e[)ai^si ä son point d'ultache avec cette parlie d'inlestin herniee, et eufin, celle rfias^e est etranglee par une biide mesenteiiqne, en fuime de garrot, arrelanl lolalemenl la ciiculalicn sanguine, d'ou I'hemoiragie qui cause unemorl si rapide.
Gelte hemorragieengoue de saiigrintesiiiiheniie, le rend friable et determine sa rupture.
Si retranglement n'est pas si prononce, la paroi intestinale peut ne passe perforer et les lesions ne sont pas si intenses. Mais nous pensons que I'he-morragie est la terminaison la plus freqnenle.
Diagnostic. —- II ne peut y avoir de rlifliculle ä l'etablirque lorsque I'hemorragie avec decliirure ne se produit pas.
S'il y a une difference symplomatique dans ce pas, I'observation pratique pourra nous la faire connailre.
Traitemenl. — Tout traitement devient inutile des que I'bemorragie se produit. Dans tous les cas, que Ton ait diagnostique cette Lei nie ou une inva-gination, on doit s'empresser de fuire li-vrer lani-mal ä la boucherie.
Nous preferons cej eudant, quelle que soit la
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nuance de celle lesion inteslinale, avant de livrer l'animal au boucher, de prätiguec une Ouvertüre au llanc pour se rendre cpmpte de visu. Dans le cas qui nouo occupe il siiffirail d'un icup de bislouri au collet constricleur pour obtemr la guerison si I'anse intestinale n'est pas decbiree on pas Irop pro-I'oiidemenl aileree.
Si Ton a affaire ami volvulus,ä une invaginalion, ä uue bemorragie Intestinale limilee, ou ä une aulre lesion, la marcbe äsuivre est celle qne nous avons iudiquee ä l'occasion de ces diverses alterations.
CEdeme de la langue.
Encore une affection dont les anteurs ne pailent pas. Outre ritiflanimalion de la langue que nous avous decrite dans noire premier volume, laclino-mycose et la scleroglossile dont, nous venous de donner des details, on rencontre, ä la partie infe-rieure de cet oigane, au bord anterieur de la par-tie fixe et de cbaque cole du frein, une infiltiation qui atteint quelquefois le volume d'un oeufde poule, formant des bosselures demi-d'anspaienles, sans roügeur -le la muqueuse qui,au conliaiie,est d'une päleur tenant du liquide d'infillr'alion.
Les premiers symplömes s'annoncent par une ceitaine gene pour la prehension des aliments et pour la mastication, et par une salivation legeie.
Cette infillralion interne setraduit, a Texterieur
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par uiie tumefaction dans la partie correspondanle lt;le I'auge, tumefaction donlonreiiFe, d'ahord limilee ä eel endroit, mais (in! sou vent se prolonge en arriere, vers le pharynx, en Ire les ganaches et remonte meme le long des parotides.
Get engorgemeiit peul alleindre la region gullu-rale; la glolte et provoquer le cornage.
La m dadie ne va pas plus loin. Elle h'a jamais pris un caraclere cle gravile. Bien tiailee, eile retro­grade bienlöt. Elle peut cependanl se compliquer de fistules plus ou moins profondes si, par suite de sa friabilile ä Iraquo; parlie laterale de la langue, la n.u-queuse creve. Nous avons trouve des trajeis fislu-leux ainsi formes ayant jusqu'ä 10 cenlimelres de profondeut ; l'un d'eux, au frein de la langue avait une ouverture qui permettait l'introduclion des cinq doigts rennis en cöne. Ces trajeis fisluleux se rem-plissent de debris alitnenlaires qui sent un retard
Eliologie. — On ne peut guere determiner la cause de cetle maladie. Nous Tavons loujours cons-tatee en hiver, lorsque les animaux sonl nourris exclusivement au sec. Les proprietaires accusent desimpuretesaccompagnant lesaliments.il estbien possible quo les poussieres qui accompagnent inevi-tablement le balon, et meme celui-ci, puissent occasionaer ces infiltrations sous-muqueuses.
TraUement. —Les astringents nous ont toujours procure une guerison rapide. A lexterieur, on fait
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des lotions repelees quatre ou cinq fois par jour, avec une solulion laiteuse de blanc d'Espagne dans du vinaigre.
A l'iutei'iejr de la beuche, on fait des gargaris-mes avec de l'eau d'orge dans laquelle on fait dis-soudre de l'alun calcine pulverise, de l'acide lanni-que ou de l'acide borique.
S'il se forme des fistules on les debarrasse des aliments qui peuvent s'y loger, et on les deterge ä l'aide d'un pinceau de colon trempe dans l'alcool eamphre, dans la teinture d'aloes ou dans la teinture d'iode.
FORMULAIRE ;
P.nbsp; nbsp; Blanc d'Espagne.......nbsp; nbsp; 100 grammes
N082)nbsp; nbsp; Vinaigre...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 litre.
Faites dissoudre en versant lentement le vinaigre sur le sei.
P.nbsp; nbsp;Alun calcine...........nbsp; nbsp; nbsp; 10 grammes
Ndeg; 83)nbsp; nbsp; Bau d'orge.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1 litre.
P.nbsp; nbsp; Acide tannique.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 grammes
N0 84)nbsp; nbsp; Eau d'orge.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 litre.
P.nbsp; nbsp; Acide borique.........nbsp; nbsp; nbsp; 12 grammes
N0 85)nbsp; nbsp; Eau d'orge............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 litre.
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Notes complementaires sur I'lnvagination
Diagnostic et traitement chirurgical. — Aujour-d'hui,grace aux constatalions nombreuses que nous avons faites sur cette maladie, nous pouvons eta-blir que le diaguoslic en est t.es facile des le pre­mier jour.
On rencontre, dans tousles cas, des coliques plus ou moins intenses, auxquelles succede, apies plu-sieurs heures, une douleur abdominale caraclerisee par le soulevement lent des membresposterieurs, (coliques sourdes), la raideur du dos, la position campee sur les qualre membres, le soulevement de la queue des sa base, suivi de quelques efforts expuisifs.
II faut ajouler que I'animal se couclie sur le ven-tre avec precautions, que les defecations se font en petits paquets, apres chaque effort leger, que Ton constate deja quelque peu de mucosites glai reuses qui sortent de l'anus et s'attachent le long du peri­ne, et enfin que l'appetit est nul et la rumination entierement suspendue. II n'y a pas de meteorisa-tion.
Par la fouille rectale on trouve, je pourrais peut-
etre dire toujours, une portion d'intestin invagine
-a gauche s'il avoisine la portion fixe du colon, et ä
droite si c'est dans un autre point moins posterieur
de l'intestin grele.
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Au point oil aujourd'hui en est encore la queslioraquo; de renlei-ectomie, et. malgre les indications precises-que nous avons donnees pour coiiduhe I'cipcialion ä boni-e fin, on ne peut pas donne/- une indication certairie sur sa reussite. II faut avoir aflaire ä un proprietaire qui degage entierement la r;esponsa-bilite de roperateur ä propos des complicalions qui pourraient en resulter, ou d'une Societe contre la mortalile qui decide qu'ii y a lieu d'operer malgre tontes les consequences graves qui pourraient en resulter.
Mais, dans tous les cas, on peut se permettre sans dangers, d'ouvrir le flanc pour s'assurer de l'etat du mal, apprecier, des que Ton a la lesion sous les yeux, les chances que roperalicn peut pro­curer, essayer par le taxis direct, s'il y a possibilile de relabh'r les choses dans leur etat normal, tauf a refermer la plaie arliücielle abdominale si Ton decide de ne pas operer. el de livrer ä ce moment seulement la bete au boucber qui attend voll e deci­sion.
Jusque-lä on n'a rien compromis.
Et, si Ton est d'accord pour faire roperalion^oici comment nous etablissons le manuel operatoire qui repose sur des essais nombreux, et qui nous a procure des succes que Ton ne peut plus contester aujourd'hui, dopuis que nous avons mis sous leg yeux de la Societe centrale de medecine velerinaire,. les pieces pathologiques qui ont ete recueillies sur uri sujetchez lequel I'operalion a reussi de fagon a faire tomber toutes les critiques.
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Voici done notre maniere d'operer que nous #9632; serotis tout (Jispose ä modifiep lorsque Ton lious presenteia un procede meilleur avec des guerisons •a I'appui comme nous I'avons fait nous-meme.
Suture inteslinale selon noire procede -par rappro-chement des bords.
Nous nous servons d'un fil de cätgut n0 2. Apres avoir rapproche les deux bouts inteslinaux, sans tenir compte de Tadossement des sefeuses3 nous faisons une suture ä suijels en commengant pai- la partie superieure, imineclialemenl au-dessöus du point de depart du mesentere.
Nous enfoncons I'aiguill entr-e la musculeuse et la muqueuse, sur une elendue d'un cenlimeli e envi­ron sur chaque bout intestinal, ce qui donne ä cha-que point,- deux centimetres de longueur. Nous fai­sons ainsi de neuf a douze points autour de l'inles-tin selon son volume, ce qui porte leur espacement a un demi centirneti'e environ.
Arrive a la partie dorsale de l'intestin nous re-tournons celni-ci sur le mesentere pour faire les derniers points, et nous reunissons, par un nocud droit, les deux bouts du 111, celui du dernier point avec celui dn point du depart. Mais, avant de faire ce npeud, on suit les points les uns apres les autres en recommancant au premier, et l'on tire sur le fil de maniere ä plisser logerement les bords de la su-
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lure el faire retourner nn peu la sdrense en dedans. On oljlieiil aiusi un contact suirisant dps sereu-ses.
Pour consolider celte suture inteslinale el empe-cher que, dans les divers rnouvement1- perislalliques de rintestin qui sont, comme on sail, Ires energi-ques pendant la digestion, et au moment du passage des aliments, il y ait des tiraillements trop forts sur la suture, ou un ecartemeut force des deux bouts intestinaux, ainsi que pour tenir rapprouhes les deux bords du mesenleie seclionne, nous piatiquons a deux centimetres au-dessus, sur la parlie du me­senleie epaissie, une suture au calgul n0 5 composee de deux points egalernent en surjet.
Av c les points Ires rapprocbes et courts nous craignons que rintestin enserre, etrangle ä cet en-droit par une sorted'f tirve.auqui ne pent pass'ogran-dir, ne puisse se dilalei1, quand arrivenl les malle­res ulimentaires, pour leur livrer passage ; el Ton sail qu'il va passer, au premier moment, unequan-tite assez considerable de ces matieres anelees depuis deux ou trois jours.
Avec les points longs et un peu espaces, au con-traire, plus ranneau de points s'agiandit par la pression des aliments qui circulenl, plus les points se raccourcissent en meme temps qu'ils s'eearlent les uns des autres ; il se produitainsiun raccourcisse-ment, de leur longueur, compensepar un ecartement de leur espacement, un mouvemenl d'elaslicite qui force les bouts de rintestin a se resserrer I'uu contra Tautre quand I'inteslin se dilate et a eviler (oute decbirure des levres de la suture.
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O.i peut se pendre compte que uotre precede de suture, que nous pouvons uppeler procedä par rap­prochement desbords, est patfait, en exatninsnt la piece pathologique que nous avons conservee avec soin, sur laquelle on no retrouve pas !a moin-dre trace de cicatrice, et oü i'oii recoimait qu'il y a eu suppression d'une porlion d'iiilesiir), ä la dimension de celui-ci qui change vile,et ä uöeanse iritestinale qui n'a plus son niesentere.
Ce moyen de reunion des abouts intestinaux est si simple, si facile ä prätiquer, s'i exgeditif, il pro-duil une adhesion si rapi le et une soudure si com­plete qu'il doit procurer, dans lous les cas, des resultats lieureux, et etre recommande dans lous les cas (l'invagination et de volvulus qui se presen-tent chez l'espece bovine.
Du reste, si pendant le cours de roperation,quei-quei eirconstaiices imprevues rendaient celle-ci impossible, on n'aurait rien compromis, puisque Ton pourrail, en fermant piovisoirement la plaie abdominale, vendre Taiiimal pour la boucherie commeou aurait pu le faire auparavant.
Enfin, lorsque la suture intestinale est lermiuee, on doit humecter celle-ci avec de l'alcool camphre qui favorise l'adhesion en coagulant la serosile qui s'ecoule par les points de suture ; on replace l'in-testin dans l'abdomen apies disinfection complete et Ton procede ä la suture abdominale selon les regies indiquees dans le matuiel operaloire de la luparotomie.
Disoiii seulemenl que nous ne plagons jamais de
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baiulage en ceinture. L'ouverlure du flaue est placee assezhaut pour eviler le poids des organes inter­nes. La disposition en X des deux incisions culanee et musculaire empeche la liernie de se produire.
Les bords de la tunique abdominale divisee ne se rapprochent pas spontanement, et il arrive alors, si Ton n'y preud garde, qu'apres l'occlusioin complete de l'ouverture du flaue, il resle une tumeur molle, du volume des deux poings, resultant du refoule-ment de la substance musculaire par la masse intes-tinale qui n'est plus retenue par la tunique fibreuae. G'est lä une tare conseculive qu'il imporle d'eviler en comprenantjdans la suture musculaire profonde des levres de l'incision de cello tunique, cinq ou six centimetres de tissu, dans cbaque point de suture. Le bandage en ceinture ferait peut elreaussi (Vune certaine utili'e pour prevenir celle complication ou accident consecutif, parce que la tension du flonc est Ires forte lorsque l'animal se couebe immedia-tement apres le repas.
- Effets consecutffs. Immediatement apres röp6,ra-tion l'animal se releve sans trop de difficult^ ; il titube un peu en se rendant dans sa löge ou il ne tarde pas ä se coucher avec precautions. II y a alors un elatcomaleux assez prononce, avec acceleration de la respiration et du pouls, qui faiblil en meme temps. Loperö pousse meine des plaintes legeres Get etat dnre peu, quelques heures ä peine, surtout si Ton fait prendre des tonlques stimulants : vins, eim-de-vie, alcool, eidre, dans des infusions concen-liees de l'oin ou de the.
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Dix on ilouze heures plus lard ces symplömesont #9632;cesse ; I'auimal se leve, son mufle devient humide elil eherche ä mutiger. 11 a fiente des matieres ra-mollies el un peu sanieuses avec des mncosites for-mees avanl l'opöialion. Bienlul ce soul des malieies excremeiililielles plus 6paisses qui deviennenl de plus en plus abondanles el qui n'e tardent pas a prendre l'aspect de la liente ordinaii e.
A mesiu'e que I'anima) reprend ses forces son appeLit reyient, la tuminalion recommence. Dejä, le lendemain de roperalioii,oi) constatetous les signes de la sanle. Cependant, si on le force a se deplacer, en constate une gene dans les mouvemenls, les membres se raeuvent avec une ceriaine besilalion, car une vive douleur se manifeste vers le point opere. Gelte douleur u'annonce aucune complica-lion grave ; eile est le resultat de l'operation elle-meme, et eile cesse peu a peu ä mesnre que la cicatrisation se produit, de maniere a avoir disparu completement une douzaine de jours plus lard.
L'appetit feste quelquefois capricieux pendant uae quirrzaine de jours, puls il reprend peu ä.peu sa reguiarite ordinaire, el, au bout d'un mois I'ani-mal peul elre considere conime completement gueri.-
Soins consecutifs. Apres I'opei'alion on doit pros-crire tout traltement inlei'ieur qui uurail pour etTet d'agir plüsou moins directemenl sur le tube intes­tinal. II ne faul [raquo;as que la fonclion pbysiologique de celui-ci soil contrariee. Nous avons remarque qiia les lavements [iicommodent fui tement les ope-
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res uu point de raenaceiquot; ile compromoltre la gue-rison.
Pourquol, en eilet, Irailer une parlie qtii n'est plus malade? II n'y a que le regime alimentaireä surveiller : dormer des aliments fins, bien miliitifs et en pel.ile quanlite ä la fois : des farineux, des herbes cuiles, un peu de foin fin, quelque pen de vert ; n'augmehter la ration qu'une douzaine de jours apres 1'operalloD, ä ce moment oil rudhesion inteslinale doit etre assez solide.
Tenlr I'unimal convert et faire line bonne litiere.
Tons les jours nettoyer la plaie du Haue avec de bons antisepliques.
Meltre une museliere epaisse pemkint la conva­lescence.
Instruments el objels ile pansement. Deines lea details que nous venous de donner snr ceUe iuapar-tante operation, on voit que les instiuments neces-saires se reduiseat ä un bien petit raquo;ombre : une pairede cisjaux courbes, une paire deciseanx droits pour seclionner I'intestin ; un bistouri courbe, deux erignes boulonnees, une aiguille a suture line pour rintestin, nne plus forte pour la su'ure du mesen-tere et celles de la parol abdominale, une pince hernostatique, l'aiguille ä bourdonnets, at c'est lout.
Da catgut n0 2 et n0 4 ou 5 ; du n0 4 pour la liga­ture des vaisseaux en cas d'hemorragie ; un peu d'etoupe aseptique ou lavee dans un liquideantisep-tique, on bien de coton hy Irophyle pour etancher 4es plaies ou les intestins et faire le pansement.
Dr3 I'alcool camphre, du Van Swieten, du lysol.
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laquo;In cresyl, du laureiiol, ilu creosol e-lc. ; en un mot mi d33itifeolaiiL(]ueli;o:ique pour le lavagedes mains,, des plaies, des ititeslins, de la peau, elc ; roperalion doil etre piMli({iiej avec I'anlisepsie la plus seiupu-leuse ; o-e.st eile qui procure le succes final. Car it lie faixt pis oiblier qas le boeiif est peut-etre celui qui, Je tous hs animaus, est expose le plus aux, accileuls seplicemiques.
Fin da 2e volume.
TABLE DES MATIERES
Consideralions generales sur las maladies de l'ap-pareil digestif...........,
Maladiss dss premieres voies respiratoires.
Inflainination de la pituiCaire,
Coryza - Rhinite #9632; Gatarrhe..........nbsp; nbsp; nbsp; J3
Formulaire.................nbsp; nbsp; nbsp; 24
Coryza traumatique . . ..........nbsp; nbsp; nbsp; 26
Formulaire ........ ........nbsp; nbsp; nbsp; 31
Coryza ulcereux.............• . .nbsp; nbsp; nbsp; 32
Formulaire..................nbsp; nbsp; nbsp; 34
Coryza sur-aigu................nbsp; nbsp; nbsp; 35
Coryzas infectieux.
Coryza charboiineux..............nbsp; nbsp; nbsp; 41
Coryza gaugreneux............ .nbsp; nbsp; nbsp; Aä\
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A gt;itres maladies des cacites nasales.
Epistaxis......#9632;........• • •nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;58
Polypes..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;59
Actinomycose.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;deg;1
Kystes...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;62
itnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 62
Verrues • • • ......... •nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;uquot;'
Colleclions purulentes..........' ••nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;62
Parasites............... . .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;63
Dipliterie............... .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;63
Compleinent au traitement du coryza gangreneuxnbsp; nbsp; nbsp;6i
Maladies du larynx et de la trachee.
Laryngite..... ..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;65
(Edeme de la glotle......• •.....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;^0
Maladies du poumon.
Bronchite franche.....•.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;^
Formules...........• ......•nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'quot;
Bronchites chroniques.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;^8
Bronchite cbrooique tranche.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;quot;9
Bronchite mycosique..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;81
Bronchite nooplasique...........' •nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;83
Bronchite tuberculeuse............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;87
Bronchite vermineuse.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;89
Diagnostic differential des bronchites chroniques .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;90
Anatomie pathologique des bronchites chroniques.nbsp; nbsp; nbsp; 92
Traitement..................nbsp; nbsp; nbsp; 94
Formulaire................. 98-102
Bronchite dipbteritiquo.............nbsp; nbsp; nbsp;103
Bronchite emphysemateuse. • •.....• • •nbsp; nbsp; nbsp;168
Formulaire..................nbsp; nbsp; nbsp;121
#9632;#9632;
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— 401 -
Gongestion pulunonaire..........- • •nbsp; nbsp; 124
Pneiimonio ................nbsp; nbsp; 130
Pneumonic iiiguö...............nbsp; nbsp; nbsp; 131
Pneumonie chronique...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 147
Broncho-pneumonie......• . . . .nbsp; nbsp; nbsp;148
Pleurite..................nbsp; nbsp; nbsp;161
Formulaire..................nbsp; nbsp; 172
Pneumo-thorax.Hydroth.orax Hydropneumothoraxnbsp; nbsp; 174
Traitement par l'oxygene............nbsp; nbsp; 175
Broneho-pneumoQie infoctieuse des jeunes veauxnbsp; nbsp; nbsp; 182
Tuberculose pulmonaire..........• •nbsp; nbsp; nbsp;187
Peripneumonie contagieuse........- - •nbsp; nbsp; 198
Caracteres speciaux k chaque maladie du poumon.nbsp; nbsp; 205
Maladies de l'apparei! circulatoire
Considerations generales...........nbsp; nbsp; 209
Cardite..................nbsp; nbsp; 214
Formulaire . . . . •..........nbsp; nbsp; 216
Endocardite.................nbsp; nbsp; nbsp;217
Pericardile •................nbsp; nbsp; nbsp;222
Maladie des vaisseaux sanguins
Tlirombose...................nbsp; nbsp; 237
Formulaire.................nbsp; nbsp; 216
Thrombus ................nbsp; nbsp; 247
Phlebite...................nbsp; nbsp; nbsp;248
Omphalo-phlebite . . . •...........nbsp; nbsp; nbsp;252
Formulaire................nbsp; nbsp; 258
Tlirombose capillaire..............nbsp; nbsp; nbsp;259
Hemorrogie cutanee......•......nbsp; nbsp; 202
Echauboülure...... ..........nbsp; nbsp; 263
Fievi'e charbonneuse.......•......nbsp; nbsp; 265
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Charbon symptomatique...........•nbsp; nbsp; nbsp;271
Pyroplasaiose.................nbsp; nbsp; 277
Ilemoglolnnurio................nbsp; nbsp; 291
Maladies du systems lymphatique
Consitlepations generales............nbsp; nbsp; 298
Lymphadenie.........-......nbsp; nbsp; 300
Lympliadenie gangliomiaire..........nbsp; nbsp; nbsp; 306
Formulaire.................nbsp; nbsp; 313
Lymphademie gangliomiaire profonde......nbsp; nbsp; nbsp;31i
Lymphangite..................nbsp; nbsp; nbsp;316
Solution de continuite des vaisseaux lympliatiquesnbsp; nbsp; 326
(Edeme...................nbsp; nbsp; 331
Anasarque................nbsp; nbsp; nbsp;334
Eczema ...................nbsp; nbsp; 339
Formulaire..................nbsp; nbsp; 349
Miliaire.................nbsp; nbsp; nbsp;351
Elepliunliasis . . [pagination erronnee 481) . • .nbsp; nbsp; nbsp;359
Supplement au Ier volume
Corps etrangers dans le reseau.........nbsp; nbsp; nbsp;367
Accumulation de liquidesetde solidesdans le reseaunbsp; nbsp; 368
Cicatrisation des plaies du rumen........nbsp; nbsp; 374
Langue do bois...............nbsp; nbsp; nbsp;378
Actinomycose de la langue..........•nbsp; nbsp; nbsp;378
Scleroglossite...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;381
Hernie inleslinale epiploi'que.......• .nbsp; nbsp; 384
(Edeme de la langue............nbsp; nbsp; nbsp;388
Notes complementaires sur Tinvagination ....nbsp; nbsp; 391
Errata. — Page 383, ligue 2G. metle/. encre.
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