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DE LA

CONSTRUCTION

ET DES PRINCIPAÜX

USA GES

INSTRUMENS

DE MATHEMATIQUE.

Avec les Figures neceflaires pour Tintelligence de ce Traité,

DEDIE AV KOL TROISIEME EDITION,

Revue, corrigéeamp;mgmentèe far le S' N. Bxok , Ingenieur du Roipour te^ InjirumensdeMathematique, ^mi de 'f 'Horlogedu Palais, ou Vonnbsp;trouve tous ces Injirumens dam leur perfeliion.


M. DCC XXV.

FPROBATIONS ET PRIVI LEGE DV ROI.

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APPROBATIO VI.

J’Aiexatnïné pat ordie de Monfeigneut Ie Chancelier , un Traité de In CcHfiniHioa .1^ det printipaux Vfitgts its differens I»Jirimens de Mathematique , lequcl a été ronipofé parM. Nicolas Biom , Ingenieut pout les infttu-mensde Mathematique : Je crois qu’il feia tics-agléable amp; très-uttle au Public . Sc paiticulierenieiu aux Ouvtiersnbsp;qui ytiouveront de quoi s’inrtruire a fond pout la Fabrique de tous les Inftrumensdoiit on fe feit dans la Pratiquenbsp;des difterentcs parties de Mathematique. A. Paris a l'Obfetvatoite Royal ¦ Ie dixiéme Aout mil fept cens buit.

DE LA HIREi Trofejfeur Rcyal de MnthemntiqHe é' de l' Academie dts Sciemes.

AVTRE APPROBATJ ON.


IxJirtmeHs de Mathematique, il in'a paru qu ne pouioit être qu’urile au Public. Fait a Paris ce 5 Juia 1715

J’Ai ld par 1’ordre de Monfeigneur Ie Garde des Sceaux . un Traité de la CenfirnSieH amp; des principaax Vfages des lnfirumens de Mathematique, ii m’a paru qu'une nouvelle Edition augmeatée de eet Ouvrage

M A H I E U.

PRIVILEGE D V KOI.

LO UI S par la grace de Dieu Roi de France *C de Navarre ; A nos araez 8c feaux Gonfeillers lés gens tenans nos Coursde Parlement, 'Maitres des Requêtes ordinairesde notte Hotel, Grand eonfeil, Prevots de Paris, Baillifsnbsp;Senechaux, leurs LieutenansCivils 8c auttes nos Juftuiersqu’il3paitiendra,S alut. NotrebienaméNicoLAs Bion'

Ingenieur amp; Fabticateur d'Inftrumens de Mathematique , Nous a fait remoatrer qu’il a dreflé amp; fait graver des ^ Planches propres a monter des Globes , rant Celeftes que Terrellres , fuivant les deinieies Obfervations 5c des Spheres . felon les differens fyftemes 8c de grofleurs difterentes; Sc a compofé un Livre intitule : Ufages des Globes Celeftesnbsp;és Tetreftres éf‘les Spheres fui-vam les differens fyftemes ér de divers Injlrumens de Mathematique ,accompagné d’unnbsp;Traité qe Cojmogriphie ér de Géographie , o» eft expUque avee ordre tout ce qu'ily a de plus curieus dans luDefcrip-tien de l’Vnivers , fuivant les Memsires ér ohfervaiions des plus habiles Aftrettomes ; commeaufli U Coxfituiliou érnbsp;let Vftges de divers autre s Inftrumens de Mathematique', lefquelles Planches 8c ledit Livre il defireroit faire ré-imprimer 8C graver pout ie donnet au Public, d’autant qu'il ne Ie p.-ut faire fans notte Peimifllon, il nous a trés.nbsp;humblement fait fupplier lui accotd-er. A ces causes, voulant favorablenaent traiter ledit Expofant, Nous h:i a vontnbsp;permis amp; accorde , petmettons 8C accotdons pat cefdites Prefentes de faire imprimet 8c graver tam lefdites Planchesnbsp;que ledit Livre en telle forme, marge, caradete, en un ou plulieurs volumes , conjointement oufeparément, 8c au-taii t de fois que bon lui feinblera, 8c de les vendte , faire vendie 8c debiter pat tout notre Royaume pendant Ie tems denbsp;qninze années confecutives , i compter du jour de la date defdites Prefentes. Faifons très-exprelles delfenfesa routesnbsp;fortes de perfonnes de^ quelque qualité 8c condition qu’eUes foisnt , d’en inttodnite dTmprelTion 8C Gravurenbsp;étrangere dans aucun lieu de notre obeïflance ; 8c a tous Graveurs , Imprimeurs , Libr.iires , Marchands 8c autrer,nbsp;d’imprimer, graver ou faire graver , 8C imprimet, vendre, faire vendte , debiter ni contrefaire tant lefdites Phen-ches que ledit Livre ci-deffus expliqué en tout ni en partie , ni d’en faire aucuns exttlt;iits fous quelque pretexte quenbsp;ce füit , d’augmentation, correélion , changement de titre , faulTes marques ou autrement, en quelque maniere quenbsp;ce foit; 8c a tous M.stchands étrangers d’eii apporter ni diftribuet d’autres Impteflions 8C Gravures, que de cellesnbsp;qui auront été fajtes du confentement da 1’Expofanl, ou de ceux qui auront droit de lui, a peine de conli Ic-iiionnbsp;tant des Planche^s 8C des Exemplaires dudit Livre que des Uftanciles qui auront fervi a ladite contte-fa^on , quenbsp;nous entendons etre faifis en quelque lieu qu’ils foient trouvez , fix mille livres d’amende conrre chacun des conrre-venans, dom un tiers a Nous, un tiers a 1’Hotel-Dieu dePatis, I’autre tiers audit Expofam , Sc de tous dépciis,nbsp;dommages 8c intéréts : a la charge que ces Prefemes feront enregifttées tout au lang fur le Regiftre de la Commu-naute des Libraires 8c Imprimeurs de Paris, 8Cce dans trois mois de la date d’icelles i que la gravure 8c I'inipteliion,nbsp;tint defdites Planches que dudit Livre fera faite dans notre Royaume 8C non ailleuis, en bon papier 8c beauxnbsp;carafteres confotmément aux Reglemens de la Libiairie, 8c (ju’avant que de I’expofer en vente , il en fera mis deuxnbsp;Exemplaites dans notre Bibliotheque publique, un dans celle de notre Chateau du Louvre , 8c un dans celie denbsp;notre tres-cher 6c feal Chevalier, ChancelierdeFrance , le Sieur Voilin , Commandeur dc nosOrdres, le tout inbsp;peine de nuUité des Prefentes, du contenu defquelles vous mandons 8C enjoignons de faite jouir 1’Expofant ou fesnbsp;ayans caufes pleinemem 8c paifibiemem, fans foufFiir qu’il leur foit fait aucun trouble ou empêchement, Vouloas quenbsp;la copie defdites Prefentes qui feta imptimee au commeiKement ou a la fin dudit Livre, foit tenue pour diiementnbsp;(jgnifiée , 8c qu’aux copies collationnées par 1’un de nos amez 8c feaux Confeillers 8c Secretaires, foi foit ajoiïtéenbsp;comme .f I’original. Commandons au premier notte Huiffier ou Sergent, faire pour 1’execution d’icelles tous Exploits, Saifies 8c Aéles neceflaires, fans demander autre perrailTion , 8c nonobftant clameui de Haro, Chartenbsp;Normande 8C Lettres a ce comraiies rCArctel elf notre plaifir. Donne’a Verfailles le vingt-feptiéme jour dunbsp;mois de Janvier , 1’an de grace mil fept cens quinze , 8c de notre Regne le fpixante-douziéme. Signé , Par le Roinbsp;en fon Confeil , F O O CfU E T.

Il ell ordonnéparl’Edit de Sa Majefté de i C8«. Sc Arrets de fon Confeil, que les Livres dpm I’lmprefiTion f- pei-met par chacun des Privileges ne feront vendus que par un Libraire ou Imprimeur.

Regiftré fur le Regiftre i. de la Commiinauté des Libraires amp; Imprimeurs de Paris , page 919- N'liCj. £«». formér/ie'ut atfx Reglemens, ér sotanirue-at kl’Arret dté 13 Aeut lyuj- A. Paris le treicjéme Mars mil fept tensnbsp;qttint^, Signe, R'O BUSTEL, Syndic.

DerimprimeriedeCharles Osmont, 172:5.

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Void Ie fecond Ou‘vrage que je prefente A Vo T RE MA j EsTj en Ie luiprefentant, je

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EP I T R E-

fourois j comme au premier ^ m'autorijer refpeBueu^ fement du faeces quil a de'ja eu danste Public, Ö*nbsp;d.es honteT^ particulieres dont Kous ave^ daignénbsp;m’honorer. Alais un plus grand motifs SIR E ^nbsp;m’a porté d mettre l’un ^ l’autre faus les aujpicesnbsp;de Vo T RE M A J Es T e’3 c efi l’hommage indifanbsp;penfahle que les Sciences doilt;vent au P'hrdne ^ ^nbsp;Ie droit naturel quelles ontd la protection des Rois.nbsp;fa ai ofeVous annoncernbsp;nbsp;nbsp;nbsp;IR E, que Vo^s faentirie^

en les étudiant, comhten elles peuvent Jer^vir d l’utilite' publique 3 ^ la part qu elles doi^ent avoirnbsp;dans cette multitude de fbins dont Kous êtes chargénbsp;pour Ie bonheur des peuples. Kous l’avez, fenti ^nbsp;SIR E,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qui pouroit m* en defavouer C U ar deur

dontvous les aveTfapprifas, l’application que Kous leurdonnezgt; encor tous les jours 3 l^accueilobligeantnbsp;dont Kous favorijezj ceux qui en font profsjfawn ,nbsp;les bienfaits que Kous aimezj d répandre farnbsp;eux 5 ne fbnt-ce pas ld des preuves plus que faff-fantes pour mus en ajfurer F Alais quels nou-veaux prodiges 3 SIRE, vont naitre de ce noblenbsp;fentiment 3 ^ fl les Sciences 3 par la protectionnbsp;quelles ont trouvée 3 ont fait un progres fifarpre-

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PREFACE.

^ E favorable accueil qui a été fait aux deux Ouvrages que j’ai mis au jour i! y a quelques années, m’a determine a executerle deflein que j’avois formé depuisnbsp;long-tems de donner au Public la Conftrudion Scnbsp;I les principaux Ufages des plus curieux amp; plus utiles Inftrumens de Mathematique qui ont eté iti-Ventez jufqu’a prélent.

Pourgarder quelque ordrc dans eet Ouvragc, après avoir donnè les Definitions necelTaires pour I’intelligence de ce Traite', je Farnbsp;partage dans cette Edition en neuf Livres, chacun de ces Livresnbsp;en plufieurs Chapitres.

Le premier Livre contientla Conftrudion amp;: les principaux Ufages des Inftrumens les plus fimples amp; les plus ordinaires, comme font Ic Compas, la Regie gt; le Tire-ligne, le Porte-crayon, 1’Equerrenbsp;amp; le Rapporteur. On y rrouvera plufieurs beaux traits de Compas,nbsp;amp;:la maniere de tracer furie papier routes fortes de Figures tancnbsp;regulieres qu*irregulieres.

Lefecond Livre expli que aflez ncttement, quoiqu’en pen de pages , la maniere de conftruire le Compas de proportion amp;: fes principaux Ufages. J’y ai joint plufieurs Methodes de conftruire diffe-renres Jauges, amp; les moyens de s’en fervir pour jauger lesTon-neaux. Le Compas de proportion avec les autres Inftrumens expli-quez ci-devant , compofe cequ’onnomme Etui de Mathematique.

Dans Ie troifieme Livre on trouve la Conftru(ftion amp; les Ufages de plufieurs autres Inftrumens curieux qur fervent ordinairementnbsp;dans le Cabinet. Lainatiere eftfort diverfifiéedans ce Livre, oü jenbsp;donne Fexplication de quantité de chofes, qui, comme je Ie crois,nbsp;n’ont point encore été vues. On y trouve la maniere d^armer lesnbsp;Pierres d’Aiman , amp; la compofition de differens Microfcopes, êcnbsp;plufieurs autres curiofitez qui pourront faire plaifir aux Ledeurs.

Je dernne dans Ie quatriéme Livre, la Conftru£tion amp; les Ufages des principaux Inftrumens qui fervent en Campagne, pour arpen-.nbsp;ter lesTcrres, lever les Plans, mefurer les diftances amp; les hauteurs,,nbsp;tant acceflibles qiunaccellibles j comme font les Piquets ,1a Toife,nbsp;laChaine,rEquerred’Arpenteur, les Recipiangles, les differentesnbsp;Planchetcs ,1e Quart de Cerclegt; le Demi-Cercle, amp;: laBoulTolc.

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PREFACE.

Comme mon deflein n’eft que d’inftruire ceux qui commenceiit a apprendre ccs Sciences, je n’y ai mis que les Operations Ics plusnbsp;faciles amp; a la portee de tout le monde; y ayant affez d’autres Livresnbsp;qui traitentcesmatieres plus a fonds,

J’ai augmenté dans ce livre la Conftruction amp; ies Ulages de la Planchete oulnftrumentuniverfel de MrOzanam, amp; deiaPlan-chete-quarree moiiis compofe'e, J’y ai ajouteune Planche qui marque aflez bien leurs Conftr-udions amp; leurs Ufages, amp; ^’ai retouciienbsp;dans cette Edition plnfieurs endroits qui ne me paroilToient pasfuf-fifament expliquez; particulicrement encequiconcerne la Fortification : amp; j’y ai ajoutc la maniere de fortifier deMr de Vauban.

Le cinquieme Livre contient la Conftrudion ide plulieurs diffe-rcns Niveaux, comme auffila maniere de Ies redifier, amp; deles met-tre en pratique pour la conduite desEaux. J’y ai joint I’explication d’une cfpcce de Jauge pour mefurer la quantite d’eau que fournicnbsp;line Source, amp;: lemoyen de partager ces memes Eaux. J’ai ajoutenbsp;a la feiziemc Planche line petite Figure d’un Niveau qui eft d’unenbsp;grande juftelTc, On trouvera aulfi dans ce Livre la Conftrult;ftion desnbsp;Inftrumcns d’Artillerie, amp; la maniere de s’cn fervir, tant pour lesnbsp;Canons amp;:Boulcrs, que pour ies Mortiersamp; les Bonibes; ce qui eftnbsp;dita cefujercftaffez de pratique, quoiqu’enabrcge'. J’ai ajoute alanbsp;Planche dix-fepticme la Figure d’un Inftrum^t d’Artillerie qui eftnbsp;trcs-utiie, amp; j’en donnc la Couftriuftion amp; I’llfegc dans le difcours,nbsp;Lc fixie'me Livre renfcrme la Conftrudion Sc ies Ufages des plusnbsp;beaux amp; des plus utiles Inftrumens qui fervent a I’Aftronomie; Scnbsp;commeily a quantity d’Obfervations a faire, Mr de laHirem’anbsp;fourni beaucoup de lumieres la-deifus. J’ai pris dans fes Tablesnbsp;Aftronomiques la mcilleure partic de ce qui eft contenu dans cenbsp;Livre. II y a auili plufieurs chofes de Mr Caifini; 1’exaditude admirable que CCS grands Hommes apportent pour obferver les Aftres, ynbsp;eft explique'e le mieux qu’il m’a étépoflible, pour donner une ide'enbsp;generale de l’Aftronomie. J’ai augmentece Livre d’un Chapitfeounbsp;je donnela Conftrudion amp; Ufage d’un Inftruraent Sc de routes lesnbsp;pieces qui en dependent, nomme Odans, Sc de quelques autresnbsp;Inftrumens fervant a 1’Aftronomie; comme d’un Micrometre, Scnbsp;de la Machine Pa rail adique pour obferver les Aftres, en plein jour;nbsp;diverfes Méthodes de decrirela Ligne Meridienne, Sc de placer unnbsp;Cnomon, pour trouver i’inftantou le centre du Solcil paftTe au Meri-dien; un Cercle horifontal fur lequel on eleve un Quart de Cerclenbsp;vertical ,pour obferver la hauteur des Aftres fur I’Horifon, amp; leursnbsp;tliftanccsau Zenith. Mr Callini a bien voulu me commnniquer ce

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R B T A C B.

que j’ai augmentc dans ce Livre; Ie refte eft de Mr de la Hire, amp; de Mr de Lifle Ie cadet. J’ai fait graver une Planche nouvelle ou cesnbsp;Inftrumens font ailez bieii reprefentez. J ai aufli augmenté Ie dif-cours pour la Conft:i-Liid;ion de Ia Pendule a grandes vibrations,nbsp;pour les Obfervations Aftronomiques.

On trouve dans ie feptiéme Livre la Couftrudion amp; les Ufages de pluiieurs Inftrumens propres a la Navigation. Après l’expliea-tion des BoufToles Marines, amp; des Inftrumens pour obferver furnbsp;Mer la hauteur des Aftres, j’explique ce qui appartient au Quartiernbsp;de Redudtion; comme aufli la maniere de drefler amp; de fe fervir desnbsp;Cartes reduites. Ce Livre a éte'fort augmenté dans cette Edition,nbsp;principalement de plufieurs Tables qui ont raporta cette matierenbsp;amp; aux autres repandues dans ce Traké. On y trouvera une Planchenbsp;nouvelle qui reprefentera ce qui manquoit dans les autres PlancheSi.

Le huitiéme Livre explique aflez amplement la Conftruétion amp;: les Ufages des Cadrans Solaires, atifli-bien que des Cadrans a lanbsp;Lune amp;: aux Etoiles. On y trouve aufli la Conftruélion d’une Horloge Elementaire OU Pendule a Peau,d’unCadranqui marqué lenbsp;nom des Vents qui fouflenr, amp; d’un Anemomètre pour eonnoitrenbsp;Ia force du Vent. J’ai retouche dans ce Livre pluflcurs endroits quinbsp;avoient befoin d’etre mieux expliquez amp; plus au long , amp; j’y ainbsp;donné de nouvelle^déthodes de Cadrans qui n’étoient pas auxnbsp;Editions precedent^..

J’ai augmenté cette Edition d’un neuviéme Livre ou jedonnela Conftrutftion amp; les Ufages de pluiieurs Inftrumens de MathematLnbsp;que,dcPhylique amp; d’autres Machines differentes^ qui ontraportnbsp;a ce Traité, (^oique la matiere foit un pen diverflfiée dans cenbsp;Livre, je croi qu’il ne plaira pas moins que les autres. On y traitenbsp;entre autres matieres, des Machines HydrauHques, des Principesnbsp;de rOptique amp; des applications afléz curieufes de ces Principes ;nbsp;de la Gonrtruólion des dilFerens Verres, dontles uns fonr propresnbsp;aux Lunettes ou Telefcopes, les autres aux Experiences qu’on pratique ordinairement avecles Verres-ardens, dont on a aufli indi-qué lés effets Sd les proprietez en ce Livre, Sdc. Les quatre Planchesnbsp;que j’ai fait graver ferviront a expliquer ce qui eft contenu dansnbsp;ce Livre. VErrata contient des Additions utiles pour ces Livres.

Les Planches qui font dans ce Traité font un peu remplies de Figures pour n’én pas trop multiplier le nombre; elles ne iaifl’erontnbsp;pas de donner une idee afléz nette des chofes qu’elles reprefentent.nbsp;je les ai placées dans le corps du Livre a Ia fln des matieres dont ellesnbsp;naitent; amp; jelcs ai faitfortir en dehors, afin qu’on puilfe les avoirnbsp;facilement devant les yeux,

DEFINITIONS

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DEFINITIONS

NECESSAIRES

POUR

LINTELLIGENCE DE CE TRAITÉ

premiere planche»nbsp;Figure r.

Fig. 1.

E Point ell: cc qui n’a aucunes parties, amp; qui par confequent eft indivifible.

La ligne eft unc longueur fans largeur, amp; e’eft récouleftient du point.

II y a de trois fortes de lignes , la droite , la courbe amp; la mixte.

La ligne droite eft la plus courtc de toutes celles ^‘S- **

. _______________ ququot;on peut tirer d’un point a Tautre.

La Ligne combe eft celle qui ne va pas direcicment d’une delesextre- tig. j-rnitez a Tautre, mais qui s’en écarté par un detour. nbsp;nbsp;nbsp;Fig

La Ligne mixte eft celle dont une partie eft droite, amp; Tautre courbe.

Les extremitez des lignes font des points.

Les Lignes comparees les unes aux autres fuivant leurs pofitions ou' fituations, font ou paralleles, ou perpendiculaires, ou obliques.

On appelle lignes paralleles celles qui confervent tou jours entre elles une ^'S- s-même diftance, amp; qui étant prolongées de part amp; d’autre, ne fe rencontrent jamais, foit que les lignes foient toutes deux droites , ou toutes deuxnbsp;courbes.

Les lignes perpendiculaires font celles qui en fe rencontrant ne s’incli- Fig. «. nent pas plus d’un cote que d’autre; e’eft pourquoi elles font deux anglesnbsp;egaux,amp; par confequent tous deux droits.

Les lignes obliques font celles qui enfe rencontrant, forment des angles 7-obliques 8c inegaux entre eux, e’eft-a-dire, aigus amp; obtus.

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2 nbsp;nbsp;nbsp;PRINCIPES

Ces Ugnes prennent encore d^autres denominations, comme font celles qui fuivent.

ïig. 8. La ligne a plomb ou verticale eft celle qui pafferoitpar Ie centre de Ia terre fi elle étoit continuée, comme feroit un fil auquel on auroit attachénbsp;un plomb, ou quelque autre chofe de pefant.

fig 9. La ligne horizontale, ou de niveau apparent, eft une ligne droite qui toucheroit la furface de la terre en un point , ou qui feroit parallele anbsp;cette tangente.

La ligne du vrat niveau eft celle qui a tous fes points également éloignez du centre de la terre, comme feroit la circonference de la même figure.

La ligne finie eft celle dont la longueur eft déterminée.

La ligne indéfinie eft celle dont la longueur eft indéterminée.

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II y a encore des lignes occultes ou blanches, qui fe font avecla pointe ducompas, ou plus propremcnt avec Ie crayon, paree qu’on Ie peut faci-lement effacer. Ces lignes ne doivent pas paroïtre, fouvrage étantachevé.nbsp;Quand on les veutlailfer pour faire voir de quelle maniere s’eftfai te f operation , on les marque de points , amp; pour lors on les appelle lignes pon-éluées, qu’on trace avec la roulete.

Les lignes qui doivent refter, qu’on nomme lignes apparentes , fe tracent a l’encre avec Ie tire-ligne , li groffes amp; fi fines qu’on veut , par Ie moyen de la vis ou de la coulilTe qui eft au tire-ligne.

Wig. 9.

La ligne tangente ou touchante eft une ligne qui touche une figure fans Ia couper, comme la ligne AB.

f‘S- La Ligne fous tendante ou corde, eft celle qui joint les extremitcz d’un are, comme eft la ligne CD.

Fig. tl. Are eft une partie de circonference,commeD FE.

Le nombre des differentes efpeces de lignes courbes eft infini; mais Ia plus fimple. Ia plus reguliereamp; la plus aifée a tracer, eft la circulaire.

Fig. II. La ligne circulaire ou la circonference du eerde eft une ligne courbe dont toutes les parties font également éloignées d’un même point qui eftnbsp;au milieu, amp; qui eft appellé centre du eerde.

Tig. n. Les lignes droites, menées du centre a la circonference, s’appellent rayons, ou demi-diametres , comme N O.

Les cordes qui paflént par le centre du eerde , s’appellent diametres, comme MP.

Toute circonference de eerde fe con^oit divilée en 560 parties éga-les, qui fe nomment degrez.

Ce nombre de 360 a été choifi par les Géometres pour la divifion du eerde, paree qu’il fe fubdivife plus exaélement qu’aucun autre en plufieursnbsp;parties égales fans refte ; car, par exemple, Ia moitié de 360 eft 18 o, Ienbsp;tiers eft 120, le quart efi po, la cinquiéme partie eft yz, la üxiémenbsp;eft 60 , Ia huitiéme eft 45 , la dixiéme eft 36 , la douziéme eft 30 , amp;nbsp;ainfi de plufieurs autres parties aliquotes.

Chaque degré fe divife en 60 parties égales, que l’on appelle minutes» ehaque minute en 60 fecondes, amp; chaque feconde en 60 tierces , amp;c.nbsp;amp; fe marquent ainfi, 40 d. 3 5nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;49'”. 5 7'quot;' ce qui fignifie quarante de

grez , trente- cinq minutes, quarante-neuf fecondes, cinquante- fept tierces. Cette divifion fert h mefurer la grandeur des angles ; mais la fubdivifioQnbsp;en fecondes amp; tierces n’eft en, ufage que dans les grandes circonferences.

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DEGEOMETRIE. nbsp;nbsp;nbsp;5

E’ouverture lt;3e deux lignes difFercntes qui fe coupentoufe rencontrent cti un point, fe nomme angle.

Lorfque deux lignes fe coupent ou fe rencontrent fur un plan, l’anglc qu'elles font s’appelle plan.

Q^nd les lignes qui font Tangle plan, font droites, Tangle eft appellé reüiligne.

Si les deux lignes font courbes, Tangle eft nommé curviligne.

Si Tune de ces lignes eft courbe amp; Tautre droite , Tangle eft nommé Ciixte ou mixtiligne, Ibitquelacourburefoit en dedans ou en dehors.

Les deux lignes qui forment eet angle font appellees les cótez de Tangle. Le point OU les deux lignes fe coupent ou fe rencontrent en eftle fbmmet.

Lorfqu’on marque un angle avec trois lettres, celle du milieu marque le fommet, amp; les deux autres les deux cótez , amp; on dit Tangle B A C.

QiTon prolonge les cótez d’un angle , ou qu on en retranche , eek ne le fait ni plus grand ni plus petit. Ainfi la grandeur d’un angle oe fe me-fure pas par la grandeur de fes cótez.

La mefure d’un angle reétiligne eft la portion d’un eerde comprife entte les cótez égaux de eet angle, dont le fommet fait le centre du eerde.nbsp;II n’importe de quel intervalle , puifque les arcs des cercles , petits ounbsp;grands, compris entre les cótez AB, AC,font d’un nombre égal de degrez.

Si, par cxemple , Tarc dn petit eerde eft de 6 o degrez, qui fait la fixiéme partie de toutc la circonference , Tarc du grand eerde fera pareillementnbsp;de 6 o degrez, ou la fixiéme partie de la circonference du grand eerde ,nbsp;amp; Tangle BAC fera de 60 degrez.

Ces arcs font égaux en grandeur relative, par rapport aux cercles dont ils font parties aliquotes égales; mais leur grandeur abfolue eft differente;nbsp;car fi, par exemple, la circonference d’un eerde contient 360 pieds,nbsp;chaque degré fera d’un pied; amp; fi la circonference d’un autre eerde contient 560 toifes, chaque degré de ce eerde fera d’une toife^

Tout angle eft droit , aigu ou obtus.

L’angle droit a pour fa mefure un arc de 90 degrez ) qui eft le quart dc la circonference du cercle.

L’angle aigu a moins de 90 degrez.

L’angle obtus a plus de 90 degrez.

Des angles alternes. Une ligne droite qui coupe deux paralleles, fait Ics angles alternes égaux. L’angle DAE, eft cgal h Tangle BAC, puif-qu’il lui eft oppofé au fommet. L’angle BAC, eft alterne de Tanglenbsp;GFH, amp; par confequent égal a ce dernier qui eft oppofé au fommet denbsp;Tangle IFL. S’il y avoit plufieurs paralleles on demontreroit la même chofe,nbsp;amp; tous les angles aigus feroient égaux aulTi bien que tous les angles obtus.

Aucun angle ne pent avoir pour fa mefure 180 degrez , qui font la demi-circonference du cercle rear deux lignes ainfi écartéesl’unede Tautrenbsp;ne pourroient pas fe couper, mais fe rencontreroient diredement, amp; ncnbsp;feroient qu’une même ligne, quiferoit lediametredu cercle.

Le finus d’un angle ou d’un arc eft k moitié de k corde du même arc double; ainfi , par exemple, pour avoir le finus de Tangle D A E, ou denbsp;1 arc D E, qui en eft la mefure, ayant doublé Tarc E D, on aura Tarc EDF,nbsp;dont la Corde eft EF, amp; fa moitié E H, eft le finus droit de Tangle D A E; knbsp;ligne D G, eft k tangente du même angle, amp; la ligne AG, en eft k fecantc.

A ij

Fig. tï*

Fig. Ij. Fig 14.

Fig. It,

Fig. If,

Fig. i4.

Fig. gt;7. Fig. 18.nbsp;Fig. M .

Fig. tj.

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4 nbsp;nbsp;nbsp;PRIN'CIPES

• Dcujf arcs qut font un cercle entier, nfont qu’une même corde , cariï eft aife devoirquelaligne EF eft audi-bien lacordcdugrand arcEBCF,nbsp;que du petit arc E D F.

Par même raifon , deux arcs qui font enfemble un demi-cercle, n’ont qu’un. même Ihius droit; ainfi la ligne EH eft aufli-bien le linus de 1’anglenbsp;obtLis EAI, oLi de 1’arc EBI,qui en eft la mefure,que de Tangle aigunbsp;E A D, ou de Tare E D.

li en eft de même des tangentes amp; fecantes.

Le finus de 90 degrez, qui eft le rayon ou demi-diametre du cercle, eomme D A, eft appelle finus total.

Ms- '9-

La furface ou fuperlicie eft ce qui a longueur amp; largeur feulement. Eile eft de deux fortes, favoir plane amp; courbe.

La furface plane ou droite eft celle a laquelle une ligne droite fe peut appli-quer de tout fens, comme eft, par exemple, le deffus d’une table bien unie. ïig. 10.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;La furface courbe eft celle a laquelle une ligne droite ne peut s'apliquer era

tous fens. II y en a de concaves amp; de convexes. Le dedans d’une calote eft une furface concave, amp; le dellus eft une furface convexe.

Terme, eft ce qui termine quelque chofe. Ainli les pointsfont lester-mes de la ligne, les lignes font les termes des furfaces,amp; lesfurfacesfont les termes des corps.

La figure eft ce qui eft terminé de tous cotez.

Les figures terminees par un feul terme font lescercles Sc lesellipfes ou ovales, lefquelles font terminees par une feule ligne courbe.

Mg. 21. Les figures terminées par plufieurs termes ou lignes font le triangle ou trigone, qui a trois cotezSttroisangles.

Mg. 21. Fig. 15.

H 24.

Le quarré ou quadrilaterre qui en a quatre. Lc pentagone cinq. L’exa-gone fix. L’eptagone fept. L’oftogone huid. L’enneagone neuf. Le deca-gone dix. L’endecagone ooze. Lc dodccagone douze. La figure de 1000. cotez fe nomme kihogone. Celle de 10000 cotez fe nomme myriogone.

On parlera ci apres plus au long de ces polygones , en trairant de leur eohftrudion.

Toutes les fufdites figures, amp; celles qui ont encore plus de cotez, fe-nomment auffi polygones, d’un mot general, qui fignifie figures de plufieurs angles ; amp; pour les diftinguer , on ajoute le nombre des cotez , eommt, par exemple, un decagone fe peut appeller un polygone de dixnbsp;cotez ; un dodecagone s’appelle aufti un polygone de douze cotez , 8cnbsp;ainfi des autres.

Les figures dont les cotez amp; les angles font egaux , comme celles ci-devant , fe nomment polygones reguliers.

Celles dont les angles ou les cotez font inégaux , fe nomment polygones irreguliers.

Les triangles fe diftinguent, ou par leurs cotez, ou par leurs angles.

Mg. 2f. Ayant égard a leurs cotez; celui qui a les trois cotez egaux fe nomme triangle equilateral, amp; il eft auffi équiangle.nbsp;ï'g- Celui qut a feulement deux cotez egaux fe no-mme triangle ifofcele.nbsp;iig.27. Et celui qui a les trois cotez inégaux s’appelle triangle fcalene.nbsp;rig. i8. Ayant égard a leurs angles; le triangle quiaun angle droit fe nomnasS'nbsp;redtangle , amp; le cote oppofe a Tangle droit, fo nomme hypotenufe.-Mg. 2?t ' Celui qui aun angle obtus fe nomme obtufangle, ou ambligone.

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DEGEOMETRIE. nbsp;nbsp;nbsp;f

Celui qui a tous les angles aigus fe nomme acutangle, ou oxygonc. Fig. ,9^

Les quadrilateres ou figures de quatre cotez,resolvent aufli dilferens noms.

Si les cotez oppofez font paralleles , le quadrilatere ell: appellé d^un nom general parallelogrammc.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

Si le parallelogramme a les quatre cotez egaux, amp; les quatre angles Fig. droits, on fappelle quarre.

Si tous les cotez ne font pas egaux, mais que les quatre angles foient r.;g. jj, droits, on 1’appelle quarré-long, parallelogramme rectangle, ou fimple-ment reiSlangle.

La ligne tirée dans un parallelogramme d un angle a 1 autre qui lui ell: oppofe , fe nomme diagonale, comme la ligne AB, meme figure.

IT:

PlATiche^

Fig. I. Fig •

Si les quatre cotez font égaux , amp; que les angles oppofez foient aufli egaux, mais non droits, on fappelle rhombe ou lozange.

Si des quatre cotez les deux oppofez font égaux, amp; les angles oppofez aufli égaux, mais non drorts, le quadrilatere eft appellé rhomborde.

Ainfi le quarré eft équilateral amp; équiangle. Le quarré long eft équian-gle amp; non équilateral. Le rhombe eft équilateral, amp; non équiangle : amp; le rhomborde n’eft ni équilateral, ni équiangle.

Fig. 3.

Tout quadrilatere, dont les cotez oppofez ne font ni paralleles ni égaux, fe nomme trapeze.

Le cercle eft une figure plane,bornee par le contour d’une ligne courbe, p;,. qu’on nomme circonference, laquelle eft également éloignée du point dunbsp;miiieu, appellé centre.

Le demi-cercle eft une figure terminée par le diametre amp; la demi- Fig. circonference.

Portion , ou fegment de cercle, eft une figure comprife d’une partie Fig. de circonference , amp; d’une corde plus petite que le diametre. Il y a lenbsp;grand amp; le petit fegment.

Sedteur de cercle eft une figure faite d’une partie de cercle termine Fig. s. par deux rayons ou dcmi-diameires, qui ne font pas une meme ligne droite.

11 y a le grand amp; petit feéleur.

Fig. 9.

F.g, 9. .

L’eilipfe-, ou ovale , eft une figure plus longue que large, comprife fous Hg. 7, une feule -ligne courbe, dans laquelle les deux plus grandes lignes qu’onnbsp;puilTe tirer a angles droits, s’appellent les axes de I’eHipfe; la plus grandenbsp;ligne s’appelle le^grand axc,amp; 1’autre le petit axe. Le centre de 1’ellipfenbsp;eft le point oii ces deux axes fe coupent.

On appelle figures concentriques celles qui ont un même centre.

Figures excentriques font celles qui n’ont pas même centre.

Figures femblables font celjes qui ont les angles egaux chacun a chacun , Fig. i®, c'eftT-dire, que chaque angle d’une figure eft égal a chaque angle quinbsp;lui correfpond dans 1’autre figure, amp; pour lors les cotez d’une figure fontnbsp;proportionnez aux cotez de 1 autre j de l®^Fe que fi le cote eft la moitienbsp;ou le tiers du cóté AB,tous les autres cotez de la petite figure abed ferontnbsp;pareillementmoitieou tiers des cotez de la grande figure ABCD. Les coteznbsp;quiferépondentdansla proportion fe nomment homologuesj amir le cóténbsp;AB de la grande figure, amp; le cóté 4 ^ de la petite, font cotez hoinologues.

Figures égales font celles qui contiennent egalement; c eft-a-dire , qui contiennent un nombre égal de quantitez égales.

II y a des figures qui Ibnt égales amp; femblables.

A iij

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^ PRINCIPES DE GEOMETRIE.

D’autres font égales amp; non femblables.

fig. II.

D’autres enfin font femblables amp; non égales.

Figures ifoperimetres font celles dont le circuit eft égal; ainfi , par exemple, le triangle A B C, amp; le quarré A B C D, font figures ifoperimetres; puifque chaque cote du triangle étant 8 , fon circuit eft 24, amp; chaquenbsp;cótédu quarré étant 6, fon circuit eft aulli 24 parties égales a celles quinbsp;font le circuit du triangle.

Fig. It.

Corps ou folide eft ce qui a longueur, largeur amp; profondeur.

Sphere , globe ou boule , eft un folide fait par le mouvement entier dquot;un demi-cercle a 1’entour de fon drametre immobile, qui s’appelle axe ,nbsp;ou aiffieu de la fphere.

Spheroïque eft un folide fait park mouvement entier d’une demi-ellipfe , a f entour dquot;un de fes axes, qui s’appelle axe ou aiffieu du fphero'ique.

Fig. 14. La Piramide eft un folide compris par plufieurs plans triangulaires, fe rencontrant en un même point, amp;ayant un polygone pour bafe.

Fig. 15. Cone eft une efpece de piramide qui a uncercle pour bafe. II eft fait par le mouvement entier d’un triangle redlangle; a fentour de fundescoteznbsp;qui forme 1’angle droit, lequel cóté eft 1’axe du cone droit.

Fig. 16. Cylindre eft un folide qui a deux cercles pour bafes : il eft fait par le mouvement circulaire d’un parallelogramme a 1’entour d’un de fes cotez,nbsp;lequel fe nomme axe du cylindre.

Fig ly.

Prifme eft un folide, qui a pour bafes deux plans paralleles, femblables amp; egaux; quand ces deux plans paralleles font des triangles, il fe nommenbsp;prifme triangulaire.

Fig. 18. Qnand les deux bafes du prifme font des parallelogrammes, life nomme parallelipipede.

Si les cotez de ces corps font perpendiculaires a la bafe, on les appelle droits ou ifofceles.

S’ils font inclinez, on les appelle obliques ou fcalenes.

Corps regulier eft celui qui eft compris de figures regulieres amp; égales, Sc duquel tous les angles folides font égaux.

Angle folide eft la rencontre de plufieurs plans qui aboutiffent en un point, comme eft, par exemple, la pointe d’un diamant.

Il faut au moins trois plans pour faire un angle folide.

Il y a cinq fortes de corps reguliers reprefentez dans la même planche avec leurs developemens i lavoir :

Fig. I?.

Le tétraedre compris fous quatre triangles égaux amp; équilateraux ; e’eft une piramide triangulaire qui a fa bafe égale a fes faces.

L’hexaedre ou cube compris de fix quargez égaux.

L’oétaedre compris fous huit triangles égaux amp; équilateraux,

Le dodécaedre terminé de douze pentagones égaux amp; équilateraux. L’icofaedre compris amp; terminé par vingt triangles égaux amp; équilateraux.nbsp;Les developemens marquez a cóté de ces cinq corps reguliers font voirlanbsp;maniere de les tracer fur du cuivre ou carton, afin de ks découper, amp;nbsp;enfuite les rejoindrc pour en former lefdits corps.

Tous les autres folides fe peuvent appeller du nom general polyedres, qui fignifie corps terminez de plufieurs furfaces.

quot;quot;Si dans la fuite de cc difcours, il fc trouve quelque cliofe dont la définition nc foit pas ici comprife, il fcra défini amp; expliqué en fon Ueu,

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CON STRUCTION

ET USAGE

DES INSTRUMENS

DE MATHEMATIQUES.

L J r K E PREMIER.

Des Inftrumens les plus ordinaires j comme font le Compas, la Regie, leTire-ligne, le Porre crayon,nbsp;I’Equerte 5c le Rapporteur.

CHAPITRE PREMIER.

De U

ConfiruBion ö” des Jjfages du Comfus , de U Regie, du Tire-Itgne amp; du Porte-crayon.

j L y a plufieurs fortes de compas, dont nous parlerons plus ' amplement dans la fuite; maïs celui dont nous aliens don-ner les ufages dans ce ehapitre , eft le compas ordinaire.

11 s’en fait de deux fortes ; favoir , des compas fimples qui ifont que deux pointes fixes, amp; d’autresqui chan gentnbsp;de pointes:les uns amp; les autres de differentes grandeurs;nbsp;mais Tordinaire cft depuis trois pouces jufqu’a fix de longueur. A ceuxnbsp;qui changent de pointes, on en met une pour tracer a Tencre, une pour pM-.canbsp;tracer au crayon , amp; quelquefois une autre ou il y a une roulete pour A»nbsp;tjj^eex des lignes pondluées.

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e nbsp;nbsp;nbsp;USAGES DES PREMIERS

La bonté d’un compas conbfte prindpalement en ceque Ie mouvement de fa têtc feit bien egal, amp; qu’il nefaute point en l’ouvrant ou Ie feimant,nbsp;que les charnieres foient bien ajiiftées; que Ie corps en foit limé, platnbsp;amp; bien poli; amp; enfin que les pointesti'acier foient bien jointes amp; biennbsp;égales. Les figures A donneront Tidée de ces fortes de compas, dont nousnbsp;expliquerons les conftruétions au livre lil.

ïig. B-

Pk. C.

Les regies, foit de cuivre ou debois, doivent être parfaitement droites en tous fens : on fe fert pour les drefler de limes amp; d’un rabot, dont lanbsp;femelle de deffous foit d’acier ; commeauffid’une autre regie bien droite,nbsp;qu’on frote 1’unc contre 1’autre par 1’épaiffeur. II y a un bizeau a un desnbsp;bords, afin que l’cncre ne faliffe point Ie papier; quand on tire desligncsnbsp;a l’encre clles doivent être un peu épaifles.

Pour connoitre fi une regie eft bien droite , tracez une ligne fur du papier, amp; retournez ladite regie bout pour bout; fi Ia ligne traêée con-vient juftement Ie long de la regie; c’eft une marque qu’clle eft bien droite.

Le tire-ligne eft fait de deux lames d’acier jointes enfemble, amp; atta-chées au bout d’un baluftre, a l’autre bout duquel eft un porte^crayon ; les lames doivent être évidées en dedans, afin que l’encre s’y puifte mettrenbsp;avec une plume; elles fe joignent par les pointes qui doivent être biennbsp;égales. II y a un petit coulant qui fert a ouvrir amp; fermer plus ou moiusnbsp;le tire-ligne pour tracer des lignes fines ou grolfes felon le befoin.

Le porte-c'rayon doit être bien égal de grofteur par tout, de fendu bien droit par le milieu avec une fcie bien mince; on le courbe vers le bout,nbsp;afin qu’on puifte ferrerle crayon par le moyen d’un petit anneau, qui doitnbsp;être tourné bien juftc.

USAGE PREMIER.

Divifer une Ligne droite en deux égdement.

pe lx III.

'plan:h(» Fk. I.

Soit Ia' ligne donnée A B, laquelle il faut divifer en deux parties égales.

Du point A, comme centre ou des extremitez de la ligne,décrivez l’arc de eerde CD d’une ouverture de compas prife a volonté , plusnbsp;grande ou plus petite que AB, mais cependant plus grande que la moitiénbsp;de ladite ligne. Décrivez auiïi de l’autre extremité B, de la même ouverture de compas l’arc de eerde EF, coupantle premier are déja décritnbsp;aux points GH, pofez la regie fur ces deux interfeéiions, amp; tirez la lignenbsp;GH, eile divifera la ligne AB en deux parties égales.

Remarquez que ces deux arcs ne pourroient pas s’entrccoupcr fi les ouvertures de compas n’étoient plus grandes que la moitié de la lignenbsp;donnée.

U S A G E . I I.

Sur une Ligne droite amp; dun goint donnés élever une Perpendiculaire.

tig. 1. ^ Oit la ligne droite donnée A B, amp; le point donné C, fur lequel il faut élever une perpendiculaire.

Du point donné C, marquez avec le compas fur la ligne donnée 1^

diftance*

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ÏNSTRUMENS. Llv. I. Chap. ï. nbsp;nbsp;nbsp;f

diftances égales C A, C B, des points A amp; B, amp; d’une ouverture de corapas è volonté, mais plus grande que chacune defditcs diftances j décrivez lesnbsp;arcs D E, F G, s’entrecoupans au point H, tirez Ia ligne H C, elle feranbsp;perpendiculaire fur A B.

Si Ie point donné C étoit a rextremité de laligne, décrivezdece point, Fig.}« comme centre, un arc de eerde a volonté , fur lequel vous porterez deuxnbsp;fois la même ouverture de compas ; favoir, de B en D, amp; de D en E.

Igt;es points Damp;E faites deux autres arcs de eerde s'entrecoupans au point T', amp; mettant la regie fur les points Famp; C, tirez la ligne FC, laquellenbsp;fera perpendiculaire fur 1’extremité de Ia ligne C B.

S’il manquoit d’efpace pour prendre la grandeur DE,divifez en deux également fare BD au point G,amp; portez la moitié DG de D en.H, lanbsp;ligne H C fera perpendiculaire.

Ou bien ayant tiré par les points B amp; D Ia ligne indefinie B D F, faites Ia pig. 4. partie D F , égale a B D, amp; tirez la perpendiculaire F C.

Ou bien encore ayant choifi Ie point P a volonté, au-delTus de laligne donnée dudit point amp; de l’intervalle PC, décrivez fare BCD , tirez lanbsp;ligne BP, amp; prolongez-la jufqu’a ce qu^’elle coupe ledit are au pointD.

De ce point D au point C, tirez la perpendiculaire D C.

USAGE III.

AhatJJer une perpendiculaire fur une ligne dotmèe d'un point hors de

ladite ligne.

Soit Ie point donné C, duquel il faut abaifler une perpendiculaire fur FIg, t. la ligne AB.

Du point C, comme centre, décrivez un are de eerde qui coupe la ligne A B en deux points D E; de ces points Damp;E, faites la fedion F, amp; mettant la regie fur les points C amp; F , tirez la perpendiculaire C G.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

On peut faire la fedion F au-delTus ou au deflbus de la ligne donnee J inais il eft bon qu’elle fbit au-delTous , paree que les points C amp; F etantnbsp;éloignez, on tire plus juftement la perpendiculaire que s’ils étoient proches.

Q^e fi la portion de eerde décrite du point C ne coupe pas Ia ligne A B cn deux points, il faudra continuer la ligne, s’il fe peut, finon il faudranbsp;fe fervir de la derniere methode ci-devant rapportée pour élever une perpendiculaire a 1’extremité d’une ligne; car dans la même figure 5 , uip-pofé qu’on veuille abaifler une perpendiculaire du point D fur la ligne C B ,nbsp;tirez i volonté la ligne D B, divifez-la en deux également au point P j denbsp;point comme centre amp; de l’intervalle PD, decrivez 1 are D C B, cou-pant la ligne A B au point C; pofez la regie fur les points C amp; D, amp; tireznbsp;la ligne CD, elle fera la perpendiculairerequife.

Autrement. Soit la ligne A B amp; Ie point donné C hors icdle, duquel il Fig- 7. faut abaiflfer une perpendiculaire. Prenez les deux points i amp; a a volonténbsp;fur ladite ligne ABjpuis des points i amp; a amp; desintervalles i C amp; ^ C,nbsp;décrivez des arcs de eerde qui s’entrecouperont en deux points; favoir, unenbsp;fois au point C, amp; 1’autre fois au point Djau-deflTousde la ligne:pofez lanbsp;regie fur les deux interfeétions , amp; tirez une ligne qui fera perpendiculaire fur la ligne A B.

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le nbsp;nbsp;nbsp;USAGES DES PREMIERS

USAGE IV.

• nbsp;nbsp;nbsp;¦ T

Couper un reStili^e en deux egdement.

Tig; 8,

Soit A C B Tangle qu’il faut couper en deux angles egaux.

Du point C, comnie centre, décrivez Tare DEa volontérdespoints D amp;E décrivez deux arcs qui fe couperont au point F, du point F par lenbsp;point C tirez la ligne F C, elle divifera Tangle propofé en deux égaleirent.

Si on vouloit divifer en trois Tangle A CB, ilfaudroitdiviferTarcDE en trois également en tatonant, pourainfi dire,avec le compas; puifquenbsp;la trifeftion de: Tangle par des lignes droites n’a point encore été trouvénbsp;géométriquement.

USAGE V.

Sur un m^e donnê élever une ligne droite qui n incline fas flus dun

cote que de tautre.

tig. 8. Aites la même operation que deffus, amp; prolongez la ligne F C G.

U S A G E nbsp;nbsp;nbsp;V I.

Sur une ligne droite donme dn d’un foint fris en kelle, faire un angle

egal a un angle donne.

fig. fi ^ Oit AB la ligne donnee, amp; A le point donne, duquel il faut fau*e un angle égal a Tangle EFG.

Du point F, comme centre décrivez une portion de cercle; de la même ouverture de compas décrivez du point A une femblable portion; preneznbsp;avec le compas la grandeur de Tare EG, amp; portez cette ouverture furnbsp;Tare B c pour le faire égal ; par les points A 6e C tirez la ligne A C,nbsp;Tangle E A C fera égal a Tangle EFG.

USAGE nbsp;nbsp;nbsp;VII.

un foint donné mener une ligne far allele h une ligne donnee.

Tig. lev Q Oit AB la ligne donnee, amp; C le point par lequel il faut mener une ^ ligne qui foit parallele a AB.

Du point C, comme centre, amp; d’une ouverture de compas prife a vo-lonte, faites Tare DB qui coupera la ligne donnee au point B:dudit point B, comme centre , amp; de la même ouverture de compas faites Tare C A ;nbsp;prenez avec un compas Touverture de Tare CA, amp; la portez deBenD,,nbsp;pour faire ces deux arcs égaux. Par les points C amp; D tirez la ligne CD,nbsp;die fera parallele a AB.

sig, ii. Autrement, du point C comme centre, décrivez un arc qui touche la ligne donnee, amp; d’un autre point pris a volonté fur la ligne A B, décrivez

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INSTRÜMENS. LIv. I. Chap, L nbsp;nbsp;nbsp;ïs

avec la même ouverture Tarc D; par Ie point C tirez une ligne tOUChant Tarc D , la ligne C D fera .parallele a la ligne A B.

Mais comme on ne voit pas bien ou eft Ie point touchant, on pourra fe fervir de Ia maniere fuivante qui eft la meilleure.

Du point donné C comme centre,amp; d’une ouverture de compas a vo- fis* lonté, décrivez un are qui coupera la ligne A B au point A.

Et d’un autre point comme B fur ladite ligne , faites un autre arc de Ia même ouverture de compas que Ie precedent ; ouvrez Ie compas de lanbsp;diftance A B , amp; du point C comme centre faites un are de eerde quinbsp;coupera Ie precedent au point D, par les points C amp; D tirez une ligne,nbsp;elle fcra parallele a A B.

USAGE VIII.

Divifer une ligne donnée en tant de parties égales quon voudra.

jy.

VUnche.

Fij.

La ligne donnée foit AB, -qu’il faut divifer en 8 parties égales, Tirez volonté Ia ligne B C, failant un angle avec la ligne A B, tirez auflinbsp;la ligne A D parallele a B C , mettez fur B C , 8 parties égales de tellenbsp;grandeur qu’il vous plaira, portez les mêmes parties fur la ligne A D, amp;nbsp;desdiviflons de Tune a l’autre tirez des lignes, elles diviferont la ligne ABnbsp;en 8 parties égales,

Autrement, tirez une ligne 6, parallele a AB propofée a divifer; mar-quez fur cette ligne lt;«6,8 parties égales a difcretion : par les extremitez de ces deux paralleles tirez deux lignes , lefquelles formant un trianglenbsp;s’entrecoupent au point C , duqucl point C tirant des lignes aux divi-flons faites fur la ligne lt;«6,elles couperont l’autre ligne AB en autantdenbsp;parties égales,

Cette divifion de ligne fert a faire des échelles de plans; car s’étant pro-pofé la ligne AB pour en faire une échelle de 8o parties ou 8o toifes; chaque partie de cette ligne divifée en 8 ,contiendra lo toifes; mais com-me il feroit difficile de divifer chacune defdites parties en i ©,11 faut desnbsp;extremitez de la ligne A B élever des perpendiculaires AD, B C, furnbsp;lefquelles il faut mettre i o parties a volonté, amp; de ces parties tirer desnbsp;lignes paralleles a la ligne A B; on mettra fur la ligne D C les mêmesnbsp;divifions de la ligne A B, amp; on tirera des lignes tranfverfales A E, l o F ,

2 0 G, amp; ainfi des autres.

On prendra facilement autantde toifes qu’on voudra fur cette échelle.

Par exemple, fi on veut en avoir z 3 toifes, on prendra la rencontre de la tranfverfale 2 o G avec la 3 parallele qui eft au point Z, amp; la grandeurnbsp;Z 3 fera de 2 3 toifes; fi on veut avoir 5 8 toifes, on prendra la rencontre de la tranfverfale 50 H avec la _8 parallele qui eft Y amp; la grandeurnbsp;Y 8 , reprefentera 5 8 toifes, amp; ainfi des autres : on pourroit mettre furnbsp;cette échelle les pieds faifant les lignes paralleles plus éloignées les unesnbsp;des autres, A: fi elles étoient affez eloignées pour être encore fubdiviféesnbsp;en 12 parties, on y prendroit les pouces.

Pour divifer une très-petite ligne en grand nombre de parties, comme Eig- *• en 100, OU en 1000 parties égales. Soit, par exemple , propofee la lignenbsp;AD qu’il faut divifer en looo.

B ij

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t% nbsp;nbsp;nbsp;USAGES DES PREMIERS

extremiïez AD élevez les perpendiculaires AB, DC, poftezEif ces perpendiculaires i o parties égales ; tirez par ces divifions autant denbsp;lignes paralleles a A D, divifez les lignes A D, B C chacune en i o partiesnbsp;«gales, que vous joindrez par autant de perpendiculaires: fubdivifez en-fuite la premiere diftance A E amp; fa parallele B F en i o autres parties quenbsp;vous joindrez par des tranfverfales ou lignes obliques tirées d’un intervallenbsp;de divifion comme du point E au point i , amp; ainfi des fuivantes.

Par ce moyen cette premiere diftance AE fe trouvera divifée en loo parties égales; c''eft pourquoi on continuera d’écrire les chifres 200,500,nbsp;400, 500, Sec. jufqua 1000 au-deflusamp; au-deftbus de ladite échelle,nbsp;qui fera divifée en 1000 parties égales,comme Ton voit en la figure 4.nbsp;On nomrae ordinairement cette regie échelle de dixme.

Pour s’en fervir amp; y prendre telle partie qu^on voudra , il faut faire comme il a été dit au iujet de f échelle reprefentée en la figure precedente.nbsp;Nous parlerons encore de cette échelle de 1009 parties dans Ie chapitrenbsp;du compas de proportion.

II fe fait auflt des echelles fimples des finus , des tangentes amp; fecantes fur des regies en cette maniere.

lig. tf. Par exemple, fi de tous les degrez du quart de eerde IF, ^ commencer du point I, on abaiffe des perpendiculaires fur Ie rayon AI, ces perpendiculaires feront les finus de tous ces degrez, dont Ie plus grand fera Ienbsp;rayon du eerde ou finus total AF, amp; les longueurs de tous ces finus fenbsp;pourront marquer fur Ie rayon AF, pour en faire une échelle , a com-mencer depuis Ie point A, ainfi les finus DK font marquez depuis A juf-qu’en G, amp;c.

Et fi Ton prolonge Ia tangente IE indéfiniment vers E, 8c que du centre A on tire des lignes comme A E par tous les degrez du quart de eerdenbsp;jufqu’a la tangente I E prolongée, ces lignes fei'ont les fecantes de tous lesnbsp;degrez ,amp; on verra évidemment que la moindre de routes les fecantes eftnbsp;plus grande que le rayon A I. II eft aufli évident que routes les tangentesnbsp;IE de tous les degrez font terminées par leurs fecantes A E le long de lanbsp;ligne IE, qui fera pour lors Fechelle des tangentes, amp; e’eft de cette ma-niere qu’on pourra faire ces echelles fimples de finus, tangentes amp; fecan-tes, en tranfportant avec un compas fur une regie, routes ces diftances.-

Les tables des finus , tangentes amp; fecantes font faites fur ce principe. Le rayon du eerde ou finus de Fangfe droit eft fuppofé divife en 10000nbsp;parties égales , amp; 1’on a calculé combien de ces raemes parties font con-tenues a proportion dans tous les finus droks, dans les tangentes Sc dansnbsp;les fecantes de tous les angles de minute en minute , depuis une minutenbsp;jufqu’a 9 o degrez; Sc Ton a mis ces nombres par ordre , Sc e’eft ce qu’onnbsp;appelle les tables de finus , tangentes Sc fecantes.

Les logarithmes font des nombres en progreffion arithmetique que Ton fait repondre a d’autres nombres enprogreffion géométrique, dont il fontnbsp;les logarithmes, comme le marquent les deux progreffions fuivantes.

Prog. géom. nomb. 1,2,4,8,16,32,64,128,256 , amp;e.

Prog, arith. logarith. o, i, 2,5 ,4,' 5,6,7,8 , amp;c. amp; les logarjthmes ont éte inventez pourabreger les multiplications par de fimples additions,nbsp;amp; les divifions par de fimples fouftraelions j ce qui épargne un travail in-Sni, principalement dans les calculs aftremomiques.

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INSTUÜMENS. Liv. I. Chap. L nbsp;nbsp;nbsp;ly

L’ulage de ces tables eft expliqué dans les livres des tables de finus, tangentes, fecantes Sc logarithmes,

u S A G E IX.’

OUr d’une ligne donnée telle partie quon voudra.

Soit AB, Ia ligne donnée de laquelle il faut retrancher la quatriéme Fig. u partie.

Tirez la ligne indéfinie AC, faifant un angle avec Ia ligne AB,portez fur la ligne AC quatre parties a difcretion j de la derniere divifiontireznbsp;la ligne B 4, amp; tirez enüiite la ligne 1 D, parallele a B 4 gt; AD fera lanbsp;quatriénae partie de A B.

USAGE X.

Mener une ligne droite qui touche Ie eerde far un point donné.

SI Ie point donné B touche la circonference du eerde, tirez Ie rayon rig, c, A B j amp; du point B élevez la perpendiculaire B C qu’il faut prolonger,nbsp;elle fera tangente au eerde.

Mais fi Ie point donné B étoit hors Ie eerde , tirez du centre A au point fig. 7lt; donné B une ligne droite, que vous diviferez en deux également au pointnbsp;D, duquel comme centre amp; intervalle B D décrivez un demi-cerclc quinbsp;coupera Ie eerde au point E, tirez BE, elle fera tangente.

Mais fi Ie eerde étant donné avec une ligne qui Ie touche, on cherche Fig. 8.« Ie point d attouchement, du centre du eerde abbaiflez la perpendiculairenbsp;A B fur la touchante, Ie point ou elle la coupera fera celuy d'attouchement.

X I.

USAGE

Sur une ligne droite donnée, décrire une ligne fpirale qui fajje autant de

revolutions quon voudra.

Soit Ia ligne donnée A B, fur laquelle on veut décrire une fpirale qui faffe trois revolutions , divifez premierement cette ligne en douze parties egales au point C , duquel point comme centre décrivez un demi-cercle dont Ie diametre foit toute la ligne donnée A B, divifez enfuite Ienbsp;demi-diametre A C en trois également aux points D E, amp; du même centrenbsp;C tracez du même cóté deux autres demi-cereks paÖans par les points desnbsp;divifions D E, fubdivifez encore 1’efpace C E en deux également au pointnbsp;E, duquel point comme centre décrivez de fautre cóté de la ligne troisnbsp;autres demi-cercles, amp; la fpirale de trois révolutionsferaachevée. Sifon-veut que la ligne fpirale fafle quatre revolutions, il n’y a qu’a divifèr e»nbsp;quatre Ie demi - diametre A C»

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ï4 nbsp;nbsp;nbsp;USAGES DES PREMIERS

USAGE XI L

Sur une Ugne droite donnée décrire un trimde equilateral.

Pig. 10, Q» Oit A B la ligne donnée fur laquelle il faut faire un triangle équilateral. i3 Du point A pour centre amp; de fintervalle AB, décrivez un arc denbsp;cercle : du point B pour centre amp; derintervalle Bx\, décrivez un autrenbsp;arc de cercle qui coupera le precedent au point C; tirez les lignes CA,nbsp;C B, le triangle ABC fera équilateral.

Fig, XI. Pour décrire un triangle ilofcele fur la ligne AB, il faut ouvrir le compas plus grand que toute la ligne , ou plus petit , amp; faire le reftenbsp;comme ci-devant.

USAGE X I I I,

Vaire un trian^e égal öquot; fentblable a un autre trian^e prepofe.

Tig.li. QOit le triangle donné ABC, auquel il en faut faire un lemblable comme D EF.

Tig. 13. Faites la ligne DE égale a AB ; du point D pour centre amp; pour rayon A C décrivez un arc ; du point E pour centre amp; pour rayon B C décriveznbsp;un autre arc qui coupera le precedent au point F, tirez les lignes DF,EF,nbsp;amp; le triangle fera égal amp; ferablable au triangle propole.

usage nbsp;nbsp;nbsp;XIV.

Sur une ligne donnée, faire un triangle femblable a un autre, fans

quil luy foit égal.

Tig. 14^ ^ Oit la ligne donnée HI, fur laquelle il faut faire un triangle femblable, mais non égal au triangle ABC.

fig. If, Faites Fangle H égal a Fangle A, amp; Tangle I égal a Tangle B; tirez les lignes H G, IG jufqu’a ce qu’elles fe rencontrent, le triangle HIG feranbsp;le requis.

USAGE XV.

faire un triangle de trots lignes droites egales atrois lignes données, dontles deux plus courtes prifes enfemble foient plus longues que la troifiéme.

, ilt;. Q Oient les trois lignes droites propofées A, B, C. Faites la ligne droite i3 D E égale è. la ligne A, du point E pour centre amp; pour rayon la grandeur de la ligne B, décrivez une portion de cercle ; pareillement de Dnbsp;comme centre, amp; pour rayon la grandeur de la ligne C, décrivez une autrenbsp;portion de cercle, coupant la premiere au point F , tirez les lignes droitesnbsp;F D, F E, amp; le triangle D F E fera le propofé.

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INSTRÜMENS. Liv. I. Chap. I. nbsp;nbsp;nbsp;ïy

USAGE XVI.

Sur une Ugne droite donnée, décrire un quarrè.

Soit la ligne droite donnée A B, fur laquelle il faut décrire un quarré, Fig. 17, dont AB fok un cóté. Du point A pour centre,amp; AB pour rayon,nbsp;décrivez 1’arc BD, amp; du point B 1’arc AE, s’entrecoupant au point C.

Divifez Tare C A, ou C B, en deux également au point F. Faites les in-tervalles CE amp; CD égaux a CFj tirez les lignes AD,BE,DE,le quarré fera fait.

Autrement: fur Fextremité de la ligne AB, élevez la perpendiculaire Fjg. is, AD égale a AB, du point D pour centre, amp; de la grandeur AB,faitesnbsp;un arc;du point B, amp; de la même ouverture de compas faites un autrenbsp;arc ,coupant lepremier au point E,tirez les lignes AD,DE amp; EB,lenbsp;quarré fera achevé.

Dans la pratique precedente la ligne AB a été donnée pour être le Kg. i?, cóté d’un quarré; mais fi on propofoit cette ligne pour en être la diagonale , il faudroit la divifer en deux également par la perpendiculaire CD,nbsp;faire les parties EC, ED égales a AE amp; BE, amp; tirer les quatre lignesnbsp;AC,CB, BD, amp; DA.

On donnera dans les ufages du rapporteur amp; du compas de proportion des manieres de conftruire les polygones reguliers fur une ligne donnée, paree que la pratique en eft plus facile. Mais en attendant, voicinbsp;une méthode generale oü il keft befoin que du limple compas amp; de la regie.

USAGE

Jnferire dans un eerde tel polygene regulier quon voudra,.

SOit propofé pour exemple a faire un pentagone ; fi le cercleeftdonné divifez fon diaraetre AB en cinq parties égales par Fufage 8 ; maiss'ilnbsp;keft pas donné, tirez au crayon une ligne indelinie, pour fervir de dia-metre, laquclle étant divifée en cinq parties égales , ouvrez le compas denbsp;route la grandeur du diametre, pour décrire deux aresqui s’entrecoupentnbsp;au point C, comme pour former un triangle équilateral; puis ayant tracénbsp;un cercle amour de ce diametre, mettez la regie fur ledit point C,amp;furnbsp;le fecond point de divifion du diametre , pour tirer une ligne qui couperanbsp;la circonference du cercle au-delTous du diametre au point D, Fare A Dnbsp;fera a peu prés la cinquiéme partiede ladite circonference; c’eftpourquoinbsp;Fouverture AD diviferale cercle en cinq également, amp; tirant cinq lignesnbsp;droites, on aura le pentagone propofé.

Cette méthode eft generale pour faire tomes fortes de polygones reguliers ; car pour faire, par exemple, un eptagone, il ky a qu'a divifer e» fept le diametre AB, cquot;eft-a-dire, en autant de parties, que la figure doitnbsp;avoir de cotez , amp; tirer toujours la ligne du point C par le fecond pointnbsp;de divifion du diametre.

Pour ce qui eft de Fexagone, la conftrudion en eft plus fimple, puif-

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¦U nbsp;nbsp;nbsp;tJSAGES DËS PREMIERS

que, fans aucune preparation, Ie rayon, ou demi-diametre du eerde, divife

la circonference en fix parties égales.

Pour Ie dodecagone , il ny a qu’a fubdivifer en deux parties égales Tarc de Texagone.

De même, pour Ie decagone, il fautdivifer endeuxl’arcdu pentagone.

Ce problême eft a peu prés Ie même que celui qui eft décrit au cha-pitre 17 du premier livre des Fortifications du Chevalier de Ville , ex-cepté que pour divifer Ie eerde, il tire une ligne de Tangle exterieur du triangle equilateral par Ie premier point de divilion dudiametre, amp;qu’en-fuite il double Tarc du eerde; mais par ce moyen il s’éloigne davantagenbsp;de Texaditude : car, par exemple, en la defcription du pentagone, Tanglenbsp;du centre eft trop grand de quarante-quatre minutes , a Teptagone il eftnbsp;trop grand dftin degré cinq minutes; amp; ainfi Terreur s’augmente aux poly-gones qui ont plus de cotez : au lieu que faifant paffer cette ligne par Ienbsp;fecond point de divilion du diametre, Tangle au centre du pentagone n’eftnbsp;trop petit que d'environ deux minutes; amp; a Teptagone, il eft trop grandnbsp;de fix minutes, qui font des erreurs beaucoup moindres, amp; prefqu’infen-fibles dans Tinfeription de ces polygones.

USAGE XVIII.

Par trots joints donnez, faire pajfer la circonference d un eerde , fourvh quils ne foient fas en ligne droite.

fis

SOient les trois points donnez A, B, C; du point A au point B tirez une ligne , amp; du point B au point C une autre : divifez-les en deuxnbsp;également par les lignes D E, F G, lefquelles fe rencontreront au point H,nbsp;qui fera Ie centre du eerde : du point H pour centre , Sc de Tintervallenbsp;H A, ou H B, ou H C, décrivez Ie eerde.

Par cette methode on acheve une circonference commencée , en y prenant trois points, comme feroient les trois points A,B,C, amp; faifantnbsp;Ic refte comme ci-devant.

USAGE XIX.

Trouver Ie centre d'un eerde.

Soit Ie eerde donné A BCD, duquel il faut trouver Ie centre.

Tirez dans Ie eerde la ligne AB, divifez-la en deux également par la ligne CD, divifez la ligne C D en deux par la ligne E F, laquellenbsp;coupera la ligne CD au point G, qui fera Ie centre du eerde.

X X.

USAGE

'Tracer une ligne droite égale a la circonference d’un eerde, équot; faire une circonference de eerde égale a une ligne droite propofée.

?5s* 4* C! nbsp;nbsp;nbsp;eerde donné ABCD , dont on veut reduirela circonference:

1^ en ligne droite ; portez lur une ligne droite trois fois Ie diametre du eerde , amp; de plu§ une feptiéme partie du même diametre qu il y faut

ajouter.

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IN S T RÜ M E KS. Llv. I. Chap. ï. nbsp;nbsp;nbsp;£ 7

ajouter. La ligne GH fera a peu prés égale a ladite circonferencc : nous difons a peu prés, car c’eft en cela tjue conhfte la quadrature du cercle,nbsp;laquelle n’a point encore été trouvée geometriquement.

Si la ligne GH étoit donnée pour laréduireen circonference , illafau-droit divifer en vingt-deux parties égales, amp; en prendre feptpour Ie dia-metre du cercle, ou trois amp; demi pour fbn rayon. nbsp;nbsp;nbsp;^

USAGE XXI.

Décrire une ovde fur une ligne donnée.

Soit A B la ligne droite donnée, fur laquelle il faut décrire une ovale. ^ rjg. y., Divifez-la en trois parries égales , aux points C amp; D ; fur la partienbsp;CD décrivez des triangles équilateraux, dontvous prolongerezlescótez;nbsp;des points C amp; D, amp; intervalle C A , D B, décrivez des portions de cerclenbsp;jufqu’aux cótez des triangles, prolongez aux points E F amp; G H; des pointsnbsp;I amp; K pour centre, pour rayon la grandeur IE,ou IG décrivez Farenbsp;E G dquot;une part, amp; Fare F H de Fautre, vous aurez une ovale.

On en peut tracer d’autres plus grandes ou plus petites par cettemême matiiere , comme on Ie peut voir par celles qui font marquées de pointsnbsp;dans la même figure.

U S A G E X X I I.

Decrire une ellipfe mathematique ¦, dont les deux axej ou dUmetres

font donnez.

Soit Ie grand axe AB, amp; Ie petit axe C D, fe coupans par Ie milieu Kg. a angles droits au point G.

Prenez avec un compas, ou un cordeau , la grandeur de la moitié du grand axe, c’eft-a-dire, AG, ou G B ; portez cette ouverture en C, amp;nbsp;de ce point, comma centre , décrivez un arc de cercle , qui coupera Icnbsp;grand axe d’un cóté en E, amp; de Fautre en F; ces points E amp; F feront lesnbsp;foyers , aufquels il faudra mettre de petits points comme des têtes d’é-pingle OU des piquets , fi Ie plan eft auez grand, comme feroit un jardin:nbsp;attachez aux points Eamp;F un cordeau égal au grand axe, dont Ie milieunbsp;palfera par Ie point C, Mettez dans Ie pli que fait ce cordeau un crayonnbsp;OU un piquet, que vous ferez mouvoir , en bandant regulieremcnt Ienbsp;Cordeau jufqu a ce que vous ayez parcouru les extremitez des diamerresnbsp;propofez.

On appelle ordinairement cette figure Fovale du jardinier, amp; c’eft Ia plusfimple amp; la plus facile de toutes les methodes pour décrire une ovale,

*^ais il faut que Ie plan foit aflez grand.

Si Fon augmente ou diminue la longueur de la corde , fans changer la diftance des foyers, on aura des elliples d’une autre efpece. De même, finbsp;lans changer la longueur de la corde, on diminuoit la diftance des foyers,nbsp;on auroit encore des ellipfes d’une airtre efpece ; amp; fi a force de les ap-procher, on les joint tout-a-fait, on décrira un cercle. Mais fi Fon aug-ïuente ou diminue la longueur du grand diametre amp; de la corde qui lui

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ig nbsp;nbsp;nbsp;USAGES DES PREMIERS

eft égale en même proportion que la diftance des foyers, on tracera de5

ellipfes toutes de même efpece, quoique differentes en grandeur.

Autre maniere de tracer Pelliffe.

Kg. 7. T Es deux foyers E,F, étant marquez comme en la figure precedenre, I , on trouvera autant de points qu'on voudra dans la- circonference denbsp;Tellipfe , en eette forte. Ouvrez Ie compas a difcietion , maïs un peunbsp;davantage que de la diftance AF, comme par exemple , de la grandeurnbsp;AI, mettez une des pointes du compas au foyer F, amp; de l’autre pointenbsp;tracez 1’arc OR j ouvrez enfuite Ie compas de la diftance IB, qui eft Ienbsp;refte du grand axe, pofez une de fes pointes a l’autre foyer E, amp; de cettenbsp;ouverture tracez 1’arc S T, Ie point d’interlèction P de ces deux arcs don-nera un des points de la circonference de fellipfe. Failant Ie même des-ouvertures de compas AL, LB, on aura Ie point d’interfeiftion H, ennbsp;trawant toujours des foyers F amp; E. Enfin ouvrant Ie compas de differentesnbsp;grandeurs, on aura tant d’autres points qu’on voudra dans la circonferencenbsp;lefquels étant joints par une ligne courbe, I’eHipfe fera achevée.

II eft a remarquer que chaque ouverture de compas fert a trouver quatre points en diftance égale des axes. Si d’un point pris a volonté dans la ck-conference de l’ellipfe, on tire deux lignes droites jufqu’aux foyers F, E,,nbsp;ces deux lignes PF amp; PE jointes enfemble , font égales a fon grand axe.nbsp;A B , comme il fe voit par la même figure.

U S A G E X X i I I.

faire une Jj^re égale dn fembUhle k une aut're.

*• C ®propofée A B C D E, a laqueiïe on en veut faire une égale ^ amp; fembiabie..

Divifez-la en triangles par les lignes A C, AD ttirez enfuite laligne ^ I',, égale a A B ; du point h 8i grandeur B C décrivez un are du point a amp;nbsp;grandeur AC, décrivez un autre arc, coupant Ie precedent au point c:nbsp;tirez la ligne b c, faites Ic même pour tous les autres cótez, amp; la figure a b t.d enbsp;fera fembiabie a la propofée A B C D E.

USAGE X X r V.

Reduire des Jïgures de grand en petit, dn de petit en grande

N donne ici plufieurs manieres de réduire les plans, paree que cek-eft d’un grand ufage i chacun prendra celle dont il s’accommodera Ie mieux.

Premierement, on peut réduire une figure, en prenant un point en dedans , amp; tirant des^ lignes a tous les angles. Soit pour exemple la figure A B C D E propofée ï réduire en petit.

Prenez Ie point F environ dans Ie milieu dé Ia figure, tirez des lignes ai tous les angles AB C D E, menez la ligne ab parallele Jla ligne AB, la-ligne bc parallele a BC, amp; ainfi des autres; amp; vous aurez la figure ^ f rnbsp;li^hlabie,,niMs plus petite que la figure AB CDE.

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I^STRÜMENS. Liv. I. Chap. L nbsp;nbsp;nbsp;19

Si l'on veut avoit une figure plus grande , il n’y a qua prolonger les fignes tirées du centre de la figure, amp; mener des paralleles a fes cótez.

Reduire ht Ji^re f ar Céchelle,

MEfurez tous les cótez de la figure propofée A B C D E avec foil rig. 1*4 échelle GHjayez une échelle plus petite KL qui contienneautantnbsp;de parties égales que la grande. Faites Ie cóté ab d’autant de parties de lanbsp;petite échelle, que Ie cóté A B en contient de la grande. Faites b c d’autant de parties que B C,d’autant que AC, Sc ainfi des autres cótez,nbsp;vous aurez votre figure réduite en petit.

Pour la réduire de petit en grand, on fera une échelle plus grande que celle de la figure propofée, amp; Ie refte fe fera de la même maniere.

Reduire les flans far rangle de frofortion.

Soit la figure propofée ABCDE,qu’il faut diminuer en même pro- rig. it« portion que la ligne A B eft a la ligne a b.

Tirez la ligne indefinie GH, prenez la grandeur AB , amp;la portez de G en H; du point G décrivez 1’arc Hl ; prenez la grandeur du cóténbsp;donné a b, pour être la corde de 1’arc HI, tirez la ligne G1,1’angle IG Hnbsp;donnera toutes les mefures du plan qu’on s’eft propofé de reduire ; carnbsp;pour avoir Ie point C, prenez la grandeur B C, amp; du point G décriveznbsp;1’arc KL. Prenez la corde KL, amp; du point b comme centre décrivezunnbsp;petit arc. Prenez Ia grandeur A C, amp; du point G décrivez 1’arc M N, amp;nbsp;du point a décrivez un are de eerde qui coupera Ie precedent au point C,nbsp;qui fera celui qu’il faut avoir pour tirer Ie petit cóté b c. Faites la mêmenbsp;chofe pour tous les autres angles amp; cótez de la figure.

Si vous voulez par cette maniere réduire de petit en grand, vous ferez Ia même chofe; mais il faut que Ie cóté de Ia figure qu’on veutaugmenter,nbsp;foit moindre que Ie double de celui qui lui répond. Si vous voulez , parnbsp;exemple, réduire en grand la figure ab ede, il faut que Ic cóté A B de lanbsp;grande foit moindre que Ie double du cóté amp; de la petite ; car s’il étoitnbsp;double les deux lignes qui doivent former l’angle IGH , fe rencontre-roient direétement, amp; feroient une ligne droite.

Reduire une figure far les quarreaux.

CEtte maniere de réduire fert particulierement pour copier une carte ,

amp;pour 1’augmenter, ou diminuer.

Soit pour exemple la carte ABCD ^ réduire en petit ; divifez-la par quarreaux; faites une femblable figure abed qui foit plus petite; divifez-Ianbsp;en autant de quarreaux, mais plus petits, amp; deflinezdans chaquequarreaunbsp;irfe la petite figure ce qui eft en chaque quarreaucorrefpondant de la grandenbsp;figure, amp; vous aurez une carte plus petite. Plus il y aura de quarreaux,nbsp;plus la figure fera jufte.

C ij

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USAGES DES PREMIERS

CHAPITRE II.

j}e U conJiruBion 0“ ufage de tequerre.

Pe U jii.nbsp;Tlanche*

L’Eauerre eft uninftrument qui fert ^ élever des perpendiculaires,amp; V connoitre ft une Ugne tombe perpendiculairement fuE une autre. Elienbsp;ik d quot; eft compofée de deux regies de cuivre ou autre metal, affemblées de tellenbsp;flianiere^ qu elles forment un angle droit. II s en fait ou les deux regiesnbsp;ou branches font attachées fixement , amp; d’autres qui s ouvrent amp; fe ferment par le moyen d une charniere qui doit etre bien )ufte, afin qu elknbsp;ne vacille point, amp; qu elle conferve toujours fon angle droit.

On ajufte poUE cela dansun petit canal fait a 1 angled une desbranchea

•• éloignez I’un de 1'autre de roaniere qu ils puifient reeevoir iufte deux autres charnons qui font ajuftez de même i 1’autrenbsp;branche de féqucrre. Ges charnons étant ainfi arrêtez , on les foude auxnbsp;branches amp; enfuite on les unit 1’un a f autre par le moyen d une goupille quinbsp;rempliffe jufte le trou des charnons, afin que le mouvement foit ferme.

II y adeséqeurresoül’on metünfilavecun petit plomb, pour fervirde

Biveah, e eft4-dire, pour mettre un plan horifontaleraent.

On met fouvent fur un des cotez de 1 equerre pluheurs metures ou echelles amp; fur fautre un demi-pied divife en fix pouces, dont un eft fubdi-vifé en douze lignes. On y ajoute quelquefois plufieurs mefures etrair-geres, dont on connoit le rapport avec le pied de Paris.

USAGE PREMIER.

S'

la ligne.

Appliquez un des cotez deféquerrefur la ligne donnée, en telle forte que I’autre cóté touche le point donné , amp; tirez la ligne C D, elle feranbsp;perpendiculaire. Si Ton retourne 1’équerre, en remettant deffus ce qui étoitnbsp;deflous, amp; que I’on tire une autre ligne CD, on connoitra fi 1’équerrenbsp;eft bien jufte; car en ce cas ces deux lignes tirées par le point C ,neferontnbsp;qu’une feulc amp; même ligne.

USAGE I I.

Connoitre fi une ligne eft perpendiculaire fur une autre ; c eft-a-dire, fi

elles font un angle droit.

Elever d’un point donné une ligne perpendiculaire fur une ligne donnee.. r, C Oitnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;donnée A B, amp; le point donné C dans la ligne ou hors

Ppliquez un des cotez de 1’équerre fur une des lignes , amp; voyez ft lauue cote correlpond juftement a 1 autre ligne, comme on voit

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t N S T RU M EN S. Liv. I. Chap. m. nbsp;nbsp;nbsp;-m

cn Ia même figure. Ces pratiques font aifées a faire , c eft pOUf^Uoi on n’en fait pas un long difcours.

I I I.

U conjlruStion amp; des ufages du rafforteur.

Be

LE rapporteur eft un demi-cercle divifé en 18 o dcgrez, d’autant que Ie eerde fe divife en 3 6 o degrez , comme il a été dit dans les definitions.

II doit être liméplatd’uncóté,pourêtrefflieux appliquéfur Ie papier,

amp; fautre cóté doit être en talu , c’eft-a-dire mince tur Ie bord oii eft ia divifion. Le centre doit être marqué par une petite hoche demi circulaire,nbsp;afin de mieux découvrir le point oü doit aboutir la pointe de f angle.

Methode four faire cette divifion.

Sür la ligne AB amp; du centre O , décrivezun demi-cercle, portez Ie la rayon ou demi-diametre A O autour de la circonference, il Ia diviferanbsp;en trois arcs égaux de 60 degrez chacun aux points Camp;D, paree que Ie Fig. F,nbsp;rayon d^un eerde eft contenu fix fois en fa circonference. Divifez fare BCnbsp;en deux également au point E, fare B E fera de 3 o degrez, amp; tournantnbsp;cette ouverture autour du demi-cercle , il fera divifé en fix arcs égaux.nbsp;Divifez-les encore en trois parties égales, chacune fera de dix degrez. Divifez chaque dixaine en deux, vousaurez des arcs de cinq degrez chacun; amp;nbsp;enfin fubdivifant chacun de ces derniers arcs en cinq, tout le demi-cerde feranbsp;divifé en I 80 degrez.

C’eft de la même maniere qu’on peut divifer tout Ie eerde en 5 60 degrez ; nous en parlerons encore dans la fuite. On faitauffi quelquefois des rapporteurs de corne; il font alïez commodes, en ce qufils font tranfparens;nbsp;mais il faut les tenir dans un livre,quand on ne s’en fert pas, afin que knbsp;corne ne fe ride point.

USAGE PREMIER.

laire des angles de telle grandeur que ton vent.

Soit par exemple,propofé de faire au point A un angle de 50 degrez u fur la ligne CAB.

Mettez le centre du rapporteur qui eft marqué par une petite cavité fur Anbsp;nbsp;nbsp;nbsp;diametre du demi-cerdc foit fur la ligne

B. Marquez un point de crayon vis-a-vis le cinquantiémc degré, amp;de ce point tirez au point A une ligne, elle fera avec la ligne AB un anglenbsp;de cmquante degrez,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp;

C ji)

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USAGE DES PREMIERS USAGE II.

L’angle BAD ét ant donné j favoir ce quit contient de degrez.

^gt;s H- AyT nbsp;nbsp;nbsp;centredu rapporteur au point A,amp;fon rayon fur le

iVx B C; remarquez a quel degre la ligne A D coupe la circonference,


cote


vous connoicrez que I’angle BAD eft de 50 degrez.

USAGE III.


Pour infcrire dans un cercle tout polygone regulier.

jp Our cette operation.

Hi. 15.

il faut connoitre de combien de degrez eft 1’anglc _ du centre de chaque polygone regulier : ce qui fe trouve en divifantnbsp;360 degrez de la circonference'du cercle par le nombre des cotez dunbsp;polygone propofe. Ainfi par exemple, divifant 360 par 5 jlequotienyinbsp;fait voir que Tangle du centre d'un pentagone eft de 7 z degrez. En divifant 360 par 8 ,le quotien 45 fait connoitre que Tangle du centre d’unnbsp;o(3:ogone eft de 45 degrez, amp; ainfi des autres.

En connoilTant Tangle du centre, on trouve Tangle forme par les deux cotez du polygone, en otant de 180 degrez Tangle du centre. Ainfi otantnbsp;de 180 degrez Tangle du centre d’un pentagone qui eft de 72 degrez,nbsp;refte 108 pour Tangle du polygone , c’eft-a-dire , Tangle formé par lesnbsp;deux cotez dudit pentagone.

De roême otant de 180 Tangle du centre d’un odtogone, qui eft 45 degrez, reftent 135 pour fon angle de polygone.

C’eft pourquoi fi Ton propofe d’infcrire un pentagone dans un cercle, mettez le centre du rapporteur au centre du cercle, amp; faifant convenir Icnbsp;diametre du rapporteur avec le diametre du cercle , marquez un pointnbsp;vis-a-vis les. 72 degrez de la circonference du rapporteur , lequel étantnbsp;óté, tirez une ligne du centre du cercle par ce point que vous avez marqué, jufqu’^ ce qu’elle coupe la circonference au point C. Prenez aveclenbsp;compas Touverture de Tare B C, elle divifera le cercle en cinq partiesnbsp;égales, amp; tirant cinq lignes le pentagone fera inferit.

S’il s’agit de faire un eptagone, divifez trois cens foixante par fept, Ic quotien 5 i degrez, amp; trois feptiémes, fait voir que Tangle du centre doitnbsp;être de 5 i , amp; a peu pres amp; demi. Geft pourquoi ayant placé le rapporteurnbsp;au centre amp; fur le diametre du cercle , marquez un point vis-a-vis 5 inbsp;degrez amp; demi de la circonference du rapporteur, la ligne tiréedu centrenbsp;du cercle par ce point marquera fur la circonference la feptiéme partiedunbsp;cere le; après quoi il fera facile d’achever Teptagone.

II y a des rapporteurs, fur lefquels font gravez des nombres qui mar-quent les polygones reguliers, pour épargner la peine de faire les divifions. Le nombre cinq qui lignifie le pentagone eft marqué vis-a-vis 72 degreznbsp;de la circonference, le nombre fix qui fignifie Texagone eft marqué vis-^-vis 6 o degrez; le nombre fept qui fignifie Teptagone, eft marqué vis-4-visnbsp;les 51 degrez Sc demi, See.

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INSTRUMEKfS. Liv. I. Chap.III.

USAGE IV.

Pmr décnre fur une ligne damée tout plygone regulier.

Soit la lignedonnée CD,furlaquelleon veut décrireunpentagone, Kg. ilt;.

Nous avons enfeigné dans l’ufage precedent Ie moyen de connoitre les angles de tous les polygones reguliers j amp; comme celui que font les deuxnbsp;cótez du pentagone eft de ïo8 degrez , fa moitié 54 fera Ic demi-anglenbsp;du pentagone, amp; fervira a Ie décrire en la maniere fuivante.

Pofez Ie diametre du rapporteur fur la ligne CD, amp;foncentre a fex- Kg. u, tremité D. Marquez un point vis-a-vis les 54 degrez de fa circonference,

amp; tirez la ligne DF faifant un angle de 54 degrez ayec la ligne CD. Tranfportez Ie centre du rapporteur a fautre extremité C , pour y fairenbsp;pareillement un angle de 5 4 degrez, cn titant la ligne C F; Ie point F oü cesnbsp;deux lignes fe rencontrent , fera Ie centre d’un eerde que vous tracereznbsp;en ouvrant Ie compas de la grandeur CF. Prenez enfuite la grandeur denbsp;la ligne donnée C D, pour divifer en cinq la circonference du eerde, amp;nbsp;tirant cinq lignes, Ie pentagone fera déerit.

Si Fon propofe de décrire un odögone fur une ligne donnée , ayant reconnu que fonangle de polygone eft de 15 5 degrez, prenez-en la moitié,

6 7 degrez amp; demi, amp; faites un angle de pareil nombre de degrez a chaque extremité de la ligne donnée, pour y faire un triangle ifofcele, dont Ienbsp;fommetferale centre d’une circonference, que vous diviferez en huit,ennbsp;y appliquant buit fois la ligne donnée, amp; 1’oétogone feraformé.

On peut faire,avec les inftrumens dont nous venons deparler,quantité d’autres operations, fuivant les differens fujets; maisons'eftcontentéd’ynbsp;rapporter les plus utiles, amp; les plus ordinaires.

Fin du premier Livre,

-ocr page 48-

DE LA

CONSTRUCTION

ET DES USAGES

DU COMPAS

DE PROPORTION.

LirRE SECOND.

CHAP1TB.E PREMIER.

«

De Ia Conftruöiion du Commas de Proportion.

E compas de proportion eft un Inftrument de Mathema-tique, ainfi nommé, paree quil fert a connoïtreles pro--portions entre les quantitez de même efpece, comme en-tre une ligne amp; une autre ligne, entre une furface amp; une autrefurface, entre un folide amp; un autre foIide,amp;c.

___ nbsp;nbsp;nbsp;Heft fait de deux Regies égales de cuivre , d’argent ou

d'autre matiere folide , jointes enfemble par un clou amp; une charniere, tellement travaillée, que Ie mouvement en foit égal amp; uniforme ; ce quinbsp;fe fait en fendant avec une fcie la regie oii eft la tête, environ un poucenbsp;de long, pour y ajufter une lame de laiton qifon rive fortement par Ienbsp;moyen du clou. On arrondit enfiiite la tête, en limant tout ce qui déborde ;nbsp;en forte que Ie fimple amp; la tête foient a funi rundeTautre. Ils’agitpre-fentement de trouver Ie centre du clou. II faut pour cela mettre une pointenbsp;de compas au bas de la lame qui fert de charniere ; puis marquer quatre

feftions

-ocr page 49-

COKST. ET USAGES DU COMP AS DE PROPORTION. J 5

ièciions avec i’autre pointe du compas au milieu du clou en tournant Ie Simple de lacharniere a quatrecótezoppofez. Le point milieu fera Ie centrenbsp;du clou, amp; par confequent celui du compas de proportion. On tireen-fuite une ligne du centre au long de la regie, pour limer jufte rexcedent,

amp; drelTer bien droite ladite regie j amp; c’elt ainfi qu’on met le compas de proportion au centre. L’autre regie étant aufli dreffée en dedans, amp; fenduenbsp;pour recevoir le fimple de la charniere, on creufe le bout en demi eerdenbsp;concave, de maniere qu’il joigne bien autour de la tete, puis on rive Ienbsp;fimple a cette regie avectrois ouquatre petits clous, afinque ces deux regies , que Ton nomme les jambes du compas de proportion fe puiffentnbsp;«uvrir amp; fermer facilement,amp; refter d telle ouverture que 1’on peut ennbsp;avoir befoin pour mettre les ufages en pratique. Mais if faut avoir biennbsp;loin j en le conftruifant, que les jambes foient limees bien plates , amp; nenbsp;faflent pas ce qu on appelle l’aïle de moulin. II faut auffi prendre garde quenbsp;le compas foit bien au centre, c’eft-a-dire qu étant ouvert entierement,nbsp;il ne faffe qdune ligne droite en dedans comme en dehors, amp; que les jambesnbsp;foient bien égales d’épaiffeur amp; de largeur; en un mot qu'il Ibit bien droitnbsp;en tous fens. La longueur amp; largeur defdites regies n eft pas déterminée,nbsp;mais on donne pour 1’ordinaire fix pouces de long, fix a fept lignes de largenbsp;amp; environ deux lignes d’épaiffeur a chaque jambe des compas de proportion que Pon deftine pour travailler dans le cabinet. On en fait de plusnbsp;petits, pour être commodément portez dans la poche, comme auffi deplusnbsp;grands , pour travailler fur le terrain , dont on proportionne la largeurnbsp;amp; épaifleur.

On a coutume d’y tracer fix fortes de lignes j favoir la ligne des parties égales, celle des plans amp; celle des polygones, d’un cöté; la ligne des cordes,nbsp;celle des folides , amp; celle des metaux, de 1’autre cóté des jambes dudiunbsp;compas, en la maniere que nous aliens expliquer.

On met encore ordinairement fur le bord du compas de proportion d ua cóté une ligne divifée, qui fert a connoïtre le calibre des canons , amp; denbsp;1’autre cóté une ligne qui fert a connoïtre le diametre , amp; le poids desnbsp;boulets de fer , depuis un quart jufqu’a foixante-quatre livres, dont nousnbsp;donnerons la conftruftion amp; les ufages, en parlant des inftrumens pournbsp;^artillerie.

SECTION nbsp;nbsp;nbsp;PREMIERE,

De la ligne des parties égales.

CEtte ligne eft ainfi nommée , paree qu elle eft divifée en partjes

égales, dont le nombre eft ordinairement 200, lorfqu’elle eft de fix pig. i. pouces de long.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

Ayant tiré fur une des furfaces de chaque jambe les lignes égales AB depuis le point A , qui eft le centre de la charniere du compas , parnbsp;confequent le centre de fon mouvement, qui a été trouvé de la manierenbsp;que nous avons dit ci-devant, excepté qu’on fait les feétions fur la tete,nbsp;en pofant le compas au bout de la branche du fimple ;pour la conftruire,nbsp;divifez premiei-ement les lignes AB en deux parties égales, quiferontparnbsp;confequent de loo parties chacune. Divifez encore chacune d^ces deux

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Ié nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET ÜSAGES

parties egales en deux autres, dont chacune fera de 5 o. DivifeZ enfuite chacune de ces parties en cinq, dont chacune vaudra dix, amp; chacune denbsp;ces nouvelles parties en deux; amp; enfin chacune de ces dernieres en cinqnbsp;parties egales : amp; par ce moyen lefdites lignes fe trouveront divifées ennbsp;deux cens parties egales, que vous diftinguere?; de cinq en cinq par, desnbsp;petites lignes , amp; y mettrcz les chifres de dix en dix feulement , ennbsp;commen^ant du centre A, jufqu’a Tautre extremité , ou vous mettrezlenbsp;nombre 200.

Comme les deux autres lignes, qui font a tracer fur les mêmes furfaces de chaque jambe , doivent toutes aboutir au même centre A , il fautnbsp;que rextremité B de la ligne des parties égales, foit tii ée Ie plus prés quenbsp;Ton pour ra des bords exterieurs de chaque jambe, y laiffant pourtant unenbsp;petite diftance pour placer les chifres , afin d’avoir place pour tirer lanbsp;ligne des plans au milieu de la largeur defdites jambes , amp; la ligne desnbsp;polygones vers leurs bords interieurs; mais il faut bien prendre garde, ennbsp;tirant ces lignes, que chacune des correfpondantesfoitégalementdiftantcnbsp;des bords interieurs de chaque jambe;Ie tout, comme il eft aifé de voirnbsp;en la planche fixiéme.

I I.

SECTION

D(? /a ligne des plans..

yi.

ylanche,

7ig. I.

CEtte ligne cll ainfi nommée, paree qu’elle comprend les cótez homcr-logues d’uH certain nombre de plans femblables , multiples du plus petit, commen^ant par Ie centre A, e'eft-a-dire , dont les furfaces con-tiennent deux fois , troia fois, quatre fois, amp;c. celle du plus petit plannbsp;depuis f unite, fuivant fordre naturel des nombres, jufqu’a foixante-quatre,nbsp;qui eft ordinairement Ie plus grand terme des divifions,que 1’on marquenbsp;fur kdite ligne marquee A C.

La divifion de cette ligne fe peut faire en deux manieres fondées ftir la vingtiéme propofition du fixiéme livre d’Euclide, qui démontre quenbsp;les plans femblables font entre eux comme les quarrez de leurs cóteznbsp;homologues.

La premiere maniere fe faital’aide des nombres,,amp; k feconde maiiiere fans nombres, comme nous allons Texpliquer.

Ayant tiré la ligne AC depuis Ie centre A jufqu’aux extremitez C des jambes du compas de proportion, divifez-la premierement en huit parties egales, dont la premiere du coté du centre A,qui reprefenteIe cóténbsp;du plus petit plan, n. a pas befoin d’etre tracée jufqu’au centre. La feconde,.nbsp;qui eft double de la premiere , eft Ie cóté d’un plan quatre fois plus grandnbsp;que Ie premier petit plan, paree que Ie quarré de deux eft quatre.

La troifiéme divifion , qui contient trois fois la premiere , eft Ie cóté d’un plan neuf fois plus grand que Ie premier , paree que Le quarré denbsp;trois eft neuf.

La quatriéme divifion, qui contient quatre fois la premiere , qui par confequent eft la moitié de toute ladite ligne, eft le cóté d’un plan feizenbsp;fois plus grand que le premier , paree que le quarré de quatre*eft feize..nbsp;Enfin, poui abteger,lahuitiéme amp; derniere divifion ^ qui contient huit

-ocr page 51-

DU COMPAS DE PROPORTION. Liv. II. Chap. I. 27

fois Ie cóté du petit plan,.eftIc cóté d’unplanfemblable,foixantc-quatre fois plus grand, paree que Ie quarré de buit eft foixante-quatre.

II y a un peu plus de fa^on a trouver les cótez homologues des plans doubles, triples, quintuples, amp;c. du plus petit plan. Suivant la premierenbsp;methode, qui fe fait par les nombres, il faut avoir une échelle divifée ennbsp;mille parties cgales, comnve celle qui eft reprefentée.enlameme planche,nbsp;dont nous avons ci-devant donné la conftruftion en Ia page i a”''.

r t.

T?U«cht,

Fig'

Ladite échelle doit être égale a la ligne entiere A C; amp; comme Ie cote du plus petit plan eft Ia huitiéme partie de ladite ligne , il fera par consequent de I 2 5 , qui eft la huitiéme partie de 1000. Enfuite, pour avoirnbsp;en nombres Ie cóté d’un plan double du plus petit , il faut chercher lanbsp;racine quarrée d’unnombre double du quarré de i 2 5 .Ce quarre eft i 5 6 2 5»nbsp;Ie double eft 51250, amp; la racine quarrée de ce nombre, qui eft ƒ rivironnbsp;17 7, eft Ie cóté d’un plan double du plus petit plan, dont Ie cote a etcnbsp;fuppole de 125. De même pour avoir Ie cóté d’un plan qui contiennenbsp;trois fois Ie premier, il faut chercher la racine d’un nombre qui contiennenbsp;trois fois Ie quarré de 125, Ce nombre eft 46875 , amp; fa racine qui eftnbsp;environ 21 6 , eft Ie cóté d’un plan triple du plus petit, amp; ainfi des autres.nbsp;C’eft pourquoi en portant depuis Ie centre A fur ia ligne des plans 177nbsp;parties de ladite échelle, on aura la longueur du cóté d’un plan doublenbsp;du plus petit. Portant enfuite 216 parties de la même échelle depüis led itnbsp;centre A, on aura la longueur du cóté d’un plan qui contiendra trois foisnbsp;Ic plus petit plan.

C’eft par ce moyen que Ton a calcuLé Ia table fuivante , qui marqué Je nombre des parties égales que contiennent les cótez homologues de tousnbsp;les plans femblables , doubles, triples, quadruples, amp;c. d’un plan dont Ienbsp;cóté eft I 2 5, jufqu’au 64 plan, c’eft-a-dire, qui Ie contient foixante-quatrenbsp;fois, 8c dont Ie cóté eft de mille parties.

Table four la ligne des flans.

1

2

5

4

125

177 21 6nbsp;250

5p79 6 306

7|33o

81353

9

10

11

I 2

375 395nbsp;;4i4nbsp;'45 3

•13

Ml I 5

ï 6

450

467

484

500


17

18


20

515

530

545

559

21

573

2 2

586

^3

599

24

612

^5

625

a6

657

^7

650

28

'661

291673 5oj684nbsp;31:696nbsp;52 707'


3 3

34

35

36

718

729

739

750

37

38

39

40

760

770

780

790

41

42

43

44

800

8io

819

829

45)839

461848

47857

48(866


49

875

50

884

51

892

5^

901

53

910

54

918

5 5

927

56

935

57

944

58

952

59

960

6 0

968

6 I

976

62

984

^3

992

64

1000


-ocr page 52-

Dj

Fig. J.

ag nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

Chacun des dix efpaces que contient la regie de looo parties,envaut cent, amp; chacune des fubdivifions de la ligne A B en vaut dix. C’eft pour-quöi fi 1’on veut s’en fervir pour divifer quelqu’une des lignes du compasnbsp;de proportion, comme, par exemple, la ligne des plans, on choifira furnbsp;1’échelle la ligne marquee du nombre des centaines, amp; ce qui furpaflera,nbsp;fe doit prendre dans Tefpace entre les lignes A B, comme fi par exémplenbsp;on veut marquer Ie premier plan, auquel répond Ie nombre 11 5 , on portera Ie compas commun fur la cinquiéme ligne de 1 ƒ fpace qui eft marquénbsp;I 00 , amp; on Touvrira de la diftance OP. De la raême fagon , fi on veutnbsp;marquer Ie 50 plan auquel répond Ie nombre 884, a caufe des 800 onnbsp;prendra Ie huitiéme efpace de la regie ou eft marqué 8 00, amp; a caufe desnbsp;84 , on prendra dans 1’efpace AB rinterfeélion de la huitiéme tranfver-fale, amp; de la quatriéme parallele qui fera Ia diftance N L.

On peut encore divifer la ligne des plans fans calcul en la manierefui-vante fondée fur la 47 propofition du premier livre d’EucIide. Faites Ie triangle ifofcelereélangle KMN , dont Ie cóté KM ou KN foit égal aunbsp;cóté du plus petit plan , Thypotenufe MN feraIc cóté d'unplan femblablenbsp;double du premier. C’eft pourquoi ayant porté avec Ie compas communnbsp;Fintervalle MN fur Ie cóté KL prolongé autant quT en ferabefoin depuis-K jufqu'en 2, la longueur K 2 fera Ie cóté d’un plan double du plus petit.nbsp;Portez de même I’intervalleM 2 depuis K jufqu’en 5 , la ligne K 5 feranbsp;Ie cóté d’un plan triple du premier. Portez enfuite l’intervalle M 5 depuisnbsp;K jufqu’en 4 , la ligne K 4, qui doit être doublé de K M, fera Ie cóténbsp;d’un plan quatre foi's plus grand, c’eft-a-dire,qui contiendra quatrefoisnbsp;Ie petit plan , amp; ainfi de fuite, comme on voit en ladite figure cinquiéme..

SECTION III.

De U ligne des pljgones.

CEtte ligne eft ainfi nommée, paree qu’elle comprend les cótez homo-logues des dix premiers polygones reguliers inferits dans un même eerde, e’eft-a-dire , depuis Ie triangle équilatéral jufqu’au dodecagone.

Le cóté du triangle étant Ie plus grand de tous, doit être de la longueuf de chaque jambe du compas de proportion ; amp; comme les cótez des au-tres polygones reguliers inferits dans le même eerde, diminuent a mefurenbsp;qu’ils ont plus de cótez, celui du dodecagone eft le plus petit, amp; par con-fequent doit être plus proche du centre dudit compas.

Suppofant done le cóté du triangle de mille parties , il faut trouver la longueur des cótez de chacun des autres polygones ; amp; comme les cóteznbsp;des polygones reguliers inferits dans un même eerde, font en même proportion que jes cordes ou fous-tendantes des angles du centre de chacunnbsp;de ces polygones, il eft a propos de rapporter ici le moyen de connoï-tre ces angles.

Pour eet effet, il faut divifer le nombre de 5 6 o degrez que contient Ia circonference entiere du eerde, par le nombre des cótez de chaque poly-gone , Ic quotien de la divifion marquera le nombre de degrez que contient l’angle du centre.

Si, par exemple, on veut avoir l’angle du centre d’un exagone ou figure

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DU COMP AS DE PROPORTION. Liv. 11. Chap. I. 19 de fix CQtez, en divifant 560 par fix, le quotien fera 60 ice qui fignifienbsp;que 1’angle du centre de 1’exagone eft de 6 o degrez. Si pareillement onnbsp;veut avoir Pangle du centre dquot;un pentagone, ou figure de cinq cotez, ennbsp;divifant 360 par cinq , le quotien fera, 71: ce qui marque que Tangle dunbsp;centre d’un pentagone , eft de 7 z degrez, amp; ainfi des autres.

L’angle du centre étant connu,fi on le fouftraitde 18o degrez, reftera Tangle du polygone. Comme, par exemple, Tangle du centre dquot;un pentagone étant de 72 degrez , Tangle de la circonference dudit pentagonenbsp;eft de I © 8 degrez, amp; ainfi des autres, comme il fe voit dans la table fuivante.

Angles a la circonference,

d.

Angles du centre.

120

d.

60

90

90

7^

108

6 0

120

51

26 m.

128

45

135

40

140

144

3^

44

147

30

150

34 m-

16

Polygones reguliers.

Triangle Quarrénbsp;Pentagonenbsp;Exagonenbsp;Eptagonenbsp;Oftogoncnbsp;Enneagonenbsp;Decagonenbsp;Endecagonenbsp;Dodecagone

Pour trouver en nombre les cotez defdits polygones reguliers inferip-tibles dans un même cercle, ayant fuppofé celui du triangle équilateral de mille parties égales , au lieu des cordes ou fouftendantes des angles dunbsp;centre, on peut prendre les moitiez des mêmes cordes, qui font les finusnbsp;de la moitié des angles de leurs centres, amp; faire Tanalogie fuivante.

Pour trouver, par exemple , le cóté du quarré.

Comme le finus de 6 o degrez, moitié de Tangle du centre du triangle équilateral, eft au cóté du même triangle fuppofé mille; ainfi le finus dcnbsp;45 degrez, moitié de Tangle du centre du quarré,fera au cóté du mêmenbsp;quarré, qui fe trouvera par le calcul de 816.

C’eft de cette manierequ a étéconftruite la table fuivante des polygones.

Parties égales 1000

816

678

’ill

501

442

39 5 3 57nbsp;315

299

Coté du triangle équilateral marqué fur le comgas de proportion par le nombre ( 3 )

4

5

6

7

8

9

I nbsp;nbsp;nbsp;o

II 1 z

Du quarré par le nonabre Du pentagone par le n.

De Texagone par le n,

De pragone par le n.

De Toétogone par le n.

De Tenneagone par le n.

dec^one par le n.

^1 endecagone parlen.

•L'u dodecagone par le n.

commrenTquot;* nbsp;nbsp;nbsp;fraaions reftées après le calcul en cette table

clips np nbsp;nbsp;nbsp;autres, paree que n'étant que des müliémes parties,

«Hes ne font pas confiderables. ^ nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quot;

D iij

-ocr page 54-

50 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET CTSAGES

Ceujt: qui ne voudront pas mar'quer Ie triangle equilateral fur Ie Compas de proportion , a caufe de la facilité qii’il y a de Ie tracer , amp; qui parnbsp;confequcnt commenceront par Ie quarré, fe ferviront de la table fuivante,nbsp;OU fon cóté eft fuppofé de looo parties.

' table des folygones.

Parties.

Quarré

I OOO

Pentagone

851

Exagone

707

Eptagone

615

Odogone

540

Enneagone

484

Decagone

457

Endecagone -

598

Dodecagone

365

V1.

TUache,

ïij. t.

Pour marquer fur Ie compas de proportion la ligne des polygoncs, on fc fervira de la même échelle de mille parties égales, qui a fervi pour ynbsp;tracer la ligne des plans; amp; Ton portera du centre A fur la ligne AD denbsp;part amp; d’autre , Ie nombre des parties marquees dans la table , pour ynbsp;graver les chifres 3 gt; 4,5 jamp;c. qui fignifient Ie nombre des cötez des polygenes reguliers.

SECTION IV,

De U ligne des cordes.

Ette ligne eft ainfi nommée, paree qu’elle comprend les cordes dc tous les degrez du demi-cercle, qui a pour diametre la longueur denbsp;cette ligne, laquelle fe marque fur 1'autre furface de chaque jambe dunbsp;compas de proportion , dcpuisle point A, qui eft Ie centre defacharniere,nbsp;jufqu’a fextremité F de chaque regie, de telle forte que les deux lignesnbsp;A F foient parfaitement égales, amp; équi-diftantes des bords interieurs.

II eft a remarquer que la ligne des cordes doit être direétement tracée au-deffous de celle des parties égales, a caufe de quelques operations qui de-inandent de la correfpondance eritre ces deux lignes.

II eft aufli a propos que la ligne des folides foit tracée fous celle des plans, amp; celle des metaux fous celle des Polygones.

KI.

Tlttncie.

fis- 3'

Pour la divifion de cette ligne décriveztin demi-cercle qui ait pour dia-metre la longueur de ladite ligne AF, divifez-le en 180 degrez; portez enfuite la longueur des cordes de tous ces degrez, en les comptant de f unenbsp;des extremitez du diaiiietre du demi-cercle, lur lefdites jambes du compas,nbsp;amp; marquez fur chacunc autant de points qui reprefenteront les degrez dunbsp;demi-cercle que vous diftinguerez par de petites lignes de cinq en cinq,amp;nbsp;par des chifres de djx en dix, en commengant depuis Ie point A j centrenbsp;de lacharniere dudit compas de proportion jufqu’a F.

Ces raêmes degrez fepeuvent encore marquerfur la ligne des cordes par Ie moyen des nomhres, en fuppolant Ie demi-diametre du eerde ou la cordenbsp;de 180 degrez de 1000 parties égales. Ces npmbres fe trouvent fous cal-culez dans les tables ordinaires des finus; car au lieu des cordes, il n’y a

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^ Dü COMPAS DE PROPORTION.Liv.il. Chap.I. 31

qu’a prendre leurs ipgjtieZjqui font lesfinns de la moitié des arcs. Ainfi j par exemple, au lieu de la corde de dix degrez, il faut prendre Ie finus denbsp;cinq degrez; amp; comme Ie calcul en eft fait pour un rayon de i o o o o o , il fiutnbsp;retrancher les deux derniers chifres, comme ilfe voit dans Ia table ci-clel-fous, oü font marquees les cordes de tous les degrez. Cette divifion fe faitnbsp;avecréchelle de 1000 parties.

Table pour la ligne des cordes.

D.

Cord.

D.

D

Cord.

D.

Cord

D.

Cord.\

D.

Cord.

I

8

267

61

507

91

713

I 2 I

8 70

151

968

z

17

32-

^75

6 2

515

92

719

122

874

152

970

3

26

33

284

63

522

93

7^5

123

879

153

972

4

35

34

2p2

64

530

94

731

I 24

883

1 54

974

5

44

35

5 00

65

557

95

757

125

887

155

916

6

5i

36

505

66

544

96

745

126

891

156

978

7

61

37317

6'j

552

97

749

127

895

157

980

8

. 70

38,325

68

559

98

754

128

899

158

981

9

78

39

334

69

566

99

760

129

902

I 59

983

10

87

40

342

70

573

100

766

130

906

160

985

11

96

41

350

71

580

101

771

13 I

910

161

986

I 2

104

42

358

7^

588

102

111

132

9M

162

987

13

”3

43

366

73

595

103

782

M3

917

163

989

14

12 2

44

3 74

74

602

104

788

M4

9 20

164

990

i5|I3o

45

382

75

609

105

79 5

M5

924

165

991

i6ii3p

46

390

76

615

106

798

136

927

166

992

Ï7ii45

47

399

77

62a

107

804

137

930

167

993

18156

48

406

78

629

108

809

138

933

168

994

19

165

45

414

79

636

109

814

I 35

936

169

995

20

175

5c

42 2

80

643

110

819

140

939

I 70

996

21

182

51

430

8i

649

III

824

14T

941

171

991

22

191

52

458

82

656:

11 2

829

142

945

172

991

199

53

4.46

85

6 6 21

113

834

M5

948

173

998

208

52

f54

84

669

114

S38

144

951

174

998

216

5 5

46 2

85

11 5

843

145

954

175

999

26

225

56

469

86

682

I 16

848

146

956

176

999

^7

M3

57

f77

87

688

I I 7

852

H'

M9

177

999

z8

242

58

f8 5

88

694

11 8

^57

14I

o61

1781000

2p

250

55

(.9 2

89

701

115

861

145

76 3

I 791000

30

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6 c

5 00

I90

707

120

3 66

150

766

1801000

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31 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

SECTION

De U ligne des folides.

Fig. 4.

CEtte ligne eftainfi nommée, paree qu’elle comprend lescotezhomo' logues d’un certain nombre de folides femblabies, multiples du plusnbsp;ptit, depuisrunitéjfuivant 1’ordre naturel des nombres jufqua 64,quinbsp;eft ordinairement le plus grand terme des divilions de cette ligne, marqueenbsp;A H proche la ligne des cordes.

Pour en faire la divifion, onfefertde 1’échelle de r 000 parties, amp;fon fuppofe le cóté du foixante-quatrieme, amp; plus grandfolide de 1000 partiesnbsp;egales; amp; comme la racine cubique de 6 4 eft 4, amp; que celle d’un eft i , ilnbsp;s’enfuitquelecótédu64 folide contient quatrefois le cóté du premier amp;nbsp;plus petit folide, lequel par confequent doit être de 2 5 o, puifque les folidesnbsp;femblabies font entre eux , comme les cubes de letirs cotez horaologues,

Le nombre 500, double de 250, doit être le cóté du huitiéme folide, e’eft-a-dire, d’un folide huit fois plus grand que le premier, paree que lenbsp;cube de 2 , qui eft 8 , contient huit fois le cube de I’unite.

Pareillement le nombre 750, triple de 2 5 o eft le cóté du vingt-feptieme folide, paree que le cube de 3 , qui eft 2 7 , contient vingt-fept fois lenbsp;cube d’un.

II y a un peu plus de calcul a faire pour trouver les cótez des folides doubles, triples, quadruples, $cc. du premier , lefquels ne peuvent pasnbsp;même s’exprimer exaélement par nombres, paree que leursracinesfontin-commenfurables; on peut néanmoins en approcher fuffifamment pour I’u-fage , par la methode fuivante.

Pour trouver, par exemple,le nombre qui exprime le cóté d’un folide double du premier amp; plus petit, il faut cuber fon cóté 250, le cube eftnbsp;15625000. Enfuite il faut doubler ce nombre, amp; en tirer la racine cubique , qui fe trouvera a peu pres 3 i 5 , amp; qui fera le cóté d’un folide double.nbsp;Pour avoir le cóté d’un folide triple du premier, il faut triplet ce mêmenbsp;nombre, amp; en tirer la racine cubique, qui fe trouvera 360 , amp; ainfi dunbsp;refte j le tout fuivant qu’il eft marqué en la table ci-jointe.

Table four la ligne des folides.

I

ISO

17

(^43

3 5

801

49

914

z .

3if

18

lt;?33

34

810

30

911

3

360

19

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3 3

818

31

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397

20

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36

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31

933

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4Z7

21

689

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833

33

939

6

434

22

700

38

840

34

943

7

478

13

711

39

848

33

931

8

500

14

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40

833

36

936

9

510

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731

41

861

37 .

961

10

338

16

740

42-,

869

38

967

II

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ij

7fO

43

876

39

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II

371

IS

739

44

881

60

978

13

488

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768

43

8 89

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984

14

60Z

30

777

4-6

896

61

989

13

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31

78f

47

5)02

lt;53

993

6}0

'31

794

48

. 908

64

1000

Les

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34 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

diftances amp; prendre les hauteurs; mais les demi-cercles ou cercles entiers

font plus commodes pour ces fortes d’operations-

SECTION VI L

tontemnt lespreuves des divifions des [ix tignes que /’on marque ordinairs^ ment fur le compas de proportion.

Pretive de la ligne des parties égales.

LAdivifion de cette ligne eft ft facile, qu'elle n’abefoind’^aucune autre preuve, que Celle d’examiner avec un compas commun ft les deux lignesnbsp;correfpondantes, tracées fur les jambes du compas de proportion , font biertnbsp;egales amp; divifées également : ce que Ton connokra, en prenant avec unnbsp;compas ordinaire , dont les pointes foient fines amp; déliées, tel nombre quenbsp;Ton voudra de ces parties égales, commcngant par ou fonjugera a propos.nbsp;Car ft cette ligne des parties égales eft bien divifée, en portantfur laditenbsp;ligne f ouverture du compas ainfi ouvert, fes deux pointes comprendrontnbsp;toujours le raême nombre de parties égales fur une jambe ou fur I’autrenbsp;en comptani du centreou de tel point de divifion que Ton voudra.

Preuve de la ligne des eordes.

La methode ci-d,evant expliquée ne peut pas fervir a connokre ft la ligne des eordes eft bien divifée, paree que ces divifions ne font pas égales jnbsp;la corde de i o degrez , par exemple, étant plus de la moitié de celle de 2 o ,nbsp;pareillement la corde de zo degrez eft plus de la moitié de celle de 40 , amp;nbsp;ainfi de fuite: de telle forte que les divifions font plus grandes vers le centrenbsp;du compas que vers les extremitez de fes jambes : ce qui provient de lanbsp;nature du cercle..

Mais comme nous avons rapporté deux methodes pour divifer la ligne des eordes, 1’une par le fecours des nombres,amp; fautre par 1’étenduedesnbsp;eordes ou fous-tendantes des arcs , une de ces methodes peut fervir denbsp;pi-euve d fautre.

En void cependant encore une autre , qui n’eftpointa negliger. Choi-fiffez a volonté fur la ligne des eordes deux nombres également éloignez de 12.0 degrez, comme, par exemple, no amp; 150 qui en font éloigneznbsp;ehacun de 10 degrez, le premier par défaiit, amp; le fecond par exces. Preneznbsp;avec un compas commun la diftance de ces deux nombres 1 to amp; i: 5 o , kr-quelle doit être égale a la corde de i o degrez, oua la diftance du pointnbsp;marqué 10 fur la ligne des eordes au centre du compas de proportion.

On connoitra par. le mcme raoyen , que la diftance entre 100 amp; 1-40 degrez eft égale a la corde de zo degrez; que pareillement la diftance entre 90 amp; I 50 eft égale a la corde de 50, qui eft le nombre dont i zo fur-paffe 90, amp; dont il eft furpalfé par 150, amp; ainfi des autres , comme il,nbsp;eft ai£é de remarquer par la table des eordes ci-devant marquée, ou Tonnbsp;voit, par exemple, que le nombre 44, qui eft la corde de 5 degrez eft:nbsp;k difference entre 843, ftui eft la corde de 11 5 degrez, amp; 8 8 7 r qui, eft

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DU COMPAS DE PROPORTION. Liv.II. Chap.I. 5?

Ja corde de i z 5 , que pareillement 8 7 , corde de i o degrez eft la difference entre la corde de 11 o amp; celle de 13 o , amp;c. lefquelles lont également éioi-gnées de I 2 o degrez.

Vreuve de la ligne des polygoms

ON connoitra fi cette ligne eft bien divifée par Ie moyen de la ligne des cordes en la maniere fuivante.

Prenez avecun compascommun fur la ligne des polygones la diftance du centre du compas de proportion jufqu’au point 6 , qui marque 1 exagone.nbsp;Puis ayant ouvert Ie compas de proportion , portez cette diftance fur la lignenbsp;des Cordes , mettant chaque pointe dudit compas commun furies points cor-refpondans de 6 o a 6 o , qui marquent 1 angle du centre de 1 exagone.

Le compas de proportion demeurant ainü ouvert, prenez avec Ie compas ordinaire fur chaque ligne des cordes la diftance des deux points marqueznbsp;7 2., amp; la portez fur la ligne des polygones, mettant une pointe au centre denbsp;la charniere du compas de proportion ; fautre pointe doit rencontrer lenbsp;point marqué 5 , qui appartient au pentagone, dont Tangle du centre eftnbsp;de 72 degrez.

Prenant de même fur la ligne des cordes la diftance des deux points mar-quez 50, amp; la portant fur la ligne des polygones, Touverture du compas commun y rencontrera le point marqué 4, qui appartient au quarré,dontnbsp;Tangle du centre eft de po degrez ,amp; ainfi de tous les autres.

Vreuve de la ligne des plans.

COmme nous avons rapporté deux methodes pour divifer la ligne des plans, Tune peut fervir de preuve a Tautre ; mais on peut encorenbsp;facilement reconnoitre fi la divifion eft bienfaite par la maniere fuivante.nbsp;Prenez avec un compas ordinaire la diftance dequelque point que ce foitnbsp;de cette ligne jufqu’au centre de la charniere du compas de proportion,nbsp;amp; portez cette diftance depuis le même point de divifion de Tautre cötcnbsp;de la même ligne des plans, la pointe du compas rencontrera un nombrenbsp;de plan quatre fois plus grand que celui qui a été pris vers le centre ; amp;nbsp;fi Ton tourne encore une fois le compas commun ainfi ouvert vers Textre-naité de ladite ligne, la pointe tombera fur un nombre de plan neuf foisnbsp;plus grand. Ainfi, par exemple, fi Ton a pris la diftance depuis le centrenbsp;jnfqu’au plan marqué 2 , arrêtant une pointe du compas fur iedit point 2 ,nbsp;Tautre pointe doit tomber fur le point 8 , amp; en tournant encore une foisnbsp;Ic compas, fans changer Touverture en arrêtant une de fes pointes furnbsp;Jedit point 8 , Tautre pointe doit rencontrer le dix-huitiéme plan, qui con-fient neuf fois le fecond plan; tournant encore une foisle compas, on rencontrera le trente-deuxiéme plan , qui contient feize fois le fecond plan.nbsp;Si enftn on tourne encore une autre fois, on doit rencontrer le cinquantiemenbsp;plan, qui contient celui de deux fois 25 ,amp; ainfi des autres plans fembla-

bles , paree qu’ils font entre eux, comme les quarrez de leurs eótez homo-

logues. C’eft ce qui facilite la divifion de cette ligne des plans, puifqu ayant le premier,on a le quatriéme, le neuviéme, le feiziéme, le vingr cinquieme,nbsp;le trente-fixieme, le quarante-neuvieme, amp; le foixante-quatriense; ayant

E ij

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DU COMP AS DE PROPORTION. Liv.IL Chap. I. 37 pareille pefanteur:ce qui fe peut trouver par Tanalogie fuivante, enfefer-vant de la table des folides ci-devant marquéc.

II faut faire une regie de proportion, dont le premier terme foit toujours le poids du plus pefant des deux metaux que I’on veut comparer enfemble ,nbsp;le fecond terme, foit le poids de I’etain; le troihéme foit le nombreóq,nbsp;qui eft Ic plus grand folide de ladite table, auquel convient le nombre 1000.nbsp;Si par exemple, on veut comparer le fer, dont le pied cube pefe 558 livresnbsp;avec I’etain , dont le pied cube pefe 5 16 livres amp; 2 onces, ayantreduitlenbsp;tout en onces, les 558 livres feront 85)28 onces, amp; Ics 516 liv. 2 oncesnbsp;feront 8 2 5 8 ; il faut done dire: fi 8928 donnent 8258, combien 64lanbsp;regie de trois étant faite, le quatrieme terme fera 5 9 , amp; un petit refte , jenbsp;cherche dans ladite table des folides le 59 , amp; le nombre correfpondant eftnbsp;9 7 3 , au lieu duquel Je prends 974,3 caule de la fradlion reftée. C eft pour-quoi je disquelediametre de la bottle de fer devroit être de 974 partiesnbsp;egales a celles dont le diametre de la bottle d’étain eft fuppofé. En faifantnbsp;de la même maniere quatre autres regies de trois, on connokra fi les nom-bres marquez vis-a-vis des quatre autres métaux font bien calculez, amp; parnbsp;confequent fi la ligne des métaux eft bien divifée.

C H A P I T R E II.

Des ufages du compas d^ proportion.

NOus ne rapporterons ici que les Ufages qui font les plus propres a cet inftrument, amp; quife fontraieux par Ion moyen que par aucun autre^

SECTION PREMIERE.

Des ufages de la li^e des parties egales.-

USAGE PREMIER.

Divifer une ligne dmnée en tant de parties egales qu on voudra j comme r-

par exemple ^ en fept.

vin

VL'tnehti-Fig. 3*-

PRenez avec un compas ordinaire I’etendue de route la ligne propofe-e ,.

commeAB . amp; la portez fur la ligne des parties egales a un nombre de part amp; d’autre , qui fe puiffe facilement divifer par j, comme pourroitnbsp;être cn cet exemple 70 ,.dontla feptiéme partie eft, i o , ott bien au nombrenbsp;140, dont la feptiéme partie eft 20. Enfuite laifiant le eompas de proportion ainfi ouvert, referrez le eompas commun jitfqu’a ce que les deux-pointes rencontrent les deux nombres 10 ,fi Ton s’eftfervi du nombre 70,,nbsp;ou bien les deux nombres 20 ,firon a pris 140 pour rétendue de toute;nbsp;la ligne, cette ouverture du eompas marquée par la figure 2 ,,feraiafcptiéme;nbsp;partie de la ligne propofée.

Si la ligne propofée a divifer étoit trop longue pour être appfiquée fur lesgt;

E iijj

-ocr page 64-

CONSTRUCTION ET USAGES jambes du compas de proportion, portez-enfeulementune |)3rtie, commenbsp;la moitie ou le quart, quevous diviferez, comme il vient detre dit, en 7,nbsp;Ic double ou quadruple de cette feptiéme partie divil'era en 7 la grandenbsp;ligne propofee.

USAGE II.

Etmt donnèes flujieurs lignes droites qui font la. circonference d’un poly-gone , I’une defquelles foit ejiimée contenir autant de parties egales qu on •voudra , trouver combien de ces memes parties font contenues en cha-cune des autres lignes.

PRenez avec un compas commun la longueur de la ligne dont la mefure eft connue, amp; la portez fur la ligne des parties égales a I’ouverture dunbsp;nombre qui exprime la mefure; le compas de proportion demeurant ainftnbsp;ouvert, tranfportez-y la longueur de chacune des autres lignes, les nom-bres de Touverture que chacune comprendra, marqueront Icur veritablenbsp;longueuivQue ft quelqu’une defdites lignes ne convient pasjuftement aunbsp;même nombre de part amp; d’autrefurla ligne des parties égales, maisque;nbsp;par exemple, une des pointes du compas tombant fur le nombre 29,1’autrenbsp;tombe Cur le nombre 3 o, cette ligne contiendra 29 amp; demi.

USAGE III.

JEtant donnee une ligne droite, le nombre des parties egales quelle contient, en ret rancher une moindre ligne contenant tel nombrenbsp;de fes parties que I’on voudra.

SOit pour exemple la ligne propofee de i 20 toifes, dont on en veut retrancher une ligne de 2 5. Prenez avec le compas commun la longueurnbsp;de la ligne propofee ; ouvrez le compas de proportion de telle forte que cettenbsp;longueur convienne derzo a 120 marquez fur les deux lignes des partiesnbsp;egales, amp; ledit compas de proportion demeurant ainfi ouvert, prenez furnbsp;la même ligne la diftancede 25325, que vous retrancherez de ladite lignenbsp;de I 2 o toifes.

Par les trois ufages precedens il eft aifé de voir que la ligne des parties égales du compas de proportion peut très-commodément fervir d’échellenbsp;pour routes fortes de plans, pourvu qu’on fache la quantité d’un de fesnbsp;cotez, amp; que 1’on peut par fon moyen les réduire de petit en grand, ou denbsp;grand en petit.

U S A G E I V.

A deux lignes droites données trou'ver une troifième proportionnelle, ejr a

trois une quatriéme,

ST fon ne propofe que deux lignes,prenez avec un compas commun la longueur de la premiere, amp; la tranlyortcz fur une des jambes du compas de proportion depuis le centre le long de la ligne des parties égales,

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DU COMP AS DE PROPORTION. Liv. II. Chap. 11. 39 pour en connoitre la valeur, amp;dunombre ouelle fe terminera, ouvrez lenbsp;compas de proportion, en forte que lalongueur de la feconde ligne con-vienne a fon ouverture ; ledit compas demeurant ainfi ouvert , portez lanbsp;longueur de ladite feconde ligne fur une des jambes depuis le centre, amp;nbsp;remarquez le nombre des parties égales,ou elle fetermine , fouverturedenbsp;ce nombre donnera la troifiéme ligne proportionnellc requife.

Tie la. Vll.nbsp;Blanche,

Soit pour exemple la premiere ligne propofee A B , de 40 parties egales ,

amp; la feconde CD,de lo, Portez la longueur des xo parties egales a f ouverture de 40 ; amp;lecompasreftantainfi ouvert, prenez 1’ouverturede 20 a 20, cette ouverture fera la longueur de la troifiéme ligne proportion-nellc que fon cherche; amp; fi vous la mefurez fur la ligne des parties egales depuis le centre . elle en contiendra i o , car 40 font a 2 0, commenbsp;i o font a 1 a.

Qim fi a trois lignes donnees vous cherchez une quatriéme proportion-nelle, portez, comme nous venons de dire, la feconde a f ouverture de la-premiere ; amp; le compas de proportion demeurant ainfi ouvert , portez la troifiéme ligne fur une de fes jambes depuis le centre; fouveriure du nombre ou elle fe terminera, donnera la quatriéme requife.

Soit pour exemple la premiere de ees trois lignes de 60 parties egales, rig. 3» la feconde de 30 , amp; la troifiéme de 5 o ; portez la longueur de'3 0 partiesnbsp;egales a f ouverture de 60 ; amp; le compas demeurant ainfi ouvert, preneznbsp;I ouverture de 5 o , cette ouverture, qui contiendra 2 5 , fera la quatriémenbsp;proportionnelle,.car 60 font a 3 o-, comme 5 0 a

usage V.

Divifer uw ligne dmnèe felon une raifon donnie.

QU’il faille, par exemple, divifer la ligne donnéè en deux parties, dont la raifon foit égale a celle de 40 a 70 ; ajoutez enferable ces deuxnbsp;nombres, leur fomme fera 110. Prenez avec un compas commun la longueur de la ligne propolée , que je fuppofe être de 1-65 parties égalesnbsp;portez cette longueur a f ouverture des nombres 110 de la ligne des parties égales ; amp; le compas de proportion demeurant ainfi ouvert , preneznbsp;1 ouverture des nombres 40 amp; 70 , la premiere de ces deux ouverturesnbsp;donnera 60, amp;c la leconde 105 5 qui feront les parties de la ligne propoléfrnbsp;i divifer, puifque 40 font a 70, comme 6 o font a i o J.

USAGE VI.

Oiivrir k compas de proportion, en forte qiie les deux lignes des parties' egales fajfent un angle droit.

Hoifilfez trois nombres qui puiffent exprimer les cdtez d'un triangle V^ reétangle, comme font, par exempie, ksnombres 5-, 4, 5 'gt; ouleurs-muitipies; mais comme il eft mieux dc les prendre un peu grands , nousnbsp;eheiluons 60,80 8c 100. Prenez avec un con-pas commun la diftance dunbsp;centre du compas de proportion fur la liguc des parties égales jufqrfau;nbsp;ttotnbre 100; ouvrez euluite le compas de propox tiun de teiie Ibrte qkune-

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40 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

des pointes du compas commun tombe d’une part fur Ie nombre 60 des parties égales , amp; Tautre pointe fuiTe nombre 80 des mêmes partie-s éga-ks de i'autre jambe; alors Ie compas de proportion fera ouvert, de fortenbsp;que les deux lignes de parties égales feront un angle droit.

USAGE VIL

Treuver une Ugne droïte egde a la circonference d’un eerde donnL

E diametre d’un eerde eft a la circonference environ comme 100 a 3 14,OU comme 50 a 157; c’eft pourquoi prenez avec un compasnbsp;ordinaire la longueur du diametre du eerde propofé, amp; la portez fur lesnbsp;jambes de 50a 5 o de part amp; d’autre de la ligne des parties égales ; Ienbsp;compas de proportion demeurant ainli ouvert, prenez avec ledit compasnbsp;commun la diliance de 157a 157, vous aurez une ligne droite a peunbsp;pres égale a la circonference du eerde propofé; je dis a peu prés, paree quenbsp;la veritable proportion du diametre d’un eerde a fa circonference , n’anbsp;point encore été trouvée géometriquement.

SECTION I L Des ufages de la Ugne des plans.

USAGE PREMIER.

Augment er on diminuer tout es fortes de fgures planes, felon une

raifon donnèe.

Soit pour exernple propofé Ie triangle ABC,auqucI on q deffein d’eti faire un femblable qui foit triple en furface.nbsp;fj,. 4. Prenez avec un compas commun la longueur du cóté A B ; portez-lafurnbsp;la ligne des plans a 1’ouverture du premier plan p Ie compas de proportionnbsp;reliant ainli ouvert, prenez avec Ie compas commun l’ouverture du troiliémenbsp;plan, amp; vous aurez la longueur du coté homoiogue auditcótéAB; vousnbsp;trouverez de la même fa^on les cótez homologues aux deux autres cótez dunbsp;triangle propofé, amp; de ces trois cótez vous formerez Ie triangle triple du propofé , comme il fe voit en la figure 4 de la planche 7. Si Ie plan propofé a plusnbsp;de trois cótez, reduifez-Ie en triangle par uneou plulieurs diagonales.

Si c’eli un eerde que Ton veuille diminuer ou augmenter,il fautfaire la fufdite operation lur fon diametre.

I I.

USAGE

jEtant données deux fgures planes femblable s , trouver quelle raifon elles

ont entre elles.

PRenez lequel vous voudrez des cótez de 1’une defdites figures , amp; Ie portez a l’ouverture de quelque plan; prenez enfuite Ie cóté homoiogue de 1’autre figure, amp; voyez a l’ouverture de quel plan il convient; les

deux

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Dtr COMP AS DE PROPORTION. L^^f. lï.Cföp. II. 41

wux nombres aufquels conviennent les deux cotez homologues expriment Ja raifon des plans entre eux; car fi , par exemple, le cote amp; de la plus Fgt;g- f»nbsp;petite convient au quatrieme plan, que le cóté homologue A B de 1 au-^vknne au fixiéme, ces deux plans font entre eux comme 4 eft a 6 ,nbsp;ceft-a-dire, que le grand contient une fois amp; demie la furface du petit;

amp; li le petit plan contient vingttoifesquarrees, le granden contient trente, Comme 1 on vok dans les figures.

Mais fi le cóté dftine figure ayant etc mis ^ 1’ouverture d’un plan, le cotc homologue ne peut s’ajuftera Touverture d’aucunnombreentier,iIfaudranbsp;mettre ledit cóté de la premiere figure a Touverture de quelqu’autre plan,nbsp;jufqu’ a ce qu’on trouve un nombre entier, dont Touverture convienne a lanbsp;longueur du cótéhomologue de Tautre figure, afin d’éviter les fraótions.

Si les figures propofées font fi grandes, qu’aucun de leurs cótez ne Cc puifle appliquef a 1’ouverture des jambes du compas de proportion, preneznbsp;les moitiez, tiers ou quarts de chacun des deux cótez homologues defditesnbsp;figures, amp; les comparant enfemble, vous aurez la proportion des plans.

USAGE III.

Ouvrir ie compas de proportion, en forte que les deux lignes des plans

fjfent un angle droit.

PRenez avec un compas commun fur la ligne des plans depuis le centre 1 étendue d’un nombre de plans tel que vous voudrez , comme, parnbsp;exemple, 40 ; appliquez cette ouverture de compas fur la menie ligne desnbsp;plans de part amp; d’autre a un nombre qui égale la moitié du precedent,nbsp;comme eft 20 en eet exemple; alors les deux lignes des plans feront aunbsp;centre du compas un angle droit, puifque par la conftruótion de la lignenbsp;ties plans, le nombre marqué 40, qui fait comme le plus grand cóté d'unnbsp;triangle , fignifie un plan égal aux deux autres plans femblables, marqueznbsp;fur les jambes du compas par les nombrts 20, d’ou il fuit par la quarantc-huitiéme du premier que ledit angle eft droit.

USAGE r V.

Confruire un plan femhlable Óquot; égal a deux plans femblables donnez.

OUvrez le compas de proportion a angles droits par 1’ufage precedent,

amp; portez deux cótez homologues tels que vous voudrez des deux plans propofez fur la ligne des plans depuis le centre, 1’un fur une jambe,

^ 1 autre fur 1’autre jambe, la diftance des deux nombres trouvez donnera fc cóté homologue d’un plan femblable amp; égal aux deux donnez.

Si, par exemple, le cóté du moindre plan étant porté fur une des jambes ^ compas de proportion depuis le centre, rencontre le quatriéme plan,

amp; que le cóté homologue de 1’autre plan portqfur I’autre jambe, rencontre le neuviéme plan, la diftance de 4 ^ 9 qui fera égale au treiziéme plan,

1 le compas eft ouvert, comme il eft dit, fera le cóté homologue d’un P an egd aM deux propofez, par le moyen duquel il fera facile de conftruire;

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CONSTRUCTION ET USAGES

On peut par cet ufage ajouterenfembletantde plans femblableSQUe Ton vouc/i-a, en ajoutant enfemble les deux premiers, puisaleurfommearou-tant le troilieme, amp;ainlidefuite.

V.

USAGE

'Etmt domez deux plans feMlahles amp; inegaux , en trouver un troifdme aujji femblable Ó' egal a leur difference.

Uvrez le compas de proportion de forte que les deux lignes des plans faffent un angle droit , amp; portez un cote du moindre plan furnbsp;une des jambes depuis le centre ; portez enfuite le cote homologue dunbsp;plus grand plan , en mettant une des pointes du compas commun furnbsp;le nombre ou fe termine le premier cóté , fon autre pointe rencontreranbsp;fur fautre jambe le nombre du plan requis.

Si , par exemple , ayant porte le coté du moindre plan depuis le centre , 1 on trouvc qu il tombe fur le nombre ^ d une jambe du compas de proportion , prenez avec un compas ordinaire I’etendue du cóté homologue du plus grand plan , en mettant une de fes pointes fur ledit nombre 9 , fautre pointe marquera fur fautre jambe le nombre 4 ; c’eftnbsp;pourquoi prenant la diftance dudit nombre 4 au centre du compas denbsp;proportion , vous aurez le cóté homologue d'un plan femblable amp;. égalnbsp;a la difference des deux plans donnez , dont la raifon eft ici fuppolee

USAGE VI.

Enire deux lignes droites donnéesj trouver une moyenne proportionneUe.

POrtez chacune des deux lignes donnees fur la ligne des parties égales du compas de proportion , afin de favoir le nombre que chacune ennbsp;contient , fuppofé , par exemple , que la moindre ligne foit de 20nbsp;parties égales , amp; la plus grande de 45 ; portez la plus grande , qui eftnbsp;45 a fouverture du quarante-cinquiéme plan qui dénote le nombre denbsp;fes parties ; le compas de proportion reftant ainfi ouvert , prenez fou-verture du vingtieme plan , qui marque le nombre des parties égales denbsp;la plus petite ligne , cette ouverture , qui doit contenir 50 des mémesnbsp;parties, donnei a la moyenne proportionneUe , car 20 Ibnta 3 05 Commenbsp;5 o font 345.

Mais comme le plus grand nombre de la ligne des plans eft 64 , ft quelqu une des lignes propofées contenoit un plus grand nombre de parties égales-, on pourroit faire ladite operation furleurs moitiez, tiers ounbsp;quarts on cette forte. Suppofant , par exemple , que la moindre desnbsp;lignes propofees foit de 32 , amp; fautre de 72 , portez la moitié de lanbsp;grande ligne a 1 ouverture du trente-fixiéme plan, amp; prenez fouverturenbsp;du feizieme , cette ouverture éunt doublée donnera la moyenne propor-lionnelle que fon cherche.

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DU COMPAS DE PROPORTION. Liv.II.Chap. II. 4t SECTION III.

Des ufAgcs de U ligne des polygones.

USA G E PREMIER

Decrire an polygone regtdiev duns un ceYcle donne.

PRenez avec un compas commun la longeur du demi-diametre du cer- Fig. tfv cle donné AC , amp; Tajuftez a Touverture du nombre 6 , marqué dcnbsp;part amp; d’autre fur la ligne des polygones ; amp; le compas de proportionnbsp;demeurant ainfi ouvert , prenez Touverture des deux nombres egauxnbsp;qui expriment le nombre des cotez du polygone que vous voulez decrire.nbsp;Prenez , par exemple, Touverture de 5 a 5 ,pour decrire un pentagone;nbsp;dc -y a y pour un eptagone , amp; ainfi. des autres. Cette ouverture etantnbsp;portee autour de la circonference du cercle , .le divifera en autant denbsp;parties égales , amp; il fera facile de decrire tout polygone regulier depuisnbsp;le triangle équilateral jufqu’au dodecagone , comme eft décrit le pentagone en la figure fixiéme.

USAGE II.

Stir une ligne donnU' decrire un polygone regulier.

SI, par exemple , on veut decrire fur la ligne A B de la fufdite figure 6 un pentagone , prenez avec un compas commun la longeur de laditenbsp;ligne , amp; 1’ayant appliquée a 1’ouverture des nombres 5 marquez dc partnbsp;amp; d'autre fur la ligne des polygones', laiffez le compas de proportion ainfinbsp;ouvert, amp; prenez fur la même ligne 1’ouverture de 6 a (j , qui fera k demi-diametre du cercle propre ^ decrire le pentagone regulier propofe ; c eftnbsp;pourquoi fi avec cette ouverture vous decrivez des extremitez de la lignenbsp;donnée A B deu): arcs de cercle, leur interfection fera le centre dudit cercle.

Si Ton propofe un eptagone , appliquez la longueur de la ligne donnée i 1 ouverture des nombres 7 marquez de part amp; d’autre fur la ligne des polygones, amp; prenez toujours 1’ouvcrture de 6 a 6 pour trouver comme deffusnbsp;le centre d’un cercle, dans lequel il fera facile d'infcrire 1’eptagone, dontnbsp;chaque cóté fera égal a Ic ligne donnée.

USAGE III.

Couperune ligne donnée en moyenne amp; extreme raifon, comme DE,fg‘ 7-

APpliquez la longueur de la ligne donnée a 1’ouverture des nombres lt;S amp; 6 marquez de part amp; d’autre fur la ligne des polygones; « lenbsp;compas de proportion demeurant ainfi ouvert, prenez 1 ouverture des nombres 10, qui font ceux du decagone. Cette ouverture donnera Db, quinbsp;fera la mediane, e’eft-a-dire, le plus grand fegment de la figne propolec,nbsp;puifquelamedianeduravond’un cercle coupé en moyenne Sc extreme raifon , eft la corde de 5 6 degrez, qui eR la dixiéme partie de fa ci^onferencc.

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44 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

Que fi Ton ajoüte cette mediane au rayon du eerde, pour n’en fairê qu’une ligne, ledit rayon deviendra Ia mediane, amp; la corde de 3 6 degrez fera Ienbsp;petit fegment.

USAGE I V.

Sar une ligne donnée UT-, fgure 8 décrire un triangle ifofcele, qui aitks angles de fa b^e doubles de celui dn fommet.

^^^^^Ppliquez Ia longueur de la ligne donnée a Touverture des nombres

ti». S.

10 marquez de part amp; d’autre fur la ligne des polygones; amp; Ie compas de proportion reftant ainfi ouvert, prenez l’ouverture des nonrbres 6 , pournbsp;avoir la longueur des deux cótezégaux du triangle qu’onveutconftruire.

Heft évident que Tangle du fommet de ce triangle eft de 36 degrez, amp; quediacun des angles de labafe eftde 7 2 degrezor Tangle de 36 degreznbsp;cft Tangle du centre d’un decagone»

USAGE V.

Quvrir te compas de proportion, en forte que les deux Ugnes des poty~ ganes fajfent un an^e droit.

PRencz avee Ie compas commun fur la ligne des. polygones li diftaoce depuis ie centre du compas de proportion jufqu’au nombre 5 , ouvreznbsp;enfuite Ie compas de proportion, de forte que cette diftance foit appliquéenbsp;d’une part fur Ie nombre é , amp; de Tautre part fur Ie nombre 1 o des deuxnbsp;lignes des polygones, dies feront au centre un angle droit , paree que 1»nbsp;quarré du cóté du pentagone eft égal au quarré du cóté de Texagone, amp;nbsp;au quarré du cóté du decagone..

SECTION IV.

Des ufages de la ligne des cordes.

USAGE PREMIER.

Onvrir k compas de proportion de forte que les. deux lignes des cordes ftjfent u» angle de tant de degrez quon voudra.

P.Renez avec un compas o-rdinaire Ie long de la ligne des cordes ladif* tance depuis Ie centre de la charniere jufqu’au nombre des degrez pro-pofez ; ouvrez enfuite Ie compas de proportion de forte que cette diftancs-s’accorde aux deux nombres 6 o marquez de part amp; d’autre fur la lignenbsp;des cordes , elles feront Tangle requis.

Hs'li

Si, par exemple , vous vonlez qu’elles faflent un angle de 40 degrez^ eomme. en la figure 9 de la planche 7 , prenez la diftance du centre aunbsp;nombre 40 , amp; la portezaTouverture de 60 a 6 0. Si vous voulez un angle,nbsp;droit, prenez la diftance du centre è 90 degrez, amp; la portez pareillementnbsp;k Touvertuxe de 6 q a da j amp; ainfi des autres*

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DU COMPAS DE PROPORTION. Liv. U. Chap. 11. USAGE 11.

Le commas de proportion ét ant ouverty trouver les degrez de fon ou'verture.

PRenez l’ouverture de 6o degrez, amp; la portez le long de la lignedes cordes depuis le centre, le norabreouelle fe terminera ,.marquera lesnbsp;degrez de fon ouverture.

C’eft fur la ligne des cordes que Kon place quelquefois des pinules pour niefurer un angle fur la terre,ou pour yen faire un d’autant de degrez quenbsp;Kon veut, en ajoutant un genouil au compas de proportion, amp; le pla§ant furnbsp;Un pied, pour Kélever a la hauteur de Koeil , en pratiquant ce que nousnbsp;venons dc dire en ces deux ufages; tnais nous eftimons q,u'’il eft plus aifé denbsp;fe fervir d’un demi-cercle divifé pour faire ces fortes d’operations.

USAGE III

Sur une ligne droite donnée faire un angle reóliligne d’autant de degrez

qu’on voudra,

DEcrivez fur la ligne donnée un are de eerde ayant pour centre le point auquel vous voulez faire Kangle, porteZ le rayon dudit are anbsp;Kouverture de la corde de 6 o a 6 o degrez ; le compas de proportion de-meurant ainfi ouvert, prenez Kouverture de la corde du nombre-des degreznbsp;propofez, amp; la portez depuis la ligne fur Karc que vous avez décrit; tireznbsp;enfin une ligne droite du centre par Kextremité de eet are, pour formernbsp;Kangle requis.

Soitpropofépour exemple de faire a Kextremité B de la ligne AB,un pig. nj, angle de 40 degrez 5 ayant fait dudit point B un are de eerde a difcretion,nbsp;portez-en le rayon toujours a Kouverture de la corde de 6 o degrez,paree quenbsp;le rayon d’un eerde eft toujours égal a la corde de 60 degrez du mêmenbsp;cercle; prenez enfuite Kouverture de la corde de 40 degrez, amp; la porteznbsp;fur Karc de cercle CD ; enfin tirant la droite du point B par le point D,

Vous aurez fait un angle de 40 degrez:figure i o.

On peut par cetufage uracer une figure , dont les- angles amp; les cótez-font connus.

USAGE IV.

I.tant ionné un ahgk reBiiigne, trauver comhien de degrez il contient^

DU fommet de Kangle donnécomme centre, décrivezun are de eerde,

amp; portez fon rayon a Kouverture de la corde dc 60 degrez; prenez enfuite fur le papier la corde de Karc décrir entre les cótez qai tormentnbsp;Kangle, amp; cherchez fur les jambes du compas de proportion a quellenbsp;ouverture elle convient le nombre des degrez vous indiquera la valeufnbsp;dudit angle.

i iij


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46

CONSTRUCTION ET USAGES

V.

USAGE

Frendre fur la circonference d’un cercle donné un arc c[autant de degresi

que I’on voudra.

APpliquez le rayon du cercle donné fur les jambes du compas de proportion , a I’ouverturede la cordedc 60 degrez; amp; ledit compas de-meurant ainfi ouvert, prenez 1’ouverture de la corde du nombre de degrez propofe, amp; la portez fur la circonference du cercle donné.

On peut par cet ufage infcrire dans un cercle routes fortes de polygones reguliers , auifi-bien que par la ligne des polygones , en connoiflant fonnbsp;angle du centre par la methode amp; par la table ci-devant rapportée, entrai-tant de la conftrudion de la ligne des polygones. '

Soit, par exemple, propofé de faire un pentagone regulier par la ligne des cordes. Ayant connu que fon angle du centre eft de 7 2 degrez, porteznbsp;le rayon du cercle a fouverture de la corde de 60 degrez ,amp; prenez en-fuite 1’ouverture de la corde de 7 2 degrez, laquelle étant portée fur la cir-confcrencedu cercle donné, le divifera en cinq également, amp; les cinq cordesnbsp;étant tracées , feront les cötez du pentagone.

USAGE VI.

Sur une ligne donnée FG, décrire tmpolygone regulier.

SI, par exemple,on propofe de conftruire tn pentagone, dont l’angle du centre eft de 7 2 degrez, portez la longueur de la ligne donnée a 1’ouverture de la corde de 72 degrez, amp; Ie compas de proportion demeurantnbsp;ainfi ouvert,prenez 1’ouverture de la corde de 60 degrez, avec laquelle,nbsp;des extremitez de la ligne donnée, vousdécrirez deux arcs de cercle, Icnbsp;point de leur interfeélion D fera le centre d’un cercle, dont la circonferencenbsp;l'era div ifée en cinq parties égales par la ligne donnée, amp; ladite corde de 6»nbsp;degrez fera égale au rayon de ce cercle.

SECTION V.

Des ufages de la ligne des folides, USAGE premier.nbsp;Augntenter ou diminuer tons folides femhlables , felon une raifon donnée.

Soit propofé, par exemple,un cube,*duquelon endemai double en folidité. Portez le cóté du cube donné fur la ligr

Fij.II.

1 demande un qui foit gne des folides a

1’ouverture de tel nombre que vousvoudrez, comme, par exemple, de 20 a 20 , puis prenez 1’ouverture d’un nombre double , comme eft en cetnbsp;exemple le nombre quarante; cette ouverture eft le cóté d’un cube doublenbsp;du propofé.

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DU COMP AS DE PROPORTION.Liv.il. Chap. 11. 47

Sir onpropofeunebouleou fphere, amp; qu’on veuille en faire une autre qui foit trois fois plus grofle; portez le diametre de la boule propofee anbsp;1 ouverture de tel nombre ququot;il vous plaira, comme par exemple de 2 o a 2 onbsp;amp; prenez fouverture de 60, ce fera le diametre d’une autre boule triplenbsp;en folidite

Si Ton propofe encore un coffre parallelipipede redangle qui contienne trois mefures de grain, on en veut faire faire un autre femblable qui ennbsp;Contienne cinq; portez la longueur de la bafe ï fouvertur? du trentiémenbsp;folide, amp; prenez fouverture du cinquantieme pour le cóté homologue denbsp;celui qui eft a faire, portez enfuite la largeur a fouverture du mêraenom-bre 30, amp; prenez fouverture du cinquantieme folide pour le cóté homologue a ladite largeur; de' ces deux ouvertures ayant conftruitim paralle-lograme, prenez enfin la profondeur dudit coffre, amp; f ayant portee a fouverture du trentiéme folide, vous prendrez fouverture du cinquantiémenbsp;folide , pour avoir le cóté homologue, e’eft-a-dire, la profondeur, avecnbsp;laquelleil fera facile de conftruireleditparallelipipede rectangle,quicoq|inbsp;tiendra les cinq mefures propofées.

Si les lignes font trop grandes pour être appliquées a fouverture du compas de proportion, prenez la moitié , tiers ou quart des unes 8c desnbsp;autres; ce qui en proviendra après foperation fera moitié, tiers ou quartnbsp;des dimenfions requifes.

I I.

USAGE

^tmt donnez deux corps femhlahlcs ,trouver quelle rdf on Us ont entre eux.

PRenez Icquel vous voudrez des cótez de fun defdites corps propofez , amp;fayantporté a fouverture de quelque folide, prenez le cóté homologue de fautre corps, amp; voycz a quel nombre des folides il convient; lesnbsp;nombres aufquels ces deux cótez homologues conviennent, indiquent la rai-fon des deux corps femblables entre eux.

fi le premier ayant été mis i fouverture de quelque folide, le cóté homologue du fecond ne peut s'accommoder a fouverture d'aucun nombre,nbsp;I^ortez le cóté du premier corps a fouverture de quelque autre folide juf-qu'a ce que le cóté homologue du fecond corps s’accommode a fouverture de quelque nombre des folides.

I I I.

USAGE

Conjlruiredivfer une ligne fervmt a connoitre les calibres des

houlets 0“ des canons.

L’Experience nous ayant appris qu’unboulet de fer fondu de trois pouces de diametre pefe quatre livres,il fera facile de trouver les diametre»nbsp;des autres boulets de differens poids amp; de roême raétail, en cette maniere.

Portez fétendue de trois pouces a fouverture du quatriéme folide, amp; fans changer fouverture du compas de proportion , prenez fur la mêmenbsp;ligne des folides les ouvertures de tous les nombres depuisun jufqu’a 64 5nbsp;portez toutes ces longueurs les unes après les autres fur une ligne droiie

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48 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTROfCTIOK ET USAGES

tracée fur line regie ou furie long d’une des jambes du compas de proportion , amp; la oü ces diametres fe termineront, marquez-y les chifres qui feront connoitre la péfanteiir des boulets.

Pour inarquer enfuite les fraé'tions de la livre., comme un quart, une demie, trois quarts, portez le diametre du bouletd’une livre afouverturenbsp;du quatriéme folide, amp; prenez I’ouverture du premier folide pour le diametre d’un quart de livre, I’ouverture du fecond folide pour une demie,nbsp;amp; Celle du troftieme pour trois quarts de livres,amp; ainfi du refte. Quandnbsp;on connoit le calibre des boulets, on connoit aufli le calibre du canon au-quel ces boulets font propres, paree qu’ordinairement on donne deux ounbsp;trois lignes pour le vent des gros boulets , afin qu ils puiflent facilement ynbsp;entrer, amp;'lespetits a proportion.

Les diametres des boulets fe mefurent avec un compas fpherique, comme il fera plus amplement expliqué, en parlant des inftrumens propres a rartillerie,

^ nbsp;nbsp;nbsp;USAGE IV.

'Esmt donn€Zgt; flufieurs folides femhUhles , en conflruire un autre aujjt fembUble df égal aux donnez,.

POrtez lequel vous voudrez des cótez de quelqu’un des corps propofez a I’ouverture de quelque folide , amp; ajoutez a I’ouverture des autresnbsp;folides les cótez homologues des autres corps. Ajoutez enfemble les nom-bres qui expriment ainfi leur proportion, amp; prenez I’ouverture de la fommenbsp;provenue de cette addition, vous aurez le cóté horaologue d’un corps égalnbsp;amp; femblable a tons les autres.

Suppofons, par exemple , que le cóté choifi du premier corps étant porté a I’ouverture du cinquiéme folide, les cotez homologues des autresnbsp;conviennent, 1’un a l’ouverturedufeptiéme, amp; 1’autre a celle du huitiémenbsp;folide. J’ajoute enfemble ces trois nombres 5,7 amp; 8 , leur fomme eft 20,nbsp;e’eft pourquoi I’ouverture du 20”’' folide fera le cóté homologue d’unnbsp;corps égal amp; femblable aux trois autres.

V.

USAGE

Etant donnez deux corps femblahles d' inegaux, en trouver un troijiéme aujjt femblable , amp; égal a la difference des donnez.

POrtez lequel cóté vous voudrez de 1’un des corps ï I’ouvcrture de quelque folide que ce foit,amp; voyez a quelle autre ouverture convientnbsp;le cóté homologue de 1’autre corps; ótez le moindre nombre du plus grand,nbsp;amp; prenez I’ouverture du nombre reftant, vous aurez le cóté homologue dunbsp;corps égal a la difference des deux.

Si, par exemple , le cóté du plus grand étant porté ^ 1’o.uverture du quinziéme folide, le cóté homologue du moindre convient a I’ouverturenbsp;du neuviéme , ótant 9 de i 5 , refte 6 ; c’eft pourquoi l’ouverture dunbsp;fixiéme folide donnera le requis.

USAGE

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Dü COMP AS DE PROPORTION.Liv.II. Chap.II. 4.9 USAGE VI.

Emre deux lignes données, trauver deux moyennes proportionnelles,

SOient propofees pour exemple deux lignes , dont 1’une contienne 54 parties égales, amp; Tautre 16 ; ouvrez le compas de proportion, amp; porteznbsp;^ longueur de la ligne qui contient 5 4 parties égales a Touverture dunbsp;cinquante-quatrierae folide, amp; prenez Touverture du feiziéme, cette ouverture fera la plus grande des deux moyennes proportionnelles qu’on cherche;nbsp;amp; cette ligne qui en cet exemple contient 36 des mêmes parties égales étantnbsp;portée a Touverture dudit cinquante-quatriéme folide, ce qui fe fait en ref-fcrrant ies jambes du compas de proportion, prenez une feconde fois 1 ou-Verture du feiziéme folide, vous aurez la moindre des deux moyennes pro-portionnelles qu’on cherche , laquelle en cet exemple contiendra 24 desnbsp;mêmes parties égales, tellementque ces quatrelignesferontenproportionnbsp;Continue, amp; en même railbn que ces quatre nombres 54,36,24,16.

Si les lignes lonttroplongues,oules nombresdeleursparties égalestrop grands, il ne faut que prendreleursmoitiez , tiers,ouquarts, amp;c.amp;ope-fcr comme deffus. Si, par exemple, on cherche deux moyennes proportionnelles entre deux lignes, dont 1’une contient 3 2 , amp; I’autre 2 56 , je prendsnbsp;Is quart de chacune de ces lignes qui fera 8 amp; 64 , je porte le premiernbsp;nombre 8 a I’ouverture du huitiéme folide , amp; je prends 1’ouverture dunbsp;6 4,qui me donne i 6 pour la premiere des deux moyennes proportionnelles;nbsp;puis je porte la longueur de la ligne de i 6 a I’ouverture du huitiéme folide ,nbsp;amp; I’ouverture du foixante-quatriéme me donne une ligne de 5 2 partiesnbsp;égales, je multiplie ces deux nombres trouvez par quatre, pour'lesremet-tre en leur entier, tellement qu’entre les deux lignes propofées la premierenbsp;des deux moyennes eft de 94, amp; la feconde de i 2 8 , amp; ces quatre lignesnbsp;en proportiomcontinue font en même raifon que ces quatre nombres 32,nbsp;64, 1 28 , 2 5 6.

USAGE VII.

Etafit donne un farallelippede, trouver le cote dun cube qui lui foit egal.

CHerchez un moyen proportionnel entre les deux cotezde labafedu qjarallelipipede, puis entre la valeur du nombre trouvé amp; la hauteurnbsp;du parallelipipede cherchez le premier des deux nombres moyens propor-tionnels, lequel fera le cóté du cube cherche.

Soient les deux cotez d’un parallelipipede 248: 54,amp; fa hauteur 65 , on demande le cóté d’un cube qui lui foit égal; je porte la ligne de 5 4nbsp;parties égales I I’ouverture du cinquante-quatriéme plan , amp; je prendsnbsp;1’ouverturc du vingt-quatriéme , laquelle portée fur la ligne des partiesnbsp;égales me donne 3 6 pour moyen proportionnel ; enfuitc je porte 36anbsp;I’ouverture du trente-lixiéme folide, amp;je prends I’ouverture du foixante-troiliéme qui me donne peu moins de 44 amp; demi pour le cóté du cubenbsp;égal au parallelipipede propofé.

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CONSTRUCTION ET USAGES

USAGE VIII.

Cmjlruire 0“ divifer une jattge yf our mefurer les tonneaux ö“ tous vaiffeaux' femhlables propres a contenir des liqueurs.

A jauge dont je pretends parler ici eft une regie de quelque metail fdivifee en certaines parties, qui marquent le nombre des pintescon-tenues dans le tonneau , I’ayant fait entrer par le bondon jufqu’a ce quenbsp;fon extremité touche Tangle que fait le fonds avee les douves dans la par-rig, 13. tie la plus éloignée du bondon, comme on voit la ligne A C, fituée en formenbsp;de diagonale.

Cette jauge étant ainfi pofee,la divifion qui repondaumilieu de Tou-verture du bondon au-dedans du tonneau , marque le nombre des pintes qu’il contient.

Mais il eft a propos de rechanger la poGtion de ladite verge, en forte que fon extrémité C touche Tangle'de Tautre fonds B ,aGn de connoitrenbsp;Cl Touverture du bondon eft juftementau milieu, car s’llfe trouve quelquenbsp;difference, il en faut prendre la moitie.

L'ufage de cette jauge eft tres-facile, puifque fans calculon trouved’a-bord la capacitédestonneaux; toute Tadreffe confiftealabiendivifer.

Pour cet effet on peut faire conftruire un petit baril contenant un feptier , c’eft a-dire huit pintes, lequel foit parfaitement femblable aux tonneauxnbsp;qui font en ufage dans le pays, car cette jauge ne peut etrejufte que dansnbsp;des tonneaux femblables ; cquot;eft-a-dire , qui ont les diametres des fonds, amp;nbsp;celui a Tetidroit du bondon avec la longueur dans les memes proportionsnbsp;que celuiquiafervi pour les diviftons.

Suppofons, par exemple , que le diametre de chacun des fonds d’urt tonneau foit de vingt ponces, le diametre de la coupe a Tendroit du bondonnbsp;de vingt-deux pouces ,amp; fa longueur interieure de trcnte pouces, ce vaif-feau contiendra vingt-fept feptiers, mefure de Paris, comme font les demi*nbsp;queues d’Orleans ; amp; fa mefure diagonale qui repond au milieu de Touverture du bondon fera de vingt-cinq pouces neuflignes amp; demie , commenbsp;il eft aifé de trouver par le calcul, p-tlifque dans le triangle reciangle ADC,nbsp;Kg. 13. on connoit le cöté C D i 5 pouces, amp; D A 2 2 , amp; qu’ajoutant leurs qhar^nbsp;rez , on aura par la quarante-feptiéme du premier livre d’EucIide lequarrénbsp;de la diagonale ou hypotenufe A C, amp; enfuite fa racine.

Suivant les memes proportions un baril dont les dimenOons feroient le tiers des precedentes, contiendroit un feptier ou huit pintes, c’eft*a-dire ,nbsp;que le diametre de chacun des fonds feroit de fix pouces huit lignes, celuinbsp;du milieu fep't pouces quatre lignes, amp; fa longueur interieure de dix pouces,nbsp;fa diagonale feroit de huit pouces fept lignes.

Un autre baril dont les dimenGons feroient moitié de celles-ci , con-tiendroit une pinte, c’eft a-dire, C le diametre de chacun des fonds eft de trois pouces quatre lignes, celui du milieu fous le bondon de trois poucesnbsp;huit lignes ,amp; la longueur interieure du baril de cinq pouces, la diagonalenbsp;qui repond au milieu de Touverture du bondon fera de quatre pouces troisnbsp;lignes amp; demie.-

Prenez done une verge ou regie longue de trois a quatre pieds, Se

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DU COMtgt;AS DE PROPORTION. Liv.n. Chaf.IT. ft

fervez-vous de kqücile vous jugerez a propos de ces trois mefures, commie , par exctirple, {i vóus voulez-y marquerlcs feptiers, marquez un point milieu de fa largeur diftant d'un des bouts de huit pouces fept lignes;nbsp;pour y marquer un feptier, doublez cette mefure, amp; y marquez huit feptiers j tripjez la même mefure, amp; y marquez viugt-fept feptiers; quadru-pl^z-Ia, èc y marquez foixante-quatre feptiers, paree que les iblides fem-blables font entre eux comme les cubes de leurs cótez homologues.

Pour y marquer enfuite les autres nombres de feptiers, prenez avec un ^ompas commun Ia longueur de huit pouces fept lignes, amp; l’ayant portéenbsp;^ fouverture du premier folide, arrêtez fixeraent en eet état les deuxnbsp;^¦cgles ou jambes du compas de proportion, amp; prenez 1'ouverture du lecondnbsp;folide , pour marquer fur ladite jaugerctendue qui convient a deux feptiers.

Prenez de même fouverture du troifiéme folide, pour marquer fur la jauge I étendue de la diagonale qui convient a trois feptiers ,amp; ainfi defuite, amp; parnbsp;ce moyen Ia jauge fera diviféede feptier en feptier.

On pourra avec la même facilité y marquer les pintes; car, parexemple, moitié de Tétendue qui convient a deux feptiers fervira pour y mar-lt;iuer deux pinles; la moitié de fétendue des trois feptiers fervira pour ynbsp;marquer trois pintes; la moitié de la diagonale de quatre feptiers fera cellcnbsp;de quatre pintes, amp; ainli du refte.

Si Ie compas de proportion n’eft point affez grand pour porter la mefure diagonale d^un feptier a fouverture du premier folide, on y portera cellcnbsp;d’une pinte, amp; ayant marqué fur la jauge amant de pintesqu’onpourra,nbsp;on aura les diagonales des feptiers de même nombre, endoublant les me-fures des pintes; ainfi, par exemple, fi on double la diagonale de fix pintes,nbsp;on aura celle de fix feptiers ; fi on double la mefure de fept pintes, oilnbsp;aura celle de fept feptiers ,amp;ainfi de toutes les autres mefures.

Si la mefure diagonale d’une pinte eft encore trop grande pour être portée a fouverture du premier folide,ony portera fa moitié, amp; Ie compas denbsp;proportion reliant ainfi ouvert, on prendra. fouverture du fecond folide,nbsp;que fon doublera pour avoir la diagonale de deux pintes; ayant pris denbsp;même fouverture du tróifiéme folide, on la doublera pour marquer fur lanbsp;jauge la diagonale de trois pintes, amp; ainfi du refte.

Les marques des feptiers traverferonttoute la largeur de la verge, amp; fur melleson gravera les chifres qui expriment leurs nombres; les marques desnbsp;pintes feront plus petites, pour les diftinguer.

Afin que cette jauge puilfe fervir a mefurer plufieurs fortes detonneaux ‘fiffemblables , on pourra marquer d’autres divifions fur chacune de fesnbsp;faces, fuivant les proportions des diametres, amp; longueur des differentes ef-Peecs de tonneaux ufitez dans Ie pays, amp; fon marquera fur un des boutsnbsp;chaque face les diametres amp; longueurs qui ont fervi a faire les divi-fions; par exemple, au bout de la face ou fon aura marqué la divifion pre-cedente, on écrira, diametro des fonds, io , diametro du milieu za, longueur 3 p ; ou pour abreger, diametre réduit z i. longueur 3 o.

Si pour les divifions d'une autre face on fe fert des melures d’uii toiji-neau, dont Ie diametre de chaque fonds fok de vingt amp; un pouces, celui du miiieu vingt-trois', amp; Ia longueur intcrieure vingt-lept pouces amp; demi, cenbsp;tonneau plus court que f autre, mais plus gros, contiendroit a peu prés lanbsp;meme quantité, cquot;eft-a-dire, vingt-fept feptiers, §£ fa diagonale feroit denbsp;vingt-fix pouces.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;G ij

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52 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

Si un autre tonneau a routes fes dimenfions du tiers des prccedentes , il contkndra un feptier, amp; fa diagonale A C fera de huit pouces huit lignes;nbsp;au moyen de quoi il fera facile de faire les divifions, comme nous avonsnbsp;dit ci-oevant, amp; de marquer furladiteface,diametre réduit 22,longueurnbsp;27 amp; demi.

Si fon fait quatre divifions dilFerentes fur les quatre faces de la regie, on aura fur cette même regie quatre differentes jauges qui ferviront a mefurernbsp;quaere efpeces diflFerentes de tonneaux ,amp; 1’on choifira celle qui conviendranbsp;le mieux pour jauger ceux qui fe prefenteront, en examinant les proportions de leurs diametres amp; longueurs.

Aulieude fefervir des jambes du compas de proportion pour divifer la jauge diagonale dont nous venous de parler , on peut encore mieux fenbsp;fervir de la table des folides, rapportee a la page 5,2. Ainfi ayant reconnunbsp;par le caleul, que la diagonale dquot;un tonneau qui contient 2 7 feptiers, eftnbsp;de 2 6 pouces, il fera facile detrou verles autres diagonales des tonneauxnbsp;de toute grandeur propofee, qui auront les mêmes proportions du diametrenbsp;réduit a la longueur, comme de 2 2 a 2 7 amp; demi; ou pour abreger, comme

de 4 a 5-

Soit propofé pour exemple a trouver la diagonale d’un quarteau con-tenant 9 feptiers; cherchez dans la fufdite table lenombre qui répond au neuviéme folide, vous trouverez 5 2 o ; cherchez en même terns le nombrenbsp;correfpondant au vingt-feptieme folide, vous y trouverez 750; formez-ennbsp;la regie de trois, de la maniere qui fuit:

750. nbsp;nbsp;nbsp;520.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;26.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;18.

La regie étant faite, vous trouverez i 8 pouces pour diagonale de 9 feptiers. Les Tonnelters des environs de Paris, font a peu pres leurs tonneaux dans les proportions de 4 a 5 ; comme feroit, par exemple, undemi-muidnbsp;ayant 19 pouces 2 lignes de diametre réduit, amp; 24 pouces de longueurnbsp;interieure, amp; dans ce cas fa diagonale feroit de 2 2 pouces 8 lignes amp;: demie „nbsp;comme il eft aifé de reconnoitre par le caleul.

L’autre efpece de tonneau, dont il eft parle a la page 5 o , eft plus long,„ car fon diametre réduit eft a fa,longueur interieure comme 7^10.

Mais en general, fi-tqt qu’on a reconnu les proportions ufitées dans urr pays .pour la fabrique des tonneaux, on trouyera premierement la diagonalenbsp;d’un vaifleau contenant certain nombre de feptiers ,par la quarante-feptiémenbsp;du premier Livred’Euclide,ou bien par l’experience,amp;enfuitelesdiago-nalesdetous les autres tonneaux faits dans les mêmes proportions, parknbsp;moyen de la fufdite table des folides.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.

S E G T ION V I.

ContenAnt I a cmfiruSlion. ^ /uftge de flufieurs Autres fortes de jAuges

La jauge que nous avons-ci-devant expliquee n’eft propre qua mefurer des yaifteaux,femblables; mais celles dont nous allons parler, peu-vent fervir a mefurer toutes fortes de vailTeaux cylindriques, quoiquils fflfe fbient pas femblables.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,

Ces methodes de jauger font fbndees fur la fuppofition que le tonneau.

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pU COMP AS DE PIlOPORTION.Liv.II.Chap.il. 53 égal au cylindre qui a fa hauteur égale a la longueur interieure duton-i’eau, amp; fa bafe égale au cércle dont Ie diametre eft moyen proportionnel ari-thmetique entre les diametres H’endroit des fonds, amp; celui du milieu fousnbsp;Ie bondon : ce qui eft alfez exact pour la pratique , principalement lorfquhlnbsp;y a peu de diftérence entre les cercles des fonds amp; celui du milieu dunbsp;tonneau.

Pour conftruire la premiere forte de jauge, ilfaiit determiner lamefure lt;iont on veut fe fervir, en la comparant avec quelquc vafe regulier, com-me un cylindre concave, dans lequel on verfera une mefure du pays remplienbsp;d’eauou dequelque autre liqueur, dont on marquera exaétement Ie dia-metre amp; la profondeur occupée par ladite liqueur.

Si, par exemple,on veut faire cette jauge pour Paris, ou la pinte con-tient quarante-huit pouces cubiques, ou bien foixante amp; un pouces cylin-driques,on trouvera par Ie calcul, qu^’un cylindre concave ayant trois pouces onze lignes amp; un tiers de diametre ,amp; amant de profondeur, contient une pinte mefure de Paris, amp; qu^un cylindre dont les mefures font doubles, c^eft-a-dire, de fept pouces dix lignes amp; deux tiers, contient un fep-tier ou huit pintes, car les folides femblables font entre eux comme les cubesnbsp;de leurs cötez homologues.

Cela fuppofé, portez cette longueur de 5 pouces 11 lignes i tiers fur tine des faces de la jauge,amant de fois quelle y pourra être comprife,

amp; y marquez des points, oü vous écrirez i , x , 3,4,5, amp;c. vous fubdi-viferez chacune de ces parties en quatre , ou plus, fi vous voulez. Cette l3c« ainfi divifée, fera appellée cóté des parties égales,amp; fervira a mefurcrnbsp;la longueur des tonneaux.

II faut auiïi marquer fur une autre face de la jauge Ie diametre du mêmc cylindre,quenous fuppofons pareillement de trois pouces onze lignes amp;nbsp;tin tiers, amp; enfuite les diametres des cercles doubles, triples, quadruples,amp;:c,nbsp;par quelqu’une des methodes ci-devant expliquées pour divifer la ligne desnbsp;plans du compas de proportion , dont la plus facile amp; la plus courte eft

faire un triangle ifofcele reétangle ABC, dont chacune des jambes Fig, 3utour de Tangle droit foitdes trois pouces onze lignes un tiers, Thypo-tcnufe B C fera Ie diametre d’un eerde double; c’eft pourquoi ayant pro-longé versD une deldites jambes AB autant qu’il eft befoin pourymar-ftuer tops les diametres des tonneaux qu’on veut meftirer, vous portereznbsp;de A vers D ladite hypotenufe , amp; au point ou elle fe terminera vousnbsp;®aarquerez Ie chifre 13; prenez enfuite la diftance C z , amp; Tayant portéenbsp;fur la ligne A D , vous marquerez Ie chifre 3 au point oü elle fe termineranbsp;prenez de même la diftance C 33^! ayant portée fur la ligne A D, vous ynbsp;tnarquerez Ie chifre 4 , amp; ainfi de tous les autres diametres que vous voudrez.nbsp;tnarquerfur la jauge.

Remarquez que la ligne A4, qui eft Ie diametre d’un eerde quadruple du premier eft double de A C, ou A B, paree que les cercles font entre cux comme les quarrez de leurs diametres. Or AB étant 1 , fon quai'ré eft.

1, amp;,la ligne A 4 étant fuppofée z, fon quarré eft 4.

Pour vous fervir de cette jauge, appliquez Ie cóté des parties égales fur lalongueur exterieure du tonneau, dontilfaudra diminuer Ia profondeurnbsp;des jables de chaque fond, amp; Tépaifleur des douves qui compofent les mêmes»nbsp;amp;öds, afin d’avoii au juftefa longueur interieure..

G iiji

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54 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTPvUCTIOK ET USAGES

Appliquez cnfuirclecóté dcs dismetresdc ladite jaugefur le diametre des fonds dutonneau, amp; remarquez le nombrcqui leur convient, amp; s’ils fontnbsp;egaux ou non; car s’ily aquelque difference cntrcles diametresdes fonds,nbsp;if faut les égaler , en prenant la moitié de leur fomme.

Faites encore entrer la jauge a plomb par le trou du bondon, afin d’avoir le plus granddiametre interieurdela coupe du milieu, que vous ajoutereznbsp;avec le diametre des fonds ,amp; en prendrez la rnoitié, pour avoir un diametre moyen arithmetique, lequel étant multiplie par la longueur interieurenbsp;du tonneau, le produit vous marquera le nombre des mefures qu’il contient.

Soit pour exemple la longueur interieure d’un tonneau de quatre mefu-res amp; trois quarts, aprèsen avoir diminué deux poucesdechaque cótéfur la longueur exterieure, favoir un pouceamp; demi pour la profondeur desja-bles,'amp; demi-pouce pour f épaiffeur des douves qui compofent les fonds: foitnbsp;auffilc diametre dechaque fonds i 5 amp; le diametre du milieu 17 parties ,nbsp;j'ajoute I 5 amp; I 7 , la fomme eft 3 x , dont la moitié eft id, que je multiplie par la longueur 4 amp; trois quarts, le produit 76 fera le nombre dcsnbsp;pintesou mefures contenues dans le tonneau propofé.

Pour la feconde forte de jauge , on trouve parle calcul, qu’un cylindrc qui a pour diametre 5 pieds 3 ponces amp; 6 lignes, amp;autant pour fa hauteur,nbsp;contient mille pintes, mefure dc Paris.

rig. li.

Prenez done fur une regie une longueur de 3 pieds 3 ponces amp; 6 lignes ; divifez cette longueur en dix ; chacune de ces parties fera le diametre ,amp; la hauteur d’un cylindre contenant une pinte, puifque les folides femblabies font êntre eux comme les cubes de leurs cotez homologuSs :nbsp;fubdivifez encore chacune de ces parties en dix, ce qui fepourra facile-ment faire par le moyen de la ligne des parties egales du compas de proportion ; chacune de ces dernieres parties fera la hauteur, amp; le diametre dfonnbsp;evlindrefolide contenant la milliéme partie d’une pinte. Vous ajouterez cesnbsp;petites parties jufqu’au bout de votre regie, amp; les ayant chifrées de cinqnbsp;en cinq, votre jauge fera faite. Vous lui pourrez donner quatre a cinq piedsnbsp;delong, fi vous voulez qu’elle ferve pour mefurer de grands vaiffeaux, comme font les pipes, amp;c.

Pour vous en fervir, voyez combien les diametres des fonds amp; de la bon-de, comme aufli la longueur du vaiffeau , contiennent de petites parties de votre jauge.

Par la longueur du vaiffeau , il faut entendre la longueur interieure, qui eft 1’efpacecompris en ligne droite entre les fonds; amp; par les diametres , on entend les diametres pris en-dedans entre les douves.

Si les diametres dcs fonds font égaux,comparez fun d’eux avec lediametre de la coupe du milieu, a fendroit du boudon, le milieu entre les deuxs’appellera le diametre égalé du tonneau.

Si les diametres des fonds ne font pas égaux , ajoutez-les enfemble,amp; prenez-en la moitié, qui s’appellera le diametre égalé des fonds; compareznbsp;enfuitele diametre égalé avec le grand diametre du milieu au-deffous dunbsp;bondon; ajoutez-les cnfemble, amp; prenez la moitié de leur fomme, pournbsp;avoir Ic diametre égalé du vaiffeau.

Multipliez le diametre égalé du vaiffeau par lui-meme, amp; le produit par la longueur , vous aurez le nombre de milliémes de pintes contenues dans Icnbsp;vaiffeau; tranchez done les trois dernieres figures vers la drpite , les ref-tantes montreront combien ledit vaiffeau contient de pintes.

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DU COMPAS DE PROPORTION. Liv.II.Chap.il. 55 Soit pour exemple le diametre de chaque fonds, 58 parties de laditenbsp;jauge,êclediametre du milieu 6 2,ajoutez enfemble ces deux nombres,nbsp;vous aurez 120, dont la moitie 60 eft le diametre égalé du vaiffeau ;nbsp;Kiultipliez ce nombreparlui-meme, pour avoir fon quarré 5600 ;fuppo-fons la longueur interieure du vaiffeau 80 des mêmes parties; multiplieznbsp;3600 par 80, le produit fera 288000 , dont ayant retranche les troisnbsp;fternieres figures, on connoitra que ce vaiffeau contient 288 pintes,me-fure de Paris.

Ces methodes de jauger font affez exaéles dans la pratique, lorfqu’ily a peu de difference entre les cercles dcs fonds amp; celui du milieu du toiir-rgt;eau, comme aux muids qui fc font aux environs de Paris; mais lorfquenbsp;la difference eft confiderable, comme elle eft aux pipes d’Anjou, dont lenbsp;diametre du milieu eft beaucoup plus grand que celui des fonds, la me-fure faite par les methodes que nous venons de donner, feroit un peu plusnbsp;petite que la veritable; mais pour en approcher, amp; larendreplus jufte,di-vifez en fept la difference qui fait 1’exces du diametre du milieu, amp;ajou-tez-en quatre au diametre égalé des fonds, comme , fi par exemple ledia-naetre des fonds étoit de 5 o petites parties, amp; celui du milieu de 5 7 desnbsp;mêmes parties, vous en prendrez 54 pour le diametre égalé du vaiffeau, amp;nbsp;ferez Ic refte, comme il a été dit ci-devant.

Ayant connu par la jauge combien un tonneau contient de pintes de Paris, on pourra trouver ce que le même vaiffeau contient de toutes autres mefu-res par la methode fuivante.

La pinte dquot;eau douce,rocfure de Paris, pefe trente une onces poids de mare, c’eft pourquoi il ffy aura qu’a faire pefer dans le pays oü Ton fenbsp;irouvera , la mefure d'eau, amp; par une regie de proportion on t.rouveracenbsp;que fon cherche.

Si, par exemple, la mefure d’eau de quelque pays pefe cinquante onces, Se que fon veuille favoir combien de pareilles mciures font contenues dansnbsp;muid qui contient 288 pintes, mefure de Paris, on dira par une regie denbsp;^i'ois, comme 5 o font a 3 i , ainfi 2 8 S pintes font a un quatriéme nombre,nbsp;la regie étant faite, on trouvera 178 mefures amp; demie.

On pourroit marquer fur une des faces de ladite fiuge les pieds amp; pouces, ^ fubdivifer chaque pouce en quatre : ce qui donneroit un fecond moyen denbsp;jaugerles tonueaux, qui fervira comme de preuve. Onmarquera les piedsnbsp;P^ir des chifj'es romains, amp; les pouces par d'autres chifres plus petits.

Nous avons dit ci-devant que la pinte de Paris contient 6 1 pouces cy-lindriques. C’eft pourquoi ayant réduit la folidité du vaiffeau en pouces ‘^ylindriques , il faudra les diviferparói , pour avoir Ie nombre des pintesnbsp;S'^hl contient. ün exemple ou deux vont donner tout f éclairciflémentnbsp;^^'^effaire.

Soit , par exemple , la longueur interieure d’un tonneau 36 pouces , Ie *liametre des fonds 2 3 pouces, amp; celui du milieu du tonneau 2 5 . Ajoutez.

deux diametres, leur fomme eft 48 , dont lamoitié eft 24 pour le diametre égalé. Multipliez ce nombre 24 par lui-même,le produit eft 5765 amp; le multipliez encore par 36, vous trouverez 2073.6 pouccscylindri-ques, lefquels étant divifez par 61, le quotien eft 3,3 3) pintes, amp; environnbsp;ïrois quarts.

Si les mefures dont on s’eft fervipour la longueur 6c les diametres fout.

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5^ nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

des quarts de pouce, ondiviferale dernier produit par 5904 , pour avoir Ie nombre des pintes.

Soit, par exemple, la longueur interieure du vaiffeau propofé 3 5 póu-ces amp; unquart, Ie diametre des fonds 23 pouces, amp; celui du milieu 25 poucesamp;un demi; ajoutez enfemble ces deux diametres,leur fommeferanbsp;48 amp; demi, amp; fa moitié 24 un quart, lefquels pour la facilité du calculnbsp;vous reduirez en quarts, Ie nombre eft 9 7 qu’il faut multiplier par lui-meme, Ie produit fera 9409, lefquels il faut multiplier par 141 , a quoinbsp;fe réduifent les 3 5 pouces un quart de longueur, ce dernier produit feranbsp;I 3 26669, lequel étant divifé par 3904 , Ie quotien fera , comme ci-devant, 339 pintes, amp; environ trois quarts.

ConJlru£iion amp; ufage dune nouvelle jauge.

MOnfieur Sauveur, ProfelTeur Royal ,amp; de f Academie des Sciences, abien voulu nous communiquer une nouvelle jauge de fon invention, par Ie moyen de laquelle on trouve par la feule addition Ie contenu denbsp;toutes fortes de tonneaux , au lieu que toutes les manieres de jauger qui ontnbsp;paru jufqu^a prefeni , ne fe pcuvent executer que par des multiplicationsnbsp;amp; divifions.

I)e let P^ll.nbsp;quot;planche.

fig- *7'

Pour conftruire cette jauge, choififfez une piece de bon bois fee amp; fans nceuds, comme de cormier ou poirier,longued’environ 5 pieds en formenbsp;de parallelipipede reólangle, amp;de6 ou 7 lignes d’épaiifeur a chacune denbsp;fes quatre faces qui doivent être égales. La figure 17 montre a peu prés Ienbsp;dévelopemertt de ces quatre faces.

Sur la premiere de ces quatre faces on marquera des nombres qui fer-viront a mefurer les diametres des tonneaux.

Les divifionsde lafeconde face ferviront a mefurer leurs longueurs.

Les divifions de la troifiéme face feront pour Ie contenu des tonneaux. Enfin, on trouvera fur la quatriéme face Ie nombre des feptiers amp; pintesnbsp;qu’üs contiennent.

Ces divifions fe feront en la maniere qui fuit.

Divifez premierement la quatriéme face de pouce en pouce, amp; chaque pouce en dix parties égales. Ces petites divifions marqueront des pintes,nbsp;chifrant i , 2 , 3,4, 5,6 , amp;c. amp; de 8 en 8 ce feront des feptiers, puifqu’unnbsp;feptier contient buit pintes. Sur un des bouts de cette quatriéme face onnbsp;écrira pintes amp; feptiers.

On divifera les trois autres faces par Ie moyen deslogarithmes, comme nous allons fexpliquer.

Les divifions de la quatriéme face ferviront d’échelle pour la troifiéme qui lui doit être contigue.

Dhifïon de la troifiéme face pour Ie contenu.

POur placer un nombre fur la troifiéme face , comme , par exemple, 240, cherchez dans les logarithmes 2. 40,ou Ie nombre qui en ap-proche Ie plus, vous Ie trouverez vis-a-vis 251 ; mettez done 240dansnbsp;la troifiéme face vis-a-vis 251 pintes de la quatriéme face, amp; ainli desnbsp;autres.

J’ai

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DU COMP AS DÈ PROPORTIOK. Llv. II. Chap. IL 57 J'aiditle nombrequi en approche le plus , car je ne trouve pas jufte-n^ent x 40 vis-a-vis de x 51, mais en fa place je trouve ^ 3996 qui cnnbsp;spproche, puifqu’il ne s’en manque que quatre vinitez, en negligeant lesnbsp;trois dernicres figures du nombre enticr marqué dans les tables des loga-rithmes.

Cependant pour ne rien negliger derexa(Situdenece{raire,enfairantces divifions, j\ajoute i au premier chifre amp; au lieu du logarithme 1^0, jcnbsp;eherche 340 5 vis-a-vis duqueljetrouve 2511 quifignifiequ ilfautplacernbsp;le logarithme 240 vis-è-vis de i 5 i divifion des pintes, amp; deux partiesnbsp;davantage d’unc pinte , qu’on doit fuppoler être divifée en dix. Sur unnbsp;des bouts de la troifiéme face on écrira Contenu.

Divijion de la feconde face pour les longueurs^

UN vaifleau cylindriqueayant 5 pouces 11 lignesamp; i tiers dediametre, amp; autant de profondeur ou de longueur, contient unc pinte, mefurenbsp;de Paris; e’eft pourquoi la premiere partie de la feconde face qui eft fansnbsp;divifion, doit étre de cette longueur qu’il faiit pofer dix fois amp; plus, finbsp;Ton veut, le long de ladite face , en marquantfeulement des points occul-tes. Une de ces parties doit être divilée en cent fur une regie feparee quinbsp;fervira d'échelle.

Pour placer un nombr%fur la feconde face comme 60 , cherchez dans les logarithmes le nombre 6 o, qui fe trouvera entre 3 9 amp; 40, ou plutotnbsp;vis-a-vis de 3981 , fans avoir égard aux chifres 1,2,3, qui le precedent,nbsp;amp;qui fe nomment Lettres caralt;ftcriftiques. C’cft pourquoi je prends 98nbsp;ou 58 t gt; en eftimant une partie divifée en dix fur la petite échellediviléc,.nbsp;en I 00, amp; je pofe cetintervalle apres le troifiéme point occulte qui marque trois centaines ou trois mille. Ilfautainfimarquertoutes les divifionsnbsp;de cinq en cinq, amp; les fubdivifer en cinq parties égales. Enfin, fur leboutnbsp;de cette face , on écrira Longueurs.

Divifion de la premiere face pour les diametres.

La premiere partie de cette face qui eft Ians divifion, repreftntcle dia-metre d'un vaiifeau cylindriquecontenant une pinte, mefure de Paris; deft pourquoi fa longueur doit etre,de trois pouces onze lignes un tiers,nbsp;de même que la premiere partie de la feconde fa*e.

Pour le refte , portez-y les divifions de la feconde face, mais au lieu d’écrire 5,10,15,20,25, amp;c. ccrivez-y leur double i o, 20,30,40,nbsp;50,amp;c. amp; fubdivifez les intervalles en 10 , amp; fur le bout de cette facenbsp;ccrivez Diametres.

USAGE

MEfurez avec la premiere face des diametres le diametre moyen du tonneau : marquez ce diametre par nombres de la jauge , ajourantnbsp;les fnbdivifions par 1 o, qui ne font pas marquées; je fuppofe que le dia-ii^etre moyen tombe fur 153. 00

H

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j8 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

Mefurez de même la longueur interieuredu vaiffeauaveclafecondeface des longueurs, je fuppofe qu'elle tombe fur 9 2 S 5

Ajoutezenfemblecesdeuxlogarkhmes, nbsp;nbsp;nbsp;155nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;00

92 nbsp;nbsp;nbsp;8 ?

245 nbsp;nbsp;nbsp;85

Cherchez cette fomme 245 8 5 fur Ia troifiéme face du contenu, vous trouverez vis-a-vis fur la quatrieme face 36 feptiersou 288 pintes de Paris»

Tour rendre cette mefure generale.

PEfez une pinte d’eau douce, mefure du pays ; je fuppofe qu’ellepelè cinquante onces , poids de mare.

Cherchez 3 i onces , poids de la pinte de Paris fur la quatrieme face des feptiers,cc nombre 31 repondra vis-a-vis de 239 4 de la troifiemenbsp;échelle.

Cherchez de même 5 o fur la quatrieme face , il répond vis-a-vis de 260nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;2

II faut enfuite de 245' 85 trouvé ci-devant, Oternbsp;nbsp;nbsp;nbsp;20 80

Reftera

De

Otez

Reftera

20 8 Reftera nbsp;nbsp;nbsp;225nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;05

Vis a vis de ce nombre 22.5 05 pris dansla troifiéme échelle du contenu , vous trouverez dans la quatriéme échelle*2 2 feptiers 2 pintei, ou 178 pintes du pays propofé, amp; ainfi des autres.

Des dijferenfes mefures du vin,

LE poilïbn eft la plus petite mefure, dont on fe fert pour mefurer Ie vin a Paris, il contient environ ua verre de feugere d’une moyenne grandeur»nbsp;Deux poiflons font Ie demi-feptier.

La chopine contient deux demi-feptiers»

La pinte deux chopines.

Nous avons dit ci-devant ce que la pinte contient de pouces»

La quarte contient deux pintes,

Le feptier, buit pintes de Paris,

Le quarteau contient neuf feptiers.

Le demi-muid , dix-kpit feptiers j amp; le muid, trente-fix.

La demi queue de Champagne contient vingt-quatre feptiers»

La demi-queue d’Orleans , vingt-fept feptiers.

La demi-queue de Beaune, trente feptiers.

Le buffard d’An jou eft de trente ï trente-deux feptiers,, amp; legrosbuf-ftrd en contient trente-fix a quarante.

Le muid de Mantes contient trente-neuf a quarante feptiers»

La pipe, cinquante-quatre feptiers.

Et la pipe de Coignac foixante-fix a feptante feptiers.

II y a. encore d’autres mefures rondes ou cylindriques qui fervent a mefurer les grains, le fel, les fruits amp; d’autres, chofes lémblables..

Le litroo,dont on fe fert ^ Paris, contient trente-fix pouces cubes,les demia amp; q^uarts ^ proportion»

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DU COMP AS DE PROPORTION. LIv.U. Chap. II.

Ee boifTeau contient feize litrons.

Ee minot de fel contient quatre boifleaux, amp; doit pefer cent livres.

Le minot de bled contient trois boifleaux.

Le feptier contient quatre rninots, pu douze boifleaux.

Ee muid eft de douze feptiers, mais celui d'avoine eft double de celui de bled.

Ee minot de charbon contient huit boifleaux, amp; la voie qui eft un fac, ®ft de deux minots.

Ee muid de platte contient trente-fixfacs,amp;chaque fac deux boifleaux.

Toutes ces mefures doivent être rafes , amp; les étalons ou matrices qui Gnt été reglées en l’année 1669 , fe confervent en ITIotel de Ville d,cnbsp;Paris au Bureau des Mefureurs de Sel,

V I 1.

SECTION

Des ufages de la iigne des métaux.

USAGE PREMIER.

Etmt donné le diametre ^une houle de quelqiiun des fix métaux , trouver le diametre d'une autre houle de méme poids ^

• dr duquel on voudra defdits métaux.

rig. st.

PRenez Ie diametre donné, amp; le portez a Touverture des deux points marquez du caraélere qui denote le métal de la boule ; amp; le compasnbsp;de proportion demeurant ainfi ouvert, prenez l’ouverture des points cotteznbsp;du caraétere qui fignifle le métal dont on veut faire la boule, cette ouverture fera fon diametre. Soit pour exemple A B, le diametre d’une boulenbsp;de fer qui Ibit de même poids ; portez la ligne AB a rouverturc desnbsp;points 17 qui marquent le plomb, amp; prenez enfuite l’ouverture des pointsnbsp;qui dénote le fer, cette ouverture donne la longueur C D pour diametrenbsp;de Ia boule de fer d’un poids égala cellede plomb, amp;ainli desautres.

Si au lieu de boules on propofe des corps femblables ayant plufieurs faces , faites la même operation que deflus pour trouver chacun des cóteznbsp;homologues, les uns après les autres, afin d’avoirles longueurs, largeursnbsp;^ épaifleursdes corps qu’on veut conftruire.

USAGE II.

'Drouver la portion que les fix métaux ont entre eux felon leur pefanteur.

ON demande , par exemple , quelle proportion aiiroient entre eux deux corps femblables de même grandeur amp; volume , mais de dif-ferens métaux.

Prenez fur la ligne des métaux la diftance du centre de Ia charniere jufqu au point du caraétere qui dénote le métal moins pefant des deuxnbsp;propofez, qui eft toujours le plus éloigné dudit centre; portez cette diP-tance fur la ligne des folides, a l’ouverture duquel nombre vous voudrez;

H ij


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CONSTRUCTION ET USAGES

amp;lecompas de proportion demeurant ainfi ouvert, prenez fur la ligne de* m^taux Ia diftance du centre de la charniere jufqu'au point qui marquenbsp;Tautre métal, amp; les portant fur la ligne des folides, voyez ü elle peutnbsp;convenir a fouverture de quelque nombre ; fi elk y convient, ces deuxnbsp;nombres exprimeront la proportion des deux métaux propofez, en permu-tant les nombres.

Soit propofé, par exemple , de trouver quelle raifon a Ie poids d’une certaine maffe ou lingot d’or au poids d’un autre lingot d’argent femblablenbsp;amp; de même volume. Comme fargent pefe moins que l’or , k prends Ianbsp;diftance du centre de la charniere jufqu’au point cotté 3 , amp; la porte anbsp;rouverture du cinquantiéme folide, puis je prends la diftance du mêmenbsp;centre au point marqué O » amp; trouve qu’elle convient environ ^ fou-terture du vingt-feptiéme folide, peu plus, d’oit je conclus que Ie poidsnbsp;de for eft a celui de fargent, comme 50a 27 un fixiéme , ou commenbsp;100 a 54 un tiers ; c’eft a-dke , que fi Ie lingot d'or pefe 100 livresnbsp;celui d’argent pefera 54 livres amp; un tiers ; amp; ainfi des autres métaux,nbsp;dont la proportion eft exprimée plus exaétement par les nombres de livresnbsp;amp; onces que pefe un pied cube de chacun de ces métaux , rapportez ci-devant en parlant de la preuve de la ligne des métaux, amp; en Ia table ci-après; ft néanmoins on veut exprimer leur proportion par de plus petitsnbsp;nombres,on trouveraque 11 un lingot d’or eft fuppofé pefer cent marcs ,nbsp;un lingot de plomb de même groffèur amp; volume en pefera environ foixantenbsp;amp; demi , un d’argent 54 un tiers, un dc cuivre 47 un quart ,,un denbsp;fer 42 un dixiéme , amp; un d’étain

USAGE III.

Etmt donnè quelque corps que ce foit de f un des Jix métaux, trouver combien il faut d’un des cinq autres métaux , four fairenbsp;un autre corps femblableégd m propofé.

Soit pour exemple un reliquaire d’étain, on propofé d’en faire un autre d’argent tout femblable, amp; de même grandeur. Premierement je pefenbsp;ce reliquaire d’etain, amp; trouve qu’il pefe 56 livres cquot;eft pourquoi jenbsp;prends fur la ligne des métaux la diftance du centre du compas de proportion jufqu au point marqué qui eft Ie métail dont on veut faire Ienbsp;nouveau reliquaire ,amp; porte cette diftance ^’ouverture du trenre-fixiémenbsp;folide qui eft Ie poids fuppofé du reliquaire d’étain; puis je prends encorenbsp;fur ladke ligne des métaux la diftance du centre au point marquénbsp;qui dénote Ie métail du reliquaire d’étain , amp; portant cette diftance al’ou-verture de quelque folide , je trouve qu’elle convient au cinquantiémenbsp;un peu plustee qui me fait connokre qu’il faut environ cinquante livres.nbsp;d’argent amp; un quart , pour faire un reliquaire femblable, amp; de même grart-dcu-r que celui d’étain propofé.

La preuve de cette operation fe peut faire par Ie calcul, favoir en mul-tipliant reciproquement ces differens poids par ceux d’un pied cube de chacun, de ces métaux , comme en eet exemple , multipliant 720 livresnbsp;s 2. onces , qui eft Ie poids d’un pied cube d’argent par 56 livres qui efil

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DU COMPAS DE PROPORTION. Liv. II. Chap.ir. 6t ïe poids dudit reliquaire d’étain, amp; cnfuite multipliant 516 Hvres ^ onces,

lt;iui eft Ie poids d’un pied cube d’étaiu par 5 o livres un quart, qui eft Ie poids du reliquaire d’argent, les produits de ces deux multiplications doivcntnbsp;^tre a peu prés égaux.

USAGE IV.

donn;z, les dUmetres r ou cotez. de deux corps fembUbles, de divers tnétaux, tr onver en quelle ruif on font les poids.nbsp;de ces deux corps.

SOit,parexemple,la ligne droite EF Ie diametre d’une boule d^étain, fjj.

amp; GH Ie diametre d’une boule d’argentjil faut trouver la raifon des poids de ces deux boules. Prenez Ie diametre EF, amp; Ie portez a Touver-ture des points tlL , qui dénotent Ie métal de cette boule ; Ie compas denbsp;proportion demeurant ainfi ouvert, prenez 1'ouverture des points 3 jqutnbsp;dénotent Ie métal de Fautre boule; comparez cette ouverture avec ledia-ïitetre G H, afin de reconnoitre fi elle lui eft égale, car en ce cas les deuxnbsp;boules feroient de même pefanteur. Mais file diametre de la boule d’argentnbsp;eft plus petit que 1’ouverture des point 3, comme eft ici KL, c’eft uncnbsp;marqué que la boule d’argent pefc moins que celle d’étain, amp; pour con-noitre de combien, il faut comparer enfemble fur la ligne des folides les *nbsp;diametres GH amp; KL, c’eft pourquoi portez ladite ouverture des pointsnbsp;O , qui eft ici G H a 1’ouvcrture de quelque folide, comme, par exemple ,nbsp;du 60quot;*'; voyez enfuite a quel autre folide convient Ie diametre KL, amp;nbsp;füppofant qu’il convienne a 1’ouverture du 2oquot;quot; folide,c’eft une marquenbsp;que la boule d’argent, dont Ie diametre eft KL, ne pefequele tiers de lanbsp;boule d’étain, dont Ie diametre eft E F.

V.

USAGE

Etant donnez Ie poids amp; Ie diametre dune boule y ou Ie cêté de quel-qu autre corps dun des fix metaux, trouver Ie diametre ^ m Ie cóté homo lome dun autre corps fcmblable dun des cinq autres métaux ,nbsp;lequel foit dun poids donné.

Soit, par exemple, la ligne droite MN Ie diametre d’une boule de cui- tig.

vre qui pefe dix livres, on demande Ie diametre d’une boule d’orqui pefe quinze livres. 11 faut premierement trouver par la ligne des métaux Ienbsp;diametre d’une boule d’or de poids égala celle de cuivre ,amp; puisl’augmen-ter par la ligne des folides. Portez pour eet effet Ie diametre MN al’ou-verture des points ? , qui denote Ie cuivre , amp; prenez 1’ouA'erture desnbsp;points O , qui dénote 1’or , marquez Ie diametre de la boule d’or O P dunbsp;poids de dix livres, amp; Ie portez a l’ouverture du dixiéme folide. Prertcznbsp;cnfuite l’ouverture du quinziéme; cette derniere ouverture QR donner®

Ic diametre d’une boule d’or péfant quinze livres, comme on 1’a demandé,

H iii

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5 2 CONST. ET USAGES DU COMP AS DE PROPORTION.

Voici une table du poid$ de differeiites raatiercs, réduit au pied amp; au pouce cubes.

Le poids d’un pied cube.

Le poids dun pouce cube.

Or nbsp;nbsp;nbsp;I

526 livres 4 onces.

I 2 onces

2

gros 5 2 grains.

Vif argent

5,46

I 0

8

6

8

Plomb

805

2

7

5

30

Argent

720

I 2

6

5

28

Cuivre

627

I 2

5

6

58

Fer

558

0

J

1

24

Etain

51^

2

4

6

17

Marbre blanc

188

1 2

I

6

0

Pierre de taille

139

8

I

z

24

Platre

85

0

0

5

6

Ardoife

150

0

I

7

1 2

Tuile

Ï27

0

I

0

i8

Eau de Seine

6c,

I 2

0

5

I 2

Eau de M'^r

70

10

0

6

0

Vin

68

6

0

5

5

Cire

66

4

0

4

65

Huile

64

0

0

4

43

Fin du fecond Livre.

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DE LA

CONSTRUCTION

ET DES USAGES

DE PLUSIEURS COMPAS

E T

AUTRES INSTRUMENS CURIEUX,

Qui fervent ordinairemcnc au Cabinet.

L I r R E T R O I S J E M E.

C H A P I T R E PREMIER..

De la, conjlruUion óquot; des tifages de plujleurs differem comfas..

r; OUS avonsdép parlé des compas qui fe luettent ordinai-¦1' rement dans les étuis de Mathemat'ique, il nous refte a parler de quelqiies autres que 1’on y place aufli quclquefois j dontnbsp;les longueurs font arbitraires.

Confiruclion du compas a pince.

CE compas (è nomme compas a pince , ^ caufe d’une entaiEe qui e{l

au milieu du corps, en forte qu’étant ferme , on 1 ouvre feciiement jjjg, d-une main, en prelTant lesdoigts fun centre f autre. iNousavons dit que

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«4 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRtTCTrON ET USAGES

la principale bonté des compas conlifte cn ce que leurs mouvemens foient biendoux, amp; qu'ils s’ouvrent amp; ferment bien également ; il faut pournbsp;cela que les charnieres Ibient bien fendues amp; très-égales d’épaiflcur ; oanbsp;fe fert pour cela d’une fcie d'acier , Ia tête eft fendue en deux fois , denbsp;maniere qubl refte au milieu un limple dc répailTcur d'une carte a jouer;nbsp;Tautre jambe du compas eft fendue par Ie milieu de la charniere, pournbsp;recevoir Ie fimple qui a été refervé 4 la tête; il faut enfuke limer amp; drelTernbsp;les charnieres, en forte qu’elles joignent bien par tout ; on perce enfuitenbsp;Ie compas au milieu de la tête d'un trou d’une grolTeur proportionnée inbsp;la grandeur du compas, les plus petits font ordinairement d'une ligne dcnbsp;diametre, amp; les plus gros environ de deux ligaes, mais il faut que Ie clounbsp;foit bien rond, amp; qu’il remplille exaótement Ie trou de la tête. Quand ilnbsp;eft rivé, on fait couler un peu de cire jaune entre les charnieres, en fai-fant chaufer la tête du compas, cela empêche que Ie mêtail ne s attachenbsp;1’un contre l'autre, en fouvrant ou Ie fermant ; on y met ordinairementnbsp;deux rofetes tournées qui fervent de contrerivures, Semaintiennent la tête.nbsp;La petite vis qui eft au bas du corps du compas, fert a avancerourcculernbsp;Ia pointe d’acier tant amp; ft peu que Ton veut: c’eft ce qui fait qu’on Ic nommenbsp;compas de divifton. Cette pointe eft attachée par deux clous au haut dunbsp;compas, en forte qu’ellc fait reflbrt en tournant la vis; l’autre pointe d’acier eft foudée au feu , comme toutes les autres pointes de compas quinbsp;font fixes. On fait pour cela aufdites pointes une entaille plate, que l’onnbsp;fait entrer dans une fente faite au bas du corps du compas, en forte qu’elles fe joignent bien , afin que la fbudure les fafie tenir fortemenr. On fènbsp;fert ordinairement de foudure d’argent au tiers de cuivre, c’eft-a-dire, qu’onnbsp;met deux fois plus d’argent que de cuivre; parexemple,furun gros d’argent, on met un demi-gros de laiton que l’on fond enfemble dans un creu-iêt, amp; qu’on amincit enfuite au marteau de l’épailfeur d’une bonne carte,nbsp;pour les couper enfuite en petits morceaux, pour la faire couler plusfaci-lement; on fe fert auffi afl'ez fouvent de foudure de cuivre mêlée avec dunbsp;zin, on fond enfemble trois quarts de laiton avec un quart de zin qu’onnbsp;jette enfuite tout fondu dans l’eau froide, afin de la rendre en petite gre-naille; il faut avoir foin de poudrer f endroit qu’on veut fouder avec dunbsp;borax broyé bien fin , c’tft ce qui fait couler amp; penetrer la foudure auxnbsp;jointures qu’on veut fouder; ce que je dis ici de la maniere de fouder lesnbsp;pointes de compas, fe doit entendre de même de toutes autres piecesnbsp;qu’on veut fouder.

Du compas a 1’Allemande.

ïig. B.

CE compas a fes branches un peu courbées, en forte que les pointes ne fe joignent que par les bouts; il change de pointes, c’eft-a-dire,nbsp;qu’il y en a plufteurs qui s’ajuftent dans un petit trou quarré fait 4 la boétenbsp;OU eft la vis qui fert 4 les retenir fermes. II faut que ces pointes entrentnbsp;bien jufte dans Ie petit trou quarré , afin qu’elles ne vacillent point. Onnbsp;met quelquefois a ces fortes ^ compas une pointe 4 tire-ligne , afin dcnbsp;tracer des lignes groflès ou menues par Ie moyen de la petite vis qui ap-proche ou écarté les pointes du tire-ligne; on Ie fait 4 mouvement par Ienbsp;moyen d’une petite charniere a peu prés comme la tête du compas, afindc

pouYoir

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DE DIFFERENS COMPAS. Lïv.III. Chap. 1. pouvoir mettre ladite pointe perpendiculaire fur Ie papier, Ie conapasétantnbsp;peu OU beaucoup ouvert ; la petite figure marquee 3 donne une idéé denbsp;cette pointe ; Ie porte - crayon marqué 2 eft aufii mobile, afin que Ie crayonnbsp;foit aulli a plomb dans les grandes ouvertures de compas; la pointe a rou~nbsp;letemarquée i fert a faire des lignes ponftuées; elle a auffi un mouvementnbsp;de la même maniere, amp; pour ia même raifon que Ie tire-ligne. On met dansnbsp;Fun amp; dans Tautre de Fencre avec une plume entre les lames , afin de nenbsp;pas s'expofer a gater les deflèins. Ce qu’on appelle roulete eft une petitenbsp;roue de cuivre, ou autre métald’environ deuxatrois lignes de diametre,nbsp;autour de laquelle on fait de petites dents pointues s elle eft attachée aunbsp;hout de deux petites lames de laiton par une petite goupille, de manierenbsp;qu’elle tourne librement, a peu pres comme un éperon ; les pointes desnbsp;dents doivent ctre affez proches 1’une de Tautre, pourne pas faire des pointsnbsp;ri'op éloignez. Le refte de ce compas fe fait de la même maniere que celuinbsp;uonc je viens de parler; je dirai feulement qifil doit être bien ajufté, amp;nbsp;fimé bien plat par-tout. La beauté d’un compas confifte aufli en cc quhlnbsp;flit bien adouci amp; bien poli; on fe fert pour cela d’une pierre douce qu’otinbsp;palTe a feaii fur tous les pans du compas ; on prend enfuite un baton dcnbsp;bols doux qu’on applatit, amp; qu’on paffe bien droit fur routes les partiesnbsp;du compas avec de la potée d’émeri trempée dans de 1’huile ,ou du tripolinbsp;bien fin ; on effuie bien après tout le compas avec un linge blanc piinbsp;ün morceau de chamois.

Conjlrui^ion du compas a rejfort.

CE compas eft fait tout d’acier trempé, c’eft-a-dire, dur par-toUten tig- c.

forte que la lin^e ne peut y mordre, amp; fa tête eft contournée de telle naaniere qu’il s’ouvre de lui-même par fon reffort. La vis qui le traverlenbsp;^n are , fert a 1’ouvrir amp; le fermer tant qu’on le veut par le moyen denbsp;^ écrou qui eft derriere. Cette forte de compas eft fort commode pournbsp;prendre de petites mefures, amp; faire de petites divifions, mais ils doiventnbsp;ctre un peu courts, amp; trempez de maniere qu’ils faffent bien reffort, amp;nbsp;ftu’ils ne caffent pas.

Conjlruclion du compas d’horlogeur.

CE compas eft noramé compas.d’horlogeur , il eft fort amp; folide , car fon ufage ordinaire eft de fervir a couper le carton, le cuivreamp;au-Cs chofes femblables. Le quart de eerde qui le traverfe eft pour 1’arrêternbsp;^xenrent a une ouverture, en ferrant la vis qui apuie fur ledit quart denbsp;eerde qui eft fouvent d’acier; l’écrou qui eft a fon extremité fert a ou-yrir amp; fermer le compas tant amp; fi peu qu’on le veut, en tournant leditnbsp;qui doit être rivé de telle maniere a la branche du compas , qu’ilnbsp;•ilic avancer ou reculer 1’autre branche ; les quatre pointes doivent êtrenbsp;d acier bien trempé , comme nous allons 1’expliquer. Celle marquee i eftnbsp;iniee en talud a peu pres comme un burin, pour couper le cuivre ; cellenbsp;naarquée % eft faite en maniere de champignon pointu, pour remplir lesnbsp;‘‘Cntres de differentes grandeurs; les deux autres pointes font comme a

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CÖNSTRtTCTrOK ET USAGES

rordinalre, excepté qu’elles doivent être fortes a proportion des donlpas J Ie refte de la conftruótion eft comme ci-devant.

Pourtremper les pointes de compas ou autres pieces d’acier , on doit s’y prendre de differentes manieres ; par exemple, les bouts des pointesnbsp;des petits compas fe trempent a la chandelle par Ie moyen dquot;un chalumeaunbsp;decuivre, car en fouflant dedans, eela fait un rayon de flame fortvif quinbsp;rougit en un inftant les pointes qu’il faut tremper auffi-tdt dans Ie fuifdenbsp;chandelle ; alors quand les pointes font d’acier , elles deviennent très-dures : les pointes des gros compas amp; autres outils d’acier fe trempentnbsp;avt feu, en les faifant rougir d’une couleur de cerife ; les faifant trempernbsp;en eet état dans l’eau, cette matiere devient fort dure. Je donnerai a lanbsp;fin de eet ouvrage un defcription des principaux outils dont on fe fertnbsp;pour faire les inftrumens de Mathematique , amp; j’expliquerai en abregénbsp;leurs principaux ufages.

ConJïruBion du commas k trots branches.

ïig. E. E compas fert a prendre trois points a la fois, pour former untrian-

V nbsp;nbsp;nbsp;j gle tel qu’il peut être , amp; auifi pour placer trois politions a la foisnbsp;d’une carte que 1’on veut copier,

La conftrudlion de ce compas eft a peu prés comme les autres, excepté que la troifiéme branche doit avoir un mouvement en tout fens, amp; celanbsp;fe fait par le moyen du clou tourné qui fert a river par un bout les deuxnbsp;branches ordinaires, amp; a 1’autre bout il doit y avoir une rofete amp; unenbsp;plaque ronde qui ftrt de charniere a la troifiéme branche, qui fe rive

Kf. i. comme les autres compas. La petite figure i marque comment ce clou eft fait; ce compas a fes pointes d’acier comme les autres.

Du compas a cartes marines.

Jig Ï. E compas a fes jambes recourbées amp; rélargies vers Ia tête, afin que

V nbsp;nbsp;nbsp;j l’on puiffe 1’ouvrir d’une feule main ; ce qui fe fait en preflant lesnbsp;deux branches dans la main ; fa figure fait affez connoïtre fa conftruction ,,nbsp;amp; nous parlerons de fon ufage, en traitaiit des inftrumens de la Navigation.

Conjlrucdion du compas de reduction. Jimple.

Eig-G. N nomme ce compas de reduéiion amp; de divifion , a caufe qu’il eft fait pour divifer une ligne , amp; reduire un plan de petit au grand,nbsp;amp; du grand au petit. On en fait qui fervent a divifer une ligne en deux ,nbsp;d’autres en trois, d’autres en quatre , en cirq , amp;c. 11 faut bien prendrenbsp;garde en le conftruifant, que la tête foit percée en ligne droite avec lesnbsp;branches, amp; que le dedans des poimes d’acier n’avance pas plus l’une quenbsp;l’autre. Si , par exemple, on veut faire un compas qui ferve a prendre lanbsp;moitié d’une ligne , il faut que depuis le centre du clou jufqu’a l’extre-mité deS plus longues pointes, il y ait bien exaólement deux fois la longueur des plus courtes, amp; ainfi a proportion des autres mefures Le compas dc la figure G eft fait pour prendre le tiers d’une figure, e’eftpour-quoi depuis le centre marqué 5 julqu’aux deux extremitez des pointes.

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DE DIFFEÏiENS COMPAS. Liv.IIL Chap.t. lt;^7 ïnarquées z , il yatrois fois la longueur depuis Ie même centre jufqu’aux:nbsp;txtremitcz des petites pointes marquées 3 amp; 4; en ibrte que lï l’on veutnbsp;3Vüir Ie tiers de la ligne 2 , 2 , il faut prendre toute fa longueur avec Ienbsp;plus grand cóté du compas , lequel reftant ainfi ouvert, les plus petitesnbsp;tgt;ranches donneront ce tiers qui fera la ligne 3,4*

Conjlruciion du compas de reduciion a the mobile.

CEt inftrument eft une autre forte de compas de reduction ou divi- Fjg hlt; fion a tête mobile ; il fert a divifer une ligne propofée en partiesnbsp;egales, comme aufli a divifer la circonference de tout eerde, pour y in-fcrire tout polygone regulier.

Cette forte de compas eft compofée de deux jambes égales. dont cha^ cune eft garnie de deux pointes q acier. Ces jambes font évidées pour ynbsp;iyire couler une efpece de boete, au milieu de laquelle il y a une vis quinbsp;lert de clou pour les joindre,8f les ferrer en divers endroits avec 1’écrou ;nbsp;n^ais il faut que les branches foient évidées bien jufte au milieu , enfortcnbsp;^uc Ie centre du cloufoit en ligne droite avec Ie dedans des pointes,quenbsp;la boete coule tres-juftement au long des branches , amp; que la vis a têtenbsp;yemplifle exadement Ie trou de la boete , afin que rien ne vacille quandnbsp;tl eft ferré avec 1’écrou.

Ea figure i prefente la vis , la figure 2 marque l’écrou, la figure 3 Fig. s. tttontre la moitié de la boète qui doit fe joindre avec une pareille moitié. '•nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;»-

On voit par cette petite figure qu’il y a une épaifièur au milieu pour templir exadement Ie vuide des branches 9 ce qui eft ombré des deuxnbsp;cótez eft pour embrafler les deux cótez des branches, en forte que cettenbsp;tnoitié de boète doit être jufte d’épailfeur , amp; couler au long d’une desnbsp;Itranches; elle doit être aufli percée pour recevoir la vis; il faut ajufternbsp;ttne pareille moitié de boète a 1’autre branche pour joindre les deux en-fcmble, amp; on les fait tenir ferme a telle ouverture qu’on veut par Ie moyennbsp;de l’écrou; la figure i eft une des branches feparées, ou font les divifionsnbsp;des parties égales, car fur une des jambes on marque d’un cóté les chifresnbsp;qui fervent a divifer toute ligne donnée en parties égales , amp; fiir 1’autrenbsp;)ambe on marque de l’autre cóté les chifres qui fervent a inferire dans unnbsp;^ercle propofé tout polygone regulier.

Pour faire la divifion des ligncs en parties égales, ayez une échellebien divifée qui foit de la même grandeur que tout Ie compas de reduéiion ;ounbsp;phitót fervez-vous d’un compas de proportion, paree qu’il peut fervir d’é-^^^elle de plufieurs grandeurs.

Prenez avec un compas commun la longueur exaéte d’une des jambes du sompas de reduéi:ion,amp; la portez fur la ligne des parties égales du compasnbsp;de proportion a 1’ouveriure de 120, lequel reftant ainfi ouvert, preneznbsp;avec Ie compas commun 40 des mêmes parties , que vous portcrez furnbsp;tine des jambes du compas de reduction , depuis Ie bout de la plus courtenbsp;pointe, amp; y marquerez Ie chifre 2 , qui fervira pour divifer en deux partiesnbsp;egales toute ligne propofée.

Le conipas de proportion reftant toujours de la même ouverture, prenez 5 o parties égales, que vous porterez fur ladite jambe du compas de re--

lij

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in'.

CONSTRUCTION ET USAGES duéllon, pour y raarquer Ie nombre 5 , qui fervira pour partager en troisnbsp;parties égales toute ligne propofée.

Prenez enfuite iq. parties égales, amp; 1’ayant porté fur la jambe du compas de reduction, marquez-y Ie nombre 4, qui fervira pour divifer la lignenbsp;donnée en quatre parties égales.

Prenez de même 20 parties égales , amp; Tayant porté fur la jambe du compas, marquez-y Ie nombre 5 pour fervir a divifer ia ligne propoféenbsp;en cinq parties égales.

La même ouverture du compas de proportion peut fervir encore a dt-vifer en 7 j en 9 amp; cn 11 parties égales; mais pour éviterles fraétionsjil faudra changer ladite ouverture, pour divifer en 6 , en amp; , en i o amp; en i 2.

Avant que de changer ladite ouverture du compas de proportion, prenez avec Ie compas commun quinze defdites parties égales, que vous portereznbsp;fur la jambe du comps de reduction, amp; y marquerez Ie nombre .7, pour di vifer toute ligne donnée en fept.

Prenez enfuite i 2 , pour marquer fur ladite jambe Ie nombre neuf.

Prenez enfin i o , pour marquer fur ladite jambe Ic nombre 11, qui fervira pour divifer en onze toute ligne donnée.

Mais pour divifer en 6, prenez avec un compas commun Ia longueur exaébe d’une des jambes du compas de reduótion ; portez-la fur la ligne desnbsp;parties égales du compas de proportion a 1’ouverture de 140 ; amp; ce compasnbsp;reliant ainli ouvert, prenez Touverture de 20, portez-la fur la jambe dünbsp;compas dé reduélion, pour y marquer Ie nombre 6 , qui fervira pour divifer toute ligne donnée en lix parties égales.

Ayant pris de même Ia longueur entiere d’une des jambes du compas de reduction, portez-la fur la ligne des parties égales du compas de proportion a 1’ouverture de 180 ,amp; prenez-envingt,amp; aveccetteouverturenbsp;inarquez fur la jambe du compas de reduélion Te nombre 8 , qui ferviranbsp;pour divifer en huit toute ligne propofée.

Portez de même toute la longueur du compas de reduélion a Touverture de 11 o , dont vous prendrez i o pour marquer fur la jambe du compasnbsp;de reduélion Ie nombre iq qui fervira pour divifer en dix toute lignenbsp;donnée.

Portez enfin Ia longueur du compas de reduélion U’ouverture de 120, dont vous prendrez i o pour marquer fur la jambe du compas de reduction Ie nombre 1 2 , qui fervira pour divifer toute ligne donnée en douze.

L’ufage en ell faciletcar fi,par exemple, vous voulez divifer une ligne droite en trois parties égales, pouffez la boete, en Ibrte que Ie milieu de lanbsp;visfe trouve juftement furie point marqué 3 , amp; l’ayant arrêté fixementnbsp;fur ce point, ouvrez Ie compas de reduélion ,en forte que les deux pointes des plus longues parties des jambes conviennent exaélement a la longueur de la ligne droite propolée ; puis ayant tourné Ic compas , fans.nbsp;changer Ibn ouverture, ks deux pluscourtes parties defdites jambesdivi-feront en trois parties égales la ligne droite propolée ; amp; ainli eles autres.

Pour faire la divifion des poiygones reguliers , divifez en deux parties égales la jambe, du compas de reduélion ; prenez avec Ie compas communnbsp;fa moitié jufte , amp; la portez a 1’ouverture des chifres 6 de part amp;c d'autrenbsp;de, la ligne des poiygones du eompas de proportion , kquel reliant ainlinbsp;euYert s; prenez i’ouvexture. des chifres 5 pour Ie triangle équilateral,, amp;

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DE DIFFERENS COMPAS. Liv.III. Chap.I. ^ portez-la fur la jambe du compas de reduction, commen^ant par l’extre-inité de ladite jambe, fur laquelle vous marquerez Ie même chifre 3 ; preneznbsp;cnfuite fouveiture des chifres 4 fur Ie compas de proportion pour Ie quarréjnbsp;portez-la fur la même jambe du compas de reduftion, ?£ du mêmecóté,nbsp;pour y marquer Ie même nombre 4; prenez de même avec Ie compas com-mun fouverture des nombres 5 de part amp; d'autre fur la ligne des poly-gones du compas de proportion ,amp; ayant porté cette longueur fur la jambenbsp;du compas de reduétion , maiqutz-y Ie même nombre 5 pour Ie penta-gone; faites la même chofe pour 1’eptagone, amp; pour tous lesautres poly-gones jufqu’au dodecagone. 11 feroit inutile d’y marquer Pexagone, puif-que Ie demi-diametre de tout eerde divife fa circonference en fix parties égales.

II eft aifé de remarquer que' les cótez du triangle , du quarré , amp; du pentagone, font plus grands que Ie demi-diametre du cercle dans lequelnbsp;on les veut inferire, amp; que les cótez de l’eptagone, odogone, amp; de tousnbsp;les autres , font plus petits que Ie demi-diametre du cercle ou ils fontnbsp;infcyts.

L’ufage en eft facile, amp; fe pratique ainfi. Si, par exemple, vous fouhaitez inferire un pentagone dans un cercle propofé, poulfez la coulilTe en fortenbsp;que Ie milieu de la vis foit arrêté fixement fur Ie chifre 5 des polygones.nbsp;Prenez avec les plus courtes jambes du compas de redudion Ie demi-dia-metre du cercle, amp; tournezleditcompas,fansyrien changer,fouverturenbsp;des plus longues jambes clivifera Ie cercle en cinq parties égales.

Mais fi f on propofe d’infcrire un eptagone, arrêtez la vis fur Ie nombre 7, prenez avec les plus longues jambes Ie demi-diametre du cercle propofé ,nbsp;amp; retournant ledit compas, fouverture des plus courtes jambes diviferanbsp;Ie cercle en fept parties égales.

Du compas a coultjje,

E compas fe nomme compas a branche ou a couliffe ; il eft fait d’une riii. branche quarrée de cuivre ou d’acier bien dreffée, longue depuis unnbsp;pied jufqu’a - 5 ou 4. II y a deux boetes de cuivre quarreesquierabraffentnbsp;^'xactement ladite branche,a chacune defquelles fe montei visune pointenbsp;•i acier, que fon peut démonter pour en mettre une autre qui porte encre

Tl - nbsp;nbsp;nbsp;----- J_---— nbsp;nbsp;nbsp;----;____1„ ... 1___1.1______1. .


ou

amp;


u un crayon. Il y a une de ces boetes qui coule au long de la branche , ^ qui s’arrête a fendroit oii fon veut par Ie moyen de la vis qui appuie


par le moyen


qui appuie


fur un petit reflbrt. L’autre boete eft prefque fixe a un des bouts , ou il y a un écrou qui lui eft attaché de maniere quele faifant tourner autournbsp;la visqui eft a fextremité de la branche, il fait avancer ou reculer la pointenbsp;^quot;acier, tant amp; fi peu qifon Ic fouhaite.

Ces fortes de compas fervent a prendre de grandes longueurs, comme auffi a tracer bien jufte de grandes circonferences, amp; a les divifer bien exaétemenr..

Conjlruamp;ion du compas a tracer les elLipfes our ovales.

CEtinftrument tfl: fait pour tracer des ovales ou ellipfes de differen- fig. ï.

tesefpeccs; il eft compofé d’une branche de cuivre quarrée biea droite amp; bien égale d’environ un pied de longueur , fur laquelle font


i üi


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70 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION UT USAGES

II

ajuftées trois boètes pour couler au long de ladite branche.^ Ttine de ces' boetes fe monte a vis une pointe d'acier ordinaire, ou bien une pour tracer a l’encre, amp; quelquefois un porte-crayon. On joint aux deux autresnbsp;boètes deux couliffes a queue d’aronde ou en talud , comme la petitenbsp;figure I Ie montre. Ces couliflcs s'ajuftent au long des branches de la croix,nbsp;fur laquelie font attachées de petites regies a bizeaux , ou en talud par-deffous , de mêrac que la coulifle a queue d'aronde. Lefdites coulilfes quinbsp;font attachées par un clou rond, amp; qui tournent en tout fens fous lesnbsp;boètes quarrées, font qu’en tournantle compas a verge, dies avancent ounbsp;reculent au long de la croix, mais il faut faire paffer pour cela une desnbsp;coulilfes dans une branche de la croix , amp; fautre dans 1’autre branche,nbsp;comme on voit par la figure.

II faut remarquer que la diftance qu’il y a entre les deux couliffes, efl: la diftance des deux foyers de fellipfe, car en changeant cette diftance,nbsp;die cft plus ou moins enfiée. Aux extremitez des branches de la croix, amp;nbsp;par-deffous, il y a quatre petites pointes d’acier pour la faire tenir fermenbsp;fur Ie papier, amp; au milieu de ladite croix il y a un petit quarré entaillénbsp;jufqu’aux bizeaux, pour faire paffer les couliffes d’une branche a fautre,nbsp;pendant Ie mouvement du compas. L’ufagede cette machine eft fort facile ,nbsp;paree qu’en faifant faire un tour au compas a verge, la pointe a encre ounbsp;au crayon trace f ovale ou fellipfe telle qu’on la fouhaite. Sa figure fait afleznbsp;connoitre fa conftruétion amp; fon ufage.

Du compas d’épaiffeur óquot; a repeter les grojfeurs.

CEtte figure reprefente un compas d’épaiffeur amp; de repetition. Ilfert a faire connoitre l’épaiffeur de ce qui eft engage fous des rebords,nbsp;comme feroit les rebords d’un canon , d’un tuyau amp; autres chofes fembla-blcs ; ce que fon ne pourroit pas faire fi Ie compas n’avoit que deuxnbsp;rig. M. pointes; il eft compofé de deux pieces de laiton ou autre matiere , auf-quelles il y a deux pointes enflées , amp; deux autres plates un peu recourbéesnbsp;par les bouts. Pour s’en fervir, on fait entrer unc des pointes plates dansnbsp;le canon, amp; fautre par dehors, lefqudles étant ferrées, les autres pointesnbsp;oppofées marquent fépaiffeur.

11 faut prendre garde, en le conftruifant, que la tête foit bien percée dans le centre, c’eft-a-dire, qu’en tirant une ligne d’une pointe a fautrenbsp;oppofée, elle paffe précifément par le centre, lequel ladoit divifer égale-ment, amp; que le compas étant ferme, toutes les pointes fe joignent ; on ynbsp;met ordinajrement de petites pointes d’acier aux extremitez.

Du compas fpherique.

Fig. N.

Fjg. o.

Le compas fpherique ou d’épaiffeur ne differe en rien pour fa con-ftru(5i:ion des compas ordinaires, excepté que fes jambes lont recourbées pour prendre la grolfeur ou diametre des corps ronds, comme bou-lets, globes oufpheres, amp;c.

Enfin le compas marqué O eft encore un compasd’épaiffeur a repetition, dont lesbranches doivent être toutes égales en tout fens. Sa figure fait affeznbsp;connoitre fa conftruétion amp; fon ufage.

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DE DIFFEEEÏ^S ïNSTRÜMENS.Liv.m. Chap.II.

C H A P I T R E II.

Igt;e la confirudlion amp; des ufages de flufieurs inflrumens^ de Mathema* ttque , qui feuvent fervir dans Ie Cabinet.

Du forte-crayon a c ompas.

CEt inftrument eft nommé porte-crayon a compas ; il eft limé i hult r r,.

pans en dehors, amp; on les fait ordinairement de quatre cinq amp; hx polices de long; Ie dedans doit être parfaitement rond , afin d y placer amp;nbsp;faire couler un porte-crayon par Ie moyen de fon refTort amp; de Ion bouton, dont nous parlerons ci-après; a un des bouts fe monte ï vis un com-pas; la figure B montre la maniere dont il eft fait; fa conftruiftion ne dif-fere en rien de celle des autres compas, fi ce n'cft qu’il eft rond,amp;qu’ilnbsp;y a une vis au-deflous de fa tête , pour Ie monter dans Ie porte-crayon.nbsp;Ladite vis fe fait par Ie moyen d’une filiere double, puis on la repaflenbsp;enfuite dans une filiere fimple, afin de ne pas forcer les charnieres des compasnbsp;en les taraudant, car c’eft a quoi on doit bien prendre garde.

On trace ordinairement fur les pans de ce porte-crayon les lignes qui fe mettent fur Ie compas de proportion. On les prenJ fur une regie d’é-gale longueur , que l’on a divifée fuivant les methodes expliquées pour Ienbsp;compas de proportion, amp; que l’on tranfporte fur chacun des pans. L’ufagenbsp;en eft a peu prés Ie raême, finon qu’il fe faut toujours fervir de la mêmenbsp;grandeur; car fi, par exemple, il s’agit de tracer un angle de 40 degreanbsp;fur une ligne donnée, on prend avec Ie compas commuii fétenduedepuisnbsp;Ie premier point de divifion de la ligne des cordcs jufqu’au point marqué 60 ; de cette ouverture on fait un are fur la ligne donnée , amp; enfuitenbsp;on prend avec Ie même compas la diftance du premier point de divilionnbsp;jufqu’au point 40, laquelle on tranfporte fur 1’arc tracé, amp; de fon centrenbsp;on tire une ligne qui fera avec la donnée un angle de 40 degrez, amp; ainftnbsp;des autres lignes.

On fait auffi de ces fortes de porte crayon a compas qui font ronds, amp; fur lefquels on marque les pouces, dont on en divife un en douze lignes.

Conjlruction du porte - crayon a eoutijfe.

E porte - crayon eft rond en dcaans amp; tourné en dehors; on les fait Tig. c, auffi quelquefois a pans , amp; on y marque les pouces amp; lignes par desnbsp;train, fins qui fe font par Ie moyen du tour. On prend une lame de laitonnbsp;OU d’autre matiere de la longueur amp; largeur qu’on veut faire Ie porte-crayon , puis on la coatourne autour d’un arbre ou verge de fil-d’aciernbsp;Dien rond, bien droit amp; bien égal degroif-Ur par tout. On foude enfuitenbsp;la jointure de ladite larnc, qu’on nomme ia charni, re ou corps du porte-crayon, quii faut tirer amp; faire palier dans une filiere a trou rond par Ienbsp;moyen u un banc ; ou ifi-e ladite chaniiere jufqu’a ce qu’elic prelTv 1’arbrenbsp;dacier partou: .gaiement, afin cpue Ie dedans foit bien rondde égal, puisgt;

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72 nbsp;nbsp;nbsp;^ CONSTRUCTION ET USAGES

après I’avoir tourné corame la ligure Ie montre , on Ie fend jufqu'^ environ demi-pouce des bouts , amp; on Ie perce aux extremitez de Ia fent'e amp; au milieu , d’uu petit trou rond, pour y recevoir Ie bouton. La figure Dnbsp;eft Ie dedans du porte crayon; aux deux extremitez on y place les crayonsnbsp;qui font ferrcz avec de petits anneaux; Ie milieu doit être de la groffeurnbsp;’ulte du dedans du corps marqué C, afin qif il puifl'ey couler facilement.nbsp;On cntaille ladite piece, pour y placer un petit rcITort d’acier on de cui-vre bien endurci au martcau. Le milieu dudit reffort marqué i eftpercénbsp;a vis pour recevoir le petit bouton marqué E ; on le fait d’acier avec unenbsp;vis par le bout. Au-defl'us de la vis il y a un petit colet rond de la groffeur destrousqui font au corps C; amp; au-delTus du colet on fait une en-taille de chaque cóté dudii bouton, pour y faire un tenen de répaiffeurnbsp;de la fentc dudit corps. Le hautdoit être limé ou tourné en rond. Enfin,nbsp;pour monter ledit porte-crayon, il faut faire entrer le dedans, en fortenbsp;quc le trou du reflbrt foit vis-Tvis un des trous du corps, amp; enfuitcónnbsp;monte a vis le petit bouton jufqu’a ce qu’il foitappuyé furie colet rond,nbsp;en telle forte que le tenon foit au long de la fcnte ; alors en prelTant furnbsp;ledit bouton, on fait couler le dedans du porte-crayon d’un cóté amp; d’auttc.nbsp;La figure fait affez connoitre ce que nous venons d’expliquer.

Conflrtiöiion de Ia plume fans fn,

fig, F. Et Inftrumsnt eft compofé de dlfferentes pieces de cuivre, d’argent ^ z OU d’autre matiere;les pieces FGH étant jointes enfemble font environ 5 pouces de long; fa groffeur eft a peu prés de 3 lignes de diametre.nbsp;Le milieu marqué F porte la plume, qui doit être fcndue amp; bien tailiée,nbsp;amp; ajuftée fur un petit tuyau taraudé a vis en dedans , lequel eft foudé anbsp;un autre petit tuyau ,de la groffeur jufte du dedans ducouvercle G,dansnbsp;lequel eft foudée une vis qui fert a monter ledit couvercle, amp; en entrantnbsp;dans la plume, boucher un petit trou qui eft a 1’endroit marqué i , pournbsp;empêcher que I’encre ne forte. A 1’autre bout du corps F il y a un petitnbsp;tuyau taraudé a vis en dedans amp; en dehors. Celle de dehors fert a monter le couvercle marqué H, dans lequel entre un petit porte-crayon quinbsp;fe monte a vis au dedans du petit tuyau, dont nous venons de parler, amp;nbsp;qui fert a boucher l’ouverture du colet, qui eft 1’endroit par oü 1’on fait entrer 1’cnct e dans le corps F, par le moyen d’un petit entonoir.

Pour fe fervir de ladite plume, ilfaut démonter le couvercleG, amp;un peu fecouer la plume, après quoi l’encre fort doucement a mcfure qu’011nbsp;écrit. II faut remarquer que l’autre cóté doit être bouché du porte-crayon ,nbsp;car autrernent la colonne d’air peferoit fur l’encre , amp; la feroit fortirtoutcnbsp;a la fois. Aux deux bouts font foudez deux cachets , pour y graver unnbsp;chifre amp; des armes. La conftruétion de cetre machine eft a peu pres com-me le porte-crayon dont je viens de parler.

Conftruüion dune pince a tenir le papier.

Fis !• nbsp;nbsp;nbsp;Ette petite machine fert a tenir plufieurs papiers enfemble ; elle eft

fort commode quand on veut calquer queique deffein , on en met aux quatre coins du papier. Elle eft faite de deux lames de cuivre bien

battues

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DE DIFFER.ENS INSTRUMENS. Liv.ni.Chaf).ir. 75 Wtues au marteau, pour les rendre plus dures; elles font attadiéespar Ienbsp;haiit, amp; renforcées par une lame de laiton qui fait faire reifort. II y a unnbsp;coulant au milieu qui fert k preflTer les papiers, en faifam approcher lesnbsp;lt;Jeux bouts qui font élargis pour mieux tenir ce qui eftentre deux. Toutenbsp;cettepiecea environ deux pouces de longueur. La figure fait aflezconnoitrcnbsp;^ conftruétion amp; fon ufage.

tonjlru^ton du fentographe.

L’Inftrument, dont nous allons parler, eft nommé pentographe; m Ie uomme auffi finge , paree qu’il fert a copier routes fortes de deffins.nbsp;eft compofé de quatre regies de cuivre ou de bois dur , très-egales ennbsp;largeur amp; en épaifleur; il y en a deux qui ont 15 a i 8 pouces de Ion- Fjj k,nbsp;gueur ^ (jgy^xautres quin’enont que lamoitie; ces regies ont d ordinairenbsp;^ a 5 lignes d’épaiffeur, amp; 5 a 6 lignes de largeur.

La juftefie de eet inftrument confifte en ee que les trous qui font aux cxtreniitez amp; au milieu des grandes regies foient tres-juftes amp; en egalenbsp;^jftance des trous qui font aux extremitez des petites, afin qu etant mon-elles faffent toujours un parallelogramme parfait. II y a fix petites piecesnbsp;Cuivre, pour inonter amp; mettre en pratique eet inftrument.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

La piece marquee i eft un petit baluftre de cuivre tourne , au bout duquel il y a une vis garnie de fon écrou 3 qui fert a joindre amp; a ferrernbsp;Ls deux grandes regies enfemble. A 1 autre bout il y a une petite pommonbsp;qui fert a faire couler rinftrument fur la table de coteamp; d autre s fuivancnbsp;Ls differens mouvemens qu’on lui donne. La piece marquee 2 eft un clotinbsp;3 tête tournée avec la vis amp; fon écrou; il en faut deux pareilles pour joindre les petites regies au milieu des grandes aux endroits marquez z. La,nbsp;piece marquee 3 eft une vis en bois qui eft au-deffous d un petit baluftrenbsp;avec Ia vis amp; fon écrou, pour joindre enfemble les deux petites regies a,nbsp;1’endroit marqué 5. La piece marquee 4 eft un porte-crayon , ou unenbsp;plume qui entre dans Ie baluftre avec la vis Sc fon écrou , pour le tenirnbsp;ferme au bout de la grande regie a lendroit marqué 4. Enfin la piece marquee 5 eft une pointe de cuivre un peu moufle, qui eft jointe au baluftrenbsp;f arni de fa vis amp; de fon écrou, pour le placer au bout de l’autre grande regienbsp;^ 1’endroit marqué 5 , routes ces pieces ont environ trois pouces de hau-^cur. L’inftrument étant monté amp; difpofé comme la figure le marque, ilnbsp;s'agit plus que d’en donner f ufage.

Lorfquon veut copier un deflin de la même grandeur que 1’original, il faut difpofer 1’inftrument comme il paroit dans Ia figure K, c’eft-a-dire,nbsp;qndl faut faire entrer la vis en bois dans la table a 1’endroit marqué 5 ,nbsp;puis mettre le papier blanc fous le crayon marqué 4, amp; le deflin fous Ianbsp;pointe marquee 5 : alors il n’y a qu’a conduire laditc pointe fur tous lesnbsp;tmits du deffin, en même tems le crayon trace la même figure fur lenbsp;papier blanc. Mais fion vouloit reduire le deflTm, amp; le faire plus peut denbsp;^a moitié que l’original, il faudroit placer la vis en bois a un des bouts

d’une grande regie, le papier blanc amp; le crayon au milieu ,amp; conduire tou-

Jours la pointe fur tous les traits du deflTin ; le crayon executeralamemc '^nofe ; mais les lignes feront plus petites de la moitié que celles original, dont la raifon eft, que le crayon placé comme nous venons de dire,

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^4 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

fait la rftaitte moins de chemin que la pointe :amp; par uneraifon Contraire, fi Ton veut faire le deflin plus grand , comme, par exemple, double denbsp;i’original , il faut placer la pointe amp; le deffin au milieu a Tendroit marqué I, le crayon ou la plume avec le papier blanc au bout d’une desnbsp;grandes regies, amp; la vis en bois attachee au bout de Tautre grande regie : carnbsp;de cette maniere on tracera le deflin double de Toriginal, foitun plan,nbsp;line figure, ou tel autre deflin quon voudra.

Pour augmenter ou diminuer le deflin felon d’autres proportions , on perce plufieurs trous fur chaque regie en diftances égales, favoir fur lesnbsp;petites regies, tout le long, amp; jufqu’^ la moitié desgrandes,afind’y placer la pointe , le crayon amp; la vis toujours en ligne droite; c’eft-a-dire,nbsp;que fi 1’on remonte la pointe de trois trous, il faut remonter pareillementnbsp;detrois trous les deux autres pieces ; mais en ce cas il faut placer a fex-tremité des petites regies une vis a tête pareille a celle marquee z , denbsp;maniere que f inftrument conferve toujours le parallelogramme.

11 eft a remarquer que fi Ton place la pointe amp; le deflin a quelqu’un des trous d’une grande regie , amp; le crayon avec le papier blanc fous unnbsp;des trous de la petite regie qui fait Tangle, amp; fe joint au milieu de la mêmenbsp;grande regie , pour lots la copie fera plus petite que la moitiedeTorigi-nal ; mais fi le crayon amp; le papier font placez fous un des trous de lanbsp;petite regie qui eft parallele a la grande , alors la copie fera plus grandenbsp;que la moitié de Toriginal. Il (era facile deconnoitre routes ces differentesnbsp;proportions par Texperience.

ConfiruBion du carat pour connoitre le poids des perks.

rx. nbsp;nbsp;nbsp;Ette petite machine fe nomme carat, elle fert a connoitre le poids

vunche. ^ j jgj pctles fincs amp; bien rondes; elle eft compofee de cinq petites la-mes delaiton ou autre metal, minces, de deux pouces de longueur fur fix a fept ligncs de largeur. Ces lames font percéesdeplufieurs trous ronds denbsp;differens diametres. Les trous de la premiere lame font connoitre le poidsnbsp;des perles depuis un demi-grain jufqu’a fept grains; lafeconde lame marque depuis buit grains, qui font deux carats, jufqu’a cinq ; la troifiemenbsp;marque les carats depuis deuxamp; demi jufqua cinq amp; demi; la quatriémcnbsp;fert depuis fix carats jufqu’a huit; amp; la cinquiéme marque le poids desnbsp;perles depuis fix carats amp; demi jufqu’a huit amp; demi.

Nous allons donner le diaraeire du plus petit trou amp; du plus grand de chaque lame, les autres fe pouvant trouver par leurs differentes proportions, leurs diametres font fondez fur Texperience dc plufieurs perles qu’on anbsp;pefées avec des petites balances bien fines.

Le petit trou qui fait connoitre le poids d’une perle d’un grain a une ligneamp;unquartdelignedediametre,celui de fept grains a deux lignes amp;nbsp;un tiers de ligne; celui qui marque le poids de deux carats a deux lignesnbsp;amp; demie ; celui qui marque 5 carats a 4 lignes ; celui qui marque le poidsnbsp;de 2 carats amp; demi a 2 lignes 3 quarts ; amp; celui de 5 carats amp; demi anbsp;4 lignes amp; i quart; celui qui donne le poids de 6 carats a 4 lignes i tiers ;nbsp;celui de 8 carats a 4 lignes amp; demie; enfin celui qui donne Ic poids de Snbsp;carats amp; demi a 4 lignes 3 quarts.

Ces. lames font attachees. eufemble par un de leurs bouts avec un clou

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, tgt;E DIFFERENS INSTRUMENS. Liv.III. Chap.n. 7? leur lailFe la liberté de mouvoir en tous fens, amp; fe renferment entrcnbsp;aurres lames de laiton, qui leur fervent comme d’étui. La figure faitnbsp;connoïtre Ie refte de fa conftrult;5i:ion.

Les Jouailliers fe fervent encore de petites balances bien fines amp; de petits poids qubls nomment carats, pour pefer les diamansamp;autres pierrespré-cieufes, comme aulli les pei'les qui ne font pas rondes. Lecaratpefe quatrcnbsp;grains; il fe divife en demi,tiers , quart, huitiéme amp; feiziéme de carat.

Ön fe fert auffi du mot de carat pour marquer Ie titre de for. Le carat ^’or fin eft la 24“quot; partie d’une once de pur or,lequel eft fi mol,qu’onnbsp;tic peut Ic metre en oeuvre. L’or a 2 2 carats eft le titre des orfévres de Paris,nbsp;c’eft-a-iiire, qu’il y a 22 parties d’or fin amp; 2 parties decuivre, afin qucnbsp;par eet alliage for foit plus ferme amp; fe puilTe mieux travailler.

Les orfévres fe fervent du mot de denier pour fpecifier le titre amp; k bonté de fargent ; le mare d'argent fin eft a douze deniers ; fargent au.nbsp;titre de Paris eft a onze deniers douze grains , en comprenant les deuxnbsp;grains de remede qu’on accorde pour faire recevoir fargent, comme s’ilnbsp;ttoit au titre, étant très-difficile de faire falliage bien jufte, a caufe desnbsp;difterens degrez du feu.

Conjlridiion de tèquerre Jixe,

Et inftrument eft nommé équerre fixe, c’eft-a-dire , qui ne fe plie Eïg.t., point. Toute fa juftefte confifte en ce qu'elle foit bien drelTée , amp;nbsp;qu’elle falTe angle droit en dedans amp; en dehors , amp; pour eet effetilfautnbsp;que 1’interieur de chaque branche (bit parallele a f exterieur, quand f inftrument eft jufte en dehors.

De l’équerre fliante.

CEtte équerre fe plie dans fangle par le moyen d'un clou rond ajufté rig. w.

dans une branche qui fert ^ faire mouvoir une piece mince de laiton qui fert comme de charniere, amp; oü eft attachée f autre branche avec quatrcnbsp;petits clous, laquelle étant ouverte a angles droits, s’appuie par un de fesnbsp;bouts fur fépaiffeur de Ia plus grande branche, amp; forme f équerre. L’onnbsp;tnarque ordinairement les pouces amp; les lignes fur ces fortes d'équerres.

Leur principal ufage eft pour tracer des lignes perpendiculaires , amp; con-noitre fi une chofe eft bien a angle droit.

Conjïruciion du ped a niveau.

CEt inftrument fe nommepied a niveau ; il eftcompoféde deux bran- rig.

ches de cuivre ou autre matiere d’environ fix lignes de largeur , dont * üne tourne autour de la tête de f autre, amp; eft attachée par un clou rondnbsp;lt;^ans fon centre. Elles font fendues tout le long en dedans jufqu’a lamoitiénbsp;fie leur largeur, pour y placer une languette op petite lame de laiton ,nbsp;quand f inftrument eft fermé. Cette languette eft attachée a une des branches par un petit clou , pour la faire mouvoir , amp; quand elle eft placéenbsp;dans 1 autre branche oü il y a une petite goupille qui la retient, le piednbsp;demeure ouvert a angle droit, tel que la figure le montre. On ajufte a ia

K ij

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^6 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRtTjCTïON ET tJSAGES

tête une petite plaque de Ijdton quarrée, afin que rinftrumentfet'^'e d’é-querre , on perce ui\ petfif^trou au bas de Tangle de la petite plaque, pour y palTer une foie fine avec fon plomb, laquelle tombantfur une ligne perpendiculaire tracée au milieu de la languette fert de niveau. On coupe lesnbsp;angles interieurs des branches, afin que Tinftrument fe puiffe mieux appuyernbsp;fur Ie plan que Ton veut niveler.

Nous ne nous arrêterons pas davantage a fa conftruélion, la figure la faifant aflez connoitre : Nousdironsfeulement qu’il fert d’équerreamp; de niveau denbsp;la manicredont il eft placé, de pied de roi amp; de regiequandileftouvercnbsp;tout-a-fait.

Duped de roi dr des differentes mefures.

ri$. p. T A conftruéiion du pied de roi pour Ie corps ne difFere guere de celle i ,du compas de proportion dont nous avons ci-devant parlé» CJ^ind onnbsp;n’y veut marquer fimplement que Ie pied de Paris, chaque branche n’anbsp;qu’environ cinq lignes de largeur ; mais quand ony veutmettrelesmefu-res étrangeres , on les fait plus larges. Nous allom donner Ie rapport danbsp;pied de Paris avec les principales mefures étrangeres de TEurope.

Le point eft la douziéme partie de TépailTeur d'un moyen grain d’orge t la ligne eft longue de i i points ou de Tépaifiêur d’ün grain d’orge, le poucenbsp;contient i z. lignes, amp; le pied i z pouces.

Le pied de roi oude Paris eft de 12 pouces, de ceux dont on vient de parlerjmaisonledivifequelquefois en 720, ou en 1440 parties égales^nbsp;pour mieux expriraer fon rapport avec les mefures étrangeres.

Le pied de Lion amp; de Grenoble contient i 2 pouces 7 lignes..

Le pied de Dijon ne contient que 11 pouces 7 lignes.

Celui de Befan5on 11 pouces 5 lignes.

Celui de Macon 12 pouces 4 lignes.

Le pied de Rouen eft égal a celui de Paris.

Le pied de Sedan a i 2 pouces 5 lignes.

Le pied de Lorraine aio pouces ^ lignes.

Celui de Bruxelles a pareillemcnt i o pouces 9 lignes.

Le pied d’Amfterdam i o pouces 5 lignes.

Le pied du Rhin, qui eft fort en ulage dans les pays du Nord, a lu pouces 7 lignes.

Celui de Londres.ri pouces ^ lignes.

Celui de Dantzic i o pouces 7 lignes..

Celui de Suede i 2 pouces i ligne.

Celui de Daneraarc i o pouces p lignes.

Le pied Remain i o pouces i o lignes.

Le pied de Boulogne 14 pouces i ligne.

Celui de Venife ii pouces 11 lignes.

Celui de Milan eft de deux fortes, legrand a i pied i o-pouces, Ie petic 3 pied 2 pouces 8 lignes.

Celui de Turin a i pied 6 pouces 11 lignes.

Celui de Savoie n’a que 10 pouces.

Celui de Genève 18 pouces.

Celui de Vienne a 11 pouces 8 lignes.

Celui de. Conftantinople contient 2 pieds 2 pouces 2 fignes.

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BE DIFEERENS INSTRUMENS. Liv.III.Chap.IL 77 Mquot; Huyghens dans fon Livre de Thorloge a pendule ^ nous a donnénbsp;1’idée d'un pied nouveau qu’il appelle , pied horaire, amp; qu’on pouroit nom-pied univerfel^ paree que fa mefure étant certaine amp; invariable, tousnbsp;ies autres deviendroient également invariables amp; certains, dès qu’on con-I’oitroit leur raport avec ce pied horaire, qui nquot;eft autre que le tiers delanbsp;longueur du pendule d’une horloge qui marque les feeondes a chaque vibration i amp; dont le raport par exemple, au pied de Paris ,eft de88i aSö^;

qui rend le pied de Paris immortel enquelqueforte,amp; immuablepour 1® pofterite. Suivant ce même rapport, il eft aifé de voir que ce pied horairenbsp;doit être a tres peu prës de 1 2 pouces amp; 2 lignes trois quarts de celui de Paris,nbsp;^lalongeurentieredu pendule dquot;un horloge a feeondes de 5 pieds 8 lignesnbsp;trois 5 pour battre les feeondes de mouvement du terns moyen.

N^ous atlons encore donnet quel^ues autres mefures par rapport au pied.

La palme Romaine è 8 pouces 2 lignes; celle de Genes a 9 pouces i lignej Celle de Naples a 9 pouces 9 lignes, amp; celle de Portugal 8 pouces 2 li-§nes. Le pan qui fert de mefure en plufieurs autres Villes d’ltalie, contient 8-® 9 pouces de longueur.

L'aunede Paris eft de 5 pieds 8 pouces. L'aune de Provence, dcMontpel-ber amp; d’Avignon contient une aune 2 tiers de celle de Paris. L’aune de f landres amp; d’Allemagne ne contient que 7 döuziémes de celle de Paris. II ynbsp;^ plufieurs livres qui ne donnenta faune de Paris que 5 pieds 7 pouces 8nbsp;bgnes; mais ilsfe trompent, fa veritable mefure établie dans routes les juriftnbsp;dictions eft de 3 pieds 8 pouces; il eft bien vrai que fuivant un ancien-dfage faune des drapiers nquot;eft que de 5 pieds 7 pouces 9 lignes, mais e’eftnbsp;pour mefurer les draps feulement amp; non autre chofe,

I.a bralfe de Milan pour les étofes de foie, eft d’un pied 7 pouces bgnesamp; demie; celle pour les draps amp; autres étofes de laine eft de rpieds-* t lignes amp; dcmic.

t-a bralfe de Florence eft d^’un pied 9 pouces 6 lignes»

Le ras de Pieraont 8c de Luque eft de 2 2 pouces.

La verge de Seville eft de 3.0 pouces 11 lignes.

La verge d’Angleterre eft de 33 pouces 11 lignes»

La barre de Caftille eft de 31 pouces 3 lignes..

Celle de Valence eft de 3 3 pouces 7 lignes;

La varre de Madrid 8c celle de Portugal font de 3 pieds 9 lignes»

La varre d’Efpagne en general eft de 5 pieds 5 pouces 6 lignes.

La canne de Touloufe eft de même longueur.

La canne de Rome contient 6 pieds r i pouces 7 lignes.

~a canne de Naples 6 pieds i o pouces 2 lignes.

^0 pic de Conftantinople 2 pieds 2 pouces 2 lignes.-

gcufe des Indes 8c celle de Perfe 2 pieds i o pouces i r lignes»

GonjlruUion des regies par alleles.

CEs inftrumens fe font ordinairement de cuivre ou de bois dm?, comras^^ ébene 8c boisde la Chine, depuis 6 pouces jufqda to de long fur umnbsp;jQUee de large, 8c environ 2 lignes d’épaiffeur. Il faut fur tout que kfdites-

R iij:

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78 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

regies foient bien drefiees en tout fens, amp; bien pai alieles, c’eft-a-dire, tres-égalemeat larges depuis un bout juiqu’a Tautre; car c’eft en partie d’ou dé-pend la jufteamp; de cet inftrument.

aliens donner la definition de deux differentes fortes de regies far alleles egalement jujles.

tig. R.’ y Es deux regies du premier de ces deux inftrumens font jointes enfemble I , par deux petites lames de laiton d’environ 135 pouces amp; demi denbsp;long, amp; de fix lignes de largeur, limees amp; fagonees a peu prés comme lanbsp;figure le marque;elles font percées par les deux bouts bien egalement, amp;nbsp;pour cet eftet il eft a propos de les percer Tune fur 1'autre ; il faut tournernbsp;qaatre clous a tête qui rempliflent exactement fts trous defdites lames,nbsp;puis on trace une ligneau milieu de la largeur des regies, amp; on les partagenbsp;en deux egalement, enfuite on divife une des moiiiez de chaque regie ennbsp;trois, amp; ala premiere mefure, en comptant du milieu, on perce un trouanbsp;chaque regie dans la ligne droite qui partage leur largeur, pour y placernbsp;une lame avec fon clou. Enfuite les regies étant bien jointes enfemble, ilnbsp;faut tracer avec la pointe d^’unc éguille un trait autour des petites lames,nbsp;toujours fur la ligne du milieu , amp; percer exadement les trous au milieunbsp;de ces traits; mais pour bien faire il n'en faut percer qu'un, amp; y mettre fonnbsp;clou , pour voir fi le trait de fautre regie eft toujours vis ^-vis du trou de lanbsp;lame; car c’eft ce quatriéme trou qui donne toute la precifion a rmftrument,nbsp;amp; 1’ayant percé amp; mis le clou , on pourra verifier s’il eft bien jufte en 1’ou-vrant a droit amp; a gauche; car fi les regies font bien percées elles fe join-dront auffi-bien d’un cóté que de I’autre. Il faut avoir foin de river lesnbsp;clous doucement afin de ne rien forcer ni étendre.

ConjlruBion dlune autre forte de regie far allele.

fig. Q. T Es regies qui compofent cet inftrument doiventetrepareillementdroites I égales d’épaiffeur ; les deux grandes font attachées par deux autresnbsp;un peu pluscourtes, percées jufte d’une même longueur par les deux boutsnbsp;amp; par le milieu, amp; ajuftées demanierequ’elles fontuneefpecedezig-zag,nbsp;qut en s’écartant amp; fe rapprochant font aufli écarter amp; rapprocher les autres regies parallelement , amp;cepar le moyen des trous qui font percezaunnbsp;des bouts de chaque regie amp; attachez aux regies a zig-zag avec des clous inbsp;tête tournez. Les autres bouts des grandes regies font fendus a bifeaux par-delfous environ au quart de leur longueur , pour faire couler les boutsnbsp;des petites regies par le moyen des clous a chanfrain qui rempliflent lesnbsp;bifeaux, amp; que fon rive auffi pardeflbus. Enfin on met un bouton tourné denbsp;cuivre au milieu de chaque regie de ces deux inftrumens pour les maniernbsp;plus aifément, le tout comme il eft aifé de voir par leurs figures.

Leur principal ufage eft pour tracer des lignes paralleles, en les ouvrant OU les fermant. Elles font fort commodes pour les deflins d’Architecturenbsp;amp; de Fortification, ou il y a beaucoup de lignes paralleles a tracer 1’une con-ire l’autre.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;»

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©E DIFFERENS ÏNSTRÜMENS. LIv.III. Chap.II. 75

Conjlru^ion du fedometre.

CEt inftrument fe nomme pedometre ou corppte-pas; toutes les pieces tig. Sv de eet inftrument font reunies enfemble dans une boete ^ peu presnbsp;ftmblable a celle d’une montre ; fa grandeur eft environ de 2 pouces denbsp;diametre, amp; de 6 a 8 lignes d’épaifleur. Nous allons donner la conftrueftionnbsp;toutes les pieces en particulier.

La plaque marquee T fe place dans Ie fond de Ia boete. Sur cette plaque font attachés plufieurs pieces, commeonles voit difpofées en la figure. Lanbsp;piece marquee i eft un petit pied-de-biche d’acier avec fes deux relTorts;

eft retenu par un tenon rond qui entre dans un trou, de maniere qu^’en t'rant la petite lame, qui déborde laditeplaque, amp; qui eftattachéepar unnbsp;^out au pied-de-biche, on lui fait faire un mouvement de bafcule qui faitnbsp;Mourner une étoile d’acicraö pointes marquee 2, elle porte un pignon de ^nbsp;dents auffi d’acier de Ia raême hauteur des 2 roues dont nous allons parler.

Le telfort d’acier marqué 4, eft fait pour empêcher que f étoile ne recule, amp;

'leiui marqué 5 , eft pour faire relever le bout du pied-de-biche, quand il a f^it avancer 1’étoile d’une pointe.

La plaque marqué V, eft la même que celle marquée T, fi ce n’cft qu’elle ^ft recouverte de deux roues d’une même grandeur , amp; placées 1’une furnbsp;1 autre; celle de deffous a 101 dents, amp; celle dedelTus n’en a que 100;nbsp;elles font toutes deux engrenées par le pignon qui eft fur 1’étoile; en fortenbsp;lt;iue par une efpece de dcclic ou de détente qui fait tournet 1’étoile amp; fonnbsp;pignon, quand la premiere roue a fait fon tour, amp;parcouru 100 partiesnbsp;3vec fon éguille fur le plus grand cadran de la figure S, la roue qui a unenbsp;dent de plus recule d’un point, amp; fait avancer Teguille du milieu fur lenbsp;petit cadran aufli divifé en 100 parties, laquellen’acheve un de fes toursnbsp;^Ue lorfque l’éguille du grand cadran en a fait 100 des fiens, qui font autantnbsp;de pas, amp; par confequent l’éguille du petit cadran n’a fait un tour entiernbsp;^u’au bout de 10000 pas.

II y a 3 tenons percez amp;attachez è Ia plaque de delfous, pour la faire *cnir avec des goupilles a la plaque de deffus, fur laquelle font pofez lesnbsp;cadrans de la figures.

Toute la machine eft renfermée dans fa boete, recouverte d’un criftal,

^ d’un cóté il y a deux anneaux poury pafler un ruban afin d’attacher eet inftrument a la ceinture; amp; è l’autre extremité de la boete il y a une ou-quot;verture par ou paffe la petite lame d’acier pour y recevoir un cordon quinbsp;* attache a la jarretiere.

L’ufage de eet inftrument eft qu’étant ainfi attaché , a chaque tenfion genou que 1’on fait pour avancer un pas, le cordon tire la lame d’acier,

^ cette lame fait mouvoir Ie pied-dc-biche, amp; par le même moyen 1’étoile *vec le pignon , en même-tems les roues font avancer l’éguille du grandnbsp;cadran d’une divifion. A 1’inflexion du genou le rc-ffort fe replace , amp; fenbsp;'irc de nouveau par une autre tenfion, amp; lorfque l’ona prisunemefure,nbsp;qu’on a fait bien ftu chemin, on regarde fur fon cadran , amp; l’on écritnbsp;quantité de pas qu’on a trouvez. Les pas font a peu prés de deux pieds, Scnbsp;eft de s’accoutumer en marchant de les faire juftes de cette mefure.

Oitand le terrain n’eft pas de niveau, les pas ne font pas égaux j car en deC-

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8o nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

Cendant ils s’allongent, amp; en montant ils fe racourciflent j ü faut y avoir ,

égard, amp; les reformer par l’experience.

On faitauffi de ces fortes d’inftrumens qu’on ajufte ï une rouedonton connoït la circonference, qui eft par exemple, d’une toife, amp; quand laditenbsp;roue arrive a un certain point oü il y a un tenon qui tire une branche de fer,nbsp;le pied-de-biche fe détend ; amp; par ce moyen fait avancer les roues, qui fontnbsp;en meme-tems avancer feguille d’une divifion , amp; par la on connoit com-bien on a parcouru de toifes.

On ajufte aufli le compte-pas auderriere d’un carrofTe, de telle maniere que quand la grande roue du carrolfe eft parvenue a un point, elle fait dé-tendre le cliquet amp; fait avancer 1’éguille d’une divifion ; en connoilTant lanbsp;circonference de ladite roue, on fait combien on a fait de chemin.

Conjlruci^ion de U pUte-forme , pour divifer fendre les roues amp;

pignons des horloges.

L’Inftrument marqué A de la planche dixieme, eft nomme plate-forme des horlogeurs; il fert a divifer Sc fendre ou faire les dents des rouesnbsp;amp; les pignons des pendules amp; montres de poches. Cette machine eft très-commode, amp; abrege beaucoup le terns aux horlogeurs, pour fendre faci-lement les dents des roues, Seles divifer bien exaóteatent. La plaque A, eftnbsp;faite de laiton bien dreffée de 7 a 8 pouces de diametre, Sc d’une ligne d’é-paiffeur; on y trace plufieurs cercles concentriques qu’on divife en diffe-rens nombres pairs ou impairs, dont les plus grand font toujours les plusnbsp;pres du bord.

Si, par exemple, on veut divifer un de ces cercles en i 2 o parties égales, on les divife premierement en deux, dont chaque moitie en contient 60, quenbsp;Ton fubdivife encore en deux, dont chaque partie contient 3 o , que Tonnbsp;fubdivife encore en deux, Sc chaque partie fera de 15, lefquelles étant divi-fees en trois, feront 5 , enfin chacune de ces dernieres parties en 5 , Sc parnbsp;ce moyen tout le cercle fe trouvera divife en i 20 parties.

Mais fi 1’on veut divifer un de ces ccrclcs en nombre impair, comme par exemple en 81 parties égales , il faut d’abord le divifer en trois, dontnbsp;chacune fera de 27, lefquelles étant fubdivifées en trois , chaque partienbsp;fera de 9 , Sc chacune de ces nouvelles parties en trois, Sc puis encore ennbsp;trois, Sc paree moyen le cercle fetrouveradivifé enSi parties égales.

Ainfi de tout autre nombre en cherchant leurs parties aliquotes les plus convenables aux divifions que Ton fe propofe de faire.

Les cercles de cette plate-forme étant divifez, on fait avec une pointe d’a-cier bien fine, de petits points a chaque divifion.

Quand on veut divifer fimplement une roue d’horloge, pour la fendre J la main, on place le trou qui eft a fon centre a 1’arbre qui fait le centrenbsp;de la plate forme , Sc 1’ayant arrêté fixement , on trace avec une regie Ïnbsp;centre d’acier mince, que 1’on fait tourner de divifion en divifion d’une deSnbsp;circonferences convenables au nombre des dents que 1’on veut avoir fur 1*nbsp;roue, Sc elle fe trouvera divifée.

Enfuite on refend les dents avec une lime mince, laiflant a peu pres aU-tant de plein que devuide, Sc la roue fetrouve achevée.

Mais quand on veut fe fervir de cette machine pour fendre tout d’ua

• coup

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DE DIFFERENS IN STRUM EN S. Liv. III. Chap. ïl. 8i CCUp les roues d'horloge, elle eft compoféede la maniere que nousallonsnbsp;cxpliquer.

La figure premiere reprefcnte Ie plan de Ia machine toute montée Sc prête rig-a s’en fervir. La piece marquee I,eil; Ie touretqui porte une roued’acier de l’épaifleur du vuide que 1’on veut laiffer entre les dents, elle eft tailléenbsp;en Urne par Ie bord, amp; eft montéefur unarbre quarré fur lequel il y aunenbsp;petite bobineou poulie afin de Ia faire tourner entre deux pointes d’acier.nbsp;L'endroit marqué z , eft Ie porte-touret, il a un mouvement aux deuxex-ttemitez comme Ia tête d’un compas, afin d'élever ou baifler la roue a lime.

La figure z , reprefente Ie touret de face ; a 1’endroit marqué I, eft la roue taillée en lime montée fur fon arbre avec la bobine entre les deux pointes qui fontarrêtées ferme par les deux vis a tête marquées 7. ATendroitnbsp;marqué z , eft Ie mouvement pour placer Ie touret vis-a-vis de la roue qu’onnbsp;Veut fendre. Les vis marquées font pour anêter Ie touret qu’on fait entrernbsp;dansla piece de fer marquée 3 qui eft une efpece de regie, par ie trou quarrénbsp;Ou aboutilTent lefdites vis. Ladite regie eft double, c’eft-a-dire, qu’il y en anbsp;One delTus la plate-forme, amp; f autre deftbus. Elies font d’une épaiffeur conve-oable, amp; fe tiennent enfemble par les deux bouts avec deux fortes vis, lailfantnbsp;On vuide entre deux fuffifant pour contenir la plate-forme, amp;y faire coulernbsp;m touret, amp; Ie reflbrt qui porte la pointe dont nous parlerons ci-après.

La figure 3 , reprefente Ie profil de toute la machine montée. La piece marquée I, eft Ie touret placé proche la roue qu’on veut fendre marquéenbsp;^ j ladite roue eft pofée au centre, amp; arrêtée par des vis a 1 arbre qui traverfenbsp;la machine. La piece marquée 3 , eft la regie defer fur laquelle coulent Ienbsp;touret marqué z , amp; Ie reffort qui porte la pointe marquée q.. La piece quinbsp;eft au-delTous marquée 5 , eft une queue de fer, pour tenir ferme toute Unbsp;machine dans un étaujquand on s’en veut fervir.

La figure q., eft une pointe d’acier bien fine amp;bientrempée qui entre a vis au bout d’une efpece de reffort qui a un mouvement circulaire pour placernbsp;la pointe dans tous les points de divilion qui font fur la plate-forme; ilynbsp;a une autre piece qui fe rejoint fur Ie reffort afin d’appuyer par une vis lanbsp;pointe amp; 1’empêcher de fortir de chaque divifion ou elle eft pofée,

L’endroit marqué 3 , eft 1’ouverture par oii ladite piece coule Ie Iqpg de la regie de fer, amp; qu’on arrête ou 1’on veut , par Ie moyen de la vis quinbsp;au bout.

Enfin la figure 5 , eft l’arbre qui fe met au centre de la machine, amp; fur ftquel on pofc les roues qu’on veut fendre en les arrêtant ferme par Ie moyennbsp;des écrous qui font deffus amp; deffous. On a pour 1’ordinaire plufieurs arbres Fig. A.nbsp;de differente groffeur a proportion des ouvertures des centres des rouesnbsp;qu on veut fendre.

L ufage de cette machine eft facile; il n’y a qu’a faire tenir ferme les roues ^ Centre a 1’endroit marqué 6 , puis ajufter Ie reffort marqué4, dont lanbsp;pmtedoit être placéebien jufte fur la divifion qui eftautour de la circon-erence qui contient pareil norabre a celui des dents qu’on veut faire. Onnbsp;^pproche enfuite Ie touret avec fa roue a refendre par Ie moyen de la grandenbsp;^'¦rctée par un collet taraudé,amp; qui eft attaché au bout de lanbsp;ta^I'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ I'^'^droit marqué 5. L’autre boutde la vis qui doit être en-

amp; non taraudé, entre dans un trou rond qui eft aubasdu touret, amp; reteparune goupiUe, en forte qu’en tournant la vis on fait avancer oi*

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8z nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES ^

reculer Ie touret tant amp; fi peu qu’on veut. Ayant ainfi placé Ie tourct,ii tt’y a qu’^ faire toiirner la roue a refendreq.ou 5 tours parlemoyend’unnbsp;archet dont la corde eft paffee autour de la petite poulie , alors la dentferanbsp;fendue d^un cóté,amp; ayant fait faire Ie tour de la circonference a la machinenbsp;en pla§ant toujours bien jufte la pointe du reffort dans chaque point denbsp;divifion, amp; donnant toujours a chaque point 4 ou 5 coups d^archet, la rouenbsp;fe trouvera fendue, amp; les dents bien faites; les pignons fe fendent de même.nbsp;On fait a prefentde ces machines avec lefquelles au lieu de fe fervir d’unnbsp;archet, on met une manivelle au bout de farbre qui porte Ia roue a lime;nbsp;eek a plus de force.

II eft a remarquer que fon adesroues a refendre de differente épaiffeur conformément au vuide que fon veut faire a chaque dent. Ala fin de eetnbsp;Ouvrage je donnerai Ja conftruélion d’une Pendule a fecondes , ou 1 onnbsp;verra futilité de cette machine, qu’on perfcefionne tousles jours.

ConJlruBion des ar mures des pierres d‘ dmm, comme aujjt de la manier e de

tailler lefdites perres pur les armer ¦, 0quot; experiences Jur l aiman^ét c-

X. y Es figures B amp; C , reprefentent deux pierres d’aiman armées; la pre--pUmhe. I ,miere en forme de parallelipipede, amp; la feconde en forme de fphere; nousaJlons expliquer la maniere de les bien armer, après avoir parlé desnbsp;vertus amp; proprietez de cette pierre.

L’aiman eft une pierre trés-dure amp; très-pefante, qui ie trouve dans les minicresdefer, amp; eft a peu prés de la même couleur, c’cft pourquoi onnbsp;la met au rang des mineraux ; elle a des proprietez merveilleufes, dont f unenbsp;eft d’attirer Ie fer , amp; fautre de fe dinger vers les poles du monde. Lanbsp;communication de fa vertu, eft cequi la fait confiderer par tout Ic mondenbsp;pour les grands avantages qu^on en re^oit, foit par 1’ufage de la bouffolenbsp;dans les voyages de long cours, foit par les autres utilitez qu’on en retirenbsp;dans les fciences.

L’aiman attire Ie fer, amp; réciproquement Ie fer attire l’aiman, amp; même a travers des corps qui leur font interpofez. Cette pierre communique auflinbsp;au fer la faculté cl’en attirer un autre : car par exemple, un anneau de fer quinbsp;a été touché d’une bonne pierre d’aiman , cnleve un autre anneau par unnbsp;fimple attouchement, amp; ce fecond un troifiéme, amp; ainfi de fuite, amp; fontnbsp;comme une efpece de chaine; mais il faut que Ie premier anneau foit plusnbsp;fort que Ie fecond , amp; Ie fecond plus que Ie troifiéme.

On voit auffi que la lame d’un couteau qui a été touchée d’un aiman enieve des éguillcs,amp; despetitsmorceaux de fer. Si 1’on met piuiieurs éguilles knbsp;coudre fur une table les unes prés des autres, amp; qu’on approche un aimannbsp;de la premiere, cette premiere ayant acquis la vertu magnetique attireraknbsp;fuivante, amp; celle-ci une autre, amp; routes paroïtront comme attachées lesnbsp;unes aux autres.

Le fer attire réciproquement l’aiman, lorfque cette pierre fe peut mou-voir librement; car ayaat mis une pierre d’aiman dans une efpece de petit bateau leger qui puiffe flotter fur 1’eau d’un baflin , fi on lui prefente un mor-ceau de fer a une diftance convenable, on verra que ce petit bateau fendranbsp;1’eau par la vertu de l’aiman qui veut fe joindre au fer.

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DE DIFFERENS INSTRÜMENS. Liv.III. Chap.II. 85

Pour éviter Tembarras de fe fervir de Teau amp; des petites bateaux, pritici-palenaent en hiver;on adepuis peu inventé une efpece de balance magnetic Slue quiconfifte en une piece de laitonoud’argentcontournée enmanierenbsp;d’anfe de petit feau; au milieu de cette anfe il y a une piece en baluftrenbsp;qui fe termine en pointe,amp; on la pofe fur unpetit enfoncemcnt qui eftnbsp;3u bout d’un morceau de fil de laiton ou d’argent, amp; qui eft attaché a unnbsp;petit pied d’eftal,qui fert a porter toute la machine, en forte qu'elle puilTenbsp;fe mouvoir en tous fens. Aux deux extreraitez de 1’anfe font deux petitsnbsp;baffins, dans 1’un defquels on met un aiman, amp; dans fautre un boule de fernbsp;ftui falfe équilibre avec 1’aiman. On peut faire avec cette petite machinenbsp;les mêmes experiences qu’avec les petits bateaux ; car étant polée fur Ienbsp;pivot, clle tourne très-facilement; en forte que préfentant Ie pole borealnbsp;d’un aiman au pole boreal de faiman placé dans Ie baflin , eet aiman fuiranbsp;avec beaucoup de viteife celui qu’on lui préfente , amp;c préfentant Ie polenbsp;boreal de faiman qu’on tient a la main au pole auftral de celui qui eft dansnbsp;Ie baflin , eet aiman s’approchera auffi-tót amp; s’arrêtera dans f inftant ; onnbsp;fait aufli avec cette balance les mêmes chofes paries boules d’acier qu’avecnbsp;les bateaux.

A f égard de la proprieté de faiman, qui eftlt;de fc diriger vers les poles du monde, on la reconnoit par fexperience fuivante; quand on laifle Hotter un morceau de liege avec une pierre d’aiman fur une eau dormante,nbsp;fans qir’il y ait de fer ou autre chofe qui f empêche de fc mouvoir libre-tïient amp; de prendre fa fituation naturelle, onremarque qu’elle fe difpofenbsp;toujours d’une même fagon a f égard du midi amp; du feptentrion, de fortenbsp;qu’un endroit de cette pierre regarde toujours Ie feptentrion, amp; fbnop-pofé Ie midi.

On doit remarquer que faiman ne fe dirige pas droit au pole du monde, a caufe de fa déclinaifon, qui eft a prefent de plus de 1 5 degrez i 5 mi-uutes nord-oueft , en forte que Ie pole boreal de faiman fe dirige a plusnbsp;d e t 5 degrez prés de celui du monde , amp; fon oppofé également, ce quinbsp;a fait appeller poles de faiman ces deux endroits qui regardent les deuxnbsp;poles magnetiques du monde,amp; axeprincipal de faiman, la ligne droitenbsp;qui s’étend d’un pole a fautre. C’eft autour de eet axe que fe manifeftcnbsp;la plus grande force de faiman, amp; c’eft aux deux poles que fa verfu fe com-tiiunique davantage. On a auffi imagine un équateur, qui eft un eerde au-tour de la furface de faiman également diftant des poles , amp; même desnbsp;tueridiens, palfant par fes deux poles principaux, amp; on a nommé cela fphercnbsp;ttiagnetique, par Ie rapport de toutes les propriétez que faiman a avec Ienbsp;globe de la terre , que fon peut auffi confiderer comme un veritable aimannbsp;par toutes les experiences qu’on en fait.

Pour trouver les poles principaux d’un aiman il faut pofer fur une carte la pierre, en forte que fon axe principal fe trouve dans Ie plan de cette carte ;nbsp;puis femer de la limaillc de fer ou d’acier en la tamifant; enfuite dequoinbsp;on frape doucement avec un petit baton, afin que mettant en mouvementnbsp;cette limaille la matiere magnetique lui fade prendre un arrangement conforme au chemin que tient cette matiere pourpaffer d'un pore boreal dansnbsp;Un autre pore auftral, amp; on s’apercevra que cette limaillc fera rangée ennbsp;V forme de plufieurs demi-circonferences dontles extremitezoppoféesmar-queront les poles de faiman. Fig. A B.

L ij

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S4 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

Ces operations font croirc qu’il y a une matiere magnetique qui entr® par un des poles de la terre, amp; qu’eile fort par un autre pole en decrivantnbsp;une ligne courbe pour aller rentrer par le même pole ob elle étoit déjanbsp;entrée, Cette matiere étant ainfimue continuellement, entredans les corpsnbsp;qu’elle trouve dans fon pajGTage , qui font propres a la recevoir. Les pore?nbsp;des pierres d’aiman, amp; ceuxdc I’acier amp; du fer font plus proportionnez a lanbsp;grolTeur amp; a la figure des petites parties de matiere magnetique que lesnbsp;pores des autres corps. Une partiede ettte matiere magnetique en circu-lant au tour de la terre , entre done dans les pierres d’aiman dans le ternsnbsp;de leur formation dans les entrailles de la terre, par 1’un des deux endroitsnbsp;qui fe tourne vers les poles de la terre, amp; fort par I’autre, amp; il s’en formenbsp;vin tourbillon autour des pierres d’aiman de même qu’autour de la terre.

On peut encore connoitre les poles d’unaiman en le plongeant dans de la limaille de fer ou d’acier,ou pour le mieux dans de petits bouts defilnbsp;d’acierqu’on a coupé; car pour lors ils feront plufieursdifferentes configurations autour de la pierre ; il y en aura qui feront tout-a-fait couchez,nbsp;d’autres a demi-courbez, amp; enfin d’autres tout droits; amp; ces endroits de lanbsp;pierre ou ces petits bouts d’acier feront perpendiculaires, ou que la limaillenbsp;fera heriflee, feront immanquablement fes poles, amp; 1’endroit ou ils fe tien-nent couchez marque fon équateur.

Connoifiant ainfi les poles de I’aiman on determinera leurs noms en Ic faifant flotter fur 1’eau fur un petit morceau de liege, ou le fufpendant avecnbsp;un fil, de telle forte que fon axe foit parallele a 1’horifon ; alors le polenbsp;de cette pierre qui fe tournera vers le nord du monde fera le fud de I’aiman , amp; le point oppofé fera le nord.

On connoitra aufli les poles d’un airaan avec une bouflble; car^refentant une éguille aimantée a une pierre d’aiman, le bout qui aura eté touchénbsp;tournera auffi-tot vers le pole de la pierre qui lui convient, ScTautre boutnbsp;de I’eguille tournera de même vers I’autre pole de la pierre.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,

Les poles de la pierre étant trouvez il eft neceffaire de la tailler, amp; lui don-ner une forme reguliere, en retranchant ce qui eft inutile, foit avec une feie amp; de la poudre d’émeri, ou bien furune meule de gagne-petit, lui confer-vant fon axe le plus long qu’il fera poffible ,amp; donnant a fes poles une figurenbsp;femblable; pour achever de la drclfer amp; adoucir, on la frotera fur une plaquenbsp;de fer unie, avec du grais ou du fable.

Pour faire un grand nombre d’experiences, il eft a propos de faire prendre a la pierre une figure la plus reguliere qu’il eft poffible ,laquelle figure fe détermine par rapport a celle de la mafte irreguliere qu’on veut travail-ler; la cubique, la parallelipjpede, I’ovale, amp; la ronde font les plus avan-tageufes; mais il faut préferer la parallelipipede amp; I’ovale, a caufe que I’axenbsp;principal de I’aiman en étant plus long I’effet en fera plus fenfibk. Si onnbsp;veut tailler une pierre en forme de fphere , il ne faut pas s’embarafTer denbsp;chercher d’abord fes poles ni fon axe ; il faudra feulement la dégroffir dansnbsp;un baffin de fer bien concave , fe fervant pour cela de poudre d’émeri,nbsp;puis achever de 1’arondir dans une matrice ou baffin de cuivre concave avecnbsp;du grais, amp; enfuite pour 1’adoucir on fe fervira de fable fin.

La figure fpherique d’un aiman eft fort avantageufe pour plufieurs experiences ; on trouve fes poles de la même maniere que nous avons dit ci-devant.

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DE DIFFERENS INSTRUMENS. Liv.IIÏ. Chap.II. 85

hiais auparavant que de fe donner la peine de couper amp; de tailler une pierre lt;l aiman il eft è propos de s’affurerde fa bonté, en voyant fi elle fe chargenbsp;hien de limaille de fer oudepetitsmorceauxd’acier , amp; fi elle n’a point denbsp;matiere étrangere qui traverfe fes pores, amp; qui empêche la matiere magneti-que de circuler amp; de paffer d’un pole a f autre.

La bonté d’un aimanconfifte en deux chofes eflentielles, qui font pre-ïnierement d’etre homogene, ayant un grand nombre de pores remplis de naatieremagnetiquequi les parcoure formant autour de lui un tourbilloanbsp;très-étendu, amp;’rempli d’un grand nombre de particules magnetiques. Ennbsp;fecond lieu, fa figure, comme nous avons dit , contribue beaucoup a fitnbsp;^rce, étant certain que de tous les aimans de pareille bonté , celui quinbsp;f^ra Ie mieux poli, qui aura fon axe Ie plus long, amp; dont les poles fe ren-contreront jufte aux deux extremitez, fera Ie plus vigoureux.

Deux aimans aufquels on prefente leurs poles de divers noms,s’approchenr, lieu que quand on leur prefente leurs poles de même nom ils fe fuient,nbsp;ctant fur 1’eau dans une petite gondole.

Si un aiman eft coupé en deux pieces parallelement a fon axe,lescótcz des pieces qui étoient enfemble avant la divifion fe fuient.

Si un aiman eft coupé en deux pieces, fuivant fon équateur, les cótez des pieces qui étoient enfemble avant la coupe , fe trouvent poles de diversnbsp;noms, amp; s’approchent.

Un aiman fort qui touche un foible 1’aitire par fon pole de même nom, amp;c.

Defcripion des armwtes.

L’Armure d’un aiman taillé en parallelipipede reélangle, eft compofce de deux morceaux d’acier ou de fer bien doux en forme d’équerre ; 1’aciernbsp;trempé eft plus proprequelefer, paree que fes pores font plusferrez amp;ennbsp;plus grande quantité. Il faut avoir grand foin que les armures embraflent Scnbsp;^ouchent bien juftement les poles, amp; les faire épaiffes, a proportion de lanbsp;“onté de 1’aiman : car fi a un foible aiman on y mettoit une forte armure , Fig. B;nbsp;^he ne feroit point d’effet, paree que la matiere magnetique n’auroit pasnbsp;®dez de force pour paffer a travers; de même fil’armured’une forte pierrenbsp;trop mince, elle ne pourroit pas contenir toute la matiere magnetiquenbsp;elle devroit contenir, amp; par confequentne feroit pastantd’effet.

Cela fe rcconnoit en éprouvant amp; limant peu a peu les armures, tant que 1 on voit que 1’effet s’augmente, amp; quand il n’augmente plus, c’eft une mar-^Ue-qu’elles font dans une jufte proportion, amp; qu’elles ont 1’épaiffeur con-'’enable. Après quoi il faut les adoucir en dedans, amp; les polir en dehors.

A 1’égard des têtes des armures elles doivent être plus épaiffes que Ie refte , oouvrir environ les deux tiers de la longueur de 1’axe.

Dn éprouvera de même 1’épaiffeur amp; la longueur qui conviendront Ie “^leuxUap ierre, en limant peu a peu.

11 faut lur tout avoir grand foin que les deux têtes foient d’égale épaiffeur,

^ que leurs bafes fe rencontrent bien jufte dans un même plan. Enfuite on ®jufteraune ceinture de laiton ou d’argent marquée 5 autour de Ja pierrenbsp;^Ui fervira a ferrer amp; maintenir les armures, par Ie moyen des deux visnbsp;Fparquées 1; pn mettra aufli au-deffus une platine de laiton, ou autre ma-*tere, qui portera Ie pendant amp; fon anneau; ladite platine maintiendra Ic

L iij

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8^ nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

haut des armures avec deux ecrous aux endroits marquez 6, On ajufte enfin im porte-poids avec fon crochet de même matiere. II eft compofenbsp;d'une lame d’acier de longueur, largeur amp; épaifleur convenable, amp; du cóténbsp;oil il doit toucher les bafes des tetes des armures , il faut quhl foit biennbsp;droit, bien adouci,amp; un peu arrondi par lesbords,afinquele contads'ennbsp;fafie mieux.

A regard de I’armure de I’aiman fpherique , elle eft compofee de deux coquilles d'acier qui fe tiennent par le haut avec une charniere aux endroitsnbsp;marquez 6, d’une ceinture a 1'endroit 5 , d'un anneau a l’endroit4, amp;nbsp;tig. c. d’un porte-poids I Tendroit 2. Il faut fur tout que les coquilles foientnbsp;bien fraifees en rond par dedans , amp; qu'elles joignent bien jufte la fuper-ficie; de maniere que chacune embrafle bien fes poles, amp; qu'elle couvrenbsp;une tres-grande partie de la convexité de la pierre. On connoit I’epaifleurnbsp;amp; la largeur qui convient a cette armiire par des epreuves femblables anbsp;celles dont nousavons parle ci-devant. Au refte les figures B amp; C fontafleznbsp;connoitre ce que nous venons de dire.

Cquot;eft une chofe merveilleufe que deux petits morceaux d’acier qui font Tarmure d’un aiman , femblent augmenter tellement fa force, qu’on a vu denbsp;bonnes pierres, lefquelles apres avoir été armées , enlevoient plus decentnbsp;cinquante fois plus qu’elles ne faifoient lorfqu’elles etoient nues.

Il y a des pierres paflablement bonnes , qui pefent nues environ trois onces, amp; n’enlevent qu’une demi-once de fer ; mais étant armées, ellesnbsp;levent plus de fept livres.

Pour conferver un aiman on le tient dans un lieu fee parmi de petits bouts de fil d’acier : car la limaille, qui eft toujours pleine de pouffiere,nbsp;le fait rouiller.

On le fufpend aufli quelquefois, afin qu’ayant la liberté de fe mouvoir, il fc dirige vers les poles du monde.

Dans cette fituation on lui met fon porte-poids avec le crochet, au-quel on attache la charge qu’il porte d’ordinaire,amp; de terns en terns on y ajoute quelque petit poids nouveau ; amp; ayant continué pendant quel-ques jours , on verra qu’il foutient beaucoup plus de poids qu’il ne fai-foit auparavant.

Nous allons rapporter plujieurs experiences que I’on fait ordinairement

avec la pierre d’aiman.

La premiere amp; la plus utile eft celled’aimanter les eguillesdesbouflbles.

Pour le faire adroitement, on coule doucement amp; on tire de loin 1’é-guille 5 ou 4 foisfur un des poles de I’aiman depuis fon milieu jufqu’a fon extremité ; mais il faut remarquer que le bout de 1’éguille d’une boulfolenbsp;qui a touché 3 un des poles de I’aiman, fe tourne vers I’endroitdumondenbsp;oppofé a celui qui regarde ce pole; e’eft pourquoi fi on veut que le boutnbsp;de 1’éguille fe dirige vers le nord , il faut le faire toucher au pole denbsp;I’aiman qui regarde le fud. Plus les éguilles font longues, moins elles ontnbsp;de vibration.

Cette merveilleufe direction de I’aiman amp; de 1’éguille aimantée vers les poles du monde , n’eft connue en Europe que depuis environ 200 ans , SCnbsp;les Pilotes en tirent la principale connoiflancedeleurs routes dans les gram

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DE DIFFERENS INSTRUMENS.Liv.III. Chap.II. 87 des navigations. Ce qui eft incommode, c’eft que 1’éguille aimantée ne fenbsp;dirige pas toujours exadlement vers les poles du monde, maisqu’elledé-cline rantót plus , tantót moins vers 1’orient ou vers Foccident, amp; quenbsp;fa déclinaifon n’eft pas méme égale par tout. H paroït que cette variationnbsp;plus fenfible dans les climats feptentrionaux que vers Féquateur , amp;nbsp;même cette variation n’eft pas égale dans un méme climat. La France amp; fesnbsp;environs répondent pour Ie climat 3 la mer Cafpienne; cependant la dé-elinaifon n’a pas été en France plus loin qu’a i 3 degrez amp; demi nord-oneft; amp; dans la mer Cafpienne elle a été jufqu’a 24. Depuisle commencement du fieclepaffé cette variation a toujours diminué a Paris, jufqu’ennbsp;1666, qu’on n’en trouvapoint a fObfervatoire; depuislequel terns la variation ayant pafte au nord-oueft, s’eft acrue petit a petit jufqu’a cettenbsp;^nnée qu’elle aététrouvée a l’Obfervaroire de i 3 degrez du même cóté.nbsp;II y a des auteurs qui attribuent ces changemens a des mines de fer ounbsp;d’aiman , quife forment de nouveau dans de certaines parties de la terre,nbsp;pendant qu’il s’en detruit en d’autres, ce qui détourne Ie cours de Ia matierenbsp;ttiagnetique qui pafte d’un pole a 1’autre de la terre, amp; dont la direétion denbsp;faiman ou de 1’éguille aimantée en eftaufli detournée.

Outre la déclinaifon de 1’éguille aimantée , on y remarque encore une inciinaifon , c’eft-a-dire, qu’une éguille de bouftbie étanten équilibrefurnbsp;fon pivot avant que d’etre aimantée, perd eet équilibre en 1’aimantant; amp;nbsp;Ic bout qui dans ce pays tourne au nord , panche vers la terre , commenbsp;elle étoit devenue plus pefante de ce cóté-la: c’eft ce qui fait qu’avantnbsp;ftue d’aimanter les éguiiles, onlaiftelecótéquidoitregarder Ie nord, plusnbsp;leger que celui qui doit regarder Ie fud. Cette inciinaifon augmente anbsp;ttiefure qu’on approche du pole, amp; diminue quand on approche de 1’équa-teui-; tellement que Ibus la ligne équinoxiale 1’éguille fe trouve en équilibre : quand on a palTé la ligne pour aller vers la partie méridionale dunbsp;®onde, pour lors l’autre bout de i’éguille, qui regarde Ie pole du fud ,nbsp;Commence a pancher vers la terre, tellement que les Pilotes font obligeznbsp;mettre un peu de cire tantót a un boüt de 1’éguille, tantót a l’autre, pournbsp;1^ mettre en équilibre. Plus 1’aiman fur lequel on touche les éguiiles, a denbsp;force, plus il les fait pancher.

On fait expres des éguiiles pour obferver cette inciinaifon. C’eft un ^¦'orceau d’acier fort uni, traverfé par Ie milieu a angles droits d’un fil denbsp;f'^iton qui fert a la foutenir fur deux petits pivots , a la maniere que Ienbsp;ficau d’une balance eft foutenu. Elle eft d’abord mife en équilibre; maisnbsp;^près qu’elle a été frotée d’un bon aiman , quand on la met dans Ie plannbsp;do méridien a Paris, Ie bout de 1’éguille qui regarde Ie nord , trebuche;nbsp;amp; quand elle eft arrêtée, elle incline a 1’horifon environ de 70 degrez.

Si on palTe une lame d’acier fur un des poles de 1’aiman armé de la même oianiere que nousavons dit des éguiiles de bouftbles, cette lame acquiertnbsp;Cftuninftantlavertumagnctique, amp;nelaperdquepeu a peu amp; après plu-fcurs mois, a moins qu’on ne la roette au feu; une lame d’acier étant pafteenbsp;for une bonne pierre, enleve julqu’a 12314 onces.

Les deux bouts de cette lame ainft aimantée deviennent poles de divers Ooms; 1’un boreal, favoir celui dont l’attouchement finit fur Ie pole au-Ilral de la pierre ;amp;auftral, li l’attouchement a été fait fur Ie pole borealnbsp;de la pierre; car ft cette lame eft aftez legere pouj: nager fur 1’eau, elle fe diri-, comme i’aiman, au nord amp; au fud.

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8S nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

Le bout de cette lame, par lequel Tattouchement afini, levebeaucoup plus de fer que Tautre bout; amp; fi Ton paffe une fcule fois cette lame a contrc-feus fur la pierre, elle nelevera plus, amp; aura perdu fa vertu. II en cftdcnbsp;même dffine éguille de bouflole, d’une lame de couteau,amp;c.

Deux lames aimantées fe fuient,amp;s’approchentcorameTalman.

Si une lame d’acier nage fur 1’eau, on la fera mouvoir comme on vou-dra, felon qu’on lui prelentera les poles d’un aiman, oud’une autrelamc airaantée.

Une éguille fine, enfilée amp; foutenue par un fil, fera voir ce qu’on nomme fympathie amp; antipathie : car cette éguille fera chaffce par un pole d’unnbsp;aiman, amp; attirée par 1’autre.

L’on fera tenir debout une éguille, fans qu’elle touche a 1’aiman , en forte qu’on pourra paffer cntre elle amp; 1’aiman une piece d’argent, ouautrcnbsp;matiere, pourvü que ce ne foit pas de fer.

Si autour d’un aiman rond, ou d’une autre figure, fufpendu par un fi!, on place circulairement plufieurs petites éguilles de bouffole aimantées,nbsp;fur leurs pivots,amp;qu’onfaffemouvoir 1’aiman en tout fens,onverra auflinbsp;mouvoir toutes ces éguilles d’une maniere agréable, en prenant differentesnbsp;fituations, amp; lorfque 1’aiman ceffera de fe mouvoir, ces éguilles cefferontnbsp;aufli, en obfervant chacune a part une difpofition conforme a la fa^on dontnbsp;on 1’aura aimantée.

Nous avons parlé de 1’arrangement de la limaille autour d’un aiman pofé fur un carton; il en fera a peu pres de même autour d’une lame d’aciernbsp;aimantée.

Si on feme de Ia limaille fur un carton, amp; qu’on paffe un aiman deffous, la limaille fe dreffera , puis fe couchera du cöté d’oü vient 1’aiman.

Si au lieu de limaille on met fur un carton un ou plufieurs bouts d’éguilles caffées, ils fe drefferont par un bout en prcfentantun des poles de 1’aiman ;nbsp;mais fi on prefente 1’autre pole, ils feront la culbute, puis fe redrefferontnbsp;fur 1’autre bout.

11 n’eft pas facile de feparer uné poufliere noire mêlee parmi du fable blanc; amp; le propofer a faire a une perfonne qui n’en auroit pas le fecret,nbsp;ce feroit demander 1’impoflible : cependant fi on mêle de la limaille defernbsp;avec du fablon d’Etampes, on les fepare facilement avec une pierre d’aimannbsp;OU une lame d’acier aimantée : car enfon^ant 1’un ou 1’autre dans ce mélange , on enleve a diverfes fois tout ce qu’il y a de fer parmi ce fable,nbsp;qui rcfte feul.

Un aiman enleve une pirouete qui tourne, amp; dont l’axe eft d’acier fi elle eftun peu péfante, elle tournera plus long-tems en 1’air qu’elle n’au-roit fait fur une table, oülefrotementfaitplutótceflerfonmouvement.Sinbsp;1’aiman a affez de force, la pirouete qui y tient peut en enlever une feconde gt;nbsp;amp; toutes les deux tourneront a contre-fens.

On peut encore faire une experience affez divertiffante, en mettant dans un baflin plat, ou il y a de 1’eau, de petits poiffons, ou des cignes d’émail,nbsp;qui font ordinairement enfilez d’un fil d’acier. On aura le plaifir de lesnbsp;voir nager amp; courir 5a amp; la en paffant fous le baflin une bonne pierrenbsp;d’aiman. On peut leur donner tel mouvement qu’on veut en promenantlanbsp;pierre de differentes fagons: car fi on la tourne en ferpentant, les poiffonsnbsp;ferpenteront j fi on leur prefente le pole de 1’aiman, ils plongeront comme

poiif

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DE DIFFERENS INSTRUMENS. LIv. til. Chap.II. 89 pour s’y joindre. On y peut auffi mettre de petits foldats d’émail , quenbsp;on pourra faire approcher ou écarter les uns des autres en forme de com-5 amp; cn leur prefentant 1 equateur de Taiman ils fe couchent amp; fem-Went tomber.

C eft une chofeafTezcurieufe^de voir une éguille a coudre enfilée, ou petite fleche attachée par un cheveu è fare d'un Cupidon, dexneurernbsp;^jpendue en fair a 8 ou i o lignes de diftance d'un bon aiman; amp;quoiqu'3-Ie bout d’une éguille on écarté un peu plus cette fleche a droit ou ènbsp;puche, elle fe rapproche auffi-tót, amp; par fon agitation elle femble vouloyrnbsp;‘^Joindre a cette pierre avec beaucoup de vitefle.

hlous laiflbns plufieurs autres experiences , paree qu’elles nous mene-*^oient trop loin, il s’en fait plus de cent differentes.Le principal eftd’a voir ün bon aflbrtiment d’aiman pour faire les plus belles amp; les plus curieufes.

Conjlruciion d'un aimm miJideL

CEt inftrument efl: compofé de plufieurs lames d’acier bien drefieesamp; fig- Bi.

bien unies , mifes les unes fur les autres. Pour Ie faire paflablement “oOjilenfaut du moins une vingtaine, fuivant la force de faiman qu'oanbsp;^ut faire, qui ayent environ dix pouces de longueur, un pouce de largeur,nbsp;p detni-ligne d’épaifleur: il feroit inutile de les faire plus épaifles, paree quenbsp;3 vertu magnetique ne fe communique pas plus avant dans f acier.

Ces lames étant aimantées avec une bonne pierre, on les place f une fur ^ autre, fuivant leurs plus larges furfaces, ayant leurs poles de même nomnbsp;^ournez du même cóté formant un parallelipipede reétangle. Ces lames fontnbsp;Pteffées par quatre étriers de laiton, amp; autant de petits coins de même mallere, marquez 5, amp; terminez par deux armures de fer, de longueur, largeurnbsp;^ épailTeur convenables. La bafe de leurs têtes a environ deux pouces de lar-S^ur.Ces armures font retenues par une ceinture de laiton,amp; ferrées avec desnbsp;marquees 2. II y a une plaque de laiton qui les couvre par deflus, anbsp;^^quelle eft attaché Ie pendant avec fon anneau, amp; au-deflbus efl fon porte-Poids marqué 5. II faut faire en forte que Ie delTus du porte-poids fafle unnbsp;^untaö; Ie plus parfait qu’il eft poffible avec les têtes des armures. Quandnbsp;^^aimans artificiels font bien faits, Sctouchezavec de bonnes pierres, ilsnbsp;^*^tautantde vertu que les bons aimans naturels, Sconpeuts'en fervir pournbsp;les mêraes experiences.

E fe fait auffi un aiman artificiel plus fimple que celui dont je viens de Parler. Ce font trois ou quatre lames d’acier, comme Ie bout d’enbasdesnbsp;pürets de la longueur de 12 a 15 pouces, qu'on aimante avec une bonnenbsp;Pjerre., On les joint enfemble en les ferrant avec des étriers de laiton, Ie boutnbsp;bas qui fera Ie plus mince amp; qui aura été touché enlevera Ie fer amp;

'^üchera les éguilles de bouffolesjmaisilfaut avoir foin de retoucher ces *'ïies de teras en tems.

ConflruBion du pefm a rejfort.

Ö.

Ette machine eft un pefon qui fe peut porter aifément a la poche, ^ dont on fe fert bien faeilement pour pefer un poids , depuis unenbsp;*-^jufqu'a environ 40.

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CONSTRUCTION ET USAGES Cet inftrumeiit eft compofé d’un tuyau ou canon de cuivre bouché pafnbsp;les deux bouts, long de 4 a 5 pouces, amp; large de 7 a 8 lignes, dom oiïnbsp;voit un bout marqué 3 , Ie refte étant ouvcrt pour faire voir Ie dedans,nbsp;qui eft un reflbrt de fil d’acier trempé , fait en maniere de vis, commenbsp;un tire-boure d’arquebufe, marqué a. II y a par Ic bout d’en haut unenbsp;petite virole marquée 6 , qui a un trou quarré par ou paffe une verge denbsp;cuivre marquée i , qui eft aulli quarrée, amp; qui traverfe Ie reffort, furnbsp;laquelle verge font les divifions des livres qu’onyamarquées,enmettantnbsp;fucceffivement au crochet marqué 4 un poids d’i , 2,3 livres, amp;c. fui-vant qffon veut que Ie pefon porte de poids. On écrit aufli les chifres denbsp;5-en 5 , fur la verge, amp; Ie lieu oia elle fe trouvera coupée pat Ie bord dunbsp;trou quarré marqué 7, marquera les livres; ce qui arrivera en divers pointsnbsp;par les difterens poids attachez au crochet 4, qui par leur péfanteur ferontnbsp;étendre amp; retrecir Ie reffort, amp; en même tems fortir en dehors une plus grande ou plus petite partie de la verge, qui doitêtre arrêtée par leboutd’ennbsp;bas au reffort par une petite vis.

L^’ufageeneft fort facile:car la virole a vis marquée 6, étant mife au haut de la grande virole, Ie reffort fera dans toute fon étendue au long denbsp;la branche, amp; en mettant un poids au crochet, il fera repliffer ledit reffortnbsp;amp; fortir la branche en dehors ; alors remarquantle nombre qui fera coupénbsp;par Ie bord de la petite virole , ce feront autant de livres que pefera cenbsp;qui fera attaché au crochet.

La principale jufteffe de cette machine confifte en la trempe du reffort, afin qu il fe ploye amp; fe tende fuivant la force du poids qu’on lui veutnbsp;faire porter. II faut auffi que Ie fil d’acier foit gros a proportion du poidsnbsp;que Ie pefon portera de livres, ce qui déterminera aufli la groffeur amp; lanbsp;longueur de 1’inftrument.

ConfiruBion du fefon a flèau.

?ig. E. Et inftrument eft une efpece de pefon ou balance de l’invention de V A Mquot;. Caflini. Cette balance confifte en une verge fufpendue par unfléaunbsp;en fon point d’équilibre 5 , qu'i divife ladite verge en deux bras , commenbsp;celle des balances communes. Chacun de ces bras eft divifé en parties éga-les fuivant la longueur de 1’inftrument, dont 1’ordre commence du pointnbsp;de 1’équilibre, allant vers les deux extremitezmarquées i amp; 2.

L^’ufage de cette balance eft de connottre Ie poids amp; Ie prix des marchandi-fes en même tems. Si on veut fe fervir de cette balance pour pefer les mar-chandifes, il faut mettre a un des bras de la balance un contrepoids marqué 4 , d’une Uvre ou d’une once, fuivant que les marchandifes fe pefent par livres ou par onces , en telle maniere qu’il puiffe couler Ie long dunbsp;bras, comme dans les romaines , amp; de 1’autre cóté il faut mettre un filnbsp;de foie pour foutenirla marchandife. Pour en favoir Ie poids, il faut mettrenbsp;Ie fil de foie a la premiere divifion qui eft la plus proche du point de 1’é-quiiibre , amp; faifant couler Ie contre-poids jufqu’a ce qu’il faffe équili-bre , il marquera dans ce point Ie nombre des livres ou des onces de 1*nbsp;marchandife.

Si on veut favoir Ie prix de toute Ia marchandife, a raifbn du prix con-venu 3, comme par ejtemple a 7 fols l’oncc ou la Uvre , mettez Ie fil qui

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DE DIFFERENS INSTRÜMENS. Liv.nr.Chap.il. 9E

loutient la marchandife , a la feptiéme divifion du même bras , enfuitc raiiant couler Ie contrepoids fur 1’autre brasjufqu'a ceqidil foit en équi-libre, Ie nombre des divifions depuis Ie point de fufpenfion jufqu'’au contrepoids 5 fera Ie nombre des fols, ou la valeur de la marchandife pefée.

Pour les marchandifes qui ne fauroient être pefées que dans unbaffin, pi'enez-en un qui foit d’un poids connu, comme d’une once ou d’une livre,nbsp;crochet pour Ie fufpendre y compris ; amp; pour trouver Ie poids amp; Ienbsp;Prix de la marchandife , faites la même chofe que vous avez faite avecnbsp;Ie fil de foie, amp; en otez celui d'une livre ou d’une once, qui eft Ie poidsnbsp;baflin.

La livre dont on fe fert a Paris eft de 16 onces , amp; fe divife en deux ö^arcs, chacun de 8 onces1’once fe fubdivife en 8 gros, Ie gros en 7 znbsp;grains , amp; Ie grain , qui eft a peu prés Ie poids d’un grain de fromentjnbsp;Ie plus petit poids qui foit en ufage.

Le quintal pefe cent livres.

Rapports du poids (k Paris a ceux des pays strangers.

La livre d’Avignon, Lyon , Montpellier amp; Thouloufe pefe i 5 onces.

La livre de Marfeille amp; de la Rochelle pefe 19 onces.

La livre de Rouen, Befan^on, Stralbourg amp; Amfterdain pefe 16 onces, ^omme celle de Paris.

La livre de Milan, Naples amp; Venife pefe 9 onces.

La livre de Melline amp; de Gennes péfe 9 onces 3 quarts.

La livre de Florence, Ligourne , Pife , Sarragoffe , Valence pefe i • onces.

La livre de Turin amp; de Modene pefe 10 onces amp; demie.

La livre de Londres, Anvers amp; Flandres pefe i q onces.

La livre de Bafle , Berne, Francfort, Nuremberg pefe 16 onces amp; 14 grains.

Celle de Genéve 17 onces.

Conftrudïton d’une moufle.

L’Inftrument marqué F eft une moufle double. Elle eft compofée de deux rij. p, chapes, dontchacune porte huit poulies creuféesdansl’épaiffeurd’unnbsp;P^tit canal pour recevoir la corde amp; 1’empêcher de fe détourner,. Elle eftnbsp;^ttachée par un bout a la chape fuperieure, amp; après avoir fait l,e contournbsp;toutcs les poulies, 1’autre bout de la corde fe joint a lapuiflance rcpre-^ntée par une main. Quatre de ces poulies font portées par un même eflieu,

^ quatre par un autre, aufli-bien dans la chape fuperieure que dans 1’in-ïerieure. Au-deflus de la chape d’en haut il y a un anneaupour attacher la ”^^chine en un lieu fixe, amp; au-deffous de la chape d’en bas il y a un autrcnbsp;®rineau pour attacher le poids.

L’ufage de cette machine eft pour élever ou attirer a foi de gros far-^aux, en multipliant la force de la puiffance , laquelle augmente dans la ^‘'ufon de 1’unité au nombre double des poulies d’cn bas: de forte que dansnbsp;^^tinftrument, ou la moufle d’en bas contient huit poulies, file poids mar-E'ié 4 pefe i6 livres, il ne faudra a peu prés qu’une livre de force a la

M ij

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CONSTRUCTION ET USAGES puiffance pour faire équilibre. Je dis a pen prés, paree qu’il en fautunpetïnbsp;plus a caufe du frotement de Ia corde amp; des effieux. Les poulies de la chapenbsp;d’en haut ne contribuent pointaaugmenterla force, maïs feulementa faci-liter Ie mouvement en évitant Ie frotement des cordes , paree qu’écantnbsp;comme des leviers de la premiere efpece, dont Ie point fixe eft au milieu jnbsp;la puiflance eft égale au poids; mais les poulies de la moufle d’en bas fontnbsp;comme des leviers de la feconde efpece , dont Ie point fixe eft a un desnbsp;bouts: car leur diametre eft comme apuye fur un bout, amp; levé de Tautre j cenbsp;qui fait que chacune de ces poulies double la force, paree que la diftance denbsp;la puiffance eft double de celle dupoids.

ConflruBion de U eame a. vent.

Ettemachine reprefente une eanne a vent, ou même une arquebu/e,. ' dont la difference eft peu de chofe pour la conftruétion. Elle a environnbsp;3 pieds de long fur i 2 ou i 5 lignes de groffeur. Le tuyau 4 eft fait de laitonnbsp;?is- G* bien rond amp; bien foudé, de 4 a 6 lignes de diametre. II eft bouché dunbsp;cóté oppofé k f ouverture. Le creuxdu tuyau eft ce que Ton nomme Tamenbsp;du canon; Tendroit marqué 1 eft un autre tuyau auflt de laiton tellementnbsp;difpofé autour du premier, qu’il demeure un efpace marqué 4, dans lequelnbsp;fair peut être enfermé. Ces deux tuyaux doivent être unis enfemble parnbsp;une plaque circulaire attachée au bout amp; exaélement foudée a 1’un amp; anbsp;Tautre , pour que l’air rt’en puiffe fortir. La piece marquée 8 , eft unenbsp;foupape qui bouche une ouverture qui fe peut faire du dehors en dedans ,nbsp;c*eft-a-dire, qui permet a fair de paffer de 2 vers i, mais non pas de retour-ner de i vers 2. II y a encore deux ouvertures au tuyau intérieur environnbsp;vers le bout, qui reffemble a la culafle d’un canon ordinaire ; f une eftnbsp;marquée 6, par ou fair poürroit échaper de la cavité 4 , dans Tame du,nbsp;canon , s’il n’en étoit empêcbé par une foupape a relTort, qui ne fe peutnbsp;ouvrirque de dehors en dedans, amp; que l’air prefle d’autant plus contre lenbsp;trou, qu’il fait plus d’effort pour fortir. L’autre ouverture eft marquée y ,nbsp;par laquelle il y a communication du dehors de toute la machine au dedans du canon intérieur, de telle forte cependant que fair que l’onaren-fermé dans la cavité 4,ne peut fortir parl’ouverture 5 ,enétant empêchénbsp;par le moyen d’un petit bout de tuyau qui eft foudé aux deux tuyaux inbsp;amp;4.Enfinle tuyau 2 reprefente lecorps d’une feringue par laquelle on introduit le plus d’air qu’on peut dans 1’efpace 4, après quoi ayant fait eoulernbsp;une bale pres k petit tuyau 5 dansl’ame a 1’endroit marqué 8, la canne ounbsp;arquebufe fe trouve toute chargée.

Pour la décharger, il ne faut qu’enfoncer dans le petit tuyau 5 , une petit» cheville ou poin§on rond qui remplifle le trou par lequel on pouffe la foupape i reflbrt qui eft a 1’ouverture marquée 6 : car alors l’air qui étoitnbsp;preflé dans la cavité 4, fe dikte, amp; fortant par l’ouverture marquée y dansnbsp;1’amedu canon, pouffe la balie au dehors avec impetuofite, amp; d une fi grandenbsp;force, qu’elle perce une planche d’une moyenne épaifleur.

Le pifton marqué 9 , eft a peu prés femblable d celui d’une feringue. L’é-trier marqué i 2 , qui eft au bout, eft fait pour paffer le pied dedans, afin de pompei l’air plus facilement. II faut avoir grand foin que le corps de knbsp;/feringue foit bien jufte amp; bien rond, afin que l’air ne s’en retourne pas.

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DE DIFFERENS INSTRUMENS.Liv.III.Chap.il. 55 II eft auffi neceffaire que le pifton rempliCfe tres-jufte le corps de pompe,

amp; qu’il y ait deux petits trousafin qu'en tirant Tetrier en dehors, Fair prelle fafle lever une petite plaque de cuirqui eft attachéeau bout dudit pifton ,nbsp;pour le laifler pafler entre le pifton amp; la foupape; enfuite repouflant le piftonnbsp;cn dedans, Fairfe trouvant encore prefle,rait lever la petite foupape quinbsp;bouche le trou de communication , amp; par ce moyen Fair pafte dans la capa-cité 4, amp; n’en peut fortir fans faire fon effet.

La canne fe démonte en deux, a Fendroit marqué 7 , par le moyen d’une grofle vis creufe.

La figure i o, qui eft a part , reprefente la petite foupape qui bouche le trou de communication. II y a une efpece de vis en tire-boure, afinnbsp;ftue par fon reflbrt elle puilTe fe relever amp; rebaifler, fuivant que Fair lanbsp;fait agir.

La petite figure 11 , reprefente le reflbrt en foupape. On le met en dedans du canon quand la canne eft démontée. II fert a boucher le trou qui eftn’ame du canon. II faut fur tout quil foit fi bien ajufté, que Fair nenbsp;s^echape point du tout. On attache audit reflbrt, a Fendroit qui bouche lenbsp;trou, un morceau de cuir de hongrie, afin que le trou foit bicn bouche.nbsp;L’on démonte auffi Fétrier qui eft au bout du pifton, pour mettre une pom-itie de canne ordinaire a fa place.

ConjiruCiion de I’eoli^ile.

Fig, B)

Et inftrumenteft fait de laiton battu amp; retraint en forme de boule ' ou poire creufe. On foude une efpece de ruyau en forme de goulet,nbsp;ftui eft percé d'un très-petit trou par le bout. Le vafe iFeft d'abord remplinbsp;qued’air, que Fon fait rarefierenFapprochantdu feu, afin qu’il enéchapenbsp;Une bonne partie par fa petite ouverture, enfuite on plonge Feolipile dansnbsp;de Feau froide, qui fait condenfer Fair contenu dans Finftrument, amp; donnenbsp;paflage i Feau qui entre par la petite ouverture, amp; remplit le vuidc.

Ayant ainfi rempli en partie d’eau cette eolipile environ le tiers de fa capa-cité, fi on la pofe fur des charbons ardens dans la fituation femblable a celle que vous voyez dans la figure, Feau qui eft dans la partie bafle venant anbsp;* echauffer, fe dilatera petit è petit, amp; s’élevera peu Ï peu en vapeurs, quinbsp;'''olaiit dans Fefpace d’en haut, ou iln’yaque de Fair , fe chaflent ks une^nbsp;les autres pour fortir en foule par la petite ouverture, en telle forte quenbsp;^^Hes qui font auprès du trou fbrtent par la avec beaucoup de vitefle. Cesnbsp;''^peurs entramant Fair avec foi, produifent un vent amp; un fifflement violentnbsp;q^ifouffle le feu,amp; qui continue ;ufqu’a ce que toute Feau foit évaporée ,nbsp;que la chaleur foit tout-a-fait éteinte;amp;ceventatouteslesproprieteznbsp;qu On remarque dans ceux que nous fentons au-deflus de la furface de lanbsp;terre.

Conjiru^ion du microfeo^e a liqueur.

Lqnftrument marqué I eft un microfeope pour voir les plus petits objets %.

amp;les petits animaux qui font dans les liqueurs, II eft compofe dedeux plaques de euivre, ou d’autre métal, longues d’environ 3 poucesfur 8 li-gnes de large. Elks font amchees enfemble par les deux bouts avec deuxnbsp;marquees 1, amp; qui fervent a eloigner ouapprocher les deux plaques tant

M iij

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CONSTRUCTION ET USAGES

^ ii peu qu’il eft neceffaire pour laifler tourner une roue qui porte fix ouvertures rondes, dans lefquelles il y a de petits verres plats pour mettrcnbsp;Ics differens objets marquez 3,4,5, amp;c. Du cóté de 1'ceil il y a unenbsp;piece de cuivre marquee i. Elle eft concave comme une petite coquillenbsp;ronde, dontle trou qui eft au milieu aboutit a une coulilTe qui porte unenbsp;très-petite lentille ou boule de verre. Cette boule doit être bien ronde ounbsp;fort convexe amp; bien polie, afin de diftinguer les objets. Le bout d’en bas denbsp;la machine eft lime en maniere de manche pour la tenir a la main.

L’ufage de cet inftrument eft alTez facile. Si les objets qu’on veut voir font tranfparens fans être liquides, tels que font les pieds d’une puce, d’unenbsp;mouche , leurs ailes, les mittes de fromage , ou autres petits animaux,nbsp;comme aufli les cheveux, leurs racines,amp;c. on mettra ces objets ducóténbsp;de roeilfur les verres plats qui font joints Ua roue, en les faifant tenir parnbsp;leurs extremitez avec un peu d’eau gommée. Et pour voir les petits animauxnbsp;qui font dans 1’urine gardée, dans le vinaigre, dans f eau en laquelle on auranbsp;fait infufer des grains de poivre, de la coriandre,de la paille,du foin amp;nbsp;prefque de toutes fortes de legumes ou herbages, il en faut prendre unenbsp;petite goiite^avec le bout d’un petit tuyau de verre amp; fétendre fur lef-dits verres; il faut enfuite tourner la roue amp; la haufler ou baiffer par lenbsp;moyen des vis marquees x , amp; du reffort qui eft entre les deux plaques,nbsp;qui fert a maintenir ladite roue dans la fituation qu’on veut quelle ait,nbsp;amp; en telle forte que les petits objets, ou la gome de liqueur foitdiredte-ment au-deflous de la petite boule de verre. Les chofes étant ainfi difpo-fees, prenez a la main le manche du microfeope, amp; ayant appliqué fceilnbsp;dans la coquille marquée i , vis-a-vis de la petite boulede verre, regardeznbsp;fixement fobjet au grand jour, ou la nuitUalumiere d’une bougie ; tour-nez en même terns amp; peu Tpeu la vis du bout pour approcher ou éloignernbsp;fobjet plus ou moins de la boule de verre, jufqu’a ce que vous ayez trouvénbsp;le point de vue dans lequel le petit objet tranf^arent, ou les animaux quinbsp;nagent dans la goute de liqueur , paroiflent tres-grands amp; très-diftinfte-ment; alors vous remarquerez des chofes tres-fingulierespar la diverfité denbsp;tant d’animaux de differentes figures.

U faut avoir bien foin d’efluier la petite boule ou lentille de verre, afin qu’elie foit toujours bien claire.

ConfiruBion d’un mtre microfeope a liqueur ,amp; mtres petits objets.

JE fais des microfeopes a liqueur de differentes fa^ons zeelui marque K, me paroit le plus commode , il eft compofe d’une plaque de cuivre d’en-viron 3 a 4 pouces de hauteur, fur unamp; demi de largeur, taillée en maniere de parallelogramme , au bout de laquelle eft un manche pour lenbsp;tenir: fendroit marqué i , eft une petite couliffe percée au milieu, au trounbsp;de laquelle on place une lentille enfermée dans un petit chaffis; on peutnbsp;en mettre de differens foyers fuivant les differens objets qu’on veut obfer-ver. Il eft bon de (avoir que le foyer d’un verre eft fa diftance jufqu’a fobjet, amp; que les lentilles dont on fe fert a ces fortes de microfeopes, fontnbsp;depuis demi-ligne jufqu’a quatre lignes de foyer.

Auderriere de ladite plaque , a fendroit marqué 2 , eft attachée une petite branche de cuivre ou d’acier quarrée , portant une autre plaque

Fiï K.

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, DIPFERENS INSTRUMENS.Liv.III.Chap.il. py lt;lüi coule au long de ladite branche par Ie moyend’une petite boete, d’unnbsp;J'eflort amp; d'une vis qu’on fait tourner par Ie moyen d’une roue è dents,nbsp;amp; qui fert a eloigner ou approcher parallelement comme on veut, laditenbsp;plaque, de celle qui porte la lentille. Vers Ie haut de la feconde plaque,nbsp;qui eft percée d’un trou aflez grand , eft auffi une couliffe ou 1’on placenbsp;de petits vers plats fur lefquelles on a fait des petits ronds concaves pournbsp;y mettre les liqueurs de maniere qu’elles ne foient point emportées parnbsp;proximité de Tautre plaque. On peut ajufter dans cette couliffe diffe-rentes pieces pour differens objets. II faut obferver feulement , que tousnbsp;ces objets répondent au centre de la lentille; de 1’autrecóté de ladite pla~nbsp;9ue eft ajufté un petit tuyau marqué 5 , de cuivre, de bois ou de chagrinnbsp;d’environ une pouce de diametre, amp; d’un ou deux de longueur, pcrcé par lesnbsp;deux extremitez; mais dont Ie centre réponde auffi très-jufte au centre desnbsp;Antilles: on a remarqué qu’avec un pareil tuyau, ces microfcopes avoientnbsp;bien plus d’effet dans les objets tranfparens, amp; on y remarque affez diftin-Öement Ia circulation du fang dans la queue des plus petits poiffons.

L’ufage de eet inftrument eft très-facile : ayant placé Tobjetvis-^-vis Ie centre de la lentille , il n’y a qu’a mettre Toeil vis-a-vis ladite lentille aunbsp;grand jour, ouvis-a-vislalumiered’une bougie, amp; approcher ou reculernbsp;lobjet par Ie moyen de la vis, jufqu ace qu’on voyel’objet diftinftement;nbsp;®iors on y remarquera des chofes très-curieufes, amp; qui feront plaifir.

Conjiruêiion d^un microfcope a un 'verre.

E petit inftrument marqué L eft un microfcope affez commode. II eft compolé d’une branche de laiton,ou autre métal, qui a un mouvementnbsp;Vers Ie haut pour la mettre dans la fituation que la figure Ie montre. II y a au Kg.nbsp;tgt;out une piece marquée 1 , qui porte une petite lentille de verre fort convexe qui groflit beaucoup 1’objet. Elle fe monte a vis dans une petite boètenbsp;percée au fond. La piece marquée 4, font deux refforts attachez enfemblenbsp;par Ie milieu avec un clou rond pour leur donner Ie mouvement qu’onnbsp;^ouhaite. Dans un des refforts on enfile la branche qui porte la lentille, amp;nbsp;dans 1’autre on enfile une petite branche qui porte par un de fes bouts unenbsp;piece marquée 2 , qui eft blanche d’un cóté amp; noire de 1’autre, pour met-^fe les differens objets. L’autre bout marqué 3 , eft une petite pince quinbsp;* ouvre en preffant les deux petits boutons. Ellefert a tenir les petits ani-^auxamp; autres objets. Le pied marqué 5 , a environ un pouce amp; demi denbsp;diametre. La branche s’y met a vis, afin de démonter l’inftrument , pournbsp;il ne tienne guére de place.

L’ufage en eft fort facile. On place les objets fur la petite piece ronde , au bout de la petite pince, amp; on les approche de la lentille en faifantnbsp;couler le reffort au long de la branche , jufqu’a ce que 1’on voye l’objetnbsp;tres-diftinélement. Alors on y remarquera des chofes qui feront plaifir.

Dn voit auffi avec ce microfcope, les aniraaux qui font dans les liqueurs gt;

^ mettant un verre plat i Ia place de la petite piece ronde marquée 2 y qui fe démonte a vis.

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9lt;S

CONSTRUCTION ET USAGES Confiruciiön dun microfcopc k trois verres.

CEt inftrument eft compolé de trois verres; (avoir, Ie verre oculaire marqué 3 , Ie verre du milieu 4, amp; lalentille ou verre objectifmar-Fig. M. qué 5. II y a un couverclc pardeffus pour garentir de la poulfiere Ie verrenbsp;oculaire. Ces trois verres font enchaflez dans des cercles de bois amp; a visnbsp;pour les maintenir en leur place amp; pour les démonter facilement, afin denbsp;les nétoyer fans peine.

L’oculaire amp; Ie verre du milieu font ajuftezauxextremitezd’untuyau dejvelin qui entre jufte dans Ie tuyau extérieur, afin d’allonger Ie microfcopenbsp;amp; Ie mettre a fon jufte point, fuivant une lignequiefttracéeautourduuitnbsp;tuyau. Pour que eet inftrument foit d’une grandeur raifonnable , il faucnbsp;que Ie verre oculaire foit d'environ vingt lignes de foyer, amp; Ie verre dunbsp;milieu d’environ trois pouces de foyer , Sc placez a environ trois poucesnbsp;trois lignes fun de fautre.

La lentille eft placée au bout d’un cul-de-Iampe de bois qui eft colié a Textremité du tuyau extérieur. Ladite lentille eft enfermée dans une petitenbsp;boete percéeau fond, d’un petit trou,amp; qui fe démonte ^ vis, afin de changer de lentille, amp; en mettre de different foyer. II y en a ordinairement denbsp;2 , 3 ,4 2e 5 lignes de foyer, amp; qui font plus ou moins convexes. La bonténbsp;de ces verres dépend d’avoir des baffins de cuivre concaves tournez d’unenbsp;jufte proportion aux verres qu’on veut travailler ; comme auffi du mouvement de la main; de la bonté de Ia matiere que vous employez pour lesnbsp;conftruire, amp; fur tout de les bien polir: on fe fert d’abord de grais pour lesnbsp;dégrolTir dans les baflins, enfuite de fable fin pour les adoucir, amp; puis dunbsp;tripoli bien douxpour lespolir. Jenem’arrêteraipasdavantage icialacon-ftruftion de ces verres, j’en parlcrai encore en differens endroits de eet

OUVrage


Le pied marqué i qui doit être un peu pefant a caufe qu’il porte Ie microl^ cope en rair,e(1: fait de cuivre de 4 a 5 pouces de diametre. II y a au milieu unnbsp;creux, dans lequel on met une petite piece qui eft blanche d’un cóté amp; noirenbsp;de I’autre,on met les objets noirs furie cóté blanc,amp; lesblancs fur le cóténoir.

La branche eft attachée au bord du pied, elle eft de cuivre rond, au long de laquelle le microfcope fe peut hauffer, baifler amp; tourner par lemoyen dunbsp;fupport fait en double équerre marqué z, II y a un eerde qui eft fortementnbsp;attaché a la double équerre, amp; qui embrafl'e bien jufte le tuyau extérieur. 11nbsp;y a auffi un reflbrt d’acier quiappuie contre la branche , amp; fait tenir 1’inftru-ment a la hauteur amp; dans la fituation qu’on a befoin.

La piece marquee 6 , eft un petit chaffis de cuivre qui porte un raorceau de glace ou de verre blanc pour mettre delTus les objets tranfparens.il coule auffinbsp;au long de la branche au-defibus du microfcope, Sc eft porté de même parnbsp;une double équerre.

Enfin la piece marquee 7 , eft un verre convexe qui ralTemble dans un petit efpace les rayons de lumiere qu’il regoit la nuit d’une bougie allumée, amp; quinbsp;ia refléchit vivement fous l’objet tranfparent qui eft fur laglace,amp;lefaitnbsp;voir bien plus diftindement. Ce verre eft enchaffé dans un cercle de cuivre,nbsp;amp; hauire,baille, allonge amp; racourcit par le moyen d’un petit bras qui lenbsp;porte, comme la figure le montre.

Vfage

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de DIFFERENS INSTRUMENS. Liv.m.Chap.IL 97

ofcofe.


llfn-ge de


ce micro.


POur s’en fervir , par exemple ,a voir la circulation du fang de quelque animal, on met un rrès-petit poiflTon vivant fur la glace en telle maniercnbsp;qu'une partie des nageoires de ia queue foit juftc vis-a-vis du verre objeélifnbsp;^ au deffus du rayon du verre convexe au grand jour, ou a la lumiere de ianbsp;bougie lanuittalorspla^antIe microfcope jufte a Ibn point, vousverrez ienbsp;^ng monter, defcend re OU circuler, comme des petits canaux. Les poiffonsnbsp;piuspropres pour faire cette experience font les queues des petites ranches, de la lamproie, amp; des petites grenouilles, paree qu’elles font plusnbsp;tranfparentes, amp; queranimal vit plus iong-tems hors de f eau.

La petite piece marquee 9 , eftun petit canal de plomb ququot;”!! faut mettre fur le poilTon, pour I’empecher de fauter hors de fa place amp; de retirer fanbsp;queue du petit efpace éclairé: on peut aufli le lier avec deux fils par les extre-uaitez du corps.

Paree microfeope on peut auffi fort bien examiner les liqueurs; carfi vous uaettez une petite goute de vinaigre fur le verre juftement dans le milieu denbsp;1 efpace éclairé, vous verrez trés-diftinétement les petits animaux qui y font.nbsp;II cn fera de même de feau oil fon aura fait infufer du poivre, de forge, amp;c.nbsp;commeaufii les vers amp; les autres petits infeéies qui font dans feau croupie.

Le fang donton veut obferver cc qu’il contient de vif3ble,fe pent con-tio'ureenyen mettant une tres-petite quantite amp; tout chaud vis-a-vis le *'^yon de lumiere. Alors on y remarquera très-bien la ierofité amp; les petitesnbsp;houles qui paroilTent d’une couleur rougeatre.

II fera facile d’avoir du fang fur le champ. En fe ferrant le pouce avec un Cordon, amp; fe piquant avee une épingle, on en aura fuffifamment.

Les liqueurs fe mettent fur la glace avec un petit bout de tuyau de verre 1’on trempe dans la liqueur ,amp;on la fait defeendre fur la glace, foitennbsp;^pufflant doucement dans le tuyau, ou en prelTant du pouce par le haut; carnbsp;1 ail- prefle dans le tuyau, prelTe de même la liqueur, qui eft contrainte d’ennbsp;fortir.

Pour retirer beaucoup d’animaux dans une petite quantite de liqueur, il I^Ht mettre cette liqueur dans une petite bouteilie fort étroite par en hautnbsp;^ fentretenir toujours pleine; par ce moyen les animaux qui montent ennbsp;cgt;aut pour y refpirer, feront pompfe avec le petit tuyau en plus grande quan-qui fi le vaifleau qui les contient étoit plus large en haut.

Les yeux de mouche, les fourmis, les poux, les puces amp; les mites de fro-piage fe mettent au milieu du pied du microfeope, aufli-bien que le fable, fcis amp; toute autre poudre, pour examiner leurs couleurs amp; leurs qualitez,nbsp;obfervant toujours de mettre fur le cote blanc les objets noirs, amp; furienbsp;^c^é noir les objets blancs.

, L’on fuppofe ici que les verres de ce microfeope foient bien travaillez amp; l^^cn placez en leurs foyers. II eft bon auffi de favoir que 1’image de f objet amp;nbsp;^ S''3ndeur feront d’autant plus conliderables, que la lentille fera d’Un plusnbsp;Court foyer; mais il ne fera pas tout-a-fait fi net.

Fin d'4

iroifiéme

nre.


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DE LA

CONSTRUCTION

ET DES USAGES

DES INSTRUMENS

Qui fervent a cravaillerUacampagne, pour arpenter les terres, lever les plans,mefurer les difl:ancesamp; prendrenbsp;les hauteurs Les plus uficez font les piquets, les cor-deaux , la toife, la chame, les équerres d’arpenteur,nbsp;les recipiangles ou mefurangles , les planchettês, Ienbsp;quart de eerde, Ic demi-eerde amp; labouflble.

L J F K E 9 V at Pk J E Al E.

CHAPITRE PREMIER.

Contemnt h defer if tion nbsp;nbsp;nbsp;Es ufages des piquets , des cordemx , de ta

toife Ie E ehaine.

1 nbsp;nbsp;nbsp;O------ 5 nbsp;nbsp;nbsp;----- j---- nbsp;nbsp;nbsp;-------------- ------- -

i en terre. On en fait quelques-uns de plus longs , afin d’etre Wüs de loin , comme on les voit reprefentez dans la planche

Es piquets font de petits morceaux de beis de eormier de deux a trois pieds de long, arrondisamp; pointus par un bout ,nbsp;que l’on garnit de fer , pour être plus facilement enfoncez

onzieme.

Tig. Bi Les cordeaux doivent être de bonne ficelle bien torfe amp; d’une grofleur

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CONST. ET ÜSAG. DES INST. POUR LEVER. LES PLANS. 99 convenable , pour ne pas s'allonger facilement , telle que la figure B Icnbsp;i^arque.

La toife eft une mefure de fix pieds de long d’unbaton rond tout d’une Flg. lt;2. piece, divifé en fes pieds marquez pardepetits anneauxou de petitsclousnbsp;de cuivre. Le dernier pied fe divife en i 2 pouces , qui fe diftinguentnbsp;par de petits clous.

II y en a qui font brifées amp; qui fe montent a vis en 2, 3 ,0U4 pieces rig ». P^r le moyen des viroles amp; des vis de cuivre qui font attachées a chaque.nbsp;^ottt,amp;on metauffi auxdeux bouts des toifes une virole de cuivre amp; unnbsp;bout d'acier pour la conferver dans fa longueur.

La chaine eft compofée de plufieurs pieces de gros fil defer oudelai- pij, ton recourbées par les deuxbouts. Chacunedecespiecesaunpied delong,nbsp;y compris les petits anneaux qui les joignent enfemble.

Les chaïnes fe font ordinairement de la longueur de la perchedulieu Ton veut s’en fervir, ou bien de quatre a cinq toifes de long, amp;mêmenbsp;plus longues fi Ton a de grandes ftations a mefurer , comme de 8 ou i onbsp;toifes. Ces nombres font plus aifez a additioner. On les diftingue quelque-lois par un plus grand anneau de toife en toife. Ces fortes de chaïnes fontnbsp;fort commodes, en cc qu’elles ne fe nouent point comme celles qui fontnbsp;laites depetites mailles defer.

En 1668 on a place un nouvel étalon de la toife fort jufte, au bas de 1 efcalier du Grand-Chatelet de Paris, pour y avoir recours en cas de befoin.

Nous avons dit que la toife en longueur contient fix pieds, amp; chaque Picd, douze pouces.

La toife quarréc contient 3 6 pieds quarrez , paree qu’on multiplie par 6 ; le pied quarré contient 144 pouces quarrez, paree qu'on multi-plie I z par i 2 ; le pouce quarré contient 144 lignes quarrées, paree qu’onnbsp;ttaultiplie aufli i 2 par i 2.

La toife cube contient 216 pieds cubes, paree qu’on multiplie 3 6 par ^ i Ie pied cube contient 1728 pouces cubes, paree qu’o’n multiplie 144nbsp;par I 2 ; le pouce cube contient de raême 1728 lignes cubes, paree qu’onnbsp;^laultiplie auffi 144 par i 2.

La perche n’a point de longueur déterminée.

Celle de la Prévóté de Paris a trois toifes ou dix-huit pieds. En d’au-tres pays elle a 20, 22 amp; 24pieds.

La perche dont on fe fert en France, pourarpenter leseaux amp; forêts, Eiivant les dernieres rcglcmcns , a 22 pieds de longueur, amp; par confe-^uent la perche quarrée contient 484 pieds quarrez.

L’arpcnt eft une mefure quarrée dont on fe fert pour la vente des terres

des bois.

L’arpent des environs de Paris contient 100 perches quarrées ou 300 toifes, amp; chaque cóté eft par confequent de i o perches ou 3 o toifes.

La lieue eft un efpace de terre dont on fe fert pour mefurer les chemins.

mefure n’eft pas déterminée, étant differente felon les differens pays.

On compte depuis la porte de Paris prés Ie Grand - Chatelet, jufqu’^

E porte de 1’Eglife de faint Denys, deux lieues, dont chacune eft de deux öiille deux cens toifes.

Meffieurs de FAcademie des Sciences en travaillant a la mefure de Ia

N ij


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«00 CONSTRUCTIOK ET USAGES DES ÏNSTRÜMENS

tcrre, ent obfervé qu’un degré d’un ineridien terreftre contient 570^^0 toifes , amp; donnant 25 lieues au degré , cliaque lieue contiendra 228anbsp;toifes.

La lieue marine eft un peu plus grande, puifqu’on n'en compteque 20 au degré,' c’eft pourquoi elle contient prés de 5000 toifes»

Les Italiens comptent par milles, dont chacun contient mille pas géo-métriques.

Le pas géométrique eft de cinq pieds antiques, dont Ie palme eft les trois quarts du pied ancien romain , qu’on peut cftimer environ i i denbsp;nos pouces. Et par confequent le mille d’Italie a Rome contient 765 denbsp;nös toifes, a très-peu pres.

Les Allemans comptent auffi par milles, mais ils font bien plus grands, que ceux d’Italie; ils contiennent 3626 toifes.

On compte par lieues en Efpagne , qui contiennent 2863 toifes , amp; reviennent juftement a vingt lieues par degré terreftre.

II en eft de méme en Angleterre amp; en Hollande.

USAGE PREMIER.

Tar deux joints donnez, fur la terre , tracer une ügne drotte dr Ist ¦prolonger tant cjuil efl befoin.

P Lantez un piquet fur chaque point donné, amp; ayant tendu un cor-deau dquot;un piquet a I’autre , faites tracer un fillon le long dudit cor-deau ; faites en forte qu’ils foient bien a plomb fur le terrain, Scquenles bornayant ou les regardant, le premier cache Tautre a f ceil.

e’eft de la même maniere que 1’on peut prolonger une ligne droite fur la terre j car ayant planté deux piquets,on en peut planter tant d’autresnbsp;qu’on voudra dans le même alignement , en bornayant comme nous vc-nons de dire ; mais il faut qu’il y ait toujours deux piquets bien planternbsp;pour fervir a aligner le troifiéme.

USAGE II.

Mefurer une ligne droite fur la terre^

LOrfqu’on a une longue ligne a mefurer fur le terrain , il faut ufer de précaution pour ne fe pas tromper amp; n’être pas obligé de recom-mencer. Pour ce faire , il faut deux hommes portant chacun une toife;nbsp;]e premier ayant étendu fa toife fur le terrain ne la doit pas lever quenbsp;le fecond n’ait pofé la fienne au bout de la premiere. Le premier hommenbsp;ayant relevé fa toife, comptera tout haut, une; amp; quandil faura remifenbsp;au bout de la feconde, le fecond homme relevera la fienne amp; compteranbsp;deux, en continuant ainfi de fuite jufqu’au bout , amp; afin de bien pofernbsp;les toifes en ligne droite , il faut toujours avoir devant les yeux deux piquets pour les bornayer, car s’il n’y en avoit qu’un , les toifeurs iroienCnbsp;tout de travers amp; ne feroient rien de jufte..

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1gt;ÖÜÏI LËVËR LES PLANS. LIv.IV. Chap.I. lot Pour abreger Ie tems amp; la peine , on doit avoir une chaine , laquellenbsp;cft fouvent compofée de 3 o pieds ou 5 toifes, avec un anneau a chaquenbsp;hout. Celui des deux hommes qui va devant, porte auffi plufieurs piquets.nbsp;Lorfque la chaïne eft bien étendue en ligne droite , bien allignée amp; dcnbsp;niveau, il pofe un piquet au bout des 5 toifes, afin que celui qui va der-riere puifle connoïtre oü Ia chaine a fini ; car toute l’adrelTe confifte anbsp;hien compter amp; mefurer jufte.

USAGE III.

Sur une ligne droite r Óquot; dun point donné en icelle , élever une

perpendiculaire.

Soit la ligne donnée A B, amp; Ie point donné C.

XI,

Planter un piquet au point C, amp; deux autres comme E, D, fur ia même ligne en diftance égale dudit point C; ayez un cordeau dontnbsp;chaque bout foit noué de telle maniere qu'il y ait un petit anneau oü Tonnbsp;puilTe faire entrer Ie haut des piquets ,¦ pliez ce cordeau en deux égale-naent, amp; faites une marque au milieu ; pafTez enfin les anneaux qui fontnbsp;a chaque bout du cordeau aulour des piquets E amp; D, amp; tenant en mainnbsp;ic milieu dudit cordeau tendu également, plantez en terreun piquet com-nae F, la ligne F C, fera perpendiculaire fur A B.

Autrement : du point donné C , mefiirez fur la ligne A B, de quel I’is. cöté vous voudrez 4 pieds ou 4 toifes , amp; plantez-y Ie piquet G. Ayeznbsp;lin cordeau qui contienne 8 pareilles mefures , c’eft-^-dire, des_ pieds ounbsp;fies toifes. Mettez un des anneaux du cordeau autour du piquet C, amp;nbsp;^'autre anneau autour du piquet G; puisayant tendu ce cordeau en fortenbsp;9Ue trois de ces parties foient du cóté du point C, amp; les cinq autres dunbsp;•dté de G , plantez Ie piquet H, la ligne C H, fera perpendiculaire fur A B..

USAGE IV.

D’un point donné hors la ligne tirer une perpendiculaire.

SOit la ligne donnée A B amp; Ie point F donné hors la ligne.

Pliez Ie cordeau en deux parties égales , arrêtez Ie milieu au piquet rig. ^ 5 étendez les deux moitiez que je fuppofe affez grandes pour que lesnbsp;houts puiffent atteindre la ligne A B; plantez deux piquets , favoir, unnbsp;3 chaque bout du cordeau , amp; divifez leur diftance en deux également,nbsp;qui fe peut faire par Ie moyen d’un cordeau auffi long que la diBnbsp;^nce A B, que 1’on pliera en deux , plantez Ie piquet C, au milieu^

^ la ligne CF, fera perpendiculaire fur AB.

N iij

-ocr page 136-

Toa CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMENS USAGE V.

B’une dijlance donnèe tracer une Ugne far allele a une donnée.

Fig. 4- Q Oit la ligne donnée A B, a laquelle on propofe de tracer une paralip Iele diftante de quatre toifes.

Tracez par Tufage troifiéme deux perpendiculaires de quatre toifes chacune, fur les deux points A amp; B plantez un piquet a chacune de leursnbsp;extremitez C amp; D, amp; par ces deux piquets tracez la droite C D , ellenbsp;fera parallele a AB.

USAGE nbsp;nbsp;nbsp;VI.

D un fowt donnè fur Ie hout d'une ligne tracer fur Ie terrain un angle femblable a celui d’un flan propofé.

Soit ABC, fangle d’un plan propofé auquel on en veut faire un femblable fur Ie terrain.

Du point B, comme centre, décrivez fur Ie papier fare AC, Setirez la droite AC, qui fera foutendante dudit are. Mefurez fur une échelle,nbsp;OU fur la ligne des parties égales d’un compas de proportion une des jambesnbsp;égales dudit angle A B ou B C. Mefurez auffi fur la même échelle lafou-tcndante.AC, laquelle je fuppofe par exemple, contenir trente-fixpartiesnbsp;égales a celle dont la jambe A B en contient trente.

Soit fur la terre une ligne droite comme B C, fur laquelle il faut tra eer line autre ligne F B, qui faffe un angle femblable au propofé. Plantez unnbsp;piquet au point B, amp; ayant mefuré trente pieds ou cinq toifes Ie long denbsp;la ligne B C, plantez-y un autre piquet, comme D ; ayez deux cordeaux,nbsp;f un de trente pieds de long que vous attacherez par un anneau au piquetnbsp;B , amp; f autre de trente-fix pieds, que vous attacherez auffi par un anneaunbsp;au piquet D. Tendez ces deux cordeaux jufqu’a ce qu’ils fe joignentparnbsp;leurs extremitez au point F , ou vous planterez encore un piquet , d’ounbsp;voustracerezla ligne FB, laquelle formera au point B, fangle femblablenbsp;au propofé avec la ligne B C; amp; ainli de fautre.

USAGE VII.

Defgner fur Ie papier un angle femblable a celui ^ue font deux lignet

fur ia terre.

jj, 5. nbsp;nbsp;nbsp;Ette propofition eft la converfe de la precedente.

Soit propofé fur la terre fangle F B C, formé par les deux cötez d’une terre labourable, auquel on veut en faire un femblable fur Ie papier.nbsp;Mefurez de B vers C trente pieds ou cinq toifes, amp; plantez un piquetnbsp;D au bout ; mefurez de B vers F trente pieds , amp; plantez-y un autrenbsp;piquet; mefitrez auffi la ligne droite qui fait la diftance des deux piquets

-ocr page 137-

POUR LEVER LES PLANS. Liv.IV.Chap.L 103 que je fuppoferai de trente-fixpieds, corame en Texemple del’ufagenbsp;precedent.

Soit fur le papier la ligne B C: du point B comme centre amp; d’une ou-¦'^erture de trente parties égales, prifes fur une échelle, décrivez fare A C; prenez avec le compas fur la même échelle trente-fix parties égales, por-rez Cette ouverture fur fare A C , en pofant une des pointes du compasnbsp;le point C, L’autre jambe marquera fur ledit arc le point par lequel

doit tirer la ligne B A.

Si de plus on veut favoir la valeur dudit angle, on connoitra par le moyen d un rapporteur quhl ell; peu moins de foixante amp; quatorze degrez.

On pourra connoitre plus précifément en degrez amp; minutes la valeur des angles dont on aura mefuré les bafes ou foutendantes par la table fui-yante. Elle eft calculée pour des angles toujours compris par deux coteznbsp;^gaux de trente pieds chacun.

L’ufage de cette table eft tres-facile pour connoitre la grandeur de tous les angles plans fur le terrain.

Mefurez trente pieds fur chacune des lignes qui ferment fangle , amp; plantez un piquet fur chaque ligne ou finilfent les trente pieds ; mefureznbsp;^pfuite la bafe de fangle qui eft la ligne droite étendue 'entre les deuxnbsp;piquets, que je fuppofe être de trente-fix pieds comme en fexemple précédent, cherchez dans ladite table en la colonne quot;des bafes trente-fix pieds,nbsp;^ vous trouverez vis-a-vis en la colonne des angles foixante amp; treizede-gféz, quarante-quatre minutes pour la valeur dudit angle.

-ocr page 138-

ï 04

table des angles plans

toujours compris par deux cótez de trente pieds.

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TABLE

-ocr page 139-

ABLE DES ANGLES PLANS toujours compris par deux cotez de trente pieds.

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jo6 CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMENS

II faut remarquer que dans la colonne des bafes les pouces n’y font marquez que de deux en deux, amp; les pieds y font marquez d’un en un.nbsp;Ron trouvera toujours avec autant de facilité que de juftelTe l’ouverturenbsp;amp; la valeur de tous les angles ; car fuppofant , par exemple , que votrenbsp;bafe foit de la longueur de 5 o töifes 5 pouces, Sc les deux autres cöteznbsp;toujours de 50 pieds, vous chercherez dans la colonne des bafes lenom-bre de 50 pieds 3 pouces, amp; vous trouverez vis-Tvis dans la colonne desnbsp;angles 113 degrez amp; 44 minutes pour la valeur de Tangle requis , ennbsp;gardant les proportions des minutes amp; des pouces , comme on fait ennbsp;eet exemple.

En réduifant ce nombre de pieds par Ie moyen d’uneéchelle biendivi-fée fur du cuivre, Ton mefurera les mêmes angles fur la carte amp; fur Ie papier avec autant de juftelTe que les cordeaux fur la terre ¦, d’autant qu’auxnbsp;triangles équiangles les cótez font proportionels entre eux.

Cette methode de mefurer les angles plans peut auffi fervir a conftruire les delfeins de fortification des places, tant regulicres que irregulieres, pournbsp;en connoitre Touverture des angles, tant desbaftionsque du polygone foitnénbsp;par les rencontres des lignes des bafes, ou cótez exterieurs, tant fur Ie papiernbsp;que fur la terre.

Pour tracer les angles, cherchez dans la table Ie nombre des degrez amp; minutes que vous aurez a tracer, par exemple , de 54 degrez 34 minutes , amp; après Tavoir trouvé prenez a cóté dans la colonne des bafes, Ienbsp;nombre des pieds amp; pouces qui lui répond a favoir 28 pieds amp; 6 poucesnbsp;pour la mefure de la longueur de la bafe de Tangle toujours compris par lesnbsp;deux autres cótez du triangle de 3 o pieds chacun; amp; ainfi des autres.

U 3 A G E VIII.

Pour lezrer Ie plan d’une place dans laquelle on peut entrer.

yis-

Soit la place ABC DE, de laquelW on veut lever Ie plan.

Fakes premierement fur votre papier une figure a peu prèsfemblable a votre plan , amp; après avoir mefure avec la toife fur Ie terrain les cóteznbsp;AB,BC, CDamp;DE, écrivez les mefures trouvées fur chacune des li-gnes qui leur correfpondent fur Ie papier; enfuite au lieu de mefurer lesnbsp;angles qui font les cótez de la place , mefurez les diagonaleS comme fontnbsp;les lignes AD, BD, dont vous écrirez la valeur en nombre fur votrenbsp;brouillon ; laquelle fera reduite en trois triangles dont touS les cótez fontnbsp;connus, puifqu’ils ont été mefurez aétuellement.

Vous remettrez au net ce brouillon par Ie moyen d’une échelle de par-^ ties égales qui en contienne autant que la plus longue ligne du plan.

De toutes les methodes de lever un plan, celle de Ie lever par dedans eft la plus exaóie amp; k moins fujetc a erreur.

-ocr page 141-

POUR LEVER LES PLANS. Liv.IV. Chap.I. 107

USAGE IX.

Touywlever le j)Un d’une pUce par dehors.

SOit propofe un bois ou un étang dont on veut lever le plan, comme Fig. tt feroit E F G H1.

Faites-en d'abord le brouillon en vous promenant tout autour, 11 vous pouvez faire fans perdre beaucoup de terns.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

Mefurez avec la toife ou la chaine tous les cotezqui fontl’enceinte du beu propofé, amp; marquez-en les nombres fur chacune des lignes devotrenbsp;brouillon ; mais pour les angles, vous les mefurerez paria methode ci-jointe.

Pour mefurer, par exemple , Tangle E F G, prolongez en bornayant Ic cóté E F , de 5 toifes , amp; plantez un piquet a Textremité K; prolongeznbsp;^galement le cóté GF, amp; plantez un piquet a Textremité L. Mefurez avecnbsp;la toife la diftance L K , amp; fuppofant qu’elle foit de 6 toifes 4 pieds,nbsp;c eft.^.dire, 40 pieds , marquez ce nombre fur la ligne L K de votrcnbsp;brouillon; par ce moyen vous aurez les trois cotez du triangle ifofcellenbsp;efk , qui ferviront a vous faire connoitre Touverture de Tangle LFK,nbsp;foit par la table ci-devant ou autrement. Or cet angle eft égal a fon oppofénbsp;pir la pointe E F G, amp; ft Ton cherche dans la table 40 pieds en la colonnenbsp;bafes, on trouvera que cet angle eft de S 5 degrez 5 7 minutes.

Vous mefurerezdemêmeTaogleFGFI,amp; tous les autres de la figure, ou bien de cette autre maniere;prolongez en bornayant le cóté HG,denbsp;5 toifes de G en N , ou vous planterez un piquet ; mefurez le long dunbsp;cóté GL, de G enM, 5 toifes, au bout defquelles vous fcrez une mar-ftue cn y plantant un piquet ou autrement. Mefurez exacftement la diftancenbsp;1^1 N, laquelle je fuppofe pour exemple de 6 toifes 2 pieds, ou de 5 8 pieds,nbsp;que vous écrirez fur la ligne M N de votre brouillon.

Ce nombre cherclié dans la colonne des bafes , qui correfpond a 78 ^cgrez 3 j minutes pour Tangle exterieur M G H , dont le complémentnbsp;ÏOI degrez 25 minutes eft la valeur de Tangle de la figure F G H, parccnbsp;que deux angles de fuite valent autant que deux angles droits.

Vous r emettrez enfuite votre brouillon au net avec une échelle de parties cgales, tant pour marquer la longueur des cótez que celle des bafes denbsp;tous les angles que Ton peut avoir exaftement,fans fe mettrcen peinedcnbsp;leur valeur cn degrez amp; minutes.

USAGE X.

Pour tracer far la terre tout polygone reciter fur une ligne donnec.

SOit pour exemple la ligne donnée A B , fur laquelle on propofe de tracer un triangle équilateral.

Mefurez fur cette ligne du point A allant vers B, 3 o pieds, amp; plantez-y tin piquet D; ayez deux cordeaux mefurez de 5 0 pieds chacun, dont vousnbsp;cn attacherez un au piquet D, amp; Tautre au piquet A, .amp; les tendez égale-ti^cnt jufqu’a ce qu’ils fe joignent par les deux autres bouts au point C.,nbsp;cn vous planterez un autre piquet.

O ij


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io8 CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUNffiKS

Faites la même chofe a 1’autre extremité B, de la ligne donnée,amp;pro-longez les lignes jufqu'a ce qu'elles fe joignent pour former Ie triangle equilateral amp; équiangle ABE.

S’il s’agit de tracer fur la terre un quarré parfait furia ligne donnée A B, iil. Elevez fur chaque extremité A amp; B une perpendiculaire par 1’ufagenbsp;troifiéme.

Prolongez ces perpendiculaires pour les faire égales a la ligne donnée, plantez des piquets a leurs extremitez C amp; D, amp; tracez la ligne C D , quinbsp;achevera Ie quarré propofé.

S^l faut tracer un pentagone fur la ligne donnée A B.

10. Souvenez-vous que les angles formez par les cótez d’un pentagone regulier font de io8 degrez chacun , comme nous l’avons expliqué ci-devant en Tufage troifiéme du rapporteur , amp; en la fedion troifiéme de la ligne des polygonesdu compas de proportion; c’eftpourquoi cherchernbsp;dans la table des angles plans compris par deux cótez de 3 o pieds dansnbsp;la colonne des bafes, Ie nombre qui correfpond a 108 degrez ou Ie plusnbsp;approchant, vous trouverez 48 pieds 6 pouces amp; quelque peu plus; carnbsp;ce nombre correfpond a 107 degrez 5 z minutes , qui eft moindre de 8nbsp;minutes que 108 degrez; c’eftpourquoi on peut prendre 48’pieds 6 pouces amp; demi pour ladite bafe.

Suivant cette methode, mefurez fur la ligne donnée, du piquet A vers-B, 3 o pieds, amp; plantez un piquet au point C, ou fe termine ladite mefure. Ayez deux cordeaux mefurez , l’un de 3 o pieds , que vous attachereznbsp;par un de fes bouts au piquet A , amp; Tautre de 48 pieds 6 pouces amp;deminbsp;que vous attacherez de même au piquet C , tendez également ces deuxnbsp;cordeaux jufqifa ce qu’ils fe joignent au point E , oü vous planterez unnbsp;piquet, amp; vous aurczpar ce moyen un angle de 108 degrez; prolongeznbsp;la ligne AE, pour la tracer égale a A B, faites la même chofe a fautrenbsp;extremité B de la ligne donnée, amp; par ce moyen vous aurez déja troisnbsp;cótez du pentagone AB, AG, BD, que vous acheverez par la mêmenbsp;méthode.

Si Ie pentagone n’eft pas trop grand , on peut Fachever par Ie moyen de deux cordeaux égaux au cóté donné , en attachant l’un au piquet Dnbsp;amp; 1’autre au piquet G ; car fi vous les tendez également , ils formeront lesnbsp;deux autres cótez du pentagone en fe joignant au point H.

Vous pourrez par la même méthode tracer fur Ie terrain tout autre polygone regulier ou irregulier , en cherchant dans la fufdite table Ienbsp;nombre des pieds amp; pouces qui correfpond a 1’angle du polygone quenbsp;1’on veut tracer.

USAGE XL

ConnoitfS h dijiance de deux ohjets imccejftbles de l’un a tautre, chacun^ étant accejjtble en particulier..

3ig, II. if^N demande, par exemple, la diftance en ligne droite de la tour A, au moulin B.

Plantez Ie piquet C en une place d’ou il foit facile de raefurer la dif-ftance en ligne droite jufqu’aux lieux Aamp;B.

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POUR LRVER LES P L AN S. Liv.IV. Chap.L 109 Mefurez exadcment ces diftancesj commepar exemple de C en A, quenbsp;if Eippofe de 54 toifes; prolongez la ligne A C, jufqu’en D, d’une quan-tité égale, c’eft-a-dire de 54 toifes; mefurez pareillement la ligne BC,nbsp;fuppofe de 37 toifes, amp; la prolongez jufqu’en E , d’une quantiténbsp;^S^le, c’eft-a-dire, de 3 7 toifes; vous formerez parcemoyen le trianglenbsp;^ D E égal amp; femblable au triangle A B C, amp; par confequent la diftancenbsp;^ E fera égale a la diftance propofée inacceffible de A en B.

USAGE X I 1.

Connoitre la dijlance de deux oh jets ¦, dont un feulement ejl accejjible.

SOit propofe pour exemple a trouver la largeur d’un fofle ou du lit Fig-d’une riviere A B ; étant fur un des bords au point A : plantez-y le pi-ftUet AC, de 4 a 5 pieds de hautamp;bien perpendiculaire; faitesM’extre-wité C du piquet une petite fente pour y faire entrer une lame d’un mor-de cuivre ou d’acier bien droit qui puifte haulTer ou bailfer , long environ trois pouces, que vous haulTerez ou bailTerez jufqu’a ce quenbsp;vous voi'iez le point B , de I’autre cóté de la riviere , en bornayant lenbsp;long de ladite lame; enfuite tournez le piquet toujours perpendiculaire,

^n confervant la lame dans la même fttuation, amp; bornayez le long du bord de la riviere fur un terrain de niveau, en remarquant le point comme D#nbsp;fe termine le rayon vifuel. La diftance A D , étant mefurée avec lanbsp;‘^haine , vous donnera la largeur de la riviere ou du folfe a laquelle ellenbsp;égale , comme il eft facile de j-uger.

Cette propofition, toute fimple qu’elle eft, peut fervir a connoitre de quelle longueur on doit couper des branches d’arbres, pour faire un pontnbsp;Eir un foffe ou fur une riviere que Ton veut traverfer.

USAGE XIII.

SOit propofe de tracer fur la terve une ligne droitedu point A au point Fjg.rj, B , entre lefquels il y a un batiment ou autre obftacle qui empeche denbsp;Continuer 1’allignement.

Cherchez fur un terrain bien de niveau un troifiéme point comme C; duquel vous puifliez voir les piquets planter aux points A amp; B; mefureznbsp;cxaéleinent la diftance de C en A , amp; de C en B ; prenez la moitié , lenbsp;tiers ou toute autre partie égale de chacune de ces lignes; plantez-y desnbsp;piquets comme en D, moitic de CB, amp; en E moitié de C A ; tirez unenbsp;Bgne droite de D en E , laquelle vous prolongerez tant qu’il fera befoin ,

^ tracez a cette ligne une parallele qui paffe par les points A amp; B, par lo ttioyen des piquets que vous planterez entre le point A amp; la maifon , denbsp;qu’cntre ladite maifon amp; le point B , tous en égale diftance de 1®nbsp;tgue D E, amp; ainfi vous continuerez fallignement de Aen B.

USAGE XIV.

SOit propofé a pcrcer une bute de terre pour y faire une gallerie qui Jig-Communique de A en B.

Tracez d’ua cóté une ligne droite Comme D C, amp; de I’autre cpté de

O ii|

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no CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMENTS la bute une autre ligne droite comme F E, paraliele a C D ; du point A,nbsp;tirez fur la ligne CD, la perpendiculaire AG, amp; en quelque autre pointnbsp;par dela la bute, tirez une autre perpendiculaire comme C H, égale a A G.

Du point B tirez fur E F la perpendiculaire B I, amp; en quelque autre point par dela la bute une autre perpendiculaire fur la même ligne, comme LM ,nbsp;égale a BI, en telle forte que la diftance I L foit égale a C G ; traceznbsp;enfuite une ligne droite du piquet FI au piquet M que vous prolongereznbsp;tant qu’il fera befoin , cette ligne'^fera paraliele a la gallerie propofée anbsp;faire de A en B ; c’eft pourquoi on pourra planter en diftance égale denbsp;cette paraliele HM de cóté amp; d’autre dela bute, tant de piquets que 1’onnbsp;voudra, comme O , P , Q^qui ferviront a percer la bute de A en B.

Je parlerai encore de fufage de ces inftrumens, dans le petit traité de fortification, que je donncrai ci-apres.

I I.

Contemnt U defcription cf I’^ufage de l'équerre d’arpenteur.

riu

quot;Planchet

-gii- A.

LEquerre d’arpenteur eft un cercle de cuivre d’une bonne épaifleur amp; amp; de 4, 5 ou (J pouces de diametre. On le divife en quatrepartiesnbsp;égales par deux lignes qui s’entrecoupent a angles droits au centre. Auxnbsp;quatre extremitez de ces lignes amp; au milieu du limbe on y met quatrenbsp;fortes pinules bien rivées dans des trous quarrcz , amp; tres-perpendiculaire-ment fendues fur lefdites lignes, avec des trous au-deflbus de chaque fentenbsp;pour mieux découvrir les objets en campagne. On évuide ce cercle pournbsp;le rendre plus leger.

Au-defibus amp; au centre de 1’inftrument fe doit monter a vis une virole qui fert a foutenir l’équerre fur ion baton de 4 a ^ pieds fuivant la hau-fig. B. teur de f ceil de Fobfervateur. Ce baton doit être garni d’un fer pointu parnbsp;le bout qui entre en terre , amp; Fautre bout doit être ariondi pour que lanbsp;virole y refte jufte.

Toute la precifion de cet inftrument confifte en ce que les pinules foient bien exaétement fendues è angles droits; ce que Fon connoitra facilementnbsp;en bornayant un objet éloigné par deux pinules , amp; un autre objet parnbsp;les deux autres pinules. II faut enfuite tourner Féquerre bien jufte fur fonnbsp;baton , amp; regarder les memes objets par les pinules oppofées; sfils fe ren-contrent bien exaétement dans Falignement des fentes , c’eft une marquenbsp;de la jufteffe de Finftrument.

Pour éviter de faufler Féquerre, il faut premierement enfoncer en terre le baton feul, amp; quand il eft bien affermi, placer ladite équerre fur la virolenbsp;par le raoyen de fa vis.

On fait auffi de ces fortes d’équerre , ou Fon met huit pinules de la même maniere que celle décrite ci-deflus ; elles fervent pour avoir lesnbsp;angles de 4 5 degrez ; comme auffi aux jardiniers, pour aligner amp; planternbsp;les allées d’arbres en étoile.

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POUR LEVER LES PLANS.Liv.IV.Chap.il. in

USAGE PREMIER

^our lever le plan ó' faire la me fire dun champ ou dun pré dans

lequel on peut entrer.

SOitpropofé le champ ABCDE : plantez a touslesanglesdespiquets Fij;. u ou jallons bien a plomb , mefurez exaftement la ligne AC, par parties , de la ipaniere que nous aliens dire ci-apres, ou telle autre quhlvousnbsp;Pisira, mais dquot;ou Ton puifle découvrir tous les piquets plantez aux angles.

Faites un brouillon ou mémorial fur une feuilie de papier qui repre-Fente apeu pres la figure du plan propofé, fur lequel vous ecrirez routes ies mefures des parties de la ligne AC, Sc des lignes perpendiculaires tiréesnbsp;des angles, a la rencontre de la ligne AC.

Si, par exemple, vous commencez par le piquet A , cherchez le long de la ligne AC le point F, fur lequel tombe la perpendiculaire EF,me-Furez les lignes AF, FE, amp; marquez leur longueur furies lignes corref-pondantes de votre memorial.

Pour trouver ce point F plantez plufieurs piquets a diferetion le long de la ligne A C ; plantez aufli le pied de votre equerre dans la mêmenbsp;Fgne, en forte que par deux de fes pinules oppofées, vous découvriez deuxnbsp;de ces piquets, amp; que par les fentes des deux autres pinules , qui fontnbsp;^ngle droit avec les deux premiers , vous puiffiez voir le piquet E. Quenbsp;fi du premier coup vous ne découvrez ^as ce piquet, approchez ou recu-^ez du point A le pied de Finfirument jufqu'a ce que les lignes bornayéesnbsp;AF, E, falfent angle droit au point F, au moyen de quoi vous aurezlenbsp;plan amp; la furface du triangle A F E.

C’efi: de la même maniere que vous trouverez le point H ou tombe la perpendiculaire D H, laquelle vous mefurerez adluellement, auffi-bien quenbsp;GF, amp; en marquerez les longueurs fur votre memorial afin d'avoir le plannbsp;amp; la furface du trapeze E F H D.

Mefurez enfuite FlC faifant angle droit avecH D, vous aurezle plan amp; furface du triangle redangle D H C.

Ayantainfimefure route la ligne AC, il ne s’agit plus que de trouvef Fur Cette ligne le point G ou tombe la perpendiculaire B G, amp; de la mefurer,nbsp;d'avoir le plan amp; la furface du triangle rediligne ABC , au moyennbsp;de quoi vous aurez le plan du champ propofé ABCDE. Vous aurez auflinbsp;Furface totale en ajoutant celles des triangles amp; trapeze qui en font lesnbsp;Parties, amp; qui fe connoitront facilement par les regies de la planimetrie,nbsp;d^ la maniere qui fuir.

^uppofons, par exemple , que AF foit de fept toifes, amp; la perpendiculaire EF de dix, multipliant 7 par io,leproduit eft 70,dontlamoi-3 5 fera la furface du triangle A F E.

Si de plus la ligne F H eft de 14 toifes, amp; la perpendiculaire H D de i z , Ajoutant I z avec i o , que contient la parallele F E, on aura z z , dont lanbsp;^oitié 11 étant multip-liée par 14 , produit 154 toifes quarrees pour lanbsp;Surface du trapeze EFHD. Et fi la ligne HC eft de 8 toifes , multi-pliant 8 par i z, le produifeft 96 , dont la moitie 48 fera la furfacedtjnbsp;ï^iangleCHD.

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11 a CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUM'ENS Toute la ligne entiere AC eft de 19 toifes, amp; la perpendiculaire B Gnbsp;dc I o ; le produit eft 290 , dont la inoitie 145 eft la ftirface du triangle ABG. Enfin ajoutant les quatre fur fees partiales, 3 5 , i 54,48 amp;nbsp;145 , la fomme 382 toifes quarrees fera la furface totale du plan A B C D E,nbsp;figure I de la planche iz.

I I.

Pour

lever le plan d’un terrain dans les^iiel il n eft pas facile d'entrer , comme pourroit ètre un hois , un étang , un marais,nbsp;dr autre chofe de cette nature.

rig, 1, Q Oit propofé le marais EFGHI: plantez des piquets a tons les angles, O faites en forte de renfermer fa figure dans un rctftangle , lequel vousnbsp;mefurerez; puis en fouftrayant les triangles amp; trapezes quife trouverontnbsp;ajoutezautour de fon plan, le refte fera la furface du terrain propofé.

Si , par exemple , vous commencez par le piquet E , prolongcz avec votre equerre la ligne EF, tant qu’il eft bcfoin,pour tracer furfonpro-longement une perpendiculaire qui rencontre le piquet G, comme eft icinbsp;la ligne K G; plantez un piquet en K, amp; prolongez cette ligne jufqu’en L,nbsp;c’eft-Tdire, tant quftl fera neceffaire pour y tracer une perpendiculairenbsp;qui palTe par le point H, comme la ligne L FI,quevousprolongerezauflinbsp;tant qu'il fera befoin ; retournez enfuite au piquet E pour y tracer unenbsp;autre perpendiculaire fur la ligne, EF , laquelle étant prolongée rencon-trera au point M la perpendiculaire LH; ce qui étant fait vous aurez lenbsp;resftangle EMLK, dont vous melurerez les longueur amp; largeur avecnbsp;votre chaine ou une toife.

Suppofons pour exemple , que la longueur E K, ou fa parallele ML qui lui doit être égale , foit de 3 5 toifes , amp; que la largeur E M ou fanbsp;parallele LK, foit de i o toifes, multipliant ces deux nombres Fun parnbsp;I’autre , vous aurez 350 toifes quarrées pour la furface totale duditnbsp;reéiangle.

Mais fi le prolongement FK eftde 5 toifes, amp; K G de 4, multipliant 4 par 5 , le produit eft 20 , dont la moitié 10 toifes eft la furface dunbsp;triangle F K G. La ligne G L, étant de 6 toifes, amp; L H de quatre, le pro-diiit de 4 par 6 eft 2 4, dont la moitié i 2 eft la furface du triangle G L H.

11 faut enfuite trouver dans la ligne FI M un point ou tombe la perpendiculaire qui part du piquet I , laquelle formera un triangle amp; un trapeze: de forte que ft la diftance FI N eft de 24 toifes , amp; la perpendiculaire N I de 4 toifes, le produit de 2 4 par 4 eft 96, dont la moitié48 eft la furface du triangle FI N I. Enfin N M étant de 7 toifes, M E de 1 o,nbsp;amp; fa parallele NI de 4 toifes, ajoutant i o amp; 4 ,.la fomme eft i 4, dont lanbsp;moitié 7 multipliee par 7, fait 49 pour la furface du trapeze EMNI.

Geft pourquoi ajoutant enfemble les furfaces de ccs trois triangles amp; eelle du trapeze, on aura i i 9 toifes, lefquelles étant ótées de 3 5 o , quinbsp;cft la furface totale du quarré long , reftent 231 toifes pour la furfacenbsp;du marais propofé E F G HI, On fera la même chofe de toute autre figure.nbsp;Ces deux ufages font aflez connoitre Ia maniere dont les arpenteurs fe ferventnbsp;de leurs inftruraens pour lever les plans amp; meiurer toutes fortes de piecesnbsp;de terre.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;CHAP. Ill*

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POÜR LEVER LES PLANS. Liv.IV.Chap.IIL 115

I I I.

Contenmt la con[iru£iion óquot; afages de differens recipangles,

XII. VUxcht.nbsp;Fjg- A.

IL y a plufieurs fortes de recipianglesoumefuranglesjinaislesineilleurs amp; les plus en ufage font ceux dont nous aliens faire la defcription.

Le recipiangle marqué A eftcompofé de deux regies parfaitement égales largeur : carilfautque les cótez interieurs de chaque regie foient biennbsp;paralleles aux cótez exterieurs. Leur largeur eft d’environ un pouce, amp; leurnbsp;^Ogueur d’un pied ou plus. Ces deux regies font arrondies par la tête égale-, amp; attachées Tune fur Tautre par le moyen d’un clou a lête artiftementnbsp;^ourné, de forte que l’inftrument fe puilTe ouvrir amp; fermer facilement.nbsp;Lorfqu'on a pris fouverture d’un angle , on met le centre d’un rappor-*^^ür a l’endroit ou les deux regies fe joignent, amp; les degrez du bordnbsp;Warquent fouverture de fangle , ou bien on trace fur le papier fouver-que font les regies du recipiangle , amp; puis on la mefure avec unnbsp;‘¦apporteur.

Le recipiangle marqué B eft fait comme le precedent, excepté qu’il y rig, b, ® deux pointes d’acier aux extremitez, afin qu’il puille fervir de compas.nbsp;le nomme ordinairement fauffe équerre.

Le recipiangle marqué C eft different des autres en ce qu’il marqué 1’ou- rig. c. '’^rture des angles fans rapporteur.

II eft compofé de deux regies de cuivre d’égale largeur amp; bien paralle-longues de deux pieds ou environ, larges de deux ou troispoucesamp; d une ligne d’épaiffeur, jointes enfemble par un clou bien rond. II y a denbsp;plus un eerde divifé en 5 6 o degrez au bout d’une des regies amp; un petit indexnbsp;attaché fortement au clou, lequcl a mefure que fon ouvreou ferme 1’in-«ument, marque les degrez de fon ouverture. Nous ne repetons pas icinbsp;^ uianiere de divifer le eerde, 1’ayant expliquéfuffifamment enparlantdunbsp;^^pporteur. On dirafeulementqu’on commence toujours a compter les de-du milieu de la regie ou eft le centre.

Llu fait encore de cette forte de recipiangle en divifant un eerde fur la inferieure , amp;fon lime la regie de defl'us comme la tête d’un compasnbsp;^ proportion, de forte qu’en ouvrant finftrument les deux épaulieresnbsp;^rquent les degrez de fon ouverture.

I our mefurer un angle faillant avec quelqu’un de ces trois recipiangles. applique i£5 cótez interieurs des deux regies fur les lignes qui formentnbsp;^^J’gle. Et pour mefurer un angle rentrant, on applique les cótez exterieursnbsp;mêmes regies le long des lignes qui forment ledit angle,nbsp;la recipiangle marqué D eft compofé de quatre regies de cuivre, denbsp;^ ''geur parfaitement égale , jointes enfemble par quatre clous ronds a têtenbsp;j, ''inee, lefquclles forment un parallelogramme équilateral. Au bout denbsp;üne defdites regies il y a undemi-cercle de trois a quatre poucesdedia-»divifé en i 80 degrez, amp; même en demi, fi fon veut, amp; c’eft ccnbsp;fo * 1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;preferer ce recipiangle aux autres. L’autre branche qui paffe

demi-cerde eftprolongée jufques fur la divifion, afin d’y marquer ^ ouverture des angles. ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P

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ÏI4 CONSTRUCTION ET USAGES DES RECIPIANGLES Ces regies fe font d’un pied ou deux de longueur, de huk ou dix li-gnes de largeur amp; d’épaiffeur convenable. Elies doivent ctre percées trés-également en longueur, favoir celle oü eft ie demi-eerde au point z , ounbsp;eft fon centre, amp; a l’autre bout au point marqué i. Celle qui fert d’alidadenbsp;doitêtre percéeauxpointsmarquez 2 amp; 3 , amp; enfin les deux autres regies,nbsp;chacune a leurs extremitez , au point marqué 4, La regie qui fert dbli-dade doit être attachée au centre amp; deffusle demi-cercle; les deux autresnbsp;regies, qui font d’une même longueur, doivent être attachées par deflbusnbsp;les deux autres; Ie tout de maniere que leur mouvement foit bien uniforme.

Quand on veut mefurer un angle faillant avec ce recipiangle , on fait paffer les deux regies égales par deffous les deux autres, afin que les quatrenbsp;regies n’en faffent que deux, pour embraffer Tangle; mais quand on veutnbsp;mefurer un angle rentrant, on retire ces deux regies en dehors , commenbsp;elles font a préfent, amp; on les applique dans Tenfoncement de Tangle; Scnbsp;comme (m tout parallelogramme les angles oppofez font égauxj-on en con-Hoit Touverture par les degrez du demi-eerde oppofé.

llfage du redfiangte.

Kg. j, Our lever Ie plan d’un baftion , comme par exemple de celui cotté’ X A B CD E , tracez un brouülon lur une feuille de papier, mefureznbsp;avec Ie recipiangle rentrant Tangle E , formé d’une courtine de la placenbsp;amp; du flanc du baftion propofé, en Tappliquant horizontalement, de fortenbsp;qu’une des regies foit dans Talignement de ladite courtine, amp; Tautreregie dans Talignement du flanc ; amp; ayant reconnu fa valeur en degrez, marquez la fur votre memorial dans un petit arc , pour faire connoitre quenbsp;c’eft ia cotte d’un angle. Faites enfuite mefurer la longueur du flanc E D ,nbsp;que vous marquerez Ie long de la ligne de votre brouillofl ; embraffeznbsp;avec les regies de votre recipiangle Tangle faillant D, de Tépaule, amp; cotteznbsp;fa valeur dans un petit arc ; faites mefurer la longueur de la face gauchenbsp;C D; mefurez avec Ie recipiangle Touverture de Tangle flanqué C, amp; enfuite celle des autres angles du baftion, de même que la longueur de fes facesnbsp;amp;flancs ; après quoi il fera facile de Ie remettre au net par Ie moyen d’unenbsp;échelle de parties égales amp; d’un rapporteur.

Mais comme il fe rencontre fouvent que les angles, qui d’ordinaire font de pierre de taille, ont été mal taillez par la negligencedesouvriers,quinbsp;les font ou trop aigus ou trop obtus , pour y remedier on applique unenbsp;longue regie fur chaque mur, dont Talignement peut être bon, quoiquenbsp;Tangle foit mauvais, amp; pofant de niveau fur ces deux regies les jambes dunbsp;recipiangle, on aura plus exaétement Touverture de Tangle a mefurer,

USAGE II.

Lever te plm iun terram dontteneeïntefoit defgure reed ligne.

fig. t, Q Oit propolé Ie plan A B C D E F G. II faut d’abord en deffiner la figure a vue fur un memorial, mefurer exaétement fur Ie terrain la longueurnbsp;de tous les cótez, amp; les marquer a mefure fur les lignes relatives du memorial J prenez enfuite avec tel recipiangle que vous voudrez choiür Tou-

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POUR LEVER LES PLANS. Liv.IV.Chap.III. ri j ^erture dc chaque angle , comme par exemple de l’angle ftillant AGF,nbsp;i enfermant avec les jambes du recipiangle , amp; marquez les degrez de foanbsp;ouverture fur Tangle relatifagf du. memorial; mefurez auffi Tangle ren-ïrant FED, en mettant la tête du recipiangle dans Ie fond de eet angle,nbsp;forte que Texterieur des branches joigne exadtement les cótez du ter-ram quï ferment Tangle , amp; marquez-en la valeur fur Tangle relatif danbsp;*iieiïiorial, amp; ainfi de tous les autres angles , dont ayant marqué les de-€'¦52, auffi-bien que Ia longueur de toutes les lignes mefurées fur Ie ter-on Ie remettra au net, amp; par ce moyen on aura Ie plan femblablenbsp;Figure 2. On peut par cette methode lever Ie plan d’unemai-, en prenant les angles tant rentrants que faillants.

Sur la même planche on verra Ie plan d’un pentagone regulier fortifié ®vec les noms des parties de fa fortification.

CHAPITRE IV-

^ontemnt la conjlrudiion óquot; les ufages de differentes ffanchetes,

NOus commencerons par donner la conftrudion amp; les ufages de Tinftru-mentuniverfelqui fert aufli de planchete.

X///.

'Planchft

La figure premiere de la planche 1 5 eft une planchete , qu’on nomme ^ufli inftrument univerfel,a caufe que Mquot; Ozanam qui en eft Tinventeur,nbsp;pretend qu’avec eet inftrument on peut faire toutes les operations de la géo-oretrie pratique.

11 eft de figure reftangulaire A B C D , amp; fait d’une plaque de laiton OU de quelque autre matiere folide dont la longueur A B foit d’environnbsp;*2 pouces , amp; la largeur B Cou AD de 8 pouces , on ajufte fur cettenbsp;pLque 4 regies dont 5 font de 6 lignes de large, amp; celle qu'on nommenbsp;bafe, doit avoir p a i o lignes. Au milieu de cette regie, on trace unenbsp;''§ue qu’on nomme ligne de conduite, elle doit être diviféc en 200 ounbsp;3 00 parties égalespour les operations que nous dirons ci-après.

Au milieu de cette ligne au point L , eft Ie centre des degrez d’un demi oercle^qui doivent être tracezfur les troisautres regies; onvoitbienquenbsp;degrez ne peuvent pas être égauxétant tracezfurun parallelogramme,nbsp;^ par confequent les degrez des angles doivent être plus grands étant plusnbsp;tloignez du centre.

Avant que d’arrêter ces quatre regies fur la plaque, 11 faut en ajufter^trois *^tres par deflbus qui foient moins larges que les autres d’environ unenbsp;^’8oe, afin de lailTer un vuide pour y pouvoir couler quelque feuilles denbsp;Papier OU de carton mince, par un des cótez comme B C, qui foit vuidenbsp;P^f deftbus afin que fur ce papier on puilTe tracer les rayons qui fe tirentnbsp;^ long de la ligne de foi de Talidade, comme il fera expliqué en fon lieu,nbsp;outes ces regies étant ainfi arrêtées fur la plaque, doiventTormer en de-^ns amp; en dehors un parallelogramme parfait.

L alidade doit être non-feulement mobile au tour de fon centre; mais ^0 centre doit aufli être mobile, amp; couler fur la ligne de conduite, en fortenbsp;qu il puifle fe mouvoir amp; s’arrêter a telle divifionqueTon voudra,amp;c’fcftnbsp;cela que confifte la plus grande difficclté de Tinftrument.

P ij

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ï 16 CONSTRUCTION ET USAGES DE LA PLANCHETE

Pour Ie faire avec plus de juftefTcjil faut placerfous labafede TinftrU-ment amp; precifement au-deflbus de la ligne de conduite, une regie de la longueur de ladite bafe , d’environ quatre lignes de largeur, amp; de deux li-gnes d’épaifleur, ilfaut qu’ily ait deuxbifeaux également limez danstoutenbsp;leur longueur, amp; arrêter cette regie avec des vis a têtes perdues,les bifeauxnbsp;cn deflbus.

II faut enfuite avoir une piece de cuivre d'un pouce en quarré, amp; d’une; ligne d’cpaiffeur. Auxdeuxbordsoppofez de ladite piece , on rivera deuxnbsp;pieces qu’on aura limé en bifeaux par deflbus, de maniere qu’elle coulenbsp;bien jufie au long de la regie a bifeau : on y peut mettre au(Ê un reflbrtnbsp;en deflbus, j’^ai expérimenté que cela fait un fort bon effèt. Puis on ajuftenbsp;un autre piece de laiton de la même grandeur que la précedente,d’une bonnenbsp;ligne d’épailfeur, amp; qu’on ploye a équerre parun des cótez pour mettre furnbsp;la bafe de l’inftrument ; amp; on attache cette piece avec deux vis vers fesnbsp;extremitez a la coulifle de deflbus, de maniere que ces deux pieces coulcntnbsp;bien jufte amp; parallelement au long de la bafe de rinftrument»

II faut enfuite percer cette piece de deflus d’une ouverture ronde de flx a fept lignes de diametre, dont Ie centre reponde jufie fur la ligne de conduite ; enfuite on attache l’alidade qui doit être percée au centre d’unenbsp;pareille ouverture que la précedente, par Ie moyen d’une virolle ou clounbsp;tourné dom l’ouverture interieure fok de 5 a 6 lignes, amp; 1’exterieure denbsp;la grofleur du trou de l’alidade amp; de la coulifle. On dok entournant cettenbsp;virolle réferver une épaiffeuramp;une largeur convenable en defTus, pournbsp;en rivant l’alidade i la coulifle qu’ellc tourne en tous fens j on a juflera aiinbsp;point I, une lame d’aeier mince qui traverfera Ie diametre del’ouverturenbsp;du centre, qui fera angle droit a la ligne de conduite afin de placer Ie centre de l’alidade i telle partie qu’on voudra de la divifion de la ligne denbsp;conduite.

L’alidade doit avoir au moins la longueur de la diagonale duparallelo-gramme, amp; doit être divifée dans routes fa longueur au hordde la ligne de foi depuis Ie centre de la même divifion de la ligne de conduite.

On place deux pinules aux extremitez jufie de la ligne de conduite, il eft mieux qu’on les place deflbus 1’inflrument, paree qu’ellesne nu ifent pas aisnbsp;rayon vifuelde ceux de l’alidade. On en place deux autres vers Ie» extre-mitez de 1’alidade , mais il faut que les fentes amp; les filets repondent jufie Inbsp;Ia ligne de foi. Je trace derriere l’inflrument une ligne perpendiculaire,nbsp;pour y accrocher une foie avec fon plomb pour fervir de niveau ou pournbsp;prendre les hauteurs. On met un genou au-deflbus amp; au milieu de l’inftrument , amp; quelque fois une bouffcle pour orienter les plans, qu’on attache avec deux vis au bord exterieur de l’alidade. L’on pofe aufli eetnbsp;inftruraent fur un pied corame ceux dont je donnerai la defcriptioonbsp;ci- après.

USAGE premier.

De t 'infirument univerfeL

Soit par exemple Ia diflance de la tour A, a la chapelle B, 3l mefurer qui fok inaccelfible j choififlez a volontédeux points éloignez entrenbsp;svu autant lt;pie vous pourrez,amp; Ie plus proche de la ligne a mefurer A B

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POUR LEVËR LES PLANS.Liv.IV.Chap.lv. 117

vous fera poflible , afin que les rayons vifuels fe coupent moinsobli-^uement,amp;de peur que les interfeótions ne fe falTent pas hors du plan de i’inftiument comme CE , dont la diftance, exaftement mefurée av^c lanbsp;^haJne, eft de zoo pieds ou toifes; amp; ayant arrêté Ie centre de Talidadenbsp;rinftrument en un point commode de la ligne de conduite , commenbsp;c, appliquez finftrument en telle forte que ce point f réponde perpen-«iicuiairement fur Ie point C , ou vous y placerez un piquet, amp; la lignenbsp;de conduite fur la ligne CE, oü ilyaura auffi un piquet :amp;ayanttournénbsp;i’alidade amp; bornayé avec fes pinules , les deux extremitez A, B, de lanbsp;^’K’^e a mefurer , tirez fur la furface de finftrument Ie long de la lignenbsp;de foi, les deux rayons vifuels c F , t G , aux deux points de la tour amp; denbsp;chapelle.

Après cela faites une feconde ftation, mais auparavant avancez Ie centje de falidade de deux cens parties de la ligne de conduite, pour les deux cens pieds de la ligne C E , de puis f en c , pour appliqucrnbsp;de nouveau finftrument en telle forte que ce point f , reponde jufte aunbsp;piquet E, amp; que paries deux pinules de la ligne de conduite, vousvoiïeznbsp;ie piquet C: après quoi falidade étant pareiilement tournee vers les menfes extremitez A,B, de la ligne donnée, on tracera fur la furface de f in-ftrument, Ie long de la ligne de foi les deux rayons vifuels eH,eI, quinbsp;eouperont les deux premiers cF, fG, en deux points par ou vous tire-rez la droite a^, dont la longueur étant prife avec un compas, amp; portéenbsp;iur la divifion de la ligne de conduite, donnera dans Ie nombre des parties égales qu’elle comprendra, Ie nombre des pieds ou toifes de la diftanconbsp;propoiée de la tour a Ia chapelie A B.

11 eft a remarquer qu’en appliquant falidade fur les lignes ea, eé, on trouve (ur la divilion de la ligne de foi, la valeur des lignes E A, EB,

amp; demême en appliquant falidade fur les lignes ca, c h , on trouve fur les tnemesdivifionsdela ligne de foi,lavaleurdeslignesC A , CB. Ainfivousnbsp;^oyez que par cette maniere on peut mefurer fur Ie terrain plufieurs lignesnbsp;3 la fois.

USAGE I L

Tracer un plan fur la terre.

POur tracer un plan fur la terrain qui foit femblable I un plsn decrit fig, ^ lur Ie papier comme bede, placez ce plan fur la furface de finftru-tïient univerfel, amp; ayant choifi un endroit commode fur un terrain , oü ilnbsp;y ait aucun empêchement comme en A , arrêtez Ie centre de falidade ennbsp;point de la ligne de conduite, comme en a, amp; finftrument étant pofénbsp;torifontalement fur fon pied en telle forte que Ie point a, reponde per-Pendiculairtment fur Ie point A , amp; que la ligne de conduite foit tournéenbsp;a droit ou a gauche, felon que vous irouverez a propos de tracer votrenbsp;plan.

Enfuite tournez falidade vers un des angles du plan propofe ^ f tomme vers fangle h, en forte que la ligne de foi tombe précifement furnbsp;'^et argle b, amp; remarquez fur les divifions de la même ligne de foi , denbsp;combien de parties égales ce point b eft éloigné du point 4,afin decora»nbsp;pter fur la terre en ligne droite autant de pieds depuis A, jufques en B j.

P i i)

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11 8 CONSTRUCTION ET USAGES DE LA PLANCHETE amp; le point B, reprefentera le point b du plan propofé, ou vous fercz planter un piquet.

Tournez en fuite 1’alidade vers Tangle f, amp; faites pour Tangle C, com-me il a été fait pour Tangle h ¦gt; pour avoir de la même nianiere fur le terrain la reprefentation de Tangle f, en C, ou vous y ferez aufli placer un piquet. Et fi vous en faites de même pour les angles vous aurez furnbsp;la terre leurs reprefentations aux points ED , amp; le plan propofé bedenknbsp;trouvera tracé fur le terrain amp; reprefenté par le plan B C E D.

Si le lieu ou Ton veut tracer le plan eft empêché, comme ft on voulolc tracer une fortification autour d’une Ville, ilfaudroitconnoitreles anglesnbsp;amp; les cotez du plan propofé, amp; faire fur le terrain les mêmes angles, amp;nbsp;prendre les cotez d’auiant de toifes fur la terre qufils auront été trouveznbsp;fur le papier.

USAGE III.

Mefitrer une hauteur.

PAr exemple mefurer la hauteur de la tour AB , que je fuppofe accef-

Fjj' 4-

fible,amp; ie terrain paralleleaThorifon. Faites fur ceterrain uneftation cn quelqiie lieu commode amp; un peu éloigné de la tour comme en C, amp;nbsp;mefurez la bafe BC,que je fuppofe de zoo pieds.

Cette preparation étant faite, placez Tinftrument univerfel fur fon pied« e fon plan foit perpendiculaire a Thorifon, parlemoyendu plombqu’on

que


met fur la ligne qui eft tracee derriere ledit inftrument, arretez le centre de Talidade au point c , éloigné du point h fur la ligne de conduite, denbsp;2,0 0 parties egales,pour les zoo pieds de ladiftance C B ,amp; que le pointnbsp;r, reponde juftefur le point C.

Après cela, élevez Talidade vers le fommet dela tour A, en forte que par les pinnies vous voiïez le point A; Tirez fur la furfacede Tinftrument,nbsp;le long de la ligne de foi, la ligne c a, qui donne Ic point a, fur le cóté perpendiculaire de Tinftrument, amp; prenez avec un compas la longueur denbsp;amp; la portez fur la ligne de conduite c ^, pour connoitre le nombre des parties egales de cette ligne ba^ècce nombre vous fera connoitre la hauteurnbsp;de la tour AB,qu’on cherche.

II eft a remarquer que pour prendre les hauteurs avec cet inftrument, il faut être éloigné de Tobjet, un peu plus que cette hauteur,autrementnbsp;la ligne c a, m couperoit le cóté perpendiculaire B D , qu’au dehors denbsp;Tinftrument, de forte qu’on ne pourroit pas avoir le point 4, ce quiem-pecheroit de connoitre fans calcul la hauteur dc la tour A B.

Comme Tinftrument eft toujours au-deffusdu terrain de4 a 5 pieds qui eft a peu pres la hauteur de Toeil de Tobfervateur, ainfi il faut ajouter cesnbsp;435 pieds, pour avoir toute la hauteur propofée au-deifus du terrain.

Je ne m’étens pas davantage fur les ufages de cet inftrument, AT Ozanam en a fait un petit traité particulier, dans lequel il lui donne un grand nombre d'ufages. Je ne parle pas non plus de ces ufages par raport a la trigonometrie qu’on fait avec les degrez qui font au bord de Tinftrument, cénbsp;font les mêmes que ceux des demi-cercles dont je parlerai ci-après.

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POUR LEVER LES PLANS. Liv.IV.Chap.IV. 119

^^fcription dunc autre forte de flanchete motns cotnpofée de fon ufage.

XllU

TLmche»

ïiE- 5-

CEtte planchete Te fait d’une plaque de cuivre, oudebois bienfec amp; bien droit , d’environ 11 a i 5 pouces en quarré niontée fur ionnbsp;genou amp; fur un pied a trois branches. On arrête une feuille de papier parnbsp;Jp moyen dhan chaflis qui s^emboète jufte au tour de la |)lanchete. On fenbsp;Ett pour tirer les rayons vifuels, d’une regie ou alidade de cuivre de lanbsp;‘ongucur au moinsde la diagonale de ia planchete, amp; on y ajufte aux ex-’^remitez deux pinules a fente amp; a filets , amp; quelquefois une lunette d’a-P^'oche, amp; une bouflole pour orienter les plans. On trace aulli fur cette Fig.nbsp;^'^gle plufieurs echelles de differcntes grandeurs , pour rapporter fur Ienbsp;*^hamp les longueurs amp; les diftances. II y adesperfonnes qui difent qu’ilsnbsp;fe fervent d’épinglesqu’ilsfichentfur la planchete quand elle eft de bois,

^ais il n’y a aucune jufteife ni facilité de s’en fervir , car les épingles fe placent que fort difficilementaplomb,amp; les fibres du bois les faitnbsp;Shffer acóté de l’endroitou ilsdevroie.nt être. Je paffe fous filence tous lesnbsp;®utres inconveniens qui arrivent enfe fervant de cette methode.

II efi; bon de dire ici, que pour faire de grandes operations avec eet in-I^Fument, il fautque la planche foit de deux pieds en quarré, amp; que les piuules foient environ de J a4 pouces de hauteur , pofées fur falidade,nbsp;P^tce que la planchete étant placée horifontalement, lorfqufil fe rencontrenbsp;f^t Ie terrain des hauteurs ou des profondeurs, la hauteur des pinules eftnbsp;utile dans ces operations ; on peut les ajufter a charniere , de manierenbsp;^u’elles fe couchent fur falidade, amp; étant relevéeson lesarrête droit avecnbsp;^hacuue une vis.

A fégard de lalunete quand on y en met,ilfaut qu’elle foit ajuftée fur ^ alidade de maniere qu’elle foit bien parallele a la ligne de foi, amp; qu’ellenbsp;foit un peu éievée fur falidade,afin qu’on puifle lui faire faire un mou-''ernent de haut en bas fuivant que Ie terrain Ie requiert; ce mouvementnbsp;lp fait par Ie moyen d’une piece qui eftattachée avec des vis au milieu denbsp;falidade : cette piece porte une charniere comme celle de latête d’unnbsp;kompas; au milieu de cette charniere ,amp; a angle droit, eft un cercle dansnbsp;quel paffe jufte le tuyau de la lunete. Aux extremitezde falidade fontnbsp;^^^achées a vis deux pieces comme des pinules amp; qui font évidées en quarrénbsp;iong de }a jargeur du corps du tuyau de la lunete ; on paffe la lunetenbsp;ces trois pieces, qui par ce moyen peut hauffer ou baiffer a tellenbsp;hauteur qu’onibuhaitera. La manierede placer les verres amp;les filets qu’^orsnbsp;Pofe dans le tuyau de la lunete, fera expliquée ci-après en parlant du demi-'^^tcle a lunete.

On place ordinairement une petite bouffole quarrée pour orienter les P^ans qu’on attache avec deux vis au bord exterieur de falidade. On nenbsp;fe fert pas ordinairement de genou pour porter cette planchete, pareenbsp;^u’elle eft trop grande pour cela, nous faifons un pied particulier qui eftnbsp;un fort bon ufage, la defeription en abregé que je vais en donner metara affez au fait ks perfonnes intelligentes. Ce pied eft compofé de troisnbsp;branches de bois de 4 pieds 3 pouces de longueur; a la hauteur de troisnbsp;pieds on y ajufte une piece triangulaire auffi de bois de trois pouces denbsp;I^Fge amp; de cinq pouces de hauteur, danslaquelle piece on fait une eutailie

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129 CONSTRUCTION ET USAGES DE LA PLANCHETE pour y placer a force une grofle vis triangulaire de cuivre, amp;qui fert inbsp;ferrer les trois batons avec de gros écroux aufli de cuivre, la piece triangulaire de bois eft entaillée vers le haut pour retenir les trois batons quinbsp;ont été percez a la hauteur de trois pieds pour entrer dans la vis triangulaire de cuivre, de maniere que les trois batons qui par le moyen des en-tailles ne peuvent pas s’ouvrir, que fuivant lefdites entailles, demeurentnbsp;ftables; le haut des trois batons s’ouvre en même terns amp; proportionelle-ment a leurs longueurs, amp; font coupez par les bouts, de maniere que lanbsp;planchete qu’on pofe deffus foit bien a plat: on y met de petites pointesnbsp;de cuivre afin que la planchete ne glilTe point. II eft a remarquer que cesnbsp;batons font a pans, excepté a fendroit ou ils fe joignent a la piece triangulaire de bois ou ils font plats par deflbus pour être plus joints a laditenbsp;piece, amp; par delTus pour être plus ferrez par les écroux. Au bas defditsnbsp;batons font trois virolles ou il y a une pointe de fer pour retenir le pied furnbsp;la terre. La petite figure I de la planche 14 donnera fuffifament f idéé denbsp;ce pied.

USAGE PREMIER.

Me fur er une largeur inaccejfble, comme celle du marais A B.

PLacez la planchete fur fon pied a quelque endroit commode, comme enC, d’ou vous puilfiez aller en ligne droite vers les points Aamp;B;nbsp;•Fig. y, amp; d’un point comme C pris fur la planchete, dirigez la regie ou alidadenbsp;avec fes pinules,favoirvers CA, puis tirez la ligne CD, fur la planchete,nbsp;enfuite dirigez la regie vers C B , amp; tirez fur la planchete la ligne C E.

Mefurez avec la chaine les longueurs CA, CB, fuppofons que CA, eft de 56 toifes amp; CB de 50, amp; y placez deux piquets, racourciffez pro-portionnellement fur la planchete par le moyen d’une échelle , les lignesnbsp;CE, C D, en prenant 3 6 parties fur 1’échelle avec un compas, amp; les por-tez de C en E, amp; 30 parties pour les porter de C en D , tirez la lignenbsp;D E, la longueur de cette ligne étant portée fur f échelle le nombre desnbsp;parties vous fera connoïtre combien il y aura de toifes du piquet A aUnbsp;piquet B, qui eft la largeur du marais ( fuivant la 5 8 du 2 ).

USAGE II.

Lever la fituation de flufeurs villages.

Fig. ?. Oit psr exemple les trois villages marquez A, B, C, choifilTez un ter-OU vous puilfiez avoir une bafe de 4 a 500 toifes, amp; que de fes extremitez E G, on puilTe découvrir les trois villages propofez. A fune desnbsp;extremitez de cette bafe comme E, plantez-y un piquet , amp; du point Enbsp;pris fur la planchete , dirigez les pinules de la regie vers les clochers ounbsp;lieux plus apparens de ces villages, amp; tirez des lignes ou rayons avec lanbsp;regie fur la planchete , amp; un autre rayon vers le point G, ou il y auranbsp;aufli un piquet.

De ce dernier rayon , faites un bafe fur la planchete que vous prendrez fur une des échelles qui reponde a celle que vous avezprife furie terrain,

amp;

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POUK LEVER LES PLANS. Liv.IV.Chap.IV. iü amp; écrivez fur chaque rayon Ie nom du village oü ,il eft dirigé.

Tranfportez la planchete au piquet G , amp; la tournez de maniere quc Ia bafe e g, que vous avez tirée deffus , fe trouve au-delTus de celle dunbsp;terrain E G : puis du point G pris fur la planchete , dirigez auffi desnbsp;rayons vers les villages A B C, amp; les points ab c, ou ils couperont lesnbsp;rayons de Ia premiere ftation, feront en diftance avec leur bafe commenbsp;les trois villages ABC avec leur bafe EG. Pour bien reuffir dans ces operations, il faut en dirigeant les rayons vifuels que la planchete foit toujoursnbsp;bien de niveau.

USAGE III.

Me fur er Uh Auteur d’une tour, dun clocher, ou dun butiment lt;jui ejl a flomb fur un terruin bien de niveau.

SOit une tour ou le batiment A B. Pofez la planchete bien ^ plomb fig. «.

par le moyen d’une ligne perpendiculaire que Ton trace derriere, au haut de laquelle on pend un plomb avec fa foie en quelque lieu com-naode, par exemple en C; tirez fur cette planchete la parallele D H; dunbsp;point D , tracez le rayon D F vers Textremité du batiment B.

Prolongez ce rayon jufques fur le terrain en G j mefurez le nombre des pieds ou toifes qu’il y a entre la diftance A amp; G, amp; prenez fur votrenbsp;cchelle autant de parties que vous porterez fur la parallele D H, depuisnbsp;le point D, jufqu’enH: du point H, élevez la perpendiculaire HF,eIle ¦nbsp;contiendra autant de petites parties dc I’echelle que la ligne DH, que Iinbsp;hauteur A B , de la tour ou du batiment contiendra de pieds ou toifesnbsp;(fuivant la 53 du 2.) Ces trois ufages fuffiront pour mettre au fait denbsp;toutes les autres operations qu’on peut faire avec cet inftrument.

Conflruciion df ufages de la -planchete ronde.

xir.

PUnche, fjg. A,

CEt inftrum.cnt fe fait de bois , de cuivre ou de toute autre matiere folide. Sa figure la plus ordinaire eft la circulaire. On lui donne en-¦viron un pied de diametre. En fon centre il y a un petit cilindre decui-élevé a plomb qui fert de clou, autour duquel tourne une regie ounbsp;alidade garnie de deux pinules ou d’une lunete. Cette regie doit avoir unenbsp;ugne droite appellee ligne de foi , qui reponde exadement au centre dunbsp;dou, dont le haut doit être tourné en vis pour y recevoir un écrou quinbsp;la regie , a laquelle on attache une petite boulTole pour orienternbsp;plans.

Autour de la planchete il yauncercle d’une épailTeur a contenir environ ^ ‘bartons, amp; d’une largeur convenable a recevoir les divifions de 360nbsp;*^^gre2,amp;quelquefois les minutes de 5 en 5.

, ¦‘1 faut avoir plufieurs cartons de la grandeur de la planchete percez ans le milieu , d’un trou egal a la groffeur du pivot, on fe fert pour celanbsp;un emporte-piece a peu prés femblable a celui des ceinturiers, dc fortenbsp;on puifte enfiler tous ces cartons, amp; mettre la regie par delfus.IIfautnbsp;auffi que puilfe arrêter le carton de defluspar le moyen d’une petitenbsp;pointe attachée au bord de la planchete, amp; qui entre un peu dans le carton*

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,ia CONSTRUCTION ET USAGES BE LA PLANCHETË On marque ordinairement fur chacun de ces cartons un rayon ou demi-diametre ^ f encre pour fervir de ligne de ftation.

Au-dcffous de la planchete on attache un genou, comme celui marqué D. II eft compofe d’une boule de cuivre renfermec entre deux coquillesnbsp;de même métal, que fon ferre plus ou moins par le moyen d’une vis. Lanbsp;tige de ce genou, qui eft une virole , s’emboete amour d’un piedatroisnbsp;branches, qui s’écartent amp; fe refferrent fuivant 1’inégalité du terrain.

La figure A de la planche i 3 reprefente 1’inftrument tout monte. Nous aliens donner la conftruftion des pieces qui le compofent, en commen^aUtnbsp;par la divifion de fon bord ou limbe.

On y trace premierement deuxoutrolscirconferentfes pour y marquer lesdegrezavecleschifresde loen lo. Ondivifed'abordunede cescireon-ferences en quatre parties bienégales , dont chacune eftde 90 degrez , quenbsp;Ton divife en 5 , amp; chacune encore en 5 , amp; par ce moyen le cercle fe trouvenbsp;divifé de I o en 1 o degrez. On fubdivife ces parties en deux, amp; enfin chacune en 5 , amp; tout le cercle fe trouve divifé en 360 degrez. On trace avecnbsp;une regie i centre les lignes de ces divifions dans les circonferences quinbsp;leur conviennent , puis on y marque les chifres de i o en i o , en com-inen^ant par la ligne de for de f inftrument, qui eft celle ou fon attache leSnbsp;deux pinules fixes ou la lunete.

Une planchete ainfi divifée eft d’un ulage plus étendu que les fimples planchetes dont le limbe n’eft pas divifé, car elle peut fervir pour levernbsp;exadement les plans amp; mefurer les diftances inacceffibles , par la trigonometrie.

Les figures marquées B reprefentent les pinules qui fe placent fur les difterens inftrumens. Celle de laquelle on aproche foeilaune feme longuenbsp;amp; étroite, qui doit être bien perpendiculairement fendue avec une feienbsp;mince , amp; celle qui eft tournée vers f objet, a une ouverture quarrée alfcznbsp;large, afin de donner un grand champ pour appercevoir les environs denbsp;1’objet, amp; au milieu de cette ouverture il y a un filet de cuivre très-déliénbsp;amp; limé bien droit,afin de couper verticalement fobjet amp; répondre juftenbsp;a la fente de fautre pinule; mais afin que fon puiffe indifferemment ap-procher f oeil de telle pinule que fon veut, afin d’obferver aulC-bien d'unnbsp;cóté que de fautre avec finftrument fur lequel elle eft pofée , on fait inbsp;chaque pinule une fente étroite amp; un filet délicat, f une au-delfus amp; fautre au-delTous, comme les petites figures le montrent. On fait auffi leplusnbsp;fouvent un petit trou entre le filet amp; la fente. Ces pinules doivent etrcnbsp;cxaélemënt pofées aux extremitez amp; dans la ligne de foi aufli-bien desnbsp;inftrumens que des alidades; on les y attache , foit dans des petits quar-rez avec un écrou au-deffous, ou bien par le moyen de vis, fuivant quenbsp;la place le requiert.

La petite figure marquee C, reprefente le cilindre qui fert de clou avec amp;n ccrou pour joindre faiidade a la planchete : ceux des demi-cercles Scnbsp;autres inftrumens font faits a peu prés delaroêmemanierc, exceptéqu’ounbsp;les rive par deffous.

La figure marquee D,reprefente le genou pour porter les inftrumens. II eft: compofé d'une boule de cuivre renfermée entre deux coquilles do,nbsp;même métal, qui font fraifées, bien rondes, avec des boules d’aciertrem-pées amp; taiUées ea maniere de lime; ces coquilles font ferrees plus oumoins-

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POUR LEVER LES PLANS. Llv.IV. Chap.IV. laj par le moyea d’une vis, amp; preflent aufli par ce moyen la boule qui eltnbsp;*'eriferinée entre les deux coquilles, amp; dont une eft foudée a une virolenbsp;tournée dans laquelle s’emboète le pied de rinftrument; ce genou fe faitnbsp;«ie differente groffeur, fuivant la grandeur des inftrumens, amp; on les y attache avec des vis amp; une plaque qui eft rivee au haut de la boule.

V/age de la flanchete ronde.

POur lever la carte d’un pays,choififfez deux endroits éminens,com-me font, par exemple, 1’Obfervatoire amp; la Salpetriere, d’ou 1'on puifle lt;iccouvrir le pays proche de Paris, dont on veut faire la Carte; marquez fjj, t,nbsp;autour du centre d’un de vos cartons le nom du lieu ou vous pretendeznbsp;faire cette premiere ftation , amp; ce carton étant arrêté par la pointe quinbsp;eft au bord de la planchete, mettez 1’alidade pardelTus en la (errant fuffi-^arnnient par le moyen de la vis amp; de fon ecrou.

Pofez la planchete fur fon pied cn lui donnant une fituation I peu prés ftorifontale , en forte qu’elle demeure ferme quoiqu’on tourne 1’alidade ;

^ la fuppofant plantee a I’Obfervatoire, mirez par les pinules de la regie clocher de la Salpetriere, amp; marquez le long de la ligne de foi depuisnbsp;(c centre, la ligne de ftation.

Tournez enmite la regie alidade, pour obferver par fes pinules quel-^We objet remarquable, comme par exemple , le clocher de Vaugirard , vers lequel il faut tracer une ligne fur le carton au long du cóté de la re-

gle qui répond au centre de 1’inftrument ,amp; écrire le long de cette ligne le

*iom du lieu ou vous avez miré.

Tournez encore la regie vers un autre objet, comme vers Mont-rouge, amp;

Waites la même chofe vers tous les autres lieux confiderables que Ton peut ^Ppercevoir de I’Obftrvatoire.

Levez la planchete de la premiere ftation ayantbien remarqué fa place,

^ la tranfportez au lieu déugné, comme i la Salpetriere, faites mefurer ^xaftement la diftance entre les deux ftations fur un terrain de niveau,

‘lont vous marquerez le nombre des toifes fur votre carton, lequel vou* ^ournerez pour en avoir un blanc fous la regie , car il en faut changernbsp;mutant de fois que I’on fait de ftations differentes pour obferver les anglesnbsp;pofition des lieux. Marquez autour du centre de ce nouveau carton lenbsp;tiom du lieu de la feconde ftation, amp; fur la ligne de bafe, le nombre desnbsp;Voiles mefurées, afin de vous fouvenir que cette ligne eft la même quenbsp;oelle du precedent carton. La planchete étant placée en ce lieu, difpofez-1* de maniere qu’en mettant la ligne de foi de la^ regie fur la ligne denbsp;ftation, vous découvriez par fes pinules le lieu de I’Obfervatoire tm s’eftnbsp;«ite la premiere ftation.

L’ihftrument demeurant ferme en cette fituation , tournez la regie pour *^irer fun apres 1’autre lesmêmesobjetsquiontétévüsdel’Obfervatoirc,

^ tracez de même fur le carton des lignes le long de la regie, depuis Ic centre vers les lieux que vous pourrez voir , en écrivant leur nom furnbsp;chaque ligne qui leur correfpond.

Si f bn ne peut voir tous les lieux que fon veut placer fur la carte, des ‘^eux ftations precedentes , il faudra choifir quelque autre lieu d’ou fonnbsp;puifle les obferver ,amp; faire autant denouvelles ftations qu’ilferaneceflairb

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I^4 CONSTRUCTION ET USAGES DE LA PLANCHÊTE ^ pour v'oir chaque objet remarquable de deux endroits fufEfamment éloi-gnez 1’un de I’autre.

Pour reprefenter cette carte fur une feutlle de papier » tracez-y unff ligne droite longue a volonté, pour fervir de bafe commune, amp; la divifeznbsp;en autant de parties égales que vous avez mefure de toifes fur le terrain:nbsp;d’une extremite de la ligne comme centre , décrivez des arcs de cerclenbsp;egaux a ceux qui ont été tracez fur le premier carton ; de I’autre extremite décrivez des arcs de cercle égaux è ceux qui ont été tracez fur lenbsp;fecond carton, amp; prolongez les lignes jufqu’a ce qu’elles fe rencontrent;nbsp;les points ou ces lignes fe couperont feront les points de pofition des lieusnbsp;qui auront été obfervez.

On peut encore rapporter les ftations plus facilement en pofant le centre du carton fur le point,amp; marquer fur le papier les extremitez des lignesnbsp;du carton ,amp; tirer des lignes depuis leurs ftations.

Par le moyen de cette planchete on a tous les angles de pofition des Jieux ou 1’on peut pointer les pinules ou lunetes , par rapport aux lieuxnbsp;oil fon a placé 1’inftrument, quand même on ne connoitroit pas leur va-leur en degrez.

Ce que nous venons de dire eft fuffifant pour Tufage de la planchete par rapport aux politions des lieux , pour la conftruétion des cartes denbsp;géographie , paree que les operations font les mêmes pour tous les difFe-xens endroits.

A regard de fes ufages par rapport a la trigonometrie, ce font les mêmes que ceuxdudemi-cercle amp; du quart de cercle dontnous parlerons au ch. V»

ConfiruBion des peds a pofer les infirumens en campagne.

NOus avons parlé du pied fimple pour porter les equerres d’arpen-tcur; ceux dont nous allons donner la defeription font fairs pour n’être pas enfoncez en terre ^ mais s’étendre ou reflerrer felon que finéga-lité du terrain le requiert.

Lepied marqué E , eft compofé d’une platine en triangle qui porte dans fon-milieu une tige qui entre dans la virole du genou.

Au-deffous de la platine font attachees trois viroles ou douilles ^ ehar-niere, comme des têtes de compas pour recevoir les trois batons ronds y d’une longueur convenable pour que 1’ceil de Tobfervateur foit environnbsp;quot;vis-i-vis des pinules de 1’inftrumcnt, quand il eft monté; les extréraiteznbsp;de ces batons font gai nies d’une virole decuivre amp; d’une pointe de fer,afin-de tenir ferme fur la terre,amp;de rtfifteraumouvement que Ton donneauxnbsp;inftrumens quand on les veut tourner, clever ou abailTer.

Le pied marqué F, eft fait de quatre batons de chene ou de noyer d’en-viron deux pieds de long , amp; dont celui du milieu, que Ton nomme tige y a fon extremité arrondie pour entrer dans la virole du genou. Le refte denbsp;ce baton eft taillé en figure triangulaire, afin de recevoir fur fes trois facesnbsp;les trois autres batons qui yfont attachez par le moyen d’une vis en troisnbsp;qui eft attachée au baton triangulaire y amp; de trois ecrous pour le tenirnbsp;ferme quand on I’ouvre, amp; pours’en fervir en campagne. Ces trois batonsnbsp;font garnis d’une virolle amp; d’une pointe de fer amp; font plats en dedans »nbsp;amp; a; txols faces en dehors*

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POUR LEVER LES PL ANS. Liv. IV. Chap. IV. 125 Qwand on veut porter ce pied on réunit tons les batons enfemble, denbsp;forte qu'ils n’en font qifun, amp; font par ce moyen plus courts d’environnbsp;de la moitie que quand on s’en fert.,

A fun amp; a fautre de ces pieds on acroche au milieu un fil avec fon plornb qui tombe fur le terrain, pour marquer le point de ftation.

V.

Nontenant la conjlruciion cjr les ufages du quart de cercle 0“ du quarré

géométrique.

La figure marquee G, reprefente un quart de cercle amp; un quarré géo- rr. metrique avec fon alidade amp; fes pinules.

On le fait orSinairement de cuivre ou d’une autre manere folide, de Ï 2 a I 5 pouces de rayon, d’une epaiffeur raifonnable amp; bien drelTée: fa pig. g,nbsp;cjrconference fe divife premierement cn 90 degrez, amp; chaque degré fenbsp;fubdivife en autant de parties egales qu’il eft pofliblede le faire fans con-fufion, amp; de telle forte que les divifions amp; fubdivifions des degrez puiflentnbsp;^tre juftes amp; bien diftindement marquees fur le bord de f inftrument.

Pour cet eftet on décrit premierement deux circonferences fur le bord du quart de cercle, fune interieure, amp; fautre extérieure, éloignées funenbsp;de fautre d’cnviron 8 ou 9 lignes, amp; après les avoir divifées en degrez,nbsp;on tire des lignes tranfverfales entre ces deux circonferences du premiernbsp;degré au fecond, du fecond au troifiéme, amp; ainfi de luite, jufqu’au dernier.

Enfuite dequoi, fi fon veut fubdiviler chaque degré de i o en i o minutes , on décrit du centre de finftrument 5 autres circonferences con-centriques qui coupent routes les tranfverfales; mais fi fon vouloit fub-divifer chaque degré de 5 en 5 minutes , il faudroit décrjire onze circonferences concentriques entre les deux extremitez.

Les diftances entre ces circonferences nedoiventpas être tout-^-fait éga-, a caufe que f étendue d’un degré prife dans la largeur du bord forme yne efpece de trapeze plus large vers la circonference extérieure, amp; plusnbsp;^troite vers finterieure, ce qui fait que la circonference moyenne quinbsp;oivife chaque degré en deux parties egales doit être un peu plus pres denbsp;circonference intérieure que de f extérieure, amp; les autres a proportion.

tig H,

Pour faire exaéiement ces fubdivifions les tranfverfales doivent être des hgnes courbes comme BCD, que fon décrit en faifant pafier une por-^lon de circonference par le centre du quart de cercle B, par le commen-ceinentdu premier degré marqué D , fur le bord en la circonference in-^crieui'e ,amp; paria fin du mcme degré C , en la circonference extérieure ;

fiui eft facile a executer par fulage i 8 ,du premier Livre quienfeigne ® ftire paffer la circonference d’un cercle par trois points donnez; amp; parnbsp;nioyen on trouvera le point F pour centre de la tranfverfale courbe qui,

P^fle par le premier degré.

On divife enfuite une de ces lignes courbes tranfverfales en parties éga-amp; du centre de finftrument on trace autant de circonferences con-^5‘^ti'^iques qu’il en faut pour fubdivifer chaque degré en autant de pajr-les egales qu’il eft poffible de le faire fans confufion.

QJi|

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ÏS6 CONSTRUCTION ET USAGES DU QUART, amp;c.

La raifon de cette operation eft que Ia tranfverfale courbe étant divifee en parties égales, fi du centre de l’inftrument vous menez par tous lesnbsp;points de divifion de eet are des lignes droites, vous aurez audit centrenbsp;autant d'angles égaux entre eux, puifqu'ils feront tous dans la circonfe-rence d’un même cercle, amp; qu’ils s’appuicront tous fur des arcs égaux;nbsp;amp; les cótez de ces angles étant continuez, diviferont Ie dégré en autantnbsp;de parties égales.

Maïs comme ce n’eft pas une petite peine de trouver les centres de 90 arcs qui paflent chacun par trois points femblables a B D C, amp; que d’ail-leurs il eft évident que tous les centres de ces arcs doivent être placeznbsp;dans la circonference d’un cercle qui ait Ie point B, pour centre, puifquenbsp;tous ces arcs paflent par Ie point B , il n’y a qu’a décrire un cercle dunbsp;centre B amp; de l’intervale B F, amp; divifer fa circonference en 3 6odegrez,nbsp;fur lefquels pofant f un après Fautre Ie pied immobile du compas , vousnbsp;décrirez avec la même ouverture F B tous les arcs femSlables a B D Cnbsp;entre les cercles AC, DE, amp; les arcs de cercle qui feront les tranfver-fales diviferont pareillement en degrez les circonferences qui font au bordnbsp;de Finftrument. Ileftaremarquerquelafiguren'eftdivifée que de 5 en 5nbsp;degrez, étant trop petite pour qu’elle put être divifée de degrez en degrez.

On peut encore tracer les tranfverfales courbes de cette autre maniere, fans transferer Ie pied immobile du compas fur tous les degrez Fun aprèsnbsp;Fautre: Tenez la pointe du compas immobile dans unfeul amp; même point,nbsp;Comme F; mais en ce cas il faudra faire avancer par degrez Finftrumentnbsp;que vous voulez divifer autour du centre d’un grand cercle déja divifé parnbsp;degrez, par Ie moyen d’une regie, laquelle lui fera fortement attachée, Scnbsp;qm s'étend jufques fur la divifion du grand cercle.

Les ouvriers adroits pourront abreger leur travail enajuftantune regie d’acier mince, fuivant la courbure de la premiere tranfverfale qu’ils au-ront tracée , amp; par ce moyen ils pourront tracer routes les autres.

SiFonveut tirer les tranfverfales en lignes droites d’un degréi Fautre, on peut trouver par Ie calcul de la trigonométrie reéliligne la longueurnbsp;des rayons de chacune des circonferences qui coupent les tranfverfales,nbsp;dont voici un exemple.

Je fuppofe un quart de cercle a'yant fix pouces de rayon, qui eft un des plus petits que Fon ait coutume de divifer par des tranfverfales. Je fuppofe aufli une échelle de mille parties égales , amp; que la largeur du bordnbsp;de ce quart de cercle entre la circonference intérieure amp; l’extérieure foitnbsp;de 5gt; lignes , lefquelles correfpondent a 115 des mêmes parties égales,nbsp;dont Ie rayon en contient mille; je trouve par Ie calcul que Ia tranfverfale droite, tirée d’un degré a Fautre qui fuit, eft de iz6 des mêmesnbsp;parties, amp; que Ie rayon de la circonference intérieure qui eft de 5 poucesnbsp;amp; } lignes , en contient 875.

L’angle obtus fait de ce rayon amp; de la tranfverfale eft de 17 i degrez 2 mi' nutes, amp; calculant enfuke la longueur de chaque rayon des circonferences qui coupent les tranfverfales amp; qui les divifentde 1 o en 10 minutes,nbsp;je trouve que Ie rayon de 10 minutes contient 894 des mêmes parties,nbsp;au lieu de 896 qu’il contiendroit fi Fon divifoit Ia largeur du bord dunbsp;quart de cercle en 6 parties égales. Le rayon de 2 o minutes en doit con-tenir j 13, au lieu qu'il en auroit 917. Le rayon de 30 minutes en doit

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POUR LEVER LES PLANS. Liv.IV. Chap.V. 117 contenir 9 3 3 , au lieu de 938. Le rayon de 40 minutesen doit contenirnbsp;9 5 4,au lieu de 959. Enfin le rayon de 50 minutes en doit contenitnbsp;977, au lieu de 98o,qu’il auroit fi rondivifoit la largeur duborddecenbsp;quart de cercle en fix parties égales.

La plus grande crreur qui eft de cinq parties repond environ a un tiers de ligne, ce qui pourroit caufer erreur de 2 minutes. Mais cette erreurnbsp;diminue a proportion que le rayon du quart de cercle a de longueur compare aux tranfverfales, de forte que ferreur eft moindrede moitiéjfilenbsp;fayon du quart de cercle étant d’un pied , la largeur du bord entre lesnbsp;deux circonferences extremes n’eftquede 9 lignes.

Ce que nous vcnons de dire pour la divifion du quart de cercle, fe doit entendre de même pour les planchetes, le cercle, le demi-cercle, amp;nbsp;amp; routes portions de cercle que f on veut divifer en minutes.

A f égard du quarre géométrique chaque cóté fe divife en cent parties égales, commen^ant par les extrémitez, afin que le centiéme nombre finilTe è 1 angle de 45 degrez. On diftingue ces divifionspar depetites lignes denbsp;5 en 5 amp; des chifres de 10 en 10. Toutes ces divifionsétant prolongéesnbsp;de part amp; d’autre, forment un petit treillis qui contient en fa furfacedixnbsp;ïuille petits quarrez égaux.

Ce quart de cercle eft garni de deux pinules immobiles, attachees a un de fes demi-diatnetres,amp;d’unfilavecfon plomb, fufpendu au centre, amp;nbsp;d’une alidade mobile, avec deux autres pinules , laquelle eft attachee aunbsp;centre par le moyen d’un clou a tête, tourné a peu pres comme celuinbsp;de la planchete. Les pinules font prefque de la oieme fa^on que celle denbsp;la figure B.

Au lieu des pinules immobiles on attache quelquefois a un des rayons du quart de cercle une lunete de longue vue, amp; Ton cherche enfuite le pre-tïiicr point de divifion de la circonference en la maniere qui eft expliqueenbsp;ci-apres dans le traité du quart de cercle aftronomique : car pour celui-cinbsp;^^ous le deftinons principalcment a mefurer fur la terre les hauteurs amp;c di-ftances tantacceflibles qu’inacceffibles.

A la furface inferieure de ce quart de cercle on attache avec trois vis genou , par le moyen duquel il peut être fitué en toutes les pofi-ïions convenables a fes dilïerens ufages. Ce genou eft le même que celuinbsp;marqué D.

Cetinftrument fe met en ufagc en differentes fituations;car premiere-ïitent il peut être diipofé en forte que fon plan falfe angles droits avec Tho-rifon, afin de pouvoir obferver les hauteurs amp; profondeurs; ce qui fe peut cncore faire en deux manieres differentes, favoir, en fefervantdes pinulesnbsp;^mmobiles amp; du fil avec fan ploinb, amp; pourlorsaucun de fes demi-diame-ïresnefe trouve parallele au plan de rhorifon : ou bien en fe fervant desnbsp;pinules attachées a falidade mobile , amp; pour lors il faut toujours qü'unnbsp;des demi - diametres du quart de cercle foit parallele a 1’horifon, amp; quenbsp;‘autre lui foit perpendiculaire ; cc ejui fe peut faire par le moyen du plombnbsp;mfpendu au centre, amp; pour lors les pinules immobiles font inutiles.

^ Enfin, ce quart de cercle fe peut placer de maniere que fon plan foit prés parallele a f horifon pour obferver les diftances hoi ifontales avecnbsp;J alidade mobile amp; les pinules immobiles,. amp; pour lors le fil avec fon plombnbsp;® cft pas d’ufage.

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ïzg CONSTRUCTION ET USAGES Da QUART, amp;e.

Vfage du quart de eerde avec deux pinules immohiles un plomi

fufpendu au centre.

Pkemierement par les degrez.

POur obferver les hauteurs,comme celle d’un aftre au ciel,ou la hauteur Tune tour, placez Ie quart de eerde verticalement; mettez Toeil fous la pinule immobile qui efl vers la circonference du quart de eerde ,nbsp;amp; dirigez Tinftrument de maniere que Ie rayon vifucl palTant par les ouvertures des deux pinules tende au point de Tobjet propofé ; a Tégard dunbsp;foleil il fufiit qu’un de fes rayons paffe par les deux petits trous qui doiventnbsp;être pereez au bas des pinules.

L’are de la eireonferenee eompris entre Ie fil du plomb amp; Ie demi-dia-metre ou font attaehées les pinules, marque Ie eomplément de la hauteur de l’aftre fur 1’horifon ou fa diftance du zénith: 1’arc eompris entre Ie fil 8cnbsp;Tautre demi-diametre qui efl: vers Tobjet marque fa hauteur fur Thorilon.

Ce même are determine auffi 1’ouverture de 1’angle fait par Ie rayon vifuel 8c la ligne horifontale parallele a labafede la tour.

Mais pour obferver des profondeurs , eomme eelle d’un foffé ou d’un puits, il faut mettre 1’oeil au deflus de la pinule qui efl: vers Ie eentre dunbsp;quart de cercle.

Toute l’operation confifte a calculer des triangles par des regies de trois, formées de la proportion des finus des angles a leurs eótez oppofez,nbsp;fuivant les preceptes de la trigonometrie reftiligne, dont nous allons don-ner ici quelques exemples.

USAGE PREMIER

XJV

Blanche fjg

Soit propofé a connoïtre la hauteur de la tour AB, dont Ie pied efl: accelfible.

Ayant planté Ie pied de votre inftrument au point C, regardez Ie fom-met de la tour A par les deux pinules immobiles; Ie fil du plomb fufpendu librement s’arrêtera fur Ie nombre des degrez qui determine la valeur denbsp;l’angle qui fe fait au eentre du quart de cercle par Ie rayon vifuel 8c lanbsp;ligne horifontale, parallele a la bafe de la tour; comptant les degrez com-pris entre Ie fil 8c Ie demi-diametre qui efl: du cóté de la tour.

Suppofé done que ce fil foit arrêté fur 3 5 degrez 3 5 min. 8c qu’ayant mefuré exaélement la diftance du pied de la tour fur Ie terrain de niveau,nbsp;avec la chaine, jufqu’au fieu ou s’eft faite l’obfervation, on ait trouvé 47nbsp;pieds; on aura trois chofes connues, favoir, Ie cóté mefuré EC , 8c lesnbsp;angles du triangle ABC ; car comme on fuppofe toujours les murs batisnbsp;a plomb, l’angle B eft droit ou de po degrez, 8c par confequent les deuxnbsp;angles aigus A 8c C valent enfembe p o degrez puifque les trois angles de toutnbsp;triangle recliligne font égaux a deux droits.

Or Tangle obfervé eft de 3 5 degrez 3 5 min. done Tangle A eft de 54 degrez %•) min. enfuite dequoi vous formerez cette analogie; le finus de 5 4nbsp;degrez z 5 min. donne 47, que donnera le finus de 3 5 degrez 3 5 minutes.

Ec

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POUR LEVER LES PL AlSfS.Liv.IV. Clwp.V. 129

Ee calcul étant fait on trouvera 5 5 pieds amp; demi , pour 4”' terme de regie de trois, auquel nombre ajoutant cinq pieds pour la hauteur dunbsp;centre du quart de eerde, amp; q*ii eft ordinairement la hauteur de I’csilnbsp;^ ein homme qui obferve au defius du terrain, on aura 38 pieds amp; deminbsp;pour la hauteur de la tour propofée.

USAGE II-

SOitpropoféa connoitre la hauteur de la tour inacceffibleDE.

II faut en ce cas faire deux obfervations, comme je vais 1 expliquer.

Placez Ie pied de vbtre quart de eerde au point E, amp; regardant Ie fom- rig. j., de Ia tour D par les deux pinules immobiles , remarquez fur quelnbsp;^^gré s’arrête Ie fil du plomb, que je fuppofe par exemple etie aireté furnbsp;54 degrez ; levez enfuite finflrumcnt avee fon pied , a la place duquelnbsp;''ous planterez un piquet ; reeukz-vous lur un terrain de niveau pournbsp;placer une feconde fois Ie pied de l’inftrument , comme au point G, ennbsp;forte que Ie piquet laiffé au point F, foit dans Ie même alignement quenbsp;E tour, amp; regardant par les deux pinules immobiles Ie fommet de laditenbsp;tour D , remarquez Ie point de Ia circonference du quart de eerde maiquenbsp;par Ie fü Ju plomb, lequel je fuppofe par exemple, être a o degrez; mefureznbsp;^uffi très-exactement la diftance entre les deux ftations, laquelle je fuppofe 9nbsp;tolfesou 54 pieds.

Gela étant fait vous connoitrez tous les angles du triangle DFG, plus Ie cdté mefuréF G, amp; par ce moyen il fera facile de trouver Ie cotcnbsp;, enfuite Ie cöté D E en faifant les analogies fuivantes,

L'angle E F D étant trouvéde 3 4 degrez, f angle de fuite DFG fera de 14*5 , amp; 1’angle G ayant été trouvé de 20 degrez il s’enfuit que 1 anglenbsp;f' D G eft de I 4; c’eft pourquoi vous direz li Ie finus de 14 degrez donne 5 4nbsp;plods, que donnerale linus de 20 degrez Ie calcul étant fait on trouvera 76nbsp;plods amp; environ un tiers, pour Ie cóté DFjaprèsquoi il faut calculer Ienbsp;triangle redangle DE F, duquel on connoit déja tous les angles amp; fhypo-tenufe DF : ckft pourquoi on dira fi Ie finus total donne 76 pieds amp;unnbsp;*\ers, que donnera Ie finus de 3 4 degrez; Ie calcul étant fait on trouvera 4 anbsp;Pl^ds amp; deux tiers pour Ie cóté D E , auquel ajoutant cina pieds pour lanbsp;^Uteur du centre du quart de cercleau-defl'usdu terrain, raaura 47 piedsnbsp;^ deux tiers pour la hauteur de la tour propofée.

Ces calculs fe font bien plus promptement par les logarithmes que par Sombres ordinaires , puifque Ie tout fe réfout par additions amp; fouftra-^lions , comme il eö: expliqué plus ampkment dans lesLivres quitraitentnbsp;E trigonometrie.

r. Ces propofitions amp; toutes autres de même , fe peuvent auffi réfoudre calcul, faifant fur Ic papier des triangles femblables 3 ceux qui fe for-^^'rt fyj. Je terrain.

. ^Infi pour réfoudre la préfente queftion faites une échellc de 10 toifes, tracez Ia Jigne droite AB afTez longue, afin que la divibon ennbsp;cxaéle ; divifez-Ia en i o parties égales amp; fubdivifez une defdites partiesnbsp;‘^j^ pour avoir une toifediviféeen pieds.

. Ifcz enfuite la ligne indéterminée E G ; faites avec un rapporteur au P^int G un angle de 20 degrez, amp; tirez laligneindéterminéeG D;portez

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150 CONSTRUCTION ET USAGES DU QUART, See. de G en F 9 toifes ou 54 pieds, prifes fur votre éckelle; faites au pointnbsp;F un angle de 34 degrez, amp; tirez la ligne F D, laquelle coupera la lignenbsp;GD enun pointcomroe D,duquelvousabaiflerezla perpendiculaireDE,nbsp;qui reprefentera la hauteur de la tour propofee, amp; mefurant cette lignenbsp;D Efurréchelle, voustrouverez qu’elle contient 47 pieds amp; S pouces.nbsp;Tous les autres cotez de ces triangles fe mefureront fur la même échelle»

USAGE III.

Cennoltre U tar^ur d^un puits ou dun fojfe dont on feut mefurer

U frofondcur.

SOitpropofe a mefurer lalargeurdufofle CD, dont on peutapprocher.

fig. 4-

Placez le quart de cercle fur le bord au point A, en forteque par les ouvertures des pinules immobiles vous puiffiez voir le fonds du foffénbsp;au pied de 1’autre bord D. Examinez qugl angle eft marqué par le fil dunbsp;plomb , que je fuppofe en eet exemple de d 5 degrez. Mefurez la profon-deur A C , depuis le centre du quart de cercle, laquelle je fuppofe de i J.nbsp;pieds amp; perpendiculaire. Faites enfuite un petit triangle recftangle fembla-ble, dont un des angles aigus foit de 6 3 degrez, amp; par confequent fautrenbsp;fera de 2 7, amp; que le plus petit cóté foit de 2 5 parties égales prifes furnbsp;une échelle; mefurez enfin fur eette même échelle le cóté CD du petitnbsp;triangle j il fera d’environ 49 parties, ce qui fait juger que 'la largeiurnbsp;du foffé propofé eft de 49 pieds.

Ufuge du quarrè géomhnque..

5ig. G.

Le quart de cercle étant bien placé verticalement amp; les pinules diri-gées vers le haut de la tour propofée a mefurer ; ft le fil du plomb coupe le cóté du quarré ou eft mai^qué, ombredroite,ladiftance du piednbsp;de la tour au point de ftation eft moindre que fa hauteur; fi le fil tombenbsp;k long de la diagonale du quarré,la diftance eft égale a la hauteur; maiïnbsp;fi le fil coupe le cóté du quarré ou eft marqué ombre verfe,,1adiftance denbsp;latoureft pluf^rande que fa hauteur.

Ayant done mefuré la diftance du pied de Ia tour, au lieu ou fe fait fob-fervatien , on en trouvera la hauteur par le moyen de la regie de proportion dont on aura trois termes connus , mais leur difpofition n’eft pas tou-jours la même ;,car lorfque le fil coupe le cóté du quarré oiteft marqué ^ ombre droite, le premier terme de la regie de trois, doit être la partie du-dit cóté CGupée par le fil, le fecond terme fera le nombre entier du cóté dünbsp;quarré géométnque, amp; le troifiéme terme, la diftance mefurée.

Et lorfque le fil coupe le cóté du quarré oü eft marqué,ombre verfe» le premier terme de la regie de trois doit être le cóté entier du quarrénbsp;géometrique; le fecond terme, la partie du cóté coupée par le fil j amp;1®nbsp;troifiénie,, la diftance mefurée..

Suppofons, par exemple , qu ayant obfervé le haut d’une tour, le fii du plomb ait coujié le cóté d’ombre droite au point marqué 40, amp; qaenbsp;ia. diftance meiuree foit de vingt toifes; je difpofe la regie de proportio®

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POUR LEVER LES PLANS.Liv.iV.Chap.V. 131 en lamaniere fuivante.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;[40quot;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;100.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lo.

Multipliant 20 , par 100 , amp; divifant le produit 2000 par 40 , on trouvera pour quatriéme terme decette regie 5 o , qui lignifie que la hauteur de la tour eft de 5 o roifcs.

Mais fi le El du plomb a coupé le cote d’ombre verfe , comrac par cxemple, au point marqué 6 o , amp; que la diftance mefurée foit de 3 5 toi-difpofez les trois premiers termes de la regie de proportion encettenbsp;^utre maniere.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;[too.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;60.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;33.

Multipliez 3 5 par do, amp; le produit 2100, étant divifé par 100 ; le ^liotien 2 I fera la hauteur de la tour.

Vfage du treillis [ms calcuL

Outes ces operations fe peuvent refoudre fans calcul , comnie nous allons le faire voir par quelques exemples.

USAGE PREMIER.

SUppofons, comme nous avons déja fait , que le El du plomb coupe .Fig g, le cóté d’ombre droite au point marqué 40 , amp; que la diftance me-^urée foit de 20 toifes; cherchez dans le treillis celledesperpendiculairesnbsp;au rayon , qui foit de vingt parties depuis le El ; cette perpendiculairenbsp;coupera le cóté du quarré qui aboutit au centre au point marqué 5 o ; e'eftnbsp;pourquoi en ce cas la hauteur de la tour fera de 5 o toifes.

On divife quelquefois f alidade mobile en parties égales a celles du treillis, 8c par ce moyen on peut connoitre la longueur de fhypotenufe out tayon vifuel, en rapportant falidade divifee a la place du El.

USAGE

MAis fi le Elcoupoit lecóté d’ombre verfe au point marque do, amp; que la diftance mefurée fut de 3 5 toifes, comptez fur le rayon dunbsp;^uart de cercle depuis le centre, 5 5 parties; comptez aufli les divifionsnbsp;Ee la perpendiculaire depuis ce point 5 5 jufqu’au El, vousy trouverez 21nbsp;P^i'ties; e’eft pourquoi en ce cas la hauteur de la tour feroit de 2 i toifes.nbsp;Souvenez-vous qu’en tous les cas il faut ajouter la hauteur du centrenbsp;finftrument au-deffus du terrain. Si, par exemple , cette hauteur eftnbsp;*^'nq pieds', la hauteur de la tour dans le dernier exemple fera de ainbsp;^'^ifes cinq pieds.

I I I.

USAGE

Connoitre avec le treillis une hauteur inaccejphle,

I Our cet effet il faut faire deux ftations amp; mefurer la diftance entre deux ftations, mais il y a trois cas a obferver.

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ï 31 CONSTRUCTION ET USAGES DU QUART, See. PREMIER CAS.

0u le cote d’ombre droite efi coupé tout es les deux fois pur le fil du plomh.

SUppofons, par exemple, qua la premiere obfervation le fil coupe le cote d’ombre droite au point marque 30 , amp; que sTtant recule denbsp;20 toifesen place bien de niveau, au premier point, ce fil coupe le memonbsp;cote d’ombre droite au point 70; marquez la pofition du fil en ces deuxnbsp;ftations, en trawant fur le treillis une ligne de crayon depuis le centrenbsp;jufquaudit point 30 , amp; une autre jufquTu point marqué 70 ; chercheznbsp;entre ces deux lignes une portion de parailele qui foit d autant de parties-que la diftance mefuree contient de toifes, e’eft-a-dire 20 en cet cxem-jile; ladite parailele étant continuée, conviendra au nombre 5 o , comptenbsp;depuis le centre; e’eft pourquoi la hauteur delatourobferveefera de 50nbsp;toifes; on connoitra auffi par le merne moyen que la diftance du pied denbsp;la tour jufqifa la premiere ftation qui n’avoit pu être mefuree, eftde i 5nbsp;toifes; paree qu’il y a i 5 parties comprifes fur la parailele entre le nombre 50 amp; la ligne de crayon de la premiere ftation.

Au lieu de tirer des lignes de crayon on pourroitfefervir de deux fils-tendus depuis le centre, dont celui oil eft attaché le plomb en feroit un.

SECOND CAS.

Oii le cote d’ombre verfe ejl coupé toutes les deux fois par le ft^

SUppofons qu’en la premiere ftation le fil du plomb coupe le cóté d’ombre verfe au point marqué 80 , amp; que s’étant reculé en place unie, de 1 5 toifes, le fil coupe le même cóté d’ombre verfe au point 5o;mar-quez fur le treillis les deux differentes pofitionsdu fil par deux lignes denbsp;crayon ou autrement, amp; cherchez entre ces deux lignes une portion denbsp;parailele qui contienne autant de parties que Ia diftance mefuree contientnbsp;de toifes, comme en cet exemple 15 parties a caufe des i 5 toifes de diftance fuppofée entre les deux ftations ; a ces i 5 parties ajoutez-en 25,nbsp;qui font ia continuation de la même parailele jufqu’au cóté duquarréquinbsp;aboutit au centre, ce qui fait en tout 40 parties , e’eft pourquoi la diPnbsp;tance de Ia tour jufqu’au point de la feconde ftation eft de 40 toifes; amp;nbsp;pour avoir fa hauteur , cherchez fur le cóté du quarré qui aboutit aunbsp;centre le nombre 40 , qui eft celui de fa diftance, amp; comptez depuis cenbsp;nombre jufqu’a la premiere ligne de crayon les parties de la parailele ,nbsp;qui en cet exemple fe trouveront au nombre de vingt; c’eft pourquoi lanbsp;hauteur de ladite tour eft de vingt toifes , en y ajoutant toujours, com-aie nous avons déja dit , Ia hauteur du centre du quart de eerde par-d-elTus Ie terrain.

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POUR LEVBR LES PLANS. Liv.IV. Chap. V. 153

TROISIÉME CAS.

SI dans une des ftations Ie fil tombe Ie long de la diagonale du quarré, amp; que dans Tautre il coupe Ie cóté d’ombre droite, ilfaur faire la mê-me chofe que h Ie cóté d’ombre droite avoit été coupé toutes les deuxnbsp;fois par Ie fil du plomb.

Mais fi Ie fil tombe Ie long de la diagonale a une des deux ftations, amp; ftu il coupe Ie cóté d’ombre verfe en 1’autre ftation ; il faut faire comme finbsp;Routes les deux fois Ie cóté d’ombre verfe avoit été coupé par Ie fil.

La raifon de toutceci eft qu’ilfe fait toujours furie treillis un petit trian-femblable au grand, qui fe fait furlaterre, quoiquediverfementpofé. La ligne marquée par Ie fil du plomb reprefente toujours Ie rayon vifuel;nbsp;les deux autres cótez du petit triangle qui font angle droit, reprefententnbsp;la hauteur de Ia tour amp; fa diftance; quand Ie fil du plomb coupe Ie cóténbsp;d’ombre droite. Ia hauteur eft reprefentée par les divifions du cóté quinbsp;part du centre ; mais quand Ie fil coupe Ie cóté d’ombre verfe , la dif-lance eft reprefentée par les divifions du cóté du treillis qui part danbsp;‘^¦^ntre, amp; la hauteur par Ia perpendiculaire, qui convient au nombredenbsp;la divifion dudit cóté.

USAGE IV.

Pour connoitre une frofondeur cvmrne celle d’un puits ou d’unfolfè.

IL en faut mefurer la largeur amp;voir Ie fond par les ouvertures des deux pinules immobiles, mais de telle forte que d’une feule vue on voye Ienbsp;fiord intérieur d’en haut de devers nous, amp; l’oppofite d’en bas ou touchenbsp;Icau. Alors Ie fil coupera laparallele correfpondante aunombre despiedsnbsp;toifes de la largeur du puits, que 1’on fuppofe avoir été mefurée aéluelle-^^nt; amp; Ie nombre de la perpendiculaire ou aboutira cette parallele, déter-^irierala profondeur, dont il faudrafouftraire la hauteur du centre de l’in-ftrumcnt audeffus du bord du puits.

On trouvera de même la largeur d’un foffé dont on pourra mefurer Ia profondeur.

Pour bien entendre tout ceci, il eft bon d’avoircnmain Ie quarré géo~ métrique avec fon treillis.

du quart de eerde y en fe fer’uant de talidade mobile axrec fes finu-^ les y four mefurer les hauteurs amp; frofondeurs,

IjLacez Ie quart de eerde, de forte que fon plan faffe angle droit avec 1 horifon, amp; qu’un de fes rayons ou demi-diametres foit exaéicmentnbsp;Parallele audit horifon , ce qui fera lorfque Ie fil du plomb librement fuf-P^ndu, tombera Ie long de l’autre demi-diametre.

^ En cette fituation les deux pinules immobiles ne font d’aucun ufage , 3 moins que 1’on ne voulut s’en fervir pour obfcrver la diftance de deuxnbsp;®toiles , amp; pour lors il faut incliner Ie quart de eerde en dirigeant les-Pmules immobiles vers un aftre, amp; les pinules mobiles vers l’autre 5 l’arc

R iij

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15 4 CONSTRÜCTtÖK^ UT tJSAÖES DU OUA^IT, amp;d

compi’is encre deux donnera leur diftance, d’oü Ton peut conclure Ia di-verfité de leurs afpefts.

Squot;il s’agir d’obferver une hauteur , Ie centre de I’inflrument doit être au-deffus de Tceil; mais fi hon obferve une profondeur, il faut que Tceilnbsp;foit au-delTus du centre.

USAGE PREMIER.

Tour ohferver une hauteur comme celle une tour, dont Ie pied ejl accejjihle.

AYant placé Ie quart de eerde de la maniere que nous venons de dire, tournez Talidade en telle forte que vous puiffiez voir Ie fom-metdelatour par les ouvertures des pinules; 1’arcde la circonferencedunbsp;quart de eerde compris entre Ie demi-diametre, parallde a rhoriron,amp;nbsp;amp; la ligne de Foi de 1’alidade marquera Touverture de Tangle qui fe fait aunbsp;centre de Tinftrument. Si enfuiteon mefure exaétement la diftance du piednbsp;de la tour au lieu oü eft placé Tinftrument, on aura trois chofes connucsnbsp;dans Ie triangle a mefurer •, favoir , la bafe amp; les deux angles faits a fesnbsp;extrémitez, dont Tun eft toujours droit, puifqu’on fuppofe la tourbatienbsp;amp; dreffee a plomb, amp; Tautre angle égal a celui que fait la ligne de foidcnbsp;Talidade avec Ie demi-diametre, parallele a Thorilbn ; Ie refte fe trouveranbsp;par les regies de la trigonométrie rectiligne , comme nous avons dit ci-devant; ou bien fans calcul en trawant fur Ie papier des triangles fembla-bles a ceux qui fe font fur Ie terrain; ou bien par Ie quarrégéométrique,nbsp;en obfervant que dans cette pofition du quart de eerde Ie cóté d'ombrenbsp;droite doit toujours être parallele a Thorifon , amp; Ie cóté d’ombre verfe luinbsp;düit être perpendiculaire.

I I.

USAGE

Tour connottre la hauteur dune tour foit accejfble ou inaccejfhle, par

Ie moyen du treillis.

En cette fituation du quart de eerde, il fe forme toujours fur Ie treillis des petits triangles femblables , dont les cótez homologues font paralleles amp; femblablement poftz a ceux des grands triangles qui fe ferment fur la terre; ce qui rend les operations plus fimples amp; plus facilesnbsp;que dans Tautre fituation du quart de eerde ,• comme nous aliens Texpli-quer en faifant trois differentes fuppofitions'*, felon les differens eas quinbsp;peuvent fe rencontrer.

PREMIER CAS.

SUppofons, par exemple, qu’ayant obfervé Ie haut d’une tour dont Ic pied eft acceflible, par les ouvertures des pinules de Talidade mobile»nbsp;la ligne de foi coupe Ie cóté d’ombre droite au point marqué 40 , amp; quenbsp;la diftance du pied de la tour foit de 2 o toifes, cherchez entre les paral-leks a Thorifon , depuis celle qui paffe par Ie centre jufqu’3 Talidade,nbsp;parallele qui eft devingtparties, ^ caufe des vingt toifes de diftance fuP'

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POUR LEVER LES PLANS. Liv.IV. Chap.V. 15?

pofée, vous verrez qu'elle aboutit au nombre 5 o, du cote perpendiculaire du quarré, compté depuis Ie centre ; d’ou vous jugerez que la hauteur de cette tour eft de 5 o toifes au-deffus du centre du quart de eerde.

SECOND CAS.

SUppofons que dans une autre obfervation 1’alidade coupe Ie cóté d'om-

bre verfe au point marqué 6 o, Sc que la diftance mefurée foit de 3 5 toifes; comptez depuis Ie centre du quart de eerde Ie long du cóté paral-l^le a f horifon 5 5 parties, pour les 3 5 toifes de diftance, amp; de ce point,nbsp;oomptant les parties de Ia perpendiculaire jufqu'a finterfeétion de la lignenbsp;*10 foi, vous en trouverez 2 i ; ce qui doit faire juger que la hauteur denbsp;1^ tour propofée I mefurer, eft de 21 toifes.

TROISIÉME CAS.

SUppolbns enfin que Ie pied de Ia tour foit inacceffible, amp; qu’il faille faire deux ftations, comme nous avons dit ci-devant , on peut trou-'^^r Ia hauteur fans aucune diftinftion d ombre droite ou verfe; car ayantnbsp;tiiefuré la diftance entre les deux ftations, amp; marqué fur Ie treillis deuxnbsp;lignes qui faffent connoitre Ia fituation de falidade dans ces deux diflè-t^ntes pofitions, cherchez entre ces deux lignes une portion de parallelenbsp;® f horifon , qui foit d’autanu de parties que la diftance mefurée contientnbsp;tie toifes : Si vous la continuez jufqu'au cóté perpendiculaire du quarrénbsp;geométrique qui part du centre, vous y trouverez un nombre qui expri-t^^ra la hauteur de la tour, amp; la continuation de cette parallele jufqu’inbsp;nombre vous fera connoitre la diftance jufqu'au pied de Ia tour, laquellenbsp;avoit pü être mefurée.

Remarquez qu’en cette fituation du quart de eerde les diftances hori-lontales font tou jours reprefentées fur Ie treillis par des lignes paralleles» 1 Iiorifon, amp; que les elevations ou hauteurs y lont toujours reprefentées parnbsp;lignes perpendiculaires fur ledit horifon ; ce qui rend, comme nousnbsp;*vons déja dit, les operations plus faciles a connoitre.

H n’en eft pas de même dans f autre fituation verticale du quart decer-de OU fon fe fert des pinules immobiles j car fi en obfervant la hauteur tour inacceffible, Ie fil du plomb dans une des ftations coupe Ie cóténbsp;® ombre droite , amp; dans fautre ftation Ie cóté d’ombre verfe la diftancenbsp;entre les deux lignes de crayon qui marquent les deux differentes pofi-^lons du fil, traverfe les quarrez du treillis par leurs diagonales, lefquel-o’ont point de communes mefures avec les cótez, amp; ainli on ne pourroitnbsp;s'enfervir pour trouver la hauteur de la tour propofée.

^f^ge du quart de eerde four mefurer les difances horifontates^

QUoique Ie quart «fe eerde ne foit pas fi propre pour mefurer lesdii-ftances horifontales que Ie demi-cercle ou Ie eerde entier , a caufe Ton ne peut s’en fervir a mefurer les angles obtus, nous ne laifferonsnbsp;Poüriant pas d'en donner ici quelques ulages, par rapport au quarré géo-®^etrique amp; au treillis que nous fuppofons tracé fur Ie plan de eet intirument»

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ï5^; CONSTRUCTION ET USAGES DU QUART, amp;(?.

Placez fur fon pied la furface du quart de eerde horifontalement, de forte que fa circonference foit a peu prés parallele a l’horifon; cariln’eftnbsp;pas befoin que fon plan foit parfaitement de niveau , étant quelquefoisnbsp;necelTaire de Tincliner pour appercevoir les objets par les ouvertures desnbsp;pinules.

Mettez Ie pied de eet inftrument dans la ligne que vous prétendez me-furer , amp; faites deux obfervations en lamanierefuivante, ou Ie plombn’eft plus d’ufage, mais on fe fert de quatre pinules tant mobiles qu immobiles.

Suppofons, par exemple, qu’il faille mefurer la diftance perpendiculaire A B : plantez plufieurs piquets dans Ia ligne A C D, amp; Ic quart de eerde au point A, en forte que les deux pinules immobiles foient dansnbsp;la ligne A C, que Ie point B foit vu par les ouvertures des deux pinulesnbsp;de la regie mobile, placée a angle droit avec la ligne A C; ótez enfuitenbsp;Ie quart de eerde amp; plantez un piquet au point A, mefurez depuis A versnbsp;C telle quantité qu’il vous plaira , comme, par exemple, i8 toifes, aunbsp;bout defquelles ayant placé l’inftrument , en forte que les deux pinulesnbsp;immobiles foient dans la ligne AC , tournez 1’alidade mobile jufqu’a cenbsp;que vous puilliez voir Ie point B par les ouvertui'es de fes deux pinules, vous aurez fur Ie treillis un petit triangle tout femblable au grandnbsp;qui fe fait fur la terre ; c’eft pourquoi cherchez entre les paralleles cou-pées par 1’alidade, celle qui a autant de parties que la diftance mefuréenbsp;a de toifes, c’eft-a-dire , i 8 en eet exemple , elle aboutira fur Ie demi-diametre du quart de eerde, a un nom^bre, lequelcornpté depuis Ie centrenbsp;de rinftrument, contient autant de parties qu’il y a de toifes dans la lignenbsp;A B, propofée a mefurer.

Autre MENT. On pourra trouver encore la diftance AB, foit perpendiculaire OU non, d’une autre maniere, fans s’ali'ujetir a faire unefta-tion a angle droit au point A.

Suppofons, par exemple , que la premiere ftation fe fifte au point C, amp;lafeconde au point D; tracezfur le treillis deux lignesdroitesavecdunbsp;crayon ou autrement, qui rnarquent les deux differentes pofitions denbsp;1’alidade; amp; ayant mefuré la diftance du point Caupoint D, que jefqp-pofe ici vingt toifes , cherchez entre les deux lignes de crayon une portion de parallele qui foit de vingt parties, elle correfpondra furledemi-diametre du quarré géométrique a un nombre lequel comptc depuis lenbsp;centre contiendra autant de parties qu’il yade toifes fur la terre en lignenbsp;droite , depuis A jufqu’en B.

On connoitra aufli la longueur des diftances C B amp; D B par les divi-fions de 1’alidade; car il fe fait fur le treillis un petit triangle obliquangle femblable au grand C D B, qui fe fiit fur la terre.

CHAPITRE VI.

Contenmt U conJlruBion óquot; ufages^ du demi-cercle.

XP'. T ’Dn nomme aufti ces inftrumens , graphometres. On les fait de laitort vunche. JL/battu ou de cuivre fondu en fable, fuivantlesmodelesque I’ondon-ne aux fondeurs, depuis fept pouces de diametre jufqu’a 15. Ladivifioo

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POUR LEVER LES PLANS. Liv.IV.Chap.VI. 137

Fait de la même maniere que celle de la planchete, amp; du quart de cer-: comrae nous avons expliqué ci-devant. Le plus fimpledeces inftru-^enseft celui marqué B. Aux extremitez de fondiametre amp; dans un petitnbsp;quot;trou quarré fait fur la ligne de foi , on ajufte deux pinnies immobiles,nbsp;S^on arrête avec un ecrou au-deffous, amp;:a foncentre uneregieoualidadenbsp;^obile garnie de deux autres pinules faites de la même maniere que cellenbsp;nous avons parlé ci-devant, amp; qu’on arrête avec une vis. Je fais cesnbsp;deux dernieres pinules un peu plus haut que les premieres, afin que quandnbsp;prend un angle fort petit ou fort grand amp; que la largeur des quatrcnbsp;pinules fe rencontrant elle empéche qu'on ne puilTe voir le rayon vifuel,nbsp;^'ors on regarde par les fentes qui font aux extremitez des pinules de 1’a-^dade, amp; on connoit par la toute forte de grandeurs d’angles. On era-fioete une bouflble au milieu de la furface pour fervir a orienter les cartesnbsp;^ les plans.

Au-delTous du demi-cercle il y a un genou qui eft attaché au centre, dont la virole entre autour d’un pied a trois branches, comme la figurenbsp;niontre.

II eft necellaire de dire ici (}ue ces inftrumens doivent être d’abordbien dreflez au marteau ; puis il faut les degroffir avec une lime rude ; enfuitenbsp;dn les adoucit avec une lime batarde amp; une douce. Qiiand ces inftrumensnbsp;“Ut ainfi limez, il faut prendre garde fi on ne les a pas gauchis en limant.nbsp;^n cecason les doit bien redrelTer a la regie fur une pierre ou un marbrenbsp;egt;ien droit, puis on palTe une pierre de ponce avec de Teau pour dter lesnbsp;^taits de la lime. Pour bien polir les demi-cercles, comme tout autre in-^ftument, on le fert de pierre douce d'allemagne, puis d’un charbon biennbsp;doux,enforte qu’il ne raye pas I’ouvrage ; enfuite pour le bien éclaircirnbsp;dn fe fert de tripoli fin trempé dans de 1’huile, amp; qu on paffe fortementnbsp;'®'^ec un morceau de caftor ou de chamois.

, Le demi-cercle a lunetes marqué A fert a prendre les diftances fort ^dignées, amp; a les degrez de fon limbe divifez en minutes par des lignesnbsp;^tanfverfaies droites ou courbes, comme il a été dit ci-devant en parlantnbsp;^ fiuart de cercle.

^ nbsp;nbsp;nbsp;1 - »nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i voir les degrez de la divifio»

j^npex par la ligne de foi ; mais pour le mieux il eft plus a propos que deux lunetes foient égales en longueur, amp; pour lors il faut que la lignenbsp;^ mi de I’alidade foit tracée du bout marqué C , amp; que paffant par lenbsp;du demi-cercle, elle aille aboutir a l’extrémité oppofée, marqueenbsp;• On echancre les deux bouts de I’alidade de maniere qu’ils convien-aux divifions des degrez du limbe , comme on voit aux endroitsnbsp;arqne^ C F, G D, de telle forte que la ligne C F E G D eft la ligne dcnbsp;du demi-cercle.

n- ^ nbsp;nbsp;nbsp;de remarquer que Ton ne commence pas k. compter les de-

p ƒ^ de ce demi-cercle depuis le diametre , comme aux autres, mais a y-{?djOit ou fe trouve 1’échancrure de la ligne de foi , quand les rayonsnbsp;des deux lunetes étant 1’une fur 1’autre font d’accord, amp; pour les

S

Il y a une lunete d’aproche attachée. par deffous au long de fon diame-*Iont les bouts raarquez B, excedent de part amp; d’autre. Deffus Tali-^ade de ce demi-cercle eft ajuftee une autre lunete. Lorfque la ligne dc Coupe le milieu de 1’alidade, il faut que la lunete qui y eft attachéenbsp;Un peu plus courte, afin que 1’on puille •


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138 construction^ ET USAGES DU DEMI-CERCLE

faire convenir on avance ou recule le petit chaffis qui porte les filets pa'^ le moyen des vis. La largeur depuis le centre des lunetes jufqu’aux échan-crures de Talidade eft ordinairement de cinq degrez , ce qui fait quenbsp;divifion avance d’autant de degrez plus d^un cóté que de Tautre, commamp;nbsp;la figure le montre. On peut aulli placer les lunetes hors de la ligne denbsp;foi, cquot;eft a-dire qu’on les peut mettre vers les bords de rinftrument amp;dcnbsp;Lalidade; mais il faut qu'elles foient bien ajuftees au-deffus f une de f autre,nbsp;paralleles a la ligne de foi , amp; que le rayon vifuel de Tune reponde aunbsp;rayon de fautre, amp; alors on aura les angles aulli jufte que fi elles étoientnbsp;fur la ligne de foi; on arrête ces lunetes par le moyen des visa tête perdue dans répaiffeur du cuivre,

Ces lunetes font a deux ou a quatre verres, amp; ont routes une foie très-fine tendue au foyer du verre objectif, pour fervir de pinule.

Les lunetes a quatre verres font voirles objetsdans leur veritable fitua-tion ; mais celles a deux verres les renverfent en forte que ce qui eft a droit paroit a gauche, amp; ce qui eft en haut parotten bas; mais cela n’ótenbsp;pas la jufteffe de l’operation, paree qu’elles donnent toujours le point denbsp;direétion.

Ces lunetes font faites de tuyaux de cuivre foudez amp; tournez en forme cylindrique, comme on voit par la figure D, qui reprefente une lunetesnbsp;détachée. Le verre oculaire, qui eft celui dont on approche f oeil pour re-garder lés objets , eft au bout marqué i. On le pofe dans un autre petitnbsp;tuyau qui eft a part, auffi marqué i , que 1’on avance ou recule dans le'nbsp;tuyau de la lunete felon les differentes vues. Ce petit tuyau porte auflinbsp;quelquefois au foyer du verre une foie très-fine: pour celaonprenddelanbsp;foie crue , telle qu’on la tire des coques de ver a foie, amp; elle fert de pinule ;nbsp;mais pour le mieux cette foie eft attachée fur une petite piece de cuivre,nbsp;qu’on voit aufli a part, fur laquelle on a tracé bien jufte un trait quarrenbsp;marqué i , fur lequel on pofe ees foies. On place cette piece dans unnbsp;rainure faite dans un petit chaflis de cuivre foudé au tuyau de la lunetenbsp;a I’endroit marqué z. La petite vis marquée 5 , eft faite pour avancer ounbsp;reculer la petite piece qui porte les foies. Le verre objeétif eft placé anbsp;i’autre bout de la lunete du cóté de I’objet que 1’on veut voir. II eft auflinbsp;placé dans un petit tuyau marqué 5 , amp; qui entre a force dans le canal dcnbsp;la lunete , afin que ce verre ne change pas facilement de place quand lanbsp;lunete eft ajuftée. Ces verres font convexes, ce qui rend leur milieu plus-¦épais que leurs bords.Mais 1’oculaire doit avoir plus de convexité que I’ob-jedif, afin que les objets paroiffent plus grands qu’a la vue fimple.

On appelle le foyer d’un verre convexe I’endroit ou les rayons qui vien-nent d’un objet lumineux, ou coloré, lequel eft dans une diftance fort éloi-gnée, vont fe réunir après avoir paffé au-dela du verre; c’eftpourquoila peinturedes objets qui font oppofez au verre fe reprefente très-diftincte-ment dans eet endroit. Par exemple , le point R, a l’extremité du cóne denbsp;la figure H, eft le foyer du verre S, a caufe que c’eft le point ou les rayons j-qui entrent par l’autre bout N du tuyau, vont fe réunir après avoir paflenbsp;a travers du verre S.

Les lunetes le plus en ulage lont celles a deux verres, qui font place® de maniere que leurs foyers foient communs amp; fe réuniflent a un mêm^nbsp;point dans le tuyau de la lunete f Sc c’eft en ce point que i’on place 1^

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POUR LËVËR LES PLANS. Liv.IV. Chap. VI.

«lets ; fi le foyer du verre objedtif eft feptou huit fois plus éloigné que ^eluidu verreoculaire, I’objctparoitra fept ou huit fois plus grand que (inbsp;les foyers de ces deux verres etoient egaux.

Le foyer du verre oculaire étant commun avec celui de I’objectif, Ics ^^yons colorez, qui apres s’êrre i-ompus en tombantfur la furfacedu verrenbsp;cbjedif, fefontréunis è fon foyer, continuent leurchemin ens’ecartant,nbsp;amp; rencontrant le verre oculaire, ferompentderechefenpalfantau travers,nbsp;fe dirigent de telle forte qu’en mettant 1’ceil derriere ce verre on ap-per^oit les objets, dont la peinture fe fait au foyer rear e’eft fob)et quinbsp;I'envoie fon efpece a fceil ; ce qui fe prouve encore tres-manifeftementnbsp;par Texperience fuivante. Onboucheenticrementle jour d’une chambre,nbsp;^ fon fair un petit trou rond a iin volet defenêtreexpofée a un lieu biennbsp;on y applique un verre convexe , amp; fon met un papier ou unnbsp;^'nge blanc a I’opppofite de ce verre , au dedans de la chambre, a la di-ftince de fon foyer ; alors on voit fur le papier une peinture trés-nettenbsp;^ très'diftindie des objets qui font oppofez au verre par dehors, dansnbsp;fituation renverfée , amp; cette peinture fe fait par les rayons de lumiercnbsp;ftiii réjaillilfent des objets. On trouvera le foyer du verre en approchantnbsp;reculant le papier tant que fon voie la peinture bien nette amp; biennbsp;*^®terminee.

II y aunebouflble amp; un genou a ce demi-cercle, qui étant bien fait dc Cette maniere, eft un des plus parfaits qu’on puiffe faire.

L^’inftrument marqué C, eftun rapporteur d’environ huit oudixpouces diametre avec fon alidade ou regie mobile. On le fait quelquefois auflinbsp;grand que les graphometres, dont on fe fert en campagne , afin que 1'otinbsp;puiffe marquer fur fon bord les minutes, amp; quhl ferve ^ rapporter fur lenbsp;papier les memes angles en degrez amp; minutes que ceuxquiontétéobfer-^cz en campagne. ,

Ce rapporteur eft évuidé, amp; fon alidade tourne autour d’un petit cercle ^uffi évuidé, au milieu duquel il y a une petite pointe qui marque le cen-t-re du rapporteur. La divilion fe fait de même qu’au demi-cercle ,amp; parnbsp;la methode que nous avons marquée : on fe fert aufli bien-fouvent dunbsp;rapporteur marqué a la planehe 3 , Sc explique au chapitre troifiéme,nbsp;livre premier.

USAGÊ premier.

Fis; r#

POur lever le plan d’un champ propofe, comme A B C D E, faites planter un piquet bien a plomb a chaque angle de la figure, amp; mefurez cxaéfement avec la toife un de fes longs cotez , comme A B , lequel jenbsp;. Ppofe pour exemple de cinquante toifes deux pieds : faites un memorial en crayonnant fur le papier une figure a peu prés femblable a cellenbsp;^ti terrain; mettez le demi-cercle avec fon pied ^ la place du piquet A,nbsp;forte que bornayant par les fentes des pinules immobilesdudiametre,nbsp;^6us voi'iez le piquet B; enfuite le demi-cercle demeiirant ferme en cettenbsp;ituation, tournez falidade mobile en forte que par fes pinules vouspuif-Voir le piquet C ; remarquez quel angle fait laligne de foide falidadenbsp;®vec le cóté AB, amp; marquez fur votre memorial le norobre des degreznbsp;c 1 angle B A C; tournez enfuite falidade lt;ie forte que par les pinules

• nbsp;nbsp;nbsp;Sij

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,4b CONSTRUCTION ET USAGES DU DEMI-CERCLE vous puiffiez voir le piquet D, amp; marquez fur votre memorial le nombrC'nbsp;des degrez que contient I’angle BAD; tournez encore Talidade de fortenbsp;que par les pinules on puifle voir le piquet E , amp; marquez le nombrenbsp;des degrez que contient Tangle B AE. Mais toutes les fois que vous bor-naycz chacundes piquets par les pinules de Talidade, ayezfoin deregar-der fi le piquet B eft toujours bien dans Talignement des pinules immo-biles du diametre,

Ceci étant fait, levez le demi-cercle avec fbn pied, amp; ayant replanté le piquet A, allez pofer le demi-cercle avec fon pied a la place du piquetnbsp;B, en forte que bornayant par les ouvertures des pinules immobiles dunbsp;diametre, vous voiïez le piquet A; amp; le demi-cercle demeurant fermenbsp;en cette fituation, tournez, eomme vous avez dé ja fait, Talidade mobile rnbsp;cn forte que par fcs pinules vous puiffiez voir Tun après Tautre les piquets C , D , E, amp; marquez fur le memorial la valeur de chaque anglenbsp;ABC, ABD, ABE.

Enfin mettez au net la figure en trawant exaéfement avec un demi-cercle ou rapporteur tous les angles dont la valeur eft marquee aux extremiteznbsp;de la ligne AB, d’oii vous tirerez autant de lignes droites , 8c de leurs-mterfecfions d’autres lignes qui formeront le plan propofé. La longueurnbsp;de tous les cotez qui n ont pas été mefurez fe pourra connoitre par lenbsp;moyen d’une échelle de parties égales , dont la ligne A R en contiendrafnbsp;cinquante amp; un tiers, amp; Ton pourra trouver la furface de ce champ en me-furant chacun des triangles du plan ainfi reduit par les regies de la planimetrie dont traitent quantite de livres.

Remarquez qu’il eft a propos de mefurer aftuellement une des plus lon^ sues lignes du plan propofé , pour la faire fervir de bafe commune ,nbsp;faire a chacune de fes extremitez toutes les obfervations neceflaires pournbsp;y former les angles des triangles qu'on eft oblige d’y faire: car fi Ton prc-noit pour bafe commune de tous ces triangles une des plus courtes lignes,.nbsp;les angles qui fe forment par les interfeétions des rayons vifuels en bor-nayant les piquets , deviendroient trop aigus , 8c Tinterfeélion trop in-'nbsp;certaine.

On pourra orienter ce plan par le moyen de la bouffole, dont lalignc du nord dc fud fe' trace ordinairement parallele au diametre du demi-cercle :nbsp;car eomme la bafe commune de tous les triangles obfervez eft parallelednbsp;ce diametre, il n’y a quT remarqucr Tangle qu’elle fait avec Téguille'nbsp;aimantée , ce qui fe connoitra facilement en dirigeaftt la ligne de foi denbsp;Talidade parallelement a ladite aiguille. Enfuite dequoi on deffine furnbsp;le plan une petite rofe des rumbs des vents, ou les principaux font mar-quez par leurs noms , amp; placez conformement a Tobfervation qui en a;nbsp;été faite fur le terrain.

I I.

Ü SAGE

favoir la dijlame du clocher A a ta tour C, que ton [uffofi etre imccejpble.

A choifi deux endroits aux environs,d’ou Tonpuiffe voir le clo=-J^eberamp;ktour, amp; mefurer leur diftance pour fervir de bafe, place?

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POUR LEVER LES PLANS. Llv.IV. Chap.VL 14* le demLcercle a Tun de ces lieux , comme cn D, amp; un piquet a I’autre,nbsp;comme au point E, tournez-le de maniere que par les pinules fixes denbsp;diametre, ou par la lunetc, vous decouvriez lepiquet Ejfaitesmou-I’alidade en forte que par fes pinules vous puiffiez voir le clocher Agt;nbsp;lesdegrez du demi-cercle compris entre le diametre amp; ralidade, donne-ront f ouverture de f angle A D E, qui dans cet exemple eft de 3 z degrez ,nbsp;que vous marquerez fur le memorial. Tournez encore falidade jufqu'a cenbsp;vous puiffiez voir la tour C par fes pinules ou lunete,en confervantnbsp;loujours le diametre dans la ligne DE, alors les degrez compris entre lenbsp;diametre amp; falidade donneront Touverture de Tangle CDE , qui fera denbsp;^2.3 degrez, amp; que vous marquerez fur le memorial. Vous óterez enfuitenbsp;demi-cercle de la ftaiion D , amp; vous y laifferez un piquet ; mefureznbsp;^Xadiement la diftance du piquet D au piquet E, que je fuppofe ici de 3 xnbsp;^oifes, que vous écrirezfurie memorial; pofez le demi-cercle ^ la placenbsp;du piquet E, de telle forte que les pinules fixes du diametre ou la lunetCynbsp;^lt;^ient diredement fur la ligne ED ; tournez Talidade, aftn de voir par fes-pinules la tour C, les degrez compris entre le diametre amp; Talidade don-P^'^^nt Touvcrturc de Tangle CED, qui eft en cet exemple de 26 degrez»nbsp;Tournez enfin Talidade pour voir par fes pinules le clocher A, amp; Tanglenbsp;•A-Ed fera de 1 2 5 degrez, que vous chifrerez fur le memorial ;amp; par lenbsp;^oyen d’une échelle amp; d’un rapporteur vous ferez une figure femblablenbsp;pour Gonnottre la diftance AC,propofée a mefurer.

Pour refoudrc la même propofition par le calcul ue la trigonometrie. Pre-*nierement, on connoit par obfervation dans le triangle DAE , Tangle ®igu A D E de 32 degrez, amp; Tobtus D E Ade ï 2 5 degrez, d’ou il fuitnbsp;sue le troifieme angle DAE eft de 23 degrez, puifque les trois anglesnbsp;tout triangle reCtiligne font égaux a deux droits; amp; pourconnoitre lenbsp;AE, vous ferez cette analogie. Le finus de 2 3 degrezauquel reponclnbsp;dans les tables ce nombre 3.9073 , eft a 32 toifes, comme le finus denbsp;?2 degrez 52992 eft a la ligne AE de 43 toifes, peu plus. On connoitnbsp;dc même par obfervation dans le triangle CD E Tangle aiguCEDde iSnbsp;dsgrez , amp; Tobtus EDC de 123 degrez, ddu s’enfuit que le troifienrenbsp;®ugle DCE eft de 31 degrez ,amp; pour connoitre lecóté C E ,faitescettenbsp;^conde analogie: comme le finus de 3 i degrez 5 i 504 eft a 32 toifesnbsp;^mfi le de 1 2 3 degrez oudefon complement 5 7 , qui eft le mêmenbsp;°S86yeftaCE 52 toifes. Enfuite pour connoitre la diftance CA, exa-^inez le triangle CAE , duquel vous connoiffez les deux cotez CE amp;nbsp;¦pTj avec Tangle compris AEC de 99 degrez, amp; par eonfequent lesnbsp;‘^^ux autres angles inconnus valent enfemble 81 degrez, amp; pour les con-^oitre chacun en particulier, faites encore cette autre analogie : comme lanbsp;urnme des deux cotez connus 9 5 toifes eft a leur difference 9 toifes, ainfinbsp;^tangente de 40 degrez 5 omin. moitié des deux angles inconnus 8 5408''

^ Un quatriéme nombre 8091 , qui eft tangentede la moitié de la diffe-^^Hce des deux angles inconnus, ce quatriéme terme eherehé dans la colonne-tangentes repond a 4 degrez 37, qu’il faut ajouter ^ ladite moitié 40) 50 pour avoir le plus grand des deux angles aigusCAE 45 deg,

7 gt;amp; par eonfequent le troifiéme angle ACE fera de 5 5 degrez 5 3. Enfin; Pour avoir la longueur C A , dues : comme k finus de 3 5 degrez 5 5»

S iij.

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141 CONSTRUCTION ET USAGES DU DEMÏ-CERCLÊ

58615 efta43 toifes, ainfi Ie finus de 99 degrezoudefon compléfflCnt 81 degrez 98768 dl a la diftance AC de 72 toifes deuxpieds.

USAGE III.

POur avoir la hauteur de Ia tour AB,du pied de laquelle on nepeuf pas approchcr a caufe d'un ruifleau qui paffe au bas de ladite tour,nbsp;cherchez un terrain a peu pres de niveau, propre a y fiire deux ftations,nbsp;comme en eet exemple C amp; D ; placez Ie demi-cercle verticalement aUnbsp;point D, de forte que fon diametre foit parallele a 1'horifon , ce qui fenbsp;fait par Ie moyen d'un fil avec fon plomb, que fon accroche au haut d’uncnbsp;ligne perpendiculaire, qui elttracéederriereIe demi-cercle; tournez fali-dade, afin de voir par fes pinules Ie fommet de la tour B, examinez dcnbsp;combien de degrez eftl’angle BD A,que nous fuppofons icide 42 degreznbsp;que vous marquerez fur Ic memorial ; puis ayant levé Ie demi - eerde amp;nbsp;placé a 1’autre ftation C, mefurez la diftance D C, que je fuppofe ici denbsp;I 2 toifes, amp;après avoirajufté Ie demi-cercle de maniere que fon diame-ire foit parallele a fhorifon, tournez l’alidade jufqif^ ce que vous voi'jeznbsp;Ie haut de la tour B, remarquez Tangle BCD , pour Técrire fur Ie memorial j que nous fuppofons ici de 2 2 degrez, faites enfuite une figure fem-blable par Ie moyen d'une échelle amp; d’un rapporteur , amp; vous connoitreznbsp;la hauteur A B, laquelle Ie peut aufli trouver par Ie calcul de Ia trigono-métrie en cette maniere.

Dangle B D A de 42 degrez donne Tangle de fuite B D Cde i 5 8 degrez, amp; paree que Tangle C a été mefuré dc 22 degrez, Ie troifiéme angle dunbsp;triangle CBD fera de 20 degrez. Vousdirez done par une regie de proportion : comme Ie finus de 20 degrez 34202 eft a i 2 toifes , ainfi 1^nbsp;linus de 2 2 degrez 57461 eft a la ligne BD 15 toifes 10 pouces : ornbsp;cette ligne B D eft Thypotenufe du triangle redtangle B D A, dont tousnbsp;les angles font connus;c’eft pourquoi vous direz par une feconde regie dcnbsp;trois ; comme Ie finus total 10000 eft a i 5 toifes 10 pouces , ainfi Ienbsp;finus de 42 degrez 66913 eft a la hauteur AB huit toilès, amp; peumoinsnbsp;de cinq pieds,

U S A G E I V.

Pour lever lu carte d’,


fays.


un


Hoififfez premierement deux endroits éminêns,d’ou Ton puiffe dé-couvrir une grande étendue de pays , lefquels foient affez éloignez Tun de Tautre pour fervir de bafe commune a plqfieurs triangles quhlnbsp;faut oblerver pour faire cette carte; mefurez aétuellement avec la chainsnbsp;la diftance de ces deux lieux.

Ces deux diftances étant fuppofées A amp; B , éloignées Tune de Tautre de 200 toifes, placez horifontalemcnt Ie plan du demi-cercle avec fon piednbsp;au point A, en forte que par les pinules immobiles du diametre, ou

Ia lunete, vous découvriez Ie point B; Tinftrument reftant ferme en cette

lituation, tournez Talidade mobile pour découvrir Tun après Tautre 1^® tours , clochers, moulins, arbres amp; autres lieux remarquables que vous

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POÜR LEVER LES PLANS. Liv.IV. Chap.VI. 145 EiUhaitez placer fur votre carte ; examinez quels angles ils font avec lanbsp;^afe commune, amp; les marquez aufli-tot fur le memorial avec les nomsnbsp;Propres de chaque lieu bornayé par les pinules ou lunete, par exemple,nbsp;langle B AI de i4degrez, BAG de 47, BAH de 5 5 , BAF de 68 , fig. 4.

de83,BADde 107, amp; enfin f angle B A C de 130 degrez ; ce 4ui étant fait, amp; les angles marquez fur le memorial avec la diftance A B desnbsp;fi«ux ftations que nous avons fuppofee de 200 toifes,pofezledemi-cerclenbsp;‘U point B, pour y faire la feconde ftation.

L'inftrument étant placé de maniere que Ion diametre convienne avec Ja ligne B A, tournez i’alidade mobile amp; obfervez les angles que font lesnbsp;kernes objets qui font vus du point A, corame par exemple Fangle A B Cnbsp;i o degrez , A B F de 3 7, A B D de 44, A B E de 5 6 , A B G de 8 3,

A B H de 9 6 , amp; fangle A B I de 133 degrez que vous marquerez fur le ®aeinorial, comme vous avez fait lesautres.

Si quelque objet a été vu du point A, amp; que fon ne puifle pas le voir point B, il faut changer de bafe en choifilTant un autre point d’oiinbsp;Ion puifie le découvrir; car il eftabfolumentnecelTaireqifunmemeobjetnbsp;Ihit vu de deux lieux differens; puifqu’on ne peut avoir fa pofition quenbsp;par le point dftnterfection de deux lignes, dont chacune fe tire des extre-^itez de la bafe, avec laquelleils forment un triangle reétiligne.

Il eft a propos de fe fouvenir que fétendue de la bafe que fon mefure •^oit être aifez grande, a proportion des trianglesaufquelselledoitfervir,

^ de plus bien alignée amp; nivelée, car fi fon fuivoit les inégalitez du terrain hautamp;bas,on auroit des bafes trop longues a proportion des angles ^ des rayons vifuels qui fe tirent en bornayant les objets.

Pour mettrecette carte au net, réduifez tons ces triangles obfervez dani I^Ur jufte proportion, par le moyen d’une écbelle amp; d’un rapporteur, de lanbsp;*^aniere que nous avons dit ci-devant.

Contenant la conjlruBion amp; les ufages de la houjfole,

CEt inftrument fe fait de cuivre, d’ivoire, de bois ou de toute autre

matiere folide. Il s’en fait depuis deux pouces jufqu’a fix de diame.^ ^ Son milieu eft fait en cercle comme une boete ronde , au fond de ’nbsp;jquelle on décrit une rofe des vents amp; une circonference divifée en 3 60nbsp;°^grez. Ce cercle eft applique fur une plaque bien quarrée; a fon centrenbsp;place un petit pivot de cuivre ou d’acier bien pointu , qui fert a por-^*^r Une éguille d'acieraimantée, pofée en équilibre afin qu'elle puifTetour-’^er librement; amp; par deffus on met un verre taillé en rond que fon faitnbsp;^^nir dans une petite rainure faite expres autour du cercle , pour eropéchernbsp;SUef agitation de fair ne donne quelque mouvement H’cguille.

Un des bouts de féguille aimantée, favoir celui qui a été froté du pole Meridional de la pierre d'aiman , fe tourne toujours versla partjefeptcn-^rionale du monde, non pas précifementj ffiais avec tpuelque déciinaifoïtnbsp;*l^i change de tems a autre..

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j44 construction ET USAOES DE LA BOUSSOLE

Suivant les obfervations faites au mois d’Oótobre de Tannée 1724, danJ robfervatoire royal , Téguille aimantée déclinoit de i 5 degrez dunordnbsp;a l’oueft.

Les éguilles font faites de lames d’acler , de la longueur du diametre du eerde divilé qui eft au fond de laboulTole. On y foude au milieu unenbsp;petite chape de cuivre,que l’on perce foi't droit, en forme de cóne, amp;nbsp;on donne un petit coup de pointeau au fond , afin que 1'éguiIIe ait unnbsp;mouvement bien libre fur fon pivot. On les lime fort dclicatement en leurnbsp;donnant differences figures; les unes en dard par un bout, amp; par f autrenbsp;une fléche; ce font ordinairement les grandes qu’on lime de cette fagon.nbsp;Aux moyennes Sc aux petites on y fait un anneau vers Textremité , pournbsp;diftinguer Ie cdté qui doit tournervers Ie nord, telles que les petites figures qui font auprès de la bouffole Ie montrent; mais il faut que ces éguilles (dient limées bien droit, Sc que les deux extremitcz Sc Ie milieu de lanbsp;chape, foient dans la même ligne. Celles qui font larges dans Ie milieu, amp;nbsp;qui feterminenten'pointe des deux cótezfcnt plus regulieres que les autres.

Pour aimanter les éguilles il faut les faire paffer fur Ie pole d’un bon aiman ou fur fon armure, de maniere que Ie bout qui doit tourner versnbsp;Ie fud, touche Ie premier fur la pierre, en coulant 1’éguille au long denbsp;faiman ;amp; que Ie bout qui doit fediriger au nord y paffe Ie dernier. II fautnbsp;faire la même chofe trois ou quatre fois, écartant la main en are, afin quenbsp;la vertu y refte mieux imprimée.

J’ai obfervé avec attention fi les differentes pierres d’aiman ne donnoient pas differentes declinaifons, en aimantant des éguilles, faites de la mêmenbsp;matiere amp; de la même fa^on , avec differentes bonnes pierres; amp; j'ai tou-jours trouvé la même declinaifon. Je croi que les éguilles qui ont éténbsp;touchées par une pierre, ont reiju de cette pierre une difpofition dans leursnbsp;pores pour y laifl'er paffer la matiere magnetique qui circule autour de lanbsp;terre fuivant une certaine direétion, de la même maniere que les pierresnbsp;d’aiman font re^u dans Ie tems de leur formation. Ainfi ce ne ferontpasnbsp;les differens aimans qui pourront donner une differente vertu aux éguilles,nbsp;lefquelles ne fe dirigent que fuivant Ie cours de la matiere magnetique quinbsp;étant la même dans un même endroit de la terre, doit leur donner la mêmCnbsp;direétion., mais peut-être bien Ie défaut de la conftruétion des éguilles»nbsp;foit qu’elles ne foient pas limées bien droit, ou par quelqu’autre défaut.

Cette admirable proprieté de f aiman amp; de féguille aimantée, n’eft con-nue en Europe que depuis environ fan i 2 ó o.

C eft par fon moyen que fon a ofé entreprendre de grands voyages paj mer, Sc que fon a découvert deux cens ans après, des terres fort riches ver*nbsp;f Orient amp; d'autres vers f Occident.

On peut aufli par fon moyen fe conduite par terre dans un voyage» lorfqu’on ne trouve perfonne pour enfeigner Ie chemin , ayant une cartenbsp;géographique ; car pour eet eftet il ify aqu’apofeiTecentrede labouffdi^nbsp;fur Ie lieu du depart, faire convenir féguille aimantée avec Ie méridiei'nbsp;de ce lieu, Sc remarquerquel angle fait ceméridien avec la ligne de route;nbsp;c’eft-a-dire, qui conduit au lieu ou fon veut aller. Ainfi les pilotes amp;lc*nbsp;voyageurs connoiflent paria bouffole la fituation danslaquelle ilsfetrou-vent a fégard des poles du monde.

EUe eft auffi fort utile aux gens qui travaillent fous terre dans les carrière* ^

daolt;

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1POUR LEVER LES PLANS.Liv.lV. Chap.VII. 145 gt;aans les mines; car ayant remarqué fur terre Ic point oü 1'on vent aller,

•on pofc la boulTüle a Touverture du trou pour voir Tangle que fait la ligne dircótion avec Teguüle j amp; quandon ellfous terre on fait une tranchéenbsp;Sni falie lemême ancle avec la bouffble, amp; par ce moyen on arrive au lieu

propofé.

II y a encore beaucoup d’autres ufages, dont nous aliens ebcpliquer lea principaus;.

USAGE PREMIER.

^0ur trouuer Avec U boujfole la, dédinaifon d’un mm.

^ L faut fe fouvenir quhl y a quatre points que Ton appelle cardinaux ; Fi5lt; Afavoir, Ie feptentrion, Ie midi, Torient amp; Toccident, lefquels partagentnbsp;I horifon en quatre parties égales , comme il eft marqué par Ia figurenbsp;premiere.

Qnand on a trouve un de ces points, on a tons les autres; car, par exem* f Ie, Ij vousavez Ie feptentrion devant les yeux, Ie midi fera derriere vous,

^ orient a votre droite amp; Toccident a votre gauche.

Un mur qui feroit élevt^ur une ligne qui tend du feptentrion au midi' leroit dans Ie plan du méridien ; de maniere qu’une de fes faces feroit tourneenbsp;uiredèement vers Torient , amp; Tautre vers Toccident.

Un autre mur qui feroit angles droits avec ce premier, c’ell-a-dire, qui feroit éleyé fur la ligne qui tend d’orient en Occident, feroitparallele aunbsp;premier vertical amp; ne déclineroit point ; une de fes faces feroit tourneenbsp;tljredtcmcnt au midi, amp; Tautre au feptentrion.

Mais fi Ton s’imagine un murélevé fur la ligne DE, il fera dit décli-^er d'autant de degrez qu’en contient Tarc E; c’e,ftpourquoi, fiparexem-'Pie,cetarceftde4odegiez,la face de ce mur qui eft tournee vers Ie midi, ^^cline du midi vers orient de 40 degrez , la face oppofée du même murnbsp;decline du feptentrion a Toccident de40 degrez ; de forte que la déclinai-lon d’ujj ji’eft autre chofe que Tangle que fait ce mur avec Ie pre-rraier vertical.

Un autre mur qui 'fcrok parallele a la ligne G H, déclineroit d’autant de degrez qu’cn contient Tarc C; c’eft pourquoifi eet are eft de 5 o degrez,

quot; face du mur qui regarde Ie midi déclineroit de 3 o degrez du midi a Occident, la face oppofée déclineroit pareillement de 3o degrez dufep-^^ntrion ^’orient.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ƒ Bnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;T

~ En toutes les operations qui fe font avec Ia bouflblc,!! faut avoir grand oin d'éloigner toute forte dc fer , amp; prendre bien garde qu’il n’y en ait

cache, car Ie fer change entierement Ia direélion de Tcguille aimantée.

jcfuppofe que Ie pivot fur lequel .eft pofée la chape de Téguille eft au S^iUre dquot;un cerclc divifé en .360 degrez,ou 4 fois 90, dont Ie premiernbsp;eft dans Ia ligne qui tend du feptentrion au midi, amp; que la b.oulfoknbsp;• -Tquarrée, comme elle eft ici reprefentée.

'^gwille qu;

ft

marque Ic feptentrion tend vers Ie mur , c’e

^ -^Ppliqucz ie long du mur Ie cóte de la bouflble oii eft la marqué du cptciiQ-'on; Ie nombre des degrez cii s’arrêtera Téguille aimantée, mar-5Hcra la .dédinaifon du niur,.amp; de qudcóté. Si, parexemple, la pointe de

marque

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t^6 CONSTRUCTION ET USAGES DE LA BOUSSOLE

ququot;il peut être éciairé du foleil a midi; amp; fi elle s’arrête fur Ie 3o’”'degr#r compté du leptentrion vers rorient, la déclinaifon eft d’autant dedegreznbsp;du midi a l’orient. Si elle s'arrête furie 3 o”’Megré compté du feptentrioHnbsp;vers l’occident, la déclinaifon eftd’autant de degrez du midi a 1’occidcnt.

Mais comme 1’éguille aimantée decline prefentement a Paris d’enviroo 1 3 degrez au nord-oueft; pour corriger ce défaut on doit les ajouteraunbsp;nombre des degrez marquez par f éguille, lorfque la déclinaifon eft versnbsp;Torient. II faut au contraire les óter lorfque la déclinaifon eft du cótcnbsp;d'occident.

Ainfi fuppofant, comme nous venons de faire, quel’éguillefoit arrêtée fur Ie 30^'degré vers l’orient ; la déclinaifon du mur fera de 43 degreznbsp;du midi vers orient. Mais fi Téguille s’arrête du cóté d’occident fur Ienbsp;30”' degr^, la déclinaifon du mur fera de 17 degrez du midi ver#nbsp;l’occident.

fi la pointe de l’éguille aimantée qui marqué Ie midi, tend vers 1® mur, c’eft une marque que Ie midi eft de 1’autre cóté du mur , amp; pafnbsp;confequent que la face dont on vcut trouver la déclinaifon , ne fera pointinbsp;éclairée du foleil a midi ; c’eft pourquoi la déclinaifon fera du feptentrion.nbsp;a l’orient, ou a Toecident felon qu’il fera tourné vers 1’une ou 1’autre denbsp;ces parties du monde. Ceci fera plus ampleq^nt expliqué en parlant des^nbsp;cadrans folaires»

USAGE II.

Pffier mefiirer un angle fur la terre avec la hmffole.-

fig-

Soit Tangle D AE propofé a mefurer. Appliquez Ie long d’une des li-gnes qui forment 1’angle , comme Ie long de la ligne AD, Ie cóté de la bouffole ou eft la marque du feptentrion ; faites en forte que Téguillenbsp;tourne librement fur fon pivot, amp; quand elle fera arrêtée, preiiez gardenbsp;quel nombre de degrez répond a la pointe de Téguille qui indique Ie fep-tentrion; amp; Ie trouvant, par exemple, de So degrez la déclinaifon de la--dite ligne fera d’autant de degrez. Prenez enfuite de la même maniere Ianbsp;déclinaifon de la ligne A E, que je fuppofe de 215 degrez ; ótez Ie petitnbsp;nombre 80 , du plus grand 215, reftera 135, qu’il faut fouftraire denbsp;180; ce dernier refte fera 45 degrez pour la valeur de Tangle propofénbsp;a mefurer.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•

Mais fi la déclinaifon de la ligne A D n’étoit , par exemple , que dff 30 degrez,amp; que celle de la ligne AE fut de 265 , la difference de ceS'nbsp;deux declinaifons qui eft de ^3 5 ,feroittrop grande pour être ótée de 1 80 gt;•nbsp;e’eft pourquoi en ce cas il faudroit óter i- 8 o du plus grand nombre 2 3 'y rnbsp;Ie refte 5 5 fera la valeur de Tangle propofé.

Quand on mefure des angles avec la bouffole, iln’eftpasneceffaired’a^ voir aucun égard a la variation de Téguille aimantée , puifque cette variationnbsp;fera toujours lameme entouteslesdifferentespofitionsdei’éguille,pourviïnbsp;toutefois qu’il n’y ait pas de fer qui la faffe dévoyer; amp; lorfqu’on ne peut

pofer la bouffole proche du plan , par quelque empêchement, il fuftira ds la placer bien parallelement, comme la figure Ic montre, elle fera Ie roer**nbsp;eftct.

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POUR LEVER LES PL AN S. Liv. IV. Chap. VIL 147 USAGE III.

lever le flan d’une fork , dun marais on d’un chemin avec

fes ditours.

SOit propofe i lever Ic plan d’un marais ou étang ABCDE, dans Fij. |lt; lequel on ne peut entrcr. Pour ces fortes d’operations il faut qu'il ynbsp;fur la bouffole deux pinules immobiles attachées fur la ligne qui tendnbsp;“U feptentrion au midi, amp; un genou ou une virolle delTous. Faites planternbsp;piquets affez longs amp; bien aplomb, de maniere qu’ils foient dans lesnbsp;paralleles aux cótez qui font 1’enceinte dumarais; placezlaboulTolcnbsp;fon pied dans une fituation horifontale; bornayez deux de ces piquetsnbsp;P^r les fentes des pinules, mettant toujours auprès de I’ceil celle qui eftnbsp;la partie méridionale de la bouffole ; puis ayant tracé fur du papiernbsp;l^ie figure qui reprefente ^ peu prés le plan du marais, écrivez furchaquenbsp;^gpele nombre des degrez que marquera l’éguillelorfqu’elleferaarrêtée.

^ites en même terns mefurer avec la toife la longueur exade de chaque du marais, amp;marquez-en la valeur fur chaque ligne correfpondantenbsp;votre memorial. Lorfque vous aurez fait tout le tour du marais , lesnbsp;^grez marquez par 1’éguiile de la bouffole ferviront a former les anglesnbsp;figure, amp; la. longueur de chaque ligne déterminera tout le plan dunbsp;^'^Srais propofé.

Suppofbns pour exemple , qu’ayant placé la bouffole le long du cóté ou ce qui eft la même chofe, le long d’une ligne parallelea cecóté,

ou bien d’un compas dc proportion

A ngles

Angles

obfervez

fouftraits.

3 0 degrez

Degrez.

loo • nbsp;nbsp;nbsp;•nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•

70

15^ • • • • •

30

2.40 nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. * .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.

110

300 nbsp;nbsp;nbsp;»nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;#• , •

6 0

^ que mettant I’ceil proche la pinule du midi, on découvre deux piquets Plantez dans ladite ligne; fi 1’éguille s’arrête fur le 3 o'quot;® degré vers 1’oc-^jdcnt, j’écris ce norabre 3 o degrez le long de la ligne A B du mémo-amp; en même terns la quantité de 50 toifes qui ont été mefuréesdunbsp;point A au point B. Je tranfporte enfuite la bouffole avec fbn pied , lenbsp;long du j-dté BC, ou dans 1’alignement des piquets, plantez parallelemeticnbsp;^Udit cóté, mettant toujours la pinule du fud ou midi du cóté de 1’oeil; finbsp;^^guille s’arrête fur le 100'”' degré, j’écris ce nombre fur la ligne B C, amp; ennbsp;^^nie terns la quantité de 70 toifes qui ont été raefurées du point B au pointnbsp;^Faifant ainfi tout le tour du marais, on marquera fur chaque ligne cor-^Ipondante le nombre des degrez amp; des toiles , par le moyen defquelsnbsp;mettra au net le plan propofé en la maniere fuivante , en fe fervantnbsp;^iin rapporteur , ou derai-cercle, amp; d’une regie divifée en parties éga-

Marquez de fuitetousles Angles obfervez avec la bouffole , amp; fouftrayez le moindrenbsp;du plus grand que vous mar-querez entre deux , commenbsp;on voit en cette table.

Com


imencez par tracer la ligne indéfinie A B, fur laquelle vous portere*

T ij

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148 CONSTRUCTION ET USAGES DE LA BOUSSÖLB

5 nbsp;nbsp;nbsp;o parties égales de votre échelle , ï caufe des 5 o toifes, mcfurée*nbsp;fur Ie terrain; faites au point B avcc un rapporteur Tangle extérieur denbsp;70 degrez amp; tirez la ligne indéfinie BC, fur laquellevous marquerezd*nbsp;B’ en C 70 roifes, qui ont été mefurées fur Ie terrain: faites aü’point Cnbsp;Tangle extérieur de 50 degrez,amp; tirez la ligne indéfinie CD , laquellenbsp;vous déterminerez de 6 5 toifes de longueur, conformément a la mefurenbsp;qui en a été trouvée. Faites pareillement au point D Tangle extérieur d'enbsp;110 degrez,amp; tirez la ligne DE de 70 toifes. Faites enfin au point Enbsp;Tangle extérieur de 60 degrez, amp; tirez laderniereligne A Ede554toifes,

6 nbsp;nbsp;nbsp;Ie plan fera achevé.

Enfuite il fera facile de Torienter , puifque vous favez'qucl angle fait Téguille avec chaque cóté du plan.

Remarquez que les angles fouftraits vous donnentles angles extérieurs, Scqueleurscomplemens- font les angles de la figure.

Remarquez auffi que tous les angles de la figure pris enfemble doivent faire deux fois autant d’angles droits, moins quatre , qu’elle a de cótez.'nbsp;Ainfi, par exemple, la figure de eet ufageayantcinq cótez, tous fes anglesnbsp;ajoutez enfemble font 540 degrez ou fix fois po , ce qui peut fervir a-prouver les operations.

On peut auffi lever les finuofitez d^üne riviere avec la bouffole , amp; même' 51 eft plus ^ propos de fe fervir de eet inftrument que d’aucun autre. Unbsp;en eft de même pour lever Ie plan dquot;un bois ; dans ee cas la boulfole eftnbsp;d’un bon ufage, les operations font è peu prés les mêraes que celles que'nbsp;nous venons d’expliquer.

Cette maniere de lever un plan paroït aflez expeditive , mais il y a bien de la difficulté de faire avec la boufible des operations fort exacftes,’nbsp;a caufe du fer caché qui fe peut rencontrer dans les lieux ou Ton eft'nbsp;obligé de la placer.

Nous faifons encore pour ces ufages une forte de boulfole qui eft fort' commode , dont la boete eft deboisdepoirieroude cormierbien fee, denbsp;cinq^fixpouces en quarré, amp; d’un pouce d’épailTeur. Le dedans eft tournénbsp;comme celle de cuivre', on y met une rofe des vents dans le fond ,amp; onnbsp;y place a la hauteur requife un eerde de laiton qu’on divifeen 5 60 degrez.nbsp;Onyajuftc i un des cótez parallele a la ligne nord amp; fud, une regie denbsp;bois ou de cuivre, qu’on attache par le milieu de cette boulfole par le'nbsp;inoyen d’une vis, afin de rendre cette regie mobile , c’eft-a-dire qu’ellenbsp;haulfe amp; baiffe fuivant que le terrain le demande. On ajuftc aux extrémt-tez de cette regie deux pinules fendues. Le refte de la boulfole eft a Tor-'nbsp;dinaire comme celle ci-devant,amp;les operations s’y fiant plus commode-’nbsp;ment, amp; plus furement, paree qu’il ne fetrouve poftit de fer dans lebois 5'nbsp;somme il peut s’en trouver dans le cuivre.

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t^ÖUR LES E.ORTIFIGATIONS, Liv.IV. Gh.VIIl. 145»

C H A P I T R E Vin.

^f^ges dés [tifdits inflrumem de mdthematique , afpüqtiesu a U fortification dés places.

La fórtificatióh eft Tart de mettre ün lieu en tel état , qu’un petit corps de troupes y puifTe refifter avantageufement a une armée con-fiderable.

Les maximes qui fervent de fondement a fart de fortifier, fontdecer-^^aines regies generales établies par les Ingenieurs, fondéés fur la raifon amp; furfexperience, dont nous parlerons ci-après.

Llngenieur principal ayant examine fétendue amp; la fituation du lieu que ¦ 1 on veut fortifier , communique fon deffein par un plan amp; un profil,

®oinme il paroït par la planche XVIaquoi il ajoute ordinairement un ‘^evis, cquot;eft-a-dire, un difcours qui expliquefordreamp; laqualitédcsmaté-^•aux qui doivent y être employez par les Entrepreneurs ; lefquels ayantnbsp;fonder en plufieurs endroits du lieu propofé , la nature du terrain,,nbsp;ïcront un marchéde chaque toife d'ouvrage, par Ie moyen duquel flnge-^’'leur pourra voir a peu prés la dépenfe de tout fouvrage, Ie nombre desnbsp;ouvriers neceffaires pour fexecution, amp; Ie tems qu’il conviendrad'y employer pour Ie rendre parfait,

Lc plan d’une fortification reprefentc par plufieurS lignes tracéeshori-*®ntalement ou de niveau l’enceinte de la place.-

Ce deffein contient plufieurs lignes paralleles entte elles , mats Ie pre-*^icr amp; principal trait, qui doit être marqué par une ligneplusapparente ^üe les autres, reprefente la principale enceinte du corps de la place entrenbsp;rempart amp; Ie foffé : de forte que par Ie plan amp; fon échelle on connoït lesnbsp;longueurs amp; les largeurs de tous les ouvrages qui compofent Ia fortification. Figure premiere.

Le profil reprefente les principaux traits qui paroïtroient fur une fur-race plane qui couperoit verticalement, amp; fepareroit par Ie milieu tous-Ces mêmes ouvrages. Pour le tracer on a coutume de fe fervir d'uneplus pande échelle que cclle du plan, afin dquot;y pouvoir mieux diftinguer leursnbsp;^tgeurs amp; leurs hauteurs OU profbndeurSj Commeil paroït par la figure i..

principales lignes des principaux angles qui forment le plan.’

La ligne AB fe nomme cóté extérieur du polygone.-

LM, cóté intérieur du polygone. nbsp;nbsp;nbsp;FUnche^-

' L G, demi- gorge du baftion, dont E G eft le flanc , A E Ia face,

L la capitale,

eft la courtine , amp; A H, laligne de défenfe razante.-La figure ALGE reprefente un deroi-baftion.

L angle ANB eft fangle du centre,

L angle KAB, fangle du polygone.

^ nbsp;nbsp;nbsp;lAE fait des deux faces j s'appelle angle flanqué ou angle dui

^»ion, nbsp;nbsp;nbsp;T üj,.

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15o CONSTRUCTION ET USAGES DES ÏNsTRUMENS L’angle AEG fait dc la face amp; du flanc, fe nomme angle de 1’épaulc.nbsp;L’angle EGH fait du flancamp;dclacourtine,fe nomme angle du flanc.nbsp;L'angle E G B fait du flanc amp; de la ligne de défenfe razante, fe nommenbsp;angle flanquant interieur.

L'angle E D F fait par les deux razantes qui s'entre-coupent vers Ie milieu de la courtine’, s’appelle angle flanquant extérieur, ou angle denbsp;tenaille.

L’angle EHG fait de la courtineamp; de la ligne de défcnfe razante, s’appelle angle diminué. Cet angle eft tou jours égal a celui qui eft fait de la face dubaftionSc de labafe, ou du cóté extérieur.

Maximes fondamentales de la fortification.

CEs principales maximes fe peuvent reduire a fix.

La premiere eft , qu’il n’y ait aucun endroit dans Ie contour d'une place qui ne foit flanqüé ou défendu des flancs ; paree que s’il y avoitnbsp;quelque endroit autour d’une place, qui ne fut pas vü amp; défendu par lesnbsp;afliegez, 1’ennemi pourroit s’y mettre a couvert, amp;ferendremaitre de lanbsp;place en peu de teras.

11 s’enfuit de cette maxime, que l’angle flanqué, ou l’angle fait des deux faces du baftion trop aigu eft defeöueux , paree que fa pointe peutnbsp;étre facilement émouflee ou rompue par Ie canon des afllegeans ,amp; qu’en-fuite Ie mineur y peut travailler en fureté, pour en agrandir la breche.

C’eft encore un pareil défaut d’arrondix la pointe des baftions, par Ia même raifon.

La feconde eft, que la force foit, autant qu’il eft poffible , également diftribuée par tout; paree que, s’il y a quelque endroit plus foible, ceferanbsp;par la que 1’ennemi 1’attaquera : c’eft pourquoifi par la nature du terrain,nbsp;un cóté fe trouve plus foible que les autres, on yajoute quelque ouvrage ,nbsp;pouraugmenter fa force, en multipliantfadeffenfe.

La troifiéme eft, que les parties flanquées ne foient éloignées de celles qui les flanquent, que de la portee du moufquet; c’eft pourquoi la lignenbsp;de deffenfe , ouladiftance de la pointe du baftion aux flancs des baftionsnbsp;voifins , ne doit guere exceder i a 5 toifes , qui eft Ia portee ordinairenbsp;des moufquets chargez i Ia hate , comme font ceux des Ibldats dans u»nbsp;fiege.

La quatriéme maximeert , que les flancs des bartions foient aflezgrands pour contenir du moins trente moufquetaires de front, amp;quatreou cinqnbsp;pieces de canon montez fur leurs affuts , afin de bien deffendre toute lanbsp;face du baftion, qui pourroit être attaquée par 1’ennemi: amp; comme la principale deffenfe fe tire des flancs, il eft plus a propos qu’ils foient perpen-diculaires fur la ligne de deffenfe, que de toute autre fituation. Cette méthode a été enfeignée par M' Ie Comte de Pagan , amp; fuivie par les plu*nbsp;habiles ingenieurs qui ont parudepuis, amp; particulierement par M’Ie Maré'nbsp;chal de Vauban,qui par fes fignalez fervices, a merité 1’eftimedetouslesnbsp;gens de guerre amp; habiles Ingenieurs de föntems.

La cinquiéme eft, que la fortereffe ne foit commandée d’aucunendroit gt; qui foit a la portee des armes a feu, qui font Ie moufquet amp; Ie canon 5 catnbsp;au contraire, elle doit commander fur tous les lieux d’alentour.

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POUR LES FORTIFICATIONS. Liv.IV. Ch.VIIL lyi La fixiémeeft, que les ouvrages lesplus proches du centre de la place,nbsp;loient plus elevez amp; commandent a ceux qui en font plus eloignez, afinnbsp;sue fi I’ennemi vient a fe rendre maltre de quelque partic des dehors,nbsp;ou de quelque ouvrage éloigné , il puiflTe en être repouflé par ceux quinbsp;lt;iefFendent le corps de la place.

^our tracer fur le papier un plan fortifé, fuivam la méthode du

Compte de Pagan.

SOit, par exemple, propofe un exagone: tracez premierement la ligne AB de 180 toifes, pour cóté extérieur dudit exagone; lur le pointnbsp;‘iu milieu C, tirez a angles droits la ligne C D, de 3 o toifes; tirez enfuite *’nbsp;les lignes ADH, BDG, s’entre-coupantes au point D; prenez fur Votrenbsp;echelle 5 5 toifes, pour déterminer la longueur des frees AE, BF ; dnnbsp;point E tirez le flanc EG failant angle droit au point G , a I’extremite denbsp;la ligne de defenfe razante BG , amp; pareillement Tautre flanc FH a anglenbsp;^toit fur A H; tirez enfin la courtinc G H, amp; vous aurez un cóté duditnbsp;exagone fortifié: les autres cótez fe fortifieront de même. Autour de cenbsp;*^oté de polygone ainfi fortifié, vous tracerez un foffé ici reprefenté parnbsp;les lignes AC, C B, paralleles aux faces des baftions, lefquelles fe ren-^onrrent vers le milieu de la courtine au point C: ce foffé doit avoir denbsp;largeur au moins vingt toifes vis a-vis les faces, amp; trois toifes de profon-^eur. Les terres qui fc tireront du foffé, ferviront a former le rempart avecnbsp;fon parapet amp; le glacis du chemin couvert, ayant foin de conferverlester-^^^s les plus fines pour le parapet du corps de la place amp; celui du cheminnbsp;oouvert; car fi ces terres éioient pierreufes , les boulets de canon tireznbsp;par les aifiegcans contre ces parapets, feroient fauter les pierres, amp; acca-bleroient les foldats qui defendentle corps de la place : au contraire ,quandnbsp;Ces terres font fines amp; épurées de pierres , le boulet ne fait que fon trounbsp;s’y enterre, pourvu toutefois quhl y ait affez d»epaiffeur pour famortir.nbsp;ï- cxperience a fait connoitre qu’ii faut environ vingt pieds d’épaiffeur denbsp;terre bien battue, pour mettre un parapet a 1’épreuve du canon.

Le parapet fe conftruit fur le rempart large de quatre toifes, y compris •5 Lanquetre, amp; fe trace parallele aux faces,fiancsamp;courtinesqui'forrnentnbsp;1 enceinte de la place.

Viais pour le rempart on lui donne i 5 toifes de largeur par fa bafe,amp;: le trace parallele aux coyrtines feulement, afin que les baftions foientnbsp;Pfeins, amp; que 1’on y trouve de la terre quand on en a befoin pour fair®nbsp;‘lüelque retranchement.

. Q^ndon laifie quelque baftion vurde, on y eonftrult des foufterrains “ten voutez, a Tepreuve de la bombe , que 1’on recouvre de terre biennbsp;amp; on tache de faire en forte que I’eau de la pluie n’en penetrernbsp;point les voutes,afin que les provifions que Ton ferrera dans ces fous-^crrains s’y puiffent confeiver en tout terns.

, Le chemin couvert fe trace paralleleau-dehorsdu foffé, large d’enviroti toifes; on y fait un parapet de fix pieds de hauteur ,amp; un banquet©nbsp;^^pied dudit parapet, de trois pieds de large, amp; un pied amp; demi de haut,

Stin que les foldats puiffent tirer commodément leurs armes a feu par-effus le parapet ,dont le deffus doit être en glacis, e’eft-a-dire, ayant une

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15 2 CONSTRUCTION ET USAGES BES ÏNSTRUMENS

pente douce,qui ne fe terminc qu’a lo ou 30 toifes c^ans la campagne i amp; ,il faut faire en forte qu'autour de ce glacis, qui doit environner toutenbsp;la place amp; loin par dela s’il fe peut, il n'y ait aucun lieu creux, ou 1 en-nemi fe puilTe niettre a couvert. C’.eft pourquoiquand im Ingenieur vilitenbsp;les fortifications d’une place, il a grand foin d'en examiner les environs,nbsp;pour faire combler tout ce qui fe trouve de chemin creux, du moins a lanbsp;portee du moufquet au-dela du chemin couvert ; amp; cn merae terns faitnbsp;razer tout ce qui s’y trouve de trop élevé, afin que ceux qui deffendentnbsp;la place puiffent decouvrir tous les environs.

Pmr tracer le •profil d’une place fertifee,

IL faut premierement conftruire ,une échelle de 20 ou 5o toifes,affez etendue , pour qu’une toife y foit d’une grandeur fcnlible.nbsp;j.g j Tirezenfuite la ligne indéfinie ON, reprefentant le niveau de la campagne , prenez fur votre échelle 15 toifes, que vous porterez de O ennbsp;pour marquer la bafe du rempart; portez denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;R 20 toifes, pour la

largeur du foITé , vis-a-vis une des faces de baftion, car il e.ft plus large vis-a-vis la courtine; portez 5 toifes de R en P , pour la largeur du chemin couvert; amp; enfin, 2 o ou 3 o toifes de P en N, pour la bafe du glacis ; lesnbsp;plus longs font les meilleurs.

Apres avoir determine les largeursou épaifleurs, il faut marquer les elevations au-deffus du niveau de la campagne, amp; les enfoncemens au-defTcuS 4u même niveau, comme nous allorrs faire.

Prenez trois toifes fur ladite échelle, ékvez fur les points O amp; Q^es per-pendiculaires de cette hauteur, pour clever au-deffus du niveau,leterre-plein du rempart, dont O S eft le talud intérieur , ou la rampe pour monter de la Ville fur le terre-plein du rempart ST, qui a fix ou fept toifes de large, pour conduire amp; voicurcr commodément les canons fur leursnbsp;affuts, Sc toutes les munitions neceffaires pour la deffeiifc de la place. Lanbsp;rampe ou montée du rempart, doit être fort aifée vis-a-vis la gorgedesba-ftions, de forte que les chariots y puifl'ent monter amp; en defeendre facilement.

Auxterresnouvellement remüées, on fait la bafe du talud O Z égale a 1^ hauteur'des terres, de forte que (i la hauteur a trois toifes, la bafe du taludnbsp;a aufli trois toifes; e’eft ce que 1’on fait tout le long dcs courtinesau talud

intérieur du rempart,

Mais a I’entree des baftions , il faut du mojns doubler la bafe du talud 5 e’eft-a-dire , que pour une hauteur de trois toifes , il faut faire la bafenbsp;du talud , au moins de fix ou huit toifes , pour lt;^u’un chariot y puifi®nbsp;monter.

Lorfque le rempart eft forme , amp; que les terres en font fuffifammeo^ raffifes, ce qui ne fe peut faire qu’avec le terns amp;ia precaution delesbid^nbsp;battre de deux pieds en deux pieds de hauteur , amp; afin que les terres 1®nbsp;puiffent Her enfemble, onyétendd’efpaceen efpace unlit de fafeines; oUnbsp;conftruit fur les terres du rempart un parapet, auquel on donne fix piedsnbsp;de hauteur intérieure, amp; quatre pieds de hauteur extérieure, afin que Ifnbsp;deffusdes terres ait une pente douce, qui ferve a decouvrir tout cenbsp;eft au-dela clu foffé, amp; qu’étant monté fur la banquete,on puiffe voirk

i nbsp;nbsp;nbsp;chemin couvert, amp;;ledeffendreencasd’attaque. '

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POtJR LES FORTIFIGATrONS, Liv.IV. Ch.VIII. 15?

La bafe du parapet X Y, doit avoir environ quatre toifes de largeur, , ¦shn que Ie haut diminué de fes deux taluds , ait encore au moins vingtnbsp;pieds de large. Au bas du talud intérieur du parapet, on fait une banquetenbsp;dptroispieds de largeur., amp; un pted amp; demi de haut, afin que Ie parapetnbsp;quatre pieds amp; demi de hauteur au-deffus de la banquete, cequifuffitnbsp;pour que les foldats puiflent tirer commodément Icurs armes a feu par-^*^frus Ie parapet.

L faut avoir grand foin de battre les terres du parapet de pied en pied de hauteur avec des lits de fafcines; amp; afin de ne pas donnerun fi grandnbsp;^3lud aux terres du parapet, on a coutume de Ie revêtir de bons gazons denbsp;ïejT.e grafie,que Fon coupe avec une bêche de jardinier, tons égaux,furnbsp;fiuperficie dquot;un pré , choifi aux environs de la place ; leur longueur eftnbsp;d environ 15 pouces lur i o de large. Pour placer les gazons, il faut alTeoirnbsp;premier lit bien de niveau tout Ie long a une étendue de plufieurs toi-pofer ceux du fecond en forte que tous les joints du premierfoientnbsp;reconverts des gazons qui font Ie fecond lit, amp; les joints du fecond pareille-®ent reconverts des gazons du troifiéme lit , amp; ainfi des autrcs, afin que Ienbsp;rout fade bonne liaifon.

* nbsp;nbsp;nbsp;.dl fuffira de donner deux pouces de talud par pied de hauteur, H’inté-rieur du parapet, amp; environ quatre pouces par pied au talud extérieurnbsp;nudit parapet. II faut un jardinier adroit, pour conduite cette forte d’ou-Vrage ; c’eft-a-dire , pour couper les gazons, amp; les placer comme il

'Convient.

A-u bas OU pied du talud extérieur du parapet amp; du rempart, on laifie •Ine petite bcrme marquée Q, d'environ quatre pieds de large, pour retenirnbsp;les terres qui peuvent fe détacher du talud.

La pente Q B reprefente Ie talud intérieur des terres du fofle, qui a ^^ois toifes de profondeur, BK en eft Ie talud extérieur. Si ces terres fontnbsp;^ouvantes,, il faut leur donner aflez de pents, pour qu’elles reftent fans

* nbsp;nbsp;nbsp;ebouler ou retomber dans Ie fofle. Maïs fi elles font fermes, amp; qu’ellesnbsp;puiflent facilement refter fans retomber , on leur donne moins de talud.

La ligne KP reprefente Ie terre-plein du chemin couvert, qui doit avoir ^'Uq toifes de largeur. PA reprefente Ie parapet du chemin couvert, avec

hanquete au pied : Ie tout doit'avoir fix pieds de hauteur, pour mettre

* nbsp;nbsp;nbsp;Couvert ceux qui font fur Ie chemin couvert.

^ La pente fupérieure du glacis AN, doit être de terresdouccs, dont on les pierres, s’il y en a, avec un rateau de fer , amp; on les enterre aunbsp;Pjcd du glacis, afin que quand 1’ennemi fera tirer Ie canon fi^- ledit gla-gt; les boulets s’y enfoncent fans faire réjaillir les éclats de pierres dangnbsp;® chemin couvert.

Pour tracer Ie flan dune fort if cation fur la ter re.

propofé , par exemple , le plan dc la figure premiere , i tracer -W. lur la terre.

Au lieu de compas amp; dc regie , il faut employer les piquets, la toife Ics cordeaux: c’eft pourquoi , après avoir bien examine le terrain, amp;nbsp;J^pnlideré ou 1’on doit placer les baftions amp; les portes , qui fe font pournbsp;^fdinaire au milieu des courtines, il faut premierement plantende longs

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,54 CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMENS

piquets aux endroits ou Ton prétend placer les angles flanquez des hi-' ftions, amp; il eft a propos d’y faire toute 1’attention neceffaire, avant quenbsp;de commencer.

Ayant done planté perpendiculairemont un long piquet fur le terrain a Tendroit ou Ton a refolu de placer la pointe du baftion, marquee A, onnbsp;fera mefurer bien exadtement avec une toife, ou avec une chaine de cinqnbsp;toifes, jufquT 90 toifes, au bout defquelles on plantera un piquet marqué C, amp; fon continuera vers le lieu ou 1’on prétend placer la pointe dunbsp;baftion B, en mefurant encore 9 o toifes, au bout defquelles on plantera urrnbsp;autre piquet, qui marquera la pointe du baftion B.

Pendant que 1’on mefurera avec les chaines ou cordeaux , il faut faire fuivre quelque ouvrier avec un pic a la main, qui fafte fur le terrain unenbsp;trace ou ftllon , continué de piquet en piquet , avant qu’on leve lesnbsp;cordeaux.

Après quoi il faudra retourner au piquet C, pour y faire une perpendiculaire fur la trace A C B.

Pour tracer ladite perpendiculaire , mefurez avec la toife deCen A deux ou trois toifes, amp; au bout plantez-y un piquet ; melurez pareillement d?nbsp;C vers B un nombre égal de toifes, au bout defquellesvousplanterezun,nbsp;fecond piquet : ayez deux cordeaux bien égaux , qui ayent chacun unnbsp;ncEud Ï un de leurs bouts; faites entrer un de ces ncEuds autour de chacun des piquets, que vous venez de planter , amp; tenant a votre main lesnbsp;deux autres bouts des cordeaux égaux, etendez-les jufqu’a ce qu’ilsfejoi-gnent fur le terrain , amp; au point de leur jonétion plantez un troifiémenbsp;piquet; mettez enfin un cordeauaupiquet C, prolongez-le tant qu’il feranbsp;beloin, le faifant palTer par ce troifiéme piquet, amp; faites tracer un fillonlenbsp;long du cordeau, il fera perpendiculaire fur la ligne A C Bi

Pu point C faites mefurer 5 o toifes le long de ce fillon, amp; au bout de ces 30 toifes, plantez-y un long piquet bien a plomb , qui marquera lenbsp;point D de votre plan.

Retournez au piquet A , d’ou étant bien alligné au piquet D, faites tracer un fillon le longdecetallignement, vousfervant pour cet eftetd’unnbsp;piquet que vous ferez mettre a plomb entre A amp; D , devant les yeux denbsp;Pouvrier qui trace le fillon ; faites mefurer le long dudit fillon cinquantenbsp;cinq toifes du piquet A, allant vers D , pour la longueur de la face dunbsp;baftion AE; faites planter un long piquet au point E , pour y marquernbsp;1’angle de 1’épaule.

Allez aij^piquet B, amp; faites-y les mêmes operations, pour tracer la face ,BF,amp; plantez un piquet a 1’angle de l’épauleF.

Prolongez 1’allignement BF de D, allant vers G; amp; de même 1’alligne-ment A E de D vers FI ; mefurez avec 1’échelle du plan les lignes D G ^ pHjportcz furie terrain leurs juftes longueurs de D en G amp;enH, oUnbsp;vous planterez des piquets: après quoi il fera facile de tracer furlaterre R®nbsp;flanes E G, F FI, amp; la courtine G FI.

Vous aurez par cemoyen un front de place fortifiée , tracé fur le terrain 5 les autres fe traceront de même avec les piquets amp; cordeaux, il ne fera pa^nbsp;bors de propos d’examiner avec un demi-cercle ou un recipianglc, fi R*nbsp;angles du plan tracé font égaux a ceux du plan deftiné, amp; de le rtamp;ihef:nbsp;avant que d’y mettre les ouvfiers, Il fatit aulli de terns en terns prendr^

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p o U R L E S F o R TIFIC A TI o N S. Liv. IV. Ch. VUL i J 5

“garde fi les traces font fuivies exadetnent; car fans ces precautions, il s’y pourroit faire beaucoup de difFormitcz, quul feroit tres difficile de corriger.

De Ja conjlrudiion des dehors.

LEs dehors , en terme de fortification, font des ouvrageséIevez,que Fig. fon conflruit au-dela du fofle d’une place fortifiée, pour la couvrirScnbsp;augmenter la défenfe.

Les plus ordinaires amp; les plus communs entre ces fortes d'ouvrages,

*ont les ravelins ou demi-lunes qui fe forment fur l’angle flanquant de la contrefcarpe entre deux baftions , amp; devant la courtine, pour couvrirlesnbsp;portes amp; les ponts qui fe font ordinairement au milieu des courtincs ,nbsp;^omme les figures P P Ie montrent.

Les ravelins font compofez de deux faces , garnies d’une banquete ou ‘^sux, ou dffin bon parapet élevé du cóté de la campagne amp; de deux demi-gorges, lans parapet,du cdté de la ville , avec une ouverture amp;untalud,nbsp;pour monter du grand fofle fur Ie terre-plein du ravelin.

. On batit en chaque ravelin un corps-de-garde, pour mettre a l’abri des wjures du tems, les foldats neceflaires pour Ie garder amp; Ie défendre ; maisnbsp;uft a propos que ce corps-de-garde foit en forme de reduit , avec desnbsp;Wenaux tout autour , pour que les foldats, en cas d’aflTaut, s’y puiflentre-tirer amp; obtcnirquelquet^pitulation , avant que de rendre lesarmes.

Pour tracer un ravelin devant une courtine , ouvrez Ie compas de la grandeur du cóté intérieur du polygone; arrêtez une des pointes du compels ainfiouvert, fur une des extremitez de ladite ligne , amp; de fautre pointenbsp;décrivez un are au-dela de la contrefcarpe ; arrêtez de même une pointenbsp;du compas fur fautre extremité du cóté intérieur , amp; de fautre pointenbsp;^racez un fecond are , coupant Ie premier en un point qui marquera lanbsp;pointe ou f angle flanqué du ravelin ; mettez une regie fur ce point d'in-^Erfeéiion amp; fur chacune des extremitez dudit cóté intérieur, pour tracernbsp;faces du ravelin, qui fe termineront a droite amp; a gauche furie bord denbsp;Contrefcarpe. Les deux demi-gorges fetireront de fextremité de chaquenbsp;^^oe, jufqu’a fangle rentrant de ladite contrefcarpe.

Mais pour que fangle flanqué du ravelin ne foit pas tropaigu, nedon-’’oz qu’environ quarante toifes a fa capitale R S ; amp; faites Ie refte, comme ®ous venons de dire.

On place quglquefois un femblable ouvrage devant la pointe dquot;un ba-uion; amp; comme fa gorge eft batie fur Ie bord de la contrefcarpe, que fon ^*^rondit ordinairement vis-a-vis la pointe des baftions , on donne a eetnbsp;ouvrage Ie nom de demi-lune, paree que fa gorge eft en forme d’arc: fonnbsp;^onfond fouvent fun avec fautre, amp; la plupart des foldatsdonnent, fansnbsp;'ftinéiion , Ie nom de demi-lune aux ravelins qui fe font devant les

^ourtines.

„,Le défaut de eet ouvrage eft, qu’il eft trop poigné des flancs des ba-*ons, pour en être fuffifamment défendu ; c^’eft pourquoi on ne fait point ^ demi-lune devant la pointe d’un baftion, a moins que fon ne falfe en mêmenbsp;ï^s d’autres dehors a droite amp; a gauche devant les courtines voifines,

^ui la puiffent défend re.

eft a propos que ces ouvrages foient revêtus de murailles, auffi-biea

V ij

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j CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMENS

que Ie corps de la place; car quand ils ne font pas revêtus, on eft oblige de donnet un fi grand talud aux terres , qu’il eft facile de monter dansnbsp;1’ouvrage par fon talud.

Cependant il faut laiffer raiïeoir du moins un an ou deux les terres nouvellement remuées , avant que de les revctir , afin qu'elles s’affaiffentnbsp;peu a peu, amp; que dans la fuite clles ne renverfent pas les murailles quinbsp;leur fervent de revêtement.

Conjlruciion des otwrages a corne.

xvu

?liif2cbe.

Kg. }.

CEs fortes d’ouvrages fe font ordinairement dèvant les cöurtines, amp; comme ils font de plus grande dépenfe que les ravelins, ils ne fe fontf-pas fans neceffité ; foit pour couvrir quelque endroit de la place, pluS'nbsp;foible que les autres; foit pour occuper une hauteur, qu’on n a pü renfer-mer dans Ie corps de la place.

Pour Ie tracer, tirez pr£mierernent furie milieu de la courtine , la perpendiculaire I , 2 , longue a difcretion; amp; a cette ligne deux paralleles fur les angles des épaules des baftions voifins de la courtine 3,4» 5 »

Ces deux paralleles, que fon appelle les aïles de fouvrage a corne, doi-vent titer leurs défenfes des faces de ces baftions; c’eft pourquoi leur longueur ne doit guere palfer 120 toifes, a compter des épaules. Par les ex-tremitez des ailes, tirez la ligne 4,6, qui ferale cóté extérieur de fouvrage a corne, amp; qui fe trouvera divifé en deux parties égales au point 7, par Ia perpendiculaire 1,2: prenez avecun compas la moitié dudit cóté'nbsp;extérieur, amp; la portez fur les longs cótez de 4 cn 8 , amp; de 6 en 9 , tireznbsp;les lignes4 , ^ 5 amp; lt;5,8 , qui fe croifant au point i o , forment fangle denbsp;tenaille; ce qui reprefente un ouvrage, que fon appelle tenaille firnple,nbsp;qui fe place affeZ ordinairement devant les cöurtines avec un petit ravelin au-dela du fbffé, entreles deux angles faillans amp; vis-a-vis Ie milieu denbsp;fangle rentrant, ou de tenaille.-

Mais pour renforcer eet ouvrage , on y ajöüte deux demi-baftionsamp; une courtine entre deux ; ce qui vautmieuxque deux fimples angles fentrans.

Pour tracer les demi-baftions , divifez la ligne 4 , i o en deux parties égales au point 11 ; amp; de mêtne la ligne i ö , 6 au-point 12 ; des points i lnbsp;amp; I 2 , tirez jufqu’au milieu de la courtine de la place, ou eft Ie point ijnbsp;les lignes oceukes 12 i , 11 i , amp; par ce moyen vous aurez la petite-eourtine 15 14 de fouvrage a corne, les deuxflancs 11 13, 12 14, Seles deux faces 114,126.

Les cotez de ces ouvrages qui font tournez dmcóté de la campagne comme font les demi-baftions, ]a courtine amp; les ailes de fouvrage a corne rnbsp;doivent etre munis d’un bon parapet de terre douce bien batue , de 18 ^nbsp;2 o pieds d’épailfeur, amp; de 6 pieds de hauteur par devant y compris la ban-quete, de même que celui du corps de la place , en obfervant toutefoisquot;nbsp;que les parapets des ouvrages les plus proches du centre de la place doivent toLijours être plus élevez au-delfus du niveau de la campagne , qt^^nbsp;ceux des ouvrages plus éloignez, afin que quand les affiegeans fe feront-emparé de quelque dehors, les affiegez , qui défendent Ie corps de 1*'nbsp;place, les voyant tout a découvert, puilfeut les empêcher d’y rsfternbsp;de s’y loger.^

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tgt;ÖVK LES FöRTiFICAtlONS. Liv.lV. Ch.VIII. 157

Ces parapets doivent être foutenus d’un rempart, dont Ie terre-plein, ^ui porte la banquete, ait 3 ou 4 toifes de largeur; maïs quand la terrenbsp;róanque, on fe contente de conftruireplufieursbanquetesrunefurrautrenbsp;I 8 pouces de haut amp; de 5 ou 4 pieds de large ; amp; au-deffus de la plusnbsp;haute banquete, Ie parapet dolt avoir environ quatre pieds amp; demi de hau-^ÊUr, poureouvrir les foldats jufqu’auxépaules; Ie deflus du parapet doitnbsp;étre en glacis, qui baiffe peu a pcu vers la campagne,afin que lesaffiegei:nbsp;PuifTent voir Tennemi, amp; tirer deffus fans être vüs.

Les parties de ces ouvrageS, qui font du cóté de la place, doivent être fans parapet, mais feulement fermez d’un fimple mur , ou d’une rangée

palilTades, pour éviter les furprifes de fennemi; amp; c’eft de ce cóté li Sne doit être la porte ,gt; pour communiquer du corps de la place dansnbsp;fouvrage , amp; Ie corps-de^garde, pour mettre a couvert les foldats defti-’aez pour la défenfe.

Tous ces ouvrages doivent être environnez d’un foffé large de dix k quot;^ouze toifes, qui communique avec Ie fofle du corps de la place, amp; quinbsp;fnit auffi profond.

Au- dela du fofle on fait un chemin couvert large de cinq a fix toifes un parapet amp; fa banquete, que l’on garnit ordinairement d’une en-^inte de fortes palilfades enfoncées dans la terre a troisouquatre pieds denbsp;profondeur.Le delfus de ce parapet, qui va en glacis, fe doit terminer ala .nbsp;Campagne ; amp; li l’on peut ie prolonger de vingt ou trente toifes , il n’ennbsp;*5^^ que mieux : car un glacis ne peut pas être trop long ; puifque parnbsp;*nn moyen fennemi ne peut approcher de la place, qu’il ne Ibit entiere-^ent découvert.-

De la méthode de fortifier les fiaces de Mr Ie Marechd de Vauhan.

ÖUoique cette maniere de fortifier ne differegueredecelleduComte de Pagan, cependant nousendirons iciquelque chofeenabregépournbsp;^^ire connoïtre la difference de fune d’avec 1’autre.

L’experience a fait connoitre que Ie flanc formé par la corde d’un Segment, qui a' pour centre fépaule du ballion oppofe, eft Ie meilleur denbsp;^ous; les coups qu’on cn tire lont droits, Ie fervice du canon en eft facilenbsp;^ ie moufquetaire n’eft point gêné. C’eft ce que Mquot; de Vauban a fuivinbsp;^ns les places qu’il a fait fortifier. Dans Ie flanc on fait un concave quinbsp;tellement couvert par 1’orillon, qu’il ne peut êtrebattu de front quenbsp;f fa largeur ; encore luirefte-t-ü de 1’artillcrie cachée qui defend Ie foflénbsp;^ flui bat de revers dans la breche.

Pour faire Ie concave du flanc, on prolonge la iigne quot;de défenfe de cinq

a conftruit forillon a fépaule du baftion fur latroifiémepaniedefon amp; pour en trouver Ie centre on éleve une perpendiculaire au-dedansnbsp;baftion fur Ie milieu de cette troifiéme partie , amp; de i’extrémité de lanbsp;on éleve une feeonde perpendiculaire, qui venant acouper la premiere ,nbsp;^pnne par fa feefion Ie centre de forillon ; ce centre eft Ie même que Ie centrenbsp;ün eerde auquel la face prolongée ferviroit de tangente, amp; la feeondenbsp;Perpendiculaire du finus total ou demi-diametre. G’eft dans les orillons qu’ounbsp;„’ties fauffes portes pour les forties, amp; pour Ie fervice des dehors éc dunbsp;^ ® ’ onappelle dehors tous les ouvrages féparez du corps de la place.

enfuite on fait un© V iij

a fextrémité de la eourtine

, . ’tir faire Ie conc dans Ie baftion

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158 CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRÜMENS

autre ligne de cinq toifes, quicommence a Torillon , amp; qui rentre dans Ic baftion. On fait cette ligne en mettant la regie fur 1’angle flanqué du ba-öion oppofé,amp;fur Textremite deforillon, puis on prend pour centre dunbsp;concave, un angle de 6 o degrez. C'eft-a-dire que l’efpacequi eft entre lesnbsp;deux proiongemens fert de cóté a un triangle equilateral , dont Tanglenbsp;oppofé a ce cóté fert de centre au concave. On place Ie canon au concavenbsp;des flancs;dans fon parapet on fait des coupures, qu’on nomme embrafU'nbsp;tes; ce qui refte de tei re entre chaque embrafure eft appellé merlon.

La principale aótionduflanc eft de nettoyer Ie fofle , les demi lunes, amp; quelques angles faillans du chemin couvert, communément appellé contref-carpe; ce chemin environne la place amp; fes dehors , il eft compris entrenbsp;Ie follé amp; un parapet qui Tempëche d’etre vü de la campagne. Par cettenbsp;méthode on a toujours deux pieces d’artiücrie cachées, dont Tune nettoienbsp;Ie chemin couvert amp; la demi-lune , amp; Tautre bat dans la breche de Tanglenbsp;flanqué du baftion amp; dans les retranchemens qu’on y fait. (La petite figurenbsp;q.'quot;'fera connoïtre une fortification a orillons).

Pour fecond flanc, on fait une tenaille a Tabri de toute infulte ; M'' de Vauban a reconnu que la fimple étoit plus utile que la tenaille a flanc»nbsp;que les ruines h’incommodoient point ceux qui la défendent : c’eft entrenbsp;eile amp; la courtine qu’au fortir de la fauffe porte de Toriilon on range ennbsp;. bataille les troupes deftinées pour Ie fervice des dehors. Le petit foffé denbsp;deux toifes de largeur qui fepare la tenaille dans fon milieu fert a faire défilé^nbsp;le foldat, amp; quoique la tenaille foit feparée en deux parties par un foffé ellenbsp;conferve fon nom, amp;doitêtrerégardée comme un feul ouvrage a caufe dunbsp;petit pont qui rend fon fervice aufli aifé que fi elle n’étoit point feparée.

On fait aufli des caponieresdans le foffé au milieu des tenailles, c’eft uu double chemin couvert paliffadé de part amp; d’autre par ott les troupes paf-fent pour gagner les dehors: ce double chemin eft large de i 2 pieds, ft*nbsp;parapets font élevez de trois pieds au-deffus du niveau du foffé, on leur don-ne feulement une banquete a chacun. Ces lortes d’ouvrages font excellentsnbsp;pour empêcher le paffage du foflé ; au fortir de la caponiere,le foldat doltnbsp;étre a couvert du feu des ennemis logez fur le glacis, on le couvre en coU-'nbsp;pant parallelement a la courtine la gorge de Touvrage oü aboutit Ia caponierc*nbsp;la plupart des dehors ontbefoin de cette precaution.

Par la méthode de NP de Vauban, on a quatre flancs; celui de Ia place qi^* eft concave, celui de Toriilon, amp; ceux de la tenaille amp; de la caponiere»^nbsp;quand le baftion a un cavalier, c’eft un cinquiéme flanc. ( La petite figure J'nbsp;fait connoitre la conftruétion de la tenaille amp; de la caponiere ).

Les dehors dont nous venons de parler, font les plus ordinaires; il fait neanmoins de plufieurs autres fortes , dont nous ne parlerons pointnbsp;ici, cette matiere demanderoitfeule un gros volume, ceux qui voudrootnbsp;s’en éclaircir plusa fond pourront voir d’excellens livres faits fur ce fujtbnbsp;comme aufli examiner avec foin le plan de la Ville du neuf Brifak, ^nbsp;le détail exaól de chacune de fes parties, qui fans contrediteft la plus re'nbsp;gullere amp; la mieux fortifiée du royaume , amp; ouNP le Marechal de Vauban *nbsp;employé tout ce que Tart amp; la fcience a pü imaginer.

Methode four toifer les ouvrages des fortijicatiom.

Es terres dont fe forment les remparts amp; les parapets , fe tirent or^ dinaifSïueöt des foffez que l’on fait autour de la place ; amp; pour e

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POUR LES FORTIFICATIONS.Liv.IV.Ch.vm. 159

^'onnoïtre la quantité, on mefure Ie vulde des folfez, amp; on Ie reduit en ïoifes cubes, dont on paye Texcavation amp; Ie tranfportaux entrepreneurs,nbsp;Rivant Ie prix convenu.

Comjrie, par exemple, fi Ie foffe, vis-a-vis la face d'un baftion, a 50 ^^oifesde long, 20 toKes de large, amp; 4 de profondeur ; on multiplie lanbsp;longueur 50 par lalargeur zojleproduitfeia i 000 toifesquarrées, lefquel-on multiplie par4toires de profondeur, ce quifait4ooo toifescubes.nbsp;II faut rcmarquer , que comme on eft obligé de donner un grandnbsp;talud aux terres , afin qu’elles puilfent refter fans s'ébouler, ce foffédoitnbsp;^tre bien plus large par Ie haut que par Ie bas : C'eft pourquoi , fi Tonnbsp;'^sut que Ic folfé ait vingt toifes de largeur par Ie milieu de la profon-'lÊur, il faut lui donner par Ie haut , au moins 22 toifes de largeur , Scnbsp;t 8 par Ie bas ; ces 2 2 toifes ajoutées a i 8 , font 40 , dont la moitié 20nbsp;la largeur réduite.

A régard de la profondeur , comme il y a fouvent des creux amp; des butes fur la face de ia terre , on oblige les ouvriers de laiffer en creufantnbsp;3u travers du fofte, quelques bandes de terre , pour fervir de témoinsdenbsp;la hauteur des terres , jufqu’a ce que Ie tout foit mefuré amp; quand il ynbsp;® dans uif atelier plufieurs témoins , d’efpace en efpace,on prend leshau-teurs perpendiculaircs de chacun, on lesajoute enfemble , amp; on divife Janbsp;jomme par Ie nombre des témoins. Si, par exemple, on a ajoüté enfemble fixnbsp;hauteurs, on prend Ia fixiéme partie de la fomme pour la hauteur réduite»nbsp;La malTonnerie qui foutient les terres, doit avoir de fépaiffeur a proportion de fa hauteur, on lui donne auffi un talud d'environ un piedparnbsp;toife de hauteur.

Si , par exemple , on batit un mur pour foutenir les terres du rempart de Ia place , amp; que ce mur ait lix toifes de hauteur, la moindre ^paifleur que 1’on puilTe donner par Ie haut, eft de trois pieds , amp; parnbsp;1® bas neuf pieds d'épailTcur, au-deffus de la fondation , a caufe de fonnbsp;^^lud , qui eft d’un pied par toife : or ces deux épailfeurs, 9 amp; 3 fontnbsp;* ^, dont la moitié 6 pieds , fera fépaifleur réduite de ce mur : amp; parnbsp;Gonfequent, pour revêtir la face d’un baftion , qui a 50 toifes de long,nbsp;^ toifes de haut , amp; une toife d’épaiffeur réduite, il faut 300 toifes cubes de malTonnerie , fans y comprendre la fondation , que Ton ne peutnbsp;P^s déterminer fans connoitre Ie terrain. Outre cela , on a coutume denbsp;taire des contreforts , pour foutenir les terres , amp; les empécher de tropnbsp;P^fer contre Ie mur du revêtement : Ces contreforts doivent étre fon-^tir la terre ferme , amp; entrer dans les terres remuées, au moins d’unenbsp;ïoife de long; on leur donne fept a huit pieds de large a la racine, c'eft-du cóté OU ils font attachez au mur du revêtement, amp; quatre anbsp;pieds a ia queue qui s’avance dans les terres du rempart, ce quinbsp;^^vient a une toife de furface , en fuppofant, eomme nous venons denbsp;fept pieds a la racine , amp; cinq pieds a la queue , qui font douzenbsp;, dont la moitié fix pieds eft fépailfeur reduite ; amp; ruppofancnbsp;ft^atre toifes de hauteur 1’un portant 1’autre , chaque contrefort aura.nbsp;^'tatre toifes cubes. Et comme on n^en doit pas faire moins de dix dansnbsp;^neétendue de cinquante toifes, la malTonnerie de dix contreforts revien-^ quarante toifes cubes : de tellc forte t}ue pour revêtir de muraillesnbsp;deux faces amp; les deux flancs d’uu baftion , on peut compter enviroB

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16 o COKST. ET USAGES DES INST. POUR LES PORTIE, mille toifes cubes de maflbnnerie : amp; pour revêtir une courtine , qui inbsp;quatre-vingt toifes de longueur , il faut compter environ fix cens toifesnbsp;cubes de malTonnerie: de la on pourra facilement eftimer ce qu’il en fautnbsp;pour lerevêtement de toute une place. Remarquez qu’il vaut mieux fairenbsp;1’eftimation plus forte que trop foible ; car fi on a irop de fpnds , il ferfnbsp;pour fubvenir aux dépenfes imprévües.

II nous refte encore a parler du toife de la charpente , dorrt on a befoiiï pour conftruire les ponts amp; les portes, amp; autres ouvrages de cette nature.

Pour mefures les bois de charpente , on les reduit en folives.

La folive eft une piece de bois ayant ïz pieds de longueur amp; 5 lt;5 pouces quarrez de furface, c’eft-a-dire , fix pouces de largeur fur fix denbsp;grofleur , ce qui revient a tfois pieds cubes de bois, qui font la yz™* par-tie d’une toife cube,.

Dans les ouvrages de fortification on compte les longueurs des pieces de bois mifes en oeuvre , comme elles font, y compris les tenons.

Nous donnerons ici deux manipres d’en faire Ie calcul , afi.n que fune puillefervir de preuve a fautre*

La premiere , eft de réduire en pouces Ia groffeur de Ia piece de bois, c’eft-a-dire, les pouces de fa largeur Sc de fon épaiffeur , amp; a^rès avoirnbsp;multiplié ces deux quantitez, 1’une par 1’autre pour en faire des poucesnbsp;quarrez , on multiplié Ie prodiait par les toifes, pieds amp; pouces de la longueur, on divife ce dernier produit par yz, Ie quotien donne Ie nombrenbsp;des folives que contient la piece de bois.

La raifon de cette pratique, eft que yz chevilles d’un pouce de gros fur une toife de long, font une folive,

Suppofons, par exemple , qir il faille réduire en folives une poutre ayant de longueur z toifes» q. pieds 6 pouces , amp; i z a i 5 pouces denbsp;gros ; il faut multiplier 15 par i z , Ie produit eft i 8 o pouces quarrez,nbsp;lefquels il faut encore multiplier par z toifes q pieds 6 pouces, Ie produit eftnbsp;qj) 5 , lequel divifé par y z , donne pour quotien 6 folives amp; y huitiémes,.

La feconde méthode , pour réduire les bois de charpente en folives, eft fondée fur ce que la folive contient trois pieds cubes, ou la ya^'paC'nbsp;tie de la toife.

Ellc fe pratique de la manicre fuivante : multipliez les pouces de fon équarriffage , les uns par les autres , c’eft-a-dire , les pouces de fa largeur par ceux de fon épaiffeur, amp; du produit prenez-en Ie douziéme, quenbsp;vous multiplierez par la longueur de la piece ; ce dernier produit fera 1®nbsp;nombre des folives, amp; parties de folive.

Soit pour exemple , la même piece de bois ayant de longueur 2 toift^ q pieds 6 pouces , amp; i z a r 5 pouces de gros ; en multipliant i 5 p^^nbsp;I 2 , Ie produit eft 180 pouces quarrez.

La douziéme partfe de ce norjibre eft quinzc , qui étant confidereZ comme des pieds font deux toifes trois pieds , lefquels multipliez parnbsp;longueur z toifes q pieds 6 pouces , font enfin 6 folives 5 pieds amp; 5nbsp;pouces ; de forte qu’il ne s’en manque que neuf pouces ou la huitiém®nbsp;partie d’une toife pour faire fept folives , comme dans Ie calcul d®nbsp;premiere méthode.

pin da quatriéme Livre^

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DE LA

CONSTRUCTION

ET DES USAGES

de plusieurs differens

N I V E A U X

POUR LA CONDUITE DESEAUX

Comme aufïi des inftrumens fervans a rArüllerie. litre C 1 n j e m e.

CHAPITRE PREMIER.

E premier de ces inftrumens eft un niveau d’eau. II eft com-pofé d’un tuyau rond de cuivre ou autre matiere , long d’Inviron trois pieds, fur douze a quinze lignes de diame-tre : II eft recourbé par les bouts a 1’équerre pour y recevoirnbsp;deux tuyaux de verre de trois ou quatre pouces»quel onnbsp;^ ^ fait tenir avec de lacire ou du maftic. II y a par deflbus unenbsp;'’irolie attachée au milieu , pour Ie placer fur fon pied.

On y verfe de Feau ordinaire, ou colorée, par un des bouts julqu k ce qu ij y Sn ait aftez pour paroitre dans les deux tuyauj; de verre.

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j6rt nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ËT ÜSAGES

Ce niveau , quoique fort iimple, eft très-commode pour niveler de moyennes diftances.

li eft fondé fur ce que l’eau fe place toujoursnaturellement de niveau» c’eft pourquoi il n’eft pas necefTaire qu’elle foit également éloignée desnbsp;extremitez des deux tuyaux de verre ; car elle squot;y metrra toujours d’égalenbsp;hauteur, par rapport au centre de la terre.

Tig. B.

Le niveau dquot;air marqué B , eft untuyau de verre bien droit, d’egale grof' feur amp; épaiffeur par tout.

II s'en fait de differente longueur amp; groffeur a proportion; on ie remplit a quelque goute prèsjd’efprit de vin ou d'autre liqueur qui n’eft point fujettenbsp;a fe geler. Les bouts de ce tuyau font terminez en pointe amp; fermez hermé-tiquement; c’eft-i-dire, que le bout par lequel on a verfé refprit devin,nbsp;a été enfiiite bouché avec le verre même^en le tortillant au rayon du feunbsp;vif d’une lampequefon foufte pour le rendre bien ardent, par le moyennbsp;d’un chalumeau.

On connoït que eet inftrument eft parfaitement de niveau, lorfque U goute d’air s’arrête jufteroent au milieu ; car quand il n’eft pas de niveau, la.nbsp;goute d’air, comme plus legere, court vers le haut, pour remplir le vuide.-

Conjlruófion du niveau d’air monté:

Et inftrument eft compofé d’un niveau d’air d’environhuit pouces de ' long fur fept a hurt lignes de diametre, marqué i. II eft enchaffédansnbsp;un tuyau de cuivre , marqué 2 , qui eft évuidé dans fon milieu, afin quenbsp;l’onpuiffe voir au-deffus la bulle H’air.^

¦m,

lig. e.

11 eft porté fur une forte regie bien droite d’environ un pied de long» aux extremitez de laquelle font placées deux pinules juftement de mêmcnbsp;hauteur amp; femblables a ceile marquée 3 , qui eft vüe de front; elle a unenbsp;ouverture quarrée, dans laquelle ily a deux filets de cuivre très-délicate-ment limez , qui fe croifent a angles droits. On y perce un petit trou aunbsp;milieu, amp; on y attache une petite piece de cuivre mince , avec un petitnbsp;clouatete, afin de boucher I’ouverture quarrée, quand il eft befoin. Cettenbsp;piece eft percée d’un petit trou qui répond a celui qui eft au milieu des filets.-Le tuyau de cuivre eft attaché fur la regie par le moyen de deux vis, dontnbsp;Tune marquée 4, fert a lever ou baiffer le tuyau, taut amp; fi peu que i’on veutnbsp;pour le placer de niveau amp; le faire accorder avec les pinules.

La boule du genou eft rivée a une petite regie, qui fait refibrt, amp; eft attachée par un de fes bouts avec deux vis a la grande regie, amp; a 1’autre boutnbsp;il y a une vis a oreillc, marquée 5 , qui fert a hauffer ou baiffer tout I’inftru-ment quand il y a peu de chofe a changer.

Lamaniere d’ajufter ce niveau eft facile. Il ay a qu’a le placer fur fot* pied, de maniere que la goute d’air foit juftement au milieu du tuyau; alorsnbsp;ferroant la pinule du cote de i’ceil, amp; ouvrant I’autre, le point del’objctnbsp;qui eft coupé par le filet horifontal eft de niveau avec 1’ceil; amp; pour con-noitre fi le niveau d air eft bien d’accord avec les pinules , il n’y a qu anbsp;retourner 1’inftrument bout pour bout, fermer la pinule qui étoit ouvert*nbsp;amp; ouvrir I’autre, puis regardant par le petit trou , fi le raême point denbsp;fobjet eft coupé par le filet horifontal, e’eft une marque que le niveau eft

jufte 5 amp; s’il s’y trouve, quelque difference , il faut tant foit peu hauffer

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De DIFFERET^S NIVEAUX. Liv. V. Chip.I. i(?5

baifTer Ie tuyau, par Ie moyen de la vis marquee 4 , amp; repeter cette lt;^eration jufqu’a ce que les piiiules foient d'accorci avec Ie niveau; c’eft-«'dire, que regardant un objet, la bullc d'air étant au milieu amp; enfuitcnbsp;retournantrinftrument, on voye Ie même objet.

Le niveau marqué D, eft compofé d’im petit tuyau de verre enchaiïe r,f, dans un autre tuyau de cuivre attaché fur une regie parfaitement égalenbsp;d’épaifleur. II fert a connoitrc fi un plan, comme une table, pendule, ounbsp;sutre chofe femblable , eft de niveau.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•

ConflruBion dn niveau d’air a limete.

CE niveau eft femblable a celui marqué C,excepté qu'au lieu de pi-nules, il y a une iunete d’approche afin de découvrir de plus loin.

^ette Iunete eft dans un tuyau de cuivre , d’environ quinze pouces de ^ong, attaché fur la même regie que le niveau, iaquelle doit être d’une bonnenbsp;^paiiïeur amp; fort droite.

A fextremité du tuyau de la Iunete marquée i ,entrele petit tuyau, pig, marqué i , qui porte le verre oculaire amp; une foie très-déliée, placéenbsp;diorifontalement au foyer de f objeöif marqué 2 , on avance ou recule ccnbsp;petit tuyau dans le grand, pour ajufter la Iunete aux differentes vues.

A 1’autre bout de la Iunete eft placé le verre objedif, dont la conftru-éïion eft la même que celle que nous avons donnée pour ledemi-cercle.

Tout le corps de cette Iunete eft attaché a la regie, auffi-bien que Ie niveau, avec des vis , fur deux petites plaques quarrées, qui font foudées '^ers les extremitez de chaque tuyau,amp; qui doivent être d’épaiffeurpar-^sitement égale.

II y a une vis a Ia petite figure marquée 3 , qui doit traverfer Ia regie ^ Ie tuyau de la Iunete, afin de pouvoir hauffer ou baiffer la petite four-chete qui porte la foie , amp; la faire accorderaveclabule d’air,quand 1’in-ftfument eft de niveau. La vis marquée 4, eft pour faire aulfi accorderli •nbsp;“^dle d’air avec la iunete.

Au-delTous de la regie il y a une plaque de cuivre qui fait reflbrtamp;qui porte le genou, comme au niveau a pinules.

Le niveau margué F, eft en forme d’équerre, ayant fes deux branches Fij- Fst' Parfaitement égales en longueur : a la joinótion de fes deux branches onnbsp;un petit trou d’oü pend une foie chargée d’un plomb, qui batfur unenbsp;¦'gne perpendiculaire , au milieu du quart de eerde, qui le plus fouventeftnbsp;^ivifé en 90 degrez. Son ufage eft fort facile, car les extremitez de fes deuxnbsp;p’anches étant pofées fur un plan, on connoitqu’il eft de niveaulorfquenbsp;' ^ Liie bat jufte fur la ligne qui eft au milieu du quart de eerde.

Confiruclion dun niveau a flomb dr a Iunete,

CEt inftrument eft compofé de deux regies attachées enfemble, faifant angles droits ; celle qui porte le filet avec fon plomb a environ unnbsp;amp; demi, ou deux pieds.

On attache le filet vers le haut, I un petit clou qui eft au point marqué 2. pjg, cnnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;de la regie,oü paffe la foie, eft évuidé, afin qu’dle ne louche

^Ucun endroit que vers Ic bas, a l’endi'oit marqué 3 ,ou eft une petite

X ij

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1^4 CONSTRUCTION ET trSAGES lame d’argent, fur laquelie on a tracé cfélicatement une ligne perpendiculaire a la lunete.

On recouvre le vuide par deux piecesdecuivre,pourempêcherquele vent n’agite ia foie, amp; qui forment une efpece de boete ; pour la mêmcnbsp;raifon il ya un criftal qui couvre la lame d’argent , afin que Ton puiffe voir

a travers, quand la Ibie avecfon plomb eft fur la perpendiculaire. La lunete

marquee i , eft attachee fur 1’autre regie qui a environ deux pieds de * long; elle eft conftruitc comme les autres lunetes, dont nous avons parlénbsp;ci-devant. Toute la jufteffe de cet inftrument confifte en ce quecettelu-nete foit parfaitement a angle droit a la perpendiculaire.

II y a un gcnou de la maniere ordinaire, attache derriere cotte regie, pour placer tout I’inftrument fur fon pied,

Nousfaifonsauffi de ces niveaux a plomb amp; a lunete, foit de cuivre ou de fer, dont la lunete amp; le canal ou eft enfermé le filet qui porte le plomb »nbsp;rig. GG. onr environ quatre a cinq pieds de longueur, afindedonner de plus grand*’nbsp;coups de niveau. La lunete a environ un pouce amp; demi de diaraetre, amp;1^nbsp;boete dll filet, qui porte le plomb, a environ deux pouccs de largeur furnbsp;un amp; demi d’épaiffeur ron attache laboète avec des vis par le milieu, a lanbsp;lunete , de maniere qu’elles foient parfaitement aangles droitsl’uneal’au-tre : auxdeux extremitez de la lunete font ajuftez deux larges cercles,dansnbsp;lefquels la lunete tourne jufte: ces cercles qui font plats par-defTous fontnbsp;attachez fur une forte regie de fer, afin qu’elle foit plus folidc. Ce niveaunbsp;eft porte par deux pieds , a peu pres pareils ï celui que fai décrit a lanbsp;planche XIV,figureE; ces pieds font attachez avec des vis auxextrerni'nbsp;tcz de la regie de fer. II y a deux ouvertures, Sc rccouvertes d’un criftalnbsp;quis’ouvre par le moyen d’un petit chaffis de cuivre, afin de pouvoirac-crochet le filet qui porte le plomb, au haut de la boete, de maniere qu£nbsp;le filet bane fur deux petites lames d’arpent, amp; vis-a-vis un ligne perpendiculaire a la lunete, qu’on a tracée dmicatement fur lefdites lames. Cesnbsp;• lames font placées vis-a-vis les ouvertures de la boete. Le filet qui portenbsp;le plomb, eft un chevcu ou bienunefoietres-fine,amp; la lunete eft pareilicnbsp;a celle que j’ai décrite ci-devant, en parlant du demi-cercle. On démontcnbsp;aiiément cet inftrument, amp; le toutfe met en peu de place pour la commoditynbsp;dcceux quiveulent le tranfporter.

Toute la jufteffe de cet inftrument confifte en ce que la lunete foitpar-faitement a angles droits avec les perpendiculaires qui font tracees fur lames d’argent.

Pour eprouver ce niveau , on le place fur fon pied, en forte que le fil^*^ tombe jufte fur la ligne perpendiculaire,. amp; 1’on remarque I’objet qui eftnbsp;coupé par la foie, qui eft au foyer de la lunete ; puis vous décrochez ftnbsp;filet qui porte le plomb. Sc vous retournez la lunete fensdeflus delToUSlnbsp;cnfuite vous racrochez le filet au crochet qui fetrouveen haut de la boete r

amp; vous regardez par la lunete le même objct; fi le filet tombe jufte fu/ la ligne perpendiculaire, c’eft une marque que I’inftrument eft jufte;nbsp;s’il nc s’y rencontroit pas, il faudrok poulTcr a droite ou a gauche le petit cro'nbsp;chet, jufqu’a ce que le tout convienne de cote amp; d’autre; on peut aumnbsp;lever ou baiffer la lunete par le moyen d’une vis. Les ouvriers intellig^'^^nbsp;fuppleeront fans peine a 1’abregé de cette defcription. La petite figure G G »nbsp;donucra une idee affez jufte de cet inftrument.

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DE DIPFERENS NIVEAUX. Llv.V. Chap.I.

L’inftrument marqué H, eft un petit niveau fimple, fondé fur lemême jjg, u, principe que les precederis. Sa figure fait affez connoïtre fon ufage amp; fanbsp;conftruétion.

Le niveau marqué I, fe place de lui-même. II eft compofé d’une regie rig. i. de cuivre, d’une forte épaifleur, d’environ un pied de long , furun poucenbsp;de large. II y a deux pinules de même hauteur, placées aux extremitez denbsp;la regie, amp; au milieu une efpece de fleau , a peu pres comme aux balan-ordinaires pour fufpendre librement le niveau ; au-deflbus de laditenbsp;^¦egle eft attachée avec des vis une piece de cuivre qui porte une boule auflinbsp;de cuivre, un peu grofie, afin de lui donner plus de poids. Toute la ju-ftefte de eet inftrument confifte dans un parfait équilibre. II eft facile denbsp;1^Connoïtre, car en tenant l’inftrument fufpendu par fonanneau, amp;ayantnbsp;^ernarqué un objet par les pinules, il ne faut que retourner l’inftrumentnbsp;Pour approcher 1’oeil de 1’autre pinule, amp; voir fi le même objet paroït anbsp;^ême hauteur, c’eft une marque que l’inftrument eft en parfait équilibre;

^ais fi Pobjet paroït un peu plus haut ou plus bas, onpourray remedier pouffant un peu Ia piece qui porte la boule, jufqu’a cequ’ellefoit jufte-^ent au milieu du point de fufpenfion, amp; 1’arrêter avec la vis, lorfqueparnbsp;les experiences on aura reconnu que l’inftrument fera de niveau.

Conjiruüion du niveau de monjieur Hnjgens.

La principale partie de eet inftrument eft une lunete d’approche de Big quinze a dix-huit pouces de long, marquée i , amp; compoféedela mêmenbsp;*ïianierequc celleque nousavonsdécrite ci-devant: la lunete qui eft de for-cylindrique, paffe par une virole oii elle eft arrêtée par Ie milieu. Cettenbsp;''irolle a deux branches plates pareilles , 1’une en haut amp; l’autre en bas,nbsp;Marquee 2 , chacune d’environ le quart de la lunete 5 de forte que le toutnbsp;fait une maniere de croix. Au bout de chacune de ces deux branches eftnbsp;attachée une petite piece mouvante en forme de pince , dans laquelle eftnbsp;^•Tetée une foie affez forte , qui eft paffée en plufieurs doubles dans un

aiineau.

Par 1’un de ces anneaux on fufpend la croix a un crochet qui eft au bout de vis marquée 5 , amp; par en bas on attache a 1’autreanneau un poids qui égalenbsp;moins la pefanteur de la croix, afin de la maintenir en fon équilibre; cenbsp;poids eft enferméd ans la boete marquée 5 ,dontilne fort que fon crochet;

qui refte d’efpace dans cette boete, eft remplidequelque huile denoix,

^0 de iin, OU autre quinefefige point, pour arrêcer plus promptement les oalancemens du poids amp; de la lunete.

On met quelquefois deux lunetes a eet inftrument, 1’une a cóté de l’autre p bien paralleles; l’oculaire d’une de ces lunetes eft d’un cóté, amp; 1’ocu-^’re de l’autre eft du cóté oppofé, afin de pouvoir voir des deux cóteznbsp;tourner le niveau. Si le tuyau de la lunete étant fufpendu ne fe trouvenbsp;P^s de niveau, comme il arrive fouvent, on y mettra une virole ouanneaunbsp;l^srqué^, que l’o« pourra faire couler le long du tuyau de la lunete pournbsp;^ placer de niveau amp; la maintenir parallele a f horifon , foit qu’il y en aitnbsp;Poe OU deux.

y a un filet tendu horifontalement, attaché a une petite fourchete au,

X iij


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constructions Èt trSAGES

foyer du verre objeftif de chaque lunete, que fon peut haufler oubaiflciT par Ie moyen d’une petite vis, comme nous avonsditci-devant.

Pour verifier ce niveau, 1’ayant fufpendu par une de fes branches, on vifeaquelque objet éloigné, fans que Ie plomb y foit attaché, amp; Ton re-marque précifément Ie point de l’objet qui eft coupé par Ie fil de la lunete,nbsp;puis on y ajoutc Ie plomb faccrochant a fanneau d’en bas; amp; fi alors Icnbsp;fil horifontal répond au même point de fobjet, c'eft une marque que Ienbsp;centre de gravité de la croix eft précifément dans la ligne droite qui joint lesnbsp;deux points de fufpeniion, amp; répond au centre de la terre.

Mais li cela ne fe trouve point, il faut y remedier en faifant couler la petite virole de cóté ou d’autre. Lbyant ainfi réduit a vifcrau même point, fansnbsp;plomb amp; avec Ie plomb, onlaretourne fens deffiis deflbus , en la fufpen-dant par la branche qui étoit en bas ,amp; attachant Ie plomb par f autre. Quenbsp;ü alors Ie fil qui eft dans la lunete coupe Ie même point de l’objet, on eftnbsp;afluré que ce point eft précifément dans Ie plan horifontal du centre dunbsp;tuyau de la lunete. Mais fi Ie fil ne vife pas au même point, onl’y reduiranbsp;en Ie haulTant ou baiffant par Ie moyen de la vis. II faut de tems en tcmsnbsp;faire la verification de 1’inftrument, de crainte qu’il n’y arrive quelquenbsp;changement.

Le crochet d’oü eft fufpendu eet iriftrument eft attaché a une croix faitc de bandes de bois mince, amp; qui excede un peu de part amp; d’autre la iu-nete amp; fes deux branches; aux extremitez de chaque bras de cette croix,nbsp;il y a un crochet qui fert pour garantir la lunete de trop d’agitation, quandnbsp;on fe fert de 1’inftrument, ou pour la maintenir en repos quand on le tranf-porte, en faifant defcendre la lunete par le moyen de la vis qui la porte.

On applique a cette croix plate une autre croix de bois creufe que 1’on attache avec des crochets, qui fert corame d’étuia l’inftrument; les deux bouts de la croix reftent ouverts, amp; paree moyen la lunete étant a couvert dunbsp;vent amp; de la pluie , elle fe trouve toujours en étatde fervir.

Le pied pour porter eet inftrument eft une plaque ronde de laiton un peu concave, a laquelle font attachées trois viroles en charniere, dans lef-quelles on met des batons de longueur convenable; la boete qui eft au baSnbsp;du niveau eft pofée fur cette plaque amp; fe peut tourner du cóté que 1’onnbsp;veut, de maniere que le plomb ait fon mouvement libre dans fa boete, quinbsp;doit être de cuivre, amp; que 1’on bouche par le moyen d’une vis, pour con-ferver 1’huile dans les voyages.

Conjlrticiion d’un autre niveau.

CEt inftrument eft un niveau a peu pres femblable a celui dont nous venons de donner la defcription; mais il eft plus facile a tranfporternbsp;en campagne.

I Eft la boete dans laquelle eft enfermée Ia lunete.

Fig L. 2 Eft une efpece d’étrier ou pafte la vis qui fert de point de fufpenfion, AU bout de laquelle il y a un crochet ou s’accroche l'anneau qui eft aunbsp;bomde la plaque qui porte la lunete.

5 Sont des vis deflus amp; defibus pour arrêter fixement la lunete , lorf' qu’on tranfporte rinftfuinent.

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DE DIFFERENS NIVEAUX. Liv.V. Chap.1.

4 nbsp;nbsp;nbsp;Sont des crochets pour tenir Ia boete fermée.

5 nbsp;nbsp;nbsp;Eft un bout de la lunete.

6 Eft Ie bout de Ia plaque ou eft accrochée une grolTe boule de plombnbsp;qui fcrt a maintenir la lunete de niveau.

II y a trois viroles marquees 8 j attachées fortement au-delTous dc Tétrier, qui i^ervent de pied pour porter tout rinftrument, lequel doit être fortnbsp;libre dans fa boète l’orfqu'on s'en fert. II eft a remarquer que Ton metnbsp;quelquefois deux lunetes dans ce niveau, auflj bienque dans Tautre dontnbsp;nous venons de parler.

Des ufages des fufdits injlrumem pour niveler.

Fit

LE nivellement eft une operation qui nous fait connoitre la hauteur d’un üeu a f égard dquot;un autre. On dit qu’un lieu eft plus élevé qu^’un autrenbsp;lorfqu’il eft plus éloigné du centre de la terre. Une ligne qui eft égalementnbsp;éloignée du centre de la terre dans tous fes points, eft appellee de niveau;nbsp;n’eft pourquoi comme la terre eft ronde, cette ligiie doit être courbe amp;nbsp;faire partie de fa circonference, comme on voit ici la ligne B C F G, dontnbsp;tous les points font également éloignez du centre de la terre, marqué A.nbsp;Mais la ligne de vifée, que donnent les operations des niveaux, eft une lignenbsp;t^t'oite perpendiculaire au demi-diametrede la terre AB, laquelle s'élevenbsp;^u-defTusdu vrai niveau marqué par la courbure de la terre , ^proportionnbsp;qu’elle eft plus étendue, c’eft pourquoi toutes les operations ne nous donnent que Ie niveau apparent, que 1’on doit corriger pour avoir Ie vrainbsp;niveau, lorfque la ligne de vifée pafte cinquante toilés.

La table fuivante oü font marquees les correétions des points du niveau apparent pour les réduirc au vrai niveau, a été calculée par Ie moyen dunbsp;demi-diametre de la terre dont on a connu la grandeur après avoir mefurénbsp;tin degré de fa circonference. Meflieurs de TAcademie Royale desScien-ont trouvé par des obfervations bien exades, qu’un degré de la cir-tionference de la terre dans un grand cercle, comme Ie Méridien,contientnbsp;57060 toifes, amp; donnant 25 lieues au degré, qui font les moyenesentrenbsp;grandes amp; les petites, il y aura 228 a toifes amp; deux cinquiémes dansnbsp;longueur d’une lieüe.

Toute la circonference de la terre fera de 9000 de ces mêmes lieues, fon diametre en contiendra 2865, d’oiiil s^enfuit qftil y a de chaquenbsp;^ndroit de Ia fuperficie de la terre a fon centre 1432 lieues amp; demi.

La ligne A B reprefente Ie demi-diametre de la terre, fous lespieds d« obfervatcvtr. La droite B DE, reprefente Ie rayon vifuel dont les pointsnbsp;E font dans Ie niveau apparent du point B. On fe fert de cette lignenbsp;nivtau apparent, pour en determiner une qui foit de vrai niveau; c«nbsp;fe fait en ótant des points de la ligne du niveau apparent, la hauteurnbsp;ils s’clevent au-deftus du vrai niveau i 1’égard de certain point,nbsp;j'^nitne B. Car il eft facile a voir par cette figure que tous les pointsnbsp;niveau apparent D E, font plus éloignez du centre de la terre que le

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CONSTRUCTION ET USAGES point B ; amp; pour en connoitre la difterence , il n’p a qu’a confidersiquot; Iffnbsp;triangle reftangle A B D, duquel ayant connu les deux cotez A B , B D,nbsp;on trouvera rhypotenufe A D , amp; en otant le rayon ou demi-diametre denbsp;la terre AC, le refte CD reprefente Televation du point de niveau apparent D par-delTus le point du vrai niveau C.

montre les corrections des points de niwau apparent, pour les reduire au %gt;rai ni-veau, fuivant les differentes dijlancesnbsp;de cinquante en cinquante toifes.

Corredions, ou

abaiffemens.

Pouces.Lignes.

0

0

I tiers.

0

I

I tiers.

0 nbsp;nbsp;nbsp;.

3

0

0 ^

5 r

I tiers.

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3

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0

0

Diftances des points du niveaunbsp;apparent.

50 toifes.

I 03

I yo 200nbsp;250nbsp;3 00

La regie qui a fervi i calculer cette table, eftdcnbsp;divifer le quarre de la dif-tance par le diametre de lanbsp;terre , qui eft 65386^4nbsp;toifes, amp; c’eft pour cettenbsp;rajfon que les corredtionsnbsp;ou abaiflemens font entrenbsp;eux comme les quarreznbsp;des diftances. Qupique lenbsp;fondement de ce calcul nenbsp;foit pas tout-a-fait géomé-trique , il en approche ftnbsp;fort, que dans la pratiquenbsp;il ne peut t^enfuivre au-cune erreur fenfible.


Si 1’on prenoit les points du niveau apparent, au lieu de ceux du vrai niveau, on fe tromperoit dans la conduite de 1’eau d'une fource,qui fs'nbsp;roit, par exemple, au point B: car cette fource ne coulcroit pas au longnbsp;rij. r. de la ligne B D E, mais elle demeureroit en B : de forte que pour s’étendrenbsp;au long de ladite ligne , il faudroit qu’elle remontat plus haut qu’ell®nbsp;n’eft; ce qui n'eft pas poffible, puifqu’elle ne peut prendre d’autre figur®nbsp;extérieure que la circulaire , qui eft egalement éloignée du centre de 1*nbsp;terre. Au contraire une fource qui feroit en D, auroit beaucoup denbsp;pour defcendre en B, mais elle ne pourroit pas palfer outre, a caufe qu ‘nbsp;faudroit qu’elle s’élevat plus haut que fa fource , ft elle continuoit fo^nbsp;chemin au long de la même ligne droite ; ce qu’elle ne peut pas fairs ^nbsp;moins qu’elle ne foit forcée par quelque machine. Je pourraidonner a **

fin de cet ouvrage, la defcriptiond’une machine qui pourra faire connoit^ la maniere de faire monter feau plus haut que le niveau.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, .

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DE DIFFËRENS NIVEAUX. Liv.V. Chap.H. 169. Maniere de reEïifier les niveaux y ou verijier s’ils font jujles.

POur reélifier les niveaux , comme, par exemple, celui d’air , il faut *? planter deux piquets, commt A B, qui foient éloignez l’un de Fautrenbsp;‘i’environ cinquante toifes, è caufe de la rondeur de la terre:car paffe cenbsp;nombre de toifes, ilfaudroit y avoir égard, puis en bornayant de laftationnbsp;piquet B , Ie niveau étant pofé honfbntalement, lorlque la bulle d’airnbsp;^^'a dans Ie milieu du tuyau , on fera lever ou baifler Ie long dudit piquetnbsp;® un carton , fur Ie milieu duquel on aura tracé une ligne noire horifon-Jflement, jufqu’a ce que Ie rayon vifuel de 1’obfervateur rencontre cettcnbsp;j après quoi il faudra attacher contre Ie piquet A un autre cartonnbsp;pared,'dont Ie milieu foit a la hauteur de Tceil, quand on a bornayé Ie carbon B; puis on tranfportera Ie niveau au piquet B , amp; on Ie difpofera è la hauteur du centre dudit carton, amp; Ie niveau étant pofé horifontalement pournbsp;^ornayer Ie milieu du carton A, li pour lors Ie rayon vifuel donnoit aunbsp;jaiilieu dudit carton, c’eft une marque que ce niveau eft bienjufte j maisfinbsp;Ie rayon vifuel donne au-deflous ou au-defflis , comme par exemple aunbsp;Point C;ilfaut,enconfervant toujours la même hauteur de l’oeil, baiffernbsp;lunete ou la pinule jufqu’a ce que Ie rayon vifuel donne dans Ie milieunbsp;oe la difference, comme en D, amp; la lunete reftant ainfi, il faut ajufter Ienbsp;^'lyau de niveau jufqu’a ce que, la bulle d’air s’arrête dans Ie milieu, cequinbsp;^0 fait par Ie moyen de la vis marquée 4.

Enfuite on retournera au piquet A, remettre Ie niveau a Ia hauteur du point D, pour bornayer Ie carton B; amp; ff Ie rayon vifuel donne dans Ie centre de ce carton, c’efl: une marque que la lunete s’accorde avec Ie niveau ;nbsp;finon il faudra recommencer les mêmes operations jufqu’è ce qu’on vienncnbsp;*rencontrer les centres des deux cartons.

^utre mmiere de re6lijier les niveaux.

COnnoiflant deux points, qui foient parfaitement de niveau, éloignez l’un de 1’autre, on mettra Ie bout qui porte 1’oculaire de la lunete a lanbsp;^^uteur jufte d’un de ces deux points, la bulle d’air étant arrêtée au milieunbsp;p fon tuyau, alors en bornayant, s’il arrive que la foie ou Ie filet de lanbsp;ütiete donne dans Ie fecond point , c’efl: une marque que Ie niveau eftnbsp;)ufte ; mais fi Ie filet donnoit au-deffus ou au-deffbus du point de niveau,nbsp;ff faudroit, en confervant toujours la même hauteur de l’ceil, haufler ounbsp;aifler Ie bout du niveau oii eft Ie verre objeéiif, jufqu’a ce que Ie rayonnbsp;l^ifuel de la lunete donne jufte au point de niveau, amp; lelaiflant en eet étatnbsp;ff^uflerou baifler Ie tuyau qui porte Ie niveau, en forte que la bulle d’airnbsp;dans Ie milieu.

Ce que 1’on vient de dire pour ce niveau , peutfervir auffi pourreéii-pr les autres. La difference n’eft que de changer les plombs amp; filets des ^^etes, fuivant leurs conftruétions.

Pratique du nivellement.

IJ Our favoir, par exemple, la difference de hauteur ou Ia pente du haut ^ ffe Ia montagne au point marqué A , jufqu’au bas de ladite monugne

point B, pofez votre niveau environ au milieu de vos deux points. Fig. j.-

Y

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170 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

eorame en D, ayez des piquets plantez en Aamp;enB, avec des perfonr.es inftruites des fignaux pour haufler ou butifler Ie long defdits piquets desnbsp;batons fendus, au bout defquels on attache les cartons, votreniveauétantnbsp;placé fur fon pied,bornayez vers Ie piquet AE,en faifant Ie fignal dontnbsp;on eft convenu avec des perfonnes mtelligentes pour cela de haufler oünbsp;baifler Ie carton, jufqu’a ce quela partie de deflus, oulaligne du milieu»nbsp;paroifle dans Ie rayon vifuel ; faites mefurer cxaélcment la hauteur perpendiculaire du point A au point E,quenous fuppofons en eet exemplinbsp;de 6 pieds 4 pouces, que Ton écrira au mémorial. Tournez enfuitevotrenbsp;niveau horifontalement fur fon genou, en forte quhl foit toujours a mê-me hauteur,amp; donne droit au piquet B, afin que Toculaire de Ia lunetenbsp;foit du cóté de fceil; car fi cAfl: un niveau a pinule, il n’efl: pas neceflairenbsp;de Ie retourner ; faites fignal que l’on haufle ou baifle Ie carton C , julqu’anbsp;ce que fon bout fupérieur foit dans la ligne de mire ; faites mefurernbsp;hauteur du point B au point C, que fon fuppofe ici être de ló piedsnbsp;6 poüces, que l’on chifrera au mémorial au-deflus de fautre nombre denbsp;la premiere ftation , amp; pour favoir la pente du point B au point A, fou-ftrayez 6 pieds 4 pouces de i 6 pieds 6 pouces, reftent i o pieds z pouces denbsp;pente, qui eft ce que fon cherchoit.

II eft a remarquer, que fi Ie point D , ou eft placé fobfervatcur, eft ait milieu entre Ie point A amp; Ie point B , quelque diftancequ’il puifley avoir»nbsp;il ne fera pas necelTaire d’avoir égard au hiuflement du niveau apparent parnbsp;deflus Ie vrai, paree que ces deux points étant également éloignez de foeilnbsp;de fobfervateur, Ie rayon viluel s’éievera égalemcnt au-defllis du vrai niveau , amp; par confequent il n’y aura aucune correction a faire pour connoitr^nbsp;la pente du point A au point B.

yiutre exemple du nivellement.

Kg- 4-

ON veut favoir s’il y a fuffifamment de la pente pour conduite Teair depuis la fource marquee A jufqu’au baflin marqué B. Corame lanbsp;diftance du point A au point B eft grande, on eft obligé de faire plufieursnbsp;operations. Ayant choifi une hauteur commode pour y placer Ie niveau»nbsp;Gomme au point I, faites planter perpendiculairement au point A prochcnbsp;de la fource, une perche au long de laquelle on fera couler une autre perchenbsp;fendue qui porte Ie carton L, faites mefurer la diftance depuis A jufqu’en I»nbsp;que nous fuppofons ici de 1000 toifes; Ie niveau étant ajufté au point N»nbsp;bornayez Ie haut du carton L, en Ie faifant haufler ou baifler commenousnbsp;avons dit ci-devant, faites mefurer la hauteur AL, que nous fiippofooSnbsp;deux toifes un pied cinq pouces ; mais a caufe de la diftance de looonbsp;toifes, fuivant la table des hauflTemens du niveau apparent par-deflvis 1^nbsp;vrai niveau, il faut en fouftraire onze pouces, amp; la hauteur AL ne feK'^nbsp;plus par confequent que de deux toifes fix pouces , que vous marquere^nbsp;fur Ie mémorial.

Tournez enfuitele niveau du cóté de la perche plantée au point H, en forte que foculaire foit du cóté de fceil de fobfervateur, amp; Ie niveau étan^ ajufté, bornayez Ie carton G ,f ayant fait haufler Ie long de la perche jufqo ^nbsp;ce que fon bord fuperieur foit dans Ie rayon vifuel de la lunete , faites mef^^'nbsp;jer ia hauteur H G, que fon fuppofq-trois toifes quatre pieds deux pouces.

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DE DIFFER.ENS NIVEAUX. Liv.V. Chap.Tl, 171

Faites auffi mefurer Ia diftance du point I au point H, que nousfuppo-fons ici de 6 50 toifes, pour laquelle diftance, fuivant Ia table, ilfaudra fouftraire 4 pouces 8 lignes de la hauteur HG, laquelle par confequentnenbsp;fera plus que 3 toifes 5 pieds 9 pouces 4 lignes, que vous marquerez fur.nbsp;votre memorial.

Cela fait, tranfportez Ie niveau fur quelqu’autre hauteur d’oü 1’on puiftc découvrir la perche H G, amp; Tangle de la maifon D, dont Ie rez de chaulféenbsp;eft de niveau avec Ie baffin B, qui eft Ie tcrme du nivellement.

Le niveau étant a jufté au point E, bornayez la perche H j Ie rayon vifuel donnera au point F, faites mefurer la hauteur HF , que nous fuppofonsnbsp;être de 11 pieds 6 pouces; faites auffi mefurer la diftance H E , que nousnbsp;fuppofons de 500 toifes, pour laquelle diftance la table marque z poucesnbsp;9 lignes de haulTement , lefquels étant ótez de la hauteur HF , refteranbsp;I I pieds 5 pouces 3 lignes que Ton écrira au memorial. Ayant enfin tournénbsp;Ie niveau pour bornayer Tangle de la maifon D, faites mefurer la hauteurnbsp;depuis ie point D ou s'efttenniné le rayon vifuel jufqu’au rez chaufle, laquelle nous fuppolons de 8 pieds 3 pouces. Faites auffi mefurer la diftancenbsp;du point E, jufqu'a ladite maifon, laquellefetrouve de 45 o toifes, pournbsp;laquelle diftance la table marque 2 pouces 3 lignes de hauffement , lefquels étant ótez de ladite hauteur refteront 8 pieds 9 lignes, que Tonnbsp;écrira au memorial.

Ces deux exemples fuffiront pour tous les cas du nivellement,finon on pourra avoir recours aux livres qui en traitent.

Manier e d’ècrire toutes ces dijferentes hauteurs fur le memorial.

AYant trouvé des lieux commodes, commenousvenonsdefuppofer, pour placer le niveau entre deux points, il faudra écrire fur le memorial en deux differentes colonnes les hauteurs obfervées ; favoir, fousnbsp;la premiere colonne celles que Ton a miré, Toeil étant tourné ducótédenbsp;la fource A; amp; fous la feconde colonne , celles qui ont été obfervées dnnbsp;cóté du baffin B, en Ia maniere fuivante.

Premiere colonne. Premiere

hauteur toifes. pieds. pouces. lign. torrigée 206nbsp;quot;Froiliéme

hauteur i 5 nbsp;nbsp;nbsp;3nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3


Seconde colonne.

Seconde toifes. pieds. pouces.lign. hauteurnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;394

Qiutriéme

hauteur nbsp;nbsp;nbsp;inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;209


Ayant ajouté enfemble les hauteurs de la premiere colonne, amp;enfuite lt;^elles de la feconde, fouftrayez la premiere addition de la feconde,

toifes. nbsp;nbsp;nbsp;pieds.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pouces.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lignes.

^ eft-^-dire , de nbsp;nbsp;nbsp;4nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;510nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r

3 nbsp;nbsp;nbsp;5nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;9nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3

*^^ftc nbsp;nbsp;nbsp;Inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;onbsp;nbsp;nbsp;nbsp;o 10

Y ij

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171 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

Ilya done une toife amp; dix lignes de pente depuis la fource A, juf-lt;ju’au baffin B.

Si Ton veut en /avoir la diftance , il n’y aura qu’a ajouter eofemble toites celles qui ont été mefurées: favoir,

toifes.

2600 toifes.

La premiere de La feconde denbsp;La troifieme denbsp;La quatriéme denbsp;Total des di/lances

Enfin divifant la pente par le nombre des toifes de diftance, on troU-vera qu’il y a pour chaque centaine de toifes deux pouces neuf lignes ds pente, peu plus.

CHAPITRE III.

JDe U conJlruBion ó“ ufage de la jauge, pour le part age des eaux.

CEtte jauge fert a connoitre la quantite d’eau quefournit une fource» On la fait ordinairement d'un vaiffeau parallelipipede redangle denbsp;cuivre, bien foude, d'environ un pied de long , huit pouces de large amp;nbsp;autant de hauteur , plus ou moins , fuivant la quantité d’eau qu’on veuEnbsp;mefurer. On y perce plu/ieurstrouscirculairestrès-exaftement, d’un pou-ce de diametre, amp; d’autres pour qu’il paffe un demi-pouce d’eau, amp; d’au-tres pour qu’il en paffe un quart de pouce. Tous ces trous doivent errenbsp;percez de maniereque leurs centres foient a même hauteur. Les extremiteznbsp;fuperieures des trous d’un pouce doivent être a deux lignes presduhaucnbsp;de la jauge ; on bouche ces trous avec des petites plaques de cuivrenbsp;quarrees, amp; qui font ajuftées dans des coulifl’es marquees i , 2 , amp; 3. II ynbsp;a une bande de cuivre mince,quitraverfe le vaiffeau a I’endroit marqué4.nbsp;Elle eft arrêtée environ a un pouce du fondamp;percee de plufieurs trous,nbsp;afin que 1’cau y paffe plus librement. Elle eft faite pour recevoir le chocnbsp;de I’eau qui tombe de la fource dans ladite jauge, amp; erapecher qu’elle nenbsp;fafle point de vagues , amp; faire qu’elle forte plus naturellement par lesnbsp;ouvertures.

II eft a remarquer que les trous qui donnentun pouce cylindriqiie d’eau, doivent avoir i 2 lignes jufte de diametre ; celui d’un demi-pouce doitnbsp;avoir 8 lignes amp; demie ,amp; celui d’un quart de pouce doit être de 6 lignesnbsp;jufte. Cela fe trouve facilement par le calcul.

Pour fe fervir de cet inftrument, il faut le placer de maniere que foO fonds foit horifontal amp; fes cótez bien perpendiculaires, puis faire entrernbsp;dans la jauge 1 eau de la fource par le moyen d’un tuyau, comme la figurenbsp;le marque, amp; lorfqu elle fera pleine environ une ligne pris du bord, onnbsp;ouvrira une des ouvertures, par exemple, d’un pouce ; li I’eau refte tou-

jours a même hauteur dans la jauge, e’eft une marque qu’il y entre autant d’eau qu’il en fort, amp; que la fource fournit un pouce d'eau. Mais finbsp;augmentoit dans le vailTeau, il faudroit ouvrir une autre ouverture, foi^

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DE LA JAUGE. Liv. V. Chap. III. nbsp;nbsp;nbsp;173

d’un police, d’un demi ou d’un quart; de teUe forte que l’eau refte tou-jours I même hauteur dans la jauge, c’eft-a-dire, a une ligne au-delTus des trous d’un pouce, alors Ie nombre des trous ouvcrts donnera la quantiténbsp;d’eau que fournit la fource.

Le petit vafe qui re^oit feau qui fort de la jauge , eft fait pourfavoir N,». combien la fource en fournit dans un efpace de tems détefminé, car ayantnbsp;Une pendule a fecondes bien reglée, amp; remarquant le nombre de fecondesnbsp;•In’elle marque lorfque vous placerez le vailfeau fous le canal d’un poucenbsp;‘i’eau j amp; voyant combien il s’eft paffé de fecondes ou de minutes dans lenbsp;^cnas qu’il a été a S’emplir , amp; enfuite mefurant exacèement la quantiténbsp;d’eau qu’il contient, on dira: Cette fource fournit tant d’eau par heure.

On a fait plufieurs experiences bien juftes a ce fujet, amp; on a trou vé qu’une fource qui donnoit i pouce d’eau, en fournifToit 14 pintes mefure de Paris,

^n une minute de tems, de celle qui pefe deux livres la pinte.

Ils’enfuitde la qu’un pouce d’eau donnera dans 1’efpace d’une heure 5 Uiuids mefure de Paris,amp; en 24 heures yz muids.

Si, par exemple, on pla^oit fous la jauge un vaiifeau cubique, contenant '^n pied cube,amp; qu’on y fit couler l’eau par 1’ouverture d’un pouce, onnbsp;Verroit que ce vaifl'eau feroit rcmpli dans l’efpace de deux minutes amp; demie,nbsp;d oü s’enfuitque c’eft 14 pintes par minute , puifqu’elle a fourni 5 5 pintesnbsp;®u deux minutes amp; demie.

On faura par ce moyen les pouces d’eau que donne une fontaineouruif-feau coulant; car fi , par exemple, on a re§ü 7 pintes d’eau en une fecondc, dira que cette eau coulante eft d’un pouce. Si elle en fournifToit z inbsp;Phites, on diroit qu’elle eft de trois pouces, amp; ainfi des autres.

Pour mefurcr l’eau courante dans un aqueduc ou riviere , qu’on ne peut recevoir dans une jauge,on mettrafur l’eau uneboulede circchar-gée de matiere un peu plus péfante , en forte qu’il ne paffe que fort peunbsp;de cire au-deffus de la furface de 1’cau, de peur du vent; amp; après avoirnbsp;uiefuré une longueur de 15 ou zo pieds de l’aqueduc,on connoitraavecnbsp;'^‘^e pendule a feconde, en combien de tems Ia boule de cire , emportéenbsp;P^r le cours de l’eau, pafTera cette diftance; enfuite on multiplieralalar-ëeur cJe faqueduc ou riviere par la hauteur de l’eau, amp; le produit multi-plié par l’efpace qu’aura parcouru la boule de cire , le dernier produitnbsp;uiarquera toute l’eau qui aura pafte pendant le tems qu’on aura remarqué,

P^r Une feétjon de l’aqueduc. Exemple, on fuppofe un aqueduc large de pieds, haut d’eau d’un pied , qu’en zo fecondes la cire ait parcourunbsp;^Ppieds jcefera un pied amp; demi par feconde : inais comme l’cau va plusnbsp;au haut qu’au fond, il ne faut prendre que zo pieds parcourus, cenbsp;Un pied par feconde, le produit d’un pied de haut par deux de large,

Jftdeux, qui multipliez par zo de longueur font 40 pieds cubes, ou 4a ? 5 pintes d’eau qui font 1400 pintes en zo fecondes , amp; fi 10 fe-^''^ndes donnent 1400 pintes, 60 fecondes en donneront trois fois autant,

*''oir 4Zoo pintes ; amp; divifant 4Z00 par 14, qui eft le nombre de pin-qu’un pouce d’eau donne en une minute ou en 6 o fecondes, on trou-^cra le quo^ien de 3 00, qui fera le nombre des pouces que donnera l’eau ^1 aqueduc.

, Mariotte, qui a favamment écrit fur le mouvement des eaux , eft fentin^ent que les fontaines ne font autre chofe que l’eau de lapluie,

Y iij

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174 CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMENS qui paffant a travers de la tcrre, rencontre un tuf ou terre glaife , qu'cllenbsp;ne fauroit pénétrer, amp; eft oblige de fe faire pafTage par les cotez, amp; formenbsp;une fontaine.Pour prouver ce fyftême , il rapporte fexperience fuivante.

Ayantfait faire un vafe quarré de deux pieds , qu’il expofa a la pluie pendant plufieurs années , ilremarqua que feau montoitdans cevafecha-que année Tune portant fautre , a i8 polices ; mais il veut bien ne lanbsp;prendre ququot;a i 5 pouces; fur ce pied une toife recevroit en un an 45 piedsnbsp;cubes d’eau ; car en multipliant 56 pieds par i 5 pouces , cela fait 4Snbsp;pieds cubes.

Cet auteur fuppute auffi fetendue du terrain qu’il prétend fournir 1’eaU a la Seine ; amp; il trouve que la Seine n'eft pas la fixiéme partie ft grolfenbsp;qu’elle le devroit être : il a encore obfervé, qifelle n’avoitque i o poucesnbsp;de pente par 1000 toiles vis-a-vis les Invalides. 11 prouve encore que lanbsp;plus grande foniaine de Montmartre, fur ce pied,ne fournit pas même,nbsp;quand elle eft plus abondante, ce que la terre qui la furmonte devroit luinbsp;envoyer dAau. 11 conclud de la, quftl faut quftl s’en perde beaucoup dansnbsp;les terres.

Pour favoir le choc que doit produire I’eau, fexperience fait connoitre que 1’eauacceiereIon mouvement, felon les nombres 1,355,7; cquot;eft-a'nbsp;dire, que ft en un quart de fcconde elle defcend d’un pied dans un tuyau, ellenbsp;defcendra de trois pieds pendant fautre quart de feconde.

Les quantitez d’eau qui fortent par des ouvertures égalesfaitesau-deftbus des refervoirs, de diftlrentes hauteurs, font entre elles en la raifonfouf-daillee des hauteurs. Les tables ci-aprésferont connoitre les dépenfesd’eaü

^ differentes elevations.

Table des dépenfes d’eau en une minute anbsp;trois lignes de diame-tre d’ajutoir a diffenbsp;rente hauteur de re-fervoir.


Table des dépenfes d’eau en une minutenbsp;par diflcrent ajutoiranbsp;une même hauteur dcnbsp;refervoir.


Table des hauteurs des jets d’eau aux dif-ferentes hauteurs des reservoirs.

Lignes. Pintes. 2. il

Pintes.

Pieds. Pieds. Pouces. 6nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;61

10 nbsp;nbsp;nbsp;10

20 nbsp;nbsp;nbsp;21

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POUR L’ARTILLERIE. Liv.V. Chap.IV. 17?

L’on voit par ces tables qu^un ajutoir une fois plus grand , dépenfe fe quadruple d’un autre une fois plus petit. Exemple , celui de trois li-gnes dépenfe en une minute 14 pintes, amp; celui de 6 lignes dépenfe 5 6nbsp;pintes. II eft auffi a remarquer qu’il ne faut pas faire les ajutoirs en cóne,nbsp;mais en cylindre; amp; qu’il ne faut pas que les conduits excedentde beau-coup Ie lieu de 1’ajutoir.

CHAPITRE IV.

Nontenant U conJlruBion dr les ufages des injlrtimens fervuns k l’artillerie,

Conftnidtion du compas de calibre.

CEt inftrument eft fait de deux branches de cuivre , d’environ day pouces de long étant ferme. Chaque branche a quatre lignes de lar-geur fur trois d’épailfeur.

^ Le mouvement de la tête eft femblable a celui des pieds de roi; fes I^outs font recourbez amp; garnis d’acier aux extremitez.

II y a une efpece de languete attachée a une des branches dont Ie mouvement eft comme celui de la tête , pour Ia haulier ou bai(rer,aiin que Ie tgt;out qui doit être mince amp; garni d'acier puilTe entrer amp; s’arrêter a desnbsp;vi'ans que l’on fait dans fépaiffeur de 1’autre branche. On marque ati-^^edans de cette branche les diametres qui conviennent au poids des bouletsnbsp;de fer en cette fa^on. 11 faut avoir une regie fur laquelle font marqueesnbsp;^^sdivilions des poids des boulets du calibre des pieces, dont la méthodenbsp;fera expliquée en parlant de 1’inftrument qui fuit. Ayant done une regienbsp;P''eparée , on ouvre Ie compas de calibre, en forte que fes bouts intérieursnbsp;^Onviennent a 1’ouverture de chaque point de divilion qui marque Ie poidsnbsp;boulets; alors on fait un cran a chaque ouverture avec une lime trian-.nbsp;Solaire, afin que Ie bout de la languete entrant dans chacun de ces crans,nbsp;l’ouverture a chique nombre jufte des poids des boulets. On lesnbsp;J?^rque ordinairement depuisun quartde hvre jufqu’a 48 livres, amp; mêmenbsp;ouvent jufqu’a 64. On trace des lignes fur la ftirface de cette branche,nbsp;Vis-4-vis des crans, afin de marquer par des chifres Ie nombre des livres-leur conviennent.

. E ufjge jig eet inftrument eft facile, car il n’y a qu a faire paffer les hou-qu’on veut mefurer, en forte que les deux bouts interieursembralTcnt ^vftemei^U; fon diametre; pour lors la languete étant mife dans Ie cran con-Venable , marquera Ie poids du boulct.

doit toujours y avoir une certaine proportion dans la krgcur des poin-de ce compas , de forte que fiifant un angle, comme la figure Ie montre ^chaque ouverture, fintérieure donne Ie poids du boulct, Se fextérieurenbsp;^^hne Ie calibre des pieces, c’eft-.a-dire, que portant les bouts extérieursnbsp;pointes au diametre de i’embouchure d’un canon, la languete étantnbsp;P ^cee au cran neceflaire , fcra connoitre Ie poids du boulec qui lui con-*^ht. On fait aflez qu’il faut qu’il y ait un pcu de jeu autour du boulet

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176 CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMENS dans Tame du canon, amp; c’eft ce qu’on nomme calibre des pieces, qui ex-cede toujours un peu le calibre des boulets a proportion de fa grofleur.

Conjlruciion de tequerre des Cmoniers.

rig. B.

CEtte equerre fert a élever ou baiffer les canons amp; mortiers, fuivant les lieux ou 1’on veut les pointer , elle eft faite de cuivre amp; a unenbsp;branche d’environ un pied de longueur, de 8 lignes de largeur amp; d uncnbsp;ligne d'epaifleur. L’autre branche a 4 pouces de long,de la même largeurnbsp;amp; epaiffeur que fautre branche. Entre ces deux branches il y a un quartnbsp;de cercle divifé en po degrez a commencer du bras le plus court, avec unenbsp;foie chargee d’un plomb amp; attachee a fon centre.

L’ufagc de cet inftrument eft facile, il n’y a qu’a placer la grande branche dans rembouchure du canon ou du mortier amp; félever ou le baiffer, jufqffa ce que la foie qui porte le plomb coupe le degré neceffaire pournbsp;tirer au lieu propofe.

On met auffi le plus fouvent fur une des furfaces de la grande branche la divifion des diametres amp; poids des boulets de fer, auffi-bien que cellenbsp;du calibre des pieces.

Pour faire cette divifion , il faut premierement être fondé fur une experience ou deux, en examinant avec route f exactitude poffible le dia-metre d’un boulet, dont on connoiffe le poids bien jufte. Ayanttrouve, parexemple, qu’un boulet peiant 4 livres,a 3 poucesdediametre, ilferanbsp;facile de faire une table qui contienne les poids amp; diametres de tels autresnbsp;boulets qu’on voudra , puifque par la i 8“' propofition du 1livre d’Eu-clide, les boulets font entre eux comme les cubes de leurs diametres, d’oUnbsp;s’enfuitque les diametres font entre eux comme les racines cubiques desnbsp;nombres qui expriment leurs poids. ¦

Ayant done connu par 1’experience qu’un boulet de fer pefant 4 livres, a 5 pouces de diametre 5 fi on veut favoir le diametre d’un boulet de 3 ^nbsp;livres, on dira par une regie de proportion, 4 eft a 3 a gt; comme 17 cubenbsp;de 3 eft a un 4“' nombre , qui fera 216, dont la racine cubique 6 poucesnbsp;fera le diametre d’un boulet de 3 2 livres.

Ou bien on cherchera la racine cubique de ces deux nombres 4 amp; 3 a» ou pluiot de I amp; de 8 , qui font en même proportion, amp; on trouvera 1 eftnbsp;a 2 , comme 3 eft a 6 , ce qui revient au même.

Mais comme tons les nombres n’ont pas de racines juftes, onpourrafe fervir de la table des cotez homologues des folides femblables, rapportéenbsp;ci-devant au traité du compas de proportion ; fi done par ce moyen on veutnbsp;avoir le diametre d’un boulet de 64 livres , on formera une regie de 3 gt;nbsp;dont le premier terme fera 397, cote du 4”'folide j lefecond fera 3 pouces ou plutot 36 hgnes de diametre du boulet de 4 livres; le 3“' termsnbsp;fera 1000, coté du 64”^ folide; la regie étant achevée on aura 90 fi'nbsp;gnes amp; trois quarts pour le diametre d’un boulet de 6 4 livres; enfuitc pournbsp;faciliter les operations des autres regies de 5 , on prendra toujours pour pt^'nbsp;micr terme le nombre 1000, pour fecond 90 lignes trois quarts, amp;;poui'nbsp;le 3'quot;' le nombre qui fc trouvera dans ladite table vis-a-vis celui quinbsp;prime le poids du boulet : ainfi pour trouver, par cxemple , le diame*^^’^

d’u*^

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P o U R. L’A R TIL L E RIE. Liv. V. Chap. IV. 177 ^’un boulet de 24 livres on dira comme 1000 font a 90 lignes troisnbsp;quarts, ainfi 721. La regie étant faite on trouvera 6 5 lignes , qni fontnbsp;‘^inq pouces amp; cinq lignes ; c’eft par cette méthode qu on a calcuié Unbsp;table lliivante.

contenant les poids dÏAmetres des houlets de fer ^ des calibres des pieces les plus en ufage dans l Artillerie.

Poids

Pouces. Lignes.

Calibres nbsp;nbsp;nbsp;Pouces.

Lignes.

du boulet.

des pieces.

¦I quartdeliv

. I

I quart.

I quart del. I

3

0

tine demie liv

I

6

0

une demie 1. i

6

3 quarts.

tine livre . .

I

10

5 huitiém.

une livre . . r

1 '1

6 huitiém.

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4

I demie.

2 nbsp;nbsp;nbsp;2

5

5 quarts.

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2 tiers.

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10

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I quart.

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I quart.

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A

7huitiém.

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I quart.

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3 ^ a 0

^ 9

3 huitiém.

8 nbsp;nbsp;nbsp;5

11

I huitiém.

3 fü p

S 11

0

9 nbsp;nbsp;nbsp;4

I

I quart.

4

0

3 quarts. -

10 nbsp;nbsp;nbsp;4

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3 quarts.

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4

5

3 quarts.

12 nbsp;nbsp;nbsp;4

5

3 quarts.

16 £*

4

9

0

16 nbsp;nbsp;nbsp;4

11

1 demie.

18 s-

4

i I

I tiers.

18 nbsp;nbsp;nbsp;5

I

2 tiers.

5

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I demie.

2o nbsp;nbsp;nbsp;5

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0

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7huitiem.

^7 nbsp;nbsp;nbsp;5

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2 tiers.

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1 demie.

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I tiers.

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5 quarts.

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I demie.

3 quarts.

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I demie.

40 nbsp;nbsp;nbsp;6

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I demie.

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10

0

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3 quarts.

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6

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I demie.

50 nbsp;nbsp;nbsp;7

2

3 quarts.

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7

6

3 quarts.

A4 nbsp;nbsp;nbsp;7

10

I quart.

Du compas a pointes courbes,

Fi'. c.

CE cofnpas ne difiFere point pour la conftruaion des autres compas dont nous avons parlé ci-devant, finon que 1 on demonte les pointesnbsp;deux cótez pour en placer des courbes, qui fervent a prendre la grof^nbsp;^eur des boukts amp; a les rapporter fur la regie de calibre, afin d’en con-t^ortre Ie poids. Mais quand on veut connoïtre Ie calibre des pieces , onnbsp;demonte les pointes courbes pour y en mettre des droites, avec lefquellesnbsp;prend les diametrqs des bouches des canons, amp; enfukeonlesrapportenbsp;Ia ligne du calibre des pieces, qui eft auffi marquée fur la regie, amp;nbsp;par ce moyen on connoitra Ie poids du boulet convenable a la piece dcnbsp;eanon.

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. ^u^.^iRUCTIOn et usages des instrumens

ConfiruBion de ï 'mjlrument a pointer les canons lt;jr les mortiers.

Kg. D.

CEt inftrument eft compofé d’une plaque de cuivre triangulaired’cn-viron quatre pouces de hauteur, au bas de laquelle eft une portion de eerde , divifée en 45 degrez ce nombre étant fuffifant pour tirer unenbsp;piece a toute volée, amp; donner au boulet la plus longue portee ,^commenbsp;nous expliquerons ci-après, II y a une piece de cuivre attachée au centrenbsp;de la portion de eerde avec une vis pour la reflerrer ou lui donner unnbsp;mouvement libre felon les befoins.

Cette piece eft renforcée par Ie bas pour fervir de plonab, elle eft pointue par Ie bout, afin de marquer fur les degrez les differentes elevations des pieces d'artillerie. II y a aufli une efpece de pied de cuivre quinbsp;s’apuie fur Ier mortiers amp; canons, en forte que tout finftrument fe tient perpendiculaire quand la piece eft placée horifontalement.

Son ufage eft fort facile, il n'y a qu'a pofer Ie pied fur la piece qu’on éleve,de telie forte que la pointe du plomb donne fur Ie degré convena-ble, amp; c’eft ce qu^on nomme pointer une piece.

Du pied a niveau pour t Artillerie.

fk- E-

L’Inftrument marqué E, eft nommé pied a niveau. Nous en avons donné^ la conftrudion en parlant des pieds amp; des équerres; quand on veutnbsp;s'en fervir pour fartillerie , on divife la lang.uete qui fert a la maintenirnbsp;a angles droits, en 90 degrez ou plutót en deux fois 45 ,dont Ie commencement fe compte du milieu. La foie qui porte Ie plomb eft attachésnbsp;au centre de cette divifion. Les deux bouts des regies de eet inftrumentnbsp;font échancrez , de maniere que Ie plomb tombe perpendiculairement furnbsp;Ie milieu de la languete, lorfqubleft pofé de niveau.

Pour s’en fervir on pofe les deux bouts fur les pieces d’artillerie, quc 1’on éleve a la hauteur propofée , par Ie moyen du plomb dont Ia foicnbsp;marque les degrez.

Sur la furface des branches de cette équerre, qui s’ouvre toute droitc comme une regie, on marque les poids amp; diametres des boulets , aufti'nbsp;bien que les calibres des pieces, comme nous 1’avons expliqué en parlantnbsp;de 1’équerre des canoniers, pour s’en fervir de même»

Confiruciion dun autre injlrument pour calibrer les mortiers, les canons équot; les fufils-, pour connoitre Ie dkmetre des bombes, Ie poids des bouletsnbsp;de fer, óquot; Ie diametre des balles de plomb, depuis huit jufpua trentt'nbsp;Jix a la livre.

A petite figure E E peut donner une idéé affez jufte de eet inftru-, ment; on Ie fait de cuivre ou autre métal folide. Le bord exterieur de la regie qui eft horifontale eft divife pour le calibre des canons, depubnbsp;ïig.EE. une demi-livre jufqu’a 64 livres , amp; le bord interieur eft divifé pour lenbsp;poids des boulets ; 1’autre cóté de cette regie eft divifé en pouces amp; ligne^nbsp;du pied de roi ; elle a 8 a i o pouces de longueur , amp; on la peut fair^nbsp;plus longue fi l’on veut pour avoir le calibre d«s mortiers, amp; le diametro

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POUR. L’ARTILLERIE. Liv. V. Chap. IV. 179 ‘ics bombes,aun plus gros volume ; cctte regie a un bon pouce de lar-geur amp; une ligne amp; demie d’épaifTeur.

Les deux regies ou branches qui font verticaics amp; qui font de la même longueur amp; épaifleur que la précedente , s’emboètent jufte dans Ia regienbsp;borifontale par Ie moyen de deux plaques de laiton qu’on attache au baxnbsp;defdites branches, amp; aux deux petites branches qui font réquerre, amp; quinbsp;lont au bas defdites grandes branches ; cela doit etre ajufte de maniercnbsp;3^’elles emboètent jufte la regie horifontale, amp; que la branche qui eft knbsp;droite coule jufte au long de ladite regie; la branche qui eft a gaucjheeftnbsp;”^e dans les operations, amp; eft bouchée par Ie bout de la boete amp; arrêtée par

vis qui eft deffous, Tautre coule amp; s^arrêteau{Ii avec la vis qui eft deffou* points de divifions qu on a befoin. II eft a remarquer que ces bran-lt;^hes doivent être bien paralleles amp; placées bien a l’équerre fur la regie;nbsp;^’eft en cela que conlifte la juftelfe de finftrument,ilfautqueladivifionnbsp;Pour Ie poids des boulets, commence du rafe de la boète fixe a un poucenbsp;ligne , pour la demi-livre de fer, Ie refte de la divifion fe fera fuivancnbsp;1^ table ci-devant; la divifion pour Ie calibre des pieces, commence auflinbsp;rafe de la boète fixe , pour Ie calibre du canon d’une demi-livre dcnbsp;^dle, Ie refte de la divifion fe fera aufli fuivant la table ci-devant, en fortenbsp;'1'i’il faut que Ie dehors des deux branches marque jufte Ie calibre desnbsp;^^oons, amp; que Ie dedans defdites branches marque Ie diametre amp; Ie poidsnbsp;boulets, c’eft ce qui determine a peu pres la largeur des branches,quinbsp;doivent avoir environ fept lignes de large.

Les deux petites branches ou regies qui font au bas des deux grandes, font pour connoiire Ie calibre des fufils, depuis 8 jufqua 3 a de ballesnbsp;^ la livre, amp; Ie diametre des balles; ces branches font d'environun poucenbsp;^ demi de longueur, amp; de deux lignes de largeur. II y a derriere la boète,nbsp;Sni coule , une petite table fur laquelle eft tracé Ie nombre de balles a lanbsp;qui eft calculée fuivant leur diametre, cela fe fait facilement avecnbsp;compas de proportion fur la ligne des metaux; amp;pours'en fervir il y anbsp;nne piece attachée fur la boète fixe qui marque ces diametres fur laditenbsp;^^ble en éloignant ou en approchant les deux petites branches 1’une de f autre;nbsp;1^ dedans marque Ie nombre de balles a la livre, amp; Ie dehors marque Ienbsp;«calibre des fufils.

il

^ Versie haut de la branche mobile on y fait une entaille, pour yajufter * oharniere, comme a un demi-pied, une petite regie fur laquelle on tracenbsp;'^oe portion de eerde de 45 degrez, on met un plomb qui eft attaché aunbsp;'^^ntre avec une vis. On peut aifement deraonter eet inftrument , pournbsp;®^ettre ces trois pieces dans un étui.

Ufage de l’mjlrnment.

PL)ur prendre Ic calibre des mortiers, il faut mettre les branches dans Ie mortier, en forte qu’elles touchent les deux cótez concaves, Icnbsp;Lord de la boète de la branche mobile, marquera fur la divifion des pou-ces lignes qui font marquez fur un cóté delareglehorifontal,laquan-^quot;•^ de pouces amp; lignes que Ie mortier en contiendra. Pour connoïtre icnbsp;Liametre de la bombe, il faut que Ie dedans des branches embiaffe jufte

Z ij

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,So CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMENS Ia bombe, te bord de la boete mobile marquera fur la regie, les pouces Xnbsp;lignes que la bombe en contiendra.

Pour prendre Ie calibre des canons, on fait entrer les deux branches dans la volée de la piece, enforte qu’elles toucbent jufteles parois ; Ie bord denbsp;Ia boete mobile marquera fur la regie Ie calibre de la piece, en comptanCnbsp;Ie chifre de la divifion ou eft marqué, calike des fieces. On connoitf*nbsp;pareillemcnt Ie poids des boulets, en faifant couler la branche mobile»nbsp;jufqu’a ce que Ie dedans des deux branches embrafle jufte Ie diametrenbsp;du boulet, Ie bord de la boete mobile marquera Ie poids du boulet, futnbsp;la divifion marquee fur la regie poids des boulets.

Pour connoitre Ie calibre des fufils, on retournera 1’inftrument, amp; on fera entrer les petites branches dans Ie canon du fufil enforte qu’elles tou-chent les parois; la boète mobile marquera fur la petite table, Ie calibre-amp; la quantité de balles a la livre, amp; Ie dedans des deux petites branches ,nbsp;fera Ie diametre de la balie.

Pour tirer Ie canon horifontalemcnt, ou a tel degré d'élevation , il faut mettre Ie bout de la regie dans la volée du canon , ouvrir la portion denbsp;eerde, lacher la vis du plomb pour qu'il foit bien libre, puis élever oü;nbsp;bailfer la piece fuivant Ie degré que Ton fouhaitera.

En pofant la regie fur Ie cöté du mortier , on connoitra de mêiue les= degrez d’élevation pour Ie jet des bombes. On connoitra auffi Ie niveaunbsp;en lachant la vis du plomb ; amp; pofant 1’inftrument perpendiculairementnbsp;fur les petites branches, on connoitra k niveau par k moyen du plomb-tombant fur la ligne verticale.

La pratique de eet inftrument eft tres aifée. Le Roi en a fait faire plufieur* pourêtre mis dans les magafins d’artilkrie.

¥‘2

L’inftrument marqué F, eft encore pour pointer les canons amp; les mor-tiers. II eft a peu pres femblabk a celui marqué D,excepté que lapicctf oü eft la divifion des degrez- , eft mobile par k moyen d’un clou rond,nbsp;c’eft-a-dire, qu’elk s’ouvre en portion de eerde amp;s’ajufteaulongdel’aU'nbsp;tre branche , afin que l’inftrument tienne moins de place amp; fe mette plus-facilement dans un étui. Sa figure fait affez connoitre fa conftruiftion , sitfe^nbsp;ufages font les mêmes que ceux des precedens inftrumens.

Explication fur l’effet du mortier cf du canon,

. e.

A figure G reprefente un mortier fur fon affüt, ékvéamp;dilpofépour' ,jetter une bombe dans une citadelk ; amp; la ligne courbe reprefente knbsp;frace que feit en 1’air la bombedepuislafortie du mortier jufqu’a fa chute.nbsp;Cette courbe eft felon les géoroetres, une ligne parabolique , paree quC'nbsp;les proprietez de la parabok lui conviennent.. Car le mouvement de cettenbsp;bombe eft compofé de deux mouvemens, dont 1’un eft cgalamp; uniforme,nbsp;qui lui vient du ku de la poudre, qui l’a pouffée, amp; i’autre eft unifor-mément acceleré, qui lui eft communiqué par fa propre pefenteur. II nartnbsp;de la compolition de ces deux mouvemens la même proportion qui fe rencontre entre ks portions de 1’axe amp; lesordonnées de ia parabok, commenbsp;l’a trés bien démontré M' Blondel dans fon Livre intitulé : i’^rf de jett*'^-les bomber.

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P o ü R L’A R T ILL ERIE. Liv. V. Chap. IV. 18 f Maltus Ingenieur Anglois a été Ie premier qui a mis les bombes en ufagenbsp;*n France Tan 1654. Toute fa fcience étoit purement d’experiencejilnenbsp;connoiffoit point la nature de la ligne courbe qu’elles déerivent dans fairnbsp;par leur paffage, ni la diftance de leurs portées , fuivant les differcntesnbsp;elevations du mortier, quhl ne pointoit qu’en tatonnant, oupourmieuxnbsp;'^ire, par l’eftime quhl faifoit de Téloigneraent du lieuoü il vouloit jetternbsp;bombe, fuivant lequel il lui donnoit plus ou moins d'élevation , pre-nant garde 11 les premiers coups étoient juftes ou non, afin de bailTer fonnbsp;Mortier fi la portee étoit trop courte, ou Ie haulTer 11 elle alloit au delinbsp;de fon but, fe fervant a eet elfet d’une équerre avecfonplomb apeuprèsnbsp;eomme celle dont nous avons parlé ci-devant.

La plupart des officiers qui ont fervi depuis aux batteries des bombes, font des éleves de Maltus. Ils favent a peu pres par experience f elevationnbsp;^lu'on doit donner au mortier pour Ie faire porter a la diftance qifilsnbsp;fouh^ent , amp; ont foin d’augmenter ou de diminuer cette elevation anbsp;P'op^tion que la bombe fe trouve plus ou moins cloignée ou en de§a ounbsp;delè du but.

II y a cependant des regies certaines fondées fur la geometrie , pour *^onnoitre la differente étendue des portées , non feulement des bombes,

*^ais aufli du canon en toutes fortes d’élevation. Car la ligne tracée en fair P^r Ie boulet forti du canon eft aulfi parabolique en toutes fortes de pro-I^dtions, non feulement obliques, mais même horifontales, comme lemon-^re la figure H.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Fis; «fV

Le boulet au fortir de la piece ne va jamais droit au but vers lequel eft pointée, mais il fe détourne de la ligne de direétion en montantnbsp;le moment qu’il fort de la bouche, paree que les grains de poudre qui-^nt les plus proches de la culafle, s^’allumans les premiers, poulfent parnbsp;^^Ur mouvement précipité, non feulement le boulet, mais meme les autresnbsp;grains de la poudre qui fuivent le boulet au long du fond de farme,ounbsp;* ^humans fun après fautre, ils frapent quali tous les boulets vers ledef-qui n’étant pas de calibre, aeaufe du jeu qu’il doit néceflairementnbsp;®Voir dans la piece, eft élevé infenfiblement vers le bord fiipérieurde lanbsp;douche, contre lequel ils frotent tellement en fortant, qu’aux pieces quinbsp;r^nt beaucoup fervi, amp; dont le métal eft doux , fon remarque un canal configurable que le boulet en fortant y a creufépeu a peu par ce frotement. Ainlinbsp;boulet fortant du canon, comme par le point e, s’éleve en s’écartant juf-^u’au fommet de la parabole, comme au point g, après quoi il defcendnbsp;P^r Un mouvement mixte comme vers lgt;.

Les coups tirez a félevation de 45 degrez ont les plus longues portées,

^ r’eft ce que lescanonicrs appellent tirer a toute volée ,amp; les coups tirez fous félevation des points égalementéloignezde45 degrez ont des portéesnbsp;^gales, c’tft-a-dire, qu’une piece de canon ou un mortier pointé au 40quot;quot; deg.

^hafle juftement auffi loin que s’il étoit pointé a 5 o degrez, amp; au 30 autant

au 60 , amp; ainfi des autres, comme il paroit par la figure I, au bas de Kjg: in planche i j.

Le premier qui a bien raifonné fur cette matiere, eftGalilée, premier ^ principal Ingenieur du Grand Due de Tofcane , amp;après lui Toricellinbsp;L^ri fucceffeur.

Ls ont expliqué,que pour connoitre les diffèrentes portées dés coups.

Z iiji

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I 8 a CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMENS de voice d’une piece d'artillerie ou d’un mortier err toute forte d’elcva-tion, il falloit avant toutes chofes en faire une epreuve bien exaöreenti-rant la piece de canon ou le mortier, fous un angle bien connu, amp; mefu-rant I’etendue de la portee avec toute la précifion poflible ; car d’une feulenbsp;experience fare amp; ficfcle, on vient a la connoiffance de tous les autres effetsnbsp;par la méthode fuivante.

Pour favoir I’etendue de la portée de votre piece a telle autre élevation qu’il vous plaira, faites que comme le linus du double de I’angle de I’ele-vation fous laquelle 1’experience a été faite , eft au finus du double denbsp;Tangle de Télevation propofée, ainfi Tétendue de la portée connue parnbsp;Texpcrience foit a une autre.

Comme fi ayant fait Texperience de votre piece élevée de 3 o degrez vous avez trouvé qu’elle ait chaffe précifément a la longueur de mille toi-fes, pour favoir quelle fera la portée de la même piece avec la mcmenbsp;charge, lorfqu’elle fera élevée a Tangle de 45 degrez, il faut prenarelenbsp;linus de 60 degrez double de 5o,qui eft 8660, amp; en faire le premiernbsp;terme d’une regie de 3 , dont le fecond fera le finus de 90 degrez doublenbsp;de 45 , que Ton propofe, qui eft 10000 ; le troifiéme terme doit etrenbsp;le nombre des mefures de Texperience qui eft ici mille toifes, le quatriémenbsp;terme de la regie fe trouvera 1155 toifes pour la portée de la piece élevéenbsp;de 45 degrez.

Que fi Tangle de Télevation propofée eft plus grand que 45 degrez,ft ne faut pas le doubler pour avoir le finus que la regie demande; mais ftnbsp;faut en fa place prendre le finus du double de fon complément a Tanglenbsp;droit, comme fi Ton propofe Télevation de la piece a Tangle de 5 o degrez,nbsp;il faut prendre le finus de 8 o degrez double de 40 , qui fait le complé-ment a Tangle droit du propoféde 5 o degrez.

Mais fi Ton vous propofe une étendue déterminée a laquelle on veut que la piece chalfe, pourvu que cette étendue ne foit pas plus grande quenbsp;celle de Télevation de 45 degrez pour trouver Tangle de Télevation qu’ftnbsp;faut donner a la piece pour qu’clle falfe Teffet propofé , comme fi Tonnbsp;veut que le canon ou le mortier porte a la diftance de 800 toifes , oUnbsp;telle autre mefure qu’il vous plaira , il faut que Tétendue trouvée pafnbsp;Texperience , comme par exemple 1000 toifes foit le premier terme dcnbsp;la regie de 5 ; la portée propofée de 800 toifes le 2“*, amp; que le 3“* terfflCnbsp;foit 8660 iinus de 60 degrez double de 30 , fuppofé Texperience. La.nbsp;regie etant faite on trouvera pour 4quot;“ terme 0928, qui eft le finus de 45nbsp;degrez 5 2 minutes, dont la moitié 2 i degrez 5 6 minutes eft Tangle dcnbsp;Télevation qu’il faut donner ï la piece , pour faire Teffet propofé; amp; ftnbsp;vous otez les 21 degrez 56 minutes de 90 degrez vous aurez Tangle dcnbsp;complément 68 degrez 4 minutes que vous pourrez prendre pour Téle-vaiion de votre piece, car elle chaffera également loin , Télevant de 2.1nbsp;degrez 5 ^ minutes ou a celui de fon complément 68 degrez 4 minutes*

Pour plus grande facilité, amp; pour oter Tembarras de chercher le finus du double des angles des élevations propofées , Galilée amp; Toricelli onfnbsp;fait la table fuivante , dans laquelle on voit tout d’un coup les finus desnbsp;angles que Ton cherche.

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POUR L^ARTILLERIE. Liv.V. Chap.IV. 185

«

Table des Jims fervdns an jet des bombes.

I^egrez.

Degrez.

Portees.

Degrez.

Degrez. Portecs.

90

0

0

0

0

0

89

¦ I

3 49

66

24

743 1

88

2

698

65

^5

7660

87

3

.1045

64

26

7880

86

4

1392

63

^7

8090

85

5

1756

6 2

28

8290

84

6

2709

61

29

8480

8?

7

2419

6 @

JO

8660

8 2

8

2556

59

31

8829

81

9

3090

5i

32

8988

80

10

5420

57

53

9135

79

11

3746

5^

34

9272

78

1 2

4067

55

35

9397

77

I 5

4384

54

36

9511

76

14

4695

53

37

9613

7S

M

5 000

51

58

9703

74

16

5 299

51

39

9781

75

17

5 59^

50

40

9848

1^

I 8

5870

49

41

9903

71

19

6157

48

42

9945

70

20

6428

47

43

9976

69

21

6691

46

44

9994

68

2 2

6947

45

45

10000

67

^3

7»95

L’ufage de cette table eft facile, il ne faut quefavoir faireuneregiede ^I'ois. Suppofons, par exemple , qu’on ait reconnii par experience qu\ianbsp;*^ortier élevéde i 5 degrez charge de 5 lignes de poudre menue , aitchaffénbsp;bombe 3350 toifes de diftanee, amp; que 1’on vcuille avec la même chargenbsp;letter une pareille bombe a 100 toifes plus loin; cherchez dans la table'lenbsp;^otnbre qui eft a cote de 15 degrez voustrouverez 5 000. Formez enfuitenbsp;^ette regie de trois, comme 550 font a 45o,ainli 5000^ un 4quot;quot; nom-

• mil Tp trrMivPra ^ gt;1 'J. R. dhercheZ CO nnmKrP r\ii Ip nine


autres,

. Le Roi a depuis peu de terns établi cinq ecolles, dans cinqd fferentes de fon Royaume, pour perfeClioner les officiers d’Artillerie. II ynbsp;des profeffeurs en mathematique , amp; on y fait routes les epreuves amp; lesnbsp;'^periencesnecefiairespour former un bon officier de guerre»

Fin dft cinquieme Li'vre,

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ïS4

DE LA

CONSTRUCTION

ET DES USAGES

DES INSTRUMENS

QJJ I SER VENT

A LASTRONOMIE.

Tire des tables Aftronomiquesde Mr de la Hire, amp; deS obfcrvations de 1 Academie Royale des Sciences.

LITRE S l X J E M E,

CHAPITRE PREMIER.

De U conjlruUion dr des ufages du quart de eerde AJlroHamiqtte.

XIX.

Tlanche, ^ fig» I.

^eTidlrmnent eft compofé de plufieurs regies de cuivre ou de fer bi^*^ cci'oui au marteau amp; de mediocre épaiffeur, dont la largeur

B quart de eerde, dont les aftronomesfe fervent dans obfervations, a pour 1’ordinaire trois pieds ou troisnbsp;amp; demi de rayon mefure de Paris, pour qu’il puilfe etr*nbsp;fadlement manié amp; tranfporté; fon bord eft divifé en degJquot;^nbsp;amp; minutes, afin que les obfervations fe puilTent faire av£nbsp;exaftitude.

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CONST. TT USAGTS DÜ QUART DT CTRCLE ASTRON. 18 5

Tirsilele a Ton plan. II y a de plusTautres regies de fer oa de cuivrè tel-Tment ajuflées amp; jointes dcrriere les premieres,queleurlargeurfoitperpendiculaire au plan du quart de cercle. Ces regies font jcintes enfembic ^Par de peiitesoreilles amp; des vis, par le moyen dcfquelles fe fait taut raflem-alage de cet inftrument qui doit être bien droit en tout fens, ferme amp; dcnbsp;anediocre pelanteur. Le derriere du limbe doit être renforcé d’une regienbsp;courbe , auffi de même metal. On ajoute au centre une lame circulairenbsp;¦êpaifle amp; folide, pour fervir aux ufages que nous expoferons ci-après. Lenbsp;Dordamp; k lame du centre font un peu élevez au-delTus du plan de finftru-pa^nt amp; font recouverts de lames de cuivre bien polies. Sur toutes chofesnbsp;faut avoir grand foin en cette conftruftion que la lame du centre amp; lenbsp;bmbe circulaire foient exaftement en une même furface plane.

La lame de fer circulaire qui eft au centre amp; qui eft recouverte d’une autre cuivre, doit avoir en fon milieu un trou rond , dont le diametre foitnbsp;¦^iPviron d’un tiers de pouce.

Dans ce trou on met un cylindre de cuivre bien tourné, lequel s’élerc ^^nt foit peu au deflus de ladite lame centrale.

Ce cylindre eft reprefenté en la figure r ; au centre de la bafe diidit Hj. i, ^yftndreonajuftela pointe d’une éguille très-deliée, dont la longueur eftnbsp;mferée dans un petit canal demi-circulaire , amp; qui y eft retenue par lenbsp;^oyen d’un petit reftort, qui la prelTant la tient le long de ce canal, afinnbsp;^ue quand on otera I’eguille amp; qu’on voudra la remettre , elle fe placenbsp;I^ufte dans le petit trou qui eft au centre dudit cylindre ; ce trou ne doitnbsp;^tte que de la grofleur d’un cheveu , mais il doit être un peu profond,

3fin que k pointe dc I’eguille entre alTez, pour qu’elle ne s’échape pas par les fecoulTes qu’on pourra doaner au quart de cercle: a la pointe de 1’é-Ruille eft fufpendu un cheveu, par le moyen d’un anneau fait du cheveunbsp;^eme, alTez ample , de crainte que Ic nceud de I’anneau ne rencontre knbsp;kme du centre, amp; que fon mouvement n’en foit détourné. II faut remar-^'^er que la bafe du cylindre central A, reprefenté en cette figure, doitnbsp;un peu convexe,afin que fanneau du cheveu fufpendu a la pointe denbsp;*^guillenejoigne point ladite bafe ailleursqu’en (bn centre, ayant attachénbsp;bout du cheveu un poids de plomb d’environ demi-once.

La conftruiftion de ce cylindre central doit être de telle maniere que Ton Pwifle f dter amp; le conferver quand il fera befoin, pour mettre en fa placenbsp;autre cylindre central de même grofleur, mais un peu plus long, lequelnbsp;^'irpaflant la lame du centre foutienne k regie de rinftrument , telle quenbsp;la décrirons ci-après.

Dn ajoute de plus a la kme centrale de cuivre qui eft fur celle de fer anneau plan A, tournant autour du centre, lequel ne rencontrepour-*-ant pas jg cylindre centi'al; de telle forte que la furface extérieure nefur-P^lle point la furface de ladite lame de cuivre. On attache k cet anneau,.

P®*' le moyen de deux vis, un tuyau appkti tout le long de kpartiequi Joint le plan de I’inftrument , auquel il s’ajufte de telle forte , que fonnbsp;appkti étant plus enfonce que le plan du bord amp;de la kme centralenbsp;^ cuivre, le mouvement du fil avec fon plomb pendant du centre, foitnbsp;^oujours fibre amp; fe puifle mouvoir de toutes parts avec iedit tuyau quinbsp;pour le garantir de toute agitation dc fair.

Dn voit cette piece par derriere a fendroit marqué M de la figure 3. fis- si

Aa

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i8« CONSTRUCTIONS ET USAGES DU QUART On met aiiffi une glace a Jaditepiece, vis-a-vis du Jiinbe du quart dccer^nbsp;cle, afin de voir fnr quel point de divifion palTe le cheveii oil eft attachenbsp;le plomb. Au deflbus amp; aux environs du centre de gravite de toute cettenbsp;machine, on attache fermement aux regies, par le moyen de trois ou quatrenbsp;vis uncylindre defer marque I, au derriere de rinftrument, que la figurenbsp;reprefente tout monte.

La longueur de cc cylindre doit etrc de 8 pouces, amp; le diametre deft bale d’environ deux pouces. Ce cylindre étant perpendiculaire au plan dunbsp;quart de cercle, fe peut appeller fon axe.

Or comme le principal ufage de cet inftrument eft pour prendre les hauteurs des aftres, il faut que fon plan fe puifle facilement placer dans une fituation verticale; cquot;eft pourquoi on prepare une regie de fer , commenbsp;MN, dont 1’épaifleur foit de trois lignes , la longueur de 8 pouces amp; 1^*nbsp;largeur d’un pouce ou environ. D’un cote de cette regie , on ajufte deuxnbsp;Kg. 4. anneaux de fer marquez Z , ouverts par en haut avec des oreilles , dan[nbsp;lefquelles on pafte a chacune une vis propre a refterrer les anneaux quinbsp;par ce moyen font relTort. La grandeur de ces anneaux eft a peu prés égalenbsp;a la grofteur du cylindre I, ou de faxe du quart de cercle, amp; ces anneauXnbsp;ayant joint faxe fe refferrent par le moyen des vis, de telle forte que faxenbsp;amp; le quart de cercle qui y eft attachédemeure ferme amp; immobile en quel-que fituation qu’on le mette.

De fautre cóté de ladite regie M N eft foude amp; attaché a angles droits R cylindre de fer O, dont la longueur amp; la grofteur font égales au tuyaiinbsp;marqué Q,dont nous aliens parler.

Cette partie fe nomme le genou de f inftrument. Ce genou eft; reprefente tout monte en la figure 3 .

Lorfque fon veut placer f inftrument de maniere que fon plan foit hori-fontaj, pour fe fervir de la regie mobile, dont nous paricrons ci-apres, pour prendre les diftances des aftres ou des lieux de la terre, on fait entrer lenbsp;cylindre I dans un tuyau Q, amp; par ce moyen on tournc facilement Je plannbsp;du quart de cercle vers telle partie que fon veut. Cela fe peut faire aulfinbsp;par le moyen d’un double genou, pared a celui que nous venons de de-crire, que fon joint enfemble,

II nous refte a marquer la conftruélion du pied ou fupport de tout f inftrument. II eft compofé pour 1’ordinaire d’un tuyau defer, dont la partie fupé' rieure foit capable de contenirle genou ou cylindre O. La partie inférieurenbsp;de ce tuyau traverfe le milieu d’une croix de fer, amp; y eft attachée par quatrenbsp;bras ou liens de fer ; il y a quatre grofles vis aux quatre bouts de la croiJ^nbsp;pour haufier ou baifler ic quart de cercle , amp; le mettre dans la fituationnbsp;convenable. M' de la Hire propofeun pied triangulaire dans fes Tables,dou*^nbsp;nous aliens donner la defeription.

11 eft compofé d’un tuyau de ferou decuivre, affez ample amp; aftezloftS 5. pour contenir le cylindre O. Ledit tuyau eft attaché avec deux vis a troisnbsp;regies de fer courbées par le haut, lefquelles font defépaiffeur con venah^®nbsp;pour affermir le pied ou fupport definftrument. LesreglesR ,S ,fon^

ftées vers le bas a une doubleéquerre TX Y, amp; attachéesfermementau^ trois regies en deflous par le moyen d’une clavete. La vis V, qui peneti'^nbsp;le milieu du tuyau Q, fert pour affermir le cylindre O, comme on leveunnbsp;Lorfque i’pn pbfejrve les hauteurs me^idienpes des ftftres, la fegle T

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. pE CERCLE ASTRONOMIOUE. Liv.Vl. Cli.I. 1S7

^oit être placée dans Ia ligne méridicnne, amp; des trois visT X Y »quifou-tiennent Ie poids de tout Tioftrument, celle qui eft en X, fert a baiffer Ie plande rinftrumentjufqu'a ce qu’i! convienne avec Ie plan dn mcridien,3nbsp;la commoditéde Tobfervateur qui eft placé vers X,amp; les deux autres ferventnbsp;^ Ie hauflerou baiffer peu a peu, jufqu’a ce que Ie fil du piomb marquenbsp;la hauteur requife. Mais il arrive fouvent qu’en tournant les vis qui fontnbsp;T amp; en Y, Ie quart de eerde fedétourne de fa veritable pofition; c\ftnbsp;pourquoi ft Ie défaut eft de quelquesminutes, ony peut remedier enfuf-pendantauderrieredes branches de finftrument un poids mobile, lequelnbsp;laifant changer Ie centre de gravité , fera aufli changer findinaifon dunbsp;quart de eerde, car les regies qui compofent Ie pied ne font pas entiere-ment exemptes du reffort. Or plus Ie lieu de fufpenlion du poids fera prochenbsp;pied , moins il aura de force pour faire pancher finffrument.

La hauteur du pied eft ordinairement de quatre pieds amp; demi ou environ ,

Ie même ufage fe fait également avec Ie pied a quatre branches.

La divition du quart de eerde doit être faite avec grand foin, afin que les obfervations fe puiflent faire exaétemenr. Chaque degré de Ia divifionnbsp;ffu bord fe divife en 60 minutes, par Ie moyen d’onzecerclesconcentri-ques, amp; de fix lignes droites tranfverfales, comme la figured Ie marque. Fig. cnbsp;1-es diftances tranfverfales font égales entre elles , mais celles des cerdesnbsp;font inégales. Néanmoins cette inégalité ifeft prefque pas fenfible fi nousnbsp;luppofons Ie rayon du quart de eerde de trois pieds, Sc ladiftanceentrenbsp;'os deux cerdes extérieurs, d’un pouce. Car fi nous prenons fare A E dunbsp;oerde extérieur de 10 minutes, amp; que fon tire au centre C du quart dcnbsp;Oercle les rayons ADC, EBC, lefquels rencontrent Ie eerde intérieurnbsp;ïüx points D amp; B , fare D B fera auffi de i o minutes: ( fon fuppofe ici quenbsp;la figure 6 eft poféc fur Ie lirabe de finftrument, figure i ).

Mais fi on tire les droites tranfverfales AB, D£, lefquelles s’entre-OQUpent au point F, je dis que F eft Ie point milieu de la divifion par lequel doit paffer Ie eerde du milieu, carily a même raifirn d_efare AE ,

^ fare B D, que fon peut confiderer comme lignes droites, que de A F F B. Or Ie rayon qui partant du centre C divife en deux parties égalesnbsp;angle au centre , compris par les rayons CDA, C B E, rencontrera lanbsp;tranlverfale A B au même point F : car il eft évident que C A eft i C B ,nbsp;^tnme les divifionsdela bafe A B du triangle reétiligne A CB; mais commenbsp;p A, eft a C B, ainfi A E eft a D B, c’eft pourquoi A E eft a D B, commenbsp;Os divifions de la bafe A B , faites par Ie rayon qui divife en deux fanglenbsp;¦^L-Bjamp;par confequent Ie point F ci-devant trouvé dans la droite tranf-'^orfale A B, fera Ie point milieu de Ia divifion.

Or nous avons fuppofé que A C eft a C B, comme 56 poucesfonta 5 5 ; doiic AB eft a AF , comme 71 a 56. C’eft pourquoi fi la largeur d'unnbsp;pouce OU de 12 lignes, qui eft Ia mefure fuppoféede AB , eftdivifée ennbsp;J ^ parties égales, la partie A F en aura 3 6 , laquelle fera plus grande d’unnbsp;^omi OU d’environ un douziéme de ligne, que la moitié de A B, quin’eftnbsp;q'^o 3 5 amp; demi. Cette difference n’eft d’aucune confequence, amp; peut fansrnbsp;®Uouj-,g erreur fenfible, fe negliger dans la divifion du milieu, amp; a plus fortenbsp;*^^ffon dans les autres, ou elle eft moindre.

On peut, au lieu de faire les tranfverfales en ligne droite, les faire en Pojrtion d’un cercle qui palïeroit par Ie centre de finftrument , amp; par Ie

Aa if

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i8g CONSTRUCTION ET USAGES DU QUAKT ^

premier point amp; le dernier de la même tranfverfale ; alors il n’y auroit qu’a divifer cette portion de circonference circulaire en i o parties éga-les, amp; Ton auroit ks points exads par oü doiveat pafler les onze cercleSnbsp;eoncentriques-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

II eft facile de caiculer le rayon de ce eerde, amp; de donner cette figure a la regie qui fervira a divifer 1’inftrument, comme nous avons dit ci-devant,nbsp;en parlant de la divifion des cercles amp; demi-cercles, amp;c.

II fera bon de laifler au bas du limbe, au-delTous des divifions, les points qui auront fervi a faire la divifion de ro en lo minutes,- cela donneranbsp;moyen de reprendre les hauteurs correfpondantes du foleil le matin amp; knbsp;foir , avec beaucoup plus de précifion qu on ne peut faire en fe fervantnbsp;des tranfverfales, a caufe de Teftirnequefonéviteparla, outre qu’il peutnbsp;y avoir quelqiie erreur dans les tranfverfales , qui ne fera pas dans lesnbsp;points; car il eft affez difficile de faire pafler des lignestoujoursprécifémentnbsp;par oü. f on veut, amp; il eft rare que les divifions répondent toujours exaóte-ment au milieu du point par lequel on avoit eu intention de les faire paf-fer; amp; fi Ton joignoitau quart de eerde un micrometre attaché ï la lunetenbsp;fixe de f inftrument, on pourroit fe pafler des divifions par tranfverfales,nbsp;amp; les points fuffiroient, puifque le micrometre donneroit, par le moyennbsp;d’un fil mobile , 1’intervale ququot;il y auroit depuis le point le plus prochenbsp;jufquT fendroit oü fe trouveroit le fil, fans qu’on fut fujet a 1’eftime ,•nbsp;toujoui's incertaine , a caufe qu’on n’eft pas toujours für de 1’endroitquenbsp;coupe précifément le cheveu fur la tranfverfale comme fur le point ; ilnbsp;fuffiroit pour cela que le filet mobile put haulFèr ou baifler au-defliis 3Cnbsp;au deflbus du filet horifontal fixe de i o minutes de degrez, ou unpeu plus.^

M' le Chevalier de Louville, de 1’Academie des Sciences, fe fert avec fatisfadion , pour fes obfervations, du quart de eerde conftruit de cettenbsp;fa§on.

II nous faut maintenant parler des lunetes de longue vue, amp; par quel moyen on peut trouver le premier point de la divifion du bord. Je nenbsp;Grois pas qu’on ait jamais rien inventé de plus induftrieux amp; deplusutiknbsp;«n toute 1’aftronomie pratique ; ceux qui ont la vue balfe, amp; les vieillardsnbsp;qui ne peuvent diftinguer les objets qu’a certaine diftance, peuvent par knbsp;fecours des lunetes amp; des fils de foie très-déliez, voir aufli diftinétementnbsp;les objets éloignez que ceux qui ont la vue très-fine ; ils peuvent auflinbsp;contempler les aftres, comme s’ils étoient proches amp; trés-grands, amp; dé-figner leurs vrais lieux. Ces lunetes ont deux verresjdontl’un eft l’objedifnbsp;pofé vers 1 objet vifible amp; proche le centre du quart de eerde; 1’autre eftnbsp;l’oculaire, lequel doit être placé a 1’autre bout de la lunete,.vers l’ceil dc-1’obfervateur^

L’objedif eft unc lentille dé verre immobile, ferracment attachée dans un cadre defer ou de cuivre, lequel eft arrêté avec des vis autour du centrenbsp;de l’inftrument. Du cóté de foculaire on met deux fils delbieferencon-trans a angles droits, dans un cadre de fer , auquel on les attache aveCnbsp;de la cire fur une petite piece de cuivre, de tellc lorte que 1’un foit perpcn-'nbsp;diculaire au plan de 1 inftrument, amp; que l'autre lui foit parallde.

Le verre oculaire doit être mis dans un tuyau pour pouvoir favancef ©u reculer fuivant ksdifferentes vues; la diftance entre la lentille objeéÜv®

amp; les fils de foie, doit,,autantque faire fe peut, être bien égale a k k*'

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BE CER.CLE ASTHONOMICXUE. Liv.VECh.I. i$9 fueur du foyer de ladite lentille. Ces lunetes doivent être difpofées denbsp;telle foi'te que la furface de la lentille de verre commc plane, 8c le plaftnbsp;dans lequel font les fils de foie foient paralleles amp; equidiftans entre euxnbsp;amp; perpendiculaires a la ligne droite, conduite par le centre de la lentille amp;nbsp;par le point ou fe croifent les fils. Ces lunetes s'ajuftent derrierel’inftru-ntent,afin que le bord de cuivre divife n^en foit aucunement embarraflé.

Entre les cadres qui foutiennent les lunetes, on met un tuyau de cuivre ou de fcr, compofé de deux parties , dont Tune s’enchSffe dans Tautre,nbsp;afin que Ton puiffe facilement Toter des cadres par le moyen des virolesnbsp;qui les tiennent enfemble.

La lentille convexe oculatre doit s’approcher des fils de foieous’en re-culer, felon la diverfe conftitution de 1’ceil de Tobfervateur, afin qu’il puiflc Voir diftindtement 1’objet éloigné amp; les fils de foie.

Ce verre oculaire fe place dans un petit tuyau mobile, dont la plus grande partieeft cachée dans un autre tuyau , comme on le voit par la figure 7.

Toutes les fois que Ton veut nettoyer le dedans de la lentille objective ou remettre des fils de foie a la place de ceuxquiferompent, ondétachenbsp;de ces cadres le tuyau compofé de lames de cuivre.

_ Mais la conftrudlion de la lunete oculaire fera bien plus commode fi au P/g. lieu d’un cadre fimple on fe fert d'une petite boete quarrée, épaifled’en'nbsp;viron quatre lignes, dont les deux cotez oppofez qui font paralleles aunbsp;bord du quart de cercle ayent une renure felon leur longueur , dans la-quelle fe puiffe mouvoir une petite platinede mediocre êpailfeur, percéenbsp;par le milieu d’une ouverture ronde affez grande.

Sur la furface de cette platine reprefentée par la figure a, on tracerade part amp; d’autre les deux diametres de ladite ouverture, dont 1’un eft parallelenbsp;*u bord, amp; 1’autre lui eft perpendiculaire, afin d’y pouvoir applrquer les^nbsp;bis de foie, amp; les bien remettre en leur place toutes les fois qu’on lesre-Rouvelle. Cette platine eft fort utile pour approcher ou reculer les fils denbsp;loie aiitant qu’il eft befoin; Sc quand ils feront bien placez on fera tenir avecnbsp;la cireladite platine a la petite boete, laquelle doit être garni® de fonnbsp;couvercle a coulifle, pour garantir les fils de foie de I’injure du terns amp; denbsp;tout autre accident.

Le dedans du tuyau doit être noirci avec de la fumee de réfine, afin garantir I’ceil des rayons trop forts qui partent de 1’objet lumineux ,

^ que par ce moyen la vifion en Ibit plus parfaite. La figure yquot;quot;'fait voir la conftruétion de la boete ou porte-filets dans laquelle on peut mettrenbsp;lieu des filets de foie une petite glace, fur laquelle on a tracé deux li-Bties fines a angles droits, telle que nous le verrons en parlant du micrometre^

. La lunete étant preparée amp; placée dans une lituation commode, paral-au rayon du quart de cercle, il faut chercher par la méthode qui'

3 le premier point de la divifion du bord, lequel foit éloigné de po deg.

^ la ligne de foi des lunetes, ou d’une ligne qui lui foit parallele, paflant P^r le centre dudit quart de cercle. Mais auparavant il nous faut parler d©'nbsp;y^fte ligne de foi, au lujet de laquelle M'de la Hire dit, qu’il cut autre-une longue controvcrfe avec des perfonnes fort celebres Sc grandsnbsp;j'. bonomirs, Icfquels prérendoient qu’ii étoit impoffible de trouver unrnbsp;de foi ftaWe amp; conftante dans ces fortes de lunetes, ne failant pas fufli»-®ment attention aux regies de la dioptriq^uc.

A a- hi

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190 CONSTRUCTION ET USAGES DU QUART I) eft evident par la dioptrique que tons les rayons , qui partant d’uanbsp;même point paffent par une lentille deverre, concourent aprèsleurfortienbsp;tous a un même point, que Ton appelle foyer , pourvii toutefois que lanbsp;diftance du point rayonant a la lentille , foit plus grande que le demi-diametre de Tune amp; fautre convexité que nous fuppofons ici egaks; quenbsp;de plus entre les rayons qui du point rayonant tombent fur la furfacenbsp;antérieure de la lentille, celui qui concourt avec la ligne droite qui conjoint les centres des convexitez, ne fouffre aucune refradbion ^ f entrée nonnbsp;plus ququot;a la fortie de la lentille; e’eft pourquoi les points des objetsquinbsp;font dans cette ligne droite, fe reprefentent dans la même ligne que Tonnbsp;nomine faxe du tuyau optique, amp; le point de cet axe qui eft dans le milieunbsp;de fepaifleur de la lentille, s’appelle le centre de ladite lentille.

Si la ligne droite qui paffe par le centre de la lentille, amp; par le point oiifecroifent les fils, convient avec faxe dudit tuyau optique , elle feranbsp;la ligne de foi des lunetes , amp; un objet fort éloigné, pofé dans faxe prolongs,nbsp;paroitra dans le point même ott fe croifent les fils , ni plus ni moins quenbsp;dans les alidades communes ou fon prend pour ligne de foi la ligne droite,nbsp;qui paffant par les femes des pinules , eft conduite jufqu a fobjet. Maisnbsp;quoiqufil n’arrive prefque jamais dans la pofition des lunetes que nousnbsp;avons etablie , que la ligne droite conduite de fobjet au point oufecroi-ferities fils amp; ou fe reprefente ledit objet, convienne avec faxe optique»nbsp;nous ne laifferons pas cependant de trouver cette ligne de foi des lunetesnbsp;quisTtend en ligne droite depuis fobjet jufqifa la reprefentation qui fenbsp;fait au point ou fe croifent les fils ; ce qui fe démontre par le difeoursnbsp;fiaivant.

!C1X.

p/ï/Jc/j?,

fig, 8.

Soit la lentille de verre X V, fon axe A C B , amp; fon centre C; foit en outre f , le point ou fe croifent les fils defoie hors de faxe A C B. Si du pointnbsp;F , qui par la conftruCtion eft éloigné de la lentille, de la longueur de fonnbsp;foyer, quelques rayons paflent ic fortent jufqu’a la furface oppofee de ladite lentille, ils fouffriront une refradlion a leur entree dans ladite lentille gt;nbsp;amp; une feconde refraétion a leur fortie, après quoi ils fecontinuerontpa-ralleles entre eux. Or cesrayons paralleles entre eux le font auffi a unde*nbsp;rayons qui du point F tombent dans la lentille, favotr F E, lequel apreSnbsp;la premiere refraction au point E, paffe par le centre C , car après uoenbsp;feconde refraétion a fa fortie , au point D , il fe continue de D en 0gt;nbsp;parallele au m-ême F E , fuivant la regie de la dioptrique. Mais tous k®nbsp;rayons brifez après la fortie de la lentille font comme paralleles entre euX»nbsp;skis appartiennent a un point O, fort éloigné, e’eft pourquoi ils font aun^nbsp;paralleles au rayon FEO,quide fobjet eft prolongedireiftement au poio*'nbsp;0,amp; e’eft cette ligne droite FEO, que nous appellons ligne defoidao*nbsp;la fufdite pofition des lunetes , amp; elle demeurera toujours la même ,nbsp;fon ne change point la fituation defdites lunetes , cTft-a-dire , quenbsp;lentille de verre amp; les fils croifez foient en la même pofition amp; diftao'^^'nbsp;L'objet O étant en un des points extremes de la droite F E O, fe preft^quot;nbsp;tera au point F.

II eft a remarquer que la diftance entre le rayon principal O D , du point O de fobjet tombe fur la lentille, amp; fon rayon brifé E F, eftnbsp;jours moindre que fépaiffeur de ladite lentille D E , laquelle eft infenfibl^nbsp;amp; de nulle importance dans la diftance d'un objet fort éloigné, amp;

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DE CERCLE ASTRONOMIQUE. Liv.VI. Ch.L 15» cette diftance des rayonsparalleles OD, OEF, eftd’autantmoindrequenbsp;Ia Icntiile fera plus direftement tournee vers la pofnion desfils, commenbsp;nous avons averti en la conftruftion,

Toutefois 11 pourrok fe faire que Ie point F fe rencontreroit dans I’a: '¦ même ; mais il n’eft pas befoin de nous arrêter davantage fur cettenbsp;ïnadere.

II nous faut préfentement expliquer de quelle maniere on peuttrouver rjg, i, Ie premier point de la divifion du bord du quart de eerde. Ayant afFerminbsp;Ie plan du quart de eerde en une fituation vertieale , par Ie moyen dunbsp;111 amp; de fon piomb CD, dirigez la lunete vers un point vifible fortéloi-gné, pofé proehe Fhorifon fenfible , eu égard au lieti oü eft piaeée la lunete de Finftrument; ce que Ton pourra premierement connoitre en mar-ejuant fur Ie bord Ie point B, dans Ie rayon C B, parallele a Faxe dü tnyau,nbsp;que Ton peut connoitre a peu prés; amp; en prenant Ie point D , éloignénbsp;dudit point B , de 90 degrez ; car lorfque Ie fil du pendule touchera Ienbsp;point D , 1’objet qui paroit au point oü fe croifent les fils de fcie , ounbsp;qui fe voit par la lunete, fera proeheFhorifon ; carrhorifon fenfibledoitnbsp;ftire angle droit avec Ie fil du piomb C D. Mais comme nous ne fommesnbsp;point encore certains que la lunete foit parfaitement horifontale amp; de ni-¦veau, on renverfera finftrument en forte que Ie point D foit en haut amp;nbsp;lp centre C en bas ; mais en cette tranfpofition il faut avoir foin que lanbsp;ligne de foi des lunctes foit a la même hauteur qdelle étoit en la premierenbsp;Pofition. Ayant derechef dirigé les lunetes vers Ie point premierementnbsp;obfervé, en forte qukl paroiffe au point oü fe croifent les tils , amp; ayantnbsp;tijufte au centre de finftrument Ie cylindre fur lequd Ie centre C du quartnbsp;de eerdeavoit déja été marqué, on attache Ie clieveu avec de Ia cire furnbsp;Ie bord au point D, qui porte Ie piomb, s’il paffe jufte au centre C, il

certain que la ligne de foi des lunetes eft exadement de niveau 3c dans fhorifon fenfible avec fobjet vihble. Car cette ligne de foi demeu-^ant Ia même dans fune amp; fautre fituation du quart de eerde amp; pro-longée avec la verticale CD, Ie point D fera Ie commencement de la tlivi-Ijon du bord, étant dans Ia ligne verticale amp; fous Ie zenit a fégarddcianbsp;%tie de foi de la lunete ou d’une autre ligne qui lui eft parallele , avecnbsp;I^Iquelles la verticale C D, fait angles droits.

Il'lais fi après avoir renveifc finftrument, Ie cheveu du piomb fufpendu d^ point D ne rencontre pas précifément Ie centre C, i! faudra mouvoirnbsp;^ fil ou Ie cheveu jufqu’a ce qufti paffe par ledit centre C, fans changernbsp;^Ucunemenr la fituation du quart de eerde , ui des lunetes qui doiventnbsp;^^^'jours, comme auparavant, être dreffées vers fobjet; pour lors on mar-ff^era dans fare de eerde DE,décritdu centre C, paffant par Ie point D,nbsp;point E qui fe trouve fous Ic fil.

fil

fituation naturelle de finftrument eft plus grand rlp- droit, c eft-a-dire, fi Ie point de fobjet miré eft au deffous de fho-) tl eft evident que Ia verticale CD prolongée , correfpondante au

lo dis que fi fon divifc en deux parties égales fare D E au point O , rnême point O fera Ie premier point de la divifion, amp; que Ie rayon C Onbsp;un angle droit avec Ia ligne de foi,des lunetes. Ccïte operation eftnbsp;l^-^'re par elle-raême , car la ligne de foi, ou Ie rayon C B qui lui eft paral-ne ebantjeanr point en fune amp; en fautre poiition du quart de eerde ,

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ïpa CONSTRUCTION ET USAGES DIT QÜART

lil du plomb, ftit avec la ligne de foi un angle plus petit ququot;un droit, a favoir, Ie fupplément de Tangle BCD qui eft égaU Tangle B C E ; c’eftnbsp;pouiquoi Tangle B CO ,qui eft moyen entre Ie plus grand amp; Ie plus petitnbsp;qu’iindroit , lequel eft fair par Ie rayonCO,amp;ialignede foi, feradroitgt;nbsp;ce qu'il falloit démontrer.

On pourra encore avoir Ie premier point de divifion en connoiflant un point parfaitement de niveau avec votre ceil; amp; pla^ant la lunete dans cenbsp;point, Tendroitoutombera ie cheveufera Ie premier point de divifion.

On peut faire la preuvc de cette operation , fi Ie fil du plomb paflant par Ie point O, Tobjet fort éloigné paroït au point oü fe croifent les fils»nbsp;Car ayant renverfé Tinftrument ,amp; la lunete étant toujoursdirigéeverslenbsp;même objet, lefilduplombpafferapar les points O amp; C, autrement il ƒnbsp;aura de Terreur dans lesobfervations.

Etant bien afluré du premier point de la divifion, on tracera du centre C deux portions de eerde a un pouce de diftance Tune de Tautre pour ren-fermer les divifions. On fe fervira pour cela d’un compas a coulifle, dontnbsp;les pointes foient bien fines, amp; dont celle du bout puifte avancer ou recu-ler petit a petit par Ie moyen d^une vis amp; d’un écrou qui eft ajufte aunbsp;bout dc la branche du compas j enfuite du point O , premier point dcnbsp;divifion, amp; de la mcme ouverture d’un de ces arcs , on marquera unCnbsp;fedion, puis on divifera cette diftance en deux jufte, que Ton tranfpor-tera au-dela de la fedion qui donnera le point B, amp; qui divifera le quar^nbsp;deceixle en trois également, qui vaudront chacun 50 degrez.

Ces diftances feront encore partagees en 5 , puis en ^ ; enfin cbacunC de ces parties fera divifée en 5 , amp; le quart de cercle fera divife en ponbsp;degrez. On divifera enfuite chaque degré en fix parties egales , qui vau-dront dix minutes.

Les circonferences interieure amp; extérieure étant tres-parfaitement di-vifees de la maniere que nous venons de dire , on tracera des lignes tres-fines en tranfverfales, c’eft-Tdire, du premier point de divifion de Tarc d’en haut,amp; du fecond d’enbas, amp; ainfide fuitede divifions en divifions»nbsp;telle que la figure 6 le montre; puis on partagera la diftance des deux arcs

de cercles en dix également,amp; du centre C on tracera par ces points de divifions neuf arcs de cercles, qui partageront les tranfverfales en dix, amp; parnbsp;ce moyen le quart de cercle fe trouvera divifé de minute en minute. Unbsp;faut fe fervir pour cela de bons compas bien fins, amp; tracer les lignes amp; le#nbsp;cercles bien délicatement; amp; pour les petites divifions , on doit avoir d?nbsp;petits compas a reflbrt, dont les pointes ne foient pas plus grofles qu’wnsnbsp;cguille, amp; d’un bon trace-ligne bien fin.

Outre les 90 degrez du quart de cercle, on continue pour certains ufages la divifion d’environ 5 degrez au-dela du point O.

Toutes les fois que Ton tranfportera cet inftrument par chariots ou des chevaux , il faudra le reétifier de crainte que les lunetes ne foien*nbsp;ébranlées, ce qhi arrive fouvent aux fils de foie , encore même qu®nbsp;Tinftrument ne change pas de place, principalemcnt lorfque lefoleil échauf®nbsp;le tuyau de la lunete;car pour lots les fils fe bandent, amp; puis H’abfenc®nbsp;du foleil ils fe relachent amp; diviennent crêpus, amp; ainfi ilsne font plus pf^'nbsp;pres a faire des obfervations. On peut néanmoins fe paffer de faire la preuv^nbsp;de la lunete, lorfque Ton croira qu il ne fera arrivé aucun changement

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DE C H R C L E A S T R o N o MIQIJ E. Liv. VI. Chap. I. 191 f*ls de foie, puifque Ie verre objeótif demeure immobile amp; toujours Ie mê-Rie, amp; que la courburedesfils cauféedetemsen temspar rhumiditedeTair,nbsp;Ih rétablit Ie plus fouvent au premier beau tems.

E faut remarquer que fi l’on remet de nouvelles lunetesa un inftrument déja divifé, il fera très-difficile de les faire convenir avec la divifion ; c’efl:nbsp;pourquoi en ayant fait f épreuve, comme .nous avons dit ci-devantfonnbsp;connoitra de combien les lunetes font f angle plus petit ou plus grand qu’unnbsp;droit avec Ie rayon qui paffe par Ie premier point de Ia divifion , il faudranbsp;avoir égard ï cette difference en toutes les obfervations ;caf fi eet anglenbsp;plus grand qu’un droit, toutes les hauteursobfervéesferontplusgran-des que les veritables de la quantité de cette difference ; amp; au contrairenbsp;h eet angle eft plus petit qu'un droit, les veritables hauteurs feront plusnbsp;grandes que les obfervées; cependant^n pourroit placer les fils de foienbsp;de telle maniere que la ligne de foi des lunetes feroitun angle droit avecnbsp;^ rayon qui paffe par le premier point de la divifion, en appliquant lesnbsp;fih fur une platine mobile , comme nous avons dit en la conftruétion.nbsp;h'lais comme dans les voyages il faut fouvent faire la preuve de cet inftrument, amp; que la fufdite méthode eft fujete a beaucoup d’incommoditez,nbsp;t^nt paree quhi eft difficile de renverfer 1’inftrument de maniere que Penbsp;tuyau de la lunete refte a même hauteur, qu’a caufe des difterentes refra-dlions de 1’atmofphere autour de 1’horifon a differentes heures du jour,nbsp;Comme auffi par 1’agitation amp; 1’ondulation de fair, amp; autres chofes fein-filables: nous ajoutons ici deux autres méthodes propres a redifier cesnbsp;fortes d’inftrumens, afin que chacun puiffc choifir celle qui lui paroitranbsp;plus commode felon fes tems amp; les lieux.

Seconde méthode pour éprouver U pojition des lunetes de longue vue..

T^Our cette operation nous choififfons un lieu d’ou fon puiffe voir A diftindement un objet éloigné du moins de mille toifes, amp;dontféIe-¦vation fur fhorifon ne furpaffe point le nombredes degrez quefonmar-que fur le bord au-dela du commencement de la divifion, Ayant donenbsp;obfervé la hauteur de cet objet telle qu’elle paroit par les degrez du bord,nbsp;ou mettra devant le quart de cerck, amp; le plus prés qu’il fe pourra , unnbsp;^afe de lai'ge embouchure, qu’on remplira entierement d’eau jufqu’aunbsp;•ommet des bords, le plus a comble que faire fe pourra. Enfuite il fautnbsp;Uaufler ou baiffer le vafe jufqu’a ce que par la lunete on voie ledit objetnbsp;lur la furface de feau comme dans un miroir, ce qui nefera pas difficile,nbsp;pourvu que la furface de feau ne foit pas troublée par fagitation de fair;nbsp;”uus auroBS done fabaiffement de cet objet par réflexion, amp; on le verranbsp;o^ns la fituation droite, car nous nous fervoijs de lunetes compofées denbsp;lentilles de verre convexe qui reprefentent les objetsrenverfez ; maisnbsp;P^r la reflexion, un objet renverféièrenverfe encore une fois; c’efl: pourquoi il paroit droit.

.E faut remarquer eependant que fabaiffement de fobjet peut quelque-ois fb voir fur les degrez du bord comme la hauteur, ce qui arrivera fi angle fak de la ligne de foi amp; du rayon qui paffe par le premier pointnbsp;c la divifion eft plus grand qu’un droit, amp; au contraire, en d autres casnbsp;* hauteur paroitra comme fabaiffement, fi f angle de la ligne de foiavec

Bb

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,94 CONSTRUCTION ET USAGES DU QUART^

Ie rayon qui paffe par le premier point de la divifion eft plus petit qu’Urt droit. Mais en tous les cas, fans avoir égard a Televation ou I’abaifferoentnbsp;marqué fur le bord, le point milieu marqué exaélement entre les deux obfer-vations, fera vertical Sc répondra au Zénith , par rapport a la ligne denbsp;foi des lunetes.

Ayant done trouvé 1’erreur de rinftrument, e’eft-a-dire, la difference entre le premier point de la divifion marqué fur le bord amp; le point qninbsp;répond au Zénith , on tacbera de remettre les fils de foie en leur vraienbsp;pofition, fi cela fe peut faire commodément, finon il faudra avoir égardnbsp;a ferreur que f on a reconnu en routes les obfervations, foit d’elevation »nbsp;foit d’abaiffement.

Mais il faut remarquer que fi Tobjet eft proche amp; élevé fur 1’horifon de plufieurs minutes, il faudra tro^ver la veritable erreurde finftrument»nbsp;par le calcul en la maniere fuivante.

Dans un triangle dont un cóté foit la diftance connue entre le lieu de 1’obfervation Sc f objet, 1’autre cóté foit la diftance entre le point milieunbsp;de la longueur de la lunete, amp; le point de la furfacedefeauou elle eft ren-eontrée par le rayonreflechi avec fangle compris decesdeux c6tez,df2“nbsp;veir fangle ou fare compris entre les obfervations de felevation amp; denbsp;fabaiffement de fobjet , on trouvera par le calcul fangle oppofé au plus-petit cóté; de la quantité de eet angle , il faut diminuer fare entre lesnbsp;obfervations du cóté du quart de eerde prolongé, Sc le point milieu denbsp;fare reftant fera le vrai commencement de la divifion.

Ainfi on peut trouver la diftance entre le point milieu du tuyau del* lunete amp; le point de la furface de feau rencontrée par le rayon refléchi»nbsp;par le moyen d’une regie ou d’un fil tendu Sc prolongé depuis ledit tuyaUnbsp;jufqu a la furface de feau.

Traijicme méthode-

CEtte operation eft fimple,mais les obfervations ne font pas facties a faire. Nousfuppofons en cette méthode , comme en la precedente gt;nbsp;quil y afur le bord du quart de eerde quelques degrez marquez amp;divi'nbsp;fez au-deli du point de 90 de hauteur , qui répond au Zénith. Nous obfer-vons pendant une belle nuit, le tems étant ferein amp; tranquile, la hauteurnbsp;méridienede quelque étoile qui approche de notre Zénith, ayant tournénbsp;vers 1 orient la face divifee du bord de finftrument. La nuit fuivante, oUnbsp;peu de tems apres, nous obfervons femblablement la hauteur méridienenbsp;de la meme etoile , mais la face divifée du bord étant tournée vers f Occident : je dis que le point milieu de fare entre les obfervations eftlepointrnbsp;de 90 degrez, c’éft-a-dire, par ou paffe le rayon parallele de la ligne denbsp;foi de la lunete.

Cette troifieme methode eft fort utile pour prouver la pofition des-lunetcs , que f on ajufte non feulcment aux quarts de eerde, mais princi-palcment aux inftrumens qui contiennent la huitiéme ou fixiéme partie, OU toute autre portion de eerde j car par fon moyen on connoïtra au-quel des rayons de 1 inftxument fera parallele la-ligne de foi defditesnbsp;lunetes.

Nous parlerons d-après de k maniere d’obferver les aftres dans k

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DE CERCLE ASTRONOMIQU E. Llv. VI. Chap.I. 19? ®gt;éridien , ou k médiation du Ciel, amp; de la maniere d’obferver les étoilcsnbsp;*yec les lunetes de longue vue.

De la regie mehile du quart de cerle.

IL ne nous refte plus qu’a parler de la conftrudtion amp;ufage de la regie rig.

dujquart de eerde. Cette regie n’eft autre chofe qu une alidade mobile ®vec une lunete qui fait Ie meme efifet que les alidades des autres inftru-inens pour faire tel angle que 1’on veut avec la lunete immobile amp; atta-chee au quart de eerde. On 1’appelle regie, paree que la prineipalepartienbsp;une regie de fer ou de euivre pereéepar un bout, amp; tellement ajuftéenbsp;eylindre eentral, dont nous avons parlé ei-devant, qu elle ne peut fenbsp;ïi'ouvoir que d’un mouvement eireulaire.

Sur cette regie on attache deux cadres de fer ou de euivre ; dans Ie «adre qui eft vers Ie centre de f inftrunaent on met la lentille objedive ,

amp; dans 1’autre l’oculaire avec les fils de foie qui fe croifent, Icfquels com-Pofent enfemble une lunete de longue vue, femblableen routes fes parties a f autre lunete , dont nous avons ci-devant parlé, laquelle eft attachéeaunbsp;lt;iuart de eerde.

A Textremité de la regie qui joint Ie bord du quart de eerde on fera tine petite fenêtre de la grandeur environ d’un degré, comme ils font mar-Ruez en la divifion du bord. On met a cette petite ouverture un cheveunbsp;tendu, lequel paifant par Ie milieu eft continué au centre du quart de eerde.

Mais comme dans 1’ufage de cette regie un cheveu eft fujet auxdiverfcs inconftances de 1’air , nous mettrons a fa place une lame de corne biennbsp;daire , ou un verre Wane amp; uni, ajufté dans un petit chaffis. Sur fafur-face qui regarde Ie bord de 1’inftrument nousytra^ons une ligne droite,nbsp;laquelle fera dirigée au centre de l’inftrument. On fera tenir ce chaflis è ianbsp;petite fenêtre qui eft au bas de la regie, parlé moyen dequdques vis.

Avant qu^d’en venir a 1’ufage, il faut éprouver la lunete, afin de connoïtre fi celle qui eft immobile amp; attachée a l’inftrument convient avec celle qui eftnbsp;ntobile. Pour eet effet ayant placé horifontalement Ie plan de l’inftrument,

amp; ayant dirigé la lunete immobile vers un point de quelqueobjetvifible, «loigné au moins de 500 toifes, on tournera la regie jufqu’a ce quei’onnbsp;^pper^oive Ie meme objet par la lunete de ladite regie mobile , ou dunbsp;inoins qu’il paroifié dans Ie fil de foie perpendiculaire au plan du quartnbsp;de cercle : car il importe peu que 1’objet foit au point oü fe croifent lesnbsp;fils en chaque lunete , ou dans Ie fil perpendiculaire. Regardez pour lorsnbsp;Ie point de la divifion auquel convient la ligne foi de la regie; que finbsp;ligne marquee fur la feuille de corne tombe juftement fur Ie point denbsp;50 degrez de la divifion, c’eft une marque que lefdites lunetes convien-nent enfemble, finon , ou il faudra replacer ladite feuille de corne pournbsp;la faire convenir , ou bien dans les obfervations des angles il faudra tou-jours avoir égard a la difference qui fe trouve entre Ie premier point dcnbsp;la divifion amp; la ligne tracée fur ladite corne ou verre.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;„ .

Pour ce qui regarde les diftances entre deux objets , foit au ciel, foit fur la terre, Ie plan de l’inftrument étant fitué de maniere que les^ oojetsnbsp;y conviennent gt; on' obfervera les angles de la même maniere que 1 on fait

Bb ij

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XX.

}*la»chegt;

ï^ig.

15)6 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

avec des alidades ordinaires, c’eft-a dire , celles qui font au deiïii-cerclc' ou autres inftrumens, dont nous avons parle au Livre IV.

I 1.

Defer option d’un mfrument pour prendre la hauteur des afres i nomrnk oclans , dr de quelques autres injlrumens fervans a I’afironomi^

DAns le memoire de TAcademie des Sciences de 1718 ,ou ileft parle' de la grandeur amp; de la figure de laterre; M^Caffinlydonne la con-ftrudion du quart de cercle amp; de Toftans; nous ne parlerons ici quedecenbsp;dernier inftrufnent , ayant donne ci-devant la conftruétion du quart denbsp;cercle, fuivant les memoires de M' de la Hire; nous allonsrapporter ce que-dit M' Caffini au fujet de Toétans. Le quart de cercle ne pouvant pasnbsp;toujours être place a caule de fa grandeur dans Ics endroits oil il eft ne--ceflaire d’obferver , on fe fert de I’oftans paree qu il a moins d'étendue^nbsp;amp; que les degrez font d’égale grandeur,

Le rayon de cet inftrument eft de 3 6 pouces, depuis le centre jufqu’a I’ex-tremité du limbeAB C; il reprefente une portion de cercle d\m peu plus' de 50 degrez j on le divife en degrez, amp; les degrez en minutes comme nousnbsp;le dirons après avoir donné la conftruétion de fioftrument amp; de fesdiffe-'nbsp;rentes parties. Le limbe ABC,eft une plaque de cuivre circulaire d'en-viron vingt lignes de largeur amp; d’une ligne d’epaiffeur, ce limbe eft arrêté'nbsp;fixement fur une plaque de fer de figure femblable, il y a une regie de fernbsp;circulaire pofée fur le champ derriere le limbe pour le renlorcer , cettenbsp;regie a d’efpace en efpace divers tenons coudez par le moyen defquebnbsp;on fapplique fixement avee des vis contre le limbe de fer. DL eft unenbsp;regie de fer platte avec un tenon a fon extremite L , qui entre dans lenbsp;limbe ABC, dans une entaille qui eft derriere ou elle eft attacheearafe'nbsp;dudit limbe ; I’autre bout D de cette regie qui eft elargi en ceraie paffe versnbsp;I’autre extremite, amp; forme le centre de rinftrument, elle eft recouverte Snbsp;cet endroit pardevant d’une plaque de cuivre qui eft dreffee exadiement dansnbsp;le plan du limbe de cuivre: cette plaque auffi-bien que la regie qui la fou-tient, eft percee au milieu d’untrou cylindrique de quatre lignes de dia-metre, de forte que ce trou étant bouché exaeftement par un cylindre denbsp;cuivre, le centre de la bafe de ce cylindre qui eft dans le plan de la plaquenbsp;eft auffi le centre de f inftrument.

La regie D L eft renforcee amp; maintenue paria regie de fer KN, elle eft' attachee par un bout a 1# plaque du centre , amp; par fautre bout au limbenbsp;ABC. Il en eft de même de la regie O P, amp; de la regie M F, qui font mifesnbsp;pour maintenir rinftrument amp; font auffi pour la, plupart renforcées par desnbsp;regies fur le champ, amp;arrêtées avec des vis.

Mais je croi que pour que Finftrument fut plus ftable amp; plus folidc, il faudroit que le limbe amp; les branches fuflent forgoes amp;braféescomme finbsp;e’etoit d’une même piece; aprèsfavoirbien drefléon lerenforcerapardet'-riere de regies mifes fur le champ, amp; retenues par des tenons amp; des vis,nbsp;comme il a été dit ci-devant. Il en eft de même pour les quarts de cercle Ssnbsp;les kxtans. Il eft a remarquer que les deux regies O P amp; M E doivent être.

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Ïgt;E L’OCTATSIS. LJv.VI.Chap.IL nbsp;nbsp;nbsp;197

f)ïacéeS de maniere que Ie point de leurs concours avec tout Ie corps de i'inftrutnent fok a peu prés Ie centre de gravké.

On place derriere Ie limbe une lunete R. S, dont Ie tuyau eft quarré amp; dont l’axe doit être parallele au rayon qui paffe par Ie centre amp; par Ienbsp;eommencement de la divifion ; fextrem-ité du tuyau de cette lunete eftnbsp;attachée d’uncótéala plaque ronde DE,amp; defautre au limbe ABC : onnbsp;applique auili derriere Ie limbe une autre’ lunete GI, dont Ie tuyau quinbsp;eft auffi quarré coupe ^ angles droits Ie tifyau de la lunete R.S; enfortenbsp;queia partieF H, eft commune auxdeux lunetes : ce!^ fe fait en taillantles-deux tuyaux a eet endroit, amp; on les retient avec des vis a la regie M F; il eft.nbsp;a remarquer que les bouts de ces deux lunetes doivent être ronds en dedansnbsp;pour y pouvoir faire entrer les petits tuyaux qui portent les filets amp; lesnbsp;terres.

La regie TV qui fert d’alidade eftdefer,amp; la lunete qui eft poféedeffus eft ronde amp; de cuivre;elleaversuHe decesextremitezducótéde Fobjeêtifnbsp;line plaque ronde, qui eft percéed’un trou cylindrique du diametre égalnbsp;i celui qui eft au centre de Finftrument ; afin que Ie même cylindre quinbsp;paffe par ce trou entre auffi exa(%ment dans cette plaque. Vers Fex-tremité de la Iwnete TV ducoté de Foculaire,iI y a demêmequ’a Fali--dade du quart de eerde, une piece coudée qui embraffe Fépaiffeur du limbenbsp;avec une vis par deffous pour arrêter Falidade dans la fituation que Tornnbsp;Veut, amp; un petit chaffis par-deffus qui porte un cheveu que Fon dirigenbsp;par Ie moyen dfime couliffe; ce cheveu doit être dirigé au centre amp; peutnbsp;avancer ou reculer amp; être arrêté fixement a Falidade par Ie moyen denbsp;deux vis.

Les trois lunetes SR, GL, VT, ont chacune au foyer commun du Verre objeêtif amp; de Foculaire , un chaffis qui entre a couliffe par Fun desnbsp;cótez amp; qui porte deux Ibies qui fe coupant a angles droits doivent êtrenbsp;paralleles aux cótez de la lunete. On les arrête dans cette fituation par Ienbsp;®ioyen de deux vis. Nous allons expliquer ceci un peu plus en detailnbsp;par Ie moyen de la figure 2”'. Cette lunete eft compolëe de deux pieces rig.

VR, qui entrentexadementFunedansFautre, amp; qui ont vers leurs ^xtremitez , deux quarrez de cuivre M amp; N, d’égale grandeur , perceznbsp;'^hacun d’un trou concentrique , dont la diftance eft un peu plus petitenbsp;ftüe la longueur du rayon de Finftrument. On tourne ces tuyaux de fortenbsp;ftue les cótez correfpondants des deux quarrez foient fur un même plan ,,nbsp;on les arrête dans cette fituation.

Ayant placé dans Ie tuyau F V, un verre objedif vers fon extremité F 5 fait entrer a Fautre extremité V ,un petit tuyau 4^, dont Ia longueurnbsp;égaleacelle du foyer du verre, a Fextremitéde ce tuyau on place'nbsp;fils de foye fimple ae,fg^ qu’on fait croiler a angles droits. On en-*once Ie petit ab, dans Ie grand FV , enforte que les hls ae, fg, foientnbsp;foyer du verre objectif, amp; on les tourne de maniere qu’il foient paralleles'nbsp;cótez des quarrez ; on place Ie verre oculaire a Fextiemité C d’unnbsp;^ütre peril tuyau cd, de même diametre, amp; qui entre exaéèement dans'nbsp;tuyau de ia lunete amp; s'applique au tuyau ab, qui porte les fils. Pour'

^ circonference il foit par tout d’égale épailleur, afin q.ue l’axe du verre-’ Ie même que celui de la lunete..

Bb üj,

^ ftui eft du verre objeélif, il faut quhlfoitbien centr-é, c'eft a-dire quT

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198 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

Pour examiner li ce verre eft bien centré 1’on met la lunete fur un plan horifontaljSc ayant regardé un objet cloigne qui tombe fur 1’intcr-ieftion des tils, on marque exadtement la licuation de la lunete fur le plan,nbsp;on la tourne enfuite fur Ic cóté oppofe en la mettantdans la même iitua-tion , amp; Ton obfcrve ti le même objet tombe lur f interfeöion des tils. S’il ynbsp;a quelque difference, il faut poufler le verre objetftif jufqu’a ce que cenbsp;concours fe fatfe exaclement ; on fait enfuite la même operation tur lesnbsp;deux autres cotez du quarré , amp; ft fobjet fe rencontre de même fur I’in-tcrfedion des tils, on eftafluré que la lunete eft bien centree ; s’il y a quelque difference il faut poufler le verre objedbif de cóté ou d’autre jufqu’anbsp;ce que le même objet fe trouve precifement dans 1’mterfeclion des fils,nbsp;de quelque cóté qu'on pofe la lunete, amp; on arrête fobjeétif dans cettcnbsp;lituation.

La lunete étant en cet état on place les deuxquarrez de cuivre qui font joints a la lunete figure 2 , dans deux chatlis quarrez qui font arrêtezfurnbsp;I’alidade fun vers le bord interieur du limbe; amp; I’autre vers I’extremitenbsp;de Talidadc du cóté du centre, mais a diftance égale du rayon qui partnbsp;du centre, amp; qui paffe par le point de iJlivifion ou f on a marqué 9 o degrez.nbsp;Le diametre interieur de ceschaffiseft un peu plus grand que le diametrenbsp;exterieur des quarrez, amp;ilsont a trois de leurs cótez des vis qui entrentnbsp;a écrou dans leur épaiffeur, amp; fervent a arrêter la lunete apres qu’on 1’anbsp;avancéede cóté ou d’autre, jufqu’è ce que fonaxe foit exaétement paral-lele au rayon qui paflTe par le centre amp; par le point de la divifion denbsp;90 degrez.

ïij. 3*

Tig' 9

Pour obferver les hauteurs apparentes des aftres ou dc quelques autres objets fur 1’horifon artificiel, on a un cylindre de cuivre abde, dont lenbsp;diametre , eft égal au diametre du trou cylindrique du centre de I’in-ftrtiment, figure i amp; dont la longueur ab eft égale a I’epaiffeurdutrou. Onnbsp;arrête fixement fur la furface exterieure de ce cylindre une piece dcnbsp;cuivre perpendiculaire a cette furface. Cette piece a deux petites oreil-Ics il,qui font percées chacune d’un fort petit trou , pour y faire paffetnbsp;une éguille déliée, dont la pointe entre précifément dans le centre du cy-iindrequieftaufli percé d’un tres petit trou en c, 1’on fait entrercc cylindre par derriere 1’inftrument, en forte que fa furface exterieure foit exaétC'nbsp;ment dans le plan du limbe, amp; on fufpend H’éguille qui repond au centrenbsp;un cheveu dont la longueur doit un peu exceder celle du rayon de fin-ftrument, amp; a 1’extremité duquel eft attaché un petit plomb. Lorfqu’onnbsp;fe fert de I’alidade pour obferver les angles de pofition, qui font entrenbsp;divers objets difpofez fur 1’horifon , on a un autre cylindre de cuivre abdt^nbsp;dont le diametre eft égal au trou qui eft au centre de 1’inftrument)nbsp;amp; dont la longueur 46 eft égale a 1’épaiffcur du trou plus celle de 1’ali'nbsp;dade, on fait entrer ce cylindre dans le centre de 1’inftrument, amp; dans celti‘nbsp;de I’alidade, amp; on 1’arrête par le moyen d’une vis f g , qui entre a écroiinbsp;dans fon épaiffeur.

La divifion de cet inffrument fe fait comme au quart dccercleamp;coni' me au fextans ; on le divife en degrez amp; minutes de cette maniere ,nbsp;decj'it du centre fur le limbe deux arcs concentriques éloignez 1’unnbsp;I’autre d’environ i 3 lignes, apres avoir tracé un rayon du centre perpe^'nbsp;diculairc a I’endroit ou doit commencer la divifion, on divife chacun


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DEL^OCTANS. Liv.VI.Ch.II. nbsp;nbsp;nbsp;i

ces arcs en degrez amp; chaquedegréenfix parties qui font chacune de dix minutes. Chacun de ces degrez eft de la maniere qu’on fa reprefenté dansnbsp;la figure 4. On tirc du commencement O de la divifion du eerde inte- 1**nbsp;rieur, une ligne tranfverfale a la divifion X du eerde exterieur , amp;ainfidenbsp;fuite. On divife enfuite laligncOX, en deux partiesproportionnellesauxnbsp;rayons C O , C X, des deux ccrcles, amp; fangle OCX qui eft de dix minutesnbsp;fe trouve divife en deux parties égales au point Z. On divife enfuitenbsp;chacune de ces parties OZ, ZX, en cinq autres parties , ayant égard anbsp;finégalité que ces cinq parties doivent avoir entre elles , ^ caufe denbsp;leurdiverfediftance du centre, amp; fon décrit du centre C, par les pointsnbsp;de ces divifions i, 2, 3, amp;c. des arcs concentriques aux deux arcs O SLT,nbsp;qui divifentijlK)Utes les tranfverfales en dix parties , dont chacune repond anbsp;tine minuteis On fuppofe ici que toutes les operations dont on vient denbsp;parler fe font faites fur Ie limbe de finftiumcnt.

Le pied pour porter finftrument eft compofé de deux barres de fer Fjg,

A B, C D de la figure d'un are, qui fe croifent enfemble a angles droits,

amp; s'appliquent exaétement f une fur 1'autre par le moyen d’une entaille qu’on a faite dans leur commune interfettion. Cês barres font percéesa leur ex-tremité AB,CD, par des écrous ou entrent des vis de cuivre de 7 a 8nbsp;lignes de diametre, qui fervent a haulier ou bailfer le pied. IE eft un canonnbsp;de fer terminé a fon extremité E par un tenon E X ; on fait entrer cenbsp;tenon dans un trou quarré qui eft dans finterfeftion commune des deuxnbsp;barres, amp; onfanête par delfous avecune clavette X-, le canon IE eft foutenu dans une fituation perpendiculaire par quatre barres coudées F M G M,

Hn ln , qui entrent d’un cóté dans le canon en M amp; en N, amp; de f autre cóté dans les extremitez des barres en FG , HL, amp; on les arrêtte par g.nbsp;delfous avec des clavetes. On fait entrer dans le canon I E, une broche OP- ”nbsp;cylindrique qui peut tourner fur fonaxe, amp; que fon arrête dans la fituation que fon veut par le moyen de la vis K , qui eft au canon du pied :nbsp;cette broche eft foudéea une plaquehorifontaleQ^,^uihii eftappliquéenbsp;^ angles droits, amp; qui porte deux virolcs QR , dans lefquelles entre la bro-che X Z, figure 7 qui eft preffec en delfous par un rclTort V, amp; par delTiis **’nbsp;par deux vis ST, quientren|^écroudaas les virolesnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cette broche

XZ,eft jointeaune forte plaque de fer quarrée qui eft fendue par delfous Pour embralferlalunete G I, elle eft attachée par quatre vis au eerde quinbsp;^ft daij^ le centre de gravité de finftrument. Dans eet état, le plan de fin-%Ument4|ui eft perpendiculaire a ia broche XZ,fe trouve dans une fitua-don verticale, amp; fertpour obferverles hauteurs apparentes des objets furnbsp;^horifon ; maislorfqu’on veut le mettredans une fituationhorifontale, on

fert d’un autre genou tel qu’il eft reprefenté dans la figure 8 , qui a une Fig, f, broche femblable a celle de la figure 6; ayant fait entrer cette brochenbsp;dans les viroles QR de la figure 6, enforte que les viroles C Dde la figure 8nbsp;dans une fituation verticale, on fait entrer dans ces dernieres la brochenbsp;^2- de finftrument , lequel on met par ce moyen dans une fituationnbsp;borifontale.

On pourroit fe palfer de ces dernieres broches ou genoux pour mettre i^ftrument horifontalement , en faifant feulement entrer labrocheXZ,nbsp;le canon I du pied de fer ,8c finftrument feroit pofé horifontalement.

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.03

^Ittnche

rig- 10,

CONSTRUCTION ET USAGES

Remarque fur la ^crtfcation des lunetes de cet injlrument.

LOrfque Tangle de pofition,que Tonveut obferver entre deux objets» n’excede pas 50 degrez, on fe fert de la lunete RS, amp; de la iunetenbsp;V T, dont on a regie le cheveu pofé fur le chaffis de la maniere qui a étenbsp;expliquée ci-devant, amp; Ton compte les degrez marquez immediatement au-deffous de la divilion depuis O jufqu’a 50 ; mais loiTque cet angle excedenbsp;5 o degrez , alors on dirige la lunete G1, a un des objets , amp; la lunet?nbsp;mobile VT aTautre objet, amp;c Ton marque les degrez qui font au-de0usnbsp;des premiers, amp; qui commengant par 90 , vont en diminuani jufquT 40 :nbsp;car alors Tangle obferve entre les deux lunetes GIT V, efk^mefuré parnbsp;Tanele VMF complement de Tangle MVR, quieftmarqu^Rir le limbenbsp;depuis le commencement de la divifion , jufquT Tendroit ou eft placé lenbsp;cheveu de 1’alidade.

Les obfervations que Ton fait avec la lunete GI, fuppofent que Ton axe foit exaélement perpendiculaire a Taxe de la lunete R S, c^eft ce qiTon veri-fie en cette maniere- On oblerve avec les deux lunetes RS, T V, bien re-glées , un angle entre deux objets éloignez qui foit entre 40 amp; 5 o degrez ;nbsp;on obferve enfuite Tangle entre les deux objets avec les deux lunetes GInbsp;T V, fi Tangle obfervé par les deux lunetes R S , T V, eft egal a celui trouvénbsp;par les lunetes GI, T V, e’eft une preuve que la lunete GI eft bien reglée.nbsp;S’il Y ^ quelque difference, on en tient compte dans les obfervations faitesnbsp;par les deux lunetes GI, T V.

On peut auffi pour la verification des lunetes deeetinftrument,obfef-ver, lorfque Thorifon eft fibre, les angles qui font entre les objets difpofez tout a Tentour, fi la fomme de ces angles eft égale a 360 degrez, il n’ynbsp;a auGune corredtion a faii'e a ces angles ; mais shls’ytrouve quelque difference, illafautpartagerpar le nombre des angles obfervez tout autournbsp;de Thorifon , pouü en tenir compte dans ceux que Ton obfervera dansnbsp;la fuite,

Defeription de la machine parallaBique, tir^ des memoires de F Academic des Sciences au fujet d'une éclipfe de Venus par la Ltme ,nbsp;le 31. Decembre ipzo. par M. Cafini.

CEtte machine eft tres commode dans la pratique, amp; fort utile dans Taftronoraie. Je vais en donner une defeription en abregé fur cellsnbsp;que M' Caftlni a bien voulu me communiquer, a laquelle il y a fait faif®nbsp;quelques augmentations pour pouvoir atoutes les heures du jour, apper-eevoir les planetes amp; les principales étoilesfixes , amp; faire les memes obfer'nbsp;vations qufon pratique pendant la nuit.

ABEF eft un piédeftal ou fupport forme de plufieurs pieces de bols» dont les deux BI, A I, font affemblces a equerre dans la traverfeEF,^nbsp;-les quatre autres leur fervent d'arc-boutans. A B eft un axe de bois cylfo'nbsp;drique pofé fur ce piédeftal, de maniere que fon inefinaifon A B I, ^nbsp;gard de Thorifon foit égale a la hauteur du pole du lieu cii on obferys»nbsp;cet axe eft engagé a fon extremité inferieure B , dans une piece de boi*nbsp;quarrée G L H M, qui lui eft perpendiculaire, au-dedans de laquelle i! psut


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LA MACHINE PARALLACTIQUE. Liv. VI. Chap. IL zot tourner librement. La partic A fuperieure eft auffi embraffée par deuxnbsp;pieces de bois N CLconcave endedans, qu'on peut ferrer Tune centre Tau-par Ie moyen d'une vis amp; d’un écrou , afin que l’axe puifie tournernbsp;librement fans avoir trop de jeu.

Ces deux pieces fbntprifes dans la piece perpendiculaire A I, amp; Ie bout de Laxe qui eft élargi eft engage dans un parallelogramme , dont deuxnbsp;cótez font joints enfemble, par deux pieces de bois CD,P V, de figurenbsp;lemblable, de J a 6 pieds de longueur amp; retenu par les bouts 8c par desnbsp;traverfes concaves par les bouts amp; par Ie milieu, detrois poucesde largeur.nbsp;Pour former un canal pour y pouvoir pofer une lunete, ces pieces C D, P V,nbsp;5 élargiffent vers Ie milieu dans leur partie inferieure en forme d’un demi-cercle SOR, d’environ buit pouces de rayon , elles ont dans Ie refte denbsp;leur longueur environ' quatre pouces de largeur fur un pouce d’épaifteur.nbsp;On arrête ces pieces de bois 4 l’axe de la machine , par Ie moyen d’unenbsp;^is T,amp; d’un écrou derriere qui paffe par Ie milieu de l’axe amp; par Ienbsp;eentre de chaque demi-cercle, enforte qu’elles puiffent tourner aifémencnbsp;Lir les cótez paralleles de 1’extremité fuperieure de l’axe AB,amp; s’incli-oer diverfement.

On dirige l’axe AB decette machine fur Ie meridien par Ie moyen de fon pied, dont une des traverfes B I eft dans Ie plan vertical qui paffe parnbsp;Ie milieu de l’axe, amp; 1’autre traverfe E F, lui eft perpendiculaire ; amp; on placenbsp;lur les pieces C D, P V , qui fervent de fuport, une lunete de 8 a i o piedsnbsp;‘Ie longueur, plus ou moins, fuivant les obfervations qu’cn a deffein de faire.nbsp;Oette machine en eet état a deux mouvemens , 1’un de faxe autour denbsp;fon centre qui fe fait de 1’orient vers 1’occident , amp; 1’autre du fupportnbsp;‘Ie la lunete Ie long des cótez applatis de l’axe qui fe fait du midi vers Icnbsp;feptentrion.

Pour diriger la lunete de eet inftrument pendant Ie jour a une étoile eju on veut appercevoir, on a divifé un des demi-cerc es en degrez mar-‘Jué O , au milieu , amp; continuant les divifions de cóté amp; d’autre jufqu’inbsp;50 degrez; mais on n*en a befoin du cóté du midi pour ce pays que jufqu’a 41nbsp;degrez ,amp; du cóté du feptentrion que jufqu’a 49 degrez. On a placé unnbsp;index fur la partie applatie de l’axe , dont la direétion eft perpendiculairenbsp;^ «^ct axe, amp; dont la pointe en O répond aux degrez de la divifion. Onnbsp;* auffi divifé fur la plancheGLHM, qui eft perpendiculaire k. l’axe, unnbsp;‘^ercle qui a pour centre Ie point milieu de eet axe, On divifé ce eerde ennbsp;^sgrez , marqué O dans la partie fuperieure, amp; continuant les divifionsnbsp;part amp; d’autre. On attache fixement a 1’extremité B de eet axe une éguillcnbsp;index BO, qui lui eft perpendiculaire, amp; qui eft dirigée de forte quenbsp;^3Xe de la machine amp; la lunete étant dans Ie plan du meridien, 1’extremitcnbsp;p 1’index reponde au commencement de la divifion. II eft évident quenbsp;deux éguilles étant chacune au commencement de la divifion de leurnbsp;^^rcle, Ie centre de la lunete doit être dirigé a l’interfeöion du plan de 1’é*nbsp;‘lUateur avee Ie meridien.

Pour trouver prefentement a telle heure du jour que Ton voudra la ‘^nation d’une étoile dont l’afcenfion droite amp; la declinaifon font con-, on élevera ou 1’on abaiffera Ie fupport CP V D, jufqu’a ce que l’é-ê^nlle marque fur Ie demi- eerde divifé Ie degré de declinaifon de cettenbsp;étoile j qui dok être de O vers R , lorfqu’elle eft meridionale , amp; de ü.

Cc

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aoi nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

vers S lorfciu’elle eft feptentrionale. On cherchera enfuite par Ie moyco de i’afcenfion drcue de cette étoile, ion paflage par Ie meridien, dont lanbsp;difference a Theure donnée érant convertie en degrez, donne la differencenbsp;d’afcenfion droite oriëntale ou occidentale , que fon marquera en faifantnbsp;tourner Taxe j'ufqu'a cc que Téguille BO, fe rencontre fur Ie degré denbsp;difference d'afcenfion droite, qui doit être de O vers G; lorfque Tétoilenbsp;nquot;eft pas encore arrivée au meridien, amp; de O vers L, lorfqu’elie a paffenbsp;Ie meridien ; dans eet état Ie centre de la lunete fera dirigé pour f heure don-néê a f étoile cherchée que Ton appercevra en plein jour.

Longueur ó' grojfeur des pieces de bots dont eet infirument ejl compofé-

L’Arbre IA 5 pieds de hauteur , la traverfe EF 4 pieds amp; demi de longueur, la piece IM 5 pieds, les quatre pieces qui fervent d’arc-boutans ont z pieds amp; demi de longueur: routes ces pieces ont 5 pouccsnbsp;en quarré, faxe a fix pieds de longueur en cylindre , amp; deux pouces denbsp;diametre.

Pour faire connoitre la jufteffe amp; futilité de eet infirument, nous alons-rapportcr Ie difcours que M' Caffini a fait au fujet de 1’éclipfe de venuS par la lune.

Ayant dirigé Ie 3 i Decerobre i 7 z o a trois beures après midi, la lunete ^ venus, dont Ie palfage par Ic meridien amp; la déclinaifon font marquéesnbsp;dans la connoiffance des tems , nous l’apper^ümes vers Ie bord obfcurnbsp;de la lune, nonobfiant que Ie ciel fut couvert de nuages dans fa plus grandenbsp;partie, nous continuames d'obierver ces deux planetes par la lunete de lanbsp;machine parallaélique, en lui donnant fon mouvement d’orient en Occident.nbsp;A 3 heures 1 8' 5 7^^nous obfervames fon immerfion dans la partieobfcurenbsp;de la lune qui arriva dans un inftant. Nous fumes auffi attentifs a oblcr-ver fon immerfion qui parut a 3 heures 33^ 5 z du cóté de la partie-éclairce de la lune. On apper^ut d’abord fur Ie bord de la lune, a difiancenbsp;égale de fes deux cornes, un point brillant qui augmenta dans f efpace denbsp;quelques Econdes, enforte qifon la voyoit a la vue fimple fur Ie bordnbsp;éclairé de la lune ; ce qui fsiloitun fpeétacle fort agréable a la vue. Onnbsp;remarqua aufli avec beaucoup d’attention , fi du cóté que venus regardoitnbsp;Ie bord de la lune, il y avoir des couleurs differentes de celles qui paroif-foient du cóté oppofé qui pullent être caufées par quelque atmolphere;nbsp;mais on n’en remarqua point d’autrcs que celles qui font produkes parianbsp;differente fituation de venus dans la lunete , fuivant qu’elle efi plus prochenbsp;ou plus éloignée du centre, ce que fon examina plufieurs fois. On con-tinua enfuite de voir venus f efpace dkin quart d’heure, pendant lequelnbsp;venus s'éloigna un peu de la lune , après quoi ces deux planetes furentnbsp;cachéesle refiedu foir par des nuages quifurvinrent.

Defeription d un pied pour porter de grandes ïunetes ou tclefcopes

CE pied efi compofé d’un arbre de i o a i z pieds de hauteur, amp;

6 a8 pouces de diametre, il efi pointu par Ie bout d'en bas pour être lig. r«. enfoncé en terre. II y a deux arboutans de bois de la figured’un are, qtiinbsp;fe croifent amp; font appuyezfur terre , par leur empattement qui eft larg^ »

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DES PIEDS A TELESCOPES. Liv.VI. Chaj3.II. 20.3 Jes autres bouts font attachez avec des clous a un eerde de ter quientourenbsp;farbre a un pied amp; demi de hauteur: eet arbre eft encore foutenu dansnbsp;une fituation perpendiculaire par quatre barres de fer qui font attachéesnbsp;^ un autre eerde, qui entoure farbre a 3 pieds de hauteur, amp;iesautresnbsp;bouts de ces barres font attachez avec des clous rivez aux areboutans.

Au haut de farbre , ert une poulie au moins d'uu pied amp; demi dedia-metre,cette poulie eft foutenuede chaquecöté par une piece de fer aflez forte: ces deux pieces de fer fontpercées vers Ie haut, qui eft en eerde,nbsp;d’un trou femblable au trou qui eft au centre de la poulie, amp; on y paflenbsp;Un boulon de fer: les bouts d^en bas de ces pieces de fer font auffi perceznbsp;amp; font joints a une piece de bois forte amp; épaiffe pour fervir comme denbsp;piédeftal ; on perce deux trous acette piece vis a-vis ceux qui font perceznbsp;au bas des deux pieces de fer, amp; on y paffe deux boulons de fer, enfortenbsp;que la poulie eft bien foutenue amp; tourne librement. II y a auffi un grosnbsp;boulon de fer qui eft arrêté fixement au milieu de la piece de bois quinbsp;lert de piédeftal, amp; qui entre affez avant dans Ie corps de farbre, enfortenbsp;que la poulie tourne par ce moyen en tous fens.

On paffe dans Ie creux de la poulie une corde qui fupporte par un bout un plomb ptroportioné au poids du canal de bois dans lequel on pofenbsp;da lunete. On voit par la figure,qua fautre bout de la corde on y paffenbsp;nn anneau de fer,affez large amp; aflez fort pour fupporter Ie poids du canalnbsp;^ de Ia lunete. II y a une vis au milieu du eerde de fer, pour arrêter Ie canalnbsp;* fendroit ou fon veut, amp; fon peut faire hauffer ou baiffer la lunete, anbsp;hauteur convenable , par Ie moyen des bouts de cordes, qui font atta-‘^hez f un au-deffous du plomb, amp; f autre au deffous de f anneau. L'on pourranbsp;^ifémentfe fervir fur ce pied dffine lunete de plus de vingt pieds.

Le principal ufagedecesgrandes lunetes eft pour obferver les aftres,amp; particulierement les éclipfes du foleil. Lquot;on met dans letuyau au foyerdunbsp;¦Verre objeftif, amp; defoculaire, un papier fur lequel on a tracé fix ccrclesnbsp;concentriques, amp; on conduit la lunete vis-a-vis le foleil; alors fimage denbsp;1 éclipfe fe reprefente furie papier blanc, amp; on connoït les doigts éclipfeznbsp;par le moyen des cercles qui font tracez deffus.

Comme eet inftrument eft pour fervir a fair, amp;qu’ileftfujetaêtreex-Pofé a la pluie,il fera bon dquot;y faire paffer plufieurs couches de couleur ^ fhuile.

Igt;iverfes méthodes de decrire la ligne meridienne, ó' placer un qnomon, pour trouver l’inflant ou le centre du foleil pajf é au meridien, amp; pournbsp;regler une pendule au foleil, tirées des Memoires de Mefjieurs de Unbsp;Hire, Cajfni, amp; de Life le cadet, de l’Academie Royale des Sciences.

POur regler les pendules au foleil, on fe fert a fObfervatoire de Paris, 'Tun quart de eerde arrêté au centre du meridien. Au centre de eetnbsp;*‘'gt;ftrument eft attaché une regie qui porte une lunete , dans laquelle eftnbsp;fil parallde au plan du quart de eerde ; ce qui fait que la regie glif-^nt fur le limbe du quart de eerde, le fil dont on vientde parler, decritnbsp;ans le ciel le plan du meridien , ce que fon rcconnoit en obfervant lenbsp;Paffage aftres par les dilferens points du quart de eerde, en même

Cc 4

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J04 nbsp;nbsp;nbsp;, CONSTRUCTION ET USAGES

terns que Ton a determine par !es hauteurs correfpondantes a quelle hcurc de la pendule ces aftres doivent palTer au mcridien. Au defaut de cet in-ftrument,, que tout le monde ne peut pas avoir, non plus qu’un lieu pro-pre pour s’en fervir; Ton regie les pendules au foleil par le moyen des hauteurs corefpondantes ou egales du foleil , lefquelles étant prifes avec unnbsp;e]hart de cercle de mediocre grandeur, donnentTheuredupalTagedu foleilnbsp;par le meridien auffi exactement que ii onfavoit obfervéavec un quart denbsp;cercle placé dans le mur, e’eft a dire que deux ou trois heuresavant midinbsp;on obferve la hauteur du foleil, en marquant exaéiement le terns del’ob-fervation ,par le moyen d’une pendule ï fecondesbien reglée ; ce qu’onnbsp;repete le même jour apres midi, le foleil étant parvenu ^ la même hauteur : il eft clair que fi au terns de 1’obfervation du matin on ajoutc lanbsp;moitie du terns écoulé entre les obfervations corefpondantes, on aura fin-Ibnt oil le centre du foleil a paffe par le meridien. Mais comme chaquenbsp;jour qu’on vent avoir cet inftant il faut repeter ccS obfervations corefpondantes, ce qui eft fort long, amp; fur tout hors le terns des folftices, ou lade-clinaifon du foleil changeant fenfiblement du matin au foir, il eft befoinnbsp;pour corriger cette difference , d’une operation un peu difficile; outrenbsp;qu’il eft alTez rare que le ciel foit découvert le matin amp; Taprès midi, amp;nbsp;plus rare du moins que de le trouver decouvert fculement a midi. C’eftnbsp;pour cela que ceux qui veulent mettre leurs pendules au foleil leplusfou-vent qu’il leur eft polfible , tracent des raeridiennesamp; élevent des gnomons,nbsp;lefquels étant faits avec foin, peuvent donner affez de precifion pour lesnbsp;obfervations aftronomiques.

Par le nom de gnomon, on n’entend d’abord autre chofe qu’un ftyle élevé perpendiculairement fur un plan horifontal, mais comme la penom-bre du bout du ftyle, s’il étoit en plein air amp; fans abri, empecheroit d’a-voir la determination exaéte de f ombre vraie. A ce bout de ftile on a fub-ftitué un trou rond percé au haut de la muraille , ou a la voute d’unenbsp;chambre obfeure, de maniere que Timage lumineufe du foleil, paffant parnbsp;ce trou, on ait fur le plan oppofé, un point qui reponde au centre du trou ;nbsp;mais pour avoir cette image la plus fenfible , amp; en même terns la plus diftin-öe qu’il eft poffible,ilfautobl'erver que le trou doit être fait a une piecenbsp;de cuivre ou de fer fellée horifontalement a 1’endroit qu’on aura trouvénbsp;le plus commode; que 1’endroit duplancher qui revolt 1’imagefoitblanchinbsp;amp; bien de niveau , que le trou ne foit ni trop grand ni trop petit, maisnbsp;a peu pres de la milliéme partie de la hauteur du gnomon , comme il *nbsp;été obfervé dans le grand gnomon de Bologne , laquelle hauteur n’eftnbsp;autre que la ligne perpendiculaire tirée du centre du trou fur le plancher,nbsp;amp; dont le point de rencontre avec le plancher devientle pied du gnomon,nbsp;par lequel doit paffer la ligne meridienne, de la maniere que nous alonsnbsp;expliquer.

• Au terns des folftices, decrivez par une obfervation continue, la voic du centre du foleil fur le plancher; enfuite tracez un cercle dont lepiednbsp;du gnomon foit le centre, amp; ait pour rayon ou demi-diametre une longueufnbsp;telle que le cercle rencontre la voie du centre du foleil aux deux poi»tsnbsp;les plus éloignez entre eux: fi vous coupez en deux parties égalesnbsp;compris entre ces deux points de rencontre , la ligne tirée par ce poin*nbsp;milieu amp; par le pieddu gnomon ferala ligne meridienne»Cette method®

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DES GNOMONS. Liv.VI. Chap.n. nbsp;nbsp;nbsp;20y

’PLanchiC»

Fig. 12*

cfl la plus fimple ,amp; trés facile a entendre; il fun feulement faire qviel-qiies obfcrvations par rapport a la voie du fole:l; cn appellc voie du centre du foleil, OU cone de lumiere celle qui eft decrite fur Ie planclier , parnbsp;Ie rayon qui part du centre du foleil, amp; qui pafle par Ie milieu du troudunbsp;gnomon ; mais pour avoir Ie point milieu de cette voie , il faut d’abordnbsp;tracer une ligne autour de 1’image apparente du foleil; amp; comme cettenbsp;ligne eft apeu pres élliptique,dupied du gnomon comme centre, ilfautnbsp;decrirc un are de eerde qui foit renfermé dans f image. II eft conftantnbsp;t]ue la ligne droite tirée par Ie pied du gnomon amp; Ie milieu de eet are,nbsp;leta Ie diametre de l’image. II eft conftant encore, que ü des deux extre-tnitez de ce diametre, on retranche une portion égale au demi-diametrenbsp;du trou, amp; qu’on divife enfuite Ie refte, a raifon des rayons qui tombentnbsp;du centre du trou fur les extremitez de ce refte, Ie point de divifionferanbsp;Celui de la voie du centre du foleil , amp; fendroit ou doit paffer la lignenbsp;tneridienne. La figure 11 reprefente alTez ce qui vient d’etre dit, pournbsp;tïiettre au fait ceux qui voudront faire cette operation.

II y auroit encore un moyen très-fimple amp; très-commode d’avoir la ligne meridienne, fi 1’on étoit fur d’avoir un cadran folaire, ou une pendule biennbsp;jufte ; ce feroit dans 1’inftantqd’il eft midi a cette pendule ou fur ce cadran,nbsp;de tracer fur Ie plancher l’image apparente du foleil, ou feulement falar-geur par rapport au pied du gnomon. II eft certain que la ligne tirée dunbsp;pied du gnomon, amp; par Ie point milieu de cette largeur, feroit la lignenbsp;^’eridienne, laquelle étant trouvée, il ne refte plus qu’a la divifer, ainfinbsp;^lüe la hauteur du gnomon, en petites parties de quelque mefurc connue,nbsp;Comme font les lignes^du pied de Paris,dont on marquera lenombre,ennbsp;commen^ant du pied du gnomon.

Ce gnomon ainfi préparé, l’ufage en eft très-facile pour les obfcrvations |*ftronomiques. Par exemple, pour obferver la hauteur meridienne du foleil,nbsp;d ne faut,lorfque Ie diametre de fon image fera dans la ligne meridiennenbsp;du gnomon, que marquer exaélement les extremitez de ce diametre, amp;nbsp;chercher enfuite par la méthode que nous venons de donner, Ie point quinbsp;1'cpond au centre du foleil ; d’ou comptant les parties qui fe trouverontnbsp;iufqu’au pied du gnomon, fakes un triangle reétangle , dont Ie cótéfoitnbsp;^8^1 aux parties trouvées fur la ligne meridienne, amp; fautre ^ la hauteurnbsp;du gnomon, vous aurez par la trigonometrie Tangle oppofé ^ la hauteurnbsp;du gnomon, qui fera la hauteur apparente du centre du foleil fur Thorifon.nbsp;Il faut cependant prendre garde que la lame du trou du gnomon, quandnbsp;eft échauffée, brouille tellement Tair quiTcnvironne, que Timage dunbsp;doleil en devient trés incertaine, amp; d’autant plus, que la hauteur du gnomonnbsp;grande; mais pour remedier ^ eet inconvenient, il ne faut qu’avoir lanbsp;precaution de tenir toujours cette lame couverte , hors Ie temps desnbsp;^ufervations.

Voil^ la conftrueftion amp; Tufage du gnomon ordinaire, amp; tel que M*de ^ Idire Ta donnée dans fes tables aftronomiques; mais M' de Lifle Ie cadetnbsp;1 Academie des Sciences, amp; Tun des Aftronomes de TObfervatoire Royal,nbsp;uans Ie gnomon qu’il s’eft fait pour fon ufage, au lieu d’une ligne meridienne tracéc fur Ie plancher , fe fert d’un fil très-fin amp; très-uni, te!quenbsp;c*nt plufieurs cheveux aoucz les uus au bout des autres,lequel fil il placenbsp;^’¦cs-exaétement amp; tout entier dans Ie plan du meridien, amp; a une hauteur

Cc jij

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aoö nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

convenable pour rccevoir dcflbus l’image du foleil fur un papier blanc» amp; faire fes operations. L'avantage de ce gnomon particulier, commeiH^nbsp;montré dans un mémoire qu’il a donné a 1’Academie dcsSciences , eftnbsp;rendre fimage du foleii plus certaine amp; plus diftin6le,ce qui eft en eftctnbsp;Ie point principal du gnomon.

Defcripüon d’un injirument pour prendre la hauteur du foleil , poi^ fervir a deer ire la meridicnne, tirée des memoires de Mr. Cajfninbsp;de hAcademie Royale des Sciences.

La meridienne décrite par la comparaifon du lever amp; du coucher du foleil aux jours des folftices, eft une des plus limples amp; des plus exaöcï

que fon puifle cxecuter, lorfque Ia circonference de fhoriion eft reguliere 7

mais paree que dans Ie continent on n’ajpas tou jours fhorifon libre , a caule des hauteurs ou des njontagnes qui s’élevent fur la furface de la terre, on eftnbsp;obiigé de fe fervir fouvent de fhorifon artificiel, qui corige fhorifonnbsp;fenhble. On fuppofe que la furface de f eau fe conforme naturellement pafnbsp;fa fluidité a celle que la terre auroit fans fes inégalitez, amp; que Ie fil a plornbnbsp;y eft perpendiculaire amp; dirigé au point vertical du ciel. La furface de 1 eaunbsp;tranquile, de mêmeque celle d’un plan auquel un til a plombeft perpendiculaire , eft done cenlée être horiibntale , amp; on s’en 1'ert comme d’unnbsp;horifon artificiel, a f égard duquel on prend les hauteurs apparentes desnbsp;aftres.

XjV.

VLïfiche.

ïig- '}¦

On éleve fur un eerde horifontal un quart de eerde vertical , dont Ie centre eft Ie même que celui du eerde horifontil. On divife ce eerde ennbsp;q. lois 90 degrez, amp; ce quart de eerde en 90 degrez , pour obferver lesnbsp;hauteurs apparentes du foleil amp; des autres aftres fur fhorifon amp; leurs di-ftances au zenith , qui eft Ie point vertical également éloigné de tous lesnbsp;points de fhorifon artificiel. Le quart de eerde étant élevé a plomb lurnbsp;meridienne, fert a prendre les hauteurs meridiennes du foleil amp; des autresnbsp;aftres. Dans une autre fituation dédinante de la meridienne fa bafe marqué la déclinaifon de la meridienne fur la circonference de fhorifon artt-ficiel divifée en degrez de même que le quart de eerde. 11 eftbondedirenbsp;ici que plus eet inftrument fera grand, amp; plus il aura de juftefle, afi» *^®nbsp;le pouvoir divifer en minutes par tranfverfalesau moins de i o ou de 5 ^nnbsp;5 minutes.

On peut par le moyen de eet inftrument trouver la meridienne, en obfef' vant des hauteurs égales du foleil avant amp; après midi les jours des folftices»nbsp;amp; marquant en même tems la fituation des deux verticaux fur le eerdenbsp;horifontal; car divifant fare de fhorifon artificiel compris entre les deu^nbsp;verticaux en deux parties égales, le point de la divifion fera le point hofi'nbsp;fontal du midi exaélement aux jours des folftices. A fégard des autreSnbsp;jours de 1’année, il faut tenir compte d’une petite equation qui varienbsp;divers tems, fuivant les regies connues des aftronomes, amp; on aura larnC'nbsp;ridienne aufli exadtement cju’aux jours des folftices, en prenant des had-tcurs égales du foleil deux ou trois heitres avantamp; aprèsmidi,lorfqUC^^^nbsp;hauteurs varient fenfiblemcnt en peu de tems.

M' Caffini , dans fes memoires , dit que pour tracer Ia meridie»^'^ dans les temples amp; dans les maifons,on fe fert de la lumiere dufoleftci^c

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LA MERIDIENNE. Liv.VLChap.IL nbsp;nbsp;nbsp;207

Ion fait cntrer par une ouverture ronde, par ]aquel]e paffent les rayons folcil Cjui fe terminent au plan horifonta' , amp; y forment l’image dunbsp;^oleil. La trace que cette image decrit par fbn mouvement reprefentc cellenbsp;Ie folcil parcourt dans Ie ciel. Enfuivant pendant quelque tems auxnbsp;iours des folfticesla trace du bord leptentrional, amp; celledu bord meridional du loleil , amp; la marquant fur Ie pavé horifontal une ou deux heuresnbsp;^vant amp; après midi , on trouve dans cette trace deux points égalementnbsp;cloignez du point, oü !a perpendiculaire, tirée du centre de Touverture,nbsp;ïonrbe fur Ie plan horifontal, bun avant amp; l’autre après midi. Ayantdivifénbsp;lintervalle qui eft entre ces deux points en deux parties égales, on tirenbsp;par Ic point de divifion 8c par Ie point vertical une ligne droite qui eftnbsp;la meridienne.

par cette méthode que feu M'Caflini tra^a, il y a plus dcdoans, la bgne meridienne de fiint Petronede Bologne , dont la longueur eft de 2 inbsp;P’eds, qui a éte examinee qo ans après par d’autres methodes très-certaines,nbsp;^ qui a été trouvée precifcment dans la même direèlion ; ce qui s’acorde anbsp;hypothefe la plus communement regue , qui eft que la meridienne nenbsp;rtiangc point de fituation fur la furface de ia terre.

Bianchini amp; Maraldi ont tracé depuis quclques années par ordre du Pape, dans rEglife des Chartrcuxde Rome, une meridienne 1'emblablenbsp;Pour y iaire les oblervations des equinoxes, amp; s’en fervir pour regler Ienbsp;'^‘dendrier Ecclcliaftiquc.

C H A P I T R E III.

Zgt;e h conjlruction dr ufages de differents micrometres.

L’Uti iité du micrometre dans la pratique de baftronomie, a fait imaginer differentes manieres de Ie conftruire, pour en rendre bufage amp; plus facilenbsp;^ plus univerfei , c’cft par Ie moyen de eet inftrument, qu’on a deter-exactement les excentricitez du folei! amp; de la iune , en comparantnbsp;Icürs diametres apparents dans tout leur cours ; comme aufli pour rnefu-les diametres des aftres , amp; les moindres diftances qui ne furpaflenrnbsp;P^int un degré ou un degré amp; demi, amp; pour obferver facilement les eeiipfesnbsp;loieil amp; de lune,

Nous comroencerons par celui qui eft decrit dans les tables aftronomi-'l’-'es de AP de ia Hire, auquel f ai fait quelque changement pour Ie rendre plus commode, en faifant quel’index qui marque les tours de la vis, nenbsp;pas au haut du colet de ladite vis , mais foit toujours au ras de lanbsp;plaque ronde qui eft divilée pour marquer les diftances , comme nousnbsp;'rons ci après.

XX/.

Vlcinche-*

Fig. ï.

Cet inftrument eft compofe de deux cadres recfangles , dont celui D,a ordinairement quatre pouces amp; demi de long, amp;:deuxpouccsnbsp;, i^emi de large: les cótez ABC D , font divifez cn parries égales, amp;nbsp;« qigfiées entre elles d'environ quatre lignes, car c’eft fuivant les tours denbsp;comme nous dirons ci-après; mais de tel.e forte que leS ligncstiréesnbsp;P^r chaque divifion , fbient perpendiculaircs aux cótez A BCD. II fautnbsp;ces lignes foient bien fines amp; bien profond£S,afin que lesfils de foie cj^u'on.

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^o8 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

applique a ees divifions foient comme enfevelis au fond deslignes, amp;bien

tcndus amp; retenus avec de la cire qu’on y attache aux endroits marquez z.

L’autre cadre E F G H, dont la longueur E F, eft de deux pouces amp; demi, s’ajufte de telle maniere avec le premier cadre, que les cotez EF , G Hgt;nbsp;de Fun peuvent fe mouvoir jufte le long des cotez ABCD, de i’autrcjnbsp;ce qui fe fait en les affemblanf en queue daronde cu bifeau amp; a couliffe 5nbsp;face de ce fecond cadre, qui regarde la face divifee du premier eft auftinbsp;garnie d’un fil de foie fort delie, tendu a Fendroit marque 4 , lequel dansnbsp;le mouvement du cadre demeure toujours parallele aux fils du preroiei’nbsp;cadre, enles approchant de tort prés au-deflus Fun de Fautre, fanspour-tant fe toucher. On place au milieu du cote B D, qui eft rcnforcé ‘en eetnbsp;endroit, line vis marquee I, dont le cylindre qui doit avoir environ troJSnbsp;iignesdediametre eft taraude d’un pas fin jeette yis n’eft pas taraudee parlenbsp;bout d’en baut, on y fait un colet fur le tour d’environ fix lignes de hauteur, amp; on y referve un cercle excedant au bas dudit colet d’environ unenbsp;ligne amp; demie ; on paffe ce colet dans le trou du milieu du grand cadrenbsp;qui doit êire jufte de la groffeurdu colet, au ras de Fepaiffeur du cadrenbsp;on lime le colet carrement pour y mettre FindexM, amp; un écrou a oreiiftsnbsp;marque 0«Au-deffusde cet écrouaoreilles, on taraude le reftant du coletnbsp;d’une vis pour y mettre un petit ecrou,afin de pouvoirtout demontrer gt;nbsp;amp; contenir le tout bien ferme : enfuite on fait entrer le bout d’en bas denbsp;la vis dans le trou du petit cadre qui eft taraude, amp; qui eft aulfi renforccnbsp;en cet endroit; alors les chofes étant en cet état en tournant Fecrou anbsp;oreilles, on fera tourner Findex fur la plaque dont nous alonsparler, puisnbsp;la vis I; amp; par ce moyen on fera defeendre ou remonter le petit cadre, amp; parnbsp;confequentle fil de foie qui y eft attache a Fendroit marqué 4.

On met aufli une plaque ronde de deux pouces de diametre, qu’on attache avec deux vis fur Fepaiffeur du grand cadre aux endroits marquez N-On la divife ordinairement en 60 ou en too parties égales, qui fervent ^ compter les tours de la vis, dans les ufages qu’on en fait , amp; ce par lenbsp;moyen de Findex M ,qui dans cette conftruction tourne toujours avec hnbsp;vis au ras dc la plaque ronde. La divifion des cotez du cadre A B C D, lenbsp;fait fuivant la groffeur du pas de ladite vis; car par exemple , li on veutnbsp;que les divifions foient cloignées Fune de Fautre de 10 tours de vis, onnbsp;fait faire 10 tours a ladite vis, amp; on remarque combien le petit cadre anbsp;fait de chemin; fi e’eft quatre lignes,on fait les divifions diftantes Funcnbsp;de Fautre de quatre lignes, amp; on place les filets bien jufte deffus.

On met aufli affez fouvent un micrometre alalunete fixe des quarts dc Cercles qu’on ajufte au foyer de Fobjectif amp; de Foculaire, alors les fift’5®nbsp;qu’on place ordinairement a ladite lunete, font placez en diagonale , afinnbsp;de ne pas faire de confufion avec ceux du micrometre qui font parallelcs»nbsp;on n’en met que deux, 1’un fur le petit cadre, amp; Fautre fur le grand; amp; commenbsp;on a de la peine de voir les tours de vis qu’on a fait fur la plaque rondenbsp;lorfque la lunete eft haute, on fait une divifion au milieu du cote dUnbsp;micrometre qui eft de 5 o parties égales d’un coté, amp; 5 o parties de Fautre,nbsp;e’eft-a-dire 50 parties enmontant,amp; 50 parties en defeendant ; il y anbsp;petit index qui coule au long d’une ouverture , 8c il haulfe amp; baid^nbsp;fuivant les tours qu’on fait faire a la vis, amp; ce par le moyen d’une roncnbsp;dentée qu’on peut faire autour du cercle excedant qui eft au bas du

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Dü MICROMETRE. LIv.VI. Chap.m.

lt;Ielavis, y ajuiter un pignon qui engrene dans ladite roue , a 1'axc duquel pignon, il y ait une vis fans fin dans laquelle fera engage 1’indexnbsp;coule au long de la divifion, amp; ladite vis fans fin le fera defcendre ounbsp;bonter fuivant les tours qu’qn fera faire i la vis I.

Poiirobvier aux changemens quiarrivent facilementaux fils de foie par chalcur ou autrement, M' de la Hire propofeunechofe fort commode ;

¦ ^ eft de placer au lieu de foie une plaque de verre blanc ,ou unmorceau glace mince, bien uni, qu’on ajufte dans une rénure faite au longdunbsp;*^adre. On trace fur ce verre des traits paralleles amp; tres-deliez qui fontlcnbsp;naême effet que la foie. Toute la difficulté confifte a tracer ces lignesbmnnbsp;délicatement, amp; dechoifir une glace bien nette amp; bien polie, car lesde-¦fiuts fe groffiflent extremement quand on les voit dans les lunetes. Onfcnbsp;fert d'un petit diamant, dont la pointe foit fort fine, pour tracer tres-Iegerc^nbsp;nient fur le verre ces lignes. La figure i de laplanche z i,fait aflez connoitrenbsp;ia conftrudèion de ce micrometre, qui eft fort commode pour tous les ufage»nbsp;ftue nous aliens expliquer.

Toute la machine fe joint aux grandes lunetes a obferver, par le moycn ^cs pieces marquees L, qui debordent le cadre amp; qui entrent a couliffcnbsp;dans une efpece de boete de fer blanc parallelogramme , aux deux coteznbsp;de laquelle il y a deux ouvertures circulaires ou font foudez deux bouts denbsp;TUyau, fun pour recevo'ir d’un cóté le tuyau qui porte le verre oculaire ,nbsp;amp; f autre pour recevoir le tuyau qui porte le verre objeftif, de maniere quenbsp;micrometre doit être placé jufte au foyer de ce verre.

Vfage du Micrometre.

IL fc fait au foyer de la lentille ou du verre objeöif une vive repre-fentation des objets au point oü font pofez les fils du micrometre; c’eft Pourquoi fi on ajoute au-devant du micrometre la lentille oculaire qui ennbsp;^oit éloignée de letendue de fon foyer plus ou moins , felon la naturenbsp;^ conftitution des yeux de fobfervateur , les objets amp; les fils''de foic ynbsp;paroïtront diftinöement.

Si done on mefure en lignes ou i z”quot; de pouce la longueur du foyer la lentille objelt;5i:ivc,oucequieft la même chofe, la diftance depuis Ienbsp;Milieu de f épaiffeur de ladite lentille jufqu’aux fils de foie du micrometre,nbsp;^^tte longueur fera a Ia diftance de 4 lignes, qui font f intervale des fils,nbsp;^^omme le rayon ou finus total a la tangente de l’angle compris entre lesnbsp;^^Is paralleles, ce qui eft évident par la dioptrique. Car nous fuppofonsnbsp;la diftance entre 1’objet amp; foeil de fobfervateur eft fi grande, que lanbsp;*®ngueur du foyer de la lentille n’eft d’aucune confequence è fégard denbsp;^^tte diftance; de forte que les rayons qui partent des points de fobjetnbsp;P^flent direéfement par le centre de la lentille jufqu’aux fils, ni plus ninbsp;^pins que fi foeil de fobfervateur étoit placé dans la lentille mêmeobje-. ive. L’experience pourra nous confirmer cette invention, amp;nousfervirnbsp;® *^rouver la même chofe.

par fi fur une petite table blanche amp; bien unie on tire deux lignes droites ^'oires amp; paralleles entre elles, dom f intervale foit tel que d’environ z ounbsp;^ootoifes, eiles foient contenues entre deux fils paralleles du microme-3 dans un lieu commode amp; pendant un teras férein, fans agitation fenfiblc

^ nbsp;nbsp;nbsp;Dd

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210 nbsp;nbsp;nbsp;COKSTRUCTIOK ET USAGES

de l’air, éloigncz la table cle la lunete du micrometre, jufqu’a ce queles lignes de ladite table, qui doit être perpendiculaire a la ligne droitetirecnbsp;de ladite table au micrometre, foient cachées par les fils paralleles duditnbsp;micrometre; pour lors la diftance entre la table amp; Ie verre objedif dunbsp;micrometre fera en méme raifon a 1’intervale des lignes de la table, commenbsp;Ie finus total a la tangente de bangle compris enire deux fils paralleles dunbsp;micrometre.

Faites enfuite mouvoir Ie cadre EFGH par Ie moyen delavis, jufqua

ce que fon fil de foic convienne exaftement a un des fils paralleles de l’autre cadre, amp; remarquez la fituationde 1’index de la vis j faites la tourner juf-qu'a ce que Ie même fil du cadre EFGH convitnne avec Ie fil prochain denbsp;Fautre cadre, ou ce qui eft la même chofe, faites mouvoir Ie cadre EFGHnbsp;par l’efpacc de qiiatre lignes ou d’un tiers de pouce, ce qui fe connoitranbsp;facilement par Ie moyen de la lentille ou verre oculaire de la lunete, la-quelle multiplie les objets, amp; comptez les tours de la vis amp; les parties d’unenbsp;révolution qui convicnnent a l'intervale des fils. Confiruilez enfin unenbsp;table des révolutions de la vis amp; de fes parties qui convienncnt a chaquenbsp;minute amp; a chaque feconde , ayant, comme nous venons de dire, connunbsp;bangle qui convicnt a 1 intervale entier.

Lorfque bon voudra obferver Ie diametre des planetes, ayant dirigé vers une planete la lunete de longue vue amp; fon micrometre, difpofez les fils pafnbsp;Ie mouvepient de la lunete , en tclie forte qu’un bord de baftre atteignenbsp;un des fils paralleles immobiles, Sc tournez bécrou ou la vis jufqu’a ce quenbsp;Ie fil mobile joigne bautre bord de la planete. li eft évident que bon con-noïtra Ie diametre de la planete par la diftance connue entre les fils du micrometre qui contiennent la planete.

Nous avons dit qu’il y a un index au-deffus de la plaque ronde, lequel maf' que fur Ie bord d’un eerde divifé en 6 o ou i co parties égales les fraélionsnbsp;d’une révolution entiere dudit écrou.

Ceue méthode eft commode pour mefurer les diametres apparens des planetes, fi Ie corps de la planete Ié meut entre deux fils paralleles. Cepen-dant il faut remarquer qu’a l’égard du foleil amp; de la lune leurs diametresnbsp;paroiflént fort inégaux a caufe des refraébions; dans les moindres éleva-tions fur bhorifon par befpace de 50 minutes, Ie diametre vertical paroftnbsp;un peu moindre qu’il n’eft en efibt aux environs de bhorifon , amp; Ie diametre horifontal ne fe peut reconnoitre qu’avec bien de la peine, amp; p®^

des obfervations plufieurs foisrepetées,nonplusqueladiftanceentredeuX'

aftres ou entre les cornes de la lune, a caufe de fon mouvement diurne qi^^ paroic fort vite par Ie telefcope ou lunete.

Par la même méthode on peut obferver fur la terre les petites diftances, amp; plus facilement queles corps celeftes, a caufe de bimmobilité de bobjet^*

Si les deux aftres paflent par Ie même meridien a dift'erentes hauteurs Si en differenstems, la difference de leur hauteur donne Ie different éloign^'nbsp;ment oü sis font de béquateur vers 1’un ou vers bautre pole, ce qu’on app^lls^nbsp;leur difference de déclinaifon, amp;bon voit par Ia difference du tems oU i|*nbsp;viennent au meridien , Ie different éloignement oü ils font d’un point de-terminé de l’équateur qui eft Ie premier degréd’Aries, c’eft-Tdire,nbsp;a leur difference en afcenfion droite.

¦ nbsp;nbsp;nbsp;Si les deux aftres font éloigne;t bun c!e bautre , on a dans l’intervale de

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ai I

DU MrCR.OMËTRE.Liv.VLChap.Tir.

P^flage par Ie meridien amp; par Ie micrometre, affez de loifir pour avoir en-tierement flni les operations qui regardent Ie premier avant que d’allerau lecond ; mais s’ils font-fort proches 1'un de f autre, il eft tres difficile denbsp;faire en même tems les deux obfervations, fans compter qif on ne peut pasnbsp;toujours prendre les deux aftresaflez précifémentdans Ie meridien.

M'delaHiredonne Ie moyen de remedier a eet inconvenient en ne fe ^rvant que du micrometre ordinaire. La feule obfervation du paffagedesnbsp;aftres entre les filets, ou fur les filets du micrometre donnerapar deseonfe-^uences faciles la difference de dcclinaifon amp; d’afcenfiondroitejfansfup-pofer même aucun meridien connu ni tracé.

Que fi Pon veut avoir Ia difference de déclinaifon amp; d’afcenfion droite de deux aftres qui ne peuvent pas être compris entre les filsdu micrometre,nbsp;on pourra la trouver par la méthode fuivante.

Fig.

Nous ajuftons au micrometre un fil de foie, que Pon appelle tranfverfal, paree qu’il coupe a angles droits les fils paralleles; on Pattache avec de lanbsp;oire au milieu des cötez AC , BD. Ayant done affermi la lunete amp; Ienbsp;naicrometre cn telle pofition que Pon juge a propos, pourvu que les aftresnbsp;Sne Pon veut obferver puiffent paffer Pun après Pautre par les fils croifez,nbsp;oomme on voit en la figure ^ ,IesaftresAamp;S, on obferveraparlemoyennbsp;d une pendule a fecondes Ie tems que Ie premier aftre A touchera Ie pointnbsp;OU Ie fil tranfverfal AS croife quelqffun des fils paralleles , comme Ad.nbsp;f e micrometre étant difpofé pour cette obfervation, ce qui n'eftd’aucuncnbsp;difficulté, on comptera les fecondes de tems qui s’écouleront entre Pobfer-''ation faite au point A , amp; Parrivée du même aftre au point B , a Ia rencontre d’un autre fil parallele BD. Nous obferverons de même Ie temsnbsp;lt;lue Pautre aftre S rencontrera Ie fil tranfverfal au point S, amp; enfuite aunbsp;point D du fil parallele B D.

Ce fera la même chofe fi Paftre S rencontre premierement Ie fil parallele en D,amp;enfuite Ie fil tranfverfal en S-

Comme Ic nombredes fecondes de tems du mouvement de Paftre A par 1 efpace AB eft au nombre des fecondes du mouvement de Paftre S parnbsp;1’efpaceSD, ainfi la diftance A Cjlaquelle eft connue en minutes amp; fecondes de degré dans Ie micrometre,eft a la diftance CS en même efpecedenbsp;uiinutes amp; fecondes.

Mais il faut convertir les fecondes horaires du mouvement par Pefpace AB , en minutes amp; fecondes de grand eerde, tels que font ceuxdeladi-ftance C A au micrometre, ce qui Ié fait par la regie ordinaire de proportion.

Ayant premierement converti les fecondes du tems dudit mouvement d'A Cu B, que nous regardonsicicomme uneligne droite, ou comme unaredenbsp;grand eerde , en minutes amp; fecondes de eerde, en prenant i 5 minutesnbsp;de eerde pour ehaque minute d’heure, amp; de même des fecondes, enfuitenbsp;fera par une regie de proportion, comme Ie rayon ou finus total, aunbsp;finus de complément de la déclinaifon de Paftre connue; ainfi Ie nombrenbsp;des fecondes de Pare A B auffi connu, au nombre des fecondes de Ia mêmenbsp;clpece contenus en C A, comme are de grand eerde.

, De plus au triangle rectangle amp; reétiligne CAB, les cótez CA, AB ^tant donnez avec Pangle droit en C , nous trouverons Pangle CAB, Scnbsp;luppofant la perpendiculaire CPB du point Cfur A^B, AB fera a CA,nbsp;lt;^omme C A eft a A P.

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2IS nbsp;nbsp;nbsp;CONSTMCTION ET USAGES

Mais au triangle redangle CAP, outre 1’angle droit nous avons Tangle A avec le cote C A, cAft pourquoi comme le rayon ou Gnus total eft a C A,nbsp;ainfi le Gnus de Tangle CAP eft aCP , amp; comme le nombre des fecondesnbsp;horaires du mouvement d^’AenB eft au nombre des fecondes horairesdtlnbsp;mouvement d’S en D, aiuG CP eft ^ CR.; doncen otant CR. deC P, oUnbsp;bien les ajoutant enfemble , G AB amp; SD font de Tun amp; Tautre cote danbsp;point C , nous aurons la valeur de PK en parties de grand cercle , quinbsp;fcra la difference de declinaifon de Tun amp; de Tautre aftre obferve. Nousnbsp;n'avons aucun égard a la difference du mouvement par les efpaces A B

5 nbsp;nbsp;nbsp;D caufee par la difference de declinaifon , paree qffelle n’eft d’aucunenbsp;confequence dans les differences de declinaifon, telles qu’on peut les obfer-ver par le micrometre.

EnGn, comme AB eft a AP,ainG le nombre des fecondes horaires du mouvement de Taftre A obfervé par Tefpace AB,au nombre des fecondes du mouvement du nreme aftre par Tefpace A P , on connoitradoncle terns quenbsp;Taftre A parvient en P. Mais comme le nombre des fecondes horaires par Tefpace A B eft au nombre des fecondes horaires par Tefpace S D; ainh le nombre des fecondes horaires par Tefpace A P, au nombre des fecondes horairesnbsp;par SR. On connoit de plus le terns que Taftre Seft parvenu en S, ^ quoinbsp;Ton ajoute le terns par S R, G les rencontres A amp; S font du même cóté dunbsp;point CjGnon il faut fouftraire le terns par SR du terns de TobfervatioUnbsp;en S, pour avoir k terns que Taftre S eft parvenu en R. Or la differencenbsp;de Tarrivee des aftres en P amp; R, e’eft-a- dire, a un même eerde meridien jnbsp;fera kur difference d’afcenGondroite,laquellefepourraréduireendegrez

6 nbsp;nbsp;nbsp;minutes par ks regies de proportion. II faut remarquer que nous n’avonsnbsp;ici aucun égard au mouvement propre des aftres, pour la difference du temsnbsp;entre kur rencontre fur le meridien C P.

De cette méthode il eft facile de reconnoitre comment , au lieu du fil paralkle CB D , on peut fe fervir d’un autre parallek qui pafte par h,nbsp;ou de tout autre , comme aufti du paralkle mobile , pourvu quhl s'ynbsp;forme des triangles femblabks, ce qui skntend par ce que nous avons ditnbsp;ci-devant.

Nous pouvons encore faire k même par une autre méthode. Car ayant difpofe ks Gls paralleks de maniere que le mouvement du premier aftre knbsp;faffe fur un defdits Gls % que Ton marque k tems auquel k même aftrenbsp;jencontre k Gl tranfverfal; que Ton obferve de même le tems que Tautrenbsp;aftre arrive au même fil tranfverfal; G cependant on ajufte k Gl paralklenbsp;mobile au fecond aftre fans changer aucunement k micrometre , on trou-vera par k moyen de k diftance des Gls paralkles dudit micrometre , 1*nbsp;diftance entre les paralleks de Téquateur qui paffent par ks lieux defditsnbsp;aftres, qui eft kdifference de kur déclinaifon. Que G de plus, la differencenbsp;du tems entre k paflage de Tun amp; de Tautre aftre park Gl tranfverfal, eftnbsp;eonvertie en minutes amp; fecondes de degrez, on aura kur difference afeen-Gonelk ; ce qui n’a pas befoin d’exemple.

ce

Mais G Ton cherche la même chofe entre quelque aftre amp; la lune ou le fokil , comme par exempk , mercure paffant fous le difque du fokil ;nbsp;ayant premierement placé k micrometre de telle forte que le bord dunbsp;Ibkil parcoure un#des Gls paralkles, on obfervera le tems que ks bordsnbsp;du fokil amp; le centre de mercure toucheront le Gl tranfverfal, amp; par

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DU micrometre. Liv.VI. Chap.III.

terns on connoitra la difference de declinaifon entre mereure amp; le bord du foleil par le moyen du fil parallele mobile , le micrometre demeu-rant immobile.

Qim 1) au terns dc robfervation du premier bord du foleil on ajoute la moitié du terns écoulé entre les pauages de Tun amp; Tautre bord , onnbsp;aura le terns du paffage du centre du foleil par le merne fil tranfverfal:

amp; par ce moyen on aura la difference du terns entre le paflage dii centre du ff)lcil amp; dc mereure par ic fil tranfverfal, e’eft-a-dire, par le cerele meridien.

Cette difference de terns étant convertie en degrez amp; minutes donnera la dif-rence de leur afeenfion droite.

De p!us,comrae le centre du foleil eft dans récliptique, fi dans !c méme terns que ledit centre pafieraparle fil tranfverfal, connoifiant d’ailleurs lenbsp;quot;'^rai lieu du foleil, vous cherchez dans la table faite expres , Tangle denbsp;i’ecliptique avec le cercle meridien, vous aurez auffi Tangle que fait Té-lt;^ftptique avec le parallele du foleil, comrae dans la figure ci-jointe, Tangle OCR, de Técliptique OCB , amp; du parallele de Tequatcur R C.

Ï* C eft le meridien, amp; mereure en M, le centre du foleil étant en C,foit Hg. j, Mr parallele a PC, amp; CR la difference d’atcenfion droite entre lecen-tre du foleil C amp; mereure en M. Mais les minutes de difference d’afeenfionnbsp;droite CRdans le parallele, étant réduites en minutes de grapd cercle j ftnbsp;fait une regie de proportion, en difant, comme le rayon ou finus total aunbsp;firms de complément de la déclinaifon du foleil ou de mereure, ainfi le nom-fire des fecondes de la difference d’afeenfion droite, au nombre des fecon-

tique avec le meridien ;e'eft pourquoi on trouvera Thypotenufe CT,amp; Je cóté RT. Mais fi on ote RT de MR, qui eft la difference de déclinai-

¦fion de mereure en M Rdu centre du foleilC, reftera T M. Ondiraenfuito par la regie de proportion, comme C X eft a X R, ainli X M eft a X O.nbsp;Dt comme C T eft a C R, ainfi T M a M O, M O fera la latitude de mer-cure au terns de Tobfervation, Mais ajoutant XO au cóté CX, on auranbsp;Co pour difference de longitude entre mereure amp; le centre du folciLnbsp;C eft pourquoi connoiffant la longitude du foleil , on trouvera celle denbsp;ruercure.

De plus, fi deux ou trois heures apres la premiere obfervationdemer-

curc enM, on obferve encore une fois la difference de déclinaifon amp; d’af-

cenfion droite de mereure avancé cnN , nous trouverons comme ci-devanf latitude de Mereure M CQ^ difference de longitude du centrenbsp;foleil C ; e’eft pourquoi nous trouverons R lieu du nceud apparent denbsp;Mereure. Mais il faut remarquer que legointde rencontre A dans la droitenbsp;MN, avec Técliptique C B, n’eft point le lieu duditnoeud, eu égard aunbsp;point C, paree qu entre les obfervations faites auxpointsM8fN,lefoleilnbsp;par Ion mouvement propre s eft avancé dequelques minutes, felon 1 ordrenbsp;fignes, ï quoi cependant on n'a pas d’égard dans les obfervations. C’eftnbsp;pourquoi on dira par la regie de proportion , comme la difference desnbsp;latitudes M O, N O moins le mouvement propre du foleil, entrenbsp;fts obfervations faites en M amp; N ; ainfi MO a la diftance O A, d ou 1 onnbsp;trouvera la vraie diftance C A du centre du foleil C au nceud de mereure A,

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114 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

Kous ótons de O Q^e mouvement propte du foleil entre les obfervations, paree que pendant ce tems-la mercure eft retrograde. Mais fi fon mouvement étoit dired , il faudroit ajouter Ie mouvement du foleil anbsp;droite O

Dans les obfervations de mercure en fon pa0age entre les bords du foleil gt; nous n’avons eu aucun égard au mouvement propre du foleil , cotniucnbsp;étant de petite confequence; mais ü nous voulons y avoir égard, il faudranbsp;diminuer CO amp; C(i_de la quantité du mouvement propre du foleil anbsp;raifon du tems écoulé entre Ie pallage du centre du foleil amp; de mercurenbsp;par Ie eerde meridien.

Par la même méthode on obfervera les diftances des planctes entre elles , OU avec les étoiles fixes aux environs de fécliptique , excepté neanmoinsnbsp;quelques minutes,non feulement ^ caufe du mouvement propre des pla-netes, foit vers les mêmes parties, foit vers les parties oppofées, coromcnbsp;nous avons dit du foleil amp; de mercure; mais aufli a caufe de leur éloigne-ment de fécliptique ou de leur trop grande latitude , dont il nous fuffirnbsp;d’avoir ici averti.

II eft a remarquer que cette feconde méthode pour trouver la difference de déclinaifon amp; d’afcenfion droite , n’eft pas plus exaéte que la premiere, quoiqu’elle fe falTc avec moins de calcul; car il eft aflez difficilenbsp;de difpofer les fils du micrometre felon Ie parallele du mouvement diurnc,

ne Ie pouvant faire que par pluficurs épreuves incertaines.

M'dela Hire a inventé encore un autre micrometre, dont la conftru-(ftion eft facile, car ce n’eft autre chofe qu’un double compas, commeil fij- 4. eft ici reprefenté, dont les jambes d’une part, font parexemple,dixfoisnbsp;plus grandes que les autres. II dok être fait de telle maniere que les plusnbsp;courtes jambes fe puiffent introduire par une fentc dans Ie tuyau de lanbsp;lunete amp; fe placer a fendroit du foyer de la lentille objeélive , en fortenbsp;que les pointes très-fines defdites plus courtes jambes fe puiffent appliquernbsp;a tous les objets dépeints au foyer. Car de la même ouverture du compasnbsp;les pointes des plus longues jambes s’appliqueront fur une échelle divife^nbsp;en parties , qui marqueront les minutes amp; fecondes telles qtf elles con-viennent au foyer de la lentille objective; la divifion de cette échelle 1^nbsp;pourra faire par la même méthode, dont nous nous fommes fervi a con-noïtre les'diftances des fils paralleles de f autre micrometre, en difant par lanbsp;regie de 5, commelenombredeslignescontenues en la longueur du fbyei'nbsp;de la lentille objeélive de la lunete, a une ligne, ainfi Ie rayon ou finusnbsp;total, a la tangente de f angle mefuré au foyer fous une ligne. C’eftpour-quoi fi les plus longues jambes contiennent les autres dix fois, dix ligo*^*nbsp;de f échelle mefurerontic même angle, ce qui étant connu, il fera facil®nbsp;de divifer féchelle en minutes ^ fecondes. L’on pourra fe fervir de cenbsp;micrometre pour obferver les diametres des planetes , comme auffinbsp;moindres diftances des aftres amp; des lieux de la terre.

La conftruélion de ce micrometre eft la même qiiecelle que nous avon* donné pour les compas de reduction.

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DU MICROMETRE. Liv. VI. Chap.III. nbsp;nbsp;nbsp;215

lieferqit ion égt;quot; ufage d’un autre micrometre on reticule univerfel, pïïur ' obferver toutes les éclipfes de foleil df de lune.

MOnfieur TAbbé Ie Camus, m’a communiqué la conftruétion d’un micrometre ou reticule, pour avoir immediatement amp; fans aucunenbsp;reduftion , les doits amp; les demi-doits d’une éclipfe. Cette conftruétion eftnbsp;des plus ingenieufes.

Cet inftrument eft un parallelograme de cuivre ABCD, mobile Air fes quatre angles A , B , C, D, amp; fur deux pivots E F, placez au milieunbsp;des cótez oppofez A B D C, amp; en ligne droite avec les centres A B amp; D C,nbsp;les deux regies oppofées AD,BC, doivent être échancrées en forte quenbsp;leurs cótez interieurs MN, P foient en ligne droite, avec les centresnbsp;A D amp; B C, amp; être en bifeau, ou talu vers fexterieure du parallelograme.

Le parallelograme étant ainft conftruit. II faut prendre fur Ie milieu de 'chacune des deux regies AD, BC, un intcrvalle qui puifle comprendrenbsp;le plus grand diametre de la lune, amp; diviier cet intervalle en 24 partiesnbsp;égales par de petites lignes les plus fines amp; les plus profondes qu’il feranbsp;poflible. Cet intervalle doit être environ de 15 lignes amp; demie pour unenbsp;lunete d’environ 10 pieds.

11 faut enfuite placer des filets fur les divifions, amp; les attacher fur les bords exterieurs qui font en pente. Comme ces divifions font fines amp;nbsp;profondes amp; que les regies font faites en pente , elles retiennent facile-rrtent les Alets avec de la cire amp; les cmpechent de s’écartcr a droit ounbsp;quot; gauche, quelque mouvement qu’on donne au parallelograme.

Enfin il faut attacher fur le cóté D C , un demi-cercle denté mobile 3vec le parallelograme fur le pivot F ; amp; le faire engrener dans un pignonnbsp;pour pouvoir rendre le parallelograme plus ou moins oblique en faifantnbsp;toürner avec une petite clef le pignon.

On voit par la conftruélion de cet inftrument, que les filets M P, N Q, amp;c. '^onfervent leur mêmc longueur, amp; feront toujours paralieles dans toutesnbsp;As fituations du parallelograme, paree qu’étantarrêtez fur les bordMN,nbsp;Q^, des bifeaux, ilsicronttoujours égauxala diftanceAB ou DC.Onnbsp;'''oit aufli que les filets pourront fe rapprocher ou s’écartcr également ennbsp;Cendant le parallelograme plus ou moins oblique, amp; pourront par confe-^rient comprendre exaéfemenr toutes fortes de diametres du foleil ou denbsp;A lune, amp; les divifer en doits amp; en demi-doits.

Le parallelograme a trois pouces entre les centres AD, amp;deuxpouces bx lignes entre les centres A B , il eft enfermé dans une boete de cinqnbsp;Ptiuces de longueur fur trois pouces de largeur amp; cinq lignes de hauteur .nbsp;A y a une ouverture ronde aux deux cótez de la boète, d’un poucc fix liÏPésnbsp;diametre, qui a pour centre le milieu du parallelograme ; cetteouver-eft a peu pres de Ia grandeur du foyer des verres de la lunete. II ynbsp;^ ^ufli un petit trou rond vis-a-vis de 1’arbre du pignon qui eft carré ,nbsp;^fin de pouvoir faire mouvoir le parallelograme avec une petite clef fansnbsp;Aenionter la boète qui eft attachée par quatre vis aux quatre coins. Onnbsp;place ce micrometre au foyer des objectifs amp; de 1’oculaire de la lunetenbsp;‘¦'ornme les autres.

II faut reiïiarquer qu’on garnit de filets 14 divifions fi Ton veut avoir les


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2i5 construction et usages

demi-doits, ou 8 divifions fi on ne veut avoir que les doits. II eft faci.tf de voir par Ia figure comment il faut difpofer ces filets , ladite figure icnbsp;trouvera ci-après.

CHAPITRE IV.

Mankre d’obferver les ajlres.

LEs obfervations des aftres qui fe font de jour par les lunetes de longue vue, font faciles , paree que les fils de foie fe voient diftinéle-ment;mais pendant la nuit il faut éclairer les fils avecun flambeau ouune bougie ,enlorte que Ton puifle les voir avec les aftres par Ia lunete, cequinbsp;fe fait en deux manieres.

Premierement, nous éclairons la lentille ou verre objeAif de la lunete gt; en approchaut de ladite lentille une chandellc,maisobliquement, afin quenbsp;fon corps ou fa fumée n’empêchent point les rayons de faftre. Mais fi 1^nbsp;lentille objedive eft un peu enfoncée dans Ie tuyau,ellene pourrapointnbsp;être éclairée a moins que la chandelle ne foitfortproche,cequiempêchenbsp;de voir faftre j amp; fi la lunete a plus de fix pieds , il fera difficile d'éclai-rer fuffifamment Ie verre objedif, en forte que les fils paroiflent biennbsp;diftindement.

Secondement, on fait une ouverture aflez ample au bout du tuyau proefie du cadre oü font attachez les fils, amp; approchant la bougie, les fils amp; l^Snbsp;aftres paroïtront.

Mais cette méthode eft fujette a plufieurs inepnveniens, car la lumiere

eft fi proche des yeux de 1’obfervateur, que fóuvent ils en font incotn-

modez. Et de plus, comme les fils font découverts amp; expofezafair, ib

perdent leur lituation, ou ils fe détendent, ou même fe peuvent rompre.

Cette méthode eft outre cela fujette a un inconvenient qui la doit faire

rejetter abfolument, c’eft qu’elle eft fujette a erreur, en ce que felon 1^

pofition de la lumiere qui éclaire les fils, ils paroïtront en differentes fitua-

tions, a caufe que lorfque Ie filet horifontal , par exemple , fera éclaire

par-deflus, on verra une ligne lumineufe, qfton prendra pour Ie filet ,qni

fera a fa fuperficie fuperieure : amp; au contraire, quand Ie même filet fera

éclairé par-deflbus, la ligne lumineufe paroitra a fa fuperficie inférieure)

fans que Ie filet change de place, amp; ferreur fera du diametre du filet)

qui vaut fouvent plus de fix fecondes.

^'delaElirc a trouvé un expedient pour y remedier : comme il avoit

fo*ent experimenté dans les obfervations, qu’au clair de la lune , dans

un tems un peu brouillé, les fils paroifloient diftinélement, amp;qu’apei‘j®

pouvoit-on les voir lorfque Ie ciel étoit fercin , il lui vint en penfée de

couvrir Ie bout du tuyau de la lunete, du cóté du verre objeftif) d

morceau de gaze ou crêpe blanc très-fin, c’eft-a-dire, fait de fils de fp*®

très-délitz, comme les toiles de foie dont on fe fert pour faire de tamis-

Cette invention lui a réufli, car la bougie placée loin de la lunete) éclat'

roit affez Ie crêpe pour faire voir diftindement les fils, fans empêcher de

voir les aftres. nbsp;nbsp;nbsp;, ^

CCS

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D’OBSERVER LES ASTRES. Liv. VL Chap.lV. n?

Les obfervations du foleil ne fe peuvent faire a moins quc Ton ne mette cntre la lunete amp; TceïI un verre bruni ou enfumc, cequi Ie prépare ainfi.nbsp;Erenez deux morceaux de verre égaux amp; bien polis; fur la furface d\innbsp;de ces verrcs amp; autour de fes bords collez une bande de carton ; mettt'znbsp;fur la fumée d’un flambeau fautie morceau de verre, en Ie remuantfou-vent amp; Ie retirant de tems a autre, de craintequela tropgrande chaleurnbsp;ue Ie fafle caflèr, jufqu’a ce que la fumée y foit fi epaifie, qu a peine ounbsp;puifle voir Ie flambeau; mais il ne faut pas que Ie noir de fumée y foitnbsp;par tout d'égale épaiffeur , afin que Pon puifle choifir celle qui convientnbsp;® la rplendeur du foleil. Et afin que cc noir ne s’elface pas, il Ie faut ap-pHquer fur faurre morceau de verre , dont Ia furface ne touchera pointnbsp;ladite fumée, caufe des bandes de carton qui font entre les deux verres,nbsp;dont enfin on joindra les bords avec une bande de papier collee.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

II faut fe fouvenir qu’obfervant la hauteur du foleil avec une lunete a deux verres, Ie bord fupérieur paroit inférieur.

II y a deux principales fortes d’obfervations des aftres, Tune dans Ic naeridien, amp; fautre dans les cerclesverticaux.

Si Pon connoit la pofition du eerde meridien en plagant Ie plan du «luart de eerde dans Ie plan du meridien par Ie moyen du plomb attachénbsp;au centre , on pourra trouver Ia hauteur meridiene de Paftre , qui eftnbsp;une des principales operations, amp; qui fert de fondement a prefque toutcnbsp;faftronomie.

On peut auffi avoir des obfervations meridien es par Ie moyen d’un horloge a pendule, fi Pon fait Ie tems précis du paflage de Paftre par Ie meridien.

II faut remarquer que les aftres font a même hauteur pendant une minute, devant ou après leur palTage par Ie meridien, pourvünéanmoinsnbsp;que Paftre ne paffe point par Ie Zenith ou aux environs; mais a ce défautnbsp;on obfervera les hauteurs d’un aftre a chaque minute , plus ou moins,nbsp;autour du meridien, que Pon fuppofe déja connu , amp; fa plus grande ounbsp;moindre hauteur, fera fa hauteur meridiene que Pon cherche.

Pour ce qui eft des obfervations qui fe font hors du meridien dans les cercles verticaux, il faudra connoitre la pofition du vertical, ou lacher-oher par la méthode fuivante.

Premierement, Ie quart de eerde amp; fa lunete demeurant dans la même fituation verticale ou il étoit quand on a obfervé la hauteur de Paftre avecnbsp;1 heure de fon paffage par Ie point ou fe croifent les fik de Poculaire , onnbsp;femarquera Ie tems que Ie foleil ou quelque étoile fixe, dont Ia longitudenbsp;amp; latitude font connues, arriveront au fil vertical de la lunete, c’eft-a-, au eerde vertical qui paroït par Paftre amp; par la ligne de foiau temsnbsp;Pobfervation; d’oii Pon connoitra la pofition dudit eerde vertical, amp;nbsp;trouvera Ie vrai lieu de Paftre obfervé.

Mais file foleil ouun autre aftre ne paffe point par Pouverturedu tuyau, ^ que d’ailleurs on ait une ligne meridiene bien tracée fur un terrain biennbsp;niveau dans Ie lieu de Pobfervation , il faut abaiffer un plornb d unnbsp;P^gnon OU de quelque autre corps ferme amp; immobile , éloigné du quartnbsp;eerde de trois ou quatre toiles, fous lequel plomb il y ait une pointenbsp;fer en Palignement du fil, laquelle puiffe marquer la rencontre du filnbsp;P^ï'pendiculaire. Pour lors il faut mettre tout prés delalentille objeéciyenbsp;üite platine de cuivre ou de carte, au milieu de laquelle il y ait une petit?

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i 18 nbsp;nbsp;nbsp;DE LA M A NIE R E

fente, laquelle ètant pofée verticalemciu, paffe par Ie centre de la figure circulaire de la lentille,qi!i nous ticnt lieu de vrai centre. Ccia fait voirnbsp;diftinctement ]e fil du perpendicule, leqiiel ne pouvoit fc voir auparavantnbsp;par la lunete a caufede fa trop grande proximité. C’eft pourqiioi ou re-muera Ie perpendicule jufqifa ceque fon fil convienne avec lefilverticanbsp;de la lunete j amp; par ce moyen on marquera fur Ie plancher Ie point oUnbsp;tombera ladite pointe de fer qiii ell; fous Ie plomb, amp; ce fera un point dunbsp;plan vertical que l’on cherche. Enfuite on fnfpendraun perpendicule de-vant Ie centre de la lentille objedlive, ou vis-a-vis Ie point ou les filsnbsp;croifent, amp; l’on marquera comme ci-devant un point fur Ie plancher»nbsp;lequs! fera anffi dans Ie même vertical ; c’efl: pourquoi fi par ces deuxnbsp;points venicaux on tire une ligne droite qui rencontre la ligne méridiene,nbsp;on aui-a la pofition du eerde vertical de faftre obfervé , par rapport a lanbsp;ligne meridiene, dont Tangle fe mefiirera en prenant des grandeurs cou-nues fur chactinc de ces deux lignes du point ou elles fe rcncontrcnt»amp;nbsp;par leurs extremitez tirant une bafe on aura un triangle, dont les troisnbsp;cótez étant connus , on trouvera Tangle du fommet, qui fera la diftancenbsp;dudit vertical au meridien.

Mafiiere dobferver U hauteur meridiene des ajlres

IL y a trop de difficulté ^ bien placer Ie quart de eerde dans Ie plan du meridien pour pouvoir exadement trouver ia hauteur meridienenbsp;d’un aftre; car a moins de trouver un lieu amp; un mur commode , ou Tqunbsp;puiffe attacher fermement Ie cjuart aftronomique dans Ie plan du meridien, ce qui eft très-difficile a faire, on iTaura point la veritable pofitionnbsp;du eerde meridien propre a obferver tous les aftres , comme nous avons

dit ci-devant. C’efl: pourquoi Ü fera beaucoup plus facile, principalement dans les voyages, de fe fervir d’un quart portatif, par Ie moyenduquelnbsp;on obfervera la hauteur de Taftre un peu avant fon paffage par Ie meridien , a chaque minute de tems, fi Ton peut,iufqu’a ce qu’on trouve ftnbsp;plus grande ou fa moindre hauteur fur Thoriibn. Ainfi quoiquel’onn aicnbsp;pas la veritable pofition du meridien, on ne lailTcra pas d’avoir la hauteurnbsp;meridiene apparente de Taftre.

Quqique cette méthode fok fort bonne amp; exemte d’erreur fenfible, neanmoins fi Taftre paflc par Ie meridien proche du Zénich,on nepourt'inbsp;avoir fa veritable hauteur meridiene que par hazard , par les obfer-vations repetées de minute en minure, puifqu’a chaque minute d’heui'Snbsp;la hauteur augmente environ de r 5 minutes de degré ; amp; en ces fortesnbsp;d obfervations, la fituation incommode de Tobfervateur , la variation denbsp;Tazimut de Taftre, de plufieurs degrez en peu de tems , Ie changementnbsp;qu’il faut faire a Tinftrument, fkladifticulté de Ie bien replacer verticaft-rnent, empêchent de faire les obfervations plus frequentes que de 4 en 4nbsp;minutes d’heures , pendant lequel tems la difference de hauteur eft tinnbsp;degré. C’eft pourquoi en ce cas il fera plus fur de chercher a eonnoitt^nbsp;d’ailleurs la pofition du cercle meridien , ou Ie tems précis que l’aftt®nbsp;paffe au meridien, afin de placer Tinftrument dans ie plan dudit meridien gt;nbsp;OU de Ie mouvoir en force que Ton puifl'e obferver la hauteur de faftre atinbsp;moment qu’il paffe par Ie meridien.

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D’OESEKVERLESASTRES. Llv. VI. Chap. IV. a x g

Bes RefraStions.

AYant obferve la hauteur meridiene de deux étoiles fixes, laquelle foit égale ou peu differente , dont Tune foit vers le fcptentrion amp;nbsp;1’autre'vers le midi, amp; connoiffint d'ailleurs leur déclinaifon , trouver lanbsp;refradtion qui convient au degré de hauteur defdites étoiles fixes , amp; lanbsp;vraie hauteur du pole ou de lYquateur dans le lieude Tobfervation.

Ayant trouvé par le précepte precedent la hauteur meridiene apparente d^une étoile aux environs du pole, fi on y ajoute ou que Ton en ote !c com'nbsp;piément de la^ déclinaifon deladite étoile , on aura la hauteur apparentenbsp;du pole; on aura aufli par la même raifon la hauteur apparente de Vé~nbsp;quateur, par le moyen de la hauteur meridiene d’une 'étoile aux environsnbsp;de réquateur , en ajoutant ou fouftrayant la déclinaifon.

Enfuite ayant ajoute enfemble les hauteurs trouvées de réquateur amp; du pole, la fomme en fera totijours plus grande qu’un quart de cerclei maisnbsp;en otant 9 o degrez de cette fomme, le refte fera double de la refradidhnbsp;de fune amp; 1’autre étoile obfervee K même hauteur; c’eftpourquoiotantnbsp;cette refradion de ladite hauteur apparente du pole ou^de l’équateur»nbsp;on aura leur vraie hauteur.

E X E M P L E.

La hauteur meridiene obfervée d’tine étoile au-dellbus du pole boreal foit de 5 o degrez i 5 minutes , amp; le complement de la déclinaifon de cettenbsp;étoile foit de 5 degrez, done la hauteur apparente du pole fera de 3 5 degreznbsp;1 5 minutes. Semblablement foit la hauteur meridiene apparente , d’unenbsp;autre étoife obfervée aux environs de I’equatcur de 3 o degrez 40 minutes,nbsp;amp; fa déclinaifon meridionale de zq degrez 9 minutes; d’oii I’onconnoitranbsp;la hauteur apparente de l’équateur de 54 degrez 49 minutes. C’eftpourquoi la fomme des hauteurs trouvées du pole amp; de 1’équatcur fera denbsp;90 degrez 4 minutes, dont ayant óté 90 degrez refteraq minutes, qui feranbsp;le double de la refradion a la hauteur de 5 o degrez z8 minutes qui eft environ le milieu entre les hauteurs trouvées; e’eft pourquoi a la hauteurnbsp;de 50 degrez i 5 minutes, la refraobion fera un peu plus de deux minutesnbsp;comme de deux minutes une feconde, amp; a la hauteur de 30 degrez 40 min.nbsp;la refradion fera d’une minute 59 fecondes.

Enfin fi on ote z minutes une feconde de la hauteur apparente du pole trouvée 3 5 degrez i 5 minutes reftera la vraie hauteur du pole 3 5 degreznbsp;1 z minutes 59 fecondes, amp; par la même raifon la vraie hauteur de l’équateur fera de 54 degrez 47 minutes une feconde, qui eft le comple-nxent de la hauteur du pole.

II faut remarquer que la refradion amp; la hauteur trouvée par cette methode fera d’autant plus exadé que la hauteur des aftres fera grande;nbsp;car encore bien que la difference des ha^fteurs de chaque étoile feroit denbsp;deux degrez,ccla n’empêcheroit pas d’avoir la refradion amp; la vraie hauteur du pole, puifqu’au-deflus du 3 o'quot;' degré de hauteur , la differe neenbsp;de refradion entre deux degrez n’eft point fenfible.

Ee ij

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2io nbsp;nbsp;nbsp;DE LA MANIEHÊ

Aiitre méthode pour ohferver les refrASiions.

L’On peut encore reconnoitre la quantité de la refraöion pat l’obfer' vation d’une même étoile, dont la hauteur meridiene foit de po degreZnbsp;OU un peu moindre ; car connoiflant d’ailieurs la hauteur du pole ou denbsp;réquateur dans Ie lieu de hobfervation, par la hauteur meridiene de Té-toüe, on connoïtra fa vraie déclinaifon , puifque les refradtions font in-fcrdibles proche du zénith.

Mais fi a chaque degré de hauteur de 1’étoile on obferve Ie tems marque

}wr une pendule exade, comme auffi Ie tems de fon pafTage par Ie meri-dien que 1’on connoïtra par les hauteurs égales de ladite étoile vers 1’orient amp; vers foccident, nous aurons dans un triangle fpherique trois chofes con-nues ; a favoir, fare de la diftance entre Ie pole amp; Ie zenith, Ie complement de la déclinaifon de l’étoiIe,amp; fangle compris par ces arcs; favoir,nbsp;la difference du tems moyen entre Ie paiïage de fétoile par Ie meridien 8cnbsp;l^n lieu, pour lequel fe fait Ie calcul, convertie en degrez amp; minutes; anbsp;quoi il faut ajouter la partie proportionnellle convenable du moyen mouvement du foleil a raifon de 5 9 minutes 8 fecondes par jour ; c’eft pout'nbsp;quoi on trouvera Ie vrai are du vertical entre Ie zénith amp; Ie vrai lietinbsp;de fétoile.

Mais par fobfervation on a 1’arc apparent de la hauteur de ladite étoile, amp; la difference de ces arcs fera la quantité de la refraftion a la hauteurnbsp;de fétoiL’. Par un femblable calcul on aura la refraétion de chaque degrenbsp;de hauteur.

On peut faire Ie même par Ie moyen du foleil ou de quelque étoile que ce foit , pourvü que fon connoilfe fa déclinaifon , afin qu^’au tem*nbsp;de fobfervation on puifle trouver la vraie diftance du foleil'ou de fe-toile au zénith.

Ayant connu la refraction des aftres il fera facile de trouver la hauteur du pole : car ayant obfervé la hauteur meridiene de fétoile polaire, tantnbsp;au-deffus qu’au-deflbus du pole, Ie même jour, a peu de diftance f un denbsp;fautre , ayant diminué de chaque hauteur la refraétion convenable ,nbsp;la moitié de la difference des hauteurs corrigées, ajoutée a la moindrenbsp;hauteur corrigée, ou fouftraite de la plus grande auffi corrigée, on auranbsp;Ia vraie hauteur du pole.

M''de la Hire a obfervé avec grand foin pendant plufieurs années la hauteur meridiene des étoiles fixes, amp; principalement de firius amp; de Ia

claire de la lyre avec des quarts de cercles aftronomiques très-bien divifez amp; des lunetes très-excellentes a differentes heures du jour amp; de la nuit,nbsp;amp; même pendant Ie milieu du jour , amp; en differentes faifons de fannee-II affure n’avoir remarqué aucune difference dans les hauteurs defditesnbsp;étoiles, que celle qui provient de leur mouvement propre.

Et comme fétoile de firius monte environ jufqffau a 6quot;^ degré du mC' ridien, on pourroit douter fi cRns les moindres hauteurs les refraéfioi^nbsp;d'hiver feroient plus grandes que celles d’été; c’eft pourquoi il a auflt

obfervé avec feu M'Picard les hauteurs meridienes de fétoile nommée Ca-

peila,dans fa moindre hauteur meridiene, qui eft environ de 4 degrez •Si demi en plufieurs differentes failons de 1’année,

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D’OBSË'R.VER LES ASTRES. Liv.VI. Chap.IV.’ ut

Ayant comparé enfemble ces diverfes obfervations amp; fait lesrédudlions néceffaires a caufe du mouvement propte de cette étoile , a peine a-t-ilnbsp;trouvé une minute de difference, laquelle pouvoit provenir d’une autrenbsp;caufe que des refractions. C’cft pourquoi il n’a conftruit quune feulenbsp;table de refraétion du foIeil,deIalune amp;desautres aftres pour toutes lesnbsp;faifons de f année, conformcme#t aux obfervations qu^il en a faites.

Cependsnt on peut croire que les refradlions font fujetes a diverfes-in-conftances autour de f horifon, felon la differente conftitution de fair amp; la nature du terrain haut ou bas, comme M‘'dela Hire fa fouvent experi-tnenté; carobfervant au pied des montagnes la hauteur des aftres qui fem-bloient en rafer Ie fommet , elles luiont paru un peu plus hautes ques’ilnbsp;les avoir obfervées du fommet même ; mais fi on veut ajouter foi auxnbsp;obfervations des autres, les refralt;9:ions font plus grandes , même en éténbsp;dans les pays feptentrionaux que dans les zones temperées.

Maniere de trouver far obfervation Ie tems de l’équinoxe amp; dufoljlice.

AYant connu la hauteur de Tequateur, la refradion amp; la parallaxedu foleil a une même hauteur, il ne fera pas difficile de trouver Ie temsnbsp;que Ie centre du foleil fera dans f équateur; car fi de la hauteur meridiene ap-parente du centre du foleil, Ie jour même qu'arrive féquinoxe, on óte Ianbsp;refraction convenable, amp; qu’on y ajoute la parallaxe, reftera la vraie hauteur meridiene du centre du foleil. Or la difference de cette hauteur amp; denbsp;celle de f équateur , marquera Ie tems du vrai équinoxe devant ou aprèsnbsp;tuidi , amp; fi 1’on divife par 5 9 la fomme des fecondes de cette differencenbsp;trouvée, Ie quotien marquera les heures amp; les fraétions d’heures quhl fautnbsp;ajouter ou fouftraire du vrai midi pour avoir Ie tems du vrai équinoxe.

Les heures du quotien s’ajoutent au tems du midi,fi la hauteur meridiene du foleil squot;eft trouvée moindre que celle de féquateur vers f équi-noxe du printems; mais on ks en fouftrait fi elk s’eft trouvée plus grande, ïi fsut faire Ie contraire vers Tequinoxe d’automne.

E X E M P L E.

Etant donnée la vraie hauteur de féquateur 41 degrcz 10 minutes, amp; ®yant obfervé la vraie hauteur meridiene du centre du foleil 41 degreznbsp;5 minutes i 5 fecondes , laquelle fe connoii par la hauteur apparente du bordnbsp;Supérieur ou inférieur du foleil corrigée par fon demi-diamctre, refraétionnbsp;^ parallaxe, la difference fera de 4 minutes 45 fecondes ou zg 5 fecondes,nbsp;^cquel nombre étant divifé par 5 «gt; j Ie quotien fera 4 ^ c’eft-a-dire, 4 heuresnbsp;48 minutes qu’il faut ajouter a midi , fi Ie foleil eft en féquinoxe dunbsp;Printems , amp; par confequent féquinoxe arrivera a 4 heures 48 minutesnbsp;^près midi. Mais fi k foleil étoit en féquinoxe d’automne, ledit équinoxenbsp;kroit arrivé 4 heures 48 minutes avant midi , c’eft-a-dire a 7 heures 1 anbsp;kinutes du matin.

. A f égard des folftices,iI y abien plus de difficultéa ks determiner que équinoxes, car il ne fuffit pas d’une feule obfervation , paree qu’en cesnbsp;^cius la difference entre ks hauteurs meridienes d’un jour a f autre eft pref-4rie imperceptible. II faudra done prendre exaélement la hauteur meri-

Ee iij


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aix nbsp;nbsp;nbsp;DE LA MAKIERE

diene du foleil, 11 ou ï 5 jours avant Ie folftice, amp; autant de tems apres, tacher de retrouver a peu pres la même hauteur méridiene du foleil, afiunbsp;que par les parties proportionelles du changement de hauteur meridien^nbsp;du foleil, on puilTe exadtement determiner Ie tems que Ie foleil s’eft trouve anbsp;même hauteur , devant amp; après Ie folftice, étant dans Ie même eerde pa-'nbsp;rallele a Tequateur.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•

Ayant done connu Ie tems écoulé entre Tune amp; l’autre fituation du

foleil, il en faut prendre Ie milieu, amp;chercher dans les tables Ie vrai lieu du

foleil quiconvient a ces trois tems. Le milieu de la difference des lieux extremes du foleil s’ajoutera au moindre, afin d'en faire un lieu moyen par comparaifon des extrêmes; mais fi le lieu moyen trouvé par le calcul ne con-vient pas au lieu moyen trouvé par ladite comparaifon, il faut en prendrenbsp;la difference amp;ajouterau tems moyen le temsqui répondacettedifference,nbsp;fi le tems moyen trouvé par le calcul eft le plus petit, amp; au contraire le foU'nbsp;ftraire sfil eft pliis grand, afin d'avoir le tems du folftice.

E X E M P L E.

Le dixiéme jour du mois de Juin Ia hauteur meridiene apparente du foleft a été trouvée dans fObfervatoire royal de 64 degrez 2 y minutes 2 5 fee-amp;Ie 3'”^jour de Juillet enfuite, ladite hauteur meridiene apparente s’eftnbsp;trouvée de64 degrez 28 minutes i 5 fecondes, d’oü fon connoït par ladif'nbsp;ference de déclinaifon en ce tems, que le’foleil eft arrivé au parallele denbsp;la premiere obfervation le 3”“' jour de Juillet a 4 heures i 2 minutes, amp; pa’-'nbsp;confequent le tems moyen entre les obfervations fera le 2 2'quot;' Juin a 2 heiire*nbsp;amp; 6 minutes du matin.

Or par les tables, le vrai lieu du foleil au tems de la premiere obfervation eft 2 fignes , i 8 degrez 5 8 minutes 2 3 fecondes, amp; au tems de I* derniere il eft 3 fignes, i i degrez 4 minutes 52 fecondes, amp; au niili^’^nbsp;il eft 5 fignes, o degré i minute 5 6 fecondes.

Mais la difference des lieux extrêmes eft 2 2 degrez 6 minutes 251 fecondes dont la moitié eft 1.1 degrez 5 minutes 15 fecondes, lefquels ajoutez aUnbsp;moindre lieu font 3 fignes, o degré i minutes 38 fecondes, lequel eft lefic'-^nbsp;moyen par la comparaifon des extrêmes.

Entre le lieu moyen par le calcul 3 fignes, o degré i minute 56 fecondes amp; le lieu moyen par comparaifon, Ia difference eft 18 fecondes, qui cor-refpondent a 7 minutes 18 fecondes de tems qu’il faut óter du tems moyergt;,nbsp;paree que le lieu moyen par le calcul eft plus grand que le lieu moy^^nbsp;par comparaifon. C’eft pourquoi le tems du folftice fera le 2 2®' Juua ^nbsp;ï heure 58 minutes 18 fecondes du matin. Ce qui peut fe confirmernbsp;plufieurs autres obfervations.

II eft a remarquer que ferreur de peu de fecondes , plus ou moin* dans la hauteur du foleil obfervée, peut éloigner d’une heure le folft’^®nbsp;de fon vrai tems, comme en fexemple propofé i o fecondes de haute^fnbsp;ou environ répondent ^ une heure de tems ; c’eft pourquoi cela ne ®nbsp;peut faire qü'avec des inftrumens bien divifez amp; plufieurs obfervatin’^*nbsp;tres - exades.

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D’OBSEKVEIi LES ASTRES. Liv.VI. Chap.IV. 213

Ohjer'vations fakes dans I’obfervatoire royal aux enwrons des foljlices pon avoir la hauteur dupole de Paris dans I’Obfervatoire, csr de la plusnbsp;praside déclinaifon du foleil ou ohliquitè de I'echptique.

AU folftice d’été la hauteur meridiene apparente du bord fuperieur du foleil , recueillie de plufieurs obfervations , s'eft trouvéenbsp;denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;»nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;0^ deg. j j rniu. 2^ lec.

Refraftion a fouftraire nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.35

Parallaxe a ajouter ....... x

Vraie hauteur du bord fuperieur nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.64nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;54nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;52

L)eini-diametre du foleil . nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;15nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4^

Vraie hauteur meridiene du centre nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.64nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;39nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3

la hauteur meridiene apparente du bord fupe-• nbsp;nbsp;nbsp;•nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;18 deg. o min. 24 fee.

40

Au folftice d’hiver rieur du foleilnbsp;Refradion a fouftrairenbsp;Larallaxe a ajouternbsp;Vraie hauteur du bord fuperieurnbsp;I^emi-diametre du foleilnbsp;Vraie hauteur meridiene du centre

: la vraie diftancedestropiques eft

aide qui eft la plus grande declinaif. du foleil

luteur de feouateur a fObfervatoire


Done .....-

La moitie qui Cii. it. nbsp;nbsp;nbsp;.....

La hauteur de fequateur a fObfervatoire Son complement qui eft la hauteur du pole


46 d.

41

48


7 fecondes. 3 amp; demi.nbsp;5 9 amp; demi.nbsp;o amp; demi.


58 m, 29

9

50


obfervations de ïètoile Polaire.

PAr diverfes obfervations de la plus grande amp; de la moindre hauteur meridiene apparente de f étoile polaire, qui eft a f extrémité de la queuenbsp;'ie la petite Ourfe, on conclut la hauteur apparente du pole, comme fanbsp;Marqué M'Picard dans Ion livre de la mefure de la terre, entre les portesnbsp;'ie faint Jacques amp; de faint Martin, aux environs de faint Jacques de lanbsp;Loucherie, 48 degrez 5 2 minutes 20 fecondes.

Laréductionétantfaitefelon la diftancedes lieux, la hauteur meridiene ''pparente du pole a fObfervatoire royal, fera de 48nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;51nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;2

i-a refraction qui convient a cette hauteur .

48

48

4^

49

50 I o

par confequent la hauteur de féquateur. .

^^tinoijfant l’heure ou Ic tems vrai ou apparent quune étoile fxc ou tine planet e paffe par Ie cerclê meridien, trouver la dijfcrence dé af enfionnbsp;droite entre l’étoile fxe ou la planete (f Ie

^onc la vraie hauteur du pole a fObfervatoire ^our laquelle nous prenons

IL faut convertir en degrez de féquateur Ie tems donné depuis midi jiifqu’aupall'agede f étoile fixe ou de la planete, ou bien Ie tems depuisnbsp;'^ür paffage jufqtf a midi, amp; f on aura ce que f on cherche.

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224

DE LA MANIERE E X E M P L E.

La planete de jupiter a paffe par Ie mpridien aio heures du matin j 23 minutes amp; i. 5 fecondes,dontIa diftanèejufqu’a midi, qui eft i heurenbsp;36 minutes 45 fecondes étant convertie en degrez de Téquateur , nousnbsp;aurons 24 degrez 11 minutes 15 fecondes pour la differenced’alcenfionnbsp;droite entre Ie foleil amp; jupiter , au moment que Ie centre de jupiter anbsp;paflé par Ie meridien.

Dans ce problême amp; Ie fuivant nous propofons Ie tems vrai ou apparent , amp; non pas Ie tems moyen ; paree que Ie tems vrai eft plus aifé a con-noitre par les obfervations du foleil, que le tems moyen. Nous explique-rons ce que e’eft que le tems moyen aufli-bien que le tems vrai ou apparent , dans le quatrieme chapitre de ce livre, en parlant de la machine pour les éclipfes.

Connoijfant le tems vrai entre le pajfage de deux étoiles fxes par meridien-, ou hien d’une etoile fixe df d'uneplanete,trouvernbsp;leur difference d’afeenjion droite.

IL faut convertir en degrez de 1’équateur le tems donne entre leurs palfages, amp; y ajouter 1’afcenlion droite du vrai mouvement du foleil qu*nbsp;convient a ce tems; la fomme fera la difference que Ton cherche.

E X E M P L E.

Entre les paflages par le meridien de fetoile du grand-chien nomm^ firius , amp; du cceur du lion nommé regulus , il s’eft écoulé 3 heures 20nbsp;minutes o feconde de tems, 1’afcenfion droite du vrai mouvement du folednbsp;qui convient a ce tems, foit fuppofee de 7 minutes 3 5 fecondes.

e’eft pourquoi convertiffant en degrez de I’equateur lefdites 3 heureS 7 o minutes nous aurons 5 o degrez, aufquels ajoutant 7 minutes 3 5 fecondes la fomme 5 o degrez 7 minutes 3 5 fecondes fera la difference d’afeen-fion droite entre firius amp; regulus.

11 en eft de mêrae d’une étoile fixe amp; d’une planete , ou de deux pi^' netes ; cependant il faut remarquer que fi le mouvement propre denbsp;planete ou des planetes eft confiderable entre le paffage de 1’une Sc denbsp;1’autre par le meridien, il faut y avoir égard.

Maniere d’obferver les éclipfes.

ENtre les obfervations des éclipfes nous avons le commencement amp; fin, 1’immerfion totale amp; 1’émerfion qui fe peuvent eftimer affez exacte'nbsp;ment par les yeux feuls, fans lunetes de longue vue,excepté neanmoins I®nbsp;commencement amp; la fin des éclipfes de lune ou 1’on peut faire errentnbsp;d’une minute ou deux, a caufe qu’il eft difficile de determiner certaio^'nbsp;ment 1’extremite de 1’ombre. Mais la quantité deréclipfe,c’eft-a'dire5 ^nbsp;portion éclipfée du difque du foleil amp; de la lune, laquellc fe mefure p**nbsp;doigts ou I 2“quot; parties de tout le diametre du foleil amp; de la lune, amp;nbsp;minutes ou 60”“ parties defdits doigts, nefepeutbien connoitrefansnbsp;lunete dp longue vue jointe a quelque inftrument. Car 1’eftimation

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D’OBSERVER LES ASTRES. Lïv.VI. Chap.IV.

Ion en peut faire avec lesyeux eftfort fujetea erreur, comme ileftaiféde reconnoitre dansThiftoire des anciennes éclipfes, quoique les obfervationsnbsp;Co ayent été faites par de très-habiles aftronomiques.

Les premiers aftronomes qui fe font fervi de lunetes de longue vuc, garnics de deux verres, favoir, f objedlif convexe amp; foculaire concave dansnbsp;^cs obfervations des éclipfes, obfervoient celles de foleil par la méthode fui-vante. On faifoit un trou aux volets d’une chambre bien fermée, on ynbsp;*p£ttoit Ie tuyau d’une lunete, comme celle que nous venons de décrire;nbsp;öe Ibrte que les rayons du Ibleil paffant par ladite lunete , étoient rc^usnbsp;Ljr un carton ou tablete blanche, fur laquelle on avoit premieremcnt dé-crit un eerde d’une grandeur convcnable, avec cinq autres concentriquesnbsp;amp; également éloignez fun de fautre. Ces cercles avec Ie centre parta-gtoient en douze parties égales tout Ie diametre du eerde exterigur. Ayantnbsp;óonc ajufté ladite tablete perpendiculaire a la fituation du tuyau de la lunete,nbsp;y voyoit f image lumineufe du foleil d’autant plus grande que cette-tablete étoit éloignée de la lentille oculaire vers Ia partie intérieure de lanbsp;chambre ; c’eft pourquoi en l’approchant ou reculant dudit tuyau, onnbsp;cheichoit Ie lieu ou Timage du foleil paroiflbit exadement égale a la cir-conference du eerde extérieur, amp; cn cette diftance on arrêtoit Ia tabletenbsp;avec Ic tuyau de la lunete qui compofoit la machine pour ladite obferva-tion. Enfuite on faifoit mouvoir Ie tuyau felon Ie mouvement du foleil,nbsp;afin que Ie bord lumineuxdefon difquc touchat par tout la 'circonferencenbsp;du eerde extérieur décrit fur la tablete , amp; par ce moyen on voyoit lanbsp;epiantité de la portion éclipfée , amp; de fa plus grande obfcurité, qui feme-Eiroit par Ie moyen des cercles concentriques; on marquoit fheure denbsp;chaque phafe par une horloge a fecondes rectifiée amp; preparée pour cettenbsp;obfervation. La même méthode s'obfervc encore par plufieurs aftronomes,nbsp;ftui fc fervent auffid’un reticule circulaire fait par fix cercles concentriquesnbsp;fiur du papier très-fin qu^on peut huiler pour rendre fimage du Ibleil plusnbsp;ftnfible. Le plus grand de ces cercles doit contenir exaftement fimage dunbsp;foleil au foyer du verre objeeiif d'une funete de 40 a ^o pieds, ces 6 cer-clcs font a diftance égale amp;divifent avec le eerde le diametre du foleil ennbsp;ï i doigts egaux; lorfque ce papier eft'placé au foyer d’une grande lunete,nbsp;diftinguc nettement la^artie du foleil qtii refte éclairée; on ne fe fertnbsp;point alors de verre oculaire.

II y en a d’autres qui fe fervent d’un telefcope garni de deux lentillcs convexes jd’oü s’enfuit le même effet. Mais quoique eet ufage du telefcopenbsp;^oit très-propre pour obferver les éclipfes du foleil, il eft cependant inutilenbsp;pour les éclipfes de lune , a caufe de fon peu de lumiere. D’autres enfinnbsp;le feiyeiit d’un micrometre placé aU'foyer commun des lentilles convexes.nbsp;L^utre la quantité des phafes des éclipfes de Ibleil amp; de lune, que 1’on con-^oJt facilement par ledit micrometre, on peut de plus connoitre les dia-Metres des luminaires ,amp; Ia proportion du diametre de Ia terre a celui denbsp;lune, tant par la portion obfcurcie de fon difque, que par la portion lumi-ueufe a vee la diftance entre fes cornes.

Cette méchoded’obferver les éclipfes par le moyen du micrometre fera fi^aucoupplus utile, fi les divifionsaufquelles s’appliquent les fiis de foie,nbsp;lont faites de forte que lix intervales de fils contiennent ie diametre dunbsp;loleil OU de la lune. Car Ie fii mobile pofé au milieu dc la diftance entre

Ff

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az6 nbsp;nbsp;nbsp;DE LA MAN I ERE

les immobiles, ce qui n’cft point difficile a faire j marquera chacun des

doigts de l’éclipfe.

La raême lunete du micrometre pourrafervir a toutes les autres obfer-vations amp; mefures des écUpfes, comme dans les éclipfes de lune pour obfcr' verl’ombre de la terre, laquelle couvre amp;abandonne les taches.

II refte pourtant une difficulté affez confiderable , cquot;cft de faire pour ehaque éclipfc une divifion nouvelle du micrometre qui puiffe fervird’unnbsp;raifeau commun a toutes les obfervations, car a peine trouve-t-on deuxnbsp;éclipfes en tout un fiecle, aufquelles Ie diametre apparent du foleil ou denbsp;k lune foit Ie même.

C’eft pourquoi M’de la Hire ainventé un nouveau reticule ou raifeau, lequel ayant tous les ufages du micrometre ordinaire, peut fervir a obfervernbsp;toutes fortes d’éclipfes, s’accommodant a toutes les diametresapparens dunbsp;foleil amp; de la lune , amp; dont les divifions ou fils font affez fermes amp; folidesnbsp;pour refifter a tous les changemens amp; inconftances de 1’air , quoiqu’ils foientnbsp;auflidéliezquedesfils de ibie.

La conftrudlion amp; ufage de ce reticule eft telle. Premierement, il faut chot' firdeuxlentillesobjedivesde lunetes de même foyer, ou a peu piès, lel-quelles on joint enfemble ; comme par exemple , Ie foyer de deux lentille®nbsp;enfcmblede 8 pieds, qui eft la longueur d’une lunete, commode pour obferver toutes fortes d’éclipfes, excepténeanmoins Ie commencement amp; knbsp;fin des éclipfes de foleil, oü il faut de plus iongues lunetes pour les determiner exaêlcment.

Secondement, il eft marqué dans les tables que Ie plus grand diametre dc la lune a la hauteur de po degrez eft de 34 minutes 6 fecondes, auquelnbsp;ajoutant i o fecondes, on aura 3 4 minutes 16 fecondes. C’cft pourquoi ünbsp;faut dire par la regie de proportion, comme Ie rayon ou finus total, a knbsp;tangente de 17 minutes 8 fecondes, qui eft moitié de 3 4 minutes 16 fec.nbsp;aiuli S pieds, ou la longueur du foyer des deux lentilles, aux parties dunbsp;picd , lefqueiles doublet’s au foyer de la lunete , contiendront un anglenbsp;de 5 4 minutes 16 fecondes, amp; ce 4quot;quot; nombre doublé fera Ie diametre duditnbsp;raifeau circulaire.

Troifiémtment , fur un verre bien applani, clair amp; poli on décrira lege-rem.cnt avec une pointe de diamant, attachée ^une des jambes du compas fx cercles concentriques amp; également éloignez 1’un de rautre,dont Ie plusnbsp;grand amp; dernier ak Ie demi-diametre égal au 4“' terme ci-devant trouvé.nbsp;On tire aufli fur tous ces ccrcles deux diametres, fe croifans a anglesnbsp;droits. Cette petite platine de verre ainfi preparée étant mife dans le tuyau,nbsp;dont nous avons ci-devant parlé, amp; au foyer de la lunete , fera un raifeau fortnbsp;commode pour obferver toutes les éclipfes de foleil amp; de lune, amp; il divifet^nbsp;cn 1 2 doigts ou parties égales tous les diametres apparens du foleil amp; de knbsp;lune, de la maniere que nous aliens expliquer.

Il eft évident par la dioptrique que tous les rayons qui partent des points d’un objet éloigne apvcs leur refraélion , par deux lentilles convexes oUnbsp;jointes ou peu éloignées, dépeindront au foyer commun defdites lentilk®nbsp;Icur image , laquelle fera d’autant plus grande a proportion que leslen-tiiles feront éloignées 1’une de 1’autre , amp; que la plus petite fera lorfqff^nbsp;ks lentilles feront jointes enfemble. C’eft pourquoi fi les lentilles objectives, dont on fe fen dans cette conftruClion , jfoot mjfes cfiacune en UJ»

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D’OBSERVER LES ASTRES. LIv. VL Chap.IV. tuyau, amp; queces deux tuyaux conviennent fi bien quils fe puiflent em-boèter l’un dans l’autre;l£S lentilles étant conjointes , I’image de Tobjetnbsp;éloÏCTtié, dontles rayons partans des extremitez tomberont dans les lentillesnbsp;fous\nanquot;lede 5 4minutes 16 fecondes furpalTera de lo fecondes Ie plusnbsp;grand diametre apparent de la lune ; c eft pourquoi en éloignant peu \nbsp;peu les lentilles, on trouvera la pofition en laquelle Ie plus grand eerdenbsp;du raifeau pofé au foyer, répond a un angle de 3 4 minutes 6 fecondes.nbsp;Car f image dun objet vu fous un moindre angle, pourra etre egale ^ 1’imagcnbsp;du même objet vüfousun plus grand angle , felon la differente longueurnbsp;des foyers. Mais Ie raifeau a fon tuyau particulier , ce qui fait qu'on Ienbsp;peut éloigner autant qu on voudra des lentilles objeftives. Nous allons icinbsp;rapporter deux méthodes pour trouver les politions des lentilles amp; du raifeau propres a recevoir les differens diametres du foleil amp; de la lune.

Premicrement, dans un lieu bien uni amp; propre a faire des obfervations «veedeslunetes, mettez une table blanche a 2 ou 500 toifes de la lunete,nbsp;amp; diredement oppof^ i la longueur du tuyau , fur laquelle table vousnbsp;aurcz tracé deux lignes droites , noires amp; paralleles, l’intervale defditesnbsp;lit^nes, al egard de la diftance qu’il y a entre ladite table amp; la lunete, fo itnbsp;t(flque Ie requiert un angle de 34 minutes 6 fecondes;de fortequeleditnbsp;intervale des lignes noires reprefenté au foyer des lentilles objedives ynbsp;falTe un angle de 54 minutes 6 fecondes , ce que fon aura par une regienbsp;de proportion en difant de même que nous avons dit pour Ie micrometre.nbsp;Comme Ie finus total eft a la tangente de i 7 minutes 3 fecondes ^ ainfi lanbsp;diftance de la table au tuyau des lentilles objeétives eft a la moitié de l’intervale des lignes noires. Ainfi on cherchera par fcxperience Ie lieu denbsp;chaque lentille objedive fSt du raifeau pofé en leur foyer commun; canbsp;forte que la reprefentation des lignes noires embrafle tout Ie diametre dunbsp;plus grand eerde dudit raifeau. L’on marquera fiir les tuyaux Ie nombrenbsp;54 minutes (n fecondes en chaque pofition des lentilles amp; de leur foyer ounbsp;du raifeau, afin de pouvoir ajufter les lentilles amp; Ie raifeau en leur juftenbsp;diftance toutes les fois qu il s’agira d’un angle de 3 4 minutes 6 fecondes.

Enfuite fi on éloigne davantage ladite table du tuyau, amp; que fi diftance foit telle que f intervale des lignesnoiresfoitlabafe dun angle de 5 3 min.nbsp;par exemple, dont Ie fommet foit aux lentilles de Ia lunete, ce que fonnbsp;connoitra par Ie calcul, en difant,comme la tangente de 16 minutes 50nbsp;fecondes eft au finus total, ainfi la moitié de f intervale des lignes noiresnbsp;eft a la diftance de la table aux lentilles. Or dans cette pofition de la lunetenbsp;amp; de la table ilfaudrachercher la pofition des lentilles entre elles amp; du raifeau, en forte que la reprefentation des lignes noires qui fe fait bien di-ftinSe au foyer des lentilles, occupe tout Ie diametre du plus grand eerdenbsp;du raifeau ; puis fon marquera Ie nombre 3 5 minutes fur les tuyaux a lanbsp;place oü fe doit mettre chacune des lentilles amp; Ie raifeau. Fakes enfuitenbsp;fa même operation pour les angles 52 minutes, 31 minutes, 30 amp; 29 min.

Que fi fon divife en do parties égales les diftances marquees fur les füy^ entre Ips differentes politions des lentilles amp; du raifeau qui conviennent a une minute, on aura leurs politions pour chaque leconde, amp;

par ce moyen Ie même eerde de votre raifeau pourra s’accommoder a tous

fes differens diametres apparens du foleil amp; de la lune,amp; Ie diametre du

F f ij.

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128 nbsp;nbsp;nbsp;D E L A M ANIER.E

plus grand eerde étant divifé en i 2 parties égales, il fervira a connoitrff la quantité de toutes les édipfes de foieii amp; de lune.

La feconde méthode tirée de Toptique , n’étant point fondce fur un fi grand nombre d'experiences , paroïtra peut-être plus facile a quelqucs-uns; car connoitTant les foyers de chacune des lentillesobjedives, on dira :

Commeda fomme de la longueur des foyers des lentilles ( foitde même ? foit de different foyer) moins Ia diftance entre les lentilles eft a la longueur du foyer de la lentille exterieure , moins la diftance entre les lentilles; ainfi Ie même terme eft a un quatriéme,lequel étant óté de la longueur du foyer de la lentille exterieure reftera la diftance de la lentille exterieure au foyer commun des lentilles, qui eft Ie lieu du raifeau.

On connoitra aulTi par la même méthode la pofition du foyer commun des lentilles, fi elles font jointes , par Ie moyen des mêmes termes de lanbsp;regie ci-deffus, amp; fans avoir aucun égard a la diftance entre les lentilles;nbsp;naais pour faire un calcul plus exact il faut compi^r Ie lieu des lentillesnbsp;au milieu de leur épaiffeur.

C’eft pourquoi en fuppofant plufieurs diftancesdifferentes entre les lentilles objeétives , on trouvera la longueur de leur foyer, c’eft-a-dire, Ic lieu du raifeau correfpondant a chaque diftance.

Enfuite on dir3,comme la longueur du foyer connu, au demi-diaraetre du raifeau tel qudl foit ; ainfi Ie rayon a la tangente de f angle qui con-vient au demi-diametre du raifeau.

Par la même méthode on aura auöi la grandeur du eerde exterieur dudit raifeay , en difant , comme Ie rayon a la tangente d’un angle denbsp;17 minutes y fecondes , ainfi la longueur du foyer des lentilles jointesnbsp;qui a été trouvée ci-devant , eft au demi-diametre dit plus grand eerdenbsp;exterieur.

Ayant done ainfi connu Ie nombre des minutes amp; fecondes comprifes dans Ie plus grand eerde du raifeau, felon les differens intervales des lentilles, on lés écrira fur chaque tuyau des lentilles amp; du raifeau ,amp; de ph'Snbsp;on divifera en fecondes les diftances entre les termes trouvez, commenbsp;nous avons dit en la premiere méthode. C'eft pourquoi on trouvera aufli-tót les pofitions des lentilles amp; du raifeau, quicontiendrontlesdiametresnbsp;apparens du foleil amp; de la lune tels qu’il feront propofez.

Que fi 1’on trouve trop de difficulté pour tracer exaéieraent fur Ie verre les cercles concentriques, on n’aura qu'a tracer fur ce verre avec la pointenbsp;du diamant i 5 lignes droites, paralleles entre elles amp; d’égale diftance, avecnbsp;une autre lignc droite qui leur foit perpendiculaire; mais la longueur denbsp;cette perpendiculaire entre les paralleles extremes doit être égale au dia-metre trouvé du plus grand eerde du raifeau, comme nous avons dit ci-devant. On pourra fe lervir de ce raifeau au lieu de celui qui eft compo^^nbsp;de fils de fbie.

On pourra auffi fe fervir d’un verre fur lequel on aura tracé des lignc® avee une pointe tres-fine de diamant^ dans Ie même ordre que feroient 1^*nbsp;fils de foie, foit pour le micrometre , foit pour laluncte de longue vue dunbsp;quart de cercie aftronomique ou du niveau ; car cette petite platine denbsp;verre étant ajuftée dans fon propre cadre, ainfi qu’il a été dit en parlantnbsp;de la conftruéiion du micrometre , fervira aux mêmes ufages que les

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D’OBSERVER. LES ASTRES. Liv. VI. Chap.IV.

lt;3c 'quot;oie. Je crois qu’on n'a encore rien découvert jufqu'ici de plus utile en toute I’aftronomie pratique, puifque de parcils raifeaux ne font pointsnbsp;fujets aux inconftances de 1'air, ni a être rongez par des infedles, ni auxnbsp;tnouvemens de rinftr^ient, qui font que très-fouvcnt les fils fe rompentnbsp;OU fe dérangent de leur vraie pofition ; ce qui fera très-commode a tousnbsp;les obfervateurs, mais principalement dans les lieux découverts amp; dans lesnbsp;longs voyages.

XX.

VUnche»

L'on peut auffi fe fervir dans l’obfervation des angles, d un verreavec ttnc ligne tracée dans Ie milieu, laquelle foit un peu plus largo que cellesnbsp;que fon trace pour fervir de fils de foie. On ajuftera un verre ainfi preparé dans la petite fenêtre qui eft au bout de la regie ou alidade mobilenbsp;du quart aftronomique , en forte que la ligne tracée fur la furface dunbsp;Verre touche le bord de finftrument amp; qu’elle foit dirigée vers fon centre,nbsp;amp; on s’en fervira au licu de cheveu que fon met prdinairement en eetnbsp;endroit, lequel eftfujct abeaucoup d’incoramoditez.

II y a des gens qui preferent les fils de foie aux lignes tracées fur le verre, dont la furface peut caufer quelque obfcurité aux objets , ou qui peutnbsp;faire quelque erreur,s’il n’eftpas bieo applani; maisfi ces difficultez, quinbsp;rse font d'aucune confequence , comme on connoitra par f ufage, leur fontnbsp;peine , ils pourront fe fervir de fils de verre bien droits amp; bien tendus, aunbsp;lieu de fils de foie, car on en trouve d'auffi déliez que de la foie, amp; quinbsp;font affez fermes pour refifter aux inconftances de fair.

Ces filets de verre fe font en tirant du creufet qui eft dans Ie fourneau 3UX verreries;on prendpour cela avec le bout de la verge de ferdontonnbsp;fe fert, un peu de verre fondu qu'on attache promptement a un grandnbsp;devidoir, il fuit un filet très-délié qui tient par un bout au devidoir,amp;nbsp;par fautre au verre fondu qui eft dans le creufet. On tourne avec unenbsp;grande viteffe aufli-tót le devidoir , amp; il fe forme un filet de verre plusnbsp;délié que les cheveux, qui fe ploye amp; redreffe fans le calTer ; ons'enfertnbsp;ordinairement pour faire des aigretes. On les attache aux lunetes commenbsp;les fils de foie.

Qluoique les phafes ou apparences des éclipfes de lune, dont lesaftro-Homes fe fervoient dans les ufages aftronomiques amp; géographiques , fe puiffent obferver bien plus facüement amp; plus exaétement par le moyen denbsp;riotre raifeau que par les anciennes méthodes ; il faut cependant avouernbsp;que fon obferve plus commodément fimmerfion amp; fémerfion destachesnbsp;de la lune dans fomibre de Ia terre que les phafes, a caufe de leur multitude, amp; qu’il faut moins d'appareil en fefervantdhmelunete longue feule-tUent de 6 pieds ; car pour cela il ne^ faut que la planche qui reprefentenbsp;diique de la lune dans fon plein ,oü font marquez les noms propres desnbsp;t^ches amp; desprincipaux lieux qui paroilfent fur le difque de lalune,com-on les trouve dans faftronomie reformée du R. P.Ricioli, amp; danslenbsp;fivre de la connoiflance des tems.

On pourra marquer le tems que les principals taches commenceront d entrer dans f ombre, amp; le tems qu'elles y feront toutes plongées, ou bien .gt;nbsp;Interns du commencement amp; de la fin de leur fortie, dquot;ou fon connoitra lenbsp;de fimmerfion amp; de fémerfion de leur centre.

Cette figure de la lune fe trouve gravée a fenvers telle qu’elle paroïc ®vec une luncte garnie de deux verres convexes, ce qui a été fait, afin

Ff lij

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250 nbsp;nbsp;nbsp;de la MANIERE

que l’on puifTe plus facilement rapporter ï ladite figure Ie paflage de roiH' brc de la terre par les taches de la lune.

On tire de grands avantages des obfervations des éclipfes, car fi l’oti marqué exaclement Ie tems du commencement d'uneiclipfe de lune, de fonnbsp;immerfion totale dans rombre,de fon émerfion amp; oe fa fin, comme auflinbsp;du paffage de 1’ombre de la terre par les taches dépeintes fur fa figure, onnbsp;aura Ia difference des longitudes des lieux ou fe feront les obfervations,nbsp;comme favent tpus les aftronomes. Mais paree qu’il arrive rarement desnbsp;éclipfes de lune que l’on puiffe obferver en differens pays, pour en con-clure la difference de leur longitude , on peut a leur place obferver lesnbsp;éclipfes des fatellites de jupiter; c’eft-a-dire, leurs immerfions amp; cmer-fions dans fon ombre, mais principalement du premier, dontle mouvementnbsp;étant très-vïte autour de jupiter, on peut en faire commodémentpiufieursnbsp;obfervations pendant Ie cours d’une année, amp; de-la on peut connoitre exacte-ment la difference des longitudes des lieux oü fe font lefdites obfervations.

II faut pourtant remarquer, que les éclipfes de lune n’ont pas befoin d’un fi grand appareil que les éclipfes des fatellites de jupiter, lefquellesnbsp;on ne peut obferver facilement amp; pxadement a moins que d’avoir unenbsp;lunete de i 2 pieds de long , au lieu que les éclipfes de lune fe peuventnbsp;obferver fans lunete , sbl ne s’agit que des phafes du commencement Scnbsp;de la fin , ou de 1’immerfion amp; de l’émerfion , ou bien avec une lunetenbsp;de mediocre longueur, on peut obferver les immerfions amp; émerfions denbsp;fes taches.

M' de Caffini très-habile aftronome de l’Academie Royale des Sciences, a mis au jour fan 1693 ,des tables exaétes desmouvemens des fatellitesnbsp;de jupiter. C’eft pourquoi en comparant Ie tems de fimmerfion ou de

f émerfion du premier fatellite de jupiter trouvé par les tables dreffées pour

fObfervatoire , avec les obfervations faites en tous autres lieux , par la difference du tems on connoïtra la difference des longitudes entre fObfervatoire amp; Ie lieu de fobfervation. Ce qui fe pourra confirmer en obfer-vant Ie même phénomene en f un amp; f autre lieu.

II eft a propos d’avertir ici les obfervateurs d’un cas qui empêche fou * vent d’obferver exaélement les fatellites de jupiter. Dans un tems ferein onnbsp;remarque fouvent que la fplendeur de jupiter amp; de fes fatellites s’éteiotnbsp;peu ^ peujde forte qu’il eft impoflible dc determiner exadement le vrainbsp;tems de fimmerfion ou émerfion. La caufe de cet accident vient de 1*nbsp;lentille objedive , laquelle fe couvre toute de Routes de rofee , qui de-tournent les rayons de luraiere, ce qui fait qu il y en a tres-peu qui par-yiennent jufqu’a foeil.

Un remede très-für a cette incommodité , eft qu’en faifant un tuya* de papier brouillard } c’eft-a-dire, tournant deux ou trois feuilles fuoenbsp;fur f autre, on fera un tuyau long d’environ deux pieds affez amplenbsp;embraffer le bout du tuyau de la lunete du cóté du verre objedifnbsp;tuyau ainfi ajufté bqira la rofee de la nuit, amp; empêchera qu’elle ne p^^quot;'nbsp;vienne jufqu’au verre ; amp; par ce moyen on pourra coramodément ^1*quot;®nbsp;Igs obfervations.

La difficulte dans les obfervations des éclipfes du foleil amp; de la lupe» eft d’obferver exadement les doigts éclipfez. M'le Chevalier de LouvU*®nbsp;de l’Acadenjie des Sciences, a dans f idéé une machaine pour pouvoir

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D'OBSERVER LES ASTRES. Liv.VI. Chap.IV. 231

fuivre Ie micrometre a 1'aftre qu’on oblerve; car comme Taftre va dans un ^ens, pendant que Tombre va dans un autre, robfervateurn'a pas letemsnbsp;de mefurerlaquantité dudifque qui refte illuminé. M'deLouville propofenbsp;une machine paflallatique, qui étant jointe a un horloge de fer qui feroitnbsp;tourner une manivelle attachée a une vis lans fin, par Ie moyen de laquellenbsp;Ce mouvement d’horloge feroit tellement difpoféj quhl feroit tourner la-dite machine, avec la viteffe du mouvement diurne du foleil; par ce moyennbsp;on pourroit faire en forte qu’un des fils du micrometre feroit toujoursnbsp;vis a-vis du limbe ou bord de faftre oppofé a fendroit Ie plus éclipfé;nbsp;amp; fobfervateur n’ayant pour lors qu’a longer a prendre cette quantité ,nbsp;par Ie moyen de la vis du micrometre , il en pourroit ailément venir anbsp;bout ; ce ququot;on ne fauroit faire par toute autre machine qu’on ait in-Ventée jufqu’a prefent.

CHAPITRE V.

Dlt;? la confiruBion óquot; d’une machine cftii montre les éclipfes, tant dufok tl pue de la lune, les mois óquot;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;années lunair es, avec les epaBes.

xxn

Pla?2c^ei

Fig.

CEtte machine eft inventée par M'dela Hire, amp; eft compofée de trois platines rondes de cuivre ou de carte, amp; d’une regie ou alidade quinbsp;tourne autour d’un centre commun vers Ie bord de la platine fuperieurenbsp;^ui eft Ia plus petite. II y a deux bandes circulaires, dans lefquelles on anbsp;fait de petites ouvertures rondes, dont les exterieures marquent lesnou-Velles lunes, amp; l’image du loleil, amp; les interieures marquent les pleinesnbsp;lunes, amp; l’image de ia lune. Le bord de cette platine eft divifé en i 2 moisnbsp;lunaires qui contiennent chacun 29 jours 1 2 heures 44 minutes ; mais denbsp;telle forte que la fin du i 2“^mois, qui fait le commencement delafecondenbsp;siinée lunaire, furpjlTe la premiere nouvelle lune de la quantité de 4, des 179nbsp;divifions marquees fur la platine du milieu.

Au bord de cette platine il y a un index attaché , dont Tundescdtez, ftui eft en la ligne de foi,ilt;^it partie d’une ligne droite qui tend au centranbsp;la machine; laquelle ligne paffe auffi par le milieu de l’une des ouver-türes exterieures qui montre la premiere nouvelle lune de 1’année lunaire.nbsp;Le diametre des ouvertures eft égal a 1’étendue de quatre degrez ou environ.

Le bord de la feconde platine eft divifé en 1 79 parties cgales, qui fervent Pt)Ur autant d’années lunaires, dont chacune eft de 3 5 4 jours, 9 h. ou environ. La premiere année commence au chifre 179 , auquelfinit laderniere.

Les années accomplies font marquees chacune par leurs chifres 1,2,

? 5 4, amp;c. qui vont de 4 en 4 divifions , amp; qui font 4 fois le tour pour Schever le nombre i 79, comme on le voit en la figure de cette platine.nbsp;Lhacune des années lunaires comprend quatre defdites divifions, de fortenbsp;5^’en cette figure elles anticipent l’une fur l’autre de 4 defdites 179 divi-fons du bord.

Sur cette même platine au-deiïbus des ouvertures de la premiere, il y * deux extremitez d’un même diametre un efpace coloré de noir ,nbsp;repond aux ouvertures exterieures, Sc qui marque les éclipfes de foleil,

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j 51 CONSTRUCTION ET USAGES D’UNE MACHINE amp; un autre efpacc rouge* qui répond aux ouvertures interieures , quinbsp;marqué les éclipfes de ia lune. La quantitc de chaqtie couleur qui paroïtnbsp;par les ouvertures fitit voir la grandeur de réclipfe. Le milieu des deuxnbsp;couleurs, qui eft le lieu du noeuddc la lunc, répond d’un cótc a la divi-fion marquee 4, amp; i tiers de degré de plus; amp; d'autre cóté il répond aunbsp;nombre oppofé.

La figure de Tefpace coloré fe voit fur cette fecondeplatine , amp; fon amplitude OU étendue marque lestermesdes éclipfes.

La troifiéme amp; la plus grande des platinesquieftau-deflbusdesautres, contient les jours amp; les mois des années communes. La divilion commencenbsp;au premier jour de Mars , afin de pouvoir ajouter un jour au mois denbsp;Févricr, quand Tannée eft biffextillc. Les jours de l'année font décrits ennbsp;forme de fpirale, amp; le mois de Février paffe au-dela du mois de Mars, anbsp;caufe que l’année lunaire eft plus courte que l’année folaire , de forte quenbsp;la I 5'quot;^heuredu 10'”'jour de Février répond au commencement du moisnbsp;de Mars. Mais après avoir compté le dernier jour de Février, ilfaut retro-gradcravec les deux platines fuperieuresdans 1’état ou ellesfe trouvent poufnbsp;reprendre le premier jour de Mars. Ilya 30 jours inarqucz au-devanc dunbsp;mois de M ars qui fervent a trouver les épaétes.

11 faut remarquer que les jours, comme nous les prenons ici, ne font point accomplis fuivant l’ufage des aftronomes, mais comme le vulgairenbsp;les compte , commen^ant a une minuit amp; finiflant a minuit du jour fuivant.nbsp;C’eft pourquoi toutes les fois qu’il s’agit du premier )our d’un mois, ounbsp;de tout autre , nous entendons l’efpace de ce jour marqué dans la divi-fion ; car nous comptons ici les jours courans, fuivant l’ufage vulgaire.

Dans le milieu de la platinefuperieure on a décrit des époques qui mar-quent le commencement des années lunaires, par rapport aux années folai-res, felon le caiendriergrégorien amp; pour le meridien de Paris. Le commencement de la premiere année, dont la marquedoit être zero, amp;qui répond a ladivifion 1 79 , eft arrivé a Paris le 29 Février a 14 heures amp; demisnbsp;de l’année 1680.

La fin de la premiere année lunaire, qui eft le commencement de feconde, répond ^ la divilion marquée i , amp; elle eft arrivée a Paris launbsp;1681 ,1e 17 Févricr 325 heures un quart, en q^nptant comme nous avon*nbsp;dit, 2 4 heures de fuite d’une minuit a l’autre.

Et de crainte qu’il n’y eüt quelque erreur en rapportant les divifion* du bord de la feconde platine avec celles des époques des années lunaires qui leur correfpondent, nous avoirs mis les mêmes nombres aux une®nbsp;amp; aux autres.

Nous avons marqué les époques de fuite de toutes les années lunaires r depuis l’année 1700 jufqu’a l’année 1750 ,afin que l’ufage de cette machine fut plus ficile pour accorder enfemble chacune defdites années lunaires amp; folaires. Quant aux autres années de notre cycle de i 79 ans, unbsp;ne fera pas difficile de le rendre complet en ajoutant 354 jours 8 heutc*nbsp;48 minutes amp; deux tiers pour chaque année lunaire.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,

La regie ou alidade qui s’étend du centre de 1’inftrument jufqu’au botu

de la plus grande platine, fert a rapporter les divifions d’unc platine aveC celles des deux autres. Que fi l’on applique cette machine a un horloge»nbsp;on aura un inftrument parfait amp; accompli en toutes fes parties.

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POUR LES ECLIPSES. Liv. VI. Chap. V. ^5 5 La table des époques qui elt dreffee pour le meridien de Paris pourranbsp;facilement fe reduire aux autres meridiens, fi pour les lieux plus orientauxnbsp;que Paris, on ajoute le terns de la difference des meridiens , amp; au contraire fi on I’ote pour les lieux plus occidentaux.

II eft a propos de mettre la table des époques au milieu de la pktinc fuperieure, afin qu’ellc fe puiffe voir avec cette machine.

Meniere de fxire les divifens fur les pUtwes^

Le cercle de la plus grande platine eft divifé de telle fa^on que 56I degrez z minutes 4a fecondes comprennent 554 jours 9 heures un peunbsp;moins; d’ou il s’enfuit que ce cercle doit contenir 34$ jours i 5 heures,nbsp;lefquelles on peut prendre fans erreur fenfible pour deux tiers de jour.nbsp;Or pour divifer un cercle en 5 46 parties égales amp; deux tiers, réduifeznbsp;le tout en tiers qui font en cct exemple 1040 tiers; cherchez enfuite lenbsp;plus grand nombre multiple de 3 , qui fe puiffe iEacilement divifer parnbsp;Dioitié amp; qui foit contenu en 1040. Ce nombre fe trouvera dans unenbsp;progreflion géométrique double, dont le premier amp;moindre termefoit3,nbsp;«omme par exemple, 3,6,12,2 4,48,96,19a,38 4,768.

Le 9”'° nombre de cette progreflion eft celui qu’on cherche. II faut done fouftraire 768 de 1040, reftera 272, amp; chercber combien ce nombrenbsp;reftant fait de degrez , minutes amp; fecondes par la regie de 5 , en difant:

I 040 tiers ,360 degrez 272 tiers, 94 degrez 9 minutes 2 3 fecondes. Oeft pourquoi retranchez dudit cercle un angle de 94 degrez 9 minutesnbsp;2- 5 fecondes, amp; divifez le refte du cercle toujours par moitié, après avoirnbsp;fait huit fubdivifions vous parviendrez au nombre 3 , qui fera fare d’unnbsp;jour, par lequel divifant aufli fare de 94 degrez 9 minutes 2 5 fecondes,toutnbsp;le cercle fe trouvera divifé en 3 46 jours amp; 2 tiers; car il y aura 256 joursnbsp;•Ians le plus grand arc,amp; 90 jours 2 tiers dans fautre. Chacun de ces efpa-ees répond a i degré 2 minutes amp; i 8 fecondes, comme on voit en divifantnbsp;S 6 o , par 546,2 tiers, amp; i o jours , répondent a i o degrez a 3 minutes ;

par ce moyen on pourroit faire une table qui ferviroit a divifer cette platine.

Ces jours feront enfuite diftribuez a chacun des mois de l’année, fui-Vant le nombre qui leur convient, en commengant par le mois de Mars, ^ continuant jufqu’a la i 5’quot;'heuredu lodeFévrier, qui répond aucom-*^cncement de Mars , amp; le refte dudit mois de Février paffe au-dela amp;nbsp;par deffus.

Le cercle de la feconde platine doit ctre divifé en 179parties égales; pour cet effet cherchez le plus grand nombre qui fe puiffe toujours divifernbsp;par moitié jiifqu’a 1’unité , amp; qui foit contenu en 179 ; vous trouvereznbsp;, lequel óté de 179,refte 5 i. Cherchez quelle partie de la circon-ference du cercle faitledit refte par la regie de 5, en difant 179 part. 360nbsp;^^grez 5 I part. 102 degrez 3 4 minutes 11 fecondes.

C’eft pourquoi ayant retranché du cercle un arc de i o 2 degrez 3 4minutes * Ï fecondes, divifez le refte dudit cercle toujours par moitié, amp; après avoirnbsp;-7 fubdivifions vous parviendrez a funité ; ainfi cette partie de ce cerclenbsp;icra divifée en 128 parties égales;amp;puis avec la même derniere ouver-de compas vous diviferez fare reftant len 51 parties, amp; tout le cercle

Gg

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2 54 CONSTRUCTION ET USAGES D’UNE MACHINE

fe trouvera diviréen i 79 parties egales , dont chacune répond a 2 degrez amp; 40 fccondes, comme il eft aifé de voir en divifant 360 degrez jnbsp;179 ; amp; cquot;eft un fecond raoyen pour divifcr ladite platine.

Enfin , pour divifcr le cercle de la platine fuperieure , prenez le quart de fa circonfcrence , amp; y ajoutez une des 179 parties oudivifionsdu bordnbsp;de la platine du milieu i le compas ouvert du quart ainfi augmenté, ayant

tourne 4 fois, divifera ledit cercle de la maniere qu’il doit être; car en fub-divifant chacun defdits quarts en 3 parties egales, on aura i 2 efpacespour les 1 2 mois lunaircs, de telle forte que la fin du douziemc mois , qui faitnbsp;le commencement de la feconde année lunaire , furpaffe la premiere nouvelle lune de 4 des 179 divifions marquees fur la platine du milieu.

Vfage de cette machine.

UNe année lunaire étant propofée , trouver les jours de Tannée Iblaire qui lui répondent , dans lefquels doivent arriver les nouvelles Scnbsp;pleines liines amp; les éclipfes.

Soit propofée, par exemplc, la vingt-quatriéme année lunaire de la table des époques, qui répond a la divifion de la platine du milieu marquée (24.)nbsp;Arrêtez la ligne de foi de 1’index a la platine fuperieure fur la divifionnbsp;marquée 24, en la platine du milieu oü eft le commencement dela vingt-cinquiéme année lunaire. Et voyant par la table des époques que ce commencement tombe fur le 14®’' jour de Juin de 1’année 1703,39 heuresnbsp;5 2 minutes tournez enfemble les deux platiues fuperieures en eet état •nbsp;jufqu'a ce que la ligne de foi de 1’index attaché a la platine fuperieurenbsp;convienne avec la dixiéme heure ou environ du i4®'Juin , marquéefurnbsp;la platine inférieure, auquel tems arrive la premiere nouvelle lune de l’annéenbsp;lunaire propofée, car la ligne de foi de 1’mdex paffe par Ic milieu de fouver-ture de la premiere nouvelle lune de ladite année lunaire.

Enfuite, fans changer la lituation des trois piatines, étendez depuis le centre de 1’inftrument un fil oit la regie mobile Ia faifant pafler par le milieu de 1’ouverture de la premiere pleine lune, la ligne de foi de cettenbsp;regie répondra au commencement du 29quot;quot; jour dudic mois de Juin 3 4nbsp;heures un quart, qui eft le tems de cette pleine lune, laquelle fera tota-lement éclipfée, comme il paroït par la couleur rouge qui remplit toute l’ou-verture de cette pleine lune.

Nous connoitrons par un femblable moyen qu’a la nouvelle lune qui doit arriver environ les trois heures du matin du iq^'Juillet, il y aura unenbsp;eclipfe partiale de foleil.

Sifon pourfuit plus avant,on remarquera les éclipfes qui doivent arriver pendant le mois de Decembre de la même année 1703 , amp; vers le commencement de fannéefuivante. Mais commé la dixiéme nouvelle lune palf^ au-dela du 28®' jour de Février, ayant conduit 1’alidade jufqu’audit journbsp;28”' Février, faites retrograder les deux piatines fuperieures conjointe-ment avec falidade, en 1’état ou elles fe trouvent, jufqu’a ce que la ligocnbsp;de foi fe rencontre fur le commencement de Mars , par oü nous avonsnbsp;commence la divifion de l’année; d^oü conduifant la regie par toutes leSnbsp;overtures des nouvelles amp; pleines lunes , vous connoitrez fur la demisenbsp;platine les tems qu elles doivent arriver.

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POUR LES ECLIPSES. Liv.VL Chap.V. 235

N^ais 'comme la treiziéme nouvelle lune eft la premiere de Tannée lunaire fuivante, laquelle répond au nombre % 5 des divifions de la platinc du milieu, on laiflera les deux platines inférieuresenrétatouelleslètrou-on avancera celle de deftlis jufqul ce que Ia ligne de foidefon index convienneavec Ie nombre z 5 de la plarinedu milieu , auquel point ellenbsp;niarquera lur la derniere amp; plus grande platine Ie jour de la premiere nouvelle lune de la zd”' année lunaire , felon l’ordre de notre époque , la-^uelle arrivera Ie fecond jour de Juin , 18 heures 40 minutes de 1 an 1 704,nbsp;amp; enfuite conduifant la regie mobile fur Ie milieu des ouvertures des nou-velles amp; pleines lunes, elle marquera fur la derniere platine les jours qu’ellesnbsp;doivent arriver auffi-bien que les éclipfes jufqu’a Ia fin de Février, aprèsnbsp;^Uoi il faudra faire Ie même que pour fannée precedente , c’eft-a-dire,nbsp;qu’après être parvenu a la fin de Février , il faudra retrograder jufqu’aanbsp;premier jour de Mars.

On pourroit ainfi trouver les commencemens de toutes les années lu-naires fans fe fervir de la table des époques; mais d'autantqu’il n’eftpas poffible d'ajufter fi exaétement les platines amp; falidade les unes fur lesnbsp;autres qu’il ne fe gliffe quelque erreur, qui s’augmenteroit d’année ennbsp;année , ladite table des,époques fervira pour reélifier fufage de cettcnbsp;machine.

En pofant la ligne de foi de la regie mobile fur 1’age de la lune, entre les jours des mois lunaires marquez fur Ie bord de la platine fuperieure,nbsp;on verra les jours des mois communscorrefpondans,amp;apeuprèsIesheu-i’es, fur Ie bord de la platine inférieure.

Ileftaremarquerque lescalculs dc la table deSfépoques font faits pour les tems moyens des nouvelles lunes , qui fuppofent les mouvemens danbsp;foleil amp; de la lune toujours égaux ; c’eft pourquoi il fe trouve quelquenbsp;difference d’avec les tems apparens des nouvelles amp; pleines lunes amp; desnbsp;cclipfes telles que nous les voyons de la terre, comme elles font marquéesnbsp;dans les éphemerides.

Les mouvemens propres du foleil amp; de Ia lune, auffi-bien que ceux des 3Utres planetes nous paroiffent tantót plus vïtes, amp; tantót plus lents: Cettenbsp;inégalité apparente vient en partie de ce que leurs orbites ne font pas con-*^entriques a la terre, amp; en partie de ce que les arcs égaux de 1’écliptiqucnbsp;‘lui eft oblique a 1’équateur, ne paffent pas toujours par Ie meridienavecnbsp;des parties égales de féquateur. Les aftronomes, pour Ia facilité de leursnbsp;‘^alculs ont imaginéun mouvement qu’ils appellent moyen ou égal, fup-Pofans que les planetes décrivent en des tems égaux , des arcs egaux dcnbsp;^eurs orbites. Le tems qu’ils appellent vrai ou apparent eft la mefure dunbsp;*^ouvement vrai ou apparent, amp; le tems moyen eft la mefure du moyennbsp;Mouvement. Ils ont auffi inventé des regies pour réduire les tems moyens ennbsp;^enis vrais OU apparens,( ces deux mots fignifiaigt;6 en cette occafionlamêmenbsp;‘^hofe,) amp; au contraire pour réduire les tems vrais ou apparens en temsnbsp;Moyens.

Pour trouver p/tr le calcul fi une nouvelle ou pleine lune fier a écliptique.

POur les nouvelles lunes , multipliez par 7361 le nombre des mois lunaires accomplis depais celui qui a commencéle 8^'Janvftr 1701,nbsp;luivant le calendrier grégorien, jufqua celui quon examine; ajoutez au

Gg n


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2Jé COKSTRUCTION ET USAGES D'UNE MACHINE

produk 3e nombre 3 5890, amp; divifez 3a fomme par 43 2oo,après ladi-vifion, fans avoir egard au quotien, examinez Ie refte y ou la dilFerencc entre Ie divifeur amp; Ie refte^ car fi i’un ou 1’autre eft moindre que Ie nombre 406o, il y aura éclipfe de foleil.

Mais s’il s'agit d’une plekie lune, multipliez femblablement par 7 3^1» Ie nombre des mois lunaires accomplis depuis celui qui a commencé Ienbsp;S™'Janvier 1701 , jufqu’a la nouvelle lune qui a precede la pleine lunenbsp;qu’on examine ; ajoutez au produit 37326, amp; divifez la fomme pafnbsp;4 3 2 00; la divifion étant faite fi Ie refte ou la difference entre Ie reftenbsp;amp; Ie divifeur eft moindre que Ie nombre 2 800 , il y aura éclipfe de lune»nbsp;L'éclipfe de foleil ou de lune fera d’autant plus grande que Ie refte, oSnbsp;la difference fera petite ; amp; au contraire.

Exemple dune nouvelle lune^

a etc

00 demande fi la nouvelle lune du 2 2 Mai de f année 1705, écliptique.

Depuis Ie § Janvier 1701 gt; jufqu'au 22 Mai 170 J , il y a 54 lunai-fons accomplies. Multipliez, felon la regie, ce nombre 54, par 756* r amp; au produit ajoutez 3385»©; la fomme étant divifée par 45200, refteranbsp;42584 , qui eft plus grand que 4060, amp; la difference entre Ie reftenbsp;42584, amp; Ie divifeur 43 200 eft 616 ,laquelle eft moindre que 4060nbsp;c'eft pourquoi il y aura éclipfe de foleil.

Exemple dune fleine lune.

S’11 eft queftion de la pleine lune du 27 d’Avril de l’année i'7o6 ,nou« trouvons 65 lunaifons accomplies depuis la nouvelle lune du 8 Janviernbsp;1701, jufqu’a cellc qui a precede la pleine lune en queftion ; c’eft pourquoi ayant multiplié, felon la regie, ledit nombre 6 5 par 7 3 61 , amp; ajoutcnbsp;au produit 37326, la fomme fera 515791 , laquelle étant divifée pafnbsp;45200, fans avoir égard au quotien, Ie refte fera 40591 , plus graudnbsp;que 2800. La difference entre Ie divifeur amp; ce refte eft 609, qui eftnbsp;moindre que 2800 ; c’eft pourquoi il y a eu éclipfe de lune ledit joufnbsp;2.J Avril 1706.

J’ai, divilé amp; fait graver des planches d’une bonne grandeur, pour monter eet inftrument en cartons. J’ai fait auffi imprimer féparément un petit livre pour expliquer fon ulage.

Les fpheres des differens fyftêmes amp; les globes celeftes font aufli des inftrumens qui fervent a 1’aftronomie, aufli-bien que les aftrolabes. NouSnbsp;n’en difonsrien ici , en ayant fuffifamment parlé dans deux traitezfépartZrnbsp;qui expliquent affez bien leurs conftruétions amp; leursufages.

Celui des globes amp; fpheres fera réimprimé 1’anné prochaine pourlaciO' quiéme edition, avec quelques augmentations qui feront plaifir.

J’ai fait graver depuis peu des fpheres fuivant les differens fyftême^»^ amp; des globes qui font d’une grande beauté amp; faites avec toute la juftcucnbsp;poftible;comme aufli un planifpherc celefte di,une grandeur convenable ^nbsp;très-commode pour connoïtre ^ tout moment I’état du ciel, dont la cor^nbsp;ftruétion amp; les ufages font expliquez dans un petit traité que j’ai fait au*quot;nbsp;impriraer^ dans Ie. même tems.,

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POUR LES ECLIPSES. Liv.VI. Chap.V. ^ nbsp;nbsp;nbsp;2,37

Les prindpaux inftrumcns qu’iin aftronome doit avoir aprcs Un bon quart de cerclc, eft une pendule a fe-condes, une lunete de 7 a 8 picds oii unnbsp;raicrometre foit ajufte pour obferver amp; mefurer le diametre des aftrcs,nbsp;Une lunete outelefcopede i 5 ou 16 pieds pour obferver les immerfions amp;nbsp;les émerfionsdesfatcllitesdejupiter, unede 20325 pieds pour voir le premier fatcllite de faturne, St une de 5 5 a 40 pieds pour obferver Ic deuxiéme,nbsp;troifiéme amp; quatrieme faiellites; amp; enfin une machine paralladique.

V I.

J^efcription d’nne pendule a grandes vibrations , a fecondes, a roue de rencontre, a poids amp; a contre-poids, allant soheures.

La premiere figure fait voir la conftrudion interieure de cette pen- xxi.

dule. Les deux platines marquées AA, BB qui font de laiton, ont environ 6 a 8 pouces de long fur 3 ou 4 de large. Celle marquee A A ,nbsp;fe nomme la platine de devant ou des pilliers, amp; celle marquee B B, pla-tine de derriere, quand il s’agit de pendule; amp; platines de delTus amp; de deflbusnbsp;quand il s’agit de montres. Elies font éloignées f une de 1’autre d’environnbsp;18 lignes, par le moyen de quatre pilliers de fonte qui font rivez auxnbsp;quatre coins de la platine de devant, fur les pivots defquels la platine denbsp;derriere entre, amp;y eft retenue par le moyen d’une goupille qui paffe au-travers d^un trou fait dans le pivot de chaque pillier. Ces deux platinesnbsp;avec les quatre pilliers font ce que Ton appelle la cage. Dans Tentredeuxnbsp;de ces platines fe pofent les quatre roues fuivantes.

La premiere qui eft marquée CC , eft la plus grande de routes ; aufll fe nomme-t-elle la grande roue. Elle a 80 dents, fbn axe eft d’acier trempénbsp;^infi que tons les autres,amp; elle y eft attachee par le moyend’uneafliettenbsp;de laiton foudée amp; tournée fur faxe fur laquclle elle eft rivee. Sur un desnbsp;bouts decetaxeeft attachee une poulie de laiton qui a 5 , you 9 pointesnbsp;d’acier, marqueesD D, enfoncées deffus afin d’empecher le cordon quiynbsp;paffe ,amp; auquel les poids font fufpendus,de gliffer. Cet axe a deux pivotsnbsp;qui entrent dans deux trous fairs aux deux platines, fur lefquels la rouenbsp;bourne amp; fe meut librement, ainfi que routes les autres roues.

La feconde roue marquée F eft plus petite de diametre que la precedente

®he fe nomme roue moyenne, ou feconde roue, Elle a 48 dents amp; eft atta-'^hée de même que la grande, fur un axe ou tige d'acier qui porte un pignon ®iarque E,de la même piece, qui a huitailes, dans Icquel pignon engrénenbsp;la roue C C.

La troifiéme roue marquee H,eft encore plus petite de diametre que la précedente:elle a pereillement 48 dents, amp; porte de même fur la tigenbsp;pignon de huit ailes marqué G,dans lequel engrene la roue F. Cettenbsp;^•'oifiéme roue H, n'a pas la même forme que la précedente, fa figure eftnbsp;cn forme de couronne: elle eft nommée en termes de roue de champsnbsp;La quatrieme de ces roues marquées K, eft encore plus petite de diametrenbsp;q'Je la précedente. Elle 315 dents, mais ces dentsne font point faites com-®^e les autres; ellcs font prefque pareilies aux dents d’une feie. Cette roue

G g iij;

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z58 construction ET USAGES D’UN HORLOGE eft de même attachée fur un axe qui porte un pignon de raport * marqué I, qui a a q aiies, dans lequel engrene la roue H. Cette quatriéme rouenbsp;K, quia lamême forme que la précedente, eft nommée roue de rencontre.nbsp;Sa polition dans la cage eft différente de celle des autres: elle eft horifon-tale, amp; eft tenue de la même maniere que nous allons expliquer. N amp; Q.nbsp;eft unc piece de laiton qu’on nomme la potence qui tient a la platine dcnbsp;derriere, fur laquelle clle eft rivée.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ce qu’on appelle Ie nez, amp; N Ie

talon; fur Ie nez de la potence eft percé un petit trou dans lequel entre un des pivots de la tige de la roue de rencontre , amp; 1’autre pivot entrenbsp;dans un trou percé dans une piece de laiton marqué O. Cette piece fenbsp;nomme la contre-potence amp; tient fur la platine de derriere par Ie moyennbsp;de la vis marquée c.

P eft une autre piece de laiton qu’on nomme Ie coq, tenue fur la platine par Ie moyen dedeuxvis,dont on en voit une marquée i. L’endroit marqué P, eft ce que 1’on nomme Ie nez du coq. M eft ce que 1’on apelle Ia vergenbsp;dubalancier, amp;LLfes palettes. Ces palettes doivent faire fur Ia verge unnbsp;angle de 8o a 90 degrez , amp; leur longueur doit être a peu prés commenbsp;line dent de la roue de rencontre. Cette verge qui eft d’acier , paffe aunbsp;travers de la platine qui en eet endroiteft percée d’un grand trou, amp; dunbsp;nez de la potence qui eft aufli percé pour eet effet, amp; fes deux pivots en-trentl’un dans un trou percé dans Ie talon de la potence N , amp; 1’autre dansnbsp;Ie nez du coq P. Au bout de cette verge eft foudée une petite affiettc denbsp;laiton fur laquelle eft rivée la fourchettp S.

Cette fourchette eft courbée comme on Ie voit, enfapartie inferieure, amp; percée dans fon milieu pour laiffer paffer la verge du pendule V, au basnbsp;duquel eft la lentille X.

T font deux lames de laiton, dont on n’en voit ici qu’une, qui par leurs figures font nommées cycloïdes. Cette cycloïde eft attachée au coq, par Ienbsp;moyen de la vis marquée amp; a fon haut eft fufpendu Ie pendule , denbsp;la maniere qu’on Ie voit par la figure 2, qui reprefente aufli la figure desnbsp;deux lames de la cycloïde, dont on parlera parlafuite.

II eft facile de voir dc quelle maniere ce mouvement de pendule fe meut, par la force des roues, qui font tirées par Ie poids. Le pendule VX, étantnbsp;une fois mis en branie , fon mouvement en eft continué par le poids, dontnbsp;le cordon tirantla poulie fur lequel il eft, fait mouvoir la roue CC, quinbsp;engrenant dans le pignon E, fait mouvoir la roue F, qui communique fonnbsp;mouvement a la roue H, par le moyen du pignon G, dans lequel elle engrene. La roueH , communique fon mouvement au pignon I, qui fait mouvoir la roue K, dont les dents rencontrant alternativeraentlespalettesLLjnbsp;font mouvoir la fourchette S, qui entretient ainfi en mouvement conti-puel le pendule V X.

II n’eft pas difficile de remarquer , que ce mouvement doit être fort égal; car la proprieté du poids, étant de tirer toujours ayec la même force,nbsp;les dents de la roue de rencontre, rencontreront en des tems égaux, R*nbsp;palettes L L, qui par le moyen de la fourchette S, feront faire ( aidées denbsp;cyloïde ) des vibrations égales au pendule, tant que fa longueur ne changct*

,* Un pigoo» de raport, eft un pignaia qui n'étaat pat de U mhm piece que foa axe f eft livé a P«* comme let roMcs.

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A PENDULE A SECONDES, amp;c., Llv. VI. Chap.VI. 239 point; ainfi les heures,les minutes amp; les fecondes, feront marquées regle-naent, par le moyen des roues ci apres nommees.

YY Y eft la plaque du cadran ou de la boete, qui eft ordinairement de laiton. Sur cette plaque, fe rivent quatre petits pieds, auffi de laiton , dontnbsp;Lon en voit un marque Z , amp; fur les pivots defquels la platine de devantnbsp;marquée AA entre en la même manierc, que la platine de derriere entrenbsp;fur celle de devant. Ces pieds qui ont environ 5^6 lignes de hauteur,nbsp;fervent a tenir dans cette diftance, la platine de devant d’avec la plaque,nbsp;qifonfait tenir a la boete, par le moyen de quatre tourniquets.

Le pivot de farbre R, de la roue C C, paffe au travers de cette plaque, amp; fert de centre 4, pour tracer le cercle des heures, ou cadran (divife ennbsp;1 2 parties egales) quYn attache fur la plaque , avec quatre vis. Le bordnbsp;exterieur de ce cadran , eft divifé en doautres parties egales, qui font lesnbsp;nainutes , amp; font marquees par une éguillc , de la maniere que nousnbsp;sllons dire.

Sur le pivot de farbre R,s’ajufte un canon de laiton ƒe,furlequel eft rive la roue b, qu’on nomme la roue des minutes. Ce canon eft ajufte denbsp;maniere, que farbrtR, lefait tourneraveclui; mais cependant, on le faitnbsp;tourner feul ft fon veut, lorfquhl en eft befoin.

Cette roue a 30 dents, amp; engrennedans une autre marquéeN, depareil Oombre de dents, amp; deméme diametre, qu'on appelle la roue de renvoy.nbsp;Cette derniere roue eft rivee fur un pignon, marqué h, qui a fix ailes, amp; eftnbsp;foutenu par fes deux pivots, dont fun entre dans un trou percé dans lanbsp;platine A A, amp; f autre dans un trou percé dansle tenonnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;qui eft attaché fur

platine A A , par le moyen de la vis marqué m.

Sur le canon de la roue des minutes, entre amp; tourne tres-librement, un ^utie canon de laiton marqué r/, fur lequel eft rivé la roue/, qu'on nommenbsp;la roue de cadran : die a 72 dents, quiengrennentdans le pignon /gt;,deknbsp;loue de renvoi marquée n.

Sur ce canon de la roue de cadran, s’ajufte féguillc des heures, furle-quel elle eft portee; amp; féguille des minutes eft menée,par le canon ge^ la roue b, qui étant plus long que celui de la roue de cadran , portenbsp;ladite éguilie,fur lequcl die entre quarrement; amp; ces deux eguillesfontnbsp;^'^tenuls par le moyen d’une goute de iuif d’acier ou de laiton, appliquéenbsp;|;*-uus, amp; d’une goupille qui entre dans un trou , percé dans le bout denbsp;arbre R, C’eft de cette maniere que s’ajuftent amp; tournent les éguillesnbsp;heures amp; des minutes; voyons a prefent celle des fecondes.

Le pivot du pignon G, de la roue de champ marquée H, paffantau travers a platine A A, va amp; s’etend jufqu’a la plaque Y Y Y , qui en cet endroitnbsp;yt percée. Ce pivot fert de centre a un autre cadran, divifé en 60 partiesnbsp;egales, qu’on place dans finterieur du cadran des heurés,fur la plaque denbsp;a boete, amp; auquel ondonne le plus grand diametre que fon peut. Sur cenbsp;P*Vot,s’ajufte un canon de laiton, fur lequel eft rivé une petite éguilie,nbsp;ff'^i étant entrainée par le mouvement de la roue de champ H, marquenbsp;ce cadran les fecondes.

Le canon eft ajufté fur ce pivot, de la même maniere que celui de la ^oue des minutes feft fur farbre de la grande roue ; c’eft a-dire, que cettenbsp;Petite éguilie marche avec la roue de champ; mais que cependant, on lanbsp;Peut tourner feule ft f on veut, amp; quand il en eft befoin. Voila en quoi

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a40 CONSTRUCTION ET USAGES DUN HORLOGE

confifte toute la mecanique dc cette pendule, de laquelle après avoir donne la defcription, il n’eft pas hors de propos, de dire un mot, de la revolutionnbsp;des roues; c eft-4-dire du nombre de tours qu'elles font par heure , amp; denbsp;la longueur que doit être le pendule, pour batire une feconde, a chaquenbsp;vibration.

La roue CC, qui comme nous avons ,dit porte Teguille des minutes, fur le bout de ion axe, doit par conféquent employer une heure de ternsnbsp;a faire fontour. Ayant 8o dents, amp; engrennant dans le pignon E de 8 ailes,nbsp;la roue F , qui eft attaché fur ce pignon, doit neceffairement faire i o toursnbsp;centre un de la roue CC,paree qu’en 8o il y a lofois 8.

Cette roue F , a 48 dents, qui engrennent dans le pignon G , de 8 ai!esgt; qui porte la roue H: divifez 48 par 8 ,vousaurez6 pour quotient; mul-tipliez aprefent 6 par 10,qui font ks tours de cette feconde roueF,ennbsp;une heure , vous aurez 60 tours de la roue H, pour une feule revolutionnbsp;de la roue CC.

La roue H, a 48 dents, St le pignon I, dans lequel elle engrene a 4. Ce pignon I, porte la roue K ,fur I’axe duquel elle eft attachée , amp; cettenbsp;roue fait par confequent deux tours , pour un de la roue H. Multipliednbsp;aprefent 60 par z , vous trouverez i lo tours que fait la roue K, contrenbsp;6 o de la roue H, amp; i o de la roue F, amp; contre un de la roue C C, amp; le tout ennbsp;une heure de terns.

Cette derniere roue H, a i 5 dents, qui font mouvoir, ou cchapper pour parler plus correftement, les deux palettes LL,de la verge du balancier'nbsp;M- Ce balancier fait vibrer le pendule V X par le moyen de la fourchette S,

Sc lui fait faire 30 vibrations, en un tour dc la roue K, paree que les deuX

palettes rencontrant alternativement les dents de cette roue, battent paf confequent le double de ce que la roue a de dents. Or multipliez apre-fent 30 par 120, qui font les tours que la roue K, fait en une heure, vousnbsp;trouverez 3600 vibrations du pendule , pendant une feule revolution denbsp;la roue CC, qui eft d’une heure de terns jufte. Si vous voulez favoir en-Elite combien il y a de fecondes en une heure; Ton fait qu^il y a 60 mi'nbsp;nutes a f heure, amp; 6 o fecondes a la minute ; multipliez 6 o par é o , il voUSnbsp;viendra pareillement 3600. Ainfi ft vous faites votre pendule de la loU'nbsp;gueur qu il doit être , pour batre les fecondes qui eft de 36 pouce^ 8 liquot;nbsp;gnes amp; demie, qui eft la longueur determinée a le prendre du point de fuf-

penfion au-delTus dc T ,qui eft le commencement de la courbure des deuX

lames,qui font la cycloïde jufqu’au centre X, vous aurez un pendule qui par fes vibrations marquera une feconde de terns ou d’heure fort juftc.nbsp;Je remarquerai ici deux chofes en palTant. La premiere : c^’eft que nous avousnbsp;quelques perfonnesquideterminent la longueur du pendule, pourbattrenbsp;une feconde de terns a 36 pouces 8 lignes deux tiers, au lieu de 8nbsp;Sc demie, comine j’ai dit ci-devant. Et la feconde: e’eft que fon a remaf'nbsp;qué, que plus on approchoit de I’equateur Sc plus les vibrations du p^*^'nbsp;dule etojent lents; par confequent qu’il le falloit plus court pour battre 1^*nbsp;fecondes, ce qui eft tout le contraire lorfqu’on approche des poles.

Avant de parler des revolutions des roues qui menent les eguille®

heures, des minutes amp; des fecondes, il eft a propos de dire quelquechofede

la forme de la lentille du pendule, amp; de fa pefanteur.

Gctte lentille fp fait aprefent de deux outrois figures differentes, les

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A PENDULE A SECONDES, Sc c. Liv. VI. Chap. VI. 141 Ia font ronde amp; convexe, comme vous Ie voyez dans Ia f gure premiere en X;nbsp;les autres lui donnent celle d’un cylindre, amp; quelqu’autres la figure d’unnbsp;anchre, dont les extremitez font pointues, comme Ie reprefente la figurenbsp;ttoifiéme. Chacune de ces difFerentcs figures a fes partifans, ceque jen’en-treprendrai point de décider; cela appartient aux perlbnnes de Part, quinbsp;par la pratique qu’ils ont jugent plus fainement que tous autres quelle figure

la meilleure, pour la regularité des uns amp; des autres de ces pendules.

Je dirai cependant que la figure ronde eft celle dont on fe fertplus volon-tiers fur terre, amp; que fur mer on donne la preference a celle qui a la figure d’un anchre , comme divifant mieux fair, amp; étant plus propre i vaincrenbsp;Ia refiftance.

Cette lentille fe fait de cuivre ou de laiton , amp; eft creufc. par dedans.

Dn la remplit ordinairement de plomb , afin de lui donner fous Ie moindre Volume qu’il eft poffible. Ia pefanteur de deux ou trois livres. Ce poidsnbsp;fert encore beaucoupa la regularité de ce pendule; car plusileft lourdamp;nbsp;plus fes vibrations font juftes, refiftant mieux aux differentes temperaturesnbsp;de l’air.

Nous avons dé ja dit que Ia roue CC, faifoit fon tour en une heure.

La roue des minutes marquéc b , qu’elle porte fur fon axe R, amp; fur Ic canon de laquclle eft portée 1’éguille des minutes, fait par conféquentamp;nbsp;cgalement fon tour avec elle.

Cette roue marquéc è, a 3 o dents qui engrennent dans la roue de ren-Voi marquée ». Cette roue de renvoi a pareillement 3 o dents, ce qui fait que fes tours correfpondent a ceux de la roue des minutes amp; qu’elles fontnbsp;autant de tours 1’une que l’autre.

Cette roue de renvoi a un pignon de 6 ailes marqué h, ce pignon en-grcnne dans la roue de cadran marquée/, qui a 7 z dents: c’eft fur Ie canoa de cette roue de cadran, qu’eft portée Téguille des heures , que Ton faitnbsp;ne devoir faire qu’un tour en i z heures. Divifez a prefent 72 par 4nbsp;Vous aurez pour quotient 12. Ainfi il eft aifé de voirque la roue de cadrannbsp;faifant fon tour en i a heures en fera faire i 2 au pignon de la roue de renvoinbsp;qui communique ce même nombre de tours a la roue des minutes; parnbsp;confequent ces revolutions de tours conviennent avec Ie nombre de ceuxnbsp;que doit faire chaque éguille ; favoir celle des heures un tour en 12nbsp;heures, amp; celle des minutes i 2 tours pour les i 2 heures, ou un tour parnbsp;chaque heure. Voyons h prefent 1’éguille des fecondes.

On doit fe relTouvenir qu’elle eft portée , par Ie moyen du canon fur lequel elle eft rivée, fur Ie bout du pivot de la roue de champ marquée H,

^ que cette roue fait 60 tourspar heure: or yayant 60 minutes a 1’heure,

*1 eft évident, que la revolution de cette roue oude cette éguille autourdc fon cadran eft d’une minute d’heure ; auffi fon cadran eft il divifé en 6 onbsp;parties, dont chaque partie fait une feconde, amp; les 6 o fecondes la minutenbsp;d heure.

Il nous refte encore a parler, de la pelanteur des poids bg, lèprefentez rig. i»

la troifiéme figure qui font de cuivre; amp; de quelle manierc ils doivent ^tre fufpendus, pour pouvoir être remontez fans que pour cela les roues ninbsp;I^s éguilles ceflent de marcher. II faut en premier lieu a.yoir un cordonnbsp;de foie, car ils valcnt mieux que ceux de fil , étant plus maniables amp; fcnbsp;deffilant mo;ns.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*

Hii


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CONSTRUCTION ET USAGES D’UN HORLOGE Ce cordon doit avoir une longueur proportionnée a la hauteur ounbsp;1’on veut placer la pendule; il faut paffer dans ce cordon deux poulies dcnbsp;cuivre bien roulantes fur leurs pivots c ƒ, ce qui eft de confequence a ob-fexverjenfuite on coud les deux bouts de ce cordon enfemble, de manierenbsp;qu’il foit toujours flexible en eet endroit, amp; que fa grofleur n'en foit pasnbsp;augmenté. II faut aufli que la grolfeur du cordon, convienne avec tout«nbsp;les poulies fur lefquelles il pafle.Etantainficoufu avec fes deux poulies r/»nbsp;palTées dedans, on Ie paffe en premier lieu dans la poulie qui eft attachesnbsp;fur l’axe R de la roue C C, ce qui fe fait quand on remonte Ie mouvement de la pendule, avant de remettre la platine de derriere, amp; enfuit®nbsp;on repaffe 1’autrc bout fur la poulie marquée rf,qui eft attachée au basdenbsp;la boete de la pendule, ainfi que Ie reprefente la figure troifiéme, en obfef'nbsp;vant de laiffer une poulie de chaquecóte du cordon.

Cette poulie eft faitecomme celle de faxe R, ayant de même environ un pouce de diametre, amp; 5,7 ou 9 pointes d’acier, pour retenir Ie cordonnbsp;empêcher que les poids ne Ie faffent gliffer fur cette poulie, qui roulefnrnbsp;un pivot d’acier, amp; qui a fur fa platine de derriere un rochet de laitonnbsp;qui eft rivé deffus; un cliquet d’acier tenu par une vis , fur lequcl Ünbsp;oieut librement, amp; un reffort de cliquet, aufli d’acier trempé, tenu de mêm®nbsp;par une vis avec un petit pied fur fa queue, pour empêcher qu’il ne chang®nbsp;de place, amp;afin que fon bout porte toujours fur Ie cliquet, amp; Ie ftö®nbsp;entrer dans la dent du rochet quand on remonte Ie poids.

Au bas de la poulie/, s’acroche Ie plus gros poidsj-,dont Ia pefanteur n’eft point déterminéermoinsilfera pefant, amp; mieux ce fera; il fuffit qn’dnbsp;Ie foit affez , pour faire continuer au pendule fes vibrations lorfqu’on f*nbsp;une fois mis en branie. Ce poids eft creux en dedans, afin de Ie rendre pl^^*nbsp;lourd amp; de Ie pouvoir charger amp; decharger a volonté.

Au bas de la poulie c, s’acroche Ie plus petit poids i,dont lapefantcut doit être feulement, pour pouvoir tenirle cordon e en état. Ainfi cepoid*nbsp;eft tout de cuivre fans plomb, amp; ne pefe qu’environ une liyre.

Voila de quelle maniere s’attachent les deux poids nbsp;nbsp;nbsp;fe paffe Ie cordot*

e fur les poulies D D, figure premiere, amp; defy figure troifiéme.

Il eft facile de voir a prefent qu’en tirant le poids 6,le mouvement dc* roues, des eguilles amp; du pendule ne fera point interrompu, pareequ®^*nbsp;poidstire toujours de la moitie de (a pefanteur la pou]ie-DD,amp;P^nbsp;confequent continue le mouvement de la roue C C , qui communiq^®nbsp;le fien par le moyen desautres roues, aux eguilles amp; au pendule.

Il n’eft; je croi pas neceffaire de dire, que la boete doit être perceep®'*' deffous pour y pouvoir paffer le pendule , amp; lui donner moyen de fair®nbsp;vibrations : cela fe voit aifement.

La pendule étant ainfi toute finie, il n’eft plus queftion que de la P®” fer, dans 1’tndroit ou 1’on veut quelle refte pour s’en fervir utilem®*'*''nbsp;ce qui demande plus de precaution qu’on ne penfe. Autant comme onnbsp;peut, il faut que la boete foit de niveau ; mais ce n’eft pas en cela feulnbsp;confifte la délicateffe , car fi la fourchette n’etoit pas ajuftée de mani®*'®^nbsp;qu’elle fut bien dans le milieu de 1’arc de cercle qu’elle decrit , lorffl^^nbsp;les palettes éebappent, oubien fi le mouvement n’etoit pas pvofé de niv®^^nbsp;dans fa boète, il ne ferviroit de rien qu’elle fut placee bien droite. A’-f**nbsp;au pendule feul ouil faut avoir toutg I’attention poflible. Sc obfe^'^^^

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A PENDULE A SECONDES, amp;c. Liv. VI. Chap. VL 145 lor{qu’iI eft en repos dans fa ligne de diredion, il ne decrive pas utinbsp;P grand arc de cercle d'un cóté que de I’autre lorfqu’on entend le ba-3ncier échapper; car autrement le pendule feroit fujetas’arreter,quandnbsp;Cnie le mouvement feroit fait avec toutes les precautions requifes , amp;nbsp;le detail defquelles nous n’entrons point étant le fait des perfonnes

Etant ainfi pofee, il ne refte plus avant de s’en pouvoir fervir qu’a la ,®§ler, ce qu'on doit faire furie foleil,ayant égard aux équations, oufurnbsp;/sétoiles fixes, ayant égard a leur acceleration. Ceux quiontbefoindclanbsp;-^gularité de ces pendules, ayant fans doute des principes d'aftronomicnbsp;^'^ent ce que c’eft que les équations du foleil amp; facceleration des etoilesnbsp;Xes. Ainfi je n’en dirai rien ici, cela me meneroit trop loin; amp; d’autantnbsp;P^üs qu’on donne au public tous les ans par ordre de Meflieurs de 1'Aca-emie destables calculces, pour regler ces pendules par cesmoyens.

.. E fuffit feulement de lavoir qu'audelTus de la lentille du pendule X, J y cn a une autre plus petite marquée / .qui glilTe facilement le long denbsp;* Verge V, ou on la retient par le moyen de la vis marquée 0. Lorfquenbsp;** pendule rctarde, on leve plus haut cettc petite lentille j amp; lorfqu’clicnbsp;*vance, on rabaiffc.

^ E ne nous refte plus maintenant qu’a parler de la forme ou figure, que ^ivent avoir les dents des roues amp; lesailes des pignons amp; du calibre du.nbsp;ouvement de ces pendules ;c’eft-a-dire de tracer lur la platine, la placenbsp;*e diametre de chaque roue : c’eft ce que nous aliens dire en peu denbsp;afin de fatisfaire quelques perfonnes qui nousen ont requis.

La figure amp; proportion de la denture en general, eft ce qui nefepeut S^ere decrire ; paree que c’eft non-feulement fa grolTeur qui en decide,nbsp;encore I’effet a quoieftdeftiné la roue amp; la maniere dontelle engrennenbsp;fon pignon j ce qui fait que je n’en parlerai qu’en termes vagues amp;

S^neraux.

Elle ne doit pointêtre trop longue, ce quilarendroitfujetteafefaulTer; feroit en ce cas ce qu’on appelle des dents de peigne. Elle ne doitnbsp;être non-plus en molette d’eperon, e’eft-a-dire trop pointue; maisnbsp;, doit être droite , fort égale amp; un peu plus vuide que pleine : le fondnbsp;C^inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;doit être bien quarré amp; les dents arondies a peu prés comme

des de la portion de roue A, figure cinquiéme.

. ¦‘lenefta peu prés de même des ailes des pignons: on obftrve feulement ® les faire un peu plus rondeletes vers le bout comme on le peut voirnbsp;pignon B, de la merae figure.

VoilJ en general ce qui concerne les pignons amp; les roues ordinaircs. n^^^nt a la figure des dents de la roue de rencontre elle eft differente, ainfinbsp;^ ®nle voit dans la figure premiere,

j Elle doit être droite par devant,amp;un peu creufee dans le milieu par le *'riere, afin que la palette fe dégage mieux en paffant dedans. Ces dentsnbsp;plus difficiles a former que les precedentes, paree qu’elles font auflinbsp;Jq tout different. Il faut neceffairement qu'elles ne foient pas plusnbsp;fjj ^des Tune que I’autre, ni moins pointues; amp; fur tout qu’elles foient par-^ *®nient cgales, autrementlapalettes’arêteroitfurleboutdespluspetites

depourroit paffer j ce qui cauferoit fur le champ un arret au pendule |

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244 CONSTRUCTION ET USAGES D’UN HORLOGE

qu’en termesde 1’art on nomme acrocbemerir, ce qui par confequent feroit arrêter tout le mouvement.

La groffeur des pignons ne merite pas moinsd^attentionque leur forme; car pour peu qii’ils font trop gros ou trop menus , cela caufe ordinaire-ment un arret an mouvement , par facotement qui fe forme entie la dentnbsp;de la roue amp; les ailes du pignon, amp; c’eft a quoi il faut bien prendrc||||^nbsp;garde; car quand même ce deffaut ne feroit pas fuffifant pour caufernbsp;arrêt au mouvement , il lui caulera toujours d’autres inconveniens affeznbsp;confiderables, dans le detail defqucls nous ne pouvons entrer , paree qt^®nbsp;cela nous metieroit trop loin. Il n’eft guere poflible non plus de determiner cette groffeur. On fait en general qu’elle fe prend du diametre denbsp;la roue,du nombre de fes dents amp; de celui des ailes du pignon : commenbsp;par exemple, un pignon de S ailes qui engrenne dans une roue de 8 o dents,nbsp;doit être environ dix fois moins gros que la roue n’eft grande, paree qtienbsp;la proportion de 8 a 8o eft dix.

Q]/un pignon de 8 qui engrenne dans une roue de 48 » doit être de iheme environ fix fois plus petit que la roue; paree que la proportion denbsp;8 a 48 eft de fix, ainfi du refte pour toutes Ics autres roues amp; pignons*nbsp;Mais fi la roue mene le pignon , ou fi e’eft le pignon qui la mene; fi foOnbsp;engrenage eft droit, ous’il eft oblique, toutes ccs differences qui fe ren-contrent dans toutes les machines changent auffi la groffeur ou diametrenbsp;du pignon. Ainfi on ne peut donner ici que les regies generales ci-deffu*nbsp;marquees; autrement il faudroit entrer dans le détail de chaque roue Stnbsp;de chaque pignon , ce qui ne fe peut aifement, fur tout quand on veutnbsp;abreger raatiere.

Voyons a prefent ce qui concerne le calibre, amp; lamaniere de le tracer amp; percer.

Sur une platine de fix pouces de long fur trois de large ,tirez une ligo^ du haut en bas qui la partage en deux egalement. Sur cette ligne comm^nbsp;centre, tracez la grande roue ^ laquelle vous donnerez 3 2 lignes de dia-metre, en obfervant qu’elle n’approche pas plus pres Ic bord d’enbas denbsp;la platine qu’elle fait les cdtez, qui eft deux lignes. A trois lignes ou eo-viron de la premiere ligne tirée (n’importe que ce foit du cóté droit otinbsp;gauche) amp; a une bonne ligne du bord de la grande roue commecentre»nbsp;tracez la feconde roue a laquelle vous donnerez 14 lignes de diametre.

Etfur la premiere ligne tirée, amp; a une bonne ligne de diftance du bord de votre feconde roue, tracez comme centre la roue de champ, a laquellenbsp;vous donnerez i 8 lignes de diametre.

. Enfuite marquez la place des pilliers , aux quatre coins de la platinC»

amp; pour mieux faire mettez en 6 au lieu en 4 , les deux autres au milieu dtr cóté de chaque bord de la platine ; cela tient mieux la cage en état, ^nbsp;empêche les platines de voiler.

Cela étant ainfi marquée, percez les trous du centre de chacune de roues environ de la moitié plus menus qu’il ne les faut, pour les pivots d^nbsp;ces memes roues.

Enfuite tracez fur le derriere de cette platine les roues des minute*» de renvoi, amp; de quadran ou des heures en cette maniere.

Du centre de la grande roue tracez la roue des minutes, a laquelle ^oU* donnerez environ 1 o ou 11 lignes de diametre.


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A PENDULE A SECONDES, amp;c.. Liv. VI. Chap.VI. 24s

Delamême ouverture de compas, tracez fur le milieu de la largeur de la platine,dirclt;5i:cment oppofee a la premiere ligne tirée, amp; au-dellous denbsp;la roue des minutes, la roue de renvoi, de maniere qu’elle anticipe fur lenbsp;bord de la roue des minutes , d’environ une ligne. Quant a la roue denbsp;quadran , il ne fera pas fort difficile d’en marquer le diametre , puifque fonnbsp;centre eft le même que celui de la roue des minutes, amp; qu’elle cngrennenbsp;dans le pignon de la roue de renvoi a une ligne ou environ prés du centrenbsp;de cette roue; ce qui lui donne environ i^lignes de diametre.

Le calibre étant ainli tracé amp;percé fur la platine des pilliers, iln’eft plus queftion que de le percer pareillement fur la platine de derriere, pour ynbsp;parvenir, mettez la fur la platine de devant bien jufte de longueur Srlar-geur,amp; faites la tenir ainli pofée avec des tenailles a vis;apres quoi rc-percez avec les memes forêts, les trous que vous avez marquez fur la platine de devant , exccpté celui du pivot de la roue de renvoi : ces trousnbsp;ainli percez, croifez-les Tun fur I’autre bien droits, afin que la cage étantnbsp;aufli montée bien droite, les roues le foient dedans amp; puiflent tourner tresnbsp;librement. Enfuite tracez fur la platine de derriere la grande roue , lanbsp;feconde roue, amp; la roue de champ. Tracez-y aufli fi vous voulez du centrenbsp;de la grande roue, la poulie a laquelle vous donnerezdepuis un poucedenbsp;diametre, jufqu’a un pouce amp; demi.

Quant a la roue de rencontre, vous la tracerez pareillement fi vous voulez au haut de cette platine ; mais n’y percez point de trou, amp; lui donneznbsp;14 lignes de diametre.

Ces quatre roues doivent être croifées, c’eft-a-dire évidées par le milieu afin d’etre moins pefantes. On les croife ordinairement en trois, amp; quelquenbsp;fois en quatre, ce qui n’en eft que mieux.

^Q^nt a répaiflèur de ces roues, la grande a environ une ligne amp; demie d’épailleur, la feconde prés d’une ligne, amp; la roue de champ amp; de rencontrenbsp;une demi-ligne. Le champ de ces deux dernieres doit avoir environ troi«nbsp;lignes de largeur. Les roues des minu't'es,de renvoi amp; du quadran , doivent avoir environ une demi-ligne d’épailTeur.

Voici en abregé ce qui concerne le calibre de ces pieces. La brieveté que nous nous fommes propofée, ne nous permet pas d’entrer dans un plusnbsp;long détail.

L’ufage de cette pendule pour raftronomie eft facile, ayant remarqué

cadran 1’heurc , la minute amp; la feconde. On compte enfuite les vibrations ou battemens du pendule, pour determiner Theure precife des ob-fervations; mais il faut que la pendule foit bien reglee furie mouvement des aftres.

Je finis la defcription de la conftruéliori de cette pendule, par donner la maniere de faire la courbure des deux lames de cuivre nommées portion de cycloïde.

Decrivez le cercle A, F, B, K, figure quatriéme, dont le diametre A, B, jjg. loit égale a la moitié de la longueur du pendule. On prendra fur la cir-conference de ce cercle, les parties A C, C D, D E, E F, amp; A G, G H, H I,nbsp;*Kgt;egales entre elles , amp; on tirera les lignes CG,DH,EI,FK, d’unenbsp;divifion a Fautre amp; elles feront paralleles. On fera la ligne LM, égale ^nbsp;tare AF, qu’on divifera en autant de parties que Fare AF. On prendra

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2 4^ CONST. ET USAGES D’ÜN HORLOGE A PENDULE, une de ces parties qu’on portera de C en N amp; de G en O , fur la ligne C G gt;nbsp;on prendra enfuite fur la ligneLM,deux parties qu^’on portera de D en Pnbsp;amp; de H en Q, fur la ligne D H; on prendra encore trois parties fur la L'nbsp;gne LM, ququot;on portera fur la ligne EI de E en R amp; de I en S; enfin on prendra quatre parties qui eft toute la longueur de la ligne L M, qu’on porter*nbsp;fur Ia ligne F K de F en T amp; de K en V, amp; ainfi des autres parties, fi on avoitnbsp;pris davantagc de points fur Ie eerde A F B K.

Par les points trouvez N, P, R, T, amp; O, Q, S, V, on tracera les lignes courbes AT, AV, qui fortneront la figure de la cycloïde fur lefquelles on fbr-mera les lames de cuivre qu’on veut avoir entre lefquelles on fulpend Ic pendule. II fuffit d’avoir une petite partie des arcs AT, AV, une plus grandenbsp;partie feroit inutile Ie fil, la foie,le ruban,ou la lame de laiton ou d’acicrnbsp;oont on lufpend les pendules n’y pouvant atteindre.

Pour trouver la ligne LM, egale ^ 1’arc AF, on prendra les deux demi-Cordes de 1’arc A F, qu’on portera deXen Y, furlaligneX V; on prendra enfuite toute la corde de 1’arc AF,qu'on portera de X en Z; on diviferalanbsp;grandeur Y Z en trois, amp; on en prendra une partie qu’on portera dc Z en V*nbsp;Toute la ligne XV,fera prefque égale i l’arc AF.

Nous donnerons dans une addition qu’on trouverail lafinde ce volume,

la defcription de la pendule a rochet, amp; celle de quelques autres pieces d’horlogerie.

Fin dn jixmie Livre,

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•47


DE LA

CONSTRUCTION

ET DES USAGES

DES INSTRUMENS

QJJI SERVENT

A LA NAVIGATION.

LJ F RE S E PT I R M E,

CHAPITRE PREMIER.

De U conjlruciion dr des ufages de U hmjfole marine.

A figure premiere reprefente une rofe de boufToIe que les xxm. marins nomment aufli compas de route. Son bord extérieurnbsp;reprefente rhorifon du monde. Ilfedivife quelquefois en ***' **nbsp;360 degrez, amp; Ie plus fouvent n’eft divifé qu’en 3 3 parties égales comme celle-ci, pour les 3 z airs de vent, dont

......... les quatre principaux amp; qui fe nomment vents cardinaux,

croilent a angles droits ;favoir, iegaord ou feptentrion, lequel fe diftin-S'ie par une fleur-de lis, Ie fud ou midi qui lui eftoppofë;reftoul’orient ® droit; amp; Toueft ou Occident a gauche, quand on regarde Ie nord. Divifantnbsp;^fuite chacun de ces efpaces en deux parties égales, on a les huit rumbjnbsp;de vent; divifant encore chaque efpace cn deux, on a les huit demi-rumbs jnbsp;^ enfin fubdivifant chacune de ces huit parties en deux, on a les 16 quarts


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148 CONSTRaCTION ET USAGES DES INSTRUMEKS de vent. Les quatre rumbs collateraux empruntent leursnoms desqnatrenbsp;principaux , chacun prenant pour nom les deux noms de ceux qui leurnbsp;font plus proches; ainfi Ie rumb qui eft au milieu entre Ie nord amp;nbsp;s appelle nord-eft; celui qui eft entre Ie fud amp; feft, fe nomme fud-eft;nbsp;celui qui eft entre Ie fud amp; 1’oueft, s’appelle fud-oueft j amp; celui qui eftnbsp;entre Ie nord amp; foueft fe nomme nord-oueft,

Pareillement chacun des huit demi-rumbs de vent porte Ie nom des deux rumbs qui lui font les plus prochcs; ainfi celui qui eft entre Ie nord .nbsp;amp; Ie nord-eft,s’appellenord-nord-cft; celui qui eft entre l’efl;amp; Ie iiord-eft»nbsp;fe nomme eft-nord-eft; celui d'entre f eft amp; Ie fud-eft, s’appelle eft-fud-eft inbsp;amp; ainfi des autres.

Enfin chacun des quarts de vents a fon nom compofé des rumbs ou demi-rumbs qui lui font les plus prochcs, en ajoutant Ie mot de quartnbsp;après Ie nom de rumb qui lui eft Ie plus proche. Par cxemple,lequartlenbsp;plus proche du nord du cóté du nord-eft, Ie nomme nord-quart, nord-cft gt;nbsp;celui qui eft plus proche du nord-eft vers Ie nord , fe nomme nord-eft»nbsp;quart-nord, amp; ainfi des autres, comme ils font marquez enabregéautournbsp;de la rofe.

Les noms des vents qui font fur la rofe n’ont pas les mêmes noms fur toutes les mers; fur la mediterranée, nord s’appeile tramontane , nord-eftnbsp;graco.^ eft lev ante ^ fud-eft /roco, fud oftro, fud-oueft l'tbetio ,oueft fonente,nbsp;nord-oueft maejlro , amp; leurs fubdivifions prennent les noms des voifin*nbsp;comme fur notre rofe.

Chaque quart de rumb contient 11 degrez 15 minutes, les demi-rumbs z z degrez 5 o minutes, amp; les rumbs entiers 4 5 degrez. .

L’intérieur de cetterofe, qui eft fuppofée double, eft pareillement divifé en jz parties égalcs par amant de rayons qui marquent les mêmes vents,nbsp;amp; fon milieu qui eft colé fur un carton , a un mouvement fibre fur foOnbsp;pivot, pour s'en fervir lorfqu'on a reconnu la declinaifon ou la variationnbsp;de féguille aimantée.L’on remarquera que 1’extéricur de cette rofe fe placenbsp;fur le bord de la boete.

Vis-

La figure aquot;*' reprefente une piece d’acier en lozange qui fert d’éguilft aimantée, amp; que fon attache fous la rofe mobile avec deux petits clous*nbsp;II ne faut pas la coller, comme font quelques-uns , paree que cela cauf®nbsp;une rouille qui eft fort contraire a la vertu de faiman; un des bouts dunbsp;grand diametre doit être précifément fous la fleur-de-lis , amp; doit etrcnbsp;touché par une bonne pierre d'aiman j de forte que ce bout-la fe dirig®nbsp;vers le nord du monde. Nous avons expliqué la maniere de toucher 1®*nbsp;éguilles, en parlant des pierres d’aiman, amp; de la boulTole.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,

On pretend que le carton qui eft attaché fur la lozange s’afFaiffe quaod une humidité continuelle fe fait fentir, ce qui peut arreter le mouvementnbsp;fibre de la rofe. Pour éviter cet inconvenient, on pourracoller une feudj®nbsp;de talc ronde très-mince, a caufe qu’il n’eft pas fi fujet a fhumidité que 1®nbsp;carton , entr® deux ronds de papiej^dont celui de delTus fera la rofe, Sfnbsp;celui de deflbus on y attachera f éguille. On pourroit aufli plier un fil d’aci®nbsp;ou évider une plaque en figure circulaire qui auroit deux pointes diametr*’nbsp;lement oppofées, amp; quiferoient pofées comme fcguille en lozange. En *®nbsp;cas le carton étant également foutenu par tout, f humidité ne le pourra fait®nbsp;voiler* La figure 11quot;“ fera connoitre ce qui vient d’etre dit,

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POUR LA navigation. Liv.yll. Chap.I. 245, La petite piece qui eft au milieu du lozange a l’endroit marqué B, eftnbsp;ue qu’on appéllc la chape de ftéguille. Elle eft faite-de cuivre amp; creuféenbsp;en forme de cóne; on fapplique au centre de ia rofc , amp; on la fait tenirnbsp;3vec de la colle.

La figure 3'quot;' rcprefente Ia bouftble entiere. Ceft une boete ronde de bois cf environ 6 a 7 pouces de diametre amp; 4 de profondeur; on la fait queLnbsp;quefois quarrée.

II y a deux cercles de cuivre, dont Ie plus grand eft attache a la boete par deux pivots,aux endroits marquez B.

L'autre eerde eft attaché par deux autres pivots qui traveiTent lefdirs cercles diametralement aux endroits marquez C ; amp; ces deux pivots vontnbsp;aboutir dans deux trous qui font percez au milieu amp; vers Ie haut d’unenbsp;autre efpece de boete de bois, concave en dedans amp; convexe en dehors,nbsp;comme une calote,amp;chargéed4pIomb au fond de ladite calote, dans la-quelle on met la rdfe. 11 faut que cette boete amp; les deux cercles ayent unnbsp;mouvement fort libre , en telle forte que Ia grande boète marquee A,nbsp;étant pofée a plat, tel mouvement que faffe levaiffeau, laboèteinterieurenbsp;foit toujours horifontale amp; en équilibre. Au milieu du fond de cette boetenbsp;eft placé un pivot de cuivre bien droit amp; bien pointu, fur lequelonpofcnbsp;la chape qui porte la rofe, laquelle doit avoir un mouvement très-libre,nbsp;amp; 1’éguille étant frotée d’aiman, comme nous avons dit , la fleur-de-lisnbsp;tendra vers Ie nord, amp; tous les autres rumbs de'vent feront tournez versnbsp;les auyres parties du monde. On pofe un verre qui couvre la rofe, afin quenbsp;Ic vent ne fagite point.

II y a aufli dans chaqüe vaiffeau une bouflble qui fert k connoïtre Ia déclinaifon ou variation de féguille aimantée. Eile eft faite comme cellenbsp;doet nous venons de parler; mais Ie bord extérieur de la rofe doit êtrenbsp;divifé en 4 fois 90 degrez, en commandant du nord amp; fud a droit amp; ènbsp;gauche. II doit y avoir deux pinules mobiles autour de la boète pour re-garder les aftres , amp; on tend un fil d'une pinule a 1'autre qui paffe parnbsp;deffus Ie centre de la rofe , de forte que quand on regarde un aftre parnbsp;les deux pinules, Ie fil qui traverfe la rofe reprefentele rayon de f aftre.nbsp;Ces fortes de bouffoles s’appellent aufli compas de variation.

II fe fait aufli de ces compas de variation , dont fe fervent les pilotes ; c’eft une boète quarrée un peu plus haute qu’a 1’ordinaire; on y fait deuxnbsp;ouvertures vers Ie haut de cette boète en forme de quarré long A A,nbsp;oppofées diametralement; on attache une foie au haut d'une de cesfenêtresnbsp;aux extremitez defquelles il y a des petits trous^ percez perpendiculai-rement, ayant pafte cette foie par les deux trous Tune de ces pinules, amp;nbsp;On la tendra de maniere quelle pafTera fur Ie milieu du verre qui couvrenbsp;la bouflble, amp; donn era jufte au milieu de la chape de la rofe ; puis fautrenbsp;l^out de la foie fera paffé dans les deux petits trous de fautre pinule, amp;nbsp;on farrêtera*bien fixe ; les cercles de fufpenfioti font d% même a cettenbsp;l^ouflble comme a la premiere que nous avons decrite,amp; les pivots en CC,nbsp;Sgure 2 planche 24.

Defcription dune houjjole qui fe fufpend au plancher.

P Our éviter fembaras des cercles amp; des pivots de laiton afin de tenir toujours la bouflble de niveau , -en voiqi la conftruétion d une , que

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iyo construction et usages des ïkstrumêns

Ton fufpend au plancher de la bitacle du vaiffeau. C’eft une boete rond® fufpendue è fon centre de gravité a une courroie de cuir otf une bande dcnbsp;laiton mince avec un anneau , cette boete eft renverfée amp; Ie verre eftnbsp;deflbus, de Ibrte cjue Ie pilote étant couché ou fe proraenant , voitnbsp;differens mouvemens du vaiffeau par la fituation de la rofe , qui cff dansnbsp;cette boete; laquelle rofe au lieu d^êtrc au deffus de la chape amp; de 1 Cquot;nbsp;guille aimantce eft au deffous. II eft a remarquer qu’i! faut que cette rorenbsp;foit gravée de manicie que efi foit ^ gauche ,amp; one ft a droite , amp;nbsp;autres vents a proportion, afin qu étant colez en deffous les vents foientnbsp;dans leur fituation naturelle. II faut ajufter Ie pivot qui porte Ia rofe dansnbsp;une petite piece de bois comme Ie moule d’un bouton , 5c Ie colcr aunbsp;milieu du verre qui couvre la bouffole, amp; que la rofe étant pofée fur ccnbsp;pivot,Icverre foit arrêté bien jufte dans la rainure, figure 3 de la plan-che 24.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

II y a aufti dans chaque vaiffeau plufieurs petites b^uffolesqu’on nornme volans;ce lont des petites rofes fiotantes fur leurs pivots, comme celle dontnbsp;uous avons donné la defcription , amp; cesbouffoles legeres amp; fimples fcr*nbsp;vent fuf les ehaloupes, figure 4'quot;%

Vfuge de In beujjhle.

AYant reconnu fur une carte marine la route que doit tcnir Ie vaiffeau pour aller au lieu propofé, amp; la bouffole étant affermie dans Ia c^ambrcnbsp;du pilote, de telle maniere que les deux cótez paralleles de la boete quarrécnbsp;foient arrêtez felon Ia longueur du navire , c’eft-J-dire, parallelement anbsp;ligne qui s’étend de la poupe a la proue , on marquera d’une croix ounbsp;autre marque Ie milieu du cóté de la boete perpendiculaire a la longueurnbsp;du vaiffeau amp; Ie plus éloigné de la poupe, afin que par ce moycn on puiff®nbsp;diriger fon gouvernail

E X E M P . L E.

Nous partons de fifle Oueffant, fur les confins de Ia Bretagne, a focci-dent de Breft, amp; nous voulons naviger vers le Cap de Finiftere en Galicc* Nous cherchons premierement dans une carte marine réduite de la manierenbsp;que nous dirons ci-après, quelle doit être la direction du nayire, amp; noUSnbsp;remarquons que la route fe doit faire entre le fud-oueft amp; le fud fud-oueft»nbsp;c eft-a-dire, felon la ligne qui tend au fud'oueft quart au fud; cYft pour-quoi ayant le vent propre on tournera le gouvernail du navire de manierenbsp;que la ligne du fud-oueft quart au fud , reponde exaftement a la croixnbsp;marquee fujr le bord du cadre de la bouffole j amp; ce qui eft admirable, e eftnbsp;que par ce moyen on peut diriger la route du vaiffeau de nuit comme denbsp;jour; dans une chambre fermée comme fi on étoir a fair ;• dans un tem*nbsp;obfcur, comme dans un terns ferein; de telle forte que fon p9urra toujom'*nbsp;jreconnoitre fi4e navire Vecarte de la route quhl doit tenir.

De la 'variation oa déclimifon de Faiman.

L’Experience nous a fait connoitre que feguille aimantée decline du vrai feptentrion, c’eft-Mire, que la fleur-de-lis ne tend pas exalt;ft®'

pient au nord dumonde; roaisquelles’^nécartéquelqucfoisversforient»

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POUR LA NAVIGATION. Liv. VII. Chap. I. 251 d'aurrcfois' vers Toccldcnt, plus ou moins , felon les terns amp; les Heuxnbsp;differens.

Environ I’an 1665 , elle n’avoit aucun declinaifonaParis, aulieucju’i prefent fa declinaifon y .eft de treize degrez d-u feptentrion vers I’occi-dent. C'eft pourquoi ii faut dcher d’obferver avec foin la declinaifon denbsp;Lcguille aimantée routes les fois qu’on eu trouveToccafion favorable,afinnbsp;d'y avoir égard dans la conduite de la navigation.

Car fi, par exemple , la déclinaifon de^féguille aimantée étoit de i o deg. du nord a i’oueft dans 1’ifle d’oueflant, que nous avons fuppofé Ie lieunbsp;du depart du navire, amp; que 1’oh fuivit exaélement la ligne de fud-oueftnbsp;quart au fud,au lieud’aller au Cap de Finifterre on iroit vers une autrenbsp;contrée plus oriëntale de 1 o degrez.

Pour y remedier,il nquot;ya qu’a changer de place fur Ie cadre de labouf-fole la croix qui marque Ie rumb de direö;ion,amp; la reculerverseftd’au-tant de degrez qu'eft la«léclinaifon de 1’éguille vers oueft; amp; ainfi routes les fois qu’on aura reconnu une nouvelle déclinaifon de 1’aiman, ilfaudranbsp;changer Ie lieu de ladite croix. Quand la boete efttoute ronde on fait unenbsp;niarque au corps de ladite boète,vis-a-vis du nord amp; fud.

Si pareillement un vaifleau part des Sorlingues en Angleterre, pour aller a file de Madere , nous trouverons fur la carte marine que la route fe doitnbsp;faire au fud-fud-oueft ; mais fi dans ce tems' la déclinaifon de f éguille aimantée cft de 6 degrez du nord a Left, il faudra reculer d^autant de degreznbsp;¦^ers foccident la croix marquée fur Ie bord de la boulTole, afindedirigernbsp;route du vaiffeau en appliquant fur ladite croix Ie rumb de la navigation trouvé fur la carte.

Mais fi 1’on fe fert d’une boulTole dont on puilTe changer la pofition de f éguille aimantée, comme celle a double rofe, il faudra arrêter la fleur-de-lis de la rofe des vents, de forte que fa pointe marque Ie vrai nord, amp;nbsp;^Voir Ie foin de la changer routes les fois que fon trouvera du changement a la déclinaifon de faiman; amp; en ce cas il ne faudra point changernbsp;de place la croix qui marque fur Ie bord de la boulTole lerumbdedireélionnbsp;du vaiffeau.

II eft très-nécclTaire , principalement dans les voyages de long cours,. *lue les pilotes faffent fouvent des obfervations eeleftes, afin d^’avoir exaéie-ment la déclinaifon de f éguille aimantée, non feulementpour bien dirigernbsp;route du vaiffeau , mais principalement pour favoir oü fon eft, aprèsnbsp;®voif effuyéquelque rude tempête, pendant laquelle onauraétécontraintnbsp;de negliger la veritable route , en fe laiffant entraïner aux vents Sc auxnbsp;^tiurans qui auront obligé de dériver.

Trotmer la 'variation de 1’éguille aimantée

ÏL y a plufieurs moyens pour reconnoitre la déclinaifon de faiman , comme par Ie lever amp; Ie coucher d’nn même aftre, ou par f obfervationnbsp;de deux hauteurs égales de f aftre fur fhorifon, paree qu'en ces deux temsnbsp;d fera également éloigné de la vraie raeridiene du monde , ou bien parnbsp;mn paffage au meridien.

^ais tous ces moyens font pcu ufitez fur mer, premierement paree que pouvant favojr affez précifement Ie tems que Ie foleil ou un autre aftrenbsp;P-ffe par Ie meridien , on eft obligé d’employer beaucoup de tems pous

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z 5 ^ CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMENS

découvrir par plufieurs obfervations, quelle eft la plus grande hauteur du foleil, c’eft-a- dire, la hauteur meridiene.

Secondement, paree que Ie foleil peut confiderablement changer de dccli' naifoii, amp; Ie navire de latitude entre deux obfervations de fes hauteurs égalcsnbsp;fur rhorifon, ou entre fon lever amp; fon coucher.

On peut trouver la variation de l’éguille aimantée pluspromtement p*r iinefeule obfervation des amplitudes des aftres. Mais il en faut connoitrcnbsp;la déclinaifon , amp; la latitude du lieaouroneft. Nous donnons a la findeccnbsp;chapitre premier de la navigation, des tables de déclinaifons du foleilnbsp;des principales étoiles de Tun amp; Tautre hemifphere, Ie tout calculé pournbsp;Ie premier meridien, ou de file de Fer la plus occidentale des Canaries, avecnbsp;Ia maniere de s^en fervir pour les tems amp; les lieux dont on aura befoin;nbsp;nous y joignons une table des amplitudes ortives amp; occafes pour toutes lesnbsp;élev^ations de pole jufqu’au 66 degré amp; demi, qu’on pourra continuernbsp;jufqu’au 50 degré par les preceptes qui y font joints.

L’amplitude oriëntale d’un aftre eft Fare de 1’horifon comprii entre Ie point ou il fc leve amp; Ie vrai eft 5 amp; Famplitudc occidentale eft fare denbsp;rhorifon compris entre Ie point ou il fe couche amp; Ie vrai oueft.

Les aftres dont la déclinaifon eft feptcntrionale, ont aufli leur amplitude feptentrionale, amp; ceux qui Font meridionale ont leur amplitude du mênaenbsp;cóté. Plus les aftres ont de déclinaifon, plus ilsont d’ampütude ; les obli'nbsp;quitez de la fphere augmentent aufli les amplitudes des aftres; car daP-Snbsp;la fphere droite les amplitudes des aftres font précifement égales a leui'Snbsp;déclinaifons, amp; dans la fphere oblique eftes font plus grandes.

On aura par chaque obfervation une autre amplitude de Faftre, que Foo peut nommer Famplitude obfervée, qui eft la diftance de Fcft de la bouflblC)nbsp;jufqu'au point de Fhorifon ou Faftre fe leve, ou la diftance de Foueft denbsp;Ia bouflble , jufqu’au point oil il fe couche.

Cette amplitude s’obferve en regardant par les ouvertures ou par les pinU' les du compas de variation Ie lever ou Ie coucher de Faftre amp; comme Ie filnbsp;quitraverfe amp; paffe par Ic centre de Finftrument, reprefente Ie rayon denbsp;Faftre, les degrez de la rofe compris depuis ce fil jufqu’a Feft ou Foueftnbsp;du compas ou bouffole , marquent les degrez de Famplitude obfervée;nbsp;enfuite comparant Famplitude de la table calculée avec Famplitude obfef'nbsp;vée, on connoïtra la variation de Féguille, fielleen a,de la manierenbsp;nousallons expliquer.

E X E M P L E.

Etant en mer Ie 15™'iourdeMai de Fannée 17x5 a 45 degrez de lati' tude feptentrionale, je connois par une table calculée que la déciinaifo^nbsp;du foleil eft de 19 degrez feptentrionale, amp; fon amplitude oriëntale de 2'?nbsp;degrez 2 5 minutes feptentrionale. JeFobferve a fon lever avec les pinuft*nbsp;du compas de variation, amp; je trouve quhl paroit fe lever entre Ie 6 2 amp; Ic ^ 5nbsp;degré compté du nord, allant vers Feft de la rofe; c’eft-a-dire, entrenbsp;27 amp; Ie 28“' degré compté de Feft ; amp; comme en ce'cas FamphtJ^^^nbsp;obfervée eft égale a FampUtqde calculée, je conclus qu’en eet endroit ^nbsp;en ce tems-la Féguille iFa point de déclinaifon.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.

Mais fi Ie foleil a paru fe lever entre Ie 5 2 amp; 5 5degré compté du noi'd ¦ Feft, fon amplitude obfervée fera de 5 7 a 5 8 degrez, c'e'ft-a-dire, de 10 deg'nbsp;plus grande que celle de la table calculée, par oü Fpn coiinoï!: que Fégui* ^

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POUR LA NAVIGATION. Liv. VIL Chap. I. ifs aimantée décline du nord a Tefl: de i o degrez. Si au contraire I’amplitu ienbsp;oriëntale obferyée étoit moindre que la calculée, leur difference marque-roit la déclinaifon de réguillc du norda l’oueft. Car fi Tamplitude obfervéenbsp;sft plus grande que la vraie , cela vient de ce que Teft de la bouffole fenbsp;reculant du foleil vers Ie fud , la fleur-de-Iis de la rofes’approche deTefl;,nbsp;amp; donne Ia variation nord-eft. La raifon pour Ie contraire cll cgalementnbsp;évidente.

Si Tamplitude oriëntale calculce eft ducóté du fud, auffi-bien quel’am-plitude obfervée , amp; que celle-ci foit la plus grande , la déclinaifon de 1 éguille fera nord-oueft. Si au contraire elle eft plus petite, la déclinaifonnbsp;fera nord-eft d'autant de degrez que fera leur difference.

Ce que nous avons dit des amplitudes orientales nord, fe doit entendre pour les amplitudes occidentales fud, amp; ce que nous avons dit des amplitudesnbsp;orientales fud , fe doit entendre pour les amplitudes occidentales nord.

Enfin fi les amplitudes fe trouvent de differente denomination ; par exemple,aux amplitudes orientales, 11 famplitude calculée eft de 6 degreznbsp;nord, amp;querobfervéefoitde 5 degrez fud, c’eftune marque que la variation , qui dans ce cas fera N O , fe trouve plus grande que la vraie amplitude ,étant égale a la fomme des deux amplitudes., vraie amp; obfervée ; c’eftnbsp;pourquoi les ajoutant enfemble on aura i i degrez de variationNO. Hennbsp;leroit de même pour les amplitudes occidentales.

On peut encore trouver la variation de fcguille aimantée a toute heure par l’azimut d’un aftre,ayantfa hauteur amp; fa déclinaifon avec la latitudenbsp;du lieu, comme nous favons expliqué dans les ufages 26 3c 2'7dulivrenbsp;qui a pour titre l’Vfage des afirolahes.

Ayant expliqué dans notre livre de Pufage des globes , livre premier feftion cinq, amp; fuivant tout cc qui appartient a la connoiflance des décli-naifons du foleil amp; des aftres, leurs afcenfions droites amp; obliques, leursnbsp;parallaxes amp; leurs réfraétions; ilnenous refte pource qui regardela navigation que de donner des tables calculées de routes ces chofes, dont Tap-plication eft d’une fi grand* ncceflité tant pour connoitre la variation denbsp;l’éguille aimantée, amp;par conféquent Ia meridiene, la hauteur du pole amp;nbsp;la latitude, que pour favoir la veritable hauteur des aftres, dontnouspar-lerons au chapitre fuivant. On fe fouviendra feuleraent que la déclinaifonnbsp;d’un aftre eft fa diftance depuis l’équateur vers Ie pole ; fi elle eft vers Ienbsp;nord, on l’appelle feptentrionale ;fi c'eft versie midi, elle eft meridionale:nbsp;elle fe compte fur un meridien qui paffe par Ie pole 6c Ie centre de faftre,nbsp;amp; coupe l’équateur a angles droits.

Un aftre qui ne changeroit point de fituation en longitude auroit toujours la même déclinaifon, c’eft pourquoi Ie foleil qui en change tous les joursnbsp;paree qu’il s’éloigne tous les jours du point aries de l’écliprique ou d’é-quinoxe de printems, change auffi tous les jours de déclinaifon. Et commenbsp;d’ailleurs il s’en fautdeó heures ou environ qu’il revienneaprès 565 joursnbsp;premier point d’aries a même jour, puifqu’il faut ajouter un jour apresnbsp;quatre ans, de forte que cette année eft de 366 jours ;il faut avoir desnbsp;tables pour quatre ans, afin de s’cn fervir depuis uneannée biffextile jufqu’anbsp;1’autre, amp; de recommencer enfuite dans Ie même ordre; avec cette differencenbsp;Sl^te dans.des annéesfeculaires comme 1800, il faudra fe fervir d’une tablenbsp;particuliere pour cette année qui eft trop éloignée.

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z54

CONSTRUCTION ET USAGES DIS INSTRUMENT

TMc de h dèclin-tifon du foleilpour les amêes hijfextiks 1^24,172S amp; 1732 amp; autres» caIchUc pour Ie premier meridien pajfant par l’Uede Ier, pour chacun jour a midi.

Jours

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Reduction des tables pour tout autre meridiett.

POur fe fervir de ces tablesfous tout autre meridien que celui del’ile deFer

convertir les heures devant ou après midi de la regie ci-deflus en degré de longitude y de forte que li le lieu eft plus oriental de i 5 degrez , il faudra opérer comme ft on d^nbsp;mandoit la declinaifon du foleil a 11 heures du matin fous file de Fer ; ft le lieu eftnbsp;plus occidental de i degrez, il faudra opérer comme ft on demandoit la déclinaifonnbsp;du foleil fous le meri'dien de la fufdite ile a ï heure après midi. Chaque degré pft*nbsp;oriental avance de 4 minutes de terns, comme chaque degré plus occidental retarde denbsp;4 minutes de terns..

E X E M P L E,

Etanr ro degrez plus vers f orient que file de Fer, ou fous le meridien de Paris, o*’ deroandc la declinaifon du foleil imidi le zy Marsnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;j on trouv-edaris la table

pour. file, de Fer imidl;;

-ocr page 313-

POtTH LA NAVIGATIOK. Liv.VII. Chap.L

Secamp;nde table de la déclindfon du foleil peur les années cG}nmHnes 172Samp;^72$ y óc, premieres après les années bijJexttUs.

Jours


Avril I Mai

D. f^yp- M.

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Mars

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7 Difference z 5

La déclinaiTonde rtledcFer amidile X 5 Mars 1716, i deg. 48 min.^ miia* en 24 h. La déclinaifon audit lieu a midi Ie 24 Mars 1726, i dcg. 2 5 min. ^ ou 3 dp d. en

^ augmentant.

ï^egle 24 heures ou 360 degrez 2 5 minutes 20 degrez , on a convert! les 24 heures ^0360 degrez; paree qu'ils s’agifToit d’opérer non par les differences d’heurc , mais parnbsp;difference de degrez de longitude. Multipliez 24 minutes de tems par 2o degrez;nbsp;divifez Ie produit par 3 60 degrez, viendra i minute peu plus, qu’il fautajoutcr a ï degrcnbsp;48 minutes, Ton aura i degré 49 minutes pour Ia déclinaifon du foleil a midi fous Ienbsp;®^eridien de Paris Ie 25 Mars 1726.

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gt;¦2 5 6

CONSTRUCTION ET USAGES DES ÏNSTRUMENS

Troijïéme table de la dècUnaifondu foleil pmr les anmes cemmmes jysó é'JJSOy

fecondes apres les années bijfextiles.

Jours

Janvier

D. M.

Fevrier

D. M.

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Mars ü, M.

Avril

D. M.

Mai

D. M.

Juin D. M.nbsp;11^ 4nbsp;11 S 11

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Tuillet

D. M.

Aout

B. M.

Sept. D. M.

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Vfage des tables ci-delJus^

IL faut favoir fi 1 annee pour laquelle on cherthe Ia déclinaifondufoleil un certair*^ jour a midi eft biffextile, ou Ii elle eft Ia premiere, feconde, ou troifiéme aprèsnbsp;biflextiie; alors on cherchera dans celle des quatre tables celle qui convient, amp; Ie joüfnbsp;dont il s’agit dans la colonne du mois, vis-a-vis Ie jour pro^ofé , on lira Ia déclinairounbsp;du foleil qui fera meridicmale fi Ic foleil eft dans les fignes meridionaux, ou feptentrional^nbsp;s’il eft dans les feptentrionaux , comme il eft cent au haut de chaque colonne. CeClt;nbsp;n’a pas befoin d’exemple gt; mai-ssftl s’agit d’avoir la déclinaifon du foleil a unc autre heuf®nbsp;qu’a midi, il faudra fuivre les preceptes que nous propofonsr.

II faut favoir li la déclinaifon du foleil va en augmentant; ce qui arrive depuisl^* equinoxes jufqu aux folftices, amp; en diminuant , depuis les folftices jufqu'auxnbsp;noxes; li La déclinaifon va en augmentant, elle fera plus grande après midi qftellenbsp;marquee par la table, amp; devant midi moindre a proportion qu’il y aura plus ou moin®nbsp;d’heures avant ou après midi. On trouvera eette proportion en faifant Ia regie de trol* gt;

-ocr page 315-

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POUR LA NAVIGATION. Llv.VII. Chap.L

^J^tTtCTHC t^hlc nbsp;nbsp;nbsp;Ia ^CcltHAijoft clti ^olcHy “pOHY IcS ^YIYICCS COTKYntlYlCS 2^ 2Jy

troifiémes apres Us années bijfextiles, cdcuUe comme celles ci-clejjks pour le meridien de tile de Ter cf- a midi de chucun jour.

Jours

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Fevi'icr

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Aout

Sept.

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Nove.

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dont les termes font ainfi. i^heures... la difference de la declinaifon depuis lemidipafTc celui avant lequel on cherche la declinaifon ... , amp; Ics hcures devant ce midi.

B X E M P L E.

Le 1 8 Mai 1725 fous le meridien defile defer pour lequel les tables font calculees, demandc la déclinaifon du foleil a 8 heures du foir:

Ladéclinaifondu i 8 Mai 1726a midi 15» degrez 3 2 min.? La difference eft de 13 m. La déclinaifon du 15» Mai 1726a midi i j) degrez 4 5 min.3 en a 4 h- en augmentant.

I^^gle 24 heures... 13 minutes... 8 heures. Multipliez i 3 par 8, divifez le produit par 24 ^Ures, viendra 4 minutes d’augmentation pen plus, a ajouter a la déclinaifon de midinbsp;’¦ƒ I 8 Mai £ 726 , I 9 degrez 32 minutes; la fomme fera 19 degrez 36 minutes dcnbsp;^clinaifon du foleil le 18 Mai 172638 heures du foir.

Kk

-ocr page 316-

158 CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMENS

Comme les déclinaifons des étoiles fervent auffi-bien que celles du foleil, dans Ia navigation ,amp; qu’on fait les mêmes operations par les unes que par les autres,nbsp;nous jotgnons ici une table des principales étoiles de Tun amp; fautre hemifphere.

Tamp;hle des principales étoiles dont la déclinaifon ejl du coté du Nord, calculée

pour l’année lyoo.

Latitude,

Longimd,

Afcenjion

droite.

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Differ, en I aoans.

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L’étoile du nord au bout de la queue de la petite ourfe.

La claire des gardes dans l’é-paule de la petite ourfe.

Le bout de la queue de la gran-| de ourfe , ou le premier che-|nbsp;val du grand chariot.

Celle du quarré la plus nord vers !e col de la grande ourfe.

La poitrine de Caffiopée.

La tête d’Andromede.

Le pied fud d’Andromede.

^a claire au cóté de Perfée.

CapelU dans la chevre du char-tier Eriélonius.

Le bout de l’aile de Pegafe.

Le front d’Aries.

La machoire de la Baleine.

L'ceil du Taureati Aldebaran.

La tête la plus nord des Gemeaux.

Le petit chien , Procion.

Le cceur du Lion, Regulus.

Le bout de la queue du Lion.

Le bas de la robe de Bootes, Arturus.

La claire de Ia couronne du Nord-

La claire en la Lire.

La queue du Signe.

La claire de f Aigle.

-ocr page 317-

POUR LA NAVfGATION. Liv.Vir.Chap.r.

Table des frincipales ètoiles dont h dèclimifon efl du cbté du Sud, cakulée

mjjt pour l’mnée ijoo.

Latitude.

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Le milieu des trois Rois dans la ceinture d’Orion.

Le pied d’Orion , appellé Rigel.

Fomahan du V erfeau.

La claire de la premiere corne de Capsr.

La claire de la queue de la Balcine.

Le grand chien,Sirius.

La luifante au gouvernail du navire Argo, Canopus.

Le coEur de l’Hydre.

L’épi de la Vierge.

La claire de la balance du Sud.

Le cceur du Scorpion, Antares.


Vfage des tables de dèclimifon des ètoiles.

L Es étoilesnechangent de longitude pendant cent ans qued’environ i d. m.

24 fecondes; cc qui fait peu de changement dans leurs déclinaifons: il n’y aura done qu’a ajouter ou retrancher a leur déclinaifon Ia quantité de minutesnbsp;marquees a cóté par rapport au nombre d’années écoulées depuis 1’an i 700.

E X E M P L E.

On demande la déclinaifon de Capella en 1726 :dans la tableellea 45 degrez 5 8 minutes de déclinaifon, laquelle va en augmentant de i o minutes pour centnbsp;ans ; il faut done ajouter le quart de 10 minutes peu plus pour vingt-fixnbsp;ans , 1’on aura 45 degrez 40 minutes 30 fecondes de déclinaifon 'poxsi Capellanbsp;en 1726.

Le peu de difference qui fe trouve dans la déclinaifon des ètoiles en un treslong efpace de tems, fait qu’il n’y a aucune reduélion a faire dans la table, qui par confequent eft univerfelle pour les tems amp; les lieux.

On a joint les longitudes, latitudes amp; afcenlions droites de ces mêmesètoiles pour ceux qui voudroient s’en fervir dans les operations aftronomiques.

Les planifpheres celeftes,dont nous donnons les figures, les conftruèfions amp; les ufages dans notre livre des ufages des globes, amp; dans un traite particuliernbsp;feront très-propres a augmenter les tables ci-delTus, amp; a fait? conneïtre les ètoiles.

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-ocr page 318-

z6a CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMENS TABLE ABREGE’E DES AMPLITUDES ORTIVES OU ORIENTALES

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Ous voyez que z degrez d’élevation de pole amp; i degré de déclinaifon du ^ foleil donne i degré o minute d’amplitude ortive amp; occafe partant Isnbsp;foleil fous cette latitude ou hauteur de pole avec la déclinaifon fufditefeleve i degr®nbsp;plus loin que Ie veritable Eft vers Ie Nord , amp; fe couche i degré plus loin qu*^nbsp;veritable Oueft vers Ie Nord, quand il eft dans les fignes feptentrionaux , ou q'^^nbsp;fa déclinaifon eft feptentrionale ; car fi elle eft meridionale , il fe levera i degrcnbsp;s’approchant du veritable Eft vers leSud, amp; fe couchera de raême i degré en s’appiquot;®'nbsp;chant du veritable Oueft vers Ie Sud.

Si on vouloit augmenter cette table des amplitudes depuis lo degrez jufq'^ * 40 degrez, ou depuis 6 5 degrez jufqu'a 90 degrez, pour s’en fervir par rapportaUJCnbsp;aftres qui font vers 1 équateur amp; les poles du monde , il faut faire cette regie denbsp;trois OU analogie:

Comms Ie finus eompletnent de la hauteur du pole Bji au finus de la de'clinatfion',

Ainfi Ie finus total

jfi au finus de 1’amplitude quon cherche.

-ocr page 319-

POUR LA NAVIGATION. Liv. VII. Chap. I»

£T o cc ases OU OCCI DENT ALES , du Soldi amp; des Etoiles, répondant a leurs déclinaifons, amp; aux hauteurs polaires.

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Comme Ie finus total de thor'ifon

Efi au fims du (omflement de l’élevation du ple ;

Ainfi Ie jinus de 1’amplitude oriëntale ou occidentale Efi au finus de la déclinaifon du foleil.

i, ^rlamême raifon on aura réievation du pole, fi onconnokla déclinaifon du fokd ^^plitude oriëntale ou occidentale, en faifant cette analogie:

Ccmme Ie finus de l’amplitude oriëntale ou occidentale

Ifi au finus de la déclinaifon du foleil j

Jinfi Ie finus total de l’horifon

Ift au finus du complement de l’élevation du pole.

-ocr page 320-

2Ö1 CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMENS E X E M P L E.

Le foleil fe leve amp; a 20 degrcz de declinaifon feptentrionale , R élevé de 40 degrez au-deffus de rhorifon. On demanderamplitudeortive-Cherchezau haut de la table la declinaifon de 20 degrez, amp; a cote dansnbsp;Ja colonne des hauteurs de pole 40 degrez, conduifez le doit horifonta-lement jufque fous le carreau dc la déclinaifon voas trouverezqo degt^*nbsp;49 minutes d’amplitude ortive. Et par le calcul:

Le finus de 50 degrez, complement de la hauteur du pole... 76604 5 R finus de 2.0 degrez , ou de la déclinaifon 34202 ...finus total looooO-Multipliez 34202 par 100000 , le produit 3420200000 divife p^*-76604 viendra au quotient 44647,finus de 26 degrez 31 minutes po^’'nbsp;Tamplitude cherchée.

Par leslogarithmes... 9.8842 5 40 pour le finusde 50 d. de hauteur de poR‘

Ajoutez enfembLe 9.5 540517 pour Ic finusde 20 d. de déclinaifon. ces 2 derniers logar. 10.0000000 pour le finus total.

19.5 3 40 51 7 Total des deux moyens termes.

Otez-en le premier reftera 9.6497977 logarithrae de 26 degrez minutes, comme on le peut voir dans la table des finus, tangentes, fecaO'nbsp;tes amp; logarithmes qiie nous ajoutons ici pour ne rien laiffer a defirer fi’’-cet article,d'autant plutot quenousyavonsfouventrenvoyé,amp; celaarti'nbsp;vera encore dans le traité des cadrans folaires.

Si on veut augmenter cette table des finus, amp; la faire pour les deini' degrez ou parties de degrez,cTft-a-dire la fupputer de i oen i o minutes»nbsp;il faut prendre la difference des nombres qui repondentaux degrez inant^nbsp;diatement au-deffus amp; au-deffous des degrez amp; minutes que f on cherche»^nbsp;on fait la regie detrois comme nous avons fait pour reduire Ics déclinaifon*'

Exemple. On demande le finus de 48 degrez 2 4 min. on trouve le finus o 4 8 degrez 74314, celui de 49 degrez 7 5 471, la difference eft 115 7'nbsp;Faites cette analogie: Comme 60 minutes font a 1157, auffi 24 minut^nbsp;font a 462. Multipliez 1157nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;24,divifezle produit par 60 viendt®

au quotient 462,qu’iifaudraajouter a 74514, finus de 48 degrez,po^ avoir74776 finus deqS degrez 24 minutes, ainfi des tangentes, fecantes»nbsp;amp; de leurs logarithmes.

Que fi on veut avoir le finus logarithm, d’une fraélion, far exemfle» °

3 odeg.4 5 min.cherchez la difference entre les logarithmes de 3 o amp; 3 i quifera 0.0128693, laquelle divifée en 4 pour les minutes de i 5 cn 15nbsp;donnera 52175 pour i 5 min. amp; 96 5 i 9 environ pour 45 m. Cette fom/Pnbsp;ajoutce au logarithme de 3 o deg. donnera 9.7086 2 19 pour finus logar*^ 'nbsp;de 5 od. 4 5 m. Ou bien faites cette analogie : comme 6 o,nombre des minn ^nbsp;dquot;un degré, eft ^ 0.0128695, difference^ntrele finus logarithm.de 3^nbsp;3 I degrez;ainfi 45,nombre des minutes, dont on veutajoutcr le logaffi^*^nbsp;a 3 o degrez, eft au 4quot;’'nombre qu’on cherche; le quotient donnera 9^ 5^nbsp;comme ci-deffus, qu'il faut ajouter au logarithme de 3 o degrez : le total 1nbsp;9.7086519 pour le finus logarithme de 5 0 degrez 45 minutes. j.nbsp;operation n’eft pas géometrique , mais elle eft univcffelle amp; fan*nbsp;bien fenfible,

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-ocr page 322-

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N.

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3

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0.6585700

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7

0.8450580

8

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5

0.9542425

10

1.0000000

I I

1.0413527

11

1.0751812

*3

I.II35435

14

1,1461280

13

1.1760513

16

r-2041 200

17

I.23044S5

18

1.2552725

15

1.2787536

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1.3010300

11

1.3222153

22

1.3424227

23

1.3617278

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17

1.4373638;

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1.4471580;

25

1.4623580;

30

1.4771113;

3*

1.4513617;

3 ^

ï.505 ï 5oo|

33

1.5185135;

34

1.5314785:

15

1-5440680

36

1.5563025;

37

1.5682017

38

t.5757836

35

1.5510646

40

[,lt;J020^00

41

1.6127835

41

1.6232453

43

1.6354685

44

r.6434527

45

1,6532125

46

1.6627578

47

1.6720575

48

1.681241 2

45

1.650156 ]

5c

1.6585700^


CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMENS


N.

Logarith,

5gt;

1,7075701

31

1.7160033

53

!.7242755

34

r.731393^

1.7403627

56

1.74111880

37

'•7538745

5 S

t.7634280

35

1.7708520

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1.7781512

6 1

1.7853258

6 2

1.7513517

^*3

1.7553405

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I 8119134

66

1.8153435

67

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68

1.8325085

1.8388451

70

1.84505S0

71

1.8512583

71

1.8573325

73

1,863 3225

75

1.8652317

7?

1.8750613

76

1.8808136

77

1,88^4^07

78

1.8520546

78

1.8576271

So

1.5030900

81

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82

1.5138138

83

1.5150781

§4

1.5241753

, 8t

1 -9194189'

86

1.5344584

87

1.5395191

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1.9444817

85

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90

1-954141?

51

1.5550414

51

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53

1.5684825

54

1.9731175

53

I. 9777136

56

1.5822712

57

1.5867717

58

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3,000000

3.301030°

2.6010600


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v- 3.-


Pour avoir les fraétions des logarithmes des nombres naturels, putexempU 5 7 trots dans la table des logarithmes Ia difference entrcle logarithme de 57amp;celuide 58 ,qui ferayl ^Y^é4^’',nbsp;eette analogie:Corame 4 eft a 7 5 5 5 i j ainfi 5 eft au4'termc qu’on cherche: ie quotient donnera )nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^^^1


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logarith. de trois quarts ;lequel quotient ajouté au logarithme ci-delTus de 47, donnera i'7° Jgs logarithme de 5 7 trois quarts. C’eft ainfi qu on trouve les logarithmes des nombres indivifibles jg 3 igt;nbsp;jcomme de 5 o i , en ajoutant au logarithme de 5 00 , la moitié de la difference entre cenbsp;celui de 502, Au contraire ayant Ie logarithme ci-deffus 1.761535)7 , vous en.aureznbsp;fradion, en ótant i .7 5 5 S 740 logarithme de 5 7 moindre amp; plus voifin de cette fomme ennbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(J**

5 6648 pour la fraélion qu’on trouvera en faifant cette regie : 7 5 5 3 i ... 4... 5 6648 , Ieqü® ‘ nbsp;nbsp;nbsp;’j),

gjouter a 5 7, amp; vous aurez 5 7 trois quarts cherché. Cette methode convient aux fr^dions de ^0A gcates,amp;c. amp; eftuniyerfellefans grande erreur.


-ocr page 323-

POUR LA NAVIGATION Liv.VIL Chap.IL £65

I 1.

De h conJlru6}ion ó' des injlrumens qtu ferveht k obferver U hauteur

des ujires.

De lajlrolabe de mer.

E plus ordinaire des inftrumens pour prendre hauteur en mer , eft

^ nbsp;nbsp;nbsp;inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, t fnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;PlancUs^

Fij. 4.

Ï f 1’aftrolabe. C'eftun cercle de cuivre d’environ un pied de diametre, amp; de 6 a 7 lignes d'épaifleur, afin qu’il ait du poids : quelquefois on ynbsp;attache encore un poids de 5 a 6 livresa Tendroit marqué B , afin qu'étancnbsp;fufpendu par fon anneau A, quidoitêtrebien mobile, il fe puiffe tournernbsp;facilement de routes parts, amp; garder la fituation perpendiculaire pendantnbsp;les mouvemens du navire.

II eft divifé en 4 fois 90 d. amp; fort fouvent en demis amp; quarts de degré.

)|

II eft abfolument néceflaire que la ligne droite C D , qui reprefentc 1’horifon , foit parfaitement de niveau , afin d’y pouvoir comraencer lanbsp;divifion du cercle. Pour l’examiner il faut obferver par les fentes ou lesnbsp;petits trous des pinules F G, qui font attachées vers les extremitez de 1’ali-dade qui tourne librement par Ie moyen d’un clou a tête autour du centre E,nbsp;il faut, dis-je, obferver un même objet éloigné, en mettant l'ceil a Tunenbsp;defdites pinules; après avoir tournéfaftrolabeïi Ie même objet fè voit routesnbsp;les deux fois fans changer Talidade, c’eft une marque que la ligne de fotnbsp;convient avec 1’horifon. Mais fi pour voir une feconde fois Ie même objetnbsp;il faut mouvoir 1’alidade, c’eft-a-dire, la haufler ou bailfer, Ie point milieunbsp;entre ces deux pofitions marquera la vraie ligne horifontale , palTant par Ienbsp;centre de rinftrument; ce qu’il fera ben de verifier par plufieurs obfervationsnbsp;réiterées avant que de commencer la divifion qui fe fera de la maniere quenbsp;nous avons expliqué ci-devant.

Ufage de l’afiroUbe.

POur obferver la hauteur des aftres fur l’horifon , amp; leur diftance du zenith qui en eft Ie complément.

Pour eet eft'et on fufpend l’aftrolabe par fon anneau amp; on tourne fon c6té vers l’aftre, en haulTant un des bouts de 1’alidade F, jufqu’a ce quenbsp;Ie rayon de i’aftre paffe par les deux pinules F G; alors 1’alidade marqueranbsp;par fes extremitez, autour du cercle divifé, la hauteur de l’aftre H, de-Puis C jufqu’en F, compris entre Ie rayon horifontal E C, amp; Ie rayon denbsp;laftre ÉF , paree que eet inftrument dans cette fituation reprefente unnbsp;''ertical. La divifion B G ou A F marquera la diftance de l’aftre au zenith.

Conflrudiion de l’anneau.

Fis- tl

CEtte figure reprefente un anneau ou cercle de cuivre. II fe fait de 8 a 1 o pouces de diametre; il eft néceffaire qu’il foit d’une bonne épaif-fcur, afin qu’étant plus pefant il conferve mieux fa fituation perpendicu-

L1

-ocr page 324-

*66 CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMENS hire; la diviflon fe marque dans fa furface concave. II y a un petit trollnbsp;en C, q#traverfe Tanneau parallelement a fon plan. Ce trou eft éloigoénbsp;de 4 5 degrez du point de fufpenfion B, Si il eft Ie centre dquot;un quart denbsp;eerde DE , divifé en 90 degrez. Un de fes rayons CE eft parallele aunbsp;diametre vertical B EI, point de fufpenfion; Sc l’autre rayon horifontal eftnbsp;perpendiculaire au même diametre.

Nous ne difons rien ici de la précifion avec laquelle on doit avoir ce diametre. L’habileté de Touvrier y fuppléera facilement. Enfuite on tirenbsp;des rayons du centre C a tous les degrez du quart de eerde D E, pournbsp;les marquer dans la furface intérieuredefinftrument, depuisF jufqu'enG.nbsp;On peut faire cette divifion a part fur un plan , puis la tranfporter biennbsp;exaftement dans la concavité du eerde.

Ce qui fait eftitner eet inftrument eftqueles degrez de la divifion font plus grands a pioportion de fa grandeur, que ceux de faftrolabe.

Tjfage de tannem.

POurs’en fervir il faut Ie fufpendre par la boude B, amp; Ie tourner vers Ie foleil A, en forte que fon rayon paffe par Ie trou C.

II marquera au fond de Tanneau de F en I, les degrez de la hauteur dü foleil entre Ie rayon horifontal CF, amp; Ie rayon de faftre C I : la partie^nbsp;IHG, marquera fa diftance au zenith , entre Ie rayon Cl Sc Ie rayonnbsp;vertical C G.

Du quart de eerde.

Eic. S.

L’Inftrument marqué par la figure fixiéme eft un quart de eerde d’en-viron un pied de rayon. 11 eft divifé en 90 degrez Si fouvent de 5 en 5 minutes par des tranfverfales. II y a deux pinules fur un de fes rayonsnbsp;AE. Le fil oil eft attaché Ie plomb eft arrêté au centre A. Nous ne nousnbsp;étendrons pas fur la conftruétion de eet inftrument, cn ayantfuffifammentnbsp;parlé au chapitre V ,du livre IV. qui traite de la conftruclion du quarrénbsp;géométrique.

Pour s’en fervir il faut le tourner vers faftre D , de maniere que foö rayon DAB paffe par les deux pinules A Sc B : alors le fil a plomb qui doitnbsp;rafer librement les degrez du quart de eerde, marquera en C les degreznbsp;de la hauteur du foleil depuis B jufqu’en C , Si fon complément depuisnbsp;C jufqu’en. E.

De l’arbalejlrille.

CEt inftrument eft compofé de deux pieces, dont f une qui eft d’en-viron trois pieds de long, s’appelle la ftéche, Sc l’autre qui eft plii® courte, le marteau.

La fléche A B eft une piece d’ébeine bien quarrée en tout fens, de 6 a 7 fignes de grofleur, Sc bien égale en toute fa longueur.

Le marteau C D eft une piece de bois de poirier bien unie Si appIanJ® d’un cdté, laquelle a un trou quarré juftement dans fon milieu, quidoitnbsp;être plus épais, afin que la fléche gliflantdans ce trou, foit plus ferme ^nbsp;s’y tienne perpendiculaire au marteau.

La fiéche doit être divifée en fa longueur , en degrez amp; minutes

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POUR LA NAVIGATION. LIv.VII. Chap. IL ï6j

chacunede fesquatre faces, lefquelles ne different entre elles que dans la grandeur de leurs degrez , proportionnez a la differente grandeur des mar-teaux; car chaque face doit avoir fon marteau particulier.

Le commencement de la divifion fe fait vers A , ou fe place I’ceil dc 1’obfervateur, maisadiftance d’environ demi-pouce du boutde la fleche,nbsp;i caufe de la convexité du globe de foeil, car c eft a fon centre que lesnbsp;principaux rayons des objets fe vont croifer.

Le point fixe du commencement de la divifion doit commencer au centre prolongé du milieu du baton de lafléche, c eft-a-dire que plus le baton eft gros amp; plus le centre eft éloigné ; il faut pour cela tirer une ligne dunbsp;centre du baton ,amp; quatre lignes du bout des quatre faces, le point ou ilsnbsp;aboutiront fera f endroit ou doivent commencer les divifions, amp; ou on doitnbsp;placer fceil.

Si done on veutdivifer la face AB pour fervir au plus grand marteau CDjil faut chercher dans les tables calculées les tangentes des degrez dunbsp;cercle dont le rayon eft égal a la moitié dudit marteau, amp; du point A, lesnbsp;tranfporter fur la face AB,amp; marquer fur chaque divifion le nombre quinbsp;convient aux tangentes du complement dc la moitié de 1’arc que 1’on veutnbsp;marquer, par le moyen d’une échelle de mille parties qui foit égale a lanbsp;moitié dudit marteau.

Si, par exemple, on veut marquer fur la fleche le point de 90 degrez fa moitié eft 45 , amp; fon complément aufli 45 ,dontl3tangente eft égale aunbsp;rayon ; cquot;eft pourquoi la moitié du marteau fera précifément égale a lanbsp;diftance depuis le boutde I’ceil A i jufqu’au point de 90 degrez car le demi-marteau eft le rayon d’un cercle dont les tangentes font contenues dans lanbsp;fleche, comme il eft aifé de voir par la figure S'quot;'.

Pareillement fi on veut y marquer le point de 80 degrez dont, la moitié 6ft 40, amp; fon complément 5 o , cherchez la tangente de 5 o degrez, amp; vousnbsp;trouverez 119175 ,duquel nombre il faut retrancher les deux dernieresnbsp;figures a caufe que nous avons fuppofé le rayon ou demi-marteaude millenbsp;parties égales, au lieu des i 00000 qui font aflignées au rayon destables.nbsp;Cette tangente fera done prefque 1192. , amp; ayant pris fur 1'échelle 192nbsp;parties, ilfaudrales porter au-dela du point de 90 degrez, pour marquernbsp;^ o degrez fur la fléche.De même pour y marquer 7 o degrez la moitié eft 5 f,nbsp;amp; fon complément 5 5 , dont la tangente eft 1428. 11 faudra porter fé-ïendue de 4 2 8 parties égales, prifes fur f échelle, depuis le point de 9 o deg.nbsp;pour marquer fur la fléche 7 o degrez ,amp; ainfi dc tous les autresdegrez amp;nbsp;minutes, rant que la fléche en pourra contenir.

_ Mais fi la moitié du grand marteau eft de t o pouces, amp; la fléche de deux Pieds fix pouces, on ne pourra pas marquer fur la face qui lui convientnbsp;les degrez au-deffous de 40, paree que la tangente du «omplément dcnbsp;2.0 degrez qui eft 70 degrez eft de 2747 parties , e’eft-a-dire, prefquenbsp;*rois fois le rayon.

La moitié du fecond marteau étant fuppofée de 6 a 7 pouces, on pourra ïUarquer les degrez fur la face qui lui,convient depujs 90 deg. jufqua 30.

. ^i la moitié du 3“' marteau eft de 4 a 5 pouces, on pourra marquer fur ^ face qui lui convient les degrez depuis 90 jufqu’a 20. Enfin le qquot;”', amp;

P us petit marteau eft de deux pouces amp; demi, on pourra marquer fur h ^^6 qui lui convient les degrez depuis 90 jufqu’a i o.

L1 ij'

-ocr page 326-

268 GOMSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMENS

Pour les grandes hauteurs 011 fe'fert des grands marteaux, paree que IcS divifionsenfont plus juftes;amp; pour les moindres hauteurs il faut fc fervirnbsp;des petites marteaux.

Pour trouver la face qui convient a un marteau , il n’y a qu’a prefen-ter fa raoitié fur la fléche; fi elle fe trouve égale a la diftance depuis f ex* tremité appellée lebout de 1’ceil, jufqu’a 90 degrez, on aura lafacecon-venable au marteau.

On peut auffi marquer méchanLquement les degrez fur la fléche en maniere fuivante.

lig- 7-

II faut faire un grand quart de eerde dont Ie rayon foit auffi grand qu® la fléche A B. Ce quart de eerde doit étre divifé en degrez amp; minutes denbsp;1 o en I o; amp; après avoir pafle la fléche dans fon marteau C D, en forte qu^nbsp;Ie plat dudit marteau foit tourné vers rextremité A de la fléche, on fap-pliquera fur Ic quart de eerde, de forte que Ie bout A réponde exaéte-ment fur Ie centre du quart de eerde , amp; que Ie bout D du marteau fohnbsp;toujours fur Ie rayon A F. On approchera doucement Ie marteau C D dnnbsp;bout Ajjufqua ce que fon autre extremité C touche Ie rayon AM,quinbsp;paffe par Ie degré que Fon veut marquer fur la fléche , lequel degré onnbsp;marquera a Fendroit ou rafera Ie marteau au point E, amp; Fon continueranbsp;de rapportcr Ie marteau du centre A Ie long du rayon A D F ; jufqu’a csnbsp;quil touche fucceffivement les rayons de tons les degrez, pour les mar-quer fur une colonne Ie long de la fléche A B , en augmentant a mefurenbsp;qu’ils approchentdu bout A. On marquera auffi les degrez de complémentnbsp;fur la même face, fur une autre colonne , Icfquels vont en diminuant denbsp;B vers A. On pourra mettre un fil au centre A , pour fervir de rayonnbsp;comme AM,en Ie tendant fucceffivement fur tous les degrez , a mefurenbsp;qu’on lui fera toucher Ie bout C du marteau,

On fera la même chofefurles autres faces pour y marquer les divifions » fuivant les differens marteaux. La petite figure P fait voir un marteau vdnbsp;de face avee fon trou.

Voici auffi une table toute calculée pour divifer une fléche dont Ie demi Hiarteau eft fuppofé de 1000 parties égales.

¦Taille des parties égales dont Ie demi-martem en contient 1000, lefquelk^ parties on dott prendre depuis l’extremité J de la Jïéche quinbsp;ejl Ie hout de l ceil y jufqua chacun de fes degrez.

(D.( Parties

D.'Parti.

Dj

Parti.

D.

Parti.

D jParti.

D.

Parti.

I

114585

16

7115

31

3606

46

1356

61

16318

76

1280

2

57150

17

66pi

31

3487

47

2300

6z

1664

77

1257

3

38188

18

6314

33

3376

48

1146

63

1622

78

1235

^ 4

18636

15

5976

34

3171

45

1154

1600

75

1213

: 5

11504

20

5671.

35

3171

50

1144

65

1570

80

11^2

6

13)081

2I

5355

3^

3078

51

1057

66

1540

81

II7I

7

16350

22

5145

37

1585

51

2050

67

1511

82

1150

8

14J01

13

4515

38

1504

53

ioo6

68

1483

83

1130

11706

14

4705

35

2824

54

1565

65

1455

84

IIII

10

11430

15

4511

40

1747

55

1^21

70

1428

85

10^1

11

10385

26

4331

41

1675

5^

i88r

7^

1402

86

JO72

12

5314

17

4165

41

1605

57

1841

72

1376

87

i°54

13

8777'

z8

4011

43

1535-

58

1804

73

1351

88

1036

14

8144,

2,5

13867

441475

55

1767

74

1327

85

1018

15

7556-

30

'3732'

45 1414

60

1732-

75

1303

50

loao

-ocr page 327-

POUR LA NAVIGATION. Liv. VII, Chap.II.

Ufage de Parhalejirille.

POur obferver la hauteur d’un aftre pardevant avec rarbaleflrille, il faut après avoir paiïé le marteau dans la fléche du cóté de fa face ,nbsp;fon coté plat vers le bout de f ceil A, appuyer ce même bout a cóté denbsp;1’oeil amp; regarder fhorifon fenfiblepar le bout d’en-bas D du marteau Igt;C,nbsp;fuivant le rayon vifuel horifontal AD F, en faifajit glilTer le marteau lenbsp;long de la fléche en 1’approchant ou le reculant de FtEil , jufqu’a ce quenbsp;l’on voie 1’aftre par le bout C du marteau , amp; alors il marquera ifir lanbsp;fléche les degrez de la hauteur de fafl:re,furlacolonnequi va enaugmen-tant vers 90, ou vers le bout de l’oeil A ; il marquera aufli vis-a-vis Ianbsp;diftance de l’aftre au zénith ou le complément de fa hauteur fur fautrenbsp;colonne qui va en diminuant vers le même bout de l’oeil A. Ainfl plusnbsp;l’aftre fera élevé fur fhorifon plus le marteau s’approchera de fceil; aunbsp;contraire plus il s’en éloignera, moins f aftre fera élevé : d’oii vousconclureznbsp;que Ia partie de la fléche du cóté de fceil eft vuide de marques jufqu’anbsp;Ia longueur du demi-marteau dont on fe fert.

L’on prend hauteur pardevant aux étoiles amp; au foleil, lorfque fes rayons o’ont guere de force i caufe de quelque nuage , en mettant un raorceaunbsp;de verre brui^ au-devant de fceil pour le conferver des rayons du foleil.

Pour obferver la hauteur du foleil par derriere avec 1’arbaleftrille, il faut mettre le plat du grand marteau I la place de fceil en A , de fortenbsp;que Ic plat du marteau foit au point ou on fuppofê'foeil quand on obfcrvenbsp;pardevant, amp;le platdudit marteau tourné en dehors de la fléche ; enfuitenbsp;on pafTera dans la fléche le plus petit des quatre marteaux,fon cóté platnbsp;vers legrand maneau. Onajoutera fi on veut au bout d’en-bas D du grandnbsp;marteau uneefpecedepinule de cuivre, dont la fente foit parallele au plannbsp;de fhorifon; de plus on fait ordinairement le petit marteau en croix, dontnbsp;les croifillons ou traverfes a a font coupez au milieu de 1’épaifleur de lanbsp;fléche comme vous voyez en la figure 11.

L’arbaleftrille étant ainfi préparée, il faut tournet le dos au foleil amp; re-garder fhorifon fenfible par la pinule D,amp; par deffous la traverfequi eft milieu du petit marteau; en regardant ainli fhorifon on approchera ou.nbsp;rcculera ce petit marteau jufqu’a ce que fombre du bout C du grandnbsp;marteau fe termine fur la traverfe a a du petit marteau , a fendroit quinbsp;i'épond au milieu de la grolfeur de la fléche; alors le petit marteau mar-quera fur la fléche les degrez de la hauteur du foleil amp; de fon complément.

On fe fert le plus fouvent de cettefeconde maniere , qui eft d’obferver la hauteur de faftre par derriere, paree qu’en cc cas fceil n’a qu’un feuinbsp;i'ayon vifuel a obferver , au lieu qu’il faut en obferver deux quand onnbsp;prend la hauteur par devant. On voitplanche 2 4 figure é une arbaleftrillenbsp;montée pour obferver par derriere.

Quand on prend la hauteur par devant on la trouve trop grande, amp; quand on la prend par derriere on la trouve trop petite. Cette erreureftnbsp;^gale de part amp; d’autre, 8f elle eft d’autant plus grande que fon eft plusnbsp;clevé au-deffus de la furface de la mer; tellement que f élevation d’un piednbsp;fait erreur d’une minute, celiede 5 pieds caufe 2 minutes d’erreur;féle--''3tion de I o pieds 3 minutes, celle de i 7 pieds 4 minutes, ccllede 2 5 piedsnbsp;taufc 5 minutes d’erreurj amp; enfin celle de 4opieds fait erreur de 6 minutes^

Lliij

-ocr page 328-

2^0 CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMENS C’eft pourquoi nous avons cru devoir ajouter iciune table des elevations

de Tceil fur fhorifon , une des minutes d'erreur a augmenter ou a fouftraire

de la hauteur. Et une autre table des lieues de diftance depuis le hen de fobfervateur jufqu’ou s'etend Ton horifon fenfible, paree que plus 1nbsp;eft élevé fur fhorifon plusfon horifon fenfible a d’étendue, plus aufliily'nbsp;a de minutes a ajouter a la hauteur obferveepar derriere, amp; plus a fou-ftraire a la hauteur prife par devant.

Talgt;ie des élev At ions fur I’horifon, des minutes d err eur, dtquot; des lieues

1.5.10.

17.2 5.40.

5 0.60.70.

I 8.1 00.200

3 00.400.500-

4. 5. 6.

7. 8. 5».

10. II. 14.

17. 20.

I-t Ii_2

1 nbsp;nbsp;nbsp;i

2^ 2|3

3-7 5f4f

5; nbsp;nbsp;nbsp;7;

Pieds d’elevation fur la mer Minutes a oter par devant ? ^

amp; a ajouter par derriere S ’ ' ^ Lieues jufqu'a fhorif. fenfib. ^ i,

XXIV.

Tlanthe-

i-'S- r-

Car- foit le globe de la terre amp; de la mer D L M, amp; foit un obferva-teur en A élevé au deflus de la mer de la quantité A D, amp; qu’il obferve par devant la hauteur de 1’aftre F , il trouvera fare F H, compris par lesnbsp;rayons vifuels A F , A H tirez du point A de fobfervation, fun a faftienbsp;F amp; fautre a fhorifon fenfible en H touchant la furface df la meu ; maisnbsp;la vraie hauteur ne doit etre que depuis faftre F jufqu’è la veritable lignenbsp;horifontale AB , done la hauteur F AH prife par devant, eft plus grandenbsp;que la vraie hauteur B A F. Mais fi on prend la hauteur de faftre G parnbsp;derriere, on lui tournerale dos en regardant fhorifon fenfible par le rayonnbsp;vifuel A H, lequel paffe au-deffous de la ligne veritablement horifontale A Bgt;nbsp;amp; le rayon AH étant prolongé par derriere fobfervateur vers E , don-nera fare G E, compris par les rayons A G, A E, pour la hauteur obfervée gt;nbsp;mais la vraie hauteur eft GC, done la hauteur obfervée GE par derrierenbsp;eft trop petite de la quantité E C. Or fangle de fexcès B AH de 1*nbsp;hauteur prife par devant eft égal au defaut CAE de la hauteur prife p^fnbsp;derriere, paree que ces angles font oppofez par leurs points.

Maintenant fi on veut favoir ou fe termine fhorifon fenfible d\m obfef' vateur élevé de 100 pieds au deffus de la mer, on trouvera dans la tablenbsp;3 lieues deux tiers du point de fobfervation.

Qi^nd on prend hauteur avec les inftrumens qui ne font point au vrai niveau amp; au veritable horifon , il faut avoir égard a ce qu'on vient denbsp;direde farbaleftrille, amp;dequelque inftrument qffon fe ferveiilfaut aufl*nbsp;avoir égard aux remarques generales que nous ferons apres avoir parlédcnbsp;tous les inftrumens a prendre hauteur.

Si done onaobfervé la hauteur d’un aftre avec farbaleftrille par devant» amp; qu’on fait trouvé, par exemple, de lo degrezfifceil de fobfervateurnbsp;en ce cas eft élevé de 2 5 pieds par deffus la furface de la mer, il faudranbsp;conclure que la hauteur de^faftre n’eft que de i 9 degrez 5 5 minutes,nbsp;paree qu’il faut fouftraire 5 minutes pour f élevation de 2 5 pieds. Ilnbsp;droit au contraire les ajouter fi la hauteur avoit été prife par dei'riere.

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POUR LA I^VIGATION. Liv.VII. Chap. II. zyi

qumier anglois.

xxni,

Platiche.

Rg'

CEt inftrument fe fait ordinairement de bois depoirier.il contientun quart de cercle partagé en deux arcs BC, DE, qui ont differensnbsp;rayons, dont le moindre eft la moitié du plus grand.

L'arc B C eft de 30 degrez,chaque degré fe fubdivife autant qu’on le peutde 5 en 5 minutes par le moyen des cerclesconcentriques amp; deslignesnbsp;tranfverfales. L’autre arc de cercle DE, contient 60 degrez amp; fe divifenbsp;feulement en degrez; la divifion de ces arcs doit commencer du rayon A B ,nbsp;dont la longueur eft environ de deux pieds.

On ajufte comme a Tarbaleftrille au centre comjnun de ces deux arcs Un petit marteau, a peu pres femblable a celui de la figure i 2 , dont unenbsp;traverfe ou croifiilon reponde précifement au milieu de répaifleur de lanbsp;fleche ou de la piece de bois droite, ou bien une pinule comme la figure A ,nbsp;fendue horifontalement; puis on ajufte une autre pinule qui fe puiffemou-voir amp; arrêter avec une vis fur chacun des degrez amp; minutes de TarcB C;nbsp;Comme en F,laquelle doit être percée dans une ligne de foi perpendiculaire au plan des divifions comme la figure F pour y placer rceil; enfinnbsp;rine troifieme pinule qui puifle couler amp; s’ari eter au long des divifions denbsp;1’arc DE ,comme en G ; cette pinule doit être aufti percée ou fenduenbsp;^fin que le rayon du foleil puifle donner dans la pinule du centre ; maisnbsp;die doit être bien drefl'ée amp; perpendiculaire au plan des divifions, commenbsp;la petite figure G le montre ; il faut auffi que ces arcs foient d'egale épaif-feur , afin que les pinulcs foient toujours bien perpendiculaires fur lenbsp;bord de Finftrument.

Vfitge du quartier mglois.

ON peut fe fervir de cet inftrument pour obferver la hauteur des aftres en deux manieres, comme par Farbaleftrille, c’eft-a-dire, en regardant Faftre, ou lui tournant le dos. Cette maniere eft plus commode. IInbsp;faut pour cela ajufter la pinule A fur le centre , amp; la pinule G , fur telnbsp;degré qu’on voudra de Fare D E; pourvu toutefois que la partie G Dnbsp;3vec les 30 degrez de Fare BC foient du moins aufli grands que la hauteur de Faftre ; apres cela on lui tournerale dos, amp; Fon hauflera ou baif-fera la pinule F en la faifant glifler fur Fare B C , jufqu'a ce que regardant Fhorifon fenfible par les deux pinules F amp; A , le rayon du foleil FInbsp;Pafle par Fouverture de la pinule G, amp; vienne aboutir a la fente de lanbsp;pinule qui eft au centre A.

La fomme des deux arcs fera la hauteur du foleil fur Fhorifon , en y faifant la même corredion que nousavonsditenparlant de Farbaleftrille,nbsp;^ le complément de cette hauteur fera la diftance duzénith.

L’on pourra aufli prendre hauteur par devant avec cet inftrument, comme ^vec Farbaleftrille, mais plus diflicilement, a moins que la fleche ne foitnbsp;‘^oupée precifement a Funi de la pinule du centre A.

Bu demi-cerclepour prendre hauteur en mer.

CE demi-cercle eftd’environ un pieddediametre : il n’eft divifé qu’en 90 degrez, amp; chaque degré fe divife ordinairement en quatre par-

10.

-ocr page 330-

2 71 CONSTRUCTION ET USAGES D»S INSTUMENS

ties qui valent i 5 minutes chacune. II y a deux pinules A amp; B attachées aux extremitez de Ton diametre , amp; une autre comrae C, ajuftee de tellenbsp;maniere qu elle coule autour de la circonferenee du demi-cercle, afindcnbsp;i ccevoir le rayon de I’aftre. La pinule A eft comme celle F percée en Onbsp;ëi celle B comme la mêrae F fenduc, celle C comme F ou G, felon qu’onnbsp;squot;cn fervira par devant ou par derriere.

Vfage du demi-eenle.

SI 1’on prcnd la hauteur par devant, il faut mettre fceil a 1’ouverture de la pinule A, regarder Thorifon par les pinules A amp; B, amp; haulTeroUnbsp;bailTer la pinule C,eijj la gliffantfur les degrez de la circonference, jufqu'anbsp;ce quc le rayon de Taftre paflant par la fente ou petit trou de cette pinule,nbsp;rencontre l’autre pinule en A. Pour lors les degrez compris cnFarcBC,nbsp;roarqueront la hauteur de 1’aftre. Si c’eftle foleil que 1’onveutobfcrver,nbsp;il eft plus commode de lui tourner le dos a caufe de fa grande lumiere,nbsp;mettant fceil a Ia pinule B , amp; regardant fhorifon par les pinules B amp; Agt;nbsp;amp; haulTant ou baiflant la pinule C, en forto que le rayon du foleil paflantnbsp;par cette pinule vienne fe rendre a fouverture de la pinule A,farc BCnbsp;marquera la hauteur du foleil fur f horifon.

II eft a remarquer que comme fangle BAC a fonfommet a la circon-ference, iln’apour fa rnefur* que la moitié de fare B C , fur leqiiel il eft appuyé, amp; c’eft pour cette raifon que fon a divifé tout le demi-cercleeunbsp;90 degrez au lieu des 180 qu’il devroit contenir.

II faut encore faire les mêmes attentions qu’a f arbaleftrille, fi on prenft hauteur par devant ou par derriere.

Kemarques gener des fur les differentes manieres de prendre hauteur nbsp;nbsp;nbsp;fd

quelques ohfervations a ne pas negliger dans la pratique.

IL nefuffit pas de favoir précifement quel degré vous donnera finfti’U' ment dont vous vous êtes fervi, ni d’avoir fait les réduótions convenabft*nbsp;ü vous avez pris hauteur par devant ou par derriere. Nous avons d**'nbsp;amp; expliqué dans notre livre de fulage des globes livre I. felt;ftion Vl'nbsp;page 50, les raifons pour lefquelles un aftre au-deflbus de 5 o degt^^nbsp;devoit paroltre amp; veritablement paroït plus haut qu’il n’eft effedrivemeotnbsp;a caufe de la nature de notre atmofphere qui recourbe les rayons q^‘nbsp;yi.ennent de 1 aftre a fceil , ce qu’on appelle réfradlion , dont nous avoo?nbsp;donné une table a la fin de ce même livre des globes amp; que nous ajoutons ic*'

Tahle des réfraSHons des ajlres.

Hauteurs apparentesi Réftaiftions ou excè s]

0 I 2 [ 3 nbsp;nbsp;nbsp;4nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5

678

32 2.7 21 116 1210

_ -'o ^ '

987


d.


o iz lAiZQ ,Q lt;oagt; é' H4I 5-V sta-


Remarque. Si on s’eft fervi de pinules pour faire pafler les rayoP^*

~ J- nbsp;nbsp;nbsp;____ . r» nbsp;nbsp;nbsp;____L nbsp;nbsp;nbsp;1^

rxjr.

fLxnche-Hg. *0

01 nbsp;nbsp;nbsp;w**nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;tlCVC UCnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;UCglC4 iUl 1 ilUlilüll 5 11 CUnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quot;

lil réfraftion convenable qui eft ici 3 minutes, la veritable hauteur ne done plus que de 19 degrez j 7 minutes.

venans de f aftre a fceil par une ferite ou trgu, eet aftre a envoyé

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POUR LA NAVIGATION. Liv. VII. Chap.II. 273 plan oppofé aux pinules rimage renverfee de fon difque , enforte que lanbsp;partie luperieure eft imprimée en bas amp; I’inferieure en haut , ce quinbsp;produit pour le foleil un exces de i 5 minutes de chaque cote, le milieunbsp;rimage étant pris pour le centre de 1’aftre on aura fa veritable hauteur,nbsp;toute réduótion neceflaire faite d’ailleurs.

5Remarque,mais fi on ne s’eftpasfervidepinules fenduesoupercees d’un trou, mais feulement de fextremité d’un marteau , dont le bord fertnbsp;de ligne de foi; ce qui eft ordinaire quand on fe fert de 1’arbaleftrille ounbsp;du quartier anglois parlaraifon de la deuxiémeremarque, iln’y aura quenbsp;la partie fuperieure de I’aftre dont les rayons viendront frapper la retinenbsp;de fceil, ou qui fera ombre fur le marteau,doneTaftre paroitra trop hautnbsp;de la moitie de fon difqiTe qui eft au foleil de 3 o minutes en total , amp;

15 minutes pour Texces a diminuer de la hauteur marquée fur finftrument Fig. i j. foit qu’on fait prife par devant ou par derriere; il n’y a qu’a jetter les yeuxnbsp;fur la figure 13 planche 24. Jefuppofe qu’on a fait aufli toutes les autresnbsp;dudlions dont nous avons parlé, e’eft-a-dire qu’on a eu égard i°É^’éle-vation de I’obfervateur fur le niveau de la mer, 2° a la raaniere OTnt onnbsp;a pris hauteur par devant ou par derriere, 3° a la refradion, 4° enfin anbsp;la fa^on des pinules. Lorfqu’on prend hauteur avec des arineau^ aftrolabes,nbsp;ou quart de cercle fufpendus ou garnis d’un plomb, ou d’un niveau d’air ,nbsp;il n’eft qi^ion que de prendre le milieu du difque de I’aftre amp; en dé-diiire la r^^dion, fi cet aftre eft moins élevé que de 5 o degrez fur I’horifon.

Tar la hauteur des aflres trouver la latitude du lieu ou I’ort eft.

AYant obferve avec quelqu’un 3es inftrumens dont nous venons d® parler, la hauteur fur I’horifon, d’un aftre dont on connoitla décli-naifon quand il paffe au meridien,on connoitra la latitude dulieuoul’otinbsp;eftjlaquelle eft toujours égale a la hauteur du pole, parlesufages lo^'Scnbsp;5 2'quot;' du 3quot;’' livre de notre traité de 1’ufage des globes.

On pourra aufli trouver a toute heure la latitude du lieu oufe faitl’ob-fervation par les ufages i 3,14 amp; i J de notre traité des aftrolabes pag, 163 amp; fuiv. quoiqu’il y ait un peu plus de fagon.

Nous allons donner un exemple par les hauteurs du foleil a midi. Ayant pris hauteur juftement a midi, cherchez dans la table ace même jour, lanbsp;declinaifbn du foleil. Si elle eft feptentrionale, qui eft depuis le 20 Marsnbsp;jufqu’au 22 Septembre, ou depuis Y jufqu’a ^jótezcettedéclinaifondenbsp;la hauteur du foleil, le refte fera la hauteur de 1’équateur, laquelle étanCnbsp;fouftraite de p o, le refte fera la hauteur du pole.

Le foleil


I étant au premier degré de 55, fa hauteur a midi eft a Paris de ^4degrez 5ominutes,la déclinaifonboréaleeftde 2 3 degrez 30 minutes.nbsp;Etant ótée de 64 degrez 30 minutes, refte 41 degrez pour la hauteur denbsp;i équateur, fon complément jufqu’a 9 o eft 49 , qui fera la hauteur du polenbsp;3 Paris; mais fi c’étoit depuis le 22 Septembre jufqu’au 2o Alars,ladécli-J’aifon du foleil feroit meridionale. Il faudroit pour lors y ajouter la hauteurnbsp;^eridiene. Le total fera la hauteur de 1’équateur.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Le 2 2 Decembre

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174 CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMENS

Ie (bleil eft élevé a midi a Paris de i 7 degrez 30 minutes, fa declinairon eft 2 3 degrez 3 o minutes laquelle ajoütée 317 degrez 5 o minutes, le totalnbsp;eft 41 gt; dont le complément 49,fera la latitude du lieu. Si le foleilifavoitnbsp;point de déclinaifon comme au commencement de V amp; fa hauteurnbsp;feroit celle de féquateur, laquelle étant fouftraite de 90, le refte feroiCnbsp;la hauteur du pole. Si en ce même tems-la le foleil eft élevé de 90 degreznbsp;a midi,c’eft une marque qu’on feroit fous la ligne équinoétiale. Enpre-nant exaéiement la hauteur du foleil a routes lesheures du jour ,on pourranbsp;faire des tables des hauteurs du foleil furfhorifon, maiselles fefontbiei^nbsp;plus jufte par le calcul.

I I 1.

De JZconjlruBion amp; nbsp;nbsp;nbsp;des inftrumens necejfaires a connoltre

^ nbsp;nbsp;nbsp;, ejiime le chemin dun vaiff 'eau.

De thorloge.

Nnefefertpasfur mer de pendule, ce qui feroit tres-uti'^1 caufedc la régularitc de fon mouvement , paree que la rouille d’une part fenbsp;prend bien-tot a facier le mieux poli, d’un autre cóté quelques balan-ciers ou pivots qu’on place a une pendule, elle eft arrêtée par le mouvement du vaiffeau, ou au moins fa regularité en eft interrompue.

On peut fefervir demontres de poche arelTort fpiralamp;a minutes, faite* par un bon horloger comme M' le Roy. Dans les vaiffeaux on fe fertnbsp;ordinairement de (abliers de differentes durées. L^’un eft dequatreheures?nbsp;il fert a regler le temps de la courfe, amp; celui du fervice que f équipagenbsp;doit faire; paree qu’une partieferepofe, pendantquatreheuresquefaucrenbsp;mancEUvre. L’autre eft d'une heure, pour les ufages communs ; amp; 1®nbsp;troifieme eft d’une demi-minute , pour eftimer la courfe du vaifl'eau.

Ils font tous compofez de deux phioles de verre renverfées fune fur fautre , dont les embouchures font fermées d’une feuille de clinquant»nbsp;laquelle eft percee d’uh petit trou qui fert a 1’écoulement du fable de l3nbsp;phiole fuperieure dans I’inferieure , pendant le terns qu’on a fouhaite d^nbsp;regler le fablier. On fait que plus il y a de fable , plus longue eft la durecnbsp;de fon écoulement, amp; plus le trou eft grand la duree eft moindre. C elrnbsp;pourquoi le fablier d’une demi-minute eft petit, amp; a un grand trou dan®nbsp;la feuille de clinquant qui fepare les deux phioles. Tout le monde fait 1*nbsp;maniere d’ufer de ecs fabliers, qui ont touscette incommodité de ne p^®nbsp;marquer precifement les parties du terns de leur durée.

On pourroit y remedier en fubftituantun tuyau longamp;etroit a lapl^c® xrrr. d’une phiole, comme en la figure i 3 ; A eft la phiole ordinaire, B le tuyaitnbsp;CO pkcc ftc ^ fccondc phiole; ce tuyau contient tout le fable denbsp;’ la phiole. On applique cette machine i un morceau de bois long amp; etroit,nbsp;amp; on marque 3 cóté du tuyau fur le bois les quarts ou minutes d’heure,nbsp;a proportion que le tuyau s’emplit ; on fufpend la planche en fens con-

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LA NAVIGATION. Liv.VII.Chap.Iir.

traire quand la phiole eft vuide, amp; on marque a cóté du tuyau les quarts d’heures ou minutes, a proportion qu’ilfe vuide dans la phiole; cquot;eft pour-quoi on a mis deux anneaux a la planche , tin en haut amp; Tautre en bas.nbsp;Pour faire ces divilions qui font toutes inegales, on fe fert d’une pendulenbsp;bien jufte. Au lieu que les autres fabliers fe tiennent fur leur affiette, celui-cinbsp;fc fufpend.

On pourra encore y marquer les fecondes, en cette forte. Faites un pendule compofé d’une balie de moufquet attachée k un fil de 3 6 poucesnbsp;8 lignesamp;demie de long, a prendre depuis le centre de la balie jufqu’aunbsp;point oil tient le fil attaché. Ce pendule étant en mouvement, chaquenbsp;vibration, cquot;eft-a-dire chaque allée amp; chaque revenue ferad’unefecondenbsp;de tems; ainfi 3 o vibrations vaudront une demi-minute, ou 3 o fecondes denbsp;tems; 6 o vibrations une minute,amp;c. Il n’importe pas que les vibrations foientnbsp;grandes ou petites: car fi elles font grandes, la balie va plus vïte ; fi ellesnbsp;font petites, la balie va plus doucement. Faites une marque a cóté du tuyaunbsp;a l’endroit ou en fera le fable a chaque feconde, amp; la divifion fera fairenbsp;pour les fecondes, ainfi des minutes.

Vfage de l’horloge de 30 fecondes ou d’une demi-minute.

IL y a plufieurs chofes qui contribuent a faire courir un vaifteau, plus ou moins vite;commela force du vent, la maniere, la quantité qu’ilnbsp;frappe de voiles , la conftruclion, le lefte, amp;c. II faut avoir recours ^nbsp;quelque regie conftante amp; uniforme. On mefure la longueur du vaifleau,nbsp;amp; on fe fert de cette mefure pour compter combien 1’écume de la mernbsp;venant dè 1’avant a 1’arriere parcourera de toif^s pendant un horloge d’unenbsp;minute, lefquelles toifes étant multipliées par 6 o , on aura les toifescou-ruesenune heure; amp; ces toifes étant divifées par z8 5 3 , qui font les toifesnbsp;que contient une lieue d’un grand eerde de la fphere, le quotient donneranbsp;des lieues par heures. On trouve qu’une lieue par heure donne 48 toifesnbsp;en une minute, d’ou on conclura que fi 1’eau ou l’écume qui eft commenbsp;immobile fur 1’eau, pafle de 48 toifes pendant une minute, le navireferanbsp;üne lieue par heure, amp; a4 toifesdonnerontdemi-lieue,amp;c. Si on fe fertnbsp;d’un horloge de demi-minute, un navire fera une lieue par heure, le longnbsp;duquel l’écume avancera de 24 toifes en 5 o fecondes; il fera une demi-lieue par heure,fi l’écume n’avance que de 1 2 toifes, amp; ainfi a proportion.

Cette obfervation du courant de 1’eau par l’écume qui glifle centre les bords du vailfeau fe doit toujpurs faire fous le vent, a caufe que les vaguesnbsp;du cótéjdu vent,febattantcontreles bords, caufent a 1’eau des mouve-Jilens extraordinaires; ce qui n’arrive pas fous le vent.

B X E M P L E.

Un vailfeau ^ vingt-quatre toifes de long de proue en poupe, un floccoa d écume gliffe le long du vaiffeau en 3 o fecondes; on demande combiennbsp;vaiffeau fait de ehemin en trois heures : multipliez les toifes par lenbsp;^ombre des fois dont 3 o fecondes font contenues en trois heures , onnbsp;divife le produit par 2853 quotient donnera trois lieues parcouruesnbsp;trois heures.

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CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRÜMENS

Du loch.

ïig- 14.

LE loch efl: un morceau de bois d’environ un pied de long taillé comrac Ie fond d'une barque, garni de plomb fous fon fond pour lui fervir denbsp;lefte j auquel on attache une ligne ou ficelle menue amp; fine, marquee d’ui*nbsp;nceud ou autrement par chaque toife.

Vfüge du loch.

ON jette Ie loch en mer par la poupe ou arriere duvaiffeau, amp; onfil^ la ligne jufqu’^ ce que Ie loch foit hors du remore du vaiffeau; aprèsnbsp;on commence a compter les toifes de la ligne que 1’on file pendant unenbsp;demi-minute, amp; fr fon en file fix toifes Ie navire fait un quart de lieuenbsp;par heure, fi on ert file 24 toifes Ie navire fait une lieue, amp;c. On faicnbsp;combien on file de toifes en comptant lesnceuds marquez fur la ligne quenbsp;Ie loch fuppofé immobile fur f eau tire i lui, comme dans fexemple precedent fur fécume qu’il faut fuppofer immobile fur 1’eau. Ceci n’a pasnbsp;befoin d^autre exemple que celui ci-deffus. Tout Ie monde fait combiennbsp;un pareil calcul eft iujet a erreur ; aufli faut-il fouvent Ie rectifier ,nbsp;obfervant les latitudes amp; les longitudes,comme nous avonsaprisa Ie fairenbsp;dans notre traité des ufages des globes ; cependant il faut fe contenter de*nbsp;feuls moyens qu^’on a, pour fa voir cequ^on faicdecheminfur les eaux.

Contenant U conjltuBion du quamp;rtkr de réduHion dr fes ufa^s-.

xxr.

Blanche,

LE quartier de reduélion eft dans la navigation ce que Ie treillis eft danS^ la géométrie , c’eft un inftrument dont fe fervent les Pilotes ^ réduirenbsp;les routes de navigation. II eft compofé de plufieurs quarts de eerde qutnbsp;ont même centre A, amp; de plufieurs lignes droites paralieles; ces quarts denbsp;eerde amp; les lignes droites font a diftances égales. On peut prendrenbsp;de ces quarts de eerde comme B C, pour Ie quart de chaque grand eerdenbsp;de la fphere, amp; principalement pour quart de f horifon amp; du meridieo»nbsp;mais Ie centre A fera toujours Ie point du depart du navire.

En k prenant pour quart de f horifon, fun de fes cótez , tel qu 0^ voudra, comme AB; reprefentera la ligne meridiene , c''eft4-dire,nor»nbsp;amp; fud.

L’autre cöté AC, qui fait angle droit avec la meridiene , reprefent^ Ia ligne eft amp; oueft. Toutes les autres lignes paralieles au cóté A B fo^^*^nbsp;des meridiens , amp; toutes celles qui font paralieles au cóté AC font deSnbsp;lignes eft amp; oueft.

Ce quart de eerde eft divifé premierement en 8 parties égales, rayoniS tirez du centre A , pour reprefenter les huit-quarts de vent dcnbsp;chaque quart de la bouffole ou de fhorifon^ chacun de ces quarts denbsp;vaut 11 degrez i j minutes, comme nous avoos dit cf devant en parl^nbsp;de la bouffole»

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POUR LA NAVIGATION. Liv.VII. Chap.IV. 277

La circonference B C eft auffi divifée en 90 degre2,amp; chaquedegré ?ft fubdivifé de i 2 en i 2 minutes, par Ie moyen des lignes tranfverfales,nbsp;tirées de degré en degré, amp; de 6 cercles concentriques, y compris les deuxnbsp;extremes. On attache de plus au centre un fil, comme AL, lequel étantnbsp;arrfté fur tel degré que 1’on veut du quart de eerde , fert a divifer Thorifonnbsp;de telle maniere qu’on trouve a propos.

Tous les rayons qui partent du centre A font autant de fecantes des degrez quhls coupent; toutes les lignes perpendiculairesa A C, qui joignentnbsp;Ces rayons dans 1’enceinte du quart de eerde font des finus de ces arcs dontnbsp;ils joignent la fecante , amp; ceux^erpendiculaires a A B , font les finus denbsp;Complement de ces mêmes arcs ; les lignes perpendiculaires JAC, quinbsp;joignent ces mêmes rayons hors fenceinte des quarts de eerde, font desnbsp;tangentes de ces arcs; ainfi on a aufli furlequartierderéduétionles finus,nbsp;les, finus complemens , les tangentes amp; les fecantes de tous les degrez dunbsp;quart de eerde.

Si on prend Ie quartier de réduétion pour un quart du meridien, fun des cótez, comme A B, fe pourra prendre pour Tun des rayons communs,nbsp;du meridien amp; de 1’équateur, amp; l’autre cóté AC fera la moitié de Taxenbsp;du monde. Les degrez de la circonference B C reprefenteront les degreznbsp;de latitude , amp; les paralleles au cóté A B , perpendiculaires fur AC,nbsp;prifes depuis chaque point de latitude jufqu'a i’axe A C, feront les rayonsnbsp;des paralleles de ces latitudes, Sc en même tems les finus des complemensnbsp;des mêmes latitudes.

La figure de la planche 2 5 fait alïèz connoïtre Ie refte de Ia conftru-öion de eet inftrument.

Vfige du quartier de réduöiion.

ON forme fur Ie quartier de rédudion des triangles femblables a ceux de la navigation , amp; les cótez de ces triangles font mefurez par lesnbsp;intervalles égaux qui font entre les quarts de eerde amp; entre les lignes

N,s, Eamp;O.

On a diftingué ces cercles amp; ces lignes, en les marquant de 5 en 5 par des traits plus gros que les autres; de forte que fi 1’on prend chaque in-tervallepour une lieue, ily aura cinq lieues depuisune grofle ligne droitenbsp;jufqu’a l*autre, amp; depuis une grolTe ligne circulaire jufqu’a l’autre lignenbsp;circulaire; de même fi on prend chaque intervale pour quatre lieues,il y auranbsp;lieues de marine qui font un degré d’un grand eerde depuis un grosnbsp;^rait ^fqu’a l’autre.

Cette regie eft generale quand il ne s’agit que de trouver, ou demar-quer fur Ie quartier de réduftion les parties d’un grand eerde en degrez CU en lieues ; comme par exemple, fi j’ai couru fous un même meridiennbsp;*00 lieues , je trouve lur la ligne A B, cinq gros traits, amp; fur toutes lesnbsp;lignes paralleles a A B ,t’eft la même chofe, chaq«je gros trait vaut 2 o lieuesnbsp;CU I degré d’un grand eerde reprefenté par AB.

Tout de même fur les rayons qui partent du centre A vers Ia circon-^crence du quart de eerde, toutes ces lignes reprefentent de grands cercles qui ont Ie centre commun avec celuL^ monde, amp; fur ces lignes les arcsnbsp;Jïiarquez d’un gros trait valent 20 lie^s chacun ou un degré. On appellenbsp;*cs lieues marquées fur Ie cóté AB, ou fes paralleles , amp; fur les rayons

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2 78 CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMENS qui partcnt du point A vers la circonference , de la maniere que noU5nbsp;venons de dire, lieues majeures.

II n’en eft pas de même des lignes paralleles au c6te A C, lefquelles ne reprefentent que des cercles paralleles a réquateur;ccscerclesn’ont pointnbsp;leur centre communavec celui du monde, amp; leurs cirConferences, quoiquc

divilees en 360 degrez, diminuent toujours en étendue depuis Tequateur

jufqu’au pole qu’elles fe réduifent a un point ; done les lieues qui comprifes dansundegredcces circonferences font moindixs, a proportionnbsp;que le cercle approche du pole. On appelle ces lieues mineures; e’eft pour-quoi il y a moins de chemin a faire pourxhanger de longitude que pournbsp;changer, de latitude.

Paree que dans tout triangle de navigation le cóté parallele a A C qui donne la longitude eft marqué en lieues mineures, cquot;eft uneneceffite denbsp;favoir reduire e'es lieues mineures en lieues majeures, telles qu'elles fontnbsp;fur I’equateur, ou chaque degré eft compofede 20 lieues majeures, pournbsp;avoir les degrez de longitude qui fe comptent fur ce cercle.

Dans le triangle de la navigation A E D drefle par les regies que nous expliquerons; le cóté A E', qui reprefente un meridien ou un grand cercle,nbsp;donne 125 lieues majeures a 20 au degré,ou6 degrez i quart; le cotenbsp;A D en donne par Jes arcs 150, e’eft encore un grand cercle ; le cóté E Dnbsp;qui reprefente un petit cercle parallele a féquateur donne 85 lieues mi-neures. Ilfaut favoir ce que ces lieues mineures valent de degrez de longitude; pour cela il les faut convertir en lieues majeures, afin que 2 o, lieues

puiflent valoir une degré fur f équateur, amp; de leur nombre juger la quantite de degré de longitude.

Si, par exemple , on veut favoir combien 8 5 lieues mineures vers I’eft valent de degrez de longitud^pfur le parallele de 48 d. de latitude, il fautnbsp;premierement tendre le fil fur les 48 d. de latitude, amp; compter les 8 5 lieuesnbsp;propofées fur le cóté A B, en commen^ant du centre A; elles fe termine-ront au pointH,prenant chaque petit intervale pour 4 lieues, ou les inter-,nbsp;vales des gros traits pour'20 lieues. Il faut enfuite conduire du point H Itinbsp;parallele HG jufqu’au fil ;alorslapartie dufil depuis A jufqu’en G , rayonnbsp;du méridien, montrera 125 lieues majeures, valeur de 6 d. i 5. m. a raifoUnbsp;de 20 lieues par degré ;amp; 3 m. pour une lieue; ce qui fait connoitre que les

8 3 lieues mineures A H, qui font la difference en longitude de*la route fuppofée , amp; qui font égales au rayon du parallele Gl, valei^ 6 d. i 5nbsp;de ce parallele.

Suppofons, pour fecond exemple, que 1’on veuille réduire cent^ieu^* mineures en degrez de longitude fur le parallele de6 od.Ayant premierementnbsp;tendu le fil fur 60 d. on comptera les cent lieues de longitude le long dUnbsp;cóte A B ; amp; le parallele qui les termihera étant conduit au fil , retrao-chera le long du fil, a prendre depuis le centre, 20® lieues majeuresqn^nbsp;valent 1 o d. e’eft-a-dire, t^ue cent lieues fur le parallele de 6 o d. valentnbsp;iod.de longitude,, paree que chaque degré d’un grand cercle eft doublenbsp;d’un degré du parallele de 60 degrez.

Si au contraire on veut réduire,par exemple, 125 lieues majeures oU 6 d. I 5 m. de longitude fur le |É||allele de^S d. en lieues mineures; gt;nbsp;faut, apres avoir tendu le fil fur ces^^ d. de latitude, compter le long du hnbsp;les (S d.i 5 m.ou I 2 5 lieues majeures depuis A jufqu’enGjtirer la ligneGlj

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POUR LA NAVIGATION. Lfv.VIL Chap.IV. 275

en compter- les interfeiSions , amp; alors GI donnera 83 lieues mineures, valeur de 6 de^rez i 5 minutes fur le parallele propofe.

Comme aufli 51 d. 2 i m. ou 187 lieues majeures fur le même parallele étant coroptées depuis A jufqu’en L,donneront 125 lieues mineures furnbsp;L C rayon de ce parallele , en comptant aufli les interfediions.

On pratique les exemples par le calcul.On veut, par exemple, reduire i ^ 8 lieues mineures en lieues majeures , ou en degrez de longitude fur Ic parallele de 5 o d. de latitude; on fait cette regie de proportion: le finus de qo d.

7cgt; complement de 50 d.....les 168 lieues mineures, amp; le finus total

I 00000; la regie faite,le quotient fera 261 lieues majeures, qui valent 13 d. 5 m.a raifon de 20 lieues par degré.

Au contraire on veut reduire, par exemple, 20 lieues majeures ou i d. de longitude en lieues mineures fur le parallele de 3 o d. de latitude. On faitnbsp;Cette regie de proportion. Le finus total 100000... 20 lieues. .. le finusnbsp;de 6 o d. 8 6 6 o 3 complement de 3 o d.... le quotient fera i 7 lieues mineuresnbsp;fur le parallele de 3 o d. C'eft fur ce principe que la table ci-deffousnbsp;a été calculée pour toutes les latitues de 5 en 5 degrez.

quot;Table contenant les lieues óquot; centiémes de lieues dun degré de longitude fur chacun parallele de cinq en cinq degrez, de latitude.

Latitudes.

0 nbsp;nbsp;nbsp;5nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;TO

15 nbsp;nbsp;nbsp;20

^5

30 35’

40

Larues.

20 19?^ 19^1^

18;.^

* / TOO nbsp;nbsp;nbsp;100nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;) 100

4

50 nbsp;nbsp;nbsp;5 5

60

^5 70

75 nbsp;nbsp;nbsp;85

14.^

•12,^11:’-

10 HEquot; nbsp;nbsp;nbsp;6—

^ ^ nbsp;nbsp;nbsp;^100nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*^100

J 100

2 nbsp;nbsp;nbsp;j

J too nbsp;nbsp;nbsp;100

Q^nd on a couru une route oblique, e’eft-a-dire , qui n’eft exadle-naent ni nord ou fud,ni eft ou oueft, ces routes outre les lieues majeures Kord amp; fud, donnent des lieues vers feft ou vers foueft, qu^’il faut ré-duire en degrez de longitude. Mais ces lieues que fon appelle mineures,nbsp;i^’ont été faites ni fur le parallele du départ , ni fur celui de I’arrivee,nbsp;ayant été faites fur tous les paralleles qui font entre deux, amp; qui font tousnbsp;inegaux ; e’eft pourquoi on eft obligé d’en chcrcher un qui foit moyennbsp;proportionel entre eux,amp; on Tappelle pourcela moyen parallele, lequelnbsp;Icrt a reduire en degrez amp; minutes de féquateur, les lieues qu^on a faitnbsp;parcourant divers paralleles, dont les degrez deviennent plus petits inbsp;niefure qu’ils s’eloignent de féquateur allant vers les poles.

II y a plufieurs methodes pour trouver ce moyeil parallele. Mais la plus facile eft celle qui fe fait par f échelle réduite des latitudes croiflantes amp;nbsp;fans calcul, qu’on a mife a cote du quartier de réduétion.

Soit propofé, par exemple , de trouver le moyen parallele entre 40 amp; ^o d. de latitude. Prenez avec un compas fur cette échelle le milieu d'entrenbsp;40 amp; 60 d. Ce point milieu fe terminera vis-a-vis de 5 i d. qui fera parnbsp;^onfequentle moyen parallele de cette route.

Remarquez ,que comme cette échelle eft en deux lignes, il faudra prendre ^cfpace depuis 40 d. de latitude jufqu'a 45, qui eft d’un cóté, amp; le porternbsp;fiir une ligne droite; prendre eufuite fcfpace depuis 45 jufqu'a 60 ,qiii

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aSo CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMENS _ eft de Tautre cóté pour ne faire qu’une ligne de ces deux efpaces joiof® _nbsp;enfemble; divifer cette ligne en deux également, amp; portant cette inoiticnbsp;fur féchelle mettre une pointe du compas fur Ie nombre 40 , Taiure poio*^®nbsp;ira fe terminer au nombre 5 i , qui fera Ie raoyen paraliele que 1’on cherche*nbsp;Après quoi il fera facile de réduire les lieues parcourues vers l’cftnbsp;=degrez de longitude par Ie quartier de réduétion, confideré commenbsp;de meridien de la manierc que nous venons de 1’expliquer par plufie'^^snbsp;exemples.

On trouve la même cliofe par lecalcul en deux manieres. Si on demaO' de» par exemple, Ie moyen paraliele entrc la latitude du depart 40 d. ^nbsp;celle de 1’arrivé 60 d.; on ajoute les finus complemens de qoamp;éod*»nbsp;favoir les finus de 50 amp; de 30 d. lefquels font 76604 amp; 50000;nbsp;fomme, 126604 divifée par moitié ,fera 65502, finus complementdUnbsp;moyen paraliele, lequel fe trouve dans la table des finus, repondrca 500*nbsp;44m. Dans les petites routes on a plutót fait d'ajouter 40 d. a 60 d.^nbsp;prendre Ie milieu 5 o d. pour moyen paraliele cherché.

Qi^nd une route eft entre deux latitudes de differentes denominations» exemple, on a count SE depuis Ie 20 d. de latitude N jufqu’au 50 d. d®nbsp;latitude S, on prend Ie moyen paraliele de la plus grande latitude qui eft ‘nbsp;fud , fur lequei on reduit les lieues mineures en majeures, amp; degrès donbsp;longitude.

Quand*on fera bien verfé dansla maniere de trouver Ie moyen parallel^ ft’une route,amp; de reduire les lieues mineures en majeures, ou les lieuesnbsp;majeures sn mineures; les lieues mineures en degré de longitude , amp;

degrez de longitude en lieues mineures :il fera aifé de faire aflezexaóteméot*

les triangles amp; les operations de la^navigation fur Ie quartier de réduéüo'’» eomme nous aliens f enfeigner en cinq exemples, qui renferment toutes ftnbsp;principales regies amp; les differens cas qu'on peut fuppofer.

PREMIER EXEMPLE.

KXV. ]?U?ich4,

Suppofons Ie point de depart duvailfeauau 49 d.48 m. delatitudeN»

amp; au 2 d. I 5 m. de longitude; ce vaifleau eft arrivé par les 43 d. 35 de latitude auffi N , amp; par les 3 5 2 d. 3 m. de longitude. On connoïtdeuSnbsp;chofes, favoir la latitude, amp; la longitudecourues; au moyen defquelftsfnbsp;eft aifé de faire fur Ie quartier de rédudion Ie triangle femblable a ceftinbsp;de la navigation, amp; par la connoïtreles deux chofes inconnucs ; favoir »‘nbsp;rhumb de vent qu'a tenu Ie vaifleau ,amp; les lieues qu’il a fait de chen'*‘^ *nbsp;s’il a filléien ligne droite ; en raifonnant ainfi.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rr •

Le vaifleau eft venu d’une plus grande latitudeN a une moindre auffi^ ’

done ila couru S. De 49 d. 48 m. du depart, ótez-en 43 d. 3 5 m. nbsp;nbsp;nbsp;’

reftent 6 d. 1 5 m. pour Ia latitude courue vers S; ces 6 d. i 5 m. valent i ^ * lieues a 2 o au degré. C’eft ‘k premier cóté du triangle.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;g

Le vaifleau eft venu d’une moindre longitude a une plus grande , ^ plus grande longitude eft de plus de 180 d. plus grande que celftnbsp;depart, done le vaifleau a couru vers O. De 2 d. i 5 m. du depart, ótez-5 5 2 d. 3 m. cela ne fe peut : ajoutez done 36032 d. 15 m.; vons aurenbsp;3 6 2 d. 15 m. dont ótant 3 5 2 d. 3 m., refteront i o d. 1 2 m. de longitu^^nbsp;eourus vers O. Or ces 1 o d. i a m. de longitude reduits en lieues

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18 i CONSTRUCTION ET USAGES DES ÏNSTRUMENS

les II d. de longitude courue ; ces lieues finiront au point M. Voila fc fécond cóté , amp; les deux chofes connues. Pour achever Ie triangle denbsp;navigation droit en B ; il n’y a qu a tirer la ligne M A, vous aurez Ie triangle fait A B M, dont M A que vous venez de trouver, donnera Ie rhumbnbsp;de vent, qu’on cherchoit; amp; comptant les degrez fur Ie quart de cerclenbsp;B C, de B en C , vous lirez au point qu’il eft coupé, par A M 47 d. 40 m.nbsp;OU SE ad. 40 m. E pour Ie rhumb que Ie vaifleau a tenu. Enfin compteznbsp;du point A, fur la ligne A M , tousles arcs quicoupent cette ligne jufqu’anbsp;M, vous aurez 3 z5 lieues de diftancecourue, fuppofant que chaque arenbsp;vaille 4 lieueSj comme chaque trait ^ valu 4 lieuesfur AB. Mettezeett»nbsp;cpération au net pour 1’avoir prefente au premier coup d’ceih

Latitude de depart N nbsp;nbsp;nbsp;5 degrez

Premier cóté a4olieu«snia-jeures i ao au degré.

Latitude d’arrivée S nbsp;nbsp;nbsp;7

Done la difference en latitudes I a . ' . Moyen parallele entre les lati- »nbsp;tudes de depart amp; d’arrivée /nbsp;pris feulement du plusgrand fnbsp;cóté en Snbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3 3 d. 30 m.

Longitude du depart nbsp;nbsp;nbsp;5 58 degrez) Sur Ie moyen parallelcdc

Longitude d’arrivée nbsp;nbsp;nbsp;lt;gt;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5

Done difference en longitude E ii ... a^'cóté a 19 Heues min.E»

Done rhumb de vent SE Done licues de diftance

a d. 40 m.7 3 cóté OU l’hypotenufe du tri-515 nbsp;nbsp;nbsp;3 angle de la navigation droit en B.

On voit que la jufteffe des opérations depend de la grandeur du quartier de réduéfion ;mais elle fera bien plus jufte li on travaille park calculdesnbsp;finuSjtant pour trouver Ie moyen parallele, la réduefion des lieues, quenbsp;Ie troifiéme cóté du triangle de navigation. En voici un exemple dans Ienbsp;piemier cas ci-deffus.

XX ir.

’Plancht Tig.. A,

Dans Ie triangle ABC reétangle en B vous connoiflez Ie cóté A B de 1 a 5 lieues ou 6 d. i 5 m. de latitude.

Connoiflant Ie moyen parallele de la latitude, amp; les degrez de longitude r vous avez Ie cóté B C, en reduifant les lieues majeures des degrez de longitude en lieues mineures a 19 , par Ie calcul, comme nous avons dit ennbsp;fon lieu.

Kefte done a avoir les angles A,C,amp; Ie cóté quhls comprennent.Pour avoir la diftance AC ajoutcz les quarrez de i a 5 amp;de a enfemble, la racinenbsp;quarrée de la fomme donnera la diftance AC 188 lieues majeures. Enfuitcnbsp;faites cette analogie : 188 font au finus de 90 d., comme a 19 au finus denbsp;rangleA48 d. j j m. dont Ie complement 41 d.45, m. efti’angleC.

II. E X E M P L E.

On eft parti de 44 d. 4 5 m. de latitude N , amp; de 40 d. de longitude. Sup-üUaehc, pQpons avo'ir couru 150 lieues NE 1 quart N. Nous avons deux chok*' connues t (avoir Ie rhumb de vent, amp; les lieues de diftance courue, par le^

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POUR LA NAVIGATION. Liv.VII,Chap.ir. 285

moyen defquelles on peut forrr.ierfur le quartier de reduction un triangle femblable a celui de la navigation , pour trouver le refte qui nous eft;nbsp;inconnu.

Du centre A pris pour le point de depart fur le quartier de reduction, on comptera le long du rhumb de vent, fuppofe AD, les i jolieuesdenbsp;diftance jufqu’en D. Chaque arc marque dquot;un gros trait pris pour 20 lieuesnbsp;.marines ; ce point D, fera le lieu d’arrivée, lequel on marquera par unenbsp;petite pointe. Pour former le triangle reftangle A E D , femblable a celuinbsp;de la navigation , le cote AE de ce triangle donnera 125 lieues de difference en latitude vers N qui valent 6 d. i 5 m. i 2 o lieues par degré. C’eft lenbsp;premier cóté du triangle.

Enfuite on conduira de D, lieu de Tarrivée, la ligne D E parallele a AC, laquelle finira en E; amp; comptant les interfe(5lions,elle donnera au fecond cóténbsp;du triangle 8 5 lieues mineures vers 1’E. Le troifieme cóté eft donne, done onnbsp;a tout le triangle.Ces lieues reduites furla parallele de qgd. environ de latitude,moyen parallele trouvé entre la latitude de 5 i d.N amp; 44 d.4 5 m.aufli N,nbsp;lieu de depart; donneront 125 lieues mtjeures ou 6 d. i 5 m.de longitude,nbsp;qu’on fera avancé d’O en E; done le départ étant a 44 d. 45 m.de latitude N, on eft venu au 51 d. de latitude aufli N; amp;fuppofant qu’on foitnbsp;parti du 40 d. dé longitude, on fera arrivé au 46 d. i 5 m.de longitude.

Pour mettre cet exemple au net, il fuffira de fuivre les modeles ci-deffus mis au premier cas; amp; chaque article dans le même ordre qu’on I’y voit.

On a le fecond exemple par le calcul, en difant: Au triangle ABC droit xxiv. en B, pour avoir le cóté A B, corame le finus de B 9 o d. eft au cóté donnénbsp;A C I 50 lieuesmajeures...auffilefinus de C 56 d. i 5 m. complement denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;‘

5 3 d. 4 5 m, connu du rhumb, eft au cóté A B i 2 5 lieues majeures ou 6 d. i 5 m. latitude qu’on cherchoit. Et pour avoir BC,comme le finus de Cnbsp;56 d. I 5 m. trouvé eft au cóté A B, aufli le finus de A 8 5 d. 45 m. aunbsp;cótéBC... 83 lieues;quinefontque mineures,attendu qu’elles font fousnbsp;un parallele; lefquelles il faudra reduire en lieues majeures pour avoir autantnbsp;de degrez de longitude qu’il y aura de fois 2 o lieues majeures.

III. EXEMPLE.

On eft parti de 40 d. 5 o m. de latitude S, amp; de 3 5 4 d. 4 5 m. de longi- xxr^ tude ; on a fillé S E t quart S jufques par les 47 d. 5 1 m. de latitude auili S. P^.*»**-Nousavons deux chofes connues, favoir les degrez de latitude courue 7 d.

21 m. S, amp; le rhumb de vent. Pour former ainfi fur le quartier de réduétion le triangle de la navigation, qui nous fera trouver le refte inconnu, favoirnbsp;la longitude de 1’arrivée, amp; les lieues de diftance.

A, fur le quartier de réduélion, eft le point de depart; tirez-en la ligne du rhumb SE i quartS, comptez fur la ligne A B 7 d. 21 m. de latitude ounbsp;147 lieues majeures dc AenB. C’eft le premier cóté. Puis conduifez dunbsp;point fuppofé B , ou fe terminent ces 147 lieues, une ligne parallele a AC.

C’eft le Iccond cóté. Le point L, ou cette parallele coupera le rhumb S E I quart E, eft le troifiéme cóté donné , amp; fermera le triangle : dans lequelnbsp;on connoit la latitude par le cóté AB 147 lieues ; de AenL on aura furnbsp;le rhumb I 77 lieues de diftance, par le nombre d'autant d’arcs qui cou-pent cette ligne,de A jufqu’aL. Enfin fur la ligne qui du point Beft vena

Nb ij

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2 nbsp;nbsp;nbsp;84 COÏ^STRUCTION ET USAGES DES INSTUMENS

couper Ie rhumb en L, on comptera par les intervales de lignes 98 licu®* mineures :amp; paree que ce cóté BL reprefente un parallele a réquateur »nbsp;les lieues mineures ieront reduites en majeures, comme nous avons dejanbsp;enfeigné, amp; donneront autant de degrez de longitude courue qu^elles auro^’*nbsp;donné de 20 lieues majeures :c’eft-a-direici 6 d. 5 1 m. E; lefquelsajouteznbsp;aux 3 54 d. 45 m. de longitude du depart donneront pour longitude denbsp;l'arrivée i d. 3 é m. Mettez l’operation au net comme au premier exemple*nbsp;xxir. Par Ie calcul: Au triangle ABC, droit en B , pour avoir Ie cóté AC,nbsp;ïUmhe. diftance des lieues de chemin,dites: Comme Ie (inus du cóté de Tangle donnenbsp;C de 3 5 d. 4 5 m. complement de Tangle oppofé 5 6 d. 1 5 m. eft au cóté aulfinbsp;donné A B 147 lieues majeures ouyd. 21 m. S; ainfi Ie finus Bde 90 d.nbsp;eft au cóté cherché AC... lyjlieuesde chemin f.nt fur Ie rhumb. Pournbsp;avoir Ie cóté B C ou la longitude, dites: Comme Ie linus de Tangle C 3 5 d»nbsp;4 J m. eft au cóté A B 147 lieues ; ainfi Ie finus de Tangle A 3 6 d. i 5nbsp;au cóté cherché B C,.. 98 lieues mineures,lefquelles reduites en majeuresnbsp;amp; en degrez de longitude donneront 6 d. 51m. E de longitude courue,anbsp;ajouter a celle du depart, pour avoir 1 d. 36 m.de longitude de Tarrivée.

IV. EXEMPLE.

On eft parti de 45 d. 20 m, de latitude N, amp; de 549 d. 56 m.delongi*' vuncije. tudejon acouru 374licuesentreN amp; E , amp;on s^’eft trouvépar 5 7 d. 5on’*-de latitude N. Nous avons encore deux chofesconnues; favoir, les degreznbsp;de latitude courue, i x d. 50 m.N,amp; 374 lieues NE. Faites ainfi Ie triangle de navigation fur Ie quartier de réduéiion, pour avoir la longitude denbsp;Tarrivée amp; Ie rhumb de vent qu’il a fallu courir.

A eft Ie point du depart fur Ie quartier j on comptera fur A B i x dr 50 m. de latitude N courue, qui valent X50 lieues majeures. C'efl: Ie premier cóté du triangle. Puis du point Aouvrezle compasde la diftance de

3 nbsp;nbsp;nbsp;74 lieues courues fur A B , amp; du centre A faites un are de cercle: dunbsp;point OU finiftent les x 50 lieues fur AB, tirez (c’eft Ie fecond cóté) 1^;nbsp;parallele a AC,laquelle coupera Tarc que vous venezde faireen un pointynbsp;duquel vous tirerez en A , la ligne qui formera Ie troifiéme cóté du trianglequot;nbsp;de navigation. Dans ce triangle vous connoifTez la latitude courue fur A Bnbsp;X 3 o lieues, Ie rhumb de vent N E 3 d. E qui eft la ligne de A au pointnbsp;d’interfeamp;ion de Tarc avec la ligne parallele a A C ; enfin cette ligne qninbsp;va du point d’interfeöion avec Ie rhumb jufqu'a B, donnera 278 lieuesnbsp;mineures,lefquelles réduites comme on fait, donneront xx d. 5 3, m. denbsp;longitude £ , a ajouter a ceux du depart, pour avoir 3 7 2 d. x 9 m. ou i 2 d.nbsp;29 m. de longitude de Tarrivée. Mettez au net comme on a dit ci-deflus.

XXIV.

quot;pLincke,

Par Ie calcul: Au triangle de navigation ABC droit en B, pour avoir Ie rhumb A , dites: Comme Ie cóté connu A C, 3 74 lieues majeures, eftnbsp;finus B de 90:d.; ainfi Ie cóté connu AB 2 50'lieues majeures eft au finu*-de C... 42 d. cherché, dont Ie complement 48 d. eft Ie rhumb A, N E 5 d-Enbsp;de la route N amp; E » fur laquelle on a fait 374 lieues. Pour avoir Ie cot®nbsp;B C,dites: Comme Ie finus de C 42 d. eft au cóté A B x 50 lieues majeureSrnbsp;ainfi lefinusde A 48 d. eft au cóté BC parallele a Téquateur... 278 lieucsnbsp;mineures, lefquelles reduites comme on fait^ en degrez de longitude,lt;ioon^'i

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POUR LA NAVIGATION.Liv.VILChap.lv. 28j ^

2 2 d. 3 3 m. E: ajoutez-les a ceux du depart vous aurez iz d. 29 m. de longitude au point de l’arrivée.

V. E X E M P L E.

On eft parti de 4 5 d. de latitude N, amp; de 1 5 d. de longitude ; on a finglé XXF’. Ne I quart N par les 2 i d. i 5 m.de longitude. Nous avons a la veritédeux rlmbunbsp;chofes connues , favoir le rhumb de vent, amp; la longitude courue de 6 d.

15 m. E: mais cela ne nous donne qu’un angle certain du triangle fur le ftuartierde réduólion ; car pour favoir quel eft le cóté donné par la longitude , il faut reduire les é d. i 5 m. en lieues mineures: ce qui ne fe peut quenbsp;par le moyen parallele , qui depend de la latitude courue, laquelle nousnbsp;^ft inconnue. C’eft a quoi on fupplera ainfi : Faitesune échcllede latitudesnbsp;croiftantes comme nous avons enfeigné ci-deftus, dans laquelle le premiernbsp;degré foit egal a un degré de longitude, marqué en AC du quartier denbsp;reduction; cela étant, placez le point de cette regie ou eft marqué45 d.nbsp;le long de la ligne A B, de forte que 4 5 d. joigne A: puis ouvrez le compasnbsp;de A versC,de6 d. i 5 m. a la lettreS;d’ou vous éleverez une perpendiculaire a A C, qui coupera le rhumb de vent NE 1 quart N, en un point T,nbsp;duquel vous tirerez une parallele a AC vers B dans la ligne AB, le longnbsp;de laquelle vous avez appliqué f échelle : cette ligne T B étant prolongéenbsp;jüfques fur l’échelle,yniarquera 5 i d. i 5 m. de latitude N, amp; partant vousnbsp;trouverez la latitude courue 6 d. i 5 m. N: après quoi vous óterez f échelle,

amp; compterez de A en B 6 d. 1 5 ra. ou i 2 5 lieues N pour avoir le premier cóté du triangle. Du point oü finiront ces lieues vous tirerez une ligncnbsp;parallele a AC, qui coupera le rhumb couru NE i quart N, vers L , amp;

Cette ligne eftlefecond cóté du triangle ; du point L en A. vous achevrezle triangle, dans lequel vous aurez pour le cóté A B 6 d. 1 5 ra. de latitude Nnbsp;Courue ou i 2 5 lieues majeures. Le cóté BL,donnera8 3 lieues mineuresnbsp;'^ers E, lefquelles réduites valent 6 d. i 5 m. de longitude,ajoutées 315 ,fontnbsp;d. I 5 m.de longitude du lieu de l’arrivée. Comptez enfin les arcs quinbsp;Coupent le rhumb de A en L, vous aurez 150 lieues de diftance courue,

^ettez au net comme ci-defllis.

Cecaseft très-rare , car on ne peut obferver la longitude, qu’onnecon-^oiiïe fheure , amp; on ne fauroit connoïtre fheure precifement, qu’on nc *®che la latitude du lieu.

Par le calcul; Au triangle ABC reélangk en B, il faut premierement xxir. ^onnoitre le cóté B C en lieues mineures, puifque c'eft un parallele dont on igt;Uacht,nbsp;^pnnoit les degrez de longitude. Pour cela voyez combien de parties con-^¦ent le premier degré d’une table de latitude croiflante pris 6 fois i quart,nbsp;bien multipliez par 6 i quart les 20 parties contenues dans le premiernbsp;dcgré d’une table ck latitudecroilfante, vous aurez 125 parties. Faiteslenbsp;kiangle de fuite AST, droit en S, dont vous connoilTez f angle A,comple-j^^ent de 3 30.4 5 m. amp;le cóté 125 AS,amp; 1’anglc droit S. Dites pour avoir ST:

^ornme ie finus de 1’angle T, 3 3 d. 4 5 m. connu amp; alterne eft au cóté connu ¦^^125; aufli le finus de 1’angle A 5 6 d. 1 5 m. connu eft au cóté T Snbsp;^88. Enfuite ajoutez 188 parties, a 1010 qui repondent a 45 d. de lanbsp;khle des latitudes croifTantes , dont le premier degré eft 20 , vousnbsp;^ürez 1 IC) 8 parties, quirépondenta 51 d. 20 m. de latitude; convertiflez

N n üj

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z%6 CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMENS CCS 6 d. 2 0 m. de latitude N, trouvez en lieues majeures fur A B , amp; voltsnbsp;aurez en A B du premier triangle 125 lieues peu plus. Reprenez Ie premiernbsp;triangle oü vous connoifiez maintenant Ie cóté A B amp; l^angle A 5 5 d. 4 5 nt’nbsp;fon complement C 5 6 d. i 5 m. amp; dites: Comme Ie linus de C 5 6 d. i 5nbsp;eft au cóté A B i 2 5 lieues majeures, auffi Ie finus de A 5 3 d. 4 5 m. eft aunbsp;cóté B C 8 3 lieues mineures, que valent les 6 d. i 5 m. de longitude courucnbsp;fur Ie moyen parallele de 48 d. Maintenant il ne refte plus a connpitrenbsp;que Ie cóté A C par cette analogie: Comme Ie finus C eft au cóté A B gt;nbsp;ainfi Ie finus de 50 au cóté C A 15 o lieues majeures de diftance courucnbsp;fur Ie rhumb connu.

Route compofée.

N n’acheve jamais un voyage fur une même route ou rhumb de vent; 5c quand il s'agit de réduire en un fcul triangle toute la navigation , poucnbsp;favoir OU on eft , on joint toutes les regies ci-deflus pour n’en faire qu’une»

qu’on appelle route compofée qui donne d’un feul coup Ie point d’arrivee*

E X E M P L E.

On fuppofc être parti de 4 5 d. de latitude N amp; -7 d. de longitude , amp; ^n a couru les routes fuivantes, dont on rapportele refultat qui fuit telqu’oUnbsp;fa conclu par les triangles particuliers:

N

831.

88^

s

E

0

55r

2l i

78r

Les routes

1' Route a produit ...100 lieues fur N E i quart.

ONO

Route

5®' Route

E I quart S E

Du total I 71 -Otez 15

Refte des lieues majeures 155 Eftimées courues

Du total 211 O. Otez I 34 E.nbsp;Refte des li. 78 min.

Eftimées courues non obfervées.

flamhe. nbsp;nbsp;nbsp;demande la latitude amp; la longitude de f arrivée, Ie rhumb de

xxf'- qu’on aurok dü tenir venant en ligne droite, amp; les lieues de diftance entr^ Ie point de depart amp; celui de l’arrivée en ligne droite. Eaites ainfi Ie triang'nbsp;de navigation qui feul vous donnera tout cela.

Dupoint A,comme celui du depart,portez vers Ben Kies 155 troisqu^^^ de lieues majeures vers N, qui refultent du calcul amp; qui valent 70.471^' ^nbsp;latitude N courue. Voila Ie premier cóté du triangle. De K parallem^^nbsp;a AC comptez 78 lieues mineures O , lefquelles réduites fur Ie

parallele, comme on a déja dit, valent 5 d. 57 m. de longitude couru*

O. Ces 78 lieues finiront fur la ligne K en V. Voil^ 1^ fecond có^ triangle. Enfin de V tirez k ligne AV, vous aurez tout Ie triangle A K- gt;

ft. * nbsp;nbsp;nbsp;1 t •nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;____—.q

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POUR LA NAVIGATION. Liv. VII. Chap. IV. 287

dont le dernier cote AV donne par la quantite de degrez, dont il eft éloigné de B I’arc de N N O 4 d. i 2 m. O , qui eft le rhumb cherché. Main-tenant comptez fur les arcs depuis A jufqu’a V les lieues de diftance , vousnbsp;trouverez 174 lieues de chemin en droite ligne du depart a farrivée. Mettennbsp;ainfi au net.

. Premier cote 155 trois quarts de lieues majeures a 2 o au degré.

Latitude du depart N 45 d. o m. Difference de latitude N 7nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;47nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.

Done latitude d^arrivéeN 52 47 Done moyen parallele. 48nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;53

fa”' cóté fur le moyen parallele de 48 d. 5 3 m. 78 lieues mineures O.

Longitude de depart 7 d. o m.

Difference en longitude . . nbsp;nbsp;nbsp;. .

Ou longitude courue O nbsp;nbsp;nbsp;5nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;57

Done longitude d'arrivée nbsp;nbsp;nbsp;inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3

L)onc rhumb de vent en droite ligne

a tenir N NO 4d. I 2 m. O . . . .5 3'quot;'cote du triangle retftangle Done lieues de diftance en droite ligne i 745 ou fon hypotenufe.

Le calcul decetriangle par les finus amp; les nombres fera court; car on xar/r. connoit dans ce triangle ABC droit en B les cotez B A amp; B C. Pour avoirnbsp;le cóté AC, joignez les quarrez de AB i 5 5 lieues trois quarts; au quarré ' 'nbsp;dcBC 78 lieues: la racine quarrée de leur fomme donnera t 74 lieues pournbsp;le cóté A C ; amp; pourconnoitrece rhumb, dites: Comme A C 1 74 lieues eftnbsp;au finus B de 90 d.ainfi le cóté B C 78 eft au finus de A de 26 d. 5 7 m. égalnbsp;i N N O 4 d. I 2 m. O.

Corre^lions necejjaires a faire dam routes les mvigations fur le compas

de route.

NOus avons averti fouvent dans ce traité, qu’il falloit obferver avec foin Scavecexatiitude, de terns en terns la déclinaifon du compas ounbsp;de la bouffole, laquelle varie tantót d’une fa^on amp; tantór d’une autre, tantotnbsp;yersE, tantót vers O , tantot plus amp; tantot moins, paree qu’ilfauty avoirnbsp;lt;^gard pour la conduite du vaifftau, 11 s’agit maintenant d’enfeigner lanbsp;*ttaniere de faire la correélion neceffaire ; fuppofé que la bouffole ait dé-cliné, amp; au terns du depart, amp; au terns de 1’obfervation de la meridienne, ounbsp;de Tarrivée. 11 eft évident que fi 1’éguille aimantée,ou le compas, décline versnbsp;G, cxempU, il faut augmenter au rhumb de vent, qu'il convient prendrenbsp;pour ailer en E la quantite de degrez, dont le compas décline vers O; aunbsp;•Contraire diminuer cette quantité de degrez fi la route eft vers O ; pareenbsp;que cquot;eft le cóté vers lequel le compas décline,comme nous ledemontronsnbsp;*^3ns 1’exemple fuivant. Paree que je veux aller en un lieu éloigné de i i d,

^demi de latitude O; il me faudroit prendre k premier rhumb de vent ^ faire marquer 11 d. amp; demi O a la bouffole: mais je fuppofc qu’ellenbsp;^tclinc vers O de 11 d. amp; demi, done il fuffira de la laiffer en fafituation,

^ faurai mis le cap comme il convient. Si avec la même déclinaifon je yt;ux aller dirtélement au N, il lui faudroit faire marquer 11 d.amp; demi E;ornbsp;k veux aller a ii d.amp;demi versE, il faut done faire marquer au compas

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a88 CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMENS

zj d.E pour aller vers ii d. amp;demi, d’oii il s’enfuit qu’il faut augment®^ la déclinaifon du compas è la route, fi cette route eft du cóté oppofe a ianbsp;déclinaifon ; amp; diminucr cette déclinaifon de la route, fi elles étoient toutesnbsp;deux de mêrae cóté. Nous ajoutonsicitroisexemples qui comprenncnt tousnbsp;lescas, amp; nous les appliquons a la route compofée ci-deflus.

Si done Ie compas de route avoit eudela déclinaifon en partant, laquelie cut continué la même pendant la premiere route, pdt exmp/e, de 8 d. 0gt;nbsp;on auroit écrit ainfi :

Premiereroute I oo lieuesNE I quartN, plus 8 d. de variation ; partant I oo lieues N E i quart N, 8 d. E.

Si dans la feconde route Ie compas squot;eft trouvé varier pendant toute la route de 8 d. E on auroit ainfi écrit.

Seconde route 250 lieues ON O plus 8 d. de variation E partant 2'3P lieues O N O 8 d. O. Si cette même route avoit été E N E, on auroit éentnbsp;250 lieues ENE moins 8 d. ou 250 lieues N E i quart E 3 d. 15 nti. Egt;nbsp;paree que la route auroit été du cóté de lavariation,ce qui diminue Ie rhutub»

Mais fi dans la troifiéme route Ie compas avoit varié au commencement de 8 d. O amp; a la fin de 4 d. O , on diroit qu’il a eu 6 d. de variation Gnbsp;pendant toute la route , amp; on écriroit:

Troifiéme route 8 o lieues E i quart S E moins 6d. E, variation moyenne» partant 80 lieues ESE 5 d. amp; demi E ; paree que c’eft Ie cóté oppo^nbsp;a la fleur-de-lis ou nord de la boulTole qui conduit : or fi lafleur-de-fi*nbsp;decline O, Tautre bout décline E , amp; la déclinaifon étant du cóté de 1^nbsp;route il la faut augmenter. II ne faut que jetter les yeux fur la figure i*nbsp;planche 25 pour comprendre cela.

Correêfiom k faire fur tefime.

ONvoit aifément que toute route compofée n’étant fondée que les calculs amp; les eftimes , on ne peut avoir que des latitudes, longi'nbsp;tudes, rhumbs amp; lieues eftimez : Or tout cela eft aufli fondé fur 1’eftim®nbsp;du loch, qui peut n^être pas refté immobile comme on la cru,lorfquonnbsp;s’en eft fervi, amp; fur Ie rhumb de route qui auroit pu varier pendantnbsp;les routes fimpks , d’ou il s’enfuit que toutes les routes compoféesnbsp;befoin de correétion.

Premiere, fi au point de Tarrivée, on pouvoit obferver la latitude la longitude par les hauteurs amp; quelque éclipfe, la correétion du triangle d®nbsp;navigation feroit aifée,paree qu’on auroit les deux cótez du triangle»^nbsp;on opereroit comme dans Ie premier exemple d’une navigation fimple.

Seconde , fi au poipt de farrivéeon peut obferver la latitude, amp; ne fe trouve pas conforme a celle trouvée par eftime, comme fi elle etoJnbsp;obfervée 54 d. au lieu de 52 d. 47 m. qu’elle auroit été eftiméejnbsp;favoir fi 1’erreur doit tomber fur les 174 lieues eftimées, oufurlcrhpninbsp;de vent auffi cftimé N N O 4 d. 12 m. O. Or il eft certain que cette erreunbsp;eft du cóté qui en eft plus lufceptiblc fans qu’on s’en apergoive aifémcut»nbsp;d’ou il s’enfuit que cette erreur n’eft pas ici du cóté du rhumb ,nbsp;qu’il faudroit qu’il fut arrivé un changement tres-confiderabk 1.nbsp;rofe vers O, amp; il faudroit reculer Ie rhumb d’une maniere trop fepb ^nbsp;ppur Ie faire cadrer avec la latitude obfervée ;il faut done que cette err^^,^

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POURLANAVIGATION.Liv.VILChap.lv. aS?

foitdela part de l’eftime des lieues, qui a été eftimée trop grande , ce qui -a pu arriver infenfibletnent. On corrigera Terreur en cette fa^on : Onnbsp;retiendra Ie rhumb eftimé, qui donnera un cóté amp;un angle du triangle denbsp;navigation ; la latitude obfervée donnera Tautre, amp; on achevera commeaunbsp;troihéme exemple ci-deffus. En un mot les deux premiers quarts de ventsnbsp;de part amp; d’autre de N amp; S, paflent pour iTêtre pas fufceptibles d’erreur.

Troifiéme, ii au point de Tarrivée on obferve une latitude differente de celle qu'on a eu par Teftirae, amp; fi Ie rhumb auffi eftimé eft des deuxnbsp;premiers de partamp;d'autrc de E amp; de O; par la raifon contraire decequenbsp;nous venons de dire, il faudroit trop corriger les lieues de diftance eftimées,nbsp;pour cadrer avec la latitude obfervée; il faut done que Terreur fbit du cóténbsp;dii rhumb eftimé, amp; par confequent il faut conferver les lieues de diftancenbsp;cftimées qui donneront Thypotenufe du triangle; 8c la latitude obfervéenbsp;donnera un cóté: enfuite opérer pour avoir Ie refte comme dans Ie quatriémenbsp;exemple ci-defliis ; en un mot les lieues de diftances foüs les deux pre-naiers rhumbs de part amp; d’autre de E ou de O paflent pour exemtesnbsp;d’erreur.

pUfteke,

Quatriéme, fi au point de Tarrivée on trouve par obfervation la latitude differente de celle que Teftime a donnée , amp; fi Ie rhumb trouvé auffi parnbsp;cftime iTeft pas un des deux premiers de chaque cóte de N amp; de S, d’E ounbsp;de O, Terreur peutégalemenqromber fur Ie rhumb, amp; les lieues eftimées;nbsp;c eft pourquoi i! fautchercher la maniere de corriger Tun amp; lesay tres. Pournbsp;hela tendez fur Ie quartier de réduótion Ie fil du point A centre du quartiernbsp;fur Ic rhumb eftimé NE quart N, comptez par les arcs qui Ie coupentnbsp;Jes lieues eftimées z 3 o , amp; de ce point oü ell^s fe terminent comme en M,nbsp;Comptez fur une ligne parallele a A C vers B les lieues mineures E ou O felonnbsp;quhl s’en agit’, je les fuppofe trouvées 128 lieues mineures. Enfuite compteznbsp;de A vers B en E la latitude obfervée 46 d. S : difference 7 d. S ,par lesnbsp;lieues qui répondent a 20 au degré, favoir 140 lieues, amp; de ce point Enbsp;ïirez parallement a AC la ligne EL jufqu’a la ligne AM, amp; comptez lesnbsp;lieues mineures de E en L que je fuppofe 94 , ajoutez-y la moitiéde knbsp;difference de 94 a 128 qu’on les avoit en premier lieu,vous aurez 11 inbsp;lieues mineures i compter de E vers L en N, amp; de ce point vous tirerez Ianbsp;ligne A B qui fera Ie rhumb corrigé. Enfin vous acheverez Ie triangle commenbsp;dans Ie troifiéme exemple, ou fans avoir recours a aucune autre regie, puif-ftue vous avez les trois cótez du triangle , il ne reftera plus quk réduircnbsp;les lieues mineures en lieues majeures pour avoir la longitude auffi corrigée,

Voici un exemple de route corrigée dans ce dernier cas, car les trois sutres font très-faciles.

SuppofGns,p.«rrxmpft,lepointdudeparta 5 3 d. de latitude S, amp; 3 58d. de longitude, ces routes compofées ont fait eftimer qu’on étoit arrivé anbsp;lieues N E quart N, amp; au 43 d. de latitudes. On obferve neanmoinsnbsp;ftue Ia latitude n’eft que de 46 d. de latitude S; il y a done erreur: d’ailleursnbsp;l'^ thumb de vent n’eft pas des 4 exemts de correétion a cóté de Eamp; O,nbsp;done Terreur n’eft pas feulement de la part du rhumb eftimé; ce rhumbnbsp;^ cft pgs auffi des 4 a cóté de N amp; S , done Terreur n’eft: pas auffi dunbsp;coté des lieues feulement : cette erreur tombe done amp; fur Ic rhumbnbsp;^ lur les lieues eftimées qu’il faut corriger tous deux comme nous venonsnbsp;de Ie dire, Se je mets Toperation au net.

Oo

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apo CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMENS

La latitude du depart S nbsp;nbsp;nbsp;5 3 d»nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;C

La latitude obfervéen’arrivéeS 46 nbsp;nbsp;nbsp;^ iquot; cóté du triangle ï 4®

Done la difference veritable de la? nbsp;nbsp;nbsp;^lieuesmajeures N a 20®'^

latitude OU la latitude courueN ^7 nbsp;nbsp;nbsp;5 degré , amp; valent 7 d. de

Done Je moyen parallele nbsp;nbsp;nbsp;4^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3om.(.latitudeNcourue.

Leslieues mineures eftimées E nbsp;nbsp;nbsp;i 28 d.

Les lieues mineures prifes fur Ie veritable 7 parallele,amp; partantceslieuesobfervéesEy 54

{2“' cóté du triangle fur moyen parallele de 4P

picuuiiLuiujijc uc lel uiin-itin.1-/ nbsp;nbsp;nbsp;5 O m. 111 HcuCS mineui'cS

on aura ces lieues corrigées E nbsp;nbsp;nbsp;f E, qui valent 8 d. 3 6 m.

L longitude courue.

3 58 d.

La longitude du depart A caufe des lieues mineures corrigées 7nbsp;difference E en longitudenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5

Done longitude de Tarrivée

Done Ie rhumb de ventcorrigé a tenir V pour venir endroiteligr.eN E 6d. 30 m.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3quot;quot; cóté ou hypotenufe du

Done lieues de diftance corrigées a courir (triangle reclangle de navigation en droite ligne i 75».nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J compofée, réduite amp; corrigée.

x.rjF.

TlMche.

fig- G.

Par lecalcultAu triangle A B C reétangle en B de navigation eftimée, Ie cóté A B de 1 o d. de latitude S ou 200 lieues , Ie cóté B C eftiménbsp;lieues mineures, amp; Ie cóté A C eftimé 230 lieues a 2 o au degré, Ie rhumbnbsp;eftimé N E quart N. On juge qu’il y a erreur dans Ie rhumb, amp; dansnbsp;l’eftime des lieues, par les raifons ci-deffus. La veritable latitude qu’on anbsp;obfervée a farrivée n'étant que de 46 d.S partant on n’a couru que 7nbsp;de latitude S au lieu de 1 o d. qu’on eftimoit. Pour corriger cette erreurnbsp;tant fur Ie rhumb que fur les lieues eftimées,comme on a dit qubl Ie falloit ennbsp;ee cas ci; changez Ie triangle amp; faites Ie cóté B C en J c precifement oü finij-fent les 140 lieues de la difference de latitude obfervée ; amp; dites pour avoirnbsp;Ie cóté en lieues mineures: Comme Ie finus du complement du rhumbnbsp;qu’on retient encore pour un moment NE quartN, ou de 3 3 d.45nbsp;qui eft ici de 5 7 d. i 5 m. C, eft au cóté kb 140 lieues majeures , ainftnbsp;Ie finus du rhumb A 3 3 d. 45 m. eft au cóté bc, qui donnera 94 lieuesnbsp;mineures, aufquelles vous ajoutez la moitié de la difference jufqu'a ce mêmenbsp;cóté B C eftimé 128 ... vous aurez Ie veritable cóté parallele bc 1 ii lieuesnbsp;mineures. Voila Ie parallele corrigé. Maintenant corrigez Ie rhumb ennbsp;ajoutant les quarrezde 140 lieues majeures du cótéAè,amp; de 111 lieues

mineuresdu cótébe, la racine quarrée de leur fomme donnera Ie veritable nombre des lieues Ac 179 qui feront majeures. Enfin pour avoir Ie rhumb»

dites: Comme Ie cóté 179 lieueseft au finus de 90 d. b, ainfi Ie cóté 111 lieuesmineures au finus duquatriéme terme,quifera de 38 d. 301^*nbsp;qui valent N E 6 d, N.

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POUR LA NAVIGATION. Liv.VU. Chap.V.

CHAPITRE V.

Des cartes hydrographiques ou marines.

ON fe conduit fur les eaux par le fecours des cartes hydrographiques coinme fur terre par les cartes geographiqucs. Les cartes plattes, ounbsp;au point plat, font dans la navigation , ce que lestopographiques font dansnbsp;la geographic. Qjwntaleurs conftrudions ellesfont les xnêmes; lesdegreznbsp;de longitude amp; de latitude y font égauxcontre le veritable étatdes chofes,nbsp;amp; leur ufagc eft borne a toutes deux a une très-petite étendue de pays amp;nbsp;de cotes; les operations s’y pratiquent comme dans un quarré qui com-prendroit le premier degré de longitude, amp; le premier de latitude fur lanbsp;carte reduite, dont nous parlerons ci-apres.

Les cartes generales mappemondes, ou globes terreftres embralTent a la verite toute la terreoulamoitie au moins, mais auffi elles font moins de-taillées, elles reprefentent la terre tdle qif elle eft, ou telle qu’elle paroitroitnbsp;a foeil qui en regarderoit le globe è une certaine diftance ; mais la con-ftruétion de ces- cartes eft bien plus difficile, nous avons donné en notrenbsp;livre des ufages de raftrolabe^St en celui des ulages des globes liv. 3 fcélion znbsp;la maniere de tracer toutes les cartes geographiques. On ne fe fert que dansnbsp;les longs cours fur mer de ces cartes generales, ou des globes paree que lesnbsp;opérations de la navigation s’y pratiquent avec beaucoup de difficulté amp;nbsp;demandent des obfervations bien frequentes. Nous donnerons neanmoinsnbsp;le principals regies de la navigation fur ces fortes de cartes, après quenbsp;nous aurons parlé des cartes reduites qui repondent aflez pour leurs con-firudioqsamp;lcurs ufages aux cartes particulieres de geographic.

Des cartes réduites.

La planche zé”' reprefentc une carte reduite. Mais avant que d'en donner la conftruftion amp; les ufages, nous ne pouvons nous difpenfernbsp;de dire quelque chofe de ce qui regarde la loxodromie. II faut favoirnbsp;que tant qu’un vaiffeau eft pouffé par un même vent fur la bouffole, ilnbsp;doit toujours faire le même angle avec tous les meridiens qu’il rencontre furnbsp;la furfacc du globe terreftre.

Si le vaiffeau court Namp;S, il fait un angle infiniment aigu avec le meri-dien qu’il décrit, e’eft-a-dire, qu’il lui eft parallele ,ouplutpt qu’il lefuit amp; ne s’en écarté point.

S’il court E amp; O, il coupe a angles droits tous les meridiens, car il décrit ou 1’équateur ou un des cercles qui lui font paralleles. Mais li fa courfe eftnbsp;Jaioyenne entre ces deux, alors il ne decrira plus un cercle , paree qu unnbsp;cercle trace de cette maniere couperoit tous les meridiens a angles ine-gaux, ce que le vaiffeau ne doit pas faire. II décrit done un autre courbe,nbsp;dont la condition effentielle eft de couper tous les meridiens fous le memenbsp;®bgle. On la norame loxodromique, ou fimplement loxodromie; c eft une

Oo ij

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292 CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMENT^

e(pece de fpirale qui fait une infinité de tours fans pouvoir arriver a uil certain point, qui eft Ie pole ou elle tend,amp; dont elle s’approche a chaque pas.

La route dftin vaifleau ,a Texception des deux premieres quenousavofis marquees, eft donetoujours une courbe loxodromique. Elle eft ThypotC'nbsp;nufe d’un triangle reöangle fpherique, dont les deux cótez font Ie cheminnbsp;du vaiffeau en longitude en latitude.

On a d’ordinaire la latitude par obfervation ; ona par labouflble Tangle de Ja loxodromie, avec Tun ou Tautre des deux cótez , amp;ce qu’on cherchenbsp;par Ie calcul de la trigonometrie, c’eft la valeur de la longitude parcouruenbsp;amp; de la loxodromie ou route du vaiffeau.

Mais comme cette ligne courbe eft embaralTante pour les calculs, on a voulu avoir la route en ligne droite, amp; il a fallu conferver a cette lignenbsp;droite Teffence de la loxodromie, qui eftdecoupertoujours lesmeridiensnbsp;fous ie même angle. Or cela eft abfolument impoflible tant que les meri-diens ne font point paralleles entre eux, comme en effetils ne Ie font pas.-II a done fallu fuppofer les meridiens paralleles, dont s’eft enfuivi que lesnbsp;degrez de longitude inégalement éloignez de Téquateur ont été fuppofeznbsp;de même grandeur, quoique réellement ils diminuent toujours depuis Téquateur , felon une certaine proportion connue; mais pour reparer cettenbsp;erreur, les degrez de latitude, qui par la nature de la fphere fontégauxnbsp;par tout, font augmentez dans les cartes hydrographiques, en même proportion que ceux de longitude auroientdudécroïtre. Ainfi Tinégalitéquinbsp;devroit être dans les degrez de longitude de differens paralleles, ferejetenbsp;fur les degrez de latitude de la maniere que nous dirons ci-apres.

Les cartes conftruites de cette maniere s’appellent réduites,ouaupoint réduit, dont on fe fert ordinairement comme des meilleures; Texperience dcnbsp;plufieurs fiecles ayant fait connoitre que pour Tufage des Pilotes il fautnbsp;des cartes très-fimples ou les meridiens , les paralleles a Tequateur amp; les-rhumbs de vent foient reprefentez par des lignes droites pour la faeiJitenbsp;du pointage de leuvs routes.

ConfirtMion des cartes réduites amp; leurs uftgesS

POur augmenter autant a proportion les degrez de latitude , que ceuX de longitude fe trouvent agrandis en les faifant égauxaceux de Tequateur , on emploie les fècantes qui aiigmentent autant les unes fur les autres^nbsp;que les linus de complement de latitude , qui devroient reprefenter les-degrez de longitude, ont été augmentez en les faifant égaux au rayon dc'nbsp;Téquateur par Ie parallelifme des meridiens; car Ie finus de complementnbsp;d’un are eft au linus total , comme Ie finus total eft a la fecante de cenbsp;même are.

Ainfi prenant poür un degré de Téquateur amp; pour Ie premier degré de latitude Ie rayon entier ou une partie aliquote quelconque de ce rayon »nbsp;on prend pour Ie fecond degré de latitude la fecante d’un degré ou la partienbsp;aliquote femblable de cette fecante ; pour Ie troifiéme degré de latitudenbsp;on prend la fecante de deux degrez ou la partie aliquote femblable j ^nbsp;ainfi de fuite.

Lorfqu'on veut avoir une carte a plus grand point, on prend pour $0 ta-

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POÜRLA NAVIGATION, tiv. VII. Chap. V. 193

de latitude amp; pour 30 m.de Tequateur, un rayon de cercle ou uue partie aliquotc quelconque de ce rayon,pour un degré de latitude. On ajoutenbsp;de fuite la fecante de 50 m. pour un degré amp; demi de latitude, on ajoutenbsp;de fuite la fecante d’un degré, pour deux degrez de latitude ; on ajoute denbsp;Tuice la fccante d’un degré, 30 m. óu les parties aliquotes femblablesdenbsp;de ces fecantes, amp; ainli de fuite.

On fe fert pour ceh dans la pratique, d’une échellc de parties égales, fur laquelle on prend le nombre des parties qui répondent a peu prèsauxnbsp;fecames qui fe trouvent dans les tables, en retranchant les dernieres figures.

Dans ces cartes héchelle eft-changeante a mefure qu^on change de latitude j ainfi, par exemple, fi on a navigé entre le 40 amp; le 5 o parallele, les degreznbsp;des meridiens qui font entre ces deux paralleles ferviront d’éclielle pournbsp;mefurer la route ; d’ou il eft évident que Ton trouve moins de lieues furiesnbsp;paralleles a mefure qu'ils s'approchent des poles, puifqu’on les mefure parnbsp;Une grandeur qui croit auffi toujoursen s’avancant vers les poles.

Si, par exemple , vous voulez tracer une carte réduite du 40quot;*' d. de latitude feptentrionale jufquau 50 , amp; depuis le 6'quot;'d. de longitude juf-qu’au I 8 ; tracez preraierement la ligne A B, qui reprefentera le qo™' paral~nbsp;lele Ï réquateur; divifez-la en I 2 parties egales pour les i 2 d. de longitudenbsp;que contient cette carte ; ayez un compas de proportion ou une échellenbsp;divifée, dont cent parties Ibient éples ^ chacun de ces degrez, éleveznbsp;perpendiculairement fur les extremitez de la ligne AB deux autreslignesnbsp;qui reprcfenteront deux meridiens paralleles , lefquels vous diviferez ennbsp;ajoutantbout a bout les fecantes convenables. Ainfi pour la diftance du 40nbsp;au 41 d. de latitude, prenez fur votrc échelle i 3 i parties amp; demie,quinbsp;eft la fecante de 40 d. 3 o m. Pour la diftance du 41 au 42 , prenez 133nbsp;amp; demi, qui eft la fecante de 41 d. 3 o m. Pour la diftance du 42 au 4 3 ,nbsp;prenez 136, fecante de 42 d. 30 m. amp; ainfi de fuite jufqifau derniernbsp;degré de votre carte qui fera de 1 54 parties, fecante de 49 d. 30 m.amp;nbsp;Riarquera !a diftance du 49 d. de latitude au 50 , amp; par ce moyen lesnbsp;degrez de latitude feront augmentez dans la méme proportion que ceuxnbsp;de longitude auroient du decroitre.

Cette échelle de latitudes croiflantes fe fait bicn plus exadlemcnt par le calcul, en faifant cette regie de proportion pour avoir le 2 d. de latitudenbsp;croiffante. Le premier degré eft fuppofé de 60 parties. Lc finus totalnbsp;100000...6 o...I 00008 iecante de i d. 30 m. viendra au quotient 90nbsp;Environ qu’il fautajouteraux 60 du premier degré pour avoir 150 partiesnbsp;pour la latitude croiffante de 2 d. fur réchelle de la carte réduite.

Deuxiéme exemple, pour avoir la diftance du 9quot;''degré de latitude juf-qu'au 10“'. Faitesla regie I 00000...60...101 390 fecante de 9d. 30m. ^ SiUotient 61 ; donne cette diftance du 9 d. au rod. de latitude furfé-l^helle reduite. Oh vóttquc les deux premiers termes de la regie font tou-jours le rayon total, amp; la diftance de 6 o au premier degrc. C’eft fur ce prin-‘¦^pe que la table fuivante a été calculée.

O o iij


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iP4 CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMENS

Table des parties des latitudes croiffantes de lo en lo minutes.

M

0 D

I D

L ^3 D

^_P

5 D

6 D

7 Dj8 Dj? D

fio D

II D

12 D

13 Dl

14 D

-8.8

0

0

60

120

180

240

300

360

421

482

542

603

664

725

787

84

10

10

70

130

ii?o

z$o

310

370

431

492

552

613

674

735

797

859

ZO

20

80

140

zoo

260

320

380

441

5OZ

562

623

684

746

807

869

90

150

ZIO

270

33°

390

451

512

573

634

695

756

818

879

40

40

loo

160

2Z0

280

34°

400

461

5:22

583

644

705

766

828

890

50

50

110

170

230

2^0

35°

410

471

53^

593

654

715

776

838

9OO

M

is'

16

r/

iS

19

ZO

2r

22

^3

24

25

27

28

2^

0

^10

973

1035

1098

1161

1225

1289

1354

1419

1484

155°

1616

1684

1751

1819

10

983

1046

110^

1172

1236

1300

1364

1429

1495

1561

1628

1695

1762

1831

zo

i?3i

993

1056

1119

1183

I 246

13H

1375

1440

1506

1572

1659

1706

1774

1842

1004

1067

1130

1193

1257

IJZI

1386

1451

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Pour y placer les rhumbs de vent, choifilTez un endroit commode ver* Ie milieu de la carte , comme Ie point R; duquel comme centre vousde-crirez un eerde a0ez grand pour être divifé en 51 parties égales,nbsp;les 3 2 airs de veut de la bouflole. Et ayant tracé vers Ie haut de la cartenbsp;Ie rhumb de vent qui marquera Ie N, parallele aux deux meridiensdi'nbsp;vifez , veus y ferez une fleur-de-lis , qui fera connoïtre tous les autrenbsp;rhumbs de vent, dont les principaux fe doivent diftinguer par desligquot;^^nbsp;plus grofles.

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POUR LA NAVIGATION. Liv. VIL Chap.V. 295 Enfuite vous placertz , fuivant leurs longitudes amp; latitudes, les villes quinbsp;font ordinairement reprefentées par leurs plans, ou par tin amas de clochersnbsp;amp; de tours, les montagnes par des ondesjes rivages amp; vallees par des hacheu-res, les fleu ves amp; rivieres par des lignes qui ferpentent, les forêts par des ar-brifïêaux cn grouppe , les ports amp; les rades par des ancres, les mouilkges denbsp;mêmedes lies par leur enceinte hachée de toutc part du cote de I’eaujles cotesnbsp;comme les rivages , les bancs de fable ou firtes par de petits points, les écucilsnbsp;amp; rochers par des pointes de roche quand ils font decouverts , amp; par denbsp;petitescroix quand ils font cachez fous Teau, amp;c. amp; vous formerez ainfinbsp;Votrecarte. Vous pourrez aufli faire plufieurs rofes de rhumbs de vent,nbsp;fuivant la grandeur de la carte; mais il faut que les lignes N amp; S foientnbsp;toujours paralleles entre elles.

Ufage des cartes reduites.

LE principal ufage des cartes marines eft pour y pointer ou compafier les routes, a quoi les cartes réduites font les plus propres.

Pointer ou compafler une route, e’eft marquer lur la carte le point d’oii 1’on eft parti, celui ou Ton eft arrivé, avec leur diftance, amp; le rhumb qtf onnbsp;a fuivi,comme auffi leur longitude amp; latitude. Soit qu'on ait un voyagenbsp;a faire, foit qu’on foit en chemin furmer, il y a quatrechofes a connoi-tre, la longitude, amp; la latitude du lieu ou on va,oubien de celui ouonnbsp;eft. Le rhumb de vent tenu ou a tenir,amp; la diftance des lieues faites ounbsp;a faire; il fuftit de connoitre deux de ceschofes pour découvrir les deuxnbsp;autres ; ce qui peut fe combiner en cinq manieres que nous allons expliquernbsp;par les exemples fuivans , fuppofant toujours la longitude amp; la latitudenbsp;du départ connues.

PREMIER EXEMPLE.

La longitude amp; la latitude du depart fuppofecs ,connoiflant le rhumb de vent amp; la diftance des lieues , on demande la longitude amp; la latitude de Tarrivée. Un vaifteau parti de file Oueffant a fuivi le SOnbsp;fttiart au S, pour aller au cap de Finifterre. Le maitre Pilote ayant exa-tïiiné la force du vent, la quantité de voiles déployées, ëteonnoiflant parnbsp;les regies ci-deflus chap. Ill, la viteffc de fon navire, eftime avoir fait 50nbsp;lieues de chemin pendant 20 heures de terns qu’il eft en route, amp; pournbsp;tnarquer fur la carte le point oil eft le vailfeau, il doit prendre avec unnbsp;lt;^ompas fétendue de 2 d. amp;demi , équivalens a 5 o lieues fur le meridien ,nbsp;depuis le 46quot;quot;'d. jufquau 48°“ d. 30 m. amp; porter une pointe du compasnbsp;sinfi ouvert fur le lieu d’ou il eft parti, amp; fautre pointe étant conduitenbsp;Ibr la ligne de route marquera le point T, oii cft arrivé le vaifleau. Quelinbsp;Vous fouhaitez favoir Ia longitude amp; latitude de celieu dkrrivée, metreznbsp;tiiie pointe de compas fur le point T, amp; 1 autre fur le plus-procheparallele,nbsp;t^onduifez perpendiculairement le compas ainfi ouvert le long du parallelenbsp;Nfquku meridien; le degré ou aboutira le compas marquera la latitudenbsp;point T. Pour fa longitude mettez une pointe du compas en f, amp; 1 autrenbsp;Idr le meridien le plus proche , faites couler le compas vers le parallelenbsp;divifé, il vous marquera le degré de longitude.

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2 9^ CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMENS

Comme les paralleles amp; les raeridiens ne traverfent point la carte, po'-^^ ne la pas embarafTer avcc les rhumbs de vent,on fe fert d’une regienbsp;traverie la carte de part amp; d'autre, amp; qui fait le même effet.

II. E X E M P L E.

par degré.

La longitude amp; la latitude du depart fuppofecs connoiffantle rhumb cle vent amp; la latitude de I’arrivee, on demande la longitude amp; la diftancedesnbsp;lieues. Un Pilote fachant le rhumb de vent quhl a fuivi depuis Ton depart gt;nbsp;amp; ayant pris hauteur, il connoit la latitude oil eft fon vailTeau. Onnbsp;qu’ii marque fur la carte le lieu oil il eft, amp; combien de chemin il a fait*nbsp;Je fuppofe qu’étant parti de file OuelTant il eft arrive en un lieu dont Ijrnbsp;latitude eft de 46 d.; cela étant il ouvrirale compasdepuis 46 d.dumeri'nbsp;dien jufqu'a 48 d. 3 o m.qui eft la latitude du depart, oil ayant placénbsp;regie jufqu’a file Oueffant, il fera couler le long de cette regie une pointsnbsp;de compas jufqu’a ce que 1’autre pointe rencontre la ligne de loute; 1'^nbsp;point d'interfeélion fera celui ou etoit levaiffeauau terns de robfervation ,nbsp;amp; par confequent marquera fa longitude. A1 égard du chemin parcouru,nbsp;ouvrez le compas depuis ce point jufqu’au lieu du départ, amp; portez cettCnbsp;ouverture fur le meridien vis-a-vis de la route ; elle ira depuis 45 d. 3°'^'nbsp;jufqu'a 48 d. 3 o m., qui font 6 o lieues de chemin, a raifon de a o lieueS

III. E X E M P L E.

La longitude amp; la latitude du départ fuppofées, connoiffant la latitude de farrivée amp; de la diftance du chemin couru, on demande la longitudenbsp;de l’arrivée amp; le rhumb de vent qu’on a tenu.

Un navire parti de 46 d. de latitude N, amp; 5 d. de longitude, a courU 200 lieues entre leS amp;1'0 , amp; s’efttrouvepar les 40 d. 3 o m. de latitude N«nbsp;Pour avoir la longitude de farrivée amp; le rhumb de vent qu’a tenu Icnbsp;vaiffeau, ouvrez le compas a la diftance de i o d. comptant 20 lieues p^tnbsp;degré, entre les latitudes du départ amp; de farrivée fur le meridien dcpuisnbsp;40 d. jufqu'a 46 d,; mais comme cela ne fuffit pas, amp; quhl n’y a que d cl.nbsp;prenez une ouverture de compas proportionelle au-deffus amp; au-deffousdenbsp;la latitude courue, comme depuis 58 d. jufqu'a 48 d. de latitude pour Rsnbsp;200 lieues courues; mettez le compas ainfi ouvert furie pointdudépatt,nbsp;amp; faites un arc de cercle vers S O , puis du point 40 d. 3 o m. de latitudenbsp;de farrivée tirez parallelement a fE amp; a fO une ligne , le point ou eilenbsp;coupcra fare ci-delTus fera celui de farrivée : de ce point d’interfeé^iu'inbsp;de 1’arc ci-deflus, tirez une parallele au meridien ou gliifez le compas paral'nbsp;lelement au meridien jufqu'a la ligne E amp; 0, finterfeftion fur cette ligu^nbsp;vous marquera la longitude de farrivée 353 d. , done on eft defeendu

vers fO de I 2 d. Au lieu de prendre tout d'un coup f ouverture deconapa*

de 10 d. ou 200 lieues , il conviei)droit davantage de ne prendre quu fouverture de 5 d. deuxfois depuis 46 d. jufqu’a 41 d. amp; mettant eesnbsp;ouvertures fune au bout de f autre fur le rhumb on auroiteufouverturenbsp;proportionelle de 200 lieues.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

Pour trouver le rhumb de vent , il faut tirer une ligne du point depart a celui de farrivée,amp; voir quel angle elle fait avcc le meridien^

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POUPv LA NAVIGATION. Liv.VII.Chap.V. *97

OU a quelie ligne de la rofe clle eft parallele, on trouvera ici SO quart O pour Ie rhumb cherché.

IV. E X E M P L E.

La longitude amp; Ia latitude du départfuppofées, connoiCTantk longitude amp; la latitude du lieu oü on va ou de Tarrivée , on demande quel rhumbnbsp;il f.iut tenir, amp; quelle eft la diftance des lieues?

Un vailTeau part de rileOueflant a 48 d. 30 m. de latitudeN, amp; i 3 d.

5 nbsp;nbsp;nbsp;om. de longitude pour aller au cap deFiniftere enGalice a 45 d. de latitude

6 nbsp;nbsp;nbsp;8 d. de longitude. On demande quelle route il faut tenir, amp; quelle^nbsp;la diftance des lieues. Imaginez-vous une ligne tirée de File Oueflant aunbsp;cap de Finiftere, examinez avec un compasaquel rhumb de vent marquénbsp;fur Ia carte cettc ligne eft parallele, ce lera celui qu’il faut fuivre ; vousnbsp;trouverezque c’eft Ie SO quart S qui convient a cette route.

A Fégard de la diftance , prenez avec un compas d’un feul coup toute Fétendue de la route, amp; rapportez-la vis-a-vis de la route fur Ie meridien ,nbsp;non en commencant de compter au degré du départ, paree que vous n’au-riez pas une diftance proportionelle, puifque Fouveriurede compas fe ter-mineroit bien au-dela de la latitude de l’arrivée ; mais rapportez-la auxnbsp;degrez de latitude qui y repondent, c’eft-a-dire depuis Ie 49 d. 7 m. 30''nbsp;jufqu au 42 d. 2 2 m 3 0quot;', ce qui fait 6 d. 45 m. a 20 lieues par degré ,nbsp;Vous trouverez 155- lieues de diftance courue : ou bien contentez-vousnbsp;de prendre la moitié de la diftance courue, amp; portez-la depuis Ie point dcnbsp;départ fur Ie meridien vis-a-vis la route;comptez-en les lieues par les degrez,nbsp;amp; doublez ces lieues, vous aurez dans leur fomme affez juftcmeiit la quan-tité des lieues courues.

V.

E X E M P L E.

La longitude amp; la latitude du départ fuppofées, connoiflant la longitude de l’arrivée amp; Ie rhumb qu’ona tenu, on demande la latitude de Farrivée.

On eft parti de 40 d. 3 o m. N, amp; 3 5 3 d. 3 3 m. de longitude, on a courii N E quart E, jufques paries 5 d. de longitude ; on connoïtra ainli la latitude,nbsp;de l’arrivée amp; les lieues de diftance. Tirez du point du départ connu,unenbsp;^igne indefinie parallele a NE quart E , tirez encore du point 5 d. de longitude une parallele au premier meridien, Ie point d’interfedion fe trou-¦'’era par Ia latitude de 46 d. Pour la diftance des lieues, prenez avecunnbsp;Compas 1’ouverture du point du départ a celui de l’arrivée, amp; portez-la vis-^^vis la route fur Ie meridien, il y aura autant de 2 o lieues que de degrez,nbsp;c cft-a-dire depuis 3 8 d. jufqu’a 48 d. de latitude, les i o d. font zoo lieues.

VI. EXEMPLE.

Connoiflant les latitude amp; longitude d’un lieu, trouver ce lieu dans la carte ^éduite. Ayant m;s la pointe d’un compas a carte marine fur Ie deg.de latitudenbsp;connue, amp; l’autre fur Ie plus proche parallele , il faut de 1’autre main mettrenbsp;^3- pointe d’un fecond compas fur Ie degré de longitude connue, amp; l’autrenbsp;pointe fur Ie plus proche meridien ,amp; Éire couler ces deux compas jufqu’inbsp;cy que deux de leurs pointes fe rencontrent. Le point de jonótion fera Ienbsp;^icu cherché.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Pp

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itgt;8 CONSTRUCTION Ï-T USAGES DES INSTUMENS

Si une carte étoit trop petite, comme s’ilfalloit aller aux cótes d Arri-que qui ne fuffent pas marquees en celle-ci , on prolongera Ia cartc^ comme nous avons enfeigné a en faire fur Ie même point que celle-ci pournbsp;I’y coller, ou bien on paflera de cette carte a un autre des cótes d’Afriq^'*^nbsp;peut-être plus grande ou plus petite ; fi on prolonge la carte cn y en collapsnbsp;une autre de même point,il n’y aura qu’a faire les operations comme lurnbsp;une même carte; mais s'il fout changer de carte, il fout trouver dans ia

nouvelle Ie point ou on eft arrivé : De ce point, comme du départ, connu par fa longitude amp; latitude, on tracera fur cette carte une nouvelle route gt;

comme nous avons dit en fexemple premier,

Remarquez que les corredions a faire fur Ie compas de route , doivent auffi fe pratiquer fur la carte réduite, comme fur Ie quartierde réduótion»

Iln’yadecorreélions a faire fur les cartes réduites qu’en fe conformant a la latitude obfervée,qui feule fuflSra avec Ie rhumb de vent corrigé, oünbsp;avec la longitude obfervée.

Si on veut lire avec quelque attention ce que nous avons dit dansfo calcul fur Ie 5 ¦”“ exemple d’une route pratiquée par Ie quartier de reduction ,nbsp;on y apprendra que la trigonometrie fe peut appliquer heureufemental®nbsp;carte réduite au moyen de la table des latitudes croiffantes , qu’bn ynbsp;évite même les réduéiions de lieues mineures en lieues majeures,amp; la recherche dai moyen parallelc; paree qu’on y forme toujours des trianglefnbsp;rectangles, dont trois chofes font connues avec leurs proportions. Cequinbsp;fuffit pour avoir Ie refre du triangle de navigation fur la carte, amp; paries-nombres; Ainfi,p4?’ exemfle , j’ai couru NE quartN depuis Ie 45 d. dpnbsp;latitude N jufques au 5 i d.auili N; je connoitrai la difference de longi'nbsp;tude couruc depuis ie départ, en faifant cette analogie. Comme Ie rayon-total I ooQoo ..,eft a 5 35) parties , qui dans la table des latitudes croiffantesnbsp;conviennent a la difference des 6 d. de latitude courue .... ainfi 66817»nbsp;tangente du rhumb de vent connu amp; tenu, eft au quatriéme terme, qui danSnbsp;eet exemple eft 360, lefquels font des minutesE. Paree que Ie premie^nbsp;degté de latitude croiflante eft eftimé 60 parties, comme Ie premier degf^nbsp;de longitude fur féquateur, ce quotient 560 divifé par 60 donnera 6 d»-de longitude fur Ie parallele de farrivée , c’eft ce qu’on cherchoit.

Changez les termes de cette analogie comme il convient, vousaurez fo rhumb de vent tenu , ft vous connoiffez la difference en longitude amp;nbsp;latitude en cette maniere :56o ... 100000 ... 539 ...Ie quotient oünbsp;quatriéme terrne donnera dans la table des tangentes, la tangente denbsp;du complement du rhumib cherché.

Par une analogie auffi convenable on aura fur ce principe Ia latitude de 1’arrivée, pourvu qu’on connoiffe fa difference en longitude de la route,nbsp;Ie rhumb deventteDu,amp; la latitude du départ fuppofée connue en cettenbsp;forte ... 66817 tangen te du rhumb connu 3 60 ... 100000... Ie quotient OU quatriém.e terme donnera 5 39 , qui dans la table des latitudes croft'

fames r^-pondent a 6 d. de latuude,a compter depuis la latitude du dépar*

qui étoit au 45 d.

Mais pour avoir 1’hypotenule de ces triangles ou la diftance des heu^* couEues, la table des latitudes croiflantes n’eft pas d^un grand fecout-s,nbsp;avft utile que pour les deux cótez du triangle. 11 faudra done convert:^nbsp;ks degrez de latitude en lieues majeures , c’eft-a-dire multiplier chaque

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POITR LA NAVIGATION. Liv.VII. Chap. V. 199 lt;Jegré par 20 , amp; operer ainfi : Comme Ie rayon total... 100000 ... efta lanbsp;lt;]uantité des lieues majeures, ou degrez de latitude multipliez par 20...nbsp;i 20 ... ainfi la fecante de Tangle du rhumb...eftau quatriéme terme,quinbsp;cft la diftance des lieues courues, ou la longueur de Thypotenufe en lieuesnbsp;marines de 20 au degré.

Reduifez les degrez de la difterence de longitude courue en autantde lieues que Tefpace qu’ih contiennent fur Ie parallele de 1 arrivéeen vaut furnbsp;1’cquaceur , amp; mettez ce nombre de lieues en place du fecond ternienbsp;de Tanalogie ci-delTus; au troifiéme tenne, mettez la fecante du complement du rhumb, vous aurez au quotient la même chofe que dclTus, c’eft-a-dire la diftance des lieues courues , ou Thypotenufe du triangle de

ï’avjgation.

VII. E X E M P L E.

Pratique a la rade.

Etant arrivéaune rade marquee fur la carte réduite, amp; ayant unpJan lt;le cette rade, on demande fur Ie plan Ie point oü eft Ie vaiffeau. Soit Icnbsp;vaiileau k la rade A,planche 24 figure ZZ , il faut s’affurer du point denbsp;pofitiondu vaiffeau dans cette rade, pour éviter les écueils qui pourroientnbsp;sy rencontrer : on trouve ce point par une feule ftation fur Ie vaiffeau.nbsp;Soient les trois points connus amp; marquez fur Ie plan de la rade D C B ,nbsp;prenez fur Ie vaiffeau avec un inftrument les angles vifuels B C D, enfuitenbsp;prenez un raporteur, amp; ajuftez en Ie centre fur Ie plan a peu pres au pointnbsp;oü vous jugez que doit être Ie vaiffeau, puis reculezouavancez Ie raporteur de maniere que les angles foient les mêmes fur Ie plan qufils ontéténbsp;obfcrvezfur Ie vaiffeau vers B C D j alors Ie centre du raporteur marqueranbsp;fur Ie plan la pofition jufte du vaiffeau , amp; on verra fi ce point ne fenbsp;trouve pas fur Ie plan au point de quelque brifant ou rocher, cette methode toute mecanique qu elle eft,paroït la plus jufte.

Ou bien géometriquement: Obfervez avec un inftrument de deffus Ie vaiffeau, les angles compriscntre les.rayons vifuels A B, A C amp; A D, for-mez auffi fur Ie plan Ie triangle BCD par des lignes tirées de ces troisnbsp;points B C D , amp; de la bafe B D tirez du cóté de la terre des lignes BE,nbsp;L) E,qui faflent des angles égauxaux obfervez fur Ie vaiffeau , faites Tanglenbsp;I^BÉ, égal a Tobfcrvé DAC, amp; reciproquementB DEégal è Tobfervénbsp;E A C , pour avoir Ie point d’interfeótion G , fur Ie plan du cóté de lanbsp;ïcrre, Enfuite faites pafl'er un eerde par les trois points B G D, amp; foit tirée lanbsp;Egne G C, prolongez-la jufqu a la circonference du eerde; alors Ie point Anbsp;la ligne G A C rencontre la circonference du eerde , eft Ie point furnbsp;E carte oü eft Ie vaiffeau.

VIII. E X E M P L E.

Pratique a la vue des cotes.

Connoiffant les cótes amp; les terres a la vue, amp; leur lïtuation par rapport au vaiffeau , on demande Ie point oü on eft fur la carte. Etant fur navirc je regarde que TiieOueflant eft au N E, amp; TïiedesSaintsal E,

Pp ij

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300 CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMENS on veut favoir fur la carte Ie point oü Ton eft : on tire fur la cartfcnbsp;d’OuelTant une parallele auSO,ouNE , amp; de file des Saints une autrenbsp;ligne parallele a l’O ou E , Ie point oü elles fc rencontrent reprefente Ienbsp;lieu oü on eft: c’eft ce qu^’on appelle auffi relever les terres. De la mernenbsp;maniere, de deux politions de vaifleau , amp; Ie rhumb connu, fi ondecouvrenbsp;les mêmesobjets, on peut faire la carte des cótes;ilne faut quefe rappel^rnbsp;ce que nous avons dit des ufages du demi - eerde amp; de la bouflble , pournbsp;lever les plans, amp; fappliquer ici pour favoir comment on doit fe comporternbsp;pour lever les plans de deffus un vaifleau qu’on auroit arrêté fur fesancreSnbsp;en deux points , dont on connoitroit falignement par Ie rhumb de vent,nbsp;amp; la diftance par Ie loch. II ne nous refte plus qu’a parler de la maniercnbsp;de lever les vues des terres amp; des cótes, ce qui eft très-utile a ceuxnbsp;approchent des terres; nous Ie ferons a la ftn de eet ouvrage en donnantnbsp;1’ufage d'un inftrument pour lever ces vues trés facilement.

Bes loxodromies.

AYant expliquéfuffifamentct-deftlis dans Tarticle des cartes redoites, la nature de la loxodromie, qui n’eft autre chofe que la ligne que decritnbsp;un vaiffeau quand il fuit un même rhumb de vent, qui n’eft ni Namp;S,tgt;*nbsp;Eamp;O, laquelle ligne eft alors une courbe ou fpirale. line nous refte plusnbsp;qu’a enleigner la maniere de tracer ces lignes courbes fur un globe ter-reftre ou une mappemonde , amp; la methode de s’en fervir dans la navigatie n.

Decrivez une rofe fur un petit papier, divifez-la en fes 3 2 airs de vent, huilez Ie papier amp; p!acez-le lür un globe terreftre au milieu de TOceaUnbsp;OU d'autres mers, de forte que la ligne N amp;Sconvienne a la même furienbsp;globe, amp; la ligne Eamp;O aux mêmes lignes fur Tequateur; alors vous mar-querez les points des divifions de la rofe fur Ie globe , pour prolongerle*

'xxir.

'plamhe. ïiE. H.

rhumbs de vent fur les meridiensvoifins,enfuite placezvotrepapier huile fur Ie meridien plusvoihnaun point dftnterfeclionnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, figure H aU-

point C , amp; orientez la rofe comme au premier meridien , marquez fur les meridiens qui fuivent, un point comme vous avez marqué en C ; voUSnbsp;decrirez une ligne courbe par tous ces points, laquelle fera une loxodro-mie, il faut en faire autant fur toutes les premieres ou les huit rhumbs denbsp;vent qui font partis de la rofe au point A , amp; les conduite de meridiennbsp;en meridien jufqu'aux environs du pole , vous aurez les loxodromies marquees fur un globe. Ce que vous faites fur 1’équateur on Ie peut encorenbsp;repeter fur tout autre parallele, afin de donner plus de rofes fur Ie globe ,nbsp;amp; faciliter Ie pointage des routes par loxodromie : II faudra choifir lesnbsp;places, les plus avantageufes fur Ie globe , comme on a fait fur la cartenbsp;reduite. Ce que vous aurez pratiqué fur Ie globe , fe pratiquera de l^-même maniere fur les meridiens d'une mappemonde cblêrvant toujoui'Snbsp;de bien orienter la ïofe tranfparente fur Ie meridien., ou. bien de fairenbsp;eerde du point Acomme centre , que vous diviferez pour entireties loxo-dromies ou rhumbs obliques: Enfuiteun autre au point C, comme centre,nbsp;pour continuernbsp;nbsp;nbsp;nbsp;exemple,\e quatriéme rhumb, la divifion commencei*

du cöté du N, amp; finira pour un quart au parallele fur lequel eft la rof®gt; comme on a fait de A comme centre aux points Y amp; Z; ainfi du refte*nbsp;Pour pointer une route fur Ie globe , comme pour aller du a o d.-

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POUR LA NAVIGATION. Liv. VIL Chap, V. 301

latitude 3 d. de longitude a 3 3 d. de latitude amp; 10 d. de longitude E, prenez fur Ic globe avec un compas la diftance de 20 ^ 3 3 d.de latitudenbsp;lurun même meridien,amp; avec un autre compas fur le parallele de 33 d.nbsp;amp; fur le meridien de 3 d. de longitude, la diftance ^ lod. ; enfuitecon-duifezle premier compas fur les paralleles de 20 amp; 53 d. jufqu’a ce quenbsp;vousrencontriez quelque ligne loxodromique; alors arrêtant fous lemeri-dien , le point ou eft coupé le parallele de 20 d. par une loxodromie,nbsp;prenez le fecond compas avec fon ouverture,portcz-Ie fur le parallele de 3 3 d.nbsp;amp; voyez fi la loxodromie /écarté vers E de 7 d. difference en longitude; ftnbsp;cela eft, il faudra prendre ce rhumb pour aller au lieu propofé, paree qu’ilnbsp;eft parallele a la route qu’on a deffein de courir. Ce que vous faites furnbsp;le globe, vous le faites auffi fur la mappemonde a très-peu pres; mais lanbsp;navigation par les loxodromiesfe pratiquebien plusfuremcnt par lecalculnbsp;amp; les tables, dont nous donnonsici le principe amp; un modele, chacundevantnbsp;en faire comme ilenaura befoin, paree qu’on peut être obligé d’en fairenbsp;pour chaque degré du quart de eerde. On fait d’ailleurs que ce qu'onnbsp;fait fur un quart du globe ou de la mappemonde fert aux trois autresnbsp;quarts, amp; qu'il fuffit de donner des regies pour ce quart, elles font lesnbsp;mêrnes pour les autres trois.

Chaque table de loxodromie contient trois colonnes, elle commence a féquateur amp; s’augmente en approchant du pole. Voici une partie de cellcnbsp;dont on fe fert dans la troifiéme loxodromie , ou le vaiffeau eft fuppofénbsp;parti de féquateur avec un rhumb de 3 3 d. 3 quarts, amp; égal fur touslesnbsp;naeridiens,rhypotenufedes triangles qu’il fait fuppofée de t o en i o lieues.ltnbsp;fera aifé de continuer cette table 6c de trouver des quantitez proportionelles.

Table de la troifiéme loxodromie, qm commence a ïéquateur, ö- fait, avec les meridiens quelle rencontre, un angle de 33 d. 3 quarts.

Lieues de dif-!

tance courue. i 10

Latitude. Longitude.

xxir.

D

MD

M

'Pleinch'e^

^5

16

Fig. tó'»

50

33

I

M

49

j

I

40

I

7

2

5

I

^3

6

14!

lt;5

21

4^

4434

46

593 5

38

51

5840

47

53

15^

42

9

69

5 1 6 d

7

Soit AIL, une partie de la furface du globe, I fun des poles, A L unenbsp;partie de 1’équateur , amp; AC EK lenbsp;troifiéme quart de vent ou la troifiémenbsp;loxodromie, amp; que la partie ACfoitnbsp;de 1 o lieues , lefquelles multipliéesnbsp;PSr trois feront 30 tiers de lieues,

^gaux chacun a une minute d’un grand eerde; ainfi au triangle A B Credannbsp;gle en B , ayant les tiers de lieuesnbsp;C connus , avec les angles aigusnbsp;amp; C, 1’on trouvera les minutes denbsp;latitude fur le meridien A B par cette

^egle de trois... 100000 rayon B C... eft aux 3 o tiers de lieues AC... 30.., ^oiume 83147 finus de 1’angle C 56 d. i 5 m. complement du rhumb denbsp;¦^ent, eft aux minutes de latitude A B , il vient au quotient 24 denbsp;’tainutes, c’eft-a-dire prefque 25 m. de difference en lautudc pour le cóténbsp;¦^Brepondant a i o lieues fur le rhumb A C, amp; fucceffivemenquot; fur chaquenbsp;^0 lieues jufquau bout de la loxodromie, ou depuis l’équateur jufqu’au

V iij

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501 CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMENS . pole;ainfi !a diftancc A C de i o lieues doiine AB ou CG 25 m.de latitude, A E étant de 2 o lieues, donne A H ou F E 5 o m. de latitude ; ainunbsp;du rcfle.

Pour calculer la troifiéme colonne des longitudes. Ayant la en latitude AB amp; Tangle de rhumb de vent, il faut trouver la differencenbsp;en longitude BC,avec les latitudes croiffantes.Faites cette regie de trois •nbsp;Le rayon eft aux parties croifTantes de difference en latitude A B... comrnenbsp;k tangente du rhurob de vent eft aux minutes de longitude pour le cóté BGnbsp;amp; en continuant par la difference en latitude CD amp; le rhumb de vent,nbsp;on trouve les minutes de longitude pour DE, ainfi pour tous les autre*nbsp;triangles , dont Tün des cótez marque toujours ia difference en. latitudenbsp;de 2 5 m., amp; en ajoutant les minutes de longitude de DE a celles de AGnbsp;ou HD, Ton a les minutes de longitude deHEouAF, amp; ainfi du refte.nbsp;De forte que vis-a-vis de chaque latitude, Ton trouve les lieues de diftati*^nbsp;depuisTéquateur fur ce rhumb de vent, amp; les degrez amp; minutes de difference en longitude , aufli depuis Téquateur jufqua ce point en fuivaotnbsp;ce rhumb de vent.

Remarquez que plus les triangles ABC font petits, en contenant mo)fgt;* de lieues pour A C, plus les calculs font juftes; paree que le triangle ap*nbsp;proche plus d^iin reétiligne, dont la diftance des lieues eft Thypotenufc gt;nbsp;ia latitude obfervée un cóté, amp; un angle de 90 d., outre ccla Tangle dnnbsp;rhumb eft connu,le calcul eft aifé par les regies generales.

La table de loxodromie donne trois chofes qui regardent le dé.part, dans chaque demande ou regie de navigation, on a outre celaou la difference en latitude , ou Ia difference en longitude , ou la diftance des lieucsnbsp;courues, ce qui fert a trouver jainfi le refte, comme on va voir en cioftnbsp;exemples qui repondent a ceux que nous avons donnez fur la cane reduit®nbsp;amp; le quartier de réduétion.

PREMIER EXEMPT E.

On part de q.6 d. 5 9 m. N 8ê i 2 d. de longitude, on a couru 150 licuc* NO quart N , on demande la latitude amp; la longitude de Tarrivée.

de

Lieues

Latitude

Longii^-

D

M

D

35 3^

1130

I 50

46

59

1280

5 J

15

41 9

I 2

6

14

lt;5 5^ j i,9f

Dans Ia table de N O quart N, ou de la troifiéme loxodromie vous ave* vis-a-vis,depuis Téquateur jufques amp; vis-a-vis de 46 d. 59 m.dans la premiere colonne 1130 lieues, dans la troifiéme 5 3 d. 3 m. de longitude?nbsp;ajoutez les 1130 lieues du départ aux 150 dkrrivée, vous y aurez i a 8 ^nbsp;lieues depuis Téquateur ; amp;; vis-a-vis a la feconde colonne 53 d. i 3 m-latitude a Tarrivée , a cóté du même article vous voyez 42 d. 9 m. de longitude , óiez de cette longitude celle de 3 5 d. 3 8 m. dans la troifiémenbsp;colonne, reftera 6 d. 3 i m. veritable difference en longitude, laquelle et^^^nbsp;ótée de longitude du départ paree qu’ona couru O, il a refte j d. 29 m.nbsp;longitude de Taa-rivée. Mettez au net.

A la latitude de départ il y avoit depuis Téquateurj Lieues de diftance courue k. ajouternbsp;Done lieues de Tarrivée, Sc eft écrit vis-i-visnbsp;Longitude du départ

Difference tan ten longitude qu’en latitude Done longitude d’arrivée

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POUR LA NAVIGATION. Liv.VII. Chap. V. Joj

Si les latitudes étoient de dilferentes denominations , Tune feptentrio-tiale amp; I’autre meridionale , il les faudroit ajouter Tunc a Tautue , pour avoir leur difference en leur fomme, comme nous avons fait au quartiernbsp;de reduction, amp; quand une longitudeexcedera 360 d.il fautcompter un.

I 1. E X E M P L E.

Les longitude amp; latitude de depart fuppofees, amp; le troifieme rhumb tenu ^ on demande la longitude de I’arrivee amp; la diftancedes lieucs.

On elt parti de 46 d. 5 p m. N i 2. d. de longitude, on eft arrivé a j: 3 d. 13 m. de latitude fous N O quart N ;otez de 5 3 d. i 3 m. 46 d. 5 p m. refte-font 6 d. 14 m. pour la difference des latitudes: par la regie ci-deflus a cóténbsp;de 6 d. 14m. de latitude on'doit trouver dans la table 150 licues ; vou,snbsp;aurez la difference en longitude en cherchant dans le même rhumb vis-a-vis de 46 d. 5 p m. 5 5 d. 3 8 m. de longitude , amp; vis-a vis de 5 3 d. 1 3 m. denbsp;latitude 42 d. p m. de longitude; otez de 42 d. p m. 3 5 d. 3 8 m. rcfteroncnbsp;6 d. 3 1 m. de difference en longitude , laquellc eft O partant a oter de i 2 d.nbsp;du depart: on fera done arrive a 5 d. 2pro.de longitude, apres avoir courunbsp;Ï 5 o iieues entre les paralleles fufdits.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Mettezaunet.

III. E X E M P L E.

On part de 45 d. 44m. N, amp; de 3 57 de longitude, on a ftngle 150 lieues entre N amp; O ; on obferve 51 d. 5 8 m. de latitude N, on demande lanbsp;longitude de farrivee amp; le rhumb de vent.

Examinez des tables de differens rhumbs, ou faites-les, jufqu'a ce que Vousayez trouve ceile ou la difference des lieues qui repondent auxdeux,nbsp;latitudes du depart amp; de farrivée foient precifement les 150 lieues denbsp;diftance propofees , ce qui fe trouve ici dans le troifieme rhumb entrenbsp;Ï I 00 lieues, qui repondent au départ, amp; i 2 5 o qui repondent a I’arriveenbsp;En latitude ; d'ou on conclud qu’on a tenu N O quart N, Cherchez vis-a-vis de I 50 lieues a la colonne des longitudes, repondent 6 d. 21 m. denbsp;difference ; amp; paree qu’on a finglé vers O , il les ftut oter de 357 d. refte-rout 3 5 o d. 3 o m. de longitude pour l’arrivée. Mettez au net.

IV. E X E M P L E.

On part de 46 d. 5 p m. N , amp; 12 d. de longitude , on veut aller a 5 3 cf,

* 5 m. N amp; a 5d. 2pm. de longitude ; quelle ioxodromieou rhumb prendra-ï'On,amp;combien y a-t-il de chemin a faire.

Examintz dans les tables de differentes loxodro.mies vis-a-vis des deux latitudes donnees, li vous trouvez entre ks longitudes qu’elles marquentnbsp;^hacune a leurs cotez , la difference de 6 d. 3 i m. de longitude. Dans lanbsp;^tble du troifieme rhumb vis-a-vis de 46 d. 5 p m. de latitude,vous ave2 3 5 d.

5 8m., vis a-vis de 5 3d. 13 m., vous avez 42 d. p m. de longitude; ce-fftti fait la difference de 6. d. 3 i m.; e’eft done ce rhumb qu’il faut prendre..

Pour avoir la diftance de chemin a faire, prenez la difference d entrele^ latitudes, vous aurez 6 d. 14 m.lefquels en Cette table donnentaleur CQt^g:

^ 5 a lieues de chemin. Mettez au net.

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5 04 CONSTRUCTION ET USAGES DES INSTRUMEKS V. E X E M P L E.

On part de 45 d. 44 m.N, amp; de 3 5 7 m. de longitude pour aller par N O quart N au 3 5 o d. 3 o m. de longitude , on demande quelle fera lanbsp;latitude de Tarrivée , amp; combien ily a de chemin.

• Cherchez dans la table de la troifieme loxodromic, ou du troifieme rhumu» la longitude qui repond a 45 d. 44m.N;cTft 34d. ?.6 m. de longitude-ajoutez-y la difference connue qui eft ici 6 d. 30 m,, amp; vous aurez 40nbsp;56 m. Cherchez ce nonibre dans la table du troifieme rhumb parmi 1*^nbsp;longitudes, amp; vous lirez vis-Tvis 5 i d. 5 8 m. e’eft la latitude de farrivee-Pour le chemin, otez le chemin de latitude de 45 d,44m., qui eft^*'nbsp;la table t 100 lieues, de celui qui repond a 5 i d. 58 m. qui eft 12-5°nbsp;lieues, vous aurez dans le refte 150 lieues de chemin a faire. Mettez au net-La 1‘oute compofée, les corredions du compas amp; de reftime,comme ci- defltis*

Tgt;es marèês ou flux é- reflux de la. mer.

LEs navigateurs nedoiventpas ignorer ce que e’eft que le flux amp; reflti^ de la mer, ni I’heure qu’elle eftbaffe ou haute dans les differentes cote*nbsp;qu ils navigent. Quelque fcience qu’on ait des marées dans les ports gt; Pnbsp;nquot;eft pas de la prudence de fe hazarder d'y entrer fan’s le fecours d’n'quot;*nbsp;Pilote cotier, qu'on appelle par unou trois coups de canon, lorfqu’e'tant^nbsp;la vue du port, on s’y foutient fur fes ancres apres avoir examiné amp; foodsnbsp;aun cable de diftance autour du vaiffeau shl n’y a rien a craiiidre, amp; podfnbsp;attendre le pilote amp; le flux qui porte dans le port.

Le flux ou flot de la mer eftlorfqu’elle monte , amp; le reflux ou le jufTatquot;^ eft lorfqu’elle defeend. II y a flux amp; reflux deux fois par 24 h. 48nbsp;e'eft-a-dire , que la mer venant de la Zone torride allant vers chacuonbsp;des poles, elle monte le long des cotes pendant 6 h. i 2 m. amp; puis fe retirenbsp;pendant 6 h. i 2 m. amp; ainfi eft a fa plus grande hauteur de i 2 en i 2 h. a 4’nbsp;ce qu’on appelle pleine mer, amp; elle eftbafle aufli de i 2 en i 2 h. 24 m- ^3nbsp;qu’on appelle baffe mer.

L’on appelle vives-eaux ou reverdies les marces au terns des nouvelles ^ pleines lunes, paree que la mer monte davantage pour être pleine mer, amp; sllsnbsp;baiffe davantage pour être baffe mer., qu’clle ne fait dans les quadratures»nbsp;qu’on dit alors les rnortes-eaux.

Communement les marées montent amp; baiffent davantage au terns des equinoxes qu’en routes autres faifons de I’annee, e’eft pourquoi lesrever-dies de ce tems-la fe nomment les grandes malines. On eftime que lamernbsp;monte amp; baiffe environ un 6quot;’'quot; plus aux reverdies des equinoxes qii’a ceftesnbsp;des folftices, amp; dans les autres terns a proportion. Lorfqu’on eft dans desnbsp;eótes, on doit foigneufement remarquer combien les marées y montentnbsp;depuis la baffe mer jufqu’a la haute ;amp; par fupputation , faire la memenbsp;chofe pour les grandes malines. On ven a dans les tables ce que les mareeSnbsp;montent dans chaque cote aux grandes malines. II eft bon defavoir fltienbsp;les vents augmentent beaucoup les marées quand ils portent vers les cotes-L’on fait auffi que, fuivant routes les apparences, les mouvemens de ^nbsp;Jïgt;er font veglez par les mouvemens de la lune, ear la mer retarde de 48 m-

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POUR LA NAVIGATION. Liv.VIL Ghap.V. ?of

t}ui font trois quarts d’heureamp;trois minutes par jour, commefait klune; ^parconTequent la meraufli-bien quela lune retarde de quatre heuresennbsp;cinq jours, amp; ainlï a proportion; èc routes les fois qu’il eft pleiue mer dansnbsp;un port OU dans une cóte, c’efttou jours au moment que la lune fe trouv»nbsp;i un même eerde horaire. Nous avons donné quelque raifon du flux amp;nbsp;reflux de la mer dans Ie traité de l’ufage des globes.

Ilyaplufieurstablesquimarquentrheure de Ia pleine aieraux jours de lapleine amp; nouvelle lune dans diiferens ports, havres amp; cótes. Celle quinbsp;luit montre a quelle heure il eft pleine mer dans les prineipaux ports donbsp;France, d’Angleterre amp; de Hollande , après Ie paflagc de la lune par Icnbsp;meridien de ces lieux.

TahU du ntardement des marées en differens forts.

D.

L’Embouchure de la Tamifc ,nbsp;L'Eclufe ,

Fleflingue ,

Rouen,

Belle-Iflc en Bre tagne,

Vermouth en An- i 30 gleterrc ,nbsp;L’Embouchure denbsp;Ia Meufe,

Breft,

Gap de Four,

La cóte de Gaf-cogne amp; de Guïenne,nbsp;L’Embouchure de 3nbsp;la Garonne,

L’lflc de Ré,

La cóte du Poitou, L’Embouchure dtnbsp;la Loire,

Barvic en Angle- 3 terre,

Amfterdam ,

Roterdam,

en 9

en

Dordreck j Olone,

Beauvoir, Dingle,

S. Jean de Lutz, Baïonne,

Vannes,

La Rochellc, Brouage,

3 nbsp;nbsp;nbsp;o S. Pol de Leon,

[Rochefort,

4 nbsp;nbsp;nbsp;5 Rochebernard,nbsp;45 Falmouth en An

o gleterre, Plimouth , amp; lnbsp;Dermont,nbsp;o S. Malo,

Cancale,

oMontS. Michel, o|Pontorlbn,nbsp;o Granville,

Briftol en Angle-terre, Barneville ,nbsp;Cherbourg,nbsp;Barfleur,

Etrenam,

Dive,

Caën ,

Honfleur,

Le Havre, Fefcamp ,

S. Vallery Caux,

Dieppe, LeTreport,

Larie en Angle-terre,

L’Embouchure 11 de Ia Somme -S. Valery “¦nbsp;Picardie,nbsp;Boulogne,nbsp;Ambleteufenbsp;Douvre,

Calais, Dunkerquenbsp;Nieuportnbsp;i Oftende ,


Le 8** Aoüt 1725, k lune paffe au meridien de Dieppe! o h. i 3 m. ®Umidi 13 m. Dans la table, 1’heure de la pleine mer! Dieppe eft I oh* 50*^'nbsp;après le paffage de la lune au meridien. Ajoutez ces deux fommes; il feranbsp;pleine lune a Dieppe le 8“'Aoüt I 7 2 5 a I o h. 4 5 m. du foir.

On fe fert encore utilement de la connoiffance des marées , lorlqu arrive ^ la vue d’un port on s’eft foutenu a 1’ancre pendant un jour, amp; qu on anbsp;Li d’une chaloupe a quelle heure amp; a quelle hauteur k maree a monte ;

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lo6' CONSTRUCTION ET USAGES ÖES INSTRUMENS, alors connoiffant Tage de la lune,onfait fi après i ^ heures 24m. ellefer*nbsp;plus OU moins haute, quelle heure. Sï, par exemfle, \c 5quot;''Mars 1726’nbsp;on fe prefente au port de Bordeaux, on connoitra que la lune auranbsp;jours après Ia nouvelle lune; la lune retarde done de i h. jé m. a paliernbsp;par Ie meridien. La marée en nouvelle lune a été trouvée fur les lieux anbsp;3 h. 40 m. après Ie paflage de la lune au meridien, par obfervation ou par 1*nbsp;table de Ion retardement aux ports principaux ci-dcfrus;doncle 2'quot;'de 1*nbsp;lune, la marée arrivera 1 h. 36 m. plus tard, c’eft-a-dire, que Ie 5 “quot;'Marsnbsp;I 7 2 6 la marée donnera lieu d'entrer a Bordeaux a 5 h. 2 5 m. du matin, oUnbsp;a 5 h. 45) m. du foir Ie même jour. Pour évitcr Ie calcul d’une; table dunbsp;retardement des marées, en voici une toute calculée.

Table du retardement des marées felon les jours d’après la nowveUs .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;amp; pleine lune.

Jours d’après la

Jours d’après la pleine lune. i 5

té I 7 isj

19 20 2 1

22 25 24

25 2é 27

28 29 IP

Heure Se mi.H. 0 j 0 nbsp;nbsp;nbsp;12

deretardem.M. 0148 jé 24

J 4 4 12nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;048

5 nbsp;nbsp;nbsp;6nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;7

24 I 2

8 nbsp;nbsp;nbsp;8nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;9

0 48 J ó

toll I ^ 2412nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;0

Du Journal de navigation.

POur éviter beaucoup d’écritUFe,on fait ua Journal de navigation dont vous voyez un modele plus-bas, oü on marque en peu de mots amp; tres-clairement tout ce qui s’eft paffe dans Ie voyage. Au moyen du calculnbsp;nous avons enfeigné dans-, toüs les exemples de navigation., on dreffe leSnbsp;articles jxirticuliers de ce Journal Seen pratiquant l’exempk de la roiP®nbsp;compofee,on arrête ce Journal de tems en temspour iavoiroit on eft,nbsp;de prendre les precautions neceffaires , fi on a lieu de foup^onner qtfon ap'nbsp;proche de terre; auquel cas on met la chaloupe en mer, qui Tonde devafi*^nbsp;Ie vailleau, amp; Tavertk des dangers qu’il coureroit s’il levoit, fes ancres ^o^nbsp;s’itemployok trop de voiles. La.fonde eft un cóne de Fer, creux fous 1*'nbsp;mr. bale, amp; rempli de fuif: quand on lajptte elle donne la profondeur de knbsp;mer par ce qu’elle file de corde, amp; rapporte colé au luif la,nature du fabk»nbsp;OU des traces ra.boteufes,fi c’eftun fond de rochc. La figure V. eft un vailTeaU»

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ainli pouL- chaque autre jour de navigation.

Voila en abregé lai conftruiftion amp; les ulages des principaux inftruntcoï' qui fervent a la navigation, lly a fur cette matiere quantité d'autres chofes *nbsp;dire; mais comme elles font hors de nocre delfein , nous n’en dironsnbsp;davaiitage.: Les curieus de. cette fcience trouveront plufieurs bonsnbsp;qjUi en; traitent a fonds»

Fin dfi Pptterne Ltvre»

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-erf

DE LA

CONSTRUCTION

ET DES USAGES

DES CADRANS

AU S o L E I L

LITRE H V J T I E’ M E,

Remarques óquot; dèfnitions appartenmtes aux cadrans.

A gnomonique, dont nous avons a traitcr ici eft la fcience de marquer fur un plan la projection des cercles de la fphere,nbsp;amp; par Tombre d’un ftyle tombant fur quelqu’une des lignesnbsp;lesreprefentants, faire conoïtre Ie cercle horaire dansle-a quelL folcil fe trouve, c’eft-a-dire faire conoïtre Theurcnbsp;_J qu'il eft.

Selon cette définition,lefoleil, Textretnité du ftyle ou 1’axe du cadraa dans fa polition parallele a Taxe du monde , amp; Torabre ou la ligne horairenbsp;qui en eft marquee font dans un même plan.

Les Cadrans au foleil prennent leurs noms des principaux cercles de Ia fphere aufquels ils font paralleles. On appelle par excmple, cadran hori-fontal celui qui eft parallele a l’horilbn ; cadran équinoxial, celui qui eftnbsp;parallele è I'équateur; cadrans verticaux, ceux qui font paralleles a quelqu unnbsp;des cercles verticaux , amp;ainfi desautres.

Aux furfaces des cadrans pour y montrer 1’heure, on met deux fortes de ftylesjl’un appellé droit, qui confifte en une verge pointuc, laquelle parnbsp;fon extremité amp;d’unfeul point d’ombre marque Theureou partie d heurenbsp;qu’il eft; l’autre eft nommé ftyle oblique ou incline , ou bien axe, quinbsp;ïiiontre 1’heure par une ombre étenduc.

Q,q ij

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50? nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET tJSAGE?

Le bont clu ftyle droit dc tous les cadrans reprefente Ie centré du roöfldc amp; par confequent des cercles dont Hs tirent leur denomination. Le plat*nbsp;du cadran eft éloigné du centre de la terre, autant que le ftyle droit a dffnbsp;longueür.

Ladiftance du foleil au centre de la terre efl: lï grande, que Ton peot^ eftimer tousles points de la fuperficie de la terre que nous habitons, coui-'nbsp;me s’ils étoient joints au centre même, fans que fon puilTe s’appercevoifnbsp;que cette difFêrence , qui efl: la diftance de tout le demi-diametre de 1*nbsp;terre, c’eft-a-dire, plus de i4ao lieues communes de France, apportenbsp;aucun changement fenfible au mouvement joumalier du foleil autour dunbsp;centre de la terre, ou autour d’une ligne droite qui palfe par ce centre, amp; quSnbsp;Ton nomme Taxe du monde.

C’eft pourquoi Textremité du ftyle de tous les cadrans peut être prifepoiu^ le centre de la terre, amp; la ligne parallele a Taxe du monde qui paflc par l’ex-tremité de cc Ayle, peut être confiderée comme l’axe du monde.

Les lignes horaires que Ton trace fur les plans des cadrans font les rencontres des cercles horaires de Ia fpheredu monde avec le plan des cadrans»'

Le centre du cadran eft la rencontre de fa furface avec l’axe du cadrau

qui paffe par la pointe du ftyle, amp; qui eft paralleleil’axe du monde. TouteS

les lignes horaires fe rencontrent au centre du cadran.

Tous les plans des cadrans peuvent avoir un centre , hormis ceux qui‘ fontoricntaux:,occidentauxou polaires, dont les lignes horaires font paral'nbsp;kies entre elles amp; a l’axe du monde.

La vertica-le du plan du cadran eft une ligne qui paffant par 1’extremité dit ftyle,rencontrepcrpendieulairement ce plan, amp;y determine lepied oule

lieu du ftyle; on appelle ftyle droit ou hauteur du ftyle, la partie de cette verticale comprife entre lepied amp; la pointe du ftyle.

La vertiealedu lieu eft la ligne droite qui paffant par 1’extremité du ftyl®’ eft perpendiculaire a l’horifon.

On appelle encore ligne verticale, celle des lignes d’un cadran qui paflanC par le pied du ftyle eft perpendiculaire a 1’horifontale, elk eft la feélionnbsp;que fait avec la furface du cadran , k cereJe vertical qui lui eft perpen-quot;nbsp;diculaire..

II y a aufll deux meridienes, dontl’uneeft.lanre^diene propre du plan-ou la fouftylaire, paree quefon cerele qui eft un des meridiens , paffe paf la verticale du plan ,amp; par confequent par le pied du ftyle; l’autrc qui efti*nbsp;meridiene du Iku, a Ion eerde meridien qui paffe par la verticale du lieu.

Lorfque k cadran ne decline point a 1’orient ou i 1’occident, la foufty-Jaireou la merkiiene du plan eft jointe a la meridiene du lieu ou ligne de ï'2 h. quoique k furface du cadran foit verticale ou horifontak , oumêmsnbsp;mchnee en deffus ou en deffous.

La ligne horifontak du cadran eft la rencontre de la furface du cadran avec un plan horifontal ou de niveau, qui paffe par la pointe du ftyle.

La ligne equin^iale eft la rencontre de la furface du cadran aveckpl*^' du eerde equinoxial. Cette ligne eft toujoursd’équerreavecla fouftyk'*'^’nbsp;e’eft pourquoi lorfque la fouftylaire eft pofée,amp; que 1’on a un point de knbsp;ligne equinoxkik., on a aufli ia pofition de toute cette ligne. Jïu contraire-la ligne équinoxiaie étantdonnée , on aura la fouftylaire quiferaJa ligp®^^nbsp;perpendiculaire ou a angles droits è cette équinoxiaie ; la fouftylaire doknbsp;paflér par k pied du ftyle amp; par le centre du cadran»

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DES CADRANS AU SOLEIL. Liv.VIII. Chap.T; 309

La ligne dc 6 h. paffe toujours par la rencontre de laligne horifbntale amp; de réquinoxiale aux cadrans déclinans. Ainfi Ie point de rencontre dc cesnbsp;deux lignes eft un des point» de la ligne de 6.

Le point oü fe rencontrent la fouftylaire St la meridiene eft Ie centre du cadran.

Quand on veut faire un Cadran, il faut coiftmencer par trouver quelle «ft la pofition du plan, par exemple j du mur oii on veut le faire, a Tégardnbsp;de Tune ou fautre des quatre parties cardinales du monde. Pour cetcffecnbsp;on peut prendre par obfervation quelquos points d’onjbre fur le plan dunbsp;cadran , qui fervent a en déterminer la pofttion, amp; ï trouver enfuitc parnbsp;les regies de la gnomonique ou horlogiographie toutes les lignes que fonnbsp;Veut reprefenter. C'eft de ces points que dépendtoutelajufteffedu cadran.

Ces points d'ombre fe prennent dans un mêmejour è 3oU4b. funde 1’autre, ils doivent être écartez le plus qu’il eft poffible, afin que les autresnbsp;points amp; lignes néceffaires en foient plus démêlez.

CHAFITRE PREMIER,

jDer cadrms tam reguliers qu irreguliers, qui fe tracent fur des flam df jur des corps de dtfferentes fgures.

CEt inftfument reprefente un corps évuide , ayant 14 plans, fur chacun xxrrt.

defquels on peut tracer un cadran. On le fait de bois, de pierre,de eUnchei «uivre ou de toute autre matiere folide,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*'*

Le plan marqué A, eft paralkle a 1’horifon, c’eft pourquoi on y trace ïin cadran horifontal, auffi-bien que furie plan marqué E, maiscelui-ci eftnbsp;fort peu éclairé par 1’empêchement des plans D amp; F.

Le plan B amp;leplan F, qui lui eft oppofé font fun amp; 1’autre paralleles 3 1 axe du monde , amp; font chacun un angle del(»9 d. avec 1’horifon de Paris tnbsp;^arnousfuppofonstous ces cadrans faits pour ladite hauteur de pole.

Sur Icurs furfaces fuperieures qui font celles que nous prefente la figure B amp; en F, on trace fur chacune un polaire fupericur, amp; fur celles qui fontnbsp;^ontre-pofées ^ ceiles-ci,amp; qui nous font cachées étant inférieures, on-y deerk un polaire inférieur. Le meme doit s’entcndre des autres plansnbsp;®ppofez de ce corps , dont la forme évuidée donne pour chacun d’eux?

*^eux furfaces, 1’une fuperieure , l’autre inférieure. Le plan C eft parallels premier vertical, amp; comme il regardeie midi, on y trace un cadran ver-^jcal meridional,8f fon oppofé,qui eft vers G,étant tournédireéiementnbsp;feptentrion, on- y trace un vertical feptentrional quin’a pü fe reprefentcE'nbsp;cette figure.

Le plan H eft paralleïe a 1’équateur; c’eft pourquoi il fait un angle de 41 d.-^^^clhorifon , qui eft le complement de la hauteur du pole a Paris. On y ^tace un cadran équinoxial fupérieur , amp; iï fon oppofé lgt; unéqinnoxial in-*éri€uj-. Le plan marqué K eft paralleïe au plan du meridien; amp; comme il eft:

^ourné direciement a 1’occklent, on y trace un meridional occidental, amp; au;

plaiiquiiui eft oppofé, on y trace un meridional oriental. Le plan marqué 1

uu angle de 45 d. avec le ve^:tical meridional; c’eft pourquoi on y trace: nbsp;nbsp;nbsp;a

Qq iij

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3Ï0 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES ^

un vertical dcclinant dé 45 d.dumidi^ Toccident, fon oppofé eft dec 1-nant du feptentrion a Toricnt de 45 d. Enfin Ie plan marqué L eft un lt;ae clinant du feptentrion a Toccident, auffi de q 5 d. amp; fon oppofé eft un dec 1nbsp;nant du midi a 1’orient de la même déclinaifon.

Les 9 premiers cadrans fenomment reguliersamp; les4derniers qui foO des déclinans fe nomment irreguliers.

Tous les axesde ces cadrans font paralleles entne euxamp;a l’axe du monde* Nous donnerons ci^après la conftruétion de tous ces cadrans, aufli-bi^iinbsp;que de ceux dont nous aliens parler dans finftrument quifuit.

ConJlru£iion des cadrans qui fe tracent fur un Bodecaédre.

Kg. ï.

CEtte figure eft un des cinq corps reguliers, dotit nous avons donnele dévelopementamp; ia coupe 'en carton,' avec la maniere de les former ennbsp;réuniffant leurs cótez, dans Ie premier livre.de ce traité. II eft nommé dode-caëdre,pareequ’ileft terminé par i ^ pentagones reguliers, fur lefquelsoi'nbsp;peut tracer autant de cadrans, excepté celui qui lui fert de bafe.

Le plan A étant placé horifontalement, on y trace un cadran horifontal» dont la ligne dè 1 z 'h. coupe en deux également ün des angles du peota'nbsp;gone. Sur le plan B, qui eft tourné vers la partie meridionale du monde gt; qunbsp;y trace uri cadran vertical meridional fans déclinaifon , incliné au zénitnnbsp;OU vers ie ciel de 6 5 d. 26 m. fon centre eft en haut, amp; fa fouftylaire eft I*nbsp;lignede i 2 h. Son oppofé eft un vertical feptentrional fins déclinaifon, m'nbsp;cliné au nadir ou vers la terre de 6 5 d. 26. m. fon centre eft en bas; Lcnbsp;cadran marqué C eft un déclinant du midi vers orient de 5Ód. amp; inclmsnbsp;vers la terre de 6 5 d. 26 m. fon centre eft en haut. Son oppofé eft un de-clinant du feptentrion vers foCcident de 36 d.'incliné au zénith de 6nbsp;2 6 m. le centre en bas. Le cadran marqué D eft un déclinant du feptentrionnbsp;vers orient, de 7 2 d. incliné au nadir de 6 3 d. 2 6 m. le centre en haut. Sqnnbsp;oppofé eft un déclinant du midi vers Occident de 7 2 d. incliné au zénitnnbsp;de lt;5 3 d. 26 m. le centre eglbas.

Le cadrap marqué E eft un déclinant du feptentrion vers orient de 36 dr

incliné au zénith de 6 3 d. 26 m. le centre en bas. Son oppofé eft un de-cUnant du midi vers fOccident de 36 d. incliné au nadir de 63 d. le centre en haut. Enfin le cadran marqué F eft un déclinant du midi anbsp;l'orient de 72 d. incliné au zénith de 6 3 d. 26 m. le centre en bas. Softnbsp;oppofé eft un déclinant du feptentrion a foccident de 7 2 d. incliné au naoïfnbsp;de 6 3 d. 26 m. fon centre eft en haut.

Tous ces cadrans font garnis de leurs axes qui font paralleles entre eux

a 1 axe du monde.

On place ces corps fur un pieddansun lieu bien expofé au foleil. On 1^

oriente par le moyen d’une bouffole ou d’une ligne meridiene tracée com

me nous dirons ci-après, amp; tous les cadrans éclairez du foleil en même tem marquent la mêmeheure.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.

Si Ton veut placer dans un jardin le dodecaëdre fur un piédeftal bm aft'ermi, il faut qu’il foit fait de matiere folide, comme de pierre ou de bo ^nbsp;boispeintafhuile,afinde pouvoir refifter aux injures du temsjc’eftp®^''nbsp;quoi nous allons ici donner la maniere de tailler ce corps.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.

fiS- h

Ayez un bloc de pierre taillé en cube parfait, divifez en deux égaleme

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DESCADRANSAU SOLEIL. Liv.VIIL Chap. 1. nbsp;nbsp;nbsp;311

chacun des ouatre cótez de fes furfaces par deux diametres AC, B D.

Des points Aamp;C faites 1'angle EAF de i 16 d. 34m. c’cft-a-dire, 58 d.

17 ra. depart amp;d autre du dsametre AC,parceque loutes les furfaces.da dodecaê'drefont fune avec fautre des angles de 116 d. 34 ra. c’cftpoinvnbsp;quoi deux de fes frees étant pofées horifontalement , toutes les autresinrnbsp;clinent'de 63 d. 26 m. complement a i 80 d. L’cfpace entre F amp; Q o'u E jHnbsp;eft la longueur de chaque cóté des pentagones. Portez Ia moitié B F de partnbsp;amp; d'autre du point dfnterfeélion I en X amp; en Q , amp; faites la même chofe furnbsp;toutes les autres faces du cube, les diametres perpendiculairement l'un furnbsp;1 autre , enfuite retvanchez touie la pierrede long de fes diametres jufqu’auxnbsp;^'xtremitez des cotez , comme depuis.amp;, tout Ie long du diametre KAI,,nbsp;titant-vers B, amp; taillant en ligne droite les deux angles lolides jufquau pointnbsp;Q^U la premiere furface, de même tout Ie long du diametre LN,tiranrnbsp;''ers K , allant droit au point S, amp; encore tout Ie long du diametre B D,nbsp;firant vers A jufqu’au point T. Les autres faces fe tailleront de même. Pournbsp;feciliterla main amp; fimagination de fouvrier il eft a propos d'avoir un denbsp;lt;^es corps faits de carton devant foi, afin ,de mieux reprefenter les angles amp;nbsp;córez qu'il faut retrancher.

L'on peut en-core tailler ce corps étant premierement de figure cylindri-que, niais la methode que nous donnons eft fuffifante.

Lquot;on fait aufli de ces fortes de cadrans en cuivre amp; plus petits, amp; qui font fort curieux.

, nbsp;nbsp;nbsp;Conjlrufiion du cadran horifontal.

La figure 4 eft un cadran horifontal. Pour tracer ce cadran, tirez pre- Fig. 4, niierement les deux lignes droites A B, C D fe.coupantes a angles droits-au point E qui fera Ie centre du cadran. La ligne AB fera la meridienenbsp;OU ligne de 12 h. amp; CiD-ceile de 6 h.Faites 1 angle BEF égalaceiuidenbsp;f elevation du pole, comme a Paris de 4.9 d. On fait par pbiervation quenbsp;T*aris n’eft qu’a 48 d. 5 I m. mais ndus negligeons les 9 m. comme étantnbsp;très-peu de chofe dans les cadrans. La ligne E F reprefente faxe du monde ,nbsp;dans lequel ayant choifi Ie point G, cpmme.sfii écoitle centre de la terre,

'^Gus tirurez a angles droits GH, qui reprerente k rayon de 1’équateur Eencontrant ia meridiene enH. Faites enfuite H B., prifeavec un cpmpas,

?gale^ FïG, amp; fftez la,xiroitpLFl|C perpendiculaire ala meridiene re-

prefentant la cpmmune feöipn de 1’équateur avec ie plan du cadran ; du point B, comme centre, décrivez Ie quart de eerde MFf, divifez-le eiïnbsp;arcs égaux qui fpront de i 5 d. chacun ,, amp; tirez les lignes pomftuées.

“5 B4B5,.B2 Bi , quidiviferont la ligne- L K en des points,, par lefquds-^Pus iercz palfer lignes horaires^qui feront tirées du point E, centre dp cadran, auquel on peut donnertelk,figure queEonveut,, foit dequarrenbsp;jopg, comme celui de Ia .figure 4amp;.de la figure i ,,foit depentagoïieregu-, comme celui de ia figure 2 , amp; ainfi des autres.

Au lieu du quart de eerde M H on peut, pour plus grande facilité,- tracer ^culement un are de 60 d. dont la corde eft égale au layon , amp; Tayancnbsp;divife en qu^re arcs égaux de i y d, chacun, on en ajo.utera un pour la.nbsp;^Ptquiém.e heure.

Pour y tracer ks derai aheures divifez en deux également chacun des

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jii nbsp;nbsp;nbsp;CONSTÏIUCTION ET USAGES

arcs^c la circonférence MH,pour avoir des arcs de7 d. 50 m. quc Tob peut encore fubdivifer en deux pour avoir des quarts d’heure que Tonnbsp;tirera du point B par des lignes occultes, jufqu’au rencontre de Tequinoxialsnbsp;KL: par ces points de rencontre amp; par Ie centre E du cadran vous tracereznbsp;routes les lignes horaires.

Les divilions marquees dans la partieLHfetranfportent avec un cora-pas dans fautre partie HK, paree que les heures également éloignécsdc ï 1 h. tantdevant qu'après midi, font avec la meridiene des angles égaux;nbsp;les lignes de 7 amp; 8 h. du matin prolongées au deU du centre du cadrannbsp;donnent les lignes de 7 amp; 8 h. du foir, amp; les lignes de 4 amp; 5 heures aprèsnbsp;midi prolongées de même, donnent 4 amp; 5 h. du matin.

Ce Cadran étant affermi fur un plan bien de niveau, c’eft-a-dire, parallel® ^ rhorifon , expofé au foleil amp; bien orienté, en forte que la ligne A i z con-vienne avec la meridiene du monde ,amp; que Ie ftyle triangulaire EHN oUnbsp;EI G ou E G H étant élevé perpendiculairement fur la ligne de i z h. 1’axenbsp;E F foit parallele a 1’axe du monde; 1’ombre de eet axe marquera les heuresnbsp;exadement depuis Ie lever du foleil julqu’a fon coucher.

Conjlruóiion du cadrxn vertical fans dèclinaifon.

E cadran cft parallele au premier vertical qui coupe Ie meridien i ’ angles droits amp; paffe par les points d’orient amp; d’occident des equinoxes fur 1’horifon.

ïig. 5*

Pour Ie tracer, tirez premierement Ics lignes EB amp; CD a angles droits» dont la premiere fera la ligne de i z h. amp; 1’autre celle de 6 h. Faites aUnbsp;point E, centre du cadran, 1’angle BEF égal au complenaent de 1’éleva-tion du pole, comme a Paris de 41 d. élevez perpendiculairement fur 1®nbsp;meridiene la ligne IG, qui fera le ftyle d roit, dont le point I eft le piednbsp;G 1’extremité; qui comme nousavons dit, peut pafler pour centre de 1*nbsp;terre. Cette ligne du ftyle droit IG, prolongée de part amp; d’autre eft la lign®nbsp;horifontale.

La ligne E G F reprefente 1’axe du monde, fur Icquel tirez a angles droit* la ligne G H jufqu’au rencontre de la meridiene. Cette ligne G H reprefentenbsp;le rayon de 1'équateur, amp; la ligne L H K tirée par le point H, amp; qui coupenbsp;la meridiene a angles droits eft l’équinoxiale, c’eft-a-dire , la communenbsp;feétion de l’équateur avec le plan du cadran. Faites H B egale a H G gt;nbsp;du point B comme centre, decrivez la circonference du quart de cerclcnbsp;MH,que vous diviferezen fix arcs égaux de i 5 d. chacun , par des lignesnbsp;ponétuées qui diviferont la ligne LK en parties inégales qui ferontnbsp;tangentes de ces arcs,ainfi quc dans 1’horifontal ; enfin par ces points denbsp;divifion,amp;par le centre E vous tirerez les lignes horaires depuis 6 h.ddnbsp;matin jufqu’a 6 h. du foir,quiformeront le cadran,comme il fe voit^dnbsp;ladite figure 5. Si 1’on veiit y marquer les demi-heurcs amp; les quarts,nbsp;fubdivifera les efpaces du quart de cercle MH cn deux, amp; de rechefnbsp;deux, amp; par ces divifions on tirera des lignes ponftuées du point B jufqd®®nbsp;fur 1’équinoéiiale LK.

Ce cadran fe place fur un mur ou fur un plan hien perpendiculaire a 1’horifon amp; tourne direöement au midi, e’eft pourquoi on le nomme vet'nbsp;*ical meridional.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Sa

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DES CADRANS AU SOLEIL. Liv.VIII.Chap.I. 31 j

Sa meridiene ou ligne de i 2 h. doit être parfaitement a plomb, amp; fa ligne hovifontale doit être bien de niveau. II a Ie centre en haut, amp; 1’extremiténbsp;de fon axe tend au pole inférieur. Son oppofé fe nomme vertical fepten-trional; il a Ie centre en bas, amp; fextremité de fon axe tend au pole iupé-rieur du monde. Sa conftrudlion eft la même que celle du vertical meridional; car les lignes horaires amp; faxe font les mêmes angles avec lameri-diene. Le cadran vertical feptentrional ne marque les heures que pendantnbsp;les grands jours d’été; favoir, le matin depuisle lever du foleil jufqu'acenbsp;qudl palTe par le premier vertical, amp; le foir depuis Ie tems qu’il repalTe parnbsp;le premier vertical jufqu'a fon coucher. Quand le foleil decrit le tropiquenbsp;d’été, il fe leve fur fhorifon de Paris a 4 h. amp; arrive au premier verticalnbsp;a 7 h. 29^ 20^' du matin; faprès-midi il repaffe par le premier vertical inbsp;4 h. 30quot; 40^^ du Ibir, amp; fe couche a 8 ; c'eft pourquoi on marque furnbsp;ce cadran les heures depuis 4 h. du matin jufqu’a pres de 7 h. amp; demie,nbsp;qu’il cefie d’etre éclairé, amp; depuis 4 h. amp; demie du foir qu’il recommencenbsp;d’etre éclairé jufqu’a 8 h.

D’oü il fuit qu’en cc tems-la le vertical meridional n’eft éclairé que depuis environ 7 h. amp;demiedu matin jufqu’a 4 h. amp; demie du foir, quinbsp;cft 1’efpace de tems que les rayons du foleil manquent au feptentrional.

Mais quand le foleil par fon mouvement annuel a rejoint 1’équateur, il ne marqué plus les heures fur le vertical feptentrional, amp; il les marque fur fonnbsp;oppofé depuis fon lever jufqu’a fon coucher.

Confiruciion du cadrm yoldre.

La figure 6 reprefente un polaii-e fupérieur. C’eft un cadran incline vers le ciel, mais qui ne décline point, car il eft parallele a l’axe dunbsp;monde amp; au eerde de 6 h. qui coupe le meridien a angles droits. C’eftnbsp;pourquoi il ne peut jamais marquer 6 h. du matin ou du foir, paree quenbsp;pour lors l’ombre du ftyle étant parallele au plan du cadran, il n’y peutnbsp;pas faire ombre.

Ce cadran n’a point de centre amp; les heures font paralleles entre elles amp; a l’axe du monde. Son plan étant parallele a un horifon de la fphere droite,nbsp;paffe par les deux poles du monde, d’ou il tire fon nora de polaire.

Pour le tracer tirez premierement la ligne A B , reprefentant 1’équi- Fig. ff. noxiale, amp; tirez lui I Da 1’équerre , qui fera la meridieneou ligne de i 2 h.nbsp;prencz la longueur du ttyle a difcretion, fuivant la grandeur du plan com-me ici CD;defon extremité D faites un quart de eerde quevousdivi-fcrez en lix arcs égaux ou feulement un are de éo d. que vous divifereznbsp;en 4 de 15 d. chacun pour les quatre premieres heures après midi, amp;nbsp;ajoutcz enfuite un pareil are de i 5 d. pour la 5”' h. Du point D, tireznbsp;des lignes ponéluées par les divilions de la circonference dudit arc,juf-qu’au rencontre de la ligne A B; amp; par ces points de rencontre tracez lesnbsp;lignes horaires paralleles a la meridieneou perpendiculairesaféquinoxiale.

Les efpaces des heures également éloignces de midi devant amp; apres étant égaux, on n’a qu’a tranlporter les diftances marquees fur la ligne C A, denbsp;1’autrc cóté fur la ligne C B.

Le ftyle doj,r être égale a C D ou a C F, diftance de midi a 3 h. ou 9 li,

amp; fe peut faire en forme de parallelograme rectangle , comme celui qui

Rr

ik


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314 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION TIT USAGES

eft marque au-deffus de la lettre K, dans ladite figure 6. II fe place le long di la ligne de i 2 h. qui pour cette raifon eft nommée fouftylaire.

Sionne met qu’une fimple verge pour ftyle, comme celle quifevoitaft point Cde la meridiene, il ne marquera les heures que par Tombre de fanbsp;pointe, au lieu que le parallelogrameles marque par une ligne.

Le polaire fupérieur peut raarquer les heures depuis 7 h. du matin jufi-qu’a 5 h. du foir.

Le polaire inférieur ne peut fervir que dans les grands jours d’été ; il marque les heures depuis le lever du foleiljufqu’4 5 h. du matin, amp; depuisnbsp;7 h. du foir jufqu'au coucher du foleil; pour Télevation du pole de Paris,nbsp;on y marque 4 amp; 5 h. du matin, comme auffi 7 amp; 8 h. du foir. Sa conftruc-tion eft la même que celle du polaire fupérieur, car ladiftance depuis lanbsp;fouftylaire jurqu’a4amp; 5 d’après midi fur le polaire fupérieur , eft lanbsp;même que celle de la fouftylaire du polaire inférieur jufqu’i 4 amp; 5 h. dunbsp;matin, de même que jufqu a 7 amp; 8 h. du foir. C’eft pourquoi nous avonsnbsp;jugé inutile d'en tracer la figure.

Ladiftance des heures dépend de la grandeur du ftyle, ainfielles feront plus OU moins éloignées les unes des autres a proportion que Textremité Igt;nbsp;fera plus ou moins éloignée de 1’équinoxiale.

Pour placer ce cadran a Paris,ilfautquefon planfafTeavecrhorifonun angle de 49 d. le fupérieur tourné vers le ciel, amp; direééement au midi, afinnbsp;que fon axe foit parallele a 1’axe du monde; fon oppofé qui eft Tinférieurnbsp;eft incliné vers la terre , les heures du matin font versroccident,amp; cellesnbsp;du foir vers forient.

Pour y tracer la ligne horifontale, du point F, extremité du ftyle, comme centre, decrivez fare GH, égal au complement de Télevation du pole,nbsp;c’eft-a-dire, de 41 d. pour Paris, tirez ladroite F H qui coupera la meridiene au point I, par lequel vous tirerez a angles droits Thorifontale L K,nbsp;laquelle fervira a connoitre fi le cadran eft bien placé, amp; squot;ila fon inclinaifonnbsp;convenable ; car pour cela il faut qu’un plan pofé le long de la ligne horifontale amp; appuyé fur la pointe du ftyle qui eft en fair , foit de niveau ounbsp;parallele a f horifon.

Dans les pays oii la fphere eft droite , le cadran polaire fe place parallele-ment a l’horifon, amp; dans la fphere parallele il fe place verticalement, c’eft-a-dire , fur les murs a plomb qui ne déclinent point.

Conflruciion du cadran équinoxiaL

E cadran équinoxial fupérieur ne marque les heures que pendant fi* _ / mois de 1’année ; favoir. depuis l’équinoxe de printems jufi^u^a celui'nbsp;d’automne. Son oppofé qui eft un équinoxial inférieur marque les heuresnbsp;pendant les fix autres mois; c’eft-a-dire, depuisl’équinoxed’automnejuf-qu’a celui de printems.

Le plan de ces cadrans eft parallele a 1’équateur ,amp; coupé il angles droite en fon centre par 1’axe du monde.

Pour le conftruire tirez a angles droits deux lignes droites AH, EDi» dont la premiere fera la ligne de i 2 h. amp; fautre celle de 6 h. Du poin*^nbsp;d’interfeclionA,,decrivez une circonference de eerde,dont chaquequart

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DES CADRANS AtT SOLEIL. Liv.Vm. Chap.I. 31 y fera divifé en fix parties égales pour avoir 6 h. de fuite, comme depuis 6 juf-I 2 ,qui ferviront a tirer du centre routes les lignes horaires, quifontnbsp;entre elles des angles égaux de i 5 d, chacun : chaque efpace divifé en deuxnbsp;lt;lonne les demi-heures,amp; lesarcs de derai-heures fubdivifez en deux don-nent les quarts.

La conftrudtion de I’equinoxial fupérieur amp; de l’inférieur eft la même. Dans les pays oü la fphere eft parallele , c’eft-a-dire , qui ont Ie pole aunbsp;zénith , il n’en faut qu’un qui fert d’horifontal. Dansles paysou la fpherenbsp;eft droite, c’eft-a dire, oü les deux poles font fur Thorifon, ces cadrans fontnbsp;verticaux fans décliner , amp; fe placent contre les murailles, 1 un tourné versnbsp;ie pole aröique, amp; l’autre vers l’antarétique. Chacun eft éclairé fix moisnbsp;fte fannée. Maïs dans la fphere oblique, comme celle que nous habitons,nbsp;ces cadrans font inclinez a l’horifon, amp; font un angle égal a celui du complement de la latitude, c’eft-è-dire,aParisde4i d.

L'axe du cadran équinoxial eft une verge qui paffant par Ie centre eft perpendiculaire au plan du cadran, amp; paralleleH’axe du monde ; on Ie fait grand a volonté lorfqu’il ne fert qu’a marquer les heures, mais on lui donnenbsp;Une longueur determinée lorfque 1’on veut lui faire marquer lesfignesdunbsp;2odiaque ou la longueur des jours, dont nousparleronsci-après.

ConJlruBïon des cadram orientnux occidentaux.

XXf'tlU FtxHche*nbsp;Fig, t.

CEs fortes de cadrans font paralleles au plan du meridien ; 1’un eft tourné diredement a 1’orient,amp; Tautrea l’occident.

Cette figure reprefente un cadran meridional occidental. Les lignes horaires font paralleles entre elles amp; a l’axe du monde, comme au cadran polaire,

amp; leur conftruétion eft a peu prés la même.

Pour tracer ce cadran tirez premierement la ügne droite AB, repre-fentant l’horifontale; du point A pris a difcretion dans cette ligne, tracez l’arc BC égal au complement de la latitude, qui eft 1’élevation de 1’équa-mur fur l'horifon, c’eftA-dire,a Paris de 41 d. Par Ie point C oüfeter-tnine eet are, tirez la ligne A C, prolongée autant qu’il eft befbin, laquellenbsp;fera 1’équinoxiale, c’eft-a-dire la commune feöion de l'équateur avec Icnbsp;plan du cadran ; par Ie point D,lieu duftyleque vous aurez pris a volonténbsp;fur cette ligne, tirez ED perpendiculaire a 1’équinoxiale, cette ligne EDnbsp;fcra la fouftylaire , amp; fera auflila ligne de 6 h. Pour avoir les autres heuresnbsp;prenezfur la fouftylaire un point E*a volonté, duquel, comme centre, vousnbsp;decrirez un are de 60 d. que vous diviferez en 4 arcs égaux de i 5 d.nbsp;chacun , a commencer de la fouftylaire. Portez enfuite fur cette circonfe-tence continuée de part amp; d’autre autant d’arcs de 15 d. qu’il convient,nbsp;pour divifer en heures la ligne équinoxiale, par des lignes pomftuées tiréesnbsp;^u point E par les feélionsde ces arcs. Enfin par les divifions de cette lignenbsp;^Jtez les lignes horaires convenables, paralleles a la ligne de 6 h. ou per-pendiculaires a 1’équinoxiale. Ce cadran marque les heures d’après midinbsp;jufqu au coucher du foleil;amp; comme a Paris ilfecouche a 8 h. en éte, onnbsp;*6s marque depuis i jufqu’aS , comme on lesvoiten la figure i planche 28.

La conftruflion de l’oriental eft la même, amp; on y marque les heures du matin depuis Ie lever du foleil en été ; c’eft-a-dire,depuis4h. du matinnbsp;jufqu a 11. Midi np fe peut point piarquer fur Ie plao de ces cadrans,

Rr ij

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-3,(5 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

paree que Ie foleil étant dans Ie meridien , fes rayons font paralleles plan de ces cadrans. .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.

Après avoir tracé un cadran occidental fur un papier, fi on Ie rend trant-

parent avec un peu d’huüe, on verra de fautrecóté Ie cadran oriental tout

tracé ; il n^y aura que les heures a changer, en mettant 11 h. a la place d une heure ; i o h. Ma place de 2 , amp; ainfi des autres.

Leftyle de ces cadrans eft une verge de fer ou de cuivre, égalea ED^» qui eft auffi la diftance depuis6 h. jufqu'a 5 oua^ h. Elle fe place perpen-diculairenient au point D, amp; marque les heures par 1’ombre de fa pointe.nbsp;On peut auffi, fi I’on veut, mettre un ftyle dont la figure foit un parallelo-grame, comme nous avons dit amp; reprefenté en parlant du cadran polaire.

Ces cadrans fe placcnt fur des murs ^ plomb, ou fur des plans perpendi^ culaires a fhorifon , parallcles au meridien, amp; tournez direélement 1’un anbsp;l’orient, fauire a I’occident; de telle force que la ligne horifontale foit par*nbsp;faitement de niveau.

ConjiruBion des cadrans verticaux dcclinans^,

ON appelle cadran vertical celui qui fe fait furunplanvertical,c^eft'' a-dire, perpendiculaire a rhorifon, comme un murbien a plomb.nbsp;Entre les 9 cadrans reguliers dont nous venous de parler, il y en a 4 vertt-caux qui ne déclinent point, paree quhls font tournez direétement versnbsp;Tune desqiiatre partiescardinales du monde ; 1’un au midi, fon oppofe aïinbsp;feptentrion; f autre a l’orient, amp; fon oppofé a I’occident.

II nous refte a parler ici des cadrans irreguliers, dont les uns font verti' caux déclinans, les autres inclinez fans déclinaifon , amp; les autres enfin dé'-clinans amp; inclinez.

Les verticaux déclinans font de quatre fortes, car les uns déclinent dü midi vers orient 5 leurs oppofez déclinent du feptentrion vers 1’occident,nbsp;les autres déclinent du midi vers I’occident, amp; leurs oppofez du feptentrion vers 1’oricnt.

Entre les cadrans irreguliers , les verticaux déclinans font les plus cn ufage , paree qu’Us fe font fur des murs, qui pour l’ordinaire font batisanbsp;plomb, OU fur des corps dont les plans font perpendiculaires; mais avant qnenbsp;d^entreprendre a faire ces fortes de cadrans, il faut commencer par corrnoitrenbsp;exaiftement la déclinaifon du murou des plans, amp; dequelcóté ; cc que Ionnbsp;pourra faire par quelques-unes des methodes que nous dirons ci-après.

. Suppofé que l’qn connoiffe qu’un plan, tel que celui marqué I, de la figure 2 de la planehe 28 , ou un mur vertical décline du midi a 1nbsp;dent de 45 d. a Paris ou aux environs, ou Ie pole eft élevé de49 d.ffit

l’horifom 11 s’agitde faire Ie modcle d’un cadran pour appliquer centre ce

plan OU centre ce mur.

ïig.

Tirez premierement les lignes AB , CD fe coupantes a angles droits au point E ; la premiere fera la ligne de 1 2 h. amp; lafeconde fera 1’horifon-tale. Du point E , comme centre, tracez l’arc F N de 45 d. a caufe dfnbsp;pareille déclinaifon que nous avons fuppofée, amp; comme elle eft du nuntnbsp;a I’occident, il faut que eet are foit tracé du cóté droit de la lign^ dnnbsp;midi, car il faudroit Ie faire a gauche fi la déclinailon étoit du cóted o*nbsp;lient. Du point F élevez la perpendiculaire F H,. jufquau rencontre

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DES CADRANS AU SOLEIL. Liv. VIII. Chap. I. 517 I’horifontale,pour y avoir un point de la fouftylaire;c'eft-a-direjIepiednbsp;du ftyle. Prene2 avec un compas la diftanceEF amp; la portez fur riiorifon-tale de Een O. Du point O, comme centre, tracez 1’arc EG égal a la hauteur du pole, comme ici de 49 d. amp; par G tirez la ligne pondluée O G Anbsp;jurqu’au rencontre de la ligne de 1 2 h. pour yavoir Ie centre du cadrannbsp;en A, par lequel vous tirerez la fouftylaire AH, longue a difcretion,nbsp;laquelle eft une des principales lignes fervant a la conftruótion de ces cadrans,nbsp;amp;d^ 'ou dépend prefque toute leur juftefle.

Du point H élevez perpendiculairementfurlafouftylaire, ladroiteHl, pour ftyle, égale a H F ; enfuite vous formerezleftyletriangulaire A Hl,nbsp;en tirant la ligne AI, qui eft 1’axe du cadran. Du point I, tirez I K perpendiculaire a Taxe rencontrant la fouftylaire en K, fur laquelle vous marque-rez K L égale a KI. Par Ie point K tirez la ligne équinoxiale M T, coupantnbsp;ia fouftylaire a angles droits, amp; 1’horifontale au point de 6 h. Ainfiayari'tnbsp;déja I 2 h. amp; 6 h. tirez les deux lignes ponétuéesT L,L 6 , lefquelles ferontnbsp;tJn angle droit au point L, ft les operations antérieures ont été faites exacie-tnent. Dudit pointL , comme centre , decrivez un quart de eerde entrenbsp;lefdites lignes ponftuées; divifez fa circonference en 6 arcs égaux de 1 5 d.nbsp;chacun , parlefquels tirez autant de lignes occultes jufqu'au rencontre denbsp;i'équinoxiale ; pour avoir les heures de devant midi amp; celles d’aprés 6 b.nbsp;t^ontinuez la circxrnference du quart de eerde de cótéamp; d’autre^ amp; y tranf-portez autant d’arcs de i 5 d. qu'il en faut pour tirer des lignes occultes dunbsp;point L jufqftau rencontre de ladite équinoxiale; enfin par ces points denbsp;rencontre, tirez du centre A les lignes horatres , comme on les voit ennbsp;la figu re 2. On ne doit tout au plus marquer que r 2 h. fur ces fortesnbsp;de cadrans, car tout plan vertical ne peut ps être éclairé du foleil plusnbsp;long-tcms.

On peut encore av-oir les points des lignes horaires fur fhorilbntale DC, appliquantau pointF ie centred'un cadran horifontal, de telle forte quonbsp;la ligne meridienc convienne avec Ia ligne FE, amp; fa ligne de 6 h. avec lanbsp;ligne F 6. Cette ligne F 6 n'a point été tirée pour éviter confufiont dienbsp;doit faire un angle droit avec la ligne FE. Les points desautresheuresfenbsp;olarqueront par leur rencontre fur ladite ligne C Drnbsp;Six intervales d'heuresou de demi-heures, ou de quarts d'heure , s’ilsfontnbsp;tnarquez de fuite étant donnez fur la furfaced’uncadran jtclquhlfoitjOiïnbsp;peut trouver les autres heures par la methode fuivante.

point

puis Y jutqu au point oü la ligne de 3, h. lt; de fautre cóté du point V fur cette même parallele, donnera uh point de-9 h. Ducentreducadran A vous tirerez les lignes horaires paftant pai' l-es

Je fuppofe en eet exemple les heures tracéesdepuis 6 jufqu’a i 2. Si vous Voulez avoir 9 , i o amp; 11 h..du matin, qui pourroien-t êtee marquées dansnbsp;cadran jmaisdontle peud’étendue du plan ne permet pas d’avoirleursnbsp;points de rencontre fur la ligne équinoxiale j du point V pris a diferetionfurnbsp;la ligne de 1 2 h. tracez une parallele a la ligne de 6 h. comme V S ,-qui cou-pE^ra les lignes i , 2 amp; 3 h.après midi. Llntervale depuis V jufqu'a la ligne-de une heure, pris fur cette parallele, amp; porté de fautre cóté donnerafurnbsp;ladite parallele un point de 11 h. De menie fintervale depurs V jufqu'a la),nbsp;ligne de 2 h. porté de fautre cóté,donnera un point de 10 h. amp; f intervalenbsp;'^epuis V jufqu’au point ou la ligne de 3, h. coupe cette parallele, porté

ïr......... 1 ¥ fN ï ^ 7 nbsp;nbsp;nbsp;t', ^ ^ nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Jnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ ¥ ¥ lquot;¥ S.n r T

points marquez fur ladite parallele.

.r i j.|



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11$ nbsp;nbsp;nbsp;/construction ET USAGES

On peut dè la raêm e fa^on avoir des points de 7 amp; 8 h. du foir, en tirant line paraliele a la ligne de i 2 h. qui coupe en un point celle de 6 amp; qu*nbsp;conue cellesde q. amp; de 5 prolongees: car I’intervale de d a 5 fur cette paral-Iele, porté de i’autre cóté,ydonneraunpointde 7 h. amp; I'intervale ded H

y donnera un point de 8 h. par lefquels points amp; par ie centre A, on tirera ces lignes horaires, amp; le cadran fera acheve.

Cette manif^rp r!fgt; ----------' nbsp;nbsp;nbsp;’

------- It point V aepuij

.j—utttujjuiLv lur un cöté de cette paraliele Ics efpaces qui fontfui

rautre,doitêirepris fur une ligne horaire qui foit éloignée de fix intervales d'heuresdela ligne horaire a laquelle on a fait VS paraliele. Comme dans 1 exemple precedent on a contmencé è. compter ces efpaces du pointnbsp;d'interfeaion Vde la ligne de i a h.avecladite paraliele, laquelle ligne de

1 2 h. eft éloignée de d intervales d'lieures, de la ligne de d h., a laqueli^ a été faite paraliele la ligne V S.

Laconftruaion du cadran vertical, declinantdu midi a I’orient, eft fem' blable a celle que nous venons de décrire, excepté que ce qui a éténbsp;a droit fe doit faire i gauche, amp; que les heures du matin fe piacent aiinbsp;heu de celles d’après midi , qui font leur complement a i 2. TellemenCnbsp;quefion avoit tracé un dédinant vers Occident fur un papier tranfparent,

- on verrolt de fautre cote un dédinant vers orient tout tracé, il n y amoh qui mettre fur le revers du papier 5 h. après midi a la place de 9 dunbsp;matin, z h. a la place de i o j une h. a la place de 11 , amp; ainfi de fuite jnbsp;ce moyen la fouftylaire qui fe rrouve dans la figure 2 , entre 3 amp; 4 h. aprèsnbsp;midi, feroit dans I’autre entre 8 amp; p h. du matin. Si la déclinaifon étoit moin-drequede45 d. la fouftylaire feroit plus prochede midi ;liau contraire lanbsp;déclinaifon étoit plus grande, la fouftylaire en feroit plus éloignée, amp; slp-procheroit de la ligne de 6 h. Mais quand cela arrive, les heures font finbsp;ferrées aux environs de la fouftylaire, qu on eft obligé de faire le modelenbsp;du cadran fur un plan bien grand, afin dlllonger beaucoup les lignes horairesnbsp;amp; de retrancher la partie du cadran qui eft vers le centre.

Eesdéclinansdufeptentrional’orientoua 1’occident, fe décrivent de la même fa^on; maisilsontle centre en bas au deffous de la ligne horifontaie »

amp; ne font proprement que les memes cadrans renverfez, comme on voic en la figure 3 'quot;'= qui reprefente un dédinant du feptentrion a 1 Occident denbsp;4 5 d.eomme pour le plan marqué L, figure i de la planche 27. Safoufty-laire doit etre entre 8 amp; p h.du fbir, de forte qu’un feul dédinant peut fej^--vir pour en tracer quatre, s ils ont ia déclinaifon égale, quoique denbsp;rens cotez, deux auroni le centre en haut amp; deux I’auront en bas.

Pxr nbsp;nbsp;nbsp;points d omhre obfervez fur un pUn y tracer la foufylairt.

SErvez-vous de^l exemple de la figure z , qui reprefente un ftyle Yl* courbé amp; placé obliquemenr. C'eft une verge defer, dont f extremitynbsp;élevée I doit etrc pointue pour avoir plus precifement fur le plan ,nbsp;point d’incidence H, e’eft-a-dire le pied du ftyle qui fe peut prendre pat’nbsp;le moyen d'une équerre ; car c’eft le point auquel repond perpeodicu-laiieiaemfur lafurface ducato rextremité du ftyle.

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DES CADRANS AÜ SÖLEIL. Llv. VIII. Chap.I.

Comme cette figure reprefente un vertical déclinant du midi I Tocci- rig. *4 dent, fa fouftylaire fc doit trouver entre les heures d’aprèsmidi, a gauchenbsp;de la meridiene. Suppofé que Ie premier point d’ombre obfervéfoitP.Dunbsp;pied du ftyle H, comme centre, amp; pour rayon la diftance HP, décriveznbsp;un are de cerce P R. Quelques heures après du même jour, lorfque Tombrenbsp;de Textremité du ftyle rencontrera une feconde^ fois ledit are, marquez-y Ie

fecond point Q^Divifez en deux également Tarc P Q_ju point R ,amp; tirez par Ie pied du ftyle la droite RH, qui fera la fouftylaire; laquelleétantnbsp;tracée exaftement, amp; connoiflanft d’ailleurs la hauteur du pole fur fhorizon du pays ou 1’on veut faire ce cadran, il fera facile de fachever;carnbsp;premicrement la meridiene ou ligne de 12 h. cfttou jours perpendiculairenbsp;^ 1’horifon , aux plans verticaux, amp;le pcynt de rencontre de la meridienenbsp;avec la fouftylaire eft Ie centre du cadran , comme Ie point A. La lignenbsp;horifontalc eft une ligne de niveau , palTant par Ie pied du ftyle commenbsp;1) H C. Enfuite pour avoir la ligne équinoxiale, formez fur la fouftylairenbsp;Je ftyle triangulaire A HI, dont 1 hypotenufe AI eft faxe, amp; HI Ie ftylenbsp;droit. Du point I tireziK, perpendiculaire a faxe, rencontrant la fouftylaire au point K, par lequel vous tirerez a angles droits fur ladite fouftylaire la droite MKN , qui fera féquinoxiale , amp; le point ou elle coupenbsp;1’horifontale fera toujours le point de 6 h. la diftance KI portée fur lanbsp;louftylaire, donnera le point L, qui fera le centre divifeur de Tequino-5ciale ; le refte du cadran s’achevera comme nous avonsexpliqué ci-devant;

^ même le modele s’en pourra faire dans le cabinet, après avoir traniporte ftir un papier la pofition amp; la rencontre des principales lignes, amp; bien exaöe-^ent f angle que fait la fouftylaire avec f horifontale, ou avec la meridiene,nbsp;fun eft le complement de f autre.

Pour verifier la pofition de la ligne,équinoxiale, faites au centre du cadran, ftir la meridiene A B fangle B AO égal au complement de f elevation dunbsp;pole; cquot;eft-a-dire, a Paris de 41 d. tirez la ligne AO jufqu’au rencontrenbsp;de f horifontale; faites f angle droit AON, afin d’avoir fur la meridienenbsp;ligne de I 2 h. le point N , par lequel doit palTer la ligne équinoxiale ;

®yant ainfi plufieurs methodes pour trouver les principaux points, 1’une fer*

''ira a verifier fautre.

Lorfque le plan décline dumidiH’orient, ontrouvera parlemoyen des Points d’ombrc amp; du pied du ftyle que la fouftylaire eft a droite de lanbsp;”^oridiene. II eft bon de marquer le premier de ces points d’ombre lenbsp;®^atin aufli-tot que le plan commence d’être éclairé du foleil, amp; prendrenbsp;S^rde quand f ombre de f extremité du ftyle rencontrera une feconde foisnbsp;13rc tracé par le premier point d’ombre.

On peut recommencer quelques joursdefuiteles mêmesoperations, afin de Voir fi la pofition de la fouftylaire fe trouvera toujours la même, cenbsp;arrivera fi fon opere exaéiement.

Le terns le plus propre pour marquer ces points d’ombre eft aux environs desfolftices, e’eft a-dire, i 5 jours devant ou après, car lorfque le foleilnbsp;^Pproche des equinoxes, fa declinaifon eft trop fenfible , foperationnbsp;*^oins exaéte.

On pourroit cependant avoir la pofition de la ligne équinoxiale lorfque ® foleil eft dans les points équinoxiaux, amp; cpnftruirc un cadran verticalnbsp;^clmant par la methode fuivante.


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CONSTRUCTION ET USAGES

Par (fuelques joints d'ombre obfervez, fur un fan vertical y tracer

{ equinoxiale.

A plus fimple amp; la plus facile metliode de tracer fur un mur la Iigolt;^

- , équinoxiale eft au terns des equinoxes, ( quoiqu’on la puifle avoir tout tenis, mais par des methodes plus compofees. ) Car lorfque le foleilnbsp;par fon mouvement journalier parcourt l’équateur, tous les points d^ornbi^nbsp;de Textremité d’un ftyle fe trouvent dans une même lignedroite, qui eftnbsp;la commune feétionde l’équateur Scdu plan. Cette ligne eft l’équinoxiale.

,10

Fis

Ayant done marqué ce jour-la plufieurs points d’ombre fur le mur,aflez éloignez Tun del’autre, tirez p5r tous ces points une lignedroite qui Teranbsp;l’équinoxiale, comme dans ladite figure i, la ligne MN : tirez fur cettenbsp;ligne une perpendiculaire pafTant par le pied du ftyle , cc fera la fouftyquot;nbsp;laire AHL; tirez encore par le pied du ftyle H, une ligne de niveau qtnnbsp;fera I’horifontale , comme DHC ; tirez HI égale a la hauteur du ftyl^nbsp;droit amp; parallele a l’équinoxiale , amp; après avoir marqué la ligne ponétu^'^nbsp;IK, tirez lui a 1’équerre 1’axe IA , le point A fera le centre du cadrao ¦gt;nbsp;amp; la ligne a plomb AB fera la meridiene ou ligne de i 2 h. Vous aycznbsp;auffi un point de 6 h. par 1’interfeétion de l’équinoxiale 6c de I’horiloO'nbsp;tale, amp; par confequent de quoi achever le cadran; 1’angle H F E fera 1*nbsp;déclinaifon du plan,

Par un point d’ombre obfervé a midi fur un plan vertical y faire

un cadran.

UN ftyle étant planté dans un mur, comme HI,( même figure, )doO'^ H foitle pied amp; I la pointe ;fi vous connoilTez par quelque moy^’’nbsp;fur qu’il eft midi en quelque terns de 1’année que ce foit, ce qu’on pourF*

connoitre par une ligne meridiene tracée fur un plan horifontal, cornua^ nous dirons ci-après ; marquez-y un point d’ombre, comme feroit»nbsp;exemple , Ic point N ; par ce point tirez la perpendiculaire A NB,nbsp;par confequent fera la meridiene du lieu ou ligne de i 2 h. tirez pafjnbsp;pied du ftyle une ligne de niveau qui fera 1’horilontale, comme CHH»nbsp;coupant ^ angles droits la meridiene au point E; faites HF égale aufty‘®nbsp;droit H I, amp; parallele a la meridiene J prenez avec un compas 1’hypo^^'nbsp;nufe E F amp; la portez fur I’horifontale de E en O pour y faire 1’angle Ênbsp;égal a 1’élevation du pole, comme id, par exemple , dc 49 d. qui vous donbsp;nera fur la meridiene le point A , centre du cadran.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.

Faites aulTi fous I’horifontale 1’angle EOT égal au complement de * dite elevation de pole, comme id de 41 d. le point T fur la merid»^^^nbsp;fera un point de la ligne équinoxiale. Par le centre du cadran A ,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,

le pied du ftyle H tirez la droite A H R, ce fera la fouftylaire, amp; fa‘ paner par le point T, une perpendiculaire a cette ligne, vous aureznbsp;quinoxiale. Ayant ainfi les principales lignes du cadran , il fera facU^nbsp;1’achever par les methodes expliquées ci-devant.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_

Cette methode pour tracer en tous les terns de 1’année un cadran un feul point d’ombre obfervé a midj, peut fervir lorfqu’il n

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DES CADRANS AU SOLEIL. Liv. VIII. Chap. T. poffible d’avoir la fouftylaire par deux points d’ombre, ce qui arrive furnbsp;plans qui déclinent confiderablemcnt versl’orientou vers foccident.

II y a plufieursautresmoyens de conftruire lescadrans verticaux fur des inurs biena plomb, qu’il fcroit trop long de rapporter en ce petit traité,nbsp;dans lequel nous n’avons pretendu donner que les methodes les plus fimplesnbsp;amp; les plus faciles a pratiquer. Et pour une plus grande juftefle dans leurnbsp;conftrudion, nousdonnerons chaprès des regies pourtrouverla valeur desnbsp;angles que font toutes les lignes horaires au centre des cadrans, ce qui ferviranbsp;4 verifier les autres methodes.

ConJlruÜion des cadrans inclinez, fans déclinaifon.

L’Inclinaifon des cadrans eft Tangle que font leurs plans avec Thorifon;

les uns font tournez vers Ie ciel amp; les autres vers la terre.Il y en a de deux fa^ons, eu égard au pole, amp; de deux autres fa^ons eu égard a Téquateur;nbsp;chacun a fon fupérieur amp; fon inférieur.

Si Ie plan regardelemidi, amp; a Tinclinaifon vers Ie nord , elle peutêtre pig. plus petite OU plus grande que Télevation du pole; car fi Tinclinaifon étoit 5.nbsp;ï^gale, ce feroit un polaire fupérieur ou inférieur , dont nous avons ci-devantdonnéla conftruélion.

Si Tinclinaifon eft moindre que Télevation du pole, comme a Paris ou cette élevation eft a peu pres de 49 d.fivousvoulez faire un cadran fur unnbsp;plan qui regarde Ie midi, amp; dont Tinclinaifon foit vers Ie nord de 3 o d. óteznbsp;? o de 49, refte 19 d. qui fera la hauteur de Taxe fur ce plan, amp; faites-ynbsp;^n cadran horifontal regulier pour 19 d. d’élevation de pole par la methodenbsp;que nous avons donné en la figure 4'quot;'de la planche 27 ; paree que ce plannbsp;ainfi incliné eft parallele a Thorilbn de ceux qui ont Ie pole élevé de pareillenbsp;hauteur, amp; par confequent eft un cadran horifontal pour cux. Lecentrenbsp;de cette forte de cadrans eft en bas au-delfous de Téquinoxiale , les heures dunbsp;ntatin font a main gauche,amp; celle dufoir adroite de ceux qui regardentnbsp;cadran.

Son oppofé inférieur vers le nord ne difFere point du fupérieur vers Ie |hd, finon que Ie centre eft au-delTus de la ligne équinoxiale, amp; que lesnbsp;heures du matin font a droite, amp; celles du foir a gauche.

Si Tinclinaifon eft plus grande que Télevation du pole du lieu, parexem-ple, fi elle eft de 63 d. ótez-en la hauteur du pole de Paris 49, reftera ï 4 d. amp; faites un horifontal pour cette élevation. Le centre du fuperieurnbsp;yers le fud eft en haut au-delTus de Téquinoxiale, les heures du matin fontnbsp;® gauche, amp; celles du foir ^ droite. Son oppofé inférieur vers le nord a lenbsp;Centre en bas, les heures du matin a droite amp; celles du foir a gauche,nbsp;Comme on voit par les figures 4 amp; 5 de la 2 7“' planche.

Si le plan regarde le feptentrion, amp; a fon inclinaifon vers le fud, elle peut être plus petite ou plus grande que celle de Téquateur ; car fi ellenbsp;etoit égale, on y feroit un cadran équinoxial fupérieur ou inférieur, qui eftnbsp;itn eerde diviféen 24 parties égales, comme nous avons dit ci-devant ennbsp;parlant des cadrans reguliers.

Si 1 inclinaifon eft moindreque Télevation de Téquateur , comme fi »

I aris le plan étoit incliné de 30 d. vers le midi, ajoutez les 30 d. d’incli-naifon a la hauteur du pole 49, amp; faites un horifontal pour 79^d.d'éle-

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CONSTRUCTION ET USAGES

vation; Je centre du fuperieur vers Ie feptentrion fera en haut, les heui'C* du matin a droite, amp; celles du foir a gauche ; fon oppofé inférieur versnbsp;Ie midi , a Ie centre en bas s les heures du matin a gauche amp; cells dünbsp;foir a droite.

Enfin fi Tinclinaifon eft plus grande quel’élevationde Téquateur, comme feroit a Paris de 6o d. ajoutez le complement de I'inclinaifon quieft 5°»nbsp;a f elevation de 1’équateur qui eft 41 jlafomme eft 71 d. amp; faitesun hori-Ibntal pour cette elevation de pole. Le fuperieur vers le leptentrion a lenbsp;centre en bas, les heures du matin a droite; fon oppofé qui eft inférieur versnbsp;le midi ale centreen haut, amp; les heures du matin a gauche.

Lameridiene ou ligne de 1 2 h. eft la fouftylaire de tons les cadrans in-clinezfansdeclinaifon; elle pafte par leur centre amp; fait angles droits avec la ligne de6h. On peut la tracer fur les plans inclinez par le moyend’unnbsp;fil fufpendu avec fon plomb , a I’aide de la lumiere ou du rayon vifud?nbsp;car fombre ou le rayon paftant par le centre, marquera fa trace tout lenbsp;long du plan.

Pour reprefenter routes ces differentes fortes de cadrans, il auroitfallt* 8 figures; 4 pour les fupérieurs, amp; 4 pour les inférieurs; mais comme ils nenbsp;font pas difficiles a concevoir amp; a tracer , nous n'en avons marqué que dcuX,nbsp;par rapport au dodecaedre fur lequel on les place.

ConJlruUim des cadrms décUmns ^ inclinez.

La déclinaifon d’un cadran eft I’angle que fait fon plan avec lepremief vertical, c’eft aufti bangle que fait la verticale du plan avec la meri-diene du lieu, ces deux angles étant égaux ,amp; finclinaifon eft bangle quHnbsp;fait avec bhorifon. Nous enfeignerons ci-aprèslamaniere de trouver buncnbsp;amp; bautre.

Jefuppofe icipour exemple,ququot;on veuille faire un cadran dcclinant 36 d. du naidia borient, incliné vers la terre de 6 3 d. 26 m. comme eftnbsp;celui marqué C dans la figure zquot;'' qui reprefente un dodecaedre en 1^nbsp;planche 27“°.

Avant routes chofes, U faut remarquer que la ligne horifontale qui paff^ par le pied du ttyie des cadrans verticaux , n’y pafte point aux inclinez?nbsp;mais, qu’clle eft au-deffus du pied du ftyle aux inclinez fuperieurs quinbsp;regardent le ciel, amp; au deftbus, aux inferieurs qui regardent la terre ?nbsp;comme eft celui que nous avons deftein de conftruire ; fecondement, qn^nbsp;la meridiene ou ligne de i 2 h. aux inclinez déclinants ne coupe point anbsp;angles droits 1 horilbntale comme elle fait aux verticaux; ce qui fait qn^nbsp;pour la tracer il faut deux points, dont bun fe troüve, fur la ligne hori-iontale par le moyen de bangle de déclinaifon , amp; bautre fe trouve par banglenbsp;d'inclinafton lur la ligne verticale qui coupe bhorifontale a angles droits.

Ce point de la verticale fenomme zenith aux fupérieurs, paree que

foleil étoitau zenith du lieu, bombre debextremité du ftyleparviendroit

ace point, Jequelpar confequent feroit au-deflbusdu ftyle de cescadrapS' On le nomme nadir aux inférieurs, paree que fi le foleil étoit au nadio

amp; que la terre fut tranfparente, I’ombrede bextremité du ftyle toucheroit

ce point , lequel par confequent doit être au-deffus du ftyle, comme il «ft au cadran propofé.

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DES CADRANS AU SOLEIL. Liv.VIII. Chap.I. 325 En 3^'iieu, il faut remarquer que Ie centre de ce cadran inférieur quinbsp;decline du midi a Torient, doic être en haut, amp; la fouftylaire i gauche denbsp;Jia verticale, amp; de la meridiene , entre les heures du matin, amp; partant lanbsp;roeridiene a droite de la verticale.

Le centre du cadran inférieur qui decline du midi ll’occident doitaulïï étre en haut, mais la fouftylaire eft è droite de la verticale, amp; de la meridiene entre les heures d’après midi. Les fuperieurs oppofezont le centreennbsp;has, amp; ne font que les mêmes cadrans renverfez. C’eft pourquoi il fuffitnbsp;d'en tracer un des quatre.

Pour done tracer le modele du cadran propofé, tirez premierement Ia xxi'iit. ligne AB , a plomb fur laquelleayant mené a difcretion E F perpendicu-laire pour Ia longueur du ftyle droit, dont E feralepiedamp; F fextremité jnbsp;du point F, comme centre, décrivezTangle d’inclinaifon GFHde63 d.

26 m.au-delTus de la ligne EF;amp;au-de{rous,Tarc de complementGIde 2(5 d. 3 4 m. Tirez enfuite Ia droite F H A jufqu’au rencontre de la ligne ABnbsp;2U point A qui fera le nadir amp; un point de la meridiene. Tirez aullilalignenbsp;FI, coupant la ligne A B au point L, par lequel vous menerez Thorifontalenbsp;M L d'équerre avec A B ; prenez avec un compas la diftance L F, amp; la porteznbsp;de L en O, qui fera Ie centre divifeur de Thorifontale. Du point O, commenbsp;Centre, faites a droite de la ligne AB TarcLP de 36 d. qui eft ladéclinai-^n du plan, pour avoir fur Thorifontale un point de i z h. par lequel amp;nbsp;par le nadir A vous tirerez la meridiene A 1 2. Faites a gauche de la lignenbsp;AB un angle du complement de la déclinaifbn, lequel eft ici de 5 4d. Scnbsp;yous donnera fur Thorifontale le point de 6 h. Sc un point de la lignenbsp;équinoxiale. Pour achever ce cadran, il ne faut plus ququot;un point de la fouftylaire , en ayant déja un qui eft le pied du ftyle E.

Pour eet effet il n'y a qu’a chercher le centre du cadran en Ia maniere qui Fuit. Du point de 6.h.M , tirez la ligne MR, coupant a angles droits lanbsp;naeridicne. Cette ligne MR paffe par le pied du ftyle, car elleeftlacom-^ïiune feftion que ftit avec le plan du cadran, le vertical perpendiculairenbsp;au meridien. Portez la diftance O i 2 , de i 2 en R , ou bien la diftancenbsp;AF de A en R. Tirez la ligne occulte i 2 R, fur laquelle du point R,

Comme centre, décrivez Tare N K de 49 d. pour pareille elevation de pole,

*gt;rez la ligne R K, qui coupera la meridiene au point K qui fera le centre |iu cadran. Tirez la fouftylaire K E, Sc du point M une perpendiculaire furnbsp;iadite ligne pour avoir Téquinoxiale M Q:_On peut encore avoir fur la meridiene un point de Téquinoxiale, en faifant Tangle NRQ^e 41 d, e’eft-3dire, du complement de Télevation du pole.

Ayant trouvé la pofition des principals lignes, il fera facile d’y mar-’^Uer les divifions des heures en deux manieres; (avoir, fur la ligne horizontale, Sc fur Téquinoxiale. Pour les marquer fur Thorifontale,appliquez point O le centre d’un cadran horifontal, en forte que la ligne de midinbsp;^onvienne avec la ligne O 1 2 , amp; celle de 6 h. avec la ligne O 6 , Sc marqueznbsp;^cs points des autres heures fur la ligne horifontaleML.

Pour marquer les mêmes heures fur la ligne équinoxiale il faut former e ftyle triangulaire, en élevant fur la fouftylaire la perpendiculaire ESnbsp;|^§al« a EF,tirant Taxe SK. Prenez enfuite la diftance T S Sc la portez furnbsp;^ fouftylaire de T en V, qui fera le centre divifeur de la ligne équino-^^3le, laquelle étant divifée de la même maniejce que nous avons dit e*

Sf ij

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5i4 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTUtJCTÏON ET USAGES

parlant des déclinans, vous tirerez les lignes horaires du centre K gt; amp; cadran fera achevé.

On pourra enfuite Ie mettre au net en n’y mettant que les principales lignes amp; celles des heures avec Ie ftyle, comme on voit en la figure 7nbsp;pentagonale.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

Par Ie moyen de ce cadran on peut faire les trois autres qui ont meme déclinaifon amp; inclinaifon; les deux inferieurs qui déclinent du midi a loquot;nbsp;rient amp; 31’occident, ont Ie centre en haut; les deux fupérieurs qui déclinentnbsp;du feptentrion a f orient amp; a f Occident ont Ie centre en bas , amp; ne font que Ie*nbsp;mêmes cadians renverfez, comme nous avons déja dit.

Jig. s, Le cadran de la figure 8 reprefente celui marqué F de la figure ï plane, a 7' C’eft unfuperieur incline vers le ciel de 6 5 d. 26 m. déclinant du midi Inbsp;1’orientde 72 d. On pourra le tracer fuivant la methode que nous venonsnbsp;d’expliquer; fon centre fe trouve en bas , mais paree que fa déclinaifonnbsp;eft grande, fes heures font fort ferrées aux environs de la fouftylaire J cnbsp;pourquoi on le doit tracer fur un grand plan , afin d’cn retrancher 1*nbsp;partje qui eft vers le centre , amp; terminer fon ftyle amp; fes lignes horairesnbsp;par deux parallcles.

II y a un autre moyen de tracer mechaniquement fur un polyedre oü corps a plufieurs faces routes fortes de cadrans reguliers ou irreguliers,nbsp;déclinans amp; inclinez, amp; même fans connoïtre leur déclinaifon ni inclinaifon,nbsp;par lequel on réuflit aufli-bien que par routes les differentesmethodes qu®nbsp;fournit la gnomonique. Pour eet effet, commencez par tracer exaétementnbsp;fur une des faces qui eft parallele a f horifon, un cadran horifontal aveCnbsp;fon ftyle élevé perpendiculairement fur la ligne de i 2 h. conforroemeotnbsp;a félevation du pole du lieu. II faut enfuite connoïtre le lieu amp; la fitua-tion des fouftylaires fur chacune des faces qui peut être éclairée du foled»nbsp;pour y placer fixement amp; perpendiculairement un ftyle ou axe de cuivr®nbsp;ou de quelque autre matiere folide , proportionné a la grandeur defdh®*nbsp;faces; en forte que les axes de tous ces ftyles foient bien paralleles a celnfnbsp;de fhorifontal , vous fervant pour eet effet d’une lime pour óter ce q^*nbsp;excedera , ce que vous connoïtrez en les bornayant tous fun aprèsl'autr®nbsp;avec faxe d’un grand ftyle parallele a celui de fhorifontal placé de niv®^^’

OU bien le tenant a la main de maniere que fa bafefoit parallele a fhorifoO ’

ce que fon pourra faire par le moyen d’un perpendicule amp; de fon plomo attaché au haut dudit ftyle, amp; faire en forte que tous ces axestendentaUnbsp;pole du monde,

Le tout étant ainfi préparé , expofez ce corps aux rayons du foled j tournez-le de maniere que faxe du cadran horifontal marque parnbsp;ombre toutes les heures f une après fautre; amp; a mefure quhl marqn®J'*

chaque heure, tracez fur les faces la même ligne d'heure fuivant fombr

de leurs axes continuez ces lignes horaires jufqu’au centre des qui ont un centre , foit en haut, foit en bas; amp; a ceux qui nquot;ont point ^nbsp;centre, lerminez les lignes horaires par deux paralleles, comme on lesv®nbsp;fur les cadrans du dodecaëdre. Marquez-y les heures convenables dum'nbsp;amp; du matin , felon que ces cadrans feront expofez a f orient ou a f occid®” ^nbsp;au midi ou au feptentrion.

On peut faire la même chofe de nuit a Ialumiered’un flambeau fera tournerautour du polyedre.

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DES CADRANS AU SOLEIL. Liv.yiII. Chap.I. 515 On place quelquefois dans les jardins de grands corps de pierre tailleznbsp;a plufieurs faces, fur lefquelles on trace autant de cadrans par la methodenbsp;lt;3ue nous venons d’indiquer.

II y a quelques-uns de ces cadrans ou lesvivesarêtesdes pierres fervent d’axes, amp; doivent être taillécs de maniere qu’elles tendênttoutes au polenbsp;amp; foient paralleles a l’axe du monde.

ConJlruBion des cAdruns par Ie cdcul des anples.

CEtte methode eft d’un grand fecours pour verifier toutes les operations de la gnomonique ou 1’on a befoin de beaucoup d'exadlitude, principalement quand on eft obligé de faire un petit modele pour tracernbsp;un grand cadran , car une erreur prefque infenfible dans Ie modele de-vient très-confiderable dans les longues lignes qu’il faut tracer fur un plannbsp;de grande étendue.

En la conftruftion des cadrans reguliers, comme par exemple, de l’hori- xxvri. fontal, figure 4 planche 27, les divifions de la ligne équinoxialeL K fontnbsp;les tangentes des angles du quart de eerde MH, amp; les lignes pondluéesnbsp;cn font les fecantes, c'eft pourquoi on les peut marquer avecuneéchellcnbsp;de parties égales ou avec un compas de proportion , en fuppofant, parnbsp;exemple, Ie rayon H B de cent parties, la diftance HI, tangente de i 5 d.nbsp;fera de 2 7 des mêmes parties ; H 2 , tangente de 5 o d. fera de 5 8 ; H 3 ,nbsp;tangente de 45 d. égale au rayon, fera de looj H4 tangente de 60 d.nbsp;fera de 175 ; amp;H 5 , tangente de 75d. eft de 573. Les divifions de Tau-tre moitié de cette ligne pour les heures avant midi font femblables.

On peut de même trouver fur cette ligne les points des demi-heures amp; des quarts, en prenant les tangentes des arcs convenables, ququot;il fera facilenbsp;de trouver dans les tables ci-delTus pag. 263 amp; 264;^ quoi fon peutnbsp;ajouter quelques abregez tirez de la valeur des fecantes ; comme parnbsp;exemple Ia ligne B 4, fecante de 60 d. étant double du rayon , fi vousnbsp;portez Ie double de BH, de Ben4, vous aurez Ie point de 4 h. fur lanbsp;ligne équinoxiale. Cette même fecante portee de4enL,donnerale pointnbsp;de j; amp; fi vous en faites autant de fautre cóté , vous aurez Ie pointnbsp;d’onze heures.

A régard des demi-heures on peut les trouver par Ie moyen des fecantes des heures qui font en nombre impair ; par exemple , la fecante B 3 , portee fur la ligne équinoxiale au point 3 , donnera d’un cóté 4 h. amp; demie,

amp; de 1’autre 10 h. amp; demie. La fecante B^, donne 7 h. amp; demie amp; une amp; demie. B 11 , donne 8 amp; deniie amp; 2 amp; demie. B t , donne 3 amp; demienbsp;amp; 9 amp; demie. B 7, donne 6 amp; demie amp; 11 amp; demie. Enfin B j , donnenbsp;* 1 amp; demie 8c ^ 8c demie.

La divifion de cette ligne fert ^ faire exactement les cadrans horifon-taux, verticaux, amp; principalement les cadrans reguliers fans centre, cornme font les polaires, les orientaux amp; occidentaux; car pour les équinoxrauxnbsp;on ne peut rien ajouter a la facilité de les conftruire, puifque les anglesnbsp;horaires au centre de ces cadrans, font tous égaux.

A régard des horifontaux on peut trouver par Ie calcul de la trigonometrie les angles que font au centre du cadran les lignes horaires avec la meridiene par cette analogie. Comme Ie finus total eft au finus de 1 éle-

Sf iij


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Ii6 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

vation du pole, ainfila tangente de la diftance horaire eft a la tangente de

l’arc horaire.

Par Ie mot de diftance horaire on doit entendre Tangle de quelque ligne horaire avec la meridiene au centre d’un cadran équinoxial, telsnbsp;que font i J d. pour une amp; 11 h. 5 o d. pour i amp; i o, amp; ainfi des autres ,nbsp;augmentant i 5 d. pour chaque heure, amp; 7 d. 30 m. pour chaquedemie.

Si done on propofe de trouver Tangle horaire de i h. du foir ou 11 h. du matin au centre d'un cadran horifontal pour 49 d.de latitude ou éleva-tion de pole, il faut faire un.e regie de trois,dont Ie premier terme foitnbsp;Ie finus total 100000;Iefecond foit Ie finus de 49 d. qui eft 75471 ;lenbsp;troifiéme terme, la tangente de i 5 d. quieft z6 79 5. La regie étant faite,nbsp;on trouvera pour quatriéme terme 20222 , lequel étant chcrché danslesnbsp;tables des finus, fous la colonne des tangentes répond a ii d. 26 m. c’eftnbsp;pourquoi Tangle propofé avec la meridiene eft de 11 d. 26 m.

On trouvera par ce moyen les angles que font avec la meridiene toutes les autres heures amp; demi-heures au centre du cadran horifontal, par autantnbsp;de regies de trois, dont les premiers termes feront toujours les mêmes;nbsp;favoir, Ie finus total amp; Ie finus de Télevation du pole ; c'eft pourquoi ilnbsp;n'y aura que Ie troifiéme terme a chercher dans les tables, favoir Ia tangente de la diftance horaire.

On pourra, fi Ton veut, prendre leurs logarithmes, afin d’éviter la peine de multiplier amp;divifer fuivant la table pag. 264.

Cette même regie peut fervir auffi pour les verticaux qui ne déclinent point en prenant pour fecond terme Ie finus de complement de Télevationnbsp;de pole, c’eft-a-dire, Ie finus de 41 d. qui eft Ie complement de celle denbsp;Paris, puifque tout cadran vertical peut être confideré comme un horifontalnbsp;pour un pays ou Ie pole feroit élevé d’autant de degrez fur Thorifon.

C’eft encore la même regie pour les cadrans inclinez fans déclinaifon, en prenant pour fecond terme de la regie de trois , Ie finus de Tangle quenbsp;fait Taxeavec la meridiene au centre du cadran,comme par exemple,aunbsp;cadran marqué B,fur Ie dodecacdre de la planche 27. Nousavonsditci-devant qu’étant incliné a Thorifon de 6 5 d. 26 m. il en faut fouftraire Télevation du pole du lieu que nous avons fuppofée de 49 d. amp; par eonfe-quent il doit être fait comme un horifontal pour un pays ou Ie pole feroitnbsp;élevé de 14 d. 2 6 m. Si done vous voulez calculer fes angles horaires, preneznbsp;pour fecond terme de la regie de trois, Ie finus de 14 d. 2 6 m.

Table des arcs horaires avec la meridiene, au centre d’un cadran

horifontal.

Latitude

I amp;xi heur.

11 amp; X h.

III

amp;IX

41 deg.

9 d. 5 8 min.

20 45

33

I 6

49

II 26

23 nbsp;nbsp;nbsp;33

37

3

I Vamp; VIIIi

48 nbsp;nbsp;nbsp;391

51 nbsp;nbsp;nbsp;3 5


V amp; vri 67nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;47

70 nbsp;nbsp;nbsp;17


A Tégard de la lignedeóh. ellefait toujours angle droit avec Ia men-diene au centre des horifontaux amp; des verticaux fans déclinaifon.


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DES CADRANS AU SOLEIL. Liv.VIII. Chap.I. 327

Tracer par Ie calcul de la trigonometrie les principales lignes d’un cadran

vertical déclinant.

PREMIERE PROPOSITION.

CE calcul fe fait par Ie moyen des cinq regies que nous aliens ex-pliquer.

Connoiflant la déclinaifon du plan trouver Tangle de la fouftylaire avec la meridiene.

I. nbsp;nbsp;nbsp;Rnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Enbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Gnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Lnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;E.

Comme Ie finus total eft au finus de la déclinaiibn du plan, ainfi la tangente du complement de la latitude eft ^ la tangente de Tangle de Ianbsp;fouftylaire avec la meridiene au centre des verticaux déclinans.

L’angle de ladite fouftylaire avec Thorifontale eft Ie complement de celui que fait au centre du cadran la meridiene avec Ia fouftylaire.

L’angle de Téquinoxiale avec Thorifontale eft égal a celui de la fouftylaire avec Ia meridiene. L’angle de Téquinoxiale avec la meridiene eft fon complement.

I 1. nbsp;nbsp;nbsp;Rnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Enbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Gnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Lnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;E.

Pour trouver Tangle de Taxe avec la fouftylaire , que Ton peut aufti nommer Télevation particuliere du pole fur Ie plan du vertical.

Comme Ie finus total eft au finus du complement de la hauteur du pole fur Thorifon, ainfi Ie finus du complement de Ia déclinaifon du plan, eftnbsp;au finus de Tangle requis. L’angle de Taxe avec Ie ftyle droit eft Ie complement dudit angle.

L’angle du rayon de Téquateur avec Ie ftyle droit, eft égal a Tangle de Taxe avec la fouftylaire. L’angle du rayon de Téquateur avec la fouftylaire en eft Ie complement.

III. nbsp;nbsp;nbsp;Rnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Enbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Gnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Lnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;E.

Pour trouver les degrez de Tarc de Téquateur entre Ia fouftylaire amp; la meridiene dans les verticaux déclinans; ce qui fe nomme aufti Ia difference entre Ie meridien du lieu amp; Ie meridien particulier du plan, car lanbsp;fouftylaire eft la meridiene du plan.

Comme Ie finus total eft au finus de la hauteur du pole fur Thorifon, *infi la tangente d’un are , duquel Ie complement fera Ie requis.

IV. R E G L E.

Pour trouver Tangle de la ligne de 6 h. avec Thorifontale, amp; enfuite avec la meridiene au centre.

Comme Ie finus total eft au finus de la déclinaifon du plan , ainfi la tan-^ente de la hauteur du pole fur Thorifon eft a la tangente de Tangle que l^it la ligne de 6 h. avec Thorifontale.

Le complement de eet angle eft celui de la ligne de 6 h. avec Ia meridiene au centre des verticaux déclinans.

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518

CONSTRUCTION ET USAGES

V.

R E G L E.

Trouver les angles de routes les heures avec Ja fbuftylaire, amp; enfuite avec la meridiene au centre des verticaux declinans.

Cette propofition eft fondee fur ce principe de gnomonique que tout plan peut être confideré comme parallele a un horifon fur lequel le polenbsp;feroit éleve de même fagon. Ainfi les cadrans qui squot;y font fe peuvent fairenbsp;comme les horifontaux, de même elevation , pourvu toutefois qu^on ynbsp;obferve les diftances horaires convenables de part amp; d’autre depuis lanbsp;fouftylaire.

Mai diene

le plan propofe par la leconde; 3°. les degrez de fare de l equateun la fouftylaire amp; la meridiene par la troinéme , avec la difference ou lesnbsp;degrez des deux premieres diftances depuis leftyle, dontl’uneeft entrenbsp;la fouftylaire amp; la meridiene , amp; 1’autre entre la fouftylaire amp; la ligu®nbsp;de 6 h.

REGLE GENERALE.

Comme le finus total eft au finus de félevation particuliere du pole fur le plan declinant, ainfi la tangente de la diftance horaire, convenablenbsp;depuis la fouftylaire, (foit Ja premiere, foit les fuivantes avec elle,) eftnbsp;a la tangente de 1’anglc del'heure propofee avec la fouftylaire, au centrenbsp;des verticaux déclinans.

Si la fouftylaire fe rencontre juftement fur une demi-heure ou fur que!-que heure complete , les deux premieres diftances horaires feront égales cliacune de 7 d. 30 m.oude i 5 d. amp; en ce cas les angles trouvez pour unnbsp;eóté, feront les mêmes refpeétivement pour fautre , comme fi c etoit unnbsp;cadran regulier, amp; comme fi la fouftylaire etoit la meridiene.

Application des regies precedentes pour un vertical declinant de 4-S du midi a l‘accident, amp; 49 d. de latitude , tel quejl celuinbsp;de la fgttre 2 de la planche 2S.

PAr la premiere regie on trouvera que fangle de la fouftylaire avec la meridiene au centre du cadran eftde 3 i d. 3 5 m.

Par la feconde regie on trouvera que fangle de faxe avec la fouftyl^ft^ eft de 27 d. 38 m.

Par la troifiéme, que 1’arc de 1’équateur entre la fouftylaire amp; la ridiene eft de 5 2 d, 58 m. amp; par confequent que la fouftylaire eft enttonbsp;3 amp; 4 heures.

Par la quairiéme , que 1’angle dc la ligne de 6 h. avec la meridiene ^ft de 5 o d. 5 a m.

Ayant trouve -que 1 arc de 1’équateur entre la fouftylaire amp; l«i diene eft dc 5 2 d. 5 8 m. otez-en 45 d. qui eft fare de 1’équateur,nbsp;convient a 5 h. refte 7 d. 58 m. pour la diftance horaire entre ladite fqU'nbsp;ftylaire amp; la ligne de 3 h. amp; par confequent 7 d. 2 m. entre la fouftyl^i^^®nbsp;amp; celle de 4 heures.

C’eft

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DESCADRANSAU S O L EIL. Liv. VIII. Chap* I. $^9 C’eft pourquoi pour trouver les angles que font avec la fouftylaire lesnbsp;hgnes des heures au centre du cadran,il faut commencer par une de cesnbsp;diftances, en difant, parexemple, commele finus total i ooooo eftaufinusnbsp;de l’élevation particuliere du pole , fur Ie plan déclinanc qui eft en eetnbsp;^xemple de 17 d. 58 na. dont Ie finus eft 46 5 8 i , ainfi Ia tangente denbsp;7 d. 1 na. qui eft 11 3 3 7 , eft a un 4'*' nombre , qui fe trouvera 5 7 2.2,nbsp;tangente de 3 d. 16 na. amp; par confequent 1’angle de la fouftylaire avec lanbsp;hgne de 4 h eft de 3 d. 16. na.

Pour avoir l'angle de 5 h. il faut ajouter 15 d. a la diftance horairc de 4 h. amp; chercher la tangente de 22 d. 2 na. amp; ainfi de fuite.

Ce qui étant fait , l’angle de la fouftylaire avec la ligne de 5 heurc* ^era denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. i o d. 3 8 na.

Avec la hgne de 6 h. de • nbsp;nbsp;nbsp;?nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^9^7

Avec Ia Hgne de 7 h. de nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. 3 o 44

Avec la Hgne de 8 h. du foir , de . nbsp;nbsp;nbsp;47nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3 5

Mais fi onveut avoir les angles de cesmênaes heures avec lanaerldiene, h faut y ajouter 3 x d. 3 5 m. amp; par confequent l’angle de Ia ligne de 4 h.nbsp;*vec la naeridiene, ferade .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;34d. 5trn.

De celle de 5 Ia. , nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4213

De celle de 6 h. . nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5052

De celle de 7 h. . nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. 62 lp

De celle de 8 h. . nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;79 r o

Ayant fait un pareil calcul pour les heures qui font de l’autre cóté de la fouftylaire, on trouvera que l’angle de ladite fouftylaire avec la lignenbsp;de5h. eftdenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3d. 4501.

Avec la ligne de 2 h. . nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.11nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;7

Avec la ligne d’une heure. . nbsp;nbsp;nbsp;• 19nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;54

Avec Ia ligne de 12 h. . nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;••nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;51nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3 5

Avec la ligne de 11 h. nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;«nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;54

Avec Ia ligne de i o h. nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;7 5nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;7

Avec celle de 9 h. • nbsp;nbsp;nbsp;•nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.106nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4$

De ces derniers angles fi on fouftrait 3 1 d. 5 5 na. trouvez entre la foix-ftylaire amp; la meridiene, on connoitra que l’angle de la ligne de 9 h. avec 1* naeridiene eft denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;7 5 d. 15 na.

Celui de la ligne de 10 h. nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;43nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;32

Celui de la ligne de 11 h. . nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.1719

Et ainfi des autres.

Lorfque la déclinaifon du plan eft fort grande, onnepeut comnaodement ynaarquer Ie centre, paree que les lignes horaires y font trop ferrées; mai*nbsp;®n ce cas on les tracera entre deux lignes horifontales, amp; lesangles des lignesnbsp;horaires au-deffus defdites horifontales feront les conaplemens de ceuxnbsp;^n’elles feroient avec la meridiene au centre du cadran vertical.

Methode pour connoitre la déclmaifo» d’un mur^ vertical par Ie calcul de la trigonometrie, éf par quelpues points d'omhre ohfervez.

COmme la juftefie des cadrans verticaux depend principaleraent dcla connoiflance qu’il faut avoir de Ia fituatftan des murs fur lefquelsonnbsp;^eut les conftruire, a 1’égard du ciel, c’eft-a-dire, de leur déclinaifon ,il

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350 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

eft ^ propos de chercher a la connoitre avec route Texaditude poflibic jce

que KOUS allons faire avant que de finir ce chapitre.

Preparations.

xxyju-

yluKche-

Pig. 2.

II faut premierement planter obliquement dans Ie mur en Y une verge de fer , dont 1’extremité qui eft en l’air foit pointue amp; affez éloigneenbsp;dudit mur , comme eft la verge courbée YI, dont la pointe ou extremitenbsp;pointue eft I.

Secondement, il faut marquer Ie pied H du ftyle qui eft un point de la furface du cadran oü elle eft rencontrée par la perpendiculaire, meneenbsp;de Textremité I dudit ftyle, amp; tracer la verticale HF qui palTe paree pied»nbsp;amp; qui reprefente Ie vertical perpendiculaire au plan du cadran ; il fautaulïinbsp;tracer la ligne horifontale D C qui coupe a angles droits cette verticale aUnbsp;pied H du ftyle.

Vous mefurerez enfuite exaftement la longueur du ftyle droit Hl oU HF fon égale ; cYft a-dire, la diftance du pied du ftyle a fa pointe qui eftnbsp;en Fair, avec une échelle de parties égales mais fort petites, comme desnbsp;lignesde pied de roi.

Ayant marqué fur Ie mur plufieurs points d’ombre en un beau jour» comme les points 2,5,4, mefurera avec la même échelle la diftancenbsp;de chaque point d’ombre a la ligne horifontale , comme ici, par exemple gt;nbsp;la diftance du point d’ombre 2 , au point Z fur Fhorifontale ; amp; de mênaenbsp;la diftance du même point z a la verticale XH qui paffe par Ie pied ddnbsp;ftyle, comme ici du point 2 au point X;c’eft-a-dire, on mefurera i’inter-valle Z H depuis Ie pied du ftyle julques au point ou la verticale meneenbsp;par Ie point d’ombre obfervé, rencontre Fhorifontale comme ici au pointnbsp;Z; on écrit les nombres qui expriment ces diftances avec ordre fur unnbsp;memoire, pour en faire les analogies fuivantes.

Pour marquer ces points d’ombre avec précifion amp; jufteffe, on feferviru de la methode fuivante, que nous tenons de M' de Ia Hire. On attache ver*nbsp;la pointe du ftyle une petite platine de fer blanc , ou de quelque autrenbsp;metail très-mince, qui eft percée d’un trés-petit trou , en forte que Ie centrenbsp;de ce petit trouconvienne exaétement a la pointe duftyle, amp; qiiela platin^nbsp;foit expofée direétement au fbleji; on verra fur la furface du cadran un^nbsp;petite ovale de lumiere qui paroitra dans Fombre de la platine. Cette obler-vation fe fait en trawant promtement un trait leger autour de cette ovalenbsp;de lumiere, qui change continuellement de place ; Ie centre de cette ovale fenbsp;peut prendre pour la veritable ombre de la pointe du ftyle.

Ayant ainfi marqué plulieurs points d’ombre, il faut trouver par Ie caleu i’amplitude amp; la hauteur du foleil qui conviennent a chacun, amp; les cotter fnfnbsp;Ie memoire.

On appelle ici amplitude Fangle que la hauteur du ftyle fait avec 1^ ligne tirée de chaque point d’ombre a la ligne horifontale ; chacune denbsp;ces lignes reprefente fur Ie mur Ie vertical du foleil au tems de l’^b^quot;^^nbsp;vation J cette amplitude eft marquée dans ladite figure par Fangle H F Z ?nbsp;c’eft I’amplitude qui convient au point 2.

Pour avoir eet angle , on dira, comme la hauteur du ftyle, eft a 1» tanee du point d’ombre a la ligne verticale du cadran j ainfi Ie rayon eft *nbsp;ia tangente.

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DES CADRANS AU SOLEIL. Liv. VIII. Chap.I. J J* • On fera cette analogie pour chaque point d’ombre ,amp; on aura les amplitudes dont on fera une colonne.

Enfuite pour trouver la hauteur du foleil fur 1’horifon , il faut prendre Ie complement de l’amplitude amp; ladiftance de chaque point d’ombre a lanbsp;hgne horifontalejamp; diretComme la hauteur du ftyleeft au finus du complement de famplitude ; ainfi la diftance du point d ombre a laligne horizontale , eft a la tangente de la hauteur du foleil fur 1 horifon.

Ayant trouvé f elevation du foleil pour chaque point d ombre, on en fera Une colonne.

Si Ie point d’ombre obfervé fe rencontre fur la verticale qui pafle par Ie pied du ftyle, il nquot;y aura point d’amplitude , amp; l’on aura par une feulenbsp;regie la hauteur du foleil, en difant:Comme la hauteur du ftyle eft 4 lanbsp;diftance du point d’ombre aq pied du ftyle; ainfi Ie rayon eft a la tangentenbsp;de la hauteur du foleil.

Aprës quoi il faut trouver la diftance de chaque vertical ou azimuth obfervé au meridien ; amp; pour y parvenir il faut avoir la déclinaifbn du foleilnbsp;pour Ie tems auquel on a pris les points d’ombre: fi c’eft pendant les folftices,nbsp;Ê même déclinaifon fervirapourtous les points d’ombre obfervez dansunnbsp;naéme jour; mais dans Ie tems des equinoxes, il faut avoir la déclinaifon dunbsp;foleil pour 1’heure qu’on a obfervé chaque point d’ombre en prenant lesnbsp;parties proportionelles,comme il eft expliqué dans Ie livre de Ia Connoiflancenbsp;des Tems.

Ayant Ia déclinaifon du foleil, on en prendra Ie complement, s’il eft dans les fignes feptentrionaux , ou bien on adjouftera fa déclinaifon a po d.nbsp;s’il eft dans les meridionaux; amp; on prendra cette fomme, comme auffi Ienbsp;Complement de la hauteur du pole, amp; Ie complement de la hauteur du foleil.

On ajoute enfemble ces trois chofes; du produit on en prend la moitié; de cette moitié on en óte Ie complement de la hauteur du foleil, pour avoirnbsp;Ja premiere difference; on óte encore de cette même moitié Ie complementnbsp;de f elevation du pole, pour avoir une feconde difference, amp; l’on en formenbsp;ftsdeux analogies fuivantes.

Comme le'^finus de complement de l’élevation du pole eft au finus da Ja premiere difference ; ainfi Ie finus de la deuxiéme difference eft i uanbsp;^^^atriéme finus.

_ Comme Ie finus de complement de la hauteur du foleil eft au finus total, ®infile quatriéme finus trouvé ci-devant, eft a un autre finus, qu’il fautnbsp;J^ifttiplier par Ie finus total,amp; du produit en prendre la racinequarrée,nbsp;Jaquclleferale finus de la moitié de la diftance du point d’ombre obfervé,nbsp;OU de fon vertical a la meridiene ou ligne de i 2 h.

Ayant done cherché ce finus dans les tables, amp; ayant trouvé les degrez ^ minutes aufquels il répond, il faut doubler ces degrez amp; minutes pournbsp;^voirla diftance au meridien.

Enfin pour avoir la déclinaifon du raur qui eft ici marquee par 1’angle f E, il y a cinq cas que nous allons expliquer par la fufdite figure, qui re-prefente un vertical déclinant du midi a foccident.

En premier lieu, fi Ie point d’ombre eft entre Ie vertical do cadran qui paffe par !e pied du ftyle amp; la ligne de i 2 h. comme eft: ici Ie point 2^quenbsp;Je fuppofe avoir été obfervé quelque tems après midij il faut ajouter i ain-pJitude a la diftance du vertical au meridien.

T t ij

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55^ nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

z°. Si le point d’ombre eft au-dela du vertical qui paile par le pied dll ftyle,comine eft ici le point 5 , il fautfouftrairel’amplitude de la diftancenbsp;au meridien pour avoir la declinaifon.

5°. Si le point d’ombre obfervé fe trouveprécifément furie vertical qu* paffe par le pied du ftyle , il n’y a point d’amplitude , amp; fa diftance aunbsp;meridien fera la déclinaifon dumur.

4“. Si le point d’onibre eft au-dela du meridien, comme eft ici le point 4, que je fuppofe avoir été obfervé avant midi, ramplitude fera plus grandenbsp;que la déclinaifon, amp; pour Tavoir, il faudroit fouftraire la diftance au meridien de I’amplitude.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

En cinquiéme amp; dernier lieu, ft le point d’ombre étoit obfervé précife-ment a Theure de midi, la déclinaifon du mur feroitégalea Tamplitude; amp; comme je fuppofe que 1'on connoit la déclinaifon dufoleilamp; la hauteurnbsp;du pole du lieu , il fera facile de connoitre ft la hauteur du foieilobfervée

eft la plus grande du jour, cquot;eft-a-dire, li elle eft la hauteur meridiene.

Ce que nous venons de dire peut s’appliquer fans peine ^ toute forte de déclinaifon, foit vers I’orient, foit vers 1’occident, en obfervant que la lignenbsp;de minuit tient lieu de celle de midi pour les murs qui déclinent du fep-tentrion a Torient ou a Toccident.

Un exemple éclaircira ce que nous venons de dire : Suppofons pour cet effet, que dans un lieu ou le pole feptentrional eft élevé de 48 d. 5 o m. nou*nbsp;ayons obfervé un point d’ombre fur un mur bien vertical aux environs dunbsp;folftice d’été, foit la hauteur du ftyle de 500 parties égales, amp; la diftancenbsp;du point d’ombre au vertical qui paffe par le pied du ftyle,de 10,0 dcS’nbsp;memes parties.

Operation par tes logarithmes.

2 ooooooo

I-OOOOOOOO-

120000000'

2477121^

5 2 28788^

Logarithme de 100 Logarithme Gnus total

Somme

Logarithme de 3 00

Refte

Ce nombre reftant eft logarithme tangente de 18 d. 26 m. pour 1’atn-plitude du point obfervé, amp; fon complement 71 d. 3 4 m.

Enfuite pour trouver la hauteur du foleil fur 1’horifon , je fuppofe 1® diftance du point d’ombre obfervé , a la ligne horifontale, de 600 desnbsp;mêmes parties.

Logarithme finus de 71 d. 3 4 m. . nbsp;nbsp;nbsp;»nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5977125?

Logarithme de 600 nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;»nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

Somme

Logarithme de 300

Refte

127552761:

. nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;2477121

. nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I o 2 781 5 J 5

Ce nombre reftant eft logarithme tangente de d 2 d. 13 in. pour lahau-seur du foleil.

Suppofant done la hauteur du pole . nbsp;nbsp;nbsp;. 48 d. 5.0 m.

La déclinaifon feptentrionale du foleil nbsp;nbsp;nbsp;23nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;15

La hauteur du foleil obfervee. . nbsp;nbsp;nbsp;?nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;6213

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DES CADRANS AU SOLEIL. Liv. VIII. Chap.I. 335 Operation pour trouver U dijiancc ati meridien.

Complement de 1’élevation du pole Complement de’ la déclinaifon du foleil .nbsp;Complement de la hauteur du foleil .

• 41 d. . 66nbsp;, 27

10 m.

45

47

Somme nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.

135

42 ’

Moitié de laditefomme nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.

Otant Ie complement de Télevation du pole

. 67

41

51

lo

Premiere difference

. 26

41

Otant encore de nbsp;nbsp;nbsp;....

Le complement de la hauteur du foleil

67 d. • . ^7

51 ra. 47

Seconde difference

40

4

56523035 5 8 086650

ANALOGIE.

26 d. 41 m. 40nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4

PREMIERE

Log. finus de la premiere difference Log. finus de la feconde difference

15460572 5 58183515

^6425806

41 d. I o m.

Somme .

Oter Ic logarithrae finus de .

Quatriéme finus reftant

SECONDE ANALOGIE.

Logarithme finus total Quatriéme finus

Sommc

Oter Ie logarithme finus de

Sinus reftant . A multiplier par Ie finus total

• nbsp;nbsp;nbsp;•nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;100000000.

• nbsp;nbsp;nbsp;'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5^4^5806

. nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;156425806

a7d.47m. nbsp;nbsp;nbsp;56685064

• nbsp;nbsp;nbsp;•nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;95gt;74®74i

? nbsp;nbsp;nbsp;»nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;100000 000

15574074^

Moitié dudit norabre pour racine quarrée , nbsp;nbsp;nbsp;‘55870371

Ce dernier nombre répond au finus logarithme de 76 d. 4 m. lequel ^tant doublé fait i 5 2 d. 8 m. mais paree que eet angle eft obtus il fautnbsp;Ie fouftraire de i 8 o, Ie refte 2 7 d. 5 2 m. eft la diftance du vertical obfervénbsp;meridien; amp; comme Ie point d ombre 2 , pour lequel a été fait ce calcuJ,nbsp;®ft entrele vertical qui paffe par Ie pred du ftyle amp; la ligne de i 2 h. il faucnbsp;^louter la fufdite diftance a Tamplitude calculée 18 d. 26 m. pouravoirnbsp;^ déclinaifon 4I5 d. 1 8 m.

Par un feul point d’ombre obfervé bien exaélement, on peut trouver ‘a déclinaifon d’un mur; mais il eft mieux d’en obferver plufieurs foit ennbsp;même jour, foit en differens tems , afin qu’ayant calculé autant de foisnbsp;déclinaifon, qu’ily a de points d’ombre obfervez , on puiffe prendre lanbsp;Partie proportionelle des differences , qui ne doivent pas neanmoins êtr«

T t iij

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3 54 nbsp;nbsp;nbsp;^ CONSTRUCTrON ET USAGES

contïderaHles quand on flut les operations exadles. Ainfi fl par exemp'2» onavoit marqué fix points d'ombre, on prendroit Ia fixiéme partie de Wnbsp;fbmme des fix düFerentes décünaifons qui auroient été trouvées, pour ennbsp;conclure la veritable déciinaifon du mur.

Methode univerfelle propofée par Mr de la Hire, pour faire les cadytiits folaires fur toute forte de furface ,fans s’embarrajfer dien connoitrenbsp;la déciinaifon, l’inclinaifon , ni la hauteur du pole.

xxyiij, PUnche.nbsp;Fig. y.

Soit un ftyle AS pofé fur un plan dont Ie point S foit en l'air , amp; point P fort Ie point dfincidence ; ayant marqué fur ce plan deux point®nbsp;d’ombrc Damp;;E,k® pks éloignez fun de fautre qu’il fera poffible ,nbsp;differens jours, fi vous fouhaitez: on tra9era par la methode fuivante deuxnbsp;lignes courbes F G,IH, amp; la ligne RT qui touchera ces courbes fera knbsp;ligne équinoxiale ; la ligne P V qui vÊnant du point P cft perpendiculair®nbsp;a RT fera lafouftylaire, ou la meridiene du plan. Cela fitit il fera faciknbsp;d’achever Ie cadran par les regies generales précedentes, amp; par Ie centre divi-feur de la ligne équinoxiale.

On fait que la ligne tirée perpendiculairement au rayon de 1’équinoxiak par Ie fommet du ftyle droit élevé fur Ia fouftylaire donne Ie centre dunbsp;cadran au point dc fon interfeclion avec la fouftylaire, amp; que cette lignenbsp;eft faxe du cadran.

On fait encore que Tinterfeétion de la ligne horifontale avec l’équi-noxiale donne Ie point de 6 h.; par confequent dans la divifion qu’onfera des heuresfur la ligne équinoxiale tracée, il faudra commencerlepointdenbsp;6 h.commeon vientdedire,amp;fuivre comme on a coutume de faire dansnbsp;les autres cadrans, oü on employe cette ligne équinQxiale pour y tracernbsp;les heures.

On fuppofe que Ie plan eft vertical , amp; par confequent parallele a unc ligne qui tomberoit a plomb du bout du ftyle S : Q^e fi ce plan n’étoitnbsp;pas parallele a une ligne a plomb , fakes pendre un plomb du bout dunbsp;ftyle S, amp; couchez une équerreau point S, dont une branche tombe furnbsp;la ligne a plomb , fautre branche ira marquer fur Ie plan un point , P^t*nbsp;lequel paflera une ligne de niveau fur Ie plan ; ce fera la ligne horifontale»nbsp;laquelle fera tantót au-deffus du pied du ftyle ,amp; tantót au-deflbus ,felottnbsp;que Ie plan fera incliné ou déclinant de f horifon ; d’oü il s’enfuivra que lanbsp;ligne de midi ne fera pas a plomb fi Ie plan n’eft abfolument vertical.

Pour tracer les lignes courbes.

rig.

Soit fait fur un plan f angle dsg égal a fangle de la déciinaifon du fok*^ au tems ou fon a marqué Ie point d’ombre D; du point dfombre Dnbsp;pour centre fur Ie plan ayant decrit un eerde L M ,amp; tiré plufieuis rayon®nbsp;DL, D M ayant fait s d égal a S D du point d comme centre, foit decritnbsp;Ie eerde lm égal au eerde LM,amp; ayant tranfporté la grandeur SL enr^gt;nbsp;ou elle rencontrera Ie eerde lm en l, foit raenée dl prolongée ou non qfonbsp;rencontrera rj' en g, amp; foit tranfporté dg en DG fur Ie cadran; de meiuenbsp;foit pris sm ; ainfi d’autant de rayons qufon voudra pour y avoir Ia courbenbsp;plus jufte fur chaque point. On en fera autant autour du point E. Si on

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DES CADRANS AU SOLEIL. Liv. VIII. Chap. 1. nbsp;nbsp;nbsp;355

a tiré beaucoup de rayons on decrira plus juftement les courbes. Si l^ope-ration eft faite après les équinoxes, c’eft a-dire, vers Ie folftice d’été , les points d’ombre obfervez feront au deffbus de 1 eqiiinoxiale dans un plannbsp;Yertical, amp; au-defTus dans unplanhorifontaloufeptentrional.

Remarquez quhl faut un ftyle courbe pour bien en prendre Ie point d’incidence, que pour Ie plus für il faut faire des cercles entiers autournbsp;des points d’ombre pour ne fe pas tromper, paree que fi Ie foleil eftcTansnbsp;ks fignes feptentrionaux , amp;queleplanfoitdéclinantdumidi ,il faut fairenbsp;1’operation vers Ie haut; paree que, comme nous avons dit, 1 équinoxialcnbsp;eft au-deffus des points d’ombre; amp; au contraire fi c’eft un plan horifontal ounbsp;feptentrional, ou enfin s’il n’eft pas incline de plus de la hauteur du pole.

Pour faire Tangle de déclinaifon du foleil convenable aux jours aufquels on a obfervé Ie point d’ombre,fervez-vousdes tables que nous avons donnéesnbsp;livre 7,pag. 2 ^ 4, 2 ^ ^^ 6 3c 2 ^ choififlez celle qui convient a Tannée

enlaquelle vous opcrez.

II n’arrive que trop fouvent que la difpofition des lieux, ou la déclinaifon trop grande , ne permettent pas de fe fervir du centre du cadran pour en tracer les heures , il faudroit avoir recours a la methode fuivante denbsp;tracer par un feul point dechaque ligne des lignes aboutiflantesa un pointnbsp;commun avec deux autres lignes déja données; ainfi des feules lignes fou-ftylaire amp; de Taxe données, fans avoir befoin de leur interfection, on tireranbsp;les lignes horaires d’iin cadran, fi vous avez les points des heures marquez furnbsp;1 équinoxiale en cette forte.

Fig. ri.

Soit la ligne fouftylaire tracée ai figure i i , amp; rdla ligne de Taxeauffi tracée, ces deux lignes aboutiffant au même point, c’eft-a-dire, au centre dunbsp;cadran qu’on veut tracer : je veux tirer vers Ie centre une troifiéme lignenbsp;du point donné /?, je tire la perpendiculaire ou traverfante e ƒ,amp; fa paralleled/; par Ie point donné /;; du point ?», jetire la ligne mn; du point anbsp;a volonté je tire a o , parallele a enfuite du point m, je tire mb', dunbsp;point a, je tire encore une parallele a quimedonne; fur la ligne efnbsp;le point p, par lequel,amp;le point fe donné, je tire la ligne demandée ,quinbsp;aboutira au centre du cadran.

Cette methode eft tres-utile ,non feulement dans la gnomonique, mais encore dans la géometrie i car s’il s’agiffoit de tirer a travers d’un bois unenbsp;allee qui abouut d’un point a un autre qu’on ne verroit pas, comme fi lenbsp;centre d’un cadran étoit leclocher d’un village, amp; le point /; un chateau,nbsp;duquel on voudroit tirer une route a travers du bois droit au clocher;nbsp;il fuffira de tirer dans la campagne voifine deux lignes aboutiffantes aunbsp;clocher, on pourra tracer la route a travers du bois fans en couper trop.

Il arrive encore qu’on eft quelquefois affez embaraffé a tracer routes les heures fur la ligne équinoxiale, paree que les interfeélions trop éloi-gnées ne peuvent fe trouver fur la furface du cadran; pratiquez alors cenbsp;que nous difons chap, iquot;, fur la conftruéiion des cadransdéclinans,vertnbsp;le milieu de la feélion.

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3?^

CONSTRUCTION ET USAGES

I 1.

Contempt U conJlruBion dx les ufages d’uninjlrument propre a connoit^f Id decUnaifon dx inclinnifon des plans.

XXIX.

FUnche.

Fig, I.

CEt inftrument (e nomine declinatoire amp; inclinatoire, II eft faitd’une plaquedecuivreou de bois fee, bienunie, defigure redlangle ,d’en-viron un pied de long amp; de 7 a 8 pouces de large. On trace bien paral-lelement a un de fes longs cotez, comme a AB , le diametre d’un demi-cercle que Ton divife en deux quarts de 90 d. chacun, lefquels on fub-divife quelquefois cn demi-degrez. La divifion doit commencer du pointnbsp;H, comme on levoit par la figure de rinftrument. On y ajoute une alidadenbsp;marquee I, qui tourne autour du centre G par le moyen d’un clou a tête.nbsp;On attache avec des vis a la ligne de foi de 1’alidade, unebouflble dontnbsp;le nord eft tourne vers le centre G,amp; même quelquefois un petit cadrannbsp;horifontal dont la ligne de i z h. eft pareillement tournee vers le centre G.nbsp;Je ne m’arrêterai pas davantage fur la conftruétion de cet inftrument; il feranbsp;facile de 1’entendre apres ce qui a été dit ci-devant.

yfage du declinatoire.

UN plan eft dit declinant lorfqu’il n’eft pas tourne direöement verS une des quatre parties cardinales du monde, qui font le feptentrion gt;nbsp;le midi, 1’oricnt amp; 1’occident ; amp; la declinaifon fe mefure par fare denbsp;1’horifon compris entre le premier vertical amp; le vertical parallele auplan?nbsp;s’il eft vertical, e’eft-a-dire, perpendiculaire a 1’horifon: car fi le plan eftnbsp;incline il ne peut être parallele a aucun vertical, fi ce n’eft par fa bafe ; SCnbsp;pour lors 1’arc de 1’horifon compris entre le premier vertical amp; celui quinbsp;eft parallele a la bafe du plan incliné, eft la mefure de fa déclinaifon; oUnbsp;bien 1’arc de 1’horifon , compris entre le meridien du lieu amp; le verticalnbsp;perpendiculaire au plan;( ces deux arcs étant égaux font également la me-furc de la déclinaifon du plan.

Il n’y a que les plans verticaux ou inclinez qui puifTent être déclinans 5 car pour 1’horifontal il ne peut décliner, paree que fa face fuperieure regardant direftement le zenith , fon plan eft tourné indifferemment vers lesnbsp;quatre parties cardinales du monde.

Pour connoitre la déclinaifon d’un plan, foit vertical, foit incliné, traceZ' y une ligne de niveau, e’eft-a-dire, parallele a 1’horifon ; appliquez le longnbsp;de cette ligne le cote A B de 1’inftrument, amp; tournez 1’alidade avec la bouf*nbsp;foie , jufqu’a ce que l’éguille aimantée s’arrête juftement fur fa ligne denbsp;déclinaifon qui doit être marquée au fond de la bouflble; cela étant,nbsp;nombre des degrez coupez par la ligne de foi de 1’alidade marquera 1^nbsp;déclinaifon du plan vers la partie du monde, indiquée par 1’écriturenbsp;fur le déclinatoire. Si, par exemple, 1’alidade fe trouve arrêtée entre H amp;nbsp;fur le 45'”' d. amp; fi Ic bout de I’eguille qui marque le nord ou le fepten'nbsp;trion eft directement fur le point S de fa ligne de déclinaifon , le p|^^

déclJP^

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DES CADRANS AU SOLEIL. L!v.VlILChap.Tr. U7

decline de 4 5 d. du midi a foccident; mais li dans cettc mêrae fituation du déclinatoire , Ie bout oppofé de Téguillequi marque lemidi étoitarrêtcnbsp;furie point S de ladite ligne de déclinaifon, Ie plan obfervé déclineroit dcnbsp;4 5 d. du feptentrion a l’orient.

Si Talidadefe trouve entre A amp; H, amp; lehord de Téguille fur Ie pointS, la déclinaifon du plan fera du midi a Torient; mais fi dans cette fituatioanbsp;de l’alidade, Ie midi de 1’éguille eft arrêté fur ledit point S, leplandéclincnbsp;du feptentrion a 1’occident.

Si Ie lieu oü Ton fait Tobfervation étoit éclairé du folcil, amp; qu’onflSt afluré de 1’heure prefente par quelque bon cadran , ou autre moyen für»nbsp;on pourroit trouver Ia déclinaifon du mur ou plan propofé, par Ie moyennbsp;du petit cadran horifontal attaché i falidade, laquelle on feroit tourneenbsp;jufqu’a ce que Ie ftyle de ce cadran marque fheure jufte , amp; pour lors lesnbsp;degrez du quart de eerde qui feroit i finterfedion de la ligne de foi denbsp;l’alidade, feroient connoïtre Ia déclinaifon; amp; par ce moyen on éviteroitnbsp;les erreurs que peut caufer Ia boulToIe, tant par Ia variation de l’aiaaan, quenbsp;par fapproche du fer qui peüt être caché dans les murs.-

Lorfqu’un mur eft éclairé du foleil, on peut trouver la fouftylaire ou uaéridiene propre, par Ie moyen de deux points d’ombre obfervez de la ma-fiiere que nous avons dit, amp; enfuite fa déclinaifon ; ou bien Ton peut tracernbsp;^ne ligne meridiene fur un plan horifontal proche dudit mur, laquellenbsp;ctant prolongée jufqu'a fbn rencontre, fervira a connoïtre la déclinaifon,nbsp;^onime aufli Ia variation de 1’cguilleaimantée en la maniere qui fuit.

Ayant tracé un eerde fur un plan de niveau, comme il eft reprefenté par la figure M , plantez un ftyle courbé en quelqu’endroit , comme en A, v;g.nbsp;laors du centre du eerde, il fuffit que fon extremité pointue réponde ju^e-^^i^nt a ce centre ; ce qu il fera facile de faire par Ie moyen d'une équerre-l'ar ce moyen Ie centre du eerde étant libre amp; degagé, on tirera la meridiene qui doit palTer par ce centre, plus commodement que fi Ie ftyle ynbsp;^toit placé. Avant que de tracer ce eerde il eft a propos de voir la longueur de f ombre de votre ftyle,afin de faire palTer fa circonference par Ienbsp;Premier point d'ombre quelques heures avant midi; lorfque l’ombre dcnbsp;1 extremité du ftyle touchera la circonference du eerde , marquez-y un.nbsp;point Comme G d’ombre fe racourcira jufqu’a midi, amp; enfuite fe ralon-|era quelques heures après; lorfqu’elle touchera encore une fois la circon-erence du même eerde, marquez-y un fecond point comme F; divilèznbsp;‘ 3rc F G en deux parties égales, amp; par fon milieu C, amp; par Ie centre tirernbsp;^ diametre B C, qui fera la meridiene.

Si cette operation fefaifoit au temsdes équinoxes, il ne feroit pas befoia ^tracer de eerde, car tous les points d’ombre feroient en ligne drdite.nbsp;^ommeE D,figureN, qui feroit la communefedion de 1’équateur amp; dunbsp;plan , amp; toute ligne , la coupant a angles droits , comme B C , feroit lanbsp;•Meridiene du plan horifontal.

„ E-n tout autre tems que celui des équinoxes , Tombre de Ia pointe du ylojdecrit une courbe,comme GHF figure M.

^ Ayant done une meridiene tracée,fi on y applique un cadran horilon-

gt; dont Ie midi foit tourné vers B, qui reprefente Ie nord , on connoitra

^Ure prefente , amp; on tournera en même tems l’alidade, en forte quelc ®Ut cadranqtii y eft attachémarque la même heure, amp; pour lors les degrez

V T

-ocr page 408-

^5S nbsp;nbsp;nbsp;. tONSTRUCTÏON ET USAGES

(de la circonference du déciinatoire, coupezparralidadejvouslèronttort* nottre la déclinaifon du mur ou du plan.

Ou bien fi vous prolongez Ia fufdite meridiene jufqu’au rencontre du plan déclinant, elle fera deux angles inégaux aveclalignehorilbntalequenbsp;vous y aurez tracée,favoir,runaigu amp; Tautre obtus,que vousmefurerez

Ie plus jufle qu’il vous fera poflibie ; la difference de runoul’autredeces ¦deux angles, a Tangle droit, fera la déclinaifon du plan. Si, par exemp^»nbsp;Tangle aigu étoit de 5 o d. amp; Tobtus par confequent de 130, leur difference a Tangle droit, feroit 40 d. pour ladite déclinaifon.

Pour obferver la variation de Teguille aimantée,appliquezundescote2; de la plaque quarrée de la bouflbie au long de la ligne meridiene tracee

furie plan ; lorfqueTéguilleferaarrêtée, remarquezdecombiendedegress

fa pointe qui marque le nord , fera éloignée de la fleur-de-lis qui eft a bouflbie,, amp; par ce moyen vous connoitrez la variation ou déclinaifon denbsp;Taiman ; mais ce ne fera pas pour long-terns, car elle eft fujetea changer*nbsp;Quand on prend la déclinaifon des plans avec la bouflbie , il faut ayois

égard a la variation de Teguille aimantée,en la laiflantarretcr fur uneligu®

qui marque fa variation, 8cque Ton trace ordinairement au fond de la boete de la boulTole, Nous avons traité cette matiere fort au long page z 5 o, éSnbsp;fuivantes.

IJfage de t indinatoire.

Le méme inftrument quiTert a prendre la déclinaifon des plans, fer’’^ auffi a prendre leur inclinaifon , c’eft-a-dire, Tangle que fait le p!^nbsp;avec Thorifon ; amp; pour cet effet il y a un petit trou au centre G, ou Ton pau^nbsp;une foie, au bout de laquelle il y a un plombi

Kg-

La figure z, fait connoitre la maniere de prendre la déclinaifon amp; 1 clinaifon des plans,

Le plan A, ou eft appliqué le déciinatoire eft un plan vertical meridional fans déclinaifon.

Le plan B décline du midi a Toccident de 45 d.-Le plan C eft un occidental tourné direéiement au couchant,

Le plan D eft un déclinant du feptentrion a Toccidcnt de 45 d. ^

Les autres déclinaifons plus ou moins grandcs fe prennent de la mem® maniere en approchant du mur le cóté AB du déciinatoire, en fortequ®-k plan du demi-cercle foit parallele a Thorifon.

Mmiere de prendre tindinaifon des plans:

POur mefurer Tangle d’incIinaifon,ilfautapprocherdu murquelquud-des autres cotez du même inftrument,amp; tenir le plan du demi-cerc perpendiculaireH’horifon, afin que la foie duplombfufpendueau centre»

rafant la circonference, y marque les degrez dudit angle. nbsp;nbsp;nbsp;.

Si, par exemple,.on applique le cóté CD fur le plan E, amp; que la tombe le long de la ligne G H , c’eft une marque que ce plan eft p^'-lele a Thorifon.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1

Appliquant le cóté CA de Tinftrument fur le plan F, file plomb tom cumme la figure le marque, ceplan eftinclinéde45 d. versie ciel* ,nbsp;Le même inftfument appliqué au planG, fi le plomb tombe le longhunbsp;ffieti-:e.,,ce plan eft vcxticai.-

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DES CADRANS AtJ SOLEIL.Liv.vm. Chap.III. ?59' Enfin, Ie cóté A C étant applique fur Ie plan H , amp; la foie du plombnbsp;tombant comme la figure Ie montre , marque fon incUnaifon de 45 d.nbsp;vers la terre.

C H A P I T R E III.

’Contena.nt ‘U conJlruBion ó' les ujages des infirumens propres a marquer fur les cddrms les arcs des fignes, les arcs diurnes , les heures hahy~nbsp;loniques , les heures italiques , les almucarttarats les meridiem desnbsp;principales Villes.

IL s’agit prefentement de marquer fur les cadvans certaines lignes quc fombre de Textremité du ftyle parcourra, lorfque Ie foleil entrera dansnbsp;chacun des dou2e fignes du zodiaque.

Du trigone des fignes.

La figure 5 , reprefente Ic triangle ou trigone des fignes. On Ie fait de

cuivreou dequelque autre matiere folide , grand a difcretion. Pour m Ie conitruire tirez premierement la ligne a b, qui reprefente faxe du monde,

amp; iï c perpendiculaire a faxe , pour reprefenter Ie rayon de féquateur.

Du point a, comme centre, tracez a difcretion fare dee. Du point ccom-ptezde partamp; d’autre a 3 d. amp; demi, pour la plus grande déclinaifon du foleil, amp; tirez les lignes ad^ae pour les deux tropiques, f un d’été amp; f autrenbsp;d’hiver. Tirez auffi la ligne de, laquelle fera divifée en deux égalemencnbsp;par Ie rayon de f équateur au point o, duquel comme centre, tracez unnbsp;eerde dont Ia circonference doit palfer par les poirftsdes tropiques dice;nbsp;divifez cette circonference en i 2 parties égales en commen^ant du point d;nbsp;par chaque point de divifion également éloignc des points die e, tirez desnbsp;lignes occultes paralleles au rayon de f équateur, qui marqueront fur farenbsp;dce des points, parlefquelsamp; du centre 4 voustirerez des lignes qui repre-fenterontles commencemens des fignes du zodiaque, diftans fundefautrenbsp;de 3 o d. Pour les divifer de i o en i o d. il faut divifer la circonference dunbsp;eerde en 3 6 parties égales, amp; en 72 pour avoir cette divifion de 5 en 5 d.

On marque les caratteres des fignes fur chaque ligne, comme on Ie voit par la figure 3 Q^nd Ie trigone eft divifé de i o en i o d. ou de 5 en j ,nbsp;i fendroit de chaque premiere dixaine des fignes on met la lettrcdumoisnbsp;ftui lui convient.

On peut encore faire ce trigone des fignes plus promtement, par Ie moyen de la table des dédinaifons du foleil marquées ci-après; car ayant tracé Jesnbsp;deux lignes ab, ac a angles droits, mettez Ie centre d’un rapporteur aunbsp;point A, fon angle dc 90 d. vers le point c, Sc \e tenant ainfi fixement,nbsp;comptez de part amp; d’autre du rayon rfr, 2 3 d. 3 o m. pour les tropiquesnbsp;de 25 amp; lb, 2 o d. I z m. pour les commencemens des fignes rc , ¦«¦ amp;

amp; 11 d. 5 o m. pour V , iiji, nt, amp; )(. On divifera de rocme chaque efpace des fignes de i o en 1 o d. ou de 5 en 5, par les dédinaifons marquées dans lanbsp;table ci-après. Les points équinoxiaux de T amp; fe placent au bout dunbsp;tayonde l’équateur rfc.

Vv ij

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340 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRiyCTION ET USAGES

des déclimifons du foleilentouslesdegrez de l’écliftlque^

Degrez

Signes. '

Signes.

Signes.

Degrez

de

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M.

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1 ss:

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Par k déclinaifon du foleil en chaque degré de Tecliptique, on doit entendre les degrez amp; minutes de diftance, dont Ie foleil eft éloigne denbsp;réqu-ateur en chaque jour de l’année.

Par lemoyen de la table des déclinaifons on connost par tout jour a midi combien Ie foleil déclinc amp; s'éloigne des equinoxes enchalt;iunbsp;degré des fignes du Zodiaque, la plus grande étant fuppofée 2 3 d. 3 °nbsp;bien qu'a prefent ellene foit que d’environ a 3 d. 29 m. raais unenbsp;de difference eft peu confiderable dans 1’ufage des cadrans. Les degi ^nbsp;qui vont en croiffant de haut en bas dans la premiere colonne vers

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DES CADRANS AU SOLEIL. Liv.VIII. Chap.III. 341 gauche fon^our les fignes marquez au-deffus; amp; les degrez qui vont ennbsp;décroi{ran{t'‘^e haut en bas dans la derniere colonne vers la droite, font pournbsp;les fignes marquez en deffous.

Nous allons maintenant parler du triangle ou fedeur des arcsdiurnesamp; nodurnes que reprefente la figure 4.

trigone des arcs diurnes four marquer fur les cadrans les longueurs

des jours.

COmme par la déclinaifon des arcs des fignes Ton entend la déclinai-fon du foleil entrant dans chaque figne du zodiaque (article precedent,) demême par la déclinaifon des arcs diurnes, ilfaut entendre la déclinaifonnbsp;du foleil en certains degrez de f écliptique efquels il fe trouve aux joursnbsp;qui contiennent un certain nombre d’heures completes, comme 8,9,10,

Le trigone des fignes eft Ie même pour toutes les élevationsdu pole, paree que les arcs de déclinaifon defdits fignesnbsp;commencent amp; finilTent en mêmes degrez de f écliptique amp; en mêmes jours inbsp;naais le trigone des arcs diurnes varie comme leur déclinaifon felon chaquenbsp;elevation particuiiere du pole; d'autant qu'ils ne commencent amp; ne finif-fent pas toujours par tout en mêmes jours: ils fe tracent fur les cadrans parnbsp;des lignes courbes comme les arcs des fignes , mais au lieu que la décli-ïaaifon de ceux- ci eft par tout la même , comme il a été dit, les arcs diur-’*aes au contraire font tous particuliers amp; divers felon la diverfité des latitudes des pays, amp; des plus longs ou plus courts jours de chacune, on ennbsp;met autant qu’il y a d’heures de difference entre le plus court amp; le plusnbsp;long jour de fannée : leur ufage eft que le bout de f ombre du ftyle par-courant ces arcs, fait connoitre combien d’heures le foleil refte ce jour-lanbsp;lur 1’horifori , c’eft-a-dire la longueurdu jour, amp; par confequent celledenbsp;1^ nuit qui eft fon complement a i4h.

Les rayons des arcs diurnes font des lignes droites tirées du centre de Ia terre , ou du bout du ftyle qui le reprefente, aux circonferences des arcsnbsp;diurnes qui font des cercles paralleles a féquateur comme les arcs desnbsp;fignes; ainfi ces arcs diurnes ne font que les mêmes cercles de certainsnbsp;degrez del’écliptique, aufquels le foleil fe trouve en tels jours qui ( commenbsp;fous avons déjadit) contiennent un certain nombre d’heures, fibienquenbsp;le foleil étant en fun de ces paralleles, amp; tant éloigné de féquateur, le journbsp;fioit plus court OU plus long d’une heure, que lorfqu’il eft au parallele pre-t^edent OU au fuivant.

Pour conftruire le triangle des arcs diurnes,tirezpremierementfurune xxix. plaque de cuivre ou de quelque autre matierefolide,laligne droiteRZ,nbsp;qui eft le rayon de 1 2 h. ou de féquateur; du point R, comme centre amp;nbsp;d une ouverture de compas a volonté, decrivez fare de eerde T S V j por-tez de S en V un are égal a celui de félevation de féquateur, ou ce quinbsp;le même , du complement de félevation du pole, comme, par exemple,nbsp;fi le pole eft élevé de 49 d. faites fare S V de 41 d. aufti-bien que farenbsp;S T; tirez enfuite la droite T X V, amp; du point X comme centre decriveznbsp;la circonference de eerde TZVY, que vous diviferez en 48 partiesnbsp;^gales par lefquelles tirant des lignes ponduées paralleles au rayon del é-quateur RZ, ces lignes couperontlediametre T X Ven 24partiesinéga-

V V iij

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541 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

les, par oü amp; par Ie point R vous tirerez les rayons des jours juices a conference TSV qifils diviferont en arcs qui feront ccux dWeur décli-naifon comptée a droite amp; a gauche du point S.

Comme Ie plus long jour a Paris eft de 16 h. amp; Ie plus court de 8 » il ne fera neceflaire de marquer que quatre rayons d’un cóté de la ligne R Z,nbsp;amp; autant de Tautre.

On peut encore trou ver par Ia trigonometrie les angles que font au centre

R tous les rayons, en faifant cette analogie.

Comme Ie linus total eft a la tangente du complement de f elevation dn pole j ainfi Ie finus de la difference de fare femi-diurne des équinoxes Sc denbsp;Tarc propofé,eftaIatangentedela déclinaifon du rayon diurne qui ctoitnbsp;a trouver.

Si j par exemple, on veut tracer fur Ie trigone Ie rayon de 1’arc diurne de 11 h. OU de 13 h. on trouvera fa déclinaifon en cette forte, Ie denii-arc diurne eft de 5 h. amp; demie ou de 6 h. amp; demie; Ie jour des equinoxes eft; de I 2 h. amp; par confequent Ie demi - are diurne eft de 6 h»nbsp;amp; la difference eft de demie-heure; c’eft pourquoi il faudra mettre pournbsp;premier terme de la regie de trois Ie fmus total , pour fecond terme 1*nbsp;langente de 41 d. fic’eft pour Paris, amp; pour troifiéme terme Ie finus denbsp;j d. 3 o m. La regie étant faite, on trouvera que la déclinaifon du folednbsp;eft de 6 d. 28 m. meridionale, lorfque Ie jour a Paris eft de 11 h.completes amp; la nuit de I 5 , amp; que pareillement fa déclinaifon étant de 6 d--28 m. feptentrionale, Ie jour y eft; de 1 3 h. amp; la nuit de' m h-

En faifant trois autres regies de 3 , on trouvera que la déclinaifon de 1’ai'C diurnede 10 h. amp;de i4h. eftdenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, izd. 4iW*

Celui de 9 h. amp; de I 5 h. eft de . nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;18nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;2 5

Et celui de 8 h. amp; dc 16 h. de . nbsp;nbsp;nbsp;•nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3 o

Du trigone avec une didade,

Pij- 5-

La figure 5 eft un triangle des fignes monté fur une regie ou alidad^ A, pour tracer les arcs des fignes fur les grands cadrans. On peutaulPnbsp;marquer fur le même triangle lesarcs diurnes; maisilnefaut mettre qu^nbsp;les uns ou les autres fur le même cadran , pour éviter la confufion de*nbsp;lignes. 11 y a un petit trou au centre avec un elou, par le moyen duqucinbsp;finftrument peut tourner autour du centre du cadran. On ajufte une cou-liffe a ce triangle pour qu’il puiffe couler le long de la ligne de foidelanbsp;regie, amp;une vis marquée B, pour Tarrêter oil Ton veut. Les arcs desfign*^nbsp;avec leurs caraéleres font autour de la circonference, Sc une foie fine ati

centre du fcéteur, pour f étendre le long des rayons jufqu’au rencontre de

lignes horaires du cadran, de la maniere que nous dirons ci-apres.

fis

La figure 6 , reprefente la moitié d’un cadran horifontal avec les ligf^^* horaires du matin jufqua midi, amp; fa ligne équinoxiale CD; ce qui doitnbsp;fuffire pour expliquer la maniere d’y tracer les arcs des fignes par le moyc^nbsp;de la figure 7 , laquelle reprefente un triangle des fignes tracé furnbsp;plaque , fur lequel on a rapporté les heures dudit cadran horifootal £nbsp;cette maniere.

Prenez avec un corapas fur le cadran la grandeur de I’axe ^ n

portez fur I’axe du triangle de O en C figure 7 ; prenez enfuiteauca m

la diftance du centre V jufqu’au point C , oil la ligne de i 2 h. cowp

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DES CADRANS AU SOLEIL. Liv.VIII. Chap.m. 345 1’équinoxiale, amp; la portez au triangle deC en4, pour y tracer legerementnbsp;C lt;i, I X qui coupera routes les 7 lignes du triangle.

Prenez fur cetteligne la diftance du point Cjufqu’au rencontre du rayon ng, de © du parallele du tropique d’été, amp; portez-la au cadran du centre V, furnbsp;la lignedc i z h. poury marquerun pointdudit tropique; prenez de mêmenbsp;fur la ligne C a i z du triangle la diftance depuis C jufqu’au rencontrenbsp;du parallele des h , amp; k portez au cadran fur Ia même ligne de i z h. pournbsp;y marquerun point dudit parallele; prenez auffi routes les autres diftancesnbsp;fur Ie triangle, amp; les portez 1’une après l’autre au cadran fur la ligne denbsp;1 2 h. depuis Ie centre jufqu au point du tropique d’hiver, quidoit êti e Ienbsp;plus éloigné du centre fur Ie cadran horifontal; faites la même chofe pournbsp;toutes les autres heures fune après l’autre. Prenez , par exemple, fur lanbsp;ligne d’i I h. du cadran la diftance depuis Ie centre jufquku point oü cettenbsp;ligne coupe féquinoxiale , portez-la au triangle de C vers a, Sc tirez knbsp;ligne C 11,prenez les diftances du point Cjufqu’a l’interfeöion de chaquenbsp;parallele des lignes, amp; les portez au cadran depuis Ie centre jufqu’aux pointsnbsp;marquez z fur ladite ligne de 11 , amp; ainfi des antreS.

A régard de la ligne de 6 h. laquelle fur Ie cadran eft parallele a I’equi-noxiale, faites-la auffi parallele au rayon de l’équateur O a fur Ie triangle.

Pour y marquer k ligne de 7 h. du foir, decrivez du point C, comme centre, un are a volonté ^ cigt;, fur lequel ayant pris la diftance ce depuis la feftion c de fare avec la ligne de 6 h. jufqu’a la feftion e de la ligne de

5 nbsp;nbsp;nbsp;h. on la portera de fautre. cóté depuis r au point 7, par lequel on meneranbsp;du centre c la ligne de 7 h. laquelle nerencontrera que Ie tropique d’été,

6 nbsp;nbsp;nbsp;a peine Ie parallele de rc. Enfin la ligne de 8 h. du foir dok faire avecnbsp;celle de 6, Ie même angle que fait de L’autre cóté celle de 4 h. ; mais ilnbsp;cft inutile de la marquer pour la latitude de 49 d. puifque cette ligne ncnbsp;peut Gouper aucun rayon des fignes , étant parallele au tropique de Q.nbsp;Quand tous ces points feront marquez fur les heures du cadran, on join-dra Ie mieux qu’il fera poffiblcj. tous ceux qui appartiennent a un mêmenbsp;ligne, par des lignes courbes qui reprefenteront les paralleles des fignesnbsp;du zodiaque, dpnt on marquera les caraöeres , eomme on les voit en knbsp;figure. On y joint quelquefois les noms des mois amp; de quelque fête immobile remarquable.. Faites k même chofe pour les cadrans verticaux,-finon que Ie tropique d’hiver y doit être Ie plus proche du centre , amp; celuinbsp;d’étéle plus éloigné.

Pour marquer les arcs des fignes ou les arcs diurnes fur les grands cadrans ^ on fe fervira de k figure 5 , en la maniere qui fuit.

Attachez k regie par un clou au centre du cadran, en forte que voiis k puiffiez tourner amp; arrêter fur fes lignes horaires , comme on voit par knbsp;figure .8 ; après avoir pris la diftance depuis Ie centre du cadran jufqu’aunbsp;fiout du ftyle , amp; arrêtc fixement Ie triangle avec la vis R,prenez d’une Sfnbsp;main la foie, amp; de l’autre remuez 1’inftrument couché fur Ie pkn duca‘-dran^en forte que la foie tendue Ie long du rayon de l’équateur du trigonenbsp;rencontre la fection de 1’heure amp; dek ligne équinoxiale du cadran; arrêteznbsp;1 inftrument dans cette fituation, étendezk foie fur les rayons du trigone,onbsp;amp; marquez fur chaque ligne horaire les points par oü doivent paffer les.nbsp;paralleles de fignes tant au-delTus qu’au-deöbus de la ligne equinoxiale,,nbsp;eomme il paroït que l’on a fait fur la lig^ne de h* du cadran regrefetitéinbsp;far k figure 8..

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544. ^CONSTRUCTION ET USAGES

Faites le même fur routes les lignes horaires Tune après I'autre, amp;

les points du même figne, tracez les lignes courbes quireprefenteront leur*

paralleles fur la furface du cadran.

Pour les marquer fur la ligne de 6 h. tournez 1’inftrument de forte que Ix ligne de foi de la regie foit fur la ligne de 11 h.amp;le rayon de Téquateurnbsp;foit parallele k la ligne de 6 h. après quoi vous étendrez la foie fur lesnbsp;rayons des fignes, jufqu’a ce qu'elle coupe la ligne de 6 h. pour y niar-quer les points des paralleles.

Quand vous aurez marque les arcs des fignes d'un cóté du cadran, par exemple, fur les heures du matin , vous tranfporterez du centre avec unnbsp;compas les mêmes diftances, fur les heures de I'autre cóté de la meridiene jnbsp;les points marquez fur la ligne de 11 h. feront portez fur celle d’unenbsp;heure, ceux de la ligne de lo h.feront portez fur celle de z ,amp;ainfidesnbsp;autres egaleraent éloignez de la meridiene, amp; vous y mettrez les caraderesnbsp;des fignes qui leur conviennent.

C’eft de la même maniere qu'ils fe marquent fur les cadrans declinans» en prenant la fouftylaire pour la meridiene , obfervant que les diftancesnbsp;depuis le centre doivent être égales aux heures également éloignées de lanbsp;fouftylaire.

Si au lieu des arcs des fignes on y marque les arcs diurncs,c’eft-a-dircgt; la longueur des jours , on y pourra mettre aufli 1'heure du lever amp; dunbsp;coucher du foleil, en partageant la longueur du jour en deux également 5nbsp;car, par exemple, lorfque le jour eft de i 5 h. le foleil fe couche a y h.nbsp;amp; demie du foir, amp; fe leve autantavant midi, c’eft4'dire, a 4 !!. amp; demienbsp;du matin, amp;ainfi des autres.

Pour tracer les arcs des fignes fur les cadrans equinoxiaux; comme» par exemple, furie cadran de la figure 7 de la planchc 27, prenez la longueur du ftyle AD,amp; la portez fur 1'axedu trigone de la figure 7 planchcnbsp;2 9 } du point O, jufqu'en p, tirez la ligne p N, parallele au rayon de I’e-quateur; elle coupera le tropique d’été amp; deux autres paralleles. Preneznbsp;avec un compas la diftance du point p, jufqu'a l'interfeéiion du tropique»nbsp;portez cette ouverture au centre A du cadran , amp; tracez un cerclequire-prefentera le tropique de ©. Prenez de même les deux autres diftances furnbsp;la parallele du trigone, pour en tracer deux autres cercles fur le cadran».nbsp;dont 1 un fera le parallele de ja amp; de ,amp; I'autre celui de V amp; den^, quenbsp;Ion, peut tracer fur 1 equinoxial fuperieur. Si c'étoit un inférieur, on ynbsp;marqueroit les paralleles de nx amp; de )( , celui de amp; de , amp; celui denbsp;quot;h, car a 1 egard de ceux de T amp; £!», on ne peut Ics decrire fur les cadransnbsp;equinoxiaux, paree que quand le foleil eft dans le plan de 1'équateur, fe*nbsp;rayons rafent la furface de ces cadrans ,amp; 1'ombre de leur ftyle eft indéfi-nie;ceft pourquoi ils ne marquent pasl’heureencetems-la.

La ligne horifontalc fe trace de cette maniere : La longueur du ftyl® étant pofee fur la ligne de 6 heures, de fon extremiteD, comme centre»nbsp;tracez au-delTus , pour le fuperieur, 1’arc EF egal a 1'élevationdupole»nbsp;comme ici, par exemple , de d. tirez la ligne D F, qui coupera 1^nbsp;meridiene au point H, par lequel vous tracerez la ligne horifontalc parallelenbsp;a celle de 6 h., comme on voiten la figure 7 planche 27.

Cette ligne fert k faire connoitre Ic lever amp; le coucher du foleil an

commencement de chaque figne j car, par exemple , comme elle coupe en

cc

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DES CADRANS AU SOLEIL. LmVIII.Chap.III. 545 Ce cadran Ie tropique de cancer aux points de 4 h. du matin, amp; de 8 h.nbsp;du foir, it s’enfuit que Ie foleil au jour du folftice d’été fe leve a 4 h. dunbsp;luatin , amp; fe couche a 8 h. du.foir fur l’horifon de Paris; amp; ainfi des autres.

Pour tracer les arcs des fignes fur (es cadrans polaires.

LE cadran étant conftruit , comrae on Ie voit en la figure 6 de k planche 27, les rayons des heures ponöuées depuis Ie point D , centrenbsp;du quart de eerde, amp; bout du ftyle, jufqu’au rencontre de la ligne équi-noxiale AB , portcz ces diftances fune après fautre fur Ie rayon o nr ,denbsp;féquateur du trigone des fignes , figure 7 de la planche 29 , pour luinbsp;lUener par ces points autant de perpendiculaires qu’il y a d’heures pon-dtuées, c’eft-a-dire , une pour i 2 h. amp; 5 autres pour i , 2 , 3,4 amp; 5 h.nbsp;lefquelies couperont les rayons des fignes du trigone ; ptenez enfuite furnbsp;ces perpendiculaires la diftance depuis Ie rayon de f équateur du trigonenbsp;jufqu’aux autres rayons des fignes, amp; les tranfportez fur les lignes horai-res du cadran, depuis 1’équinoxiale A B de part amp; d’autre. Prenez , parnbsp;exemple, fur Ie trigone fefpace i 2nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, amp; Ie portez au cadran du point C,

lur la ligne de i 2 h. pour y marquer les points des tropiques. De même fefpace pris au trigone, fur la ligne 5 % ou «S , feta portee fur la lignenbsp;de 5 amp; de 7 h. du cadran de part amp;: d’autre également depuis la lignenbsp;cquinoxiale, amp; ainfi des autres fignes dont vous tracerez les paralteles parnbsp;des lignes courbes; (avoir, les fignes feptentrionaux au-delfous de la lignenbsp;Cquinoxiale, amp; les meridionaux au-delTus. Nous n’avons tracé que les deuxnbsp;tropiques en la figure de ce cadran , pour ne pas 1’embaraffer.

Les arcs diurnes fe tracent de la même maniere que les arcs des fignes.

Pour tracer les arcs des fignesfur les cadrans or lent aux dn Occident aux.

ILs fe tracent a peu prés de même que fur les cadrans polaires.

Soit, par exemple, la figure premiere de Ia planche aS^'jqui repre-fentc un cadran occidental. Les rayons des heures étant ponéluez depuis Ie point E, centre du quart de eerde amp; longueur du ftyle , jufqu’a Ianbsp;ligne équinoxiale C D , feront portez avec un compas au trigone de linbsp;figure 3 , planche 29, depuis Ie point /*, fur Ie rayon de 1’équateur, pournbsp;y tracer autant de perpendiculaires qui couperont les rayons des fignes ;nbsp;Vous prendrez fur ces perpendiculaires les diftances depuis Ie rayon denbsp;féquateur jufqu’aux interfedions des rayons des autres fignes, amp; les re-porterez fur les lignes horaires du cadran , de cóté amp; d’autre de la lignenbsp;Cquinoxiale.

Prenez, par exemple , au trigone l’efpace 6 ou X j amp; portez-le au Cadran fur la ligne de 6 h. de part amp; d’autre du point D ; faites-eri de mêmenbsp;pour les autres heures, amp; par les points que vous y aurez marquez , traceznbsp;les lignes courbes, qui reprefenteront les paralleles des fignes;favoir,lesnbsp;feptentrionaux au-delfous de la ligne équinoxiale, amp; les meridionaux au-delfus.

Les arcs diurnes fe tracent de la même fa^on.

Nous n avons tracé que les deux tropiques fur ce cadran , pour ne pas embarafler la figure.

Xx

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S4lt;5

CONSTRUCTION ET USAGES

Conjlrttfiion dun cadran h^rifontda'veclesheuresitaliquestbAhytonielueSy les AlmucmtarAths öquot; les meridiem^

A Prés avoir marqué fur les cadrans, les heuresaftronomiques ou fran-^oifeSjavec les arcs diurnes amp; ceux des fignes , commc nous venons d'expliquer, on peut encore y reprefenter plufieurs autres projeöions desnbsp;cercles de la fphere, qut feront des chofes curieufes amp; utiles , que 1’ex-tremité de Tombre du ftyle y marquera; comme font les heures italienesnbsp;amp; baby lonienes, les azimuths, les almucantaraths, amp; les meridiens des princi-pales villes de la terre.

Les heures italiques amp; babyloniques ont pour premiere ligne Thorifon comme les heures aftronomiques ont pour commencement Ie meridien»nbsp;Les italiens commencent I compter les heures lorfque Ie centre du foleilnbsp;touche fhorifon en fe couchant, amp; les babyloniens lorfqu'iL Ie touche ennbsp;fe levant.

La figure premiere de la pknche 3,0quot;’% reprefente un cadran horifon-tal, fur lequel on a tracé plufieurs cercles de la fphere de la manierc que nous aliens 1’expliquer»

Methode

pour tracer fur toutes fortes de cadrans les heures itaUenes amp; bahjlonienes^

xxx.

Tbtfnche,

IiSgt; i .

LEs heures aftronomiques étant tracées avec la ligne équinoxiale amp; un.

are diurnc ou un parallele du lever du foleil a. telle heure qu’onvou-dra, comme, par exemple, a4h- qui eft Ie même que Ic tropiqued’été, pour 49 d. de latitude, vous trouverez par la methode que nous aliens-enfeigner , deux points de chacune de ces lignes , un fur la ligne équinoxiale , amp; Tautre fur Ie parallele tracé , par Ie moyen defquels il feranbsp;facile de raarquer ces lignes horaires, paree qu étant les communes feétionsnbsp;des grands cercles de la fphere avec Ie plan du cadran , elle s’y doiventnbsp;reprefenter en lignes droites.

Voulant done tracer la premiere heure babylonrque , confidcrez que Ie foleil étant dans 1’équateur, il fe leve a é h. amp; qu’a yilyauneheurenbsp;qu’il eft levé ; dquot;ou il s’enfuit que cette premiere heure dok pafler par Ienbsp;point OU la feptiéme heure aftronomique coupe 1’équinoxiale. La fecondenbsp;heure palTera par Tinterfeélion de 8 h., du matin; latroiliéme^par celle de-51 , amp; ainfi de fuite.

On s’eft contenté de marquer les chiffres amp; les divifions des heures aftrono-mlques OU fran§oifes,fans tirerjufqu’au centre les lignes de ces heures, qui auroienttropembrouillé la figure du cadran; on pourra parle moyen d’unenbsp;regie ou d’une foie tendue du centre par ces divifions, connoitre la tracenbsp;de ces lignes, amp; leur feétion avec Tequinoxiale.

Mais quand Ie foleil fe leve a 4 h. Ie point de 5 h. fur Ie parallele de 05 , eft celui de la premiere heure babylonique ; Ie point de 6 eft pournbsp;Ia feconde heure; celui de 7, pour la troifiéme, amp; ainfi des autres.Mettcznbsp;done une regie fur Ie point d'interfeétion de 5 h. au tropique de cancer ynbsp;amp; fur Ie point d’interfeétion de 7 b. en 1’équinoxiale , amp; par ces deux

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DES CADRANS AU SOLEIL.Liv.vni.Chap.irL 147-

points tracez k premiere heure babyloniene; continuant de même, vous trouverez que k 8'quot;’heure paffera par le point de 1 z heures aftronomi-ques fur ce tropique , amp; que par celui de 2 heures après midi furnbsp;1’équinoxiale; Sc que k i 5 heure paffera par Ie point de j h. du föirfarnbsp;ledit tropique, Sc par celui de 5 h. fur f équinoxiale.

Ileftfaciled-etracer toutes ces lignes horaires, lorfqu’onen a une, paree qu’elles fe fuivent toutes par ordre d’heure en heure aftronomique fur Ienbsp;parallele amp; fur la ligne équinoxiale,comme il eft aifé de voir par kdite figure.

Enfin Ie foleil fe couche a 16 h. babylonienes, lorfqüe Ie jour eft de 16 h. 11 fe couche a i 2 h. pendant les équinoxes, Sc a 8 h., lorfque la nuit eft d4nbsp;16 h. puifqu'il fe leve toujoursa 24 h.

II faut faire a peu prés Ie même raifonnement pour marquer les heures italienes. On comptctoujours 24h.quand Ie foleil fe couche; c’eftpour-quoi en été quand les nuits font de 8 h., il fc leve a 8 h. italiques; pen^nbsp;dant les équinoxes il fo leve a 12 h. Sc en hiver, quand les nuits font denbsp;ï 6 h. il fe Ieve a 16 h.; d’oii s’enfuit que k 23“' heure italiene doit paffernbsp;far les points de 7 h. du foir au tropique d’été, de 5 h. fur 1’équinoxialc ,

amp; de 3 h. fur Ie tropique d’hiver. II fuftit d’avoir deux de ces points pour la tracer. La 2 2“'heure paffe paries points de 6 h. du foir au tropique d'été*

4 h. fur f équiimxiak, Sc de 2 h. fur Ie tropique d’hiver. Continuant de même, on tr OU V era que k 18“'heure paffe paries points de i 2 h. équinoxia-les; c’eft-a-dire , que pendant les équinoxes il eft midi a 18 h. , au lieunbsp;quku folftice d’été il eft midi a i 6 h. Sc pendant Ie fo4ftice d’hiver a 2 o h.nbsp;dans les pays qui ont49 degrez de latitude,comme on volt dans les table#nbsp;ci-après.

Tdhies four trourver ies heures habyloniques amp; italiques.

Heures

babyloniqucs

I. 2. 3.4. 5.6. 7. 8. 9.10.11.12.13.14.15.16.

paffen t Q en fare T parnbsp;denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;xgt;

5. 6. 7. 8. 9.10.11.12.1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 7. 8. 9.10.II.12.1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10.nbsp;9. 10.II.12.1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9.10.II.12.

Heures italiques. )23.22.2i.2o.i9.t8.i7.id.i5.i4.i5.i2.i i.i 0.9.8,

paffent S en 1’aic 'Y' parnbsp;denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'h

7. nbsp;nbsp;nbsp;6.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5. 4. 3. 2. I. 12. II.10.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;9. 8.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;7.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;6. j.4.

5. nbsp;nbsp;nbsp;4.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3. 2. 1.12.II. 10. 9. 8.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;7. 6.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4. 3.2,

3. nbsp;nbsp;nbsp;2.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;I.I2.I i.io. 9. 8. 7. 6.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5. 4.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;2.I.1_2.

Par les heures italienes on voit dans combien de tems Ie foleil fe doit coucher , en ótant 1’heure prefente du nombre 2 4; Sc par les heures babylonienes on voit combien il y a de tems qu’il eft levé.

Xx $

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CONSTRUCTION ET USAGES

Mmiere de tracer les almucantaraths dr tes azimuths.

s'yr.

VUnche,

Fis» '•

LEs almucantaraths, ou cercles de hauteur, fe reprefentent fur Thorr-fontal par des cercles concentriques , decrits du pied du ftyle ; amp; les azimuths par des lignes droites qui aboutiffent au même pied du ftyle B ,nbsp;lequel reprefente le zenith, amp; qui eft le centre commun de tons les almu-cantaraths.

C’eft pourquoi il n’y a qu’a divifer en degrez la meridiene B X 11, du bout du ftyle C, comme centre. Les tangentes des arcs feront les demi-diametres des almucantaraths qui feterminerontaux deux tropiques. Pournbsp;avoir ces tangentes on peut fe fervir d’un quart de cercle divife commcnbsp;eelui de la figure z. Pour cet effet portez la longueur du ftyle C B de Anbsp;en H,amp; tirez la ligne HI, fur laquelle vous prendrez avecun compas lesnbsp;diftances, amp; les porterez fur la ligne B X11, en forte que le 90quot;quot; degrénbsp;réponde au point B. Mats comme ce cadran eft fait pour 49 d. de latitude,nbsp;amp; que par confequent le foleil ne peut s'élever fur cet horifon que de 64 d.nbsp;3 o m. il fuffira de marquer cette plus grande hauteur du foleil, qui fe ter-Hiinera au tropique d’été.

Enfuite fi 1’on divife un de ces cercles de hauteur de ïo en iod.,en eommen^ant depuis la meridiene BXII, qui eft le90quot;'*azimuth, amp; quenbsp;par ces points de divifion on tire au pied du ftyle Bautant de lignes droites, on aura la repref^ntation des azimuths ou cercles verticaux. Nous ne lesnbsp;avons point marquez fur ce cadran pour eviter la confufion, mais il eltnbsp;facile de les concevoir.

Par les almucantaraths on connoit en toute heure la hauteur du foleil fur fhorifon ; amp; par les azimuths on connoit en quel azimuth ou cerclenbsp;vertical il fe trouve ; cela fe voit en remarquant 1’endroit ou I’extremitenbsp;de 1’ombre du ftyle droit donne fur le cercle de hauteur amp; fur la lignenbsp;de fazimuth.

Methode four martfucr les meridiens ou cercles de longitude terreflre ,fur

le cadran horifontaL

ïiS,.

DU point D, centre divifeur de la ligne equinoxiale, tracez une cir-conference de cercle amp; la divifez en 360 parties egales ou degrez, ou feulement en 56 parties pour y marquer les degrez de l a en 10. Denbsp;la ligne de midi, qui reprefente le meridien du lieu pour lequel eft con-ftruit le cadran, comme, par exemple., deParis, comptez vers Occident zo d.nbsp;pour la longitude ou diftance du premier meridien qui pafte par le point G;nbsp;fiir lequel ayantécrit 360 d. vousprolongerezla ligneG D jufqu’en E,furnbsp;réquinoxiale; enfuite du centre A, amp; par E tracez le premier meridien quinbsp;eft file de Per, amp; ainfi des autres j mais il vous fera plus facile en mar-quant d’occident vers orient les meridiens ou cercles de longitude de 5 ennbsp;5 d. ou de 1 o en IO j amp; y placerez les principales villes dont les longitudesnbsp;vous font connues ; comme, par exemple, Kerne, a 1 o d. 2 o m, plus oriëntale que Paris, Vienne en Autriche, a 14 d. 3 2 m. plus oriëntale que ladite-ville de Paris, amp; ainfi des autres villes confiderables dont vous connoitreznbsp;k difference des meridiens a celui de Paris, par le moyen d’un bon globe

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DES CADRANS AU SOLElL.Liv. VUL Chap.III. 54^ OU par une bonne carte de geographic, conftruite fur les obfervations exaétesnbsp;de Meffieursde rAcademie Royale des Sciences.

Son ufage eft, qu’a tout-moment que Ie foleil luira fur votre cadran, vous connoïtrez non fculement quand il eft midi, mais encore quelle heurenbsp;il eft en tous les lieux marquez fur les meridiens , en ajoutant a Theurenbsp;de Paris , pour lequel eft fait ce cadran, autant d’heures qu’lly ade fois

1 nbsp;nbsp;nbsp;5 d. de difference , amp; 4 m. d’heure pour chaque degré, les adjoutant,nbsp;dis-jc,aux lieux plus orientaux entre Ia meridiene du cadran,amp; celle dunbsp;lieu propofé, amp; au contraire lesótant pour les lieux plus occidentaux.

Par exemple, quand ce cadran marquera midi a Paris, il fera prés d’une heure après midi a Vienne en Autriche, puifque cette ville eft plus oriëntale que Paris de i4d. 3 2 m. amp; par confequent re^oit lalumiere du foleilnbsp;plutót que Paris.

II fera 41 m. 20 fee. après midi a Rome, puifqu^elle eft 10 d. 20 m.a l’orient de Paris: amp; il fera 1 o h. 2 m. du matin a Paris , lorfqu'il fera midi anbsp;Peterfbourg ville de Mofcovie; 8^ reciproquement lorfqu’il fera midi a Parisnbsp;il fera une heure 58 m. après midi a Peterfbourg qui eft plus oriëntale dc

2 nbsp;nbsp;nbsp;9 d. 30 m. Pareillement on Toit que quand il eft midi a Peterfbourg, ilnbsp;eft en méme tems une heure 2 4 m. a Ifpaham , ville plus oriëntale de 21 d.nbsp;que Peterfbourg, amp; qu’au même inftant il eft aufli ioh.43m. 20 fee. diinbsp;matin a Rome, qui eft plus occidentale de 19 d. i o m. que ia même ville denbsp;Peterfbourg. II en eft de même des villes plus occidentales que Paris j parnbsp;exemple, quandun cadran marque midi è Paris, on voit qubl eft neufnbsp;heures amp; demie du matin a Olinde dans Ie Brefil, qui eft plus occidentale de

3 nbsp;nbsp;nbsp;7 d. 3 o m., amp; reciproquement quhl eft midi a Olinde lorfqu’il eft deuxnbsp;heures amp; demie après midi a Paris ; amp; ainfi des autres villes qui ferontanbsp;l’orient ou a Toccident d’Olinde, qui auront Ie midi plutót ouplutard quenbsp;cette ville.

Ces lignes de longitude fonttiréesdu centre du cadran comme les lignes horaires par les degrez requis de Tequinoxiale, chacuned’ellesreprefentenbsp;Ie meridien du lieu qui lui eft attribuéjdontlenomeftécrita cótéavecfanbsp;longitude comptée comme les heures de i 5 en i 5 degrez depuis la li^nenbsp;de midi du lieu pour lequel a été fait Ie cadran vers la gauche fur les heuresnbsp;du foir,fi les lieux font plus occidentaux; vers k droite fur les heures dunbsp;matin,s’ils font plus orientaux :amp;tous ces meridiens divers fe marquerontnbsp;comme les heures par l’ombre de l’axe ou du ftyle, enforte que quand ellenbsp;donnera fur quelqu’une de ces villes, c’eft une marque qu’ily eft midi.

CHAPITRE IV.

Contemnt In confirucHon ér les ufnges des injlrumens fropres a tracer les cadrans fur differens ffansl ¦

La figure 2 de la planche 3 oquot;’quot;, eft un quart de 'éè'rcle divife en fés 9 o d^ fa grandeur eft a volonté. II fe fait fur une plaque de cuivre ou d’au-tre matiere folide,

Il peut fervir a trouver k longueur des tangentes, amp; par ce moyen 3 Fjg; ^

Xx iij

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550 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

divifer en dcgrez une ligne droite,comme nous avons fait fur hmcridienc

du cadran horifontal, figure i de cette même planche, pour y marquerle* rayons des almucantaraths ou cercles de hauteur.

On y pcut pareillement trouver les divifions des heures fur la ligne equi-noxiale des cadrans reguliers, amp; même des cadrans declinans, dont lafou-ft) laire fe rencontre fur une heure complete, en portant du centre A juf-qifen H ou enL, la longueur du rayon de 1’équateur, amp; tirant une lignc droite comme HI ou L M, parallele au rayon exterieur du quart de cerclenbsp;A C; car, par exemple, la diftance L i h. ou 11 h. qui répond a i 5 d. denbsp;la divifion du quart de cercle, fera la tangente de la premiere heure comptecnbsp;depuis la meridiene ou fouftylaire du cadran ; c’eftpourquoi étant porteenbsp;fur la ligne équinoxiale,dont je fuppofe que AL eft Ie rayon,elley de-terminera le point par ou doit paflTer cette ligne horaire. L 2 , qui répond

3 nbsp;nbsp;nbsp;5 o d. de la circonference du quart de cercle, fera la tangente de la fecondenbsp;heure. L y, qui répond a 45 d. fera la tangente de k troifiéme heure ,8cnbsp;ainfi des autres;amp; par ce moyen on a déja 5 h. de fuite de chaque cóténbsp;de la meridiene ou fouftylaire ;ce qui fait en tout fix efpaces d’heuresdenbsp;fuite, amp; qui peut fuffire pour trouver toutes les autres lignes horaircs dunbsp;cadran , en fuivant la methode que nous avons expliquée ci-devant, ennbsp;parlant des cadrans declinans, amp; qui peuts’appliquer de même a touslesnbsp;cadrans reguliers , comme eft un horifontal , fur lequel ayant fix inter*nbsp;valles d’heures de fuite, comme feroit, par exemple,depuis 9 du matin,nbsp;jufqu’a 3 h. apres midi; on pourra par cette même methode trouver toutesnbsp;les autres heures du cadran , comme les heures de 7 amp; 8 h. du matin,

4 nbsp;nbsp;nbsp;amp; 5 h. du foir , que fon a quelquefois peine a marquer fur la lignenbsp;équinoxtale du cadran, principalement les points de 5 amp; de 7 h. a caufe de knbsp;longueur de leurs tangentes.

Les lignes horaires trouvees par cette methode, que nous ne repeterons pasici,pourront fervir a en trouver d’autres, amp; celles qui font trouvéc*nbsp;étant prolongéesau-dela du centre donneront leurs oppofées.

Ce même quart de cercle peut encore fervir de cadran portatif, paree que les heures s’ypeuvent tracer park moyen d’une table des hauteurs dunbsp;folcil fur fhorifon du lieu pour lequel on veut le conftruirc, comme nousnbsp;l’expliquerons au chapitre fuivant.

Conjlruciion de l’horifontd mobile.

matlere ’autre, 8c

Til- i-

CEt inftrument eft compofé de deux plaques de cuivre ou autre

folide , bien droites amp; bien unies , appliquées fune fur 1’a----,.

jointes enfemble par le moyen d’un clou rond mis au centre A. La piece de deflbus eft quarrée, ayant 5 aó pouces de chaque cóté i elk eft divifc^

en deux fois 90 d. pour fervir a connoitre la déclinaifon des plans. La piece de deflus eft ronde avec un petit index joint a la ligne de midi, qui marquenbsp;fur ledegré la déclinaifon des plans; elk eft environ de 4 lignes plus petitenbsp;de chaque cóté que la plaque quarree qui eft deftbus.

II y a un cadran horifontal tracé du centre A, fur la platine fupérieurc pour f élevation du pok du lieu ou 1’on veuts’en fervir. Le ftyletriangtiquot;nbsp;laire B eft ajufté demaniereque fon angle de 1’élevation du pok du lieti»nbsp;aboutifle au centre oii fon fait un petit trou pour y palier une foie. On ï

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BES CADRANS AU SOLEIL. Liv. VIII. Chap.IV, 3^1 )oint une bouflble D,avec fon éguilleaimantée, couverte d’un verre pournbsp;ia garantir des injures du tems, amp; dans Ie fond de la bouflble on trace unenbsp;lignequi marque Ia déclinailbn faiman, Jefaisauflide ces inftrumens qv.inbsp;peuvent fervir pour differentes élevations de pole , alors il faut que faxenbsp;haufle amp; baifle, amp; je trace diflèrens cadrans comme il fe verra en Ia planchenbsp;ci-après.

Vfage du cudrm horïfontal mobile.

CEt inftrument fert è tracer deS cadrans au foleil fur toute Ibrte de plans, de telle fituation qu’ils puiflent être, comme déclinans, inclinez,nbsp;OU f un amp; Tautre tout enfemble, en la maniere qui fuit.

Tracez fur Ie plan propofé une lignc horifontale ou de niveau ,amp; met-tez Ie long de cette ligne, Ie cótédu quadre oü eft écrit , (oté apfliqné au ««ir. Tournez Ie cadran horifontal tant que 1’éguille aimantée s'arrête furnbsp;fa ligne de déclinaifon ; étendez la foie au long de Taxe, jufqti’a cequ’ellenbsp;rencontre Ie plan en un point qui fera Ie centre du cadran, Etendez enfuitenbsp;la foie fur toutes les lignes horaires que Ie plan pourra recevoir, amp; mar-quez autant de points fur la ligne horifontale ou de niveau , par lefquelsnbsp;vous conduirez du centre les lignes des heures , y marquant les mêmesnbsp;chifres qu'a celles du cadran horifontal. Si Ie cadran eft vertical, fans in-clinaifon, la ligne de i 2 h. fera perpendiculaire fur la ligne horifontale dunbsp;plan , en la faifant tomber du centa-e du cadran par lemoyen d’un fil avecnbsp;fon plomb.

La fouftylaire fe tracera par Ie centre amp; par un point de Tangle droit d’un cóté d’équerre mis fur Ia ligne de niveau , Tautre cóté touchantnbsp;Taxe. Cette diftance du cóté de Téquerre pofée aumur jufqu’a Taxe,eftlanbsp;longueur du ftyle droit, lequel étant couché au même lieu a angles droitsnbsp;fur la fouftylaire , vous tirerez du centre par fon extremité Taxe , quenbsp;Vous formerez fur le plan par le moyen d’une verge de fer, parallele a lanbsp;fituation de la foie etendue le long de Taxe du cadran horifontal, amp; fou-tenue psr quelque appui plante dans le mur pcrpendiculairement a lanbsp;fouftylaire.

Si Ton ne vouloit qu’un ftyle droit, on choifira fur la fouftylaire tin' point cloigné du centre a proportion de la grandeur du cadran , pour ynbsp;planter une verge de fer perpendiculaire; maisil faut que fa pointe ne palFenbsp;pas la foie tendue le long de Taxe.

Enfin vous donnerez a votre cadran telle figure que vous jugerez apropos , amp; prolongerez les lignes horaires autant qu’il fera befoin, fuivant la grandeur de votre plan.

On peut éloignerTinftrument du mur pour y tracer de grands cadrans, mais il faut qu’il foit toujours pofé bien parallelement amp; de niveau.

Pour les cadrans feptentrionaux, ayant trouve la déclinaifon du plan , eomme , par exemple, de 45^ d. du feptentrion a Toccident, placez Tindex:nbsp;du cadran fur la déclinaifon oppofée, c’eft-a-dire, du midi a Torient ;¦ ren-Verfez enfuite Tinftrumeut fens deflus deflbus ; étendez la foie le long denbsp;Taxe pour avoir le centre en bas au-deflbus de la ligne horifontale, furla-quelle ayant marqué les points des heures, vous les prolongerez jufqu’atrnbsp;centre, amp; ferez le refte comme nous venons de dire; la ligne de midi fer»nbsp;Celle de minuit^


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34i nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

On fe fert encore fort utilement de ce cadran horifontal pour en tracer fur route forte de furfaces regulieres ou irregulieres , même pendant lanbsp;nuit en tres peu de terns a la lumiere d’un flambeau, comme nous dironsnbsp;ci-après en parlant du feiatere du P.Pardies,amp; on applique a ces cadransnbsp;ks arcs des flgnes ou bien les arcs diurnes de la maniere que nous fen-feignerons dans 1’ufage du feiatere fuivant, par le moyen d\rn trigone qu’onnbsp;appelle gyrouette, dont le centre repond au bout du ftyle droit fur faxenbsp;dll cadran.

On peut éviter les defauts que la courbure d’une foie,quelque bien tendue qu’on la fuppofe, caufera toujours dans les cadrans tracez ou par fhorifontalnbsp;mobile, ou par quelque feiatere que ce foit; fervez vous done de la methodenbsp;que je vous propofe. Faites un cadran horifontal par le calcul de la trigonometrie pour le lieu ou vous êtes: que ce cadran foit tracé fur un plan uni amp;nbsp;fpacieuxTuppofons que le cadran delafig.q, pl.ay foit tel que je dis.Preneznbsp;la déclinaifon du mur ou vous fouhaitez en tracer un ; je la fuppofe de 4 5 d.nbsp;du midi a Foccident, comme figure a , planche 28. Faites i'ur le cadrannbsp;horifontal le quart de cercle M B FI, a volonte du point B, pris fur la lignenbsp;de midi, vers le centre du cadran. Comptez de M , parallele k Féquinoxialenbsp;vers FI, les 4 5 d. de déclinaifon du cóté des heures d'apres midi, fi la déclinaifon eft a Foccident, amp; du cóté de celles du matin , fi elle eft a Forient:nbsp;tirez la ligne B j du point B par le point de 45 d. affez longue de partnbsp;amp; d’autre de B pour couper routes les lignes horaires qui ne lui font pointnbsp;paralleles. Enfuite faites fur le mur propofé une ligne a plomb , commenbsp;AB figure 2 ,planche 28 amp; lalignede niveauDC;le pointd’interfeétlonnbsp;E de ces deux lignes fur le mur, répond a celui B fur le cadran horifontal;nbsp;e’eft pourquoi en tranfportant la ligne B 5 du cadran horifontal avec ksnbsp;divifions que les lignes horaires y marquent fur la ligne DC furie mUr,nbsp;obfervant de faire convenir le point B de Fhorifontal avec celui E fur knbsp;mur, amp; mettant ks points des heures du matin a gauche fur k mur , amp; celksnbsp;du foir a droite , on aura fur la ligne DC, tous ks points des heures. Onnbsp;tranfportera cette ligne B 3 ou bien avec le compas en prenant fucceflive-ment routes les interfedions que ks lignes horaires du cadran horifontalnbsp;y font, ou bien en appliquant une regie fur cette ligne B 3 amp; marquantnbsp;deffus tous les points d’interfedion amp; le chifre des heures; alors vous por-terez cette regie ainfi divifée fur la ligne DC du mur, obfervant de mettrenbsp;le point de 1 2 h. fur k point E marqué fur le mur par Finterfedion de deuxnbsp;lignes a plomb amp; de niveau.

Pour marquer le centre dueadran fur lemur, prenez fur le cadran hori* fontal la diftance de B en P , ou Faxe de ce cadran couperoit une ligne paral-lek a K L qui pafferoit par B, amp; portez cette diftance fur le mur de E en Anbsp;lur la ligne de midi vers le haut,fi k cadran ne décline pas du feptentrioo*nbsp;Ce point A fera le centre du cadran , duquel par ks points des heuresnbsp;marquez fur DC vous tirerez ces heures aufliloinqu’ilvousplaira.Tir^znbsp;lur le cadran horifontal du centre E fur la ligne de déclinaifon B 3 u*’®nbsp;perpendiculaire, amp; prenez la diftance du point ou elk y tombera jufqu aUnbsp;point B; portez cette diftance fur le mur de E vers C ou D, felon qu nnbsp;conviendra par rapport a la déclinaifon a Forient ou a Foccident comnr®nbsp;ici en H, vousaurezk pied du ftyle droit, amp; la diftance fur le cadran horiquot;

fontal du centre E au point ou la ligne B 3 eft coupée par fa perpendiculair^^

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DES CADRANS Aü SOLEIL. iJv.VIII. Chap.IV. 353 eft la longueur du ftyle droit HI ou d’unc verge élevée fur Ie mur aunbsp;point H, non toujours perpendiculairemencau mur ; mais parallelcment anbsp;rhorifon.Si vous appuyez fur Ie bout du ftyle une verge de fer droite qutnbsp;aille toucher Ie mur au point A, cette verge fera Taxe du cadran qui mar-quera fheure par toute fa longueur.

Si Ic mur n'étoit pas droit mais gauchi, convexe ou concave, commeon voit des furfacesde tourou degrandesniches; ii faudroit y appliquer uncnbsp;regie,en prendre la dcclinaifon,amp;fur cette regie decrire les contours dunbsp;mur, rapporter Ie tout fur amp; au long de la ligne de declinaifon B 3 , Icnbsp;refte s'acheveroit comm§ on vient de dire: il eft a remarquer cependant quenbsp;toutes les lignes horaires hors celle de midi ne feroient point droites, c’eftnbsp;pourquoi on aura foin d'appliquer une regie (ur le bout du ftyle amp; fur Ienbsp;centre du cadran , alors on borneyera le long de cette ligne par chaque pointnbsp;d'heure marquez fur la ligne de niveau , amp; on fuivra ce qu on aurabornoyenbsp;avec un trait legerde crayon, ou bien on éclairera pendant la nuit eet axenbsp;du cadran, de forte que fon ombre paflera fucceflivement fur chaque pointnbsp;d'heure marqué ;amp; on fuivra rombre de eet axe avec un crayon jufqu’aunbsp;centre d’un bout a l’autre du cadran pour avoir les lignes des heitres a me-fure qu’on les lui fera marquer.

On fuppofe que toutes ces furfaces fur lefquclles on veut decrire des cadrans font perpendiculaires a l’horifon, car ft elles y étoient inclinées ou,nbsp;ft ellesen déclinoienton aura bien plutót fait de fefervir d’un fciatere, quelnbsp;qu’il Ibit le cadran feroit toujours plus jufte que par la regie amp; par Ienbsp;compas, amp;c. Auffi ne trace-t-on pas ces fortes de cadraaispour lapréciftonnbsp;mais par curiofité.

Fi£- 4.

ConJlruBion du fciatere.

L’Inftrument reprefenté par la figure 4, fe nomme fciatere. II eftcom-pofé d’un eerde équinoxial A, fait de cuivre ou de quelqueautre ma-tiere folide, monté fur un quart de eerde B. Le point de midi de 1’équi-noxial eft attaché a un des bouts du quart de eerde, amp; une petite broche d’acier ronde d’une a deux lignes de diametre, qui fert d’axe amp; palTe parnbsp;le centre de 1’équinoxiai, tient a l’autre extremité du quart de eerde,denbsp;telle forte que l’équinoxial amp; le quart de eerde font fixement attacheznbsp;enfemble a angles droits. Le quart de eerde eft diviféenpo d.amp;le eerdenbsp;équinoxial en heures amp; demi heures par les methodes expliquéesci-devant.nbsp;La piece G eft d’une épaiffeur convenable pour contenir par le haut une cou-lilfe qui entre des deux cótez dans une rainure qui eft au bord extérieurnbsp;du quart de eerde, pour haufferou bailTer l’équinoxial fuivantla hauteurnbsp;du pole. La petite boule eft attachée au bout d’une foie,arrêtée fur 1’in-ftrument par fon autre bout au haut d’une ligne perpendiculaire quiy eftnbsp;tracée, amp; pendant librement le long de cette ligne; elle fert pour placernbsp;la machine aplomb, par le moyen du genou H , qui tient a la piece G ,nbsp;fervant a tourner 1’inftrument en tout fens. Le genou eft rivé a une branche,nbsp;dont le bout eft d’acier, que 1’on enfonce dans le mur pour tenir fermenbsp;toute la machine ,quand on veut la mettre en ufagc.

Le trigone des fignes D , eft paffe dans 1’axe, amp; tourne autour du cadran par Ie moyen d’une virolle. II y a une foie attachée au fommet du trigone ,nbsp;amp; une autre au centre du cadran. On ne place Ie trigone que quand on veutnbsp;tracer les arcs des fignes fur les cadrans.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Y y

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354

CONSTRUCTION ET USAGES

Vfagc du fcUtere.

IL faut d’abord enfoneer dans le mur la pointe d’acier attachée au pied de rinftrument , a Tendroit ou 1’on veut faire un cadran, amp; mettre lenbsp;degré de Televation du pole du lieu compté fur le quart de cercle, vis-a-vis d’un trait a plomb marqué fur la coulifle, c’eft-è-dire, vis-a-vis lanbsp;iigne perpendiculaire, dont nous venons de parler.

II faut auffi avoir une bouifole quarree , que vous poferez au long du plan du quart de cercle, amp; vous tournerez la machine jufqu’a ce quefe-guille aimantée foit arrêté juftement fur la ligne de déclinaifon, ou biennbsp;fans boulfole, li le foleil luit, amp; que vous fachiez f heure qu’il eft, tournez lanbsp;machine de forte que Taxe qui traverfe Tequinoxial, marque précifementnbsp;fheure fur le cercle des heures. L’inftrument étant ainfi difpofé, étendeznbsp;la foie E, qui part du centre , tout le long de 1’axe jufqua la rencontrenbsp;du plan propofé , pour y marquer un point qui fera le centre du cadran vnbsp;puis rafant les heures Tune après fautre avec lameme foie, prolongée juf-qu’au mur , marquez-y autant de points que vous pourrez, amp; par ces points,nbsp;tracez les lignes horaires jufqtfau centre du cadran ,ou elles fe doivent ren-contrer. Dormez telle figurequhlvousplaira a ce cadran, amp; piacez-y lesnbsp;memes chifres que ceux des heures de féquinoxial.

Le ftylefepoferadelamanierequi vient d’etre expliquée en parlant de rhorifontal mobile.

Pour tracer les arcs des fignes ou les arcs diurnes, faires entrer 1’axe dans la virolle qui eft a 1’extremité du trigone , que vous ferez tourner furnbsp;routes les heures, en I’arreiant avec la vis I’une après 1’autre,puisétendantnbsp;la foie F le long des lignes qui appartienncnt a chaque figne pour maj;quernbsp;autant de points fur chaque ligne horaire du mur j enfuite vous tracereznbsp;des lignes courbes de points en points, qui formeront les arcs des fignes, amp;nbsp;y marquerezles caracteres convenables.

On peut encore tracer les arcs des fignes de cette maniere.: I’axc du cadran étant bien affermi , choififfez un point fur ledit axe pour 1’extremité dunbsp;ftyle droit, qui reprefcnte le centre de la terre; faites entrer cet axe dansnbsp;la virolle de votre trigone , en forte que le point choifi pour 1’cxtremiténbsp;du ftyle droit convienne exaótement avec le fommet du trigone qui repre-fchte le centre de 1’équateur amp; du monde, amp; ayant arrêté le trigone parnbsp;le moyen de la vis qui preflera fur Taxe , faites-le tourner de forte qu’unnbsp;de ces plans (cards doivent êtremarquezégalement) fe trouve exaéiementnbsp;fur les lignes horaires ^ étendez la foie F le'long des rayons des fignes dunbsp;trigone, amp; marquez autant de points fur chaque ligne horaire I’une aprèsnbsp;1’autre ; joignez ces points par des lignes courbes qui reprefenteront lesnbsp;arcs des fignes. Enfin vous mettrez un bouton ou un petit foleil a ce pointnbsp;de I’axe , lequel par fon ombre marquera fur le cadran les paralleles desnbsp;fignes ou des arcs diurn.es, pendant que 1’axe entier fera ombre fur lesnbsp;lignes des heures.

S'il s’agit de tracer un cadran feptentrional, fakes la même chofe, ex-cepté que I’operation fe fera en deffous, afin que le centre foit en has, Sc retranchez les heures qui font a fupprimer.

On fak les memes operations pour tracer les cadrans fur les plans iacha^^ amp; déclmans.

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DES CADRANS AU SOLEIL.Liv.VIIL Chap.IV. 35 j

ConfiruBion du fdatere du F. Paradies.

CEt inftrument eft de Tinvention du P. Pardies Jefuite. II fe fait de tig. ^ cuivre ou autre matiere folide, d’une grandeur arbitraire. Ileftcom-pofé de quatre principales pieces; la premiere eft une plaque quarrée biennbsp;drelTée, marqueeD, quon nomme plan horifontal, paree que dans Tufagenbsp;il doit être mis horifontalement ou a niveau.

Aumilieudeceplanilyaun trou rond, dans lequel eft un pivot è Ten-droit marqué E, fur lequel doit tourner Ie feconde piece, que 1’on nomme plan meridional, de forte ququot;il demeure toujours a angles droits a vee Ienbsp;plan horifontal. Au cóté amp; fur fépaifleur du plan meridional il y a tmnbsp;plomb fufpendu en C, qui fert h placer rinftrument de niveau. Le hautnbsp;de cette piece eft taillé en quart de eerde concave, qui fe divife en 90 d.nbsp;commen9ant a la perpendiculaire qui répond au milieu du pivot. Cettenbsp;piece eft fendue par le milieu de fon épailTeur pour recevoir la troifiémenbsp;piece, qui eft un demi-cercle, autour duquel on a refervéunepartieexce-dente,pourentrerdansIafente du quart de cercle, amp; qui par ce moyennbsp;s’engage dans le quart de cercle, avec lequel il fait un même plan meridional , de maniere qu’ilpeut tourner,ens’inclinantDufe dreflant tantquenbsp;Ton veut, felon les differentes élevations de pole. Le diametre de ce demi-cercle s’appelle faxe, amp; fon centre s'appelle fimplement le centre de finftru-ment, comme le filet qui en fort s’appelle le filet du centre.

La quatriéme piece marquée A, eft un cercle de même matiere, bien dreffé amp;de bien égale épaifleur ; il eft divifé en 14 parties égales decóté 8cnbsp;d’autrepour le« 24 h. du joUr, donrchacunefe peut fubdiviferen deux ounbsp;en quatre, comme étantun cadran équinoxial. Ce cercle eft tellement en-gagé avec le demi-cercle par des entailles faitesamoitiédansrunamp;moiticnbsp;dans fautre, qu’il fait toujours avec lui des angles droits en toutes fesnbsp;differentes fituations; 1’une des faces de ce cercle fe nomme fupérieure, Scnbsp;I’autre inferieure.

On trace de part amp; d’autre fur le demi-cercle le trigone des fignes, dont le fommet eft le point A, extremité du diametre du cercle équinoxial, denbsp;la maniere que nous avons ci-devant expliquee. Enmarquant fur les rayonsnbsp;les caraéteres des fignes, amp; divifant par la même méthode chaque efpacenbsp;en trois, on y pourra graver les premieres lettres des mois dans les placesnbsp;qui leur conviennent a peu prés , en fuppofant que Tentrée du foleil ennbsp;chaque figne fe fait le 20quot;'“' jour des mois. On enmetó fur le cóté oriental , amp; 6 fur Toccidental, car chaque ligne eft toujours pour deux fignes.

Le tropique de l’écrevjffe fe marque en bas , amp; celui du capricorne en haut , de même que fur les cadrans verticaux. Nous ne parlons pas de lanbsp;maniere de tracer les heures,les degrez , ni les fignes, étant la même quenbsp;nous avons expliquee ci-devant.

U/age de cette machine.

ou

i Prés avoir mis les points de aries amp; lihra du demi - cercle amp; le plan A ftu. cercle équinoxial fur le degré de 1’élevation du pole du paysnbsp;1’on veut faire le cadran, placez la machine fur un plan ftable amp; hori-

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556 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

fontal, vis a-visdu mur ou aütre furface preparée pour y tracer un cadrati»

Tournez-la de forte que fombre du bord du eerde équinoxial rencontre fur l’axe !e jour du mois ou Ie degré du figne oü eft pour lors Ie foleil j cela étant, l’ombre du diametre du demi-cerde qui fert d’axc,nbsp;marquera l’heure prefente , amp; toute Ia machine fera bien fituée. Le plannbsp;meridional répondra au meridien du del; Ie eerde équinoxial fera parallelenbsp;a 1’équateur celefte, amp; Taxe du cadran a l’axe du monde.

Tendez Ia foie qui part du centre Ie long de l'axe jufqu^’au rencontre du mur, foit en haut vers Ie pole arélique, foit en bas vers 1’antarclique. Lenbsp;point OU le filet rencontrera le mur fera le centre du cadran. Ce filet ainfinbsp;tendu marquera la pofition du ftyle ou axej car fi 1’on met une verge denbsp;fer au même endroit amp; dans la même fituation , l’heure fera marquee parnbsp;une ombre étendue , étant caufée par la longueur de la verge. Si on nenbsp;veilt mettre qu’un ftyle droit, il n’y aura qu’a planter une vei^e dans lenbsp;mur,dont le bout vienne toucher la foie tendue au long de 1’axc. On peutnbsp;donner a eette verge la figure que 1’on voudra , comme d’un ferpent ounbsp;d’un oifeau, pourvü que 1’extremité de fon bec rencontre ladite foie; Scnbsp;de cette maniere l’heure ne fera marquée que par l’ombre de 1’extremitenbsp;du ftyle.

Pour marquer les heures, étendez le filet du centre fur le plan du cercle équinoxial, tout au long des lignes horaires. Tune après l’autre, jufqu’aiïnbsp;rencontre du mur, amp; marquez-y autant de points; tirez enfuite des ligneSnbsp;du centre par ces points, amp; vous aurez les lignes des heures.

On pourroit encore marquer les heures pendant la nuit par la lumiere d’un flambeau ou d’une bougie. Le filet du centre étant étendu au long denbsp;l’axe amp; attaché au mur, tournez le flambeau de forte que i’ombre de l’axamp;nbsp;marque l’heure fur le eerde équinoxial; alors l’ombre du même axe oUnbsp;du filet tendu marquera fur le mur la même heure ,amp; ilnefaut que paliernbsp;le crayon tout le long de eet ombre pour marquer la ligne horaire. Chan-gez enfuite le flambeau de place , afin que l’ombre du filet marque unenbsp;autre heure que vous tracerezdc même, amp; ainfi de toutes les autres. Cettenbsp;maniere eft très-bonne, particulierement lorfque lo plan n’eft pas plat amp; unhnbsp;comme feroit la furface convexe d’une tour ou la concavité d’une niche,nbsp;OU que le centre du cadran eft trop éloigné.

Heft a remarquer que 1’orabre de l’axe marque les heures furie cadran fupérieur, depuis le 2 i de Mars jufqu’au 2 3 de Septembre, amp; fur 1’inférieurnbsp;pendant les autres fix mois. II fauttoujours que la furface du eerde dontonnbsp;fe doit lervir,foit la fupéricure fok 1’inférieure, rafeSc touche le centrenbsp;du demi-cerde fans le couvrir.

CHAPITRE V.

Be ia. eorhjlrudlion dx des ufages des cadrans portat ifs dx autres. Conflru£tion du globe.

XXXI.

fUnche.

Ji®.-

CEtte figure reprefente un globe fur Icqud font tracez les meridiens oü' cercles horaires.. On eafait de difterentes grandeurs; les grands

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DES CADRANS AU S OLE IL. Liv. VUL Chap. V. 357

«xpofez dans les jardins, amp; fe font de pierre on de bois pcint en huile ; les petits fe font de cuivre avec une bou{role,amp; peuvent être mis au tang desnbsp;cadrans portatifs.

Pour bien arrondir une boule, de quelque matiere que ce puiffe être, il faut la raettre fur Ie tour, amp; la tourner fur plufieurs centres ; cfoft-a-dire ,nbsp;que fayant mile fur un mandrin quarré oh Ia tourne fur un fens, enfuitenbsp;on change Ie mandrin amp; on 1’applique a, fautre diametre pour la tournernbsp;fur 1’autre fens, amp; repetant cela deux ou trois fois, on aura une boule partite, que 1’on pourra examiner avec un compasfpherique.

Les groffes boules de pierre qufon ne peut mcttre fur Ie tour a caufe de leur poids fe font ainfi. Après les avoir dégroffi au cifeau ayez un demi eerdenbsp;concave de bois ou de cuivre de même diametre que la boule propofée inbsp;tailler; faites tourner Ie demi-cercle tout autour delalx)ule,amp; ótezavecnbsp;une rape tont ce qu’il y a de fuperflu, jufqfoa ceque Ie demi-cercle joignenbsp;par tout amp; en tout fens j amp; enfuite on fadoucira avec de la ponce ou chien-de-mer, amp;c.

Le globe étant ainfi bien arrondi amp; bien uni, il en faut prendre Ie diametre avec un compas fpherique, cquot;eft-a-dire, qui ait les pointes courbes, fouvrant jufqfoa ce quhl embrafle exadement la plus grande grolfeur dunbsp;globe, amp; vous aurez fon diametre reprefenté par la ligne A B, qui ell; divi-lée en deux parties égales par le point dhnterfedion E,de la ligne verticale ZN, dont le point fupérieur Z repréfente le zenith, amp; le point inférieur N le nadir. Ouvrez le compas fpherique, arrêtez une de fes pointesnbsp;cn E , étendez 1'autre jufqfocn A, amp; de cette ouverture tracez le eerdenbsp;meridien AZBN, tracez de même du point Z, comrae centre, le eerdenbsp;A E B , qui reprefente f horifon: du point B, comptez vers C, fur le meridien la hauteur du pole, comme ici de 49 d. :du même point B , comptez-au-delTous de fhorifon amp; fur le meridien les degrez du complement denbsp;1’élevation du pole, qui eft ici 41 d. afin d’y tracer Tequateur, en mettantnbsp;Une pointe du compasfpherique fur un des poles CouD, comme centre,nbsp;amp; f autre fur le 9 o”'° d. du meridien,

Mettez pareillement une des pointes du compas fpherique furie 90quot;’'d, du meridien ou il eft coupé par féquateur , amp; de la même ouverture tracez le eerde de 6 h. pallant par les poles C amp; D; par ce moyen féquateurnbsp;fe trouvera partagé en quatre parties égales par le meridien, amp; le eerdenbsp;de 6 h. Divifez enfuite chacunedeces parties en 6, pour avoir lesiqh,nbsp;du jour naturel, amp; par chacun de ces points de divifion , comme centrenbsp;tenant le compas toujours ouvert d’un quart de eerde,vous tracerez lesnbsp;cercles horaires paflans tous par les poles du monde. Si vous voulez lesnbsp;demi-heures oules quarts, vous partagerez chaque efpace en deux ouerenbsp;quatre. Les chifres des heures fe gravent autour de féquateur, i ^ h. aunbsp;point E, 6 h. fur le meridien delfos amp; delfous, amp; les autres de fuite en.nbsp;deux fois 1 z.

Pour y marquer iesparalleles des fignes, comptez depuis féquateur fur le meridien, de part amp; d’autre , la déelinaifon de chaque figne, fuivantnbsp;la table marquée ci-devant, comme pour les daux tropiques, comptez depuis féquateur 2 3 d. 3 om. amp; des poles C amp; D, decrivez leurs cercles autour-du globe. Pour les deux cercles polaires, vous les tracerez a la diftanee de-ijd. 30m.des poles, ou 6 6 d. 3 o m. de féquateur.

y y «i

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3 5 8 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

Le globe ainfi préparé doit être placé fur un pied proportionné a fagrol-fcur dans un trou fait au nadir marqué N , éloigné du pole, du complément de fon élevation; ,c’eft-a-dire, en eet exemple de 41 d. arrêté fixement 8cnbsp;orienté conformementa la fphere du monde, dans le lieu du jardin oü Icnbsp;folcil luit pluslong-tems. On peut faire auffi autour du pied de cc globe,nbsp;qui fera de groifeur convenable un cylindre , dont toutes les lignes desnbsp;parallelesdes fignes amp; mêmedesheures, hors celle de midi,font des coui-bes ; on y voit fheure par finterfeélion de fombre du cylindre avec lenbsp;parallele convenable; ou bien un eerde de cuivre ou de fer qui environne lenbsp;haut de ce cylindre a diftance requife fert deftyle, amp; marque fheure patnbsp;finterfeétion de fon ombre avec celle du cylindre, amp; encore avec le parallele convenable du ligne. Le P.Quenec Benediétin en a fait un en marbtenbsp;qu’il a placé dans le jardin de fabbayede faint Germain des PrezaPar'*'nbsp;c’eft un ouvrage des plus curieux, nous n’en donnons point ici Ia conftruétioy*nbsp;par ce qu'elle ie trouve dans le fecond volume des recreations mathemati'nbsp;ques de M' Ozanam.

Si c’ef: un petit globe portatif, 6n place fur fon pied une petite bouflble pour forienter toutes les fois qu^’onvoudra squot;en fervir pour voir fheure,nbsp;quefon y connoït fans ftyle, par fombre du globe même, car fombreounbsp;la lumiere occupe toujours la moitié de fa convexité, tant que le foleil 1 e-claire,comme fi c’étoit le globe de la terre; amp; ainfi Ia ligne de leur fep*quot;nbsp;ration, étaot une circonférence de grand eerde, marque fheure en deuXnbsp;endroits diametralement oppofez. Lquot;on pourroit orienter ce globe fan*nbsp;boulfole par le moyen des cercles decrits du pole aréiique dans f enceintenbsp;du eerde polaire voifin, par les degrez de la déclinaifon du foleil, fel^nnbsp;laquelle feroit divifé eet dpacejcar le tenant fufpendu par le zenith, ^nbsp;fexpofant au foleil julquT ce que le bord de fombre du globe , qui eunbsp;un grand eerde, touche exaélement le petit eerde deputéa la déclinaifot*nbsp;courante du foleil, pour lors cette ombre que fon peutappeller égalementnbsp;le bord de f illumination marquera fheure. Si de plus, on deflinoit furl®nbsp;globe les dilferens pays qui font fur la furface de la terre, avec les print*'nbsp;pales villes , fuivant leur longitude amp; latitude , on y verroit a chaqn®nbsp;moment, par la moitié illuminée du globe , quels font les endroits de 1*nbsp;terre qui lont éclairez du foleil, amp; quels font ceux qui font dansfobfe**'nbsp;rité. L'extremité de fombre feroit connoïtre les pays ou le foleil fc l®''®nbsp;ou fe couche , ceux qui ont les longs jours amp; ceux qui ont les long**®*nbsp;nuits ; on y diftingueroit vers les poles les endroits qui ont une nuit p®*”'nbsp;petuelle, amp; ceux qui ont le jour fans interruption. Le tout ell aifé a corO'nbsp;prendre a ceux qui ont f intelligence de la fphere. Ce cadran eft le pin*nbsp;naturel de tous, puifqu’il reffemble a la terre , amp; quhl eft éclairé cort*nbsp;me die,

en


eerde de cuivre mince, divifé en deux fois 90 d.qu’onajuftepar lemoy de deux petites virolles aux deux poles ou aux deux extremitez de fa**f^

Ce demi-eerde que fon fait tourner avec la main autour du globe, juifin^

ce quhin’y falTe qu’une ombre perpendiculaire, reprefentele eerde hor*** oü eft ppur lors le foleil, amp; par confequent indique fheure prefente.

Ce demi-cercle étant tourné direélement vers le foleil, amp; ne faifant p®* d’ombreafes cótez, montrera fous foq épaiffeur tous les lieux dela*®*^nbsp;oü il eft midi.

On peut encore connoïtre fheure fur le globe par le moyen d’un dein*'

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DBS CADRANS au SOLEIL. Liv.VIIL Chap. V. 35^ Mais dans ce cas i 2 h. doivent être marquées fur Ie meridien, amp; 6 h.nbsp;deux points oüi'équateur coupe i’horifon, Ce qui fait qu’on met or-öinairement deux rangs d'heures, comme la figure Ie marque. Par exemple,nbsp;un même point E, qui eft Ie point oriental du globe, on j marque i 2 h.

^ 6 h. pour deux fins; Ie chifre i 2 h. y fert pour quand on veut avoir ^gard a l’heure marquee par rombre du globe qui marque, midi en eetnbsp;^iidroit, amp; Ie chifre de 6 h. qui eft la dans fa place naturelle y fert pournbsp;^Uand on veut que Theure foitmarquée par f ombre du demi-cercle mo-°he. Les autres chifres des heures fuivent Tordre de ces premiers.

Si Pon fait fortir hors des poles du globe deux bouts d'axe amp; que les quot;^uresfoient marcjuées fur les cercles polaires, ils ferviront auffi a connoïtrenbsp;1 heure; favoir, Ie fupéricur pendant les longs jours, amp; finférieur pendantnbsp;courts joiifs.

Ilyaencoft beaucoup d’autres ufages qui fe peuvent pratiquer avec Ie globe, dont nous ne parlerons pointici,lesayant fuffifamment expliqueznbsp;^3ns Ie livre qui traite de cette matiere.

Je dirai feulement qu^on rend les petits globes portatifs,univerfels,en' y ajuftant un quart de eerde au-delTous pour faire couler Ic pied fuivantnbsp;1 elevation du pole du lieujeela eft facile a entendre.

ConJlruBion (jr ufage dn demi-eylindre concave óquot; convexe.

CE cadran fe fait de differentes groflêurs i les petits fe font de cuivre, Pig^.

amp; les grands de pierre ou de bois. II eft fort curieux , en ce qu’il *ïgt;arque les heures fans ftyle. Sa juftelfe confifte en ce qu’il foit bien ar-J’ondiamp;bienunien-dedans comme en-dehors;c’eft a quoi il faut bien s’ap-PHquerpour lerendre regulier.

II eft monté amp; attaché fur fon pied, amp; incliné comme Taxe du monde ^ür f horifon amp; tourné droit au midi, amp; par confequent les lignes des heuresnbsp;^ les vives arrêtes qui fervent de ftyle , font toutes paralleles a l’axe dunbsp;^onde. Le cylindre convexe entier Ié divife en 2 4 parties cgales, ou deuxnbsp;^ois 1 2 h. par des lignes paralleles, Le demi-eylindre concave faifant uii 'nbsp;^emj-cercle,fedivireen6 partieségales, qui fervent depuisó b.dumatiirnbsp;idqu’a 6 h. dufoir.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

Le foicil édairant la moitié du cylindre convexe, comme il éclaire la ^oitiédu globe, y marque fheurepar le défaut delumiere, c’eH-a-direynbsp;une ligne qui terraine la lumiere amp; la fépare de fombre.

Au cylindre concave fheure eft marquee par une des vives arrêtes qui d’axe, de (orte que le matiu lorfque le foleileft parvenu au eerde denbsp;^ h. la vive arrête qui eft du cóté d’orient, jette fon ombre fur l’arrêtenbsp;^^pofée, amp; y marque 6 h. amp; a mefure que le fokil s’éleve fur fhorifon,-ombre defcend amp; marque f heure ; les heures du matin font marquées vers-^ haut du cylindre, amp; celles d’après-midi vers le bas. Lorfque le foleil eft ar-au meridien,ilregardeen face le cadran , amp; pour lors il ri’y a pointnbsp;ombre; lorfque le foleil defcend vers la partie occidentale. Ia vive arrêtenbsp;|lui eft du même cóté, jette fon ombre dans la partie oppofée, amp; y marquenbsp;heures d’après-midi jufqii a 6 h, du foir fur la partie inférieure du cy-*J''dre. Si fon veut les demi-heures amp; les quarts, il n’y a qu a doubler les*nbsp;kifions. Aux petits cadrans onmei une boulTole au pied pour les orieuter»

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3lt;, nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION TT USAGES

tai cylirdr«°quot;oncavlrKrDe„^J™T'’’““7

j ^ “jart-s coHcavcs pcrpendiculaires, dans Icfqucls on trace ks rïSéario 'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;cadran comme il eftauffi marqué dans

fau rècu nbsp;nbsp;nbsp;Ozanam page 89 ,d la refervequ’il

taut leculci la Iigne de midi du milieu ducylindre vers les cótez 4 pro

portion que Ie mur decline,de forte quefilemur regardoit direéïemcut 1’orient une vive arrête du cyiindre concave feroit la ligne de midi,nbsp;ne refteroit plus que les heures du matin decrites dans la concavitc o ^nbsp;cyiindre lans aucun changement dans les diftances des heures entre ellc* jnbsp;Ie ftyle fuppofé au centre dudit cyiindre. Tel eft celui qu’on voit en onenbsp;des niches dans la cour du vieux Louvre a Paris, il eft fort jufte amp; tracenbsp;par M' R.

Cependant fi on vouloit que la ligne de midife trouvat prcciretneot art milieu, ou de la convexité d’une colomne appliquéc a un mur, ou de *nbsp;concavité cylindrique d’une niche prife dansun mur déciinant, comrne ounbsp;voit dans les deux cadrans de 1’hotel de Condé ; on ne pourroit plus fe 'nbsp;vir de 1’ombre du cyiindre convexe pour y tracer ou connoitre l’heure, u ƒnbsp;d’un ftyle dont Ie bout répond au centre de la concavité de la niche; pa^nbsp;confequent ce ne feroit plus un cadran cylindrique exaélement parlaut,nbsp;il n’y auroit pas de moyen plus court amp; plus précis de tracer de tebnbsp;drans qu’en fe fervantd'un des fciateres, dont nous avoQS parlé ci-deflo®’nbsp;OU de la methode que nous avons propofée en parlant dè 1’horifontal mobtq'nbsp;Ces cadrans ne doivent plusêtre confiderez comme des cydindriques,nbsp;des irreguliers, dont la feule ligne dc midi fera droite, touies lesnbsp;feront courbes : on y marque les aresdiurnes amp; des fignes au moyen d tnbsp;trigone en gyrouette, comme nous avons dit. Quand tout y eft naattlnbsp;on efface Ie centre, amp; des lignes, tout ce qui n’eft pas compris entre les denbsp;tropiques ; on ne laifle que Ie bout du ftyle lequcl ne repond pin®nbsp;centre de la niche.

Les hornes étroites que nous nous fommes prefcrit dans ce livre» nous permettent pas de donner une maniere affez jufte de tracer un caonbsp;fur un plan dcvcloppé d’un cyiindre convexe ou concave déclinant,p3f^^_nbsp;verticaux amp; les hauteurs du foleil. 11 faut beaucoup de difcours pour tnbsp;pliquer, amp; encore plus patience pour l’executcr.

Conjlni^iion ^ ufage du cyiindre vertied mobile.

Ette figure reprefente un cadran vertical , tracé fur la furface d ti|t

_ cyiindre par Ie moyen de la table des hauteurs du foleil fur 1 hon

a routes les heures du jour, pour la latitude du lieu ou 1’on veut conftrui Ie cyiindre, amp; de 1 o en I o d. de chaque figne.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, jg

La table ci-jointe eft calculée pour 49d.de latitude ou d’élevatiof*^^^ pole, qui peut fervir dans la conftruólion de ces cadrans pour Paris, amp;Pnbsp;kslieuxqui ontmêmeélevation,ouapeuprès.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

latitudes, amp; y raarquer les demies amp; quarts d'heure.

Nous donnerons ci-après en parlant du cadrai) azimutal amp; de, lan^ matique, une methode très-facile de dreffer ces tables pour dift^^^

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DES CADRANS AU SOLEIL. Liv. VUL Chap. V. 5^1

Tamp;hle des hmteurs du fokil dms toutes les heures du jour pour la latitude de 4g d. (je de lo en lo d. de chaque figne.

Heur.

XII.

XI.

X.

IX.

VIII.

VIL

VI.

V

He.

I.

II.

III.

IV.

V.

VI.

VIL

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D.

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D.

M.

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M.

D.

M.

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M.

D.

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Nous aliens donner la conjlru^ion de ce cadran fur un plan dèveloppé, qui ejl la fur face convexe du cylindre. La mème chofè fe petU fairenbsp;fur k cylindre même en tracant les lignes fur k corps rond , denbsp;mème que fi c’ètoit fur un plan.

SUr une plaque de euivre oufur une feuille de papier ou carton dé«ri- Fij.

vez Ie parallelograme redangle ABCD, dont la largeurABouCD eft a peu prés égale a la circonference du cylindre; prolongez la ligne AB»nbsp;pour y marquer la longueur du ftyle A E, qui détermine la hauteur dunbsp;cylindre. Du point E, comme centre amp; pour rayon E A, fakes un arenbsp;égal a la hauteur du foleil a midi, dans Ie plus long jour d’été. Tirez lanbsp;ligne occulte ED,qui donnera la hauteur du cylindre A D; mais fi cettenbsp;longueur étoit donnée , pour determiner la longueur du ftyle, du pointnbsp;D , comme centre , faites fur A Dun are égal au complément de la plusnbsp;grande hauteur meridiene du foleil fur fhorifon du lieupropofé. Sicettenbsp;plus grande hauteur eft de 6/^ A. 5 o m., fon complement fera 25 d, 3 °nbsp;tirez la ligne occulte DE , qui déterroinera la longueur du ftyle EA,nbsp;proportionnée a la hauteur du cylindre.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.

Divifez enfuite fare AF en degrez amp; minutes, amp; du point E, tirez

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CONSTRUCTION ET USAGES dés Jjgties occultes pjr tous les degrez de 1’arc de eerde, jufqn’a kligncnbsp;AD, pour en faire fédielle des hauteurs, qui contient les tangentes de

toas ces arcs, amp; fe peut encore marquer par les nombres qui leur convien-

ner.t dans les tables des finus imprimées, en fuppofant Ie rayon A E de i oo parties égales OU de looo, felon la grandeur du cylindre.

Leschofes étant ainfi preparées, divifez Ia largeur A BCD en (5 parties égales pour les la fignes; par chaque point de divifiop tire? autant de lignes paralleles, qui reprefenteront lescommencemens des (ignes du zodia-que; fubdivifez encore chaque efpace en 5 parties égales, afin dquot;y pouvoirnbsp;marquer les degrez de 10 en io,amp;par inême moyen les commfncemensnbsp;desmois, paree qu’en ces fortes de cadrans il n’y apas d’erreur feniible a fixernbsp;Tentrée du foleil en chaque figne au zode chaque mois.

Pour marquer les points des heures fur toutes ces lignes Tune après Tantre, fervez-vous de la table des hauteurs du foleil furl’horifon du lieu; comnie»nbsp;par exemple, pour marquer i o h. du matin ou 2 h. après midi fur la lignenbsp;A D, qui reprelente Ie tropique de fécrevifle r

Voustrouverez dans k table, que Ie foleil eft élevé fur Tfiorifon de Pari* de 55 d. 19 m. c’eft pourquoi vous prendrezavee un compas fur réchelknbsp;des hauteurs A D, la tangente de pared nombre de deg. amp; min. amp; cette ouverture etant traniportee lur ledit tropique, vousy ferezun point paroUtnbsp;doir paffer la ligne horaire propofée. Pour marquer la memeheure fur UUnbsp;autre parallele, comme fur celui du commencement du lion ou de lafiunbsp;des gemeaux, vous verrez dans ladite table que Ia hauteur du foleil en c®nbsp;tems-ia eft de j s d. 34 m. dont vous prendrez la tangente fur réchellenbsp;dis hauteurs, amp; lamarquerez fur ledit parallele en comptant toujours de-puis Ie haut du cylindre, c’eft-a-dire, en mettant une pointe du compa*nbsp;fur la ligne A B. Vous en ferez de mê.-ne fur tous les autres paralleles, Scnbsp;même fur leurs divifions de i o en i o- degrez, amp; par tous ces points voUSnbsp;tracerez la ligne horaire courbe de i o h. du matin , amp; de 2 h. après midi.

Vous en ferez de même pour toutes les autres lignes horaires; vous joiix-drez Ie roieux qu'il vous feia poflible , par des lignes courbes , tous les points qui appartiennent l une même heure , amp; marquerez les caraéteresnbsp;des fignes amp; les premieres lettres des mois , comme auffi les chifres de*nbsp;heures, ehacun en leur place, comme la figure Ie montre , amp; Ie cadran fer»nbsp;achevé.

Vous contournerez enfuite ce parallelograme autour du cylindre , en forte que les lignes qui repreientent les deux tropiques, foientbien paral*nbsp;leles enue elles. On peut tracer de même les fignes amp; les heures fur lesnbsp;corps mêmes des cylindres.

Le ftyle eft attaché a un chapiteau qui fert d’ornement , amp; doit être

d equerre amp; mobile fur la ligne AB, afin de pouvoiiTe placer fur ledegre dn ligne ou le jour du mois courant. Ce cadran étant pofé perpendiculai'nbsp;lement ou fufpendu par un anneau, tournez-le vis-a-vis le foleil, jufqiJ*nbsp;ce que lombre du ftyle tombe è plomb fur le parallele du jour; fon extre-mké marquera f heure, ou partic d’heure prefentc.

On peut encore par eet inftrument connoitrc a toute heure la hauteur fbkil. Pour eet elFet pofez k ftyk fur Ikchelle des hauteurs, tenez le cylin^'’^nbsp;fufpendu ou placé horifontakment, tournez^e de forte que le ftyle foit ve*'®'nbsp;Ie foleil, pourlorsfextremité de- fon ombre perpendiculaire ma-rquera'nbsp;hauteur du ibieil fur l’hGtifoa,

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DESCADRANSAU SOLEIL.Lit. VIII. Chap.V.

Ce parallelogramc peut fervir auffi de cadran, fans être contourné fur Un cylindre, en ajuftant Ie ftyle de maniere qu’il puifle couler au long de lanbsp;Egne A B , amp; s’arrêter fur Ie parallele du figne ou du jour du mois. 11 n’y anbsp;lt;iu’a faire une petite fente au haut de la platine , amp; applatir Ie pied dunbsp;ftyle de tclle forte qu'il puifle couler dans cette fente fans changer denbsp;longueur.

Pour s’en fervir il faut que fon plan foit bien perpendiculaire, amp; que Ia ligne AB foit bien de niveau,cc que Ton fait aifément par Ie moyennbsp;d’un petit plomb dont la foie eft attachée fur un cóté de ia platine. Lcnbsp;tenant ainfi d’une main , ou fufpendu par un anneau, on 1 expofe diretfte-tnent au lbleil,de telle forte que 1'ombre du ftyle foit étendue fur la lignenbsp;qui reprefente Ie parallele du figne ou du mois , Sc fon extremité mar-quera 1’heure.

Confiru^ion ufag£ du cadran tracé fur un quart de eerde.

XXX.

planche.

Ke-

La figure z de laplanche 5o*’, reprefente un cadran portatif, tracé furun quart de eerde, dont nous plafons ici la conftrudion , attendunbsp;qu'il fe fait, aufli-bicn que Ie cylindre, par Ie moyen de la table des hauteurs dufoleiljcalculéepour la latitude du lieu.

Après avoir divifé en degrez la circonfereuce B C du quart de eerde, du centre A, tracez une autre circonference , joignant cette divifion pournbsp;reprefenter lc tropique d'été ; divifez a peu prés en trois parties cgales Ienbsp;rayon AB, amp; de l’ouverture AD tracez un are de eerde pour Ie tropique d’hiver ; divifez 1’efpacc D B en 6 parties égales, amp; du centre A dc-crivez autant de portions de cercles qui reprefenteront les paralleles desnbsp;autres fignes, co name ils font marquêz fur Ie cóté A C de ladite figure.

Les heures fe tracent par des lignes courbes en la maniere fuivante. Pour trouver, parexemple, Ie point de midi furie tropique d'été, ayant trouvénbsp;dans la table que la hauteur du foleil furl’horifon dePariseftencetcms-lanbsp;de 64d. zj» m. fervez-vous d’un filet que vous aurez attaché au centre,nbsp;OU d’une regie étendue jufqu'a ce nombre de degrez amp; minutes graveznbsp;fur Ia circonference extérieure amp; marquez fur Ie tropique d’été Ie pointnbsp;de midi ; cherchez enfuite dans ladite table la hauteur du Ibleil il midi,nbsp;lorfqu’il eft a la fin des gemeaux ou au commencement du lion, amp; ayantnbsp;trouvé 61 d. I z m. étendez la regie depuis Ie centre jufqu'i la circonferencenbsp;fur pareil nombre de degrezamp; minutes, amp; marquez Ie point de midi fur cenbsp;parallele qui fert pour ces deux fignes.

Faites-en de même pour tous les autres paralleles des fignes, amp; mêmc pour leurs parties, de i o en i o d. fi Ie quart de eerde eft alkz grand. Joi-gnez tous ces points de midi par une ligne courbe, depuis un tropique juPnbsp;qu’a l’autre,amp; vous aurez la ligne de i 2 h. Faites-en de même pour routesnbsp;les autres heures, ajoutez deux pinulespercées d’un petit trou furie rayonnbsp;A C, amp; Ie cadran fera achevé.

Vfige du quart de eerde.

ELevez 1 inftrument vers Ie Ibleil, en forte que fon rayoti entte par les trous des deux pinules G;ou fi au lieu de pinules il n yavoitqu unenbsp;petite pointe au centre A, faites que fon orabre foit diredement au long

Zz ij


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CONSTRUCTION ET USAGES

3^4


de la ligne A C. Pour lors le filet dii centre pendant librement avec loti

plomb, 6f rafant le plan du quart de cercle, y montrera Theure a 1 endroit

ou il coupe leparalleledii jour courant. nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,

Vous pouvez auffi pafler dans le filet du plomb une petite perle ou tete d e-pinglejen ce cas étendez k filet du centre, amp;arrêtez la petite perle fur le degré du figne ou fur le jour du mois; le rayon dufoleil entrant par les pinU*nbsp;l«s, le filet amp; la perle raferont le plan, amp; indiqueront 1’heure prefentc.

Conjlruciion dr ^cadran recfiligne particulier.

ïlg- 4*

xrxi. E cadran que nous appellons particulier, a caufe qu’il ne fert que poUf TUnche, ^ j yjjg elevation de pole ou latitude déterminée, fe fait fur une platine

de laiton jbien droite, ou d’autremetail, grande environ commc une carte

a jouer, amp; epaiffe comme un Hard.

Pour le conftruire, tirez premierement les deux lignes droites A B, C U» fe croifant a angles droits au point E, duquel comme centre amp; du rayonnbsp;EC decrivez le cercle C BD , divifez-le en zq parties egales, comffien-^ant du point D ou C; paries divifions egalementdiftantesdelgt;amp;C , tirez^nbsp;les lignes horaires qui feront paralleles entre elles amp; a la ligne A B :Dl^nbsp;fera pour midi, E B pour 6 h. C M pour minuit; formez le parallelogratn^nbsp;rectangle PM Q^R. Du point de midi D, faites fur la ligne CD un arcnbsp;égal a rélevation du pole, comme ici de49 d.; par fextremite de cetarcnbsp;amp; par le point D, tirez la ligne occulte qui reprefentera le rayondefe-quateur, amp; quiferviraèformer le trigone des lignes, dont le fommetferinbsp;le point D.

Prolongez 1’heure du lever du foleil au plus long jour d’été , qui eft ici 4 h. Prolongez aufli la ligne de 6 h. jufqu’a ce qu’elle rencontre knbsp;rayon de 1’équateur en un point' qui fera le centre d’un cercle dont knbsp;diametre fera perpendiculaire audit rayon amp; terminé par I’interfedfion d®^nbsp;la ligne de 4 h. du matin. De ce centre amp; de 1’ouverture de fon deiW'nbsp;diametre décrivez un cercleque vous diviferez en 12 parties egales, p®^*^nbsp;former le trigone des fignes, comme nous avons cxpliqué ci-devant aUnbsp;chapitre 3 de ce livre.. Les deux tropiques feront aux extremitez de cenbsp;diametre , faifans avee le rayon de 1’équateur chacun un angle de z 3 d. 3 oor*nbsp;dont le fommet eft le point D. Le tropique d’été doit être dans la partie inkquot;nbsp;rieure, amp; le tropique d’hiver dans la partie fupérieure, comme on voitnbsp;par la. figure. Fakes une petite fente au long de ce diametre pour yfa'*quot;®nbsp;couler un petit curfeur percé au milieu poury pafler un filet qui porte un»nbsp;plomb ,.dans lequel on a pafle une petite perle ou tête d’épingle,enfuit®nbsp;©n place deux, pinuies aux extremitez de la ligne P Q;^

US AGE.

’Aites CGukr le curfeur,arretez le trou qui porte la foie,fiir kdeg*^®

_ du figne ou fur le jour du mois courant ; faites aufli couler la pctj'-®

perle ou tête d’épingle au long dc la foie jufqu’è ce qu’elle foit fur le po*”^ de I z h.; expofez au foleil la pinuleP, amp;: bauflez ou baiflez le cadrannbsp;ce que le rayon du foleil pafle par les deux pinules ,amp; que la foie dunbsp;safe le plan^L’endroit desheures ou s’arxêtera la perle, fera I’hcure prefeo^^

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DES CADRANS AU SOLEIL.Liv. VIII. Chap. V. 5«J

ConfiruBion du cadmn reBiligne uni'verfel.

La figure 5 reprefente uncadran reótiligne qui peut fervir pourtoutes lei differentes latitudes ou elevations de pole. II fe fait fur une platinenbsp;de cuivre ou d’autre matiere folide bicn unie, grande i volontc, épaiflcnbsp;4 proportion.

Pour leconftruire tirez les lignes AB, CD , s’entre-coupant 4 angles Fig* ö droits au point E; duquel, comme centre, decrivez Ie quart de eerde A F,

amp; Ie divifez en 9 o d. Du point E faites un triangle des fignes par la methode expliquée au chapitre 2. Divifez chaque figne de 10 en 10 d. amp; placeznbsp;les premieres lettres des mois aux endroits qui leur conviennent, en fup-pofant, comme nous avons déja dit l’entrée du foleil en chaque figne Ienbsp;20 des mois; comme, par exemple, fon entree en T, Ie 2odeMars,fonnbsp;entrée dans Ie vy , Ie 20 d’Avril , amp; ainfi de fuite ; ce qui fe peut 4irenbsp;fans erreur fenfible fur un fi petit inftrument. Tirez enfuite du centre E^nbsp;par les divifions du quart de eerde des lignes ponóluées jufqu’a la lignenbsp;AG , pour la divifer en des points, defquels vous menerez des parallele»nbsp;a la ligne AB, qui feront les differentes latitudes ou hauteurs de pole,

•que vous marquerez feulement entre les deux tropiques, comme on les voit fur cette figure, ou dies ont ététracéesde 5 en 5 d. Du point B por-tez de part amp; d’autre fur la ligne BH, les divifions des fignes pris au grandnbsp;triangle fur la latitude de 4 5 d. pour y faire la reprefentation d’un autrenbsp;ïodiaque.

Pour tracer les lignes horaires fur ce cadran, tirez par les divifions du quart de eerde AF de i 5 en i 5 d., des lignes paralleles a ED , qui eftnbsp;la ligne de 6 h.; Ie point A eft pour minuit ; tranfportez avec un compasnbsp;les memes diftances depuis la ligne ED allant vers B, qui eft le point denbsp;midi. Pour ks demi-heures prenez au quart de eerde 7 d. 5om,amp; tirernbsp;d’autres paralleles entre les lignes des heures.

On peut encore tracer les heures par le moyen d'un cercle, dont ledia-metre foit la ligne AB,divifantfacirconferenceen 24partiesegales pour les heures, amp; cn 48 pour les demi-heures. Puis tirant des points de divifiounbsp;oppofez , des lignes paralleles, on aura les heures amp; demi-heures, commenbsp;nous avons dit en la conftruótion de 1’autre relt;5liligne.

Du point I, comme centre, on trace un autre quart de eerde occulte, qu’on divife en 90 d. lefquels fe nmrquent fur le bord extérieur de lanbsp;platine, comme il paroit en la figure , ou ils font feulement divifez denbsp;5 en 5 d.

Cette divifion fert a prendre la hauteur du foleil fur fhorifoncomme »ous dirons ci-après.

On attache au bord fupérieur , fur la li^e GH, deux pinules pereées chacune d’un petit trou, pour donner pafl'age aux rayons du foleil.

La piece marquee K , eft un petit bras ou index, fait de trois lames de laiton attachées Tune fur 1’autre par des clous 4 tête rivez de manierenbsp;qu’elles puilfent avoir du mouvement a droit amp; agauene;auboutpointunbsp;qui eft percé d’un fort petit trou , on attaché une foie qui porte unplombnbsp;dans laquelle on a enfilé une très-petite perk ou tête d’épingle; ce petitt

Lz iij


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CONSTRUCTION ET USAGES


bras s’attache fur la platine avec un clou a tête,a{in qu’il ait un ment gt; a l’endroit marqué K.


mouvCquot;


USAGE.

POur connoïtre l’heurc, ajuftez Ie bout de l’index fur rinterfefïlion ^1'^® fait Ia ligne de la latitude du lieu avec Ie degré du figne ou Ie journbsp;du raois; étendez la foie amp; faitcs couler la perle fur pareil degré du figu®nbsp;au petit zodiaque , qui cft tracé fur la ligne de midi B I; élevez vers Icnbsp;foleil la pinule G, de forte que fon rayon paffe par les deux trous oUnbsp;fentes des pinules; pour lors l’endroit oü la perle s’arrêtera fur Icnbsp;fera 1’heure prefente.

Pour connoïtre 1’heure du lever amp; du coucher du foleil en tous les du zodiaque, amp; pour les latitudes marquées fur Ie cadran, arrêtez Ic boUtnbsp;de 1 index fur 1 interfeétion de la latitude du lieu amp; du degré du figuc»nbsp;laiffant tomber librement la foie parallelc aux lignes horaires, elle montreranbsp;Ueure du lever amp; du coucher du foleil. Parexemple, Ie bout de l’inde*nbsp;étant arrèté fur 1’interfedion du figne de S ,amp; la latitude de 49 d.lefil^*^nbsp;rafera la ligne de 4 h. du matin, amp; de 8 h. du foir; cc qui fera coU'nbsp;noïtre qu’cnviron Ie zo de Juin Ie foleil fe leve a Paris a 4 h. du matin, ^nbsp;fe couche a 8 h. du foir, amp; ainfi desautres.

Pour connoïtre l’élevation du foleil fur 1’horifon , placez Ie bout de Tin-dex au point I , hauffez ou baiffez l’inftrument de forte que Ie rayon dti foleil paffe par Ie trou de la pinule H, amp; fe rende dans l’autrc pinule;^*nbsp;foie tendue par fon plomb marquera l’élevation du foleil fur les dcgrez traccïnbsp;au bord exterieur de la platine.

Toutes ces fortes decadrans quimarquent les heures par les hauteurs du foleil, ontcelade commode qu’ils n’ont pas befoin de bouffole, maisleufnbsp;commun defaut cft qu’aux environs de midi on ne peut favoir 1’heurcnbsp;jufte, fi ce n’eft par plulieurs obfervations, qui font connoïtre fi Ie foleilnbsp;hauffe OU baiffe , amp; par confequent *’il eft dans la partie oriëntale ottnbsp;occidentale,

ConJlruSlion du cadra» herifontd pour plujïeurs élevatiom de pok.

ra- lt;•

CE cadran fe fait fur une platine de cuivre oud’autre matiere (blide* 11 y a une petite piece de cuivre en forme d’oifêau, dont la partie inferieure eft ajuftee dans deux petits tenons pour Ie rendre mobile amp; Icnbsp;coucher d’un cóté ou d’autre; il cft retenu droit par Ie moyen d'un ref-

fbrt qui eft delTous la platine ,amp; qui la traverfant par un petit trou quarré»

fait tenir 1 oifeau ferme fur fon pied. II ya un ftyle ou axe qui entre daO$ 1’épaiffeur de 1 oifeau qui eft double; Ie bout d’en-bas de 1’axe entre dan*nbsp;un petit tenon qui eft au centre du cadran , pour donner moyen de knbsp;hauffer ou baifler fuivant la hauteur du pole. II y a fur Ie ftyle un arc d®nbsp;eerde divifé oii les degrez fontmarquez depuis 3 y ou 40 d. jufqu’a^*’’nbsp;On fait une fentc au long de la circonference divifée, amp; par Ie moyen d’uncnbsp;petite goupille rivée, paffant par 1’ceil de 1’oifeau, on arréte fon becnbsp;ie tiombre des degrez, amp; on maintient 1 axe a la hauteur du pole requÜ^*

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DES CADRANS AU SOLEIL. Liv.VIII.Chap.V. 567 On fait une ouverture circulaire a la platine pour y joindre unebouflblÉnbsp;attachée en delfous par deux vis.L’éguille amp; Ie verre qui la couvre fe placentnbsp;de même qu’aux autres bouflbles dont nous avons parlé.

La furface du cadran eft partagée en 4 ou 5 circonfercnces quc Ton divife Tune après l’autre , pour autant de differentes latitudes, fuivantnbsp;quelques-unes des methodes expliquees ci-devant, dont eelle qui fe faitnbsp;par Ie calcul des angles au centre du cadran eft Ia plus en ufage pour cesnbsp;petites furfaces.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

On peut encore tracer ces cadrans par Ie moyen d une platefbrme lur laquelle on aura divifé divers cadrans par les regies que nous avons donneesnbsp;ci-devant, pour les marquer fur la plaque par Ie moyen d une regie a centre,nbsp;ayant affermi ladite plaque de maniere qu’ellene branie point.

La circonference extérieure qui eft divifée pour 5 5 d.de latitude,peut fcrvir pour les pays qui font compris entre le 58 amp; 5 5quot;’'d.

La feconde qui eft divifée pour 5 o, fert pour les pays compris entre le 5 5 amp; le 47“‘ d.

La troifiéme qui eft divifée pour 45 , peut fervir pour ks pays compris entre les 47 amp;42'”'d.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•

La quatriéme qui eft divifée pour 40 d. fert pour les pays compris entre les 42 amp; 3 8 d. de latitude.

Quand on y met un cinquiéme cadran pour 35 d. il fert pour tous les pays compris entre les 37 amp; les 3 2. On peut voir fur une bonne mappe-monde ou fur un globe terreftre les pays oü ces cadrans peuvent fervir ;nbsp;car celui qui eft fait pour une latitude peut fervir pour tomes les paysnbsp;autour de la terre qui ont une pareille latitude feptentrionale ou meridionale. Sous la platine du cadran on grave une table des principales villes dunbsp;monde, avec leurs latitudes, pour y pouvoir faire le choix des circonfe-rences de ce cadran, en élevant fon axe felon Télevation du pole du lieunbsp;OU 1’on veut s’en fervir.

U/a^e de ce cndrm,

¦f) Our trouver Theure, hauffez ou baiffez le ftyle en forte que le bout du bec du petit oifeau réponde audegréde Tclevationdupoledulieu

*¦ nbsp;nbsp;nbsp;— \v ’ ynbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gt;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;o----------------,

marquéc ordmairement d un petrt anneau , foit arrêtée fur la licrne de

décliuaifon ou il y a une fleur-de-lis amp; oii eft écrit Nsri/. Pour lorsl^mbre

ftyle marquera Theure qu’ii eft far la circonference divifée pour Ia

latitude du lieu.

II faut fe fouvenir de nc pas approcher le cadran d'aucun fer, car il changeroit la direélion de 1’éguille aimantée.

ConJlruBion d’un cndrxn a anneau.

Soit fait un eerde bien rond de cuivreoud’autrematterefblide,dkn- Hg.

viron deux pouces de diametre , fur 435 lignes de largeur, d’une épaiffeur convenable pour ne pas fe forcer. Marquez a volonté fur la cir-

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568 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

conference le point A , ou il y ait un petit trou ; du point A, cotnWC centre, decrivez un quart de cercle divifé en 90 d. cherchez dans la tablenbsp;des elevations du foleil, fa hauteur pour chaque heure du jour des equiquot;nbsp;noxes fur fhorifon du pays , lefquels vous marquerez par le moycn dunbsp;quart de cercle, en tirant des lignes du centre A, jufqu’a la furface concavenbsp;de 1’anneau, amp; ce cadran fera bon pour le terns des équinoxes, le fufpeu-dant par f anneau B, en forte que la ligne A D foit a plomb.

On pourra le faire fervir pour les autres terns de fannée, fi on rend le trou A nnobile. Pour cet eftet coupez les arcs A E , AI de 2 5 d. pour le*nbsp;iignes du V j ng, 1% amp; )( , AF, AK de 40 d. 26 m. pour les hgnesdenbsp;11,^^, SSS.amp; Enfin fare A G, ALde 47d. pour les fignes de ^

On prend le double de la déclinaifon des fignes, paree que les angles a circonference ne font que moitie des angles au centre ; vous aurez par cenbsp;moyen fur la furface convexe de fanneau une efpece de zodiaque, ynbsp;quant les fignes chacun en leur place , ou bien les premieres lettres de*nbsp;mois, afin de pouvoir mettre le trou A fur le degré du figne ou le jo'^’-

du mois courant. II faut aufli decrire dans la fuperficie concave de 1’anneaU

ycercles; celui du milieu fera p^r f équateur, amp; les autres cercles po^**’ ies autres paralleles.

Des points A,E,F,G,I,K,L,commecentre, fakesautant de quart* dc 90 d. fur lefquels vous marquerez pour chaque figne les hauteurs dttnbsp;foleilachaque heure; amp; prolongeant les rayons jufqu’aux circonference*gt;nbsp;vous y marquerez des points, amp; joindrez par une ligne courbe tous ceux qtgt;inbsp;appartiennent a une même heure.

On peut tracer a part cesdivifions, amp;lesrapporter enfuitefur cctannc^*

cn prenant les memes diftances avec un compas.

USAGE.

PLacez le trou mobile fur le degré du figne ou eftlc foleil;tenezl*”' neau fufpendu amp; le tournez au foleil,de forte que fon rayon paflat^^nbsp;par le trou, tombe fur la circonference convenable du figne , il ynbsp;quera fheure prefente.

Decrire les heures fur une autre forte dAnneau.

fig.

¦ j. T A figure 9 reprefente cet anneau tout fait, amp; le parallelograme ABCPj 1. -j le reprefente étendu amp; dévelopé , afin d’y marquer les heures avantnbsp;que de le contourner en cercle.

Kg. 8»

Il eft fait d’une lame de laiton ou d’autre matiere folide, de longue^ proportionnée a la grandeur qu’on veut donnera f anneau, large au mpittnbsp;de 4 a 5 lignes amp; d’une épaiifeur proportionnée , amp; dont les extrem'.tcZnbsp;AC , BD, font coupées a angles droits. Des points Camp;D , fakes det*^nbsp;quarts de cercle; divifez-les cn 9 parties égales; de chaque divifion ^nbsp;pofee tirez les paralleles des fignes , la ligne CFD fera pour 'Y' amp; —’

AEB pour les deux tropiques, les autres font pour les autres lignes pl^c^^

fuivant leur ordre. Divifez toute la longueur en deux égalcment pa| ligne E F ; tracez a part la ligne G M égale a A E pour en faire unenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;’

que vousdiviferez en neuf parties égales, dont chaque partie fera fubdiv»

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DES CADRANS Aü SOLEIL.Liv.VIII. Chap.V. iSp

pn 1 o, par des petjts points pour Faire en töut 90 parties égales, répondantes sux 90 d. d’un quart de cercle. Prenez dans la table les degrez de hauteurnbsp;du foleilfur Thorifon du pays a cliaque beure du jour des folftices amp; desnbsp;Equinoxes; comme, par exemple, pour Paris ou la hauteur meridiene danbsp;foleil étant au premier point de 55, eft de 64 d. 29 m. prenez avcc unnbsp;compas fur réchelle GH 64 parties amp; demie , portez cette ouverture lurnbsp;la bande de laiton depuis E de part amp; d’autre, jufqu’a I amp; K , amp; de mêmenbsp;du point F, jufqu'a L amp; M J joignez les points IL, K M par des lignesnbsp;droites; prenez enfuite en la table pour une beure amp; i i b. au folftice d’éténbsp;6i d. 54 m. c'eft a-dire, peu moins de 62 d. fur Féchelle, quevouspor-terez fur Ie cadran de K vers E; prenez auffi 41 d. fur 1’échelle pour Ienbsp;point de midi des equinoxes, que vous porterez de M en O amp; deLenMnbsp;pour I 2 h.; prenez de même 39 d. 20 m. pour Ie point d’une beure amp;nbsp;d’onze, que vous porterez fur la même ligne des mêmes points Mamp;L ;nbsp;des points de la même beure des folfticesamp; des equinoxes tirez des lignesnbsp;droites; pour ie tropique du capricorne prenez fur féchelle G H 1 7 d.amp;nbsp;demi , hauteur meridiene, que vous porterez de I en P ; pour une beure,

amp; pour 11 prenez i 6 d. i 7 m. que vous porterez de I vers P, amp; ainfi de tou-tes les autres heures qui feront reprefentées par des lignes droites.

Mais fi pour plus grande juftefle vous prenez en Ia table les nombres qui conviennent aux-diftèrentes hauteurs du foleil en chaque figne, Scmêmenbsp;de I o en 10 d. vous aurezfur les paralleles des points qui étant joints en-femble , formeront des lignes courbes pour les lignes horaires, amp; en ce casnbsp;Ie cadran en fera plus regulier amp; plus jufte.

Vous écrirez !e nombre des heures aux deux cótez , comme aulli les caratfteres des lignes amp; les premieres lettres des mois, chacun en leur place,nbsp;comme la figure Ie montre. Au milieu des lignes IL, KM aux points R.

amp; S, percez deux petits trotis en dedans, s’élargilTans en dehors de fanneau , pour mieux recevoir Ie rayon du foleil.

Arrondilfez enfuite cette lame, foudez les deux extremitezcnfemble; mettez au milieu de la jointure un petit bouton avecunanneau, de forte quenbsp;Ie tout foit bien en équilibre. 11 faut pour cela Ie tourner en dehors.

USAGE.

TEnez Fanneau fufpendu amp; tournez Ie trou qui convient au tems courant, vers Ie foleil, de forte que fon rayon tombe fur Ic parallelenbsp;du jour; 1’heure y fera marquee par un point de lumiere.

Le trou S fert depuis Ie 21 Mars jufqu’au 2 3 Septembre , amp; Ie trou R pour les autres fix mois.

On écrit fur la fuperficie convexe de 1’anneau próche des petits treus; par exemple, fur celui S, 21 Mars, amp; fur celui R, 2 5 Septembre, commenbsp;Ia figure 9 le montre. Ces deux derniers cadransne font propres que poücnbsp;une elevation de pole.

ConJlru6i 'ton cf ufuge de 1’anneau ajtronomiqne univerfel.'

CEt inftrument, dont lufage cft de marquer rheiire par un rayon du xxxn.

foleil, en quelque endroit de la terre que l’on puille le trouver , fe fait de cuivre ou d'autre metail. II eft compofé de deux cercles plats,

A aa

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5^0 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

tournez en dedans comme en dehors. L’exterieur marqué A, reprefente fc' meridien du lieu ou Ton eft; il porte deuxdivifions de 90 d. diamctrale-ment oppofées, dont Tunefert depuisnotre pole feptentrional jufqu’a 1nbsp;quateur , amp; hautre depuis réquateur juiqu’au pole meridional.

Lecercle intérieur reprefente Tequateur. II doit tourner bien juftedans 1’extcrieur par le moyen de deux pivots ou goupilles qui traverfent Icsnbsp;deux cercles , par des trous diametralement oppofez Tun a Tautre auxnbsp;points de i 2 h.

11 fe fait de ccs cadrans depuis deux jufquT fix pouces de diametre, 8C même plus grands. Les cercles font larges amp; epais a proportion de leur grandeur. Au milieu de ces cercles eft une regie ou lame mince avec un cur-feur marqué C ^ compofé de deux petites pieces qui coulent dans une ouverture faite au milieu de cette lame, amp; qui font retenues par deux petiteSnbsp;vis; il y a un fort petit trou percé au milieu de ce curfeur pour recevoirnbsp;le rayon du foleil. La, ligne du milieu de cette regie peut être confideréenbsp;comme 1’axe du monde, étant perpendiculaire au plan du eerde quirepre-fente f équateur amp; les extremitez comme les deux poles. On y marquénbsp;d'un eóté les fignes du zodiaque avec leurs caraderes, amp; de fautre cótenbsp;les quantiémes amp; les noras des mois , ou feulement leurs premieres lettres».nbsp;On les place fuivant Ie rapport quhls ont avec les fignes. 0n divife lesnbsp;fignes de 10 en 10 d. ou même de yen 5 , felon leur déclinaifon , amp; cenbsp;par le moyen d’un trigone déja tout divifé, amp; dont 1’extremité du rayonnbsp;de réquateur, c’eft'a-dire , 1’angle du fommet eft, a l’inténieur du cereftnbsp;équinoxial, comme au point F. Les deux pieces marquéesD , fontployéesnbsp;a réquerre, pourréunir l’un dans fautre les deux cercles; elles fontaufljnbsp;percées en delfous pour tenir. faxe. Ces deux pieces font attachées avecnbsp;deux vis au eerde extérieur ; il y en a une a un cóté du eerde amp; une anbsp;fautre,auffi-bien que les deux pieces marquees E,.pour fervir d’appuiaUnbsp;eerde équinoxial,amp; maintenir lesdeux cerdesouvertsa angles-droits.

Nous ne repetons pas la maniere de divifer le quart de eerde en degrezj-amp; le eerde équinoxial en heures, demies amp;.quarts, fayant dit fuffifamment ailleurs. Nous dirons feulement que toutes les divilions du eerde équinoxial doivent être tracées lur f épailTeur concave dudit eerde, cc quinbsp;fe fait par le moyen d’une piece d’acier ployée, en équerre, fdon la cour-bure du eerde.

II y a une rainure au bord extérieur des deux cótez du eerde meridien pour faire couler le pendant G, dont le milieu du coulant eft ployépafnbsp;cn bas pourentrerdansladiterainure,

Les deux cótez de cette piece , font applatis pour appuyerfur l’épaifteur convexe du eerde, amp; font relTort pour faire tenir le pendant ferme fur tousnbsp;les degrez de la divifion. Le bouton oü eftpalfé fanneaude fufpenfion , eftnbsp;rivé au milieu de ladite piece,, de maniere qu’il tourne fort librement; 1*^nbsp;tout afin que f inftrument puilTe être fufpendu bien perpendiculairement, caï-c’eft.une des principales circonftances pour la juftefle de eet inftrument.

'üfage du cadran ajlronomiqtte-.

PLacez la petite ligne tracée au milieu du pendant, fur Ie degré delat*“ tude du pays ou vous êtes, par exemple, pour Paris a 49 d. mettez eO'nbsp;fuite la ligne qui traveji'e le petit trou du curfeur de la regie, fur le deg*^®

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DESCADRAMSAUSOLEIL. Liv. VIII. Chap. V. 3 71 •3u figne OU fur Ie jour du mois courant ; ouvrez rinftrument en forte quenbsp;les deux cercles foient a angles droits, amp; Ie tenant fufpendu par Tanneau,nbsp;tournez Ie plat de ladite regie vis-a-visle foleil, en forte que fon rayonnbsp;palfant par la petite ouverture du curfeur, tombe précifement fur lalignenbsp;tracée au milieu de fépailTeur du eerde intérieur qui reprefente l’équa-teur. Pour lors Ie rayon ou point lumineux marquera 1 heure prefentedansnbsp;la concavité de ce eerde, amp; dans cette difpofition la ligne du milieu dunbsp;zodiaque , c’eft-a-dire, de la regie fur laquelle font marquez les fignes feranbsp;parallele a faxe du monde.

Ce cadran ne peut point marquer fheure de midi,paree que fon eerde extérieur fe trouvant dans Ie plan du raeridien, empêche Ie rayon.du foleilnbsp;de paffer jufqu’a réquateur.

line marque pas même les heures au tems des équinoxes , paree que pour lors les rayons du foleil font parallelcs au plan du eerde équinoxial. Ce n’efl;nbsp;¦qu’environ une heure tous les jours, amp; quatre jours par an.

Confiruciion ufage d’un mnem ajlronomique a trots cercles,

CEt inftrument ne differe de 1’autre dont nous venons de parler ,que rij.

par Ie 3”' eerde qui porte Ia dédinaifon du foleil, Le eerde A reprefente Ie meridien du lieu oü Ion s^’cn fert; le eerde B, réquinoxial, amp; Ie eerde D,qui tourne jufte dans ledit équinoxial fait le même effet que Ianbsp;regie qui porte les divifions duzodiaque,amp;qui reprefente faxe du mondenbsp;dans li^recedent inftrument. Les deux extremitez de fon diametre qui fontnbsp;les de^ points de fa circonfercnce , par oü il eft attaché au meridien, ré-pondent aux deux poles du monde. Aux parties oppofées D , on marque unnbsp;double trigone des fignes fur la circonference de ce eerde, dont le centrenbsp;eft le fommet oü fe réuniffent tous les rayons. Les arcs de chaque figne fe fub-divifent de i o en i o , oude 5 en 5 degrez, aufquds on peut joindre lesnbsp;jours des mois correfpondans. Nous ne repetons pas la maniere de tracernbsp;toutes ces divifions ¦, étant les mêmes que celles de 1’autre anneau aftro-nomique.

_ L’alidade E eft attachée au centre du eerde intérieur; il y a deux pinules tivées aux extremitez de l’alidade, percées chacune d’un fort petit trounbsp;pour rccevoir le rayon du foleil.

Les cadrans compofez de cette maniere marquent 1’heure de midi,Darcc que l’alidade eft hors du plan du eerde meridien. Quandon le fait grand,nbsp;•comme de 9 a i o pouces de diametre, on divife 1 e eerde équinoxial de z ennbsp;z minutes, oude 5 en 5 , pour faire des obfervationsexaéles.

II y a un pendant comme a fautre cadran, qui entre dans la rainure du lt;^ercle meridien pour le faire couler fur le degré de latitude du lieu, Onnbsp;ajoute quelquefois è eet inftrument un pied a peu prés comme é une fphere ,nbsp;lt;lu’on fait couler fur Ic degré de 1’élevation, amp; pour lors ilfe place fur unnbsp;plan horifontal. On y joint auffi une boulTole , amp; par ce luoyen on con.»nbsp;nok exaéteraent la dédinaifon de fairaan^

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¦37»

CONSTRUCTION ET USAGES USAGE.

PLacez h petite iigne qui eft au milieu du curfeur du pendant F, fur le degré de 1’elevation du pole du lieu ou vous faites Tobfervation ,nbsp;amp; la lignc de foi de Talidade fur le jour du mois ou fur le degré du fignenbsp;que le foleil parcourt.

Le cercle équinoxial étant ouvert a angles droits avec le meridien gt; amp; tenant rinftrument fufpendu, hauflez ou baiflez le cercle inférieur, en fortenbsp;que le rayon du foleil paffe par les trous des deux pinules. Alors la lignenbsp;qui eft tracée au milieu de l’épaiffeur convexe dudit cercle, montrera I’heurcnbsp;ou partie d’hcure tracée au milieu de Tépaiffeur concave du cercle équi'nbsp;noxial; amp; cela è tomes les heures du jour.

La même chofe fe fera lorfque 1’inftrument fera pofé horifontaleraent 'fur tjn pied; alors on fera les obfervations plus commodément.

ConJlruBion ^un cadran horifantd incline univerfel, dr dun equinoxid

E cadran eft compofe de deux platines de laiton ou autre matiere; 1’inférieure marquee A eft évidée vers le milieu pour recevoir unenbsp;bouffole ordinaire qui eft attachce en deffous avec des vis; Tautre platinenbsp;B eft mobile par le moyen d’une charniereattachée afendroit marqué C.nbsp;Au long du cote leptentrionai du cadran on trace lur la platine fuperieurenbsp;un cadran horifontal, divifé pour une latitude plus grande qu’aucune denbsp;celles ou Ton veut le faire fervir, amp; on y met un ftyle proportion^p cettenbsp;hauteur, car en relevant par le moyen du quart de cercle D, le plan horifontal aura tou jours moins de latitude , ou bien le pole y fera moinsélevénbsp;qu’il n'étoit dans Ic lieu pour lequel il a été fait.

On ne met ordinairement qu’une portion de cercle depuis I’equateu? jufqu'^ 6od. amp; qui doivent être marquez au bas de la portion du cercle.nbsp;Le cadran horifontal fe trace en ce cas pour cette élevation de pole denbsp;6o d. Cette portion de cercle eft attachée par deux petites tenons,amp;f®nbsp;couche fur la platine inférieure, auffi-bien que le ftyle fur Textérieure, S£nbsp;ilsfont retenus droits par le moyen d’un petit refibrt qui eft fous chaquenbsp;plaque. Si on veut faire fervir un cadran horifontal fait pour une elevationnbsp;particuliere depolc, dans d’autres pays de moindre latitude que cellc^unbsp;lieu pour lequel il a été cor.ftruit, c’eft-a-dire, lui fake marquer exaéèe-ment^l heure dans des lieux plus meridionaux; la charniere en ce cas feranbsp;du cote feptentrional du cadran,amp; le quart de cercle fera attacheaucotenbsp;oppofe,comme on voit dans I’exemple de ce livre : Et pareillement fi onnbsp;veut connokre 1’heure par le moyen dquot;un cadran horifontal divifé pournbsp;ane certaine elevation de pole, dans des pays de plus grande latitude quenbsp;celle du lieu pour lequci ilaétéconftruit,c’eft-^-dire , dans des lieux plusnbsp;feptentrionaux, la^ charniere (era du cote meridional du cadran par ou ellcnbsp;tieudta auQi au cóté meridional dc la platine de la bouffole amp; le quartnbsp;de cercle alors fera du cóté oppofé ^ celui ou eft la charniere.

De cette manierc on pourroit rendre univerfel tel cadran horifontal fait pour une latitude quelconque ; comme , par exemple de 49 d. cotntnenbsp;««lie de Paris, dont la platine feroit garnie de deux charnieresj une aa cóté

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DES CADRANS AU SOLEIL. Liv.VIIL Chap.V. J7$ reptentrional, l’autre au cóté meridional pour Ie befoin que Ton pourroitnbsp;avoir de Tun ou de l’autre cóté; afin qu’étant attachée au cóté de mêmenbsp;nom de la platine de deflbus , elle peut être élevée ou baiflee foit d’unnbsp;cóté foit d’un autre , felon qu’il Ie faudroit pour des lieux plus meridio-naux OU feptentrionaux que celui pour lequel auroit été fait Ie cadran ;nbsp;obfervant toujours dans ces differens cas que 1’angle de l’élevarion de lanbsp;platine du cadran, fur la platine horifontale de deflbus qui porte la bouf-fole, foit de la quantité des degrez de la difference des deux hauteurs denbsp;pole, du lieu du cadran amp; du lieu oii 1’on veut Ie faire fervir, amp; Ie quart denbsp;eerde attaché au cóté oppofé a celui ou eft la charniere de jonétion desnbsp;platines, c’eft-a-dire, celle fur laquelle roule leur mouvement. La figurenbsp;fait affez connoitre Ie refte de la conftruétion de ce cadran.

U/age de l’horifontd incline.

ELevez la platine fupérieure felon les degrez de Ia difference entre Ia hauteur du pole fur Ie cadran, amp; la hauteur du pole fur l’horifondunbsp;lieu oü vous êtes, parlemoyendela divifion du quart de eerde.

L’éguille aimantée ctant arrêtée fur fa lignc de déclinaifon, amp; Ie cadran placé horifontalement, fombre de l’axe marquera l’heure jufte qu’il eft.

On grave fous ces deux platines les noms des principales villes avec leur latitude , pour épargner la peine de les chercher dans les cartes géo-graphiques. ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

Les cadrans équinoxiaux fe rendent univerfels par tout Ie monde de Ia même maniere, mais en ce cas il faut un quart de eerde entier. La platinenbsp;fupérieure fe fait pour l’ordinaire en forme de eerde évidé que I’onnbsp;divife en 24 parties égales pour les heures, que Ton fubdivifeen deuxnbsp;pour les demi-heures.amp;cnquatre pour les quarts. Toutes ces divifionsfcnbsp;tracent aufli dans la concavité du eerde,

II y a unc piece qui traverfe Ie eerde, amp; qui porte Ie ftyle droit qui fe tient ferme au milieu du eerde , par Ie moyen d’un petit reffort quinbsp;eft attaché fous Ie eerde, qui par ce moyen donne la liberté au ftyle droitnbsp;de fe lever au-deffus de ce eerde , amp; de s’abaiffer en deffous; amp; quand Ienbsp;cadran équinoxkl eft tracé fur unc platine, on fe fert de la petite piecenbsp;marquée F, qu’on met au centre ,amp; qui fert de ftyle; la partic fupérieurenbsp;du cadran marque les heures depuis Ie 2 i Mars jufqu’au 23 Septembre,nbsp;^ fa partie inférieure les marque pendant les fix autres mois de 1’année.

Nous n’avons pas jugé a propos d’en mettre ici la figure , \ caufe de la ref-femblance qu’elle a avec celle de l’horifontal incliné, amp; qu’on peutaifé-ment fe l’imaginer par ledifcours, en fuppofant un cadran équinoxial au lieu d’un horifontal.

TJf/tge du cadran équinoxiaL

IL faut mettre Ie bord de Ia platine oudu eerde fur Ie degré d’élevation du poie par Ie moyen du quart de eerde, amp;le cadran étantbienorienténbsp;avec la bouffole, l’ombre du ftyle marquera l’heure prefente en tout terns,nbsp;même pendant les équinoxes, a caufe que les divifions des heures font conti-nuées jufques dans la concavité du eerde, lequel eft coupé par Ie haut.

Aaa iij

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CONSTRUCTION ET USAGES

Conflruamp;'ion d'un cadran azimuth-

Pig,

_ nbsp;nbsp;nbsp;E cadran fe fait ordinairement au fond d’une bouffole amp; eft

V-V azimutal, paree qu’il fe fait par le moyen des azimuths ou cere ^s verticaux du foleil, fur une platine de cuivre ou d’autre matiere foU »nbsp;parallele a Thorifon. Tirez la ligne A B pour la meridiene ,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.

décrivez un cercle a volonté. Nous n’en faifons ici que la moitie pO'^'quot;' heures du matin ; eelles de I’apres-midi fe tracent de la meme maniei^*nbsp;Divifez ce cercle en degrez , commen^ant du point A , qui eft le po^nbsp;feptentrional de la meridienne ; divifez en trois le demi-diametre A *nbsp;dont les deux tiers A D feront partagez en lix intervalles pour ynbsp;du centre C des circonferences qui reprefenteront les paralleles des ngnenbsp;du zodiaque;la circonference H, fera pour le tropique d’été, amp; Pnbsp;proche du centre pour le tropique d’hiver ; chacune des autresfera poanbsp;deux fignes également diftans des tropiques , corame on voit

figure 4, nbsp;nbsp;nbsp;• r • la

On pourroit encore tracer les paralleles des fignes, en faifant lui'

ligne H D un demi-ccrcle, que f on divifera en fix arcs égaux , d’ou

fant autant de lignes ponótuées paralleles fur El D , elle fe trouvera divne en parties inegales, amp; par ces points de divifion vous tracerez du po^'^’'nbsp;C, comme centre, des circonferences qui feront les intervales des paralip'nbsp;les des fignes inegaux.

Pour marquer les lignes horaires fervez-vous de la table ci-apres, fi-Tquot; putée pour les complemens au premier vertical pour la latitude de 4?. *nbsp;paree qu’au lieu de compter la diftance des azimuths depuis le premia*'nbsp;vertical on les compte ici depuis le meridien. Pour marquer, par exempli ’nbsp;le point d’une heure apres-midi ou d’onze heures du matin furie tropi^l’^®nbsp;de cancer, on trouve que I’azimuth du foleil en ce tems-laefteioignedi^nbsp;meridien de 5 o d. i 7 m. amp; qu’au commencement du figne des gemeaux»

oualafindufigne du lion, I’azimuth oil fe trouve le foleil a la meme heure»

eft de xy d. 58 m. amp; ainfi des autres ; e’eft pourquoi mettez une regl^ au centre C, amp;c fur le 50 d. 17 m. de la circonference extérieure divi'nbsp;lee, pour marquer fur le tropique d’été le point d’onze heures dumatni»nbsp;tournez la regie autour du centre du cadran amp; I’arretez fur le 27 d. 58nbsp;pour marquer fur le parallele des gemeaux amp; du lion le point d’onze heures»nbsp;mettez la regie fur le X5“*d. 50 m. pour le parallele du taureau amp; ck 1^

vierge, furie nbsp;nbsp;nbsp;5 5 itt. pour le jour des equinoxes, amp; ainfi dcsaiitres»

confortnément 4 la table.

fous les points d’une même heure par des lignes courbes bien adoU' cies amp; ne faifant aucun angle, qui feront les lignes horaires. Pour raarqu^'-les heures d après midi prenez avec un compas les memes diftancesnbsp;chaqiie parallele, amp;les tranfportez de I’autre cóté de la meridiene, parcenbsp;cjue les azimuths des heures également diftantes de midi, font des angi^*nbsp;égaux avec la meridiene.

L’éguille aimantée étant placée fur fon pivot, il faut la couvrir verre corame aux bouffoles ordinaires.

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BES CADRANS AU SOLEIL. Liv. VIII. Chap. V. U S A G E.

‘Ourncz vers Ie foleil Ie cóté B du cadran , jufqu’a ce que Ie ftyle planté en ca point perpendiculairement fur la ligne de midi , falTenbsp;©mbre tout Ie long de cette ligne.. L’éguille aimantée étant arrêtée nordnbsp;amp; fhd, marquera Theure qu il eft en rinterfedion du degré du figne courant, lil airrian n^’a point de déclinaifon.

Mais a prefent queraiman decline du nord al’oucft de i 5 d. on place Ie iryle iur la ligne de déclinaifon KI au point E, amp; on a égard a Tombrcnbsp;du ftylc fur ladite ligne de déclinaifon; alors 1’erreur que pourroic fairenbsp;la déclinaifon de Taiman fera redifiée par ce moyen.

des verticmx du foleil'-, defuis Ie meridien a chacjue heure dn jour^ ^our la latitude de 4^ deffez,^

Heur.

XL

X.

IX.

VIII.

VII.

VI. [

V.

IV.

I

11.

III.

IV.

V

VI.

VII.

VIII.

Signes

D.

M.

Igt;.

M.

D.

M.

D.

M.

D.

M.D. M.l

D. M.

D. M.

50

r7;53

40

70

30

83

5 7i9 5

20 105.56

I 16.28

I 27.26

V. E

27

5.8.50

3 5

67

34,8 I

6

92

45

105.35

r 14.5 6

11£ V

23

3043

5 a

60

29I74

r7|8 6

2 I

97.36

4^ 'V

i5gt;

3 3

37

^ 5

5i

58:66

57

78

34

«1 X

1 6

4x|5a

^5

46

30;59

28

7^

I 2.

14

56129

I r

42

2 3:54

z6

lo

14

28

2

40

48.;

Methode de dreffer des tables des hauteurs dt des u er tic au x du foleil a töutes les heures du jour , a tous les jours de Idnnée ,nbsp;dr four telle latitude quon voudra.

CEtte methode eft toute fondée fur des operations qu’on fait avec Ia regie amp; Ie compas dans la projection orthographique des cerclcs denbsp;la fpbere , lefquelles operations font d’autant plus juftes que Ie plan denbsp;projedion eft plus fpacieux. On appelle projeéfro« orthographique de lafpherenbsp;la reprefentation de tous les cerclcs dans Ie plan de quelque grand , commenbsp;iei dans Ie eerde A B C D , qu’on fuppofe d’un pied de diametre , pour la*nbsp;plus grande faciüté.

Ce eerde ABCD eft pris pour Ie meridien du lieu pour Icque! on travaille, Ie point C eft celui du midi ,D nord, A zenith, Br.adir, amp; Ienbsp;point E centre du eerde pour les points eft amp; oueft: la ligne C D 1’horifbnnbsp;du lieu. Cette projedion en laquelle l’eeil eft fuppofé a une diftance infi-nie en oueft, a eet avantage que tous les cerdes de la fpbere y font decritsnbsp;les uns par des lignes droites, lesautres par des cerdes, amp; que ceslignesnbsp;amp; CCS cerdes fe divifentaifément en leurs degrez amp; minutes par Ie compas.nbsp;amp; la regie. Les triangles fpheriques du globe y font en partie changesnbsp;en redilignes , amp; peuvent être calculez par la trigonometrie redi-Egne. Afin de ne pas multiplier en ¥ain les figures nous nous fervid*

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57lt;5 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

rons dc la figure 5™* planche 3 x”' déja deftinée ad’autrcs fins. Soit done ^ dreffer une table des hauteurs du foleil a routes les heures de difFereiisnbsp;jours pour la latitude de 49 d. En cette figure 5“’' comptezdc CtnG4i d.nbsp;du cóté du midi pour la hauteur de l’équateur, amp;tirez du centre lalignenbsp;GE qui Iereprefente. De GcnHcomptez 23 d.amp;demi pour Ie premiernbsp;degré ou tropique du cancer vers Ie zénithA; amp;deH tirez uneparallelenbsp;a G E qui reprelentera Ie parallcle du folftice d’été. De Tautre cóté de Gnbsp;en I comptez encore 13 d. amp;dcmi pour Ie premier degré oü tropique dunbsp;capricorne , amp; tirez de I une parallele a G E qui reprelentera Ie parallelenbsp;du folftice d’hiver, amp; ainfi des autresparallelesdes fignes amp; dc leurs degrez,nbsp;ayant égard a leur déclinaifon de Téquateur vers Ie nord ou vers Ie fud.nbsp;Du point E eomme centre comptez de D en F la hauteur du pole de 49 d.nbsp;nordjamp; tirez par E amp; F l’axe du monde. Toutes les lignes paralleles inbsp;l’équateur GE qui viendront couper l’horifonCD marqueront par leursnbsp;interfeélions Ie point du lever amp; du coucher du foleil, fes amplitudes orien-tales amp; occidentales, la longueur des jours amp; des nuits, quand Ie foleil feranbsp;en ces paralleles, en divifantcet horifon en degrez comme nous dirons parnbsp;la fuite. On veut, f^rexemfle, dreffer une table des hauteurs du foleil anbsp;toutes les heures du jour au premier degré d’^trirr, c’eft-a-dire, au zo Mars,nbsp;comme on 1’apprend des tables ci-deflus page 2 5 4 amp; fuivantes. Divifezlenbsp;quart de eerde G F de i 5 en i 5 d. pour chaque heure, amp; de 7 d. amp; deminbsp;en 7 d.amp; demi pour les demies,fi on veut.De ces divifions b,ib,g,ét,d,F,tire2nbsp;a l’équateur ou parallele du premier degré A’aries autant de perpendicu-laires, pour ne pas embarafler la figure nous ne marquerons que les per-pendiculaires d, z,FE, pour lesdernieres heures dudit jour 5 amp; 6 h. dunbsp;foir amp; 6 amp; 7 h. du matin, ces lignesd, z,FE StautrestiréesfurGEdivi-fent l’équateur GE en fes degrez amp; heures. Du point z tirez uneparallelenbsp;^ C E , fon interfeétion avee Ie eerde CAD divifé en fes degrez amp; minutesnbsp;a compter deC vers A marquera Ie degré de la hauteur du foleil a7h. dunbsp;foir Sc 5 h. du matin Ie 2 i Mars, ou quand Ie foleil fera au premier degrénbsp;A’artes Sc deh^'rrf,fous la latitude de 49 d.nord. Vous en ferez de mémenbsp;des points b,fb,g,ét, pour avoir les hauteurs du foleil ii,2,3amp;4h. dunbsp;foir a ii,io,9amp;8h. du matin. Maintcnant du point F, tirez aulE uncnbsp;perpendiculaire a GE pour avoir la hauteur du foleil de la maniere quenbsp;nous avons ditjmais paree que cette perpendiculaire coupe l’équateur GEnbsp;cn fon interfeólion avec l’horifonCD, il s’enfuitqu’a cette heure Ie foleilnbsp;n’a pas d’élevation fur 1’horifon, amp; qu’a 6 h. du matin amp; du foir aux joursnbsp;amp; latitude fufdites Ie foleil a o pour hauteur, fe leve amp; fe couche a cesnbsp;mêmes heures.

On con^oit aufli qu’en ce jour la hauteur du foleil a midi eftcelledela ligne G E paree que c’eft en G que Ie eerde mcridien C A cft coupé, c’cftnbsp;la même regie pour tous les paralleles H’équateur. On veut, paar 1'^* extm-fle, dreffer une table des hauteurs du foleil pour toutes les heures dunbsp;jour au quel il eft au premier degré du cancer, les tables dc déclinaifonnbsp;page 2 5 4 amp; fuivantes vous marquent Ie 2 i Juin a la latitude fufdite. Vousnbsp;avez déja tracé du point FI diftant dc 2 3 d. amp; demi de l’équateur vers Ienbsp;nord la parallele qui convient amp; que Ie iblcil decrit en ce jour. Maintenantnbsp;du point oil cette ligne FI coupe l’axe du monde E F , decrivcz unc portionnbsp;de eerde Fljfl-jff, que £ F prolongé eoupera en ff, divifez cette portion dc

eerde

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DES CADRANS AU SOLEIL. LIv.VlII.Chap.V. J77 eerde è commencer du point H de i 5 en i 5 d. pour les heures de ce jour,nbsp;vous aurex les poi«s de divifion IjtnjnjXjpjfFjftjff; de ces points tirez fur lanbsp;parallele a l’équateur H autant de perpcndiculaires que vous pourrez juf-qu’a ce que ces perpcndiculaires ne rencontrent plus Ie parallele H fur l’ho-rifon CD, amp; vous aurez diviféce parallele H en fes heures amp; degrez : pournbsp;éviter la confufion je ne marque ici que les deux derniereslignesft,amp;, pournbsp;5 h. du matin amp; 7 h. du foir, ff,w, pour 4 h. du matin amp; 8 h. du foireanbsp;comptant du midi en H. Du point amp;, oii la ligne H eft coupée, tirez la parallele a C D vers C,le degré qui fera coupé en comptant de C vers A, feranbsp;celui de la hauteur du foleil fur 1’horifon de 49 d. a J h. du matin amp; ènbsp;7 h. du foir Ie 21 Juin,auquel Ie foleil eft au premier degré du cancer.nbsp;Éaites-en de même pour toutes les autres heures.Enfin du point w,ou la perpendiculaire ff,w, coupe la ligne H tirez de même une parallele a CD quinbsp;coupera Ie eerde CA au degré de la hauteur du foleil fur 1’horifon a 4 h.nbsp;du matin 8c 8 h. du foir au jour fufdit; mais paree que cette parallele a C Dnbsp;eft la même que fhorifon CD, il s’enfuitque Ie foleil a o de hauteur inbsp;ces heures, 8c qu’il fe couche aux lieux amp; jour fufdits a 8 h. du foir 8c fcnbsp;leve a 4 h. du matin.

Faites la même chofe pour tous les jours de l’année, 8c écrivez les diffe-rentes hauteurs de foleil que vous avez trouvé par les operations aux differens jours 8c heures, Ic tout dans l’ordre que vous voyezl la table que nous ennbsp;avons donné ; 8c vous aurez des tables de hauteurs de foleil que vous fouhai-tez, qui vous donneront auffi Ia longueur des jours 8c desnuits, les heuresnbsp;du lever 8c du coucher du foleil a differens jours. Ces operations ferontnbsp;plus juftes fi Ic eerde A B C D eft d’un pied de diametre, 8c s’il eft tracénbsp;fur une ardoife , files lignes fonttirées avec jufteffe,8cles ccrcles divifeznbsp;de même.

C’eft fur ces principes que la hauteur du foleil connue , Ie jour de l’année 8c la latitude données on connoitra 1’heure du jour ; car foit la hauteur du foleil fur fhorifon donnée Ie 21 Juin, telle que la marque lanbsp;ligne 8c , parallele a CD fur Ie cercle CA; tracez cette parallele de cenbsp;point de hauteur, elle coupera Ie parallele du premier degré du cancer ennbsp;6c, duquel élevez la perpendiculaire 8c, ft, enfuite du point d’interfeétionnbsp;du parallele du cancer H fur faxe du monde faites avec H l’arcH,ff,{r, quenbsp;vous diviferez de 1 5 en i 5 d. pour les heures a compter de H vers ff,ff,

8c vous trouverez 7 fois i 5 d. jufqu’a la ligne ft; ce qui vousmontrera qu’il étoit ou 5 h. au matin ou 7 h. au foir, Ie 21 Juin quand vous aveznbsp;obfervé la hauteur du foleil fur fhorifon.

On peut même fouvent employer la trigonometrie rediligne pour cal- Rg' r. culer les angles : il n’y a qu’a jetter les yeux fur la figure 5“% 8c lire avecnbsp;quelque attention les regies, dont nous pourrons donner un abregé aunbsp;livre 9’quot;'.

Pour dreffer des tables des verticaux du foleil a toutes les heures des jours de fannée pour telle latitude qu’on voudra , comme ici a celle dcnbsp;49 d. nord, au 21 Mars ; Prolongez la ligne z parallele a CD, de fortenbsp;qu’ellc coupe Ie cercle C A 8c la ligne A B ; prenez avec Ie compas la longueur de cette ligne z entre les deux interfedions qii’elle fait fur CASenbsp;A B , portez Ie compas ainfi ouvert un pied au centre E , amp; de fautre de-Cfivez un are dc cercle de la ligne CD vers B ; enfuite du point z fur

Bbb

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CONSTRUCTION ET USAGES nbsp;nbsp;nbsp;.

l’équateur tirez la perpendiculaire indéfinie fur CD vers B , Ic point o cettc perpendiculaire coupera l’arc de eerde que vous*venez de faire lef*nbsp;tel qu’en tirant d’icelui une ligne au centre E, vous y fcrez unanglenbsp;Thorifon C D égal au vertical du foleil a 7 h.du matin amp; a 5

Ie a I Mars a la latitude de 49 d. nord. C’eft pourquoi appliquez Ie centr

d’un rapporteur en E amp; fa ligne o Ie long de C D vers C, vous aurez du vertical du foleil par la ligne que vousavez tirée du centre E anbsp;terfedion de la perpendiculaire z avec l’arc de eerde que vous venez ®nbsp;faire. Faites ainfi de tous les points fur 1 équateur , defquels vous tirefcznbsp;des perpendiculaires 3 CD vers B, lefqudles vous couperezavec les ouvertures de compas que vous trouverez amp; placerez comme vous veneznbsp;de faire pour la ligne z. Pareillement amp; enfin du point E fur l’équateurnbsp;tirez une perpendiculaire a 1’horifon , cette perpendiculaire étant la menaenbsp;que AB, j’en conclus qu’a 6 b. du foir aux jours amp; latitude fufdits gt;nbsp;Ie foleil fait un angle de 90 d. avec Ie meridien C, que teleft fon verticairnbsp;amp; qu’il fe couche au veritable oueft , comme il fe leve au veritable eft.

Pour avoir les verticaux du foleil quand ilcftaui d. du 03, c’eft-a-diregt;-au 11 Juin en la latitude fufdite amp; a routes les heures du ;our; Prolongs^ I* bgne amp;, parallele a CDde part amp; d’autre, amp; prenez avec Ie compas fa longueur depuis Ie point de fon interfedlion fur AB, jufqu’a Ibn interfeétion fnfnbsp;CA;porte2 Ie conapas ainli ouvert unpieden E,amp;del’autre faites un ai'Cnbsp;de cercle de C vers B afl'cz grand amp; jufques par-dela la ligne E B ; eafub®nbsp;du point amp;, abailfez fur C D prolongez vers B une perpendiculaire ,nbsp;point oü elle coupera l’arc que vous venez de faire fera tel, que finbsp;en tirez une ligne vers E, vous aurez l’angleCEamp;ce point d’interfectionnbsp;pour l’angle du vertical du foleil a 5 h. du matin amp; a 7 h. du foir,

21 Juin qui fera obtus. Faites ainfi pour les autres heures en tirant des perpendiculaires des points marquez fur Ie tropique amp; des arcs de cerclenbsp;convenables, leurs interfeéiioas relatives donneront les verticaux dufol^d

OU les angles qu’il fait avec la meridiene a difFerentes heures. Pareillement

enfin prolongez la ligne w , parallele a C D jufqu’a la ligne AB amp; C A t ©uvrez Ie compas d’une interfedion a l’autre, amp; portez Ie compas air*quot;nbsp;ouvert un pkd enE,de l’autre decrivez un demi-cercle ou are de eerdenbsp;depuis la ligne CE jufques vers B amp; mêqae vers D ; enfuite du pointnbsp;abailfez fur CD amp; prolongez vers B une perpendiculaire, Ic point d’in'nbsp;terfedion avec l’arc de eerde que vous venez de faire fèra tel que fan'nbsp;gle CE,amp; cette interfeöion fera celui du vertical du foleil a 8 h. dufoi*rnbsp;amp; 4 h. du matin , Ie 21 Juin a la latitude de 49 d. nord; ou plutót a ee5nbsp;heures amp; jour Ie foleil fera un femhlable angle avec Ie meridien , amp; fombr^nbsp;d’un ftyle droit fera un tel angle avec la meridiene. Ecrivez ces angle*nbsp;a cote des jours amp; fous les heures, 8c faites vos tables comme vous en ave^nbsp;une, amp; comme nous avons dit ci-defFus des tables des hauteurs.

Si des points E ou l’équateur amp; fes paralleles coupent l’horifon C D» on tire des perpendiculaires jufqu’a la circonference CBD, les degreznbsp;du meridien qu’elles couperont feront ceux des amplitudes orientalesnbsp;occidentales vers nord ou tud, comme il conviendra, commencant 3nbsp;ces degrez depuis B vers C d’une part,amp; vers D de 1’autrc. Ainfi lanbsp;pendiculaire w tombe vers D, partant 1’amplitude oriëntale amp; occideS'nbsp;tale eft vers Ie nord d’autant de degrez qu’elle en a coupé de B versl^’

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des CADRANS AtT SOLEIt.LIv.VIII. Chap.V. 57f

amp; la perpendiculaire E B fe trouvant fur o desdivifions il s’enfuit qu aux équinoxes il n’y a pas d’amplitude; Ic foleil fe levant amp; fe couchant auxnbsp;point eft amp; oueft.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;r .

II y a beaucoup d’operations ï la verité, d en faut faire pour la moitie de l’annéejmais auffi cela eft encore plus aifé amp; plus court que de fairenbsp;des calculs infinis amp; deux analogies pour chaque heure de 1 année qu oanbsp;veut avoir, au lieu qudl ne faut ici que deux traits de compas pour chaque heure.

Par cette methode on trace encore fort commodement une ligne meri-diene; un feul point d’ombre étant donné , la declinaifon , la hauteur du Ibleil amp; la hauteur du pole connues en cette fa9on. Dansla figure 5 tirernbsp;une parallele ^ CD par Ie point fur CA de la hauteurconnue du foleilnbsp;fur rhorilbn; finterfeélion de cette ligne furie parallele que Ie foleil dc-crit au jour de fobfervation donnera un point , duquel on abailTera amp;nbsp;prolonoera vers B une perpendiculaire a CD; enfuite prenez la diftanccnbsp;depuis'le point oü AB amp; AC ont été coupez par la parallele que vousnbsp;vcnez de tracer, amp; portez Ie compas ainfi ouvert un pied en E fautrenbsp;vers C, amp; decrivez un eerde vers B; Ie point ou ce eerde fera coupenbsp;par la perpendiculaire a C D donnera l’angle C E; amp; ce point d’kiterfedionnbsp;égal 4 celui que 1 ombre du ftyle droit faifoit avec la meridiene au temsnbsp;de 1 obfervation ; par coniequent avec Ie bout de 1 ombre amp;lc pied du.nbsp;ftyle faites eet angle vers Ie cóté que vous jugez oppofe aunord,vousnbsp;aurez une meridiene.

ConflruBion ér ttfage d’un cadran horifontd qui s oriente par lui meme.

CE cadran n’eft autre chofc qu’un horifontal ordinaire , fous Ic-quel on attache une lozange aimantée comme on fait aux compas de mer ; Ie tout eft porté fur un pivot, de forte que Ia lozange aimantecnbsp;fe tournant au feptentrion, Ie cadran s’oriente. II ne faut que jetter les yeuxnbsp;fur une rofe de vents de la figure i , planche 20 ci-devant , amp; fur lanbsp;figure 7 de la planche 3 1 ,pour concevoir tout f artifice. A eft Ie pivot,nbsp;B la lozange attachée fous Ie carton C, ayant égard a fa déclinaifon. D eftnbsp;Un tuyau de carton attaché au carton Camp; au carton E, fur lequd eft de-crit Ie cadran, FK eft 1’axe, G eft Ia chappe de cuivre ou de verre dansnbsp;laquelle entre Ie pivot A. Paree que la lozange eft plus balfe que la chappenbsp;toute la machine tourne plus aifément amp; conferve mieux fon niveau: Ienbsp;tuyau de carton devroit être double; de forte que 1’un feroit tenu au cartonnbsp;C,amp;rautre au carton E , ils entreroient juftement 1’un dans f autre ennbsp;forme de boète ; amp; en tournant plus ou moins , on éloigneroit Ianbsp;pointe de la lozange aimantée vers Torientou 1’occidentd'autant dedegreznbsp;que feroit la déclinaifon de l’aiman: il faut que Ie tout foit bien leger. Lcnbsp;pivot A, eft planté au fond d’une boète ronde d’environ deux pouces,nbsp;comme la figure 8 ,dans laquelle on met toute la machine, qu’on couyrenbsp;d un cryftal femblable 4 celui des montres de poche ; de forte neanmoinsnbsp;que les cartons tournent librement; 2°. que lc cadran foit a niveau dunbsp;bordde la boète, amp; que Ie cryftal foit un peu plusélevé en convexite quenbsp;Ie fommet de 1 axe.La fig.preprefente un couvercle debois qui ferme la fig.8'.nbsp;Vfage, On expofe la boète au foleil, aufli-tót Ie cadran s oriente» ilfc

Bbb ij

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380 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

met de niveau , amp; I’ombre de Taxe marque Theure. Ce cadrann’eftpss univerfel, amp; d ailieurs il faut avouer que les rayons du fbleil fontun petinbsp;brifez par le cryftalau travers duquel ils paflent, pour jetter fur lecadran

Tombre de I’axe ; c’eft un petit inconvenient, Terreur ne pouvantetre bie^i

fenfible; mais il faut garantir la machine des agitations de fair. On pourroit favoir de combien Ic cryftal briferoit les rayons du foleil en remarquaritnbsp;quelle heure marque le cadran decouvert a fabri du vent, amp; reinettantnbsp;auffi-tot le cryftal on verrok quelle difference il y auroit a 1’heurc quelenbsp;cadran marqueroit avec amp; fans fbn cryftal. On auroit enfuite égard anbsp;cette difference routes les fois qu’on regarderoit 1’heure le matin ou isnbsp;foir: cette difference feroit un peu plus grande que vers le midi.

Confiruction amp; ufage du ca.drm horifontd mdemmatique.

CE cadran fe nomine analcmmatique, paree qu’il fe fait par lemoy^*^ de 1 analemme ^qni eft la projection ou reprefentation des principatiXnbsp;cercles de la fphere fur un plan , comme nousavonsdit.

La figure 5 eft fanalemme , amp; la figure 6 reprefentelecadran tout faitgt; qui marque les heures fans bouffole.

Fis- f. Pour conftruire fanalemme fur une plaque delaiton ou d’autre matiets bien droite St bien polie, de grandeur amp; epaiffeur convenable, tireznbsp;mierement les lignes AB, CD, fe coupant a angles droits au point Einbsp;duquel, comme centre, decrivez le cercle AC, B D reprefentant le mctiquot;nbsp;dien, fbn diametre C D lhorifbn,amp; AB le premier vertical. Du pointnbsp;comptez jufqtfen F felevation du pole , qui eft ici de 49 d. amp; tirez ftnbsp;ligne FE, reprefentant i axe du monde 5 de 1’autre c(5té comptez lui' ftnbsp;meridien de C cn G felevation de fequateur, qui eft ici de 41 d.amp;titeznbsp;la ligne G E pour fequateur ; du point G comptez de part amp; d’autrejnEnbsp;qu en H amp; en I 25 d. 30 m. pour la plus grande déclinaifon du fofti^»nbsp;tirez la ligne FI I, coupant fequateur au point Y, duquel comme centre tnbsp;vous deenrez le cercle HLIK , ou feulement fa mokié, que vous divi-ferez en 6 parties egales; par chaque point de divifion tirez les pattl-leles a 1 équateur , jufqu'a la ligne horifontale; des fetftions que font ft*nbsp;paralleles fur le grand cercle , abaiffez des perpendiculaircs, qui rcncon-treront 1 horifontale es points MNOP, amp; des feélions faites par lefdit^^nbsp;pralleles fur 1 axe EF, abaiffez des perpendiculaircs indefiniesnbsp;Q£; ouvrez enfuite le compas de fefpaceEM, amp; de cettemêmeoavet-ture pofez un pied fur N , amp; de fautre coupez par un petit arc ftnbsp;lipe ; pofez un pied fur O amp; coupez la ligne R i par unnbsp;aic au point h i puis toujours de la même ouverture E M pofez un piednbsp;en P, amp; de 1 autre pointe coupez la ligne S c au point e. Pour conffruk^nbsp;le petit zodiaque , prenez la diftance 0 c , que vous porterez de E vers A ^nbsp;vers B, pour les tropiques de © amp; de ; prenez la diftance 4 è amp; ftnbsp;portez de^meme au point E, pour la parallele des n d’un cóté,amp;cefti

de ses de 1 autre, pienez enfin la diftance X lt;1 pour marquer du même point

E d’un cóté Ie parallele de v de fautre celui des nbsp;nbsp;nbsp;, eftft-a-dire, qn ^

faut prendre lesdiftances X 4 , 4 è, 0 c fur les lignes N4,0 P c,depuft leur interfedtion X^o, avecla meridicne jufqu aux extremiteznbsp;porter chacune fucceflivement au point E a droite amp; a gauche fur ft pcf'’-zodiaque que vous formerez comme il fe voit en la figure. Pour avoir

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DES CADRANSAU SOLEIL.Liv. VIII. Chap.V. 581 les points des heures, du centre E,amp; del’intervale EM,décrivez Ie eerde MTZV, divifez-le en 2 4 parties égales,aufli-bienque Ie grand eerdenbsp;A B C D , amp; de chaque divifion oppofée tirez des lignes droites, favoir,nbsp;celles du grand eerde , paralleles a la ligne A B , amp; celles du petit eerdenbsp;paralleles a la ligne CD ; les fedtions de ces lignes feront les points desnbsp;heures, il faut entendre les fedions les plus proches du grand eerde;nbsp;tracez par ces points unecourbe adouciequi encecas eft une ovale commenbsp;Ia figure Ie montre. Les heures du matin font a gauche, amp; celles du foir anbsp;droite. Pour avoir les demi-heures on divife les cercles en 48 parties egales,

amp; en deux fois autant pour avoir les quarts.

Le tout étant ainli preparé, tranfportez avec un compas fur une autre plaque de laiton figure 6 , routes les fedions des heures, formez-y Tovale B , en la trawant legerement de point en point, amp; gravez-y les heures commenbsp;dies font marquées en ladite figure 6.

Tranfportez-y aufli le trigone des fignes, prenant avec un compas routes les diftances Tune après fautre, de telle forte que les fignes de T foient dans la ligne de 6 h. p!acez-y les caraderes des fignes amp; les premieres lettres des mois chacun en leur ordre. Le milieu du trigone doit êtrenbsp;fendu pour y faire coulerun curfeurC,quiporteleftylc droit D, qui fenbsp;leve amp; fe couche par le moyen de deux petits tenons.

Sur fautre partie de la même plaque on y trace un cadran horifontal, fuivant les regies ordinaires pour la même latitude qu’a été faite l’ana-lemmc ; on y place le ftyle ou axe E , perpendiculairement fur la lignenbsp;de midi , que fe leve, fe baiCTe amp; fe tient droit par le moyen d'un ref-fort qui elt fous Ia plaque.

USAGE.

PLacez ce cadran bien paratlele a 1’horifon, mettez le curfeuraveefon

ftyle droit fur le jour du mois ou iur le degré du figne que le foleil par-

court; tournez f inftrument jufqu’a ce que les deux cadrans s'accordent amp; marquent la même heure.

Si, par exemple,le ftyle droit du cadran analemmatique marqué ioh. du matin,il faut que l’axe du cadran horifontal marque pareillemcnt i o h.

En ce cas ce fera la veritable heure. La coramodité de ce cadran eft qu’il marque 1’heure fans ligne meridiene, amp; fans éguille aimantée; mais pour bien faire il faut qu’il foit un peu grand.

ConJlruBion du cadrm polaire, oriental amp; occidental univerfel.

C'' Et inftrument eft compofé d’une piece circulaire de cuivre ou autre xxxni j metal bien droite amp; bien égale d’épaifleur, un peu forte pour confervernbsp;fon poids perpendiculaire , amp; pour y faire une rainure autour du bord, dansnbsp;laquelle doit couler un pendant femblable a celui que nous avons decrit pournbsp;1 anneau aftronomique.

Du centre de cette piece decrivez la circonference d’un demi-eercle amp; la divifez en deux fois 90 d. Du point 90 amp; par le centre tirez unenbsp;ligne droite qui fera Téquinoxiale ; vers le haut de cette ligne choifiüFeznbsp;Un point a volonté, duquel vous tirerez une perpendiculaire fur 1’équi-

Bbb iij

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5Si nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET tJ-5AGES

noxiale, qui fera la ligne de 6 h. Pour avoir les autres heures portel füf ladite équinoxiale, de part 5e d’autre, du point d'interfeöion , les tangen-

tes convenables, comme celle de 15 d, pour les points de 5 amp; de 7 h. la tangente de 5 o d. pour 4 amp; 8 , celle de 4 j pour 5 amp; 9. Cette tangente qui eft égale au rayon eft la longueur du ftyle , dont rextremilé doit repondrCnbsp;perpcndiculairement fur Ie point oii la ligne de 6 h. coupe la ligne équinoxiale. Les heures de ce cadran font paralleles entre elles amp; k 1’axe dunbsp;monde, comme nous avons dit ci-devanten parlant des orientaux amp; occi-dentaux, amp; fe tracent de même.

Sur la ligne de 9 h. du matin, amp; de 3 h. après midi on ajufte aux point* C, deux petits tenons de eharniere pour y placer la piece marquée V »nbsp;laquelle fe couche fur la piece circulaire, amp; fe leve de maniere qu’elles s ynbsp;arrête a angles droits. On marque fur cette piece les heures d un cadrartnbsp;polaire depuis 9 h. du matin jufqu'a midi, amp; depuis midi jufqu’a 3 h.dunbsp;foir. Nous ne parlerons point davantage dc la divilion de ccs heures, fayantnbsp;expliquée ci-devant en fon lieu, aufli-bien que la maniere de placer les ligne*nbsp;fur tous ces cadrans orientaux, occidentaux amp; polaires.

En ladite figure les paralleles des fignes font divifez de 1 o en i 0 d. amp; oO y a ajoute les premieres lettres des noms des mois chacun en leur place gt;nbsp;vers le haut de la plaque circulaire , proche le point de 9 o d.

On ajufte le ftyle B avec une charniere, afin qufil puilfe fe lever amp; Tc coucher fur laidite plaque ; mais il faut qu’il fe leve de maniere que ftnbsp;pointe réponde jufte fur le point de 6 h. en la ligne équinoxiale , commcnbsp;nous I’avons dit,amp; que fa hauteur foit égale a la diftancede 6 a 9 h. Ceftnbsp;fe peut faire facilement par Icmoyend’une petite queue faite de biais»'*nbsp;has dudit ftyle qui fempefche de fe lever plus qu'il neledoit.

Vfuge dudit cadran.

SI e’eft avant midi,place2 la petite ligne qui eft au milieu du pendant fur ledegréde 1’élevationdu pole du lieu ou vous etes ,au quart ou eftnbsp;écrit: heures avant midi. Levez le ftyle amp; prefentez votre cadran au foleil»nbsp;le tenant fufpendu par 1’anneau, en forte que le bout de fombre du ftyftnbsp;tombe fur le jour du mois courant; vous y verrez f heure prefente fur fo-riental ou fur le polaire.

Mais ft e’eft après midi, mettez le pendant fur la latitude du lieu , au quart ou eft écrit : heures afrès midi. Tournez le cadran au foleil de maniere qu®nbsp;le bout de fombre du ftyle tombe fur le degré du figne ou fur le joufnbsp;du mois courant. II y marquera fheure prefente fur foccidental ou furnbsp;le polaire.

II eft aifé de remarquer que le cadran oriental étant retourné de cettc maniere devient occidental, amp; que les heures fe trouvent paralleles a faxenbsp;du monde.

Voila è peu pres la conftruöion amp; les ufages des cadrans portatifs qu‘ s’orientent fans bouflble ou fans ligne meridiene, les plus facilesa fe fervir».nbsp;Je vaiscependant donnerenabregéladefcriptiondequelques autres que jenbsp;fais,qui nc laiflent pasdetre affez eurieux, mais dont la conftruftion eftnbsp;peu plus embarraflante.

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DES CADR.ANS AU SOLEIL. Liv,VlII.Chap.V. 38$

CadrM horifontal portatif pour une elevation particuliere de pole t dune conflru^ion differente de celle des precedents.

LE premier de ces cadrans eft un horifontal de deux ou trois poUCe* en quarré, qii’on fait de cuivre ou de quelque autre metal, divifé pournbsp;Une elevation particuliere de pole, amp; dont laxequi marque les heures,nbsp;eft une foic arrêtée par un bout au centre dudit cadran , amp; l'autre boutnbsp;s’attache au haut d’une lame de cuivre un peu forte, qui eft placée a Tex-tremité du cadran fur la ligne de i 2 h.; cette lame fe couche amp; fe tient aulfinbsp;droite par Ie moyen d’un reflbrt qui eft deflbus ledit cadran ; la hauteur de lanbsp;coche pour retenir la foie, eft égale a la tangentc de k hauteur du pole ,nbsp;comme pour Paris, de 49 d.

Environ au quart de la hauteur de la lame on ajufteun eerde d’une grandeur proportionnée a la grandeur de la plaque du cadran ; ce eerde fc ploye par Ie moyen d'une charniere, amp; de Tautre cóté il y a un appui pournbsp;1’arrêter ^ la hauteur de 1’équateur; qui eft pour Paris 41 d. en forte quenbsp;ce eerde fe couche fur la lame, amp; la lame fur la plaque du cadran horifontal ; il faut fur tout que Ie centre de ce eerde réponde jufte dans la loie

qui fert d’axe lorfqu’elle eft tendue.

On divife ce eerde dans fa concavité en heures, demies amp; quarts du cadran équinoxial, comme un des cerdes de 1’anneau aftronomique ; onnbsp;paffe la foie dans une très-petite perle ou unetêted’épingle ,que 1’on con-duira fur Ie figne que parcourt Ie foleil, amp; qui fervira de curfeur pournbsp;marquer les heures dans Ie milieu de la concavité du eerde équinoxial.

Pour placer cette tête d’épingle fur Ie figne ou Ie mois convenable , ü faut avoir a part une petite regie de cuivre étroite, fur laqudle on auranbsp;tracé les fignes du zodiaque, amp; les quantiémes du mois, en la maniere qu’onnbsp;les trace fur la petite regie qui eft au milieu des anneaux aftronomiques;.nbsp;c’eft a-dire, que la dédinaifon du foleil fe prend de fextremité du eerdenbsp;équinoxial, amp; que Ie rayon de 1’équateur doit partir en ligne droite dunbsp;fommet interieur dudit eerde, amp; les fignes d'un cóté amp; d’autre fuivant leursnbsp;déclinaifons.

Pour placer la petite perle au point öü ellé döltêtre poür marquer leè heures, on place ladite regie, depuis Ie centre du cadran horifontal , aunbsp;long de la foie qui fei t dkxe, amp; on coule la petite perle fur Ie degré dunbsp;figne que Ie foleil parcourt, enfuite on retire la petite regie.

On trace une ligne perpendiculaire derriere la lame qui tient Ie eerde équinoxial, d’ou on laifle prendre une foie , au bout de laquelle on auranbsp;attaché un petit plomb pour mettre Ie cadran de niveau. Onpeutrendrenbsp;ce cadran univerfel, en ajuftant une portion de eerde derriere la lame,nbsp;amp; qui fe couche deffus par Ie moyen d’une charniere ; cette. portion denbsp;eerde doit être divifée en degrez , amp; Ie haut de ladite lame, d’oü pend

Ie plomb , fervira de centre ; par ce moyen on pourraélever plus ou moins

Ie cóté du centre du cadran, fuivant félevation du pole, en faifant pen-dre la foie qui porte Ie plomb fur la latitude du lieu. 11 eft bon de dire „./nnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;---- r nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;...nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;’-piiis8h-du

; équinoxeSi eoniiruétion^

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dont on a omis la figure d’autant que le feul difcours la peut fourniir a rimagination.

Vfage dudit cadran.

AYant placé la petite tête d’épingle Air le fignc on fur le jour dti mcis, comma nous avons dit,on expofera Ic cadran au roleil,amp;onnbsp;le tournera de cote Sc d’autre jufqu'a ce que la foie qui fert d’axe, marque la même heure fur le cadran horifontal, que la petite perle au milieunbsp;amp; dans la concavité du eerde équinoxial, amp; ce fera la veritable heurc.

Nous faifons encore d’autres cadrans portatifs, comme un aftrolabe hori-* fontal, fuivant la projeótion orthographique des cercles de la fphere , furnbsp;le plan de l’horifon ; d’autres, fuivant faftrolabe de Royas, qui ferventnbsp;verticalement par le moyen d’un plombjdes cadrans horifontaux faitS parnbsp;les hauteurs du foleil , qui s’orientent aufli fans éguillc aimantée , dontnbsp;les fignes du zodiaque font tirez en lignes droites amp; d’un même centre,nbsp;amp; les lignes des heures en lignes courbes; comme aufli d’autres cadransnbsp;portatifs qui font afl'ez curieux , dont je referve a un autre terns de don*nbsp;ner la conftruófion amp; les figures.

Les cadrans horifontaux ou les fignes font tracez , comme celui de Ia planche 30 figure i , peuvent aufli s’orienter fans bouflble, en plagant aUnbsp;foleil ledit cadran, de maniere que 1’ombre du ftyle droit donne fur lenbsp;degré du figne que le foleil parcourt ce jour-la ; mais ce qu’il y a d’in-commode, c’eft que la diftance du figne de cancer eft fi petite avec le*nbsp;fignes voifins, qu’on ne peut. diftinguer le quantiéme djC i o en i o jours;nbsp;de forte que quelque chofc qu’on fafie il eft prefque impoflible de fair®nbsp;un cadran portatif qui s’oriente fans bouflble ou fans ligne meridiene,nbsp;fans tomber dans un des deux inconveniens, ou d’avoir les heures fortnbsp;ferrées vers le midi, ou d’etre de peu de prccifion dans le tems des fijl'

ftices, a caufe du peu de difference qui fe trouve dans 1’élevation amp; déch'

naifon du foleil en ces tenas-la; ce feroit promettre ce qu’on ne pourroit tenir que de fe vanter de faire autrement.

CHA PITRE VI.

Contenant U cenjlruction nbsp;nbsp;nbsp;les ufAges des cndrms a Ia luneó‘‘i^*^ etoiles.

ConjlruSiion d'un cxdrAn horifentAlpour connoitre l heure a lx Lune.

CONSTRUCTION ET USAGES


3S4


Fig. ti

ON appelle cadran a la lune celui qui montre de nuk aux rayons de

la lune, 1’heurc quil eft au foleil; c’eft-a-dire, en quel eerde horairc

eft pour lors le foleil.

Ce cadran eft compofé de deux pieces de laiton ou d autre matierc fofide» de grandeur a volontf.

La platine inférieure marquee H,eft en forme de paraIlelograme,oi‘ fupérieure marquee A, eft circulaire amp; doit tourner autour de lanbsp;ombrée Sc du centre marqué B. Sur la platine fuperieure font tracées e

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DES CADRANS A LA LÜNE.LIv. VIII. Chap.VI. 585 heures d'un cadraii horifontal pour la latitude du Ueu, fuivant les regiesnbsp;ci-devant expliquées.

La platine inférieure porte Tin cercle diviféen 30 parties inéf^ales pour les jours du mois lunaire. Pour faire cette divifion : Soit I3 ligne équi-noxiale DE qui a fervi a tracer Ie cadran horifontal, amp; fon centre divi-feur F, duquel ayant decrit ie Cercle pondtué G , divifez-le en 30 parties égales,oulamoirié en i 5 ; la regie étant mife au centre F, tournez-lanbsp;fur routes les divifions dudit cercle , amp; marquez des points fur Ia lignenbsp;équinoxiale; enfuite mettez la regie au centre B , amp; fur tous les pointsnbsp;de divifion de la ligne équinoxiale , pour divifer Ie cercle H; quand vousnbsp;cn aurcz la moitié, tranfportez les mêmes divifions fur Tautre demi-cercle ,nbsp;par ce moyen tout Ie cercle fe trouvera divifé en 3 o parties inégalesnbsp;pour les 50 jours du tnois lunaire ,autour defquels on graveraleschifres,nbsp;comme la figure Ie montre.

Placez Taxe ou ftyle B C, è la hauteur du pole du lieu amp;difpofez-lede maniere qu’étant élevé il n’empêche pas la platine des heurcs de tournernbsp;autour du centre B;ravoir,en faifant que fa bafe n’outrepafle pas Ie demi-diametre de la circonference ombrée.

USAGE.

IL faut favoir Ie quantiéme de la lune par des éphemerides ou par Ie moyen des épades, afin d’appliquer Ie point de i z heures fur Ie -journbsp;de la lune.

On doit remarquer que Ia lune par fon mouvement propre s’éloignc du foleil chaque jour vers i’orient d’cnviron q.8 m. d'hcure, c’efl-a-dire,nbsp;«jue 11 étant nouvelle ou conjointe au foleil elle fé trouve un jour avecluinbsp;dans Ie meridien , Ie lendemain elle pafiera par ce mêmemeridicn environnbsp;trois quarts d'heure amp; quelques minutes après.le foleil, ce qui fait quenbsp;les jours lunaires font plus grands que les jours folaires. On appelie journbsp;lunaire Ie tems depuis Ie pallage de la lune par Ie meridien jufqu'au paflagenbsp;immédiatement fuivant. Ces jours font fort inégaux a caufe de firregula-rité du mouvement apparent de la lune.

Quand la lune eft pleine ,c\eft-a-dire,opporéc au foleil, elleferetrouve dans Ic même cercle horaire que Ie foleil, dedorte quejli, par exemple, en ccnbsp;tems-la Ie foleil étoitau meridien de nos antipodes, la lune feroitdansnotrenbsp;meridien , amp; marqueroit par confequent fur nos cadrans la mêmc heurenbsp;que feroit Ie foleil, shl étoit fur notre horifon. Mais cette conformité nenbsp;dure pas long-tems , puifqu’a chaque heure elle retarde d’environ deuxnbsp;minutes. De même fi Ie foleil au tems de fon oppofition fe couche fousnbsp;ïiotre horiion , la lune lui étant diametralement oppofée fe lev era, amp; ainfinbsp;du reftè; c’eft pour reraeditr a Ion retardement qu'on a divifé ce cerclenbsp;en 3 o parties. Le point de i z h. du cadran horifontal étant mis exacSé-ment vis-a-vis de fage de la lune, le cadran orienté par Ic moyen d uuenbsp;laouflqle ou d’une ligne meridiene, marquera f heure prefente; raais pournbsp;1 avoir plus cxaccement, il faudroit favoir fi la lune eft dans le premier,nbsp;fecond ou troifiéme quart de fon jour, afin de mettre ic point de i z h. anbsp;proportion en Tefpace de fon quantiéme de lune.

Pette même pratique fert auffi pour les vcrtic^ux, mais pour les équi-

C c c

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58(5 nbsp;nbsp;nbsp;construction ET USAGES

noxiaux la divifion fe fera en 3 o parties égales, la roue mobile qui poftc les hcures en i4,amp; le refte de même quc ci-devant.

La table qui eft au bas de la plaque, fertauflipourconnoitrerheureaU clair de la lune avec un cadran ordinaire.

Pour la conftruire tirez quatre lignes paralleles droites ou courbes longues a volonté , divifez Telpace 11 en 12 parties égales pour les ï 2 h. amp; les deux autres efpaces K K en 15, pour y marquer les 5 o jours lu-naires, commc on voitpar la figure 2.

US AGE.

VOyez a un cadran au fblcil I’heure que la lune y marquera j pui* fachant I’age de la lune, voyez dans la table Theurequicorrcfpondnbsp;vis-a-vis fon age, i laquelle ajoutcz Theure marquée par le cadran ; fi 1»nbsp;fbtnme des deux enfemble n'excede pas 12 ou bien fon exces au defliisnbsp;de 12, elle vous donnera la vraie heure.

E X E M P L E.

SlTppolbns que le cadran folaire marque 6 h. au clair de la lune ,amp; qUff fon age fort de J jour* ou de 20 , on verra par la table vis-a-vis denbsp;ces chifres, 4 h. lefquclles ajoutées ^ 6 font i o,qui feraTheureprefente»nbsp;Si a tel jour la lune marquoit 8 h.il feroit minuit.

Pareillement fi la lune marquoit p h.^ fon xo“' ou 2 5“* jour,auxqueli repondent 8 h.: 8 amp; 9 font 17 ; otcz 12 , reftent 5 pour la vraie heure;nbsp;Sc ainli des autres.

On connoit Tage de la lune par le moyen de répaéte de I’annee courant* en cettc maniere. A Tepadle , ajoutez le nombre des mois paflez , com-men^ant a Mars avec le nombre des jours du mois prefent; la fomme feranbsp;lage de la lune, en rejettant les 30 s'il excede; comme, par exemplc»^nbsp;Ian 1725, au 25 Mars, Tépadte étant i 5 , amp; le nombre des mois i gt; I*nbsp;fbmme totale 41, de laquelle otant 3o,reftera 11 , pour T^e de 1*^nbsp;lune,cn ajoutant cependant 1, d’autant que la lune fe joint au foleil pli^quot;nbsp;tot^ prefque d’un jour que ne donne 1’épaéle.

L on tro^uve facilementdcs tables qui marquent les épaétes, mais on pourra les connortre en ajoutant 11 a 1’épaéèe courante; fi Ie nombre pafle 30»nbsp;otez 30, le reftc fera lépa6ie;amp; s'il cft 30, comptez 1 , amp; non pas 3'^'nbsp;Cette inaniere de trouver Tage de la lune n’cft pas fi exafte que par Itnbsp;calcul des éphemerides.

Conjiruöiion d'u» cadran four connoïtre theure aux étoiles.

La figure 3 reprefente Tarrangement des principales étoiles qui compo-fent la conftellation de la grande ourfe amp; celle de la petite ourfe au-tour du pole, amp; de 1’étoile polaire.

Le cadran aux étoiles, dont nous aliens parler, fc fait par Ia connoif' lance du mouvement journalier que font autour du pole , ou de rétoiltnbsp;polaire quin’en eft prefentement ébignée que de deux degrezou environ »nbsp;les deux étoiles dc k grande: ourfe que l’oa appeUe fes gardes,

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.DES CADRANS AÜX ETOILES.Liv.VIII. Cli.VI. 587 ckire du quarré de la petite ourfe, comrae elles font marquées en laditenbsp;figure.

Pour la conftruftion de ce cadranilfautpremiercmentfavoirl’afcenfion droite de ces étoiles, ou ^ quels jours de f année elles fe trouvent dans Ienbsp;même eerde horaire que Ie foleil; ce qui fe peut connoïtre par Ie calculnbsp;aftronomique ou par un globe, ouavecunplanifphcrecelefteconftruitfurnbsp;les nouvelles obfervations , en mettant fous Ie meridien fétoile dont ilnbsp;s’agit, amp; en examinaat quel degré de fécliptique fe trouve en même temsnbsp;fous ce meridien.

Par cette methode on trouvera, parexemple, que l’afcenfion droitede l’étoile polaire pour fannée i725 eftod. 59 m. 50 fee., dont la longitudenbsp;eft 2 4 d. 48 m. 2 fee. amp; la latitude ó ó d. 5. m. 2 o fee. fcptentrionale.

Le 21 Septembre, fafcenfion droite du foleil eft a 11 h. 5 4 m. 5 fee.

L’afcenfion droite de l’étoile de la grande ourfe « 16 2 d. $ o m. 40 fee. en tems i o h. 5 o m. a i fee.

L’afeenfion droite de l’étoile de la grande ourfe ^ 177 d. 55 m. 45 fee. en tems 11 h. 5 i m. 43 fee.

L’afcenfion droite de l’étoile la claire de la petite ourfe 147 d. 3 4 m. a o fee. en tems 9 h. 5 o m. 3 4 fee.

Le 51 Mars, I’ctoilc polaire paffe au meridien a 2 4h, i m. 55 fec.ou i midi 1 m. 5 5 fee.

Le 3 Oftobre , l’étoile polaire paffe au meridien a i 2 h. 2 m. J 2 fee. OU a nainuit 2 m. 5 2 fee.

Le 17 Aout, la claire de la petite ourfe paffe au meridien a 24h. 3 m. 15 fee. OU a midi 3 m. 2 8 fee.

Le I 3 Fevrier, la claire de la petite ourfe paffe au meridien i 12 h. I m. 46 fee. OU a midi 1 m. 46 fee.

Voila 1’état du ciel pour ces ctoiles,pour cette année amp; pour les fui-vantesfans bcaucoup d’erreur fenfiblepour cecadran.

En ces deux jours de l’annéc ces étoilcs marqueront les mêmes heures que le foleil; mais comme les étoiles fixes rctournent au même meridiennbsp;chaque jour plutót que le foleil d’environ i d. ou 4 m. d’heure, cc quinbsp;fait 2 h. par mois; c’eft ce qu’il faut remarquer pour avoir l’heurc dunbsp;foleil, qui eft la mefure de nos jours.

Ces connoiffances étant ainfi établies, il fera facile de conftruire un cadran aux étoiles en la manierc fuivante.

Cet inftrument eft compofé de deux plaques circulaires appUquéesl’unc fur l’autre; la plus grande a un manche pour tenir a la main 1’inftrumentnbsp;dans les ufages qu’on en fait.

• ^ Pfos grande roue qui a environ deux pouces amp; demi de diametre, eft divifée en I 2 pour les i 2 mois de l’année, amp; chaque mois de 5 cn 5nbsp;jours; de telle forte que le milieu du manche réponde juftement au journbsp;de lanïiee auquel l’étoile ,dont on veutfofervir, a même afcenfion droitenbsp;que le foleil. Si, parexemple, cet inftrument eft fait pour les deux gardes

. . nbsp;nbsp;nbsp;ourfe, il faut que le 2 iquot;'*jour de Septembre foit vis-a-vis le

milieu du manche ; amp; s’il eft fait pour la claire de la petite ourfe, il faut ® -^out ou le I 3 Fevrier foit au milieu du manche; c’eft pour-quoi fi 1 on veut que le même cadran ferve pour l’une amp; l’autre de cesnbsp;étoiles} il faut rendre le manche mobile autour de ladite roue , afin dc

Ccc ij

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gg nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

Tarrêtef ou Ton voudra; ce qui eft facile ^ faire par Ie moyen de deuX

petites vis.

La roue de deffus qui cft Ia plus peiite, doit être diviféeen 24 parties égales, OU deux fois i 2 h. pour les 14 h. du jour , amp; chaque heure ennbsp;quarts, felon fordre qui paroït en ladite figure. Ces tqh.fediftinguentnbsp;par autant de dents , dont celles oü font marquées i 2 h. font plus longues que les autres, afin de pouvoir compter les heures pendant la nuitnbsp;ians lumiere.

A ces deux roues on ajoute une regie ou alidade qui tourneautourdu; centre , amp; quidébordeau-dela de Ia plus grande circonference.

Ces trois pieces doivent être jointes enfemble par Ie moyen d’un clou a tête, amp; percé de telle forte qu’il y ait au centre un petit trou d^environnbsp;deux lignes de diametre pour voir facilement a travers, f étoile polaire.nbsp;II efta propos que Ie mouvement de ces pieces foit un peu ferme, afin quenbsp;chacune refte oü 1’onla met pendant 1’obfervation.:

USAGE.

TOurnez la roue des heures jufqu’a ce que la plus grande dcntoüefï marqué i 2 h. foit fur Ie jour du mois courant; approchez l’inftru-ment de vos yeux, Ie tenant par Ie manche , en forte qu’il ne panche ninbsp;a droite ni a gauche, amp; qu’il foit a peu pres parallele au plan de l’équa-teur ;amp; ayant vü par Ie trou du centre 1’étoile polaire, tournezI’alidadcnbsp;jufqu’a ce que fon extremité , qui pafie au-dela des circonferences desnbsp;cercles, rafe la claire du quarré de la petite ourfe. Si l’inftrument eft dif-pofé pour cette étoile, la dént de la roue des heures qui fera fous 1'alidads

marquera l’heure prefente, que vous pourrez connoitre fans lumiere en comptant les dents depuis la plus grande qui eft pour t 2 h.

Cette étoile que nous appellons la claire de la petite ourfe, eft unede* deux qui forment Ie derriere du quarré. Elle precede l’autre dans Je mouvement journalier, amp; eft moins éloignée qu’elle de l étoile polaire. On fai^nbsp;la même operation pour les gardes de la grande ourfe, quand 1’inftrumenCnbsp;eft, fait pour ces étoiles.

Les deux étoiles, que nous appellons les gardes de Ia grande ourfe, foo* prefque en ligne droite avec l’étoile polaire amp; font de fa même grandeur»nbsp;Ces deux étoiles fervent beaucoup a la faire connoitre.

c H A P I T R E VII.

Contenmt Ia conJlruBion d’ un horloge a te au.

3CXXJ1I

rUmbe.

t.

CEt horloge eft compofé d’une efpece de tambour ou boete ronde» marquee B, fake de metail , bien foudée ; dans laquelle il y a upenbsp;certaine quantité d^eau préparée amp; plufieurs cellules qui ont communication les unes avec les autres paf un petit trou qui eft proche de la circqn-ference, amp; quine laifle écouler reauqu’autant qu’il eft néceflaire pour fair^nbsp;defcendre peu ï peu cetK raontre par fon propre poids; elle eft ftifpeiadi*®

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rgt;’U N H o R L o G E A L’E A U. Liv. VIII. Chip. Vil. ^ 8 9

aux points A, par deux ficelles fines amp; égales de groffeur ,amp;quifonten-tortiüécs autour de l’aiflieu de fer marqué D ,qujtraverfe aanglesdroits de part amp; d'aut.re Ie milieu jufte du tambour , amp; qui en defcendant fansnbsp;Ijue aucun bruit, montrc les heurespar les deux bouts dudit aiffieu. Lesnbsp;hcures font marquees des deux cótez de la boete fur un plan vertical. Leursnbsp;divjfions fe font en cette maniere: On remonte Ie tarnbour en tortillant lanbsp;ficelle, jufqu'a ce que Ie tambour foit au haut d'u plan oü on veut com-mencer la divifion des heures; puison lailTe defcendre Ie tambour pendantnbsp;l a h. on fe regie fur une bonne pendule ou fur un eadran au foleil; onnbsp;divife enfuite tout fefpace qne faiflieu a parcouru, en autant de partiesnbsp;egales qu’ils’efi; écoulé d’heures ou de demi-heures, puis on place les heures vis-a-visces parties.

II fe fait auffi de ces machines qui rriarquent les heures paf une éguille qui tourne autour d’un eadran de pendule ordinaire, comme la même figurenbsp;Ie montre. Ccla fe fait par Ie moyen d’une roue ou pouliede^a 5 poucesnbsp;de diamctre,qui eft attachée derriere Ie eadran par une verge de cuivrenbsp;OU d’acier qui la traverfe au centre; un des bouts de ladite verge eft retenu-dans un petit trou qui lui fert de fupport, amp; 1’autre bout porte féguillenbsp;qui marque les heures. Ladite éguille tourne par Ie moyen d’un cordonnbsp;de foie torfe un peu groffe , qui paffe autour de la poulie amp; qui a un denbsp;les bouts accroché a 1’aiffieu a 1’endroit marqué H; on attache a fautrenbsp;hout de la foie un petit plomb , comme F , alors Ie tambour defcendantnbsp;doucement, entraïne avec lui Ie crochet H,amp; fait tourner en même temsnbsp;la poulie qui fait elle-même tourner féguille, laquelle par ce moyen marque l’heure qu’ilcft. La circonference de la poulie doitêtre proportionnéènbsp;a refpacc ou diftaoce que faiffieu du tambour a occupé pendant 1 2 h.nbsp;c'eft-a-dire , qffon prend avec une ficeÜe Ia longueur jufte de cette dif-tance, amp; on fait une poulie dont la circonference foit jufte de ia longueurnbsp;de cette ficelle, alors la poulie amp; réguüle auront fait un tour autour dunbsp;eadran eu i 2 -h. Quand Ie tambour deiccnd un pcu trop vite , amp; que lanbsp;niontre avance , alors on met un piomb en F un peu plus pefant ,amp; quandnbsp;il va un peu trop doucement, il en faut mettre un plus leger. L’on faitnbsp;auffi de ces montres qui fervent de révcil-raatin ; cela fe fait par Ie moyennbsp;d’une détente qu'on ajufte au-deffous de fhorloge, amp; ayant placé faiffieunbsp;fur cette détente,on met féguille fur fheure qu’on veut s’éveüler, puisnbsp;cn remonte Ie tambour , amp; on replace féguille fur fheure qu’il eft; Ienbsp;lendemain faxe du tambour pofant fur la detente Ie fera tomber, alorsnbsp;Un cordon auquel eft attaché un plomb, étant paffé autour d’une petitenbsp;poulie de cuivre, fait mouvoir une roue de balancicr, qui par fon mouvement fait frapper avec vkeffe un petit marteau fur un timbre, jufqu’anbsp;ce que Ie plomb foit en bas.

On ajoute une repetition fort fimple a ces horloges. On fait couler dans deux rainures faites Ie long d’un des cótez de eet horloge une tringle de bois,nbsp;de forte qu’elle ne faffe qu’un même plan vertical avec un des cótez A E;nbsp;cette tringle eft traverfée d’une pointe verticale vers lehaut,quirépondnbsp;au haut du eadran vertical, de forte que quand elle eft tirée par Ie cordon C,nbsp;la tringle defcend, amp; la pointe s’arrête fur faxe du tambour au point qu el.®nbsp;Ie rencontre :amp; afin que fonpoidsne fattire pas toujours vers Ie bas , a cettenbsp;tringle eft attachée derriere Ie cadrao vertical une corde amp;unpoids,quii

C c c jij

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^^9 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

tournant fur une poulie retire toujours cette tringle vers le haut. A la furface oppofee de cette tringle, c’eft-a-dire, audedans de la boète, ellenbsp;eft traverfee d’autant de pointes amp; a diftances égalesdes heures du cadrannbsp;vertical; vers le bas du dedans de la boète eft un pied'de-biche , qui fcnbsp;prefente a ces pointes : ce pied-de-biche repond par une corde ^un marteaunbsp;qui frappe fur uo timbre autant de coups que le pied-de-biche eft rencontré amp; abaiffé par les pointes aufquelles il fe prefente, quand par le cordon C la tringle eft attirée vers le bas; ce qui fait, que quand on tirenbsp;le cordon C, on fait fonner autant de coups qu’il y en a depuis le hautnbsp;du cadran vertical jufqu’au point ou la cheville qui eft en dehors joint f axenbsp;du tambour qui farrête. Ainfi fi ce cadran vertical commence par i h.,nbsp;on aura precifement autant de coups fonnez qu’il eft d’heures marquéesnbsp;fur le cadran vertical jufqu’a i z , apres quoi il faudra compter une,amp;nbsp;fuivre. II faut tirer le cordon C aflez lentement pour donner le terns aunbsp;pied-de-biche de fe remettreen état, amp; au marteau de frapper.

Si au mcme pied-de-biche, mais par-dela fon centre,on y attache une corde a une bafcule du même marteau, quand on lachera le cordon lentement les pointes en remontant, feront frapper autant de coups qu’il y anbsp;de demi-heures pafiees. Ainfi fi le nombre des coups en remontant eft egal anbsp;celui des coups fonnez en defcendant, il s’enfuivra qu’il eft 1’heure fonnée ennbsp;defcendant amp; une demie avec; fi au contraire le nombre des coups ennbsp;remontant eft plus petit d’un, il s’cnfuit qu’il n’cft que 1’heure qui a éténbsp;fonnée en defcendant amp; peut*ctre un quart avec. On con^oit bien qu’ilnbsp;faut quele pied-de-biche pour le retour du cordon foit ajufté par experience pour convenir aux demi-heures.

Conjlrudlion dn tambour.

rig. i.

IL fe fait quelquefois d’argent battu, mais pour le plus facile on le fait d’étain fin; le diametre de chaque fonds eft d’environ 5 pouces, amp;nbsp;tout le tambour a deux pouces d’epaiffeur tout monté. II doit être biennbsp;parallele amp; bien égal en tout fens ; le dedans eft divifé en fept cafes ounbsp;cellules, amp; quelquefois en cinq, comme la figure le marque. On ajufte autant de plans inclinez en languetes de même matierc, qu’on Ibude è chaque fonds amp; a la circonference concave du tambour; elles font longuesnbsp;d’environ deux pouces chacune, comme BF,AL, EI,DH, CG.Ellesnbsp;ont une telle pente en tournant, qu’elles resolvent 1’eau par un petit trounbsp;qui eft au haut de chaque languete vers la circonference , amp; la fait allernbsp;d’une cellule a I’autre 5 a mefure que la machine roule en defcendant, ellenbsp;marque les heures fur un plan vertical par I’cxtremite de 1’axe, qui com-me nous avons dit, la traverfe ï angles droits en entrant en fon milieunbsp;dans un trou quarrée M; on met ordinairement dans les tambours de cettenbsp;grandeur 6aj onces d’eau diftilée. Avant que de mettre I’eau, il faut avoirnbsp;grand foin de bien fouder les lames au fond amp; a la circonference; on lesnbsp;foude d’abord fur un des fonds, comme la figure le reprefente ; puis onnbsp;a un petit quarré d’argent qu’on ajufte aux deux fonds, amp; qui traverfenbsp;le tambour , enfuite on foude la bande en cercle qui forme la circonference; de maniere que 1’eau ne puiffe fortir par aucun endroit. On la faitnbsp;entrer par deux trous pofez fur un même diametre, amp; éloignez également

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D’UN HORLOGE A L’EAtJ. Liv.VIII. Chap. VIL 391

du centre M, puis on les bouche bien, en les foudant de la même matiere, afin d’empêcher l’air dentrer,amp; 1 eau d en fortirdanslesmouvemensquenbsp;Ia machine fait en tournant avec fon aiflieu, amp; cn dcfcendant infenfiblementnbsp;par Ie dévelopement des deux cordes fines qui entortillent Taxc.

Cette conftrudtion fe fait de cette maniere , quand las tambours font faits d’argent; mais lorfqu’ils font faits d'étain, qui font les plus commodes, on fond dans un moulc la circonference avec un des fonds, enfuitenbsp;1’on tourne Tune amp; l’autre en-dcdans amp; cn-dehors, afin quc Ie tout foitnbsp;bicn égal d’épaifieur, puis on acheve Ie tambour de la maniere que je viensnbsp;d’expliquer, en foudant les cellules avec de la foudurc d’étain, en fe fervantnbsp;pourceladc petits ferschauds.

On voit par la figure 6 , que les languetes ou divifions qui font en-dedans du tambour ne viennent point fe joindre Tune I r3Utre,mais finiflèntennbsp;G, H, I, L, F, afin que lorfqu’on remonte Ie tambour 1’eau pafle vitcnbsp;d’une divifion dans l’autre, de forte que Ie tambour refte a tcllc hauteurnbsp;qu’on Ie voudra, paree qu a chaque mouvement qu’on lui donnera cn Ienbsp;remontant, 1’eau paffant en grolTe quantitc par les vuides qui feront denbsp;G en M, elle prendra aufli-tót fon équilibre,ce qui n’arriveroit pas fi lesnbsp;cafes étoient abfolument fermées; les petits trous qui font aux extremiteznbsp;des languetes, n’étant pas fuffifans pour faire ccouler Teauauffi prompte-ment qu’il Ic faudroit j f eau ne paffant que goutte a goutte par les petitsnbsp;trous.

II eft évident que fi cette pendule étoit lulpendue par fon centre de gravitc , comme il arriveroit fi la furface de l’aifficu paflbit exaftement parnbsp;Ie centre de la machine,elledemeureroit immobile, amp; quece qui la faitnbsp;mouvoir eft qu’elle eft fufpendue hors de fon centre de pefanteur par lesnbsp;ficelles qui entourent fon aiflieu , qui ne doit avoir, par rapport a la grandeur du tambour amp; ï l’eau qu’il contient, qu’environ une ligne ou une lignenbsp;amp; demie de groffeur, amp; être bien égal en toute fa lonoueur; il n’eftpasnbsp;neceflaire d’avcrtir qu’il doit être quarré par Ie milieu, afin de reroplirjuftenbsp;Ic trou des fonds du tambour.

Dc la groffeur de 1’aiffieu dépend la viteffe ou la moderation du mouvement du tambour; car plus l’axe eft gros, plus il defcend vite , amp; moins iladediametre,plus il va Icntement, en ce qu’ilyaplusoumoinsd’cx-centricité,amp;par confequentl’eau paffe plus ou moins vïte d’une celluie 3nbsp;l’autre, ce qui fait que la force de fon mouvement fe trouve plus ou moinsnbsp;balancée par la pefanteur de l’eau que contient la celluie oppofée»

Si on vouloit avoir Ie plaifir de voir la circulation de l’eau dans une dc ces machines, on pourroit faire faire un tambour , dont il y eüt un desnbsp;fonds qui fut vitré; toute la difficulté ne feroit que de trouver un mafti-que qui put faire tenir les morceaux de glace qui compoferoient ce fondnbsp;fur Ie metail du tambour.

Pour monter cette montre, quand elle eft Hefcendue prefqu’au bas des cordes, ilfaut la hauffer avec la main cn la faifant tourner, en forte que leslt;nbsp;cordes s’entortillent toutau long de l’aiflicu également, amp; qu’il foit fufpen-du horifontalcment.

J’ai dit qu’il falloit quefcau qu’on met dans les tambours fut diftilee , aa-trement il faudroit la changer fouvent, en ce qu’ii fe formeroit un limon om craffe au tour des petits trous, qui empêcheioit l’eau de paffer eomme il faut,.

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jja nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

Pour diftiler I’cau facilement fans feu, on la fera paflcr dans une boutcillc de verre oude tcrre bien nette, mettant dans fon ouverture un entonnoirnbsp;de tcllegrandeur .qu’on voudra, amp; on mettra dedans deux morceaux denbsp;papier blanc faits auffi en entonnoir, puis ayant mis 1’eau on la fera paffernbsp;gouttea goutte dans la bouteille , amp; ayant repete cette operation plulieursnbsp;quot;fois, feau deviendra pure amp; claire amp; fe Gonfervera long-terns: on filtrenbsp;encore feau au travers d’unmorceaudedrap, amp; I’ayant fait repafler quatrenbsp;a cinq fois, on lui otera toute fa crudité amp; fon impureté.

On peut mettre un peu d’eau diftilée avec du thim ou du romarin , ou de I’efprit-de-vin parrai feau, pourrenapêcher de geler I’hiver , maiscommenbsp;cela la rendroit un peu niordiquante, amp; par ce moycn pourroit faire agran-dir lestrousdes cellules, j’aimerois mieux la laiffer feule, dc mettre la ma-ebine a un endroit ou elle ne put pas geler dans Ic grand froid.

On peut faire de ces fortes dTorloges, dont Ie tambour feroit enfermé dans une boete a pendule ordinaire, dont Ie mouvement pourroit être tel-iementralenti, en diminuant la grolTeur de la ficelle amp; cellede Taiflieu dunbsp;tambour, qu’ilne defcendroit en 24 h. que d’environ 10 pouccs; amp; quinbsp;fonneroit lesheures, amp; marqueroit les autres chofes que marquent les pendules a roues, les plus curieufes.

xxxiii Si Ie tuyau du milieu du tambour eft rond au lieu qu’on Ie fait quarré, il faudra y paffer un axe rond qui porte une éguille a une de les extre-mitez. Aloi s fi on met ce tambour fur amp; au bord d’un plan incline, Ie tambour defcendra tout doucement , amp; 1'éguille qui eft attachée a fon axenbsp;reftant toujours perpendiculaire a Ehorifon par fon propre poids , mar-quera l'heure fur Ie bord du plan incliné a mefure que Ie tambournbsp;defcendra, pourvu qu’on ait eu foin de divifer en i 2 partiesfefpace quenbsp;Ie tambour aura parcouruen i z h. II faut pour cela que Ie tambour foitnbsp;bientourné 5c d’égal diametre a un fond amp; H'autre, amp; que Ie plan inclinénbsp;foitbien poliamp; égal. Pour remonter Ie tambour, il n’y aura qu’a Ie porternbsp;au haut du plan 8c Ie mettre fur fheure ; il ne faut ni cordc ni centrenbsp;poids pour eet horloge.

VUL

Contenant la cmBruBion dnn camp;dranfour connoUrc U vent qni foiijle.j fans fortir de fa chamhre,

IL faut attacher au planchet dc la chambreou au manteau dc Ia cheminée, OU bien a une muraille,un grandccrcle divifé en 3 2 airs ou rumbs denbsp;vents, en forte que Ie nord amp; fud répoudea lalignemeridicne, ceqii’oiinbsp;pourra facilement fajre par Ie moyen d’une bpuflole ; il faut que ce cadrannbsp;ait une éguille mobile autour dc fon centre, comme les cadrans des horloges ordinal res,amp; que cette éguille foit attachée a un aiflicu perpendiculaire k fhorifon qui fe ptiilTc ntouvoir facilement au moiudre vent, amp; cenbsp;par Ie moycn d’une girouette qui doit être placée au-deffus du toit de lanbsp;même chambre j car Ic vent fail'ant tourner la girouette fcra auffi tourner fon

aiflicu

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D’ü N C A D R A N A U VENT. Liv. VIII. Chap. VUL 595 aiffieu amp; en même tems Téguille qui lui eft attachée, laquellede cetteraa-niere montrera fur Ie cadran Ie vent qui foufle.

Par Ie mouvement de la girouette A B, qui doit être de fer, amp; fixement at- Fig. 7. tachée avec Paiffieu C D, eet aiffieu auffi tourne avec elle. Cette branche denbsp;fer eft pofée verticalement a l’horifon, amp; foutenue en haut par Ie plan hori-Ibntal EF, qui eft une piece de fer attachée a quelque endroit pour maintenirnbsp;l’aiflieu. Au bas dudit ailfteu eft pofé un quarréd'acier G H, fur lequeleftnbsp;frappé un coup de pointeau pour faire entrer la pointe de l’axe qui doit êtrenbsp;d’acier trempé, fur lequel il s’appuie en D : de forte que nc sfappuyant pref-que que fur un point, il puifl'e fe mouvoiravecbeaucoup de facilité amp; aunbsp;moindre vent.Le pignon 1K doit avoir feize ailes cannelées amp; égales pour lesnbsp;feize principaux vents, amp; dans lefquelles on fait engrainer les dents du rouetnbsp;L M, qui en a 16 auffi, fuivant les vents marquez au cadran, amp; qui par cenbsp;moyen eft mis en mouvement par la girouette, amp; fait auffi tourner fon aiffieunbsp;P Q, qui étant pofé paralkle a l’honfon , traverfe Ie mur T a angles droitsnbsp;auffi-bien que Ie cadran qu on attache è la muraille. L'éguille R, qui marquenbsp;les vents, eft attachée au bout de eet aiffieu amp; fiiit Ie même mouvement quenbsp;lui. Les noms des vents doivent être diftinguez au cadran par des lettresnbsp;capitales, comme aux bouflbles dom nous avonsparlé ci-devant.

Lquot;on voit par la difpofition de toute la machine que Ie vent faifint tourner la girouette AB, elle entrame avec elle Ie grand aiffieu CD, qui fait auffi tourner en même tems Ie pignon IK, auquel engrainent les dents dunbsp;rouet LM, lequel Ie faifant tourner auffi-bien que fon axe , entrame parnbsp;confequent féguille qui lui eft attachée a fon extremité; amp; paree moyennbsp;on a Ie plaifir de favoir Ie vent qui regne, fans fortir de fa chambre.

Ql^and Ie lieu oü Ton veut placer Ie cadran eft un peu éloigné du haut de la maifon ou doit être tou jours placée la girouete, on peut allongerlenbsp;grand axe tant qu’on voudra avec des vis, amp; même faire des renvois parnbsp;despignons amp; des roues; tout cela eft facile a entendre.

ConJlmSiion d’un anemometre four connoitre la force du vent.

FAites un chaffis A B, au haut duquel foient percez 2 trous pour recevoir 'nxxiii dans 1’épaiffeur des 2 montans A B 1’aiffieu C, qui porte la roue a vent D,nbsp;en fon milieu.entre les montans la poulie E,amp; au bout féguille F.Le cadranGnbsp;eft attaché ferme au montant B, amp; divifé en 5 2 parties ; il a fon centre percénbsp;comme Ie montant,amp; traverfé par f aiffieu C. On attache a chaque montant 2nbsp;traverfesHI j celleHeft percéea plomb fous Ie creuxde la poulie E;cellelnbsp;de même,mais d’un plus grand trou.Faites paffer Ie tuyau K dans les trous desnbsp;traverfesHI en L M, pour fairetournerlibrement Ie chaffis furie tuyau ;ar-rêtez bien Ie tuyau fur 1’endroit expofé au vent; attachez une corde a la poulie E, laquelle paffera dans Ie tuyau jufqu'a ce qu’elle vienne joindre amp; tourner fur une poulie dont 1’aiffieu portera féguille du cadran: Ie refte de cettenbsp;corde fera chargé de plufieurs petits poids en chapelet,amp; pofé fur un plan ho-rifontal. Quand Ie vent fouflera, la poulie E enlevera les petits poids en nom-brefuffifant pour faire contrepoids a la violence du vent .-cette cordeainfïnbsp;lirée fera tourner féguille, amp; marquera Ie degré dc force du vent. On atta-chera une maniere de girouette au montant B , qui fera tourner les aïles ou lanbsp;roue au vent D du cócé convenable.

Vin du huitième Livre.

Ddd

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DE LA

CONSTR UCTION

ET DES USAGES

DE PLUSIEURSINSTRUMENS

de mathematique, de physique,

Sc de machines difïerentes, qui ont raport a ce traité.

L f F R E N E V F I B M E.

CHAPITRE PREMIER.

ConJlru5iton du compus pour tracer les ff undes circonferences de eerde.

xxx^r

plaachs.

lig, I.

A figure I reprefentele petit cempas pour tracer detrès-grands cerclesjfoit dans la fortification foit dansfarchite-dture. Cette machine inventée par M' Perrault qu’il a com-muniquee au public dans fonVitruve confifte en trois pieces, ifl quot;ui font deux roues A,C, amp; Taiffieu B. Ces deux rouesnbsp;ne font pas d'un même diametre ;A eft la plus grande,nbsp;attachee a laxe ou aiffieu marqué BH I; C eft 1’autre roue plus petite,nbsp;amp; qui peut couler le long de faxe amp; être arrêtée par la vis D fur le degrénbsp;qui marque le diametre du cercle , de la circonference duquel on veutnbsp;decrire une portion. Ces roues ont chaeune deux tranchans, dontfuneftnbsp;aigu pour marquer la ligne fimpleE, I’autre eft dentelc amp; marque la lignenbsp;ponétuée G: les dents font pour empêcher que k machine ne vacille, lorf-

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CONST. ET USAGES DE PLUSIEURS INSTRÜMENS. 5 9 y quonappuie fur I’axe pour fairequ’en roulant, elle impnme fa route, quinbsp;fait ies traces. H I elt 1’échelle gravée fur I’axe ou font les degrez qui mar-quent les toifes, les pieds amp; les pouces, qu’a le diametre du cercle dontnbsp;on veut decrire une portion. Car a mefure qu'on fait approcher la rouenbsp;mobile C de fextremité I de I’axe, la machine decrit la portiond’un plusnbsp;grand cercle,pïrce que ces deux roues inégales en diametre reprefententnbsp;un cone tronqué,dont la portion eft celle d’un cone d’autant plus long quenbsp;les roues font plus éloignées Tune de I’autre. On fait que de deux conesnbsp;qui ont une même bale, celui dontle fomrhet eft plus éloigné de la bafe,nbsp;decrit avec la circonference de fa bafe un plus grand cercle lorfqu’on Icnbsp;fait rouler fur un plan, que nc fait celui dont le fommet eft plus prochenbsp;de la bafe amp; qui eft plus court. Les divilions fur I’axe de H en I fe fontnbsp;par experience,quoiqu’il foit poflible de les faire par le calcul.On peutnbsp;tracer un cercle de trente toifes de diametre avec un pareil compas denbsp;quinze pouces.

Vfage, éloignez une roue de I’autre d’autant de divilions qui feront marquees amp; que vous fouhaiterez fur 1'axe, ferrez la vis D,amp; appuyant fur i’axe entre les deux roues, faites rouler k machine fur un plan egal, furnbsp;lequel ces roues peuvent marquer comme leurs routes , vous decrirez lenbsp;cercle demandé. La figure fait voir que plus ces roues feront éloignéesnbsp;1’une de I’autre,plus le cercle fera grand en diametre.

Pour tracer le full des colonnes leurs retrecilTemens ourenflemens, on p'lii. fe fervira du compas a verge a trois pointes dont nous avons parle aunbsp;livre 5--

CHAPITRE II.

Des madhines hydrmliques.

LEs principales machines hydrauliques font deftinees a clever i’eau,amp; elles font ou fimples,ou compofées; je mets au rang des fimples lesnbsp;roues creufes,leschapelets,amp;les vis d’Archimede: les compoféesfont lesnbsp;pompes telles qu’elles puilfent être.

ConJlruUie» d'tme roue prof re a élever l’eau,

ATtacliez a la circonference de la roue ABC plufieurs auges un peu obli- xXKir' quement, de forte que quand la roue tourne fur fon aiffieu , ces augesnbsp;puifent 1'eau inferieure pour la décharger tour a tour dans le vaiffeau common D, qui eft un peu plus éloigné de la roue afin de laiffer pafTer ces augesnbsp;vuides en defcendant.

Vfage. Si on attache des ailes de moulin ordinaire a cette roue en les pla^ant fur le courant d’une riviere, tile tournera amp; enlevera l’eauj maisnbsp;au deffaut d’un courant comme fur le bord d’un refervojr, on ajoutera anbsp;cette roue amp; fur fon aiffieu une autre roue comme celle qu’on met auxnbsp;grues pour élever les fardeaux, en y faifant marcher des hommes ou unnbsp;cheval. Cette forte de roue a auges eft preferable aux autres, en cequ’ellenbsp;éleve feau de toute la hauteur de fon diametre.

Dddij

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CONSTRUCTION ET USAGES

ConJiruBim £un chapelet qui avec une ^artie de la chute Sun bajpn ou Sune jouree foible éleve Idutre jartie de l'eau a une hauteur confederable.

ïig. j.

La figure 3”' reprefente la machine qui élevoit Teau pour jaillirdans Ie jardin de lahibliotheque du roi a Paris. A eft Ie beffin ou l’eau eftnbsp;fuppofée contenue , B eft la cuvette de deflbus dans laquelle l’eau du baflinnbsp;A fe decharge de ce qu’il a de trop, C eft Ie bout du tuyau qui conduitnbsp;cette eau, DDfontles godets du petit chapeletquimontent, FFfontJesnbsp;mêmes godets qui defcendent, G eft Ie tuyau par lequel la euvette denbsp;deflbus fe decharge dans Ie godet H qui eft a fa hauteur; ce godet quandnbsp;il eft plein s’en va par deflbus, amp; a caufe de fa figure en pointe, l’eau coulenbsp;dans Ie godet I inferieur, amp; ainfi de fuite pour tous les godets qu’on nenbsp;voitpas amp; qu’on fuppofe defcendre dans Ie puits fee. KK font ces mêmesnbsp;godets qui montent vuides amp; renverfez. L L font ces mêmes godets quinbsp;defcendent amp; droits amp; vuides jufqu’en H, M eft la euvette de deffus, N Ienbsp;tuyau qui porte l’eau de cette euvette dans Ie baffin A pour y faire fonnbsp;jet. O eft un delai compofé d’une roue concentrique a celle qui portenbsp;les godets , d’un pignon amp; d’un balancier qui fervent ï donner un mouvement égal amp; non precipité amp; par faut a la machine. P P eft Ie tambournbsp;qui porte les godets.

Vfage. Quand les godets H I amp; leurs inferieurs font pleins amp; d’un poids plus fort que les petits D D aufli pleins, ils font tournet Ie tambour amp;nbsp;enlevent ceux DD qui fe vuidenten M, amp; les godets Hl arrivezaufondnbsp;du puits fe renverfent auffi ,amp; fe vuident tour a tour. Ils neremontentnbsp;vuides que quand par Ie tuyau G d’autres godets s’étant templis ont acquisnbsp;affez de poids pour eniever encore d’autres godets D D.

Si Ie tambour qui porte les godets HLK eft plus grand en diametre que celui qui porte les godets FD quoique concentrique, alors on perdranbsp;moins d’eau, mais la euvette M ne fera pas fi élevéenile jetjou bien fi Ienbsp;puits eft de deux fois plus creux que BM, les godets H L K en même nombrenbsp;feront plus éloignez les uns des autres, amp; on perdra encore moins d’eaunbsp;quoique la euvette M , Ie tambour amp; les godets H L K reftent les mêmes.

Confruiïion d'une pompe afpirante.

En la figure 4“’' AB eft une pompe afpirante, B G eft un vaifleau de cuivre ou d’étain qu’on fait entrer jufte dans Ie bout du tuyau A B ,nbsp;ce vaifleau eft percé de plufieurs trous en B, pour empêcher leslaletezdenbsp;monter avec l’eau dans la pompe;vers Ie haut de ce vailfeau eft unefou-pape en H, retenue par fes eharnieres : ce vaifleau B G peut être óté amp;nbsp;ïemis pour en connohre les defauts d’un long ufage. CE eft Ie piftondenbsp;bois bien arrondi revetu de cuir cloué au eolet entre FE; ce pifton eftnbsp;percé en EF qui a une foupape de cuir chargée de fer en F, G K eft Ienbsp;manche du pifton , AI eft un canal foudé a A B, amp; quire^oit l’eau quandnbsp;elle eftmontéeen A.

Vfage. Quand avec un leviet ou manivelk on baifle Ie pifton KE, 1’air qui étoit entre EH pafle fur F, amp; ferme la foupape F par fon poids, denbsp;ftgt;ïte qu en levant Ie pifton l’eau étqnt moins preffée en B G fouleve la

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DEPLUSIEOR.S INSTRUMENS.Iliv.lX.Ckap.I. 597 foupape H amp; entre dans la cavité HE; quand le pifton C E eft encorenbsp;abaiffe, Teau ne pent fortir par H ou elle étoit entrée a caufc de la foupape H fcrmee : cette eau pafie done par le canal EF, fouleve la foupapenbsp;F amp; fe place fur le pifton CE,amp; aprespluficursreprifesle refte dutuyaunbsp;FAs'emplit, amp; fc degorge par fouverture I :le pifton CE pourvoit etrenbsp;élevé de feau d’environ 2 5 pi^ds j amp;n avoir qu un demi-pied de jeu ennbsp;montant amp; defendant ; le refte du tuyau en A feroit auffi long qu onnbsp;pourra foutenir la colonne d’eau.

CoftjlruStion d’une fompe fouhnte.

AB eftun gros tuyau attaché ^ un autre d’un plus petit diametreM Fig. f, avec deux collets de metail, des vis a écrou , amp; un cercle de cuirnbsp;entre deux ; il y a une foupape cn M qui s^ouvre vers N. C D eft le pifton ordinaire percé, au bas duquel eft une foupape E. Le tuyau A B qu^’onnbsp;appelle corps de pompe eft plongé dans I’eau foutenu par quelque char-pen te de bois.

Vfage. Le pifton C D étant élevé par quelque levier ou manivelle cou-dée feau defeend, amp; par fa pefanteur ou refiftance ouvre la foupape E, elle remplit h capacité E A M, quand on baifle le pifton on prelTe feau,nbsp;qui ne pouvant retourner par la foupapeEqu elle ferme, eftobligéed’ou-vrir la foupape M du petit tuyau amp;yenrrer amp; s’y clever: quand le piftonnbsp;remonte, feau qui n eft plus preffée dans le tuyau M defeendroit; matsnbsp;elle fe ferme la foupape amp; le retour M par fon poids, il entre de nouvelle eau en E A M par F B, amp; la foupape E qui s'ouvre librement ounbsp;foule feau en EAM qui eft obligee de lever feau qui eft déja dans lenbsp;petit tuyau, d’ouvrir la f^apeM, amp; des'engagerau-delTus;de forte quenbsp;quand il y en a affez pour aller jufqu'en N cette eau lorte amp; fe decharge :nbsp;pourvu que la puiflaneequi prelTe le pifton foit aflez forte,on élevefeaunbsp;a telle hauteur qu’on voudra.

Si on applique en FB une plaque de plomb ou de cuivre percée pour laiffer palfer le manche du pifton amp; de plufieurs petits trous il entreranbsp;encore des faletez dans la pompe, ce qui gate le pifton : pour remedier a cetnbsp;inconvenient on renverfe la pompe, amp;le manche eft attaché au milieu d^unnbsp;étrier GPH,amp; le tuyau MN tourné en fens contraire, lapuilfancealorsnbsp;eft appliquée en L, feau entre en baiflant, amp; elle eft foulée en relevant.

On appelle ces pompes refouUntes , elles ont cet avantage que le feu.1 poids de fétrier fait defeendre le pifton amp; entrer feau ; en ce cas ilnbsp;fuffit de mettre une corde en L pour tirer en haut amp; hauler feau :nbsp;d’ailleurs Ic fable ni les faletez n^’entrent point dans le corps de cette pompe ,nbsp;qui doit être retenue amp; foutenuc dans 1 eau par une charpente qui Jaiil’eranbsp;un mouvement libre a fétrier.

Conjiru£iion dune fomfe ufprmte 0“ foulmte tout enfemble.

A pompe afpirante amp; foulante GLM eftun tuyau qui contient une a jfoupape cn L, amp; GH eft un tuyau deraêmediametreplongé par fonnbsp;bout H dans I’eau ; en G eft une foupape ; le tuyau G H ne peut guerenbsp;avoir jufqua feau plus de 2 J pieds , amp; celui GLM tantqu'on pourra,,

Pdd iij

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^^8 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

CDB eft le corps de pompe garni du pifton BCD ordinaire, mais il nquot;cft pas percé. Ce corps de pompe eft aufli long qu’on donne de jeii aunbsp;pifton en élevant amp; baiflant.

Vfage. Elevez le pifton E C D, I’cau monte par le canal H G, amp; emplit la capacite C A F G L ; baiflez le pifton, Teau preffee ferme la foupape G,nbsp;ouvre celle L, amp; monte vers Md’ou elle nefauroit defcendre , paree quenbsp;par fon poids elle ferme la foupape L; remontez le pifton , de nouvelle caunbsp;entre comme la premiere, amp; emplit C A F G L, baillez le pifton, cette fe-conde eau monte comme la premiere vers M, ainfi de fuite.

Si on renverfe cette pompe, amp; fi on y met un étrier comme ci-deflus GPjilfaudra que le tuyau GH de la prefente figure foit coudé pour allernbsp;joindre I’eau, amp; le tuyau LM tourné a contrefens comme vous lesvoyeznbsp;ponduez. On aura Favantage de celle ci-deffus pour la maniere de refou-ler I’eau, les tuyaux fouffriront moins; d’ailleurs une corde eft plus legerenbsp;è lever qu’une barrede fer.

ConJlru£iiofi dune pompe qui fournit de I’eau continuellement, foit qu on leve ou quon haijfe I’étrier.

Fig. 7. y^N a donné dans la derniere edition des recreations mathematiques de M' Ozanam, la conftruétion d’une pareiile pompe laquelle eft com-pofée de trois tuyaux, quaere foupapes, amp; un pifton avec un collet qui doitnbsp;I’embraffer bien jufte. Cette machine eft fort ingenieufe , nous en propofonsnbsp;une qui ne feroit pas moins utile, peut-etre la trouvera-t-on plus fimple.nbsp;G PH eft l’étrier ordinaire, L le lieu ou eft appliquée la puilTancejA lenbsp;corps de pompe ; e’eft un tuyau fort ouvert par les deux bouts A B , 1’ou-verture B fermée d’une platine de plomb ou de cuivre percée de plufieursnbsp;petits trous; ce tuyau AB a une feparation OO forte amp; epaiffe ,deux ouvertures prés de cette cloifon en QQ, EE font deux piftons faits comme ceux denbsp;la pompe foulantea drier figure 5 ci-deflus, N Z deux foupapes ordinaires,nbsp;m m des écrous qui joignent le tuyau D è celui A B , C eft une foupape en lo-zange qui ferme une ouverture Q^uand elle ouvre 1’autre Q^amp; qui pournbsp;cela a fa charniere forte, amp; centre la feparation O O du tuyau A B ; metteznbsp;toute la machine dans I’eau bien foutenue amp; retenue a quelque charpente.

Quand l’étrier GPH defeend, I’eau entre par A amp; la foupape Z dans la cavité O Z en même terns le pifton EN defeend en O Q__dansnbsp;la partie fuperieure de A B; fi on eleve l’étrier G P H la foupape Z eftnbsp;fermee par le poids de I’eau en O Z Q.j I’eau preflee pafle par le trou inferieur Q, ouvre la foupape C qui ferme le trou Qjuperieur, amp; entre dansnbsp;le tuyau D ; pendant ce terns le pifton N E s’eft aufli levé, amp; I’eau eftnbsp;entrée dans la partie du tuyau fuperieur en N O Q ; fi done on baifle l’étrier G P H, la foupape N fe ferme par la rencontre de I’eau qu’elle prefle,nbsp;laquelle eft obligée de s’échapper en D paj le trou Q, 8f la foupape Cdunbsp;tuyau fuperieur , laquelle s’ouvrant du cóté du tuyau fuperieur fe fermenbsp;du cóté de 1’inferieur, amp; I’eau monte enD avec la premiere ; fi on relevenbsp;. encore l’étrier on r.ecommencera ce qu’on a déja fait: ainfi fi on baifle l’étrier, ce fera I’eau de la partie B du tuyau qui montera enD;fi on élevenbsp;l’étrier, ce fera I’eau de la partie A qui montera en D. L’adrefle confiftenbsp;a bien joindre le tuyau D a celui A , amp; a bien faire la foupape C en lozange;

A-


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DE PLÜSIEITRS INSTRÜMENS.Liv.IX.Chap.III. 35)9

III.

Conflrticiion du chajjis four dejjiner des vues.

«£. 8,

LE chaffis eft un inftrument compofé d’un petit cylindre creiix marqué A en forme de tuyau de lunette, bouché par un bout, amp; percé a ce boutnbsp;d’un petit trou B,pourfervir de viOere a Tceil C : ce cylindre ett porténbsp;fur un pivot D; ce pivot eft attaché perpendiculairement a la piece denbsp;bois E de 7 OU 8 pouces de long; en cette piece E font entaillées deuxnbsp;tringles de bois F F de 2, ou 3 pieds de long fur 3 pouces de large, amp; unnbsp;d’épaiffeur; amp; par 1’extremité G les tringles font enboètées comme en E.nbsp;Enfuite on fait un chaffis quarré-long comme Ie cadre d’un tableau HIK L

dont les bords larges d’un pouce font percez d’un pareil nombre de petits trous également éloignez 1’un de 1’autre fur chaquebord oppofé : on paftenbsp;par ces trous des foies du trou d’en haut a celui d’en bas, amp; d’un cóté anbsp;l’autre pour faire des quarreaux avec cesfoies, femblables a ceux des ra-^nbsp;quettes de jeu de paulme. Dans Ie bord infeiieur fera faite une mortoifenbsp;pour y faire couler perpendiculairement au cadre les tringles F F qu’onnbsp;arrêtera au point de la longueur qu’on foubaitera avec une vis dcflbus N ;nbsp;enfin on ajuftera un pied a eet inftrument, qui confiftera en un pied ordinaire d’inftrument, avec cette difference que la boule qui roule dans lanbsp;coquille du genou fera attachée a un morcèau de bois percé comme Ienbsp;bord inferieur du cadre, afin d’ylaifler couler les tringles FF ; afin qu’onnbsp;les puifle arrêtcr oü on voudra fur Ie pied ,on mettra la vis N au-deftlis de cenbsp;morceau de bois, ou en delTous, comme on Ie trouvera plus commode.

IJfage du chajjts.

Soit propofée la vue d’une cóte ou d’un chateau a deffiner , pour férvir de reconnoiflance aux voyageurs,ou de divertiffement a Ia vue, aprèsnbsp;avoir regardé par Ie compas de variation a quel degré de déclinaifon eftnbsp;cette cóte ou chateau par rapport au lieu oü on eft; on dreffera Ie chaffisnbsp;fur fon pied fur terre , ou bien on placera la machine auprès de queiquenbsp;mas fi on eft fur mer, tournant Ie cadre HIKE vers 1’objet, amp; Ie cylindre C vers I’ceil : on fait fur une feuille de papier autant de quarreauxnbsp;qu’il y en a dans Ie chaffis par les foies qui ie croifent ; on mettra 1’ceilnbsp;au cylindre, amp; on verra par quel carreau du chaflis pafte, par exemple,nbsp;Ie rayon qui vient du haut d’une tour pour Ie deflmer fur Ie papier dansnbsp;Ie carreau qui repond a celui par oü pafl'e ce rayon dans Ie chaffis. On feranbsp;de méme pour Je pied de la tour, amp; routes les parties de l’objet qu’onnbsp;rapportera fur Ie papier dans des carreaux correfpondans a ceux par oünbsp;ces parties de l’objet envoient leurs rayons jufqu’a l’ceil; par ce moyen onnbsp;aura une vue fur Ie papier teile qu’elle paroit fur la terre.

Si Ie cadre du chaffis n’embrafle pas tout l’objet qu’on veut deffiner, on en avancera Ie point de vue A, ou bien on approchera Ie chalTis du cylindre A Ie long des tringles EE, alors 1’angle forme par les cóiez du

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400 nbsp;nbsp;nbsp;^ CONSTRUCTION ET USAGES

cadre, amp; Toeil étant plus grand, on découvrira plus d’étendue ] on pourroit même promener le cylindre vers O, cequile mettroiten alignement avecnbsp;le cote dudadre,amp; donneroit le double d’etendue a ce cadre;paree quenbsp;quand on auroit deffiné tout le cóté droit qui auroit rempli le cadre denbsp;fes rayons, on porteroit le cylindre a droit , en alignement avec I’autrenbsp;bord du cadre pour defliner tout le cóté gauche de robjetquirempliroitnbsp;le cadre de ce feul cóté.

ConflruBion d’un mtre chajjis pour dejpner lepayfage fans favoir le dejfein.

Fig- 9

CEt inftrument eft un pentographe pofé amp; attaché a un plan vertical comme le cadre ci-deffus A E; la feuille de papier fur laquelle onnbsp;conduit le porte-crayon eft auffi attachée ou collée fur ce plan vertical jnbsp;amp; au lieu d’une pointe perpendiculaire au pentographe, laquelle eft conduite fur tous les traits du delfein a copier, e’eft ici un petit index C. Anbsp;quelque diftance, comnse d’un piedou deux, onéleve perpendiculairementnbsp;a 1’horifon fur une tige un point de vue B, qui n’eft autre chofe qu’unnbsp;anorceau de cuivre percé d’un petit trou , amp; place de forte que le plannbsp;vertical AE , amp; I’index C foient entre le payfage a defliner, amp; le petitnbsp;trou B.

Regardez par le trou B un payfage, conduifez le plan vertical A E a telle diftance que vous voudrez de B vers 1’objet a defliner ,amp; condui-fez I’index C du pentographe, deforte qu’il cachefuccelfivement les contours du payfage en les regardant par le point B ; alors le crayon E dunbsp;pentographe decrira ces mêmescontours,aveccettedifference qu’ilfaudranbsp;renverfer la feuille de papier pour y voir le payfage defliné. 11 n’y a qu’anbsp;confulterce que nous avons dit du pentographe ci-deffus livre 5quot;’'.

Ce pentographe pourroit être conftruit d’une maniere a ne pas faire craindre que le poids de fa partie fuperieure entrainat 1’inferieure , en luinbsp;Kg. 10. donnant la figure d’un double parallelogramme, comme en la figure 1 o. IInbsp;eft compofé de deux longues regies amp;quatre petites, le centre du mouvement eft toujours au milieu, le refte eft comme au pentographe ordinaire.

ConflruSlion d’un ceil artificiel, 0“ en meme terns d’une chambre obfeure portative pour dejfner les objets exterieurs.

NOus avons enfeigné livre 4 chap. 6. de quelle maniere les objets fe peignent dans I’ceil par une experience qu’on appelle de la chambrenbsp;fermée, il faut convenir que cette peinture fe trace très-imparfaitementnbsp;fur une toile oppofée au trou fait dans la fenêtre d’une chambre exaéte-ment fermée de tome autre part; e’eft pourquoi nous avons auflitótajouténbsp;qu’il falloit mettre un verre convexe a cc trou pour avoir fur une toilenbsp;placée au foyer de ce verre une image très-nettcamp;très-diftinéle des objetsnbsp;de dehors éclairez du foleil. On a fuppléé a 1’embarras de fermer unenbsp;chambre exaétement par la conftruétion d’un ceil artificiel que nous dé-crivons ici, telle que M' Poliniere, ficonnu parfon habileté ^fonadreffenbsp;a pratiquer les experiences de phyfique, nous la donne dans fon receuil.

Fig. II. AB eft une boule de bois creufe , d’environ 5 a6 pouces de diametre qu’on peutfeparer en deux parties en DE. En BC eft une verre convexe

OU

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DE PLUSIEÜRS INSTRUMENS.Liv.IX. Cliap.m. 401 OU lenticulaire , dont Ie foyer en eft. éloigné de 5 pouces plus ou moins xxxrt,nbsp;a raifon du diametre de la boule. F A efl un tuyau de 7 a § pouces denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,

long, amp; de deux de diametre collé a la boule A B en A H. G A eft un tuyau qui entre dans fautre F A , amp; qui porte a fon extremité A H du papiernbsp;ou du velin huilé, ou bien un verre plan qui a été dépoli en Ie frottantnbsp;fur une furface plane avec du menu fable mouillé; ce verre eft appliq”^nbsp;comma Ie velin au bout du tuyau mobile GA pour êcre plus facileraentnbsp;placé au foyer du verre C B.

Vfage. Placez l’ceil vers G pour regarder Ie verre AH ou velin huilé, en repoulTant ou rctirantle tuyau G, il apercevra diftinöiement les objetsnbsp;exterieurs peints fur ce verre ou velin huilé AHjmais dans un fensnbsp;renverfé.

Cette experience prouve parfaitement que c’eft Fobjet qui envoie fou image dans Foeil.

L'image n’eft exaéte amp; diftinéte fur Ie velin huilé que quand il eft a certain point, paree que c’eft la que les rayons de lumiere partis de dilFerens points de 1’objet brifez en entrant amp; en fortant de la lentille de verre fenbsp;féuniflent,amp; que plufieurs rayons venant d’un même point de eet objetnbsp;fur toute la furface du verre fe raffemblent en un même a fon foyer.

Si 1’objet n’eft pas direétement oppofé au verre convexe 1’image feta d’autant plus confufe que 1’inclinaifon fera plus grande , paree que lesnbsp;rayons qui viennent d’un même point de l’objet fur toute la furface de Ianbsp;lentille fe brifant feront en leur réunion un angle plus obtus , dont Ia,nbsp;pointe moins vive touchera d’une maniere moins nette Ie velin huilé ou Icnbsp;filet du nerf optique. C’eft de eet attouchement plus ou moins vif amp;nct,nbsp;que fe fait la vifion plus ou moins diftinéte; c’eft par cette raifon qu’onnbsp;ne voit pas également bien routes les parties d’un même objet quifepre-fente, a moins qu’on ne tourne l’ceil fucceflivement vers chaque partie.

Si Ie velin huilé eft trop prés de la lentille, 1’image de eet objet fera plus confufe par cette même raifon , puifque les rayons n’étant pas encore réu-nis en leurs points convenables, ils ne feront pas cette pointe ou pinceaunbsp;qui doit toucher en un point Ie velin ou Ie nerf optique ; cette image ynbsp;fera même plus petite , paree que ces rayons brifez ne feront point autantnbsp;icartez qu’ils Ie pourroient être les uns des autres.

Si au contraire Ie velin huilé eft trop éloigné 1’image de l’objet fera encore confufe, paree que les rayons ne feront plus réunis dans leurs points convenables.

Plus 1’ouverture BC eft grande, plus jl y entre de rayons, amp; partant, plus il fe prefente d’objets fur Ie velin huilé, pourvu que Ia convexité dunbsp;verre foit la même ; il faut cependant que ce velin foit dans 1’obfcurité,nbsp;paree que la clarté eft un obftacle a la diftinétion desobjets;on pourroij:nbsp;même dire que c’eft la clarté feule qui borne la diftance de la vue, routesnbsp;chofes d’ailleurs égales, paree que plus l’objet eft éclairé amp; l’ceil dans uncnbsp;plus grande obfcurité , de forte neanmoins que les rayons de l’objet puiftentnbsp;venir a lui, moins ils feront traverfez amp; agitez,mieuxilsfeconrcrveront,

amp; plus la vifion feroit diftinéte, amp; de diftance conbderable.

C’eft par cette vifion que 1’image d’un objet eft d’autant plus petite, qu’il eft plus éloigné, paree que les angles des rayons venusde difterentgsnbsp;parties de i’objet font plus petits,

ë-ee

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'401 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

C’eft encore par cette raifon qu’il faut un peu avancer le velin huilé de Ia lentille a mefure que 1’objets’en eloignenotablement, commeilfautnbsp;réioigner quand Tebjet s’en approche jufqu’a certain point, hors du quelnbsp;on ne voit plus que confufion. C’tft ce que nous faifons quand nous re-gardons un objet voifin ou éloigné, nous n’approchons pasamp; nousne recu-lons pas la retine; mais nous ouvrons plus ou moins la prunelle , nousnbsp;avan^ons ou reculonsl’uvée amp; le cryftallin.

Mais quand Tobjet eft a une certaine diftance fuffifament grande comms de deux cens pas, il ne faut plus toucher au velin , il faut fe contenter denbsp;I'image telle qu’elle fe prefente ; paree qu'alors les rayons de fobjet peu-vent paffer pour paralleles entre eux, 8e foit qu’on avance ou qu’on reculenbsp;le velin, ilne paiTera pas plusde rayonsparfouverturcB Cquhlenpaflbicnbsp;auparavant.

Non feulement on con^oit aifenient que dans cet ceil artificiel le verre BC tient la place des differentes humeurs de r(xil,amp; le velin celle de lanbsp;retine; mais encore que cette machine eft une chambreobfeureportativenbsp;amp; propre a deffiner , dont voici Vv/tige : Ayant tourné cet ceil vers unnbsp;objet éclairé du foleil, amp; s'etant couvert la tête amp; la machine, excepté lanbsp;lentille, d’un manteau, on paflera un crayon fur tous les traits peints lur lenbsp;velin huilé pour avoir une perfpedtive très-exaéte mais renverlee. On re-dreffera ce delfein ou perfpeélive, ou bten en ajoutant au foyer de la lentillenbsp;une autre lentille d’une moindre fphere, laquelle renverra les rayons redref-fez a fon foyer oii le velin huilé aura été placé ; ou bien fans ajouter d«nbsp;feconde lentille, mettez un miroir plan en la place du velin huilé, inclineznbsp;ce miroir de 45 degrez , amp; faites une ouverture au-delTus du tuyau laquelle vous couvrirez dhin papier huilé , alors les objets peints en fensnbsp;renverfé fur le miroir feront reflcchis amp; peints par ce miroir fur leppiernbsp;huilé en leur fituation naturelle, paree que Tangle de reflexion étant egal anbsp;celui d’incidence, Timage renverfée de Tobjet vient horifontalement furnbsp;le miroir; ce miroir étant incliné de 45 degrez, il renvoie Timage droite fou'Snbsp;un plan horifontal qui le couvre.

C’eft fur de pareilles experiences que les phyficiens ont établi les regies de Toptique. Les uns ne confiderant que les effets produits par les rayons direébs qu’un corps lumineux ou coloré envoie i Tceilontenfeignenbsp;a tiacer les objets fur un plan , de maniere qu’ils y produifent le mêmenbsp;effet que fi on les regardoit réellement; c’eft ce qu’on appellc perfpeiiive.nbsp;Les autres appliquez aux changemens qui arrivent dans les rayons quand.nbsp;il ne viennent a Tceil qu’apres avoir traverfé un corps diaphane ou tranf-parent, en ont découvert les raifons, amp; enfeigné a profiter de ces refradionsnbsp;pour differens ufages ; amp;: cette partie de Toptique eft appellé dioptriqut.nbsp;D’autres enfin ont fait leurs obfervations fur ce que devenoient les rayonsnbsp;envoyez d’un objet fur un corps dur amp; poli , amp; de leurs connoifiances re-fulte la catoptrique.

11 a été aifé de remarquer que les machines dont noVsvenonsdedonner les conftruótions amp; les ufages font fondécs fur trois principes des trois parties de Vopttqtie dont nous venons de parler. La perfpedive roule fur ccnbsp;principe, que tout ob)(t tfi plus ou moins approche, paroit plus ou moins grand^nbsp;qu’il efi uu fous un plus grand ou un plus petit angle: ^ reciproquement il eftnbsp;VÜ fous un plus grand ou plus petit angle ^ quit eft plus ou moins approche, qu’tl

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DE PLUSIEITRS ÏNSTR.UMENS.Liv.IX.Chap.111. 405

rfl flus OU moins grand. Dans la dioftnque on convient , que tout rayon qui went de l’objet 'a l’ml ferpendiculairement, a la furface d'un corps tranf-parent, quel quit foit, quil traverfe étant I’axe du cone des rayons , ne fouffreau-Cline refradion. Mais ^«’«n rajon qui paffe cbiiquement d’un milieu plus facile knbsp;penetrer dans tin plus diffcile, s’approche ds la perpendiculaire a la furface de cenbsp;milieu au point ou il eji penetre ; au contraire il s’éloigne de la perpendiculairenbsp;en paffant d’un milieu plus difficile a penetrer dans un plus aifé. Enfin dans lanbsp;catoptrique, c’cftun principe que l’angle de reflexion efiégal a celui d’incidence.

Par la difFtrente application du principe de la perl'peélive, de même qu’on fait tracer fur Ie tableau un objet tel qu’il paroit a la vue, on faitnbsp;auffi Ie tracer de maniere qu'il ne paroït en fes proportions, que quandnbsp;ce tableau eft regardé d’un point determiné; en voici deux exemples pournbsp;apprendre a fuppléer, maïs avec bien du travail amp; de la patience, par Ienbsp;compasSc laregleaudefautdes inftrumcns ci-delTus.

Fig.

Premier exemple deperfpeüive. Soit donnél’exagone regulier 1,1,5,4,5,6 tracé geometriqucment en plan , dont ils’agit de tracer la perfpedrive dans Ienbsp;tableau A B D V. On difpofera eet exagone vis-a-vis de la ligne A B com -me on fouhaite qu’il foit vu, amp; on 1 en éloignera felon la diftance qu’onnbsp;fouhaitera qu’il Ie foitdel’oeil ,fuivant féchelleduplan.Ontirera detousnbsp;fes angles autant de lignes perpendiculaires a la ligne AB, qu’on appellenbsp;ligne de terre', amp; par les points 7,55,9,011 elles coupent cette ligne AB,nbsp;i’on tirera au point principal ou de Voed ou de vue, pris a difcretion furnbsp;le'tableau , les lignes V7,V8,V9 ; enfuite on portera la longueur de Ianbsp;perpendiculaire 8 , i ,fur la ligne AB depuis 8 en E, amp; la perpendiculaire 7, 2, fur la même ligne A B depuis 7 en F vers Ie point de 1’oeil, amp; ainfinbsp;des autres;du point V on tirera une ligneparalleleaABqu’onappelleranbsp;horifontale, fur laquelle horifontale, on portera de V en D de part amp; d’autre,nbsp;fi on vent ,1a diftance fuppofée de 1’oeil au tableau prife fur l’échelle dunbsp;plan ; enfuite on tirera du point de diftance D oppole les rayons D E, D F,nbsp;amp; C. Joignant les interfeeftions de ces lignes par une ligne droite, on aura furnbsp;Ie tableau l’apparenee de la ligne i,-2gt; de l’exagone donné Scdetouteslesnbsp;autres fuccelïivement.

Si la perpendiculaire i, 8,étoittrop longue pour être portee fur Ia ligne A B, comme il arrive ici a la ligne perpendiculaire au point 5 , qui nenbsp;peut être tranfportée de 9 , fur la ligne AB vers la partie oppofée aunbsp;point de diftance D, Ie tableau étant trop petit; tirez par Ie point B prisnbsp;a difcretion fur la ligne de terre A B, amp; par Ie point principal V Ie rayonnbsp;VB ; amp; ayant fait B M égal a la perpendiculaire 9, 5, tirez Ie rayon DMnbsp;qui donnera fur Ie rayon V B Ie point Z, par ou vous tirerez a la lignenbsp;de terre A B la parallele Z 5, qui donnera fur Ie rayon V 9 , Ie point jnbsp;qu’on cherche.

Afin que tout ce qu’on veut mettre en perfpeélive paroilTe dans une jufte proportion, on eft quelquefois obligé d’éloigner beaucoup 1’ceil dunbsp;tableau, ce qui empêcheroit de marquer Ie point D de diftance fur la lignenbsp;horifontale D V, qui eft fuppofée dans un même plan avec l’ceil: dans ce casnbsp;on roettra feulement la moitié de la diftance de l’ceil au tableau fur la lignenbsp;horifontale de V en D ; alors il faudra porter feulement la moitié des dif.nbsp;tances perpendiculaires 1,8, ï, 7, fur la ligne de terre AB,de 8 versE,nbsp;4e 7 versF,amp; entkant les rayons D Egt;DF,onaurafur les rayons V8,y 7,

E e e ij

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4,04 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

les points i, comme auparavant pour ces memes apparences dcs points

geomeiriques 1,2.

De la même maniere que nous venons dc mettre un exagone en per-fpeélive on peut tracer route forte de figure reótiligne ou curviligne en multipliant les points fur le plan geometral, amp; fur le tableau par lefquels onnbsp;fera paffer les lignes demandées ; on pourra même tracer des quarreauxnbsp;perfpcdtifs repondans a des quarreaux geometriqucs pour rapporter desnbsp;figures geometriques en perfpedlive, pla^ant dans chaque quarreau per-Ipeftif ce qui fera dans le quarreau geometrique qui lui repond.

On remarquera que la ligne 5,4, étant pluséloignée de fceil, par confe-quent vue fous un plus petit angle, eft la plus petite de routes.

fig- ij.

Si on veut que cet exagone foit folide, élevé fur la terre;Elevez fur tous ies angles perfpe(9:ifs des perpendiculaires, aufquelles vous donnereznbsp;la hauteur convenable en cette maniere. Du point B pris a voionte furnbsp;la ligne AB, elevez la perpendiculaire B C, par exemple,de deux piedsnbsp;fur 1’échelle de f exagone geometrique , amp; menez du point H éloigné denbsp;la perpendiculaire B C de deux pieds de féchelle fur la ligne horifontalenbsp;V D aux deux points B C les droites H B , H C, cntre lefquelles feront ren-fermées les hauteurs de deux pieds convenables aux points differens denbsp;1’exagone , pourvu que de chaque point de la bafe de cet exagone per-fpedtif, on tire des paralleles a la ligne AB ; amp; a leursincerfedtionsavecnbsp;HB on elevera des perpendiculaires a AB, qui feront de deux pieds cha-cune 0Ü elles reneontreront la ligne HC.

¦xxxv.

VUnche. JFig. A,

Second exemple de perfpeElive cuneufe. Soit donnée une tête deffinée dans toutes fes proportions a tracer fur un tableau, enforte qu’elle ne paroilfenbsp;belle amp; dans fes juftes proportions, que quand elle fera rcgardéed'un certain point. Decrivez autour de cette figure donnée le quarre ABCD,amp;nbsp;reduifez-le en petits quarrez de redudtion, comme s’il falloit reduire cettenbsp;figure en petit. Maintenant decrivez fur ie tableau le quarre long E B F G,nbsp;amp; divifez fun des deux plus petits cotez E G, B F comme E G , en autantnbsp;de parties egales qu’en coinicnt DC; divifez fautre cóté B F en deuxnbsp;egaleraent au point H, duquel vous tirerez par les points de divifion dunbsp;cóté oppofe EG autant de lignes droites, dont les deux dernieres ferontnbsp;EH, GH. Enfuiteayant pris a diferetion fur le cóté BF le point I au-delTus du point H pour la hauteur de fceil au-deffus du plan du tableaunbsp;horifontal, tirez de ce point I au point E la ligne droite El,qui coupenbsp;ici celles qui partent du point H aux points i, 2, 3,4, 5, 6, 7; par cesnbsp;points d interfeélion vous tirerez des lignes droites paralleles entre elles,nbsp;amp; a la bale EG du triangle EHG, qui fe trouvera ainfi divifé en autantnbsp;de trapezes qu’il y aura de quarrez dans le quarre A BCD : amp; rappor-tant ce qui eft deffiné dans chaque quarreau d’A B C D, dans les trapezesnbsp;qui leur repondent dans E F G B , on aura une figure difforme, laquellenbsp;cependant paroitra conforme a fon prototype , amp; dans fes juftes proportions, quand elle fera regardée par un trou petit, du cóté de fceil, amp;nbsp;plus large du cóté de la figure, comme K,, qui fera élevé perpendiculai-reraent fur le point H; enforte que LK foit égal a la hauteur fuppofeenbsp;de fceil HI. On voit que la fituation de fail ayant change,il a fallunbsp;changer les quarreaux en trapezes pour donner a chaque quarreau le mêmenbsp;angle fous lequel il étoit vü naturellem^nt dans le modele.

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DE PLUSIEURS INSTRUMENS. Liv.lX. Chap.IIT. 405 Nous ne parlons pas des ombres , cette connoiffance appartient auxnbsp;traitez complets de perfpecftive: il fuffit davertir que dans tous les plansnbsp;amp; dans tous les tableaux, la lumiere eft fuppofée venird’en haut ducóténbsp;droit, amp; pat confequent de Tangle que fait Ie haut du tableau avec fonnbsp;cóté droit par rapport a celui qui Ie regarde, amp; qu’ainfi les corps jettentnbsp;leurs ombres de haut en bas, amp; de droit a gauche de celui qui regardenbsp;un tableau.

Des corps propres a rompre les rayoits de lumiere, (jr des ufages de U

refraBion de ces rayons.

ON fait que tout corps diaphane ou tranfparent eft propre a rompre les rayons de Ia lumiere; ainll Teau, Ia glace, Ie verre, amp;c. peuventnbsp;être employcz dans Ia dioptrique ; car Toeil n’eft qu’un amas d’eau amp;nbsp;d’humeurs qui par leur configuration raflemblent les rayons fur la rétinenbsp;oü ils touchcnt des filets du nerf optique, lequel excite la cenfation deknbsp;vue; un baton dans Teau ou dans la glace paroit rompu, 8ec. Mais on fe fertnbsp;plus heureufement du verre que de toute autre matiere a caufed’uneinfinite d’inconveniens aufquels il n’eft pas expofé comme les autres ,nbsp;amp; paree que d’ailleurs il peut être travaillé de toutes les manieres pro-pres a produire tous les effets de la refradion des rayons, foit qu’ilnbsp;faille les ralTembierou les feparer plus ou moins loin scar toute la dioptrique fe rapporte a ces deux points jau moins font-ils les plus interelTans

'' nbsp;nbsp;nbsp;Vpiif_nn fairp ir/aii- iin

rayons, ce qui s opere cu laneiuujiiuL ia nbsp;nbsp;nbsp;jjcn

i une diftance qui ne Tincommode pas, amp; propre a les faire réunir par'-les humeurs de Tceilchacun en leur point convenablc. Veut-on groffir Tobjetnbsp;au quel cas il paroitra rapproché ? il faut augmenter Tangle fous lequel il efènbsp;vü ; on Ie fait en brifant les rayons qui viennent deTobjetaTceil, dema-niere qu’ils s’écartent moins les uns des autres quand ils fortent du corpsnbsp;diaphane qu’ils traverfent , qu’ils ne s’écartoient avant leur palTage. Veut-on diminuer eet objet? il faut en brifer les rayons, deforte qu’ils s’écartent d’avantage après avoir traverféun corps diaphane, ce qui fait paroitre

Tobjet plus éloigné : c’eft ce qu’on appelle rendre les rayons divergens,

amp; c’eft Ie propre du verre concave de les rendre tcls ; carles verres con-vexes diminuent toujours leur divergence amp; les raflemblent; c’eft ce qu’on appelle rendre les rayons convergens ; fuflent-ils les uns amp; les autresnbsp;verres fpheriquesou hyperboliques. On ne fe fert communement que desnbsp;fpheriques.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*

Confequences du principe de U dioptrique, ou objervations fur les

ojerres fpheriques.

ï°.T E verre BC plan d’un cóté,amp; convexe de Tautre a fon foyer F, j.

la diftance du diametre de fa convexité, amp; les rayons de lumiere envoyez d’un point d’un objet DE vifible éclairé amp; éloigné, par confequent fuppofez paralleles, quand, ils tombent fur la furface convexe, ils fenbsp;réuniflent avec leur axe au foyer de ce verre. Je dis les rayons d’un point

E e e iij

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ho6

d’un objet,paree que tous les rayons desdifFerens points d’un objet nefc reuniflent pas en un feul point pour faire un foyer general.

Si 1’objet D E eft plus proche de la fuperncie convexe du verre B C que de la longueur de fon foyer F, les rayons rompus dans le verre nenbsp;fe raffembleront point, mais fortiront encore divergens , moins a la verite.

Si cet objet D E eft au foyer F du verre B C, les rayons de chaque point de Tobjet fortiront paralleles entre eux.

2°. Le verre convexe de deux cótez BC, amp; de deux égales convexitcz a fon foyer F a la diftance de fon demi diametre,amp; les rayons parallelesnbsp;d’un point d’un objet D E fe réunilfent en ce point, fi cet objet eft éloi-gné de ce verre plus que de fon foyer F ; car s’il eft a fon foyer, les rayonsnbsp;fortiront du verre paralleles entre eux , amp; s’il eft moins éloigné que lenbsp;foyer, ces rayons fortiront encore divergens mais moins a la verité.

5°. Le verre convexe de deux convexitez inégales a fon foyer diftant a proportion de la difference des demigt;diametres des convexitez.

Nous avons enfeigné a trouver ces foyers liv. 4 chap. 6.

4°. Le verre convexe plan ou doublement convexe lailTe voir 1’objet cn fa lituation naturelle , plus confufement neanmoins a proportion que lenbsp;placé entre 1’objet amp; l’ceil, cet oeil s’éloigne du verre vers fon foyer,

1______1 fl 1»_!t nbsp;nbsp;nbsp;:i__________ ______________r/

fig.

if.

Pig. 17.

Fig. I*.

Fig.

Fig. io.

Fig.

CONSTRtTCTION ET USAGES

verre, au-deffous duquel fi l’oeil defcend, il ne verra plus 1’objet que renverfé,nbsp;toujours plus diftinétement a proportion qu’il s’éloignera Ibus le foyer.

5 °. Le verre convexe groftit amp; confond l’objet a proportion que l’ocil s’en éloigne, mois toujours entre ce verre amp; fon foyer, D’ailleurs auffi onnbsp;découvre moins de l’objet vü, a proportion qu’on s’éloigne du verre, commenbsp;nous dirons ci-après.

L’objet étant groffi paree qu’il eft vü fous un plus grand angle a caufe de la refraétion des rayons, il faut qu’il paroilfe plus proche par le principe de la perfpeétive. Plus les pointes que forment les rayons de chaquenbsp;point de l’objet font éloignées du verre convexe qu’ils penetrent , plusnbsp;l’objet qu’il peignent a d’étendue fur la retine. Cette étendue eft plusnbsp;grande a proportion de 1’éloignement du foyer, l’objet toujours fuppofcnbsp;plus éloigné du verre que fon foyer : c’eft pourquoi les verres convexesnbsp;d’une plus grande fphere font les plus eftimables dans les lunettes de longue vue. Mais il faut qu’alors ces verres foient larges pour recevoir plusnbsp;de rayons de l’objet, autrement on verrolt a la verité un objet plus groffi,nbsp;mais on n’en découvriroit que peu de parties, amp; on perdroit du cóté de 1’éinbsp;tenduede lavifion autant qu’on gagneroit du cóté de fa diftance.

^ Ce verre, quand il eft très-convexe amp; petit jgroffit extraordinairement 1 objet placé prés de fon foyer anterieur, paree que l’oeil alors en revolt beau-coup de rayons affez divdVgens encore pour être réunis a propos fur la retine, amp; y occuper une très-grande étendue ; c’eft l’effetqueproduifentnbsp;les microfiopes, dans lefquels on apper^oit un objet qu’on ne voyoit pasnbsp;a caufe de fa trop grande proximité de l’ceil , amp; on gagne du cóté denbsp;l’étendue, amp; de la precifion de la vifion, ce qu’on perd du cóté de la diftance de l’objet.

6°. Comme les verres convexes réunilfent les rayons de lumiere pourau-gmenterla vifion,ils ralTemblent aufli les rayons du feu amp; du foleil pour brüler.

‘ nbsp;nbsp;nbsp;7quot;. Le verre convexe polygone qu’on appelle a faeetes, réunit a foq

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DE PLUSIEÜRS INSTRUMENS.Liv.IX. Chap.III. 407

foyer les parties d’un objet feparées a la vue direi3;e , amp; multiplie Ie même objet.

8°. Le verre concave plan, ou concave des deux cótez qui revolt des rayons obliques , les écarté toujours les uns des autres, amp; par confequentnbsp;n’a point de foyer : fobjet vü a travers ce verre paroït plus petit, anbsp;proportion de fa fphere, les rayons des parties de eet objet font vüs fous unnbsp;plus petit angle, amp; par confequentTobjetpluséloigné,maistrès-diftinét;nbsp;paree que les rayons étant écartez les uns des autres , ils peignent unenbsp;image moins embaraffée amp; plus nette fur la retine; c’eft pourquoi on fenbsp;fert de ces verres pour les vues courtes. Plus la fphere de ces verres eftnbsp;petite plus les rayons qui les penetrent font écartez.

51°. Les verres convexes d’un cóté Sc concaves de 1’autre n’ont pas des proprietez fort avantageufes a la dioptrique. Si la convexitq eft égale a Ianbsp;concavité, ou ft les furfaces font paralleles, on ne remarque prefque pasnbsp;plus de changemens dans les rayons qui les penetrent, que quand desnbsp;rayons penetrent un verre plan des deux cótez. Soit que la fphere de lanbsp;convexité foit plus grande ou plus petite que celle de la concavité, le foyernbsp;eft toujours plus loin que le diametre de la convexité, amp; n’a d’effetquenbsp;quand la convexité eft de plus grande fphere que la concavité.

ConJlru6lion des lunettes de longue 'vue ou telefcopes.

DEs la fin du treiziéme fiecle on fe fervoit de verres travaillez pour fbulager les differentes vues des hommes , amp; leur en conferverfu-fage , malgré les infrmitez d’un age avancé , ou la configuration defavan-tageufe, mais naturelle de leurs yeux : amp; tant qu’on en eft demeuré a nenbsp;regarder ks objets qu’a travers un feul verre convexe , ou concave , onnbsp;n’a pu pavvenir qu’a faciliter Ia vifion aux vieillards, dont les yeux ap-platis ne leur étoient plus de grande utilité , paree qu’alors les humeursnbsp;fe delTechant , elles éloignent leur foyer par del^ la retine. On fuppléa anbsp;ce défaut par les verres convexes, qui brifant les rayons les rendent moinsnbsp;divergens,amp; plus propres a être réunis fur la retine, amp; ^ y former leurnbsp;image nette. Par une raifon contraire de jeunes gens ayant les yeux tropnbsp;voutez ou convexes, leur foyer eft placé devant la retine , on corrigea cenbsp;défaut par le verre concave qui rend encore plus divergens les rayons desnbsp;objets éclairez, amp; les difpofent a n’être réunis que fur la retine de leursnbsp;yeux en reculant le foyer des humeurs. Ce ne fut que vers 1’an 1609 ,nbsp;dit M'de la Hire dans un memoire de 1’Academie, qu’un ouvrier de Hol-lande ayant par hafard regardé a 1’effai un objet a travers d’un verre convexe, amp; d’un concave, éloignezl’unde 1’autre,peut-être dansuntuyau,nbsp;il s’aper^ut que eet objet grofliflbit confiderabiement fans fe confondre,nbsp;ni changer de fituation. Des-la on commenca a combiner beaucoup denbsp;verres concaves de toute fa9on,avec des verres convexes auffi de toutenbsp;fa§on , amp; pour en compofer des lunettes de longue vue , dites alors denbsp;Galiléc ou de Hollande , qui ont un verre convexe vers 1’objet, amp; unnbsp;concave au-deffus du foyer du convexe amp; de I’ceil. Kepler bon mathema-ticien en 1611 travailla fur les effets que 1’ouvrier de Hollande avoicnbsp;remarque, amp; donna fon traité de dioptrique , ou il enfeigne a faire desnbsp;lunettes de lopgue vue coinpofées de deux vertes copy exes, difpofez d’une

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408 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

certaine fa^on dans un tuyau, l’un du cóté de l’objet amp; d'une grande fphere, Tautre d'une plus petite , éloigné par dela Ie foyer du premier,nbsp;deforte que Ie foyer pofterieur de f objeétif s’unifle au foyer anterieurnbsp;de foculaire. C’eft ainfi qu'on appelle Ie verre Ie plus voifin de f ceil. Maisnbsp;ces lunettes renverfent 1'objet ;leP. Reita capucin vintaprès, quiajoutantnbsp;deux autres verres con vexes entre ceux de Kepler , compofa des lunetesnbsp;de longue vue qui font voir les objets redreffez. Les aftronomes cherche-rent auffi-tótafe fervir de ces differentes lunettes pour leursobfervations,nbsp;amp; ils ne trouverent que celles a deux verres de Kepler dont ils puflentnbsp;tirer beaucoup d’avantages. £01659 Huygens ajouta un micrometrenbsp;au foyer oofterieur de fobjeóbif, amp; a 1’anterieur de 1’oculaire pour obfer-ver fanne*au de fatürne. C'eft a ce tems qu'on pourroit fixer f époque dnnbsp;micrometre , que M'’’ Auzout amp; Picard perfedionnerent vers fan 1666 ,nbsp;en y ajoutant un curfeur , amp; une vis pour mefurer les diftances, lesdia-metres des planetes, les excentricitez du foleil amp;delalune,amp; leurs éclip-fes. M' de la Hire a encore travaillé depuis tres-heureufement fur cettenbsp;invention du micrometre. On ne fait pas de même en quel tems on com-men^a de fe fervir de ces lunettes au lieu de pinules fur les quarts denbsp;eerde, en pla^ant au lieu du micrometre, deux foies très-deliées qui fenbsp;croifent a angles droits , comme nous avons enfeigné liv. 4 chap. 6 , SCnbsp;liv. 6 ci-delTus.

XXXVl

Planche*

Fis- »4.

II eft aifé de faire une lunette d’approche de la premiere forte qu'on appelle de Hollande. Faites un tuyau E B de carton ou d’autre matiere;nbsp;emboitez dans ce tuyau un autre tuyau D E; dans celui D E faites en-trer celui C D , comme celui A C eft entré en C D , deforte qu’entrancnbsp;tous les uns dans les autres, ils puifTent être facilement tranfportez ; placeznbsp;a fextremité B un verre lenticulaire convexe des deux cótez , ou convexe plan; on f appelle ohjeBif, car il faut qu’il foit plus prés defobjet;nbsp;au-delTus de fon foyer amp; a fextremité A foit un verre concave qu’on appelle oculaire , paree qu'il eft plus prés de f ceil. Ilvaut mieuxque fobjec-tif foit d’une plus grande fphere, amp; convexe d’un feul cóté, paree quenbsp;alors fon foyer étant plus éloigné il groffira davantage. Une telle lunettenbsp;fera fort claire amp; commode , d’un pied huit pouces de longueur , fi onnbsp;fe fert d’un objectif convexe d’un cóté de deux pieds de diametre ou convexe de deux cótez de quatre pieds , amp; d’un oculaire concave des deuxnbsp;cótez de quatre pouces amp; demi. Pour les aftres la lunette fera de i o piedsnbsp;de longueur, fobjeétif fera d’environ la pieds de fphere, amp; foculaire denbsp;5 pouces amp; demi. Les combinaifons fe font plus precifement par 1 experience fur les fondemens ci-defTus, en appliquantfucceffivement desocu-laircs de differentes fpheres a un objeélifdeterminé.On retient ces verresnbsp;en leurs points par des anneaux de laiion.

Fis- *5'

Vfage. Placez fceil en A, pour regarder par Ie tuyau AB les objets éloignez ; pouffez un peu ou reculezTe tuyau A jufqu’a ce que vousvoyeznbsp;les objets diftimfts; ils paroitront beaucoup apprachez, plus gros amp; plusnbsp;diftimfts, amp; dans leur fituation naturelle , paree que les rayons qui par-tent duhaut de fobjet B figure 25 rencontrant Ie verre convexe DEfenbsp;brifent , amp; après en être fortis s’approchent fun de fautre par obferva-tions 1,2, ci-dellus; mais avant qu’ils fe foient ralTemblez en un point,nbsp;ayant mis Ie verre concave F G dans leur chemin, ils s’écartent, amp; vont

rencontrei:

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DE PLUSIEURS INSTRUMENS.Liv.IX.Chap.IXr. 409 jrencontrer les humeurs de I’ceiI, peindre leur image renverféefur la retine,nbsp;pour exciter la cenfation convenable a eet objet vü en fa fituation natu^nbsp;relle; car tout objet vü direftement par l’ceil fe peint fur la retine canbsp;fituation renverféejpar obfervation 5 ; plus cette lunette fera longue ,nbsp;plus on verra loin,mais peud’étendue,amoins que fobjedifne foit bieanbsp;large. Sans changer l’objeftif on allongera cette lunette ,on decouvriradcnbsp;plus loin, en fubftituant un oculaire concave d'une plus petitefpherejnbsp;jnais aufli on decouvrira encore moins detendue, par obfervation 5 amp; 8.nbsp;Au contraire plus cette lunette eftcourte, les verres bien proportionnez,nbsp;plus on decouvre d’étendue a une petite diftance. On évitera les couleursnbsp;feintes des objets en pla^ant a un pouce au-deflus de 1’oculaire un eerdenbsp;de carton fixe, amp; percé d’un trou d environ deux lignes, plus ou moinsnbsp;par experience.il eft inutile d’avertir qu’on ferme chaque ouverture de lanbsp;lunette dquot;un couverde pour garantiries verres des accidens, quand on ücnbsp;s’en fert point.

ï pouce . . 4lig.def0yeraun0bjec.de I 2 pouces jufqu’a ï^pou. de foy S amp;deminbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;18 . . jufqu’a 24

ï ... nbsp;nbsp;nbsp;10 lignes .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;2 pieds jufqu’a

% nbsp;nbsp;nbsp;gnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;2 amp; demi .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,

2. ... 3 nbsp;nbsp;nbsp;•nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;5nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;”

2. amp; demi . nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.

$ nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4 amp; demi . .

5 amp; demi . nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. 5nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.

4* nbsp;nbsp;nbsp;4nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.8.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.

^^...3 nbsp;nbsp;nbsp;•nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;•nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.12nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;..

, 4 amp; demi » nbsp;nbsp;nbsp;?nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,25.

Les lunetes de Kepler font compofées d’un tuyau comme celui ci-defluSs amp; de deux verres convexes; mais l’oculaire fera au-deffous du foyer denbsp;J’objeólif, vers Ie point oü Ie foyer pofterieur de l’objedif joint Ie foyernbsp;anterieur de l’oculaire, l’objeélif fera de plus grande fphere que l’oculaire;nbsp;cn fait une lunette commode d’environ deux pieds amp; demi de longueur,nbsp;avec un objedtif convexe , dont Ie foyer eft a deux pieds trois pouces,nbsp;amp; un oculaire d’un pouce amp; demi. Pour les aftres les lunetes font plusnbsp;longues, comme depuis 9 pieds jufqul 2 5 amp; même 5 o , amp; leurs longueursnbsp;lont Okrdinairement determinées par la fphere des oculaires. Ainfi un oculaire d’un pouce de foyer convient a un objeétif, depuis 9 pouces jufqu’4nbsp;tz pouces de foyer : Volei une table des proportions des verres oculaires aux objedlifs a peu prés femblable a celle que M' Poliniere a don-née dans fes experiences phyfiques. L’oculaire de

2 pieds amp; demi

51

5 amp;dem!

4 nbsp;nbsp;nbsp;amp; demi

5 7

1 2

24

50

Pour rendre 1’objet vu par ces lunetes plus clair, amp; éviter les iris, on met fur fobjeélif un carton percé au milieu de la grandeur Convenable par expe-jrience j il aura fon diametre égalal’objedifpourêtreretenuaveclemêmenbsp;eerde qui retient 1’objeétif, amp; dans la longueur du tuyau AB, enC,ennbsp;P , en E on placera plufieurs cartons de même , percez par proportion amp;nbsp;experience; lefquels feront noircis comme tout rinterieurdutuyaijqu’onnbsp;frotera d’un noir huilé, puis on y mettra du charbon broyé, on les fecouera,nbsp;amp; on les fera fecher; ou bien encore on les, noircira avec la fumée d’unenbsp;feougie de poix refine. Soiis Ie verre oculaire on placera une pinuleGA^

Fff

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CONSTRUCTION ET USAGES^

c'eR un tuyau d'un pouce de long percé en entonnoir , dont la grande ewertH-re eft vers I’ceil, amp; lapetitejd’uneligneoudeuXjtoiicheraracu-laire 5 laïoïigusar de esttepinuleeft relative aux- diferentes vues..

Si»:, iff vfagi’- Places TcEil en A de la figure 24, I’objet paroitratrès-grand, très-diftin^, mais reiwerfé de haut en bas, amp; de droit a gauche; paree quenbsp;les rayoHSjpartant du point B- de Tobjet éloigné BC , vont rencontrer lenbsp;verre obje^if D E, amp; fe rafiemblent au foyer F; ceux qui vont du point Cnbsp;versDE, fe raffemblent en G, amp; demême tous les rayons qui vieianentnbsp;des. points de I’objet entre B amp; C, fe raflemblent entre F amp; G pour s’ynbsp;peindre en leur ordre, par obfervation i Ges rayons ainfi raftembleznbsp;trouvent la Ic foyer anterieur de la fecondefurfaceduverreoculaireH I»nbsp;ils fe croifent, amp; vont rencontrer le verre HI, amp; les rayons quiviennentnbsp;dupointG , paffant par le verre HI, en fortent paralleles, par la ^“'re-marqua de Fobfervation equot; , ceux qui viennent du point F fortent aufllnbsp;du verre HI paralleles entre eux, amp; ainfi des autres; amp; tous paffant par letnbsp;Eumeiirsde I’ceilferaffemblent,comme s’ils vetioieat deF G; alors I’objetnbsp;BC, qui fera^peint fur la retine en fens naturel, paroitra renverfé; pareenbsp;qu ü- doit y ctre peint en fens renverfé pour exciter la cenfation q»i repond a B C vu. fans verre direclement, amp; droit. Ces lunettes decouvrentnbsp;plus d’étendue que celles de HoUande, paree que le. foyer en eft moins eloi'-gné de I’objeftif, toutes chofes égales d’ailleurs».

Les aftronomes ayantbefoin de fixerdes points dans I’objet qu’ils regardenr, ue peuvent le false avec la lunette de Hollande, dont le foyer eft fur la retine-;nbsp;au lieu qu’ici I’objet étant peint en FG, fi on y croife une foie deliee, on fixenbsp;ce point fur I’objet. On fe fert de cette lunette comme des pinules de quartsnbsp;d'e cercle, ony placeauffile micrometre, amp;c. Si on avancoit le verre HInbsp;•davantage vers FG, alors les rayons ne fortiroient pas encore parallelesnbsp;entre eux; mais encore divergehs , moins a la verite qu’ils ne partent denbsp;FG:.Cette divergence des rayons conviendroit ^ un ceil ouraordinaire-ment voiité, ou bien aux perfonnes de vue courte. Quand on fe fert de casnbsp;lunetes pour obfcrver le foleil,les verresdoivent etre colorez pour garai-tir la vue.

Pour faire une lunette de quatre verres convexes (car nous ne patlons pas de celles a trois verres qui n’ontaucuneutilité) rangez ainfi les verres.nbsp;Soit I’objct éloigné B C, l’objeéiif DE au bout d’un tuyau ;le z™* verrenbsp;HI tellement éloigné de D E que le foyer pofterieur de D E sonviennenbsp;avec le foyer anterieur de H I, qui eft a peu prés de la fphere d’un coru-vexe oculaire convenable a l’objeétif D E; fi la lunette étoit a deux verres convexes feulement,le 3“'* verre LK a peu prés de mêmc fphere quenbsp;Mljfera placé de fa^on que fon foyer anterieur joignele foyer pofterieurnbsp;de H17 enfin le qquot;”' verre O P encore de même fphere a peu prés que HI,nbsp;«ft éloigné deLK, comme LK 1’cft deHI;c’eft-a-dirc le foyer anterieurnbsp;de O P joint le pofterieur de L K. Les rayons de I’objet B C comme ci-deffus font brifez en D E, amp; réunis en F G; d’ou ils partent divergens vessnbsp;^ ^7' H I; mais par la raifon ci-deffus, par la 3™' remarque de la i '* obfervation anbsp;ils’. CD'fortent paralleles entre eux ,amp; penetrent ainfi L K, lequel-. relevanties rayons non divergens ,mais paralleles, les réunit en M N ,,par obfcrva-«iou premiere ,ou ils viennent. fous un angle bien plus grand ^qu’ils ne fonc

7enus de E eja E j amp;.de€ ea Parconfeqiiens ka®'image MN d@ I’objer

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DE PLUSIEUR’S INSTRUMENS.Liv.IX. Chap.llL 41 ï B C eft plus grande que la premiere F G; enfin les rayons partant de M Nnbsp;vers O P , ils en fortent paralleles, par la remarque de la i ^ obfervation,nbsp;puilque M'N eft au foyer anterieur de OP ; ces rayons entrentparallelesnbsp;dans Fceil A éloigné de OP de la diftance de fon foyer,amp; brifez par lesnbsp;bumeurs, ils vont peindre 1’objet BC renverfé fur la retine ,En unetrès-grande étendue , amp; fous un fort grand angle : ce qui fait voir Fobjctnbsp;droit , plus grand amp; diftindt. 11 paroït droit paree qufil eft peint renverfé fur la retine ; il y eft peint renverfé, paree qu ri eft droit en M N; amp;nbsp;il eft droit en M N, paree qu'il eft renverfé en F G; il eft renverfé en F G,nbsp;paree que les rayons de BC droit fe croifent fur lafurfaee antcrieure D E.nbsp;biaintenant plaeez les-verres ainfi rangez, les uns par rapport aux autres dansnbsp;ïe tuyau AB de la figure a.4, pla^ant Fobjectif DE en B, amp; les autresnbsp;a proportion, obfervant de laiffer vers A une pinule ou tuyau en cn-tonnoir , comme npus avons dit en parlant de la lunette a deux verresnbsp;convexes.

Vfage. L’ceil placé en A figure 24, fi Ie tuyau eft garni de quatre ver-fcs convexes; on verra très-diftinébement des objets éloignez d'une lieue fur terre, quand les trois oculaires auront chacun leur foyer a un poucenbsp;^ demi de diftance : robjeélif qui auroit 1 x pouces un peu plus, foccnbsp;meroit une lunette longue de zo è z j pouces; fi robjeftifa iS pouces,nbsp;avec les mêmes oculaires la lunette aura environ 30 pouces de longueur^nbsp;amp; on decouvrira des objets plus éloignez. Si les lunettes a deux verres ontnbsp;i’incommodité de renveder f objet, elles font aufli plus nettes que celles |nbsp;quatre verres, qui fouffrent de la multiplicité des verresla^uelleapportenbsp;toujours quelque confufion dans les objets^

ConJlru6iion du mkrofco^e,.

AYant déja parlé fort au long ci-deffus liv. 5 chap. 6, des differens microfcopes, amp; de leurs effet-s, il ne nous refte ququot;a faire a eet inftru-jnent les applicationsconvenables des regies de la dioptrique, amp; d’examinernbsp;quels verres font plus propres a groflir les objets fort peu éloignez de fceil.nbsp;Les telefcopes nous font voir des objets qui neparoiftent pas a la vue ordinaire a caufe de leur éloignement ,amp; les microfcopes qu’on pretend n’êtrenbsp;que de fan 1620 , nous font remarquer les parties des corps que leurnbsp;petiteffe dérobe Ha vue ordinaire ; lefquelles cependaat feroient apper^usnbsp;ii’un ceil fort vouté. Ainfi de même quo des perfonnes dont les ytux fontnbsp;plats voient de loin fans Ie fecours des lunettes, aufti ceux dont les yeuxnbsp;fone fort convexes , voient de^ objets très-pstils amp; trés-peu éloigneznbsp;de foeil.

Pour faire un microfcope fimple, tel que ceux des figures L,I,K,de la planche 10™% prenez un trés-petit morceau de glace, que vous aureznbsp;detaché d’un gros avec les dents d’une elef; mouillezie bout d’une éguillenbsp;longue avec de la falive , Ie petit morceau de glace s’y colera; enfuitenbsp;tnettez-le dans la flamme bleue d'une bougie un peu inclinée •, il fe fon-dera, amp;tombera en petite boule fur un morceau de papier qu'on aura misnbsp;deftbus pour Ie recevoir; fi la boule de glace eft fort ronde amp; petite, onnbsp;ia placera fur un morceau de plomb troué, pour la receyoir, ou de lanbsp;«naniere que nous avons dk liv. 3 chap z. Cette petite boule de gUcc

Fff ij

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^8.

CONSTRUCTION ET USAGES fera voir les objets très-groffis, paree que fa figure étant fort convexe, amp;nbsp;fort proch'e des objets amp; des yeux , les rayons s’y brifent davantage , Scnbsp;font refus plus abondamment , Sc divergens dans la prunelle de foeil anbsp;caufs de la petitefle de cesverres.

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Les autres microfcopes comrae celui de la figure M planche i o™', font compofez de trois verres, comme nous avons dit; nous remarquerons feule-ment que fobjeéiif DE de ces microfcopes doit être très-petit, amp; très-eonvexe. Si l’objet B C eft placé a fon foyer, les rayons fortiront paral-leles de DE, amp; allant rencontrer Ie fecond verre Hl, ils fe raffemblentnbsp;en FG, oü ils neignent fobjet renverfé amp; très-groffi;s’étant croifezilsnbsp;tombentfur Ie troifiéme verre KL,d’oüilsfortentparalleles, vontfebri-fer dans les humours de l’ceil, amp; peindre l’objet très-gros amp; droit fur lanbsp;retine, alorson Ie con^oit renverfé. Que fi l’objet étoit placé plus loin quenbsp;lö foyer du verre DE ; parobfervation i'°,les rayonsferoientraflembleïnbsp;en FG oü eft Ie foyer anterieur de Hl , pour peindre l’objet gros; en-fuite fe croifantjSi tombantfurlH,ilsfebriferoient,amp;fortiroientparal-lelesren eet état rencontrant LK, ils en fortiroient pour fe réunir a fonnbsp;foyer, tellement éloigné que ces rayons entrentdans 1’oeil encore prefquenbsp;paralleles, amp; après les refractions dans les humeurs ils s’uniffent, amp; pei-gnent l’objet droit fur la retine pour être congu renverfé. L’objeétif DEnbsp;eft ordinairement de quatre lignesamp;demie de foyer, on reduit fa furfacenbsp;a une ligne, paree qu’on Ia couvre d’un carton noirci, qui eft percé d’unnbsp;trou d’une ligne feulement gt; Ie verre IH du milieu eft de 5 pouces 2 lignesnbsp;de foyer, amp; Ie dianvetre de fa furface de 16 lignes , pour recevoir plu?nbsp;de rayons diftinétsjle dernier verre a fon foyer a i pouce 8 lignes, fonnbsp;diametre eft de 12 lignes, les deux oculaires font ordinairement fixez anbsp;4 pouces amp; demi 1’un de 1’autre. Ordinairement du deuxiéme oculaireanbsp;l’objeSif, ily a encore 4 pouces amp; demi; ce qui donne 9 pouces a un telnbsp;microfcope: cette longueur n’eft pas invariable, la difference des vues,amp;nbsp;ia difpofition des verres y changent quelque chofe. On remarquera quenbsp;dans les telefcopes , c’eft l’objcctif qui doit être grand , amp; les oculairesnbsp;petits : ici tout au contraire l’objetftif eft d’une très-petite fphere , amp; lesnbsp;oculaires font d’une fphere un peu plus grande, mais d’un très-grand diametre : ces petites fpheres grofliffent extraordinairement un objet , pareenbsp;qu’elles rompent beaucoup les rayons, amp; font voir les objets fous de plusnbsp;grands angles, qui occupent par confequent une très-grande étendue fur lanbsp;retine. Nous nous fommesaffez étendu fur 1 es ufages des microfcopes liv. 3,.nbsp;ehap. 2-, pournous difpenfer d’en parler davantage.

Des verres convexes propres a produire dit fea aux rayms du foleil.

ON lit dans Ia premiere fcene. du fecond aéle des Nuées d’Ariftc--phanes que Strepfiade vieillard dit a Socrate, qu’ilatrouvé chezles droguiftes une pierre très-avantageufe a payer fesdettes fansdonnerd’ar-gent.Quand on me prefentera mon obligation , dit ce vieillard, j’expo-ferai cette pierre au foleil fur mon billet , amp; je fendrai la cire , paree' qti’alors on éerivoit fur une couche de cire ce qu’on vouloit,nbsp;après en avoir end'uit une écorce d’arbre. On juge que cette pierrenbsp;ne pouvoit être autre chofe que Ie verre convexe dont nous parlons : ilnbsp;iérok-étontiant que de cette propriété du verre convexe connue, on ne

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DE PLÜSIEURS iNSTRUMENS.Liv.IX. Chap.Iït. 413^ jfoit venu qu’^ la fin du treiziéme fiecle a la connoiffancedufecours qu’ilnbsp;pouvoit donner a la vue. Q^elle quefoit la caufe de cette ignorance pendant tant de fiecles, quand on fait application du principe general de lanbsp;dioprrique , on con^oit aifement, parobfervation (S'”', que les rayons dunbsp;foleil qui viennent paralleles fur un verre convexe fe réunifient, aprèsleurnbsp;paflage, a un foyer , ou a caufe du mouvement continuel amp; très-violentnbsp;dans lequel ils font toujours par la pj-effion du foleil , ils doivent parnbsp;leur multitude en exciter un très-vif fur les corps qu'ils toüchent en unnbsp;très-petit efpace ^ amp; les brüier. 11 ne faut que jetter la vue fur la figure 2 9nbsp;pour congevoir la conftruélion amp; felfet de ce verre. C eft Ie foleil dontnbsp;les rayons viennent paralleles furla lentille AB, laquelle brife ces rayons 5nbsp;amp; les réunit a fon foyer D, oü on place un tifon qui s'allume d’autantnbsp;plutót que Ie foleil eft vif, amp; que la lentille regoit amp; réunit davantagenbsp;de rayons a caufe de 1’étendue de fa furface amp; de fa convexité. Si Ie verrenbsp;ardent A B étoit fortgrand, amp; avoit par confcquent fon foyer très-éloigné,nbsp;foneffet pouroit fouffrir de eet éloignement; mais non-fculement on remedie a ce défaut, mais encore on augmente extraordinairement feffet denbsp;ee verre AB, en lui ajoutantun autre verre convexe de plus petite fphere

en EF, lequel raffemblera les rayons, déjabrifeZjaun foyer bien plus proche, amp; produira des effets bien plus extraordinaires; cömme de fon--dre les metaux, amp; calciner les pierres. On ajoute rnême ce fecond verrenbsp;convexe quand les rayons du l'olcil couverts denüées font foibles , afin

d’en augmenter la vivacité. Ces verres ardens font ordinairement enchaffez

en une piece de bois, qui a une poignée, par laquelle on lui donne une fituation perpendiculaire au foleil , amp; ainfi Ie foyer eft toujours en bas,nbsp;au lieu que les miroirs ardens par reflexion auroient leur foyer en haut:nbsp;ce qui forme un obftacle invincible a beaucoup d'experiences, quiontéténbsp;pratiquées avec Ie verre ardent de M'Ie Due d’Orleans. Ce verre peut paf-fer pour Ie plus parfait qu’on ait encore vü , il eft de la fagon denbsp;M' Tfchirhaufen alleman, alTocié a 1'academie de Paris , amp; produit desnbsp;effets très-furprenans; ils font rapportez prefque tous dans les memoires'nbsp;de l’academie des Sciences, avec la delcription cxaéte de ce verre, qui eftnbsp;dquot;une fphere confiderablc,de 5 pieds de diametre,amp; d’uneépaifleurtrès-proportionnée. Oétoit Ia difficulté de trouver un verre affez épais,6c: denbsp;lattacher affez ferme peur être travaillé qui avoit empêché de tenter cenbsp;travail fur Ie verre, amp; qui avoit oblige jufqu’a prefent de s’en tenir auxnbsp;miroirs ardens concaves. II eft monté iurun chalfisde charpente, qui a unnbsp;mouvement de charmere entre les brancars d’un petit chariot , qui Ienbsp;conduit oü on veut. On place aubefoin fur Ie même chariot, 5ede Ia rnême ’nbsp;facon , un fecond verre convexe, pour accourcir Ie foyer du premier, amp; au-gmenter fa vivacité.

Kg. i«r

brifez ou réflechis du feu ordinaire ne brul

fi vivement qfie ceux '

On entend aifement qüc tout corps diaphaite peut produiré düféuatix rayons du foleil, plus ou moins promternent a proportion des qualiteznbsp;particulieres de ces corps. Ainfi une phiole F E dc verre, rónde amp; très-mince,d’une grandeur mediocre, fi elle eft templie d’eau Ss expofée au foleüj,nbsp;brulera a fon foyer en G. Nous dirons par la fuite pourquoi les rayons

ent pas


du feu du foleil, quand nous parlerons du ia reflexion des'rayons.

Fff lij'

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4,4 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

Des verres convexes polygenes ou a facettes.

'• T E. verre a facettes eft un verre plan d’un cóté, amp; de I’autre taillé J plu-faces, comme celui B DE CL ;les rayonsqui viennent de Tobjei T fur la face D -E ne fe brifent point §£ viennent naturellement a Toeil A jnbsp;qui par cette face vok fobjet en fa veritable place ; mais les rayons de cetnbsp;objet F qui vieunent obliquement fur les faces BD, EC, fe brifent ennbsp;approchant de la perpendiculaire , pour fe réunir en un point; mais ilsnbsp;rencontrent i’oeil, amp; vont y peindre la même image autant de fois qu’il ynbsp;a de faces, comme fi robjet étoit placé en G, en F, amp; emH, paree que nousnbsp;croyons que les rayons nous viennent en iigne droite, eequi n’eft pour-tant pas vrat. C’eft fur feffet de ces lunettes a facettes qu’on fait desnbsp;tableaux magiques pu tromfeurs , tout-a-fait diffomes qua»d en Us regarde fansnbsp;de femblables verres: amp; pour les executer, on élevera a plomb fur une tablenbsp;51. ABCD une planche ADEF qui pourra être haulTéeamp; bailféevertica-iementjSc un pied BCH qui pourra avancer ou reeuler entre des r enures ABCD: on placera au haut du pied en H un tuyau IK auquel onnbsp;•aura fait un trou vers Ie foyer du verre a facette placé en H. Éniuitenbsp;ayant colé fur D E F A un papier, amp; arrêté Ie pied avee Ie verre H au pointnbsp;convenable, plus ou moins é'loignédu papier, felon qu’on voudra éloignernbsp;plus otj moins les unes des autres les parties de Tobjet qu’on veutdeffinernbsp;furie papier; au petit trou K,placez une lampe^ dont la lumiere foittrès-tranquile, cette lampe enverra de la lumiere fur Ie papier blane appliquénbsp;en EFD A, amp;oFimarqueraavec du crayon Ie contour de ces faces lumi-acufes , dans lefquelles on peindra les parties diftérentes d’un objet quinbsp;doivent fe réunir toutes qüand on les regardera par Ie verre a facettes,

, placé dans ie tuyau KI : ainfi quand on regardera par Ie trou K, on ne xemarquera qu’une feule figure bien proportionnée , laquelle fans verrenbsp;ne reprefentoit aucun objet determiné; fur tout, fi Ie peintre a foin denbsp;rempliries efpacesnon-lumineux de differens fujets, qui neparoïtront plu$nbsp;par Ie verre a facettes.

pe h cfnaUtè des verres, des injlrumens neceffdres four les travdller, de U maniere de réujjtr en ce travdl.

LE choix de la matiere d’un verre qu’on veut travailler eft três-necef-faire, autrement on rifqueroitdeperdrebeaucoupdetemsamp;depeinc. S il doit etre grand amp; épais, on fait fondre au fourneau une alfez grandenbsp;quanti.té de matiere pour être jettée, amp; rempHrle moulc creux d’un cy-lindre, ce cylindre de verre aura les dimeufions qu’on fouhaite peu plus :nbsp;quand la matiere fera refróidie , on ia decouvrira amp; polira fur fes deuxnbsp;cótéz plans ; oubien , fi je verre ne doit pas exceder les mefures des verresnbsp;ordinaires, on choifira des fragmens de glace de Venife ou autre. On exa-miriera amii la matiere de vérre qui doit être travaillée : on 1’expofera aunbsp;foleil , relevant les rayons fur un papier blanc qui fera voir s’il y a desnbsp;flets, bouillons,OU autres inégalitez; enfuite on regardera quelqueobjefnbsp;|levé,comme la pointe d’un Cloclier, feaufTantamp;bailTant Ie verre devant

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t5E PLUSIEtJRS INSTRUMENS. Liv.IX. Oiap.III. 415.

Fceil, pour voir fi Pobjet ne parort pas ondoyant. II eft rare de trouver des verres épais amp; larges, amp;enmême tems exemts de cesdéfauts. C’eftcenbsp;qui augmente beauGoup Ie prix des grands fur les petlts ; la couleur dunbsp;rerre la plus avantageufe efl eelle quf tire uo peu fur k bleu ou Ie verïnbsp;dc roer.. II faut aufli que Ie verre foit d’égale épaifleur , afin que les deuxnbsp;fuperficies foient bien paralleles. Les grands verres fontfondusde la grandeur amp; de 1’épaiffeur convenables, maisles petks font coupez asvecla pointenbsp;du diamant. Un verre dont on- veut faire un objeéiif de r 2. ou i J pieds,nbsp;aura environ deux pouces de diametre,ainfi des autres a proportion.Ur»nbsp;oculaire convexe, du plus petit au plus loog foyer , aura au plus depuisnbsp;8 jufqu’a 22, lignes : on lesarrondiraea mettant un peu deraafticau milieunbsp;de leur furface , pour y placer la pointe du compas, amp; y tracer de I’autrenbsp;une circonference avec la pointe du diamant j on les arrondiraavec Ie grefoir-de vitrkr ou avec une pincette: Ie venre ainli préparé , fera appliqiié Ssnbsp;collé centre une moleue ou poignée qui fert a tenir k verre pour k tra-vailler amp; Ie poliro

Le mailic qui lèrt a alTeoir Ie verre liir la molette elt compofé d’un quart de bonne raifine, de focre très-douce ,ou deblancd’efpagflefin ylonbsp;tout bien broyé amp; tamifé très-fubtikment j-qu’on incorporera doucemensnbsp;amp; égaïsment dans trois-quarts de poix noire bien-choifie, après quelle fera

fondue en melanteette poudre peu apeu avec la poix jufqu ace que Ie tout

ae fafTequ^lti corps également penetré de cette poudr©»

XïfXVïïr Planchci

quot;air

La moktte eft un morceau de bols ou de buis, on même de cuivre, taillé en petit dome, de forte qu’il puifle fervir de poignée a retenir le verrenbsp;qui y eft raaftiqué. La figure 3 3 en fait voir une coupée perpendicalai-rement;4 eft un trou qui perce toute la molette pour lailTer échapper fairnbsp;qui auroit été enfermé par k mafticji c font une doucine ou rebord, qü5'nbsp;empeche les doigts- de defcendre plus-bas, amp; fei t i faire pefer fur le verre 5nbsp;le delTous /; eft ereux amp; inégal vers fon centre pour y faire mieux tenir lenbsp;maftic, furlequel on applique bien également Je verre qu’on doit travailler.

La figure 34 fait voir cette molette toute garnie amp; montée d’un verre. Fjg.

Lesbaflins, platines ^ou formes a travailler lès verres , font ou concaves fpVieriques, OU convexes 5 de d^fferentes grandeurs de fphere :on peut travailler un objeéiif de a o a 2 5 pieds de foyer dans une forme de i o a i 2nbsp;pouces de diametre, amp; ainfi-des autres a proportion; ces formes font defernbsp;OU de laiton , fun amp; fautre le plus doux qu'on pourra trouver : k ftrnbsp;fera forgé le laiton jetté en fonte avec foin , comme nous dirons quand'nbsp;nous enfeignerons a fondre des miroirs ardens concaves. II faut avoir des-modéksde formes ou baflins, faits d etain ou de bois de poirier 'bien fee, ^nbsp;aulquels on aura donné f épaifleur amp; la grandeur convenables furie tour;nbsp;quand ces platines ou formes convexes ou concaves fbrtiront des mainsnbsp;du fondeur, on les montera fur farbre d’un tour bien ftable ,¦ de fort®nbsp;qu’elles foient bkn perpendiculaires , amp; exaélement concentriqaes a escnbsp;arbre du tour ; eela fe fait aifement par le moyen d’une efpece de roue r»s« i^4nbsp;OU eerde de fèr dont les croifées font fendues affez large par lemiliecynbsp;pour y recevoir quatre tenons ^h e d , qui coulent jüfte dans ks^fentes;

«jes tenons font taraudez par-deflbus pour les arrécer avec des éeroux l’endro-it OU on veut ;ks defius de ces tenons font recourbez è féqucrrfenbsp;1» OU portent la vis^ dans l’écrou/j pour pouvoir retenir ferme les baffitjs

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CONST RUCTION ET USAGES par les bords gu par la pointe de la vis amp;les empecher de changer denbsp;fituation:on place quarrement ou a vis e ce cercle jufteau centre del'ar-brc d’un tour en Tair, enfuite on approche legerement I’outil H’extreraitenbsp;amp; au milieu de la forme pour voir fi elle eft bien centree :on avance ounbsp;rccule les tenons amp; la forme jüfqu’a ce que 1'outil touche également parnbsp;tout,amp; on ferre les quatre vis pour arrêter ainfi le baffin , puis on con-duira 1’outil d'acicr trempé , du centre a la circonference de la forme ,nbsp;amp; de la circonference au centre, autant de fois qudl fera neceftaire pournbsp;decouvrir route la fuperficie concave ou convexe dela platine, laqucllenbsp;étant parfaitement formee fera retiree de delTus le tour pour ferviratra-vailler les verres. Les verres montez amp; maftiquez horifontalement fur 1»nbsp;molette, on affermira fur une table Ja platine ou forme convenable a 1»nbsp;fphere du verre qu’on veut travailler, amp; y ayant misdu grais de meulcinbsp;aiguifer,mediocrement dur,broye en poudre , on conduira le verre ennbsp;tournant la main depuis la circonference de la forme jufqu'a fon centre,nbsp;amp; de fbn centre a la circonference par plufieurs contours, tant que le verrenbsp;ufé par ce ffottement foit parfaitement formé ; on le polira amp; on fadou-cira avee d’autre grais qui a déja fervi : quand le verre fera bien poli Scnbsp;adoucijCe qu’on examinera en le regardant avec un verre qui groffit lesnbsp;pbjets.; on ne fe fervira plus de grais, mais ayant bien lave la forme aulSnbsp;bien que le yerre, amp; la molette pour en oter tout le grais; on étendra furnbsp;ia forine un morceau de cuir bien doux, ou de drap fin, qui doit êtrenbsp;fcien tendu, amp; toucher par tout fur la forme ; on rhumeiftera d’eau, denbsp;potée d’étain ou de tripoli fin d’Allemagne , qui auroit demeuré deuxnbsp;jours dans un creufet bien lute enterré dans la braife ou dans un four denbsp;boulanger, amp; on palTera la molette fur le verre vivement, en la condui-fant droit d’un bord ï 1’autre de la forme, obfervant a chaque tour amp; re-tour, de la tourner un peu entre les doigts fur fon axe , de forte qu'ap-puyant fortement dela main ,onlui falTe toujours toucher la fuperficie dcnbsp;la platine ou forme: on remettra aufli de terns en terns de la potée fur lenbsp;poliffoir} I’abreuvant d'eau a chaque fois , tant que le verre ait acquis unnbsp;parfait poli j on en fera de même fur fautre cóté du verre , proportion-pant toujours les formes aux ftiperficies qu’on travaille. Les fuperficiesnbsp;planes font travaillées amp; finies fur des formes plattes , amp; les fuperficiesnbsp;concaves fur ,des formes convexes, avec cette difference neanmoins que lesnbsp;fuperficies convexes de petite fphere, comme des oculaires convexes peu-yent être polies for un cylindre concave de même fphere que la forme ounbsp;ils ont été travaillées; ce.cylindre concave fera garni comme la forme anbsp;polir ci-deflus, amp; on y promenera le verre, comme fi c’étoit un baffin denbsp;grande fphere , c eft-a-dire , d’un bout a fautre. Ce cylindre concavenbsp;pourra être long d’un pied, il faudra tourner le verre entre les doigts,nbsp;amp; le faire porter par tout for le cuir abreuvé de potée ou de tripoli. IJcftnbsp;important de conferver ces verres, amp; de les pouvoir nettoyer de terns ^nbsp;s utre, e’eft pourquoi on les enchaffe chacun dans une petite boete fepa-fée quifemontea viS j amp; qu’on place dans le tuyau au point convenable.

On conceit que les verres dfone très-grande fuperficie, comme de deux pieds ne faiiroient être travaillez fous la molette, amp; par confequent qu’ilnbsp;les faut travailler amp; polir comme les grandes glacés de Venift, en met-Simt le verre en la place du poids, amp; la forme en place de la glace; on

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DE PLÜSIEURS INSTR.nMENS.Liv.lX.Chap.Iir. 417

enchafl'era done Ie cyiindre de verre au centre d’une cfpece de grande rouc qu'on chargera d’un fardeau , 8c plufieurs perfbnnes tenant cette roue anbsp;{amp; circonference, la promeneront horifbntalement avec Ie verre fur lacon-cavité d’une forme couverte de fable ou de grais, pour donner Ia convexité ,

amp; de potée pour polir amp; perfedionner Ie verre. On travaille encore les verres fur Ie tour; cette methode eft univerfelle pour toute forte de verresnbsp;quelque grandes que foient leurs fuperficies. On ne parle pas ici des telefco-pes a deux tuyaux,qu'on apelle bmoües^fircc q.ue ces fortes de lunetes ne fontnbsp;pas eii ufage dans raft;ronoraie,amp; que leur conftruüion eft trop embaraflantc.

Des corps propres k refiechir les rayons de lumiere^ óquot; les differens effets de U reflexion de ces rayons.

TOut corps opaque 5 dur amp; poli reflechit la lumiere, dont il revolt les rayons plus ou moins abondament, felon des angles differens i proportion des configurations differentes de ces corps. On peut done employeenbsp;I la reflexion des rayons tout corps dur amp; poli, fi on Ie rend opaque ; c'efl:nbsp;ce qu’on fait lorfqu'on colle des feuilles d’étain fur les glacés, amp; auffi toutnbsp;corps dur amp; opaque fi on Ie polit, comme Ie metail, dont on fait des mi-foirs, amp; ainfi des autres matieres convcnables.

Tout Ie monde fait de quelle maniere font faitslesmiroirs plans, dont voici les proprietez, ep coafequence du principe general de la catoptrique.

Confemences du principe oeneral de la catQptrique, ou ohfervations Cur

des miroirs plans.

ï°,T Es rayons de l’objet K perpendiculaire au miroir plat A BCD I , placé horifontalement, font reflechis en K fur eux mêmes ; pareenbsp;que fangle d’incidence eft tie 90 degrez. Ainfi rosil placé dans la lignenbsp;FK au-deffus ou au-deflous de K,verra par reflexion l’objet Ken fa'fitua-tion naturelle , fi eet objet ne 1’en empeche. C’eft fous ce rayon perpendiculaire, comme Ie plus direél, que la reflexion eft plus forte, amp; qu’on voitnbsp;mieux un objet reflechi.

2°. Les rayons de l’objet E qui tombent obliquement en F fur Ie mi- rij fft roir A B C D, pafleroient outre en ligne droite, fi ce miroir n’étoit opaque;nbsp;mais è caufe de fa denfité,ces rayons font reflechis en G , amp; font 1'anglenbsp;IFG de reflexion , égal a celui HFE d’incidence, Ainfi 1’oeil placé dansnbsp;la ligne FG auffi loin , ou auffi pres qu’onvoudra du miroir, verral’objctnbsp;E; demême l’objetLfera vufur la ligne M ,amp; ainfi des autres.

3 “. Le rayon de l’objet E fait avec la fuperficie inferieure du miroir au point F 1'angle LFH,égal a 1’angle de reflexion GFI. Ainfi I’cefl placénbsp;dans la ligne F G, voit l’objet E, dans la ligne F L par deli le miroir ,nbsp;comme fi veritablement eet objet étoitderriere le miroir fur cette ligne:

amp; par une raifon reciproque , l’oeil en G verra l’objet E, comme il le verroit s’il étoit placé en N, après avoir fait óter le miroir : ce point Nnbsp;eft l’jnterfeélion de la perpendiculaire GI avec E F.

4°. L’objet E reprefenté dans un miroir plat A B C D , paroit au-tant enfoncé derriere le miroir , qu’il en eft cloigné pardevant ; paree que fi on fuppofe ce point E defcendu fous le miroir , il lenbsp;lera par la bgne la pluj courte , c’eft-a-dire , par la perpendiculairenbsp;#nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ggg

VI

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4x8 nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

mtroir horirontal, qui feraEH ; mais cette perpendiculaire fera coitpée cn L par le rayon GF , prolongé en L par I’obfervation precedente ;nbsp;done 1’objet E paroitra en L. Ce point L eftautant éloigné fous le miroirnbsp;que E Teft deflus, puifque I’angle E F H eft egal a celui H F L ; paree quenbsp;LFH eft egal ^ Tangle de reflexion GFI,lequeleftegal a Tangle d’inci-dence EF H. Ainli pour voir un objet qui eft dans un petit efpace , com-me s’il etoit fort éloigné, il faut lui faire faire plufieurs reflexions fur desnbsp;miroirs difpofez fur les faces d’un polygone.

Jig- 38- nbsp;nbsp;nbsp;5°. L’objet EM envoie fes rayons fur le miroir;Savoir,le point E en

P, qui eft reflechi en G,parobfervation 2quot;quot;, amp; eft vu de G comine s’il étoit en L, parobfervation 5'quot;', le point M envoie aufli fon rayon en Q,nbsp;qui eft reflechi en R,amp; eft vudeR, commes’il étoit enN; ft on prendlenbsp;milieu de GR pour y placer Toeil, paree qu’il doit voir ces deux pointsnbsp;ME, il verra Tobjet M E,comme s’il étoit en LN , maisrenverfe , pareenbsp;que le point E eft plus prés fur le miroir amp; deflbus que celui M; parnbsp;obfervation 4quot;', Tobjet M E fera vu comme il feroit vu du point O, flnbsp;le miroir étoit oté. Ainfi dans un miroir plat, lorfqu’on Téleveau-deflusnbsp;de latete, les pieds 8c le pave paroiflent en haut, tandis que la tête pafoitnbsp;en bas. Par la même raifon, ce qui eft ^ droit paroit a gauche, amp;cequinbsp;eft a gauche paroit a droit.

6°. SÏ on approche un objet d’un miroir plat, dontla glace eft epaifle on y remarque deux images, Tune eft bien éclairée, amp; Tautre eft reprefentécnbsp;avec une lumiere plus foible ; cet effet eft produit par la double furfaccnbsp;du miroir, dont Tinferieure rcflechit mieux que la fuperieure , paree qu’ellcnbsp;eft plus prés dece qui rend le miroir opaque. ¦

7°. Lorfqu’on approche fort obliquement une bougie allumée de Tex-tremité d’un miroir , amp; qu’on met Tceil a peu prés aufli obliquement a Textremité oppofée, on appergoit plufieurs images de la lumiere de la bougie , dont les unes font plus foibles que les autres, par la raifon ci-delTus.

?Sg-

8°. Si ondifpofe a angles droits deux miroirs perpendiculaires^Thori-fon ,amp; qu’on s’approche de Tun en fuivant une ligne qui lui foit perpendiculaire , il paroitra que ia même perfonne fe meut en fens contraire t dans celui qui eft parallele a la perfonne qui marche , elk paroitra allernbsp;comme du feptentrion au midi; mais dans le miroir dont elk s’approche,nbsp;elk paroitra venir du midi au feptentrion, parobfervation 4”'.nbsp;i’-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;p®. Si on difpofe a angles droits le miroir plan abed, fur la ligne ilgt;

yig. 40-

de la figure A planche 3 5 ,de la même largeur que cette ligne, amp; de la hauteur de HI; ayant tranfporté le point de vue LK de H enM ,enregardant dans le miroir par k trou K, on y appercevra en fens renverfe,nbsp;mais dans fes juftes proportions, la tête qui paroiflbit difforme fur le plannbsp;horifontal E D i G; paree que li au lieu de miroir, on avoit placé fur iDnbsp;un verre plan, amp; fur EMG un plannoir perpendiculaire, alors Teeilregardant dans ce verre plan du point K perpendiculaire en H, ily auroitnbsp;vu fur ce verre, amp; dans fes juftes proportions en fens naturel la tête ABCD ;nbsp;ce qui prouve que le miroir plan fait voir par devant en fens renverfe, cenbsp;qu’on voit en fens naturel a travers amp; derriere k verre plan.

3 0°. Un miroir plan pofé pcrpendiculairement a Thorifbn, amp; declinant de 45 degrez de la ligne oppofée a Toeil , fait voir en ligne droite lesnbsp;objets qui font un angle droit avec TceiI. Si done on amp;it un cailTe dans

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I I:

|l

DE PLUSIEURS INSTRüMENS.Liv.lX. Cliap.III. 419 JaquelJe Ie miroir.AB fafle avec Je cóté BF en Bun angle de45 degrez,nbsp;que Ie cóté AC fou attaché a angles droits au cóté B F, au milieu du cóté ACnbsp;foit une ouverture DE, amp; au milieu du cóté B F un gros tuyau pournbsp;regarder Ie miroir; on n'aura qua placer cette caiffe fur une fenêtre, denbsp;forte que DE foit en allignement avec un rue , on verra par Ie tuyaunbsp;dans Je miroir tout ce qui fe paffe dans Ja rue, comme fi cette rue étoitnbsp;direftement oppofée a fceil. Si la face AF DC étoit fermée amp; revétue in~nbsp;terieufement d'une eftampe qui reprefenteroit un palais, un bois, amp;c. ilnbsp;n’y auroit qffa couvrir Ie deilus de Ia caiffe DBC d'un parcheminiiuilé;nbsp;alors regardant par Ie tuyau, on y verra cette eftampe reprefentée, commenbsp;Jj on laregardoit direólement. C'eftfur ces principes qu’on conftruit desnbsp;boetes d’optique , dont on cache l’artifice , en faifant regarder a traversnbsp;dquot;un petit verre , dont les bords interieurs ont été depolis amp; ufées, afin,nbsp;qu’on ne puiffe regarder que direótement dans Je miroir, fans qu’il foitnbsp;poflible d’appercevoir les cótez de la boète. Leparchemindont oncouvrenbsp;ces boetes pour les eclairer, doit être lavé plufieurs fois en de nouvelle eau,nbsp;enfin dans de 1 eau de fontaine, enfuite on i'étend avec des cloux fur desnbsp;planches pour Ie faire fccher a fair: on huile ce parchemin quand il eftnbsp;foc , OU bien o^ y paffe de tems en tems un vernis; auparavant on Ie teintnbsp;quelquefois en verd avec du verd de gris,amp; du verd foncé, delayé dansnbsp;du vinaigre. C’eft par la difpofition differente des miroirs plans, qu’onnbsp;voit fans fortir d’une chambre, ce qui fe paffe dans une autre, amp; qu’oKnbsp;pratique une infinité de moyens de furprendre la vue.

Des miroirs ffheriques, cylindriques, coniqttes, concAves dr convexes,

IL eft naturel d’inferer du principe general de Ia catoptrique, que les miroirs travaillez en differentes fa^ons de convexite ou de concaviténbsp;peuvent produire par la reflexion des rayons de lumiere ou du feu, unenbsp;très-grande partie des effets que les verres travaillez differement produi-fent par refraótion: avec cette difference que les effets des miroirs concaves repondentLceux des verres convexes, amp; les effetsdes miroirs convexesnbsp;a ceux des verres concaves,

Confequences du principe general de la catoptrique , ou obfervations fur les miroirs Jpheriques, cylindriques amp;coniques.

jig- 4n

ïO.'pV Ans un miroir concave AB fpherique de metail, ou de verre I J étamé par derriere , les rayons de fob jet K placé au centre C,ounbsp;fur la ligne D,qui fert de diametre au miroir ,tombant Wangles droits furnbsp;Ie miroir, font reflechis en K fur eux mêmes, par la 1quot; obfervation furnbsp;les miroirs plats; celui qui aura foeil au centre C du miroir, ne verra quenbsp;foi-même de quelque cóté qu’il fe lournefurle point C.

2°. Dans Ie miroir concave AB , les rayons de fobjef E tombant en F font reflechis en B , paree que f angle d’incidence eft EG F, fait fur Ianbsp;ligne GH perpendiculaire au rayon F C, f angle de reflexion dóit lui êtrenbsp;égal, c’eft ici H F B. Si done f ceil eft placé fur la ligne F B, il verra Ie pointnbsp;E; que fi Ie miroir concave étoit continué en fa fphere par dela B, cenbsp;point B de reflexion feroit encore reflechi comme en I, d’oii il arriveroit

Gggij

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^io

CONSTRUCTION ET USAGES

que pkcant Tail en I, il verroitdeux fois 1'objet Edans!e meme miroir j favoir ,en F par la premiere reflexion., amp; en B par la feconde; cequin’ar-rive jamais dans les miroirs plans ou convexes.

3°. Dans Ie même miroir, fi on tire du point E de 1’objet par Ie een* - tre K laligne droitcKL par dela Ie miroir, Fceil placé en B verraTobjetnbsp;E fur la ligne de reflexion BF,prolongée par dela Ie miroir au point L,nbsp;oü cette ligne de reflexion coupera la ligne K E F prolongée. II peutarri-ver que cette interfeftion fe fafle au devant du miroir , comme il fe faitnbsp;derriere, amp; en ce cas Fobjet Sefon rayon reflechi paroitroient fe touchernbsp;devant Ie miroir, c’eftpour cela que fe regardant dans ces fortes de miroir, on fedonne la main a foi-même en un certain point; une perfonne quinbsp;vient derriere nous avec une dague, femble venir 1’cnfoncer dans Ie feinnbsp;d’une perfonne placée en un certain point du miroir. On ne remarquenbsp;pas ces effets dans les miroirs plans qui n’ont aucun centre pour fixer lanbsp;route de la ligne K E F L, qu’on fuppofc toujours perpendiculaire au plannbsp;d'un miroir plat.

4».

4°. Les verres convexes d’une fèule convexité ont leur foyer par deI-4 leur centre vers leur diametre ; mais dans Ie miroir concave ABC, knbsp;foyer eft au-deflbus du centre environ vers Ie milieu dudemi-diametre,nbsp;entre la furftce concave, 8c Ie centre D au point G, vers lequel fur I’axenbsp;du miroir D B fe réuniffent les rayons qui tombent paralleles E F HInbsp;entre eux fur ce miroir: ils tombent ordinairemeat tels fur un miroir quinbsp;n’auroit que 50 degrez de furface, a moins que 1'objet nefoitau foyer ,nbsp;comme nous avons dit obfervation premiere.

Jfip 41.

Si Fobjet eft done placé au foyer, les rayons feront reflechis parallele-ment,. comme ils (ortent paralleles d’un verre convexe; car fi on fuppofc Fobjet placé en G, il enverra les rayons enH amp; enI, qui feront reflechisnbsp;en E H, puifque l’angle de reflexion eft égal a celui d’incidence, amp; qu’onnbsp;peut fuppofer Fobjet au point de reflexion, comme au point d'oü il tombe.

Si Fobjet eft plus pres du miroir que fon foyer G , les rayons feront reflechis divergens. C’eft pourquoi , fi on place la une chandelle, uncnbsp;grande lumiere en fera refieebie par toute une grande chambre: fi on écrrtnbsp;fur Ie miroir des lettres, ces mêmes lettres feront imprimées en très-grosnbsp;caraftere fur les murs,amp; en fens contraire,comme dans les formes d'im-priraerie. Si on place la chandelle au foyer G, les caraéteres feront encorenbsp;imprimez, mais moins groffis; fi la chandelle eft reeulée par dela Ie foyer,nbsp;les lettres devront paroitrc plus foiblement, mais en fens naturel: C’eft Icnbsp;fondement des lanternes magiques. Si on enferme un tel miroir dans unenbsp;boete d optique éclairée par Ie haut, de forte que Fobjet foit moins éloignénbsp;du miroir que fon foyer ; en regardant par Ie trou ordinaire a ces boètcs,nbsp;«n verradans Ic miroir Fobjet plus grand que toute la boète.

C’eft a leur foyer que ces miroirs brülent, y ayant raflemblé les rayons de lumiere que Ie foleil repand autour de lui, amp; darde fur tous les objetsnbsp;qu’ils rencontrent. H eft h préfuraer que les rayons envoyez de notre feunbsp;ordinaire, comme d’un charbon allumé fur la furface d’un miroir concave,nbsp;pourroient être réunis pour brüler^ leur point de reunion j mais deux obfta-cles fe prefentent, qui ne fe treuvent point dans Ie foleil. i Le foleil n’ert-voie que la fimple maticre de la lumiere qui eft repandue dans Fair, amp; fansnbsp;auicua melange, juotre feu ajoute a cette maciere dela lumiere juneraaticre

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DE PLtrSÏEURS INSTRUMENS.LJv.IX. Cliap.m. 4x1

huileufe qiii fe trouve dans Ie bois, amp; les autres matiercs combuftibles, ce qui altcre déja beaucoup la force de notre feu. 2°, Le foleil envoie Ianbsp;matiere de la lumiere, ou fon feu tout autour de lui, il poufTe continuelle-ment cette matiere a fa circonference : au lieu que 1°, notre feu n'eft pasnbsp;poufle detoutepart,il s’éleve en hautfans beaucoup de violence d’aucunnbsp;corps qui l’y poufle avec force, mais feulement paree que fair étant plusnbsp;pefant que la flamme, ilTelevejufqu'a cequ’elle trouve un air plus fubtil,nbsp;avcclequelellefoitenéquilibre. D’oii il fuit que les rayons du feu ordinaire ne peuvent fe porter centre un miroir concave, a moins que ce mi-roir ne foit tourné vers la terre , amp; ne le couvre; alors fa furface fera bien-TÓt ternie par la fumée. 2“. Ce feu melange d'huileeftbien foible,pournbsp;produire un efFet confiderable par fa reflexion : Cependant une perfonne m’anbsp;dit avoir tellement difpefé deux miroirs paraboliques,qu’un charbon allumé»nbsp;placé au foyer d'un de ces tpiroirs, mettoit en feu, par reflexion, un pacquetnbsp;de poudre qu’on en avoit éloigné de quelques pieds. M' du Fay de l’Acade-mie des Sciences travaille i faire deux de ces miroirs pour cette experience.

On trouvera facilement le foyer dquot;un miroir concave en 1’expofant au fig-foleil,de forte qu’il lui prefente fon centre ; amp; approchant peu a peu un morceau de bois, jufqu’a ce que le difque de lumiere reflechie parroifle-le plus petit qu’on pourra ; ou bien ayant fait toraber de la poufliere vis-a-vis le miroir,011 remarquera fur cette pouffiere un cone éclairé , dontnbsp;la pointe fera le foyer. La figure 4 3 fait voir un miroir ardent expofé aunbsp;foleil, amp; brülant un morceau de bois. Qupique felon les regies on puiflenbsp;faire un miroir, dont le foyer foit fort éloigné, les rayons ne s’y uniroientnbsp;pas mieux pour cela, a caule des differentes difficultez de fair a traverfer,

amp; du travail exad de ce miroir. Ainfi il n’eft pas croyable qu’Archimede fe foit fervi d’un miroir concave pour brüler la flotte des Remains, pareenbsp;qu’eu égard a la diftance des vaifleaux qui étoit de 5 o pas, dit le P. Kirker,nbsp;la portioii de fphere du miroir , auroit dü être de plus de i 20 pieds. Lenbsp;plus vigoureux de ces fortes de miroir, eftcelui queM'Tfehirnaus avoitnbsp;fait; il étoit compofé d’une lame de euivre qui n’étoit guere plus épaiflenbsp;que deux fois le dos d’une lame d’un couteau ordinaire , la largeur dunbsp;miroir étoit d’environ trois aunes de Leipfick, amp; fon foyer n’avoit quenbsp;deux de ces aunes de diftance. i“. II mettoit le feu en un moment a unnbsp;morceau de bois mis a fon foyer,amp; le vent ne pouvoit en éteindre la flamme.nbsp;a®, L’eau bouilloit en un.moment , amp; s’évaporoit toute en peu de tems.

3 ”. Les metaux étoient bien-tót fondus , amp; des^ lames de fer,^d’acier, de euivre, d’argent, amp;e. étoient percées en fix minutes. 4®. Les pierres amp;nbsp;les briques devenoient rouges comme un fer ardent. 5 L’ardoife , ksnbsp;tuiles, les os, amp;c. fe changeoient en verre. Les effets du miroir ardentnbsp;qu’on voit a 1’Obfervatoire de Paris,font a peu prés les mêmes , il a fonnbsp;foyer a trois pieds de diftance. On en fait de carton, depaülecoilée ,amp; donbsp;toute forte de corps dur amp; poli. Le verre ardent de M' le Due d’Orleans,nbsp;produit des effets encore plus furprenans par la refraciion des rayons»

Il eft indubitable que les miroirs paraboliques feroient bien meilleurs que les fpheriques, dont aousavons parlé, paree qu’ils réuniroient mieux»

amp; bien plus de rayons h leur foyer; mais ladifficultéde lesconftruire les fait abandonner, paree qu’on peutfe fervir du tour pour faire les modeles»nbsp;des fpheriques, öc les poür fur le tour ,.quine peut pas être mis ti facile-

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4^^ nbsp;nbsp;nbsp;CONSTRUCTION ET USAGES

ment en ufage pour conftruire les modeles exacts des miroirsparaboüquej.

Fig- 44. nbsp;nbsp;nbsp;5 Dans le miroir convexe A B fpherique de metail ou de verre étamé y

les rayons de TobjetK placé fur le diametre prolonge du centre C, font re-flechis fur eux mêmes, par obfervation i quot;•

6°. Dansle même miroir y les rayons de 1’objet E tombant en F, font reflechis en M, paree que fangle d^incidence eft EFG, fait fur la lignenbsp;GH perpendiculaire au rayon FC, fangle de reflexion doit lui être égal,nbsp;c’efl: ici MFH: Si done foeil eft placé fur la ligne MF, il verra lenbsp;point E.

II eft évident que ce miroir écarté les rayons, amp; produit par reflexion les effets que le verre concave produit par refraéfion. II n’a done point denbsp;foyer effedif; e’eft-a-dire, ququot;il n’y produit aucun effet.

Si on prolongela ligne de reflexion MF, amp; fi, par obfervation j^'^ducentre C,on tire a fobjet E la ligne CE; le point I de leur interfeébion, feranbsp;celui de fapparence de fobjet E par dela le miroir.

Ce point d’apparence I pourra fe trouver fur le miroir, comme dans fa concavite; ce qui produira differens effets, comme dans le miroir concave.

Une perfonne dans la ligne CK, paroit toujours plus grande dans ce miroir a mefure qu’elle s’approche du miroir parallelement a foi même;nbsp;paree que, par la remarque precedente, le point L de fapparence de fobjetnbsp;ou de la perfonne qui fe voit paroitra moins enfonce, 8c par confequentnbsp;plus prés de fceil ,amp; fousun plus grand angle. II arrivera la même chofe,nbsp;li fobjet demeure en K, amp; fi fceil s^’approchedu miroir danslaligneKL;nbsp;il verra même cet objet moins enfoncé dans le miroir.

7°. Les effets de la reflexion ae font pas moins furprenans dans les mi-roirs cylindriquesamp;coniques que dans les fpheriques; car ces miroirs font un compofé des miroirs plans amp; des fpheriques. Le cylindrique dans fanbsp;longueur a les proprietez du miroir plan perpendiculaire, amp; le coniquenbsp;du miroir plan incliné; fun amp; fautre , le cylindrique amp; le conique , dansnbsp;leurs rondeurs, ontles proprietez des miroirs fpheriques, C’eft pourquoinbsp;fi foeil amp; un objet font dans la ligne qui va de fceil a faxe du miroirnbsp;cylindrique ou a fon centre , cet objet fera vq comme dans un miroirnbsp;plan , fur lequel fon rayon tomberoit j e’eft-a-dire, que ce rayon paroitranbsp;auffi enfoncé dans le miroir qu'il en fera éloigné.

Si fceil amp; fobjet font en même fituation,par rapport a un miroir conique qu^on les fuppofe ci-deffus 4 fégard du cylindrique, fobjet fera vu comme dans un miroir plan autant incliné que le cone; c’eft-a-dire,auflinbsp;enfoncé dans le cone qu'il fe paroitra dans le miroir incliné ,demême in-clinaifon que le cone.

Si fceil amp; un point de fobjet font dans un plan parallelc a la bafe du miroir cylindrique,la fedion de ce plan amp; du miroir étant uq cercle, ftnbsp;arrivera la même chofe qui arrive dans la ligne horifontale , qui paffe parnbsp;la circonference d’un miroir convexe élevéperpendiculairement; les grandeurs font fort racourcies dans ce plan.

Le miroir conique dans fa rondeur a les mêmes proprietez, par rapport aux fituations precedentes de foeil amp;de fobjet,que differens miroirscy-lindriqucs decroiffans en diametre a proportion que le cone s’éleve.

Pour faire remarquer ces differens effets, voici la manierede decrire fur un plan horifontaldes figures dlfformesquiparoitront belles par reflexion;

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DE PLÜSIEURS INSTRUMENS.Uv.IX.Chap.III. 415 Tune fur la furface d’un miroir cylindrique , Tautre fur la furface d’un.nbsp;nairoir conique perpendiculaires, amp; regardez d’un point determine.

Premier exemple fur la furface convexe d’un miroir cylindrique. Ayant en-fermé la figure qu’on veut déguifer dans un quarré ABCD, divifcz ce quarré en feize autres petits quarrez, comme vous avez fait fur Ie prototype pour la perfpediive curieufe, figure A planche 5 5. Ces quarreznbsp;ferviront a tranfporter la figure donnée dans des quarrez diöbrines qu’ónnbsp;aura décrits fur la lurfaceplacée au pied d’un miroir cylindrique,dontlanbsp;bafe cft Ie eerde F G HI, qui a Ie point E pour centre. Ce qui fe fait ainfi ;nbsp;Suppofez i’oeil éloigné du cylindre d’un ou de deux pieds comme en K,nbsp;amp; élevé perpendiculairement fur Ie point K,un peu plushaut que Ie cylindre, tirez par ce point K amp; par Ie centre E la droiteKE,divi{ezKEnbsp;en deux parties égales au point L. De ce point L amp; pour rayon LE,de-crivez 1’arc de eerde F EH,qui donnera fur la circonference FGHI lesnbsp;deux points FH. Par Ie point K amp; par les points FH vous tirerez lesnbsp;droites K F S, K H T, qui toucheront cette circonference aux mêmesnbsp;points F H. Enfuite divifez chacun des deux arcs égaux E F, E Fï en deuxnbsp;également aux points MN , les droites KM, KN, donneront fur la circonference FIH, les deux points OP, par lefquels vous tirerez les deuxnbsp;lignes O Q, P R, en forte que I’angle de reflexion F O Qjqit égal 4 l’anglenbsp;d’incidence P O K , en prenant la ligne K O pour un rayon d’incidence ;nbsp;amp; que pareillement Tangle de reflexion HPR (bit égal a l’angle d’incidence O P K, en prenant la ligne K P pour un rayon d’incidence : alorsnbsp;les cinq lignes IK, OQ,, PR, FS, HT, reprefenteront les lignes dunbsp;prototype qui font paralleles aux deux cótez A B, B C , que les deuxnbsp;touchantes FS, HT reprefentent. II ne refte plus qu’a divifer ces lignesnbsp;en quatre parties égales en reprefentation ,lt;omme nous aliens enfeigner.

Ayant mené par Ie point I , oü la ligne K E coupe la circonference FIH, la ligne i, 2, perpendiculaire a Ia même ligne KE,qui fera terminéeauxnbsp;points 1,2, par les deux touchantes KF,KH, tirez du centre‘E par Ienbsp;point H la droite H o ,que vous ferez égale a la ligne i, 2, amp; divifez-knbsp;en quatre parties égales aux points 7, 8, 9. Tirez enfuite par Ie point Knbsp;la droite KX, que vous ferez égale a la hauteur de l’oeil, amp; parallele Inbsp;la ligne H p , ou perpendiculaire a la touchanteKH. Ayant applique unenbsp;regie droite au point X, amp; aux points de divifion 7,8,9, o, marquezdesnbsp;points fur la ligne HT, dans les endroits ou elle fe trouvera coupéefuc-ceffivement par la reglej alors la ligne H T fera divifée aux points 7,8, 9, T,nbsp;en parties égales en apparence a celles de Ia ligne i, 2,laquelle eft diviféenbsp;par les lignes tirées du point K en quatre parties, qui font prefqu’égalesnbsp;entre elles. Enfuite portez les divifions de la touchante HT, fur Tautrenbsp;touchante F S. Refte a divifer la ligne P R en quatre parties égales ennbsp;reprefentation a celles de la ligne i, 2 ; pour cela tirez par Ie point P lanbsp;ligne P 6 , perpendiculaire a la ligne KP,amp; égale ^ la ligne 1,2. Divifeznbsp;cette perpendiculaire P6 en quatre parties égales aux points 5,4, 5. Tireznbsp;pareillement par Ie point K la ligne K V, que vous ferez égale a la hauteurnbsp;de l’ceil, amp; parallele a la ligneP 6 , on perpendiculaire 3 K P- Ayant comme auparavant appliqué une regie au point V,amp; aux points de divifioanbsp;3,4, 556, marquez fur la ligne KP, prolongée les points 5, 4, 5,6,dansnbsp;les endroits, ou elle fera coupée par Ia regie. Enfin portez les divifions;

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4tf.

Eig- 47-

CONSTRÜCTIOK ET USAGES .de la ligne PN fur chacune des deux lignes PR, OQ, amp; faites paflej*nbsp;par les points également éloignez de la circonference FGHI quiontéténbsp;marquez fur les quatre lignes FS,OQ,PR.,HT, quatrecirconferen-ces de eerde, qui a vee les lignes droites FS,OQ,IK,PR,HT, for-meront feize quarrez dilFormes, dans lefquels on tranfportera la figure dunbsp;prototype ; elle fe trouvera defigurée fur Ie plan horifontal, amp; paroïtranbsp;dans fes proportions fur la furface convexe d’un miroir cylindrique placénbsp;perpendiculairement fur la bafe FGFïI, quand elle y fera regardée parnbsp;fceil élevé perpendiculairement fur Ie point K a la hauteur KX ou KV.

II fuftit d’avoir une moitié du cylindre convexe , paree que 1’ceil ne peut apercevoir que la moitic de fa convexité. Par fapplication jufte desnbsp;obfervations i, z , amp; 5,6 , amp; 7 , fur les miroirs concaves amp; convexes, amp;nbsp;par la combinaifon de ces obfervations avec celles que nous avons faitesnbsp;fur Ie miroir plan , non fculement on abregera beaucoup les operationsnbsp;ci-delTus, mais on faura tracer des figures difformes, fur un plan qui paroï-tronl par reflexion dans leurs juftes proportions fur des furfaces de miroirsnbsp;concaves, amp; même ondoyées. La figure 46 fait voir un miroir cylindriquenbsp;élevé fur fa figure horifontale.

Second exemple fur U furface convexe d’un miroir conique. Soit la figure ABCD £l déguifer fur Ie plan horifontal , de forte que regardée par reflexion fur un nairoir conique , elle paroiffe dans fes juftes proportions.nbsp;Ayant decrit un eerde autour de cette figure propofée,divifez fa circonference en tel nombre de parties égales qu’ilvous plaira. Tirez du centrenbsp;E par les points de Aivifion autant de rayons, dont 1’un comme AE,oanbsp;DE,doitau(fi être divifé en un certain nombre de parties égales. Decriveznbsp;du centre E par les points de divifion autant decirconferencesdecercle,nbsp;qui avec les demi-diametres preoedens diviferont fefpace terminé , parianbsp;premiere amp; plus grande circonference A B C D en plufieurs petits efp«ces,nbsp;qui fervironta contretirer la figure qui y fera comprife, 15; a la défigurernbsp;fur Ie plan horifontal au tour de la bafe FGHI du miroir conique ennbsp;cette forte.

Le eerde FGHI, dont Ie centre eft O, a fa circonference égale Ha bafe du cone donné; le triangle rectangle KLM, aura fa bafe KL égale aunbsp;demi diametre O G de la bafe du cone, amp; la hauteur K M égale a la hauteur du même cone , la ligne KM , prolongée en N de forte que MN foitnbsp;égale a KM , donnera en N le point de foeil au-deflus de la pointe dunbsp;cone , OU bien KN donnera ce même point de 1’ceil au-deffus de la bafe dunbsp;cone perpendiculairement fur fon centre. Divifez la ligne KL en autantnbsp;de parties égales qu’en contient le demi-diametre AE, ou D E du prototype; tirez du point N par les points de divifionP , Q. IL, autant dc lignesnbsp;droites qui donneront fur 1’hypotenufe LM, qui reprefent le cóté du cone,nbsp;les points S,T,V.Faites au point V, 1’angle LVi égal a fangleLVR;aunbsp;point T, Tangle LTz égal i Tangle LTQ; au point S, Tangle L S 5 égal i,nbsp;Tangle LSP ; amp; au point M, qui reprefente le fomraet du cone , Tanglenbsp;LM4 égal a Tangle LMK , pour avoir fur la bafe KL prolongée fesnbsp;points I, z, 5,4.

Enfin du centre O, de la bafe F GHI,du miroir conique, amp; desinter-valles Ki,Ki, Kj,K4,decrivez des circonferences decercle ,qui repre-feqteront celles du prototype A B C D, amp; dont la plus grande doit être

divifee

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DE PLUSIEURS INSTRUMENS. Lïv.IX. Chap.IIÈ 4x5

divifée en autant de parties égalesquelacirconference ABCD. Enfuitc du centre O, paries points de divifion, tirez des rayons qui donnerontnbsp;fur Ie plan horifontal autant de petits efpaces difFormes, que dans Ie prototype ABCD, dans lefquels on tranfportera Ie prototype qui fe trouveranbsp;tout-a-fait défiguré fur Ie plan horifontal,amp; paroitra dans fes juftes proportions fur la furface convexe du miroir conique quand foeil fera placé per-péndiculairementfur Ie centre O a la diftance de KN.

Vous obferverez que ce qui eft autour du centre du prototype, fera ^ la circonference dans la figure déguifée en plan horifontal, amp; ce qui eftnbsp;a la circonference du prototype, fe trouvera toucher la bafe du cone dansnbsp;la figure déguifée. La figure 48 fait voir un miroir conique, élevé fur fanbsp;figure plane.

De même auffi que dans 1’obfervation 10“®, fur les miroirs plans, nous avons remarqué que fccil devoit changer de place, pour voir par reflexionnbsp;une figure déguifée amp; plane,aufli dans Ie miroir cylindrique faut-il placernbsp;Ie bas dc la figure déguifée contre la bafe du cylindre, amp; Ie hautde cettcnbsp;figure déguifée du cóté de fceil.

II y a cette difference entre Ie miroir cylindrique amp; Ie conique, qu’on nepeut fe fervir que dffine moitié du miroir cylindrique , conime nousnbsp;avons dit, amp; que foeil ne peut être placé que un peu plus haut ou plusnbsp;bas, toujours vis-a-vis de ce miroir, pour voir des objets par reflexion.nbsp;Mais dans Ie miroir conique non feulement foeil peut être placé commanbsp;nousvenons de dire ci-defliis, amp; tout Ie miroir reflechit des objets a foeil;nbsp;jnais encore on peut placer foeil comme au miroir cylindrique, Ie prototypenbsp;fera beaucoup plus déguifé qu’au cylindre, amp; les efpaces des cercles éioigneznbsp;de la bafe tres-eloignez les uns des autres. Par confequent la figure furienbsp;plan horifontal fera dune longueur furprenante en fa partie fuperieure;nbsp;auffi ne fe fèrvira-t-onen ce cas que d’une moitié, peu plus, de la circonference du cone.

On voit que quand fcsil eft perpendiculaire au centre du cone,toute Ia conftrmftion de la figure horifontale roule fur Ie principe general de lanbsp;catoptrique, au lieu que quand foeil eft fuppofé éloigné du cone, commenbsp;du cylindre, amp; les regarder tous deux de même,ilfautavoirrecoursau:^;nbsp;obfervations i, 2, 55 4gt; 5,^, fur les miroirs convexesamp; concaves.

Par les principes ci-deflus, on peut encore faire des figures planes dif-formes pour être vues par reflexion en leurs proportions dans des miroirs polygones, plans perpendiculaires, inclinez amp; de toute fagon.

J)e la. matiere des. miroirs convexes (jr concaves, ffheriqaes ou cylindri-qices, coniqties, amp;c. des moules dans lefquels ils doivent ètre jettez. ^ de la rnaniere de les achever.

LEs miroirs dont il s’agit, peuvent être faits de verre étamé , comme Ie font ordinairement les glacés de Venife amp;c autres , mais ^ catife des difficultez qui fe prefentent dans Ie travail des vertes d’une largeur amp; d’une épaiffeur confiderable, tels qu’ils doiventnbsp;être pour fervir auxufages de la catoptrique, on fe contente de les fairenbsp;d’un metal compofé de la rnaniere que nous 'fapprenons des Recreations

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¦ CONSTRUCTION ET USAGES mathematiques de M' Ozaflara, qu’on vient de reimprimer avecbeaucoup

daugtnentations.

Le metal propre a la conftruclion des mivoirs eft un compofé de huit parties de Guivre , quin'ait pas encore fervi; de deux parties d’étain d’An-gleterre, amp; cinq parties de marcaffite: faites fondre le tout enfemble , amp;nbsp;prenez au bout d’un fer chaud un peu de cette matiere fon^^ue ; fi étantnbsp;jéfroidie elle paroït trop rouge , vous y mcttrez un peu d’étain; mais finbsp;elle eft trop blanche» vous y ajoutercz un peu de cuivre, jufqu’a ce qu’eile aitnbsp;acquis une couleur convenable. Ou bien a dix parties de cuivre, ajoutcz qua-tre parties d’étain d’Angleterre,un peu d’antimoine de fel ammoniac;nbsp;xemucz cette matiere fondue avec une efpatule , pour en faire fortir unenbsp;vapeur dangereufe a refpirer,amp; verfez cette matiere fondue dans le moulenbsp;convenable.

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Les moules pour recevoir Ie metal ci-defTus fe font ainfi. Choififfez dans une fabloniere deux pierres de grandeur convenable a votre deffein, Scnbsp;creufez groffierement dans une, le moule du miroir que vous fouhaiteznbsp;faire; taillez 1’autre de la convcxité que vous voulez donner a votre miroir, jufqu’a ce que ces pierres s’emboitent l’une dans 1’autre , amp; pour ynbsp;réuffir mettez entre ces deux moules ainfi taillez du fable paffe au crible,nbsp;amp; mouillé après; frottez ces moules fun dans l’autre circulairement s’ilsnbsp;fontfpheriques, elliptiques , paraboliques ou coniques, ou en long s’ilsnbsp;font cylindriques. Qiaand ces deux moules s’emboiteront parfaitement,nbsp;lavez-les pour en óter tout le fable. Enfuite pulverifez de labouedeffé-chée, pafl'ez-la au tamis, detrcmpez-la dans de 1’eau, Sc étant reduite ennbsp;bouillie paflez-Ia par un bluteau ou tamis , prenez de Ia fiente de chevalnbsp;amp; de la bourre que vous mêlerez avec cette maffe pour en faire un mêmenbsp;corps d’une certaine confiftance ; vous pourrez incorporer dans cette efpecenbsp;de mortier du pouffier de charbon ou de la brique, bien pilée amp; pafféenbsp;au crible. Après avoir étendu ce lut fur une table , paffez un rouleau denbsp;bois deffus plufieurs fois, jufqu’a ce que vous lui ayez donné l’épaiffeurnbsp;que vous voulez donner au miroir ; fuppoudrez ce lut ainfi étendu denbsp;poudre de brique pilée, afin qu’il ne s’attache point au moule, dent vousnbsp;lui ferez prendre la figure en le mettant dans ce moule; quand ce lut feranbsp;fee, vous le frotterez de graiffe oude fuif, amp; leremplirez d’un couverclenbsp;de même lut; amp; quand ce couvercle de lut fera fee, vous óterez le lut quinbsp;a la figure amp; l’épailïeur du miroir, amp; qui occupe la place entre Ic moulenbsp;de pierre amp; le couvercle de lut; frottez enfuite Ie dedans du motile de pierrenbsp;d’un compofé de craic amp; de lait mêlez enfemble, amp; remettez Ie couverclenbsp;dans ce moule , de forte qu’il laiffe vuide la place que le lut qui avoit lanbsp;¦figure du miroir occupeit; pour cela vous ferez un rebord au couverclenbsp;qui s’appuiera fur lebord du moule de pierre. Je fuppole que vous ayeznbsp;fait des repairs ou marques fur le couvercle, Sc fur le moule de pierre quandnbsp;k lut étoit entre deux, pour placer le couvercle fur le moule vuide, commenbsp;quand il étoit plein. Enfin garniffez Sc embraffez de fils de fer le dehorsnbsp;du ifloule de pierre , amp; menagez deux trous au rebord, I’un pour verfer lenbsp;metal, l’autre pour faire fortir fair a mefurc que le metal en prendra Ia place;nbsp;n’oubliez pas d’enterrer ce moule ainfi difpofé, ou de lier fortement le couvercle avec le moule, car autrement quand Ie metal fondu couleroit dansnbsp;le moule il enleveroit le couvercle.

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D E P LU SIEU H S INS T RÜ MEN S. Liv. IX. Chap.TIL 42 7 On achevera Ie miroir de Ia même maniere qu’on polit les vert es :avecnbsp;Ie même maftic qui fert è coler les verres , on attachera Ie miroir a unenbsp;moIette,ou au centred’une roue horifontale, comme nous avons dit desnbsp;grands verres convexes, amp;ayarrt couvert la furface du mou Ie de pierre,dcnbsp;lable broyé amp; mouillé , on h’ottera Ie miroir dans ce moule j quand Icnbsp;miroir fera bien frotté, on retirera Ie grais du moule, cependant on frotteranbsp;jufqu'’a ce quc Ie miroir paroiffe propre a êtrepoli i alors on lailTera fechernbsp;Ie moule rond de pierre, amp; quand il fera fec,vous Ie couvrirez d'un papier blanc j fur lequel vous mettrez du tripoli amp; de la porée d’étain, amp;nbsp;frotterez encore Ie miroir jufqu^a ce que fa furface convexe foit bien polie,nbsp;Maintenant pour travailler la furface concave ayant óté la molette ou lanbsp;roue, amp; Ie maftic qui les tenoit collez; affermiftezbien fur une table folidenbsp;Ie miroir pofé fur fa convexité,amp; avec une efpece de balie dftmprimerienbsp;compofée de fillaffe bien ferree, mouillée amp; chargée de fable ou de graisnbsp;broyé, frottez avec force route la concavité du miroir, en promenant lanbsp;balie, de iacirconference au centre, amp; du centre a la circonference parnbsp;plufieurs circonvolutions , également par tout ; quand il fera tems ótesnbsp;Je fable de deffus Ie miroir , lavcz Ie miroir amp; la balie , amp; continueznbsp;encore de frotter de la même fa^on jufqu'a ce que Ie miroir paroiffenbsp;propre a être poli; alorsefluyez bien Ie miroir, couvrez la balie de cuirnbsp;ou de drap fin, que vous imbiberez d’eauamp; de potée d’étain oude tripoli,nbsp;frottez encore par circonvolution également, amp; avec force par route la furface concave, de la circonference au centre, amp; du centre a la circonferencenbsp;amp; même direélement d’un bord a f autre, appuyant également Ia balie parnbsp;.tout jufqu’a ce que le miroir foit poli.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

On pourroit travailler fur le tour les furfaces convexes amp; concaves du miroir, comme nous avons enfeigne ci-deflus a travailler les baflins aveenbsp;:k fecours d’une roue, amp; de quatre tenons de la figure 3 3 ; quand la concavité feroit finie, on retournerqit le miroir pour travailler laconvexité;nbsp;orrpoliroit même ces furfaces fur le tour, leur prefentant , au lieu denbsp;l’outil treropé qui a fervi a les éclaircir, un morceau de bois rond amp; couvert d’un cuir ou d’un drap imbibé d’eau amp; de potée d’étain ou de tripoli: onconduiroit ce poliffoir de Ia circonference au centre, amp; du centrenbsp;a la circonference, le preffant également par tout contre le miroir, jufqu’anbsp;ce qu’il foit parfaitement poli. C’eft de ces manieres qu’on peut travaillernbsp;les rairoks fpheriques , elliptiques, paraboliquesamp;coniques; maisles cy-lindriques ne peuvent être travaillez qu en ligne direfte par le frottementnbsp;d’une molette amp; d’un balie imbibée de grais; 8c enfuite de tripoli felonnbsp;qu’il convient, paree quecesmiroirs ne font ordinairement que des moitiesnbsp;de cylindre coupez en leur longueur.

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DESCRIPTION

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Defcriptïon des principaux outils dont on fe fertpour la conftruSlion des injirumens de matlxmatujue.

IE principal outil amp; Ie plus neceflaire efl: un gros étau. II fert a tenir Touvrage pour Ie limer, amp; autre ufage. II faut que fétau foit biennbsp;J limé, que les mortis fe joignent bien ^ qu’ilsfoient taillez en limenbsp;amp; d’une bonne trempe, amp; que la vis s’ajufte comme il faut dans fa boete,nbsp;On fattacfie fortement a un établi qui doit être fcelé fixement en quel-que endroit que ce foit.

On fe fert auffi de petits étaux a main, dedifFerente-grofleur, fuivant Touvrage qu’on veut limer.

L’enclume OU taffeau fert pour écrouir amp; drefler Touvrage au marteau. Elle doit être d’acier trempé amp; bien unie, amp; eft placée fur un gros billot denbsp;bois pour la maintenir a la place ou elle eft pofée.

II y a des taffeaux d’établi qui fervent è drefler Sc a river les petits ouvra-ges ; a quelques-uns il y a d'un cóté un bout qui eft rond amp; qui va en pointe, il fert a arrondir les virolles; amp; de fautre cóté Ie bout eftquarrénbsp;amp; vaauffi endiminuant. Onnomme cette forte de taffeaux, bigornes.

Lesfclesamainfont faites de maniere qu'il y a une branche qui bande les feuillets damp;' differentes épaiffeurs, amp;c qu’on arrête par Ie moyen d’une visnbsp;amp; d’un ccróu.

II eft neceflaire d’avoir de bonnes limes. Celles d’Allemagne font les meilleures pour les rudes: pour les batardes amp; les douces , celles d’An-gleterrefont fort bonnes. On doit aufli avoir de petites limes rudes amp; dcru-ces, a refendre,en triangle, de quarrées, de rondes, demi-rondes, amp;c.nbsp;des rapes pour dégroflir Ie bois; des marteaux un peu gros a panne droitenbsp;amp; a panne de travers, pour étirer, drefler amp; planir 1’ouvrage ; de petitsnbsp;marteaux d’établi pour river les clous j des marteaux a tête ronde pournbsp;emboutir les pieces en rond, amp;c.

Des filicres doubles 6c limples qui fervent a faire des vis, dont les pas amp; tarauds foient de diflêrente grofleur amp; fineffe,

Tenailles amp; pinces de plufleurs fa^ons. Cifoires de differentes grandeurs pour couper Ie metal. Bruniflbir pour polir l’ouvrage. Des forets d’aciernbsp;de diverfes groffeurs pour percer les trous, dont un bout eft limé enlan-gue de chat, amp; l’autre en pointe : on s’en ftrt de differente maniere. II ynbsp;en a qu’on met dans un tour ^ percer , qui eft compofé d’une moyennenbsp;barre de fer quarrée , de deux petites jpoupées qui portent une boete anbsp;bobine , dans laquelle on place Ie foret dans un trou quarré qui traverfenbsp;Ie corps de la boete, amp; qu’on fait tourncr pa'r Ie moyen d’un archet faitnbsp;d’un bout de flcuret qui eft perce par Ie haut, dans Ie trou duquel quot;onnbsp;paffe une corde a boyau. On met eet outil dansl’étau quand on veut s’ennbsp;fervir. On perce aufli en mettant l’ouvrage dans l’étau ,amp; Ie foret dans unenbsp;bobine, foit de bois ou de cuivre. On applique Ie bout du foret dans un petit

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DES PRIKCIPAUX OUTILS. nbsp;nbsp;nbsp;429

creux qu’on fait a une plaque de cuivre ou de fer, amp; qu’on appuie contre Teftomac ; alors pla^ant la pointe du foret a Tendroit qu’on veut percer,nbsp;on fait tourner Ie foret par Ie moyen d'un archet.

Le tour eft aufli d’un grand ufage;le plus fimple eftfait de deuxpou-pées de cuivre ou d’acier qui coulent au long d’une barre, de fer quarrée, amp; d’un fupport qui coule pareillement au long de ladite barre, amp;quifertnbsp;d’appui aux outils. Au haut des poupées font deux vis d'aciertrempéquinbsp;les traverfent, amp; qu’on arrête par le moyen d’un écrou. Pour fe fervir denbsp;ce tour on le place dans 1’étau, amp; on met fouvrage qu’on veut tournernbsp;entre les deux pointes des vis; quand on veut tourner Ha main on fe fertnbsp;d’un archet fait dun fleuret mince, dans le bout duquel on paflTe une cordenbsp;^ boyau ou de fouet.

II

Les grands tours pour tourner au pied, font compofe2 de deux poupées amp; de deux juroellesou coulifles de bois, de la longueur amp; grofleur proportionnee au tour; elles font foutenues par deux pieces de bois qu’onnbsp;nomme les pieds du tour. Lescouliflesfbnt poféesde niveau,amp; diftantes 1’unenbsp;de 1’autre de deux a trois pouces, fuivant la grolfeur des poupées quidoi-vent fe mettre entre deux Ces coulifles font aflemblées par les bouts furnbsp;les pieds qui ont environ quatre pieds de hauteur, amp; fontalTcmbléesennbsp;bas dans deux autres pieces de bois pofées de tra vers,pour rendre la machinenbsp;plus liable amp; plus folide.

Les poupées font deux pieces de bois d’égale grofleur amp; longueur ;

une partie de ces poupées doit être entaillée pour fe mettre entre les deux coulilTes; Ie rede qui eft Ia têce de Ia poupée , amp; qui eft coupé quarré-ment, pofe folidement deffus la coulifle, amp; afin qu’elles foient plusfermesnbsp;ilyadesclefsdeboisquel’on fait entrer a coups de maillet dans des mor-toifes, qui font au bas des poupées au-delTous de la coulifte.

Au haut de chaque poupée il y a une pointe d’acier trempé folidé-ment enclavée dans le bois ; les deux pointes doivent être fi juftcment placées, qu’elles fe touchent dans un même point quand on les approchcnbsp;i’une de l’autre.

IIy a auffi une barre de bois qui va tout du long, amp; qui eft foutenue par les bras des poupées, qui s’approchent amp; s’éloigncnt comme on veut.nbsp;Cette barre fert d’appui pour les outils lorfqu’on travaille.

Contre le planchet amp; au-deffus du tour eft une perchc difpofée en are, au bout de laquelle iiy aunecordequi defcend jufques a terre amp; quis’attaehenbsp;au bout d’une piece de bois qu’on nomme le marche-pied. Qwndonveutnbsp;travailler 1’on tourne la corde autour-de la piece qu’on veut tourner, ounbsp;d’un mandrin qui lui eft ajufté;amp; en.appuyant le pied fur la marche. Tonnbsp;fait tourner fouvrage par le moyen de la perche ou de fare qui faitreAnbsp;fort, puis avec des outib propres aux ouvrages qu’on appuie fur le fup-port,amp; qu’on pofe contre les pieces qu’on veut tourner, on les dégroffitnbsp;d’abord avec de gros outils, amp; enfuite on les finit avec d’autres plus déiicats.

Comme toutes fortes d’buvrages ne fe peuvent pas tourner entre deux pointes, amp; qu’il les faut fouvent tourner en i’air, on óte une des poupées,nbsp;amp; on y m.et a fa place une piece de bois garnie de fer , qu’on nommenbsp;lunette , qui s’ajufte dans les coulifles de même que les poupées ordinai-res, amp; qui au lieu de pointe ont un trou bien rond, dans lequel on faitnbsp;entrer le colet d’un arbre de fer , dont i’autre bout eft foutenu parnbsp;pointe del’autre poupée,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Hhh iij


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TABLE

DES LIVRES, CHA PITRES ET SECTIONS

Contenus en ce Traité.

D


Efinitions nécejfaires pour Vintelligence de ce Traité^

Des inftrumens les plus ordinaires.

• L I V R E PREMIER.

Chapitrel. T\ E la confiruUion amp; des ufages du compas, de la regie, da tire-jL^ ligne amp; du porte-crajon, nbsp;nbsp;nbsp;7

Chap. II. He la conJiruUion amp; ufage de Téquerre, nbsp;nbsp;nbsp;20

Chap. UI. De la conflruclion amp; des ufages du rapporteur, nbsp;nbsp;nbsp;21

Du compas de proportion.

LIVRE SECOND.


Page I


Chapitrel. 7conjlruition da compas de proportion,

Seftion. I. JL/ De la ligne des parties égales,

Seétion 11. De la ligne des plans ,

Sedion III. De la ligne des polygones ,

Sedion IV. De la ligne des cordes,

Sedion V. De la ligne des folides ,

SedionVI. De la ligne des metaux,

Sedion VII. preuves des divifions des fix lignes,

Chapitre II. Des ufages du compas de proportion,

Sedion I. T)es ufages de la ligne des parties égales,

Sedion II. Des ufages de la ligne des plans ,

Sedion III. Des ufages de la ligne des polygones ,

Sedion IV. nbsp;nbsp;nbsp;ufages de la ligne des cordes ,

Sedion V. Des ufages de la ligne des folides,

Sedion VI. Contenant la confiruélion amp; Tufage de plufieurs autres fortes jauges,

Des differentes mefures des liqueurs amp; des grains,

Sedion VII. Des ufages de la ligne des metaux,


^4

25

^6

28

30

3a

35

34

. 57

ibid.

40

45

44

46


de


5^

58

59


De plufieurs autres inftrumens curieux qui fervent au cabinet.

LIVRE TROISIE’ME, Chapitrel. ~r\E la conllruciion amp; des ufages de plufieurs differens compas, 6^nbsp;Du compas d pinee,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ibid.

Du compas a l’Allemande amp; des differentes pointes, nbsp;nbsp;nbsp;64

Du compas d reffort, amp; du compas d’horlogeur, nbsp;nbsp;nbsp;6 5

Du compas d trois branches, amp; du compas d cartes marines, nbsp;nbsp;nbsp;66

* nbsp;nbsp;nbsp;. Confiruélion


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1 ;

table.

ê ê

6 y 6^nbsp;70

. 71

ibid.

72-

75 74nbsp;7?

76

77

79

80

Conftruóiien du cotnpus de reduUion fimple.

Confimólien da compas de reduüion d tête mobile DU compas unbsp;nbsp;nbsp;nbsp;du campus d tracet les kipfes ou ovales

Du compas d^ffeur amp;u repeter les groffeurs ,amp;du compas fpherique.

Chap. 11. ConMou amp;ufages de plufieurs autres mjlrumens ^ Conjlramon du porte-crayon a compas, ér du porte^crajon d couliffenbsp;Confiruaton amp; ufage de la plume fans fin,amp;d’unepLced ten» ekpier,nbsp;Conftruaion amp; ufage du pemographe pour copier des defflns,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

Conflruaiondu carat, pour connohre Ie poids desperles Conftrumon de Véquenefixe de Péquerrephante ,amp;dupiedd niveau,nbsp;Conftruawn du pted de rot amp; des differences mefures étrangeres,

Conflrua:on des regies paralleles, nbsp;nbsp;nbsp;®nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'

Conjlruaion du pedometre ou compte-pas,

8i

8 5 8lt;S

89 ibid.

90

pt

ibid.

pz

ibid.

P4

95

p(5

cmp,am d,sjmm, de.f im,s dUimm, « nbsp;nbsp;nbsp;* u Lmu ie

tdtillST IsjdttCS plCYYCS pQHT Ics ^YtHCY y DefcYtption des armurery

Slufieurs experiences que l’on fait avec les pierres d’aiman,.

ConflruBion d'un aiman artificiel,

Conftruüion du pefon d reffort amp; fin ufage,

Conflruüion da pefon d fle'au amp; fon ufage,

Papports du poids de Paris k ceux des pays strangers ^

Conjirudion d’une moufle fon ufage ,

Conftruaion de la canne d .vent,

Conftruaion amp; ufage de l’éolipile ,

Gonjirudion amp; ufage du microfcope d liqueur ,

Confiruaion d’un autre^ microfcope d liqueur amp; autres petits objets Conjhuaion amp; ufage d’un microfcope d un verre,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*

Conftruaion amp; ufage d’un microfcope d mis verres , pe la conftruftion amp; des nfages des inftrumens qui fervent a

la campagne.

L I V R E Q, U A T R I E’ M E.

ps

Ghapitre I. 'T\ Bfcription amp; ufages des piquets, des cordeatix, de la toife jLJ amp; de la chaine,

talies des angles plans toujours compris pan cêtez, de^ó pieds amp; leurs ufages, 104 Chap. II. Conjlruüionamp; ufages de l’e'querre d'arpenteur,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;iio

Chap. III. confiniaion amp; ufages de differens recipiangles, nbsp;nbsp;nbsp;i i 5

Chap. IV. confiruüion amp; ufages de differentes planchetes amp; de fmftrument umverfel,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ï15

Confruaion d’un autre planchete mohs compofe'e amp;fes ufages, nbsp;nbsp;nbsp;119

Conflruaion amp; ufages de la planchete ronde, nbsp;nbsp;nbsp;122

ConfruBion des pieds d pofer les inflrumens en campagne, nbsp;nbsp;nbsp;124

Chap.V. ConJlruBion amp; ufages du quart de eerde, du quarregeometrique

ér du treillis trace' deffus, nbsp;nbsp;nbsp;a 2 5

tfage du quart de eerde avec deux pinules ér un plomb j nbsp;nbsp;nbsp;ï 2 g;

Chap. VI. Confruaien amp; ufages du demi-eerde,, nbsp;nbsp;nbsp;13 6

ï i j.

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table.

Methode pour cprouver la pofitim des lunettes de longue i/tie JDe regie mobile du tjuart de cerclcynbsp;nbsp;nbsp;nbsp;’

Chap. 11. Deferipton aun mfirumentpour pnndre la hauteur des affres ^

mmmeoaans^amp;dequelquesautresmftrumensfervans 'a I’aftronmk Jlemarque fur la'i^er.ficatwn des lunettes de cetinftrument,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

Defiriptton de U mathtne paralUatque pour obferver les^/lres nbsp;nbsp;nbsp;^u-a

Defeription d’un ped pour porter de grander lunetes ou telefcopes nbsp;nbsp;nbsp;T ‘

Diverfes methodes de deerne lalignemeridtenne, amp; de placer un gnomon, Defcnptton dun m^rument pour prendre la hauteur dufiletl pour Cerlir ^

a deenre la mendimnt y nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i j un

Chap. in. Conpuaion de differents micrometres^

Vfage du micrometre , nbsp;nbsp;nbsp;^ ° 7

Defeription amp; ufage d’un autre micrometre ou reticu’e unherfet Chip. W-Maniere d’ohferver les apes,

Maniere d’obferver U hauteur meridienne’.des affres, nbsp;nbsp;nbsp;* ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;o

Dherfes methodes pour obferver les refraaions , nbsp;nbsp;nbsp;’nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

Maniere de troMwr par obfervation le terns de l’équinoxe amp; du mice 12 ? Obfervattens fanes a I Obfervatoire pour avoir la hauteur du pole^amp;c, 222nbsp;Obfervations de I’etoile polaire,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;‘nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ƒ

Maniere de trouver la difference d'affeenfion droite entre une itoile fixe ou ^ ' une pldnete amp; le foteil'ynbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

Maniere d’obferver tes édipfes, nbsp;nbsp;nbsp;’

Chap. V. Conffruaion d’une machine qut montre les e'clipfis, fant du fokil ^ ’

que de la lune, les mots amp; les annees lunaires, avec les e'paaes, nbsp;nbsp;nbsp;2 ,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;«

Maniere de faire les divifions fur les piatines, nbsp;nbsp;nbsp;’nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^

Vfage de cette machine , nbsp;nbsp;nbsp;“ ^ ^

Tour trouverparle calcul fi une nouvelle oupleine lune fera ecUptique, nbsp;nbsp;nbsp;2

Chap. VI. Defeription d’une pendule a grandes vibrations, a fecondes, a roue ^ ^

la navigation;


de rencontre, h poids amp; a contre poids, allant trenteheures, * z^j

De la conftnjaioir amp; des ufages des mftmmens qui fervent k

S E P T I E’ M E.

ChivltTeT,^Onffruaion amp; ufages de la houffole marine.

_ Defeription amp; ufage d’um houffole qui fe fufpend au pUncher, nbsp;nbsp;nbsp;z 4 9

De la variation ou decltnaifon de I’ aim an, nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;250

Trouver la variation de I’e'guille amantée251 Tables de la decltnaifon du foletl pendant cinq annees, amp; la maniere de re-diiire ces tables pour tous les autres poles amp; differens meridiens,

amp; leurs ufages, nbsp;nbsp;nbsp;i J 4

Tables de la decltnaifon desprinctpales êtoiles , amp; leurs ufages, nbsp;nbsp;nbsp;2, 5 8

Table abregêe des amplitudes ortivesamp;occafes des affres2.60 T able des finus tangentes, fee antes équot; logarithmes,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;vCy

Table abregee des logarithmes, des nembres naturels , amp; la maniere de la

continuer, nbsp;nbsp;nbsp;^^4

Chap. II. Conffruaion amp; ufage des inffrumens pour obferver les affres , nbsp;nbsp;nbsp;26 f

j)t I’affroUbe dt mtr, amp; fes ufages j nbsp;nbsp;nbsp;ibid»-

lii ij:

-ocr page 522-

TABLE.

ConjlruBton amp; ufage de Vanneau ,

ConJhuiUon amp;ufages dti quart de cercle^ amp; de I’arhaleflrille »

Table four divifcries marteaux de V arbaleUriUe amp; ufage de cetinfiriiment,

Table des elevations dc I’ce'tlfurI'horifon four reSifierles élevations obfervées, Conflruüion amp; ufage du quartier anglois,

IJZ

ibid.

¦75

Conjlrublion amp; ufage du demi-cercle four prendre hauteur en merf 'Remarques furies differentes manures de prendre hauteurtnbsp;Table des refrabiions des aftres ,

Rarlahauteurdesaftrestrouver la latitude du lieu ou Von efi.

Chap. III. Conftrublion amp; ufages des infirumens necejfaires a connoltre par

eftime le chemin d’un vaiffeaa, nbsp;nbsp;nbsp;^ 74

Be I’horloge de mer amp; fes ufages, nbsp;nbsp;nbsp;ibid.

Ba loch amp; fes ufages , nbsp;nbsp;nbsp;2.76

Chap. IV. Cenftruüton du quartier de redublion amp; fes ufages, nbsp;nbsp;nbsp;* 7®

Table contenantles lieues d’un degré de longitude fur chaque par allele, nbsp;nbsp;nbsp;2,79

Txemples de navigation Jimple équot; compofée par le quartier, nbsp;nbsp;nbsp;2.80

Correblions a fake dans toutes les navigations furie compas de route» nbsp;nbsp;nbsp;2.8 7

Correüions a faire furl’eftime, nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;188

Chap. V. Bes cartes hjdrographiques ou marines , nbsp;nbsp;nbsp;^

Bes cartes reduites , leur conftrubtion amp; leurs ufages, nbsp;nbsp;nbsp;ibidi.

Table des parties de latitudes croiffantes dedix en dix minutes, nbsp;nbsp;nbsp;294

Txemples de navigation far les cartes reduites, nbsp;nbsp;nbsp;^95

Pratique des cartes d la rade amp; d la vue des cotes, nbsp;nbsp;nbsp;^99

Bes loxodremies,

Table de la troifte'me loxodromie, nbsp;nbsp;nbsp;5 o i

Txemfles de navigation far les loxodromie s , nbsp;nbsp;nbsp;5°^

Bes marees ou flux amp; reflux de la mer, nbsp;nbsp;nbsp;504

Tables du retardement des marees en different ports, nbsp;nbsp;nbsp;5 ° 5

journal de navigation , nbsp;nbsp;nbsp;ibia.

De la conftruftion amp; des ufages des cadrans au foleil, a la lunc,

amp; aux etoiles.

L I V R E H U I T I E’ M E.

quot;J) Bmarques amp; definitions appartenames aux cadrans, nbsp;nbsp;nbsp;3 ® 7

xt- ChOip.l’Bes cadrans tant reguliers qu irreguliers qui fe tracent fur des

plans amp; fur des corps de differente s figures, nbsp;nbsp;nbsp;S°9

Cenftrublion des cadrans qui fe tracent fur un dodecae'dre, nbsp;nbsp;nbsp;3^*^

Conftrubtion du cadran horifontal, nbsp;nbsp;nbsp;3 ^ i

Conftrublion du cadran vertical fans declinaifon, nbsp;nbsp;nbsp;512.

ConftruUion du cadran polaire, nbsp;nbsp;nbsp;3^3'

Conftrublien du cadran équinoxial , nbsp;nbsp;nbsp;3^4

ConftruBion des cadrans orientaux amp; occidentaux , nbsp;nbsp;nbsp;5 ^ ^

Conftruüion des cadrans verticauxdeclinans, nbsp;nbsp;nbsp;5^^

Par deux points d’ombre obfervex^ fur unplany tracer la fouftjlaire, nbsp;nbsp;nbsp;^ ^ . 3 ^ ^

Par quelques points d’ombre obfervez, fur un plan vertical y tracer I’équinoxial e, nbsp;nbsp;nbsp;520

Par unpoint d’ombre obferve d midi furun plan verticalj faire un cadran, ibid. Conftruüion des cadrans inclinez, fans declinaifon,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;521

Conftruüion des cadrans declinans amp; inclines^ , nbsp;nbsp;nbsp;52a

-ocr page 523-

table.

CsnJlruUion des eadrMs pdr le calcul des angles ,

Table des arcs horams avec la meridiene an centre dm cadran horifontai, nbsp;nbsp;nbsp;\\l

Tracer far le calcul de la tngonometne les frincifales Itgnes d\in cadran ‘vertical decltnanty

Application des regies precedentcspom un vertical declinant de 4 j deg. du midi ^ ^ ^

aVOccidenty amp; de 49 deg. de latitudey Methode pour connottre la declinaifon dquot;un mm vertical par le calcul de lanbsp;trigonometrie , amp;parquelques points d’ombre obfervez,.

Methode de Mrde la Hire, pour tracer ies cadrans furtoute forte de fmface, Chap. II. Conftrullion amp; ufage d’un inflrument pour connottre U declinaifon amp; inclinaifon des plans,

Chap. III. cenftrultion amp; ufages des inBrumens pour marquer fur les cadrans les arcs des fignes, les arcs dturnes, amp;c.

Du trigone des fignes ,

Table des declinaifons du foleil en tous les degrez,de Te'cliptique y Du trigone des arcs diurnes pour marquer les longueurs des pursynbsp;Du trigone des fignes avec tine alidade pour les grands cadrans ynbsp;Tour tracer les arcs des fignes fur les cadrans polaires amp; autres ynbsp;Methode generale pour tracer fur tousles cadrans les heures italiques ybahplo-niques, les almucantaraths , les azimuths amp; les meridiens,

Chap. IV. Confiruüion des inBrumens propres d tracer les cadrans fur difftrens plans,

ConfiraBion amp; ufage de Vhorifontal mobile,

Conftrullion amp; ufage d’un inlirument nommé fciatere y ConftruBien amp; ufage du fciatere du P. Tardies,

Chap. V. De la conftrullion amp;des ufages des cadransportatifs amp; auttesy

Conftrullion du globe amp; fon ufage y

Conftrullion amp; ufage du demi-cjlindre concave amp; convexe y

Conftruamp;ioz amp; ufage du cylindre vertical mobile y

Table des hauteurs du foleil dans toutes les heures du pur pour deg.

Conftrullion du cadran cylindrique far un plan developpéy

Conftrullion amp; ufage d’un cadran tracé fur un quart de cercle y

Conftrullion amp; ufage d’un cadran reBiligne particulier y

Conftrullion amp; ufage d’un cadran recliligne univerfel,

Conftrullion amp; ufage du cadran horifontai pour plufieurs elevations, Conftrullion amp; ufage d’un cadran d anneau,

Decrire les heures fur une autre forte d’anneau,

Conftrullion amp; ufage de I’anneau aftronomique univerfel,

Conftrullion amp; ufage d’un anneau aftronomique d trois cerclesy

Conftrullion amp; ufage d’nn cadran horifontai incline amp;d’Hnéquinoxial,

conftrullion amp; ufage d’un cadran azimutaly

Table des verticaux du foleil depuis le meridien pour 49 delt;r.

Methode de drejfer lefdites tables pour telle latitude qu’on voudra, Conftrullion amp; ufage d’un cadran horifontai qui s’oriente par Itii mime ynbsp;Conftrullion amp; ufage du cadran horifontai analemmatiqae y .

Cenftrullion du cadran polaire oriental amp; occidental univerfel y Conftrullion amp; ufage d’un horifontai different de celle des precedents ,

Chap. VI. ConBrultion amp; ufages des cadrans a la lime amp; aux etoiles, CenftruBion amp; ufages d’un horifontai pour connottre I'heme ala lune,

lii ¦quot;

556

359

ibid.

346

“j

-ocr page 524-

TABLE.

ConBtuW^on amp; ufage d’un cadran pour connoitre I’heure Aiix ito'ihs y 3 %jS Chap. VII. contenant U conHru£tion d’un Imloge a I’eau,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;388

Confiructian du tambourt nbsp;nbsp;nbsp;390

Chap. VIII. Conjlruliion d’un cadran pour connoitre le •ventqui fiufle, nbsp;nbsp;nbsp;59%^

Conjirublion d’un anemometre pour connoitre la force da vent, nbsp;nbsp;nbsp;3-9 5

Dela conftruftion dfe plufreurs inftmmens de mathematique^ de phyfique , amp; de machines differentes qui ontnbsp;rapport a ce traité.

LIVRE NEUVIE’ME.

Chapitrel. /^Onjlruilion du compas pour tracer les vrandes circonferences de C- cerckynbsp;nbsp;nbsp;nbsp;394

Chap. II. Bes machines hydrauliqueS y nbsp;nbsp;nbsp;3 91

Confiruilion d une roue propre a êlever I’eaa, nbsp;nbsp;nbsp;ibid.

ConjlruUion amp; ufage d^un chapelet qui avec une partie de la chute de feau,

d’un bajfin ou d’une fource eleve I’autre a une hauteur confiderable , nbsp;nbsp;nbsp;3 9^

Confirublion d’une pompe afpirante , nbsp;nbsp;nbsp;ibid.

Conjirubtion d’une pompe foulante , nbsp;nbsp;nbsp;3 9 7

€onJlruilion d’une pompe afpirante amp; foulante tout enfemble, nbsp;nbsp;nbsp;ibid.-

Conjlraciion d’une pompe qui fourmt I’eau continuellement, fiit qu on leve

ou qu’on baiffe l’etriér, nbsp;nbsp;nbsp;S'p S

Chap. III. Conftrublion amp; ufage du chaffs pour dejfiner des vues , nbsp;nbsp;nbsp;399'

ConfiruBion d’ un autre chaffs pour dejfiner ie payfage fans favoir le dejfein, nbsp;nbsp;nbsp;40 a

ConflruBion d’un ceil artificiel, amp; en même terns d’une chambre obfcureportative pour dejfiner les objets exterieurs, nbsp;nbsp;nbsp;ibid..

Trincipes de perfpeBive , de dioptrique amp; nbsp;nbsp;nbsp;de'catoptriqueynbsp;nbsp;nbsp;nbsp;401

Exemples de perfpeblive, nbsp;nbsp;nbsp;4^5

Des corps propres a romprel'es rayons de limiere amp; des ufages de la refra-

Bton de ces rayons , nbsp;nbsp;nbsp;40' f

Confeqiiemes du principe de la dioptrique , ou ohfervations fur les verres

fpheriques, nbsp;nbsp;nbsp;ihidlt;*r

ConfiruBion des lunettes de longue vue ou telefcopes, nbsp;nbsp;nbsp;407

ConfiruBion du microfcope , nbsp;nbsp;nbsp;41 ï

Bes verres convexespropres a produire du feu aux rayons du foleil, nbsp;nbsp;nbsp;41 v

Des verres convexes polygones oit a facettes , nbsp;nbsp;nbsp;414-

Be la qualitedes verres, desinfirumensnecejfairespourlestravailler, amp; de la

manierede réuiffir en ce travail, nbsp;nbsp;nbsp;ibid.-

Bes corps propres a reflechir ks rayons de lurniereamp;les dijferens effets de la reflexion de crj rayons, nbsp;nbsp;nbsp;4^ T

Confequences- du principe general de la catoptrique , ou ohfervations fur les

miroirs plans, nbsp;nbsp;nbsp;¦ ibid. ¦

Bes miroirs fpheriques, cylindriques, coniques, concaves amp; convexes, nbsp;nbsp;nbsp;4^9

Confequences du principe general de la catoptrique, ou obfervations fur ks miroirs fpheriques , cylindriques amp; coniques , nbsp;nbsp;nbsp;ibid..

Bes diffierens ejfets queproduifent ces miroirs, nbsp;nbsp;nbsp;4 2 at

Belamatieredes miroirs convexes amp; concaves, fpheriques ou cylindriques, coniques , amp;c. des mouks dans kfquels Us doivent être yettez., ^ de lanbsp;maniere de les achevertnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4 2IJ

Kn de la Table des Li vres amp; Chapitres,

-ocr page 525-

additions et corrections.

ïi 'ig' 41 fecantes,lt;ï/fl«f«^i,que vous trouvcrezpag 161—-Ibid, lig.48 fouftr3ftions,lt;*/fl«f^ai: Voyez-enlcs exem-ples pag. 131 OU )e z® teruie des Analogies eft ajouté au 3®, amp; de leur fomiiie on foultiaitle i’’pour avoir au quotient Ie lofarithniedu 4*= tennecherché,aulieuque par lesnombrcsnaturels on multiplie lei® terme park 3^, amp; Ie produit eft divifé

par Ie l'' pour avoir au quotient Ie 4® terme chetclié--Jbid. lig. 4lt;) Aftronomiques , i*/o«teamp;:Pour avoir la racine quarréc

.d’un nombre naturel, divifcz fon logarithme endeux .lamoitié fera Ie logaritlime d’un nombre naturel qui fera la racine «luarrée qu’on cherclie , amp; k tiers du logarithme d’un nombre naturel fera Ie logarithme de fa racinecubique.—Page 83

li^. iS, otet^yii minutes—Page 87 lig. p oueft.l^/eai.eft-Page 96 lig. ap ouvage,ajoutez , principalement pag. 411.--

P^ae 9;) liffsJ. par 11, it./gt;»«ï.:c’eft ainli qu’on ttouve k folide d’un corps dout la bafeeft connue.~Page 109 lig- 38 en B,

Ajoutex, : Voyez encore une autre methode pag. 335 lig. 33--Page iio,lt;*;'o««lt;[^apr.ès ia 13® lig. Usa ge XV. On mefurc

la fuperficic d’un quarré en multipliant fa longueur par elk même; d’un parallelogramme en multipliant la longueur par fa laro-eur ; d’un triangle redbangk en multipliant la longueur de fa bafe par Ia moitié de la largeur de fa perpendiculaire • d’us eerde, kdiametreconnu on en connoit la circonferencc qui eft comme de 7 a it , en multipliant la 4' partiedenbsp;fa circonferencc par fondiametre , ou la circonferencc par la 4®partiedudiametre; d’uneellipfe en multipliant les deux dia-«etres l’un par 1’autre, amp; la racine quarréede leur foinme fera k diamette d’un eerde done la fuperficie fera égale a la fu-perficie de i’elüpfe ; enfin d’une figure irreguliere en la réduifant en triangles interieurs comme pag. lotT UfageS , ou biennbsp;interieurs comme pag. 107 TJfage 9 , pour avoir la fuperficie de chacund’eux en particulier , comme il va être enfeigné , SCnbsp;de leur fomme en connoitre la fuperficie de la figure irréguliere donnée. Ayantdonc mefuré tous les cótez de chaque trianglenbsp;comme de celui LEK plane, il fig 7 dans kquel LF eft de 30 pieds ., celui EK aufti de 30 pieds amp; celui LK de 40 pkds ,

vous en aurez la fuperficic en deux manieres.

Premiere putniere four Ie contour. Ajoutez enfembk ces trois cötez.le total fera 100 pieds; ótez-en la moitié refteront yo pkds, de ces 50 pieds ótez-enl’unaprès kautreks trois cótez pour avoir ces trois reftes ou differences 10 , io amp; io,mul-Dpliez-ks enfembk amp; lamoitié précedente 30, c’cft-a-dircmultipliez 10 par io , i* 400 produit de la multiplicationnbsp;par 10 3“ 4000 produit de la 2.'multiplication par 30 , vous aurez k produit plan-plan 100000 , dont la racine quarrécnbsp;4 47 pieds amp; un quart, fera Faire du triangle LEK- Si on double Faire de ce triangle on aura 854 pieds amp; demi pour Fairenbsp;d’un paralklooramme , dont tel cóté de ce triangle qu’on voudra choifir ftralabafe, £c par confequent fi 894 pieds Scnbsp;il“mi double d?l’airc du triangle LEK eft divifé parlabafeLK 40 pieds , far exemfle , k quotient donnera it pieds 4

5-econde mamere ert redmfuntce mangle obUquungle a deux mianglefreSanglet, par une fruüque qui enfei^ne , une perfenduuUne du fommet d ««nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ficquets.quot;Ayznt me-

ffue ks trois cotez du meme mangle LKF amp; choifi uu có té comme iet LE de 30 pieds pour y faire tomber la pe7pend.cu-latredu point Xqu. eft oppofe a ce cote , mulnpl.ez 70 pieds fomme des deux cótez LK 40 pkds, KF 30 pieds, L col prennent 1 ang c d ou do.t tomber la perpendiculaire, par 10 pieds difference de ces cótez ; Ie produu 700 de «ttc multiplica-tionetantdtvifeparjo yakur dela bafe LE.onaura au quotientij pieds un tiers, qu’tlfLdraóter dc LF depuis L versnbsp;E fouE k plus grand cote LK , k refte de LF^ pieds deux tiers étant divifé en deux également , c’eft i ce point milieu quenbsp;tombera la perpendiculaire a mener du point K lur LF lequel fera par confequent éiJignd de L de 14 pieds deux tiers ^öcnbsp;de F de 3 pieds un tiers , alors k triangle obhquangk LKF fera reduit d denx rcaangks par une pe^endiculaire cóm-riunequ onmefurera afin de trouver ks fuperfic.es deces deux triangles reftangles par iL-egleci-deirL , leur fomme don-iiera 1 aireda tria-ngleobhquanglc LKF rcquife.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;or bnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;uuc uvn

Sikcócé qu’onpren^-a pour la bafe eft plus petit que k quotient qui vient dc la diviCou, la perpendiculaire cherchée tombera horsda tnangk p.rr de a F fur LF vers G ; alors ayant prts la moitié de la difference qut eft mtre k quotient amp; knbsp;dtv.feur,c eft-.a-d.re,labafe; on la portera fur la bafe prolongee vers G, amp; od finira cette moitié . fera k point outomberoit

Ia perpendiculaire du point K- nbsp;nbsp;nbsp;^

Si on n’avoir pu roefarcr la perpendiculairemarquée dcK fur LF ; Paree que k quarré dc I’hypotenufeeft égal d la fomme des nbsp;nbsp;nbsp;aes cotcz des triangles redangks , .1 s enfmt que fi de itfoo , quarré de Fhypotenufe LkT on óte 717

quarré de a bafe zd,pkds deux tiers fous LK,laracuie quanecdu reftekra 19 nbsp;nbsp;nbsp;pkdsnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;10 pouccsnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;pournbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ia longueur dcnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;la

perpendiculaire tornbantc de K fur LF. nbsp;nbsp;nbsp;* tnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;rnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;o

Page iz8 lig. 13 afrès excmples, njoutex,: Bn void ks regies principales.

Obkrvcz que ks analogies donnent toujoursFangkcherché aigu , kquel doit êtieobtus s'’il eftoppofé au plus grand )te du triangle fi d aiLeurs les deux autres angles n’en font pa* enfembk un droit ; alors 1’angk aigu treuvé eft lenbsp;complement de Fobtus.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;° izeuvc cit re

Paria regie generale é- premiere. 1“ En tout triangle , ft on connoit un angle amp; deux cótez dout un cftoppoféd Fano-fe connu , on connoit le refte du triangle; voyez en Fexempk page *84 lig. 8. a” En tout triangle ft on connoit deux an-gics amp; un cote oppoie a un angle connu , on connoit le reftc du triangle; voyez-en l^excmple page 141 lig. %a.

cóté du triangle , fi d’ailleurs les deux autres angles n’en font pa» enfembk un droit ; alors 1'angle aigu it de Fobtus.

Par la z' Kerrie. En tout triangle reftangk ks deux cótez faifans Fangk droit connus , on en connoit ks deux angles

aigus par cette analogie : comme k core BC 47 pieds , planche 14 figure i ; eft au finiis toral^.......anifi k cóté AC 33

pieds amp; demiefta la tangente de Fangk B ; k 4'termc cherché daas les tangentes repond a Fangk cherché B, dont le complement eft Fangk A-

Kegle. En tout triangle redlanglc , Fhypotenufe donnée amp; un cóté , on trouve Fun dcs deux autres angles eraiere regie ci-deirus_ amp; i’cxemple page *,84 lig. 39 ; ou bien ótez du quarré de Fhypotenufe , k quarré du

Par la

par la premiere

cóté connu , la racine quarrée du rcftant donnera Ic cêts chcicllé : voyez i’cxeniplc ca Ia nranicre dc mefurex unc perpendiculaire inacecfTible ci-dcffqs.

Par la I^egle. Les deux cjitez d’un triangle reftangk donnez, onen trouve Fhypotenufe par Fexempk page iSa lig. z3 ; ou bien par la premiere regie ci-defTus , paree que Fangk oppofé a Fhypotenufe eft connu , puis qu’il eftnbsp;fuppofé droit.

-ocr page 526-

Dans un triangle cbliquangle deux cotez donnez amp; Tanglequi les comprend , on.connoit les au-^ tres angles, par Texcniple page 141 lig. 36 amp; fuivautes.

Par la 6® Regie. Dans un triangle obliquangle , les deux cotcz connus amp; Tangle qui les comprend ,on trouve ainfi.

Je 3® core , cherchez les deux aunes angles par Ja 5® regie amp; enl'uite les corez par la premiere.

Far la 7® Regie- Dans un triangle obliquangle les trois c6tez connus , on en connoit tous les angles en le redui-fant a deux triangles redangles par une perpendiculaire qu’on imagine tombcr du fommet d’un angle fur Ton cote oppofé ( ordinairement on choifit le plus grand ) en forte que dans Ic triangle obliquangle LKF piancbe ii figure/ ,nbsp;Tangle L clierché devienne un des angles aigus du triangle redangle LK amp; le point ou tombera la perpendiculairenbsp;de K. fur LF. Cc point fc trouve par la pratique ci-delTus de tracer une ferpendiculaire , ^e. ou bien par cette ana-logie: -comme le cöié LF 30 pieds eft a la fomme des deux autres 70 pieds , ainfi la difference lo pieds desdeux mê-mes cótez eft a une 4“ grandeur proportionnelle aux trois autres donnees laquellc fera trouvée de 13 pieds un tiers ;nbsp;cn prendra enfuite !a difference 6 pieds deux tiers entre cette 4® proportionnelle amp; le cóté LF pfis pour bafe ; la moitiénbsp;de cette difference qui eft 3 pieds un tiers fera k cóté da triangle KF amp; Ic point ou finiffent les 3 pieds un tiers deputs F versnbsp;L , ckft !e plus petit des deux triangles redangles qui compofent tout Tobliquangle, amp; 16 pieds deux tiers font la bafe 'nbsp;dn'o-rand triangle rcdangle fous Thypotenufe LK , depuis L julqu’oii la perpendiculaire coupe la ligne LF ; ccla étant'nbsp;fait on connoit les hypotenufes amp; les angles droits de chaque triangle redanglc. Ce qui fuffit pour connoitre ies angles LFnbsp;par la T®regIeci-deffus,dontlecomplementeftTangle K-

Par la S® Regie. Les angles d’un triangle obliquangle connus , on en connoit Terpeceamp; ia forme; mats on n’en faurois connoitre les cotez.

Page 138 lig. 4J Tautre bout, lifiz,, le bout-Pag. 139 lig. 4 k foyer du ,, k foyer anterieur du— lamp;id. avec

celui de , nbsp;nbsp;nbsp;, aveck foyer poftcrieurde—Pag. 156 lig. 3. talud, ajoHte\-, mais on le revet d’une murailk élevée juf-

qu’au nive.iu de la campagne, ce qu’on appelJe demi-revêcement, planche -Pag. 415 lig-19 confervera,

conferveront—J^tV«lig. 39 d’uii, UfeX^, dedeux—lig. 45 des objedifs, HfeT^, de i’objcdif—Pag. 439 lig. 10 N n ,—-Pag. 450 lig. r. de la bitacle, L/e5;_, de Tliabuacle—Pag. i5 5lig.4 enremontant,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, lifez ,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Pag*

z6qlig. 6 dee vertic ales entre les tables, otez 4. life\, oiez èit ---Pag. rfid lig. 31 DAB, Ufez.'Dh'E----A amp; B, lifei;^,

jf^ amp; E :-Pag.i73lig. dudions , k/cx. , reditdions-Pag. 489 lig-34 AB , Ufez-, ARl-Pag. 3i(J lig. 37 figure 4

' de la plancbe iS,liJe:^ , figure i de la planche 17--Pag. 377 lig. 44 apris 9™®, ajoute'^^ , ou a VErrata.-Pag. 39S'

lig. 40 GK,k/«a, CiC-Pag. 399 lig. derniereEE, k/ea;, FF—-Pag.414 lig. 14 De , ajoneez , figure 48 bis.-Pag.

44Qlig.7KEF, ky^;^,KE-.—AiW. après lalig. 41 ajoutex^: M'k Chevalier Neu/ton dans fon traired’Optiquedonneuii moyen d'accourcirles teUfcopescncmcmmim. Soit ABDC planche 3; figure M , un verre fphenquement concave parnbsp;devant, AB , amp; convexe par derriere, CD , de forte qu’il foit par tout d’une égale épailTcuv, amp; de peur qu’il ne faffamp;

' nbsp;nbsp;nbsp;~nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;enduit de vif-argent par dernerc, amp; eu-

'' le de verre oii de criftal, placé prés

....._________________ , nbsp;nbsp;nbsp;------j---------, — j.de manche de cuivre oude fcr FGK,

:rre du miroir foit affez épais , pour au’cn le travaillant il ne Ic courbe point. Le prifme EFG ne doit pas être ’ ’nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nedoit pasêtreenduitdcvif-argent ; parcequefans cnêtteetjduit,

Il réfiéchira toute la lamiere qui du miroir tombera fur lui.,

Dans cctinftruraent ies objets paroitrontrenvcrfcz ; mais on pourra ks redreffer en faifant ks cótez quarrez EF Sc EG’ ^u prifme EFG , non plans, mais fpheriquement convexes, afin que ks rayons pniffent aufli-bien fc croiier avant que d’ar-jiver au prifme qu’après entre k prifme Sc Toculaire. Dans ce cas Timagc fera un peu colorée , paree que les cóiez con-vexes du prifme font Teffct d’un ftcond orulairc ; Sc la lunette doit auffi éne plus longue pour donner lieu a Timage len-¦verfée qui fefait devant le prifme , aufr.-bienau’.a la fccondeimaaeredrefféc qui fc fait entre le prifme 5C Toculaire ,011 Ti-

dont kbout appla'ti FG couvre un des cótez duprifmequi fera attaché avec du ciment. Soit ce prifmereélangken E , ayanc les deux autres angles en F amp; G exadenicnt égaux Tiin a Tautre; amp; parconfequeue demi-droits. Soient ies cótez plans FEnbsp;amp; GE quarrez ; ce qui fera au troifiéine cóté FG un paralklogramme redangk, dont la longueur foit a fa largeur cn proportion fou doublée de deux a un. Soit ce prifme placé de tellc maniere dans k tube ou tuyaii que i’axe du miroir , .autnbsp;verre concave ABDC puiflepaffer perpendiculairementpark milieu du cóté quarré EF ; amp; par conféquent par k milicHnbsp;'du cóté FG , a un angle de 43 degrez. Soit le cóté EF tourné vers k mitoir ; amp; foit le prifme a telle diftance du miroirnbsp;que les rayons de la lumiere PQ_^, RS , amp;c. qui tombent fur cc miroir cn lignes parallelcs afonaxe, puilfent entrer dans lenbsp;prifme par k cóté EF, amp; être reflechispar k cóté FG , amp; de la en fortirpar le cóté GE, Sc aller au point T, qui doit êtrenbsp;le foyer commiin du miroir ABDC , amp; d’un verre oculairc plan convexe H , au travers duquel ces rayons doivent paffernbsp;dans Tceil. Enfin , que les rayons au fortir de ce verre paffent par un petit trou rond , fait dans unc petite plaque de plorab ,nbsp;dc cuivreon d’argent, qui doit couvrirlé verre , Sc n’ètre pas plus grand qu’il ne faut pour qu’unc quantité fuflifante dcnbsp;luniiere puiffe pafl’er a travers. Car ccla méme rendra Tobjet diftinéf j paree que la plaque ou Ton aura fair ce petit trou,nbsp;interceprera route Ia portion vague de Inniierc qui vient des bords du miroir A.B. Un tel infmuTient biea fait s’il eft de fixnbsp;pieds dc long (.a compter fa longiieur depuis le miroir jufqu’au prifme, Sc depuis le prifme jufqu’au foyer T ) comporteranbsp;a Tendroit oii eft le miroir ,,une ouverture de fix polices , Sc groillra les objets environ deux ou trois cens fois. Mats ici il eftrnbsp;beaucoup plus avantageux dc terminer Touverture par k moven du petit trou placé vets Fi,que dc la terminer par le ir.oyennbsp;d’une plaque poféc fur iemircir AE. Sc ouvertc deQ_ea S. Que Ton fafle Tinftrumcut plus long ou plus court , Tou-•verturc doit être en même proportion que kcube de la racine quarrée-quarrée de la longueur , Sc Ie pouvoir amplifiantnbsp;ïnmême proportion que Touverture. Maisil faut que k miroir foit du moms un ou deux pouces plus large que Touverture;

Sc que k verre du miroir foit aflez épais , pour qu’cn le travaillant il ne fc coutbc^----^— a---— *----

plus gros qu’il n’efcneceffaire ; Sc le cóté de derriere FG .

11 réfiechira toutela lamiere qui du miroir tombera furl

fn-bien qu’.a la fcconde image redrefféc qui fefait entre le prifme 5C Toculaire -Page 441 lig. iS experience, aioutez'. l\ Tafaite, comme on la voit . pl.i

mage renverfée étoit auparavant.

anche 35


figure P. Enlaquelk RC , BC font des miroirs paiaboliques de platre, dont la concavité eft doréc Sc branie , leur plus grande ordonnéeBC eft d’un pled, amp; leur axeiS lignes environ depuis Tordonnee jufqu’a la furface concave, FF font ks-foyersdiftans de fix pouces de la furface concave, a Tun defquels eft un cbarbon allumé, Sc a Tautre un paquet de poudre anbsp;j.anon , qiii s’cft enflaramée fur le champ ; quoiqueTirréguJarité inevitable des miroirs compofez de telle matiere ait faitnbsp;perdre plus des trois quarts des rayons réfleciiis paralklement. 11 eft lioïs de doute que tels miroirs de mewlou, de verrenbsp;ittaöïé .btakjroisiii a plus de vingt pieds-

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fi lil -1 IT—«¦ - •mrri'Miiiirv'rrriTirfatflrfai^TflfrnH’iTiiritttr'*-- nbsp;nbsp;nbsp;i

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