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LJBRAIRIE J.-B. BAILLIÈRE ET FILS
ENCYCLOPÉDIE YETÉRINAÏRE
rUBLlEE SOUS LA DIRECTION DE
G. CADÉAC
Professeur a I'jÉcoIe vétérinaire de Lyon.
Collection nouvelle de 16 volumes in-18 jésus de 400 ä 500 pages, avec fig.
Prix de chaque volume : 5 fr.
Vien t de pwaitre :
Pathologie générale et Anatomie pathologiqne générale des rmi-maux domestiques, par C. Cadéar, professeur, avec la collabo­ration de J. Boubnay, pour l'article Tumeurs. 1893, 1 vol. in-H
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jésus de 480 pag
Séméiologie el dia
par C. Cadéac. 1
rtonne............ .sir.
/e? animaux dompstiqii's, avec 60 flg., cart. raquo; fr.
Hygiëne des anir.
1'Ecole vét^rinai Médecine opératoi!
r Boi Cher, répéliteur a
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par C. Cabéac, 1 vol.
in-18 jésus. Thérapeutique vétérinaire, par L. Guiisabd, cheC des travaux ;'i
l'Ecole vétérinaire de Lyou, 1 voi. in-18 jésus.
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Ilaladies internes, 2 vol. — Maladies parasitaires, 1 vol. — Mala­dies coütagieuses, I vol. — Obstétrique, par Bütf.l, i vol. — Pathologie chirurgicale, par Tondeur, vétérinaire de Tarmée, 2 vol. — Pharmacologie, toxicologie et médecine legale, 1 vol. Police sanitaire et inspection des viandes, par Caro, inspec­teur des viandes ä Dijon, 1 vol. — Jurisprudence, t vol. — Zoo-technie, 1 vol.
li faut que dans de petits volumes portatifs, l'ólève trouve la somme des connais-sauces exigibtes pour ses examens; le praticien im tableau fidele du mouvement scicutifiquc contemporain et une initiation a toutes les methodes nouveiles, cliniques et thérapeutiques; le chercheur des apercus originaux on des difficultés ä aplanir, toute une bibliographie choisie et éclairée, permettant de remonter aux sources des principaux documents sans perdre un temps précieux a rccbercher des faits steriles.
La redaction de chaque matière a été conflée ä un on plusieurs collaborateurs, oü chacun a pris la part que ses études antérieures lui avaient déja rendu familiére et vers laquelle il se sentait attiré par les tendances de sou esprit.
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ENVOI FRANCO CONTRE UN MANDAT SUR LA POSTE.
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LWIlAtRiE J.-B. BAlllIÈRE ET PILS
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ALIX. (E.), t'e*?''laquo;' de nos i^tes. par^E. Aux, vétérinaire en premier de l'artnée, tnembre de Ia Sociité centrale de médecine vétérinaire, lauréat de, la Spciété protectrice des animaux laquo;t du Ministère de la guerre. 1891, 1 vol. gr. in-8 de 658 p., avec 121 figures..............;............................. 12 fr.
—nbsp; Cartonné, toile rouge, tranches dorées................ 15 tv.
BLANC (L.), Les anomalies chez Vhomme et chez les animaux, par
L. Blanc, chef des travaui d'anatómie a l'école vétérinaire de Lyon. Preface par Ie professeur C. Dareste. 1893, 1 vol. in-ld
dè 350 pages, avec 100 tig............................ 3 fc 50
BREHM (A.-E.). /-es merveil/es de la nature. H volumes gr. inr8,
avec 10.000 figures et 200 planches....-#9632;............. 168 fr..
Chaque volume se vend séparement:
Broche.............................................. 12 fr.
Uelié en demi maroquin, tranches dórées............ 17 fr.
I.nbsp;— Vhomme et les animaux. Description populaire des races humaines et du 'règne animal. Caractères, moeurs, instincts, habitudes et régime, chasse, combats, caplivité, domesticité, acclimatation, usage et produits. Edition franQaise considéra-blement remaniée et augmehtée par les assistants du Muséum d'histoire naturelle de Paris, 10 vol. in-8 de chacun 800 pagea avec 6,000 figures ef 176 planches sur papier teinté___ 120 fr.
—nbsp;Les races humaines, par R. Verneaü, assistantau Muséum d'his­toire naturelle. Introduction parA.de Quathefages de l'Insti-tut), 1891, 1 vol. gr. in-8 de7y2p., avec 531 fig........ 12 fr.
—nbsp; Les Jfammt'/êces. Edition francaise par Z. Gek be. 2 vol. gr: in-8 de I,fi36 p^avec 74-'8 fig. et 40'planches................ 24 fr.
—nbsp;Les Oiseaux Edition fraucaise par Z. Gebbe. 2 vol. gr. in 8 de l,6M7 p., avec 428 fig. et 40 planches.................... 24 fr.
—nbsp; Les Reptiles et les Batraciens. Edition francaise par E. Saii-vage, assistant au Muséum d'histoire naturelle. 1 vol. gr. in-8 de 726 p., avec 524 fig. et 20planches.................. 12fr.'
—nbsp; Les Poissons et les Cntstaces. Edition francaise par E. Saü-vage et J. Kunckel d'Herci'lais. 1 vol. ^fr. in-8 de 83G p., avec 78raquo; figures et 20 planches............................., 12 fr.
—nbsp; Les Ynsectes, les Myriapodes etles Arnchnides. Edition francaise par J. Kii.NCKEi.. d'llEiicLXAis. assistant au Muséum. 2 vol.'gr. in-8 de 1522 pages, avec 2,068 figures et 36 planches___ 24 fr.
—nbsp; Les Vers, les Mollusqws, les Echinodermes, les Zoophytes, les Protozoaires, et les animaux des grändes profoudeurs. Edition francaise par A.-T. de Rochebrune, assistant au Muséum. 1 vol. gr. in-8 de 780 p., avec 1,302 figures et 20 planches___ 12 fr.
II.nbsp; —La Ten-e, les Mers et les Continents, par F. Priem, agrégé des sciences naturelles. 1S93, 1 vol. gr. in-8 de 708 p., avec 757 figures............................................ 12 fr.
—nbsp; Le Monde avant l'apparition de l'homme, pamp;T F.; Priem. 1894, 1 vol. grand in-8 de 700 p., avec 800 figures........... 12fr.
III.nbsp; nbsp;— Le Monde des Plantes, par Paul Constantin, agrégé des sciences naturelles: 2 volumes gr. in-8 avep figures------ 24 fr.
ENVOI FBANCO CONTRK UN MANDAT SL'R LA lOSTE.
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3nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;LIRRAIRIE J.-B. BAIUIËRE' ET FILS
BROCCH1 (L.). Traite de zoölogie agri ole et industrielle, com-prenant la pisciculture, l'ostréiculture, l'apiculture et la seri­culture, par P. Brogchi,, professeur a l'lQstitut agrouomique, 1886, 1 vol. gr. in-8 de 981 pages, avec 63 lig. cart.. raquo;Str.
BUCHARD. Le mnlériel agricole. Machines, outils, instruments employés dans la grande et la petite culture. 189J, I vol. in-10 de 384 p.. avec 141 figures [Biblioth ique dés conn, utiles). 4 fr.
— Les constructions agricoles el l'Arcliiieature rurale. 1891, 1 vol. iu-16 de 392 pages, avec 143 figures, cartonné........... 4 fr.
CAGNY. l'rêcis de thérapeutique, de molière méi/icate et de phcur-macie vélérinnires, par P. Cagny, président de la Société de méilecine vétérinaire de France. Preface de M. Peuch, profes­seur ä l'Ecole vétérinaire de Lyon. 1892, 1 vol. iu-18 jésus de ti7() pages, avec 106 figures, cartonné................... 8 fr.
CHAMPETIÉR (P.). Les maladies du Jeune cheval, par P. Ciiam-tetieIi, vétérinaire en premier de l'armée. 1892, 1 vol. in-18 jésus de 348 p., avec 8 planches en couleurs,........... 0 fr.
CHAUVEAU. Traite d'analomie compatée des nnimaux domesti-ques, par A. Chauveau. inspecteur general des écoles vétéri-, uaires, membre de l'Institut. 4deg; edition, avec la collaboration de M. Auloino, directeur de l'Ecole vétérinaire de Lyon. 1890,1 vol. in-8 de 1,064 p., avec 455 lig. en partie coloriées..... 2'ifr.
COLIN (G.). Traite de physiologic comfjarée des animaux, consi-dérée dans ses rapports avec les sciences naturelles, la méde-cine, la zootechnie et 1'économie rurale, par G. Colin, profes­seur a l'Ecole d'Alfort. Se edition. 2-vol. ia-S, avec 261 fig. 28 fr.
COHNEVIN (Gh.). Tratte de z'iolechnie générale, par Ch. Cor-jjevin, professeur a l'Ecole vétérinaire de Lyon. 1891. 1 vol; gr. iu-*de 1088 p., avec 204 figures, et 4 pi. coloriées...... 22 fr.
CORNEVIN (Ch.) étLESBRE. Iraité de i'dge des animaux domes-tiques. 1893. 1 vol. in-8 dè 500 p., avec 211 fig;........ 15 fr.
CUYER. Les Allures du cheval, démoulrées ä l'aide d'une plan-che coloriée découpée, superposèe et articulée.- Texte et des­sins par E. Cuyür, peiutre, prosecteur ä l'Ecole des Beaüx-Arts, de Paris. Introduction par M. Mathias Duval, professeur d'iinatomie ä l'Ecole dés Beaux-Arts. In-8, avec planche , coloriée.......................................... 7 fr. 50
DAVAINE (C). Traite des Entozoaires et des maladies vermi-neuses chez l'horame et les animaux dömesliques. 2e edition, 1 vol. Jn-8 de Hi04 pages avec 110 figures..... ....... 14 fr.
DUCLAUX (E.). Le lail, études chimiques et niicrobiologiques, parE. Üüci.abx, inembre de l'Institut, professeur a la Kacullé des sciences et a l'Institut agrouomique. l volume in-16 de 336 pages, avec fig. '{Bibl. scieut. vontemp.).......... 3 fr. 50
DUPONT. L'äge du cheval et des principaux animaux domesti-ques, ane, rnulet, bceuf,quot;quot;'mouton, chèvre, chien, jjorc et oiseaux, par M. Ddpont, professeur a l'Ecole d'agricullure Delhomme de Crézancy. 1893, 1 vol.. ih-16 de 180 pages, avec 30 planches dont .JO en couleurs........................ 0 fr.
ENVOI FRANCO C0NTRK UN J1AN1JAT SUR LA POSTE.
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AIDE-MEMOIRE
DU VÉTÉRINAIRE
BIBLIOTHEEK UNIVERSITEIT UTRECHT
2911 441 4
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L1BRAIRIE J.-B. BAILLIÈHE ET FILS
ENCYCLOPEDIE VÉTÉRINAIRE
PUBUÉE SOUS LA DIRECTION DB
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C. CADÉAC Pi'ofesseur de clioique i l'École Tétérinaire de Lyon.
Collectiou de volumes ia-18 jésus de 400 pages environ avec figures. En vente :
Pathologie générale el anatomie patholoyique générale des animauxnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; W
domesliques, par C. Cadéac, avec collaboratioa de J. BoiiRNAYpour l'arlicle Tumeurs, 1893. 1 vol. in-i8 jésus, 472 pages avec figures
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Semiologie, diagnostic et trailement, par C. Cadéac, 1894. 2 vol. in-18 jésus, avec figures. Prix de chaque volume.......... 5 fr.
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Hygiene des animaux domesliques, par Boucher, répétiteur dezoote-
chnie. 1 vol. in-)8 jésus avec figures. Médecine opératoire, par C. Cadéac. — Maréchalerie, par M. Thaby,
vétérinaire de l'armée. 1 vol. in-18 jésus avec figures. Thérapeutique vétérinaire, par M. Güinard, chef des travaux a. I'EcoIe
vétérinaire de Lyon. 1 vol. in-18 jésus avec figures. Police sanitaire, par M. Laqukrbière, vétériuaire sanitaire, ä Paris.
1 vol. iQ-18 jésus avec figures. Obstélrique vétérinaire, par M. Butel, vétérinaire, a Meaux. 1 vol.
in-18 jésus avec figures. Inspection dcsviandes, par M. Caho, vétérinaire iuspecteur, ä Dijon.
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Maladies internes et maladies parasitaires. 3 vol. — Maladies con-tagieuses. 1 vol. — Pathologie chirurgicile. 2 vol. — Pharmaco-logie, toxicologie et médecine legale. 1 vol. — Jurisprudence.
. 1 vol. — Zootechnie. 1 vol.
Précis de thérapeutique vétérinaire de mattere medicate et de phar-macie, par Paul Cao.ny, président de la Société centrale de mé­decine vétérinaire, preface par M. Pkuch, professeur a l'Ecole vé­térinaire de Lyon. 1vol. ia-18 jésus de 676 pages avec 106 figures, cartoané............................................. 8 fr.
Ouvraje dont l'acquisition par les corps de troupe a cheval et éta-blissements de remonte a été autorisée par circulaire du Ministre de la guerre du 22 février 1892.
Victionnaire de médecine de chirurgie el d'kygiène vélérinaires, par L.-H.-J. Hurtrel d'Arboval et A. Zündel. 3 forts volumes gr. ia-8 a2 colonnes, ensemble 3,000 pages, avec 1,600 figures.. 60 fr.
\X1EIVS, rai'RlMERIE BURDUlaquo; Et Cie, RUE GARNIEBj 4
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VIDE-MEMOIRE
DU VÉTÉRINAIRE
MÉDEGINE, CHIRURGIE
OBSTÉTRIQUE fe.amp;A /Iamp;égt;*
FORMULES POLICE SANITAIRE ET JURISPRUDENCE COMMERCIALE
PAR
Jules SIGiNOL
VÉTÉRINAIRE
MEMIiRE CORRESPONDANT DE L'ACADÉMIE DE MÉDECLNE
BEMBKE DE LA SOC1ÉTÉ CENTRALE DE HÉDECINB VÉTÉRINAIRE
JIEMBRE DE LA SOC1ÉTÉ DE MÉDECINE ET DE CIURUROIE PRATIQUES DE PARIS
SECONDE EDITION /T^RT.SV;''/ iiise au courant des plus récenls travaux eüamp;ja Juvisprudence
Aveo 411 figures intercalèes dafn*,Ie teüamp;v'i '\' amp; p
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PARIS
LIBRAIRIE J.-B. BAILLIÈRE et FILS
Rue HautefmiiUp, 19, prés Ie boulevard Saint-Germain
1894
Tons droits réserves.
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PREFACE
DE LA DEUXIÈME EDITION
I
J'ai conserve de mon mieux, k cette seconde edition, le caractere que je m'étais efforcé dedonner ä lapremière: réunir, sous une forme aussi concise et aussi pratique que possible, les faits les plus importants de notre me-decine, fournir aux praticiens qui n'ont pas toujours le temps de se livrer aux travauxde cabinet les principaux documents utiles pöur se tenir au courant de la science.
Ce volume est divisé en Maladies générales, Maladies des regions et des organes et ohstétrique. Gelte division m'a laissé libre de rapprocher, pour chaque affection, autant que le permettaient les nécessités du cadre, la méde-cine, la chirurgie, la police sanitaire et la jurisprudence, meltant aussi sous les yeux du lecteur une sorle de som-maire, dont le grand avantage est, pour lui, d'établirdes jalons qui le guident et le dirigent dans le sens des re­cherches qu'il peut avoir ä faire, comme dans les cas di­vers qui peuvent se présenter k son observation.
Les principes généraux de la Police sanitaire sent ex­poses dans des chapitres spéciaux, avec les applications de ces principes formules dans les lois, décrets et règle-ments qui régissent la matière.
En même temps que je me suis inspire d'une longue pratique personnelle, j'ai du emprunter aux auteurs qui ont écrit sur la matière. G'est ainsi que j'ai puisé dans les travaux de MM. H. Bouley, Chauveau, Trasbot,
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VInbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;PREFACE
Nocard, Pasleur, Colin, Arloing, Cornevin, Thomas, Zundel; et j'ai mis ä profit les observations de MM. Weber et Camille Leblanc, dont quelques-unes, pour être iné-dites, n'en ont pas moins une grande valeur pratique.
Ce petit volume resteun aide mémoire, un Vademecum, dont l'utilité pour les Vetérinaires, je me plais k le croire du moins, n'est pas douteuse.
J'ai mis tout men soin ä placer cette seconde edition, au niveau des données nouvelles de la science.
Dans un temps oil chaque jour enregistre des fails nouveaux, il fallait combler la lacune produite, nécessai-rement, par les quelques années qui se sont écoulées entre la première et la seconde edition.
J'adresse aujourd'hui mes remerciements a M. Colin, dont les travaux sur la trichine m'ont été tres utiles; ä M. Cagny, dont le Précis de thérapeutique m'a permis de completer le chapitre relatif aux formules vetérinaires, paries connaissances nouvelles résumées dans ce volume.
J'en dirai antant de l'ouvrage de MM. Priedberger et Fröhner, et surtout des annotations de MM. Trasbot et Cadiot.
L'inspection des objets de consommation ayant pris une importance de premier ordre au point devuede Fhy-giène publique, et une part plus grande étant faite aux vetérinaires dans ce service, j'ai donné, comme conse­quence, une plus grande étendue aux chapitres de l'ins­pection et de la conservation des viandes. J'ai pu résumer sur ce sujet spécial des indications ä peu prés completes, grace aux livres de MM. Baillet et Faulet, que je remercie pour les emprunts que je leur ai fails.
Je dois un souvenir parliculièrement reconnaissant ä MM. Cam. Leblanc, Nocard, Feuch, et H. Benjamin, qui ont si libéralement mis ä ma disposition des rapports administratifs ou médico-légaux, figurant dignemenl a
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PREFACEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; vi,
cóté de celui de H. Bouley. Une nouvelle loi sur les vices rédhibitoires ayant été promulguée depuis la première edition, Ie livre qui concerne la jurisprudence com-merciale a été remanié complètement.
Ues additions ä la loi et aux décrets d'administralion publique sur la police sanitaire ayant été adoptées, j'ai dii les faire connaitre, puisqu'elles étendaient l'action de cette loi et de ces règlements.
Telles sont les modifications et ameliorations dont cette seconde edition a été l'objet; en nn mot, je suis resté fidele, Ie plus qu'il m'a été possible, ä l'idée de faire une oeuvre simple, pratique et utile.
Villiers [fndre-et-Loire], 7 nqvembre 1893.
Jules SIGNOL.
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AIDE-MEMOIRE
MÉDECM, DE CHIRIRGIE
ET D'OBSTÉTRIQUE
VÉTÉRINAIR ES
LIVRE PREMIER
MALADIES GÉNÉRALES
CHAPITRE PREMIER
MALADIES INTERNES ET EXTERNES
Fièvres continues.
Fièvres eruptives.
Maladies infectieuses.
Maladies diathésiques ou constilulionnelles.
Névroses.
I
Fièvres continues.
État maladif caractérisé par l'accélération du pouls, l'élévation de la temperature générale et Je plus souvent la depression des forces.
1.nbsp; Fièvre éphémère.
Causes : Exces de travail, fatigue.
Symptómes : Frissons, chaleur, lassitudes, tristesse, inappé-tence. Durée; quelques heures ä une journée, se terminant quelquefois par un phénomène critique : secretion d'urine, lé­gere diarrhée, expulsion de raucosités.
Traitement : Repos, boissons laxatives et rafralchissantes. Diète; digitale, aconit, atropine, acide phénique en lavements,
2.nbsp; Fièvre syxuptomatique.
Causes : Maladie dont eile est l'expression.
Symptómes : Abatlemcnt, paresse au travail, piétinements
rumination ou appétit nul ou irregulier, chaleur de la peau,
pouls et respiration accélérés, frissons. Troubles des secretions.
Elevation de la temperature qui peut, comme celle du pouls.
Signol. — Aide-mém. vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 1
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2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES GÉNÉRALES
être enregistrée par des courbes graphiques indiquant les os­cillations du Ihermomelre.
Trnüement : Au début, ut supra; plus tard il se confond avec celui de la maladie qu'elle accompagne.
Maladies eruptives.
3. Variole.
Bovidés, équidés, suidés, canis.
Bovidés ; Cowpox, vaccine, qui n'estautre chose que lehorse-pox communiqué aux bovidés.
Causes : Contagion dont l'agent existe dans les pustules, lesnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; gt;
croütes, Ie sang et les excretions de toutes sortes. Elle s'opèrenbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;-J
par les voies respiratoires, digestives et la peau. Une première atteintede lamaladie donnerimmunitéauxanimauxcontaminés.
Symplómes : Début avec ou sans fièvre, inappétence, diminu­tion du lait et de l'urine. Après trois ou quatre jours, appari­tion aux mamelies surlout aux trayons, parfois au museau ou aux paupières, d'élevures rosées arrondies, quelquefois ombili-quées. Trois ou quatre jours ensuite, ellesseremplissentdeséro-sité visqueuse jaunätre. Centre de la pustule déprimé, pourtour dur, rougeätre, sensible. Du neuvième au onzième jour, elles continuent a s'accroitre; c'est Ie moment de récolter Ie vac­cin par plusieurs incisions dans la pustule. Vers Ie douzième ou treizième jour, commence la dessication qui s'accentue vers Ie quinzième. Ces pustules sont rarement confluentes.
Trailement: Tres simple; soins de propreté, tenir chaude-ment, éviter les frottements sur les mameJIes.
Équidés : Horse-pox.
Apparition spontanée, sans qu'il soit toujours possible de saisir les moyens de contagion. Cette maladie a été successive-ment désignée sous les noms d'herpès phlycténoide, mal des ta­lons, greese de Jenner. C'est a, proprement parier la variole du cheval, transmissible aux bovidés, qui peuvent la communiquer a l'homme, pour lequel eile constitue un virus atténué, Ie pré-servant de la variole.
Causes : Contagion.
Symplómes : Fièvre quelquefois tres intense, inappétence, si l'éruption est un peu étendue.
L'invasion dure de quatre k cinq jours; on apercoit alors sur la peau des papules dures, saillant sous l'épiderme. Elles appa-raissent au nez, aux lèvres, sur la pituitaire, aux yeux, a l'anus, au paturon et sont souvent confluentes, avec engorgement des lymphatiques. Plus tard elles s'agrandissent, après sept ou huit jours elles sont remplies de sérosité. Les jnes sont excoriées parnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; A
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#9632; S \
CLAVELÉEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3
les frottements, les autres se recouvrentd'une croüte qui tombe k la période de desquamation, c'est k dire vers Ie dix-huitième ou vingtième jour. Sur les muqueuses nasale et buccale, elles provoquenl une secretion abondante de salive et souvent des engorgements lymphatiques.
Suivant certains auteurs, la gourmedu cheval ne scrait autre chose qu'un des modes d'expression de la variole (Trasbot).
Traitement : Simple; rafraichissants, aliments de prehension facile; évlter les frottements.
Ne pas confondre avec morve (V. p. 14) flt;frcin (V. p. 16), eclhyma (V. p. 57), furoacles (V. p. 60), anasarque (V. p. 61).
Police sanitaire : Isoler les malades, éviter toules les commu­nications par ustensiles, boissons, aliments, fumiers, palefre-niers, etc., etc.
4. Clavelée.
Maladie infectieuse, produite par un agent virulent dout la resistance est tres grande ; eile peut durer cinq ä six mois.
Fiy. 1. —#9632; Boutons claveleux,
Ovidés; épizootique, coiitagieuse. Elle peut se communiquer par la presence des malades ou des convalescents, par les chiens, les fumiers, les wagons el; möme les bergers.
Incubation : Six ä huit jours.
Invasion : Fièvre générale, peau chaude, respiration et cir­culation accélérées, reins sensibles, larmoiement, jetage, féti-dité de l'haleine.
Eruption : Apparition de petites taches rouges aux yeux, aux ,3jinbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; narines, aux ars. Souvent apparition simultanée sur les mu-
queuses. Ges taches s'agrandissent, deviennent discoïdes, sail-lantes, convexes, du diamètre d'une lentille k celui d'un franc. Au bout de trois ou quatre jours, elles sont hémisphériques, résistantes, dures, de couleur rouge (fig. 1).
L'éruptlon n'apparait pas sur tout Ie corps a la fois. Quand la desquamation commence, l'apparition de nouvelles pustules s'arrêle généralement.
Cette eruption est discrete ou confluente.
Secretion : Le bouten se creuse ou non d'un ombilic et se remplit de sérosité. Aréole inflammatoire. Vers le sixième jour
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4nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES GENERATES
les vesicules multiloculaires contiennent de la sérosité el le bouton est a maturité.
A ce moment, le jetage est abondant, il y a dyspnée el diffi-culte de deglutition. Deux ou trois jours apres la sérosité s'é-paissit, se dessèche, les crofttes se torment, s'élendant du centre k la cicronférence.
Desquamation : Les croütes se détachentaprèssix ä sept jours en laissant une cicatrice. Durée totale : vingt ä trente jours sur chaque béte en particulier.
Sur l'ensemble du troupeau, un petit nombre de bêtes est at-
teint au début; puis une seconde partie, généralement d'une
maniere plus grave. Enfin, versie troisième mois, apparait une
#9632; troisième invasion. Ges périodes se nomment bouffées ou lunées.
Complications : Intensité extreme de la fièvre d'incubation, difficulté de l'éruption. État érysipélateux de la peau, occlusion des narines, état catarrhal des muqueuses respiratoires. Va­riété hémorragique. Diarrhée suite de la destruction de lamu-queuse intestinale.
Durant son cours, il peut y avoir des avortements, et, ä sa suite, la cécilé, des ankyloses ou des mutilations diverses.
Pronostic : Grave; la mortalité normale est de 10 a 20 0/0; quand eile revét des formes graves, cette proportion peut squot;éle-ver jusqu'ä 50 0/0. Les dommages qu'elle cause ä l'élevage ne se chiffrent pas seulementpar ia perle brute des animaux, mais encore par la perte de la laine, ramaigrissement, l'avortemenl.
Traitement: Aeration des bergeries, soins de proprelé, bonne nourrilure, boissons acidulées, temperature egale, modérée; éviter le froid. Soins spéciaux selon l'indication.
Police sanitaire : Declaration, visite, marque, sequestration, interdiction des abreuvoirs communs, des routes, des foires et marches. Le fumier sera enterré, les bergeries désinfectées ainsi que le restantdu troupeau, et les vêtements du berger.
L'usage de la viande peut ètre toléré sous réserve de sa qua-lité. Les peaux pourront ètre vendues, après désinfection et dessication.
Jurisprudence : Hedhibitoire aux termos de la loi du 2 aoüt 1884, si le troupeau porie la marque du vendeur, föt-elle cons-tatée sur un seul animal; la garantie est de neu f jours.
Le vendeur n'est pas lenu a la garantie, s'il prouve que de -puis la vente le troupeau a été exposé è la contagion.
Clavélisatmi : Gonsiste k inoculer la clavelée aux animaux sains, réduisant ainsi la maladie k une seule bouffée;. mais Taffection qui en résulte est analogue k la clavelée naturelle quoique plus localises.
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KIEVRE APHTEUSEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5
Elle peut ètre forcée ou de precaution; cclle dernière est inutile et paralt dangereuse en entretenant des foyers de conta­gion. Les pertes de la clavelée inoculée sont moins considerables que dans la maladie naturelle.
Régies de la clavélisation.
Choix du claveau : Lo prendre sur un animal vigoureux atteint de la maladie bénigne. Choisirla sérosité claire, limpide, rous-sätre, suintant a la surface de la pustule.
Conservation : Entre deux plaques ou en tubes capillaires.
Saisons d'électioti : Automne et printemps. En cas de contre-indication resultant des intempéries, il est preferable d'attendre.
Procédés opératoires : Par la lancette, au plat des cuisses, en arrière de l'articulation tibio-fémorale ou au bas du ventre ; plus souvent ä la queue ou ä l'oreille. Introduction de la lan­cette chargée sous Tépiderme a deux ou trois millimetres de profondeur, et faire trois ou quatre piqüres. On clavélise a 1'aide de mèches imbibées ou mèrae par les voies digestives (Roche Lubin). Procédé Peuch par dilution du virus.
Le vaccin ou Ie virus variolique de Ihomme ne préservent pas de la clavelée.
L'inoculation d'un troupeau alteint doit ètre conseillée, cello dile préservatrice doit ètre délendue (Zundel).
5. Fièvre aphteuse.
Maladie infectieuse dont l'agent de conlage semble résider dansles vésicules; sile lait, l'urine, les excrements sonlcontagi-l'ères, ils le doivent probablement au contact du liquide des phlyclènes. Les bactériologistes ont attribué son caractère con-tagieux ä des microcoques en chainettes.
Elle se transmet par les voies de communication : wagons, écuries de passage, marches, päturages, abreuvoirs, et toules les personnes qui ä un Utre quelconque approchenl les ani-maux.
Cette maladie peut récidiver, une première atteinte ne con-férant pas rimmunité Bovidés, pelits ruminants, pores. Épi-zootiquecontagieuse, se communique au chevreuil, au cheval et k Thomme.
Symptómes : Audébut, fièvre, tristesse, inappétence, frissons, diminution du lait. La bouche est chaude, sèche, la marche gênée. Le second ou le troisième jour apparaissent des vésicules dans la bouche, au mutle, aux alles du nez, sur les mamelies et les onglons.
Salivation abondante, quelquefois décollement des onglons, et station debout difficile ou impossible. Aux mamelies, les vési­cules siègent surlout sur les trayons.
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MALADIES GÉNÉRALES
Après l'eruption, diminution de la fièvre. Vingt-quatre heures après leur apparition, les vésicules s'ouvrcnt et la muqueuse buccale per.l son épiderme Dans l'espace interdigité elles s-'ul-cèrent et suppurent, Sur les trayons, il se forme des croötes.
Vers Ie dixième jour la cicatrisation commence, l'appétit re-vient et la rumination est plus reguliere.
Durée : Quinze ä dix-huit jours sur chaque individu; mais la maladie dure plus ou moins longtemps dans l'étable.
Complicaiions ; Cliute des onglons, arlhritcs, abces métasta-tiques, abces et induration des mamelles. De ce chef pertes sérieuses, ainsi que par suite de l'amaigrissement et des avor-tements qu'elle provoque.
Traitement : Soins de propreté des malades et des ctables, boissons délayantes, fourrages ve'rts. Délerger les ulceres de la bouche avec des gargarismes ac'dules de vinaigre ou -acide chlorbydrique. Pour les onglons, pansement au sul late de cuivre, alun, solution boriquée. Cataplasmes, pour ramollir et détacber la cornc si besoin est.
L'inoculation prévient souvent l'éruption sur les mamelles et les onglons (Trasbot).
Ne pas confoudre avoc les briUures de la boucbe, la stoma-tite mercuriclie ou les accidents traumatiques quelconques.
Police sanitaire : Proscrire l'entrée du bétail de provenance suspecte. Dans les localités atteintes : isolement, instructions aux propriétaires sur les consequences de la maladie. Désin-l'ection des étables: saupoudrer Ie sol et les litières avec Ia poudre de tan, la tourbe et tenirle tout propre et sec.
Le lait doitctre bouilli. La viande peutêtre consommée, mals sous la réserve de la visite des inspecteurs de boucherie.
Dans les pares d'approvisionnement, abattre les malades et sater la viande, avant que ramaigrissement ait élevé Ie chiffre des pertes (Signol).
6. Rougeole du porc.
Causes : Contagion.
Symptómes : Fièvre, frissons,, inappétence, vomissements.
Dès le second jour, injeclion des muqueuses, jetage, toux rauque. Vers le quatriètne, apparition de tacbes rouges irrégu-lières, légerement en saillie, disparaissant a la pression, et sié-geant a la téte, au groin, aux ars el au plat des cuisses. La tète et la region parolidienne souvent tuméllees, font craiiidre l'as-phyxie. Quand l'éruption est complete, disparition de la fièvre, mais persislance de l'état catarrhal des muJjueuses. Vers le douzième jour, la desquamation commence. Sa durée totale est de quinze a dix-huit jours. Elle esl bénigne malgré les com-
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MALADIE ÏYPHOIDEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 7
plications qui sont : la bronchile, 1'angine et la diarrhée.
Traüement : Hygiénique. Boissons l^gèrement aromaliques, vomitifs, saiguées, quelquefois scariltcations de la region paro-tidienne.
Police sanitaire : Eviter autant que. possible Ie contact des malades.
Ne pas confondre avec l'erysipèle (V. p. 58.)
7. Echauboulure. Ebullition du kkticaire.
Cheval, boeul'; partielle ou générale.
Causes: Nourriture trop abondante; refroidissements la peau étant en sueur.
Symptómes: Apparition plus ou moins subite de tumeurs de grosseurs variables, isolées ou confluentes, el siégeant dans Ie réseau vasculaire. Sur les boulons plus ou moins saillanls, Ie poll se hérisse et la peau est rouge. L'état general est peu mo-diflé, quelquefois il y a des frissons et un peu d'inappétence. Durée : deux a trois jours au plus.
Traüement : Saignéés, purgatifs, dièfe, boissons rafraichis-santes et laxatives, lotionner les tumeurs k l'eau vinaigrée; te-nir chaudement, promenades.
Maladies infectieuses .
8. Maladie typholde.
Maladie infectieuse, sans analogie anatomo-pathologique avec la flèvre typhoïde de 1'liomme : Ie bacitle d'Eberth constant dans ce dernier cas, ne se se retrouve pas dans la maladie duchevai.
üne première attaque semblerait conférer Timinunilé (Cham­pagne).
Solipèdes. — Contagieuse, générale; par suite, diverses for­mes : bénigne, rapide, pectorale, abdominale, paraplégique et encéphalique
Causes : Contagion, encombrement, acclimatemenl.
BÉNIGNE.
Symptómes : Tristesse, abattement, larmoiement, marche ti-tubante, conjonctives jaunes, injectées, infiltrees; bouchechaude, sèche, päteuse.
Elevation de la temperature, respiration courte, accélérée; tlanc retroussé, tremblotant; toux faible, avortée; sensibilité ab­dominale. Poulsd'abord fort, puis faible, presque insensible. Les crottins sont secs, durs, comme décolorés et coiffés de muco-sités : ces crottins semblent ètre les principaux agents de la contagion. L'urine est plus ou moins abondante et colorée. Après quelques jours, huit h dix au plus, les symptómes s'a-mendent et la convalescence se declare.
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8nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES GÉNÉRALES
Rapide, POüDRorANTK.
ThORACIQUE ET ABDOMmALE
Fig. 2
- Tracé graphic de .a tempórature dans u„ cas de „neu.no.ae typhoïde.
I' y a oscillation ascendante du soiV an maiir. o:
gangrene, I'auscultation an indique le sXp .vh .C,aS de tage caractéristiques en assurenUe diagnoftk. eUr et Ie Je-
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MALA DIE TYPH01DE
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Dans la forme abdominale : ]anffue recouverte d'un sediment
tenantun séd.menlblanchätre. Lesanimauxmaigr ss nt p^oran' tement, présentant aussi des engorgements des memhr^T' perns ou du fourreaa. Parfois le^nis Se pamly,? ' 'quot; Duree tres var.able : douze, vingt, trente et quarante jours La convalescence n'est pas longue quand on na pas deb^ité les an.maux par la diète et les saignées.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Pnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;
HafnORAPLEGI.9UE1'.en,C0rc apPeIée hémoglobinurie. Invasion sou dame ou precedee de prodromesnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;evasion sou-
Le plus souvent, eile attaque les animaux qui sont restés au gteanl laquo;amp;,,„•,. d. ,i.l.„ls eB-orts ,„„'™Es re ' 801
par suite de latrophie des musdisnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; S a Se Saerir
iievre vitulaire. Ve.lier a l'evacualion des feces et des urines
Particdlarités : Parfois hémoptysie souvent tres abondantP A eet ordre de phénomènes se Stäche une colombn par£
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MALADIES GENERALES
culière de la peau, qui constitue un veritable purpura (Signol). La Iburbure frequente ajoutesingulièrement ä lagravilé deTaf-fection.
Vers la fin de la maladie, et parfois au début de la convales­cence, se montrent des boulons d'échtyma plus ou moins nom-breux (Signol).
Ne pas confondre avec larcin.
L'avortement est une consequence frequente, et a Ia suite aussi, il n'est pas rare de voir apparaitre Ie cornage ou l'amau-rose.
Traüement : iquot; Préventif' : Amener les animaux au travail par un entrainement progressif, aeration des écuries, noum-ture de bonne qualité, soins de propreté de la peau.
Fig. 3. — Tracé graphique d'un cas d'alTection '.yphoïde de forme abdominale, d'après Strashaiis,
2deg; Curatif: Tres rarement la saignée; révulsifs, surtout lamou-tarde, sétons animés a l'essence; ne pas les laisser suppurer longtemps. A l'intérieur : toniques, gentiane, stimulants diifu-
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RAGEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;11
sibles, essence de térébenthine, alcool; 1'acide phénique et le salicylate de soude ont élé conseillés, ainsi que les électuaires au bicarbonate de soude et sulfute de ter (Sanson).
Les affusions froides ont souvent de bons effels. Nourrir les malades et, quand ils ne veulent pas manger, urgence de leur administrer du lait, des ceufs, du thé de foin.
Isolement indispensable en raison du caractère contagieux de la maladie. Enlèvement frequent des crottins.
Police sanitaire : Désinfection.
9.nbsp; Pleuro-pueumouie contagieuse du cheval. Maladie infectieuse et contagieuse, interessant le poumon et
accessoirement le coeur et les reins.
Serail due (selon Schutz) a une bacterie qui, inoculée dans le poumon, évoluerait avec tous les caractères de rafl'ection nor­male.
Symptómes : Présente tous les symptómes cliniques de la péripmeumonie, mals la disproportion entre la flevre tres in­tense et le peu d'élendue des symptómes locaux constitue un caractère diftérentiel avec raffection typhoïde. Souvent il se joint aux autres symptómes une nephrite hémorragique et une anasarque locale.
Trailement: Medication complexe; salicylate de soude, iodure de potassium et digitale (Trasbot).
Police sanitaire : Isolement, désinfection.
10.nbsp; Bage.
Maladie infectieuse donton n'apas encore determine l'agent, bien qu'il reside manil'estement dans le système nerveux cen­tral, ïoutes les cultures ont échoué. Le virus rabique pénèlre dans l'organisme par la voie des nerfs (Duboné).
Solipèdes, grands et petits ruminants, pore, chien, chat, lapin.
Causes : Contagion pariabave Toujours mortelle; cependant on cite des exemples de guérison qui sont a contróler.
L'influence des saisons parait indifférente. La durée de 1'in-cubation est de trois a six semaines; mais le cerveau et la moelle semblant être des terrains de predilection, 1'incubation est plus courte par inoculation encéphalique (Pasteur).
Les lésions sont peu accusées; rougeur du pharynx et de la langue, presence de corps étrangers dans l'eslomac, paille, poils, etc., etc.
Dans les centres nerveux, l'étude micrographique montre des thromboses dans les petits vaisseaux, des accumulations de leu­cocytes dans les gaines lymphatiques périvasculaires (Roger).
Les symptómes qu'elle présente sont variables et en rapport avec les localisations cerebrates et médullaires.
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12nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES GÉNÉRALES
Chien.
1deg; Rage furieuse.
Symptómes: Modifications ducaractère, Iristesse, inquietude, surexcitalion ou manifestations affectives plus grandes. Dans le premier cas, I'animal chcrche les endroits obscurs, s'isole au fond du sa niche ou do Tappartemont; dans le second, il dis­perse sa litière, va, vient, en quète d'une piste inconnue. II a des sorles d'hallucinations, saute aux mouches, aboie centre des ótres itnaginaires. Expression de l'oeil, vague, triste, in-quiète. Le chien ne refuse pas encore la nourriture; il n'y a pas d'hydrophobie, et souvent il essaie de boire malgré la dif-ficulté de la deglutition. Plus tard, non seulement l'appétit di-minue ou disparait, mais il se déprave et les animaux déglu-tissent des corps étrangers a l'alimentation. Tendance ä mordre.
Quand la rage est confirmee, I'animal entre en fureur parfois sans motifs, ou, par suite de la plus légere excitation; il mord toutes choses a sa portee. Voix changée; après un aboiement ordinaire, mais d'un ton rauquo, on entend un hurlement d'une torialilé différente. C'est dans ces acces que la have s'écoule plus abondante, a la suite des excitations éprouvées.
Le chien entre en fureur rabique a Ia vue d'un animal de son espèce. Souvent il manifeste en divers points un prurit vio­lent. La perception de la douleur semble amoindrie, et I'animal ne crie plus sous les coups ou les violences dont il est l'objet.
Ces acces sont intermitlents, et le calme leur succède pour plus ou moins longtemps.
A ce moment, il fuit la maison et devient dangereux pour les hommes et les animaux qu'il rencontre. Se meßer du chien qui a déserté sa demeure et y rentreépuisé.
Après un temps variable, suivant les excitations que I'animal a subies, toutes les facultés semblent s'éteindre, le chien se pa­ralyse de l'arrière-train et ne tarde pas a mourir.
2deg; Rage mue : Les symptómes au début ne sont pas différents, puis apparait progressivement ou d'emblée la paralysie de la mächoire inférieure. Alors I'animal est triste, sa langue est pendante et la salive s'écoule avec abondance; muqueuse buc-cale souvent cyanosée, recouverte de poussière et desouiilures.
Explorer avec precaution la gorge et éviter le contact de la bave en cas de plaies aux mains.
Dans l'un et l'autre cas, la durée varie de un a, huit ou dix jours; généralement la mort arrive vers le quatrième.
Ne pas confondre avec : convulsions du jeune chien, I'épi-lepsie, les corps étrangers arrètés dans le gosier, l'angine, 1'entérite suraiguë ou les surcharges intestinales, les vers intes-
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RAGK
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linaux, les corps étrangers dans les oreilles, qui peuvent pro-duire des phénomènes nerveux d'ordre réflexe.
Comme confirmation du diagnostic : les corps étrangers dans l'estomac, bien que ce caractère ne soit pas toujours cer­tain.
En cas de doute, Ie moyen de fixer Ie diagnostic d'une ma­niere positive est rinoculation, et, parmi ces moyens, Ie plus simple est de déposer Ie virus dans la chambre antérieure de rceil. Ce procédé donne lieu aux phénomènes rabiques, dans les mêmes délais que l'inoculation sous Ia dure mère.
Chez les autres animaux, mêmes symptómes généraux que la rage type du chien, sauf les modifications que comportent la force et Ie caractère.
C'et ainsi que Ie chat, plus perveux, plus irritable, est plus enclin k mordre et ä griffer.
Le checal, k cause de sa force, a des attaques plus dangereuses, mordant, frappant du devant et du derrière. Pas plus que les autres animaux il n'est hydrophobe. La vue du chien excite ses furenrs, et il n'est pas rare de le voir se mutiler lui-mème.
La voix n'est pas sensiblement changée. Enfin la paralysie arrive etl'animal meurt.
Chez le bceuf: il y a souvent des coliques et des manifestations génésiques. Au paturage, il se lance eonlre des objets imaginaires et attaque le chien du troupeau.
Chez le porc : il y a hyperesthésie de la peau (symptóme fre­quent chez l'homrae), frissons, cris, excitabilité extreme.
Chez le lapin (Galtier) : la propension k mordre est rare; la durée tres courte de l'incubalion chez eet animal en fait un réactif précieux.
Au résumé : mêmes caractères essentiels chez tous les ani­maux; modification du caractère, acces furieux, paralysie.
Tmitement : Nul pour la rage confirmée. Immédlatement après la morsure, laver la plaie, la faire saigner, placer un Hen serre au-dessus d'elle, puis cautériser sans retard; le fer rouge est preferable. L'injection veineuse du virus rabique paratl con-férer l'immunité (Galtier). Ce résultat est contesté par Pas­teur.
Vaccination pastorienne.
Se pratique k l'aide de moelles de lapins desséchées pendant un k quatorze jours k une temperature moyenne de 20deg;, com-mencant l'injection par l'émulsion de la moelle dont la virulence est la plus affaiblie, c'est-a-dire la plus ancienne, et injectant successivement des moelles de plus en plus actives; moelles de trois jours comme dernier terme. ..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; j
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MALADIES GENERALES
Par ce procédé, on est arrive ä. rendre des chiens absolument réfractaires (Pasteur). Kmploye au début, il a été remplacé plus tard par une methode plus active, dite intensive.
On a conseilié aussi l'usage de la pllocarpine aussitót après la morsure.
Police sanitaire : Saisie des chiens errants, marque ä l'aide du collier portant Ie nom du propriétaire, émoussement des dents (Bourrel), muselière.
L'incubation étant tres variable pour tous les animaux et pouvant s'étendre jusqu'au delä d'une année, la sequestration liniilée nedonne qu'une assurance douteuse.
Pour les animaux mordus, declaration, sequestration, et aba-tage(Loi du 2 juillpt 1881). 11. Morve.
Maladio virulente, contagieuse, pouvant se communiquer k quelques animaux et k I'liomme. Equidés.
Causes : Contagion. Peut-étre la presence d'un parasite (Bou­chard, Capilan, Charrin), qui ont inoculé la morve ä l'äne et au cobaye a l'aide d'injeclions de cultures; au pore dans cer-taines conditions (Cadéac et Mallet). La contagion se montre .surlout sur les animaux débllités, mal nourris, harasses de tra­vail ; en un mot dans un état de misère physiologique qui les constituc k l'état de terrain favorable ä la contagion. Elle peut s'opérer directement ou par des moyens intermédiaires : har-nais, couvertures, seaux, aliments, litières. Des experiences déja anciennes (Renault) établissentquelle n'est pas contagieuse par lair expire.
L'anatomie pathologique se caractérise par des lesions qui siègent dans Ie poumon, les lymphatiques, la peau et Ie tissu conjonctif sous-cutané.
1deg; Chancres sur la pituitaire, les muqueuses laryngée et tra-chéale.
2deg; Tubercules pulmonaires, qui peuvent donner lieu par ra-mollissement k des foyers plus ou moins étendus.
Incubation : ïrois a buit jours par inoculation; par cohabita­tion, de quelques jours ä plusieurs seraaines.
Se présente sous deux formes : aiguë et chronique. Elle peut aussi ètre latente el passer inapercue pendant longtemps (Bar­rier, Zundel).
1deg; Morve chronique : Caractérisée par un jetage localise géné-ralement ä Tune des cavités nasales. Jetage clair, puis trouble, visqueux, collant plus ou moins aux ailes du nez; quelquefois en grumeaux. Le repli de l'aiie du nez est inDltré ou couvert de
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MORVEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;15
Dodosités(H. Bouley). Ganglions de l'auge engorges, tuméflés et durs, Ie plus souvent indolcnts, plaques sur 1'os on adherents ä Ia peau. Epistaxis plus ou moins abondantes ou fréquentes.
Plus tard, au point des nodosités, se formenl des ulcérations yariables en étendue et en profondeur, taillées a pic et entourées d'un bourrelet (chancres). Plus ou moins irrégulières, elles lais-sent entre olies des espaces libres de Ia muqueuse, qui parait boursouflée et diversement colorée; ces ulcérations cicatrisent quelquefois.
Pendant revolution de la maladie, les animaux peuvent con-server les apparences de la santé; plus tard, Ie poil se pique, la nutrition languit et la toux apparait. Parfois, a la suite des efforts qu'clle provoque, il y a evacuation d'un liquide glai-reux ou purulent (mom trachéale, Abadie). Chez les chevaux entiers, il y a des engorgements tnsticulaires caractérlstiques, bien que les autres symptömes puissent faire défaut. Toux et caractères de l'auscultation variables dans Ie cas de morve du poumon. Pendant Ie cours de la maladie, il peut survenir des engorgements des membres, des arthrites ou des boiteries; les os peuvent mème devenir d'u'nè extreme friabilité (Trasbot).
Marche : trè? lente, des semaines et des années.
2deg; Morve aiyue : Debute d'emblée ou succède il la morve chronique. Fièvre, rougeur de la muqueuse nasale ; apparition de plaques grisatres, saillantes, et écoulement par l'un ou I'autre naseau, d'un liquide jaunatre, visqueux, souvent san-guinolent.
Au point des in nitrations grisätres, apparaissent des ulcéra­tions plus ou moins nornbreuses, partbis confluenles, variables en étendue et en profondeur. Ganglions de l'auge tuméflés, cedème frequent des ailes du nez. Souvent il survient une toux rauque, la respiration s'accélère, la fièvre continue ou aug-mente, des lubercules font leur evolution dans Ie poumon, et Ia mort arrive après un temps variable.
La durée de Ia maladie est rarement de plus de deux semaines. Pendant cc peu de temps, on voit apparaitre des engorgements des membres, et souvent des cordes et des boutons farcineux.
L'ausciiltalion décèlc les lésions des poumons, pour peu qu'clles soient un peu étendues.
Ne pas confondre avec : Horse-pox, lymphangite Iraumati-que, collection des sinus, anasarque, traumatismes de Ia pitui-taire.
En cas de diagnostic incerlain.inoculerun sujet d'expérience. Traitement : Nul en raison de l'incurabilité.
Police sanitaire : Le caractère contagieux necussite I abatage.
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MALADIES GÉNÉRALES
Si Ie cas est douteux, l'emploi de la malléine en injections peut servir ä déceler lesanimauxchez lesquels la maladie existe ä l'état latent, par une elevation de températura de 1 ä 2deg; C. Ce moyen de diagnostic, qui a déja fait ses preuves, n'est pas sans inconvénients au point de vue de la police sanitaire. En effet, supposons qu'un propriétaire ait constaté par la malléine la presence de la morve latente sur un certain nombre de ses chcvaux; rien ne l'empechera de se débarrasserde cesanimaux, chez lesquels aucun signe objectif ne décèle la maladie, et do contribuer ainsi a sa dissemination.
Les propriétaires, détenteurs et vétérinaires traitants doivenl faire la declaration a l'autorité. Les habitations, harnais, us-tensiles d'écurie seront désinfectés. L'usage de la viande doit être prohibé.
Jurisprudence : La morve tombe sous Ie coup de la loi du 2 aoüt 1884, a moins que Ie vendeur ne prouve que depuis la livraison l'animal a été exposé a la contagion. Garantie : neul' jours.
12. Farcin.
Equidés, contagieuse, inoculable äl'homme, au chienetpeut-ètre aux ruminants.
Causes: Contagion, travaux excessifs, nourriture insufflsante.
Se divise en farcin aigu et chronique. Les manifestations du farcin peuvent se montrer d'emblée; ce-pendant elles sont souvent précédées d'un mouvement febrile bien manifeste. Alors, apparaissent en un point quelconque des boutons, des cordes, des tumeurs ou des engorgements. Ces tu-meurs sont d'abord dures, adhéreates a la peau; petit a petit elles se ramollissent et s'ulcèreut après un temps variable ; elles peuvent être disséminées ou confluentes. Quand Ie ramollisse-ment est complet, Ie point destine ä s'ulcérer se décalotte et laisse une plaie granuleuse a bords renversés, donnant écoule-ment k une secretion purulente, striée de sang. Les godets sont entourés d'autres petites tumeurs qui, en s'ouvrant a leur tour, élargissent la plaie. De ces ulcères partent des lymphatiques en­gorges qui se fondent dans un oedème plus ou moins étendu. ,
Etat general mauvais, faiblesse, inappétence, maigreur, dou-leurs ä siège inconnu; polyurie. Plus tard, ces manifestations cutanées augmenlent en quantité et en surface, oublen la morve apparait.
A l'état chronique, la marche do la maladie est assez lente, et, après une guérison apparcnte, on voit survenir de nouvelles manifestations. On peut dire que la guérison radicale du farcin est la grande exception. . .
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FESTE BOVINE
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On a signalé (Delamotte) le farcin d'Afriqiie comme plus fa-cilement curable.
A l'état aigu, le farcin se confond bientöt avec la morve.
Ne pas confondre avec : les lymphangites essentielles ou traumatiques, celles resultant de la gourme ou du horse-pox, les plaies d'été.
Police sanitaire et jurisprudence : mêmes mesures que pour la morve. Il en est de mème pour la jurisprudence; la garantie avant la mème durée et étant soumise aux mêmes réserves. ' La morve et le farcin sont deux maladies lout ä fait iden-tiques, mais a siège différent, en sorte qu'on peut les confondre sous le nom d'affection farcino-morveuse qui leur a été souvent donné.
13. Typhus contagieux. Peste bovine.
Maladie infectieuse, virulente, épizootique, paraissant orlgi-naire des steppes.
c. VSIHilBilCKtH.SC
Fig, 4. — Machoire inférieure d'une vache atteinte de pieste bovine.
Le virus existe dans les secretions, les excrements, l'urine, la salive, les mucosilés, le sang et mêmela viande abattue. Une première atteinte semble donner l'immunité.
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18nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES GENERALES
Les alterations siègentsurtout sur les muqueuses intestinales, ce sont : la rougeur, la tumefaction, un état ecchymotique passant par toutes les tointes du rouge. Il s'y forme des exsudats de diverses couleurs et des desquamations plus ou moins éten-dues.
Le sang est foncé, et dans Ie coeur on trouve des foyers hé-morragiques.
Causes : Contagion; eile peut s'opcrerdirectementouindirec-tement; ces derniers moyens sont tres nombreux : les chiens, les hommes, les fumicrs, la viande, les peaux, les wagons, etc,
Incuhation : Parait ètre de six è neuf jours en moyenne.
Ccrlains auteurs ont cru pouvoir Taltribuer a une strepto-coque (Semmer); a un bacille sporulé (Savveljef); k un lepto-thrix (Metchnikof).
Symplómes : a la fln Je la période d'incubation, elevation de la temperature rectale de 1 a, 2raquo; C. (Gamgee).
Au début, abatteraent, stupeur; ia tète est tendue, portee bas, les oreilles tombantes, Ie dos voussé, Tanimal sous lui du der­rière. Lepoilesl terne, piqué surtout surl'échine. Tremblements généraux, alternatives de froid et de chaleur ä la base des cornes et des oreilles. Chez quelques animaox, il y a des appa-rences de vertige ou de légères coliques. Le lait a commence ä disparailre dès le début. La rumination est plus lente-, bäille-raents et grincemenls de dents. Teinte rouge brique, puis rouge acajou des muqueuses; cette coloration est disposéepartaches; yeux larmoyants, purulents et enfoncés dans l'orbite. Du deuxième au quatrième jour apparaissent sur la pituitaire de petites masses caséeuses bienlót éliminées par le jétage qui d'abord clair, devient muco-purulent, strié de sang et d'odeur fétide. La muqueuse buccale est cyanosée, parsemée de petites élevures grisütres, qui en se desquamant, forment des erosions superficielies (lig. 4).
Salivation mousseuse ou visqueuse, mulle sec et chaud.
La peau est quelquefois le siege d'un exanlhème dont les caractèrcs particuliers varient; le pis, la bouche, les naseaux, la vulve, le scrotum en sont particulièrement le siège. Le pouls est accéléré, 80, 100 et 112 pulsations; il est petit et a pcine sensible. Le sang devient promptement noir et poisseux. La respiration' se précipile, el Texpiratlon s'accompagne d'une plainte. La tète est agitée d'un mouvement qui rappelle celui des vieillards. II existe une petite toux sèche et l'emphysème pulmonaire se décèle dès le troisième jour; il s'y ajoute de Temphysème sous-cutané, surtout de chaque cóté de l'épine dorsale. La soif devient tres vive. Au début, diarrhée rare, mais
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PESTE BOVINE
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vers Ie troisième jour les excrements se ramollissent, et mêlés degaz prennent une odeur l'élide; ilssont liquides oudemi-liqui-des, mousseux on séreux, gris on brun ardoisé, mêlés de sang; ténesme souvent tres douloureux. L'anus reste béant et Ie venire se rétracte. Les mamelies se flétrissent, leur secretion est abolie. L'affaiblissement s'accuse de plus en plus, les animaux se cou-chent latêtetendue ou appuyéesurle menton, ramaigrissement est extreme. La temperature du corps baisse k 37deg;, 36,5.
A ce moment, les yeux sontprofondément enlbnces dans l'or-bite, Ie jetage est abondant, l'haleine letide, les muqueuses cyanosées, l'animal fait entendre des plaintes et meurt bientöt. Pendant la maladie, l'avortement esl frequent.
Sa durée totale est de quatre k sept jours, souvent moins. La guérison est l'exception.
Ne pas confondre avec flèvre aphteuse, dysenterie, péri'-pneumonie.
Gelte maladie n'atlaque qu'une fois Ie même animal. Sonde-gré de virulence est extreme, 00 a 95 pour 100 des animaux ex­poses k la contagion.
Traitement : Nul, aussi bien prophylactique que curatif. Il Importe de détruire au plus vite les foyers de contagion.
Police sanitaire : La maladie n'étant pas originaire de nos pays, on peut compter sur reffleacité des mesures sanitaires pour nous mettre äl'abri, si elles sont stricteinent exécutées.
1laquo; Éviter les chances de contagion par la visite des animaux Importes. Nécessité d'un service sanitaire vétérinaire bien or­ganise. Bulletins sanitaires. Transport rapide des animaux par voies ferrées. Prohibition de ceux des provinces infectées, ainsi que de tons les produits frais. Iels que cuirs, issues, etc , etc. Ceux qui sont secs ou désinfectés, Importes dans certaines con­ditions, pourront être tolérés. Les fumiers, les pailles de lilières, les ustensiles d'écuries, les harnais, les laines, poils ou soies crus seront prohibés. Les personnes qui sont en contact avec les animaux seront désinfectées avant l'importalion.
Si la frontièreétait violée, saisir, faire abaltre et enfouir les animaux entrés en fraude. Dans les arrondissements voisins de la fronlière menacée, élablirle dénombrement desbesliaux ; la declaration immediate devra ètre faite des cas de maladie.
2deg; Peste bovine déclarée. Isolement; séqueslrer les animaux atteinls et leurs lieux de séjour; interdiretoute communication avec les animaux sains, suspendre les achals, Ie repeuplemenl, défendre l'accès des élables.
Ahalage immédiat des animaux primilivement atleints et de ceux (jui ont eu des rapports avec evix ; enfouissement des ca-
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20nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES GÉNÉRALES
davres. La viande peut être consommée, maisdevra être trans-portée en wagons el paniers fermés. üésinfection des wagons.
Débris frais, peaux, comes, suifs, laines, poils : Salaison des cuirs, immersion dans l'eau phéniquée ou les huiles lourdes. Les suifs seront fondus, ]es cornes et laines désinfectées. Ces simples mesures en permettant d'utiliser les débris, éviteront des pertes considerables,
Proscrire rinoeulation. La surveillance et l'isolement des trou-peaux de moutons ayant été exposes a la contagion sont in-diqués.
Foires et marches : Prévenir les reunions clandestines de bes-tiaux. Surveillance des transports par voies l'errées; les foires et marches seront interdits pendant la durée de l'épizootie.
Indemnité : Une indemnité sera payee pour les animaux abat-tus; les propriétaires n'y auront pas droit, lorsqu'ils auronl éludé les arrètés concernant la désinfeclion, ou Ie repeuplement des étables.
Repeuplement : N'introduire de nouvcaux animaux, qu'un mois au moins après Ie dernier cas de typhus et après désin­feclion. Choisir des centres d'acbats non suspects. Visite des animaux avant leur introduction dans les localités; les isoler pendant quinze jours.
14deg; Charbon; Feu Perse, Feu Saint-Antoine.
Maladie infecticuse, virulente, contagieuse, due a la presence d'un microorganisme désigné sous Ie nom de bacillus anthracis (fig. 5 et 6), dont Ie développement s'opcre en longueur et par segmentation tranversale. Ce bacille estaérobie, c'estpour-quoi Ie sang clmrbonueux enfermé dans des tubes complètcment ii l'abri de l'air, perd sa virulence en quelques jours.
Sporadique ou épizoolique, s'attaquant aux solipèdes, aux ruminants, aux pores, au chien et au chat, aux volailles en abaissant la temperature, et mème k Thomme.
1deg; Charbox essentiel. lièvre chavbonneuse, sang derate, char­bon bactéridien (Pasteur).
Causes : Contagion, inoculation. La contagion peut se pro-duire par les aliments, par la peau : piqüres d'insectes, laons, simulies , dont les sucoirs peuvent être imprégnés de matières virulentes; par les vases des ruisseaux en aval des tanneries (Galtier). L'enfouissement ne met pas ä l'abri de cette contagion; les débris enfouisconservent pendant longtemps leur virulence, et les agents infectieux peuvent ètre ramenés k la surface par les vers dont les dejections contiennent ces elements. C'est ainsi qu'on explique les effets néfastes des prés maudits (Pas­teur).
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'#9632;%
CHARBONnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 21
Certains observateurs ont constaté que Ie bacille du charbon
Fig. 5. — Bactéridies du charbon (prossissemeiil : 300). a, globules rouges; b, glo­bules blancs; c, bacilles entre ces globules ; d, bacilles mortes; efg, fibres repré­sentant les bacilles développées et renrermant des spores; 1, spores en vole de développemcnt.
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Fig. 6. — Formation des spores chez Ic bacillus anthracis.
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22nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES GÉNÉRALES
pouvait se transmettre de la mere au foetus (Strauss et Cham-berland).
Enfin la contagion peut encore se produire, par les engrais artificiels contenant du sang et répandus sur les prairies qu'ils infeclent, ainsi que par les légers traumatismes produils par les forces des tondeurs.
Les principales lesions qu'on constate a 1'autopsie sont des hémorragies et des infiltrations dans les sércuses, la tumefac­tion souvent excessive de ia rate, la consistance épaisse du sang, la cyanose des muqueuses, la decomposition rapide des cadavres, enfin et surtout la presence de la bactéridie.
Durée : quelquefois si rapide, que les animaux mourant en peu d'lieures ne présentent que des symptomes généraux. An-goisse, sueurs, teinte cyanosée des muqueuses, refroidissement, coliques. Le plus souvent, Ie pouls est petit, vite, insensible.
Bxuf.
Symptomes : Arrêt de la rumination, frissons, alternatives de chaleur et de froid, poils piqués, vive sensibililé de la colonne dorso-lombaire et des cótes. Contractions musculaires doulou-reuses surtout a l'encolure. Diarrhée sanguinolenle t'étide, co-liques. Les yeux deviennent ternes, les battements du cceur violents tandis que le pouls est petit et vite; les muqueuses noi-ratres, la respiration halelante, la bouche froide, la langue pendante. Le refroidissement augmente de plus en plus. Mort.
Cheval.
Symptomes : Au début, tristesse, prostration des forces, coli-ques. Dans les moments de calme, la tête est portee bas, l'ani--mal est dans une somnolence profonde. La marche est titu-bante, la peau sèche, le poil hérissé, et on percoit quelquefois de la crepitation. Sueurs chaudes et froides alternativement, aux épaules, aux flancs et aux oreilles. Le pouls est vite, petit, tandis que les battements du coeur sont violents.
Tous ces symptomes vont en s'aggravant, et l'animal ne tarde pas ä mourir. La durée est de douze a vingt-quatre ou trente-six heures.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;quot;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;quot;^
Mouton.
Symptomes: Refus des aliments; les urines sont rares, es-soufflement, muqueuses injectées et légèrement violacées par places, battements du coeur violents, abaissement de la tempe­rature. Trernblements généraux, les yeux pleurent, la vue se trouble, il squot;écoule du sang par les ouvertures naturelles. La plus grande parlie du troupeau est atteinte en peu de jours et presque tous les malades succombent promptement.
Porc.
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CHARBON
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Rare.
Symptómes: Perte de l'appétit, abattements oreilles pendantes, plombées ainsiquele groiu. Cris plainlifs, laches rouge bleuälre sur divers pointsducorps; respiration accélérée,penible; abais-sement de la temperature. Au moment de Ia mort, la defecation devient involontaire. La succession de ces symptómes donne k la maladic une durée de vingl-quatre ä quarante-huit heures.
Animauw de basse-eour : l.a maladie a été observée ä la suite
Fig. 7. — Vaccin a tube.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Fig. 8. — Pratique de I'inoculatioD.
Fig. 7 et 8. — Vaccination charbonneuse (sang de rate) methode Chauveau.
d'inoculations devenues efflcaces, après abaissemerit de la tem­perature du corps (Pasteur).
Tristesse, hérissement des plumes, marche penible, teiiile cyanosée de la crête, trembleinent, diarrhée, mort
Traitement. Préventif : Vaccination a lalde des virus atténués de Pasteur, qui rendent Torganisme impropre k l'existence de
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24nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES GÉNÉRALES
la bactéridie. Experiences de Pouilly, Lefort, de Packish, de Capuvar(fig. 7 et8).
Elles se pratiquent avec des vaccins ä deux degrés obtenus par différents procédés : par la chaleur a l'étuve, la chaleur solaire, l'óxygène comprimé, les antiseptiques, etc., etc. Les deux vaccins sont employés ädix ou qualorze jours d'intervalle, en commenQant par Ie vaccin faible et en terminant par Ie vaccin fort.
Eloigner les troupeaux des paturages suspects d'etre infectés. Emigration.
Curatif : Excitants diffusibles, vin et alcool aromatisés; cam-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;laquo;f
phre, 15 a 30 grammes; essence de térébenthine, 120 a 150 grammes (Delafond). Acide phénique 8,10 et jusqu'ä 30 gram­mes par jour. Le chlorure de chaux, l'huile phosphorée : 20 ä 30 grammes ont été conseillés. L'acide sulfurique en limonade, l'acétate d'ammoniaque ont été aussi indiqués. ïous ces moyens doivent ètre aidés par des révulsifs énergiques: moutarde, tro-chisques d'ellébore, essence de térébenthine, liniments divers, bains de vapeur, enfin l'hydrothérapie.
2raquo; Charbon symptomatique (Chabert). — Bacteriën (Arloing, Cornevin et Thomas). Maladie infectieuse, contagieuse, due ä une bacterie dont (Arloing, Cornevin et Thomas) ont fait une étude remarquable, et centre laquelle ils ont préconisé des pro­cédés de vaccination. Ils ont nettement différencié celte affection de la flèvre charbonneuse ou charbon essentiel.
Le microbe [bacterium Chauvcni) sè rencontre surtout dans les tumeurs charbonneuses (lig. 9). Ses principales voiesd'intro-
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F'B' B. — Bactéries du charbon symptomatique, d'après Arloing, Corneïin el
Thomas.
duction dans l'éeonomie sont les plaies ou traumatismes s'é-tendant jusqu'au tissu conjonctif sous-jacent.
Il s'observe sur le boeuf; est tres rare sur le veau, et peut être inoculé au mouton et a la chèvre. Il prend divers noms suivantle siège qu'il occupe : glossanthrax, avant-cceur, etc.
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CHARBONnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;25
Symplómes : Au débul flèvre, puis apparition de tumeurs en des lieux d'élection : glossanthrax è la langue; avant-caur au poitrail; noir cuisse au plat des cuisses. Ces tumeurs apparais-sent dans Ie tissu conjonctif sous-cutiiné, dansles masses mus-culaires, les ganglions. Alors 1c poil se hérisse en un point qui est sensible et parfois crépilant. Presence d'une nodosilé dou-loureuse ou d'un üedème diffus. En quelques heures elles sont développées, et la peau se montre tendue et crépitante. Elles deviennent froides, insensibles, et se recouvrent de phlyc-tènes laissant écouler un liquide séreux. La tumeur et les points environnants sont emphysémateux, complètement in­sensibles; leur incision donne issue ä un ichor l'oncé mèlé de i gaz. Les symptómes se modifient suivant Ie lieu d'apparition : c'est ainsi que dans Ie glossanthrax, il y a des menaces d'as-phyxie Ces tumeurs évoluont en huit ou dix heures, pour dimi-nuer ou disparaitre a un certain moment; alors les symptómes s'aggravent de plus en plus, et la mort arrive k la suite de cette sorte de métastase.
Traitement. Préventif : Vaccination au inoycn du virus des tumeurs atténué paria chaleur.
Ces virus se préparent comme il suit : 40 grammes de muscle malade sont desséchés a la temperature de 32raquo;, puis mélanges ä80 grammes d'eau. La totalilé est divisce en douze parlies, dont six sont desséchées k Tétuve k 100deg; pendant six heures et six k 85deg; pendant Ie même temps. Les premières constituent Ie virus t'aible, les autres Ie deuxième vaccin ou virus fort. Les inoculations sont faites k dix jours d'intervalle en com-mencant par Ie virus faible.
Les expérimentateurs avaient d'abord injecté les virus dans les veines, Ie parasite du charbon bacteriën n'étant pas Ie meme que celui de la flèvre charbonneuse. C'est ainsi qu'ont été faites les experiences de Chaumont (Arloing, Cornevin et Thomas). Ce mode d'opérei' iiécessitant des precautions minutieuses, ils ont modiflé leur manuel opératoire en pratiquant l'inoculalion k l'extrémilé de la queue. La fin de l'hiver et Ie printemps sont les saisons préférables peur celle operation.
Curatif: Ouvrir profondément les tumeurs et les cautériser soit au fer rouge, soit avec les causliques potentiels : acides concentres, potasse caustique, sublime corrosif, etc., etc. Abreu-ver les animaux non atteints k l'eau phéniquée.
Ne pas confondre avec !a flèvre charbonneuse; pour les dis-tinguer sörement, inoculer en mème temps un cobaye et un lapin; Si Ie premier seul succombö, on a affaire au charbon
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MALADIES GÉNÉRALES
symptomatique. S'ils meiirenl tous les deux, on a affaire ä la flèvre charbonneuse.
Fig. 11.—Trocart d'Arloing.
/nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;jg
Fig. 10. — Scringue H'Arloiog.
Fig. 12 el 13. — Pratique de I'inoculation,
!•' et 2quot; temps.
Fig. 10 k 13, — Vaccination ilu i-harbon symplonintiquc, methode d'Arloing Coroevin laquo;t Thomas.
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CHOLERA DES POULES
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Police sanitaire.: Declaration, isolement au pare et k l'étable; interdiction de vente de la viande qui sera enlbuie et recou-verte de chaux. De preference livrer les cadavres a, l'éqiiaris-seur. Les peaux peuvent ètre ulilisées après désinfection. Inter-dire l'usage du lait. Désinfecter les habitations et les acces­soires.
15. Cholera des poules. — Êpizootie des animaux de basse-cour.
Maiadie épizootique, contagieuse, microbienne, due k la pre­sence d'un bacille cultivable dans les bouillons de poule et de veau.
Le virus de culture alténuée par Faction de l'oxygène consti-titue un veritable vaccin. Cette découverte a éléle point de de­part des travaux si féconds en résultats, sur les virus atténués (Pasteur).
Poules, dindes, oies, canards, pigeons, etc., etc.
Gelte maiadie est grave par ses consequences au point de vue économique, en ravageant et dépeuplant les basses-cours.
Causes : Contagion, qui s'opère par les boissons ou la nourri-lure souillées par le contact des excrements.
Symptómes : Mort subite frequente. Plus généralement durée de quelques heures.
Tristesse, marche chancelante, plumes hérissées, ailes pen-dantes, crête päle, souvent bleuatre; les animaux s'aecouvent dans les coins, ä l'abri du vent ou ausoleil.
Appetit nul ou diminué, soifvive; écoulement par les narines ou le bec de mucus visqueux ; diarrhée souvent dysentérique. La temperature du corps baisse; quelques observateurs l'ont vu s'élever (Salles). La faiblese augmente de plus en plus, le comaest complet et la mort survient.
La marche est rapide, les guérisons sont rares. A litre expe­rimental; on a essayé dans les veines (Signol), des injections aqueuses qui ont été suivies de succes.
Ne pas confondre avec les vers intestinaux, les empoisonne-ments.
Traitemenl : Injections veineuscs, nourriture végétale I'ralche infusion do bourgeons de sapins. Boissons ferrugineuses ou phéniquées. Propreté des poulaillers ou basses-cours, enlève-ment des fumiers. Vaccination par les virus atténués (Pasteur). Les travaux de ce savant ont jeté un grandjour sur cette affec­tion au point de vue de sa nature, de ses caractères contagieux, et surtout des effets de la vaccination.
Police sanitaire : Isolement, éviter l'introduclion de volailles suspectes, emigration, enfouissement profond des cadavres.
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28nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES GENERALES
16. Péripneumonie contagieuse dugrosbétail.
Maladie int'ectieuse.contagieuse, épizootique, caractérisée par des productions neoplasiques dans les poumons et sur les plè-vres.
Des experiences d'inociilalions faites avec les différents mi­crobes Irouvés dans la sérosité péripneumonique sembleraient établir que la maladie est due au pncumobacillus liquefaciens (Arloing).
Cetle maladie est grave par ses consequences économiqucs. 1,'incubation prolongée ajoute ä cette gravité, en permettant, durant de longs jours, la dissemination des elements de con-tage.
Causes : Contagion, qui s'opère par introduction de malades dans les étables, par la presence d'individus ayant séjourné dans los lieux infectés, par les ustensiles, les aliments et mème les chiens de vaches (Dubos).
Une première atteinte confère l'immunilé.
Incubation : Trois ä six semaines en moyenne, mais les li-mites extremes sont de huit jours ä Irois mois.
Symplóme.s : Début insidieux, ap parences de la santé, sauf quelques malaises, tels que rumination un peu plus lente et autres symptómes gastriques, légers frissons, un peu de lassi­tude. Toux rare, mais faible, sèche.
Après ces premiers symptómes tres fugaces, apparait un peu de sensibilllé de la poitrine et de la colonne vertebrale, les raouvements brusques sontaccompagnésd'une plainte étouffée. La peau manque de souplesse, Ie poil est terne, et reconvert d'iine poussière épidermique plus ou moins abondante.
Get état latent dure deux ou trois septenaires. Le mal s'ag-grave, il se manifeste de l'oppression, la toux est plus frequente, plus douloureuse, la bete ne se coucbe pas ou peu, et se plaint fréquemment. Les yeux sont larmoyants, le mulle sec, les cornes alternativement chaudes ou froides; écoulement par les naseaux de mucus plus ou moins abondant. Sensibilllé extreme de la colonne vertebrale, perte d'appélit, rumination irregu­liere, pouls accéléré. Temperature sensiblement élevée : 40,5; 41; quelquefois 42deg; C. Diminution du lait.
A Tauscultation, bruit tubaire, respiration supplementaire, rälesdivers. L'cngouementpulmonaire se constategénéralement des deux cótés, ainsi que répanchemenl pleura!. La percussion determine les limites de la maladie, cependant, mème dans les parties saines le bruit peren est moins clair.
La durée est variable; de quelques jours ä plusieurs semai­nes,
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PÉR1PNEUM0NIE GONTAGIEUSE
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Elle so complique parl'ois d'arlliriles, d'avortements, et, dans
ce cas, les jeunes sujets présentent sou­vent des alterations pulmonaires Enfin, la tuberculose peut venir s'lmplanter sur ce terrain exceptionneliement pré­paré (Trasbol).
La morlalité est variable : de 10 ä 75 pour 100. Ne pas conl'ondre avec pneu­
14. — Laucette inoculation.
monie tranche, traumalique.vermineuse, et tuberculose.
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Tmitement : En general pen utile; dérivatifs, saignée, émétique, vinaigre sternutatoire.
Inoculation : Le moven Ie plus efficace, basé sur de nombreux fails d'observation qui augmentent lous les jours, est l'ino-culation preventive. Elle repose sur cetle remarquc,que lesanimaux qui survivent après avoir élé malades, sont réi'rac-taires a de nouvelles alleinles de la
maladie.
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Elle se pratique ä l'aide du liquide qui s'écoule de la coupe d'un poumon malade qui doit èlre frais et non altere. Le lieu d'élection est l'extrémité de la queue. Il est absolument contre-indiqué de les faire dans cerlaines regions dites défendues : le poitrail, les épaules, 1'en-colure étant dans ce cas le siège de proliferations formidables contra les-quelles il n'est pas possible de réagir.
Elle se fait par une piqüre sous-épi-derraique avec une lancetle chargée de liquide séreux.
On fait deux ou trois piqüres distan, les de 4 ä 5 centimetres. On peut se servir aussi de la seringue Collin.
Généralement les animaux n'en res-sentent aueun effet fächeux et les plaies cicatrisent; mais il peut se produire desnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;w
accidents graves qui nécessitent l'amputation de la queue ä des hauteurs variables. Les tumours qui surviennent aux points d'inoculation, sont des néoplasies proliférant assez activeraent ponr determiner la mortilication des elements normaux qu'élles
2.
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MALADIES GÉNÉRALES
engiobent, ce qui juslifie suffisamment la defense d'inoculer en cerlaincs regions réservées. Quand les animaux ne mcurent pas, Ie sphacèle qui en résulte est éliminé au bout de quinze a vingl jours. Kien qu'ii u'apparaisse aucun effet local, rimmunilé n'en est pas moins acquise. Prendre garde de ne pas inoculer d-aulres maladies.
On a encore propose comme moyen prophylactique la sull'u-risation (Lafosse), consislant a faire respirer aux animaux des vapeurs de soulre brülé dans l'étable close.
Ce procédé, employé par H. Bouley et Signol, n'a pas donné les résultats attendus.
Police sanitaire : Les mesures sanilaires n'ont pas toujours l'efficacité desirable, parce que les animaux en état d'incuba-tion, peuvenl [lasser par plusieurs mains avant l'apparition ob­jective de la maladie. L'usagc de la viande et du lait peuvent étre aulorisés.
Les mesures k opposnr ä la propngation de la maladie, sont : l'isolement, la surveillance des anirnaux de prove­nances suspectes, et Finterdiction pour eux des foires et mar­ches. Stimuler la vigilance des propriótaires; en cas d'appa-ritiou dans des localités jusque-la indemnes, fairo abattre de suite les animaux atteiats et isoler ceux qui ont pu élre conta-minés.
Indernnüé : des trois quarts de la valeur après abatage, si les animaux son! en France depuis plus de trois mois.
MALADIES DIATHÉSIQUKS OU CONSTITUTIONXELLES
17. Gourme des solipèdes.
Maladie diatliésique, constitulionnelle, infectieuse et conta-gieuse, due ä im streptocoque (Schütz), se décélant par Ie vio­let de gentiane, et dont {'existence a été, depuis, con-trölée (iNocard).
Suivant certains observateurs, cette maladie serait une des formes de la variole équine, horse pox.
On a souvent confondu sous ce nom toules les inflammations catarrhales des voies respiratoires, ce qui a donné lieu k de nombreuses erreurs de diagnostic,
Elle est enzootique ou sporadique; bénigne ou maligne.
Cauaes : contagion; do nombreux observateurs ont réussi k la transmettre (Viborg, Lafosse, Reyual, Ch. Martin). On a accuse aussi racclimatement et l'encombrement.
Bénigne; sijmptómes : au début, flèvre plus ou moins forte, respiration accólórée, irreguliere, toux. Jetage séreux, puis plus epais, jaunatre, lloconneux, engorgement des ganglions
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MALADIE DES CHIENS
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lymphatiques de 1'auge et mème de la parotide; eette intlam-malion locale dlsparatt quelquefois, maïs Ie plus souvent eile arrive ä suppuration.
Le pus forme, las syraptoraes s'amendent, la gaité reparalt ainsi que l'appétit, le jetage diminue et la guérison est com­plete après trois semaines ou un mois. Rechules fréquentes.
La tendance ä la pyogénie est tellement marquee que des abces peuvent se former en diverses parlies du corps, et que le motndre traumatisme peut être le point de depart d'une intlammation gourmeuse, et de iyraphangites tres accusées. II peut encore se produire ün exanthèmecutané, représentant une veritable eruption pustuleuse inoculable.
Maligne : Sa marche peut être lente, avec formation d'oe-dèmes, d'épanchements; jetage de mauvaise nature, diarrhée; état languissant de la nutrition, maigreur. II peut arriver que l'angine prenne un caractère gangréneux. (V. angine, coryza, abces) Le thermomètre donne les indications les plus utiles au point de vue du pronoslic (Humbert).
Ne pas confondre avec : morve, l'arcin, lymphangitcs, divers trauraalismes, horse pox, bien qu'nn rapprochement avec cette dernière ait été afdrmé (Trasbot). Ces affirmations ont été con-trediles (Delamolte, Weber) qui ont apporté des observations et des experiences d'inoculation du horse-pox n'ayant pas pre­serve les animaux de lagourme.
Traüement : Bonnes conditions hygiéniques, temperature egale et modórée, couvrir Ie corps el la gorge; fumigations, embrocations adoucissantes, élecluaires balsamiquès, de pre­ference le cubèbe a la dose de 30 grammes par jour. Continuer änourrir l'animal, boissons tiódes, purgatifs salins; sulfate de soude, crème de tartre, bicarbonate de soude.
Prophyluxie : Inoculer la sérosité du pus comme moyen préservatif de la gourme (Trasbot).
Police sanitaire : Isoler les animaux atteints, éviter toutes chances de contagion, nettoyage et désinfection des écurie* principalement des Stalles et des mangeoires. ' 18. Maladie des chiens.
Maladie critique du jeune age, considérée par certains obser-vateurs comme de nature varioleuse (Trasbot), qui a pu I'ino-culer ä de jeunes animaux de quinze jours a trois mois. Mais l'agent pathogénique reste eneore inconnu, Elle attaque les jeunes chiens de cinq a quinze mois avec un caractère nette-ment contagieux (G. Leblanc); on peut la communiquer au singe. Incubation : De quatre a sept jours. Causes : Contagion, jeune age.
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32nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES GÉNÉRALES
Symplómes : Tristesse, nonchalance, appélit diminué ou de­prave; la tête est lourde, la gueiile sèche, elevation du pouls et de la temperature. Plus tard, constipation, loux sèche, quin-teuse; quelquefois efforts de vomissements.
Plusieurs jours après Ie début, frissons frequents, toux per-sistante, grasse, jetage souvent assez abondant pour gèner la respiration. Les yeux sont chassieux. collés par des mucosités; ce symptóme caraclérise parfois Ie début, et il n'est pas rare de voir se produire des ulcérations sur la cornée.
A 1'auscultation, räles muqueux, diminution du bruit vésicu-laire, nausécs de plus en plus fréquentes, pouls accéléré, mai-greur croissante. La diarrhée succède a la constipation, les dejections jaune clair, raelées de mucosités.
Si la ma'adie continue son cours, l'animal ne peut plus se tenirdebout, les yeux secreusent, la cornée s'ulcèrequelquefois, l'appétit est nul, la diarrhée augmente et deviant fétide. Les animaux raeurent dans la slupeur ou sont pris de convulsions. Souvent on constate un calarrhe bronchique, de la bronchile capillaire ou mème une veritable pneumonie dont Tauscuita-tion indique les limites. On voit aussi survenir de la dysenterie el mème de rictère.
Pendant Ie cours de la maladie, ou vers sa terminaison on voit assez souvent apparaitre une eruption bulleuse (C. Leblanc), qui se fixe au ventre, ä la poilrine, k la face interne des cuisses, laissant échapper un liquide clair qui deviant peu k peu opalin. Une aréole rouge entouro ces bulles, at la croïita qui se forme tombe vers Ie qualrième jour laissant une légere cicatrice. Certains observaleurs considèrent cette eruption comme puslu-leuse at comme tres ordinaire (Trasbot); dans ces cas, la ma­ladie serait moins grave.
On voit enfin survenir des abces, et tres fréquemment la choréc succède ä cette affection.
La mortalité parait être de 40 ä 60 pour 100. Traitement : Intervenir dès las premiers symptömes ; habita­tions salubres, modérément chaudes, régime lacté, bouillons, viande crue, vomitifs, principalement sirop d'ipéca, 20 k 45 grammes suivant la taille. En cas de constipation, laxatifs, lavements; l'usagc du café noir est de première nécessité.
En cas de pneumonie, sinapismes sous la poilrine et sur las
cótés; pommade stibiée ou vésicatoires. Chezlechien, se méfier
beaucoup des applications vésicantes.
En cas de diarrhée, lavements d'amidon, eau derizlaudanisée.
S'il existe de la stomatite, gargarismes acidulés, chlorate da
potasse, ou solution de permanganate de potasse.
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RHÜMATISME
33
Si la kératite ulcéreuse est imminent ou existe, cauterisations au nitrate d'argent ou au sulfate de cuivre. En eas d'albugo ou de taies, emploi des pommades suivantes:
r\£ lodurc de potassium quot;^ lodc......................
0 gr. 20
sye Huile de noix.............. 4 gr.
Huilc de foix de morue. 6 —
Beurrc frais lavê..
Polasse caustique........ 0 gr. 55
I
ou bien encore : calomel, oxyde rouge de mercure, et surtout les solutions boriquées ou de sublime corrosif; cedernier regu­larise la cicatrisation de la cornée.
Lors de convulsions : affusions froides sur la tête, chloral, ether, camphre, valériane, soil en solutions soit en pilules.
Provoquerl'eruptionculaneepar des couvertures, des boules, ou des briques chaudes et radministralion de boissons stimu-lantes.
Donner aux jeunes chiens une nourriture animale. Le grand air, l'exercice sont indiqués comme indispensables.
L'inoculaüon n'est pas un préservaüf do la maladie.
foüee sanitaire : Séparer les malades, éviter tous rapports avoc les animaux sains, désinfecter les clicnils, les litières et les colliers.
19. Rhumatisme.
Maladie diathésique; assez rare chez les animaux, mais se présentant cependant quelquefois avec des caractères bien de­termines, surtout chez le chien, le cheval et lo bceuf; plus rare chez le porc et le moulon. Elle se présente dans certains cas avec un caractère migratoire, et les recidives sont possibles.
Causes : Obscures; rcfroidissements, maladies de cceur.
Rhumatisme ariieulaire.
Symptumes gênéraux : Au debut, frissons, fievre, courbalure et apparition de symptómes locaux. Parfois i'une quelconque des articulations devient malade, avec ou sans reaction générale.
Locaux: Douleur vive sur une ou plusieurs articulatious; chez le chien, rougeur de la peau, sensibilité, cris, marche difficile ou impossible; tumefaction et saillie des synoviales par suite d'épanchenn-nt. Elevation de la temperature, 1 a 2 degrés au-dessus de la normale. Les symptómes s'atténuent quelquefois, pour reparaitre a divers intervalles.
On a confondu la synovite consecutive avec le rhumatisme; mais cette maladie n'a pas le caractère rhumatismal, c'est-a-dire diathésique et sujet k recidive; en réalité eile est curable ou incurable, mais une fois guérie ne se reproduit pas (nous la décrivons a l'article Synovite).
La complication d'affections cardiaques, bien que rare, n'est par inconnue chez les animaux, surtout rendocardile(Trasbot).
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#9632;
34
MALADIES GÉNÉRALES
Traitement: Révulsifs, vésicaloires, applications mercurielles ou beiladonées. Tenir chaudement. A 1'inlérieur, nilre et alcalins ä haute dose; vératrinc de 1 gramme pour Ie cheyal a Ogr., 05 äO gr., 08 pour Ie chien ; salicyiale de soude a la dose de 20 a 25 grammes pour les grandes espèces, et jusqu'a 3 grammes pour Ie chien, suivant la taille (Brosse). En dernibr lieu, lors du passage a l'état chronique ou d'hydarthrose, la cauterisation acluelle est seule efficaee.
Rhumatisme musculaire.
Tous les animaux. Plus frequent sur les muscles du tronc. II prend suivant sou siège les notns de rhumatisme : scapulo-huméral, sciatique, cervical, lombaire, costal.
Symptómes : Au débul, raideur, douleur sourde, plus mani­feste quand les muscles atteints sont mis en jeu. L'animal ne peut se coucher; s'il Ie fait, Ie décubitus se prolonge outre me­sure. II est rare qu'il y ait de la tumefaction et des symptómes généraux; cependantchez Ie bceufle fait aété constaté(Cruzel_). Durée courte.
La maladie passe souvent a l'état chronique, et, a eet état, eile immobilise les animaux.
Traitement : Repos, applications camphrées ou belladonnées, cataplasmes, bains, chez les petits animaux. Employer aussi les douches chaudes, les injections hypodermiques de morphine ou d'atropine : morphine 0 gr., 20; atropine 0 gr., 5; eau chaude 20 grammes. Le salicylate de soude est efficaee aux doses indi-quées précédemment.
Écuries chaudes, couvertures.
20. Scrofule.
Maladie constitutionnelle, noncontagieuseet a marche lente ; son element pathogène est encore indéterminé. Pour beaucoup d'auteurs, la scrofulose ne repiésemerait pas une espèce noso-logique définie, mais un groupe d'^tals morbides (Friedberger et Fróhner). Rare chez les animaux, a été observée chez le porc et le chien.
Causes: Mauvaise alimentation.
Symptómes : Tumefaction des ganglions lymphatiques du cou, formant destumeurs indolentes, mobiles, en forme de chapelets. Elles se montrent aussi au poitrail et k l'aine Au niveau de cestumeurs.lapeaudevienl violacée, puls la ttimeur seramollit, devient fluctuante et s'abcède. Pus mal lié, séreux; persistance de fistules. On a rattaché a Ia scrofule certains catarrhes et des affections culanées rebelles, surtout chez le chien. Les ani­maux succombent a une suppuration prolongée, et a une veri­table cachexie.
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BACHITISMË
an
Traitement: Hygienique, air pur, exercice, régime analeptique pour Ie chien, viande et café; pour Ie porc. gentiane, houblon, baies de genièvre, phosphate de chaux, iode et preparations. Éloigner de la reproduction les animaux atleints. Quelquefois, la tuberculose vient s'ajouter ä la scrofule sans qu'on doive les confondre. Cette erreur a dü ètre cependant être commisebien des fois.
21. Rachitisme.
Développement incompletdusquelette; équidés(H. Benjamin), bovidés (Lafosse), porc, chien, cortains animaux sauvages. Peut
Fig. 16, — Tibia deforme et spongieux.
Fig. 17. — Proliferation d'un cartilage diaphysaire.
être congenital et provoqué expérimentalement (Dr Gillet de Grandmont.
Causes : Mauvaise hygiene, absence de sels calcaires daas 1'a-limentation.
Symptómes : Paresse, ditflculté des mouvements, amaigrisse-ment, poil piqué, diarrhée frequente, urines chargées de sels. Les os se déformentplus ou moins complètement (lig. 16 et 17), se courbent, se gonflent, principalement les os longs. Le ster-
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48.
19.
Kig. 18. — Éli'menls du tuberculc, daprès Lebert. 1. Figures supiirieures : Glo­bales du tuberculcs. — A, globules du lubercu!e vus ii uu grossissement de
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TUBERCULOSE
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i
num et les cóles subissenl des deformations plusou inoins com­pletes, qui peuvent aller jusqu'ä gêner la deglutition et la res­piration. La colonne vertebrale subit aussi des deformations: Courbure en contre-haut (cyphose, dos de carpe); en contre-bas (lordosc); de cóté (scoliose). Plus tard, la locomotion de­viant impossible, les muqueuses prennent une teinte violacée; l'appétit se perd et les animaux succombent.
Traitement: Hygiénique; nourriture de choix, poudre d'os, sei marin, teinture de Mars tartarisée, 1 a 2 grammes pour Ie cheval; 4 ä5 goultes pour les pelits animaux. Cc traitement ne convient qu'au début; il devient nul quand les deformations osseuses sontsurvenues.
22. Tuberculose. Phlisie, Pommelière.
Maladie générale, grave, a type chronique, contagieuse; due ä la presence d'un bacille (bacille de Koch), dont l'cxistence se décèle par les couleurs d'aniline, et pouvant se cultiver sur Ie serum du sang du bceuf gelatinise.
Quand ces bacilles pénélrent dans un tissu, il y produisenl la proliferation de ses elements, dont la reunion en masses plus ou moins volumineuses, traversées par des fibres de tissu con-jonctif, constitue letubercule (fig. 18). I/aspect general est celui d'une nodosité translucide, grisdtre, généralement de Ia gros-seur d'un grain de millet (lubcrcule miliaire) : ces nodosités peuvent óprouver des metamorphoses regressives, telles que la calcification, ou l'état caséeux. (Voyez flg. 18, 19, 20 et 21).
Causes : Hérédité, lactation, contagion. Le caractère conta-gieux a été constaté pour la première fois en France (Villemain).
-
400 diamètres ; B, les mènies, vus ii un grossisscment de 000 diamètres ; a, cor-puscules luberouleux ; b, granules qui les entourent. — 2. Figures médianes : Matière tuberculeuso vue dun; son ensemble. — A, matière tuberculeuse isolée; aa, csrpuscules ; bb, granules ; cc, substance intercellulaire. — B, matière tuberculeuso entre les fibres pulmouaires ; abc, même signification; dd, fibres [mlmoniires. — 3. Figures inférieures : matière tubercuteuse mêlee de mélauose.
—nbsp; nbsp;aa, globules mélauiques; bb, granules noirs ; cc, globules du tubercule.
—nbsp; Matière tuberculeuso crétacée ; aa, globules du tubercule ; bb, cristanx colcs-tériques; cc, granules (d'après Lebert, Anat. path,),
Fig. 19. — Développement du tubercule, proveuant du tissu conjectif do la plêvre on voit tonte la série du développement d^puis les corpuscules simples au tissu conjouctif; la division d:s noyauï et des cellules jusqu'ä la formation du nodule tuberculeux dont los ceïlules se transfonnent en detritus a granules graisseux occupant lo centre do la figure. Orossis. : 300 diamètres (Virchow, Path, cellul,), .
Fig. 20. — Tubercule du péritoine parietal. Grossissement : 260. 1. Centre de la granulation forméo par nne accumulation de noyaux ; 2. Cellules plasmatiques (corpuscules du tissu conjonctif (en voie de proliferation nucléaire et renfer-mant plusieurs noyaux) ; 3. Cellules plasmatiques, a pen prés saines et repré-sentées par un noyan unique (Morel, Histologie, atlas, pU XXXIV).
Sionol. — Aide-mém. vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 3
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38nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES GÉNÉRALES
Le bacille peut êlre Introduit par Ie poumon ou les voies diges­tives, par absorption lymphatique; la maladie peut done se transmettre par le jetage ou la bavc, Ie lait, la viande infectée, et surtout par les plaies des mamelles lors de l'allaitement (No-card). Des essais ont été faits pour essayer de conlérer l'immunité ä l'aide de divers moyens. On se rappeile Tinsucces relentissant de la tuberculine de Koch. Get agent reste néanmoins un moyen précieux d'investigation peur dénoncer les animaux sus­pects.
Cette maladie attaque le cheval, les grands ruminants, le pore, et se communiquerait mètne des volailles a l'horame (Dr Lamallerée) et réciproquement.
Chez le cheval.
Symptómes : Essoufflement rapide, dyspnée plus ou moins prononcée, amaigrissenient, polyurie, anorexie, elevation de la temperature de i a 2raquo; C, toux petite, sèche, avortée, sans rap­pel, jetage muqueux (Nocai'd). L'auscultation renseigne sur les lésions du poumon.
Ruminants : Fièvre, frissons, inappétence, elevation de la temperature, qui deviennent bien manifestes, quand la maladie a dejä évolué dans une mesure notable.
Plus tard, le lait devient aqueux. ïoax sèclie, surtout après lerepas, respiration légèremenl accélérée; puis insensiblement arrive l'essoufflement.
Peu de renseignements ä la percussion quand les tubercules sont disséminés. A l'auscultation, le munnure respiratoire est rude, inegal; souffle ou frottement bronchique. Rales sibilants, muqueux. La peau est sèclie, adliérente, le poil piqué de plus en plus, a mesure que la maigreur augmente. Douleurs sour-des dans les membres et mème claudication. Engorgement des lymphatiques du flanc, de l'aine, de l'entrée de la poitrine.
A la période de consomption, tons les symptómes s'exagèrent: le laitdiminue, Turine est sédimenteuse, la toux accompaguée de jetage muco-purulent, granuleux, inodore. On constate des poussées s'accompagnant de fièvre, pendant lesquelles les ani­maux succombent. Quand la tuberculose se localise sur d'autres points que le poumon, qui est quelquefois calciflé dans une
qui se présente a l'tßil sous forme de nodules blanco ; b, infundibula; grossis-sement: 150. B. Vaisseaux de transition du voisinage avec multiplication des noyaux (d'après Colberg). Grossissement: 300. Pig. 22. — Tuberculc miliaire de Tépiploon d'après Numch ; on voit un corps sphé-rique forme de cellules, (ixe par neuf filaments conjonetifs délicats, qui, partant de Ia póriphéric du tubercule, rayonne sur des nobêculea conjonettres plui fortes ; une partie vasculaire aaa. Grossissement : 100.
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22.
Fig. 21. — A, tubercule miliaire du poumon ; a, coupe d'un petit vaisseau dont ^ les parois et letissu cellutlaire ambiant mootrent une irréoforniation cellulaire.
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40nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES GÉNÉRALES
grande partie de son étendue, la Symptomatologie est des plus obscures. Ainsi, dans Ie péritoine, Ie mésentère, Ie foie, les reins (flg. 22); et l'état general est surtout ce qui frappe l'obser-vateur.
Pronostic : Grave.
Traüement : Nul, mais l'hygiène indique les moyens de li­miter la contagion mise aujourd'hui en evidence (Villemain, ïoussaint).
Police sanitaire : Les moyens que l'hygiène met au service de la police sanitaire sont: Isolement des malades, désinfec-lion des habitations, éviter la consommation des animaux chez lesquels la tuberculose est généralisée. Un des caractères qui affirment que raffecüon est dans ce cas particulier, c'est l'é-ruption tuberculeuse sur les sércuses (plèvre et péritoine) (Morel).
Ne consommer Ie lait qu'après l'avoir fait bouillir.
23. Mélanose.
Envahissement des tissus, par un element analomique de la nature des pigments, dont les granulations sont interposées dans les fibres, les cellules, etc., etc. Elles se constituent alorsä l'état de tumeurs envahissant ou englobant les organes.
Plus communes chez Ie cheval, on les rencontre aussi chez Ie chien. Elles affectent de preference les animaux de robes claires. La substance pigmentaire se depose en masse dans les tissus, oü eile forme des tumeurs, des infiltrations, des fusées ; eile est noire ou ardoisée, de consistance ferme. Ces tumeurs augmentent sans cesse de volume, sont isolées ou groupées.
A une certaine époque de leur evolution, elles se ramollissent, et donnent un produit noir foncé nageant dans une sérosité roussatre.
La mélanose envahit toutes les regions de Torganisme : pé­ritoine, tissu conjonctif, inteslins, foie, rate, les reins, Ie pan­creas, les os. Dans la poitrine : plèvres, poumons, ganglions lymphaliques. A l'exlérieur, eile atl'ecte la region des parotides, les cóles, Ie pourtour de l'anus, ou eile est connue sous Ie nom impropre d'bémorrhoïdes.
Les symtómes locaux varient suivant Ie siège de l'affection, l'importance des organes qu'clle attaque et ie dévelopement acquis par les tumeurs. On la dit hereditaire.
Traüement : Ne peut être que chirurgical, et encore dans eer-taines circonslances, c'est-ä-dire quand les tumeurs sont acces-sibles et bien limitées.
Police sanitaire : La viande des animaux mélaniques doit ètre éloignée de la consommation.
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SCORBUÏnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;41
24.nbsp; Anémie.
Diminution de la masse sanguine et de la proportion de ses différents elements: globules, leucocytes, etc.. etc. . Propre ä tous les animaux, mais surtout a ceux qui exé-cutent des travaux violents.
Causes : Hémorragies, traumatiques ou de parturition; ali­mentation insuffisante, travaux excessils.
Symptómes : Paleurdesmuqueuses, amaigrissement, faiblesse. Battements du coeur faibles, métalliques, frequents, accom-pagnes de bruits divers (de diable, de rouet chez I'homme). I.e pouls est petit, les veines effacées, la temperature du corps jibaissée, et Ie sang est päle et décoloré. Examine par les pro­cédés (Hayem, MaIassez),ilcontientmoins de globules. Troubles de la digestion. Essoulflement facile, mème ä la suite d'un léger travail. Elle s'accompagne souvent d'cedèmes diversemenl localises. Sa marche est lente.
Traitement : Éloigner les causes d'anémie, diminuer le tra­vail ou augmenter la nourriture. Aliments do bonne nature, toniques, ferrugineux, amers, sei marin. En cas d'anémie trau-matique, essayer la transfusion : procédé Roussel de Geneve.
25.nbsp; Pléthore.
Augmentation de la masse du sang, du nombi'c des globules, et des elements du plasma. Tous les animaux.
Causes : Alimentation trop riche. Repos.
Symptómes : Les animaux révèlent Fembonpoint, la force, la vigueur, la gaité; le pouls est fort, plein; les muqueuses co-lorées, les veines cutanées saillantes. Elle predispose aux con­gestions, aux hémorragies.
Traitement: Saignées, diète, boissons salines, purgatifs, excr-cice, alimentation modérée.
26.nbsp; Scorbut.
Affection générale, apyrétique, hémorragique, probablement denature infeclieuse.
Tres rare chez les animaux : pore (Cauvet, Pradal, Lafosse); chien (Zundel); mouton (Erndt, Haubner); cheval (Roll).
Sporadique.
Causes : Mauvaise alimentation, usage de produits ferraentés; habitations insalubres.
Symptómes : Au début, lassitude, faiblesse, inappétence, soif, légere teinte ictérique des muqueuses. Gencives saillantes, mol-lasses, violacées, saignant facilement. Quandle mal est ancien, ulcération de la muqueuse, déchaussement des dents, salive abondante, filante; haleine fétide. Hémorragies fréquentes sur les muqueuses digestives et nasales, ou sur la rétine. Constipa-
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MALADIES GENERALES
tion ä laquelle succède parfois la diarrhée. Depilation facile, d'oü Ie nom de pourriture des soies qui lui a eté quelquefois donné. Douleurs articulaires.
État general mauvais, maigreur, épuisement par les hémor-ragies et la suppuration des ulcöres.
Traitement : Varier la nourriture, viandes frafches; racines, glands, chätaignes, fourrages verts. Gargarismes äl'eau de Rabel étendue, au vinaigre, au permanganate de potasse. Arracher les dents branlantes.
Propreté et aeration des habitations, séjour au pré.
27. Purpura.
Expression locale d'un état general. Formation de taclies péte-chiales sur les muqueuses ou la peau. S'il y a hémorragie on l'appelle hémorragique. On Ie voit compliquer les affections typhoïdes (Signol), et apparaitrc sur les moutons fraicliement tondus (Roche Lubin). S'observe chez Ie cheval, Ie chien, Ie mouton.
Causes : Diminution de la lonicité vasculaire.
Symptómes : Fièvre au débul, apparition de taclies rouges, vineuses sur diverses parties du corps, surlout ou la peau est blanche : ces taches ne disparaissent pas a la pression. La ma-ladie dure de quatre a buit jours, mais il peut y avoir des erup­tions successives.
Traitement : Legeres saignées, bains froids, toniques, amers, ferrugineux, decoctions astringentes, phéniquóes ou alcooliques.
38. Leucocytliémie ou Leucémie.
Maladie générale, caractérisée par une modification de la cons­titution du sang. A l'état normal, Ie sang contient en moyenne un globule blanc pour trois cent cinquante globules rouges; dans la leucémie, ce dernier chiffre s'abaisse jusqu'ä 50, 20,10 pour un globule blanc.
Elle s'exprime par un développement hyperplasique des tlssus lymphoïdes; eile se divise en : 1deg; ganglionnaire : extérieure, glandulaire, cutanée (mycosis), mésentérique, bronchique; 2deg; splénique, hépatique et rénale; 3deg; pulmonaire; 4quot; intestinale; suivant Ie point ou se sont développées les productions néopla-siques. Maladie grave, attaquant tous les animaux, non inocu-lable (Nocard).
Causes : Inconnues.
Symptómes : Vagues au début. Diminution des forces, essouf-flement, appétitcapricieux, soifvive, amaigrissement. Apparence exsangue des muqueuses, couleur blanc porcelaine. Dyspnée, toux si la tumeur occupe les ganglions de l'entrée de la poitrine; cette difficulté respiratoire peut s'accentuer au point de cons-
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DIABETEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 43
tituer un veritable cornagn; météorisme. constipation ou diar-rhée, oedèmes', hémorragies. Peu d'élévation de la temperature. Examen du sang, compter les globules (procédés Hayem et Malassez). Examen au microscope ou a rhématomèlre.
Promuic : Grave.
Traitement : Les medicaments ont peu d'eflet : iodures ou mercuriauxn'ont qu'une action éphémère. Transfusion plus ef-fica^e L'extirpation des ganglions ou des organes altérés est sans résultat. En cas de generalisation, combattre les manifes­tations symptomatiques.
29.nbsp; Urémle.
Arrêt de la secretion urinaire par suite d'altérations de nu­trition, obstacles ä Texcrétion du produit sécrété; comme con­sequences, résorption ou retention au sein de l'économie de Turée ou de ses derives qui provoquent un veritable empoison-nement.
Grave. Tons les animaux.
Causes : Congestion rénale, nephrite interstitielle, transfor­mation ou atrophie des reins; infiltrations urineuses, calculs s'opposant a l'excréüon de ['urine.
Symptómes . Refroidissement, assoupissement, diffleuité de la respiration, plaintes, diarrhée, vomissements, convulsions.
Traitement • Inet'Cicace. Remédier aux causes. Diurétiques et toniques.
30.nbsp; Goutte.
Cette maladie peut ètre la consequence de la predominance acide dans Ie sang, les produits d'une nutrition altérée se de­posant dans les articulations (artnrite urique).
On la rencontre chez toutes les volailles, mais principalement chez la poule, l'oie et Ie dindon.
Symptómes : Les articulations los plus exposées a l'envahisse-ment urique sont celles du métacarpe, des phalanges et du carpe. Il s'y forme des tumeurs nodulaires, de grosseur variable, recouvertes d'un épiderme épais, écailleux et raboteux. Elles seramollissent el laissent échapper une matière caséeuse, cal-ciforme, composée d'acide urique et d'urates de chaux et d'ammoniaque (Mégnin). La marche est difficile, l'amaigrisse-ment se prononce, la diarrhée survient et les animaux sue-combent.
Traitement : Ponction des tophi, boissons alcalines.
31.nbsp; Diabete.
Maladie constitutionnelle caraclérisée par une secretion cxa-gérée d'urine. Tous les animaux. Diabete sucré el non sucré ou polyurie. Le premier, ä peu prés
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MALADIES GÉNÉRALES
inconnu en médecino vétérinaire, excepté chez Ie mouton et peut-être les chiennes nourrices (Hciss, Rueff). II est surtout symplomatique et dü ä im trouble de la nutrition.
Le second beaucoup plus frequent, nommé pisse, s'observe principalement sur Ie cheval, lechicn.le mouton; plus rarement sur le boeuf.'
• Causes : Debilitation générale, abus des diurétlques; tuber­culose pulmonaire (Nocard); intoxication par le cyanlhum vin-eetoxicum (Friedberger et Fröhner); les avoines avariées; les dépenses nerveuscs causées par l'entrainement (Garcin).
Symptómes : Miction frequente, trèsabondanle, sans douleur; soif et appétit augmentés, amaigrisseraent, faibicsse, poil piqué, engorgemenls des membres, abaissement de la temperature. Troubles de la vision, ulcérations de la cornée (Saint-Cyr). Dans le cas de diabete sucré il est facile de constater la pre­sence du sucre, par divers procédés; mais l'emploi de la liqueur de Febling est le plus simple.
La marche de celte affection est lente; eile precede quelque-fois l'appariüon de la morve.
Traitement : Alimentation tonique et substantielle, régime sec, regier les boissons. Sulfate ou perchlorure de Ier. Mais le remede qui dans cette maladie parait spécifique, c'est le blanc d'Espagne k la dose de 4, 6, 8 et mème 10 pains par jour donnés dans les boissons.
Dans le diabete resultant de l'entrainement, l'emploi du bro-murede potassium a la dose de 8 ä 16 grammes a donné de bons résultats (Garcin).
32. Cachexie aqueuse. Distomatose.
Maladie due ä la presence d'un helminthe vlvant en colonies dans le foie et habitant les canaux biliaires. Ce parasite est connu sous le nom de distome; deux espèces principales en-vahissent surtout les ruminants : dislome hépatique et acces-soirement distome lancéole (flg. 23, 24, 25).
Cette affection est tres frequente dans les localilés humides, par suite de l'ingestion par les animaux, des cercaires libres ou enkystés de la douve, qui habitent les flaques d'eau, et restent déposés sur l'herbe quand celle eau se dessèche ou se retire.
. Celte infestation se produit surtout en été, et la maladie ap-paralt en automne et en hiver. La durée de la vie des (iistomes dans les organes peut varier d'une ä plusieurs années.
De nombreuses theories se sont produites pour expliquer leurs migrations dans les organes ; la plus probable est le pas­sage direct de la douve du duodenum dans le canal cholédoque (Lcuckart). Ces pfiigralions s'élendent parfois a travers les pa-
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CACHEXIE AQUEUSEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;45
rois du canal jusque dans Ie poumon, ou Ie parasite produit des foyers hémorragiques, Cette maladieest commune ehez les ruminants et en parlicu-
Fig. 23. — Distome hépatiquo grossi deux fois (Van Beneden).
Fig. Ü4. #9632;— Disfome : a, penis subspiral et cupulc abdominale subtriangulaire ; b, ffiuf.
lier Ie mouton, mais eile peut atteindre aussi les autres et même rhomme; l'écrevisse est souvent envahie par du D. cirrigerum.
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animaux la larve
Fig. 25. — aiuh de distomes. A, oeuf du dislome hépalique grossi quot;traite par la polasse caustique pour séparer I opcreule. B, wuf lancéolé.
107 fois et dn distome
Causes : Saisons humides, pays inondés, pluies abondantes, toutes circonstanceg qui favorisenl rédosion des oeufs de dis-
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46nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES GÉNÉRALES
tomes et leurs transformations. La cause directe est la deglu­tition par l'anitnal des cercaires libres ou enkystés.
Symptómes : Ils correspondent ä l'état de développement des distomes, coïncidant avec los mois de septembre k novembre. Les moutons sont moins vifs, les muqueuses et les parties fines de la peau sont plus pales; mais bientót l'appétit qui s'était conserve jusque-lä, diminue, la soit'augmente et la rumination est irreguliere. Les muqueuses et la peau prennent une teinte cachectique. La conjonctive commence a s'infiltrer ; l'animal k l'oeilgras comme disent les bergers; lalaineest sèche, cassante, et tombe par places. La faiblesse s'accentue, la respiration s'ac-célère, et les excrements contiennent des oeu/'s de douves (Neu­mann).
L'amaigrissement survient bientót, et cette période corres­pond généralement au troisième mois de Tinvasion, c'est-a-dire vers Ie commencement de janvier. Les malades sont faibles, abattus, les avortements sont frequents, les oedèraes augmen-tent, s'étendent, se généralisent. L'un d'eux qui constilue Ie symptóme Ie plus caractéristique de la maladie siège sous Ie larynx et constitue la.bouteUle. Bientót, la boufflssure aug­mente, Ie ventre est dislendu et les muqueuses infiltrees jauuis-sent.
Le lait diminue en qualité et en quantité; marche lente, pro-nostic toujours grave.
Traitement : Peu effleace; surtout prophylactique. Éviler les päturages humides, nourrir abondamment afin de combattre ï'épuisement. Les vermicides sont ä peu prèsimpuissaats. Ajou-ter a la ration des branches de ebene, de charme, d'orme, de genévrier, de pin maritime, connus généralement sous le nom de feuillard's (Trasbol).
Livrer les animaux k la boucherie avant leur complet épuise-raent.
Police sanitaire : S'éloigner, surtout d'aoüt k oclobrc des mares suspecles et des päturages oü ont été nourris des trou-peaux atteints. Éviter de répandre sur les prairies les fumiers provenant des bergeries oü existent des malades. La viande peut être consommée k i'exclusion du foie, mais a la dernière période eile est de mauvaise qualité, et resle k l'appréciation des inspecteurs de la boucherie, qui pourront en interdire l'u-sage comme maigre et hydroémique.
Cette maladie aurait du ètre décrile k larticle des helminthes (p. 180), mais son caractère d'affeclion générale nous a engage k la faira figurer au livre Ier.
33. Cftohexte owifrage, Ostóoolastie.
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UOUIUNEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 47
Nulrilion incomplöle du syslème osseux, caractérisée par la fragilité des os.
Chronique, souvent enzootique.
Grands ruminants (Zundel, Miltenberger); cheval (üecroix, Thierry, Germain en Cochinchine, Signol).
Causes : Défaut de sels calcaires dans raiimentation. Sols maigres ou épuisós par la culture. ;
Symptómes : Débute lentement, douleurs, boiteries, difficulté de la locomotion; quelquefols emaciation, pica, salivation, troubles digestifs. Circulation et respiration régulières, sauf lorsque la maiadie est tres avancée.
Le moindre mouvement produit des fractures; pendant Ie saut, lo décubitus, ou sous une conlusion ou une pression. La consolidation est lente, difficile, le plus souvent impossible. Ex­coriations cutanées, plaies suppurantes par décubitus.
Traitement : Cette maladie sévissant surtout dans les pays k sol léger et ne contenant pas des quantités de phosphates süf­fisantes, il y aurait lieu d'amender ces terres par des engrais phosphates.
Le traitement curatif est le plus souvent inefficace, en tous cas tres prolongé : bonne hygiëne, supplément de nourriture, phosphates, poudre d'os, corps gras, lel que tourleaux de colza, d'oeilleite. Si le mal progresse.livreia la bouchorielesanimaux qui peuveut ctre consommés.
Medicine legale : En cas de responsabilité professionnelle, Télat des os devra loujours èlre examine par l'expert; eet état pouvant être la cause de fractures ä la suite d'abatage pour operations.
34. Dourine. Maladie du colt.
Maladie virulente, contagieuse, ä type chonique, a marche lente se localisant d'abord sur les organes génitaux, et se géné-ralisant plus tard avec plus ou moins de rapidité. Peut être micróbienne?
Bénigne ou maligne, mais toujours grave au point de vue de ses consequences.
t'((ilaquo;es : Contagion par coït.
Symptómes : chevavx entiers : Apparition de vésicules sur la verge et la muqueuse uréthrale, engorgement du fourreau; lenteur et difficullé du coït. Les étalons se campent et la mic-tion est douloureuse.
A ce moment les symptómes généraux font défaut. Plus tard, prurit et ulcération de la peau; puis, sensibilité des reins, dif-llculté des mouvements, souvent claudication de l'un ou l'autre membre postérieur. Enfin la paralysie s'accentue de plqs ep
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48nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES GENERALES
plus, et la marche rappelle celle des ataxiques. Le déoubitus deviant permanent et des excoriations en sont la consequence. La maigreur est extreme et la mort arrive par épuisement.
Jumenfs : Des lesions locales se manifestenta la vulve, écou-lement catarrhal, g-onüement cedémaleux de la muqueuse et des lèvres, accompagné d'injection de ces parties.
Formalion devésiculesplus ou moins confluenles, qui s'ulcèront et forment des plaies de mauvais aspect. Elles sélendent aux fesses, constituant quelquefois des plaies ä larges surfaces. Les ganglions s'engorgent, des abces se produisent, et concurrcin-mlaquo;nt, la paralysie se monlre avec des caractères identiques ä celle des étalons. Comme chez ces dernicrs, l'anémie, 1'amai-grissemcnt et l'épuisement amènent la mort.
Parmi les lésions on a signalé (Signol, 1847), l'élat de durelé de la moelle. Gelte lésion fut contestée; il est vrai qu'a cette époque on ne connaissait ni l'iinatomie patliologiquc ni le nom de la sclerose. Cetle maladie peut ctre considéróe comme une affection de la moelle avec alteration des nerfs trophiques, et dont les manifestations cutanées seraient analogues au zona gangréneux de I'liomrae.
Traitement local : Soigner les ulcéralions chez le male ou chez lafemelle; cauterisations au sulfale de cuivre ou au nilrale d'argent, panscments frequents.
General: Soins hygiéniques, bonne nourriture; balsamiques : térébenthine de 30 a 60 grammes par jour; eau de goudron, creosote, acide phénique, sublimé. Toniques, ferrugineux, acido arsénieux. Hydrotherapie.
Police sanitaire : Refuser pour Ia monte tous les sujets pre-sentant des écoulements ou des lésions suspectes dos organes génitaux. Declaration, sequestration, interdiction do la vente. Ces mesurcs doivent êlre observces, quo la maladie soit bénigne ou maligne. En Prusse et en Aulrlche on marque los malades.
35. Fièvre vitulaire (voy. Ohstctrique).
NÉVROSES.
36. Tétanos.
Maladie caractérisée par une contraction permanente des musclesde relation, et qui sembleraitdueäl'elaboration de toxine par le bacille de Nicolaïer qui se rencontre ä la surface du sol, dans les poussières de foin et dans les excrements des animaux nourris avec des plantes ayant été souillées par la terre. Ce ba­cille a une formeallongée, grêle, unede ses extrémitós porte un renflement;danslepus,il al'aspectd'un fllamentlong, mince,lé-gerementmobile.il est anaerobic et cultivable dansThydrogène.
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TETANUSnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 49
1,'alcaloïde qu'il elcibore a été appelé toxine, létanolixine, lüxalbumine. II conserve sa résislance pendant plus de quatre mois.
La nature infectieuse de cette maladie serait confirmee par sa rareté depuis 1'emploi des methodes antiseptiques.
Grave, se présenlant chez lous les animaux, eile serait d'ori-gine équine chez l'homme (Vcrneuil).
Spontanée ou traumaliqnc, affectant quelquefois Ie caraclère enzoolique sur des animaux nouvellement chatrés.
Causes : Los traumatismes mème tres légers permetlanl I'en-vahissement de réconomie par les germes lélanigènes: lo froid, en diminuant la vitalité de la couche supeiQciciic des plaics el, leur resistance a rintroduclioii de ces meines elements (Trasbol).
Symptómes : Commence par la raideur de certaines parties : les oreilles, la queue, les mächoires.
En peu de temps, ces symptómes s'accenluent, Ie trismus se prononce, l'oeil devient fixe, la physionomie anxieuse, Ie corps cllgnotant recouvre Ie globe de Tceil.
En cas de traumatisme, te mal ne débute pas toujours au voisinage du point aflecté. S'il se generalise, les quatre membres sont raides, les articulations inflexibles rendent la marche presque impossible. Les muscles sont durs, tendus et souvent sensibles. Salivation abondante, naseaux dilates, respiration plus ou moins accélérée suivant Ie degré de Taflection; la queue est droiteetraide. La moindre excitation determine des crampes ou des mouvements convulsifs. L'appélit est conserve, mais la prehension, la mastication et la deglutition des aliments sont devenues impossibles ä cause du trismus. Le plus souvent Ie ventreest levretté. Conslipalion et retention d'urine causéespar la contraction des sphincters. La respiration s'accélère de plus on plus, les mucosités buccales et bronchiques ne peuvent plus ètre dégluties ou expulsées. Le pouls dur, petit, ri'est pas accé-léré, les muqueuses deviennent violacées suivant les progrès de de l'asphyxie. La temperature reste stationnaire, puis monte brusquement lorsque la fin approche (fig. 26).
Quand le tétanos est partiel, on le distingue suivant son siege en trismus, emprostholonos, opisthotonos, pleuroslhotonos; il est le plus souvent general, et chez les animaux ces distinctions, sauf le Irismus, sont sans valeur.
Sa durée, ordinairement courte, est limitée par le temps que met a se produire l'asphyxie, par contracture des muscles respiratoires. Complications : pneumonie, inanition.
Pronostic : Crave, surtoul dans le tétanos generalise, et quand le trismus est complet.
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.MALADIES CEiNERALES
Traitement : Tirs incortain. Obscurilé, livs grand calme; boissons nutritives, opiacées : 15, SO grammes snivant les cas. Injections hypodermiques d'un sei de morphine, 20, 25 centi­grammes surtout dans les masseters; camphre et ses prepara­tions; chloroforme, ether en inhalations; chloral; essence de lérébenlhine, 25 ä 30 grammes toutes les heures (Hartenstein). Castration (Prudhomme); sections nerveusesau point d'électiou (Arloing, Tripier). Régulariser les plaies dans Ie tétanos trau-matique.
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26, — Tracé thermométpique d'un cas mortel de trtanos.
Injection de serum d'animaux rendus réfraclaires par I'ino-culation (Kitasato). Ce serum modifié semble neutraliser les toxines k mesure qu'elles se produisent, mais paralt sans action sur celles déja produites et absorbées. Il serait done effleace comme neutralisant ou antitoxine, mais non bactéricide.
Essai du trichlorure d'or,deracide phéniqueoud'cau chlorée.
37. Choree. Dame de Saint-Gwj.
Caractérisée par des contractions convulsives et inVolontaires des muscles de la vie animale. Rare sur Ie cheväl et Ie boeut', frequente cheZ Ie chien.
Causes :Inconnues; succède souvent a la maladie du jeune äge sur Ie chien.
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.ÉPILEPSIEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 51
Symplómes : Convulsions cloniques générales ou locales, d'un ou de plusieurs groupes musculaires des diverses parties du corps. Les contractions sont ordinairement do rnème force, cependant quelques-unes plus accentuées; marche embarrassée; pouls normal, sensibilité conservée. Le bon élat general con­tinue lontemps, mais peu ii peu les animaux deviennent ané-miques et se paralysent. Elle dure des mois etmèmedesannées. Son incurabilité la rend tres grave.
Traitement : Incertain; noix vomique, antiäpamodiques,bains froids, soins bygiéniques Potion de Siredey, bromure de potas­sium.
38,nbsp; Eclampsie (voy. Obstêtrique).
39.nbsp; Epilepsie, mal caduc.
Maladie cerebrale se manifestant par des troubles de 1'intelli-gence et de la sensibilité, ainsi que par des acces convulsifs. Ella parait avoir sa cause dans l'excitation des centres moteurs de la substance corticate. Type chronique; tous les animaux, tous les sexes et a tous les äges. Rare.
Causes : L'hérédité, la peur.
Symptómes: Acces survenant subilement; tremblements,étour-dissements, abolition des sens, agitation convulsive, chute sur le sol; mouvements désordonnés, les yeux pirouettent dans I'or-bite, la pupille est dilatée, rencolure se raidit, les mächoires grincent, et dans ces mouvements fnconscients la langue est quelquefois blessée. Les animaux salivent, la bouche est écu-meuse; il y a des plaintes ou des cris, la respiration est sacca-dée, rapide. Les urines et les feces s'écoulent involonlairement. Le pouls est irregulier, petit, ou vil' et dur. Peu k peu les con­vulsions diminuent, le calme renait, les animaux restent abattus. puis toute trace de l'accidentdisparait. Ces acces durent de trois a cinq minutes. En dehors de ces courts instants, rien n'indique la maladie. L'intensité des acces varie du simple étourdissemeut ä la chute sur le sol. Leur frequence augmente avec Tage, ïoujours grave.
On observe des acces épileptiformes, survenant a la suite d'excitations agissant sur les nerfs périphériques, et donnant lieu ädes phénomènes reflexes: blessures et tous traumatismes, compressions produites sur les nerfs par des néoplasies, pre­sence de parasites dans l'intestin (toenias, ascarides). La consti­pation peut aussi produire des acces simulant l'épilepsie, mais ne devant pas être confondus avec eile.
Expérimentalement on a pu produire ces acces par la section de certains nerfs périphériques et notamment du sciallque (Brown-Séquard).
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SiJ
MALADIES GENERALES
Traitement : Adminislrer la valeriane ou ses preparations, Ie chloral, et surtout Ie bromure de potassium a la dose de 4, 6, 8 et 10 grammes par jour.
40.nbsp; Vertige simple (Em. Weber).
Frequent chez le cheval, avec acces périodiques plus ou moins répétés.
Causes : Obscures; néanmoins, on peut penser que l'obstacle apporté a. la circulation par un collier trop court, une sous-gorge trop serrée, ne sent pas sans effel sur la production de eet accident, non plus que l'action des rayons du soleil. II a été attribué ä la presence de larves dans I'oreille (Trasbot).
Srjmptom.es : Apparition brusque au milieu d'une course a la seile ou a I'attelage, mais plus souvent dans ce dernier cas, et après la même durée de travail ä peu pres. L'animal secoue la téte, la porte de coté comme s'il avail un corps étranger dans I'oreille, écarté les membres, s'appuie sur le brancard, chan-celle et tombe parfois. Sil'onarrête brusquement, l'acccs passe après une légere sueur ou un instant de malaise. Si on continue le mouvement, le cheval recule, se cabre, toume ea cercle, et finalement tombe en syncope sur le sol. Au bout de quelques minutes, il se relève, se secoue et touie trace du mal disparait.
Traitement : Éviter les colliers ou sous-gorges trop serres, tresser les crins du toupet, arrèter les animaux au premier Symptome de l'accès, tourner la tète du cóté oppose au soleil; un masque est quelquefois utile.
Injections de chloroforme dans i'oreille après nettoyage. Tenir le corps libre.
41.nbsp; Immobilité.
Maladie apyrétique, a marche lente, constituée par un en­semble de symptómes dus k des causes diverses, et se manifes­tant par des troubles des sens et des mouvements volontaires. Totijours grave.
Équidés.
Causes : Pmlispositlou de cortaines races; hyilropisies céré-biales, lesions des méninges, de Tencephalc, compression d:i plancher des ventricuies par des épanchements ou des concre­tions (cholesléalomes); toutes causes produisaut la compression de la substance cerebrale, qui s'anéinie. devient plus dense et d'apparence scléreuse. Chaleurs, harnachements défectueux, compressions du collier.
Symptómes : Hebetude, somnolence, regard fixe, indifferent, paupières mi-closes, la tète posée sur les corps environnants. Si on place les membres dans une position déterminée, même forcée, !es animaux la conservent.
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MALADIE TREMBLAN1Enbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 53
Frayeurs fréquentes. Marche en eerde, difflculté ou impossi-bilité de reculer; defenses contre Ie fouet et les aides. Les loins et les pailles sont conserves dans la bouche. Sensibilité émoussée ou exagérée, surtout au travail. Ralentissement du pouls et de la respiration. Parfois amaurose.
Ne pas confondre avec l'élat cause par les maladies infec-tieuses ettoutes les causes de coma.
Tmilement: A peu prés inelficace. Purgatifs, révulsifs, vesi-catoires, sétons ä l'encolure.
Jurispnidence : L'immobilité est rédhibitoire par la loi du 2 aoüt 1884; la garantie est de neuf jours.
L'expert meitra l'animal dans toutes les conditions propres a la manifestation des symptómes; c'est-ä-dirc les conditions de travail les plus ordinaires : attelé, monlé, travail en cercle au cavecon, etc., etc.
L'autopsie seule ne peut permeltre de conclure ä la rédhibi-tion.
42.nbsp; Ataxie locomotrice. Presqu'inconnue(Chauveau,Saint-Cyr, Em. Weber). Difficulte
de la marche, défaut de synergie des mouvements des membres. Impossibilité de la locomotion les yeux étant bandés.
A l'autopsie : Sclerose de Ia moclle (Barrier, Weber).
Traitemenl : Nul.
43.nbsp; Maladie tremblante des moutons. Prürigo lombaire.
Maladie apyrélique, ä marche lente, particuliere au mouten, et attaquant de preference les males.
Causes: Obscures; on a accuse I'heredite el les influences lo­cales ou des races.
Symptómes : Inquietude, frayeurs, tremblements. Tete haute, oeil fixe, reins voussés, sensibles, marche vacillante, impossibi­lité du saut.
Quelquefois convulsions, agitation de la queue, prurit lom­baire qui s'étend aux fesses, et plus lard a tout le corps. Les malades se graltent jusqu'ä s'excorier, n'ont plus do rcpos el maigrissent.
Après deux ou trois mois, il existe uneparésie du train pos­térieur, les malades harpent, cette parésie envahissant tout Tarriere-main. L'appétit se perd, la diarrhée survient, la para-lysie est complete et amène la mort.
Traitement : Lotions de decoctions d'ellébore, injections d'es-; sence de lérébenthine (Yvart, Lafosse), entrelenir la suppura­tion du petit abces qui se produit au point d'injcclion. A l'in-térieur : valériane, acide phénique, creosote, eau de chaux.
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MALADIES DE LA PEAU
Police sanitaire : Exclure de la reproduclion tout animal ma­lade, et ne pas épuiser les males par la saillie.
Ne pas conlbndro avec épilepsie (voy. p. 51); touruis (vov. p. 102).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; v J
44. Paraplégie.
Mêmes symptórnes que dans les afTections typhoïdes et Ie mal du coïtchez Ie cheval; la fièvre vilulaire chez la vachc; Ie Ie prurigo lombaire chez Ie mouton.
Le traitemenl est indiqué en sou lieu pour chacune de ces affections.
CHAPITRE II
MALADIES DF. LA PEAU
Névroses,
Inflammations aiguës par cause externe non parasitaire. Maladies chronirpies par cause externe non parasitaire. Maladies parasitaires par vécjétaux, animaux. Parasites iihres et intermillents (Neumano),
La figure 27 rappelle la disposition anatomique de la peau, et fera comprendre les localisations morbides sur chacune de scs diverses parties.
La classification des maladies de la peau a toujours éléassez confuse dans notre médecine. La presence des polls, lesvio-lents grattages auxquels se livrent les animaux, le défaut de soins et la malproprelé, dénaturent le plus souvent les carac-tères cliniques deTaffection, et comme ils sent presque toujours continues avec persistance, il peut survenir des complications qui dissimulent complètement l'aspect objeclif normal de la maladie.
Pour procéder méthodiquement, la première chose k faire est des'assurer si la maladie est ounon parasitaire.
Dans le premier cas, il faut determiner si le parasite est ve­getal on animal.
Dans le second, il faut essayer de saisir les signes objectifs avant qu'ils aient etc denatures par les frottements, ou si le fait est déja accompli, mettre les animaux dans rimpossibililé de se mordre, de se frotter ou de se gralter, afin de faire dis-paraltre, si possible, les complications.
Ces maladies peuvent être dues a de simples congestions, ou
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ERYTHEMË
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ä des inflammations s'accompagnant de vésicules, de puslules, de papules. Plusieurs de ces maladies pourraient être classées parmi les
Fig. 27. — Coupe de la peau du clieval (alles des naseaux).
, dpiderme ; D, derme; i, couche cornée de Tépiderme ; 2, corps muqueux de Malplghl ; 3, couche papillalre du derme ; 4, canal excréleur d'uoe glande sudoripare; 6, fnllinule pileux ; 7, glande sébacée ; 8, gaine interne du folli-culc pileux ; 9, bulbe du poll ; 10, peloton adipeux (Chauveau).
maladies générales : ronget, érysipèle, anasarque; nous les avons néanmoins décrites dans cechapilre, parce que c'est sur la peau que s'expriment leurs principales manifestations cliniques.
45.nbsp; Névroses.
Rares. On peut ranger sous ce chef Ie prurigo lombaire du mouton et Ie prurigo de la rage au point de la morsure.
1deg; Maladies aiguks par cause externe non parasitaire. Con­gestions ET INFLAMMATIONS DE LA PEAD.
46.nbsp; Érythème.
Congestion de la peau. Peut eire traumatique, toxique, ther-mique (coup de soleil).
Tous les animaux.
Causes : Froid, chaleur, coups de soleil, froltements, troubles circulatoires.
Symptómes : Teinte rouge plus ou moins foncée de la peau
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disparaissant sous Ia pression du doigt, chaleur, démangeaison, dépilalion. Formation de vésicule sou vésico-papules, crevasses, tumefaction, douleur. Resolution quelquefois tres lente, avec desquamalion d'épiderme et engorgements persislants.
Traitement: Pommade a la vaseline ou ä la glycerine, liniment oléo-caleaire, glycerine iodée, puis amidon en poudre. Repos.
47.nbsp; Cermite aiguë et chronique
A la suite de coups, de frottements, Ie derme s'enflamme et il y a loco dolenti, de la chaleur, de l'inQltration, de la douleur, parfois des lymphangites.
Traitement: Emollient ou astringent suivant Ie cas. Ponction des abces s'il yaliou, fomentations narcoliques ou émollientes.
48.nbsp; Eczema simple.
Inflammation de la peau variable dans son intensité et pré-sentant des formes multiples : érythémateuse, vésiculeuse, pa-puleuse, humide (eczema rouge, dartre humide chez Ie chien), croiiteuse et squameuse.
Peut être aigu ou chronique. Attaque tous les animaux sur-tout les jeunes.
Causes : Jeune äge, nourriture mauvaise ou trop abondante coïncidant avec Ie défaut d'exercice; malpropreté.
Symptómes : Formation de vésicules agglomérées reposant sur Ie derme hyperhémié, et laissant écouler un liquide séreux ou séro-purulent. Chez Ie chien il forme les dartres humides (eczema rouge), siégeant aux oreilles et aux flancs; chez Ie cheval il se montre aux jambes et aux paturons; il y a parfois de Ia fièvre. Il peut passer ä 1'état chronique et devient alors rebelle; les eruptions vésiculeuses se succèdent et les parties s'engorgent.
Traitement : Antiphlogistiques; lotions ou bains alcalins; lé­gers purgatifs ; glycerine iodée; acide azotique au 10deg; ou au 15e, mais avec la plus grande precaution pour éviter la cauterisation (Trasbot). Crésyl et savon vert.
Quelquefois emploi de l'arsenic et ses preparations : liqueur de Fowler, 40 ä 50 grammes pour les grands animaux; 10 a 20 pour les petits ruminants; 1 a 2 pour le chien.
49.nbsp; Eczema prurigineux. Prurigo.
Papules peu saillantes, sans coloration dislincte de la peau, Démangeaison vive, parfois intolerable. Les frottements peuvent amener la dépilation et l'inflammation de la peau.
Traitement : Lotions arsénicales, sulfureuses, au sublime 1,1000; applications de savon vert et de goudron ou de crésyl mélanges. Boissons laxatives.
50.nbsp;Eczema impétigineux. Bouvieux.
Se caraclérise par de petites vésicules souvent agglomérées
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ECTHYMAnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 57
formant des croütes épaisseset jaunätres. Chez les chevaux il se cantonne daus la crinière au voisinage du passage du collier; en ces points, Ie derme est épaissi formant des plis ou des bourrelets. Traitement : Soins de propreté. Ramollir les croötes, applica­tions vésicantes étenduesavec l'huile de laurier; glycerine iodée, crésyl et goudron. Soufre ou amidon en poudre. Régime ana-leptique.
51.nbsp; Eczema dartreux- Dartre humide, rongeante. Cheval, chien.
Causes : Peu connues.
Symptêmes : Formation de vésicules nombreuses, suintant un liquide jaunätre, agglutinant les polls par sa concretion. Prurit; pas de parasites,
Ne pas confondre avec la gale.
Traitement : Lotions de sublimé 1/1000. Arsenic a rin'.érieur; iodure de potassium.
52.nbsp; Eczema du boeuf. Rafle.
Affection eruptive vésiculeuse, qui se localise sur les lèvres, Ie pis, les membres postérieurs. Pen grave.
Causes : Attribuée au rouget ou larves de thrombidions (Rail-let et Moreau).
53.nbsp; Impetigo.
Se montre surtout aux lèvres sous forme de petits pustules reposant sur un fond rougeatre. Le liquide se concrete et forme des croütes jaunätres, sous lesquelles suinto une sérositéqui les épaissit de nouveau en se desséchant.
Ne pas confondre avec horse-pox.
Traitement : Soins de propreté, lotions tièdes de borax ou d'alun.
53. Ecthyma.
Cheval, mouton, chien.
Causes : Séjour de la sueur; chez le mouton, action de l'hu-midité. A la suite des affections typhoïdes.
Symptómes : Formation de pustules plus ou moins discretes, k base dure, enflammée. Ges pustules ressemblent a des fu-roncles, mals s'en distinguenl par l'absence de bourbillons. Quand le bouton est a maturité, il s'écoule un pus plus ou moins bien lié et souvent sanguinolent. L'éruption se montre k la place du harnais sur le cheval, et sur le dos chez le mouton.
L'ecthyma se produit souvent pendant le cour des affections typhoïdes (Signol).
Peut passer k 1'état chronique.
Traitement : Au début, ponction des pustules, applications de poudres siccatives, lotions émollientes, et plus tard aroma-
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MALADIES DE LA PEAU
tiques. Pansementsau styrax. lodure de potassium ä rinterieuf. Bonne hygiene.
Ne pas confondre avec farcin, furoncle.
54. Érysipèle.
Inflammation plus ou moins localisée de la peau, s'étendant souvent au tissu cellulaire sous-culané. Idiopathique ou symp-tomatique.
Tous les animaux, surtout Ie mouton, Ie chien, Ie chat, Ie porc, et aussi Ie singe.
Causes : Assez obscures. Actions irritantes, operations chirur-gicales
Symptömes : Coloration, tumefaction, douleur et chaleur de la peau, bourrelet liraitant les parties atteintes. Pouls accéléré, prurit plus ou moins violent. Si rérysipcle apparait a la lète, il peut y avoir des symptömes nerveux. Chez Ie mouton, c'esf son siège habituel; chez les autres animaux, il est variable.
Érysipèle phlegmoneux : Formation de pus, engorgements lymphatiques, oedèmes.écoulement purulent. Souvent sphacèles de la peau chez Ie mouton; il s'accumulede lasérosité, l'oedème gagne en tous sens ; alors la respiration et la mastication sont gènées. On lenommedans ce cas érysipèle cedémateux. Parfois il est ambulant. Grave par ses complications possibles. Chez Ie mouton, l'usage du Sarrazin, surtout en fleur, est une des causes les plus communes.
Traüement : Saignée en cas de reaction febrile; vomitifs, purgatifs salins, compresses d'eau blanche, d'infusion de sureau, fomentation émollientes. Évacuer le pus pour éviter les fusees.
Érysipèle gangréneux ou contagienx : Porc, mouton, surtout dans le midi.
Causes : Aliments älteres; semble ètre d'origine cryptoga-mique.
#9632; Symptömes : Dégout, tristesse, faiblesse, inappétence. La peau de la tote, du cou et dudosseco!ore,avcc formation d'am-pouleslaissantécoulerun liquideséreux; la laine tombe. Souvent forte tension, douleur. Puis la peau devient violacée, froide in­sensible, et se gangrene par places ; il y a plus ou moins d'em-physème. L'animal dépérit, ou meurt quelqucfois en deux ou trois jours.
Traüement: Lotionsaromatiques,linimentammoniacal;älin-térieur les stimulants : bales de genièvre, eau phéniquée, limo­nade sulfurique.
55. Rouget, Érysipèle épizootique du porc,
Maladie microbienne, contagieuse, due ä la presence d'un bacille tres fin, analogue ä celui de la septicémie de la souris.
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PEMPHIGUSnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;59
Sa presence a éte conslatee par PasUiur et Thuillier. II Ine )e lapia et la souris.
La voie d'inlroduction du bacille dans l'éconoinie est la mu-queuse digestive (Gornevin). Se propage par contagion directe on virus fixe. Grave, produisant da grandes portes.
Causes : La presence du bacille introduit par une voie quel-conque; influences saisonniores, chaleur, temps orageux, habi­tations malsaines.
Pour distinguer Ie rougetdc la pneumo-entérite, inoculer au möme moment un cobaye el un pigeon; si ce dernier résiste et que Ie cobaye meure, on a affaire a la pneumo-entérite; si le contraire se produit, on a affaire aurougct (Cadiot).
Symptumes : Aprcs trois jours d'incubalion environ, la fièvrc se declare, la temperature s'élevanf souvent jusqu'a 43raquo;; inap-pétenco, frissons, muqueuses rouges, agitation ct convulsions, vomissements. Sur la peau, laches rouges plus ou moins éten-dues; au venire, a la poilrine, aux oreilles, tuméfaclion du tissu cellulaire sous-cutané, formation de vésicules, gangène.
On distingue les formes : apopleclique, gaslro-inteslinale, thoracique; dans cette dernière, il y a souvent congestion du cóté des centres nerveux.
Pronostic : Tres grave, la mortalilé atleint quelque fois 90 0/0, et eile est rarement au-dessous de 20.
Traüement : Vaccination avec les liquides alténués de Pas­teur, d'abord avec la lyrnphc faible, el douze jours après, envi­ron, avec la lympho forte.
Ges inoculations ont élé ppa.tiqu.ees en grand dans le duché de Bade,et semblenl avoir donné de bons résultals (Lydtin, Cagny).
Ne pas confondre avec le charbon, ni avec les lésions de l'as^ phyxie, survenant souvent pendant les transports.
Ghoix des aliments, éloigner ceux qui sont converts de moisis-sures; petit lalt, fruits veris, limonade sulfurique ou perman­ganate de potasse. Lotions el lavements froids, vomitifs, pilules de suif et gomme gulte 5 grammes.
Police sanitaire : La viande peul êlre consoramée dans les ménages si le porc a élé saigné a letups, et si eile n'a pas I'as-pect des viandes fiévreuses.
Éviler les migrations des pores.
56. Pemphigus.
Rare chez les animaux. Observe sur les étalonsde Pompadour (Demoussy) et sur le chien.
Causes : Pen connues. Diathèse gourmeuse (Mégnin).
Symptórms : Formation de bulles remplies de sérosité, écou-lement du liquide, formation de croiUes ; desquatnation, réso-
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60nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES DE LA PEAU
lulion de rinflammation locale. Les eruptions pempliigoïdes sont consécutives aux brülures, aux épispastiques, etc., etc.
Traitement : Évacuer ia sérosité, éviter les frottements. Pan-seraents a la glycerine ou ä la vaseline; a l'intérieur, déiayants el laxatifs.
57.nbsp; Rupia.
Peu connu;signaléccpendanl parLal'osse, Scbmidl et Hering.
58.nbsp; Plaies d'été.
Spéciales a Tépoque des chaleurs. Rebelles. Siégeanlau gar-rot, aux épaules, k l'encolure, a la croupe, mais surtout a, la partie inférieure des membres. Tendance a im bourgeonnement excessif. Vives démangeaisons; incrustations jaunätres, cal-caires ou fibrinoalbumine^es. Peu de suppuration, cicatrisa­tion difficile, rendant les animaux inutilisables.
Traitement : Irrigations froides, applications de glycerine, d'onguent mercuriel, cauterisation au fer rouge, perchlorure de fer en solution concenlrée; bäume du Pérou dissous dans trois parties d'alcool. Acide arsénieux, \ gramme par jour a, l'intérieur; éviter tout frottement.
Ne pas confondre avec farcin.
59.nbsp; Furoncle.
Cette affection cutanéc serait due au staphylococcus pxjogenes aureus, qui se retrouve dans Ie pus des animaux inoculés.
Tumeur inflammatoire, dure, saillante, avec formation de pus et presence d'un bourbillon constitué par les tissus morti­fies. Chaleur, douleur, engorgement; symptóraes de voisinage. Its se succèdent souvent en grand nombre.
Traitement : Fomentations, bains, cataplasmes emollients, inaturatifs. Débridemenl, hater la sortie du bourbillon. Panse-ments secsou siccatifs.
60.nbsp; E aux aux jambes.
Hypertrophie papillaire de la peau, siégeant aux exlrémités inférieures. Rebelle, grave, en raison de cette circonstance. S'attaque surtout aux solipèdes chez lesquels on l'a confondu longtemps avec Ie horse-pox.
Causes : Les päturages humides, les boues des villes.
Symptómes : Au début, prurit, engorgement, quelquefois dou­leur; ces symptómes peuvent faire déiaut. Le poil se hérisse; il se produit un suintement séreux plus ou moins abondant. Plus tard cette secretion devient purulenle, adhère aux poils, la peau se gerce, se couvre de bourgeons de l'interstice desquels emergent des poils isolés. Ces tubérosités plus ou moins volu-mineuses forment des fles, des grappes, baignant dans un li­quide de secretion d'odeur infecte. Parfois la peau se sphacèle,
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ANASARQUE DU CHEVALnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Gl
il se forme des plaies uloéreuses, sans tendance a Ia cicatrisa­tion. L'engorgement des membres augmente etl'animal est im­propre ä tout travail. Souvent elles s'accompagnent de crapaud.
TraUement: Hygiénique, logemenls salubres, propres, lavages frequents, bonne nourriture. Astringents, glycerine saturnée, goudron pur ou phéuiqué, perchlorure de fer, solutions cupri-ques. On a conseilló lo saven de Bccoeur.
Certains terrains semblent avoir, par leur composition, la propriété de guérir les eaux aux jambes. Dans les environs de Provins, on n'employait il y a quelques années, dans une ex­ploitation agricole, que des chevaux atteints d'eaux aux jambes, et qui guérissaient sans traitement.
61.nbsp; Porrigo.
Inflammation pusluleuse observée sur les boeufs de travail. Elle siège ä la queue, au garrot, au fanon. Chaleur, douleur, prurit, formation de pustules, ccoulement de liquide jaunätre. 11 se forme par dessicalion des croütes qui se fendillent en laissant écouler une matière sérosanguinolonte. Tendance ti s'étendre, ä progresser.
Traitement: Solution de bichlorure de mercure 1/1000, en surveillant l'usage ä cause de la sensibilité des bovidés ä 1'ac-tion des mercuriaux. Glyceré d'amidon. A l'inlérieur, purgatifs. Eviter les froltements.
62.nbsp; Lupus Noir museuu. Moutons, chèvres, chiens. Causes : Obscures.
Symptómes ; Caraclères inflammaloires; bientót il se forme une ulcération qui gagne en profondeur. Tous les tissus, ten-dons, os, etc, peuvent être détruils.
Traitement : Cauterisation a l'eau de Rabel, au sublime, k l'eau phéniquée; Ihuile de cade a élé conseillée (Gasparin).
Chancre des oreüles [Voy. p. 112).
63.nbsp; Ana^arque du cheval. Flèore pétéchiale. Hydropisie aiguë du derme et du tissu conjonctif sous-cutané,
avec paralysie passagere des capillaires et exsudation de serum et de sang.
Certains auteurs Tont assimilée au charbon (charbon blanc, Chabert), d'autres au typhus en lui donnant Ie nom de typhus péléchial. Présente Lrois périodes.
Causes : Obscures; refroidissements de la peau.
Première période. Symptómes : Début souvent apyrétique dans 1'anasarque essentielle; la fièvre s'allume surtout lors de com­plications (Trasbot).
Apparition brusque, pouls d'abord fort puis petit, battemenls Siqnol. — Aide-mém. veter.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4
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62nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES DE LA PEAU
du coeur violents; muqueuses safranées, tachées de pétéchies. Les lèvres, Ie bout du nez se gonflent par plaques qui en se réunissant constituent un cedème plus ou moins étendu. La léle devient difforme, la prehension des aliments est difficile, la respiration gênée; souvent eet cedeme se monlre d'abord aux parlies déclives.
Deuxième période. Symptómes : Augmentation des symptómes ci-dessus, rejet par les naseaux de mucosités sanguinoienles, écoulement par la bouchc de salive filanle. Les muqueuses se colorent de plus en plus, et Tengorgement augmente, se limi-tant par des bourrelets siégeant a la méme hauteur comme dans les vases communiquants.
Au bout de cinq a six jours, si rengorgeme.nl progresslaquo; encore, la peau se fend aux paturons, aux plis des genoux et des jarrets; ou bien des escharres plus ou moins larges se dó-lachenl. Batternenls du coeur forts, pouls petit, abatlemenl, trislesse, immobililé presque complete.
Troisiême période. Symptómes : Respiration de plus en plus accélérée et anxieuse; des plaques de la muqueuse nasale s'exfolienl, I'air expire devient fétide; Ie poumon. surlout dans ses parties déclives, participe k rinfiltralion que décèle l'aus-cultation. Les batternenls du coeur sont forts, tandis que Ie pouls est faible, miserable; Ie sang est manifestemenl allere.
Parfois, les engorgements sont brusquement résorbés, des coliques surviennent, une diarrhée abondante se produit, et les animaux succombent ä une veritable infection septique déter-minée par les gangrenes extérieurs, et les pneumonies par corps étrangers, etc., etc. (Trasbot).
La durée est variable: 4,6, 8et lOjours. Dans tous les cas, grave.
Traitement : Au debut, frictions de vinaigre chaud sur les points engorges, purgalifs salins, boissons stimulantes chaudes. Dès Ie second jour, s'il n'y a pas d'amélioration, acetate d'am-moniaque 40 ä 50 grammes. Electuaires toniques a la gentiane et au quinquina.
Les moyens sur lesquels il convient d'insister sont Ie café noir et l'eau-de-vie camphrée ä la dose d'un litre chacun, donnés mélanges en quatre ou cinq fois dans la journée.
Injections de nilrate de pilocarpine a la dose de 20, 25 et 30 centigrammes par jour. Quand Ie pouls commence a baisser, cesser les injections, pour les reprendre lorsqu'il commence ä remonter (Signol).
Dilater mécaniquement les naseaux; soins depropreté; scari-fleations des engorgements. Soins hygiéniques, air pur, prome­nade au soleil, bonne alimentation.
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PSORIASISnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 63
Maladies aigues par cause interne.
Variole (voy. p. 2); clavelée (voy. p. 3); rougeole (voy. p. 6); flèvre aphteuse (voy. p. 5); échauboulure (voy. p. 7).
65.nbsp; Miliaire.
Boeuf, exceptionnellement les solipèdes. Rare.
Causes : Certains aliments.
Symptómes : Fièvre durant trois ou quatre jours. Eruption de boulons tres petits, qui deviennent blancs et puruients a leur sommet. Formation de croütes qui en tombant, laissent la partie dénudée. A mesure que l'éruption apparalt, la flèvre diminue et Ie lait reparalt. Elle siege ä la faee interne des membres, dure une quinzaine de jours. A sa suite, il persiste quelquefois un léger engorgement des membres.
66.nbsp; Purpura.
Chien, cheval. Caractérisé par des points hémorragiques. Complique souvent certaines maladies. La couleur rouge plus ou moins intense ne disparait pas sous la pression des doigts; clle est plus ou moins étendue, apparaissant surtout aux endroils ou la peau est ladre, dépourvue de poils. Il dure huit a dix jours, la peau se decolorant progressiveraent. Il constitue un des épiphénomènes de Taffection typhoïde du cheval [Si­gnal).
Traitément : Lotions froides ou astringentes. Toniques en cas d'altération du sang Emploi de l'alcool ou de l'essence de térébenthine a rinlérieur.
Maladie chroniques par cause interne.
67.nbsp; Psoriasis. Malandres, solandres, mal d'dne, S'atlaquc au cheval et au chien.
Causes : Hérédilé (Lafosse), froid humide, malproprelé.
Symptómes : II forme de petites élevures recouvertes plus lard de plaques squameuses; il siege surtout aux membres, au pli du genou, du jarret, du paturon. Les animaux se grattent, le poil torabe,et il se Ibrme alors des bourgeons reconverts de croülc. Au-dessus du sabot, ä la partie antérieure de la couronne, la secretion cornée s'altère, et il se produit des squames sou­vent rebelles (crapaudine, mal d'äne),
Traitément : Applications mercürielles, huile de cade, acide phénique, oegyptiac. Poudres absorbantes : oxrde de zinc, ami-don, talc, liniment ou goudron crésylé.
Bonne alimentation ; arsenic, iodure de potassium (Mégnin),
68.nbsp; Pityriasis. Dartre furluracée,
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64nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES DE LA PEAU
Causes : Régime sec (Lafosse).
Symptómes : Légere inflammation de la peau, desquainalion épidermique siégeant au chanfrein, au bord supérieur de l'en-colure, ä la queue. Prurit, assez lort. Poussées successives ir-régulièrement espacées, amaigrissement,
Traitement : Lotionsaicalines, huile decade, pommaded'Hel-méric. A l'intérieur, laxatifs, acide arsénieux.
II est de condition expresse, de changer ralimentatlon, en passant du régime sec au régime vert.
Maladies accidentklles.
69.nbsp; Lésions traumatiques de la peau (voy. plaies, bnl-lures, congelation, frottements, pincements, blessures du har-nais, décubitus).
70.nbsp; Emphyseme sous-cutané.
Infiltration gazeuse dans Ie tissu conjonctif sous-cutané.
Causes : Plaies de la peau communiquant avec les voies res-piratoires. Fractures de la trachée, dilacération pulmonaire par une cAte fracturée, solution do continuité de la peau sié­geant au voisinage d'un point oü les rnouvements sent étendus : ars antérieurs et postérieurs.
Symptómes : Tension de la peau qui est élastique, dépressible, sonore a la percussion, crépitante. La pression de la main dé-place l'air infiltré. II est general ou partiél.
Traitement: Débridement plusou moins norabreux, massages, frictions sèches, fomentations excitantes.
Vices de nutrition de la peau.
71.nbsp; Durillons.
Premier degré du cor, cause par l'accumulation de cellules épidermiques, au point d'appui du harnois.
72.nbsp; Icthyose.
Observée sur Ie vcau. Formation de plaques ou de croütes cornées, recouvraut une plus ou moins grande étendue de la peau.
Vices de secretion de la peau-
73.Augmentation oü diminution de la sueur; sueurs sanguines.
74. Augmentation ou diminution de la secretion sé-bacée.
L'augmentation se produit au fonrreau principalement, oü eile forme lecambouis, dont la presence devient irritante. Chez Ie cheval, peut être cause de coliquespar obstacle ä la miction.
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TEIGNEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 65
Chez les moulons k loison épaisse, eile forme des plaques qui lont tomber la laine. Traitement : Soins de propreté.
75.nbsp; Acné
Cheval, chien, souvent contagieuse.
Inflammation du follicule sébacé. Peu grave; sa nature mi-crobienne a cte soupconnee; on a trouvé des microcoques dans Ie pus et les croütes (Axe); ces résultals ont óté constates en France (Mollereau).
Symptómcs : Formallon de petites pustules acuminées, avcc léger prurit et quelquefois douleur. Il se forme une gouttelette de suppuration, des croftles, et il lombc un bouquet de poils, correspondant a un ou plusieurs follicules. La maladie de Weber parail être une acné. Siège sur Ie tronc et l'encolure. Parfois les pustules sont assez nombrcuses pour détermincrde 'aflèvre et une vive douleur.
76.nbsp;Vice de secretion pileuse.
1deg; Hypersécrétion u la suile de plaies ou au voisinage des fistules.
2deg; Alopécie, chute des poils a la suite, soit d'aflections cutanées soit de cachexies.
76.nbsp; Anomalies de pigmentation.
Albinisme, ladre, mélanisme. vililigo ou decoloration du poll a la suile de plaies ou de blessures.
MALADIES DE PEAU PARASITAIRES
PARASITES VÉGKTAUX
77.nbsp; Teigne faveuse. Maladie due a la presence dquot;uii
champignon.
Cheval, chien, chat, souris, oiseaux de basses-cours. Contagieuse, même k rhomme.
Causes : Disséminalion des spores du champignon Achorion Schoenleini (fig. 28 et 29).
Symptumes : Les parasites se réu-nissent en petits godets concaves du cóté libre (favi ou scutatu); cesnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;,
, .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;. •nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Fig. Ï8. — Achonon dc
godels enchasses dans la peau etnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;schcenicin (Fa™?),
atrophiant les poils qui les traver­sent. Un léger suinlement de la peau aggluline le tout. Déman-
1.
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MALADIES DE LA PEAU
geaisons, mauvaise odeur analogue k celle du fromage de gruyère; polls secs et cassants, dépilation. Contagion tres
Fig. 29. — Achorion de ^choenlein. — ab, ßlaments du receptacle : cd, spores.
active. Elle siege surtout au front, ä la nuque, ä la base des oreilles (Megnin).
Chez la poule: Taches blanchatres, aspect de moislssures k ia crête et au pourtour des oreilles; plus tard eile envahit la tète et toute la surface du corps. L'odeur reste caractéristique.
Traitement : Enlever les godets après ramollissement, lotions d'eau phéniquée, de teinturc d'iode, de solution de sublime; pommade au nitrate d'argent ou au turbith mineral.
79. Herpes tonsurant. Circiné.
Cause par un champignon Tncophyton tonsurans (flg. 30).
Attaque le cheval, Ie boeuf, Ie mouton, Ie chat, la chèvre, Ie chien et même l'homme.
Fig. iO. — TiibophUon tonsurans.
a, cfaeveu malade avec une rupture dans un point; b, filaments spéfopliore articlilés
c, spores.
Causes : Contagion; predisposition acquise par I'äffalbüsse-
ttent géttftrai eomtne 4ftHs les longues convalescenees.
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HERPES
67
Symptómes : Dépilalions arrondies dé cinq a quaranle milli-mèlres de diamètre, les polls sont brisés a leur sortie du bulbe. Ces dépilations apparaissent d'abord aux cótes et sur la croupe, puis a la tète et ä l'encolure. Formation de pellicules (fig. 31), prurit plus ou moins fort.
Traitement : Faire tomber les croötes; applications phéni-quées, essence de pétrole, benzine, alcool, crésyl, pommade phéniquée,deutosulfate de cuivre en solution, 2a 40/0; chloro-Ibrme en lotions (O. Larcher); sur Ie cheval, l'onguent mercu­rial et la teinture d'iode réussissent tres bien.
Police sanitaire ; Isoler les malades. Détruire ou désinfecter les objetsde pansage.
mm
rJÜT
Kig. 31. — Poussières blanches de l'herpès tonsurant. a, sporulesisoléos ; Ä, spoi-ules réunies ; e, tubes vides; (/, tube spomlaire (Bazin),
Exigerdes hommes qui soignent ces animaux des soins de propreté pour eux-mèmes.
80. Pityriasis.
Peut ètr.e parasitaire et dans ce cas il est dö au microsporon furfur (flg. 32).
Parasites animaux. aale.
Mä'adie causée par un acare qui vit sous l'éplderme ou k sa surface; attaque tous les animaux; frequente sur Ie mouton, Ie rhietl et Ie cheval; plus rare chez leboeuf, Ie chat, Ie pore el les Voläillesj oft l'a observée aussi chez Ie lion.
Cauies : Contagion par transmission du parasite.
Trols formes : 1deg; Sarcoptique, 2deg; Psol-optique ou dermalo-tleetiquc. 3deg; SymbiötiqUe.
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MALADIES DE LA PEAU
Sarcoptique : Due ä la presence du sarcopte qui se creuse im sillon (flg. 33).
. Elle peut devenir épizoolique surtoul chez les animaux épul­ses ; apres la guerre de 1870, eile prit ce caractère dans J'armée. Chez Ie mouton, uu regime reconsliluant peutä lui seul la faire disparailre, le terrain cessant d'etre propice a lquot;existenco du parasite.
Fig. 3.'. — Microspore pcllicule. a, portion du champignon ; b, spores ; c, spores se développant.
Elle peut se transmettre äl'homme.
Symptomes: Démangeaisons tres vives, Ibrmation de boutons, légères papules ou vésicules disposées en sillons, qui se crèvent,
a, sarcopte ä l'extrémitA dn sillon; amp;, poau nélrie, laissée h Ia dernière mue : cc, reufs, ïe premier pres d'éclore; dd, excrements ; e, jeune ou larve ; f, entree du sillon ; ffg, petites ouvertires permettant l'accès de i'air dans Ie sillon.
forment des croutes et agglutinent les polls. Sous oette pellicule ou trouve unesurface humide que les frottcmenls irritent, alors l.-t peau s'enflamme, s'épaissit et perd son poll; les animaux maigrissent et la maladie se propage de proclie en proche. Elle débute surtout par la tète et s'étend a tout Ie corps. Chez
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GALEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;69
Ie chien, eile attaque les oreilles, la poitrine, les coudes, et ia face interne des membres.
L'examen microseopique des débris pris sur les parties ma-lades montre racare avec tous ses caractères. On peut même en les portant au soleil et les placant sur un papier noir, voir Ie parasite ä l'oeil nu.
Psoroptique ou dormatodeclique.
Due au dermatodecte qui ne se creuse pas de sillon, mais avance progress!vement, vivant de lasérosité produite par l'ex-citation de sa piqüre.
Syrnptómes : Démangeaisons, vésicules surtout a l'encolure, ä la base do la queue; formation de squames croüteuses jau-nätres. La peau s'enflamme, seplisse, les poils s'agglutinent et finissent par (omber. Le mal gagnepar une sorte de reptation. Chez le moulon, eile siège ä la region dorsale; chez le boeuf, c'esti laqueueet ä chaquel'acederencolure,äla basedes cornes. Elle ne donne pas lieu ä des épizooties aussi graves que la gale sarcoptique. Semble quelquefois disparailre enéte, soit ä cause de la tonte ou du séjour au päturage, pour reparaitre en hiver.
Symbiotique : Produite par le symbiote qui ne creuse pas de sillons, vivant au milieu des croütes dont il provoque l'appari-tion par ses piqüres. Il est stationnaire, vit en colonies et pro-gresse lentement.
Syrnptómes: Démangeaisonsmoins vives, formation deplaques psoriques, desquamation, dépilation, infiltration de la peau.
Chez le chevai, il se forme des crevasses dans le paturon ou eile siège, remontant souvent jusqu'au genou ou au jarret. Chez le bceuf, c'est ä la base de la queue et sur Ie dos. Elle pro-gresse tres lentement. Elle se montre presque exclusivement l'hiver, non que Ie symbiote abandonne son hóte pendant l'été, mais parce qu'en cette saison, les excretions naturelles le dis-pensent de piquer le tegument pour se nourrir (Neumann).
De ces trois formes, ia première est la plus grave; mäis toutes peuvent, è, la longue, entrainer un élat cachectique compro-mettant.
Traitement : La base de tous les traitements consiste a dé-truire l'acare.
Lavages et savonnages a la brosse, tonte; applications de creosote, benzine, pétrole, jus de tabac; bain de Tessier pour le mouton. Pour éviter de gäter la laine du mouton, on peut em­ployer lebain de Tessier modiflé par Clément : substitution du sulfate de zinc au suKat de fer.
On peut employer aussi l'acide phénique en glycéré, en solu­tion ou sous forme de savon; le bäume du Pérou dans la gale
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70nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES DE LA PEAU
du chien et du chat : aloool 30 parties, bäume du Perou une partie. Les sulfureux sous forme de bains, la pommade d'Hel-merich sont tres utiles; sur les ruminants proscrire les mercu-riaux. L'éllébore, la staphisaigre ont éte aussi conseillées.
Après la destruction du parasite, continuer les bains, les lo­tions, les soius de propreté.
Police sanitaire : Éclairer les propriétaires sur la gravité et Textension possible de la maladie. Éviter la contagion en sé-parant les malades. Isolement jusqu'è guérison des troupeaux contaminés. Faire la declaration. Livrerde suite les peauxala tannerie, Désinfecter les loeaux, les harnais, les ustensiles; brüler ceux qui ne sont pas susceptibles d'etre désinfectés.
82. Gale folliculaire. Gale démodécique du chien.
Fig. 34. — Demodes. A, lanitnal vu du ventre ; B, son rostre isolé ; C, son teuf.
Chien et chat, mais surtout Ie premier.
Cannes : Elle est due au Demodex folliculorum (fig. Si) qui se loge dans les follicules pileux et sébacés, quelquefois en si grande abondance que Gruby et Delafond ont pu en compter jusqu'a 201 dans un seul follicule. Contagion bien que peu ac­tive et souvent difficile (Neumann).
Symptómes : Elle siège k la tête, aux joues, aux membres, aux coudes, aux jarrets, au ventre, sur Ie dos ou les reins. Appari­tion de petites papules, de boutons suintant un liquide séreux; formation de croütes, épaississement de la peau, chute des poils. Peu de prurit ä cette période. Elle dure longtemps, est tres difficile ä guórir, ce qui lui donne de lagravilé. Par sa persistance et sa durée, eile épuise les animaux et peut amener \tx mort.
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OESTRESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;7t
Traitement : Soins de propreté; bains sulfureux; pommade au sulfure de carbone et a la \aseline (Mégnin); baume du Pérou; pommade phéniquée; pommade cantharidée; lotions de sublime ä 1 ou 2/1000; essence de genièvre; huile de Dippcl, pommade citrine chez Ie chat. Elle résiste souvent k tous ces moyens, ä cause de la difflculté d'atteindre Ie parasite.
Ne pas confondre avec Ie rouge et autres maladies du chien.
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Fig. 36. — Pou de la tête.
Ä, femelle vue du dos ; B, extrémité abdomioalc du male pour niotilrer son peul aiguillon ; G, oeuf ou lente attacbée ä uu poil (de Geep).
Police sanitaire : Séparer les malades, désinfecter les locaux, les ustensiles et les colliers.
Parasites libres et intehmitTents.
Insectesparfaits : Simulies, mouches, taons, hippobosque ou mouche plate.
On a employé beaucoup de moyens pour prévenir les appro-ches de ces diptères qui latiguent les animaux, nuisent a leur repos a 1'écurie, ä l'étable ou au travail.
Empêcherles insecles de pénétrer dans les habitations; sarnir les fenêtres de filets-brüler des substances dont l'odeurles éloi-gne. Au travail, euvelopper les animaux dechasse-moucnes, de béguins, d'oreillères; lotionncr Ie corps avec la decoction de l'euilles de noyer, de labac, de quassia, d'assa foetida ou d'aloes Solution salurée de naphtaline dans la vaseline liquide. Badi-geonner avec la solution les parlies accessibles aux insectes (Dr Pednoff). ün moyen qui m'a souvent réussi consiste k grais-ser les parlies les plus sensibles, pourtour des naseaux, périnê, fourreau, avec du lard aussi rance que possible.
Insectes aVétat de larves : Hippoderme du bceuf, du cheval. ,
83. Oestres cuticolis : du cheval, du bceuf, du mouton ; les
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MALADIES DE LA PEAU
ceufs sont disposes sous la peau k l'aide de la tariere donl sont pourvus cesinsectes (fig. 35).
Symptómes : Formation de petiles tumeurs plus ou moins grosses, se développant avec la larve. Ces dernières restent un
Fig. 35. — CEstre de la brebis; a, larve ; b, iusecte parfait.
temps variable sous la peau. Elles la quittent en ete; alors les tumeurs s'affaissent. Quand elles sont nombreuses, elles font maigrir les animaux.
Traitement : Extraire Ie parasite, boucher Ie trou en éten-dant un corps gras.
Fig. 37, — Gamase des fourrages.'
84. Phthiriase.
Presence de parasites animaux : pédiculidés ou poux(fig. 36), qui ne quittent leur hóte qu'accidentellement.
Causes : Presence du parasite; poux, poux de poules ou der-manyssus (fig. 38), gamases (fig. 37). Les dermanyssus (fig. 38) sont communs sur les voiailles, qui les communiquent aux chevaux, quand récurie confine au poulailler.
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PUCES
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Symptómes : Prurit violent, dépilation; en cherchant avec soin on trouve des poux, des lentes; chez le cheval on les ren­contre au toupet, ä la crinlère, ä la base de la queue. Si les parasites sont nombreux, les animaux n'ont plus de repos et maigrissent. Les agglomerations de chevaux sont souvent le siège d'une veritable épizootie.
Tmitement: Séparer les animaux alteints, tondre la totalilé du corps. Decoctions de (abac dont il faut se mcfler pour éviter Tempoisonnement; j'ai vu mourir un cheval traite par la les-sive de tabac. Employer aussi l'ellébore, la staphisaigre, en prenant soin que les animaux ne puissent se.lécher. Benzine, essence de térébenthine en lotions. Sur le cheval I'essencc ci-
Dermanysse dos poulaillcrs.
Fig. 39. — Ixode du chien.
dessus peut être administrée al'intérienr 30 grammes en emul­sion dans un jaune d'ceuf.
Les corps gras sont aussi tres efficaces.
Les fourrages alleres sont souvent habités par le gamase (Mé-gnin), qui produit sur les chevaux de vives démangeaisons.
Lorsqaeles chevaux sont envahis par le dermanyssus, il se i inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;produit des dépilations circulaires augmentant jusqu'a de
grandes proportions, et de vives démangeaisons.
Traitement : Il Importe de détruire le parasite et d'éloigner le poulailler.
85.nbsp; Ixode, ricin, tique ou tiquet (fig. 39) Afiecte surtout les chiens de chasse; l'ixode réliculé sur le
beeuf; l'ixode fouisseur sur le cheval.
Traitement : Toucher le parasite avcc de l'huile, de la benzine ou de l'essence; quand ils sont peu nombreux, on les arrache.
86.nbsp; Pucos. Tres communes surle chien.
Siünol. — Aide-méin. vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; S
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EMPOISONNEMENTS ET ASPHYXIES
Lavages ä l'eau cresylée, nettoyage des chenils avee Ie mème agent; changer souvent les liticres.
CHAPITRE III
EMPOISONNEMENTS ET ASPHYXIES
1deg; Empoisonnemenls. 2deg; Asphyxies en general.
SECTION I
EMPOISONNEMENTS
87.nbsp; Présomption d'empoisonnement.
Quand un animal manifesto subitement des symptómes inusi-tés : coliques, vomissements, stupeur, il Importe de s'assurer s'il nquot;y a pas eü empoisonncment.
88.nbsp; Les poisons se divisent en cinq groupes (Tardieu) :
1deg; Irritants ou corrosifs : Acide sulfurique, azotique, iode, chlore, etc., etc. Alcalis concentres.
2deg; Hyposthénisantf. : Arsenic, phosphore, etc.
3deg; Stupéfiants : Plomb, belladone, jusquiame, etc.
4quot; Narcotiques : Opium.
5deg; Néorosthéniques : JSoix vomique; acide prussique ; sénécio canicida (D1 Jourdanet).
89.nbsp; Poisons irritants. 1deg; Minéraux.
Ce sont les acides azotique, sulfurique, hydrochloriquc, ace-tique, oxalique, etc, etc.; les alcalis.
Symptómes : Disparition de I'appelit, cessation de la rumina­tion, sensibilité des premières voies digestives; Ia bouche est brülée, dépourvue de son epithelium; mächonnement, rejet de Ia salivc, soif vive, vomissements chez certains animaux. Sensi­bilité de Pabdomen, coliques, anxiété, sueurs, urines rares, frissons, depression des forces.
Si Ton a affaire a un acide, les matièresrejetéesbouillonnent sur Ie sol, rougissent Ie tournesol. Si, au contraire, ce sont des alcalis, elles ne bouillonnent pas, ramènent au bleu Ie tourne-
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ËMPOISONNÉMENtSnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 75
sol, sont savonneuses au toucher. Ces polsons sent rammonia-que, la soude, la potasse, I'eau de javel.
Végétaux : Parmi les végétaux il faut compter : coloquinte, euphorbe, sabine, rue, narcisse des prés, colchique, renoncules, clématites.
Animaux : Les cantharides indiquent leur action sur l'appa-reil urinaire par des envies fréquenles d'uriner, une miction douloureuse et de rhématurie.
Traitement general : 1deg; Evacuer Ie poison. 2deg; Le neutraliser.
Pour évacuer le poison, provoquer le vomissement ou le facili-ter s'11 existe. Adminislrer un purgatifsi rempolsonnement date de quelques heures. A défaut de purgatif, lavements additionnés de sei de cuisine. Ponction du rumen, evacuation des aliments.
Pour neutraliser le poison : eau alburaincu?e de blanc d'oeufs, bicarbonate de soude, blanc d'Espagne, magnésie, boissons abondantes.
Contre les alcalins, les eaux acidulées.
Des poisons en particulier.
90.nbsp; A cides sulfurique, azotique, chlorhydrique. Symptumes: Soif, nausées, vomissements, lesraatières rejetées
bouillonnent sur le sol, rougissent le tournesol; pouls petit, frissons, sueurs. Les eschares de la bouche sont noires (acidc sulfurique), jaunes(acide azotique), plus ou moins rouges (acide chlorhydrique).
Traitement: Magnésie, bicarbonate de soude, blanc dEspagne, indiqués ci-dessus
91.nbsp;Acides oxalique, tartrique.
Sympótmes : Moins d'irritation des premières voies digestives, plus dedouleursabdominales, décubitus frequent, marche chan-celante, abaissement de la temperature.
Traitement : Comme ci-dessus.
92.nbsp; Alcalis, potasse, soude, saumures.
Carbonates de potasse, de soude, eau seconde, de Javel, am-raoniaque, saumures de viande ou de poisson.
Symptumes : Les matières rejetées ne bouillonnent pas, ra-mènent au bleu le tournesol rougi, sont grasses k la main, savonneuses, d'odeur urineuse; peu d'irritation et d'érosions des premières voies. Feces sanguinolentes. Pourl'ammoniaque, odeur caractéristique.
S'il y a empoisonnement par les saumures; bouche sèche, soif vive, faiblesse musculaire, marche chancelante, parésie ou paralysie, convulsions épileptiformes. Ces effets sont dus aux ptomaines que peutcontenir la saumure.
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76nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; EMPOISONNEMENTS ET ASPHYXIES
Traitement : Eau acidulée, vinaigrée, boissons abondantes. S'ii s'agit de 1'ingestion des saumures, injections sous-cutanées d'élhcr. Dans tous les cas, faire vomir.
93. Coloquinte, euphorbe, colchique, rue, renoncules, etc.
Symptómes : Superpurgalion, tristesse, inquietude, tempera­ture irreguliere, coliques, vomissements, ballonnement et sen-sibilité du venire, fortes épreinles, expulsion de gaz et de matières souvent sanguinolenlcs. Recherche de la plante dans les fourrages, les prairies.
Traitement: Boissons abondantes, mucilagineuses, aromati-ques, tannin et astringents.
Ponction du rumen, evacuation des aliments.
93.nbsp; Cantharidos.
Envies fréquentes d'uriner, miction douloureuse, hématurie. Traitement : Vomilifs, boissons fréquentes, chaudes ou aro-maliques; ether el surtout Ie camphre.
94.nbsp; Poisons hyposthénisants.
ARSENIC, PHOSPHORE, SELS. DE CÜIVRE, DE MERCURE, SUBLIME, EMETIQÜE, DIGITALE.
95.nbsp; Arsenic.
Symptómes : Défaut d'appélit, salivation, efforts de degluti­tion, soif, sensibilité do la gorge, douleurs abdominales; urines rares foncées; respiration anxieuse, peau froide, marche diffi­cile; Ie pouls se concentre, la respiration s'accélère. On cons­tate quelquefois de la paralysie.
Traitement : Hydrate de peroxyde de fer, magnésie calcince, sulfate de fer, lait, blancs d'oeufs; vomitifs, purgatifs.
96.nbsp; Phosphore
Empoisonnement frequent, par suite de l'emploi des pates phosphorées a l'usage de la vermine.
Symptómes : Douleurs abdominales, coliques, sensibilité ä la pression. Dyspnée, agitation, vomissements, tremblements, pouls petit, battements du coeur forts et précipilés ; souvent il survient des crampes, puis du coma. Dans tous les cas, on constate soil dans les matières rejetées, soit dans les eructa­tions, l'odeur alliacée spéciale au phosphore. Teinte ictérique des muqueuses.
Traitement: Eau albumineuse, magnésie; pas d'huile ni de lait. Essence de térébenthine admiuistrée dans une potion gom-meuse. Faire vomir avant tout traitement, si l'empoisonnement est récent.
100. Emétique.
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EMPOISONNEMENTS
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Symptómes : Vomissemeiils, evacuations alvlnes, salivation, abaltement, tremblements, spasmes lélaniques, coliques vio-lentes; puis prostration extreme, abaisscmenl de la temperature.
Traitement : Tannin, sous forme de quinquina, de noix de galle, de brou de noix, d'écorce de chcne; opiacés.
98.nbsp; Sels de cuivre.
Symptome*: Vomissemenls opiniätres.
Difflculté de la respiration, abatlement, coliques. Rechercher s'il existo dans les matières rendues des traces de poison, les aciduler, et y tremper une baguette de ferqui se recouvrira de cuivre.
Traitement : Fer reduit, eau alburaineuse de blancs d'oeufs (Bouchardat). Limaille de fer.
99.nbsp; Sels de mercure.
Symptómes : Analogues; salivation abondante. Traitement : Blancs d'oeufs, fer reduit, lait- Pas de chlorure de sodium.
100.nbsp;Digritale.
Mélange d'excitation et de sedation. Respiration et battements du coeur accélerés, pouls petit, muqueuses injectées, violettes; peau froide, abaissement de Ia temperature générale, puis abat­lement complet, urines fréquentes; dilatation des pupiiles.
Traitement: Mucilagineux; camphre;essence de térébenlhine; ammoniaque; boissons aromaliqucs.
101.nbsp; Ergot de seigle.
Produit par un champignon, claims secalinus, qu'on rencontre sur diverses gram.inées.
Intoxication aiguë ou chronique.
Aiguê: Coliques, diarrhée, vomissemenls; vertige, hébétude, paralysie.
Chronique : Gangrene des cxtrémiUs, a la suite d'un usage prolongé.
Traitement : Tannin, chloral, morphine.
102.nbsp; Poisons stupéfiants.
103.nbsp; Plomb et ses preparations.
Plus frequent qu'on ne pense. II a dö êlre souvent méconnu.
Symptómes: Coliques sourdes,constipation,ventre douloureux rétracté; marche chancelaute, raideur des membres; paralysie saturnine, avec contracture des muscles de la croupe. Pouls petit, abaissement de la temperature. Diminution des secretions, liseré bleuätre aux geneives; quelquelbis cornage, convulsions, délire furieux.
Traitement : Limonades sulfuriques; sulfures alcalins, eaux
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EMPOISONNEMENTS ET ASPHYXIES
sulfureuses, électuaires de soufre. Purgatifs et vomilifs admi-nistrés avec des blancs d'oeufs.
104.nbsp;Belladone. Tabac. Morelle.
Symptómes : ïorpeur, inertie musculaire, marche difficile ou impossible, petitesse du pouls, muqueuses injectées, cyanosées, relächement des sphincters; tympanite, diarrhée, tremble-ments, paralysie; sueurs, vomissemenls.
Les champignons développés sur les substances alimentaires (pain moisi) peuvent aussi produire I'empoisonnement.
Traitement : Faire vomir et purger; infusions et decoctions astringentes ouaromatiques; alcool, iodure de potassium; dou­ches froides sur la tête.
105.nbsp; Poisons narcotiques.
106.nbsp; Opium. Pavot. Coquelicot.
Symptómes : Torpeur, inertie de l'inteslin, resserrement de la pupille. Somnolence persistante.
Traitement : Faire vomir, infusion de café fort, eau acidulée, decoctions astringentes.
107.nbsp; If (Taxus baccala^.
Assez frequent chez les animaux.
Symptómes : Coma, marche chancelante, tremblements, con­vulsions, coliques, nausées, vomissements, abaissement de la temperature.
Traitement : Purgatifs, vomilifs, décoction de noix de galle, café, boissons acidulées.
108.nbsp;Acide phénique.
S'observe assez souvent, depuis que l'emploi de eet agent s'est vulgarise, centre les parasites ou les maladies culanées. Le chat y est plus sensible que les autres animaux.
Symptómes : Cauterisations locales aux points touches par le caustique, salivation, vomissements, coliques, paraplegic plus ou moins accentuée. Abaissement de la temperature, contrac­tions loniques ou cloniques. Nephrite décélée par les cylindres rénaux et les globules blancs et rouges qu'on trouvedans I'urine colorée enb'run.
Traitement: Lait de chaux, ether, vin, café, surtout sei de Glauber.
109.nbsp; Vernis du Japon {Ailantus glandulosa).
Les feuilles sontvénéneuses pour le canard (Caraven-Gachin).
110.nbsp; Poisons névrosthéniques.
STRYCHINE, NOIX VOMIQÜE, TOURTEAUX DE FAINES.
Symptómes Exaltation de la sensibilité et de la contractilité. Raideur générale, secousses convulsives, difflculléde la respi­ration; anhélation.
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ASPHYXIEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 79
Traitement : Peu certain. Vomittfs, émétique, staphisaigre, teinture d'iode ou d'aconit, élher, injections d'atropine; chloral.
111.nbsp; nbsp;Acide prussique, cyanure de potassium, tour-teaux d'amandes.
Symptumes -.Difficulté respiratoire, perle du sentiment, raideur convulsive, flxité des yeux, coloration des muqueuses, langue pendante, cyanosée, écouiement des urines, paralysie.
Traitement : Faire vomir; ammoniaque, eau chlorée en breu-vages et en lavements, oxyde de Ier hydrate. Affusions froides.
Dans les empoisonnements, en cas d'expertises médico-léga-les, les recherches porteron : 1deg; Sur 1'observation clinique, ralimentation, les palurages. Recueillir les matières évacuées, les différents viscères après Faulopsie si l'animal est mort; 20surles recherchesphysico-chimiques, qui sontplus speciale-ment du ressort des chimistes.
112.nbsp; Lupinose.
On a plusieurs fois observe dans certains pays cettc maladic qui peut ètre considérée comme une intoxicalion causée par Ie lupin h fleurs Jannes (Lupinus luteus). Toutes les parties de la plante sont nuisibles, mème a, l'étatsec.
Symptómes : Tristesse, inappétence, fièvre, légères coliques. L'animal parait endormi, déprimé, Ie pouls est faible et frequent, la temperature elevée (39 ä 41deg; C). Constipation, miction fre­quente, evacuation d'une petite quantilé d'urine. La duréc moyenne est de 8 a 10 jours.
Pronostic : Grave, la morlalité atteint jusqu'ä 25 0/0.
Traitement: Purgatifs: aloès, selspurgatifs. On a aussi observe des accidents causes par 1c trèfle hybride en Bretagne et en Allemagne.
SECTION II
ASPHYXIE
113.nbsp; Asphyxie en general.
Produite par deux causes : 1deg; Défaut d'air respirable par obs­tacle ä la respiration; pendaison, étranglement, submersion; 2deg; respiration d'un air vicié par diverses causes; gaz d'éclairage, vapeur de charbon, etc, elc.
Traitement : Faire cesser les causes d'asphyxie, ranimer la respiration et Ia circulation prés de s'éteindre, comballre l'em-poisonnement dü au gaz méphitique.
Frictions sèches ou stimulantes sur la colonne vertebrale, respiration artificielle, inhalations d'oxygène, faire inspirer dos
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80 MALADIES CH1RURGICALES DES DIVERS ÏISSUS
vapeurs de vinaigre, d'eau chlorée, d'air pur et frais. Envelop­per dans des couverlures chaudes, administrer des boissons chaudes, slimulanles, Insister sur ces moyens qui n'agissent quolquefois qu'après im lemps fort long.
En cas d'asphyxie par Ie froid, réchauffer progressivement; frictions d'eau on de neige, qu'on remplacü petitä petit par de l'eau de plus en plus chaude.
114. Coup de chaleur.
Se produit lorsque sous linfluence de la chaleur, fairraréflé ne sufflt plus ä 1'héraatose, activée par un travail accélére.
Symplómes : Pendant le travail, ralenlissement des allures, sueurs, marche difficile, incertaine. En station, la tètc est hasse, les narines dilatées, la respiration précipitée, sifflante, les inou-vemenls du üanc tumultueux. Les muqueuses sont livides, le pouls accélére d'abord s'efface peu ä peu, la peau se couvre d'une sueur froide, et l'animal meurt si on ne le soigne pas a lemps.
Traitement : Arrèter les animaux, les mettre k 1'abri du soleil, dans un endroit oii 1'air circule librement. Afl'usions froides, hains de rivière, puis sécher aussi exactement que possible; frictions de vinaigre cliaud, d'eau sinapisée, lavements frais. Dans les cas extremes, pratiquer la respiration artificielle. La saignée n'est utile que quand la reaction commence ä se pro-duire.
CHAPIÏRE IV
MALADIES CHIRURGICALES DES DIVERS TISSUS
115.nbsp;Abces.
Collection de pus dans l'épaisseur des tissus, ou dans dos cavités naturelles cu accidentelles.
On les distingue en abces chauds, ahcès froids, et ahcès par congestion ou symptomatiques.
116.nbsp; Abces chauds.
Causes: Traumatismes, contusions; gourme des solipèdes, siégeant le plus souvent aux parotides ou dans l'auge.
Symptómes : Tumefaction, chaleur, douleur, accidents de yoisinage; fièvre, pcrte de l'appélU, tn-tesse, Après quelques
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PLA1ESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;81
jours, formation de pus, augmentation et fluctuation du la tumeur.
Ne pas confondre avoc abces froids, lipómes, anévrismcs.
Traüement : Cataplasmes emollients, maturatil's, embroca­tions de populéum ou vésicatoire salon Ie cas. Le pus forme, lui donner issue afin d'éviter les fusées. Cette ponction se fait au bistouri, au trocart, ou au cautère. Après la ponction, soins de propreté, pansements a l'étoupe entre les lèvres de la plaie, injections detersives ä la teinture d'aloès, k l'acide phénique, ou avec des solutions de permanganate de polasse, d'acide borique ou de sublimé.
117.nbsp;Abces froids.
Dus le plus souvent a un état diathésique : morve, farcin, infection purulente, gourmes anciennes.
Symptómes : Peu accuses; au début, tumefaction, peu de douleur ni de chaleur, marchc lente, apparence d'une tumeur indurée. Le pus se forme lentement. Lors de son écoulemenl, il apparait souvent clair, séreux ou grumeleux.
Ne pas confondre avec kystes.
Traüement: Hater la formation du pus; onguent de Lebas ou vésicatoire. Ponction hätive, drainages a l'aide d'un séton ou d'un tube en caoutchouc. Applications topiques et injections appropriées, surtout les antiseptiques. A rintérieur, stimulants ou loniques selon le cas.
Les abces par congestion sont le plus souvent des abces froids, consequence d'une affection éloignée du siège de l'abcès : carie ou nécrose.
118.nbsp;Abces diffus. Erysipèle phlegmoneux. Causes : Plaies, contusions, javarts.
Symptómes : Trois périodes : 1deg; Inflammation. 2deg; Mortifica­tion. 3deg; Eschariflcation. Fièvre, chaleur, douleur, empätement local; quelquefois phlyctènes, oedème dur, renitent. Mortifica­tion de tout ou partie du point malade. Puls elimination de cette partie mortiflée laissant une place plus ou moins simple, donnant un pus de qualilé variable.
Traüement : Bains, lotions, cataplasmes, mouchctures, de-bridements (voy. Javart, p. 86).
119.nbsp; Plaies par instruments tranchants. Symptómes : Hémorragie d'importance variable, douleur,
écartement des lèvres de la plaie. Consécutivement, fièvre, sup­puration, boiterie (voy. Maladies des regions).
Traüement: Nettoyer la plaie, réunir les bords par bandages, sutures, pansements collodionés, glycérés. Lors de la suppura­tion, soins de propreté, lotions alcooliques, aromatiques. phé-
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mm
82 MALADIES CHIRURG1GALES DES DIVERS TISSUS
niquées; lavages ä Taüde borique, ä la isolution de sublime. Repos; alimcntalion substaulielle en cas de langes plaies sup-purantes. S'il y a de vives douleurs, opiacés, chloral.
120. Hémorragies traumatiques.
1deg; Arterielle.
Causes : Divers traumatismes.
Symptómes ; Issue de sang vermeil en jels saccadés coïnci-dant avec les battements du coeur. Retraction des exlrémités de Tariere divisée. Arrêt de Thémorragie par compression du vaisseau entre la plaie et le coeur.
2deg; Veineuse. Épanchement sanguin continu, en nappe, de couleur foncée, difficulté de trouver la veine du coté du coeur.
3deg; Capülawes. Tendance k reparaitre; on voit suinter le sang par unc multitude de pertuis veineux.
Les symptómes généraux, quand eile est abondante, sont : faiblesse, decoloration des muqueuses, sueurs, petitesse du pouls, acceleration de Ia respiration.
Ne pas confondre les hémorragies entre elles.
Traüement ; Torsion, ligature des artères ou des veines, compression mediate ou immediate, eau de Rabel, perchlorure de fer, hémostatiques, applications froides ou glacées, et mieux tièdes en raison de Taction de la chaleur sur les hématoblastes (Hayem). Emploi de pinces hémostatiques
121.nbsp; Infection, résorption purulentes Pyohémie. Alteration du sang produite par I'introduction du pus, ou
mieux par les elements älteres du pus.
Causes : Accidents chirurgicaux, névrose, carie, maux de garrot, etc, etc.
Symptómes généraux ; Frissons, sueurs, leinte jfiunatre des muqueuses, hébétude; adynamie, quelquelbis ataxie; diarrhée ou constipation; pouls miserable; formation d'abces métasta-liques dans le tissu conjonctif, les gaines synoviales, les pou-nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; j
mons ou autres organes.
Symptómes locaux : Vilain aspect de la plaie, pus séreux, de mauvaise odeur; angioleucite.
Traüement: Soins de propreté, habitations salubres, air pur, bonne nourriture, breuvages phéniqués, acetate d'ammoniaque. Pansements phéniqués ou au permanganate de potasse, ä l'acide borique, ou au sublime.
122.nbsp;Septicémie. Infection putride. Gangrene trauma-lique.
Penetration dans l'écouomie du vibrion seplique (Pasteur). Maladie générale, souvent mortelle, resultant de l'introduc-
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CONTUSIONSnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;83
lion dans Teconoraie des malières septiques résorbées ou Ino-culées.
Ces malières se développenl promptement après Ia morl, neme des chevauxsains; 16 a 18 heures (Slgnol).
Cetle dérnouslralion oblenue expérimenlalemenl, rend bien compte des accidenls qui s) produisent cliniquement, lorsqu'il se forme a Ia surface d'nne plaie des elements infeclieux, qui, rcsorbés, cmpoisonnenl réconomie, el donnenl alors lieu ä l'apparilionde symptomes el de lesions, analogues ä ceux pro-. duils expérimenlalemenl. Nolamment dans la fièvre puerpucrale de la femme, oü I'utérus ccssanl d'etre gravide, représente une plaie largement exposée.
Assez frequente chez Ie cheval, moins frequente chez Ie bceuf, rare chez Ie cliien.
Causes: Les plaies largement exposées, suppuranles, per-mettant Ia decomposition du sang ou des tissus mortifies au contact de l'air; les fractures comminutives, Ia phlébite, les abces profonds, les fistules, les plaies par écrasement. Les ino­culations accidentelies ou expérimenlales. La cause, avons-nous dit, serail due äun vibrion (Pasteur), ou a unproduitorganique fixe, sorte de ptomaine (Panum, Pelersen).
Symptómes : Fièvrc4l ä 42deg; G,, oscillations variables de cetle temperature; depression des forces, somnolence, frissons. Teinte jaune des muqueuses, pétéchies, ophllialmie purulenle. Langue sèche, chargée; inappétence, constipation ou diarrbée, urines foncées, parfois sanguinolentes. Il se manifeste des symp­tómes nerveux. Les plaies d'originedeviennentblafardes, molles, flasques, froides; le pus devient clair, séreux, fétide. Ces points se luméflent, les engorgements s'étendent, deviennent emphy-sémateux, el des foyers métastatiques se produisent dans les organes internes. Les cadavres se décomposent tres rapide-menl. )nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Ne pas confondre avec le charbon.
Traüement: Soins de proprelé, pansements frequents a I'acide phénique, au permanganate de potasse, au crésyl, a I'acide bo-rique, a la solution de sublime, ä leau chloret-; en un mot ä toule la série des antiseptiques.
S'il y a eu inoculation, scarifier, caulériser. Adminislrer a Tintérieur : Alcooliques, acide phénique, acetate d'ammoniaque, limonades sulfuriques. Les salicylales et I'iode onl élé conseil-lés.
123. Contusions. Cors.
Causes : Violences extérieures, harnais ou colliers mal ajusfés, froltemenls, compressions, determinant ä la longue une accu-
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84 MALADIES CHIRURG1CALES DES DIVERS TISSUS
mulation do cellules épidermiqnes qni agit comme un corps étranger.
Symptumes : Degrés différents; raptus des capillaires, épan-chements sanguins, ecchymoses, dcchirures cellulaires ou mus-culaires, écrasement, mortification, gangrene seche.
Traitement : Lotions froides ou astringentes, compression, ponclion et injections diverses.
124.nbsp; Plaies par armes a feu.
Symptómes : De gravité variable, suivanl la nature du pro­jectile, 1'arme employee, et le siege de la parlie lésee.
En cul do sac, en gouttière, en séton. Entree du projectile nette, bords enfoncés du coté de la plaie; a la sortie, ouverlure irreguliere, bords frangés, hémorragie, section de vaisseaux artériels et veineux, retraction des tissus et des vaisseaux divisés, #9632; peu de perte de sang, ni de douleur immediate. Sur les os, frac­tures avec éclats dans les diaphyses; en cul de sac dans les parties spongieuses; a femporte-pièce dans les os plats. S'il y a eu perte abondanle de sang, pouls petit, pdleur des muqueusesquot;, faiblesse.
Traitement : Extraire les corps étrangers; débris de seile ou de harnais. Rechercher le projectile, en faire 1'extractionquot;, si e'est possible ; contre ouvertures, ligature ou compression des vaisseaux. Pansements divers suivant 1'indication.
125.nbsp; Lymphangite. Angioleucite.
Affection des plus fréqueutes, due ä rinflammation des vais­seaux lymphatiques, dans Icsquels se propagc cette inflamma­tion. L'importance et l'étendue du réseau lymphatique expli-quent cette facilité k participer aux altéralions des tissus, et ä se laisser envahir par elles (Nocard).
Causes : Inflammation des lymphatiques aboutissant a une plaie superflcielle ou profonde, et due ä des phénomènes de résorption par les lymphatiques. Ces accidents sont d'antant plus rares, que les plaies sont plus anciennes et mieux recou-vertes paria membrane pyogénique, dans laquelle 1'absence de vaisseaux blancs, constitue un obstacle a la penetration des principes pathogènes qui peuvent exister a la surface des plaies (Bilroth).
Symptómes. : Apparition de cordons plus ou moins gros et durs, souvent douloureux; chaleur, rougeur sur les parties fines et dépourvues de polls. Quand eile est étendue ou profonde, les ganglions voisins sont tuméfiés ou douloureux, la peau ten-due et luisante, lengorgement quclquefois considerable. L'état general peut se ressentir violemment de ces accidents locaux; inappélence, abatlemenl, tristesse, elevation de Ja temperature
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BRULURESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 85
l ä 2deg; C, frissons.Ces lymphangitespeuvent èlresuperficiellesou profondes, et dans certaines circonstancc.5 avec un caractère épizootique (Wiart).
Tmüement : Seins de proprèté de )a plaie, la délerger avee des lotions alcoolisées et surtout antiseptiques. Onctions de pommade camphrée, frictions résolutives ou vésicanles sur les engorgements; applications d'onguent vésicatoire mercuriel (Nocard et Vignardou). Ponction des abces. Régime délayant.
Ne pas confondre avec abces, phlébitc, engorgements farci-neux.
126.nbsp; Plaies avec inoculation.
iä Animaux venimeux. 2deg; Virus rabique. 3deg; Virus cltarbon-neux.
1deg; Serpents venimeux, abeilles, guépes.
lom les animaux, surtout les cbiens de chasse.
Symplómes : Perte d'appétit, flèvre, gêne des mouvemenls, pouls frequent, irregulier, muqueuses cyanosées. Chez certains animaux, nausées, vomissements. Au point de la piqüre : ' auréoleinflammatoire, phlyctènes.oedème plusou moins étendu donnant aux parties qui en sont Ie siege, une tres grande du-reté; formation d'eschares gangróneuses qui sont éliminées ultérieurement. Gravité proporüonnelle ä la quanlité de venin introduit, et pour les abeilles ou autres diplères, aunombre des piqüres ; celles des gros frêlons sont surtout a redouter.
Traitement : Enlraver ou empècher l'absorption du venin, ligature entre la blessure et les parties centrales, succion, pres-sion, ventouses. Cauterisations actuelle ou potentielle, breuva-ges stimulants, ammoniaque a l'intérieur et al'extérieur. Injec­tions sous-cutanécs de teinture d'iode, de permanganate de potasse, et de chromate de potasse a 1 0/0.
2deg; Voy. Rage.
3deg; Voy. Charbon.
127.nbsp; Brülures.
Plusieurs degrés. Rubéfaction, phlyctènes, suppuration, dé-sorganisation des tissus.
Causes : Incendies, liquides bouillants.
Symptómes : Briilure des poils, sensibilité de la peau, rou-geur, douleur, phlyctènes, oedème, suppuration; quelquefois en cas de brülure grave, mortification de certaines parties. Tris-lesse, flèvre, acceleration de la respiration, Injection des mu­queuses, inappétence. Lors de brülures par incendies, il y a des inflammations viscerates par suite de la respiration d'un air chaud et brülant. Si les teguments ont élé léchés par la tlainrao, Ia gravité ne parait pas proportionuelle au pen du
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86
MALADIES GHIRURGICALES DES DIVERS TISSUS
profondeur des brülures; il y a done lieu de réserver Ie pro-noslic. Si de larges ou de profondes surfaces ont élé alteintes, il peut y avoir de l'hématurie.
Traitement : Lo'.ions froides, aslringenles, liniment oléo-cal-caire, ouverture des phlyctènes, applications d'ouale, de corps gras ou de poudres diverses. En cas d'eschariflcation: matura-tifs, emplätres miellés, pansements selon rindicalion et surtoul antisepliques. Les suppurations un peu étendues ne devronl pas êlre taries trop vite, et si elles se prolongent, on devra insister sur la bonne alimentation, les habitations salubres, l'air pur et les soins de propreté.
128.nbsp; Gelure.
Divers degrés, allantdu simple érythèmeä Ia gangrene; dans ce dernier cas : phlyctènes, eschares, stupeur.
Traitement : Réchauffer progressivement les parties, fomen­tation vineuses, pansements astringents et opiacés. IBoissons chaudes, stimulants, acetate d'ammoniaque, ether nilrique.
129.nbsp; Furoncles. Javarts cutanés, tendineux, cartila-gineux.
Inflammation éliminatrice d'une portion du derme, du tissu conjonclif sous-culané, d'un tissu fibreux ou cartilagineux.
Causes : Frottements, contusions, piqüres, action irritante des boues ou des neiges, etc., etc.
Symptómes : Engorgement, chaleur, douleur, formation d'ab-cès, elimination d'un bourbillon de tissu mortiüé. Accidents de voisinagc.
Traitement : Bains, cataplasmes, inoision ou ponction hätives, cauterisations.
Pansements selon lïndication.
Javart tendineux, javart cartilagineux (Voy. Maladies des regions).
130.nbsp; Cancer. Rare.
Causes : Diathèse.
Symptómes : Formation, au sein destissus, d'une tumeurplus ou moins étendue, dure, douloureuse, mamelonnée, constiluée histologiquemcnt par un amas de cellules épithéliales a diffé­rents degrés d'évolution.
A une certaine période, quand les elements normaux ont été détruits par la pression du tissu de nouvelle formation; ulcé-ration, plaie fongueuse, tendant h s'étendre et tres doulou­reuse.
Traittrmnt: Extirpation, cauterisation, pansements selon rin­dicalion.
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NECROSEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 87
(Voy. Maladies des regions.)
131.nbsp; Loupes. Lipomes.
Tous les animaux. Chevaux de trait au point de pression des harnais.
Causes : Froltemenls continus.
Symptómes : Tumeurs de volume variable, généralement glo-buleuses, indolentes, mobiles dans le lissu cellulaire, donnant la sensation d'une consislance päteuse; elles contiennent une matière analogue au suif (stéatome); a la bouillie (alhérome); au miei (mélycéris).
Traitement : Kxtirpation par énucléation, incision el evacua­tion du contenu; pansements stimulants ou légèrement caus-tiques.
132.nbsp; Kystes.
Formation de tumeurs molles, donuant le sentiment de la fluctuation dans toute leur étendue, bien circonscrites, et ne rcposant pas sur une base enflaramée comme les abces.
Traitement : Ponction, evacuation du liquide, séton ä travers la tumeur. Injections diverses mais surtouliodées; pansements stimulants ou légèrement caustiques.
Ne pas conl'ondre avec abces, lipómes, tumeurs synoviales.
133.nbsp; Synovites.
Tous les animaux, mais surtout le cheval. (Voy. Maladies dés regions.)
134.nbsp; Ostéite, Périostite. Inflammation de l'os ou de son périoste. Causes : Contusions, chocs, chutes.
Symptómes : Douleur, chaleur, tumefaction au point corres-pondant; boiterie.
Traitement : Lotions froides, vésicatoires, frictions mercu-rielles.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i
ISe pas confondre avec abces.
(Voy. Maladies des regions.)
135.nbsp; Necrose. Carie.
Mortification des tissus osseux ou fibreux. La necrose est, a proprement parier, la mort de la portion d'os alteinte; il se forme aulour d'elle un travail éliminatoire qui doit un jour ou Tautre la faire exfolier.
Dans la carie, l'os est encore vivant, mais il est en état de suppuration, bourgeonne at cette inflammation se propage de proche en proche.
Causes : Blessures par instruments piquants, contondants, armes a feu; maceration purulente.
Symptómes : Douleur, chaleur, boiterie tres intense si le
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88 MALADIES CHIRUnGICALES DES DIVERS TISSUS
siège est au sabot. Formation de pus de qualités diverses; fistules persistantes. La sonde vient buter sur une partie d'os lisse. rcndant un son sec et bien distinct dans la necrose. Dans la cane, au contraire, la sonde penètre au milieu d'un tissu 'mou, friable, désagrégé, irregulier.
II ne faul done pas confondre ces deux états. Traitement : Agrandir los fistules, pénétrer jusqu'au point malade, extraire ou ruginer les points necroses ou caries. II iraporte de ne laisser aucune partie malade, qui serait le point de depart d'un nouveau travail morbide. Cauterisation sous forme de bains, d'injections ou do crayons caustiques, notam-ment le sulfate de cuivre. Pansements divers. 136. Exostoses.
Tumeurs osseuses se développant k la surface des os et se confondant avec eile. Elles sont produites par le gonflement de l'os lui-mème, ou par des concretions osseuses qui se forment en un point quelconque du périoste enflammé. Chez tous les animaux, mais surtout chez le cheval, en raison de ses services. Causes : Contusions de l'os; inflammation par effet de voisi-nage. Travail excessif ou dépassant la limite des forces.
Symptómes : Douleur au debut, apparition de tumeurs de vo­lume variable, pouvant siéger sur lous les os, surtout ceux des membres, et entralnant par leur croissance des dépiacements de tendons ou de ligaments, qui gènent les mouvements ar-ticulaires et par suite détorminent des boiteries. Ne pas confondre avec cals difformes, kystes, chondrómes. Traitement : Applications vésicantes ou fondantes, feu en pointes siiperficielles ou profondes, périostotomie. 13 . Chondróme.
Tumeurs se développant sur les cartilages. Rare chez les ani­maux. Causes : Pen connues.
Symptómes : Formation sur le cartilage d'une tumeur indo­lente, plus ou moinsarrondie, quelquefois bosselée, a croissance tres lente. Elle peut se creuser au centre, et dans ce cas, con-tient une matière liquide, visqueuse. D'autres fois eile se cal-cifle. Traitement: Extirpation. 138. Actinomycose. Ostéosarcome. Maladie due a la presence de champignons parasites {Actino-mr/ces), qui peuvent se développer en diverses parties, mais surtout aux mächoiriis, k la langue, quelquefois aux mamelles. Plus frequente chez les bovidés, mais se rencontre aussi chez Ie cbevalf le porc, la chèvre, le chien et le lapin.
.
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ACT1N0MYC0SE
89
Causes : Penetration du parasite, qui est ie pius souvent in­troduit avec les aliments. On a pu constater sa presence dans les débris alitnentaires recueillis entre les dents ou Ie bord des gencives; dans ce cas, on peut souvent distinguer Ie mycelium et les spores. Elle peut ètre inoculée.
Sympiómes : Début lent, obscur, douleurprofonde. Augmen­tation du volume de l'os, apparition d'une turaeur bosselée, plus
Fig. 40. — Aclyuo-mycètcs.
Lan^uc actynnmycosiquc.
ou moins volumineuse; adhérences a la peau. A un étatplus avance, il se forme des points d'ulcérations qui bourgeonnent, laissent écouler du pus, et on se trouve en presence d'une plaie de mauvais aspect.
Comme sympiómes généraux : maigreur, état cachectique.
TraHemenl : Essentiellement chirurgical : extirpation, caute­risations, soins antiseptiques, administration d'iodure de potas­sium (Thomassen d'Utrecht), a la dose de 6 ä 10 grammes ; son action parait s'accenluer quand apparaissent les pbénomènes d'iodismc (Nocard).
Police sanitaire ; La viande doit ètre rejetée de la consomma-
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90nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES CHIRURGFCALES DES DIVERS TISSÜS
tion, des cas de transmission ä riiomme ayant élé constates.
139.nbsp; Kystes des os.
Tres rares chez les animaux.
140.nbsp; Anévrisme des os. Tres rare chez les animaux.
141.nbsp; Tuberculose des os. (Voy. Tuberculose, p. 37.)
142.nbsp; Arthrite Plaies articulaires. Inflammation des séreuses articulaires.
Tous les animaux. Se divise en arthrite essentielle et trau-matique.
Causes: Chocs, contusions, chutes. Blessures des articulations, ouverture des synoviales.
Symptómes : Tumefaction, chaleur, douleur, boiterie, diffl-culté ou impossibilité des mouvements articulaires. Formation d'abcès, ouverture d'articulation, écouiementde synovie, de pus, de sérosité. Engorgements symptomatiques.
Les symptómes généraux varient du simple mouvement fébrile k la flèvrede reaction violente; ce dernier cas est Ie plus frequent, et provoque promptement ramaigrissement.
Traitement : Immobilisation de la jointure, irrigations conti­nues, vésicatoires ou liniments vesicants, applications camphrées et belladonées.
En cas d'ouvertures articulaires, pansements des fistules a ronguentoegyptiac(Verrier), äl'iodoforme, au sublime. Faciliter l'écoulement du pus, lavages désinfectants phéniqués ou au permanganate de potasse; antisepsie dans toute sa rigueur.
Après l'occlusion des fistules, cauterisation actuelle en pointes ou en raies.
143.nbsp; Fistules.
Canal étroit, plus ou moins sinueux, entretenu par un état local ou par la presence d'un corps étranger, et venant aboutir a la peau ou a une muqueuse.
Tousles animaux.
Elles sont généralement consécutives a des inflammations suppuratives ou a des abces. On les distingue en fistules com­pletes ou fistules borgnos.
Suivantleur siège, on les divise en : fistules lacrymales, salivai-res, stercorales, cartilagineuses, osseuses.
Symptómes : Ouverture siégeanl a la peau ou sur une mu­queuse, écoulement de liquides varies, plus ou moins puru-lents. Epaississement des lissus environnants, sensibilité, cha­leur, gonflement plus ou moins considerable.
Traitement: Débridements, injections diverses, principalement caustiques : eau de Rabel, sulfate de cuivre, teinture diode.
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EMB0L1ES
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anliseptiques. Application de mèches, cauterisation aduelle. Quelquefois extirpation du tissu morbide qui entretient la lislulê.
Fistules salivaires : Ouverture accidentelle des canaux glan-dulaires, ou du canal excréteur.
Causes : Inflammations suppuratives, abces, traumatismes.
Sj/mptómelaquo;: Ecoulement du liquide de la glande provoqué par la mastication. Engorgement autour de la plaie fistuleuse.
Si eile dure depuis longtemps, les animaux maigrissent, par suite de la perte de salive et du défaut d'insalivation des matières alimentaires.
TraiUment: Suture des plaies, frictions vésicantes, injections d'iode, de sublimé. Pansements antiseptlques. Eviter les mou-vements de mastication.
144.nbsp; OEdème.
Hydropisie sous-cutauée plus ou moins étendue. Frequent chez lous les animaux, il est idiopathique ou symplomalique, froid ou chaud.
Causes : Les contusions, les traumatismes, les abces, provo-quent la formation de roedème. L'äge, les maladies qui entravent la circulation, en particulier les affections du coeur; il peut s'é-tendre et envahir les membres. Il se présente souvent dans la cachexie aqueuse, oü il lorme eet engorgement quel'ondésigne sous Ie nom de bouteilte.
Symplómes : Gonflement dans lequel reste l'impression du doigt qui Ie comprimé. Peu de douleur ä moins que roedème ne soit lié a une Ijmphangite. Les scarifications donnent issue a de la sérosité. Elle siege surtout au point oü Ie tissu cellulaire est abondant et aux parties déclives comme dans l'anarsaque.
Traitement: Supprimerla cause; ponction d'abcès, soins des
plaies. Frictions résolutives, vésicantes. Cauterisation en pointes profondes penetrant dans Ie tissu conjonctif sous-cutané.
145.nbsp;Embolies. Caillot flbrineux formé
dans un vaisseau artériel ou veineux, et pouvant obstruer par sa migration un vaisseau
d'un calibre plus petit que celui dans lequel il a été
formé. Généralement grave,
Fig. 42. — Aiguilles ä suture.
en ce sens qu'elle indique Ie plus souvent par unc alteration de la membrane interne des
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92nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES CHIRURGICALES DES DIVERS TISSUS
vaisseaux, et que sa migration peut amener des morts subites par obstacle ä la circulation.
Causes : Phlébite, penetration, de particules étrangères dans les vaisseaux. Quand elles rési-dnet dans les capillaires, elles constituent l'infarctus et déter-minent une thrombose.
Symptumes: Début instantane, abaissement de la temperature. Suivant Ie siège, apoplexie, boiterie, suffocation ; si eile se localise dans les capillaires, ec-chymoses, oedème, douleur; si la lumière des vaisseaux est totalement oblitérée, gangrene des parties qui nerecoivent plus do sang.
Si l'obstruction est incomplete et si la circulation se fait encore par collatérales : nutrition im-parfaite, amaigrissement de la partie, symptómes locaux.
Traitement : Nul :
146. Sutures.
Operations ayant pour but de réunir les parlies divisées.
Les instruments nécessaires sont un fll de lin, de sole ou do boyau de grosseur appropriée, ciré ou non ciré, mais toujours rendu antiseptique par l'acide borique ou la solution de subli­me.
Ces flls sont enflles dans des aiguilles de formes diverses; cylindriques ou aplaties, cour-bes ou droite (flg. 42).
Elles se manient a la main
Fig. 43.
Aiguille ä suture
'd manche.
Fig. 44.
Aiguille do
SimpsoD.
ou ä l'aide d'un porte-aiguille; elles sont quelquefois flxées sur
un manche (fig. 43 et 44). Les sutures sont simples ou complexes, superücielles ou pro­fondes.
ocr page 105
50
Fig. 43. Suture ii points séparés. — Fig. 46. Suture ïi anse. — Fig. 47, Suture en faufil. — Fig. 48 Suture ä surjet ou des pelletiers. — Fig. 49. Suture onchcvillée. — Fig. 50 et 51. Suture entortülée.
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94 MALADIES CHIRURGICALES DES DIVERS TISSUS
Suture ä points séparés (flg. 45) : Formée par des Als passés isolement dans les lèvres de la plaie et noués séparément.
Suture äanse (flg. 46) : Passer les Als comme ci-dessus, maïs au lieu de les nouer, les réunir en les contournant les uns sur les autres, de maniere än'en former qu'unlien.
Suture ä surjet ou des pelletiers : Les points croisent la plaie de dedans en dehors, formant spirale autour de ses lèvres (flg. 47).
Suture ä points passés : Le fll croiselaplaieen zigzag(flg. 48).
Suture ä hourdonneU : Consistc a passer sur les bords de la plaie une série de petits sétons, en regard les uns des autres, et qu'on noue sur un pansement.
Suture enchtmllée : Utile lorsqu'une certaine resistance est nécessaire. On prend deux chevillesal'une desquelleson fixe les fils, on pratique la suture et on arrète les fils sur la deuxième cheville (fig. 49).
Suture entortillée : Consisle ä passer une ou plusieurs épin-gles ä travers les lèvres d'une plaie, et ä les réunir par un fil entortillé autour de l'épingle. G'est la suture de la saignée (flg. 50 et 51). Les fils seront toujours antiseptisés et peu serres a cause du gonflement inflammatoire. Après leur application, surveiller attenlivement les animaux, soit pour éviter les mor-sures ou les frottements, soit pour replacer celles d'entre elles qui pourraient se déplacer, ou enlever celles qui seraient deve-nues inutiles.
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L1VRE II
MALADIES DES REGIONS ET DES ORGrANES
CHAPITRE PREMIER
MALADIES DE LA TÊTE
1deg; Externes. 2raquo; Internes.
147.nbsp; 1deg; Externes.
148.nbsp; Plaies de la tête.
Causes : Coups, chutes; tous les traumatismes par instruments piquants, tranchants ou contondants.
Symptómes ; Variables selon la nature de la plaie; avec ou sans lambeaux, avec ou sans héraorragie; avec ou sans frac­tures ; avec ou sans corps étrangers. L'état general varie avec la gravité de l'accident; c'est ainsi que les contusions du crane peuvent provoquer des accidents cérébraux.
Traitement : Lavage dc la plaie, extraction des corps étran­gers; hémostatiques, suture des lambeaux, irrigations froides. Squot;il y a des complications telles que lesions des os, ouverture des sinus frontaux ou maxillaires, faire des injections diverses : alun, sulfate de zinc, chloruf e de chaux, acide phénique élendu, goudron, solutions boriquées ou au sublime. S'il se forme des phlegmons, des clapiers, les ouvrir pour éviter Ie séjour du pus. S'il y a hémorragie ; compression, ligature, S'il y a des esquilles, ies enlever, ruginer a la rainette ou k la gouge les points caries ou necroses. S'il y a flevre de reaction, légères saignées, boissons laxatives.
ocr page 108
96
MALADIES DE LA TÈTE
149.nbsp; Fractures du cräne.
A sieges divers; frontal, parietal, base du crane.
Causes : Coups, chutes.
Symptomes : Existence ou absence d'unc plaie. Dans 1 e pre­mier cas, on pent apercevoir une feluro de l'os; sinon il existe un engorgement avec douleur locale, et si l'os a été enfoncé on constate une deformation, et quelquefois des symptómes dc compression : stupeur, coma; la compression pouvant ètre causce par un corps étrangcr ou un épanchement intracranien.
Traitemenl; S'il y a enfoncement, replacer les fragments en trépanant l'animal, cnlever les esquiiles, donner issue aux liquides épanchés. Sutures, pansements ultérieurs non irritants. Dans le cas de simple fèlure, irrigations froides, applications vésicantes, saignées.
A l'intérieur, laxalifs, nourriture légere.
150.nbsp; Commotion cerebrale.
Ischémie subite et passagere du cerveau (Duret). Degrés va­riables : légere, grave, foudroyante.
Causes : Coups, contusions, chutes.
Symptómes : Stupeur, engourdissement, diminution de la sen-sibilité et de la contractilité; lèvrespendantes, pupilles dilatées pouls petit, lent. Lesions cérébrales dans les cas graves.
Traitemenl: Boissons stimulantes, frictions derivatives. Quand le pouls s'cst relevé, pratiquer une saignée.
151.nbsp; Encéphalocèle. Tous les animaux.
Hernie plus oumoins complete de l'encéphale.
Causes : Accidentelle ou congenitale.
Symptömes : Tumeur plus ou moins considerable, réductible en tout ou en partie, laissant apercevoir les mouvements iso­chrones a la respiration et aux battements du caeur.
Traitement : Nul; il y a avantage a sacrifler les aniraaux.
152.nbsp;Hydrocéphale.
Tous les animaux, surtout les veaux et les moutons.
Congenitale ou acquise.
Symptómes : Mobilité des os du crane, volume excessif dc la tête (voy. Monstruosüés), perception d'une tumeur molle, fluc-tuantc. Deviation de Taxe visuel, assoupissement, faiblesse, re-fus de la mamelle.
Traitement: Nul.
153.nbsp; Trepanation.
Cette operation est indiquée chez le cheval, dans les cas de jetage avec collection purulentc dans les sinus frontaux, et maxil-laires supérieurs. Chez le boeuf, dans Ie cas de catarrhe chro-
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COLLECTION DES SINUSnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 97
nique des comes; chez le mouton, dans le cas de coenure cerebral.
Enfin dans los fractures des os du crane ou de la face, avec enfoncement des t ibles osseuses; cetle operation permettant rintroduction d'un élévatoire pour redresser les os fractures.
Manuel opémtuire : L'animal couché, inciser la peau et le pe-rioste au lieu d'élection ou de nécessité, en V ou en T. Décoller ou ruginer le périosle. La couronne de trépan étant placée sur le point ainsi denude, imprimer un mouvement de rotation de droite a gauche a I'instrument. Agir avec precaution quand on juge que l'os est intéresse dans toute son épaisseur. Dans ce dernier cas, enlever la rondelle osseuse et niveler les aspcrités avec le couteau lenticulaire. Introduire alors l'élévatoire et re­dresser la partie fracturée, ou bien faire les injections ou les extractions que reclame I'indication. On peut appliquer plu-sieurs couronnes de trepan, et enlever plusieursrondelles.Pan-sement non compressif, maintenu par un bandage si la plaie doit être cicatrisée de suite. Placer une tante dans les ouver­tures pour les tenir béantes et prêtes pour les injections si e'est I'indication (voy, fig. 45).
Maladies db la face et des sinus.
154.nbsp; Paralysie de la face; suite d'abatage.
Tons les animaux, stirloul le clicval. Uésultc des compressions nerveuses des plexus sous-zygomatiques pendaul I'abatage, ou a la suite d'un décubitus prolongé. Elle intéresse les lèvres et les alles du nez. Quand olie est unilaterale, celles-ci sont tirées du cóté oppose a la lésion nerveuse; la salive s'écoule, et par les ailes du nez rétrécies l'air en entrant et en sortant fait en­tendre un bruit plus ou moins fort.
Traüement : Frictions sèches ou excitantes, vésicatoires; si ces lésions persistent, emploi de l'électricité.
155.nbsp; Collection des sinus frontaux et'maxillaires. Resultant de l'inflammation de la muqueuse des sinus. Assez frequente sur le cheval. Longue a guérir. Ne pas con-
fondre avec la morve.
Les figures 52 et 53 indiquent la disposition anatomique des parties.
Causes : Produite le plus souvent par des coups, des heurts, des chutes; quelquefois des néoplasies; l'enchondrome (Tras-bot). D'ordinaire, unilaterale.
Symptómes : Quelquefois, on constate immédiatement après l'accident un léger écoulement sanguin; le plus souvent il n'en estrien.
Appparition d'un jetage plus ou moins abondant, plus ou Signol. — Aide-mém. veter.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 6
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MALADIES DE LA TÈTE
moins epais, jaunälre, grumeleux, augmentant avec Texercice et he se produisant Ie plus souvent que par un naseau. Ce jetage
DISPOSITIONS ANATOMIQUES I)U SINUS
Fig. 52. — F, frontal; S, pinus maxil- Fig. 53. — FF, sinus frontal; 0, ouvcp-laire supt'rieur; M, sinus maxillaire ttipc de communication du siuus frontal inférieur ; C, conduit maxillo-den- avec 1c sinus maxillaire supérieur ; S, taire.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;sinus maxillaire supérieur; M( sinus
maxillaire inférieur.
est quelquefois odorant. Ebrouements frequents. Le sinus
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COLLECTION DES SINUS
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malade donne de la maüté ä la percussion. Pour assurer le diagnostic, explorer 1c sinus ä l'aide d'imc vrille. La parlie cor-respondanl ä la collection se bombe et se deforme quelquefois.
II apparait le plus souvent une legere glande roulante, non adhérente, qu'il ne faut pas confondre avec celle de la morve.
Traitement: Vésicatoire sur le chanfrein, administration d'é-métiqtie ä haute dose, 15, 20 grammes par jour. Trepanation, injections diverses : astringentes, vineuses, pliéniquées, caus-tiques, Los solutions d'iode ioduré au 1/20 sont tres efflcaces (Trasbot), ainsi que les solutions degoudron paries carbonates ou hydrates alcalins (Mollereau).
Fig. 04. — Lieux d'éloclion pour hi Irupanatiun.
Trepanation : Chez le cheval les lieux d'élcctiou do la trepa­nation sont reprósentés par la figure 54.
1deg; L'ouverture A est pratiquée dans le centre du sinus fron­tal; eile se trouve sur une ligne horizontale, allant du milieu
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100
MALADIES DE LA TÊTE
de la convcxité de l'orbite d'un cólé, a l'orbite du cóté oppose. On peut trépaner a 2 ou 3 centimetres au-dessus de ce point central, ou au-dessous, sur I'liorizonlale, qui réunirait l'angie nasal de roeit d'un cóté avec celui du cóté oppose. Dans ce der-nier cas, ou intéresse la partie supérieure du sus-nasal;
2deg; En appliquant une couronne de trépan sur Ie point B, a peu prés a egale distance de l'angie interne de l'cEil et de l'épine zygotnatique, on pénètre dans Ie sinus maxillaire supérieur. Si l'on opérait au-dessous et plus en avant, on tomberait sur l'in-sertion supérieure du muscle sus-maxillolabial qu'il faut évïter;
3deg; Pour pénétrer sans danger dans Ie sinus maxillaire infé­rieur, il faut trépaner ä 1 ou 2 centimetres au-dessus de l'épine zygomatique, avant la terminaison de celle-ci, c'est-a-dire dans Ie point G (Peuch et Toussaint).
2raquo; Internes.
156.nbsp; Congestion cerebrale.
Produite par une hyperhémie vasculaire sans épanchement. Attaque tous les animaux. Elle est active ou passive.
Causes : Les grandes fatigues par les chaleurs, surtout après Ie repas; eile peut ètre aussi consecutive k d'autres maladies : affections du cceur, affections charbonneuses ou typhoïdes, etc,
Symptómes : Étourdissements, marche chancelante, diminu­tion de la contractilité et de la sensibilité, appui de la lête sur la mangeoire ou Ie mur de face; quelquefois tendance a tour­ner. Contractures, convulsions. Plus tard abolition de la vue. Troubles digestifs, surtout chez les ruminants; constipation. Etat febrile peu sensible au debut, refroidissement.
Traitement: Éviter le bruit, la lumière, les excitations. Petites saignées, purgatifs, gomme gutte, calomel. Révulsifs, irriga­tions froides sur la tête.
157.nbsp; Méningo-encéphalite. Vertige essentiel. Inflammation des méninges et de la substance cerebrale.
Aiguë et chronique. Attaque tous les animaux.
Causes : Élat pléthorique, efforts de traction, insolation, coups, fractures, néoplasies, thromboses du cerveau, coenures, abces. Elle peut se terminer par ramollissement cerebral, ä la suite de la fönte des foyers hémorragiques. Dans la gourme, ces foyers purulents se rencontrent quelquefois.
Symptómes : Refus des aliments, difficulté de la marche, tor-peur qui apparait quelquefois d'emblée, injection des conjonc-tives, sensibilité a la lumière, au bruit. Contracture de certains muscles, mouvements désordonnés surtout quand on léve la tête; action de pousser au mur. Il succède quelquefois ä cette
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ABCES DE L'ENCEPHALEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;IQl
excitation extreme uu état de torpeur complet ; tête basse, somnolence, amaurose, surdité, défaut de reaction aux excita­tions extérieures, difficulté d'entamer la marche et de la regier (Trasbot). État febrile bien determine ; 40 a 41deg; C.
Pronoslic : Grave.
Traitement ; Au début, saignées, révulsifs ä l'encolure: pur-gatifs, lavements irritants; quand il n'y a pas possibilité de faire avaler des'purgatifs, injections sous-cutanées d'ésérine. Compresses froide's sur Ie cräne. Ecuries sombres, silencieuses, nourriture légere quand vient la convalescence.
158. Hémorragie encéphalique. Apoplexie.
Épanchement sanguin du cerveau et des enveloppes; chcz tous les animaux. Elle est foudroyante ou lente.
Ces hémorragies peuvent avoir lieu dans la pulpe cerebrale ou dans les méninges. Dans Ie premier cas, elles se produisent prés des ventricules, dans la substance corticale, ou les tuber-cules quadrijumeaux. Elles peuvent êtreplus ou moins étendues.
Causes : Transformations athéromateuses ou graisseuses des artères du cerveau, Travaux excessifs, repos, les actions di-rectes sur Ie crane; coups, commotions, chutes. Quand eile est secondaire, eile peut se produire k la suite du charbon ou des affections typhoïdes.
Symptómes : Frappe subitement les animaux; chute sur Ie sol, privation du mouvement et du sentiment, quelquefois con­vulsions. Mort rapide.
Quand eile se prolonge: grincemenls de dents, dilatation de la pupille, resolution des membres, naseaux dilates, injection des muqueuses, respiration courte, lente, pouls dur et rare. Paralysies partielles.
Traitement ; Éviter la pléthore; diète, saignée. Applications froides sur Ie crane, révulsifs, frictions irritanles. purgatifs, lavements.
i59. Abces de rencéphale.
Ne sont pas rares. Chez tous les animaux.
Causes: Se ferment a la suite de traumatismes, ou sont la consequence d'un état gourmeux.
Symptómes : Manifestations intermittentes, en raison de la tolerance du cerveau pour les tumeurs ou les abces qui se déve-loppent lentement. Quelquefois les animaux tombent comme foudroyés sans prodromes; Ie plus souvent ils lémoignent de l'hébétude, sont comme immobiles, et il survient des symptómes de paralysie, précédée de contraclures ou de convulsions.
Toujours grave.
Traitement : Nul ou ä pen prés,
C
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102nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DE LA TÊTE
160.nbsp; Traumatismes.
Toutes les violences peuvent produire une contusion ou une compression du cerveau. Dans la contusion, il peul y avoir des épanchemenls sanguins, des compressions legeres ou étendues de l'organe, avec paralysies locales des parties innervées par Ie point malade. Quelquefois cette compression est due ä im corps étranger, ä une exostoseou ä une table osseuse enfoncée. Dans d'autrcs cas, un cholestéatome, un abccs, une- collection dans les ventrieules produisent les mèmes effets^mais comme ces productions se développent lentement, ce n'est que lorsqu'elles amènent des désordres incompatibles avec la vie, que des symp-tómesbien accuses se manifestent. Ce sont l'abolilion des sens, des paralysies plus ou moins étendues, somnolence, difflculté de la marche, quelquefois des convulsions.
Tous ces symplómes sont corrélatils au point lésé. A la suite des traumatismes, il peut se produire aussi des caries, des necroses, amenant des (Istules, de la suppuration. Dans ces cas, il y a lieu ä des débridements, ä des ruginations, ou des caute­risations.
Traitement : Lotions froides, dérivatifs, purgatifs, emploi de moyens chirurgicaux suivant la lésion, et pansements appro-priés.
161.nbsp; Ccenure cerebral. Tournis.
Affection chronique due ä la presence dans la boite cranienne d'un parasite, le coenure cerebral. Chez les ruminants et en particulier le mouton.
Causes : Penetration dans l'économie, du scolex du tcenia coenure de l'intestin du chien, depose avec les excrements sur l'herbe que déglutissent les moutons en pälurant; les chiens ä leur tour s'infectent en mangeant le cerveau des moutons atleinls de ccenure. Les embryons absorbés pénètrent parleurs migrations dans le cerveau oii ils se développent. On ignore encore si ces migrations s'opèrent ä travers les tissus ou a l'aidc du torrent circulatoire.
Deux ou trois mois, quelquefois quatre après Tingestion, le mal devient apparent, 1c volume du coenure variant de la gros-seurd'un oeuf de pigeon, a celui d'un ceuf de poule. La subs­tance cerebrale qu'il comprimé est atrophiée et dapparence scléreuse. Les sujets faibles sont plus exposes a l'infection.
Symptómes : Faiblesse, refus des aliments, léte portee bas; assoupissement ou excitation. On peut dans certains cascons-tater des contractures générales rappelant le tétanos (Trasbol). D'ordinaire les animaux courent sans but, secouent la lête qui s'incline a droite ou a gauche, tournant dans l'un ou l'autre
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COENURE CEREBRAL
403
sens. Les malades s'écartent du Iroupeau, soul raides, hébétés, Torbite semble s'agrandir et Ie fond de l'oeil prend une appa-rence bleuätre. A l'oplithalmoscope onaconslaté des alterations de la reline (flg. 55),
Pnpille du nerf optique d'un mouton atteiut du lournis par Ic ctenure au cerveau.
Si l'hydatide est placéc sur un des lobes, lanimal tourne de ce cóté. S'il est sur le plan median, il n'y a pas de tournis. Placée en avant, la tête est basse, la béte pousse en avant. Si eile est placée en arrière, la tête est portee haut, l'animal peut se renverser. La maladie se prolongeant, il se manifeste des acces après lesquels l'animal revienl a lui. Puis, amaigrisse-ment. diarrhée, écoulement nasal, cécité, marasme, mort. Vers la fin, le crane peut se deformer, les parois osseuses s'ainincir, laissant deviner 1'emplacement du coenure.
En cas de tournis lombaire, les symptómes caraclérisent une lesion de la moelle avec alterations de la motilité et de la sen-sibilité. A l'autopsie, on (rouve une poche vésiculeuse présenlant les caractères ci-conlre (flg. 60 et 57).
Traitement prophylaclique: Üébarrasser les chiens des toenias,
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Fig. 56, — Tètc de moulon. Demi-nature.
Fig. 07. — Coeimre du mouton.
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CHOLESTÉATOMESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;105
causes premières de rinfection, choisir des paturages non infectés.
Clärurgical: Ponctionner le point oüexiste l'hydatide, écouler son contenu et injecter de la teinture d'iode (Davaine) ou d'a-conit (Zeden).
Après la trepanation, saisir la poche avec les doigts ou un crochet et l'extraire; tous ces moyens sont difficiles et ont un résultat douteux.
Si on ne poiitpréciserexactementlepointoijreside l'hydatide, le lieu d'élection pour la trepanation est a 12 millimetres en ar-rière du milieu de la corne chez les mäles, et ä 16 a 20 milli­metres en arrière du rudiment corné qui la remplace chez les femelles ; l'uneet l'autre ä 5 millimetres de la ligne médiane (Friedberger et Frühner).
Dans ces dernières années, on a conseillé la refrigeration permanente du cräne, par des douches et des compresses froides (Hartenstein).
Ce mode de traitement semble avoir donné de bons résultats, en arrêtant le parasite dans son développement.
162.nbsp; Tumeurs du cerveau.
Ces tumeurs de diverses natures, se rencontrent le plus gé-néralement sur les plexus vasculaires; ce sont : des cholestca-lomes, des mélanomes, des fibromes, des exostoses du cerveau ou des méninges, ou de la face interne de la holte cränienne.
Symptómes : lis sont variables ; tantót rien ne les fait soup-^ conner, tantót elles se décèlent par la marche en cercle, 1'exci-tationou la stupeur, l'atrophiedes muscles, l'hémiplégie ou des paralysies locales.
Les nerfs encéphaliques peuventpar leur alteration fonction-nclles servir k poser le diagnostic ; paralysies des muscles de l'oeil, du nerf optiquedes branches motrice des muscles masti-cateurs; peut être la stase sanguine de la papille optique? (Friedberger et Fröhner).
D'une maniere générale, les regions sensibles sont les cou­ches optiques, le mésocéphale, le cervelet et les pédoncules; les aulres sont les hemispheres et les parlies commissurales blanches (Jaccoud. Cadiot).
163.nbsp; Cholestéatomes.
Dépót de cholestérine réunie en lamelies, et formant des tu­meurs plus ou moins volumineuses dans les plexus du cerveau et du cervelet.
Evolution tres lente, ne donnant lieu k des manifestations morbides que lorsque la compression est arrivée k un certain degré. Ces manifestations sont celles de l'encéphalite, de la con-
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106nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES DE L'OËIL
gestion cerebrale, de Timmobilile. Dans certains cas, ou a la suite de leur developpementexagcré, ellespeuvent amener uno mort foudroyante. Traitement : Nul.
CHAPITRE II
MALADIES DE L'CEIL
164. Emploi de rophthalmoscope.
Cel instrument qui rend de si grands services aux médecins, n'est malheureuscment pas aussi usilé en vétérinaire.
Se servir de preference de ropthalmoscope petit modele de Kollin.
Placer l'animal dans l'obscurité, la pupille préalablement di-latéepar l'atropine.
Disposer Ie foyer lumineux du cóté oppose a l'oeil qui doit subir l'examen L'aide place ä l'oreille de cc cóté, bouche l'ceil avec la main, pour empêcher l'animal d'etre effrayé par la lu-mière.
L'organe examine doit ètre k la hauteur de la bouche de l'ob-servateur, qui plonge ainsi dans l'oeil du sujet. Le vétérinaire se place obliquement, la lampe élevée un peu au-dessus de To-reille du cóté oppose a celui qu'on explore, appuyant solide-ment l'lnstrument contra son arcade sourcilière; a l'aide dumi-roir, il dirige les rayons lumineux a travers la pupille de l'animal et inspecle le cristallin, le corps vitré et la papille.
Dans un deuxième temps, interposant entre le miroir et roeil observe la lentille convexe, de facon que la distance qui sépare l'oeil du cheval de la surface du verre, soit un peu inférieure a la distance focale principale de ce verre, et en s'arrangeant de teile sorte que l'oeil observateur, la lentille et l'oeil observe soient centres par rapport a un md.me axe, il examine le fond de l'oeil qui, dans cos conditions, se présente-comme dans la figure 58.
La papille est ovalaire ä grand axe horizontal (P) blanc rosé, les vaisseaux tres fins.
La choroïde brun foncé sillonnée de trainees rouges représen­tant les vaisseaux choroïdiens (Ch].
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AMAUROSEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;107
Le tapis (T) est vert émeraude, glacé de reflets blancs comme une co'uche de givre (Hocquard et Bernard).
On peut ainsi constater les alterations du nerf optique, de la rétine, do la chcroïde, du cristallin, des vaisseaux, etc., etc.
Si on ne se sert'pas de roplithalmoscope, pour examiner l'ceil
Fig. 58. — Aspect du fond de I'oDil normal ;i rophthalmoscope chez Ie cheval.
P. papille normale. Les vaisseaux sent peuvisibles ; T, tapis ; Ch, gros vaisseaux de la choroïde, d'après E. Hoequard et F. Bernard, Recuail vétérinaire, 1882.
sain ou malade, placer l'animal sous une porte, sous un hangar, de maniere que latète soitun peu dans l'ombre, la papille alors se dilate et on voit plus distinctement le fond de l'oeil, qu'on peut encore éclairer au moyen d'une bougie; mals eet examen ne peut jamais être que tres sommaire.
165. Amaurose. Goutte sereino.
Aflaiblissement ou disparilion de la vision, sans alteration des milieux de roeil. Paralysie du nerf optique, ou compression des parties du cerveau qui president ä la vision. Tous les ani-maux.
Causes : Contusions, maladies du cerveau ou des enveloppes.
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108
MALADIES DE L'OEIL
Vertige abdominal; vieillesse. Je l'ai vueplusieurs fois succédcr ä la castration sur des chevaux russes déja agés.
Symptómes : Dans Tamaurose double, cócité complete, carac-térisée par Ie mouvement des oreillcs, une démarche spéciale, Ie défaut de perception des obstacles ou des menaces de la main.
Si Tun des yeux seul est aflecté, la tète est portee un peu de cóté, et en examinant l'organe, on constate qu'il a son appa-rence ordinaire; mais la pupille est dilatée et ne se contracle plus sous l'influence de la lumière. Le fond de Toeil parait opa-lin, verdätre. A l'aide de Tophthalmoscope on peuts'assurer des alterations de la choroïde et de la rétine.
Dans l'amaurose incomplete, les symptómes ci-dessus sont moins accuses et le diagnostic parfois difficile; il arrive souvent que dans ce cas, l'animal distinguant mal les objets devient ombrageux.
Dans l'amaurose ancienne. Tceil devient plus petit.
Traitement : Révulsifs, pommade de Gondret; emploi de la strychnine a l'intérieur. Electrisation. Guérison toujours pro-blématique.
Fig.d
Fig. 60. — Schema du staphylomc opaque.
a, phlyctène faisant saillie ;i la surface de la cornée ; fi, ulcère profond consé-cutif a un abces; c, ulcère en voic de cicatrisation.
166. Ophthalmie externe. Conjonctivite. Inflammation de la conjunctive. Tous les animaux.
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0PHTHALM1Ënbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 109
Causes : Action directe, coups, frottements, la presence de corps étrangers : sable, poussiere; chez les moutons paturant sur les chaumes, les balies des graminées, les barbes d'épis. L'entropion et reclropion peuvent être des causes d'ophthal-mie. Elle peut aussi ètre symptomatique de certaines affec­tions.
Symplómes : Uougcur de la conjonctive, chaleur, larmoie-nient, épaississement des paupières; il peut y avoir chémosis. La cornée se trouble parfois, soit partiellement, soit en tota-lité; les cils sont collés, les larmes excorient la peau sur leur trajet et souvent il s'écoule du veritable pus : Opthalmie puru-lente.
La conjonctivite varie de la simple inflammation de la mu-queuse de la paupière (blépharite), ä la kératite profonde et aux abces avec ulcération de la cornée (flg. 59), ou production d'un staphylome (lig. 60).
Traitement : S'il y a une cause directe, la faire disparaitre. Saignées ä l'angulairc. Lotions de thé, fleurs de sureau, émol-lientes ou astringentes, scarifications, ventouses. Solutions de sulfate de cuivre ou de nitrate d'argent en collyres.
Contre l'albugo ou tales, employer les preparations sui-vantes :
#9632;^ Sulfate do ruivre.......................... - gr.
Eau distülée.............................. 1 iilrc
2C Mtratc d'argent.......................... 1 gr.
Eau distilléo.......................-..... (Ï0 gr.
Extirpation du staphylome.
On peut aussi employer des collyressecs : Calomel, alun, oxyde de zinc, chlorate de potasse, mais surtout l'acide bo-riquea4 0/0. Dans Ie cas d'ulcération de la cornée, les solu­tions de sublimé ont lavanlage d'en régulariser la cicatrisa­tion.
Les soins de propreté sont indispensables.
167. Ophthalmie interne continue.
Inflammation des organcs intérieurs du globe, ä marche con­tinue.
Causes : Les coups, les chutes. Elles peuvent être consécu-lives aux affections inteslinales ou aux maladies eruptives.
Symptómes : Douleur, sensibilité de l'organe, conjonctives rouges, larmes abondantes; après 24, 36, 48 heures, la cornée Sionol. — Aide-mém. vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 7
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HOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DE L'OBIL
devient opaque, les liquides de l'intérieur devieiinent troubles, quelqiiefois sanguinolents, et il se forme a la partie inférieure un dépót (hypopyon); l'iris est porté en avant. Vive douleur, inappétence. Il peut résulter, si la resolution ne s'opère pas, l'hydropisie du globe, I'ulceration de la cornée, l'amaurose, l'opacité du cristallin ou Ie décolleraent de la rétine.
Traitement : Saignées, lotions émollientes, éviter l'action de lalumière; drasliques, vésicatoires volants sur les joues. Para-centèse de la cornée. Extirpation de I'ceil.
168. Oplithalmie interne intermittente. Fluxion pé-riodique.
Inflammation périodique et spéciflque de l'oeil, se manifes­tant par des acces, dont les consequences peuvent aller de la plus simple exudation de la chambre antérieure, a la phtisie complete du globe.
Equidés, mais plus rare sur l'äne et Ie mulet. Grave.
Causes : Hérédité, predisposition individuelle, influence des lieux humides. On ainvoqué une foule d'autres causes plus ou moins reelles.
Symptómes : A la période de début, rougeur, sensibilité, lar-moiement, léger trouble des humeurs. Elle dure trois ä quatre jours.
A la période d'état, il se produit un dépót blanchatre, un peu floconneux, prenantpeu k peu une leinte feuille morte, et occu­pant la partie basse de la cbambre antérieure : certains obser-vateurs disent l'épaisseur de la cornée (Ghuchu); quoi qu'il en soit, cette production prend la forme d'un exudat a concavité supérieure. On Ie volt quelquefois se continuer jusque dans la chambre postérieure. La region supérieure a conserve tout ou partie de sa transparence, et quandle dépót s'est formé on peut voir l'iris fortement contracté, rouge et ä travers la pupille Ie cristallin plus ou moins trouble. Après dix a douze jours, l'exu-dat change de teinte, devient grisätre et parait se résorber. Pe­tit a petit, les symptómes profonds disparaissent en méme temps que l'irritation des parties extériecres. Ladurée totale est d'en-viron quinze jours.
Après ce premier acces en surviennent, ä des époques indé-terminées, un deuxième, un troisième, laissant des traces d'autant plus visibles qu'ils ont été plus frequents. Les cils sont tombes en partie, l'angle interne de l'oeil se redresse et forme unangle obtus. Les mouvements de la pupille sont moins nets, Ie cristallin est jaunätre, sa transparence diminue, et il deviept tout ä fait opaque (cataracte); puis Ie globe s'atrophie de plus en plus. Ces caractères sont surlout appréciables, par la compa-
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OPHTHALMTEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Hl
raison de l'oeil resté sain. Cinq ä sept acces amènent, en general, la perte de la vision et la phtisie du globe; on conslalo quel-quefois des ophthalmias sympathiques.
Traitement: La prophylaxie seule estefficace. Eviler l'emploi de reproducteurs atteints de raffection. L'émigration, la bonne alimentation peuvent être utiles; la therapeuüque est sans effet. On a conseillé l'énucléation de Tceil maiade pour éviter l'oph-thalmie symphalhiquc.
Jurisprudence : La fluxion périodique figure parmi les vices rédhibitoires avec délai de trcnte jours. L'expert conslatera les symptómes pendant l'accès s'il est bien caracterise; mais il de-vra quelquefois, dans Ie cas contraire, atlendre un deuxième acces. Se méfier des ruses possibles.
169.nbsp; Exoplitlialmie.
Deplacement et hernie du globe oculaire hors de l'orbite. As-sez frequente chez le chien.
Causes : Coups, chutes, morsures, quelquefois une tumeur intra-orbitaire.
Symptómes : L'oeil est plus ou moins sorti de l'orbite, le globe se dessèche, la cornée devient opaque et s'ulcèrc le plus souvent.
Traitement : Irrigations froides, reduction de I'organe qu'on maintient par un bandage, ou par la suture des paupières.
Si la reduction est impossible, extirpation de l'oeil. Elle se fait en saisissant I'organe avec une pince a dents de souris. Faire pénétrer le bistouri au niveau de Tangle interne, le con-duire de dedans en dehors jusqu'a Tangle externe, puis le re­porter en dedans en rasant la voüte orbitaire; couper avec des cisoaux les muscles droits et 1c nerf optique; si on opère un animal de grande taille, il peut y avoir nécessité de faire la ligalure des vaisseaux. Panser ensuite, en lamponnant l'orbite avec de la charpie ou de la gaze antiseptisée. On peut placer un ceil arliflciel.
170.nbsp; Ptérygion.
Hypertrophie de la conjonctive oculaire, formant un lascis vasculaire, en forme de triangle dont la base est dirigée vers Tangle de Toeil.
Causé par les corps élrangers implantés dans la cornée, tels que barbesde graminécs ou autres.
Traitement : Excision ou ligature aux deux extrémilés du ptérygion, après avoir préalablementinsensibilisé I'organe avec une injection de cocaïne.
171.nbsp; Ophthalmie vermineuse.
Causée par le filaire {fitaria papillosa) chez le cheval, le boeuf,
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MALADIES DE L'OEIL
Ie mouton el Ie chien. Rare. On a conseillé l'eniploi de la tein-ture d'aloes.
171.nbsp;Ectropion et entropiou.
Renversement des paupières en dehors ou en dedans. Chelaquo; Ie chien principalement.
Ectropion : Renversement en dehors. S'observe de preference alapaupiere inférieure. Suite de plaies, de brülures, par re­traction du tissu cicatriciel.
Symplómes : Apparition de ia muqueuse rouge, enflamtnée, grenue, boursouflée; larmoiement Le globe mis ä découvert peut s'enflamrner.
Traitement : Tailler un lambeau en V sur le bord de la pau-pière, réunir les bords de la plaie par une suture entortillée.
Le procédé Diffenbach consiste ä enlever, au-dessous de la paupière, un lambeau triangulaire dont la pointe est inférieure et ä rapprocher les lèvres laterales par une suture entortillée.
Entropion : Renversement en dedans de la paupière.
Causes : Portes de substance de la conjonrtive; blessures, ci­catrices claveleuses; larmoiement, rougeur de la muqueuse, ir­ritation entretenue par la presence des cils sur la conjonctive.
Traitement : Excision d'un lambeau de peau au-dessous du bord libre de la paupière inférieure, qui, par la suite de la re­traction cieatricielle, ramene la paupière a sa situation normale.
172,nbsp; Operationele la cataracte.
Se faitrarement, sauf queiquefois sur le chien. II faut dilater la pupille une heure avant l'opération, avec l'extrait de bella-done ou le sulfate d'atropine; fixer le globe oculaire; opérer par abaissement ou par extraction.
Par la première methode, introduirc l'aiguille et déchirer la capsulecristalline, abaisser le cristallin, sortir l'aiguille; pan-semenl.
L'extractiou se fait en introduisant le couteau a cataracte, incisant la capsule et, par une légere pression ou a l'aide de la curette, exlraire le cristallin.
Fermer les paupières avec precaution, sans déplacer le lam­beau, application d'un bandage; cviler les frottemenls. Néces-sité de faire une injection de cocaïne avant Topération.
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CHANCRES DES 0RE1LLESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;113
CHAP1TRE III
MALADIES DES OREILLES, DU NEZ ET DES CORNES
Oreilles.
Nez.
Comes.
Oreilles.
173.nbsp; Otite externe. Catarrhe auriculaire.
Très frequente chez Ie chien, plus rare chez les autres ani-maux.
Causes : Corps étrangers; eile est due souvent chez Ie chien ä une dialhèse herpétique.
Srjmptómes : Douleura la base de roreille,les chiens secouent latète, rinclinant du cöté malade; plaintcs. L'intérieur de la conque est rouge et humide; cettä secretion augmente, devient purulente, grisätre et odorante.
Quand eile passe ä Télat chronique, on voit quelquelbis de pelites ulcérations saignantes dont Ie fond est légèremcntbour-souflé. Les animaux se frottent,se grattent, maigrissent et sou­vent deviennent sourds.
Traüement: Nettoyer Ie conduit, injections émollientes et al-calines tièdes, addilionnées si la douleurest très vive, d'cau de pavots ou de quelques gouttes de laudanum.
A la période d'état, employer les solutions astringentes : alun, sulfate de zinc, nitrate d'argent; Ie mélange de glycerine et de teinture d'iode estefficace, ainsi que I'alcool boriqué en injec­tions (Loevenberg, Al. Robin).
S'il se forme des abces, en faire la ponction. On a conseillé aussi Ie permanganate de potasse en injections. Les sétons, les vésicatoires, les purgatifs peuvent être employés dans les cas graves. Si Faffection accompagne une maladie de peau ou lui succède, l'acide arsénieux, l'iodure de potassium seront utilises.
174.nbsp; Chancres des oreilles.
Chien. Uicération du bord libre de l'oreille, surtout sur les chiens a oreilles longues et pendantes.
Causes : Piqüres, déchirures, démangeaisons qui excitent les chiens k se gratter, ä secouer les oreilles. Dans ces conditions, les parties ne cicatrisent pas, restent saignantes, leur bord se
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•114 MALADIES DES OREILLES, DU NEZ ET DES CORNES
gonfle, s'indure, et se déchire facilement. Lo cartilage peut partlciper ä cette Inflammation primillvement superflcielle, et se désorganlser de proche en proche. L'lndoclllté des chiens rend la guérlson dilflclle.
Traüemenl : La première condition est d'assujettir les orellles ä l'alde d'un béguin; ce seul moyen sufflt souvent. Sinon, faire une plaie nette et cautériscr avec le nitrate d'argent ou le sul-late do cuivre, k la suite des-mouvements de rorellle, il se forme souvent une tumeur sanguine qui occupe la face Interne de la partle pendante de la conque ; eile est fluctuante et peut se transformer en kyste séreux.
Ouvrir alors largement cette turaeur, et la panser avec la teinture d'iode ou le perchlorure de fer.
175. Acariase auriculaire.
Maladie due k la presence d'un acare dans le conduit auditif (choriopti'S, écaudrutes. Mcgnln).
Chez le chien, le chat et le furet.
Symptomen . Au chenil,les chiens sont gais, biens porlants, en bon élat. Si on les decouple, ils prennent sur la voie avec ardeur, puls au bout de peu de temps, ils courent alfolcs, hurlant, écumant, tournant sur eux-mêmes, pour finir par tomber sur le sol. La crise passée, les malades resten! hébétéspendantquelques instants et revienuenta Télal normal.
Traüemenl : Faire chaque jour une injection dans le conduit auditif externe avec le liniment suivant :
%
HaUe iTnlives..................... 100 gr.
Naphtol......................... 10 gr.
Ether saïfarique................... 30 gr.
Conserve dans un flacon ferme k l'emeri (Nocard),
Après rinjection, bouclier le conduit auditif avec un tampon
d'ouate pendant dix minutes. Lavages au sulfure de potasse,
15 grammes par litre (Mégnin). Ne pas confondre avec épilepsie, rage, anémie des chiens de
chasse.
176.nbsp; Polypes.
ïumeurs formées dans le tissu sous-muqueux et aux dépens du tissu lamineux.
Leur siège est tres variable : cavités nasales, larynx, pharynx, vasin, etc., etc. TIs siegen! plus ou moins profondémeiit.
Traitemcnl : Extirpation, cauterisation.
Nf.z.
177.nbsp; Catarrhe nasal. Coryza.
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CATARRHE DES SINUSnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;115
Inflammation de la pituitaire; eile peut être d'une nature spéciale comme dans Ie horse-pox, la morve, les maladies des dents, etc, etc. Chez tous les animaux.
Se présente a l'état aigu ou chronique.
Causes : Refroidissements, presence de polypes, irritations de la membrane par traumatismes, agents irritants ou caustiques.
Symptómes : Coloration de la muqueuse, sécheresse au début, quelquelbis un peu de fièvre; appélit conserve.
Vers le second jour, jetage clair, aqueux, légèrement fllant, ébrouements frequents. Le jetage s'épaissit, se trouble, devient pen a peu purulent, les ailes du nez sont salies par ce jetage desséché.
Dans les cas les plus simples, la resolution se produit en buit ou quinze jours.
Si la maladie passe ä l'état chronique, le jetage dure plus longtemps, devient \isqueux, collant, quelquefois 1'élide. La ma­ladie peut s'étendre aux sinus fronlaux ou maxillaires, ou aux poches gutturales. Dans ces derniers cas, le jetage est tenace, persiste longtemps, et le cornage peut se développer. La mala­die se complique parfois de bronchite, d'engorgements el d'ab-cès sous glossiens.
Traüement: Habitations chaudes, couvertures, boissons tièdes, fumigations émollientes, électuaires adoucissants, opiacés; pur-gatifs salins. Si le jetage persiste, avoir recours a l'emetique 10 ä 15 grammes; ou ä la poudre de cubèbe, 40 grammes par jour.
Si le mal devient chronique, fumigations de goudron, de baies de genièvre; injectionsastringentes ou iodurées :
lode ntótalliqae....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;13 centigr.
lodure de potassium................ 30 ii 60 centigr.
Eau distillée....................... 200 gr. (A. Duchek.)
En cas de collection des sinus, recourir a la trepanation qui permet les injections directes (V. P.). S'il existe une collection des poches gutturales, évacuer le pus, passer une mèche. On devra dans tous les cas isoler les animaux, par mesure de pre­caution.
178. Catarrhe des sinus.
Causes : Coups, contusions sur ces regions; élat chronique du catarrhe nasal ayant gagné la muqueuse des sinus.
Symptómes : Jetage clair visqueux d'abord; il devient puri-forme, odorant, caillebotlé; ébrouements, renseignements don-
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H6 MALADIES DES OREILLES, DU NEZ ET DES CORNES
nés par la percussion, qui indiquela plenitude deTunou I'autre sinus. Glandage plus ou moins fort el caracterislique. Ne pas confondre avec morve.
Fig. 61. — Tète de cheval ouvcrfc pour faire voir les sinus du cóté jauche.
aa, sinus frontal; a', indique l'endroit oü Ton peut toucher Ie nerf olfactif; ft, por­tion inférieure du sinus masillaire séparée de la portion supérieure parJla*eloison ft1; cc, portion da sinus maKillairc; d, labyrinfhc de 1'ethnoïdc; e, cornet supé­rieur; ff, canal du nerf deutairc; g, conduit du canal lacrymal; A, cloisoo de separation des sinus froutaux,
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CATARRHE DES SINUS
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Fig. Cä. — Hypertrophie du cornet supérienr, o, cuiuct inférieur ; libb, cornet supérieur malade. (D'après Héiing.)
7.
#9632;ü
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H8 MALADIES DES 0RE1LLES, Du NEZ ET DES CORNES
Traitement : Trepanation du ou des sinus malades, injec­tions astringentes, vineusesou caustiques.
Les figures 6t et 62 rappellent la disposition anatomique des cornets et des siuus.
179. Cornage.
Nousledécrironsici, bien qu'ils soit diiä des causes tres di­verses.
Le cornage esl im bruit insolite produit par l'air ä son entree ou ä sa sortie des voies respiratoires. Plus frequent sur Ie che-val.
Causes : La cause la plus ordinaire est la paralysie ou mieux 1'atrophic des muscles dilatateurs de la glotte; cette atrophie est due elle-mèmo a la paralysie du nerf recurrent, vraisembla-blemenl comprimé a son point de contact avec le troncaortique. Gelte atrophie se montre surtout du coté g inche, et lä, on ren­contre les muscles päles, envahis par la dégénérescence grais-seuse. Il peut avoir aussi pour cause une circonstanceacciden-telle : polypes, trachéocèles, infiltration des muqueuses, enfon-cernent des sunaseaux, les collections des poches gutturales, l'adème de la glotte. L'alimenlation, surtout avec la gesse chi-che, peut aussi èlre une cause de cornage (Lathyrisme); Teni-poisonnement plombique produit les mêmes effets.
Dans ces cas, il est chronique. On le dit aigu quand il procédé d'une affection aiguë des voies respiratoires : catarrhe nasal, gourme, abces, laryngite, bronchite, etc., etc.
Il est hereditaire. i Symptiïmes: Bruit d'intensité variable, constitué par un ron-flemenLou sifflement.qu'on entend ä l'enlrée des cavités nasa­bles, el parfois a une assez grande distance.
Ce bruit a un timbre plus ou moins fort, plus ou moins aigu, mais diffère essentiellemeut du souffle d'un cheval en santé, mème hors d'haleine. Il peut varier du plus léger sifflement au ronflement excessif. Si, dans ce dernier cas, l'exercice est exa-géré, la respiration s'accélère et l'animal asphyxie. L'explora-tion du larynx a. la main permet de constater l'atrophie des muscles; I'arytheao'ide gauche se laisse plus facilement refouler que son congénère (Friedberger et Fröhner).
Il y a souvent des cornages inlermittents.
Traitement : Pour le cornage aigu, soigner Ia maladie qui le cause : bronchite, laryngite, catarrhe nasal; ouvrir les abces. Malgré ces soins, le cornage peut persister.
Pour Ie cornage chronique, remédier ä la cause qui le pro-voque : extirpation des polypes, trachéotoraie; emploi de l'io-dure de potassium ä 10 grammes par jour en deux fois, daas Ie
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CORYZA GANGRENEUXnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;H9
cas d'engorgements ganglionnaires. Enfin on peut employer Textirpalion du cartilage (Cadiot).
Si Ie cornage est dö ä 1'aiimentation, supprimer de la ration les plantes qui sont suspeetes et pourraient le produire.
Trop souvent incurable.
Jurisprudence : Rédhibitoire aux termes de la loi du 2 aoüt 1884, cette rédhibition étant limilée au cornage chronique. Du-rée de la garantie, neuf jours.
L'expert exercera le cheval de diverses manières : attelé, monté, au cavecon; au pas, au trot, au galop; dans une mon-tée; les roues libres ou enrayées. Le cornage dans Taction de reculer doil être considéré comme rédhibitoire, cette action étant indispensable dans l'utilisation du cheval de gros trait surtout.
L'expert devra avoir égard k rintermittence possible, qui ré-sulte souvent de l'adème de la glotte signalé par U. Leblanc.
Les raaquignons parviennent, dit-on, a faire corner des che-vaux, en leur faisant manger pendant deux ou trois jours du charbon de bois pulverise, mélange au barbottage.
180.nbsp; Ozèue.
Symptome plutöt que maladie. Odeur infecte de l'air expire ou des mucosités secretes, due ä une ulcération de la pituitaire, des cornets, ou ä une carie dentaire.
Traitement : Soigner la cause qui l'entretient. Injections de permanganate de potasse au 1/150, chlorure de chaux, acide phénique étendu. Avulsion des dents malades.
181.nbsp;Coryza gangreneuse. Mal de tête de contagion. Anasanque du boeuf (Chuchu).
Maladie particuliere au boeuf, et dont l'agent pathogène est inconnu. Sa contagion est tres faible, et les tentatives d'inocu-lations sont restées sans succes.
D'aprés Zundel ce serail une méningite particuliere au boeuf, grave et ayant parlois lé caractère enzoolique. Elle serail plus rare qu'autrefois (Cruzel).
Causes : Jeune age, sujets déja tuberculeux (Zundel). Transi­tions de temperature. Se propage par infection.
Symplómes : Au début, frissons, flèvre, abattement, faibiesse, curnes brülantes, mufle sec; ni appétit ni rumination, soif vive, constipation. Toux sèche, jetage épais, verdätre; les yeux sont gonflés, larmoyanls, les conjonctives injectées. Au bout de deux ou trois jours la flèvre tombe, un jetage sëtablit par les naseaux, la tète se penche de cólé ou d'autre, et sa percussion indique que des collections se sont établies dans les sinus de la tête ou des cornes. La muqueuse de la bouche se couvre de taches rou-.
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Fig. 63. Pince a couUaso. — Fig. 64. Pinco :i vis. — Pig. (iä. Pince k cupsour. — Fig. 66. Anneau KoLland. — Fig. 67. Annoau carré a chaniière. Anneau rond a charnière. — Aimeau carré loug ä chamière. Fig. 08. Anucau d'Alsace.
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*^r vT?,.......gt;1laquo;-
Fig, 69. Anneau en fer ü cheval ü tige droite, — Fig. 70. Ponclion de la cloison nasale avec Ie trocart. —Fig. 71. Anneau a poinle. — Fig. 72. Anneau perche-ron. — Fig. 73. Anneau Ruell'.
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i22 MALADIES DES OREILLES, DU NEZ ET DES CORNESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; i
geätres, la cornée se trouble, Ie larmoiement devient muco-pu-rulent. Deglutition difficile. Diarrhée, écoulement vaginal. Il apparait de Toedeme en des points tres divers, ä la troisième pé­riode, alteration du sang, pétéchies nasales, plaques gangr-é-neuses, jetage sanguinolent, fétide. On constate quelquetbis des symptómes d' hypérémie cerebrale ou d'encéphalite, avec de la parésie ou de la paraplégie. La chute des cornes ou des onglons se produit quelquefois.
Grave,convalescence longue; la mortalité est estimée de 50 h 90 0/0.
Traitement : Au débul, saignée, frictions vésicantes sur la gorge, Ie chanfrein, fumigations empyreumatiques.aromatiques pour provoquerrébrouement; acetate d'ammoniaque, camphre, sulfate de soude. Trépaner les sinus, amputerles cornes. N'est guère curable qu'au début.
Ne pas confondre avec lapeste bovine, la dysentrie, l'ophthal-mie, laméningite et l'encéphalite.
182.nbsp; Bouclement des femelles, du boeuf et du porc.
183.nbsp; Infibulation : Operation consistant k appliquer des ap-pareils s'opposanl au fonctionnement d'un organe.
Des femelles : Occiure la vulve, pour empêcher la copulation ou remédier ä un prolapsus. Se pratique au moyen de fils mé-talliques, de boucles, d'anneaux, réunissant les deux lèvres de la vulve. Cette operation peul occasionner des suppurations, des déchirures,des engorgements.
Dm taureau : Consiste k placer un anneau ou une pince sur la cloison nasale, pres du mufle, afin de maitriser les ani-maux. L'anneau s'applique après avoir traverse la cloison avec trocart ou l'emporte-pièce; il peut être fixé k une bride ou k une têlière. Certaines pinces munies d'extrémités arrondies, ne font que serrer la cloison saus la traverser. Ces anneaux se présentent comme dans les figures suivantes (fig. 63, 64, 65, 06,67,68,69,70,71,72,73).
Du porc : Se pratique pour empêcher Ie porc de fouiller Ie sol. A
j
On passe k travers Ie boutoir une petite tige métallique dont on rapproche les bouts pour former un anneau.
184.nbsp; Etonnement des cornes. Congestion du tissu réticulaire qui unit la corne ä sa cheville
osseuse.
Causes : Coups, heurls; a la suite de la pression du joug.
Sj/mpM/laquo;es:Lourdeurde la tête.sensibilité dela corneetde la nuque, chaleur. Fièvre plus ou moins forte, surtout s'il se pro­duit de la suppuration.
Traitement : Compresses froides, saignées, trepanation de
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SA1GNEMENTS DE NEZ DU CHIEN
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l'organe pour produireune saignée locale. Vésicatoires k la base. L'amputation de la corne est quelquefois nécessaire. 185. Fracture des corues.
Complete ou bornée 4 la chevillc osseuse plus generalement.
Symptómes : ïrislesse, douleur, chaleur de Ia region, écoule-ment sanguin par ie naseau correspondant ä la corne fracturée. Mobilité de la corne, crepitation; quelquefois l'organe est pen-
Fig. 74. — Apparell Cuulel pour U fracture des cornes.
4
dant et les os de la tète ont été plus ou moins enlrainés dans l'avulsion. '
Trailement : Amputation, application d'un appareil qui con-siste en une attelle de bois léger avant la conformation des cornes (tig. 77).
En cas de jetage, fumigations aromatiques ou phéniquées.
186.nbsp; Catarrhe des cornes (voy. mal de tcte de contagion).
187.nbsp; nbsp;Saignement de uez du chien. Longtemps attribuéa ia presence du pentastome. Symptómes : Le chien éternue, s'ébroue, et dans les matières
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124nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DE LA BOUCHE
rejetées, on trouve souvent des oeufs de pentastome. La respi­ration est gênée. Les animaux maigrissent, des épistaxis se pro-duisent et les animaux succombent.
Le saignement de nez n'est pas toujours parasitaire; il se pro-duit dans les meutes dont les chiens ne sont pas du mèrae pied. Ceux qui sont surtout frappés, sont leschiens les plus lents qui se l'atiguent k suivre la meute en dounant de la voix.
Traitement : Fumigations aromatiques, benzine en injections. Dans le cas d'anémie, nourriture animale, viande crue, etc.
CHAPITRE IV
MALADIES DE LA BOUCHE
Muqueuse ; Stomallte simple, utcéreuse.
Os.
Dents.
Lèvres.
Langue.
Palais et Barres.
188. Stomatite.
Inflammation de la membrane buccale, en partie ou en tota-lilé.
Elle se divise en stomallte simple et stomatite ulcéreuse.
Simp/e.
Causes : Irritations Iraumatiques, causliques, brülures, corps étrangers, dentition, aliments avariés, presence de champignons, inloxications par le plomb et le mercure.
Symplómes: Dans les cas légers, langue chargée, injection de la muqueuse, gonflement du palais (lampas), odeur fétide, sali­vation plus ou moins abondante. Ges symptómes varient d'in-tensité suivant la gravilé de la maladie.
Traitement: Laverfréquemment la bouche avec eauboriquée légere, solution de carbonate de soude.
Ulcéreuse : Se présente quelquetbis sur les agneaux, mals plus frequente chez le chien, surtout au niveau des gencives, qui de-viennent spongieuses et s'ulcèrent partiellement, difflculté de la .mastication, salive sanguinolente,d'odeur infecte.
Le pronostic est généralement peu grave, sauf complications sur les animaux agés et afTaiblis.
k
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L-UXATION DU MAX1LLAIREnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 125
Traüement: Nourriture de mastication facile : aliments cuits ou hachés. Soins de propreté, injections d'eau crésylée ou bori-quéede solutionalcoolique d'acide phénique, et la mixture sui-vante : acide tartrique, acide phénique, camphre, alcool, huile de ricin. Il y a quelquefois nécessité de cautériser les uleéra-tions, ou d'arracher los dents branlantes.
189.nbsp;Inflammation du canal de la glande maxillaire. Causes : Obstruction del'ouverture du canal de Warthon par
dos corps étrangers: épillets de graminées, calculs salivaires.
Symptómes : Le plus souvent unilaterale ; rougeur, tumefac­tion, chaleur, au niveau du frein de la langue. L'extrémite du canal excréteur laisse écouler un liquide purulent mèlésde de­bris alimentaire.
Traüement : Débarrasser le canal des épillets ou des calculs, lavages de la bouclie, nourriture de mastication facile.
190.nbsp;Fractures du maxillaire inférieur.
I'euvent se produire sur une des branches ou sur les deux a la fois, ou bien encore ä la symphise.
Causes : Coups, chutes, contusions.
Symptómes : L'arcade incisive est deviée a gauche, a droite ou en bas, et n'esl plus en coaplation avcc la supérieure. Mobilité anormale, crepitation, douleur, gontlement, quelquelois para-lysie de la lèvre inférieure. Dans le cas de fracture de la sym­phise, il y a plus ou moins d'écartement, et le sens dans lequel s'opère la mobilité indique si la fracture est longitudinale ou transversale.Dans tousles cas s'il ya difficulté ou impossibilité de la mastication.
Traüement . Dans le cas de fracture de la symphise, des fils métalliques prenant leur appui sur les incisives, réuniront les deux branches. Pour les fractures de celle-ci,appareilcoraposé d'attelles placées latéralement et main'enus par des boucles empéchant l'écartement des mächoires et nc permetlant que la succion (Barthéleray).
Alimentation liquide, corottescuiles, etc.
Malgré cela, les animaux maigrissent; souvent l'indosilité du maladegène la consolidation.
191.nbsp; Luxation du maxillaire inférieur.
(Fig. 75), indiquantla disposition anatomique de la region.
Rarement complete, sauf sur le chien et le chat. Le déplace-ment s'opère en avant.
Symptómes : Si les deux articulations sont luxéos, la bouche reste ouverte, les incisives inférieures dépassant les supérieures. Depression en avant de la base de l'oreille. L'apophyse coro-noïde, portee en avant dans la même direction, fai t saillie dans la ca-
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MALADIES DE LA BOUCHE
vité orbitaire. Si la luxation n'existe qued'un cöte : bouche moins
ouverte, menton dévié du cóté op-
ïd. — Artioulatimi temporo-
pose ä la luxation. Dans les deux cas, ptyallsme, impossibilité de la mastication.
Ne pas confondre avec rage mue.
Traitement : Placer, aussi loin que possible, un coin de bois en-Ire les molairesy faire basculer la nmchoire en portant le men-ton en haut, soit avec la main, soit en I'entourant d'un lien qui donne plus de force, quand on a obtenu ce mouvement d'abais-
axillaire. — 1, Fibro-cariilage inlerarticulaire; 2, faisceau ex­terne du ligament capsulaire ;
A,nbsp; base de I'apophyse coponoide.
B,nbsp; col du condyle maxillaire; C, apophyse mastoïde; D, hiatus auditif externe. (Chauveau et Arloinw Anatomie).
sement, on repousse la machoire en haut.
192. Necrose. Carie du ma-xiUaire.
Ces lesions peuvent exisler en un point quelconque, a la suite de
coups ou de contusions. Symptómes : Fistules, suppuration, denudation osseuse, mo-bilité du séquestre. Renseignements donnés par la sonde.
Traitement : Prévenir l'apparition de la necrose ou de la carie. en traitant la cause qu'on suppose devoir les provoquer; faci-liter l'expulsion du séquestre ou limiter le travail de carie.
Débrider les fistules, ruginer I'os, passer des mèches, des drains ; faire des injections ou pansements caustiques ou anti-septiques. Nourrir les animaux. 193. Exostoses.
Se remarquent quelquefois sur la partie inférieure de la bran­che du maxillaire, ou elles forment dans quelques cas une saillie plus ou moihs forte comme pédiculée.
Traitement : Inciser la peau, et faire sauterl'exostose ä l'aide de la scie, du maillet ou du ciseau.
De\ts.
194. Maladies des dents en general.
Symptómes : Mastication difficile malgré la conservation de 1'appétit, lenteur des mouvements des maxillaires. Rejetdu foin et de la paille incomplètement triturés, sous forme de pelotes, de bouchons. Difflculté ou impossibilité de broyer l'avoine. La prolongation de eet état amène la maigreur, Ie dépérissement,
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USURE ANORMALE
427
des alterations intestinales, des diarrhées. Explorer la bouche, ouverte k l'aide d'un pas d'dne qui est un veritable speculum
(fig. 76). A cette inspection on constate des excoriations des joues, de
Fig. 7ti. — Pas d'.ine. Dans sou plus grand iHat do simplicity, cet instruineut, fa-briquépour Ie clioval, se compose de deux tigosdefer assemblees en forme de lyre Iraversées par deux morceauxde fer ronds, ^listanls d'un decimetre et sur chacuu desquels repose unedes machoires.
la langue; des deviations des dents, desirrégularitésdentaires, une odeur félide ou herbacée et souvent la carie.
193. Maladies des dents en particulier.
Anomalies du nombre des dents; surdents, anomalies de po­sition ; kystes dentaires situés d'ordinaire prés du temporal; anomalies de direction, pouvant résulter d'une conformation vicieuse de la machoirc. Les incisives ne sont plus en regard, et prenant par défaut d'usure une longueur exagérée, elles blessen t le palais ou les barres; eet élat, nommé brachygnatisme, est généralement congenital.
Chez les vieux chevaux, Tobliquile excessive des incisives gêne la prehension des aliments.
Traitement : Réséquer les denls k l'aide de la scie, de la pince k section, de la gouge ou du ciseau; on termine parl'emploi de la lime ou de la rape.
196. Usure anormale.
Générale ou partielle. Cette dernière donne lieu adesirrégu-larités qui gènent les mouvements du maxillaire et empêchent
gt;
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128
MALADIES DE LA BOUCHE
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78nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 79
Fig. 77. — Räpe ä dents. Fig. 78. — Rabot odontrilour de Brogaiez, avec embasc formant poignée Fig. 79. — Ciseau odontriteur de Hrogniez.
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CAR1E DENTA1RE
429
la coaptation des deux arcades. Dans ce cas, les aliments mal broyés ne sont pas deglulés; d'ou, mai^reur, dépérissement, faiblesse. Si une molaire manque ä Tune des machoires, celle
Fig. 80.
Usure des deiiU itar 1c lic k l'appui.
qui lui correspond peut prendre un développemcnt exagéré et ompècher complètement la mastication.
Traitement : Enlever les aspérités avec la rape (fig. 77) ou Ie rabot de Brogniez (tig. 78).
Si c'est une dent entière, on la fail sanier ä l'aide du ciseau (fig. 79).
Les dents peuvent être cassées ou ébranlccs. Enlever les Irag-ments ou niveler les éclats.
Chez les vieux chiens, les dents se couvrent de tartre qui les déchausse et les fait tomber. Soins de propreté; s'ils sont insuf-(isants, enlever les dents malades.
197. Carle dentaire.
Particulièrement observée sur les molaires.
Causes ; Action du gravier ou du sable contenus dans les ali­ments, et alteration de l'émail par la mastication.
Symptómes : Fétidité de l'haleine et de la salive, existence sur la dent malade d'une excavation plus ou moins étendueet dou-leur ä Tcxploration de cette partie. Gonflement de la gencive.
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130nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DE LA BOUCHE
II existe souvent de la périostite deutaire et alteration de Tos dans lequel la dent est flxée. Si c'est k la mächoire supérieure, il se produit alors de l'ozènc et du jutage par Ie naseau cor-respondant. Il peut se former aussi a l'extérieur une fistule dentaire accompagnée de glande.
Ne pas confondre avec morve.
Traitement: Extirpation de la dent a 1'aide de daviers, ou de la clé de Garangeot chez les petits animaux. Tres difficile chez les grandes espèces. Elle peut se faire par repoussement, après avoir place préalablement une ou deux couronnes de trépan qui, mettant la racine a nu, permettent d'appliquer sur eile Ie re-poussoir.
Ces extractions se font avec la clef de Garangeot, Ie davier de Plasse, la pince-forceps de Gowing et les pinces de Günther. Éviler la chute de la dent avulsée dans Ie pharynx. • Après l'opération, nourriture de mastication facile, garga-rismes adoucissants.
197. Tic avec ou sans usure des dents.
Habitude vicieuse consistant dans la deglutition d'une cer-laine quantité d'air mélange a la salive.
Certains observateurs pensent qu'elle est due a une eructa­tion; mais il est probable que ce dernier bruit se fait entendre lorsque Ie larynx et la base de la langue reviennent ä leur position normale, après la deglutition de eet air qui est laborieuse pour Ie cheval. Le brult d'éructation, qu'on entend alors, est du a la sortie du trop-plein de l'air qui élait dans le pharynx, et qui n'a pu être avalé.
Cheval, mème dans le jeune age,
Causes : Imitation, isolement, ennui, habitude de lécher les murs, les mangeoires, les billots.
L'apparition du tic est rarement subite; les animaux com-mencent a jouer avec les corps environnants, a, les placer, a. les sucer et, petit k petit, le tic s'établit.
On a accuse aussi les affections chroniques do I'estomac, mais le fait n'est pas démontré.
Symptömes : Tres variables. Tic en l'air, tic k I'appui, action de téter. Se divise en tic avec usure des dents, et tic sans usure, Cette distinction a perdu de son importance, depuis la loi du 2 aoüt 188i, qui ne fait plus de difference entre les deux tics.
Tic avec usure : Action plus ou moins répétée de mordre les corps environnants : mangeoire, stalle, brancards. Le cheval les saisit avec les dents, contracte les muscles de l'encolure et fait entendre le bruit caractéristique du tic.
Se produit pendant ou entre les repas, le plus souvent dans
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131
Fig. 8i. — Collier antitiqueur de Uingheiui. a, Collier en cuir; depuls bb, il présente une doublure métallique cc; dd, ouver­tures oü joue le second collier ee't f, points ou le second collier regoit les poin­tes gggg'f h, ressort qui raaintient la distance entre les deux colliers quand le cheval ue tique pas ; k/ct boutons limttant le jeu du second collier; i, boucle pour la nuque. Fig. 82. — Licol autitiqueur dlmliu. Le licol est combine avee le collier; celui-ci bt porte tout ä fait dans le creux de la gorge et se trouve muni d'une demi-pomme chacune, lesquelles compriment le larynx au moment oCile cheval veuts'encapu-chonner pour tiquer.
Fig. 83. — Licolauts de Dohte.
abt Muserole; cc, montants; d, sous-gorge; g, fourchette jouant k resserl dans le
cylindre h', i, boucle pour^bien fixer la muserole.
Fig. 84. — Mors antitiqueur de Günther, a, mors creux percé de trous; bh, chalnette pour Ie suspendre au licol.
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MALADIES DE LA BOUCHE
la solitude. Les liqueurs se uourrissent mal, ont souvent des météorisalions.
Par suite de cette habitude, les incisives s'usent d'une ma­niere spéciale; leur bord antérieur est taille en bisoau, k l'une ou k l'autre raachoire, souvent aux deux (flg. 80).
Elles sont plus ou moins usées, et Tusure entame plus ou moins la table dentaire, selon que Ie cheval prend Ie coin de la mangeoire ou la saisit k pleines dents.
Tie sans usure : L'animal tique sur Ie mors, en interposant ses lèvres entre ses dents et Ie point d'appui, ou encore en ten-dant l'encolure, rapprochant sa languo du palais et humant l'air, comme dans faction de téter.
Traüement : Éviler Ie contact des liqueurs, garnir les man- , geoires de löle, de pierre dure, ou d'une planche oblique for­mant couvercle. Cc moven n'est pas inlaiilible; certains chevaux prennent un bouchon de foin ou de paille dans Ie ratelier et lont leur appui sur ce coussin place sur Ia mangeoire (Signoi).
On emploie des colliers spéciaux (voy. fig. 81, 82 et 83), qui blessent souvent les animaux Ia ou ils prennent leur appui; des mors (fïg. 84); un tres bon moyen est de metlreles chevaux en liberté dans un box sans mangeoire.
Les maquignons inlroduisent de petits coins de bois entre les incisives, ou font k la bouche une blessure profonde en un point cache, pour empêcher les animaux de liquer au moment de Ia venle. Le tic est quelquefois difficile k constater quand les ani­maux ne s'y livrent que deux ou trois fois par jour (Alexandre).
Jurisprudence : Le tic proprementdit, avec ousans usure des dents, est rédhibitoire selon la loi du 2 aoüt 1884, qui a modiflé en cela la loi du 20 mai 1838. Neut' jours de garantie. L'expert aura k constater simpleraent 1'extisence du vice. De quelque fa-con que le cheval s'y prenne, faction de déglutir de fair en ti-quant: en fair, sur la mangeoire, ou en tétant constitue Ie vice.
LÈVRES.
198.nbsp; Plaies.
Les plaies des lèvres sont fréquentes et peuvent se diviser en plaies : 1deg; par instruments tranchants ou par incision; 2deg; par contusion; 3deg; par morsures; 4raquo; par arrachement; 5quot; par brü-lures.
Traüement : Arrcter 1'hénaorrhagie, pratiquer des sutures, faire des pansements appropriés, simples, ou désinfectants et antiseptiques.
199.nbsp; Verrues. Poiroaux.
Excroissances de la peau des lèvres plus ou moins larges ou
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MUGUETnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 133
pédiculées. Le plus souvent elles se montreut aux lèvres avec l'apparence dite du chou-fleur.
Traitement: Extirpation, cauterisation ä l'eau de Rabel ou ä l'acide acétique cristaliisable.
Langüe.
200.nbsp; Plaies. Déchirures.
Causes : Les morsures, par suite d'accidents ou de mauvais état de I'apparcil denlaire; les chutes ou les rencontres.
L'action du mors, de la louge surtout passée dans la bouche si le cheval tire au renard, pout causer des déchirures plus ou moins profondes el quelquel'ois une section complete de Torgane. La morsure d'un voisin peut produire le même résultat.
Symptómes : Faciles k constater ä l'lnspection; difficulté de manger, ptyalisme; si la section est presque complete, la portie extreme est bleue, l'roide et presque mortilice. Les animaux peuvent encore se nourrir, aprés la perte de la presque totalité de la partie libre (Signol).
Traitement: Soins do propreté, gargarismes, sutures, aliments faciles ä masliquer. Dans certains cas, il convient d'enlever la partie coupée, soit avec le bistouri, soit avec l'écraseur.
201.nbsp; Glossite.
Se rencontre dans la stomatite simple, les augincs, la fièvre aphtheuse, l'intoxication mercurielle, etc. Elle disparatt avec la maladie qui en est la cause.
202.nbsp;Paralysie de la langue.
Suites de raflection typlioïde ou de lesions de I'lncepliale; état de vieillesse chez le chien.
Symptómes : Ptyalisme, ulcérations de la langue, prolapsus de l'organe.
Traitement : Frictions de teinture de noix vomique, vésica-toires ä la gorge, electrisation.
203.nbsp; Glossanthrax (voy. Charbon).
204.nbsp; Ladrerie. Pore (voy. Helminth es).
205.nbsp; Muguet. Aphthes.
Maladie parasitaire due a la presence d'un charapignou (oïdium albicans). Fig. 85 et 86.
Veaux, moutons, poulains.
Causes : Debilitation, état cachectique.
Symptómes : Chaleur, rougeurde la bouche; puis apparition de points blancs, irréguliers, discrets ou confluents qui tombent et se renouvellent. Dans d'autres cas ces, productions envahissent 1'arrière-bouche et ranimal succombe.
Traitement : Soins de propreté, bonne hygiëne, gargarismes Swim.— Aide-mém. vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 8
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MALADIES DE LA BOÜCHE
acidulés, ä l'acide phénique élcndu, an chlorate de potasse. Collutoires au borax.
206. Abces. Calculs salivaires.
Se rencontrent dans les canaux de Stenen ou de Warihon.
Symptomes : Salivation, douleur ä l'exp[oration, tumeur au niveau du barbillonqui termine l'extrémité du canal excréteur.
Tig, 8ö. — Plafjue de uiuguetau troislömejoar a\ecdcs lamclles épithéliales recou-vertes do spores; aa, cllus forment des groapes ayaut la fortne de lamellcs épi-théliales; cc, des tubes commenceut äse déveiopper (Ch, Robin).
Trailement : En cas d'ubcès, ia pression du doigt suffit ä évacuer la suppuration; en cas de calcul, une incision paral­lele k Taxe du canal pennet de l'extraire.
Enlever avec des pinces les barbes d'épis qui, par leur pre­sence, donnent Heu ä cette inflammalion. Gargarismes.
207. Fistulös salivaires.
Solution de continuilé persistante, allaut de 1quot;extérieur ä la
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F1STULES SAL1VA1RES
135
glande, ou en un point quelconque du canal salivaire. Ce con­duit anormal est tapissé par une faussc muqueuse donnant du pus.
Tous les animaux.
Causes : Peuvent ètre la consequence d'une lésion de la plande on de sou canal, laquelle est souvent due a la presence d'un corps élranger : épis, épillels, balies d'avoine. Elles peuvent être consécutives ä un abces. Les traumatismes qui délacèrent Ie canal de Sténon; cc sont les plus fréquentes. • Symptómes : Ulcérations élroites, sinueuses, profondes, dont
Z ^
Figquot;. 86. — Fragment do muguetau troisième jlt;gt;ur, ü 360 diamëtros, entremélê lt;le cellules (Tapithélium imbriquées, couvertes de spores rondes oq ovales et du tubes d'oïdium albicans.
a, cellules d'épithelium ; ö/lt;, spores isolées ou réunies bout h bout; olies out de O™ m,004 ;, onquot;0,005 do diamëtre; d, filaments cylindnques nébuleux, cloisonués avec gra-nalesmolécalairesintérieurs; ils onideOmm,003a 0^quot;,004 de large sui'0inm,005k U1Dm}070 do long ; c. leur oxtrómitó renflóc ; g, rondements ovoïdes ; /), spores ajus-lées boul ä bout; /, celluje ovoïde terminale (Ch. Robin).
les hords sont iadiirés ei calleux. Écoulement de liquide vis-queux, transparent surtout durant ia mastication. Amaigrisse-ment rapide par cette perte de salive.
Trailement : Rapprocher par une suture les bords de Ia fis-
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136
MALADIES DE LA BOUCHE
tule; compression, vésicatoire, cauterisation, Pansements col-lodionnés, antiseptiques. Pour Ia flstule du canal de Sténon, il faut obtenir : 1deg; Cicatrisation de Ia plaie; 2deg; maintien de l'inte-grité du canal. Il peut résulter une atrophie de la glande; son extirpation est une opemtion difficile, rare et tres chanceuse.
208.nbsp; Blessures du palais. Causes : Traumatismes.
Symptómcs : Hémorrhagie de l'unu ou I'autre artère palatine. Traitement: Perchlorure defer, plaquette de bois comprimant un pansement hémostalique.
209.nbsp; Blessures des barres. Chez les équidés principalement.
Causes : Les traumatismes, les pressions du mors produites par Ia main du conducteur ou l'indocillté de I'animal. Elles peuvent varier de la simple excoriation de la muqueuse a la necrose du maxillaire.
Symptömes : Salivation, difflcultóde prehension des aliments, engorgements, douleur a I'exploration. Contusion, ulcération profonde ou superficiclle de Ia barre. Contact de I'os necrose sous la sonde.
Traitement : Ne pas brider les animaux; gargarismes rafrai-chissants ou emollients, cauterisation ou même rngination k la gouge du point necrose. Soins de propreté.
Entourer Ie mors dune lame de caoutchouc.
210.nbsp; Pépie. Volailles.
SN'est généralement que symplomatique d'une autre affection: angine, entente, bronchitc.
Traitement : S'adresse surtout k la maladie principale. Lc vulgaire considère comme étant Ia pppie Ia parlie cornée qui termine la langue des gallinacés et s'evertue k Tarracher, en-le.vant ainsi ä Tanimal une partic d'organe indispensable, S'il y a de la stomatite, des fausses membranes : lotions astrin-gentes, biomées, bosatées ou caustiques; s'il se forme de petils abces, les ouvrir au bistouri.
^MÉÉ
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PAROTIDITEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;137
CIIAPITRE V
MALADIES DE LA GORGE ET DE L'eNCOLURE
•
2il. Plaies superflcielles ou profondes.
Tous les animaux.
Causes : Contusions, chutes, morsures, coups de feu.
Symptómes : Plaie simple ou k lambeaux, profonde ou su-perficieile. Dans Ie premier cas, la vue indique la nature de la lésion. Hémorrhagie, douleur, mouvemenls plus ou moins dif-ficiles. Quelquel'ois, symptómesgénéraux : frissons, fièvre, inap-pélence, tristesse.
Traitement : Extraire les corps étrangers, sutures simples ou pansements appropriés suivant 1'étendue et la profondeur de la plaie. Dans quelques cas, pratiqucrdescontre-ouvertures, passer des mèches. Pansements simples et antiseptiques. Soinsde pro-preté.
212. Parotidite.
Inflammation de la parotide, chez tous les animaux; plus frequente chez Ie cheval.
Causes: Consecutive ä la gourmc ou aux angines, aux trau-matismes, a la presence de calculs, el en certain cas consecu­tive a la septicémie, typhoémie et actinomycose. On peut con-fondre avec eile les inflammations des lymphaliques environ-nants.
Symptómes : Tumefaction, chaleur, douleur. La tète est al-longée sur l'encolure, les mouvemenls difflciles, douloureux. Bouche chaude, difficulté de la deglutition, gêne de la respira­tion. Fièvre plus ou moins forte.
Se lermine par resolution ou suppuration. Dans ce dernier cas, les symptómes ci-dessus s'exagèrenl et on percoit de la fluctuation.
Traitement : Applications de pommades camphrée ou vési-cante ; tenir chaudement les parties; évacuer Ie pus dès qu'il est forme en évitant de blesser la glande, les vaisseaux ou les nerfs nombreux en cette region.
Si.après guérison, il reste de l'engorgement: pommade iodu-rée. et iodure de potassium ä l'inlérieur pour éviter ou com-battre Ie cornage.
8.
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•138nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DE LA GORGE ET DE L'ENCOLURE
Ne pas confondre avec abces des poches gutturales, phlébite de la jugulaire.
213.nbsp; Goitre.
Hypertrophie progressive de la glande thyroide ; de grosseur variable, indolore, de consistance uniforme, siégeant ä la partie inférieure et laterale de la gorge. II est uni ou bilateral chez le cheval, mais, chez le einen, il s'étend généralement ä droite et ä gauche. Accroissernent tres lent, ne gênant les animaux qu'ä un certain degré dcdéveloppement. A ce point,laquo;Iproduit de ladis-phagie ou de la suffocation.
Trailement : Le plas souvent infructueux. Pommades fon-dantes, iodure de potassium ä l'intérieur. Ponction des goitres kysteux (Key). Extirpation.
214.nbsp; Anévrisme de la carotide. Plus frequent chez le chien.
Symptome!, : Tumeur plus ou moins volumineuse, pulsatile, dépressible, indolore.
Traitement : Compression. Injections de perchlorure de far, électro-poncturc.
215.nbsp; .Ponction de la poche gutturale. Hyovertébro-tomie.
Rendue nécessaire par la presence du pus dans une des po­ches gutturales, qui peut aussi ètre le siege d'une dilatation' pneumatiquo (Degive).
Particuliere aux équidés.
Indicalions : Elle est nécessitée, comme nous l'avons dit, par la presence du pus, se caractérisant par du jetage, surtout lors du passage du bol alimentaire, ou quand la lête est baissée, ce qui lui donne une apparence d'intermittence. Quelquelbis en­gorgement sous-glossien.
Ne pas confondre avec morve, non plus qu'avec la collection des sinus. L'état de la muqueuse nasale dans le premier cas, et le caractère du jetage dans le second, établissent le diagnostic différentiel.
La ponction se pratique a la partie inférieure de la poche avec un bistouri, un trocart ou uu cautère, après avoir préalable-ment fait gonfler la jugulaire pour ne pas la blesser. La ponc­tion par la partie supérieure, avec contre-ouverture, constilue rhyovertébrotomie proprement dite.
Hyovertébrotonie. Manuel opémtoire : Fixer ranimal debout ou couché.
Premier temps: Inciser la peau un peu en avant de l'apophyse transverse de 1'atlas. Disséquer le bord postérieur de la paro-lide, inciser l'aponévrose du mastoïdo-huméral; on peut aldrs
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PHLEB1TE DE LA JUGULAIREnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 139
toucher du doigt le muscle stylo-hyoïdien oft doit se faire la ponction,
Deuxième temps : Le doigt sent en arrière i'apophyse styloïde de 1'occipilal, et en avant la tubérositó de la grande branche de j'hyoïde qui pile sous !a pressibn. C'esl entre ces deux points que doit pénétrerle bistouri dirigé obliquement de haul en bas et d'amère en avant, le tranchant tourné du cólé du nez.
Troisième temps : On introduit ie trocart courbe, qu'on vient faire saillir au-dessous de la branche glosso-t'aciale de la jugu-laire ; un ou deux coups donnés sur le manche de l'inslrument fonl sortir le poincon, qui perce la peau; on passe une mèche dont on réunit les deux bouts. Si on se sert de la sonde en S, c'est avecle bislouri qu'on pratique la conlre-ouverture (Peuch et Toussaint).
Cette operation fait quelquefois disparaitre le cornage quand il est dö a la collection purulenle des poches gutturales. Gün­ther a propose de pénétrer dans les poches gutturales par les trompes d'Eustache. Procédé peu pratique.
216.nbsp; Torticolis. Deviation de 1'encolure.
Causes : Mal connues. Cependant eile se présente souvent sur des animaux qui, ayant été pris dans les longes, sont restés engages avec l'encolure ployée.
Symplómes : L'encolure est portee dquot;un cóté, avec la tête qu'elle entraine dans sou mouvement. Elle forme une convexité plus ou moins prononcée du cóté oppose a Ia contracture. Si on la redresse, eile reprend promptement sa position. Les muscles sont durs et sensibles.
Traitement : Lotions chaudes, couvertures; application d'un lien élastique du cóté oppose ä la contracture.
217.nbsp; Phlébite de la jugulaire.
Inflammation de la membrane interne du vaisseau, avec ac­cidents de voisinage. Tons les animaux, particulièrement le cheval.
Causes : Frottements, pression du collier après la saignée, determinant un thrombus plus ou moins volumineux.
Addhésion ou suppurative.
Symplómes : Tumefaction chaude, douloureuse du trajet de la veine, s'étendant au tissu cellulaire voisin et remontant quelquefois jusqu'a la glosso-faciale.
Au début, l'ouverture de la saignée laisse écouler plus ou moins de sang, et les mouvements de la mastication, ceux de Tencolure contrarient la consolidation du caillot. Si la resolu­tion s'opère, les symptómes diminuent successivement, laissant la jugulaire oblitérée. Dans la terminaison par suppuration, la
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SA1GNÉEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 141
douleur est plus vive; on voit se produire un ou plusieurs abces, avec formation de fistules, quelquefois persistantes, par les-quelles peuvent avoir lieu des hémorrhagies, souvent redou-tables. L'inflamination peut se propager jusque dans les divi­sions extremes de la veine, ou Ie pus pénétrer dans la circula­tion el donner lieu ä des accidents de pyohémie.
Traitement : Application de topiques emollients ou calmants sur Ie trajet de la veine; les emplatres vesicants sont préfé-rables. Éviterles frottements, donner des aliments de mastica­tion facile pour empècher Tébranlement du caillot. En cas de suppuration, ponctuer et débrider largement pour facililer l'é-coulement du pus ; cautériser au fer rouge la ou les fistules; passer des mèches, procéder a la ligature du vaisseau.
218. Saignée.
Operation de petite chirurgie consistant a ouvrirun vaisseau pour tirer du sang. Elle se fait sur les artères, les veines ou les capillaires.
Geile faite a la jugulaire est la plus ordinaire. Gette veine longe Tencolure, depuis son extrémité supérieure jusqu'a I'm-férieure (flg. 87). On opère vers Ie milieu de 1'encolure ä l'aide de la flamme (flg. 88), et du baton ä saigner (flg. 89).
Ason défaut,onsesert d'un bätonquelconqueoud'un manche de brosse.
Manuel opéraloire : Saisissant Finslriiment de la main gau­che, entre le police et l'index, les deux derniers doigts ap­pliques sur la veine pour la faire gonfler, placer la lame do la flamme dans l'axe de la veine et, d'un coup donné avec le baton a saigner, faire pénétrer la lame dans le vaisseau a Iravers la peau : le sang jaillit. Pour les petits animanx, ou se sert de la lancette. Pour le boeuf, placer autour de Tencolure un lien qui fait gonfler le vaisseau, et employer une lame plus forte que pour le cheval. Pour arrèter la saignée, mettre une épingle, soit avec la main, soit k l'aide du porte-épingle (flg. 90), et la fixer par un nceud dit de la saignée (flg. 91).
Se servir de preference de fil; a son défaut, les crins de la crinière ou de la queue sont employés.
Aprcs I'operalion, aüacher le cheval court, éviler les frotte-
Fig. 87. — Racines de la veine jugulaire avec ses affluents collatéraux supérieurs, J, jugulaire; T,trachée ; 1, veine temporale superficiello ; 2, veine maxilla:re in­terne; 3, veine auriculaire antórieupe; -i, veine sous-zygnmatique; 5-6, veines mavillo-tnusculaires; 7, veiue auriculaire postérieure; 8, veine occipitale; 0-10, veines glosso-faciales ; li, veine thyroulienne; 12, veine faciale ; 13, veine angu-laire de l'Geii; 14, raineau nasal; 15, voiue coronaire supérieure; veine coronaire inférieure. (Ghauveau et Arloing.)
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142 MALADIES DE LA SORGE ET DE L'ENCOLURE
mentset.surtout les pressions du collier, qui peuvenl deter­miner des Ihrombus.
oo
^W7
•i
Fig. S8. Plamme. — Fig. 80. liatoonet h saignóe. — Fig. 90. F'orte-t'pingle de Gourdon. — Fig. !M. Nceud de la saigiiée,
219. Blessures de la carotide.
Gelte artere peul èlre blessée ä la suite de la saignée ou de traumalismes profbnds. La couleur du sang et Ie jet saccadé renseignent suffisarament
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SOIEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;143
sur la nature de raccident; pourtant, l'hémorrhagie peut être sous-culanée et profoude. Elle se produit rapldemeut.
Traitement : Compression a l'aide dquot;un bandage circulaire, après avoir place une épingle. Si Tariere est ouverte largement, il y a lieu d'allcr chercher la carotide pour en faire la ligature. Dans ces cas, il est rare que Ie Chirurgien arrive ä temps pour prévenir les accidents mortels qui sont la consequence de cette blessure.
220.nbsp; Sole cm soyon.
Fistule souvent congenitale, située sur Ie cóté du cou, au-dessous des parotides.
Particuliere au porc. Léger suintement a l'ouverture de la fistule. Accolement des soies. Quelquefois engorgement oedéma-teux, deglutition difficile. Les cas graves signalés fréquemment ne sont pas causes par cette légere affection, qui a été confon-due avec les angines, les oreillons ou les paroiidites graves.
221.nbsp;Fractures.
Rares. Par écrasement sous une voilure (chien) ou par un choc sur un obstacle, l'animal étant lancé (cheval).
Symplómes : Depression en un point dc I'encolure, douleur, difficultés ou irapossibilité des mouvements, I'encolure étant déviéed'un cöté. Si la fracture est complete, il existe des épan-chements sérieux ou sanguins et des symptómesplus oumoins accuses de compression de la moelle.
223. Mal de taupe. Mal de uuque.
Tumeur située derrière et entre les oreilles et correspondant au niveau des articulations axoïdo-atloïdienne et atloïdo-occipi-tale(v. flg. 92).
Frequente sur Ie cheval, quelquefois sur les bovidés travaillant au joug.
Causes : Coups, heurts, froltenients répétés, action de tirer au renard.
Symplómes : Chaleur, douleurs plus ou raoins fortes; tume­faction simple ou double siégeant de chaque cóté du ligament cervical; raideur de I'encolure, oedème, flèvre pendant la for­mation del'abcès; Ia tète est appuyée sur lamangeoire. Parfois il y a des phénomènes de compression dc lamoelle. Quand l'ab-cès s'est ouvertoua été ponctué, formation possible de clapiers, de fistules; écoulemenl de pus avant fusé entre les muscles, les ligaments, baignant les vertèbres et produisant la carie des uns ou des autres. Les parois des fistules, si Ie mal est ancien, sont dures et lardacées.
Traitement : Au debut, astringents, applications vésicantes; poncluer et débrider les abces, passer des mèches en recon-
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iii MALADIES DE LA GORGE ET DE L'ENCOLÜRË
naissant la direction des clapiers, établir des contre-ouvertute j délergeravec des liquides caustiques : liqueur de Villate, solu­tion de sulfate de cuivre. Puverisations phéniquées (Nocard).
Fig. !gt;2.— Arliculation a\oido-atloidioniie et alloi'do-oc-cipitalc (1'arc supérieur de l'allas a óté eulevé pour moiitrer Ic ligament odonloïdien).
1T i, Faiscoaux du renforccment meridians; 2, 2, fais-coaux latéranx du ligament capsulaire de l'articula-tion atloido-occipilale; 3, ligament odontoïdien ; 4, ligament interépinoux unissant ladcuxième et la Iroi-sième vertcbre du cou; 5, eapsule fibrcuse pour I'u-nion des apophyses articulaires correspondantes de res mêmes vortèbres. A, trou antérieur interne de l'atlas converli en gouttière par la section qu'on a fait subir h l'os ; BB, trous trachéliens de l'atlas; CC, trous remplalt;;aiitleséchanrruresantérieuresde I'axeis. (Chauveau et Arloing.)
Placer des drains. Parfois, nécessiié d'extraire les parties li-gamentcusos mortifiées. Les soins de propreté sont indispen­sables.
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ANlaquo;INE DIPHTHÉRIQUEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;f^g
MALADIES DU PHARYNX, DU LARYNX, DE LA TRACHÉE ET DE L'ffiSOPHAGE
Angine laryngo-pharyngee. — Angine diphthérique. — Polypes du pharynx et du larynx. — Trachéotomie. — Trachéocèle. — Frac­tures de latrachée. — Corps étrangers dans Toesophage. — OEso-phagotomie. — (Esophagisme. — Jabot. — Perversion du goftt. — Rétrécissement de l'cEsophage.
Angine pharyngo-laryngée.
Inflammation du pharynx ou du larynx plus ou moins accen-tuée sur Tune ou l'autre de ces regions.
Tous les animaux; sporiadique et quelquefois enzootique.
Causes : Irritations diverses de Ia muqueuse: les refroidisse-ments, la gourme, la maladie des jeunes chiens.
Symptómes : Plus ou moins de fièvre, sensibilité de la gorge; quelquefois tumefaction, empätement de la region. Sécheresse, puis secretion abondante des muqueuses; jetage, salivation, rejet par Ie nez des boissons et des aliments divisés.
Dans Ie cas de pharyngite; difficulté de la deglutition, exten­sion de la tête sur l'encolure. Toux souvent doulourcuse, dif­ficile. A Tauscultation du larynx, on percoit des bruits divers suivant la période de la maladie; stridents au début, puis ron-flanls et accompagnés plus tard de rales muqueux. Le cornage est frequent, et la maladie, pouvant passer a l'élat chronique, devient l'origine du cornage rédhibitoire. Elle peut se terminer par resolution, suppuration ou gangrene.
Traitement : Habitations k temperature douce et egale; cou-vrir la gorge, aliments de deglutition facile, fumigations, gar-garismes, électuaires. Chez les animaux pouvant vomir : Emi-tique et ipéca. Sinapismes ou vésicatoires a la gorge; ponction des abces. Si le jetage persiste, employer Ie cubèbe en électuaire a la dose de 40 grammes par jour, en cinq ou six fois; insuf­flations d'alun, de sulfate de zinc.
jC Cubèbe en poudre..... 40 ;
Miel S. Q...........
^t Sulfate de zinc....... 2 gi*.
Sucre popphyrisó...... 20 gr.
(En insufllaticn.)
224. Angine diphthéritique.
Caractérisée par la formation de fausses membranes sur les premières voies et probablement d'origine microbienne. Peut s'attaquer k tous les animaux, mais surtout aux volatiles Sionol. — Aide-mem. veter.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;9
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146 MALADIES DU PHARYNX, DU LARYNX, ETC,
chez lesquels eile est tres conlagieuse. Chez le pigeon, eile est compatible avec la santé, ce qui explique la perpétuité de cetle maladie dans les colombiers (Mégnin).
Causes : A peu prés inconnues en dehors de la contagion.
Symptumes : Tons ceux de Tangine ordinaire; mais la respi-talion plus difficile fait craindre une asphyxie prochaine. Chez les volailles, la crète se cyanose, les muqueuses de la langue et de la gorge sont couvcrtes de fausses membranes, un mucus abondant s'écoule du bee, et losbètes s'accouvent dans les coins, tristes et les plumes hérissées.
Chez tous les animaux malades la circulation est accélérée, la temperature atteint 40 a 42o. Sueurs, prostration.
Traitement : Saignécs, fumigations de vapeur d'essence de térébenthine. Émétique chez les animaux pouvant vomir; ré-vulsifs aulour de la gorge. Cauterisations avec des limonades acidulées, d'acide chlorhydrique dilué, de solution de nitrate d'argent ou de perchlorure de fer. Toucher au pinceau les fausses membranes avec la solution du sublimé qu'on peutaussi administrer k l'intérieur. Insufflations de calomel, d'alun en poudre. Trachéotomie.
II arrive assez souvent, que pendant la convalescence on trouve des animaux morts subitement; on constate alors dans le pha­rynx, la presence d'un bol alimentaire arrêté et n'ayant pu franchir Tisthme, par suite de la paralysie de l'organe. Il faut done surveiller l'aiimentation pendant cette période.
225.nbsp; Polypes du pharynx et du larynx (v. fig. 93). Peu frequents.
Symptómes: Gêne de la deglutition, rejet par les naseaux d'une partie des aliments liquides, difflculté de la respiration.
Chez le chien, vomissements frequents. Si le polype siège pres de la glotte, toux, menace d'asphyxie.
Traitement : Extirpation, cauterisation quand on peut les atteindre.
226.nbsp; Trachéotomie.
Indications : Operation consistant a praliquer une ouverture a la trachée, dans sa portion cervicale; soit pour faire pénétrer l'air arrèté par une cause quelconque, soit pour extraire un corps étranger; mais ce cas est de beaucoup le plus rare.
L'opération est faite ätitre provisoire pour éviter l'axphyxie, ou k litre permanent pour utiliser un animal inutilisable sans eile.
Le lieu d'élection est le milieu du bord inférieur de l'enco-lure.
L'animal est opéré debout, la tctc relevée.
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ANG1NE DIPHTHÉR1QUE
147
Trois procédés : 1laquo; Par excision de la moitié de deux cerceaux. Premier temps : L'operaleur tend la peau au lieu d'élection,
Fig. 93, Polypes du pharynx. A, base de la langue; B, voile du palais ; C, (Spiglotte; D, glotte; E, polype.
I'incise avec Ie peaucier sur une longueur de six centimetres au moins ; il dissèque les sterno-hyoïdiens et thyroïdiens et les écarté au moyen d'érignes plates tenues par des aides.
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MALADIES DU PHARYNX, DU LARYNX, ETC.
beuxième temps : Implanter une érigne pointue entre les deux cerceaux ä diviser. De la main droite, attaquer avec le bistouri pointu lecerceau supérieur, faisantavancerle bistouri de gauche
Fig. 94.
Tube pour !a trachéotomie provisoire.
Fig. 98.
Tube de f.eblanc démonté pour moiilrer les gouttières el Ie coltier qui Ie composenl.
k droite, puis continuer le mème mouvement en sens inverse sur le cerceau inférieur, de maniere a revenir au point de depart en enlevantles deuxmorceaux, qui donnent a l'ouverture faite ä la trachée, la forme d'une ellipse ä grand diamètre transversal, servant ä introduire le tube.
2deg; Par incision longitudinale : Sc pratique en un seul temps dans les cas urgents, en plongeant le bistouri dans I'intervalle de deux cerceaux et coupant verticaleraent deux de ces cer­ceaux. On écarté alors les deux lèvres de la plaie et on place le tube. Ce tube peut êlre de formes diverses (fig. 94, 95, 96, 97, 98, 99, 100). Quelquefois même, quand on n'a pas cet instru­ment sous la main, on relève les lambeaux cutanés ä l'aide de fils, afin de tenir béante l'ouverture pratiquée.
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TRACHÉ0T0M1Enbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 149
3deg; Par indsion entre deux cerceaux : Consiste ä séparer deux cerceaux en coupant l'appareil ligarnentaux qui les unit, et en placant un tube aplati.
Fig. 96. — Tul)e de I-eblanc monlé. XJL Fig- 97- — ^abe complet de Renault.
G.JU.F.
Fig. 98. — Tube Vachette.
Les accidents consécutifs a la trachéotomie, sont l'hénior-rhagie, Ie trachéocèle, la chute du tube dans la trachée.
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150nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DU PHARYNX, DU LARYNX, ETC.
227. Trachéocèle.
Turaeur existant en un point quelconque de la trachea.
Fig. il'J. —TubePeuch.
G.F.
Fig. 100. — Tube Trasbot.
Produit par Tinduration, rossiflcation de ce conduit s'ac-compagnant de nUrécissement de son calibre. II a pour cause la presence prolongee du tube, le chevauchement des cerceaux de la trachée. Quelle que soit la cause, le cornage est la con­sequence du trachéocèle, et rend une seconde trachéotomie nécessaire au-dessous du point de la première opératjont
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CORPS ÉTRANGERS DANS L'OESOPHAGEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;151
228.nbsp; Fractures de la trachée.
Solution de continuité de eet organe, pouvant être sous-cu-tanée ou exposée. Tous les animaux.
Causes : Contusions vioientes. Traumatismes divers.
Symptómes : Engorgement suite d'épanchement sous-cutané. Emphyseme souvent considerable. Rejet par les naseaux de matières sanguinolentes. Depression au point de rupture des cercles trachéaux. L'engorgement peut s'étendre a l'entrée de lapoitrine, et determiner un épanchementpleural (H.Benjamin). Grave dans ces cas.
Traitement: Affusions et applications froides ou astringentes. Frictions vésicantes. S'il existe des plaies, faciliter l'écoulement du pus, éviter Ie séjour du sang dans les flslules et les clapiers. Soins de propreté. Sutures quand la plaie présente un bel aspect.
229.nbsp;Corps étraugers dans l'oesophag-e.
Arrèt de corps étrangors. surtout de substances alimentaires trop volumineuses : carottes, pommes de terre, navets, bette-raves, etc, etc; particuiièrement chez Ie boeuf.
L'arrèt peut avoir lieu dans la portion cervicale, a la cour-bure oesophagienne, ou dans la portion thoracique.
Symptómes : Difflcullé d'avaler liquides ou solides; si l'a-nimal boit, l'oesophage se gonfle et Ie liquide est rejeté par vomiturition. Jetage par la bouche ou les naseaux, de salive mélangée de debris alimentaires. Dans la region cervicale il est facile de percevoir Ie corps étranger qu'on sent sous la main et qui forme unesaillie dans la gouttière de la jugulaire gauche. Plus bas Ie corps étranger n'esl plus percevable, mais les symp­tómes ci-dessus persistent et il s'y ajoule souvent de la tym-panite.
Traitement : 1laquo; Repousser Ie corps étranger dans l'estomac; 2deg;Ie faire ressortir vers Ie pharynx; 3deg; lebroyer ou Ie diviser; 4deg; pratiquer l'cesophagotomie. Faire avaler des substances hui-leuses, allonger la tète sur l'encolure en la baissant pour ef-facer autantquepossiblelacourbure oesophagienne(Ch. Martin). Divers instruments ont été employés : repoussoirs, baguettes, pinces (flg. 101, 102 et 103).
230.nbsp; CEsophagotomio.
Se pratique sur la saillie formée par Ie corps étranger. L'a-nimal debout et flxé, l'opération se fait en trois temps.
1deg; Incision de la peau : Se placer ä gauche del'animal, inciser la peau sur une étendue de trois a quatre doigts environ, écarter les vaisseaux, disséquer Ie tissu cellulaire et isoler l'oe-sophage.
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i52nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DU PHARYNX, DU LARYNX, ETC.
2deg; Isolement : L'oesophage étant séparé du tissu conjonctif, on Ie saislt avec les doigts et on 1'attire au dehors. On introduit aiors les ciseaux au-dessous de ce conduit pour Ie faire saillir hors de la plaie.
Fig. 101. — Appareit Wegerer pour l*extractioa des corps étrangers dans l'oeso-phage,composé de deux fortes tiges en fil de fer paralleles, longues de I™,30 en­viron dont Tune sert a maintenir une douille allongée cyiindro-conique ayant environ un decimetre de long en laquelle se logent les deux branches d'une pince retenue par l'aütre lige.
Fig. 102 et 103, — Appareils pour Textraction des corps étrangers dans I'ffisophage.
3o Incision et débridement : Inclser l'cesophage au point du relief forme par le corps étranger, et débrider dans la proper-
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OËSOPhAGISMEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; i53
tion exacte pour permettre Ie passage de ce corps. Les soins consécutifs consistent a ne donner aux animaux que des ali­ments flbreux et pour boisson de Teau pure. On peut aussi plater une sorle d'oesophage artificiel a l'intérieur de l'oeso-phage normal. (Peuch et ïoussaint).
231.nbsp; CEsophagisme.
Spasmes de l'cesophage (Mollereau, chez Ie cheval).
Symplómes : Rejet de la salive, tristesse, inquietude, flèvre. Après la deglutition de quelques ondées de salive, nouveaux efforts de vomissement; cette salive est pure, claire, filante ou mousseuse. Absence d'odeur acide,caractéristique de la presence du sue gastrique.
Traitement : Bromure de potassium 20 grammes par jour. Essayer les injections narcotiques hypodermiques.
232.nbsp; Jabot.
Dilatation anormale de l'cesophage, plus frequente chez Ie chevar(flg. 104) ou les grands ruminants.
Causes : Déchirure de l'oesophage a la suite de coups ou de contusions, emploi maladroit de la sonde,
Symptómes ; Gêne de la deglutition, efforts de vomiturition. Quelquefois toux convulsive par compression de latrach.ée. S'il existe dans la portion cérvicale, on constate une tumeur dure, molle, indolente, qu'on peut vider par la pression de bas en haut. Dans la portion thoracique, il est difficile ä constater, mais les aliments vomis n'ont pas l'odeur aigre de l'estomac.
II fait maigrir les malades.
Traitement: L'opéraüon a été consellée, mais sans grande chance de succes. Elle consiste a faire la suture de la solution de continuilé dont on rafraichit les bords. Le moven Ie plus pratique est de surveiller l'alimentation, ennedonnant que des substances divisées et liquides.
233.nbsp; Perversions du gout. Habitude de manger la laine; de lécher.
Causes : obscures; hérédité, imitation, lesions des organes digestifs.
Traitement : Modifier l'alimentation, mettre k la disposition des animaux des blocs de sei gemme, de phosphate de chaux; ajouter älanourriture ordinaire des amers aromatiques. Injec­tions hypodermiques de chlorhydrate d'apomorphine 0,1 ä 0,2 une fois par jour, pendant trois jours (Feser).
234.nbsp; Rétrécissement de l'oesophage.
Causes : Formations de tumeurs néoplasiques comprimant le canal.
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#9632;154nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES DU PHARYNX, DU LARYNX, ETC.
Symptómes : Difficulté du passage des aliments, presence d'une tumeur percevable a. l'oeil ou ä I'sxploration.
Fig. 104. Estomac d'un cheval dont Toesophage forme tin jabot communiquant direcloment avec le cardia ct qui vomissait facllement.
A, cardia; B, pylore(Colin).
Chez le boeuf, tympanites fréquentes.
Tmitement : Introduction de sondes d'un diamètre successl-vement croissant.
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FRACTURES DES COTESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 155
CHAPITRE VII
MALADIES DES REGIONS EXTRATHORACIQUES
1deg; Rêr/ion pectorale: Plaies.— Plaies penetrantes. — Fractures des cótes. — Luxations. — Fracture du sternum. — Tumeurs diver­ses. — Mal de garrot.
2deg; Regions dorsale et lombaire : Mal de rognon. — Fracture des vertèbres. — Hydrorachis. — Entorse dorso-lombaire, tour de reins, lumbago. — Spina-bifida.
REGION PECTORALE.
235.nbsp; Plaies.
Ellespcuvent êtrc penetrantes, non penetrantes ou compliquées.
Causes : Coups, violences extérieures, coups de comes, armes ä feu.
Traitetnent : Sutures, arrètcr rhémorrhagie avec Ie perchlo-rure de fer ou par la ligature des gros vaisseaux intéresses. Pansements appropriés. Si la plaie est compliquée de lésions des cótes avec carie ou nécrose; rugincr, cautériser les points malades; injections de liqueur de Villate; pansements antisep-tiques.
236.nbsp; Plaies penetrantes. Mèmes causes que ci-dessus,
Symptumes : Dilacération de la peau, emphysème, hémop-tysie ; examen de l'instrument vulnérant pouvant indiquer la profondeur de la plaie.
Traitement : Éviter les sondages inopportuns; extraire, si cela est possible, les corps étrangers; occlusion de la plaie par sutures ou bandages. Surveiller les suites et trailer les com­plications : pleurésie, pneumonie, etc.
237.nbsp;Fractures des cótes.
Plus fréquentes sur les cótes moyennes et surtout dans la partie médiane. Elles sont completes ou incomplètes, trans­versales ou obliques; quelquefois comminutives.
Causes : Toutes violences extérieures : coups, chutes; plus fréquentes sur les vieux chevaux, fréquentes aussi sur les ani-maux atteints d'ostéoclastie.
Symptómes : Douleur locale, mobilité, crepitation, déplace-ment des abouts. Alteration de la respiration, suite de la pleu-
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^56 MALADIES DES REGIONS EXTRATHORACIQUES
résie locale; quelquefois, les éclats ayant blasse le poumon, il y a hemoptysie, puls pneumonie. Dans ces cas, emphysème sous-cutané.Plus tard, on constatclexistence d'un cal plusou moins régulier et étendu. Dans certains cas, il yahernie pulmonaire. Traitement : Applications vésicantes quand il n'y a pas de déplacement; s'il existe, réduire la fracture en pressant sur Tangle saillant. Soulever le sternum pour faire sortir en dehors l'about s'il est enfoncé; employer le tire-fond. En cas de hernie pulmonaire, appliqucr un bandage forme d'un fort cerceau de tonneau, auquel on applique une plaque de fer blanc rem-bourrée, et comprimant au point de la hernie (Signol).
238.nbsp; Luxations.
Tres rares, difflciles h diagnostiquer. La cóte se brise- plutót que de se luxer, soit a sa partie supérieure, soit a son articu­lation au sternum, par l'intermédiaire de son cartilage terminal.
239.nbsp; Fracture du sternum.
Rares chez les grands animaux, plus fróquentes chez le chien a la suite d'écrasement.
Symptómes : Gontlement douloureux, deformation, crepita­tion sourde.
Agir sur les cótes pour replacer les fragments. Emplätres agglutinatifs.
240.nbsp; Tumeurs diverses.
On constate souvent, sur la region extrathoracique, des tu­meurs dues k des causes diverses : tumeurs mélaniques, kystes sous-cutanés ou néoplasies produites sur les gros chevaux par le frottement répétés des traits et d'autres pieces du harnais. Les anciens sétons pcuvent laisser des traces reconnaissables ä la simple inspection.
Traitement : Ponction, extirpation, frictions fondantes. Ame­lioration du harnachement.
241.nbsp;Mal de garrot.
Blessure plus ou moins compliquée de cette region. Tres commun chez le cheval.
La figure 105 représente la disposition anatomique de la region.
Causes : Les pressions du collier, de la seile, les frottements centre la mangeoire ou les corps environnants.
Symptómes : Formation d'un phlegmon, d'une tumeur sé-reuse ou d'un cor.
Dans le premier cas, l'abcès, en se formant,peut donner nais-sance k des fusées et le pus baignant les parties osseuses, ten-dineuses ou aponévrotiques qui forment la base du garrot, en determine l'altération.
Dans le second cas, l'élimination de la gangrene sèche, connue
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MAL DE GARROT
457
sous le nom de cor, donne lieu a une inflammation qui peut s'étenrlre en profondeur et produire le même résultat. Chaleur;
Fig. 105. — Ligament cervical et muscles profonds du cou du chevaï.
1, portion lamellaire du ligament cervical; 2, portion funiculaire du méme; 3,3, muscle Iransversaire épineuxdu dos et des lomhes: 4,4, muscle épineux du cou; 5, muscle grand droit postérieur de la tête; 6, muscle petit droit postérieur; 7, mus­cle grand oblique de Ia téte; 8, muscle petit oblique; 9,9, muscles intertrans-versaires du cou; 10, muscle grand droit antérieur de la tète; 11, muscle scalene inférieur ;* 12, muscle scalene supérieur (Chauveau),
douleur; osdème, fluctuation en cas d'abcès; ces symptómes
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#9632;158 MALADIES DES REGIONS EXTRATHORACIQUES
peu accuses si c'est un kyste ou une tumeur sanguine. Le cor forme par la mortiflcation des tissus atteints de grangrène sèche présente la forme d'une eschare. 11 se produit autour de lui et dans la profondeur, de la suppuration, souvent des fls-tules, des caries des os ou des cartilages avcc odeur fétide. Tres souvent le ligament cervical est alteint et on retire de la plaie des parties mortiüées. Suppuration abondanto, amaigrissement, lymphangites simulant le farcin. Sondant la plaie avec le doigt, on sent les apophyses épineuses, rugueuses et dénu-dées. Les clapiers, les flstules se prolongent en tons sens, sou­vent fort loin.
Traitemenl : Au début, astringents, eau blanche, poudre de Knopp, vésicatoires. Ponction des abces, débridement des fis­tulös, contre-ouvertures, autant que possible, aux parties dé-clives. Application de mèches, rugination on resection des parties osseuses, cauterisation des ligaments, du cor qu'on
Fig. 106. — Bandage du garrot.
aura préalablement graissé pour le ramollir et le detacher aussi profondément que possible. Le sulfate de cuivre est particuliè-rement utile, soit en poudre, soit en injections. Fumigations phéniquées, drains (Nocard). Après ces diverses operations, éviter que la plaie ou les contre-ouvertures se ferment préma-turément. Pansements désinfectants. On peut voir ci-dessusnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;^
Tapplication de bandages (flg. 106) complétant le pansement;
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HYDRORACHIS
159
soins de propreté, éviter les frottements. Bonne alimentation contre les suppurations abondantes.
Le traitement préventif consiste ä surveiller Ie harnache-ment, modifier les points d'appui du collier ou de la seile; employer la bricole, suspendre 1c travail. Ces precautions sont surtout indispensables pour éviter une recidive.
REGIONS DORSALE ET LOMBAIRE.
242. Mal de rognon.
Les mêmcs causes peuvent amoner les monies résultats dans les regions du dos et des lombcs ; abces, cors, caries osseuses, necroses de ligament. Tons accidents reclamant le mème trai-
Fig. 107. Bandage pour Ie_doB.
ement que le mal do garrot, mais, en general, moins graves (fig. 107).
243. Fracture des vertèbres.
Plus frequente sur le cheval et lechien.
Causes : Coups violents, chutes sous la charge ou pendant le saut. Elle se produit, le cheval étant abattu pour une operation; dans lavoussure de la colonne vertebrale, Tune des vertèbres se trouve plus comprimée et son corps se brise sous cette pres-sion. La condition de eet accident est la reunion des qualre membres dans les entraves.
Symptómes : Au moment de l'accidcnt, on percoit quelquefois un craquement; faiblesse, impossibilité de se relever. paralysie de l'arrière-main, 4 laquellc participent le rectum et la vessie. Sudation de la partie du corps antérieure ä la fracture. Quand il n'y a pas de déplacement ou que la fracture n'intéresse que les apophyses, la paralysie peut n'être pas complete.
ocr page 172
160 MALADIES DES REGIONS EXTRATHORACIQUES
Traitement : Nul dans le premier cas; dans le second, vésica-toires, repos, application du feu.
244.nbsp; Hydrorachis.
Accumulation de sérosité dans la cavité rachidienne. Plus commune sur Ie mouton et le chien (Toggia).
Causes : Souvent congenitale.
Symptómes : Incertitude de la marche, défaut de synergie dos membres, scnsibilité de l'épine dorsale, convulsions.
Traitement: Róvulsifs sur les reins, diurétiques, bonne nour-riture.
245.nbsp; nbsp;Entorse dorso-lombaire, tour de reins, lum­bago (Goubaux).
Expression symptomatique due a des affections diverses. Cheval principalement.
Causes : Transports ä dos, chutes sous la charge, mouve-ments violents pendant le décubitus force, refroidissements.
Symptómes : Défaut de rigidité de la colonne dorsale; par suite, défaut de synergie des membres, voussure de la tige ver­tebrale ; difflculté de la locomotion, du décubitus, du relever. Marche vacillantc au moment du poser, rotation du pied en
dedans, écartement des jarrets.
Instabilité au moment des arrèts brusques. Presque impossibilité de reculer et de tourner en eer­de. Il y a quelquefois douleur, tumefaction des reins. Get en­semble de symptómes peul être dü a une entorse dorso-lom­baire,une déchirure musculaire, quelquefois l'oblitération des ra-
mifications de l'aorte, ou a une expression rhumatismale.
Traitement : Repos, fomenta­tions et sachets chauds, applica­tions de charges vésicantes, sous forme de vésicatoire, de lini­ments ou d'emplatres de poix. Cauterisation transcurrente.Évi-
Vig. 108. — Spina bifida lomliaire, chez rhomrae.
ter les efforts et les chutes. 246. Spina bifida (fig. 108).
Écartement des apopbyses épi-neuses des vertèbres; Ie plus souvent consecutive a l'hydro-rachis congenitale.
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PERCUSSIONnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 161
CHAPITRE YIII
MALADIES INTRATHORACIQUES
1raquo; Branches el poumons (Percussion el auscultation) : Bronchite aigue et chronique. — Bronchite vermineuse. — Échinocoques. — Emphyseme pulmonaire. — Pousse. — Héraoptysie. — Congestion pulmonaire. — Pneumonie aiguë. — Péripneumonie contagieuse. — Pleurósie. — Hydro-pneumothorax.
Cosur : Plaies du coojr. — Palpitations. — Péricardite. — Endocar-dite. —Myocardile. —Thrombose. — Embolies.— Aypertrophie ducoeur. — Transformation graisseuse. — Stéatose. — Helmiuthes.
Diaphragme : Hernies diaphragmatiques. — Déchirures.
Veines et arteres : Anévrismes. — Caillots obturateurs.
Bronches et poumons.
Percussion et auscultation.
La percussion et rauscultation sent de premiere nécessité pour le diagnostic des maladies de poitrine. Nous allons done résumer en quelques mots leurs principales indicalions.
Percussion.
1deg; La percussion cpnsiste h frapper sur une partie quel-conque du corps, pour juger do l'état des organes qui y sont contenus.
Se divise en percussion immediate et percussion mediate.
La percussion immediate se pratique en frappant de petits coups avec les quatre doigtsréunis. Ce procédé ne peut s'appli-quor que sur les petits animaux. Sur les grandes espèces, il faut frapper .avec le poing, l'autre main étant placée sur le thorax en maniere de plessimètre. On peut ainsi pratiquer la percussion mediate sans instrument spécial.
Les sons qu'on obtient, par Tun ou l'autre procédé, sont: 1deg; un son clair; 2deg; un son mat; 3deg; un son tympanique ; 4deg; un bruit de pot fêlé.
Le son clair indique la presence de Tair et, par conséquent, un poumon sain.
ocr page 174
162nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES INTRATHORACIQUES
Le son mat qu'on peut comparer ä celui que donne un tonneau plein, indique l'absence de i'air et la presence de pro-duils qui ótent au poumon, tout ou partie de sa sonorité.
Le bruit tympanique indique que le poumon n'est pas complétement privé d'air dans la partie examinee (Saint-Cyr).
I,e bruit du pot t'èlé est moins facile ,ä, saisir choz les ani-maux.
Auscultation.
L'auscultation est l'exploration des organes au moyen de roreille.
Elle s'exécute ä l'aide du stethoscope, ou avec I'oreille appll-quée directement sur les parties.
Le bruit respiratoire peut ètre exagéré, diminué ou aboli.
S'il est exagéré, on constate un bruit supplementaire; il y a, dans ce cas, suractivité fonctionnelle de l'organe.
S'il est diminué, c'est qu'un obstacle s'opposc a introduc­tion de 1'air, et amènc une diminution proportionnelle du mur-mure respiratoire.
S'il est aboli, c'est que l'air nc pénètre plus dans le poumon. Le bruit rude est une modification du bruit normal laryngien; il indique la difflculté de la penetration de l'air ä travers les premières voies. Enfin, on entend des räles qui peuvent être secs ou humides, crépitants, muqueux k grosses ou a. petites bulles, sibilants ou caverncux, et, dans ce cas, limités k un point particulier du poumon.
EnBn, des souffles ou bruits anormaux, analogue au bruit de l'air sortant de ladouille d'un soufflet.
Ces souffles sont tubaires, amphoriques, analogues au bruit qu'on obtient en soufHant dans le goulotd'une carafe. Le bruit caverneux représente 1c son qu'on produit en soufflant dans un espace creux et d'unc certaine capacité; il indique l'exis-tence d'une cavité ou d'uue cavernc. 247. Bronchite aig-uë et clironique.
Inflammation de la muqueuse bronchique. Est alguë ou chronique, catarrhale ou croupale.
Tous les animaux.
Causes : Action directe ou indirecte du froid; refroidisse-ments, respiration de gaz irritants; breuvages suivant une fausse voie; eile peut ètre aussi parasitaire.
Quand eile est secondaire, eile accompagne la gourme, 1'in-fluenza, la maladie des chiens. Elle peut s'étcndre aux pe­tites bronches et le poumon participe alors plus on moins a rinflaramation (broncho-pneumonie),nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; .J
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BRONCHITE VERMINEÜSEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;163
Sj/raquo;raquo;ptlt;5mes : Fièvre, elevation de la temperature, 39 k 41deg; C. Gêne et difficulte de la respiration, agitation et irrégula-rité du flanc, sécheresse des muqueuses au début. Toux sèchc, penible, douloureuse; Ie poumon est permeable. Rougenr des muqueuses, larmoiement, arrèt de la rumination.
Bientót, augmentation de la toux; jetage, d'abord liquide, transparent, puls plus visqueux, floconncux et enfin purulent. L'auscultation fait percevoir, au début, un murmure vésicu-laire rude, puis des rales secs, ronflants qui deviennent hu­mides quand la secretion s'est établie. Chez Ie chien, la bron-chite capillaire, assez frequente, s'accompagne de jetage sanguinolent.
Peu a peu, l'appétit, la gaité reviennent, Ie jetage diminue et s'éclaircit, la toux devient plus rare et moins douloureuse. La durée est de deux a trois semaines, souvent moins.
Quand la bronchito passe a l'état chronique, respiration em-barrassée, toux grasse; il se produit souvent de rcraphysème avec la pousse comme consequence.
Les animaux se nourrissent mal, maigrissent, ont Ie poil terne et la peau sèche.
Traüement : Éviler Ie froid; repos, régime blanc, laxatifs, fumigations émollientes, électuaires adoucissants ou narcoti-ques.
Extrait de pavots blancs....................... 10 gr.
Poudre de róglisse......................... 60 gr.
Miei.................................... Q. S.
Chez Ie chien, emploide l'ipéca a doses renouvelées. On em-ploiera aussi Ie kermes et l'iodure de potassium associés, 8 ä 12 grammes chaque par jour poup Ie cheval (Trasbot). Pour ta-rir la secretion Ie cubèbe est encore indiqué.
Application de sétons, révulsifs, sinapismes, vésicatoires sui-vant Ie cas.
Évlter avec soin l'administrationdes breuvages.
Dans la bronchite chronique : kermes, fumigations de gou-dron, preparation d'oxyde de zinc.
248. Bronchite vermineuse.
Due a la presence d'helminlhes, généralement des strongles (fig. 109) dans la trachée et les bronches. Sévit de preference chez les jeunes animaux.
Chez Ie mouton : Strangle fiiaire; bovidés et équidés : S. mi-crure; pore : S. paradoxal; lapin : S. commutatus; oiseaux de basse-cour et faisans : Syngamus Irachéalis (Mégnin).
Les vers sont réunispar pelottes plus ou moins considerables,
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164
MALADIES INTRATHORACIQÜES
entourées de mucosités pupulentes, et séjournent dans les bron-ches et les dilatations sacciformes. Au voisinage, Ie tissu est oedématié, emphysémateux et anémié. Il peut même exister des foyers de pneumo­nie lobulaire, et Ie räclage de ces parties tburnit des myriades d'oeufs de strongle (Railliel).
Elle se complique parfois d'une opthal-mie due a la presence, dans la chambre antérieure, du fllaria papillosa (Friedber-ger et Fröhner).
Causes : Presence des strongles dans les eaux, sur les aliments mouillés. En effet, rhelminthe tres vivace se développe sur-tout dans les pays marécageuxou pendant les années humides. La femelle, en s'in-troduisant dans les bronches, peut don-ner naissance ä une colonie qui vit et se développe dans l'arbre bronchique.
Symptómes : Toux plus ou moins forte, quinteuse, sufïbcante, avec menace d'as-phyxie, surtout pendant l'exercice ou la marche.
A Tauscultation, renseignemenls varia­bles, suivantquelespelottesoccupentl'une ou l'autre place. Jetage conlenant parfois des strongles; ce Symptome est essentiel a considérer pour ie diagnotic.
Prui'il vers Ie bout du nez. État ca-chectique, peau sèche, poil piqué, laine terne et cassante.
Trnitement : Fumigations aroraatiques, assa-fcelida, électuaires k Tail pour les faisans (Mégnin). Injections dans les na-seaux et la trachée de vinaigre, d'essence de térébenthine, de benzine, comme an-thelminthiques et pour provoquer la toux Elles peuvent être l'aites par Ie procédé
i,. ..... i,, n h. Levi. L'huile empyreumatiquc peut être
employee avec succes. On a conseillé Ie mélange suivant :
Huile d'oeillelle......,..................... 100 gr.
Essence de térébenthine....................... tOO gr.
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EMPHYSEME PULMONAIREnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;165
Acide phénique..........-.................. ï gr.
Huile de Cade...........................• • 2 gr.
Dix grammes par jours pendant trois jours en injections tra-chéales chez le veau (Eloire).
Emploi du crésyl, chloroforme, essence de térébenthine et des medicaments-suivants : Sulfate de strychnine, 0,10 ä 0,15 par jour dans les boissons, sulfurede calcium, 10 ä 15 grammes dans le son ou l'avoine (Amiot).
Bonne alimentation; séparer les animaux malades des ani-maux sains; éviter les paturages suspects, et I'cmploi de four-rages souillés.
Déplacer les parquets délevage.
249.nbsp; Echinocoques (flg 110).
Dus ä l'introduction dans l'économie des proglottis du loenia échinocoque du chien.
Presence d'une hydatide, k Tintérieur de laquelle sont atta-chées des tètes de toenias avec ven-touses et couronnes de crochets. Se trouvent dans tous les tissus de l'é­conomie.
250.nbsp;Emphyseme pulmonaire.
Penetration accidentelle et anor­male de l'air dans le tissu conjonc-tif interlobulaire, ou dilatation des vésicules pulmonaires, d'oü la dis­tinction en emphysème interlo­bulaire et emphysème vésiculaire. La dilatation qui résulte de la pre­sence de l'air peut representer jus-qu'ä dix fois le volume normal Fig. no. — Echinocoq.10. (Stommer).
Les vésicules sont alors amincies, pales, molles et élastiques, Les capillaires ont diminué de calibre, et beaucoup sont atro­phies ou détruits. Le poumon emphysémateux, sorti de la cavité pectorale, ne s'affaisse plus, meine quand on y pratique des coupes.'
Se remarque surtout chez les équidés oü il contislue une des causes de la pousse. Il peut se produire quelquel'ois, in extremis, dans certaines affections.
Les figures 111 et 112, pouvent donner une idéé de la lésion anatomique de la region.
Symptómes: Son apparition peut être brusque a la suite d'èf-orts violents : sauts et tirages excessils, courses rapides.
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166nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES INTRATHORACrQÜES
Peut apparaltre lentement, se manifestant par une irrégularité progressive du mouvement respiratoire visible au flanc. Cetle irrégularité est produite par la descentedu flanc en deux temps, séparés par un mouvement d'arrèt. Ce Symptome varie d'inten-sité suivant les degrés de la maladie, et selon que l'animal a été tenu au repos ou a été exercé, qu'ii est a jeun ou en état de digestion. Résonnance du thorax ä la percussion, ed'acement du bruit vésiculaire normal, rales sibitants, crépitant, sec, et quelquet'ois humide s'ilexiste des mucosités. Toux plus ou moins forte, avortée, sèche; souvent frequente. Pendant qu'elle s'exé-cute on entend parfois, chez les vieux poussifs un bruit de gaz s'échappant par l'anus. Jetage liquide serablable aublanc d'oeut délayé. Bruit de roucoulement au niveau du larynx.
Comme consequence de l'emphysème: difficulté circulatoire, engorgements, épanchements resultant des lésions du coeur, notamment I'liypertrophie cardiaque.
Traitement: Modifier Ie régime, donner peu de foin, laisser
Fig. 111. —Emphyseme pulmoiiairc. Premier degré. Entasie des cavités ceafrales des infimdibula aaa. Grossissement, 100.
faire la digestion avant de mettre les animaux au travail. Éviter toute surcharge intestinale pouvant gèuer la respiration. Em-
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ËMPtiVSÉME PULMONAIRË
467
ploi des résineux, goudron, encens, et en certains calaquo;, acide phénique.
Bons effels constatés de la belladone et de la stramoine. Le remede le plus efficace est l'acide arsénieux a la dose d'un gramme par jour en deux fois dans le son mouillé, et continue longtemps, avec des interruptions permettant a la quantité d'arsenic emmagasiné d'etre expulsée, afin d'éviter ainsi les chances d'intoxication.
Gelte maladie est d'intcnsité tres variable; quand eile est be-nigne, eile nuit peu au service; il en est autrement si eile est grave; el entre ces deux extremes, il se présente de nombreux degrés.
Jurisprudence : L'emphysèmepulmonaire est rédhibitoire aux termesde la loi du 2 aoül 1884, avec délai de neul'jours, res-treignant ä l'emphyseme pulmonaire, les nombreux cas patho-
Fig. 112. — Emphyseme pulmonaire. Période avancée. fjescavit^s aa, sont formécs par 1'atrophie complete des cloisons interalvéolaires, en partie aussi paria fusion des infundibula voisius: b, restes do cioi^ons déiruites, se faisant remarquer par leur richesse en fibres musculaires ; c, rameaux de Tariere pulmonaire. Grossisse-ment, 59.
logiques qui, par la loi du 20 mai 1838, se synlhétisaient dans la pousse. L'expert devra visiler l'animal ä ieun, pendant le repas, en
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168nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES INTRATHORACIQUES
provoquant la toux; par la percussion et l'auscultation, 1'exa-men du flanc, afln de s'assurer de la réalité des symptómes qui caractérisent remphysème.
Si pendant les délais, l'animal vient ä mourir d'une aulre maladie, il sera toujours possible de constater les lésions de remphysème, et afflrmer l'existence du vice,
251.nbsp; Pousse.
N'est ä propreinent parier qu'un Symptome commun ä plu-sieurs affections: maladies du coeur, maladies anciennes de poitrine, emphysème pulmonaire, bronchite chronique, hernie diaphragmalique.
Les symptómes sont ceux indiquésci-dessus: irrégularité du flanc, toux, jetage.
Ne pas confondre le cheval court d'haleine avec le cheval poussif.
252.nbsp; Hémoptysie.
Hémorrhagie des muqueuses des voies respiratoires; eile peut être accidentelle ou causée par un état palhologique préexistant : maladie du poumon, caillots de Tariere pulmo­naire, par obstacle ä la circulation de retour (Signol),pneumo-nies, efforts violents, deglutition de sangsues, allures rapides.
Traitement : Saignées si Tétat est pléthorique, repos, fumi­gations astringentes. En cas de lesions du poumon, révulsifs : moutarde, vésicatoires.
253.nbsp; Congestion pulmonaire.
Afflux du sang dans les vaisseaux pulmonaires (hyperémie).
Tons lesanimaux.
Causes: Active ou passive; coups de chaleur, encombre-ment dans les wagons, courses violentes par des temps chauds etorageux. Si eile est consecutive: affections du cceur, décu-bitus prolongé, chutes en position forcée.
Symptómes : Dyspnea plus ou moins forte, acceleration de la respiration, dilatation des naseaux, jetage quelquefois san-guinolent.battements do ccEur, sueurs, cyanose, refroidissement.
A l'auscultation, absence plus ou moins complete du bruit respiratoire dans les points congestionnés.
A la percussion, matité dans ceux qui correspondent a ces points; bruits supplémentaires dans les parties restées saines.
Traitement: Saignées soit au début, soit après la reaction, inspiration d'air frais, respiration artiflcielle a I'aide d?un souf-flet. Frictions sur le corps, surlout sur la colonne vertebrale; révulsils, lotions sinapisées. Breuvages stimulants. Si le refroi-dissement general s'accentue ou se prolonge, administrer Te­ther nitrique k la dose de 40 k 50 grammes.
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PNEUMONIEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;469
Ne pas confondre avec pneumonie et pleurésie.
254. Pneumonie aiguë.
Inflammation des poumons. Chez tous les animaux, surtout Ie cheval.
Elle est essentielle ou secondaire; unilaterale ou double. Unie ä la pleurésie, eile constitue la pleuro-pneumonie; a la bron-chite, la broncho-pneumonie. Elle est interstitielle ou lobulaire.
Causes : Refroidissements brusques; d'après les travaux des bactériologistes, l'intervention d'un micro-organisme (Strepto­coccus lanceolotus) serait nécessaire; Ie froid ne ferait que favoriser la proliferation de l'agent infectieux en déprimant les forces. Elle peut encore se produire a la suite de traumatismes, de fausse route des breuvages qu'on a pu administrer, et sous les influences saisonnières.
Si eile est consecutive; eile peut procéder de l'état typhoïde, de la clavelée, de la rougeole chcz Ie porc. Elle peut encore etre métastatique ou embolique. Dans ce cas, eile constitue une affection secondaire due a Ia migration de parties solides provenant d'une thrombose périphérique, de pus, ou de tout autre produit désorganisé circulant avec Ie sang. Ces pro-duits émanent surtout de la phlébite, des inflammations sup-puratives ou gangréneuses et de l'endocardite ulcéreuse. Dans ces cas, eile est toujours tres grave.
On observe aussi une pneumonie infectieuse ou d'écurie (H. Benjamin), et une pneumo-entérite infectieuse des fourrages (Galtier et Violet).
Chez les veaux on a constate une pleuro-pneumonie infec­tieuse (Galtier), due aux fourrages älteres qui contiennent des gerraes pathogènes : pneumo bacillus septicus. Dans certains pays cette maladie est connue sous Ie nom de la courade.
Symptómes : Début: inappétence, abattement, flèvre. Aug­mentation de la temperature de 880,5 a 41raquo;. Bouche chaude, conjonctives injectées, pouls plein, dur, 50 k 70 pulsations. Flanc agité : 25 a 40 respirations; parfois la dyspnée augmentant, il peut y avoir crainte d'asphyxie.
Dès Ie début, jetage rouilié par Tun ou l'autre naseau. A ce moment, diminution du bruit respiratoire dans les points en-vahis ; respiration supplementaire dans les parties restées sai-nes. Rale crépitant a petites bulles. Bientöt Ie murmure respi­ratoire cesse complétement, et au niveau du point envahi se manifeste du bruit de souffle. La percussion indique la matité dans les points malades; la résonnance, dans ceux restés sains. La toux est plus ou moins frequente, difficile, douloureuse. L'é-lévation de la temperature dure de cinq ä six jours; vers Ie
SroNOL. — Aide-mém. vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10
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MALADIES iNtRATHORAClQUËS
neuvième ou dixième jour se produit la defervescence, qliand la maladic marche a resolution. La mort, si eile survient, peut se produlre dans deux alter-
Fig. 113. — Thermomclrie do Ia pneumonie da cheval. Guérison.
natives, pendant l'élévation ou l'abaissement de la temperature (flg. 113, 114, 115).
La pneumonie se termine par : resolution, gangrene, suppu­ration et passage a. l'élat chronique.
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PNEUMONIE
171
Fig, 114. — Pneumonie du cheval. Mort en elevation de la temperature.
dffwuiy
12 3 4 5 6 m.s, 'Tiï/.s, M'.S. ttv.s. nus. 'nv.S.
Fig. 115. —. Pneumonie du cheval. Mort dans la defervescence.
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172nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES 1NTRATH0RACIQUES
Resolution : Vers le dixieme jour, rale crépitant de retour. La résonnance commence ä revenir, les symptómes généraux s'amendent et la convalescence survient.
Gangrene : Du quatrième au huitième jour. Odeur spéciale de l'air expire, jetage brunätre, lie de vin, infect. Bruits divers k l'auscultation : rales muqueux, sibilants, caverneux. Faiblesse, abaissement du pouls. Mort.
Chronique ; Constitue la maladie ancienne de poitrine. Dans cette terminaison, l'animal reste faible, sans appétit, peau sèche, poil piqué; toux plus ou molns frequente, irrégularlté du flanc. A l'auscultation, certains points du poumon ne respirent plus, ou respirent mal. La faiblesse empêche tout travail, la maigreur augmente et la mort survient. A l'autopsie, on peut trouver des abces remplis de pus, ou des accumulations caseuses, qui ne sont autre chose que le pus concrete en masses plus ou moins solides et plus ou moins étendues.
Traüement : S'il y a pléthore; saignées de 2 a 3 litres chez le cheval et le boeuf; de 50 ä 150 grammes chez le chien. L'état du malade devra toujours êtrc pris en grande considera­tion, afin de ne pas raffaiblir par des emissions sanguines, exa-gérées. Comme centre stimulant, Témétlque a 8 ou 12 grammes par jour pour diminuer le nombre des respirations. On peut y joindre le sei de nitre de 15 ä 20 grammes. Tenir le corps libre a l'aide de 100, 150, 200 grammes de sulfate de soude jusqu'a effet produit. Révulsifs : Sinapismes sous la poitrine avec i k 2 kilogrammes de farine de moutarde, laissés de quatre k cinq heures en place. Sétons au poitrail ou sur les cótes. Frictions sinapisées sur ces regions. Chez le bceuf trochisques d'ellébore; chez le chien, pommade stibiée.
Soutenir les animaux avec des aliments donnés par petites quantités, mais souvent répétés. Éviter les tisanes ou les bar-botages qui les dégoütent; ils preferent généralement l'eau pure ou le lait qu'on donne k la dose de 5 ä 15 litres, soit pur, soit additionné d'oeufs crus. Ne jamais donner de breuvages. Admi­nistration d'électuaires; au kermes 30 grammes par jour, avec poudre de réglisse ou de gentiane et miei. Digitale en poudre, de 2 ä 6 grammes chez les grands animaux; de 10 ä 50 centi­grammes chez les petits, comme diurétique et défervescent.
En cas de gangrene; fumigations phéniquées, électuaires k l'essence de térébenthine, k l'alcool, au crésyl. Injections tra-chéales (Lévi).
Ce traitement est surtout'efflcace dans les affections lyphoïdes. Surveiller la convalescence, éviter le travail premature, les refroidissements et une nourriture exagérée. Quand les ani-
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PLEURESIEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;173
maux ont été tres affaiblis, amaigris, admlnistrer un mélange de 4 grammes de noix vomique rapée et de 1 gramme d'acide arsénieux, donnés chaque jour en deux fois dans l'avoine ou Ie son mouillés.
Ne pas confondre avec pleurésie, pommelière, bronchite, péripneumonie contagieuse.
255.nbsp; Péripneumonie contagieuse. (Voy. Maladies générales), p. 9.
256.nbsp; Pleurésie.
Inflammation des plèvres pariétale et viscérale.
Chez tous les animaux; raais particulièrement grave chez Ie cheval, a cause de la disposition anatoraique du médiastin. Elle est spontanée ou traumatique, primitive ou secondaire.
La pleurésie unilaterale qui avait été mise en doute, malgré les observations de Delafond, a été affirmée ces dernières an-nées d'une maniere non doute use (Barrier).
Causes : La pleurésie primitive est déterminée par diverses causes : Predisposition, refroidissement, séjour dans des écu-ries ou campemenls humides (Trasbot).
La pleurésie secondaire se présente comme une complication de la pneumonie, et peut avoir pour cause des néoplaslès sié-geant en divers points de la poitrine, des abces gourmeux, des corps étrangersayant traverse l'oesophage, dans lequel cas eile se complique de péricardite; la tuberculose localisée ou diffuse peut être aussi un de ses moyens d'origine.
Les caractères analomo-athologiques sont : l'opacité de la séreuse qui se parsème de points hémorrhagiques, se recou-vre de flocons albumineux jaunätres. Cet exsudat, en s'indu-rant et en se rétractant, peut souder les faces juxtaposées de la séreuse, constituant ainsi une pleurésie adhesive.
Dans d'autres cas, eile prend une forme exsudative, et on voit apparaitre, dans les sacs pleuraux, des quantilés de liquide prcsque invraisemblables : 20 k 50 litres.
Dans d'autres circonstances, cette collection peut devenir purulente et constituer l'empyème. Elle peut revétir Ie carac-tère gangréneux.
Symptómes : Frissons, défaut d'appétit, paresse; apparences de petites coliques, sueurs partielles, décubitus sternal; injec­tion des conjonctives, chaleur de la bouche; pouls petit, dur, jusqu'è 50 ou 60 pulsations. Temperature 41'C., qui s'abaisse souvent a 40 et a 390C.; 50 ou 60 pulsations. Respiration accélé-rée, irreguliere, avec inspiration rapide, courle, douloureuse, tandiraquo; que rexpiration est pluraquo; longulaquo;(Jig. 116).
L'animal fait entendre queiques plainles. S'il y a toux, laquo;11laquo; est courle et sèche. L'exploration intercostale et la percussion
10.
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174
MALADIES 1NTRATH0RACIQUES
sont douloureuses. A I'auscuUation, au debut, les bruits respi-, ratoires sont perceptibles, mals, ä mesure qu'il se forme des exsudats, ils le devlennent de nioins en moins, et quelquefois sent remplacés par un bruit de frottement, et un bruit lubaire fort, au niveau de l'épancheraent. Elle peut se terminer par :
Resolution : Rare chez le chcval. Quand eile se produit, versie cinquièmejour, laflèvre diminue, Tanimal parait moins anxieux, Tappétit revient.
Êpanchement : Cetle termi-naison, la plus frequente com­mence a se produire dans les premières heures. Après deux ou trois jours, on constate de
0nbsp; nbsp; nbsp;la matité a la partie inférieure.
1nbsp; nbsp; nbsp; Le pouls est encore petit et #9632;s dur, la respiration accélérée, laquo; douloureuse, les naseaux dila--I tés. Absence de bruits respira-| toires, qui s'étend progressive-| ment a mesure que l'épanche-Sgt; ment augmente. 11 se manifeste 3 chez le cheval des deux cótés S ä la mème hauteur, le liquide
se mettant de niveau dans les £ deux cavités qui communi-quent: il constitue alors Thy-drothorax (voir les travaux de Saint-Cyr).
Chez les pelites espèces, un bon moyen de diagnostic est de déplacer Taniraal et de mo­difier ainsi le siège de la ma­tité. On entend quelquefois un brult de goutlelette, mais il n'est pas constant. Les cótes subissent, pendant rinspiration, un mouvement de torsion qui les- fait paraitro plus saillantes, et leur mouvement n'est plus isochrone avec celui du flanc.
La tristesse, ressoufflement, rinappétence augmentent, la maigreur s'accentue ; le poil se pique, les yeux s'enfoncent dans l'órbite, et la face se grippe. OEdème sous la poitrine, aux
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PLEURESIEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;175
membres ; les animaux ne se couchcnt plus. Mort prochaine.
Traitement : Diuréliques, teinture d'iode en frictions, révul-sifs sur la poilrine : moutarde, vósicatoires, revulsion élagée (Brauet). Digitale en poudre, 5 a 10 grammes ; calomel, 2 gram­mes par jour.
La thoracentèse a été longtemps abandonnée; eile pourrait être de nouveau essayée avec les procédés antiseptiques, et les injections de teinture d'iode. Elle parait avoir donné de bons résultats en l'associant a la revulsion étagée (Ghuchu). Ne pas négliger l'alimentation.
257. Hydro-pneumo-thorax.
Dü ä la presence de gaz et de liquide danslacavité pleurale.
Causes : Ouverture d'abcès du poumondans la cavité séreuse.
Symptómes : Résonnance plus grande des parties supérieures de la poilrine ; malité a la percussion, absence de murmure res­piratoire k rauscullation, jusqu'au point précis oCi monte l'épan-chement. Souffle amphoriquc, bruit de gargouillement; dyspnée.
Traitement : Nul, taut ä cause de la longueur du traitement, que de l'étendue et de la'suscepübilité de la plèvre. La ponction est inefficace.
Coeur.
Les bruits normaux du cceur étant esscntiels ä connaitre, nous les résumerons aussi brièvement que possible.
Premier bruit : Sourd, long, corrcspondant a la systole ven-Iriculaire.
Second bruit : Court, clair, correspondant a la diastole.
Ces bruits sont séparés entre le premier et le second par un Intervalle court (pelit silence), et entre le second et le premier par un autre intervalle plus long (grand silence). La figure 117 reproduit les tracés graphiques des mouvements normaux du cceur.
Pour l'interprélatiün des signes diagnostiques, on consultera avec fruit le tableau suivant :
et en arrière. Faiblesse \ du pouls. Fouls vei- C lusuffisance mitrale. A la ) neux. oedèmes.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; \
Souffle aüI pointe \ et en avant Pouls nor- \ Iusufllsance tricU8. 1-tempsnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; / mal, pouls vcincux. S idienne-
ou sy8-lt;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; \ Cyanose.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ) r
tolique Jnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; C et en arrière. Souffle )„,.,.
percu. I , , \ tres fort, pouls filant ( RéWclsBement aor-
1 l
base
} et ralenti.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; S t,qUe-
et en avant. Répfétion ) Rétréclsseinent pul­des veines. Dyspnée. \ tuonaire.
ocr page 188
176
MALADIES INTRATHORACIQUES
Souffle au'
2' TEMPS ou dias-tolique percu.
A la pointe
et en arrière. Pouls fai-
Rétrécissetueat tral.
ml-
ble, eDgonement du
poumoD.
Rétrécissement
tri-
el en avant. Pouls vei-
neux, oedèines. I et en arrière. Pouls fai-
ble, engouemeat du
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Fig. 117. — Mouvements et bruits normnuK du coeur chez le cheval. 1, tracé de 1'oreillette; 2, tracé du ventricule; 3, tracé de la pulsation cardiaque ou du choc du coeur centre la poitrine (J. Marey et Chauveau, i/émoirés de l'Aca­démie de Médeeine, t. XXV).
ocr page 189
PALPITATIONSnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;-177
258.nbsp; Plaies du coeur.
Causes : Les projectiles divers, les heurts, les chutes sur des corps pointus; penetration de corps aigus, cheminant du bon­net k travers ie diaphragme chez las ruminants.
Symptómes : L'aspect, la direction, la profondeur de la plaie peuvent faire soupconner la lesion. Hemorrhagie plus ou moins considerable. Lorsque c'est un corps qui a pénétré lentement, symplomes de péricardite, puis d'endocardite.
Ne pas oublier qu'une plaie du coeur peut n'amener la mort qu'après de longues heures, quand l'hémorragie n'est pas pos­sible (Nocard).
Traitement: Occlure la plaie extérieure; repos, diète, expec­tation.
Les applications vésicantesneproduisent que peu de reaction, dans Ie cas ou un corps étranger a cheminé vers Ie péricarde.
259.nbsp; Palpitations.
Développement exagéré des mouvements normaux du coeur. Sur Ie cheval et Ie chien.
Causes : Paraissent dues a une névrosc.
Symptómes : Mouvements du coeur brusques, violents, se fai-sant sentir dans diverses parties du corps, notamment au flanc qui est soulevé par des secousses violentes. La respiration est
Fig. 118, —Soubresauts du Cffiur (Marey).
peu modifiée, non plus que les bruits cardiaques, qui sont seu-lement plus forts que normalement. Ces symptómes durent queiques heures.
La figure 118 indique Ie tracé graphique des soubresauts du coeur.
Certains auteurs attribuent ces accidents a la chorée du dia­phragme.
Traitement : Le repos, la diète, les purgatifs salins, la noix vomique (Trasbot); on peut aussi employer la digitate a 2 grammes, le camphre, l'opium. Le plus souvent cette aiïec-tion est passagere et guérit sans traitement.
260. Péricardite.
Inflammation du péricarde. Chez tous les animaux. Elle est
ocr page 190
178nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES 1NTRATH0RACIQUES
idiopathique ou consecutive; dans ce dernier cas, eile est cau­ses par : la pneumonie, la pleurésie, ia fourbure, les maladies générales inlectieuses et le rhumatisme.
Les corps élrangerséchappés des estomacs.chez les ruminants.
A I'autopsie on rencontre le péricarde épaissi, tapissé de fausses membranes; ces exsudats sont parfois assez considera­bles pour comprimer le coeur, les gros vaisseaux au point d'émergence et même le poumon.
Symptomen: Fièvre, dyspnée, pouls accéléré, petil, tendu; choc du cceur fort, rebondissant. S:il existe déja des fausses membranes, on entend un bruit de l'roltement et ceux du coeur sont assourdis. Pouls veineux presque constant (Em. Weber). La trislcsse, ressout'flement augmentent, et la mort est la termi-naison la plus ordinaire.
Traitement: Diète, repos ; émétique en lavages, 5 ä iOgram-mes; elléboru blanc, 10 ä 15 grammes, ou vératrine, 75 centi­grammes par jour. Après lapériode aiguë, digitale, 2 grammes, avec scl de nitre. Vésicatoires sur la region du coeur.
261. Endocardite.
Inflammation de la membrane interne de Tune quelconque des cavités du coeur.
Tous les animaux. Elle est aiguë ou chronique, essentielle ou consecutive.
Elle atfecte le cceur droit ou le coeur gauche, mais cbez le cheval les lésions sont le plus souvent doubles (Trasbot).
Causes: Obscures; travail exagéré, rhumatisme (Trasbot); eile peut compliquer beaucoup de maladies : pneumonie, fourbure, maladies infectieuses.
Symptómes : Tristesso, abattement, faiblesse, inappélence, oppression; respiration courte, accélérée; baltemonts du coeur rapides, tumulluoux, plus forts, plus métalliques; temperature élevée, 40 a iiquot; C. A. cette surexcitation succède une sorte de parésie. A rausciiltation on percoit un souffle doux ou rude, plus ou moins accenlué; ce souffle peut remplacer le premier brult; il peut se produire aussi a. la place du second bruit.
S'il remplace 1c premier dans la hauteur du coeur : inflam­mation mitrale. Si ce bruit se produit au-dessus du coeur : lésion de l'orifice aorlique; s'il est sourd et dans la partie antérleure de la region cardiaque : lésion du coeur droit.
11 y a quelquefois des apparences de coliques et l'urlne peut ctre albumineuse.
L'animal maigrit; 1c flanc caractérise la pousse, et malgrédes ameliorations ou des arrèts passagers, la mort survient le plus souvent.
ocr page 191
THROMBOSEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;179
L'endocardite chronique est tres frequente sur Ie cheval, en raison de la suractivité (bnctionnelle du cceur amenée par Ie travail (Trasbot).
Elle se caractérise par un souffle doux ou rude aux divers temps; un pouls irregulier, souvent intermittent, et Ie pouls veineux a la jugulaire. Par suite de la diffleulté circulatoire : oedème des parties déclives, alteration de la respiration, suffo­cations, syncopes. II se manifeste parfois des lioiteries consé-cutives ä une endocardite et endartérite ayant provoqué la formation de caillots (Trasbot). On peut renconlrer aussi Ie foie cardiaque, c'est-a-dire dilatation des veincs inlralobulaires, pro­voquant l'atrophie des cellules de la glande.
L'endocardite peut aussi ètre ulcéreuse et faire communiquer les deux cavités (Trasbot).
Végétante, avec formation de caillols ou de concretions polypiformes, siégeant sur les valvules mi trales, sygmoïdes gaudies, plus rareraent sur les tricuspidcs et les sygmoïdes droiles.
Traitement: Repos, saignées, vésicatoires sur la region du cceur, sétons.
A l'intérieur: digitale ou salicylate de soude; cc dernier a la dose de 20 grammes par jour (Trasbot).
#9632;^ Digitale en poudre....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 'ig'quot;.
Azotate de potasse....................1 . ,
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Bicarbonate de soude..................)
Guérison toujours problématique et éphémèrc.
262.nbsp; Myocardite.
Inflammation du tissu musculaire du cceur, mais tres rare et tres difficile a constaler. Tous les animaux.
Elle se confond Ie plus souvent avec la péricardite ou l'endo­cardite, avec lesqueileselle a des symptömes communs, suivant Ie point oüelle siège.
263.nbsp; Thrombose. Embolies.
Formation de caillots sanguins, obslruant plus ou moins complètement la lumière d'un vaisseau, et gênant ou arrêtant la circulation. Tout ou partie de ce caillot peut voyageret aller determiner des lésions au point d'arrèl; on en a constaléjusque dans l'artère pulmonaire (Signol).
Symptömes : Obscursdans ce cas particulier. Épislaxis abon-
ocr page 192
180nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES INTRATHORACIQUES
daates et fréquentes, par suite de la dilatation du ventricule droit et de Tobstacle k la circulation. Bruit de claque (U. Le-blanc).
264.nbsp; Hypertrophie du coeur.
Caractérisée par raugmentation du volume du cceur.
Elle est partielle ou totale; Ie plus souvent consecutive ä l'endocardite; par suite de l'obstacle k la circulation, il se pro-duit une hypertrophie excentrique de l'une quelconque des divisions du coeur. D'autres fois eile est concentrique, c'est-a-dire qu'il y a épaississement des parois du coeur et diminution des cavités.
Causes : Diverses; exercices violents, chevaux de course ou chiens de chasse; alterations vasculaires gênant la circulation générale : anévrismes, athérómes, compressions vasculaires, maladies des pouraons, emphysème, affections pleurétiques, du péricarde, nephrites chroniques.
Symptómes : Pouls plein, choc cardiaque violent, bruits forts et clairs. Dyspnée pouvant aller jusqu'a, l'asphyxie.
Traitement: Repos, feuilles de digitale, 2 ä 5 grammes pour les grands animaux; 0,1 a 0,3 pour les pelits; iodure de potas­sium, 6 k Sgrammes par jour. Régime lacté.
Guérison rare et difficile.
265.nbsp; Transformation graisseuse. Stéatose.
Impregnation du tissu musculaire par la graisse, et trans­formation graisseuse des fibres. Le plus souvent eile est conse­cutive, soit aux affections typhoïdes, soit ie. I'empoisonnement par le phosphore.
Symplómes : Affaiblissement des bruits du coeur, dyspnée, faiblesse.
Traitement. Si lamaladie est due k Tingestiondu phosphore : essence de térébenthine, 35 k 40 grammes.
266.nbsp; Helminthes.
Dans les cavités : strongle géant, strangle armé, filaire hé-matique. Dans le tissu musculaire : trichine, cysticerque, échinocoque.
DIAPHRAGHE.
267.nbsp;Hernies diaphragmatiques. Déchirures. Penetration des organes abdominaux dans la poitrine, après
déchirure du diaphragme. Plus commune sur le cheval, moins sur les ruminants, rare chez les petits animaux.
Causes : Chutes, efforts violents après Ie repas (Franconi); pendant la parturition; tous les traumatismes: heurts, coups, etc.
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AiNÉVRISMËSnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;•nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; |81
Si/mptómes : Variables suivant Ie volume de la masse herniéc. Si eile est considerable, asphyxie rapide; dans Ie cas contraire, tristesse, inappétence, inquietude, symptómes docoliques, donl la duréo peut être tres longue. Difftculté de la respiration. L'ausciiltaüon est decisive; borborygmes dans Ia poitrine, mas-quant Ie brult respiratoire. Si la hernia cstancienne; irrégula-rilédu liane, soubresaul de la pousse. coliques intermittentes; eile peut s'étrangler et amener la mort*; si eile est de pen d'é-tendue, eile est compatible avec la vie et meme avec un travail modéré.
Traüenent : La reduction est impossible. Quand eile est bieu conslatée, tenir Ie corps librc; éviter les efforts violents ou los courses rapides.
Vki.nks et abtéhes.
268. Anévrismes. Caillots obturateurs.
Tumeur produile sur Ie Irajet d'une artère par décbiruru uu dilatation des membranes de co vaisseau.
Dans Ie premier cas, il est dit faux; il constilue I'anevrismc vrai dans Ie second.
II est spontane ou traumatique; marche lente dans Ie premier cas.
Causes: Obscures s'il est spontane; état morbide des parois du vaisseau : endarlérite ou transformations de natures diverses.
Faciles a apprécier en cas de traumatismes. Presence de vers dans les arlèros mésentériques (strongle armé). Fig. 119, 120, 121.
Symptómes : Tres obscures en pathologie vétérinaire. Lenteur de la marche, gêne du train postérieur, boiterie de Tun ou l'autre raembre; paralysie momenlanée s'il existe das caillots dans les dernières divisions de l'aorte. Coliques, souvent vio-lentes.
L'auévrisme peul se ruplurer, et amener la mort en produi-sant unc bémorrhagie dans la region ou il siège.
Traitement; Ligature; injections de percblorure de fer, acu­puncture. Moyens Ie plus souvent inutiles.
La thrombose désigne la formation de caillots obturateurs dans les vaisseaux, ainsi que leurs transformations et migrations qui constituent les embolies (flg. 122-123).
Causes #9632;#9632; Alterations du sing, état des pnrois vasculaires, pblé-
bites, alhérómes. Dans le coeur droit, ils se formen! ä la suite
de décubitus prolongé (Chauveau) ; dans les artères, en un
point altéré do la tunique interne; dans les veincs et les capil-
SfGNOi,. — Aifle-mém. vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;tl
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Fig. 119. — Anévrisme vermmeus d'une division de Tariere mésentérique anté-rieure (cheval), d'après Rayer. — Demi-nat:irc. — a, caillot contenu dans l'ar-tère; bb, nienibrane tnoye mt! hypertrophiée; cd, strongles, grandeur naturelle {Archives de médecine compavce).
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ANEVR1SMES
183
Fig. 120. — Anévrisme vormineux de la grande móearaïque du olieval. Tiers de
grandeur naturelle. Fig. 121.quot;— Anévrisme de la grande mésaraïque du cheval, d'aprèa Bóilinger. Tiers de grandeur naturelle. Fig, 122. — V,V,V, caillots veineux clianiés par te sang veineux. Fig. 123, —a,a, aorte abdominale; 6, caillot oblitérant Tariere iliaque primitive du cóté droit; 1, portion embolique du caillot; 2, portiOD autochtone se conti­nuant avec Ie caillot de 1'aorte; 3, portion autochtone inférieure floitant Hans Vartère illiaque externe; 4, autre portion autochtone floitant dans Tariere hypo-gastrique; 5, portion embolique do en caillot: 6, portion autochtone; rf, artèrc iliaque oxlerne et son cailof obturateur. (Hipp. Bo4irdoii.]
ocr page 196
184nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DES MEMBRES ANTÉRIEURS
laires, en uu point léaé du vaisseau, surtout ä Ia suite de la saignée.
Ges caiilots peuvent rester stationnaires ou émigrer, et, dans cc dernier cas, donner lieu aux accidents les plus graves, sou­vent mortels.
TraUemunt : Nul chez legt; animiux.
CHÄPITRE IX
MALADIES DES MEMBRES ANTÉRIEURS
Épaule et hras : Phlegmons. — Aboès. — Érosious. — Blessures.— Échauffe'iient produit par Ie haruais. — Contusions. — lufiltra-tious sanguiues. — Paralysie des muscles de l'épaule : Scapulo-humérale. — Écart. — Synovite scapulo-humérale. — Fracture de l'humérus.
Avant-bras: Fracture du cubitus. — Fracture du radius. — Ainpu-tutiou de l'avaut-Jjras. — Luxation huméro-radiale. — Éponge. — Loupe. — Hygroma.— Saignée ä la veine de i'lvaut-bris.
(Jenoii : Contusions. — Plaies. — Cheval courouné. — Hydarthrose du genou.
Canon : Contusions. — Fractures. — Nerf-férnre. — Disteusion du tendon. — Mollettes. — Hydarthrose de la face autérieure du beulet. — Exostoses du canon. — Boiteriedes jeunes chevaux.— Synovite tendineuse consecutive.
I'aturon et Boulel : Coutusions. — Coupures. — Fractures de la première phalange. — Eltort du boulet. — Entorse. — Luxation.
—nbsp;Boiterie Abadie. —Forme du paturon. —Névrotomie plantaire. Couronne : Fractures. — Formes de la courouné et du cartilage. —
Javart cutané. — Javart tendineux. — Crevasses. — Crapaudine.
—nbsp; Amputation des doigts, des ailes.
Pied : Seime. — Kéraphyllocèle. — Bleime. — Javart cartilagineux
—nbsp; Clou de rue. — Enclouure. — Fourbure, Aggravée. — Encas-telure et maladie naviculaire. — Crapaud. — Abces sous-cornés.
—nbsp; Carle et necrose. — Pictin. — Atteiutes. — Lesions acciden-telles. — Ferrure.
Épaule et bras.
269. Phlegmons, abces.
Surtout chez Ie cheval de Irait.
Causes : Pressions du collier causant la contusion, la désu-nion ou la décliirure des fibres du mastoïdo-humcral. Gourmes. Coups.
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INFILTRATIONS SANGUINES
-185
Symptómes : ïumefaclion, douleur, chaleur, suppuration pro-t'onde, fluctuation rarement perceptible. Persistance souvent tres longue de la tumél'action, sans tendance apparente a la suppuration située profondément et on quantité relativement minime.
Traitement : Maturatils, ponction au bistouri, cauterisation en pointe profonde. Éviter les extirpations et les grands déla-brements, resultant de I'enlèvement en masse de la tumeur,
Quand Ie pus, même en petite quantité, est evacue, ces en­gorgements guérissent promptoment. Arnéliorer Ie harnache-ment, éviter les pincements.
270. Erosions. Blessures. É chauffement produit par Ie harnais.
Accident variant d'intensité, depuis la simple plaie épider-
Fij,'. 124. —Bandage poui'l'angle tic IVpaule.
rnique jusqu'ä l'escharification de la peau.
Traitement : Lotions astringentes, modification du liarnais, collier ou bricoléquot;; repos.
271. Contusions.
Produites par les hcurts, les cbocs, les rencontres, les mor-sures. Sont de gravité variable.
Traitement : Lotions et emplälres astringents. Applications
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T
186nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES DES MEMBRES ANTÉRIEURS
vésicanles. Repos. Squot;il y a des tumeurs sanguines, ne pas se hater de les ouvrir.
Après la ponction, pansements', application dun bandage (flg. 124,) et injections k la teinture d'iode ou h la liqueur de Vil late.
272. Infiltrations sanguines.
Si les causes ci-dcssus ont agi plus violemment, il peut s'en suivre des épanchements sauguins qui s'étendent dans Ie tissu cellulaire sous-scapulaire, intiltrenl les nerfs du plexus bra­chial et peuvent produire la paralysie du membre antérieur,
Symptómes: Paralysie totale ou partielle des mouvements du membre, variant suivant les rameaux nerveux qui sont Ie siège de rinfiltration.
Traitement: Douches froides, vésicatoires, sétons, cauterisa­tion actuelle. Repos k la prairie.
273 Paralysie des muscles de 1'épaule.
Causes : A la suite de la contention 1'orcée que nécessite la fixation des membres pendant les operations. Il se produit un accident analogue par contusions nerveuses, causées par les coups ou Ie choc des brancards.
Symptómes : Difficulté de porter i'épaule en avant; Ie sabot rabole Ie pavé, et Ie cheval butte, Ie beulet ou même les ge-noux venant toucher Ie sol. L'épaule s'amaigrit et l'épine sca-pulaire fait saillie.
Traitement : Quolqucs friclions font disparaitre cette paraly­sie, qui peut n'ètre qu'éphömère comme un engourdissement. Souvent nécessaire d'appliquer des vésicatoires, des charges vésicantes, la cauterisation ou même les courants électriques.
274.nbsp; Obliterations arterielles.
A la suite de causes analogues ä celles ci-dessus, il peut se former dans Ie tronc brachial des caillots obturant en lotalité ou en partie, Ie canal de Tune ou l'autre de ses divisions.
Symptómes : Inertie plus ou moins complete des muscles, diminution ou abolition des pulsations arterielles dans les re­gions inférieures du membre. Abaissement de la temperature dans ces parties. Si l'exercice se prolonge, les animaux mani-festent de l'anxiété, la crispation de la face, et des sueurs sur toutes les parties du corps autres que celles qui sont le siege de la parésie.
'Traitement: Inutile. Guérison problématique, a. moins que les collatéraies en suppléant le vaisscau principal, ne rétablissent plus complètement ia circulation. Rare.
275.nbsp; Fracture du scapulum.
Accident pen frequent quoique possible sur les divers animaux.
ocr page 199
LUXATION DE l/ÉPAULE
187
Causes : Chocs, chutes ; coups de pied, de timon, de baton.
Symplómes : La fracture peut se produire au col, dans ia re­gion glénoïdaie, ou dans i'une des losses scapulaires; être transversale ou longitudinale. Dit'ficulle ou impossibilité de I'appui, 1'animal progresse par sauls, Ie membre en 1'air. Si le choc a produit une lesion extérieure, on peut ètre mis sur la vole. 11 n'est pas toujours possible de saisir la crepitation. Si c'est le col qui est fracture, il y a pen de dcplacement; le con­traire a lieu si c'est un des angles supérieurs.
Traiiement : Le peu de déplacement rend la reduction ä peu prés inutile. 11 suffit d'immobiliser les abouts, soit par des em-
Vig. i^ö.— liandagi* de Delwart pour les fractures du scapulum.
phitres de poix, et des bandes disposées en croix sur l'épaule, soit par de simples applications vésicanles renouvelées jusqu'ä consolidation.
Bandage d'épaule ou bien de Delwart (flg. 125).
Si Ie cal est volumineux, l'application du feu peul être indi-quée. En cas de séquestre, il faudrait, s'il a été reconnu, procé-der ä son extraction: Il en est de méme s'il existe des esquilles ne pouvant prendre part k la consolidation.
276. Luxation de l'épaule; scapulo-humérale.
Rare sur les grands animaux, plus commune chez le chien.
ocr page 200
|S8nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; .MALADIES ÜES MEMBRES ANÏEUIKUKS
Causes : Chulus clans diverses condiüons, sutiouL sous la charge, l'atlolage continuant sa inarche.
Symptómes : Saillie en avant de ia tête de l'iuitnérus, impos-sibililé du mouvement dans cetle region, raccourcissenient du membre. Les dépiacements en dehors, en arrière ou en dedans peuvent aussi se produire ; mals il faut, pour que ces deviations soient perceptibles, que Ie tendon du coraco-radial soit décbiré ou luxe.
Traitemcnt : Reduction difficile, souvent impossible et inutile, Tanimal nu pouvant récupérer les conditions d'inlégri|é de tra­vail. Extension ä l'aide de moutles ; le point fixe pris au canon ou au-dessus du genou, Toperateur pratique la reduction dans le sens convenable suivant ia luxation constatée. La contention s'obtienl par des applications vésicantes, ou des bandages agglu-tinalifs (poix, térébenthine), qui immobiliseut la partie. 277. Écart.
Boiterie causée par une lesion de l'épaule, soit dans les ap-pareils tnusculaires et tendineux, soit dans l'articulation. Tres rare.
Le plus souvent, on trouve par un examen attentif el raetTio-dique la cause de la boiterie en tout autre point du membre. Les raisons de cette rareté sont la fixité de lépaiile au thorax, le peu d'étcndue de ses mouvements.
Causes : Les plus fréquentes sont : les traumatismes, les chütes, les glissades exagérées sous une forte charge, amenant des déchirures musculaires.
Symplómes : La trace du traumatisme qui a cause la boiterie. Annulalion du mouvement en avant du scapulum dans la pro­gression, le membre traine sur le sol; si tout mouvement n'est pas impossible, le membre fauche.
Exploration du membre tendant k développor la douleur au point malade. Lémaciationde l'épaule n'est pas caractéiistique, loute boiterie liraitant les mouvements produit ce résultat. II faut done chercher la lésion cause de la boiterie qui peut êlre une tumeur sanguine, une arthrite, une déchirure musculaire, des lesions des os ou du plexus brachial (voy. luxations, obli­terations, infiltrations sanguines, etc., etc.).
Traitement: Varie suivant la nature de la lésion. Vésicaloires, emplätres de poix cautharidée, immobilisation du membre, frictions camphrées, douches froides, sélons, cauterisation ac-tuelle (Abadie). On a conseillé les injections hypoderrniques de morphine 25 a 40 cenligrammes ou un mélange de 5 centi­grammes d'atropine et 10 de morphine. Kn résumé, l'écart n'est pas une ma'adie ; touto cause de
ocr page 201
FHAGÏLUES. — AMPUTATION DU L'AYANT-BUAb l^i)
Loitei'io, siégeanl ä, l'épaule, peut ètre Iraitée par les moyens appropriós ä la nature do la lósion.
278.nbsp; Synovite scapulo-humérale.
Peut èlre conséculive aux aU'ections pleurales.
Symptómes : Sensibililé, difficulté de la niarcho, fièvre, inap-pétence.
Traitement : Vésicatoires, révulsits. A l'inlérieur; bicarbonate de soude, salicylate de soude ä la dose de 15, 20, 25 grammes par jour suivant la taille.
279.nbsp; Fracture de 1'humérus.
Chez tous les animaux; plus frequente chez les petits.
Causes : Traumatismes : coups, chocs, morsures. Elle peut être simple ou conuninutive, Ie plus souvent oblique.
Symptómes : Traces de traumalisme. Engorgement de la par-tie. Difficulté ou impossibilité de Tappui. Peu de mobilité de la region; cependant, par manceuvres appropriées, on peut seniir ou ausculler la crepitation. Plus ou moins de fièvre.
Traitement : Inutile chez les grands animaux. Chez les petils, applications de bandages de poix ou de dextrine, immobilisation du membre ä l'aide de bandes remontant jusqu'ä l'aisselle; ces derniers Ie plus souvent inutiles. Bandage et mélange aggluti-nalif (Lafontaine) compose de 500 grammes d'alun cristallisé, al-cool im litre, maintenus ä l'ébullition jusqu'ä consistancc siru-peuse. Bandage enliuit de Lal'osse. Bandage de Beaufils.
280.nbsp; Fracture ducubitus.
Sur tous les animaux. Siègesurtouta rapophyseolécranienne; plus grave au point oü l'os se détache du radius, ä cause de sa mobilité.
Traitement : Application d'attelles, maintenues a l'aide d'em-platrcs agglutinatifs. Bandages (lig 125). Appareil Rélier.
281.nbsp;Fracture du radius.
Peut-être simple cominiiiutive, en rave, en bec de flöte, etc.
Causes : Toutes violences extérieures.
Symptómes : Douleur, impossibilité de l'appui et de la pro­gression, mobilité de la partie, crepitation.
Traitement : Pour les grands animaux, appareil de Portal a la poix ou platré de Bonuefond; amidonné de Rossignol, de Dehvarl, de Lafontaine, de Lal'osse; ferrement de Bourgelal, bandages (tig. 125).
Pour les petits, après reduction, application d'un appareil amovible (Pcuch) ou inamoviblc. Le premier avec attolles de carton, pluniasseaux, bandes roulées ä im chef. Les autres ren-dus agglutinatifs avec dextrine, amidon, platre.
282.nbsp; A mputation de I'avant-bras.
il.
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i90
MALADIES DES MEMBRES ANTERIEURS
Se fait au lieu de necessllé au-dessus du mal. L'animal est fixé; application d'un garrot ou de la bande d'Esmarck.
Incision circulaire en remontant la peau, après quoi on incise les muscles jusqu'ä l'os. Placant une compresse qui embrasse l'os et rétracto les parties musculaires, on Ie scie transversale-ment.Pourarrfiter l'hémorrhagie; ligature ou torsion. Rabattre les chairs sur Tos et la peau sur les chairs, en pratiquant uae suture avec issue pour Ie pus et les ligatures. Pansementä l'aide d'une étoupade maintenue par des bandes (fig. 126) ou mieux, pansement de Listor.
283. Luxations huméro-radiales.
Rares; s'accompagnent de fractures ou déchirures. Chez In
Fij?. 120, —Bandage do Tavant-bras.
chien et Ie chat il peut y avoir luxation du radius ou du cubitus isolement.
Causis : Traumatismes, chutes, principalcment sous la charge.
Symptómes : Doulcur, appui nul, deformation de rarliculation. Le membre pend inerte, la pince déviée en dehors ou en de-dans, suivant que la luxation a eu lieu dans Tun ou l'autre sens. Dans la luxation complete, raccourcissement du membre par suite du chevaiichcmont. Absence de crepitation, immobilité absolue de rarliculation.
Trailement : Pratiquer la reduction, l'animal couché et éthé-
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SA1GNEE
191
rise (Decroix). Extension faite ä I'aLde de tractions modérées. Chez les pelits animaux la chose est relativement facile. La reduction opérée, maintenir ä l'aide d'un emplätre de poix et d'étoupes.
284. Éponge. Loupe. Hygroma.
Tumeur molle, päteuse, douloureuse ou indolente, de volume variable, survenant a. la pointe du coudechez Ie cheval.
Causes : üécubitus en vaclie, compression répétee de la peau par l'éponge du fer.
Symptómes: Tumeurs molles, plus ou moins douloureuses et
Fig. 12
Rundagfe poup Ie coude.
volumineuses; empatements, dépilation au point de contact du fer. Chaleur, oedème, légere fluctuation. Au début elles ren-1'erment du sang et de la sérosité. Si elles sont anciennes, ne contiennent plus que de la sérosité, et sont formées par une membrane d'enkystement. Alors fluctuation uniforme Parfois
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-i9Jnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DES MEMÜUES ANÏÉBlÈüRS
elles deviennenl plilegmonouses, squot;abcèdcnl, et il resle un point induré et resistant.
Truitement : Modifier Ja ferrure, munir le paluron de coussins pour éviler le contact.
Au début, emplätres astringents. QuanJ la llucluation cst sensible; ponclions, applications vésicanles, soins de proprelé, injections de liqueurs de Vlilate ou de teinture d'iode. La ponction peut èlre faite avec un cautère ä aiguille. Application de bandage (fig. 127). Éviler les grands délabremenls pouvant laisser des traces.
Emploi de la ligature élastique, mais dans ce cas éviter aussi les déplacemenls qui pourraient la rendre incomplete ou inef-ficace. Traverser d'abord la base do la tumeur au point oil la peau est saine, avec quatre fortes épingles sur lesquelles sera fixée celle ligature. Après la chute du lambeau, si la plaie élait trop étendue, en rapprocher les lèvres par des sulures, et faire des pansements antiseptiques.
Prendre sein de prévenir les recidives.
285.nbsp; Saignée a la veine interne de l'avant-bras.
Se pratique au tiers supérieur de la face interne de l'avant-bras. Employer toujours la lancelte. Faire lever le membre op-pose. Appuyer le pouce sur le vaisseau, l'index écarté et posé au-dessus de maniere a fixer la veine et k enipécher son dépla-cement. Enfoncer la lancelte dans Taxe du vaisseau entre 1'écar-tement des doigtsde l'opérateui'. Suture cnlorUllée pour fermer la saignée.
Genou.
286.nbsp; Contusion. Plaies. Cheval couronné.
Les figures i'-8, 129 et 130 indiquent la disposition des parties.
Ces blessures peuvent varier de la simple contusion ou ero­sion épidermique, k la plaie profonde.
Causes : Cluites sur los genoux, le corps étant annié dune quantité de mouvement proportionnelle ä la vitcsse de failure. Les predispositions individuelles consequences de la confor­mation. La gravilé résulle de l'état du sol sur lequel la chute s'est produite.
Symplómes : Si la plaie n'intéresse que la superfleie; dénuda-tionépidermique, un peu de chaleur, de douleur et de gonfle-ment. Si la peau est enlamée; on apercoit le tissu cellulaire sous-culané, il s'écoule une sérosite filante, la douleur nest pas excessive. Mais la blessure peutélre plus profonde, et il peut y avoir ouverture des synoviales. Ecoulement de synovie provcnant des gaines des extenseurs ou de f une ou 1'autre des
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HYOÄUTHROSE
493
-.r
articulations carpiehnes. Douleur plus ou moins vive, gonllemeut, fièvre.
120nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 130
Fig. 128. — Vue antérieura des articulations du carpe. 1,1, ligaments antérieursdestines ä I'union des os carpiens de chaque rangée ; 2,2, ligaments anlérieurs propres ä rartieulation carpo-mlt;5tocarpieune; 3, ligament coinmuu externe; 4, ligament commuii interne.
Fig. 12Ö. — Vue laterale dea articulations carpieones. 1,1, ligaments anlórieurs réunlslaquo;ant entre easlesosoarpiena decluque rangre, 2,2 ligaments antériours propres amp; lartlculation nnMacarpicnne; 3, ligament commun externe; 4, ^'un des ligaments propres ä rarliculation des dcu\ rangées (inéto-carpo-sus-carpion); 5, Tim des ligaments propres a L'articututjun radio-carpenue {radio-sus-c irpicnj; A, coulisse de giissement pratiques sur la face externe de l'os sns-carpion pour ie passage du fléchisseur externe du métacarpe. (A. Gbaa-veau).
Fig. 130. — Articulations du genou du cheval,
Traüemeni : Lotions froides permanentes ou pausements
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194nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DES MEMBRES ANTERIEUKS
ouatés. Frictions vésicanles. Applications d'arnica on d'onguent égyptiac, en cas de plaies articulaires. Emploi du goudron causlique (Cagnat); et des antiseptiqnes.
Quand les plaies bourgeonnent, les régulariser avec nitrate d'argent on alun calciné. Si la plaie est superficiello, et que 1c peil repousse de mème couleur, l'animal n'est pas déprécié; mais il peut rester une cicatrice plus ou moins difforme, Ie poil peut manquer ou repousser d'autre couleur, alors l'animal taré est dit couronné.
287. Hydarthrose du genou.
Vessigon-carpien.
ïumeur produite par la dilatation de la synoviale arliculaire du radius et des os plats.
Causes : Travail excessif ou premature, sauts, courses rapides, entorses.
Symptómes : Tumeur plus ou moins volumineust; siégeant au-dessus et en dehors du genou ; Ilmitée par Ie ligament commun externe etle petit ligament réunissant l'os crochu au radius (fig. 129). Tumeur molle, fluctuantc, articulation déformée. Gêne des mouvements, boite7-ie plus ou moins forte sil'hydarlhrose est ;i l'élat aigu.
Traitement: Refrigerants, astringents. Applications vésicantes. Teinture d'iode en badigeonnage. Pommades dïodure de potas­sium ou de chromate de potasse.
jIP 1deg; Uichromate de potusse...................nbsp; nbsp; nbsp; 4 gr.
Axonge...........................nbsp; nbsp; 32 gr.
y 2deg; Bichromate tie polasse....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;6 gr.
lodure de polussium....................nbsp; nbsp; nbsp; 2 gr.
Pommade mercurielle double.............nbsp; nbsp; 64 gp.
La compression sous forme de bandes ou d'emplatres de poix et de térébenthine peut être employee, Le moyen par ex­cellence est le feu en pointes fines et rapprochées. Laponction, les injections de teinture d'iode peuventètre suiviesd'accidents.
Canon.
288. Contusions. Fractures.
Les unes et les autres peuvent ètre produites par des coups ou- par des chutes.
Symptómes: Chaleur, douleur, boiterie, tumefaction, quelque-fois plaie plus ou moins étendue. S'il y a fracture; défautd'ap-pui, mobilité du membre, crepitation. Elle peut être en rave, en flfttelaquo; avec esquilles.
Ghez le cheval, pas de traitement a eutreprendre.
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NERJJ'-FERIIBE
195
Chez les pelits animaux, la reduction de la fracture s'opèro par l'exlension, la contre-extension et la coaptation; puls appli­cation d'un bandage inamovible. S'il y a une fracture communi-üve avec plaie et sortie d'esquilles, envelopper Ie pansement dans un tuyau formé par une toille métallique grillée, qui per­met les pansements journaliers et les lotions désinfectantes.
289. Nerf-férure. Distension du tendon. Bouleture.
A son siège sur Tun ou 1'autre des tendons fléchisseurs, quélquefois sur les deux; sur la bride tendineuse ou Ie liga­ment suspenseur (Barrier).
Plus frequent aux membres antérieurs. Particuliere aux so-lipèdes.
Causes : Predisposition resultant de la presence d'exostoses. Tiraillemenlsproduits sur les tendons par les lourdes charges, les tractions exagérées, les courses ä
grandes vitesse, les synovites conse-cutives(voir ci-dessus). Coups, bles­sures, laux appuis produits par une ferrure mal praüquée.
Conformation défectueuse.
Symptómes : Engorgement (flg. 131 b), sensibilité du tendon, variables suivant 1'intensilé de la lésion. Au repos, Ie membre est demi-fléchi pour soulager Ie rayon inférieur.
Pendant la marche, boiterie ma­nifeste, Ie membre fauche. Si Ie mal est ancien. Tangle antérieur du beu­let se redresse et Ie clieval devient houleté (flg. 131 a).
Traitement : Repos. Allusions ou
douches froides. Frictions de pom-
— a, bouleture; b, engorgement tmdinoux.
made de deulo-iodure de mercure, applications de vésicatoirc ou de feu liquide. Cauterisation actuelleen raies ou en pointes.
Soutenir Ie tendon avant les grands efforts, bandes de fla-nclle, gaines de caoutchouc ou en peau de gant pour limiter Ie mouvement de descenle du beulet (Barrier).
Ténotomie : Se pratique au milieu du canon en introduisant Ie ténotome droit entre les deux tendons et l'arrctant au niveau de la peau qui doit rester intacte du cóte oppose. On Ie remplace alors, par Ie ténotome mousse et courbe, auquel on fait subir un mouvement de torsion pour que Ie tranchant se trouve en face du tendon ä couper; en mème temps, on redresse la pincc pour tendre Ie tendon et un tres léger mouvement de scie imprimé
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19ü
MALADIES DES MEMBRES ANTE1UEUKS
ä 1'inslrument le divise avoc im craquamcnt particulier. Gc bi'uit et l'écarlement des abouts indiquenl la section complete. Pansement. Fei-riire appropriée; abaltre les talons.
Cette operation ne donne pas de bons résultals : le tissu ci-calriciel sc rctracte et la bouleture reparait. 290. Mollettes.
Distension et hvdropisie synoviale inolle, apparaissant ä la partie inférieure du canon.
Elles sont arüculaires ou tendincuses; unilaterales ou che-villées (fig. 132 A).
Causes : Coups, efforts, courses rapides, travail excessilquot; ou premature. Symptómes : Distension synov:ale, peu de sensibilite; si elles
s'indurent, elles produisent la boiterie. Dans ce cas, elles sont durcs, comme enkystées et le rnembre est raide. Ne pas confon-dre avec arthrite.
Trailement: Refrigerants, astringents, bandages con-lentifs. Applications vési-cantes ou fondanles. Cau-térisalion acluelle. On a conseillé les injections de teinture d'iode, mais elles produisent souvent des ac­
Fig. 132. — Hydarihroses du boulet ou mollettes.
cidents graves.
291. Hydarthrose de la face antérieure du boulet.
Siege ä la face anté-
A. Mollettes ai'liculaires ; B. i. Mollette teiuli-neuäe; 2. Hydarthrose tendiueuse du de-vant du bou!ct; c'eit 1:\ aussi le siege de l'hygromi du boulet,
rieure du boulet, est due aux mêmes causes et reclame le nióme traitement (fig. 132 B).
292.nbsp; Hygroma du boulet.
Tumeur molle, siégeant dans la bourse muqueuse de la face antérieure du boulet, au méme point que rhydarlhrose, et sou­vent confondue avec eile.
'On la traite par les mêmes moyons, mais Tinjection iodée donne presque loujours de bons résultats.
293.nbsp; Exostoses du canon. Suros.
Tumeurs dures, osseuses, siégeant sur Tune ou l'autre face du canon, ä did'éreutes hauteurs, généralement dans le voisi-nage de son point d'union avec les péronés.
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SYNOVITK 'nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; jy?
[,e siii-os est simple ou chovillé, en fusées ; il est dit tendineux quand il est In plus pres dos tendons : alöi's il est plus grfive.
Causes : Coups, diutes, tiraillenients liganienteiix, travail pre­mature, entrainemcnl. Absence do calcaire dans l'alimentation.
Symptomen : Douleur tres vive ä Texploration, boiterie, tume­faction, chaluur. Existence (rune tumeurdure, résistaole, adhé-rente et diversement située : auprèsdu genou, sur la longueur du canon au-dessus du beulet.
Trailemeht : Applications vésicantes au début; puis, successi-vement, fondants tuis que deuto-iodure de mercure, ou l'onguent mercuricl double en frictions, ä condition d'etre longtemps continuées. Le chromate de potasse peut ètre utile (Peuch). Cauterisation actuelle en pointes penetrantes purtout. On a aussi conseillé l'ablation k l'aidn de la scio, de la gouge, de la feuille de sauge ou la rainolte. Sewel a employé la périostoto-mie, qui consiste ä introduire sous la peau rinstrument destine k diviser en plusieurs parties Ie périoste épaissi. Resultats dou-teux.
294.nbsp; Boiterie des jeunes chevaux.
Frequente cliez 1c cheval; sur les anirnaux jeunes, tnivaillant au trot sur Ie pavé des villes. Plus commune chez les chevaux qui n'ont pas mangé d'avoine et ont élé élevés au pré.
Causes : Les percussions du mernbre sur Ie sol; Ie stepp, pro-duisant sur les sujels incomplètement formés, eldontle travail de soudure des épiphyses n'est pas terminé, des tiraillements, surtout du ligament intórosseux entre Ie grand et les petits mé-tacarpiens.
Symptómes : Boiterie soudaine, sensibilité k la pression loco dolenti. Quelquefois apparition dun légersu:os. Cessymplómes souvent obscurs, ou une exploration incomplete, font croire k une boiterie d'épaule.
Traitement : Repos, douches, frictions camphrées. Si Ie mal persiste, applications vésicantes auteur du canon. En cas de suros, cauterisation en pointes.
295.nbsp; Synovite tendineuse consecutive. Inflammation de la gaine sésamoïdienne.
Causes : Le plus souvent consecutive k la pleurésie, lapleuro-pneumonie ou la péricardite. Assimilée ä tort au rhumatisme. Attaque l'unou l'autre membrc. quelquefois sucoessivement.
Symptómes : Boiterie, chaleur, douleur rendue plus vive par la pression de la partie postérieure et inférieure du canon. Con-flement, infiltration de la partie. Au repos, le meinbre est sous-trait k l'appui. Le commémoratif peut meltre sur la voie des causes de latfection.
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198nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DES MEMBRES ANTE1UEURR
Trailemenl : Ne doit pas ètre différc. Applications vésicanles, feu liquide au premier signe de douleur, avant que les produits d'inflammation aient pu s'organiser dans les gaines. Repos. Friction d'iodure deploinb ou de mercure. Cauterisationactuelle en raies ou en pointes.
Patdron et boulet.
296. Contusions Cheval qui se coupe.
Le paturon et Ie boulet peuvent être Ie siège de coups, de contusions ou tous les trausmatismes.
Le plus frequent est la blessure produite par la rencontre pendant la progression, du sabot d'un membre centre le bou­let de celui du cóté oppose.
Causes : Faiblesse générale causóe par Tage ou le défaut de nourriture ; l'aiblesse des reins;dans Tun eti'autrecas, pendant Ia marche les membres subissent des oscillations qui les expo-sent ä s'entre-choquer. Aplombs défectueux, panards ou ca-gneux; engorgements anormaux ou accidentels. Sabots évasés ; ferrure négligée.
Symptumes : Varient de Texcorialion épidermique a la plaie protbnde. Chaleur, douleur, tumefaction k la face interne du boulet. Excoriation plus ou moins prolonde, ou plaie saignante et douloureuse. La repetition de l'accident amène des indura­tions de guérison difticile et parfois des abces.
Traitement : Soigner la blessure comme les plaies simples; éviter le retour de l'accidenl al'aidede bourrelets, debottines; emploi du protecteur Lacombe, qui a cependant l'inconvénient de s'user tres vite (fig. 133); regier l'allure le mieuxpossible. Le
Fig. 133. — Protecteur Lacombe.
moyen le plus efficace reside dans la ferrure : 1deg; ferrure a la turque (fig. 134). Ménager le quartier interne, abaisser lexterne, placer un fer plus épais k la branche du dedans, eträper le sa­bot au point correspondant pour diminuer sa largeur; 2deg; fer­rure k la turque renversée (flg. 135) se pratique par les moyens inverses.
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FRACTURE. PATURÜN
191raquo;
Si ledél'aut Uent ä la faiblesse, nourrir les aiiimaux, propor-Uonnellement au travail, 297. Fracture de la première phalange. Faturou.
Aux membres antérieurs et postérieurs. Simple ou comminu-live; transversale, oblique ou longitudinale : celte dernière plus frequente.
Causes : Coups, heurts, tractions violenles, Ie pied engage dans uu obstacle. Un choc, mcme tres léger, peut la produire sur les vieux chevaux.
Symptómes : Mobilité du paturon, crepitation, douleur, peu
i-to. — Feräla turque renversé.
ou point d'appui. Quelquelbis, non toujours, Ie paturon est de­forme et on peut sentir des esquilles. Ges symptómes sont bien sensibles immédiatement après l'accident; quelques heures après, ils sont masques par Tengorgeraent.
Chez les petits animaux, une ou plusieurs phalanges peuvent être brisées. La mobilité, la crepitation, la deformation sont bien visibles.
Traitement: Peut ètre lenté chez les grands animaux ayant de lavaleur. Après reduction, placer un emplätre de poix renforcé d'attelles et de bandes. Le ferrement deBourgelat pourraitêtre employé. Faire un bandage extemporané a,vec de la filasse et des brins de balais plätres, maintenus par des tours de bandes enduites du mème produit. Suspendre le malade.
Chez les petits animaux, placer un bandage inamovible; en cas de plaieä surveiller, de simples tours de bandes et étui mé-
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'2UÜ
MALADlEs DES MKMBRKS ANTEIUKÜRS
lalliquo, 1/ainputalion peut ètne pratiquée sup des animaux do p'rix (Bouley jeune. MaureUe, Fromage de Feugré). Cliez les petits animaux, eile est saus diflicuité.
29S. Effort de boulet. Entorse. Luxation.
Trois degrés d'un accident quipeutallei' du simple tiraillement lt;\ la déchirure des appareils ligamenteux et ä la fracture des abouts osseux qui composent la jointure (fig. 136).
Assez frequent chez Ie clieval.
Causes : Inégalités du sol, allures rapides duraut les chasses ou les sauls d'obstacles. Effocts violents dans les conditions les plus diverses.
tig. 13laquo;.
Vuü laterale des articulations liiétatar50-pha!angii'iiite et interphalangienne du cheval.
Cette figure, qiioiqae prise sur Ie numbre postérieur, représente ä pen pres exacte-inent la disposition dos jointures du doigt daus Ie membre antérieur. II y a en efïet similitude parlVite entre cc'I.!s-ci el les articulations analogues du membre abdomiivil. I faiseeau sujierliciel du ligament lateral externe de rarticulation métatarpo-piialangicnue : 2, branche sésamoïdienne du faisceau profund: 3. bran-ebe phalangienne du mème; 4 bride supéi-ieure du librc-cartilage glcnoidieii; 5, briiie moyenne du mème; 6, bride inférieure dn méme : 7, ligament lateral de la première articulation interphalangienne; 8, ligament lateral postérieur de rarticu­lation du pied ; 0, ligament lateral antérienr de la méme. (Chauveau et Ar-loing.)
Fig. 137, — Forme ibipaturon.
SymptónidS : Tumefaction, douleur proportionnelleä la lésion, variant depuis la sensibilité légere jusqu'ä Timpossibilité de l'ap-
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NÉVU0T0M1E I'LANTAIREnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;201
pui. Engorgement oedcmateux, s'étendant autour du boulet; si l'eatorse est plus grave, les synoviales tendineuses ou arlicu-laires sont distcnducspar une hypersécré'ion souvent conside­rable. Le membra est dans la demi-flexion ou soustrait k l'appui. Si la violence a dépassé la limite de resistance des ligaments el des tendons, les os peuvent ölre déplacés (Lecoq). Dans co cas, les ligaments, les capsules synoviales, les tendons sont généra-lement dilacérésou ruptures. Les symplómcsgénéraux, la Iris-tesse, l'inappétence et la flèvre sont tres accuses. II rósulte de ces accidents des engorgements chroniques comprenant les os, les ligaments, les tendons, les synoviales etentrainant des boi-teries persistantes.
Traitement: Varie suivant la gravité de l'accident: irrigations froides ; emploi de bandages contentifs.
Alun calcine 32 grammes, blanc de six ceul's (Delorme) avec lesquels on imbibe une bande de toile de 2 ä 3 metres de long qu'on enroule, après l'avoir enduile du mélange, autour du nicmbre garni d'étonpes. Laisser 8 ou 10 jours en place. Em­ployer do preference 1c vésicatoire ou le feu liquide; cauterisa­tion en rates et suKout en pointes. Uéduirc la luxation si eile existe; appliquer les appareils de contention appropriés; par-faire le ti'aitement ä l'aide du feu.
299.nbsp; Boiterie. Abadie.
Siege a la face antérieure du paturon et est due vraisembla-blement ä des périostoses naissantes. Le feu en pointes pene­trantes la guérit sürement.
300.nbsp; Forme du paturon (flg. 137). Exostose siégeant sur les faces de eet os.
Causes : Contusions, emploi des entravcs, félure ou fracture de la phalange.
Symptómes: Tumefaction, sensibilité ä Ia pression, boiterie, quelquefois retraction des tendons, bouleture, rétrécissement du sabot.
Traitement : Feu en pointes penetrantes. On peut employer l'iodure de mercure, les vesicants. Trailer aussi l'encastelure. Enfin en cas désespéré faire la névrolomie de l'iine ou l'autre branche du nerf, et mème la ncvrotomie haute, simple ou double.
301.nbsp; Névrotomie plantaire.
Operation indiquée en cas de boiterie persistante.
Elle peut être supérieure ou inférieure, c'est-a-dire au^dessus ou audessous du boulet. Dans ce dernier cas, on opèresurl'unc ou l'aulredes divisions nervcuses Elle peut aussi être pratiquée sur la longueur du canon et dans ce cas eile est qualiflée do névrotomie haute, simple ou double (Nocard). Le manuel con-
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202
MALADIES DES MEMBRES ANTÉRIEÜRS
siste a chercher Ie nerf au-dessus du boulet en se guidant sur Ie bord externe du ten Ion perforant. Au-dessous du boulet, se guider encore sur Ie bord externe du perforant et faire l'incision au niveau de Ia polite fossette placée au-dessous et un peu en arrièredti boulet, el constituée par l'espace laissé entre 1'os et ledit tendon. 1/inclsion faite, couper Ie feuillet aponévrotique, disséquer Ie nerf, leprendre dans une anse de fll et Ie dégager sur une étendue de 2 centimetres au moins. Puis Ie soulevant ä l'aide du fll, ie couper a sa partie supérieure d'abord, puis ä la partie inférieure. Léger pansement, surveiller Ie cheval névrotomisé.
Le pied, n'élant plus sensible, ne peut plus renseigner sur les blessures dont il peut ètre le siège.etdont on ne s'apercoit que lorsqu'elles sent irrémédiables. De plus, la sensibilité tactile ayant disparu, lanimal ne peut plus proportionner les percus­sions sur le sol avec la resistance des parties, et il peut s'en-suivre des accidents de fourbure on do gangrene qui ontparfois provoqué la chute du sabot. Ces accidents sont plus äredouter avec la névrolomie haute.
Coüronne.
302.nbsp; Fractures.
Plus fréquentes chez le cheval que ehe/, les autres animaux. Mèmes causes que les précédentes.
Symptómes : L'exploration est plus difficile a cause de la si­tuation de la couronne.
Claudicalion tres forte, défaut d'appui, sensibilité de la region, surtout quand on fait éprouver a la partie une demi-rotation. Crepitation rare, le déplacement desabouts étantplus difficile.
Traitement : Guérison relativement facile. Application d'un manchen de poix ou autre substance agglutinative. Plusieurs vésicatoires suffisent souvent. Le feu appliqué sur la périostose qui s'ensuit généralement, parfait la guérison ou permet d'utili-ser ranimal
303.nbsp; Formes de la couronne et du cartilage, suivant qu'elles siègent sur cot os ou que e'est le fibro-cartilage da I'os du pied qui s'est ossifié.
Causes : Les contusions, les fortes atteintes, Textes de travail sur des terrains pierreuxet inégaux. Les lesions du cartilage ou de toute autre affection du pied.
Grave.
Symptómes : Le premier est la douleur et par suite la boile-rie, sans qu'il soil toujours possible d'en bien délerminer le siege. Nécessité d'un examen sérieux; un noyau d'ossiflcation
ék
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JAVART TENDINEUXnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 203
méme tres petit pouvant provoquer la boiterie. Deformation, sensibilité, quelquefois chaleur. Si elies sont fortes, il y a plus ou moins de deformation du sabot, rétrécissement des talons, presence de bleimes. Si elles s'étendent assez pour gèner Ie mouvement des tendons, la douleur est plus violente. Retraction des tendons, bouleture.
Traitement: Cauterisation actuelle en pointes fines, penetrantes et assez distancées, les chutes de peau étant fréquentes en ce point. Les fondants, les vesicants peuvenl être employés au début, mais sans grandes chances de succes. Soigner 1c rétré­cissement du sabot; rainures; amincissement des talons et du sabot au point torrespondant ä la forme. Enfin la névrotomie inférieure est un excellent moyen d'utiliser les animaux. Elle a étéconseillée d'emblóe (Nocard).
304.nbsp;Javart cutané.
Exfoliation de tissu mortifié sous forme de bourbillon.
Causes : Contusions, atteintes, macerations de la peau par les boues, Ie macadam, les fumiers; la tonte trop complete des poils du pli du paturon. Plus frequent dans les saisons pluvieuses.
Sxjmptómes : Tumefaction, chaleur, douleur parfois excessive si Ie lambeau d-exfoliation est étendu. Fièvre, oedème, lyrnphan-gite, boiterie. Formation d'un petit abces donnant un pus san-guinolent et laissant échapper Ie bourbillon. Parfois la peau se mortifle en surface et tombe sous forme de large lambeau. La plaie qui s'ensuit cicatrise assez facilement. Gependunt il reste quelquefois une fistule plus ou moins profonde et douloureuso, qui reclame des soins particuliers;
Traitement: Bains, cataplasmes, débridement profond. Si Ie sphacèle a de la peine a se detacher, hater sa chute par les baihs de sulfate de cuivre. Panser la plaie a la teinture d'aloès ou k 1'égyptiac. S'il persiste une fistule, injections de sulfate do cuivre. Débridement dans toutc la profondeur.
305.nbsp;Javart tendineux. Panaris.
Même lésion que ci-dessus, mais s'étendant aux tendons, aux ligaments et mème äl'os. Quelquefois, des arthrites ou synovites en sont la consequence.
Causes : Les mêmes que ci-dessus; Ie javart cutané s'étendant en profondeur; les crevasses.
Symptómes : Chaleur, engorgement, douleur excessive par suite de rélranglement, flèvre, inappétence, douleurs lanci-nantes ; membre toujours on mouvement, appui nul. Le travail d'éli.Tiiintion est parfois lentä se faire,el.il existe des lymphan-gites, des abces des gaines ou des arthrites plus ou moins graves. Parfois 1c pus, au lieu de se réunir en foyer, forme un
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204 MALADIES DES MEMBRES ANTEU1EURS
abces diffus. La chute du bourbillon paut laisser los tendons ä nu, les gaines ouvertes ou l'os nécrosé. La gravité du javart est done variable, suivant l'étendue des désordres provoqués, sou­vent irrémédiables. II se manifeste quelquefois dus syrnptómos de résorption purulente; abces mélastaliqucs, etc., etc.
Traitement: Débridcments hatilset piofonds.éviterles l'usées, lo srjour du pus, en respedanl les gros vaisseaux et les nerfs. Hains simples ou au sulfale de cuivre, cataplasmes. S'il persiste des fistules, injections ut suprä h. la teinture d'aloès, liqueur de Vi.llate, teinture d'iode, débridements. Vésicatoires ou cauteri­sation pour dissoudre les engorgements consécutifs. Ces deux espèces de javart peuveut se montrer au-dessus de la couronne, ou en un point quelconque du canon.
Siégeant chez 1c boeuf dansl'espace interdigité, Ie javart prend Ie nom de limacc.
306. Crevasses.
Cheval. Grands ruminants. Fissures plus ou moins profondes de la peau, siégeant au pli du paturon, quelquefois un peu au-dessus.
Causes: Malpropreté, les boues, Ie laitde macadam ou loules autres substances irritantes. Les polls du paturon coupes trop ras. Sur les chevaux de luxe, Ie frottcment du torchon manoeu­vre en scie pour sécher 1c mernbre après Ie lavage. Enfin les pressions énergiques comme les prises de longe.
Symptómes : Chaleur, douleur, tumefaction; siiintement ä la surface du pli du paturon. Dessication de celte sérosité, forma­tion de CPOÖtes, engorgement plus ou moins considerable du membre La peau se fendille dans les plis, suppure, et la marche est douloureusc, ces plaies s'ouvrant ä chaque mouvement dr, Tanimal. Les crevasses precedent quelquefois Ie javart cutané. Souvent rebelles et dil'ficiles ä guérir, surtout. celles qui sonl causées par les neiges fondues, ayant quelque rapport avec Ie premier degré de congelation nominé engolure clicz rhomme.
Traitement : Cataplasmes de farine de lin ou de miei et farine de seigle, bains d'eau de son tièdes additionnés de sous-carbo-nate de soude. Évitcr l'emploi des graisses qu'on remplacera par la glycerine ou mieux la vaseline (pommade de Picard). Les crofites tombées, rinflammalion calmée, saupoudrer Ie pli du paturon avec poudre d'amidon ou de coaltar Employer aussi Ie mélange de pommade merciirielle et d'égyptiac k parties égales, mais avoir soin d'enlever tons les deux jours par un la-vage. Légères promenades en évitant la bene et les allures ra­pides.
Éi
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SEIME 307. Crapaudine. Mal d'äne.
205
Alléralioii de secretion de la parlie antérieure de lacouronne. Particuliere aux équidés.
Causes : Obscures. Les irritations de la matrice de Tongie. Maladie de peau siégant ä la naissance du sabot.
Symptönes : Sillons transversaux ruguoux, sous l'orme de rayons donnant une apparence de vieille ccorce et siégeant ä la pince ou aux mamelles. Ces sillons, penetrant jusqu'au vil', de-terminent la boiterie, et la corne de nouvelle lormalion est de plus en plus irreguliere. Le suintement resultant de l'hypersé-crétion, en comprimant les lissus sous-jacents, augmente la boi­terie.
Trailement: Uaraoliirlacornepar desbainsou descataplasmes, l'atnincir k laide de la rape et de larainette. Graisser avecl'on-guent de pieds. Los moyens qui réussissent Ie mieux sont ie goudronphéniqué4 0/0, et suriout 1'huile de cade vraie, en ap­plications journalières. Trailement souvent tres long, quolque-1'ois imparlait, mais permeltant rulilisalion.
308. Amputation des doigts, des ailes.
Peu usitée cliez les grands animaux, sauf chez les grands ru­minants, sur Fun ou l'aulre ongfon. Plus frequente chez Ie chien a la suite d'écrasement. Couper la peau circulairement ou par lambeaux, dósarticulcrou scier dans lacontinuiteruiieoul'autre phalange; arrèter riiémorrhagie ; ramener les lambeaux el los maintenir par des sutures; Ie tout reconvert dquot;un pausemenl antiseptique, ä l'acide phénique, au permanganate de potasse, ou même ä Teau oxygénée.
Poml'êjointage des oiseaux : Couper avec unsecateur ondes ciseaux Textrémité de falie, puls appliquer du perchlorure de Ier ou cautérlser au nitrate d argent. Unautre procédé eonsiste a désunir rarticulation du métacarpien avec les phalanges.
Pied.
30J, Seime.
Solution de continuité du sabot dans Ie sens des fibres de la parol. Plus commune chez les solipèies, rare chez les ruminants. Kile peut siéger en pince (Qg. 138 a), en mamelies, en quartier (fig. 138 6), et dans l'arc-boulant. Elle est superficielle ou pro-l'onde, complete ou incomplete.
Causes : Mauvaisc qualité et sécheresse de la corne; confor­mation du sabot, encastelure; ferrure défectueuse, nature du tra­vail, les chevaux tirant de fortes charges, les atleinles ou bles­sures du bourrelet. Les chevaux du Midi y sont plus exposes,
Symplómes : Presence visible de la Assure, alternatives d'éoar-Signol. — Aide-mém. vétcr.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;12
m
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MALADIES DES MEMBRES ANTÈRIËURa
tement et de resserremeat pendant Ie lever et Ie poser. Débute ordinairement a la couronne par une petite fente saignante, douloureuse, qui se prolonge petit ä petit jusqu'au bas du sabol. Boiterie plus ou moins forte. Le pied pose ä plat et mètne en talon comme dans la fourbure. Lors de seime en pince et de ke-raphyllocèle, le cheval harpe. Chaleur et sensibilité du sabot. La seime peut se compliquer d'inflammalion des feuillets po-dophylleux, pouvant aller jusqu'a la suppuration, la gangrene, et produire la carie ou la nécrose de l'os du pied. Dans ces cas, il peut se produire un javart carlilagineux et des décollements plus ou moins étendus. Traitemcnt : Préservatif ou curatil'. Dans le premier cas, soins
• Fig. 138. — Seime.
du sabot, le graisser; veiller a la ferrure en évitant les ajus-lures exagérées. Fer ä planche. Dans le second; repos, cata-plasmes, bains. Après la cessation de la douleur, utiliser le cheval le mieux possible. Pour modifier la secretion de lacorne, cautériser légèrement le bourrelet, soit avec Ie cautère aclucl, soit avec des agents chimiques : 1deg; Liqueur de Mercier :
Acide sulfurique : une piirtie. Essence de térébenthine : 4 parties.
2raquo; Mixture de Bourdon :
Teinture d'aloès..... \
Huilc d'aspic....... f .....
Huilede petrole..... inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 0
Baume de Copahu . ... / Meier par agitation etajouter acide nitrique 30 grammes. Mèler de nouveau.
F^a cauterisation potentielle ne doit pas être profonde. Appli-
quer quelques tours de bande qu'on graisse ou goudronne. On
arre les seimes a l'aide de rivets. Ce moyenest dangereux. Le
Ül
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KERAPHYLLOCÈLE
207
procédé Vachelte est preferable. Il consisle dans 1'application d'agrafes (fig. 139, 140, 141, 142), qu'on met en place en leur creusant une voie dans la corne ä l'aide d'un cautère spécial(6).
L'agrafe est serrée a l'aide de la pince, et, mise en place, se présente comme dans la figure ci-dessous (flg. 142),
On peut pratiquer de cha-que cóté de la seime une
|:w IW.
lt;r^gt;
Fig. 141. — Agrafe Vachettc pr^parée.
rainure interessant toule l'é-paisseur de la paroi, sans parvenir toutefois jusqu'au vil'. On pratique a la parlie inférieure de la paroi et entre les deux rainures un sifflet, de fagon que Ie point corres-pondant ä la seime ne porie pas sur ie Ier, La seime, prise ainsi entre deux sortes de charnières, ne participe plus au mouvement d'ensembledu
_ llillillllilillllllliii
Fig. 142.
Agrafe appllquée dans I'épaisseur
de la muraillc.
sabol, et la corne descend normalement. Les rainures
Fig. 13(1-140. — Instrumentl de Vachelte pour l'opcration des seimes. —o, agrafe, (grandeur naturelle); b, cautère pour creuser la corne; e, pince pour serrer l'agrafe.
seront paralleles ä la seime, si eile existe dans toule la hauteur
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'208
MALADIES DES MEMBRES ANTÉ1UEURS
du sabot, ou en V si eile n'inléresse que la parlie supérieure (fig. 1-13).
Ce Iraitcment peut êtro aidé par l'applicalion d'nne pointe de feu a la naissanco de la scime. Dans Ie cas d'abcès sous-corné, de gangrene du tissu podophylleux, de necrose ou de carie de Tos, opérer a fond. Le chcval abattu et entravé, placer un garrot, enlever la corne par amincissement, rarrachement étant plus douloureux, exciser avec la feuille de sauge tout le tissu phodophylleux malade, l'aire une plaie aussi nette que possible, ruginer I'os s'il est aüeint. Un pansement compressif dont le premier plumasseau est reconvert de sniïate de cuivre en poudre, enveloppe le tout. Ne pas se presser d'enlcvcr le
Seime traitée par le procédé Cashimlct.
premier pansement; se regier pour ccla sur l'appui; squot;il est bon, laisser le pansement en place le plus longlemps possible; sinon surveiller les complications ; extension de la carie, etc.
310. Kéraphyllocèle.
Tumeur cornée se développant ä la face interne de la paroi et comprimant les tissus sous-jacents. Existe en pince, en ma-melles ou en quartier.
Solipèdes.
Causes : Seime, contusions du sabot; coups de brochoirs trop violents en rabaltant le pincon.
Symptömes : En parant lo pied, on voit sur la ligne blanche une partie courbe dont la convexité est dirigéo en dedans et empicte plus ou moins sur la sole. Celle tumeur peut rcgner dans tout ou parlie de la hauteur du sabot, La boiteric est plus
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liLBIMKnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; '_0J
ou moiiis forlé. Si Ie kéraphyllocèle est en pince, l'appui est analogue ä celui ducheval atleiiit de Iburbure chronique ou de seime en pince. II peut y-avoir tbrmation d'un abces sous-on-gulé; alors douleurs vivcs, lancinantes, et parlois apparition du pus au bourrelet. Dans les cas les plus simples : boiterie, chaleur, sensibilite a la percussion.
Tmitement: Au début, bains, cataplasmes, rainuresdecbaquo cólé du kéraphyllocèle. Ce dernier moyen n'est que palliatif: si l'on veut guérir radicalement; enlever la come au point du ké­raphyllocèle, par arrachement ou amincissement, et entamer Ie tissu podophylleux, comme dans Topération do seima; rugi-ner Tos s'il y a lieu. Panser par les mêmes moyens. #9632; 311. Blcime.
Lésion sous-cornée, siegeant ä Ia region du talon et des arcs-boutants du sabot. Particuliere au cheval.
Tres frequente, se montrant principalement aux membres antérieurs. Elle est dile sèche, humide, suppurée.
Causes : La conformation du sabot. Talons serres ou pieds plals ä talons bas, ferrure mal faite, mauvaise conformation et ajusture du fer, mauvaise preparation du pled et application du lor, foulurcs du sabot par les cailloux ou tout corps dur, percussions violentes du pied sur un sol resistant.
Symptome* : Boiterie plus ou moins intense, sensibilite h la pression ou la percussion. Chaleur. Le pied pare, on constate la presence d'une lache ecchymotique, variant de nuance sui-vant i'ancienneló du mal : c'est la bleime sèche. En creusant le pied, on trouve quelquefois une cxsudation avant décollé plus ou moins de feuilluls kéraphyllcux. Gelte cxsudalion est de couleur plus ou moins f'oncéc : C'esl la bleime humide. Dans un dernier cas, la suppuration remplace la sérosité et forme un veritable abces sous-corné, d'une élondue variable : c'esl la bleime suppurée. Le pus se fait uu passage en désunissant les feuillets kéraphylleux et podophylleux, et vientaboiilir au bour­relet : on dit qu'il a soufflé au poil. Sa presence donne lieu ä des accidenls variant en gravité : gangrene du tissu podophyl­leux, carie de Tos du pied, necrose du libro-carlilage, décolle-ments plus ou moins étendus.
Truüement préventif : Modifier la ferrure suivant la conlor-mation du pied; placer un fer a planche ou une plaque de cuir sous laquelle on introduit de l'ctoupe et du gouclron. Tenir la corne souple ä l'aide de corps gras.
Curalif : Amincir la corne et éviter toute compression. Sous-traire a l'appui, par la ferrure, la partic lésée. Placer un pan-sement simple. Si la suppuration a produil des décollemenls
12.
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210
MALADIES DES MEMBRES ANTERIEURS
et des désordres prolbuds, i! faut pärfois mellre les partieilaquo; ä décoiivert, enlever Ie lissu podophylleux désorganisé ou Ie coussinet planlairc, j-uginer l'os maladc, opérer Ie javart carli-lagineux qui peut en résulter. Bains ou injections de solution de sullale de cuivre dans les fistules s'il en existe. Pansemenl légèrement compressif ü l'aide d'rgt;cli5sos.
Fig. 144. — Appareil cartilaginoux du pied du che\al,
laquo;, fibro-cartilage latéral, face externe; 6, bord snpérieup ; c, bord postérieur; rf, ligament latéral antérieur bordant en avant Ie cartilage ; E, tendons flécbisseupa /quot;, tenilon^ extenseiirs; y, os du piod ; h, apophyse rélrorsale.
312. Javart cartilagineux.
Particulier aux équidés.
Nécrose partielle du fibro-cartilage latéral de l'os du pied, dont la disposition est représentée par la figure 144, ä marche progressive et envahissante, sous forme d'une parcelle vert pomme, tenant aux parties saines par un léger pédoncule qui se propage de proche en proche, mème après fexfoliation de la partie la plus anciennement nécrosée.
Cannes : Traumatismo direct ou indirect; contusions, bles­sures du cartilage par instruments tranchants ou piquants. Les atteintes pendant la marche, surtout sur les chevaux altelés par deux au timon. Succèdo souvent ä la bleime suppurée, k la piqrtre de maréchal, aux seimes quartes. Le service est cause
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JAVART CART1LAG1NEUXnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 211
prédisposanlo, plus commun cliez les chevaux de trait que chez ceux de luxe.
Symptómes: Tumefaction du cartilage, qui dovient douloureux ; boiterie plus ou moins forte, formation d'une ou plusieurs flstules laissant écouler un pus clair, sanguinolent, collant au sabot et mèlé de débris verdatres; elles sont généralement si-nueuses, dirigées en tous sens, isolées ou communiquant entre elles ; si elles cicatrisent, il s'en forme d'autres présentanl les mêmes caraclères, progressant d'arrière en avant. La douleur est moins instense lors de lésions postérieures que dans Ie cas contraire.
Si Ie javart ost ancien, Ie sabot éprouve des deformations; rirrégularitédela secretion du bourrelet entraïne des désordres corrélatifs: cercles, écailles de la couronne, crapaudine, etc. Si Ie javart est tres ancien, Ie cartilage tend k l'ossiflcation, et les parties environnantes s'indurent et augmentent de volume. Complications : II peut se compliquer de nécrose du ligament lateral antérieur, de carie de Fos du pied, d'arthrite de l'arti-culation phalangienne correspondante Dans ces cas, la dou­leur devienl tres vive; s'il y a carie, la suppuration se fait jour en un point quelconque du bourrelet; enfin, Parthrite est signaléc par la presence de Ja synovie, Ia douleur plus forte el un engorgement de Ia region coronaire.
Traitement : Cataplasmcs, bains. Cauterisation actuelle : inoyen incertain ; par les caustiques liquides ou solides : cónes de sublimé ou de sulfate de cuivre, souvent infldèles, Ie caus-tique n'atteignant pas toujours Ie point nécrosé au travers de fistules sinueuses. Les injections caustiques sont plus pratiques; liqueur de Vlllate (Mariage); solution saturée ä froid de sul­fate de zinc (Newport); eau de Rabel (Gollignon); liqueur de Cherry; unepartie sublimé corrosif, dix parties alcool (Bouley). La solution concentrée de sulfate de cuivre donne des résullats ä peu prés certains.
Quel que soit Ie liquide employé, si l'on veut réussir il Im­porte de faire les injections soi-méme, de s'assurer a l'aide de la sonde de la direction des flstules, de les faire régulièremeut uns et plusieurs fois par jour. Beaucoup d'insuccès tiennentä la facon imparfaite dont Ie traitement est execute. Parfois, on est contraint d'en venir a, Textirpalion du fibro-cartilage. Prépa-rer 1c pied en Ie parantä fond etamincissanU'arc-boutant dans la region du talon. Cataplasmes, bains.
Manuel opératoire : Le cheval k jeun, étant abattu et entravé; enleverla corne par arrachement ou par amincissement, enmé-nageant le bourrelet, suivant les dispositions de la figure 145.
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212nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;.MALADIES DES MEMBRES ANTERIEURS
luciser Ilaquo; tegument au point d'union des feuillets podophyllciix et du bourrclcl; séparerle cartilage de lapeau en dócollant cotlo dernièrea l'aide de la feuille de sauge double, en ayanlsoin de nc ])as divisor la peau dans son épaisseur. Ce temps demande bcau-coupd'aüenlionpournupasblesserlebouiTelet. Commcnceraen-leverle cartilage par la parlie postérieure, en tenant la feuille de sauge comme dans la figure 146. Continue!' i'ablation en mar-chant d'arrière en avant, délachant Ie cartilage jusqu'ä son point d'attache a Tos du pied; on arrive ainsijusqu'au ligament antérieur, au voisinage duquel on évite de laifsov du cartilage; ruginer toute la partie de Tos sur laquclle il s'atlache, recou-vrir alors la piaie d'une couche épaisse de Sulfate de cuivre en poudre; placer un fer dont la forme peut varior (fig. 447 et 148); remplacer le cartilage enlevé par une éloupadc lino, rccouvrir le tout do plusieurs couches de plumasseaux, et ter-minor le pansoment par des tours de bande, en ayantsoinqu'ils ne portent pas surle talon oppose, qu'ils appliqucnl les étoupes jusqu'au-dessus do la plaic, de facon qu'en glissant ils ne la laissent pas ä nu. La compression doit ètre modórco. Rolever lecheval, en u'oubliant pas do ret'rer le garrot hcmoslatique. Si les choses m.irchent régulièremcni, on se gardera do faire des pansements trop frequents; si, au contraire, la boiteric ne s'a-raende pas au bout de quelques jours, s'il existe des douleurs lancinantes, s'il déborde du pansement de la synovia altórée, on s'assurera de la complication existante : necrose du ligament carlo de l'os, contra lesquelles on emploicra la cauterisation, la rugination de l'os, los irrigations froidos, contiiuios, qui de-vront êlre aussi utilisóes dans le cas d'ouvorturs articulaire. L'égyptiac trouve son emploi dans celle circonslance.
II a etó indiqué un procédé moins radical que l'opération d'emblée : e'est I'ablation des parties postérieures du cartilage jusques et ycomprisla limite extreme dos points necroses, et de s'arrètor l;i. La cicatrisation se fail souvent; si olle ne se fait pas, on a la ressource de I'oxtirpation complete, laquo; lorsque le travail reparateur du premier traumatisme est déja avance raquo; (H. Bouley).
On devrasurveillor I'animal, pour évitorqu'il arrache le pan­sement pendant los premiers jours. Régime blanc. Éviter les mouvomonts inutilos.
313. Clou de rue.
Los blessures que peuvent faire a la region plantaire dos so-lipèdos les corps vulnérants rencontres sur Ie sol. Le clou de ruc peut ètre suporficiel ou penetrant, siéger dans l'une ou
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CLOU L)E RUE
213
I'aulru zone du sabot, parconscquenl varierdans ses lesions et sa aravité.
Fig. 145. — Direction de la ralnare ä faire pour enlever le lambeau de coroe.
Fig. 1/(6. — Kinplni de la feoille de sauge.
Fig. 147. — Fer ä javart.
Fig. 148. — Fer Deplas pour le eheval opéré du. javart.
Causes : La penetration des clous, lessons de verre on de bouteille, cailloux poinlus, Iragmenls d'oSjChicols de bois. elc. etc. Le fer, en se déplacant, peut blesser la sole; les pieds éva-sés ou nouvellement ferrés, a sole mince, y sent plus exposes.
Plus frequent dans les villes que dans la campagne.
Symptómes : Presence du corps vulnérant; a son défaut, les traces de son passage pendant lequel il peut avoir traverse le coussinet plantaire, la petite gaine sésamoïdienne, l'aponévrose plantaire, l'os du pied ou le petit sésamoïde, parlbis mème l'ar-ticulation (fig. 149). Avec chacun de cescas varient les lesions, les symptómes et la gravité.
Si la blessure est superflcielle, dilficulté de trouver la trace
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MALADIES DES MEMBRES ANTERIEÜRS
du clou. Quelquefois la sole est souilléc de sang. Plus lard, écoulement de sérosité et mème de pus. Boiterie pen intense; dans ce cas, Ie mal est sans gravité.
Si la blessure se trouve dans la zone moyenne et pour pen qu'eilesoitun peuprofonde, eile peut ètre grave.
J^JO i
Kig. 119. — Coupe longitudinalo et verticale de la rógion digitée du nhoval, moutrantla disposition dos synoviales artiouluires et tendineuses,
1,2, 3. première, deuxième el troisième phalanges; 4, sinus semi-lunaire de cettc dernière; -H. petit sèsamoïde ; 6, tendon de I'extenseur antérieup des phalanges ; 7, son insertion ä la troisième phalange; 8, tendon du perforé; 9, id., du perfo-rant; 10, son insertion a la troisième phalange; II, ligaments sésamoïdiens infé­rieurs; 12, cul-de-sac postérieur de la première synoviale inlerphalangienne; 13, id'„ de la deuxième; 14, cul-de-sac inférieur de la grande gaine sésamoïdienne; lä, cul-de-sac supérieur de la petite gaine sésamoïdienne; 16, cul-de-sac inférieur do la mème; 17, coup;; du hourrelet, 18, id., du cousinet planlaire. (Chauveau et Arloing.)
4
Si l'aponévrose est alteinte (tig. 14',)), douleur vive,appui nul, lancinations, écoulement d'un pus plus ou moins bien lié, sou­vent mélange de synovie coagulée. Quand la petite gaine sésa­moïdienne est ouverte, aspect fongueux de la plaie extérieure. Parfois, formation d'un abces dans Ie pli du paturon. Si Ie sèsa­moïde ou seulement 1'os du pied a été atteint, on peut s'en as surer ä l'aide de la sonde. Si Ie ligament interosseux est tra­verse, la couronne est chaude, douloureuse; oedème, abces pé-riphalangiens, écoulement de synovie plus ou moins altérée,
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CLOU DE RÜË
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Lesions prinoipales : Tres variables; simple blessure du tissu veiouté, du coussinet plantaire; ou necrose de l'aponévrose plantaire, carie de l'os du pied ou du petil
sésamoïde, inflammation de la petite gaine, arlhrite de Tartieulalion du troisième phalau-gien. La nécrose et la carie progressant, les symptóines s'aggravent: décollements, fusies purulentes, gangrene de diverses parlies. Dé-cubilus constant. Sur les parties laterales, le­sion possible du cartilage, soit dircctenienr, soit par suite de formation d'abcès.
La boiterie est toujours proportionnelle a Ia gravité des lesions. Les complications et terminaisons sent variables : chute du sabot, rupture du tendon, fourbure du membre op­pose, périostoses souvent enormes determi­nant l'ankylose.
Traitement: llepos absolu, si legere que pa-raisse la blessure. Amincir la sole, élargir en infundibulum la plaie extérieure. Cata-plasmes froids, ou mieux, I'eau I'roide en permanence. Si la boiterie ne diminuo pas, débrider légèrement la plaie, y inlroduire un agent escharotique : quelques-uns emploient
le sublime en poüdre fine (H. Bouley). Je préféré le sulfate de cuivre, soit sous forme _, ,Flg'.,50' ,
^Inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ...nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;,.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;.,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;I endons des muscles
de cone, soit en injections ou en bains si la déchisseurs des pha-fistuie est assez large : 10 pour 100 de sei cu- langes.
Driouenbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; '' tendon du perforé;
j-T , ' ..nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;thnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; , • ij/,,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; i 2.tendondu perfoi-aiil
Operation : En cas de simple décollemenl avec carie légere de l'os du pied, enlever la corne, mettre l'os ä nu, et ruginer avec la rainette ou la gouge, en faisant une plaie aussi nette que possible. Si la blessure est plus profonde et intéresse l'aponévrose {voy. flg. 150), même preparation du pied. Intro-duire la sonde jusqu'au fond de la flstule, dé­brider et élargir ce débridement en large infundibulum.
L'aponévrose mise a nu,rexciser dans toutes ses parties malades, empiétant sur les tissus
sa sortie d'entrc les deux branches du per­foré; Sj'ïjSoninsertion ä la crète semi-lu-naire; 4,4, les deux brides laterales de sa gaine de renforee -ment; 5#5, expansion fibrcjsc de la gaine mélacarpo-pbalan-gienne; 6. 7, 8, sos brides laterales; 9, '.t, ligament supérieur du boulel (tjhauveau ot Arloing.)
sains. Faire une plaie exemple de bavures. Si la nécrose se prolonge jusqu'au point d'insertion du tendon, ru­giner la crélc semi-lunairo ainsi que 1c sésamoïde s'il estdécor-
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216nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DES MEMBRES ANfÉRlEURS
tiqué ou carié : durant ce temps de l'opératiou, avoir la main légere pour ne pas fracturer en travers Ie petit os quelquet'ois tres aminci. Respecter Ie plus possible Ie ligament interosseux. Quelques chirurgiens (Nocard) conseillent de couper d'emblée Taponévrose en travers. D'après eet auteur, la guérison serait plus prompte.
Pansement : Placer un Ier, graisser les parties de corne non enlevées, garnir largemenl la plaie, dans toutes ses parties, de sullate de cuivre en poudre tres fine, et recouvrir mélhodique-ment de boulettes d'étoupe maintenues par des éclisses. Placer en talon un plumasseau flxé par un tour de bande. Si, après quelques jours, Ie membre ne s'engorge pas, si l'appétit se maintient et si Ie décubitus n'est pas trop frequent, laisser les choses en 1'état Ie plus longtemps possible. Sinon, s'assurer de la lésion persistanle, nécrose ou carie, et y remédier par les mèmes moyens, soit en ruginant plus profoudément ou en ex-cisant la nécrose persistante du tendon. Dans ces cas, il peut y avoir avantage ä faire un pansemeut provisoire, pour donner des bains de suilale de cuivre ou des douches permanentes.
Même après guérison d'une lésion légere de l'aponévrose, il persiste souvent une boiterio pendant tres longtemps.
D'autres fois, après cifiquante ä soixante-dix jours, Ie travail peut ètre repris. Quand il reste des périostoses, on cmploie la caulérisalion, et, si eile est incfiicace, la aévrotomie est indiquée. 314. Enclouure. Piqüre de maréchal. Produile par l'ouvrier maréchal sur les animaux ferrés, et consequence possible de cette operation. Iknbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;par inadveiiance ou incapacité.
!|iknbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Le clou iinplantó régulièrement doit
llll^nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;suivre la marche indiquée dans la figure
lol, pour venir sortir a la parlie externe de la parol, ou il doit ètre rivé.
Causes : Prédisposantes : pieds a mu-railie faible, plats ou rampins. Mauvaise étampure du lor, qui peut aussi ètre mal place sous le pied. Al'fllure trop droitedes clous qui n'ont pas assez de sortie. Clous -' pailleux on trop forts de lame, presence d'une souclie ou retraite, qui lalt dévier
rig. lol. — Conno du sa- , „nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ^inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; . .
bot pour montrer la Ic no^^a clou- ^hez certains animaux,
marcho du clou.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;habitude de compter. Enlin, inhabileté ou
inattention du maréchal. Le clou peul
n'dvoir qu'el'tlcure ou comprimé les parties vives, sans les avoir
alf'itites; mais il peut aussi les avoir blessées profondémenl.
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ËNCLOUUliEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; oj'j
Symptómes : Peuvent être immédiats ou tardifs. Dans Ie pre­mier cas boiterie plus ou moins forte ; a 1'examen de Ia mu-raillu, apparence des rivets dont I'un peut être plus haut, sen-sibilité ä la percussion. Le pied dóferré; douieur au 'point correspondant ä la piqürc. En creusant avec ia rainette on peut suivre la trace du clou, et parl'ois il s'écoule un peu de suppu­ration ordinairement noiratre; dans cc cas, les premières cou­ches cornées qui sont enlevées par rinstrumcnt ont une teinte jaunatre; la teinte ardoisée du pus indique Ie peu de gravité de la blessure.
Il peut se faire que les consequences de la piqQre soient plus sérieuses. Si l'accident a été négligé ou méconnu, on voit se former un abces sous-corné; Ie pus souffle aux poils, et des complications graves sont a craindre : gangrene des tissus po-dophylleux ou velouté, carie de l'os du pied, décollernents plus ou moins etendus d'une partie quelconque du sabot. Dans ces cas, forte boiterie, douleurs lanciuanles, écoulement de pus fllant, odorant, strié de sang; décubitus frequent, inappétence plus ou moins complete.
Trailement : Variable suivant la gravité de l'accident. S'il est léger, dél'errer Ie pied, Ie lenir entouré dquot;ua cata-plasme. Quand la boiterie a disparu, referrer Ie cheval en mo-difiant Ie fer, brocher plus laquo; maigre, ou ne pas replacer les clous douteux. Si l'enclouure a plus de gravité, après avoir sonde Ie pied et reconnu Ie ou les points sensibles, dégager a l'aide de la rainette, extraire la pointe du clou si eile s'est bri-sée, donner issue au pus s'il en existe, et faire un léger panse-ment a l'aide d'une étoupade de goudron ou de térébenlhine. Cataplasmes.
Entin si les douleurs, la presence du pus, indiquent un cas plus grave, enlever lacorne sur une grande surface pour éviter les étranglements ; exciser les tissus mortifies ; ruginer l'os s'il y a lieu, et terminer par uno cauterisation ä l'aide du sulfate de cuivre, de l'eau de Dabei, etc., etc. Pansemcnt légèrement compressie ou bains de sulfate de cuivre. En tout cas, surveil-ler les ftisées purulentes qui, en macéranl Ie cartilage, peuvent donner naissance au javart cartilagineux. 314. Fourbure.
Gongestion de l'appareil corné propre ä tous les animaux onlaquo; gulés, surtout les équidés. Aiguë ou chronique.
Vauses : Alimentalion trop substantielle, usage des céréales i
blé, seigle, orge. Les saisons chaudes, lemode d'ulilisation, los
allures rapides, Ie travail après un repos prolongé ; la slation
forcée sur un membre après une operation ou urïe blessure au
Sio.nol. — Aide-iuéui. vclér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 13
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218
MALADIES DES MEMBRES ANTÉRIEURS
membre oppose ; les coliques ou autres affections intestinales. Elle peut compliquer les affections typhoïdes, qu'elle aggrave singulièrement.
Symptómes généraux : Tristesse, abaltement, flèvre, inappé-tence, tremblements, raidcur des reins, injection des muqueu-ses. Varient de quelques heures ä un ou deux jours.
S.Locaux rChaleurdu pied, sensibilité, marche penible ou im­possible. Si la maladie affecte les membres antérieurs; en sta­tion, ils sont portés en avant de la ligne d'aplomb. La marche est spéciale, les membres se meuvent lenteraent et avec pre­caution, Ie poser se fait en talons. Les membres posterieurs s'engagent fortement sous Ie centre de gravité pour faire pro-gresser ou soutenlr la masse. Si on leve un pied, impossibilité de rester a l'appui sur Tautre membre. Immobilité du corps, trépigneraents des membres.
Au bout de quelques jours, décubitus presque constant, du-quel résultent des blessures, des excoriations profondes. Si c'est Ie bipède postérieur qui est atteint, les qualre membres se trouvent rapprochés sous Ie centre de gravité. Cette position forcée des membres antérieurs est faligante, et ils sont souvent atteints conséculivement. La marche est presque impossible, et Ie décubitus plus frequent et plus prolongé. Si les quatre membres sont pris, l'attitude est la mème que dans la fourbure des membres antérieurs, les membres souvent écartés, Ie dé­cubitus constant; la douleur
peut èlre teile, que certains chevaux poussent au mur comme en cas de vertige.
Chez Ie batuf : La fourbure attaque de preference les membres postérieurs. Mar­che difficile, décubitus fre­quent. Voussure de la co­
#9632; Foiirhuri chpouique. Pied vu latéralement,
lonne vertebrale. Fièvre, pas
de rumination. Araaigrisse-ment rapide. Les causes sont les travaux prolongés sur un sol dur ; jamais par la nourriture.
Terminaisons, Hémorrhagie : Se produit dans Ie tissu rélicu-laire qu'elle gonlle ; Tos du pied est déplacé en arrière, les feuil-lets podophylleux et kéraphylieux se désengrènent, et souvent Ie sang vient sourdre ä la couronne.
Inflammation et suppuration : Les tissus sous-cornés peuvent devenir Ie siège d'un processus indammatoire, et il pcut.se for­mer de la suppuration. Station debout impossible; cfbuleurs
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FOURBURE
219
excessives; apparition du pus au bourrelet. Quelquefois chute
du sabot. Gangrene : Les tissus podophylieux et veloutés peuvent se
gangrener, et la chute du sa-bot se produit ; en même
temps se m ontrent les symp-
tómes de la gangrene géné-
raiisée. Faiblesse du pouls,
abaissement de la temperature
générale. Teinte cyanosée des
muqueuses, etc., etc. Ètat chronique : Si la four-
bure aiguë ne guérit pas dans
un délai tres court, eile passe
k Télat chronique, amenant des
changements de forme dans
Ie sabot et des modifications
dans sa secretion. Le pied
s'allonge en maniere de patin,
parait aplati comme dans Ia
ligure 152. La corne, marquée de cer-
cles, devienl cassante ; les
fibres cornées se rapprochent
Fig. i'D.i. — Foürbure chronique. Pied vu d'en bas.
de l'horizontale, les talons
croissent proporlionnellement plus vite que la pince et de-
viennent tres élevés.
A la face inférieure, la sole est devenueplus pleine, quelque­fois tout a fait comble, c'esl-ä-dire convexe dans une partie de
son étendue, sur-tout en avant de la fourchette; les la­cunes laterales pa-raissent plus pro­fondes. Souvent celteconvexitédela sole est extreme et, au point oü vient reposer le bord de l'osdupieddcplacé,
eile est amincie,
complètementusée,
Fig. 154. — Pied fouplm oü Ton Toit tres bicn le kéraphyllocèlc (période intermediaire).
laissant a nu les tissus sous-jacents enflammés ou fongueux et boursouflés: e'est le veritable croissant.
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220
MALADIES DES MEMBRES ANTERIEURS
Sur Ie pourlour de la paroi et surtout en pince, les feuillels podophylleux et kéraphylleux désengrénés laissent un espace vide remplis de débris de sang desséché, de corne pulvérulenle; cette cavité est liraitée en arrière par une couche de corne de nouvelle formation. L'ensenible de cclte lesion conslitue/a/bw-
•
Fig. iöö. — Piod d'uu cheval alteiut de fourbure chronique. a, extenscup anlérieur dfis phalanges; b, parui ordinaire. — c,bourrelet. — rf, tissu feuilleté, mais on n'} reconnait plus la slructurc lumellaire, ce n'cst plus qu'une chair amorphe; e, paroi, dcimème couche formation morbide; coin kéraphylleux ou podophylleux (Bouley) ; /, croissant ou sorte de déchirure marqoant la limite d'inQcxuo^ité entre la paroi hypertrophióe et la sole, et produite pirle repousse-ment en arrière de Vos du pied ; g, os du pii-d conlourné en soul er h la poalaine. Le coin corné hypcrlrophique a ceusó une concagt;ité dans sa f;ice antérieure; h, tissu vcloutej; ï, tendonperforaut; j, os sésamoïilc; Ä, tendonperforé; ^cous-sinet plantaire.
mihère, II peut se faire qu'il se produise ua veritable kéraphyl* locèle (fig. 154) qui ajoule ä la deformation et ä la douleur pri­mitives.
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FOURBUREnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 221
Souvent aussi,au tieu d'une fourmitière,on eonstale unépais-sissement de la paroi, avec deviation des fibres sécrélées, qui deviennent sinueuses et horizontales comme dans la figure 155. Toules ces lésions se combinent divcrseincnt, avec une inlen-sitéel des degrésdifférents. Ala dernière période,Iepied lourbu présente la deformation que reproduit la figure 156.
Fig. 156. Pied fourbu arrive ä Ia dernière periode.
Dans la fourbure chronique, la boiterie est plus ou moias forte ; pendant la progression, ie sabot se relève en pince, et Ie poser se fait en talon. Cet appui est appreciable par 1'usure du fer. En cas de croissant, la
station et la marche sont sou­vent impossibles. Le pied est sensible a 1'exploration, et la percussion donne la sensation d'une résonnance anormale. Pendant la marche,il se produit
frcquemment au membre pos-térieur.un mouvement spasmo-dique, du jarret, qui se rappro-che du harper de 1'éparvin sec.
Il a été propose une foule
d'hypothoses sur les deforma­tions du pied par la fourbure chronique (H. Bouley, Watrin, Fogliata).
Traitemenl. F. aiguê : Sai-
gnécs générales plus ou moins abondantes,qu'il faut quelquc-
Kij. 157. — Apparoil d'irrigalion.
La piece sise ici sur l'avant-braspeutèfre
descenduc sur la couronne.
fois renouveler. Saignées aux ars. Applications de topiqües refrigerants ou astringents. Cata-plasmes de terre glaise maintenus frais et. humides. Bains d'eau courante. A leur défaut, employer Tapparcil (Martin) dont on peut faire varier le point d'application (tig. 157) en laissant les
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'222nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES DES MEMBRES ANTER1EURS
animaux sous l'eau Ie plus longtemps possible. Frictions sèches ou vinaigrées sur les membres. Si cela se peut, parer Ie pied.Dé-cubitus Ibrcé sur une bonne litière. A l'intérieur, purgatifs sa-llns, boissons nitrées, régime délayant, nourrilure lógère.
F. chronique : En cas de fourrailière, enlever toute la come décollée en pince, en raamelles, et en quartier; placer an fer étampc de maniere a répondre ä la deformation du sabot. Ap-pliquer ä Ia couronne une série de vésicatoires, en surveil­lant la pousse de nouvelle corne, qu'on maintient souple et grasse.
En cas de crotssnn?, amincirlacouchekéraphylleuse épaissie, placer un fer recouvrant un pansement modérément compres-sif. S'il existe d'autres lésions comme abces sous-solaires, carie ou nécrose de l'os du pied, donner issue au pus, ruginer ou ré-séquer les parties malades. Enfin, comme ressource extreme, employer la névrotomie praliquée au-dessus ou au-dessous du beulet suivant Ie cas.
La ferrure, comme moyen d'utilisation, a une grande impor­tance. Les fers sont ajustés ä la frangaise ou a l'anglaise. Gette dernière est preferable en ce sens que, tout enpermettant delo-ger sans la comprimer la partie comble de la sole, eile laisse la paroi porter sur une surface parfaitement horizontale. La fer­rure Charlier a trouvé dans ce cas de nombreuses el tres heu-reuses applications. La corne devra ètre maintenue dans Ie plus grand état de souplesse. On aura avantage k employer durant quelques mois les animaux au travail des champs, sur un sol doux et meuble.
La fourbure du bceuf reclame les tnêmes soins que celle des solipèdos, Ferrer les boeufs que Ie service expose ä une usure exagérée de la corne.
315. Aggravée.
Inflammation du réseau vasculaire sous-jacent, k la portion d'épiderme épais sur Icquel se fait l'appui. Particuliere au chien.
Causes: Les marches prolongées sur unsol dur ou empierré; les chasses dans les chaumes ou sur un terrain échauffé, rabo-teux.
Symptómes : Les tubercules plantaires sont sensibles, chauds, rouges, endammés et gondés. L'épiderme plus ou moins usé, laisse voir, quand Ie mal est tres accuse, de petites crevasses ou des amas d'une sérosité qui devient purulente. La marche est douloureuse, impossible, surtout après un temps d'arrèt.
Traitement : Uepos; compresses froides, applications de blanc
ocr page 235
AGGRAVÉE
223
d'Espagne et vinaigre ou lie de vin. Il est preferable de graisser Ie dessous de la patte avec-du beurre, du saindoux frais, qui excitent le chien ä lécher continuellement cette partie. A moins de circonstances particulières peu grave.
316. Encastelure et maladie naviculaire.
Rélrécissement du sabot dans Ie sens lateral, manifeste sur-tout dans la rógion des talons et des quarliers. Particuliere aux solipèdes. Attaque principaleraent les membres anlérieurs, soit un seul, soit les deux.
On la divise en vraie ou fausse, suivant que le resserrement atteint latotalité du pied ou seulement les talons.
Causes : Dessiccalion du sabot, stabulation prolongée, défaut d'exercice, sécheresse du sol. Ferrure negligee, pieds longs, fers
Fig. 108. — Pied encaste'é.
Fig. 159. — Ker Tt branches tronquées.
trop justes, amincisscment de la fourchette et des barres. Ajus-ture vicieuse, en cuvette. L'influence de la ferrure est d'autant plus active qu'elleest permanente et modifie petit ä petit la forme du pied. L'encastelure est consecutive ä d'autres mala­dies : afTeclions du pied, des tendons qui entravent la gymnas-lique fonctionnelle du sabot; maladie naviculaire.
Symptómes : Si eile est totale (flg. 158), diminution du péri-metre du sabot dans toutes ses dimensions, principalement dans le sens transversal, plus prononcée dans la region des quar-tiers et des talons. Ces derniers seuls sont serres quand l'en­castelure n'est pas générale.
En mème temps le sabot se contracle a la parlie inférieure de teile sorte que le périmètre plantaire est plus étroit que la cir-
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224
MALADIES DES MEMBRES ANTÉRTELRS
conférence coronaire. La corne est dure et sèche, Ie sabot eer­de, les talons tres hauts, lus lacunes laterales profondes, la fourchotte amaigrie, aplatie d'un cóté ä l'autre, Ia lacune mé-diane laisse suintcr un liquide séro-pnrulent, odorant, gris noirätre. Il y a quelquefois des dócoliemenls sur 1c pourtour de la paroi, ou des seiines quarles et des bleimes. La boiterie est plus ou moins intense; au repos, l'animal pointe en portant Ie membre malado en avant de la ligne d'aplomb. Pendant la marche, l'allure est raccourcie, gênée, Ie clieval butte facilement; il semble qu'il soulïre des épaules; ce qui est une cause fre­quente d'crreups. Ces symptömes sont surtout manifestes au
lquot;ig. 160. Pied prépar*'- pour Ie Rystèmc Chnrlier.
Fis. 16).
Piedferré au Systeme Cliarlior, en dessous.
sortir de 1'écurie, et s'atténuenl par l'cxercice Après un repos, la boiterie reparait comme devant. Le pied déferrc est, sensible en talons, la corne est parsemée de slrics rougeatres. Les dou-leurs parfois tres vives engagent l'animal k rester couché. Quand eile est ancienne, les animaux deviennent bouletés, les tendons et les gaines sont sensibles et exagèrent la boiterie primitive.
TraUcment. Prophylaclique : Soins des pieds, applications d'onguent depiods,degraisse, de goudron. Ferrnre rationnelle; laisser la force a la fpurchetto, anx arc-boiilants, bonno ajus-ture. Excrcice quotidien. Application de fers k lunettes ou k branches tronquécs comme dans la figure 159 de la ferrure Charlier (fig. d60 et tfil); du fer de Turner (fig. 162); employer
ocr page 237
ENCASTELURE
225
Fi g. 162, — For ü élampures uoilalérales de Turner.
Fig. 163. — Fer ä ajusture conlraire.
Fig. 164. — For geneté.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Fig. 165. — Désencasteleur Jarrier.
Fig. 166. — Désenc^steleqp L^fossraquo;.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Fij. 167. — Fer ü élrésillon.
1 .
ocr page 238
0)6nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DES MEMBRES ANTÉRIEURS |
aussi lo fer ä ajuslure renversée ou contraire (Qg. 163), Ie fer k oreilles ou fer geneté (fig. 164). Quand l'encastelure est prononcée, on se sert pour élargir
Ie pied de désencasleleurs,
Ëlau contraire de Defays.
dont les formes et l'emploi sonl tres variables.
Nous ne feronsque men-tionner celui do Jarrier (fig. 165).
Celui de Lafosse, dont les branches plus courles ont plus de force et agis-sent en jouant sur une tige Iransversale (fig. 166).
Ces instruments agissent directemcnt sur Ie sabot qu'on ferre ensuite.
On a modilié les procé­dés d'écarlement, en agis-sant sur Ie fer d'abord place sous Ie pied. Le fer est écarté par le déseu-casleleur et entraine la partie postérieure du sabot dans son mouvement d'ex-pansion, comme le fait bien
Fig. i
comprendre la figure 167. L'étau de Delays retnplit au mieux eet ofüce (flg. 16S). On dilate le pied tous les deux ou trois jours, de quelques
millimetres et les oreilles du. fer, appliquées centre
la face interne de la mu-railledes talons, empèchent le rctrait du sabot sur lui-
meme.
Enfin le désencasteleur
Fig. 160. — Désencasteleur Jovard.
Jovard, pourvu d'une dou-
ble vis ä pas contraires, fai-
sant mouvoir deux griiïes qui s'appliquent sur la rive interne
de chaque éponge, et qu'on fait mouvoir a l'aide d'une tige de
fer quelconque (voir la fig. 169). Ces moyens donnent souvent de bons résultats, mais sils
sont employés san? ménagements, ils peuvent avoir des incon-
vénienls graves. ,
ocr page 239
ENGASTELURE
227
Un procédé souvent suivi de succes consisle k rapef Ie sabot depuis les quartiersjusqu'aux talons de facon'aréduire la corne ä l'état de pellicule, et ä appliquer k la couronne une succession de vésicatoires. Le seul inconvenient de celle methode est d'etre lent, puisqu'il faut attendre la pousse du sabot. Le moyen des rainures donne aussi de bons résultats, quoique moins parfaüs que le precedent.
Maladie naviculaire : Inflammation de la petite gaine sésa-
Fig. 170. — S(5ton de la fourchctte de Sewell. AA, séton ; B. coussinet pl.intaire; C, os naviculaire; l), fourchette.
moïdienne; eile s'accompagne de contracture des sabots. Il reste ä determiner si la maladie naviculaire entraine Tencastelure, ou si celle-ci determine la maladie naviculaire.
Quoi qu'il en soit, les symptómes de cette maladie sont de tous points ceux de l'encastelure, avec une sensibililéplus ou moins forte k la pression dans le pli du paluronau-dessus des talons.
Quand les deux membres antérienrs sont atteints, le cheval pointe altcrnativement de Tun k lautre membre. La boiteric a des intermittences, suivant le degré d'humidité du sol ou de Tatmosphère,
ocr page 240
228nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DES MEMBRES ANTÉRIEURS
Lés lesions sont tres variables; depuis la simple injection de la synoviale, jusqu'a la décortication ou l'érosiondu petit sésa-moïde, ou son atrophie.
Causes : Elle atteint de preference les chevaux de race dis-tinguée, a hautes actions, les picds ä fourchelte maigre. Les fatigues de la chasse ou du saut qui se font sentir surtout sur les tendons fléchisseurs.
Traitemcnt : La ferrure Charlier, la mise au pre dans des terrains humides, les vésicatoires autourde la couronne. Sewell a conseillé de passer un séton ä travers Ie coussinet plantairenbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i
(Hg. 170).
Tous les moyens indiqués ci-dessus pour l'cncastelure sont applicables dans ce cas. II faut rejelei* les operations consis-Lant ä cautériser Ie sésamoïde ou k seclionncr Ie tendon fléchis-seur.
La dernière ressource donnant souvent des succes, en per-mettant d'utiliser les animaux, est la nóvrolomiede la branche postérieure.
317. Crapaud.
Équidés.
Maladie des appareils sécréteurs de la corne, attaquant un ou plusieurs membres ä la fois. Longue, difficile ä guérir. Elle est devenue plus rare depuis ramélioration des voies de com­munication, ainsi que par suite de soins d'hygiène mieux en-tendus.
Causes : Obscures. Les lieux bas et humides : Poitou, Hol­lande. Leséjour dans les boues ou les litières. On Ta considéré comme parasitaire : kéraphyton (Mégnin). Se montre surtout sur les animaux de race commune et de temperament lympha-tique.
Symptómes : Suintement dans les lacunes de la fourchette, se montrant a un ou plusieurs pieds. Corne de la fourchette ramollic, sécrétant une matière séro-caséeuse fortement odo-rante.
Quelquefois c'est par Ie pli du paturon qu'elle débule; sur Ie point correspondant au bourrelet, la peau revèt les apparences des eaux aux jambes, la maladie alteint bientót les talons et se propage aux lissus sécréteurs de la corne. Gagnant ainsi de proche en proche, eile altere ces tissus qui s'hypertrophient; les villosilés veloutées et les feuillels podophylleux torment des pinceaux, des fics qui, au lieu d'iine corne tendant a devenir solide, sécrètent une humeur félide. Ces hypertrophies et ces secretions décollent la corne normale, et se font jour en un point quelsonque du sabot, d'ordinaire dans les lacunes. Ce mouve-
ocr page 241
CRAPAUDnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 229
ment dereptalion, se propageant constamment, décolle lesabot dans ses diverses parties en envahissant les feuillels podophyl-leux. A ce moment Ie sabol est deforme et s'évase dans la parlie postérieure. A mesure que ce décollemeut s'accentue, il se forme des fles, des sortes de tubercules saignants, qui nn sont autre chose que l'hyperthrophie des tissus sous-cornés el ké-ratogènes.
La boilerie est nulle on peu sensible, ce qui permet d'uliliser
les malades pendant assez longtemps. Souvent Ie crapaud est
Unbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; accompagné des eaux aux jambes, qui semblent ctre une maladie
de même nature. Sa durée est longue et, a moins qu'elle ne
soit tres ancienne, l'élat general n'est pas altere.
Traitement : Consiste a modifier les ibnetions sécrétoires des organes producteurs du sabot. Par conséquent, il Importe de ne pas les détruire, soit par l'instrument, soit par des cauterisa­tions intempestives ou trop profondes.
Ce sont les soins minutieux et journaliers qui imporlent dans ce traitement.
Raccourcir l'excédent de corne, mettre bien k découvert les regions envahies, tout en ménageant les points d'attache d'un fer qui permelte I'application d'un pansemenl. Dans ce temps de l'opération, il est preferable d'cmpiéter sur les parties saines plulót que de ne pas agir sur un point malade, meme tres res-treint, car cette partie négligée devient Ie point de depart d'une nouvelle manifestation morbide. Netloyer aiors, raser les fles, tubercules des tissus kératogènes, sans les atteindreen profon-deur; en un mot, ne détruire que les parties hypertrophiées. Coci fait, étendre sur tous les points malades Tune ou l'autre des substances dont nous aurons a parier, et placer un panse-ment d'étoupes rendu compressif par I'application d'éclisses.
Les pansementsdoiventètre frequents, tous les joursou même deux fois par jour. A chaque pansement, gratter la corne de nouvelle formation qui n'est pas sulflsamment adhérente. Re-commencer jusqu'a la presence d'une corne de bonne nature; surveiller les lacunes de la fourchette.
Les produits pyrogénés sont surtout efficaces : goudron vé-. getal, creosote, pctrole, acide phénique ou goudron phéniqué. Puis les sels de fer, sul late ou perchlorure de fer. Les prepa­rations de cuivre, acétate, sulfato de cuivre en poudre ou en solution. Les causliques ont leur utilité : acides sulfurique, ni-trique, hydrochlorique, eau de Rabel, pate de Plasse, alun cal­cine, acide arsénieux, chlorure d'anümoine, ainsi que Ie chlo-rure de zinc; mals il faut éviter les désorganisalions profondes, inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Pillvérisalions antiseptiques ; ether iodoformé (Nocard),
ocr page 242
230 MALADIES DES MEMBKES ANTÉR1EURS
Le trailement de Vivier domie do frequents succes. II im' porte de bien nourrir les animaux, d'eviter les lieux ou les Ijlières humides. On a egalement employe l'arsenic ä Tinterieur.
318.nbsp; Abces sous-cornés. Carie et necrose de los du pied.
Voir les paragraphes ci-dessus :
Enclouure (p. 217). Clou de nie (p. 213). Bleime (p. 209). Seime (p. 205). Javart encorné (p. 21i).
319.nbsp; Piétin.
Inflammation ulcéreuse du pied du mouton. Grave par ses consequences économiques.
Causes : Contagion avec incubation de quatre a six jours. Les au Ires causes des plus obscures; on l'a considéré comme pa­rasitaire, mais sans demonstration.
Symptómes : Atteint un ou deux onglons du même pied, ou plusieurs pieds a la fois.
Au debut, pen de boiterie, état general bon. Apparition d'un point décollé de la paroi, plus ou moins étendu en divers sens.
Du cinquième au septième jour, rougeurä la commissure des onglons, suintement séreux, chaleur, légere boiterie. En enle-vant la corne décollée, on rencontre un petit abces qui s'ulcère, présentant un fond rouge a secretion blanchätre, odorante. L'appélit diminue, la tristesse survient et la boiterie augmente. Le mal semble se canlonner au cóté interne de Tonglon. La corne de la pince s'est allongée sous Tinfluence d'une hypersé-crétion des lissus. La maladie se propage en décollant les parlies saines. Les ulcères laissent écouler un pus létide et, s'étendant en prolbndeur, peuvent amenerdes lesions de l'osdu pied, des tendons ou des ligaments. Si la maladie atteint plusieurs pieds et amène les désordres ci-dessus, eile determine de la flèvre, de la tristesse, la perte de Tappétit, une boiterie intense : les animaux se Irainenl quelquefois sur les genoux. Enfin la mai-greur, le marasme amènent la mort. Abandonné a lui-mème, le piétin guérit quelquefois, mais rarement; le plus ordinairement il dure des mois et des années dans un troupeau, a cause des recidives ou des guérisons incomplêtes.
Traitement : Le commencer dés le début; diviser Ie troupeau par lols, correspondant k Ia gravité du mal. Amincirla corne des onglons, mettre les tissus a nu sans délabrements inutiles, cautériser les points malades avec Tacide azotique (Morel de Vindé, Delalbnd, Lafosse). L'acide phénique, la creosote ont été recommandés ainsi que Ie beurre d'anlimoine, le sulfatc ou les acetates de cuivre. Placer ä lentrée de la bergerie une caisse contenant un fort lait de chaux, que les animaux traversent en
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P1ÉT1Nnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;231
entrant eten sorlant. Éviter, en metlant änules tissus malades, d'intéresser l'os ou lestendons. Plus tard, si les désordrestrop profonds nécessitaient un Iraitement long, dispendieux, livrer les animaux a la houcherle. Sinon, débrider les flstules, ouvrir les abces, enlever même ia phalange, surtout si un seul doigt est alleint et si ce sent des bêtes de prix.
Police sanitaire : Declaration, isolement: parcours et pätu-rages spéciaux. Les animaux peuvent êlre vendus pour la con-sommation.
320.nbsp; Atteintes.
Contusion avec ou sans plaie, pouvant exister a la couronne, au patüron ou au talon du cheval.
Causes : Peuvent être produites par un corps étranger, par un cheval voisin ou par l'animal lui-même; soit en forgeant, soit en se touchant avec Ie far oppose, surtout s'il est muni de crampons.
Symptómes : Plaie, entaille, excoriation épidermique, gonfle-ment, chaleur, douleuräl'exploration, boiterie. Elle peut varier de la simple contusion ä la presence d'abcès, avec complica­tions telles que javart cutané ou encorné, chute de peau par suite d'abcès oude gangrene partielle du derme.
Trailement : Affection légere : Éviter les causes qui la pro-duisent. Applications froides, douches, cataplasmes emollients.
Affection grave : Ouvrir les abces, débrider les points oü exis­tent des bourbillons, pansemenls k la teinture d'aloès. Après les chutes de peau, soins de propreté, désinlection des plaies. Pansements antiseptiques.
321.nbsp;Lésions accidentelles du sabot.
La plus Iréquente dans les grandes villes, est due au passage d'une roue qui, en frólant Ie sabot, peut Ie blesser d'une facon plus ou raoins grave.
Ces lésions peuvent èlre immédiates ou éloignées, d'ou cette nécessité d'une grande réserve jlors de conslatations et en pre­sence de blessures qui, au premier abord paraissent sans gra-vité, mais peuvent donner ultérieurement naissance k des boi-teries chroniques causées par : des formes, des décollements de la paroi, etc., etc.
322.nbsp; Ferrure.
Application méthodique d'un fer sous Ie pied du cheval et du bceul'.
Divisée en ferrure normale et pathologique.
La première permet Tutilisation des animaux a tous leurs ser­vices; la seconde remédié k leurs défectuosités ou vient en aide k la chirurgie. La principale regle de la ferrure normale
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MALADIES DES MEMTtRES ANTERIEüRS
est de se conlbrmer aux nécessilés physiologiques, en confec-tionnant Ie fer pour Ie pied, en ménageant les aplombs et en se guidant sur Ie mode d'utilisalion des animaux.
Fig. 171. — Fer avec ajusture vicieuso on fortement exagérée.
Depuis plusieurs années, la ferrnre a pris plus de légèreté, au grand benePice des chevaux. Il y a ä considérer Ie poids du fer dans ses proportions avec la largeur et l'épaisseur, son ajus­ture devenue presque nulle avec l'habilude des fers ótroils et sa tournure. Ces fers étroits ont heureusement fait disparailre l'habitude des ajusturcs comme cello que représente la f/gure 171.
172. — Fop ordinaire de dcyanl. Fig. 173. — Fer ordinaire de derrière.
Le fer doit être en relation exacte avec la forme dn pied, présentant, a pen do choses pres, la forme ci-contre pour le devanl ou le derrière : (fig. 172 et 173).
Il doit être légèrement plus mince en pince qu'en talons. II peut porter unou deux pincons, ainsi que des crampons. Dans les fers anglais, l'ajusture est prise aux dépens de l'épaisseur
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FERRUREnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;233
de Ia faco supérieure du fer (fig. 174) et sa face inférieure est
Fig. 174. — Ajusture anglaise.
173.— For anglais de devant, faco inférieuro,.
creuséc d'une rainure dans laquelle sont percées les étampures (fig. 175).
Le fer esl fixé au pied par des
clous de grosseurs et de formes di­verses, suivant qu'ils sont dits fran­cais, anglais, ou Charlier.
Le pied doit eire pare pour rece-voir le nouveau fer en enievanl l'excédant de corne du sabot. On se sert pour eet usago du rogne-pied et du bouloir; pour la ferrure k Tanglaise, on emploi le coutcau anglais. L'ouvrier doit conserver au pied sa forme naturelle, laisser une épaisseur sulfisante a, la sole, ne pas affaiblir la l'ourchette et les
t7ti. — Fer Charlier, vu par
arcs-boulants. Le pied raccourci
sa face supórieure.
doit conserver tonte sa rectitude d'aplombs.
Le fer applique a chaud rend ces manceuvres faciles et peut être luimème modifié sans peine pour unc adaptation exacte, ce qui n'arrive pas loujours avec la ferrure dite a froid. Le fer est ensnitc contrepercé, limé et appliqué sous le pied.
Les clous doivent sorlir régulicrement dans la paroi, après
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MALADIES DES MEMBRES ANTERIEURS
quoi ils sont rivés et les rivets rabattus avee Ta rape, dont 1'ac-tion doit étre limitée a ce point.
Fig. 177. — Sabot abaltu en chunfrem Fig. 178, — Pabot avec lefer Charlier. pour la ferrure Charliep.
Dans Ia ferrure Charlier, on creuse Ie bord inférieur du sabot
f......---------.--o, 12 5
Fig. 179, — Boutoir.
pour y loger un fer qui fait office de virole. Les figures 176 k 180 indiquent mieux que ne Ie ferait toute explication, la forme
Fig. 180. — Coupe média no.
du fer, la preparation du pled. Ia coupe du sabot pourvu de son fer (voy. flg. 160 et 161, page 225).
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FERRURE
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La ferrure bien faite, doit tendre k conserverausabol la forme du pied vierge représenté dans la figure 181.
La ferrure doit ètre renouvelée, quand Ie sabot prend Irop de longueur ou quand Ie ferest usé.
En hiver, les fers sont iminis de clous a glace ou de cram­pons qui peuvent eire fixes ou mobiles (fig. 182,183, 184).
Fig. 181. — Sabot bien conforme d'un pied de devant non encore modiGé par la ferrure.
Le clou Delpérier suffit k toules les nécessilés que peut pré­senter la saison des neiges et des verglas, sous nos latitudes. Son emploi dans une fausse étampure, permet k teute per-
Fig. 182. #9632;
#9632; Ferrure d'hiver ä crampons fixes.
Fig, 183.
- Pied ferré avec crampons mobiles.
sonne, même la moins habile de l'employer sans danger de blesser ou de piquer les parties vives, S'il est usé, on Ie remplace facilement, et s'il est bien rivé,
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MALADIES DES MEMBRES ANTERIEl'RS
sa solidilé est assez grande pourpermcltre l'usure complete du clou.
De nombreuses modifications inspirées par ce Systeme ne sout pas parvenues a l'égaler dans la simplicité. Ia facilité de son emploi et son bon marché, ce qui n'est pas indifférent en pareille occurrence.
Les chevaux qui forgent doivcnt être ferrés k pince tronquée
Cramitöns mobiles h vis
Fig:. 183. — Fcr anglais pour lc cheval qui forgo.
du derrière (fig. 185), en réduisant la longueur des éponges aux fers de devant.
Ceux qui se coupent, se taillent, s'entretaillent, doivent être ferrés a la turque (voy. flg. 134 et 135, pagel99).Cesont lespa-nards et cagncux, les jeunes chevaux, ceux atteints d'efforts de reins. Ceux qui ont des retractions tendineuses seront pourvus de crampons élcvés pour éviter les tiraillements sur ces par­ties.
La ferrurc de l'dne et du mulet se pratiquent d'après les mèmes principes généraux.
Fcrrure du hvuf : Indispensable, au moins temporairement, pour les animaux qui voyagent ou travaillent sur les routes. Consistc dans rapplication sous les onglons d'une plaque de fer allongée, pourvue d'un pincon en languette qui se rabat sur Ia face antérieure de l'onglon (voy. flg. 186 a 190).
Charlier a appliqué sa methode a Ia ferrure du boeuf, ainsi
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EEHRURE
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que Ie représenlent comparativement les figures 187 a 190. Ges animaux sont généralement ferrés au travail.
Fig. 186. — Pied ti-i buïuC avec lafeuülupü Gharlier sar un des ougloas. Fiff. 187. — Pied de bjuf ferré, vu en dc.ssou?, aacien Systeme et systèma Ghar­lier. Fig. 188. — Fers Gharlier appliques sans pingons. Fig. 189. — Pied de bocuf ferré aux deux systèmes, vu de face. Fig. 190. — Fer de bueuf Gharlier avec piusonéliré et rabattu.
Responsabilité professionnelle : Le maréchal no serail respon-
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238nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DES MEMBRES ANTEHIEURS
sable des accidents survenus pendant la ferrure, qu'en cas d'im-périlie, dïncurie ou d'imprudences notoires; en un mot, en cas de faule lourde ayant cause des accidents graves.
CHAPITRE X
MALADIES EXTERNES DE L'ABDOMEN ET DES MAMELLES.
Abdomen : Contusions et plaies de I'abdomen. — Éventrations. —
Hemies ventrales. — Hernias ombilicales. Mame/le : Engorgement des mamelles. — Mauimite. — Matniuite
parasitaire. — Araignée. — Alterations du lait. — Crevasses.
—nbsp; Plaies. — Empissement laiteux. — Obstruction des trayous.
—nbsp; Verrues. —Kystes. — Cancer. — Amputation des mamelles.
Abdomen.
323.nbsp; Contusions et plaies de I'abdomen.
Causes : Les chocs, les chutes sur des corps tranchanls ou piquants, les coups de cornes. Ne sont graves qu'autant qu'il y a éventration ou hernie ventrale. Si ia peau seule est intéres-sée, pratiquer des sutures, faire des applications froides.
324.nbsp; Eventration.
Déchirure par l'une des causes ci-dessus des parois abdomi­nales, la peau comprise; pur suite, hernie de Tun ou I'autre des organes conlenus. Chez tous les animaux. Grave par suite de la station quadrupédale, qui laisse tout le poids des organes contenus dans I'abdomen, reposer sur les parois inférieures. et rend par conséquent tres difficile la cicatrisation de ces plaies.
Symplómes : Objeclifs, plaie plus ou moins grande, hernie plus ou moins complete des ansesin'.estinales ou de Tépiploon. L'intestin exposé se colore bienlót, se parchemine, et il se pro-duit une hémorrhagie d'abondance variable Les organes her-niés peuvent avoir été blessés, compritnés, souillés. Symplómes de coliques ou de sidération profonde. Ces blessures sont le plus souvent graves; cependant on peut dire dune maniere générale qu'on abeaucoup exagérélessusceptibilitésdu péritoine, même chez le cheval.
Suivant l'organe hernié, on les désigne sous les noms : d'en-térocèle, épiplocèle, gastrocèle, hépalocèle.
Traüement : Reduction des parlies herniées; souvent facile, mais parfois nécessité de débridements plulót que de s'exposer
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EVENTRATION
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ä des compressions ou ä des tiraillements dangereux. Les abla­tions de l'épiploon sont sans grande consequence.
Terminer Topération par une suture interessant les parties prolbndes, en adossant Ie péritoine, et une deuxième suture enchevillée, réunissant les parties de la peau divisée.
L'lntestin peut avoir été lesé : en faire la suture avant la reduction. Pour les plaies longitudinales : prendre un fll de soie ou de catgut pourvu d'une aiguille ii chaque extrémité,
Fig. 191, 192, 193, 194. — Sutures, lquot;, 2quot;, 3- et 4quot; temps. Fig. 193. — Sulture d'une phdo transversale.
porter la pointe d'une de ces aiguilles un peu au-dessus de la plaie, et la faire ressortir après un trajel de 1 centimetre, comme dans la figure ci-dessus (Qg. 191). Exécuter de lautre coté la ra^me manoeuvre avec l'autre aiguille, croiser les fils en faisant passer l'aiguille de gauche a droile,,et,réciproquement, et faire un nouveau point semblable au premier; faire autant de points
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MALADIES EXTERNES DE L'AfenOMEN
qu'il est nécessaire, serrer convenablement, nouer les flls el les couper Ie plus prés possible du nceud (fig. 192, 193, 194). Pour les plaies transversales (fig. 195) : sutures de Lembcrt ou de Jobert; piquer avec unc aiguille courbc a 1 centimetre de la plaie A, Teiilbncer de dehors en dedans, la faire sortir ä 1 1/2 centimetre au bord de la plaie en 15; la faire reutrer en C et ressortir en D (Lembert), Jobert invaginait les bouts renversés de l'intestin pour adosser Ie péritoine.
üepuis Temploi des procédés anliseptiques, ces plaies et ces operations ne présentent plus le danger qu'elles avaient autre-fois. 325. Hernies ventrales.
Peuvent avoir lieu par suite de la déchiiure des enveloppcs abdominales sans lésion de la peau: les organes font alors her-niesous le tegument enlre les parlies divisées.
Causes: Se produisent lorsque io corps vulnérant n'est pas assez aigu pour décbirer la peau, et que son action dépasse la limite de resistance desdites enveloppes sous-jacenies. Elks peuvent siéger au venire ou aux flancs.
Symptómes: Variables, suivanl que l'accident est récent ou ancien. Dans le premier cas, on sent les bords de la plaie et, ä l'auscultalion, on entend des borborygmes, en mème lemps qu'on percoit une lumeur dépressible, réductible, constituée par l'inleslin. Après quelques heures, l'engorgement s'est pro-duit, ie sang et la sérosilé épancbés forment une tumeur dif­fuse, oedémateuse, quelquefois fluctuante ou crépitante, dissi­mulant les organes herniés; puis eet cedème descend vers les parties déclives, et permet de senlir de nouveau l'intestin el les bords des enveloppes déchirées. Il peut survenir de la périlo-nile traumatique, des déchirures ou des étranglements.
Ne pas confondre avec abces et, par suite, ne pas user du bistouri. Toutes les hernies ventrales ne sont pas mortelles et peuvent permetlre une ulilisalion relative, mals diminuenl la valeur des animaux.
Truüement #9632;. Pour réduire, opérer le plus promptement pos­sible, avant qu'il y ait des adhérences. Application de bandage formant ccinlure, maintenant une plaque de cuir plus ou moins rembourréo en pelole et fixée par de la poix. Si la hernie siege entre le grasset et Ie pubis, munir lacelnlure d'unespalule por-tant la pclote a compression. On a conseillé, pour les hernies anciennes, la sulure enchevillée sans ouverture du sac (Leblanc, Jaunet), les casseaux, Ia cauterisation nitrique (Goux,Lalosse). Sur le boeuf, on peut inciser la peau, suturer les bords des muscles ou de la lunique ab minale, et placer une suture en-
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HERNIES VENTRALESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;241
chevillée, en consolidant le tout par un bandage contentif.
326.nbsp; Blessures du fole, de l'ostomac, du diaphragme
(voy. pages 2U, 259, 290).
327.nbsp; Hernia ombilicale. Exomphale. Omphalocele, se produit par I'ouverture dc rombilic resté bcant. Tous les jeunes anitnaux; plus frequente chuz le clieval et le chien.
Peut èlre congenitale ou acquiso.
Causes : Efforts musculaircs; predisposition individuelle, peul-èlre l'heredite.
Symptómes: Locäux, tumour siégeant sur la ligne au lieu nicme de rombilic. Volume variable, suivant la vacuité ou la plenitude. Elle est molnle, molle, déprossible; le plus souvent indolente. Reduction facile par Ie taxis, inais se reproduisant dès quecesse la compression. L'ouverture est arrondie ou ellip-tique, et ses bords donnent l'impression de brides résistantes. Perception des mouvements péristaltiqucs et des borborygmes de rinlestin. Il peut exister des adhérences qui la rendent irre-ductiblc. En general, peu graves quand clles sont isolées; elles peuvent être onéreuses par suite de leur presence sur de nom-breux élèves.
Traitement: Bandages divers Les conditions nécessaires sont la solidité et la fixilé: bandageMarlol. Si bien faits qu'ils soient, ils gènent le poulain etnuisent ä son développement.
Topiques: Les vesicants, les astringents, l'alcool sont ä peu prés inutiles. La cauterisation nitrique(Dayol) est de bcaucoup plus efücace: couper le poil,piiis,avec un pinceau, étendre sur la tumeur de l'acide nilrique ä 3i0 ou 36deg;. La durée dc la fric­tion est de trois ä cinq minutes, et la quantité d'acide de 24 a 32 grammes, suivant l'étendue de la hernie. Production d'unc escharejaune, mollasse et douée copendant d'une certaine vita-lité. Formation d cedème, qui diminue peu k peu; la surface cautériséti se parcliemine et il se creuse un sillon disjoinlif vers le dixième jour.
L'eschare torabée laisse une plaie rosée, qui se sèche et, en cicatrisant, rétracte les tissus, oblilère l'ombilic et concourt a réduire la bernie. Les accidents conséculifs, quoique possibles, sont rares: ce sont Féventralion, la péritonite, le télanos. La pommade au chromate de potasse {1 : 3) a élé conseillée (Fae-len) avec des succes equivalents s. ceux de l'acide nilrique. Injections d'eau salée dans le tissu collectoire sous-cutané (Lu-eet).
Operations chirwgicalcs: Le poulain, couché et place sur le dos, réduire la bernie, procéder a la ligature, ä l'apposition d'un casseau ou ä la suture.
SiGNOu — Aide-mém. veter.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;U
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MALADIES EXTERNES DE LABDOMEN
B
PHPraquo;
Fig. 1%. — Casseau vu par sa face iotcrno.
pig, 197. _ Casscau ordinaire au l/:t.
Fig, iVraquo;. — Casseau k -vis.
II.....illlllllil'liliiiilllllilll'llllllllllllllllllllllil'll1''1
Fig. 109. — Pinco Bordonnat.
ot/I
Fig. 200. — Casseau herniaire de Combe.
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HERNIE 0MB1LICALEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; igt;43
Ligature: Placer un lien de fouel disposé en noeud desaignee, et serrer en masse les envcloppes herniaires. On peut placer deux chevilles en croix empechant le glissement du lien. Les procédés Traeger, Delafond, Legoff, sont des modifications de cette ligature.
Casseau: Le sac herniaire vide, placer sur les enveloppes un casseau (fig. 193 et 197), qu'on laisse en place une quinzaine de jours. Brogniez a inventé le casseau k vis (Qg. 198). Bordon-nat, Bouissy y ont ajouté des pointes qui, en traversant la peau, évitent le déplacement du casseau (dg. 199). Combe a construit un appareil en fer pourvu de trous pour passer des points de suture (fig. 200).
Sutures: Cclle dite e.ntortillée est pen usitée, Le procédé Delavigne. ä peu pres abandonné h cause du danger de blesscr rinleslin, consiste en uue série de points isolés, qui divisent la tumeur en aulant de compartiments. Le procédé de Mangot consiste dans l'application d'une plaque de plomh fendue dé-passant les limites do la hernie et portant a. chaque angle un trou destine ä passer un lien suspenseur; le poulain, place sur le dos, réduire, faire passer le sac herniaire dans la lente, et pratiquer sur lui une-suture ä points continus; deux chevilles d'arrèt flxent la plaque sur le ventre en traversant la totalité du sac. L'animal, relevé, les rubans sont noués sur la region dorso-lombairc.
Le procédé Hamon est le mcme que le procédé Mangot com­bine a la suture euchevillée.
Le procédé Mignon combine la plaque Mangot et les casscaux.
Le procédé Benard (flg. 201) est la sulure entrecroisée prati-quée k l'aide d'une pince spéciale, qu'on enlève après l'opérdtion.
La pince de Marlet (flg. 202) a l'avantage de permetlre de surveiller la suture. Quand eile est faite, on retire la pince, qui est remplacée par une plaque de zinc, fixée comme celle de Mangot. Après l'une ou l'autre de ces operations, il existe de légères coliques; puis survient un engorgement douloureux, de l'cedeme. Fièvre. I.e quatrième jour, le sac herniaire est froid, flasque, puis il se produit un sillon disjoncteur, et le sac mor-tifié tombe au dixième ou douzième jour, quelqueftm beaucoup plus tard. La cicatrisation se produit, laissant une trace lineaire. S'il y a des étranglements, il faudra débrider a l'aide du bis-touri boutonné (fig. 203 et 204).
S'assurer qu'il n'existe pas d'adliérences.
Mamellës.
328. Engorgement.
Première période de la mammite.
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#9632;244
MALADIES EXTERNES DE L ABDOMEN
329. Mammite.
Inflammation des mamelles.
ïoules les femelies, surtout apres le pact.
Fig. 201,— PinoeBenard.
Fig. 203. — Bislmipi conrbe bontonné.
Fig. 204. — Manierode lenlp Ic bislonpi houtonné.
Causelaquo; ; Sójour et coagulation du lait dans les sinus; erup­tions aphtheuses, vaccinales ou claveleuses. Les traumatismes.
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MAMMITE
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Symptome* : Locaux : Suppression du lail dans les partie8 malades. Après vingt-quatrc heures, chaleur, douleur, tension de la mamclle qui semble mameionnée, la peau esl rouge. Hcar-temfiit des membres pendant la marche, décubitus rare.
Elle est parlielle ou générale. Vers Ie qualrième jour, cedcme de la mamelle envahissant les cuisses et rombilic. Écoulement de lait séreux, contenant des coagulums ou des stries san­guines.
Oénéraux : Diminution d'appéüt, soif vive, rumination irre­guliere, poll piqué, fièvre, frissons, injection des muqueuses. Elle peut se terminer par resolution, induration, suppuration, gangrene, et entrainer la mort.
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lrig. 205. — Lait purulent.
Resolution : Rarement complete, on constate fréquemment VinduratiOn. Le pis reste hypertrophié, formation au sein de la glande de points durs, encore sensibles, Tcnvahissant pins ou moins complètement. La quantilé de lait est en proportion de I'etendue des parlies reslées saincs. Ces nodosilés deviennent parfois le point de depart d'un abcè? (Void ou d'un kystc.
Abces : Se forment du huiiième ai douzième jour, et on cons­tate de la fluctuation. Ils s'ouvrent parfois dans Ie sinus et le pus est mélange au lait (lig. 205). Les lobules cnllammés peu-vent s'abcéder successivement.
Gangrene : Frequente sur le moulon. La mamelle dev:ent vio-
1 .
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MALADIES EXTEKNES DE L'ABDÜMEN
ette, insensible, couverte de phlyctènes, et Ie travail d'élimi-
nalion s'établit.
. L'arthrite peut compliquer la mammite (Lal'osse, Serres).
Traitement : Au début, saignées, antiphlogistiques, applica­tions d'argile el vinaigre. Calaplasmes de cigüé. Pommade camphréo ou belladonée. Étendre sur la partie du collodion élastique.
A rintérieur, purgatifs salins, boissons nitrées. Diète. Traire légèrement la miimelle, pour évacuer les produits de secretion.
En cas d'induration, preparations iodées. Lors d'abcès, ponc-tions, injections aroinatiques et detersives. Proscrire les mer-curiaux qui produisent l'infection mercurielle sur lavache.
Fijr. Ü00. — Lait de vache affectó de mammite eontagieuse.
Respecter I'lntegrite de la glande pour ne pas diminuer la la secretion. En cas de gangrene, scarifications, cauterisations, pansements nntiseptiques.
330. Mammite parasitaire (Nocard, Mollereau).
Maiadie de la mamelle due ä un micro-organisme en chape-lets, pouvant se déveiopper dans l'organe, ä la suite d'injections de cultures dans une mamelle saine; ellc peut par conséquent se transmettre par la traite (flg. 206).
Symptómes : Induration de la mamelle, diminution du lait qui se coagule vite et ne peut se conserver, devenant séreux grumeleux, jaunätre, quelquefois fétide.
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MAMMITE
247
La santé générale est peu atfectée; il y a cependanl de la difficulté k engraisser les bètes malades.
Traitement: Injections lièdes de solutions boriquées par les trayons.
331. Mammite gangréneuse des brebis ou araignée (fig. 207 et 208).
Fig, 2U7. — Mammite des brebis ou araignée dans les tissüs.
Causes : Düe ä ün microbe découvert par Nocard. Symptómes : Engorgement rouge, chaud, douloureux.
••.^-..., .lt\%W
#9632;•..\-.v f'
:'.' - ' - •;
Fig.
208
— Mammite des brebis ou araignée, en
culture.
Pronostic : Grave, eile peut ctre mortelle.
Traitement : Injections antiseptiques dans les canaux de la glande; de preference Ie sull'ate de cuivre au 1/50.
333. Alterations du lait.
Ces alterations de plusieurs sortes, sent dues: ä line nour-riture excessive, ou insuffisante; a un état morbide general ou chronique; aux affections localisées aux|mamelles;;ädes micro-
ocr page 260
248nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES EXTERNES DE L'ABDOMEN
organismes; ades malièrestoxiques ou infectieiises, introduites dans 1'économie.
Lalt purulent.
Nous avons vu que lu lait peut conlenir du pus. (Fig. 205. Page 245).
Lait aqueux : Caraeterisé par une qiianlilc insuffisante de graisse et de casóine. Le lait est alors bleuätre et d'un poids spécifique plus élcvé.
Causes : Nourrituro aqueuse, état caeheclique des laitières.
Traitement :
Chlorure de sodium...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 200 gr.
PouJre do Carvi.....i................^
—nbsp; nbsp; nbsp;de Gentiane....................} A-\ 50 gr.
—nbsp; nbsp; nbsp;d'acore odorunt.............. .....'
une cuillerée a soupe a chaque repas (Friedberger et Fröhner). Lait gras :
Cause par une nourrituretropalibile; préjudiciable aux nour-rissons chez lesquels il provoque la diarrhfle.
Traitement: Régime rafraichissant.
Lait ealllé.
Caraeterisé par !a coagulation trop rapide du lait (Lait caillé doux).
Causes : Nourriture acide, influences atmosphériques et élec-triques, malpropreté des crèches. Presence d'un ferment lac-tique transformant le Sucre en acide lactique (Pasteur).
Traitement : Alcalins ; mélanger au lait après la traite, une pincée de bircarbonate de soude par litre.
Lait sans beurre.
Couche de crème insignißante après la traite; difflculté ou impossibilité de préparer le beurre,
Lait putride.
Rare; causé par la malpropreté des locaux, des ustensilos, vases etc., etc.
Les agents microbiens qui provoquent la putridité sont: le bacterium termo et le bacterium Unéola,
Caraotéres : Formation de bulles sur la crème; mauvaise odeur; point de beurre.
Lnit bleu.
Alteration frequente dans les temps cbauds et orageux. (fig. 209).
Causes : Elle est due au Vibrio cyanogenus, qui decompose
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ALTERATIONS DU LA1T
249
1'albumine, et donne naissaneu ä une matière coJorante ana­logue au bleu d'aniline.
La conlaminaliou s'opère d'une traite h I'autre dans les lai-teries, par l'air ou des agents de transport (mouches); souvent aussi par les vases ou uslensiles.
Traitement : Aeration des laileries, propretc excessive, désin-
Fig. 200. — Bacilles du lait bleu.
1. Bätonuets librcs dans Ie lalt; 2, hatonnets avrc aurt'oTc gHifiéo;3, bäfonnets sporifós; 4, formes d'involution (d'api-ès Nuelscn).
fection des loeaux et des ustensilcs. Lavage du pis des laiiières avant la traite, avec des substances anlisepliqucs (acide borique laible). On connalt aussi le lait rouge, cause par le bacilluspro-diyiosus ; et le lait jaune cause par le bacillus synxanthus.
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250nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES EXTERNES DE L'ABDOMEN
Le lait peut étre altéré par des substances sapides anormales et désagréables.'odeurd'aii; camphre ; essence de térébenthine; ether, chloroforme, etc , etc.
Le lait peut-élre rendu médicamenteux par des substances admi-nislrées ä la laitii.Te : érnétique, arsenic, belladone, ciguë, sul-, fates de soude, de magnésie, iodures. Enfin il peut être alléré par des substances palhogcnes ; les produils de la tuberculose surtout, en cas de plaies tuberculeuses aux mamelles.
333.nbsp; Crevassss. Gercures.
Causes : Froduiles par les cfTorls de succion, le contact des fumiors.
Si/mptómes : Fissures, excoriation de la peau, dessication de l'exsudation sous forme de croöles. Vive douleur, la béte re­pousse son nourrisson.
Si dies existent ä rextrémité du trayon, ellcs le bouchent et amènent de lengorgemenl etinême de rinllamraation.
Trnitement : Eviter ia succion, traire a la main ou ä l'aide de tubes trayeurs; poudres d'amidon, d'écorce de chène. Collo­dion élaslique. Il y a lieu paribis de cautériser légèrement.
334.nbsp; Plaies.
Ont les mèmes causes que Ins aulres plaies; elles peuvent, si olies sont profondes, domier lieu a des flstules persistantes.
Traitement : Le mcme que pour toutes les plaies; éviter le séjour des produits de secretion dans les conduits mammaires-, pour cela, placer des tubes trayeurs dans le trayon (fig. 210 a 213).
335.nbsp; Empissement laiteux.
Écoulement permanent du lait, soit goutte a goulte, soit par jets pendant la marche ou les efforts de la locomotion.
Causes : Uolächement du sphincter des trayons; plaies, ver-rues, morsures, debiliralion générale.
Traitement : Éviter raccumalalion du lait, lotions astrin-gentes, occlusion momentanée du trayon.
336.nbsp; Obstruction des trayons.
Causes : Congenitale ou produite par inflammation adhesive des parois du conduit. Des verrues peuvent l'obstruer mecani-qucmenl.
Symplomes : Lorsqu'elle est congenitale, eile devient visibl.e après la pari, la marnclle est gonflée par le lait qui ne peut s'échapper par la traite. Si eile est accidentelle, le trayon ré-Iréci progressivement ne laisse soitir qu'un filet laiteux de plus en plus ténu. Petit ä petit Tobstruction devient complete.
Traitement : Si lajpeau seule obstrue le trayon, une incision cruciale sufflt, en ayant soin de passer une petite sonde en
ocr page 263
OBSTRUCTION DËS ÏRAYONS
251
gutta-percha qu'on laisse en place trois ou quatre jours, en la relirant pour la traite; une corde ä violon assez épaisse, une plume de pigeon, font Ie mème office. Si l'adliérence a lieu
210nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 211nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;213nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;J|.l
Fig. 210 et ill. Tubes trayeurs. — Fig. 212. Miimdon ou trayon de vache. Dans sa cavilé aboulissent en aa les prineipaux romluils galiicto[iliorcs. Fig 213 Coupe de l'extpemite inférieure d'un frayon de \ache. A, partic large du canal; B, par-tie étroite; C, orillcc externe. — Fig. 214. —Sonde Luthi.
au-dessus du sphincter, employer la sonde Luthi (fig. 214), sur-tout usitée en cas de verrues dans Ie trayon.
337. Verrues.
Fréquentes sur les trayons et quelqucfois ä l'intérieur du canal. De dimensions tres variables. A peine pédonculées, il est difficile d'en faire la ligature. Les exciser au bislouri ou aux ciseaux, et cautériser au nilrate d'argont, ä l'eau de Rabel, ou au cautcre.
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•252
MALADIES EXTERNES DES MAMELLES
338.nbsp; Kystes.
Turaeurs formant des poches contenant im liquide.
Causes : Produils par l'iaflammation de Ia mamelle; les épan-chemenU sanguins ä ia suite de contusions violentes. Si la tumeur est peu profonde, on pcrcoit la fluctuation. Plus fre­quents cliez la chionne.
Traitemenl : Ponction, injection. Amputation de la mamelle.
339.nbsp; Cancer des mamelles.
ïoutes les femelles, surtout la clinnne et la vache.
Causes : Diathèse.
Symptömes : Une ou plusieurs mamelles, totalement ou par-lieilement augmentent de volume; tumeur mamelonnce con-fondue avec ie tissu glandulaire, dure, presque indolente au début. Cot clat persisle longlemps, la glandc grossit pro?ressi-vcment, la peau qui la recouvre est siilonnée de veiues vari-queuses. Ramollissement, ulcéralion, formation de fistulös, écoulement d'nn liquide odorant. Lymphangites. Formation de nouvelles tumeurs. Etat general mauvais, devenant bientöl cachcctique, amaigrisseineul; mort après plusieurs mois, quel-quefois des années.
Traitemenl : Extirpation.
340.nbsp; Amputation des mamelles.
Operation nécossitée par la gangrene, Ids tumeurs de diverses natures, en particulier Ie cancer. Ptut êlre pratiquée surtoules les lumelles, surloul sur la chienne. Elle peut 6tre totale ou partielle; si Ie mamclon nc peut êiro conserve, enlever toule la glande. L'animal couché, parlbis élhérlsé, faire deux incisions ' ellipliqiics réunies aux extrémités, délaclicr la peau, saisir la glande avec une érigne, la soulever et la disséquer sur son pourtour. Dans la proibudeur do la plaie, ménager les parois ventrales. Lier les vaisseaux ä mesure qu'ils sont ouverts, sans sinquiéter de rhémorrhagie veincuse. Parfois on fait un pan-sement caustique pour détruire les parties non alteintcs par Ie bislouri. Pansemenls ä bourdonnets et de Lisier. Après deux ou trois jours, enlever Ie premier pansement, laver la plaie au permanganate de potasse ou a l'eau phéniquée, y placer un ou plusieurs drains. On peut se servir de l'écraseur lineaire ou de la ligature élasüque, si la tumeur n'est pas trop volumi-neuse.
IM
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DÉCHIRURE DÜ DlAMRAGMEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;25^
CHAPITRE XI
MALADIES DÜ DtAPHRAGME, DE l'esTOMAC, DE L'lNTESTIN ET ANNEXES
Diaphrayme : Déchirure et hernie diaphraguialique. — Chorée du diapliragme.
Eslomac : Indigestion stomacale. — Herbivores et carnivores. — Embarras gastrique. — Hématémèse. — Déchirure de Testomac. — OEstres. — Corps étrangers.
Inlestins : Eutérite aiguë et chrouique. — Diarrhée des jeunes ani-maux. — Dysenterie épizootique. — Indigestion intestinale. — Coliques stercorales. — Invagination. — Volvulus. — Étrangle-ment. — Dilatations et rétrécisseinent. — Parasites entozoaires.
DlAPBRAHE.
337. Déchirure du diapliragme. — Hernie diaphrag-matiquo. — Voir page 180 :
Penetration des organes abdominaux dans la poitrine a tra­vers Ie diaphragme déchiré, plus rarement par un orifice na­turel comme Touverture oesophagienne.
Chez Ie cheval et Je bceuf.
Causes : Les chutes, les efforts violents après Ie repas, les heurts, les coups de brancards ou de limons, ayant produil la fracture des cóles, k la region costale postérieure. Elles peuvent être récentes ou anciennes.
Symptómes : Variables, suivant l'élendulaquo; de la déchirure el Ie volume des organes déplacés. Parfois asphyxie immediate. Après l'accident, inquietude, tristesse, inappétence; l'animal gralte Ie sol et manifeste des coliques qui n'ont rien de spécial. Respi­ration difficile, anxieuse, narines dilatées; ä I'auscultation on percoit au lieu du murmure respiratoire, des borborygmes plus ou moins forts etnombreux.
Si la déchirure est petite, ne donnant passage qu'a une lon­gueur tres limifée d'inteslin, eile peut être méconnue. Toute-fois, Ie flanc est celui de la pousse, il y a des coliques intermit-tentes, et l'étranglement, qui se produit quelquefois, peut amener la mort.
Mais si ces circonstances ne se présentent pas, l'animal peut vivre plusieurs années.
Signol. — Aide-mém. vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;15
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254 MALADIES DU DIAPHtlAGME, DE L'ESTOMAC, ETC.
La déchirure peut se produire au centre ou a la périphérie du diaphragme. Traitement : Nul, accident toujours grave. Choree du diaphragme.
Souvent confondue avec las palpitations.
Symptómes: Secousses violentes ébranlant tout le corps, ct s'accompaguant d'une expiration saccadée; chez certains ani-maux on entend uu veritable hoquet. Souvent Ie pouls est vite, petit; il existe de 1'inquiétude, quelquefois des baillements.
Get accident dure généralement peu de temps, et se produit surtout sur des jeunes chevaux n'ayant jamais oupeu travaillé.
Traitement ; Repos, nourriture légere; si eile menace de du­rer, on peut administrer le chloral, les injections hypodermiques de morphine, etc.
Estomag. Indigestion.
Troubles de la digestion; chez tou.s les animaux. Indigestion stomacale.
Soüpèdes : Ingestion d'uno trop grande quantilé d'aliments solides ou liquides. Froid, fatigue, abus du son, surtout donné sec dans la ration d'avoine; défaut de surveillance dans la dis­tribution des aliments, anévrismes vermineux.
Symptómes : Coliques plus ou moins vives, cependaat moins accentuées que dans Tindigestion intestinale; les animaux se coucheut avec precaution, quelquefois on constate des efforts simulant le vomissement. Si la surcharge alimentaire est con­siderable, il peut y avoir déchirure de l'estomac par suite de Ia distension de l'organe, et surtout par une chute brusque pendant eet état de plenitude. Dans ces conditions la membrane , musculaire se trouve paralysée par une distension excessive. Après Ia déchirure Ia douleur semble diminuer, il y a un calme relatif; mais le pouls devient flliformc, les extrémités froides, les sueurs apparaissent, la temperature s'abaisse, la respiration est difficile.
Au cours des coliques, il arrive que les solipèdes vomissent, mais ce Symptome, quoique grave, et indiquantprlaquo;S(/ue toujours la déchirure de l'estomac, n'est pas pathognomonique.
Traitement: Breuvages stimulants sous un petit volume : thé, camomille, vin blanc, café, eau salée. Lavements, promenades au pas. Frictions vinaigrées sur les membres. Eviter que les animaux se couchent. Tympanite, météorisation. Ruminants.
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TYMPANlfE, MÉTEOftlSATION
'255
L'indigesliou stomacale a surtout son siège dans Ie ruinen, et donne lieu a un développeraent de gaz parfois excessif (la fi­gure 215 indique la disposition anatomique des estomacs des ruminants).
Causes: Fourrages verlsoualtéres, facilementfermentescibles; changements de régime, passage du sec au vert. Ingestion de plantes nuisibles : renoncules, eiguë, iCfemelle, tabac.
Sympiómes : Arrèt de la rumination, tète tendue, naseaux di­lates, bouche écumeuse, respiration anxieuse, coliques, gonfle-
Vig. 215. — Estomac dü bceuf vu par* la face droite el supérieure, la caillette étaut
abaissée,
Aj rumen gauche B, ruinen (hemisphere droll); C, lerminalsou de i'oesophage;
D, réseau; E. feullct ; F, cailletle. (A. Chauveau et Arloing.)
ment du flanc gauche, prenanl souvent des proportions enormes.
Dans ces cas, les fonctions circulatoires et respiratoires sont gênées, et la mort survient par asphyxia.
Le plus souvent, I'indigestion n'est pas seulement gazeuse; il
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2è6 MALADIES DO DIAPHRAGMË, DÉ L'ÉStoMAC, Étfi.
y a surcharge alimenlaire. Dans ces cas, Ie rumen est resistant, pateux.
Ces formes de la maladie ont une marche rapide; quand la mort estproche, Ie pouls s'efface, Ie cceur bat violemment, il y a des tremblements musculaires et chute sur Ie sol; chez quel-ques animaux on constate des régurgitations (Gellé, Weber). Ces signes sont favorables.
Fijr. -t6. — Trocartrond.
Fig. 217. — Trocart plat.
Traitement: Breuvages stimulants, alcoolisés, mucilagineux. salés, additionnés d'ammoniaque. Ponction du rumen ä laide d'un trocart (flg. 216 et 217).
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TYMPANITE, MÉTÉ0R1SATI0Nnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 257
Elle se fait dans Ie Dane gauche. Voir la disposition anatomique (fig. 218) et Ie manuel opératoire (flg. 219).
On peul pratiquer la gastrotomie, c'est-ä-dire l'ouverture du rumen, afin d'y inlroduire la main et de Ie vider des matières qui Ie surchargent. Ce sac vide ou ä peu prés, y introduire des liquides pour ramollir les dernières parties de fourrages. Suture a bourdonnets.
Fig. 218. — Flanc gauche de la vache ouvert. a, dernières cutes; A, è, ft, apophyses transverses des vertèbres lombaires; e, an­gle externe de l'ilium; d, cuisse portee en arrière; e, lambcau des parois abdo­minales; f, ventricule gauche du rumen; gh, cornes^de lamatrice; i, trompe de Kallope, gauche; k, ovaire gauche.
Après celte operation: diète, boissons laxatives; surveiller Ie régime.
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258 MALADIES DU DIAPHRAÏ3ME, DE L'ESTOMAC, ETC.
Avant d'en venlr a la ponction el surtout a la gastrotomie, essayer de donner issue au gaz ii l'aide du bäillon (flg. 220), ou de la' sonde ccsophagienne (flg. 221). 11 est encore indiqué de faire des tractions énergiques sur la langue saisie aussi pres que possible de la base, afin de provoquer des eructations.
Fig. 219. — Ponction du rumen sur une vache qui ne peiit plus se tenir.
i to #9632;
Fig. 221.— Sondo cesopfaagicune.
Fiir. 220. — Biiillou.
Prophylaxie : Surveiller le passage du régime du sec au vert; t-viter les päturages humides, surtout les animaux étant ä jeun et affamés.
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EMB.VRRAS GASTRIQÜEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 259
Obstruction du feuillet.
Commune et grave, sur Ie moulon surlout.
Consiste dans Ie séjour d'aliments desséchés, durs, formant gateau entre les lames du feuillet.
Causes : Fourrages trop divisés; loin, paille hachés, son, balies de graminées. Peut ètre consecutive ä d'aulres mala­dies.
Symptómes : Refus des aliments, rumination irreguliere, léger météorisme, coliques; abattement, marche chancelante, muqueuses injectées, mufle sec, bouchechaude, päteuse, plaintes surtout dans ledécubitus; un pen de flèvre. Diminulion dn lait, constipation, excrements noirs, secs, durs, converts de muco-sités. Amaigrissement, poll terne, difficulté de ia station de-bout.
Elle se complique parfois de paralysie, de péritonite avec épanchement, d'emphysème dorso-lombaire, d'avorlement.
Traitement : Acide chlorhydrique, 20 grammes dans deux litres d'infusion aromalique (Zundel); essence de térébenthine; eau-de-vie de gentiane. Ipecacuanha a la dose de 10 ä 12 grammes, dans une infusion mucilagineuse. Frictions sur Ie venire, lavements.
Nourriture légere, boissons abondantes, eau blanchie ; vert. Surveiller Ie régime pendant la convalescence.
133.nbsp; Indigestion stomacalo chez les carnivores et les omnivores.
Ordinairemenl peu grave, k cause de la faculté de vomir.
Symptómes : Abattement, refus des aliments, tension du venire, léger météorisme. Éruclations, nausées, vomisse-ments.
Traitement : Infusions aromatiques chaudes ; eau vineuse, voraitifs : émétique, ipéca.
134.nbsp; Embarras gastrique.
État saburral des premières voles digestives.
Symptómes : Inappétence, Iristesse, reins insensibles ; colo­ration jan nätre des muqueuses ; bouche seche,päteuse, c.haude.
Croltins durs, secs, décolorés, recouverts de mucosités.
Traitement :.Repos ; laxatifs ä haute dose ; sulfate de soude, crème de tartre soluble; amers : genliane, quinquina. Lave­ments simples. Tenir chaudement.
Hómatémèse.
Vomissement de sang d'une couleur plus ou moins foncée, provenanlde la muqueuse gastrique. Les coups, les violences, la deglutition d'objets ayanl blessé la muqueuse, en sont les causes les plus ordinaires.
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260 MALADIES DU DIAPHRAGME. DE L'ESTOMAC, ETC.
Traitement: Diète, repos, boissons astringentes ou acidulées. Glace; potions au perchlorure de far.
Déchirure de l'estomac.
Assez frequente chez le cheval, dans le cas d'indigestion avec surcharge (voir p. 254). En cas d'autopsie, dans la déchirure ante mortem, les bords de la plaie sont ecchymosés.
Corps étrangers dans l'estomac.
Des corps étrangers peuvent être déglutis accidentelletnenl:
222
224
Fig. 222. Larvcs d'oestres. — Fig. 223. partie antdrieure. — Fig. 224. Larves
implantées sur la membrane muqueuse.
cailloux, clous, épingles, aiguilles, fragments de fll de fer, morceaux de bois, tous corps qui peuvent léser les parois de
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ENTERITE AIGUEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;261
l'estomac, du rumen parliculièrement, qui s'ulcère et permet une migration plus ou moins étendue dans les regions envi-ronnantes.
Symptómes : Troubles de la digestion, coliques, tympanite. Difflculté de la marche, du décubilus, plaintes.
Quelquefois Ie corps étranger se dirige vers l'extérieur et peut ètre extrait, en laissant une fislule qui cicatrise ; c'est Ie plus rare.
Traitement : Extraction du corps étranger en faisant une incision au flanc gauche, ouvrant Ie rumen pour aller ä la recherche de ce corps. Après l'opération, fermer Ie rumen par la suture de Jobert deLamballe, et la plaie par une suture ordi­naire. Sur treize operations, il y a eu neuf insuccès (Obich).
CEstres du cheval.
Les ceufs du gaxtrophilus equi sont déposés sur les poils et d.églutis. Éclose dans l'estomac, la larve (flg. 222) s'y cantonne, s'attache a la muqueuse a l'aide de ses crochets (fig. 223) et y forme une colonie (fig. 224).
Ges larves vivent de dix a onze mois dans l'estomac, puis se détachent et sont expulsées avec les excrements. Quand elles sont nombreuses, elles gênent la digestion, sucent les huraeurs de la muqueuse et provoquent parfois dos apparences do petites coliques.
Le plus souvent elles ne produisent pas de désordres.
Traitement : Inutile, vu le peu de gravité resultant de la pre­sence de ces larves.
l.NTESTINS.
Entérite aiguë.
Inflammation de la muqueuse intestinale. Tous les animaux.
Causes : Mauvaise nourriture, fourrages altérés, fermentés ; pulpes dans lesquelles se trouvent des substances solubles toxiques, provoquant l'inflammation des intesiins, puis des troubles cardiaques, des épanchements et enfin des convulsions (Arloing). Les plantes vénéneuses, le colchique, le tabac, etc, peuvent aussi causer l'entérite.
Symptómes : Diminution d'appétit; chez le boeuf, arrêt de Ia rumination; chez le chien, vomissements. Faiblesse générale, légere flèvre, conjonctives injectées, salive épaisse, langue blan-chätre, jaune, ou rouge livide. Chez les petits animaux, sensi-bilité du ventre. Parfois il survlent des coliques, le ventre est rétraeté, on entend de nombreux borborygmes. Au début, constipation avec crottins coill'és, a laquelle succède la diarrhée avec ténesme. Quelquefois, rejet d'aliments non dlgérés.
15.
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262 MALADIES DU DIAPHRAGME, DE L'ESTOMAC, ETC.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ti
Dans les cas peu graves, alle dure une huitaine de jours, mais eile peut avoir un caraclere plus sérieux et entralner la mort.
Entente chronique : A eet élat, la maladie se caractórise par une diarrhée fétide, contenant des aliments non digérés (lien-térie), du sang (dysenterie) ou des mucosités. Refus des aliments, météorisations intermiltentes, faiblesse croissante, amaigrissemenf, marasme. Elle peut se compliquer d'ascite ou d'exanthèmes divers. Souvent les auimaux restent vidards, selon l'expression vulgaire. Chez le einen, l'ictère peut être une consequence de la maladie (Trasbot).
Traitement : Diète, boissons émollientes, mucilagineuses; jusquiame pour les herbivores : 16ä 20 grammes ; opiacés chez le porc et le chien. Saignées. Dérivatifs : Sinapismes sous le ventre, liniment ammoniacal, quelquefois purgatifs ä titre de substitutifs ; crème de tartre soluble, calomel, nitrate de soude (Gaspari).
Diarrhée des jeunes animaux.
Causes : L'état de la mere, son alimentation; la qualité de son lait, qui peut être trop gras ou trop aqueux. L'irrégularité des repas qui peuvent être aussi trop copieux.
Refroidissements, retention du méconium; sevragc mal com-pris.
Symptómes : Anorexie, tristesse, légere fièvre, mufle sec, refroldissetnent des membres. Diarrhée muqueuse,puis fétide, assez souvent sanguinolente, coliques, ténesme.
Traitement: Supprimer la cause si on peut la determiner ; surveiiler la nourriture de Ia mère; changer de nourrice.
Au moment du sevrage, éviter les aliments de digestion dif­ficile. Donner des soupes de pain, du café, des oeul's crus, des boissons mucilagineuses additionnées de tartro-borate de po-tasse, de 5 ä 30 grammes, suivant la taille. Lavements laudani-sés ou goudronnés.
Dans ladiarrhée des veäux: infusion de camomille, undemi litre, additionnée de 1 gramme de tannin et 1 gramme d'acide sali-cylique. A renouveler selon le besoin.
Dysenterie épizootique.
Maladie infectieuse, contagieuse par infection. Plus commune chez le boeuf, surtout en Antriebe; on a remarqué dans ce pays la coexistence dans les étables de la dysenterie et de l'avorte-ment enzootique.
Causes : Les brouillards, les temps froids et humides pendant les premiers jours de la mise au päturage. Contagion.
Symptómes : Geux de l'entérite; poil piqué, mufle sec, langue
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tnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; INDIGESTION INTESTINALE, COLIQUESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;263
chargée, inappétence, rumination lente, coliques irrégulières, piélinements, envies fréquentes de defecation. Chez tons les animaux Ie ventre est sensible.
A une période plus avancee, fièvre, douleurs abdominales, épreintes, evacuations alvines plus ou moins sanguinolentes, gaz fétides. Excoriations au pourtour de l'anus.
Dans les cas graves, un amaigrissement rapide precede la mort. A l'autopsie, lésions intestinales : erosions, ulcérations, engorgement des ganglions lympliatiques.
Ne pas confondre avec peste bovine.
Traitement : Changement des paturages, alimentation fari-neuse, A l'intérieur : écorce de chêne, ratanhia, gentiane, sul-late de fer. Breuvages phéniqués ou opaciés. Révulsifs sous Ie ventre- Lavements simples ou astringents. Tenir chaude-ment.
Police sanitaire : Isoler les malades.
Indigestion intestinale. Coliques.
Ce dernier terme s'applique a divers accidents pathologiques, et n'lndique que la douleur abdominale. Il Importe done de préciser la cause de ce Symptome.
Dans Ie cas qui nous oecupe, il y a arrèt de la digestion, se compliquant de congestion de la veine porte et de ses divi­sions.
Elles attaquent tous les animaux, mais surtout le cheval.
Causes : Elles sont dues : 1deg; ä la predisposition individuelle ; 2deg; au refroidisäement; 3deg; ä la surcharge alimentaire; 4deg; aux aliments älteres; 5deg; ä la production de gaz, ä moins que ce dernier phénoraène ne soit lui-mème une consequence de l'indigestion; 6deg; retention des raatières excrémentitielles in­testinales ou urinaires; 7deg; calculs, bézoards; 8deg; vers intesti-naux; 9raquo;rétrécissementsintestinaux; i0omouvements insolites, ayant pu provoquer des hernies, des volvulus, des invagina-lions; 11deg; ä l'ingestion de terre ou de sable chez les chevaux qui bivouaquent.
Symptömes : Apparition subite, inquietude, malaise, trépi-gnements, agitation de la queue, les membres antérieurs graltent le sol. Les animaux se couchent, se roulent, prenant les positions les plus diverses : dorsale, en sphinx, en chien assis; puis se relèvent pour se coucher de nouveau.
Arrêt des urines et souvent des feces. Le pouls est fort, plein, irregulier. Oreilles froides, sueurs partielles ou totales. Si les coliques sont tres violentes, les animaux sont souvent ina-bordables. La face est grippée, l'oeil éteint, les muqueuses dé-colorées, lapeaufroide; le poulsdevient petit, insensible; mort.
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264 MALADIES DU DIAPHRAGME, DE L'ESTOMAC, ETC.
Si les coliques ont une terminaison heureuse, la santé revient souvent brusquement; les malades se secouent, urinent, fientent et se remettent a manger.
II faudra toujours s'entourer de tons les renseignements pouvant éclairer le diagnostic, s'assurer par l'exploration du rectum s'il n'exisle pas quelque cause de coliques : hernie, plenitude de la vessie, presence de pelotes, de rétrécissement intestinal ou de gaz accumulés.
Traitement : Placer le malade sur une bonne litière. Faire des frictions sèches ou irritantes pour provoquer losreflexesin-testinaux. Saignees plus ou moins abondanles, breuvages d'ether et laudanum, elixir de Lebas, huile de ricin 500 grammes; la­vements, promenades. S'il y a météorisation, ponction du ccEcum (Charlier); eile se fait a di'oile chezle cheval. Injections hypodermiques de sult'ate d'ésérine, de vératrine, de pilocar-pine, quand il n'y a pas possibiiité d'ndminislrer des breu­vages.
Vertige abdominal. Indigestion vertigineuse.
Cheval. Grave.
Causes : Irrégularité de ralimeutalion, exces de nourriture par suite du passage de la disette ä l'abondance. Emploi de Iburrages artiliciels; ceux nouvellement récoltés, dit-on. Obs­tructions intestinales.
Symptómes : Tristesse, coliques, meteorisme. Rejet d'aliments mal digérés. Elevation de la temperature; puis stupeur, assou-pissement; tête basse appuyée sur la mangeoire ou le mur de face, yeux saillants, hagards, pupilles dilatées. Bouche chaude, salive épaisse. Constipation opiniätre.
Apparition de symptómes uerveux, Tanimal pousse au mur, lire au renard, se jelte dans son inconscience a droite et a gauche. Pendant ces convulsions, tous phénomènes d'ordre réflexe, il perd le sentiment de la conservation, se heurte k ce qui I'entoure, se jette a terre, pousse avec fureur. Ces acces ont une durée variable et se renouvellent plus ou moins fréquem-ment.
Presence dans i'urine, d'albumine, de tyrosine et de leucine (Peloggio et Azzaroli).
Traitement : Purgatifs salins et drastiques, lavements pur-gatifs. Injections hypodermiques de sulfate d'ésérine, 0,06 ä 0,10 en solution au 50deg; ou aulOOe,déterminent des evacuations en excitant les contractions de l'inteslin (Dickeroll). Employer aussi la pilocarpine (Nocard) et la vératrine (C. Leblanc). Ces medicaments sont contre-indiqués dans les surcharges alimen-taires mème sans vertige, les pelotes stercorales, etc.
i
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^nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1NVAG1NAT10N OU INTUSSUSCEPTIONnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; '265
Constipation. Obstruction.
Surtout chez Ie chien.
Causes : Obstacle mécanique ä Ia defecation, par suite de raccumulation des matières; mouvements péristaltiques alté-nués ou paralyses. Alimentation sèche; exercice insuffisant, resultant du séjour a la niche ou dans les appartements.
Symptómes : Difficulté de la defecation, anorexie, abdomen dur, -volumineux, boudiné, distendu souvent par des gaz; explo­ration difficile, douloureuse pour Ie patient. Vomissements frequents.
Traitement : Diète, purgatifs légers, calomel, huile de ricin; vidange des dernières parties del'inteslin a Taide de la curette. Les procédés de l'antisepsie permettent d'espérer qu'on pourrait essayer l'entérotomie avec succes.
Coliques stercorales. Pelotes. Calculs. ^gagropiles. Eézoards.
Tout les animaux, surtout Ie cheval.
Causes : Dues a Tarrèt de peloles alimentaires; de calculs formés do phosphate ammoniaco-magnésien; d'aegagropiles consfitués par des debris de poils animaux ou végétaux, pesant jusqu'a 700 grammes et plus (Palat). Cheminant dans rintesün, ils arrivent dans les courbures ou les parties rétrécies et en obstruent Ie calibre.
Symptómes : Quand l'intestin est obstrué, defecation nulle. L'exploration rectale peut renseigner sur Ie siège de la lésion.
Météorisation; souvent par suite des pressions de la pelote, l'intestin se déchire; il semble alors que l'animal est mieux, moins de coliques et de souffrances.
Bientót les symptómes reparaissent. Mort.
Traitement : Huile de ricin, 503 grammes et plus; ether sul-furique, 40 a'50 grammes. Breuvage mucilagineux, saignées. On a conseillé dVxlraire Ie corps obstruant. Ce moyen pourrait ètre essay é en s'aidant d'une antisepsie rigoureuse.
Invagination ou intussusception.
Penetration d'une partie de l'intestin dans celle qui la pre­cede ou la suit. Toutes les parties de l'intestin grèle (flg. 225) s'invaginant sur lui-mème, ou dans Ie ccecum ; ou Ie ccecum s'invaginant dans Ie colon.
Elles peuvent ètre primitives ou consécutives aux coliques. Tous les animaux.
Causes : Ingestion d'eau tres froide, provoquant des mouve­ments péristaltiques irréguliers. Elles se produisent quelquefois pendant les convulsions ullimes qui precedent la mort. Roule-ments, mouvements insolites, inégalité de poids, produit dans
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2G6 MALADIES DU DIAPHRAGME, DE LESTOMAC,ETC.
les diverses parties de rintestin, par la presence de produits solides, liquides ou gazeux.
Symptómes : Coliques furieuses, sueurs, face crispée. L'explo-ration rectale peut quelqueiois renseigne.r sur la nature et le siege de la maladie. Si l'invagination dure depuis quelq'ues heures, les deux semises se trouvant en contact peuvent se
Fig. iiä. — Schema de riuvagination.quot;— a,gt;CTeiise; i, musculeusei c, muqueuse.
souder. Une partie de la portion invaginée peut aussi se mor-tifier etètre expulsée (Harthman).
Traitement; A peu prés nul;dégagement d'acide carbonique dans 1c rectum. Mélange d'huilc d'oeillette et de rlcin (Trasbot). On a propose une operation ; moyen douteux.
Volvulus. Noeuds.
Enroulement de l'intestin sur lui-mêrae, torsion du mésentère et penetration de l'intestin ä travers ce meine mésentère dé-chiré.
Causes : C'est une question de savoir si ces accidents déter-minent )es coliques, ou s'ils so produisent a la suite des mou-vements désordonnés des animaux pendant leur durée.
Symptómes : Les mêmes que ci-dessus, raouveraents d'en-censoir de la tête, face grippée.
Traitement : Nul, ou Irès rarement suivi de succes.
Étranglements.
On a signalé des étranglements dus 4 des lipómes suspendus au mésentère et flotlaiit dans la péritoine (Mégnin). La hernie est une cause frequente d'étranglement.
Dilatations et rétrécissements de l'intestin. Les dila­tations de certaines de ses parties sont rares; on les a cepen-dant signalées sur le gros intestin ; elles provoquent alors des coliques.
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DILATATIONS ET RÉTRÉCISSEMENTS DE L'INTESTIN 267
Les rétrécissements peuvent êlre dus ä des alterations an­ciennes de la muqueuse, ou a des néoplasies; ces tumeurs
220nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;230
Fig. 226. Épingles enfoncées dans des prismes de liège. — Fig. 227. Prismes de liège réunies par deut épingles reourbèes A.B. — Fig. 228. Aspect de la surface péritonéale au niveau de Ia suture. — Fig. 220. Suture de l'intestin par invagi-nation (premier temps), a, bout supérieur; b, bout inférieur renversé en dedans — Fig. 230. Suture de l'intestin par invagination (deuxièmo temps).
peuvent être des : lipómes, flbrómes ou mélanoses. On y a aussi constaté des abces de grosseurs diverses (H. Benjamin).
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2(58 MALADIES DU DIAPHRAGME, DE L'INTESTIN, ETC.
Cancer des intestins.
Tres rare chez les grands animaux; plus commun chez le chien. Blessures de l'intestia.
Causes : Coups de fourches, de cornes, chute sur des corps aigus; en un mot tous les traumatismes. Elles peuvent être longitudinales, transvarsales, completes ou incomplètes, avec ou sans perte de substance.
Symptómes : Commémoralifs; symptómes objeclifs si l'in-testin a été ame.né au dehors. Sinon, examen de la region et de l'instrument vulnérant.
Rejet de matières fécales; stupeur, petitesse du pouls, fris­sons, coliques.
Traitetnent : Repos absolu; éviter s'il se peut la péritonile. S'il y a plaie de l'intestin, pratiquer des sutures; y placer des prismes garnis d'épingles (flg. 226 k 228).
S'il est divisé en travers, faire la suture par invagination (fig. 229 et 230).
342.Plaies de 1'anus et du rectum.
Longitudinales, transversales, n'intéressant que la muqueuse ou traversant Tintestin; situées profondément ou a la marge de 1'anus.
Causes : Coups de fourche, de brancards; fausse voie lors de l'inlroduction du membre de l'étalon. Chez le chien et le porc, presence de morceaux d'os dans les excrements; manoeuvres inaladroil.es pendant la parturition.
Symptómes : Envies de defecation jlorsqu'elle s'effectue, dou-leur, plaintes; feces converts de sang. — Exploration rectale k faire avec soin. Il y a è, craindre le passage des excrements dans le bassin. Le plus souvent, coliques, parfois abces, flstu-les. Gravité variable avec l'élendue et la nature des lésions.
Traitetnent: Extraire les corps étrangers; éviter le séjour des matières fécales. Lavements simples ou médicamenteux; ali­mentation délayante.
343. Chute. Renversement du rectum.
Deplacement du rectum, qiii franchit la marge de I'anus; le plus souvent c'est la muqueuse engorgée qui parait au dehors (fig. 231). Quelquefois il est complet (fig 232).
Causes : Accumulation de matières dures; dysenterie, enlé-rite. Rrülures produites par des lavements.
Traitement : Reduction nécessitant parfois des scarifications ou le bandage de Coculet; après reduction, lavomonts froids, lotions astringentes. Le bouclement momentane peut être né­cessaire.
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ENTOZOAIKBS. HELM1NTHES
269
Fig. 23!. — Chute de lamuqueuse du rectum ou renversement iucomplet. K, rectum; pp, teguments interrompus au niveau de I'anus aa; m, 1'ouverture oc­cupant Ie centre de la tumeur formée par Ie prolapsus de la muqueuse auale. Ou voit en aa la peau se continuer sans ligne de demarcation avec la muqueuse sor­tie par l'anus. (Fano.)
Fig. 232. — Chule du rectum avec iuvagination ou renversement complet.
R, rectum; cc, ouverture de la tumeur. En aa, on voit l'exttemite supérieure de la
tumeur resserrée par l'ouverturo anale, mals il u'existe ici qu une simple conti-
guïté entre la tumeur el les bords de l'orifice anal et nullement comme dans la
lignre 231 une continuitc: hb, est l'endroit oraquo; 1c rectum s'est invaginé. (Fano.)
Parasites.
344.nbsp; Parasites accidentels. Sangsues.
Ne sont qu'accidentellement parasites lorsque les aniraaux boivent des eaux qui en contiennént ou qu'ils s'y baignent; se flxent sur les joues, au voile du palais et au vagin.
Traitemenlaquo;: Fumigations aromallques, injections salées, sur-tout l'eau phéniquée, l'ammoniaque, l'essence de térébenthine et la benzine. Faire boire les animaux en leur mettant au nez la musette, qu'on remonte aussi haut que possible et qui serl de filtre. Placer des anguilles ou des cyprins dans les réservoirs qui contiennént des sangsues.
345.nbsp; Entozoaires. Helminthes.
Vers parasites vivant dans les intestins, oii se passe une par-tie de leurs metamorphoses; solitaires ou réunis. Effets généraux des helminthes : Maigreur, troubles de la nu-
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270 MALADIES DU'D1APHRAG,ME, DE LINTESTIN, ETC.
trilion, constipation ou catarrhe intestinal, accidents nerveux d'origine réflexe.
Ces syraptómes n'ont de valeurrcelle, qu'autant qu'on a cons­tate la presence des helminthesiexpulsés naturellement ou par des anthelmintiques.
Les entozoaires qni nous occuperont ont été divisés en :
1deg; Linguatules--------....... | Pentastome.
Ascaride. Syngame. Filaire. Spiroptère.
2deg; Nématoïdes............quot;) Oxyure.
Strongle. Trichine. Trichocéphale. Tricosome.
3deg; Acantocéphales......... | Ecchinorrhynque.
I Distome. Monostome.
4raquo; Trematodes.........:..., ^ Amphistome.
Hémistome. Holostome.
( Ligule.
5deg; Cejto'idcs................. ) Botriocéphalc.
( Tfenia.
1.raquo; [.INCATCLES.
346. Pentastome tênioïde (flg. 233).
Habitat : Les cavités nasales, quelquefois les sinus du chien,
immmtmw
Fig. 2t.1. — PeDtastoma ténioï le ppjvenaut d'un cliion ; tie grandeur naturelle.
du loup, plus rarement des aulres animaux. Il est l'état adulle du P. denticulé, qui vil dans des kystes enlourant le foie, le
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ASCAR1DES; VESICULAIRE. D1SPAB, CRASSA 271
mésenlère. 1,'oeuf du.P. ténioide lombé sur l'herbe esl dégluli; Tembryon, une fois éclos, se canlonne en divers lieux. C'est lors de la curée que les chiens sont attaques par Ie P. denticulé, qui efl'ectue chez eux sa transformation; au bout de six mois il se détache et meurt.
Chez Ie chien : éternuements frequents; dans les matières rejetées, presence d'oeufs; gêne de la respiration, mouvemenls de deglutition. Les chiens se grattent Ie nez avec leurs pattes. On a parlé d'accès épileptiformes. Le P. denticulé, enkysté dans les \icères, amène la maigreur (Colin d'Alfort) par suite de l'altéralion des ganglions mésentériques. Souvent, pendant sa migration, le foie, Ie pouraon peuvent être le siège de lésions graves.
Traitement : Fumigations empyreumaliques, injections de benzine. Trepanation et injections de substances vermicides : crésyl, acide phénique. Éloigner les chiens de berger soup-connés d'en ètre atleints. Les viscères des animaux contenant des P. denticulés seront détruits.
2deg; Nématoïdes.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;',
347.nbsp; Ascarides.
(A. dü cheval ou ä grande tête).
Habitat : Intestin grêle des équidés; souvent tres nombreux.
Causes : Les ceufs rendus par les animaux salissent les prés, les fourrages et sont repris directement.
Symptvmes : Nuls lorsqu'ils sont peu nombreux; dans le cas contraire, ils forment des pelotes, produisant des coliques et même la déchirure de rintestin(Signol).
Traitement: Arsenic, 2 grammes par jour; baies de genièvre et crème de tartre pendant 15 jours; après quoi, un bol d'aloès (Zundel). Essence de térébenthinc et huile de ricin. Émétique 15 ä 20 grammes chez le cheval. Chez le chien la sanlonine a la dose de 0,05 a 2 grammes dans du sucre. Graine de bouleau. Il est prudent de brüler ou enterrer profondément les crottins contenant des ceufs.
348.nbsp; A. lombricoïde.
Pore, boeuf, sanglier, daw, phoque.
Habitat: Intestin grêle.
Symplómes : Irritation intestinale, constipation, acces épilep­tiformes par action réflexe.
Traitement: Essence de térébenthine, benzine, ether et huile de ricin.
349.nbsp; Ascarides : vésiculaire, dispar, crassa. Chez la poule, foie, le canard.
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272 MALADIES DU DIAPHRAGME, DE L'INTESTIN, ETC.
Fiu'. 234. — Ascaride lombricoide ou lombric.
a, ascaride lombricoide femelle de rhonime; A, extrémité antérieure grossie, vue de cute; c, la meute, vue de face, montrant la boucbe au centre, entourée de trois mamelons ayant chacun un sitlon qui empiète sur leur angle interne; c, extrémité postérieure grossie; rf, ascaride mule de grosseur naturelle.
SïNGAMES.
350. Syngamus trachéalis. Gape. Ver fourchu (fig. 235).
Habitat : ïrachée des gallinacés, surtout le faisan. Le male fixé sur la femelle par sa ventouse caudale.
Se propage par Ingestion de syngames chargés d'oeufs, ou d'aliments qui en contiennent.
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öXVüre rëgoühbé ou bü chëVaL
273
Traitement : Mélanger de Tail aux aliments; l'assa foetida ä la dose d'un demi-gramme par tète et par jour (Mégnin).
Fis. M5.
#9632; Syngame trachéal.
, deux individus accouplés, grandeur naturelle; 2, parlie antérieure grossic; a. Ie male; 6, tète de la femelle; c, ventousc du male appliquée a la vulve de la fo-melle; d, têle du male; c, l'intestin: 3, extrémité caudale de la femelle montrant les cireonvolulions du tube génital; 4, laquo;amp;, fragment du male; e/*, de la femelle; agt; hb', teguments; lt;?, intestin: d, tube génital; ee, portion antérieure du corps de la femelle; /, Tintestin. (Davaine, Entozoaires.)
FlLAlRES.
351. F. papilleux.
Cheval, äne, mulet.
Habitat : Péritoine, muscles abdominaux, corps vitré et chambre antérieure de l'oeil.
353. F. hématique (Gruby, Delafond).
Chiens. Habitat : Coeur et vaisseaux sanguins.
353 Spiroptères.
Cheval. Habitat : Follicules hypertrophies dc la muqueuse de Testomac.
OxruREs.
354.nbsp; O. vermiculaire (fig. 236).
Chien. Habitat : Intestin, pourtoür de Tanus. Symptómes : Prurit violent; les animaux tralncnt Ie derrière sur le sable ou Ie gazon.
355.nbsp; O. recourbé ou du cheval. Cheval. Habitat : Coecum et colon.
Traitement: Anthelmintiques ordinaires; lavements d'essence, benzine, eau savonneuse, etc., etc.
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274 MALADIES DU DlAPHRAÖME, DE L'INTËSTIN, ETC.
Strongles.
356. S. géant (flg. 237 et 238).
Cheval, bceuf, chien. Habitat : l'un ou 1'autre rein.
Fig. 236. — Oxyure voraiculairc mMc. a, de grandeui* naturelle; 6, tres grossi.
Iquot;ig. 237. — Strongle géant mile provenant d'un chien, demi-nature.
a, tele; aa, oesophage; hh, intestin; ild, tube genital, commoiuj^nl prés de i'anus oü il est fine, elaquo;, teguments; /quot;,bourse caudale; g, penis. (Davaine, Kntozoaires.)
Symptómes : Dästruclion de 1'organe, souffrances vives, urines sanguinolentes ou purulentes. Diagnostic difficile. 357. S. perforant. Canard. Habitat : Canal digestif.
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STRONGLE ARME
275
tig. 238. — Strongle géant feraelle, provcniint d'un chien. , iiiJividu demi-nature, Ie tube g(!nital a été ótabli en dchors pour voir sa disposi­tion et celledu tube digestif. — o, bouche; 6, anus; ac, oesophage recourbé en b;c b, intestin fiié aux parois par des brides transversales; ff, ovaire et ovi-ducte formant un tube continu, naissant prés de l'anus, suivant Ie bord de I'in-testin, et fiié par les brides transversales; jj.oviducte avec quelquos dilatations AA; lï, matrice; .ƒ A, vagin; /,-, vulve. — 2, extrémitê antérieure, grandeur natu­relle, monlrant les huitstries longiludinales de la peau (les papilles labiales ont étc omises). (Davaiue, Entozoairos.)
358. S. armé. Sclérostome du cheval ^flg. 239 et 240).
Commun chez les équidés. Habitat : Ccecum et colon. En quantités énormes, parfols deux generations dans Ie mème ani­mal (Colin). A Tétat agame, ils se logent dans les artères mé-
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276 MALADIES DU DIAPHRAGME, DE L'INTESTIN, ETC.
sentériques, oil ils développent des anévrysmes. (S. anévrysma-tique). Après leur développement, ils perforent les artérioles et pénètrent dans l'intestin.
I *
I
i3V Fig. 239. — Stronjjle armé anévrysmatique (d'après Kayer).
I, male, grandeur naturelle; 2, femelle, grandeur naturelle;3,exlréinitéantérieure fortement grossie; a, capsule buccale complete; 6, oesophage; c, intestin enlouró dune substance grenue (foie)? — 4, extrémité caudale du mfile; a, spicute et pièce accessoire (?); Ia bourse.
Fig. 240. — Strangle armé.
a, strongle adulte, grandeur naturelle; A, tète du strengte ailulte (gressi 30 fois ; d, strongle agame, grandeur natutelle; B, tète du strongle agame, vue de devant
(grossie 30 fois). (A. Zundel.)
Symptómes : Coliquos, embolies.
Traitement: A peu prés nul, essayer l'huile empyreumatique el la picrate de polasse a'la dose de 0,1 a 0,3.
359.nbsp; S. filicol. Intestin du mouton et de la chèvre.
360.nbsp;S. filaire. Mouton, chameau. Habitat : bronches et di­visions (bronchite vermineuse). Tres nombreux.
Trichines.
361. T. spirale. Leur développement présente diversesphases: 1deg; développement des einbryons dans rinteslin; 2raquo; période d'émigration; 3deg;période d'enkystement. Porc, chien,chat, veau,
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T. SPIRALE
211
lièvre, pigeon, poule, rat, souris. Habitat : A I'état adulte, in-teslin.
362. T. intestinale. Habitat : A I'état agame, Ie lissu mus­culaire (T. musculaire). La trichina (fig. 241) existe en nombre
Fig. 241. — Trichine.
1 et 2, trichiues déja parvcuuos dans Ie tissu musculaire, muis iioq encure enkys-iées; 3, frichine enkystée dans Ie tissu musculaire. —#9632; Le kyste est limité par un membrane qui mnntre, par transparence, la masse granuleuse interne et la tpi-chine se trouve incluse; 5, trichine evtraite du kyste et tres grossie (J. Chatin).
prodigieux dans les muscles slriés. Surtout les piliers du dia-phragtne, la langue, les masséters, les muscles du tronc et des membres.
Les muscles ä fibres lisses n'en conliennent pas. La trichine résulte del'ingestion de chairs musculaires qui en contiennent.
Symptómes : Assez obscurs sur les animaux. Raideur des muscles, faiblesse des reins, plaintes. Visible au microscope, grossissement, 60 diamètres.
Traitement : Nul. Amène quelquefois la mort par suite de l'abondance des parasites.
Sionol. — Aide-mém. vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 16
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278 MALADIES DU DIAPHRAGME, DE L'INTESTIN, ETC.
Police sanitaire : Eloigner de la consommation les viandes trichinées. — Service d'inspection. — Éviter l'usage de pores de provenance amérlcaine; faire subir a ces viandes nne cuis-son prolongée.
Trichocéphales.
363.nbsp; T. voisin. Mouten, chevre, boeuf. Habitat : Gros intes-lin sur lequel il se fixe solidement.
364.nbsp; T. inégal. Trichosomes.
365.nbsp; 1deg; T. plique; 2raquo; T. brévicolle; 3deg; T. longicolle; 4raquo; T. mince, vivant dans l'inteslin des divers oiseaux.
3deg; ACAiYTOCEPHALES. ÉCHMORRHYNOUES.
366.nbsp; Echinorrhynquo géant (flg. 242).
Fig. 242. —Kohinorrhynque.
Ingestion de larves avec les vers blancs et les hannetons (Schneider).
Habitat : Intestin grcle, sur lequel il se fixe et qu'il perl'ore quelquefois. Souvent nombreux.
Symptómes : Coliqucs. Perte d'appétit, amaigrissement, con­vulsions épileptiformes.
Tmitement ; Incertain, surtout propliylactique ; stabulation des porcs.
A l'intérieur, essence de térébenthine suivie d'un purgatif.
4deg; TRÉUfATODES.
367. Distomes. Vivent en colonies. . Développsminls : L'oeuf éclot dans l'eau ou un endroit hu­mide. Le sporocyste (flg. 243) se fixe ou nage et produit des
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LIGULES
279
larves cercaires (fig. 244), qui sont dégluties par un animal et passent k l'étatde distomes.
Fig, 243. — Sporocyste du disloma echinalum, tres grossi.
Fig. 244. — Ccrcaii'e.
368.nbsp; D. hépatique. Douve du foie.
Tres commune en Allemagne et dans les prairies maréca-geuses. Usage des eaux stagnantes, mares, fossés, etc.
Moutons, chèvres, bovidés. Habitat : Canaux biliaires.
Symptómes : Sa presence produit la cachexie aqueuse [vov. p. 33).
369.nbsp; D.lancéolé (fig. 245).
Fig. 243. — Dislome lancéolé.
Mêmes conditions d'exislence que pour Ie precedent.
370.nbsp; Monostomes : changeant, jaune. Oiseaux domestiques.
Habitat: Sinus, trachée, poumons, intestins.
371.nbsp; Amphistomes. Hémistomes. Holostomes. Boeuf, chien, oiseaux aquatiques.
5deg; Cestoïdes.
37^. Ligules. Vivent chez les poissons, qui les transmettent aux oiseaux aquatiques.
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'280 MALADIES DU DIAPHRAGME, DE L'INTESTIN, ETC.
BOTHRIOCEPHALES.
373. B. large (fig. 246 et 247). Chien. Habitat: Intestin grêle.
Fig. 247. — Têtede bothriocéphale grossie.
Fig, 246. — ßütlmocophale large.
374. TyENus.
Tête ä quatre venlouses. Couronne de crochets. — Les cystj-
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T. ÉCHINOCOQUEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;281
cerques, échinocoques, coenures, sont des tasnias a diverses périodes de développement. Se divisent en T. inermes et T. armés.
Symptómes ; Leur presence ne se décèle Ie plus souvent par aucun Symptome. Quand on constate des troubles, ce son d'abord des caprices d'appétit, de la maigreur, de l'inquiétude, {'agitation de la queue, les froüements de l'anuscontre Ie sol.
Quand les parasites habitent depuis longtemps l'intestin, les animaux maigrissent. On rencontre dans les excrements, des débris. de tsenias. S'ils sont tres nombreux, ilspeuvent produire une obstruction intestinale.
Traitament : Chez Ie chien, extrait elhéré de fougère male, 2 a 8 grammes, sclon la taille; Ie kamala a la dose de 2 a 12 grammes; les graines de citrouille ; la racine d'écorce de grenadier; Ie kousso, 5 grammes dans 50 grammes d'huile de ricin. La graine de bouleau de iO a 50 grammes par jour en suspension'dansdu lait pendant quatre ou cinq jours (Trasbot). Dans les aliments on peut mélanger des bourgeons de sapin maritime, des branches et des baies de genévrier.
Inermes.
375.nbsp; T. médiocanellé. Le cysticerque de ceteeniase trouve chez le bceuf, qui, enréalité, devient ladre. Il se communique a l'homme.
376.nbsp; T. expansa. Venlouses sans crochets. Chez Ie mouton, sur des troupeaux entiers.
Habitat : Intestin grèle.
Symptómes : Presence du ver dans les excrements. Maigreur, augmentation de la soifetde I'appétit. Météorisations. Troubles de la rumination ; épuisement, mort.
Traitement : Huile empyrcumalique, fougère male, kousso.
377.nbsp; T. perfolié. Cheval. Habitat : Ccecum, plus rarement Tintestin grêle.
378.nbsp; T. plissé. Cheval. Habitat : Iniestin grêle. Rare. De 20 a 90 centimetres de longueur.
Armés .
379.nbsp; T. échinocoque (fig. 243 et 249).
Chien. Habitat : Intestin grèle. En quantités enormes. La larve se trouve dans des organcs tres divers : foie, rate, pou-mons, muscles, séreuses, les os. Chez de nombreux animaux : ruminants, pore, cheval.
Causes : Produit par l'ingestion des larves du laenia echino-coccus, mélangées aux alimenls ou a l'eau des boissons.
Symptómes ; Varient avec l'organe qu'ils ont envahi. Léchi-
16.
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282 MALADIES DU DIAPHRAGME, DE L1NTESTIN, ETC. nocoque pulmonaire produit des alterations de la respiration,
Taenia échinocoque du diion, tres grossi.
qu'on peut ótudier par la percussion et l'auscultation. To ux frequente; pouls faible ; maigreur-j'poil terne.
Traitement : Nul.
Police sanitaire : Détruire les organes envahis par les échinocoques.
380. T. coenure (fig. 250).
Chien, renard, mouton.
Habitat : Intestin grèle. 30 ä 40 centimetres de long. Son état agame constitue le coenure
cerebral.
Symptómes: Rien de particulier chcz Ie chien. Chez le mouton, le coenure cerebral determine le tournis (V.Tournis),
Fig. 249. — Échi­nocoque déta-ché de la mem­brane.
Fig. 250. — Taenia coenure (coenure du mouton). a, cerveau d'un mouton qui a avalé desceufs de tsenia coenure depuis trois semai-nes, et quj a élé abattu apres avoir donné tous les syinptömes du tournis; 6, ga­lerie isolée formée par le ver a la surface ducerveau. C'est a Tun des boutsde la galerie que se trouvent les coenures (scolex du toeoia cocnurus); c, vésicule (pro-losrolov avant la naissaoce du scolex; d, vésicule dans laquelle apparaissent les icolex; e, vésicule qui a engendré des scolex (d'après Gervais et Van Beneden).
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LADRERIE
283
381. T. solitaire ou T. solium (flg. 251). Homme, 2 a 3 metres de longueur.
Habitat : Iniestin grêle. Sa
larve n'est autre que Ie cys-licerque ladrlque qu'on trouve chez le pore, dans Ie tissu cel­lulaire, les muscles et les sé-reuses et ou il constitue la ladrerie.
382. Ladrerie.
Les protoscolex du tsenia solium de Thomme ingérés par le porc se développent dans les divers tissus (flg. 251, 252, 253 et 254).
Les oeufs déglutis, arrivés dans l'estomac, perdent leur coque. L'embryon, devenu li-bre, traverse l'intestin et che-mine dans le tissu conjonclif. Quand il est flxé, il perd ses crochets et il se forme une vésicule. Après trois mois, le cysticerque a acquis toute sa croissance et est gros comme un pois.
A ce moment, il peut a son tour infecter l'homme qui mange la chair du porc ma-lade.
Symptómes : Peu apprécia-bles s'il n'existe que peu de parasites. S'ils sontplus nom-breux, on constate, par le lan-gueyage, des vésicules le long du frein de lalangue, quelque-fois a la face interne des pau-pières ; alors le porc est dit ladre.
Ces vésicules sont plus lon-
Fis
lairj), grandeur naturelle.
gues que larges,demi-transpa-
rentes, blanc jaunätre, un peu dures au toucher, variant de la grosseur d'un grain de millet k celle d'un petit pois, Si les parasites sont tres nombreux, il
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284 MALADIES DU DIAPHRAGME, DE L'INTESTIN, ETC.
Fig. 232. - Disposition et mode d'invagmation d'uu cysticerque (C. ladrique), (d'après les dessins de Ch. Robin).
i, kyste adventif (grandeur naturelle), un lambeau enlevé laissevoir le cysticerque (parties de la vésiculc un peu trop marque); 2, corps du cysticerque (grossi), sorti de sa vésicule par pression, Ie pertuis a tté un peu déchiré par le passage du corps; dans cetle situation, la vésicule constitue un appendice caudal; ce qui selon Robin, n'ost pas un état naturel; 3, cystersique invaginc! dans la vé^icalo! Celle-ci nest représentée que parun segment correspondant au pertuis, du pour-tour du pertuis nait mie vésicule. qui est contenue dans la précédente, du fend de cette seconde vésicule, ä lopposé du pertuis, nait le corps du cysticerque. Deux segments out été enlevés du corps pour montrer l'invagination de la tête, du col et du corps en lui-mème; 4, vésicule externe pisiforme renfermanl Ie corps du cysticerque; 4, mcme disposition, par une incision pratiquée a la vé­sicule intérieure, le corps du cysticerque; 5, méme disposition, par une incision pratiquée i la vésicule intérieure, le corps du cysticerque a été renversé en de-hors, Ia téte est invaginée; 6, figure grossie, meine disposition que la précédente, aver cette difTérence que la téte n'est pas invaginée dans Ie corps.
Fig. 233. — Cysticerque.
A, animal retire dans son ampoule; B, animal développé; C, tèle et cou isolés; D, un des crochets.
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LADRERIE
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peuly avoir de la loux, de la faiblesse et un état cacheclique. Les chairs des porcs ladres sont quelquefois lavées, infiltrees ; après Ia cuisson, la vésicule devient blanche, opaque et croque sous la dent.
Trailement : Bonne hygiene, habitations salubres. Éviter I'in-
Fig. 254. — Ladreiie du pore. Cysticerque du coeur.
gestion des matières excrémentielles de Thomme. Les moyens curatifs sont de nul effet.
Police sanitaire : La viande ladre dolt être rejetée de la con-sommation; les graisses ne serviront qu'ä l'industrie. Le porc ladre peut être employé ä la reproduction. La viande du porc dolt toujours être tres cuite, de maniere a détruire les vésicules ladriques qui auraient pu échapper a l'inspeclion.
Jurisprudence.
La ladrerie est devenue rêdhibitoire aux termes de la lol du 2 9püt1884.
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286nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES DU F01E, DE LA RATE, ETC.
L'experl examinera la langue avec le plus grand soin; il s'assurera que Ie pore n'a pas été épingle, c'est-a-dire que les vésicules n'ont pas été enlevées.
Dans les cas douteux, Texamen du cadavre flxera les incer­titudes.
Psorospermies.
Protozoaires parasites enkystés et vivanl en colonies.
On les trouve chez le chien, le porc, le mouton, le lapin, le chat et la poule.
Elles sont tantót groupées, tanlót isolées, et apparaissent parfois sur les muqueuses comme une fausse membrane. (Friedberger et Frohner).
Symptómes : Anorexie, faiblesse, ictère, tympanite.quelquefois dysenterie; chez le chien, acces rabiformes (Rivolta).
Traitement : Séparer les animaux. A l'intérieur : calomel.
Police sanitaire ; Désinfecter los habitations.
CHAPITRE XII -
MALADIES DU FOIE, DE LA RATE
DU PANCREAS, DU PÉRITOINE, DES REINS, DE LA MOELLE
ÉPINIÈRE
Foie : Iclère. — Contusions. — Déchirure. — Congestion. — Apo­plexie. — Hepatite. — Hypertrophie. — Atrophie. — Cirrhose. — Transformation graisseuse ou Sléatose. — Cancer. — Mélanoses.
—nbsp; Tubercules. — Parasites. — Calculs biliaires.
Rate : Congestion. — Apoplexie et déchirure. — Tubercules. — Tumeurs cancéreuses, mélaniques, métastatiques — Parasites.
Pancreas, Pérltoine : Péritonite. — Ascite.
Reins et Psoas : Hémorrhagie rénale. — Nephrite. — Atrophie des reins. — Albuminurie. — Hématurie. — Deplacement des reins.
—nbsp;Alterations diverses.
Moeite épinfere et enveloppes : Congestion. — Hémorrhagie. — In­flammation, — Traumatismes. — Compression. — Atrophie.
SECTION I
FOIE
l^e Ibie est forme de lobules ou acini, se composant cliacun :
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POIE
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iraquo; cellules hépaliques; 2raquo; canalicules biliaires; 3quot; valsseaux afférents; 4deg; un vaisseau efferent; 3deg; lymphaliques: 6quot; tissu cellulaire ou conjonclif (flg. 255 et 256).
Fig. -105. — Coupe d'uu lobule hépatique, d'api-ès Claude Bernard. V,!], veine hópatique intralohulaire ou veine sus-hépatique; V,P, branche inlralo-bulaire de la veine porie; R,maille capillaire dn iobule; f), cellules bépatliiques ; B, canalicules biliaires; b, leur origine dans Ie Iobule. (Cl. Bernard, Lccons de physio logie expértmentdle.)
Les fonclions du foie sonl de sécréter la bilc, de former du sucre et peut-èlre de présider a la formation des globules. Les
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288
MALADIES DU FOIE, DE LA BATE, ETC.
produits d'excrétion du foie sembleraient avoir une action sac-chariflante (Kaufmann).
Maladies nv foie. 383. Ictère ou jaunisse.
Désigne des états morbides divers de la giande hépatique. Sur lous les animaux.
Fig, ;!ö6. — Structure d'un lobule hi-patique (figure schématique).
A, veine hépatique intralobulaire; 3, réseau capillaire du lobule; 8, branches se réunissant au réseau capillaire du lobule; 9, trabécules connectives; 10, cana-licule biliaire m^eWoöuhiïVe; 11, canalicuie biliaire intralobulaire', Hot 13, ré­seau des canalicules hiliaires capillaires distendu par rinjection; 14, cellules hépathiques séparées les unes des autres par rinjection des canalicules biliaires capillaires ; 15, cellules hépatiques dans la partie du lobule ou l'injection n'a pas pénétré. ^Beaunis et Bouchard.)
Celui qui nous occupe est dCi ä une altéralion fonctionnelle de la giande. Bénin ou grave, surtoul sur Ie cliien et Ie porc. Sporadique,
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ICTÈRE OU JAUNtSSÉ
'289
Causes : Obscures. Exces de fatigue surlout chez les ('hiens non en haieine, a Touverture de la chasse. Galculs biliaires, hjdatides. Constipalion ordinaire aux animaux qui font peu d'exercice.
Symptómes : A l'état bénin, sauf ia teinte jaune des conjouc-tives, un peu d'inappétcnce; démarche vacillante; les animaux paraissent ca santé. Si l'ictère n'est pas symptomatique d'unc lesion plus grave, il guérit assez facilement après douzc a (|iiinzö jours au plus; s'il dure plus longlemps, arnaigrisse-rnent sensible.
Chez Ie chien, l'ictèrequot; est toujours grave : il se manifeste deraquo; frissons, quelquefois des symptómes nerveux analogues a ceux de l'ictère grave chez Thomme. Le chien est triste, reste couché, ne se laisse déplacer que par force. '11 vomit parfois des ma­tteres bilieuses, est fortement constipé, et les feces sontdurset jaunätres. Plus parement il y a de la diarrhée, parfois sangni-nolente; l'appétit est nul, le ventre lendu, dur, sensible vers la region du foie. La temperature est abaissée de 1raquo; k 2raquo; par suite du ralentissement cardiaque, provoqué paria résorption des acides biliaires. Les muqueases, la scléiotique, la peau ont une coloration jaune safranée, plus ou moins intense; les urines jaunes passent promptement au rouge ou brun foncé. La marche de celte maladie est quelquefois tres rapide.
Ne pas confondre avec les autres affections du foie, les ma­ladies infectiouses, fempoisonnemeat par l'opium, le phos-phore, le curare ou la piqüre des serpents. Le plus souvent, l'organc ne présente pas de modifications; cependanl il peut étre de moindre consistance; sa couleur est jaune ou brune.
Pour conslater la presence de la bile dans l'uriae, il faut Iraiter celle-ci par un mélange d'une parlie d'acide sulfuriquo et deux parties d'acide azotique; eile se colore alors en verl, qui passe au rouge brun.
Traitcmenl ; Laxatifs. Le calomel dotmé ä dose altérante el non purgative a été conseillé (Weber, de Paris). Dans ce cas, on le donne ä la dose de 30 a 50 centigrammes en deux ou trois fois dans la journée. On a recommandé les purgations d'aloès (Ueynal), la saignée (C. Leblanc), les bains tres chauds ou sinapisés (Zundel). A l'intérieur, on administrera les amers, les alcalins, et en particulier le bicarbonate de soude. On a préconisé un traitement qui semblc étrarige, mais qui parait cependant avoir donné des succes. 11 faut faire avaler au chien trois balies de plomb, calibre 16, et donner ensuite un léger purgatif (Rancilla). Ghex le porc, on donne fréquemment des votnilifs.
Sionol,
Aide-tném. vétér.
n
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290nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES DU F01E, DE LA RATE, ETC.
409.nbsp; Contusions.Déchirures.
Moins frequentes que ne pourraitle faire supposer le volume du foie, eet organe étant abrilé paries cótes.
Causes : Coups de limons, rie brancards, chutes sur des corps piquants, dents de hersesi éclals de verre. Si le corps vulné-rant a prod nil, uns plaie, il peut y avoir dos hémorrhagies mortelles, soit ä 1'extérieur, soit dans lepéritoine; dans ces cas, la respiration est gènée, les muqueuses, les urines onl, une couleur salranée et il existc des frissons.
Traitemeni : Applications froidesen compressesöu en lotions; v^sicatoires ä la partic correspondante. Calomel a l'intórieur.
410.nbsp; Cong-estion du foie.
Plus frequente qu'on n'esl disposé ä le penser (C. Leblanc). Elle est idiopathique ou symptonialiqne.
Causes : Nourriture abondante, travail par une temperature élevée. Elle peut être due ä un obstacle circulaloire ou k un traumatisrae.
Symptómes : Tristesse, inappétence, sauf pour les boissons. {'.oliques sourdes, persistantes; constipation, légere météorisa-tion. Le ventre est sensible, surtout dans I'liypochondre droit. Fiévre, 50 k 60 pulsations chez le cheval. Teinte ictérique plus ou moins prononcée des muqueuses, s'étendant parfois aux parties de la peau non pigmentées. On a signalé de l'hématu-rie; si eile se termine par resolution, eile dure douze k quinze jours; mals eile peut amener ['apoplexie ou la déchirure du foie (C. Leblanc).
A Tautopsic, le foie est hyperémié; on voit sur la tranche du parenchyriie jaune clair, des veinules plus foncées (Foie muscade), lorsque la maladie est due k une cause mécanique persistante; insuffisancc mitrale, emphysème pulmonaire.
Tvaitement : Saignées abondantcs et répétées (0. Leblanc). Révulsifs extérieurs : moutarde, liniment ammoniacal, vésica-toires. A Tintérieur : laxatifs, aloès, boissons acidulées. Diète ou demi-diète; boissons blanches, vert ou racinos.
411.nbsp; Apoplexie.
Causes : Succède souvent ii la congestion, produisant des ruptures du tissuet des hémorrhagies. Efforts violents (Trasbot).
Difficile ä diagnostiquer : se conlbndant avec la congestion violente ou les autres maladies intestinales. Toujours grave.
Symptómes : Apparition brusque. Tristesse, abattement, sidé-ration profonde, face grippée; frissons, tremblemcnts muscu-laires. Pouls pelit, filant; battements du coeur forts. Hefroidis-sement des extrémités el des oreilles. Inappétence et constipa­tion. L'animal regarde son flanc, gratte le sol, mals répugnc a
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HEPATITEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 291
so couchei'. S'il Ie fait, il ne se relève pas volouliers. II tombe et meurt en quelques instants. Ces symptómes se succèdent d'ordinaire dans un temps Ires court. Parlbis la maladie dure deux ou trois jours; mais, dans les deuxcas, la mort est l'ordi-naire. Les guérisons sont rares, cependant il en existe (C. I.e-blanc). A I'autopsie, on trouve des déchirures de l'organe, avec ibrmalion de eaillot entre les lèvres de la déchirure, ou hémorrhagie abdominale. 11 peut y avoir déchirure des lobules sans rupture de la capsule : Ie loie est augmënté de volume, sa substance est ramollie. Si la mort n'esl pas la consequence do ces lésions, il peut se former des kystüs sanguins ou se­re ux.
Trailement : Doil ètre tres actif, en raisou de riuslanlauóilê de l'airection. Saignée; cependant, s'il y ados symptómes d'hé-morrhagie, s'abstenir de ce moyen. Frictions sèches ou stimu-lantes; couvrir, réchaullbr Ie malade. Diète, boissons acidulées, lavements. Repos absolu. Les soins hygiéniques sonl essonliels (C. Leblanc).
412. Hepatite.
InHammation du foiu. Rare. Confondue souvent avec la cou-gistion. Observée cependant sur lecheval (Róll), bètes bovinus (Lessona), chien (Reynal).
Causes : Les mèmes que pour la congestion et l'apoplexie. Coups, chutes, \iolences. Presence de corps étrangers avant pénétré de reslomac dans Ie feie (Colin). Peut ètre conséculive ä d'autres maladies ou ä la presence do calculs.
Symptómes : Tristosso, difficulté de la locomotion. Respira­tion accélérée. Fièvro, légéres coliques; Ie décubitus est presque nul ou provo(|ue dm plaiutes. Constipation, croltins converts. S'accompagno aussi de symptómes nerveux vortige; et cons-lamment de coloration ictérique des muqueuses, quelquefois de la peau. La resolution est rare. De plus, souvent il se forme des péléchies sur les muqueuses, les membres s'engorgent et la mort arrive, soit ä la suite de Ia formation d'abcès sous la capsule, ou par défaut fonctionnol de l'organe. Diagnostic dif­ficile et pronostic grave.
Ne pas confondre avec coliques inlestinales, affections ty-phoïdos.
Traitement : Saignées générales, sur les petits animaux, sur-tout Ie chien; sangsuos; chez les uns et chez les autres, sai­gnées locales, dans l'épaisseur de l'engorgemont produit par un sinapisme. Applications vésicantes surThypochondre. Purgatifs laxalifs, sulfatc de soude et crème de tartre soluble; calomel ä la dose de 15 grammes chez les grands animaux; chez les
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292nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DU K01E, DE LA RATE, ETC.
petils, 25 centigrammes k 1 gramme 50 centigrammes. Essence de térébenthine ou térébenthine claire en électuaires.
413. Hypertrophie du foie.
Augmentation des cellules bépatbiques sans modification de la structure de I'organe. ïrès rare. Obscrvéc sur les vieux cliicns et Ie cheval (Lafosse).
Symptómes : (ionflemenl du venire, matité do I'liypochoiidre droitjusqu arombilic. Digestions difflciles, inappctence, essoul-Mement; leinte ictérique des muqueuses.
Traitement : Lafosse a cssayé iuutilemcnt l'einploi des eaux minérales.
411. Atrophie du foie.
Causée par les compressions permauciiles de l'orgaue, sur-lout du lobe droit (Franck), par suite du développement et de la pression du colon au point correspondant. Consecutive aux hepatites, ä Ia presence des parasites, a la cirrhose, etc., etc. Koie cardiaque.
415.nbsp; Cirrhose
Formation néoplasique dans Ie lissu conjonctif qui entoure les va:sseaux et, par suite, isolement et compression des acini, d'oii modification de forme, de volume et de consislance de lorgane. II est bosselé, de volume reduit, Ia séreuse épaissic. Le parenchyme est dur et, dans les aréoles de la trame cellu­laire compacte, on distingue des granulations jauue rougeatre, qui sont les débris du tissu hépaüque atropliié ou ayant subi Ia stéatose. Goncurremment, Ie calibre des vaisseaux est diminué ou détruit.
Elle peut èlre atropbique ou byperlrophique. Tous les ani-maux, surtout les carnivores, chiens d'apparteiuent. Consecu­tive a certaines affections du creur et du poumon.
Symptómes : Peu connus. Troubles digestifs; aseile, cedèmc des membres. Maladie loujours grave.
Traitement : Nul ou k peu prés. Emploi des alcalius et dos diurétlqucs. Regier le régime et administrer surtout des four-rages verts.
416.nbsp; Transformation g-raisseuse. Stéastose du foie. Se présente sous deux états, dus, I'un k la simple infiltration
graisseuse (Lorain) et naitérant pas la structure des cellules hépatiques, I'autre, entravant toute activité fonctionnelle.
Causes : Alimentation spéciale; repos forcé comme chez les volailles, oies, canards, donton obtient les foies gras. Peut être consecutive k certaines affections chroniques.
Symptómes : Vagues, resultant de la difficulté circulatoire du
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CONGESTION DE LA RATEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;093
foie, d'oiicngoiiemont de l'appäreil sanguin inloslinal, et trou­bles digestifs.
Traitemenl : Éviter les aliments gras, les farineux; exercice, suées. Emploi dos alcalins et de 1'iodure do potassium k l'intó-ricnr.
417.nbsp;Cancer.
L'encéphaloïde a été observe par H. Bouley, Róll et H. Ben­jamin sur Ie chien et Ie cheval.
Symptómcs : Ceux de l'hépatile. Emaciation musculaire sur-tout des crolaphites et des masséters (Trasbot). A l'autopsie, Ie t'oie est parsemé de lumeurs cancéreuses du volume d'un pois a celui d'une noix; de couleur blano jaunülre. Chez Ie cheval, Ie Ibie peut acquérir un poids de 25 kilog. (Róll).
418.nbsp; Mélanoses. Tubercules.
ïrès rares et ne pouvant guère ètre reconniisf|u'ä l'autopsie.
419.nbsp;Parasites.
Douve hépalique (voy. Cachexie aqueuse). Echihocoqnes (voy. hclminthes, v. pages 270, 281 et 282).
420.nbsp; Calculs biliaires.
Cheval, boeuf, mouton, chien, chat, pore. Se trouvent soit dans la vésicule biliaire, soit dans Ie canal cholédoque, soit dans les conduits hépatiques. Leur nombre, leur forme et leur couleur sont variables; quand ils existent dans Ie canal cholé-doque, ils l'obstruent et déterminent des coliques qui peuvent en trainer Ia mort.
Traitement : Calmer les coliques : alcalins, essence do téré-benlhine, baies de genièvre; aliments en vert.
Maladies de l.\ rate et du pakgréas.
Rate.
La rate (flg. 257) est formée d'une charpente flbreuse 011 tra-béciiles, dans laquelle sont loges la boue splénique, les corpus-cnles de Malpighi ou folliculesclos, les ramifications de la veine splénique se rendant ä des sinus oü viennent aboulir aussi los capillaires artériels, qui les traversent pours'aboucheravec les rapillaires \oineux; ces canaux se dilatent considérablement (Goubaux).
421.nbsp; Congestion de la rate. Cheval, chien, bceuf, mouton.
Causes : Pléthore. Elle peut constituer unc lésion du char-bon : sang de rate.
Symptómes : Fièvre, respiration penible, muqueuses injectées. Tumefaction de Thypochondre gauche (Gellé). Elle peut durer de quelques heures ä quelques semaines. On a cité des cas oil on trouvait a l'autopsie une rale de 31 kilog., sans qu'on eüt
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294
MALADIES DU F01E, DE LA RÄTE, ETC.
remarqué aucuu Symptome appreciable (Hering). Dans ces con­gestions, il y a hypertrophie de la rate, hyporplasie des cor-
Fig. 257. — Structure de la rate (figure schématique). A. arlère; V, veine; i, Irabéeules spléniquea; 2, trabécules plus fines; 3, réticu-lum do Ia pulpe spléniquo; 4, infiltration de la gaine des artères ; 5, sa continua­tion avcc un corpuscule de Malpighi; 7, gaine de la veine; 8, réticulum de la pulpe splénique; 0, terminaison de la gaine (ibulaire des capillairos ; '0, artères des pincoaux ; 11, capiUaires artériels; 12, leur abouchement dana les trajets in-tetmédiaires de la pulpe; 13, veines; 14, captlluires veinenx ; 15, parties de la pulpp, on snnt reslós les elements cellulaires ; Ifi, corpuscules de Malpighi atle-nant ä 17; une artère vuc sur une coupe perpeudiculaiie a Taxe du vaisseau. (lieauuis et Bouchard, Anatomie descriptive.)
puscules de Malpighi, qui apparaissent sous ferme de nodutcs blanchalres (fig. 258).
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APOPLEXIE ET DÉCH1RURE DE LA RATE 295
TraUemcnl: Incertain. Saignéc?, laxatifs, vesicatoires; toni-f(iios et alterants.
Fig. 238. — Coupe d'une pate ü Ia deuxiëme période de la tumétactiouleucémique. Oonllement dos corpuscules de Malpiglii atrophio pigiuentaire de la pulpo,
422.nbsp; Apoplexie et déchirure de la rate.
Signalée chez le boenf (Cruzel, Lafosse), chez le chien et les chevaux (Mitlot, Riss).
Causes : Congestion soudaine, sous rinfluence de laquelle le lissu splénique se déchire. Etat antérieur de l'organe; trauma-tismes.
Symptómes : Ceux des plaies du péritoine. Si l'hémorrhagie est considerable, mort rapide. Si la capsule de la rale a rósisté, l'organe présente ä 1'aulopsie de nombreuses bosselures. En résumé, le diagnostic est des plus dilliciles et le traitement est nul on ä peu prés. liepos absolu : boissonsau perchtorure de fer.
423.nbsp; Tubercules. Tumeurs cancéreuses. Mólaniquos. Métastatiques.
Déterminent los symptómes de rinflammation et de la con­gestion sans caractères spéciaux, sauf Tétat cacheclique.
424.nbsp; Parasites.
Echinocoqucs chez les bovidés; cyslieerques chez le porc; pentaslomes chez les carnassiers.
425.nbsp; Pancreas. Peu ou pas connues.
Se reconnaissent aus lesions lors d'autopsies. On peut y constater rinflammation, des abces, le cancer (cheval, chien), des mélanoses (cheval). On peut trouver des calculs et des parasites dans les canaux cxcréleurs (sclérostome).
Péritoine (fig. 259).
Séreuse tapissant l'abdomen et se repliant sur lous les organes cju'il renferme. Les maladies dont il peut ètre le siege
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296nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DU FOIE, DE LA RATE, ETC.
sonl : 1deg; la péritonite; 2deg; les épanchemenls sanguins; 3quot; l'as-
(•'ig. 209. — Coupe schématique longitudinale et médiane de Ia i'avité abdomiiialo montrant la dispositiüQ du péritoine.
1, l'oie; J, oBtoinac; 3, intestia grèle; 4, origine dn colon ttottaut; o, rectum; ü, vagin et uterus; 7, vessie; 0, aorte postéi-ieupe; 10, diaphragme; 11, voine cave poslérieure; 12, paroi abdominale inférieure; Pp, Pp, péritoine parietal; Pv, Pv, péritoine visceral: L, ligainent hépatoga^trique; H, mésentère; Ge, grand epi­ploon. (A. Chauvpauet Ärloing.)
cite ou hydropisie ; Vies collections purulentes; 5deg; los tuineurs; 6deg; les parasites,
420. Péritonite.
Inflammation du péritoine. Sur tons les animaux. Générale ou partielle, aiguë ou chronique. Toujours tres grave, surtout chez les solipèdes.
Cames : Rarement spontanée; Ie plus souvent par trauma-lisme ; coups, chutes, par perforation de l'abdomen ou rupture des organes qui y sont coatenus; la presence d'abcès, de tumeurs, de parasites. La hernie est tine cause de péritonite, ainsi que la castration et la parturition. Le plus souvent eile est soudaine et résulte de processus différents : cancéreux, septique, tuberculeux, etc.. etc.
Les ingestions d'eau glacée ou de neige pen vont provoquer la péritonite (Trasbot).
Aiguë ou chronique.
Symptómes : A l'élat aigu, douleur vive de l'abdomen, qui parait rélracté. Respiration difficile, costale. Le malade reste debout, les membres réunis, la colonne vertebrale voussée. S'il
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ASC1TEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 297
se couche, il affectionne la position dorsale. Stupeur profondo, facies grippe, regard fixe, atone; vomissements chez Ie chicii et lepere; inappétencc complete, soifvivo. Constipation, crotlins coiffés, defecation difficile accompagnée deplaintcs; plus rare-ment diarrhée (Röll). Météorisalion assez frequente. Pouls pcüt. vite, accéléré, comme au début de rinflammation de toutes les sérenses. Frissons, légères coliquos; l'animal regarde son flanc. Dans Ie cas de traumatisme; apparition subite des symplómes et constatalion de la lésion qui provoque Ia maladie.
Qnand eile est consecutive k une autre affection : abces, métrite, flèvre puerpérale, vitulairc; eile complique et termine ces dernières.
A i'état ehronique, les symptömes, peu accuses, sont : légere sensibilité, augmentation de volume de Tabdomen, maigreur; füdème du ventre, des mamelies ou du fourreau, des membres postérieurs. Päleur des muqueuses, soif vive, essoufflement. Chez los petits animaux, la succussicn est un moyen de diag­nostic. A eet état, eile peut être causée par les tubercules (Ccllé). La marche est rapide et eile peut se terminer, quoique rarement, par resolution; plus souvent par la mort ou I'état. ehronique, entralnant Tépanchement ou la formation de fausses membranes. En eas de perloration, les liquides épanchés sont dediversesnatiircs:sang, matières intestinales,biJe,urine, etc, etc. A Tautopsic, 1c péritoine est vascularisé, contenant uu liquide sanguignolent plus ou moins abondant et présentant des fausses membranes, variant d'ancienneté, depuis la simple exsudation jusqu a la bride flbreuse. La péritonite est plus ou moins grave, suivant qu'elle' est partielle ou généralisée ; mais cette dernière est la plus commune.
Traitement : Saignées générales ou locales a l'aide do sang-sues; les unes et les autres abondantes et répétées. Cataplas-mes, sinapismes; vésicatoires sous Ie ventre. Chez Ie chien, applications de pommade mcrcuriclle, en surveillant I'état des gencives. A 1'intérieur : laxatifs, diurétiques, scille, vinaigre scillitique ou colchique ; lenir Ie ventre tres libre. Chez les pe­tits animaux, en cas de vomissements : glacé, opiacés. En cas de péritonite ehronique, essayer la paracentèse (voy. Ascite).
427. Ascite.
Collection séreuse, passive de l'abdomen. Tous les animaux, surtout Ie boeuf, Ie raouton, Ie chien, Ie lapin (gros ventre).
Causes : Directes assez obscures. Le plus souvent eile est symptomatique des maladies du foie, de l'utérus, des affections cardiaques, des anévrismes, des alterations de la veine porte ; de l'insuffisance valvulaire, de la péricardite ehronique ; en un
17.
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298
MALADIES DU FOIE, DE LA RATE, ETC.
mol de lous les obstacles opposes ä la circulation; causée aussi par la péritonite chronique.
Symptomes : Augmentation progressive du volume du venire; cedème des membres et des parties déclives de Tabdomen, vcntre tombaut. Clicz les petits animaux, la succussion et 1'ox-ploration indiqucnt une fluctuation manifeste. Chez les grands animaux, on peut parfois percevoir du ballottement ou une lé­gere ondulation. A l'auscullation, on peut entendre un bruit decIapotenient(Spinola). Tristesse, difficulté de la raarche, re­pugnance ä tout déplacement: maigreur, sécbercsse du poil. Soif constante. Urines rares; cbez les petits animaux, il peut y avoir incontinence d'urine produite par la parésie du sphincter vésical. Peu a pen les muqucuses se décolorent, s'inflltrent, et
Fig. 2ti0. — Aspiruteur a crémaillèro tic G. Diculafoy (reduction au dixièmo)1.
los malades succombent. Pour assurer Ie diagnostic, ponclion exploratrice. Toujours grave.
i. Manuel oprratoire. — Fermer ies róbinets RR' en les plaeanta angle tli-oit, romonter Ie piston l1 au inoyen de Ia crémailiêre et Ie fixer ;\ l'aide du cliquet C, monter l'une des aiguilles 1,2,3,4 sur Ie tube de caoutchouc T, qurcommunique avec l'aspirateur par Ie robinet II'. L'aiguille étant introdnite dans la chair, oiivrir Ie robinet R, et ponsser ensuite raiguilleä la recherche du liquide, qnise precipite daas lo corps de ponipe. — Pour ovpulser Ie liquide, fermer Ie robinet R, oavrir Ie robinet 11', dégager Ia crémaillèri; on retirant Ie cliquet C. de sou encoche et faire descendre Ie piston; Ie liquide s'échappe par Ie robinet T'. — Pour faire line in­jection, ou laver la cavité, aspircr dans Ie corps de Ia pompe par Ie tube T' Ie li­quide ä injector, fermer ensuite Ie robinet R', onvrir Ie robinet R et pousser l'itt-jection.
Nota, — S'assurer, avant l'opération, de Ia perméabililé des aiguilles cl du fouc-tionnemeut de I'apparcil.
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contusionsnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 299
Traitemenl : Si eile est cousócutive, trailer I affection donl eile derive.
Si eile est chronique, relablirles functions excrétoires; exci­ter la peau par des frictions, des couvertures, les sudoriliques et les stimulants diffusibles. Pousser ;\ la secretion urinaire en administrant la scille sous forme d'osymel : 30 ä 50 grammes pour les grands animaux, 2 ä 4 grammes pour les petils. Le colchique en poudre ou en teinture, äla dose deö ä 8 grammes pour les grands animaux, et de 10 a. 30 centigrammes pour les petits Essayor les Injections bypodemiqiies de nitrate de pi-locarpine.
Ne pas confondre avec péritonite, état de gestation, kystes de l'ovairc, tumeurs abdominales, obésité.
I.a paracentêse peut être essayée, mais ce n'est, en general, qu'un moyen palliatif. Chez lo cliien, eile a étè employee (La-fosse, Saint-Cyr) avec succes avec les injections lodées. Elle sè fait sur la ligne blanche aégalc distance du pubis et de l'appen-dice xipoïde, ou mieux a la partie inférieure du Dane Se pra­tique a l'aide du trocart. Pour Ie cliien, on peut se servir de l'appareil Dieulafoy (fig. 260).
Rmas et psoas.
428. Contusions. Blessures de la region.
(Voy. les maladies des regions cxtraüioraciques (p. 155).
Reins.
Au nombre de deux. Organes de l'excrétion urinaire présen-lant la disposition indiquée paries figures 261 et 262.
Formés de deux couches ; 1deg; couche corticale; 2deg; couche mé-dullaire (flg. 261), L'urine sécrétée se réunit dans Ie bassin et de Ia passe dans les uretères.
Leur forme diffère suivanl les animaux.
Étude de l'urine dans les maladies des reins.
Malgré la difflculté derecueillir les urines, leur examen peut cependant donner quelques renseignements utiles.
Il est bien entendu que pour les praticiens eet examen ne peut être que sommaire. Mais il sera toujours possible de con-stater la presence de lalbuniine et des matières colorantes de la bile, au moyen de l'acide azolique et de la chaleur; du sang qui la colore en brun; du sucre si facile ä décélerparla liqueur de Foehling.
Les moyens les plus k la portee du praticien sent : Ia quan-lilé, la couleur, Pexamen microscopique qui permei d'y cons-
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AULADIES DU FOIE, DE L\ RATE, ETC.
I
Vig. 261. — Oftupo horizontale du rein du cho\aI.
ü, couche corticale: 6, méduUaire; 6-, partie péi-iphérique et coucbe do celle-ci; a, intérieur du bassinet; dd, bras du bassinet; e, bord de la Crete'; f, iulundiliu-lum : ffi urolère. (A. (Ihnnveau et Arlnin?.)
Fig. 262.
Rein droU du bumf, vu par sa face externe et supérieure {A. Chauveau.)
laier la presence du pus, du saug, des cylindres urinaires, des cellules épilhéliales et des crislaux de diverses natures.
429. Hémorrhagie rénale.
Confondue ä lort avec 1'hématurie, celte dernière pouvaul avoir une aulre origine que Ie rein.
Causes : Contusions, blessures dn rein, presence de calculs ou d'enlozoaires dans Ie bassinet. Peut aussi êlrc conséculive
*.
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NKPHRITE
301
äcertaines maladies : charbon, clavelée, ou èlre causée par les refroidissements cutanés après la tonte (Roche-Lubin).
Symplómes : Sensibilité des lombes, petites coliques, miction douloureuse, difficile. Les urines sont sanguinolentes, laissant un dépót plus ou moins abondant contenant des globules älte­res (flg. 263), des débris d'épithélium. Si l'hémorrhagie est violente, il peut y avoir des caillots dans l'urine, dans la vessie ou dans Ie bassinel.
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Corposcules s;inguin.laquo;. (L. ßealo.) ]
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Traüement . Saignées, lavements froids, applications froides sur les lombes. Uepos absolu.
Breuvages a l'eau de Rabel, 40 ä 50 grammes dans trois litres d'infusion. Perchlorure de fer, 8 ä 12 grammes pour les grands aniraaux : 0sr,25 a 0gr,50 pour les petits.
WO. Nephrite.
Inflammation des reins.
Parenchymateuse ou interstitielle.
Tons Ks animaux, quoique rare. Plus grave die/, le cliien et le cheval.
Aiguë ou chronique.
Causes : Les traumatismes, les chutes sous la charge, lescal-culs, les parasites, les obstacles a l'écoulomentde Turine, Tabus des diurétiques. Peut ètre symptomatlque d'autrcs maladies : poste bovine, septicémie, charbon, paraplégie.
L'action du froid, en raison des rapports physiologiques entre la peau et les reins.
Symptómes : Fièvre, douleurs lombaires, qu'on exagère par la fouille rectale (Lafosse). Station debout, membres posté­rieurs écarlés, dos voüté.
La marche est penible, les animaux trainent les membres. A
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MALADIES DU FOIE, DE LA RATE, ETC.
I'écurio, coliques plus ou moins vives, coliques nêphrêtiques. Urines rares, expulsées l'réquemment; elles sont épaisses, albu-mineuses, sanguinolentes, contenant des depots formes d'exsu-dats iibrineux et de débris d'épithélium (flg. 264, 265, 266).
V x70
Kig. 265. — Monies. Qcnlquos-uns pourvus d'épithélium.
'i^. 26fi — Exusdats da rein (nephrite aiguö).
11 s'y mole parfois des globules de pus isolós ou du pus en nature.
Inappétence, soif, constipation, frissons, verliges, dyspnée, titubation, sueurs abondantes, elevation de la T (42deg; C), vo-missements. Si I'inflammalion occupo surtout la capsule d'en-veloppo. il so montre quelqucs symptómes do purilonite. Dans ces cas de périnéphrite, la secretion urinaire n'est pas modiflée.
L'inflammation du bassinet provoque des doiilenrs sourdes, coliques légères, mais persistantes. Si, dans ce cas, la secretion
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NEPHRITE
303
urinaire est diminuée, ce fait est dft ä l'obstruction du baspinel ou des calices.
Marche rapide. Eile se termine par resolution, état chroni-que, gangrene et suppuration.
La resolution se fait du cinquieme au huitième jour, suivant les espèces. Lc passage a 1'état chronique se produit Jors de l'induratiun et de l'atrophie du rein (Ghouard). Diminution de la douleur, dépérissement general et progressif. Miclion fre­quente, urine trouble.
La gangrene provoque des sueurs, Ie pouls est faible, inter­mittent; cessation des douleurs; urines noires, félides.
Fig. 267. — Vaisseau du rein dans la nephrite aigue
los urini fères.
Sections transversales et obliquefl d'
La suppuration se produisant, les douleurs deviennent plus vives. L'abcès forme peut s'ouvrir dans le bassinet ou dans le périloine; dans le premier cas, urines purulentes; dans le se­cond, péritonite mortelie. La collection peut se faire jour après adherence dans rinlestin ou dans le flanc (Ghouard).
Ne pas confondre avoc cystite, lumbago.
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MALADIES DU KOIE, DE LA RATE, ETC.
Cclle maladio plus ou moins grave, suivant l'étendue de l'or-gane alteint, laisse pour lé?ions dans Ie rein : hyperémie dé-
celée par l'injection et la ron-
geur, parfois des infarctns sanguins (dg. 207); desqua-mation calarrliale des cana-licules urinifères, (ransforma-lion graisseuse (flg. 26S et 209).
Outre les canalicules, les alterations peuvent s'étendre au tissu conjonctif (nephrite interstitielle). On constate aussi dans ce point la presence du pus pouvant se réunir en abces. Les corpuscules de Mal-pighi atrophies entrainent la Iransformation de l'organe.
Traitement : Saignées géné­rales, répétées. Révulsifs sur les reins, dans les engorge­
4
ments desquels on fera des
Fig. 269. — 1. Tumefaction trouble^et dégénérescence gruisseusc commen-qanie de l'epithelium des canaücules ui-inifèpes contournés; 2, dégénérès-ncece graisseuse. avancée ; 4, formation de cylindres fibrineux; a, coupe d'un eanalicule urinifère oblitéré par ml cylindre fibrineux; 6,epithelium; e,tu-niqiio propre: (f, production a la sur­face des cellules épithéliales d'une nouvelle couche de substance colloïde qui soulève rancienne.
scarifications. Breuvages mu-cilagineux, additionnés de sul-fate ou de bicarbonate de soude. Lavements. Purgatil's k 1'aloès ou a 1'huile de ricin. lodure de potassium, acide ar-sénieux. Repos. Diète. Et pour Ie chien, régime lacté. 431. Atrophie des reins.
Consecutive ä la nephrite. Produite aussi par compression de la glande ou de Tariere ré-naleäla suite de tumeurs. Un obstacle k lécoulement de l'urine, endilatant Ie bassinet (Vogely), comprimé Ie tissu du rein cl l'a-trophie (Roll), 432. Albuminurie.
Chez les animaux, constitue plutól uu Symptome qu'une mala-die particuliere, caractérisant : lraquo; los maladies des reins, ne­phrite aiguß et chronique, stéatose du rein; 2raquo; maladies infec-lieuses ; Squot; lesions valvulaires, emphysème; 4deg; maladies du sang el affections nerveuses. Presence de ralbumine dans les urines. Cheval, boeul', chien (ROH),
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HEMATUR1E
305
Causes : Obscures, Symplonialiquos des maladies lyplioïdes, de la maladie du coït et pendant la gestation.
Symptómvs : Sensibilité des reins, injection des muqueuses, difficulle de la marche. Urines t'réquentes rendues par petites ijuantités, rougeatres, parfois sanguinolentes. Après quelques jours, alles deviennent jaunes, solivent troubles, floconneuses, se prenanl en caillots flbrineux (Bering).
Traitées par 1'acide nilriqne ou la chaleur, elles se coagu-lent.
Quand la maladie se prolonge, la quantité d'albumine aug-menle. Bientót apparaissent des engorgements des membres et un oedeme plus ou moins étendu; il peut survenir äce moment une forte diarrhée.
En Bavière, ou eile est connue sous le nom de fourbure uri-naire noire, on a vu des animaux succomber en quelques jours. Quand eile se termine favorablement, I'albumine diminue, les sels et l'urée reparaissenl. Les complications sont l'réquentes : pleurésie, pleuropneumonie, hydropisies diverses. Les reins sont volumineux, byperémiós, les bassinels remplis de mucus vis-
lt;reg; copy; laquo;
„-(ok
Fi[{, 2~0. — Epithelium clu bassin du roiii.
Moules contenanl (iu sang {Lionel lieale.)
queux, contenant des debris divers ; epitheliums (flg. 270), glo­bules sanguins (flg. 271).
Traitement: Révulsifs sur les reins : moutarde, vésicatoire. Boissons raucilagineuses. Tenir chaudement. Donner des bales de genièvrc avec la térébenthineet les alcalins..Bonne alimenta­tion.
433. Hématurie. Fissemeut de sang.
Écoulement par l'urèthre de sang pur ou mélange d'urine. Fre­quent chez le boeuf, plus rare chezle cheval et le mouton. Elle est parl'ois enzootique. Le sang épanché peut avoir diverses sources : le rein, l'uretère, la vessie, l'urèlhre. Elle est idiopa-thique ou symptomatique. Attaque de preference les femelles ou lesjeunes animaux.
Causes: Predisposition chez les bêtesbovines. Plus commune dans les pays de vaine pature, sols pauvres ou épuisés, sans cal-
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306nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DU FOIE, DE LA RATE, ETC.
caire et sans phosphates (Boudeau, Detroye). Alimentation avec dos plantes résineuses ou astringentes : certaines renoncules, les euphot'bes, les genêts, les bourgeons de chène oude sapin ; d'ou Ie nonlaquo; de Malde brou ou des boix. Certains cryptogames, recouvrant les lourragcs altérés, les pailles rouillées, les rési-dus defabrique out une influence sur son développement. L'in-geslion des eaux tn's 1'roides provenant des sources ou de la Ibnte des nciges.
Dans les pays humides, marécageux, eile apparait comme une consequence de rhydrohémie. En temps de diselte, Ie pä-turage dans les bruyères. Les diverses lesions des organes uri-naires, depuis Ie rein jusqu'A 1'exlrémil.é de l'urèthre, peuvent iiussi produire Ihématurie. L'injcction d'eau dans les veines la provoque par augmentation de la pression sanguine (Signol, Schullze).
Symptómes : Debut brusque, tristesse; pissement desang, l'u-rine variant du rouge clair au noir café; eile est claire ou trouble, laissantdéposer des caillots ou dessels. D'ordinaire la quantité est normale, mais rendue a ia suite de nombrcuses emissions. La miclion se fait sansdouleur; cependant,ä la suite de l'ingesiion d'aliments astringents, eile provoque des plainles, les lombes sont sensibles et la marche est gfinée. Lasoifaug-mente; Tappétit étant plus ou moins diminué, lioubles de la rumination, coliques, diarrhea alternant a\ec la constipation. Parfois Ie lait se colore ou se tarit. No pas confondre avec eni-poisonnements (voy. Ergotisme). Elle disparait d'ordinairc avec la cause. Si peu qu'elle dure, elleaffaiblit les malades el saper-sistance les amène promptemenl k uu épuisementcomplet. Les reins peuvent eire parsemés d'infarctus et l'urine contenir du sang, des moules flbrineux ou des débris d'épiibélium.
Traitement : Supprimer les causes, l'alimentation avec des substances astringentes. Eviter Ie pAlurage en forêt, qui nuit aux bois et aux aniraaux. Propager lastabulalionou Ie paturage en prairies saines. A 1'intérieur, eau de chaux avec addition de melasse, carbonale de chaux. Amers sous loutes les formes. Boissons phéniquées ou créosolées (Levrat). Amelioration des prairies ; drainage, chauläge, phosphatage. (Boudeau, Galtier).
434. Retention d'urine.
Accumulation de l'urine dans la vessie.
Causes: 1deg; Corps étrangers dans la vessie ; calcuis arrêtés dans les courbures de rurèthre chez Ie boeufet lemouton; 20néofor-mations comprimant Turèthre dans un point quelconquede son parcours; 3deg; paralysie de la vessie ou du col.
Symptómes : Coliques, Ie penis sort du fourreau. et Ie malade
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ALTERATIONS DIVERSESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;307
se campe sans résultat. Tristesse, sueiirs, acceleration du pouls. En Ibuillant ie malade, on constate laplénitude de la vessie, qui peut se ruplurer par exces de repletion, au moment d'un dé-cubitus brusque pendant les coliques.
Trattement: Vider la vessie en la comprimant par le rectum, passage d'une sondc. Frictions de belladone sur le périné. A l'intérieur; breuvages camphrés, belladonés, hydrate de chlo­rate.
435.nbsp; Deplacement des reins.
Peut (Ure produit par le voisinage de tumeurs. Presque im­possible a reconnaitre.
436.nbsp; Alterations diverses.
Transformation graisscusc, kystes, cancer, etc., etc. Diagnos­tic difficile, guórison problématiquc ou nulle.
MOEI.LE EP1NIÈRE ET ENVELOPPES.
Moelle épinière (fig. 272), centre d'innervation, siege des ac-
Fig. 272. — Coupe do la moelle épinière du choval grossie deux fois (region lombaire).
1, sillon median supérieur; 2, sitlon median inférieur; !t,:i, sillons collaléraiix su­périeurs; 4,4, sillons collatéraux inférieurs; 5, eommissure grise; 6, commissure blanehe; 7,7, cornea grises supérieures; 8,8, cornea grises inférieures; 9, canal central. (A. Ghauveau et Arloing.)
tions reflexes. Preside a la locomotion, ä la respiration el, par l'intermédiairedes grands sympathiques, aux actes circulaloires et sécrétoires,
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308nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES DU FOIEj DE LA fUTE, ETC.
437. Congestion. Hémorrhagie. Inflammation de la moelle et des enveloppes.
Cos trois affections, anatomiquemcnt différcntes, sont géné-ralemenl confondues dans la pratique sous ]e nom de jiara-plégie. Blies attaquent tous las animauxetsont plus fréquentes que leurs analogues de 1'encéphale (Bouley jeune) Blies peu-vent ètre accidentelies, idiopathiques ou symplomatiques.
Causes : 1deg; Accidenleües : Chutes, fractures, luxations, cntrai-nant des désordres de la moelle et de ses enveloppes.
2deg; Idiopathiques : La nature du service, leséjoura Tecurie la ration n'ayaut pas été diminuée; les refroidisscmenls, Ifs in-tluences saisonnières, la parturition laborieuse.
3deg; Symplomatiques : Conséculives aux affections lyphoïdcs, au mal du coït. Dans ce premier cas, elles semblent, k cause de leur frequence, prendre un caractère épizootique; ainsi, en 1805, a Paris et dans d'autres localités.
4deg; Sous Ie Utre de parapUgie infeetieuse du cheval, il a été dé-crit uue maladie se caractérisant surtout par la paraplegic, sans rapportavecrall'ectiontyphoïde(Comény). Elle eslätypes:aigii, subaigu et foudroyant.
Les alterations principales sont Ia congestion des méninges, l'hyperémie de la substance de la moelle et Ie ramollissementdu renflement lombaire. Traitement : Révulsifs, purgatifs, excitants. Symplómes : Apparition brusque ou lente. Boiterie de Tun ou de l'autre membre, difflculté de la marche, impossibilité de la station debout; les animaux se relèvent du devant sans parve-nir ä se soutenir du derrière. Il y a diminution de la tonicilé, les malades sont sensibles aux excitations, aux piqüres, et la le­sion parait ne pas dépasser Ie plexus lombo-sacré, attaquantles faisceaux inférieurs. Si une moitié seule de la moelle est malade, la paralysie n'affecte que Ie cóté correspondant. Dans d'autres cas, il y a perte du mouvement et du sentiment, lorsque les fais­ceaux supérieurs et inférieurs sont Ie siège de lésions. L'appélit est conserve et, sauf I'lmpossibilite de se relever, il y a toutes les apparences de la santé. Mais la position décubitale entrave les diverses fonctions, Ie malade s'épuise en mouvemenls im-puissants et inuliles, se frappe la tèle, regarde son flanc. La res­piration s'accélère, ainsi que la circulation. Après peu de temps, des excoriations se produisent aux hanches, aux avant-bras, aux cóles et sur toutes les parties saillantes. Souvent les urines expul-sées sont noires etsanguinolentes. Siledécubituspersisteaprès quatre ou cinq jours, les animaux succombent et, en general, plus ils se débattent, plus ils s'épuisenl vite et meurent promp-
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COMPRESSIONSnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;30M
temeut. Les musclesprésentent des déchirui'es, des ecchymoses, des inlärclus et, histologiquement, la transformation graisseuse propre aux aflections typho'ides (Arloing, Signol); parfoisramol-lissementde lamoelle.
Chez les animaux qui ne se relèvent qu'après quelques jours, la boiterie persiste, le membre fléchit au moment du poser, par suite de la paralysie du triceps crural (Arloing). Le membre s'émacie et la guérison peut êlre dos mois et des années äse produire. Maladie toujours grave.
Trailement : Des Tapparitioii de la boiterie, arrèter les ani­maux, les déleler, Saignées; révulsifs sur les lombes, sinapis-mes, vésicatoires. Purgalit's ä l'intérieur : aloès 30 grammes, sull'ate de soude ä haute dose. Lavements d'eau de savon. Quand la chute s'est produite, les Iransporter ä r.écuiie sur une bonne ülière, les retourner deux ou trois fois par jour pour éviter les excoriations. On a conseillé les repassages avec des fers chauds et même une légere cauterisation objective. Dans tous les cas, tenir chaudement, nourrir légèrement, bois-sons abondantes.
438.nbsp; Traumatismes de la moelle.
Se produisent presque toujours k la suite des Craclures ou luxations des vertèbres, ou blen par la penetration de projec­tiles. Les symptómes sont ceux des indiimmations de la moelle et de ses enveloppes.
439.nbsp; Compressions. Atrophie de la moelle.
On les observe ä la suite du développemenl de certaines affections : cancer, mélanose, kystes, flbromes, ou même des helminthes, tcls que le ccenure qui a été constate chez ie mou-ton.
La croissance leute de ces diverses productions finil par atropbier la moelle et produil des paralysies du mouvement et du sentiment. L'un ou l'aulre cólé ou les deux peuvent ctre atteints, suivant le siege de la lésion. II survient, après quelquo temps, des engorgements des membres et un état general mi­serable .
Traliemenl : Nul.
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aJOnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DE L'UTÉRUS ET ANNEXES
CHAPITRE XIII
MALADIES DE L'UTÉRUS ET ANNEXES
Matrice : Mélrites aijjuf* et clirouique. — Metrorrhagie. — Hernies de la matrice. — Tumeurs. — Néoplasies. — Plaics. — Corps étraagers.
Oväires : Ovarite. — Kystes. — Nymphomanie. — Castration des feinelles.
Vagin : Vagiuite. — Deplacement. — Impeiforatiou. — Kibromes. — Lipomes. — Kystes. — Exanthème coital. — Plaies et blessures.
Matrice (flg. 273, 274 et 275).
Organe destine ä contenir le foetus pendant toute la vie eni-liryonnaire.
Situé dans l'abdomen et Ie bassin. Pourvu d'un corps et de deux comes. Compose d'une séreuse, d'une musculeuse et d'une muqueuse. Riebe en vaisseaux sanguins et lymphatiques.
440. Métrites aiguë et chronique.
Inflammation de la matrice, plus frequente après le part. Toules les femelles. S'accompagne d'ordinaire de péritonite.
Causes: Hare en dehors de l'état puerpuéral; la non-délivrance, les abus du coït chez la cbienne, les injeclions irritantes, les pessaires (Gellé, llurlrel d'Arboval), enfin les traumatismes et les polypes.
Symptómes : Agitation, épreinles et poussées douloiireuses, piétinements, voussnre, sensibilité et faiblesse des reins. La respiration est difficile, le ventre quelquefois douloureux. La vulve gonflée, la muqueuse rouge, cbaude, promptement lu-brefiee par uu écoulement séro-muqueux ou d'apparence puru-lente. A l'exploration rectale ou vaginale, l'utérus est tumefié, sensible, ainsi que le col.
Inappétence, troubles de la rumination, constipation, le lait a diminué ou disparu Le pouls est plein, accéléré. Si ia mé­trite se declare pendant la gestation, il y a le plus souvent avortement.
Si eile se terminepar resolution, tons les signes de Ia santé re-paraissent successivement. Si eile passe ä l'état chronique, les femelles manifeslent des signes de chaleurs, il s-écoule un liquide muco-purulent par la vulve. Get écoulement est continu ou intermittent.
Dans ce dernier cas, il se produit tous les quinze jours ou
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MÉTRITES A1GÜE ET CHRONIQÜE
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tous les mois et constitue 1'hydrométrie purulente ; l'ulérus est alors distendu quolquelbis oulre mesure. Parfois rinflammation
Fig. 273. — Orgjinos génilaux de la jumcnt isolés et ouverts en partie.
),l,ovaires; 2, trompes de Fallnpe; 3, pavilion de Ia trompe (face externe); 4, idem (lace interact, avec rorilice au milieu; 5, ligament de l'ovaire; 6, corne ulérine intacte; 7, corne utéi'ine onvertc; f, corps de l'utérus (face supérieore) , 9, ligament large; 10, col del uterus avec les plis muqueux ; 13, méat urinaire; 14; valvule du méat urinaire; 15, p'i muqucux; traclaquo;3 deThymcn; IG, intérieur de la vulve; 17, clitoris; 18,18, levies de la vulve; 19, commissure inférieur de la vulvo. (A. Chauveau et Arloing.)
se communique au lissu cellulaire póri-ulérin, et il se forme
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3i'2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Maladies Bé i/ütérüs ét annexes
Fig. 27-i. — ütói'us de Ia vache pendant la gestation faisant voir les cotyledons.
rt, ovaire coupé on deu^; a'a', un corps jaune coupé; 0, vésicnle de de Graaf; c, s'irface luterne de l'utéfus; d, colylddoils. (Biumeister_et Rueft'.)
t'ig. 27o.— Oi'ganes génilauv de Ia U-uic. dl vulve; i, clitoris; c, rectum ; lt;l, vagin ; e, col de l'ntérus; f, corps do l'utórus; ff, corne droito de l'ntórus ouvorte; li, coroo gauche do l'utérus; i, oviducte;./, corps frangó dos tr.impos; k, ovaires ; I, ligament largo; m, anus; n, orèthre; o, vcäsio. (Baumeistor ol Kuell', Thierarz/licln: Gebttrstlalfe.)
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HERNIES DE LA JVUTRICEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 313
des abces s'ouvrant dans la malrice, le roctum ou la vessie. Ces derniers peuvenl determiner la pcritonile ou la seplicémie. La gangrene a élé sigaalée (Clómenl, Duplay); ä l'autopsie, lesions d'une inflammation catarrhalc. Collection de liquides inuco-purulenls, développement de gaz. injection et épaississe-ment de la muqueuse, cotyledons älteres.
Ne pas confondre avec la flèvre vilulaire (chap, iv), I'ascile (p. 297) ou une tumeur de nature quelconque.
Traitement; S'assurer si la matrice ne contient pas do delivre, uo foetus, un polype ou un corps élranger. Injections antisep-tiques. Saignées Frictions revulsives avec essence de térében-lliine on liniment ammoniacal. Proscrire les frictions mercu-rielles chez les ruminants. Lavements tièdes,boissonsfarineuses et laxatives. Repos. S'il y a écoulement catarrhal : injections astringentes, écorce de chène, alun, sulfate de zinc. En cas de collection dans la matrice, dilator le col a l'aide de pommade belladonée et déterger l'intéricur avec les próparalions antise|)-liques, en évitant, cliez les iiuninants, do se scrvir des mercu-riaux.
441.nbsp; Métrorrhagie.
Se montre avant, pendant ou apiè? le part.
Causes : Décollement du placenta par suite de coups, de chutes, etc., etc.
Pendant le part, eile est due a Tinsuffisance du travail; après lo part, ii des manoeuvres maladroites ou brutales pour häter la délivrance. On 1'a vue causée par un flbrome, des polypes ou un cancer.
Symptómes : Écoulemenl de sang, liquide ou coagulé. Si le sang n'esl pas expulsó, le ventro augmente rapideraent. L'avor-tement alors est la regle, si eile est antérioure au part. Coli-ques, faiblesse et, avec le temps, anomie morlolle. On trouve parlbis des caillots dquot;un volume considerable (Zundel).
Traitement : Si les contractions utórines font dófaut, les exci­ter par les injections froides ou le soigle ergoté; sulfate de quinine clioz la chienno. Tamponnement. Après le part, enlever les portions d'arricre-faix restées dans i'utérus. liepos, régime aualeptique.
442.nbsp; Hernies de la matrice;
Se montront surtout pendant la grossesse, parlbis avec des dimensions enormes. Sur loules les femelles, surtout les vaches et les chiennes (Qg. 276).
Causes ; Éventrations par lesquelles I'utérus gravide sort de labdomen. S'il exisle un fojtus, lo toucher ainsi que ses mou-veraents propres, le font reconnaitre. L'auscullation perinet Sionol. — Aiilc-iuéui. vélér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;18
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314nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES DE L'UTERUS ET ANNEXES
d'enlendre les mouvements du coeur. T/accroissement du frelus
276. —#9632; Hernie ventrale
i l'uféras avcc le flt;ctiip, arrive [)resque k teriiioT est logé dans la poche.
se fail comme eu sanlé, ainsi que la parturition. ITpeut cepen-dant y avoir une péritonito consecutive.
443.nbsp; Lesions organiques.
Fibromes pouvanl acquérir le volume de la lête d'un homme. Cliez toutes les femelles, même n'ayant jamais produit.
Polypes, fongosités : l.es premiers pédiculés, plus ou moins considerables, ä proliferation rapide. Les secondes ä bases largos, riuiltiplcs et assez voisines pour former dos plaques plus ou nioins étendues.
Symplómes : S'il soul considerables, ils dislendenl I'organe en simulant la grossesse. 11s peuvent occlure la lumicre du col ou rélrécir le vagin, donner lieu a des écoulements divers. Ils provoquent des efTorls expulsifs, gènent l'accouplcment et l'accouchement.
Traitement : Les lier s'ils sont pédiculés; les raser si Ton peut atteindre les fongosités. On observe encore les kystes sé-reux, le cancer et, suivant Bering, la tuberculose.
444.nbsp; Flaies de 1'uterus.
Peuvent avoir lieu par le vagin ou les parois abdominales. Mèmes indications pour le traitement que pour les plaies en general.
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CORPS ÉTRANfiERSnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;315
445.nbsp; Corps étrangers.
On a conseillé, pour éteindre les chaleurs, rintroduction d'un corps étranger auquel on fait franchir Ie col; balie de plomb, boule de caoutchouc, etc, etc. (Eioire). Ce moyen aurait I'a-vantage de remplacer rovariotomie cliez les laurelières.
ÖVA1RES.
Organes pairs communiquant avec l'utérus et destines ä pro-duire les ovules, qui eux-mèmes devront ètre fécondés par les spermatozoïdes; ils sonl done les organes essentiels de la fé-eondation (fig. 277).
446.nbsp; Ovarite.
N'a guère élé constatée qa'h l'autopsie (Houley, Raynal). Causes : Pen connues. Traitemenl : A peu prés nul.
Kystes.
447.nbsp; Kystes séreux.
De beaucoup les plus frequents. Conslilués par une vésicule de Graaf agrandie, ou par transformation du stronia Ils soul uni ou mulliloculaires. Leurs formes, leur volume et leur poids sont variables, jusqua 18 kilogrammes (Elouel). Peu-vent ètre dus ä des tumeurs sanguines on a une inflamma­tion chronique. En se développanl, ils atrophient Ie tissu nor-mal de l'ovaire. Ils contiennenl de la sérosité, des débris de caillots sanguins, de la cholestérine, ou des produils gras el cretacés.
Rares chez la jument et la chienne; plus frequents chez la vache.
Symplomes : Chez la vache et la jument, ils semblent deter­miner des chaleurs fréquentes, la nymphomanie. L'exploration rectale indique une augmentation de volume de Tun ou l'autre organe. Parfois il se manifeste des douleurs et une pêrilo-nite consecutive (Bouley jeune). Si Ie kyste s'ouvre dans l'abdomen par circonstance accidentelle, il peut y avoir péri-tonite partielle ou générale, suivant la nature du liquide épan-ché. Si la tumeur est volumineuse, il y a des compressions vis-cérales avec coliques, et parfois refoulcment du diaphragme avec dyspnée.
Traitement : Ablation de l'ovaire par incision du tlanc, ou du plafond vaginal. Ernploi do récraseur lineaire. Les injections iodées n'ont pas élé essayéos.
448.nbsp; Kystes pileux.
Conticnnent, outre les produils ci-dessus, des poilSjOu mème des denls.
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m
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.MALADIES DE L'UTERUS ET ANNEXES
449. Nymphomanie.
Apparences d'ua désir déréglé de l'acle vénérien. Toules les femelies.
mmm
tznbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;^
li
- Coupe de 1'ovaire, (Taprès Schpoen,
. vésicules corticales; 8, résicules plus vohunineuses; 3, vésicules entouréos dlaquo; ia membrane granuleuse; 4,5,6,7,8, follicules i des degrés divers de développe-ment; ü, membrane granuleuse, 10, ovule; 11, cumulus proligero; 12, follicule qui n'a pas éti5 ouvei-t, entouré pap uu réseau vasculaire; 13, follicule dont Ie contenu s'est échappé en partio; 14, stroma de la zone corllcale; 15, vaisseauv penetrant par lelillede In glande ; 10, stroma du hile; 17. membrane evtorne d'uraquo; corpsjaune; IB^arlères du corps jäune; 19, sa veine centrale,
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(nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; CASTRATION DES FEMELLESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;317
Causes : Maladies de l'ovaire ou de 1'utérus, Privation de la copulation, voisinagc du male. Formation de petits kystes ova-riques constitués par les vésicules de Graaf hypertrophiées.
Symptómes : Les betes recherchent Ie voisinage des males, erection du clitoris, miclion frequente, hennissements ou beu-glements, gonflement de la muqueuse vaginale, emission de mucosités jaunätres, Alantes par la vulve. Les vaches sautent volontiers sur leurs voisines et mugissent fréquemment; elles sont dites Taurelières. Chez Ie chien ou Ie chat, mèmes symp­tómes auxquels s'ajoutent la tristesse, et quelquefois une iras-cibililé excessive. Ces femelles sont d'ordinaire steriles.
Traitement: Essayer l'accouplement, saignées, douches ou bains froids, diète, régime rafralchissant. Camphre bromé 12 ä 15 grammes, purgatifs. Un moven utile est la castration (Charlier, Weber). L'introduction dans la matrice d'un corps étranger non susceptible de la blesser, empèche la conception et la manifestation des chaleurs (Eloire, Weber).
CASTRATION DES FEMELLES DOMliSTIgLES.
Ablation des ovaires.
-ISO. Jument.
Elle est souvent nécessitée par 1'irascibilité qui rend ces bêles dangereuses et inutilisables. Aulrefois, on opérait par l'incision du flanc; aujourd'hui on emploie Ie procédé Charlier. La jument debout, pouiquot; laisser les ovaires en position normale, et si possible aneslhésiée, on procédé comme pour la vacho (voy. ci-dessous). 451. Vache.
La figure 278 représente la disposition générale des organes génitaux de cette femelle.
Le procédé par incision du flanc étanl généralement aban-donné, nous ne nous y arrèlerons pas.
Castration pab incision du plafond du vagin.
La vache doit être ä jeun; il faut la traire, vider le rectum et la vessie. La bêle est debout, la tète fixée, maintenue par trois aides; un a la tête, un ächaquelianche; l'und'eux relève et maintient la queue. Placer la vache, le train postérieur plus haut, pour rejeler la masse intestinale en avant.
Procédé Charlier: Les instruments nécessaires sont :
1deg; Un dilatateur ou speculum (lig. 279);
2deg; Bistouri k serpette (flg. 280) a lame longue de 4 ä 5 centi­metres, renlrant dans son manche au moyen d'un bouton fixé en arrière du talon de la lame;
3deg; Ciseaux (flg. 281) a lame courbe et courbés sur le plat
18.
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MALADIES DE L'UTERUS ET ANNEXES
pour couper, avant d'opérer la torsion, lo bord de la duplica-ture péritonéale qui unit l'ovaire au ligament large;
Fig. -'f1. — Oj-ganes gt-iiitjiux de la vacbe.
n, vulve ; b, clitoris; c, rectum; rf, vagin; e, col de l'utérus; /quot;, corps do l'ulérus ; g, corne ouverto droito dol'utérus; /(, come gaucho de l'atérus; i, oviducte;,/, corps franglaquo;'' dos trompes; /r, ovairos; /, ligament large; m, anus; n, urèthre ; o, vessie;
•4raquo; Une pince ä torsion a. anneaux ovales, lerminée par des mächoires en forme de V tronqué (flg. 282);
5deg; Un poucier dont l'usage est ä peu prés abandonné (tig. 283).
1quot;' Temps. Incision du vagin :
Introduire avec precaution la main gauche dans le vagin. faire pénétrer le speculum lenu do la main droite, fixer son pivot dans lorifice utérin, en le mainlenant et le poussant le-gèrement avoc la main gauche sortie du vagin. L'organe se trouvanl tendu, introduire la main droile armee du bistouri qu'on ouvre en faisant glisser le coulant. Alors, par un mouve-
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CASTBAÏION DES FEMELLES
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ment de bascule de bas en haut, attaquez la paroi supérieure du vagin immédiatcment au-dessus et ä trois travers de doigt de roriflce utérin, condulsant l'incision d'avant en arrière de maniere a lui donner une longueur de 5 ä 6 centimetres.
279
i80
281
Fig. '1~\*. Speculum Charlier. — Kig. 280. Bistouri ;i serpelte avoc sa lame sortie pour opérer rinclsion du vagin. — Fig, 281. Giseau\ poup uicisop les bords du ligament. —Fig. 282. Pince ii torsion, \ue ouvcrte.
Fig. 283. — Poueier d'acier destine i inciser Ie ligament pour Umiter la torsion.
Relirer alors la main droite en sortant Ie bistouri. Fermer Ie dilalateuret Ie relirer du vagin (fig. 284). 2deg; Temps. Recherche et extraction des ovaires :
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MALADIES DE L'UTERÜS ET ANNEXES
Avec l'index el Ie médius inlroduitsdans la plaie, rechércHer Tun des deux ovaires, le droit d'ordinaire, le saisir et l'amener
lii. as. #9632;
284nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; isä
Kig, 284. — Minie d'emploi du speculum Charlier. Giseam en action pour entamer le bord reuflü de l'uu dei deux ligaments ovarieus.
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CASTRATION DES FEMELLES
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iJoucemenl dans le vagin , inlroduirc les ciseaux, pour couper successivement les deux ligaments qui le flxent(fig. 285).
Tenir toujour l'ovaire de la main gauche, introduire la pince, y loger l'ovaire,rappro-cher les mors (fig. 286).
La main gauche garnie du poucier (fig. 287), si la simple, pression des doigls ne suffit pas pour limiler la torsion, lourner douceineut la pinec de gauche k droite jusqu'a, rupture des ligaments et des \aisseaux. Éviter l'introduc-tion de fair par la vulve qu'il laut maintenir ferrnée. Ce temps de Topération est déli-cat, l'ovaire s'échappant sou-\entdesdoigts quandon cher-che ä 1c saisir avec la pince. On Ta modifié; fixer d'abord l'ovaire en saisissant son liga­ment a l'aide d'une pince li­mitative coudée (Weber de Paris). Ne pouvant plas s'é-
Fig. im.— l'os'üno des mains et d.i h'ig. 287- — Emplol Ju poucier piur lii pince au moment oül'on executenbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; niienx bomer la torsion.
la toi-sion.
chapper, l'ovaire est facilement logé dans la pince a torsion.
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322nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES DE LUTERÜS ET ANNEXES
Nouvel instrument de Charliec dit extirpaleur ovaricn.
Procédé Colin : Pas d'emploi du dliatateur. Faire l'inci-sion sur la ligne médiane, ä 2 ou 3 centimetres au-dessus du col, ä 1'aide d'un bistouii masqué par im croissant mobile. Introduire l'index el Ie inédius, chercher l'ovaire, le saisir avec la pince, en bornant la torsion k l'aidlaquo; d'une pinee limilalrice. Cette torsion amène bienlót la rupture des vaisseaux. Quatre a cinq minutes d'ordinaire suflisent pour les deux ovaires. i.es procédés Jean Richter, Werner, Prange, Walllier, Mansuy, Redler, Weber de Wurtzbourg, ne sont que des modifications de Tun ou de 1'autre temps do l'opéralion, ou I'emploi d'ins-trumenls diversement modifies. On peut se servir de I'écraseur Chassaignac.
Suites de l'opéralion : Durant quelques heures, legeres coliques, tristesse, efforts expulsifs, diminution du lait. Ces symptómes disparaissent après quelques jours. Les soins hy-giéni]ues suffisent: nourriture légere, verte; éviler les refrói-dissements.
Resultats économiques : La castration prolonge la secretion lactée, qui n'est plus influencéc par l'époque des chaleurs. Quand les femeiles nc donnent plus de lait, ellcs prennent plus facilement la graisse. A la suite d'expériences sur une grande échelle, ces résultats paraissent conlestés (Weberde Paris).
452. Castration de la brebis. — Abandonnée en Franco.
453. Castration de latruie (voy. Dg.
10).
Se pratique k l'äge de six semaines, deux mois. Goucher la truie sur une table ot sur le cóté droit, la maintcnirsolidement. L'opérateur se place derrière le dos, les membres de la bete portés en arrière pour tendre le flanc. Pratiqucr 1'incision au-dessous du reliefde l'apophyse transverse de l'avant-dernière vertèbre lombaire k un centimetre en avant de la saillie de l'angle inlerne de l'ilium, inciser avec ménagement, et ponc-tionner le péritoine. Passer l'index dans la plaie, et rechercher Fovaire dont la grosseur est variable. Il est plus facile de saisir la corne de I'lilenis, alors grosse comme une plume d'oic et de la dévider jusqu'a l'ovaire qui se trome aiusi amené sous la main de l'opérateur. Les ovaires sont alors arrachés ou ex­cises. II sul'fit de renlrer les cornes de la matrice et de faire une suture k la plaie du flanc. Chez les vieilles truies, il faut tordrele ligament ovarien pour éviter les hémorrhagies. Gelte operation est quelquefois delicate, ä cause de la briéveté rela­tive des doigts, du gros volume des ovaires, de leurs adhé-rences anormales. L'es accidents sont rares; cependant, on peu*. blesser i'une des cornes, l'intestin ou la vessie. Il peut se
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PARALVSrE DU PENISnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;323
ppoduire une hémorrhagie,.se form -v des abces, des hernies ou une péritonite.
454.nbsp;Castration de la chieuue.
_ En raison des disposilions anatomiques, il faut faire une in-cision dans chaqueflanc. Le manuol opératoire estlemèmequc pour la truie; il faut seulement opérer un pou plus bas et plus en avant que choz cette dernière. I?ien que l'ovaire soit souvent dissimulé par des masses graisseuses, on le trouve flxé prés et en arrière du rein. Vachn .
455.nbsp; Vaginüe (voy. öbstetrique, chap. iv). Deplacement (vov, renversement, chap. iv). Fibromes, Lipómes, Kystes (voy. chap. ra). Exanthème coital (voy. maladie du coït, p. 47). P/oies et bles-sures (voy. chap. iv).
CHAPITRE VIII
MALADIES DES ORGANES GÉNITO-URINAIHES DU MALE
Pen's : Priapiöine. — Paralysie. — Heinorrhagie. — Fics. — Verrues.
—nbsp; Polypes. — Accumulations sébaoées. — Cancer. — Plaies. — Corps eiraugers. — Acrobustite et balauite. — Amputation.
Scrotum : Plaies. — Coulusious.
Teaticulen : Spérmatorrhée. — Orchite. — Sarcocèlo. — Hydrocèle.
—nbsp; Varicocèle. — Hématocèle. — Plaies. — Cryptorclüdie. — Dé-généresceuce. — Castratiou des males.
Urèthrs : Uréthrite. — Hypospadias et épispadias, — Plaies. — Uréthrotomie. — Prostate.
Penis.
Organe de la copulation ehe/, le male (flg. 288 et 289).
456.nbsp; Priapisme.
Résultc chez le chien, d'abus ou d'efforts du coït. C'estplutót une inflammation de la vergeet de ses enveloppes, qu'une erec­tion reelle, produite par les désirs vénériens. Bains et douches froides; trailer la maladie dont il est le symptóme.
457.nbsp; Paralysie du penis.
Reside dans les fibres musculaires des cordons suspenseurs. Causes: Abus du coït, tirailleraents de la verge, suite d'un rap-
1.
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3-24 MALADtES DES ORGANËS GÉNITO-URlNAlRES DU MALE
prochement prolongé. Sar les chevaux, eile succède souvent au\ affections lyphoïdes.
Symptómes : Penis pendant, executant un mouvement de pen­dule, oedémalié, ne rentrantplus dans Ie fourreau apres la mic-lion L'organe est froid, peu ou pas sensible ; quelquefois rouge ou violacé, excorié par les froUemenls sur la litièro.
gi Fig. 288. — Coupe de la verge du cheval, monti-aut les rappnrtä du canal de I'liretlu-e avec Ie corps caverDeux.
1, tissu erectile du corps caverneui; 2, enveloppe du corps caverneux ï 3, caual de l'arètbre ; 4, tissu erectile de l'urèthre; o, muscle bulbo-caverueux ou accélé-rateur; 6, coupe du ligimenf suspeuseui- de la vei-go. (Glmuvoau.)
Fig, 289. — Coupe de rexlrémité libre du penis du cheval.
i. tissu erectile da corps caverneux; 3, canal de Turelhre; 3, fosse naviculaire; 4, tube uréthral; 5, tissu erectile du caual de l'urèthre; fraquo;, idem du gland ; 7, cou-ronne du gland; 8, sinus uréthral. (A. Clianveau.)
Tmüemenl : Douches ou lotions froides, bains d'eau de fleurs de sureau a'coolisée. Scarifications souvent renouvelées. Em-ploi d'un courant électrique. Si la maladie ne guérit pas, utili-
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PLAIES DU PENISnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;325
9er les animaux en leur metlant un étui qui mainlient la verge, et l'empéche de ballotter pendant Ie travail; amputation de l'or-gane.
458.nbsp; Hémorrhagie.
Produite par rupture d'un valsseau ou descloison* aréolaires ronstituant Ie corps caverneux.
Causes : Due ä des coups, ou aux eH'orls de l'étalou pendant Ie coït.
Symptómes : Tumefaction, chaleur, état pendant du pénisqui présente parfois la couleur tbncée du sang épanché.
Traitement : Suspensoirs, lotions l'roides. Se garder d'ouvrir ces tumeurs.
459.nbsp; Fics Verrues. Poireaux. Polypes. Productions fréquentes chez les chevaux et les mulets; siégeant
sur Ie fourreau et Ie penis.
Symptómes : Écoulement au dehors du fourreau de malières jaunälres, sanguinolentes. En sortant la verge on reconnait les polypes de grosseur variable, isolés ou réunis, ayant dans ce dernier cas la forme de choux-flcurs, dont Ie sommet est mou et friable, et la base d'apparence fibreuse.
Traitement : Excision, cauterisation au fer rouge, au nitrate d'argent.ä l'eau de Rabel ou au sulfale decuivre. Soins de pro-preté.
460.nbsp; Accumulations sébacées.
Les matières sébacées s'accumulent souvent en masses plus ou moins considerables dans Ie fourreau. Elles torment Ie cam-bottis; quand elles sont en grande quantilé et épaisses ou des-sécbées, elles peuvent metlre obstacle au cours de Turine et provoquer des coliques.
Traitement : Soins de propreté, lavages au savon, ou avec la solution de sous-carbonatede soude.
461.nbsp;Gancer.
ïrès rare; a quelquefois élé observe chez Ie chien.
462.nbsp; plaies du penis.
Sont anciennes ou récentes, transversales ou longiludinales, superficielles ou profondes. Dans ces derniers cas, l'urèthre ou les corps caverneux peuvent élre intéresses.
Causes : Coups, blessures, Ie membre étant en erection. Chez l.e chien, les efforts faits pour detacher les animaux qui sont lies.
Symptómes : Examen du membre, écoulement sanguinolent par Ie fourreau, oedème plus ou moins fort, phymosis ou para-phymosis. Ces plaies bourgeonnent facilement. Elles peuvent Sionol. — Aide-mém. vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;19
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326 Maladies dés ürganës génito-ürinairés do Male
être graves et produire des hémorrhagies sinon mortelles au moinstrès abondantes.
Trailement: Sutures, lotions froides, soins de propreté; en cas de nécessité, passage d'une sonde. Suspensoir. Si laplaie sup-pure, lotions désinfectantes; s'ilyahémorrhagie, emploi duper-chlorure de fer. 463. Corps étrangers.
Galculs, applications par malveillance de liens sur Ie penis. Gonflement, coloration violacée, livide, rofroidissement dela par-tie; suppi'imer de suite la cause; lotions stimulantes, vineuses ou aromatiques. 46 i. Acrobustite et balanite.
Inflammation du gland et du fourreau, conl'onilues dans la pratique. Tous les animaux; plus grave chez Ie boeuf par suite de l'étroitesse du fourreau.
Causes : Presence d'un corps irritant, d'urine, de matière sé-bacée. Abus ou tentatives fréquentes du coït, coups de fouet. Peut être consecutive a la castration, k l'anasarque, a des con­cretions crétacées, ou ä la maladie du coït.
Symptómes : Infiitration produisant Ie rétrécissement du four­reau, et empêchant Ie gland de sortir; il y a alors phimosis. Si Ie gland pendant hors du fourreau ne peut plus rentrer, il y a paraphimosis. Écoulementsurtoutchez lechiende muco-pusnon inoculable; accolement des poils chez Ie boeuf. Exploration et erection douloureuses. Sur la muqueuse, petites ulcéralions, et formations de concretions dans la fossette naviculaire ou autour du filet (H. Bouley, Cagny).
Traitement: Enlever les matières irritantes, ou les fausses mem­branes, en détruisant les adhérences. Lotions ou injections vi­neuses, soins de propreté. Applications astringentes ou légère-tnentcaustiques. Scarifications; parfois nécessité de débridement en cas de phimosis ou de paraphimosis. Boissons mucilagineuses ou chlorate de potasse (Zundel). 465. Amputation du penis.
L'amputalion de eet organe peut devenir nécessaire ä ia suite de paralysie, de transformations morbides, de plaies gangreneu-ses, etc, etc. L'opération peut être bornéea la partie logee dans Ie fourreau ; quelquefois il faut amputer beaucoup plus haut. Deux indications sont ä noter : i* ménager Ie cours de l'urine par l'urèthre; 2quot; éviter 1'hémorrhagie. L'animal étant couché et entravé comme pour la castration; opérer par ligature, cau­terisation, instrument tranchant, écraseur, raclement, galvano-cautère. 1quot; Ligature : Introduire une sonde creuse, oü un tube de tro-
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SPERMATORRHEE
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cart dans l'urèthre, Ie fixer ä l'aide de liens passant sur Ie dos. Serreralors la ligature en ycomprenant Ie tube. Quarante-huit heures après, il s'est formé un sillon dans lequel on place un nouveau lien qui unit de diviser les tissus. Après la chute de la portion mortifiée, veiller a l'ouvcrture du canal qu'on ne laissera pas obturer complètement. Procédé long et doulou­reux, inapplicable sur Ie chien. La ligature ä l'aide d;un (il de caoutcliouc peut être employee avec avantage.
2deg; Cauterisation : Tirer Ie penis hors du fourreaü, y placer deux ligatures distantes de huit ä dix centimetres, et couper entre les deux, avec un cautère cutellaiic chauffé ä blanc. On deyra laisser k l'urèthre un centimetre de plus de longueur qu'au corps caverneux.
3raquo; Par instrument tranchant: Faire comme ci-dessus deux ligatures entre lesquelles on coupe Ie penis en commencant par la portion dorsale. Lier les artères, puis entamer Ie corps caverneux, laissant comme ci-dessus un peu plus de longueur k l'urèthre. Introduire une sonde k demeure jusqu'ä cicatrisation. 4deg; jEcmsewr lineaire : Placer l'écraseur sur Ie point k diviser, procéder lentement pour évltertoute perte de sang. Reynal a in-venté un écraseur dit permanent, avec lequel il y a nécessité de placer un tube dans l'urèthre, pour assurer l'écoulement de 1 urine.
5raquo; Pour éviter 1'hémorrhagie, on a conseillé Ie rdclement (Moiroud, Delafond) qui se pratique de teile sorte, que la partie restante du penis forme un cóne dont Ie sommet est représenté par l'urèthre.
6deg; Galvano-cautére : Se pratique avec un lien de métal chauffé par l'électricité; c'est une modification du procédé par caute­risation.
Il survient souvent quelque temps après l'opé'rationun rétré-cissement du canal. Pour y remédier, il faut faire un débride-ment ou pratiquer une flstule au périné.
SCROTDM.
466.nbsp; Plaies. Contusions.
Assez fréqueutes k la suite de coups, d'embarrures ou de luttes. Pen graves, nécessilant parfois des sutures, des lotions, des douches.
Testiciiles, organe de secretion du spernie (tig. 290),
467.nbsp; Spermatorrhée.
Ecoulement involontaire du sperme : laureaux, chevaux en-tiers(Huzard). Peut être due, k la faiblesse générale ou, au contraire, k la continence forcée. Dans Ie premier cas, régime
J
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0RCH1TEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;329
reconsliluant; dans Ie secoud, rafraichissants, lotions froides; éviler Ie contact des femelles.
468. Orchite.
On confbnd sous ce nom, dans la pratique, rinflammation de la glande et de l'épididyme.
Causes: Coups, froltements du trait, des barres de separa­tion, efforts du tirage. Peut-êlre consécuthe k la morve, au mal du coït.
Symptomen : Engorgement, sensibilité, tension du scrotum. Écartement des membres, surtout du cóté malade; difficulté de la locomotion; raideur des reins, inquietude. Fièvre, pouls dur, frequent; urines rouges. Chez Ie chien; nausées. vomis-sements. L'engorgement peut ne pas se bomer au testicule et a Tépididyme, il peut remonler Ie long des cordons testiculaires et jusque dans l'abdomen. Un seul ou les deux testicules peu-venl èlre malades.
Elle peut se lerrainer par resolution; après six k huil jours, les produits étant résorbés.Lorsde suppuration, lessymptómos inflammatoires se prolongent pendant douze a quinze jours, après lesquels se declare un point fluctuant, qui s'abcède ou qu'on ponctue. Parfois la suppuration est disséminée. Si eile siège dans l'épididyme, il peut se dévider comme un peloton de fll; quand Ie pus est évacué, la fièvre et la douleur dimi-nuent ou disparaissent. Lors de bistournage experimental, l'altération lesliculaire se produit si Ie sujet est sous Ie coup d'une infection septique (Chauveau).
Dans Ie as ou Ie pus remonterait Ie long du cordon : péri-tonite, infection possibles. La terminaison par gangrene est rare. Le passage a l'élat chronique se caractérise par I'indura-tiou dite sarcocèle, ou par la formation d'une hydrocèle. Ne pas confondre avec hernie inguinale.
Elle est plus ou moins grave, suivant 1'étendue et la nature des lesions, suivant aussi la deslination des animaux; chez les reproducteurs, parexemple.
Traitement : Repos; éviter les froissements de l'organe. Sal-gnées, scariQcations quelquefois profondes pour dirainuer l'é-tranglement, en débridant la tunique albuginée. Douches froides, lotions astringentes, embrocations de populéum ou de pommade belladonée, pommade camphrée. Si la suppuration est immi­nente: cataplasmesmainlcnus äl'aided'un suspensoir(flg.29i). Ponction des abces. En cas de sphaccles gangreneux, déterger k l'aide d'eau phéniquée, solution de permanganate de potasse. Excision, cauterisation actuelle ou potentielle s'il y a néces-sité,
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330 MALADIES DES ORGANES GÉNITO-URINAIRES DU MALE
Kig. 291. — Bandage pour les bourses.
469. Sarcocèle.
Induration du teslicule et de ses enveloppes. Idiopathique ou symplomalique. Chez le cheval principalement.
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SARCOCÈLE
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Causes: Terminaison frequente de Torchile. Efforts de tirage chez les chevaux faisant Ie gros trait (Chuchu).
Il peut ('ire symptomatique de la morve ou du farcin, par-fois d'un caillot obturateur dans les dernières divisions de l'aorte.
Symptómes : Engorgement considerable du testicule, englo-bant tout ou certaines parties de l'organe. D'ordinaire, la glande et l'épididyme sont confondus dansunetumeur ferme, non élas-tique, profondément fluctuante quand il y a hydrocèle. La peau est épaissie, Ie cordon engorge, noueux, comme variqueux. Le sarcocèle n'étantpastoujours tres douloureux, les animaux peu-vent être utilises pendant longtemps; mais quand ils boitent, Irainenl ou écartent les jambes, il faut cesser le travail, d'autant plus que la maigreur survient, le poil se pique et l'état general deviant mauvais; la tumeur constiLuant le sarcocèle durcit de plus en plus et le testicule s'atrophie. Il peut se former au milieu de la masse des points suppurés, et les enveloppes ont contracté des adhérences avec la glande et le cordon. Cetlema-ladie est généralement grave, mais non incurable.
Nepasconfondre avec hématocèle, hernie inguinale.
Traitement : Les fondants k l'inlérieur ou k l'extérieur sont sans effet utile; le seul moyen efficace est l'opération, consis-tant a dégager Ie testicule et Ie cordon aussi haut que possible. Pour cela, après avoir fait ä la peau une incision suffisamment étendue, detacher avec les doigts les indurations qui entourent Ia glande et le cordon. Ce procédé est preferable au bistouri. Il faut quelquefois remonter tres hautpour trouver le cordon exempt d'altération,et c'est sur ce point qu'il convient de placer le casseau courbe (fig. 292).
Fig. 2igt;2. — Casseau courbe.
S'il n'y a pas possibilité de placer un casseau el qu'on soit oblige de poser tres haut une ligature, on devra se servir d'un tube ad hoc (flg. 293). Ge lien devra être suffisamment serre pouréviter toute hémorrhagie. Ne pas oublier dans cette opera­tion que les tissus sont devenus friables etcassanls. L'écraseur inéaire peut remplacer avec avanfage le casseau et la ligature
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332 -MALADIES DES ORGANES GÉNITO-URINAIRES DU MALE
Fig. 20:t. — Tube de renvoi.
si Ie cordon est parfaitemcnt sain. La suppuration qiii s'étabiit après l'opération détermioe la i'onle de la turaeur.
470.nbsp; Hydrocèle.
Épanchement séreux dans la cavité de la gaine vaginale. On a parfois confondu ü tort Thydrocèle avec roedème des bourses {H. par infiltration). Aiguë ou chronique. Choztouslesanimaux, surtout lo cheval.
Causes : Orchite, coups, hearts de la region testiculaire. Elle peut ètre cousécutivo k Tascite ou compliquer Ie sarcocèle.
Sympt 'mes : Bourses volumineuses, d'apparence piriforme; la tumeur est bien circonscrite. assez grande pour pendrequel-quefois tres bas entre les jambes. L'accumulation séreuse re-foule en haut Ie testicule qui est logé k la partie supérieure de la gaine. Il peut y avoir de la chaleur, Ie plus souvent peu de sensibilité. La marche est rendue difficile, les membres sont écarlés. La séreuse vaginale est parsemée de brides oude plaques formant des adhérences; la peau est tendue, luisanteetsemble amincie.
Ne pas confondre avec hernie, sarcocèle, etc.
Traifement : Immédiatement après l'action de la cause : refri­gerants, astringents, application de cataplasmes. Quand la sé-rosité commence k apparaitre, ces moyens deviennent inutiles. Il faut recourira laponction, suivie d'injeclion vineuse, ou mieux de teinture d'iode.
471.nbsp;Varicocèle.
l-'ig. ^294.— Veines variqueuses du testicule el leui'S rapports avec le canal deferent
Dilatation variqueuse des veines des organes tesliculaires. Hare chez les animaux.
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CRYPTORCHIDIKnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;333
Causes : Peut être consecutive ä l'orchite.
Symptómes : Tumeur plus ou moins grosse, noueuse, vermi-culaire (flg. 291).
Traitemenl: Mamp;ins froids et lotions. La castration comme res­source exlremo.
472.nbsp;Hématocèle.
Épanchemenl sanguindansletesticuleou sesenveloppes.Tous les animaux, surtout Ie cheval.
Causes : Violences extérieures, coups de pieds, de dents, de cornes. La peau élastique, ne présente pas de solution de conli-nuitéjtandis que les parties profondos.dilacérées, laissentécha-per du sang.
Symptómes : Dquot;un cölé oude l'autre, production rapide dquot;une tumeur plus ou moins étendue Peau chaude, lisse, lendue, dou-loureuse; la tumeur est fluctuante au début, légèrement crépi-tante quand Ie sang s'est coagulé; plus lard, eile présente de nouveau une fluctuation obscure et profonde. Lamarcheest dit-flcile, les membres écartés, la colonne vertebrale raide et voussée, Ie membre correspondant porté dans l'abduction. La resolution, la suppuration et la gangrene peuvent terminer cetaccident.
Ne pas confondre avec hydrocèle (p. 332], sarcocèle (p. 330), hernie étranglée (p. 362). Le commémoratif a une grande im­portance. Bien que compromettant Tintégrité du testicule, cette affection n'est pas ordinairement mortelle.
Traüement: Repos, application d'un suspensoir et de cataplas-mes astringents; douches froides. On peul tenter de vider la gaine vaginale par une incision pratiquée sur le cóté, et suivie d'injec-tions destinées a évacuer les caillots. Le moyen par excellence est la castration k testicule couvert (Trasbot).
473.nbsp; Plaies du testicule.
Peuvent résulter de coups, de chute sur des harses ou des les­sons. La peau seule estlésée, ou les organes pro fonds sont mis a découvert, d'ou une difference de gravité dans les consequences. En general, ces accidents n'entraiuent pas la mort. Quand la plaie est recente, réduire le testicule s'il a été énucléé et faire une sulure a la peau. Si, au contraire, la lésion ä une certaine durée, qu'il se soit dé.ja forme des adhérences, que le testicule soit flélri, que le cordon soit déchiré, il y a avantage k faire la castration.
Soins consécutifs ordinaires.
474.nbsp; Cryptorchidie.
Se dit de la presence dans l'abdomenou l'anneau inguinal des testicules qui ne sont pas descendus dans les bourses. Les ani­maux sont d'ordinaire inféconds (Goubaux).
19.
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334 MALADIES DES 0BGÄNE8 GÉN1T0 UR1NAIRES DU MALE
475.nbsp; Dégénamp;resceuce.
Le testicule peut être le siege de diverses alterations.
Crétificatinn : Se rencontre chez les vieux taureaux, boucs ou béliers.
Kystest : Peuvent siéger dans le testicule ou dans le cordon. Ils se divisent en kystes séreux et kystes dermoïdes, ces derniers contenant des poils, des dents, etc. Observes chez le cheval (Röll).
Cancer : Se présente le plus fréquemment sous forme d'encé-phaloïde chez le cheval (Trasbot), le chien (C. Leblanc) et chez Ie boeuf (Lafosse). Le testicule augmenle de volume, lentemcnt d'abord, puls deviant douloureux, bosselé; il se ramollit, par places, et la cachexie se prononcant de plus en plus amène la mort.
Parasites : Hydatides de l'échinocoque dans le testicule et dans les enveloppes; strongle armé.
Urèthre (fig. 295).
Canal servant al'excrétion de l'urineet au passage du sperme. Chez le boeuf, il est urgent de savoir qu'il forme un coude (voy. plus loin, fig. 296) pouvant arrêter les calculs.
476.nbsp; Uréthrite.
Inflammation de la muqueuse du canal. Peu commune chez les animaux, excepté le chien.
Causes : Urines rendues irritantes sous l'influenco dquot;un em-poisonnement : euphorbe, renoncule: exces vénériens, coups, présencede calculs dans le canal, l/uréthriteneparatt pas avoir de caractère contagieux (Peuch).
Symptómes : Prurit, difflculté d'uriner, sensibillté dn canal, rougeur du méat, écoulement séro-muqueux. Chez Ie beller, il peut y avoir impossibilité de la miction (Lafosse).
Traitement : Antiphlogistiques, boissons mucilagineuses, laxatives; vert, carottes. Repos. A l'intérieur, cubèbe, copahu, térébenthine; sous forme de bols. Chez le chien, purgatifs
*A, rein gauche; B, pein droit; ah, uretèpes; CC, capsulessurrénales; D, vessie uri-naire; EE, testicules; c, tètc deTepididymo; c', queue de Tépididyme; P, canal deferent; G, renflement pelvien du canal déférent; H, vésicule séminale gauche (la droite a été entevée avec le canal déférent du mème coté pour montrei' l'in-sertion de l'uretère dans la vessie); 1, prostate; J, glandes de Cowper; K, por­tion membraneuse ou intra-pelvienne du canal de Turèthre; L, portion menabpa-neuse du mème; M, corps cavepneux du penis; nn, ses racines; N, tète du pe­nis; 1, aopte abdominale ; 2.2, aptêpes pénales donnant la ppincipale artère cap-sulaire; 3, artère grande testiculaire ou spermatiqne; 4, origine commune des artères honteuses internes et ombilicale ; 5, artère ombilicale ; 6, branche vési-caie de cette artère; 7, aptère honteuse interne ; 8. sa branche vésico-ppostatique (A. Chauveau etS. Arloiug.)
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Fig. 895. — Vue génerale el supérieure de l'appareil g^nito-uiiimiie du male wer les vaisseaux artériels*.
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336 MALADIES DES ORHANES GENITO-URINAIRES DU MALE
drastiques (Lafosse); injections d'extrait de salurne, ou per-chlorure de fer.
477.nbsp; A mentionner pour ordre :
Vimper/quot;oration de l'urèthre, Vhypospaaias et Vépispadias.
478.nbsp; Plaies de l'urèthre.
Les plaies et les contusions pouvent siéger en divers points, et etrc superflcielles ou profondes. Elles peuvent exister dedehors en dedans ou de dedans en dehors.
Causes : Coups, chutes sur des corps vulnérants, actes de brutaiité, cathétérisme mal pratique. Galculs.
Symptómes : Aspect physique de Torgane : écoulemcnt d'u-rine par la plaie, si eile a divisé l'urèthre. Renseigneinenls fournis par la sonde et la compression du canal au moment de la miction. Si Ie cathétérisme a été pratique, s'assurer qu'il nquot;a pas été fait de fausse voie. L'émission de l'urine est plus ou moins difficile; parfois douleurs vives a l'cxploration, écoule-ment sanguinolent. Infiltrations urineuses plus ou moins élen-dues dans Ie scrotum, la verge, Ie périné. Ces inliltratiüns peuvent être Ie point de depart d'abcès et sont loujours graves. Formation d'eschares, de flstules, d'empätements douloureux. Symptómes généraux : fièvre, frissons. S'il s'est forme des ab­ces, il peut exister des flstules persistantes.
TraUement : Corabattre I'liemorrhagie, la possibilité d'infll-trations urineuses, en modiflant Ie cours de l'urine par 1'appli-cation d'une sonde. Débridements dans la profondeur de la tumeur urineuse. En cas d'abcès, ponction des collections pu-rulentes. Pansements des plaies ; désinfectants et soins de pro-preté. Éviler Ie plus possible les suppurations prolongées. S'il existe des calculs, les extraire.
479.nbsp; Uréthrotomie.
Incision méthodique de l'urèthre pour extraire un calcul, ou donner écoulement ä l'urine rotenue par un obstacle dans Ie canal. Elle forme un des temps de l'opération de la taille. Se pratique sur Ie chcval, plus souvent sur Ie boeuf, rarement chez les petits animaux; chez Ie chien, les calculs sont souvent arrêtés a la partie postérieure de l'os pénien. L'urèthre forme plusieurs courbures chezle cheval.
Chez Ie boeuf (voy. fig. 296).
Indication : Extraction de calculs, Ie plus souvent uréthraux, et tres petits, arrêtés aux courbures de l'urèthre. Suivant le point ou l'incision est pratiquée, l'uréthrotomie est dite prépu-tiale, scrotale, ischiale.
1deg; Préputiale. Des concretions salines peuvent s'accumuler chéz le cheval dans la fossette naviculaire : chez le chien et le
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f
URKÏHKOÏOMIK
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Kig. 296. — Appareil urinaire du bopuf. i, vessie; i, uretèrc coupé; c, vésicule spermatique et prostate; (W, portion pel-vienne de l'urèthre ; e, muscle accélérateur; f, commencement du corps caver-neux coupé; g, couibure ischiale; A, première courburc de I'S du penis ; i', se­conde courbure du penis ; fc, estrémité antérieure et gland du penis; (, ligaments suspenscurs. ...
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338 MALADIES DES ORGANES GÉN1TO-UR1NA1RES DU MALE
mouton, dans la partie effilee du canal. Chez ce dernier, cette sorte de gravelle est tres grave (Jouët de Rambouillet). Pour Ie cheval et Ie chien, faire une incision transversale sur Ie corps étranger sans fendre rorilice du canal. Sur Ie mouton, couper Ie filet. Si Ie corps obturateur est place plus haut, opérer comme ci-dessus, et avoc une sonde mousse, déplacor Ie calcul ou traverser Ie magma. 2deg; Srrntale. Chez Ie hneuf. Concher Tanimal sur lecóté gauche,
relevcr Ie membre postérieur droit sur l'épaule, saisir Ie penis et )c tirer hors du four-reau pour dépl isser sa cour-bure, s'assurer de la place oc-cupée par Ie calcul, et inciser iongitudinalement ie canal sur la saillie qu'il forme, Ie pren-dre avec des pinces et Ie dé-sonchatonner de la muqueuse. S'ii est situé plus en arrière, tondre Ie poll k trois ouquatre centimetres des bourses, faire un pii transversal a la peau qu'on coupe assez profondé-ment pour pénétrer dans la cavité préputiale, faire sortir la partie de la verge qui recèle Ie calcul, et inciser sur Ie ca­nal. On a conseillé de ponc-tuer la muqueuse latérale-ment, après section de la cou-
Kig!ï9quot;. —Coupodu tubedeTivieber pour clie fibreUSC et du tJSSU Turelhrolomii: ischiale fles bétes boTOiea. ^recjjJegt; Leg deUX OUVertureS
ne se correspondant pas. Tu. rine suit son cours sans produire d'inOltrations (üupont de Pla-
zac).
3deg; Ischiale. Se pratique debout, enincisant coucheparcouche les tissus parallèleinent ä la direction du penis, jusqu'a l'enve-loppe erectile, puis on ponclionne et on débride (Saintin).
On peut la faire d'emblée en plongeantunbistouridroit dans Ie bulbe (H. Bouley). Il y a danger de blesser Ie corps caver-neux. Dans 1'un ou l'aulre cas, extraire Ie calcul. Certains praticiens preferent, s'il est trop volumineus, Ie repousser dans la vessie (Dupont). Si luréthrotomie a été pratiquée pour donner lieu k une fistule artiflcielle, il faut de temps k autre
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CASTRATION DES ANIMAUX MALESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 339
faire un nouveau débridement ou pratiquer une nouvelle ponc-tion. Ppur ce cas on emploie Ie tube de Traeber (flg. 297). Le galvanocautère ne réussit pas comme procédé opératoire (Weber, Signol). Prostate.
Les maladies de cette glande sont peu connues chez les ani-maux; Vatel, Leblanc, Lalbsse en ont signalé quelques exem-ples. Les syinptómes en sont obscurs ainsique le traitement. 480. Castration des animaux males. Operation consistant a retrancherles testicules.ou ä modifier leurs fonctions. de maniere ä les rendre impropres a la repro­duction.
Kile est dile de nécessité ou de convenance. Dans ce dernier cas, eile doit être praliquée de preference dans la jeunesse. Elle determine alors dans les formes des modifications pro­fondes. Le cheval chatré est dit hongre; le taureau devient le bceuf; le bélier, le mouton; le verrat, le cochon; le coq, le chapon.
Choisir le temps de l'opération, évitant les grands froids et les grandes chaleurs; ies constitutions médicales épizootiques; la durée de l'acclimatement. L'animal devra être en santé. Castration du cheval :
iquot; Par les casseaux : Application sur le cordon d'un casseau compresseur destine a mortifier toutce qui se trouve au-dessous de son point d'application. Le cheval doit être abattu, le mem-bre postérieur relevé aussi haut que possible sur 1 épaule, par une plate-longe tres solide. Elle se fait a testicules converts (lig. 298) ou a testicules dêcouverts (flg. 299).
Le premier procédé consiste k inciser la peau et le dartos; detacher le tissu conjonctif qui l'unit au feuillet parietal de la gaine, et ä placer le casseau au-dessus de l'épididyme.
Le procédé a testicules dêcouverts (flg. 299) se pratique eu poussant l'incision jusqu'au testicule, c'est-a-dire en ouvrant la gaine vaginale. La glande s'énuclée d'elle-mème, et on place le casseau toujours au-dessus de l'épididyme.
Les Instruments nécessaires sont : un bistouri, des casseaux faits en bois léger (Voy. flg. 301, p. 340).
Le casseau étant place, on en rapproche les branches al'aide d'une pince spéciale (flg. 300) et on les fixe ensemble k l'aide dun lien de ficelle. On les a perfectionnés en y flxant des charnières (fig. 301), ou des vis (voy. lig. 198, p. 242).
Dans cette operation, on doit commencer par le testicule inférieur dont on saisit le cordon k pleine main, pour faire saillir la glande. Souvent le crémaster, se contractant, retire
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340 MAUmKS .ES CHUUNks UÉMTO-m.NMUES DU MALE^ légèrement 1c nez pour produire le reiachemen
Fig. 298. Castration a teslicnle coavert.
Fig. Ï99. Castrattoraquo; u testicule décoavert.
. ar.Hlaquo;nt les reactions de ranimal, ne sur le casseau, et pendant les i ^^.^
Sr^r'^r^i pouvralt se déchirer
Fig. 300. - l'inco lgt;ou.- la castration.
Le casseau étanJbieu fix., ^ver le ^ticvde - le^-chantau-dessousderépididyme qui seit a
Fig. 301. - Casseau ä clianüeres.
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CASTRATION DES ANJMAUX MALESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 341
les casseaux ou les laisser tomber. Le cheval chatré exige des soins; il faut éviler les refroidissements, donner uu exercice modéré, bonne hygiene, soins de propreté.
2quot; Par torsion. Ce procédé consiste k lordre ie cordon de facon k provoquer sa rupture, et k eviterThemorrhagie par lators'ion des vaisseaux. La limitation produite par la main élant insuf-fisantes, on emploie deux pinces (fig, 302), l'une dite limitatrice
Tig. 302. — Pinces fïeynal ponp Ia torsion bornrte. A, pince (Ive. B, pinoe mobile.
(A), l'autre, destinée k tordre Ie cordon, est pour cela dite mo­bile (B). Ces deux pinces sont placées sur Ie, cordon, au-dessus de l'épididymc, mais assez distantes l'une de l'autre, pour que les deux ou trois premiers tours puissent se faire sans rupturer brusquement les vaisseaux.
Manuel opératoire. Ouvrir les teguments comme dans Ie pro­cédé k testicules découverts, placer les pinces comme il est dit ci-dessus. Avant de placer Ia pince fixe, detacher Ie septum postérieur. Quand la pince flxc est placée, un aide ia maintient en la dirigeant malgré les reactions vers l'anneau inguinal. La pince mobile est alors placée au-dessus de l'épididyme, el la torsion commence jusqu'ä la rupture du cordon, c'esl-a-dire après une quinzaine de tours environ (Dillon, Benjamin) (flg. 303).
On aconseillé la torsion au-dessous de l'épididyme (Chevrier.)
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342 MALADIES DES ORGANES GEN1TO-URINAIRES DU MALE
Doit être proscrite pour le baudet chez lequcl eile est inlail-liblement mortelle, probablement par suite de la rareté, chez cet animal, des hématoblastes, qui jouent un grand róle dans le mécanisme de l'arrèt des hémorrhagies (Hayem).
Fig. 303. — Operation de la torsion ^ornée.
3deg; Par histournage. Operation non sanglante, consislant ä tordre sous^la peau le cordon, de maniere k atrophier le testi-cule. Procédé effjcace, mal? fatigant et parfois difficile. Le ehe-
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CASTRATION DES ANIMAUX MALES
343
val est couché sur Ie dos, Jes membres en l'air, les postérieurs portés en avant fléchis et écartés, al'aided'unecorde fixéedans Ie paturon. Cette corde passe elle-mème dans l'anneau d'une sangle de cuir placée autour des reins. L'opération commence. Elle comprend quatra temps :
1deg; Assouplissemgnt des bourses.
L'opérateur place pres de la queue, après avoir nettoyé Ie scrotum, la prend k pleine main et refoule les testicules'vers l'anneau. Saisissant la masse scrotale de la main gauche, il la malaxe, la frolsse en tous sens comme pour un savonnaee (fig. 304).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Fnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ë
Fig. 304. — Assouplissement des bourses.
2laquo; Rupture des adhérences.
Consiste è séparer Ie dartos de la tunique érythroïde, en rompant la bride fibreuse. Saisir un testicule k pleine main, Ie pouce correspondant k la face interne; promener ce pouce d'avant en arrière sur l'extrémité inférieure du cordon, qu'on tend en portant Ie testicule en dehors. A la partie postérieure, on sent une lame plus ou moins résistante, ä travers laquelle il faut faire pénétrer Ie pouce en forcant énergiquement, en avant, en dehors et de bas en haut (Lelièvre). Pour agrandir cette ouverture, ramener la masse scpotale en arrière, rcfouler
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344 MALADIES DES ORGANES GÉNITO-URINAIRES DU MALE
le testicule le plus possible en avant. Le ponce place dans la déchirure, tirer fortement sur la bride fibreuse, en poussant soit directeraenl en avant, soit obliquement a gauche ou a droite, mais toujours de bas en haut. Gelte manoeuvre, répélée plusieurs fois, laisse le teslicule libre et flottant dans ses enve-. loppes. Ce lamps constilue ce que les chätreurs appellent le roupde poure.
3deg; Torsion du cordon.
Consiste ä tordre plusieurs fois le cordon sur lui-même. Le procédé opératoire, dont le résultat est le mème, aélé modifté par Lamarche et décrit par Reboul, puis par Gourdon, Serres et Lelièvre. Cetle torsion se produit sur la totalité du cordon, c'est-a-dire le créraaster, la gaine et les vaisseaux.
4deg; Application de la ligature.
Pour empêcher le cordon de se détordre, refouler le testi­cule vers Fabdomen, saisir les enveloppes, et enrouler aulour d'elles une ligature ou un lien de chanvre modérément serre. Vingt-qualre heures après, quand 1'engorgement est survenu, on l'enlève.
5deg; Par ligature, toueltage (voy. C. du bélier).
6deg; Var écraseur lineaire.
Mèltre le teslicule k nu, placer la chaine aulour du cordon en bloc, el serrer la vis. Gelte operation est longue, dix mi­nutes au moins pour chaque cordon, sinon l'hémorrhagie peut se produire.
7deg; Par cautérlsalion.
Gonsiste k cautériser par le feu le cordon tranche par le bis-louri, ou par le cautère lui-mème. Opérer comme a testicules découverls, saisir le cordon, avec la pince (lig. 305), ou les
Pig. so;;, — Castration par l,i cauterisation.
deux, si on opcre avec la pincc double, l'exciser el cautériser avec le fer rouge le trongon qui dépasse. Garanlir les parlies voisines par l'applicalion^d'un linge mouillé. Gautériser assez
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CASTRATION DES ANIMAUX MALES
345
profondément pour produire une eschare resistant k la pous-sée sanguine.
7quot; Par rdclement.
Consiste, Ie testicule étant mis k découvert, ä racier le cor­don avec un bistouri. Get organe étant légèrement tendu, pro-mener Pinstrument de bas en haut, dans une direction oblique, et dans une limite de trois k quatre centimetres environ. Ce räclement use petit k petit le cordon, dont i'extrémité se pré­sente alors sous forme de filaments rétractés. Ce procédé, malgré lous les soins, provoquant parfois des hémorrhagies, est peu usité.
8deg; Far excision simple.
Consiste ä metlre le testicule k découvert, lendre légèrement Ie cordon et le couper en travers avec le bistouri. Certains ope­rateurs pretendent que la perte de sang, souvent considerable, u'est jamais morlelle. (Barthélemy, Renault, Goubaux.)
Castration des chevaux debout.
Se pratique dans certains pays, particulièrement dans les environs d'AIbi, oü eile serait tres répandue et complerait de uombreux succes.
Phénoméncs consécutifs ä ^operation.
Les uns se présentant immédiatemeat sont dils primitifs; les autres resultant du travail inflammatoire sont dits secon-ilaires. Les premiers sont l'aspect des parties, de légères coli-ques expression de la douleur, et qui disparaissent vite, une hémorrhagie plus ou moins abondante, qu'arrètent générale-ment les affusions froides.
Les phénomènes secondaires sont Foedème, la suppuration et la fièvre traumatique.
L'engorgement disparait et la fièvre tombe, quand la sup­puration s'établit régulièrement. Au bout d'un mois environ, la cicatrisation est complete. Cette cicatrisation s'opère en haut par inflammation adhesive entre le cordon et les feuillets de la gaine; dans les parties inférieures, par seconde intention.
Sows consécutifs. Sécher et couvrir les opérés. Trousser la queue chez ceux chalrés aux casseaux; une légere promenade si les coliques sont trop violentes. Régime blanc, laxalil's, les premiers jours, plus tard on augmente progressivement la ration, pour réparer les pertes resultant de la suppuration. Soins de propreté, eau phéniquée, solution de permanganate de potasse.
Castration du taureau :
C. par casseaux. Par les mêmes procédés que chez le cheval. b)st peu employee, k cause de la longueur du cordon, de la
#9632;
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34ß MALADIES DÉS ORGAN ES GÉNITO-ÜRtNAlRËS DU MALE
forme et de la disposition des testicules qui rendent nécessaire una tres large incision du scrotum.
G. par torsion. Se pratique comme chez le cheval, et con-vient sur les sujets agés, chez lesqueis le bistournage est diffi­cile. Quelques operateurs font une ligature ä l'extrémité du cordon pour éviter l'hémorrhagie.
C. par bistournage. Tres usitée dans le Limousin, l'Auvergne et tout le Midi. Plus facile que chez le cheval. L'animal est opéré debout, flxé par la tête, et un membre postérieur porté en avant. L'opératiou se fait en quatre temps :
1deg; Assouplissement. L'opérateur, place derrière les jarrets, saisit les testicules et les fait descendre au fond des bourses. Pendant que la main droite les maintient, la gauche tire Ibrte-ment le scrotum de haut en bas et d'avant en arrière. Puis les testicules sont repoussés vers l'anaeaa inguinal. Ces manipula­tions ontpour effet de détruireles adhérences celluleuses entre le dartos et la tunique érythroïde. Si elles ont été bien effec-tuées, le testicule doit monter et descendre sans obstacle.
Fig. 306, — Position de la main gauche pour faire basculet Ie testicule.
2raquo; Culbute. Les testicules ayant été remontes, l'opérateur en ramene un au fond des bourses, saisit le cordon a son point d'union avec l'épididyme, la main dirigée de maniere que le
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1
CASTftAtlOM ÜES ANIMAÜX MAlES
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pouce repose sur la parlie postérieure du cordon, l'index et Ie médius sur la partie antérieure (flg. 306).
L'autre main pince la partie inferieure du scrotum. Pour faire basculer Ie testicule, Tune des mains tire Ie cordon de haut en bas et d'avant en arrière, de maniere a commencer Ie mouvement de renversement de la glande. Les doigls de l'autre main appliques par la force dorsale coatre la partie postérieure du testicule poussent en haut son extrémité infé­rieure. Ces deux mouvements combines font culbuter Ie testi­cule (flg. 307).
Pig. 307. — Culliutc du testicule.
3raquo; Torsion du cordon (flg. 308). Les deux mains saisissent Ie cordon et Ie testicule, les doigts de la main droile allonges selon son grand axe et lui imprimant un mouvement de gauche a droite et de dehors en dedans. Les doigts de l'autre main tirant sur Ie cordon de droite k gauche et de dedans en
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348 MALADIES DES OllGANES GÉNltO-ÜBlNAlRES DU MALE
dehors pour opérer un demi-tour. A ce moment, Ie róle des mains change, Ie pouce de la main droite pousse le cordon
Kig. 308. — Torsion du testiciile,
de gauche a droile et de dehors en dedans, les doigts de la main gauche entrainant le testicuie de droite a gauche et de dedans en dehors (lig. 309).
Les tours suivanls se font de la même maniere; de deux ä cinq. Les deux teslicules sont opérés par la succession des mêmcs mouvemenls.
4deg; Ligature des enveloppes. Remonter les lesticules; en les mettant bien on regard. Le lien est alors contourné autour du scrotum et au-dessous des testicules refoulés en haut. On serre suffisamment pour qu'ils ne puissent descendre. Qua-rante-huit heures après on enlève ces liens quand la parlie est envahie par l'engorgement.
C. par torsion libre (Menvieux). Tres employee dans l'ouesl
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Fig. 309. — Fia de la torsion du tosticute
Fig. 310. — Castration par martelagp.
Sib.nou — Aide-méin. vétér.
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350 MALADIES DES ORGANES GÉNlTO-llRINAlftES DU MALE
de la France. Incision du scrotum sur la ligne médiane, dans une longueur de dix centimetres. Laisser remonter Ie testicule droit, énucléer Ie gauche en incisant Ie dartos. En-rouler une serviette autour du cordon et la tordre lenteraent. Après une dizaine de tours, Ie cordon se rupture sans lié-morrhagie. Agir de même sur Ie testicule droit.
Lavages antiseptiques en évitant l'emploi des mercuriaux.
Après l'opération, tenir les animaux k l'étable, et éviter surtout de les conduire aux mares oü on les fait boire d'ha-bitude.
C. par marteltige.
Consiste k produire une contusion qui, ayant pour conse­quence la désorganisation de i'artère, amène l'atrophie de l'organe. Le taureau debout, les membres entravés, placer deux batons de bois dur, Tun en avant, l'autre en arrière du cordon, immediatement au-dessus des testicules, les rappro-cher en les tenant bieu serres (fig. 310).
On imprime alors k ces deux batons réunis un mouvement de rotation qui rend supérieur celui qui était inférieur, de sorte que le cordon spermatique forme une courbe k convexité postérieure. Saisissant un marteau, l'opérateur frappe plusieurs coups bien k plat sur chaque cordon qui s'aplatit sous le choc, et deviant de moindre consistance. Il résulte de la fièvre, de lengorgement qui durent peu de temps.
C. ä Paiguille. Consiste a étroindre les cordons dans un lien passé sous la peau. (Serres, Vatel.)
C. par casseau ä testicules converts par la peau. Se pratique a 1'aide d'un casseau spécial qui embrasse toute la masse au-des­sus des testicules: il est ferme et fixé k l'aide d'une vis qu'on serre plus ou moins (flg. 311, p. 351).
C. par arrachement. Sur les jeunes animaux. Consiste k faire sortir les testicules des bourses, et k tirer fortement jusqu'ä rupture des cordons. Présente le danger de lésions internes.
C. par excision simple, par rdclement, par écraseur lineaire et par ligature.
Se pratiquent comme chez le cheval, mais généralement de preference sur les tres jeunes animaux. Mèmes consequences et mèmes soins consécutifs que chez le cheval.
C. des petits ruminants males.
C. par torsion. Pour les jeunes béliers, mettre les testicules ä nu, soit par une incision commune aux deux glandes (chätrer en agneau), soit par une incision pour chaque testicule (chä-trerenveau). Les organes étant énucléés, tordre le cordon ä la maniere habituelle.
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CASTRATION DES ANIMAUX MALESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 351
C. par arrachement. Dit encore a la dent. Consiste k sortir le testicule, le saislr avec les denls, et tirer sur Je cordon jus-qu'a la rupture. Employé par les bergers.
C. par bislournage. Se pratique comme choz le (aureau, avec cette difference, que le bélier est couché et maintenu sur Ie dos.
C. par fnuettage ou billonnage.
Consisle ä opérer la constriction du cordon pris en bloc a
Fig. 311. Gassdeg;au pour taurean (le sac sCPOtal restant intact.)
Fig. 312. stration pap fouettage.
I'aide d'un lien solide, de ficelle dite fouet. Ghoisir de prefe­rence le mois de mars ou d'octobre. Se pratique le matin a jeun. L'animal place sur le dos, arracher la iaine qui pourrait se trouver prise dans le noeud. Le lien de fouet de 70 centi­metres est garni a chaque extrémilé d'un petit bout de bois, qui laquo;ert ä la prise de main. On fait un noeud solide, et on re-met le bélier sur pied (fig. 312).
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352 MALADIES DES ORGANES GENITO-URINAIRES DU MALE
Trois jours après, on coupe les testicules au-dessous du noeud. Dans cette operation, le lien de caoutchouc remplace avantageusement le Ibuet, et assure Ie succes de l'opération (Rossignol) par la tension conlinuelle du lil élastique qui divise progressivement les tissus. On recommande de faire mouvoir les mächoires de temps ä aulre.
C. du verrat. Se pratique par excision simple sur les tres jeunes sujets. Mais si l'animal est un peu agé, il faut lier les
cordons ou placer des casseaux,
on procédant comme pour les au-Ires animaux.
C. du chien. Chez les tres jeu­nes bêtes, l'excision simple sufflt. Sur les snjets plus ages, il faut employer la torsion ou le rade-ment.
C. du chat. Mèrnes procédés opératoires que pour le chien. II faut se mettre en garde contre les alteintes de l'animal.
C. des volailles. Importante au point de vue économique. Les tes­ticules pont fixes a la region sous-lombaire (fig. 313).
On chätre les poulets vers Tage de trois a quatre mois. L'incision se fait sur le liane gauche avec un couleau ou des ciseaux; eile doit êlre transversale a la lon­gueur du corps, au milieu duflanc. entre le sternum et Tanus. On pé-nètre ainsi dans l'abdonien, et l'indicaleur, légèrement recourbé, vach'^rcher Tun après l'autre, les testicules qui sont sortis du ventre
Fig. 313 — Organes sexuels du coq. a, tcsli-ules; c, capsule? sur-rénales; d, reias; e, uretères ; t', cloaque. (Franc, Anatomie.)
et détachés.
Rentier les portions d'intestin qui auraient pu sortir et fermer
la plaie par une suture. Parfois les organes détachés s'échappent et tombent dans l'abdomen, sans qu'il y alt 4 s'en préoccuper. On place les opérés dans un endroit tranquille, les nourrissanl de farine et de son dé-layés. Ce procédé, qui donne des pertes assez imporlantes, 30 0/0, commense a être moins usité.
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IMPUISSANCESKM1NALEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 353
Nocard a employé un procédé plus pratique et plus économi-que consistant ä pratiquer l'incision entre les deux dernières cótes (Nocard).
481.nbsp; Maladies de la prostate.
Tres rares chez les animaux. Observéeschez lechien (Vatel, Leblanc) et sur Ie cheval et Ie boBur(Lalbsse). Les hypertrophies peuvent ètre constatécs par la fouille rectale et par la dü'ficulté d'uriner, ä la suite de la compression qui en résulte. Quand il ya formation d'abcès, les complications peuvent êlre graves, a cause des clapiers, des flstules qui en sout les consequences. Le traitoment se borne aux saignées, boissons raucilagineuses et laxatives. Lavements.
Troubles de l'instinct génésique chez le male.
482.nbsp; Satyriasis.
Erections fréquentes, lieiinissements(beuglenients, inquietude a la vue des lemelles pouvant aller jusqu'a lafurcur. Tentatives de masturbation.
Apres un certain temps, il semble survenir des phénomènes de depression cerebrale: paresse, raaigreur, parésie ou para-lysie par alléralion de lamoelle.
Traüemerit : Régime vert, travail prolongé, purgatifs. Éviter les excitations. A l'intérieur : bromure de potassium, chloral, injections hypoderniiques de morphine. Castration.
Diminution de l'instinct genesioi'e. Impiissakce. Stéki-
UTÊ.
S'observe surtout sur les femelies qui sont peu excitables et n'entrent que rarement ou difflcilement en chaleur.
Causes : Maladies des organes génitaux, exercice premature de la monte chez les jeunes étalons, faiblesse générale.
Trailement : Bonne nourriture, emploi des aphrodisiaques: cantharide, poivre, boissons alcoliques.
383.nbsp;Impuissance d'erection. Rendantl'introduction du penis impossible, et due a diverses
causes qui sont directes ou indirectes.
Parmi les premières : Phimosis et paraphimosis, tumeurs mélaniques ou aulres.
Parmi les secondes: débilité, faiblesse générale.
Trailement: Spécial ä chacun de ces accidents.
384.nbsp; Impuissance séminale.
üéfaut de qualité du sperme, qui ne conlient pas de sperma-tozoïdes, comme dans les cryptorchides. L'examen au microscope renseigne efficacemenl k ce sujet.
20.
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354nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;MALADIES DE LA VESSIE ET DES URETÈRES
CHAP1TRE XV
MALADIES DE LA VRSSIE ET DES URETÈRES
Vessie : Cystite. — Polypes. — Cancer. — Hernie. — Cystocèle. — Renversement de la vessie. — Contusions. — Plaies. — Ruptures de la vessie. — Calculs vésicaux. — Lithotritie.
Vessie .
Réservoir memhraneux destine k recevoir l'unne sécrétée par Ie rein et amenee (ians la vessie par les uretères (voy. flg. 314). 485. Cystite.
Inflammation de la vessie. A type aigu ou chronique. Légere ou grave. Cheval, boeuf et chien. Rare cepon-flant chez ces animaux.
Causes: Les calculs,les traumatis-mes, Tingestion de cantharides ou de Fig. 3U. — Coupe ihéoriquc substances provoquant l'hématurie,
de Ia vessie,destinéeinjon- comme dans ^nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;, de ^nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ou )a
trer le mode de ti'rmmaisonnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ,, .
dciuretère.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;gencstacle. From et retention dunne
combines.
Symptómes : Agitation, trépignements des membres, envies d'uriner; urines claires ou rougeätres, rendues péniblement. Plaintes, ténesme, coliques. J\y adysurie onischurie. La fouille rectale est douloureuse, la defecation penible. Fièvre plus ou moins intense. Elle se termine par resolution, gangrene (d'Ar-boval); il peut se former des abces (Lafosse, Trasbot), et s'ils s'ouvrent dans la vessie. I'urine devient lactescente, contenant plus ou moins de pus. S'ils gagnent le péritoine, les complica­tions sont mortelles. EnQn, le passage k Vétat chronique se ca-ractérise par des douleurs vagues, miction plus ou moins diffi­cile, frétillements de la queue, et I'urine peut ètre épaisse, Alante et muco-purulente. Cette terminaison constitue le ca-larrhe vésical.
Trailement : Saignées, breuvages mucilagineux, lavements d'eau de pavots. Rains de siège. Fumigations sous le ventre. En cas d'ischurie, vider la vessie, ou administrer la belladonepour diminuer le spasme du col. A 1'état chronique, employer les
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CONTUSIONSnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 355
balsamiques, la terébenthine et surtout le bromure tie potas­sium ou le bromure de camphre, qui constituent une medica­tion topique pour la muqueuse (Trasbot), En cas de trauma-tisme, soins spéciaux nécessités par la lesion.
486 Polypes, cancer.
Nous signalerons seulement ces lesions qui, bien que possibles, sont tres rares. On les aobservées ciiez le boeur(Gellé,Larosse), chez le cheval (Signol et Lavahrd).
487.nbsp; Hernie, cystocèle.
Peut se faire atravers les ouvertures les plus diverses: canal inguinal, arcade crurale, déchirure du vag-in ou de la matrice. Si ce dernier cas se produit pendant la gestation, ne pas con-fondre la poche herniée avec les enveloppes fcetales.
Traitement: Refrigerants, reduction, suture de la region par laquelle se fait la hernie. Guérison difficile.
488.nbsp; Renversement de la vessie.
S'observe sur les femelles; l'organe seretournant comme un bas.vient faire saillie a travers l'urèthre, Ja muqueuse exposée a Textérieur. Se produit sous I'influence d'effbrts de defecation, de miction, de parturition surtout.
Symptómes : Apparition ä la commissure inférieure de ia vulve d'une lumeur piriforme reposant sur le p'.ancher du va-gin. Elle esl rougeätre, molle, sensible, et sortdu méat urinaire. Les fesses, la queue sont salies par une secretion plus oumoins épaisse. Si le renversement, dure depuis quelque temps, la sur­face de la muqueuse se recouvre de taches livides, noiratres pouvant se mortifler.
Traitement : Reduction facilitée par des mouchetnres, des affusions froides, ou mieux l'application du bandage Coculef. Les recidives sont faciles. On a conseillé la cauterisation du méat et l'emploi de pessaires.
489.nbsp; Contusions, plaies, ruptures de la vessie.
Les coups de cprnes, les plaies par armes ia feu, les chutes sur le sol, la vessie étant pleine, peuvent causer ces accidents.
Symptómes : Douleurs vives, écouletnent par la plaie d'urine sanguinolente; si eile est large, béante, il se produit librement; dans le cas contraire, Turine sinflltre dans les tissus et produit des abces urineux toujours graves, desquels résullent des fis-tules. Si la plaie est située dans la partie recouverte par le pé-ritoine, il en résulte des inflammations mortelles. Si eile est compliquée de déchirures du rectum, il peut s'en écouler des matières fécales délayées. Le siège de la lésion est variable, suivant la nature de l'instrument vulnérant, la vacuité ou la plenitude de la vessie. La fouille rectale peut renseigner sur
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356nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; MALADIES DE LA VESS1E ET DES URETEKES
son siège. Ces accidents sonl loujours d'une extreme gravilé et certaincment niortels, si la déchirure communique avec le pe-
i'itoine.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;, ,. .
Traitement : Indiqué par la nature de la lesion; agi'andir les fistules, faciliter récoulement de I'urine; anliphlogisti-ques; extraction des projectiles ou autres corps étrangers. Re­pos.
490. Calculs vésicaux
Concretions? se ibrmant dans la vessie, soil par agglomera­tion de parcelles sédimenteuses, soit par la chute dans Ie ré­servoir d'un petit calcül rénal qui augmente progressivement de volume. Chcz tous les animaux, surtout le bcBufot le rnoulon, les sediments, au lieu de se concreter, restenl tres divisés; ils constituent la gravelle, en particulier chez Ie mouton.
lis soul Ie plus souvent multiples, arrondis ou rugueux. Leur dureté est plus ou moins grande et leur poids est tres variable, ainsi que leur volume; quelques-uns pèsent jusqu'ä 500 grammes, lis sonl composes de carbonates de chaux ou de magnésle, d'oxalate et quelquefois de phosphate do chaux. Che/. le moulon, ils sont ordinairement formes par du phosphate ammoniaco-magnésien. Chez le chien, on trouve l'acide urique (Mégnin). Leurs formes et leurs dimensions sont tres diverses (fig. 315, 316, 317).
Calcul mural.
Fig. 316. — Caicul de phosphate, noyau d'acide urique.
Symplómes : Pea caractéristiques. Sïls sont volumineux, ap-parences de coliques. L'exploration rectale peut indiquer leur presence. Parfois le jet de I'urine est interrompu par occlusion du col dii a la presence d'une de ces concretions.
Traitement : Un régime alcalin, les fourrages en vert ont été conseillés. Le moyen le plus cfflcace est la lithotritie. Chez la femelle, l'urèlhre, plus large et plus court, permet plus faci-lement que chez le male rextraction des calculs, soit par des injection, I'usage d'une curette ou d'une ténette de petit mo-dele. Chez le male, ces calculs, quelquefois de grande dimension,
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CALCÜLS VÉSICAUXnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 357
pouvanlpeser 308 grammes (Bouley jeune;, 530 gianimes(Plasse), 700 grammes (Girard), 1 kilogramme (H. Bouley), ne peuvent
Fig. 317. — Calcul d'oxalate de chaux. (L. Beale, pi. XXIV.)
ètre enlevés que par une operation. Certaines de ces produc­tions, du poids dn 3kg,5G0, 4 kilogrammes, 8kilogrammes, n'ont pu étre extraites.
LiTHOTRiTiE. Operation consislant a introduire dans la vessie, un instrument destine ä briser sur place Ie calcul qui l'occupe, 11 faut d'abord pratiquer I'lirethrolomie ischiale.
Après ce premier temps, Ie cheval est abalt.u, élhérisé et fixé en position dorsale, ce qui f'acilite la recherche et la saisie du calcul. Le brise-pierre (fig. 318), préalablement huilé, est introduit paria plaie de l'urèthre et conduit de maniere ä fran-chir le col et pénétrer dans la vessie.
Écarter alors les branches de rinstrüinent, promener la branche femelie lentement et de droile a. gauche sur le plafond de la vessie devenu le bas-fond par suite de la position dorsale. Dans ce mouvement, la pierre s'engage dans lacuilleredulitho-triteur. Rapprocher alors la branche mobile de la branche fixe et serrcrle pignon. Sous celte pression, le calcul se brise et on en fait sortir les débris en mainlenantlargement béanle la plaie de l'urèthre k Taide du speculum Guillon, eten faisant passer un fort courant d'eau tiède qui entralne les morceaux brisés. S'il en resfait qui fussent trop volumineux, on agirait sur eux comme sur la masse principale, on on les enlèverait k Taide de ténettes (fig. 319, 320).
Parfois, le calcul logé et enchatoimé dans un repli de laves-
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3m MALADIES DE LA YESS1E ET DES URETERES
sie n'est pas facile ä saisir ou mêrae ä trouver; il faut alors dilater i'organe par une injection d'eau tiède quidégage lecal-eul (H. Bouley). La ténette broyeuse de Bouley peut remplacer
Fig. 318. — Brise-pierre a levier de Guillou.
ie lithotriteur de Guillon. Si les calculs ou leurs debris peuyenl être saisis par les téneltes, après avoir introduit celles-ci jus-qu'au fond de la vessie, les ramener lente ment vers Ie col, s'ar-
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CALCÜLS VÉSICAÜX
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t'èter quand pendant ce trajeton a senti la pierre. Ouvrir alors Tinstrument et saisir Ie corps étranger qu'on amène au dehors
Pig. 319. — Tenette droite.
Fig. 320. — Teuette courbe.
par des tractions lentes, afin de dilater progressivement Ie col qui peut se prêter a une grande extension. Soins consécutifs : Pour prévenir les acces pernicieux qui se
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360 MALADIES DE LA VESSIE ET DES URETÊRËS
développetit comme chez Thomme, aaministrer Ie sulfate de quinine k la dose de 100 grammes, en deux fois, a jeun (H. Bouley). La flstule se cicatrice en 25 k 30 jours.
CHAP1THE XVI
MALADIES DES REGIONS INGUINALE ET ANALE
Réyioiijnguinale': Abces. — Déchirures. — Embarrnres. — Her-nies.
Region anale : Flaies. — Fistules. — Hémorrhoïdes. — Prurit. — Abces. — Polypes. — Corps etrangers. — Chute du rectum. — Cancer. — Mélanose.
Region ixgiu.nale.
491.nbsp; Abces.'
Assez frequents dans cette region, soit par suite de gourme, soit par suite d'inflammation des lymphatiques consécutive-ment a une plaie ou ä la castration.
Symptómes : Difüculté de la marche, tumefaction, empäte-ment, douleur, rougeur, si la peau est dépourvue de pigment. Après un temps variable, ramollissement de la tumeur, fluctua­tion plus ou moins étendue ; ces abces peuvent être tres volu­mineus et contenir des quantités de pus considerables.
Trailement : Embrocations adoucissantes ; populéum, pom­made de laurier Pouction k la partie la plus déclive. Soins de propreté.
492.nbsp; Embarrures, déchirures.
Contusion, plaie contuse ou. déchirure produile par un corps dur sur lequel ranirual a passé la jambe, et qui peut aller de la simple denudation épidermiqüe a la plaie profonde ou mème k l'éventration. Le trait peut produire la mèine lésion.
Symplómes : Aspect de la plaie, chaleur, douleur, difficulté de la marche, écoulement de sérosité ou du pus.
Traitement: Applications de populéum et surtout de cérat ou de glycerine saturnés. Dans les cas moins graves, des doucheraquo; sont utiles.
493.nbsp; Hernies.
Accidents graves produits par la sortie d'une portion de Tin-
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HERNIESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;361
testin; on distingue la hemic inguinale, la hernie crurale, la hernie périnéale. L'intestin, so frayant un passage ä travers rouverturn, pousse
Fig. 321. — Schema d'uiie hernie. (Vidal et Fauo, t. IV.)
dcvant lui Ie péritoinc et les üssus qui la ferment, constituant ainsi le sac herniaire (flg. 32i).
Ce sac peul affecter diverses formes :
Clyndrmde (fig. 322).
3i3nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;324
Fig. 322 Sac herniaire cylinilroïde. — Fig. 3i3. Sac herniaire conoïde renversé ou piriforme. Fig. 324. Sacbèruiaire en chapelet. (Jules Cloquet.)
Piriforme (fig, 323).
En chapelet, pourvu de trois collets f, d, b (fig. 324). Signol. — Aide-tniüm. vélér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 21
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3C2 MALADIES DES REGIONS INGUINALE ET ANALE
Hernie inguinale : Sortie d'une portion de l'intestin a tra­vers i'annéau inguinal, dont la disposition est indiquée par la figure 325.
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Fig, 32ö. — Muscles de la region abdominale inférieure. , aponévTOse du grand oblique; 2, parlie charnuo du petit oblique; 3, grand droit; 3' Irans verso ; 4, tendon aplati,par leqiicl les quatrc muscles abdominaux s'insèrcnt en commun an pubis ; 5, anneau inguinal; 6. son pilicr antérieür ; 7, son pilior postérieur; 8, commissure externe; 9, commissure interne; 10, bord postérieur de l'aponèvrose du grand oblique; H, apouévroso cruralc interne; 12, lambeatl do l'aponèvrose du grand oblique, renversó par en lias pour montrer l'origine du feuillct réüérhi qui constituc lartadc cruralc; 14, traces de l'ombilic. (A. Chau-vcau, Anatomie, 2quot; édit., flg. 102.)
Fig. 326. — Hernie inguinale vaginale, d'après Héring.
A testiculc gauche; 6, anse intestinale; c, partie herniée de cette anse;
d, tunique vaginale du testiculc.
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HERNIESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;363
Elle est frequente chez les chevaux entiers, le mulet; plus rare chez les chevaux castrés et chez l'äne, ainsi que sur les autres animaux. Elle paut ètre congenitale, maïs le plus sou­vent accidentelle. On les distingue en bubonocele quand olies dépassent de tres peu la partie supérieure de Fanneau et oachéocèle (flg. 326), quand elles descendent profondémont dans la gaine.
Elles sont ditos aiguës ou chroniques; ces dernicres pouvent (quot;#9632;tre intermittentes.
Causes : Efforts pendant 1c travail, au moment ou les mus­cles de Tabdomcn enlrent en contraction pour donner a Fani-mal le moyen do surmonter une resistance : le saut, le cabrer, les chutes ou los mouvements violents s'il est entravé. Les grandes chalours, en diminuant la lonicité musculaire, laissent héante l'ouverture supérieure de ramioau. Cot état peut ètre congenital el produit d'ürdhiaire la hernie chronique.
Symptómes généraux : Apparition plus ou moins brusque; inquietude, trepigncments, sueurs partielles. Exagération pro­gressive de cos symptómes; coliques violentos, facies crispé, l'animal gralte lo sol, se place sur le dos. Quand il se relève, mouvement d'oncensoir de l'encolure, indiquant lo pincement intestinal. Vors la trentième heure, les symptómes setnblent s'amender par suite de rinscnsibilité resultant de la gangrene.
Symptómes locaux : A la vue, la region parait ompatée, plus volumineuso ; au toucher, tcsticulo immobile dans sa gaine, qui est elle-mème p!cinc, dure, renitente, sans mobilité. Cette tumefaction est d'autant plus sensible qu'on explore le cordon plus haut. Peu de douleur a lä prossion do la main. A l'oxplo-ration rectale on reconnait rintestin, on peut le soulever, le lirer et s'assuror de sa presence dans l'aiineau. La hernie chro-nique ne présente pas d'étranglement, k moins de circons-lances parliculièros, et rintestin continue a fonctionner; dans co cas, la hernie est dite continue. Si, au contraire, rintestin entre et sort de la gaine eile est dito intermittente- Si olie est ancienne, cllo présente un gros volume, et la gaine contient de la sérosité. En cas d'hiflammation de l'organe hernie; chaleur, douleur, gonflement; il se forme souvent dos adhérences. Coli­ques fréquentes, suite de Tengouement de rintestin par les matières alimenlaires
Traitement : En cas de hernie récente, réduiro leplus promp-lement possible par le taxis, l'opération ou les douches froides continues.
(Anesthésie préalable).
Taxis : Se fait ordinairement Je cheval couché en position
HHB
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364 MALADIES DES REGIONS INGüINALE ET ANALE
dorsale. Une main introduUe daas Ie rectum opère de légères traclions sur les deux bouts dcransehorniée, tandisque l'autre main presse sur le scrotum pour refouler I'intestin. Cette der-nicre manoeuvre doit mème précéder Tautre, aQn de dégorger rintostin et de le débarrasscr des gaz. Le taxis est une prati­que dangereuse, en ce sens qu'eïle est rarement efficace, el qu'elle aggrave les désordes par des tractions qui s'exercent sur un intestin et un mésenlère déja malades et facilus a déchirer.
Medicaments : On a conseillé Tinjection dans le sac d'huile de belladone, !es douches froides prolongées sur le scrotum.
Operation chirurgicale : Doil ctra pratiquéc d'emblée; clle fait gagner du temps et a plus de chances de réussite. Coucher le malade sur un lit épais, le membre postérieur correspondant a la hernie entravé comme pour la castration. Anästhesier le ma-lade. Faire une incision parallele au grand axe de la tumeur,pe­netrant jusqu'ä la gaine vaginale sans l'intéresser. Isoler la tu­meur comme dans la castration a testicule couvert. Ouvrir légèrement la gaine fibreuse, et completer son débridement a l'aided'un bistouri conduit sur la sonde, ou mieux, dubistouri boutonnó. II s'écoule de la sérosité sanguinolente, et Tinteslin hernié apparait plus ou-moins congestionné. Mettro alors le cheval sur le dos, explorer avec Tindicateur le goulot de la gaine et reconnaitre le point étranglé qui n'est autre que lè collet de la gaine vaginale. Ce point reconnu, faire tendre en enlonnoir les bords de la gaine incisée. Introduire l'indicateur de la main gauche servant de guide au bistouri boulonnédontletranchant regarde la face interne de la cuisse. Par un léger mouvement de Tintrument, débrider l'élranglement. (téduire I'intestin par des pressions modérées et en rentrant successivement chaque por­tion, sans agir en masse sur la parlie herniée L'intestin reduit, placer un casscau courbe (voy. fig. 283 et 284, p. 290) la con-vexité en haut, après avoir rapproché et aflVonté les deux cótés de la gaine divisée. Ce temps de l'opéralion représente l'appli-cation du casseau dans la castration ä testicule couvert.
Pour mon compte, j'opère (oujöurs sans comprendre la gaine dans le casseau, afin de laisser librc l'écoulement des liquides resultant de rinflammation consecutive. De plus, j'enlève le tes­ticule, afin de permetire au cordon un mouvement ascendanlqui occlulparliellement le canal.
Il est indiqué de chdtrer le cheval du cóté oppose; l'observa-tion démontrant que, tót ou tard, une nouvelle hernie se produit de ce cóté.
Soins et accidents eonséeulifs : Placer l'opéré dans une bonne écurie, la croupe un peu élcvée. Éviter tous eflbrts provoqués
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HERNIESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;365
par les lavements, Ie décubitus, Ie rclcver, ou l'application de si napismes.
Accidents. Coliques : Resultant de la compression du cordon; sans gravilé.
Périlonite : Apparalt du cinquièmeau dixième jour; presque certainement mortelle.
Éventration : Résulte d'un débridemcnt ayant intéresse I'an-neau, sans se borner au collet de Ia gaine.
Blessures de Vintestin: Peuventêlreproduitesparrinstrument ou par des déchirures resultant d'un taxis mal fait: pas toujours mortelles.
Recidive : N'est pas a craindre après l'opéralion complete.
D'autres procédés opératoires ont été signalés par Félizet, Schmidt, Siegen et Verrier. On pourrait essayer l'application du procédé Goculet, c'est-a-dire la gaine ouverte, appliquer Ie ban­dage de maniere a réduirele volume de l'intestin en Ie rendant exangue, et a 1c rentrer sans débridcment. Chez les chevaux hongres, bien que tres rare, la hernie peut se produire; mêmes moyens opératoires, Ie casseau étant place sur Ie scrotum fai-sant partie du sac hcrniaire.
Hernie inguinale chronique:
Nécessite Ie mème procédé chirurgical; toutefois, ily a souvent des adhérences qu'il faut détruire, et la hernie opérée, placer Ie casseau sur les deux parties de la gaine divisée, de maniere ä représenter la castration a teslicule couvert. La masse herniéc est souvent considerable et doit êlre mise ii l'abri des souillures du lit de paille (Benjamin pèrp, Signol). Dans ces cas, l'étran-glement ne resultant pas du rétrécissement de l'anneau, mais bien de l'engouement de l'intestin, il n'y a pas lieu de débri-der. S'appliquer a faire disparaltre eet engoueraeut.
Hernie crurale .: Sortie de l'intestin par l'anneau crural ou une éraillure de son pourtour. Rare, Obsorvée par Girard flls sur Ie chien; Dandrieu, sur la vachc ; Hertwig, lecheval, lane et Ie chien.
Symptomen : Tumeur volumineuse, arrondie, placée en ar-rière de l'anneau inguinal,au milieu de la cuisse. Gêne dans les mouvements du membre correspondant. Peut se compliquer d'étranglement.
Tmitement: Couchcr l'animal, réduire par Ie taxis, puis, inci-sant la peau, réunir par une suture Ie ligament de Poupartet Ie petit adducteur. Poser un vésicatoire sur Ia partie. Repos.
Hernie périnéale: Plus frequente chez Ie chien (Lafosse). Sortie de la vessie dans la region périnéale, entre lanus et Ie four-reau.
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366 MALADIES DES REGIONS INMJINALE ET ANALE
REGION ANALE.
49t. Plaies. Fistules.
Plaics : Les plaies peuvent êlre supcrficielles ou prolondes, siéger en divers points, intéresser Tamis et les parties avoisi-nantes.
Causes ; Presence d'os dans les excrements, erreur de lieu pen­dant la monte, usage maladroit d'une seringue ou de la main pendant la fouilie rectale, introduction de corps étrangers par malveillance.
Symplómes: Variables selon la nature et l'étendue de la le­sion. Efforts de defecation, feces mèlés de sang. Si la plaie traverse I'intestin, oedeme, chaleur, douleur. Parfois, coliques, suppuration.
TmUement: S'assurer de ia nature de la lesion. Extraire les corps étrangers, s'il en cxiste. Sutures, s'ily a nécessité. Lo­tions l'roides ou aslringentes,laxatifs. Soins de propreté ; éviter la presence des crins ou des excrements sur les plaies.
Fistules: Trajet accidentel s'étendant du rectum aux tegu­ments, ou plongeant dans Ie tissu cellulaire péri-rectal. Chc-vaux, chiens. Bien que.rares, pcuvent èlre la suite des plaies ci-dessus, d'abcès ayant fusé dans Ie Ussu conjonctif.Elles sonl completes ou incomplètes.
Symptumes : Objeclifs quand clles sont externes; ouverture étroite, k bords épais, donnant un pus souvent odorant. La sonde peutpénétrer profondément. Defecation penible. Si elles sont internes : douleur, difficulté de flenter, presence de pus ou de sang sur les excrements.
TmUement: Soins de propreté, injections de liqueur de Villate, de teinture diode. Parfois, nécessité d'un débridement, appli­cation d'une tente ou cauterisation au fer rouge. Les procédés chirurgicauxsont: 1'incision, la ligature et l'écrasement lineaire.
495.nbsp; Hémorrhoïdes.
Dilatation variqueuse dos vcines du rectum. Tres rares ehe/, les animaux, clieval, boeuf, chien (Gohier, Rychner, Delabèie, Blaine).
Symptómes: Boursouflement rougeatre faisant saillic en de-hors du rectum, defecation frequente, suintement sanguin, tu­mefaction de l'anus.
Trailement: Lavements froids,laxatifs, injections de ratanhia ou de perchlorure de fer. Moyens chirurgicaux : ligature, exci­sion, cauterisation.
496.nbsp; Prurit.
Démangeaisons se manifestant sous la queue, au pourtour de lanus, resultant du défautde soins oud'un herpes. Ces déraan-
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CANCERnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;367
geaisons tres vives, surtout chez Ie chien, excitenl les animaux ä se gralter.
Traitement: Lotions alcalines, boratées, ou avec la solution de sublime è un pour mille.
497.nbsp; Abces.
Peuvent résulter de 1'état gourmeuxou de violences, de con­tusions, de cliutes, parfois de l'opération de la queue ä l'an-glaise. Uéclament les meines soius que les autres abces. Peu­vent être Ie point de depart de fistules,
498.nbsp; Polypes.
Rares, simples ou multiples, pédiculésou sessiles. Ordinaire-ment charnus, rarement fibreux. Difliculte de defecation, ma-tièressanguinolnutes et fétides.
Traitem:nt: Ablation par ligature, écraseur ou ligature élas-tique.
499.nbsp; Corps étrangers.
Peuvent êtrc introduits par malveillance ou provenir d'objets ingérés: aiguilles, épinglcs, etc, etc. Doiventêtre extraits avec Ie moins de délabrements possibles; lavements laxalil's, soins de proprelé.
500.nbsp; Chute du rectum.
Sortie de la muqueuse rectale venant faire saillie au dehors. Peut ètre complete ou incomplete (voy. fig. 231 et 232, p. 270).
Causes : Lavements trop chauds, accumulation et dessiccatioii des feces, efforts de parturition ou de defecation.
Symptómes: Objeclifs. Presence d'une masse rouge, CEdématiée, lisse el luisanle.
Traitement: Lotions froides ou astringentes, sacrifications, reduction äl'aide de la main repoussant fin testin sans Ie blesser. Après reduction, lavements froids, compresses, application de moyens contentil's. Parfois, il faut recourir au bouclemenl. Comme moyen extreme, resection de la parlie herniéc. II y aurait lieu d'essayer Ie bandage Goeulet.
501.nbsp;Cancer. Mélanose.
Les tumeurs cancéreuses peuvent siéger dans cetle region, présentaut les mèmes symptómes et reclamant Ie même traite-ment que sur les autres points de l'économie.
La mélanose: est frequente, surloutchezle cheval, ou eile est improprement appelée hêmorrhoides. Particuliere aux chevaux blancs. Elleconstitue des masses plus ou moins fortes, marron-nées ou infiltrees dans Ie tissu cellulaire péri-reclal, rendant Ia defecation difficile ou impossible. Ramollissement, écoule-ment de liquide noirätre.
Accroissement tres long. Incurable.
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Ilaquo;
368 MALADIES DES MEMBRES POSTÉRIEUR?, ETC.
Traitemenl : Extirpation quand lus tumeurs sont petites et ii-milées. Nul, quand elics sont étendues en nappe et infiitrent profondément les organes. Kioigner les étalons de la reproduc­tion. La viande doit (Ure proscrile de la consommation.
CHAP1TRE XVII
MALADIES DES MEMBRES POSTÉRIEURS ET DE LA QUEUE
Croupe : Plaies. — Contusions. —Abces. —Deplacement de l'ischio tibial externe. — Luxation coxo-fémorate.— Fractures du bassin.
Cuisse : Contusious. — Plaies. — Fractures. — Arlhrile de la ro-tule. — Hydarthrose. — Luxation de larotule et fractures. —Le­sions du petit fémoro. — Poplité. — Engorgementslyinphalhiques.
Jib'ta et Jarret : Plaies. — Fractures. — Phlébites de la saphène. — Rupture du tibio-prémétatarsien. — Courbe. — Éparviu. — Jarde. — Vessigon articulaire ou teudineux. — Cauterisation actuelle. —Boiterics intermittentes. — Amputations de la jambe.
Aulres regions (voy. membres antérieurs, p. 185).
Queue : Plaies. — Fractures. — Gaugrène. — Carie. — Amputa­tion. — Queue a Patiglaise.
Cboupe.
502.nbsp; Contusions. Plaies. Abces. Tous les animaux.
Causes : Coups, heurls a la suite de chules dans les limons ou de ruades; projectiles.
Symptumes : Objectils. Tumefaction, chaleur, douleur, boi-terie, existence d'une plaic.
Traitdtnent : Lotions froides ou asliingentes. Vésicatoires. suture des plaies; éviter la difTormité des cicatrices. Soins de propreté. En cas d'abcès; maturatils, ponction de la partie la plusdéclive. Éviter les fusées et les clapiers. Passer des mèches.
503.nbsp; Deplacement de l'ischio tibial externe.
Propre aux bovidés. Luxation du muscle en arrière du tro-chanlcr, resultant de la disposition anatomique suivante : union du bord anlérieur du muscle avecle fascia-lata, qui peut se ruplurerau niveau du trochanter; celui-ci passant par la solution de continuité se trouve flxé, et gêne les mouvements du membre (fig. 327;. Elle peulêtre temporaire ou intermittente.
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DEPLACEMENT DE L'ISCHIO-TIBIAL EXTERNE 369
Causes: Prédispoition individuelle : croupe plate, tronchater saillant, maigreur, abduction forcee, chutes, glissades, écarts.
Symptómes : Difficulté ou iinpossibilité de fléchir l'articula-tion coxo-fémorale; los ongles rabotant Ie sol, le membrc
porlé cn dohors. Saillie en forme de corde au niveau du centre du muscle. Ne pas conFondre avec luxation de rotule.
Traitement : Chirurgical. L'animal fixe debout, faire ä quel-ques centimetres au-dessous de l'articulation une incision de 7 ä 8 centimetres, débrider Taponevroso et, la corde tendue
21.
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370 MALADIES DES MEMBRES POSTÉRIEURS, ETC.
étant légèremcnt soalevée, la couper de dedans en dehors et transversalement. On peut faire plusieurs débridemenls jusqu'a ce que la tension du muscle ait corapiètement cessé. Choisir entre les procédés Dorfeuille, Castex, Cruzel, Bernard, Ringuet, Boiteau, Lafosse. Quelques jours de repos, des pansements a l'éfoupe sèche sufflsent ä la guérison. Il peut cependautse pro-duire des hémorrhagies, des fusées purulentes, de la gangrene.
504. Luxation coxo-fémorale.
Disposition anatomique (flg. 328).
Fi^. 328. — Articulations sacro-iliaqucs coxo-fémoralc, a-vec les pclits muscles prufonds qui enveloppent cette dcnüèro.
1, ligament sacro-iliaquc; 2, ligament sacro-sciatique; 3. grande échancrure scia-tique ; 4, partieantórieure du ligament capsuliirede Tai-ticulation coxo-fémorale; 5, bride interne du bourrelet cotyloïdien; 6, ligament coxo-fémoral; 7, ligament pubio-fémoral; 8, son insertion au fémur; 9, muscle petit fessicr; 10, origine du iniAcle droit antéricur de la cuissc; 11, muscle grèlc antérieur; 13, muscle ob-turateur externe; 14, muscle carré crural; 15, muscle sacro-coccygien inférieur, (A. Cliauveau et Arloing, Anatomie.)
Deplacement complet ou imcomplet dés surfaces conslituant cette articulation, avec ou sans fracture de la Wte du fémur.
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FRACTURES DU BASSINnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;371
Certains auteurs pensant que la fracture de la tote du fémur est plus l'réiiuente que la rupture des ligaments pubio et coxo-fémoral (Rigot). Eile peut se faire aussi en divers sens.
Causes : Glissades, cliutes, erabarrures.
Symplumes : Boiterie intense, quelquefois impossibilité de marcbor. Appui variable. La pince est tournee en dehors et la pointe du jarret en dedans. Douleur a Texploralion, engorge­ment.
Luxation untérieure : Trochanter saillant, plus élevé que nornialement, d'oü raccourcissement du membre. Igt;a tète du lémurrepose sur Ie rebord antéricur de la cavité cotyloïde.
L. externe : Trochanter tres saillant, raccourcissement plus considerable; la tète du fémur butant sur la partie externe du bord cotyloïdo.
L. postérieure : La trochanter est abaissé, Tallongement du membre est caractcristique.
L. interne : Trochanter pcu saillant; l'exploration rectale permet paribis de sentir la tète du fémur penetrant dans Ie trou ovalaire. A la place de l'articulation onpercoit un enfon-cement. Ne pas confondre avec luxation de rotulo ou fracture du fémur. Si la luxation n'est pas réduite, il se forme une fausse articulation,etranimalpeutètreutiliséadesallurcs lentes.
Traitement : Anästhesier 1c raalade après l'avoir couché; pratiqucr l'extcnsion en placant une plate-longe au-dessus du jarret, l'autre au-dessous, et faire agir sur eux des moufles; eile doit être pratiquée dans 1c plan de la direction que prcnd Ie membre pendant Ie poser.
La contre-cxtension se fait en fixant Ie corps de l'animal par une plate-longe ou mieux une large sous-vcntrière; les moufles, agissant en extension, la coaptation se fait, soit ä l'aide d'un corps resistant place entre les jambes, soit par une pression vigoureuse sur Ie trochanter, suivant qu'on a affaire a une luxation en dehors ou en dedans. Au moment ou les parties reprennent leurs rapports, on entend un bruit de craquement et les mouvements des membres redevienneut possibles, appli-quer sur la jointure une charge de poix ou de vésicatoire. Repos. Pour les petits animaux, éviter quïls puissent arracher les pansements avec les pattes ou les dents. Deux raois environ suftlsent a une guérison complete. Les tiraillements des liga­ments, sans qu'il y ait luxation, constituent les efforts ou allonges. Dans ces cas, employer les vésicatoires, les charges de poix cantharidées, Ie séjour a la prairie.
505. Fractures du bassin.
Assez fréquentes chez les divers animaux. Pcuvent intéresser
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372 MALADIES DES MEMBRES POSTERIEUUS, ETC.
une partie quelconque du bassin, Ie plus souvent Tangle externe de l'iliura.
Causes : Chutes, coups violents, passage par des portes étroites.
Symptómes. Ilium : Deformation, abaissement de Tangle ex­terne. Si c'est sur Tangle cotyloïdien, la fouille rectale indique une deformation, et la boiterie est plus prononcée.
Ischium et pubis : D ^formation peu appreciable, boiterie in­tense; Ie membre est trainé plulót que porté en avant; diffi-culté de se relever. Si la fracture se produit auprès de la cavité cotyloïde, marche impossible, engorgement considerable. Apres un cu deux jours, Ie déplacement s'étant produit, la deforma­tion peut être sensible.
Traitement: La lésion étanl bornée a. Tangle externe, appli­cations de vésicatoires,d'une charge de poixsimple; suspendre les animaux. Si ellc est intra-articulaire, comminulive, néces-sité d'abatage.
CmssE.
506.nbsp; Contusions. Plaies.
Fréquentes.
Causes : Coups de pieds, embarruies, chutes, frottemonls des traits, des brancards.
Symptómes : Objeclifs, variant de Térosion ópidermique a la plaie profonde ei affeclant des formes et une élendue diverses. Depilation, doulcur, boilerie, solution de continuité. Engorge­ment paribis considerable par oedeme sous-cuiané ou hémor-rhagie inlcrslilielle.
Traitement : Douches continues, emphitres astringents, vési­catoires. Repos. Parfois, nécessité de suspendre les blessés.
507.nbsp; Fractures.
Chez tous les animaux. locurable chez ccux de grande taille.
Causes : Coups, chutes sous la charge, ccrasement chez les petits animaux. Elie peut siéger au col, au corps ou aux con-dyles du fémur, èlre simple ou comminutive, en rave ou en bee de flute.
Symptómes : Diagnostic difficile chez les grandes espèces, a cause des masses musculaires. Membre soulevé, raccourci; appui et marche difflciles, engorgement. En tirant le membre en dehors on constate une abduction plus étendue que la nor­male ; Toreille, placée sur la cuisse, percoit la crepitation. Sur les petits animaux, exploration plus facile, diagnostic plus cer­tain.
Traitement : A peu pres nul pour les grandes especes. Chez
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LUXATION ROTUL1ENNEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;373
le chien et autres, application de charges de poix, de bandages dextrines avec attelles iimitant la mobililé du meinbre. II y a souvent raccourcissement.
508.nbsp; Arthrite de la rotule. Hydarthrose.
Arlhrite : Inflammation aiguë ou chronique dc la synoviale articulaire. Tons les animaux. Essentielle ou consecutive.
Causes : Les trausmatismes, coups, blessures par instruments piquants ou contondanls; succède a la pleurésie, ä la métro-péritonite.
Symptumcs : Chaleur, douleur, tumefaction, difficulté de la marche, le membre est trainé sur Ie sol. S'il y a plaie, écoule-mentde synovieplus ou moins altérée, uneou plusieurs flstules, inflammation des marges articulaires, denudation des cartila­ge.?. Tres grave dans ces cas.
Traitemcnt : AfTusions froides ou astringentes, applications vésicantes, caulérisalion des flstules avec le sublime, panse-ments a l'égypliac. Repos.
Hydarthrose : Épanchemcnl dans la cavité articulaire. Tous les animaux, surlout 1c cheval.
Causes : Succède ä l'arthrite aiguë ou résulte de coups, dquot;el'-forls, de luxations incomplètes.
Symplómes : Tumcur plus ou moins volumineuse. mollc, fluc-luante, peu douloureuse, mais gênant les mouvements; le mem­bre est trainé, la rotule scmble déjetée en dehors.
Tndlemenl : Preparations vésicantes, application du feu en nies ou en pointes. L'injeclion iodce n'estpas toujours excmpte de dangers.
509.nbsp; Luxation rotulienne.
Complete ou incomplete. La premiere, tres rare, peut avoir lieu sn dehors ou en dedans. La seconde, qui, en réalitc, n'est pas une luxation, est tres frequente sur le cheval. Elle résulte de l'arrèt de la rotule contre la lèvre de la trochlée de fémur (Chuchu, Zundel).
Causes : Maladies antécédentes, gourmes, amaigrissement, jeune age, contraction brusque des rotuliens.
Symptumes : Apparition subite, impossibilité du fléchir le­grasse! ni le jarret, le sabot pose sur le sol par sa face anté-rieure, l'angie du jarret tres ouvert; pendant la marche, le membre est trainé, et suit le mouvement de progression sans y parliciper. A l'exploration, la rotule est dóviée en haut, on sent les ligaments tendus, peu de douleur, au moins au début.
Traitement : Faire reculer le cheval. Appliquer une plate-longe dans le pli du paturon, porter le membre en avant, et donnerune secousseä la rotule; ou bien le membre ainsi place,
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374 MALADIES DES MEMBRES POSTÉRIEURS, ETC.
determiner Ie cheval a se porter en avant. Affusions froides, frictions irritantes ou vésicanles. Recidive frequente.
510. Fracture de la rotule.
Rare.
Fig. 3i9. — Ncrfs eiternes du mcmbie postérieur.
1,2, nerf grand scialique; 3, nerfsaphène externe; 4,'nerf sciatiqne poplitécxlcrre; 5, nerf tibial antérieur ; 6, nerf musculo-cutané; 7, origine de Ia branche cuta-née péronière; 8, branche accessoire du nerf saphène externe; 9, nerf ptantaire externe avcc ses divisions qui couvrent Tariere cl la veine digitales. (A. Chauveau el Arloing.)
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PLA1ESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 375
Plus frequente chez Ie cheval.
Causes : Coups de pieds.
Symptómes : Difficultc ou impössibilité de la marche. Le jnembre tralne sur Ie sol; au repos, appui sur Ie devant de la pince. Douleur excessive, tumefaction. A Texploration, on per-coit la solution de continuité ou les esquilles. Constalation plus facile en cas de plaio profonde qui permet d'apprécier directe-ment la lesion de Tos, Guérison lente, difficile, raremcnt com­plete.
Traitement: Repos. Bandages, ou mieux applications d'em-platres agglutinatifs; poix, dextrine. Vésicatoires successifs.
511.nbsp; Lésions du nerf petit fémoro-poplité. Paralysie partielle resultant de la lésion des faisccaux ner-
veux donl la disposition est indiquée figure 329.
Causes : Contusions violcntes, coups de brancard, etc.
Symptómes : Marche difficile rappeiant celle des lésions de la rotule; s. chaque poser, lebeulet tléchit et la face antórieure du sabot touche le sol.
fraitement : Vésicatoires rópétés, electrisation. Repos ä la prairie.
512.nbsp; Engorgements lymphatiques.
Frequents dans cette region, le plus souvent ä la1 suite de coups, de plaies, de contusions.
Symptómes : ÜUdème plus ou moins étendu, nodosités sail-lantes, douloureuses. Dilliculté de la marche. Fièvre. Recidives fréquentes. Parfois suppuration.
Ne pasconfondre avec phlébite et farcin.
Traitement : Frictions vinaigrées, cataplasmes, surtout vesi-catoire ou liniment ammoniacal. A l'intérieur, purgatifs sa-lins; ferrugineux. S'il y a des points supppurés, cauterisation actuelle.
Tibia et Jarret.
513.nbsp; Plaies.
Fréquentes a la suite de coups de pieds ou de heurts. Pro-fondes ou superficielles, simples ou compliquées de lesions de la saphène ou du tibia. Situation variable sur Tune ou I'autre face.
Symptómes : Objectifs, engorgement, douleur, chaleur, boi-terie d'intensité variable. Hémorrhagie si la sapliène a été lésée. La sonde indique l'état de Tos.
Traitement : Pansements hémostatiques, sutures. Applica­tions vésicantes. Repos. Si l'on craint une félure de l'os, sus-pendre l'animal.
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376 MALADIES DES MEMBRES POSTÉRIEURS, ETC.
514.nbsp; Fractures du tibia.
Assez fréquenles chez tous les animaux par coups de pieds, chutes. Siègent au milieu ou aux extrémités de Tos. Transver­sales ou obliques, quelquefois longiludinales. Eilos sont souvent incomplètes, et constituent les félures (Monjauze).
Symptómes : Forte boiterie, ie membre ne vient pas a 1'appui et ballolte pendant la progression, mobilité exagérée ä Tcxplo-ration, crepitation. Parfois raccourclssement du membre, che-vauchement des abouls. Engorgement. Pour les félures, l'in-lensité de la boiterie, la douleur, la fièvre peuvent les faire soupconner. Dans ce cas, c'esl souvent pendant Ie décubitus ou Ie relever que la fracture s'achève.
Traitement : A peu pres inutile chez les grands animaux. Pour les petits, bandages dextrinés avec attclles et tours de bande. Éviter les compressions inegales, ou portant sur les sail-lies, et pouvant produire des sphacèles.
515.nbsp; Phlébitede la saphène.
Inflammation de la tunique interne avec formaüon d'uncail-lot. Peut ètre adhesive ou suppurative.
Causes : ßlcssures de la veine a la suite de coups de pieds, do chocs. Froltemenls apres la saignce.
Symptómes : Tumefaction, chaleur, douleur sur Ie trajet vei-ncux, oedrmo souvent considerable, boiterie. Embolies pos­sibles; dans ce cas, symptómes généraux; mort plus ou moins rapide. Peut se terminer par suppuration el infection puru-lente.
Traitement : Applications vésicantes. En cas de suppuration : 1deg; débridemènts; 2deg; passage de mèches; 3deg; ligature ou extir­pation de la veine; 4deg; cauterisation.
516.nbsp; Rupture du tibio-prémétatarsien.
Solution de conlinuité du tendon de ce muscle. (Bouley, jeune.) (Voy.. fig. 330.)
Causes : Extreme extension, ruades, glissades et chutes en arrière.
Symptómes : Apparition instantanée, claudication; au repos, Ie membre est a l'appui; durant la marche, il est trainé et de-vient vacillant quand il quiite Ie sol; Ie canon ne se fléchit qu'imparfaitemcnt sur la jambe, et la corde du jarret est lache et flottante. Le membre semble fracture.
Peu ou point de douleur. Peu grave, raais assez longue ä gué-rir; six semaines a deux mois au moins.
Traitement : Repos, applications d'emplätres de poix ou de vésicatoires pour immobiliscr les parties.
Ne pas confondre avec fracture du tibia.
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COURBE
377
517. Courbe.
Tumeur osseuse, dure, située a la face interne et supérieure du jarret, ayant pour base Ie condyle interne du tibia (flg. 331). Ordinairement peu grave.
Fig. 330. — Muscle üéchisseup du métatare.
, porlion tcndineuse, 2, son insertion au fémur; 3, sa branche cuboïdiennc; 4, sa branche metatarsiennc; 5, portion charnue; 6, Ie tendon qui lui succede, ;i son passage dans l'anneau de la portion tendincuse; 7, branche commune de cc ten-don; 8, branche métatarsienne du móme; 9, 1c tenseur antérieur des phalanges dévié en dehors au moyen d'uue érigue ; A, Ie tenseur lateral; B, insertion ti-biale du ligament rotulien median ; C, trochléc fémorale. (Chauveau.)
Fig. 331. — Courbe et Jarde.
Causes : Coups, contusions.
Symptómes : Tumefaction au lieu indiqué; parfois légere boiterie.
Traitement : Au début, vésicaloires, frictions fondaates, feu en pointes ou en raies.
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378 MALADIES DES MEMBRES POSTÉRIEURS, ETC.
518. Èparvin calleux.
Exostose siluée ä la face interne et inférieure du jarret, un peu au-dessus du canon. Cheval. Bceuf. Elle a pour base les scaphoïdes, mais peut s'étendre en tous sens (flg. 332).
Fig. 33^. — Ëparvin.
Causes : Efforts pendant la traction, le saul, le reculer; tra­vail premature, contusions directes. Conformation défectueuse; hérédité.
Symptumes : Au repos, appui en pincc. Au trot, ou mème au pas, boiterie plus ou moins accentuée, eile peut être continue ou disparailre après un temps d'cxercice. Parfois sensibilité a la pression, et deformation du jarret par une tumeur plus ou moins volumincuse; eile est plus grave en avant qu'en arrière. Les deux jarrets peuvent en être atteints. Le malade use ordi-nairement son fer en pince. Pour exagérer les symptómes lors de l'exploration, lever le pied, étendre le jarret pendant quelques minutes, et faire trotter. Pendant la marche, l'éparvin peut de­terminer le harper. La boilerie n'est pas toujours proportionnelle
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EHARVIN SEC
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a la dimension de la tumeur. Si eile est siluée au niveau de la branche eunéenne, la douleur est plus vive.
Traitement: Audébut, vesicants; applications fondanles; iodure de mercure un pour vingt, ou bicromate de potasse. Cautérisu-tion actuelle en pointes ou en raies. Celle dile en pointes pene­trantes, plus efficace. Nécessité possible de la renouveler.
Périoslolomie conseilléc par Sewel.
Ténolomic eunéenne (Lafosse) (fig. 333).
333. — Branche eunéenne. La direction de la sonde douue celle pour la section du tendon.
Se pratique en incisant la peau de haut en bas et d'arrière en avant, et passant la sonde ou les ciseaux sous la bride tendineusc pour la seclionner.
519, Êparvin sec.
Mouvement convulsifdujarret pendant Ia marche, constituant Ie harper.
Causes : Inconnues; aüribuécs tantót ä des lésions des sur­faces articulaires, tantót a une pression du cartilage de. l'os du pied (Watrln) ?
Symptómes : Nuls au repos. Pendant la marche, flexion brusque et comme convulsive du jarret; plus sensible au depart qu'après l'exercice. Diminue la valeur de Tanimal en détruisant la régularilé des allures.
Traitement: Nul.
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380 MALADIES DES MEMBRES POSTÉRIEURS, ETC.
520. Jarde. Jardon.
Tumeur osseuse, siégeant a la face externe et postérieure du jarrel, englobaut la têtedu péroné externe et les ligaments voi-sins(fig. 331 el 334).
Fig. 334. — Jarde.
Fig. 335. — Vessigons ou hydarlroses dujarret.
Causes : Conformation défectueuse, efforts produits par la traction, Ie saut. Contusions et tous les traumatismes. Héré-dité.
Symplómes : Boiterie, douleur locale. Engorgement, deforma­tion de la region. Gêne du mouvement des fléchisseurs par al­teration de leur gaine tarsienne.
Traitement: Astringents, vesicants, fondants. Le plus souvent cauterisation en pointes penetrantes.
521. Vessigon.
Dilatation synoviale du jarret; peut être articulaire ou tendi-neuse. Chez tous les animaux, surtout le cheval. Place a la face interne du jarret, squot;il est articulaire; ou de chaque cóté de la corde calcanéenne, s'il est tendineux. Ces deux sacs synoviaux se confondent quelquefois; s'il existe une bourse a droile et a gauche, le vessigon est dit chevillé (fig. 335). Début rapide ou lent.
Causes : Coups, efforts, travail disproportionné ou premature. Terminaison de l'arthrite. Dcprécie le cheval.
Symptómes : Augmentation de volume, changement de forme
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CAUTERISATION ACTUELLE
381
de la region. Tnmeur molle, fluctuante. A la suite d'efforts vio-lenls, un peu de chaleur, de douleur et de claudication. Si le vessigon s'est développé lentement, ni boiterie ni sensibilité anormales; un peu _de gêne pendant
la marche, a moins de déveioppenient exagcré.
La gaine de l'extenseur des phalan­ges peutaussi êlre 1c siege d'un vessi­gon, souvent rebelle, siégeant ä la partie antérieure, externe et inférieure du jarret (voy. lig. 33quot;), A).
TraUement: Meines soins que pour I'arthrite en cas de symptómes inliam-maloires. Douches froides ou applica­tions aslringentes, vésicantes, fondanls iodurés, chromate de potasse, etc. La ponclion et l'injection de teinture d'iodc sont indiquées spécialement dans le vessigon-lendineux; teinture d iode, trois ou quatre parties : eau, une partie. Redissoudre 1'iode préci-pilé par l'addilion d'iodure de potas­sium. L'injection faite, laisser le li­quide durant quatre k cinq minutes, et vider la synoviale. Il est parfois
impossible d'évacuer le liquide dont la
presence est sans danger. Injections sanguines dans Ia cavité de la sereiisc
Fig. .136. — Hydarthi'ose du jarret.
(Biot). On a essayé la compression; application exacte ditficile. La cauterisation actuelle en raies ou en pointes est le moven par excellence. 522. Cauterisation actuelle.
Ce mode de traitement étant appliqué surtout sur les membres, nous croyons devoir en faire connaitre ici les principes géné-raux.
La cauterisation actuelle se pratique ä laidede caulères dits cutellaires (flg. 337, B) ou ä pointes (fig. 337, D); a l'aide de ces derniers, eile peut ètre penetrante.
Le dessin est variable, il a généralement la forme d'une barbe de plume, ou de raies paralleles (flg. 33S). Suivre le plus possible la direction du poll dans la cauterisation en raies. L'es-pacement doit ètre proportionné a l'étendue de la surface a cau-tériser. Trop grand, le feu est sans effet; trop rapproché, on peut provoquer des chutes de peau.
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382 MALADIES DES MEMBRES POSTERIEURS, ETC.
Dans la cautérisalion en pointes : disposer ie dessin en quin-conce (flg. 341), les pointes fines et tres voisines ou meme pe­netrantes. En réduisant Ie volume des pointes, on opère la cau-
Fig. 337. — Cautères divors. A, cautère pour la cauterisation objective; B, cau-tère cutellaire; C, canule ponr la cauterisation inherente; D, cautère a points pénétrants; E, cautère conique; F, cautère a olive; G,cautère ä bouton.
térisation d aiguilles, qui laissc peu de traces, et est tres efficace. On peut employer Ie feu mixte, c'est-a-dire en raies avec pointes dans U'.s interlignes (Qg. 339), ou Ie feu Prangé, c'est-ä-dire k raies interrompues (flg. 340).
Soins avant, pendant et après ïopêration.
Opérer ä jeun. Le procédé classique prescrit de couper Ie poil. 11 est plus pratique de ne pas le tondre afin d'éviter les
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CAUTERISATION ACTUELLE
383
Fig. 3SS. — Feu en raies. Fig. 239. — Feu iiiijte. Fig. 340. — Feu Prange.
Fig. 341. — Feu en pointes.
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384 MALADIES DES MEMBRES POSTÉRIEURS, ETC.
chutes de peau produites par la chalour rayonnanle de l'ins-trument. Abattre ranimal dans Ia plu part des cas. Pendant l'opération, chauffer les cautères au charbon de bois. Tracer Ie feu avec un fer modérément chaud, et augmenter progres-sivement Ie dégré de chaleur jusqu'au rouge cerise. Avoir la main légere, pour ne pas couper la peau. Passer Ie cautère dans chaque raie successiveraent, et ä intervalles espacés. Ménager les saillies osseuses, les plis articulaires. L'applica-tion est süffisante, quand les raies présentent une certaine profondeur, que Ie fond du tracé est couleur jaune paille, et qu'il s'échappe du tegument de petiles goulteleltes séreuses. Chez Ie boeuf, rapplication du feu doit être prolongóe, a. cause de l'épaisseur de la peau. Après l'opération, éviter les frotte-ments, les morsures et les démcngeaisons produites par les mouches. Si Ie feu n'est pas assez fort, étendre un couchc de basilicum ou de yésicatoire. Quelques jours après, si la peau est sèche, cassante, parcheminée, appliquerun corps gras pour lui donner de la souplesse. Les effetsdu feu sontplus ou moins rapides, mais en general ä longue échéance.
11 est indiqué dans les efforts, distensions tendineuses ou ar­ticulaires, les hydarthroses, les exostoses, ou les lesions consé-cutives a une inflammation quelconque.
La cauterisation en pointes se pratique soit en pointes espa-cées, soit en pointes fines, rapprochées et souvent penetrantes. On opère en penetrant a chaque application plus profondément dans la peau de maniere a la traverser, ainsi que les tissus sous-jacents, s'ily a indication. On peut transpercer Ie tegument brusquement et d'un seul coup (Leblanc). Ce procédé a donné naissance a la cauterisation a aiguilles. On connait !e feu a la Nanzio.
Si la cauterisation actuelle par suite d'une circonstance quel­conque : chaleur atraosphérique, démangeaisons, froltemenls, peut faire craindre une chute de peau, il faut employer les pul­verisations d'éther iodoformé (Nocard).
On emploi Ie fer rouge pour ponctuer des abces, cautériser des flstules, des plaies, des morsures d'animaux venimeux ou enrages, détruire de larges surfaces, ou arrêler des hémor-rhagies.. II est parfois nécessaire de protéger les parois d'une plaie dont on ne veut cautériser que Ie fond : se servir alors d'une canule spéciale (voy. ng. 337, C).
523. Capelets. Hygroma de la pointe du jarret.
Tumeur molle située ä la pointe du calcanéum. Dimensions variables (fig. 342),
Causes : Frottements de la pointe du jarret contre les corps
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B01TERIES INTERMIÏTENTES
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durs, mades, décubüus. Peu grave, mais assez difficile a faire disparaltre.
Symptómes : Deformation de Ia pointe calcanéenne, tumeur molle, fluctuante, plus ou moins volumineuse. Indolente, si ce n'est au début, après Faction d'un traumatisme. Ne cause ordi-nairement pas de boiterie.
Traüement : Applications froides, asüingentes, au début. L'inflammation ayant disparu; teinture d'iode, liniment ammo-niacal, vésicatoires parfois réitérés. Ponclion simple avec fric­tions vésicantes ou injection iodée. Goudron phéniqué. Les
Kig. 3i2. — CLipcIcls.
sétons ou ponclions avec une pointe de feu, laissent des cica­trices diffonnes.
524. Boiteries intermittentes.
Irrégularité dans les allures, due a un défaut de synergie dans les raouvemenls de locomotion, et conslituant Ie Symp­tome de lesions diversement situées, et de différentes natures, aussi bien aux membres antérieurs qu'aux membres postérieurs. Elle ne se présente pas d'une maniere continue, en sorte que, par intervaües, Ie cheval ne parait pas boileux. La boiterie inter-mittente est dite a froidou äcliaud, suivanlque Ie cheval boite après Ie repos ou après Ie travail. Ces alternatives dans l'appa-rition de la boiterie constituent rintermittonce.
Signol. — Aidc-mém. veter.
22
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38Ö MALADIES DES MEMBRES POSTÉRIEURS, ETC.
Jurisprudence. — La loi du 2 aoüt 1?84, range parmi les mjiladies redhibitoires pour le cheval, l'äne et le mulet, les boiteries anciennes intermiltentes.
L'expert aura done ä conslaler la boiterie, son caractère intei'miltent, et ä s'assiirer qu'elle n'est pas due äun mal récent. Pour ce dernier cas, examiner les membres, faire délerrer le cheval. Attendre la guérison d'un mal nouveau, s'il en existait, avant de se prononcer sur la réalilé du vice.
525. Amputations de la jambe, du tarse ou du méta-tarse.
Ne se pratiquent d'ordinaire que sur les pelits animaux; chiens, chats.
Par trois procédés dans la continuité du membrc ou par dé-sarticulation : 1deg; amputation circulaire; 2raquo; amputation a un ou deux lambeaux; 3quot; amputation ovalaire ou oblique. Aneslhé-sier le malade, placer un garrot ou comprimer l'artère fémo-ralc ou la radiale. Gouper la peau et les muscles qui se retrac-tent, et scier l'osaussi haut que possible afin qu'il se trouve au fond du cónc représenté par la plaie : si on désarticule, faire tomber d'un Irait de scie la surface diarlhrodiale qui forme le inoigaon. Arrêter riiémorrhagie, par ligature ou torsion des artères. Les flls seront ramenés au dehors de la plaie, qui elle-même est fermée par une suture lache pour laisser écouler le pus. Recouvrir le lout d'une étoupade modérément scrrée. Nécessité de seconformeraux procédés d'antisepsie rigoureuse, aussi bien pour l'opération que pour le pansement : drains, fu­migations et pansements phéniqués. Surveiller le régime. Re­pos. Vers le cinquième ou sixièmejour, faire un premier pan­sement, suivi de plusieurs aulres distances selon la saison. Ils deviennent de plus en plus rares ä mesure que la guérison se prononce. Se conformer aux indications commandoes par les complications s'il en survonait.
Pour les autres maladies du membre postérieur (voy. Mem­bres antériéurs, p. 185 et suivantes).
Queue.
526. Plaies. Fractures.
La queue peut ètre le siège de plaies.
Causes: Suite de frottement sur les murs, les parois de Ia stalle, pression du culeron de croupière, chutes, ergolisme.
Symptómes : Objectifs. Resistance de l'animal ä l'examen ou au toucher. Si la plaie n'est qu'une excoriation, peu de gravité; s'il y a fracture, deviation de l'appendice caudal; s'il y a plaie profonde, il pent y avoir hémorrhagic, ou carle des os coxygiens.
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AMPUTATION DE LA QUEUEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;387
Dans ces cas, sensibilité exlrème; Ia queue est serrée 1c long des fesses. Engorgement souvent considerable.
Trailement: Soins de propreté, immobilisation de Torgane. En cas d'hémorrhagie, tamponnement, pansements hémosta-tiques au perchlorure de fer. Ajusterles harnais.
527.nbsp; Gangrene.
Suite de plaies, ou dïnoculations comme dans la péripneu-monie.
Symptómes : Engorgements. Apparition do phlyclènes. Refroi-dissements de la partie; possibililé de cbute de peau ou d'au-tres organes.
Trailement : Amputation, scarifications. Cauterisation.
528.nbsp; Carie.
Peut se présenter k la suite de plaies prolondes ayant lésé les vertèbres de la queue.
Symplumes : Suppuration, ßstulesplus ou moinsnombreuses, engorgement.
Traitemenl : Amputation, rugination. Cauterisation des fis-tules.
Gale (voy. p. 68).
529.nbsp; Amputation de la queue.
Disposition anatomique de l'organe (fig. 343 et 346),
Muscles de Ia queue du cheval.
Operation de nécessité ou de convenance. Dans Ie premier cas, eile est réclamée, soit pour faire une saignée immediate en cas urgent, soit pour parer a des caries, aux consequences de l'inoculation péripneumonique ou simplement comme mesure de propreté. A titre d'opération de convenance, eile est assu-jelie aux caprices du gout ou de la mode.
Manuel opéraloire. Chez Ie cheval, tresser les crins de la queue
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388 MALADIES DES MEMBRES POSTÉRIEURS, ETC.
immédiatcment au-dessus du point oü on veut faire la section, couper Ie poil sur une largeur annuiaire de deux centimetres. L'animal élant entravé des deux membres postérieurs, faire
Fig. 344. — Coupe-queue. — Fig. 34.quot;.. — Briile-queue. Fig. 346. — Coupe de la queue du clieval au niveau d'uno aiticulalionde deus vertèbrcs coccygienncs.
tendre la queue bien horizontalement, engager Ie point a sec tionner sur la gorge du coupe-queue (flg 344) et fermer brus-quement la branche male de l'instrument. On cherche autant
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QUEUE A L'ANGLAISE
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que possible l'articulation dedeuxcoxygiens. Cautériser l'extré-mité amputee ä l'aide du brülo-queue (fig. 345), de maniere ä arrèter l'hémorrhagie et a produire una eschare qui tombe ultérieurement.
J'ai vu Ie tétanos succéder a une amputation de queue régu-lièrement faite.
530. Queue a l'angiaise. Myotomie coccyg-ienne.
Excision des muscles de la queue, dans Ie but d'en relever Ie port, ou de Ie redresser suivant que l'organe est tiré a droite ou a gauche. Anatomie de larégion (fig. 346).
Choisir Ie lamps de l'opération, evüer les grandes chaleurs; l'cpoque de la dentition ou des gourmes. Préparer Ie cheval
Incisions pour lamyolomic coccygienne.
Fig, 347. — Procédé ordinaire ä trois incisions transversales de chaque eütc. —Fig. 348. Procédé par incisions transversales et longitudinales. — Fig. 349. Procédé par incisions longitudinales (do Delafond),
par deux ou trois jours de demi-diète. Habituer l'animal ä la poulie, préalablement agencée dans l'écurie, de maniere ä maintenir la queue relevée comme eile Ie sera après l'opéra­tion. Laver la queue avec des solutions antisepliques.
22.
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390 MALADIES DES MEMBRES POSTÉRIEUUS, ETC.
Manuel opératoire. L'animal debout, entravé, l'opérateur sai-
Fi?. 351,-
Fig. 330. — Procédé Patu il incitions en T. rroci'tlé de d'Arboval, Ilertwig, Dieliichs, ä incisions laterale prolongées entreelles.
lig. 3ö2. — Fixation de la queue d'après la methode de Brogniez.
sit de la main gauche la queue déja mainlenue relcvée par
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QUEUE A L'ANGLAISE
391
un aide. Le bistouri a serpctle sert a faire une première inci­sion k trois doigts de l'anus en tranchant transversalement Tun ou l'autre des muscles coccygiens inférieurs, suivant qu'on
Fig. 3Ö3. — Position du cheval opéré de la myotomie caudale (methode de la poutie).
commence a droile ou ä gauche. Une seconde et une Iroisième incision placées ä trois ou qualre doigts Tune de l'autre divisent encore le muscle dans sa longueur. Ce temps de l'opéralion est
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392 MALADIES DES MEMBKES POSTÉRIEURS, ETC.
répété sur l'autre muscle coccygiens (Qg. 347). Après ces diverses sections, on voitsaillir par les ouvertures, les troncons musculaires qu'on excise au niveau de la plaie. Les figures ci-dessus représentent les procédés les plus usités.
Les procédés peuvent diflërer.
Incisions transversales et longitudinales (Vatel) (fig. 348).
Par incisions longitudinales (Delafond) (fig. 349).
Par incision en T (Patu) (fig. 350). Enfm par incisions trans­versales communes (Hurtrel d'Arboval, Hertwig) comme dans la figure 351.
Brogniez a indiqué une methode par incisions longitudinales. La section étant opérée, faire un pansement modérément com-pressif, a l'aide d'une étoupade et d'une bande. Le cheval est alors mis a la poulie (fig. 353), ou muni de l'appareil de Bro­gniez (Qg. 352, page 390).
Vingt-quatre ou quarante-huit heures après, on enlève le pansement. Seins de propreté des plaies. La suspension dure dix-huit ä vingt jours. Avoir soin de ne pas metlre a la corde un poids trop lourd ; ce défaul de precaution entraine les con-plications les plus graves. On pout employer le pansement antiseptique.
Les accidents consécutifs sent : l'hémorrhagie, Tengorge-ment, ou l'érysipèle phlegmoneux, la gangrene, les blessures des coccygiens, enfin l'insuccès de l'opération le port de queue n'étant pas modiflé. Le pansement de Lister, mètne bien fait, ne met pas toujours k l'abri des accidents. La myotomie pour deviation laterale de la queue, se fait sur 1c muscle coccygien correspondant au cóté d'inflexion de la queue.
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LIVRE III
OBSTÈTRIQUE
CHAPITRE PREMIER
Bassin. — Organes génitaux de la femelle. — Chaleurs. — Fécon-dation. — Gestation. — Pathologie de la gestation. — Maladies des femelies pleines. — Accidents. — Avortements.
531.nbsp; Le bassin forme la base solide des organes au seindes-quels se développe Ie foetus, et qu'il doit franchir pour arriver au dehors. Les organes de la fécondation et de la gestation sont les ovaires, la matrice et le vagin (voy. fig. 354).
532.nbsp; L'ovaire contient les vésicules de de Graaf dans les-quelles sont contemis les ovules qui doivent être fécondés, et qui parviennenl dans Ia matrice par les trompes.
533.nbsp; L'utérus est destine ä contenir le produit de la fé­condation : il a un corps et deux comes. II communique avec Ie vagin par son col, et est silué dans Ie bassin au-dessous du rectum, et au-dcssus de Ia vessie comme dans la figure 354.
La maturité et la déhiscence de I'ovule se manifeslent par les chaleurs qui sont I'expression de ce travail organique. Lors-qu'il se détache, I'oeuf est compose par Ia membrane vilelline ou pellucide, le vitellus, la vésicule et Ia tache germinative. Après la fécondation, le vitellus se segmenle en deux, en quatre et en un plus grand nombre de parties (fig. 355,356, 357, 358); le blastoderme se conslitue, se divise en deux feuillets (fig. 358), et la tache embryonnaire apparait (fig. 359 et 360).
Douze jours environ après Ia fécondation, I'ovule greffé sur l'utérus, qui augmente de volume, est constitué comme il suit :
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m
lig. 354. — Oiguncs ycaitaux üc la jument. 1, corps derulérus; 2,2, cornes utérines; 3, ovaire avec Ie pavilion de la trorape (on a retourné ces organes ä l'aide de l'éiigne) ; 4, ligament large; 5, rudiment du ligament; 6, col de l'utérus; 7, vagin; 8, constrictcur anléricur de la vulvc', 9, constrictcur postérieur de la Yulve; 10, sphincter de l'anus; 11, vessie; 12, urelèrc; 13, rectum; 14, repli circulaire du p(?ritoinc embrassant Ie rectum; 15. rein ; 16, bulbe du vagin. (A. Cliauv eau et Arloing. Anatomie.)
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UTEnUS
395
Fig. 305, 356, 357, 3S8. — Sogmentetion du vitellus, d'après Rischotr. — Ovules cntourés par la membrane pellacidc, i laquelle sont adherents des spermatozoï-des. Fig. 355. Ovules avec deux globes de segmentation et deux globules polai-res, la zone pellucide est encore entourée par les cellules de la membrane gra-nuleuse. — Fig. 356. Ovule avec quatre globes de segmentation et un globe po­laire. — Fig. 357. — Ovule avec trois globes de segmentation. — Fig. 358. Ovule fi l'état de segmentation plus avancóe.
'*. -
359nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;360
Fig, 339. — OEuf avec la tache embryonnaire, d'aprèa Bischoff,
I, Tiembre viteUine; 2, blastoderme; 3, fache enibryonnaire; 3, lieu oü ie blasto-dcrmc est dcjk divisé en deux feuillcts.
Fig. 360. — Le memc, vu de profil, d'après BischofT. i, ohorion recouvert de villosilés; 2, vésiculö blaslodermiquc; 3, tache embryon­naire; 4, endroit jusqu'oii arrive la division des deux feuillets.
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Fig. 361.— Dóveloppcment des trois feuillets du blastoderme, coupes antcro-posti--rieures (figures scliématiqnes).
A, portion de l'üeuf avec la membrane vitelline et Faire embryonnaire; BCDEF stades diverses de développement; 2, membrane vitelline; 2, feuillet externe du blastoderme; 2', vésicule séreuse; 3#, feuillet moyen du blastoderme; 4, son feuillet interne; 5, ébauchede Fembryon futur; 6, capuchon céphalique de Fa-mnios; 7, capuchon caudal; S/endroit oü Famnios se continue avec la vésicule sé­reuse; 8, ombilic postérieur; 9, cavité cardiaque; 10, feuillet externe fibreux de la vésicule ombilicale; 11, feuillet externe fibreux de Famnios; 12, feuillet in­terne du blastoderme, qiuformeraFintestin; 13, U, feuillet externe de Fallantoïde s'étendant ä la face de la vésicule séreuse; 15, Ie mème applique completement ä la face interne de la vésicule séreuse..
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GESTATIONnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;397
1deg; Membrane vitelline; 2deg; feuillet externe du blastoderme; 3deg; f'euillel moyen; 4deg; feuillet interne.
Le feuillet externe formeni i'amnios ellechorion ;le moyen, lormera les organes locomoteurs et vasculaires, et l'interne for-mera les glandes intestinales, Tappareil respiratoire et les reins.
533.nbsp; Euveloppes du foetus.
lo Chorion : Enveloppe membraneuse, collée sur la matrice k laquelle eile est juxtaposée ou unie par des cotyledons, enchan-lonnés les uns dans les autrcs et formant le placenta. Chez le ehien, il est en forme de ceinture autour des enveloppes.
2deg; L'allantoide : Membrane étalée d'une part sur le chorion, de l'autre sur Tamnios. Sa cavité est raise en communication avec la vessie par l'ouraquc, et contient du liquide.
3deg; Atnitu'os : Sac ovoide contenant le foetus et le liquide am-niotique. Le cordon ombillcal sert de communication entre le foetus et le placenta. Se compose de deux veines, de deux artè-res, du pédicule de l'ouraque, du pédicule de la vésicule ombi-licale et des vaisseaux omphalo-mésentériques.
534.nbsp; Gestation.
État de la femelle fécondée et portant son produit jusqu'ä la parturition. Diagnostic difficile dans les premiers temps.
Signes rationnels : Ce sont: la cessation des chaleurs, le dé-
veloppement du ventre et des mamelles, etle changement de
•composition de l'urine. Ces signes sont plus ou moins précis.
En particulier la quantité de chaux nc diminue pas toujours
dans l'état de gestation.
Signes physiques : 1deg; Mouvemcnts du foetus sensibles vers le cinquième mois chcz la vache et le septième chez la jument. 2deg; 'L'examen vaginal et rectal doit èlre fait avec precaution. L'exploralion du flanc se fait avec la main pressant le flanc droit eten abreuvant la jument. 3deg; Auscultation souvent infi-dèle. 4deg; Gonflement des mamelies chez les primipares; diminu­tion du lait chez les lailières. Il Importe d'examiner la disten­sion du ventre chez la vache: eile est plus sensible ädroite, le foetus étant rejeté de ce coté par le rumen ; le contraire arrive chez la jument, le poulain étant poussé a gauche par le coecum (Weber de Paris).
Durke. Jument : Oscille en trois et quatre cents jours, en moyenne 11 mois i/2.
fache : Deux cent quatre-vingt-trois ä deux centquatre-vingt-six jours, en moyenne 9 mois 1/2.
Chèvre et brebis : Cinq mois.
Truie : Cent neuf k cent vingl jours. 4 mois.
Sionol. — Aide-mém. vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;23
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398nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;GESTATION
Chienne : Cinquante-huit ä soixante-cinq jours.
Chatte : Ginquante ä cinquxnte-cinq jours, 2 mois.
Lapine : un mois.
On peutprendre une idéé de la situation du foetus par la ti-gure 362.
Pendant la gestation, le l'oetus subit des modifications.
lrc période : Quinze jours après la fécondation, l'ovule se fixe dans la matrice et ä pres de deux millimetres de diamètre.
Q'ipêi'iodè : Troisième et quatrième semaine chez la jument, ruminants, (rate; troisième clicz les carnassiers ; on voit les pre-
Kij,r. 36^. — Gestation normale ohoz Ia jument.
miers linéameuts de l'emljryon, qui a de neulquot; ä quatorze mil­limetres chez la vache et lajument.
3e période: De la cinquième a la huitième semaine, accroisse— ment rapide; 48 a 53 millimetres chez la jument et la vache. Les formes commencent a se dessiner, les extrémités forment de-petits tubercules.
4raquo; période : Neuvième a treizième semaine 150 k 160 millime­tres. Les sabols commencent ä se former, ainsi que les organes-génitaux.
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GESTATION
5'période : Qualorzième ä vingt-deuxième semiiine, longueur de 32 ä 35 centimetres cliez la vache et la jument. Les organes génitaux penncttent de définir le sexe.
6laquo; période : Viugt-troisième ä trcnle-qualrième semaine, 70 centimetres de longueur. Formalion du Systeme musculaire, développement du cceur et des gros vaisseaux. Les polls appa-raissent.
C laquo; —^
-OS
- JZ V 3 u w)
7laquo; période : Trente-cinquième ä quarante-lmitième semaine. Longueur : iquot;i,25ä lm,30. Gestation gemellaire : Développement de deux ou plusieurs
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400
AVORTEMENT
foetus simultanémenl chez les uniparos. Hare clicz la juinent, plus frequente chez la vache, tres commune cliez labrebis.
Chez la chienne les enveloppes se présuatent comme dans la figure 346.
Chez l'espèce bovine, s'il y a unc feinelie dans leproduitde la gestation gomcliaire. clle est inféconde.
535. Hygiene des femelles pleines.
Les séparer des malus, los faire Iravailler modérénleut, de maniere a les excercer saus faliguo. Promenades en main ou séjour a la prairie. Bonne nourriture, propreté des étables.
53ö. Pathologie.
1deg; Sül'ERFÉTATION.
S'applique au résultat d'une deuxièine fécondation, la feinelie étant déja pleine. La demonstration en est encore douteuse.
2deg; Gestation extra-otébine.
Développement du produit en dehors de la matricc. Rare' chez les animaux. Elle peut être ovariquc, tubairc ou abdomi­nale. Dans cos cas les foetus meurent ou subissent diverses Iransformations, avant d'avoirprls tout leur développement.
537.nbsp; Fausses gestatiorfs. Móles.
Foetus arrètés dans leur développement, dont les annexes ont continue ä vlvre.
Kystes. Hydrometrie : Collections sérieusesou muco-purulen-tes.
538.nbsp; Maladies des femelles pleines.
Crampes, pica, constipation, oedèmes, hydropisle de 1'amnios, paraplegic et amaurose. Ces dcrnières paraissant être sous la dépendance des phénomenes albuminuriques qui se produisent pendant la grossesse.
Accidents pexdaxt la gestation.
Hernies de l'utérus, k la suite d'un traumatisine, Hecul du vagin, particulier ä la vache. Hupture de la matrice; rare. Hé-tention anormale du foetus, ayant pour cause l'induration, la torsion du col, l'inertie de l'utérus. Quand les enveloppes n'ont pas été rompues, et que l'air n'a pas pénétré dans la cavilé ute­rine, Ie foetus se momifie.
539.nbsp; Avortement.
Expulsion d'un foetus non viable. 11 est sporadique etacciden-lel, ou épizootique.
lc Avortement spora lique.
Causelaquo;: Les chutes, les glissades, les contusions. On a aussi invoqué l'ingeslion de certains aliments, et l'action de circons-tances atmosphériques. L'étatde la mere, les maladies qui pen-
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AVORTEMENÏnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;401
vent l'atteindre, sont aussi des causes d'avortement. II peut avoir lieu par maladies transmises au foetus; pleuro-pneumo-nie, clavelée.
Symplómes : Malaise plus ou rnoins prolongé. État de la vulve et des mamelles.
Traitement : Légere saignóe chez les bètes pléthoriques; to-niques dans Ie cas contraire. Laxatifs en cas de constipation. Opiacés, sous forme de laudanum, a la dose de deux ä quati'e grammes en lavements de demi-houre en demi-heure jusqu'ä effet. Le chloroforme a une action plus rapide (Zundel;. Fric­tions sèclics, bouchonnages. Laisser les malades dans le calme et robseurité.
2deg; Avorlement épizootiqite : Se manifeste ä tous les moments de la gestation a partir du troisième ou quatrième mois. L'äge, i'état, ni la race ne paraissent avoir d'influence sur eet acci­dent, qui se produit de preference dans certaines contrées et dans cortalnes étables.
Causes : Obscures. Contagion par un agent encore indéter-miné; virulent, infectieux ou parasitaire. On aconstaté entre la muqucuse uterine et les membranes fcetales des microorga­nismes, determinant une infection alaquelle le foetus seul par-liciperait (Nucard).
Introduction de vaches nouvelles dans les étables. Les urines paraissent conlenir du sucre (Nocard).
TraUement : Éloigner toules causes de contagion. Éviterd'in-troduire des vaches nouvelles pleines, dans les étables. Après Tavortement d'une première vache, enlever le foetus, les enve-loppes, les litièressouillées, et la vache elie-mème en laséques-trant. Propreté des habitations.
Si la maladio continue, vendre les animaux, désinfecter, re-tourner le sol, recrépir les murs et plafonds, laver les raleliers et les mangeoires. Lavage frequent du sol de l'écuiïe avec une solution de 40 grammes de sulfate de cuivrepar litre. Soigner la malade ä l'aide d'injection anliputrides et de lavages fre­quents. Désinfeclion individuelle une fois par semaine, en pra-tiquant le lavage du vagin des vaches pleines, avec :
Eau distillóe............................. ÜO litres
Glycerine............................f •. i™
Alcool................................J h:1 100 gr.
Bichlorure do mQrcure.......,............... 'Ö gr.
(Nocard;.
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402
PARTURITION NATURELLE
CHAPÏTRE II
Parturition naturelle. — Marche du travail. — Accouchement. — DÄlivrance. — Présentaticna et positions. — Soins a la mere et au produit. — Suites du part. — Lactation.
540. L'accouchement est I'acte physiologiqun par lequel le produit de la fécondation e=:t expulsie du sein dp la mere.
Pig. 3ft-i. — Coupe vorticalr do rutériifl de la jument k l'^poquo du pari.
i, ulMis; ii.cliorlon; 3, leuilot externe de Tallantoïde; 4, feuillet iutome do celte
dernière; 5, amnios. (Colin.)
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ACCOUCHEMENT
403
Le part prochain se décèle par plusieurs prodromes. Ventre desnendu, tombant, flancs creux, affaissement des fessiers, d'ou amaigrissement do ]a croupe. Écoulemenl vulvaire; mamelles volumineuses, sensibles; chez la jument, apparition huit jours avant leparl, de la goultc de eire qui suinte au bout de chaque mamelon (Weber do Paris); jedème frequent, précédanl la chute de lamamelle.
Les petites femelles préparent leurs nids ; manifestation de coliques, contractions de la matrice, dilatation, puis efiace-ment du col. Cessation momentanée des douleurs, puis retour dos symptómes. Les membranes foelales se détachent, progres-
Kig. 36,;i. — Présentatation antérieurc avec position dorsale vortMpo-puiiionno.
sent et viennent faire saillie ä la vulve. La tête et les membres anWrieurs s'engageant k leur tour, forcent le passage du col. Augmentation des douleurs, les contractions abdominales aidant les contractions utérines; sous ce double eflet el par suite de la propulsion du fetus, les enveloppes se rompent. Le foetus continue a progresser et il apparait a la vulve qu'il franchil bientdt, dans la position ci-contre (fig. 364) formant, par sa po­sition, un coin qui force lentement le passage.
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404
PRESENTATIONS ET POSITIONS
Si les femelles accouchent debout, Ie cordon se rupture lors de la chute du foetus. S'il ne se rupture pas, le couper a 5 ou 6 centimetres de l'ombilicaprès ligature. Le placenta se décolle et le délivre est bientót expulsé.
541. Presentations et positions.
Le foetus se présente de diversae manières ;
Presentation antérieure : La tête et les pieds en avant, le foetus étant couché sur le venire (flg. 362 et 364) ou couché sur le dos (fig. 365).
Fig. 366. — Piésentalion postérieure avon positioa lorabo-sacrée,
Le foetus étant couché sur le flanc droit, la tête et le garrot répondent au cóté gauche de la mere, ou position vertébro-iliale gauche. Couché sur le flanc gauche, position inverse de la précédente, dite vertébro-iliale droite (Saint-Cyr).
Presentation postérieure : La croupe dirigée du cóté du dé-troit peut s'äccompagner de position lombo-sacrée (fig. 366), le foetus couché sur le ventre ; ou de position lombo-pubienne, le foetus couché sur le dos, comme dans la figuro 367.
La position lombo-iliale gauche, est celle dans laquelle le
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PRESENTATIONS ET POSITIONS
405
foetus est couché sur Ie cöté gauche, ses lombes en regard de Sum gauche de la mère; les membres vers Ie flanc droit de celle-ci. La position lomho-iliale droile est 1'inverse de la pre-
^llSmZllombaire : Dans cetlc presentation, trois positions, d'après 1'emplacement de la tete. ,,,,.. . P Position céjhalo-iliale droitc : Ie fcfitus couché a dro.te, la lète dans Ie flanc droit de la mère, la croupe vers Ie tlanc
^Position eóphalo-ililale gauche : l'opposé de la précédente.
Fisr. :t67
_ Presentation postérieure avec position dorsale loml.o-pnbionne.
Position céphalo-sacrée : Ie foetus assis sur son derriere, lour-nant Ie dos au détroit, la tête flcchie et dirigée vers la region sacro-lombaire de la femelle (Saint-Cyr).
fri'scntation sterno-abdominale.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;_ ,
Le fnetus présente sa face abdominale au détroit, precedee par les mombres diversement associés.
Position céphalo-iliale gauche : foetus couché sur le cöte
23.
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406
PRESENTATIONS ET POSITIONS
droil, la tèle a I'iliutn gauclni de la mere, la croupe k riliura droit. Position céphaio-iliale droite : l'inverse de celle qui precede.
TABLEAU DES PRESENTATIONS ET POSITIONS (Saint-Cyr).
(
Antérieure. Positions.
Postérieure..
1deg; Vertébro-sacrée. 2deg; Vertébro-pubienne. 3deg; Verlébro-iliale droite. 4deg; Verlébro-iliale gauche. Squot; Lombo-sacrée. ()0 Lombo-pubienne. 7deg; Lombo-iüale droite. 8deg; Kombo-iliale gauche.
droite.
gauche.
Prpsentalions lt;
Positions.
Dorso-lombaire. Positions.
Sterno - abdomi na I Positions.
(11
(11deg; Céphalo-sacrée.
12deg; Céphaio-iliale droite. \ 13deg; Céphaio-iliale gauche.
Soins ä In mere et an petit.
542. Le part peut èlre tumultueux, c'est-ä-dire se préparanl leritement, avec douleurs vives peu soutenues; col rigide, agi­tation extreme.
Traitement : Promenades; frictions sur le ventre, fomenta­tions tièdes, sachets emollients, lavements de decoction de têtes de pavots ou additionués de 2 ou 4 grammos de laudanum de Sydenham.
Le part peut ètre languissant par défaut de contraction de la matrice.
Se présente chez les bótes faiblos, épuisées.
Traitement : Infusions aromatiques ou vineuses, seigle er-goté, 8 a 10 grammes pour la vache et la jument, 25 centi­grammes k 1 gramme pour les petits animaux. Pour ces der-niers, employer aussi Tipéca ou In sulfate de quinine, qui exci-tent les contractions de l'utérus.
Le foetus peut ètre mort, ce qu'on reconnait k la fétidité des eaux de Pamnios, au refroidissement des parties qui ont fran-chi la vulve. Les mouvements du foetus ou leur défaut ne lais-sent pas de doute. Après l'accouchement, bouchonnerla mère, la tenir chaudement; boissons tièdes, soupes d'herbes, bonne litière. Repos. Le nouveau-né doit être l'objet de quelques soins : il faut le sécher, le faire téter.
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DYSTOCIEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;iff]
S'il y a mort apparente : rétablir la respiration, flagellation, bains tres chauds ou lotions de même nature.
Suites du part.
543. Coliques. Légères k la suite du part naturel; elles dis-paraissent ä mesure que l'utérus se rétracte. Si elles persistent, s'assurer qu'il ne reste pas quelque partie du délivre ou un commencement de renversement.
Lochies et fièvre de lait : Douteuses, ou du moins sans im­portance chcz les femelles domestiques.
Colostrum : Premier lait, plus séreux que Ie lait normal; pro-voque la sortie du méconium.
Lait : Produit de secretion des mamelies, forme d'eau, de beurre et de caséum. Leur emulsion naturelle constitue un ali­ment complet. Quand on enlcve les petils : purgatifs, diuré-tiques. poudre d'agaric blanc, 4 a 6 grammes pour les grands animaux, 40 a 75 centigrammes pour les pelits. Peu a peu l'u­térus se rétracte, la muqueuse diminued'épaisseur par un tra­vail de regression, et Ie col utérin se referme en séparant net-tement la matrice et Ie vagin.
Soins après Ie part.
CHAPITRE III
DYSTOCIE
Exploration interne. — Version. — Extraction.
Causes maternelles : Deformation du bassin. — Conditions vicieuseraquo;
de l'utérus. — Alterations morbides des organes génitaux. Causes foetales: Presentations et positions vicieuses : Par la tête.
—nbsp; nbsp;Par les membres antérieurs. — Par Ie train postérieur. — Par presentations transversales. — Exces de volume. —Maladies.
—nbsp; Monstruosités. — Multiparité. — Operations obstétricales (Saiut-Cyr).
544. La dystocie est l'étude des difflcultés de l'accouche-ment et de leurs consequences.
Le part laborieux est assez frequent chez la vache et la cbienne; plus rare chez la jument, mais aussi plus grave, le poulain resistant moins que le veau. Les causes tiennent k la mère ou au foetus; causes maternelles et causes foetales.
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408
UYSTOCIE
545. Exploration.
La première chose k faire est de se rendre compte de la na­ture de l'obstacle. Nécessité d'explorer, après s'êire enquis de
370
Fig. 363. Kepoussoir en béquilie. Fig. 3fi0. Repoussoir fourchu au 1/C. Fig. 370. — Oobélel repoussoir de Bing.
1'äge, du nombre des parturitions, des soins antecedents, du commencement du travail, etc., etc.
#9632; Exploration externe : Étudier Ie développement du ventre, du bassin, l'élat de la vulve ; la palpation permet de sentir le foetus.
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EXPLORATION
409
Exploration interne: Se fait par la main iatroduite suivant cer-taines precautions, dans les organes génitaux ou le rectum. En-duire la main et Ie bras d'un corps gras, après s'ètre déshabillé.
L'animal est debout ou couché, Ie rectum vide. Se rendre compte de la liberté des votes génitales, ou s'il n'y a pas de deformations du bassin; apprécier la situation générale du foetus, son volume; chercher ä reconnaitre t'ohstaclc qui s'op-pose au part, la position des membres, de la téte, du corps. Ainsi renseigné, l'accoucheur prepare ce lt;]a\ est necessaire pour son operation, marque les membres par des lacs pourvus d'un ou plusieurs nceuds permettant de reconnaitre ä quels membres ils sont attaches.
f 9
Fig. 871. Cortlos et lacs et matiière d'introduire Ie nreud coulant, Fig. 372. Porte copdes de Darroau, —Fig. 373. Licol de Binz.
Version : Le foetus étant mal place, il y a nécessité de le dé-placer et de lui donner une nouvelle position facilitant son ex­traction ; celte operation s'appelle version.
Si le foetus est engage, le refouler dans l'abdomen ä l'aide de la main, de repoussoirs de dimensions et de formes diverses (flg. 368, 369, 370;. -nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;...'...'......
ocr page 422
410
DYSTOC1E
Hepousser pendanl 1'intervalle des douleurs. F^'operation est renduc difficile par Ie spasme de l'utérus et ia conslriclion du col. De plus, les eaux étant écoulées, les organes sont secs; on fait aioi's des injections huileuses ou mucilagineuses, ou on aneslhésic la parturienle. Nécessilé de faire prendre k 1'animal et de prendre soi-mème, des positions qui facilitent les ma­noeuvres. La version opérée, l'obstacle efface, Ie foetus place dans une position aussi normale que possible, Ie part se termine seul ou avec l'aide de la main; parfois, cependant, il faut em­ployer la force.
Fig. 374. Petit forceps pour chiennc.
Fig. 37;i. Forceps poup chiennc avec point d'arrèt.
Extraction artiflcielle: Se pourvoir d'aides et de lacs. Ces der­nierraquo; sont munis d'un noeud coulant, qui sert.ä les fixer sur les membres ou sur la tète en les portant en place a l'aide de la main disposée en cóne (flg. 371). Le bras ne pouvant pttoé-
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D. PAR CAUSES MATERNELLESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4H
Irer loujours jusqu'aux points k atteindre, se sei-vir de porte-lacs, figures ci-contre (fig. 372). Les licols se flxent autour de la l(He et présentent. diverses formes. Celui que nous représen-tons est un licol de grande dimension (fig. 373). Les autres instruments servant ä extraire Ie fcetus sont: les Ibrceps, les crochets, les pinces. Chez les grands animaux, Ie forceps est a pen pres inutile; on Tcmploie pour les petits : chienne, chatte et chèvre (voy. fig. 374, 375), ainsi que la pince do Weber. Les crochets sont plus souvent utilises; ils sont mousses ou aigus, simples on cloubles, fixes ä des manches ou ä des lacs. On los implante dans les parties du corps sur lesquelles on vent exer-cer une traction. Ne les employer autant que possible que sur les foetus morts.
Les tractions doivent se faire lentement, avec mesure, sans secousses, en aidant les poussées de la mère. L'opérateur dirige ces mouvements et dégagc Ie mieux possible les parties engagées. Paribis los forces des aides sont insuflisantes, alors on a recours au moulinet, au tour d'une voilure, aux moufles.
546. D. par causes maternelles.
Conditions vicieuses du bassin.
Deformations : Les causes sont l'étroitesse du bassin, sa defor­mation par des fractures, des luxations, des exostoses de la sym-phiseoudu sacrum. Dans Ie cas oüIe foetus étant bicn place, Tan-gustie arrête I'accouchement, il faut pratiquer l'embryotomie.
Conditions viciedses de lütérüs.
Occlusion du col : Le col peut présenter une rigidité qui retarde le part : agitation, coliques, violentes poussées, ou bien douleurs modérées.
Injections émollientes tièdes, pommade ou extrait de bella-done, quelquefois saignée. En tout cas, ne procéder ä l'extrac-tion que quand le col dilaté est complètement efface. Ce re­tard a I'accouchement amène souvent des positions vicieuses.
Le col peut ètre altéré ou présenter des brides : il faut rompre ces adhérences et quelquefois inciser le col sur plusieurs points el k petite profondeur : c'est 1'hylérotomie vaginale. Essayer la dilatation par des éponges ou la douche vaginale ^aint-Cyr).
Torsion de l'utérus : Possible chez toules les femelles, surtout chez la vache, k cause de Tétendue des ligaments larges sous-lombairos. Elle est complete ou incomplete, variant d'un quart ou d'un demi-tour k un ou plusieurs tours complets. Elle a lieu sur le corps de l'organe ou sur une des cornes. Elle résulle de la chute du fcetus k droite ou a gauche, hors du hamac représenté par les ligaments (fig. 376 et 377).
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412
DYSTOGIE
Symptómes : Elforts expulsifs, coliques, anxiété ou depression des forces. A l'exploralion, Ie voisinage du col forma un cul-de-sac; on reconnait les spira.les de la torsion dirigées a droite ou k gauche. Le fcetus est déplacé de l'un ou de l'autrecóté. Diffl-culté frequente de reconnaitre la direction de la torsion, lors-que les pils de ia spire tres serres, sont presque effaces.
Traitement : Si la béte iiquot;est pas livrée de suite a la bouche-i'ie, il faut détordre la matrice, soit par le procédé de Denoc ou celui de Darreau, en flxantles membres engages du veau et en tournant dans Ie sens oppose ä la torsion ä raidedemanivelles
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Fig. 376. — Torsiou de ruteras, toi'sion incomplete,
I, corps i\o. l'uléi-us ; 2,:{,4. torsades ou plis en spires dirigés de gauche ä droite; 5, corps do 1'utérus et vagin; (),ligameut suspenseur.
flxées par un écrou; soit surtout en roulant la vache. Pour s'entendre sur ce mouvement, on suppose la vache placée sur le dos, et pour la rouler a gauche, par exemple, on la fera suc-cessivement passer du dos au cóté gauche, de ce cóté ä la po­sition sternale et de cette dernière au cóté droit. Le roulement contraire se fera en sens inverse. L'opérateurayant la main in-troduite dans le vagin, fait rouler la bete de gauche ä droite, si la torsion esl de droite a gauche, et vice versa. Quand 11 n'est pas possible de préciser le sens de la torsion, la mam^flxée
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D. PAR CAUSES MATERNELLES
413
dans Ie vagin et seatant les tours se détordre ou se resserrer, indique si Ie roulement est bien ou mal dirigé. Il faut plu-sieurs tours et souvent une grande persistance pour obtenir Ie résultat désiré. L'organe replace, procédcr a Faccouchement, en lubréflant les parties, mettant Ie fetus en bonne position et cxercant des tractions modérées; si la matrico ne se con-
377, — Torsion de Totems, d'apres Gurlf.
A, Torsion simple : I, uterus; 2, point tie la torsion; 3, rectum; 4, paroi abdo­minale; 5, vessie; 6, bassin, li, torsion multiple: I, utórus: i.2, point de la tor­sion iuniculairc ; 3, vagin; 4, vessie; .#9632;gt;, rectum; 6, bassin.
tracte pas, donner 10 a 15 grammes d'ergot do seigle (Denoc).
Suspension en position renversée, c'est-ä-dire paries membres postérieurs, la tête reposant sur Ie sol. Elle permet d'opérer fa-cilement la détorsion cl annihile les mouvements expulsifs, (Friez).
Hernie de l'utérus : Toutes les femelles. Produite par un ef­fort, un choc, une violence extérieure. Peut acquérir une dimen-
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414nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; DYSTOCIE
sion considerable. Ordinairement d'un cólé ou au niveau de la mamellp, léger fedemo, modification de la forme du ventre; les flancs se creusent. L'exploration indique la presence du foetus et fait reconnaitre ses diverses parties (voy. fig. 276, p. 314). [.e part peut s'effectuer ^normalement, quoique plus lentement. Chez la cliienne, il n'on est pas tou.jours ainsi. Le foetus est si-tue profondéraent; il faudra done se rendrecomple de sa posi­tion et de la disposition de la solution de continuité. Chez les grandes femelles, accoucher par les voies naturelles, mettre la béte sur le dos, placer le foeius en position normale après rup­ture des enveloppes, et faire les tractions nécessaires pendant qu'un aide presse doucemenl sur le foetus.
S'il y a urgence, praliquer 1'hystérotomie, surlout chez la r,liienne,sur laquelle les tentatives de reduction sont dangereuses.
Adhtirences morbides de l'utêïus.
Produites dans une poche herniaire avec les organes abdomi-naux, ou ä travers le mésentère (Gellé). Accouchement parfois impossible.
Tumeurs : Les tumeurs de l'utérus, du bassin, formées par des flbromes, des polypes, des hématomes. des kystes, des mé-lanoses peuvenl gèner ou empêcher le part. Si on peul, les at-leindre, comme dans le vagin ou au voisinagn du col, si elles sont pédonculées, les eniover aubistouri après ligature ou avec l'écraseur lineaire.
L'atrésie vulvaire et la persistance de l'hymen (Saint-Gyr) peu-vent göner ou empêcher le part. Dans ce dernier cas, une légere incision léve la difficulté.
547. Difficultés par causes foetales.
prése^tat:ons et positions v1cieüses.
1raquo; Presentations antérieures.
Positions vicieüses de la tP.te.
Plus graves chez lajument ä cause de la longueur deTenoo-lure.
a. La téte deviêe ä droite ou a gauche (flg. 378).
A l'exploration, on ne rencontre que les membres antérieurs, la téte ne se trouvant pas entre eux.
Si eile est portee a droite ou ä gauche, la chercher, recon­naitre sa position, prendreun point d'appui dans la bouche, et la porler de bas en haut.
Si le foetus est déja engage, le repousser avant d'opérer la version de la tète. Si Ton doit se servir d'un lacet, le placer sur le V du maiiillaire inférieur et faire tirer pendant qu'on dirige la version.
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Fig. 379, — Presentation antérienre a\ec la tétepliée en dessous.
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416
DYSTOCIE
Si Ie cou esl fortement plié et que la main ne puisse atteindre la tête, passer une corde autour de 1'encolure et faire soulever rabdomen de la mère. Dès qu'on peut saisir les naseaux ou les oreilles, opérer comme ci-dessus. Si Ie petit est mort, placer des crochets a Tendroit Ie plus convenable ou faire l'embryoto-mie. L'avulsion des membres antérieurs se fait par Ie procédé sous-cutané (Huvelier), Ou peut employer aussi la decapitation.
b.nbsp; La téte pliée en dessous (flg. 379).
La tête, placée en dessous et entre les membres antérieurs, peut ètre plus ou moins déviée. Repousscr Ie foetus en placant lerepoussoirsur l'une ou l'autre épaule, et cberchcr a ramener la tête en position, avec la main, un crochet ou un licol. Si les premières tentatives ne réussissent pas, mettrc la béte sur Ie dos (Lecoq de Bayeux).
c.nbsp; La tête pliée en dc/wts {dg. 380).
Fif,r. 38(1. — Presentation antéricuro avec Ia tête repliée on Jdessus.
Degrès variables dans la dévialion. Placer Ie repoussoir sur Ie sternum et refouler Ie petit, tirer la tête en avant, en bas et un peu de cóté, appliquer un lacs a la mächoire inférieure. S'aider de la main introduite dans Ie rectum pour placer la tête
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DIFFICULTES PAR CAUSES FOETALES
417
S'il y a impossibilité de faire la version, eniever un raembre anlérieur.
Fig. 381, — Presentation antérienre avec les membres du fcetus fléchis au gcnuu.
1deg; Positions vigieuses des membres anteriedrs. A, En presentation vertéhro-sacrée.
Hg. H82. — Pi'èseiitatiuu autérieurc avec uu membre replié en an-ierc el arrèté au genou.
a. Les membres pliés sons Vanimul : Un seui ou les deux
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418
DYST0C1E
peuvent être pliés sous lui, fléchis au génou (flg. 381) ou au boulet. Difflculte de repousser assez Ie foetus pour pouvoir dé-velopper les membres. Si deux d'entre eux sont replies, déga-ger d'abord Ie plus facile. Deux procédés : extension simple ou après flexion des rayons supérieurs. Si un membre arc-boute, augenou, comme dans la figure 382, Ie repousser complèlement sous Ie ventre et essayer raccouchement; s'il n'y a pas possi-bilité, désarticuler au genou,
b. Un seul ou les deux membres peuvent être portés en arrière en tütalité (flg. 383).nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;•
Fig. 383. — Préseutation iintérieure avec les douv membres eiitièremeut replies sou? Ie frptus.
Dans ces cas, ilspeuvent présenter trois positions différentes: dirigés en bas, bultant contre Ie pubis, sous l'abdomen, ou prés du flanc. Repousser Ie foetus, placer successivementchaque membre en bonne position et faire rextraction. Souvent ces manoeuvres sont impossibles. Amputer un membre ou la tête peur les faciliter.
c. Les deux membres ou un seul places sur la nuque (fig. 384).
Dans ces cas, 1c diamètre transversal du foetus est augmenté.
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DIFFICULTÉS PAR CAUSES. FOETALES
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Fixer des cordes a chaque membre antérieur, repousser la masse dans la matrice et faire les tractions qui ramènent les
Hg. 384. — PrssentaHpn antéi-ieure avec les dotix iiiembi'cs thoi'aciqii48 pUcéraquo; sur la nuque.
membres au-dessous ou prés de la lête. En cas d'impossibilité, avulsion d'un membrc.
B. En presentation vertcbro-pubienne,
l.e foetus peut être couché sur Ie dos, les membres plus ou moins fléchis (flg. 385). So reduit plus facilement que la position
F g. 385.— Frésüntuüou antérieuru et posillon ilorsale avec uu membre replié.
sternale, en redressant les membres après Ie refoulement du foei us. On peut s'aider du taxis par Ie rectum.
POSITION'S VICIEUSES DES HEUBRES I'OSTKRIEÜRS.
En presentation vertébro-sacrée.
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420nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; • DYSTOCIEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;'
Le fuetus engage, la tête et les membres antérieurs bien pla­ces, les postérieurs sont ramenés sous le ventre ou même en-trés dans le bassin avee le tronc. Si on force le part, la rupture de l'utérus peut s'ensuivre. DitTiculté de diagnostic, impossibi-lité de passer la main entre le la-tus et la matrice pourreplacer les membres postérieurs. Dans ces cas, délroncation ou evisce­ration de maniere a pouvoir pénétrer dans la matrice etreplacer les membres.
2deg; Presentations postérieuhes.
Positions vicieuses des membres postérieuks.
a. Leu membres fk'chi* aux jarnts {dg. 386 et 387).
Fig. 380. — Presentation posterieure a\cc un incnihre ftéchi au jarref.
L'n ou les deux peuvent être en fausse position. Dans ces cas, repousser le foetus le plus loin possible au fond de la matrice; fixer un lacs ächaque paluron, étendre les membres et exlraire a l'aide des cordes pour completer I'accouchement. En cas d'impossibilité, tirer le ou les membres hors de la vulve etdé-sarticuler au jarret (Donarieix, Dictorichs).
b. Lea membres allonges nous l'abchmen.
Dans ces circonstances, le polit animal se présente comme dans la figure 388.
Le f(Elus doit étre repoussé tres loin, chercher l'une des jambes, lui faire opérer une flexion en la relevant sous la fesse. Prendre alors le picd dans la paumo de la main et l'amener dans le bassin; grandes dilficullés d'exécution. Les deux pieds sont alors engages dans le vagin et l'accouchement est tenniné comme d'ordinairc.
Si l'animal est en position dorsale, les jarrets butant conlre le sacrum peuvent arrêter le part (voy. fig. 367, p. 405).
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Pig. ;gt;•#9632;gt;quot;. — PrésenlaHon posterieure arec jan-ets tléchis et iirc-ljoiilaut.
til'nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;''//fffU''
Fig. 388. — IiLseuUtion postérieure arec lueinbres pustérieurs cuiiiplctumcnl
restés en avant.
Sigxol.— Aide-mém. vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ^4
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422
DYSTOCIE
Repousser Ie petit, fléchir les rayons supérieurs et ramener les onglons en arrière. Si Ton ne réussit pas, mettre la tnère sur Ie dos. S'il y a impossibilité, désarliculer aux jarrets.
c, d. Par les membres antérieiirs et la téte.
Les membres peuvent ètre en abduction, et les coudes por-lanl au passage contre Ie bassin (flg. 380).
Pig. 'JÜ'J.— ï'rc'sentatioii postérieure avec membres antérieurs arc-boutunl ;iu pubis.
Essayer la rotation du foetus (Hainard). Embryotomie. Chez les chiennes, tirer de droile ä gauche et de hauten bas; dou­ches tièdes ou huileuses.
3deg; PRESENTATIOiNS TRANSVERSALES.
Dans ces ca^, Ie I'cpIus se présente par Ie dos (tig. 390), les
Vig. 390. — Presentation (transTersalc) du dos.
membres (flg. 391), ou en position céphalo-sacrée. Le principe general est de les transformer en presentation antérieure ou
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D1FFICULTÉS POUR CAUSES FOETALESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;423
postérieure, suivant que Tune ou l'aulre est plus facile. Ces presentations sont toujours graves.
Pig, 391. — Présentatioo des quulre membres otdela t)'*te ^transvprsalo). 4deg; DlFFICULTES INDÉPENDANTES DKS PRESENTATIONS ET POSITIONS.
a.nbsp; nbsp; Exces dr volume.
Le fetus peut excéder les dimensions normales el ètre cause de dystocie.
La partie du corps qui fail le plus souvent obstacle est la tête chez la chienne; les épaules et la poitrine chez la vache et la jument.
Si Textraction est praticable, placer le foetus en aussi bonne position que possible, et extraire ä l'aide de moyens raccani • ques. Sinon, sacrifie.r le fetus et faire l'enibryotomie.
b.nbsp; nbsp;Maladies dü foeius.
Hydrocéphalie (fig. 392). La tête présente des proportions considerables, pouvant aller jusqu'a la capacité de buit ä neuf litres. Dans ces circonstances, ponclion du cräne et evacuation du liquide.
C. ASCITE ET ANASARQÜE.
Les difflcullés du part varient suivant la quanlité du liquide épanché. En consequence, poncluer l'abdomen directement ou en penetrant dans la cavilé tboracique. S'il y a anasarque, incisions sur toules les parties du fetus que la main peut al-l.eindre. Enfin il peut y avoir des contractures des membres ou dos tumours adhérenles au foetus.
d. MOMSTRUOSITÉS.
Le foetus peut présenter des vices de conformations divers. On a divisé (Et. fieoffroy Saint-Hilaire) les monstres en deux classes; simples ou unitaires; composes doubles ou triples.
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424
DYSTÜCIE
Les unitaires se divisent en trois ördres 1deg; Autosites, pouvant vivie isolement;
l'ig. 3!gt;ü. — Monstre hydi'ocóphaio.
2deg; Ómphalosites, ne pouvanl vivre qu'ä l'iiide de leur com­munication avec la mere;
;-laquo;gt; Parasites, n'ayant aucune forme, et greffés comme une tumeur parasite.
La classe des monstres composes se divise en :
1deg; Autositaires, forniésde deux Individus concourantä la vie commune.
2deg; l'arasitaires. Tun des sujets, reduit souvent a im membre, vit sur l'autre en parasite.
Fig. 393. — Monstre octromélien,
Ces ordres se divisent en families :
1deg; Eclroméliens (unitaires autosites), Avortement des membres (flg. 393 et 394).
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DIFKICULTES POUR CAUSES FOETALES
425
2deg; SymiUirn*. Fusion complete on incomplèle dfts membres (flg. 395).
l-'ig. liOÖ, — Moiistrc symélien.
3deg; Célosomiem, [Hernie d'un on plusieurs viecères (fig. 3f6).
Fig. 390. — Monstre cëlosomieh.
2ü.
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426
DYST0C1E
4deg; Exencéphaliens. Cerveau déformé. 5deg; Anencéphaliens. Cerveau absent.
6deg; Cyclocéphalitms. Atrophie du nez, rapprochementou fusion desyeux (fig. 397 et 398).
IIIint.CT.0CL
Fig. 397, — Monstpe oyclocéphalien.
Fig. 398. — Mon.strc cyclocópltalieD,
7deg; Acêphaliens. Absence de tête.
Les monstres doubles autositaires en :
1deg; Monomphaliens, une seuie region ombilicale (flg. 399),
2deg; Sycéphaliens, k deux corps distincts séparés au-dessus de l'ombiiic, ils constituent les monocéphaMem, si les deux têlea sont réunies.(fig. 400).
3deg; Bicéphaliens k deux tètes (fig. 401).
4deg; Polyméliens : tête et corps uniques avec membres surnu-méraires (flg. 402)
Nous n'avons indiqué que les principales monstruosités ou celles qui peuvent être des causes de dystocie. Les monstres doubles monomphaliens, monocéphaliens, ou les bicéphales (flg. 40.Ï) peuvent causer de graves difficultés.
Se livrer alors i une exploration minutreuse, s'assurer si les procédés habituels sont sufflsants ; s'il faut séparer les parties adhérentes, ou mème partiquer Tembryotomie.
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DlFFICUtTÉS POUR CAUSES KCETALESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 427
lig. 399. —- Munstres doubles monomphnlionM
Fig. 400. — Moostres doubles moiiocéphalicns. ft. MULTIPARITÉ.
Assez parement cause de difficultés, les foetus se présantant
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4'28
UYSTOCIE
liir. -'iOI. — Honslre hio'ph.-ilo, d'après baumpister.
H'ig. 402. — Slonstie polyménien.
successivement; Tun venant du corps de l'utérus, Tautre, d'une des cornes: ils sont d'ordinaire plus pelits et franchissent plus facilement lesdétroits du bassin. Les indications sont: ITecon-naitre Ie partgemellaire; 20distingiier les foetus Tun deTaulre; 3deg; refoulerrun des pelits etextraire l'autre; 4deg; meltre Ie second en bonne position et l'extraire.
Operations obstétricales.
Embryotomie. Hystérotomie.
548. Embryotomie.
Operation consistant k diviser parties a detacher sont: la tête,
lo foetus pour l'exlraire. Les les membres, quelquefois les
viscères.
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EMBRY0T0M1E
429
La téte peut èlre ponclionnée, écrasée ou amputéo selon les circonstances.
Les membres antérieurs sont amputés selon Ie procédé Huvelier. Onopèrede nK'-me pour les membres postérieurs, mais l'opération est plus penible, ä causes des masses musculaires k detacher.
L'evisceration se pratique cu ouvrant l'abdomen et en enle-vanl les organes qu'il contient; on peut en penetrant è travers le diaphragme extraire ceux de la poitrine. S'il y a impossibi­lity, il faut sectionner los cótes ä leur insertion au sternum.
Fig. 403. — Monstra double bicéphalo ilans I'litei-u?.
Dêlroncation, se pratique en séparant transversalement la colonne vertebrale, Après avoir incisé la peau, les muscles et les ligaments, une légere traction suffit pour séparer les ver-tèbres. L'incision est alors prolongée autour du venire.
Dans toutes les operations d'embryotomie, éviter les bles­sures de l'utérus par les abouts osseux mis a nu.
549. Hystérotomie. Operation césarienne.
Hyslérotomie.
Incision du col utérin pour faciliter le passage du foetus.
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430nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ACCIDENTS APRES LE PART
Se servir du bistouri boutonné ou d'instrnments spéciaux ä lame cachée.
Faire plusieurs incisions, Le lieu d'élection n'est pas precis; il résulte du point ou siège 1'aUération du col. Opérer autant que possible sur la partie saine de l'organe. . Si le dcbridement esl trop étendu. il peut s'ensuivre des accidents : Hémorrhagie, métrite, vaginite.
Operation céaarienne.
Consisteäouvrir l'abilomen et l'utéruspourextraire le foetus. Elle dolt ètre réservée pour les cas oii la sortie du produit par les voies naturelles est impossible, par suite de malformation ou de deformation du bassin.
Coucher la fomelle sur le flanc gauche, faire porter tres en arrière le membre postérieur droit bien fixé. Inciser oblique-ment de haut en bas et d'arrière en avant la peau et le petit oblique de l'abdomen sur une longueur de 30 k 35 centimetres. L'incision doit ètre commencée assez bas pour éviter Tariere circonflexe.
Après ce premier temps, conduire le bistouri avec precaution jusqu'au péritoine qu'on incise dans une étendue egale ä la plaie falle a la peau.
Amener l'utérus en face de cette ouverture et Tinciser. Saisir alors le foetus et l'extraire en liant le cordon, et en délivrant du même coup.
Faire la suture enchevillée qui portera sur la peau et sur les muscles, sans s'occuper de la matrice qui se rétracte et arrèle Thémorrhagle (Saint-Cyr).
Dans tous ces cas de chirurgie obstétricalej l'antisepsie sera rigoureusement observée.
CHAPITRE IV
OCCIDENTS APRÈS LK PART
Non-délivrauce. — Hémorrhagie.— Renveifèement de la uiatrice. — Reduction. — Excision. — Renversement du vagiu. — Déchi-rures de la matrice et du vngin. — Relachement des symphyses.
550. Non-délivrance.
Séjour prolongé des enveloppes dans la matrice.
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HËM0RRHA6IESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 431
Rare chez la jument et les multipares, plus frequente chezla éhèvre, la brebis et surtout la vache; souvent dix a douze jours après le part.
Symptómes : Légères coliques, tranoliées, labète pousse; quel-quel'ols apparition ä la vulve d'une partie des enveloppes loeta-les, d'autres Ibis rien'n'appurait au dehors. Écoulement l'étide par les voies génitales. ïristesse, disparilion du lait, maigreur, mort par infection seplique.
Traitement : Attendre uno buitaine la délivrance naturelle, s^i 1'état general esl bou; dans le cas contraire, intervention in­dispensable. Si les enveloppes sont peu adbérentes, les extraire; sinon rassembler les parlies détachées, les lier et les faire pcndre au dehors pour maintenir le col béant. On a conseillé diverses preparations emménagogues.
#9632;4^ Carbonate de putas.su.................. l-'i gi-.
Feuilles de Sabine.................... :^ gr.
Faire infuser daus 500 grammes d'eaut passer, adininistrer tiêdc : uue dose tou-(es les six heures (Hering).
4^ Baies de laurier..................... 300 gr.
Fenouil.......................... 200 gr.
Bicarbonate de soude.................. .700 gr.
Mèlez.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; •nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;•nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;#9632; '
Donner en cinq doses dans les trente-su heupes (Zuudel).
'amp; Sabine pnlvériséo....................nbsp; nbsp; nbsp;2oü gr.
Thériaque.........................nbsp; nbsp; nbsp; 190 gr.
Cutnin pulverise.....................nbsp; nbsp; nbsp; tdeg;jgt;gr.
Essence de rue, ) , .
Jdem de sabine, | quot;quot;.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;80 laquo;'#9632;
AIcoI............................nbsp; nbsp; nbsp; - kilos.
Traitez par déplacement (Caramija).
Administrer 100 grammes de cette teinture dans deux litres d'iufusioude sabine.
Enfln énucléer les cotyledons en introduisanl la main dans la matrice, les presser légèrement entre le pouce et l'index et les décoller ainsi successivement en évitant les tractions et toutes causes d'hémorrhagie. Après la délivrance, promenade de quelques minutes, repos, boissons blanches. Injections désin-fectantes d'eau phéniquée Ou de permanganates de potasse, eu cas d'écoülement fétide accompagné de flèvre. Toniques, alcool, genièvre, cannelle, etc., etc.
551. Bémorrhagies.
Peuvent avoir lieu pendant le travail ou l'avortenient; rares
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43'i
ACCIDENTS APBÈS LE PART
chez uos lemelles, mais Irès graves quand elles seproduisetit. Elles peuvent être internes ou externes. Les symplómes sont ceux des hémorrhagics abondantes.
Traitement : Vider ]a matrice des caillots qu'elle contient, ex-citer scs contraclions, injections et lavements froids, tamponne-ment ä l'aide d'éponges imbibées de solutions hémostatiques. A l'inlerieur, seigle ergoté, perchlorure de ter, sulfate de quinine.
552. Renversement de la matrice.
Deplacement plus ou moins complet de Tuterus, formant au dehors une tumeur de volume variable.
Plus frequent ehe/, la vache et les petits ruminants.
Il est complet ou incompiet, simple ou compiiqué.
Causes : Le part, surtout s'il a été rapide.
Symptómes : S'il est complet, presence hors de la vulve dune
Fig. 404. — BaDdugo ou cordes.
tumeur piriforme plus ou moins volumineuse sur laquclle on reconnait les villosités ou les cotyledons; eile est rowge vilquot;, violacé ou brunatre, souvent souillée par la lilière, présentant des ecchymofes, des déchirures oudes excoriations. Gelte tu­meur n'apparait souvent que pendant le décubitus, la miction ou la defecation. Agitation, piétinements, ed'orts expulsifs. Fièvre. Peut se compliquer de renversement du vagin.
Ne pas confondre avec polypes.
Traitement: 1deg; Réduire la hemie uterine. Station debout au-
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RENVERSEMENT DE LA MATRICE
433
Fig. 405. — Bandage en cuir.
Fig. 406. — Appuroil Lund.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;' Fig. 407. — Appareil Lund fixe.
tanl que possible; vider le rectum el la vessie, nettoycr la tu-Signol. — Aide-méin. vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;25
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434
ACCIDENTS APRES LE PART
meur et la refouler avec Ie poing ferme, en évitant de pousser pendant les contractions de la béte. Si eile est considerable, ne pas opérer sur la masse, rentrer d'abord les parties voisines do la vulve. Application du bandage Goculet ou de Ia bande
; Pig. 408. — Pessiiire i peloUc avcc la traverse pour le lixcr.
d'Esmarch qui n'en est qu'une modification. II laut maintenir la reduction a l'aide de bandages en cordes (fig. 404), en cuir (flg. 403), de l'appareil Lund (fig. 406 et 407), de pessaires (fig. 408, 409, 410); ou mieux : de sutures faites sur les bords
a
Fig. 409. — Pessaire ä anneau.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Fig. 410. — Pessaire anmilaire do Meig.
de la vulve ou la peau des fesses a l'aide de ficelle, de ruban, et préférablement de flls métalliqucs (flg. 411).
Beaucoup de vêtérinaires, tres autorisés, considèrent l'appli-cation de ces bandages comme absolument inutile.
En cas d'impossibilité do reduction, amputer la matrice; par
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RENVERSEMENT DU VAG1N
435
ligature ordinaire ou élastique, écraseur lineaire on par les caustiques ; et enfin par Ie thermocautère. Elle réussit souvent.
Fig. 411. — Suture métallique : les Ills horizontaux passent do chaque cuté de la vuWe.
553.nbsp; Renversement du vag-in.
Hernie du vagin par ia vulve, accompagnant souvent celle de l'utérus. Se présente chez les femelles vides quoique rare-ment; au commencement oü k la fin de la gestation, et surtout après Ie part.
Causes : Fatigue, uiauvaise disposition du sol des étables.
Symplóme* : Tumeur herniée entre les lèvres de la vulve, de forme cylindrique, lisse, rouge plus ou moins foncé, couverte de mucus, peu ou fortement excorice. La partic inferieure présente un sillon qui conduit ä l'oriflce de l'urèthre. L'explo-ration permet de sentir Ie col de la matrice ouvert ou clos. Efforts expulsifs, retention d'urine, quelquefois fièvre. Plus tard dépérissement, mort. Il peut survenir des complications : vaginite, métrite, hdtant ce résultat.
Ne pas confondre avec Ie renversement de la matrice.
Traitement: Le même que pour Ie déplacemeut de l'utérus, en ayant soin de déplisser le vagin dans tous les sens, surtout autour du col (Schaack). Ablation de la tumeur, en respeclant le méat.
554.nbsp; Déchirures et ruptures de la matrice.
Ces accidents peuvent se produire pendant l'accouchemcnt.
Cawses : Obstacles a l'expulsion du foetus, manoeuvres pen­dant le part, traumatismes par les crochets, les piuces ou les surtVgt;ces osseuses encas d'embryotomie.
Symptómes : Arrêt du travail, douleur excessive. Exploration
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4,36nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;• ACCIDENTS APRES LE PART
directe, ou en cas de renversemenl, symptomes objeclit's. II peut s'ensuivre des hémorrhagies, des hernies inteslinales ou la péritonite.
Traitement : Exlraire le I'ceIus s'i! est encore inclus; renlrer la matrice, réduire les intestins, s'ils sont herniés; maintenir la reduction et arrêter les hémorrhagies, en administranl Ie seigle ergoté, Ie perchlorure de fer, les opiacés, Ie sulfale de quinine.
555. Déchirures du vagin.
Accident de même nature que celui de l'utérus, a la gravile pres. Les complications sont les hémorrhagies, les hernies intestinales, Ie renversement de la vessie, la péritonite et les phlegmons du bassin. II peut en résulferdes flstules recto-vagi-nales et \esico-vaginales. Accidents tres frequents surtout sur la jument.
556 Relächement des symphyses.
Causes : Volume du produit, relächement des ligaments, trac­tions intempestives.
Symptómes : Décubitus obstiné simulant la paralysie, soul'-fiance, crepitation, deformation et mobilité du bassin, abais-sement du sacrum (Mollereau, Gélis.)
Traitement : Repos, charges vésicantes.
Maladies après le part.
557.nbsp; Vaginite.
Inflammation de la muqueuse vaginale, accompagnant d'or-dinaire la métrite après le part.
Causes ; Manoeuvres de raccouchement, passage difficile du foetus, action contondante des instruments.
Symplómes : Gonflement de la vulve, rougeur, chaleur, ecchy-moses, excoriation; de la muqueuse. Écoulement d'abord clair, puis séro-purulent.
Se termine par resolution ou passe a l'état chronique.
II peut se former des condylomes, des épithéliomas qui, sou­vent aussi, ont une autre cause que la vaginite,
Traitement: Régime délayant; injections vaginales émollienles, astringenlesou désinfectantes k l'acidc phénique ou au perman­ganate de potasse. A l'état chronique, employer le nitrate d'ar-gent au i00e ou au 50deg;.
En cas de néoplasies, les détruire par le fer, le cautère ou les diverses ligatures. II peut se produire de la vaginite dans la ma-ladie de coït et dans le Horse-Pox.
558.nbsp; Métrite et métro-péritonite (voy. p. 310).
559.nbsp; Fièvre vitulaire. Collapsus du part.
Maladie grave particuliere aux vaches fralches vêlées; souvent
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ÉCLAMPS1Enbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;437
morlelle, apparaissanl surtout sur celles qui sont bien nourries eten bon élat.
Causes : Obscures. Successivement attribuées a la pléthore, ä la stabulallon, aux refroidissements, etc.
Symptumes : Apparition soudaine, vingt-quatre ou quarante-huit heures après Ie part. Frissons, agitation, inappétence. Chute sur Ie sol, impossibilité de se relever, malgre des efforts frequents. La temperature est variable, souvent abaissée. Refus des aliments. Parfois la béte se relève après trois ou quatre jours el reprend les apparences de la santé. D'autres fois, les symp-tómes s'accentuent : pouls précipité, respiration irreguliere, météorisme, abaissement de la temperature ; mort du deuxième au cinquièrae jour.
Traüement : Prophylactique et curatif.
Prophylaetique : Regier Ie régime, aliments aqueux de diges­tion facile, exercice, éviter les refroidissements.
Curatif: On a tour a tour proscrit ourecommandé la saignée. Purgatifs drastiques ou salins, ipéca, huile de croton, adminis-trés dans des infusions de thé, de menthe, de camomille, etc., etc.
On a préconisé les antispasmodiques : ether, camphre, valé-riane, assa fcetida. Traitement de Mathé controle par Dayot (de Paimpol) dont la base est l'emploi des diffusibles.
Traitement de Hartenstein (de Charleville), basé sur Thydro-tbérapie ; douches froides sur la tête et la colonne vertebrale, continuéesplusieurs heures de suite; application de compresses froides sur ces parties dans l'intervalle des douches. Ont été sonseillés aussi : la noix vomique, Ie quinquina, Ie selgle er-goté, etc., etc. Frictions revulsives sur les reins :' essence, am-moniaque, trochisques.sinapismes. Encas de tympanite : ponc-tion du rumen, infusions aromatiques. Enfin, l'électricité pour-rait être essayée.
560. Éclampsie.
Maladie convulsive se manifestant par acces. Existence dou-teusechez les femelles domestiques. N'a été observée que chez la chienne (Hertwig, Zundel;.
Causes : Chez la femme, l'éclampsie est liéea ralbuminurie; il ne parait pas en être ainsi chez la chienne.
Symptómes : Inquietude, nez chaud, respiration accélérée, impossibilité de se tenir debout, convulsions toniques et cloni-ques, grincements de dents, trismus.
Traitement ; Saignée, évacuanls (Hertwig).
Chloroforme 1 gramme, sirop simple 100 grammes, k donner par cuillerées de quart d'heure en quart d'hcure ; puis après
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438nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;ACCIDENTS APRÈS LE PART
quatre cuillerées, de denx heures en deux heures. Sulfate de soude, lavements de melasse (Zundel).
561.nbsp; Fourbure de parturition (Saint-Cyr). Analogue a la fourbure ordinaire, mais ayant le part pour cause.
Symplómes : Début brusque, localisation sur deux ou qualre sabots. Suppression du lait. Les autres symplómes ne different pas do la fourbure ordinaire, nonplus que le traitement, cepen-dant la saignée aété proscrite par quelques praticiens (Deneu-bourg). Ne pas séparer Ie poulaio de sa mere.
562.nbsp; Mammite {voy. p. 245. Maladie des mamelies).
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18%
FORMULES
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FORMULES YÉTÉRINAIRES
THÉRAPEÜTIQUE GÉNÉRALE
On peut défmir Ie medicament, laquo; tout agent qui, appliqué di-rectemenl ä nos organcs ou leur arrivant par Ie détour circu-latoirc, suscite dans l'économie malade des changements dont eile peut profiler. raquo; (Fonssagrives.)
Les medicaments sent 1'ournis par les trois règnes de la na­ture ; ils se présenlent sous forme solide, liquide ou plus rare-ment a l'étal gazeux.
Ils ont des eiïets primitifs ouphysiologiques et des effels dits secondaires ou curatifs.
Leur application clinique nécessite: 1deg; La connaissance de la maladie ; 2deg; celle du medicament, suivant sonétat, ses doses, et son mélange avecd'autres medicaments.
VOIES D'ABSORPTION DES MEDICAMENTS
Les medicaments doiventêtreabsorbés : par Vestomac, Vintes-tin, la peau, la muqueuse respiratoire, les voies génito-urinaires, los plaies.
Muqüeuses digestives. — La muqueuse stomacale est moins active que celle de l'intestin grèle, et c'est surtout par cette der-nière voie que les medicaments sont introduits dans la circu­lation, lorsqu'ils ont été confiés ä 1'appareil digestif. Cette ab­sorption est plus ou moins rapide, selon la perméabililé des tissus, la solubilité des medicaments et l'étatdu système circu-latoire.
Les medicaments introduits dans l'estomacsonl solides ou li­quides, sous forme de bols, de pilules, d'électuaires, de masli-gadours, de boissons médicinales ou de breuvages. Leur admi­nistration par cette voie exige quelques precautions : ils seront généralement donnés ä jeun, et associés a des substances n'en
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FORMULES VÉTÉRINAIRES
allérant pas la nature. La grande capacité des organes digestifs chez nos grands animaux, et les nombreux liquides qui y sont contenus, obligent malheureusement ä l'emploi de doses mas­sives.
Lesdernières portions do l'intestin peuventêtre utiliséespour l'emploi des medicaments sous forme de lavements, de suppo-sitoires, de pommades ou d'extraits.
Peau. — La surface cutanée d'une grande étendue, tres vas­culaire, douée de la faculté d'absorption, peut être utilisée pour 1'administration des medicaments. Cette application se pratique par les methodes iatraleptique, endermique et hypodermique.
La methode iatraleptique consiste dans l'application sur la peau intacte de medicaments qui sont alors employés sous forme de pommades, de solutions, cTonguents.
La methode endermique coasisle ä appliquer les medicaments sur la peau dépourvue de son épiderme. Dans ce cas, les me­dicaments sont réduits en poudre et appliques directement sur. Ie derme mis ä nu: les alcaloïdes conviennent plus particuliè-rement pour eet usage.
La methode des injections hypodermiques se pratique ä l'aide d'une seringue de petite dimension avec laquelle on injecte l'a-gent médicamenleux dans Ie tissu cellulaire sous-cutané. Elle a Ie grand avantage, dans notre médecine, de permettre d'intro-duire dans l'économie des substances agissant d'une maniere certaine avec une grande activité et une grande promptitude, telles par exemple que certains alcaloïdes, qui opèrent sous un petit volume, et dispensont d'administrer ces doses massives qu'il est souvent difficile d'ingurgiter aux animaux grands ou petits.
Muqueüse respiratoire. — L'étendue de sa surface, la finesse de son epithelium, sa vitalité et sa faculté d'absorption la ren-dent éminemment propre a l'administration des medicaments, qui peut se faire a l'aide de fumigations ou par la respiration de vapeurs médicamenteuses comme celles des divers ethers, du camphre, etc., etc.
Les différentes methodes de pulverisation constituent en mé­decine humaine une ressource précieuse, qui n'est guère utili-sable dans celle des animaux.
Mais Ie docteur G. Lévi, de Pise, s'inspirant de quelques expe­riences de Gohier, de Delafond, de Claude Bernard, de Colin, a fait des injections médicamenteuses trachéales une étude expé-
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VOIES D'ABSORPTION. - MÜQUEÜSE RESPIRATOIRE Ui
rimentale attentive, de laquelle il résulte que cette methode conslitue un excellent moyen d'administration des medica­ments .
Eile se pratique au moyen d'une ser'ngue a injections hypo-dermiques de capacité variable, munie d'une aiguille creuse obstruée par un mandrin.
Pour faire l'injeclion, tenir la tête du cheval levée, fixer la trachée de la main gauche et la traverser d'un seul coup soit dans un espace intérannulaire, soit a. travers un cerceau. L'ins-trument introduit, retirer Ie mandrin, fixer la seringue k la ca­nule, et injecter avec lenteur. Certains vétérinaires qui ont uti­lise cette methode disent (rès lenlement (Weber de Paris).
Si Ie liquide injecté peut determiner une irritation dans Ie tissu cellulaire, ne retirer la canule qu'a prés l'avoir rincée sur place par une injection d'eau ou d'alcool.
La tolerance de la muqueuse est tres grande. Les corps gras ne dépassant pas la dose de 10 grammes sont facilement ab-sorbés.
Les injections trachéales, mème avec l'eau pure, ont pour effet un ralentissement de la respiration qui peut ètre utilise dans certains cas.
laquo; Les medicaments que Ton introduit dans Ie torrent circu-latoire par les voies aériennes, dit M. Lévi, déploient rapide-ment une action tres active, provoquée par des doses relative-menl Irès petites, raquo;
Cependant, les agents purgatifs introduits par ce moyen, ne donnent lieu äaucun etfet.
La supériorité de cette voie d'administration résulte pour M. Lévi, de ce qu'elle est la plus courte pour faire parvenir les agents médicamenteux dans la circulation, et par son interme­diaire aux parties sur lesquelies s'exerce particulièrement leur action.
En outre, Ie medicament n'est pas modifié ou dilué par les liquides de l'intestin, ainsi que celä arrive lors de 1'administra-tion par les voies digestives, et il parvient directement au Sys­teme artériel sans courir Ie risque d'etre détruit ou éliminé par Ie foie ou la circulation pulmonaire.
M. Lévi trace les régies générales suivantes :
1deg; La quantité de liquide que l'on peut injecter dans la trachée en une seule fois est tres variable ; en general,on limite la dose de 5 a 30 grammes. Les quantités supérieures k 100 grammes sont tout k fait exceptionnelles.
2deg; Le liquide doit être préparé de maniere que toutes les subs­tances qui entrent dans sa composition se trouvent complète-
25.
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442
FORMULES VÉTÉRINAIRES
ment dissoutes. Il est preferable qu'il ait une reaction neutre ou alcaline, quoiqu'un léger degré d'acidilé soit sans inconve­nient.
3quot; On cherchera de preference les medicaments parmi les alcaloïdes, comme ceux qui sontd'une action plusénergique et plus süre, d'une posologie plus exacte et d'une composition mieux déflnie. Leurs sels étant plus solubles seront préférés. Aprcs les alcaloïdes, viennent, par ordre d'importance, les al-coolatures, les teintures, les extralts et les infusions.
Pour les sels a base inorganique, on doit choisir ceux qui exercent une action locale moins irritante.
4deg; En régie générale, la dose des medicaments qu'on peut in-troduire par les injections trachéales, sera réglée en rapport de 1/10 k 1/20 de la dose ordinaire du même medicament ad-ministré par les voies digestives.
Pourtant, lorsqu'on fait usage de substances d'une action énergique. il faut s'en tenir aux doses spéciales indiquées pour chacune. Dans lous les cas douteux, il est nécessaire d'expéri-menter la tolerance individuelle qui se trouve modiflée par Ie* conditions d'äge, de maladie, d'hygiène, etc, etc.
5deg; [/injection peut être faite dans toute la longueur de la trachée et dans les deux temps de la respiration; seulement, s'il existe de la dyspnée, il convient de pratiquer la ponction k distance du larynx et de pousser Ie liquide avec lenteur pour ne pas provoquer la toux, qu'il Importe d'éviter, quoiqu'elle soit sans danger. Lorsque, au contraire, on a besoin de diriger les medicaments vers les regions supérieures de la trachée, on enfonce l'aiguille dans Ie voisinage du larynx, après avoir fait marcher l'animal au trot pendant quelque temps.
Nous donnerons plus loin les formules employees parM. Lévi et leur application clinique,
MUQUEUSËS GEMTO-URINAIRES, OCULAIRE ET AURICÜLAIRB.—PCU-
vent étre utilisées pour servir a l'absorption des medicaments, mais les injections médicamenleuses, employees dans ces cas, out surtout pour but d'agir comme topiques sur les organes ma-lades.
ELIMINATION DES MEDICAMENTS
Les medicaments introduits dans l'économie peuvent ne pas étre éiiminés, et il peut y avoir accumulation médicamenteuse; ces agents repris plus tard par la circulation peuvent determiner
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DIVISION DES MEDICAMENTSnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;443
des accidents resultant de ces doses accumulées. Les substan­ces métalliques et les sels de potasse sont plus particulièrement dans ce cas.
DIVISION DES MEDICAMENTS. — INCOMPATIBILITÉS
Les médicamments soul divisés en simples, e( composes, in­ternes et externes, magistraux et officinaux.
L'art de lormulerpeut se proposer différents buts :
1deg; Chercher a augmeuter I action d'un médicamment;
2deg; Diminuer ou prévenir faction trop irritanle d'un agent médicamenleux;
3deg; Obtenir k la fois les effets de plusieurs medicaments;
io Chercher a obtenir les résultats qu'une substance prise isolement ne pourrait produire ;
5deg; Donner aux medicaments une forme appropriée.
Certains medicaments ont des incompatibilités 'telles qu'il faut éviter de les associer ensemble, soit que leurs effets oppo­ses se neutralisent, soit que leur contact produise la decom­position de 1'un d'eux ou un compose nouveau.
Ces incompatibilités sont nombreuses.
Acetates. Éviter l'association avec les alcalis.
Acétate d'ammoniaque. Les alcalis dégagent l'ammoniaque. Les sels de mercure et d'argent sont decomposes.
Acetate de plomb. Précipite paries acides, les carbonates, les chlorures, les iodures, les sulfures, etc.
Acides. Éviter les alcalis, Ie lait.
Acide arsénieux. Forme des composes insolubles avec beau-coup de dissolutions métalliques.
Acide chlorhydrique.^orme un précipite insoluble avec Ie ni­trate d'argent.
Acide sulfurique. Les sels de baryte, de chaux, de plomb sont précipités par eet acide.
Alcalis végétaux. Ne doivent pas être associés avec l'iode, Ie chlore ou Ie brome.
Alun. Ne doit pas êlre mis au contact des alcalis ou carbo­nates alcalins qui précipiteraient Talumine. Éviter également les sels de baryte, de plomb, d'argent et de mercure.
Ammoniaque. Ne doit pas êlre associé aux acides, non plus qu'aux sels d'argent, de plomb, de fer.
Antimoniaux. Incompatibles avec les substances contenant dutanin ou des sulfures alcalins.
Borax. Éviter les acides ou les sels métalliques qui, par double decomposition, produiraient des borates insolubles.
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444nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; FORMULES VÉTERINAIRES
Calomel. Decompose par le fer, le zinc, les alcalis. Lechlorure de sodium le rend vénéneux en le transformant en deuto-chlo-rure de mercure.
Chaux. Éviter les acides.
Chlore. Altere les matières organiques et colorantes. Il de­compose les sels d'argent et de plomb.
Crème de tartre. Éviter les acides forts, les sels de chaux et les dissolutions métalliques.
Digitale. Éloigner la presence du tanin qui forme un com­pose insoluble de tanin et de digltaline.
Èmétique, Decompose par le tanin, certains oxydes métal­liques ; des savons.
Ergot de seigle. Son action est détruite par les acides forts, les alcalis et les sels métalliques,
Hydrochlorate d'ammoniaque. La chaux et les oxydes alcalins dégagent l'ammoniaque, les sels de plomb et d'argent y tor­ment des chlorures.
lode. Se combine avecl'araidon. Éviter les matières végétales.
Ipecacuanha. Les tanins diminuent ses propriélés.
Lait. Les acides coagulent l'albumine et le caséum.
Magnésie. Éviter les acides et les sels métalliques.
Nitrate d'argent. Decompose par le chlore, les chlorures, les acides, les alcalis, les substances contenant du tanin.
Quinquina. Éviter les dissolutions métalliques qui sont pré-cipitées par le tanin de l'écorce.
Sublime corrosif. Précipite par les alcalis, les carbonates ter-reux, les métaux et les infusions végétales astringentes.
Sulfate. Précipitent par les sels de baryte et de plomb.
Tanin au végétaux qui en contiennent. Précipitent la gelatine et l'albumine, et les dissolutions métalliques.
Tartrates. Incompatibles avec les sels de chaux et de baryte et les dissolutions métalliques.
Prendre soind'óviter les mélanges expiosifs, notamment Fac­tion des chlorures sur les sels ammoniacaux, ainsi que cello des substances organiques sur les azotates.
Les classifications des medicaments sont nombreuses. Celle de Fonssagrives nous parait la plus rationnelle.
I. Première classe. — Medicaments physiqlogiques. — Cette classe admet autant de groupes qu'il y d'appareils susceptibles d'etre stimulés, modérés ou régies dans leur action par des medicaments agissant électivement sur eux.
1deg; Et tout d'abord nous trouvons ici les Medicaments névro-siques ou du système nerveux subdivisés en :
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DIVISION DES MEDICAMENTSnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 445
A.nbsp;Névrosiques sédaüfs (hypnotiques, anesthésiques);
B.nbsp; Névrosiques stimulants (stimulants cérébraux, rachidiens périphériques);
C.nbsp; nbsp;Névrosiques régulateurs (bromure de potassium, muse, quinine);
2deg; Medicaments du Systeme musculaire.
A.nbsp; Amyosthéniques ou enchainant 1'action musculairu (comme les courants continus, leplomb, le curare, etc.);
B.nbsp;Hypermyostliéniques,exagérantraction musculaire (comme '(;. les strychniques, la faradisation);
G. Myospasiques, calmanl l'ataxie musculaire (tous les anti-spasraodiques ou stupéflants diffusibles). 3deg; Medicaments de la circulation,
A.nbsp;Centrale (stimulants comme les alcooliques, sédaüfs comme la digitale et la vératrine, régulateurs comme les antispasmo-diques divers);
B.nbsp; Périphériquc. 4deg; Medicaments du sang ou hématiques.
A.nbsp; Augmentant ou diminuant le chiffre de ses globules;
B.nbsp;Modifiant le serum et ses elements;
C.nbsp; Changeant l'état chimique du sang;
D.nbsp; nbsp;Modifiant sa consistance dans un sens ou dans l'autre. 5deg; Medicaments des secretions. Ici interviennent autant de divisions qu'il y a de secretions
diverses que Ton peut avoir intérêt a modifier dans un sens ou dans l'autre (secretions urinaire, sudorale, biliaire, spermatique, etc).
6deg; Medicaments de la nutrition.
A.nbsp; Générale;
B.nbsp; Locale ou des systèmes ou appareils anatomiques. 7deg; Medicaments de la calorification.
A.nbsp; Augmentant la chaleur organique ;
B.nbsp; La diminuant;
G. L'équilibrant, c'est-a-dire en assurant la repartition re­guliere.
8deg; Medicaments des appêtits organiques.
A.nbsp; De l'appétit;
B.nbsp; De la soif;
C.nbsp; De l'appétit génésique sous leurs modalités diverses d'exa-gération, d'amoindrissement, de troubles.
II. DeDXIÈME GLASSE. — MEDICAMENTS NOSOPOIETIQUES. — Gette
classe admet autant de divisions qu'il y a d'actes morbides di-
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446
FORMULES VETER1NAIRES
vers dont la creation artiflcielle puisse être ulilisee dans un but curaüf ou palliatif.
1deg; Medicaments fluxionnants susceptibles de produire une fluxion dans un tissu ou dans un organe (fluxionnants cutanés, inteslinaux, etc.);
2deg; Medicaments phlogogénétiquea ou produisant une inflam­mation ;
3deg; Medicaments pyrétoyénétiques ou produisant la fièvre (sti­mulants de diverses natures).
4deg; Medicaments pyoginétiques ou produisant un travail sup-puratif;
5deg; Medicaments ectrotiques ou produisant un Iravail d'ulcé-ration ou de destruction locale ( vesicants, cathérétiques, caus-tiques);
6quot; Medicaments éruptifsou produisant sur la peau les types des diverses eruptions (urticaire, érythème, vésicules, vésico-pustules, pustules, ecthyma) ;
7deg; Medicaments atrophiants des systèmes ou des tissus (iode, résolutifs, etc);
8deg; Medicaments fluidifiants et coagulants (alcalins, perchlorure de fer);
9deg; Medicaments convulsivants ou tétaniques (ergot, strychnine, noix vomique, brucine, courants faradiques);
10deg; Medicaments paralysants (curare, courants faradiques continus);
11deg; Medicaments anesthésiants ou diminuant la sensibilité (tous les anesthésiques);
12deg; Medicaments hyperesthésiants ou produisant la douleur (faradisationcutanée, urtication, etc).
III. Troisièmeclasse. — Medicaments etiologiqces. — Satu-rant ou neutralisant la cause morbide, qu'elle soit primitive ou secondaire.
1deg; Neutralisants diathésiques (antiscrofuleux,antisyphilitiques, antirhumatismaux, antipaludéens);
2deg; Neutralisants virulents ;
3deg; Neutralisants physiques ou absorbanls;
\c Neutndisants chimiques ou antidotes;
5o Neutraiisantsparasiticides (entozoaires, épizoaires, derma-tozoaires, dermatophytes). (Fonssagrives).
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ACETATE D'AMMONIAQUEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;447
FORMULES VÉTÉRINAIRES ET MEMORIAL THÉRAPEUTIQUE
ABSINTHE (Arlhémisia absinthium). Synantérées. Indigene. Parties employees. Feuilles et sommités fraiches ou sèches. Emploi. En poudre dans les provendes ou les électuaires, en infusion et en decoction.
Poudre d'absinthe.
Grands animaux.................... 50 a 100 gr.
Moyens animaux................... 15 a 30 —
Petits animaux..................... 3 a 10 —
Breuvage d'absinthe.
Sommités sèches, 50 grammes ; eau, 2 litres pour les grands animaux.
Effets et usages. Tonique excitant, anthelminlhique, utérin. S'emploie contre les affections typhoïdes, les entozoaires, les plaies de mauvaise nature. Transmettantsonamertume au lait, eile est contre-indiquée pour les laltières.
ACETATE D'AMMONIAQUE (Esprit de {Mindererus). Incolore, neutre, marquant 5deg; Baumé.
Emploi. A l'extérieur et ä l'intérieur, en lotions el en breu-vages.
Doses. Grands animaux.......... 150 a 200 gr.
Moyens animaux......... 25 a 50 —(
Petits animaux.......... 10 ä 15 —
Effetset usages. S'emploie dans les affections gangreneuses, l'anasarque, l'influenza, etä l'extérieur contre les piqüresd'in-secles venimeux.
Breuvage ä l'acétate d'ammoniaque.
^Acétate d'ammoniaque................ 100 gr.
Infusion de sauge.................... 1 litre.
MêUz. — Pour Ie boeuf ou Ie cheval.
Breuvage stimulant et antiputride pour Ie boeuf (Ayrault).
# Acétate d'ammoniaque........ 90, 120 a 140 gr.
Infusion d'absinthe...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 litre.
Mêlez et admiuistrez chaud.
ocr page 460
448nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;FORMULES VÉTERINAIRES
Breuvage antiseptique.
^ Racine d'aunée..................ï
Quinquina......................? ä;i 100 gr.
Acetate d'ammoniaque.............'
Camphre.........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 —
laquo;.ther...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20 —
Eau commune....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 litres.
A donner en deux doseä dans la journée.
ACETATES DECUIVRE. Deux sont employés.
lquot; I/acélate neulre (verdet-cristallisé);
2deg; L'acétade basique (verdet, vert-de-gris).
Emptoi. En poudre ou en solution, plus particulièrement pour l'usage externe. II s'emplole sous forme d'oxymellite.
E/fets et usages. Astringent et escharotique. S'emploie dans les crevasses, les plaies flstuleuses ou articulaires, les maladies de la corne.
Onguent vert.
CJf Verdet........................... 1 partie.
Onguent basilicum................. 15 parties.
Onguent égyptiac.
^ Mlel............................. 1 kilo.
Vert de gris....................... 300 gr.
Vinaigre......................... 500 —
Mettez dans un grand vase et faites cuira Mélangez au moment de l'emploi.
Pate contre le Pietin (Gasparin).
Vnbsp; Sous-acétate de cuivre................. 100 gr.
Vinaigre.............................. Q. S.
Faites une päte.
Pate contre le Piétin (Clément).
^ Sous-acétate de cuivre.................nbsp; nbsp; 100 gr.
Farine de froment....................nbsp; nbsp; nbsp;25 —
Térébenthine.........................nbsp; nbsp; nbsp;73 —
Appliquez sur les parties malades.
Pommade dessiccative (Rodier).
Vnbsp; Sous-acétate de cuivre................ 100 gr.
Axonge............................ 400 —
Miei.............................. Q. 5.
S'emploie dans les eaux aux jambes.
(
ocr page 461
ACETATES DE PLOMBnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;449
ACETATES DE PLOMB. L'acétate neutre ou sucrede Sa-turne, et ract(/e tribasique ou extrait de Saturne, sont employés en médecine vétérinaire. lis sent vénéneux. Aussi doit-on en éviter l'usage sur les points oü les animaux peuvent se lécher.
Emploi. En solution, en pommade.
Effets et usages. Sont usités dans les contusions, les écoule-ments purulents ou muqueux, comme astringents ou dessicca-tifs.
1quot; Acétate neutre de plomb.
Mixture astringente contre Ie catarrhe auriculaire du chien
(Clément).
V Acétate de plomb cristallisé............. 5 gr.
Jaune d'oeuf.......................... lö —
Onguent astringent (Hekmeljer).
Vnbsp; Acétate de plomb oristallisé............. 4 gr.
Térébenthine......................... 10 —
Un jaune d'oeuf.
Pulveriser et mêlanger iutimement.
2deg; Sous-acétate de plomb.
S'emploie sous forme liquide (extrait de Saturne) comme as­tringent dans les contusions, les brülures, les entorses, les cre­vasses, les jetages, les catarrhes auriculaires.
Les collyres au sous-acétate de plomb ont l'inconvénient de laisser des parcelles de plomb dans les ulcères de la cornée.
Eau blanche.
^ Sous-acétate de plomb............. lö ä 30 gr.
Eau ordinaire....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 litre.
Eau de Goulard (eau végéto-miuérale).
Vnbsp; Sous-acétate de plomb................. 32 gr.
Eau ordinaire........................ 1 Utre.
Alcool ä 31laquo;......................... 64 gr.
Cette eau est laiteuse.
En ajoutant 5 grammes d'acide phénique, on obtient l'eau blanche phéniquée.
Cérat saturné.
Vnbsp; Sous-acétate de plomb liquide........... 4 gr.
Cérat de Galien....................... 32 —
lucorporei a froid.
ocr page 462
450nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; FORMULES VETÉRINAIRES
Pommade saturnée (Lchas).
V Onguent populeum.................... 30 gr.
Sous-acétate de plomb................ tl —
Autre pommade saturnée (Reynal).
ifi Pommade de peuplier Extrait de
............. i ••a qn o
\nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ^ '
I.
AOIDE ACÉTIQUE CRISTALLISABLE. Employé avec succes contre les excroissances de Ia peau, fles, verrues, elc.
ACIOE ARSÉNIEUX (arsenic Wtmc, mort auxrals). Solide, opaque ou vitreux, plus soluble sous cette dernière forme,
Emploi. En bains, en poudre, en solution
A Tétat liquide, sous forme de liqueur de Fowler, son action est dix fois phjs grande qu'ä l'état solide.
Doses, en poudre. Grands animaux..nbsp; nbsp; nbsp; 1 ä 3 gr. par jour.
Petits ruminants..nbsp; nbsp; nbsp; 14 2 —
Pores..........nbsp; nbsp; 15 ä 25 cenligr.
Petits animaux. ...nbsp; nbsp; nbsp; 1 a 3 —
Liqueur de Fowler.
Grands animaux....................nbsp; nbsp; 10 a 40 gr.
Petits ruminants...................nbsp; nbsp;60 centigr. a 1 gr.
Pores............................ la 2 gr.
Petits animaux..................... 5 ä 20 centigr.
Effets el usages. Stimulant des voix digestives, tonique, an-tipsorique et antivermineux. Employé dans les convalescences dilflciles; comme fondant sous forme de topique dans les en­gorgements des glandes, les oaux aux jambes, les dartres, la gale, la pousse, les parasites des bronches et du tube digestif.
Preparations destinees a l'usage externe
Poudre pour bain de Tessier.
Acide arsénieux........................ 2 kilos
Protosulfate de fer...................... 20 —
Peroxyde de fer anhydre................. 800 gr.
Bain de Tessier.
Poudre ci-dessus................. 11 kilos 600 gr.
Eau ordinaire................... 100 litres.
ocr page 463
ACIDE AZOTIQUEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 451
Ce bain k 1'inconvénient de tacher la laine, c'est pourquoi on lui a substitué la formule suivante :
Bain de Tessier au sulfate de zinc (Clément).
If Acide arsénieux en poudre............. 1000 gr.
Sulfate de zinc du commerce........... 5000 —
Eau commune..................... 100 Utres.
Poudre caustique du frére Cöme.
V Acide arsénieux................... 10 gr.
Deutosulfure de mercure (Cinabre)..... 60 —
Sang-dragon...................... 1 gr. 2 décigr.
Poudre arsénicale contre les eaux aux jambes.
IC Acide arseuieux....................... 2 gr.
Résine............................... 16 —
Cinabre............................ 32 —
User de celte poudre avec precaution, eile produit des es-carres profondes.
Preparations destinees a l'usage interne
'V Acide arsénieux — 1 gramme par jour.
Liqueur de Fowler.
^t Acide arseuieux....................... 5 gr.
Carbonate de potasse..................... 5 —
Eau ordinaire........................... 500 —
Formule pour injections trachéales. Liqueur de Fowler........................ 5 ä 10 gr.
ACIDE AZOTIQUE {Eau forte). — Liquide jaunätre, tres caustique.
Emploi. Comme caustique, s'emploie k l'aide du pinceau sur les parties ä cautériser; en limonade nitrique ä la dose de 5 a 10 grammes par litre d'eau.
Effets et usages. Utilise contre les verrues, les exomphales, Ie piélin, Ie crapaud. A l'intérieur, contre l'hématurie, la jaunisse, la üèvre aphlheuse.
ocr page 464
452nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; FORMULES VÉTÉRINAIRES
Acide nitrique alcoolisé.
•fc' Acide nitrique ä 34deg;.................... 1 partie.
Alcool a 33raquo;............................. 3 —
Employé comme diurétique.
Potion contre l'hématurie.
Vnbsp; Giugembre et gentiane.................aa S gr.
Alcool nitrique............................ 32 —
Décoction d'orge........................ 4 litres.
ACIDE BORIQUE. Tres soluble dans l'eau qui en dissout 4 0/0 de son poids; si on emploie un exces d'acide en preparaat Ia solution, il est sans inconvénients :
Acide borique.
'V' Acide borique......................... 40 gr.
Eau öltrée ou distillée................... 1 litre.
Collutoire contre Ie muguet.
Eau distillée............................nbsp; nbsp;200 gr.
Glycériue.............................. 30 —
Borax................................. 10 —
Essence de menthe...................... X gonttes.
Teinture de pyrèthre.................... I —
N'ajouter ni sucre ni miei pour éviter la formation d'acides favorabies au dévfiioppetnent du muguet.
ACIDE CHLORHYDR1QUE. Esprilaquo; de selaquo;, kd.de muria-tique. Incolore ou peu coloré, fumantä l'air; tres caustique.
Emploi. A l'extérieur comme caustique; a rinlérieur sous forme de limonade.
Effets et usages. Comme escarrotique dans lespiaies do mau-vaise nature, les ulcérations aphtheuses, la diphtbérie; ä l'inlt''-rieur pendant la période de putridité des affections typhoïdes ou charbonneuses et les indigestions chroniques.
Breuvage contre les indigestions chroniques des ruminants
(Hering).
Vnbsp;Acide chlorhydrique faihle.............. 30 gr.
Alcool.............................. 60 —
Eau de rivière....................... 4 litres.
ocr page 465
AC1DE PHENIQUEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;453
Gollutoire acide (Eckel).
V lufusiüu avec 60 gr. de sauge........... 1 litre.
Acide chlorhydrique affaibli............. 30 gr.
Farine de seigle...................... 100 —
Miei ordinaire........................ 2S0 —
Humecter souvent la bouche de l'animal avec ce mélange.
ACIDE CYANHYDBIQUE. Acide prussique. Liquide in-colore, d'une odeur d'amandes amères. Tres vénéneux On pré­paré l'acide cyanhydrique medicinal en l'étendant de six volu­mes d'eau. On l'obtient extemporanément de la maniere sui-vante :
Acide tarlrique............................. 4 0
Cyanure de potassium....................... i 6
Eau distillée............................... 40 0
Faites dissoudre l'acide dans l'eau, ajoutez Ie cyanure, bouchez
la fiole et agitez en la tenant dans l'eau froide. Laissez reposer,
décantez et conscrvez.
Emploi. A rintérieur en breuvages et en lavements; k l'exlé-rieur en lotions ou injections.
Effets et usages. Employé dans Ie tétanos, l'épilepsie, la danse de Saint-Guy; les ulcères comme antiputride, ou contre les dé-mangeaisons trop vives
Doses. Grands auimaux... 10 a 15 gr. par litre d'eau.
Moyensanimaux... 1 ä 3 gr. dans 250 gr. d'eau. Pelils animaux.... 0,50 a 1 gr. dans 200 gr. d'eau.
ACIDE PHÉNIQUE. A. Carbolique, phenol. Hydrate de phényle. Solide, cristallise en aiguilles rhomboïdales, plus ou moins colorées, odeur de creosote, saveur brölante. Peu solu­ble dans l'eau (1/100); tres soluble dans l'alcool.
Emploi. A l'extérieur et a l'intérieur, en solution plus ou moins étendue, et en pommade ou sous forme de savon.
Doses. Grands animaux.......... 8 ä 16 gr.
Moyens animaux.......... 2 a 4 gr.
Petits animaux........... 0,25 a 1 gr.
Effets et usages. Caustique, astringent, désinfectant, antipédicu-laire. A l'extérieur comme caustique danslesplaies demauvaise nature, en injeclions dans les trajets fisluleux ; en lotions contre Ia gale, les dartres, etc. A l'intérieur comme antiputride dans les affections septiqueraquo; ou gangreneuses, les diarrhées, etc.
ocr page 466
454nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; FORMULES VÉTÉRINAIRES
Eau pheniquée.
ï* Acide phéuique cristallisó............ 5ä8 gr.
Eau ortlioaire...................... 1 litre.
Teinture pheniquée.
V Acide phénique cristallisé............ 1 partie.
Alcool ordinaire.................... 1 —
Liniment phénique.
jt Acide phéuique cristallisé............. 2 parties.
Essence de térébenthine...........,. t . • i __
Huile grasse...................... J
Pommade pheniquée.
^ Acide phénique cristallisé................ * gr.
Axouge................................. 32 —
Goudron phénique.
#9632;# Acide cristallisé........................ 8 gr.
Goudron de Norvège.................... 100 —
Pate de Lister.
Acide phénique........................... 20 gr.
Huile de lin ou d'olives.................... 100 —
Craie blanche en poudre................... U- S.
qu'on élend sur une feuille de gutta-percha ou detain pour appliquer sur les plaies qu'il s'agit d'asepliser.
Poudre Gerne et Demeaux.
IC Goudron de houille................. 3 parties.
Plätre de naouleur.................. 100 —
Formule pour injections trachéales (G. Lévi).
Acide phéuique...................... 1 gr.
Alcool ä 83deg;........................ SO —
Eau distillée........................ 30 —
Pour injections trachéales 10 ä 15 grammes. Peut ètre utilise dans les bronchites fétides, Ie catarrhe purulent, la bronchite vermineuse et Ie syngame; il pourrait être essayé contre la gangrene pulmonaire (H. Bouley).
ocr page 467
ACIDE TANNIQUEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 455
ACIDE SALICYLIQUE. Poudre incolore, inodore, légc-rement acide, Peu soluble dans l'eau froide, plus soluble dans l'eau chaude.
Antiseptique et antitementescible, il peut avec avantage remplacer l'acide phénique a l'intérieur, n'ayant ni son action caustique ni son odeur.
ACIDE SULFURIQUE. Huüe de vitriol. Liquide oléagi-neux, incolore, tres caustique.
Emploi. Pur ou a l'état d'eau de Rabel comme canstique; ä l'intérieur sous forme de limonade; il est lempérant.
Effets et usages. Seri k cautériser les ulcères, les plaies de mauvaise nature, soit ä l'état pur, soit sous forme d'eau de Rabel; on l'emploieaussi contre Iegonflementdes articulations desvaches(Pauleau)'. A l'intérieur contre les affections aplitheu-ses, gangreneuses, dysentériques, les hémorrhagies passives, l'hématurie.
Acide sulfurique alcoolisé {Eau de Rabel).
Vnbsp; Acide sulfurique a 66deg;............... 1 partie.
Alcool ä 33'.......................... 3 —
Limonade sulfurique.
Vnbsp; Acide sulfurique du commerce............ 5 gr.
Eau ordinaire......................... 1 litre.
Liqueur de Mercier.
Vnbsp; Essence de tércbeuthiue.............. M gr.
Acide sulfurique................... 10 —
S'emploie contre Ie piétin, Ie crapaud, la fourchette pourrie.
Caustique noir.
^ZT Noir d'ivoire ou de fumée............ 100 gr.
Acide sulfurique................... Q. S.
Faire une pate molle qu'on appliquera sur les ulcères de mau­vaise nature.
Goudron caustique.
Vnbsp; Goudron de Norvège................ 100 gr.
Acide sulfurique................... Q. S.
Recommandé dans les plaies du genou (Cagnat).
ACIDE TANNIQUE. Tanin. Sous forme de poudre blanc jaunätre, soluble dansl'alcool, dans l'eau, tres peu dansi'éther.
ocr page 468
456nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; FORMULES VÉTERINAIRES
Emploi. A l'intérieur en breuvages, en boissons ou en élec-luaires; a l'extérieur en lotions, sous forme de pommades, ou en injections.
Doses. Grands animaux.. .5 a 15 gr. Moyens animaux... 2 a 4 — Petits animaux. .. 0,10 ä 0,25 cenligr.
Effetset usages. L'astringent Ie plus puissant; hémostatique, antiputride, contre-poison Ie plus certain des aJcaloïdes vege-laux. S'emploie ä l'extérieur comme collyre, comme collutoire, contre lesécoulements de diverses natures; k l'intérieur, contra la diarrhée, les hémorrhagies, les affections septiques.
Ëlectuaire contre Ie pissement de sang (Erdman et Hertwig).
# Tanin........................... 30 gr.
Poudre de raclne de gentiane........... 93 —
Farine de seigle.................... Q. S.
Faire avec eau de foutaine Q. S. un électuaire, qu'on administre de deux heures en deux heures contre Ie pissement de sang, les diarrhées, rincontinence d'urine par atonie.
Collyre au tanin.
16 Acide tanuique.................... 2 gr.
Eau de laurier-cerise................ 20 —
Eau de plantain................... 100 —
Pommade et cérat au tanin.
Vnbsp;Acide tanuique.................... 5 gr.
Axonge ou cérat.................... 32 —
Formule pour injections trachéales (Ci. Lévi;.
Vnbsp; Acice tanuique.................... I gr.
;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; lode............................ 23 centigr.
Glycerine........................ 23 gr.
Eau distillée...................... 23 —
On administre 5 ä 10 grammes de ce liquide pour chaque injection. L'acide lannique injecté seul dans une solution se . donne ä la dose de 10 a 30 centigrammes.
Indications: contre la diarrhée; Ie catarrhepulmonaire;l'hy-dropisie comme diurétique; les hémorrhagies du tube digestif el des poumons.
ACIOULES. S'oblieuncnl en écrasant certains fruits ou certaines plantes, et s'emploient a Utre de tempérants.
ocr page 469
AC0N1T NAPELnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 457
y
Breuvage tempéranta l'oseille (Moiroud).
jf Oaeille fraiche.................. 2 poignées.
Eau....................... 2 litres.
Faites bouillir.
Ajoutez miei.................nbsp; nbsp;200 gr.
Breuvage tempérant simple (Moiroud).
V Feuilles de bourrachc...............nbsp; nbsp; 200 gr.
Eau.............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 litres.
Faites bouillir.
Ajoutez oxymel simple..............nbsp; nbsp; 250 gr.
ACONIT NAPEL. Renonculacées, indigene.
Emploi. Est usité sous forme de poudres, dexlraits, d'inl'u-sions, de teintures; les parties employees sonl les feuilles et les racines; Ie principe actif est un alcaloïde : Vaconitine,
Doses. Grands animaux........nbsp; nbsp; 16 a 32 gr.
Petits animaux..........nbsp; nbsp; nbsp;8 ä 12 —
Pores.................nbsp; nbsp; nbsp; 4 ä 6 —
Chiens et chats.........nbsp; nbsp; nbsp; 0,50 ä 1 —
Effets et usages. Narcotico-äcre. diurétique, stupéfiant défer-vescent. Est usité pour calmer la fievre, et dans les affections nerveuses.
Alcoolature de racine d'aconit.
Plante fraiche....................... 100 gr.
Alcool ä 10deg;........................ 100 —
Contusez la plante, laissez macérer quinze jours, décantez, liltrez. Peut être employé a la dose de 2 a 4 grammes par jour pour Ie chien et a la dose de 20 ;i 50 grammes pour Ie cheval contre les irritations des bronches.
Formule pour injections trachéales (G. Lévi).
Aconil. Alcoolature du Codex, 5ä 10 grammes, Aconitine. La formule employee est la suivante :
Aconitine.......................... 5 centigr.
Alcool a 85deg;........................ 10 gr.
Eau distillée........................ 90 —
La dose pour une injection csl de 4 è, 10 gr. Donne de beaux résultats comme antifebrile dans la flèvre typhoïde du cheval. Signol. — Aide-mém. veter.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;•nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;26
ocr page 470
458nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;FORMULES VÉTÉRINAIRES
AIL. Llliacee, bulbeuse. Employee comme anthelminthique, principalement contre Ie syngamus Irachéalis (Mégniu).
ALCOOL. Esprit de vin Liquide incolore, d'odeur vineuse, de densité variable suivant sa concentration.
Emploi. A I'intérieur et ä l'extérieur, en teintures ou a l'état de pureté.
Doses. Grands animaux..........nbsp; nbsp; 125 k 250 gr.
Petits animaux..........nbsp; nbsp; nbsp; 32 ä 96 —
Pores.................nbsp; nbsp; nbsp; 32 a 64 —
Carnivores.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;16 ä 32 i-
Effets et usages. Stimulant ä doses légères et stupéflant ä fortes doses; ses effets sont corrélatifs a son degréde concen­tration. Il est employé ä l'extérieur comme résolutif, hémosla-lique et cicatrisant. A I'intérieur contre les indigestions, les affections typlioïdes ou septiques.
Breuvage stimulant et enivrant pour les vaches.
I? Eau-de-vie..................... 1/2 Utre.
Melasse ou miei................. 2a3 cuillerées.
Délayez et administrez.
Employé chez les vaches dans Ie renversement de la matrice pour amener la resolution musculaire.
Mélange contre les démangeaisons.
Meuthol...........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Alcool............................nbsp; nbsp; nbsp;30 —
Eau.............................nbsp; nbsp; nbsp;60 —
Acide acétique dilué..................nbsp; nbsp; 150 —
Appliquer au moyen d'uae épouge.
Solution antiseptique (Giraldès).
Alcool.......................... 2 a 4 gr.
Thymol......................... 1 —
Eau............................ 50 —
Formule pour injections trachéales (G. Lévi).
Les doses varient selon sa concentration. L'alcool rectiflé peut se donner a la dose de 10 a 30 grammes, seul ou étendu de 50 a 100 grammes d'eau; mélange de 5 ä 10 grammes d'am-moniaque, d'éther, de laudanum, d'essence de thérébenthine, se-on les nécessités thérapeutiques.
ocr page 471
ALOÈSnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 459
ALOES. Sue desséché de plusieurs espèces d'aloès. II en existe plusieurs variétés; aloès succotrin, aloès hépatique ou des barbades, aloès caballin.
L'aloès a un gout atner, une odeur spéciale, il se ramollit par la chalcur. II est soluble en parl.ie dans l'eau, presque com-plètement dans Talcool. Le principe actif est l'alotne.
Em-ploi. A l'extérieur sous forme de teintures; ä l'intérieur en électuaires, en breuvages, en bols et en lavements.
Doses. Aloès des barbades.
Grands ruminants.............nbsp; nbsp; nbsp;125 a 150 gr.
Solipèdes....................nbsp; nbsp; nbsp; 64 a 96 —
Petits ruminants..............nbsp; nbsp; nbsp; 16 a 32 —
Pores......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 ä 16 —
Chieiis......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4 a 8 —
Effets et usages. A l'extérieur en teinture, comme stimulant des plaies ou des ulcères. A l'intérieur, il agit comme purga-tif drastique. Il est employé parcette voie dans les indigestions, la diarrhée, les irrégularités de la rumination, la jaunisse, le vertige abdominal, etc., etc.
Teinture d'aloès.
^ Aloès pulverise.................. 1 partie
Alcool a 21o..................... 8 —
Teinture d'aloès et de myrrhe.
jfi Esprit de vin rectifié............. 5 Utres.
Aloès........................ 400 gr.
Myrrhe....................... 200 —
Eau......................... 2 litres.
Faites digérer le tout pendant quinze jours et flltrez.
Breuvage purgatif ordinaire.
y Aloès des barbades............... 30 gr.
Eau ordinaire................... 1 litre.
Miei ou sirop de fécule............. 120 gr.
Breuvage purgatif pour le boeuf (Couraetz).
IP Follicules de séné................. 62 gr.
Aloès du Gap..................... 45 —
Eau.......t................... 1 litre.
ocr page 472
460nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;FORMULES VETERINA1RES
Hiel aloétique (Laäsaigne et Delafoud).
IC Aloès des barbades..................... 64 gr.
Miei commun.......................... 250 —
Eau de rivière......................... 500 —
Conseillé pour purger les chiens aux mêmes doses que Ie si-rop de nerprun.
Ëlectuaire purgatif (Moiroad).
'V Poudre de réglisse....................,. 50 gr.
Aloèa des barbades..................... 20 —
Miei.................................. Q. S.
Ëlectuaire purgatif pour ie gros bétail (Festal Philippe).
Aloès............................. 12 ä 15 gr.
Ipecacuanha....................... 6ä 8 —
Miei............................... Q. S.
Bols purgatifs (White).
'JjC Aloès des Barbades..................... 30 gr.
Savon.............................. 15 —
Gingembre en poudre................... 5 —
Essence de Carvi........................ 10 gouttes.
Sirop-----............................. Q. S.
F. s c. pour un bol.
ALUN. Sulfate double (Talumine et depotasse. Se trouve sous deux formes dans les pharmacies ; cristallisé et calcine. Le der-nier s'obtient en calcinant le premier.
Emploi. L'alua cristallisé s'emploie sur la peau ou les mu-queuses, en solution et sous forme de collutoires.
L'alun calciné est utilise k l'extérieur et sous forme de poudre.
Effets et usages. L'alun cristallisé s'emploie contre les inflam­mations, les brülures, les hémorrhagies, les écoulements, les ophUialmies. Mêlé au blancd'oeuf, il forme un bandage conlentif solide.
L'alun calciné sert a cautériser légèrement les plaies, les ul-cères et les fistules.
Ëlectuaire aluné (Haync).
j(C Alun...............................nbsp; nbsp; nbsp;5 gr.
Poudre d'écorce de chAne...............nbsp; nbsp; 30 —
Farine et eau........................nbsp; nbsp; Q. S.
Une dose malin et soir, dans la dysentefle.
ocr page 473
AMMONIAQUEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;461
Gargarisme astringent (Roche Lubin).
Vnbsp;Aluu............................... 60 gr.
Miei................................... 12 —
Eau................................. 1 litre.
En gargarisme dans les angines au début. On peut employer aussi 1'insufflation dans Ie pharynx, ä l'aide d'un tube, de l'alun en poudre.
Collyre styptique et anodin (H. Bouley).
Vnbsp; Aluu...................................30 gr.
Laudanum......................... la a 20 goultes
Eau ordinaire.......................... 1 litre.
Conlre la conjoncüvite granuleuse, après modiflcalion de la muqueuse par Ie crayon d'azotate d'argent.
Charge astringente résolutive (Delafond).
'V Bianca d'oeufs............................ nraquo; 6
Alun pulverise........................... 60 gr.
Alcool.................................. 90 —
Miei....................................nbsp; nbsp;240 —
Pate caustique (Plasse).
V Alun calcine.......................... 100 gr.
Alcide sulfurique..................... Q. S.
pour obtenir une päte de cousistance de miei; usitée contre Ie cra-paud.
AMIDON ou fécule. Poudre blanche, insoluble, insipide, tirée des céréales ou de la pomme de terre.
Emploi. Cru, il sert a saupoudrer les plaies, les parties en-llammées ou qui sont Ie siège de démangeaisons. Guit, on en fait des calaplasmes ou des bandages contentifs. A l'intérieur on l'emploie contre la diarrhée.
AMMONIAQUE. Alcali volatil. Dissolution de gaz ammo-niaque dans l'eau.
Emploi. En frictions, soit pur, soit en liniment, ou comme léger caustique. A l'intérieur, on la donne sous forme de breu-vages dans une infusion froide.
Doses. Grands ruminants..... 32 a 64 gr.
Solipèdes............ 15 a 32 —
Petits ruminants....... Ga 8 —
Chiens.............. 3a 8 gouttes
26.
ocr page 474
402nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;FORMULES VETER1NAIRES
Effets et usages. Elle rubefle la peau ou la cauterise selon la durée de l'application ou la vigueurde la friction. A i'intérieur, eile agit comme stimulant, sudoriflque et diaphorétique contre les indigestions gazeuses, les maladies gangreneuses, les em-poisonnements par les acides, et certaines maladies nerveuses. On I'utilise contre les plaies de mauvaise nature, les morsures d'animaux vénimeiix, lus tumeurs charbonncuses.
Pommade de Gondret.
HC Suif................................. 32 gr.
Axonge.............................. 32 —
Ainmoniaque liquide ä 25deg;.............. 64 —
Liniment sédatif (Négrier).
^ Eau................................nbsp; nbsp;S60 gr.
Alcool camphrti.....................nbsp; nbsp; nbsp;60 —
Ammoniaque liquide.................nbsp; nbsp;130 —
Sei marin...........................nbsp; nbsp; 150 —
Charge résolutive.
TC Térébeuthine........................ 250 gr.
Alcool camphré....................... 100 —
Ammoniaque liquide a 22deg;............. 100 —
Ajoutez l'alcool a la térébenthine, mêlez peuäpeu Tammoniaque.
Liniment ammoniacal.
Vnbsp; Ammoniaque liquide................ 1 partie.
Huile d'olive...................... 2 —
Mettez en flacon; agitez.
Breuvage ä 1'ammoniaque.
Vnbsp;Ammoniaque liquide................... 10 gr.
Décoction de lin....................... 1 litre
Pour Ie ehe val. Doublez la dose pour Ie boeuf.
Breuvage contre la météorisation des ruminants.
(Erdman et Hertwig).
Vnbsp; Ammoniaque........................ 30 gr.
Alcool.............................. 60 —
Infusion de camomille................. 750 —
Injections trachéales (G. Lévi).
Les ammoniacaux devront ètre associés a, des substances qui rendent plus durable leur action fugace.
ocr page 475
A SS A FOETIDAnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 463
Alcool a 85deg;.............*..............nbsp; nbsp; nbsp;^0 gr.
Arauiouiaque liquide...................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;5 —
Eau distillée..........................nbsp; nbsp;100 —
Les doses sont de 10 ä 20 grammes en injections.
ARNICA DES MONTAGNES. Arnica montana. Compo-sée, corytnbifère, indigene.
Emploi. La fleur en infusion ou en teinture, en breuvage ou en frictions.
Doses. Grands animaux.. . 8 a 16 gr. Moyens animaux. .2 a 4 — Petits animaux.... 0,25 a 50 centigr.
Effets et usages. Stimulant assez énergique, action parfois vomitive; s'emploie dansles affections asthéniques et septiques.
A rextcrieur, eile est employee centre les chutes, les contu­sions, les coups.
Poudre d'arnica 20 a 100 grammes pour Ie cheval (Bouchar-dat).
Breuvage d'arnica.
V Feuille d'ainic.!...................... 10 gr.
Eau................................ 1 litre.
Teinture d'arnica.
y Fleurs d'arnica hacliées.............. 43 gr.
Alcool rectifié...................... 375 —
Faites macérer huit jours en agitant; exprimez et filtrez.
ASSA FCETIDA. Gomme résine extraite de la ferula assa fatida, ombellifère croissant en Syrië, en Lybie et en Perse.
Emploi. A l'intérieur, enbreuvages,électuaires,bols, pilules, lavements, ou melangée k certaines patées.
Boses. Grands animaux.......... 32 ä 64 gr.
Moyens animaux.......... 8 ä 16 —
Petits animaux............ la 4 —
Effets et usages. Stimulant du tube digestif, antispasmodique, antivermineux, et comme condiment.
Breuvage calmant (H. Bouley et Keynal).
quot;V Camphre........................... 16 gr.
Assa fcetida...................... 16 —
Eau............................ 580 —
ocr page 476
464nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; FORMULES VÉTÉRINAIRES
Poudre antivermineuse (Mégniu).
% Poudre de gentiane........ ) 0,S0 par tête
Assa fcßtida.............. Snbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;et par jour.
En mélange avee la patee des faisandeaux atteints du syngamus trachéalis.
AZOT ATE D'ARGENT. Nitrate d'argent. Pierre infernale. Emploi. A l'extérieur comme caustique, en solution ou en pommade. A l'intérieur dis sous et en breuvages.
Doses.
Grands animaux.. 0,50 k 1 gr. dissous dans 200 gr. d'eau. Moyens animaux.. 0,i0 ä 0,20 cenligr. dans 50 — d'eau. Petits animaux... 0,05 ä 0,10 — dans 25 — d'eau.
E/fets et usages. A l'extérieur, il cauterise légèrement en mo-difiant les surfaces malades. On l'emploie alors dans les mala­dies des yeux et des orcilles, les plaies, les flstules et certaines affections cutanées.
A rintérieur, peut être employé contre les diarrheas anciennes et les maladies nerveuses. On pourrait l'essayer contre les ma­ladies dues ä des vegetations cryptogamiques, dont il arrèle lo développement, notamment l'aspergillus niger (Raulin).
Potion contre la choree du chien.
Vnbsp; Azotate d'argent cristallislaquo;1.......... 16 centigr.
Eau distillée................... 45 gr.
Une cuillerée ä café, trois fois par jour.
Solution de nitrate d'argent.
Vnbsp; Nitrate d'argent fondu............... 1 gr.
Eau distillée..................... 100 -
Pommade ophthalmique.
Vnbsp; Nitrate d'argent................. S centigr.
Axonge....................... 4 gr.
Bil LLADONE. ATROPINE. Plante indigene,solanée, dont on emploie les feuilles et les racines. La parlie active est Vatro-pine.
Emploi. En poudre, en extrait alcoolique ou aqueux: I'atro-pine s'emploie sous forme de sulfate.
ocr page 477
BENZINEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 465,
Sous ces diverses formes, eile sert en frictions, en cataplas-mes, et ä linlérieur en électuaires, en breuvages, on en fumi­gations.
L'atropine estl'extrait de belladone peuvenl êlreinjeclésdans latrachée.
Doses. Poudre. Grands animaux ...nbsp; nbsp; 16 a 32 gr.
Petits animaux............nbsp; nbsp; nbsp; 4a 8 —
Porcs...................nbsp; nbsp; nbsp; 2 a 6 —
Chiens..................nbsp; nbsp; nbsp; la 2 —
Effets et usages. A pour effet de dilater les muscles annulaires et prin.;ipalement la pupille ; a plus forte dose, eile agit sur la moolle épinière. Ou l'emploie pour dilater les sphincters de l'oeil, dela vessie, de l'anus. Elle est antidiarrhéique et est encore usitée contre les toux nerveuses, la choree, l'épilepsie, les affec­tions typhoïdes.
Pommade de belladone.
% Extrait du sue de belladone......... 1 parlie.
Axongc........................ 4 —
Teinture de belladone.
jfi Belladone sèche.................. i partie.
Alcool ä 21deg;..................... 4 —
S'emploie comme sédatif pour l'usage externe.
Extrait alcoolique de belladone.
V Belladone en poudre 1/2 line.......... 100 gr.
Alcool a 60deg;...................... C00 —
Tassez la poudre et humectez d'alcool; après douze heures, dis-tillez et évaporez jusqu'è cousistance d'extrait.
Injections trachéales (G. Lévi).
La dose del'extrait varie de 0,05 a 1 gramme en dissolution dans l'eau. Pour les sels d'atropine, principalement Ie sulfate, la dose oscille pour chaque injection de 5 milligrammes a 3 cenllgrammes dissous dans 5 grammes d'eau distillée.
BENZINE. Benzol. Liquide, volatile, odeur de goudron, pe-sant 850 grammes Ie litre.
Emploi. A l'intérieur et a l'extérieur, pure ou associée a un corps gras, ou étendue d'alcool.
ocr page 478
466nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; FORMULES VÉTÉR1NA1RES
Doses. Grands animaux.......... 64 a 96 gr.
Petits animaux............ 16 a 32 —
Chiens.................. 4a 8 —
EffeU et usages. A rextérietrr, on l'emploie en frictions sur la peau qu'elle irrite ä la facon des essences;alle est parasiticide.
A. l'intérieur, eile produit la constipation, agit comme stimu­lant du Systeme nerveux, determine des convulsions.
On peutl'utiliser centre les diarrhées, les pelotes stercorales, et comme vermifuge.
Benzine cantharidée.
% Benzine.......................nbsp; nbsp; 125 gr.
Huile grasse....................nbsp; nbsp; nbsp;64 —
Cantharides pulvérisées............nbsp; nbsp; nbsp;16 —
Faites macérer et décantez.
Tres actif comme antipsorique.
On peut l'ajouter aux bains'pour détruire les ectozoaires
BROME. A été employé pour combattre la diphthérie; en collutoire et a l'intérieur,
Breuvage bromuré.
Brome pur................ lii a 30 goutteraquo;.
Eau ordinaire..........-. . . 1 litre.
Solution oaustique (Tabourin).
% Brome pur............... 30 a 60 gouttes.
Bromure de potassium........ 10 gr.
Eau ordinaire............. 62 —
Pommade bromurée (Tabourin).
^ Bromure de potassium.............. 8 gr.
Brome pur....................... 30 goutles.
Axonge......................... 32 gr.
S'emploie en badigeonnages sur Ie pharynx et Ie voile du palais.
BROMURE DE POTASSIUM. Sei binaire,blanc, crislal-lisant en cubes, tres soluble.
Emptoi. Se donne k l'exlérieur et a Tintérieur; en pommade, en solution ou en breuvages.
Doses. Grands animaux......... 8 ä 16 gr.
Moyens animaux......... 2 ä 4 —
Petits animaux.......... 0,25 a 1 —
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CAMPHREnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;437
Effets et usagss. Excitant, puis alterant, emousse ia sensibilite du Systeme nerveux et les facuités motrices. A i'intérieur, on Ie donne contre ia chorée, i'épiiepsie, ia nymphomanie', ie tétanos, ie diabete, etc , etc.
Pommade de bromure de potassium.
-Jt Bromure de potassium................ 8 er.
Axonge.............................. 32 —
Breuvage alterant pour Ie cheval (Tabourin).
Vnbsp;Bromure de potassium......... S, 10 ou 13 ^r.
Eau........................ 1 utre.
CAFÉ. Graine d'une rubiacée. Le principe actif est ia cafeïne.
Emploi Esl adrainislré a i'intérieur, naturel ou torréfie; en infusion ou en décoction.
Effets et usages. Stimulant de lappareil digestif et du Systeme nerveux; ses propriélés toniques permettent del'iitiliser contre l'anémie, la putridité; ses qualités excitantes le rendent pré-cieux contre le narcotisme. On 1'emploie surtout clans la mala-die des chiens et contre l'anasarque.
CAMOM1LLE NOBLE. Anthemis nobilis. C. romaine. Composée, corymbifère, indigene. Emploi. En infusions; quelquefois mals raremcnt en électuaires.
Doses. Grands animaux........... 16 a 32 laquo;t.
Moyens animaux........... 4 ä 8 —
Petits animaux............. 2a 4 —
Effets et usages. Stimulant, tonique et antiputride. On l'em-ploie en frictions ä i'extérieur sous forme d'huile. A I'intérieur on en fait un usage frequent dans les indigestions.
Breuvage de camomille.
* Têtes de camomille................... 10 gr.
Eau................................ 1 litre.
Infusez.
Huile de camomille.
Vnbsp; Fleurs sèches de camomille............ 50 raquo;r.
Huile d'olive........................ 400 __
Préparez par digestion.
CAMPHRE. Produit concret obtenu par distillation du
ocr page 480
468nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;FORMULES VETER1NAIRES
laurus camphora; incolore, transparent, d'odeur spéciale, vola-tü; soluble dans l'alcool, les ethers, les huiles; insoluble dans l'eau.
Emploi. A l'extérieur en huile, en alcoolat; ä I'iiitérieur on Ie donne en électuaire, en breuvages ou en lavements.
Doses. Grands animaux......nbsp; nbsp; 8nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;16nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;32 gr.
Petits animaux.......nbsp; nbsp; 2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 —
Porcs..............nbsp; nbsp; 1 2nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 —
Chiens.............nbsp; nbsp; 0,25nbsp; nbsp; 0,50nbsp; nbsp; 2 —
E/fets et usages. Il est sédatif, antiputride et anthelminthique , donné a fortes doses, il agit sur les forces motrices. On l'utilise k l'extérieur contre les engorgements des membres, les dou-leurs articulaires et les plaies de mauvaise nature.
A l'intérieur comme sédatif; comme antiputride dans les affections charbonneuses ou gangreneuses; comme vermifuge et antispasmodiquo.
Camphre en poudre.
V Camphre............................ Q. S.
Alcool quelques gouttes qui ont pour but de diminner l'élasticité du camphre, et on triture.
Alcool camphre.
y Camphre........................... 1 partie.
Alcool rectifié....................... ^ —
Eau do-vie camphrée.
#9632;y Camphre........................... 1 partie.
Alcool i 22raquo;....................... 50 —
Contre les contusions ou les entorses.
Huile camphrée.
TC Camphre........................... 1 partie.
Huile d'olives....................... 1 —
En frictions contre les douleurs articulaires.
Vinaigre camphre.
^ Camphre......................... 1 partie.
Vinaigre.......................... 16 —
Mêmes usages que l'eau-de-vie camphrée.
Pommade camphrée.
^ Camphre............................ 1 partie.
Axouge.............................. 4 —
ocr page 481
CHAUXnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 469
CANTHARIDES. Coleopteres vivant sur Ie Irene et Ie troène. Leur action est due ä la cantharidine.
Emploi. Presque exclusivement a l'exlérleur sous forme de leinture, de pommade, d'huile; elles entrenl dans la composi­tion des preparations désignees sous Ie nora de feux.
Effets et usages. Sur la peau elles produisent la vésication; leur agent actif étant absorbé determine du cóte des voies génito-urinaires une irritation qui peut aller jusqu'ä l'hématu-rie. On emploie les preparations comme révulsifs ou dérivalifs dans les affections inflaramatoires; comme fondants sur les tumeurs et les engorgements; enfin comme antipsoriques.
Onguent vésicatoire.
ä Poudre de cautharides.............nbsp; nbsp; nbsp;COO gr.
Poudre d'euphorbe................nbsp; nbsp; nbsp;200 —
Résine et poix noire.............aanbsp; nbsp; nbsp;4Ü0 —
Cire jaune...................... 300 __
Huile grasse....................nbsp; nbsp;1200 —
Faites foudre les résines et la cire, ajoutez l'huilenbsp; et les poudres ou agitant jusqu'a refroidissemeut.
Teinture de cantharides.
Poudre de cantharides............. 100 gr.
Alcool ä 80deg;.................... 1.000 __
Se prepare par digestion.
Huile cantharidée.
V Poudre de cantharides.............. 100 gr.
Huile d'olive..................... 1000 __
CHAUX. Anhydre (chaux vive) ou hydratée (délitée). Poudre blanche, saveur acre, plus soluble dans l'eau froide que dans l'eau chaude.
Emploi. A l'extérieur et a lintéricur, sous forme de lait et d'eau de chaux.
Doses. Eau de chaux. Grands anirnaux. . . i litre Moycns anirnaux .. 5 décil. Petits anirnaux.... 1 —
Effets et usages. S'emploie comme causlique, comme anti-acide et comme astringent. On s'en sert centre Ie piétin, Ie crapaud, les plaies de mauvaise nature et les flstules.
StGNOL. — Aide-méra. veler.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 27
ocr page 482
470nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; FORMULES VÉTÉR1NA1RES
Eau de chaux.
% Chaux éteinte......................... 23 gr.
Eau ordinaire.......................... 1 ''tre'
Lait de chaux.
% Chaux éteinte......................... 100 gr.
Eau ordinaire.......................... 1 Utre.
Liniment oléo-calcaire.
% Eau de chaux....................... 2 parties.
H uile d'olive........................ 1 —
Tres ulile dans les brülures. On peut Ie laudaniser ou chlo-roformiser suivant, les cas.
Onguent ä la chaux (Clément;.
% Goudron..............................nbsp; nbsp;62 gr.
Chaux éteinte.........................• •nbsp; nbsp;23 —
Térébenthine .................... | .-^nbsp; nbsp;62 —
Axonge......................... '
Affections cutanées avec prurit. Unie au charbon de bois, la chaux forme une poudre tres et'Qcace dans les mêmes affec­tions.
CHÊNE (Écorce de). Pulverises et tamisée, on la vend sous les noms de tan et fleur de tan.
Emploi. En lotions, en breuvages, en injections, en lave­ments, en poudre; eile se donneen électuaires,et serl a recou-vrir les plaies et les ulcères.
Doses. Grands animaux......'..... 16 a 64 gr.
Moyens animaux........... 4 a 12 —
Pelils animaux............ la 4 —
Effets el usages. Agit k l'extérieur et a rintérieur comme astringent antiputride; on l'emploie contre les diarrhées, les affections putrides et les plaies sanieuses.
Quinquina frangais.
#9632;y Fleur de tan..........................nbsp; nbsp; )
Poudre de gentiaue......................nbsp; nbsp; gt;
Camomille pulvériséo....................nbsp; nbsp; )
Mêlez.
CHLORAL. A l'état d'hydrate forme un compose solide
ocr page 483
CHLOREnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 471
crislallisé, incolore, d-odeur penetrante, soluble dans l'eau et l'alcool.
Se donne en breüvages, en lavements ou en injections hypo-dermiques.
Doses. Grands animaux......., . . 24 a 48 gr.
iMoyens animaux......... 8 ä 12 —
Petils animaux........... 2 ä 4 —
Effets et usages Produit une irritation locale, determine Ie vomissement. Absorbé, il provoque 1c sommeil; injecté dans les veines, il agit comme anestbésiquu avec resolution muscu­laire complete.
Se donne contre Ie tétanos, la chorée. G'est Ie contre-poison des strychnés (Peuch et Horand). En solulion au 1/50 on au 1/25, il est employé contre la douleur et Ie prurit de la peau.
Injections trachéales (G. Lévi).
De 50 centigrammes amp; 10 grammes dissous dans l'eau dis-tillée.
CHLORATE DE POTASSE. Sei d'odeur chlorée, saveur acre, peu soluble dans l'eau froide, plus soluble dans l'eau chaude. Uni a cortaines substances, comme Ie soul'rc ou Ie phosphore, il peut détoner sous un choc violent.
Emploi. En solution intus et extra.
Doses. Grands animaux......... 8 16 32 gr.
Moyens animaux........ 2 4 8 —
Pctits animaux.......... 1 2 3 —
Effets et usages. Légèrement irritant localement, fortement diurétique a l'iutérieur. En gargarisme, c'est un spóciflque des inflammations de la gorge et de la bouchc, et un antiplastique puissant dans l'angine croupale.
Employé avec succes contre Ie coryza chronique,
CHLORE. Gaz de couleurjaune, odeur forle. Kmploi. En fumigations ou en solution dans l'eau. Est quel-quefois donné enbreuvages.
Solution.
Doses. Grands animaux ..;.......nbsp; nbsp; 125 ä 250 gr.
Moyens animaux..........nbsp; nbsp; nbsp;32 a 96 —
1'etits animaux...........nbsp; nbsp; nbsp;16 a 32 —
ocr page 484
472nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; FORMULES VÉTÉRINAIRES
Effets el usages. Pur, il est suffocant; mêlé a l'air, il est sti­mulant. A rintérieur excitant et astringent.
On utilise ses proprictés antiputrides dans la pneumonic gangreneuse, la bronchitc chronique.
II sert i la désinleclion des écuries.
Fumigations de Guyton de Morvcau.
Sei marin.............................nbsp; nbsp;2i0 pr.
Bioxyde de manganese.................nbsp; nbsp; 100 —
Acide sulfurique.......................nbsp; nbsp; 200 —
Eau ordinaire.........................nbsp; nbsp;200 —
Mèlez lo sei et l'osyde, ajoutoz l'eau et l'acide, agitez et fermez l'habitation.
Hjdroohlore extemporané.
IC Chlorure de chaux.................. Q- i?-
Eau ordinaire...................... —
Ajoutez peu ä peu de l'acide sulfurique éteudu.
. CHLOROFORME. Liquide dense, limpide, d'odeur de pomme de reinette; obtenu par distillation de l'alcool et du chlorure de chaux dissousdans l'eau. Employe en inspirations, en injeelions trachéalcs et ä l'intérieur comme calmanl. En inspiration, e'est un anesthésique puissant.
Électuaire antispasmodique (Saunier).
V Chlorofornie................... 10 a 15 gr.
Poudre de guimauvo.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;i.quot;i —
Miel....................... Q. S.
S'emploie centre les affectionsnerveuses ct le vertigo essentiel.
Injections trachèales (G. Lcvi).
Doses. Chloroforms................ 2 gr.
Alcool reclifié............. . 20 —
Eau distilléo.............. 30 —
CHLORURE D'ANTIMOINE [beurre iVantimoine). Sei d'aspect visqueux, causlique.
Emploi. S'applique en nature ou sous forme de päte.
Effets et usages Caustique énergique d'acüon limitée, servant acautériser les plaies virulentes ou de mauvaise nature.
Caustique Vivier.
1C Acide chlorhjdrique................. 1 litre.
Sulfure d'antimoine en poudre fine...... Q. S.
ocr page 485
PltOTO-ClILORUKE DE MERCÜREnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 473
La saturation de 1'acide est indiquée par la cessation du dó-gagoment gazeux. Boucher ä l'émeri. S'emploie contre le cra-paud.
CHLORITE DE CHAUX (HYPO-) (chbrure de chaux). Poudre blanche, odeur prononcée de chlore, saveur acre, pi-quante, soluble dans l'oau.
Emploi. Surtout ä l'exteneur. en injections, en lavements, en lotions.
Effets et usages. Désinfectant énergique, s'emploie contre los écoulements anciens, les caries, la gangrene.
CHLORURE DE FER (PER-l. Liquide épais, couleur de rouille, savour astringen te, Emploi. A l'intérieur ou a l'extérieur, concentre ou étendu.
T)oses. Grands animaux........... 8 ä 16 gr.
Moyens animaux........... 2 a 4 —
Petits animaux........... la 2 __
Effets et usages. Localement, il est astringent, hémostatique et antiputride. On l'emploie contre los hémorrhagies internes el externes, l'anémie, les plaies par morsures virulentes, et en injections dans les anévrismes.
Liqueur antivirulente (Dr Rodet).
V Perchlorure de fer................nbsp; nbsp;16 gr.
Acide citrique................... 5 __
Acide chlorhydrique...............nbsp; nbsp; nbsp;5 —
Eau dislillée....................nbsp; nbsp;32 —
En doublant lacide chlorhydrique, la liqueur devient caus-tique.
On peut l'ajouter k des poudres et ä la farinc pour préparer des pilules toniques.
CHLORURE DE MERCURE (PROTO-). Calomel. En poudre blanche, sans saveur ni odeur.
Emploi. A l'extérieur en insufflations, k ['intérieur en bol cl en électuaire comme alterant.
Doses. Solipèdes................nbsp; nbsp; i ä 3gr.
Grands ruminants.........nbsp; nbsp; 2 a4 —
Petits ruminants.........nbsp; nbsp; 20 a 30 centigr.
Pores..................nbsp; nbsp; 1 ä2 gr.
Carnivores..............nbsp; nbsp; 0,25 ä 1 —
ocr page 486
474nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; FORMULES VÉTÉRINAIUES
Tripler les doses pour obtenir la purgation.
Effets et usages. S'emploie en insufflation dans les yeux en cas de tales; a l'intérieur il est purgatif, vermifuge. Tres efflcace centre Tictere du chien (Weber de Paris).
Purgatif huileux au calomel.
Vnbsp; Calomel...................... 8 S1'-
Uuile de lin.................... 120 —
Adininistrez en uue fois pour le cheval.
Mélange contra la'Jaunisse pour le boeuf.
#9632;^ Calomel, opium.........................ää 1 gr.
Donner daas uue mäche.
Poudre purgative pour le chien,
Vnbsp; Calomel préparé ä la vapeur.......... 60 ceutigr.
Jalap pulverise.................. 16 gr.
CHLORUREDE MERCURE (DEUTO-). [Sublime corro-si'/). Solide, blanc, inodore, saveurcaustique, soluble dansl'eau
et Talcool.
Emploi. A 1'extérieur en poudre, en solution, sous forme d'onguent ou de pommade; ä l'intérieur en bols et surtout en breuvages.
Doses. Grands animaux.........0.50 a 1 gr.
Moyensanimaux......... 5 a lOcentigr.
Petits animaux.......... la 5 —
Effets et usages. A I'exterieur, caustique énergique pouvant étre absorbé et donner lieu a des accidents, surtout chezles ru­minants; antipsorique et insecticide. II est employé contre les plaies articulaires, les tumours charbonneuses; on 1'applique comme fondant sur les engorgements, eten lotions sur la peau pour éteindre les prurits violents. Peu usité a fintérieur.
Le sublime est un des antiseptiques les plus efficaces : il est la base de toutes los solutions mercurielles employees en chi­rurgie, soit pour aseptiser les instruments, soit pour faire des pansements antiseptiques.
Eau phagédénique'.
fy Sublime corrosif..........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 gr. 50 centigr.
Eau de chaux............ S00 —
Agiter avant l'emploi.
Contre les dartres et les ulcères suspects.
ocr page 487
CHLORURE DE SODIUMnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 475
Topique de Girard.
l/t Sublime corrosif en poudre.......... 32 gr.
Térébenthine de Bordeaux........... 380 —
Trochisques escharotiques.
jfc Sublime corrosif................. 5 gr.
Atnidoa....................... 10 —
Mucilage de gomme........... ) .. 0 a
Adragante................. 5
Falles une päte et moulez en trochisques de 0,3 environ.
Solution mercurielle.
jfi Sublime corrosif.................. 1 gr.
Eau distillée..................... 1 litre.
Centre le pruril violent qui excite les animaux a se déchirer la peau.
Liqueur de Van S wie ten.
Sublime corrosif.................. 1 gr.
Eau distillée . . ................... 900 —
Alcool rectiflé.................... 100 —
Dissolvez dans Talcool, ajouteraquo; I'eau. S'emploie ä la dose de 20 ä 50 grammes dans 6 centilitres d'eau.
Injection de sublime.
quot;V Sublime corrosif................... 4 gr.
Alcool rectifié...................... 43 —
En injections dans les fistules cartilagineuses.
CHLORURE DE SODIUM (sei marin). Solide, saveur sa-lée; soluble dans l'eau.
Emploi. A l'extérieur dans les provendes, en breuvages et en lavements.
Effets et usages. Excitant, tonique, favorisant la digestion.
Provende tonique (Delafond).
V Farine d'orge.................... 500 gr.
Sei marin....................... 30 —
Avoine concassée.................. 500 —
Lavement au sei.
y Sei. ........................... 120 gr.
Décoclion de lin.................. 2 litres.
Dans le cas de coliques.
ocr page 488
476nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;FORMULES VÉTÉRINAIRES
CHLORURE DEZINC (beurre de sine). Sei blanc, eaus-tique,deliquescent, soluble.
Emploi. A l'exterieur, sous forme de piite ou de mixture.
Effets et usages. Ca-usüque, formant une eschare dure. Em­ployé pour détruire progrcssivement les tumeurs indolentes.
• - • #9632; Pate de Canquoin.
jjC Chlorure de zinc................. 1 partie.
Farine de fromenl................ 2 —
Mêlez le clilorure avec la farine, ajoutez assez d'eau pour faire une päte tres solide, qu'on applique sur ia partiedénudée de son épidemie. L'eschare tombe au bout de 8 a 10 jours.
Mixture centre les verrues.
V Chlorure de zinc........ 1 gr. 30 centigr.
Eau distillee........... 2 gr. (Bouchardut).
CHROMATE DE POTASSE. Le chromate rouge orange est le seul usité.
Emploi, Al'extérleur en pommade.
Efftts et usages. Utilise contre les tumeurs osseuses : formes, suros, etc.
Pommade simple de bichromate (Peuch).
-if Bichromate de potasse ..#9632;.)#9632;•„ 0„ ,• T , j . r.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;t araquo; 2 gr. 60 centigr.
lodure de potassium...... )nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 0nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;quot;
Pommade mercurielle......... 32 —
Mélanger a froid.
CIGUE MACÜLÉE'(com'wn maculalum). Plante ombelli-fère,indigene; croit dansleslieuxincuites. Lesfeuilles etlesgrai-ncs sont employees.
L'alcaloïde de Ia ciguë est la cnnicinc.
Emploi. A IVamp;térieur eo cataplasmesou enexlrait; peu usitée k Tintérieur.
Poudre.
Doses. Grands animanx.........nbsp; nbsp; nbsp; 32 ä 96 gr.
Moyens animanx.........nbsp; nbsp; nbsp; 16 a 32 —
Pores.................. 4a 8 —
. Chiens.................. la 2 -
Effets et usages. Stupéliante et fondante; ä i'intérieur, eile provoque d'abord le vomissement, puis l'assoupissemenl agis-sant sur la motilité.
ocr page 489
C0LCH1QUE Ü'AUTOMNEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 477
Catapiasmes de ciguë.
* Poudre de ciguë..................... y. S.
Farine de lia....................... Q. S.
Employés dans Ie traiteiuent des phlegmons, surtout ceux de la mamelle.
CO ALTAR {goudron de houille).
Possède des propriétés désinfectantos et parasiticides. On Ir mélange a diverses poudres.
Mélange dcsinfoctant (Corne et Deuieaux).
2t PlAtre de mouleur.......... 100 parties.
üoudron de houille.......... tgt; 3, 3 parties.
Mêlez.
S'emploie dans les suppurations fétides.
COCAÏNE. Alcoloïde de l'éritroxilon coca, anestliésique lo­cal; peut être employee dans les affections desyeux, de la bou-che, du canal de l'urèthre, de la gorge.
S'emploie en imbibant la muqueuse, ou par injection hypo-dermique.
AC Solution de chlorhydrate de cocaïne. 20 parties. Eau distillce.................... 100 —
Pcu employé en vétérinaire a cause de son prix.
COLCHIQUE D'AUTOMNECfue-cAien, tue-loup). Coiclii-cacée indigene. Les parties actives sent la vératrine et la colchi-cine.
Emploi. A l'extérieur en frictions sous Ibrme de teintures ; ä rintérieur en breuvages ou a l'état d'oxymel.
Doses. Grands animaux....... 4 ä 12 gr.
Moyens animaux....... 1 ä 3 —
Pelits animaux........ 10 ä 25 centigr;
Effets et usages. Irritant, diurétique, sédatif. Ses preparations sent employees centre les engorgements, les hydropisies, les-affections rhumatismalps.
Teinture de colchique.
4-' Bulbes sees....................... 1 partie.
Alcool a 21deg;....................... 4 —
27.
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478nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;FORMULES VETER1NAIRES
Donnée au chicn 'a. la dose d'ua gramme par jour. Pour la preparation, on préféré les semences.
COLLODION. Solution de fulmi-coton dans Téther alcoo-lisé. Produit de consistance sirupeuse,très adhésif. Il s'emploic pour la reunion des plaies, les gonflements érysipélateux, les crevasses, les affections cutanées, les brülures, les hémorrha-gies. Pour Ie rendie moins rigide, on l'a mélange a l'huile do ricin, ä la térébenthine; il tonstitue alors Ie collodion élas-tique.
Collodion au perchlorure de fer.
V Collodion........................ C parties.
Perchlorure de fer................. 1 —
Mélaugez progressivement.
Collodion hémostatique.
Collodion....................... 1nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Q. S.
Acide phénique.................. gt; ää Q. S.
Acide benzoïque................. ;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Q. S.
Coagule Ie sang instantanément.
COUSSO OU KOUSSO. Panicules du bmyera anthelmintica.
Ténifuge puissant. Se donne au chien, ajeun, en poudre, k la dose de 5 a 20 grammes dans un véhicule quelconque.
CREOSOTE. Produit tiré du goudronde bois. Emploi. A Textérieur, en liniment, en teinture ou en onguent; è, l'intérieur, en breuvages.
Doses. Grands animaux......... 2 a 8 gr.
Moyens animaux......... 1 ä2 —
Petits animaux.......... 10 a 50 centigr.
E/fets et usages. Astringente et raême caustique; coagulant l'albumine, eile sert a arrèter les hémorrhagies. Elle est anti-psorique et antiputride, et peut êlre utillsée conlre les dartres, les ulcères, les caries osseuses et la gangrene.
Eau de creosote.
Ajouter goulte ä goutte une solution alcoolique de creosote dansl'eau distillée,jusqu'a ce que Ie mélange perde sa transpa­rence.
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DEXTRINEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;47Q
Onguent de creosote.
Mélangei' la creosote a la dose de 1/20 'a. la graisse de pore ou a TongueHt populeum.
CROTON TIGLIUM. Graines d'une plante euphorbiacée; elles sont drastiques. On en extrait I'huile.
Huile.
Inbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Doses. Grands ruminants.....nbsp; nbsp; 60 ä 80 cenligr.
Solipèdes..........nbsp; nbsp; 40 ä 60 —
.Moyens animaux......nbsp; nbsp; 10 ä 20 —
Carnivores..........nbsp; nbsp; nbsp; 5 a 10 —
Effets el usages. Purgatif Ires violent; eile est fortement ve-sicante sur la peau.
Teinture vésicante.
Vnbsp; Huile de croton.................. 1 partie.
Alcool et ether.................ää 20 —
Huile de croton tiglium.
^i Gi'aine de crotou pulvérisée.......... 1 partie.
Huile d'olive...................... 8 —
Faites digérer pendant six heures au baiu-marie, passez et cou-servez.
CYANURE DE POTASSIUM. Poudre blanche, hygromé-tique, d'odeur d'amandes, soluble dans lean et l'alcool.
Emploi. A l'exlérieur, en pommade ou en solution; a l'inté-rieur, en bols, breuvages, lavements.
Doses. Grands animaux..... 0,50 k 1 gr.
Moyens animaux..... 10 a 20.centigr.
Petits animaux......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 5 ä 10 —
Effets et usages. Narcotique tres puissant. A été utilise centre Ie tétanos, et contre les engorgements indolents anciens.
Pommade de cyanure de potassium.
Vnbsp; Cyanure de potassium............... 1 gr.
Axonge........................... 20 —
DEXTRINE. Amidon ou féculerendu soluble par les acides minéraux étendus, et précédant la formation de la glucose..
ocr page 492
480nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; FORMULES VÉTERINA1RES
Emplm. Surtout a I'exlérieur comme adhésif servant a con-solider les appareils de fraclures.
Mélange de Velpeau.
%' Dextriue......................... 10(t gr.
Eau-de-vie camphrée................. 60 —
Eau chaude....................... 40 —
Agitez pour oblenir un produit de consistance de miei mou ; tres ulile dans les fractures.
DIGITALE POURPRÉE. Plante scrofulariée, indigene; ses feuilles sont surtout usitées, et doivent leur action a la digi­taline, alcaloïdeblanc jaunätre, tres amer, peu soluble dansl'eau froide, soluble en toule proporlion dans l'alcool.
Emploi. A I'extérieuren teinture ; ärintérieur en poudre sous forme de bol ou d'électuaire.
Poudre.
Doses. Grands animaux......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4nbsp; nbsp; ä 8 gr.
Moyens animaux. .... .nbsp; nbsp; nbsp;0,50nbsp; nbsp; al —
Porcs.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 25nbsp; nbsp; ä 50 centigr.
Chiens.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 10nbsp; nbsp; a 25 —
E/fets et usages. A l'intérieur, diurétique et sedative, avcc ralentissement des mouvements du coeur. A forte dose, eile provoque des syncopes. A l'extérieur eile est irritante. On l'emploie dans les affections du coeur et de ses enveloppes; ellc est antifébrille, et son usage est recommandé comme diurétique dans les hydropisies des diverses séreuscs.
Teinture de digitale.
'V Poudre de digitale................. 1 parlie.
#9632; Alcool ordinaire................... 5 —
Digüaline. Peut se donner chez Ie chicn ä la dose de 3-5 milligrammes.
Ëlectuaire ä la digitale (Sigaol).
jC Digitale en poudre.................. 8 gr,
Farine d'orge....................... 30 —
Miei............................... q. S.
Dans les affections typhoïdes, comme diurétique et anlillicr-mique.
N.
ocr page 493
EMEïrQÜEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 481
Infusion centre l'hydropisie.
Vnbsp; Feuilles de digitilo.................. 13 gr.
Eau chaude........................ IfiOO —
Passez.
A faire prendre par quart matin et soir.
Injections trachéales (G. Lévi).
La digitale se donne en' teinture (1 pour 5) ä la dose de 5 tV 20 grammes. La digitaline de 1 a 5 centigrammes dans 5 a 10 grammes d'alcool.
ELLEBORE NOlR.Saracine sert actablirdes trochisques-surtout sur les bêtes ä cornes.
ÉMETIQUE [lartre siibic). Sei incolore, solide, saveur ;icre, solube dans quinze parlies d'eau froide et trois parties d'eau' bouillante.
Emplui. Al'extérieur en pommade el en lotion; ä l'intérieur, en solution sous forme de boisson, de breuvage chez. les rumi­nants et les solipèdes.
Doses. Grands animaiix ... 8 a 16 gr. Moyens aiiiiii;iii\ . . . la 2 — Chiens.......... 5 ;i 20 centigr.
Effets et usages. A l'extérieur, il determine l'apparition de pustules, et si I'appiication a été prolongée, il peut s'ensuivre des chutes de peau. A l'intérieur, il est vomitif ou émétoca-Ihartique suivant que les animaux vomissent ou ne vomissent pas. Absorbé, il est sédatif et contre-stimulant, diurétique et v évacuant.
On l'utilise comme révulsif, ä l'extérieur. Al'intérienr, comme lt;gt;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;vomitif. dans les empoisonnements, les embarras gastriques, les
affections bronchiques, les pneumonies diverses. Son usage est recommandé dons les jetages anciens non suspects.
Pommade stibiée (Autenrieth).
quot;Jfi Émétique porphyrlsé............... ! par tie.
AxoDge.......................... 3 —
Vin stibié.
Vnbsp; Émétique en poudre.................. 4 gr.
Vin............................... 1 litre.
ocr page 494
482nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; FORMULES VÉTÉRINAIRES
Breuvage émétisé pour Ie cheval.
Tfi Émétique........................... 10 j?r.
Eau de rivière...................... 2 Utres.
Breuvage émétisé pour Ie bteuf (Delafond).
jfi Eau de rivière..................... 1/2 Utre.
Émétique......................... 4 gr.
A faire preudre doucement eü breuvage dans Ia péripneumonie.
Breuvage émétisé pour Ie chien.
% Émétique.................... 1 decigramme.
Eau ou lalt tiède............... 1/2 verre.
ERGOT DE SEIGliE. Dü a raltératlon du grain par l'en-•vahissement d'un champignon, sclérotium clavus. Le principe acüf est Vergoline.
Emploi. En poudre, en bol, en électuaire et en breuvages.
Doses. Jument et vache....... 16 a 32 gr.
Pelits ruminants et pores. . 4 a 8 — Chienne et chatte....... 2 a 4 —
Effets et usages, ^ollicitc tres acüveraent les contractions de la matrice. A haute dose, il produit ïergotisme, qui se caracté-rise par des phénomènes convulsifs et des sphacèles étendus.
On l'emploie dans les accouchements et contre les hémorrha-gies de la matrice ou des reins.
Breuvage obstetrical.
Vnbsp; Ergot de seigle..................... 13 gr.
Infusion de camomiile................ 500 —
Administrez tiède.
Autre pour la chienne.
Vnbsp; Ergot de seigle..................... 1 gr.
Infusion de camomiile................ 60 —
ESSENCE DE LAVANDE. Produit de la distillation de #9632;diverses espèces de lavandes,principalement dülavandulaspica. Jaunätre, d'odeur spéciale, saveur chaude et amère.
Emploi. A Textérieur en frictions, pure ou diversement mé-langée.
Doses. Grands animaux....... 32 k 64 gr.
Moyens animaux....... 8 a 16 —
Petils animaux........ 4 a, 8 —
ocr page 495
ESSENCE DE TÉRÉBENTHINEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;483
Effets et usages. Résolutive, excilante, eile esl employee en frictions sur les arliculalions engorgées, et dans les paraple­gics; ä rintérieur, eile est stimulante.
ESSENCE DE TÉRÉBENTHINE. Ce produit de )a dis­tillation des téróbenthines est liquide, transparent, incolore, d'odeur penetrante, de saveur chaude. Insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool, 1'éther et les huiles.
Emploi. A l'extérieur pure ou en liniment, en frictions ou ap­plications. A lintcrieur en emulsion, en électuaire ou en lave­ments.
Doses. Grands animaux....... 32 ä 50 gr.
Moyens animaux....... 4 a 12 —
Petits animaux........ 2 a 4 —
Effets et usages. A l'extérieur eile est irritante et provoque de violentes doulcurs sur ie clieval. A rintérieur, clle est antipu-tride et parasiticide. On l'emploie comme résolutive el revul­sive dans les cas qui demanderit mie action rapide; comme anlipédiculaire contre tous les ectozoaires. Elle est précieuse centre les atlections gangreneuses et typhoïdes (Girard) et les obstructions du feuillet.
Breuvage antiputride (Delafoud).
Vnbsp; Essence de térébenthine............. 10 gr.
Teinture de quinquina............... 20 —
Vin coupé de 1/2 d'eau............... 1 litre.
Breuvage contre 1'obstruction du feuillet.
Vnbsp; Essence de térébenthine......... 30,43,60 gr.
Infusion aromatique.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;1 litre.
Électuaire a l'essence de térébenthine (Alexandre).
Vnbsp; Essence de térébenthine.........nbsp; nbsp; nbsp;20 a 30 gr.
Alcool...........#9632;...........nbsp; nbsp; 100nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;gr.
Gentiane en poudre . ...........nbsp; nbsp; nbsp;60nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;—
Miei.......................nbsp; nbsp; nbsp;Q. S.
Dans les afl'ections typhoïdes.
Liniment irritant.
Vnbsp; Essence de térébenthine............. 90 gr.
Ammoniaque liquide............... 24 —
Eau-de-vie a 22deg;.................. 125 —
ocr page 496
484nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;FORMULES VÉTÉRlNAinES
Eu frictions contrc les distensions synoviales ou les efforts récenls ou anciens.
Injections trachéales (G. Lévi.)
Faire dissoüdre 1'essence dans l'huile d'olive ä parties égales et l'injecter aux doses de 5,10 et 15 grammes.
Gonvient surtout dans 1c catarrhe chronique des bronchcs et les affections typhoïdes du cheval.
'ETHER NITRIQUE. Estun agentprécieux dans Ie casdo refroidissements avec tremblements, sueurs glacées; on In donne a la dose de 40 k 50 grammes ; il relève Ie pouls et ramene promptement la chaleur a la peau.
ETHER SULFURIQUE. Liquide tres limpide, volalil, d'odeur agréable, d'une saveur fraiche, puis brölante. Emploi. Al'extérieur, ä lïntérieur et en inspirations.
Doses. Grands animaux.......... 30 ä 1?5 gr.
Moyens animaux.......... 4 a 12 —
Petits animaux.......... la 4 —
Effets et usages. Stimulant du tubo digestif, et stupéflant par suite de son absorption. En inspirations, c'est un anesthésique puissant. Il est tres usité contre les brülures, les douleurs locales a Textérieur. A rinlérieur, on Ie donne contre les coliquos avec ballonneraent.
Mélange anthelminthique.
Ether........................... 1 a 4 gr.
Huile de riciu......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30 —
Contre Ie ta3nia chez Iccliien.
Topique contre les brülures.
#9632;^ Taniu.......................... 10 gr.
Alcoot......................... • 10 —
Ether sulfurique..................., 80 —
Ponctionner les phlyctènes, laver la region avec une solu­tion boriquée et appliquer Ie topique avec un pinceau.
Injections trachéales (G. Lévi.)
L'élher peut ètre donné par cctte voic ä doses considerables daas les différents cas ou il est indiqué. Mais ce qui est parti-
ocr page 497
FOUGÈREnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 485
culler; c'est qu'on ne produit pas Tanesthésie, quelle que soit la dose injectée.
EUPHORBE. Gomme-résine extraite de plusieurs plantes euphorbiacées ; en poudre ou en larmes.
Emploi. A l'extérieur en onguent, en pommade, ou en lini­ment.
Effets et usages. Vesicant très actif, employé a l'extérieur dans les cas ou l'on emploie Ie vésicatoire, dans la composition duquel il entre en forte proportion.
FENOUlLi. Semence de Vanethum fieniculum, ombellifères. Sont employees dans les indigestions gazeuses k la dose de 50 k 100 grammes. On emploie aussi pour eet usage les graines du cumin, de la coriandre et du carvi.
FÈVE DE CALABAR. Graine d'une plante légumiueuse et dont la parlie active est un alcaloïde connu sous Ie nom d'ésMne,
Injections trachéales (G. Lévi.)
L'exlrait alcooliquc de leve de calabar peut ètre injecté a la dose de i a5 centigrammes dissous dans 1'eau, une ou plusieurs fois dans la journée
Le sulfate d'ésérine s'administre a la dose de 1 centigramme. Centre le tétanos.
Injections hypodermiques.
Sulfate d'ésérine 0,06 ;i 0,10 en solution au 50= ou 100e comme évacuant dans le cas de coliqnes, en provoquant le mouvement périslaltique de l'intestin.
FOUGÉRE Indigene. Les parties employees sont les bour­geons et surtout les rhizomes. La racine doit être nouvellement récoltée et pulvérisée immédiatement.
Emploi. En électuaires, en bols, en brcuvages;en poudre ou en décoction.
Poudre,
Doses. Grands animaux........nbsp; nbsp; 200 k 250 gr.
Moyens animaux.......nbsp; nbsp; nbsp; 33 a 6i —
Petils animaux.........nbsp; nbsp; nbsp; 16 a 32 —
Volailles..............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 a 4 —
Effets et usages. Bon vermifuge contre le taenia et les vers-cavitaires.
ocr page 498
48Gnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; FORMULES VÉTÉRINAIRES
Huile éthérèe dn fougere. Se donne au chien a la dose de 2 ä 5 grammes en pilules ou en électuaire. Purger une heure après..
GAROU (daphne gnidium). Écorce d'un arbrisseau de la familie des Ihymélées. Son principe actif est la.daphnine.
Emploi. En trochisques; entre dans la composition de prepa­rations vésicantes.
Effets et usages. Al'extérieur comme vesicant.
GENIÈVRE (Baies du). Fruits du genévrier commun, fa­milie des conifères. Ses principes actifs sont une essence) une résine et un principe amer.
Emploi. A l'intérieur en électuaire ou dans les aliments. On peut les utiliser pour les fumigations.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; _
Doses. Grands animauxx........ 6i a 125 gr.
Moyens animaux........ 16 ä 32 —
Petits animaux.......... 4ä 16 —
Effets et usages. Stimulantes et toniques, diurétiques. On les cmploie contre les alïections intestinales et surtout celles du foie; on les utilise aussi dans les maladies putrides.
GENTIANE. Racine du gentiana lutea. Ses principes sont un agent amer et une essence. Emploi. A l'intérieur en bol, en électuaire ou en pilules.
Doses. Grands animaux......... 64 ä 150 gr.
Moyens animaux........ 16 a 32 —
Petits animaux.......... 4a 8 —
Effets el usages. Agit comme tonique amer; employee contre Jes affections atoniques.
Teintnre de gentiane.
Vnbsp; Gentiane....................... 1 part.
Alcool ä 22raquo;..................... 4 —
Se donne ä la dose de 5 a 30 grammes pour les petits animaux, et de 100 grammes et au-dessus pour les grands.
Tin de gentiane.
Vnbsp; Teiuture de gentiane............... 1 décil.
Vin........................... 1 litre.
A la dose de 50 a 100 grammes pour les pelils animaux et #9632;d'un demi-litre a un litre pour les grands.
ocr page 499
GOUDRONnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;487
GLYCERINE. Liquide sirupeux, incolore, de saveur sucrée, soluble dans l'eau.
Emploi. A l'intérieur, mais surtout a. l'extérieur. On la mé­lange a l'eau des solutions destinées aux injections hypoder-miques.
Effets et usages. Elle assouplit la peau et les parties épider-miques ou cornées. On Tulilise comme collyre liquide et sur les surfaces enflammées. On l'associe a d'autres substances.
Glycerine iodée.
V Teinture diode...................... 1 part.
Glycériüe.......................... 4 —
En injections dans Ie calarrhe auriculaire du chien, ou pour divers pansements.
Glycerine iodée laudanisée.
C^ Glycerine iodée.................... 10 part.
Laudanum de Sydenham.............. 1 —
Mélez.
ßOMME-OUTTB. Gorame-résine extraite du guttoefera vera (rutacées).
Doses. Grands animaux....... 30 a 40 gr.
Moyens animaux...... 3 a 4 —
Petits animaux........ O,50ä 2 —
Effets et usages. Purgatif drastique; employé quelquefois dans les diarrhées chroniques et les dysenteries.
GOUDRON dit goudron de Norwège. Produit de la distilla­tion des bois résineux. Épais, noir, d'odeur légèrement créo-sotée, soluble dans les huilcs, les essences et l'alcool. Il doit ses propriétés a la creosote, au charbon divisé et aux divers produits pyrogénés.
Emploi. En boisson, en bol, en fumigations; pur ou mélange. Il entre dans la composition de divers onguents.
Doses. Grands animaux........... 32 a 61 gr. •
Moyens animaux.......... 8 a 16 —
Petits animaux........... 2a 6 —
Effets et usages. Il est employé dans les afTeclions des bron-dies, des organes génito-urinaires, agissant comme anticatar-rhal, antiseptique et diurétique. A l'extérieur, on l'emploia
ocr page 500
488nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; FORMULES VÉTÉRINAIRES
contre les affections de la peau, dti sabot; la gale, Iafourcbetto pourrie, Ie crapaud.
Eau de goudron.
Ooudron de Norwège................ 100 gr.
Eau ordinaire....................... 1000 —
Pommade de goudron.
% Goudron............................ 100 gr.
Axonge............................. 300 —
Contre les maladies de la peau.
Goudron pheniqué.
Goudron............................. 1 kilog.
Aoide phéuique........................ 80 gr.
Centre les maladies du sabot.
Mélange de goudron et savon vert.
jfi- Goudron.............................. ) ....
Savon vert............................ )
Dans les affections invétérées de la peau.
Mélange de goudron, savon vert et tanin (Em. Weber).
V Goudron de Norvège.................. iSO gr.
Savon vert.......................... 450 —
Poudre de tan lamisée................ 100 —
Mélanger bien exatement Ie goudron et Ie savon vert, puls ajouter la poudre de tan et remuer jusqu'a mélange parfait.
S'emploie en applications quotidiennes sur les capelets resul­tant des contusions de la pointe du jarret, et sur les tumeurs produites par les pressions répétées de la pointe du coude par les éponges du fer pendant Ie décubitus en vache. Ges deux affections d'une guérison si difficile paries autres moyens, sont assürément guéries par ce traitement.
Ne pas s'occuper des desquammations épidermiques qui sur-#9632;viennent au cours du traitement (Em. Weber).
GRENADIER. L'écorcc de la racine est la partie usitée comme tsenifuge.
Emploi. En décoction rédnite de moitié au moins; plus ra-rement en électuaire.
Loses. Grands animaux......... 150 a 200 gr.
Moyens animaux......... 50 a 100 —
Petits animaux........... 32 a 64 —
ocr page 501
HUILE EMPYUEUMATIQUKnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;489
Effets et usages. Excellent taenifuge, mais chez le chien, il est souvent d'une administration difflcile et provoque parfois le vomissement.
HOUBLON. Plante de la familie des urlicées dont on uti­lise les fleurs et les chalons. Emploi. Se donne en breuvage après infusion.
Doses. Grands animaux............ 32 ä 64 gr.
Moyens animaux........... 8 ä 1(5 —
Petits animaux............ 4 a 8 —
Effets et usages. Tonique amer et légèrement aromalique, convenant dans les convalescences ou les affections gastriques.
HUILE DE CADS. Produit dc la distillation des troncs, grosses branches etracinesdes vieux genévriers. Elle est noire, liuileuse, d'odeur désagréable.
Emploi. Surtout ä l'extérieur.
Effets et usages. Antiseplique et antipsorique. On l'emploie quelquefois contrc les seimes et le crapaud. Dans ce dernier cas, on la mélange avec l'acétate basique de cuivre. Elle rend quelques services dans les ophlhalmies chroniques.
HUILE DE FOIE OE MORUE. Produit huileux extrait du foiede la rnorue et de certains autres poissons.
Choisir la brune comme plus efflcace. Elle contienl de l'iodc el du brome.
Doses. Grands animaax......... 100 a 150 gr.
Moyens animaux.-........ 'S2 k 6i —
Pelits animaux........... 16 a 32 —
Effets et usages. Reconslituant; s'emploie contre les affec­tions lymphatiques et la maladie des chiens.
HUILE EMPYREUMATIQUE. Composée des produits huileux resultant de la distillation a feu nu des matières ani­males. On en distingue deux espèces : la brute et la rectiflée; celte dernière doit eire próferée.
Emploi. Elle se donne k l'intérieur, en emulsion ou en elec-tuaire; eile sert aussi en fumigations et s'applique ä Texterieur.
Doses. Grands animaux............ 30 a 50 gr.-
Moyens animaux........... -4 ä 8 •—
Pelits animaux............ 2a i —
Effets et usages. Elle fait vomir et irritele tube digestif; eile ciigourdit et tue les vers inteslinaux : ascarideet slrongle.
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490nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;FORMULES VETÉRINAIRES
Huile empyreumatique de Chabert.
-^ Huile etupyreumalique brute........... 1 part.
Essence de térébenthine............... 3 —
Mélangez quelques jours avant ia distillation, puis retirez les tvois quarts du mélange.
HUILE DE RICIN. Extrait duricin, plante euphorbiacée.
Elle est visqueuse, douce au gout, inodore, soluble dans l'al-cool anhydre et l'éther.
Emploi. A rinlériour, seule ou melangéc a. d'aufres medica­ments.
Doses. Grands animaux........ 500 ä 1000 gr.
Moyens animaux........ f)4 ïi 150 —
Pelits animaux......... 32 ;i 60 —
Effets et usages. ïrès bon laxatif, n'irritant pas fintestin. Est donnée avec avantage dans les coliques des chevaux, soit pure, soit additionnée d'éther ou de laudanum.
La pulpe dos semences est tres purgative; on la present a la dose de 1 ä 5 grammes pour les pores et de 5 è. 20 grammes pour les grands animaux.
Mélange contre les coliques (Signol.)
Huile de ricin........................... 500 gr.
Ether sulfurique........ ................ 40 —
Laudanum de Sydenliam................. 13 —
A faire prendre en cas de coliques dans une infusion refroidie.
IODE. Metalloide solide, gris d'acier, d'odeur chiorée, peu soluble dans l'eau, soluble dans l'alc'ool, rétherct les essences.
Emploi. A l'extérieur, en teinture pure ou étendue, pour fric­tions ou injections; k l'inlérieur en bieuvage et en bol.
Doses. Grands animaux. ...nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 a 8 gr.
Moyens animaux.. •. 0,50 al — Petits animaux..... i0 a 25 centigr.
Effets et usages. Cauterise les divers tissus sur lesquels on l'applique. En injections dans les synoviales, il determine une inflammation adhesive qui fait disparaitre les hydropisies de ces membranes; a l'inlérieure, onl'administrecontre les affec­tions slrumeuses.
Teinture diode.
7C lede............................... 1 part.
Alcool ä 34raquo;........................ 12 —
Falles dissoudre et filtrez.
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DEUTO-IODURE DE MERCÜREnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 49)
Injection avec l'iode (C. Leblanc.)
If lode....... 1 part. ) Faites uno solution. 2 cent.
Alcooi a 34deg;. 12 part. ) Eau............. 8 —
Pommade fondante ä l'iode (C. Leblanc.)
4^ lode pur......................... 1 gr.
lodure de pütassium................ 4 —
Axonge........................... 64 —
IODOFORME. Compose jaune pale, insoluble dans l'eau, soluble dans I'alcool, I'éther, Ie chloroforme, les huiles ; con-tient les 9/10 de son poids d'iode. Antiseplique ä la surface des. plaies.
Mélange antiseptique (Gavazzioi )
lodoforme..........................nbsp; nbsp;Sb parties
Acide salicylique................ i ..nbsp; nbsp; „.
Sousuitrate de bismuth..........i) a'1
Camphre............................nbsp; nbsp; nbsp;5 —
Injections trachéales (G. Lévi.)
Ne produit pas d'irritation locale, mais determine localemenl I'anesthésie. Dissous dans I'alcool, I'éther et surtoutl'liuilc d'o-livc, on l'emploic aux mèmes doses que l'iode.
lODURE(PROTO-) DE FER.Agit comme les preparations d'iode et celles de fer. S'emploie aux mêmes doses.
lODURE (PROTO-) DE MEROURE. Peut s'employer a l'intérieur, mais surtout k l'extérieur contre reclliyma chronique (Mégnin).
Pommade au protoiodure de mercure.
V Protoiodure de mercure............ 20 gr.
Axouge....................... 200 —
Alêlez.
Employee comme fondant sur les pustules d'ecthyma cliro-
IODURE (DEUTO-) DE MERCURE. Plus aclif que \c precedent. Employé ä l'exléricur principalcmcnt et en frictions contre les engorgements synoviaux, tendineux, osseux ou arli-culaircs.
Son emploi doit ètre prolongé et nécessile certaines precau­tions.
ocr page 504
492nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;FORMULES VÉTÉRINA1RES
Pommade de deutoiodure de mercnre.
-i-' Deutoicdure de mercure.............. * gr-
Axouge......................... 32 —
IODURE DE POTASSIUM. Sei blanc, cristallisant en cubes, tres soluble dans l'eau ; saveur acre.
Emploi. A l'intérieur en solution, breuvage ou boisson; ä i'extcrieur en pommade.
Doses. Grands animaux........ 10 ä 32 gr.
Moyens animaux........ la 3 —
Petits animaux.......... 25 a 50 centigr.
Effets el usages. A l'extérieur, il agit comme fondant; äl'in­térieur, il arrète les néoplasies. Aussi est-il utilise contra les tumeurs ou engorgements divers, dans la pneumonie du cbe-val (Trasbot) et dans l'ecthyma chronique(Mégnin).
Pommade d'iodure de potassium.
jC lod. de potassium.................. 1 pari.
Axonge......................... 3 —
Mêlez.
En frictions ä la dose de 5 ä30 grammes.
Injections trachéales (G. Lévi.)
On doit préférer lasoluüon suivante :
lodure métallique.................... 2 gr.
lodure de potassium................... 10 —
Eau distillée........................ 100 —
On commence par injecter 2 grammes de cette preparation laquo;tendue de 3 grammes d'eau distillée en augmentant de 2 grammes tous les deux ou trois jours. En même temps, on di-minue la quantité d'eau de nwnière ä. donner 20 grammes de solution pure. Selon M. Lévi, ce traitement serait curatif de la morve au début.
IODURE DE PLOMB. S'emploie sous forme de pommade contre les engorgements glandulaires.
Pommade d'iodure de plomb (Reynal.)
'M lodure de plomb.................... 1 gr.
Axonge.......................... 8 —
IPECACUANHA. Racine de la plante rubiacée dont la . variété est ïipéca annelé. Son principe actif est Véméline.
ocr page 505
KERMÊ3 MINERALnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;493
Emploi. Se donne exclusivement a l'intérieur.
Loses. Grands aiiimam......... 8 ä 16 er.
Moyens animaux......... 2 ä
4 —
Pelits animaux.......... 0,25 a 1 —
Effets et usages. Vomitif puissant; i[ excite les contractions de la malrice ct peutrempiacerrergot de seigle. On le present dans la maladie des chiens, la diarrhea el la dysenteric, ainsi que Jors d'inertie de l'utérns ou d'hémorrhagie après 1'accou-chement. II provoque )a rumination languissante.
JALAP. Racine résineuse du convolvulus jaiapa.
Emploi. A ('interieur en élecluaire ou en breuvage. Ciiez les animaux, c'est un purgatif pen certain (Moiroud).
Doses. Grands animaux......... CO a 100 gr.
Moyens animaux.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 60 —
Petits animaux........... 4 a 16 —
JUSQUIAME. Plante solanée, indigene, dontTalcaloTdeest VHyoscyamine.
S'emploie en breuvage, en électuaire ou en cataplasme. Peu usitée, si ce n'est dans les maladies des yeux. Sadministre a dose triple des autres solanées.
KERMES MINERAL. Preparation formée de sulfure et de protoxyde hydrates d'antimoine; de couleur chocolat, ino-dore, insoluble dans Peau.
Emploi. A l'intérieur en breuvage, bol ou électuaire.
Doses. Grands animaux........... 32 a 80 gr.
Moyens animaux.......... 4a 8 —
Petits animaux........... 2 a' 4 —
Effets et usages. Vomitif; contre-slimulant, sudorifique et diaphorétique. Usité dans les pneumonies, les affections des bronches.
Breuvage au kermes.
# Sirop de fécule.................. 100 gp.
Kermes, reglisse..............ää 20 __
Eau............................. 2 litres
Électuaire au kermes.
V Poudre de reglisse.................. 200 gr.
Kermes mineral.................. 100 gr.
Uiviser en dix doses; de une ä trois par jour pour le cheval. SiONOL. — Aide-mém. vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Ï8
ocr page 506
494nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;FORMULES VÉTÉR1NAIRES
EMPLOI DU LAIT CONTRE LES BRULURES.
Imbiber avec du lait des compresses renouvelées plusieurs fois par jour en applications loco dolenti.
liAURIER-CERISE. Arhrisseau de Ia familie des rosacées dont les feuilles contiennent de l'acide cyanhydrique et une huile volatile analogue ä celle d'amandes amères. L'acide cyanhydrique se trouve dans la proportion de 5 centigrammes par 100 gramme's d'eau dans l'hydrolat.
Injections trachéales (G. Levi.)
On injccte l'hydrolat ä la dose de 5 a 50 grammes, en com-mencant par des doses faibles qu'on augmente pclit a petil, dans les palpitations, les loux spamodiques, la bronchite, etc
LIQUEUR DE FOWLER. Voy. Acüle arsénieux.
MAGNÉSIE. Poudro blanche, inodore, insipide, pen so­luble, alcaline.
Emptoi. A l'intéricur, en boisson ou dans les aliments.
Doses. Grands animaux......... 32 .a 96 gr.
Moycns animaux......... 8 iï 10 —
Pctits animaux.......... -'ia 8 —
Effets et usages. Antiacide et laxative. Elle n'est gucre em­ployee que dans le premier cas, dans les ompoisonnemenls par les acides.
MANNE. Produit découlant de deux espècos de fWncs, Fraxinus ornus et Fraxinus Rotundi folia. On la trouve sous trois formes : 1deg; en iarmes; 2deg; en sortc; 3deg; manne grassc. Celle dernière est préférec ä cause de son moindre prix.
Emploi. En breuvago, en électuairc, en lavements.
Doses. Grands animaux........ 503 k 1000 gr.
Moyens animaux........ 64 a 125 —
Petils animaux......... 32 ä 64 —
Effets et usages. Purgalif doux, employé surtoul sur les petits animaux.
MERCURE (vif-argent).
Emploi. Surtoul ä l'exlérieur sous forme de pommade.
Effets et usages. Antiphlogislique et fondant, antipédiculaire. En éviter l'empioi sur les ruminants tres sensibles ä son action. Le mercure absorbé finit par produire la cachexie mercuriclle
ocr page 507
MORPHINEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;495
avec salivation et alteration des gencivcs, contre lesquelles le chlorate de potasse est des plus elficaces.
Pommade mercurielle simple.
^ Mercure coulaat.................... 1 part.
Axouge.......................... 2 —
Pommade mercurielle double.
3£ Mercure coulant..................... 2 part.
Axonge............................. 1 —
S'emploient contre les engorgements chroniques, les phleg­mons, l'érysipèle, la péritonite, la phlébilc, et enfin contre les maladies pédiculaires.
Injections trachealos. Mercure et sels.
Les formules sont les suivantes :
Bichlorure de mercure............... 1 gr.
Eau distillóe...................... 100 —
Chaque injection de 5 grammes contientS centigrammes de principe actif (G. Lévi).
lode.................................nbsp; nbsp; nbsp;1 gr.
lodure de potaäsium.....................nbsp; nbsp; nbsp;5 —
Biiodure de mercure.....................nbsp; nbsp; nbsp;1 —
Liqueur de Fowlor.......................nbsp; nbsp;SO —
Eau distillée..........................nbsp; nbsp;50 —
La dose est de 5 a 20 grammes. Tres efficace, selon l'auteur, contre les affeclions chroniques de la peau.
Le bichlorure de mercure, a la dose d'un 500,000, arrêtant la puliulaüon dans les liquides de culture; on pourrait faire des essais dans cette voie (H. Bouley).
MIEL. Substance mucoso-sucrée élaborée par les abeilles (Apis melliflca).
Emploi. Sert d'excipient ä de nombreuses preparations, et forme la base des électuaires.
Doses. Grands animaux......... 100 k 150 gr.
Moyens animaux......... 32 ä 64 —
Petits animaux.......... 16 a 32 —
Effäs et usages. Légèrementlaxatif, peut ètreemployé comme topique sur les yeux, les mamelles et les membres.
MORPHINE. Alcaloïde végétal représentant les proprlétés
ocr page 508
496nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; FORMULES VÉTÉRINAIR ES
de l'opium. Peuusitéea cause de son prix. Ses sels peuvent èlre utilises en injections hypodermiques k la dose de 25 a 30 cen-ligrarames pour les grands animaux, et ä celle de 2 ä 10 centi­grammes pour les petites espèces.
Injections tracheales (G. Levi.)
Les doses de l'acetale el du chlorhydrate de morphine varient depuis 5 grammes jusqu'a 20 grammes de la solution au 100laquo;. Cos sels ont une action rapide, et agissent sur los centres sen-sitifs et sur les nerfs moteurs.
_MOUSSE DE CORSE. Mélange dj plusieurs algues . -Emp/oi. En breuvage plusiours jours de suite après decoction.
Doses. Grands animaux........ 259 a 500 gr.
Moyens animaux........ 100 a. 150 —
Petits animaux.......... 32 ä 64 —
Effets et usages. Vermifuge peu énergique qu'on peut combi­ner avec d'autres agents pour les vers cavitaires.
MOUTARDE NOIRE. Graines d'une plante de la familie des crucifères, Sinapis nigra.
Les principes actifs sont une huile grassc la sinapisine, ia myrosine et Ie myronate de polasse.
Emploi. En poudre sous forme de sinapismes ou d'eau sina-pisée.
Effets et usages. Rubéfiant tres actif, determinant l'engor-gement de la peau. Lc sinapisme peut être laissé en place pendant un temps qui varie suivant la nature des chevaux et ï'état de leur poil.
On l'emploie ä titre de révulsif contre la plupart des mala­dies internes. Lamoutarde préparée, dite Rigollot, se conserve bien et jouit d'une grande activité.
Les sinapismes doivent ètre prepares k l'eau froide,
MYRRHE. Produite par Ie Bateamodendronmyrr/wd'Arabic. Emploi, A l'extérieur surtout en teinlure.
Teinture de myrrhe.
-t' Myrrhe..........................nbsp; nbsp; 64 gr.
Sable.............................nbsp; nbsp; 64 —
Espril de viu rectiße et eau douce.....;mnbsp; nbsp;0,466 de Utre.
Usitce pour Ie pansement des plaies chez Ie chien.
ocr page 509
N01X DE CIALLEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;497
NEBPRUN. Fruit du Rhamnus catharticm (Uhamnées). Emploi. En sirop, en sue concentre eten decoction. ß jetset usages. Purgatif, en irritant légèrement Ia muqueuse de 1'intestin et provoquant les secretions.
Breuvage purgatif pour chien (Moiroud.) #9632;*'quot; Sirop de Nerprun.................... 6ü er.
^au-............................... I verre.
Uélayez le sjrop dans 1'eau. Admiuistrez eu uuc Ibis.
NITRATE DE POT ASSE {Sei de nitre). Sei soluble dan s 13 parties d'eau froide et 2 parlies d'eau chaude. Emploi. Al'intérieur, en boisson ou en breuvage.
Doses. Grands animaux........... 16 ä 32 gr.
Moyens animaux........... 4 a . 8 —
Petils animaux............ la 2 —
Kffets el usages. Suivant les doses, il est irritant, vomitilquot;, diuretique, antilhermique. A forte dose, il produit sur le Sys­teme nerveus une action analogue a celle des narcotico-äeres. On Femploie centre la constipation; comme diuretique dans les épanchemenls des séreuses; dans le rhumatisme articulaire.
Injections trachéales (G. Lévi).
Les doses sont de 2 grammes a 10 grammes dans 100 a 200 grammes d'eau. Gette injection peut ètre répétée dans la journée,
Poudre diuretique.
•*amp; Azotale de potasse................. 60 gr,
Sulfate de soude.................. 180 __'
Mèlez.
A douner par moitié.
NOIX DE GALLE. Excroissance qui se développe sur les leuilles du ebene ä Galle, Quercus infectaria, ä la suite de la piqüre d'un insecte.
Elle contient des acides tannique et gallique.
Emploi. En poudre et en decoction a Texlerieur.
Effets et usages. Astringent des plus puissants, employé sur les plaies ou les engorgements.
Solutum astringent (Keyual).
V Nolx de Galle pulvérisée............. 30 gr.
Eau ordinaire..................... 4 décil,
Faites une decoction en réduisant ä 2 decilitres.
2S.
ocr page 510
498nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;' FORMULES VÉTÉRIXUIRES
Employé dans lecalarrhe auriculaire du chien.
NOIX VOMIQUE. Graine du Strychnos nux vomiqua, d'une extreme amertume, dont les principes aclifs sont la strychnine et la brucine.
Emploi. A lïntérieur, sous forme de poudrerapée; al'extérieur, en teinture pour frictions.
Poudre.
Doses. Grands animaux............nbsp; nbsp; 5 ä 15 gr.
Moyens animaux............nbsp; nbsp; la 5 —
Porcs.....................nbsp; nbsp; la 3 —
Chiens....................nbsp; nbsp; 5 a 25 centigr.
Effets et usages. Donnée a Tinterieur ä petite dose, la noix vomique esl un stimulant et réveille les fonctions nutritives; a dose plus élevée, eile agit comme les strychnées, en exagérant la sensibilité et la motilité, jusqu'a produire des effets téla-niques qui amènent la mort par asphyxie, suite de rimmobilité du^thorax.
Ses antidotes sont Ie chloral, l'éther, l'opium et 1'eau chlorée.
On Temploie dans les atrophies partielles et la débilité géné­rale.
Teinture de noix vomique.
4P Poudre de noix vomique............ 1 partie.
Alcool......................... 5 —
Mélange tonique (Siguol).
Acide arsenieux....................... 1 gr-
Noix vomique rapée................... 4 —
Pendant 15 jours dans les convalescences difficiles.
Injections trachéales (G. Lévi).
Injecler 2 ä 6 centigrammes de sulfate de strychnine, une ou deux fois par jour, dans 5 a 10 grammes de véhicule. Le sei de strychnine est utilise ainsi contre la pousse, la bronchite chronique, le cornage (Mavor de Londres), dans cerlaines co-liques par suite de paresse intestinale.
On peut employer aussi la teinture de noix vomique a la dose
de 0,50 a 2 grammes, ou l'extrait alcoolique k la dose de 5 ä
. 50 centigrammes dissous dans 5 ä 10 grammes d'alcool dilué.
ocr page 511
OPIUMnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 499
NOYER. Fournit ses feuilles et le brou de ses fruits.
Emploi. A l'extérieur, en calaplasme; ä l'interieur, en infu­sion ou decoction.
Effets et usages. Astringent et tonique. 11 a élé employé chez l'homme contre la pustule maligne.
OPIUM. Sue épaissidu papaver somnifenm qui en découle par les incisions faites ä la plante.
11 contient en plus ou moins grande proportion, suivant sa provenance et les variétés qui Tont fourni, de la morphine, de la codeine, alcaloïdes stupéfiants; on y trouve, en outre, de la narcotine, de la thébaïne et do la papavérine dont les pro-priétés sont seulement excitantes.
Emploi. A l'interieur, k I'état brut, en solution, en électuaire, ou selon diverses preparations indiquées cidessous. A l'exté­rieur, en frictions ou sur des cataplasmes.
Doses. Grands ruminants.....nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 8 a, 16 gr.
Solipèdes............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 6a, 8 —
Petits ruminants.......nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2 ä 4 —
Ciiicns et pores.......nbsp; nbsp; nbsp;de 0,05 al —
Les preparations appelées laudanums, contenant des quan-tités diverses d'opium, sont données ä des doses différentes : celui de Rousseau en quantités égales a celles ci-dessus; celui de Sydenham peut être porté au double.
Effets et usages. Employé localement ä l'extérieur, il calme lesdouleurs; a l'interieur, il agit sur les secretions en general, et notamment sur celles du tube digestif; il produit un état congestionnel du cerveau et provoque des phénomènes de nar-cotisme; il est alors utile contre le tétanos, la chorée, les crampes et tons les symptómes d'excitation nervcuse.
Extrait gommeux d'opium.
quot;V Opium de pavot pourpre............. S00 gr.
Eau............................ 6 litres.
Épuisez et évaporez jusqu'a consistance d'exlrait pilulaire. Cet extrait contient un ciuquième en poids de morphine.
Teinture thébaïque (Codex).
V Extrait d'opium..................... 10 gr.
Alcool a 56deg;........................ 120 —
Faites dissoudre et filtrez.
ocr page 512
500nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;FORMULES VÉTERINAIRES
Laudanum de Rousseau.
-^ Opium choisi....................nbsp; nbsp; nbsp; 123 gr.
iMiel blanc......................nbsp; nbsp; nbsp; 375 —
Eau chaude.....................nbsp; nbsp; 1875 —
Levure de bièie fratchc.............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;8 —
Délayez Ie miei et l'opiom dans l'eau chaude, ajoutez la levure, et laissez fermenter pendant un mois. Eusuite, passez avec expres­sion et filtrez.
Laudanum de Sydonham.
#9632;*' Opium choisi..................... 64 gr.
Safran......................... 32 —
Cannelle........................ 4 —
Girofle......................... 4 —
Vin de Malaga.................... SOI) —
Laissez macérer pendant quiuze jours, exprimez fortemeut et ültrez. Vingl gouttes de ce laudanum pèsent 75 centigrammes et représeutent 5 centigrammes d'opium.
Cérat opiacé.
Vnbsp; Extrait gommeux d'opium........... 1 gr.
Cérat de Galien.................. 16 —
Mêlez.
Breuvage a la teinture d'opium (üarreau).
Vnbsp; Teiuture d'opium titrc.............. 4 gr.
Eau.......................... 1/2 litre.
Contre la diarrhée des poulaius.
Breuvage pour Ie mouten et Ie chien.
lf Extrait gommeux d'opium...........nbsp; nbsp; nbsp; 1 gr.
Têtes de pavot..................nbsp; nbsp; nbsp;.quot;gt; —
Riz..........................nbsp; nbsp; 20 —
Eau..........................nbsp; nbsp; 1/2 litre.
railes bouiüir et passez.
Contre la dysenterie du chien et du moutou.
Breuvage laudanisé.
ty Ether sulfuriqne..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 40 gr.
Laudanum de Sydenham........... 13 a 20 —
Admiuislrez contre les coliques dans uue demi-bouteille de thé froid.
Potion contre la diarrhée.
Sou? uilraté de bismuth.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;4 gr.
Diascordium..,................ Iä2 —
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OXVDE DE ZINCnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;501
Laudanum de Sydeuham........ 1 a 3 gouttes.
Julepgommeux................ 100 a 150 gr. (J. Simon).
Pour les petits animaux, par cuillerées a café, ä doses espacées.
Collyre opiacé (Codex).
#9632;# Eau distillée de rosps.................. 100 gr.
Extrait gommeux d'opium.............. 15 centigr.
Dans les ophthalmies douloureuses.
Injections trachéales (G. Lévi).
I.e laudanum de Sydenham et la teinture d'extrail d'opium s'injectent dans la trachée, Ie premier ä la dose de 1 a 10 grammes, et la seconde k celle de 1 a 5 grammes.
Les doses d'acétale et de chlorhydrate de morphine varien t de 5 a 20 grammes de la solution au 100laquo;.
Employés dans les coliques, ia péritouite, les atTections lyphoïdes, les diarrhces.
OXYDE DE FER. Connu sous Ie nom de Golcothar. Emploi. En éiectuaire, ou dans les boissons.
Doses. Grands animaux.......... 70 a 100 gr.
Moyens.................. 16 a 32 —
Pelits................... 5 ä 10 —
E/fdts et magen. Tonique et astringent. Est usité conlre les diarrhées et comme reconstituant du sang.
OXYDE DE ZING. Poudrc blanche, insoluble, sans saveur ni' odeur.
Emploi. ATextérieur, sur les plaies; ä l'intérieur, en bols, en éloctuaires, ou mélange aux aliments.
Doses. Grands animaux........... 16 a 32 gr.
Moyens animaux........... 2 ä .8 —
Petits animaux............ 1 ä 3 —
Pommades ä 1 oxyde de zinc.
^ Oxyde de zinc....................... 2 gr.
Vaseline........................... 18 __
Contre l'eczéma chronique.
V Oxyde de zinc..................nbsp; nbsp;2 a 4 gr.
Calomel.......................nbsp; nbsp;0,50 ä 3 —
Vaseline.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30 __
Formule plus active que la préccdente.
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502nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; FORMULES VÉTÉR1NAIRES
Tfc Précipité jaune..................nbsp; nbsp;0,50 ä 1 gr.
Huile de cade vraie...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; Iä4 —
Vaseline........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 20 —
Contre l'eczéma rebelle des plis du genou.
T,ft'els et usages. Astringent, vomitif, antispasmodique. Est usité en topique sur les plaies; a rintérieur, dans les toux ner-veuses.
PAVOT. Papaver somniferum. Capsules de celte plante (familie des Papavéracees) : la variété blanche est la plus em­ployee. Ces capsules contiennent en proportion moindre les principes de l'opium et jouissentdes rnèmes propriétcs,
Emploi. En lotions, en lavements, en breuvages après decoc­tion ou en électuaire.
Effets et usages. Calmant; employé dans les maladies des yeux et des oreillcs, et sous forme de sirop ou d'extrait dans es maladies des voies respiratoires et intestinales.
Extrait de pavot.
Trailer par lixiviation 1 kilo de capsules sans graines et con-cassées, par 7 kilos dalcool k 21deg;. Dix parties de eet extrait remplacent une partie d'opium.
Extrait de pavot blanc (Diacode).
V Extrait alcoolique de pavot...........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;16 gr.
Eau pure...........................nbsp; nbsp; nbsp;125 —
Sirop simple........................nbsp; nbsp; 1500 —
Faitos cuire eu consistance de sirop.
Chaque 32 grammes de ce sirop contient 30 centigrammes d'extrait. Se donne au chien k la dose de 10 k 30 grammes.
Collyre anodin.
Capsules de pavots.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 gr.
Safran....................................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2 —
Eau bouillante...........................nbsp; nbsp; 500 —
Passez l'infusion sans rexprhner.
PHÉNATE DE SOUDE. Employé pour l'assainissement des locaux infectés, et pendant les autopsies. On Ie mélange ä 10 ou 12 fois son poids d'eau.
PHOSPHORE.
Emploi. A rintérieur, dans un liquide approprié.
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POTASSEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;503
Huile phosphorée.
'V Phosphore transparent................... \ „r
Huiles d'amaudes douces.............. )00__
Mettez au bain-marie jusqu'a dissolution du phospore et con servez.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; '
Pommade phosphorée.
IC Phosphore..........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; j gr
Axonge........................' 'quot;quot; m _
Doses. Huile phosphorée. Grands animaux. . Iß ä 32 gr. Moyens animaux . 2 a 5 — Pelits animaux . . 1 ä 2 —
S craploie dans les affections adynamiqucs et dans Ie char-bon.
PODOPHYLLIN. Résineextraitedu Podophylhtmpellalum. Emploi. A 1'intérieur, comme purgatlf, surtout chez Ie chien, ä la dose de 1 centigramme, en exlrait ou en granules.
POTASSE CAUSTIQUE. Tlerre ä cautère. La potasse k la chaux est un violent causlique produisant una eschare qui se dessèche lentement. Comme il n'est pas toujours possible de limiter cettc escliare, Temploi dolt en ètre fait avec soin.
Caustique de Vienne.
4^ Potasse caustique..................... 50 ar
Chaux vive pulvérisée................. gg __
Mélangez dans un mortier chautré et conservez eu bocalèl'ómerl. Pour lusase, delayer dans un pen d'alcool pour faire uue palè qu'on lalsse appliquée de 10 a 30 minutes.
Collyre de Gimbernat.
V Potasse caustique............. g ä 10 centigr.
Eau distillée..................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30 „r_
Coulre les taies et opacltés de la cornée.
POTASSE (PERMANGANATE DE). Arrète les fermen­tations, fait disparaitre la mauvaise odeur et les qualilés nui-sibles des maliöres décomposéos.
II s'cmploie en solution pour lavages et badigconnages. On Pa conseillé contre la rnorsure des serpents venimeux.
Injections Irachéales (G. Levi).
Se donne en dissolution dans 1'eau dans la quot;proporlion de
ocr page 516
r
504nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; KORMULES VÉTER1NA1RES
Inbsp; k 2 0/0, et aux doses de 5 a 30 grammes, pour chaque injec­tion.
POTASSE (BICHROMATE DE). Soluble dans l'eau dans la proportion de 1 0/00; il est cathérétique.
Injections trachéales (G. Lévi).
Doit être en solutions étendues 1 0/00, et la dose ue doit pas dépasscr 30 a 40 centigrammes, c'cst-ä-dire 3 ä 400 grammes de solution au millicme. Il élèye la temperature du corps do i 9.2 degrés.
G. Lévi ne trouve pas un grand avantage a son emploi dans les cas de coryza ou les affections chroniques des muqueuses, contre lesquelles il a eu occasion de l'employer.
PYRÈTHRE. La racine depyrèthre, réduile en poudre, se donne k Tintéricur dans les affections des parotides, et s'em-ploie k l'extérieur contre les parasites, tels que : puces, poux, dermanysses, etc.
QUASSIA AMARA. Décoction de quassia en lotions sur la peau pour empêcher l'action des mouches et des mous-tiques.
QUININE {Sulfate de). Sei blanc, en aiguilles, tres amer, peu soluble dans l'eau et l'alcool qu'ondoit aciduler pourpou-voir Ie donner en solution.
Emploi. En bols, breuvages ou pilules.
Doses. Grands animaux........... 5 a 10 gr.
Moyensanimaux........... ik 2 —
Petits animaux............ 25 a 50 centigr.
E/fets el usages. A rintérieur, il ralentit la circulation, dimi-nue les combustions organiques et la production de lachaleur. Par l'usage, il produit une sorle d'ivresse suivie d'abattemenl.
IInbsp; est antifebrile, antithermique, antinévralgique, et, de plus, il réveille la parturition languissante en excitant les contrac­tions musculaires de Tuterus. On Temploie chez I'liomme dans Ie cas d'hémophilie.
Injections trachéales (G. Lévi).
Les doses des sels de quinine sont de 10 k 50 centigrammes dissous dans 5 ä 10 grammes d'eau distiilée. Les sels de quinine s'emploient pour abaisser la temperature
ocr page 517
QUINQUINAnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 505
et modérer les hypéremies actives, ainsi que dans les affections cardiaques, Tasthme, etc.
QUINQUINA. Les quinquinas ont diverses designations, suivant qu'ils proviennent de Tune des trois espècesde plantes de la familie des Rubiacées, genre Cinchona. Ce sont Ie gris, Ie rouge et Ie jaune; ce dernier est Ie plus employé. Les principes actifs sont la quinine, la cinchonine, l'aricine et l'acide qui-nique.
Emploi. En poudre ou en decoction, en breuvage ou en élec-tuaire.
Poudre.
Doses. Grands animaux.......... 40 a 150 gr.
Moyens animaux.......... 8 a 16 —
Petits animaux............ 4a 8__
Effets et usages. Toniqueet astringent. Dans rinlesiin, il est stimulant. Comme les sels de quinine, il est antiseptique, anti-névralgique et antifebrile. A l'extérieur, onl'applique en poudre sur les plaies de mauvaise nature.
Teinture de quinquina.
if Écorce concassée de quinquina.......... 100 gr.
Alcool ä il0.......................... 400 __
Kaltes macérer 15 jours. Filtrez. On la donna de 20 è 100 grammes pour les grands animaux.
Vin de quinquina.
jfi Teinture de quinquina................. 1 décil.
Vin................................ 1 utre.
Injections trachéales (G. Lévi).
Pour les besoins de cette methode, préférer les preparations de quinquina par 1'eaulégèroiiieut acidulée. L'infusion de quinquina se préparé comme il suit :
Quinquina calisaya................. G gr.
Eau bouillaute..................... 100 __
Acide sulfurique alcoolisé............. XV gouttes.
Faites infuser jusqu'ä rufroidissetnent et passez.
Doses. 5 a 20 grammes pour chaque injection. On peut aussi faire usage de la teinture de quinquina a la dose de 5 ä 20 grammes.
Siünol. — Ai 'c infm. vft'r.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;29
ocr page 518
pp
506nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; FORMULES VETERINAIRES
RAIFORT SAUVAGE. Racine du Cochtéaria armorica, de la familie des crucileres. Emploi. En électuaire ou en bol.
Doses. Grands animaux.......... 150 a 250 gr.
Moyens animaux......... 50 a 100 —
Peüts animaux........... 15 ä 30 —
Effets et usages. Al'exlérieur, 1c raifort est rubófiant; ä l'inté-rieur, il est stimulant, antiputride, et entre dans les prepara­tions anliscorbuliques.
Breuvage au cochléaria.
V Feuilles fralohes................. 2 poiguées.
Broyez. Ajoutez :
Bière ou vin...................... 1 litre.
RATANHIA {Racine de). Fournie parle Krameria triandra, de la familie des Polygalées, et par Ie Krameria ixina des An­tilles.
L'écorce est rouge et contient la parlie active.
Ses principes actifs sent l'acide kramérique et l'acide tan-nique.
Emploi. En injections, en lavements ou en breuvages.
boses. Grands animaux........... 32 ä (5i gr,
Moyens animaux........... 8 a 16 —
Petits animaux............ 4ä8 —
Effets et usages. Fortemcnt astringent, employé a {'intérieur centre la diarrhea et l'hématurie, et en injections apres les divers renversements d'organes.
RHUBARBE. On désigno ainsi la racine de plusieurs es-pèces botaniquesdu genreBAeum, de la familie des Polygonées.
Leur principe aclif est la rhubarbarine.
Emploi. En poudre sous forme d'électuaires, de bols ou de pilules.
Doses. Grands animaux......... 200 ä 250 gr.
Moyens animaux......... 32 a 64 —
Peüts animaux.......... 8 a 16 —
Effets et usages. Feu employee pour les grands animaux; eile est surtoul administréeaucbien, äla dose de 1 gramme comme tonique, et a la dose de 10 grammes comme laxatif.
ocr page 519
SABINEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 507
KIGIN. Voir Huile de ricin.
RUE ODORANTE (Ruta graveolens). Plante indigene, de la familie des Rutacées.
Les parties usitées sont les feuilles et les rameaux, eile conlient une huile essentielle, un principe extracüfet une ré-sino.
Emploi. En breuvages, en lavements, en cataplasmes.
. Ruc frakhc.
Doses. Grinds animaux.......... 64 a 125 gr.
Moyens animaux......... 16 a 32 —
Petits animaux............ 4 ä 8 —
E/fets et usages. Son action locale est irritante : eile jouit des memes propriétés ä l'intérieur et agit comme nartico-acre. Elle augmente les secretions de la matrice, et peut ctre employee centre les vers jntestinaux.
SABINE {Juniperus sabinä). Arbrisscau de la familie des Conifères; les feuilles qui sont seules employees ont une odeur de térébenlhine. Elles coutieunent une huile essentielle et une résine.
Emploi. En poudre, en infusion aqueuse ou alcoolique, eten pommade.
Doses. Grands herbivores......... 15 a 64 gr.
Pelils ruminants et pores .. 2 ä 8 — Carnivores................ 0,25 ä 2 —
E/fels et usages. Elle rubéfie la peau, irrite Ie tube intestinal et augmente les sécrélions de la malrice.
On la donne seule ou mélangée k d'auties utérins. En pom­made, on rcmploi conlre les tumeurs indolentes.
Pommade de Sabine.
V Poudre sèche de Sabine............... I pari.
Axouge............................ 2 —
SALICYLIQUE {Aaide). Contre les crevasses.
Collodion rioiné...................... 100 gr.
Acide salicylique..................... 5 —
Aoidc lactique....................... 5 —
Mêlez.
Application quotidienue sur les parlies malades.
ocr page 520
508nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; FORMULES VÉTÉRTNAIBES
SALICTLATE DE SOUDE. Sei blanc, de saveur dou-ceätre, soluble dans l'eau et 1'alcool. Employé contre les dou-leurs rhumalismales (Brosse). On Ie donna aux doses do 30 ä 40 grammes pour les grands animaux; 4ä8pour les moyens et 2 a 4 pour les petils.
SANTONINE. Principe actif du semen contra; matière solide, blanche, peu soluble dans l'eau, plus soluble dans l'éther et Taicool.
Elle est employee comme vermifuge.
Doses. Chien................ 10 ä 20 centigr.
Chat................ 2a 3 —
SAVONS. Les savons a base de soude sont solides, ceux k base de potasse sont mous. Ils peuvent servir d'excipients ä divers medicaments, et sont employés Ie plus fréquemment pour l'usage externe.
Savon ammoniacal camphré {Baume opodeldoch).
V Savon............................nbsp; nbsp; nbsp;32 gr.
Ammoniaque........................nbsp; nbsp; nbsp; 8 —
Camphre............................nbsp; nbsp; nbsp;24 —
Essence de thym......................nbsp; nbsp; nbsp; 2 —
— de Romarin.................nbsp; nbsp; nbsp; 8 —
Alcool......,.....................nbsp; nbsp;250 —
Savon de goudron.
jfi SavGou
ion. vert.............. ) ., ,. , ,
jdron.................. \ aa parlies égales.
Savon antipsorique.
V Huile d'olive...................... 320 gr.
Savon blaue...................... 125 —
Sulfure de potasse.................. 64 —
Dissolvez Ie savon et Ie sulfure daus uu peu d'eau, mêlez a l'huile par trituratiou.
Savon arsenical de Bécoeur.
Jfgt; Acide arsénleux.................... 320 gr.
Carbonate de potasse................. 12Ü —
Eau distillée........................ 320 —
Savon de Marseille................... 320 —
Chaux vive............................... 40
Camphre................................ 10
Faites bouillir l'eau avec l'acide arséuieux et Ie carbonate, ajoutez Ie savon tres divisé; après dissolution, ajoutez la chaux vive et Ie camphre.
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SENEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;309
SCILLE MARITIME (Oignon de mer). Bulbe d'une plante de la familie des Liliacées. Sas parties actives sont la scülUine et la skulléine.
Emploi. En poudre, en tcinture, sous formes de vm. de vi-naigre ou d'oxymel.
Poudre.
Doses. Grands herbivores........ 8 a 16 gr.
Petils ruminants et porcs . 2 a 4 —
Chiens et chats.......... 0,20 ä 0,50 centigr.
Effets et usages. Sur la peau, eile est rubéfiante ä l'état frais. A l'intérieur, eile a un double efïet : diurétique et expeclorant. Son usage doit être surveillé, car eile peut produire des pheno-mènes de sedation du coeur et les effets des nartico-acres.
Teinture de Seilte.
Vnbsp; Scille seche........................ 1 part.
Alcool............................ 5 __'
Faites macérer pendant quinze jours.
Vin scillitique.
Vnbsp; Scille sèclie.......................... 32 er.
Vin blanc............................. 500 J_
Faites macérer comme ei-dessus. Se conserve mal.
Vinaigre scillitique.
* Seilte seche.......................... 32 er.
Vinaigre............................ 400 0—
Faites macérer. Se conserve mal.
Oxymel scillitique.
y Vinaigre scillitique................... 1 part.
Miei............................... 2 —
Dissolvez Ie miei dans le vinaigre et faites cuire en consistance de sirop.
SEIGLE ERGOTÉ. Voy. Ergot de seigle.
SENÉ. Follicules et folioles de plusieurs légumineuses, du genre Cassia. On les connait sous les noms de séné de la Palthe, d'Alep et de Tripoli.
Emploi. En breuvage après décoction.
Doses. Grands animaux........ 120 a 150 gr.
Petits ruminants.......... 32 ä 64 —
Pores.................. 8 ä 16 —
Chiens................. 4ä 8 —
ocr page 522
510nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;FORMULES VÉTÉRINMRES
Effets et usages. Agit en augmcntanl les contractions de l'in-teslin. On peut l'associer a d'autres purgalifs.
B.euvage purgatif pour le cheval.
If Rhubarbe et séiié en poudre ad......... 20 gr.
Sulfate de soude.................... 200 —
Breuvage purgatif pourle boeuf.
% Séné..............................nbsp; nbsp;60 gf-
Sulfate de soude.....................nbsp; nbsp;50 —
Sei de nitre. Ci'èmc de tartre äd.......nbsp; nbsp; nbsp;5 —
Decoction de guimauve...............nbsp; nbsp; nbsp;1 litre.
Dounez tiède.
Potion purgative pour le chien.
% Séné........................... 5 gr.
Faites infuser dans
Eau........................... 100 —
Passez ; ajoutez
Sirop de Nerprun................. 30 —
SOUFRE. On utilise snrtout 1c soufre en poudre et lave.
Emploi. A l'exlérieur, il entre dans la composition do plu-sieurs pommades; ä Tinlerieur, on Tadministre sous forme de bol ou d'élecluaire.
Doses. Grands animaux........... 30 a 70 gr.
Mbyens animaux.......... 8 è 16 —
Pelits animaux............ 4ä 8 —
Effets et usages. A l'extérieur, il est antipsorique; k V'mté-rieur, il est stimulant et devient drastique ä haute dose. On l'emploie comme expectorant et diaphorétique dans les affec­tions du poumon et des broaches.
Pommade d'Helmérioh.
IP Soufre sublime.................... 2 part.
Carbonate de potasse............... 1 —
Axouge......................... 8 —
Pommade soufrée.
* Soufre sublime.................... 12.ri gr.
Axonge.......................... 375 —
Mêlez.
ocr page 523
SULFATE DE CÜIVREnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;511
Gerat soufré.
% Soufre sublime.................... 32 gr.
Cérat de Galien..................... 112 —
Huile d'amandes douces.............. 16 —
Pommade sulfuro-tannique.
% Soufre sublime....................nbsp; nbsp; nbsp;8 gr.
Aoide lannique....................nbsp; nbsp; nbsp;2 —
Laudanum..........................nbsp; nbsp; nbsp;1 —
Axonge............................nbsp; nbsp; 32 —
Électüaire expectorant (Delafoud).
% Poudro do réglisse...................nbsp; nbsp;250 gr.
— d'Aunée.......................nbsp; nbsp; 100 —
Fleur de soufre lavée...................nbsp; nbsp; nbsp;50 —
Miei scillitique........................nbsp; nbsp; nbsp;Q. S.
SOUFRE (10DURE DE).
Injections trachéales (fi. Lévi).
5 a 20 grammes, d'unc solution au 100deg; comme stimulant diffusible et résolutif.
STAPH1SAIGRE. Fruit du Delphinium staphisagria, fa­milie des Renonculacées.
Le principe actil' est ia delpkine.
Emploi. En pommade ou en lotion sur la peau; a l'intérieur comme vonütit', k la dose de 1 a 5 grammes chez le chien.
Pommade de Staphisaigre.
IC Poudre de Staphisaigre................ 8 gr.
Axouge............................... 3^ —
lacorporez.
STRYCHNINE. Alcaloïde de la noix vomique qui lui doit une partie de ses propriétés. Ses sels sent utilises en injections hypodermiques et trachéales.
SULFATE DE CUIVRE {Vitriol bleu). Oristallise en pris-mes de couleur bleue, de savcur acre et caustique; soluble dans 4 parlies d'eau l'roide et 2 parties d'eau bouillante.
Emploi. A l'extérieur, en poudre ou ca solution; a rintérieur, tres rarement employé.
Effetset usages. A 1'extérieur, c'est un caustique excellent, surtout sur les plaies dont les tissus sont de vitalité différente;
ocr page 524
512nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;FORMULES VÉTÉRINAIRES
dans Ie clou de rue, Ie javart cartilagineux, il est employé soit en poudre, soit en solution pour injections.
On l'emploie aussi dans les plaies du garrot, les anciennes fistules.
Les bains de sulfate de cuivre rendent de tres grands ser­vices; on les préparé avec 100 a 200 grammes de sulfate de cuivre dans 5 a 6 litres d'eau. Antiseptique puissant.
A l'intérieur, il est vomitif et on l'utilise contre l'liématurie.
Liqueur de Villate.
V Sulfate de cuivre.................. 61 gr.
Extrait do Saturne..................nbsp; nbsp; 123 __
Sulfate de zinc...................... 64 —
Vinaigre blanc...................... 1 Utre.
Pate caustique de Payan.
^ Sulfate de cuivre et jaune d'ceufs, quantité süffisante pour faire una pate.
Le sulfate de cuivre fondu se coule en crayons et est dun emploi plus commode.
SULFATE DE FER. En cristaux verts; de saveur astrin-gente; soluble a froid et surlout ä chaud.
Emploi. En bains, en lotions et en injections; a. Texterieur, en électuaires ou en boissons.
Doses. Grands animaux........... 8 ä 16 gr.
Moyens animaux........... 2a 4 —
Petits animaux............ la 2 __
Effets et usages. A I'exterieur, il est astringent; a l'intérieur, il determine le vomissement; mais, k petite dose, il partage les propriétés des ferrugineux. On l'emploie ä l'extérieiir dans la fourbure, les plaies anciennes et ulcéreuses, le piétin, etc., etc. A l'interieur, contre l'anémie, l'hématurie.
Pommade de Velpeau.
Couperose verte....................... 8 gr.
Axonge................................ 32 _
Ëlectuaire tonique (Sanson).
Extrait de gentiane........................nbsp; nbsp;20 raquo;r.
Poudre de quinquina.......................nbsp; nbsp;20 __
Bicarbonate de soude......................nbsp; nbsp; 10 __
Sulfate de fer puriüé.......................nbsp; nbsp; 10 —
Miei ou melasse.........................nbsp; nbsp;Q. S.
ocr page 525
SULFATE DE ZINCnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 513
Dans les affections thyphoïdes, quelques jours après Ie début. Le carbonate de fer naissant étant plus absorbable, cette formule est Ia plus pratique.
Solution désinfectante.
Sulfate de peroxide de fer............ BOO gr.
Acide phénique................... 1 Utre.
Eau............................ 10 —
Pour désinfeclion de tous lieux infectés: écuries, étables, etc.
SULFATE DE MAGNËSIE (Selaquo; d'Epsom). Sei soluble,
incolore, inodore, de saveur amere et salée. Emploi. Eu boissons ou en breuvages.
Doses. Grands animaux......... 200 k 500 gr.
Mo.yens animaux........ 50 a 100 —
Petits animaux.......... 25 ä 50 —
Effets et usages. Agit comme purgatif minoratif.
SULFATE DE SOUDE (Se/ de Glauber). Sei soluble, inco­lore, de saveur salée et amcre.
Emploi. En breuvages ou dans les boissons, quelquefois dans les éiectuaires quand son amertume empêche les chevaux de boire.
Doses. Grands animaux......... 500 a 800 gr. •
Moyens animaux......... 100 a 150 —
Petits animaux.......... 32 a, 80 —
Effets et usages. Purgatif laxatif; a forte dose longtemps conti-nuée, il est alterant. D'un usage frequent chez le cheval.
Breuvage purgatif pour les poulains (Darreau).
TC Sulfate de soude................nbsp; nbsp;90 a 150 gr.
Mie!........................nbsp; nbsp;'nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 125 —
Eau........................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 50 centil.
Contre l'arthrite aigue des poulains au début.
SULFATE DE ZINC {Vitriol blanc). Sei blanc inodore, de saveur styplique, soluble dans une partie d'eau chaude et trois parties d'eau froide.
Emploi. A l'exterieur en bains, lotions, injections et collyres.
A l'exterieur on peut l'employer comme vomilif.
Doses Petits animaux........... 0,50 i 2 gr.
20.
ocr page 526
514nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; FORMULES VETERtNAIRES
Effets et usages. A 1'extérieiir, astringent tres actif : 51 est employé centre lo coryza, les affections externes de l'oeil, et sur les plaies comme antiputride.
Collyre au sulfate de zinc.
% Eau de roses.......................nbsp; nbsp; 1000 gr.
Sulfate de zinc.....................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 4 —
Sucre............................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 6 —
l'oudre J'iris.......................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; G —
Mêlez.
Poudre de Knaupp.
V Sulfate de fer. Alun da............... 300 gr.
Chlorhydrate d'amiuouiaque. ... )
Sulfate de zinc.............. gt; Ad . . 30 —
Oxyde de cuivre br.......... )
Faites fondre, coulez la masse.
Coiitre les conlusions, les blessures du harnais.
Injection astringente (Rey).
Ifi Sulfate de zinc.................... 5 a lii gr.
Eau......................... 1 Utre.
Coutre Ie coryza aigu et chronique.
SULFURE D'ANTIMOINE {Antlmoine cru). En masse, il est gris, inodore, insipide, insoluble dans l'eau, altaquable par les acides et les alcalis.
Emploi A l'iatérieur, en bols on en électuaires.
Doses. Grands anlmaux.......... 32 a 64 gr.
Moycns animaux.......... 8 a 12 —
Petits animaux........... 4 a 8 —
Effets et usages, Vomitif et purgatif, contre stimulant; agit sur la peau et les muqueuses. On l'emploi contre les maladies anciennes de la poitrine et des bronches, ainsi que celles des lymphatiques.
Ëlectuairc diaphorétique.
V Sulfure d'antimoine................ 15 gr.
Poudre de fleurs de camomille......... 30 —
Miei........................... Q. S.
SULFURE D'AKSENIC. Au nombre de deux : lraquo; sulfure rouge, réalgar; 2deg; sulfure jaune, orptment.
Emploi. A l'extérieur, sous forme de trochisques, de poudres ou eu pommade.
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TABACnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;515
Effets et usages. Caustiques comme Tarsenic, maïs ne donnant pas lieu a des effets gcnéraux. On les empioic contre les fics, les verrues aplaücs dont ia grande surface ne permet pas i'abla-tion par ia compression éiastique.
SULFURK DE POTASSE {Foie de soufre). Polysulfnre de potassium, solide, amorphe, jaune verdälrc, d'odeur d'oeufs pourris quand il est humide ou en solution dans l'eau.
Emploi. Surtout a l'extérieur en bains, en lotions, en injec­tions.
Effets et usages. Localomcnt il est irritant et mèmecaustique. A Tintérieur, il est vomilif et peut produire des edets toxiques. On l'emploie surtout en bains contre les affections cutanéc.s.
Bain sulfureux.
'V Polysulfure de potassium....... 15 ä 20 gr.
Eau...................... 12 a 13 litres.
SUREAU (Fleurs de). Provenant d'un arbrisseau de la fa­milie des Caprifoliacées.
On les emploie ii l'extérieur et a 1'intéricur, en infusion, en décoction et en calaplasmes. Les fleurs de sureau sont résolu-tives; on les utilise contre 1'érysipcle, les engorgements divers et comme véhicule dans los collyres.
TABAC {Nicotiana tahacum). Plante solanée, vigoureuse; eile contient la nicotine, alcaloïde puissant dont la proportion dans la plante est variable selon les provenances. Les parties employees sont les feuilles.
Ewploi. A Tintérieur, en décoction et enbrcuvage, mais sur­tout a l'extérieur sous des formes tres différentes.
Doses. Grands animaux.........nbsp; nbsp; nbsp; 32 ä 96 gr,
Petits ruminants.........nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 8 ä 16 —
Pores.................nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 2ä 4 —
Carnivores..............nbsp; nbsp;0,50 ä 2 (Tabourin)
Effets et usages. Effets locaux peu sensibles; si ce n'est dans la bouche et dans le nez oü il agit comme sternulatoire.
A Tintérieur il est irritant, et ä dose élevée il determine le vomissement, la superpurgation et des phénomènes d'empoi-sonnement. Scs efl'ets toxiques sont les convulsions, puis la perle de la sensibilité, la dilatation de la pupille, la paraplégie, précédant la mort.
ocr page 528
516nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;FORMULES VÉTÉRINAIRES
On l'emploie contre Ie vertige, les vers intestinaux. A l'exté-rieur, contre les maladies de la peau, les parasites.
Lavement de tabac.
V Tabac....................... 120 gr.
Eau.............................. 1 utre.
Faites infuser. Administrez en deux ou trois fois.
Lotion antipédiculaire.
If Tabac..................... 100 ä 120 gr.
Eau bouillante...............nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;2a.3 Utres.
Employez en lotions, surlout a la queue et ä la criuière.
TARTRATE DE POTASSE ET D'ANTIMOINE (Voir émêtiqué).
TARTRO-BORATE DE POTASSE (Crème de tartre soluble'). Poudre blanche, inodore, soluble. Emploi. En boissons ou en breuvages.
Doses. Grands animaux........ 100 ä 150 gr.
Moyens animaux........ 16 a 32 —
Petits animaux......... 8 a 16 —
Effets et usages. Tempérant, laxatif et purgatif si l'usage en est continue.
On remploie dans les ententes, les affections typhoïdes, la jaunisse, etc., etc.
Breuvage purgatif (Darreau).quot;
IP Crème de tartre soluble. ..'......... 60 a 75 gr.
Eau............................ 344 utres.
TÉRÉBENTHINE. Produit naturel compose d'essence et de résine, provenant de plantes conifères ou térébinthacées.
On en distingue trois espèces : 1deg; de Venise; 2deg; de Suisse ou de Strasbourg; 3deg; de Bordeaux, cette dernière est la plus éco-nomique.
Leurs substances actives sont une essence et une résine.
Emploi. A l'extéricur,dans divers preparations; arintérieur, en breuvages ou en électuaires.
Doses. Grands animaux......... 32 è, 64 gr.
Moyens animaux.......... 4 a 12 —
Petits animaux........... 2 k 4 —
ocr page 529
VALÉKIANEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;517
Effets el usages. A l'extérieur, eile est adhesive, et modifle les surfaces purulentes.
A I'lnterieur, eile agit sur les muqueuses et noiamment sur celles des voies génito-urinaires, dans les écoulements de toutes natures.
Digestif de térébenthine.
V Térébenthine de Venise................. 100 gr.
On la mêle avec trois jaunes d'ceufs, puls on ajoute Q. S. d'huile blanche pour faire un onguent demi-liquide.
Si on ajoute 1/8 de laudanum do Sydenham on a Ie Digestif opiacé; en y mèlant parlies égales de Styrax, on a Ie Digestif animé. On peut y ajouter de la polasso, de la teinture d'aloès, ou meine du deulochlorure de mercure.
Breuvage diurétique (Moiroud).
*nbsp; Térébenthine........................ 60 gr.
Jaunes d'oeufs............................. Q. S.
Ajoutez un ou deux Utres de decoction de graine de lin.
Ëlectuaire diurétique (Clément).
Térébenthine.............................nbsp; nbsp; IS gr.
Feuilies de sapin en poudre...............nbsp; nbsp; 15 —
Réglisse..................................nbsp; nbsp; 15 —
Miei.................................nbsp; nbsp;Q. S.
Centre 1'hydropisie, les oedèmes, etc., etc.
VALERIANS. Racine d'une plante indigene de la familie des Valérianées. Ses parties actives sont l'acide valérianique, une essence et une résine.
Emploi. En poudre, en électuaires, en infusion sous forme de breuvages ou de lavements.
Doses. Grands animaux......... 64 a 120 gr.
Moyens animaux......... 16 a 32 —
Petits animaux.......... 4a 8 —
#9632;
Effets et usages. Est surtout utilisée comme antispasmodique dans l'épilepsie, la danse de Saint-Guy, les convulsions des chiens, et la plupart des névroses.
Breuvage antispasmodique.
*nbsp; Teiuture de valériane.................nbsp; nbsp; nbsp;30 gr.
Valériane en poudre.................nbsp; nbsp; nbsp;50 —
Eau distiliée de inenthe poivrée........nbsp; nbsp;250 —
ocr page 530
5|8nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;FORMULES VÉTÉR1NAIRES
Injections trachéales (G. Lévi).
Les valérianates d'atropine, de quinine, de soudc, de fer, de zinc, d'.immoniaque, peuvenlètre adminislréspar latracliée.
l.a valériane peut ètredonnée sous forme d'uxtrait, ä la dose de 5 ä 20 grammes dissous dans l'eau ou 1'alcool.
VASELINE. Est Ie residu purifió de la distillation du pé-Irole. Substance blanche ou lógèremcnt teintéc, inalterable ä Fair. Insoluble dans l'eau, soluble dans I'éther, ainsi que les corps gras. Son inaltérabi'ité ä l'air pennet de l'utiliscr dans les diverses affections de la peau, telles que crevasses, javarts c.utanés, engorgements divers, etc.
VÉRATRINE. Alcaloïde de Tcllebore et de la cévadille. Poudre blanche, inodore, acre; son maniement nccessilc de grandes precautions. Insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool et rélher.
Elle a cté employee en injections liypodermiques par C. Le-blanc, dans Ie cas de coliques k la dose de 5 ä6 centigrammes.
VIN. Le vin blane ou rouge est stimulant, tonique, aclivant les fonctions vitales, et pouvant par suite s'opposeraux conges­tions locales, en même temps qu'il excite les fonctions sécré-tuires. II agit surtout comme stimulant general diffusible par Talcool qu'il contient. On 1'utilise alors dans les affections ady-namiques, les cachexies, et dans la période de refroidissement iiui precede la fievre de reaction; a 1'extérieur, il sert dans le pansement des plaies.
Breuvage au vin.
Vnbsp; Vin rouge ou blaac............... i litre.
Giugembre....................... 20 gr.
A donner eu une dose.
Vin aromatique.
Vnbsp; Espèces aromatiques............. 100 gr.
Teiuture vuluéraire.............. 100 —
Via rouge...................... 1000 — (Codex).
I'our foraeutations ou injections.
VINAIGRE. Resultat de la fermentation acide des liqueurs alcooliques; le vinaigre de vin est le plus employe; 11 contient de l'acide acélique et les sets du vin.
Kmploi. A l'extérieur, ä I'mterieur et en fumigation.
ocr page 531
VINAIGREnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 519
En oxtjnrat ou oxymel.
Doses. Grands animaux......... 250 ä 500 gr.
Moyens animaux........ 32 ;i 90 —
Petils animaux.......... 10 ä 20 —
Effets et usages. A l'extérieur, chaud et en frictions; il est légèrement rubéfiant et résoliitif. A rintérieur, il est employé dans certains cmpoisonnonicnts et comme tempérant, soit dans les encombremenls du feuilJet, soit dans les alterations pu-trides ou dans les maladies pléthoriques. Enfin en lotions, in­jections ou fumigations cliez les animaux pris de clialeur.
Oxycrat
V Vinnigre.......................... 1 pm-t.
Eau............................... 10 —
Oxymel.
quot;# Vinaigre........................ 1 part.
Miei.......................... 2 —
Faire ci'irc jusqu'a consistance airupeuse.
Vinaigre camphré.
* Cnmpbre en poudre.................. d part.
Vinaigre fort............................... 10 —
F. S. A.
Cataplasme astringent.
JJC Snio de chcmiuée...................nbsp; nbsp; )
Terre glaise.........................nbsp; nbsp; ( ad Q. S.
Vinaigre.........................'...nbsp; nbsp; \
Contro la fourbure.
Vinaigre sternutatoire (Jlalliieu).
jt Sulfate acide d'alumine et de potasse 1
Sulfate de zinc................... f
Poivrc d'Espagne.............. f laquo;laquo; 32 Sr.
Huile volatile de teréheuthiiie...... ]
Cauiphre........................ 8
Fort vinaigre de Bour,ff03Lie........... i litre.
Employé au début de la péripneumooie.
ocr page 532
LIVRE V
POLICE SANITAIRE
La police sanitaire s'occupe parüculierement des maladies contagieuses et epizootiques, dans leurs rapports avec la patho­logic, la santé publique, les interets agricoles et commerciaux, et les actes administratit's qui doivent s'opposer k leur déve-loppement et a leur propagation.
MALADIES CONTAGIEUSES
Ces maladies se propagent par infection et par contagion. L'infection répond a ce qu'en vétérinaire nous nommons virus volatil, et la contagion a. ce que nous appelons virus fixe. Étant donnés les travaux nombreux, relatifs aux divers modes de contagion, on peut penser qu'il y a lieu de les confondre. Les experiences de Chauveau, de Salisbury, de Pasteur, etc, per-mettent de considérer les elements figures : organites, spores, bactéries, bactéridies comme les véritables agents de la conta­gion, au mème til re que les acares pour la gale, ou les champi­gnons parasitaires pour certaines maladies de la peau. D'après celte doctrine, la contagion serait done ramenée ä une cause unique : l'ensemencementd'un organisme sain par un organisme malade, dans lequel reside l'état virulent; quel que soit d'ail-leurs Ie mode d'introduction du virus.
Les virus peuvent se propager par inoculation, contact, ab­sorption par les muqueuses respiratoires, digestives ou par Ie système circulatoire. Les véhicules de la contagion sont de natures diverses ; Ie sang pour Ie charbon, Ie pus pour la morve. Ia salive pour la rage, la lymphe pour la clavelée, Ie cow pox et Ie horse-pox.
Les maladies contagieuses présentent : 1deg; une période d'in-cubation; 2deg; d'invasion; 3deg; d'éruption. Pour certaines mala­dies, il est nécessaire que rorganisme ä contagionner présente des aptitudes spéciales, causées par certaines circonstances parliculières : affaiblissement, misère physiologique.
lt;L
ocr page 533
,1
ENZOOTIES ET EPIZOOTIESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;521
ENZOOTIES ET ÉPIZOOTIBS.
Definition. Les maladies enzootiqiies règnent sur un petit nombre d'animaux dans une memo localité, paralssent ou dis-paraissent ;i cortaines époques, sévissent souvent sur une seule espèce. Les epizootics s'attaquent a un grand nombre d'ani­maux, a une ou plusicurs espèces, sur un espace étendu ou limité.
Frequence. Les unes et les aulres ont diminué de frequence par suite de circonstanccs particulières : progrès de l'hygiène, ameliorations agricoles, desséchement des marais, execution des prescriptions sanitaires locales ou internationales.
Marche. Elles présentent plusieurs périodes : Ie début pen­dant Icquel elles sont moins graves, l'augment etl'état, durant lesquelles elles croissent en étendue et en gravité, et enfin Ie déclin qui marque leur diminution et leur disparition, quand se sont épuisées les conditions de leur existence.
Caractères. Bien que la plupart des épizooties et enzoolies soient contagieuses, il en esl qui sont dues a des influences saisonnières on locales, ne présentant pas ce caractère.
Le chiffre élevé des pertes causées par les maladies conta­gieuses, expüque la nécessité des mesurcs prophylactiques et administratives deslinées ä en arrèter le développement.
Legislation (historique). C'estau commencement duxvnie siècle (1714) que remontent les premières mesures sanitaires a l'occa-sion de Tapparition du typhus.
Divers arrèts et entre auti-es celui du Conseil d'État du 16 juil-let 1784 flxent les devoirs de 1'aulorilé, des propriétaires, ainsi que les pénalités.
Toutes ces prescriptions peuvent se résumer comme il suit : 1deg; declaration; 2deg; avertissement par TautoriLé locale a l'auto-rité supérieure; 3deg; visite par des experts; 4deg; sequestration ou isolement au pälurage; 5deg; marques desbètes suspecles ; 6deg; de­fense d'importations sans certificats de santé; 7deg; signaux dési-gnant les habitations ou communes infectées ; 8deg; publication et afflehage des dits lieux; 9deg; interdiction des marches aux bétes malades; 10deg; formalités en cas d'achat ou do vente pour la boucherie; 11deg; abatage; 12deg; enfouissement; 13o désinfection; 14o interdiction aux juges de modérer les peines édictées.
Les décrets de 1790-1791 imposent ä Tautorité municipale le devoir de prendre les mesures nécessaires centre la contagion; les propriétaires d'animaux malades sont tenus a la declaration et a leur isolement.
ocr page 534
522nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;POLICE SANITAIRE
En 1855 parait un arruté ministeriel pris k la suite d'un dé-cret imperial, et intcrdisant rintroduction en France par les ports du liltoral depuis Nantes jusqu'ä Dunkerque, et par les frontières du Nord et de l'Est, de la mer au Rhin, dus animaux de l'cspèce bovine provenant de TAnglclerre, de la Hollande et de la Relgique.
Nécessité de la visite, dans tous les autres ports et bureaux de douane, de tous les animaux de provenances autres que celles indiquóes ci-dessiis.
La loi du 21 juillet 1881 abrogeant les arrcits, edits ou dé-crets antérieurs, ces détails n'ont plus qu'un intérêt rétrospec-lif; mais il était ulilo de les connaitre. puisqu'ils ont servi de base aux mesures de police sanitaire édietées ultérieurement.
MESURES GÉNÉRALES DE POLICE SANITAIRE
1deg; La declaration. — Elle doit étrlaquo; falte par Ie propriétaire ou délenteur d'animaux atteints d'une maladie contagieuse, et ä son défaut par Ie vétérinaire, sous les peines indiquóes ci-après Cetle declaration devra étre falle par écrit, centre un recu délivré par 1'autorité.
2deg; Visite. — Ordonnce par radrainistralion et faile par Ie vétérinaire qui visilera d'abord les animaux sains, puls les sus­pects et enfin les malades.
3deg; Isolement. — Afin d'éviter Ie contact dans les habitations, sur les routes ou dans les päturages, par les harnais, les four-rages ou les fumiers.
Il peut se faire par sequestration, dans un local isolé avec de­fense de faire sortir Ie ou les malades pour se rendre aux pä­turages ou aux abreuvoirs. Souvent peu pralicable. Par ctin-tonnemmt en isolant lo troupeau en un lieu dont l'espacc est determine. Il est permanent ou mixte. Sa duréc est variable; s'il est permanent, les animaux resient nuit et jour dans Ie lieu désigné ; s'il est mixte, ils sont renlrés Ie soir, ils doi-vent suivre 1'itiaéraire prescrit. Les riverains seronl iul'ormés du lieu du cantonnement qui sera place ä 300 metres des grandes routes, chemins vicinaux ou päturages, et limité par un bois, un fossé ou un cours d'eau. Les cadavres seront enfouis.
En lazaret. — Les animaux sont retenus ä la fronticre et subissent uno quarantaine dans un local spécial appelé lazaret. Si, après un temps determine, il n'existe aucun cas de maladie, ilspeuvent continuer leur route.
Par cordons sänitaires formés ä la fronlièrc par les douaniers, k rintérieur par la troupe.
ocr page 535
MESÜRES GÉNÉRALES DE POLICE SANITAIRE 523
Vémigration permet d'isoler les animaux, sur les terres des proprietaires enjun point particulier, une clairière, une mon-tagne, a distance de loule voie de communication.
4deg; Regensement et estimation. — Consiste ä faire Ie recense-raent des animaux d'une localitó, afin qu'aucun nc puisse la quitter. L'estimalion est portóc sur l'etat de recensement.
5deg; Marque. — Peut êLre faitu avec dos ciseaux on coupant ie poil d'une cerlainc facon sur une partie déterminée; au fer rouge, avec un cachet a la eire ou un plomb timbre d'une marque parliculicre.
6deg; Suspension et interdiction des foires et MAncHÉs. — Mesure grave, ne devant être employee qu'en cas exceplionnel, en raison des perturbations el des enlraves qa'elle apporte au commerce; les mo3'ens d'isoloment et de declaration élant d'or-dinaire suffisanlS;
7deg; Marches attenants aux abattoirs. — Pourrontètre inslallés dans Ie voisinage des abattoirs, et les animaux ainsi- vendus scront abaltus pour la consommaüon.
8deg; Abatage et indemnité. — L'abatage des animaux malades ou suspects peut ètre ordonné par l'aulorilé, après indemnité des trois quarts de la valeur,
9deg; Enfouissement. — Peut être remplacé avec avantago par la venle k l'équarisseur.
10deg; Désinfegtion. — Eile consiste ä détruire les propriótés contagifères, des objets qui peuvent les recclcr. Ne pas con-fondre Ia désinlection avec rannulation de la mauvaise odeur. Les désinfectanls sont do diverses natures et plus ou moins actifs. Le feu pour les matières méfalliques, l'eau bouillante pour celles qui ne pourraient èlre passées ä la flamme. Sous leur action, les matières animales et organiques sont détruites ou modifiées de maniere äälterer léurspropriétés coiüagicuses. 11 en est de mème du passage a rótuve sèche ou humide. Le lavage ä l'eau n'est pas par lui-meme une désinfection, mais il entraine une partie des matières virulentes, et peut ètre complete par los désinfectanls proprement dits. La ventilation est encore un adjuvant utile, soiten disséminanl l'atmosphère contagieuse, soit en desséchant los matières liquides qui on sont souvont lo véhicule. L'oxygène ä 1'ètat d'ozone opèro par son action oxydanle sur les maiières organiques. Le perman­ganate do polasse et les vapours nilreuses agissent de la mème maniere, le premier en dègageant lentement de l'oxygène a l'état naissant.
On peut employer 1c chlore ;i l'état gazcux, ä l'état de per-chlorure de chaux ou d'hypochlorite de soude.
ocr page 536
RH
524nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;POLICE SANITAIRE
On l'utilise en vapeurs, en faisant dégager ce gaz en lieu clos, en laissant Ie local ferme durant plus ou moins longtemps; après quoi on ventile et on acre en ouvrant les portes et les fentHres.
La chaux vive sort aussi a la destruction des maticres orga-niques.
Les produits pyrogénés, les goudrons, et leurs derives, creo­sote, acide phénique ferment avec i'albumine des combinai-sons fixes, s'opposant a. Ia putrefaction oü a. la fermentation.
Les goudrons en bacligeonnages sur les bois, et l'eau phé-niquée en lavages sur tous les objels ä désinfecter.
La désinfection consiste a nettoyer d'abord les lieux ou les objets k assainir par un lavage énerglque, par Ie grattage qui enlève les parties déja ramollies par l'eaii, et k teraiiner par des aspersions ou des immersions d'eau phéniquée ou chlorée.
En plus des écuries et de leurs accessoires, on devra désin­fecter les wagons, les harnais, couvertures, ustensiles divers.
Les auimaux ne devrontêtre introduits de nouveau dans les locaux désinfectés, qu'après dessication et ventilation. Les maladies contagieuses reclamant l'intervention des mesures de police sanitaire sont :
Le typhus contagieux des bêtes a cornes (voy. p. 14); la péripneumonie contagieuse (voy. p. 20); la fièvre aphtheuse (voy. p. 4); !a clavelóe (voy. p. 3) ; le cowpox (voy. p. 2); le horse-pox (voy. p. 2); la maladie du coït (voy. p. 35); le char-bon (voy. p. 16); la morve et le farcin (voy. p. 11 et 13); la phthisie tuberculeuse (voy. p. 28); la rage (voy. p. 9); le piétin (voy. p. 191); la gale (voy. p. 51).
Loi du 21 juillet 1881, sur la police sanitaire des auimaux.
TITRE PREMIER. — Maladies contagieuses des animaux et mesures sanitaires qui leur sont appiicables.
Art. l^. — Los maladies des animaux qui sontréputées con­tagieuses et qui donnent lieu k l'appiication des dispositions de la présente loi, sont:
Lapeste bovine dans toutes les espèces de ruminants;
La péripneumonie contagieuse dans l'espèce bovine;
La clavelée et la gale dans les espèces ovine et caprine;
La flévre aphtheuse dans les espèces bovine, ovine, caprine et porcine;
#9632;*
ocr page 537
LOI DU 21 JUILLET 1881nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;525
La morve, Ie farcin, la dourine dans les espèces chevaline et asine;
La rage et Ie charbon dans toutes les espèces.
Art. :i. — Un décret du Président de la Réqublique, rendu sur Ie rapport du Minisire de l'agriculture el du commerce, après avis du Comité consultaüf des epizootics, pourra ajouter k la nomenclature des maladies réputées contagieuses dans chacune des espèces d'animaux énoncées ci-dessus toutes autres maladies contagieuses, dénommées ou non, qui pren-draient un caractère dangereux.
Les dispositions de la présente loi pourront èlre étendues, par un décret rendu dans la même forme, aux animaux d'es-pèces autres que celles ci-dessus désignées.
Art. 3. — Tout propriétaire, teute personne ayant, k quelque Utre que ce soit, la charge des soins ou la garde d'un animal atleint ou soupconné d'etre atteint d'une maladie contagieuse, dans les cas prévus par les articles lquot; et 2, est tenu d'en faire sur-le-champ la declaration au maire de la commune ou se trouve eet animal.
Sont également tenus de faire celte declaration tous les vété-rinaires qui seraient appelés k Ie soigner.
L'animal atteint ou soupconné d'etre atteint de l'une des maladies spéciflées dans l'arlicle lcr devra ètre immédiatement, et avant même que lautorité administrative ait répondu a, Tavertissement, séquestré, séparé et maintenu isolé autant que possible des autres animaux susceptibles de contracter cette maladie.
Il est interdit de Ie transporter avant que Ie vétérinaire dé-légué par radministralion l'ait examine. La même interdiction est applicable a. l'enfouissement, k moins que Ie maire, en cas d'urgence, n'en ait donné l'autorisation spéciale.
Art. 4. — Le maire devra, dès qu'il aura été prévenu, squot;as-surer de l'accomplissement des prescriptions contenues dans l'article precedent et y pourvoir d'office, s'il y a lieu.
Aussitót que la declaration prescrite par le paragraphe 1quot; de l'arlicle precedent a été faite, ou, k dét'aut de declaration, dès qu'il a connaissance de la maladie, le maire fait procéder sans retard k la visite de l'animal malade ou suspect par le vé­térinaire chargé de ce service.
Go vétérinaire constate, et, au besoin, prescrit la complete execution des dispositions du troisième alinea de l'arlicle 3 et les mesures de désinfeclion immédiatement nécessaires.
Dans le pi us bret' délai, il adresse son rapport au préfet.
Art. 5. — Après la constatation de la maladie, le préfet
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POLICE SANITAIRE
statue sur les mesures ä mettre ä execution dans Ie cas parti­culier.
Il prend, s'il est nécessaire, un arrèté portaal declaration d'infeclion.
Gelte declaration peul entraincr, dans les localités qu'ella determine, Tapplication des mesures suivanles :
1deg; [/isolement, la sequestration, la visite, Ie recensement cl la marque des animaux et troupoaux dans les localités infec-tées;
2deg; L'interdiction de ces localités;
3deg; L'mtei'diction momentanée ou larégleraontation des foires el marches, du transport et de la circulation du bétail;
4quot; La désintection dos écuries, étables, voilures on autres moyens de transport; la désinlection, ou mème la destruction des objets a Tusage dus animaux malades ou qui ont été souil-lés par eux, et généralement des objets quclconques pouvant servir de véhicules ;i la contagion.
Un reglement (Tadministration publique déterminera celles de ces mesures qui seronl appliquables, suivant la nature des maladies.
Art. 6. — Lorsqu'un arrèté du prófet a constaté l'existence de la pcsle bovine dans une commune, les animaux qui en sont attcints el ceux de l'cspèce bovine qui auraient été con-taminés, alors mème qu'ils ne présenieraicnl aucun signe apparent do maladic, soul abattus, par ordredu inaire, conlbr-mément ä la proposition du vétérinaire délégué et aprés eva­luation.
II esl inlerdit do suspendre 1'exécution desdites mesures pour trailer les animaux malades, sauf Ie cas et sous les con­ditions qui scraiont spécialement determines par Ie Ministrede l'agriculture et du commorco, sur l'avis du Comité consultatie des epizootics.
Art. 7. — Dans Ie cas prévu par rarliclo precedent, les ani­maux malades sont abaltus sur place, sauf Ie cas ou Ie trans­port du cadavre au lieu de Peafouissement sera declare par Ie vétérinaire plus dangcreux que celui do Tanimal vivant; Ie transport en vuo de l'abalage peut étre aulorisé par Ie maire conlbrmément ä l'avis du vétérinaire délégué, pour ceux qui ont été seulomonl conlaminés.
Les animaux des cspóces ovine et caprine qui ont été expo­ses a, la contagion, sont isolés el soumis aux mesures sanilaircs délerminées par Ie réglomcnl d'administration publique rendu pour Texéculion de la loi.
Art. 8. — Dans Ie cas de morve constalée, et dans Ie cas de
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farcin, de charbon, si la maladie est jugéc incurable par Ie vétérinaire délégué, les animaux doivent ètre abattus par ordre du maire.
Quand il y a contestation sur la nature on Ie caractère incu­rable de, la maladie entre Ie vétérinaire délóflt;ué et 1c vétéri­naire que Ie propriétaire aurait fait appeler, 1c prét'et désigne un troisième vétérinaire, conlormément au rapport duquel il est statué.
Art. 9. — Dans Ie cas de péripneumonic contagiouse, Ie préfet devra ordonner l'abatage, dans Ie délai de deux jours, des animaux reconnus attaints de cette maladie par Ie vétéri­naire délégué, et l'inoculalion des animaux d'cspècc bovine, dans les localités reconnuos ini'cclées de cette maladie.
Le Ministre de l'agriculture et du commerce aura Ie droit d'ordonner l'abatage dés animaux d'cspèce bovine ayant été dans la même étable, ou dans le même troupeau, ou en contact avec des animaux alteints de péripncumonie conta-gieuse.
Art. 10. — La rage, lorsqu'elle est constatée chez les ani­maux de quelque espèce ([u'ils soient, enlraine l'abatage, qui nc peut ètre diiïeré sousaucun prétexle.
Les cliiens el les chats suspects do rage doivent ótre immé-diatement abattus. Le propriétaire de l'animal suspect est tenu, même en l'absence d'un ordre des agents de l'Admi-nislration, de pourvoir k laccomplisscinent de cette prescrip­tion.
Art. 11. — Dans les épi/.ooties de clavelée, le préfet peut, par arrêté pris sur l'avis du Comité consulLatif des epizootics, ordonner la clavelisation des troupoaux infeclés.
La clavelisation ne devra pas ètre exécutée sans autorisation du préfet.
Art. 13. — L'exercice de la médecine vétérinaire dans les maladies contagieuses des animaux est interdit ä quiconque n'est pas pourvu du diplöme de vétérinaire.
Le gouvernement, sur la demande des consoils généraux, pourra ajourner, par décret, dans les départcments, Texécu-tion de cette mesure, pendant une période de six années, ä partir de la présente loi.
Art. 13. — La vente ou la mise en venle des animaux atteints ou soupconnés d'etre atteints de maladies contagieuses est in-terdite.
Le propriétaire nc peut s'en dossaisir que dans les conditions délerminées par le reglement d'administration prévu ä l'ar-ticle 5.
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Ce reglement flxera pour chaque espèce d'animaux et de ma-ladie Ie temps pendant lequel l'interdiction de vente s apph-quera aux animaux qui ont été exposes a la contagion.
Art. 14. - La chair des animaux morls de maladies conla-gieuses quelles qu'elles soient, ou abattus comme atteinls de la peste bovine, de la morve, du farcin, du charbon et de la rage, ne peut être livrée ä la consommation.
Les cadavres ou débris des animaux morts de la peste bovine et du charbon, ou ayant été abaltus comme atteinls de ces maladies, devront ètre enfouis avec la peau tailladee, a moms qu'ils ne soient envoyés a un atelier d'équarrissage reguliere-ment autorisé.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;,,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;, ,, ,
Les conditions dans lequelles devront être executes Ie transport, Fenfouissement ou la destruction des cadavres, seront déterminées par Ie reglement d'administraüon publique prévu äl'article 5.
Art 15. — La chair des animaux abattus, comme ayant ete en contact avec des animaux atteints de la poste bovine, peut être livrée ä la consommation ;mais leurs peaux, abals et issues ne peuvent être sorlis du lieu de 1'abatage qu après avoir ele
désinfectés.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; , „„„
Art. 16. - Tout entrepreneur de transport par terre ou par eau qui aura transporté desbestiaux devra, en tout temps, de-sinfecter, dans les conditions prescrites par Ie reglement d admi­nistration publique, les véhicules qui auront sem a eet usage,
'fITRE U. — Indemnités.
Art 17 —11 est alloué aux propriétaires des animaux abattus pour cause de peste bovine, en vertu de l'article7, uneindemmte des trois quarts de leur valeur avant la maladie.
11 est alloué aux propriétaires d'animaux abattus pour cause de péripneumonie contagieuse ou morls par suite de 1 inoculation, en vertu de l'article 9, une indemnite ainsi reglee :
La moitié de leur valeur avant la maladie, slis en sonl reconnus
atteinls;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; . ,
Les trois quarts, s'ils ont seulement éle contamines, La totalité, s'ils sont morts des suites de 1'inoculation de la
péripneumonie contagieuse. L'mdenmité ä aecorder ne peut dépasserla sonime de 400 Irancs
pour la moitié de la valeur de l'animal; celle de GOU Irancs pour
les trois quarts, et celle de 800 francs pour la totalite de sa
valeur.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;.,. .
Art. 18. - 11 n'csl alloué aueune indemuité aux propriétaires
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d'aniraaux Importes des pays étrangers, abattus pour cause de péripneumonie coalagieuse dans les trois mois qui ont suivi leur introduction en France.
Art. 19. — Lorsque Tenipioi des débris d'im animal abaltu pour cause de peste bovine ou de péripneumonie contagieuse a été autorisé pour la consommation ou uu usage induslriel, Ie propriétaire est tenu de declarer 1c produit de la vente de ces débris.
Ce produit appartient au propriétaire; s'il est supérieur k la portion de la valeur laissée a sa charge, riademnité due par l'État est réduitc de l'excédent.
Art. 20. — Avant Fexécution de l'ordre d'abatage, il est pro­cédé a une evaluation des anlmaux par Ie vétérinaire délégué et un expert désigué par la parlie.
A défaut, par la partie, de designer un expert, Ie vétérinaire délégué opère seul.
Il est dressé un proces-verbal de l'expertise; Ie maire et Ie juge de paix Ie contrusignent et donnent leur avis.
Art. 21. — La demande dindemnité doit ëtre adressée au Ministre de Tagriculturc et du commurce, clans Ie délai de trois mois, a dater du jour de l'abatage, sous peine de déchéance.
Le Ministre peut ordonncr la revision des evaluations faites en vertu de 1'article 20, par une commission dont il désigne les membres.
L'indemnité est fixée par le Ministre, sauf recours au Conseil d'Élat.
Art. 22. — Toute infraction aux dispositions de la présente loi ou des règlements rendus pour son execution, peut entrai-ner la perte de l'indemnité prévue par l'article 7.
La decision appartiendra au Ministre, sauf recours au Con­seil d'État.
Art. 23. —II nest alloué aucune indemnité aux propriétaires des aniuiaux abaltus par suite de maladies contagieusos, autres que la peste bovine et la péripneumonie contagieuse dans les conditions spéciales indiquées dans l'articie 9.
TITRE III. — Importnlion et exportation des animaux.
Art. 24. — Les animaux des espèces chevaline, asine, bovine, ovine, caprine et porcine sont soumis, en tout temps, aux frais des irnportateurs, ä une visite sanitaire au moment de leur en­tree en France, soit par terre, soit par mer.
La même mesure peut étre appliquée aux animaux des autres Siüxol. — Aide méiu vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 30
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espèces, lorsqu'il y a lieu de craindre, par suite de leur mtro-duclion, l'invasion d'une maladie contagieuse.
Art# 25. — Les bureaux de douane et les ports de mer ou-verts ä rimportatioa des anhnaux soumis ä la visite sont deter­mines par décret.
ArTi 96. — Le gouvernement peut prohiber l'entreo en France ou ordonner la mise en quarantaine, des animaux sus-ceptibles de communiquer une maladie contagieuse, ou de tous les objels pouvant presenter le mème danger.
11 peut, ä la fronticre, prescrire l'abalage, sans indemmle, des animaux malades ou avant été exposes k la contagion, et, enfin, prendre toutes los rnesures que la crainte de 1 invasion d'une maladie rendrait nécessaires.
Art. 27. — Les mesures sanitaires k prendre k la fronhero sont ordonnées par les raaires dans les communes rurales, par les commissaires de police dans les gares fronlières et dans les ports de mer, contormément k l'avis du vétérinaire désigné par 1'Administration pour la visite du bélaii.
En attendant rintervention de ces autorités, les agents des douanes pcuvent ètre requis de prêter main-forte.
Abt. 28. — Les municipalités des ports de mer ouverts a l'importation du bétail devront fournir des quais spéciaux de débarquement, munis des agrès nécessaires, ainsi qu'un bati-ment destine k recevoir, k mesure du débarquement, les ani­maux mis en quarantaine par mesure sanitaire.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;_
Les locaux devront ètre préalablement agréés par le Mimstre de l'agricultufe el du commerce.
Pour se rembourser de ces frais, les municipalités pourront établir des laxes spéciales sur les animaux importés.
Art. 29. — Lc gouvernement est aulorisó k prescrire a ia sortie les mesures nécessaires pour empècher l'exporlation des animaux alteints de maladies contagieuses.
TIÏRE IV. — Pénalités.
ART. 30. — Toule infraction aux dispositions des articles 3, 5, 6, 9, 10, 11, g 2 et 12 de la présente loi, sera pumc d'un emprisonnement de six jours k deux mois et d'une amende de.
16 k 400 francs.
Art_ 3i. _ Seront punis d'un emprisonnement de deux mois k six mois et dune amende de 100 k 1,000 francs :
1deg; Ceux qui, au raépris des defenses de 1'Administration, auront laissé leurs animaux int'eclés communiquer avec d'aulrcs;
2laquo; Ceux qui auraint vendu ou mise en vente des animaux qu ils
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savaient atteints ou soupconnés d'etre atteints de maladies contagieuses;
3deg; Ceuxqui, sans permission de l'autorité, auront déterré ou sciemment acheté des cadavres ou débris d'animaux morls de maladies contagieuses, queues qu'ellcs soient, ou abattus comme atteints de la peste bovine, du cliarbon, de la morve, du farcin et de la rage.
#9632;ideg; Ceux qui, même avant Farrelo d'interdlction, auront Im­porte en France des animaux qu'ils savaient atteints de mala­dies contagieuses ou avoir élé exposes k la contagion.
Art. 32. — Seront punis d'un emprisonncment de six mois ü trois ans etd'une seule amende de 100 ä 2,000 francs :
1deg; Oeux qui auront vendu ou mis en vente de la viande pro-venant d'animaux qu'ils savaient morts de maladies contagieu­ses, quelles qu'elles soient, ou abattus comme atteints de la peste bovine, du cliarbon, de la morve, du farcin et de la rage;
2deg; Ceux qui se sont rendus coupables des dólits prévus par les articles precedents, s'il est résullé de ces délits une conta­gion parmi les autres animaux.
Art. 33. — Tout entrepreneur de transports qui aura contre-venü k l'obligaljon do désinfecter son materiel, sera passible d'une amende de 100 francs k 1,000 francs.
II sera puni d'un emprisonnement de six jours k deux mois, s'il est résullé de cette infraction une contagion parmi les autres animaux.
Art. 35. — Toute infraction a la présente loi, non spécifiée dansles articles ci-dessus, sera punic de 1(5 francs ä 400 francs d'amende. Les contraventions aux dispositions du reglement d'administralion publiquc rendu par IVxécution de la présente loi seront, suivant les cas, passibles d'une amende dc 1 franc ä 200 francs, qui sera prononcée par lejtige de paix du can­ton.
Art. 35.— Si la condamnalion pour infraction a l'une des dis­positions de la présente loi remonte ä moiiis d'une année, ou si cette infraction a élé'commise par des vétérinaires délégués, des gardes charapêtres, des gardes forestiers, des olïiciers de police ä quelquo litre que ce soit, les pcines peuvent être portées au double du maximum fixé par les precedents arti­cles.
Art. 36. — [/article 463 du Code pénale est applicable dans leus les cas prévuspar les ai tides du présent litre.
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TITRE V. — Dispositions générales.
Art. 37. — Los frais d'abatage, cl'cnfouissement, de trans­port, de quarantaine, de désinl'eclion, ainsi que tous les atitres frais auxquels pout donner lieu l'exócution des mesures pres-crites en vertu de la présente ioi, sont a la charge des proprié-taires ou conducteurs d'animaux.
En casde refus des propriétaires ou conducteurs d'animaux de se conformor aux injonctions de raulorité administrative, il y est pourvu d'office ä leur compte.
Les frais de ces opéralions sont rocouvrés sur un état dressé par Ie maire et rendu cxécutoire par Ie sous-préfet. Les opposi­tions seront portées devant Ie juge depaix.
La désinfection des wagons de chemins de fer prescrite par l'article 16 a lieu par les soins des compagnies; les frais de cette désinfection sont fixes par Ie Ministre des travaux publics, les compagnies entendues.
ArI. 38. — Un service des épizooties est établi dans chacun des départements, en vuc d'assurer 1'execution de la présente loi.
Les frais de ce service seront compris parmi les dépenses obligatoiresä la charge des budgets déparlementaux, et assi-rnilés aux dépenses classées sous les sect;g Ier a 4 de Tarlicle 60 de la loi du 10 aoüt 1871.
Art. 39. — Les communes ou il existe des foires et marches aux chevaux ou aux bestiaux seront tenues de préposer ä leur frais, et sauf a se rembourser par rélablisscment, d'une faxe sur les animaux amenés, un vétérinaire pour l'inspection sani­taire des animaux conduits ä ces foires, et marches.
Cette dépense sera obligatoire pour la commune.
Le gouvernement pourra, sur l'avis des conseils généraux, ajourner pardécret, dans les départements, l'exécution de cette mesure pendant une période de six années, k partir du jour de la promulgation de cette loi.
Art. 40. — Le reglement d'administration publique, rendu pour rexécuüon de la présente loi, determine l'organisation du Comité consultaüf des épizooties institué auprès du Ministre de l'agriculture et du commerce.
Les renseignements rccueillis par le Ministre au sujet des épizooties sont communiqués au Comité, qui donne son avis sur les mesures que peuvent exigerces maladies.
Art. 41. — Sont et demeurent abrogés les articles 459, 460 et 461 du Code pénal, toutes lois et ordonnances, tous arrèts
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DECKET ^ADMINISTRATION PURLIQUEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;533
du Conseil, arrêtés, décrets et règlements intervenus, ä quel-que époque que ce soit, sur la police sanitaire des animaux.
La présente loi, délibéréc et adoptée par Ie Senat et par la Chambre des deputes, sera exécutée comme loi de l'État.
Fait ä Paris, !e21 juillet 1881.
Jdles GRÉVY.
Par Ie Président de la République :
Le Ministre de F agriculture et du commerce,
P. TlRARD.
Décret portant reglement d'administration publique pour 1'exécution dê la loi sur la police sanitaire des animaux.
TITRE Ier. — Police sanitaire ä Vintérieur.
CHAPITRE Ier. — MESURKS COMMUNES a toütes les maladies contagiedses.
Article Ier. — Lorsqu'une maladie contagieuse est signalée d;ins une commune, le maire en informe, dans les vingt-quatre heures, le préfet du département et lui fait connaitre les me-sures et les arrêtés qu'il a pris conlbrmément a, la loi sur la police sanitaire dos animaux et au présent reglement d'admi­nistration pubiique, pour empêcher l'extension de la contagion. Le prél'et accuse reception au maire dans le même délai et prend un arrêté pour prcscrireles mesures ämettreäexecution.
Les arrêtés des maires et des préfets sont transmis, sans délai, au Ministre de l'agriculture, qui peut prendre, par iin arrêté spécial, des mesures appiicables äplusieurs départements.
Art. 2. — Les arrêtés pris par le maire sont exécutoires, même avant l'approbation du préfet.
Art. 3. — Dans ie cas oü un animal atteint ou soupconné d'etre atteint d'une maladie contagieuse meurt ou est abaltu avant ia declaration prescrite par 1'article 3 de la loi sur la po­lice sanitaire, le maire commet un vétérinaire a 1'effet de cons-tater la nature de la maladie. Le proces-verbal de la constata-tion est remis au maire, qui en transmet sans retard une cópie au préfet.
Le vétérinaire délégué, chef du service sanitaire du départe­ment, est envoyé sur place, s'il y a lieu, pour verifier les cons-tatations de ses collègues.
30.
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534nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;POLICE SANITAIRE
Art. 4. — Les cadavrcs ou parties de cadavres des animaux morts de maladies conlagicuscs ou abaltus comme atleints de ces maladies, doivent ètre conduits ä l'atelier d'éqiiarrissage, s'il s'en trouve un dans la commune.
S'iln'y a pas d'atelier d'équanissage, le maire prescrit I'en-louissement dans Ie ten-ain du propriétaire, remplacement doit étre agréé par le maire.
A défaut de terrain apparlenant au propriétaire, l'enfouisse-ment a lieu dans un terrain communal spécialement affecte. Ce terrain est entouré d'une clóture et il est interdit d'y faire paitre les animaux.
Enfin, si la commune ne possède pas d'emplaccment suscep­tible d'etre approprié comme il est dit au paragraphlaquo; prece­dent, les cadavres ou debris de cadavres sont détruits sur place au moyen de procédés approuvés par le Comité consultatil'des épizooties, ou transportés ä l'atelier d'équarrissage le plus voi-sin. Le transport sera effectué cont'ormément aux indications données par le maire.
Dans les cas d'enlouissement, les fosses out une profondeur süffisante pour qu'il y ait au-dessus du corps une couche de terre de im,50 au moins. Les cadavres sont reconverts de toute la terre extraite pour ouvrir les fosses, et ne peuvent être dé-terrés en tont ou en partie sans une autorisation du prcfet.
Art. 5. — Les locaux, cours, enclos, herbages et pätures oü ont séjourné les animaux atteiuls de maladies contagieuses doivent ètre dósinfectés.
Les mesures de désinfection sont déterminées, sur l'avis du Comité consultatif des épizooties, par des instructions ministe­rielles.
Art. 6. — Il est interdit, sous aucun prétoxte, de conduire, même pendant la nuit, aux abreuvoirs communs les animaux atteints de maladies contagieuses et ceux qui ont été exposes a la contagion. Cette interdiction s'applique même aux animaux dont la circulation a été permise exceptionnellement.
Art. 7. — Dans tons les cas oü il est ordonné de marquer les animaux, la marque est faile sur la joue gauche.
liest interdit d'apposer sur cette joue aucune autre marque.
CHAPIÏRE II. — MESÜBES SFÉCIALES A CHACUNE DES MALADIES CONTAGIEUSES.
Section 7rl!. — Peste bovine.
Art. 8. — Lorsque la peste bovine est constalée dans une commune, le prófet prend un arrèté portant declaration dïn-fection, soit d'une partie seulement de la commune, dont l'ar-
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DECKET D'ADMINISTRATION PUBLTQUEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;535
röté determine exactement lo périmèlre, soit de la commune tout entière, soit même, s'il y a lieu, dcscornmimcs voisines.
Ar.T. 9. — L'arrêté est affiche etpublié dans les communes oü la declaration d'infectiona étéprononcëe et clans les communes comprises dans un rayon de 20 kilometres auteur d'elles.
En outre, desécriteaux portanlles mots Feste bovine sont ap-posés sur des poteaux planlos ä. l'entrée des chemins conduisant aux communes inrectées et des locaux oü la maiadie a été cons-latée.
Art. 10. — Le préfet qui a pris rarrête portant declaration d'inl'eclion doit, dans les-yingt-quatre heures, l'envoyer aux pré­fets des départements limothroplies. II tient journellement le Ministre au courant de Ia marche de la maiadie et des mesures prises pour la combatlre. Des bulletins sont publiés au Journal officiel. Art. 11. — La declaration d'infuction entraine i'application des dispositions suivantes :
l0Alise en quarantaine deslocaux, cours, enclos, herbages et pätures oü ont séjourné des animaux malades ou avant été ex­poses ä la contagion de la peste bovine, impliquant defense d'y introduire des animaux saius de 1'ordre des ruminants;
2deg; Dénorabrement et marque des animaux des espèces bo­vine, ovine et caprine, compris dans tout le territoire infecté ; 3deg; Visite et surveillance par Ie vétérinaire délégué de lous lo-caux, cours, enclos, herbages et patures ou se trouvent des animaux desdites espèces;
4deg; Defense absolue de faire sortir lesdits animaux hors du territoire declare infecté, si ce n'est pour la boucherie, el dans les conditions précisécs k I'article suivant;
5quot; Interdiction de la circulation des animaux des espèces bo­vine, ovine, caprine et porcine.
Toulefois, le transit des animaux desdites espèces a travers le territoire declare infecté demeurera libre par los voies fer-rées, sous la condition que cos animaux resterontenfermés dans les wagons;
Olaquo; Obligation de tenir les chiens k I'attache ou en laisse; les chats et les volailles enfermés ;
7quot; Determination des routes, chemins et sentiers oü les per-sonnes ne pourront circuler qu'en sc soumettant aux mesures de désinfection jugécs nécessaires par 1'admmistration;
8raquo; Dans lëtendue du territoire declare infecté, obligation d'informerle maire de tous cas de inaladie quclconque et de tons changements qui viendraient k sc produire dans I'effectif des animaux des espèces bovine, ovine et caprine ;
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9raquo; Defense ä touts personne étrangère aux fermes d'entrer dans un local, cour, enclos, herbage ou pature infectés, sans autorisation du maire de la commune, accordée sur l'avis du vétérinaire délégué;
10deg; Interdiction aux hommes chargés de la garde des ani-maux et des soins ä leur donner, de tout contact avec d'autres animaux, et defense pour eux d'entrer dans les lieux renfer-mant des animaux autres que ceux confiés a leurs soins;
110 Obligation pour loute personne sortant d'un local infecté de se soumeltre, notammenten ce qui concerne les chaussures, aux mesures de désinfecüon jugées nécessaires;
12deg; Defense de faire sortir du territoire declare infecté des objets ou matières pouvant servir de véhicules ä la conlagion, tels que : fourrages, pailles, litières, fumiers, harnais, couver-tures, laines, pcaux, poils, cornes, onglons, os, etc;
ISquot; Defense de déposer les fumiers sur la voie publiquc et d'y laisser écouler les parties liquides des dejections; obliga­tion de trailer ces matières conformément aux prescriptions des arrètés administraties;
14deg; Obligation de se munir dun laissez-passer délivré par Ie maire, sur l'avis du vétérinaire délégué, pour Ie transport, dans l'intérieur du territoire infecté, des fourrages et fumiers provenant des fermes ou il n'y a pas eu d'animaux malades.
Le laissez-passer indique la provenance et la destination de ces objets.
Art. 12 — Par exception aux dispositions de 1'article pre­cedent, et sous réserve de l'autorisation du Ministère de l'agri-culture ou de son délégué, le maire peut permettre :
1deg; La sortie hors du territoire declare infecté des animaux qui n'ont pas été exposes ä la contagion, sous la condition qu'ils seront conduits directement ä l'abattoir. Avant leur de-part, les animaux seront marqués.
Il est délivré un laissez-passer indiquant la provenance et la destination des animaux. Ce laissez-passer est rapporté au maire dans le délai de cinq jours, avec cerlificat attestant que les animaux out été abattus. Le certiPicat d'abatage est délivré par 1'agent préposé a la police de l'abattoir, ou par l'autorité locale dans les communes ou il n'existo pas d'abattoir ;
2laquo; La sortie, dans des conditions qui seront déterminécs par Ie Ministre, des viandes provenant de l'abatage des animaux ' qui ont été seulement exposes ä la contagion.
Les véhicules doivent ètre disposes de facon ä ne laisser tom-ber aucune partieni liquide nisolide; ils sont désinfectés après le transport; les personnes employees aux transports, charge-
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ment et déchargement, doivent se soumettre aux mesures de désinfection jugees nécessaires pour éviter de propager la con­tagion. En outre, les maires doivent prescrire foute mesure qu'ils croient ntile pour éviler Ie danger de la contagion;
3deg; La sortie des peaux,laines, polls, comes, onglons, os, etc, après consLaLation de la désinfection par Ie vétérinaire délégué.
Art. 13. — La personae préposée ä la conduite des animaux dont la sortie hors d'un territoire declare infecté a été auto-risée, conformémont a larlicle precedent, est tenue de répré-senler a toute 'réquisilion Ie laissez-passer qui a autorisé la circulation; faute par eile de représenter ledit laissez-passer, ou si Ie délai dans lequel l'abatage devait ètre execute est ex­pire, il est dressé proces-verbal, et les animaux sont abattus sur-le-champ, par ordre du mairo de la localité, sur Ie terri­toire de laquelleils sont saisis.
Art. 14. — Si Ia peste bovine vient a. se declarer dans un troupeau debêlcs ovines ou caprines,les animaux malades sont abattus.
Les animaux des mèmes espèces qui ont été exposes älaconta-gion sont divisés par lots et isolés pendant quinze jours dans deslocaux, cours, enclos, herbages ou pätures éloignés de ceux qui sont habités par des bêtes bovines. A l'expiration de ce délai, la mesure peut ètre levéepar Ie maire, sur l'avis du vété-naire délégué, si aucuii cas de peste ne s'est declare parmi eux.
Art. 15. — Les cadavres des animaux morts de la peste bo­vine ou abattus comme atteints de cette maladie, et ceux des animaux abattus comme suspects, dont les chairs et les débris n'ont pas été utilises, sont transportés soit aux ateliers d'équar-rissage, soit aux fosses d'enfouisseinenl, dans les conditions suivantes:
1deg; Les cadavres sont désinfectés avant leur changement sur les voitures deslinées a les transporter;
2deg; Ces voitures sont disposéesde maniere a ce qu'aucune ma-tière solide ou liquide ne puisse s'en échapper dans Ie trajet, et il est interdit de les faire trainer par des bètes bovines; elles sont accompagnées par un gardien désigné par Ie maire et por-teur d'un laissez-passer;
3deg; Les voitures ayant servi au transport et les objets a37ant été en contact avec les animaux sont nettoyés et désinfectés;
4deg; Les conducteurs et autres personnes employés aux char-gemenl, déchargement, et a renlbuisscment des cadavres, sont soumis aux mesures de désinfection jugées nécessaires.
Art. 16.— Lorsqu'il y a nécessité de conduire les animaux
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#9632;vivanls ä l'endroit oü ils doivent être enfouis, ils sont menés a la corde, sous la surveillance d'un agent désigné par le maire; les dejections qu'lls peuvent abandonner en route sont immé-diatement ramassées pour être jelées dans la fosse avec la corde ayant servi ä les concïuire.
Art. 17. — Immédiatement apres l'abalage des animaux at-teints de la peste bovine ou ayant élé exposes a la contagion, les locaux, cours, enclos, herbages et pätures oü se trouvaient ces animaux sontfoumis ä une désinfection générale.
Les pailles, fourrages, litiéres, fumiers et autres objcts pou-vant servir de véhicules k la contagion sont détruits sur places et désinfectés.
Art. 18. — Pendant toute la duréede l'épizoolie, les ateliers d'équarrissage oü les cadavres sent conduits sont places sous la surveillance d'un gardien sanitaire. Ce gardien inscrit l'ar-rivée des cadavres sur un registre avec l'indicalion de leur pro­venance, et en donne un récépissé, que les propriétaires doi­vent rernetlre immédiatement au maire de leur commune.
Art. 19. — Les foires et marches, les concours agricoles, les reunions etrassembleraents sur la voie publiqueou dansles cours d'aubergcsa3'antpour but l'exposition oula mise en vente des animaux des espèces bovine, ovine 'et caprine, sont in-terdits dans le tcrritoire declare infecté et aulour dudit terri-toire, dans un rayon qui est deteftnine par arrcté prét'ec-toral.
Toutefoisles marches intérieurs des villes ayant des abattoirs se tiennent comme ä l'ordinaire, mais les animaux qui y sont conduits ne peuvent en sortir que pour ètre abattus dans la ville même, etle certiflcat de leur abatage est renvoyé dans le délai de trois jours, k l'agent chargé de la police du marché ou ces animaux ont été vendus. Les peaux, poils, laines, cordes, on-glons, os, fumiers, etc, ne peuvent être enlevés de l'abattoir avant d'avoir été désinfectés.
Art. 20. — La declaration d'infection ne peut ètrelevée par le préfet que lorsqu'il s'est écoulé trente jours au moins sans qu'il se soit produit un nouveau cas de peste bovine, et après constalion de raccomplisscment de toules les prescriptions re­latives ä la désinfection.
Section II. — Péripneumonie contagieusi;.
Art. 21. — Lorsque la péripneumonie contagieuso est cons-tatée dans une commune, le préfet prend un arrcté porlant de­claration d'infection du local, de la cour, de l'enclos, de l'hei'-
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bage ou de la päture, dans lequel se trouve l'animal malade, et determinant Ie périmètredans lequel l'arrèté sera applicable.
Get arrèlé est publié et affiche dans la commune ainsi que dans les commune conllguës. En outre, des écriteaux portant les mots : Péripneumonie contagieuse, sont apposés sur des po-leaux plantés ä l'entrée des chemins conduisant k la ferme et sur les portes des locaux oü la maladie a été constatée.
Akt. 22. — La declaration d'infeclion entraine l'application des dispositions suivantes :
1raquo; Mise en quarantaine des locaux, cours, enclos, herbages et pätures declares infeotés, impliquant defense d'y introduire des bctes bovines saines, sauf cc qui sera dit a l'article 27 sui-vant;
2raquo; Immédiatementaprèsrabatage dcsanimaux malades, eva­cuation complete et désinl'ecüon de 1'étable oü aexisté la ma­ladie; isolement et sequestration dans un autre local ou une autre päluro des animaux qui ontété exposes a la contagion: marque de ces animaux;
3deg; Dénombrcment de tous les autros animaux de l'espèce bovine qui so trouvent dans les locaux, cours, enclos, herbages et pätures compris dans la declaration d'infection;
4deg; Visitc et surveillance, par Ie vétérinaire délégué, des locaux cours, enclos, herbages et patures de la ferme ou de l'établis-sement ou la maladie aété constatée;
5raquo; Interdiction de vendre les animaux qui ont été exposes a la contagion;
Go Interdiction, aux hommes chargés de la garde des ani­maux et des soins äleur donner, de tout contact avec d'autres animaux de l'espèce bovine, et defense pour eux d'entrer dans les lieux renfermant des animaux de cette espèce ;
7deg; Obligation pour toutc personne sorlant d'un local infecté de se soumettre, notamment en ce qui concerne les chaus-sures, aux mesuresde désinfection jugées nécessaires;
8deg; Defense de faire sortirdes locaux, cours, enclos, herbao-es et pätures infectés, des objets ou matières pouvant servlr de véhicules k la contagion, Iels que: fourrages, pailles, litières. fumiers, harnais, couvertures, laines, peaux, poils, cornes, on-glons, os, etc.;
9deg; Defense de déposer les fumiers sur la voie publique et d'v laisser écouler les parties liquides des dejections; obligation de trailer ces matières conformément aux prescriptions des ar-rêtés administratifs.
Art. 23. —Par exception aux dispositions de l'article précé-
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dent, Ie préfet peut, sur Tavis du vétérinaire délégué, quiindt-quera les precautions a prendre ;
1deg; Autoriser la circulation, dans Ie territoirc de la commune ou se trouve Ie périmèlre declare infecté, des animaux de tra­vail qui ont été exposes a la contagion, quand ceux-ci sont ju-gés indispensables pour la culture du sol et les transports;
2deg; La mêmeautorisation peut eire accordée pour la conduite, dans un palurage désigné, des animaux qui out été exposes ä la contagion;
3oL,e préfet peut égaleraent autoriser la venle pour la bou-cherie et Ie transport, pour cctte destination, des animaux qui ont été exposes a la contagion.
Dans Ie cas devente pour la boucherie, il est déltvré un lais-sez-passer qui est rapporlé au inaire, dans Ie délai de cinq jours, avec un cerliflcat alteslant que les animaux ont été abaltus. Cecertificat est délivré parl'agent préposé äla police de l'abat-toir, ou par l'autorité locale dans les communes ou il n'cxiste pas d'abattoir.
Art. 24. — La personne préposée ä la conduite des animaux, dont la sortie ou la vente a été autoriséc conlormément ä l'ar-ticle precedent, dolt représcnter ä toute requisition Ie laissez-passer prévu audit article. Faule par eile de représcnter ledit laissez-passer, ou si Ie délai dans lequel les animaux devaient être abattus est expire, il est dressé proces-verbal, et les ani­maux sont mis en fourrière par l'ordre du maire de la localilé sur Ie lerritoire de laquelle ils sont saisis. Si ces animaux sont re-connus atteints de la péripncumonie, ils sont abattus sur place par ordre du préfet. S'ils ont été dans la mèrae étableoudanslemcme troupeau ouen contact avec des animaux atteints de péripneu-monie contagieuse, Ie Ministre de l'agriculture en present, s'il Y a lieu, l'abatage, sans quïl y.ait droit ä indeinnité, conlor­mément aux articles 9 et 22 de la loi sur la police sanitaire des animaux. Après examen, par un vétérinaire, de l'animal abattu, Ie propriélaire peut être aulorisé ä en disposer.
^RTgt; 25.__Lorsque la péripneumonie prend un caraclère en-
vahiss'ant, un arrêté du préfet enjoint k tous les propriétaires, détenteurs ou gardiens cTanimaux de l'cspèce bovine, de decla­rer a la mairie tout cas de maladie queiconque qui viendrail a se manifester sur ces animaux.
Le mème arrèté interdit la tenue des loires et marché, les concours a^ricoles, les reunions et rassembleinenls sur la voie publique ou dans les cours d'auberge, ayant pour but l'expo-sition ou la mise en vente des animaux de l'espèce bovine.
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Toutefois, les marches intérieurs des villes ayant des aba-toirs se tiennent comme a l'ordinaire. Mais les animaux qui y sont conduits et qui. a leur sortie, ne sont pas menés a l'abat-loir, ne peuvent circuler qu'avec un laissez-passer indiquant leur destination et qui sera remis au maire de la commune oü ils doivent séjourner.
Ce maire est prévenu directement par Ie service du marché, de facon k placer les animaux qui en proviennent sous 1'appli-cation des mesures édictées par la lol et par Ie présent regle­ment pour les animaux suspects.
Le transport des animaux sera effectuó cont'ormemenl aux instructions données par le vétérinaire sanitaire du marché.
Art. 26. — La chair des animaux abattus pour cause de péripneumonie, ne peut ètre livrée äla consomraation publique qu'en vertu d'une autorisation du maire, sur l'avis conformedu vétérinaire délégué.
Les poumons sont détruits ou enfouis ; l'utilisation des peaux demeure permise après désinfection.
Art. 27. — Après 1'évacuation des animaux survivants, et l'achèveraent complet des travaux de désinfection, le repeuple-ment dos locaux peut avoir lieu avec des animaux inoculés depuis vingt et un jours au moins.
Art. 28. — La declaration d'inlection ne peut être levée par le préfet que loisqu'il s'estécoulé un délai de trois mois au moins sans qu'il se soit produit un nouveau cas de péripneu­monie, et après constatation de l'accoraplissementde toutes les prescriptions relatives ä l'inoculation et ä la désinfection. Elle peut être levée après désinfection, si tous les animaux qui se trouvaient dans les locaux, cours, enclos, herbages et pätures declares infectés ont été abattus.
Section III.— Fièvre aphtheuse.
Art. 29.— Lorsquela fièvro aphtheuse est constatée dansune commune, le préfet prend un arrété portant declaration d'infec-tion des locaux, cours, enclos, herbages et pätures dans lesquels se trouvent les animaux malades et determinant le périmètre dans lequeH'arrcté sera applicable. Get arrété est notifié aux maires de la commune et des communes limitrophes. Il est publié et affiche.
Art. 30. — La declaration d'infection entraine l'application des dispositions suivantes:
1deg; Mise en quarantaine des locaux, cours, enclos, herbages et pätures declares infectés, impliquant defense d'y introduire des SiGMOL.— Aidemém. vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 31
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animaux sains des espèces bovine, ovine, caprine et porcine; dénombremenlet marque de ceux qui s'y trouvent.
Par exception, s'il est nécessaire de conduire les animaux malades ou suspects au päturage, la route qu'ils doivent suivre est déterminée par uuarrèté du maire; cette route est marquee par des poteauxindicateurs, ainsi que les limites du päturage dans lequel les animaux doivent être cantonnés; après la mar­que, les animaux de travail qui ont été exposes a la contagion pèuvent être utilises sous les conditions déterminées par le maire, après avisdu vétérinaire sanitaire de lacirconscription. Il est délivré par le maire un laissez-passer indiquant les limi­tes dans lesquelles la circulation desdits animaux est autori-sée;
2'' Avertissement de l'existence de la (ièvre aphtheuse par un écriteau place ä l'entrée principale de la ferme et des locaux, cours, enclos, herbages et patures infectés ;
3deg; Visite et surveillance, par le vétérinaire sanitaire, des locaux, cours, enclos, herbages et patures de la ferme ou de l'établissement oü Ia maladie a été constatée:
4laquo; Determination des routes, chemins et sentiers fermés a la circulation des animaux susceptibles de contracter la fièvre aphtheuse;
5laquo; Defense de faire sortir des locaux infectés des objets ou matières pouvant servir de véhicules a la contagion, tels que pailles, fourrages, litières, fumiers, couvertures, harnais, etc.;
6quot; Interdiction de déposer les fumiers sur la voie publique et d'y laisser écouler les parties liquides des dejections : obliga­tion de trailer ces matières conformément aux prescriptions des arrètés administratifs;
7deg; Interdiction de laisser pénétrer dans les locaux infectés, les bouchers, marchands de bestiaux et toute personne non préposée aux soins k donner aux animaux;
8deg; Obligation pour toute personne sortant d'un local infecté de se soumettre, notamment en ce qui concerne les chaussures, aux mesures de désinfection jugées nésessaires ;
9deg; Interdiction de vendre les animaux malades, si ce n'est pour la boucherie, auquel cas ils doivent être conduits direc-tement a l'abattoir, par des voies indiquées ä l'avance.
La même interdiction s'applique, pendant un délai de quinze jours, a ceux qui ont été exposes a la contagion.
Dans le cas de vente pour la boucherie, il est délivré un lais­sez-passer quiest rapporté au maire, dans le délai de dnq jours, avec un certiflcat attestant que les animaux ont été abattus. .Ce certificat est délivré par l'agent préposé a la police de
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l'abattoir, ou par l'autorité locale dans les communes oü il n'existe pas d'abattoir.
Les animaux transportés en vue de la boucherie doivent avoir lies pieds tamponnés; ils ne peuvent être transportés quen voi-ture ou par chemin de fer.
Art. 31. — Lorsque la fièvre aphtheuse prend un caractère en-vahissant, un arrèté du préfet interdit la tenue des foires et marches, les reunions ou rassemblements sur la voie publique ou dans les cours d'auberge, ayant pour but l'exposition ou la mise en vente des animaux des espèces bovine, ovine, caprine et porcine.
Toutefois, il est fait exception pour les marches intérieurs des villes ayant des abattoirs.
Art. 32. — La declaration ne peut être levée par Ie préfet que lorsqu'il s'est écoulé quinze jours sans qu'il se soit produit un nouveau cas de flèvre aphtheuse, et après constalation, par Ie vé­térinaire délégué, de l'acconiplissement de toutes les prescrip tions relatives a la désinfection.
Section IV. — C/avetée.
Art. 33. — Lorsque la clavelée est constatée dans une com­mune, Ie préfet prend unarrêté portanl declaration d'infection des locaux, cours, enclos, herbages et patures dans lesquels se trouvent les animaux malades.
Get arrèté est noliflé aux maires de la commune et des com­munes limitrophes. II est publié et affiche.
Art. 34. — La declaration d'infection entratne Tapplication des dispositions suivantes :
1deg; Mise en quarantaine des locaux, cours, enclos, herbages et patures declares infectés, impliquant defense d'y introduire des moutons et des chèvres en élat de santé; dénombrement et marque des bêtes ovines et caprines qui s'y trouvent; marque de celles qui ne sont pas soumises immédiatement a la claveli-sation.
Par exception, s'il est nécessaire de conduire les aniTiaux au paluragc, la route qu'ils doivent suivre est déterminée par un arrèté du maire; cette route est marquee par des poteaux indi-cateurs, ainsi que les limites du päturage dans lequel les ani­maux doivent être cantonnés
2deg; Avertissement de l'existence de la clavelée par un écriteau place ä l'entrée principale de la ferme et surleslocaux infectés;
3deg; Determination des routes, chemins et sentiers fermés a la circulation des bèles ovines et caprines;
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4deg; Visite et surveillance, par Ie vétérinaire sanitaire, des locaux, enclos, herbages et paturages de la ferme oü la rnaladie a étc constatée;
5deg; Interdiction de vendre des animaux malades. Si les ani-maux guéris ont été séparés du roste du troupeau, les effets de l'interdiction qui pèse sur eux cessent vingt jours après leur • guérison.
6deg; Interdiction de vendre, si ce n'est pour la boucherie, les animaux qui ont elé exposes a la contagion.
Dans Ie cas de vente pour la boucherie, il est délivré un laissez-passer qui est rapporto au maire, dans Ie délai de cinq jours, avec un certifical attestant que les animaux ont été abat-lus. Ce certiflcat est délivré par l'agent préposé a la police de l'abattoir, ou par l'autorilé locale dans les communes oü il n'existe pas d'abatloir;
7deg; Les peaux provenant des animaux claveleux, morts ou abattus, peuvent être livrécs au commerce sous la condition d'avoir été lavées et séchées.
Art. 35. — Après la clavelisation du troupeau infecté et rachèvement complet des travaux de désinfection des locaux oü ont séjourné les animaux malades, Is repeuplement peut avoir lieu avec des animaux clavelisés depuis trente jours au moins.
Art. 36. — Toutes les mesures prescrites par l'article 34sont applicables aux troupeaux pour lesquels la clavelisation a été autorisée, conformément au sect; 2 de l'article 11 de la loi sur la police sanitaire des animaux.
Art. 37. — Lorsque la clavelée prend un caractère envahis-sant, un arrèté du préfet inlerdit, pendant toule la durée de la rnaladie, de conduire les moulons et chèvres aux foires et mar­ches qui se tiennent dans la localité infectée.
Cette interdiction ne s'applique pas aux marches intérieurs des villes ayant des abattoirs. Mais les animaux qui y sont con­duits et qui, a leur sortie, ne sont pas menés a l'abattoir, ne peuvent circuler qu'avec un laissez-passer indiquanl leur desti­nation et qui sera remis au maire de la commune oü ils doivent séjourner.
Ce maire est prévenu directement par Ie service du marché de facon a placer les animaux qui en proviennent sous l'appli-cation des mesures édictées par la loi et Ie présent reglement pour les animaux suspects.
Le transport des animaux sera effectué conformément aux instructions données par le vétérinaire sanitaire dijt marché.
Art. 38. — La declaration d'infection ne peut être levée par le préfet que lorsqu'il s'est écoulé un délai de trente jours au
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moins sans qu'il se soit produit un nouveau cas de clavelée, et après raccomplissement de toutes les prescriptions relatives k la désinfection. Elle peut être levée immédiatement après la désinfeclion, sitouslesanimauxquise trouvaientdansles locaux, enclos, herbages et pätures declares infectés ont eté abattus.
En cas de clavelisation, la declaration d'infection est levée trenle jours au moins après l'inoculation constatée.
Section V. — Gdle.
Art. 39. — Lorsque la gale est constatée sur des animaux des cspèces ovine et caprine ou dans un troupeau d'animaux de ces espèces, Ie préfet prend un arrèlé par lequel ces animaux ou ce troupeau sont places sous la surveillance du vétérinaire sani­taire de la circonscription.
II n'est permis de les conduire au palurage qu'après l'appli-cation d'un traitement curatif et en se conformant aux mesures prescrites par l'arrêté pour éviter tout contact avec les animaux non atteints de la maladie.
Art. 40. — II est interdit de se dcssaisirdes animaux atteints de la gale, pour quelque destination que ce soit.
Art. 41. — Les peaux et les laines provenant d'animaux at­teints de la gale ne peuvent être livrées au commerce qu'après avoir été désinfectées.
L'obligalion de désinfection s'applique k toutes les laines provenant d'un troupeau dans lequel des cas de gale ont été constatés.
Art. 42. — Les mesures auxquelles sont soumis les animaux atteints de la gale 011 les troupeaux dans lesquels cetle maladie a été constatée sont levées par Ie préfet, sur l'avis du vétéri­naire délégué, après Ia disparition de la maladie et la désin­feclion des locaux.
Section VI. — Morve et farcin.
Art. 43. — Après la constatation de la morve ou du farcin. Ie préfet prend un arrèlé portant declaration d'infection pour mettre en quarantaine les locaux dans lesquels se trouvent les animaux malades, et les placer sous la surveillance d'un vété­rinaire délégué k cel effet.
Gelte mesure entraine Tapplicalion des dispositions sui-vantes :
1deg; Defense d'introduire dans ces locaux d'autres animaux susceptibles de contracter la morve ou Ie farcin;
2deg; Avertissement del'existence de la morve ou du farcin par
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un écriteau place ä l'entrée principale de la ferme et sur les locaux infectés.
Art. 44. — Les animaux qui ont été exposes ä la contagion restent sous la surveillance du vétérinaire délégué pendant un délai de deux mois.
Pendant la durée de cette surveillance, ils peuvent être uti­lises, sous la condition qu'ils ne présentent aucun symptóme de maladie.
Il est interdit de les exposer dans des concours publics, de les mettre en vente ou de les vendre ; Ie propriétaire ne peut s'en dessaisir que pour les livrer k l'équarrissage Dansce cas, ils sont préalablement marqués, et il est délivré un laissez-passer qui est rapporté au maire dans Ie délai de cinq jours, avec un certificat attestant que les animaux ont été abattus. Cc certificat est délivré par Ie vétérinaire qui a la surveillance de .'quot;atelier d'équarrissage.
Art. 45. — Lorsque les chevaux, äne.s ou mulcts sont abaltus conformément a l'article 8 de la loi, ou en vertu de l'article precedent, les peaux ne peuvent être livrées au commerce qu'a-près désinfection.
Art. 46. — Les mesurcs prescrites en vertu des articles 43 et 44 sont levées par Ie préfet après la disparition de la mala­die et après constatation, par Ie vétérinaire délégué, de l'ac-complissement de toutes les prescriptions relatives ä la désin­fection.
Ceux des animaux vises par l'article 44, qui ont présenté des symptómes de maladie, restent places pendant un délai d'un an sous la surveillance du vétérinaire délégué, et soumis pendant ce laps de temps, aux interdictions portées par Ie troisième ali­nea dudit article.
Section VII. — Dourine.
Art. 47. — Lorsque la dourine est constatée sur des animaux des espèces chevaline et asine, Ie préfet prend un arrêté pour mettre ces animaux sous la surveillance d'un vétérinaire délé­gué ä eet effet.
Art. 48. — Les animaux atteints de la dourine sont marqués.
Il est interdit de les employer ä la reproduction pendant tout Ie temps qu'ils sont tenus en surveillance.
Il est, en outre, défendu de les vendre, toutefois, celte inter­diction pourra être ievée par ie maire pour les males que l'ac-quéreur ou Ie vendeur s'engagera k faire castrer dans Ie délai de quinze jours.
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Le vendeur ou 1'acquéreur devra justifler, sous sa responsa-bilité, par un certiflcat remis au maire dans Ie délai ci-dessus, que l'opération a été exécutée. Ce certiflcal émanera du vétéri­naire operateur, et la signature en sera légalisée.
Art. 49. — Dans les communes ou 1'existence de Ia dourine a été constatée, et dans les communes limitrophes, les étalons particuliers sont soumis, tous les quinze jours, a la visite du vétérinaire délégué. lis ne peuvent être employés a la monte que sur l'exhibition d'un certiflcat de santé.
11 est interdit de faire saillir les juments sans que leur bon état de santé soit atleslé par un certiflcat ne remontant pas a plus de quatre jours.
Art. 50. — Les mesures de surveillance auxquelles donne lieu la constatation de Ia dourine ne peuvent être levéesqu'un an apres Ia guérison, certiflée par le vétérinaire délégué, des ani-maux qui auront été 1'objet de ces mesures.
En cas de castration, la surveillance cesse de plein droit.
Section VIII. — Rage.
Art. 51. — Tout chien circulant sur Ia voie publique, en 11-berté ou même tenu en laisse, doit être muni d'un collier por-tant, graves sur une plaque de métal, les noms et demeure de son propriétaire.
Sont exceptés de cette prescription les chiens courants por-tant la marque de leur maitre.
Art. 52. — Les chiens trouvés sans collier sur la voie pu­blique et les chiens errants, même munis de collier, sont saisis et mis en fourrière.
Ceux qui n'ont pas de collier et dont le propriétaire est in-connu dans la localité sont abattus sans délai.
Ceux qui portent le collier prescrit par l'article precedent et les chiens sans collier dont le propriétaire est connu sont abat­tus s'ils n'ont pas été reclames avant I'expiration d'un délai de trois jours francs. Ce délai est porté a cinq jours francs pour les chiens courants avec collier ou porlant la marque de leur mattre.
Les chiens destines k être abattus peuvent être livrés a des établissements publics d'enseignement ou de recherches scien-tifiques.
En cas de remise au propriétaire, ce dernier sera tenu d'ac-quitter les frais de conduite, de nourriture et de garde, d'après un tarif fixé par I'autorité municipale.
Art. 53. — L'autoritraquo; administrative pourra, lorsqu'elle croira cette mesure utile, particulièrement dans les villes, or-
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donner par arrêté que tons les chiens circulant sur la voie pu-blique soient muselés ou tenus en laisse.
Art. 54. — LorsqiTun cas de rage a été constate dans une commune, Ie maire prend un arrèté pour inlerdire, pendant six semaines au moins, la circulation des chiens, ämoins qu'ils ne soient tenus en laisse.
La même mesure est prise pour les communes qui ont été parcourues par un chien enrage.
Pendant Ie même temps, il est interdit aux propriétaires de se dessaisir de leurs chiens ou de les conduire en dehors de leur residence, si ce n'est pour les laire abaltre. Toutefois, peu-vent êlre admis a circuler librement, mais seulement pour I'u-sage auquel ils sont employés, les chiens de berger et de bou­vier ainsi que les chiens de chasse.
Art. 55.— Lorsque les animaux herbivores ont été mordus par un animal enragé, Ie maire prend un arrêté pour meltre ces animaux sous la surveillance d'un vétérinaire déiégué a eet effet. Gelte surveillance sera de six semaines au moins.
Ces animaux sont marqués, et il est interdit au propriélaire de s'en dessaisir avant l'expiration de ce délai, si ce n'est pour les faire abattre Dans ce cas, il est délivré un laissez-passer qui est rapporté au maire dans Ie délai de cinq jours, avec un certifleat altestant que les animaux ont été abattus. Ce certi-ficat est délivré par Ie vétérinaire déiégué a la surveillance de l'atelier d'équarrissage.
L'utilisation des chevaux et des boeufs pour Ie travail peut être autorisée, ä condition, pour les chevaux, d'etre muselés.
Art. 56. — L'utilisation de la peau des animaux morts de la rage ou abattus pour cause de celte maladie demeure per-mise après désinfection düment constatée.
Section IX. — Charbon.
Art. 57. — Lorsque Ie charbon est constaté, Ie préfet prend un arrèté portant declaration d'inlection des locaux, cours, en-clos, herbages et patures oü se trouvent les animaux reeonnus malades.
Cet arrêté est publié dans la commune, ainsi que dans les communes contiguës. En outre, des écriteaux portant Ie mot charbon sont apposés sur des poteaux plantés a 1'entrée des chemins conduisant ä la ferme et sur les portes des locaux oü la maladie a été constatée.
Art. 58, — La declaration d'infection entraine 1'application des dispositions suivantes:
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1deg; Mise en quarantaine des locaux, cours, enclos, herbages et patures declares infectés, impliquant defense d'y introduire de nouveaux animaux a quelque espèce qu'ils appartiennent, a l'exception des animaux qui seront immédiatement vaccines; dénombrement des animaux qui squot;y trouvent.
Par exception, s'il est nécessaire de conduire ces animaux au paturage, la route qu'ils doivent suivre est déterminée par nn arrêlé du maire; cette route est marquee par des poteaux indicateurs, ainsi que les limites du paturage dans lequel les animaux doivent être cantonnés. La circulation des bêtes de travail qui ont été exposées k la contagion est permise sous les conditions déterminóes par Ie maire, après avis du vétéri­naire délégué. Ces animaux sont marqués;
2deg; Defense de faire sortir des locaux infectés les litières et fumiers;
3.deg; Interdiction de déposer les fumiers sur la voie publique et d'y laisser écouler les parties liquides des dejections; obli­gation de traiter ces matières conlormément aux prescriptions desarrètés administralüs;
4deg; Interdiction de laisser pénétrer dans les locaux infectés les bouchers. marchands de bestiaux et toute personne non pré-posée aux soins a donner aux animaux;
5deg; Obligation pour toute personne sortant d'un local infecté de se soumettre, notamment en ce qui concerne les chaussures aux mesures de désinfeclion jugées nécessaires;
6deg; Visite et surveillance, par Ie vétérinaire délégué, des locaux, cours, enclos, herbages et patures de la ferme ou de l'établis-sement oü lamaladie a été constatée;
quot;iquot; Determination des routes, chemins et sentiers fermés äla circulation des animaux;
8deg; Interdiction de vendre les animaux malades;
9deg; Interdiction de vendre, si ce n'esl pour la boucherie, les animaux de mème espèce qui ont été exposes äla contagion.
Dans Ie cas de vente pour la boucherie, les animaux sont marqués et envoyés directement ä l'abattoir; il est délivré un laissez-passer qui est rapporto au maire, dans Ie délai de cinq jours, avec un certificat altestant que les animaux ont été abal-tus. Ce certificat est délivré par l'agent préposé a la police de 1'a-baltoir, oupar l'autorité locale dansles communes oü il n'existe pas d'aballoir;
10deg; Les peaux provenant des animaux charbonneux mortsou abailus ne peuvent être livrécsau commerce qu'après désinfec­lion régulièrement constatée;
11deg; Les peaux des animaux abattus pour cause de suspicion
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ne peuvent fttre livrées au commerce qu'après désinfection dü-ment constatée;
12deg; Defense d'utiliser, pour la nourriture des animaux, l'herbe ou Ja paille provenant des endroits oü onl été enfouis les ani-maux morts du charbon.
Aht. 59.— Les propriétaires qui voudront faire pratiquer l'inoculation preventive du charbon devront en faire préala-blement la declaration ä la mairie de leur commune.
Un certificat du vétérinaire operateur indiquant la date de la vaccination sera remis au maire immédiatement après l'opé-ration.
Pendant les quinze jours qui suimmt la vaccination, les ani­maux resteront sous la surveillance du vétérinaire délégué ä eet effet.
Pendant la durée de celte surveillance, il sera interdit de se dessaisir des animaux inoculés.
Art. 60. — La declaration d'infection ne peut être levée par Ie préfet que lorsqu'il s'est écoulé un délai de quatre mois sans qu'il se soit produit un nouveau cas de charbon, et après cons-tatalion, par Ie vétérinaire délégué, de l'accomplissement de toutes les prescriptions relatives ä la désinfection.
Cette declaration peut èlre levée, pour les troupeaux inoculés, quinze jours après Ia vaccination, si aucun cas de charbon ne s'est declare dans lesdils troupeaux depuis l'inoculation.
Section X. — Maladies contagieuses ajoulées par dêcret ä la nomenclature de la loi.
Art. 61. — Dans les cas d'urgence, un arrêlé du Ministre de l'agricullure, rendu après avis du Comité consultatif des epi­zootics, déterminera celles des dispositions contenues au pré­sent reglement qu'il y aurait lieu d'appliquer pour combaltre les maladies contagieuses qui seraient ajoutées ä la nomencla­ture, conformément k rarticle2 de laloi sur la police sanitaire des animaux.
CHAPITRE III.— mesures concernant les animaux de l'armée, del'ad-
MINIäTHATION DES HARAS, EI LES ANIUADX ABENÉS OU PLACES DANS LES ÉCOLES VÉTÉRINA1RES.
Art. 62. — L'autorité militaire reste chargée de toutes les me­sures k prendre, en ce qui concerne les animaux de l'armée, pour éviter l'introduction et la propagation des maladies conta­gieuses.
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Art. 63. — Dans l'intérieur des depots d'étalons et jumente-ries de l'État, les mesures prescrites par la loi sur la police sa­nitaire des animaux et par Ie présent reglement sont appli-quées par les soins des directeurs; ceux-ci sont tenus néan-moins de faire a l'autorité locale la declaration prévue par l'ar-ticleS de la loi sur la police sanitaire des animaux.
Abt. 64. — Les écoles vétérinaires donnent avis, k l'autorité du lieu d'origine, des animaux amenés a leur consultation, de tous les cas de maladies contagieuses constatés sur ces animaux.
Elles peuvent, avec l'autorisation du Ministre, garder en vie, pour servir k des études scientiflques, des animaux atteints de maladies contagieuses.
Dans l'intérieur de ces élablissements, les mesures de police sanitaire sont appliquées par les directeurs qui font a l'autorité locale la declaration prévue ä l'article 3 de la loi sur la police sanitaire des animaux.
CHAPITRE IV. — INDEMNITÉS.
Art. 65. — Dans Ie cas d'abatage pour cause de peste bovine ou de péripneumonie contagieuse prévu par les articles 8 et 9 de la loi, ou dans Ie cas d'inoculaüon de la péripneumonie prévu par Ie même article 9, Ie proces-verbal d'estimation dos animaux est immédiatement dressé et déposé ä la mairie. Le maire, après l'avoir contresigné et fait contresigner par le juge de paix, le transmet au préfet dans les cinq jours de sa date.
Art 66. — A ce proces-verbal sont jointes les pieces sui-vantes :
1deg; La demande d'indemnité formée par le propriélaire;
2' Une copie certiflée conforme par le maire, de l'ordre d'aba­tage ou d'inoculation;
3deg; Un certiflcat du maire attestant que l'ordre d'abatage a regu son execution; ou, dans le cas de mort par suite de l'ino-culation de la péripneumonie, un certiflcat du vétérinaire attes­tant que l'inoculation est réellement la cause de la mort; ce dernier certiflcat dolt être visé par le maire ;
4deg; Une copie certiflée de la declaration, faite a la mairie par le propriétaire, de l'apparition de la maladie dans ses étables ou bergeries;
5deg; Un certiflcat du maire constatant que le propriélaire s'est conforme k toules les autres prescriptions de la loi;
6quot; Une declaration du propriétaire faisant connaitre lorsqu'il y aura lieu, pour chaque tête de bétail, le produit de la vente des animaux ou de leurs chairs et débris.
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A ces pieces doivent être joints, dans le cas d'abatage pour cause de péripneumonie ou de mort des suites de l'inoculation de ceUe maladie; le proces-verbal d'autopsiedesanimaux pour la perte desquels rindenmité est ré.clamée, et un certiflcat d'ori-gine constatant qu'ils n'ont pas élé introduits en France dans les trois mois qui ont precede l'abatage.
Lorsque le Ministre juge nécessaire de faire reviser 1'estima-tion, conlormement ä l'article 2t de la loi, il renvoie les pieces au préfet.
La Commission de revision prévue par ledit article est com-posée de six membres, y compris le prél'et ou son délégué, pre­sident, dont la voix est prépondérante en cas de partage. Les pieces lui sonltransniises; eile donne son avis, après avoir mis les parties intéressées en demeure de produire leurs observations.
TITRE II. — Police sanilaire ä la froniière. CHAP1TRE PREMIER, —importation des animaux.
Art. 67. — Tous les animaux Importes en France et soumis ä la visite, en vertu de l-article 24 de la loi sur la police sani­taire des animaux, sont débarqués avant la visite, ä moins que le vétérinaire ne puisse circuler librement entre les animaux.
Les animaux de l'espèce bovine admis ä l'importation sont marqués.
Art. 68. — Lorsque la peste bovine est signalée dans une contrée d'ou sa propagation en France serait a redouter, un arrêté ministeriel prohibe l'entrée des ruminants de toutes les espèces provenant des pays infectés, ainsi que l'importation de tous objets et matières pouvant servir de véhicule ä la maladie.
Art. 69. — Lorsque les animaux l'rappés de prohibition pour cause de peste bovine sont présentés ä l'importation par terre ou par mer, ces animaux sont saisis et abattus sur place sans indemnilé, malades ou non.
Sont également abattus sans indemnité les ruminants faisant partie d'un troupeau présenté a la frontière avant la prohibition, et dans lequel l'existence de la peste bovine est constatée.
Dans tous les cas, ies cadavres sont enfouis avec la peau tailladée.
Art. 70. — Les maladies contagieuses autres que la peste bovine, importées par terre ou par mer, donnent heu aux me-sures suivantes :
1deg; Lorsque la péripneumonie contagieuse est constatée dans
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un troupeau ä la frontière de terre ou dans un arrivage mari­time, tout animal malade est abattu sur place; ceux qui ont élé exposes ä la contagion sonl repousses hors du territoire, après avoir été marqués, ä moins que Ie propriétaire ne consente a ce qu'ils soient livrés immédialetnent ä la boucherie sous les conditions prescrites par l'agent sanitaire ;
2deg; La clavelée comporte ä la frontière de torre les mèmes me-sures que la maiadie précédente; a l'amvée par mer, eile en-traine l'abatage immédiat des animaux malades et laisse facul­tative pour Ie propriétaire, soit la mise en quarantaine avec clavelisation, des animaux suspects, soit leur envoi a la bou­cherie; toutefois, les animaux qui présenteront les cicatrices caractéristiques de l'inoculation seront admis libretnent;
3deg; En cas de fièvre aphtheuse, les animaux malades et ceux qui ont été exposes ä la contagion sont repousses après avoir été marqués. Si l'arrivage a lieu par mer, les animaux doivent être envoyés immédiatement k la boucherie. S'il s'agit d'animaux reproducteurs ou de vaches laitières, la mise en quarantaine peut être autorisée;
4deg; En ce qui concerne la morve et Ie farcin, a la frontière de terre ou de mer, les animaux reconnus malades de la morve sont abattus; ceux qui sont atteints du farcin ou qui présentent des symptómes douteux de morve sont repoussés après avoir été marqués. Les animaux qui ont été. exposes ä !a contagion de runeoudelquot;autre de ces maladies pcuvent êtreadrais en France, a la condition qu'ils seront places en surveillance pendant un délai de deux mois;
5deg; Le charbon constaté dans des arrivages par terre ou par mer entraine l'abatage des animaux malades. Les animaux qui ont été exposes ä la contagion sont repoussés après avoir été marqués, ä moins que le propriétaire ne consente a ce qu'ils soient livrés immédiatement ä la boucherie, ou ne demande leur mise en quarantaine avec l'inoculation obligatoire;
6deg; Pour la dourine, ä Tarrivage par terre ou par mer, en cas de maiadie constatée, les animaux sont repoussés après avoir élé marqués; en cas de doule, la mise en observation de l'ani-mal suspect peut être accordée pour les chevaux entiers, ma-lades ou suspects, si leurs propriétaires s'engagent k les faire émasculer dans un délai de quinze jours;
9raquo; En cas d'importation de troupeaux atteints dé gale, ces troupeaux sont repoussés.
Art. 71. — La durée de la quarantaine applicable k chaque maiadie est délerminée par arrèté ministeriel, après avis du Comité consullatif des épizoolies.
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Art. 72. — Lorsqu'une maladie contagieuse est signalée en pays étranger dans Ie voisinage immédiat de Ia frontière, Ie pré-l'et du département prend un arrêté pour interdire la circulation du bétail entre les localltés infectées et les communes francaises limitrophes; Ie même arrêté peut prescrire Ie dénombremênt de la marque des animaux susceptibles de contracter la maladie qui sévit a l'étranger.
Pendant tout Ie temps qui sera fixé par l'arrêlé, tout bétail nouvellement introduit devra faire l'objet d'une declaration au maire de la commune; il sera justifiéde sa provenance.
Art. 73. — Lorsqu'une maladie contagieuse se declare en pays étranger dans Ie voisinage de la frontière, un arrêté du Ministre de l'agriculture peut interdire momenlanément 1'intro-duction des animaux par les bureaux de douane de la pertie de frontière menacée.
Art. 74. — Lorsqu'une commune francaise, qui possède un bureau de douane ouvert a l'importation des animaux, sera dé-clarée infectée en totalité ou en partie, un arrêté ministeriel pourra interdire momenlanément l'introduction des animaux par ce point de la frontière, ou determiner les routes et chemins que devront suivre les animaux pour éviter de traverser Ia commune infectée.
CHAP1TRE II. — EXPORTATION DES ANIMAUX.
Art. 75. — Un décret du Président de la République deter­mine les ports de mer ouverts ä Ia sortie des animaux.
Art. 76. — Les animaux exportés par mer ne peuvent étre embarqués que sur la presentation d'un certificat de santé dé-livré par un vétérinaire delégué a, eet effet par Ie Ministre de l'agriculture.
Les frais de Ia visite sont a Ia charge de I'expéditeur; i!s sont percus par Ie vétérinaire, d'après un tarif fixe par Ie Ministre. La taxe est due pour chaque tête de bétail visite, que i'embar-quement ait été autorisé ou non.
Art. 77. — Avant l'embarquement, Ie vétérinaire délégué s'assure que la partie du navire dans laquelle Ie bétail doit eire place est dans un élat de propreté et de salubrité convenables, II peut en requérir Ie nettoyage et la désinl'ection,
Akt. 7ö. — Les animaux reconnus malades ou suspects par ie veterinaire délégué sont traites comme il est dit au Utre 111, chapitre Ier, Foires at marches.
Art. 79. — Immédialement après chaque depart, tousles em-
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placements oü ont stationné les animaux sont nettoyés et dé-sinfeclés, ainsi quetous apparaux,passerelles,etc.,qui ontservi ä rembarquement.
TITRE III. — Dispositions générales.
CHAPITRE PREMIER. — foires et marches.
Art. 80. — Les emplacements affectés aux foires et marches a bestiaux sont divisés en compartiments pour chaque espèce d'animaux avec des entrees spéciales, autant que faire se peut.
Si remplacement Ie permet, il est réserve un espace libre en­tre les animaux appartenant k des propriétaires différents.
Art. 81. — Le vétérinairepréposéè, linspection sanitaire des animaux conduits aux foires et marches est tenu de porter im-médiatement ä la connaissance de 1'aulorité locale tous les cas de maladie contagieuse ou de suspicion constates parlui. La po­lice fait immédialement mettre en fourrière les animaux alteints ou suspects de maladies contagieuses.
Le vétérinaire (ait son enquête sans délai et propose l'adoplion des mesures de precautions nécessaires.
Art. 82. — Dans le cas de constatation de maladie contagieuse, le maire de la commune d'oü proviennent les animaux en est immédiatement informé par un avis mentionnant le nom du propriétaire. Sur eet avis, le maire prend les mesures prescrites par la loi et le présent reglement.
Af.T. 83. —Lorsque la maladie conslatée est la peste bovine, tous les animaux des espèces bovine, ovine et caprine presents sur le marché sont immédiatement séquestrés, et il est pro­cédé conformément aux dispositions du titre Ier, chapitre II, section IL
Art. 84. — Lorsque la maladie constatée est la péripneu-monie, tous les animaux malades sont mis en fourrière poür être abattus, soit dans la localité même, soit ä l'abatloir leplus voisin.
Toutes les bêtes bovines appartenant au propriétaire des ani­maux malades et celles qui ont été en contact avec elles sont con-sidérées comme suspectes; elles ne peuvent être vendues que pour la boucherie. Toutefois, si les propriétaires preferent les conserver, elles sont reconduites dans leur étable et soumises aux prescriptions de la loi et du présent reglement. Dansje cas de transfert a l'abaltoir, les animaux Sont préa-
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lablement marqués, et il est délivré par Ie maire un laissez-passer, comme il est dit a l'article 23.
Art. 85. — Lorsque la maladie constatée est la fièvre aph-theuse, les animaux malades sont mis en fourrière et séquestrés jusqu a complete guérison. Pendant la durée de la sequestra­tion, Ie propriétaire peut faire abattre ses animaux, soit dans la localité même, soit ä l'abattoir Ie plus voisin.
Dans Ie cas de transfert a l'abattoir, les animaux sont préa-lablement marqués, et il est délivré un laissez-passer, comme il est dit k Tarticle 30.
Ceux qui ont été en contact avec les bétes reconnues malades sont signalés aux maires des communes ou ils sont envoyés.
Art. 86. — Lorsque la maladie constatée est la clavelée ou la gale, ou Ie charbon, les animaux malades sont mis en four­rière et séquestrés jusqu'ä complete guérison. Le propriétaire peut soumettre a l'inoculation propre a chaque maladie les animaux qui sont sous le coup de la clavelée ou du charbon. Quant aux animaux atteints de la gale, ils sont soumis au trai-tement curatif que comporte la maladie.
Pendant'la durée de la sequestration, le propriétaire peut faire abattre ses animaux malades, qui sont enfouis ou livrés a l'atelier d'équarrissage. Le transfert ä l'atelier d'équarrissage ou ä l'abattoir a lieu sous la surveillance d'un gardien spécial.
Les animaux qui ont été en contact avec les bétes reconnues malades sont signalés aux maires des communes ou ils sont envoyés.
Art. 87. — Lorsque la maladie constatée est la morve, l'ani-mal est saisi et abattu. Le transfert ä un atelier d'équarrissage peut être ordonné par le maire après que l'animal a été marqué; il a lieu sous la surveillance d'un gardien spécial.
Immédiatement après l'abatage, l'animal est injecté a l'acide phénique ou a l'essence de térébenthine. Le vétérinaire s'assure que cette dernière prescription a été remplie.
Art.quot; 88. -r- Après chaque tenue de marché, le sol des halles, des étables, des pares de comptage, de tous aulres emplace-menls ou les animaux ont stalionné, et les parties en elevation qu'ils ont pu souiller, sont neltoyés et désinfectés.
CHAP1TRE II. — ABATTOIBS.
. Art. 89. — Les locaux qui, dans les abattoirs ou les tueries particulières, ont contenu des animaux atteints de maladies contagieuses, sont nettoyés et désinfectés.
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Les hommes employés dans les abattoirs doivent se soumettre aux mesures de désinfeclionjugées nécessaires.
Art. 90. — Les abattoirs publics et les tueries particulières sont places d'une maniere permanente sous la surveillance d'un vétérinaire délégué a eet etfet. Lorsque l'ouverture d'un animal fait reconnaitre les lésions propres ä une maladie con-tagieuse, Ie maire de la commune d'ou provient eet animal en est immédiatement avisé, afin qu'il prenne les dispositions né­cessaires.
CHAPITRE III. — ateliers d'équarrissage.
Art. 91. — Il est tenu, dans les ateliers d'équarrissage, uu registre sur lequel lous les animaux sont inscrils dans l'ordre de leur arrivée; cette inscription contient Ie nom du proprié-taire de l'animal avec l'indication du domicile, Ie signalement del'animal et Ie motif pour lequel il est abattu. Ce registre est para:plié par Ie vétérinaire délégué a chacune de ses visites.
Art. 92. — Les ateliers d'équarrissage sont places d'une maniere permanente sous la surveillance d'un vétérinaire délé­gué a cel effet.
CHAPITRE IV. — TRANSPORT DES ANIMAUX.
Art. 93. —En tout temps, quel que soit l'état sanitaire, les wagons qui ont servi au transport des animaux sont nettoyés et désinfectés après chaque voyage dans les vingt-quatre heures qui suivent Ie déchargement.
Immédiatement après la sortie des animaux, il est apposé sur l'une des faces laterales du wagon un écriteau indiquant qu'il doitêtre désinfecté.
Art. 94. — Les hangars servant ä recevoir les animaux dans les gares des chemins de fer, les quais d'embarquement et de débarquement et les ponts mobiles sont neltoyés et désinfectés après chaque expedition ou chaque arrivée d'animaux.
Art. 95. — Les bateaux et navires qui ont servi au transport des animaux doivent ètre nettoyés, lavés et désinfectés dans Ie plus court délai, après Ie déchargement. Les pontons, passe-relles, etc, sont également nettoyés, lavés et désinfectés.
CHAPITRE V. — service vétérinaire.
Art. 96. — Dans chaque département, Ie préfet nomme autant de vétérlnaires sanilaires qu'il juge nécessaire pour assurer
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l'exécution de la loi et des règlements sur la police sanitaire des animaux.
Le service comprend obligatoirement un vétérinaire, qui a Ie Utre de vétérinaire délégué, chef du service sanitaire du dépar­tement. Ce vétérinaire doit toujours se rendre sur les lieux en cas de peste bovine ou de péripneumonie.
Les ordres d'abatage ou d'inoculation ne peuvent êlre donnés sans son avis motive.
Art. 97. — En cas d'invasion de la peste bovine ou de la péripneumonie sur plusieurs points a la fois, le préfet peut, avec 1 autorisation du Ministre de l'agriculture, déléguera plusieurs vétérinaires les attributions et les pouvoirs conférés au vétéri­naire délégué, chet' du service départemenlal.
Art. 98— Au cas oü le vétérinaire sanitaire de la circons-cription n'est pas d'accord avec le vétérinaire délégué, chef du service sanitaire du département, sur l'existence de la peste bovine ou de la péripneumonie contagieuse, avis en est donné immédiatement au Ministre qui désigne, pour visiter les ani­maux, un troisième vétérinaire.
Art. 99. — Les vétérinaires sanitaires et le vétérinaire délé­gué, chef du service sanitaire, sent tenus, pour chaque invasion de maladie contagieuse, de faire un rapport sur l'origine de la maladie et les mesures prises.
Les vétérinaires sanitaires doivent, en outre, a la fin de cha­que année, adresser au vétérinaire délégué, chef du service, un rapport general conforme aux instructions qui leur sont données; le vétérinaire délégué, chef du service, transmet ces rapports, en les résumant dans un travail d'ensemble, au pré­fet, qui les envoie au Ministre, avec ses observations sur la marche du service.
CHAP1TRE VI.
COMITÉ CONSULTATIF DES EPIZOOTIES.
Art. 100. — Le Comité consultatif des epizootics institué-près du Ministre de l'agriculture est chargé de l'étude et de i'examen de toutes les questions qui lui sont rcnvoyées par le Ministre, spécialement en ce qui co.ncerne :
L'application de la legislation relative aux épizooties et les modifications que l'expérience pourra demontrer nécessaires;
L'organisation et le fonctionnement du service vétérinaire;
Les mesures a appliquer pour prévenir et combaltre les épi­zooties, ainsi que les mesures propres a améliorer les condi­tions hygiéniques des animaux.
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Il rédige sur ces objets les instructions qu'il peut y avoir lieu de publier.
II recoit en communication les rapports du service sanitaire des départements, ainsi que les informations sur les maladies épizootiques a l'étranger, et indique ceux de ces renseigne-ments qu'il peut être utile de livrer ä la publicité.
Le Comité présente, chaque année, au Ministre un rapport general sur l'état sanitaire des animaux pendant l'année écoulée.
Art. 101. — Le Comité consultatif des épizooties est com­pose de seize membres.
Sont de plein droit membres du Comité :
1deg; Le directeur de l'agricullure;
2deg; L'inspecteur general des écoles vétérinaires;
3deg; L'inspecteur general des services sanitaires;
4deg; Le chef du service vétérinaire, qui fait en même temps fonction de secrétaire.
Le Ministre de l'agriculture nomme les douze autres mem­bres, qui sont renouvelables par tiers chaque année. Les mem­bres sortants peuvent êtrerenommés.
Le président est nommé par le Ministre.
Art. 102. — Le Ministre de l'agriculture est chargé de l'exé-culion du présent décret, qui sera inséré au Bulletin des lois.
Fait a Paris, le 22 juin 1882.
JüLES GrÉVY. Par le Président de Ia République.
Le Ministre de l'agriculture, De Mahy.
Décret du 28 juillet 1888
Le Président de la Repdbliqde FaANgAisc,
Vu la loi du 2l juillet 1881, sur la police sanitaire des ani­maux, et notamment l'arlicle 2 ainsi concu :
Vu 1'avis du Comité consultatif des épizooties. Sur le rapport du Ministre de l'agriculture,
Decrète :
Art. Ier. — Sont ajoutés a la nomenclature des maladies qui sont réputées contagieuses et qui donnent lieu a I'application des dispositions de la loi du 21 juillet 1881 :
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Le charbon symptomatique ou emphysémateux, et la tuber­culose dans l'espèce bovine.
Le rouget et la pneumonie infectieuse dans l'espèce porcine.
Art. 2. — Le Minisire de ragricullure est chargé de l'exécu-tion de ce décret, qui sera inséré au Bulletin des lois.
Fait a Paris, le 28 juillet 1888.
Carnot.
Par le Président de la République.
Le Ministre de l'agriculture, Viette.
Arrété ministeriel du 28 juillet 1888
Le MiNitTnE de l'Adiuculture,
Vula loidu 21 juillet 1881 sur la police sanitaire des animaux;
Vu Ie décret du 28 juillet 1888, ajoutaut de uouvelles maladies a la nomenclature établie par l'art. Ier de la dite lol;
Vu le décret du 22 juin 1882, portaut reglement d'administration publique pourl'exécution de la lol du 21 juillet 1881ci-dessiis visée, et notainment l'art. 61 dudit décret, lequel est ainsi concu :
laquo; Dans le cas d'urgence, un arrété du Ministre de l'agriculture, rendu après avis du Comité consultatif des epizootics, déterminera celles iles dispositions contenues au présent reglement qu'il y au-rait lieu d'appliquer pour combattre les maladies contagieuses qui seraient ajouiées ä la nomenclature, conformément ä l'art. 2 de la loi sur la police sanitaire des animaux; raquo;
Vu l'avis du Comité consultatif des epizootics sur I'utilité et I'ur-gence des mesures a prendre en ce qui concerue ces maladies;
Sur le rapport du conseiller d'État, directeur de l'agriculture,
Arrëte :
Charbon {sang de rate,fièvre charbonneuse) et ckarbon symptomatique.
Art. 1quot;. — Dans les cas de charbon (sang de rate, fièvre char­bonneuse) ou charbou symptomatique, le préfet prend un arrété pour mettre sous Ia surveillance du vétérinaire sanitaire les ani­maux parmi lesquels la maladie a été constatée, ainsi que les lo-caux, cours, enclos, herbages et pätures oh ils se trouvent.
Art. 2. — La surveillance cesse quinze jours après Ia disparitiou du dernier cas de maladie.
Art. 3. — Aussitót qu'un animal est reconnu malade, il est isolé et mis a I'attache.
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ARRÊTÉ DU 28 JU1LLET 1888nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 561
Am. 4. — Le malre prescrit d'urgence les mesures suivantes, dont il survellle l'exécution;
1deg; Destruction des cadavres ea totalité ou enCouissement dans les conditions prescrites par l'art. 4 du décret du 22 juin 1882, après que la peau a été tailladée.
2deg; Destruction avec les cadavres, des parties de litières, de four-rages, etc, qui ont été souillées par les animaux malades;
3deg; Désinfection des locaux et tous emplacements oü ont séjourné les animaux malades, ainsi que les objets ququot;ils ont pu souiller.
Art. 5. — Pendant toute la durée de la surveillance, les animaux saius qui ont été exposes ä la coutagion ne peuvent être vendus que pour la boucherie.
Dans ce cas, il est délivré un laissez-passer qui est rapporté au maire dans le délai de ciuq jours avec un certificat attestant que les animaux out été abattus. Ce certificat est délivré par l'agent préposé ä la police de l'abaltoir ou par l'autorité locale dans les communes oii il n'existe pas d'abattoir.
Art. 6. — II est interdit, pendant cette période de surveillance, d'iutroduire dans lestroupeaux, bergeries, écuries, pèturages, etc, infectés de nouveaux animaux des espèces ovine et bovine s'il s'a-git de sang de rate ou fièvre charbonneuse, ou de nouveaux ani­maux de l'espèce bovine, s'il s'agit de charbon symptomatique.
Exception est faite pour les animaiÄ qui ont été soumis ä l'ino-culation preventive.
Art. 7. — Les propriétaires qui voudront mettre en oeuvre l'ino-culation preventive devront en faire préalablement la declaration au malre de leur commune.
Un certificat du vétérinaire operateur, indiquant la date a laquelle l'inoculation a été terminée et le nombre et l'espèce dos animaux inoculés, est remis au maire immédiatement après l'opération. Le maire informe simultauétnent le préfet et le vétérinaire sanitaire de la circooscription; celui-ci, pendant une durée de quinze jours, non compris celui de la dernière operation, aura les animaux ino­culés sous sa surveillance.
Pendant la durée de cette surveillance, il est interdit de se des-saisir des animaux inoculés pour aucune destination.
Tuberculose.
Abt. 8. — Lorsque la tuberculose est constatée sur des animaux de l'espèce bovine, le préfet prend un arrêtó pour mettre ces ani­maux sous la surveillance du vétérinaire sanitaire.
AhT 9. —Toutanimal reconnu tuberculeux estisolé et séquestré. L'animal ne peut être déplacési ce n'est pour être abattu. L'abatage a lieu sous la surveillance du vétérinaire sanitaire, qui fait l'autop-sie de l'animal et envoie au préfet le proces-verbal de cette opera­tion dans les cinq jours qui suivent l'abatage.
Aht. 10. — Les viandes provenant d'animaux tuberculeux sont exclue? de la consommation :
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1deg; Si les lesions sont généralisées, c'est-ä-dire non confinées exclusivement dans les organes viscéraux et leurs ganglions lym-phatiques;
2deg; Si les lésions, Men que localisées, ont envahi la plus grande partie d'un viscère, ou se tiaduisent par une eruption sur les pa-rois de la poitrine ou de la cavité abdominale. Ces viandes, exclues de la consomination, alnsi que les viscères tuberculeux, ne peuvent servir a l'alimentation des animaux et doivent être détruites.
Art. 11. —L'utilisation des peaux n'est permise qu'après désin-fcctiou.
Art. 12. — La vente et l'usage du lait provenant de vaches tu-berculeuses sont interdits. Toutefois, Ie lait pourra être utilise sur place pour l'alimentation des animaux après avoir été bouilli.
Rouget el pneumo-entérile infectieuse.
Art. 13. — Lorsque Ie rouget ou la pneumo-entérite infectieuse est constaté dans une commune, Ie préfet prend un arrête portant declaration d'infection des locaux, cours, enclos et pètures dans lesquels se trouvent les animaux malades. Get arrêté est publié et affiche dans la commune.
Art. 14. — La declaration d'infection entraine l'application des dispositions suivanles :
1deg; ïlise en quarantaine des locaux, cours, enclos et pdtures de­clares infectés, impliquant defense d'y introduire des animaux de l'espèce porcine;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; quot;
2deg; Visite et surveillance par Ie vétérinaire sanitaire des locaux, cours, enclos et patures declares infectés;
3deg; Interdiction d'abattre les porcs atteints de la maladie sans en donner préalablement avis a rautorité municipale;
4deg; Interdiction de vendre, si ce n'est pour la boucherie, les porcs qui ont été exposes ä la contagion ;
Dans Ie cas de vente pour la boucherie, les animaux sont marqués; Ie maire délivre uu laissez-passer qui lui est rapporté dans Ie délai de cinq jours avec un certificat attestant que les animaux ont été abattus.
Ce certificat est délivré par l'agent préposé ä la police de l'abat-toir ou par I'autorité locale dans les communes oü il n'existe pas d'abattoir.
Les animaux transportés en vue de la boucherie ne peuvent être conduits qu'en voiture ou par chemin defer;
5deg; Defense de laisser écouler sur la voie publique les parties liquides des dejections. Obligation de traiter ces matières, ainsi que les litières et fumiers, conformément aux prescriptions des arrêtés admiuistratifs, avant de les sortir des locaux infectés;
6deg; Interdiction de laisser pénétrer dans les locaux, cours, enclos et patures declares infectés, toutes personnes autres que celles qui sont préposées aux soins ä donner aux animaux; defense a celles-ci de pénétrer dans d'autres porcberies;
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ARRÊTÉ DU 28 JU1LLET 1888nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 563
7deg; Obligation pour toute persoune sortant d'un local infecté de se soumettre aus mesures de désinfection jugées nécessaires, uo-taramenl en ce qui concerne les chaussures.
Art. IS. — La chair des animaux abattus comme atteints de rouget ou de pneumo-entérite iufectieuse ne peut étre llvrée ä ia consommatioa des personnes qu'en vertu d'une autorisation du maire, sur l'avis conforme du vétérinaire sanitaire. Les viscères (poumons, estomac, foie, rate, etc.) sont détruits.
Art. 16. — Les cadavres des animaux morts du rouget ou de la pneumo-entérite infectieuse, quand ils ne sont pas détruits sur place, sont trausportés, soit aux ateliers d'équarrlssage, soit aux fosses d'enfouissement, dans les conditions suivantes;
1deg; Les voitures sont disposers de maniere qu'aucune matière solide ou liquide ne puisse s'en échapper durant Ie trajet; elles sont immédiatement nettoyées et désinfectées, ainsi que tous les objets ayant été en contact avec les animaux morts ou abattus comme atteints de la maladie ;
2deg; Les conducteurs et autres personnes employees au charge-ment ou dechargement et a 1'enfouissement des cadavres sont soumis aux mesures de désinfection jugées nécessaires.
Art. 17. — Lorsque Ie rouget ou la pneumo-entérite prend un caractère envahissant, un arrêté du préfet interdit la circulation, Ie colportage, ainsi que l'expositiou ou la mise en vente des porcs dans les foires et marches et autres reunions ou rassemblements d'animaux.
Art. 18. — Les personnes qui voudront faire participerl'inocula-tiou preventive du rouget devront en faire préalablement la decla­ration au maire de la commune.
Uq certiücat du vétérinaire operateur, indiquant la date a laquelle l'inoculation ä été terminée et Ie nombre d'animaux inoculés, est remis au maire immédiatement après l'opération.
Pendant les quinze jours qui suivent cette date, les animaux restent sous la surveillance du vétérinaire sanitaire, et il est interdit de s'en dessaisir, si ce n'est pour les faire immédiatement abattre. Art. 19.— La declaration d'iufection ne peut être levée que lors-qu'il s'est écoulé un délai d'un mois saus qu'il se soit produit un nouveau cas de rouget ou de pneumo-entérite infectieuse, et après constatation par Ie vétérinaire sanitaire que toutes les prescriptions relatives a la désinfection ont été exécutées; eile peut être levée immédiatement après la désinfection si tous les porcs qui se trou-vaient dans les locaux, cours, enclos, etc., declares infectés ont été abattus.
Cette declaration peut être levée, eu cas d'inoculation preventive de tous les porcs ayant été exposes a la contagion, quinze jours après l'opération si aucun nouveau cas de rouget ne s'est declare parmi ces animaux pendant ce laps de temps et s'il est constaté par Ie vétérinaire sanitaire que toutes les prescriptions relatives ä la désinfection ont été exécutées.
Art. 20. — La constatation du charbou {sang de rate, üèvre char-
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bonneuse) du charbon symptomatique, de la tuberculose, du rouget ou de la pneumo-entérite iofectieuse dans les arrivages par terre ou par mer, entraine l'abatage des animaux malades. Les animaux qui ont été exposes a la contagion sont repousses après avoir été marqués, ä moins que Ie propriétaire ne consenteä ce qu'ils spient sacrifiés sur place pour la boucherie.
Art. 21. — Lorsque Ie charbon (sang de rate, fièvre charbon-neuse), Ie charbon symptomatique, Ie rouget ou la pneumo-entérite iufectieuse es}, constaté sur un champ de foire ou un marché, les animaux malades sont mis en fourrière et séquestrés.
Pendant la diiree de la sequestration, Ie propriétaire peut faire abattre ses animaux malades; les cadavres sont enfouis ou livrés ä l'atelier d'équarrissage. Le transport a l'atelier d'équarrissage a lieu sous la surveillauce d'un gardien spécial. Les animaux qui ont été en contact avec les bétes reconuues malades sont signalés aux maires des communes ou ils sont envoyés.
Abt. 22. — Lorsque la tuberculose est constatée sur un champ de foire ou un marché, les animaux malades sont renvoyés dans leur commune d'origiue, ä moins quele propriétaire nepréfèreles faire abattre. Dans le cas de retour, ils sont signalés au maire de la commune.
Art. 23. — Les préfets des départements sont chargés, chacun en ce qui le conceroe, de l'exécution du présent arrêlé.
Paris, le 2$ juillet 1888.
VlETTE.
Circulaire ministerielle du 30 aoüt 1888
Monsieur Ie Préfet,
Un décret en date du 28 juillet dernier, inséré au Journal Offieiel du 29 du même mois, a.inscrit au nombre des maladies conta-gieuses du bétail, auxquelles s'appliquent les dispositions de la loi du 21 juillet 1881 sur la police sanitaire des animaux, le charbon symptomatique ou emphysémateux et la tuberculose dans I'espèce bovine, ainsi que Ie rouget et la pneumo-entérite iufectieuse dans I'espèce porcine.
Notre legislation sur la matière ne visalt, en effet, dans l'inten-tion de ses auteurs, que le charbon bacléridien (flèvre charbon-neuse ou sang de rate) qui seul était réellement connu ä l'époque oü eile a été élaborée, et la science n'avait encore démontré ni le caraclère contagieux de la tuberculose chez les bêtes bovines, ni la possibilité de transmission de cette maladie a l'homme par 1'inges-tion de viandes ou de laitprovenant d'animaux tuberculeux. Quant au rouget et a la pneumo-entérite iufectieuse du porc, l'existence de ces maladies était alors entièremeut ignorée, et ce n'est, comme vous le savez, que depuis peu de temps que l'atteution de l'auto-
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CIRCULAIRE DU 30 AOUT 1888
565
rite a été appelée sur les pertes qu'elles causeut ä notre agriculture.
Le décret du 28 juillet 1888 a pour effet de rendre immédiate-nient applicables, en ce qui coucerae ces maladies, les dispositious géoérales de laloi du 21 juillet 1881.
ObligatioQ de declaration des animaux malades ou suspects, et d'isolemeut de ces auimaux avant meine que l'autorité ailrépondu ä l'avertissement (art. 3 de la loi); devoir du maire de veilier ä l'accomplissement de cette prescription et de requérir le vétéri­naire saaitaire dès qu'uu cas de maladie lui est signalé (art. 4); interdictiou de traitement par tous autres que les vétérinaires (art. 12); iuterdiction de veute ou dti raise en vente des animaux atteints ou soupcounés d'etre atteintsde la maladie (art. 13): inter­diction de livrer ä la cousommatiou la chair des animaux inorts de l'une de ces affections (art. 14); et il rend les contreveuants passibles des péualités prévues aux art. 30 et suivants. 11 rend également obligatoires, eu ce qui concerne les nouvelles affections contagieuses iusciites dans la loi, les prescriptions du chapitre premier du décret du 22 juin 1882 (raesures communes a toutes les maladies contagieuses).
Quant aux mesures spéciales a ordonner suivant la nature de la maladie, elles out été déterminées, sur l'avis du Comité cousultatif des épizooties, par arrèté ministeriel, égalemeut en date du 2S juil­let. Les dispositions de eet arrèté sont pour la plupart identiquesä celles inscrites déja au décret du22 juin 18S2 pour les autres mala­dies visées par la loi sanitaire.
EUes ne comportent done aucune instruction nouvelle quant ä leur application.
Vous remarquerez seulement que les articles relatifs au charbon symptomatique s'appliqueut en mème temps a la fièvre charbon-neuse ou sang de rate. Uien que ces deux maladies soieut de nature différente, elles ont dans leur mode de développemeut et dansleur durée d'évolution tant de points commons que les mêmes mesures de police sanitaire peuveut être appliquées ä chacuue d'elles; mais les prescriptions du décret du 22 juin 1882, relatives au charbon, avaient été édictées a une époque oü l'élude des conditions dé développement et de propagation de la maladie était encore impar-faite, et cerlaines de ces prescriptions apportaient ä releva^e des entraves trop rigoureuses ou dont 1'utilité même peut être aujour-d'hui contestée. J'ai done pensé qu'il était de l'intérêt de notre agriculture d'appliquer, dans les cas de fièvre charbonneuse ou sang de rate, les dispositions moius sévères que la science ju^e süffi­santes pour arrèter les progrès de cette maladie aussi bien que ceux du charbon symptomatique. Lorsque l'apparition de l'une de ces deux maladies vous sera signalée, vous aurez, par conséquent, a vous reporter uuiquementaux art. 1quot; et suivants de l'arrèlé mi­nisteriel du 28 juillet 1888.
En vertu de l'art. lor, les locaux dans lesquels la maladie est coustatée seront seulymeut places par vous sous la surveillance du vétérinaire sanitaire de la circonscriptiou, au lieu d'etre, comme SiojiOL. — Aide-mém. vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 32
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précédemment, declares d'infection, et cette surveillance cessera quiozc jours après la disparitioa du dernier cas, tandis que la de­claration d'infection ne pouvait être levée avant l'expiration d'une période de quatre mois.
Les prescriptions que la declaration d'infection avait pour objet de rendre exécutoires sout remplacées par les mesures inscrites a I'art. 4 de l'arrêté du 28juillet, mesures que Ie maire est chargé de prescrire directement en raison de leur urgence.
Enfin, il était interdit d'introduire dans les locaux oü Ie charbon avait paru aucun nouvel animal de qaelque espèce que ce fut. L'in-terdiction ne subsiste que pour les anitnaux des espèces bovine et ovine, s'il s'agit de sang de rate ou fièvre charbonneuse, et que, pour les seuls animaux de l'espèce bovine, s'il s'agit de charbon symptomatique.
Pour la tuberculose, vous n'aurez également ä prendre qu'un arrêté de mise en surveillance des animaux, mais j'appelle tout particulièrement votre attention sur la nécessité d'assurer Ie sé-questre reel des bêtes bovines atteintes, ainsi que Ie prescrit l'art. 10, et d'empêcher rigoureusement rutilisation des viandes dans les cas mentionnés a l'art. 11. Je vous prierai également de mentionner aux maires l'intérêt qui s'attache a ce que les prescriptions de l'art. 13 relatives au lait des vaches tuberculeuses soient exactement suivies.
Quant au rouget et ä la pneumo-entérite infectieuse du porc, ces deux affections, comme la fièvre charbonneuse et Ie charbon symp­tomatique, ont assez d'analogie dans leur mode de développement et dans leur mode de propagation pour que les mêmes mesures puisseot être appliquées, quelle que soit celle dont l'apparition sera constatée.
Lorsque l'une d'elles vous sera signalée, vous aurez, aux termes de l'art. 14, a prendre, comme vous Ie faites déja dans les cas de péripneumonie, de clavelée, de fièvre aphtheuse, etc, un arrêté de declaration d'infection ayant pour effet d'entralner l'applicatiou dans Texploitation alteinte de certaines prescriptions qui sont énumérées ä l'art. 15.
Les indications de eet article et celles des articles compris entre les numéros 16 et 20, qui s'appliquent également au rouget. et a la pneumo-entérite, sont sufüsatnment explieites pour ne nécessiter aucun commentaire.
L'art. 21 determine les mesures a prendre a la frontière, en cas de constatation dans les importations d'animaux d'origine étran-gère de l'uoe des affections qui viennent d'etre inscrites dans la loi. 11 concerne done spécialement Ie service d'inspectiou sanitaire constitué prés ceux de nos bureaux de douane qui sont ouvertsaux operations de l'espèce, et j'adresse directement aux agents de ce service, les instructions nécessaires.
Les art. 22 et 23 se rapportent au contraire ä l'inspection des foires et marches aux bestiaux de l'interieur, et, Ie charbon proprement dit (fièvre charbonneuse au sang de rate) étant visé è l'art. 22, les régies que trace eet article devront être suivies en ce qui concerne
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INSPECTION DES VIANDES DE BOUCHERIEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 567
cette affection au lieu de celles indiquées ä l'art. 86 du décret du 22 jnin 1882.
Je vous transmets ci-joints le texte de ce décret et celui de l'ar-rêté miuistériel qui Ie complete. Je vous prierai de vouloir bien les faire insérer au prochain numero du Recueil des acles adminis-tratifs et de faire parveoir un exemplaire du décret et dé l'arrêlé ä chacua des diiférents vétérinaires sauitaires de votre départe­ment.
Recevez, Monsieur le Préfet, l'assurance de ma consideration la plus distinguée.
Le Ministre de l'agriculture,
VlETTE.
Cette loi, malgre les quelques difflcultés d'applicalion qu'elle a pu Irouver apres sa promulgation, constitue un progrès, en ce sens qu'elle fixe d'une maniere aussi precise que possible les points principaux relatifs k la police sanitaire, et qu'elle réserve aux vétérinaires, sauf dans quelques circonstances dé-terminées, le sein de procéder dans les cas de maladies conta-gieuses.
Les quelques lacunes ou imperfections qu'elle peut présenter seront comblées ou réparées par le temps et l'expérience.
INSPECTION DES VIANDES DE BOUCHERIE
La viande de boucherie étant une des nécessités de l'alimen-tation, il est indispensable d'en surveiller la qualité, et d'éloi-gner de la consommation les viandes qui pourraient être nui-sibles aux consommateurs.
En raison de rimportance prise par Ie service d'inspection au point de vue de l'hygiène générale, c'est-è-dire depuis que les villes importantes et même les chefs-lieux de canton sent pourvus d'abattoirs, et que l'inspection en est confiée ä des vé­térinaires, il devient indispensable pour ces derniers de con-naitre les circonstances diverses ressortissant a ce service.
C'est pourquoi nous croyons devoir donner a eet article une élendue plus grande, que celle qu'i! comportait dans la précé-dente edition.
Les abattoirs constituent, au point de vue hygiénique, une amelioration notable, en réduisant au minimum les foyers d'in-
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POLICE SANITAIRE
fection, et en facilitant l'inspection des viandes qui se trouvent réunies sous la mème main.
L'inspecteur aura a examiner la viande sur pied et la viande
abattue.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;.,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ,
Dans le premier cas, il aura a considerer la race, ie sexe, I'age, 1'état de graisse et l'état de santé de tous les animaux de consommation: boeuf, veau, mouton, porc.
Dans le second cas, il devra examiner la valeur absolue et la valeur relative de la viandc, ainsi que les alterations qu'elle peut avoir subies.
La valeur relative est basée sur remplacement qu'occupe Ie morceau dans les diverses regions du corps de l'animal, ce qui a fait diviser la viande en categories.
Enfin, il aura ä apprécier si les viandes ne sont pas altérées, soit par défaut de qualité, soit par suite d'influences atmosphé-riques, soit par des maladies, ou l'administration de medica­ments ou de poisons.
Dans tous les cas, le vétérinaire inspecteur devra apporler dans ses conclusions la circonspection la plus grande, afin, non seulement de sauvegarder la santé publique, mals eneore d'é-viter de faire encourir a des innocents le risque de pénalilés plus ou moins graves, mais toujourscompromettantes pour les interets parliculiers.
Il devra se mettre en garde centre toutefaiblesse, aussibien
que contre tout exces de zèle.
Abatage : Les animaux sont abattus par assommement, ou par égorgement; ce dernier procédé est employé pourrépondre aux préceptes de la loi mosaïque.
Habülage : Operation qui suil la mort, et consisle k insuffler le cadavre, k enlever la peau, et a extraire les différents viscères, laissant l'animal suspendu la tète en bas.
Sur le porc, on échaude ou on grille la peau, pour faire dis-parailre les polls et enlever les onglons.
Dêpecage : Consiste k diviser le cadavre par moitiés, quarts et morceaux.
CATEGORIE DES VIANDES CHEZ LES DIFFÉRENTS ANIMAUX DE BOUCHERIE
Les morceaux prennent différents noms, suivantleursiège et leur categorie chez les différents animaux de boucherie. Ges
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DIVISION DES VIANDES DE BOUCHER1Enbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 569
divisions répondent ä l'épaisseur de la chair, ä la richesse en graisse, et ä Tabsence de parties aponévrotiques ou tendineuses.
BCEÜF
Le boeuf se divise, au point de vue de la qualité, en quatre ca­tegories :
Première categorie. — Elle est fortnée par les reins et les quartiers postérieurs, moins les jambes; eile représente environ '-il 0/0 du poids de l'animal. Les morceaux qui la composent prennent les noms suivants en termes de boucherie.
1deg; Culoite {coire, cuhaul). — Elle est formée par la partie qui termine ranimal du cóté de la queue, et se divise en cimier, milieu de culotte, et pointe de culoite.
2deg; Gtte ä la noix [nemelle, cuisse, veine). — C'est la partie de la cuisse du cóté extérieur, au-dessous de la pointe de culotte.
3deg; Tendede tranche {quasi). — Ce morceau est place al'exté-rieur sous le gite a la noix.
4deg; Tranche grasse oupièce ronde. ~ Seconde partie de la cuisse en avant de la précédente, et limitée dans toute sa longueur par Tos a. moelle.
5deg; Aloyau. — Partie située entre la culotte et le train de cótes, de chaque cóté de l'échine. Cc morceau se divise en tête d'aloyau, milieu d'aloyau et tromème pièce, qui confine au train des cótes. Chacune de ces pieces contient lefilél et le faux-filet.
6deg; Entre-cótes. — C'est la chair placée entre les cótes. Le train de cótes doit conlenir loutes les cótes et entre-cótes, depuis le commencement de l'aloyau jusqu'ä Tépaule.
Deuxième categorie. — Elle est formée par les épaules et les cótes; eile représente 26 0/0 environ du poids net et comprend les divisions suivantes :
1 o Paleron (épaulard, épaule).
%quot; Cótes. — Elles sont divisées en cótes couvertes et co^'s dé-couvertes; ces dernières ainsi nommées parce qu'elles ne sont pas recouvertes de graisse.
3deg; Talon de collier. — Partie située entre le collier et l'épaule.
4raquo; Bavette d'aloyau. — Partie inférieure de l'aloyau, prés de la tranche gras-e.
5deg; Plates-cótes découvertes, — Placées sous l'épaule.
6deg; fiogrnons.
Thoisieme categorie. — Formée par le thorax et l'abdomen,
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POLICE SANITAIRE
. les jambes de devant et de derrière, Ie cou, la tête et Ie garrot; eile représente 43 0/0 du poids net. On la distingue en :
1raquo; Collier, comprenant Ie maigre de collier qui est place sur Ie cou, et la gras de collier place sous la gorge.
2deg; Pis {grumeau, flanc, hampe).
3. Qites, _ Ce sont les parties supérieures des jambes; on distingue les gltes de devant et ceux de derrière.
QoATRiÈME categoriiï. — Elle est formée par:
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DIVISION DES V1ANDES DE BOUCHERIE
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1raquo; Surlonges {cótes de surlonge). — Qui sont placées en arrière du talon de collier.
2deg; Plats dejoues ou tête. — Parties des joues détachées de la machoire.
VEAU La viande de veau se divise en trois categories.
Première catégoriï. — 1deg; Cuissot, se divisant lui-même en quatre parties: entre-deux, rouelle, cul de veau et quasi.
2deg; Rog-non.
3deg; Longe. — Morceau place entre le cuissot et les carrés con­verts.
cwm 'ti
4deg; Carré couvert ou cótes couvertes, comprend les cótes de l'animal qu'on laisse en un seul morceau ou qu'on débite en cótelettes.
Deuxième categorie. — 1deg; Épaule ou paleren. 2deg; Poitrine, divisée en gros bout et petits tendrons. 3deg; Cótelettes ou cótes découvertes.
Troisième categorie. — 1deg; Collier ou collet. 2deg; Basses cótes.
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572
POLICE SANITAIRE
3deg; Jarrets.
La tête, les pleds, Ie foie, les ris sont vendus en dehors des
MOUTON
Se divise en trois categories.
Première categorie. — 1deg; Gigot et carrês. — Les carrés peu-vent êlre découpés en cótelettes. La seile comprend toute la partie des reins, et correspond k I'aloyau du boeuf.
Deuxième categorie. — Comprend les f^pawtes ou édanches.
Fig. 414. — Division du mouton.
Troisième categorie.— Est constiluée par la poitrine, Ie collet, et les débris de cótelettes.
Les fonctions du vétérinaire inspecteur consistent a savoir reconnaitre a quel animal appartient la viande miseen venle, a apprécier sa categorie et sa qualilé, et enfin a délerminer exac-tement si eile peut êlre mise en consommation, ou doit .êlre saisie.
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CARACTÈRES DES VIANDES CHEZ LES DIVERS ANIMAUX 573
CARACTÈRES DES VIANDES CHEZ LES DIVERS ANIMAUX
Cheval. — Le débit de la viande de cheval a été autorisé en France par ordonnance datée du 9 juin 1866, sous les réserves contenues dans Ie décret dalé de cetle époque.
La chair du cheval est rouge brun, prenant en peu de temps une teinte foncée due k la nature des services du cheval comme animal de travail, condition provoquant des oxidations plus completes dans la tra me des tissus.
Boecf, VACHjä,TAUE£AD. — Coloration rouge vif; celle des ani-maux agés ou ayant travaillé est rouge foncé.
Quelques heures après l'abatage, cette viande devient ferme, résistante et élastique sous le doigt.
L'état de graisse se caractérise par la couverlure ou amas de graisse dans le tissu conjonctif sous-cutané; eile abonde aussi autour des reins et dans les epiploons.
Dans l'épaisseur des muscles, eile constilue le persillé ou le marbré.
A la coupe, on peut apprécier le grain de la viande, qui peut être fin ou grossier.
La graisse est blanche, jaune paille, ou jaune beurre frais. Dans tous les cas, eile doit être ferme et résistante.
Chez le taureau, la couverlure est peu abondante, le grain de la viande est grossier, et eile répand une odeur particuliere. Conlrairement a ces caraclères, la génisse fournit une viande a grain fin, lendre et de couleur plus accentuée.
Vead. —La viande de veau (six semaines environ) est d'un rose un peu pale, tendre,ä grain fin. La graisse est abondante ä l'intérieur, d'aspect blanc, dur et ferme.
Moüton. — La viande de mouton est rouge vif, persillée ferme et fine.
Le suif est tres blanc; la chair de brebis plus fine que celle du bélier.
Porc. —Cette chairest blanchatre,légèrement rosée,le grain est fin, persillé par une graisse peu consistante et onctueuse. Le lard et la panne sont tres épais.
QUALITÉ DES VIANDES Pour apprécier la qualité de Ia viande, il faut se baser sur :
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T
574nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; POLICE SANITAIRE
l'espèce, la race, Tindividu, Tage, Ie sexe, ['embonpoint, i'état de santé, et la region d'ou provient Ie morceau a apprécler. On reconnait ainsi trois qualités :
t Première sorle.
Première qua'ilé...............s Deaxlème sorte.
( Troisième sorte.
/ Première sorte.
Deuxiëme qualilè...............lt; Deuxième sorte.
( Troisième sorte.
r Première sorte.
Troisième quality...............lt; Deuxième sorte.
( Troisième sorte.
Pour bien apprécier la qualité d'une -viande délerminée, Importe de voir Taniraal sur pied (Pautef).
Dans cette appreciation après I'abatage, on est guide par les caractères du muscle, i'odeur et Ia consistance de la graisse, l'existence du persillé.
Les viandes de deuxième qualité présenlent tous les caractères ci-dessus, mais ä un moindre degré (animaux agés, taureaux, veaux ayant brouté, etc., etc).
Les viandes de troisième qualité, sont de couleur foncée, k grain fort, peu de graisse, qui est jaunatre, pas de persillé (Pautet).
Les viandes de bonne categorie sont généralement celles qui proviennent du train postérieur. Ou les divise en :
f ,,nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;( Filet.
Première caté-orienbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; \nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ....... ' *™ reg;lt;*. '
'* .............. ) Cuisse, tende de tranche, tranche grasse,
V gite k la noix, culolte.
_ . , .nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;c Épaule ou paleron.
Deuxièm, categorie............ J Train des M^
Téte.
Cou, collier.
Troisième categorie............ ^ Region abdominale.
Muscles du bras, de l'avant-bras. Giles de devant et de derrière.
(Voy. p. 568 et suivantes.)nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;(Pautet).
ABATS
. Ce sont : les poumons, le coeur, le foie, la rate, la langue, la cervelle, qui doivent toujours être frais, et surtout exempts d'aitérations d'une nature quelconque.
Les viandes peuvenl être altérées par suite de circonstances
1. Pautet, Précis de l'inspection des viandes, Paris, 1892.
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ALTERATIONS DES VIANDES ET ABATS
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tres diverses: défaut de qualité, alterations morbides, influences atmosphériques, administration de medicaments ou de poisons.
On les distingue en :
1deg; Viandes maigres et saines et viandes maigres et malades;
2raquo; Viandes trop jeunes;
3raquo; Viandes fievreuses, dues k des apoplexies, des indigestions, a I'asphyxie, a I'immersion;
4raquo; Viandes malades. Dans ces cas, Ie vétérinaire s'attachera k retrouver les traces des lesions que les bouchers font disparaitre avec une grande habileté en parant la viande;
5raquo; Viandes atteintes de parasites;
6deg; Viandes alférées par circonstances atmosphériques; ;
7raquo; Viandes piquées, échauffées, moisies, décomposées dans les preparations quele charcutier fait subir k la chair de pore;
8deg; Enfin, les viandes altérées par medicaments ou poisons.
Nous allons étudierchacune de ces circonstances en particulier.
ALTERATIONS DES VIANDES ET ABATS PAR INFLUENCES ATMOSPHÉRIQUES
D'une maniere générale, la chair rassise, morliflée est prefe­rable a la viande du jour; eile est moins dure et a plus de sa-veur.
Les divers agents atmosphériques, tels que la chaleur, le froid, la pluie, les brouillards, peuvent influer sur la qualité de la viande. Elle se corrompt toujours plus vile et plus complètement au voisinage des eaux (Baillet)raquo;.
La chaleur hate la decomposition de la viande et y fait ap-parattre tons les produits de fermentation, tels que les gaz, les ptomaines, les leucomaïnes, etc., etc.
Daas un cadavre laissé entier, ces elements se développent k la temperature de 15 k 16 degrés, au bout de 16 ä 18 heures, en commengant par les parties centrales, pour gagner, semble-t-il, de proche en proche, puisque le sang de la périphérie, ne révèle ses caractères septiques que quelques heures plus tard (Signol).
Les viandes qui tournent le plus facilement sont : veaux, agneaux, chevreaux, moutons et, en dernier lieu, leboeuf. . Les vents humides, la pluie, les brouillards, rendentla viande molle et lui donnent un gout d'évent, de relent, qui est des plus désagréables.
1. Baillet, Traite de l'inspeclion des viandes de boucherie considérée dam sei rapports avec la zootechnie, la médecine vétérinaire et l'hygiène.
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POLICE SANITAIRE
Enfin, les mouches peuvent, en fort peu de temps, y déposer les oeuls qui se développent sous forme de larves.
VIANDES FORAINES
11 est quelquefois difficile a l'inspecteur d'apprécier exacte-ment la qualité des viaades foraines, puisqu'11 lui manque les elements d'appréciation qu'on rencontre dans les abattoirs: examen de l'animal sur pied et des viscères après 1'abatage.
Les moyens qu'on a prescrits pour remédier a ces inconvé-nients, ou plutót ä ces difücultés sont : un certificat d'origiue, et surtout la presence des viscères adherents a l'un des quar­tier s.
Malgré cela, Tinspection doit se montrer tres vigilante et severe (Pautet)'.
VIANDES MAIGRES, CACHECTIQUES, HYDROÉMIQUES
Dans les viandes maigres, les muscles sont émaciés,sans graisse, Ie tissu conjonctif est infiltré par une sorle de gelee jaunalre. La couleur est variable, mais Ie plus souvent d'un rouge pale, comme lavé.
Quand la maigreur est extreme, la moelle des os n'a pas de consistance, et il peul exister des infiltrations sous-cutanées ou intermusculaires. Suivant 1'expression des bouchers, la viande est guicheuse.
Dans ces casde maigreur extreme, la viande dolt ètre saisie, surtout si on observe des lesions tuberculeuses mème tres limi-tées.
VIANDES TROP JEUNES
Les veaux morts-nés doivent naturellement êlre exclus de la consommation; il est assez facile de les reconnailre k la pre­sence du cordon ombilical, aux articulations volumineuses, aux onglons jaunatres. Les tissus sont infiltrés, la graisse est peu consistante, et la moelle des os ressemble a une boue san­guine.
VIANDE FIÉVREUSE
Elle est dans ces cas diversement colorée en rouge. Les se-reuses ont une teinte violacée, blal'arde; ces caractères sont encore accentués par les phénomènes de l'hypostase.
1; Pautet, Piécis de f inspection des viandes, Paris, 1892.
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En pratiquant des coupes dans I'épaisseur des muscles, on trouve Ie Systeme capillaire arborise, les ganglions ecchymosés et le tissu conjonctif est inflltré.
La couleur générale du muscle est brunatre et se modifie au contact de 1'air.
L'odeur de la chair est spéciale, etrappelle l'odeur del'haleine flévreuse. Cette odeur disparait rapidement, et pour la faire re-paraitre, il suffit d'opérer de nouveiles coupes.
Toutes les maladies aiguës peuvent donner aus viandes des caractères spéciaux, mais s'il n'est pas toujours facile d'appré-cier la nature particuliere de la maladie a laquelle a succcombé l'animal, on peut toujours lui atlribuer Ia qualité de viande flévreuse.
Si les animaux ont été bien saignés, l'inspecteur pourra se montrer tolerant (Pautel).
Il se joint souvent a ces caractères une odeur de beurre rance, qui, pratiquement, semble indiquer que ces viandes proviennent d'animaux atteints de charbon symptomatique et peut-être de septicémie (Nocard et Moulé).
Dans ces cas, ces viandes seront saisies comme flévreuses et microbiennes.
VIANDES PARALYSÉES
Dans ces cas, la viande est décolorée, reflétant une teinle orangée plus accentuée par places. Dans les psoas : ecchymosés, caillots, ruptures de fibres. Dans son apparence générale, le muscle a un aspect graisseux.
Le foie est jaunatre, comme cuit.
Ces viandes seront saisies, comme : saigneuses, flévreuses, infiltrees. D'ailleurs, elles sont dune decomposition rapide, qui ä eile seule,sufflrait è, justifier leur exclusion de la consumma­tion.
VIANDES MÉDICAMENTÉES OU EMPOISONNÉES
Quand un animal malade a subi un traitement, les substances médicamenteuses employees peuvent laisser des traces, qui rendent l'usage de cette viande dés'agréable ou même nuisible.
Parmi les odeurs, nous signalerons celles de l'éther, de lammoniaque, du camphre, de l'assa-foetida, qui entratneront nécessairemcnt la saisie.
Les viandes provenant d'animaux empoisonnés accidentelle-ment ou ä dessein, seront, ä plus forte raison, saisies.
Mais ce cas est plus difficile, car il faut une analyse minu-Sionol. — Aide-mém. vétér.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;33
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POLICE SANITAIRE
tieuse pour reconnattre les traces certaines du poison : phos-phore, sublime, acide arsénieux, strychnine.
VIANDES INFEGTÉES PAR DES PARASITES
Une alteration grave de la viande est cells qui results ds la presence de parasites non microbiens.
Ces viandes, outre qu'elles sont généralement de qualité peu alibile, ont encore quelquefois pour résultat de transmettre Ie parasite qu'sllss contiennent.
Trichinose. —Due ä la presence de la triebine [trichina spi-ralisvoir p.276). qui reside surtout dans Ie tissu musculaire. Elle peut se transmettre au porc, au sanglier, au rat, etc., etc, qui, par suite, peuvent la transmettre ä Thomme, qui mange crue ou peu cuite la chair du porc infecté.
Sur la viande qui a généralement bel aspect, on apercoit des points blanchälres, dissóminés; ces points ont un milli­metre de longueur et mème moins. Un examen microscopique tres sommaire (60 a 100 diamètres), permet de constater {'exis­tence de kystes intermusculaires, contenant un parasite ènroulé en spirale.
La quantité de ces kystes est variable; on les trouve dans Ie diaphragme, les intercostaux, les psoas, Ie larynx, et même Ie coeur et Ie lard.
La vitalité de la trichine est tres grande, la putrefaction même avancée ne la détruit pas. Il est nécessaire d'employer une temperature de 70deg; pour Ia faire disparaitre; la salaison produit Ie même résultat (G. Colin).
La trichinöse est surtout commune en Allemague, en Suède, en Danemarck et aux États-Unis.
Dans toutes les circonstances oü la presence de la trichine sera démontrée, la viande sera saisie sans remission.
Sthongles oü strongiles. — Les viandes seront saisies seule-ment lorsqu'elles seront maigres, cachectiques. Les poumons envahis seront retires de la consommalion.
Distomose. — Cette maladie, assez commune chez Ie mouton, est due au distoma hepaiicum, et au distoma lancéolatum.
Ce parasite se rencontre dans la vésicule et les canaux bi-liaires.
Les viandes provenant de ces animaux seront saisies. Elles
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n'ont pas de moelle, perdent leur volume par la cuisson, et constituent un mauvais aliment tres peu nutritif.
II y a lä, du reste, un degré de tolerance qui reste ä ['appre­ciation de l'inspecteur.
Ladrerie du porc. — Due a la presence du cysticerque dans le tissu cellulaire intermusculaire.
Du vivant de l'animal, le parasite peut être reconnu par le langueyage.
La viande du porcladre doit èlre retiree de la consommation, la graisse et le lard peuvent être rendus au marchand.
Le parasite est tue ä la temperature de SOraquo;, d-oii cette néces-silé de ne manger cette viande que tres cuite, cc qui est quel-quefois difficile pour les morceaux un peu gros, tels que jam­bons et jambonneaux.
La chair du pore ladre est généralement pale, humide, prend mal le sei, et constitue un aliment inférieur.
Ladrerie do boeüf. — Due ä la larve du laBiiia inermis. Les viandes infectées doivent être saisies, en raison de l'habitude qu'on a de les manger tres peu cuites.
Toutes les parties des animaux infectées d echinocoques, de coccidies ou autres parasites, devront être retirees de la con­sommation.
VIANDES PROVENANT D'ANIMAUX ATTEINTS DE MALADIES VIRULENTES OU MICROBIENNES
Typhus. — Ces viandes ne peuvent guère être saisies qu'en leur qua!lilé de viandes flévreuses.
Péripneümonie contagieuse. — Ces viandes peuvent être con-sommées sous réserve de leurs qualités spéciales, sauf le cas oü il y aurait concomitance avec la tuberculose.
Fièvre aphtueüse. — La viande provenant de ces animaux pourra être tolérée, si eile n'est pas flévreuse.
Clavelée. — La chair peut être utilisée, si eile n'est ni flé­vreuse, ni cachectique.
Morve et farcis. — Ces viandes seront saisies, et dès que la maladie sera reconnue, la manipulation en sera interdite.attendu
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qu'ellespeuvent être nuisibles au consommateur et contaminer les hommes qui les préparent.
Fiêvre charbonneüse. — Ces viandes onl l'aspect flévreux; elles sont décolorées, saumonées et paisemées d'ecchyraoses, ain?i que les plèvres et Ie |)éritoinè.
Les ganglions sont injectés, Ie sang contient ie bacillus an-thracis. Eiles devront être saisies.
Charbon symptomatiqüe, — Il en sera de même pour les viandes affectées de cette maiadie, qui leur donne une odeur de beurre rance.
Tuberculose. —Se montre chez Ie cheval, Ie boeul', Ie pore et les oiseaux de basse-cour.
Si la maiadie est étendue et généralisée, la viande sera retirée de la consummation.
Rodget et PXEOMON1E1NFECT1EOSE. — Ces viandes pourront être laissées en consommation si elles ne sont pas fiévreuses et si Tanimal a été bien saigné.
Viandes pdtrefiees, septicémiqües. — l.'aspoct de ces viandes est repugnant, les séreuses sont plombées, les muscles ont des teintesgrisatres, laches d'ecchymoses plus ou moins foncées et plus ou moins étendues; Ie sang est noir, incoagulé, et au repos rcflèle une teinle irisée.
Les viandes septiques seront saisies a cause du vibrion sep-tique el des ptomaines qu'elles conliennent.
Cholera des poules. — Les volailles qui en sont atleintes doivent être souslrailes a la consommation.
Actinomycose.— La saisieseraopéréequand Ie champignon, qui constitue celte maiadie, siégera dans la viande des animaux, et quand la maigreur exagérée rendra la viande maüvaise.
D'une maniere générale, tousles viscères et abatsquilaissent apercevoir des lésions des maladies ci-dessus décriles, devront être retirees de la consommation.
Charcuterie. — Les viandes de porc préparées par la char-culerie, peuvent présenter des altéralions diverses.
La saumure, lorsqu'elie a un certain temps d'usage, devient louche, son odeur est forte el ammoniacale; dans ces condi­tions, eile conserve mal la viande. Elle peut provoquer des acci-
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CONSERVATION DES V1ANDESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 581
dents dus vraisemblablement ä la proportion de ptomaines ou de leucomaïnes qu'elle peut contenir.
Les produits fabriqués de la charcuterle (saucissons, fro­ntages de pore, patés, boudins, saucisses, cerveias) peuvent être piques, ranees, decomposes, moisis.
Dans ces circonstances, ils seront inyariablement saisis, et cela, avec d'autant plus de raison que leur preparation peut être défectueuse, et que des fabricants interlopes y font entrer souvent des produits de mauvaise qualité.
Viandes phosphorescentes. — Certaines viandes ont un aspect liimineux dans l'obscurité, aspect dö, vraisemblablement, k ia presence de microorganismes.
La decomposition est plus prompte sur les viandes ainsi al té ré es.
Ellas pourront être consommées, k condition qu'elles soient fraiches. Quelques fumigations d'ammoniaque arrêtent promp-tement ces singuliers accidents.
CONSERVATION DES VIANDES
Les multiples circonstances de l'alimentation qui réclament lusage de Ia viande, ont dA nécessairement inviter k chercher les moyens de conservation les plus utiles '. On peut les classer comme il suit :
!• CoQservalion de la viaude fraiche... i Conservation de la viande ä l'éfal.
( Conservation par Ie froid.
Carne seca, Tasajo. Procédé Dizé.
2deg; Conservation par dessication.......^ Momiflcation de Ia viande rrue.
Tablettes de bouillon. Extrait de viande. Poudres alimentaires.
i Procédé Appert.
3deg; Conservation par elimination de l'air.
I
— Fastier.
Martin de Lignao.
( Emploi de Ia gelatine.
40 Conservation par enrobago........lt; — des corps gras.
( — de substances diverses.
1. Voy. de Brevans, l,e pain et la viande; g 5, conservation par les antisep-tiijue-; sect; 6, conservation par Ie froid. Paris, 1892.
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POLICE SANITAIRE
5* Conservation par les antiseptiques.. (Baillet.)
Sei marin. Saumure.
Sei de conseme ou biborale de sonde.
Acide pyroligneux et creosote.
Charbon.
Acide sulrnreux.
Liquides iojectés.
Ces moyens sont plus on moins parfaits, et leur utilisation dépend des conditions particuiières qui en nécessitent l'emploi: climat, voyages, approvisionnements de terre ou de mer, mais la conservation par Ie froid présente ce grand avantage qu'eüe permet de transporter a de grandes distances des quantités considerables de viande, qui, sans emploi au point de depart, constituent une ressource énorme au point d'arrivée. Si les premiers essais n'ont pas eu de résultats pratiques satisfaisants, par suite de circonstances particuiières, 1c principe n'en est pas moins établi, puisqu'après plusieurs mois, la viande a con­serve sa I'raicheur et son aspect naturels. Telles sont les viandes provenant de l'Amérique du Sud, qui seconsomment en France et surtout en Angleterro.
Il nous parait utile de donner quelques renseignements sur les essais qui ont été fails depuis la tentative du Frigorifique, tentative qui n'a échoué que pour des motifs tout ä fait étran-gers ä la partie technique de cette industrie encore a. ses debuts.
Il nous faut entrer a ce sujet dans quelques détails, laissant de cóté toute discussion ou interpretation sur les consequences économiquesde Tentreprise quiconsiste äintroduire enEurope et particulièrement en France des viandes exotiques.
Etablit-on ainsi une concurrence al'élevage francais; ya-t-il au contraire intérêt ä protéger eet élevage contre les importa­tions étrangères, est-il d'un intéröt supérieur de •lt; ne pas ren-chérir la nourriture du pauvre, de chercher par tous les moyens ä diminuer sa dépense, a alléger ses charges, en un mot k Ie dégrever des impótsonéreux qui pèsent sur son alimentation raquo;? — Toutes ces questions si importantes el si vastes qu'elles soient, ne sont pas de notre domaine. Nous voulons seulement renseigner les lecteurs sur les moyens pratiques qui ont été employés pour la conservation des viandes et sur leurs résultats.
La conservation des viandes par Ie froid n'est pas douteuse, puisque des cadavres de mammouths ont été conserves dans les glaces de l'Océan glacial, et ont pu, après des siècles, servir ä Talimentation des hommes et des animaux.
La solution pratique du problème consistait done ä produire, Ie plus économiquement possible, une temperature assez basse
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CONSERVATION DES VUNDESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 583
pour conserver les viandes. Ce résultat peut être obtenu soit par la glacé, soit par l'évaporation de liquides volatils.
La première tentative fut faite avec succes par M. Ch. Tellier en 1876; depuis, eile fut reprise par un arraateur de Marseille, M. Julien Carré, par des éleveurs de la Nouvelle-Zélande, et enfin par MM. SansinenaetCiequiont fait fonctionnerè, l'Expo-sition de 1889, dans Ie palais de la République Argentine un di-minutif de leur établissement de la Négra ä Barracas, prés de Buenos-Ayres.
Il existë dans eet établissement des chambres frigoriflques pouvanl contenir 60,000 moutons gelés. Le froid est produit par la détente de l'air comprimé, procédé rendu industriel par Gif-fa rd.
La viande sort de ces chambres pour être transportée sur des bateaux munis de machines Hall, qui les conduisent au lieu d'embarquement. De ce point, trois vapeurs des Chargews réunis, aménagés dans ce but, font le voyage d'Europe ou ces viandes sont transportées.
Dés leur arrivée, elles sont envoyées dans les dépóts frigori­flques. Celui du Havre est disposé pour recevoir 25,000 mou­tons; celui de Dunkerque pour 5,000; celui de Paris pour 1,000; celui de Panlin pour 15,000.
Les arrivages se sont élevés a 360,000 moutons pour laseule année 1888.
Puis, au fur et 's. mesure des besoins, la viande est dégelée et livrée a la consommation. Le prix de vente de ces viandes ä Paris est de 1 fr. 20 le kilogramme se répartissant ainsi :
Transport par mer......................... 0 fr. 25
Douane, octroi............................ 0 32
Prix d'achat, mamitenliou, bénéfices............ 0 63
1 fr. 20
L'usine Sansinena fournit ä Paris environ 37,000 moutons; Rouen, Dunkerque, le Havre entrent aussi pour une certaine part dans la consommalion; mais l'Angleterre est le plus fort consommateur, et dans ce pays, la viande congelée entre pour 2 0/0 de la consommation totale.
D'aulres sociétés de la République Argentine marchent dans cette voie. Voici le chiffre d'affaires de ces diverses sociétés :
Compagnie Sansinena.......................nbsp; nbsp; 360,000 moutons
—, Drabble frères....................nbsp; nbsp; 2?2,000 —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Terrasson......................nbsp; nbsp; 184,000 —
—nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;Nelson..........................nbsp; nbsp; 170,000 —
996,000 moutons
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POLICE SANITAIRE
Nous devons dire que 70 0/0 de ces viandes sont envoyés en Angleterre.
Trois sociétés de la Nouvelle-Zélande pratiquent la mème in­dustrie :
The New Zeland refriger Gdeg; ä Dudenin......... 141,561 moulons
The Canterb, Frozen meat O k Christchurch..... 226,000 —
The Wellington meat Export. Craquo;............... 104,000 —
471,561 moutons
Il résulte de ces documents que 1,467,500 moutons sont ex-pédiés annuellement en Europe par une industrie encore a son debut, ayant encore ä réaliser de nombreuses ameliorations, qui vraisemblablement permettront de livrer la viande a meil-leur marché.
Ajoulons pour être vrai, que ces viandes, arrivant de si loin, sont de beaucoup préférables aux moutons allemands qui en-combrent nos marches.
Les autres procédés de conservation, bien que répondant ä des besoins locaux ou exceptionnels, n'ont pas l'importance éco-nomique de la conservation par Ie froid, si ce moyen peut être rendu rémunérateur.
il 'T
Volailles.— La viande des gallinacées est blanche, agréable au gout et de facile digestion, sauf celle de l'oie et du canard, dont la chair foncée est plus difficile ä digérer ä cause des matières grasses qu'elles contiennent.
Les volailles s'altèrent promptement, suivant Ie temps, et surtout quand elles n'ont pas été vidées.
La chair se ramollit, devient verdätre, répandant une odeur forle que connaissent tous les marchands et les ménagères. Les yeux deviennent ternes et affaissés.
Ges viandes doivent être soustraites a la consommation. Les maladies qui peuvent provoquer la saisie sont : Ie cholera des poules, la tuberculose, la diphtérie, les empoisonnements acci­dentels ou criminels.
Gibier.— Lesgoiits des consommateurs de gibier sont tres di­vers; mais si chacun a Ie droit de manger son gibier comme il Tentend, il n'en est plus de mème quand ce gibier est exposé sur Ie marché. Pour notre compte, nous connaissons nombre d'ac-cidents provoqués sur des cuisinières, par des gibiers trop avances, faisandés ou même putrefies.
Dans ces cas, les gibiers devront être saisis.
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CONSERVATION DES VIANDES
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Poissons. — Tous les poissons avariés ou decomposes peuvent être toxiques. Certains mollusques (la moule et même l'huitre) peuvent Ie, devenir sans que rien decèle leurs qualités nocives; généralement, ce sonl ceux dont les bancs sont envahis par la boue, par les vases dans lesquelies sedéveloppent des ptomaines ires toxiques (mytilotoxine, ichtyotoxine).
Champignons. — tavente des champignons doit être surveillée attentivement, a cause des dangers que peuvent présenter ces comestibles,aussi bien au point de vue de leur conservation, qu'a celui des espèces toxiques qui peuvent être confondues avec les espèces comestibles.
Cast surtout dans les campagnes, que les plus grandes pre­cautions doivent être prises ä eet égard. Il ne manque pas de gens, en effet, qui pretendent connaitre les champignons, et chaque jour on enregistre des'accidents causes par cette pré-tention doiit les consequences sont terribles '.
1. Voy. Gautler, Les champignons considérés dans leurs rapports avec la mé-decine, l'hygiène publique et privée, t'agriculture et l'industrie. Paris, 1884, avec planches chrümolithogpaphiées.
33.
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LIVRE VI
JURISPRUDENGE COMMERCIALE
EN MATIÈRE DANIMAUX DOMEST1QUES RAPPORTS. — INTERETS PROFESSIONNELS
Le vendeur dolt ä l'acheteur Ia garantie de la chose vendue (C. civ., art. 1603). Gelte garantie a pour objet la possession paisible, et les défauts caches ou vices rédhibitoires (G. civ., 1625).
L'article 1641 du Code civil a limité cette garantie o aux dé­fauts caches de la chose vendue qui la rendent impropre a l'u-sagc auquel on la destine, ou qui diminuenttellementcet usage, que Tacheteur ne l'aurait pas acquise, ou n'en aurait donné qu'un moindre prix, s'il les avait connus. raquo;
Les défauts caches au moment de la vente constituent done seuls le vice rédhibitoire. Mais la constatation de ces vices doit être faite dans un délai determine que la loi precise : neuf et trente jours suivant le cas. Ces vices sont désignés par cette loi et peuvent seuls être invoqués pour la rédhibition.
Toutefois, la vente peut être faite sans garantie, si l'acheteur consent a perdrele benefice que la loi lui concede; dans cecas, il sera bon que la convention soit faite par écrit, et eile pourra porter sur un ou plusieurs vices rédhibitoires ou sur la totalité. Comme consequence, le vendeur peut étendre la garantie k d'autres vices que eeux stipules par la loi, ou prolonger les déiais s'il le juge convenable.
Ces conventions particulières ne modiflent en rien les mesu-res relatives aux maladies contagieuses.
L'acheteur pourra réclamer au vendeur, outre la restitution du prix, la compensation de tous les frais et dommages qu'il aura subis par sa faule. De son cóté, l'acheteur doit remettre la chose dans i'état od il Ta recue; si eile a été détériorée par son fait, il doit reparation du dommage.
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LOI DU 2 AOÜT 1884
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L'échange est réglé par les mêmes principes que Ia vente et est confondii avecelle. Si les deux objets échangés n'ont pas la même valeur, la difference payee en argent constitue la soulte et devra être rendue en cas de résilialion du marché.
La loi qui régit ces matières est dite : Loi du 2 aoftt 1884. Elle remplace la loi du 20 mai 1838, qui, pendant si longtemps, a régi les ventes et échangés des animaux domestiques, qui se trouve abrogée. Gelte nouvelle loi est ainsi concue :
Art. iquot;. — L'action en garantie dans les ventes et échangés d'animaux domestiques sera régie, ä défaut de conventions con-traires, par les dispositions suivantes, sans prejudice des domma-ges et interets qui peuvent être dus s'il y a dol.
Art. 2. — Sont reputes vices rédhibitoires et donneront seuls ouverture aux actions resultant des art. 1641 et suivants du Code civil, sans distinction des localités oü les ventes et échangés au-ront lieu, les maladies ou délauts ci-après, savoir :
Pour Ie cheval, l'dne et Ie mulet. La morve; Le farcin; L'iminobilité; L'emphysème pulmonaire; Le cornage chronique;
Le tic proprement dit, avec ou sans usure des dents; Les boiteries anciennes intermittentes; La fluxion périodique des yeux.
Pour l'espece ovine.
La clavelée; cette maladie reconnue, chez uu seul animal, en-trainera la rédhibilion de tout le troupeau s'il porte la marque du vendeur.
Pour l'espece porcine.
La ladrerie.
Art. 3. — L'action en reduction de prix, autorisée par l'art. 1644 du Code civil, ne pourra être exercée, dans les ventes et échangés d'animaux énoncés ä l'article precedent, lorsque le vendeur offrira de reprendre l'aniraal vendu, en restituant le prix et en rembour-sant ä l'acquéreur les frais occasiounés par la vente.
Art. 4. — Aucune action en garantie, même en reduction de prix, ne sera admise pour les ventes ou pour les échangés d'animaux domestiques, si le prix en cas de vente, ou la valeur, en cas d'échange, ne dépasse pas 100 francs.
Art. 5. — Le délai pour intenter Taction rédhibitoire sera de neuf jours francs, non compris le jour fixé pour la livraison, excepté
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588nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; JURISPRUDENCE C0MMERC1ALE
pour la flaxion périodique, pour laquelle ce délai sera de trente jours francs non compris le jour fixe pour la livraison.
Art. 6. — Si la livraison a été effectuée hors da lieu du domicile du vendeur ou si, après la livraison et daus le délai ci-dessus, l'animal a été conduit hors du lieu du domicile du vendeur, le délai pour intenter l'action sera augmenté ä raison de la distance, suivant les régies de la procédure civile.
Art. 7. — Quel que soit le délai pour intenter l'action, l'acheteur, a peine d'etre non-recevable, devra provoquer, dans les délais de Tart. 5, la nomination d'experts chargés de dresser proces-verbal; la requête sera présentée verbalement ou par écrit au juge de paix du lieu oü se trouve l'animal; ce juge constatera dans son ordon-nance la date de la requête, et nommera immédiatement un ou trois experts qui devront opérer dans le plus bref délai. Ces experts vérifieront l'état de l'animal, recueilleront tons les rensei-gnements utiles, donneront leur avis, et, ä la fin de leur proces-ver­bal afflrmeront par serment, la sincérité de leurs operations.
Art. 8. — Le vendeur sera appelé ä l'expertise., a moins qu'il n'en soit ordonné autrement par le juge de paix, ä raison de l'ur-gence et de l'éloignement.
La citation ä l'expertise devra être donnée au vendeur dans les délais determines par les art. S et 6; eile énonoera qu'il sera pro­cédé, méme en son absence.
Si le vendeur a été appelé a l'expertise, la deraande pourra être signifiée dans les trois jours a compter de la clóture du procès-verbal, dont copie sera signifiée en tête de l'exploit.
Si le vendeur n'a pas été appelé ä l'expertise, la demande devra être faite dans les délais fixes par les art. 5 et 6.
Art. 9. — La demande est portee devant les tribunaux compé-tents, suivant les régies ordinaires du droit.
Elle est dispensée de tout préliminaire de conciliation et, devant les tribunaux civils, eile est instruite et jugée comme matière som-maire.
Art. 10. — Si l'animal vient ä périr, le vendeur ne sera pas tecu de la garantie, a moins que l'acheteur n'ait intenta une action reguliere dans le délai légal, et ne prouve que la perte de l'animal provient d'une des maladies spécifiées duns Tart. 2.
Art. il. — Le vendeur sera dispense de la garantie resultant de la morve ou du farcin pour le cheval, l'ane et le mulet, et de la clavelée pour l'espèce ovine s'il prouve que l'animal, depuis la livraison, a été mis en contact avec des animaux atteiuts de ces maladies.
Art. 12. — Sont abrogés tous règlements imposant une garantie exceptionnelle aux vendeurs d'animaux destines a la boucherie.
Sont également abrogés la loi du 20 mai 1838 et loutes les dis­positions contraires ä la présente loi.
La présente loi, délibérée et adoptée par le Senat et par la Cham-bre des deputes, sera exécutée comme loi de l'Ëtat.
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LOI DU 2 AOÜT 1884
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ÉCLAIRCISSEHEMTS
Comme on Ie voit, Ia loi du 2 aoüt 1884 diffèrc sensiblement de cello du 20 mai 1838.
Un certain nombre de vices out été retranchés, d'autres out été modifies dans leur designation.
C'est ainsi que, pour Ie cheval, l'dne et Ie mulet, 1'épilepsie, les maladies anciennes de poitrine, et les heruies inguinales inter-mittentes out été supprirnées ; Ia pousse est remplacée par l'emphy-sème pulmouaire; les designations du tic et des boiteries sout modiüées.
Pour l'espèce bovine, 11 n'existe plus de vices rédlübitoires.
Pour Vespèce ovine, on n'a conserve que la clavelée, supprimant Ie sang de rate.
L'espèce porcine, qui, dans la loi précédente, n'était pas désignée au point de vue de Ia rédhibitiou, y figure aujourd'hui avec Ia ladrerie;
L'action en reduction de prix qui était interdite par la loi du 20 mai est rétablie par Ia nouvelle loi.
L'acheteur a done Ie droit, dans Ie cas d'existence d'un vice rédbi-bitoire, de garder I'animal, et de faire restituer uue partie du prix fixée par expert (art. 1644. C. civ.).
Les modifications a I'art. 7 n'impliquent pas que les délais soient augmentés pour la nomination d'experts, qui devra toujours être provoquée dans les délais de I'art. 5.
Les délais de distance n'auront d'effet que pour intenter l'action.
Les fonctions de I'expert sont singulièrement élargies par la nou­velle loi. Autrefois, elles se bornaient a Ia coiistatation d'un fait; aujourd'hui, I'expert doit verifier l'état de I'animal, recueillir tous renseignements utiles, et finalement donner son avis.
Si cette extension de pouvoirs est honorable pour Ie vétérinaire eile lui impose des devoirs equivalents : circonspection, sentiments d'équité, respect de Ia justice et du droit, toutes circonstances qui, bien comprises, ne peuvent que relever Ia profession vétérinaire dans I'opinion publique.
La suppression du serment préalable est une simplification qui évite les retards et les frais de procédure.
L'art. 7 fait disparaltre les obscurités de I'ancienne loi; en elfet, l'acheteur, en cas de mort, ne pourra invoquer la rédhibition qu'au-tant qu'il aura iutenté une action daus les délais légaux, et qu'il prouvera que cette mort est due a l'une des maladies spécifiées dans I'art. 2.
La suppression des vices imposant Ia garantie aux vendeurs d'ani-maux de boucherie, n'a pas lieu de nous arrêter, puisque, dans ce cas, il n'existe plus de garantie.
11 n'est fait d'exception a cette regle que pour la ladrerie du porc, bien que eet animal soit bien réellement un animal de boucherie.
Sans vouloir entrer dans la discussion du bien fondé de l'une ou de l'autre de ces modifications, nous dirons que Ie législateur
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590nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; JURISPRUDENCE COMMERCIALE
a en surtout en vue de diminuer le nombre des proces, en retran-chant de la loi certains vices assez rares pour que cette radiation ne solt pas préjudiciable au commerce, et en donnant, a certains d'entre eux, des designations laissant le moins possible la porte ouverte ä l'équivoque.
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PROCEDURE
Les vices de procedure pouvant avoir des consequences graves, il est nécessaire de connaitre les formalités ä remplir.
Délai. Commence ä partir du lendemain du jour fixe pour la livraison, c'est-a-dire que ce jour ne comple pas dans le dé­lai de garantie. Mais, si Ie cheval n'avait pas étélivré par le fait de l'acheteur, Ie vendeur devrait lui faire somraalion de se livrer de I'animal.
Si c'est par le fait du vendeur que la livraison n'a pas été ef-fectuée, l'acheteur devra le meltre en demeure, et le délai courra k daler de la tradition reelle, si le jour de la livraison n'a pas été flxé.
Si, avant la livraison et le paiement du prix, I'animal vient a mourir, il périt pour Ie compte de l'acheteur, a moins que Ia mort soit provoquée par une maladie rédhibitoire.
L'article 6 prévoit le cas oü I'animal ayant été déplacé est Iransporté loin du domicile du vendeur. Dans ce cas, les délais de la garantie sont augmentés d'un jour par 5 myriamètres de distance.
Si I'animal a été iransporté a moins de cinq myriamètres. il n'y a pas lieu a augmentation de délai; les jours et les myria­mètres désignés dans la loi ne se fractionnant pas.
Mise en regle. A peine de nullité de l'action rédhibitoire, l'acheteur devra provoquer dans les délais : Ia nomination d'ex-perts et assignor son vendeur ä reprendre I'animal. Ces deux formalités doivent ètre accomplies dans les délais de neuf ou trente jours. En cas d'absence ou d'impossibilité du juge de paix, faire consjater le cas par le maire, son adjoint, ou un offi­cier ministeriel pourcouvrir Ia déchéance.
Competence. Les tribunaux de paix, les tribunaux civils ou les tribunaux de commerce ont k connaitre de ces sortes d'affaires.
Si l'acheteur n'est pas commercant, il appelle son vendeur devant le tribunal civil ou le tribunal de commerce äson choix; si les deux parties sont non commerQantes, I'atTaire ressortit au
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PROCEDUREnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;591
tribunal civil. Si, au contraire, les deux parties sont commer-canles, 1'affaire sera appelée devant le tribunal de commerce. L'acheteur devra assigner le vendeur devant le tribunal du domicile de ce dernier. Pour déplacer cette competence, il est souvent fait de fausses ventes. S'il est prouvé que cette vente n'aétéopérée que dans ce but, les juges ont le droit de ren-voyer I'afTaire devant le tribunal de son ressort. Il en est de même pour l'action récursoire, soit pour la juridiction, soit pour le ressort.
Tribunaux de paix. Les formalüés de mise en regle, étant ac-cornplies et l'exploit mentionnant le jour et l'heure de la com-parution, l'acheteur se présente devant le juge de paix auquel il remet Ie proces-verbal de l'expert.
Le juge apprécie sans être astreint aux conclusions de ce proces-verbal; il peut ordonner une deuxième expertise.
Tribunadx civils. Mêmes regies que ci-dessus, mais il devra y avoir constitution d'avoué par le demandeur.
Tribünaüx de commerce. Mcmcprocedure moins la constitution d'avoué, leur ministère n'étant pas admis devant les tribunaux consulaires.
Arbitres. La première chose a faire est la redaction d'un com­promis qui peut être fait sous seing privé, mais toujours en autant d'originaux qu'il y a de parties intéressées, et chacun doit faire mention du nombre qui en a été fait. Il sera enregistré avant la sentence arbitrale. Il doit faire mention de l'objet du litige et du nom des arbitres.
Les parties peuvent n'en designer qu'un seul. Les arbitres ne peuvent être révoqués que par consentement unanime.
Ils doivent agir en commun et les procès-verbaux seront signés par chacun d'eux. Eu cas de désaecord, ils peuvent nommer un tiers arbitre qui prononcera dans le mois suivant du jour de son acceptation, en se conformant a Tun des avis exprimés. Les parties peuvent nommer des arbitres amiables corapositeurs, c'est-a-dire dispenses de suivre les regies du droit, mais en se conformalit ä celles de l'arbitrage.
Le jugement arbitral est rendu exécutoire par ordonnance du président du tribunal du ressort; par suite, la minute de cette sentence sera déposée au greife de ce tribunal.
Dans le compromis, les parties feront biende s'interdire tout appel du jugement arbitral.
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592nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; JURISPRUDENCE C0MMERC1ALE
Les arbitres ne peuvent se deporter apres les operations com-
mencées.
OPERATIONS DE L EXPERT
En recevant Tordonnance du juge de paix, l'experl prévient Ie demandeur du jour et de l'heure de sa visite, fait sommer Ie défendeurde s'y trouver. Les parties ne sontjpas obligees de répondre ä celte somination.
Expertise. Dans tous les cas, l'expert est tenu d'agir a bref délai; il ne doit pas perdre dé vue, en effut, que ranimal peut mourir, que Ia fourrière augmente chaque jour les frais. Néanmoins, il ne devra pas se priver du temps et des moyens qui peuvent fixer son opinion, en raettant ranimal dans les conditions les plus propres k l'apparition du vice.
Suwant que l'ordonnance indiquera Ie vice en particulier, ou énoncera l'ensemble des vices rédhibitoires, l'expert procé-dera äun examen spécial dans Ie premier cas, et, dans Ie second, a un examen successif de tous les vices rédhibitoires. S'il y a lieu ä une autopsie, eile sera faite aussi exaclement et minu-tieusement que possible, les lésions seront dóerites avec soin, pour servir en cas de controle.
L'expert aura done Ie devoir de constater rexistence des lésions caractérisliques du vice rédhibitoire, si elles existent, et, d'autre part, il cherchera si la mort n'est pas due a d'autres causes que celles provenanl d'un vice rédhibitoire.
Proces-verbal. Il doit ètre l'exposé fidele et succinct des faits observes. Le proces-verbal doit être écrit sur timbre, sans blancs, surcharges, ni interlignes. Les ratures ou renvois seront approuvés et paraphés; les nombres seront écrits en toutes lettres et non en chiffres. Les blancs seront remplis par un trait. On ne peut écrire sur le timbre sous peine d'amende.
Dans le preambule on indiquera Torigine de la mission, la requète du demandeur, le nom et l'adresse du défendeur, l'or­donnance du juge qui a commis l'expert.
La partie historique relatera l'exposé des faits, la marche de l'expertise., les moyens employés pour apprécier l'existence du vice, l'autopsie, s'il y a lieu d'en faire une, et avec les détails les plus précis et les plus circonstanciés. Les conclusions seront brèves, claires et sans ambiguïtés.
D'après les prescriptions de la nouvelle loi, il devra affirracr sous serment la sincérité de ses operations.
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GARANTIE DES OBJETS DE CONSOMMATION
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MODELE DE PROCES-VERBAL
Je, soussigné, B... R..., vétérinaire, demeurant a..., expert nommé par ordonnance de Monsieur le Juge de paix du canton de..., en date du..., enregistree et rendue par suite d'une re-quête présentée par S... (nows, qualités et demeure du deman-deur), et ce, ä J'effet de visiter un animal désigné dans la requête, qui lui a été vendu par le sleur C... {demevrant d...), moyennant la somme de..., constater son état et faire connaitre s'il est atteint de vices rédhibitoires (om d'un vice en particu­lier), et du tout dresser proces-verbal.
Les parties döinent convoquées, me suis transporté le..., a... heure, a..., ou le cheval est en fourrière.
Les parties (présentes, absentes ou représentêes) il m'a été pré­senté un {cheval, dne, mulel, ou mouton), que les parties recon-naissent pour êlre celui qui fait 1'objet de la requête, et dont le signalement suit : (signalement de ïanimal).
J'ai examine l'animal {décrire la marcke de l'expertise) et j'ai constaté [décrire les symptómes).
En consequence, je conclus {exposer Vexistence ou lanon-exis-tence du vice.)
Fait ä.. , le... Signé : B... R...
Si une deuxième visite avait été nécessaire, l'expert conti-nuerait ainsi son proces-verbal : Et le... en vertu de la mèrae ordonnance, les parties pré venues, me suis transporté {etc., etc), et après avoir procédé a un deuxième examen, j'ai constaté {décrire les symptómes); d'ou je conclus... {existence ou non-exis­tence du vice.)
En foi de quoi j'ai fait et clos le présent proces-verbal, le... dont j'afflrme sous serment Ia sincérité.
Signature.
Le proces-verbal dolt être déposé au gref du tribunal qui a nommé l'expert; dans la pratique, il est d'ordinaire remis en minute a la partie diligente.
Les vacations sont taxées par le juge qui a nommé l'expert.
GABANTIE DES OBJETS DE CONSOMMATION
Lors de la promulgation de la loi du 2 aoüt 1889, on ne comprit d'abord qu'une chose, c'est que la radiatiou des vices rédhibitoires, pour l'espèce bovine, supprimait du même coup la garantie pour les animaux de consommation.
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11 y avail lä une erreur; la loi nouvelle n'a eu d'autre but que de remplacer celle du 20 mai 1838.
Cette nouvelle loi regit le commerce des animaux d'clevage ou de travail, et dans quelques cas celui des animaux de consommation.
Elle abroge, par sou art. 12, les règlements imposant une ga­rantie exceptionnelle aux vendeurs d'aoimaux de boucherie.
Mais, eile n'abroge pas les art. 1641, 1642, 1643, 1644, 1645, 1646, 1648, 1649 et le deuxième alinea de 1'art 1647 (Pautet).
Done, toutes les maladies tombant sous le coup des art. 1641 et 164'i, reudent le veudeur responsable, sauf le cas de décharge de garantie {art. 1643).
Pour afflrmer les droits de l'acheteur a la garantie, il suffit de rappeler quelques jugements :
20nbsp;novembre 1884. Tribunal de commerce de Lyon : Vache tuber-culeuse saisie. Rédhibition.
26 aoüt 1883. Tribunal de commerce de la Seine : Hoeuf présen-tant des ecchymoses motivant la saisie partielle. Reduction de prix confortnément a I'art. 1644.
21nbsp; décembre 1886. Tribunal civil de Saint-Calais : Nouveau cas de tuberculose ayant entralné la saisie. Rédhibition.
21 juin 1886. Tribunal de commerce de Bordeaux : Affaire ana­logue. Rédhibition.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; (Pautet)
RAPPORT MEDICO-LEGAL
SUR LA RESPONSABILtTE EN MATIÈRE DE TRANSPORTS
par H. Bouley
Nous croyons devoir donner ici une note a consulter de M. Bouley, qui peut ètre considérée comme un modele de rapport; il traite une question qui intéresse le commerce d'une facon toute spéciale, en ce qui regarde la responsabilité incom-bant aux entrepreneurs de transports d'animaux domestiques.
La jurisprudence qu'il cherche a faire établir est de tous points conforme a la stride équité.
A Monsieur le Chef du contentieux de la Compagnie du chemin de f er du Nord.
Monsieur,
Vous m'avez fait l'honneur de me demander mon avis sur une contestation pendante entre la Compagnie du Nord et M. Mquot;*, au sujet d'un cheval appartenant ä ce dernier qui, dans son transport de Pontoise ä Paris, est tombe dans la stalle du wagon ou il avait été place et est mort douze heures environ
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RESPONSABILITÉ EN MATIÈRE DE TRANSPORTS 595
après avoir été extrait de celte stalle et transporté en voiture dans rinflrmerie de M. S***, vétérinaire k la Villette.
J'ai examine Ie dossier que vous m'avez fait remettre et je vais vous soumeltre l'avis que eet examen m'a suggéré.
Je résumé d'abordles faits :
Un cheval hongre.estimé 1350 francs, est conduit Ie 16avTil, k 1 heure, k la gare de Pontoise du chemin de fer du Nord, pour être Iransporte k Paris, en grande vitesse.
Au moment oü M. Mquot;*, son propriétaire, se proposait d'en prendre livraison ä Paris, k trois heures de relevée, on cons-tata que ce cheval était tombe dans sa stalle, dans une position, dit Ie rapport de 1'expert, qui en rendait l'extraction difficile.
On parvint, cependant, k Ven tirer k force de bras et, sur la demandede M. M***, il fut hissé sur une voiture d'équarrisseur, et transporté de la gare de Paris k la Villette, dans l'inflrmerie de M. S*quot;, ou il est mort quatorze heures environ après son embarquement k Pontoise.
Pourquoice cheval a-t-il péri?
Est-ce la Compagnie qui l'a transporté de Pontoise k Paris qui doit avoir la responsabilité de sa mort?
Oubien sa perte est-elle pour Ie propriétaire par suite d'une force majeure dont eile dépendrait?
Telles sont les questions dont la solution m'est demandée.
Aux termes de l'article 1784 du Code civil, laquo; ils (les voiiuriers) sont responsables de la perte et des avaries des choses qui leur sont confiées, ä moins qu'ilsneprouventqu'elles ontétéperdues et avariées par cas fortuit ou force majeure. raquo;
Dans l'espèce, une force majeure est-elle inlervenue? Je pense, et j'ai déja.soutenu celte these plusieurs fois devant les tribunaux, dans des circonstances semblables k celle-ci, que lorsqu'il s'agit du transport d'un cheval, on ne sauraitl'assimi-ler a une marchandise inerte et rendre Ie voitwier responsable, dans tous les cas, de toutes les avaries qu'il peut subir au cours du transport, et de sa perte représentée par sa mort. Il faut done considérer, en effet, que lanimal est un être spontane, impressionnable, susceptible, sous Ie coup des impressions qu'il subit, de se livrer ä des mouvemenls d'autant plus redoutables pour lui, dans Tétat d'incarcéralion oü il est maintenu, qu'il est doué d'une plus grande force musculaire. Si un cheval qui s'é-meut d'autant plus qu'il est incapable de se rendre compte des choses, est terrorise par Ie coup de sifflet ou par Ie bruit dun train qui croise Ie sien et se liyre, sous l'impression de sa peur, a des mouvements de reeul dans sa stalle, ou k une grande agitation ; si, dans ces mouvements, il vient k glisser sous lui et
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ä tomber dans une position tellement empêchée qu'il lui soit impossible de se relever; si, dans cette position, il s'agite, d'au-tant plus qu'il sent ses efforts plus impuissants, est-ce que ce n'est pas la le cas de force majeure qui est dans l'esprit de la loi, c'est-ä-dire la circonstance dont il n'a pas été au pouvoir du voiturier d'empócher Intervention?
Quant ä moi, je n'hésite pas ä résoudre celte question par rafflrmative.
Tout accident dont un cheval est victime en cours de trans­port, doit être considéré, suivant moi; comme de force majeure, lorsque toutes les precautions out été réunies pour assurer, dans les limites du possible, la conservation du cheval traus-porté.
Est-ce le cas dans l'espèce?
Il résulte du rapport de l'arbitre, nommé pour connaitre de cette affaire, que le wagon qui a servi au transport du cheval dont la perte donne lieu a ce proces, est construit sur un mo­dele approuvé par Tadministration supérieure. Les stalles en sont capitonnées pour mettre les animaux a l'abri des contu­sions qu'ils peuvent se faire par la brusquerie de leurs mouve-ments.
Quant au mode d'attache et de fixation de l'animal, aucun reproche ne peut être fait ä Ia Compagnie. L'expérience a fait renoncer depuis longtemps aux modes de contention auxqueis on a eu recours autrefois. On a reconnu, en effet, par l'usage, que lorsqu'on disposait sous le corps des chevauxdes appareils de suspension destines ä prévenir leur chute, ils avaiunt de la propension a se faire porter par les sangles : d'oü les chances d'une asphyxie par suite de la compression excessive du ventre et du refoulement contre le diaphragme des viscères abdomi-naux. De même le reculoir a pour effet de les determiner ä prendre un point d'appui sur la resistance qu'il leur oppose, ce qui a souvent pour résultat de les faire glisser sous eux en arrière, et tomber sur leurs fesses, sans qu'il leur soit possible de se relever.
On a reconnu que ce qui est Ie plus simple, le plus pratique, le moins susceptible de causer des accidents, c'est de laisser au cheval le sentiment de son propre équilibre, dans la station libre de ses membres, en ayant soin de lui fixer seuleraent la tête par deux longes résistantes qui ne lui laissent pas la liberté de Ia déplacer dans un champ étendu.
Toutes les conditions out été réunies, d'après les documents de cette cause, pour que Ie cheval füt mis, autant que possi­ble, ä l'abri des accidents évitables. J'ajoute, el c'est la une
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RESPONSABILITE EN MATIÈRE DE 'IRANSPORTS 597
circonstance importante, que c'est M. M*** lui-même, d'après les renseignements donnés par l'arbitre dans son rapport, qui a installé Ie cheval dans Ia stalle oü il a été place, et qu'il avait la liberté d'en choisir une autre, car toutes celles du wagon, au nombre de cinq. étaient vides.
On a attaché une grande importance a Ia disparition de deux des barres disposées transversalement sur lo plancher des stalles, dans Ie but de donner aux pieds du cheval un point d'appui plus solide; etmême, c'est lal'argument principal dont on se sert pour tacher de faire peser sur Ia Compagnie Ia res-ponsabilité du dommage éprouvé.
11 n'est pas probable que ces barres manquassent au moment de l'installation du cheval dans sa place, puisque c'est M. M*** lui-mème qui a preside ä cette installation. Ou bien si elles manquaient et si, malgré cela, il a passé outre, c'est qu'il n'at-tachait pas a Ia presence de ces barres cette importance si grande qu'on veut leur donner pour les besoins de la cause. Mais ä vrai dire, cette importance est tres secondaire et il me paratt bien probable que rien ne manquait sur Ie plancher de la stalle au moment oü Ie cheval y a été introduit, et que c'est celui-ci qui, en se débattant, une fois tombe, a arraché avec ses fers les deux barres qui manquaient au plancher, en sorte que ce tres petit accident scrait la consequence de la chute et non pas Ia cause.
Mais cetle cause, qu'elle est-elle?
Ici deux opinions sont en presence : D'après I'expert, Ie che­val a succombé a une asphyxie par suspension prolongée; et, en outre, aux vives douleurs qu'il a dö ressentir par suite de dé-chirures musculaires et de fractures osseuses. D'après M. C*quot;, vétérinaire, que la Compagnie du Nord avait chargé de repré-senter ses interets a l'autopsie du cheval, la mort aurait eu pour cause une attaque de paralysie de Tarriere-train, survenue soudainement en cours de transport.
M. L***, vétérinaire ä Paris, consulté dans cette affaire, a conelu de l'examen du dossier dans Ie mème sens que I'expert. Suivant lui, la mort serail due a une congestion pulmonaire double, causée par une suspension prolongée. Cependant, M. L'** a declare que, n'ayant pas assisté a l'autopsie, il croyait devoir rester dans une certaine réserve qui lui était imposée par les allegations conlraires d'un autre confrère.
De ces deux opinions conlradictoires, quelle est la vraio?
S'il existe dans cette cause d'assez grandes obscurités, cela dépend surtout de ce que l'autopsie ayant été pratiquée tres tardivement, l'état avance de la putrefaction n'a pas permis de
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trouver dans Ie cadavre les éclaircissements qu'il aurait fournis si Ton avail procédé plus tot a son examen. Malgré tout, ce-pendant, il est possible encore d'en faire sortir quelques clartés qui permeltent de voir les choses dans leur réalité.
Le proces-verbal Signale une hyperhémie du poumon droit, c'est-ä-dire un état de congestion sanguine qui s'est produit pendant la vie.
Que Ton ait constaté l'accumulation du sang dans ce poumon, je n'y contredis pas. Mais ce fait a-t-il la signification qui lui a été donnée par l'expert?
Un renseignement principal, d'une grande importance au point de vue de la solution de cette question, manque dans son proces-verbal : ä savoir l'indication ducóté sur lequel Ie cheval est mort et est resté couché après sa mort. On ne trouve k eet égard d'autre renseignement que celui-ei : laquo; Le cadavre est étendu a demi sur le dos. raquo; Mais un cheval ne meurt pas sur le dos, sa conformation s'y oppose. Il meurt couché sur un cóté ou sur l'autre; et toujours, du cóté oü il est resté couché, on constate ce que l'on appelle un phénomène d'hypostase, c'est-a-dire d'accumulation toute mécanique du sang dans 1'organe le plus déclive. C'est la un fait constant, comme la force d'ou il procédé, la force de la pesanteur.
Dans 1'espèce, est-ce ce fait lä qui s'est produit? Heureusement que, pour répondre a cette question, nous trouvons écrit sur lè cadavre ce que le proces-verbal a oublié de méntionner. G'est sur le cöté droit que le cheval est demeuré couché pendant les quelques heures qu'il a vécu après son transport k la Villette; les excoriations multiples marquees sur la peau de cóté, en portent un irrecusable témoignage. C'est de ce cóté qu'il est mort et que son cadavre est resté; et alors s'est trouvée réalisée la condition pour que le poumon correspondant se gorgeät de sang par hypostase.
L'état du poumon gauche vient, ce me semble, a l'appui de cette maniere de voir. D'après l'expert, ce poumon n'était hyperhémie que dans les deux tiers supérieurs ; le tiers inférieur était dans son état normal. Or, c'est lä un fait qui est absolu-ment hors de la regle ordinaire. Chez le cheval, on ne le cons-tale jamais; et je suis porté k en inférer qu'il y a lä encore un phénomène d'hypostase qui a trouvé sa condition dans la posi­tion demi-dorsale oü le cadavre a été vu par l'expert au moment de l'autopsie.
Quoi qu'il en soit de cette interpretation, eet état constaté sain du tiers d'un poumon me parall avoir une grande impor­tance au point de vue de l'interprétation des falts qu'il s'agit
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RESPONSABILITÉ EN MATIÈRE DE TRANSPORTS 599
d'éclairer. Get état s'accommode mal avec l'opinion émise par l'expert que laquo; la mort a été causée par une suspension prolon-gée. raquo; On s'expiique difflcilement, en effet, comment cette cause, mettant obstacle a la liberté de la circulation pulmo-naire, n'aurait pas donné lieu aux mêmes phénomènes con-gestifs dans toute Vétendue des deux poumons.
L'afflrmalion de Taction de cette cause ne me semble done pas autorisée par les faits que l'expert a constates ä {'autopsie et relates dans son proces-verbal. Quand Ja circulation est en-travée dans les poumons par un obstacle mis a la circulation du sang et a la liberté de la respiration au niveau du larynx, comme e'est l'hypothèse dans le cas actuel, eile est entravée d'une maniere egale pour les deux poumons, et il n'y a aucune raison, ni physiologique, ni mécamque, pour que le tiers d'un poumon conserve son intégrité et demeure libre de toute alte­ration, consequence de la demi-strangulation a laquelle la mort est imputée.
Ici encore, je dois signaler une lacune dans le proces-verbal; un renseignement important y fait défaut. On allribue la mort a laquo; une suspension prolongée raquo; et l'organe sur lequel s'est effectuée la pression du harnais de tête qui a determine l'as-phyxie prétendue, eet organe, le larynx, n'a pas été examine. Du moins aucune indication sur son état n'est donnée dans le proces-verbal.
Maintenant, voici un autre motif de doute qui surgit ä l'en-droit de la réalité de la cause k laquelle la mort est attribuée. Le trajet de Pontoise ä Paris par le train de vitesse n'est pas de longue durée : 1 heure20 minutes environ. A supposer que ce soit au premier tour de roue que le cheval soit tombe, c'est pendant ce temps que la suspension aurait été prolongée. Mais il est d'observation constante en pareil cas, que les phénomè­nes d'embarras respiratoires qui peuvent se produire dans l'at-titude de la tête retenue par les longes d'attache, disparaissent avec une grande rapidité dés que les conditions sont rétablies pour que la respiration redevienne libre.
A supposer done que la respiration de ce cheval ait été ge-née pendant le court trajet de Pontoise a Paris, j'afflrme avec assurance qu'une fois délicoté, il se serait remis spontanément sur ses jambes, après quelques moments de reprise de sa res­piration. Cela se voit journellement dans les écuries, lorsqu'on raaintient un cheval attaché au ratelier pour l'empêcher de se coucher. Si, malgré ce mode d'attache, 11 se laisse aller et se couche, épuisé par la fatigue de la station debout oü on l'a obli­ge de rester, il demeure alors plus ou moins longtemps, la tête
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fortement tendue en l'air, et gêne dans sa respiration. Mais une fois les longes coupées, il revient rapidement ä lui et sa laquo; suspension prolongée raquo; ne donne lieu a aucun accident con-sécutif.
L'expert signale, dans son rapport, des excoriations constatées sur Ie cadavre, sur différentes parties du corps : les arcades sourcillières du cótê droit; l'articulation scapulo-humérale du méme cótê; l'encolure du cóté droit; les membres du méme cóté.
Il signale aussi des déchirures des muscles sous-scapulaires, etc, etc.; et il semble admettre que tous ces accidents se sont produits dans Ie wagon. Mais il a conslaté lui-méme que la tête'restait flxée en l'air par les deux longes d'attache. Com­ment admettre qu'ainsi contenue, eile ait pu s'excorier par les frottements réitérés aux arcades sourcillières et au masséter du cóté droit?
Et comment, pour expliquer ces excoriations, toutesdu même cóté du corps, l'expert n'a-t-il pas fait interyenir cette circons-tance bien autrement certaine; Ie décubitus prolongé du cheval sur Ie cóté droit, dans l'écurie ou il a été Iransporte après son extraction du wagon et les efforts incessants qu'il a faits pour se remettre en attitude debout? C'est pendant ces efforts, a n'en pas douter, que la tête, l'encolure, l'épaule et les autres regions saillantes du membre intérieur frottant incessamment sur Ie sol, des excoriations se sont produites aux points oü les frottements s'exercaient avec Ie plus de force. C'est done mé-connaitre la signification des faits que dadmettre que ces ex­coriations sont Ie résultat des frottements pendant Ie transport en chemin de fer.
Une fracture de Tos de la fesse (ischium) est signalée dans Ie proces-verbal etsupposée avoir été causée paria chute du che­val sur son arrière-train. Celan'est pas impossible, maisla cer­titude manque encore ici parce qu'une aulre circonstance est intervenue : Ie chargement et Ie déchargement du cheval au moyen de la voiture de l'équarrisseur Or, ce procédé de trans­port, qui convient pour les cadavres, est tres impropre pour la translation des animaux vivants qui sont devenus incapables de se tenir sur leurs membres. Il faut les bisser, comme une masse inerte, par Ie plan incline de la voiture, a l'aide d'un cordage enroulé autour d'un treuil dont la force de traction est suscep­tible de produire des dilacérations sur les parties auxquelles Ie cordage aboutit, et d'autant plus que Ie poids de l'animal op-pose une plus grande resistance a l'action de la machine. Rien de plus violent qu'une pareille machine, et je m'explique bien mieux par son action les dilacérations musculaires signalées
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dans Ie proces-verbal d'autopsie, que par les mouvemenls aux-quels Ie cheval a pu se livrer pendant la courte durée de son transport, dans l'espace limité od il était contenu.
Je résumé cette analyse du rapport de l'expert en affirmant que la preuve n'est nullement faite, par ce document, que Ie cheval quien est l'objet aitsuccombé aux suites d'une asphyxie produite par une suspension prolongée; et qu'on a altribué tout a fait h lort les excoriations tégumentaires et les déchi-rures musculaires, constalées a l'autopsie, aux mouvements auxquels Ie cbeval se serait livré pendant son transport dePon-toise a Paris.
Si les lésions signalées par l'expert — déchirures musculaires et fractures — ont eu, par la doulcur qu'elles ont causée. l'in-fluence qu'il leur a attribuée dans sadeuxième conclusion, c'est-ä-dire si elles ont contribué ä faire mourir l'animal, la Com­pagnie du chemin de fer du Nord ne saurait en avoir la responsabilité, puisqu'elles sont survenues après que Ie pro-priétaire s'est livré de son cheval, et dans les conditions parti-culières ou il l'a place.
Si la preuve n'est pas faite, par les constatalions nécropsiques, que la mort procédé de l'axphyxie, l'opinion qui l'attribue ä une attaque de paralysie lombaire est-elle assise sur une base plus solide ?
A l'appui de cette opinion on peut deja produire ce fait, qui ne saurait être mis en doute, que l'animal, une fois délivré de sa stalle, et redevenu libre de se mouvoir, s'est trouvé dans rimpossibilité absolue de se dresser sur son train de derrière. Il s'est livré a des efforts pour se remetlre en slation debout, mais ses efforts sont demeurés infructueux. Or, ce sont lades symptómes de la paralysie postérieure oaparaplégie; et cette impuissance a persisté jusqu'a, la mort, ce qui éioigne l'idée d'un simple engourdissement dont les eifels se traduisunt par une impotence raomentanée.
Ce diagnostic, basé sur l'impossibilité de la fonction des membres postérieurs, a-t-il été confirmé par l'autopsie? L'éial trop avance de la putrefaction ou se trouvait Ie cadavre n'a pas permis de faire dans la moelle épinióre la conslatalion des lésions caractéristiques de la paralysie. Les nuances derougeur signalées parM. C. dans les enveloppes de la moelle, au niveau de la region lombaire, ne sont pas assez significatives. Mais il y a un fait autopsique qui a une grande importance au point de vue du diagnostic de la paraplégie; c'est la decoloration, que signale M. €.., dans la note qu'il a rédigée, des muscles des
Sionol. — Aide-mém. vétér.
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cuisses dont la teinte lavée les faisait ressembler k de la Viande de veau.
Gelte decoloration est également signalée dans les muscles de la region sous-lombaire. Il est vrai que Ie proces-verbal de I'expert conteste ce dernier fait et s'abstient de parier de l'élat des muscles de la cuisse; mais I'expert s'est manifestement fait illusion sur l'aspect des choses qui se sont presentees k sa vue, car il affirme que dans un cadavre d'herbivore, en état de pleine putrefaction, — puisque la mort remontail déja k soixante-trois heures, — laquo; les muscles sous-lomhaires (c'est-ä-dire ceux qui sont immédiatement en rapport avec la masse intestinale) avaient extérieurement et intérieurement une teinte parfaitement normale! raquo; Il est vrai que, immédiatement après cette assertion, il en formule une autre qui lui est contradic­toire, a savoir : laquo; que leur decoloration élait moins prononcée que celle de tous les autres muscles raquo;. Comment concilier cette decoloration qui leur est attribuée dans une certaine mesure avec laquo; la teinte parfaitement normale, raquo; afflrmée une ligne plus haut'?
J'afflrme, pour mon compte, qu'il y a eu la, de la part de I'expert, une erreur d'optique, car il est absolument impossible que, dans un cadavre d'herbivore en fermentation putride, les muscles de la region sous-lombaire aient conserve leur teinte physiologique. Toujours ces muscles se décolorent sous rinfluence de la putrefaction et prennent une teinte lavée, comme cuite.
S'il est vrai maintenant, comme M. C. l'affirme sans que Ie proces-verbal de I'expert Ie contredise, puisqu'il s'abstient sur ce point, que les muscles des cuisses étaient plus décolorés que ceux de 1'avant-train, je dis qu'il y a lä, au point de vue de la paralysie, un fait assez significatif, car c'est un phéno-mène ordinaire que lorsque les muscles ont cessé de pouvoir fonctionner par cessation de l'aclion nerveuse, rapidement ils se décolorent, par suite d'une modification intime de leur substance.
Dans la note oix il a formule son avis, M. L. invoque centre l'opinion de M. C. ce fait que laquo; Ie cheval est mort en moins de douze heures. G'esl, dit-il, un fait exceptionnel. raquo; Sans doutc; mais pour être exceptionnel, un fait n'en existe pas moins. Et puis M. L. semble avoir oublié une grave circonstance, inter-venue du fait du propriétaire du cheval, qui explique cetle exception : je veux parier du chargement et du déchargement de l'animal, qui a realise toutes les conditions pour que la maladie s'aggravat et se précipitat. Au lieu de Ie laisser dans
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rimmobilité aussi complete que possible; — ce qui est reconnu la condition la plus favorable pour que l'état congestif de la moelle se résolve, — on l'a chargé par un procédé violent et douloureux sur une voiture qui nest appropriée qu'au trans­port des cadavres; puis on l'a décharge par une secousse violente, car la voiture est montée sur des roues assez hautes, ce qui implique la forte inclinaison du plan que représente son plancher, lorsqu'elie est abaissée en arrière ; el enfin on a dü. Ie trainer pour Ie faire enlrer dans l'écurie qu'il a occupée. C'estla, je Ie répète, un ensemble de conditions bien süffisantes pour que la paralysie s'aggravät et arrival plus rapidement k une terminaison mortelie.
II ressort, ce me semble, de l'exposé de ces fails que, des deux opinions en presence, celle qui explique la mort par la paralysie lombaire s'appuie sur des circonslanccs bien plus probanles que l'opinion qui fait procéder cetle mort d'une sus­pension prolongée ayant donné lieu a une axphyxie lente.
Comme e'est la la question principale a éclaircir, je veux faire ressortir par un examen parallele lout ce qui milite en faveur de Tune contre l'autre.
Un premier fait est certain, c'est l'exlstence des phénomènes de paralysie, ältestes par les efforts impuissants qu'a fails l'animal pendant les onze a douze heures qu'il a vécu, pour se meltre en station debout; Ie train de derrière n'obéissait plus.
Nulle part, au contraire, dans Ie proces-verbal, on ne trouve la trace d'une indication sur les symptómes d'axphysie qu'aurait présenlés l'animal pendant Ie temps de son séjourdans fécurie de l'expert. Si ce cheval est reslé axphyxianldepuistroisheures de relevée oü il est arrive ä la gare de Paris, jusqu'a une heure du matin — heure de sa mort — l'expert aurail dü indiquer par quels symptómes se caractérisait son état d'axphyxie. Cette indication était d'autant plus nécessaire pour fournir k la justice des elements de certitude, que ce n'est pas dans l'ordre des choses physiologiques, qu'une axphyxie dont la condition aurail été donnée par Taltitude de la tête suspendue par son licol, continue pendant une série de dix ä onze heures, pour se terminer par la mort. Quand l'animal a été rendu libre de toute contrainle, il revient ä lui tres rapidement et se remet debout sans grand effort.
Mais, je veux bien admetlre un instant comme vraie l'hypo-thèse de l'axphyxie. Je demande comment on peut la concilier avec une impuissance de Tappareil locomoteur, localisée exclu-sivement dans Ie train postérieur. Si cette impuissance était Teffet d'une axphyxie lente, c'est-a-dire de ce que Ie sang ne
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se trouvait pas assez vivifié pour entretenir dans les muscles leurs propriétés contracüles, je dis que cette influence ne devait pas s'exercer exciusivement sur les muscles de l'arrière-Irain, mais que tous devaient la ressentir au même degré, et êlre l'rappés égalemenl d'une impuissance correlative ä l'état du sang, dont ils recevaient simullanément rimpression, aussi bien eeux de Tavant-train que ceux de l'arrière.
Done, au point de vue symptomalique, les documents de cette affaire élablissent plus solidement la présomption de la paralysie que celle de l'axphyxie.
Les faits nécropsiques parlent dans Ie même sens que les symptómes.Tout autorise ä penser, d'après les considerations exposées plus haut, que les poumons élaient Ie siège d'une accumulation hyposlatique du sang, et non pas d'une hyper-hémieou, autrement dit, d'une congestion active, comme l'expert 1'a admis. Mais k quelque interpretation que l'on s'arrète, on peut afflrmer avec certitude que l'état des poumons, signalé par l'expert dans ?on proces-verbal, ne dépendait pas laquo; d'une suspension prolongée raquo; car Ie tiers de l'un des poumons était exempt de rallération notée dans ses deux autres tiers et dans la totalité de l'autre poumon. II n'est pas possible de concilier eet ctat de choses avec l'action de la cause admise. Ëtant donné un obstacle a la circulation pulmonaire par une com­pression exercée dans la region laryngée, il n'est pas admissible que l'effet de cette cause ne se fasse pas sentir a la fois sur la totalité des deux poumons. Cela n'ayaut paseu lieu, d'après les indications mèmes du proces-verbal, on dolt en conclure que 1'interprétalion de la mort par l'axphyxie n'a pas de fondement dans la réalité. Au contraire, ä considérer les choses au point de vue nécropsique, la paralysie est bien plus admissible. Sans doute que la preuve qu'aurait pu donner la lésion propre de la moelle, n'a pas pu ètre fournie par suite de l'état trop avance de la putrefaction; mais la présomption de cette paralysie est fortementétablie par l'état de l'appareil musculaire de l'arrière-train, et la parfaite concordance entre eet état et les symptómes observes pendant la vie.
Je n'hésite done pas ä me ranger de l'avis de M. C. Je pense que Ie cheval a été frappe, en cours de transport, d'une attaque de paraplegic : maladie foudroyante, assez commune dans l'es-pèce chevaline pour qu'il n'y aitrien d'étonnant k oe que, dans Ie cas particulier, eile se soit manifestée.
J'ajoute maintenant, conformément aux premisses de ce mémoire, que, quelle que soit la nature reelle de l'accident survenu, eet accident doit être considéré comme un fait de
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EPIZOOTIE DE PERIPNEUMONIE
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force majeure, du moment que rien n'a été négligé de la part de la Compagnie pour que lanimal füt transporté dans les con­ditions les meilleures de conservation.
Si ranimal se nuit a lui-mème, par Ie fait de son impres-sionnabilité qui Ie determine a. des mouvements dangereux, il me paralt equitable que les avaries et les pertes survenues en pareil cas, ne soient pas imputables :i la Compagnie qui en a opéré Ie transport.
Tel est, Monsieur, l'avis que j'ai l'honneur de vous trans-metlre sur l'affaire que vous avez soumise k mon apprecia­tion.
Veuillez agréer, etc.
H. BODLEY.
RAPPORT ADMINISTRATIE
A M. Ie Ministre de l'Agriculture SUR UNE EPIZOOTIE DE PERIPNEDMONIE
par M. Camille Leblanc
Monsieur Ie Ministre,
Vous m'avez donné la mission de me rendre dans la com­mune d'A..., a la ferme de la P....., pour examiner Ie bétail
déja décimé par la péripneumonie, afin de vous mettre a méme de répondre ä la demande d'abatage general, qui nous a été adressée par M. Ie préfet du département de l'I.... Je viens aujourd'hui vous rendre compte du résultat de ma visite.
Pour être plus clair, je dois remonter au commencement de l'épizootie.
La maladie a été importée dans la ferme de P.... par un taureau acheté a la foire de C...; cot animal, tombe malade vers la fin de juin, fut mis au paturage avec trente-cinq bêtes bovi-nes; on méconnut la nature de la maladie, et ce n'est que Ie 22 octobre, alors qu'on düt abattre cinq vaches reconnues atteintes de péripneumonie, qu'on soupconna la cause de la contagion. M. G...., envoyé par vous dans l'I...., fit abattre Ie taureau qui fut reconnu péripneumonique.
Deux vaches avaient été couvertes par lui en dehbrs de la ferme; l'une d'elles a été vèndue depuis k la boucherie et reconnue saine; l'autre esttoujours bien portante. Deux autres taureaux, achetés en même temps que Ie premier, ont été l'objet d'une surveillance incessante, et n'ont jamais présenté aucun
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RAPPORT ADMINISTRATIE
symptAme inquiélant. Depuis l'abatage des cinq vaches portant les n0' 21, 22, 23, 24 et 25, puis du laureau n0 10, on dut sacri-fler pour cause de péripneumonie, Ie 18 octobre, une vache n0 6, un veau n0-15, deux boeufs portant les nos 42 et 43. L'au-topsie fut falle a, l'abattoir de C... pour la vache et les deux boèüfs, sur place pour Ie veau : chez tous les quatre, on a trouvé les lésions caractéristiques de la péripneumonie.
Depuis, on a abaltu en janvier, une génisse ndeg; 8, un veau n0 13, et un boeuf ndeg; 29.
Le vétérinaire délégué, tombe malade, n'apu, depuis unmois, faire son service, et personne ne l'a remplacé pour visiter les animaux; c'est le propriélaire qui adü l'avertir de la maladie des bêtes bovines pnkitées, et qui, sur son ordre, les a fait con-duirè a l'abattoir.
L'autopsie des deux premières a été faite par un vétérinaire militaire et celle de la troisième par le vétérinaire délégué, qui a pu sortir pour aller jusqu'a ['abattoir.
Pendant sa maladie, au dire du métayer, presque tous les animaux restants ont toussé, présentant des intermittences d'appélit, et la plupart ont maigri. C'est done sur son dire et en se rappelant les fails constates par lui-mcme en novembre, que le vétérinaire délégué a rédigé un rapport dans iequel il est dit, que tous les animaux ont été plus ou moins malades, et c'est en se basant sur ce rapport que le pré let a envoyé sa dernière dépêche.
A mon arrivée ä C.....je me suis rendu chez M. A...., qui,
par suite de son état de santé, n'apu m'aecompagner ä la ferme
de la P....; je suisparti avec M. D.....propriétaire, et en arri-
vant j'ai constaté dans la ferme Ia presence de trente-et-un bovidés ; or, le recensement fait en deux fois portalt quarante-trois bêtes et treize avant été abattues, il n'en devait rester que trente. Après de minuüeuses recherches rendues plus difflciles par l'absence du vétérinaire délégué et le peu d'intelligence du métayer, j'ai pu me convaincre qu'on avait oublié de recenser une vache du pays agee de tiois ans, sous poil froment.
Le poll ayant repoussé, les marques avaient en partie disparu, et j'ai dü refaire animal par animal le dit recensement : j'ai trouvé cinq vaches, deux génisses, buit veaux, deux taureaux, sept boeufs restant des trente-cinq portés sur le premier etat, et six boeufs de travail sur buit portés sur le second état, plus une vache non recensée, total: trente-et-une bêtes bovines.
Les trente portées aux deux états ontune valeur de7,995 francs.
J'ai examine tous les animaux, et aucun d'eux ne m'a paru atteinl de la péripneumonie a l'état aigu; il est certain que
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pliisieurs d'entre eux onteu la maladie k l'état atténué; quatre de ces derniers m'ont paru avoir 6té plus fortement atteints et sont en mauvais état; Savoir :
Vache n0 1. Marchaise, i ans, valeup..................nbsp; nbsp; 220 fr,
Vache n0 5. Limousine croisée, 4 an, valcur............ 285 __
Voaux nquot; 18. Marchais noir, 1 ans, Tttleur............. ISO__
Bceuf n0 41. Froment, 4 ans, valeur...................nbsp; nbsp; 450 —
Dans Ie doute, mon avis est de faire abattre de suite ces quatre animaux, afin de diminuer les chances de contagion; mais la mesure la plus radicale et la meilieure, seraitde détruire Ie foyer d'infection en faisant sacrifier malades et contaminés.
Le département de l'I.... est indemnedepuisplus de vingtans, et le vétérinaire délégué n'a pas eu, depuis celte époque, a cons-tater un seul cas de péripneumonie.
Si on laisse la maladie s'éteindre sur place, il y aura encore d'autres victimes, et une fois les trois mois écoulés après le dernier cas, le propriétaire sera librc de vendre les animaux restants, parmi lesquels quelquos-uns auront, sans aucun doute, la maladie a Tetat chronique.
Il est a craindre que ces animaux vendus dans le pays, y deviennent le véhicule de la contagion et que la péripneumonie se développe dans l'I.... comme eile I'a fait dans la N.... et dans l'A....
Le cliiftre de l'indemnité sera diminué par la plus-value qu'on doil tirer de la venle des bceufs qui ont été estimés bon marché, et qui pourront ètre vendus un bon prix, en laissant au propriétaire un délai süffisant pour livrer ces bètes a la boucherie.
Mon avis est done qu'il y a intérèt a autoriser l'abatage des trente animaux ci-dessus, en payant la moilié de la valeur des animaux reconnus malades a l'autopsie, et les trois quarts pour les contaminés, sauf ä percevoir les sommes dépassant le quatrième quart lors de la vente au boucher, et a les déduire de la dite indemnité.
Teile est. Monsieur le Ministre, la conclusion que j 'ai l'honneur de soumeltre ä votre juste appreciation.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, etc., etc.
Cam. Leblanc.
Nous devons a l'obligeance des auteurs, de pouvoir publier
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^^^quot;
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RAPPORT ADMINISTRATIF
Ie rapport ci-dessous; rapport tres complet, tres documenté, et qui, de plus, soulève une question de police sanitaire inlerna-lionale de la plus grande importance pour les populations de notre frontière des Pyrenees.
Il apparlient au gouvernement de donner satisfaction, dans la mesure du possible, au voeu exprimé dans ce travail.
RAPPORT
A M. Ie Ministre de l'Agriculture SUR CNE ÉPIZOOTIE DE DOURINE DANS LES PYRENEES
par MM. Nocard, d'Alfort, et Peuch, de Toulouse.
Monsieur Ie Ministre,
Un rapport du 22 février 1890, adressé par Ie vétérinaire dé-légué du département des Basses-Pyrénées, signalait l'exislence de la dourine, dans plusieurs écuries de la commune d'A...
Un arrêté préfectoral du 27 février déclaralt infectées les écuries des sieurs C..., L..., L...,et B..., du bameau de L..., commune d'A..., propriétaires desanimaux malades.
Ces documents vous ayant été transmis par la préfecture des Basses-Pyrénées, vous nous avez chargés par votre lettre du 12 mars 1890, tie nous rendre sur place pour nous assurer de l'existence de la dourine, et pour rechercher l'origine de la ma-ladie, ainsi que les mesures propres a en prévenir l'extension.
Nous venons vous rendre compte de notre mission. Confor-mément a vos instructions, nous nous sommes rendus, Ie 14 mars, k la préfecture de Pau oü, en l'absence de M. Ie Préfet, Ie chef de la deuxième division etM. F..., vétérinairedélégué, nous ont communiqué Ie dossier et fourni tous les renseignemenls qu'ils possédaient.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;-raquo;
En voici Ie résumé :
Sur la dénonciation d'un habitant du pays, Ie service sani­taire fut prévenu qu'une maladie, qu'on croyait être la dourine, sévissait au hameaude L...
M. F..., assisté de M. L..., vétérinaire a O..., chargé du ser­vice sanitaire de la circonscription, réussit a constater que quatre juments et un cheval monorchide étaient malades. Tout deux conclurent l'existence de la dourine; d'ou l'arrêté d'infec-tion précité.
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ÉPI200T1E DE D0UR1NEnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 609
Depuis lors, deux desjuments, celles signalées au rapport sous les n0quot; 3 et 4, sont mortes paralysées.
M. L... apu faire Tautopsie de la dernière malgrélesdifflcul-tés du terrain et des neiges. Son rapport d'autopsie, date du 18 février 1890, relate les lésions ordinaires de Ia dourine, et notamment leramollissement de la moelle épinière.
La jument n0 3 est morte au commencement du mois de mars, sans que M. L..., alors soufïrant, ait pu en faire l'au-topsie.
Restaient done trois animaux vises par l'arrèlé d'infection du 27 février.
Le hameau de L... étantd'un acces dilficile, M. F... avait fait prévenir les propriétaires d'avoir ä les faire descendre Ie 15 mars äuneheure, au pieddela montagne sur la route d'O... a M..., au lieu dit L..., pour les soumettre a notre examen. Le 15 mars a une heure de l'après-midi, nous nous rendimes au lieuconvenu.accompagnésdeM. F...,M. L.... vétérinaire äO..., qui connalt admirablemeut Ie patois du pays et qui, ä ce titre, nous fut d'une grande utilité, avait bien voulu se joindre a nous.
Nous y avons trouvé les trois animaux désignés au rapport sous les n08 1, 2 et 5.
Examen des animaux suspects.
M. C... nous a présenté sa jument (nraquo; 1 du rapport). Elleest tres maigre, surtout du train postérieur, et cependant eile n'a jamais cessé de manger avec avidité. II n'y a pas de flèvre. Au repos, on constate, de temps a autre, des trépignements des membres postérieurs; le dos est voussé, inflexible. L'examen minutieux ne permet pas d'y observer Imce des plaques cutanées particulières a la dourine; interrogé a eet égard, le sieur C... declare qu'a aucun moment de la maladie, il n'a observe les bosses qu'ilavait vues en 1873 sur tous les animaux malades; mais, qu'ä part cette particularité, la jument a présenté les mèmes symptómes que celles qu'il avait perdues k cette époque. La muqueuse vaginale est d'un rouge violacé, avec des espèces de marbrures qui paraissent être le résultat du traitement (in­jections au sullate de fer) auquel le sujet a été soumis; on n'y observe aucune lésion eruptive, ancienne ou récente; pas trace de cicatrice; le clitoris est normal; pas d'écoulement par la vulve.
Il n'y a point de jetage; la muqueuse nasale ne présente plus trace des péléchies signalées au rapport.
Les ganglions lymphatiques explorables paraissent un peu
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plus volurpineux qu'ä I'ordinaire; mais ils sont mous, souples et insensibles.
Pendant la marchè, on note une cerlaine raideur du train postérieur, surtout manifeste a l'allure du trot; les membres postérieurs sont portés en avant tout d'une piece pour ainsi dire, et un peu dans I'abduclion.
Parfois 1'animal feint, tanlót de l'un, tantót de l'autre de ces membrés, qui d'ailleurs sont tous deux affectés d'éparvin. A aucun moment de la marche, on ne voit la croupe s'affaisser brusquement; mais, après quelque temps de trot, on voit sou­vent Tun des boulets postérieurs se porter en avant comme par un faux pas, puis reprendre son attitude normale. Cette jument est descenduc des paturages frontières de la
montagne de L......au mois deseptembre 1889 et presque aussi-
tót, Ie propriétaire a reconnu qu'elle était malade, a l'écoule-ment et au gonflement des lèvres de la vulve. Depuis lors, eile n'a pas cessé d'etre malade; et son état s'est graduellement aggravé. Le sieur C... a su que sa jument avail été saillie par un étalon espagnol infecté, en même temps que les juments des sieurs L... et L... dans les paturages frontières de la montagne L..., communs aux Espagnols et aux Francais. #9632; Mile B..., au nom de son père, nous a présenté un cheval monorchide (ndeg; 5 du rapport), äge de trois ans faits; cet ani­mal est dans un état de maigreur extreme; il jette par les deux narines; ce jetage est liquide, blanchätre, albumineux, inodore; les ganglions de lauge sont un peu augmentés de volume; il sont mous, souples et tres mobiles; la pituitaire ne présente riend'anormal; l'exploration minutieuse de la surface du tegument ne montre aucune plaque cutanée. Pas de fièvre. La region des bourses n'est pas tuméfiée;les enveloppes sont fines, souples, non infiltrees; mais le teslicule unique qu'on y trouve est volumineux, dur et un peu sensible a la pression; le cordon n'est pas engorge.
Le penis, examine avec soin dans touteson élendue, n'offre aucune lésion ancienne ou récente; pas de trace d'urethrite.
L'oeil gauche est trouble; il a I'aspect fluxionnaire; toule la Peripherie de la cornée est infiltree, opaque, surtout dans la partie inférieure; il cxiste un bypopyon fibrineux dans la chambre antérieure, adherent au bord interne de l'orifice pu­pil laire.
Les reins sont voussés el complètement inflexibles. . Tous les ganglions lymphatiques explorables paraissenl hy­pertrophies, mous, indolores. Pendant la marche, la voussure des reins s'accentue, les
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membros postérieurs sont portés en avant tout d'une pièce et dans 1'abduction; il semble que les muscles fléchisseurs aient perdu leur puissance contractile; ces signes de parésie sont plus accuses k l'allure du trot, et parfois ranimal chancelle.
Le cheval n'a été reconnu malade que vers la fln d'octobre et depuis, en dépit d'une bonne nourriture, il n'a pas cessé de dépérir. Il n'avait pas été pacager sur la frontière avec les ju-ments contaminées; mals, vers la fln de septembre, il les a rencontrées qui descendaient de la montagne et, comme il était tres ardent, il les a saillies et s'est infecté'a son tour.
M.L...nousaprésentéunejument agéede quinzeans environ, classée sous le nquot; 2 dans le rapport de M. F...; cette béte n'est pas en tres bon état d'embonpoint, mais eile a conserve les apparences de la santé et nous n'avons pu observer chez eile aucun des signes ordinaires de la dourine.
Le propriétaire nous a affirmé tres énergiquement qu'elle n'avait jamais été malade. Elle n'a d'ailleurs été comprise dans l'arrêté d'inlection que parce qu'elle avait élé signalée comme ayant été saillie en mème temps que les autres par les étalons espagnols infectés, et aussi parce qu'au moment de la visite de MM. L... et F..., eile présentail, avec de la maigreur, un peu d'infillration oedémateuse des lèvres de la vulve el de la region des mamelles.
Le sleur L..., présent ä notre visite, aconflrmé ses declara­tions antérieures relativement a ses deux juments (nraquo;raquo; 3 et 4 du rapport). Celle-ci, déja paraplégique lors de la visite de M. F..., ne s'est pas relevée; comme nous l'avons déja dit, M. L... a pu en faire l'autopsie; celle-la s'est affaiblie de plus en plus, restant presque loujours couchée; il lui a été bienlót im­possible de sereleveret eile a succombé buit a dix jours avant notre visite (il n'a pu préciser la date).
Ces deux juments avaierit été saillies comme les précé-dentes, pendant l'été, dans les paturages-fronlières de la mon­tagne L... par un étalon espagnol inlecté, et dès leur renlrée k L..., elles avaient été reconnues malades.
Get examen terrainé, nous avons recueilli les renseignements suivants, soit auprès des personnes présentes, soit auprès de M. L... vétérinaire a O..., qui exerce depuis longtemps dans le pays, et qui en connait admirablement les mceurs et les usages. Pendant l'été, les animaux sont conduits k la montagne. On les y laisse en pleine liberlé; ils y rencontrent des animaux venus de l'autre cólé de la frontière, et pacagent avec eux dans la promiscuité la plus complete. S'il existe des males parmi les animaux venus d'Espagne, et 1c fait est frequent, ces
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males peuventsaillirtouteslesjuments quiles acceptent, celles qui n'avaienl pas été fécondées avant d'aller ä la monlagne, ou celles qui, trop jeunes ou trop vieilles, n'avaient pas été présentées k l'élalon.
Or, parmi ces étalons espagnols, il s'en rencontre, de temps a autre, qui sont malades et qui communiquent leur maladie aux juments qu'ils ont saillies. Et cette maladie n'est cerlaine-ment pas l'exanthème coital, Ie horsepox ou la gourme; car, loin de guérir rapidement, eile tue presque falalement les ma-lades après un temps variable de quatre ä sept mois.
Les paysans en ont une veritable terreur et, d'eux mêmes, ils mettent en quarantaine l'écurie qu'ils savent inlectée ou qu'ils soupconnent de l'étre. C'est ainsi d'ailleurs qu'un habi­tant d'un hamcau voisin a dénoncé les écuries infectées du hameau de L...
Cette maladie si grave, dont les paysans connaissent bien toutes les particularités (nous en avons acquis la certitude au cours de notre enquête), M. L... affirmeque c'est la dourine ; il sait pertinemment que la dourine existe en permanence sur Ie versant espagnol des Pyrenees, oü les animaux ne sont 1'objet d'aucune surveillance sanitaire, et c'est ainsi qu'ä di­verses reprises, notamment en 1873 et en 1886, la dourines'est montrée dans Ie canton d'A..., importée par des juments sail­lies dans la monlagne par des étalons espagnols infectés. Nous avons su, d'autre part, que depuis plusieurs années déja, Ie gouvernement espagnol se préoccupe vivement du mauvais état sanitaire des animaux reproducteursdes provinces navarraises.
En 1886, l'épizootie avaitpris un caractèremenacant; quatre étalons avaient été contaminés l'automne precedent par des juments infectées danraquo; la montagne; l'un d'eux avait conserve assez de vigueur pour, .au printemps 1886, saillir et contami-ner trente-quatre juments du pays qui, toutes, ont succombé a l'affection.
Un fait aussi grave et aussi récent nous frappa vivement, et, de retour a P..., nous en recherchämes la trace; äcette époque M. F... n'était pas encore chef du service ; il n'en avait pas eu connaissance.
Toutefois, il nous fut possible de retrouver a la préfecture de P..., dans Ie dossier relatif ä la dourine : 1quot; un rapport de M. L.... en date du 14 avril 1886, constatant l'existence de la dourine sur quatre étalons;
2deg; Un arrêté déclaratif d'infection du 27 avril 1886, sanction-nant ce rapport.
3* Une lettre du préfet du département, du 3 mai 1886,
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iuvitant Ie sous-préfet d'O... h. faire procéder d'urgence ä une enquête minutieust, dans Ie but de rechercher quelles juments avaientété saillies paries étalonsinfectés, et de faire connattre leurs propriétaires.
Mais nous n'avons pu retrouverè, P... aucune trace écrite de cette enquête, dont M. L... a été chargé et qui lui a permis de constater l'infection de trente-quatre juments.
Qu'est devenu son rapport ?
Il nous a été impossible de Ie savoir; nous n'avons pas re-trouvé davanlagela minute du rapport general sur les epizootics qui ont régné dans Ie département des Basses-Pyrenees pen­dant l'année 1886 ; eet important document a dft résumer tout au moins l'histoire de l'épizootie du canton d'A...
Toujours est-il que cette épizootie menacante par Ie nombre des animaux atteints, s'est éteinte sur place, grace a la seques­tration et ä la mort des malades.
11 nous parait bien établi que la dourine existe sur Ie versant espagnol des Pyrenees, et qu'elle est importée chez nous de temps a autre, a la faveur de la communauté des päturages frontières et de la promiscuité complete des animaux des deux pays, qui y vivent et s'y accouplenl en pleine liberté.
Heureusement, quand les juments ainsi infectées descendent de la montagne, la saison de la monle est passée et lorsque revient Ie printemps, la maladie a déja faittrop de progrès, et ces juments sont trop faibles pour qu'on songe ä les faire saillir. Elles meurent done avant d'avoir constitué un foyer, et la maladie s'éteint sur place sans avoir fait beaucoup de vic-times.
Cependant Tépizootie de 1880 montre qu'il n'en est pas tou­jours ainsi, et que Ie danger peut paribis devcnir considerable.
On savait déja combien ces päturages sont dangereux pour nos départements frontières, dont Ie bétail est sans cesse me­nace par la péripneumonie, la clavelée, la gale, la morve, etc, etc, que leur apporte Ie bétail espagnol soustrait è. toute sur­veillance sanitaire; ä cette liste déja longue, il faut joindre dé-sormais la dourine.
Il y a la une situation dont la solution, si difficile qu'elle soit,-squot;impose k bref délai.
En rapprochant les renseignements exposes ci-dessus des symplómes que nous avons observes, il nous parut bien pro­bable : 1quot; que Ie diagnostic porté par MM. L... et T... était fondé; 2raquo; que les deux juments du sieur L,.. étaient mortes de la dourine; 3raquo; et que Ie cheval de B... et la jument de C... étaient atteints de cette maladie.
Signol. — Aide-mém. vétér.
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Quaat ä la jument du sieur L..., bien qu'elle ne présentït aucua signe pouvaat être ratlaché a la maladie, comme eile avail pu être saillie en même temps que les autres par les éta-lons espagnols infectés, on devait contiouer k la considérer comme suspecte, et maintenir la surveillance sanitaire procé-dant de Tarreté d'infection du 27 lëvrier 1890.
La demoiselle B... et Ie sieur C... ayant consenti a nous aban­donner leurs animaux malades (étalon n0 5 et jument nraquo; 1 du rapport), nous convinmes de les emmener ä l'École vétéri­naire de Toulouse, pour les examiner ä loisir et pour pratiquer, dans de bonnes conditions, en vue d'assurer le diagnostic, I'au-topsie du cheval monorchide, de beaucoup le plus malade. Nous avions d'abord songé a nous partager les sujets; nous renon-cames k cette idee, et parce qu'il était naturel que nous assistions tous deux ä 1'autopsie d'un des malades au moins, et surtout parce que nous redoutions que l'étalon ne put supporter le voyage d'O... k l'École d'Alfort. L'événement a prouvé la justesse de ces previsions.
Les animaux arrivèrent en gare de Toulouse, le 17 mars k 4 heures du soir. A Tarrivée du train, le cheval monorchide fut trouvé élendu sur le cóté droit, absolument incapable de se relever; il fallut le trainer pour le sortir du wagon; puis le charger sur un traineau pour l'amener k l'École vétérinaire de Toulouse oü. il fut place dans une écurie du service de police sanitaire. On put alors constater, au niveau de l'articulation coxo-fémorale droite, une forte tumefaction päteuse et tendue avec, au toucher, une crepitation manifeste et un raccourcis-sement accuse du membre.
Une chute violente survenue au cours du voyage avait pro-voqué sans doute une fracture de la cavité cotyloïde ou de la tête du fémur.
L'animal fut place sur une épaisse litière, et il fut convenu qu'on le sacriflerait le lendemain matin, pour en faire une mi-nutieuse autopsie.
Le 18 mars a7 heures et demi du matin, le cheval fut sacrifié par effusion de sang et l'autopsie, pratiquée avec l'assistance de M. le professeur Montané, montra les lésions ci-après :
Infiltrations séreuses, jaunätres, du tissu cellulaire sous-cu-tané; cette infiltration existe tres abondante, tout le long du trajet des nerfs scialiques.
Luxation de la hanche droite, avec rupture des ligaments articulaires, et fracture par arrachement du trochantin.
Pèleur et mollesse du tissu musculaire surtout accuses dans la region postérieure, et notammeht sur les ischio-tibiaux.
,1.
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Hypertrophie de tous les ganglions lymphatiques extérieurs ou intérieurs, avec infiltration considerable de lour tissu par uns lymphe jaunätre tres abondante.
Testicule volumineux d'aspect normal. Les enveloppes sont saines, souples, non épaissies ni infiltrees ; mais les deux feuil-lels de la gaine vaginale sont Ie siège d'une inflammation chro-nique intense; dans plus de la moitié de leur étendue ils sont réunis par des tractus flbreux qu'on a peine k rupturer; dans Ie quart inférieur les deux feuillets sont complètement soudés Tun k lautre, et il est impossible de les isoler, même par une dissection minutieuse. Le feuillet parietal de Ia gaine vaginale, Ia. ou il est libre, est comme semé d'une multitude de petites taches ecchymotiques saillantes et fermes, de couleur de rouille. Le feuillet visceral est tres épaissi, rugueux, couvert de filaments fibreux. Pas trace de liquide dans la gaine.
Le péritoine renferme une quantité notable de sérosité jau­nätre; il existedes traces de péritonite chronique, accusée par l'épaississement de la membrane, des adhérences et des tractus fibreux entre l'eslomac et le foie. Le foie est normal.
La rate est grande, son lissu est mou. Les reins un peu volumineux sont congestionnés dans leur couche corticale.
L'urine, épaisse et trouble, ne renferme ni sucre, ni albu-mine; eile est tres riebe en sels calcaires, phosphates et car­bonates.
Tous les ganglions mésentériques sont considérablement augmentés de volume, et comme injectés d'une grande quan-.tité de lymphe jaunätre.
A l'ouverture de l'intestin, on note seulement que les plaques de Peyer, et les follicules clos paraissent épaissis et plus sail­lantraquo; qu'a l'état normal.
Les poumons sont sains, un peu emphysémateux vers leur bord supérieur.
Les ganglions de l'entrée de la poitrine et du médiastin, sont, comme tous les autres, Ie siège d'une infiltration séreuse qui triple leur volume.
La muqueuse des cavités nasaleset celles du pharynx,du la­rynx, de la trachéeetdes bronches ne présentent aucune lésion. Le péricarde renferme deux decilitres environ, de sérosité jaune roussätre.
Le coeur présente k la surface du ventricule droit une plaque blanchätre, irreguliere, de l'étendue d'une piece de deux francs, oü le tissu paralt être le siege d'une myosite commen^ante; la
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lésion ne s'étend pas au delä de la raoilié de l'épaisseur de la paroi; une pareille plaque de myosite existe a la surface du ventricule gauche, ä quelques centimetres de la pointe.
Le tissu conjonctivo-graisseux des scissures cardiaques, est Ie siège d'une infiltration jaunätre abondante.
A l'ouverlure de la cavité rachidienne on constate que le tissu conjouctif est infiltré d'une sérositó abondante de couleur jaune roussälre; cette infiltration est surtout accusée au niveau de la queue du cheval.
La dure-mère est distendue par une quanlité considerable de liquide céphalo-rachidien.
Après son incision on est frappe de l'aspect tres variable qu'offre la moelle, suivant le point que l'on considère. Lesvais-seaux capillaires de la surface, affaissés et vides dans la region cervicale qui parait exsangue, samblent sïnjecter graduelle-ment d'une quantité plus considerable de sang, a mesure qu'on se rapproche des parties postérieures; le renflement lombaire est couvert d'une arborisation extrêmement riebe.
Les coupes méthodiques de la moelle ne révèlent, en aucun point, les ramollissements qu'on observe d'ordinaire, lorsque les animaux ont succombé a la paral.vsie progressive qui ter-mine la maladie. Toutefois, le tissu est manifestement moins resistant un peu en arrière du renflement brachial, et dans la partie antérieure du renflement lombaire.
La bulbe, l'encéphale et le cervelet ne présentent rien d'anor­mal.
Ces lésions sont celles de la dourine parvenue k sa deuxième période.
Nous avons recueilli avec soin toutes les pieces, tous les pro-duits nécessaires pour l'étude expérimentale, histologique et bactériologique de la maladie.
La jument est séquestrée au service de police sanitaire de l'école vétérinaire de Toulouse; eile sera l'objet d'une étude clinique attentive et d'expériences qui serviront, non seulement a Tinstruction des élèves, mais aussi, nous osons l'espérer, ä accroltre nos connaissanecs sur la nature et l'étiologie de la dourine.
En résumé, Monsieur le Ministre, nous croyons pouvoir affir-mer:
l- Que la maladie signaléc dans la commune d'A.....hameau
de L....., est bien réellement la dourine;
2deg; Que la dourine a été communiquée aux juments d'A.....
pendant Télé de 1889, par des élalons espagnols infectés, qui les
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ont saillies dans les paturages de la frontière, communs aux deux pays;
3deg; Que la maladie est restée limitée a la commune d'A.....et
qu'elle peut ötre considérée comme éleinte, la seule jument encore visée par 1'arrete d'infection ne présentant aacun signe pouvant être rattaché a la douiine.
Mals nous sommes fermement convaincus que si Ie danger est actuellement conjuré, il n'en restera pas moins toujours mena-cant pour nos départements frontières, tant que l'Espagne n'as-surera pas, comme nous Ie faisons de ce cóté des Pyrenees, Ie bon état sanitaire des animaux qui viennent estiver sur les patu­rages communs aux deux pays.
Veuillez agréer, monsieur Ie Ministre, l'assurance de notre pro fond respect,
No card, Peüch. INTERETS PROFESSIONNELS'
RESPONSABILITÉ DES VETÉRINAIRES
Dans la plupart des circonstances il vient tout naturellement k l'esprit des propriétaires d'animaux, de rendre Ie vétérinaire responsable des accidents qui surviennent dans Ie cours de cer-taines operations chirurgicales, quelques precautions qu'ou ait prises pour les éviter. C'est la une deduction logique de leur läcon d'apprécier les choses, il neleur viendra pas a l'idée, et, en cela ils auront raison, d'incriminer Ie Chirurgien, si Fun des leurs succombait pendant une operation, soit k l'absorption du chloroforme par exemple, soit k une cause d 'un tout autre ordre; mais quand il s'agit d'une bete représentant un certain capital, il n'en est plus ainsi; on se souvient aussitól des articles 1382 et suivants du Code civil eton a recours au papier timbre, si Ie vétérinaire refuse, k bon droit Ie plus souvent, de se sou-mettre aux reclamations qui lui sent adressées.
Puisque notre profession jouit de ce singulier privilege, il importe aux arbitres et aux experts d'exposerles faitsauxtribu-naux, de les commenler et de démontrer, que si rien de grave ne peut ètrerelevé centre l'opérateur, il ne saurait êlreinquiété; c'est un devoir professionnel auquel, pour notre part, nous ne faillirons pas, toutes les fois que l'occasion se présentera.
•1. Recueil de médecine vétérinaire, uovembre 1884.
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Nous raettons sous les yeux de ceux qui voudront bien nous lire, les pieces d'un tres interessant proces.
Henri Benjamin.
A messieurs les Président et Juges composant Ie Tribunal de Commerce de Paris
Par volre jugemimt en date du 8 avril 1884,rendu contradic-toirement dans une contestation entro M. T..., négociant, demeu-rant a Paris, demandeur d'une part; et M. G... médecin vété­rinaire a Paris, défendeur d'autre part; il vous a paru ulile k réclaircissement des faits de cette cause et avant de faire droit, de me nommer arbitre rapporteur de cette affaire et vous m'avez chargé,en cette qualité, de réunir les parties, de les entendre, d'essayer de les concilier, et, dans Ie cas contraire, de vous faire mon rapport en la maniere habituelle.
Conformémentau désir de volre jugement, j'ai réuni les par­ties, je les ai entendues, mais comme je n'ai pu les concilier, j'aurai l'honneur de vous exposer les fails de cette cause et de vous donner ensuile respectueusement mon avis.
Voici les faits tels qu'ils ressortent de leurs dires : M. T... a exposé qu'il réclamaita M. G..., en raison d'un accident sur-venu k un cheval lui appartenant : 1deg; une somme de douzecent cinquante-sept francs, représentant Ie prix du cheval, la pen­sion de l'animal ä A..., l'achat d'un autre cheval;2deg;une somme de deux cents francs a litre de dommagcs-intérèts, et ce, pour les raisons suivantes: Dans la courant du mois de février,M. T... confia k M. G..., son vétérinaire, un cheval entier, agé de six ans, sous poll noir, en Ie priant delui faire subir l'opération de la castration, non sans avoir pris son avis sur les consequences possibles d'une semblable operation chirurgicale. La castration fut pratiquée sans aucun incident; quelques jours après, il se développa, dans la region du fourreau et des bourses, une infil­tration oedémaleuse, et M. G... consulté, fit savoir qu'il impor-tait de faire, dans la region malade des scarifications avec la lame fine d'un bistouri. Le cheval fut done conduit k cet effet dans son établissement, et lä fut victime de l'accident qui a cause la demande; au moment oü M. G... faisait les scarifica­tions, l'animal entraina les hommes qui le mainlenaient prés d'unétabli,au pied duquel sa trouvait, mal place, suivantM.T..., un baquet contenant des limes et s'aflaissa pour ainsi dire des-sus; la pointe de Tune d'elles lui fit, au jarret gauche, une bles-
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RESPONSABIUTÉ DES VÉTÉRINAIRESnbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 619
sure teile, que l'animal düt être conduit at A... ou il n'estpas encore guéri.
M. G... a répliqué tout d'abord que le baquetsur lequel I'a-nimal s'était bUssé était parfaitement ä sa place, et que ce n'é-tait que par suite du caractère de l'animal que l'accident s'était produit. Il a ajouté que, lorsque, quelques jours après la cas­tration, il avait voulu couper les testicules mortifies et enlever les casseaux, il avait été dans rimpossibilité la plus absolue de le faire, comme cela se pratique ordinairement, c'est-a-dire l'animal maintenu debout suivant les régies indiquées; force lui avait été de le coucher pour faire cetle petite operation que gé-néralement les animaux les plus méchants endurentsans réagir d'une maniere dangereuse. M. G... a dit, en outre, que le jour ou il devait faire les scarifications, le cheval avait été amené dans son établissement les yeux bandés, que toutes les precau­tions avaient été prises et que l'animal ayant deux tord-nez. Tun au nez et l'autre ä l'oreille, était maintenu par trois hom­mes places a la tête, tandis qu'un autre aide, des plus solides, levait un membre postérieur pour lui permettre d'opérer. Mal-gré cela, le cheval, sous l'influence de lïrritation et doué d'une vigueur peu commune, entraina tous les hommes qui le maia-tenaient, alia s'afTaisser sur le baquetdans lequel se trouvaient plusieurs limes, et s'y blessa en se perforant plusieurs gaines tendineuses. En terminant, M. G... a ajouté qu'il n'avait pu empêcher eet accident qui s'était produit sous les yeux mêmes de M. T..., qu'il avait pris toutes les precautions exigées en pareil cas, et qu'il ne saurait être rendu responsable.
A l'appui de sa demande, M. T... m'a remis : 1deg; un certifleat de M. B... vétérinaire a V... constatant qu'il a visite deux fois l'animal dont il s'agit, chez son propriétaire M. B..., qu'il lui a mis un séton sans difficulté aucune et qu'il ne s'était jamais ape.rQU qu'il füt méchant; 2deg; un certificat signé B... k qui M. T... I'avait acheté, constatant que l'animal n'avait jamais présenté de signes de méchanceté; 3deg; un certificat signé G..., maréchal-ferrant, qui constate que jamais l'animal n'a été mé­chant.
Je suis allé ä A..., oü j'ai vu le cheval, objet du litige; bien qu'il ait subi la castration, il témoigne, par son regard, le port de ses oreilles et son habitude extérieure, qu'il est encore doué d'un caractère vicieux; il s'est en effet tourné sur moi et, au besoin, m'aurait mordu, ainsi que lefaisait tres judicieusement remarquer une personne qui m'accompagnait dans ma visite.
I.e jarret blessé est en aussi bon état que possible; on peut dire que sa guérison est radicale, il suflïra d'une cauterisation
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INTERETS PROFESSIONNELS
en pointes pour lé ramener ä son volume normal. Malheureu-sement Ie sabot postérieur droit est devenu difforme par suite des lésions de fourbure chronique et ce, en raison de l'appui constant qui se faisait sur lui pendant que Ie membre malade, par suite de la douleurdontil était Ie siége, ne reposaitque fort peu sur Ie sol; la depreciation qui en résulte est assez grande, mais, malgré cela, l'animal a encore une certaine valeur comme cheval de labour.
Je me suis transporté ensuite dans l'établissement de M.G..., et la, en presence des parties, j'ai examine Ie local et je me suis faitreprésenter Ie baquet contenant les limes sur lesquelles l'a-nirnal s'était blessé; bien que M. T... et M. G... ne lussent pas d'accordsur la place exacte qu'il occupait Ie jour de l'accident, j'ai la conviction intime qu'il était sufüsamment sous l'établi et qu'il a fallu Ie concours de circonstances tout ä fait particulières, sur lesquelles je reviendrai plus loin, pour que l'accident ait pu se produire. J'ai ensuite prié M. G... de me montrer exacte-ment l'endroit ou l'animal était maintenu comme il l'a exposé plus haut, et j'ai pu constater qu'il avait fallu de sa part une vigueur tres grande pour arriver a entralner ceux qui Ie tenaient jusqu'a l'endroit ou l'accident a eu lieu.
Lequel de M. T... ou de M. G... est fondé dans ses preten­tious? Examinons :
La demande de M. T... ne me parait pas recevable. M. G... a-t-il omis de prendre toutes les precautions nécessitées par Ie caractèrevicieux du cheval, lorsqu'ilafait les scarifications ququot;il avait jugé utile de pratiquer? Assurément non. A-t-il commis une faute quelconque? Non. L'animal était maintenu, nous pouvons Ie dire, avec un luxe inusité de precautions qu'on ne prend généralementpas, lorsqu'il s'agit de faire quelquesmou-chetures dans un cedème de ce genre, et que M. G... n'a pas cru devoir négliger, en raison des grandes difficultés qu'il avait déja éprouvées, lorsqu'il avait voulu couperles testicules et en-leverles casseaux. Peut-on reprocher quelque chose a M. G...? Je ne Ie pense pas.
Il a pris soin de faire bander les yeux du cheval avant de Ie faire amener chez lui, et cela, dans Ie but d'essayer de Ie tromper, mais, lorsque l'animal s'est senti maintenu, il s'est sans doute rappelé les souffrances qu'il avait éprouvées, il est devenu furieux, et malgré la grappe humaine qui s'était sus-pendue a lui, il s'est précipité centre l'établi et est venu se blesser Ie jarret sur une lime contenue dans un baquet sufü­samment protégé par l'établi lui-méme. L'animal, au lieu de se jeter la, aurait pu enlrainer ceux qui Ie maintenaient, centre
L
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BESPONSABILHÉ DES VÉTÉRINA1RE3
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les enclumes qui se trouvent non loin, et se blessser contre la bigorne de Tune d'elles.
En faisant ce que sa profession Tobligeait ä faire, M. G... courait auprès de ce cheva! les plus grands dangers : en d'au-Ires termes, il exposait sa vie. Je suppose que si au lieu de se blesser, ranimal avait frappe avec un de ses membres, M. G... ou un de ses ouvriers, il ne serait pas venu a Tidée, ni k lui, ni ä eux, de rendre M. T... responsable. Ce dernier aurait été en droit de répondre que c'étail la un des dangers de la pro­fession vétérinaire et il n'aurait pas eu tort.
Si ranimal avait été mal maintenu, si M. G... n'avaitpas pris toutes les precautions desirables, on aurait pu l'accuser de ne­gligence et Ie blamer dans une certaine mesure. Mais il n'a rien fait au hasard; connaissant la vigueur et Ie caractère du cheval, il l'a fait fixer d'une facon toute spéciale, il a opéré aussi rapidement qu'on peut Ie faire, dans les conditions parti-culières de position du corps ou on est place lorsqu'on fait des scarifications dans cette region; et on peut dire que, si 1'acci­dent est arrive, c'est qu'il y a eu la un cas de force majeure et qu'il n'est imputable qu'au caractère de ranimal, devenu féroce par suite du souvenir probable des douleurs endurées et de celles que lui causait la penetration du bistouri dans les tissus enflammés.
Des trois certificats que m'a remis M. T .., un seul me pa-rait sérieux et discutable, c'est celui de M. B..., médecin-vété-rinaire, a V...; quant aux deux autres, comme ils émanent de l'ancien propriétaire du cheval et de son maréchal, il est per­mis de ne pas les considérer comme désintéressés. De (J6 que M. B .. na pas éprouvé de difflculté k mettre un séton au che­val, il n'en faut pas conclure qu'il n'est pas méchant; je declare ici, pour ma part, que d'après ce que j'ai vu k A... je considère l'aniraal comme méchant.
En résumé, considérant que M. T... reclame k M. G... une somme de i ,457 francs k litre de reparation d'un accident, sur-venu k un cheval lui appartenant el a litre de dommages-inté-rèls ;
Considérant que si Taccident dont il s'agil s'esl produit, il est entièrement imputable au caractère vicieux de l'animal, qui s'esl, pour ainsi dire, blessé lui-méme en s'affaissanlsurunba-quet contenant des limes ;
Considérant que rien ne peul èlre relevé contre M, G..., soit dans sa fa^on d'opérer, soit dans la maniere dont il a fait fixer el maintenir Ie cheval : Considérant que Ie baquet contenant les limes m'a paru èlre
;r..
L
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622
INTERETS PROFESSIONNELS
bleu ä sa place et sufflsamment protégé par I'etabli, au pied duquel il se trouve ;
Considérant que Ie cheval, objet du litige, est dangereux k approcher ;
J'estime qu'il serait juste que M. T... tat débouté de sa de-mande et füt condamné aux frais du proces.
Tel est l'avis, Messieurs...
Henri Benjamin.
En date du 26 juin 1884, Ie Tribunal de commerce a rendu Ie jugement suivant :
Attendu que T... expose qu'en février dernier, il confia a G... vétérinaire, un cheval devant subir une grave operation; que, par suite de la negligence de G... et de precautions insuffisan-tes, Ie cheval, pendant l'opération, aurait réussi a entralner les hommes qui Ie tenaient; qu'en se débattant, il se serait fait une blessure grave a la jambe qui Ie rendrait impropre a tout ser­vice; que la faute de l'accident incomberait a G...; que la de-mande en paiemeut de 1,257 francs, pour prix du cheval, et 200 francs de dommages-intérêts devrait être accueillie ;
Attendu que T... n'apporte pas la preuve que l'accident sur-venu è son cheval soit impuiable a G ..; qu'il est au contraire établi, notamment par Ie rapport de l'arbitre, que G... a pris toutes les precautions voulues pour maintenir Ie cheval pen­dant l'opération; que l'accident qui est arrive est indépendant de sa volonté et que Ie caractère vicieux du cheval en est la cause ; que G... ne saurait en être responsable ;
Qu'en consequence, il y a lieu de declarer T... mal fondé en ses demandes et conclusions ;
Par ces motifs, vu le rapport de l'arbitre, le Tribunal, jugeant en dernier ressort.
Declare T... mal fondé en sa deraande, Ten débouteetle con­damné aux dépens.
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LEGISLATION BELGE
623
LEGISLATION BELGE
La frequence des rapports commerciaux entre la France et la Belgique nous a engage a exposer les principales differences qui existent entre la loi belgd et la loi frangaise : en matière de vices rédhibitoires.
En Belgique, des arrêtés royaux peuvent modifier, selon les besoins, la jurisprudence commerciale.
Ainsi, les nécessités pratiques ont amené en Belgique la suppression de certains vices tels que : le tic sans usure des dents et avec eructation, la ladrerie, la boiterie intermittente pour cause de vieux mal et toute autre claudication dêguisée quot;par la ferrure; d'autres maladies, la diarrhée chronique, le typhus con-tagieux, Yhématurie chronique, ont été rangées au nombre des vices rédhibitoires ; e.nfln, le gouvernement a substitué la non-délivrance aux suites de la non-délivrance, qui donnaient seules ouverture a la rédhihition. Les délais de la garantie ont subi également, ä plusieurs reprises, les modifications conseilléespar rexpérience.
Un simple arrêté royal a suffl pour consacrer ces divers changements, d'une haute utilitó. En France, l'autorité ne peut agir; eile est liée par la loi, qui a indiqué les vices et fixé les délais. Si radministration francaise en avaiteu le droit, iln'est pas douteux qu'elle n'eüt déja mis la pleuropneumonie exsu-dative et le typhus conlagieux au nombre des cas rédhibitoires. Mais ia fixité legislative en matière de vices rédhibitoires des animaux domestiques paralyse Faction du gouvernement fran­cais. (Dessart et Thiébault.)
VICES RÉDHIBITOIRES
L'état actuel de la legislation est flxé ainsi qu'il suit: 1deg; Sont reputes, en Belgique, vices rédhibitoires au regard de la loi. Pour les espèces chevaline, asine et mulassine : La morve; le farcin; la fluxion périodique des yeux; les ma­ladies anciennes de poitrine ou vieilles courbatures; l'immobi-lité ; la pousse; le cornage chronique.
La non-délivrance;nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; ) j e t n, t eu
Le renversement du vagin ou de ^ lieu chez 1.acheteurgt; rulérus.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; )
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I
624
JURISPRUDENCE COMMERCIALE
Pour l'espèce bovine :
Le typhus contagieux; la pleuropneumonie exsudative; la phtliisie pultnonaire ou pommelière; la diarrhée chronique;
Pour Cespèce ovine
La clavelée; le typhus contagieux.
araquo; Pour la morve, le farcin, le typhus contagieux, la pleuro­pneumonie exsudative et la clavelée, le cas n'est rédhibitoire que si l'animal n'a pas été mis en contact, depuis sa livraison, avec des animaux atteints de ces maladies; .
3deg; Lorsque, soit le typhus contagieux, soit la clavelée est reconnue chez un seul animal, cette constatation entraiue la rédhibition de tons les animaux du troupeau qui portent la marque du vendeur;
4deg; La fluxion périodique des yeux, les maladies anciennes de poitrine ou vieilles courbatures, l'immobilité, la pousse et le cor-nage chronique ne constituent des cas rédhibitoires quesi ia valeur de l'animal échangé ou vendu s'élèvea plus de 150 francs;
5deg; Le délai pour intenter Taction est: de trente jours pour la fluxion périodique des yeux et la pleuropneumonie exsuda­tive ; de vingt-cinq jours pour la morve, le farcin et le typhus contagieux; de quatorze jours pour les autres cas :
6deg; L'acheteur n'est plus recevable a demander la rédhibition s'il est prouvé qu'il a connu le vice lors de la vente;
7deg; L'ignorance du vendeur ne peut le couvrir de son obliga­tion de garantie : il iy est tenu qu'il ait ou non connu ie vice rédhibitoire. S'il est de bonne foi, il doit restituer le prix, re-prendre l'animal et acquitter les frais de justice, qui sont a sa charge. Les seuls dommages-intérêts dont il puisse ètre tenu, danscecas, sontles dommages-intérètsintrinsèques, c'est-ä-dire ceux que racheteur éprouve dans la chose vendue. Si le ven­deur est de mauvaise foi, c'esl-ä-dire s'i) a connu le vice au moment de la vente, il est passible envers racheteur de tous dommages-intérêts;
8deg; Dans les ventes forcées, c'est-ä-dire faites par autorité de justice, il ne peut jamais y avoir lieu ä aucune reclamation du chef de défaut cache ou de vice rédhibitoire (art. 1649 du Code civil). Les ventes de ce genre sont definitives.
ANIMAUX DOMESTIQUES DESTINES A LA CONSOMMATION
sect; Ier. — Commerce de ces animaux.
Lc commerce de ces animaux est regle par le droit commun. II échappe a l'application de la loi du 28 janvier 1850. Lquot;ar-ticle 8 est formel a eet égard : laquo; Les dispositions de la présente
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LEGISLATION BELGE
G25
loi, dit-il, ne sont pas applicables aux ar.imaux destines k être abattus pour eire livrés ä la consommation'. raquo;
Les ventes et échanges de ces animaux sont regis, en ce qui concerne la rédhibition, par les articles 1641 ä 1649 du Code civil. Nous avons cité Ie texte des articles 1642, 1643, 1645, 1646, 1649 du Code civil. Pour les completer en ce qui touche les animaux destines k la consommation, il nous reste k repro-duire les articles 1641, 1644, 1647 et 1648 dudit Code. Nous donnerons ensuite un commentaire abrégé des articles 1641 a 1649 du Code civil.
Art. 1641. — Le vendeur est lenu de la garantie äraisondes défauts caches de la chose vendue qui la rendent impropre k i'usage auquel on la destine ou qui diminuent tellement cat usage que l'acheteur ne i'aurait pas acquise ou n'en aurait donné qu'un moindre prix s'il les avail connus.
Art. 1644. — Dans le cas des articles 1641 et 1643, l'ache­teur a le droit de rendre la chose et de se faire restiluer le prix ou de garder la chose et de se faire rendre une partie du prix teile qu'eile sera arbitrée par experts.
Art. 1647. — Si la chose qui avait des vices a péri par suite de sa mauvaise qualité, la perte est pour le vendeur, qui sera lenu envers l'acheteur k la restitution du prix etautres dédom-magements expliqués dans les deux articles precedents (1645 et 1646).
Mais la perte arrivée par cas fortuit sera pour le compte de l'acheteur.
Art. 1648. — L'action rédhibitoire doit ètre intentée par l'acquéreur dans un bref délai, suivantla nature des vices ré-dhibitoires et l'usage du lieu oü la vente a été faite.
1. Justice de paU de Saint-Trond, 26 septembre 1867, Jur. des Tribunaux, l. XVIII, p. 124, avec les observations. — Tribunal de Hasselt, 16 Kvrier 1870, /ur. des Tribunaux, t. XX, p. 1221.
FIN
ERRATA
Page 8, ligne 16, au lieu de mort est imminente.
la mort est iastantanée, lisez : la
Page 212, ligne 31, art. Javart, au lieu de : c'est l'abblation des parties postéricures, lisez : c'est l'ablation des parties antérieu-
Tes.
TABLE DES HATIEKES
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TABLE DES CHAPITRES
Preface............................................... Page
LIVRE PREMIER
MALADIES GÉNERALES
CHAPITRE 1raquo;'
MALADIES INTERNES ET EXTERNES.
Fièvres continues, I. — Fièvre éphémère, I. — Fièvre symptomati-que, 1. — Maladies eruptives, 2. — Variole, 2. — Clavelee, 3. — Fièvre aphtheuse, S. — Rougeole du pore, 6. — Éehauboulure, ÉbulUtioa ou ürllcaire, 7. — Maladies infeclieuses, 7. — Maladie typho'ide, 7. — Pleuro-pueumonie contagieuse du cheval, M. — Rage, 11. — Morve, 14. — Farcin, 16. — Typbus contagieux, peste bovine, 17. — Chnrbon, 20. — Cholera des poules, 27. — Péripneumonie contagieuse du gros bétail, 28. — Maladies dialhé-siques ou constilulionneltes, 30. — Gourme des solipèdes, 30. — Maladie des chiens, 31. — Rhuraatisme, 33. — Scrofule, 34. — Rachitisme, 35. — Tuberculose, 37. — Mélanose, 40. — Anémie, 41. — Pléthore, 41. — Scorbut, 41. — Purpura, 42. — Leucocy-thémie ou Leucémie, 42. — ürémie, 43. —Goutte, 43. —Diabete, 43. — Cacbexie aqueuse, Distomatose, 44. — Cachexie ossifrage, Ostéoclastie, 46. -r Dourine, Maladie du Coït, 47. — Fièvre vitu-laire, 48. — Névroses, 48. — Tétanos, 48. — Chorée, Danse de Saint-Guy, 50. — Éclampsie, 51. — Épilepsie, Mal caduc, 51. — Vertige simple, 52. — Immobilité, 52. — Ataxie locomotrice, 53. — Maladie tremblante des moutons, 53. — Paraplégie, 54.
CHAPITRE II
MALADIES DE LA PEAU.
Névroses, 54. — Maladies aiguës par cause externe non parasitaire, congestions el inflammations de la peau, 55. — Érythème, 55. — Dermite aiguë et chronique, 56. — Eczema simple, 56. — Ec­zema prurigineux, prurigo, 56. — Eczema impétigineux, Rou-vieux, 56. — Eczema dartreux. Dartre humide, rongeante, 57. — Eczema du boeuf. Raffe, 57. — Impetigo, 57. — Ecthyma, 57. —
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628nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TABLE DES CHAPITRES.
Erysipèle, S8. — Rouget, 58. — Pemphigus, 59. — Rupia, 60. — Plaies d'été, 60. — Furoncle, 60. — Eaux aux jambes, 60. — Por-rigo, 61. — Lupus, noir museau, 61. — Aaasarque du cheval, Fièvre pétéchiale, 61. — Maladies aiguës par cause interne, 63. — Miliaire, 63. — Purpura, 63. — Maladies chroniques par cause interne, 63. — Psoriasis, Mnlandres, Solandres, Mal d'ane, 63. — Pityriasis, 63. — Maladies accidentelies, 64. — Lesions trau-matiques de la peau, 64. — Emphyseme sous-cutané, 64. — Vices de nu'rition de la peau, 64. — Durilloas, 64. — Icthyose, 64. — Vices de secretion de la peau, 64. — Augmentation ou diminution de la sueur, sueurs sanguines, 64. — Augmentation ou diminutiou de la secretion sébacée, 64. — Acné, 65. — Vices de secretion pileuse, 63. — Anomalies de pigmentation, 65. — Maladies de peau parasitaires, parasites végétaux, 65. — Teigne faveuse, 65. — Herpes tonsurant, Circiné, 66. — Pityriasis, 67. — Parasites animaux, 67. — Gale, 67. — Gale folliculaire, Gale démodécique duchten, 70. — Parasites libres et intermittents, 71
—nbsp; Oestres.cuticolis, 71. — Phthiriase, 72. — Ixode, Ricin, Tique ou Tiquet, 73. — Puces, 73.
CHAP1TRE III
EMl'OISONNEMENTS ET ASPHYXIES.
Section I. Empoisonnements, 74. — Présomption d'empoisonne-ment, 74. — Poisons irritants, 74. — Des poisons en particulier,
75.nbsp; nbsp;— Acides sulfurique, azofique, chlorhydrique, 75. — Acides oxalique, tartrique, 78. — Alcalis, potasse, soudes, saumures, 75. — Coloquinte, euphorbe, colchique, rue, renoncules, 76. — Canthari-des, 76. — Poisons hyposthénisants, 76. —Arsenic, 76.—Phosphore,
76.nbsp; — Émétique, 76. — Sels de cuivre, 77. — Sels de mercure,
77.nbsp;— Digitale, 77. — Ergot de seigle, 76. — Poisons stupefiarfts 77.
—nbsp;Plomb et ses preparations, 77. — Belladone, tabac, morelle, 78.
—nbsp; Poisons narcotiques, 78. — Opium, pavot, coquelicot, 78. — If, 78. — Acide phénique, 78. — Vernis da Japon, 78. — Poisons névrosthéniques, 78. — Strychnine, noix vomique, tourteaux de faines, 78. — Acide prussique, cyanure de potassiutn, tourteaux d'amandes, 79. — Lupinose, 79.
Section 11. Asphyxie, 79. — Asphyxie en general, 79. — Coup de chaleur, 80.
CHAPITRE IV
MALADIES CHIRURGICALES DES DIVERS TISSÜS.
Abces, 80. — Abces cbauds, 80. — Abces froids, 81. — Abces diffus, Erysipèle phlegmoneux, 81. — Plaies par instruments tranchants, 81. — Hémorragies traumatiques, 82. — Infection, résorption purulentes, pyohémie, 82. — Septicémie, Infection putride. Gan­grene traumatique, 82. — Contusions, Cors, 83. — Plaies par armes a feu, 84. — Lymphangite, Angioleucite, 84. — Plaies avec
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TABLE DES CHAPITRES.
629
inoculation, 85. — Brülures, 85. — Gelure, 86. — Furoncles, Javarts cutanés, tendineux, carlilagincux, 86. — Cancer, 86. — Loupes, Lipörnes, 87. — Kystes, 87. — Synovites, 87. — Ostéile, 87. — Périostite, 87. — Necrose, Carie, 87. — Exostoses, 88. — Chondröme, 88. — Actinomycose, Osteosarcome, 88. — Kystes des os, 90. — Anévrisme des os, 90. — Tuberculose des os, 90. Arthrite, Plaies articulaires, 90. — Fistules, 90. — OEdème, 91. — Embolies, 91. — Sutures, 92.
LIVRE DEUXIÈME
MALADIES DES REGIONS ET DES ORQANES CHAP1TRE 1quot;
MALADIES DE LA TÊTE.
1deg; Maladies externes, 95.—Plaies de la tête,95. — Fractures ducräue,
96.nbsp;— Commotion cerebrale, 96. —Encéphalocèle,96. — Hydrocé-phale, 96. — Trepanation, 96. — Maladies de la face et des sinus,
97.nbsp;— Paralysie de la face, suite d'abatage, 97. — Collection des sinus frontaux et maxillaires, 97.
2deg; Maladies internes, 100. — Congestion cerebrale, 100. — Méningo-encéphalite, 100. —Vertige essentiel, 100. — Hémorragie encépha-lique, 101.—Apoplexie, 101. — Abces de l'encéphale, 101. —Trau-matismes, 102. — Ccenure cérébral. Tournes, 102. — Tumeurs du cerveau, 105. — Cholestéatomes, 103.
CHAP1TRE II
MALADIES DE l'qEIL.
Emploi de l'ophthalmoscope, 106. — Amaurose, Gouttesereine, 107.
—nbsp;Opbthalmie externe, Conjonctivite, 103.— OphtUalmie interne continue, 109. — Opbthalmie interne intermittente, 110. — Fluxion périodique, 110. — Exophthalmie, 111.—Ptérygion, UI.
—nbsp; Opbthalmie vermineuse, 111. — Ectropion et eutropiou, 112.
—nbsp; Operation de la cataracte, 112.
CHAPITRE III
MALADIES DES OHEILLBS, DU NEZ ET DES CORNES.
Oreilles, 113. — Güte externe, Catarrhe auriculaire, 113. —Chancres des oreilles, 113. —Acariase auriculaire, 114. — Polypes, 114. — Nez, 114. — Catarrhe nasal, Coryza, 114. — Catarrhe des sinus, 115. — Cornage, 118. — Ozène, 119. — Coryza gangreneux. Mal de tête de contagion, Anasarque du boeuf, 119. — Bouclement
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630nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; TABLE DES CHAPITRES.
des feraelles, du boeuf et du pore, 122. — Infibulation, 122. — Comes, 122. — Étonnemeut des comes, 122. — Fracture des comes, 123. — Catarrlte des comes, 123. — Saignemeot de an du chien, 123.
CHAPITRE IV
MALADIES nr. LA liOUCHE.
iluqueuse: Stomatite simple, ulcéreuse, 124. — Stomatite, 124. — Inflammation du canal de la glande raaxillaire, I2S. — Os, 125.
—nbsp; Fracture du maxillaire inférieur, 123. — Luxation du maxil-laire inférieur, 125. — Necrose, Carie du maxillaire, 126. — Exos-toses, 126. — Dents, 126. — Maladies des dents en general, 126. Maladies des dents en particulier, 127. — Usure anormale, 127.— Carie dentaire, 129. — Tic avec ou sans usure des dents, 130. — Lèvres, 132. — Plaies, 132. — Verrues, Poireaux, 132.— Langue, 133. — Plaies, Déchirures, ,l33. — Glossite, 133. — Paralysie de la langue, 133. — Glossanthrax, 133. — Ladrerie, 133. — Muguet, Aphtbes, 133.— Abces, Calculs sailvaires, 134.— Fistules salivai-res, 134. — Palais et barres, 136. — Blessures du palais, 136. — Blessures des barres, 136. — Pépie, 136.
CHAPITRE V
MALADIES DE LA GORGE ET DE l'eNCOLURE.
Plaies superficielles ou profondes, 137. — Parotidite, 137. — Goitre, 138. — Anévrysme de la carotide, 138. — Ponction de la poche gutturale, Hyovertébrotomie, 138. — Torlicolis, Deviation de l'eucolure, 139. —Phlébite de la jugulaire, 139. — Saignée, 141.
—nbsp;Blessures de la carotide, 142. — Soie ou soyon, 143. — Frac­tures, 143. — Mal de taupe. Mal de nuque, 143.
CHAPITRE VI
MALADIES Du PHARYNX, DD LARYNX, DE LA TRACHÉE ET DE L'OESOPHAGE.
Angine pharyngo-laryngée, 145. — Angine diphtheritique, 145. — Polypes du pharynx et du larynx, 146. — Tracbéotomie, 146. — Trachéocèle, 150. — Fractures de la trachée, 151. — Corps étran-gers dans Toesophage, 151. — QEsophagotomie, 151. — OEsopha-gisme, 153. — Jabot, 133. — Perversions du goüt, 153. — Rétrécis-sement de l'cesophage, 133.
CHAPITRE VII
MALADIES DES REGIONS EXTHATHORACIQUES.
1raquo; Region pectorale, 155. — Plaies, 155. — Plaies penetrantes, 153.
—nbsp; Fractures des cótes, 153. — Luxations, 136. — Fractures du
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TABLE DES CHAPITRES.
631
sternum, 146. — Tumeurs diverses, 156. — Mal de garrot, 156. 2raquo; Regions dorsale et lombatre, 159. — Mal de rognon, 159. — Frac­ture des vertèbres, 159. — Hydrorachis, 160. — Kntorse dorso-lombaire, tour de reins, lumbago, 160. — Spina bifida, 160.
CHAPITRE VIII
MALADIES INTRATHORACIQDES.
Bronches et poumons, 161. — Percussion et auscultation, 161. — Broncbite aiguë et chronique, 162. — Bronchite vermineuse, 136. Echinocoques, 165. — Emphyseme pulmonaire, 165. — Pousse, 168. — Hémoptysie, 168. —Congestion pulmonaire, 168.— Pneu­monie aiguë, 169. — Péripneumouie contagieuse, 173. — Pleuré-sie, 173. — Hydro-pneumo-tborax, 175. — Caeur, 175. — Plaies du Coeur, 177. — Palpitations, 177. — Péricardite, 177. — Endocardite, 178. —Myocardite, 179. — Tbrombose, Embolies, 179. — Hypertro­phie du Coeur, 180. — Transformation graisseuse, Stéatose, 180. — Helmintbes, 180. — Diaphragme, 180. — Hernies diapbragma-tiques, 180. — Décbirures, 180. — Veines et arlères, 181. — Ané-vrysmes, Caillots obturateurs, 181.
CHAPITRE IX
MALADIES DES MEMBRES ANTER1EGRS.
Épaule et bras, 184. — Phlegmons, Abces, 184. — Erosions, Bles­sures, ÉchaulTement produit par Ie harnais, 185. — Contusions, 185. — Infiltrations sanguines, 186. — Paralysie des muscles de l'épaule, 186. — Obliterations arterielles, 186. — Fracture du sca-pulum, 187. — Luxation de l'épaule scapulo-humérale, 187. — Écart, 188. — Synovite scapulo-humérale, 189. — Fracture del'hu-mérus, 189. — Avant-bras, 189. — Fracture du cubitus, 189. — Fracture du radius, 189. — Amputation de l'avant-bras, 189. — Luxations huméro-radiales, 190. — Éponge, Loupe, Hygroma, 191.
—nbsp;Saignée a la veine interne de l'avant-bras, 192. — Genau, 192.
—nbsp;Contusions, Plaies, Cheval couronné, 192. — Hydarthrose du ge-nou, 194. — Canon, 194. —Contusions, Fractures, 194. —Nerf-fé-rure, Distension du tendon, 195. — Bouleture, 195 —Mollettes, 196.
—nbsp;Paturon et boulet, 196. — Hydarthrose de la face antérieure du beulet, 196. — Hygroma du boulet, 196. — Exostoses du canon, Suros, 196. — Boiterie des jeunes chevaux, 197. — Synovite ten-dineuse consecutive, 197. — Contusions, Cheval qui se coupe, 198.
—nbsp; Fracture de la première phalange, Paturon, 199. — Elfort de boulet, Entorse, Luxation, 200. — Boiterie, Abadie, 201. — Forme du paturon, 201. — Névrotomie plantaire, 201. — Couronne, 202.
—nbsp;Fractures, 202. — Formes de la couronne et du cartilage, 202. Javart culané, 203. — Javart tendineux, Panaris, 203. — Crevas­ses, 204. — Crapaudine, Mal d'äne, 205. —Amputation des doigts, des ailes, 205. — Pied, 205. — Seime, 205. — Kéraphyllocèle,
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632
TABLE DES CHAP1TRES.
208. — Bleime, 209. — Javart cartilagiaeux, 210. — Clou de rue, 212. — Enclounre, Piqüre de Maréchal, 216. — Fourbure, 217. — Aggravée, 222. — Encastelure et maiadie naviculaire, 223. — Crapaud, 228. — Abces sous-cornés, Carie et necrose de l'os du pied, 230. — Pietin, 230. — Atteintes, 231. — Lésioas acciden­telies du sabot, 231. — Ferrure, 231.
CHAPITRE X
MALADIES EXTERNES DE LABDOMEN ET DES MAMELLES.
Abdomen, 238. — Contusions et plaies de l'abdomen, 238. — Eventra­tion, 238. — Heruies ventrales, 240. — Blessures du foie, de l'estoinac, du diaphragme, 241. —Hernie ombilicale. Exomphale. Omphalocele, 241. — Mamelles, 243. — Engorgement, 243. — Mammite, 244. — Mammite parasitaire, 246. — Mammite gangré-neuse des brebis ou araignée, 247 .— Alterations du lait, 247. — Crevasses, Gercures, 250. — Plaies, 250. — Empissement laiteux, 250. — Obstruction des trayons, 250. — Verrues, 251. — Kystes, 252. — Cancer des mamelles, 252. — Amputation des mamelles, 252.
CHAPITRE XI
MALADIES DU DIArHRAGME, DE l'eSTOJIAC, DE l'iNTESTIiN ET ANNEXES.
Diaphragme, 233. — Déchirure du diaphragme, Hernie diaphrag-matique, 253. — Choree du diaphragme, 2S4. —Estomac, 254. — Indigestion, 254. — Indigestion stomacale, 234. — Tympanite, MétéorUation, 254. — Obstruction du feuillet, 259. — Indigestion stomacale chez les carnivores et les omnivores, 239. — Embarras gastrique, 259. —Hématémèse, 259. —Déchirure de Testomac, 260.
—nbsp;Corps étrangers dans l'estomac, 260. — QE-itres du cheval, 261.
—nbsp; Inteslins, 261. Entente aiguë, 261. — Diarrhée des jeunes animaux, 262. — Dysenterie épizootique, 262. — Indigestion ia-testinale, 263. — Coliques, 263. — Vertige abdomiual, Indigestion vertigineuse, 264. — Constipation, Obstruction, 265. — Coliques stercorales, Pelotes, Calculs, Jlgagropiles, BAzoards, 265. — Inva-giuation on intussusception, 265. — Volvulus, Noeuds, 266. — Etrangleinents, 266. — Dilatations et rétrécissemeuts de l'intestin, 266. — Cancer des intestins, 268. — Blessures de l'intestin, 268.
—nbsp;Plaies de l'anus et du rectum, 268. — Chute, renversement du rectum, 268. — Parasites, 269. — Parasites accidentels, 269. — Sangsues, 269. — Entozoaires, Helminthes, 269. — Lingualules, 270. — Pentastome ténioïde, 270. — Sématoïdes, 271. — Asca-rides, 271. — A. Lombricoide, 271. — A. Vésiculaire, dispar, crassa, 271. — Syngnrnes, 272. — Syugamus tracbéalis. Gape, Ver fourchu, 272. — Füaires, 273. — F. Papilleux, 273. — F. hema-tique, 273. — Spiroplères, 273. — Oxyures, 273. — O. vermicu-laire, 273. — O. recourbé ou du cheval, 273. — Strangles, 274.
—nbsp; S. géant, 274. — S. perforant, 274. — S. armé, Sclérostome
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TABLE DES CHAP1TRES.
633
du cheval, 215. — S. filicol, 276. — S. filaire, 276. — Trickines, 276.
—nbsp;T. spirale, 276. — T. intestinale, 277. — Trichocéphales, 278. — T. voisin, 278. —T. inégal, 278. — Trichosomes, 278.— T. plique, T. brévicolle, T. longicolle, T. mince, 278. —Acanlocéphales. 278.
—nbsp; Echinorrhyngues, 278. — E. géant, 278. — Trémalodes, 278. — Dislomes, 278. — D. hépatique, 279. — Douve du foie, 279. — D. lancéolé, 279. —Monoslnmes, 279. — Ainphistomes, Hémistomes, Uolostomes, 279. — Cestoïdes, 279. — Liyu/es, 279. — Bolriocê-phales, 280. — B. large, 280. — Toenias, 280. — T. médiocanellé, 281. — T. expansa, 281. — T. perfolié, 281. — T. plissé, 281. — T. échinocoque, 281. — T. coenure, 282. — T. solitaire ou T. so-lium, 283. — Ladrerie, 283. — Psorospermies, 286.
CHAPITRE XII
MALADIES DU FOIE, DE LA RATE, DU PANCREAS, DU PÉR1T01NK, DES REINS, DE LA MOELI.E EPINIÈBB.
Foie, 286. — Ictère ou jaunisse, 288. —Contusions, dechinires, 290. — Congestion du foie, 290. — Apoplexie, 290.— Hepatite, 291.— Hypertrophie du foie, 292. — Atrophie du foie, 292. — Cirrhose, 292. —Transformation graisseuse, Stéastose du foie, 292. —Can­cer, 293. — Mélanoses, Tubercules, 293. — Parasites, 293. — Cal-culs biliaires, 293. —Rale, 293. — Congestion de la rate, 293. — Apoplexie et déchirure de la rate, 295. — Tubercules, Tumeurs cancéreuses, Mélaniques, Métaslatiques, 295. —Parasites, 295. — Pancreas, 2dö. — Péritoine, 295. — Péritonite, 296. — Ascite, 297. — Rein* et psoa*, 299. — Contusions, Blessures de la region, 299. — Hémorragie rènale, 300. — Nephrite, 301. — Atrophie des reins, 304. — Albuminurie, 304. — Hématurie, Pissement de sang, 305. — Eéteütion d'urine, 306. —Deplacement des reins, 307. — Alléra-tions diverses, 307. — Moelle épinière el enveloppes, 307. — Con­gestion, Hémorragie, Inflammation de la moelle el des enveloppes, 308. — Traumatismes de la moelle, 309. — Compressions, Atrophie de la moelle, 309.
CHAPITRE XIII
MALADIES DE L UTERUS ET ANNEXES.
Malrice, 310. — Métrifes aiguë et chronique, 310. — Métrorrhagie, 313. — Hernies de la matrice, 313. — Lesions organiques, 314.
—nbsp; Plaies de l'utérus, 314. — Corps étrangers, 315. — Ovaires, 315. — Ovarite, 315. — Kystes, séreux, 315.— Kystes pileux, 315.
—nbsp;Nymphomanie, 316. — Caslralion des femelles domesligves, 317.
—nbsp; ,1 om ent, 317. — Vache, 317. — Castration de la brebis, 322.
—nbsp; Castration de la truie, 322. — Castration de la chienne, 323. Vagin, 323. — Vaginité, Deplacement, Fibromes, Lipomes, Kystes,
. Exanthéme coïtal. Plaies et blessures, 323.
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634
TABLE DES CHAPITRES.
CHAPITRE XIV
MALADIES DES OROANES OÉNITO-URINAIRES DD HALE.
Penis, 323. — Priapisme, 323. — Paralysie du penis, 323. — Hé-morragie, 325. — Fics, Verrues, Poireaux, Polypes, 325. — Ac-cumulatioDssébacèes, 323. — Cancer, 325. — Plate du penis, 32S.
—nbsp; Corps etrangers, 326. — Acrobustite et balanite, 32G. — Am­putation du penis, 326. — Scrotum, 327, — Plaies, Contusions, 327. — Teslicules, 327. — Spermatorrhée, 327. — Orchite, 329.
—nbsp; Sarcocéle, 330. — Hydrocele, 332. — Varicocele, 332. — Hé-matocèle, 333. — Plaies du testicule, 333. — Cryptorchidie, 333.
—nbsp;Degénéreseence, 334. — Ur'ethre, 334. — Bréthrite, 334. — Plaies de l'urèthre, 336. — Uréthrototnie, 336. — Castration des animaux males, 339. — Prostate, 353. — Maladies de la prostate, 353. — Trouble de 1'inslinct génésique chez ie male, 353. — Satyriasis, 353. — Diminution de l'instinct génésique, Impuissance, Sterilité, 353. — Impuissance d'érection, 353. — Impuissance séminale, 353.
CHAPITRE XV
MAIADIES DE LA VESSIE ET DES UDBTÈRES.
Vessie, 354. — Cystite, 354. — Polypes, Cancer, 355. — Hernie, Cystocèle, 335. — Renversement de la vessie, 355. — Contusions, Plaies, Ruptures de la vessie, 355. — Calculs vésicaux, 356. — Lithotritie, 357.
CHAPITRE XVI
MALADIB DES REGIONS INGUINALE EC ANALE.
Region inguinale, 360. — Abces, 360. — Embarrures, Déchirures, 360. — Hernies, 360. — Region anale, 366. — Plaies, Fistules, 366. — Hémorrhoïdes, 366. — Prurit, 366. — Abces, 367. — Po­lypes, 367. — Corps etrangers, 367. — Chute du rectum, 367. — Cancer, Mélanose, 367.
CHAPITRE XVII
MALADIES DES MEMBRES POSTÉRIEURS ET DE LA QUEUE.
Croupe, 368. — Contusions, Plaies, Abces, 368. —Deplacement de l'ischio-tibial externe, 368. — Luxation coxo-fémorale, 370. — Fractures du bassin, 371. — Cuisse, 372. — Contusions, Plaies, 372. — Fractures, 372. — Arthrite de la rotule, 373. — Hydar-throse, 373. — Luxation rotulienne, 373. — Fracture de la ro­tule, 374. — Lésions du nerf petit fémoro-poplité, 375. — En­gorgements lymphatiques, 375. — lïamp;ia etjarret, 373. — Plaies, 375. — Fractures du tibia, 376. — Phlébite de Ia saphène, 376.
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TABLE DES CHAPITRES.
635
Rupture du tibio-prémétatarsien, 376. — Courbe, 377. — Eparvin calleux, 378. — Eparvin sec, 379. — Jarde, Jardon, 380. — Ves-sigon, 380. — Cauterisation actuelle, 381. — Capelets, Hygroma de la pointe du jarret, 384. — Boiteries intermiftentes, 383. — Amputations de la jambe, du tarse ou du métatarse, 386. — Queue, 386. — Plaies, Fractures, 386. — Gangrene, 386. — Carie, 387. — Gale, 387. — Amputation de la queue, 387. — Queue a Tanglaise, Myotonie coccygienne, 389.
LIVRE TROISIÈME
OB8TÉTRIOTJB
CHAPITRE Iraquo;'.
Organes génitaux de la femelle, 393. — Bassin, 393. — Ovaire, 393. — Uterus, 393. — Chaleurs, 393.— Fécondation, 393. — Enveloppes du foetus, 397. — Gestation, 397. — Hygiene des femelles pleines, 400. — Pathologie, 400. — Fausses gestations. Moles, 400. —Ma­ladies des femelles pleines, 400. — Accidents pendant la gesta­tion, 400. — Avortement, 400.
CHAPITRE 11.
Parturition naturelle, 402. — Matche du travail, 402. — Accoache-ment, 402. — Presentations et positions, 404. — Soins a la mere et au produit, 406. — Suites du part, 407. — Lactation, 408.
CHAPITRE III.
DYSTOCIE.
Dystocie, 407. — Exploration interne, 407. — Version, Extraction, 407. — D. par causes maternelles, 411. — Conditions vicieusesdu bassin, 411. — Conditions vicieuses de 1'utérus, 411. — D. par causes fatales, 414. — Presentations expositions vicieuses, 414. — Presentations antérieures, 414. — Positions vicieuses de la tête, 414. — Positions vicieuses des membres antérieurs, 417. — Positions vicieuses des membres postérieurs, 419. — Presenta­tions postérieures, 420. — Positrons vicieuses des membres pos­térieurs, 420. — Presentations transversales, 422. — Difficultés indépendantes des presentations et positions, 423. — Embryo-tomie, 428. — Hystérotomie, Operation césarienne, 429.
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636
TABLE DES CHAP1TRES.
CHAP1TRE IV.
ACCIDENTS APRÈS LE PART.
Accidents apres le part, 430. — Non-délivrauce, 430. — Hémor-ragies, 431. — Renversement de la matrice, 432. — Renversement du vagin, 435. — Déchirures et ruptures de la matrice, 435. — Déchirures du vagin, 436. — Relachement des symphyscs, 436. Maladies apres le part, 436. — Vaginite, 436. — Métrite et métro péritonlte, 436. — Fièvre vilulaire, Collapsns du part, 436. — Eclampsie, 437. — Fourbure de parturition, 438. — Mammite, 438.
LIVRE QUATRIÈME
FOBMULES VETÉRINAIRES
Thérapeutique générale, 439. — Voies d'absorption des medicaments. 439. — Muqueuses digestives, 439. — Peau, 440. — Muqueuse respiratoire, 440. — Muqueuses génito-urinaires, oculaire et au-riculaire, 442. — elimination des medicaments, 442. — Division des medicaments, Incompatibilités, 443. — I. Medicaments phy-siologiques, 444. — II. Medicaments nosopoiétiques, 445. — III. Medicaments étiologiques, 446.
FOMIULES VETEBINAIBES ET MEMORIAL THEBAPKCTIQUE, 447.
Absinthe, 447. — Acetate d'ammoniaque, 447. — A. de cuivre, 448. — A. de plomb, 449. — Acide acétique cristallisable, 450. — Acide arsénieux, 450. — A. azotique, 451. —A. borique, 452. — A. chlorhydrique, 452. — A. cyanhydrique, 453. — A. phénique, 453.— A. salicylique, 455. — A. sulfurique, 455. — A. tannique, 455. — Acidules, 456. — Aconit napel, 457. — Ail, 458. — Alcool, 4S8. — Aloes, 459. — Alun, 460. — Amidon ou fécule, 461. — Ammoniaque, 461. — Arnica des montagnes, 463. — Assa foetida, 463. — Azotate d'argent, 464. — Belladone, Atropine, 464. — Benzine, 465. — Brome, 466. — Bromure de potassium, 466. — Café, 467. — Camomille noble, 467. — Camphre, 467. — Cantha-rides, 469. — Chaux, 469. — Chêne, 470. — Chloral, 470. — Chlo­rate de potasse, 471. — Chlore, 471. — Chloroforme, 472. — Chlorure d'antimoine, 472. — Chlorite de chaux (Hypo-), 473. — Chlorure de fer (Per-), 473. — C. de mercure (Proto-), 473. — C. de mercure (Deuto-), 474. — C. de sodium, 475. — C. de zinc, 476. — Chromate de potasse, 476. — Ciguë maculée, 476. — Coaltar, 477. — Cocaïne, 477. — Colchique d'automne, 477. —
Collodion, 478. — Cousso ou Kousso, 478. — Creosote, 478. __
Croton tiglium, 479. — Cyanure de potassium, 479. — Dextrine, 479. —Digitale pourprée, 4S0. — Ellébore nóir, 481. — Émé-
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TABLE DES CHAMTRES.
637
tique, 481. — Ergot de seigle, 482. — Essence de lavande, 482.
—nbsp; Essence de térébenthine, 483. — Ether uitrique, 484. — E. sulfurique, 484. — Euphorbe, 485. — Fenouil, 483. — Fève de Calabar, 485. — Fougère, 485. — Garou, 486. — Genievre, 486.
—nbsp; Geatiane, 486, — Glycerine, 487. — Gomine-gutte, 487. — Goudron dit goudron de Norwège, 487. — Grenadier, 488. — Hou-blou, 489. — Huile de Cade, 489. — H. de foie de morue, 489.
—nbsp; nbsp;H. empyreumatique, 489. — H. de riciu, 490. — lode, 490.
—nbsp; lodoforme, 491. — lodure defer (Proto-), 491. — I. de mer-cure (Proto-), 491. — 1. de mercure (Deuto-), 491. — I. de potas­sium, 492. — I. de plomb, 492. — Ipecacuanha, 492. — Jalap,
493.nbsp; nbsp;— Jusquiatne, 493. — Kermes mineral, 493. — Lait contre les brülures, 49i. — Laurier-cerise, 494. — Liqueur de Fowler,
494.nbsp; — Maguésie, 494. — Manne, 494. — Mercure, 494. — Miei,
495.nbsp; nbsp;— Morphine, 495. — Mousse de Corse, 493. — Moutarde noire, 496. — Myrrhe, 496. — Nerprun, 497. — Nitrate de po-tasse, 499. — Noix de galie, 497. — N. vomique, 498. — Noyer, 499. — Opium, 499. — Oxyde de fer, 501. — O. de zinc, 501. — Pavot, 502. — Phénate de quot;soude, 502. — Phosphore 502. — Podo-phyllin,503. — Potasse caustique, 503. — Potasse (permanganate de), 503. — Potasse (bichromate de), 504. — Pyrèthre, 504. — Quassia auiara, 504. — Quinine, 504. — Quinquina, 303. — Raifort sau-vage, 506. — Ratanhia, 306. — Rhubarbe, 506. — Ricin, 507. — Rue odorante, 307. — Sabine, 507. — Salicylique (acide), 307. — Salicylate de soude, 508. — Santouine, 3U8. — Savons, 308. — Scille maritime, 509. — Seigle ergoté, 509. — Séné, 509. -Soulre, 510. — Soufre (iodure de). 311. — Staphisaigre, 311. — Strychnine, 511. — Sulfate de cuivre, 311. — S. de fer, 312. — S. de magnésie, 513. — S. de soude, 513. — S. de zinc, 513. — S. dantimoine, 514. — S. d'arsenic, 514. — S. de potasse, S15.
—nbsp; Sureau, 515. — Tabac, 515. — Tartrate de potasse et d'anti moine, 516. — Tartro-borate de potasse, 516. — Térébenthine 516. — Valériane, 517. —Vaseline, 518. — VératriLj, 518. —Vin, 318. — Vinaigie, 518.
LIVRE CINQUIEME
POLICE SANITAIRE
Maladies contagieuses, 320. — Enzooties et epizootics, 321. — Me-sures générales de police sanitaire, 522. — Declaration, Visite, Isolement, 322. — Recensement et estimation. Marque, Suspen­sion et interdiction des foires et marches, Marches attenant aux abattoirs, Abatage et indemnité, Enfouissement, Désinfection, 523.
Loi du 21 juillet 1881 sur la police sanitaire dés animaux, 524. —
Décret portant reglement d'administration publique pour l'exé-
Siokol. — Aide-mcm. veter.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 36
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638
TABLE DES CHAWTRËS.
culion de la loi sar la police sanitaire des animaux, S33. — Be­eret du 28juilletl888, 539. — Arrêté ministeriel da 28 juillet 1888, 560. — Circulaire ministeriel du SOaoüt 1888, 564. Inspection des viandes de boucherie, 367. — Categorie des viandes chez les différents animaux de boucherie, 368. Boeuf, 569. Veau, 571. Mouton, 572. — Caractères des viandes chez las divers ani­maux, 373. — Qualité des viandes, 573. — Abats, 574. — Al­terations des viandes et abats par inlluences atmosphériques^ 573.
—nbsp;Viandes foraines, 576. — Viandes maigres, cachectiques, hy-droémiques, 576. — Viandes trop jeunes, 376. —Viande flévreuse. 576. — Viandes paralysées, 577. — Viandes médicamentées ou empoi^oDnëes, 577. — Viandes infectées par des parasites, 378.
—nbsp; Viandes provenant d'animaux atteints de maladies virulentes ou microbiennes, 579. — Conservation des viandes, 581.
LIVRE SIXIÈME
JURISPRUDENCE COMMERCIA1E EN MATIERE D'ANIMAUX DOMESTIQUES
RAPPORTS. — INTERETS PROFESSIONNELS.
Loi du 2 aoüt 1884, 387.
Ëclaircissements, 589.
Procédure, 590. — Operations de l'expert, 592. — Modele de procès-verbal, 592. — Garantie des objets de consommation, 593. —
Rapports: Rapport médico-légal sur la responsabilité en matière de transport, par H. Bouley, 594. — Rapport sur une épizootie de pé-ripneumonie, par M. Camille Leblanc, 605. — Rapport äM. Ie Mi-nistre de l'agriculture sur une épizootie de dourine dans les Py­renees, par MM. Nocard et Peuch, 608.
Interets professionnels : Responsabilité des vétérinaires, H. Benja­min, 617.
Legislation beige, 623.
PIN DE LA TABLE DES fUAPlTHES
TABLE APFIABÉTIQL'E
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TABLE ALPHABETIQUE
Abatage (Paralysie, suite d'), 97. Abatage des animaux pour la
boucherie, 568, Abats, S74. Abattoirs, 567. Abces chauds, 80 ;—froids, 81; —
—nbsp; de reocéphale, lul; — de l'épaule chez Ie cheval, 184 ; — sous-cornés, 230; — ä l'anus 367.
Abdomen (Maladies de i') 23S. Acautocéphales, 278. Acariase :uriculnire, 114. Accidents après le part, 430. Accouchement, 402. Acéphaliens (Monslres), 426. Achorion Schoenleini, 66. Actinomycose, 88. jEgagropiles, 26S. Acné, 65. Aggravée, 222. Albuminurie, 304. Alterations des viandes et abats
par influences atmosphériques,
575. Amaurose, 107. Amphistomes, 279. Amputation de l'avant-bras du
chien, 189; — des doigts, des
ailcs, 205. Anale (Region;, plaies, fistules,
366. Anasarque du cheval, 61. Anémie, 41.
Ancéphaliens (Monstres), 426. Anévrysrne de la carotide, 138; —
des artères, 181. Angine pharyngo-laryngée, 145;
—nbsp; diphtérique, 145.
Angioleucite, 84. Anus (Plaies de 1'), 268. Apoplexie cerebrale, 101; — du
foie, 290; — et déchire de la
rate, 295. Arterielles (Obliterations), 186. Arhrite, 90.
Arliculaires (Plaies), 90. Aäcarides,271. Ascite, 297;— et anasarque du
foetus, 423. Asphyxie, 79. Ataxie locomotrice, 53. Atrophie du foie, 292. Alteintes ä la couronne, au pa-
turon ou au talon du cheval, 231. Avant-bras (Amputation de i')
chez le chien, 189. Avortement, 400.
B
Bactéridies du charbon, 21.
Baillon pour le traitement de la tympanite, 258.
Barres (Blessures des), 136.
Bassin (Conditions vicieuses du), 411.
Bézoards, 265.
Bicéphaliens (Monslres), 426.
Bistournage, 342, 351.
Bleime,209.
Blessures du palais, 136; — des barres, 136; — de la carotide, 142; — de l'épaule chez le che­val, 185; — de l'iotestin, 268,
Boiterie des jeunes chevaux, 197. — 201; — intennittentes, 385.
Bothriocéphale, 280.
Bouche (Maladie de la), 124.
Boeuf (Viande de boucherie), 569.
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640
TABLE ALPHABET1QUE
Boucherie. Inspection des vian-des de, 567; — categories des viandes de, 568; — caractère des viandes de, 5T3 ; — alterations des viandes et abats, 575.
Bouclcment des femelles, du bccuf et du pore, 122.
Bouleture, 195.
Bourbillon, 203.
Boutons claveleux, 3.
Bovine (Peste), 17.
Bras (Maladiedu), 184.
Bronches et poumons (Maladies des), 161.
Bronchite, 162; — vermineuse, 163.
ßrtilures, 85.
Categories des viandes chez les différents animaux de bouche­rie, 568.
Célosomiens, (Monstres), 425.
Césarienne (Operation), 429.
Cestoides (Vers), 279.
Champignons (Venledes), 585.
Charcuterie. Alterations des vian­des de porc, 580.
Chancre des oreilles, 113.
Charbon, 20.
Cheval qui se coupe, 198 ; —con-ronné, 192.
Chieus (Maladie des), 31.
Cholera des poules, 27.
Cholestéatome, 105.
Chondrome, 88.
Choree, 50.
Cirrbose, 292.
Coenure cérébral, 102 ; — (Teenia du mouton, 282.
Coeur (plaies du), 177 ; — péricar-dite, 177; — endocardite, 178;— myocardite, 179; — thrombose, 179; —(Hypertrophie dn), 180;
—nbsp; transformation graisseuse, stéatose, 180; — (Cysticerque du), 285.
Clavelée, 3.
Clavelisation, 4.
Clou de rue, 212.
Coït (Maladie du), 47.
Coliques stercorales, 265 ;— après
Ie part, 407. Collection des sinux Ironlaux et
maxillaires, 97. Commotion cerebrale, 96. Congestion cerebrale, 100 ; — pul-
monaire, 168; —du foie, 290;
—nbsp;de la rate, 293. Conjonctivite, 108. Conservation d^s viandes, 581. Contagieuse (Maladies) mesures
relatives aux — 533. Contusions, 83; — de l'épaule chez Ie cheval, 185; — du ge-nou, 192; —du canon, 194;
—nbsp; nbsp;du paturon et du boulet, 198; — déchirures du foie, 290 ;
—nbsp; des reins, 299.
Cachectiques (Viandes), 576.
Cacbexie aqueuse, 44; — ossi­frage, 46.
Caillots obturateurs des artères, 181.
Calculs salivaires, 134; — intes-tinaux, 265; — biliaires, 293 ;
—nbsp; vésicaux, 356.
Cancer, 86; — des os; — des manu'Ues, 252: — des intes-tins, 268; — du foie, 293; — de la vessie, 355.
Canon (Maladies du), 194.
Capelets, hygroma de Ia pointe du jarret, 384.
Carle, 87; — du maxillaire, 126 ;
—nbsp; dentaire, 129; — et necrose de l'os du pied, 230.
Carotide (Anévrysme de la), 138; (Blessure de la), 142.
Casseau, 242.
Castration des animaux mäles, 339; — du cheval, 339; — du taureau, 345; —des petits ru­minants, 350 ;— du verrat, du chien, des volailles, 352; — des femelles, 317.
Calaracle (Operation de la), H2.
Catarrhe auriculaire, 113;— na­sal, 114 ; — des sinus, 115.
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TABLE ALPHABET1QUE
641
Constipation, 265.nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; y
Cor, 64.
Cornage, 118.
Coruée (Phlyctènes et ulcères dlaquo; la), 108.
Corps étrangers dans l'cBsophage, 151.
Cors, 83.
Coryza, 114.
CÓtes (Fractures et luxations des), 155, 156.
Coup de chaleur, 80,
Courbe, 377.
Couroune (Maladie de la), frac­tures, 202; — (Formes de la) et du cartilage, 202.
Couroune (Cheval), 192.
Cowpox, 2.
Crapaud, 228.
Crapaudine, 203.
Crevasses du paturon, 204; — gercures des mamelles, 250.
Croupe. Contusions, plaies,'abcèa. 368; — déplacemeut de l'ischio-tibial externe, 308; — luxation coxo-féro orale , 370 ; — frac­tures du bassin, 371.
Cryptorchidie, 333.
Cubitus (Fracture du), 189.
Cuisse, contusions, plaies, 372; — fractures, 372; —arhritte de larotule,hydarthrose, luxation rolulieune, 373; — fractures de larotule, 374; — lésions du nerf petit-lémoro-poplite, 375;—en­gorgements lympalhiques 373.
Cyclocéphalieus (Monstres), 426.
Cysticerque, 284.
Cystite, 354,
Cystocèle, 333.
— usure anormale, 127; —
carie, 129; — tic avec ou sans
usure des, 130. Dépecage des animalis pour la
boncherie, 568. Dermanysse des poulaillers, 73. Dermatodecte de la gale, 69. Dermite, 36.
Deviation de l'encolure, 139. Diabete, 43.
Diaphragme (Maladie du),180,233. Diarrhco des jeunes animaux, 262. üiathésiques ou constitutionnel-
les (Maladies), 30. Dilatation de 1'intestin, 266. Distension du tendon, 193. Distomatose, 44. Distomes, 45. Dourine, 47; — Rapport sur une
épizootie de dourine, 608. Durillons, 64.
Dysenterie épizootique, 262. Dystocie, 407.
Eaux aux jambes, 60.
Ebullition, 7.
Ecart, 188.
Echauboulure, 1.
Echauttemeut de l'epaule produit
par le harnais, 183. Echinocoque, 163. Echinorrhynques, 278. Eclampsie, 437. Ecthyma, 57.
Ectroméllens (Monstres), 424. Eclropion et entropion. 112. Eczema simple, 56; — impétigi-
neux, 36. Efforts de boulet, eutorse, 200. Ejointage des oiseaux, 205. Embarrasgastrique, 239. Embolies en general, 91; .— iu-
tralhoraciques, 179. Embryotomie, hystérolomie, 428,
429. Emphyseme sous-cutané, 6.4,—
pultnouaire, 165.
36.
Danse de Saint-Guy, 50.
Dartre furfuracée,63 ; — humide, rongeantes, 57.
Déchirures du diaphragme, 180.
Demodex, 70.
Dents (Maladies des), 126 ; — ano­malies du nombre des, 127;
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642
TABLK ALPHABÉT1QUE
Erapissement laiteux des ma­melies, 250.
Erapoisonnement, 74.
Eacastelure et maladie uavicu-laire, 223.
Eucéphale (Abces de l'j, 101.
Encéphalique(Hémorrhagie),101.
Eucéphalite, 100.
Encephalocele, 96.
Enclouure, 216.
Encolure (Deviations de 1'), 139.
Endoc'ardite, 178.
Engorgemeut leiidiueux, 195.
Enlérite aiguë, 261.
Entorse dorso-lombaire, 160.
Enlozoaires, 269. ' Enzooties et épizooties, 521.
Eparvin calleux, 378; — éparvin sec, 379.
Epaule et bras (Maladies de 1') 184.
Epilepsie, 51.
Epizccotie des animaux de basse-cour, 27.
Epooge (Tumeur a la poiate du coude chez Ie cheval), 191.
Ergotisme, 482.
Erosions de l'épaule chez Ie che­val, 185.
Erysipèle, 58; — phlegmoneux, 81.
Erythème, 55.
Estomac (AJaladies de 1'), 254.
Etonnement des cornes, 122.
Elraoglement intestinal, 266.
Eventration, 238.
Exencéphaliens, 426.
Exomphale, 241.
Exophthalmie, 111.
Exostoses, 88; — du maxillaire, 126 ; — du canon, 196.
Experts. (Operations, Devoirs de 1'), 585.
Filaires, 273.
Per ä javart, 213; — ä branches tronquées, 223; — Charlief, 224, 234; — ä étampures, 4 ajusture, ä étrésillon, 225; — avecajuslure vicieuse, 232; — ä crampons, 235.
Ferrure, 199, 231.
Feu, 381.
Fièvre éphémère, 1; — sympo-tnatique, 1; — aphtheuse, 5; — charbonneuse, 20 ; — vitu-laire, 436.
Fistules, 90.
Fluxion périodique des équidés, HO.
Foetus (Enveloppes du), 397; — (Exces de volume du), 423; — (Maladies du), 423.
Foie (Maladies du), 286-288.
Forme du paturou,137.
Formules vétérinaires et memo­rial thérapeuthiqne, 447.
Fourbure, 217; — de parturition, 43S.
Fourmilière, 220.
Fracture des cornes, 123; — du maxilaire inférieur, 125; — de 1'encolure, 143; —et luxations des cötes, 155-156; — du ster­num, 156; — des vertèbres, 159; — du scapulum, 186; — del'humérus, 189;— du cubi-tus, 189 ; —du radius, 189;—du canon, 194; — de la première phalange, 199.
Furoncle, 60; — cutané ou ten-dineux, 86.
Gale, 67.
Gamase des fourrages, 72.
Gangrene traumalique, 82,
Gape, 272.
Garot (Mal de), 156.
Gelures, 86.
Genou (Maladies du), 192; — con­tusions, plaies, 192; — hydar-throse, 194.
Face (Maladies de la), 95. Farcio, 16. Favus, 65.
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TABLE ALPHABÉTIQUE
643
Gestation, 397; — extra-utérine. 400; — fausses, 400 ; — (Acci­dents pendant Ja), 400.
Gibier avance, faisandé, B84.
Glande maxillaire (Inflainmation), 125.
Goitre, 138.
Gorge (Maladies de la), 137.
Gourme des solipèdes, 30.
Goutte, 43.
Goutte sereine, 107.
H
Uelminthes dans les cavités, 180,
269. Hematémèse, 259. Hematurie, 305. Hematocèle, 333. Hémistomes, 279. Hémoptysie, 168. Heinorrhagies, traumaliques, 82; — rénale, 300; — pendant Ie travail ou l'avortement, 431. Hémorrhoïdes, 366. Hepatite, 291. Hernies ventrales, 240. Herniaires (Bandages). Hernie diaphragmatique, déchi-rures, 180, 253; — ventrale, 240; — ombilicale, 241; — de la vessie, 355. Herpes tonsurant, clrciné, 66. Holostomes, 279. Hongre (Cheval), 339. Horse-pox, 2; — dans la gourme,
31. Numerus (Fracture de V), 189. Hydarthroses du boulet, 196. Hydrocèle, 332. Uydrocéphale, 96. Hydropneumothorax, 173. Hydrorachis, 160. Hygroma chez Ie cheval, 191, (du
houlet), 196. Hyovertébrotomie des équidés,
138. Hypertrophie du foie, 292. Hystérotomie, 429.
Ictère, 288.
Icthyose, 64.
Immobilité des équidés, 52.
Impetigo, 57.
Indigestion stomacale, 254; — stomacale chez les carnivores et les omnivores, 259; — in­testinale, 263.
Infectieuses (Maladies), 7,
Inlibulation, 122.
Infections purulentes, 82; — pu-tride, 82.
Infiltrations sanguines dans Ie tissu sous-scapulaire du che­val, 186.
Inguinale (Region). Abces, em. barrures, déchirures, 360; — hernies, 360.
Inspection des viandes de bou-cherie, 567.
Interets professionnels, 617. Intussusception, 265. Intestin (Maladie delquot;), 261. Insagination, 265. Ixode du chien, 73; — reticule du boeuf, 73; — louisseur du cheval, 73.
Jambes (Eaux aux), 60.
Jambe (Amputation de la), 386.
Jarde, jardon, 380.
Jarret, 375; — courbe, éparvin,
377-378; — vessigon, 380; —
cauterisation 331. Jaunisse, 288. Javart cutané, 203; — tendineux.
panaris, 203; — cartilagineux,
210. Jugulaire (Phlébite de la), 139. Jument (Organes génitaux de la)
394. Jurisprudence commerciale, 2.
Kéraphyllocèle, 208-220; fourbure, 219.
- dana
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TABLE ALPHABÉTIQUE
644
Kystes, 87; — des os, 90; des ma-melles, 252; — de 1'ovaire, 315.
Mammite, 244;—parasitaire, 246;
—nbsp; gangréneuse, 247. Matrice, 310 (Déchipures et rup­tures de la,) 435-314; — (Ren-yersement de la), 432.
Maxillaire inférieur (Fractures du), 125 ;— (Luxations du). 125 ;
—nbsp; Necrose (Carie du), 126. Medicaments (Voies d'absorption
des) 439; — (Elimination des), 442; (Division des), 443 ; — du Systeme nerveux, 444 ; — du système musculaire, 445; — de la circulation. 443; — du sang, 443; des secretions, 443; — de lanutrition, 443: — de la calorifi-tion, 445; — des appétits orga-niques, 445; — lluxionants, 446 ; phlogogénétiques, pyrétogéné-tiques, pyogéuétiques, ectroti-ques éruptifs,atrophiants, flui-diflants et coagulants, 446; — convulsivants on tétaniques , paralysants, anesthésianls, hy-péresthésiants, 446 ; — étiolo-giques, 446. Mélanose, 40; — tubercules du foie, 293.
Memorial tbérapeutiqué, 447.
Méningo-encéphalite, 100.
Mésenlérique (artère), (anévris-me vermineux d'uue division del') chez Ie cheval, 182-183.
Métalarse (Amputation du), 386.
Météorisation, 234.
Métrite, métropéritonite, 436.
Métrorrhagie, 313.
Microscoporon furfur, 67.
Miliaire, 63.
Moelle (Maladies de la), 307.
Móles, 400.
Monompbaliens, 426-427.
Mooostomes, 279.
Monstruosités, 423.
Morve, 14. — Police sanitaire re­lative a la —545.
Molettes articulaires, 196.
.\louton(viandedeboucherie),572.
Muguet. 133.
Multiparité, 427.
Ladrerie, 283.
Lait (alteration du), 247.
Langues (Plaies, déchirures de la), 133; —grossite, 133; —pa-ralysie de la), 133. — muguet, aphtes, 133; — abces, 134.
Larynx (Maladies du), 145; — polypes du, 146; —trachéoto-mie, 146.
Legislation francaise, 587; — beige, 623.
Lesions traumatiques de la peau, 64.
Leucocythémie, 42.
Lèvres vPlaies des), 132.
Ligules, 279.
Linguatules, 270.
Llpomes, 87.
Lithotritie, 357.
Loidel88l sur la police sanitaire, 524. — Du 2 aoüt 1884 sur les ventes et échanges des animaux domestiques, 587.
Lombaire (Entorse-dorso), 160
Loupes, 87.
Loupe, chez Ie cheval, 157.
Lumbago, 160.
Lupus, 61.
Luxations du maxillaireinférieur,
123; — des cötes, 156; — de 1'épaule, 187; — scapulo-hu-mérale, 189; — hmnéro-radiale, 190; — du boulet, 200.
Lympbangite, 84.
Lymphatiques (Engorgements), 375.
M
Mnl dane, 63; — caduc, 51; — de tête de contagion du boeuf, 119;— de taupe, de nuque, 143;— de garrot, 156; — de rognon, 159.
Malnudres, 63.
Mamelles (Maladies des), 238-243.
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TABLE ALPHABÉTIQUE
645
Muscles de l'épaule (Paralysiedes)
chez Ie cheval, 186. Myocardite, 179.
N
Nécrose, 87.
Necrose du maxilluire, 126. Nématoïdes, 271. Nephrite, 301. Nerf-férure, 195. Nevrotomie plantaire, 201. Nez (Maladies du), 113. Noir-museau, 61. Non-délivraiice, 430. Nuque (Mal de la), .143. Nymphomanie, 316.
Palais (Blessures du), 136.
Palpitations, 177.
Pancreas (Maladies du), 293.•
Paralysie de la face, suite d'aba-tage, 97; — des muscles de l'épaule chez le cheval, 186.
Paraplegic, 54.
Parasitaires (Maladies de peau), 65.
Parasites végétaux, 65; — ani-maux, 67; — du foie (voy. Helminthes), infectant les viau-des, 578; — phosphorescentes (viandes), 581.
Parasites libres,intermittents,71.
Parotidite, 137.
Part (Suites du), 407 ; — acci­dents après le — 430; — ma­ladies après le —436.
Parturition naturelle , 402 ; — Fourbures de — 438.
Patoron et beulet (Maladies du), 198 ; — Paturon, 199.
Paupières (Renversement des) en dehors ou en dèdans, 112.
Peau (Maladies de la), 54; — vi­ces de nutrition de la — 64.
Pectorale (Region), maladies de la— 155.
Pelotes intestinales, 265.
Pemphigus, 39.
Penis (Maladies du), 324-323.
Pentastome ténioïde, 270.
P^pie, 136.
Périostite, 87.
Percussion et auscultation, 161.
Péripneumonie contagieuse du gros bétail,28; — Rapport ad-ministratif sur une épidémie de péripneumonie, 605.
Péritonite, 296.
Perversion du gout, 133.
Pessiaires pour réduire les her-nies utérines, 432-433-434.
Peste bovine, 17.
Pharynx (Maladies du). 145 ; — polypes du — 146-147.
Obliterations arterielles de l'é­paule chez le cheval, 186.
Obstétricales (Operations), 428.
Obstétrique, 393.
Obstruction du feuillet, 239.
OEdeme, 91.
OEil (Maladies de 1'), 106.
OEsophage (Corps étrangers dans 1'), 151; — oesophatogomie , 151; — oesopbagisme, 153; — jabot, 153.
OEstres, cuticolis, 71; — du che­val, 261.
Omphalocele, 241.
Ophthalmieinterne continue, 109; intermittente, 110: — externe, 10S; — vermineuse. 111.
Ophthalmoscope (son emploi), 106.
Orchite, 329.
Oreilles (Maladies des), 113.
Os (Kystes des), 90.
Ostéite, périostite, 87.
Ostéoclastie, 46.
Ostéosarcome, 88.
Otite externe, 113.
Ovaires ovarites, 315.
Oxyures, 273.
Ozène, 119.
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646
TABLE ALPHABÉTIQÜE
• :
Phlébite de la jugulaire, 139.
Phlegmon diffus, 81; — de l'é-paule chcz le cheval, 184.
Phthiriase,72.
Phthisie des grands ruminanis 37.
Piétin, 230.
Pigmentation (Anomalies de), 65.
Pinces pour la hernie ombilicale, 242-244.
Piqüre de maréchal, 216.
Pityriasis, 63 ; — parasitaire, 67.
Plaies d'eté, 60; — par iüstru-ments trauchauts, 81 ; — par armes ä feu, 84; avec inocula­tion, 85; —articulaires, 90; — de la tête, 95; — des levres. 132; — déchirures de la lan-gue, 133; — superficielles ou profondes de la gorge, 137; — de la region pectorale, 155; — du coeur, 177; — du genou chez le cheval, 192.
Pléthore, 41.
Pleurésie, 173.
Pneumonie, typboïde. Tracé gra-phique de la temperature, 8, 170, 171.
Poireaux, 132.
Poisons, 74.
Police sanitaire, 520.—Loidu 21 juillet 1881, 524.
Polyméliens, 426.
Polypes des oreiües, 114; — de la vessie, 355.
Pommelière, 37.
Ponction de la poche gutturale des équidés, 138.
Porc (Rougeole du), 6; viandes de boucherie, 573.
Porrigo des boeufs, Ci.
Positions du foetus, 404.
Pou de la tête, 72.
Pounion (Emphyseme dn), 165; — congestion du — 168; — pnej inouie, 169.
Pousse, 168.
Presentations, 404; — et posi­tions vicieuses, 414.
Procédure, 583.
Proces-verbal (Modele de), 583. Prostate (Maladies de la), 339,353. Prurigo lombaire des moutons,
53; —de la peau, 56. Prurit, 366.
Psoas (Maladies du), 299. Psoriasis, 63. Ptérygioo, 111. Puces, 73.
Purpura syraptomatique, 42, 63. Pyohémie, 82.
Queue (Plaies, fractures de la), 386; — gangrene de la — 387; — carie deja — 387 ; — ampu­tation de la —, 387; — a I'an-glaise, 389.
Rachidienne (Cavité), accumula­tion de sérosité dans la — 160.
Rachitisme, 35.
Radius (Fracture du), 189.
Rapports administratifs 603; — medico-legal, 594.
Rage, 11. — Police sanitaire rela­tive a la — 347.
Rate (Maladies de la), 293.
Rectum (Plaies, 268; — chute, renversement du), 268: — chute, 268.
Reins (Tour de), 160; — maladies — 299.
Responsabilité dans le transport d'animaux domestiques, 394; — des accidents qui survienneut dans le cours de certaiues ope­rations chirnrgicales, 617.
Rélrécissementderintestin,266.
Rhumalisme, 33.
Ricin du chieo, 73.
Rognon (Mal de), 159.
Rotule (Fracture de la), 374; — Luxation (de la), 373.
Rougeole du pore, 6.
Rouvieux, 56.
Rupia, 60,
ocr page 659
TABLE ALPHABÉT1QUE
647
S
rale, 189; — tendineuse con­secutive, 187.
Sabot (Lesions accidentelles), 231.
Saignée a lajugulaire, 141; —ala veine interne de l'avant-bras, 192.
Saiguement du nez duchien, 123.
Salivaires (Calculs), 134 ; — fistu-les — 134.
Sang de rate, 20.
Sangsues (Parasites), 269.
Saphèue (Phlébite de la}, 376.
Sarcocèle, 330.
Sarcopte de la gale, 68.
Scarpulum (Fracture du), 186.
Scorbut, 41,
Scrofule, 34.
Scrotum (Plaies, contusions du), 327.
Secretion sébacée (Augmentation ou diminution de la), 64; — pileuse, 65.
Seime, 205.
Septicémie, 82.
Sésamoïdienne (Gaine), inflam­mation de la, 197.
Sinus (Maladie des), 97.
Sole ou soyon du pore, 143.
Solandres, 63.
Spasmes de l'oesophage, 1S3.
Spermatorrhée, 327.
Spinabiflda, 160.
Stomatite, 124.
Strongle de la bronchite vermi-neuse, 163; — géant, 274.
Sueur (Augmentation ou dimi­nution de la), 64.
Superfétation, 400.
Suros, 196.
Suture (Manuel opératoire), 92; — (Variétés de), 93-239; — a l'aide de fils métalliques, 435.
Sycéphaliens (Monstres), 426.
Symbiote de la gale, 69,
Syméliens (Monstres), 425.
Symphyses (Reléchement des), 436.
Syngames, 272-273.
Synovites, 87; — scapulo-huipé-
Tienias, 280.
Tarse (Amputation du), 386. Taupe (Mal de), 143. Teigne faveuse, 6S. Tendon (Distention de), 193. Testicule (Maladies du), 327. — plaies du — 333; — dégénéres-cence du — 334. Tétanos, 48.
Tête (Maladies de la), 95. Thérapeutique (Memorial), 447. Thrombose, 179. Thyroïde (Glande),(Hypertrophie
progressive de la), 138. Tibia et jarret (Plaies du), 375; — fractures du — 376; — phlébite delasaphène, 376; — rupture du tibio prémétatar-sien. 376. Tibia (Fractures du), 376. Tie avec ou sans usure des
dents, 130. Tique du chien, 73. Torsion de l'utérus, 411; — du
testicule, 348. Torticolis, 139. Tour de reins, 160. Tournis, 102.
Trachée (Fracture de la), 151. Trachéocèle, 150. Trachéotomie, 146. Transformation graisseuse, stéa-
tose du foie, 292. Transport d'animaux domesti-
ques, 594. Traumatisme, 102. Trayons (Obstruction des), 250. Trématodes, 278. Tremblante des moutons (Mala­die), 53. Trepanation, 96, 99. Trichine, 276-277. Trichocéphales, 278. Trichosomes, 278.
ocr page 660
648
TABLE ALPHABET1QÜE
Tricophyton tousurans, 66. Troubles de l'inslinct génési-
que, 353. Tuberculose, 37. tumeur de la region extratho-
racique, 156. Tympanite, 254. Typhoïdes (Maladies), 7.-
u
Urérnle, 43.
Urèthre (Maladies de 1quot;), 334 ; —
tréthrite, 334 ; — (Plaies de l'J,
336 ; — uréthrotomie, 336. Urine (retention d'), 306. Urticaire, 7.
Uterine (Hernie), 313, 413. Uterus (Disposition anatomiquc
de 1'), 3^4; — Conditions vi-. cieuses de 1'), 411; — (Torsion - de I'), 411; — (Hernies de T), 413;
— (Adhérences morbides de 1'),
414; — tumeurs, 414.
—nbsp; (Déchiruresdu), 436; — va-ginite, 436.
Varicocèle, 332.
Variole, 2.
Veau (Viande deboucherie),571.
Veines et artères (Maladies des), 181.
Venimeux (Animaux), 85.
Ver fourchu, 273.
Verrues, poireaux, 132; — Ver-rues des mamelles, 251.
Vessie (Maladies de la), 354; — cystite, 354 ; — polypes, can­cer, hernie, renversement, con­tusions, plaies, ruptures, 355 ;
—nbsp; calculs, 356. Vessigon, 380.
Vertèbres (Fractures des), 159. Vertige simple,52;—esseutiel,100. Viandes de boucherie (Inspection
des), 567; — Caraclères et
qualités des — chez les divers
animaux, 573; — Conservation
des - 581. Vibrion, 82. Vices rédhibiloires, legislation
francaise,587; — beige, 623. Virus rabique (voy. rage); —
charbonneux (voy. charbon). Vitulaire fièvre, 436. Volailles. Alteration de la viande
des galliaacés, 584. Volvulus, 266.
Vaccination pastorienne, 13; — • (de Cbauveau), 23; — d'Ar-loing, 26.
Vacäne, 2.
Vagin (Renverseinent du) 435;
FIN DE LA TABLE ALPHABET1QÜE
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Nous éviterons les repetitions qui parnissent ètre rtnévitable écueil de toute oeuvre encyclopédique et les emplètements auxquels se livreut forcément les auteurs de traites didactiques.
Nous serons bref, car les branches médicales progressent si rapidement qu'il devient de plus en plus difficile aux specialistes eux-mêmes de lire tous les ouvrages et tous les recueils traitaut de leurs études de predilection.
Toutes les matières seront dirigées dans Ie mèrne esprit, parce que les idees générales des collaborateurs que nous avons choisis sont les notres. La pathologie interne, la pathologie chirurgicale, la pathologie des maladies contagieuses continueronl la pathologie générale. Le lecteur retrouvera dans chacune de ces parties les mêmes principes, la mlt;!me métiiode et les mêmes divisions.
Dans l'étiologie, nous nous attacheroos partout a metlre en evidence Ie róle de l'iadividu et du milieu. Or, le milieu aglt parallèlement et pèse d'un poids considerable sur tous les ètres : animaux parasites et microbes, il est done rationnel d'étudier eomparativement sur tous, l'action des diverses influences extérieures et de douner ä la pathologie générale la signification la plus étendue. Les microbes occupent uue place presque aussi vaste dans la pathologie chirurgicale que dans la pathologie interne on dans la pathologie des maladies contagieuses. Conséqucmment l'étiologie doit résumer leur action et l'ensemble des conditions extérieures ou individuelles qui leur per-mettent d'agir. Les microhes secondes par le milieu ou l'individu, qui n'est qu'un milieu plus restieint, président aux phénomönes morbides les plus bénins comme les plus graves; il n'y a qu'une pathologie : I'lnfectlon micro-bienne en constitue Ie fond principal, Ia complication partout imminente. L'heure de leur intervention diiTère seule suivant les maladies; eile est pri­mitive dans les affections franchement contagieuses, eile est secondaire dans les maladies internes et dans les atfections externes.
C'est ainsi que nous avons compris la pathologie générale et que nous étudierons la pathologie spéciale. Dans la description de chaque maladie trois termes, causes, lesions et symptómes, doivent demeurer indissolublemeut lies. Sans lesions, pas de symptómes, c'est-ä-dire pas de maladie.
La redaction de chaque matière a été coufiée h un ou plusieurs collabora­teurs, ou chacun a pris la part que ses études antérieures lui avaient déja rendue farailière et vers laquelle il se sentait attire par les tendances de son laquo;laquo;?quot;'•nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;C. Cadéac.
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DUTROCUET. Memoires pour servir :i l'hisloire anatomilaquo;|iie
et physiologique des végétaux et des animauv. 1837, 2 vol.
in-8, avec atlas de 30 planches (24 fr.).................... 12 fr.
DCVAL (Mathias). Ea technique microseopifiue et histologi-
que. Introduction pratique ä 1'anatomie générale, par Mathias • Duval, professeur d'hislologie ä la Faculté. Paris. 1878, 1 vol.
in-16 de 316pages, avec43fig. (Bibl. scient.contemp.)... 3 fr. 50 EALS.VX (A.). Ees Alpes Fran^aises. I. Ees montagnes, les
eaux, les glaciers, les phénoménes de 1'atmosphére. 1892,
1 vol. iß-16de280 pages avec 52 figures (Bibl. scient. contu 3 fr. 50
—nbsp; II. Flore et Faune. 1893, 1 vol. in-16 de 350 p., aveo 50 fig. (Bibl. scient. contemp.).................................. 3 fr. 50
CilRARD (Ch.). Principes de biologie. 1872. in-12, 108 pages. 2 fr.
—nbsp; Ea Vie, au point de vue physique. 1860. in-12, 70 pages. 1 fr. DCnEARD (E.). Etude sur la reviviscence. 1891, in-8, 73 p. 2 fr. HEXEEY (Th.). Ees sciences naturelles et Tedncation par Th.
Huxli^', membre de la sociélé royale de Londres. 1891, 1 vol. In-16 de 320 pages (Bibl. scientifique contemporaine)... 3 fr. 50
—nbsp; Science et Religion. 1893, 1 vol. in-16 de 360 pages (Bibl. scientifique contemporaine).......................#9632;.....#9632; 3 fr. 50
—nbsp; Ees prublémes de Ia biologie. 1892, 1 vol. in-16 de 3?0 pages. [Bibl. scientifique contemporaine)....................... 3 fr. 50
—nbsp; E'évolntion et 1'origine des espéces. 1892, 1 vol. in-16 de 320 p., avec fig. (Bibl. scientifique contemporaine)..... 3 fr. 50
JOCRDANET (D.). Ees altitudes de I'Ameriqne tropicale covu-parées au niveau des mers. 1861, 1 vol. in-8 St 400 pages. 6 fr.
—nbsp; Ee Mexiquc et l'Amérique tropicale, climat, hygiéne. 1864, 1 vol. in-18 jésus de 460 pages, avec une carle............ 4 fr.
JOUVET (P.). Evolution et translormisme. 1889, 1 vol. in-16
de 234 pages............................................ 3 fr. 50
EEMOINE (E.). Des causes premières de la vie.animale. 1862,
ln-18. 69 pages........................................... 1 fr. 25
EIEBIG (Justin de). Eord Racon, et les sciences d'observation
au moyen-Age, par Justin de Liebig. Traduit et annoté par P.
de Tchihatchef, -1deg; edition, 1877,1vol. in-18 de 277 pages. 3fr. 50 EECAS (Pr ). Traite physiologiquc et philosophique de I'lié-
réditc naturelle. 1847-1850,2 vol. in-S.^................... 16 fr.
ocr page 671
RUE HAUTEPEUILLE, 19, PARIS
MARTINS. Da SpUzberg au Sahara. Etapes d'un naluraliste au Spitzberg, en Laponie, en Ecosse, en Suisse, en France, en Italië, en Orient, en Egypte eten Algérie. 1886,1 vol. in 8 de xvi-6i20 pages, avec 16pl................................... 10 fr.
PERKIER (E.). i.e laquo;ransforinismo, par Ed. Pebrier, professeur au Muséum d'histoire naturelle de Paris. 1888, 1 vol. in-16 de 320 pages, avec 100 flg. (Biblioth. scient. contemporaine.).. 3 fr. 50
SIOUIN (Ch.). Traite du microscope et des Injections, mode d'emploi, applications ä ranatornie, a l'histoire naturelle animale et végètale et ä Téconomie agricole, par Ch. Robin (de l'Institut), 2raquo; edit. 1877,1 vol. in 8 de 1101 p., avec.-336 flg. et 3 pl. 20 fr.
—nbsp; Anatomie et physiologic cellulaires, ou des cellules ani­males et végétales, du protoplasma et des elements qui en dé-rivent. 1873, 1 vol. in-8 de 640 p. avec 83 figures......... 16 fr.
HÖH AI quot;r. Da transformisme et de la generation spontanëe. étude seientiflque et philosopliique. Preface de M. le professeur M. Peter. 1890, 1 vol. in-18, 148 pages................. 2 fr. 50
SEGOIWD. Uistoire et systématisalion générale dlt;S la biolo­gie. 1851, 1 vol. in-18 de 200 pages....................... 3 fr. 50
TCUIHATCHEF (P. de). Espagne, Algérie et Tunlsie, par P. de Tchihatchef, correspondant de l'Institut de France. 1880, vol. gr. in-8 de 596 p., avec 1 carte (12 fr.)............. 8 fr.
—nbsp; Le Bosphore et Constantinople. 3' edition 1877, 1 vol. gr. in-8, xii-591 pages, avec 2 cartes, 9 pl. et flg. (15 fr.)...... 10 fr.
—nbsp;Asie Mlnenre. Description physique de cette contrée. Ouvrage
complet (350 fr.).......................................... 200 fr.
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Geographie physique. 1866, 1 vol. gr. in-8 de 600 pages, avec 12 planches, 1 carle de I'Asie Mineure en 2 feuilles in-plano Jesus, et 1 atlas in-4 de 28 planches (100 fr.)........................ 60 fr.
Zoologie. 1866, 1 vol. gr. in-8 de 900 p, avec 4 pl. (50 fr.). 30 fr.
Botanique. 1866, 2 vol. gr. ln-8 de 600 pages, et 1 atlas in-4 de 44 planches (80 fr.).......................................... 50 fr.
Geologie (3 vol. et Paleontologie, avec le concours de MM. d'Ar-chiac et Verneuil, Fischer, Brongniart et Unger (1 vol.). Ensemble, 4 vol. gr. in-8, avec une carte in-plano colombier, et un atlas in-4 de 21 planches (130 fr.)...................................... 60 fr.
Paleontologie. 1 vol. gr. in-8, avec atlas in-4 de 21 planches
(70 fr.)..................................................... 35 fr.
Geologie, 3 vol. gr. in-8, avec carte (70 fr.)................ 35 fr.
—nbsp; Voyage scientiiiqac dans 1'Altai' oriental et les parties adja-centes de la frontière de Chine. 1845, 1 vol. in-4,........ 20 fr.
THOMSON. Arcana natursc. Recueil d'histoire naturelle. 1859,
1 vol. in-folio, avec 12 pl. noires. (60 fr.).................. 20 fr.
Fig. color. (75 fr.).......................................... 35 fr.
TROUESSART. Aa bord de Ia mer. Les daaes et les falaises, les animaux et les plantes des cAtcs de France. 1893, 1 vol. in-16 de 350 p., avec 280 flg. {Bibl scient. contemp.)... 3 fr. 50
TRUTAT. les Pyrenees, le sol et les habitants. 1893, 1 vol. in-16 de 350 p., avec flg. (Bibl. scient. contemp.).......... 3 fr. 50
ViREY. Philosophie de 1 liistoire naturelle 1835, in-8. 3 fr.
WEDDEIX. Voyage dans Ie Nord de Ia Rplivie. et dans les parties voisines du Pérou. 1853, 1 vol. in-8, avec4 figures. 6 fr.
ZlÉGIiER. I.uttc pour I'e^istence, entre l'organisme animal et, les algues microscopiques. 1878, in-12, 80 pages......... 2 fr.50
X
ocr page 672
J.-B. BAILL1ÈUE ET PILS
ARCHEOLOGIE PREHISTORIQUE
BARTHELEmir lE.). Revherebes archéologitiurs sur la Lor­raine avant l'histoire. 1889, 1 Tol. in-8 de iiftó pages avec 2 car­tes el 31 planches......................................... 10 fr.
—nbsp;Camps vitrifies et camps calcines. 1892, in-8, 40 p.. 2 fr. RAli: (J. de). I/archéoIogie préhisioriqne. 1888, 1 vol. in-16 de
360 pages avec 50 figures {Hibliot. seient. contemp ). 3 .fr. 50
—nbsp; Eindes archéulogiques. Epoque des invasionlaquo; barbares. Industrie anglo-saxonne. 1889, 1 vol. in 4 avec 17 pl.. 30 fr,
—nbsp; Industrie lungobarde. 887, 1 vol. in-4 avec 16 pl..... 30 fr.
BERKUARRT (C). Eck peuples pretaialoriques en Eorraiiie,
2raquo; edition. 1891, in-8, 163 pages............................ 3 fr.
Congres Internat onal d'anlbropologie et d'arcbéoltigie
préhisforiques. 6raquo; session. Bruxelles, 1873, 1 vol. gr. in-8 de 600
pages avec 90 planches................................... 30 fr.
COTTEAE ((I.). Le Prébistorique en Europe. Congres, Musées.
Excursions par G. Cotteau, correspondant de l'Institut. 1889,
1 vol. in-16 de 313 p. avec 80 fig. (UibL scient. contemp.). 3 fr. 50 CRANIEE (A.). Solutré ou les chasseurs de rennes de la France
een i rale. Hisloire préliistorique.1872,1 vol. gr. in-8, avec fig. 5 fr, REHIEURE (Ch.). L bomme avant i'histoire, par Ch. Derikkre,
professeur k la Faoullé de Lille. 188S, 1 vol. in-16 de xvi-304 p.,
avec Siügures (Bibliothègue scientißque contemp.)— 3 fr. 50 HLPOX I' (E.). E'humme pendant les skges de Ia pierre, dans
les environs de Dinant-sur-Mouse 1872, 1 vol. gr. in-8. 7 fr. SO FERCiESSON (James). Ees monuments méüaiithiqnes de tons
pays. 1878, 1 vol. gr. in-8, de Lii-559p. avec 2 0 fig....... 10 fr.
FRAIPONT. Ea race bnmaine de Néanderlbai ou de Ganstadt
en Belgique. 1887, gr. in-8, 155 pages, avec 4 pl.......... 10 fr.
fiiAlEEARD (F.). Ees monuments mégaiithiqnes. 1889, in 8
avec 9 planches et 1 carle............................. 1 fr. 50
CiARRlGOE el FiEHOE. Age de la pierre polie dans les caver-
nes des Pyrenees ariégeoises. 1868. in-4, 78 p , avec 9 pl. 4 fr. GIROD et MAHSÉKIAT. Ees stations de l'äge du renne dans
les vallées de la Vézëre et de la Corrèze, par Fascicules
Ia IV. Prix de chaque fasciscule...................... 5 fr.
GROKS (Viel.). Ea Tène, uu oppidnm belvèle. 1 vol. in-4, avec
13 planches en photolypie, figurant 260 objets, cart....'.... 8 fr. HAnARH. Etudes critiques d'arcbéologie prébistorique amp;
Mont-Dol (llle-el-Vilaine). 1880 1 vol. gr. in-8, 270 p..... 3 fr. 50
EARTETet CHRISTY (H.). Reliquise Aquitanicsc. Archceology
and Paloeontology. 18 6-187f), 1 vol. in-4de500p., avec10-2pl. 72 fr. EOBET (V.). L'Egyple au tempsdes PharaonM, la vie. la science
et l'art, par V. Lobet, maïlre de conférences k Lyon. 1888, 1 vol.
in-16 de 320 p , avec 20 pl. {Bibl. scient. contemp.)...... 3 fr. 50
ETEEE. E'andenneté de Ihomme, prouvée paria geologie, 3deg;
edition, 1891, 1 vol. in-8 de xvi-592 p , avec 68 fig.......... 9 fr.
PEKEIRA lraquo;v COSTA. De rexistence de k'homme aux époques
reculées dans la vallée de Tejo. 1865, gr. in-4, avec 7 pl... 6 fr. RIVIËHE (EmileU Paléoethnologie. De l'antiquité dei'bomme
dans les Alpes-lllaritimes. 1879-1887, 1 vol. in-4 de 250 p., avec
24 pl. ohromolith. et figures, carlonné .................... 65 fr.
WATEI.ET. E dge de pierre, et les sepultures de bronze dans Ie
département de 1'Aisne. 1866, gr, in-4,36 p., avec 6 pl...... 6 fr.
ocr page 673
RUE HAUTÊPEU1LLE, 19, PARIS
ANTHROPOLOGIE — ETHNOGRAPHIE
RIIEBIH (Collection). Llaquo;s races humnlnes, par R. Veunkau.
1891,1vol. gr. in-8, de 800 p., aveo 600 figures....___ 12 fr.
IIIHICA Instructions pour les recherches et observations
anthropirlogiqurs. 1865, 1 vol. in-8, 1H6 pages et 1 pi. col. 3 fr. CORNAV. IHémoire sur Ie métisme animal chez les espèces
bumaines. 1 vol. in-8, 146 pages, avec planches.......... 4 fr.
—nbsp; Mémoire sur la vie des lissus. chez les espèces humaines. 1884 in-12, 119 pages avec i tableau....................... 3 fr.
n'ASSIER. Philosophie naturelle. L'homme. 1883, 1 vol. in-18................................................... 3 fr. 50
BORTEIi. Anthropologie criminclie. 1891,1 vol. gr. in-8. 4 fr.
i;\triliI,M.raquo;;\V La pratique des accou. benients chez les pou-ples primitifs Etude d'ethnographie et d'obstétrique, 1885, 1 vol. in-8 de xvi-388 pages, avec 83 figures...................... 7 fr.
FOLCY (Ä.-E.). Quatre annécN en Océanie. Histoire naturelle de rhomme et des sociéés qu'il organise. 1876.1 vol. in-8. 4 fr.
FRAKCOITE Ei'anthropoloyie criminelie, par Franco i te, pro-
. fesseur a l'Université de Liege. 1891, 1. vol in-16 de 320 pages,
avec 50 figures (.Bjft/ioiÄeg'Me scientiflque contemp.)..... 3 fr. 50
GODROK. Re l'espèce et des races laquo;lans les êtres organises, et spécialement de l'espèce humaine. 1872, 2 vol. in-8... 12 fr.
RAMT. Anthropologie de I'lle de Timor. 1374, in-4..... 2 fr.
HUXI ET. La place de rhomme dnns la naturi*. 1891, 1 vol. in-16 de 360 p., avec 84 fig. tliiblioth. scient. contemp.).. 3 fr. 50
liAl'Aamp;SAGNE Le.laquo; tatouages. Etude anthropologique et me­dico- legale. 1881, in-8, 116 p., avec 36 pl................... 5 fr.
OMAMLS R'RALLOT. Res races humainea. 1845, in-8. 2 fr.
PËRIEK. Fragments ethnologiques. 1857, in-8, 124 p..... 3 fr.
PRICRARR (J.-C). Ristoire naturelle de Ihumme. 1843, 2 vol. in-8, avec 40 pl. col. et 90 fig................... ... 20 fr.
4|EATKEFAi(iiES (A. de). Rommes fossiles et hommes sauva­ges, par A. de Quatbefages. de l'Institut. professeur au Muséum. 1884, 1 vol. gr in-8 de xii-644 p., avec 209 flg............. 15 fr.
—nbsp; Le meine, cartonné, tranches rouges.................... 18 fr.
—nbsp; Les Pygmées. Lespygmées des anciens,lesNégfitos, les,Négril-les, les Hottentots et les Boschimans. 1887, 1 vol. in-16 de 352 p , avec 31 lig. (Bibl scient contemp.'i...................... 3 fr. 50
QVATREFA6ES (A. de.) et RA.TIV. Crania cthnica. Les crAnes des races bumaines, décrils et figures d'après les collections du Muséum de la Société d'anihropologie et les principales col­lections de France et de l'étranger. 1874-1882, 1 vol.in'-4 de xi-528 p., avec 483 figures et 1 atlas in-4 de 100 planches lithographiées, ensemble 2 vol. carlunnés............................... 160 fr.
KICARB. L'évolniion sexuelle dans 1'espëee humaine. par le Dr Sicard, Doyen de la Paculté des sciences de Lyon. 1892, 1 vol. in-16 de 32Ö p., avec 94 flg. (Biblioth. scient. cont.) 3 fr. 50
VERNEAE (R.). Les races humaines par le Dr R. VERNEAU, assistant au Muséum, lauréat de l'insiitut. Preface par A. de Quatrefages 1891, 1 vol. gr. in-8, 800 p., 531 fig........ 12 fr.
—nbsp; Lc bassin dans les sexes et dans les races. 1885, in-8, 156 p. avec 16 planches...................................... 6 fr.
WEBB et MEBTHELOT. Ethnographie des iles Canaries. 1842 in-folio, avec 2 planches................................... 20 fr.
ocr page 674
J.-B. BA1LLIÈRE ET F1LS
ZOOLOGIE
AI.IX (E.). li'esprit de nos betes, par E, Alix, vétérinaire en 1quot; de l'armée. 1891, 1 vol. gr. in-8 de 656 pages, avec 121 flg.. 12 fr.
—nbsp; Cartonné....................'............................. 15 fr.
Ain¥OT. Entomologie fran^nise. Rhynchotes. 1848, 1 vol. in-8
de 500 pages aveo 5 planches...........'.................... 8 fr.
AVDEBERT (J.-B). llistoitc naturelle des Singes 1800, 1 vol. in-fol. avec 63 planches col. (SCO fr.)........................ 50 fr.
—nbsp; Le meine, figures noires.................................. 30 fr.
AEDEUERT (J.-B.) et TIEILLOT (L.-F.). Ilistoirc naturelle des
oiseaux laquo;lores. 1802, 2 vol. gr. in-fol. avec 192 planches colo-riées. Texte imprimé en or (3000 fr.)..................... 800 fr.
—nbsp; l.e même. 2 vol. in-fol. avec pi. noires................... 120 fr
AEDOIIN (V.) et ICItti.i: Espéecs nouvelles Cicindélëtolaquo;.
1839, in-4................................................ 1 fr. 50
AUIOLIV (V.) et EDWARDS (H. Milne). Crustaces nouveaux.
1841, in-4, 48 pages, avec 3 planches coloriées.............. 4 fr.
RALFOER (F.) Traite d'embryoiogie et d'orgnnogénie com-parées, par F. Balfour, professeur a l'Unlversilé de Cambridge, traduit et annoté par A. H. Robin et F. Mocquard, assistant au Muséum. 1885, 2 vol. in-8, ensemble 1351 p. avec 740 flg. 30 fr. . BAEDOIV. IHonographie des suecinécs fran^aises, 1877-1881, 3 brochures in-8,127 pages, avec 9 planches............... 10 fr.
—nbsp; nbsp; Catalogue des Mollusques vivants de l'Oise. 1884, in-8, 133 pages avec 3 planches.................................. 5 fr.
—nbsp; Pisidies Iran^aises. 1857. 2 parties gr. in-8, 56 p.......... 3 fr.
READ. Catalogue des Coqnillcs rceueillies ;i la Ciuadclonpe.
1858, gr. in-8............................................. 1 fr. 50
REAENIS. Nouveaux Elements de physiologic, parH. Beaunis, #9632; professeur de Physiologie ä la Faculté de Nancy. 3e edition. 1888,
2 vol. gr. in-8, ensemble 1500 pages avec 530 flg. cart..... 25 fr.
—nbsp; E'évolution dn Systeme ncrweux. 1890, 1 vol. in-16 de 320 pages avec 237 figures (Bibl. scient. contemp.)....... 3 fr. 50
BEAENISetROECIIARD. Nouveaux elements d'anatomie dcs-crlp^:re et d'embr.tologie, par H. Beaunis et A.-H. Bouchard, professeur äla Faculté de médeoine de Bordeaux,'4deg; edition. 1885, 1 vol. gr. in-8, xvi-1072 p , 456 fig. noires et col. cart..;... 20 fr.
BECHAÜI* (A.). Ees mlerozymas, dans leurs rapports avec 1'hétérogénie. l'histogénie, la physiologic et la pathologie, 1883, 1 vol. in-8 de 992 pages avec 5 pi......................... 14 fr.
—nbsp; La theorie du mierozyma et Ie Systeme microbien. 1888, 1 vol. in-8, de 495 pages................................... 8 fr.
BËRENGEIER. Faune malacologique du Var, 1892, gr. in-8, 106 pages.............................. :.................. 3 fr.
BERNARD (Claude). Physiologie, par Claude Bernard; de l'Aca-dérmie des sciences et de l'Académie francjaise. 1855-1883, 16 vol-in-8 avec figures et planches............................. 115 fr.
BERNARDI (A.). IHonographie des genres Galatea et Fischc-rla. 1860. in-8, avec 9 pl. (25 fr.)......................... 15 fr,
—nbsp; IHonographie du genre Conus. 1862, in-4 avec 2 planches coloriées (6 fr.)............................................ 3 fr.
BERT (Paul). Ec^ons sur la physiologie eomparée de la res­piration, par Paul Bert, professeur ä la Faculté des sciences. 1870, 1 vol. in-8 de 500 pages, avec 150 flg....,.......... 10 fr.
ocr page 675
RUE HAUTEFEUILLE, 19, PAfllS
BERTHEI.IW. Liste des foramlnifères, recueillis k Pornichet.
Man. de récolter les raicrozoaires marins. 1878, in-S, 55 p. 2 fr. KlRTIIEIiOT (Sabin). litalité des mers. 18J8, 1 vol. in-8 da
320 pages................................................... 6 fr-
BISCIIOFF. Traite du fiéveloppement de rhomme et des
mammiféres. 1843, 1 vol. in-8............................ 5 fr.
BLAINVIiiLE. Mémoire sur les Béiemnltes. 1825, in-4, 146 p.
avec 5 pi................................................... 6 fr.
—nbsp; Prodrome d'uue nionojiraphie des Ammonites. 1840, in-8, 31 pages................................................ 1 fr. 50
BliAINVlIXE Manuel tie malacoiogie et de conehyliologle, 1827, 1 vol. in-8 avec atlas de 100 pi. nolres.............. 40 fr.
—nbsp; Planches coloriées....................................... 80 fr.
BLAIMC{A,). 1 c^ons de zoölogie gónérale pour servir d'introduc-
tion ä l'etude de l'ornithologie. 1848, in-16,133p........... 3 fr.
BLAKC. Les Anomalies ohez l'homme et les animaux. 1893.
1nbsp; vol. in-16, 350 p. avec 100 fig. {Bibl. scient. contemp.). 3 fr. 50 BLA^iCBARD (E.). Les poissons des eaux douces de ia
France, par Emile Blanchard, professeur au Muséum, mem-bre de l'InstituU 1880, 1 vol. gr. in-8, 8U0 pages, av o 151 figures
et 32 pi.................................................... 16 fr.
BLANIBARU (H.). Traite de zoölogie médieale, par R. BLAN­CHARD, professeur agréé amp; la Faculté de médecine de Paris. 1889,
2nbsp; vol. in-8 de 800 pages avec 650 figures.................. 20 fr.
—nbsp; Les coccidés utiles. 1883, gr. in-8. 117 p. avec 26 flg..... 3 fr.
BOCOURT (F.). Reptiles, batraciens et poissons, recueillis dans
Ie royaume de Siam. In-4, avec 1 pi........................ 3 fp.
—nbsp; Reptiles et poissons nonveanx de la faune tropicale do l'Amérique. In-4.......................................... 1 fr.
—nbsp; Sauriens nouveaux de TAmérique meridionale. In-4.... 1 fr
—nbsp; Cierrhonofcs nouveanx du Mexique et de TAmerique centrale. In-4.................................................... 1 fr. 50
BONAPARTE. Iconograpliia della Fauna Itollea. 1832-1841,
3nbsp; vol. in-fol. avec 180 planches, cart. flg. noires (300 fr.). 150 fr. Figures coloriées........................................ 450 fr.
—nbsp; Iconographie des pigeons. 1857, 1 vol. in-folio. avec 55 pl. contenanl 63 flg. col. cart. (225 fr.)....................... 120 fr.
BO!laquo;APAB:TE et SCHLEGEL. Monographie des Loxiens.
1850, 1 vol. in-4, avec 54 pl. col. (80 fr.).................. 36 fr.
RONNET (G.). La Puce penetrante. 1867, in-8, 102 p. 2 fr. 50 l HONVOCLOIR (H. de). Monographie des Euenémides. 1870,
1 vol. in-8, 908 pages, avec 42 pl.......................... 24 fr.
ROLRGITGNAT (J.-K.). Les SpicilAgcs malacoiogignes. 1862,
1 vol. in-8, de 287 p., avec 15 pl. en parties color......... 24 fr. •'
BREHM. Les mamniiièrcs. Edition frangaise par Z. Gerbe, 2
vol. gr. in-8, 770 flg., 40 pl................................ 25 fr. -
—nbsp; nbsp;Les oiseaax. Edition francjaise par Z. Gerbe, 2 vol. gr. in-8, 500 flg., 40 pl............................................ 2't fr.
—nbsp; Les reptiles et les batraciens. Edition francjaise par E. Sau-vage, 1 vol. gr. .in-8, 000 flg.,20 pl........................ 12 fr.
—nbsp; Les poissons et les crustaecs. Edition franyaise par E. SAü-VAGE et J. KuncivEL d'Hercülais, 1 vol. gr. in-8, 750 p., 524 flg., 20pl..................................................... 12 fr.
—nbsp; Les insectes, les myriapodes, les arachnldes par J. Kun-ckel d'I-Ierculais, 2 vol. gr. in-8, 2060 flg., 36 pl.......... 24 fr.
ocr page 676
J.-B. BAILLIÈRÈ ET FILS
BREUIH. Les vers, les molluaques, les échlnodermes. les zoophjtrs, les prolozoaires et les unimanx des grandeei prtitondeurs. Edition (ran?aise par A. T. de Rochebrune, l vol. gr. in-8, 1200 figures, 20 planches......................... 12 fr.
BIlliMSIOK Tralie raquo;oologique et physiologiquc des vers in-teslinaux de I'liomine. 1837, 1 vol. in-8 avec alias, in-4, de 15 planches (13 fr.).......................................... 7 fr.
HKESL'UET. Etudes analomiques, physiologlqnes et patho-logiques de l'oeuf. 18ö5, in-4, 144 pages, avec öplanches. 5 fr.
—nbsp; Uecherches snr I'organe de l'oiiïe et sur 1'auditlon dans rhomme et les animaux vertébrés. 1836, in-4, avec 13 plan­ches (12 fr )............................................... 5 fr.
—nbsp; Becherehes sur I'organe de l'ouïe des Poissons. 1838, in-4, avec 17 planches (12 fr )........................'.... 5 fr.
KitOtt III (P.). Traite de zoölogie agricole et industrielle compr-Énant la pisciculture, 1'osliéiculture, l'apiculture et la séri-ciculture, par P. Brocchi, professeur ä l'Insiitut agronomique. 1886, 1 vol. gr. in-8 de 984 pages, avec 63 figures, cart... 18 fr.
BBOKGKIAHT (Ch.). Tableaux d'hlstoire naturelle: Zoolo­gie, par Ch. Brongniart assistant au Muséum. '6'edition. 1889, 1 vol. in-4............................................. 3 fr. 50
laquo;It ytOT (E.), raquo;AVTXEIVBEBCi (Ph.) et BOIXFUS (O.). Les mollusques mar.ns du Roussillon. Tome I, Gastropodes. 1882-1886, 1 vol. in-8 de 570 p. avec 66 planches photograph. 65 fr.
—nbsp; Tome II, Pélécypoda, fascicules I äV. Chaque........... 5 fr.
CAILLIALD (Fr.). Mollusques perioranls. 1856, in-4. 58 pages,
3 planches................................................ 6 fr.
CAKTEKEB (L.-P.). Lépidoplères du raquo;'ar. 1833, in-8, 29 p. 1 fr. 50 CAPIOMOSIT. Bevision des Hypérides. 1868, in-8, vill-368 p.,
avec i #9632; planches............................................. 6 fr.
CABLIEB (A.). Anatomie philosophique. Les cinq vertèbres
céphaliques, chez l'hon me el les autres vertébrés. 1883,1 vol. gr.
jn-8, de 360 p., avec 201 figures............................ 12 fr.
CABVM (G.-C ). Trsilé d'anatomie comparée. 1835, 3 vol. in-8,
avec alias de 31 pi. in-4 (34 fr )............................ 10 fr.
CABLS (V.). Blstoire de la zoölogie, depuis Tantiquilé jusqu'au .
xix8 siècle, par V. Cards, professeur a l'Université de Leipzig,
traduit et annoié par A. Schneiler, professeur k la Faeulté des
sciences de Poitiers. 1880, 1 vol in-8, de 63'2 p. (15 fr.)..... 10 fr.
CBABikON (d.). IMceurs et coutumes des Oiseaux en Auver-
gne. 1892, in-8 80 pages.................................... 3 fr.
CASTEliNAU. Mémoire sur les Poissons de 1'AIrique australe.
. 1861, in-8, 80 pages...................................... 3 fr. 50
CHAHPENTIEB (A). Monographie des sangsues médicinales.
1833 in-8............................................... 1 fr. 50
CBATEKIEB. Catalogue des mollusques terrestres et Ilnvia-
tllelaquo; de la Drome. 1888, gr. in-8, 62 pages................. 3 fr.
CBATIN 'Joannes). En cellule animale, par J. Chatin, profes-
seur-adjOint k la Faculió des sciences de Paris. 1892,1 vol. in-16
de 350 p., avec fig. {Bibl. scient. contemp.)............... 3 fr. 50
—nbsp; Les organes des sens dans la térie animale. Legons d'anato­mie el de Physiologie comparée, faiies k la corbonne. 1880, 1 vol. in-8 de viii-726 pages avec 136 figures...................... 12 fr.
—nbsp; La trichine et la trichinöse. 1883, 1 vol. in-8 de 282 pages, avee 11 planches..........................',................ 10 fr.
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RUE HAUTEPEUILLE, 19, PARIS
CHATIN (Joannes). I/üngailulle de la betterave. 1891, gr. in-8, 52 p , avec 9 planches....................................... 6 fr.
—nbsp; La cellule nerveuse. 1890, in-8. 61 p.. 1 pi.......... 2 fr. 50
—nbsp; Morphologtlaquo; comparée des pieces niaxlliaireraquo;, mandiba-lulres et labiales cheas les insectes broyeurs 1884, in-8, 217 pages, avec 8 planches................................. 8 fr.
—nbsp; Piece-raquo; mandibulalres, max'llaires et labiales des hyiué-nopières. 1887, in-8, 4Ü p. avec 2 planches................ 2 fr.
—nbsp; Ktude de la cbroniatopoie chez les butraetens, les crnota-cés el les Insectes. 1881, gr. in-8, 112 pages........... 3 fr. 50
—nbsp; Dn btktonnet optlque chez les crustncés et les vers 1877, gr. in-8, 81 pages, avec 3 planches coloriées. .............. 3 fr.
.— Des bdtimnets antennaires chez la Vanesse paon-de-jour, 1883, in-4. 20 pages, avec 2 planches.............. ...... 1 fr. 50
—nbsp; Histoire du nuyau dans l'épithélinm anditii des batra-ciens. 1883, in-4 30 p , avec 9 planches.................... 2 fr.
—nbsp; Histoire anatomiciue des glandes odornnles des mamml-fAres carnassiers et rongeurs. 1873, gr. in-8. 135 p., avec 9 planohes............................ ..................... 8 fr.
fll raquo;IIVE tl'. Traite d'anatomie compnrée des aiiimnux do-mestiques. par A. Chauveau. membre de l'Institut, et Arloing, directeur de 1'Ecole vélérinaire de Lyon. 4' edition, revue et augmentée. 1889, 1 vol. in-8 de 1.000 pages, avec 400 figures en parlie col..........#9632;....................................... 24 fr.
CHEVALIER (E.). Insectes nnisibles et miles de la Savoie. 1872 in-8, 71 pages..................................... 2 fr. 50
COLIN ((!,). Traite de pfaysioloyie comparée des antmanx, considérée dans ses rapporls avec les sciences naturelles, la mé-decine, la zooiechnie et récnnomie rurale, i ar G. Colin, profes-seur äl'Ecole vétérinaire d'Alt'ort. 3'edition. 1886-1888, 2 vol. in-8, avec 261 figures___................................. 28 fr.
COQCEHERT. lilustratio ieonographica inscctornm, in Mu­ssels Parisinis. 1799. in-4, a\ec 30 pi. noires (sans texte). 15 fr.
—nbsp; Le niême figures coloriées................... ......... 20 fr.
COR\AY. Ecole des races et exposition des principes de
gcnéanomie. 1865, in-12. 114 p., a- ec 11 tableaux........ 10 fr.
—nbsp; Méinolre sur la CSenëse animale. 1866, in-12, 108 p... 3 fr.
—nbsp;De la reconstruction dn cheval sauvage primilif. 1861, in-12, 68 pages., avec 1 planche.......................... 2 fr.
—nbsp; Principes de physiologie, et exposition de la ioi divine d'har-monie. 1862. in-12, 146 pages.............................. 2 fr.
—nbsp; Principes de physiologic et exposition des iormnles des lorccs vitales. 1862, in-12, 92 pages...............'.. . 1 fr. 50
CORNEVIN (Ch ). Traite de zootechnie générale, par Ch. COR-
nevin, professeur k TEcole vétérinaire de Lyon. 1891, 1 vol gr.
in-8 de 1,000 pages, avec 300 figures.................... 22 fr.
COTTEAU (G.). et TMICIER Ëehinides de la Sarthe. 1857-1869,
1 vol. gr. in-8 de 456 pages, avec 1 atlas de 65 pi. et 10 tableaux,
dontl2col............................................... 67 fr. 50
COCPIN. Ei'aquarinm d'eaudouce et ses habitants, animaux
et végétaux. 1893, 1 vol. in-16 de 320 p.. avec 228 fig. cart. 4 fr. COCTANCE. De l'énergie et de la structure mnscnlaire chez
les Rlollusiiues acéphales 1878, in-8, 61 p., avec 2 pi.. 3 fr. CWIER (G ). Le régne animal. 10 vol. de texte et 10 atlas com-
pTinant ensemble 993 pi. color.gr. in-8jésus, reliés (2r000 fr.) 1000 fr.
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10nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;J.-B. DAILLlfeRE ET F1LS
rtJVIEa (G.). Lcs OiMeaiix. 1870, 1 vol. in-8, avcc 72 pl. conte-nant 464 figures noires 30 fr. ~ Figures eolorieos........ 50 fr.
—nbsp; E.cs MoIIusques. 1868, 1 vol. in-8, avec 36 pl. contenant 520 figures noires 15 fr. — Figures colorlées................. 25 fr,
—nbsp;Les \eea elaquo; les Zoophytes. Is69, 1 vol. in-8, avec 37 pl. con­tenant 550 flg. noires 15 fr. — Figures coloriées.......... 25 fr.
CUVIER ((!,). et VALENCIENNES, llistoire naturelle despots-sons, 1829-1846, 22 volumes de texte avec 3 alias contenant 650 planches. Ouvrage complet, publié en 35 livraisons.
-=- Texte et pl. in-8, figures noires (375 fr.)................. 250 fr.
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Ensemble 2 vol. gr. in-8, cartonnés...................... 60 fr.
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DAGCIN et KAUUIES. Les poUsons de Ia Uaule-IHarne. 1892,
1nbsp; vol. in-16 de 85 pages..................................... 2' fr.
DANILEWSHY. La pui-asitologic eomparce du sang. 1889,
2nbsp;volumes in-8, avec 5 planches coloriées................. 10 fr.
1raquo;AV%I\K (C). Traite des entozoaires et des maladies Ter-
minenses chez l'homme et les animaux domestiques. 2quot; edition 1877, 1 vol. in-8 dé 1,003 pages, avec i 18 figures.......... 14 fr.
—nbsp; Les anomalies de I'oeuf. 1861. in-8, 92 p., aveo 2 pl...... 4 fr.
—nbsp; L'Angnillulc du lilt- niellé au point de vue de 1'histoire naturelle . et de ralt;jricullure. 1857. gr. in-8, 86 pages aveo 3 planches. 4 fr.
DAVID. Catalogue des oiseanx de Chine observes dans la par-tie septentrionale de I'Enipire, an nord du fleuve Bleu. in-4. 4 fr.
—nbsp;Catalogue des mammilères de la Chine. In-i......... 4 fr.
DECKOIX. Reeherelies expérimentales sur Ia viande de
ein'val. 1885, in-8, 56 pages............................ 1 fr. 10
DECiLANDet GERBE (Z ). Ornithologie europécnnc. Catalogue
descriptif, analylique et raisonné des Oiseaux observes en
Europe. 2' edition. 1867, 2 volumes in-8.................... 24 fr.
DESIIATES (G.-P,). Conehylioiogie de 1'IIe de la Kénnion.
1863, gr. in-8, 144 p., avec 14 planohes coloriées........... 10 fr.
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DESIIATES et JULIEN. Moüusqnes nouveaux du Cambodge.
In-4 avec planches coloriées............................... 10 fr.
DESMARM (.).). Catalogue des Mollusques terrestres, fiuviatiles
et marins d'Ille- et-Vilaines. 1873, ln-8, 95 pages......,..... 2 fr.
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RUE IIAUTEFEUILLE, 19, PARIS
11
DOLLO (L.). La vie au sein des mers, la faune marine et les grandes profondeurs, les grandes explorations sous-marines, les conditions d'existence dans les abysses et la faune abyssale, par L. Dollo, aide-naturaliste au Musée d'histoire naturelle de Bruxelle. 1890, 1 vol. in-16 de 304 pages, 47 figures (Bibliothèque scientifique contemporaine).............................. 3 fr. 50
n01\!V.lUIEU (A.-L). Origines de la question pbylloxérique. 1887, gr. in-S, 16 pages..................................... 1 fr.
DOUBS Catalogue synonymique deraquo; Hyménoplères de France. 1874, 1 volume in-8 de 230 pages......................... 3 fr. 50
DROUET (It.). Enumeration des moliusqncs terreslres el llnvia-tiles vivants de la France continentale. 1885, gr. in-8, 53 p. 2 fr. 50
—nbsp; (Jnionidsc dn bassiraquo; dn Rhone. 1889, in-8, 91 p pi___ 5 fr.
—nbsp; Coiéoptères a^oréens. 1859, in-4..................... 1 fr. 50
—nbsp; Sur I'ilclix acuieata. 1859, in-8, 26 pages avec 1 pi... 1 fr. 50 DUBOIS. Cataiogne des llémlptères de Ia Somme. 1891, in-8,
82 pages.................................................... 3 fr.
BH MUS (B.). Esquisscs ornithologiques, descriptions et figures
d'oiseaux nouveaux. 1845, 1 vol. in-4, avec 13 pi. col.... 10 fr. IU t IIASSlIVtJ et MICHELOTTI. Mémoires sur les Coral-
liaires des Antilles. 1864, in-4, 301 pages avec 2 pi..... 30 fr.
DEGËS. Osteologie et myologie des Batraciens. 1834, in-4,
avec 20 planches....................................... 10 fr.
—nbsp; Conformité organiqne dans réchelle animale. 1832, in-4, avec 6 pi.........'.......................................... 4 fr.
BUMERIL (A.). Reptiles et poissons de 1'Afrique occidentale. 1861, in-4, 132 pages (sans planches)....................... 3 fr.
—nbsp; Notice sur Ia menagerie des reptiles du Muséum. 1861. in-4, 125 pages............................................... 3 fr. 50
—nbsp; Sur Ia menagerie des reptiles du Muséum. In-4...... 1 fr.
—nbsp; Lettres relatives au catalogue des poissons et au catalogue de la menagerie des reptiles, 1861, in-4, 32 pages...... i fr. 25
—nbsp; Sur Ia monstruosité dite Polymélic chez les Batraciens anoures, in-4, avec 1 planche........................... 1 fr. 50
—nbsp; Bescription de monstrnosités ohservée sur des Axolotls. In-4, avec 1 planche...................................... 2 fr.
—nbsp; Sur Ia reproduction des Axolotls dans la menagerie des reptiles du Muséum, ln-4, avec 1 planche coloriée...... 4 fr.
—nbsp; nbsp;Prodrome d'une monographic des Estnrgeons, et descrip­tion des espèces de l'Amérique du Nord qui apparliennent au s.-genre ^Iwtocews. In-4, avec 6 planches.................. 8 fr.
—nbsp; Notes sur trois poissons de Ia collection du Muséum {Acipenser Dabryanus, A. Dum. — Polyodon gladius, V. Mart. — Peristethidionprionocephatum A. Dum.). In-4, 2 pi. 3 fr. 50
—nbsp; Bescription des rcpliics nouveaux ou mal connus de la colleclion du Muséunu 2 mém. in-4, 56 et 152 p. (s. pi)... 10 fr.
BUMERIL (A.) et BOCOERT. Reptiles et Batraciens dn Mexique et de l'Amérique centrale. 1870-1890, 12 livraisons in-4, 732 p. avec 72 pi. dont 18 coloriées. (120 fr.)....... 100 fr;
BEMERIL (C. et A.). Catalogue uiéthodique de la collection des reptiles du Muséum. 1851, 2 parties, gr. in-8, 224 p... 5 fr.
DÜPONT. L'dge dn cheval et des principaux animaux domes-tiques, äne, mulct, bceuf, mouton, chèvre, chien, poro et oiseaux, par M. Dupont, professeur ä l'Ecole d'agriculture Delhomme de Grézancy. 189J, 1 vol. in-16 de 180 p. avec 36 pi. dont 30 col. 5 fp
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12
J.-B. BAILLIÈRE ET PILS
DWAL (Mathias). Cours de physlologle. 7' edition, complétée par l'exposé des travaux les plus récents. 1893, 1 vol. in-8, de 75Ï pages, avec 220 lianres................................ 9 fr.
nUVAL. (Mathias) et CVNSTAIVnN (Paul). Anatomie et Physio­logie animales, par Mathias Duval, professeur ä la Faculté de médecine de Paris et P. Constantin, agrégé des sciences natu­relles. 189,2, 1 vol. in-8 de 550 pages avec 47ü figures.. 6 fr.
IUJVE3ÜVOI. Des caraetères raquo;natumiques des grands singes pseudo-anthropomorphes. 1856,1 volume in-4 de 248 pages avec 16 planches................................................ 25 fr.
EBUARU. Monographie des sangsues médicinales. 1857,
Inbsp; vol. Jn-8, avec 104 figures, dont 76 coloriées (9 fr.)...... 6 fr.
—nbsp; Mémoires sur les erustacés, 1 vol. in-4. avec 55 planches noires et coloriées, cartonné.............................. 75 fr.
—nbsp; Faune carclnologiqne de la Kouveile-Caledonie, 1 vol. in-4, avec 22 planches noires et coloriées............ 35 fr.
EUIVAUDS (Alph. Milne). Etudes Zoologiqnes sur les crnstaeés récents de la familie des Portuniens. 1861, in-4,110 pages avec
IInbsp; nbsp;planches.............................................. 10 fr.
EUWARDS (H. Milne). Catalogue de la collection entomolo-
gique du Muséum d'histoire naturelle de Paris. Coléoptères, 1850. 1 vol. grand in-8 de 240 pages...................... 6 fr.
—nbsp; Ciusiaeés nouveaux ou peu connus. 1854-55, in-4, 48 pages avec 8 planches................................................ 8 fr.
EDWAICDS (H Milne-) et LUCAS (II.). Crustacés nouveaux ou peu connus. 1841, in-4, avec 5 pi. color..................... 6 fr.'
ELOCI. Keeherches Mstologiques sur Ie iissu connectil de la cornée des animaux vertébrés. 1881, gp. in-8,148 pages, avec 6 pi. chromo-lith........................................ 6 fr.
FAhBE (J.-H.), Faune avignonaise. Insectes coléoptères. 1870, in-8, 164 pages.......................................... 1 fr. 50
FAIVRE (E.). Histologie comparée du Systeme nerveux. 1857, in-4, 106 p., 3 pi..........................8........... 4 fr.
FALLON (F ). Monographie des oiseanx de Kelgiqne. 1875, 1 volume, in-8, de 247 pages................................ 5 fr.
FËE (F.). Systeme lateral du neri pneumogaslrique des poissons. 1869, in-4, 100 pages, avec 4 planches.......... 4 fr.
EERLSSAC et DESHAYES (O. F.). Ilistoire naturelle géncrdle et particuliere des Mollusqnes terrestrrs etfluviatiles, tant des espèces qu'on trouve aujourd'hui Vivantes que des dépouilles fossiles de celles qui n'existent plus. 1820-1851, 4 volumes in-folio, dont 2 volumes de chaeun 400 pages de texte et 2 atlas de 247planches coloriées (1250 fr.).......................... 490 fr.
—nbsp;ie laquo;lêwe; 4 vol. gr. in-4, 247 pl n. (600 fr.)............ 120 fr.
FIEBER (F.-X ). Ees Cicadines d'turope, 1876, 2 parties in-8,
ensemble 388 pages, avec 15 planches................... . 12 fr.
FISCHER (Paul). Monogiaphie du genre Troqne. 1880, 1vol. in-8 de 480 p., avec 120 pi. color, cart.................... 140 fr.
—nbsp; nbsp;Monographie du genre Turbo. 1880, 1 volume ln-8 de 128 pages avec 43 pi. color................................... 50 fr.
—nbsp; Erosion du iet chez les coquilles, fluviatiles. 1852, in-8... 1 fr.
—nbsp; Monographie du genre Halia. 1859, gr. in-8, 32 p..... 2 fr.
—nbsp; Ees lima^ons comestibles. In-8........................ 1 fr.
FISCHER (P.) et BERNARDI. Description d'un Pleurotomaire
vlvant. In-8, 1 planche, col............................. 1 fr. 25
ocr page 681
RUE HAUTEFEUILLE, 19, PARIS
13
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—nbsp; memoires cl'aualoiuie et de physiolojfic counps.rées, con-tenant des reciiercues sur : 1deg; les lois de la symétile dans le re­gne animal; 2deg; le mécamsme de la rumination ; 3deg; le mécanisme de la respiration des poissons ; 4deg; les rapports des extrémités an-térieures et posténeu.es dans l'Homme les Quadrupèdes et les Oiseaux. 1844, gr. in-4, aveo8 pi. coioriées (18 fr.)....... 9 fr.
—nbsp; 'I'ueorie expérimcuiale de la furmaiiuu des os. 1847, in-8, avec 7 pianches (7 fr. 5j;.................................. 3 fr.
—nbsp; Recherches sur le développement drs os et des dents.
Inbsp; 41, in-4, 14tj pages, avec 12 pi. coioriées (20 fr.)........ 10 fr.
—nbsp; Anatuiuic yéuerule de la peau, et des membranes muqueu-ses. 1843, in-4, 104 p., avec 6 pi. coioriées (20 fr.j......... 10 fr.
FOI..IÄ (marquis dej. ^uus les ntcrs. Campagnes d'exploration du Travailleur et AtiTalisman par le marquis de Folin, membre de la Commission des diagages. 1S87, 1 vol. in-16 de 340 pagjs avec 45 figures, (biblioihéque scienlifiqtie contemporaine)... 3 fr. 50
__ Pêcbes et chasscs Zoolugiqucs, l!i',.lt;3, 1 vol. in-16 de 350 p.,
avec luO fig. (Uibl. scient. cont.).......................... 3 fr. 50
I'tlVhAli de C4)UKjnEl.L.KN. Les facultcs inemales des ani­maux. Ie90, 1 vol. in-16 de 350 pages, avec figures (bibliothéque
• scientifique contemporaine).............................. 3 fr. 50
Flik.UI-.Hli 4{ (Léon). Manipulations de pbysioloyie. 1892, 1 vol. gr. in-8 de 3UÜ pages, avec ^.UO figures, cartonné......... 10 fr.
—nbsp;La lutte puur l'cxistence cliez les animaux marins. 1889,1 vol. in-16, de c.03 pages avec 50 fig. {biblioth. scient. contemp.). 'd fr. 50
UAUEAU de Ul.KlII.I.I'; (II.). Les végciaux et les anlmunx lumineux 1889, 1 vol in-16 de 3^0 pages, a.ec 50 figures (Biblio­théque scientifique contemporaine)....................... 3 fr 50
—nbsp; Fuune de ia Normaudic, I. Mammifires. 1889, gr. in-8.. 3 fr.
IInbsp; et 111, Oiseaux. 1890-1892, 2 vol. gr. iii-8, 682 p........... 9 fr.
- (ïi%UBIilt;. Catalogue synonymilt;|ue des Cotéoptères d'Europe
et d'Algérie. 1849, 1 vol. in-8 (Dl tv.)....................... 6 fr.
til \ #9632; IL. Ornithologie de ia Narthe. 1878-79, 3 fase in-8. 3 fr. 75
CiLOFFROV Slaquo;IIVr-gt;ilLAIHU (Is). Uisioire des Anomalies de
l'urganisution chez Tbomme et les animaux, par Isid. Geoffroy
Saint-Hilaire, membre de l'Inslitut. 1832-1836, 3 volumes in-8
et ai las de 20 planolies.................................... 27 fr.quot;
—nbsp; Catalogue #9632;iictliudii|uc de la collection des namniiiëres dü Muséum d'histoire naturelle de Paris. 1851. gr. in-8, 96 p. 2fr. 50
—nbsp; Deserip.ion des niammiiéres. 2' 3e et 4quot; mémoire : familie des Singes. 1844-1861, in-4, avec 17 planches coioriées........ 20 fr.
—nbsp; Zoologie du voyage aulour du monde de la frégale la Vénus, par Isid. Geoffroy öaint-Hilaire, Prévust el des Muhs. 1841-1844, 1 \ol in-8 et atlas in-lol. de 79 pi. col. (206 fr.) 120 fr.
GLOFFHUT SAFtT-HILAiRF et CLtlFR Histoire naturelle deraquo; mammilërcs. 1820-1842, 4 vol. gr. in-lolio, avec 431 planches
• coioriées, can.............. ............................ 800 fr.
GËKAKUIN (Léon). Traite élémentaire de zoölogie. Ouyrage rédigé conformément auxprogrammes de l'enseignement secon­daire classique et de l'enseignement moderne, ä l'usage des can-didais au baccalauréat es-lettres et ès-sciences, et k la licence ès-scienoes. 1893,1 vol. in-8 de 472 p., avec 500 flg........ 6 fr.
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14nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; J.-B. BA1LL1ÈRE ET FILS
CEBVAIS (Paul). Reptiles des lies Canuries. 1884, in-folio, 20 p., avec 9 planches............................................ 4 fr.
—nbsp; nbsp;Bemarques sar Ia fnmille des Scorpions. 1844, in-4, 40 p., avec 2 planches......................................... 2 fr. 50
GIBARU (Maurice). Les insectes. TraKé élémentaire d'ento-mologie, comprenant l'histoire des espèces utiles et de leurs produits, des espèces nuisibles et des moyens de les détruire, l'étude des metamorphoses et des moeurs, les procédés de chasse et de conservation, par Maurice Gibard, président de la Société entomologique de France. 1873-1885, 3 vol. in-8 de 900 pages, cha-cun et i atlas de 118 pi., gravées en taille douce, cart.
Figures noires.....................................,..... 100 fr.
Figures coloriées......................................... 170 fr.
—nbsp; Igt;es Abeil les. Organes et foncuons, education et produits, miel et eire. 3laquo; edition. 1890, 1 vol. in-16 de viii-320 ^ages, avec 86 flg. (Bibliothèque scientifique contemporaine)................ 3 fr. 50
—nbsp; Les anxilliaires dn ver amp; soie. 1864, gr. in-8, 30 p... 1 fr. 25 CilROD (Paul). Manipulations de zoölogie. Guide pour les tra-
vaux pratiques de dissection, par Paul Girod, professeur h. la Faoulté des sciences de Clermont-Ferrand. 1889-1892, 2 vol. gr. in-8, comprenant chacun 100 pages, avec 57 planches noires et coloriées, cart............................................. 20 fr.
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II.nbsp; Vertéhrés. Avec 32 planches............................. 10 fr.
—nbsp; Les sociétés ehezles animanx. 1890, 1 vol. in-16 de 350 pages, avec 53 flg. (Bibliothèque scientifique contemporaine)... 3 fr. 50
—nbsp;Lemons de zoölogie médicale. 1892, gr. in-8, avec 20 pi. 5 fr.
—nbsp; nbsp;Trawanx du laboratoire de zoölogie de la Faculté des sciences de Clermont-Ferrand. 1887-1888, 1 vol. gr. in-8. 5 fr.
—nbsp; Les vipëres. 1889, in-8, 16 p., avec fig................... 1 fr.
GOBIN (A.). La piseicnltnre en eanx. douces. 1889, 1 vol. in-16
de 360 p , avec 93 flg. cart. (Bihl. des conn, utiles)........ 4 fr.
—nbsp; La piseicniture en eanx salées. 1891, 1 vol. in-16 de 360 pages, avec 50 figures, cart. (Biblioth. des conn, utiles).... 4 fr.
CORT (H.) et PERCHERON (A.). IHonograpbie desCétoines et genres voisins. 1832-1836, 1 vol. in-8 de 410 pages, avec 77 planches coloriées;........................................ 60 fr.
CrRATELOLP. Ristribution géographique, orographique et statistique des Moliusqucs terrestres et fluviatiles vivants da département de la Gironde. 1853-1859, in-8, viii-196 p..... 4 fr.
GRATIOLET (P.). Histoire des Brachiopodes. Etudes analo-miques sur la Lingule anatine. 1860, in-8, 102 p., avec 4 pi. 3 fr.
GBOGNOT. Mollnsques testneés lluvialilcs et terrestres de Saöne-et-Loire. 1863, gr. in-8 de 25 pages............... 1 fr. 50
GUËRlN-lHEl*iEVILLE(F.-E.). Bevne de séricicnltnre compa-rée. 1862-1866, 5 vol. in-8................................. 20 fr.
—nbsp; Travaux entrepris pour introdnire Ie ver A soie de l'ai-lante en Prance eten Algérie. 1860, gr. in-8, 100 pages... 2 fr. .
—nbsp;Progrès de Ia culture de l'ailante, et de 1'éducation du ver k soie. 1862, gr. in-8, 104 pages, avec pi.................... 2 fr.
CiLÉRIN-IMEKEVILLE et PEBCHEBON, Cienera des inseetes, ou exposition détaillée de tous les caractères propres k chacun des genres de cette classe d'animaux. 1835-1838, 1 vol. in-8, avec 60 planches, col. cart..........................j........... 20 fr.
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RUE IIA.TJTEFEUILLE, 19, PARIS
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IJIJIIVAKIraquo;. Précis de teratologie. Anomalies et monstraosltés chez riioinnie et chez les animaux, par L. Ouinard, chef des Iravaux de Physiologie ä l'Ecole vétérinaire de Lyon. Preface par Ie professeur C. Dareste. 1892, 1 vol. in-18 jésus de 512 page. aveo 272 figures................................................... 8 fr.
laquo;liVOT (K.). lies animanx de Ia ferme. 1891, 1 vol. in-18 jésus de 344 p., avec 146 flg. cart. (Bibl. des conn, utiles)....... 4 fr.
HAnONVIlXE (D.) La vie des oiseanx, scènes d'après nature. 1890, 1 vol. in-16 de 400 pages, avec 18 planches (Bibliothéque scientifique contemporaine)................................. 3 fr. 50
—nbsp; Catalogue des oiseanx d'Europe. 1876, gr. in-8, 73 p.. 5 fr. IIERPIN. Importation des bestiaux étrangers en France. 1841,
in-8, 20 pages.................................................... 1 fr.
—nbsp;Insectes nuisibles b. l'agriculture. 1842, in-8, avec 6 pi. 2 fr. 50 HOUSStlf (F.). Les industries des animaux, par Fréd. HüUSSAY,
maltre de conférences ä l'Ecole normale supérieure. 1889, 1 vol. in-16 de 312 p., avec 47 flg. {Bibl. scient. contemp.)..... 3 fr. 50
JAMIMES (L.). Aide-memoire de zoölogie. 1892, 1 volume in-18 de 288 pages avec 120 figures, cartonné....................... 3 fr.
JAN et SOIUHXÏ.I. leonographie des Opliidlens. 1860-1883. Ouvrage complet, publié en 51 livraisons, in-4 avec 300 pi. 612 fr.
JOIIEUT. Des appareils électriqnes, des poissons clectriques. 1858, in-8, avec alias gr. in-fol. de 11 planches........... 10 fr.
JOURDAK (E.). Les sens chez les animaux inférieurs, par E. Jourdan, professeur ä la Facullé des sciences de Marseille. 1889, 1 vol. in-16 de 314 pages, avec 48 figures {Bibliothéque scientifique contemporaine).............................. 3 fr. 50
HIENEU (!,.-(:.) et FISCIIER. Species general et leonographie des coqniiles Vivantes, publiés par monographies, comprenant la collection du Muséum d'histoire naturelle de Paris, Ia collec­tion de Lamarck et de Delessert, continues par M. P. Fischer, aide-naturaliste au Muséum. 1837-1880, 12 vol. in-8, avec 902 pi. coloriées................................................. 900 fr.
—nbsp;Le même, 12 vol. in-4, avec 902 planches coloriées.... 1,800 fr. KNER (R.). Zoologie médicale. 1862, in-18 jésus, 86 p... i fr.- 50 KKIPP, TE1H1HINCK, FLOKENT PUÈVOST, BONAPARTE.
Ilistoire naturelle géuérale des pigeons. 1811-1863, 3 vol. in-folio., avec 202 planches coloriées........................ 500 fr.
LACROIX-DAKLIARD. La plume des oiseaux, histoire natu­relle et industrie. 1890, 1 vol. in-16 de 350 p., aveo 100 figures, cart. (Bibliothéque des connaissances utiles)................... 4 fr.
—nbsp; Lc poll des animaux et les fourrures. 1892, 1 vol. in-16 de 350 pages, avec 100 fig. cart. {Bibl. des conn, utiles)......... 4 fr.
LA FRESNAÏE (F. de). Contributions A 1'ornithologie. 1855,
Inbsp; volume in-8, avec planches................................... 6 fr.
LAMARCK. Histoire naturelle des animaux sans vertébres,
2' edition, par G.-P. Deshayes et H. Milne Edwards. 1835-1845,
IInbsp; volumes in-8 (88 fr.)............................^........... 60 fr.
LANQLETIN I.E.). La gale et 1'animalcule qui la prodiiit. 1859^
gr. in-8, 96 pages, avec planches............................ 2 fr. 50
LEBERT. Espéces nouvelles d'Hydrachnides du lac Léman. 1878, in-8, 54 pages, avec 2 planches.......................... 3 fr.
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J.-B. BAILLIÈRE ET F1LS
LFOTAl'D (A.). Oisroux lt;Tc I'llede la Trinidad ^Antilles). 1866, 1 vol. gr. in-8 d^ 560 pages................................... 10 fr.
LEPEIXKTIKR DE ISlaquo; ll\T FlltfiF,*! (Am). Monographia Tenthredinetarnm synonymia extricata. 1823, in-8.... 3 fr.
LFSrirVER (F.). ArchUeclaquo;nre des nids, 2deg; edition. 1878. in-8, 222 p^sres..................................................... 3fr 50
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—nbsp; Ees oiseaux dans les harmonies de la nature. 2deg; edition. 1878. in-8. 218 pases............................................ 3 fr.
—nbsp; I anciai|lt;gt; et chant des oiseaux. 1878. in-8, 134 p...... 2 fr. 50
—nbsp;Nélangra dornitholog'e. 1884 4 parties, in-8............. 5 fr.
—nbsp;Ftiiité de I'oiseau. Etude élémentaire d'ornithologie. 1883, in-8, 80 paares......................................................... 2 fr.
—nbsp; IVoins et classifieation des oiseanx de la vallée de la Marne. Nouvelle edition. 1885 in-8, 28 p. et 1 table, gr. in-fol...... 3 fir
—nbsp; Introduction A Fetudc des oiseaux de la Marne. 1878, in-8, 23 pages____............................................... 50 c.
—nbsp; Forme et coloration des oiseaux. 1883, in-8, 52 p...... 1 fr.
EESSOIV. Kperiés des mammifères bimanes et quadrumanes.
1840. in-8........................................................ 3 fr.
—nbsp; Wnuveau tableau du Regne animal: mammifères. 1842, in-8................................................................ 3 fr.
EESTAftE. Ees Acridiens, la Slauronlus Maroccanus et l'Acri-diura peregrinum, étude et procédés de destruction. 1891. 1 vol. grand in-8 avec une carte et 5 pi. gravées et col......... 7 fr. 50
LEERET et GRATIOEFT. Anatomie comparée du Systeme nervenx, considéré dans ses rapports avec rintelligence, par Fr. Leuret et P. Gratiolet, professeur éi laFaculté des sciences de Paris. 1839-Ifc57, 2 volumes in-8 et 1 atlas de 32 planohes in-fol., figures noires..................................... 48 fr.
—nbsp; Le même, figures coloriées............................. 96 fr.
LICHTENSTEEW. Generation des pucerons 1878, gr. in-8,
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EIESVIEl E (A de). Catalogue des mollusques vivants aux environs d'Alengon. 1856, in-8, 16 pages................... 75 c.
I.IVOIM (Ch ). Manuel des vivisections, par Ch LlvON, profes­seur ä TEcole de médecine de Marseille 1882, 1 vol. in-S de 343 pages, avec 117 figures noires et ooloriées.............. 7 fr
LOCAHD(A.). Ees coqnillcs des eanx donees et saumätres de la France. Description des families, genres et espèces, par Arnould Locard, vice-president de la Socié'é rnalacologi |ue dé France. 1893, 1 vol. gr. in-8 de 400 pages avec 300 figures dessi-nées d'après nature..... ................................. 18 fr.
—nbsp; Ees cotinilles marines des cötes de France. Description des families, genres et espèces. 1892, i vol. gr. in-8 de 400 pages, avec 348 figures dessinées d'après nature................ 18 fr.
—nbsp; la pêche et les poissons d'eau douce. Description des poissons. Engins de pêche, lignes, amorces, esches, appäts, pêche ä la ligne, pêches diverses, nasses, filets, etc. 1891, 1 vol. in-16 de 352 p., avec 174 fig., cart. (Biblioth. des connais. utiles)... 4 fr.
—nbsp; nbsp;Ees huitres et les mollusques comestibles, monies, praires, clovisses, escargots etc. Histoire naturelle, culture industrielle, hygiene alimentaire. 1890, 1 vol. in-16 de 350 pages, avec 97 flg. (Bihliothique scientifique contemporaine)............... 3 fr. 50
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l.laquo;!lt;'*lin (A). Catalogue general des mollusques vivanls de France. Mollusques terrestres des eaux douces et des eaux saumätres. 1882,1 vul. gr. in-8 de 462 pages.............. 20 fr.
—nbsp; Mollusques arins. 1886, 1 vol. gr. in-8 de 779 pages.... 25 fr.
—nbsp; Malaeologie lyonnaise. Description des Mo lusq les terrestres et aquaiiques des environs de Lyon. 1877, 1 vol. gr. in-8... 6 fr.
—nbsp;Cattilogue drs molltislt;|ues vivants lerrcstrex et aquaiiques du département de l'Ain. 1881, 1 vol gr. in-8......... 10 fr.
—nbsp; Etude sur les variations mulacologiques d'après la faune vivante et fossile de la partie centrale du bassin dn Rhone. 1881, 2 vol gr. in-8 de 1,033 pages avec planches.............. 35 fr.
—nbsp; Alhinisme et Mélanisme chez les Mollusques terrestres et d'eau douce de la faune franijaise. 1883, gr. in-8, 36 p..... 3 fr.
—nbsp; C'tnlribntion :i Ia faune nialacologiquc fran^alse. 1889-1892, 3 vol. gr. in-8. Chaque volume..................... 24 fr.
—nbsp; De Ia valrur des caractères spéc fiques en malaeologie. 1883, gr. in-8, 49 pages.................................... 3 fr.
—nbsp; Histoirc des Mollusques dans Tantiquité. 1884. 1 vol. gr. in-8 de 243 pages............................................. 12 fr.
—nbsp; Migrations nialacologiqnes aux environs de Lvon. 1878, gr. in-8, 28 pages.......................................'... 1 fr. 50
—nbsp; Malaeologie des conduites d'eau de la ville de Paris. 1893, gr. in 8, 80 pages avec figures.......................... 4 fr. 50
—nbsp;Inllueneelaquo;les milieux sur Ie développement des mollusques. 1892, in-8, 140 pages....................................... 4 fr.
—nbsp; Catalogue descriplii des mammilëres sauvages el domes-tiques qui vivent dans Ie département du Rhöne. 1889, in-8, 75 p.................................................... 3 fr. 50
I/VONKT rL.). Anatomie et métamorpliose des Insectes. 1832, 2 vol. in 4, avec 54 planches................................... IS fr.
MACQUAKT (J.). Faculti;s intérienrea des animaux vertébrés. 1850, 1 vol. in-8................................................ 3 fr. 50
MALHGaitE (A.). Faune ornithologique de la Sieile. 1843,
Inbsp; vnl gr, in-8. 242 p............................................ 5 fr.
MATTEVCCI i C ). Trailé des phénoménes électro-phyniologi-
ques des animanx, suivi d'études sur Ie Systeme nerveux et sur l'organe électrique de la torpille. 1844, in-8, avec 6 planches
(10 fr.).............................................................. 4 fr.
MtK'QDARD (F.) #9632;tcclicrclies anatomiqurs sur Testomac des Crustacés podophtalmaires. 1884, 1 vol. gr. in-8 de 211 p., avec
IInbsp; nbsp;pi.............................................................. 10 fr.
MONll X. Les parasites de l lionimc, animaux et végétaux, par
R. Moniez, professeur ä la Facullé de médecine de Lille. 1889, 1 vol. in-16 de 307 p., avec 72 lig. (Bibl. scient. contemp.). 3 fr. 50 MOKTIIXOT. li'amalcur d'insectes. Caractères et mceurs des insectes chasse. preparation et conservation des collections. Inlr duclion par Ie professeur Laboulbène. ancien président de la Sociélé entomologique. 1890, 1 vol. in-16 de 352 pages, avec 197 flsures, cart. {Bibliothèque scientifique contemporaine)___ 4 fr.
—nbsp; Les insectes nulsibles aux forèts, aux céréales et ä la grande cull ure, ä la vigne, au verger, au jardin fruitier, au potager et au jardin d'ornement 1891, 1 vol. in-16 de 306 p , avec 156 figures, cartonné (Bibliothèque scientifique contemporaine)........ 4 fr.
—nbsp; nbsp;Monngraphie de la familie des Hirndinées. 1846, 1 vol. in-8 de 40 pages, avec 1 atlas de 14 pi. col................ 15 fr.
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18nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;J.-B. BAILL1ÈRE ET FILS
inoQl IX TANDON. Histolre naturelle des Mollusqnes terlaquo; restres et Iluvlatlles de France, contenant des études géné­rales sur leur anatomie et leur physiologie, et la description par­ticuliere des genres, des espèces, des variétés. 1855, 2 vol. gr. in-8 de 450 pages, avec atlas de 54 planches. Fig. noires. 42 fr. Figures coloriées................................................ 66 fr.
MORE,*IJ (Henri). I/amateur d'olseanx de volière. Espèces in­digenes et exotiques, caractères, moeurs et habitudes. Repro­duction en cage et en volière. Nourriture, chasse, captivité, ma­ladies. 1892, 1vol. in-16 de 432 pages, avec 51 figures...... 5 fr.
MOREMST (Arthur). Mollusques terrestres et fln-vlatlles) da Portugal. 1845, 1 vol. in-8 de 116 p., avec 14 pi. color..... 15 fr.
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NETTER (A.). Ec materialisme et les castors. 1868, in-8. 72 pages.............................................................. -2 fr.
NICOEET. Histoire naturelle des Acariens qui se trouvent aux environs de Paris. 1855, in-4, 100 p., avec 10 pi. col______ 12 fr.
NUNEZ (J.). Etude snr le venin de la tarentule. ISuG, 1 volume in-8 de 268 pages................................................. 4 fr.
OEPHE-GAIEEARD. Faune ornithologiqne de I'Europe occi­dentale. 1884-1891, 40 fascicules in-8....................... 100 fr.
OEDET. Accroissement continu des ihcisiies chez les rongeurs. -1850,in-8, 91 pages................................................ 2 fr.
OZANAM (Ch.). Ee venin des Arachnides. 1856. in-8, 88 p. 2 fr. 50
PEWNETIER(G.). Ees microscopiqnes, 1865, gr. in-8.27 p. 1 fr. 50
PEHTES. Ee chien, Races, hygiene et maladies, 1893. 1 vol. in-16. 350 p., avec 100 fig. cart. (Bibl. des connaissances utiles).... 4 fr.
PERRIER (R.). Elements d'anatomie comparée, par R. PER­KIER, préparateur de zoölogie k l'Ecole Normale supérieure. 1892,
1nbsp; vol. in-8 de 1208 p., avec 651 figures, carlonné............. 22 fr.
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1885-1887, 2parlies in-8.......................................... 3 fr.
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Muséum de Douai. 1863, in-8, 192 pages....................... 4 fr.
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des mollusques et coquilles du Muséum de Douai. 1838-1844,
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—nbsp; Oiseanx de prole nocturnes. 18'i4, in-4, 32 pages avec 3 planches coloriées................................................ 5 fr.
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19
QUEPAT. Ornitkologie parisienne. 1874, in-18, 68 p. 1 fr. 50
BANC (Sander) Hlstoire naturelle des ApI; laquo;lens. 1828, 1 vol.
ln-4, avec 25 planches coloriées............................... 25 fr.
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HWU (Sander), et SOULEÏCT. Hlstoire naturelle des mollus-
ques ptéropodes. 1852, 1 vol. in-4, avec 15 pi. col........ 25 fr.
—nbsp; Le même, in-folio, avec 15 planches coloriées............. 40 fr.
RANVIKR (L.). Lefons d'anatomie générale faites au College
de France, par L. Ranvier, professeur au College de France, membre de l'Institut. 1880-81, 2 vol. in-8, avec llgures. 20 fr. BKGUIS. Histolre naturelle des verlébrés de Ia Provence. Vertébrés anallantoïdiens (Poissons et Balraciens). 1882, 1 vol. in-8 de 420 pages................................................ 8 fr.
—nbsp; Ulstolre naturelle de Ia Provence. 1™ partie. Poissons : Ier fascicule Plagiostomes et Ganoïdes. 1877, gr. in-4,84 p. 4 fr.-
—nbsp; Rlaminlières de la Provence. 1880, in-8, 70 pages. 2 fr. 50 REICHE (L.). Catalogue des coléoptéres d'Algérle et contrées
voisines avec description d'espéces nouv. 1872, in-4, 44 p. 2 fr. 50 REITER. Tableaux analytiques pour determiner les coléoptères
d'Europe. 1890. in-8, 144 pages.............................. 3 fr. 50
RÉQUIEN. Catalogue des cognlllea de I'lle de Corse. 1843,
in-8. 111 pages................................................. 2 fr. 50
ROBIiW. Développement embryogénlque des lllrudlnées. 1875,
1 vol. in-4 de 472 pages, avec 19 planches................... 20 fr.
—nbsp; Evolution de la nutocorde, des cavités des disques interver-tébraux et de leur contenu gélatineux. 1868, 1 vol. in-4, 212 p. 12 planches...................................................... 12 fic
ROCILLË. Monographie des races de poules. La Lanpshan. 1893, in-8, 1 vol. de 80 pages de texte, in-8 et 1 atlas, gr. in-8 de 8 planches........................................................ 2 fr.
ROUSSEAIJ (Emm.). Anatomie comparée du Systeme dentalre, chez l'homme et chez les prineipaux animaux. 1839, 1 vol. gr. in-8, avec 30 planches (40fr.).................................. 10 ir.
SAEVÉ (S.-Ë.). Fonctlons et hygiene des sangsues. 1856, in-8. 55 pages, avec 1 pl............................................ 1 fr. 50
SCBACK (S.V La physionomie chez l'homme et chez les animaux dans ses rapports avec 1'expression des emotions et des senti­ments. 1887, 1 vol. in-8 de 550 p., avec 154 flg............. -7 fr.
SERRE (E.). Recherches d'anatomie transcendante et paiho-loghine, theorie des formations et des deformations organiques, appliquée ä l'anatomie et de la duplicité monstrueuse. 1032, 1vol. in-4, avec alias de'20 planches in-folio........................ 20 fr.
—nbsp; Anatomie comparée transcendante. Principes d'embryo-génie, de zoogénie et de tératogénie. 1859,1 volume in-4 de 942 pages, avec 26 pl....................___.-t...................... fr.
—nbsp; UeNlois de l'embryogénie. 1844, 1 volume in-4, de 172 pages avec 9 | lanches.................................................. 12 fr.
SlCAKDcE.). Elements de zoölogie, par Henri Sicard, profes­seur et doyen k la Facullé des sciences de Lyon. 1883, I volume in-8 de xvi-842 p., avec 750 figures, cartonné..'............. 20 fr.
SOEANCË. leonograpbie des perroquets non figures dans les
publications de Levaillant et de Bourjot Saint-Hilaire.par Gh. de
Souancé. le prince Bonaparte et K. Blanchard (de l'Insütul).
1857-1858. I vol. in-folio avec 43 planches color. (192 fr.) 100 fr,
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20nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;J.-B. BA.ILLIÈRE ET FILS
lüPIKOIiA(Max.). Insectes hémiptères, rhyngotes ou hétéroptè-
res. 1840, I vol. in-8.............................................. 7 fr.
SIR AUCH (Al.). Catalogue de tons les coléoptéres décrils dans
les A}tnales de la Société entomologiqite. 1861, in-8. 160 p. 5 fr. 50 SUCHETET. Leraquo; Olseanx hybrides renconlrés ä l'élal sauvage.
lies Gallinacées. I.es Palmipedes el les Passerenux, 3 vol.
grand in-8......................................................... 20 fr.
Séparément : Les Passercanx................................ 7 fr.
TASLE. Calaloguc des moliusqaes marins, terrestres et fluvia-
tiles du Morbihan. 1867, gr. in-8, 72 pages.................... 2,fr.
TEMiniNCK (C -J). Esquisscs zoologlqucs sur la cöte de
Guinee, Mammifères, 1853, 1 vol. in-8 de 256 pages....... 6 fr.
—nbsp; nbsp;monographics de ]HaniinoIof|le. 1827, 1 vol. in-4, avec 25 planches......................................................... 25 fr.
—nbsp; Catalogue du eablnet d'ornitliologie de M. Temminck. 1807, 1 volume in-8 de 304 pages.............'........................ 2 fr.
TEMmiNCK (C.-J.) et MEIFFBE LAVGIER. Xonveau reeueil de planches colorlées d'oiseaux, pour servir de suile et de complément aux planches enluminées de Buflon. Onvrac/e complet en 102 livraisons. 1822-1838, 5 vol. gr. in-folio, avee 600 planohes gravées et coloriêes (1.500 fr.)................... 1,000 fr.
—nbsp; Le meine, avec 600 pl. gr. in-4 flg. col. (1,000 fr.)........ 750 fr.
THOMSON (James). Arehiwescntomologiques, reeueil contenant
des illustrations d'insectes nouveaux ou rares. 1857. 2 vol. gr. in-8 de 500 pages avec 35 planches. Fig. noires. (60 fr.).. 15 fr. Figures coloriêes (75 fr.)....................................... 30 fr.
—nbsp; Essai d'unc classification de la länillle des Cérambyci-des. 1861, 1 vol. gr. in-8, 396 p., avec 3 pl. (30 fr.)............ 8 fr.
—nbsp; Monographie drs Cicindélides 1859, in-4, avec 18 plan­ches (2t fr.)........................................................ 8 fr.
—nbsp;Uistoire naturelle des insectes et arachnidesrccueillis au Gabon. 1858, i vol. in-4 de 467 pages, avec 15 planches colo­riêes (160 fp.)..................................................... .40 fr.
TROCESSAKT. Ecs oiseaux utiles. 1892. 1 vol. in-4, avec 44 pl. d'après les aquarelles de Lêo-Paul Robert, cart............ 35 fr.
—nbsp;Im Geographie zoologique, 1890, 1 vol. in-16, 338 p., 63 flg., et 2 cartes {Bibliothèque scientifique contemporaine)___ 3 fr. 50
TKUTAT. Hlstolre naturelle du Hesman des Pyrenees. 1891, 1 vol. gr. in-8 de 150 pages, avec 11 planches................ 8 fr.
ITALEMCIEIVNES. Ichthyologie des iles Canaries. 1836, in-4, 111 pages avec 26 planches.....................raquo;................ 15 fr.
—nbsp; Dcscriplon de l'anlmal de la Panopée australe. 1839, in-4, avec 6 planches................................................. 5 fr.
—nbsp; te Pantile flambé. 1841, in-8, 58 pages avec 4 pianches. 4 fr.
—nbsp; Organe élcctrlque Hu Malaptérure électrlque. 1841, in-4. 20p.. avec 1 pl................................................ 1 fr. 50
—nbsp; Structure laquo;In i(ssu élémentaire des cartilnges des poislt;-sonset desmollusques. 1851, in-4, 24 p., avec 5 pl. col. 6 fr.
VAELOT. Concordance systèmatiqne servant de table des matieres ä l'ouvrage de Reaumur, intitule : Mémoires pour ser­vir a VHistoire des Jnsectes. 1802, in-4, 198 p. (28 fr.).. 10 fr.
—nbsp;Ichthyologie fran^alse. 1837, in-8....................... 6 fr.
VATSOM (Louis). Guide des éleveurs de sanusnes. 2e edition.
i855, in-8...,,;......................................quot;............ 5 fr.
1
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RUE HA.UTEFEUILLE, 19, PARIS
21
VIAUD-fiRANDHAaAIS. Etudes sar les serpents de la Vendee et de la Loire-Inférieure. 2' edition. 1867-1869, 1 vol. gr. ln-8 de 200 pages, avec figures............................ 6 fr.
VIEIIXOT. Hlstolre naturelle drs oiseaux de l'Amérique sep-tentrionale. 1807, 2 vol- gp. in-folio. avec 132 planohes coloriées Exemplaire sup papier vélin, retouche au pinceau (1320 fr ) 300 fr.
—nbsp; nbsp;te même in-folio, planches coloriées (660 fr.)......... 20J fr.
—nbsp; Le même in-folio, planches noires (330 fr )................ 100 fp.
WEBB (P.-B.) et BEKTBELOT (S.). Synopsis Molluscorum
teprestrium et fluvialiliura, insularum Canapiensium. 1833, in-8, 23 pages............................................................ 1 fp.
WENCKER (J.) et SILBERHAX (G ). Cataloyue des Coléoptères de lAlsace et des Vosges. 1336, gr. in-8, 143 pages 4 fr.
WESWARI. (C). Ichneumologlca miscellanea. 1855, in-8, 77 pages............................................................... 2 fr.
BOTANIQUE
ACEOQUE. Flore de France. 1893, I volume in-18 jésus de 800 pages, avec 200 planches comprenant environ 2000 figures dessinées par l'auteur.
—nbsp; Les Champignons, au point de vue biologique, éoonomique et taxonomique. 1892, 1 vol. in-16 de 328 pages avec 50 figures (Bibliothèque scientiflque contemporaine).............. 3 fr. 50
—nbsp; Ees Elchens Étude sur ranatomie, la Physiologie et la mop-phogie de l'organisme lichénique. 1893, 1 vol. in-16 de 376 pages avec 82 fig. (Bibl. scient. cont.)......................... 3 fr. 50
A\lgt;Kf:. Les parasites et les maladies de la vigne. 1882, 1 vol.
in-8, 248 pages.................................................... 3 fp.
ANGBEVIEEE (J.-E. d'). Flore Tallaisnne. 1863, in-18, vin-218
pages............................................................... 3 fp.
ARROIVnEAlJ. Catalogue des plantes phanérogames du Mop-
bihan. 1867, gr. in-8. 119 pages................................. 3 fr.
AEBEET. Hlstolre des plantes de Ia Uuyane Iran^alsc. 1775,
4nbsp; volumes in-4, avec 392 pi..................................... 60 fp.
Séparénient: Texte seul....................................... 15 fp.
BABET. Flore Jurasslenne. 1836, 4 vol. in-8 (36 fr.)..... 24 fr.
BABBEV (W.). Epiloblum genus. 1885, 1 vol. in-4, avec 24 plan­ches, cart...........•............................................ 25 fr.
—nbsp; Florse Sardoie compendium. 1885, 1 vol. gr. in-4, avec 7 planches....................................................... 25 fp.
—nbsp; Berborisations au Levant. 1882, 1 vol. in-4, avec 11 pi. et 1 capte............................................................. 20 fr;
—nbsp; nbsp;I.ydie. Eycle, Carle. Etudes botaniques. 1889, in-4, avec
5nbsp; planches................................................. 6 fr.
—nbsp;Samos. Etude géologique, paléontologique et botanique. 1892, 1 vol. in-4 de 100 pages, avec 14 planches (dont 13 de bota­nique), cart...................................................... 20 fr.
IIAKEl. Flore illustrée de Alice et des Alpes-Marltimes. Icono-graphie des Orchidées. 1868, in-4, avec 63 pi. col., capt___ 80 fp.
—nbsp; Bescrlptlon et figure dn Xanthlum spinosum. 1876, in-fol. avec i planche ooloriée....................................... 3 fr. 50
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22nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; J.-B. BAILLIÈRE ET FILS
HARNEOVD (M.). Monographie de la iamille des Plantagi-
nées. 18'raquo;5. in-4, 52 pages........................gt;.............. 2 fr.
BEL (J). La Rose. Histoire et culture, description de cinq cents variétés de rosiers. 1892, 1 vol. in-16 de fSO p., avec 41 figures (Petite bibliothèguescientifique).................................. 2 fr.
—nbsp; Les maladies de Ia vigne et les meilleurs cépages francais et américains. 1890, 1 vol. in-16 de 306 pages, avec 111 figures, cart. [Bibliothègue des connaissances utiles)......................... 4 fr.
—nbsp; Champignons supérieurs du Tarn. 1889, 1 vol. in-8, 200 p , avec 32 planches coloriées.................................. 8 fr.
—nbsp; Geographie botanique du Tarn. 1893, in-8, 41 p........ 2 fr.
BiCLLAIit (O.). Les arlires iruiliers. L'arbre, Ie sol. les outils,
les procédés de culture, la vigne, Ie poirier, Ie pommier, Ie pêcher, I'abriootier, Ie cerisier, la restauraiion des arbres frui-tiers, la cohservation des fruits, par G. Bellair, jardinier en chef des jardins de Versailles. 1891, 1 vol. in-16 de 320 pages, avec 132 flg., cart (ßibl. des conn, utiles).................... 4 fr.
BERGER. Les plantes potagères et Ia culture maraichëre, par E. Berger, chef des cultures de la ville de Bordeaux. 1893, 1 vol. in-16 de 400 p., avec 64 figures, cartonné. (Bibliothèque des connaissances utiles)........................................ 4 fr.
BESCMERELLE. Enumerations des mousses du Mexique. 1872, gr. in-8, 112 pages........................................ 6 fr.
BIËTRIX. Le thé, botanique et culture. Falsifications et riches-ses en caféine des diflérentes espèces. 1892, 1 vol. in-16 de 160 pages, avec fig. (Petite bibliothèque scientifique............. 2 ir.
BOt QCILLON-LUnOUSIN. Les plantes aiexiléres de 1'Amé-rique. 1892 gr. in-8, liO pages avec figures. „............... 5 fr.
BOËRV. Les plantes oiéaglneuscs et lenrs produils et les plantes alimentaires des pays chauds (cacao, café, canne k sucre, elc. i. 1889, 1 vol. in-16 de 160 pages, avec 22 figures {Petite bibliothèque scientifique)........................................ 2 fr.
BOIS ;!).) Le petit jardin, culture et entretien, le jardin d'agré-ment, le jardin fruitier, le jardin potager, les travaux de chaque mois, les maladies des plantes et les animaux nuisibles, par D. Bois, assistant de la Chaire de culture au Muséum, 1889,1 vol. in-16, 332 p., avec 149 fig., cart. (Bibl digt;s conn, utiles)..... 4 fr.
—nbsp; Les plantes d'appartcment et les planteraquo; de ienétres. 1891, 1 vol. in-16, 360 pages, 150 figures, cartonné. (Bibliothèque des connaissances utiles)............................................. 4 fr.
—nbsp; Les Orchidées. 1893, 1 vol. in-16 de 320 pages avec 100 figures [Bibliothèque des connaissances utiles)........................ 4 fr.
BOISNIER(E.). Voyage botanique dans ie midi de rEspagne. 1839-1845, 2 vol. gr. in-4. avec 206 pi. noires............... 150 fr.
—nbsp; Diagnoses plantarum novarum praescrtim Orientalinm. 1842-1859.19 fascicules, ln-4............................... 76 fr.
—nbsp; Centnria Enphurbiarum, 1860, in-8, 40 pages............ 2 fr.
—nbsp; Pugillns plantarum novarum Alricae boreaiis Mispaniie-qne auslralis. 1852, in-8, 134 pages.......................... 4 fr.
BONBOMinE. Aignes d'eau doure. 1858, in-8 avec 2 pi. 1 fr. 50 BOKNET (V.). Précis d'analjse mlcroscopique des drnrées alimentaires. Caraclères, procédés d'examen, alterations et falsifications. Preface par L. Guignard, professeur de botanique a 1'Ecole supérieure de pharmacie. 1890,1 vol. in-18 de 200 pages, avec 163 figures et 20 pi., en chromotypographie, cart. 6 fr.
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RUE HAUTEFEUILLE. 19, PARIS
23
BONNIEB (Gr.). Les plantelaquo; des champs et des bois. Excursions botanlques. Prinlemps, Elé, Aulomne, Hiver, par Gaston Bonnier, professeur de botanique ä la Faculté des sciences de Paris. 1887, 1 vol. in-8 de (100 pages, avec 873 figures dans le texte, et 30 pl., dont 8 en couleur, dessinées d'après nature par E. Mesplès. 24 fr.
—nbsp; Garlonnage artistique, têle dorée............................. 26 fr.
—nbsp; Reliure d'amateur, tête dorée................................. 28 fr.
RONXIÈK (G.) et de LAYENS. Nouvelle flore des environs de
Paris pour la determination facile des plantes sans mots techni­ques. 1877,1 vol. in-18 de 271 pages, avec 2145 figures, cart. 5 fr.
—nbsp; Nouvelle flore du nord de la France et de la Belgique. 1887,
1nbsp; vol. in-18 de 307 pages, avec 2282 figures et 1 carte, cart. 5 fr, llOlIIMült (Km.), lies champignons, au point de vue de leurs
caractères usuels, chimiques et toxicologiques. 1865, in-8, 140 p.
avec 4 planches............................................... 3 fr. 50
KOl'IMSOV (A.-G.). Synopsis analytique des plantes vasen.
ioires des Bouches-du Rhuiie. 1878, 1 vol. in-18 de 450 pages
avec figures.,..................................................... 8 fr.
BOUIXAY. Becherches analytiqnes sur la violette. 1824,
in-4.............................................................. 1 fr. 50
BOYEB. Les champignons comestibles et vénéneux de ia France.
1891, 1 vol. gr. in-8, avec 50 planches en couleurs, cart... 28 fr. BBAS (A.). Catalogue des plantes vasculaires de I'Aveyron.
1877, 1 vol. gr. in-8, de xliv-553 pages, avec 1 carte........ 8 fr.
BBEBIH (Collection). I,e monde laquo;les plantes par P. ConsTANTIN.
2nbsp; vol. gr. in-8, colombier ä'i colonnes de 700 pages, illustres de 700 figures...................................................... 24 fr.
BBESAUOLA (S.-J.). Fungi Tridentlni. 1882-1892, 10 fasc. in-8,
avec 105 planches coloriées................................... 70 fr.
BBEVANS(J. de). Les legumes et les fruits. Preface de M. A.
Mdntz, professeur ä 1'lnslitut national agronomique. 1893, 1 vol.
in-16de 350 p., avec 132 fig., cart. (Bibl. des conn, utiles). 4 fr. BBISSOm (T -P.). Lichens des environs de Chäteau-Thierry.
1880. in-8, 45 pages............................................... 2 fr.
—nbsp; Les lichens doivent-ils cesser de former une elasse distincte des au tres cryptogames? Examen de la theorie de Schwendener. 1879, in-8, 43 pages, avec 2 planches........................... 3 fr.
—nbsp;Catalogue des plantes phanérogames de la Marne. 1884, in-8, 176 pages................................................... 3 fr.
—nbsp;Classification du rëgne végétat. 1882. in-8. 51 p......... 2 fr.
BBONGNIABT (Ad.). Essai d'une classification naturelle des
champignons, 1825, in-8, 99 pages, avec 8 pl. noires...... 4 fr.
Planches coloriées................................................ 8 fr.
—nbsp; Enumeration des genres de plantes cultivées au Museum d'hisloire naturelle de Paris. 2laquo; edition. 1850, 1 vol. in-i8.. 3 fr.
—nbsp; Structure intéricure du Sigillariaelcgans, comparée ä celle des Lepidodendron et des Stigmaria, et ä celle des végétaux vi-vanls. 1839, in-4, 58 pages, avec 11 pl. color.............. 10 fr.
—nbsp;Cas de monstruosités végétalcs, propres ä éclairer la struc­ture du pistil et l'origine des ovules. 1844, in-4, 22 pages avec 2 planches..................................................... 2 fr. 50
BHONGKIABT (Ad.), et DECA1SNE. Botanique dn Voyage antour du monde de la Venus. 1841-1844, 1 vol. in-8, et atlas in-folio de 28 planches (HO fr.)................................ 50 fr.
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24
J.-B. BAILLI^RE ET FILS
I
BRONeAIIABT (A.) et GRIS (A.). Desorlplion lt;le aiuclques plantelaquo; rrmarqunbles de Ia Nonvelle-Galédonie. 2 mémoi­res, in-4. avec 21 planches................................ 16 fr.
BROrsSE. Elude des fruits. 1880. in-4, 156 p., avec 16 pi. 4 fr.
MKI \i:i, (A.). Eucalyptus glohulus. 1872, in-8, 55 pages.. 2 fr.
BtlBEAU (E.). ' onographie des Uignoniacées, par E. Bureau, professeur au Muséum d'histoire naturelle. 1864, in-4, 214 pages, avec 31 planches........................................ 30 fr.
CAP (P.-A.), ramllle Montague, botaniste. 1866, in-8, 98 pages, avec portrait............................................... 3 fr.
tlHIJi:!. (Tli.)- Prodromo della flora Toscana. 1860-1864,4 fasc. in-8..................................................... 25 fr.
—nbsp; nbsp;Staiistica botanica della Toscana. 1871, 1 vol. in-8, de 375 pases, avec pi............................................ IS fr.
—nbsp; Illnstraiio in hortum siccnm Andrese Claquo;esaipinl. 1858. in-18, xii-128 pages........................................ 2 fr. 50
CAUVET. Cours élémentaire de hotanique, par D. Cauvet, professeur d'histoire naturelle a la Faculté de médecine de Lvon. 1885, 1 vol. in-18 jésus de 781 pages, avec 777 flg. cart___ 10 fr.
—nbsp; nbsp;Anatomie et physiologic végétalrs Paleontologie végétale, Geographie boianique. 1885, 1 vol. in-18 jésus de vii-315 pages, avec 404 figures............................................ 4 fr.
—nbsp; Ees families des plantes. 1885, 1 vol. in-18 jésus de 468 pages, avec 373 figures.................................... 5 fr,
—nbsp; Nouveaux elements de matiéi e médicalc, comprenant l'his-toire des drogues simples d'origine animale et végétale, leur cons­titution, leurs propriétés et leurs falsifications. 1887. 2 vol. in-18 jélt;us de 1730 p.. avec 701 flg............................ 15 fr.
—nbsp;Procédés pratiques ponr IVssai des f irincs, caraclères, aliérations, falsifications, moyens de découvrir les fraudes. 1888, 1 vol. in-16 de97 pages, avec74 figures {Petite Bibliothèque scien-tifique).'................................................. 2 fr. 50
—nbsp; Bi-s solanées. 1864, 1 vol. in-4. 152 pages, avec 6 pi...... 5 fr.
CHATIN (Ad.) La truffe. Kofaniqne de la Iruife et delaquo; plan­tes trultiéres. Sol, climat, pays producteurs. composition chi-mique, culture récolte, commerce, fraudes, qualites alimentai-res conserves, preparations culinaires. par Ad. Chatin, membre de l'Ins ilut (Académie des sciences;. 1892, 1 volume in-8 de 370 pages, avec 15 planches coloriées......................... 14 fr.
—nbsp; nbsp;Anatomie comparée des végi'-taux. Plantes parasites. 1892, 1 vol. gr. in-8, de 550 p., avec Atlas de 113 planches, ens. 2 volumes carlonnés......................................... 90 fr.
—nbsp; nbsp; I'lantes aquatiques. 18ä6,l\vra.\aonsi et 2. Gr. in-8, 96 pages, avec 20 planches............................................... 15 fr.
^ Be 1'anthére. Recherches sur Ie développement, la structure et les fonclions de ses tissus. 1870, gr. in-^, 125 pages, avec 36 planches...................................................... 25 fr.
—nbsp; Eccression. 1866, in-12 1-28 pages............................. 2 fr.
CIIATIN (.1.). Études hotaniqncs, chiniiqncs et médicales sur
irs Vaiérian^elaquo;. 1872, gr. in-8. 148 p. avec 14 pi........ 10 fr.
—nbsp; Bu siége des substances actives dans Ielaquo; piantes médici-nalrs. 1876, in-8. 173 pages, avec 2 planches............ 3 fr. 50
—nbsp; nbsp;Etudes lilstologiques et histoqéniqnes snr les glandes ioliaires intérleures. Gr. in-8, 23 p., avec 4 pi. col....... 2 fr.
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RUE HAUTEFEUILLE, 19, PARIS
25
CATI1I (J ).Recherches sur l'angnilliile de I'oignnn. 1884, in-4, 56 p., avec 2 planches coloriées......................... 2 fr. 50
—nbsp; Kccherches sur I'anguillule do la betleravc. 1801, gr. in-8, 52 pages ave o 9 planches....................................... 6 fr.
—nbsp; Hecherches sur Ie Tangiiin de Madagascar. 1873, in-4, 59 pages, avec 2 planches...................................... 3 fr.
—nbsp; Be la feuille. 1874, in-4, 110 pages, avec 4 pi. col........ 4 fr.
—nbsp; Flult;llt;- sur Ie dévëloppeiuent de I Ovule et de Ia graine dans les srofulariuees les solanées, les borraginées et les labiées. 1874, in-8, avec 7 planches............................................ 4 fr.
COLMEiRO. Enumeracion v revision de las plantas de Ia peniuKUla Ilispano-Lusitana e Isias Balearcs. 1885-1889, 5 volumesgr. in-8....................'........................... 65 fr.
—nbsp; Eiiuuierarlon de las criptoganias de Espana y Porluf|al, 1868, '2 vol. in-8 de 379 pages.............................. 10 fr.
—nbsp; Cntalogo inptodico des plantas oliservadas en Cataluna. 1846, in-8 LX-176 pages. — Nomenclature Catalana de las pl.-mtas. In-8, 131 pages, ens................................... 5 fr.
COlVSTANTl*. Le monde des pluntcs, par P. Constanïin, agrégé des sciences naturelles. 1893, 2 vol. gr. in-8 de chacun
800 pages ä deux colonnes avec 800 figures................. 24 fr.
Ces deux volumes sont publiés dans la colleclion des Merveilles de la nature, et ferment le complément de l'Honime et des Ani-maux de Bbehm.
COIMTEJEAIV Geographic botanique. Influence du terrain sur la végélalion. 1881, in-8, 144 pages.......................... 3 fr. 50
—nbsp; Flore de Monlhéliard. 1892, 1 vol. in-8, de 288 pages___ 5 fr.
COMTANTIN et DEFOER. Kouvelle flore des champinnons
pour la determination facile de toutes les espèces de France et de la pluparl des espèces européennes. 1891, 1 vol. in-16 de 255 p., avec 3842. figures, earlonné..................................... 6 fr.
COETAXCE. Uistoire du Chfine, ses applications ä l'industrie, aux constructions navales, aux söiences et aux arts, etc. 1873, 1 vol. in-8, de 558 pages avec tableaux et cartes............ 8 fr.
DAWCiEARD. Ees maladies dn pomniier et dn poiricr. 1892,
1nbsp; vol. gr. in-8 avec planches.................................... 8 fr.
—nbsp;Ee Botaniste l'0, 2quot; et 3quot; séries. 18S9-1893, 3 vol. gr. in-8, avec planches.......................................................... 60 fr.
—nbsp; Recherches sur les algues inférieures. Gr. in-8, 175 pages,
2nbsp; nbsp;planches........................................................ 5 fr
DECAISKF CJ.). mémolre sur Ia lamille des Pomacées. 1874,
avec 8 planches................................................... 10 fr.
—nbsp; nbsp;Plantes de I'Arahie lieurense. 1848, in-4, 148 pages, avec
3nbsp; planches................................................. 10 fr.
—nbsp; ménioires snr Ia familie des Eardizabalées. 1839, in-4, In-4 72 pages, avec 4 planches............................... 4 fr.
DE t WOOI.I.F (A. P.). Collection lie mémoires pour servir A I'histoire dn Rëgne vegetal. 1828-1838,10 parties en un volume in-4, avec 99 pianches......................................... 3U fr.
—nbsp; Mémoires sur Ia familie des Eéguniineuscs. 1825, 1 vol. in-4, avec 71 planches. (72 fr.)..,......................... 50 fr.
—nbsp; nbsp; Monographie des Campannlées. 1830, in-4, avec 20 planches (25 fr.)............................................................. 6 fr.
DE CANDOEEE (A.-P.) et raquo;EBY. Botanicon Gallicnm. 18'28-1830, 2 vol. in-8................................................... 6 fr.
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J.-B. BAILLIÊRE ET PILS
it
DEIiKSSEBT (B.). Icones selectie plantarnm, quas in systemate universali ex herbariis Parisiensibus, preesertim ex Lesserliana, descripsit A. P. de Gandolle, ex archetypis speciminibus ä P. Tubpin delineatse. 1820-1846, 5 vol. gr. in-4, avecSOOpl. 150 fr.
—nbsp; Le même, in-folio................-............................. 300 fr.
BELIZE (R.). Flore de 1'Arable Pétrée. 1883, in-4, avec 1 pi. 3 fr. UENIHER. Atlas manuel de botanlque ou illustrations des
families et des genres de plantes phanérogames et cryptogames, avec le texte en regard. Texte par Joseph Deniker, docteur ès-sciences naturelles, bibliothécaire en chef du Muséum d'histoire naturelle de Paris. Dessins par Riocreux, Cusin, Nicolet, etc. Introduction par D. Cauvet, professeur ä la Faculté de médecine de Lyon. 1887, 1 vol. in-4 de 400 pages avec 200 planohes in-4, cpmprenant 3,300 figures, cartonné;.......................... 30 fr.
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DESMOULIKS (Ch). Etudes organiques sur les Cnscutcs, 1853, in-8, 80 pages avec 16 tableaux.-........................ -3 fr.
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—nbsp; Comparaison des départements de la Glronde et de la Dordogne, sous le rapport de leur vegetation spontanée et de leur culture, 1859, in-8, 25 pages.............................. 2 fr.
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DECHARTRE. Elements de botanique, comprenant l'anatomie, l'organographie, la physiologie des plantes, les families naturelles et la géographie botanique, par P. Duchartre, membre de l'Instilut (Académie des sciences), professeur ä la Faculté des sciences de Paris. 3laquo; edition. 1885, 1 vol. in-8 de viii-1272 pages, avec 571 flg. dessinées d'après nature par A. Riocreux, cart. 20 fr.
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FOERNIER (Eugène). Recherches anatomiques et taxono-miques sur Ia familie des Craclfèrcs, et sur Ie genre Sisym-brium en particulier. 1865, in-4, 154 pages, avec 2 pi....... 6 fr.
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précédée de la lievue de la Flore des monts Jura. 1865-75, 3 par­ties formant 1 noI. in-8 de 1,092 p. Cart..................... 1'2 fr.
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simples, 7laquo; edition. 1876, 4 vol. in-8, avec 1,077 figures.. 36 fr. GUILLAUD. Les ferments figures, schizomycèles, levures
et bactéries. 1876, in-8, 117 pages........................... 2 fr 50
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Auslralaoise rariorum. 18i:7. in-folio, avec 20 planches.. 8 fr.
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arborum et frulicum in hortis Segrezianis collectoruni, par xilph. Lavallée, président de la Société d'horticuUure. Des­cription et figures des espèces nouvelles, rares ou critiques de l'Arboretum de Segrez. 1885, 1 vol., avec 36 pi. lirées en taille doacer noires et coloriées. Cartonné....................... 60 fr.
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horto Monlvilliano cultarum descriptio. 1838, in-4, xiv-40 pages,
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dcs'végétaux. 1840, 1 vol. in-8 de 282 p., aveo 21 pi....... 6 fr.
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, M. Pasteur....................................................... 14 fr.
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raquo;IAISO WK I VI': (P.). Etude sur la straciure et les produits
du camphrier de Rorjiéo. 1S75, in-8, 68 p.. avec 1 pl___ 2 l'r.
jgt;IliU'U.*\lgt; (Léon). Substances lournies ä Ia médecine et A
la pharmacie pur I'ancien groupe des Tliérêbinthacées.
1859, gr. in-8. 104 pages.......................................... 5 fr.
MARTUIIV-DONOS (V. de). Florulc du Tarn. 1864, 1 volume in-8
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1nbsp; volume in-16, de 307 pages avec figures.................. 3 fr. 50
MULLER (C). Synopsis muscoruiu Irondosorum. 1849-18'gt;1,
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IMOXT/IGXE (C.). Sylloge gencrum spccicrumquc crytogama-
rum, quas, in variis operibus descriptas, iconibusque illustratas nunc ad diagnosim reductas, nonnullasque novas interjectas, ordine systematico disposuit. 1856,1 vol. in-8 de 500 p..... 12 fr.
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nant la description dos véaélaux utiles ä la médecine et des es-pèces nuisibles ä l'homme, vénéneuses ou parasites, par A. Moquin-Tandon, membre de l'Institut. 3raquo; edition. 1876, 1 vol. ln-18 iésus. avec 133 figures..........................;.......... 6 fr.
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MOEl.ET J -B.). Flore de Toulouse et de ses environs. 3laquo; edi­tion. 1884, 1 volume dlaquo; xvi b76 pag s cartonnées......... 3 fr. 50
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PAREATORE (Ph.). Geographie botanique de Illaiie. 1878, gr. in-8, 76 pages............................................... 3 fr. 50
PAEI.ET (J.-J.J. 'I israquo; laquo;.-d.s clgt;au'pi9nons. 1793,2vol. in-4. lOfr.
PAELET (J.-J.) et EÉVEILEÉ. Iconugraphie des ehampi-- gnons. Recueil de 217 planches dessinées d'après nature, acoompapne d'un texte nouveau présemant la description des espèces flgurées, leur synonymie, Tindication de leurs propriéiés utiles ou vénéneuses, l'èpoque et les lienx oü elles c^ois^ent, par 1855, 1 vol. in-folio, 135 pages avec 217 planches coloriées, carlonné........................................................ 170 fr.
— Séparement Ie texte, par J.-H. Léveillb. 1 vol petit in-folio de 135 pages......................................................... 20 fr.
PATAX (S ).Mémoipe sur l'ergot de seigle. 1841, in-8, 84 p. 2 fr.
PEELETARi. Ees diatomres, histoire naturelle, preparation, clas­sification et description des principales espèces, liste des dia-tomées fran^aises, avec la collaboration de J. Deby, Paul Petit et H. Peragallo, 1891, 1 vol. in-8, de 900 pages, avec 464 flg., et 10 planches, carlonné....................................... 22 fr.
PERACiAE^A. Uialomées de la baie de Villelränche. 1888, grand in-8, a'ec 6 planches............................... 6 fr.
PKOT raquo;E EAPEf ROESE. Bistoire des planles des Pyrenees. 1818,2vol in-8................................................. 16 fr.
PIESSE S.). Histoire des parfums. Nouvelle edition frangaise par P. Ghardin-Hadancourt et H Massignon et G. Halphen. 1890 1 vol. in-16, de 372 pages, avec 70 figures, carlonné. 4 fr.
PLAWCUUN. florins nonalensis. Orchidées. 1858, 1 vol. in-4, 6 pi. color........................................................ 12 fr,
PIUSSOX. Nur les Casuarina et en parliculier sur cenx de la Kouveile-Caledonie In-4, 4 pi............................ 6 fr.
RASPAIE. IVouvrau sysième de Physiologie végélalè et. de botanique. 1837, 2 vol. in-8 et 1 atlas de 60 planches contenant 1,000 figures noires. 30 fr. — Figures coloriées............. 50 fr.
REt EE, Manuel de rherhorisle, comprenantla culture larécolte, la conservation, les propriéiés médiciuales des planles du com­merce et un dictionnaire des planles raédicinales. 1889,1vol. in-16 de 160 pages, avec 52 figures (Petitejtiblioth. médicale)... 2 fr.
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RUE HAUTEFRUILLE, 19,quot; PARIS
33
BICHARBL Catalogae des lichens des Deux-Sèvres. 1878, gr. in-S, 50 pages................................................. 2 fr. 50
-^ De la culture an point de vue ornemenlal des planles indigenes de Ia Vendée. 1881. in-8, 99 pages............... '2 fr.
BOBIN (Gh.). Ilistoire naturelle des végctaux parasites qui croisseni sur l'bomme et sur les aniraaux vivanls 1853, 1 vol. in-8 de 708, pages, avec atlas de 15 planches coloriées...... 6 fr.
BOCIHCCiCEttK. Cryptogamie illwstréc. Familie des Champi­gnons. 1870, in-4, avec 1, 700 figures...................... 30fr.
—nbsp; Kouveaux dtieuments sur 1'hisloire drs plantes crypto-games et phancrogames des Pyrenees. 187ö, in-8. 7 fr.
—nbsp; Rlt;-vue m.Tcologlque. Anne s 1879 a 1892, 14 vol. in-8. -ilO fr. ROUX (Gabriel;. Précis tl'analyse ngt;icrlaquo;biollaquo;gique des canx,
suivi de la description et dela diagnose des espèces baclér.ennes des eaux. 1892 1 vol. in-18 de 404 p. avec 73 flfj. cart.. .. 5 fr. C'est Ie seul livre qui décrive la Flore microbioloffiqtte des eaux.
ROZE (L.). La menthe poiwrce, sa culture en France. 1868, in-li............................................................. 1 fr. 50
SAIIVrE-HILAlRË. Plantes usuelles drs Krésiliens, par A. Saint-Hilaire, del'lnstitul, 1824-1828, 1vol. in-4, avec 70 plan­ches, cart___..................................................... 40 fr.
SAÜVr-I.AGER. Réiorme de la nomenclalure botanique. 1880-1881, 2br. gr. in-8.............................................. 5 fr.
—nbsp; nbsp;Ristoire des herbiers 1885-1886 2 br. in-8............. 6 fr.
—nbsp; Reelierehrs sur les aneicns Herbaria. 1886 gr. in-8.. 2 fr. SAUVAICiO. Les cnlluiCNSur le littoral de la Méditerranée.
(Provence. Ligurie, Algérie), par Sauvaigo, directeur du Muséum d'histoire naturelle de Nice. 1893. 1 vol. in-16 do 350 p., avec figures {Bibliothèque scientifique contemporaine)....... 3 fr. 50
SAL'XÈ et MAILI.ARraquo;. Flore des Ueux-Sévreraquo;. 1880-1884, 3 vol. in-18.............................................................. 12 fr.
S1HKIBALX et !\%l\OT. Elements de bolanique agricole, amp; l'usage des écoles d'agricullure. des écoles normales et de l'en-seignemen. agricole dépanemental, par Schribaux, directeur du laboratoire de l'Ecole d'agricul ure de Joinville. elJ. Nanot, pro-lesseur ä l'Instilut national agronomique, ä rEcole municipale de la ville de Paris 1882, 1 vol in-uS jesus de 328p., avec 260 flg. '2 pi. col. et car;e cartonné (Bihl. des conn, utües)........ 4 fr.
SCHROTER. Fleurs des Alpes. 1892, in-8. avec 18 pl. comprenant 17U figures coloriées, cart.................................... 7 fr. 50
RICARD(G.) Hisluire nalnrellc des champignons comestibles et vénéneux. 1 vol. gr. in-8 de 300 pages, avec7ü pl col... 40 fr.
SEVKES (J de) Flore myeologique de la region de IHonlpel-li:r rt du Gard. 1863, 1 vol. gr. in-8, avec 6 pl.............. 8 fr.
—nbsp; De la germination. 1863, in-8, 73 p , avec 1 pl.......... 1 Ir. 50
Sociéié boianiqne de France (Bulletin de la). Collection com­plete de 1854a 1891. 38 vol in-8.............................. 600 fr.
Séparément: Tomes I ä XXVI. 1854-1879, 26 vol. in-8..,. 360 fr.
SOIIHEIRAIV. Culture du eotonnier. 1863, in 8, 16 p. ... i fr. OTENFOiiT (F.). Les plus helles plantelaquo; de la nn-r. Methode k
suivre dans la recheiche ei la récolte des algues, descripiion des
families et des espèces. Teatfe laquo;ewi 1877, 1 vol. in-8....... 5 fr.
TCHIraquo; AI CIIEFF (l'. de). Kohaniquc de 1'Asie-inini ure, par P. de
Tchihatcheff, correspondant de l'lnstitut. 4866, 2 volumes gr.
in-8 de 600 pages et 1 atlas in-4 de 44 planches (80 fr.)... 50 fr.
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34nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp;J.-B BAILL1ÈRE ET PILS
TENORS. Géofiraphic physique rt botanique dn royaume de
Kaples. 1827, 1 vol. in-8.................................... 4 fp. 50
Tllll'XEKIS (A.). Florc mcdicale beige. 1862, 1vol. in-12. 5 fr. TIIORY. Ilisioirc naturelle du genre Groselllier. 1829, 1 vol.
in-8, avec 24 planohes coloriées................................ 8 fr.
TI'iBAL-L/lGRAVE (E.). Herborisalions faites par la Société
d'histoire naturelle de Toulouse. 1870-71, in-8, 58 pages... 3 fr.
—nbsp; Reliquiae Pouretianse. 1875, gr. in-8, 149 p........... 4 fr.
TREMEAU de ROCHEBRUNE et SWATlKie. Catalogue des
plantes plianerogaines de la Charenle. 1861, in-S, 293 p.. 5 fr.
'Il l.tSXI'. I^éguinineuses arboresccntes de l'Amérique laquo;lit
Sud. 1844, in-4, 136 pages, avec 5 planches................... 7 fr.
—nbsp; itlouographia PodoBtoinaeearnni. 1852, in-4, 288 pages, avec 13 planches..................................................... 15 fr.
—nbsp; nbsp;Monographia Moniniiaecaruin. 1856, in-4, 264 pages, avec 10 planches....................................................... 15 fr.
VAX DER COLME. Ilistoire botaniquc et thérapeulique des Nalscparcilles. 1870, gr. in-8, avec 4 pi. coloriées....... 3 fr. 50
VAN HEUilCK. Synopsis des diatomées de Belgiquc 1880-1885, 1 vol. gr. in-8, avec alias de 138 planches........... 200 fr.
VERLOT (II.). Ee guide du bntaniste lierborisant. Conseils sur la récolte des planles, la préparalion des herbiers, l'explora-Lion des stations de plantes phanérogames et cryptogames et les herborisations aux environs de Paris, dans les Ardennes, la Bourgogne, la Provence, Ie Languedoc, les Pyrénnées, les Alpes, l'Auvergne, les Vosges, au bord de la Manche, de 1'Ooéan et de la mer Médilerranée. Introduction par M, Naudin, de l'lnstitut. 3C edition. 1886, 1 vol. in-18 de xv-740 p,,aveo figures,cart. 6 fr.
VERSt HAFFELT. Xouvclle ieitnographie des cumélias. 1848-1860, 13 vol. in-8, avec 644 planches coloriées.............. 300 fr.
VESQFE. Traite de botanique agrieole et industrielle, par J. Vesque, maitre de conférences ä la Paculté des sciences de Paris et ä l'lnstitut agronomique. 1885, 1 vol. in-8 de xvi-976 p., avec 598 figures, cartonné..................................... 18 fr.
VICg (Eloy de) et BRl'TEEETTE (de). Catalogue des plantes vasculaires du département de la Soumie. 1865, in 8, 317 pages.......................................................... 4 fr.
—nbsp; Supplement. 1870, in-8, 25 pages............................... 1 fr.
VIEMORIX (Ph. de). Ees Flenrs :• Paris, culture et commerce.
1892, 1 vol. in-16 de 350 p avec 150 figures, cartonné (Biblioth.
des connaisisances ittiles)........................................ 4 fr.
*XTLEEM11\ (P.). La biologie végétale, par P. Vuillemin, pro-fesseur, d'histoire naturelle a la Faculté de Nancy. 1883,1 vol. in-16 de 325 p., avec 50 fig, {Bibl. scient.coniemp.)........ 3fr. 50
—nbsp; De Ia valcur des caraeléres anatomiques au point de vue de la classification des végetaux; Tige des Composées. 1884. in-8. 350 pages, avec figures......................................... 8 fr.
WEDDELL (H.-A.), Hisloire naturelle des quinquinas. 1849, 1 vol. in-folio avec une carte et 32 planches dont 3 color. 60 fr.
—nbsp; Monographie de Ia familie des IJrtieécs. 1857, 1 vol. in-4 de 592pages, avec 20 pi............................................ 30 fr.
—nbsp; Mémoire sur Ie Cynomorium coccineum, parasite de l'ordre des Balanophorées, 1861, in-4, 40 pages avec 4 pi, color. 6 fr.
WILLKOMM. Organograpliie et classification des Globula-riéps. 1850, gr. in-4, avec 4 pi. (Stf.)...,.................... 4 fr.
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RUE HAUTEFEUILLR, 19, PARIS
35
GEOLOGIE. PALEONTOLOGIE
/Il (LI raquo;inESMI.. Mineralogie du Morbihan. 1867, grand
in-8.............................................................. 1 fp. 50
BARROIS (Cll). Recherches Nur ie terrain crétaeé supérieur
de l'Anglelerre et de l'lriande. 1877, 1 vol. in-4 de 232 pages,
avec 3 cartes et coupes......................................... 12 fr.
BENEDEN (Van). Itfescription des OKlaquo;enients fossiles des
environs d'Anvers. 1877-1885. 4 vol et 4 atlas........... 220 fr.
HERXA.RD (Félix). Elements de paleontologie, parF. Bernard,
agregé des sciences naturelles, assistant au Muséum. 1893, 1 vol.
in-8 de 900 pages avec 600 figures......................... 20 fr.
Itli;i.\ 11'SKY. Lc plateau central de Ia France et I'Auvergne
dans les temps anciens. 1890, l vol. in-18 de 276 p. 4 fr. 50.
—nbsp; LesTourbiérès et la tourbe 1892,1 vol. in-i8 de 194 p. 3 fr. 50 HLEICHEIt (M.-G). Guide dn géologue en Lorraine. 1887. 1 vol.
in-8 de 210 pages, avec figures et 2 pi.................... 3 fr. 50
BOElLIiET (J.). Description liistorii|ue et seientiliqne de la
haute Auvergne, suivie dquot;un Tableau des roches el minèraux.
1834, 1 vol. in-8 avec atlas de 35 planohes................... 15 fr.
ROERV (K. de). Monographie des Sealidae vivants et fossiles.
Sous-genre Ci'isposcala. Fascicule I 1888. in-4, 52 pages, avee
6 planclies..................................................... 12 fr. 50
—nbsp; Etude sur Ie sous-f|enre de Scalidae du bassin de Paris. 1887, in-8, 43 pages............................................... 2 fr.
—nbsp; Scalidae nouveanx des couches eocenes du hassin de Paris. 1887, in-8, 56 pages.............................#9632;.................. 2 fr.
—nbsp; Revision des Scalidae miocènes et pliocenes de I'Italie. 1890, ln-8, 184 pages, 1 planche................................ 7 fr.
—nbsp; nbsp; Etude critique des Scalïdae miocènes et pliocenes de I'Italie 1891, in-8, 142 pages, 1 planohes...................... 5 fr.
BOWERBANK. History oi the fossil Fruits and Seeds of the London Clay. 1830, gr. in-8, 144 pages, avec 17planches.. 12 fr.
BREBISSON (A. de). Apercu génlogique des terrains de 1'arrondissemcnt de Falaisc. 1864, in-8, 29 pages..... 1 fr. 25
BREHM (Collection). La terrc, les mers et les continents. Geographie physique, geologie et mineralogie, par Fernand Priem, ancien élève de l'école normale supérieure, agrógó des sciences naturelles,professeur au Lycée Henri IV. 1893. Un volume grand in-8, de 708 pages, ä 2 colonnes, illustre de 757 figures, Broche..................... 12 fr. — Relié..................... 17 fr.
—nbsp; Le monde avant l'apparition de 1'lumime. 1894, 1 vol. gr. in-8, de 810 pages, éi 2 colonnes, avec 500 figures........ 12 fr.
BROECKX (Ë. van den). Esquisses géologiques et paléontolo-giqncs desdépóts pliocenes des environs d'Anvers. 1876-1878, 1 vol. in-8 de 295 pages......................................... 10 fr.
BBONGNItRDT (Alex.) Mémoires sur les terrains de sedi­ments superieurs calearcotrappécns dn Vieentin, et sur quelques terrairis d'Ilalie, de France, d'AUemagne, elc... 1823, in-4, avec 6 pi. (lOfr.)........................................... 3 fr.
—nbsp; nbsp;Mémoires sur les Kaolins ou Argiles :'i porcelalne, sur la nature, le gisement, l'origine et l'emploi de cette sorte d'argile. 1839-1841. 2 parties in-4, 100 pages, avec 6 planches col... 10 fr.
I
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36
.I.-B. BAILLIER3 ET F1LS
lt;• tSm.tVAU (F. D .)• Systeme silnrien de l'.lin '-rique septen-
trlonalr. 1843, 1 volume in-4 avec 27 planches (25 fr.)... 15 fr. CIIARPEKTIER de COSKIGNV (.!.)- La trrrc, sa formation et sa
constilution acluelle 1874, in-8, 93 pages.................... 2 fr.SO
COXIIMIvtX. i:ilt;-iiieui!s de geologie et de paleontologie, par
Contkjean, prol'esseur ä la Eaculié des sciences de Poitiers.
1874, 1 vol. in-8, de 859 p., avec 467 figures, cartonné...... 16 fr.
COQUANU (H ) IHonogrnphie du genre Oslrea. 1869, 1 vol. gr.
in-8 de 215 pages et 1 atlas de 75 pi. gr. in-4 (80 fr.)....... 40 fr.
—nbsp;Geologie et paléontolouie de la region suil de la provinee laquo;Ie t'onsiantine. 1862 1 vol. in-8, 343 pages, avec 40 pi.. 40 fr.
—nbsp; Etudes supplrmentaires sur Ia paleontologie algérienne, faisanl suite ä la description geologique et paléonlologique de la province de Constanline. 1880, 1 vol. )n-8 de 450 pages..... 8 fr.
—nbsp; Degt;criplion physique, géulogique, paléontologique et nal-néralogi(|ue laquo;in dép.rlcmeni de la Iharente. 1858-1862, 2 vol. in-8, avec figures et carte coloriee........................... 24 fr,
—nbsp; Synopsis des unimaiix et des végélaux fossiles observes dans les formations secondaires de la Gharente, de la' Charente-Inférieure et de la Dordogne. 1860. in-8,146 pages........... 4 fr.
—nbsp; nbsp; imoiiogrsiphie paléontologique de 1'étage aptien de l'Es-pagiie. 1866, 1 vol. in-8, 222 p., avee atlas, gr. in-8. de'28 pi. 30 fr.
—nbsp; 'I'rai é des roehes, 1857, 1 vol. in-8 de 433p., avec 72 flg. 7 fr.
D'ASMER. La terre. 1889, 1 vol. in-16 de 318 pages...... 3 fr. 50
DAUBRÉE. Obserwations sur la ehute de Meteorites. In-4,
avec 1 pl. et 1 carte........................................... 2 fr. 50
OESJ1AVES (G.-P ). Uescriplion des animaux sans verlèbres découverts dans Ie hassin de Paris, 1857-1868, 3 vol. in 4 de texte et 2 vol d'allas, comprenant 186 pl. cartonnés..... i50 fr.
HOl.M I S. Essai siir I'étendne des terrains tertiaires dams Ic hassin anglo-parisirn et esquisse des terrains tertiaires de la Normandie. 1880, in-8, 68 pages avec figures............ 4 fr.
D'ORBIUNV (Ale.) ('oquilles et Eehinodermes fossiles de Colombie. 1842, in-4, 64 pages, 6 pl. (15 fr )............. 7 fr. 50
DUMAS (E ). Cimstituifon géulogique de la region supérieure ou eevennique du Gard. 1872, in-8. 91 p,, avec flg............... 3 fr.
RUVEHIVOT TVouvelles etudes sur les rhinoceros fossiles. 1854, in-4, 144 p , avec 8 pl..................................... 20 fr.
EBitAY ('I'll.). Végétaux fossiles drs tevrains de transition du Beaujolais. 1868, gr. in-8, avec 11 planches et 1 carte...... 6 fr.
EDWARDS (11. Milne) et HA1IHE, Monographie iles polypiers fossiles des terrains paloeozoïtiques. 1851, 1 vol. in 4 de 595 p., avec 2U pl. phot.................................................. 30 fr.
ETALLON (A.). Desciiplion géologiqiie du Haut-Jura, et cn particulier des environs de Saint-Claude, 1857, gr. in-8, 108 pages, avec 1 carte et 1 plan colorié.................................. 4 fr.
FERl SVraquo;raquo; et DEMHAVES (G.-P.). Histoire naturelle des Mol-lusques terrestres et flnwiatiies. 1830-1851, 4 volumes in-folio, dont 2 volumes de chaoun 400 pages de texte et 2 atlas-de 247 planches coloriées (1250 fr )........................... 490 fr.
—nbsp; Le tnême. 4 vol. gr, in-i, avec 247 pl. noires (600 fr )... 120 fr. FORIili.Ee Eéman. Monographie limnologique, tomo I. 1892, 1 vol.
gr. in-8, de 540 pages avec figures et carteraquo;................. 15 fr.
ocr page 705
nUE HAUTEFEÜILLE, 19, PARIS
37
FOUQUÉ. Les Irrmblements de trrre, par FOUQUÉ. professeur au College de France, membre de l'InsUtut. 1888, 1 vol. in-16 de 3'20 pages, avec 50 figures (Bibl. seien'., contemp.).... 3 fr. 50
FOIIRNIEK (E.). Esqulsse géolosique des environs de Mar­seille. 1890, gr. in-8, 102 pages, ül planches............... 2 fr. 50
FKOMEKTEL (de). Polypiers coralliens des environs de Gray. 1864, in-4. avec 15 planches.................................... 10 fr.
—nbsp; Polypiers fossiles de I'étage néocomien. 1857, ln-8, 80 pages, avec 10 planches.................................................. 5 fr.
—nbsp; Polypiers {urassiques supérieurs. Etage portlandien- 1862, in-4, 60 pages, 7 plancnes............................ .......... 6 fr,
—nbsp; Catalo(|ue raisonné des Spongiaires de I'étage néocomien. 1861. in-8......................................................... afp.
CiARKieou (P.). Alluvions quaternaires anciennes. 1865, in-8, 56 pages.................v........................................ 2 fr.
GAUUKT (A.). Les ancêtres de uos animnux dans les temps géologiques, par A Gaüdry. de 1'Inslitut, professeur de paleon­tologie au Muséum d'histoire naturelle. 1888, 1 volume, in-)6 de 2SJ6 pages, avec 49 figures (Bihl. scient. cnotemp.)....... 3 fr. 50
ixODRON. Dn passage ä Ia fin de Ia péi iode quaternaire des eaux et des alluvions nnoieuncs de la Moseüe dans les val-lées de la Meurihe. 1870-1877, 2 parlies in-8 avec pi...... 2 fr.
GOMES (B.-A.). Flore fossile da terrain earltonifëre des envi­rons laquo;Ie Porto 1865, in-4, avec 0 planches.................. 6 fr.
GBASSET. Bols d'élan fossile atlribué au Gervus Megaceros, trou é dans Ie terrain quaternaire du Berry. 1878, gr. in-8, avec 1 plan ehe........................................................ 1 fr.
GRA1 ELOIIP (de). Conehyliologie fossile du bassin de 1'Adour, ou description des coquill( s fossiles qui ont été irouvées dans les terrains marins terliaires aux environs de Dax. 1840, 1 vol. in-4, avec 48 planches, carlonné............................... 40 tr.
HAI.PHEN iG.). La pratique des eraquo;isais eoinmereiaux elindus-ti-W' s. par G. Halphen, chimisle au laboraloire du Ministère du commerce. Matteres minérales. 1892, 1 vol. in-16 de 342 p., avec 28 fig., cart, iBibl, des conn, utiles)...................... 4 fr.
#9632;Iitnv (E.-T.). Préeis de palrontologic huniainc. par E. T. Hamy, membre de l'Insiiiui, professeur au Muséum. 1870, 1 vol. in-8, de :i7'2 pages, avec figures................................. 7 fr.
HOGtRD. Deseription minéraloyique et géolor|iquC drs regions granitiques et arénacées du Systeme des Vosges- 1837, 1 volume in-8, avec 1 atlas in-folio de 13 planches............ 6 fr.
—nbsp; Coup d'ceil sur Ie terrain erratiqne des Tosges- 1851, i volume grand in-8 de xiii-139 pages........................ 3 fr.
—nbsp; Rrchcrches sur les formations erraliques. 1858, 1 volume, grand in-8, vni-235p., avec 1 atlas, in-folio de 19 pi....... 7 fr 50
—nbsp; Recherches sur les glaciers et sur les formations erratiques des Alpes de la Suisse. 1858, l vol. gr. in-8, xvi-S^ü pages, avec 1 atlas in-folio de 35 pi. noires et color...................... 15 fr.
—nbsp; Separément, l'Atlas seul...................................... 12 fr.
HEXLEV. I.es problèmes de la geologie et de la paleontologie.
1891. 1 vol. in-16 de 350 p , avec fig {Bibl. scient. cont.). 3 fr. 50 JjtMHES. Aiile mémoirc de mineralogie, d'hydrologie et de
geologie. 1892, 1 vol in-t6 de 288 pages cartonné......... 3 fr.
JAEBEKT (J.-M.). Malériaux pour la geologie du Vur. Consti­tution géologique des terrains du littoral entre Saint-Nazaire et Bandol. 1859, in-4, 72 pages avec pi. col....................... 3 fr.
ocr page 706
38nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; 'nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; nbsp; J.-B. BAILLIÈRE ET F1LS
JI'.AXJr.liV. Rechercheraquo;raquo; i|éoIoglqncs et |gt;alconluIogI(|uclaquo;i
dans les Hautes-Cévennes. 1874, in-8, 27 pages......... 1 fr. 25
JULIEN (All'.). Utm phéii^wënes glaeiaircs dans le plaleau central de France, eri parliculier dans le Puy-de-üóme et le
Cantal. 18ö9, in-8, 104 pages, avec 1 planche........... 2 fr. 50
ItIMAIt ' I. ). Ieraquo; ininérau.-K uliles et 1'exploitatiou des mines, par Knab, ingénieur, répétiteur de metallurgie ä l'Ecole centrale des Arts et Manufactures. 1888, 1 vol. in-16 de 358 pages, avec 75 figures (ßibliotheque scientifique contemporaine)..... 3 fr. 50 KOMXt'lraquo; (L -P.-C). Description des animaux fossiles qui sc trouvent dans le terrain carbonifèrc de Belgique. Avec supp'é-ment. 1844-1851, 3 vol. in-4, avec 67 planches............ 68 fr.
—nbsp; Reeherches sur les animaux fossiles. Première partie : Monographie des genres Producluset Chonectes. 1817, 1 vol. in-4 de xvii-246 pages, avec 20 planchPS......................... 30 fr.
—nbsp; Deuxiéme partie: Monographie des fossiles carbonises de Blei-berg en Carinlhie. 1873, 1 vol. in-4, avec 4 planches..... 10 fr.
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LE CHEVAL
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/ volume 171-4 da xxiv-703 pages, avcc /ir/uves et un Atlas XVI planches coloriées au, pinceau, découpées et superposées. Ensemble, 3 vol., cart : CO fr.
Ce livre s'adresse aux vétérinaires, aux officiers de l'ar-mée,aux sportsmen, aux éleveurs, a tous ceux qui, soit par nécessite, soit par gout, s'occupent du cheval et veuleiit éviter dans leurs acquisilions les erreurs que pourrait en-trainer l'ignorance de 1'organisation du cheval.
Le texte est du k la plume autorisée de M. E. Mix, dont les travaux et I'expérience garantissent Fexactitude de ses descriptions et la competence de ses conseils.
II se divise en quatre parties : 1deg; Généralités; 2deg; Exterieur; 3deg; Structure et fonctions; 4deg; Races.
Sous le litre de généralités, M. Alix passe en revue les caractères zoologiqucs du cheval, ses divisions principaks et teeoiidaires, pour terminer par un upercu de son organisation,
Dans la deuxième partie, il range les connaissances capa-bles de faire distinguer, par l'examen rapide de la conlor-mation d'un cheval, sa valeur commerciale, le service au-quel il peut èlre employé de preference, la snmme el Ia durée des effets que sa machine est capable de produire.
La troisième parlie s'occupe de \a. situation, de% rapports. Je la structure anatomique des orgahes et de leur rdle phijsiotu-tjique dans te mécanisme de la machine animale.
La quatrième parlie, enfin, est consacrée a 1'étude de origine, des caractères, de la production, de Vélevage, de la multiplication et de ['amelioration des races chevalincs.
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