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S U R T A
DES
' nbsp;nbsp;nbsp;Par
?
Profejfeur de Philofophie, en 1'Üniyerjiti ' ie Franeker; Membre des Sociétés dénbsp;Hmrkm ^ d Uirechh
j 4 M S T E amp; D A M. Chez M A R C - M I C H E L .R Enbsp;MDCCLXXFllL
-ocr page 10- -ocr page 11-D.
tous les inflrumens de Phyfique, il ny en a pas de plus univerfellement employes quenbsp;les Thermometres, amp; peut - étre neu eft-il pasnbsp;qui foient moins bien connus. On a ignorenbsp;pendant très-longtemps les Principes daprèsnbsp;lefquels il falloit les conftruire, pour quils ré-pondiflent a tout ^e qu on en pouvoit atcendre ,nbsp;on même, pour quils puflent devenir des in-ftrumens vraiment utiles.
(^uoique Newxon, Amontons, Fah* REN HEIT euflent deja fait au commence.»nbsp;ment de ce fiècle des Therraomètres comparables; que M. DE Reaumur sen fut occupenbsp;de nouveau vers 1730, amp; quii eöt ajouté quel-que chofe aux découvertes de fes prédécefleursnbsp;en ce genre, il relloit cependant encore bien .nbsp;des incertitudes, foit par rapport a la vraienbsp;pofition des points, fixes, foit eu égard aux dif-férens fluides dont on compofoit les Thermo-mètres. Ce neft, ce me femble, que depuis quenbsp;M. DE Luc sefl occupé de cet objet, amp; quiinbsp;a public fes Experiences, quon connoit la vraienbsp;nature de ces inflrumens , amp; les principesnbsp;daprès lefquels on peut faire une comparaifonnbsp;exacle des diflFerens Thermometres qui ont éténbsp;conflruits. En traitant cette matière avec unenbsp;fagacité amp; une précifion dignes de fervir de mo-dele a toutes les recherches de Phyfique, cet.nbsp;admirable Auteur Ia portée, ce me femble, anbsp;un haut^degré de perfeftion.
fans doute.
, Ce nefl pas que je croie quii ny ait plus Tien i decouvrir fur les Thermomètres,: nonnbsp;ï.es moindres objets de la Phyfiqne
* 3
-ocr page 12-fent.mt'pni!aÖes, 'amp; Ton penf tout attendre de la Agaóité lt;St desTo'ms réunis d.e plufieurs Phy-. ficiens qui sen occupent. On a déja inflruit Ienbsp;Public que..M, LAbbé Fontana avoit en-jnbsp;cöTé perleblionné les Thermomètres, mêmenbsp;après, les rech'er'ches de M. dé Lüc, leuVnbsp;af^öit trou'vë fix dëfauts impoftans quaucunnbsp;Phyficien'-naVoic enCote' foüpgonn'és '( l)'; amp;nbsp;qile 'ne pêut-ón|)aS attfendre' de rind'nrtne denbsp;eb célébrè ¦ Obfervatettr de Florence, qui sefl;nbsp;asquis la reputatioh'Ia' plufe éte'nduè amp;la mieuxnbsp;meritée-, amp; done-on annonce èneore des décou-vertes auffi admirable^ que diverfifiées',? Les publier. fans défai'feroït certajiletnent aug'menter Ienbsp;fervice-, qiie lon rendra au Public.
Ouvfagë, amp; '.cefl fur etnc' que chefches, font' a^puyé'es'comrpenbsp;¦Le feul but, en effete'q'ué;fe me'fuis prppo-fél, a écé de, faire une comparaifon exabte desnbsp;différens Thérmotnètres que Jes Phylieiens on\nbsp;(^mployes. Póur yparvenir, il ctoit néceflaire
f ï? Joürnsl de Pfaylique. Tome IX. p«ge 109. Fev. 177/.
'Mais , quoiqui! en fok des défauts qui peu-vèn.t eneóré feller aux 'ThertnOmbt^es, mafgré ' lesrecherchés de- Ml D^'L/r'-c/il éft .un poininbsp;fut-lequél je pe conjois'pas qu'ön piit debrernbsp;qiièlque ehofe de plus que ce qüe.Ml d e.Luc anbsp;fait: .JePten^ lajnanieré dopt iL^fauFcdipparernbsp;entFéux'^dês Tljerniómétres ec^tipofës 'de- diffé-rens' fluïdes ¦ Sf-^dont'ieSgraduationsfcomrnen-ednt a di'ffèféns-póints fixes./On döit ajputevnbsp;eiicoix: a eet Ajticle la' determination du vrainbsp;Thermómèfre'dfe M.-'de REAui.iqR, quonnbsp;auoic fi étraPgeménr definite, Ör.ce font cesnbsp;deux jioincs'Jfeüls, ¦ dont j*ai eu belbin dans mon
to.utes mes re-fur.,J,eup ._baze.
avant tout de faire voir quels font les principes dont ón doit fe fervir dans ce genre de recherches ^ amp; je les ai détaillés dans la Pre'mièrenbsp;Partie. II fera facile au Le£beur de sapperce-voir qu elle neft quun extraic de ce que M.nbsp;de Luc a publié fur ce fujet, dans fes Recher-ches fur les modifications de rjtmofphere chef-doeuvre accompli, amp; dont on ne fjauroit tropnbsp;recotnmander la ledlure a ceux qui veulent con-noïtre a fond les Thermoraètres. Je nai ajou-té que très-peu de chofe a ce que jai tiré denbsp;ce grand Phyficien, amp; je ferai trés - flatté, ünbsp;Ie Lefleuy ne trouve pas mes reflexions entie-?
remeat indignes dêtre placées a cóté du rejie.
Je donne dans la Seconde Partie une com-paraifon détaillée dun trés-grand nonibre de Thermotnètres. Je me fiatce davoir fait fur cenbsp;fujet des recherches beaucoup plus étenduesnbsp;que ne Ie font celles des Phyliciens qui montnbsp;précédé amp; done jai eu connoiffance; jen ex-cepte ce que jai dit fur Ie vrai Thermomètrenbsp;de M. DE 'Reaumur: eet Article ell entiè-rement extrait de lOuvrage de M. de Lucnbsp;amp; il ny a rien qui foit a moi. Je ne déciderainbsp;pas de ce qui peut nappartenir du refte ni dunbsp;mérite de raon travail. Je prie feulenjent Ienbsp;Lefteur de Ie comparer a celui des Phyliciensnbsp;dont jai fait mention dans Ie I. Chapitre de lanbsp;§e£tion III®. p, 174, amp; qui font les feuls quenbsp;je connoilTe; il fera alors a même de juger.nbsp;Je najoute quun mot fur lutilité qui peut ré-liilter de ces recherches.
Donner une bonne Table de Gomparaifon des différens Thernaomètres dont on seil fervi;nbsp;cefl; réduire des inftrumens, ou iinparfaits, ounbsp;indéterrainés, ou peu connus, ou tout au moins
quot;4 .
-ocr page 14-fentement, faute de connoitre les infïrumens dont ces Obfervateurs fe font fervis. Et quel*nbsp;ques années de plus ou de moins font un objetnbsp;important en Météorologie, paree que ce neffc,nbsp;quen employant une fuite de plufieurs années,nbsp;que 1on peut parvenir a quelques conclufionsnbsp;probables. Si 1on ne pouvoit, par exemple,nbsp;rapporter au Therraomètre de M. de Reaumur celui de M. de la Hire, on nauroitnbsp;que quarante-cinq années dObfervations pournbsp;determiner Ie climat de Paris; au lieu quac-tuellemenc, que lon connoit ce Thermomètre,nbsp;on en a depuis prés dun fiècle ; amp; combiennbsp;dObfervations précieufes Iimperfeftion amp; 1in-certitude du Thermomètre deM. Hawksbéenbsp;ne nous font-elles pas perdre?
_ Cell done contribuer aux progrès de la Météorologie, que de rechercher foigneufement les Thermomètres dont les Obfervateurs fe fontnbsp;fervis. Lembarras oü je me fuis trouvé plusnbsp;dune fois dans Ie cours de mes longues recherches fur les rudes Hyvers de ce fiècle mont faitnbsp;fentir combien il feroit a fouhaiter quon con-nüt ces inftrumens a fond, amp;. cefl: ce qui manbsp;engage a écrire fur cette raatiere. Je fouhaitenbsp;que mon travail puiflè paroitre utile aux Phyfi-ciens. Pour quil Ie puifle être davantage,nbsp;jai ajouté a la defcription de chaque Thermomètre la lifte des Ouvrages, oü Ton trouve lesnbsp;Obfervations auxquelles il a fervi. Mais il y anbsp;plufieurs de ces Ouvrages que je ne connois quonbsp;de nom, amp; que je nai pu me procurer. Jenbsp;fuis done bien éloigné davoir épuifé la matiere.nbsp;Combien peut-être nexifte-t-il pas de Ther-momètres qui me font inconnus? Jofe cepen-dant aflurer que jen ai ajouté un trés-grand
-ocr page 16-flombre a ceux dont les Phyficiens, qui ont écrit avant jmoi fur ce fujet, ont parlé. Jenbsp;nai d'ailleurs fait mention que des Thermo-,nbsp;metres quon pouvoit determiner plus ou moins.nbsp;11 en efl dautres quj font entièreraent indéter-minés , mais a la determination ' defquels onnbsp;pourroit parvenir en quelque forte par des mé.-thodes dapproximatipn, fi les Obfervateursnbsp;avoient publié leurs Obfervations en détail;nbsp;J en donnerai des exemples ü je pubüe jamaisnbsp;mes recherches fur les rudes Hyvfers de 1709,nbsp;1716, amp; des années qui ont précedé lufagenbsp;univerfel des Thermoir.ètres h points fixes.
La coutume de ne publier les Oblèrvations Météorologiques que par Extraits, amp; mêmenbsp;par Extraits fore courts,nuic b^-aucoup aux pro-.
1 grès de la Météorologie. Ceux qui, par état, soccupent de cetce feienee, le fentent amp; sennbsp;plaignent; mais ceux qui ne dehrent que denbsp;qonnoitre en gros les extremes du Chaud amp;nbsp;du Froid, ne s'apper^oient pas de ces inconvé-niens. Si la Météorologie, qui efl tine branchenbsp;fi importante de la Phyfique amp; de Ihifloire naturelle de chaque pays, reprend quelque jour-plus de faveur, peut-êcre alors le Public defi.nbsp;rera -1 - il que les Obfervateurs donnent des Extraits plus détaillés de leurs Journaux. Ces détails lerviroienc beaucoup a Iavancement danbsp;cette fcience, qui ne peut fe perfedlionner quenbsp;par la combinaifon len|;e amp; foigneufe de cenbsp;quon a pbfervé en detail ep difierens endroits,
-ocr page 17-^ - ¦*-gt; .1 nbsp;nbsp;nbsp;i . '.i
v,\-£I ^'i' nbsp;nbsp;nbsp;-'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' '
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i5es Principes iur .lefquplsi ])a,È99parar:
ion des Thermojnètres eft fbndde.
CHAP. I. Dey Ther'mo'in'êths en générale^zg.%
' ¦' ¦ nbsp;nbsp;nbsp;I I. Dq la .difference quil y a entre
des Thermomètres compofés de diffévens FhideSj £f principa-entrt des 'Thcrinomètres
...... de Mercure ^ dEfprit de
«- V .* nbsp;nbsp;nbsp;* f *.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;»i, * 'ï'X
V- , V. nbsp;nbsp;nbsp;¦'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
c -
: iilX ^Confidèr-atioKs generates fur ïa .comparaifon, de différens Ther-momètres.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'i T, is^l
SECONDE PARTIJE,
De Ia Comparaifön des differeiis Theriïiom'ètres dont les' Phyficiens 'fenbsp;fervent ,*èiti ^e foïif'fèrvis.nbsp;Introduction* *nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, - t 2^
-ocr page 18-^ «TABLE BES
CHAP. I. Des Thermomètres de M. de
L ü C........ibid.
II. Du Thertnomètre de Fahrenheit. 35:
ArTIC IiI ï. Ancien Thermomètre de
Fahrenheit. 35 ïl. Second Thermomètrenbsp;de Fahrenheit. 41nbsp;ïii. Dernier Tliermomè-
tre de FAHRENHEIT. 47
ïv. Faux Ihirmomètre de Fahrenheit. 55nbsp;V. Des Titer mom ètr es.nbsp;qui Jont des imitations du Thermomètre de Fahrenheit. 59»nbsp;CHAP. ni. Dü«T HERMOITètre de
M. RraHïIUR. . nbsp;nbsp;nbsp;. r nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;%nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;75
Article i. Vrai Thermomètre de
M. Reahmür. 77 II. Faux Thermomètre de
M. Reavmur. 87
-ocr page 19-Article iv. Des Thermomètres de M.
DE lIsle. . Page 102
V. nbsp;nbsp;nbsp;Du Thermomètre de Mgt;nbsp;Michely du Crest. 106
VI. nbsp;nbsp;nbsp;Du Thermomètre de Suède
£ de Lyon. ...-115
SECONDE SECTION.
De quelques Thermomètres moins ufités aujourdhui, mais qui ont éténbsp;Gonftruits daprès des points fixes, ounbsp;quon y peut réduire a vee certitude. 119
CHAP. I, Thermomètre de M. de la Hire. ibid. II. Thermomètre de Newton. 125nbsp;III.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;M. Amontons. 139
ArTCILe I. Fr ai Thermomètre de
M. Amontons. ibid.
II. Imitations des Thermo-metres de M. Amontons. 140
CHAP. IV. Dernier TJiefmomètre de M. DeRHAM. .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
V. Thermomètre de la Court. 154 VI. Ther?fio?/iètre de Males, 159
-ocr page 20-T A B L E D EÏ
CHAP» Vlïi Théhnmètré- dc'Kic- nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦ HTEiS. ;/ , i Page 1Ö4,
quot; nbsp;nbsp;nbsp;quot; ' 'Thermometry de SvLzm. 16^
; . 1 i ^ nbsp;nbsp;nbsp;_
GHAR i» ¦ ïïes ^p'tncipales Tables de
.r - - Comparaifon qui om parut ¦ -Ï74.
T ' T. nbsp;nbsp;nbsp;: Btfiripion dm TdbleaU de
- nbsp;nbsp;nbsp;¦ CompafaiJoH', rqfiexionsijur
ce Tableau. . nbsp;nbsp;nbsp;;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;173
III. Conjidérationsfur ïa QueJïion:
OutUe de toutes les Echelles ^
'qiCijn Dient de dêcrire j 7néri
quot; ^ nbsp;nbsp;nbsp;terolt davoir la préférence
fj^r les aums? , j ^ h \i§%
-ocr page 21-C HAP ï tres.
SECTION QUATRIÈMË.
Defcrip^tion de quelcjues Thermo-ïnkres moins connus, quon ne fau-roit réduire, avec certitude* a des points fixes, .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. . Page 203
SECTÏX)N CINQUifeME.
Reflexions fur quelques Thermo-metres entièrement indéterminés, 240
SIXiÈME SECTION.
Des changemens quon a faks aux Thermomètres, _ pour les faire fervirnbsp;^ des ufeges particuliers. % .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;250
CHap, I. Des changemens quon afaits dans la figure des Themomè-
tres, .......
II. Des changemens qu'on a faits , aux Echelles des Thermomè^nbsp;eres% nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. 2ÓS
-ocr page 22- -ocr page 23-SUR L ^
DES
premiere partie.
Dés Principes fur lefcpuels la comparaifou des
--quot; -r-' '
C H A P I T R E
Des Thermomètres en general.
S
Le Froid amp; le Chaud font des perceptions done nous acquérons les idéés par nos Sens: ainiinbsp;prifes a la lettre ^ amp; dans le fens le plus reltr^nt,nbsp;ces idéés ne font quindiquer un certain état dansnbsp;iequel nous nous trouvons , Ians quon puiiio lesnbsp;appliquer a aucun objet extérieur.
Mais comme ces fenfations font ordinairement, 6c mérae prefque toujours, produices par quel-ques-uns des corps qui nous environnent,amp; qu el-ies font accompagnees dans ces corps de quelquenbsp;augmentation ou diminution de ce que nous ap-pellons Feu, nous les regardons comme un eff^c
A
-ocr page 24-a, Dissertation sur la comparaison
du Feu, amp;, fuivant un ufage, erroné a la verite, mais univerfellement reju, nous appliquons lesnbsp;noras de Chaiid amp; de Froid a ces corps memes:nbsp;nous appellons chauds^ on fvoids, ceux qui produi-fent en nous les fenfations de chaleur ou de froid:nbsp;nous leur attribuons ces qualite's, amp; nous nousnbsp;imaginons que les etats de ces corps font pro-duits par quelque augmentation ou diminution denbsp;Feu.
§. 2. Mais, toutes nos fenfations dependent non feulement des corps qui les excitent, mais encore de Ietat dans lequel nous nous trouvons:nbsp;de forte que nous ne faurions conclurre lidentiténbsp;des Caufes de celles des fenfations, a moins quenbsp;nous ne foyons aflures que nos Sens font encorenbsp;dans le même état, Sils ne lefont pas, les memes objets produiront en nous des fenfations très-différentes. Si fon plonge, p : ex: la main dansnbsp;de 1eau tiede, cette eau nous paroitra froidenbsp;fi la main eft chaude j amp; elle paroitra au contrairenbsp;chaude, fi la main efbfroide; quoiquelJe polTedenbsp;la même temperature dans les deux cas.
5. 3. Nos Sens feroient done des mefiires fort trompeufes de la chaleur, amp; nous ne pouvons jamais être alTurés par leur moyen, que les corps,nbsp;qui nous environnent, font reeilement, amp; fansnbsp;aucune exception, chauds oaf voids, phis c hands,nbsp;ou plus froids, dans tous les cas ou ils nous lenbsp;paroiflent être.
Cefi; ce qui a engage les Phyficiens a chercher des moyens, par lefquels ils pourroient déterminernbsp;la température des corps avec plus de certitude :nbsp;amp; ils ont trouvé ce moyen dans la propriété
-ocr page 25-DES Thejrmomètres.
quont tous les coips de fe dilater par ce que nous nommons Chaleur ; amp; de fe conde7ifer par cenbsp;que nous nommons Froid.
5. 4.. La préfence, ou Taugmentation de la chaleur dépend, au moins a ce que nous nous imagi-nons, de la préfence ou de 1augmentation du Feu; amp; fa diminution, ou Ie Froid, depend de ianbsp;diminution de ce même Feu: au moins, laugmen-tation ou la diminution du feu, nous fait-elle é-prouver une augmentation ou une diminution denbsp;chaleur. Maïs on a remarqué que tous les corps fenbsp;dilatent j lorfquils font expofés a une augmentation de chaleur,(Xquils fe condenfent au contraire , lorfque la chaleur, qui les environne, diminue:nbsp;de forte que f on a regardé cette augmentation amp;nbsp;cette diminution comme une mellire infailliblenbsp;du Chaud amp; du Froid: ou, du moins, comme unenbsp;mefure , dont Ia certitude furpaffe de beaucoupnbsp;celle que nos Sens pourroient fournir fur cenbsp;fujet.
Plufieurs des principaux Phyficiens fe font appliques a faire des Experiences fur cette dilatation (i); il feroit hors de propos den parler ici:
(i) On a tèché de déterminer par ces Er.périences cora-bien cliaque forte de corps fe dilate ou fe condenfe par ua dégré déterminé de Chalmr ou de Froid. Boebhaave,nbsp;Reaumur, Musschenbroek, entrautres, ont exceilé dansnbsp;ce genre. Je ne fautois cependant diiSmuler quil me pa-loit y avoir quelques circonflances importantes, auxquel-les ces Pbyficiens n'ont pas eu égard. M, ns Wal, Doc-teur en Philo'fophie , amp; aftuellement Miniflre du St. Evan-gile a Hsrhajum en Frije, a t^ché de les recbercher amp; denbsp;ies continuer par beaucoup dExpériences. 11 me paroitnbsp;nue cette partie de la Phyfique doit étre corrigée amp; renou-vellée en conféquence de ces Expériences, amp; quonne fau-ïoitguères parvenir a quelque chofede certain fur ce. fujet,
4 Dissertation sur la com'paraison
nous nous contenterons de remarquer que ce font principalement les Fkiides quon employe dans lanbsp;conftruftion des Thermomètres, paree quen general, le même degré de chaleur ies dilate plusnbsp;promptement amp; davantage que Jes Solides.
§. 5. Un Thermomètre eit conapofé dun tuyau de Verre, attaché a une boule, ou a un cilindre,nbsp;rempli de liqueur, ou de Mercure. La liqueur,nbsp;contenue dans la boule, fe dilate par la chaleur amp;nbsp;fe condenfe par le froid: amp; par conféquent la liqueur monte ou defeend dans le tuyau. On peutnbsp;done regarder cet inflrument comme une meliirenbsp;de la chaleur ; non quil faille entendre parnbsp;la, que lélévation amp; rabailTement de la liqueurnbsp;foyent réellement proportionnels a Iaugmentationnbsp;ou a la diminution de chaleur, car on nen eftnbsp;pas encore parvenu a ce point j mais on peutnbsp;être alTuré que la chaleur augmente ou diminue,nbsp;lorfque la liqueur du Thermomètre monte ou defeend , amp; cela auffi longtems que cette liqueur nenbsp;fe géle pas (2).
a moins qiion nemploye le nouveau Pyrométre de Mr. de Wal pour les Solides , amp; quelquinftrmnent de mêmenbsp;genre pour les Fluïdes. Voyez fa diflèrtation De Expanfiotionbsp;Corporum ipfi Fiammee Aüioni expojitorum. Franeq. 1775.
(2) r.a raifon de cette rehriftion eh:, que les Fluides fe dilatent au moment quils fe gèlent. On peut confulter furnbsp;ce fujet les Expériences de M. Musschcneroek, dans fes notes fur les Tentam. Acad, Flor. amp;c.p. J35. celles de M. Mai-KAN. (Traité de la Glace. Part, II. Chap. 4, p. 122) amp; denbsp;plulieurs autres Phyficiens. Voyez auffi ci après. J. 13.
Au rehe on volt aifément que jai décrit ici les Ther-inomètres, dont on fe fert aujourdhui , amp; non celui de Drsbbel. La liqueur monte dans celui-cipar \q Froid, amp; elienbsp;y defeend par la chaleur, paree que la boule, qui contientnbsp;Fair, done la dilatation ou la condenfatioii fait defeendre
-ocr page 27-DHS TheR MOMÈTRES. nbsp;nbsp;nbsp;5
§ 6. Mais il ne fufEt pas davoir trouvé une mefure de la chaleur, une mefure même infailli-ble: il faut fur-tout quelle fok univerfelle , amp;nbsp;quelle réveille les mémes idéés dans lelprit, oünbsp;qiie ce foit quon la conftruife amp; quon fenaploye.
II faut néceffairement remplir deux conditions pour parvenir a cette fin : la première , quonnbsp;commence cette mefure dun point déterminé amp;nbsp;connu: la feconde, quon étabülfe les dégrés denbsp;léchelle felon quelque proportion connm amp; conf-tante.
§ 7. Pour ce qui eft de la première condition, il eft clair quon ne fauroit déterminer Ie commencement deféchelle, que par la hauteur a laquellenbsp;un degré conjlant amp; connu de chaleur fait monter la liqueur du Thermomètre, Ceft ainfi, parnbsp;exemple, que la température de leau, qui commence a fe gèler, ou plutót, celle de la Glace quinbsp;fond, eft conftante, amp; par tout la même, commenbsp;plufieurs Phyficiens font prouvé (3). II en eft de
Oil monter Ia liqueur, eil placée au haut du Tube, amp;non au-deflbuE. v. g 263.
On comprend aufli fort aifément pourquoi Ion joint a la boule un tuyau plus étroit; ceft afin de rendre la dilatation de Ia liqueur plus fenllhie ; fi la boule contient, p;nbsp;ex. dix polices de liqueur, amp; que la dilatation foit du-ne dixiéme partie, elle fera dun pouce; mais fi Ie diamètrenbsp;du tuyau eft dix fois plus petit que celui de la boule, cenbsp;pouce de liqueur inontera dans un efpace dix tois plus é-troit, amp; il y occiipera par conféquent une hauteur dix foisnbsp;plus grande, c: a;d; de dix pouces. Ainfi ia dilatationnbsp;fera dautant plus fenfible que Ie tuyau fera plus étroit ennbsp;eomparaifon de la boule.
. (3) Ceft ce qui eft parfaitement prouvé par les Expé-iiences de M. M. de LüC ^Recher Jur les Modif. de l-gt;digt;nos.^
Dissertation sur la comparaisom
luême de la chaleur de XEau bouillantc aufli long-quot; terns que le poids de rAtmo/phêre eft con Anbsp;tant (4). La chaleur du fang eft aufli a-peu-prèsnbsp;par-tout la même (5). Si Ton plonge done la bqule
§ 428- nbsp;nbsp;nbsp;438- b. 4j8- b. Teqq ) amp; du Chest. (JBa. Hel-
vet. Voi. III. p. 43). Voyez aufli Reaumur, Mém.deVA-cad. 1730. p- 45Ö. Les belles Expériences de M.M. Black amp; !,avoisi£r. confirmenc (a mêniechofe: {Journal deFhyj.nbsp;de llozier A. 1772. Fol. 2 ; oil 8' Vol in Z- p. 156- de lanbsp;lquot;® panie, 198 de la Je fail bien quon a contefténbsp;ce point; mais les Expériences que nous venons de citernbsp;ne lailTent aucun doute. li arrive fouvent a la vérité,nbsp;fur-tout auPrintemps amp; en Autoinne, quil gèIe,quoique lenbsp;Therniomètre ne foit pas a beaucoup prés a la congelation.nbsp;Mais ce fair proure feuleincnt que la température de IAirnbsp;eft alors diflérenre de alle dj BEau ou du Sol. Nous par-ions ici dun Therniouietre plongé dans IEau rnême quinbsp;commence a fe géler . ou k fe dégèler. Si Ioti plongeoitnbsp;]e Thermomètre dont on vient de parler, dans IEau qui fenbsp;gèle , ou fi on le plagoit fur ieSo! oit ilgeje, ii defeendroirnbsp;ffirement au point de la congèlation, ou même plus bas.nbsp;Je fais fiireinent avoir lu qnelque part, mais je ne fauroisnbsp;me rappeller dans quel ouvrage, que cette Expérience anbsp;été faite par un Phyficien très-connu.
(4) Cefl; ce qui a été trouvé dés 1693 par Halley, (^Philof. TratiJ. No. 197. Vol. 17. p. 651) amp; même, li je nenbsp;me troinpe, déja auparavant par Boyle. Ce fait a été con-ürmé enfuite en 1701 par Newton (ib. No, 270. V'ol.22.nbsp;p. 824), amp; en 1702 par Amontons QMém.de Iytc. 1702.nbsp;p. 162) auqiiel on en attribue ordinairement la découverte.nbsp;Fahrenheit a fait, en 1723, des Expériences qui prouventnbsp;la même chofepour dautres liqueurs bouillantes(PA/L Tranf.nbsp;N'\ 381, P- 3'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;33) ^ ^ Mussciienbroek amp;
Braun (ATooi Com. Petrop. Vol. 8. p. 34'c) les ont poulTé plus loin. Mais IEau bouillante parvient a un plus grandnbsp;dégré de chaleur quand la prtflion de lAtmofphêre aug-inente, amp; en .atteint un moindre quand ce!!e-ci diminue. M,nbsp;DE Luc a fait un grand nombre dadmirables Expériencesnbsp;fur ce fuiet, amp; il a porté cette matiere a un haut degrénbsp;de perfeftion.
(5) Voyez ci-après fi. 94, no, 210, feqq.
-ocr page 29-BES Thermomètres. nbsp;nbsp;nbsp;7
du Thermomètre dans de la Glace qui fond, ou dans de lEau bouillante amp;c, amp; fi on ly laiflsnbsp;aflèz longtems, pour quelle en acquierre Ia tem-pérature, on pourra commencer léchelle au pointnbsp;que la liqueur indique alors dans Ie tube : amp; cenbsp;commencement fera conllant, oü que ce fok quonnbsp;conllruife Ie Thermomètre, fi lon sy prend de Ianbsp;xnême maniere : car Ia dilatation depend de Ianbsp;chaleur: elle efl: done la même dans Ie raême corps,nbsp;lorfque celui-ci acquiert un méme degré de chaleur. M. Reaumur commence fon échelle au pointnbsp;de Congèktion, óc M. de lIsle la fienne anbsp;^£au bouillante.
5 8. On peut fatisfaire de deux ra'anières a la feconde condition, qui confifte a determiner lanbsp;proportion ou Ia grandeur des degrés de le'chelle;nbsp;la première , en determinant Ia proportion quil ynbsp;a entre Ia boule amp; Ie tuyau: la feconde en em-ployant un fecond point fixe.
Lefpace , quun changement determine de temperature fait parcourir a la liqueur, foit en Ianbsp;dilatant, foit en la condenfant, dépend unique-ment de la proportion quil y a entre la boulenbsp;amp; Ie tuyau. Si la boule contient dix poucesnbsp;de liqueur , amp; fi Ie changement de dilatationnbsp;ell dune dixiëme partie, la liqueur parcoufta dixnbsp;pouces, fi Ie tuyau ell dix fois plus étroit que lanbsp;boule; mais, sil.ne refl que cinq fois, la liqueurnbsp;ne parcourra que cinq pouces; cependant la dilatation de la liqueur montera a un dixiéme dansnbsp;les deux cas.
^_La proportion quil y a entre la boule amp; Ie tuyau nimporte done pas Ie moins du monde, pourvü
g . Dissertation^ sur la comparaison
quelle foit contente. Quand on 1a déterminée, il ny a qua divifer Fechelle en degrés qui ex-priment des parties connues de la boule. Suppo-fons p: ex: que Ie tuyau foit mille fois plus étroitnbsp;que la boule, amp; quon Ie divilè en mille degrés:nbsp;chaque degré fera alors la millieme partie de la liqueur contenue dans la boule: amp; fi cette liqueurnbsp;monte OU defcend de lo, de 20, de 30 degrés,nbsp;on Ijaura quelle seft dilatée ou condenfëe de t 'nbsp;de de parties de fon volume total/
g 9. Suppofons enfuite, quon commence lé-chelle au point de congèlation, amp; que la liqueur monte de ip, 20, 30, 87 degrés; On fait alorsnbsp;quune chaléur capable de dilatèr la liqueur de io,nbsp;de 20, de 30, de 87 milliemes parties, agit fufnbsp;Ie Thermomètre, amp; la liqueur fè dilatera de lanbsp;même quantité par-tout oü la même chaleur a lieu:nbsp;amp; réciproquement, on pourra écre för que la même chaleur a lieu par-tout ou la liqueuf fe dilatenbsp;de la même quantité.
II senfuit done quon peut conllruire de cette fepon des Thermométres concordans , dont lesnbsp;échelles font conftantes, amp; que ces Thermométres saccorderont, oü que ce foit quon les conf-truife. M. de lIsle (6) seil fend de ce moyen;nbsp;il eft cependant fujet a beaucoup dinconvéniensnbsp;dans la Pratique : paree que les plus pecites er-reurs, celles quil eft impoffible déviter, peuventnbsp;produire une incertitude affez confidérable dansnbsp;la grandeur amp; dans la proportion des degrés (7).
(6) nbsp;nbsp;nbsp;Voyez-ci après 5 116.
(7) ,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ce que M. Kuaft a prouvé. dans une belle Dif-
fenation expamp;imentale fur ies Tiiermoiiiètres, iriferée dans
-ocr page 31-DBS ThehmomItres. $
Mats nous ne confiderons la chofe que theori-quement.
§ lo. La feconde manière (§ 8), dont ón peuc remplir la feconde condition , confide a determiner immédiatement un fecond point fixe. La grandeur amp; la proportion des degrés de IEchelle ferontnbsp;determines par-la même. Car,la grandeur de la dilatation quune chaleur conftante produit, eft coi\-ftante amp; toujours la même : le fecond point fixenbsp;eft produit par une chaleur déterminée, aufli biennbsp;que ie premier : la difference de ces deux cha-leurs eft done conftante , amp; la dilatation quellenbsp;produit Ieft aufli.
Je fuppofe quon marque fur deux Thermometres les hauteurs que la liqueur indique, lorlque ces Thermomètres font plongés dans de la Glacenbsp;qui fond, amp; enfuite dans de 1Eau bouillante:nbsp;quand même la difference de ces hauteurs feroicnbsp;de dix pouces, p: ex; fur un des Thermomètres ,nbsp;amp; feulement de cinq fur ]autre,elle feroit cepen-dant toujours de parties du volume total, ftnbsp;les Thermomètres font compofes dElprit de Vin.nbsp;Si Ton divifo done cet eljsace en un nombre determine de degrés , ces degrés auront une proportion déterminée entreux, amp; feront conftans. Sinbsp;deux pareils Thermomètres , quelque fort quilsnbsp;puiffent differer en grandeur, indiquent p: ex: 30nbsp;degrés en deux endroits differens, même très-éloignés, on peut être affuré quon y e'prouvenbsp;une chaleur également forte.
les Com, Petrop. Tom. 9, p. 247, II y a prouvé quune diiFérence de f de grain fur un poids de 375^ grains peutnbsp;produire une erreur de 3j- degrés fur Ia pofition du point
de congelation.
JO DisSE?ITATION sur U CÖMpARAISON
§ IJ, Corame nous ne confiderons Ja matiére que theoriquement, amp; que nous nefaifons quin-^uer les principes fondamentaux de la conflruc-tion des Thermometres comparables, fans avoir au-cun delTein denfeigner comment il faut les conf-truire, nous ne nous etendrons pas fur nombrenbsp;de circonflances auxquelles il faut avoir égard,nbsp;quand on en veut faire de bons: dautant plus quenbsp;plulieurs écrivains ont rempli cette tache (8).nbsp;Nous paflerons immédiatement aux confequencesnbsp;importantes qui decoulent de qe que nous venonsnbsp;de dire dans ce Chapitre,
(8) On peut confulter fur ce fujet 1admirable Ouvrage de Mr. de nuc, Recherches fur les Modif. de V ^mofphêre,nbsp;2 Vol. 4'. Geneve 177,2. Comme nous ne citerons dans cenbsp;Traité que ce feul Ouvrage de ce céJèbre Auteur lt; nous nousnbsp;difpenferons dans !a fiiite de faire mention du titre, ét nousnbsp;aen citerons que les pages ou les paragraphes.
-ocr page 33-tx
BES ThERMOMÈTRIS.
De la différence ^u'il y a Cntre des Thertnomètres compofés de différens Fluïdes; amp; principalementnbsp;entre les Thermomètres de Mercure £nbsp;prit de Vin.
S 12»
-E. ^ ous avons dit que la dilatation ou la conden* fation, qui eft prdduite par un degré fixe de Cha-leur OU de Froid,efl; conftai^te; mais cela na lieunbsp;que pour des Fluides de même forte. Si Ton avoitnbsp;done toujours employé les mêmes Fluides dans linbsp;conflruftion des Thermomètres, il ne manqueroitnbsp;peut-être rien a la perfeélion de ceux-ci, aunbsp;möins pour ce qui a rapport a leur concordance:nbsp;fur-tout fi lon avoit employé du Mercure: paree que ce Fluide ne perd rien de fa dilatabiliténbsp;par Ie laps du temps, ainfi que cela arrive a lEf-prit de Vin, felon les Experiences de M M.nbsp;Halley , Musschenbroek , Hales amp; dautresnbsp;Phyficiens (9). Mais comme on a employé dif-
(9) Hailey rapporte (^PMl. Tranf. J'J'o. 157. Vol. 17, p. 653J avoirvu lEfprit de Vin fublimé fous Ia forme denbsp;Rojée au haut des tubes de Thermomètres fcellès herméti-quement. Musschenbroek dit auffi avoir vu que 1'Efpritnbsp;de Vin ne fe dilatoit pas aulïï facilement dans des Thermo-mètres conftruits depuis 25 ou 60 ans que dans ceux quinbsp;1avoient été récemment (Iiitrod. ad Phil- Nai. g 1567).nbsp;Mais M. Kraft rapporte fur ce fujet des Expérlences plusnbsp;détaillées (Com, Petrop. Tom. IX. p. 345). Un Thermo-niètre a Efprit de Vin , qui marquoit en 1734 Ie 838 degrénbsp;d une échelie arbitraire, lorfquun Thermomètre de Mer*
-ocr page 34-férens fluides dans Ia conflrinSlion des ThemiOr metres, il eft néceflaire de faire une grande attention aux differences qui en réfukent,
Ces differences font de deux fortes : i. La grandeur de la dilatation produite par Ie mêmenbsp;degré de chalenr:nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;La Loi que cette dilata
tion fuit dans fes diffdrens degrés.
§ 13. La difference que la méme chalenr pror duit dans Ia grandeur de la dilatation de différensnbsp;ï'Iuides , ne lauroit produire Ja moindre erreurnbsp;amp; ne fait abfoluinent rien a IafPaire. II en refultenbsp;uniquement que Ja grandeur de fechelle comprifenbsp;eiitre les mémes points fixes, fera plus grande
cure fe trnoit i 120, ne marquoit plus que 95 en 173(5, pour la nif iue hauteur du 'Mercure: amp; iVI. Kraft cite encore cinq Exemples pareils. A la vérité il ne dit pas ex-prelTément que ce 1 hermomètre étoit fcellé, mais Ie coinnbsp;de Themmètre de Florence femble ne laifler aucun dome,nbsp;11 y a cependant des Phyficiens, qui revoquent ceci en dou-te, amp; ils alleguein aulB des Expériences. M. iAbbé Noi-I.ET affure avoir éprouvé que des Thenuomètres .conftruitsnbsp;depuis quinze ans, inciiquoient cependant toujours les mêrnbsp;mes points fixes lorl'quou les remettoit a la Giaceamp; a iEaiinbsp;bouillante, amp; M. va Crest dit Ia même chofe. Et pournbsp;Ce qui ell de 1évapotacion de l'Efprit de Vin, obfervéenbsp;par Hallcv, on pourroit p«ut-être objefter aux partifansnbsp;du Mercure quon a obfetvé quelque chofe de pareil dansnbsp;ce Fluïde; carM. Fourcroy pe Ramecouet a obfervé, quenbsp;la partie vuide de quelques Barómètres étoit remplie de pe-t'ts globules de Mercure, qui sétoicnt feparés de ia Colonnenbsp;même, amp; qui reparoiffoient en fort peu de tlt;ms quand onnbsp;les avoit fait êvaiiouir, en fecouant ie Barointitre. Hijl. denbsp;l'Jcad. 1754, P- 3^-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;que foil la caufe de ce Phé-
noniène, la même chofe pourroit avoir lieu dans les Ther-inon:ètres, mals plus difficilcment paree que ie tube efi plus étroir. Quoiqu'il en foit, il efl för, par un grand nombrenbsp;dautres raifons, que M. de Luc a détailiéts au long, quenbsp;Ienbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^11^ ^Ic beaucoup préferable a 1Efprit de Vin,
dans ia conftruaion des ïhermomètres.
-ocr page 35-DES THEBMOMÈTRES. nbsp;nbsp;nbsp;13
pour Ie Thermomètre dout la liqueur fe dilate davantage, amp; plus petite pour lautre. Silny.nbsp;avoit aucune autre difference entre des Thermo-mètres de Mercure amp; des Thermomètres dEfprknbsp;de Vin , la grandeur de réchelie comprife entre Ienbsp;point de Congélation amp; celui dEau bouillante fe-roit, pour un Thermomètre a Mercure, a la mê-me grandeur pour un Thermometre a Efprit denbsp;Vin, comme anbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ou comme 14 a 87:
paree que les dilatations de ces deux Fluïdes font dans cetce proportion (10). Voila tout ce qui ennbsp;refukeroit, amp;celaneft daucune importance.
§14. Mals ii en efl tout autrement du fecond Phénoméne , de la difference quil peut y avoirnbsp;entre les Loix que fuivent les dilatations de dif-férens Fluides. Cet article efi de la plus grandenbsp;importance: amp; quoique M*'». Reaumur (ii) amp;nbsp;DU Crest (12) euffent déja fait mention de cetténbsp;difference, il eft certain que ce fujec naVoitpa*
(10) nbsp;nbsp;nbsp;Selon les Expériences de Mr. Noz-j-ht , Lemons denbsp;PhyJ. Leg. XIV. Exp. 3. Tom. 4. p. 359. M. de lJslenbsp;établit T5I0 pour Ie Mercure. On peut confulter ci -aprèsnbsp;F 5 S3; ainfi que Ie §. 239, pour Ia dilatation de lAlcohol.
(11) nbsp;nbsp;nbsp;Mém. delAcad. 1739. p. 46a. M. de Reaumur ynbsp;rtmarque quun Thermomètre de Mercure amp; un Thermomètre dEfprit de Vin , conÜruits Iun amp; lautre Yelon fesnbsp;principes, ne saccorderont cependant pas: paree que cesnbsp;Fluides ne fe dilatent pas fuivant la même Loi: ce que cenbsp;PhyCcien avoit déja obfervé précédemment pour des Ef*nbsp;prits de Vin de différente qualité (Mém. de t'Acad. 1730.nbsp;p. 456-492.) II dit aufli avoir fait fur la comparaifon denbsp;Ja dilatation du Mercure, amp; de celle dEfprit de Vin unnbsp;grand nombre dExpériences, quil navoit pas encore eu ienbsp;temps de publier. Je ne fache pas queRes aient été pu-bliées depuis ce tems.
(lï) AQa Hüvetka. Vol. III. p. 60,
-ocr page 36-14 Dissertation sVK Lk compaRaIsoN
rté affez approfondi, jufqu a ce que ]admirable . DE Luc en eüt fait 1objet de fes recherches de-puis 1762 jufquen 1772, quil eüt determine lesnbsp;Loix que differens Fluides fuivent a cet égard, amp;nbsp;quil eüt porté tout dun coup cette partie de lanbsp;Phyfique a un point de perfeftion, auquel pen denbsp;branches de cette Science peuvent encore attein-dre. Wous fuivrons done iei les Principes de cetnbsp;iUuftre Phylicien; nous tirerons nos details danbsp;fes Experiences j amp; nous tacherons dexpliquernbsp;cette matiere de la fayon la plus fimple, afin quonnbsp;en puifTe raieux connoitre Iimportance.
§ 15. Suppofons deux Thennométres CompOquot; fes de differens Fluides: 1un dEfpritde Vin,rau-tre de Mereure. Suppofons de plus quon aitnbsp;gradué les echelles de ces deux Thermomètresnbsp;par des Experiences immédiates j par la Glaqe quinbsp;fond, amp; par 1Eau bouillante. Qubn nomme lenbsp;premier de ces points Zero amp; Iautre go: de fortenbsp;que les deux echelles contiennent go degres:nbsp;ceux-ci feront j a la verite', plus grands fur la première echelle que fur la fecondejmais celanirapor-te pas. Si la même Loi de dilatation avoit lieu pournbsp;les deux Fluides, il en refulteroit que la chaleur quinbsp;dilate le Mereure de 10, de 20, de 30 degrés,nbsp;dilateroit auffi IEfpritde Vin de 10, de io, denbsp;30 degres; deforte que ce amp;roit la mëme chofenbsp;quon confultat le Thermomètre a Mereure ounbsp;celui dEfprit de Vin. Mais fi cet accord na pasnbsp;lieu, fi le Thermomètre dEfprit de Vin, p: ex:nbsp;ne marque que 8, i6i, 25,, 35 degres, lorfquenbsp;le Thermomètre de Mereure, expofë a la mêmenbsp;température, fe tient a 10, a 20, a 30, a40degres , il sen fuivra que la même Loi de dilatation na pas lieu pour les deux fluides, mais que
I|
DES THERMOMÈTRES.
Ces Loix different au contraire de beaucoup: amp; 2®, que ce neft pas la même chofe de confulternbsp;Ie Thermométre a Mercure ou celui dEfprit denbsp;Vin, quoique les deux points fixes , o amp; 8a*nbsp;saccordent exaftement. Si quelquun, emplojrantnbsp;un Thermométre dEfprit de Vin, qu il voit anbsp;35 degrés, ignore la difference quil y a entre unnbsp;Thermométre de Mercure amp; un Thermométrenbsp;dËfprit: de Vinj amp; sil defire de comparer fonnbsp;obfervation avec celle dun autre Phyficien, quinbsp;employe un Thermométre de'Mercure; il con-clurra quii a fait chez lui plus froid de j degrésnbsp;que chez fon ami, file Thermométre de celui-canbsp;seft fbucenu a 40 degrés, quoiqüen effèt la cha-leur ait été la même d^ans les deux endroits. Onnbsp;voit, je crois, fuffifamment par eet exemple,nbsp;combien il efl important davoir égard i cettenbsp;difference, fi elJe a réellement lieu.
§ 15*, Or, quil y ait en effet une pareiiie difference entre Ie Mercure amp; dautres FJuides,nbsp;(mais nous ne parlerons ici que de YEfprh de Vin,)nbsp;ceft ce que prouvent fans replique les Experiences de MM» DE Luc amp; DU Crest , qui saccordent trés-bien entrelles, Elles ont été faitesnbsp;avec un Thermométre de Mercure, amp; un Ther-tnométre a Elprit de Vin qui brule la poudre (13).nbsp;Zero eft Ie point auquel les deux liqueurs sarré-lent, lorfque les Thermométres font plongés dansnbsp;de la Glace qui fondj amp;, lorlquils font plongés
(13) c; a: d. Si lon met dans une cuüler de Ia poudre, fur laquelle on verfe de lEfprit de Vin quon alluiiie en-fuite, ia poudre sallumera lorfque lEfprit de pin fera con-himé: marqué que celui-ci ne laifle pas de Phlegme, quinbsp;nuineae la poudre, amp; Tempêche de sallumer, cominenbsp;cela arrive è lEfprit de Vin affoibli.
-ocr page 38-ié DlSSERTiTIOÏf sum U COMPARAISoNf
dans lEau bouillante les deux Thermomètres' indi-quent Ie 8o® degré (14), felon léchelle de M. Reaumur , dopt nous parlerons, d après, plus aunbsp;long, (g 8.i)- Ces deux Thermomètres, plongésnbsp;dans Ie même vafe rempli deau qui fe refroidiflbitnbsp;peu-a-peu, ont indiqué les degrès fuivans dansnbsp;TExpérienee de M. de Luc (ij).
Therm, a nbsp;nbsp;nbsp;Therm,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;k
Mercure. nbsp;nbsp;nbsp;Efp. denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Vin,
80-80 _ nbsp;nbsp;nbsp;r
75- 73-8_~ nbsp;nbsp;nbsp;ö 2 - onbsp;nbsp;nbsp;nbsp;o
70 67-8_^ ^
CL
c
ft
o
ngt;
5
5
5
65-
45
40
30
20
10
o
10
61.9' .56.2
¦35-i'
-30-3
.25.0
-16.5' . 12.2
. o
5.5 = 6.2 - 0.7 ¦5.4 = (5.2 - 0.8nbsp;5.1 = 6.2 - i.inbsp;j.r = 6.2 - i.inbsp;4.8 = 6.2 - 1.4
47-0.2-1.5
¦ nbsp;nbsp;nbsp;4.6= 6.2 - 1.6nbsp;-4.5 = 6.2 -1.7nbsp; 4.3 = 6.2 -1.9
4.3 = 6.2 .1.9 - 4.0 = lt;5.2 - 2i2nbsp;3.9 = 6.2- 2.3nbsp;'3.9 = 6.2 - 2.3
¦ nbsp;nbsp;nbsp;3.8 = 6.2 - 2.4
Ci
o
a
Cu
m
3
Cu
n
*3^
-t
CU
rtgt;
II refulte de ces Experiences, i°. que la Loi
que
C14) Nous dirons dans la fuite (§ 87) comment il faut sy-prendre pour faire foutenir J 1'Efprit de Vin la chaleur de 1'eau bouillante, fans quil bouille lui-m^me,
(J5) S 4IS- 80, p. 2sa. S 418. m
i
-ocr page 39-J)SS Thermomètres. If
que fuic la dilatation du Mercure, eft, trés-différente de celie que fuit lEfprit de Vin: 2°. Que tandis que Ie Mercure fè condenfè fiicceffivementnbsp;quot;de 5 degrés , TEfprit de Vin fe cbndenfè dabordnbsp;dtvantage, mais que la grandeur de cette conden-fation diminue^ enfuite de.plus en plus. Or, fi bnbsp;méme Loi de condebfation avoir lieu pour lesnbsp;deux fluides,il faudroit que iElprit de Vin fe con-denfat conftamment de 6. 2 degrés, lorfque Ie Mercure fe condenfe de 5 degrés.
. Ce point eft done decide: amp; il eft filr quun Thermométre dEfprit de. Vin fe tiendroit feule-ment a 21 degrés j p: ex: lorfque le Thermométrenbsp;a Mercure indiquera déja le 25
§ 16. M. DE Luc a pouffe fes recherches beau-coup plus loin, amp; il a determine la Loi que lEfprit de Vin fuit dans fes condenfations. II a cherche pour cet effet ce quil faut retrancher denbsp;6.2, ( de la première condenfation de IEfprit denbsp;Vin) pour obtenir chacune des fuivantes: amp;nbsp;il a trouve que tous ces nombres quon doitnbsp;fouftraire, amp; que nous avons places a cóté de cha-que condenfation, forment une progreflion géo-tnetrique decroiffante, dont 0.1768 eft le premiernbsp;lerme, amp; dont 0.978 eft fexpolant: de forte quilnbsp;faut multiplier chaque terme par 0.978 pour avoirnbsp;le terme fuivant Mais comma M, de Luc nenbsp;pouvoit obferver for fon Thermométre que desnbsp;dixiémes de degrés , il a reduic toutes ces fractions a un feul ehiffre, a celui qui approche lenbsp;plus de la vraie valeur, II donne enfoite unenbsp;Table , dans laquelle il a marqué les condenfations qui doivent avoir lieu en vertu de cetccnbsp;Eoi, éc il les a comparees avec celles qui one
B
-ocr page 40-t8 Dissertation sur la comparaison
réellement eu lieu dans TExpérience ; Taccoïd efl: auflS parfait quon Ie puiffe defirer.
§ 17. II eft aifé de fentir que les Loix que fui-vent les condenfations de dilférens Fluides feront très-difterentes , amp; èntrelles, amp; de celles qui ontnbsp;lieu pour Ie Mercure. Cell dailleurs ce que M.nbsp;DE Luc a prouvé par des Experiences faites avecnbsp;des Therraométres compofés de differentes Ibrtesnbsp;dEfprit de Vin , amp; de differentes Huiles; mais,nbsp;pour abréger, nous nen alleguerons que la Loinbsp;qui a lieu pour de lElprit de V^in, affoibli dunenbsp;cinquieme par de dEau (16); paree quelle nousnbsp;fervira dans nos difcuffions fur Ie Thermomètrenbsp;de M. Reaumur.
(16) S 41S m. p 271. f 426 p. 320.
-ocr page 41-jÖES THERMOMèTRÉi. 19
jÖES THERMOMèTRÉi. 19
Merciire. Elp. de Vin qüi brule lapoudre*
5 18. Nous ne nous étendrons pas fur tonteg-les caufès qui produifènt ces differences i nous ne ferons mention que dahe feule dentrelles. Onnbsp;fait que IEaii iè condenfe par Ie froid, maïs quellenbsp;fe dilate trés - fenfiblement au moment quelie fenbsp;gele, amp; fe change en glacé (17). LEiprit denbsp;Vin , les huiles, amp; généralement tous le^ fluidesnbsp;dont la fluidité depend dun principe aqueux, fontnbsp;dans Ie même cas. Cefl; ce que M. de Luc qnbsp;prouvé pat experience, amp; ce que confirme 1ob-fervation fuivante, faite en 1737 a Tornea, par
(17) Voyez ci-dïïflus S 5- note i.
B 2
-ocr page 42-Dissertation sur la comparaison
Mèffieurs les Académidens Franfois (i8). Le 6 de Janvier au foir, le Thermomètre a Mercurenbsp;de Reaumur étoit a-37 amp; celui dEfprit de Vinnbsp;a-29. Celui-ci fe trouva gele le lendemain matinnbsp;amp; il étoit remonte a 10^ , c: a: d de 39^ °:nbsp;mais ils défcendit beaucoiip dès que IEfprk denbsp;Vin fe dégela. II y a done dans les fluïdes aquciixnbsp;une force'qui les condehfe, lorfquils fe refroidiflnbsp;fent, amp; il y en a une autrefqui tache de les dila-ter, amp; qui les dilate en effet dès quils fè gèlent.nbsp;Ces fluïdes fe condenfeht done feulement par lanbsp;difference de ces forces, amp; par conféquent moinsnbsp;que le Mercure, fur lequel cette fe'cónde forcenbsp;nagit point, ou du moins beaucoup plus foible-ment. Or celle - ci, agit avec dautant plus denbsp;force dans les fluïdes aqueux quflls approchentnbsp;davantage de Ia congelation. 11 faut done quenbsp;leurs condenfations falfent une Série décroiflan-te, fe reduifenf enfin a; Zero , lors de la congè-lation, amp; fe changent enfuite en dilatation.
§ 19. Ces Experiences amp; ces réflexidns de M. DE Luc, fourniflèht une explication trés-belle amp;nbsp;très-naturelle dun Phénomène extraordinairementnbsp;intéreflant, découvert par M. Braun. LEfpriünbsp;de Vin reétifié defcendit au 300® degré du '1her-momètre de M. de lIsle, ce qui fait 148 de-grés au-deffbus de Zero de lEche]Ie;.de Fahrenheit, amp; il refta fluide pendant que le Mercurenbsp;fe gela. Mais, felon la Loi que. Mr. de Luc anbsp;'découverte pour les condenfations de 1Efprit denbsp;Vin, fElprit de Vin ne fauroit defcendre au-def-
(18) OuTiuER Journal d'unFoyage au A^orcl, p. 223 in 80.
(ry) Voyez ci-deffuus J 103 une explication de ce Piié-nouiène.
21
DES ThERM^DM^TRES.
fous de - 804 de lEchelie de de Lüc, ce qui revient a 3öoi de celie de de eIsEe. LEfprit de Vinnbsp;etoic done bien prés de la congelation (20). Ornbsp;ces 80^ degrés font ^ fertpes de la .Série denbsp;M. DE Luc, de laquelle nous avons fait mentionnbsp;^16: amp;.ces ,51 termes font 51 fois 5 degrés dunnbsp;rhermométre a Mefcure: célui-ci fe feroit donenbsp;tenu a - 255, c: a; d: a '628 d$ 1Echelle denbsp;de eIsle ; amp; en effet Mr. Braun obferva Ienbsp;Thermomètre de de eIsee a 630 (21). Voilanbsp;«ipnc une explication parfaite de ce lingulier Phé-nofflène,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;...
5 20. II refulte de cè qui pre'ce'de', 1.'qifil y 'a une grande différence entre des Thermoméfres anbsp;Mercure, amp; des Thermomètres a Elprit de Viri:nbsp;Z°. quon tomberoit dans dés ierréurs confidéra-bles., fi Ion ne faifoit.pas .attention a cette différence, en employant un Thermomètre dElpfitnbsp;de Vin, ou en Ie ridüifant a un Thermomètre denbsp;Mercure: 3°. quom peut employer en tóüte f(j-reté Ja proportion ^que nous venons (Tétablirnbsp;(daprès M. de Luc.
' nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;J
X. p, J55.
(itj Novi Com. Petrop. Vol. XI. p. 273. Sompaiée J p. ^8P. 3«3.' 316.
-ocr page 44-iz Dissertation svr la comparaisoïï
C H A P I T 11 E III.
Confidérations générales fur la Comparaijon de diffé~ rens Thcrthomètres. '
En comparant différens TbeFmomét-res il fauf, avant routes chófes, avoir égard aus points fees.nbsp;II nimpotte pas ^uel eft Ie nom quon leur a don-né , pourvü quiis ayent été dëta-minés fur lesnbsp;dilFérens Therraómètrcs pat les inêmes degrés denbsp;dialêur. M ReaUMVR p: ex'; établk Ie point denbsp;congèiarion,;oa plütèt cehii'quil nomme ainfi,nbsp;anbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,Fahrenheit 3 52. De premier de ces
¦phyfickfts établiü la chaleur de TEaii bouillante, OU plütót célle quilprend pour celle ia, a 80:nbsp;quot;lautre 'fétablit a 212. De forte que 80 denbsp;Reaumur font égaiix a i^o (212-52!) de Fahrenheit, OU, quun degré-du premier en vautnbsp;deux amp; iia quart du dernier. 11 faut done da-bord être alTuré de 1identité de ces points fees;nbsp;ce quon ne fauroit être a moins guon nait dif-cuté avec exaftitude les différentes manieres dontnbsp;les Phyficiens les ont établis. Nous en traiteronsnbsp;avec un foin particulier dans lexamen de chaquenbsp;Thermomètre.
5 22. Quand on a déterminé avec foin deux points fixes, ön peut faire une comparaifon exacte, fi les Thermomètres font de la même forte,nbsp;c;.a; d; sils font compofës de la même liqueur.nbsp;Mais il convient, même en ce cas, de prendre
-ocr page 45-S3
DES Thermohètres,
valu 2.275 » OU 2\ Le 40* degré coinci
des points fixes Ie plus éloignés lun. de 1autre quil eft poflible, paree que les erreurs quon peutnbsp;commettre alors font moins fenfibles. Quandnbsp;même on auroit coramis dans TExemple du g precedent, une erreur de 2 degrés, en rapportant Ienbsp;8o° degréde Reaumur au 214 de Fahrenheit,nbsp;chaquedegré, au-lieu den valoir 2^, en auroit
------ ^ ^ nbsp;nbsp;nbsp;, wnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;- I
deroit avec ]e 1^3% au-]ieu de coincider avec le 122, amp; le 20®, avec le 77i. Ainfi les erreursnbsp;ne raonteroient qua deux degrés au plus; amp; nex-céderoient pas t ou | de degré dans la plupartnbsp;des Obièrvations Météorologiques. . Maisü 1onnbsp;comparoit p: ex Mes points o amp; 20, amp; quon rap-
RENHEiT, au-lieu de le rapporter au 77®, Terreur
portat le 20 degré de'Reaumur au 78®de,FAH-
___ nbsp;nbsp;nbsp;i*_ i_i_ _________________________
feroit deja de 4 degrés j au 80®. II eft done, pour ce qui concerne la Pratique , plus avantageux denbsp;comparer des points fixes qui foient fort éloignésnbsp;Tun de Tautre.
g 23. Indépendamment des raifons que nous venons dalléguer, il y en a encore dautres quinbsp;me perfuadent, quil eft non - feulement plus a-vantageux pour la conftruftion dun bon Thermo-mètre, , de prendre des points fixes fort éloignésnbsp;Tun de Tautre, ou même, comme nous verronsnbsp;(5 48) que le faifoit Fahrenheit , den employernbsp;trois au-lieu de deux , mais encore quil eft né-ceflaire, lorfquon divife Téchelle dun Thermo-mètre, au moyen dun bon Etalon de même forte,nbsp;de prendre pour comparaifon amp; pour principes denbsp;TEchelle des points fort éloignés.
Car, quand même on procéderoit avec tout le fijin poflible, quand même on nauroit, coinmis
24 Dissertation sür la comparaisoï^
en établiilant ïes points fixes, aucune erreur, quelle petite quelle puiflè être, il faudra toujours,nbsp;fi la diftance reciproque de ces points eft fort petite, déduire une grande partie de 1échelle, du-ne partie plus petite. Mais pour que cette con-clufion foit jufte , il faut fuppofer, comme unenbsp;vcrité certaitie, que toutes les circonftances quel-conques, amp; de quelle nature qudles puififent ê-trc, qui ont agi fur cette partie de léchelle quonnbsp;a chonie pour la déterminer immediatement, agi-ront non - feulement fur la partie plus confidéra-,nbsp;ble quon en conclut, mais encore, quelles y agirnbsp;ront de fafon, a modifier tous les degrës de cettenbsp;partie fur Ie même pied, fur lequel elles ont mo»nbsp;difié ceux de Ia première,
§ 24. Or il paroitra je crois évidemment quon ne peut pas daire cette fuppofition, fi je puisnbsp;faire voir quil y a des Thermométres ^ qui sac-cordcnt entreux amp; avec un bon Etalon dansnbsp;une partie aflez confidérable de léchelle , amp; quinbsp;ne saccordent cependant nullement dans une autre partie , quoique les degrés de celle-ci ayentnbsp;la raéme grandeur que ceux de 1autre. Ceft cenbsp;que jai eu occafion d eprduver fouvent, amp; en dif-férens tems, en comparant enfemble plufieursnbsp;Thermométres a Mercure, foit en les plongeantnbsp;a la fois dans un bain auquel je donnois fucceffirnbsp;vement différens degrés de chaleur, foit en lesnbsp;plagant, 1un a cóté de 1autre, a fair fibre. Cesnbsp;Expériences nombreufes , dans lefqüelles javoisnbsp;un but particulier, mont fait xmir, que des Ther-momètres qui étoient daccord clepiiis Ie pointnbsp;de congèlation jufquau 90' ou 100 degré denbsp;léchelle de Fahrenheit , différoient cependantnbsp;beaucoup, lorfque Ie Mercure dcfcendoit au-del-
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DES THERMOMÈTRES;
föus du ppint de congelation, amp; dautant plus, quil defcendok davantage,
5 25. Le froid rigoureux du móis de Janvier 1776 me parut très-propre pour répéter ces Ex-périences. Je pris done trois ThermoinètieS ;, quenbsp;je marquërai P, A, W; je les fufpendis lun anbsp;cóté de Fautre a F Air libre, amp; a cóté dunnbsp;Thermomètre, fur lequel je fais, daprès des é-preuves réitérées, pourvoir faire entierementnbsp;fond. Je défignerai celui-ci par la lettre S.nbsp;Jai laiffé ces Thetmótnètres trés longtems dansnbsp;cette fituation, amp; je les ai obleïve's plufieurs fois
chaque jour, Jai .enfuite fait une fomme de tous les degrés que chacun de ces Thefmomètresnbsp;avoit marqué pour chaque degré dii Thermomè-metre S, amp; jai pris un nombre moyen de cettenbsp;fomme.; car on comprend aifément que nombrenbsp;de cirgonftances, amp; fur - tout la fenfibilité plusnbsp;OU moins grande des Thermométres, laquelle depend prinGipalfement de la groITeur de la boule,nbsp;amp; de lépaiffeur dii Verre, ont du produire quel-ques differences: fur * tout paree que le Thermomètre S étoit, de beaucoup, Ie plus fenlible desnbsp;quatre. Mais ces petites irréguiarités dilparoif-fent quand on prend un nombre moyen. Voicinbsp;la Table qui préfènte fë refumé de ces Experiences. Je mé fêrs de Fcchclle de 'FahkenheiT.
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lt;0 0 rt § g tS cn O | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
,S»1S THSRMOMiTREftv
5 2ö. Cea differences, font fi^ement plus gran? des quon ne fe Ie feroit imaginé. Peut- être lesnbsp;déduira-t'On en partie, amp; ce fera avec raifon , denbsp;quelques irrégularités qui ont pu lê trouver dans lesnbsp;tubes i mais on ne fauroit les en d^duire en enrnbsp;tier, fans fuppolèr que les tubes des trois Thermo^'nbsp;xnètres P, A , W, foyent tons beaucoup plu?nbsp;étroits vers Ie bas que vers Ie haut: cs qui mre»nbsp;ment nefl pas. Lon fent auffi dun autre cót^nbsp;que je ne defire pas de faire paffer ces trois Ther-momètres pour de bons Thermomètres: je fuis ^nbsp;contraire convaincu quils ont été conftruits avecnbsp;peu de foin : je fais quils ont été ^adués da-près des Btalons, amp; cela en été: il elt done trés-probable quon aura pris les points fixes dans knbsp;partie fupérieure de lechelle.
Je noferois guères' determiner quelles font lés caufes de ces Pnénoraènes: les irrégularités qui fbnbsp;trouvent dans les tubes y influent iürement beau,-coup: mais ii mc paroit impoffible de tout expü-quer par la. Void une conjedure qui meft fon-vent venue dans Telprit ,amp; qui nell peut-étre pasnbsp;entierement indigne de 1attention des Leéleurs.
Puifque les Soules des Thermometres font fer-niées par en bas, amp; que Ie Mercure eft: foutenu par la partie inférieure de Ia boule, comme parnbsp;un point immobile j il me femble quon peut comparer les Thermomètres aux P^rmètres ordinai-res, dans lefquels k kme quon éprouve efl: ap-puyée dun cóté contre un point immobile, amp;nbsp;ne peut fe mouvoir, fe dilater ou fe condenfer,nbsp;que de lautre. Mais, daprès les Experiences denbsp;M. DE Wal amp; les miennes, les dilatations qué-prouve une lame ainfi placée, différent beaucoupnbsp;Telon que la cfialeur modifie la lame différem-
-ocr page 50-ji§ Dissertation süx ia comearïison
hient, amp; font très-différentes (Je ceHósquefubit Ia même lame, lorfquelle ed: libre des deux eè-tës', amp; quellepeut par confe'quent fe dilater, oünbsp;fe condenfer, de 1un amp; de Tautre ala fois. Or,nbsp;la réfiftance que Ie Mercure, qui ne peut fe mou'nbsp;Voir que vers la partie fupérieure ^ éprouve tantnbsp;de ia partie inferieure de la boule , que de la fu-périeure, a cQté du tube , diflFére trés certaine-inent felon la grandeur amp; la figure de la boule;nbsp;amp; celle-ci étoit trés - differente dans mes troisnbsp;Thermomètres. II feroit a fbuhaiter quon fit unenbsp;fuite dExpérièuces fur eet important fujet,
§ 27. Quoiquil en foit de cette conjeélure, Ie -fait eft certain: il eft; évident que des Thermomètres , conftruits daprès des étalons, amp; quinbsp;saccordent en une partie de leur échelle, diffé-lent quelquefois beaucoup dans tout Ie refte: doünbsp;il refülte iquot;. quon doit prendre, en conftruifantnbsp;des Thermomètres, des points fixes fort éloignésnbsp;Tun de lautre, amp; fun deux sil eff poffible,nbsp;beaucoup au-deffous du point de congèlation. IInbsp;'senfuit 2quot;, quon doit prendre la même precaution en divifant des echelles de Thermomètre daprès des étalons: amp; enfin, quil vaut beaucoupnbsp;mieux fiiivre, en ces cas, la méthode de M. Nol-LET, que nous détaillerons ji-après J 102.
§ 28. Si lon conftruit un Thermomètre daprès un Etalon, en fuivant ce que nous venons denbsp;dire § 27. N°. 2, on pourra fe procurer un bonnbsp;Thermomètre, sil eft de la même forte que lE-talon: mais fi Ton compare des Thermomètres denbsp;différente forte, un Thermomètre a Mercure p:nbsp;ex: (Sc un Thermomètre 3 Elprit de Vin, il fautnbsp;faixe attention en outre, que la proportion dés
DES THBRMOHitTIlES. nbsp;nbsp;nbsp;ijüf
degrés fera différente j felon qu on prend tel on tel point pour terme de comparaifon.
Si Ton prend p: ex : leau bpuillante amp; Ie point de congèlation, la comparaifon fera telle que nousnbsp;lavons donnée dans la Table du § 15*: mais ftnbsp;Ton fè fèrt du point de congelation amp; de la cha-leur du fang , qui efl 'a-peu-près au 30- degrénbsp;du Thermóraètre de Mercure du 5 15, la comparaifon changera beaucoup. Car, ces 30 degrésnbsp;du Thermomètre de Mercure ne repondroientnbsp;plus, comme dans Ie cas 'précédent, a 25.6 dunbsp;Thermomètre delprit de Vin jniais a 30: de fortenbsp;que lefpace, qui necohtenoit dans Ie premier casnbsp;que 25: 6. degrés fur Ie Thermomètre a Efprit denbsp;Vin, en contiendra a-préfent 30; ainfi les degrés feront plus petits quiis ne 1étoient dans Ienbsp;premier cas, puifquil y en a un plus grand nom-bre dans Ie même efpacc. LaLoi de condenlatior*nbsp;refte invariablement la même; ainfi les degrés dunbsp;Thermomètre dElprit de Vin garderont entreuxnbsp;la même proportion pour chaque condenfation denbsp;5 degrés fur Ie Thermomètre a Mercure ,que dansnbsp;Ie premier cas: cette condenfation étoit alors denbsp;4* ,6° pour Ie premier efpace de 5° queparcou-roit Ie Mercure, en baiffant de 30° a 25'. Maïsnbsp;1'efpace entier , que Tefprit de Vin avoit a par-courir alors, ne contenoit que 25.6 degrés, düt 3nbsp;en contient aftuellement 30: ainfi les degrés dunbsp;premier cas feront a ceux du cas préfent commenbsp;28.6 a 30: amp; par conféquent chaque efpace, ex-primé en degrés du cas précédent, doit êtrénbsp;niultiplié par-^^ pour être reduic en degrés dunbsp;fecond cas: done la première condenfation feranbsp;*'1^ au-lieu dêtre 4. lt;J: amp; Ia même propor-
-ocr page 52-I© Dissertation im. la coMTasaison
tiOii aufa lieu, poui* toutes les condehfations lui* ?antes: (22) doü refulte cette Table*
Thermotnètre
(3e Mercure* dEfprit de Vin determine par
. (44) De Luc j 416 («*gt; Quon poFe én génêra! a pour 3é degré du Tbermomètre A'Mercure, qui repond au degrinbsp;lgt; dun Tbermomètre dEfprit de Vin reglé par la cóngèla-tion amp; lEau bouïllante: fi 1on nomine auflï a Je degré au-quel monte lEfprit de Vin dun autre Tbermomètre par unnbsp;oegré de chaleur qui fait monter Ie Mercure au degré o amp;nbsp;ïEfprit de Vin du premier Tbermomètre è è : amp; ü y ex~nbsp;prime la dilatation pour Je premkr Tbermomètre dEfpritnbsp;de Vin, celle du fecond fera exprimée par f.
11 eft en effet aifé de voir, que la loi des dilatations des deux fluides eft indépendante de nos degrés, amp; quelle eftnbsp;déterminéepar fa propre nature; ntais que les üoms , quenbsp;nous donnons é ces degrés i dependerit des endroits oiinousnbsp;plafons nos chifiies^ Si je nommf 30 Ie point que jainbsp;précédemment nommé 25 , la dilatation ne change pas pournbsp;Cèla; maiS 1efpace, que iEfprft de Vin parcourt è-préfencnbsp;par Ie même degré decjialeur, eft appellé 30, au lieu quonnbsp;lexprimoil auparavant .par 25: amp;, comme op donne la mc-me grandeur i tous les degrés, il faut en compter unnbsp;plus grand norobre dans tousles efpaces que lEfprit de Vinnbsp;parcourt; ¦amp; ce nombré fuTvra li Intoe proportion quil ynbsp;a entre le.nombre de degrés qu'on compte aftueliemectnbsp;'dans Ie premier efpacé, amp; celüi quon y comptoit aupara-t^nt, c: d: d} la proportion de 4. S ou de j-. Le changement done quil sagic de fiiire, amp; qui eft différent tou-
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BES ThERMOUÈTEES.
On. volt évidemment de la, quelle différenc® prodigieufe il y a a commencer la comparaifon a»nbsp;30°, OU a la commencer au 80 degré.
Si lon compare done un Thermomètre deMer-cure amp; un Thermomètre d'Elprit de Vin, il faut favoir quêls font les points fixes dont on seftnbsp;fervi pour la comparaifon.
5 29. La plupart de Thermomètrés dont on fê fert pour des Obfervatións Metéorologiques, fontnbsp;conftruits daprès des Etalons, fur lefquels on anbsp;ètabli deux points fixes par des Experiences inii-médiates.
Si lon compare done uh Thermömètré k Elpric de Vin, avec im Etalon a Elprit de Vin, amp; fi lonnbsp;fait attention a ce qae'wnous ayons dit ci-defiiisnbsp;(§ 27. N° 2) il ny aura pas derreur, amp; il fau-dra fe lèrvir de la feconde colomne de la tablenbsp;précédente, en comparant ce Thermomètre a unnbsp;Thermomèrre de-Merarre, tout comme fi on la*nbsp;voit conftruity en determinant immédiatement lesnbsp;points o amp; 80: riiais en ce cas il faudra marquernbsp;la chaleur du fang a 6 amp; non au 30® degré.nbsp;Mais fi lon fe fervoit' d'un Etalon de Mercure,nbsp;pour graduer IEchelle dun, Thermomètre i £f-prit de Vin, en prenant Je 3q= degré pour tenuenbsp;As comparaifon , c; a: d; -en marquant 30- a»nbsp;point OU fe trouve IE^rit de Vin, .lorfque Ienbsp;quot;ITb^niomètre de Mercure eft a 30, il faudroit fönbsp;ièryir de la troifiéme. Colomne de la table précé-
tes les fois qiton commence è compter d'un autre point, vient uniquen enfde Ce quon divife Ie même efpace eönbsp;un nombre difFérefit dedegïés, quon ne lavolt fait dsnsnbsp;la première Egpéïience fondamentalc.
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dente eii eornparanü ces deux Thermóinètres\fi= treux.
On peut conclürre de tout ce que nous avons dit dans cette Partie,' quil faut employer Ja plusnbsp;grande circonlpeftion en comparant des Ther-niomètres de Mercure amp;.des Thermomètresnbsp;dEfprit de Vin ; amp; quon a de. grandes obliga-tions a M. DE Luc qui a fi parfaitement déve-loppé cette matière , amp; qui la confirmee par uénbsp;fi grand nombre dExpériences.
SÉCONDE PARTIE.
Dé la cmpiiraifon des différent Thérmomètres dont les Phyjiciens fe fervent ^
OU Je font fervisi
INTRODÜC TI Ó Ni
A près avoir expliqué dans Ia Partie pre'cédenté quels font les Princi^s de toute comparaifon quonnbsp;peut faire entre différens Thermomètres, il nousnbsp;tefte a comparer dans celle^ci tous ceux dont onnbsp;fe fert aujourdhüi,ou dont nous Javons qu on seftnbsp;a jamais fervi,afin de mettre les Phyficiens en étatnbsp;de reduire a un feul Thermomètre, tel quilsnbsp;Ie defireront, toutes les Obfervations faites avecnbsp;différens Thermomètres,amp; leur faire parler, pournbsp;^infi dire, la même langue. Mais, conune cette
loa-^
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DES ThERMOMÈTRES.
tnatiére eft remplie de confulion, nous crayons quil fera nécelTaire, pour Ja mettre dans tout Ienbsp;jour done nous Ja croyons fufeeptible, de difeu-ter chaque Thermomètre en particulier.
Nous fuivrons, je ctoiS, lln ordre convenable pour ces recherches, fi nous rangeons fous lesnbsp;chefs fijivans , tout ce que nous avons a pro-pofer fur ee fujet.
I. nbsp;nbsp;nbsp;Nous examinefons dabord les Thermomètresnbsp;qui font aftuellement Ie plus en ufage;. ceux denbsp;Fahrenheit , de Reaumur . de de lIsle , de
Du Ckest Sc de Celsius ; nous indiquerons en
même temps les différens changemens quils peu-Vent avoir fubi: amp; los TJiermomètres a la conf-'truclion defquels ils ont fervi de fondement, ou qui nen font que des variétés amp; raême des imitations imparfaités.
II. nbsp;nbsp;nbsp;Nous donnerons enfuite la defcription denbsp;plufieurs Thermomètres, qui daris leur origine ontnbsp;été gradués daprès des points fixes, ou quon ynbsp;peut reduire; mais qui ne font plus eh ufage au-joqrdhui , ou qui Ie font du moins très-peu, quoi-qu on sen foit fervi autrefois. ' '
III. nbsp;nbsp;nbsp;Nous préfènterons en 3' lieu tin.tableaunbsp;général de comparaifon entre les principaüx desnbsp;Thermomètres dont nous venons de pariet.
IV. nbsp;nbsp;nbsp;Aprés eek nous décrirons quelques Ther
momètres dont on sefl fervi a la fin du Siècle palTé OU au commencement de celui-ei, raais quonnbsp;nelauroit, faiite dedonnées convenables, réduirenbsp;'Qvec certitude a des points fixes j quoiquon ynbsp;puiflè parvenir par des a-peu'prèSénbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'¦
C
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V. nbsp;nbsp;nbsp;Nous parlerons, en cinquième lieu,de quel-ques anciens Themiomètres mais dont la graduation nous paroit entiérement incertaine.
VI. nbsp;nbsp;nbsp;Nous indiquerons a^rès cela quelques chan-gemens quon a fait, foit a la forme, foit a IE-chelle des Thermométres pour les faire fervir anbsp;des ufages particuliers.
VIL Enfin nous dirons un mot des Thermo-metres metaJliques, que quelques Phyficiens ont conftruit pour' melurer des degres de chaleur fu-périeurs a ceux auxquels les Thermométres ordi-naires peuvent atteindre.
PREMIERE SECTION-
Les Thermométres qui font aBuellement les plus ujités; de lews différentes Jones, ö* de kursnbsp;variétés.
CHAPITRE L
Les Thermométres de Mr. de Luc.
N. I. Thermomètre dEfprit de P^in.
N. IL Thermomètre de Mercure.
Voyez le Tableau de comparaifon N®. i ^ N°. t,
§ 31*
(^uoique nous ayons deflein de décrire, felon lordreehronologique,IesThermométres dont taous
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i)ÈS TkËRMOMÊtRËÖ.
parlerons dans cette Seélion, nous dommenjons cependant par les Thermomètres de de Luc gt; quinbsp;auroient du étre places les derniers: mals nousnbsp;commenjons par la, paree que nous avons déjanbsp;décrit ces Thermomètres dans la Seélion prècé-dente (§ 15) amp; paree quils fervent, dans nornbsp;tre Tableau général, dEtalons aiixquels nous a^nbsp;vons rapportés tous les autres Thermomètres quinbsp;y font repréferités.
Les points o amp; 80 ont e'té determines fur kè deux Thermomètres par la glacé qui fond amp; parnbsp;Ieau bouillante : amp; par conféquent Ie Thermo-mètre de Mercure revient a celui quon nomménbsp;ordinairement, mais a tort (§ 107), Thermomé-tre a Mercure de Reaumur.
Le Thermomètre a Elprit de Vin j ou N°. 2 j eft compofé dEfprit de Vin qui brule la poudrenbsp;(5 15*0- On na pu congéler eet Elprit par lenbsp;plus grand froid naturel quon ait obfervé, ou parnbsp;le plus grand froid artificiel quon ait pu produirenbsp;jufqua préfent.
chApitre
Du Thermomètre de FAHRENHEiti
L.
5 32.
'C Thermomètre de FahrenHêit eft un de Ceux qui font a-préfent les plus en ulagCj amp;nbsp;graduation eft, en général, affez bien connue. .Maisnbsp;C S
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comme nous avons cru remarquer, quii y regne beaucoup de confufion a 1égard de ce Tbermo-inètre, que ]es premieres Echelles dont Fahrenheit sefl; fervi font entiérement tombées en oii-bli; amp; quon na pas confervé exaftement lesnbsp;points fixes que ce Phyficien empioyoit, nousnbsp;croyons devoir procéder avec plus de foin, don-ner une hiftoire complette de ce Thermomètre,nbsp;décrire amp; difcuter les différentes fortes de Ther-momètres que Fahrenheit a conllruits.
article premier.
N°. in. Ancien Thermomètre de Fahrenheit. Voyez Ie Tableau général N®. XII.
Daniel Gabriel Fahrenheit, iiatif deDant-zig , partit en 1701 , a 1age de 15 ou 16 ans pour Amflerdam, oü après sêcre applique pendant quatre ans au Négoce par ordre de fes Tu-teurs, il sadonna entiérement a la Phyfique, amp;nbsp;fur-tout a la conllruftion des Thermomètres amp;nbsp;des Baromètres, quil envoyoit en differens Paysnbsp;(23). II fit même plufieurs Voyages. II avoirnbsp;déja conflruit un grand nombre de Thermomètresnbsp;en 1709 ; on sen fervoit dés lors a Berlin, anbsp;Dantzig, en Islande, amp; ailleurs. Voici quellenbsp;étoit leur graduation.
§ 34. Fahrenheit empioyoit de IElprit de
(23) Cmmer. Lm. Norimb. Fol. nbsp;nbsp;nbsp;p. 169.
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DES ThERMOMÊTRES.
Vin dans la conflruftion de ce Thermomètre: ce nell; que fort longtems après quil seft fervi denbsp;Meraire, (24) comme nous Ie prouverons.
LEchelle, dont Fahrenheit seft fervi au commencement , dilfére beaucoup de ceJle dont on fe fert aigourdhui. M. Grischow la nomme ]anbsp;Grande Echelle de Fahrenheit. En voici la Graduation.
On marquoit Temperé a o; ce qui revient, fur un Thermomètre dEfpritnbsp;de Vin, k 48 de 1Echelle dontnbsp;on fe fèrt aujourdhui.
On coraptoit les degrés au deflus amp; au deflbus de o.
Trés Grande Chaleur a 90 au delTus de o:
ce qui revient a 96
Trés Grand Froid - a 90 au delTous
de o: nbsp;nbsp;nbsp;- o
Nous parlerons dans la fuite plus au long du rapport de ces deux Echelles (§ 59*).
§ 35. Ce Thermomètre a fervi a un grand nombre dOblèrvations.
1°. A celles quon a faites a Berlin depuis 1725, amp; même plutót, juCjuen 1740 : on en trouvenbsp;qiielques-unes dans Ie VT Tome des Mifcellaneanbsp;'Berolinenfia. (25)
(24) Müssciienbroek dit cependant que Fahrenheit a ftit en 1709 des Thermomètres de Mercure {Introd: adnbsp;PUL Nat. 5 1568) en quoi il a été fuivi par M. Houttuy^.nbsp;Voyez un Recueii hollandois dont Ie titre eft Uitgezogtenbsp;^Natuurkundige Verhandelingen. Tom. V. p. 120. feqq.
Os) Mijcel. Berol. Tomuf VI. p. 269. feqq.
38 Dissertation svk ia comparaisqm
2°. Aux Obferyations quon a faites a Dantzig en 1709, amp; pendant queJques annees fuivantes.nbsp;M. Hanow a publié celles de 1709, 1729 amp;nbsp;1740, auxquellés il a ajouté celles quil a faitesnbsp;lui même ep 1740 avec un pareil Thermomè-tre. (26)
3. M. Doppelmayer , celébre ProfelTeur a Neuremberg, y a fait des Obfervations fuiviesnbsp;avec un pareil Thertnotnètre, depuis 1742 jutnbsp;quen 1746: on les trquve aü long a la fin denbsp;chaque Volume dp Commercium Lüterarimn No-rimbergicim.
§ 36. Les denominations de Temperé , Grand Protd, Grande chalenr ,étant indéterminées en elles
mêmes, on pourroit simaginer que cette Echelle de Fahrenheit na pas été établie fur des principes fixes, OU des points conftans. II fe peutnbsp;que cela ait eu lieu au commencement, dautancnbsp;plus que M. Grischow, qui sefl; donné beaurnbsp;coup de peine fur ce fujet, rapporte que Barns-DORF, qui avoit confervé lancienne Echelle denbsp;Fahrenheit, amp; Fahrenheit lui-même, noncnbsp;pas toujours été daccord avec eux-mêmes; il con^nbsp;jeéture en outre quau commencement Fahrenheit a quelque fois changé la pofition du pointnbsp;fixe inférieur. Quoiquif en foit, il efl; für quenbsp;cette échelle a été conftruite daprès des Principesnbsp;fixes, amp; quelle mérite en conféquence une en-tiere confiance; ceft ce que les réflexions fuivantes vont mettre, fi je ne me trompe , hors denbsp;tout doute,
(26) Dans un de fes excellens ouvrages allemands; Ie' titre en eft Sekenheiten der Naiur und Oekonmniei htrausge-gsben von Titius. 'fora. a. p. 676 amp; 630.
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DES TtlERMOMÈTRZS.
§ 37. M. Grischow (27) a afluré vers lan 1740, que Ie grand Thermomètre de Fahrenheit , conftruit alors depuis trente ans pour Janbsp;Societé Royale de Berlin, «Sc par conféquent avecnbsp;tout Ie ibin poffible, saccordoit encore parfaüe-ment avec Ie petit Thermomètre que Fahrenheitnbsp;avoit envoyé depuis peu dAmfterdam a Berlin.nbsp;Ces petics Thermomètres , dont nous parleronsnbsp;plus au long dans la fuite (§ 41. § 47), étoientnbsp;gradués au moyen de deux ou de trois pointsnbsp;fixes, «Sc font entierement femblables a ceux dontnbsp;nous nous fervons aèluellement. J1 faut done quenbsp;Ie premier Thermomètre ait auffi été conftruitnbsp;fur des principes fixes: car un te] accord nauroit
§ 38. 2°. M. Grischow a envoyé en 1736 k , M. Hanow un Thermomètre, quil avoit gra-dué daprès Ie grand Thermomètre de la Societénbsp;Royale, dont nous venons de parler (28). M.nbsp;Hanow i. gradué fon Thermomètre daprès celui-ei, en y introduifant fimplement cette dilFéren-ce, (29) quil a placé Ie Zero a 1endroit ounbsp;Fahrenheitmarquoit 90 au-deffous de Zero, «Scnbsp;90 ou celui-ci plajoit 90 au-deffus de Zero; di-vifaht par conféquent 'en 90 degrés un elpace denbsp;180 degrés (de 90 za-dejjus amp;de90 zvi-dejjbusnbsp;de Zero) mais Ja proportion reftoit la même. Qiielnbsp;en fut Ie fuccès ? M. Hanow eut occafion denbsp;comparer fon Thermomètre avec un petit Ther-
(27) nbsp;nbsp;nbsp;Mifcel. Berol. VI Tomus, p. 272. 2Ö9.
(28) nbsp;nbsp;nbsp;Seltmheiten amp;c. Toni. 2. p.676. comparée a p. 630.nbsp;feqq.
(a?) Mifeel, BeroU ibid. p. 285. § 27,
40
Dissertation sur la comparaison
niomètre ou Pyranthromètre (30) que Fahr Eif HEIT avoit envoyé de HoJlande; amp; ii trouva quenbsp;ces deux Thermomètres defcendoient a-peu-prèsnbsp;a Zero dans la matiere frigorifique j le lien par-faitement; amp; Iautre, celui du Doéleur Knappen , un peu au delTous. Dailleurs M. Hanownbsp;elTaya encore ce point o pendant le plus grandnbsp;ï'roid de Jannée 17405 lorlque fon Thermoniètrenbsp;étoit a-10. Car qe 1'hermométre plonge' dans 4nbsp;maciére frigorifique remonta de -10 a o. Or onnbsp;fait quun bon Thermomètre de Fahrenheit ,nbsp;doit marquer ce point Jorlquon le plonge dans lanbsp;matiére dont il eft quellion.
§ 39. Enfin, on poflèdoit encore a Dantzig en 1740 un ancien '1'hermomètre de Fahrlnheit,nbsp;qui avüi^ fervi aux Obfervacions de 1709, amp; quinbsp;étoit furement un des premiers que Fahrenheitnbsp;eut confiruit Ön a fait en, 1740 des Obferva-tions avec ce même Tfiermomètre lt;5c M. Hanownbsp;les a publiées avec les fiennes ; Or 1accord quilnbsp;y a. entre ces Obfervations efl: auffi parfait quonnbsp;le peut defirer pour des l'hermométres pjacés ennbsp;difiércns endroits, quoique dans la même Ville.nbsp;Enfin M. Hanow , a encore éprouvé le poirit quenbsp;eet ancien Thermomètre doit indiquer lorfquilnbsp;commence a dégeler, amp; il 1a trouvé fatisfaifant.nbsp;LEtiielle de eet ancien Thermomètre de Dantzig ell celle que nous venons de décrire § 34.
5 40. II ny a done pas de doute que ces anciens Thermomètres de Fahrenheit, qui sac-cordent fi bien entr'eux amp; avec les Thérmomè-
Ctft aiijfi que Boerhaave nomme les petits Ther-jTiOiiiètres de Fahremheit , dont 1Ecliell^ séttnd de g è 96. Voyez £4ii.. 'Cktmm. Tab. V. 'ng. 3-
-ocr page 63-DES ThERMOMÊtreS.
tres aftuels, quon fait être conftmits par de® points fixes, ne 1ayent aufli été de la^ même fa-§on. Nous avons déja dit que ces anciens Thergt;nbsp;momètres font a EJprit de Vin,
ARTICLE II.
N. IV. Second Thermomètre de Fahrenheit, V53'if2 Ie Tableau général de comparaifon N**. XIIJ,
5 41-
F AHRENHEiT paroit avoir abandonné de bonna heure 1Echelle que nous venons de décrire, amp;nbsp;que nous nommons la grande Echelle, amp; 1avoirnbsp;changée en une autre qui ne contenoit que 24nbsp;degrés. Le de^é o marquoit, fur cette échelle,nbsp;Ie plus grand froid, amp; 24 la plus grande chaleur:nbsp;de forte que le o fb rapporto a - 90 de la grandenbsp;échelle, amp; 24 a ^ 90. Chaque degré étoit fous-divile en 4 degrés, de forte que 1échelle contenoit 96 parties, De la fcxpreflion de quelquesnbsp;Phyficiens, grands degrés amp; petits degrés. Lesnbsp;24 font les grands degrés; amp; les fous divifionsnbsp;ibnt les petits.
Je dis que Fahrenheit a déjk fait ce change-inent de bonne heure. Car, dans une dilTerta-tion, écrite entre 1733 amp; 1737 (31), M. Chré-
o foO Je dis que cette dilTertation è été écrite entre 1733 % *737; car elle fe trouve dans le 5» Tomé des Mifcel,nbsp;_ ««¦oE publié en 1737 ; amp; Ton y fair mention dObfeivationsnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i7sa en Penfylvanie. II y a done apparence que
cette liiffertation auia été compofée vers 1735 ou 1736.
4-2 Dissertation sür la comparaison
TIEN Kirch, celébre Profeflèur dAftronomie a Berlin, fait mention dun Thermométre, fur le-guel o marquoit le plus grand froid , amp; 24 lanbsp;plus grande chaleur, amp; qui avoit été conOruit ilnbsp;y avoit plus de 20 ans par I'exaSt Fahrenheit. IInbsp;y avoit deux degrés au-deflbus du Zero, afinnbsp;quon en püt encore marquer, au cas que la liqueur fe condenfat jufqua ce point par quelquenbsp;froid extrêmement rigoureux. Fahrenheit employ oit done deja cette échelle avant 1717: ilnbsp;'favoit mêmé déja inventée en 1714, mais il eftnbsp;vraifemblable que ce n a guères été plutót, comma il paroitra par ie § fuivant. Ces Thermomé-tres étoient a Efprit de Fin.
§ 42. Cependant Fahrenheit faifoit un fe-cret de fa méthode : mais il étoit affiiré de la concordance de fes Thermoraétres, ce qui prouvenbsp;quil les contlruifoit par une méthode füre amp; desnbsp;points fixes. Voici ce quon en trouve dans lesnbsp;ASta Erud Lipf. pour lannée 1714. p. 380. Jenbsp;vais donnar Ja traduétion de ce qui nous con-cerne,
On y rapporte que Fahrenheit, qui se'toit arrêté quelque tems a Leipzig , conftruifoit desnbsp;Baromètres amp; des Thermomètres fuivant une méthode fecrette. II en a prefenté il y a peu denbsp; temps deux a M. Wolf, ProfelTeur a Halle,
jj
Ils font garnis de cilindres au lieu de Boules, amp; ces cilindres ibnt remplis dun elprit de Vinnbsp;teint de couleur bleue: chaque tube eft divifénbsp;en 26 degtés dont chacün contient 4 fous-divi-fions. Au fecond degré, a coramencer du ci-lindre, on a marqué très-grand froid, amp; de la,nbsp;jufqua la fin de IEchelle il y a 24 degrés. Lenbsp;quatrième marqué grand froid; le huitième
-ocr page 65-ses Thermomètres.
p Air froid; Ie ja® Tempéré, Ie 16'' Ckatid \c ap*) ^ très-Chaud: enfin Ie 24® Chaleur infupportable.nbsp;» Fahrenheit pretend avoir une méthode feloijnbsp;^ laquelle tout Ie monde peut conftruire par toutnbsp;,, dé pareils a Thermomêtres, qui feront parfai- tement femblables aux fiens, quoiquon naitnbsp; pas vu ceux - ci; de forte que siJs étoientnbsp; places aux mêmes endroits, la liqueur mpn-,, teroic ou defcendroit au même degré, Onnbsp;ajouce enfin que IVJ, Wolf, ayant éprouvé cesnbsp;deux Thermomêtres, les a trouvé en effct con-cordans.
§ 43. II nefl: pas difficile de sappercevoir que réchelle de Fahrenheit, dont on fe fert aujour-dhui, eft en effet la même que celle que nousnbsp;venons de décrire; il ny a que cette feule difference que les fous divifions de chaqqe degré fontnbsp;autant de degrés entiers, amp; en font par confé-quent quatre: de forte que Ie 24® degré eft de-venu Ie 96'.
II y a done trois echelles de Fahrenheit, que nous indiquerons ici pour un Thermomètre a Efrnbsp;pril de Vin.
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Première |
Seconde |
Troifième |
|
ou |
Echel, ou |
ou |
|
Grande Echelle. |
moyenne. |
petite. |
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90 nbsp;nbsp;nbsp;- |
nbsp;nbsp;nbsp;24nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;quot; |
- 9Ó |
|
0 |
- nbsp;nbsp;nbsp;12 |
48 |
|
90 |
- nbsp;nbsp;nbsp;0 |
- nbsp;nbsp;nbsp;0 |
|
- |
- -2 |
- -8 |
544- Si maintenant Ton confidere, que Ie premier
Thermomètre de Fahrenheit a été trouvé concor-
-ocr page 66-4-4 Dissertation sur la comfaraison
dant avec le fecond amp; le fecond avec le troifième; quils ont tous été trouvés concordans entreux ;nbsp;que par confequent le premier amp; le fecond onr ëténbsp;donftruits, 1un amp; Iautre, daprés des points fixes;nbsp;qtie le troifième eft en effet le même Thermomè-tre que le fecond; que Fahrenheit afiuroit avoirnbsp;une méthode iècrette pour les conftruire, amp; celanbsp;Ians Etaion , car il nétoit pas neceftaire de voirnbsp;un Thermomètre déja conftruit, pour en graduernbsp;dautres; quil a publie en 1723 ou 1724 la ma-niére dont il conftruilbit le troifième Thermomé-tre, amp; enfin que les deux points extremes denbsp;tous CCS Thermomètres, font en effet les mêmesnbsp;quoiquils ayent porte différens noms , il en re-fukera je crois neceffairement que Fahrenheitnbsp;a toujours employé les mêmes points fixes dansnbsp;la conftrudlion de fes Thermomètres,
§ 45, Nous parlerons ci aprés plus au long de IEchelle de Fahrenhiet ; nous remarquerons feu-lement ici que 0 exprime le degré de froid pro-duit par un melange de glace amp; de fel Ammoniac: que 32 marque le point de congélation; amp;nbsp;96 la chaleur du fang. Jignore ce qui peut avoirnbsp;engage Fahrenheit adivifer fon échelle en 9Önbsp;degres: mais pour ce qui eft du point fixe inférieur , il Ia vrailemblablement nommé Zero,nbsp;paree quon croyoit alors, que la Nature ne pro-duifoit pas de plus grand degré de froid que celuinbsp;quon avoit reffenti en 1709, ou quon avoir pro-duit par art; Boerhaave lui-mêrae ne paroit pasnbsp;avoir entierement rejetté cette idéé (32). Il die
(3a) Nature nunqtim generaverat frigus niji ado, tuneque animalia ¦vegetantia illico moriebantur hoc correpta frigore,nbsp;Elem. Chem. p. iy. Edit. Paris,
-ocr page 67-45
DES Therhomètkes.
aiiffi quele celébre Roemer elllepremier inven-teur de ce Thermométre (33). Si cela eft, il faut que la determination du point Zero, ou dunnbsp;autre point, qui, qiioique portant un nom différent , a cependant été réellement Ie même, ait éténbsp;communiquée a Fahrenheit avant lannée 1709,nbsp;puifque Fahrenheit avoit déja conftruit desnbsp;Thermomètres coricordans avant ce tems la, ünbsp;feroit affez vraifemblable en ce cas que R0E7nbsp;MER eut communiqué ceci a Fahrenheit dansnbsp;un des Voyages que celui-ci a fait en Danne-marc avant 1709.. Quoiquil en fok, ce point eftnbsp;de peu dimportance.
§ 46. II fera plus important de faire obferver que nous navons rencontré jufquici dautresnbsp;Thermomètres de Fahrenheit que des Thermo-taètxes'a Efprh dé Vin: amp; 2°. (^ue Fahrenheitnbsp;les conftruiloit daprès des points fixes. Doïi ilnbsp;fuit que la méthode, quil employoit pour parvenirnbsp;a ce but, a du autre appJiquablé aux Thermomé-tres a Mercure quil a fait dans la fuite; puilquenbsp;ces derniers font daccord- avec les premiers. ,
(33) Ib- p. 382.B0ERHAAVE dit, a lendroit cité.queRoB. WEK a vu Ie Thermométre è Dantzig h i au-deffus de onbsp;en 1709. Ceft ce dont je doiite. Roemer deraeuroit anbsp;Coppenhague, oh il avoit des emplois importans depiiis fonnbsp;retour de France. II mourut en 1710, amp; fut attaqué de lanbsp;pierre trois ans avant fa mort; maladie dont 1état amp; lesnbsp;accidens devinrent de plus en plus facheux, v, Prograrti innbsp;Obitum Roemeri, imprimé i Ia tête du troifième Volume desnbsp;Ouvrages de Horrebow. Je ne crois done pas que Roemer ait été è Dantzig en 1709; fur-tout parce que Der-IIAM fait mention des Obfervations de Roemer, pour 1709nbsp;conime ayant été faites a Coppenhague, amp; ayant indiquénbsp;un degré de froid très-approchant du froid artificiel: cenbsp;qui saccorde avec Ie re^it de Boerhaave. Voyez Phil,nbsp;Iranf. N'. 324. Vol. 26. p. 458.
-ocr page 68-Quelque fin^e que jlüifle paroïtré cette Obfèp. Vation eonfiderée en eiie-mêmej nous la croyónsnbsp;cependant importante, paree quon dit ordinai-rement, que IEehelle de Fahrenh£it a pournbsp;points fixes Ie froid artifieiel produit par le felnbsp;Ammoniac j ou le Zero, amp; la chaleur de IEailnbsp;bouillante, ou 2i2j amp; quil fuit évidemment denbsp;ce que nous avons dit ci - deflus ^ dapres les experiences indubitables de M. de Lire ^ que desnbsp;Thermometres de Mereure öc dElprit de Vin'^nbsp;determinés par ces deux points fixes luj ne fau-roient être daccord. De plus, Fahrenheit n'anbsp;jamais employé la chaleur de IEau bouillante comine lecond point fixe dans la conftruélion de fesnbsp;Thermomèti-es; amp; cefl: ce quil nauroit pu faire,nbsp;auffi longtems quil nen a conftruit que dEfpritnbsp;de Vin; car, il favoit très-bien quon ne fauroitnbsp;'determiner la chaleur dun fluide bouillant, ailnbsp;tnoyen dun autre fluide qui bout au même degrénbsp;de chaleur ou a un degré moindre (34). Or il eftnbsp;évident quil na jamais employé IEau bouillantenbsp;a Iufage que nous venons dindiquer, puifque cenbsp;neft que pour pouvoir determiner la chaleur denbsp;eette Eau quil a inventé fon Thermométre a Mer»nbsp;cure (35)*
(34) nbsp;nbsp;nbsp;Phil. Tranf. fur f am. (s' Febr. 1734. N». 381. p.3.nbsp;Okafixa, dit.il, tanti) calore afficiu7ttur , ut Mercuriusnbsp;in ThermomeUo contentus , una cum iit ebutlire incipiat,
amp; inde eorum calor memorato modo vix eerie explorari pt- tejl.
(35) nbsp;nbsp;nbsp;h- P'
-ocr page 69-4?
amp;£S Thermquètres,
N°. V. Dernier Therniomètre c/eFAHEÉNHEtT^ Voyezle Tableaugénéraldela Cfimparaifon.N'^. Y,
§. 47«
void enfin parvenus au tems 'auquel Fahrenheit porta fes Therraomètres au plus hautnbsp;point de perfèélion , en conflruifanc des Ther-
momètres a Mercure, «Sten décriyaat les points fixes dont il sefl fenu.
Fahrenheit ne paroit pas avoir eonfiruit des Thermomètres a Mercure longtems avant, 1724:nbsp;car (36) il dit dans une düTertation publiée ennbsp;1724, mais dpnt on na pas marqué la date ^ quVnbsp;yant lu, il y avoit dix ans, les Experiences par lef-quelles Amontons a trouvé que la chaleur denbsp;lEau bouillante eft conftante, il avoit penfé anbsp;conflruire un Thermométre, au moyen duquef.ilnbsp;püc fliivre cette découverte: quil en avoit eflayénbsp;quelques-uns, mais que fes efforts avoiept été inu-tiles ; que des occupations nombreufes lavoiencnbsp;obligé de remettre ces recherches a une autre oc-»nbsp;cafion, amp; quenfin il étoit tombé fur.lidée dunnbsp;Thermométre de Mercure. II neft done pas improbable que ce Thermométre pourra avoir éténbsp;inventé verslannée 1720. (37)dautant plus quil
(36) nbsp;nbsp;nbsp;Ibid.
(37) nbsp;nbsp;nbsp;Fahkenheit alia en 1710 a Dantzig: enfuite ennbsp;Courlande amp; en Livonie: en 1714 i Leipzig amp; k Berlin j
-ocr page 70-48 Dissertation sur ea cömparaison
sefl; écoulé un efpaee de trois ans entre fes Ex^ J)ériences fiir la chaleiir dé IEaii boiiillante amp;nbsp;celles fur les autres fluides bouillans, done il faitnbsp;mention dans ce Mémoires
Au felle Fahrenheit na rien dit dans ce Memoirede la conftruftion de fes Therinoinètres,nbsp;fi ce nefl i°,' que le 48® degré eft le milieu entre le froid quon produit au moyen de glace amp;nbsp;de fel ammoniac, ou de fel comraun, amp; la cha-leur du fang dun homme en fanté : amp; 2° que
rAlcohol bout k . , nbsp;nbsp;nbsp;176
IEau de Pluie '. . nbsp;nbsp;nbsp;212
IEfprit de Nitre . ^ nbsp;nbsp;nbsp;242
Une diflblution de Potafle 240 LHuile de Vitriol .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;540
§ 48. Fahrenheit donna peu de temps apfes la defeription luivante de fon Thefmomécre: (38)nbsp;nous croyons devoir la traduire a-peu-prés ennbsp;entier.
Je conftriiis fur-tout deux fortes de Thermo- mètres, les uns at Efprit de Ein les autres aMer-,, cure: leur longueur dilFere felon 1ufage auquel ils doivent fervir: mais il saccordent tous en
(38) Phil. Tranf. N. 382. Vol. 33- p. ?«.
-ocr page 71-BES Th^RMOMÈTRESi
ceci, quils font concordans pour tons les de- gres de lEcbellej amp; qtiils achévent leurs va-j, nations entre des limices fixes.
LEchelIe des Thermométres, qui lèrvent feu- lament aux Obfervacions météorologiques, com- mence a Zero amp; finit au pö' degré. La gra- duation de eette échelle efl fondée für trois points fixes, quon peut determiner, pari^rt,nbsp; de la maniére fuivanté. Le premier de césnbsp; points eft au bas dé Iechelle, il eft determin'dnbsp; par un mélange de Glace, dEau, amp; de Selnbsp;j. Ammoniac ou de Sel coinmun: amp; fi Jbh plongenbsp; le Thermomètre dans ce mélange, fa liqueurnbsp; defeeiad au degré marqué Zero. Cette Expé- rience réuffit inieux en hyvef quen éte.
On obtient le fécortd point fixé, én mêlailt de 1Eau amp; de la Glace fans fels; amp; eh plon- geant le Thermomètre dans ce mélange , la li-,, queur parvient au crente-deuxième degré. Jé
homme ce point le cotmrtencement de la congé-,, lation: car les Eaux dorma'htes fe coüvrent déja dune glace trés-mince lórfque le Thermomê- tre parvient en hyver a ce degré.
Le troifième point eft au 96® degré. LEf-j, prit de Vin fe dilate julqua ce point, lorfquon dent le Thermomètre dans la bouche ou fousnbsp; laiffelle dun homme bien-portant, auffi long- tems quil le faut pour quil acquierre parfaite-5, ment la cHaleur du corps. LEchelIe des Ther- momètres, qui fervent k déterminer la chaleurnbsp;j, de fluides bouillans j commence auffi a Zero, amp;nbsp;»gt; contient doodegrés: car le Mercure, contenunbsp;5) dans le Thermomètre commencei k bouillir anbsp;ij peu-près a ce degré.
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5 49 Voila done Ja vraie méthode de Fahren-BEiT. II ne fe contentoit pas demployer deux points fixes, d en empioyoit trois. II nernployoitnbsp;pas, au commencement, la chaleur de IEaunbsp;bouillante comme un point fixe ; peut-être Ia-t-iLnbsp;fait dans la fuite: aumoinsM. MussenENBROEKennbsp;parle-t-il fur ce pied-Ja; amp; i] auroit pu le faire:nbsp;car ce]a revient a Ja même chofe pour un Ther-momètre deMercure: peut-être méme vaudroit-ilnbsp;mieux employer o ou 32 amp; 212, que o ounbsp;32 amp; 96: paree que les erreurs, quon peut com-rnettre , fe diftribuent alors en un plus grand efpa-ce, amp; font paria même moins importantes (g 22).nbsp;Mais, on segareroit entierement fi 1on vouloitnbsp;conftruire des Thermomètres a Elprit de Vin denbsp;cette maniere. Puis done que Fahrenheit anbsp;conftruit des Thermomètres a Elprit de Vin con-cordans avec les Thermomètres de Mercure, jainbsp;cru devoir expliquer ici au long la méthode quem-ployoit ce célébre artille, amp; qui paroilToit tom-bee en oubli, afin quon en pCit conclure comment il graduoit fes Tiiermomètres a Elprit denbsp;Vin, amp; comment on les doit comparer avec lesnbsp;Thermomètres a Mercure.
§50. Nous venons de voir que Fahrenheit ne marquoit pas Je 32'' degré a IEau qui commence a géler , mais au froid que produit un melange deau amp; de glace j ce froid eft done celuinbsp;de G/ace dans IEau, ou, comme sexprime M.nbsp;DE Luc, de Glace qui commence a fondre: dilfé-rence a laquelle on doit bien faire attention, pareenbsp;que nous verrons ci-aprés que le froid de IEau quinbsp;commence a geler eft plus grand (§ 92.). Fahren-HElt ajoLite, if elt vrai, que des eaux dormantesnbsp;pmmencent a fe couvrir de glace quand .le Thet-
-ocr page 73-5i
DES THERMOMÈTRESi
hlomètre efl a 32: mais il eft aifé de condurre de fes paroles mêmes, que ce nefl pas a une Experience immediate, mais fimplement une Oblerva-tion quil a faite dans la fuice, Le 32® degré denbsp;Fahkënheit fe rapporte done au o de M. de Lucnbsp;(§ 31.) amp; a 0.8 du Thermoraétre de M. Reaumur (§. 91. 92.)
5 51. 11 eft dautant plus néceflaire davoir égard a ce que nous venons de dire, que plufieurs ecri-vains ont déterminé ce point 32 dune manierenbsp;toute différente. Le Dodeur MaRTINE (39)nbsp;confond la temperature de IEau qui commence a
fe geler, avec celle de la Glace qui fond, quoi-quil fixe fur les Thermomètres de fa propre conftrudion le 32® degré de Fahrenheit aunbsp;moyen de glace ou de neige qui commencent anbsp;fondre, M. Musschenbroek (40) dit, que lenbsp;32 degré eft le point auquel la glace commencenbsp;a fe former dans de grandes maffes dEau. (Magn^nbsp;aquee ma£h.')
5 52. Boerhaave paroit atmir beaucoup mieux connu ce point tel que Fahrenheit le déter-minoit: II dit (41) que la gelee blanche commence a voir lieu a 32®: amp; ailleurs (42) que IEaunbsp;De fe gele pas encore lorfque le Tiiermométre anbsp;fair libre eft a 32. II détermine enfuite le commencement de la congèlation de cette maniére.
II pend un Thermometre a fair libre , (3^ a cóté de celui-ci un petit morceau de toile hu-
(39) nbsp;nbsp;nbsp;Ejja^s on ConJiruBion of Them. EJf. IV. g 14-16.
(40) nbsp;nbsp;nbsp;Intiod. ad Phil. Nat. § 1568.
(41) nbsp;nbsp;nbsp;Elem, Chem. p. 3S2.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, (42) Ibid. p. S6-
0 2
-ocr page 74-52 Dissertation sur la comParaison
meftée dEau pure. II attend jufqua ce que cette humidite fe gele; amp; il trouve que cette congé*nbsp;lation, ou plutot ce giyre commence deja aunbsp;33' degré (43). Or fi 1on plongeoit cette toilenbsp;dans IEau, il nefl pas douteux que ce giyre ne.nbsp;fe dégelat, amp; ne fe fondit en un moment: L4'nbsp;temperature de la glace qui commence k fe fondre'nbsp;dans IEau, mais qui ne fe fond pas entierement,nbsp;eft done au-deffous de 33. .Ilrefulte dela, quenbsp;le fecond point fixe de Fahrenheit,, le 32® de*nbsp;gré, doit être placé a la glace qui commence anbsp;fondre , comme il le dit lui même. Cette méthode de Boerhaaye a été fuivie par le Doc-teur Schaaf, qui marque alors 32, amp; par con-fequent un degré trop has. (44)
^53. La dilatation ou la condenfation quun fiuide eprouve par un degré de chaleur détermi*nbsp;né, eft conftante. Il fuit de la, que la proportionnbsp;qui! y a entré la quantite de liqueur contenuenbsp;dans la boule du Thermométre (a une temperature connue, ou lorfque le Thermométre indiquenbsp;un certain degré ) amp; la quantité de liqueur quinbsp;séléve dans le tube par un changement déter-miné de temperature, eft invariable, ou, en au-tres mots, que la proportion quil y a entre lanbsp;boule amp; le tube eft conftante. Mais, commenbsp;Fahrenheit na pas déterminé fon echelle par lanbsp;proportion quil y a entre la boule amp; le tube,
(43) nbsp;nbsp;nbsp;Le celébre Hales remarque, a jufte titre, que ceUenbsp;toile humeaée de Boerhaave, fe gêle avanc que rEfpritnbsp;de Vin ou le Mercure des Thermomètres ait acquis cenbsp;degré de froid. Phil. Tranj. N°. 482. Vol. 44. p. 695*
(44) nbsp;nbsp;nbsp;Voyez un Journal Hollandois qui porte pour titrenbsp;Nieuwe Vaderlsndjchs Letter Qeffeningm. Tom. V. p. 263.nbsp;des mélanges.
-ocr page 75-BES Thermomètres. 53
ainfi que la fait M. Reaumur , mais uniquement par la pofition des points fixes, il na rien dit denbsp;cette proportion. II efl; cependant facile de lanbsp;déterminer.
Soit a- la quantité de liqueur quil y a dans Ia boule lorfque Ie Thermométre efl; a 32 : il ennbsp;fortira 180 parties ou degrés lorfque Ie Thermo-mètre fera plongé dans lEau bouillante. Mais lanbsp;dilatation que Ie Mercure éprouve par ce changement de chaleur efl, felon M. Nollet denbsp;amp; felon M. DE lIsle de ainfi par
un milieu, de nbsp;nbsp;nbsp;on a done ~nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;ou
1800000
* = quot;lïT =
§ 54. On a remarqué, avec raifon, que Boer-iiAAVE na pas toujöurs été daccord avec lui-même fur la determination de cette proportion (45): on en trouve trois dans fes ouvrages, quenbsp;nous allons expofer en peu de mots.
1°. Boerhaave (46) parle dun Thermométre de Mercure, que Fahrenheit confiruifit pendantnbsp;Ie rigoureux hyver de 1729, amp; quil employa anbsp;fes belles Experiences fur Ie froid artificiel. Cettenbsp;échelle étoit prolongée a 76 au-delTous de Zero,nbsp;amp; Ie Mercure defcendit dans ces Experiences anbsp;40 au-deflbus de Zero. Parconféquent dit Boer-5, HAAVE Ie Mercure seft condenfé de 640 partiesnbsp;5, de fa maflè 10782 depuis la chaleur oii ilnbsp;5, bout, julqua ce froid la: fon poids a donenbsp; augmenté dune 17e partie, uniquement par la
(45) nbsp;nbsp;nbsp;Martine, EJfay IV. §25, de Luc. § 430. b.
(46) nbsp;nbsp;nbsp;Elem. Chem. p. 87.
54 Dissertation sur la comparaison
chaleur amp; par le froid qui nous font connug. C^rte maffe 10782 eft celle que le Mercure con^nbsp;tenu dans la boule avoit lots de ce grand froid;nbsp;car autrement la condenfation auroit. été dunenbsp;18 ¦ parde : Or pour parvenir de 40 a 3a j il ynbsp;fort 72 parties de la boule: il en reftoit done feu-lement 10710 au point de congelation, ce qui eftnbsp;fort éloigné de notre calcul.
amp; dans
a obfervd en Iflande en 1709
§ 55. Void comme Boerhaaje sexprime au fujet de la feconde determination (47). Lanbsp;,, boule du beau Themomètre a Mercure dcnbsp; Fahrenheit contient 11124 parties: elles vin-,, rent a Zero pendant le plus grand froid quon
j, Ieau bouillante le Mercure parvient a 212:. ainfi, en failant abftradion de la dilatation dunbsp; verre, il occupealors i rsjödegrés. Mais,pournbsp;parvenir de o a 32, il fort 32 parties de la bou»nbsp;le, il ne refte done que 11092 degres ; ce quinbsp;ne saccorde, ni avec notre calcul, nialvec la determination précédente.
§ 56. Enfin Boebhaave décrit (47*) un Ther= mometre dont la boule contient 11520 parties (Sfnbsp;le tube 9Ö: il ny a done au point de congèla-snbsp;tion que 11488 parties dans la boule; ce qui dif-ferre de rechef des determinations précéderites,
Jignore quelle eft la caufe de ces differen*» ccs; dautant plus que la determination que Boer-haave a donnee pour IElprit de Vin, saccordenbsp;avee celle qui a été étabhe par dautres Phyfi-ciens.
(47) Chtm. p.94. (47*). ibid. PlancheV.
-ocr page 77-55
DES ThERMOMÈTRES.
ARTICLE IV.
Faux Thermomètres de Fahrenheit.
N®. VI No. VII. Thermomètres a Efprit de Fin.
Foxez Ie Tableau ïïénéral de comparaifon.
NO. XIV. XV.
5 57.
*;e nomme faux Thermomètres de Fahrenheit, tous les Thermomètres a Elprit de Vin, qui portent lEchelle de eet Artifte, amp; qui ne font pasnbsp;gradués daprès les trois points fixes dont Fahrenheit sefl; fervi.
Un Thermomètre a Efprit de Vin, furlequel ces trois points font marqués immédiatement,nbsp;saccorde a 96, 'a 32, amp; a o avec un Thermo-métre de Mercure: il en dilFérera plus ou moinsnbsp;dans les degrés intermédiaires, mais ce fera très-peu au-dellbusde 32. On voit ce Thermomètre dans la 2® Colomne de la Table fuivante, quenbsp;jai calculée daprès les principes de M. de Lucnbsp;établis 5 15 amp; 5 28.
5 58. Si lon gradue un Thermomètre dElpn't de Vin felon un Etalon de Mercure, on peut com-niettre un trés-grand nombre derreurs.
1°. Si lon grés o amp; pb ,
détermine immédiatement les de-ce quon peut faire aifément, la . partie fupérieure de lEchelle, comprilê entre cesnbsp;deux degrés, iêra bonne; mais la partie inférieurenbsp;D 4
-ocr page 78-50 Dissertation sur ia comparaison
ije Ie fera pas: on voit un pareil Thermomètre dans la quacriéine Colonne de la Table fuivantenbsp;fous Ie titre de Faux Thermomètre de FAHRENrnbsp;HEIT N^. I.
2°. Si lon divifoit lEchelle dun Thennomé-tre a Efprit de Vin, en determinant immédiate-r ment les points de Congèlation amp; dEau bouillan-te, c: a: d: felon la méthode de M. pE Luc,nbsp;un pareil Thermomètre difFéreroit, pour tons les.nbsp;degrés intermédiaires , beaucoup dun Thermomètre a Mercure 5 comme on Ie voit par la dnquiè-ine Colomme de la Table fuivante y oü jai placénbsp;ce Thermomètre fous Ie titre de faux Thermomètrenbsp;de Fahrenheit 2.
5 59. Parmi les Thermomètres a Efprit de Vin de Fahrenheit, dont on seft fervi gi-devant,nbsp;.amp; quon rencontre encore quelquefois , il y ennbsp;aura furement oü lon trouvera les défauts donenbsp;nous venons de parler. Celui dont M, Musschen-EROEK, seft fervi en 1728 approchoit beaucoupnbsp;dans fa partie inférieure du faux Thermomètrenbsp;2. Car ce celébre Phyficien rapporte (48)nbsp;que ce Thermomètre a Efprit de Vin, qiii mar-quoit, tont comme un Thermomètre de Mercure,nbsp;gt;^2 amp; 96 aux points de congèlation amp; de chaleurnbsp;de fang, amp; qui avoit par conféquent la mêmenbsp;échelle que celui-ci, ne defcendoit cependantnbsp;quau 10^ degré dans un mélange de glace amp; denbsp;fel ammoniac, au lieu quil auroit dü defcendrenbsp;a Zero, tout comme ie Thermomètre de Mercure. Selon les principes de M. de Luc , un Thermomètre dEfprit de Vin, 2, doit marquer
(48) Ephémérides Metenr. Ulltojec. pro An. 1728, ad Cal-eem DiJJert- Ehyji. p, ggo.
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DES Thekmomêtres.
Ie 8 degré lóffquun Themomètre de Mercure eft a Zero. Doü il réfulte que ce Thertnomècrenbsp;dEfprit de Vin de M. Musschenbroek avoitnbsp;été gradué dapres un Therraoraètre a Mercure,nbsp;amp; même avec peu de foin. Au refle ce Ther-momètre confirme fortement ce que nous avonsnbsp;dit ci-deflus (5 2d) des Thérmomètres qui fontnbsp;concordans dans une grande partie de lEchelle.
§ 59*. Voici la Table de:ces Thermomètres. Jai placé dans la prémière Colonne 1anciennbsp;Thermométre de Fahrenheit (§ 33) amp; Ienbsp;nouveau Thermomètre, maïs dEfprit de Vin,nbsp;dans la troifième. Les quatre Thermomètresnbsp;4 Efprit de Vin ont été calculés, relativementnbsp;au Thermopiètre de Mercure, (Colonne 2) ie-Ion les,principes de M. de Luc, en faifantnbsp;attention a la difFérence quil y a entre 1Elpritnbsp;de Vin amp; Ie Mercure, quoique les points o,nbsp;32, amp; pd portent les mêraies noms.
58 Dissertation sur la comparaison
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Thermomètres de Faiïrenheit. Vrais Thermomètres. i| Faux Therm. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Nos* du Tableau genéral de compar. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
II fuit évidemment de tout ce que nous avons dit, que ceft la même chofe pour un Thermo-rnètre de Mercure, pourvCl quil foit conftruitnbsp;avec foin, detre gradué daprèsun Etalon, ounbsp;immédiatement,amp; que les points fixes quon em«nbsp;ploie font indiiférens. Ce qui démontproit feul,nbsp;amp; indépendamment de toute autre raifon, com-tien Ie Mercure eft préférable alEfpritde Vin.
-ocr page 81-$9
ȣS XHERMOMiTRES.
article V.
Des Themomètres qui font des imitations-du Ther-momètre de Fahrenheit.
^uelques Phyficiens ont fait des changemens è 1Echelle de FAHRENHEIT. Nous allons en don-itjer la defcription.
N. VIII, Thermomètre de Barnsdorf,
§ 6o. Fahrenheit, e'tant a Berlin en 1712 amp; 1713 , communiqua fa méthode de conftruirenbsp;des Thermométres concordans a fon maitre ennbsp;Mathématiques fublimes, M. Barnsdorf (49),nbsp;quiretint lancienne Echelle de Fahrenheit (§ 33),nbsp;que celui-ci ne changea quaprès fon départ denbsp;Berlin. Mais, au rapport de M. Grischow,nbsp;Barnsdorf na pas toujours été daccord avec luinbsp;même dans la graduation de fes Thermométres:nbsp;auffi a*t-il fait deux Echelles. La première lè re-duit a eed,
¦Chaque degré efl: fousdivifé en 8 parties, que nous exprimeroris par des huitiètnes. Voici en-fuite la comparaifon.
Barnsdorf.
9 'gt;
II
o
-i
Fahrenheit.
.90 - o -
U9) GiiiscHOW en donne Ia defcription Mijcell. Berol. lom. VI. p. 271. 5 10,11,12. V. aiifli CoTTK Traité denbsp;Mttm, p. 122.
-ocr page 82-6o Dissertation sur la comparaison
II eft évident que cette Echelle provient de celle de Fahrenheit : carles 23degrés en font 184nbsp;petits: en y ajoutant encore 1 grand degré ounbsp;8 petits, on trouve 192 de Barnsporf pour 180nbsp;de Fahrenheit,
On peut aufli exprimer cette Echelle de cette fagon, amp; Ion obtiept alors la feconde Echellenbsp;de Barnsporf.
An. Th. de Fahr, Barnsd.
26- 90
2 - o
Dou il réfulte que Barnsporf na pas bien compris la méthode de Fahrenheit, ou quil nenbsp;ia pas exécutëe avec aflez de precision.
Jignore fi Ton a publié dautres Obfervatiops -faites avec. ce Thermométre, que celle du grandnbsp;froid quon a éprouvé a Berlin en 1716. (50)
N°. IX. Themomètre de Lange, Lerch amp;Maas.
5 dl. M. Lange, ProfelTeur de Mathématiques a Halle, apprit de Barnsporf Tart d? conftruirenbsp;des Thermomètres: mais ceux quil a faits nenbsp;saccordent, ni avec ceux de Barnsdorf , ni avecnbsp;ceux de Fahrenheit. M M. Lerch amp; Maasnbsp;apprirent eet art de Lange. M. Grischow (51),nbsp;qui a examine ces Thermomètres avec foin, otqui
(50) nbsp;nbsp;nbsp;Ce froid fe trouve décrit dans les Mifcell. Eerol,nbsp;Tm. VI. p, 314.
(51) nbsp;nbsp;nbsp;Mifcell. Berol. Tom. VI. p. 31*-
-ocr page 83-DES THERMOMèTRES. nbsp;nbsp;nbsp;Ót
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ies a compares longteras entreux amp; avec celui de Fahrenheit, établit Ia comparaifon fuivantenbsp;entre Ie Thermomètre de Lange amp; celui denbsp;Fahrenheit. | ||||||||||||||||||||
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- Dans Ie premier cas, 24 degrés de Lange en font 168 de randen Thermomètre de Fahrenheit , OU I degré en fait 7 ; Voici done unenbsp;comparaifon plus détaillée.
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Fahrenheit. |
Lange* | ||
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Anc. |
NouVi |
N®. I. |
No. 2. |
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90 |
9Ó |
24 |
96 |
|
8 |
- 52. 3 |
12 |
0 |
|
0 |
- 48 nbsp;nbsp;nbsp;- |
10.85 | |
|
-78 |
- 6.4 - |
0 |
96 |
|
90 |
------ 0 nbsp;nbsp;nbsp; |
-1.7 | |
La comparaifon du 8= degré de Fahrenheit , amp; du_ 12= de Lange a été faite par des Obferva-tions immédiates.
Jignore fi lon trouve quelque part des Ob-fervations faites avec ce Thermomètre.
^ 5 62. On voit par ce quon vient de dire, com-bien Barnsdorf, Lange, amp; dautres Phyficiens, qui ont fuivi la méthode de Fahrenheit , fe fontnbsp;ewrtés des régies prefcrites par eet excellent ar-
-ocr page 84-DlSSÈRtATIÓIC SIJR tA COMfARAlSON
N* IX. Tbermomètre de Chrétien Kirch. Fiiyez Ie Tableau general dc comparaifon, N°. XV L
g 63. M. Chrétien Kincii , célébre ProfelTeuf dAüronoffiie a Berlin, seft fervi dun Thermo-metre a Efpnt de Vin de Fahrenheit. Ce Ther-momètre étoit gradué felon la feconde Echellenbsp;(§43) c:a: d : divifé en 24 degrés, qui, con-tenant chacun 4 parties, font en tout 96 degrés (52).
M. Kirch voyant que fon Thermomètre, qüi étoit conftruit depuis 1715 ou 1716, ne saccordoitnbsp;pas avec dautres Thermomètres de Fahrenheit,nbsp;en fit venir un autre du même Artifte, vraifem-blableraent vers 1730, pour pouvoir Ie comparernbsp;au fien amp; a qnelques autres. II trouva que cenbsp;nouveau Thermomètre saccordoit parfaitementnbsp;avec un autre, mais difFéroit beaucoup du fien.nbsp;Ce nouveau Thermomètre fe tenoit prefque tou-jours 6 degrés plus haut; mais un peu plus ou unnbsp;peu moins dans de grandes chaleurs, ou dans denbsp;rigoureux froids. Pendant un froid rigoureux,nbsp;lorlque Ie Thermomètre de Kirch , étoit environnbsp;a ö, cette différence he monta qua 5 degrés:nbsp;mais elle fut de ój degrés pendant de fortes cha»nbsp;leurs.
§ 64. M. Grischow donne une idéé plus exacte de cette diiférence (53). F dit quon doic ajouter 6 degrés au Thermomètre de Kïrch,nbsp;pour Ie rapporter au nouveau Tfiermomètre de
(52) nbsp;nbsp;nbsp;Mifeell. Birol. Tom. V. p. 129.
(53) nbsp;nbsp;nbsp;Ibid. Tom. VL p. 283-
-ocr page 85-63
DEI THEllMOllèTRES.
Fahrenheit: niais quon nen doit ajouterque quatre ou cinq pour le rapporter a celui qui fenbsp;trouve a la troifième Colonne de Ia Tatle dunbsp;5 59*. La raifon de cette différetice iè trouvenbsp;fiirement dans une conftrudlion moins exafte dunbsp;Thermoraètre de Kirch. Or coinme le nombrenbsp;de degrés, quil faut ajouter pour faire la réduc-tion, efl a peu-près conflant, ilsenfuit, quenbsp;Terreur ne fe trouve pas dans la proportion desnbsp;degrés, mais plutót dans la fituation dun desnbsp;deux points fixes j peut être dans celle du Zero.nbsp;Le Thermomètre dé Kirch étoit dEfprit denbsp;Vin: le Pyranthromètre, avec lequel on Ta compart , étok de Mcrcure ; inais quoiqüil en
5 65. M. Kirch a drelTé lui-inême une Table de' comparaifon entre fon Thermomètre amp; Tancién Thermomètre de Fahrenheit, maisnbsp;M, GrisCHo w qui Ta publiée, ne paroit pasnbsp;y faire grand fond: eeff pourquoi il en a dreflenbsp;une autre, au moyen dOblervations exaóles,nbsp;faices en même tems fur les deux Thertnomètresnbsp;places Tun a cóté de Tautre. Nous aliens don-ner cette Table, en y ajoutant dans Ia troifième Colonne le nouveau Thermomètre de Fahrenheit, mais 3 Efprit de Vin. Les degrésnbsp;de Kirch font de grands degrés, qui en con-tiennent chacun quatre petits: deforte que lesnbsp;huitièmes parties font des demi petits degrés.nbsp;En multipliant done les degrés de Kirch parnbsp;4, on obtiendroit ceux de Fahrenheit, finbsp;ces deux Thermomètres saccordoient parfai-ment.
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64 Dissertatioïï sur Ik gompakaison | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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§ 66. Cette Table de cpmparaifon diffcre en general peu de ce que dit M. Kirch , quonnbsp;doit multiplier fes degre's par 4, y ajouter lesnbsp;petits degrés. amp; puis encore 6 degrés, pournbsp;réduire fon échelle è la vraie écheile-^e Fahrenheit : p. ex. 4 R 12 -f 6 = 54 : onnbsp;trouve dans la table 53.9. Mais cette Table nenbsp;saecorde pas toujours avec rénoncé de M.nbsp;KiRcn; p. ex loi, c:_a: d: 10 grands de-gres amp; deux petits, font 10nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4 -h 2 6 oa
48 , au-lieu de 45.8 quön trouve dans la Table. Ces differences proviennent certainement dirrégularités dans Ie tube. En général, i y 1 - Jnbsp;OU i6,625degrés de Kirch, en valent 73.67.5nbsp;OU 66.1 de Fahrenheit i c: a: d: quun degrénbsp;de Kirch en vaut 3.99 de Fahrenheit : on ynbsp;peut fubllituer 4 fans erreur fenfible. Le pointnbsp;de congelation tomberoit done
a 6.72 du Thef. de Kirch Le Zero de Fahrenheit a i. 3 au-deflbus de o.nbsp;Le 96® degré. ¦7-; 22.7. Mais, felon lanbsp;comparaifon immediate de M. Grischow,nbsp;que nous fuivons dans notre Tableau de Comparaifon , le point de congèlation tomberoit a 7nbsp;d. du Thermomècre de Kirch.
^ nbsp;nbsp;nbsp;Nous
-ocr page 87-DES
[ERMOMÈTRES.
Nous ne nous arrêterons pas davantage a ce Thermomètre. Je ne fache pas quon ait publiénbsp;dautres Obfèrvations faites avec ce Thermomètre, que celles quon a faifes en Penfyivanie er»nbsp;1731 amp; 1732, amp; celles que M. Kirch a faitesnbsp;en même tems a Berlin, amp; quil a comparéesnbsp;aux precedences.
Tliermomètres de Hanow;
N*. XI. Premier Thermomètre de HaKOW.
Nquot;. XII. Second Thermomètre de Hanow.
Voyez Ie Tableau gènéral de comparaijon , N°. XVII
§ 6j. M. Michel Chrétien Hanow , très-habile Profefleur a Dantzig , a conlèrvé lÉchelle de Fahrenheit , en y introduilant cependant unenbsp;legére différence (54), Lancierine échelle denbsp;Fahrenheit contient 180 degrés, 90 au-deffusnbsp;amp; 90 au-deffous de o,ou du temperé. i\fin déviter lesnbsp;erreurs quon peut fi aifement comiriettre en comp-tant les degrés de cette doublemanière, M. Hanownbsp;a divifé fon échelle en 90 degrés feulement, denbsp;fajon que chaque degré en vaut deux de TEchellenbsp;de Fahrenheit: il place enfuite
G a 90 au-deflbus de Zero de Fahrenheit
45 a o
90 a 90 au-deflus de Zero.
M. Hanow a publié les rélultats généraux des Obfervations quil a faites a Dantzig au moyeii denbsp;ce Thermonictre, depuis i739jufquen 1752. (yy).nbsp;Ce Thermomètre eft dEfprit de Vin.
C54) Mifcell. Berol. Tomus VI. p, 285. (55) Sdtenheiten amp;c. Tom. tl. p._Ö39»
-ocr page 88-éS DiSSÊRTATiON SUR tA COMPARAISON
§ 68. Le Therfflomètre, que nous venons de décrirej defcendit en 1740 jufqua 10 degrés au-deflbus de Zero: Ceci donna occafion a M. Ha-wow dabaifTer Ie Zero de fon Thermomètre, denbsp;10 degrés; mais il laiffa aux degrés Ia même gran*nbsp;deur quils avoient; il fe contents de compter 10nbsp;degrés de plus,
On a done cette Table de comparaifon.
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Fahrekheit. Hanow* | ||||||||||||||||||||
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Jignore fi lon a public quelques Obfervations fakes avec ee Thermomètre. Mais dans unenbsp;DilTertation quil a publiee fur IEtat de TAtmof-phere a Dantzig, (56) M. Hanow a reduit a cenbsp;nouveau Thermomètre les Obfervations qu il avoitnbsp;faites avec le premier depuis 173^jufquen 1752.
Nquot;. XIII. TJiemomètre de Fowler.
g Öp. On ne sétonrrera pas , je penfe , fi je place ici le Thermomètre de Fowler , pnifquilnbsp;ne paroic être en efFet quune copie de 1anciennbsp;Thermomètre de Fahrenheit. Nous donnonsnbsp;le nom de Fowler a ce Thermomètre , pareenbsp;quau rapport du Do£leur Martine , eefl; Fowler qui en conflruifoit le plus grand nombre.nbsp;M. Martine, en donne la defeription fuivante (57).
(56) Cette DilTertation eft irapriméedans le 3* Tome des Seltetiheiten.
iSl) nbsp;nbsp;nbsp;S 12. p. 228. Notre comparaifon coïn«
-ocr page 89-bES TilERMOMiTRÉS. nbsp;nbsp;nbsp;S?
j, On fait eii Angleterre , un ufage trés - fré* 5, quent dun Thermométre, oü la chaleur moyen*nbsp;3, ne de 1Air eft regardëe corame nétant ni
i, nbsp;nbsp;nbsp;chaude ni ffoide: on la marque par conféquent
j, nbsp;nbsp;nbsp;Zero. On compte les degrés au-deffus amp; au-3, delïbus de Zero. Je ne peufe pas que ces Ther-
momètres foient conftruits fuivant^ quelques 33 principes reguliers ou fixes. Us indiquent or-i, dinairertient Ie point de congelation a 30 au»nbsp;5, deffüus de Zero.quot;
Voila en efiet üne grande conforinité aved 1ancienne Echelle de Fahrenheit , fur laquelle
5 70. Ces Thermomètres de Powler parois-fent dependant avoir été eonflruits avec peu dé foin : car Powler ayant examiné fon étalon 3 knbsp;Ia prière du Doéteur Martine, il a trouvé quenbsp;lEfprit de Vin defcendoit au 34 degré lorlque I3nbsp;boule étoit entclirée de neige fondante: oc M.nbsp;Martine a trouvé lui-même, que Ie lö'degrénbsp;au-delTus de Zero, coincidoit avec Ie 64. dminbsp;Thermomètre a Mercure.
Le 34' degrë au-defTous de Zero de 1atldeii Thermomètre de Fahrenheit fe rapporte h peu-près au 30' dun Thermomètre a Mercure. Ainfinbsp;ie 34* degré de Fowler fe rappOrte au 32' dunbsp;Thermomètre a Mercure j au-lied de fèrappor-ter au 30®, comme il lauroit fallu. Le degrénbsp;¦ deffus de Zero de lancien Thermomètre fe
cide avec celle de Martine, de Iouvrage duquèl ridus 1^* vons tirée. Voyez CoTTE» Traité de Mittür, p, 131;
Dissertation sur la comfaraison
rapporre au 57.8 du Thermomètre de Mercure, au-lieu de fe rapporter a 64, comme Ie fait Ienbsp;16= degré du Thermomètre de Fowler.
§ 71. Si 1on étoit afluré que tous les Thermo-mètres de Fowler ont été conftruits avec foin daprès Ie même étalon, on pourroit, en quelquenbsp;forte, les comparer aux Thermomètres a Mercure de Fahrenheit, puifque, felon les donnéesnbsp;du Dr. Martine, -34 coincide avec 32 de F,nbsp;amp; -f- 16 avec 64, amp; que par conféquent 50 de-grés de Fowler en font 32 de Fahrenheit , ounbsp;que I Fo =: 0.64 Fa. Mais on ne fauroit ranger cette comparaifon parmi les plus exaftes »nbsp;puilque les degrés 32 amp; 64 ne font pas aflez éloi-gnés fun de Iautre. Voici cependant cette com-paraifon de 10 en 10 degrés.
Fovr, Fa. 10 - 60.2nbsp;o - 53'8nbsp;. 10 - 47.4nbsp;20 - 41
Fow. Fah. Fow. Fall, -30 - 34.6nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;70-9
40 - 28.2 nbsp;nbsp;nbsp;80 - 2.6
5Q - 21.8 nbsp;nbsp;nbsp;90 - 3.8
ÓS - 15.4
Fow. Fall. nbsp;nbsp;nbsp;Fo-sr.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Fa.
90 - III.4 nbsp;nbsp;nbsp;50nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;S5 8
£0 - 105.4 nbsp;nbsp;nbsp;40nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;79-4
70 - 98.6 nbsp;nbsp;nbsp;30nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;73
60 - 92.2 nbsp;nbsp;nbsp;20nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;6(5.0
On fe fert beaucoup en Angleterre de ce Thermomètre dans les ferres, amp; dans les orangeries , ainfi queM. M. Martine amp; Hales (58)nbsp;Ie rapporten! : mais je nai trouvé aucune Ob-fervation imprimée qui ait été faite avec cenbsp;Thermomètre de Fowler.
XIV. Thermomètres de Eergen.
5 72. M. Bergen , ProfeiTeur en Medécine a Frankfort iur 1Oder, a conftruit fon Thermo-iiïétre daprés celui de Fahrenheit, mais il y a
(58) Ve^et. Statiks. p. 61.
DES Thermomètres. ^9
fait de trés - grands changemens. II fe fert de Mercure, amp; void comme il procédé,
II marque Givre a 6 degrés au - deffus du point de congèlation, amp; il y place Zero.
II marque la premiere congèlation a 4 degre's au-deffous de ce premier point, 011 au-deflbusnbsp;de Zero. II determine ce point comme Boer-HAAVE déternjinoit Ie point de congèlation (§ 52.)
II plonge enfuite fon Thermomètre dans leau. Dés que cette I$au commence a fe couvrir dunenbsp;pellicule de glacé, il marqué - 6 j amp; il nomme cenbsp;point, point de congèlation.
II place enfin 174 a l.Eau bouillante.
Voici la coraparaifon qui relulte de ces donne'es» 212 de Fahrenheit = a 174 de Bergen.nbsp;32 de--a 6 ---
180.
Done 180
Les degrés de TEchelle de Bergen font done également grands que ceux de lEchelle de Fahrenheit. II ny a done qua ajouter 38 degrésnbsp;a chaque degré de Bergen, pour avoir les degrés de Fahrenheit.
5 73. M. Bergen, a auffi décrit une métiiode de conftruire des Thermomètres a Efprit de Vin ,nbsp;qui feront, a ce quil dit, concordans avec fes Thermomètres a Mercure. II divife pour eet effetnbsp;en 148 degrés 1elpace quil y a entre Ie point denbsp;congèlation amp; la chaleur de 1Elprit de Vin bouil-lant. Je ne comprens pas bien la raifon de ce
'ifdf(e conjlantis. J 54.
(59) Commentatio de Thermnmetris men,
j-ö Dissertation sur ia comparaisoïi
procédé: JEfprit de Vin bout au 136' degré de Ion Thermomètrej amp; Ü divife eet efpace en 148nbsp;degrés fur Ie Tbermométre a Efprit de Vin, fans;nbsp;en donner ancune raifon.
5 74. Jignore li M. Bergen , a jamais com-? paré ces l'hermomètres a des Thermoraètres anbsp;Mercure; mais il me femble quils ne peuvent êtrenbsp;daccord, ni entte les points fixes dont on seltnbsp;fervi, ni au-deffous du point de congèlation.nbsp;Jignore auffi fi Ion trouve quelque part des Ob-fervations faites avec ce Thermoinètre.
N. XV. Tliemomètre de Ludolf.
§ 75, M. Ciirétien Frederic Ludoef a ptl-blié une méthode particuliere de conftruire des Thermoraètres concordans, au raoyen dun feulnbsp;point fixe. II a gardé TEchelle de Fahrenheit,nbsp;amp; cell pourquoi nous décrivons ce Xh^rmomè'nbsp;tre dans ce Chapitre. Voici a quoi fe reduitnbsp;ïefifentiel de gette méthode. (60)
5 76. On prend un tube de Verre, dans lequel on verfe une quantité de Mercure quon croit fuf-fifante pour la longueur de TEchelle. On péfe cenbsp;Mercure, amp; on méfure avec exaélitude la longueur quil occupe dans Ie tube, Suppofons p:nbsp;ex: que Ie poids de Mercure fok de 13.7 grains:nbsp;amp; 'la longueur quil occupe dans Ie tube, de 7.75
polices.
e. On pèfe trés - exaftement Ie Mercure con-tenu dans la boule; fuppofons que Ie poids en foit de 1131 grains,
(óo) Mijcel, Berol, Tomus VI. p. 255»
-ocr page 93-DES Thermomètres.
3. On prend la 115® partie de ce poids, amp; par conféquent , dans lexemple allégué, 9,8 grains.nbsp;M. Lüdolf en agit ainfi, paree que M. Amon-TONS (61) a trouvé que Ie Mercure fe dilatenbsp;dune 115' partie par la difference du plus grandnbsp;froid au plus grand chaud quon ait fenti eu France. Mais cette proportion na pas lieu par-tout,nbsp;puif^e cette difference varie beaucoup pour divers pays (62). Ainfi ce Principe, pris pour unnbsp;Principe general, n eft pas exaót.
4®. On cherche une quatrième proportionnelie au poids du Mercure dans le tube (N°, i) a la
longueur que ce JMercure occupe nbsp;nbsp;nbsp;i) amp; a
cette 115® partie. Cette (luatriéme proportion-nelle determine la longueur de 1Echelle. Ainfi dans notre exemple; 13.7 font a 7.75 commenbsp;¦*9.8 a 5.53. LEchelle aura done la longueur denbsp;5.53 pouces. On voit que cette operation eftnbsp;fondée fur ce que le Mercure ne fe dilate, du plusnbsp;grand froid au plus grand, chaud que dune 115®*®nbsp;partie de 1efpace, quil occupe dans le plus grandnbsp;froid.
5°. On divife enfuite cette Echelle en tels de-gres quon defire. M. Lüdolf choifit fechelle de Fahrenheit, amp; divife par confe'quent la fiennenbsp;en 90 degrés. II expofe enfuite fon Therinomè-
(61) nbsp;nbsp;nbsp;Mém. de I'Acai. 1704. p. 165.
(62) nbsp;nbsp;nbsp;Car la chaleiir amp; le froid, que M. Amontons dts.nbsp;blit comme les extrêmes quon ait fenti en France, mon-tent 4 50 amp; 58 de fon Thermomètre, ce qui revient è 95nbsp;amp; a 93 du Thermomètre de Fahrenheit. Mais on a fentinbsp;'JU plus grand degré de froid en France même ; amp; 1on faitnbsp;'lue le froid eft incomparablement plus fort dans les paysnbsp;plus feptentrionaux,
Dissertation sur la comparaison
tre a IAir libre quand il commence a gèler on a de-« gèler; il marque le point de congélacion, amp; placenbsp;le 32^quot; dcgrd de IEchelle a cóté de ce point: ou,nbsp;il plonge Ion Tliermomètre dans de 1Eau quil faitnbsp;gèler par art. Ou enfin on peut placer Iechellenbsp;dll nouveau Thermométre, fuivant un bon etalonnbsp;déja conftruit.
g 77. Il eft aifé de voir par ce que nous venons de dire, que réclielle de Ludolf , ne saccordenbsp;nullement ayec celle de Fahrenheit: car la dilatation quil y a du o au 96' degré monte anbsp;partie. Mais, fuivant ce que nous avons diÊnbsp;§53, la boule du Thermométre de Fahrenheit,nbsp;contient au point de congelation 12414 degrés:nbsp;amp; elle en contient par conféquent 12446 lorfquenbsp;le Thermométre eft a Zero. La dilatation, qui fenbsp;fait depuis o a 96, vaut done ou TiöjCenbsp;qui difFére beaucoup denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;LEchelle de
Ludolf eft donc_ trop longue: amp; il eft aifé de trouvèr de combien elle Ieft.
Une dilatation de fait 96 degrés, combien une dilatation de ttö en pfoduira-t-elle V on trou-ve 85t degrés: ainfi 85i degrés de Ludolf for-ment 1Echelle de Fahrenheit. De ces 85^ degrés il y en a les deux tiers, ou 57 au - defllis dunbsp;point de congelation j amp; un tiers ou 28 j au-deffous. En conféquence, le 89I degré de Ludolf fe rapporte au 90® de Fahrenheit : le 32nbsp;au 32® amp; le (ou 32-28D au o.
5 78. M. Ludolf a tres-bien compris lui-mê -me queTon échelle neft pas celle de Fahrenheit: auffi a-t-il taché de déterminer de combien il sennbsp;failoiï; mais, comrae il fe fere pour cec effet de
-ocr page 95-DES Thermomètres, 73
U proportion de Boerhaave , que nous avons citée § 54, nous croyons avoir donné une determinationnbsp;plus exafte. M. Ludolf fait voir enfuite commentnbsp;on peut changer la longueur de fon échelle denbsp;figon quelie exprime celle de Fahrenheit. Maisnbsp;nous croyons avoir expliqué eet article avec plqsnbsp;de clarté.
Lud,
S9
81.88
74 75 67.63nbsp;60. jonbsp;52.06
Lud. 46. 26nbsp;39-13nbsp;32.0nbsp;24-88nbsp;Ï7-75nbsp;10.63
M. Ludolf die avoir conftruit, fuivant fa me'^-thode, quelques Thermomètres qui saccordoient aflèz bien. Mais jignore fi lon a publié quelques Obfervations faites avec ce Thermomètre,nbsp;en ce cas oii lon peut les trouver.
N% XVI. Tliermomètre de Miles.
§. 79. M. Miles seft fervi dun Thermomé-tre a Mercure fait par Sisson, amp; qui revient a celui de Fahrenheit (63). La feule differencenbsp;quil y ait confifte en ce quon a marqué o aunbsp;point de congèlation au-lieu dy marquer 32, Qnnbsp;compte done les degrés au-delTus amp; au-deffousnbsp;Les réduèlions que M. Miles fait de
(lt;53) Phil. Tfanf. N°. 48a Vol. 44, p. 613.
74 Dissertation sur la comparaIson
fon Thermométre a celui de Fahrenheit , comma par ex: en reduifanc 27 au-deffus de Zero a 59*nbsp;^04) amp; le tetnoignage du célébre Dofteur Matynbsp;(65) prouvent que ceft la Iunique dilFérence quilnbsp;y ait entre le Thermométre de Miles amp; celuinbsp;de Fahrenheit. Void la comparaifon.
En général, il ny a qua ajouter 32 au degre's de Miles, qui font au-delTus de Zero, ou ennbsp;retrancher 32 de ceux qui font au - deflbus, pournbsp;reduire ce Thermométre a celui de Fahrenheit.
5 80. On na pas publie, que je fache, dOb-fervations fuivies faites avec ce Thermométre; mais on en trouve quelques - unes dans les Phil.nbsp;Tranfactions, faites en des circonftances pa'rticu-lières. Celles pour Decembre 1747. JV. 484.nbsp;Vol. 44. p. 613: celles du mois de Nov. 1747,nbsp;491. Vol. 46. p. I. Celles quon a faitesnbsp;pendant le tremblement de Terre du mois de Fé-.nbsp;vrier 175° gt; P- lt;So8: celles de Janvier 1754.nbsp;Vol. 48. P- 511- 527: cdles de Janvier 1755,nbsp;Vol. 49. p* 45lt;i
Phil. TranlaU. Appendix. Vol. 46. p.öoS- amp; P« I« (65) Journal Britannique. Tome 5. p. IS4gt;
-ocr page 97-BES TlIERMOMSTilES. 75
CHAPITRE IV,
Du Thermginètre de Reaumur,
Ce ThermolUètre efl généralement adopté en France, en Italië, amp; lon sen ferc encore en pin»nbsp;lieurs autres endroits.
M. Reaumur seft propofé un double but
dans la conftruflion de fon Thermomètre; amp; ce but ell très-philofophique. II a dabord voulu determiner fpn Echelle par deux points fixes, amp;nbsp;enfuite la graduer de fagron que chaque degré ex»nbsp;primac une dilatation ou une condenfation déter*nbsp;tninée; deforte quon peut jugeren un moment,nbsp;a la vue feule des degre's, de combien de parties la liqueur quot;s^eft dilatée ou condenfe'e.
M, Reaumur employe pour eet effet de l'Ef-prh de Fin, dont-il determine la dilatabilité dune certaine maniére, II détermine enfuite quelle proportion il y a entre la boule amp; Ie tube. II fup-pofe que la liqueur contenue dans la boule, quandnbsp;on plonge celle - ci dans de Peau qui gèle, con-tient mille parties: amp; il employe un tube tel,nbsp;que chaque degré falTe la millième partie de cettenbsp;quantité. Enfin il plonge Ie Thermomètre dansnbsp;de lEau bouiliante , amp; marque Ie 8o' degré aunbsp;point auquel la liqueur monte alors. (66)
(6ö) M. Reaumur a donnéune defcription complette de fa méthode dan« les Mémoires de lAcadémie pour 1730. Onnbsp;en peut ttouvei; de trés-bons estraits dans ie TraitédeMe~
-ocr page 98-7Ó Dissertation sur la comparaison
M. Reaumur place done milk au point de congelation, amp; enfuite, en comptant vers le haut,nbsp;1080 au point dont nous venons de parler. Au-deflbus de mille, on compte999, 998,997 amp;c:nbsp;de forte que 1080 indigue que la liqueur, quinbsp;occupoit iooo parties au point de congèlation,nbsp;en occupe alors 1080; amp; 920 fait voir que lanbsp;même liqueur nen occupe plus que 920, amp;nbsp;quelle seft par conféquent condenfée de 80 de-grés. M. Reaumur nomme les degrés au-def-fus du point de congèlation, degrés de dilatation ;nbsp;amp; ceux au-delTous du même point degrés denbsp;eondenfation: ep quoi il eft fuivi par nombre denbsp;Phyficiens.
§ 82. Voila la première amp; la Vraie echelle de M. Reaumur ; mais dans la fuite ce célébre Phy-ficien y a fait un changement; il a placé o aunbsp;point de congèlation, au-lieu de mille: amp; enfuite,
1,2,3 -jufqua 80 au-delTus de Zero: ói
-1, - 2, - 3 amp;c. - au-deflbus de Zero. De forte quon nomme a-préfent degrés de eondenfationnbsp;ceux au - delfous de Zero. Prelque tous les Ther-momètres de Reaumur , dont on fe fert aujouf'nbsp;dhui, font gradués de cettefa^on.
téor. liuPere CoTTE, p. II?. amp; dans les Lepons de Phyfifjue de M. lAbbé Nollet , Legons XIV. Tome IV. p. 397-Le fecond but que M. Reaumur sétoit propofé, ce but finbsp;ingénieiix, fi philofophique, amp; dans ce terns-lè fi nou-veau, celui de graduer Péchelle de faigon que les degrés ex-priment les dilatations mêmes, nappartient pas direftementnbsp;i none fujet , ainli nous ne nous y arrêterons pas da-vantage.
-ocr page 99-BES Thermomètres. nbsp;nbsp;nbsp;77
article I.
N. XVII. Frdi Themomètre de Reaumuk. Foyez k Tableau génèral de comparaifon. N°. III,
§ 83*
0)n nomme ordinairement Thermomètres de M. Reaumur , ceux qui indiquent o ou looo aunbsp;point de congelation, amp; 8o ou io8o a la chaleurnbsp;de Teau bouillante: amp;enfuite, au-deflbus de lanbsp;congelation -1 - 2, 3, amp;c. ou 999,998,997 amp;c.nbsp;Mais M. DE Luc a prouvé combien cette idéénbsp;eft éloignée du vrai Thermomètre, que M. Reaumur a conftruit amp; décrit lui-même.
Pour expHquer ceci de la fajon la plus claire quil nous fera poffible, nous remarquerons préa-lablement, que fi ce Thermomètre étoit Ie vrainbsp;Thermomètre de M. Reaumur , celui-ci saccor-deroit avec Ie vrai Thermomètre a Elprit de Vinnbsp;de M. DE Luc, que nous avons décrit § 31, puif-que celui-ci répond exaftement a lidée que nousnbsp;venons de propofer. Mais il sen faut de beau-coup quil ny reponde.
Cette difference vient, de ce que fes points^ que M. DE Reaumur anommés o amp;80, nere-pondent ni au point de congèlation, ni a la cha-Rnr de lEau bouillante. Il sagira done de lesnbsp;déterininer plus exaftement.
-ocr page 100-DiSSEKTAtiON Süü LA COMPARAiSÖN
li Dii point de Congélation.
5 84. Nous noramerofts iei,daprés M. dê Lite, point de congèlation, Ie point quUn Theonométrenbsp;jndiqüe lorfquil eft plongé dans de 1Eau qui eftnbsp;fous la glace j ou quand il eft environné de glacénbsp;OU de neige qui commencent a fe fondre (67).nbsp;M. DË Lue a trouvé, par des Experiences exaftesnbsp;amp; fouvent repétées, que Ie degré de froid pro-duit de ces trois maniéres i eft exaflement Ie mê-inCj amp; que ce degré eft parfaitement conftant.
Cela pofé, Ü paroitfa par la manipulation mêrae de M. Reaumur * comparée aux Expériences denbsp;M. DE Luc, que Ie point, que M. Reaümürnbsp;nomme point de congèlation, amp; oü il place o oünbsp;1000, ne fe rapporte nuUement a celui que nousnbsp;venons de décrire.
§ 85. Poür determiner Ie point dé congelation, M. Reaumur plajoit fon Thermométre dans uiinbsp;vafe rempli dEau. II entouroit ce vafe de glacenbsp;amp; de fel^ pour faire gèler cette Eau: il atten-doit que cette eau fut gélée, amp; alofs il marquoitnbsp;la hauteur du Thermométre, a laquelle il place , Oinbsp;(68) Ce point Zero eft la température de 1Eaünbsp;déjd gelée, amp; non dEau qui commence a fe gèler3nbsp;OU de glaoe qui commence a fondre. II indiquenbsp;done un plus grand degré de froid.
C-eft nbsp;nbsp;nbsp;Luc (69) a confirmé par des
Expériences imraédiates; car en répétant exaéle-ment les procédés de M. Reaumur, il a trouvé
(67) nbsp;nbsp;nbsp;5 428. f- 438. b. feqq 438. h. Voyez ci-deflus 5 43Ö.
(68) nbsp;nbsp;nbsp;Mém. de l'Acad. 1730. p, 469gt; IJE huc g 436. e.
(Ö9) S 430. i. feqq.
DES Thermomètres. 79
que Ie Theraiomètre montoit dès que la glace coiTunenjoit a fondre*
2, Du pint d*Eau houillante.
5 8Ö. Nous aVons déja dit (§ 7.) qüe la cha-leur de 1Eau bouillante eft conftante aulTi long-tems que la preffion de rAtmolphêre refte la mê-me, c: a; d; quand on la fait bouillir, lorfquun bon Baromètre fe fbutient a la méme hauteur.nbsp;Mais lEau nacquiert ce degré Ie ehaleur fixe,nbsp;que lorfquelle boüt parfaitement. II faut que Ienbsp;bouillon} quon oblèrve parte du fond même dunbsp;vafe, amp; que Ie mouvement foit general dans toutsnbsp;la maffe de lEau. (70)
5 87. On Imt que VEfpnt de Vin^ boüt a uil moindre degre de chaleur que XEau , amp; que cenbsp;degré efi: dautant plus petit que eet Efprit effcnbsp;plus pur (71). On ne fauroit par conféquent determiner la chaleur de lEau bouillante par unnbsp;Thermomètre a Efprit de Vin. Mais VEbullitionnbsp;dune liqueur confifte uniquement en ceci, quellenbsp;fe décharge de lAir contenu dans les pores. Sinbsp;Ton purge done parfaitement dAir Tefprit de Vinnbsp;quon employe, on peut faire enforte quil fbu-tienne la chaleur de lEau bouillante, fans sélever,nbsp;OU fans bouillonner, Ceft de cette fajOQ que M.
(70) nbsp;nbsp;nbsp;DE Luc. 5 439. a. p, 3sr.
(71) nbsp;nbsp;nbsp;Voyez Braun, Novi Com. Petrop.Fol-^Hl. p.354.nbsp;LÈfprit de Vin très-reétifié boüt au 173° 1
^Efprit de Vin de France, ainfi que Ie | de lEchel-
reftifié. -- - A i85-6 gt;le de Fah-
i-e vin Rouge coinmua nbsp;nbsp;nbsp;i 208,4 J
-ocr page 102-gó Dissertation suk la comparaison
de Vin j amp; marqué go au point que TEfprit de Vin indique lorfque lEau boüc parfaitement,
(72)
5 88. nbsp;nbsp;nbsp;; il fera facile de conclure du
procédé même de M. Reaumur , que, quoiquil plongeat fon Thermomètre dans TEaii bouillante,nbsp;amp; quil marquaC 80 au point oü la liqueur parve-noit, ce point nindique cependant nullement lanbsp;chaleur de cette Eau^ quil n'^indique pas mêmenbsp;la hauteur a laquelle FEau bouillante peut fairenbsp;monter FElpric de Vin»
M. Reaumur plongéoit fon Thermomètre dans lEau bouillante (73). II Fen retiroit dés que FEf-prit de Vin conimen^oit a. bouillonner , amp; ilnbsp;marquoit la hauteur a laquelle eet Elprit fe fou-tenoit dés quil avoit cejje de bouillir. II répétanbsp;cette operation pluheurs fois, amp; il trouva quènbsp;ce point, aUquel sarrêtoit FElprit de Vin dès quilnbsp;avoit ceffé de bouillir, étoit conftant. II nommaenbsp;ce point 8ö.
11 fuit done de la i®, que 80 niridique pas la chaleur de FEau bouillante: car M. Reaumurnbsp;retiroit foil Thermomètre de FEau dés que FEf-
pric
(72} de Luc 5 423. a. feqq. p. 314.. M. du Crest em. ployojt uhe autre méthode pour parvenir d la même fin. XInbsp;laifle remplie d'air Ia partie du tube qui efl vulde de liqueur.nbsp;Cet air empêche par fa refiCtance lEfprit de Vin de bouii-lonner.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Helv. Vol. III. p. 37.) Mais il eft ailé de
voir, quot;amp; M- DE Luc la démontré, que cette preflion, que noinbre de circonflances rendent irréguliere , produit desnbsp;irrégularités dans la dilatation amp; la condenfation de lEfpritnbsp;de Vin.
(73) Mém. de l'Acai. 1730. p. 481- de Ldc 5 442. f. feqq.
-ocr page 103-It
DES Thermomktrej?.'
prit de Vin commenjoic a bouillir: or cet Efprit bout a un moindfe degré de chaleur que IEau,
II senfuit 2°, que ce point 8o nindique pas même Ja chaJeur quaequiert 1Efprit de Vin em-ploye par M. Réaümur, lorfquil boilc: car on ennbsp;marquoit la hauteur dés que cet Efprit avoit ceflenbsp;de bouillir amp; ne bouillonnoitplilS.
5 8p. II efl: done certain, daprès ce que nous venons de dire, i. que o de IEchelle de M.nbsp;Reaumur nindiqiie pas le froid de la Glace quinbsp;fond, mais un degré de froid plus grand. z° quenbsp;le point 8o nindique pas la chaleur que TEfpritnbsp;de Vin employé par M. Reaumur acquiertnbsp;quand il boüt, mais un degré de chaleur plusnbsp;petit.
11 sagira dofte de determiner quels font les de-grés de IEchelle de M. Reaumur, auxquels ces deux points fe rapportent.
3. Détermination des points o ^ So de rEeheUe de M. Reaumur.
§ 90. M. DE Luc a parfaitement reilffi dans cette détermination; amp; la méthode quil a employee pour y parvenir efl; un vrai modéle de critique amp; précifion. Nous èn prélènterons icinbsp;leiTentiel.
M. Reaumur a trouvé que fes Thermomètres indiquent 10dans les caves de IOblervatoire,nbsp;dans lefquelles on éprouve une temperature con*nbsp;ftante.
* De Luc a envoyé un de fes Thermomètres
F
-ocr page 104-82 Dissertation sur la comparaïson
de Mercure a Paris, amp; il a prié un de fes amis de faire des Obfervations avec ce Thertnomètre:nbsp;iJ les a repetées enfiiite lui-même (74), Ce Ther-momètre fe foutenoit conflamment a 9.6 degrés,nbsp;ce qui revient a 7.9 du Thermométre a Eipricnbsp;de Vin du raême Pbyficien (g 17) mais compolenbsp;du même Efprit de Vin dont fe fervoit M. Reaü-MüR, amp; a 7.6 du vrai Thermométre a Elprit denbsp;yin de M. DE Luc. (g 15*)
g 91. M. DE Luc fit boizillir eïiCüke la liqueur dont M. Reaumur fe fervoit pour fes Thermo-raètres: il en plongea im des liens dans cette liqueur bouillante; ce Thermométre indiqua 64.3nbsp;(75) doü Ton peut inférer cette proportion.
80 de Reaumur reviennent a lt;54.3 de de Luc. 10.25 -------- - a 7.6--
Done 69.75 de Reaumur font égaux a 56.7 de DE Luc : au moins a-peu-près; car Ie 80®nbsp;degré de Reaumur indique une moindre chaleurnbsp;que Ie 64.3 degré de de Luc. (g 89)
Enfuite: 56.7 de dL font a 69.75. de Reaumur, comriie 7.6 de dL (dans les caves de lOb-fei-vatöire) a 9.35, qiiil faudroit quun Thermo-mètre de M. Reaumur indiquat dans les caves; mais il sy tient ordinairement a 10^ (g 50); parnbsp;conféquent Ie Zero de M. Reaumur feroit, felon cette proportion, de o.p (= 10.25-9.35)nbsp;plus bas que celui de M. de Luc. Mais cette dif-tance eft un peu trop grande paree que la proportion de 56.7 a 69.75 nefl; pas la vraie proportion quil y a entre les Thermomètres en quef-tion; puifque (g 8p) 80 de R eft un peu plus
(74) DE Luc § 441. a. b. X. (75) it)- S 440- d. t.
-ocr page 105-DES
Thermomètres.
petit que 64.3 de dL: amp; par conféqueiit 69.75 de R un peu plus grand que 56.7 de de Lüc.
5 92. M. DE Luc a cherclié un troifiéme point fixe , afin de determiner cette difference avec plus de précifion (76). II la troiivénbsp;dans Ie degré de froid produit par Ie mélange denbsp;Glace amp;. de Sel commun. M. Reaumur a fixénbsp;ce point a -15 de fon Thermoraètre , (77) amp;nbsp;M. DE Luc a trouvé quil étoit a - ï 2 du lien:nbsp;mais ces 12.7 degrés en font, felon la proportion,nbsp;1°:^» 15.65 furie Thermométre de Reaumur:nbsp;fi done les Zeros des deux Thermomètres étoientnbsp;les mêmes, Ie point determine par M. de Lucnbsp;¦feroit a-15.65 de Iechelle de Reaumur, au-lieunbsp;^uil ne doit fe trouver qua -15. La proportionnbsp;efl; done trop grande, cpmme nous fa^-óns.nbsp;déja dit (§ 91).
La difference entre Ie Zero de Reaumur amp; celui de de Luc efl felon Ie g 91. o.pnbsp;Et, felon ce que nous venons de dire , 0.65nbsp;Ainfi prenant un terme raoyen, elle feroit 0.775nbsp;Mais on peut faire une determinationnbsp;plus exaéle. (78*)
La fomme des degrés des deux Obferva-tions (7.6 amp; 12.7) nbsp;nbsp;nbsp;20.3,
Efl a
La fomme des deux erreurs, de celle au-deffus amp; de celle au-deffous du Zero de Reaumur , ou a la difference des deux determinations (0.9-0.65)nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^gt;.25
Comme
Le nombre des degrés de IObfervation an-delTous de Zmnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;12.7
(77) Mém. d: l'/lcad. X734 p, 171.
F 2
-ocr page 106-«4 Dissertation sur la comparaison
Eft a
Lerreur quil y a dans cette Obferva-tion j c: a; d: au nombre de degrés que le Zero de Reaumur eft au-deflbus de la determination qui refulte de IObfervation (ounbsp;0.65) c: a: d:nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;a o.i3
Ou, corame
Le nombre de degrés de IObfervation au-deflus de Zero.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;7.6
Eft a lérreur quil y a dans IObfervation c: a: d: au nombre de degrés que le Zeronbsp;de Reaumur, eft au-deffus de la détermi-nation qui refulte de IObfervation (0.9) o.io
Le vrai Zero de Keaumur fera done
a 0.68 4- 0.15 amp; a o. 9 - 0.10
Ces deux determinations donnent également o.g
Le Zero de de Luc eft done a 0.8 de Reau-TiUR: ou celui de Reaumur eft a 0. 3 au-deflbus au Zero de de Luc.
Cette détermination, déja ft exa£le amp; fi fure, eft encore confirmée par ce que dit M. Reaumur, que le froid, qui fait defeendre fon Ther-momètre a Zero, fuffit pour faire gèler IEau:nbsp;Or M. DE Luc a trouvé en effet, en prenant unnbsp;nombre moyen de beaucoup dExpériences, quenbsp;le point auquel IEau commence a ft gèler eft anbsp;0.8 au r deflbus de fbn Zero.
, 5 92*. Le Thermometre de M, Reaumur, in-dique done 10* dans les Caves de IObfervatoire, amp; celui de M. de Luc 7.6. Le premier marquenbsp;- 15 pour le froid produit par le fel commun, amp;nbsp;Iautre -12.7. Cet elpace contient done 27^ de-
-ocr page 107-85
DKS ThermOMÈTRES.
gres de Reaumur amp; feulement 20.3 degrés de ïSE Luc, Le nombre des degrés de Reaumur,nbsp;compris dans un efpace déterminé , eft done aunbsp;nombre des degrés de de Luc , compris dans lènbsp;tnême efpace, comtne 25^ a 20.3 ou commenbsp;66 a 53.
5 93. LEipace quil y a entre le Zero, (déterminé par DE Luc) amp;le plus haut point deM. Reaumur, eft fur 1Echelle de M. Reaumur 80-0.8:nbsp;done 66 font a 53 comme 80-0.8 font a la difFé-rerice quil y a fur 1Echelle deM. de Luc entre o,nbsp;amp; la liqueur bouillante de M. Reaumur. On trouve
^3-7 ce qui eft un peu raoindre que 64.3, que nous avions determinés (5 pi). mais nous avonsnbsp;vu que cela doit être.
LEau bouillante eft fur 1Echelle de M. de Luc a 80: on peut facilement determiner a quel pointnbsp;elle fe trouve fur celle de M. Reaumur , en difant:nbsp;53 font a 66 comme 80 a une quatrième propor-tionnelle, quon trouve être 100.4. (78).
On voit de la, combien le vrai Thermometre de M. Reaumur différe de ceux auxquels on a donnénbsp;enfuite le nom de ce célébre Phyficien , amp; furnbsp;lefquels on nomine 80 la clialeur de IEau bouillante.
§ 94. Le Phénoméne fuivant-fervira, encore a prouver combien la déterraination de M. de Lucnbsp;eft exaéle.
La chaleur du fang, ou celle du corps humain, qiii eft a-peu-ptès conftante, a été déterminéc
(78} de Loc 5 443. 2.
g(5 Dissertation sur ia comparaison
par M. Brisson i 32J degrés du vrai Thermo-mètre de M. Reaumur (/p'). M. de Luc a dé-terminé ce degré, par fes propres Experiences a 25,3 de fon Thermomètre; ainfi 32.5 de Reaumur fe rapportent a 25.3 de de Luc ; or lon:nbsp;trouve en effen que 53 font a 66 comme 25.3 anbsp;33.1 OU a 32.3-0.8: ce qui fie diffère des experiences immédiates de M. Brisson que de 0.2:nbsp;difference qui ne fauroit entrer en iigne denbsp;compte dans des recherches de ce genre.
§ 95. Voici done une coraparaifon exafte des 'laermomètres de MM. Reaumur amp; de de Luc.
|
Reau. |
DE Luc. |
DE Luc. |
|
Efp. de Vin. |
Mercure. | |
|
100.4 |
- 80 nbsp;nbsp;nbsp;~ |
80 |
|
80 |
lt;^3-7 |
66.6 |
|
32-5 |
- 25.3 |
29.9 |
|
10.25 |
7.9 |
nbsp;nbsp;nbsp;9.Ö |
|
0 |
-- 0.8 |
nbsp;nbsp;nbsp;0.8 |
|
-0.7 |
nbsp;nbsp;nbsp;0 |
nbsp;nbsp;nbsp;0 |
|
- 15 |
-12.7 nbsp;nbsp;nbsp; |
- nbsp;nbsp;nbsp;.17 |
JCous avons ajouté Ie Thermomètre a Mercure, faivant les determinations amp; la Table du § 15*.
Voila done Ie vrai Thermomètre de Reaumur , qui étoit entiérement tombé en oubli, rétabli,nbsp;par les foins amp; lexaftitude de M. de Luc.
g g6. M. de Luc na étendu fa table que juf-qua 15 degrés au-deflbus de Zero. Nous avons étendu celle qui fe trouve dans eet ouvrage beau-coup au dela. Si ce Thermomètre étoit compofé
(79) DE Loc S 445. b.
-ocr page 109-DES Thermomètres. 87
dEfprit de Vin reftifié comrae celui de M, de Luc, nous pourrions employer* la loi établie parnbsp;ce Phyficien (§ 15): mais celle que fuit l_a liqueurnbsp;de M. Reaumur en dilFére un peu. Jai trouvé,nbsp;quen Calculant les degrés , comme pour iEfpricnbsp;de Vin pur, on dolt fouftraire une dixième par-tie de degré pour chaque condenfation de cinqnbsp;degrés ; par ex: 15 degrés de condenlation denbsp;Mercure en feroient 11.5 pour TElprit de Vin: ilnbsp;faut done recrancher 0.3 paree que la condenfation eft de trois fois cinq degrés: on aura ii.snbsp;comme dans quot;Experience de M. de Luc: 17 degrés en feroient 13.0Ó: ótant 0.35: on trouyenbsp;12.71 au-lieu de 12.7 comrnc M* de Luc lanbsp;trouvé.
Faux Thermoniètres da M. Reaumur.
N°. XVIII. Faux Themomètrs ^ Efprit de Vm. Foyez Ie Tableau général de comparaijon. N°. IV,
Le premier changement eflèntiel, quon a intro-duit dans les Thermoniètres de M. Reaumur, é!l; Ie changement de pofition du Zero. Nousnbsp;avons vu que M. Reaumur playoit fon Zero aunbsp;degré oii lEau fe gele, amp; que ce froid eR plusnbsp;grand que celui de la Glacé qui fond. Mais dansnbsp;-¦i fuite M. Reaumur a placé lui-même le Zero anbsp;Ia Glace qui fond, ainfi que le rapportent M.M.
F 4
-ocr page 110-38 Dissertation sur la comparaison
Kollet (8o) amp; Brisson , qui ont travaillé avec M. Reaumur ; cdl auffi ce quils ont conilam-ment pratique eux - mêmes a Iimitation de ce cé-Jébre Phyficien: mais on na pas fait attention quenbsp;la temperature de la Glace qui fond differe denbsp;0.8 degres de celle de IEau qui fe gèle.
Si Ton compare done le vrai Thermometre de M. Reaumur, avec ceuxdont hZero eft determinenbsp;par la Glace qui fond, il faudra ajouter o.8 anbsp;chaqiis degré du premier, pour le reduire auxnbsp;dernier j au moins cela fuliira-t-il dans la pratique:nbsp;mais ft Ion vouloit poufTer la precifion plus loin,nbsp;il faudroit y ajouter quelque chofe de moins:nbsp;car fi 1on marque 100.4 fur chacun de ces Ther-momètres pour le point dEau bouillante, il ynbsp;aura réellernent 1004 degres fur le vrai Thermo-mètre deM. Reaumur entrela congelationamp;rEaunbsp;bouillante; mais ij ny en aura que 99.6 fur le fauxnbsp;Thermoraètre: ou plutot Iefpace que 100.4 degresnbsp;occupent furcelui-ci,nen contiendra que 99.6 furnbsp;1autre: mais la difference eft trop petite pour ynbsp;avoir égard dans le petit elpace qui fert aux Ob-fervations metéorologiques.
Tous les Thermometres, nommes Thermometres de Reaumur , ne parlent done pas la méme langue, mais ils peuvent différer de 0.8. degrésnbsp;par la feule caufe dont nous venons de faire mention: auffi M. DU Crest (81) rapporte-t-il avoirnbsp;vu desTherraomètresde M. Reaumur, qui ne sac-
(80) nbsp;nbsp;nbsp;^rt. desExper. Tome 3. p, 144. be Luc, 5446.^.
(81) nbsp;nbsp;nbsp;43a Helv. Tome 3. On trouve A la page Ö6 desnbsp;extmples derreurs produites par la première caufe amp; è l.inbsp;page 26 amp; 5(5 des exemples derreurs produites par la fe-conde.
-ocr page 111-Cïs Thermo MET RES. nbsp;nbsp;nbsp;gp
cordoient pas: ce qui néanmoins provenoit auffi en partje de la caufe dont nous ferons mentionnbsp;dans un moment.
5 98. La plüpart des Thermométres de Reaumur, dont on fe lèrt aujourdhui, font ks fam: Thermométres dont nons yenons de parler: carnbsp;Ie Zero y eft déterminé par la Glace qui fond. IInbsp;paroit, par ce que nous venons de dire, que cenbsp;changement dans la pofition du Zero a déja eunbsp;lieu peu de tems après finvention de ces Ther-inomètres: amp; Ton sen convaincra da vantage fi
lon fait attention que M. Reaumur dit lui-mê-
ine que prefque tous ceux qui polTédoient de fes Thermométres les tenoient de TAbbé Nollet (82).nbsp;Or celui-ci plajoit Ie Zero a la Glace qui fond.
II me paroit done quen reduifant a dautres echelles les Obfervations quon dit fakes au moyennbsp;du Thermomètre de Reaumur , on doit toujoursnbsp;employer pour la réduélion Ie faux Thermomètrenbsp;dont nous venons de parler, a njoins quon ne fachenbsp;dailleurs quon a employé Ie vrai Thermomètrenbsp;de Reaumur; comme cela a lieu, p: ex: pour lesnbsp;Obfervations quon a faites a 1Obfervatoire Royalnbsp;de Paris en 1734 amp; pendant quelques années fui-vantes.
§ 99. Voici une feconde caufe qui peut pro-duire des erreurs dans les Thermométres a Lfprit de Vin de M. Reaumur, amp; qui eft indépendante denbsp;la première; elle a lieu lorfquon fe fèrt dEtalonsnbsp;pour divifer lEchelIe, quoique ces étalons foientnbsp;a Elprit de Vin : a moins quon ne prenne unnbsp;grand nombrede precautions, amp; qu.on ne fe ferve
(82) Mém. de i'Acai. 1739 ?¦ 458.
go Dissertation sur la comparaisom
de la methode de M. Nollet (§ 102). M. Reaumur a conftruit lui-meme queiques-uns de fes l'hermométres daprès des étalons, mais il a fuivinbsp;une méthode qui ne nous paroit pas fort exaéle.nbsp;(83) Après avoir determine comma il faut Ia proportion quil y a entre Ja boule amp; Ie tube, ainfinbsp;que la dilacabilité de Ia liqueur,il propofe, que fansnbsp;determiner immédiatement Ie point de congèla-tion, on verfe dans Ie tube autant de liqueur quilnbsp;en faut pourquelJe parvienne au même degré quenbsp;IEtalon indique alors. Ce Thermomètre amp; lE-talon, dit M. Reaumur , feront parfaitement dac-cord j mais il eft, ce même femble, aifé de voirnbsp;quil peut lè glilfer un grand nombre derreursnbsp;dans cette Opération.
g 100. Une dernière caiife derreurs dans des Thermomètres a Elprit de Vin, confifte dans lanbsp;manière dont on determine Ie point fixe fupé-rieur , ou Ie 80*^ degré. Si lon nemploye pasnbsp;exaêlement la méthode de M. Reaumur, mais quonnbsp;marque, p: ex; 80 au point auquel lEau bouil-lante peut élever féellement Ia liqueur , on ob-tiendra Ie Thermomètre a Efprit de Vin deM.nsnbsp;Luc, qui différe beaucoup de celui de M. Reaumur*nbsp;Je ne doute pas quil ny en ait de pareils parminbsp;les Thermomètres a Efprit de Vin quon noramenbsp;Thermomètres de Reaumur , amp; même quil nynbsp;en ait encore dautres fiir lelquels Ie point dEaunbsp;boLiilIante tombe entre Ie go degré placé felon lanbsp;méthode de M. Reaumur , amp; Ie 80= déterminénbsp;felon ceJle de M. de Lüc. Diverfités qui ne fau-roient que produire de grandeS erreurs dans lesnbsp;Echelles de ces Thermomètres.
(83} nbsp;nbsp;nbsp;l'Acad, 1730. p. 474*
-ocr page 113-DES Thbrmomètres. , nbsp;nbsp;nbsp;91
Thémomètres 'a Mercure ordinaires , felon l'Echelk de M, ReaüMUr.
5 loi. Le fecond changement: elTentiel quon E fait aux Thermomètres de M. Reaumur , confiftenbsp;en ce quon a conftmic des Thermomètres a Mercure auxquels on a applique lEcheJle de ce Pliy-ficien. Quand on plonge ces Thermomètres dansnbsp;IEau bouillante, le Mercure indique réellemencnbsp;la chaleur de cette Eau. Si lon place done, com-me on le fait aux Thermomètres a Efprit de Vin,nbsp;80 a ce point la, on donne Ie même nom a deuxnbsp;degrés de chaleur trés - difFérens; amp; par confé-
quent les degrés que ces Thermomètres indique-ront en même tems ne fauroient être les mêmes. On doit done ne'ceffairement avoir égard aux dif-férentes loix felon lefquelles- ces deux fluides fe di-latent, comme nous lavons prouvé en détail ci-delTus.
Ces Thermomètres a Mercure saccordent avec Ie Thermomètre a Mercure de M. de Luc , maisnbsp;par la même, ils différent beaucoup dun Ther-inomètre a Efjarit de Vin, quon auroit gradué denbsp;la même fajon , ainfi que du Vrai amp; du Fauxnbsp;Thermomètre a Efprit de Vin de M. Reaumur. Lanbsp;plupart des Thermomètres a Mercure, quon nom-me improprement Thermomètres a Mercure denbsp;Reaumur,amp; dont quelques Phyficiens fe fervent,nbsp;font conftruits de cette fajon. Au refte quelques recherches que jaie faites , je nai trouvénbsp;nulle part que M. Reaumur ait conffruit lui-tnême des 'Thermomètres k Mercure.
-ocr page 114-92 Dissertation sür la comparaison
' JN'='. XIX. Thernioniètres a Merciirc de M.
{Abbs NoLLET.
5 102. Nous avons parlé ci-delTus (J 21) en détail des erreurs quon comraet en graduant desnbsp;Thermoinètres a Mercure daprès des Etalons anbsp;Elprit de Vin. M. Nollet a trés - bien faili cenbsp;point, amp; en confequence il procédé de la fa^onnbsp;fuivante (84). IJ plonge dans la même Eau lesnbsp;deux Thermoinètres, lEtalon a Efprit de Vin,nbsp;amp; Ie Thermomètre a Mercure quon a dellein denbsp;graduer. II échaulFe peu-a-peu cetteEau, depuisnbsp;Ie point de congèlation jufqua ce quelle bouille.nbsp;II marqué les hauteurs auxquelles Ie Mercure par-vient a chaque fois que IE^rit de Vin sefb dilaténbsp;de dix degrés: amp; il place a ces dilFérentes hauteurs les nombres de degrés que lElprit de Vinnbsp;indique fucceffivement. II luit de la que les differences quil pourroit y avoir entre ces deuxnbsp;Therraoraétres, font relTérées entre chaque elpacenbsp;de dix degrés. Enfin au moyen de Sel amp; de Glace,nbsp;M. Nol LET refroidit lEau dans laquelle lesnbsp;Thermométres font plongés, amp; il marque 10 amp;nbsp;15 au-deflbus de Zero fur Ie Thermomètre anbsp;Mercure, aux points oü Ie Mercure fe trouvenbsp;Jorfque lEtalon indique les degrés de même nom.
II refulte de la, 1° quunpareil Thermomètre a Mercure fera a peu-près daccord avec unnbsp;Thermomètre a Elprit de Vin , depuis 80 jufquanbsp;- 15 : amp; 2° quuh pareil Thermomètre a Mercurenbsp;difltére beaucoup du Thermomètre a Mercure denbsp;M. de Luc. Celt ce que nous allons prouver,
des Exper. Tome 3. p. 177. M. Nollet fefert de la aiÊme méthode, qui eft trés-bonne, pour graduer desnbsp;Thermométres d'Efprit de Via daprès des EtaJons auffi inbsp;Erprit de Vin.
-ocr page 115-DES THERMOMiTRES.
en donnant lexplication dun Fait intéreflant, dont nous avons déja dit un mot (§ 19.), amp; aunbsp;fujet duquel il y règne une trés-grande confufionnbsp;dans ce que les Phyfidens en ont dit.
§ 103. M. MaUëertüis (85) rapporte quun Thermométre a Mercure, conftruit fur les Principes de M. Reaumur , niarquoit a Tornea 37 de-grés au-deflbus de Zero, (86) pendant que Ie
(85) Figure de la Terre, p. 56.
C8Ó) Plufieurs Phyficiens regardent ces 37 degrés comrae des degrés dun Thermométre a Mercure pareil è celui dontnbsp;nous avons parlé § lor. M. Watzon les reduit è 70 au-deflbus de Zero de 1EcheIle de FAHREWfiElT. {Phil. Tranf.
Vol. 4.8. p. 109.) 1! y en a dauties qui elUment ces degrés être des degrés de 1Echeüe de Fahrenheit. M. Musschen-BROEK eft de ce iiombre, amp; il reduit ces 37 degrés d 31^nbsp;au-deflbus de Zero de FEchelle de Reaumur {Iptrod. adnbsp;Fhil, Natur. (J 1567. p. 627.) Ce Phyflcien a été fuivi eiinbsp;ceci par Ie BoeteuiHooTTars^Uitgezogte Verhand. Tom.V.nbsp;p. 123) amp; celui-ci par Ie Dofleur Schaaf, (NiewaeVadetl.nbsp;Letter-Oeffening. Tom. V. p. 2(Jr.) M. PiouTTüYir a rai-fon de reinarquer que ces 37 degrés de lEchelIe de Reaumur nen feroient que - 52 de celle de Fahrenheit, maisnbsp;on fuppofe alors un Thermométre i Mercure femblable Anbsp;celui de M. de Luc. Je métonne auffi que M. Houttuyiïnbsp;dife Ie Froid a été obfervé de 37» degrés au-deflbus denbsp;)¦ Zero ^e 1EcheiIe de Fahrenheit; ceft ce que je trouvenbsp; dans Ia defcription de leur Voyage (des Académiciens)nbsp;fur quoi il cite la page 145 du Journal dun Voyage au Nordnbsp;par 1Abbé Outhier , Ed, in 4®. Or, il neft fait mentionnbsp;d lap. 223. de lEd. in 8, oü ce fait eft tapporté, que dunnbsp;Thermométre a Mercure, fans quon marque dapres quelsnbsp;principes ce Thermométre avoit été conftruit, Mais, M.nbsp;Maufertuis [Figure de la ttrre, p. 190] parle de Ther-momètres a Mercure fuivant les principes de Rfaumur.nbsp;Lautorité de M. Maupebtuis décide done de quelnbsp;Thermométre on seft fervi. M. M. les Académiciens fenbsp;fervoienC, é la vérité, aufli dun Thermométre de Fahrenheit; mais M. Maupertuis ie nomme toujours Ther-momètre de Prins. Prins étoit un excellent ouvrier quinbsp;a fuccédé d Fahrenheit dans ia conftruélion des Thstmp-HieCies, amp; qui méme avoit déjé travaillé avec lui.
-ocr page 116-P4- Dissertation sur ia comparaison
Thermomètre k Efprit de Vin nétoit qua au-deflbus de Zero. Si ce Thermomètre k Mefcure eüc été conftruit par des Experiences immédiares,nbsp;c; a: d; par les points de congelation amp; de 1Eaunbsp;bouillante, ces 37 degrés fe feroient rapportés anbsp;35 du Thermomètre a Efprit de Vin. Mais M.nbsp;de Maupertüis ajoute que ce Thermomètre avoitnbsp;étè conftruit par 1Abbé Noliet (87)- ü ny anbsp;done pas de doute que Ie 15= degré au-delTous denbsp;Zero. ne coïncidat avec Ie 15*^ au-deflbus de Zeronbsp;du Thermomètre a Efprit de Vin. Entre 15 amp;nbsp;35 il y a 20 degrés; lorfque Ie Mercure fe con*nbsp;denfe, a ce froid, de 20 degrés, lEiprit de Vinnbsp;fe condenfèjfuivant lEchelle de M.de Luc, maisnbsp;prolongée, (§96) de 13.8; car la condenfationnbsp;eft pour ie Mercure 5-*5-i-5-4-5 = 2o:«S:nbsp;pour lEfprit de Vin 3. S 3- S -f- 3- 4- ¦ 3- 4*nbsp;~ 13.8. Ces 13.8 degrés multiplies par roV.4 anbsp;caufe de ce qui a été dit § 28, font ii degrésnbsp;OU a-peu-près; les deux degrés quil faut encore ,nbsp;pour parvenir de 38 a 37, font 1.2 degré pournbsp;Ie Thermomètre a Efprit de Vin; ainli 22 degrésnbsp;de condenfation pour Ie Mercure nen font ici quenbsp;12.8 pour lEfpritde Vin: done 37 ait-deffous denbsp;Zero, OU 15 -t- 22, pour Ie Thermomètre knbsp;Mercure, fe reduifent a 15^ 12, 8, ou 27.8,nbsp;pour Ie Thermomètre a Efprit de Vin._ Ce quinbsp;ne diffère que de 1.2 degré de 1Obfervation. Maisnbsp;fi 1on fait attention, que les deux Thermométresnbsp;ne fuivoient pas les changemens de températurenbsp;également promptement, amp; que lEfprit de Vinnbsp;étoit fort prés de la congèlation, carilfe géla lanbsp;même nuit, on verra facilement quelles font lesnbsp;caufes qui ont pu faire que lEfprit de Vin scH
C87) Ibuf P. 150.
-ocr page 117-9S
DES THERMOMiXEES.
tenu un peu plus haut quil ne Iauroit fait, fi les deux Thermomètres avoient été plongés enfemblenbsp;dans Ie même fluide. On voic au moins que cettenbsp;explication approche de bien prés de la vérité.
§ 104. Pour confirmer encore mieux ce que nous venons de dire, amp; pour faire voir en même tems la réalité des caufes que nous avons afinbsp;fignée's a Ja petite difference que nous' avonsnbsp;trouvée entre Ie calcul amp; 1Obfervation, nousnbsp;tranfcrirons ici quelques - unes des Obfervationsnbsp;faites kTornea, par Melfieurs les Académiciens, amp;nbsp;rapporcées par lAbbé Outhier dans fon Voyagenbsp;au Word. p. 22^.
N°.i. Le loJanViTh. de^ a 3. Th.dEfpi deVin a -5 e.AvantlegrandFroid 4.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4
3. Le 15 Janvier - 13. nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;13
Les N°. I amp; N°. 2. prouvent. que les deux Thermomètres ne fuivoient pas toujours , avecnbsp;Ie même degré de viteflè, les changemens denbsp;température : amp; N°. 3 confirme que les deuxnbsp;Thermomètres avoient a-peu-près la même Echelle.
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Obfervations | |||||||||||||||||||||
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pö Dissertation sur la comparaison
On voit que Ié caJcul saccorde affez bien avec J'Expérience. Les N. 4 amp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;6. en différent Ie
plus; mais il paroit par les nbsp;nbsp;nbsp;5 amp; N. 7, que
les N . 4 amp; lt;5, ont été troubles par quelques cir-conftances écrangéres, comme par un changement fubit dé temperature, ou par un pofition qui étoitnbsp;plus OU raoins a labri du froid amp;g.
5 105. On voit, fi je ne me troinpe, par cette explication, combien il eft néceffaire davoir é-
§ard a toutes les circonftances lorfquon compare ifférens Thermomètres entreux. Au refte jigno-re, fi Ton trouve encore quelques Obfervations,nbsp;outre'celle dont nous venons de parler, danslef-quelles 011 sell: fervi du Thermomètre a Mercurenbsp;de M. Nollet. Cela me paroltroit fort vraifem-blable.
N®. XX. Thermomètre a Mercure de M. Sauvages,
§ loö. M. Sauvages a publié une méthode de conftruire des Thermomètres a Mercure qui fuf*nbsp;fent concordans avec les Thermomètres a lEfpritnbsp;de Vin de. M. Reaumur. Voici en quoi ellenbsp;confifte.
Après avoir rempli de Mercure Ie tube, plongé dans de TEau froide, on plonge Ie Thermomètrenbsp;dans de lEau bouillante. Le Mercure fe dilate,nbsp;amp; il en fort une partie du tube. Quand il nennbsp;fort plus, c: a: d; lorfque le Mercure ne fe dilate pas davantage, on plonge le Thermomètrenbsp;dans de la neige ou dans de la glace; 1on metnbsp;y-ero au point auquel le Mercure fe condenfe alors:nbsp;amp; 1on place 87 au bout fupérieur. Il fuit de lanbsp;que o eft le point de Congelation amp; 87 celui denbsp;lEau bouillante; on divife done 1Echelle en 87nbsp;parties, ft ne me paroit guère pofliblc quun
pareil
-ocr page 119-97
DZS Thermomètres.
pareil Thermomètre saccorde avec les Thermomètres a Efprit de Vin conftruits daprès les principes de M. Reaumur, furtout au deflbusnbsp;du point de congèlation; car laccord eft alTeznbsp;grand au-deffus de ce point. (88)
XXI. Thermomètre a Mcrcure dt Mayer.
5 107. M. Mayer, lun des plus célébres Aftronomes de ce fiècle, s eft fervi dun Thermomètre aMercure, auquel il avoit auffi appH-quéTEchelle de M. Reaümur; mais i! plajoicnbsp;lEau bouillante au 82*^ degré. Jjgnore ce .qüinbsp;a engage M. Mayer a en agir ainfi. II a faitnbsp;ufage de ce Thermomètre dans un grand nora-bre de belles experiences fur la RefraiStion denbsp;la lumiere , ainfi que dans une trés- bellenbsp;dilTertation fur la Météorologie. (89)
On m'a dit que quelques - uns des Thermomé-tres a Mercure,dont on fe fert en France pour des Obfervations Météorologiques, indiquentnbsp;auffi IEau bouillante a quelques dégrés au-deflus de 80.
C88^ On trouve )a defcription de cette Méthode dans un trés-ton Reeueil Aileinand intitulij Ilamhurgijche Magazin. Tome'i. p. 128. ceft le célébce M. Kaestner qui Jy * intéié^' Ilnbsp;Ia tiré dun ouvrage Italien , qui parte pour titre MéniorU fCiprnnbsp;la Fifica e ijtoria naturali di diverji valentuomitii t Lufa 1743»nbsp;(89) Opera inedita TOBia Mayeb.1 vol I. p. 5. amp; V SO,
-ocr page 120-pS Dissertation sür la comparaison
Thermomètres de M. Brisson.
N°. XXII. Thermomètre h Efprit de Fin,
N®. XXIII. Thermomètre a Mercure.
Foyez notre Tableau général de comparaifon N». X. amp; No. XI.
§ io8. Les Thermomètres de M. Brisson conviennent en quelque forte avec ceux denbsp;M. Reaumur; mais ils en différent par lanbsp;déterminadon du Zero, ou du point de congelation , amp; par celle du point fixe fupérieur.nbsp;Néantnoins il y a des phyficiens qui confondentnbsp;entiéreraent ces deux fortes de Thermomètres.
On sefl fervi dn Thermomètre de M. Brisson pour les obfervations Météorologiques quon a faites a Paris, depuis 1761 jufquen 1773nbsp;inclufivement, aulieu quon avoit coutume denbsp;les faire avec celui de M. Reaumur. M. d ënbsp;i.A Lande remarque, a cette occafion, avecnbsp;raifon , quil y auroit beaucoup de differencenbsp;entre ce Thermomètre amp; des Thermomètresnbsp;a Mercure, dont ón auroit déterminé Ie Zeronbsp;par la Glacé qui fond, amp; Je point 80 par ]£aunbsp;bouillante , comme on Ie fait ordinairement.
(90)
§109. M. BrissO^ prend pour premier point fixe, OU Ie Zero, Ie froid de la glace quinbsp;fond, amp; non, comme Ie dit M. de la Lande ,nbsp;celui de lEau qui gele. Nous avons vu | 92,
Q^o):ConM'jl'anie det temps pgt; 23a
-ocr page 121-99gt;
DES THER MOMÈ tres.
que ces deux temperatures différent de o. 8. dégrés de léchellede M. Reaumur, giü dif-fére peu de celle de M. BrissoN.
5 iio. Le fecond point fixe eft la chaleur du corps humain, que M. Brisson place b.nbsp;32 de fon I hermomètre, paree quil a troiivénbsp;que cette chaleur étoit ^32! de lEchelle denbsp;M. Rea üMUR quil avoir deffein de conferver.nbsp;Pour determiner ce dégré de chaleur, on dentnbsp;le _Therraomètre pendant une heure fous lais-felle dun homme en pleine fanté. M. Reaumurnbsp;ny employoit quun quart dheure , auffi nenbsp;fixoit-il cette chaleur quau 32®dégré: mais ünbsp;la liqueur parvient en un quart dheure a 32,nbsp;elle a befoin des trois autres pour parcourir Ienbsp;' demi dégré reftant , comma M. Brissomnbsp;sen eft afluré par plufieurs experiences, faitesnbsp;fur le vrai Thermomètre de M. Reaumur. (91)
5 lir. Si le Zero de M. Brisson étoit Je mème que celui de M. Re aumur, les dégrésnbsp;intermédiaires saccorderoient auffi: mais M.nbsp;DE Reaumur a trouvé- que fes Thermo-mètres fe tiennent dans les Caves de JObfer-yatoire a loi: amp; ceux de M. B R i s s o n ne synbsp;tiennent qua 9j. Or, lanalogie fuivante feranbsp;voir, que cette difference provient uniquemencnbsp;de la pofition du Zero.
00 E Luc § 4^5 a - S 446. nbsp;nbsp;nbsp;371 feq.7.
-ocr page 122-loo Dissertation stir la comparaison
Par experiences immediates Je 32® dégre' de M-Brisson revient au 32ideM.Reaumur,nbsp;amp; felon le §' 92 amp; 109. leZcro du premier Ther-momètre revient a o 8. du fecond: done 32? deg.nbsp;font egaux a 31° 7. de M. Reaumur. Maisnbsp;31.7 font a 32.5 comme 945 (= 10.25 o. 8)
font a 9.7, Le Thermomètre deM. Brisson auroit done dü fe tenir, fuivant cette proportion , a 9*7 dans les Caves de 1Obfervatoire:nbsp;amp; il sy tenoit en effet a 9-75 j ce qui nennbsp;différe pas fenfiblement.
11 fuit de la, quil y a une faute dimpres-fion dans Particle de la ComoiJJance dts Temps, OÜ M. de la Lande dit, que lesnbsp;Thermomètres de M. Brisson fe tiennent anbsp;10^ dans les Caves de lObfervatoire.
§ II2. La Méthode de M. Brisson a, entrautres , eet avantage, que des Thermomètres a Mercure amp; a Efprit de vin, quon auroit conftruits fuivant cette méthode, feroientnbsp;mieux daccord entreux, que fi le point fixenbsp;fupérieur avoit été determine fur les deuxnbsp;Thermomètres par PEau bouillante. Ils ferontnbsp;meme afiez concordans depuis le 32® dégrenbsp;jufqua Zeroi mais les differences augmenteronCnbsp;de plus en plus au-deflbus du Zero. Voici lesnbsp;principaux réfultats dune Table de comparai-fon que nous avons calculée daprès la Loi dunbsp;S 28. (92)
C9) Dans le § sS U formule ell: ¦
--- elle eftici -j
25- 5 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;25. 5
ff exprime les condenfations du Thermomètre h Efprit de vin de
M, DE Lvc. $ 33, ze. Colonne.
-ocr page 123-DES ThERMOMÊTReS. lor
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DE LUC. Brisson. R E AU M. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Vin augmente confidérablement au-deifous du Zero: 2quot;. quelle monte quelquefois a un degrénbsp;entre o amp; 3s : 3°. quelle efl beaucoup plu*nbsp;petite quelle ne Ie feroit, fi Ie Therraoïnècre.nbsp;a Efprit de Vin, tel que celui de la 4® Co*nbsp;lonne, étoit réglé par la Glace amp; lEau bouil*nbsp;lante, comme Teft celui de Mercure.
II efl remarquable que les deux Thermomè-tres de M. Brisson indiquoient k-peu prés Ie même point dans les Caves de rObferva-toire une fois, ils étoient tous deux a 10nbsp;(93) amp; une autre fois Ie Thermomècre a Efpritnbsp;de Vin étoit a 9^ amp; celui de Mercure a 9* (94)nbsp;Ce qui différe de ou a-peu-près de 5 denbsp;dégré.
(93) nbsp;nbsp;nbsp;rgt; E L u c § 441, h (
(94) nbsp;nbsp;nbsp;Ib. S 441. o.
G 3
-ocr page 124-102 DISSERTATÏOK sur LAyCOMPARAlsoN Inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;''[*gggggi^ ,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;---
C H A P I T R E 'IV.
IVI. öE lIsle a conilruit deux fortes de Thcrmomètres, qui fe relTemblent a quelquesnbsp;égards, amp; qui différent a dautres. Nous lesnbsp;décrirons féparément.-
§¦ 114. Ce premier Thermométre a été in-
venté avant rannéè i7'24. , en laquelle 1au-teur Ta décrit lui-même (05). II eft compofé dEfprit de Vin; indique o a 1Eau Bouillante,nbsp;amp; 100 dans les Caves de lObfervatoire: doiinbsp;Fon déduit aifément cette comparaifon entrenbsp;ce Thermométre amp; celui de M. Reaumuk.
o de D. L. a roo. 4 de R:
100 nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦ 10.^5
1 nbsp;nbsp;nbsp;_nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Cette proportion fournit cettq Table dc comparaifon entre Ie Thermométre de M. Reaumur., celui de M. de lIsee; amp; celui denbsp;Eaiirenheit.
-ocr page 125-ÏO3
|
DES THERMOMiTRES. | |||||||||||||||||||||||||||
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g II5. Je ne fache pas quon ait public dau-tres obfervations faites avec.ce 'liiermomètre, que celles que M. de lIsLE, amp; fon frère ,nbsp;M. DE eIsee de la CRoYERE,ont faites pendant
r^clipfe totale de foleil. du .sii Mai 1724» amp; quils ont dètaillées a Iendrsit-cité ci-deffus.nbsp;Cependant M. H e n n e jl t xapporte que M.nbsp;DE lIsle a concinué, depuis jon retour denbsp;Ruffie, fes obfervations avec ie rhertnomètrenbsp;4lont nous venons de.parler. (pd)
N. XXV. Tliermomètre a ¦ Mercürs de M. DE Lists.
Voyez Ie Tableau génércd de comparaifin N®. VI.
S 11(5. Nous ne nous arrêterons pas longtemps a ce Thermomètre, paree,quil a été-décrit aunbsp;long par fon Auteur öiême lt;St par plufieursnbsp;autres Phyficiens. ( 97)- Je -me cemtenterai denbsp;faire les remarques fuivantes.
(9Ö) EJfa: fur les Thtrmoinitres p. 103.
(9;?) Mem. pour feryir aux progrh de t^pTonomie p. 283 : Martine Etfai IV. § S. Mifcejl Berol Tom, IV. p. 34-3.nbsp;Tom. VI. p. 275. CoTTE Traité dt Meteor p, 114, igt;u CkbSTnbsp;ulSa Ileiy, Toni. 111. p. 5^*
104 Dissertation sur la compahaison
Iquot;. M. DE L^sLE seft fervi de Mercure.
2°. II seft propofe, comme Tavoit fait M, Reaumur, un double but; lavoir: h déter-nnnation de deux points fixes; amp; la divifionnbsp;de TEchelle en dégrés, qui indiquaffent ennbsp;meme temps de combien de parties de Ja maflenbsp;totale, le Mercure seft dilate ou condenfé.nbsp;Mais ces deux eélébres Pbyficiens out fuivi desnbsp;routes entiéremenc différentes.
3. M. DE lIsle a toujours placé fon Zero immédiatement, favoir par IEau bouillante:nbsp;mais il a de'termine les atitres dégrés daprèsnbsp;la proportion quil y a entre Ja boule amp; Je tubenbsp;du Thermomètre. 11 fuppofe que le volumenbsp;de Mercure contenu dans la boule, lorfquenbsp;celle-ci eft plongée dans IEau bouillante, oc-cupe 10000 parties: amp; il determine la proportion du tube amp; de la boule , en pefant lenbsp;Mercure qui occupe la boule , amp; celui quinbsp;remplit le tube, ou une par tie du tube: maisnbsp;nous avons vu ci deftus § 9, note 7. que les plusnbsp;petitfcs erreurs peuvent devenir très-importantesnbsp;dans Cette méthode: auffi les prémiers Ther-morndtres que M. de lIsle a conftniits nenbsp;fe font* ils pas trouves parfaitement daccord:nbsp;ce qui cependant provenoit auffi en partie denbsp;ce que M. de lIsle laiffoic ia partie fupé-I'ieure du Tube ouverte.
4quot;. M. de lIsle a diftingue. fes Thermo-metres eu grarah amp; en petits Thermomècres: Is volatne du Mercute, cou.enu dans la boule,nbsp;eft Tuppoie couien.ir ico,coo parties dans lesnbsp;grands Tiiermoniètres, amp; feulement 10,000
-ocr page 127-105
DES THERMOMÈTRES.'
dans les petits: auffi compte -1 - on fur iEchelle des grands Thermomètres 100,200,2000, dé-grés, lors quon nen compte qüe 10,20,200 dansnbsp;les petits: ainfi Ie dégré 2004 dun grandnbsp;Thermomètre, équivaut a 200. -js du petit. Onnbsp;voit aifément que ces de'grés indiquent en mê-me temps Ja grandeur de Ta condenfation; ainfinbsp;Ie 2co-' dégré indique que Je Mercure seft con-
denfé de
OU de partie du volume
200
i0;,000
quil occupe dans lEau bouillante.
5. Nous remarquerons enfin, quon a entié-rement abandonné en Ruffie, Ie feul pays oü ce Themomètre foit a£luellement en ufage lanbsp;méthode de M. de lIsle (98); on employenbsp;lEau bouillante, k la chaleur de laquelle onnbsp;place o; amp; enfuite Ie point de congèlation,nbsp;quon fixe au moyen dun mélange dEau amp; denbsp;Glace, amp; oil Ton marque Ie 150^ dégré, pareenbsp;quon a trouvé que Ie point de congèlation eflnbsp;en effet au 150® dégré du vrai Thermomètrenbsp;de M. DE lIsle.
§ II7. II eft facile, daprès ce quon vient de voir , de faire une^ comparailbn entre cenbsp;Thermomètre amp; celui de F a h ii e n H e i t : 150nbsp;dégrés en valent 180,ou j en vaut Ie odenbsp;D, L. coincide avec Ie 212 de F. amp; Ie 150 denbsp;D. L.. avec 32 de F.
C98) DE Luc Tome i. § 415. 5. mie.
-ocr page 128-C H A P 1 T R E V.
Bu ^i^rmmètre de M Michely DU Crest.
ÏJO. XXVt Et fur Ie Tableau général N«. IX.
ftruit un Thermomètre quil nomme Thermomè-tre I7Hiufr/f/,^parce quon peut facilement Ie conftruire par quot;tout. Pour déterraioer plus aifé-inent amp; avec plus dexaaitude Ie rapport quilnbsp;y. a entre ce Thermomètre amp; Ie vrai Ther-iomètre de _M. Reaumur, jextrairai ielnbsp;quelques Articles de la diflertation mëme denbsp;M. du Crest.
§ 119. 1°. M .DU Crest employoit de lEs' prit de Vin reftiHé qui brule la poudre. p. 3'd.
(pp5 nbsp;nbsp;nbsp;ffun Thermomètre Univtrfel, Cet oiivrage
p. 2j'
V57. tion, nut
du nonibre ties pages de celle-ci. Le P. Cox te mayant fair Pbonneur de me deniaiider mon fentiment fur te Therniomètre,nbsp;je lji envoyai ies RéUexions qnon trouve dans ce Chapitre,nbsp;amp; qne jolamp;e cftucllement au I-cfteur avec confiatics, puilquel-les ont 4tê approuvies par ce céldbrc'Obfervateur,
parüt ïi Paris, en 1741; mais il a été réitnprimé, avec des additions confiddrables, dans Je 3e Tomé des ASa Helveticanbsp;-97. Get oiivrage i paru aulïi fdparéinent ii Balie ennbsp;en 74 pag. in 4. M. igt;e Luc sell fervi de eette Edi-revient S celle dont je me fers, pQurvü qu011 6te 23
-ocr page 129-DES Thermomètres.
dEau, a la même marche que lEfprit de Vir^, qui brule la poudre, a compter d?puis Ja cha-?'nbsp;leur de lEau bouillante jufqua la congelation opérée par Ie fel marin. p.. 45.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦ r
La degré de force de lEfprit de Vin parolt done afl'éz indifférent :__ce qui saccorde a\ipcnbsp;les Expériences de M. de Luc^ qül a donné,nbsp;§ 42(5. /. p; 326 de fon admirable oüvrage, unenbsp;Table des marches de différens Êfprits de Vin.'nbsp;Nous en avons demné ün trés - court; extrait,nbsp;ci -defïus § 17. '
5 130, Le point Zero eft celujdes Caves de rObfervatoire de Paris: amp; M. du Crest anbsp;reconnu que I3 même temperature a lieu eunbsp;dautres fouterrains: p. 27. 28. 30.
LEndroit 011 M. du Crest a fait fes expériences , eJl; la même Niche oh M. M. la Hire, Reaumur amp; de Luc ont faitdesnbsp;leurs..
1; '
§ 121. he Thermomètre plongé dan® PEau bouillante , avec les précautions convenahles»nbsp;marque 100 dégrés (p. 35,) lorlque le Baro-mètre_ eft a 27 p. 9 1. mefure de Paris (p. 37)nbsp;Ce qui revient a 28 p. 8i mefure du Rhin, ,
La Temperature deTEau dans Ia glace, (ou comme sexpriment dautres Phyiiciens, de lanbsp;glace qui fond (§84) (eft de lö ¦dégrésamp; -*, denbsp;Troid, c: a: d, au- deffous de Z.ero ou dunbsp;l'etn'pêrêy p. 38.
LAuteur a employé Ia même EchcIIe
-ocr page 130-pour les dégrés de Froid que pour les dégrés de chaleur.
Voila les de'terminations qui me ferviront de Baze.
5 122. Nous comparerons ce Thermomêtre au vrai Thermomêtre de M. Reaumur , anbsp;celui que nous avons difcuté ci - deflus § 84 feqqnbsp;daprès les Principes de M. de Luc, amp; quinbsp;dilfére beaucoup de ceux, quon a nommésnbsp;dans la fuite Thermomêtre 8 de Reaumur.
Voici done la comparaifon de ces Ther-niomètres.
N. I-Eaubouillante. 100 100,4(100)593.' N. 2. Caves delObf. o 10.25(101; §90.
3. Glace qui fond 10.4--[-0.8 (102) §92.
(ICO) M. DU Crest a trotivé quun des Thertnomètres, que M» Reaumur a conftruit lui-même, marquoit 105^nbsp;k lEau bouilUnce: que Ie gros Tliermomètre de lobrervatoirenbsp;y maiqueioitnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;M. de Luc re»
marqué avec raifon, p. s?'* § 444que ces différences ne viennenc q^e de la difficulcé de comparer ces Tbermouiètrcs,nbsp;trës-peo fenfibles i caufe de leurs grolTes boules, avec desnbsp;Thetmom^'f*® ^ petites boules , tels que ceux de M. du Crest ;nbsp;amp; il en donne 1» preuve § 444'. g. h.
Cioi; Ce po''** nbsp;nbsp;nbsp;dont M. li u Crest fe fervoir avee
celui de lEaU bouillante, comme de deux points fixes; Mais dit M. de Eu c, jai 1 Pai des ouvriers, qui travailloientnbsp; avec M. d u Crest, quil avoic abandonné Ie Tempéré ,
comme un moyen de conftrudtion, amp; quayant trouvd que fes Thetmomètres fc tenoient k 10* dégrés de froid dans lanbsp; glacé qui fond, ü Peniployoit pour les régler, § 433.
(loa) »i vu, dit W. d E Luc, par im Therinumètre de
-ocr page 131-109
DZS Thermomêtris.
§ 123. Si ces determinations font exaftel, il fauc que ces trois points fixes donnent lesnbsp;mêmes réfultats.
La Comparaifon des N°. 2 amp;3 nbsp;nbsp;nbsp;.
produit cette Analogiè, 104 D. C. a 945 R. commenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1104 D.C-^ 100.31
Mais la Compi dotine nbsp;nbsp;nbsp;100.40.8 = 96 6
Difference. . nbsp;nbsp;nbsp;. :nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/ 0.71
Enfuite iö^.. D. C. a 945^ Reaumur = aoo p. Cv a-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;90.8^6nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;R.
On aura pour IEau bouillantE., ; ipi;i I. Difference davcc IExpérience 0.71.
Cette difference eft trés*petite: ft Ton prerid 10.^8 , pour le point de congelation, au lieu denbsp;10 4, toutes les parties saccorderont: cettenbsp;erreur, trés-petite en elle-iriêmei eftdaUiantnbsp;plus admiflible., que M. du- Crest paroitnbsp;avoir trouwe quelquefois ties différences dans lanbsp;determination de ce point, p. ,27.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;; .
i é i ^
5 124. M. DU Crest hous fournit endore quelques autres points de comparaifon, outtenbsp;les trois dont nous venons.,de parler,quot; II fetanbsp;important de lés difcuter.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp; 'f. ;
M. BU Crest fait en 174s, que'M.'D(f Cr ESt plsfoit » öts ce temps-n le Zéro de M. Reaumur ^ 1» Winpémurenbsp;» de u glace qui fond. p. s7i § 444-
-ocr page 132-no Dissertation sim ti comtaraison
Void comme M. du Grbst sexpranfi pag- 43-
j, Jai fondé les deux congêlations forcees avec Ie fel arnmoniae amp; Ie fel marin ordi- naire, fur plufieurs charges, réitérées pen- dant pluQeurs heures, de Tun amp; de Tautre,nbsp; en foutirant leau, amp; en rechargeant de felnbsp; amp; de glace.
,, Jai marqué Ie point de congelation quon fait avec de la glace amp; du fel marin a29Inbsp; (p. 27). M. DU Crest croit ce dégré fixe amp;nbsp;univerfel: il ajoute ; La congèlation forcée dunbsp; fel ammoniac fixée par Fahrenheit répondnbsp; i2Slnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Thermoraètrep.(;i.
Le dégré 291 de |'dü Crest répond, felon Ie § 123,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;15.9 de Reaumur, amp; Je asl
a12.5.
§ 125. Ces deux Experiences de M, nu Crest font dautant plus remarquables, quel-les paroiffent, au premier abord, difierer denbsp;celles de M. Reaümür: car M. Reaumurnbsp;a trouvé que Ie lèl marin, mêlé avec de lanbsp;glace pilée, fait defcendre fon Thermomètrenbsp;aIS ' (103); amp; M. DE JLüC répétant cettenbsp;Experience , en cmployant deux parties denbsp;glace qui fond, amp; une partie de fel, a obtenunbsp;le même réfultat (104). M. Reaumur anbsp;trouvé de plus , que le fel ammoniac mêJénbsp;avec de la glacé, dans les proportions les plus
(loj) Mém de tAcaü. irS4* P* *8*.
(104) S 445 k, p. s(;4. amp; 378.
-ocr page 133-favorables, na jamais produit que 13* dëgrés de froid.
5 126. (Les Experiences patoiflent contrai-res aux déterminations que nous avons faites -
123) au moyen du Thermomètre de M. du Crest; mais il y aura moyen de les conci-lier. Le dégré de froid quon produit par lesnbsp;congélations artificieiles depend de celui quenbsp;la glace amp; le fel ont lorfquon les employe, amp;nbsp;il efl: dautant plus grand que celui-ci lefl; da-vantage. M. Reaumur en a fait lui mêmenbsp;lExpérience; Avec duTalpêtre, dit-il, dunbsp; fel raarin , amp; du fel ammoniac refroidis,nbsp;5, mêlés fucceffivement avec la glace en dofesnbsp;j, convenables, jai fait naïtre un dégré denbsp;froid de 22 dégrés. Voila le Maximumnbsp;auqucl M. de Reaumur paroit être parvenu.nbsp;Or il eft, ce me femble, évident, dapres lesnbsp;paroles mêmes de M. du Crest que nousnbsp;venons de citer, que Ie fél amp; la glace quil anbsp;employés, ont eu le temps de devenir plusnbsp;froids quils ne létoknt au commencerrlent de.nbsp;rExpérience : car il fotttiroit 1Eau , rechar-geoit de fel amp; de glace; amp; lExpérience dufnbsp;xoit plufieurs heures. Le fel amp; la glace quinbsp;xelloient des premieres operations étoient donenbsp;très-réfroidis, amp; communiquoient leur froidnbsp;au nouveau fel amp; a la nouvelle glace quonnbsp;employoic. Le mélange devoit done produirenbsp;un plus grand dégré de froid.
Nous avons dit, que le froid, produit par Dü Crest, au moyen du fel marin, re-venoit, felon nos déterminations, a16.1nbsp;tie 1 Echelle de M. Reaumur, ce qui ne
-ocr page 134-Jia Dïssbrtation sür ia comparaisom
difFére que dun feul dégré des dégres qne M. Reaumur a trouvés dans fes Experiences. II ny a done pas de doute que cette difference ne dqive être attribueé a la caufe donenbsp;nous avons fait mention.
Nous avons dit quil y a auffi une difference dun dégré entre les Experiences de M. Reaumur , amp; de M. du Crest: ou plütót denbsp;Fahrenheit, fur Ie froid produit par Ienbsp;fel Ammoniac. Maïs il eft en general connunbsp;paries Experiences de Fahrenheit, Boer-HAAVE amp; Braun,.que Ie froid artificiel dif-fére felon Ie froid aéluel de TAtmolphêre.
g 127. Enfin, M. du Crest parie encore de deux autres points fixes, que je ne fuis pasnbsp;a raême dapprécier, paree quil nen énoncenbsp;pas Ie dégré dans fa differtacion, amp; que je nainbsp;pas eu occafion de voir les Thermométres furnbsp;les Echelles defquels il les marquoit.
Le premier point eff celui de la chaletlr de 1Efprit de Vin bouillant. II a employé a cettenbsp;determination, de lEiprit de Vin qui brulenbsp;la poudre, «Sc il la fait bouillir dans un vafenbsp;ouvert (p. 43). LEprit de Vin le plus rec-tifié {Spir- vini reSificatiJJ':^ boüt, fèlon les Ex-périences de M. Braun au 173® dégré de Ié-chelle de Fahrenheit (g 87, noftf) ce quinbsp;saccorde parfaicement avec les Experiences denbsp;Boerhaave (105) Or ce dégré revient a peunbsp;prés au 63! du 'J'hermomètre a Mercure de
M. de LUC
(105) nbsp;nbsp;nbsp;cellui, p. 39. Ed. Par.
-ocr page 135-rxc
EES TïIERitOMÊTRES.
M. DE Luc, CS qui, felon la Table deM.DE Luc même, reviendroit a 75I du vrai Ther-niomècre de M. Reaumur (g 95. f.)
5 128. Lautre point fixe efi; le_ froid que Meflieurs Jes Académiciens Franjois ont ob-ferve a Tornea en 1737. Jelai fonde, die M.
,, DU Crest, fur le propre Thermoruètre qui Ia éprouvé, amp; que M. Maupertuisnbsp; a bien voulu me confier plufieufs fois pournbsp; en connoitre le rapport (p. 44.) Voyez anbsp;ce fujet, ci deffus § 103 feq.
129. Les réfléxions que nous venons de faire me paroiffent luffire pour determiner le ,nbsp;rapport du Thermomètre de M. du Crestnbsp;au vrai Thermomètre de M. Reaumur.nbsp;Voici les principaux points dune Table denbsp;comparaifon. (106)
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Reaumur. Si 1on vouloit faire une comnaraifon avtc le faux 'rhetinon,i;;te de M. Reaumu*, § 98 p^efqu^«'ive''sIlenlent ennbsp;«tags aujourdhui, il faudroit ajouter 0.8 4 tous les dégrés danbsp;TliermoniiEre de Reaumur marquis dans cette Tabit. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
H
-ocr page 136-114 Dissertation sur la comparaison
§ 130. Au refte M. dü Crest a fait aufli des Thermoinetres de Mercure, divifes felonnbsp;la mêrae échelle que ceux dEfprit de Vin. IInbsp;a trés - bien fenti que ces deux Thermometres,nbsp;quoiquindiquant les mêmes dégrés a IEaunbsp;bouillante amp; au tempéré, différeroient beaucoupnbsp;dans les dégrés intermédiaires, amp; dans les dégrés inférieurs: ce quil a éclairci par quelquesnbsp;exemples p. 38. Maïs M. de Luc a traiténbsp;cette matiére dans un détail qui me paroit ne riennbsp;laiffer a défirer. 11 faut done ne comparer Ienbsp;Thermomètre de Mercure de M. du Crestnbsp;quau Thermomètre a Mercure de M. Reaumur,nbsp;Óc Ie Thermomètre a EfpritdeVin quau Ther-r momècre a Efpric de Vin, a moins quon nenbsp;voulüt drefler une Table de comparaifon fon-dée fur les proportions que M. de Luc anbsp;déduites de fes expériences § 15*
§ 131. Le Thermomètre de M. du Crest paroit être aflez en ufage en SuilTe: on sen eRnbsp;fervi dans les obfervations quon a fakes a Zurich en 1776, cornme auffi dans celles quonnbsp;ufaites de 1756 a 1760 a Bq/le, amp; a la Ferrierenbsp;en Erguelj on trouve ceiles-ci dans le Toipe 3®nbsp;amp; les fuivans des A£la Helvetica.
-ocr page 137-DES Thermomètses. ^15
Du Thermomctre de Suède y nbsp;nbsp;nbsp;de Lyon.
XXVil. Thermoinètre de M. Celsius. Foyez Ie Tableau général de com^araifon N®. VIL
5 I32
M.
i. Celsius a conftruit en 1742 un Ther-momètre a Mercure, qui a depuis porté fon nom, amp; qui efl aiijourdhui, a quelques ci:an-gemens prés, univerfellement adopté en Suède.nbsp;(107)-
M. Celsius plonge dabord fon Thermo-mècre dans de la Neige qui commence a fon-. dre, amp; enfuite dans IEaii bouillante: il placenbsp;Ie 100® dégré au premier de ces points, amp; Ienbsp;Zero au fecond: de forte quil compte, a 1i-mication de M. delTsle, fes dégrés de haucnbsp;en bas.
\
On sefl fervi de ce Thermomètre pour les obfervations quon a faites a Upfal,dépuis 1747nbsp;jufques en 1750. On les trouve dans les Tomes 12, 14, amp; 15 des Memoires de 1Académie de Suède.
O07) Méiiu dl i'Acai. de Suède. Tome'4 p. 204 de Is trad. Alieuiaode.
II 2
XX6 Dissertation sur la comparaisoN
XXVIIL Thermomètre de Stroemer nomme aujjl. Thermomèlrc de Snéde, ou^ ce qui re-oiént
au même, Thermomètre de M. C h R i s ti n, OU de Lyön.
.Voyez le Tabbnu général de comparaifonlS°.YllL
' 5 133. M. Stroemer a changé Ie Thermomètre de M. Celsius en ceci, quil a placé Zero au (lo'd) point de congelation amp; 100nbsp;au dégré de lEau bouiliante. On compte par-conféqiient, comme fur lEchelle de. M. Reaumur, les dégrés de Chaleur au deffus de Zero,nbsp;amp; les dégrés de Froid au delïöus.
ïï thifc de la, que 80 dégrés du Thermo-'metre a Mercure de M. de Luc ront:égaux joo dégre's du Thermomètre de Suède: ounbsp;qué q.'fen valent 5 ; que 180 dégrés de lEchellenbsp;de Fahrenheit en valent 100 du Thermo-metre de Suède, ou que 9 en valent 5: enfinnbsp;que ces mêmes 100 dégrés en valent 150 dunbsp;Thermomètre de M. de lTsle, ou que, 10nbsp;en vaient 15.
On a commence, ?n 1750 a fe fervir dece Tharmomètre» ïi -Dpja* 'éfe il ell aujourdhuinbsp;univerfellement en üfage;.én.5uède, ce qui faitnbsp;quon Ie nomme Thermomètre de Suède. Quel-ques Phyficiens (109) Ie nnmment cependantnbsp;aufli Thermomètre de Celsius, paree quen ef-fet les principes en font exaèlement les mêmes.
Cic8) Mém, de VAcaa, de Snéde. Tome XI. p. 15 .
(109) CoTT* TraM de Météor p, ij5. 137.
-ocr page 139-DES ThERMOMÈTRES. II?
§ 134. M. Christin, de Lyon, a inven-té en 1743 un pareil Thermomètre, quil nom-me Thermomètre de Lyon, II fixoit Ie poinc de congèiation en entourant la boule du 'I'her-momètre de glacé piiée. M. Marcorellenbsp;seft fervi de ce Tljermomètre dans les obfcr-vations quil a fakes a Touloüfe pendant dix'nbsp;années , amp; quon trouve dans Ie quatrièmenbsp;Tomé des Mémoires préfentés a t/lcadémie,
- '
Thermomètre de Bird.
5 135. Le P. CoTTE a decrft ce Thermomètre -comnie étant un Thermomètre'particulier, difrerent des autres, amp; il en dit, que felon M. DE Ma IRAN, le Thermomètre denbsp;J. Bird, Anglois, différe peu dans fes principes de celui de M. de Reaumur, (no)
M. Mai RAN en parie en eflFet de cette fa-jon (iii) Mais il me paroic cependant, que ce 'l'hermomètre eit réeHement Je Thermomètrenbsp;de Suède; cell ce que je déduis des circon-flances que M, M air an ajoute a fa defcrip-tion. 11 en parie daprès-M. FeRNEK, amp;nbsp;il dit que les premières obfervations Ther-momètriques ont été fakes a Upfal avec lenbsp;Thermomètre de Hawksbée, mais les fui»nbsp;vantes, amp; celles de M. Fermer, avec lenbsp;Thermomètre de J. Bird, qui différe peanbsp;dans fes principes de celui de M. Reaumur.nbsp;Jai eu ce Thermomètre en main pendantnbsp;plufieurs jours , ajoute M. MaiRAn, M.nbsp;Fe RN ER layant apporté a Pari*.
Cno) Traité ée Météorgt; P-
(lil]) Mém. ds l'Acaii 1765 P* atg.
iig Dissertation sur ea oomparaison
Mais, il eft certain par les Mémoires de lAcadémie de Suède quon sefl fervi a üpfalnbsp;du Thermomètre de Hawksb^e jufquennbsp;1747: de celui de Celsius, amp; enfuite denbsp;celui de Stroemer depuis 1746 jufquen 1750.nbsp;M. Ferner lui-même nen a pas employénbsp;dautre, ou du moins na-t-il publié fes obfer-vations que réduites a ce Thermomètre-la. IInbsp;eft done très-vraifemblable que ce Thermomètre de Bird, eft Ie Thermomètre denbsp;Snéde, conftruit a Londres par Bird. Cu®)
5 136, Four ce qui eft de Iaccord qnil y a entre ce Thermomètre amp; celui deM. Reaumur,nbsp;on peut remarquer dabord, que Ie vrai Ther-momètre de Reaumur indique Zero au pointnbsp;de congèiatioh, amp; a peu prés 100 a lEaunbsp;bouillante, amp; que cette graduation eft exafte-ment celle du Thermomètre de Suede: quilsnbsp;feroient en conféquence parfaitement daccordnbsp;sils étoient tous deux de Mercure. Maisnbsp;comme celui de Reaumur eft a Efprit denbsp;Vin, il y aura quelques differences: par ex:nbsp;pour les dégrés 50 amp; 80 de Fahrenheit,nbsp;on aura.
' _
_ « B 10 deg. du Th. de Suède.
50 de F. a*| nbsp;nbsp;nbsp;......Reaumur.
.J-26. 6 du Therm, de Suède.
80 de T. a*| 22.80 du Therm; de Reaüm ub.
Cna) Bird «n célébre artifle h I.ondrcs, qui conftrai-foie auffi des Thermomètrcs Ji telle éclielie quon vouloit. Com-jne, On trouve peu de tubes exempts de töute inégalité, il prenoit la précaution de divifer fes dégrés par des épreuvesnbsp;initnddiates, en aysnt égard Jl ccs inégalités du Tube. j^our/tnbsp;fyiu Matx. Aout i^ao. .Art. IV.
-ocr page 141-II9
i)ES TöERMOMHTRES.
Da forte que Ia difference ne monte qua ij dans Ie premier cas, amp; a 3I dans Ie fecond; amp;nbsp;elle fera a proportion dans les dégrés intermé-diaires. Qr AI.JVIairan aura fürement ob«nbsp;fervé Ie Thermomètfe de Bird a pen prés entrenbsp;les dégrés de chaleur dont nous venons de par-ler, car M, Ferner a étéa Paris aux raoisnbsp;de Mai, Juin amp;c. 1761. II neft done pas éton-nant que M. Mair a n aic confidéré ces Ther-momècres comme peu différens, amp; conftruitsnbsp;a peu prés fur les mémes principes.
De quelques TJierm' mètres inoins ufitès aujour' d'hui , maïs qui ont été conftruits d'après desnbsp;points fixes, ou quon y peut réduire avec cernbsp;titude.
No. XXIX. Tliermornètre de M. DE LA Hire. Voytz Ie Tableau general de cowparaiybw. N'. XIX.nbsp;§ 137*
Ce Thermomètre^ff Ie plus ancien Thermo-mètre connu avec lequel on ait fait des obfer-vations. On sen eft fervi pendant plu* de foi-xante ans a TObfervatnire Royal de Paris, amp; M, DE LA Hire sen fervoit deja en 1670.nbsp;H 4
-ocr page 142-Ï20 Dissertatiok sur la conparaison
1,Echelle de ce Thermomètre na pas de points fixes, ainfi ce ned: quau moyen de quelquesnbsp;obfervadons faites en même temps far ce Ther-momècre amp; fur dautres, quon peut la determiner. Quelques Phyficiens célébres, M. M.nbsp;Martine,Grischow,Rozier,Cotte,nbsp;ont publié des Tables de comparaifon, mais quinbsp;different beaiicoup entrelles. Voici quellesnbsp;fpnt mes remarques. Je comparerai ce Ther-mométre de M. de la Hire 4 celui de M.nbsp;J E A ü M ü R. Ils font tous deux a Efprit de
§ 138. M, de la Hire dit (113) quil commence a gèler a la campagne lorfque fon Ther-mo.mètre eft a 32: mais je crouve aüleurs (114) ' quil commence a gèler lorfque Ie Thermomètre eft. a 31, OU même Icrfquil eft a 30. (115)nbsp;De forte que Ie point de congèlation paroitnbsp;êcre encre 30 amp; 32. M. Martine (116) Ienbsp;fixe cependant a 28 , paree que, felon unenbsp;obfervation imme'diate de M. de la Hire,nbsp;(117), Ie Thermomètre dAMONTONs eft anbsp;5iJi lorfque Ie fien eft a 28. Ces differencesnbsp;fbiic aflez fortes.
§ 139. M. DE LA Hire die que fon Ther-momè re fe rient a 48 dans les Caves de lOb-fervatoire (Ii8): ce quon a en effet éprouvé
lt;113) nbsp;nbsp;nbsp;I70»* »703gt; p. 4» 5*
(114; Jbiti. i;35- P- 587»
Cs'S') i/'iV. P* 3.0*
(116) nbsp;nbsp;nbsp;Jifai IV. § 4. '
(117) nbsp;nbsp;nbsp;-(Vm, l Jcad, 1710. p. 14 a.
Cii3) dt t deei, 1709* p» 3# nbsp;nbsp;nbsp;,
-ocr page 143-Des THERM03.IÈTRES. lai.
fouvent. Maïs M. du Crest rapporte (np) que ce Thermomècre ne fe tenoit qua 47 j Ie i8nbsp;Janvier 1742 ; foit quil füc furvenu queJguenbsp;changement a ce Thermomètre , corame_ M.nbsp;igt;u Crest Ie conclut de cette obfervation;nbsp;foic que ce Thermomètre , qui étoic ordinai-reinenc a lAir, neüc pas encore été affez loag-temps dans les Caves pour en acquérir parfai*nbsp;tement'la tempéracure, lorfquon ly obferva;nbsp;foit enfin que Ie grand froid de fannée 1742,nbsp;eüt un peu pénétré dans ces Caves. Mais lanbsp;feconde de ces raifons me paroit de beaucoupnbsp;la plus probable.
§. 140. M. Mairan fixe Ie point de con-gèlation a 30, amp; parconféquent au Zero de M. Reaumur (120); il prend enfuite Ja chaleurnbsp;des Caves de IObfervatoire , ou 48, pour fe-cond piont fixe, quil rapporce au dixième degrénbsp;de Reaumur, amp; il determine lEchelle en-tière au moyen de ces deux points: en qnoi ilnbsp;a été fuivi par Ie P. Cotte: mais ce procédénbsp;ne me paroït pas entiérement exa£l. En voicinbsp;les raifons.
1°. Le Thermomètre de M. Reaumur ne fe tient pas a 10 dégrés dans les Caves de-fob*nbsp;fervatoire, mais a loj.
2°. Le froid de lannée 1709 , qui eft a 5 dégrés du Thermomètre de M. de la Hirenbsp;fc rapporteroit alors a-13.9 de celui de M.nbsp;Reaumur: Mais M. Reaumur a trouvé,
Ana Helvet, vol. lU. P* 53-Ciao) Mim. ie rjad, 17Ö5. p. 2UO*
H 5
-ocr page 144-Ï22 Dissertation sur la comparaison
au rapport de TAbbé Nollet, (12i) par une expérience immediate,. en plongeant les deuxnbsp;Thermometres dans le même mélange frigorifi*nbsp;que, que le 5». dégré du Thermométre de M.nbsp;DE LA Hire repondoit a 15 au deffous de Zeronbsp;du fien. Cette expérience étant immediate eftnbsp;au - deftus de tout doute. II faut cependant re-marquer que cette Expérience na certainementnbsp;été faite quaprès lannée 1740: car M. Re au*nbsp;MUR dit dans les Mémoires do. l'Jcadéniienbsp;cette année, p. 548, navoir pas ofé la faire, denbsp;peur de mettre le Thermométre de M. de lanbsp;Hire en peril de fe cafTer. Auffi M. Reaumurnbsp;fixoit il alors le 5® degré du Thermomètres denbsp;M. DE LA Hire aijj du fien: en quoi nom-bre de Phyficiens le fuivent encore aujourdhui.
§ 141. Je prends done ce degré pour un point fixe: ainfi que le 48, que je fixe au lojnbsp;du Thermométre de M. Reaumur , amp; je trou-ve alors le point de congélation a-peu-présnbsp;a 30I, OU exaélement a 30.543. _ Si Ton prendnbsp;30.5 , on trouve que le cinquième degré dunbsp;Thermométre de M. la Hire revient a14.94nbsp;de M. Reaumur; ce qui ne différe pasnbsp;fenfiblement de15.
Je prends done les de'terminations fuivantes» comme certaines.
Tempéré.....48 nbsp;nbsp;nbsp; loï
Gelée .... - 30' nbsp;nbsp;nbsp;¦ o
Proid de 1709 - - 5 nbsp;nbsp;nbsp;*14.94 OU
Troid produit par la glace amp; Ie fel mtrin. (§ 92.)
(ni) Ots Expifr. Tomi III. Pag*
-ocr page 145-DSS THERl^OMÈTaSt. m
§ 14*. Ces proportions nous foumiflènt la Table fuivante, qui difiere un peu de cellenbsp;du P. CoTTE amp; beaucoup de celle de MM.nbsp;Martine, Rozier Sc Braun.
LH.
85
81.7
73*1
64.6
56
4-7-5
39
30-5
R.
3»
30
«5
ao
15
10
5
O
R. LH.
5
10 13.5
155 17.9 o
R = ï.707 LH, L Jï == 0.586 R.
§ 143. II y a cependant une obfèrvation,' qui ne fauroit saccorder ni avec cette Table,nbsp;ui avec aucune autre: ceft celle de M. dunbsp;Crest. Le 10 Janv. 1742, Ie Thermomètrenbsp;de M. LA Hire étoit k 61 h. du madn a 9I, amp;nbsp;celui de M. DU Crest, qui pendoit a cöté denbsp;fautre, étoitnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Ces-2a reviennent S-9.6
de lEchelle de Reaumur, (§ 129): ainfi, fuivant cette obfervation pi du Thermomètrenbsp;de M. LA Hl RE, repohdroient a-p.ö de celuinbsp;de Reaumur, au lieu quils répondroiencnbsp;a-124 fuivant la Table précédente. 11 menbsp;ïemble que Ia caufe, au moins trés-probable,nbsp;de cette difference eft, que Ie Thermomètrenbsp;de M. du Crest naura pu fuivre auffinbsp;promptement les moindres changemens denbsp;temperature que celui de M. la Hire: or celui-ci nétoit pas ftationaire; au contraire ilnbsp;baüToit encore; car a 9 heures il étoit plusnbsp;bas denviron un degré: mais on avoit déjè óténbsp;alors Ie Thermomètre de M. du Crest. On ne
i24 DlSiERTATIÖIÏ SÜR. lA COMPARAIION
dit pas aufli fi ce Thermomètre avoit déja été placé a eet endroit longtemps avant Toblêrva-tion; il y étoit a la vérité Ie 9: mais on ne ditnbsp;pas quon ne Ten a pas retire dans Tentre-teraps.
5 144. On trouve dans les Mémoires de VA-cadémie Royale des Sciences, quelques obfer-vations faites en meme temps fur Ie Thermomètre de M. LA Hire, amp; fur celui de M. Reaumur : je les ai examinees avec foin,nbsp;mais jy ai tronvé de très-grandes differences,nbsp;comme cela eft auflt arrivé lorfquon a comparénbsp;de Ja même fagon les Thermomètres de MM.nbsp;Reaumur amp; de Luc. Ces differences pro-viennent, de ce que la boule du Thermomètrenbsp;de M. DE Reaumur eft fort grande, ayantnbsp;irois a quatre pouces de diamétre: doü il re-fulte que ce Thermomètre ne fauroit fuivre lesnbsp;moindres variations de temperature aufli promp-lement que les autres,
|
, Voici quelques exemples de ces differences. Jai trouvé Ie dégré | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Or il eft aifé de voir que ces obfervations ne fauroient saccorder entrelles. Elles donnentnbsp;done a connoltre, quil y a eu de grandes irré-
-ocr page 147-t2S
DES Thermombtres.
gularités , qui font exaélement femblables a cel-les qiie jai eu occafion de voir très-fonvenc en comparant des Ihermotnètres pendus funnbsp;è Cüté de lautre.
§ 145. Je ne doute cependant pas que Ja Table que jai dreffée ne Jbit exaflte ; amp;, finbsp;lon en conJlrujfoit une, comme je 1aifaic, ennbsp;prenant des termes moyens des cblervations,,nbsp;fimultanées dont nous venons de parler, on nenbsp;troüveroit pas de grandes différences, furtoutnbsp;pour les dégre's fupérieürs, paree qiion trouvenbsp;plus dobfervations pour ces dégres-la que pour
les inférieurs. Jai trouvé, p; ex;, de cette tna-niere, 30 R a 83 de L.H:
10 R...47.3 o R..,3Ö.7
-5 R... 22}
20 R a Ö5.8 -
Mais les differences font confidérables au-dellous de5 degrés.
CHAPITRE II.
N°. XXX. Thcrmomètre de NewtoN.
Voyez Ie Tableau general de Comparaifenl NO. XXVII.
§
I^e Grand Newton a publié en 170X quel-ques experiences quil avoic faites fur la chaleur
-ocr page 148-de plufieurs corps, en fe fervant dun Ther-momètre de fa conftruftion. Ce Thermometre e'toit compofé dhuile de Lin. On retrouvenbsp;dans ces expe'riences des traces de ce génie admirable quon rencontre fi frequemment dansnbsp;tout ce que Newton a traité. (122)
Nous préfenterons dabord cette Echelle même, fur Jaquelle nous ferons quelques remarques , amp; que nous difcuterons enfuite : nousnbsp;y ajouterons ies dégrés corretpondans de IE-chelle de Fahrenheit. (123)
C122) Phil, Trans. IS!. 270. vol 22. p. 824. amp; dans les Opufcula publiés par M* Castillon, Tome II. N°. ai.nbsp;Cette Diflertation a été pubüée dans les TranfaStions fans nomnbsp;dAuteur; inais il ny a pas de doute quelle ne foit de Newton.nbsp;Voyec la Préface de M. Castillon, kla tête du ptemietnbsp;volume des Opufcula.
(1*3) M. Braun a ddterniiné avec beaucoup de foin la cha-leur de quelques fluides bouillans amp; de quelques métaux liqué-fiés. (Wov. Com, Petrop, Tom. Fill. p. 356 feqq). Nous ajouterons ici les degrds que ce Piiyflcien a trouvés, mais en leg reduifant S' TEcbelle de Fahrenheit.
M. MSsckenbroek a fait aulli, au liioyen de fon Pyro mlttti tie très-hclles Expériences fur ce fujet, done nous feionsnbsp;aufli ufage dans ces remarques. La Lame defer, dout fe fervoitnbsp;ce pbyficien , fe dilatoit de 53 dégrés du Pyrométre, depuis Ianbsp;congelation jurqiiS la chaleur do IEau bouillante.- ainli ces jjnbsp;dégrés du Pyroaiètre en font 180 du Thermoniètre, oü un dé-grd en vaut sfs. Cell: de cette fafon que nous reduiruns lesnbsp;dégrés du Pyrométre i ceux du Thermoiiiètre de Fahrenheit:nbsp;mais il fauc encore ajoutcr 32 ii chaqiie nombre, pour ia dis-, tance du o au point ds congelation. M. M u ss ch g n b Ro E Knbsp;a fait routes fes expériences iur ctcre Lame, quil tatoutoit denbsp;fluïdes bouillans , ou de métaux fondus.
-ocr page 149-127
DES THERMOMÊTRES.
§ 147. Echelle de Chaleur. F ah. 0°. Chaleur de lAir en Hyver, lorfguenbsp;lEau commence a fe gèler. On^nbsp;détermine cette chaleur en entou-rant Je Thermomètre de glace quinbsp;fond.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;32
0,1,2quot;. Chaleur de LAir en Hyver.
nbsp;nbsp;nbsp;....... 32;37-3:42.3
25 3)4- Chaleur de lAir au Pnntemps
amp; en Automne. . nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;42.3:49:54,3.'
455gt;6quot;. Chaleur de lAir en Eté ^124)
ö®. Chaleur de lAir , A midi, au
mois de Juillet. f125).....lt;54
12°. Le plus grand dégré de Chaleur que Ie Thermomètre acquiert a lattouche-ment du Corps - Humain. Ceflnbsp;aufli celle dune Poule qui couve.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;96
Enfin M. Amontons a fai un grand nombre de remarqnet fur cette Echelle de Newton , amp; il en a répété prefque lontes lesnbsp;Expériences; nous les tspporterons aufii en leut lieu. Mim, denbsp;l'Aca. 1703. p. 200.
(124) M. Amontons a taifon de foupgonner que cette chi-leur eft celle qui a lieu dans une chainbre fermêe . cat la Chaleur de lAir libre eft plus grande en Eté, même en Angletetre.
C125) Newton nomnie ailleurs (Princip. Phil. Nat. Lih. 3, Prop. 41. Prop, S4. p. 51 amp; 639) cette chaleur, la chaleur dunbsp;Toleil dEté , ou celle que la ïene fèche acquiert en Eté,nbsp;lorfquelle eii expofée au lolei!.. Mals 11 efl: für que cette chaleur efl plus grande; amp; hl. Maf. tin E a raifon de rcniatquetnbsp;VI. § arj que Newton a ccnaineinent eiUeiidu par lilnbsp;la chaleur ordinaire de l.iir ii Torabre , en Eté,comme sexprimenbsp;le Or, Pitcairn, quil ctoic avoir tenu ce fait de Newtonnbsp;même. EU'ntt ii. 3
-ocr page 150-it28 Dissertation sur ia comparaison
La plus grande Chaleur dunbain, quon puiffe fupporter Icrfquon ynbsp;dent la main amp; quon la remue fansnbsp;ceffe. Cefl: aufli A pea prés lanbsp;Chaleur du fang dré nouvellement.nbsp;l7^ La plus grande Chaleur de TEaunbsp;quon puiffe fupporter en y tenantnbsp;la main tranquille. (126).
20quot;.v{ Chaleur de IEau dans laquelle de la Cire fondue, qui fe réfroidit,nbsp;commence a fe figer, amp; a perdrenbsp;fa tranfparence. (127).nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
24'. Chaleur dun bain, dans kquel de la Cire, qui séchaufFe peu-a-peu,nbsp;commence a fe fondre, amp; reftenbsp;fluïde fans bouillir. (128). ...nbsp;2o'.u Chaleur moyenne entre celle de lanbsp;Cire qui fond amp; celle de IEau
bouillante. . nbsp;nbsp;nbsp;......
139.7
..... 184
(126) M.-AMONTONS obicrve avec rairon, que cette chaleur aiffére beaucoup h 1égard de différentes perfouBes. II avoir luinbsp;Ihême de 1» P®'quot;® ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Sue'que temps dans le pre
mier de ces bains, tandis que Ton valet foutcnoit plus longtemps la chaleur du fecond.
(is7) A MON TONS rjpporte ce déjré S ^4 p. i lig. . de fon Therniomètre, dégré quil a aufli ttouvé par ics propres Expé-liences.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;felon tiotre Calcul, les 64*2 dilgrés dA montons en
font 1461 Idt 1Ecbelle de Fahrenheit. M. Uraun a tiouvé que la Cire commence il fe fondre au 140e dégré: cenbsp;qui saccorde très-bien avec IExp.'rience de Newton.
(laS) Selon M* Amonto ns la cire commence h fe fondre amp; rsfte fluide fans bouiliir, dans un bsin , riont la Chaleur eftnbsp;fur fon Thcrtiïomètre A .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ i/nl de FjsAt
Chaleur de IEau cii la Graifle fe fond 61 nbsp;nbsp;nbsp;--- 128.3
Lc Bcurre fund Ji 59,- I09.*
DES ThERMOMÈTues. 129
34®. Chaleur de IEau qui boöt forte-ment; ainfi que dun mélange de 2 parties dJEtain, de 3 parties denbsp;Plomb, amp; de 5 parties de Bismuth , qui, ayant été fluide, commence a fe fig .............
LEau commence a bouülir ^ 33* nbsp;nbsp;nbsp;2017.5
ti54
Et nacquiert pas de chaleur plus grande que 34I.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;......
_ Le Fer, qui ayant été rouge fe refroi-dit peu-ti-peu, amp; conferve une chaleur
de 35 OU 36 dégrés [218.^ OU 224 F.J
229.3
cefle dexcitér j Ebullition lorfquon y jette des gouttes dKau chaude: amp; ii faitnbsp;la méme chofe pour des gouttes dEaunbsp;froide, sil a 37 dégrés de chaleur. . .
4o.7;- Le moindre dégré de chaleur au-quel un mélange dune partie de PJorab, de quatre parties dEtain,
4S
amp; de 5 parties de Bifmuth, de-vient fluide, amp; refte fluide. . .
288
2S2t
48. Le moindre dégré de chaleur auquel fe fond un mélange de parties éga-les de JBifinuth amp; dEtain. . . .
Ce mélange fe fige a 47 dégrés. . .
57. Chaleur a laquelle fond un mélange de deux parties dEcain amp; dunenbsp;partie de Bifinuth: comrne auflfi unnbsp;mélange de 3 parties dEtain, amp;nbsp;de 2 parties de Plomb. Mais, unnbsp;mélange de 5 parties dEtain amp; denbsp;deux parties de Bifmuth, fe fige a
cette chaleur-la.......
Le moindre dégré de chaleur auquel un mélange dune partie de
-ocr page 152-130 Dissertation sm la cojI5?arajson
JRifmuth, amp; de hiiit parties dE-
72*. Chaleur a laquelle TEtain pur fe
Ilfefigeayo.....- . nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. 405.3
81quot;. Chaleur a laquelle le Bifmuth fe
fond. . nbsp;nbsp;nbsp;......454
ComnA; aufli un mélange de 4 parties
de Piomb amp; dline partie dEtain (130).
Mais un mélange de 5 parties de Piomb, amp; dune partie dEtain fenbsp;fige a ce dégré de chaleur.
96\ Le plus petit dégré de chaleur au-
quel fe fond le piomb. (131). nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;543.9
(lapj Selon M. Bra on, par des Expériences immédiate* fuf un Tueimomètre de Fahrinhbit, i 416: felon Mus»nbsp;/5CHENBRÜÏK 4 109 du Pyromètre, ou 4 403 du TherniomèCff.
M. Amo.mtons a aiiffi réduit ce dégré 4 fon Echcüe: maïs cetfe reduébüo ne me paroic pas esempte dincenitude,paree (}uenbsp;la Loi lie DilataJipn que tuis l Efprit de Vin eft tres - différentenbsp;de celles que fnivent le Mercure amp; lhuile de Lin. Si la mêmenbsp;loi avoil lit'i, le dégré 804 , auquel RJ. Amon TONS lixe Unbsp;chaleur denbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fondu, au litu quil eftime le dégré déter-
miné par Nr'vton 4 ^6-*, reviendroit i 274 de nocre Echel-le . Maïs la Méibode de M. A M o N T o n s eft fi différente de celie de Newton, quelle ne peut que donnet des réfuitatsnbsp;différens. (S
(130) Selon M. Braun, pst Kxpétiences immédiates fur un Therijjomètre de Fahrenheit 4 494; fuivant M. RIos-«chenbroek 4 300 du Pyromètre, oii 4 logi.du Thermosnbsp;«n^tte; quelle ptodigieufe différence!
Ciji) M. Amontons reduit ce dégré de Newton 4 llij'^ de fon Echelle, amp; il détermine te même dégré de chaleur,nbsp;par es Espéiiences, 4 82, QU 4 283 de TEchelle de Fahre.s»nbsp;aBtT»
-ocr page 153-i.n
Le Plomb fe fond a 96 on 97 dégrés, amp;, lorfquil fe refroidit, il fe fige a 95nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3»).
114° Chaleur a laquelle les corps embrafe's , (ignitd) qui fe refroidiffent peu-a peu, nenbsp;font plus rouges, amp; ne luifent plus dunbsp;tout: amp; réciproquement. Je dégré de chaleur auquel ces corps, en sechauiFant,nbsp;commencent a luire dans 1obfcurité, maisnbsp;dune lumière fort foible, quon apper^-oitnbsp;a peine.
Un mélange de parties égales de Fer amp; dE-tain fond a ce raême dégré; amp; un mélange de 7 parties de Biïmuth amp; de 4 parties de Fcr,nbsp;sy figent en fe refroidiflant.
Ce dégré de chaleur eft, felon les Expériences ds M. Braun 550 du Therraoaiètre de Fahrenhbit, amp; felon M. Mus-scHEfcBROEK i du Pyromitte ou 1) 770 du Tliermotuè-tre. Voili de rechef une trés grande difference; amp; elle eftnbsp;dautanc plus confidérable que cette chaleur fetoit plus petitenbsp;quB cclle quil fauc pour fondre le Bifmuth, peadatit que lenbsp;contraire a lieu dans les Experiences de Newton amp; danbsp;Braun qui saccordent ttfcs - Uien.
Cl32) Le 107e dégré de Newton fe rapporte au 600e de ÏAURENtiEiT, auquel dégré on dit que le Mcrcure bigt;üt.nbsp;On ne fauroit done écendce les dégrés de lEchclIe de F a ii-RENHEiT au delil. Mais la chaleur du Mercure bouUlant eftnbsp;beaucQup plus grande felon M. Braun. Si 1on place le Ther-momètre fur des charbons ardens, amp; D lon procédé avec lesnbsp;précautions convenables, le Mercurt indique, lorfquil connnenepnbsp;é bouillir, entte le 709 amp; Ie 721e dégré; amp; par conféquent lenbsp;715e par un nombre moyen. Mais fi 1on plonge le Thermo,nbsp;mèlre dans un vafe de cuivre qui coutient du Mercure, celui-*1 commence it bouillir, lorfque le Thermomèrre marqué 636 ounbsp;^9^; Mais fi 1on poufle lExpérience plus loin , le Mercurenbsp;conteim dans le TUermomètce commence auffi i bouillir aus 709nbsp;~iöi rzx dégrés,
132 Dissertation sim u comparaison
136'J. Cbaleur a laquelle des Corps embrafcs paroiffent luire dans lobfcurité de la nuit,nbsp;n:ais non pendant le crépufcule.
XJn mélange de deux parties de Fer amp; dune partie de Bifmuth , ainfi quun melange denbsp;cinq parties de Fer amp; dune partie dEtain, fenbsp;figent a ce dégré, en fe refroidiflant.
146'^. Le Fer pur fe fige a cette chalenr. XÖ10. Chaleur a laquelle des Corps embrafcsnbsp;luifent manifefiement dans le crepuicule,nbsp;peu avant le lever dn foleil, ou pen aprèsnbsp;Ibn coucher; mais a laquelle ils ne luifent-pas du tout, ou gt;du moins fort obfcuré-ment, en plein jour.
192°. Cbaleur des Charbons dans un feu mediocre de charbons de terre, amp; qui brule fans quon Iexcite par le vent des Ibufflets.
La chaleur dun Fer, aufli rouge dans ce feu qu'il foit poflible , efb egalement grande. Lanbsp;chaleur dun feu de bois médiocre eft un peunbsp;plus grande, favoir de 200 ou de 210: amp; cellenbsp;dun plus grand feu eft encore plus conlidera-ble , fur-tout fi on 1excite jpar le Vent desnbsp;fouffletï.
§ 148. Voila IEchelle de N F. W T 0 N , amp; line belle fuite dExpériences. Nous y avonsnbsp;ajoute IEchelle de Fahrenheit en rappor-tant le o de Newton a 32 amp; fon 12'dégrénbsp;a 96. On voit en méme temps combien lesnbsp;determinations, que Newton amp; Fahrenheit out faites dè IEau bouillante, saccor-dent; amp; réciproquement, fi Ton prend cettenbsp;chaleur pour point fixe, les determinations donbsp;la chaleur du Corps humain saccorderonc annbsp;mieux.
-ocr page 155-BEfi TiIERMOMÈTRES. Ï33
Mais puifquil eft für que lhuile de ]in ne faii-roic la lupporter (133) lans, bouillir, ^ raêrne fans prendre flamme, il fera néceflaire dexa-miner foigneufemenü comment New Ton synbsp;dl pris pour conllruire fon Echelk.
g 149, Newton a conllruit fon Eclielle, eif partie en fe fervant du Thermomècre méme,nbsp;amp; en partie en employant un Fer rouge.
Voici comment il 3eft fervi du Thermo-mètre. En fuppofant que lhuile contenue dan? la boule , quand celle-ci efl: plonge'e dans de
h Neige qui fond, occupe lOjOoo parties; iP a trouTO quen fe dilatanc par
LEau qui bout fortement.....10725
2000tgt;
33,
La chaleur de lEau böuillante.
10725
10000
La chaleur dEtain fondu, qui commence a fe figer. .
loouo nbsp;nbsp;nbsp;13
(133) II y a des huiles qui comniencent » bouillir, oii du moins i boi'illünncr, i un moindre dégré de chaleur que |enbsp;Mercure : Mais leur chaleur augmente peu-h-peu^ ^nbsp;promptement bouillir Ie Mercure, comme Ie prouvent l?s E*pénbsp;ric^ices de M u s s C H S N u R o e k amp; de B R. a U n.
134. Dissertation «tra tA comparaison
10000
20
La chaleur dEtaia entiêre-ment figé......
Enfuite Newton a fixe iz a la chaleur du Corps humain, c: a: d: quil partage eti lanbsp;dégrés 1'Efpace contenu entre cette chaleurnbsp;amp; le point de congelation. Suppofant enfuite,nbsp;que la chaleur de Ihuile eft proportionelle a lanbsp;dilatation, il détermine tous les autres dégrésnbsp;de la fagon fuivante.
356, Dilatation de Ihuile par la chaleur du Corps humain, font a.
735, Dilatation par IEau bouillante, comme 12 Dégrés, quil y a entre la congèlationnbsp;amp; la chaleur du Corps humain, font anbsp;34 Quon doit placer a la chaleur denbsp;IEau bouillante.
Et ainfi de fuite pour tous les autres dégrés.
g 150. Le refte de TEchelle, qui a e'te' regie par un Fer rouge, eft fondé fur ce Principe , que la chaleur quun Fer rouge communique, en un certain temp's, aux corps qui y font appliques, c: a: d: que la chaleur quenbsp;ce Fer même perd en un temps détermine, eftnbsp;dans la même proportion que la chaleur quenbsp;le Fer poffédoit au commencement de cenbsp;temps. Suppofons que le Fer ait la chaleur anbsp;au commencement de fExpérierce: quil communique la chaleur b pendant la prémière minute; il pofledera done 41-^ au commencementnbsp;de la feconde. Done, la chaleur « eft a la cha-lenr b, communiquée pendant la prémière minute, comme la chaleur a^b eft a la chaleur x
135
DES THERMOMeT RES.
communiquée dans la minute fuivante, c: a: d: Ia feconde; amp; Ion trouve x = x b. Lenbsp;Fer aura done au commencement de Ja troifjè*nbsp;me minute, la chaleurnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ ou
amp; faifant a: b
(a ~ i'ji
y, on aura y pour Ia chaleur perdue ou communiquée pendant la troifième minute. Les chaleurs coramu-niquées fuivront done cette proportion
Temps - Pertes.
I* min. b.
Cv)-
Les Temps fuivent done une progreflion arithmétique, amp; les chaleurs perdues ou com-muniquées une progreJlion géométrique, dont
rexpofantv^il;
Mais on nomme Loga-
rithmes les nombres dune progreflion aritlïmé-tique, qui répondent aux nombres dune pro. greffion géométrique: dourefulte la propofitionnbsp;même de N e w x o n. Si' Ton pole les tempsnbsp;,, du refroidilTement égaux, les chaleurs ferontnbsp;g, en progreffion géométrique, amp; on pourra lesnbsp;,, trouver facilement par les Logarithmes.(i34)
CioO II fcroit hors de propos de faire des remarques Tuf ce Principe de Nsvvtün; OU peut confulter celles du Djt Mar-ymt- ££ay.'V,
14
-ocr page 158-1^6 Dissertation sur la comparaison
§ 151. Newton prit done un Fer rouge, quil Ota du F-u au moyen de pincettes, auffinbsp;rouges, amp; qui' porta en un endroit ou règnoicnbsp;ufi iZephir conftant. II pofa difFerens metauxnbsp;fur ce Fer amp; il oblerva les temps des refroidis-fements, jufqu a ce que lous ces métaux euflentnbsp;perdu leur iluidité, jé fuflent figes, amp; que lenbsp;Fer eüt acquis Jeur dégré de ciialeur. Tousnbsp;les dégrés de chaleur etoient connus par- lanbsp;même , en fuppofaqt que les excès de la chalenrnbsp;du Fer amp; des métaux qui fe refroidilToient, furnbsp;celie de IAir ambiant', qnj etoit connue par lenbsp;Thermomètre font en une progreflion geo-métrique, amp; que les temps des relroidilTementsnbsp;I'ont en une progreflion aritliaiétique.
Newton trouva enfuite, que les chaleurs quil avoit trouvees de cette fajon fuivoient lanbsp;merne proportion que celles quil avoit deter-minées par le Thermomètre; or on voit fact-lement que Newton a pii faire cette compa-railon, puifquil y a plufieurs dégrés depuis lenbsp;40 jufquau loo*^ quil a pu determiner par lenbsp;Thermomètre amp; par le Fer rouge. Et de lanbsp;Newton conclud, quil a eu raifon de fup-pofer que les dilatations de 1liuile fuivent ianbsp;incme progreflion que les chaleurs.
/ § ,152. Quolque le Genie de Newton pa-: roiff^ fuffifamtnenc, tant dans Iinvention que ¦dans difcuffion de ces Expériences, il y anbsp;cependant deux ,ou trois propofitions de I3nbsp;vérité defquelles on pourroit douter. Mais 11nbsp;fauc fe rappeller que Newton eft le pré-'rniéf qui ait envifagé la chOfe de cette fapon.nbsp;Comtne la difcuffion de ces propofitions nousnbsp;écarteroit trop de notrefujet, nous nous con^
-ocr page 159-^37
DES THERMOM ÈTRES.
tenterons de faire quelques remarques fur une feule deatrelles.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
Cette Propofition eft, que les dégrés de chaleur croiffent comme les dégrés du Ther-momètre: que la chaleur p: ex: de laGirequinbsp;fond eü; double de celle du corps humain, paree quelle eft exprimée par 24 amp; que celle-einbsp;1eft par 12. Maïs il eft aifé de voir que cettenbsp;proportion des dégrés dépénd de la poOcion dunbsp;Zero: les mêmes dégrés de chaleur feront furnbsp;lEchelle de Fahrenheit comme löo apd;nbsp;OU comme lï a i: amp; fur celle de Reaumurnbsp;comme loööi k 1032. II faudroit, pour dé-terminer cette proportion, placer Ie Zero aunbsp;point oü il ny a pas de chaleur j mais ce pointnbsp;eft inconnu, (135)
§ 153- ne fache pas que ce Thermométre ait fervi a des obfer^ations mécéorologiques.nbsp;Newton nen a fait ufage, je crois, que pournbsp;les Experiences dont nous venons de parler,nbsp;fur lefquelles il a fondé quelques raifonnemensnbsp;amp; quelques calculs touchant ia chaleür desnbsp;Planétes amp; des Cométes, ainQ que Ie tempsnbsp;quil faut aux Cométes poiir (e refroidir, aprésnbsp;quelles ont palTé par leur périhélie. Mais tousnbsp;ces calculs étanc fondés fur lhypothélb dóntnbsp;nous renons de parler, oh ne lauroit les cm*nbsp;ployer fans y faire quelques changemens,
Cir.S) Newton a étd très-fouvent fiiivi en ceci par Ia\Docle'.ir Uai.es dans fa Siatique des végécaux : tloil il réfulte que qiiel-nuts-unes des propofitions de eet excellent ouvrage iie font paanbsp;eniiérenient exaélcs.
Oa trouve cCj propofitions dans lea Princrpt M:it% P!iU,
138 Dissertation sur la compahaison
5 154. II réfulte de ce que nous avons dit (5 ¦ 4^ ) 9uun dégré de N e w ï o n en vaut 5^nbsp;de Fahrenheit. Void done la Tabledenbsp;compaiaifon.
|
New. |
Fah. |
New. |
Fah. |
|
12 |
*--96 |
2 |
42i |
|
II |
-- 50I |
1 nbsp;nbsp;nbsp;. |
371 |
|
10 |
- 85^ |
0 |
32 |
|
9 |
- 80 |
-I - |
264 |
|
8 |
- 741 |
2 - - |
21J |
|
7 |
- 691. |
* 3 |
16 |
|
6 |
--64 1 |
'4 |
10? |
|
5 |
- 584 |
.5 _ |
51 |
|
4 |
|
-6 _ |
0 |
|
3 |
- 48 |
-7 |
-51 |
Nous traitons id le Thermometre de Newton comma sil etoit compofe de Mercure, paree que les dilatations de Thuile de Lin amp;nbsp;celles tiu Mercure fuivent a-peu-près la mê-rne Loi. (137)
N»U Lib 3 Prop. 8 Tk. 7 Cor. 4 p. 165 quot; P^'^P 4ï Proh. 21. P. 639 5 troiOème Tome de IEdition de f.e Saus. amp;nbsp;jACQuiER. On fera bien de confolter les remarques denbsp;1(1. de Buff on fur ces propofitions amp; ces Experiences ilenbsp;N E w T o N ; Supplsm. h VlUjl. Natur Tome I. PartU Expi-fimentde, I Mémoire p. si 3 243nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;in-12. Voyez aulli dA-
I, EM BERT Opufcules Tome 4. p. 8a.
(157) Du Crsst Htlvetica Tome HI. p. 61.
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DES Thermomètres.
C H A P I T R E III.
Thcmomètres de M. Amontons.
N°. XXXI. Frai Thermomètre de M. Amontons. Vlyez Ie Tableau génêral de Comparaifon. XX.
M.
Amontons conftrdfoit des Thermo-mètres comparables en 1702, amp; par conféquent un an après que Newton eüt décrit fon l'her-momètre, mais fans avoir la. moindre connois-fance de linvention du Philofophe Anglois.nbsp;(138)M. Amontons avoit trouvé que lElafli-cité de IAir augmente par la chaleur de lEaunbsp;bouillante , amp; même tellement que cette force , a compter du de'gré Tempéré, augmentenbsp;dun tiers. Cette proportion eft conftante,nbsp;quel que foit Ie poids qui comprimé 1Air.
M. Amontons prit un tube recourbé A B C D, Fig. I, a une des extrémite's duquei il y a une bou-le D. On verfe par la jambe Ja plus longne AB,nbsp;du Mercure jufqu a la hauteur E F 4 de 28 pou-ces. LAir, contenu dans la bou'le D. eft donenbsp;dabord comprimé par ces 28 pouces de l^ler-cure, amp; enfuite encore par Ie poids de l'Atmo-fphère, quon fuppofe étre de 28 pouces donbsp;Mercure au retnps de 1Expérience. Cer Air
C138) Mimoh. Ae FAcai. ir»® P- nbsp;nbsp;nbsp;p- 50 CoTTt
Tifdilé dc liléi^oré p* 105* nbsp;nbsp;nbsp;'
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eft done comprimé par 50 pouces, done le tiers eft 18 p- 8 J. LAir, contenu danslabou-le, eft done comprimé par un poids de 74nbsp;p. 8 1. (= 56 18 p. 8 1) de Mercure, lorfquenbsp;cette Boule D eft plongée dans IEau bouillante;nbsp;car le Mercure contenu dans la jambe B A sé-lèi^e alors de 18 p. 8 1. plus haul quil netoir.nbsp;Mais dans la fuite, M. A montons seft contenté de verfer dans la Jambe feulement Mutant de Mercure quil en faut, pour que IAirnbsp;foit comprimé de 73 p. lorfque la Boule D. eftnbsp;plongée dans IEau bouillante. Ceft ce quonnbsp;obtient aifcinent, en ny verfant que 26 p.nbsp;.9-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
§ 155. II eft aife de sappercevoir que ces 'Thermomètres font fujets a quelques inconveniens. 1°. Us font fort grands: 2quot;. II eft difficilenbsp;de le* tranfporter dun endroit a Iautre pareenbsp;qu il faut toujours les tenir droits; 3'. Us font ennbsp;même temps Baromètres. II faut done toujoursnbsp;avoir égard a la hauteur du Baromètre , afinnbsp;quen y ajoutant, ou quen en retranchant au-tant de pouces amp; de lignes que le Baromètrenbsp;eft au-delTus on au-deflbus de 28 pouces, hau.nbsp;teur a laquelle il etoit Iprfquon a conftruit lenbsp;Thermomètre,on puifle réduire le Thermomè-tre a la hauteur quil indiqueroit, fi ie Baromètre sétoit foutenu invariablement a 28 pouces.
M. A MONToNsa prevu lui-meme ces dif-ficultes: auffi dans la fuite na-til fait fervir ce grand Thermometre, qua graduer 1EcheIienbsp;de pedts Thermomètres a Efprit de Vin. On anbsp;nommé ces derniers Thermomètres a Efprit denbsp;Vin, Thermomètres dA m 0 N t o n s. L'Eaunbsp;bouillante y eft fixée a 73. Ces dégrés font des
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DES TiÏERMOMÊ TUES.
pouces, qui font fubdivifés en lignes, amp; ils expriment Ie dégré dElafticité que LAir ac-quiert par Ja chaleur quils indiquent. Le Zeronbsp;efl done placé a 73 pouces au deflbus de IEaunbsp;bouillante, amp; il indique ce dégré de froid,nbsp;auquel, felon M. Amontons, 1Air ne pour-roic plus foutenir aucun poids par fon Elafti-cité, amp; par conféquent nen auroit plus.
§ 156. M. Martine a déja établi une com-paraifon entre les Tliermoraètres dAwoNTONs amp; de Fahrenheit, en plajant le dégré 5nbsp;dA montons a 32, amp; 73 a 212 de.Fahrenheit: mais, quoique M. MaiHan ait garantinbsp;jiexadlitude de cette comparaifon, pour 1avoirnbsp;eflayée fur les Thermomètres même de MM.nbsp;Amontons amp; Reaumur, (139) je croisnbsp;cependant, quau moyen de guelques determinations , auxquelies on na pas eu égard, jenbsp;pourrai approcher davantage de la vérité; fur-tout paree que !e Thermomètre dA mo ntonsnbsp;efl compofé dEfprit de Vin, amp; que celui denbsp;Fahrenheit Teil de Mercure. Voici quelnbsp;eft mon procédé.
Jante, reviennent a : 100.4 de R. § P5 M. Amontons plongea un journbsp;fon Thermomètre dans denbsp;lEau oü il y avoit beaucoupnbsp;de Glace (140), amp; le Mercure defcendica 21 pouces au-deflbus de 73: done,
Cl 39) M/m. de Vjicail. de Montpellier, T. I. p. 47 VlTijl.
(140.) Mdm. ie VAciJ, 1702- P-
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52 reviennent a - - -f-. 0.8 nbsp;nbsp;nbsp; § 92
Enfin, Je TJiermométre dA-montons fe tient a 54 dans Ifcs Caves de IObferva'
toire: ce qui revient a. 10.25 J 87 II en refulte, que 21 dégrés dAnoNTONS
font égauxa 9 96 il: ou i R=0.2108. A. Done 9.45 R = 10.25-08 = 1.992 A. Le Thermometre dAMoNTONs fe tiendroit done dansnbsp;Jes Caves de 1Obfervatoire a 52nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1.992 ou
a 53.992, ce qui ne difFére pas fenfibleraent de 54 que M. A montons a trouvé par fesnbsp;Experiences.
5 157. M. La Hire a trouvé que le 28' dégré de fon Thermométre revient au 511 de celui denbsp;M. Amontons (141). Ce 28- dégré denbsp;M. LA Hire revient a1.47 de M. Reaumurnbsp;amp; celui-ci fe rapporteroit, fuivant la détermi-nation que nous venons de faire, a 51.52: cenbsp;qui, de rechef, ne diflFére pas de 51. 5.
M. DE la Hire a trouvé encore que 55» dAMONTONS re'pondent a 63 de fon Ther-momètre. Ces 63 répondent a 19. de Reaumur, amp; ceux ci coincident, felon les determinations précédentes, avec 558.5., dAmontons ,nbsp;ce qui difFereroit dune ligne de 1'obfervation denbsp;M. DE LA Hire: mais cette obfervation eJIenbsp;même ne paroic pas exa^e, car M. l a H i r enbsp;a trouvé:
(141) Uii. 17,0. p, 142,
, I
-ocr page 165-DES ThERHOMÈTRES. nbsp;nbsp;nbsp;I4 J
Nquot;. I. 55 p. 8 1 dAnoNTONS a 63
2. nbsp;nbsp;nbsp;54 P- ,......48
3. nbsp;nbsp;nbsp;51 p. o 1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;2o
Or No. I amp;2donnent,20 A.=i5Lgt;H. OU i L. H.1«333 A N0.2amp;3 donneiir,3o A.=2oL. H.ou iL. H.= 1.67 Anbsp;No. I amp;3 donnent,50 A.35 L, H.ou i L.H. 1.43 A
On voit de la que la comparaifon nefl: pas exa£le.
5 158. Nous avons done compare Ie Ther-momètre dA m o h t o N s avec celui de R e * u-MURau moyen de ciriq points fixes, qui sac-cordent tous parfaitement. II ne fauroit done y avoir de doute fur Iexaftitude de cette com*nbsp;paraifon. Elle nous fournit la Table fuivante.
A
73
72.92 62.38nbsp;59. a! Inbsp;58.16nbsp;57-10
20 56.06 15 - 55nbsp;10; - 54nbsp;10 53-94nbsp;5 -52.89nbsp;o 51.83
o 51.83 s 50-78nbsp;10 49.72nbsp;15 48 66nbsp;20 47-60
5 159. On peut ajouter cette Reflexion 3 ce que nous venons de dire; la chaleur du corpsnbsp;humain eft a 32' de Reaumur, amp;parcon-féquent è 58-69 ou a 58 p. 8.2 1, dAMON-TONS. M Amontons a tmuvé que ce dé-gré de chaleur écoit fort différent en diffé-tentes perfonnes, quand i1 1-ur failoit te-nir je Thermomètre a la main la plus grandenbsp;étoic de 58 p. 9 1: amp; Ia plus petite da 58 pal;
-ocr page 166-Dissertation sur la cömpauaison
II obferve aufli que ce Thermocnétre ne luonta pas p]üs hauc dans-ia-bouche dune de cesnbsp;perfonnes, que dans fa main. Cette obfer-vation saccorde done auffi aVec nos determinations.
J T()o. Si tons les Thermometi'es i Efprk de Vin dAMoNTONs ont été gradués daprèsnbsp;Ie même étalon, comme font fürément été lesnbsp;prémiers que M. AwoNTONsa conflruits, i!snbsp;feront tons daccord. Mais, fi Pon gradue cesnbsp;Thermomètres en diiFérens temps, en difFé-rens Pays , amp; daprès des Etalons différensnbsp;qnoique conllruits de Ia même maniëre, ilsnbsp;pourroient être fort difcordans:. paree quenbsp;nombre de circonftances, amp; furtout Thumidité,nbsp;qai ont une grande influence lur 1Elafticité denbsp;PAir, modifieroient difFéremmenc les Etaions.nbsp;Cefi ce qui aura förement eu lieu quelquefois;nbsp;il faut done agir avec prudence.
5 1(^1. Nous avons vu ci-deffus comment Newton a déterminé, au moyen dun Fernbsp;rouge, les dégrés de chaleur qail ne pouvoitnbsp;méfurer par Ion Thermomètre ; M. A m o n-ïoNs a taché de faire la même chofe pour Ienbsp;flen, a fimitation de Newto n; voici commenbsp;il s'y ptisi II prit un barreau de fer, denbsp;pouces de löngueur, amp; il laiffa une de fesnbsp;extrêmités conftamment dans Ie feu, afin quellenbsp;rellat toujoürs rouge, Lautre extrêmité étoicnbsp;Soutenue par un morceau de bois. II plajanbsp;linte les corps quil vouloit examiner a dilFé-rtntes diftances du bout rougi, amp; il trouva
que
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igt;ÉS THERMOMiXRES.'
La poudre salJume . ' . nbsp;nbsp;nbsp;8 p. ö I
LEtain fond a . nbsp;nbsp;nbsp;. n p.
Des gouttes dEau boiiil-
lent a.....' 22 p.
Du Suif a. ... nbsp;nbsp;nbsp;I.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;39nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;p.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Du Beurre . , nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;42nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;p.
M. AmoNtons troava enfuite, que les diftances de 1Eau bouillante, de la Cire qninbsp;fond, amp; du beurre qui fond, fuivoient fur lenbsp;barreau de Fer Ja même proportion que les dé-grés du Thermomètre qui indiquoient la mêmenbsp;chaleur ( 142), II a done rapporté de cettenbsp;fajon a fon Thermomètre ces chaleurs, Scnbsp;toutes les autres, obfervées fur le barreau.
§ 1(52. La Méthode de M. Amonxons différe done beaucoup de celle de Newton.nbsp;Nous remarquerons feulement quelle fuppofe,nbsp;que les chaleurs que pefledoient les différensnbsp;endroits du Fer , amp; quils communiquoient,nbsp;ëtoient dans la mén^e proportion que les distances du bout rougi, 00 du feu. Or iJ nt ftnbsp;pas improbable que cette fuppofition foit fu-3ette a beaucoup d^irrégularités (Sc dexcep-
C»4») Nous avoos inféré ces dégtéa dans nos temafqusi fut !s
i M?.
i4ö Dissehtation sua ia coMfakakon
tions, pour de grajides diflances, amp; que peut-. être même elle ne fauroit être admife théori-quement': au moins auroit - elle mérité quelquenbsp;démoaftration.
Imitations des Thermomètres dA M o N T o N s.
§ 163. Le Thermomètre a Efprit de Vin de M. Amontoks, done nous avons parlé jufnbsp;quici, étoit conftruit daprès Ie Thermomètre ènbsp;Air; amp; 73 pouces, ott dégrés, indiquoient lanbsp;chaleur dc FEau bouillante , .paree que lAirnbsp;contenu dans la boule de ce dernier Thermo-mècre pouvoit foutenir 73 pouces de Mercu«nbsp;re , lorfque cette boule étoit plongée dans lËaunbsp;bouillante. Si done on employoit un pareilnbsp;Thermomètre a Air , dans lequel FAir feroitnbsp;comprimé par une plus grande/ on plas petitenbsp;colomne de Mercure, on auroit une Echellenbsp;différente , quoique conftruite fur les mêmeisnbsp;principes que celle de M. AMONtONs. Jenbsp;connois trois Thermomètres de cette forte.
XXXIf. Thermomètre de M. PotENi.
Voycz le Tableau général de comparaifonl N°. XXL
§ 164. Le célébre Chevalier Poleni a employé un Thermomètre a Air., quil décricnbsp;de la fa^on fuivante. (143)
SbES THERÏIÖÏiÊTRfe's: nbsp;nbsp;nbsp;14^
Le Thermomètre efl un tube recourbéj lt;jui fe termine en üné boule, dont la partiénbsp;j, inférieure contient du Mercure , amp; la fu- péricure de lAir. Lé Mercure monte plusnbsp; OU moins dans le Tube,' felon que lAir fenbsp; dilate plus ou moins par !a chaleun Maisnbsp;cnmme Textremite fupérieure du Tube efl:nbsp; ouverte, ii a fallu compofer la vraie hauteurnbsp;,, du Thermomètre , tanc de lu hauteur dunbsp;,, Mercure, obfervée dans le Tube du Ther- momètre, que de celle du Mercure dans lénbsp;Baromètre , 'amp; marquer dans les fournauxnbsp;cette hauteur ainfl compbfée. Mon Ther-mométre pend a la muraille Tune chambrenbsp;oü lon ne fait prefque jamais de Feu, amp;nbsp;dont un cóté donne fur le Sud, amp; Iautre fufnbsp;1Efl;: car je nai pas de bon emplacement quinbsp;donne fur le Nord. La Boule du Thermo-mètre ayanc été plohgëe dans de la glacé quinbsp; fondgt; le Mercure sefl: abaifle a 47.3 pou-ces: amp; il.ellmonté a 63.1 podceSj ia boulónbsp;I,, ayaht été plongée dans lEau bouillante. .
§ 165. Voici la coniparaifon de cette E-chelle amp; de^celje de Fahrenheit ;
Mar TINE lavoit déja publiée. (r44)
47.3. P. revient a ,^2 F 63.1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;- -nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;212 F
Done 15.8 font égaux a 180 OU I P = 11-39 F*
Voici'Ja cotnparaifon de pouce eh poüce^ óit de dix en:dix dégrés, fi ion prend les dixiè'nbsp;mes de .poüces pour des dégrésj
DlssemiION SWr iA COMPARAlseW
On ne fauroit cependant regarder cette com-paraifon comme exatle, paree quon y fuppofe que lAir fe dikte dans Ia même proportion quenbsp;Ie Mercure_: ce dont on peut douter avecnbsp;Taifon. Mais on nen fauroit donner de plusnbsp;prëcife jufqua préfent, faute de connöitre afleznbsp;exaétement la Loi felon laquelle lAir fe dilate.
§ i66. M* Ie Chevalier Poleni sefl: fervï de ce Thermomètre pour les obfervations quilnbsp;a fakes a Padoue pendant onze années, de 1725nbsp;è X736. On en trouve des extraits exafts fairsnbsp;par lui - même , dans les Philos. 'TranfaElions :nbsp;ceux des fix prémières années a lendroic cite,nbsp;amp; ceux des lix dernières, N®. 448 Vol. XI.nbsp;p. 239 feqq.
§ 167. Je najouterai quune feule réflexion è ce que jai déja dit; cefl: quil ne me paroicnbsp;pas bien für que ce Thermomètre füt pendunbsp;a IAir libre. M. P o L e n i ne Je dit pas expres-fément: lExprefllon, h, la muraille dune cham-ircy peut-être equivoque: «Se Ie doute ne fau-Toit quaugmenter fi 1on fe rappelle que M.nbsp;Pole NI a fait fes obfervations fuivant lesnbsp;confeils amp; k méthode du Dofteur Jurin:
celui-ci confeilloit de placer Ie Thermo-mètre dans des chambres fermées : emplacement quii regardoit comme Ie meilleur.
-ocr page 171-quot; Therïiqmêtres. t4Pf N°. XXXlil. Thermomètre de Crüqüibts.
Foyez Ie Tableau ' général de comparai/bn ^ - N®. XXII.
§ i68. Je réduis aufll Ie Thermomètre de M. Crüq_uiüs a cette clafle: paree que lexaSfcnbsp;obfervateur qai sen eft fervi Ie nomme unnbsp;Thermomètre a Air (145): or je ne faurois coa-caroir comment on pourroit fe fervir dAirnbsp;pöur Ia conftruflion dun Thermomètre, fi nonnbsp;en Ie faifanc agir fur quelque liqueur par fon E-laflicité, laquelle augmente par la chaleur amp;nbsp;diminue par Ie froid. Cruqitiüs donne en-fuice cette defcription de fon Thermomètre,
Le Tliermoraètre lè tienc dans lEau
bouillante a 1510 lEau qui fe gele - - 1070nbsp;Dans le plus grand froidnbsp;quon aitobfervé - - 1000*
11 refulte des deux prémières determinations; que 440 dégrés de CRUQ.irius font égaux anbsp;180 dégrés de Fahrenheit, ou quun dé-gré du prémier en Vaut a-peu-près 0.41 dunbsp;dernier. Ön conftruit done facilemcnt la Tablenbsp;de comparaifon fuivante,
(145) Philos. Trans. N'gt;. 3«r. Fol. XXXHI. p. 45
|
Dissertation sur la coMPARAfsoN | ||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Je ne fache pas quon ait riep publie' des Obfervations faices avec ce Thermomètre, ftnbsp;non les hauteurs moyennes pour chaque moijfnbsp;d^esannées 1720., 1721'; ,1722, 1723 , «St celles,nbsp;de chacun. des mois, lun portant lautre ,toutesnbsp;les années étant prifes enfemble. Le plus grandnbsp;froid de 1000 dégrés fera affez probablementnbsp;celui de 1716 : Car M. Cruquius faifoitnbsp;dès-lors des obfervations, amp; je ne fache pasnbsp;que les annécs fuivances aient été rigoureufe-ment froides, comme il' paroic auffi par lelnbsp;hauteurs moyennes que M, Grüquips a publie'es.nbsp;Ces obfervations fe. trou\tent dans les Philof,nbsp;Tranfaüïons, a lendroit cite.
]Nio, XXXIV. Tkarinomèjr? di? Balthassake.
^ idS*. Nous avóns vu que Ié Thermométre, anbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Amontons, celui de PoiEm, amp;
tobs ceux du tnême genre font fujets a,ce de-faut important, quils font en même temps Ha-lomècres, amp; quon dok par Qonféquent toujqurs Qonfulter celd-ci pour réduiré le Thermométrenbsp;a la hauteur quil auroit indiquée, sil navoit pasnbsp;été moclifié par la preffion de 1Air extérieur.nbsp;Maïs M. BALtHASSARE a entiérement remé*
-ocr page 173-Des Thermomètres.
dié è ce défaut dans fon Thermomètre (146) Fig. I en fermant rexcrémité A du Tube AE. 11nbsp;prend un Tube de la méme longueur qugnbsp;Tubes de Baromètres, favoir de 30 pouces. nnbsp;y verfe autant de Mercure quil en fauc pournbsp;Ie remplir; enfuite il tient ce Tube en une Situation inclinée , afin que ie Mercure puilTenbsp;parvenir jufqu en A: il icelle alors cette extré-mité a la Lampe, ou il ia ferme avec de Janbsp;Cire a cachetter , afin que lair extérieur nenbsp;puiffe pas agir fur Je Thermomètre. Qu^ndnbsp;on redrefle enfuite Ie Tube, Ie Mercure descend jiifqua la hauteur a laquelle il ih tient
alors dans Ie Barométre, puifque 1Air contenu dans la boule Déxerce la mème preffion par fonnbsp;élallicité que iAir extérieur par fon poids,nbsp;óc quil. eli par conféqnent en état de foutenirnbsp;une colomne de Mercure également haute quenbsp;celle du Bkromètre. Cette cóiomne de Mercurenbsp;monter a done ou defcendera uniquement par lanbsp;variation de chaleur ou de fróid: amp; comtne lanbsp;partie fupérieure du Tube 'eflrvuidé dAir, cenbsp;Mercure néprouve pas la moin4t8 réuftarice. '
§ 169. M. Balthassare s-eJl: fervi de ce Thermomètre pendant un An entier, amp; ilnbsp;én a marqué tous les joufs la hauteur; inais jenbsp;he fache pas quil aïe public fes obfervations.nbsp;ÏI ne dit pas auffi siJ a gradaé VEchelie de cenbsp;Thermorriècre daprès des points fixes, ce quinbsp;fell cependant Ie point capital. Mais il eft alfénbsp;jde vöir quon y pourroic parvenir facileraencnbsp;au moyen dEau bouillante, de la chaleur du
UpfttnfiH A. 1715# p, feu. Opufiula ex ABt A-i'; exxerta Vol» V* p, 5^9 '
K 4
-ocr page 174-S52 Dissertation sür u comparaison
corps hütnain , ou de glace qui fond. Ces Thfrraoïnècres font extrêmement fenfibles, amp;nbsp;ils indiqucnc facilement les moindres variarionsnbsp;de température, avant que les Thermomèiresnbsp;ordi.naires, foit a Mercure , foic a Efprit denbsp;Vin , en faflent connoitre la rao,ind.re chofc;nbsp;ainfi je qrois qails pourroient écre dun bonnbsp;ulage dans un grand nombre dExperiences.
CHAPITRE IV.
Le fecood Thermomètre dont M. D er h aJm ?eft fervi, amp; dont il a commence a faire ulagenbsp;en Fevrier i7P9 ,étoit a Elprit de Vin. M. Der-Eam fonrnit quelques points fixes au moyen
defquels on peut comparer ce Thermomètre aux Thermomètres ufités.
II dit, C147) qnelefroid, produit par Ie fel Ammoniac amp; Ja Neige, fait defcendre la liqueur a peu-prè.s dans la boule, c: a: d: anbsp;Zero: amp; que Ie point de congelation eft è. 100.nbsp;ÏMais dans Ja fpite De RH a m a fixé Ie point denbsp;la chaleur du corps humaia entre 284 amp; 288,nbsp;cornme Ie dirons plus amplement en trai*nbsp;tant dl! Thermomètre de Patrick (§ 230) jnbsp;cn ppuf par confequent fans erreur fenfible^nbsp;luprjofer C- ^ 286, En comparant donenbsp;ce TrieTtnomè.'fe a celui dEfprit de Vin denbsp;Fahrri^hit i T, on trouve.
(U?') nbsp;nbsp;nbsp;Trans. N*. 417. Aft. 4. amp; N*. 4^5 I.
XXXVTI. p. rÓQ amp; ai6.
-ocr page 175-BES ThERKOMètreS, nbsp;nbsp;nbsp;J53
. ¦ nbsp;nbsp;nbsp;N°. I; 286 D a 96 F.
N'. 2; 100 32 N®. 3; o o
L nbsp;nbsp;nbsp;rinbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Dekhamnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;=nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;o. 32nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Fah.
OU lt;i Der HAM =: o, 344 Fah.
LI Dekham = o. 3^6 Fah.
II y a done des irrégularités, qui, quoique petices pour la grandeur de chaque dégré,nbsp;ppurroient cependant produire des erreurs a
caufe du grand nombre de dégre's. Car ia cha-leur du fang tomberoit;, felon N®. 2 amp; N. 3, a 300; ce qui produit une difference de 14 dé-grés de D e K h a M ou de 75 de F a h r e n H E1T.nbsp;Or comme D e r h a m a trouvé pour cetce cha-leur 284 en Eté,amp; feuleraent 288 un jour quilnbsp;faifoit encore plus chaud, amp; après quil fe futnbsp;échaulFé par quelque exercice , il eu: e'videntnbsp;quon ne fauroic placer 288 beaucoup au-deffousnbsp;de 96 de Fahrenheit. Lerreur fera vraifembla-blement au point Zero; amp; la determination denbsp;ce point effen effet plus difficile: elle dépendnbsp;de quelques drconftances: amp; peut-être mépenbsp;De RH A M ne la-t-il pas faite avec exafifitude;nbsp;car il dit que la liqueur defcendpit par ce froidnbsp;jufques 'd - peu - prés dans !a Boule; de forte quenbsp;Ie Zero de ce Thermomècre fe fera vraiffmbla-blement trouvé un peu au deflbus du Froidnbsp;artificiel dont il eff queftion. Je crois donenbsp;men devoir cenir a la comparaifon des N®. inbsp;amp; 2: pour avoir cependant quelque égard auxnbsp;autresje preiidrai 0.333 pour la proportion des
K 5
-ocr page 176-Dissertation sux la. compauaisom
|
^ 171.. Les déterramations précf^dentes nous fourhiflent cette Table- | |||
|
D. nbsp;nbsp;nbsp;F. |
t). nbsp;nbsp;nbsp;F. |
D. |
F. |
|
s86 94' |
160 52. |
30 |
8.7 |
|
280 92 |
140 45,4 |
20 |
54 |
|
260 85.4 |
ISO 38.7 |
10 |
2 |
|
240 78.7 |
100 32. |
5 |
0.3 |
|
- 220 ' 72 200 Ó5.4nbsp;180 58-? |
80 25.S 60 i8.(Snbsp;40 12 |
0 |
1.4 |
D erham seft fervi de ce Thermometre pour obferver le grand Froid des Années i7i5nbsp;amp; 1731. Je ne fache pas aail aic public dauctes
C H A P I T R E V,
N®, XXXVI. Thermometre de la Court.
Vonjez le Tableau général de comparaijoni XXV.
M . LA Court, Hollandois, un des plus . illuftres Amateurs amp; Connoiffeurs de Botaniquenbsp;'quü y ait eu, amp; qui a pouHe au point dé per-feftioB on nous le voyons IArt de cukiveir
-ocr page 177-155
dans des' feifes-' Jés'-plahtes étrart^i^Sj ;amp; le'S.*'
Thermomcrre de fon invention, dont i! a blié une defcriptipn détaillée. ,CaThermom^.nbsp;tre eib encdrfe''^èniverfé!leniamp;if aHdpté 'Vsnbsp;Bbtanifteèquot;' HoHandóis dans les.fei^iT^, amp; aahs'les
avec détail. (148) nbsp;nbsp;nbsp; -nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_
M. LA Court
auquel il donne une coul'eirr Töiige foncee en Ie faifanc digéret fur du fureau. _ 1] fe Jery@icnbsp;dEfpric dé^ Viri quoiquij crftc le Mdrciiré preferable ,''parcé qüil s'agiflbft; de' dönftrüire ühnbsp;'Phermométre done on pöc yoif les dégres de,quot;nbsp;'loin, amp; faeflement. -nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦
II préfére auffi que* fa'li^Héür föit contWoe '^ dans une boulp plutót quq dans^iM-cylindr^,nbsp;paree quon 'pent faire IdS bbipeS^'pds pfeOTs:^^; .nbsp;amp; quil eft plus aifé de leS fèbit aamp;rS Ja ^oneftë 'nbsp;pQuf merurer la chaleur du ,(y)rps hunaain, la-quelle eft-mi des points fixes öe'ce Therniornèe,,nbsp;tre. Lautre_point fixe-cEla cdir^êlation, ^ulf --déternliflt.' lOrf^u il comn^eircé ' gelernbsp;nbsp;nbsp;nbsp;!ir,, ^
mais avant que ies maires^ ddau'amp;',:les fplTéj
(14*5) Le'TitrVÈr L^rc rtt; SyzonSifC^amèefVR^eh over het eanleg^eu ran p-ag/igen' en geinetite latiJhiiizcu oh Lu^hov'ennbsp;Ltiden 1737 4°» a ïoroes, en ijn ' volume, pï 427- Lenbsp;Title porte lt;jue cct «uviKga eft Ie fAiic de cinftuante apmle* aenbsp;techerches.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
-ocr page 178-fjG Disseb,tatioM sujr lx compakaison
foient pris ; lorfquun morceau de toile humi-de fe roidit. Nous avons déja yu^ci-deiFus que Boerhaavb fc fervoit du m^e inoyen:
La chaleur du fang eft marquee au- 45?. dégré, 6c Ie point de congèlation au 15®. On a donenbsp;la comparaifon fuivante avec Ie Thermomètrenbsp;de Fahkïïiheit.
45 L.C a 96 S'
18 -è 32 F
30 L.C = (54. F OU I L.C 3-133 F
En comparant ce Thermométre aux autres, il faudra done faire ufage du fauJt Thermométrenbsp;de Fahe-enueit JN;®. i (§57.59. ou N®. XIV dunbsp;Tableau génërap' amp; Ie réduire paffon moyen,nbsp;OU au Thermométre aMercure de Fahrenheit,nbsp;OU a tel autre .(^^uon defire.
§ 173. Void quelques-unes des determinations (ie M-,ea Court.
^ nbsp;nbsp;nbsp;F-^HRENHEIT-
Efp. D. V, nbsp;nbsp;nbsp;Mere.
50. Chaleur extréme pour les
Amanas en.Eté . . nbsp;nbsp;nbsp;. loö.y - -
45. Chaleur (lu fang: fixée eu tenant ie Themomètrenbsp;dans la bouche.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, . ' yét ;¦
43- Chaleur très-étouffante en Eté , a lAir libre; Ienbsp;Thermométre fut ainfinbsp;Je 4 Aoütnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, . . 91.7 -
-ocr page 179-DES THERMOMÈTRES. ïjf
40. Chaleur étoufFante en Eté. 85.3 - « 38. Tempéré en Eté: mais fortnbsp;chaud au commencementnbsp;de Mai ou de Septembre.
Chaleur dEté jufqua la mi-Mai: en 1718 amp; 1719 on eut diverfés nuits auiïinbsp;chaudes. .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;
Chaleur ordinaire de la nuit en Eté a IAir libre. .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
La plus grande chaleur de lEté è 8ol dégrés de Latitude......44.S
Air Chaud en Hyver: grande chaleur dEté a la latitude de 7Ö. d. (149)
Gèlée foible, comme dune toile humide.
Forte Gèlée blanche, de fa-5on quil gèle a glace dans les fofles. On éprouve fou-vent en Hollande cette tem-pérature en Aoüt, amp; quel-quefois en Mai amp; en Juin ;nbsp;comme Ie ly Juin 1733.
LAir annonce une forte
32
271.
20.
15
14*
12
81.1
lt;58.3
42.7
(i4j) M. L A Court remarqne, quil parottra êtraijje qo# li chaleur foit plus forte h la latitude boreale de 8o! qgJ cellenbsp;de 76! mais il ajoute quil tient cette obfervatiOB, quj a été ïaitenbsp;pendant trois annécs, dun Capitaine de vailTcau deftiné k 1»nbsp;ptche de la baleine, auquel il avoit confié fon Thermomètre,
quot; DlSgEUTATÏOÏi SUR LA tOMPARAISOK
p. Quand -.il #Ie raiilïi forte-ment trois ;joars de fuice ^on peut paffcor.la glace a Clae-val. 'l . '.. .. i . i ip.3 - gt;
4^. Froid du 2i Janvier 1716
(150): grand» froid. . . ro. - -3I. Froid du 11 Janvier 1729. nbsp;nbsp;nbsp;7. i - i
2. II faut que cela fafle un froid. .
exceflif cÜezTiQus. . nbsp;nbsp;nbsp;. 4. 3 - *,
o. II eft a peine croyabie que Ie. froid parvienne jufqubs-lanbsp;dans la Nature. . , . o o - *
§ i74i II feroit difficile de dife ce qui peut avoir engage M. la Court a divifer fonnbsp;échelle cn 45^^dgrés, depuis Ie point de con-gèlation jufqua la chaleur du fang. On voitnbsp;quil fe fervpit déja de fon Thermomètre ennbsp;1716: ainfi il ne pouvoit connoïtre que celui
dé Newton5 oü Tanden Thermomètre de Fahrenheit , qui eulTent rapport au Hen»nbsp;II connoiffoit fürement ce dernier , car M*nbsp;BoERHaAve en pofledoit un, dès 1709: ilnbsp;me paroitroit done affez vraifemblable quenbsp;ceft de celui la que M, la Court a imicénbsp;Ie fien: de plus paree que fes dégrés font ex-a£teraent Ie quadrupule des de'grés de Tanciennbsp;Thermomètre de Fahrenheit.
Au refce M. la C o u r donnoit ordinaire-ment 15 pouces de longueur au tube de fes Therraomècres , amp; un pouce deux lignes denbsp;diamètre aux boules. II en avmit cependant
(150) M. de LA CöÜRT deaieüfdit i Lejrdeiii
-ocr page 181-ÖES THEBMOMÊTRES, iS9
auffi de 9 pouces amp; un quart. Le Zero étoit toujours placé a Tentrée de la boule.^ On vientnbsp;aulïi de voir que M. la Court étoit encorenbsp;vers 1736 dans le préjugé que le froid naturelnbsp;ne peut pas aller au - deflbus de, Zero.
C H A P I T R E VL
N». XXXVIL Thermomètre de Hales-
Foyez le Tableau général de emparaifoH, jsr. XXVI.
§ 175-
e célébrè Kales sell fervi dun Thermomètre, gradué daprès une Echelle de fon invention , dans les admjrables Experiences quil a faites fur les Végétaux. Je crois en devoirnbsp;donner une dcfcription détaillée, paree que jenbsp;différe fur ce fujet beaucoup des determinationsnbsp;du Doéleur Mar tine, qui ont été fuivies parnbsp;tous les Phyficiens. (151) II rapporte que M.nbsp;Haees commence fon Echelle au point denbsp;congèlation, amp; que le iöo= dégré fe trouve ènbsp;la chaleur dun bain dans lequel de la Cire fondue commence i fe figer: que HALEs dit quenbsp;fon Thermomètre fe tint un jour de Printempsnbsp;a 13 dégrés, amp;.-qualors le fien [celuideFA-n R E N fi E it] fe tenoit z 48: fur quoi il cite lanbsp;p. 37nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;faute (ïimprejfion pour 58 J
(ISO IV, § 13,
-ocr page 182-%6o DlSSSKTATIÓÏf SUR IA COMfARAÏSoW
de Ia Statiqiw des Fégétaux. Mais jai été forC ^tonné de ne trouver prefque rien de ce que Ienbsp;Dk. M a r t I N e rapporte, foit dans louvragenbsp;cité jfoit dans UHcsmafiajlique du méme Auteur»nbsp;Au refte, M. Hales a conllamment employé Ienbsp;même Thermomètre dans tout Ie cours de fonnbsp;opvrage. Voici ce quil dit lui-même de fonnbsp;iThermomètre.
9gt;
5»
5
35
99
99
99
99
99
99
99
99
99
99
99
99
99
99
99
99
§ 176. Jai gradué tous mes Thermomè-tres fuivant une Echelle proporcionnelle, en conlmen5ant par Ie Zero. La plus grandenbsp;chaleur que je marque lur mes Thermomè-tres efl; celle de iEau, portee au plus grandnbsp;dégré de chaleur, que ma main puiffe fou-tenir fans fe mouvoir, étafit plongée dansnbsp;cette Eau: dégré de chaleur qui elt moyeanbsp;entre Ie point de congelation amp; TEau bouil-lante. Je divife eet Efpace , A compter dunbsp;point de congèlation, en 90 dégrés: 64 denbsp;ces dégrés font a-pen'prés égaux a la chaleur du fang des Animaux, que jai déter-minée felon la régie publiée dans les Tran-faëtons Philofophiques yfavoir, en plongeant Ienbsp;Thermomètre dans lEau échauffée jufquaunbsp;plus grand dégré de chaleur que je puiflenbsp;foutenir en y plongeant la main amp; en la remnant. Je me fuis encore plus affuré de cenbsp;point en plongeant la boule du Thermomètre dans Ie fang qui jailliflbit dun Bosufnbsp;3^ quon venoit de tuer. La chaleur dn fangnbsp;5, eft a celle de lEau Botiillante commenbsp;,» ï4h a 33-
En playant un de ces Thermomètres dans mon fein, amp; fous iailTelle, j'ai déterminé
öEs TherMomêtres. l6i
jj Ia chaleur extérieiire du corps a 54 de.ees 3, dégrés. La chaieur du Lait, qui vienc dèt,renbsp;3, tiré de la vache, monte a 58 dégrés , cenbsp;3, eft a peu-prês la même cfialeur qüil Fautnbsp;5, pour couver des oeufs. La chaleur de 1IJ*nbsp;3, rine eft de 58 dégrés. Le point du Tempérénbsp; ordinaire éft a-pe'ü-près a 18 dégrés.
r. On yoit aifément combien cette defcription difFére de celle lt;jue lè Doéieür Maütinesnbsp;donnée.
bentjdans cette defctiption du Dofteur Hales, entre ce quil préfente comme des Experiencesnbsp;qui lui font propres., ,amp; entre ce quil propofenbsp;fëülement dapirès les recherch.es dautres Phy=nbsp;llciens.
. La Defcription du Thertnomètre même ap« partient a la prémière de ces clalTes.
Nous cómparerons ce Thermomètre du Dofiteur Haxes a un Thermomètre a Elpricnbsp;de Vin de Fahrenheit, il fera enfuite facile de le comparer a un Thiermometré d®nbsp;Mercure.
. Voici. les points fixes , .qui fervirnnt de points de comparaifon. Chaleur du corps .hu-«lain a . . . . .. 54 de H: amp; d 9Ó de Fnbsp;dc lEau; qui commence a fe gèler . . p - - . - - ga
Done 54 H = 64 F óiï
-ocr page 184-|
102 Dissertation sur ta comtaraison De ia reTtike cette Table. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
En comnarant cette e'chelle a celle de N e w TON g 147, il eft aifé de voir que le 64e dégrénbsp;de Hales amp; ]e 14, de Newton saccor-dent exaftement j ainfi que le 54 amp; le 12%nbsp;Mais, il y a une difference de 16 degre's furnbsp;IEcheile de Fahrenheit entre le 90® de'grénbsp;de Hales amp; le 17P.de Newton, qui de-vroienc indiquer la même chaleur; ce qui pro-vient furement de la caufe indiquee ci-deflusnbsp;S 147-
a ceux que dautrui.
g 178. Paffons aux faits de la feconde clafle, a ceux que M. Hales rapporte furrautorité
Le pre'mier de ces faits eft que la chaleur de IEau daas laquelle on peut tenir la main ennbsp;la remuantjOU celle qu fang, eft a celle de IEaunbsp;bouillante, cüinme i'47,- a 34. Cela ne fuit pasnbsp;des Experiences de Hales, car il nen a pas
-ocr page 185-DES ThERMOMÈTrES. ÏÖJ'
fait avec de lEau bouillante. Cette proportion eft CTideramenc empruntée de Newton. V. § 147-
Le fecond fait eft que la chaleur de f Eau ; dans laquelle on peut tenir la main fans Ia re-muer, eft moyenne entte Ie point de congè-lation amp; lEau bóuillante: ceci eft auffi em-pranté de Newton, qui fixe la prémière denbsp;ces chaleurs a 17 amp; lautre a 34. Mais il fautnbsp;fe rappeller ce que nous avons dit ci-deflus:nbsp;(5 152) fur cette proportion. Si on la fui-voit, la chaleur de lEau bouillante feroit a 180
de Hales; mais elle ne montequa 151.9 en fuivant la Table précédente.
§ 179. Je ne faurois dire de quelle maniere Ie Doèleur Mar tine sy eft pris pour fixernbsp;fes déterminations: il. dic que la chaleur denbsp;lEau , dans laquelle la Cire commence ^ fenbsp;figer, eft au 142® dégré de Fahrenheit,nbsp;ce qui saccorde en effet avec TExpérience denbsp;Newton (g 147) amp; que Ie,iop«. dégré ocHal^nbsp;eft beaucoup plus haut; ce qui eftvrai, car ilnbsp;efta peu-près d lyo.yimais Ie Doóèeur Halesnbsp;ne dit pas que fon loo= dégré exprime cettenbsp;chaleur,, Au refte Ja determination par laquellenbsp;Ie poSteqr: Martine place Ie 13= dégrénbsp;envirop ay, 48.\ de JPahjrenheit eft afll-znbsp;exaèle: car ce I3^'dégré répond felon notrenbsp;^able R' 4'740^ ¦nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
-ocr page 186-DïSSSRTATION sur LA COMPARAISON
C H A P I T R E VIL N°. XXXVIII. Thermomètrenbsp;nbsp;nbsp;nbsp;R i c H t e r,
Voysz Ie Tableau gènéral de comparaifoit N°. XXIII.
S 180.
M. G. F.
grand nombre détail dans les
3729» 1730» tième Toménbsp;Lipf. excerpta.nbsp;Thermomètrenbsp;amp; done voici
Richter a fait a Leipfig uh dobfernations, quon trouve ennbsp;JIEta Eraditorum Lipjienjium pournbsp;«Sc 1731, ainfi que dans Ie fep-des Opufcula ex AEtis Eruditorumnbsp;. M. Richter seft fervi dunnbsp;quit avoit conflruit lui-même,nbsp;la graduation.
Ce Thermomètre efl de Mercure. Le Tube eft divifé, depuis la boule jufqua la chaleur de lEau bouillante, en trois parties , amp; lonnbsp;compte les de'grés de bas en haut: mais commenbsp;Ie Mercure ne defcend prefque jamais au- des-fous de la première partie, ou de la fupérieure,nbsp;il en réfulte que cette partie eft la feule donenbsp;il faille parler. Elle eft divifée en 100 dégrésnbsp;qui contiennent chacun quatre parties.
Le point de congèlation eft ^ ige de'gré au-deflus de 200, ou des deux premieres parties; mais on ne compte pas celle-ci,comme je viensnbsp;de le dire. Le 30^ dégré iudique une chaleurnbsp;fort tetnpéréey aux fens.
165
BES Thêrmomèthes.
Quand on plonge Ie Thermomètre dans un piélange de Sel amp; de Neige, Ie Mercure descend a a de'grés au - deffous de Zero ou denbsp;aoo: car, pour pouvoir faire plus facilemcntnbsp;une comparaifon de ce Thermomètre , nousnbsp;fuppoferons Ie Zero placé au 200®. dégré.
S 181. En comparant donoce Thermomètre a celui de Fahrenheit on trouve que,
100 Rjc. fe rapportent a 21a F.
18 nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;_nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3»
Done 82 Ric. font égaux a 180, F. ou I Rïc. = 2.1951 F.
Mais , en fuivant cetre determination , on trouve que deux au-deflbus de Zm ou de 200,nbsp;c: a: d; 20 autdellbus du point de congèlationt
de Ricther, reviennent a 44 au-deffous du point de congèlation de Fahrenheit, c:nbsp;a: d: a 12 au-delTous de Zero; au lieu quenbsp;Fahrenheit na pu faire defcendrele Mer-.nbsp;cure qua Zero en fe fervant de glace de Selnbsp;Ammoniac: mais nous avons vu ci deffusnbsp;(§ 126) que ces Experiences dependent denbsp;quelques circonftances quil faut determinernbsp;avec foin; ceft ainfi que M. du Crest efl:nbsp;parvenu a16 du Thermomètre de M. Reaumur (§§ 126.7). amp; M. Reaumur a2r2: ounbsp;ce qui revient au même, Ie premier de ces Phy-ficiens efl parvenu a81, amp; 1autre ^21^ du.nbsp;Theritnomètre de F-a h r e n h e i t. Nous nousnbsp;on tiendrons done a la determination précé-dente, dans notre Tableau gendral de comparaifon.
L- 3:
-ocr page 188-iSÖ Dissertation sfR ia comtaraison
N®. XXXIX. Titermomètre dEDiMsouRG,
Vo'jËZ Ie Tableau général de comparaifon Nquot;. XXIV.
S 182.
C3n trouve dans les cinq premiers Tomes des ElTais de Médecine, {Medical EJfais and obfer-vatiom') publiés par une fociété de Médecinsnbsp;a Edimbourg, des obfervations de Météorologie fort détaillées, faites a Edimbourg depuisnbsp;Ie mois de Juin 1731 jufquau mois de Décem-bre 1736» avec un Thermomètre a Efprit denbsp;Vin très-reftifié. Le point de congèlationnbsp;(152) eft a -8.2 polices, amp; la chaleur du corpsnbsp;humain a 22.2 pouces. Le Dofteur Marti ne,nbsp;qui a éprouvé ce Thermomètre , dit que lenbsp;point de congèlation a été fixé par de la Neigenbsp;fondante, amp; Q^e la chaleur de lartifte qui a con-ftruit ce Thermomètre étoit de 97 dégrés denbsp;TEchelle de Fahrenheit (153): determinations fur lefquelles M. Martiner fon-dé fa Table de comparaifon.
§ igg. Mais comme ce Thermomètre eft a Efprit de Vin, on ne doit, ce me femblp, lenbsp;comparer qua un Thermomètre dEfprit denbsp;Vin i ainfi nous croirons approcher davantage
167
PRS THERMOMÈTREsr
de la verité , en comparant Ie Thermomètre dEdimbourg au faux Thermomètre de Fahrenheit N®. I § 57-59 pü XIV. dunbsp;Tableau de comparaifon , amp; en Ie réduifancnbsp;de cette fafon au Thermomètre de Mprcurc.
Voici les principes de cette comparaifon.
|
8.2 dEdimbourg: | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
lóS Disskrtatïon süR la gomparaison
V) nbsp;nbsp;nbsp;jnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, .....
C H A P I T R E IX.
N®. XL, Thermomètre «^^REVittAs. i
S 184=quot;.
Jli^Abbé Didac de Revillas, très-bon Obfemteur, amp; dont on poflede plufieurs ob-fervations, employoit un Thermomètre a Mer-
cure, aont lEchelIe- étcit- graduée de la fajóii fmvante: (154)nbsp;nbsp;nbsp;nbsp; nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^ ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^
Le point Zero indique la chaleur de lEau bomllante, amp; 180 le Froid produit'par de lanbsp;l^eige amp; cinq parties de fel commun. Si Tonnbsp;fuppofe done, comme on le peut, que la Neigénbsp;ait próduit ici le itiême efFet que produit de ]«
Glace qui fond, il sen fuivra des Experiences de M.M. REAÜMua amp; de Luc (§ 92) dontnbsp;nous avons fait mention, que ces 180 dégrésnbsp;xeviennent a15 de M. Reaumur ouèöjnbsp;de Fahrenheit.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;'
On a done o Rev. a E, nbsp;nbsp;nbsp;.
V nbsp;nbsp;nbsp;180nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. . .-'6.25
180 Rev. = nbsp;nbsp;nbsp;SI8.25 F.
OU nbsp;nbsp;nbsp;I -nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1.21S F,
C154) PKU Trens* N«. *60 Vol. xli. p. 475*
-ocr page 191-
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
On voit par cette Table que ce Thermoraé- tré eft a trèS'peu prés Ie même que celui de M. DE dIsle. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|i
Je ne fache pas que parmi les obfervationa qu.on a faites au moyen de cc Thermomètrenbsp;il y en ait dautres de publices que celle du 27nbsp;Jan. 1740: Ie Thermomètre étoit alors aRo-ine, a 141: c : a: d: a 41. i de Fahrenheit.
¦PB.
C H A P I T R E X.
No. XLI. Thermomètre de Site eer.
§ 185.
M.
SutzER a public en 1757 0 ^758 la méthode dont il fe fervoit pour conftruire fesnbsp;Thermomètres, ainfi que' 1EcheIIe quil a employee. La Méthode confifte a prendre un feül
^ nbsp;nbsp;nbsp;L5
-ocr page 192-1-JO Dissertation sür ï.a comp^raison
point fixe, amp;, a determiner la proportion qu'il y a entre la boule amp; le Tube. (155)
M. Süezer raefure la longueur du tube AB (Fig ii O enfuite il chauffe la boule pournbsp;en faire fortir I'air , amp; il plonge 1extrémiténbsp;B dans le Mercure, qui monte dans le tubenbsp;B A , amp; de la dans la Boule A. On comptenbsp;combien il entre de pareilles colomnes de Mercure dans la boule. Enfuite on diauffe la boulenbsp;pour que le'Mercure monte jufquen B: aprèsnbsp;quoi on verfe de rechef du Mercure dans le tube , ce qui ne fauroit fe faire que par parties, anbsp;caufe de la réliftance de IAir. On méfurenbsp;exaflement la longueur de ces parties, amp; 1onnbsp;continue jufqua ce que le Mercure, revenu anbsp;fa prémière temperature, fe tienne en C.
§ 186. Suppofons done qujl y foit entre 60
Colomnes AB dans la Boule, amp; puis encore
trois portions BE, qui vaillent 420, 360, 500, parties dune échelle quelconque alors routenbsp;cette quanii^é fe montera a 60 AB 420 fnbsp;góo:nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;fl AB vaut 1050 parties de la merne
échelle, cette quantite montera a 6^,280 parties: dvifant ce noinbre par 642.8 ou 643 , on aura 100 parties: II Ton divife done en 100nbsp;parties 1efpace que 643 parties de 1EcheIle ,nbsp;dont on seft fervi, occupent fur le tube, cha-que partie fera la dix millième partie du Mercure contenu dans la boule amp; dans le tube jus-
(155) Helyet. Vol. HI p. 289. M. CasTiLlonï décric ces Ttiermoipètres toot récemment dans les Ohfervat.fur la
de M. Ï^AW K.OZ IER. Sstgt;t. 1776, o.u Tome Vlll p. 2ai. yoyez aufli SU»! Berlin. Tome XXV. p. 22^
Des Thermomètrej. 174
quen C: amp; fi 1on prend chacune de ces parties pour im dégré, il sen fuivra que chaque dégré eft une dix millième partie de la xïialTqnbsp;totale.
M. SüLZER plonge enfuite Ia boule dans de lEau qui ell: .Ibus la glacé; il marque^^rönbsp;au point que Ie Mercure indique alors: amp; ilnbsp;compte les dégrés au - deffiis amp; au - deffous denbsp;Zero. Ou, fi lon ne peut pas lè procurer denbsp;la glace, M. Sulzer fe fext de la chaleur diinbsp;corps humain quil fixe a 56 de fon Thermomè-tre: amp; il allure quon ne lauroic fe tromper denbsp;plus de trois dégrés. LEau bólaillante fe trou-ve, felon M. Castillon, a 156. ,
5 187. Cette échelle a un grand rapport avec celie de M. Reaumur tant dans fa graduation que dans fes principes: mais on pourroic,nbsp;ce me femble, remarquer, que Ie volume denbsp;Mercure quon employe , ou lefpace quellenbsp;occupe, nefl: pas determine avec aflez dexac-titude,pmfquon ne fixé pascette détermhiationnbsp;i un dégré conftant de chaleur, amp; que cettenbsp;efpace ell efièt trés - différent fuivant les diffé-rentes températures; au lieu que M. Reaumurnbsp;au contraire determinoit ce volume a la tem-pérature conflante de la glace. AufTi la dilatation du Mercure depuis la congèlation jufgu3
lEau bouillante efl - elle ici de au lieu
quelle nefl: que de felon M. Nol eet
^ de nbsp;nbsp;nbsp;felon M, de lIsle J ce qui dife
fére affez fenfiblement: on pourroic remarquer encore, que M. S ulz ek determine la chaleur
-ocr page 194-^7» Dissertation SUR la comparaison
du corps humain en tenant le Thermometre \ feulement pendant un quart dheure, fous 1'Ais-felle, amp; que nous avons vu ci-defTus (g no)nbsp;gue ce temps neft pas fuffifant. Mais sil eitnbsp;réfiilte quelque difference, elle ne peut qqêtrenbsp;peu confidérable, paree que Ia boule du Ther-momètre de M. Sulzer eft fort petite,amp; qaenbsp;par Ik le Thermomètre même eft fort fenfible.
5 i88. Voici done les principes de compa-raifon, amp; une Table de comparaifon abrégee.
is6. S.=:i8o.F- =8oduTher.|SMerc.deDE.Luc, OoDC i. Sj=1.154 F. = o. 513 de de Lüc,
De plus le o de Sulzer efta32 de FahreN' iifiiT, ^ a o de DE Luc,,
|
Sul. |
Fah, |
Sul. |
Fah,. | |
|
15Ö, |
212 |
16 |
5044 |
gt; |
|
126 |
177-38 |
6 |
38.90 | |
|
142.7Ö |
1 0 |
3» |
gt; | |
|
66 ^ |
108.14. |
-10 ¦ |
20.46, | |
|
56 -T |
96.60 |
-2® |
-8.92 | |
|
46 |
85-00 |
-30 |
- 2.62 |
¦ v , |
|
36 -?6 |
73.52 Ör.98 |
-40 |
14.16, |
§ l89* Je ne fache pas quon aitpubliédes obfervations faites avec ces Thermomètres:
Beguelin employe a Berlin un Thermomètre a Mercure fur lequel les dégrés de MM, Reaumur amp; Sulzer fe trouvent: mais lesnbsp;obfervations font pübliées felon lEchelle de M,nbsp;Reaumur. (15Ö)
^156) Mm. dc Bsrlm. Tome XXV p. 2:0.
-ocr page 195-i)ES ThSRMOMÊTRES.
TROISIEME section.
Comparatjon générale des Thttmoviètfes qtii font décrits dans les SeSlkns précédentes.
^N'ous avons décrit un aflez grand nombre dé Thermomètres dans les Seftions précédentes,nbsp;amp; nous les avons tous léduics au Thertnotnètrenbsp;de FAiiaENHEiT on a celui de dé Ludnbsp;Nous allons a préfent donner line comparaiforinbsp;générale de la plüpart dentreux. Plufieursnbsp;Auteurs sen font déji occupés amp; 1on fent quenbsp;cela eft abfolument nécelTaire, puilque fans unenbsp;pareille Table on ne parle pas Ia même languènbsp;Thermomètrique: tnais malheureulèment les Tables de comparaifon données par différens Phy-ficiens différent beaucoup. Nous allons com-meneer par faire une enumeration des princi-pales Tables de comparaifon qui font parve-nues a notre connoiflance, afin de mettre Ienbsp;¦ Le£teur a même de les examiner, de les juger,nbsp;amp; den faire un choix.
174 Disseutatiott sm ia compakaison
CtfA^FITRE I.
Des Principaies 'Tiéles' êe cDiliparmfón qui mt
M.
M. Mj^rtine ^ Grischow, font, ^ue je faché*'^ ïès fjrernïers cjui ayent entrèprisnbsp;èn même-téB3^s, .maisTans avoir aucunê con-iioilTance deieur tfayait reciproqué, de dreffernbsp;üne Table' de eórnparaifon des Thernioinècres,nbsp;ét ils ont Öatté.ce füjet. avéc bêaücoup de foin.
M. Martin? a dönné une courte defcrip-tion des qüinze Thermomètres fuivans , quil a enfuite réünis en une feule Table. On trou-ve aufll cette Table dans Ie fecond Torae denbsp;La Pfi^Jique ^n Dodleur DESAoriniERS, amp;nbsp;Ie Peré Cotte, la inferee dans fon Traité denbsp;MètêMo$ié, Les nddis dé ces Thermomètresnbsp;ibnti*.
^Tahr$nheit nbsp;nbsp;nbsp;De Pl/le
2 Tbsrm. de Florence V. 264 Cruqiims
La Hire
jiémontons
Poleni
Reaumur
Newton Fowlernbsp;Halesnbsp;Edimhourg*
Ancien Tberm. de Furis... 26(j De la SocUté Royal, V, §. 245
LOuvrage du Dofteur Martine porte pour titre Ejjais Medical and Philofophical Lon-don^ 1740. Le troifieme Jiflai öc les fuivansnbsp;traitent des Thermomètres. Ceux - ci font tra-duitS cn Pianjois fous le Titre de Dijfertations
-ocr page 197-irs
DES THERMOM^:TrSs,
fitr la chaleuT , atec des 'Obfirvatims nouvelleT.für la conJlruEtion fcf la comparmjon desTherthomètresnbsp;Paris i75f. iti-.iz°. Le premier Eflai de la tra-duition revient au 3®. dè Tóriginal Anglois ,nbsp;paree que le tradufteur a omis les deux premiers Effais qui concerneht uhiquement la Mé-decine, Le traduóieur a auffi ajouté au fecondnbsp;Eflai (ou quatrième de 1Original) uné remar-que importante, dans laquelJe il fait voir quénbsp;M. Mar TINE a éu tort dé cdtiiparer les Ther-momètrès dEfprii; de Vin aux Thermomètresnbsp;a Mercure, coriime sils étoient compofés dii'nbsp;même fluide.
§ 192. M Grischow a écrit une longue amp; trés-belle dilTertation fur la comparaifon desnbsp;Thermomètres. Nous avons eu occafion denbsp;la citer fouvent dans eet ouvrage. Le Titfenbsp;en efl, Thermometria coinparata accuratiüs, aï-que haxmonica;, amp; elle eft imprimée dans le 6®nbsp;Tome des MifceUmea Berolinerijia; mais je croisnbsp;quelle a auifi été publiée fépafément a Berlin,nbsp;en 1740, autanc que je puis le conclure dunenbsp;citation de M. Mortimer, qui en fait mention comme dun ouvrage féparé. (157) Cettenbsp;dilTertation efl terminée par une comparaifoninbsp;des onze Thermomètres fuivans.
de njle.
Reaumur.
Kniphof.
Kirch.
Honovo.
Amontons.
Jlnden Therm, de Fah.
Second Therm, de Fah.
Nouveau Therm, de Fah.
Barnsdof tf Lange.
Hamksbée Foy.-^ 248.
La comparaifon du Thermomètre de M. Reaumur ell fort inexaèle j 6c celle de tcus
Ti-aiis. Vol. SMV. p. (J51,
-ocr page 198-1^0 DlJSERTfATlON SÏÏR tX COMPARISON
les autres Therrnomètres efl faite comme sils étoient tous cotnpofés du même flüide.
§ 193. M- Mortimer a donné dans Ie 44^X0= me des Philofophical Tranfa£tions p. lt;572 , une description des Thermomètres de Drebbel, de Flo-^nbsp;rence, de Reaumur Sc de Fahrenheit: maïs il nenbsp;les a pas reunis en one Table de comparaifon.
5 f04. En 1759 M. Braun a donné dans
Ie ys Tome des AToï;! Comment. Petrop, Planche
XVII , une Table de, comparaifon entré les Jiuic Thermomètres fuivans:
J)è ViRe» nbsp;nbsp;nbsp;Ld Hire:
Fahrenheit. nbsp;nbsp;nbsp;_ Hawksbée.
Reaumur'z Efprit de Viu. Edmbourgi Reaumur k Mercure.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Celfius.
M. Braün efl Ié prethier, amp; avant M:d£ iLuc Ie feül Phyficien, qui ait diftingué entrenbsp;Ie Therinomètre a Efprit de Vin de M, Reaumur , amp; Ie Thermomètre a Mercure. 11 a très-bien compris que Ie 80* dégfé de M. Réaumur nenbsp;fauroit exprimer Ja chaleur dé 1Eau bouiJJaHte:nbsp;il fixe celle-ci k 93. M. BraUn avoic promisnbsp;de traiter plus au JoUg de Cetté Table en quel-que autre occafion; mais je ne fache pas quenbsp;ce Traité ait été publié avant la mort de F Auteur. II nen efl pas fait mention dans les Mémoires de lAcadémie de Petersbourg.
§ 195. M. DÈ LA Lande a publié dans Ia Connoiffdnce des Temps pour 176a. p. 144 unenbsp;quot;Table de comparaifon entre les Thermomètresnbsp;de Reaumuri de de nflej de Fahrenheit, amp; denbsp;La Hire.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;$ ipö. E»
I7T
DES Thermomètres.
5 19Ö. En 1756 M. Houttuin a donné, dans Ie cinquièmeTome du Recueil Hollandoisnbsp;quil publioit alors fous Ie titre de Dijfmationsnbsp;choiftes \Uitge%ogte Verhandelingen] p. I39gt; unenbsp;comparaifon encre les Thermomètres de denbsp;1'JJlet de Fahrenheit amp; de Reaumur: mais onnbsp;fuppofe que la chaleur de lEau bouillance eftnbsp;a 80 de ee dernier TherinorBètre,
5 197. M. VAbbi Rozier a publi dans /fes Objervations fur la Phyfique, Second Tomenbsp;pour 1772, OU 8® Tome 2n-8p. 170, une Table de comparaifon' fort détaillée, qui eft anbsp;beaucoup d'égards femblable a celle du Dr.nbsp;M A R TIN E, dont elle eft tirée; on y a cepen-danc ajouté ie Thermoniétre de M. Michelynbsp;DU Crsst, amp; celui M. Christih, ou Ienbsp;Thermomètre de Suède ; on a aulTi changenbsp;Ie Tltermoriiètre de M. REAUMtiR en cenbsp;quon y a fixé la chaleur de IKaii bouillante anbsp;TOO, au lieu que Ia plöpart des Phyficiens nenbsp;Ia piacent qua 80, amp; que M. Mart in E nenbsp;lavoic eftimée être que Ia chaleur de lEfpricnbsp;de Vin bouillant , ce qui revient a 180 dunbsp;Thermomètre de Fahrenheit, ou a dö dunbsp;Thermomètre a Mercure de M. de Luc. M.nbsp;Mart INE avoit auffi placé Ie Zero de M,nbsp;Reaumur a 34 de Fahrenheit au lieunbsp;de Ie mettre a 32; on 1a replace ici a 32.
5 198. M. DE Luc a fait, dans Ie § 428¦ g 435 de fon admirable Ouvrage, une enumeration des principaux Thermomètres , dans la-quelle il a principalement fuivi Ie Dofteurnbsp;Martine , excepté dans Ia dicuflion dunbsp;Thermomètre de M. Reaumur; Mais nous
M
-ocr page 200-17 S Dissertation sur la comparaison
avons parlé aflez au long de eet excellent morceau.
5 199. Enfin Ie célébre F. Cox te a traité fort en détail des différens Thermomètres dansnbsp;foa Traité de Météorologie, amp; il a donné unenbsp;Table détaillée des Thermomètres de ia:nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
Michely , Celfius , Fahrenheit, Reaumur , de Vljlst Hawksbée, Lange, Fricke. {V. g 259.)nbsp;Amontons. II a en outre parlé, daprès M. Mar-TINE, dun grand nombre dautres Thermomè-tres. II a donné auffi dans Ie 7^ volume desnbsp;Mémoires préfentès a VAcadémie ,nne comparai-fon plus détaillée entre les Thermomètres denbsp;]MM. Reaumur, Fahrenheit amp; denbsp;lIsle.
C H A P I T R E II.
Deferiptipn d'm Tableau général de comparaijon, Ö* Réflexions Jur ce Tableau.
Voila done un aflez grand nombre de Tables de comparaifon, mais quifont toutes férentes les unes des autres. Je ne marrêterainbsp;pas a faire voir ce quon pourroit trouver denbsp;défeaueux dans cfaacune delles: mais je menbsp;contenterai de remarquer que ces défauts fontnbsp;de deux fortes. Ils proviennent en effet i^.nbsp;dune détermination inexaèle des points fixes;nbsp;2. de ce quon na pas fait attention aux diffé-ïences qurf y » entre des Thermomètres de
-ocr page 201-DES ThERMOMÈtreS.
Mercure amp; des Thermomètres i Elprit de Vin. Or comme Ie Merciire amp; IEfpric de Vin nenbsp;fuivent pas la même Loi de dilatation, ïi epnbsp;refulte, que deux Thermomètres, lun a Mercure, Iautre a Efprit de Vin, ne feront pasnbsp;daccord dans les dégrés intermédiaires, qnoi-que leurs échelles foient graduées par des pointsnbsp;fixes, auxquels on a donné Ie même nora, ainfinbsp;que nous lavons démontré èn détail ci-deffus.nbsp;Or les Phyficiens, qui one publié des Tableauxnbsp;de comparaifon, nonc pas, fait attention a ceitenbsp;difference. (157)
5 2or. Nous croyons done quil efl: abfolu-ment nécelTaire davoir égard a cette difference: mais par cette raifon, comme auffi a caufe denbsp;quelques determinations que nous avons adop»nbsp;tées, notre Table différera, beaucoup de celles dont nous avons fait mention. Nous avonsnbsp;annoncé les raifons de nos determinations: nousnbsp;les avons développées, dilcutées: cefl: au Lec-teur a .juger fi noui avons atteint la vérité.nbsp;Nous aurions volontiers ajouté a eet Ouvragenbsp;les Tables des autres Phyficiens : mais ellesnbsp;1auroient trop grolli: nous tacherons de fubve-nir a ce defaut par quelques courtes remarques.
fiSrt Pas même M. de va Lande, dans U Table de com-piraifon quil a donnée, quoiquil dife (Is c: p: 212);,, Nous devons avercir que Ie Thermomitre, fur lequel ces obrervationsnbsp; (celles de 1759) ont été fakes, eft dEfpric de Vin, paree quenbsp; lon a obteivé que deux Thermomètres, dont 1un eft de Mer- cure Iautre dEfprit de Vin, amp; que lon aura mis parfaitemencnbsp;gt; daccord è lEtu bouillante amp; è la congèlation, ne te fontnbsp;11 pas pour cela dans les dégrês intermédiaires 1 Ia dilatabilltênbsp;,gt; de ces deux fubftances ne fuit pas la même échellc.*;
M 2
-ocr page 202-i8o Dissertation sUR la comparaison
5 202. On ne fauroit sattendre a voir places, da is Tableau de comparaifon, tous lesnbsp;Therniometres connus , amp; cela de dégré ennbsp;dégré, depuis Ie plus grand froid, jufqua lanbsp;chaleiir dii Mercure bouillant: outre que lenbsp;Tableau en deviendroit trop étendu, cela fe-roic enliérement inutile: la nature de Ja chofenbsp;me paroit prefcrire elle même quelques limites.
Un Tableau general de comparaifon doit nous fervir a poHvoir reduire dun coup dceilnbsp;a un feul Thermomètre , tel quon le defire,nbsp;les obfervadons faites fur difiérens Thermomè-tie.s amp; quon trouve en différens ouvrages.
1) efb done inutile de tracer fur ce Tableau ks Thermometres quon ignore avoir jamaisnbsp;fervi a des obfervadons. Cette raifon nous anbsp;determine a en exdure ceux de Bergen de Lu-
II feroit e'galement inutile dy placer les Therniomètres quon fait navoir fervi quanbsp;deux ou trois, ou Jiun très-petit nombre dob-fervations, amp; cela dans quelques circonltancesnbsp;pardcuüères : fur tout fi Ton en trouve unenbsp;comparaifon fufRfante ; dans IOuvrage raetnenbsp;dorit ce Tableau fait partie, ou, fi ces Ther-momètres ne font qiie irès-peu différens, ounbsp;inénie feulement différens en nom, de ceux quinbsp;fe trouvent for le Tableau. Nous avons exclusnbsp;en confequence de cette reflexion, lesThermo-rnèrres de Sausages, Mayer i Barnsdorf, Lange ^nbsp;I'ovAer ^ Miles ^ Iancien Thermomètre de denbsp;JJlfle . le fecond Thermomètre de Derham,nbsp;Ck celui' de lievillas.
-ocr page 203-iSi
BES Thermometres.
§ 203. Pour ce qui eft des Tliermotnètres mêmes, il feroit inutile den étendre les Echelles au de-lk des dégrés quon fait avoir étd ob-fervés, ou pu être obfervés fur chacune delles.nbsp;Cela obfcurciroit la Table inutilement. Ceftnbsp;ainfi quil efl inutile détendre les echelles denbsp;lancien Thermomètre de Fahrenheit, denbsp;fon Thermomètre a Efprit de Vin, du hiuxnbsp;Thermomètre de Fahrenheit, des Ther-momètres de Kirch, Hanovo, la Hire, Kolcni,nbsp;CruquitiS, Hales, Edimbourg, la Court, au delanbsp;de la chaleur dü fang, ou-plus de 5 ou'6-dégresnbsp;au-deflus amp; il feroit e'galement inutile, déteh-dre les mêmes echelles au-dellbus du Zero,nbsp;OU plus de 5 ou 6 dégrés au-deflbus du. Zeronbsp;de Fa hrenh eit; nous avons done cru pou-voir nous difpenfer de donner une plus grandenbsp;extenfion a la Table. II en ell de même dunbsp;Thermomètre aEfprit de Vin deM.REAjiMUR,nbsp;quil feroit inutile détendre ati de-ia de 22^.nbsp;puilquèda liqueur fe gèle alqrs (§18.103). ijnbsp;feroit inutile auffi détendreFEohelle^dc,Newton au de-Ia de24 de.FjSiHeEN-HEiT pui?-que lhuile de Lin fe gèle a2411 de qq Thermomètre (158). II leroit même a la rigueurnbsp;inutile daller au- deffou^ dq -pplfit de congelation , Newton lui-même nétant pas allénbsp;au delg. Les Thermoraètres PE LtrCi denbsp;Reaumur, de Brisson, de du Crest denbsp;Fahrenheit de DE LIsLE,dAMoNTONs,nbsp;de SpÉ-DE-i f^ront les, feuls que nous gten-drons jufqua iEau bouijlan§e,: ét ceu^ ge-D Enbsp;LüC (a Mercure) de Fahrenheit , de Sui,;,)?;nbsp;de DE lIsle, amp; de Newton, les ftuh q^ue
(gt;58) Nov; Com, 'petrop, Tomus Vitï, p, jjj.
182 Dissertation sür u comparaison
nous etendrons au-deflus de IEau bouillante, amp; ^ hormis le dernier, beaucoup au - deflbusnbsp;du Zero deFjiHRENHEiTj 4 quoi nous ajou-terons pour ce dernier article le Thermomètrenbsp;de DU Crest; non quil ait rc'ellement fervinbsp;a de pareilles obfervations; mais paree que M.nbsp;DU Crest y a réduit les grands froids obfer-vés en Sibérie amp; ailleurs , amp; quon pourranbsp;jnger par-Ja li ces reduftions font exaftesnbsp;ou non.
§ 204. II faut enfin quune Table de cora-paraifon foit difpofee de fayon, quon puilTe comparer le plus facilement les Thermomètresnbsp;qui font le plus en ufage. Ceft pourquoi nousnbsp;avons placé ces Thermomètres dans un ordrenbsp;different de celui dans lequel nous les avonsnbsp;décrit dans cet Ouvrage. Nous allons en fairenbsp;lénumération fuivant ce nouvel ordre, ennbsp;y ajoutant les § dans lefquels nous en avonsnbsp;parle en détail. Un trait plus fort fert a distin guer, dans la Table de comparaifon les dé-grés qui font au-deflus de Zero de ceux quinbsp;font au-d,eflbus.
5 205. Thermomètres les plus ufités.
N®. I. Thermomètre a Mercure de de Luc
5 31.
Ce Thermomètre eft le Thermomètre a Mercure de Reaumur, improprement ainfinbsp;nomrné.
N'. II. Thermomètre a Efprit de ViA de de Luc § 31.
-ocr page 205-SES Therhomètres. 183
N®. III. Vrai Thermomètre a Elprit de Vin de Reaumur § 81§gt;5-
Nquot;. IV. Faux Thermomètre a Efprit de Vin de Reaumur,différent du précédent,unique,nbsp;ment en ceci, quon a mis la glacé qui fond knbsp;Zero, comme M. Reaumur la fait lui-mêmenbsp;dans la fuite: ainfi Ie Zero eft placé a 0.8 dunbsp;yrai Thermomètre de Reaumur, § 97.
Si, comme Ie font la plüpart des Phyficiens, on ne met pas de difFérence entre les Thermo-mècres a Mercufe amp; a JEfprit de Vin, amp; ünbsp;Ton prend 80 pour Ie vrai point dEau bouillan-te, ce Thermomètre coïncidera avec N°. i.nbsp;Cefl ainfi quen ont agi Meffieurs la Lande ,nbsp;Houttuin amp; daucres.
Les Thermomètres a Mercure de M. N o r-LET feronc daccord avec ceux a Efprit de Via jufqua 15 au-deffou3 de Zero. §, 102.
ftlon M. D E L ü c amp; notre Table , lEau bouilhnte eft
. . . ........ 100,4-^
Le Pere Cotte . . . 105. ou 108 nbsp;nbsp;nbsp;( g., j» *,
fLa Table rte M. lAbbé RoZIER. ... HO (
M. Marïine ....... nbsp;nbsp;nbsp;80 » 180 da f;
Et le o a 34 de Fahrenheit; mais chez tous les autres a 32: amp; chez nous, felon M.nbsp;DE LuCj a 30.2 pour N®. Ill amp; a 32 pournbsp;No. IV.
En fuppofaht un Thermomètre k Mercure, chaque dégré de M. Reaumur, ou de M.nbsp;DE Luc N**. I,en vaut 2|de Fahrenheit.
M 4
-ocr page 206-ϧ4 Dwsertatióm sur la COMPARAISON
V. Themontètre h Mercure ^^^Faren-heit 5 47.
JNquot;», VI, Thermomètre de de lIsle § 116.
VIL Thmnomètre de M. Celsius § 13 s.
Nquot;. VUL Thcrinomètre de S.Troemer, au-trement dit Thermomètre de Suède ^ ou de M, Christin de Lyon. § 133.
Tous ces Thermomètres étant a Mercure, font Gompare's de la même maniére par tous lesnbsp;Phyficiens: excepté quand on les compare aunbsp;Thermomètre de M. Reaumur, pris pournbsp;Etalon ; car ou Ton confidére alors Ie Ther-momètre comme un Thermomètre a Mercure,nbsp;ainfi que Ie font la plüpart des Phyficiens, (159)nbsp;les comparaifons font dilpofées felon ce quenbsp;nous avons dit N®. IV.
Selon nous, lEau bouillante eft a 100, ou 100.4 du Thermomètre de M. Reaumur,nbsp;'amp; felon dautres Phyficiens, a raifon de diffé.nbsp;rentes determinations quilg ont faites de lE-chelle de M. Reaumur. Voici quelquesnbsp;comparaifons.
(159) M. tliL* lui-TOÏme en a agi aioG dam Ia comparaifon quil B faite entre Ton Thermomètre amp; celui de M. Riaumuk.nbsp;Mimtirtt de VAcademie I749* P Jo» _
-ocr page 207-BES Thermomètres.
felon nous, Ie 30 dég. de Reau, N®lt; in_, eft a 21:9
- - 22.8
felon M. Rozier . nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;20
felon M. CoTTE nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;21^
Le Point de congelation eft felon nous a 'loj-de DU Crest; felon M. CoTT E nbsp;nbsp;nbsp;-pf
La proport, des dég. eft fel. nous 20 DC=:i8-ö3' R.
felon M. Gotte 2oDCc= 21. R,
N'. X, Thcrmomêcre h Mercwe 4e M. Br'is-soN 5 112.
XI. Thermometre a EJfirit de V'm § 112.
N®. XII. Angien Thermomètres de Fahrenheit 5 33-
N®. XIII. Nouveau Thermomètrè de' Fahren-' HEIT a Efprit de Vin. § 41.
N®. XIV. Premier FauxThermometre de Fa-R ENHEIT 5 58.
N®. XV. Second Faux Thermomèfre öV Fahrenheit 5 58.
Les de'gréi de ces trois dernières Echelles étoient anciennement quatre fois plus grands;nbsp;maïs ils etpient didfés en quatre fous-divifions;nbsp;de forte quil faut multiplier ces dégré.s par qua.nbsp;tre , (Sc y ajouter les fous - divifions ou pedisnbsp;dégrés, pour les reduire a cette Tablfc- § 42.
-ocr page 208-Dissertation sur ia comparaisoii
XVI. Thermomètre de Kirch 5 lt;^3*
Mais on fent daprès ce qui a été dit 5 J 64, 66, que cette comparaifon ne fauroit êtrénbsp;exafte pour tous les dégrés.
N®. XVII. Ancienne Echclle deB.ktnovr ^6j,
JJJ®. XVIII. Nouvelle Echelle de Hanow § 5* lt;58
5 207. N°. XIX. Thermomètre de M. la Hire 5 137-
|
felon Nous . i ^ 30 Re: reviennentaSi.; L.H | ||||||||||||||||||||||||||
|
L.H.
1-7
1.61
1.8
X-a OfOpOrtion des dégrés eft,
felon Nous I R M. Braun i R
M. COTTE I R
N®. XX- Thermomètre dc M. A m o n t o n s J 154.'
Nous avons reduit en décimales de pouce les lignes, OU 12e. parties de chaque dégré ounbsp;pouce, de M. Ahontons.
felon Nous le 30 deg. de Reau. eRa58 ig M. MARTINE30......58.25
N. XXIV. Tliermomètre dEdimbourg § 182.
Nos dégrés intermédiaires différent de ceux de la Table du Dodleur Mar tine paree quenbsp;nous avons fait attention a la difference qu il ynbsp;a entre im Thermomètre a Efprit de Vin amp; unnbsp;Thermomètre a Mercure.
No. XXVII. Thermomètre lt;/?Newton5 147.
La comparaifon eft la même que dans la Table du Dodteur Martine.
5 208. Si lon ajoute a ces vingt-fept Ther-niomètres tous ceux que nous avons déja décrit, CU que nous décrirons encore, on en connoitranbsp;plus de cinquante, dont on Aeft fervipaur un
-ocr page 210-i88 Dissertation sur la comparaison
grand nombre dobfervations, fans compter tons ceux quon a employé avant 1invencionnbsp;des Therroomètres comparables. On volt denbsp;Ik, combien i] eil utile, pour éviter une terrible confufion, amp; pour tirer de Toubli un grandnbsp;nombre dObfervations intéreffances, de rédnire.nbsp;tous les Thermomètres è une Echelle coriflan-te, amp; de faire parler, pour ainli dire, la menie langué a tous les Obfervateurs. II y a desnbsp;Obfervations, qui ont paru étonnantes, ou im-
poffibles, par cela feut quon a mal connu les Thermomètres, ou quon les mal are'duit: M.nbsp;DE Luc en a rapporté des Exemples remar-quables (i6o) amp; nous en avons cite auffinbsp;(§103): on en trouvera encore un autre dansnbsp;un moment. § 212, Nots IÖ3.
§ 209. Mais,_quelles quefoient Iexaftitude
amp; la circonfpedtion que nous avons taché dem-ployef, il y a cependant une difficulté dans notre Table de comparaifon, qui me paroïcnbsp;jufqua préfent infoluble.
Nous avons vu que Faurenh eit a fixe la chaleur du fang a 9Ö dégrés de fon Thermo-mètre, amp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;4 sen efi; fervi comme dun point
fixe: Or Ton Volt par notre Tableau de com-, paraifon, que ce dégré fe rapporte a *2 8.5 danbsp;Thermomètre a Mercure de M. de Luc. Maisnbsp;nous avons vu (g 94.109,) que M. de Reaumur, M. Brisson, amp; M. DE Luc même,nbsp;ont fixe cette chaleur du fang, a un point quinbsp;revient a 29.9 du Thermomètre de M. de Luc,nbsp;ce qui fe rapporte 399.3 de FAUKENurix, amp;nbsp;differe par confequenc beaucoup de 9 5.
(160) Voyez la p. au 3P7 Tome. I.
-ocr page 211-DES Thermomètres.
§ 210. La première conjeftirre qui meft venue dans lEfprit pour réfoudre cette difficul-té eft , que Fahrenheit, ayanc dabordnbsp;déterminé ce point 96 fur fes Thermomètres knbsp;Efpric de Vin, il lauroit confervé enfuite furnbsp;fes Thermomètres a Mercure, gradués daprèsnbsp;o amp; 212 , fans examiner de nouveau a quelnbsp;dégré il auroit dü Ie placer fur ces nouveauxnbsp;'ihermomètres, fur lefquels il auroit dil êtrenbsp;placé un peu plus haut que 96, paree que Ienbsp;Mercure neft pas retardé dans fes dilatations,nbsp;comme lEfprit de Vin , par une caufe con-llante , ( g 18. ): je trouvois même quelquesnbsp;raifons qui me paroiflbient confirmer cette con-jefture; mais les Experiences de M. Braunnbsp;me forcerent de labandonner.
5 211. M. Braün (iiSi) a trouve' par un grand nombre dExpériences, faites a Peters-bourg, que Ie Thermomètre de M. D e nI s L Enbsp;ne montoic, dans la bouche de plufieurs per-fonnes, qua 96 amp;95, ce qui revient a pö.S amp;nbsp;98 de Fahrenheit; amp; par conféquent parnbsp;un milieu a 97! ; ce qui ne dilFére que dunnbsp;dégré amp; un quart de la determination de Fa-hreNheit même: difference qui peut aifé-msnt prpvenir des circonftances de fExpérien-ce, car nous avons vu ci - deffusquot; que la chaleurnbsp;naturelle dune perfohne a étë trouvée de 97nbsp;dégrés par M. M a r t i n e (§ 182). Or puifquenbsp;Ie Thermomètre de M. delIsle eft graduénbsp;par la congèlation amp; lEau bouillante, quil eftnbsp;de Mercure , amp; que, nonobftant, la determination de Ia chaleur du fang revient a-peu-
CiSi) A'av:, cer/i, Pstropi Toin. XlII. p. 42*.
-ocr page 212-prés a celle de Fahrenheit, il efc dair que la conjefture dont jai parlé ne fauroit êtrenbsp;admife. (lóa)
5 212. Puis done que duncóté, les Experiences de MM. Martine amp; Braun coïn-/ cident avec celles de Fa h R e n h e i x, qui font encore confirmees par celles de Newton,nbsp;5 148, amp; de SuLZER 5 188, amp; que cependantnbsp;de lautre cóté la détermination faite par MM.nbsp;Keaumur, Brisson, amp; de Luc, a poi,nbsp;ert exaéle, amp; confirmée en outre par les Experiences dAMONTONS (163): amp; puifquWnbsp;ne fauroit par conféquent fuppofer de Terreurnbsp;d'aucun cóté, dira-t-on pour refoudre la diffi-culté, que cette chaleur du fang difFére en dif-
(lóa't M. E K 8 BE R G a fait aufS un grand nombre dExpd-rienccs iur ce fujet , en pUfanc Ie Thermomètre fut diverCes parties du corps, CSe en répétant les Expériences dans des temps oü les tenipératures de lAir étoient trés différentes. 11 anbsp;trouvé des différences trés - confidérables, que nous ne faurionsnbsp;examiner ici. 11 fufüca de dits, que la plus grande chaleur denbsp;Ia poitrine a écé trouvfe i 37 du Tliennomhtre de Suède, cenbsp;qui levient ii 98.6 de celui de Fahrenheit. V. Mém, denbsp;LAcad. de Suède Tome XXVI. p. 3C0 de la tradudlion alle-
jijjnds»
C163) M. Martine fDernier Efai § 43) rédiiit les dègris trouvès par Amontons, ffavoir, 58?-, 584^, sS/j.nbsp;58j, Slij» 91-92.93. de 1Echelle de M. 1ahrennert :nbsp;inais cela provient de ce quil na pas fait une comparaifonnbsp;«satTe entre ces deux Theniiométres ; il place 51/^ il 32 de M.nbsp;F.'hrsnheTt amp; il ne fait pas de diftindtion entre un Ther-luouiètre é Efprit de Vin, amp; un Tlierinomèrre é Mercure. Doinbsp;!on voit combien les o-bfetvations peuvenc êtie changdes painbsp;uue iiduftion plus ou inoins exsdit* des Thcruiouidtres*
-ocr page 213-Ï)ES ThERMOM èTRÉS.
ferens climats? Que la France amp;la Suiffe étant des pays^ plus chauds que lAngleterre, la Hol-kndc, OU la Ruflüci la chaleur du fang ydoitnbsp;être auffi plus grande? Cette réflexion paroi-trnit aflez plauiible j fi des Expériences faites 4nbsp;Surinam, ny étoient diredlement oppofées.nbsp;Nous allons les préfenter ici en détail pour fer-vir de preuve a notre aflertion. Le Ther-momètre dont on seft fervi étoit fuivant lE-chelle de Fahrenheit: on Ie plajoit dans la bou-èhe de perfonnes, toutes bien portantes, amp; quinbsp;ne sétoient pas échauffées par quelquexercicenbsp;corporel, ou dont Je co^s ne sétoit pas ré-froidi par Ia pluie amp;c. Enfin on a répété cesnbsp;Expériences en difFérens temps fur les mêraesnbsp;perfonnes. (164)
Nlt;j I Agé de 44 Ans: syant ét(S i Sur!, pendant 14 aas. chal.pS
3 36 . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.16nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. pgr
6 nbsp;nbsp;nbsp;------- 32 nd k Surinam . nbsp;nbsp;nbsp;;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;95
S Négre C- 38 ayant été il Suiinam pendant 30 nbsp;nbsp;nbsp;94
11 nbsp;nbsp;nbsp;-Q- 61 nd i Surinam t , nbsp;nbsp;nbsp; 94
I2,unJeune C-ia nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;93
I, 2, 3, 4, 5, 6, font des hommes blancs: N^. 4 un blanc qui sétoit arrêté pendant plus de 20 Ans aux Indes Orientales, h
(1C4) Vuyez Uil Recueil hollandois dont le litre eft HoUett^t lA'é.aiyn Xoine I p. 10,
-ocr page 214-192 Dissertation sür la comparaison
h cóté de Guinee amp; a Surinam; N®. 8, 9, 10 font desNegres nés a la cóté de Guinee;N. iinbsp;amp; -is deux Créoles ou Negres nés a Surinam:nbsp;Or, nonobjfiapr ces difFérentes qualités, la cha-kiir du fangeff de gó pour prefque tous cesnbsp;ivi'dividus: amp; elle neft que de 94 pour les deuxnbsp;p'eribnnes les plus agées N». 8 amp; N». ii.
§ 213.11 eft done prouvé, je crois, que cette deference ne provient point de celle du climat.nbsp;Du it t on que la fa§on de vivre, exceffivementnbsp;d-Poiue , qui nell que trop générale a Suri-iiam;, afFoibiit Ie corps amp; en diminue la chaleur?nbsp;ïi feroit diflicile detre fatisfait par cette repon-fe. JavoLie ne pouvoir téfoudre la diftieukénbsp;que prod uit la düFérence dont il eft queftion.nbsp;Èile ne feta cependant, jefpére, aucun tortnbsp;a i'exaditude de notre Table.
; ~ C H A P I T R E IIL
CenpJerations fur la ^eftion, guelle dc tout es . IcT^chelles quon viem'de dècrire, mèriteronnbsp;'d'avoir 'la p'éfsfence Juf les aiitres?
§. 214.
^/ uoiqne ion puiffe réduire au moyen dune boiuie Table dfi comparaifon . tous les dilFérensnbsp;'1'iiermomètres, a une feuie Echeiie a volonté,nbsp;il l'e/oit cependant plus commode que les Obfer-vatciirs saccordall'cnc dans la lUite a fe fèrvir
partouc
-ocr page 215-3E,S TriERMOMÊTRES.
partout de la même. Maïs ce Touhait ne fera vhiifemblablement jamais accompli* efl difficile de changer des coutumes écablies , fur^.nbsp;tout lorfquelles font fortifiées par quelquenbsp;gloire nationale imaginaire. Jai cependantnbsp;fouvent oui demander a des perfonnes fort in*nbsp;ftruites, quel feroit celui des Thermométres, ac*nbsp;tuellement ufités, qui mériteroic detre préférénbsp;a tous les autres ? Quel feróit celui que lesnbsp;Phyficiens devroient saccorder a choifir, fi Icnbsp;fouhait dont nous venons de parler saccom*nbsp;pliflbit ? II neft pas poffible de répondre anbsp;cette queftion, A moins quon nexamine commenbsp;il faut les différens üfages auxquels les Ther-momètres fervent, auxquels ils doivent fervir,nbsp;öu, auxquels il feroit a fouhaiter qu ils pulTentnbsp;fervir.
5 315. L'e feul ufage auquel les Thermomé* tres fervent afluellement, amp; Ie prémier ennbsp;efFet auquel ils doivent fervir, efl dindiquernbsp;sil fait plus chaud ou plus froid quil ne faifoitnbsp;S un temps donné. II fuffit pour'cela, que lesnbsp;Thermométres foient déterminés par deuxnbsp;points fixes, quels quils puilTent être. Tougt;nbsp;tes les echelles font done, a eet e'gard, éga-lement bonnes. II faut feulement que les Ther-momètres puilTent indiquer routes les dégrésnbsp;de Chaleur amp; 'de Froid qui ont lieu partout , amp; par conféquent quils foient com*nbsp;pofés dun Fluide qui ne fe gèle jamais parnbsp;Ie plus grand Froid naturel, amp; dont Ia nature ne change pas par Ie laps do tempr»nbsp;Or Ie Mercure eft certainement de toüs ksnbsp;fluïdes Ie plus propre pour répondre a cenbsp;N
-ocr page 216-191. Dissertation sür i.a comparaison
but, comme M. de Luc 1a prouve en détail. (165)
§ 21(5. Mais quoiquil foit parfaitement indifférent, pour remplir ce premier but, de faire ufage de tel ou de tel Thermomècre , toutesnbsp;les echelles ne me paroitroient pas egalementnbsp;fatisfaifantes. Des dégrés arbitraires, commenbsp;ceux de M. Fahrenheit par ex: ne fatis-font pas Tefprir. _ Qiiexprinaent 48 , 96 , o ?nbsp;Rien que les diftances dun point a pris vo-lonté. Je juge done les Méthodes que M.nbsp;M. Reaumur, he lIsle, amp;Sulzernbsp;ont employees, beaucoup plus philofophiques ;nbsp;amp; je (donnerois la preference aux. Echellesnbsp;qui revcillent en même temps une idee connuenbsp;dans Iefprit, une idee qui faffe connoitre unnbsp;certain elFet de la chaleur : en un mot auxnbsp;Echelles qui expriment en même temps lanbsp;quantité de dilatation ou de condenfation dunbsp;fluide dont on fe fert. 11 eft néceflaire pournbsp;cet effet, de prendre pour baze un certain état'nbsp;du fluide quon employe: je préfe'rerois le pointnbsp;de Glace qui fond a celui dEaii bouillante,nbsp;paree que le premier de ces points eft fixe, amp;nbsp;quil ne depend pas , comme Iautre , de lanbsp;preftion de IAt-mofphere. Auili y a t - il quel-que chofe dans TEchelle de M. de lIslenbsp;qui paroit repugner , peut - être cependantnbsp;plus a la coutume , amp; aux préjugés qui ennbsp;font la fuite, quala nature de la chofe: fa-voir, quon ne compte que dcs dégrés de condenfation, amp; par confequent un nombre de.
(1ÖS) p. 285 Tome I.
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bts Thermomktres.
dégrés dautant plus grand que la chaleur efl plus petite..
Je regarderois done lEchelle de M. Re aü-M u R comma la meilleure amp; la plus philofophi-que, fi M. Reaumur avoir employé dii Mercure ; mais fi Ton vouloit compofer unnbsp;Thermomètre a Mercure daprès les mêmesnbsp;principes, il ny auroit qu a placer 14.5 a lEaunbsp;bouillante (§53) O'Jh 'sif e'tok für que Ie pointnbsp;dEau bouillante fut placé far IEchelie de Minbsp;Suez ER avec routes les précautions convena-bles, (§ xgy) ce dont on pourroit douter, cet-te échelle feroit aflurémenc Ja plus parfaite denbsp;toutes pour remplir Ie prémier but dont nousnbsp;venons tie parler.
§ 217. Les Thermomètres, dont nous nous fervons, nindiquent que la difference de temperature : mais , felon fétymologie du nom,nbsp;ils devroient exprimer les vrais dégrés de clia^nbsp;leur, la chaleur abfolue. La mefure de la chaleur vraie amp; ahjolue , eft Ie fecond but quilnbsp;faudroit que les Thermomètres puffent reiii-pliti Deux détefminations feroient néceffairesnbsp;pour eet effen 1°. Celle du dégré auquel ilnbsp;ny en a en effet aucune chaleur dans la Nature«nbsp;OU la determination du vrai Zero du Thermomètre» La determination dun fluïde, in-diquant par des dilatations égales, ou du moinsnbsp;conflantes, des différences égales de chaleur:nbsp;que fi par ex: on avoit déterminé au juffe Ie vrainbsp;Zero^ Ie 48= dégré exprimat une chaleur doublenbsp;de eelle quindique Ie 24= dégré. Nous difcutc*nbsp;rons ces deux determinations.
N 3
-ocr page 218-ipö Dissertation sur la Comparaison
§ 2iS. II faiit done avant routes chofes determiner Ie dégré auquel on puilTe dire quil ny a plus de chaleur dans la Nature, amp; placernbsp;Ie Zero du Thermomècre a ce dégré. Mais lanbsp;determination exaiSle de ce dégré eft impoffible,nbsp;au moins jufqua prefent. II eft cependant certain que rEciielle de M. Reaumur en ap-preche Ie plus, amp; peut-être même quellenbsp;nen eft pas fort éloignée: c: a: d: quil neftnbsp;pas improbable que Ie Zero de cette Echelle nenbsp;fok pas fort éloigné du vrai Zero de la Nature.nbsp;Ceft ce que M. M a i r a n a mis dans un grandnbsp;jour. (i66) Nous allons Ie fuivre entiérementnbsp;dans ces recherches , a quelques légères differences prés.
Experiences par lefquelles M. ÜRAUNacon-gèlé Ie Mercure. Le plus grand dégré de froid tjuil ait pu produire alors a été de 720 dégrésnbsp;du Thermomètre de M. DE lIsle; ce quire-vient a 387 dégrés au-deftbus de Zero du Ther-momèire a Mëreure de Re a umur, ou plutótnbsp;deM. DE Luc. Mais, le même jour, M. Lo-MONOSOW a produit im dégré de Froid quinbsp;monte, au rapport de M. M a i r a n , a 592 denbsp;rEchelIe de M. Reaumur. 11 eft bien fürnbsp;que toute chaleur , tout feu, nétoit pas expul-fé de ce mélange: car puifque nombre denbsp;Fluïdes, même le Mercure, fe changent ennbsp;maffes folides par une augmentation de Froid,nbsp;il eft plus que probable, qiiils fe changeroientnbsp;tous en corps folides, fi Ion en pouvoit.chaffer
066) Mémoires de rAcadémie 1765 P-
-ocr page 219-IP7
DES THERMOMiTEES.
tout Ie feu : mais on na pu parvenir a faire gèier lEfprit de Vin qui brule i^poudre, amp;nbsp;quelques huiles eflencieiles : il reiloic donenbsp;encore du feu dans ces corps.
5 219. Le froid, produic artificieüepient, eft dautanc plus grand que' le froid naturel de 1Airnbsp;left davantage. Cell ce que M. Braun anbsp;éprouvé dans le cours de les adinirables Experiences fur la congelation du Mercure, Lenbsp;Froid de lAir ne montoit, pendant ces Experiences, qua 212 de rEchelle de M. delIsle,nbsp;oü a 42J au-deflbus de Zero de ceile de M.nbsp;Fa H R E N H E IT, OU 333 dc M. 11 E A U M U R.nbsp;Or, fi lon a pu produire alors im froid artifidelnbsp;de 592 de'grés de Reaumur, quel ne feroitnbsp;pas celui qiion auroit pu produire, fi lon avoitnbsp;fait les mémes fïxpériences en Sibe'rie, ou M.nbsp;Gmelin a obLrué un,Froid de alli de lE-chelle de M,, de lIslk 011 de-i125] de celle denbsp;M. Fa UREN HEIT, ou de70 de celle denbsp;M. ReaUK'UR ? ou a Torneay oü le grandnbsp;Froid du 5 Janvier 1750 a fait defcendre lenbsp;Thermomècre de Suède a89: ce qui revientnbsp;a128 , de M. Fahrenheit ou a71 denbsp;M. Reaumur? (167) Suppofons done quonnbsp;répétat ces Experiences dans ces concrées: fup-pofons encore que rintenfité du, Froid artifidelnbsp;augmente en rnême raifon que le Froid naturel denbsp;fJir au dejfous du point de congèlation; amp; fonnbsp;obtiendra ['Analogie fuivante.
de fAcedimie de Suddt. Toffie XXL p, 300.
-ocr page 220-ipS; Dissertation svr Ia comparaïson
CoraiTie 33, au-deffous du point de congelation : Ie plus grand froid obfervé a Petersbourg,
font a au-deffous du point de congelation ; Ie plus grand froid artificiel produit a Petersbourg:
4infi 71, au-deffous du point de congèla-tion, ie plus grand froid obfervé a Turnea, ^
font a 1274, au-deffous du point de congèla-tion; Ie plus grand froid artificiel quon pourroit produire a Tornea,nbsp;fuivant la fuppofition quon vientnbsp;de faire.
On pourroit même aller encore au.dela: car Ie Mercure defcendit, dans une des Expediences de M. Braun, jufqua 1500 de lEchellenbsp;M. de de eIsle, pu720 de celle ide M.nbsp;Reaumur, amp; il fe gèla alors: en ce cas lanbsp;proportion précédente fourniroit 1550. Maisnbsp;on pouroit propofer des doutes contre lexac-titude de cette Experience.
Si la fuppofition que nous venons de faire ^ daprès M. MairaN , avoit réellement lieu,nbsp;Ie Zero de lEchelle de Reaumur (§ 81) fe-S roit encore tfop haut. Mais il neft pas apparent que Ie froid artificiel fuivit cette proportion : une raifon plus petite me paroitroitnbsp;- plus probable, amp; en conféquence, il neft pasnbsp;improbable que Ie Zero de M- Reaumur nenbsp;foit pas fort éloigné de cèlui de la Nature: aunbsp;nioins eft-il fort probable que celui-ci neftnbsp;pas plus haut.
-ocr page 221-DES ThERMOMÈTRES.
LEchelle de Reaumur, c: a: d: la pre'-tnière Echelle de ce Phyficien, oü looo indique Ie point de congelation, paroït done encore anbsp;eet égard, plus iatisfaifante que les antres. Auffinbsp;M. Ma IR AN na-t-il pas craint de fe tropnbsp;éloigner de la vérité, si! lemployoit, en Tuppo-fant quon doit en effet compter la chaleur ab-folue du point Zero de ce Tbermomètre.
§ 220 Si lon vouloit employer, felon § 217, un Thermomètre a Mercure, dont Ie Zero futnbsp;fuffifant pour exprimer Ie plus grand froid,nbsp;quil pourroit y avoir en conféquence des déter-minatiops précédentes, öc dont les dégrés in-diquafient en méme temps une certaine pardenbsp;de la quantité de Mercure contenue dans lanbsp;boule, il ny auroit qua placer au point de con-gèlation 3000 au lieu de mille; amp;metcre43,5nbsp;a 1Eau bouillante. En ce cas i! y auroit encorenbsp;130 dégrés au delfous du plus grand froid dontnbsp;nous avons fait mention dans Ie précédent,nbsp;amp; chaque dégré feroic la trois mülième partienbsp;du Mercure contenu dans la boule au point denbsp;congèladon. Mais comme il y relde quelquenbsp;incertitude fur la pofition du vrai Zero, nousnbsp;ne confeiliérions a perfonne de changer lEehel-le de M. Reaumur pour cetce feule raifon.
^ 221. Nous paiïbns enfin a la dernière determination , a celle dun fluide dont des dilatations égales expriment des dégrés égaux de chaleur. Nous avons vu quil faudroit que lesnbsp;Thermomètres fuifent compofés dun pareilnbsp;fluide: maïs il eil aflez vraiferablable quitnbsp;nexilde point: au raoins nen connoifTonsnbsp;nous pas j ufqua préfent. Ou peut übviér a cenbsp;N 4
-ocr page 222-I
ÊGo Dissertation sua la comparaison defauc de deux %ons. i. En employant Ie;nbsp;liuide qui en difFére Ie raoins; 2quot;. En examinant sil feroic poflible de determiner combiepnbsp;ce fluide différe du fluide ideal dont nous ve-nons de parler- On efl; redevable a M. d enbsp;i.uc de la determination dp ces deux pointsnbsp;importans,
Nous avons de'ja vu (5 ij) les eondenr lations de TEipric de Vin formant une Sérienbsp;déóroilTante en comparaifon de celles du Mer-,nbsp;cure: M. D E L ü c, ayant fait des Experiencesnbsp;avec des Thermomètres compofés de différen-tes fortes dEfprit de Vin , amp; dhuiles , anbsp;trouvé que la même chofe a lieii pour tons lesnbsp;fluides (iö8). Dou il fuit que Ie Mercure eftnbsp;de tous les fluides celui dont d egales dilatations conviennenc Ie mieux avec des augmentations égales de chaleur: car des dilatations ëga,-les exprimeront des dégrés de chaleur égauxnbsp;pour un fluide, pour lequel laccord dont nousnbsp;venons de parler, efl parfait,
g 222. Mais Ic Mercure saccOrde -1 il par-faitement avec. un parejl fluide, ou non ? M. BE LüC a trouvé quil sen écarté, de fagonnbsp;que fes condenfations forment aufli une férienbsp;décroiïTante; mais il sen écarté peu,nbsp;' Voici Ie Principe des Experiences de M. d.enbsp;Lnc (169). On peut calculer quel dégré Ienbsp;Mercure indiqueroit, fi fes dilatations étoiencnbsp;proportionelles aux vrais dégrés de chaleur.
flfiS) 5 4a8. M. r«qq. p. 2?3. (1693 § 4*2 fciiq. Tome L p, 085.
-ocr page 223-20 J
DES ThERMOMÈTRES.
lorfquon plonge Ie Thermomètre dans un mélange dun certain nombre de quantités dEau, chaufFées a un dégré connu. Si Ie dégré quonnbsp;obferve, en prénant routes les precautions con-venables, efl plus petit que Ie dégré qnon anbsp;trouvé par calcul, comme il left en elFet, Ünbsp;sen fuit que Ie Mercuré fe tient plus bas quilnbsp;ne Ie feroit,fi des dégrés égaux de lEchelle ex-prifnoient des differences égales de ehaleui'nbsp;(170). II fuit done de ces Expériences quenbsp;des dilatations égales de Mercure expximentnbsp;en effet des differences inégales de chaleur.
5 223. M. DE Luc a recherché enfuite fui-vant quelle Loi Ie Mercure sécarte de la vraie méfure de chaleur. II la déterminée par unenbsp;fuite dadmirables Expériences, mais que notrenbsp;Plan ne nous permet pas de rapporter ici. II anbsp;examiné ces Expériences par dautres, amp; ennbsp;différentes manières'; de forte quil ne fauroitnbsp;y avoir de doutes flir leur exaólitude. Voicinbsp;!a Table, qui en préfente les réfukats (171).nbsp;La prémière Colomne efl: Ie Thermomètre anbsp;Mercure de M. de Luc: la feconde indique lesnbsp;dégrés auxquels Ie Mercure fe tiendroit fl lesnbsp;dilatations étoient proportionnelles aiix dégrésnbsp;de chaleur: la troifième indique les differencesnbsp;quil y auroit alors pour les condenfations dunbsp;Mercuré, de cinq en cinq dégrés. La Lettrenbsp;Z exprime Ie point de congelation, ou la distance de ce point au vrai Zero de chaleur. Znbsp;feroit done égal a mille fur Ie vrai Thermomètre de Reaumur.
C*7o) § 422 ee. Tome I .p. 295. C17O, P- 309-
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S.02 PrsSERTATION SÜÜ LA COMPARAISON | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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II fuit de - la, que la Loi des dilatations du Mercure dilFére réellement peu de la Loi de Janbsp;vraie chaleur, amp; même fi peu que ces Loixnbsp;peuvent être prifes Tune pour Iautre en biennbsp;des occafions.^ II vaudra done mieux confervernbsp;lEchelle ordinaire en dégrés e'gaux, que denbsp;diviier lEchelle en dégrés inégaux , mais quinbsp;exprimeroient les vrais dégrés de chaleur. M.nbsp;DE Luc a cependant donné une Table de cesnbsp;dégrés (i7^)*
§ 224. II fernble done qui! ny ait plus quun feul article a déterminer avec précifion, cefl:
(173) ! SOI.
-ocr page 225-203
DES THERMOMt; tres.
Ie dégré Z. H refte a la. vérité une affez grande incertitude fur ce point : pais il y a,nbsp;comrae nous lavons vu, des litnites au-des-fous defquelles on fait fürement que ce dégrénbsp;exifle. II eft p: ex: au-deffous du-ypo- dégrénbsp;de Reaumur, amp; vraifemblablement au - des-fous de-720 ( §220): Z eft done plus grandnbsp;que 590 OU tnême que 7201 amp; il eft vraifem-ble que Z ne tombe pas au-deflusdu Zero denbsp;Reaumur, amp; quil eft parconféquent plusnbsp;grand que 1000.
On peut done, en bien.des cas, regarder les dégrés de Reaumurcomme sils exprimoientnbsp;en effet les vrais dégrés de chaleur, fans crain-dre de tomber en de grandes erreurs, ou denbsp;prendre Ie Zero trop ba#.
SECTION (^U A T R I E M E.
Defcription de queJques Thermomètres moins con-nus, quon ne fauroit rédiiire, avec certitude, a des points fixes.
jl^vant que 1ufage des Thermomètres comparables fut devenu univerfel, chaque Obfer-vateur employoit un Thermomètre particulier, amp; 1on ne pouvoit ni sentendre, ni comparernbsp;obfervations j eependant on en '3 publié uanbsp;grand nombre faites avec ces Thermomètres,nbsp;lefquelles ü feroit a fouhaiter qiion put tirer denbsp;foubli, amp; rendre utiles, Ceft cequieftpos-
-ocr page 226-204 Dissertation-süR la comparaison
fible pour quelques-unes dentrelles; fort paree que les Obfervateurs out public queiques determinations dont on peut (e fervir pour faire unenbsp;réduftion, fqit paree quils ont dans la fuice compare leurs Thxermomètres avec des Thermomè-tres comparables. iVous décrirons cette fortenbsp;deThermomètres dans cette fedtion, favoir ceuxnbsp;quon ne fauroit réduire d des Echelles connuesnbsp;avec affez dexactitude , pour y faire pieincquot;^nbsp;ment fond.
XLII. Frémier Thermomètre de Der ham.
§ 226. Ce Thermomètre eft celui dont M, D B R H A M s'eft fervi depuis 1697 jufquen 1709,nbsp;lorfquun accident brifa ce Thermomètre Ie 22nbsp;Janvier. On trouve dans les Tranfaamp;ions Phi-lofophiques de la Socie'té'de Londres les obferva-tions que M. D e r h a M a faites au moyen denbsp;ce Thermomètre; favoir celles de 1699, dansnbsp;Ie Nquot;. 262. To/. 22 p. 343; celles de 1708.nbsp;NL 3C9. Pol. 25. p. 2385 : un extrait fortnbsp;court de celles du moisde Décembre 1708 amp;nbsp;Janvier 1709,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;321, p'ol. 26. p. 343. M.
De RH AM a donné quelques déterminations, qui nous fervirqnt a comparer ce Thermomètrenbsp;a dautres; mais elles na fuffifent pas pour ob-tenir une certitude complette.
Ce Thermomètre eft compofé dEfprit de Vin , amp; chaque dégré eft la dixième parcienbsp;dun pouce.
Le point de congèlatiop eft a 82 (173) : ailleurs, (174) Derham lelixeaSo, ou
Cl73^ nbsp;nbsp;nbsp;324- P' A54«
Cl 74) nbsp;nbsp;nbsp;'gt;2. p. 527»
-ocr page 227-D2S THERïÜOMÈxrESv 205-
au plus haut a 82: amp; il dit encore,autre part (175) que ce point eft a 85 gt; amp; commencenbsp;a tan-e de la gélée blapche, lorfque le Thermo-metre eft a 90. Maïs 82 paroic être Je pointnbsp;done M. Durham parle avec le plus de certitude.
M. Derham rapporte aufli (176) que le froid, quil a pu produire pn jour quil faifoit fortnbsp;froid, au moyen de Neige amp; d'Efprits, ou denbsp;Neige amp; de Sels, ce quil a trouve a-peu-prèsnbsp;de la même force, a fait defeendre le Thermometre a 43. I! dit ailleurs (177), quil na punbsp;faire defeendre le Thermomètrc beaucoup au-deffous de 50 par ce froid artificiel; mais il nenbsp;marque pas de combien. La difference ne monte furement pas a 7 degres, amp; il eft.connu quenbsp;ce froid différe felon Je de'gre' de froid nature!nbsp;de IAir, lorfquon fait lExpérience.
§ 227. Si Ton compare ce Thermométte au Thermometre a EJprit de Vin de Fahrenheit,nbsp;en fe fervant de ces donnees, on trouve que
43 D reviennent a o. F 82 D - a 32
32 F.
ou
0.82 F.
Mais, comme les deux points de cqmparaifon font peu ëloignés 1un de Iautre, il eft clait
ers' snp. P. !385'
11763 nbsp;nbsp;nbsp;321-
C'r) iN. 2Ö2 p. 5V.
-ocr page 228-2o5 Dissertation svr la comparaisön
que ]es moindres erreurs peuvent devenir irti. portantes. II faudroit done trouver encore unnbsp;troifième point fixe, amp; jai taché de Ie dé-terminer de Ja fajon fuivante. II faifoit ex-ceflivement chaud en 1705. Le Thermometrenbsp;de M. Derh AM na monté au plus haut, le 2^nbsp;Jui!let,qua 170 dégrés:mais le 12 Juillet 1699nbsp;il fe tenoit a 178, c: a: d: a 96 dégrés au-deflus du point de congèlation: ainfi ee 178nbsp;dégré reviendroit, fuivant Ia determination pre-céaente,a iio de FEchelle de Eaiirenh eit;nbsp;Or, on nefauroit fuppofer une chaleur de iionbsp;dégrés a Iombre, furtout en Angleterre, oünbsp;JAir eft aJTez tempéré; Je Thermomètre p: ex;nbsp;ity eft monté qua 88^ pendant Texceflive cha-leur de 1750 (178).
Si lon fixoit Ie point de congèlation a 85, 42 dégrés de M. Deuham en vandroient 32 denbsp;M. Fahrenheit, óii un en vaudroit0.7(519nbsp;amp; le 178e dégré reviendroit au 103® dégré denbsp;M. Fahrenheit. Si Ton plajoit enfin Jenbsp;point de congèlation a 90 , chaque dégré denbsp;M. De RH AM en vaudroit 0.68 de M Fahrenheit amp; Ie 178® reviendroit au 91.8, cenbsp;cjui fait encore une très-forte chaleur, maïs quinbsp;eft cependant très-poffible. Je ferois aulTi fortnbsp;por té a réduire Ie 90® dégré au 32® de M. Fa-H en heit, paree que 90 eft le point que IM.nbsp;D E R H A M nomme celui de gèlée blanche, amp;nbsp;que le 32® de JVï. Fahrenheit neft en effetnbsp;pas éloigné de ce point la.
11 refte done quelque incertitude fur Ia vrais
OS) nbsp;nbsp;nbsp;Vü!. XLVI. p. 571.
-ocr page 229-DES THERMOMÈTRES. nbsp;nbsp;nbsp;207
réduffion de ce Thermomètre; car on ne fauroit guères placer Ie froid artificlel plus basnbsp;que 43: tant paree que M. DERHAMparoïtnbsp;1avoir quelquefois trouvé plus haut, que pareenbsp;quil faifoit fort froid Ie jour quil a placé cenbsp;point a 43. CetEc incertitude nous empechenbsp;de faire une comparaifon exafte , quoique lanbsp;dernière determination que nous venons denbsp;faire me paroifle affez approcher du vrai.
9°.........32
Dou refulte cette Table de comparaifon en-tre le Thermomètre de Derham amp;Ie Ther-mcmètre a Efprit de Vin de Fahrenheit.
i6o - 79-6
80 nbsp;nbsp;nbsp; 25.2
. nbsp;nbsp;nbsp;50 - 4- nbsp;nbsp;nbsp;8
-ocr page 230-5ö8 Dissertation sur la comparaison
TRICK (179)
§ 228,. Le Cjipitaine Middleton sef! lervi de ce Thermomètre dafis quelques voyages quil a fait dAngleterre a la Baye de Hud-fon; les obfervations de ceXapitaine fe trou-vent dans les TranfaCliom Fhilofophiques , JV®.nbsp;418 , 439 gt; 44^ gt;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Tomes 37, 38 ,
quot;Void h délcription que M. Middleton donne lui-fnême de Ton Thermomètre. (180)nbsp; Le point o eft au haut ; on fuppofe qugt;lnbsp; indique la chaleur quil fait foiis la A.igne. Óiinbsp; compte lesdégrjés vérs en'bas, amp; ils au- gmentent a mefure que le froid devient plusnbsp; grand. Tcmpéré fe trouve a 25.
Si lon navoit pas dautres données il ferok diffidle de comparer ce Thermomètre aux Ther-momètres connus: aufli le P. Cotte (281)nbsp;na-t-il pn y parvenir que par conjefture; ennbsp;réduifant 25, ou Tempéré, a 10 dégrés de M.nbsp;Reaumur, amp; le o de M. Reaumur a 32nbsp;de M. Patrick, paree quon trouve quelquenbsp;fois gèlée blanche dans le Journal du Capitaine,nbsp;lorfque le Thermomètre eft a 31: amp; quainfi
32 efl;
Ci79^ JëAN Patrick parott avoir fait d«s Thtrmom'ütrei vers ta fin du fidele pnflï! au moins M. Derham parle-t-il ilun ThcririOiiiiïtre de J. Patri c K, dont on fe fervoit dijiinbsp;en iCRj. Phil. Trans. N°. 321. Fol. XXVI. p. 340*
N». 442, Vol. XXXIX. p. 2S.
(l3l) Train de Uétior. p. I3£?.
-ocr page 231-Ï)ES THERMOMèTRES. S09
52 eft aflez vraifemblablement Ie point de congelation. A ce compte les dégrés de Patrick leroient a ceux de Reaumur comme 7 i xo.nbsp;Le Thermomètre de Patrick eft auffi lt;?otn-pofé dElprit de Vin;
Mais, quelquindéterminé que tont ceci pa-roifle , je crois cependant pouvoir approcher plus prés de la vérité.
5 229. Póur pouvoif de'tefniiner les dégre'S de chaleur amp; de froid avec plus dexaftitude *nbsp;M. Patri CK avoit confié deux de fes Ther-momètres a deux de fes amis, afin que lun deuxnbsp;y marquat le plus grand dégré de chaleur quonnbsp;éprouveroit fous ia ligne , amp; lautre le plusnbsp;grand froid quil fait a 81' dégrés de Latitude *nbsp;amp; qu il püt enfuite employer lui même cesnbsp;deux points pour graduer fes Thermpmètresnbsp;(182). II fuit done del^ que M. Patrick gra-düöit fes échelles d^après ces deux Etalons, êtnbsp;il ny a pas, ce me femble, de doute que ceux-ci nayent été concordans. II ne sagit done feu-lement que de determiner ces deux points: JV3.nbsp;Derh AM nous fervira de guide pour fun,nbsp;deux: Car il a compare un des Theriiiomètresnbsp;de Patrick, avec lefien, en les éprouvantnbsp;par tous les dégrés de froid amp; de chaleur quilnbsp;póuvoit ptoduire, deppis le froid produitnbsp;par le Sel Ammoniac, jufqua la plus grandenbsp;chaleur. Nous avons déja vu (§ 170) que lanbsp;chaleur du fang eft, fur le fecond Thefmoiriè-tre de M. Der ham, entre 284 amp; 288, lt;amp;
(182) Dbahau Phyjic» TUétt. Lit, 1 CMP* i Kote $i pé aa.
O
-ocr page 232-210 Dissertation sur la comparaïson parconféquent par un milieu, a 28Ö. Maisnbsp;JMI. DiiRiiam dit qiie Ie Zero de Patricknbsp;eft entre 284 amp; 288 de fon Thermomètrecnbsp;fuppofoRs done è 28Ö: la différence quil pour-roit y avoir eft trés-petite, amp; ne fauroit monter a un dégré de TEchelle de M. Fahren-
H E I T.
11 eft done fór que Ie Zero de Patrick jndique la chaieur du fang; mais Derham nenbsp;paroit pas avoir eu occafion de determiner Tau-tre point fixe que Patrick employoit.
§ 230. II faut cependant ne'ceflairement con-ncutre encore un fecond pour achever la com-
Thcrmomètte A 3Ö Le 2 Septetnb. . . . A 20
Thcrmoraètre è 37
Gèlée.
Le temps seft mis nibitenient A la Gèlée.
Forte GÈIée.
Le point de congèlation eft done tres-certai-nement au-delTous de 36 ou de 37: amp; très-certaineraent fort prés de 33.
On peut done pofer-, o de Patr. a 90 de 1ancien Therm, de Fah.nbsp;32 -nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;- ^-30
32 -
I -
- - a 120, oil
(^83) mu Trm, Vol. XXXIi. p. 77.78,
i
-ocr page 233-2ir
DES TiIERMOMÈTRES.
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Dou refulte cette Table Patrick Fahrenheit | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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11 y pourroit cependant refter encore quel-que incertitude: mais je crois quelle neft pas grande, amp; quelle ne fauroit monter a 3 dé-grés du Thermomètre de Fahrenheit.
N®. XLIV. Thermomètre de Godefroi Kirch,
§ 231. M. Godefroi Kirch, célébre Profeffeur a Berlin, amp; Père de Chrétiennbsp;kiRCH, dont nous avons déja parlé, a fait anbsp;Berlin un grand nombre dobfervations Météo-rologiques , avant que M. Fahrenheit fenbsp;füt applique a conftruire des Thermomètres,nbsp;amp; parconféquent avec un Thermomètre dépour-vu dEchelle fixe. Mais M. K i r c h Ie Fils ennbsp;a donné une comparaifon fondée fur un grandnbsp;nombre dobfervations; M. G r ï s c H 0 w lanbsp;publiée: (184) la voici;
C184) Mifctl, Btrtl, Tom VI. p. 83,
O 3-
-ocr page 234-Ï1 y a par-ci par-la des irrégularitcs dans cette comparaifon : mais nous nen parleronsnbsp;pas, paree que nous ne connoiflbns aucunenbsp;autre obfervation faite avec ce Thermomècre,nbsp;que celle du grand froid quon éprouvé a Ber-1hi en 1709. (185)
]SI. XLV. Thermomètre de M. de Ville-.
§ 232. Cefl: M. DU Crest qui nous fait Goanoïtre ce Thermomètre, amp; il eft le feul,nbsp;que je fache, qui en ait par Ié. (186) On anbsp;ebfervé a Paris le grand froid de lannée 1709nbsp;au moyen de ce Thermomètre, amp; le fils denbsp;1inventeur , sen fervoic eqeore alors. Ceftnbsp;un Thermomètre è Efprit de Vin.
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21* Dissertation sur la comparaisom | |||||||||||||||||||||||||||
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cie
M. Dït Crest a taché de le determiner par les obfervations fuivantes, auxquelles nousnbsp;aouterons les dégrés correfpondans de 1Echelle
Reaumur.
(.VÏÖ) A£ta nbsp;nbsp;nbsp;Tom. lU. p.
-ocr page 235-JJiS Thermomêtres.'
D.V DC R
Dans les Caves de IObfervat. 4a ~ o ~ io 25 Le 9 Janvier 1742, Ie Ther-momètre de M. pu Crestnbsp;étant penju a cöté de peluinbsp;de M. DE ViLLE. -nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-7 - 23-9-50
Done
OU
-35= 22 = 19.81 1^=0.03=0.56(5
§ 233. On pouiToit conftrüire avec certitude une Ta(ple générale de comparaifoa daprès ces données, fi 1°, les points de comparaifonnbsp;42 (amp; 7 étoi^nt plus éloignés lun de lautre: 2.nbsp;ü lon étoic für que les Thermomètres de MM.nbsp;DE V11.LE amp; Dü Crest ont été égalementnbsp;fenfibles, amp; quils étoient par conféguent déjanbsp;parvenus Tun amp; lautre, le 9 Janvier 1742,nbsp;au moment quon les a obfervés au plus basnbsp;dégré auquel le froid quil faifoit alors les pou-vqit faire defcendre : Enfin sil étoic für qpenbsp;la Temperature des Caves de IObfervatoire anbsp;été exaftement déterminée a 42 dégre's; car 11nbsp;lon ne fait pas des obfervations de ce genrenbsp;avec beaucoup de précautions , on peut faci-lèment fe trompen Mais on nefl; pas afllirénbsp;que ces deux conditions ayent été remplies.nbsp;Quoiquil en foit, voici la table (ie comparaifon telle quelic fuit des données précédentes.
-ocr page 236-|
214 Dissertation sur la compauaison | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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§ 234. Au refle cette Table de comparaifon ne peut fervir que pour.le feul Thermomètrenbsp;de M. PE Ville que M. pu CREsraeunbsp;cn mains, amp; avec lequel je ne fache] pasnbsp;qu on ait fait daatres obfervations que cellesnbsp;done nous venons dé. parler, amp; que M. d unbsp;Crest a publiees. Je ne fais sil y en a dau-tres qui ayent été imprimées. Ce Thermomètre paroit avoir été conflruit fans points fixes,nbsp;amp; il aura vraifemblablement été lEtalon donenbsp;fe fervoit M. pe Villè pour la graduationnbsp;de tous les autres Thermomètres quil conftrui-foit. Mais il paroït sy être pris avec très-peiinbsp;de foin. Car M. B o u i l l e t (18?), qui a fait
(1S7) Atetoaï're de VAcadéml* 1733. P*
-ocr page 237-215
DïS Thermom^tees.
a Beziers en 1725, amp; pendant guelques autres années, des obfervations Mécéorologiques ex-aéles, au moyen dun Thermomètre de M. D Enbsp;VitLE, rapporte que fon Thermomètre,nbsp;quoiquil saccordat avec dautres du même ar-£ifte,en ceci ,quil indiquoit Tempéré a4Sgt;49gt;5o,nbsp;en difFéroic cependanc de beaucqup dès qu itnbsp;montoit au-derfus de 60, ou quil defcendoicnbsp;au-deflbus de 49. Dailieurs, fi Ton comparenbsp;ces Thermomècres a YEtalon^ le point Tempérénbsp;tomberoit encre 57 amp; Ó4 de Fahrenheit,nbsp;ou 12 amp; 1Ó de Reaumur, ce qui lurementnbsp;eft bien au dela du Tempers.
M. Mai RAN avoit promis en 1733 voyer un Thermomètre de M. REAUMUaknbsp;M- Bouillet, afin que M. Bouielet ynbsp;pfic réduire le fien; amp; M. Mairan a fure-ment exécuté ce defl^in; car en 1765 il a faitnbsp;ufage des obfervations de M. Bouillet re-duites au Thermomètre de M. Reaumur.nbsp;Mais je ne fache pas quon ait publié, foit lanbsp;rédiiftion du Thermomètre de M. Bo (tilletnbsp;a celui de M. Reaumur, foit les obfervations de M. Bouillet raême.
§ 235. II fuit, en attendant, de ce que nous venons de dire, qnil faiu bien fe garderquot; denbsp;réduire des obfervations quon précenderoitnbsp;faites au moyen dun Thermomètre deM.DEnbsp;Ville, a des Thermomètres connus, par lanbsp;Table précédente, a moins quon ne füt alTurénbsp;que ce Thermomètre ne fCit daccord avec IE-talon du mems artifte dont nous venons denbsp;parler.
215 Dissertation sur j,a comparaison
Nquot;. XLVI. Tiermomètre de M. Knip hop,
§ 256. M. Jean Jerome Kniphof, Dofteur en Medecine, a fait pendant quelquesnbsp;annees des qbfervations, avec un Thermomè-rnbsp;tïQ quil avoit cpnftruit lui même. On trouvènbsp;]es obfervations amp; la defcription de cet inftru-ment dans un recueil allemand, intitule Recue^nbsp;de Brejlau, (Brejlauifche Samlungen,) publiées paTnbsp;M. Buchner pour lannée 1731 ainfi quqnbsp;dans le Calendrier ¦- allemand, hijiorique Céo-graphique de Berlin pour 1740. M. Grischownbsp;a fuivi ces ouvrages dans la defcription quil rnbsp;donnee de ce Thermomètre, amp; ceft daprès
lui, que nous allons en indiquer les articles
élTentiels. (187)
1°. Après avoir examine le tube, on remplit de Mercure la boule qui y eft attachee , amp;
cela jufquau tube. On péfe exaftement la quantite de Mercure coatenq dans cette boule.
2. On prend la quinzième partie de ce poids; on verfe cette quantité de. Mercure dansnbsp;le tube, au- deflus de celle qui eft dans la boule , amp; marque jufqua quelle hauteur cenbsp;Mercure fe tient dans le tube.
3®. Cette hauteur eft la longueur de IEchelle: car on S trouve par des obfervations de. plu-fieurs annees que cette longueur fuffit. Onnbsp;divife cette longueur en deux cents parties, ennbsp;mettant o au milieu, amp; parconféquent 100nbsp;dégrés au-deflbu5, amp; igo degres au-deffusnbsp;de Zero.
Tomut VL p. sSoi 81.
-ocr page 239-DES THER MOMèXRlf; nbsp;nbsp;nbsp;Jtlji
4®. On vuide entiérement la boule amp; Ie tube de tout Ie Mercure qui y étoit contenu, amp; onnbsp;les remplit dEfpric de Vin re^ifié j aprèsnbsp;ijuoi on fcelle Ie tube.
5°. On place a cöté du Tube lEchelle divi-fée felon Ie N. 3, foit daprès un bon Etalon, foit daprès les points fixes de commencementnbsp;de gèlée ou de degel , o u de la chaleur du fang.
§ 237. Voila une defcription détaillée de ce Thermomètre : il sagit a préfent de favoir ,nbsp;jufquoti il efl comparable aux Thermomètresnbsp;cpnnus.
M. GRiscHowa taché de faire cette com-paraifon, mais en fuivanc une méthode qui ne nous paroic nullement exaéle. II a recherchénbsp;les plus grinds dégrés de froid amp; de chaudnbsp;quon a obfervés depuis 1726 jüfquen 1730 ^nbsp;Berlin , au moyen de lancien Thermomètre denbsp;Fahrenheit, lt;5: a Er ford fur Ie Thermomètre de M. Knip hof: la plus grande chal-dus de 1année 1726 a été a Berlin de (5j ounbsp;dégrés [83 OU 83! du Thermomètre Mercure}nbsp;amp; Ie plus grand froid y a été en 17215 (i88gt;nbsp;de 91 OU 92 au-defies de Zero £-ol ou -r danbsp;Thermomètre a Mercure]. Or M. Grischow
(188) Je crois quil y a ici une faute dimpreffion, amp; quil Jaut lire 1729 ; car 1année , dont il eft fait mention ici, eft rt-gatdée comme étant, au jour ie plus ftoid, aufö ftoide que 1année 1709; amp; 1année 1726 ne fe trouve pas dans la lifte da*nbsp;byvera rudes que que M. Griichow a donnée: mais 172^nbsp;sy trouve: amp; ie plus grand froid li Berlin a été glotg 91; amp;nbsp;i2 dégrés, com.tne il eR rappor^é ici.
21 g Dissertation sur la comparaison
fappofe gue -f loo de Knip hof revient a 4(56 amp; loo aparee que loo amp;loo foijtnbsp;les dégrés extrêmes qaon aobfervésa Erfordnbsp;dans Ie même temps : determinations dom ilnbsp;feroic aifé de conclure une table générale denbsp;comparaifon. Mais fi Ton fait attention auxnbsp;grandes differences quil y a quelqüefois en desnbsp;endroits très-voifins, cette méthode ne pourranbsp;que paroitre trés-incertaine. Jai done tüchénbsp;dapprocher davantage de la vérité de la ma-nière fuivante.
§ 238. La liqueur, qui occupe dans Ie tube un efpace de aoo dégrés eft la quinzième par-tie de celle qui eft; dans la boule. Done, lors-que toute la liqueur eft entree dans la boule,nbsp;comme cela a eu Jieu en 1709 amp; en 1729, celle-ci contient 16 parties, au lieu de 15 quellenbsp;en contient dans la plus grande chaleur. Unnbsp;Thermomètre d'Alcohol indique dans lEaunbsp;bouiilante 174 dégrés de Fahrenheit: ainlinbsp;il y a entre Ie point de congèlation amp; lEaunbsp;bouiilante 174-32. ou 142 dégrés de la dicenbsp;Echelle. Cêt Efpric de Vm fe dilate depuisnbsp;Ie point de congèlation Jufqua TEau bouiilantenbsp;de Föls parties , comme on Ie peut conclurrenbsp;dune Expérience de B'oerhaave (189). Je
(189) Selon M. Braün Noy; Com. Petrop. Vol. VIU. p. 353) l'Efprit de Vin trés - reélifié (reBificatifmius} boüt ii 32 (ie 1£.nbsp;chelle de M. de lIsle, c: at d: é 174. de rEchelle de M.nbsp;Fahrbnhbit, ce qui saccorde parfaitement avec les Expé-tiences de B o E R « A A VE jE/ew. C/ietn. p. 89. Loifque teutenbsp;Ia liqueur du Thermomètre quemployoit BoSRirAAVE eft condense dans Ia boule, cette boule comienc 1933 panies : amp; par-conIélt;luen( reulemenc 1901 loifque Ie Thetmomètre eft Ii 32 oa
-ocr page 241-219
BES THERMOMÈTRES.
dis done : fi une dilatation de 0.075 parties, fait monter la liqueur de 142 dégrés: de corninbsp;bien de dégrés une dilatation de -h partie lanbsp;fera-t-elle montér? amp; jetrouve 118.3 de 1E-chelle de Fahrenheit; 118.3 dégrés denbsp;rEchelle de Fahrenheit font done égaux anbsp;200de celle de Kniphop,ou 59-65 K = 100 Fnbsp;OU I F = 0.591. Mais cetfe proportion nellnbsp;pas affez exafte, paree quelle fuppofe que lanbsp;dilatation fe fait depuis Ie point de congèlationnbsp;jufqua celle de lEau bouillante; aulieu que lesnbsp;200 dégrés de Kniphof indiquent la difference quil y a entre Ia plus grande amp; la moin-dre chaleur obfervées. Mais on peut rendrenbsp;ceci plus général.
§ 239. Soit y la plus grande chaleur amp; x Ie plus grand froid fur Ie Therraomètre de Fa h-renheit; amp; parconféquent y ilt; x; leur dif-férence: x fi Ic plus grand froid efb au-deflusnbsp;de Zero, amp; -f a; sil efl au - deflbus. Soit b lanbsp;quantité de liqueur que la boule contient lors-que la temperature de lair eft o. Done, pournbsp;lExpérience de Boerh AAVE = 1933. Eanbsp;au point de congèlation. Si 1on fait done bouillir Ia liqueur,nbsp;amp; ü elle uionte alors è 174, il fort de la boule 174--32 du 14*
dégrés ; amp; la dilatation ell 7^^ ou 0.075, EEfprit de Vin
reélifié boüt, felon M. Braun i 185.0 dégrés de Fahrenheit. (Note 71) ainfi il y a 153.6. ( 185.6-32) dégrés entre la congèlation amp; lEau Bouillante; la dilatation operée par la différencenbsp;de ces deux chaleurs feroit done, felon Bobawaave,
80 nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;87
^- = - ce qui ne difféie pas beaueoup de -
1901 nbsp;nbsp;nbsp;loconbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1000
feqiblablement due è la diffétente qualité de 1Efprit de Vin employé.
nouvé pir M. NoLt.ET C§ 13.') amp;-ceKe dilTérence eft très-vrai-
-ocr page 242-iso DissIrTATIDN Sirx m C0MPA]RAIS0M ce ci$ bxX fera Ja quantité de liqueur contenupnbsp;dans la boule lorique la temperature de air efinbsp;fou-a:; foit a la dilatation queprouve la liqueur par la variation y xx de chaleur; amp; par-conféquent « ^ w pour le Thermcmètre d§
Kniphof. On aura done --t= = a : done
Ü -j- X
buy
dans le cas prefent, lt;j=:.s=o.o(525 : 1933* done a; =^120.8ynbsp;, i 0^9375*
Ainfi, pour que x ffit egal è Z^ro, il faudroi^ quey füt de 120.8 dégrés ; amp; par confequent, quqnbsp;]a plus grande chalsur, obferve'e par Kniphof,nbsp;füt de 120.8 dégiés du Thermomètre de Faii*nbsp;KENHEIT, amp; 200 K=I20.8 F OU lK = 0.604F.nbsp;J^ais ii eft trés - für quon ne fauroit fuppolernbsp;un pareil dégré de chaleur, dautant plus quenbsp; lannée 1726 ne paffe pas pour un année chau-de, amp; que le Thermomètre nétoit alors a Berlin qui 83 de lEchelle de Fahrenheit.
Si Ton fuppofe plus petit, x tombera au-deffous de Zero. En voici la Table de dn^ en dix dégrés.
Siy= llOjOna a; = 11.6,au-deffousdeZfro:amp; y x 121.6: amp; 100 K = 6o.8F.nbsp;y =100,on a a:=22.2,au-deflbusdeZfro,amp;nbsp;y : a:= 122.2, amp; 100 K = (5i.i F.nbsp;y = 90, on a a;=32.8,au-deffousdeZfro,amp;nbsp;y a? = 122.8 :amp; 100 K = 61.4nbsp;y = 8o, on a x= 43: au deflbus de Zero, amp;nbsp;^ * = 123; amp; iooJv=:6i.5
-ocr page 243-iix.
ÈES THEKaoMÊTREg^.
§ 240. Peut-être ne fuppofer a-t-on pas aifémenc unFroid de 33 ou 43 dégrés au-deffousnbsp;de Zero, quoiquon ait vu un exemple de cenbsp;dernier froid a Gottingueen 1760: mais on nenbsp;fauroic aufli fuppofer la plus grande chaleur denbsp;fair au de la de loo. Quoique fon ne puiflenbsp;done pas déterminer exaftement Ie Therraomè»nbsp;tre de K NI p H o F, faute de connoitre un pointnbsp;fixe auquel on doit placer le commencementnbsp;de TEchelle, il nefl: cependant pas improbablenbsp;que le 1008 dégré au-deflus de Zero tombenbsp;entre 90 amp; 100 de 1Echelle de Fa 11 r e n h E i x:nbsp;amp; par conféquent le loo® au-dellbus de Zeronbsp;entre-20 amp;-30 deFAHRENHEiT,amp;le Zeronbsp;même entre 45 amp; 40. Si javois eu occafionnbsp;de voir les obfervations faites avec ce Thermo-mètre jaurois vraifemblablement pu le determiner avec plus dexactitude. Je me flattenbsp;Cependant que ce que je^viens de dire ne feranbsp;pas inutile a ceux qui auront 1occafion de con-fulcer ces obfervations amp; den faire ufage.
§ 241. Francois Hawksbée, ce'lébre Phyficien Anglois, a conftruit deux fortes denbsp;Thermometres. II na fait ufage du premiernbsp;que dans quelques Expériences de Phyfique:nbsp;raais Iautre, connu fous le nom de Thermomètrenbsp;de la Société Royale, a beaucoup fervi k desnbsp;obfervations Météorologiques. Nous les dé-crirons féparément.
-ocr page 244-ïaa Dissertation sur la comparaison
N®. XLVII. Prémier Thermomètre de Hawksbée.
§ 242. Je nê fache pas que ce Thermomètre ak été décrit quelque part a deflein: amp; il meflnbsp;inconnu li fa graduation a été fait daprès desnbsp;points fixes. A loccafion dune Expériencenbsp;fur les dilatations de lAir par différentes cha-leurs, M. Hawksbée donne ainfi la graduationnbsp;de fon Thermomètre. (190)
II fuit de la 'que Zero eft Ie point de congèlation.nbsp;M. Hawksbée ajoutenbsp;que50 elt Ie plus grandnbsp;dégré de froid quon aitnbsp;obfervé en Angleterre: Ornbsp;comme cette Expérience anbsp;été faite dans IEté de
130
120
100
90
80
70
amp;c.
o. Point de
10 Congelation 1708, il efl aflez apparent
__ 20 nbsp;nbsp;nbsp;que ce plus grand froid au-
amp;c. nbsp;nbsp;nbsp;ra été celui de 1année
__ jo nbsp;nbsp;nbsp;1684 OU 1696. M Hawksbée dit ailleurs (191) que 130 eft la plus grande chaleur de lEté; amp; encore autre part (192)nbsp;que Ie Thermomètre étoit ie 15 Juin 1708 Ienbsp;matin, ^ 60. Voila tout ce que linventeurnbsp;lui-méme a dit de fon Thermomètre. II sa-giroit done de détemiiner les points - 50
(190) Exfer. Fhyf- Mecmi.-Tomi \. p. 66. de la Trad. Franc, Cigi) P' 3- * Tome U. p, 390.
, (J95t) nu p. IC9 amp; 113.
223
3)ES THERMOMÈTRIS.
§ 243. Comme on ne sapperjoit daucune railbn qui auroit pu porter, par elJe même,nbsp;M. HawksBÉE a fuivre cette divifiqn, jainbsp;cru pouvoir conjefturer quil auroit pris cettenbsp;Echelle de Newton, qui, comme nous 1'avonsnbsp;vu, place o au point de congèlation, amp; 12 anbsp;]a chaleur du corps humain (§ 147)- ny auroit que cette feule difference, que Hawksbéenbsp;auroit pris des dégrés dix fois plus petitsj amp;nbsp;quainfi il auroit marqué 120 la oü Newtonnbsp;marquoit 12. Selon cette ffuppofition: 50 au-deffous de Zero, reviendroient a 27 au deffousnbsp;du point de congèlation lur TEchelle de Fahrenheit, OU a 5 au'deffus de Zero: ce qui repon-droit affez au Froid de lannée 1684. öo reviendroient a Ö4 de LEchelle de Fahrenheit;nbsp;chaleur qui a lieu ordinairement Ie matin a lanbsp;fin de Juin, nouveau ftile: 120 reviendroientnbsp;a peu prés a 96 ou 97 ; amp; 130 a 102. Cettenbsp;dernière détermination eil la feule qui pourroitnbsp;faire naitre quelque difficulté : mais on ne ditnbsp;pas fi ces 130 , qui indiquent la plus grandenbsp;chaleur quil fait en Angleterre, marquent cellenbsp;qui a lieu a lombre, ou bien au Soleil: amp; Tonnbsp;sefl: quelquefois fervi de celle-ci pour en juger.nbsp;Ceft ainfi que M. Hales (193) rapporte quenbsp;la plus grande chaleur de 1724 a été a 64 denbsp;fonThermomètre, c: a: d:a 107 de Fahrenheit. Quoiquil en fok on ne fauroit determiner ce Thermomètre que par conjeèture,nbsp;paree quon ne connoit pas exaélement Ie fe-cond point fixe dont on auroit beibin, ou Ie*nbsp;données néceffaires dont on pourroit Ie con-
C*93) nbsp;nbsp;nbsp;Statiks p. 6a,
-ocr page 246-$24 Dissertation sur la comparison
clurre. Heureufement cette'determination nefl-elle pas fort importante, paree quon ne con-* noit pas, quejefache, dObfervations Météo-rologiques faites avec ce Thermomètre.
N*. XLVIII. Second. Thermomètre de Hawksbée.
§ 244. II feroit plus important de connoitre exaflement ce fecond Thermomètre, pareenbsp;quon sen eft fervi longtemps amp; en un très-gratid nombre dendroits, pour dcs Obferva;*nbsp;lions Météorologiques.
D E R H A M nomme ces Thermomètres, Ther-momètres de la Société Royale, de la conJlruBion de M. Hawksbée, de forte que la Sociéténbsp;Hoyale paroit réellement avoir adopté ce Ther-
momètre. II fuit aufli de la, que ces Thermo-mécres ont été faits par Hawksbée lui-mê-me. On en envoya en Ruflie, en Suede, oii Ton sen fervoit déja en 1724 (194). M Jurinnbsp;park aufli de ces Thermomètres, en 1723, com-me fi Hawksbée lui-meme les conftruifoit encore alors (19s)» amp; comme sils avoient éténbsp;conftruits par lui amp; connus des Amateurs de-
puis
(194) nbsp;nbsp;nbsp;PUtgt; Trant. N. 4S4- P* 405« No. 433. p..'337-Vol. 3*.
(195) nbsp;nbsp;nbsp;Phil. Trans. N»- 379 vol. 32 p. 423. Barometra^nbsp; comparartpoicrunt apud JrtificemF. Hawkbejum in,Area amp;c.nbsp; degentem, qui Thtrmometra ctiam fubminijlraiit ad earn fca~nbsp; lam, five graduum notationem , txaSla , quit jam, per pluris an- nos a exquifitis cjus Tbermometijs iufculpla ,Eruditis inootuit,[
-ocr page 247-22Jr
Ï)ES ThERMÖMÈtrëS.
puis iDngtemps. Enfin lon faic quelque par-mention des obfervacions faites en 17291 conirne fi elles avoienc été faites par Hawksbéenbsp;rtièrne. (196)
§ 245. Void Ja défcription qdc M. Dérham jpaic de ce Thermomètfe.
Extraordinairem. Chaud, a 5 du-defllis de Zeró'. Temperé a ..... 45 aU'deflbus de Zlt;?ro.nbsp;Point de Congèlation 65-----
; Selon M. Mortimer, Ie 100= dégrë fe trouve dans la plüpart de ces Thermomètresnbsp;immédiatement au-deJTus de la boule.
Voila tont ce fqui eft connu touchant ce Thermomètre.
Ón compte les dégrés depuis Zero de haut en bas:- amp; il eft, ce me femble, évident,nbsp;quon aura dabord placé excejjivemeht chaudnbsp;a Zero, mais que dans la fuite une chaleur, plusnbsp;forte encore, aura engage a Ie placer a 5 au-delTus ds Zero. Car, puifquon compte depuisnbsp;la plus forte chaleur, il etoit naturel de placernbsp;\e Zero a la plus forte chaleur quon connois^-foit alors. Je me confirme dautant plus dansnbsp;cette idee, quo M. Mortimer rapbortenbsp;quon a placé Zero a la hauteur a laqueile unnbsp;Soleil ierein fait monter la liqueur en Angleter-re , amp; que quelques-uns des, Thermomètresnbsp;ont encore 10 ou 20 dégrés au defius d'» Z'-rn.
C19Ö3 Phil. Trans. Vol. XL. p. 164. N». 447.
-ocr page 248-5z6 Dissertation sur la compabaison
pour pouvoir être employés dans des climats plus chauds. (197) ¦
«
§ 246. Si lon admet cette conjedlure , on verra facilemenc gue cette Echelle neft ennbsp;efFec que la première de II avv k s b É e : maisnbsp;avec deux changemens i': quon compte lesnbsp;dégrès depuis Ie hauc, amp; non depuis Ie pointnbsp;de congelation au-delTus amp; au-delTous de cenbsp;point. 2=. Que chaquc dégré efl Ie double denbsp;ce qui! étoit dans la première Echelle; car,65nbsp;cft la moicié de 130.
Mais comment réduira-t-on ce Thermomè-tre a un des Thermon;ètres connus aujourdhui, puifquon na quun feul point fixe ? Si les con-jeèlures que nous avons faires en parlant dunbsp;prémier Thermomètre de Hawksbée étoientnbsp;vraies , it ny auroic aucune difficulté : maisnbsp;cornme la connoifiance de ce Thermomètrenbsp;ell importante, elles ne lauroient fuffire.
5 247. M. Martine a fuivi une route différente. Voici comment il sy efl; pris (198}.nbsp;La Sociétë Royate a confervé im Etalon dunbsp;Thermomètre de Hawksbée, daprês kquelnbsp;on graduoit tous ceux quon envoyoit a diffé-rens Sauan?. M. Martine fit doncgraduernbsp;quelques '1'hermomètres daprès eet Etalonnbsp;avec tout Ie foin poflible: mais il trouva par cenbsp;moyen i''* que ce Thermomètre entouré denbsp;Nelge defcendüic a 78 ou 79 quoique Ie pointnbsp;de congèlation y füt placé a 65: 2«. que Ie 34^.
C't?') TraKS. N. 48:. Vol XLIV. p. 679* (Ilt;)8) £fay. l Y. § 10,
-ocr page 249-227
DES TheRMOMÈTRES.
dégré répondoit au lt;54'de Fahrenheit. II en félulte que 78-i reviendroient a 32, amp; 54nbsp;a d4 , amp; que parconféquent 46! dégrés dcnbsp;Hawksbée en vaudroient 32 de Fahuejmheit.
Maïs * quoique Ton voie afTez par cette Experience du Doéleur M ar TINE, que Ie point de congèlation de lEtalon avoic été placé avecnbsp;très-peu dexafticude a 65 , cela nempêcheroicnbsp;cependant pas de faire, une comparaifon dunbsp;Thermomètre de Hawksbée avec celui denbsp;Fahrenheit, ou un autre quelconque, finbsp;feulement tous les Thermométres de Hawksbéenbsp;avoient été gradués exaélement d'après lEta-Ion. Mais il sen faut de beaucoup, commenbsp;nous allons Ie prouver en détail amp; fans repli-que.
. nbsp;nbsp;nbsp;248. I®. Le Dofteur Mar tine rap
porto que cétoit avec très-peu dexaftitude qu on graduoit les Thermométres de Hawksbéenbsp;daprès. 1Étalon,
2°. M. We IDE ER (199) sefl fervi en 1740 en même temps dun Thermomètre de Hawksbée amp; dun Thermomètre de de lIsle, quünbsp;a comparés enfemble. . Voici les dégré* uontnbsp;il fait mention.
(159) aiifcel. Eeror. Vol. VJ, p, 318. nbsp;nbsp;nbsp;,
-ocr page 250-|
«28 Dissertation sur la comparaisón | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
II paroit par Nlt;». 5 amp; N®. 6, ainfi que par N®. 3 amp; N®. 4, quil y a des irrégularites dansnbsp;la comparaifon. Elles proviennent furcout denbsp;ce que Jes Thermomètres de Hawksbéenbsp;étoient forc lents dans leur inarche , amp; quenbsp;leurs boules ëtoient couvertes dün bois épais,nbsp;comme M. Grischow Ie rapporte daprèsnbsp;TExpérience quil en a faite.
3°. Le célébre M. CELSiusa aufli obfervé en même temps Jes Thermomètres de Hawksbée , de Reaumur amp; de de lTsle: einbsp;voici ia comparaifon. (aoo)
|
Hawic. |
de LIfle. |
Fah. |
|
126 |
~ nbsp;nbsp;nbsp;187- ~ |
13 |
|
J22.5 |
i85-ö |
-10.7 |
|
II5-2 |
nbsp;nbsp;nbsp;i8o.(5 |
4.7 |
|
105.8 |
nbsp;nbsp;nbsp;173.6 |
3-7 |
Ce qui difFére prodigieufement du Thermo^ tnètre de M. W e i n e e k.
Ilh p. 73. Mèee.
f200) Mém. de l'Aad, de Suède, Tome. préfeniès h i'AUd, Tome. IV. p, 134*
-ocr page 251-22p
DÏS Thermomètrei.
4. M. Grischow a donné une,cotnparai-fon entre Ie Therinomètre de Hawksbé f amp; randen Thertnomètre de FaHRENh^ei r.,nbsp;quil dit avoir faite avec beaucoup de foin, ècnbsp;daprès des obfe^vations fimultanées très-Uom-.,nbsp;breufes. Jy trouve (201).
|
Hawk: nbsp;nbsp;nbsp;Anc: Fah. Fah. Mer, | |||||||||||||||
| |||||||||||||||
Ge qili difFére de rechef beaucoup des détep* minations précédentes.
50. Le P. CoTTE dit, (20s) fans doute da^ prés les papiers de M. de lIsle, qui a auifinbsp;employé un Thertnomètre de HawksBÉE,nbsp;que le 124® dégré de ce dernier revient aunbsp;du premier: c: a: d. a0.4 de Fahrenheit,nbsp;ce qui forme de nouveau une forte difference,
6°. Enfin, pour abréger, M. Waroentih (203) dit avoir vu a Upfal deux Thermoraè*'nbsp;tres de Hawksbée , qui, dans la même tempé-lature, amp; dans les mëmes circonftadces, diffé-roient entreux de 12 dégrés. 11 ajoute quenbsp;ces Thermomètres ne valent abfolumcnc rieunbsp;amp; nont pas de point fixes.
(202^ Traité de Stétéor. p. 130.
(£93) Mim, de l'Acad, at Snéde Tome XI. p. i'S.
P'3 nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-
-ocr page 252-23Ö Dissertation sur la comparaison V
§ 249. II paroit done abondamment, par tout ce que nous venons de dire, quon ne fauroicnbsp;faire de comparaifon exa6le entre le Thertno-inètre de Hawksb^e amp; dautres Thermomè-tres, puifque ceux de Hawicsbée ne saccor-dent pas entreux. Doü il mic encore, quonnbsp;doit confiderer prefque toutes les obfervationsnbsp;quon a faites avec ce Thermomècre commenbsp;des obfervations perdues, amp; prefque fans aucu-n,e utilite, a moins quon ne rencontre des obfervations fitnultanees faites dans la fuite amp;nbsp;avec ce Tnermomètre , amp; avec quelquautrenbsp;Thermometre comparable, au moyen defquellesnbsp;on .puifle reduire le premier de ces Thermo-metres au fecond.
g 050, Ce cas me paroit être celui ou fe trouve le Thermomècre de H aw ic s b É e ,nbsp;done M. Celsius a fait ufage a Upfal depuisnbsp;lannée 1729, amp; dont vraifemblablement M.nbsp;Bur MAN sétoit déja fervi auparavant. Ennbsp;ybici les preuves,
i. M. Wargentin a réduit ces obfervations sii Thermometre de^ Suède : ce quil ïia certainement fait quaprès un examen exaft.
2quot;. M. Celsius a employé pendant quel-que temps, outre le Thermomètre de H aw k s-:a É E, non feulement un Thermomècre de M. ReaUMURj mais encore un Thermomètre denbsp;DE l1 SLE , amp; il a donne un extrait de fesnbsp;obfervations pour Iannee 1739, amp; de celles dunbsp;grand froid de fannée 1740, faites les unes amp;nbsp;les autres fur les trois Thermometres. En
-ocr page 253-231
DES Thermomètres.
examinant attentivement toutes ces obferva-iions, jai pu faire-les comparaifons fuivantes.
-1? 58
- 22 7-^nbsp;75.2
8I.5
147.6 du Therm, de de lIsle 3 ^.9
162--'¦ quot; 17.^
-134'5 ------50.6
N°.i. on a eu 122 de H,i -ao du Therm, de Snéde, ou^ 4 de 1'ahre.
-126 -120.1 --II7-5-
- nbsp;nbsp;nbsp;20 7 -¦ 18.2-
- nbsp;nbsp;nbsp;10
- nbsp;nbsp;nbsp;68.8-- 90,4-
- nbsp;nbsp;nbsp;- 25-
- nbsp;nbsp;nbsp;- 21 -
-- 19 -
25 -
. 24 -
27 OU 28
Li eompar. de N°. i. N°. 5 donne 101.3 H81. F. ou'i H0.8 P 2i3£N°.6 - - 127.8 Hz::83 . . iH3.818nbsp;3,amp;No. 7 ,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;- iio.iH 87,3 .iH 0.76J
Uonc, p,ir un numb:e inoyen, i U u.tl.g
§ 251. II fnit des comparaifons précédentei qu'il y a des irrégularicés, qui proviennent fur-tout de la ienteur du Thermomècre de Hav/ks-bée. Je trouve par ex: 48I de li: a 8.11 denbsp;M. Reaumur amp; 53.2 de H; a 8.ö de M.nbsp;Reaumur.
La proportion des dégre's e'tanti-peu-prés connue, il n y a plus qu a determiner un pointnbsp;fixe. Or comme N*^. i amp; No. 2 préfent- ntnbsp;une irréguiarité très-rémarquable, on nenbsp;roit les employer ni lun ni 1autre: raais 1; . 8nbsp;amp; N®. 9 saccordent trés-bien avec les d'':er-minations précédences. Oa pourroit donenbsp;ijiettre.
68.8 a 3 -9 de Fah.
0.8 = 0.64
Done 68 a 3y.5 2 = 1.6
Done
70 a
-ocr page 254-'i$t DiSSÏRTATIOlSf SÜR IK COMFARAISON
En continuant cette Echelle de lo en lo dé-grés, on trouve la Table fuivante;
|
Haw., |
Fah. |
Haw. |
Fah. |
|
0 |
90 |
¦70 nbsp;nbsp;nbsp; |
34 |
|
10 |
82 |
80 nbsp;nbsp;nbsp; |
26 |
|
20 |
74 |
90 |
18 |
|
30 |
~ 66 |
100 nbsp;nbsp;nbsp; |
10 |
|
40 |
58 |
ïio |
-f 2 |
|
50 |
50 |
120 |
6 |
|
60 |
42 |
125 nbsp;nbsp;nbsp; |
10 |
|
i |
126, |
-10.8 |
Cette Table répond très-bien a Ja plupart
des oblervations, done nous venons de parler,
furtout atix N». 3, 6, 7, 8, 9: comme aufS è plufieurs de celles quife trouvent dans Tex-trait que M. Celsius a donné de fes obfer-Vations de 1739* Elle jrepönd encore a quel-ques autres circonftances dont il efl: fait mentionnbsp;dans les obfervations de 1740. On trouveparnbsp;e$ ; trois fois dégel; une fois a 68, une fois 4nbsp;(67ï, une fois a 70': Ie nombre moyen de tonsnbsp;isjes dégrés, qui font tous au-defllls du 32 denbsp;Fahrenheit, eft 68.7 qui répondent a 35nbsp;de riotre Table. On trouve trois fois que lanbsp;Rivière commenja a fe geler: une fois a 74:nbsp;xj«e -fois a 724: une fois a 86.6: par un nom-nbsp;bre moyen a 75.7; ce qui reviendroic a 29.4nbsp;de notre Table. Taut ceci saccorde donenbsp;au mieus.
_ S 252. Après la mort de M. Celsius, ar-rivée en 1743 , Hiorter a continué les obfervations jufqtierr 1746, auffi avec iinnbsp;Thermomètre de H aw k s b é e. M- H i ö Ii t e r
-ocr page 255-DES THÏRMOMÈTrES.
a publié celles de 1746 réd'uites a 1Echelle de Hawksbée amp;acellcde M. Celsius: Mais,nbsp;il en réfulte, ainfi que des réduftions de M.nbsp;Wa-RGEntin, que ce Thermbmètre difi^renbsp;beaucoup de celgi queraployait M. Cel sa u'snbsp;on trouve p. ex: 12 a 25 du Thermomètre denbsp;^uéde, OU 4 77 de Fahrenheit, amp; 9:8 anbsp;26 du Thermomètre de Suède', ou a 78.8 denbsp;celui de Fahrenheit, ce qui difFére tropnbsp;des déterminations précédentes. Auffi av'^ons-nous déja remarqué, quil y avoit a Upfal deuxnbsp;Thermomètres de Hawksbée trés-différensnbsp;lun de rauure. Quoiquil en foit, on ne fau-roit réduire exaftement ce fecond Thermomètre , paree quil faudroit fe contenter dun crop,nbsp;petit nombre dobfervatioijs.
5.253- Je ne faurois entrer en de plus grands détails au fujet de ce Thermomètre. II nenbsp;nous refte done qua donner une lifte de queFnbsp;ques obfervations, quon a faites avec ce Therr^nbsp;moraètre, ou quon y a réduites.
Ce Thermomètre a été employé;
1®.. A Petersbourg, par M. Consett depuis Ie ï6 Avril 1725 jufquau raois de Juin. Onnbsp;en trouve un extrait fort court, drelTé par M.nbsp;X)erham dans les Tranfadt. Phil. N®. 429.nbsp;vol XXXVllI. p. 103.
2°. A TVittemherg par MM. 'Weidler amp; H a SE, en ;i7.29. amp; 1730.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Phil. Trans.
No. 447. Vol. XL. p. 164. 169. M. We IDLER a auffi publié féparément quelques obièrvationsnbsp;' P 5
-ocr page 256-^34 Dissertation süR la comparaison
pour 1729 fi je ne me trompe, auffi pour quelques amres années.
3°. On seft fervi de ce Thermomètre en plufieurs endroks de la Suède.
A Upfal, depuis 1726 jufquen 1746. Da-bord depuis 1726 jufquen 1729 par M. Eri6 Burman: enfuite jufquen 1743 par M. Celsius, amp; enfin par M. Hiorter. Peut-etrenbsp;le Thermomètre de M. Celsrus eft-il lenbsp;meme que celui qua employé M. Bur man;nbsp;au raoins M. C,elsius dit-il qiiil a continuenbsp;les cblervations avec les inftrumens décrits parnbsp;M. Bukman. Qn trouve ces Obfervationsnbsp;dans les JSta Siiecica Upfalienjia. Tome 11,nbsp;p. 139, 254. 490. 513. On trou\te auffi cellesnbsp;de 1731 dans les Mifcel. Berol. TomeV, p. 300:nbsp;ainfi quune parde de celles de 1733. Les obfervations de 1739 font inférées dans les Mégt;nbsp;moires préjentés a I'Atad. Tome IV. p. 130:nbsp;amp; les autres fe trouvent parmi les Mémoiresnbsp;de rAcadémie de Suède, Tome III amp; fuivans.
II ne fera, je crois, pas inutile de remarquer que routes les Obfervations ont été faices, jus-quen i739 exclufivement ,avec un Thermomètre placé dans une chambre fermée. Car iquot;,nbsp;M. BurMan dk lui-meme de fes Obfervationsnbsp;de 1722 (204) que fon Thermomètre étoit placé dans une chambre fermée' ou 1on ne faifoicnbsp;pas de feu , amp; ou le Soleil ne donnoic pas.nbsp;aquot; Ni M. Bukman, ni M. Celsius ne font
(204) A=ïa Upfal. Tone*!, p. 392.
-ocr page 257-235
DES THERMOMÈTreS.
la moindre mention de quelque changetDent quon auroit fait a eet égard: au contraire M,nbsp;Celsius dit expreflement, ' quil faifoi't fesnbsp;obfervations daprès la Méthode de M.
Or M. JuRiN confeüle de placer lesTherraomè-tres dans des chambres fermées (205): amp;, parune fuite de 1autorité de ce grand homme, eet ufa-ge paroit avoir été fi généralement adoptc ennbsp;Angleterre, jufquen 1740, amp; _même plus tard,nbsp;que M. Miles sefl cru obligé en ivij de-.nbsp;erire üne diflertation uniquement a dcflein qonbsp;faire voir combien eet ufage eft erroné. (205)nbsp;M.'Grischow (207) dit expreflementnbsp;que Ie Thermomètre de M. Celsius étoit placénbsp;dans une chambre, amp; enfin M. War gentinnbsp;(208) dit, en autant de termes, que Ie Ther-niomètre de M. Celsius a été placé óepuisnbsp;1739 a 1air libre; amp; 1on peut, ce me fembie,nbsp;conjefturer avec raifon que M._ Wa r g e n t i nnbsp;na pas fait ufage des Obfervations faites avantnbsp;1739, quoiquon en poffédat treize années ,nbsp;paree quon avoit employé cette mauvaifenbsp;Méthode.
On trouve aufll un extrait fort court des Obfervations diUpfal, dans les TranfaBions Philo-fophiques. N*». 433- Pol- XXXVill. pour fan-nee 1726: N°. 435- nbsp;nbsp;nbsp;XXXVUL p. 450,
pour 1728 amp; pour les Années 1729 amp; 1730 r N. 447. Vol XL. p. löB,
(205) nbsp;nbsp;nbsp;l'hlU Trans. Nquot;. 379.
(206) nbsp;nbsp;nbsp;Ihia t'*» 434» l-'ol. XI (V. p, 613 ; amp; aiücur».
C£073 Mfccl Ocrol T..ni. VI. p. 319., nbsp;nbsp;nbsp;,
3^ Mémoirrs de TAead. dc Sudcl£ Tom. XIX.
»36 Dksertation suk la comparaison
On a employé aufli Ie même Thermomètre a Lunden, en 1728. On trouve ces Obferva-iions dans les TranJaSl. Philofop. N®. 435. FoLnbsp;XXXVIII. p- 4Ö0.
Les obferv^ations que M. Sparschucii a fakes a Lincoping en 1734 amp; 1735 fe trouventnbsp;dans les Jlta Suecica Vol. 4. p. i88.
§ 254. Le Doöeur Cyrillus a faic, en 17^7, 1728, 1729, amp; 1730, des pbfervaiionsnbsp;a Naples , au moyen dun Therrnométre denbsp;H A\yKSB ÉE. On les trouye dans les Tranfad;.nbsp;Philofop. pour les deux prémières annéesnbsp;N. 434 Fol. XXXyiIÏ. P- 40Ö : öc pour lesnbsp;deux aurres N®. 447. P^ol, XL. p. 1Ö8. Maïsnbsp;ce Thermomètre étoit extrémetnent ïnexaft;nbsp;car ie Dr. Gyr ileus a obfervé plus dune foi^nbsp;de la gèlc' qi^e le Therrnométre ne marquoicnbsp;qiie , 5 degr^s.
M. Bellamis a aufli employé un Ther-momètre de H awk sb é e en Bengale, en lan-née 1727 amp; quelques années fuivantes. On les trouve dans les TranfaBions Philof. N®. 434.nbsp;Fol XXXViy. p. 406. N®. 447. Fol. XL,nbsp;p. 764. 1Ö8.
§ 255. On fent bien que ce Therrnométre de Haw k SBÉE a été fort ufité en Angleterfe,nbsp;comme il écoit naturel. Voici Ienumeralion'nbsp;des Obfervations publiées dans les TranJaBionsnbsp;Philófophiqua.
Les Obfervations de Hawksbée, faites a Loiidres , a Cranccourt, dans Ia mailon de la
-ocr page 259-23?
DES THKRMOMiTRES.
Sociétë Royale, en 1729 amp; i73o- Nc. 447-Vol. XL p. 164. 169.
On'trouve un extrait des Obfervationj faites par Ie Dofteur L y n N a Soutwick , dans Ienbsp;jjo. 343 Vol. XXXVIII p. 460 pour Fannéenbsp;1728: dans Ie N®. 447. Vol. XL p. 164. 169nbsp;pour, les années 1729 amp; 1730: amp; un extraic,nbsp;beaucoup plus détaiHéj pour les années 1726 amp;nbsp;fuivantes jufquen 1739» dans Ie N°. 460. Vol,nbsp;XLI p. 686. On trouve dans eet extraic les hauteurs extremes amp; moyennes du Thermomètre.
. Enfin Ie Dófteur Huxham a fait des ob-fervations] a Plymouth depuis 1728 jufquen 1737, quil a décrites dans un ouvrage intitulenbsp;Obfervationes de Jëre ö* mortis epidemicis abnbsp;jlnno 1728 ad finem Jnni 1737 Plymuthi faStceinbsp;London 1739. 8». On trouve un extrait de eetnbsp;ouvrage dans les Tranfaëtions Philos. 451.nbsp;Fe/. XL, p. 429.
Thermomètre Harmoniqiie Jnglois.
§ 256. Le P. CoTTE a trouve dans les Pa-piers de M. de lIsle une coarce defcription du Thermomètre Harmonique Anglois. (209)
Ce Thermomètre eft dEfprit de Vin. La Bouie a un pouce amp; demi de Diamètre, amp; lenbsp;tube a une ligne: celui - ci a deux pieds de longueur amp; contient 130 dégrés, quon comptenbsp;denuis réxtrémité fupérieure jufqua la bouie.nbsp;On a marqué a 8j le plus grand froid obfetvé
(iop) Traité 4e Métior p# 135*
-ocr page 260-238 Dissertation sur la comparaison
en Aaglod'erre. M. Cotte dit ne connoitre perfonne que M. Weidleu qui fe foit femnbsp;de ce Thermomètre pour des Obfervationsnbsp;Mecéorologiqoes ,, amp;. que ceft de ce Savantnbsp;iqail a emprünté la Courte defcriptibn quil ennbsp;donne. Je nai.i rifen troüvé ailieurs fur cenbsp;Thermomètre. Peut être nefl il quun Thermomètre de HawksB ÉE imparfait, ou, com-jne je Ie croiscelui-ci tnême. Car ce plusnbsp;grand froid de 8.^ dégrès eft a 20 au-deffousnbsp;-du point de congelation, en. plajant celui-cinbsp;a:. 65: Le plus grand froid étoit marqué a 50nbsp;fur le premier l'hermomètre de Hawksbée,nbsp;ce qui revientv felon nos conjeÊlures, a 25 au-deflbus du point de . congèlatidn . du fecondnbsp;-Thermomètre, amp; par confèquent a 90, ce quinbsp;ne différe pas beaucoup de S5. Je me confir-me dans cètte idee paree qu'il eft für que M.nbsp;We idler a employé un Thermomètre denbsp;Hawksbée qui aura eu au de la de 130 dé-gres, car il la quelquefois obfervé ;a 132nbsp;C5 248).
N®. XLIXi Thermomètre de Frick e.
; 5 - 257. Je ne connois le Thermomètre de FiiicKE que par ce quen dit le P. Cotte;nbsp;nous inférerons ici en entier la courte defcrip-tion que ce Savant en donne. Je nai rencontré dans le cours de mes recherches aucune ob-fervation faite avec ce Thermomètre. (210)
M. Fricke, Mathématicien Auliqüe de s, WoLFEMB UTTEL, a fait daiis cette ville,
(aio) p. 134.
-ocr page 261-239
DES Thermomètres.
3gt;
35
3gt;
3gt;
33
3»
53
33
33
33
33
33
pendant plufieurs années, des Obfervations Météorologiques avec un Thermométre denbsp;fa compofition , dont Ie Zero, de Tiichellenbsp;répond a 128 dégrés du petit Thermométrenbsp;de M. de lIsle, amp; a 12 dégrés de celuinbsp;de M. Reaumur, Lp point de la congè-lation y eft marqué 333 dégrés. Le rapportnbsp;des Thermomètres de M. M. Fricke amp;nbsp;de Reaumur eft comme 9 eft a 4. IInbsp;ne ma. pas été poffible de me procurer desnbsp;connoiiTances plus détaillées fur la conftruc-tion de ce Thermométre^
4 3 a 59-4- . nbsp;nbsp;nbsp;.
dégré, Selon la defcription quon vient de lire, 33 dégrés de Fricke en vau^lrGient ,12 denbsp;Reaumur, ce qui. différe beaucoup de Ianbsp;proportion de 9 34: car ces nombres fontnbsp;comme ii a 4.
5 258. Le 128® dégré du Thermométre de DE lIsle revient a 584 de pelui, de Fah-rekheit: amp; le 12® de Reaumur, fuivantnbsp;iEchelie N®. 4, a 59-4 gt; ce qui différe duu
5 259. M. Guillaume Arderon (air) a obfervé la chaleur eAceffive du mois de Juillet-1750 , au moyen dun Thermométre de fa con*nbsp;ftruftion. Ce Thermométre étoit vraifembla-bleracnc compofé dFfprit de Vin, amp; lEchellenbsp;contenoit ico dégrés depiiis la chaleur du fangnbsp;jufquau point de congèlation. Ces 100 dégrésnbsp;tn valent done 64 de Fahren hei t , ou i ennbsp;vaat 0,64. Mats on ne dit pa^s fi Zero étoit
-ocr page 262-ï4o Dissertation sur la comparaison
placé a la chaleur du fang ou au point de ton-gèlation : il me paroitróit probable, quil Ih eté a la chaleur de Tang; paree que M. Arde-RON, dit que Ie Thermométre fp tenoit au So~nbsp;leil a II au-deffus de la chaleur du Tang, amp;nbsp;dans rintéfieür de h maifon, a 8 au-deflbus denbsp;ce point. Cette incertitude mempêche denbsp;drefl'er une Table de comparaifon ; mais onnbsp;pourra la déduke aifément de ce que nous ve-nons de dire: car Ie 50e. dégré revient certai-hement au 64^. de Fahrenheit. Je nenbsp;fache pas quon ait publié dautres Obfervationsnbsp;faitesj avec ce Thermométre que celles quenbsp;rious venöiis dalléguer.
IReflexions fur quelques Thermomètres entiére-ment indéterminés.
5 2(?0»
Les Thermomètres dont nous avons parié dans la feftion précédente, font du nombre denbsp;ceux quon peut, en queJque forte, réduire è.nbsp;des Thermomètres comparables, paree que lesnbsp;Obfervateurs qui sen font fervi, ont;,propofénbsp;quelques données, qui ont pu nous conduirenbsp;aux determinations néceiraires,quoique ces données ne fuffent pas fuffifahtes pour en déduirenbsp;des determinations exaétes en tout point. Maisnbsp;les Thermomètres, dont nous avons deffein denbsp;parler aètueliement, font du nombre de ceuxnbsp;quon ne fauroit, réduire a des Thermomètres
comparables
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DES Thermömètées.
Comparables même par conjecSure; fbit (^e cela provienne de Ia nature même de ces Ther-rhomètres; fbit de ce que les Obfervateurs nontnbsp;donné aucun détail, qui pütfuffire, même iia-parfaicement.
Ofj Comme avant Tinvention des ïliermd-mètres comparables , cliaque Obfervateur eii employoit un difiérent de celui des autres, ilnbsp;éft évident, que ü lon vouloit faire une enumeration de tous ces Thermomètres , eile nenbsp;confifteroit guères que dans une fimple liilenbsp;des Obfervateurs: mais ceci nous écarteroic tropnbsp;de notre but, quoique cette l;fle ne füÉnbsp;peut-être pas entiérement dépourvuedutilité.
Notre but efl done uniquement, de faire mention ici dun trés-petit nombre de Thermomètres , qui fe font fait quelque nora , amp;nbsp;qui ont été décrits par dautres Auteurs: nousnbsp;iien parlons, que paree qüe cela peut ft fliirènbsp;en peu de mots, amp; que pour ne pas paroicrenbsp;omettre quoique ce foit de ce quon pourroicnbsp;croire appartenir a la defcription des différensnbsp;Thermomètres qui ont été inventési
5 261. Nous ne parlerons ni du Thef-momètre de Drebbel ni de celui de Sanc-TORius (211) ; Ils font les mêmes quant a reffentiel, amp; nous en avons déja dit un motnbsp;(5 5. Note 2.) On en peut voir la figure, Fig. 0.nbsp;On ne fauroit les réduire a des Thermomètresnbsp;comparables, paree que la liqueur ne monte otnbsp;ne defcend pas uniquement par les variatiöns
(sii) CoTTE Traité de I\!étéor, p. loö,
Q
-ocr page 264-Dissertation sur la comparaison.
de temperature, mais encore par ]es différen-tef'preffions de Iair qui agit fur la liqueur du Thermomètre. 11 faudroic faire continuelle-ment attention a la hauteur du Baromêtrenbsp;amp; compofer le Thermomètre ou de Mercure,nbsp;ou dune liqueur dont la denfite füt exaSementnbsp;connne relativement a celle du Mercure, afinnbsp;den pouvoir deduire de combien lélévation oiinbsp;rabaiffcment dn Baromêtre a fait monter ounbsp;defcendre la liqueur. Dailleurs je ne fachenbsp;pas quon ait public des Obfervations faites avecnbsp;de pareils Thermomètres. Auffi ne sen fert-on plus depuis un fiècle. Mais on pourroitnbsp;remcdier a leurs principaux defauts, commenbsp;nous avons vu ci-defl'us que Ia fait M. Balt-hassare. (5 i68)
LI. Thermomètres de Florence.
5 2(52. Les Thermomètres de Florence ont ëté univtrfeilement employés depuis la fin dunbsp;fiècle pafj'c jüfquau temps oil les Thermomètres comparables ont e'te' adoptes. II ny anbsp;dau're difference entre ces Thermomètres amp;nbsp;ceux done on fe fert aujourdhui, fi ce nefi:nbsp;quils font dEfprit de Vin, amp; que leur Echellenbsp;neit pas graduée daprès des points fixes. Ellenbsp;eff arbitraire, óc contenoit ordinairement iodnbsp;dégrés.
11 fuit de cette courte defeription, que tons les Thermomètres, quon nomrae Thermomètres de Florence, ne font nullement comparablesnbsp;encr'euxce que nous croyons devoir remar-quer,paree quil arrive quelquefois quon reduit,nbsp;'a Table du Docleur Martinb, des
-ocr page 265-DES ThERMOMÈTRES. nbsp;nbsp;nbsp;243
Thermomètres de Florence Ji quelques uns de ceux qui font ufités aujourdhui.
§ 263. Le DoSeur Martine na niille-ment pretendu que le Thermomètre., quil a placé dans fa Table, fous le ticre de Thermo-mètre de Florence, repréfentat tous ceux quinbsp;portent ce nom, f212) Maïs il a uniquementnbsp;fait mention du Thermomètre que les membres de lAcadémie de Florence ont décrit dansnbsp;leurs Mémoires, amp; daprès lequel on a nomménbsp;tous les l'hermomètres de cette forte Thermo^nbsp;metres de Florence.
*
Les Philofophes de Florence ont employé dans leurs Expériences quatre fortes de Thermomètres (2x3).
Le premier, quils nomment grand Thermo-metre , comprend 100 dégre's , amp; indique 20 Jorfque la boule eft entourée de glace, amp; 80nbsp;lorfquelle efl expofée au Soleil, a midi, Scnbsp;en Eté.
Le fecond , ou le petit Thermomètre ¦, ne contenoit que 50 dégrés: amp; indique 13 dégrésnbsp;lorfquil eft entouré de glace, amp; 40 Jorfquilnbsp;efl expofé au SoleiL Voila toute la defcription 'nbsp;que ces PhyOciens nous one donnée de leursnbsp;l'hermomècres.
C212) IV* § ï* p* 221.
(213) Tentanim, Acad. Fkr. Del. nbsp;nbsp;nbsp;p. a, 4j '? Psttii
Ia* amp; p, 129 Partis 11».
-ocr page 266-244 Dissertation svr la comparaison
Le premier point revient done environ au 3^® dégré de Fahrenheit; ce queM.Mar-tine llippofe auiïi, Mais Iautre point, eft en-.nbsp;liérement indéterminé , comme Ia trés bien re-marque M. Musschenbroek, amp; il depend denbsp;beaucoup de circonftances. Cell aufli ce dontnbsp;le Dr. Mar tine convient, mais il croit pou-voir le déterminer, paree que M.M. Bo re leinbsp;amp; Malpighi ont trouvé que les entraillesnbsp;de quelques animaux , comme dune vache,nbsp;font monter le petit Therinomètre de Florencenbsp;a 20 dégrés, amp; quil a éprouvé li^ü-même quanbsp;cette chaleur eft environ de I02 dégrés dunbsp;Thermomètre de Fahrenheit, Mais il fau-droit fivoir de plus que le Thermomètre quenbsp;M.M. Bore LEI amp; Malpighi ont employé,nbsp;eft le même que celui dont fe fervoienc les Plïy-ficiens de Florence, ou du moins quil étoit concordant avec celui-ci: amp; il faudroit être für,
en fecond lieu, que cette chaleur eft conftante : Mais M. Martine la fixe a 102. Newton (§ 147) amp; Hales (§ 1/6) fixent lanbsp;chaleur du fang a 108: amp; M. Braun (214)nbsp;a trouvé la chaleur du fang dun veau, de 104nbsp;dégrés. 11 y refte done encore bien de lincer-ticude.
§ 264. Mais quand même M. Martine auroit réuffi a bien déterminer le petit Thermomètre de Florence, il nen réfulteroit riennbsp;pour le grand Thermomètre: car, de ce quenbsp;celui-ci marqué 80 au SoleildEté, amp; lautrenbsp;feulement 40, il ne senfuic pas que 80 amp; 40
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DÏS Thermomètres.
foient deux points qui coincident. Qaoiquil en foit, voici un extrait de la Table du Dofteur
M ARTINE.
|
Florence | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Les Phyllciens de Florence difent encore quen Hyver, Ie grand Thermomètre fe tientnbsp;ordinairement a 17 ou i5, amp; Ie petit a 12 ounbsp;11: quil cft arrivé rarement que Ie grand foitnbsp;defcendu k 8 amp; Ie petit a 6. Si ceci a eu lieunbsp;en même temps, comme il eft trés - probable,nbsp;il eft clair que la Table de comparaifon dunbsp;Dofteur Martine neft nullement exaéle.
§ *65. Les Phyficiens de Florence emplo* yoient encore un troilième Thermomètre,nbsp;conftruit de la même manière que les précédens.nbsp;IVlais il fuit évidemment de ce que ces Phi-lofophes difent de ces Thermomètres , favoir,nbsp;que Tart de les conftruire ne fauroit sappren-Q 3
-ocr page 268-246 Dissertation sur u comparawon,
dre par des régies certaines, mais uniquement par des Experiences réitérées, il fuit dis-jenbsp;de-la, que ces Thermomètres nétoient nulle-ment gradues dapres des points fixes. Cesnbsp;Phyficiens ajoutent encore, que Ihabile artiftenbsp;qui les conftruifoit ofoit bien entreprendre dennbsp;conflruire un petit concordant , mais non unnbsp;grand, bien moins encore un TJierinomètre denbsp;300 dégrés.
On ne fauroit done faire aucun fond, même fur ces Thermomètres de lAcadémie : biennbsp;moins encore fur ceux quon a nommés dansnbsp;la fuite Thermomètres de Florence, amp; quon con-ftruifoit avec beaucoup moins de foin.
§ 266. Le quatrième Thermomètre, que les Phyficiens de Florence employoient, etoitnbsp;extraordinairement fenfible, mais, ainfi quils
Iavouent eux memes, encore moins exaft que les précédens. On attachoit a une grande bottlenbsp;un long tube tourne en fpirale, de forte que Janbsp;liqueur pouvoit parcourir un fort grand efpacenbsp;dans le tube. Mais cet inflrument etoit plusnbsp;de pure curiofite que dune utilite réeile. (215)
(a!.0 Cet inlburaent t*toit de Ample curioGté entre les mains des Phyficiens de Florence, paree quil nVtoit pas divif^ en dégrésnbsp;toiiftans. M. As sier PérjCA, Artifte très-ingénieux , ¦ con-ftiuit un Thcrniotnètre, qui eft è-peu-près linverfe de ce Thermomètre de Florence, puifque c eft )a boule qui eft toiirnée ennbsp;fpirale. Voici ce quun trouve fiir ce Thermomètre dans ienbsp;Journal dc Pltyfitjus qome II. p. ^12. rrr*4®, Le Tube tin ooo,nbsp;,, veau Thermomètre de M. Périca eft renl'ermé dans un cy-,, lindte de verre, iiisis la boule , ou le rél'ei uoir qui contieiit lanbsp;5, liqueur, fort du cylindie. 1our lui dunner encore plus de
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No. Lir. -Ancien Thmnomètre de Paris.
§ 267. M. Martine décrit fous ce nom les^Thertnomètres que M. Hub in conftruifoitnbsp;a Paris, avant que M. Amontons eüt iaven-té les fiens. (216) II tache aulTi de réduire cenbsp;Thermomècre a celui de Fahrenheit , aunbsp;moyen dune comparaifon que M. Amontonsnbsp;a faite entre ce Tiaermomètre , qu'ü nommenbsp;VAncien Thcrmomètre, amp; Ie fien (217)*nbsp;point de congelation, auquel lEau gele, écoicnbsp;a 25 dégréï du Thcrmomètre employé parnbsp;M. Amontons, amp; la chaleur des Caves denbsp;rObfervacoire a 50: auffi M. M a r t i n e réduit-il Ie premier de ces points a 32 de Fahrenheitnbsp;amp; lautre a 53.
fenfibilité , »u lieu de terminer en boule Ia pirtie inférieure ,, du tube, il la tourne en fpiiale, amp; lui donne la forine dunnbsp; pain de bougie. Cette forme, en expofant une plus grandenbsp;,, furfacc i Tadtion de lAir ou du liquide ambianc, donne unenbsp;telle fenfibilité au Thetraomètre, quen plongeant dans iEaunbsp;,, dtaude deux de ces inftrumens k IEfprit de Vin , qui mar-,, quoienc lun amp; lautre ao dégtés de chaieut arttficiele , felonnbsp; la graduation de M. Reaumur; celui de M. PéaiCA a monténbsp;,1 de 50 dégrés en un quart de minute, tandis que Tautre nétoicnbsp;,, pas encore moiité de 10 dégrés . amp; Ie premier en moinsnbsp;,, dune minute redefcendoit déjS fenüblement, paree que lEaunbsp;,, cotnmcnfOit ii perdre la chaleur. li y a eu la même differencenbsp; dans les progrès de Ia marche des deux Thermomètrei, ennbsp; les plongeant dans lEaii de puitquot;.; enfin ils (bnt reveiius aprèsnbsp; un intetvaile de demi-heure ou environ, li 20'dégrés doü ilsnbsp;,, étoient partis lun amp; iaucre. I/Académio dca Sciences anbsp; accordé Ion approbation amp; fes éloges it eet intUumeni.
(ai6) E[fai IV. § 3. nbsp;nbsp;nbsp;,
(aipj Mdm- ie l'Acti. 1703. p. 50.
^4
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Maïs il faut obCerver que M. Am onto NS ]ni-même réduit ce 25. dégre au 51] de fonnbsp;Thermornètre; amp; Je 50. au 54*^; deforce quennbsp;employant notre Table, amp; quen fe fervant dunbsp;Thermomètre de M. Amontons, pour réduirenbsp;cec /inden Thermomètre a celui deFAHREN-heit; Ie 25*= dégré revient a 272 amp; ie 50'nbsp;¦4 53*-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
§ 268. Maïs toutes ces comparaifons me paroiifent eutiërement inutiles; paree que tousnbsp;]es Theroiomètres; conflruits par Ie Sieur Hu-BIN, nétoient pas daccord: car les R. R. P. P.nbsp;Jéfuites, qui one fait par ordre du Roi, unnbsp;voyage aux Indes amp; a la Chine, fe font fervisnbsp;dtin Thermomètre du Siïur H u b i n , dont lanbsp;liqueur fe tenoit dix dégrés plus bas que dansnbsp;dautres (218): au lieu que tóus ces Thermo-metres auroient du fe tenïr a ia méme hauteurnbsp;süs avoient écé bien conflruits. II en réfultenbsp;que la comparaifon faite par Ie Dofteur M a r-TINE, füt-eile exaéle, feroit inutile, pareenbsp;(juelle ne feroit appliquable qua un feul Ther-inométre quon ignore avoir jamais écé employé.
LUI. Thermomètre de Nuguet,
. 5 269. M. DE LA Hire a donné une description de ce Thermomètre, (218) auquel, HOüs ne nous arrêterons pas, paree quil revient,
(218) nbsp;nbsp;nbsp;Mim. aitiptis par F Acad. Tome VI. p. 217: oa Attrnbsp;memoires Tome VII. p. 835*
(219) nbsp;nbsp;nbsp;BUm. de L'Acad. 170Ö, p. 440 Cottb Traité dcnbsp;Uur. p. 109. Fig. 6.
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DES THERMOMiXRES.
pour Ie fond, a celui de Drebbel, amp; qu^ Ie poids de lAtmofphêre agit également furnbsp;Ia liqueur.
N». LIV. Thermomètre de Mars ILLY.! l
5 270. Le Comte de Marsilly a donné une figure du Thermomètre dont il seft fervinbsp;dans fes Expériences fur la détermination de lanbsp;chaleur de lEau de la Mer a diverfes profon-deurs: raais, comme lAuteur nen a pas donnénbsp;de defcriptiqn, on nen lauroit rien dire. (220)
N°. LV. Thermomètre de Passement.
§ 371. En 1755 M. Passement a inventé un nouveau Thermomètre , mais dont il nanbsp;pas donné de defcription. Le Père Cotte,nbsp;qui en a vu un , dit quil confiftoit en deuxnbsp;boules amp; deux Tubes, a-peu-près comme lenbsp;Baromètre double de M. Huygens: que lenbsp;prémier tube amp; la moicié des deux boules fontnbsp;remplis de Mercure, amp; une partie du fecondnbsp;tube amp; lautre moitié de la feconde boule , dEsprit de Vin; de forte que les gravités Ipécifiquesnbsp;de ces deux liqueurs fuflent dans une certainenbsp;proportion. Le P. C 0 t T E na pu en dire da-vantage. (2*1)
llitiüT p. 139. Fig. 13.
250 Dissertation sur la comparaison
Des Changemens qu*on a faits aux Thermoms-tres pour les faire fervir a des ujages parti-(uliers.
(3es changemens font de deux fortes: car ils pnt rapport è. la figure du Thermomècre, ounbsp;a leur échelle. Nous commencerons par lesnbsp;changemens de figure.
D$t Changemens quon a faits dans la figure des Thermometres.
Nquot;. LVL Thermometre de ÏAbbé Soumille. 5 272.
T ia grandeur quon peut donner aux degre's dun Thermomècre, dépend de la proportionnbsp;quil y a entrc la boule amp; le tube, amp; de lanbsp;longueur quon donne au tube même. Si lenbsp;tube eft court, on ne fauroic faire une Echellenbsp;étendue , a moins que les dégrés ne foientnbsp;petits, ce qui dans bien des cas, peut êcrenbsp;préjudiciable, ou du moins défagréablc. Ceftnbsp;ce qui a engage IAbbe Soumille, en 1770,nbsp;a conftruire ua Therrnomètre qui eft compolénbsp;de quaere Thermomècres différens. II noiume
BES ThermomAtjus.
ce Thermomètre Thermomètre Royal; Le P. CoTTE en a donné la defcription amp; ]a figure.nbsp;( 222 )
Cet inflrument confifle en quatre Thermd-mètres, places fur la même planche Fun a cóté de 1autre, amp; gradiiés daprès 1Echelle de M,nbsp;Reaumur. Chaque tube eft termine' en haucnbsp;par une petite boule fceliée hermétiqueraent.
Le Tube du premier Thermomètre éfl rem-liqueur lorfqu'il ne gèle nas. Le point
^res
i^e 1 uoe au premier i nermomecre eit re pli de liqueur lorfqu'il ne gèle pas. Le poinbsp;de congèlation cft au haut, amp; i! y a 20 deginbsp;au deflbus de ce point. On ne peut donenbsp;confulter ce Thermomètre que lorlquii gele.
Dans le 2* Thermomètre le Zero efi: a Fex-trémité inférieure du tube, amp; il y a 20 dégrés au-deflus de Zero. Lorfque la chaleur au-gmente, la liqueur monte dans la boule fupé-rieure, amp; lon ne fauroit fe fervir de ce Ther-raomètre: Mais la liqueur du troilième Thermomètre ne fort point de la boule inférieure jnbsp;aulfi longtemps que la chaleur eft au-deffousnbsp;de 20 dégrés: mais elle monte dans le tube lors-que la chaleur augmente, amp; le tube va depuisnbsp;ao jufqua 40 dégrés. La liqueur du quatrièmenbsp;Thermomètre ne fort pas de la boule, ^ moinsnbsp;que la chaleur ne foit au-delTusde 40 dégrés;nbsp;el'e monte alors, amp; ce tube va depuis 4c jus-,nbsp;qua öo dégrés.
273. On peut de cette fiijon fe procurer de grinds dégrés, chacuu a-peu-près dun pouce
(:S2) Traité de Météor p. 127. Fig. 12.
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d'étendue , amp; appercevoir facilement, amp; même de loin, les moindres variations de tem-pérature. Mais il eft fürement fort difficile denbsp;graduer un pareil Thermomècre avec toutenbsp;lexaftitude réquife , de fagon quon y piiiflenbsp;faire autant de fond que ffir les '1'hermomètresnbsp;ordinaires. Cet Inflrument feroic done peut-être plus propre a fatisfaire la curiofitè, quilnbsp;ne feroit dune utilicé réelle.
Thermomètre de ÏAbbé Fontana.
§ 274. Ce Thermomètre eft exaclement fon-dé fur les mêmes principes que celui de lAbbé SoUMiLLE, cefl pourquoi nous nen faifons
pas un Numero diftinft. Je me contenterai de xranferire ici ce quon trouve fur ce Thermoraè-tre dans Ie Journal de Phyjique Tome IX. p. 107.nbsp;Février 1777-
On voit dans Ie Cabinet du grand Due de 3, Tofcane plufieurs Therraomètres fort ingé- niéux, entrautres quelques pieces du grandnbsp;3, Thermomètre que M. Fontana a imagine,
compofé de 120 tubes, de 6 pieds de long chacun, qui parcourt 480 pieds depuis Ienbsp; terme de la glace a celui de 1Eau bouillante:nbsp; avec lequel on pourra méfurer la chaleur desnbsp; rayons de la Lune.
Ce Thermomètre , qui eft fait pour me'- furer les plus petites variations de chaleur, eft un inftrument des plus curieux: chaquenbsp;33 tube, qui eft de ö pieds, ne ferc que pournbsp;,, un degré; il eft exceffivement capillaire amp;nbsp; bien calibré dans toute fa longueur ; aulli
-ocr page 275-^53
DEI ThERMOMÈTREJ.
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neft-ce quen Angleterre que IAuteur a pu fe procurer des tubes pareils: a chaque tubenbsp;t lb foudé une efpece de boule aflez grolTe,nbsp;pour quun dégré de chaleur falie parcourirnbsp;au Mercure tout le tube ; pour rendre cettenbsp;boule plus fenfible , amp; corriger en mêmenbsp;temps en partie la dilatation du vcrre, M.nbsp;Fontana a imagine den rapprocher lesnbsp;parois, en les rendant parallèlles, ce qui luinbsp;donne la forme dun hémifphère creux anbsp;double parois; au milieu de la partie convexe eft attaché le tube. Chacun de cesnbsp;*1 hermomètres, dun dégré, ell difpofé denbsp;fajon que Tun commence a marcher quandnbsp;le Mercure eft arrivé au haut du tube dansnbsp;celui qui le precede immédiatement. Cetnbsp;inftrument eft fi fenfible qae le Mercure y eftnbsp;fans cefte en mouvement : les rayons de lanbsp;Lune davront le faire monter dune quantiténbsp;trés-fenfible , comme fauteur fa démontrénbsp;dans la defcription détaillée quon en a don-nee a Florence, dans un oavrage fur les Artsnbsp;amp; métiers, traduit de IAnglois en Italien.
§ 275. Pour de'terminer au moyen des Ther-racmètres connus les plus grands dégrés de Chaleur ou de Froid qui ont lieu, il faudroit employer unObfervateur,qui obfervat leThermo-mècre prefque continuellement, ou du moins fouvent: ceft ün défaut, ou du moins un in-convénient. Quelques Phyficiens ont tache dynbsp;remédier. M. Beknouilli eft le premier anbsp;qui 1idce en foit venue: M, Kraft 1a fuivi:nbsp;mais Milord Charles Cavendish a porténbsp;ces inftrumens a un plus grand dégré de per-
-ocr page 276-254 Dissirtation sur la comparaison
fsElian. Nous allons óonnsr une defcriptfoii abrégée de ces Thermométres.
N®. LVII. Thermomètre de M. J e a N B E R-No ULLI.
g 276. Le célebre Jean Bernoulli propofa a M. LïIbnitz _de faire faire deux 1hermomè-tres C, D, (Fig. 2.3.) done les tubes fuffentnbsp;garnis de^ foffettes , ou de fachets ; dans Ienbsp;premier louverture des fachets feroit tournéenbsp;vers Ié haut, dans ie fccond vers le bas: le premier ferviroit a indiquer la plus grande chaleur,nbsp;amp; lautre a faire connoitre le plus grand froidnbsp;qui pourroit avoir eu lieu dans labfence denbsp;rObfervateur. (223)
Comme ces Thermomètres font des Ther-momètres de Drebbel , lair contenu dans la boule fait defcendre la liqueur, Jorfque lanbsp;chaleur augmente; les fachets fe vuident donenbsp;de liqueur, mais fe remplifient dair: lorfquenbsp;la chaleur ditninue , la liqueur monte ; maisnbsp;comme elle ne fauroit expulfer lair des fachets,nbsp;celui-ci reftera occuper une partie a, b, denbsp;ceux des fachets, qui ont été vuidés de liqueur.nbsp;On connoïtra done par les fachets qui font anbsp;moitié remplis dair, amp; a moitiè de liqueur^nbsp;jufquoü la liqueur efl defcendue.
§ 277. Le contraire a lieu pour lautre Ther-momerre D, Big 3: La liqueur monte par le
(123) Commercium EpipoVtcum Tt/miis I. p, 374. Cette Lcttfs * iié Merite en Juillet IÖ9S.
-ocr page 277-Ï»ES ThermoMètres.
froid, amp; remplit en montant les fachets c, d\ on peut done connoitre au moyen du fachet Ienbsp;plus élevé qui conrient de la liqueur, k quellenbsp;hauteur celle-ci eft montée.
Maïs, on peut re'unir ces deux Thermomê-tres en un feul, comme M. Bernoulli la propofé, en garniflant Ie Tube des deux fortesnbsp;de fachets, comme on Ie voit Fig. 4.
5 278. Cette invention peut-être utile a certains égards: mais il y a un défaut a ces Ther-momètres, eeft que ce font des Thermomètres de Drebeel, amp; quils font par confequentnbsp;en même temps Baromètres: dou il réfulte quenbsp;les elevations amp; les abaiflemens de la liqueur nenbsp;font pas dues aux feules variations de chaleur,nbsp;mais encore a celles de la preflion de IAt-mofphére.
LVIII. Thermomètre de M. Erapt.
5 2:9. M. Kraft a eu en 1740 les mêmes idees que M. Bernoulli (224) avoit euesnbsp;avant lui, mais fans avoir rien fu, tou mêmenbsp;pu favoir , de Iinvention de ce grand Mathéma-ticien (225). Le Thermomètre que M. Kraftnbsp;a propofé pour connoitre le plus grand froid,nbsp;qui a eu lieu dans Iabfence de IObfervateur,nbsp;eft exaflement femblable a celui de M. Bnr-NouLLi Fig. 3. Mais peu de temps aprèsgt;
1
f224) Can?. Petrop Tom. XF. p. 261.
(225J Le Comrfiercium EpifloUcutH eatre LISiBmitz amp; Ber-
N O U L L I d» p«tU «jU'cll
456 Dissêrtation iür la compAraison
M. Kraft (220) a fait quelques correflions a fon Thermornètre, pour Ie faire fervir a coiï-noitre la Tetnpérature de la Mer a une grandenbsp;profondeur. On voit ce Thermornètre dansnbsp;la Fig. 5 On remplit Ie tube, amp; une parcienbsp;de h Boule dEfprit de Vin eoloré, de Mer-cure , OU de quelquautre liqueur; on fcellénbsp;iextre'mité D. On peut employer eet inflrumentnbsp;a connoïtre la plus grande chaleur qui a eu lieunbsp;pendant labfence de lObfervateur, puifque lanbsp;liqueur monte par une augmentation de chaleur,nbsp;amp; remplit les fachets cn montanr.
Ce Thermornètre heft pas afFeêlé, comme
les précédens, par la prefllon de lAir: mais
il me paroic moins exaél, i. en ce que la li-queur qui remplit les fachets dirainue la hauteur de celle qui efl dans Ie tube: amp; z°. en ce quenbsp;la liqueur éprouve, enmontant, une réfiftancenbsp;affez confidérable, puifque la partie fupérieurenbsp;du tube efl remplie dAir.
N®. LIX. Prémier Thermornètre de Cavendish (327).
§ 280. On voit la figure de ce Thermomè-tre, compofé de Mercure, dans Ia Fig 7. II différe des Thermomètres ordinaires fëulementnbsp;en ceci, quil y a, dans Ie Tube, de lEfprit denbsp;Vin au-deflTus du Mercure; amp; quil y a, a lanbsp;parcie fupérieure du tube, une boule dont Ia
partie
(4265 Com. Fetrop. Tom. XllI p.
(227) Phil. 'Frans. Vol, L. p. 301. Jrt. 58.
-ocr page 279-257
DES THERMCfMÈTRES.
partie inférieure contient du Mercure, au-deffus duquel il y a de TEfprit de Vin. Ce Thertnomècre ferc a faire connoïtre la plusnbsp;grande chaleur qui a eu lieu pendant 1abfencenbsp;de 1Obfervateur. Car lorfquun plus grand degrénbsp;de chaleur fait monter Ie Mercure dans Ie Tu.nbsp;be , il tombe dans la boule C une partie denbsp;1Elprit de Vin, qui eft au - deffus du Mercure.nbsp;Or en méfurant dans ia fuite la partie du tube,nbsp;qui eft vuide de liqueur , au moyen duneEchel-le deflinée a cela, on peut favoir de combiennbsp;Ie Mercure a été plus haut quil ne lefl: aunbsp;moment quon fait cette mefure.'
Pour approprier Ie Thermomètre a une nouvelle obfervation, il ny a qua lincliner jus-qua ce que 1Efprit de Vin, contenu dans la boule C, couvre la partie fupérieure du tube;nbsp;on échaulfe alors Ie cilindre pour faire monternbsp;la liqueur jufqua cette extrémité: elle fe jointnbsp;a celle qui eft dans la boule C, amp; elles defcen-dent enfemble dans Ie tube.
On a laifle un peu de Mercure dans la boule , afin quil püt couvrir 1extrémité du tube»nbsp;en inclinant Ie Thermomètre plus quil neftnbsp;néceflaire pour faire parvenir lEfprit de Vinnbsp;au delTus de cette ouverture. De cette fagonnbsp;on peut aifément remettre un peu de Mercurenbsp;dans Ie Tube, au cas quil arrivat quil en futnbsp;ford par un trop grand dégré de chaleur.
J 281. M. Cavendish dit que fi Ion employe un tube trop court, il sattache irop dEfprit de Vin a fes parois, furtout lorfque Ienbsp;Mercure monte fubitenreut: 11 faiit daiileursnbsp;11.
-ocr page 280-258 Dissertation sur la compabaisom
employer un gros cilindre , fi Ton defire dcs dégrés étendus: mais par la même, il fautnbsp;beaucoup de Mercure. Pour eviter les inconveniens qui en pourroient reTulter, M. Cavendish a fait conftruire le Thermomètrenbsp;repréfenté dans la Figure 8. La partie fupe-rieure eft abfolument comme dans le Thermo-mètre précédent; mais le tube fe termine ennbsp;has en une boule, qui communique a un cilindre par un co! étroit. La boule eft remplienbsp;de Mercure jufquè lentrée du cilindre; amp; lenbsp;refte du cilindre Ieft dEfpric de Vin. Maisnbsp;il me lemble que ce Thermomètre eft moinsnbsp;exa£l que le précédent, paree que lélévationnbsp;amp; rabaiflement du Mercure eft produite parnbsp;la dilatation ou la condenfation de deux fluïdes
différens, le Mercure, amp; IEfprit de Vin.
§ 282. Si Ton vouloit fe fervir de ce Ther-momètre pour determiner la chaleur de IEau de la Mer, qui eft plus chaude que IAir extérieur , on pourroit y trouver des défauts:nbsp;paree que la prefllon de IEau de la Mer pourroit brifer le cilindre du Thermomètre, ou dunbsp;moins, en changer la figure; M. Cavendishnbsp;croit pouvoir éyiter cet inconvénient en laiflantnbsp;la partie fupérieure du tube ouverte.
Mais comme le Thermomètre nindique pas en ce cas les dégrés ordinaires de chaleur, ilnbsp;faut le plonger avec un autre Thermomètrenbsp;dans un vafe rempli dEau; TEchelie, qui eftnbsp;h la partie fupérieure du tube, indiquera alorsnbsp;de combien de dégrés la chaleur, a laquelle lenbsp;Thermomètre a été expofe , eft plus grandenbsp;que cede de IEau contenue dans ce vafe.
-ocr page 281-DES Thermomètres. 25P
LEau de Mer , qui entre dans Ie Tube, fdliroic Ie tube, amp; pourroit attaquer Ie Mer-cure. On pourroit vraifemblablcment obviernbsp;a ces inconvéniens en liane une veffie fur la bou-le C. Celle-ci fe condenfera par la preiTionnbsp;de lEau, ainfi que lAir qui y efl contenu. Ennbsp;ce cas on pourroit compofer Ie Thermomètrenbsp;uniquement de Mercure, amp; Ie conftruire auflSnbsp;petit qua les Tbermomètres ordinaires.
N®. LX. Second Thermomètre de Cavendish.
§ 283. Milord Cavendish a aufli invents deux Thermomètres qui donnent a connoitrenbsp;la plus grand froid quil a fait pendant labfencenbsp;de rObfcrvateur.
Le premier de ces Therraomètres efl repré-fenté dans la Fig. 9. Celle-ci efl li claire, quil ny a prefque rien a y ajouter. Lélévadonnbsp;OU rabaifTemeiit du Mercure , qui indique lesnbsp;dégrés dans le tube, efl produic par la dilatation OU la condenfation de lEfprit de Vin contenu dans le ciiindre: amp; ainfi on doit réelle-ment regarder ce Thermomètre comme unnbsp;Tiiermomètre a Efprit de Vin, Lorfque lenbsp;froid augmente , -le Mercure parvient jufquanbsp;loaverture fort étroice n , amp; tombe dans lanbsp;par tie inférieure de Ia boule A. On peut donenbsp;dans la fuke , lorfque Ia chaleur angsnente,nbsp;méfurer, par une Echelle particuliere, com-bien de Mercure il efl forti de la jambe la plusnbsp;courte du tube, amp; par conféquent de cimbiennbsp;de degrès le Thermomètre sefl tenu pjus basnbsp;quil ue fe tienc alors: en foullrayant di.nc cesnbsp;at'grés^deWa hiateur aèluelle du ïheruipmetrc,nbsp;K %
-ocr page 282-ióo Dissertation sur u gomparaison
on aura la plus petite hauteur a laqnelle il seft tenu. On prépare Ie Thermomètre pour unenbsp;nouvelle Experience, tout comme on Ia faitnbsp;dans !e cas précédent, en linclinant, jufqua cenbsp;que Ie Mercure, qui eft dans la houle A, cou-vre 1ouverture « de la jambe la plus courte, amp;nbsp;en chaufFant enfuite Ie cilindre, afin que cenbsp;Mercure tombe dans Ie tube.
§ 284. Si Ton vouloit employer ce Thermomètre pour déterminer Ie dégré de froid de fEau de la Mer, il faudroit laiuer lextrémiténbsp;fupérieure ouverte; Mais M. Cavendish dit,nbsp;quil vaut mieiix en ce cas donner au Ther-niomètre la figure repréfentée Fig 10 celle-ci
na befoin daucune explication ; on fermer» la partie fupérieure au moyen d'une veflie,nbsp;comme dans Ie cas du § 282.
g 285. Milord Cavendish própofe de'-lever ce Thermomètre en lAir, a une grande hauteur, au moyen dun cerf volant, afin denbsp;connoïtre Ie dégré de froid de TAir fupérieur,nbsp;Mais il nefl: que faire en ce cas que 1extré-mité fupérieure relle ouverte.
§ ogö. II me femble quoh pourroit réunir ces deux Thermométres en un feul , commenbsp;M. Bernoulli fa propofé pour les fiens,nbsp;amp; en conftruire par conféquent un qui ferviroicnbsp;a indiquer en même-temps amp; Ie plus grandnbsp;dégré de Chaleur amp; Ie plus grand dégré denbsp;Eroid quil a fait en rabfence de lObfervateur.nbsp;I! ny auroit qua faire la partie fupérieure dunbsp;Thermomètre, Fig. 10, femblable a celle dunbsp;Thermomètre Fig. 7 ou 8.
261
DES Thermomètrej.
CHAPITRE II.
Be changemetis quon a fail h I'Echelle des Thmnomèircs,
5 287.
T ies difFérentes Echelles-, dont nous avons parlé dans les feélions précédentes, font, fi lonnbsp;veut, difFérens changemens quon a faits auxnbsp;Thermomètres; mais les changemens dont nousnbsp;avons deflein de parler a préfent, ont un butnbsp;entiérement différent; Yexactitude, ou la co;?z*nbsp;moditl des Obfervations , quoiquon ait dëjanbsp;choifi une des Echelles précédentes, pour sennbsp;fervir conflamment.
II faut rapporter a la premiere clalTe, a Texac-titude des Obfervations, Ie changement que M. Bird a fait dans la divifion des dégrés, amp;nbsp;dont nous avons déja parlé ci-delTus, 5 135.nbsp;Ce changement conflfle a faire des dégrés iné-gaux sil y a des irrégularités dans. Ie tube, amp;nbsp;a les proportionner a ces irrégularités. Maisnbsp;on peut aifément prévoir ces irrégularités, amp;nbsp;il y a des moyens aifés déxarainer 11 lui tubanbsp;eH: bon ou non. Ainfi nous nen parJerons pasnbsp;davantage.
§ 288. On peut rapporter a la même clalTe les changemens que M. de Luc (228) a pro-pofé dintroduire dans les Echelles des Ther-
C»28) § 45S, 8, reqq. p. 411.
302 Dissertation sur u cömparaison
momètres a Efprit de Vin, pour les faire accor-der avec les Thermomètres a Mercure. Car quoi-que nous ayons die, que Ie Mercure foit preferable a Efpne de Vin pour la conftruffion des Thermomètres, il neil cependant pas apparentnbsp;qnon abaridonnera entièretnent les Thermomè*nbsp;tres a Efprit de Vin ; peut-être même ne Ie mé-ritent ils pas: car dun cóté Ton eft accoutuménbsp;en bien des endroits a fe fervir de ces Thermomètres : amp; de lautre ils font plus aifés a con-flruire, moins couteux, amp; Ton peut les obfervernbsp;plus facilement de loin que les Thermomètresnbsp;a Mercure : nous avons déji vu que ceftnbsp;cette dernière raifon qui a engage M. La Courtnbsp;a les préfèrer aux Thermomètres a Mercure.nbsp;(§ 172) 11 ne sagit que de graduer lEchellenbsp;de ces Thermomètres a Efprit de Vin de fajonnbsp;que ces Thermomètres saccordent exaftementnbsp;avec les Thermomètres a Mercure. Or cefl:nbsp;ce qui eft impoflible auffi longtemps que lE-chelle des Thermomètres a Efprit de Vin feranbsp;divifde en dégrés e'gaux, puifque les dilatationsnbsp;du Mercure amp; de lEfprit de Vin ne fe font pasnbsp;fuivant la même Loi, Maïs ces Thermomètresnbsp;saccorderont, lorfque TEchelle des Thermomètres a Efprit de Vin fera graduée en dégrésnbsp;tellement ine'gaux, quils fuivent la proportionnbsp;quil y a réeliement dans les condenfations ounbsp;les dilatations de TEfprit de Vin.
5 283. fl done introduce un changement dans rEchelle des Thermomètres a Efprit de Vin, amp; en faire les dégrés inégaux. M. denbsp;Luc propofe quon conüruife Ie Thermomètrenbsp;a Efprit de Via daprès un Etaon a Mercure,nbsp;afin de parvenir plus facilement a remplir Ie but
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DEJ ThERMOMÈTRES.
que nous nous propofons k préfent. On fixera Ie point de congelation par des Experiencesnbsp;immédiates: enfuite. on plongera Ie Ther-momècre a Efprit de Vin, qubn veut graduer,nbsp;amp; lËtalon, dans de lEau chaude,amp; lon mar-quera 40 a la hauteur oü TEfprit de Vin fenbsp;tiendra lorfque Ie Thermotnètre a Mercure fexanbsp;au 4o^ dégré.
On determine lEchelle de ee Thermotnètre a Efprit de Vin par les points o amp; 40: fi lonnbsp;fait done ufage de la Table du § 15. on trou-vera que les condenfations fuivantes de IEfpriCnbsp;de Vin, répondent a celles du Mercure, pri-fes de cinq en cinq dégrés.
Préiuiète condenfiti n de 5 d'jrés repon Jent i 4.9 de l'Ef. devia.
Seconde Troifiifne nbsp;Quatrième-Cinquième-Sixième nbsp;Septième nbsp;Huitibme
' 4-7
35'»
5
¦S '
-s
-5 5 ¦nbsp;¦ 5 ¦nbsp; 5
40
- nbsp;nbsp;nbsp;5nbsp;¦ 5
- nbsp;nbsp;nbsp;5
- nbsp;nbsp;nbsp;S
Neuviamp;me-Diiième -Onzième Douziamp;oie ¦
Nous avons déja vubi-delTus § 15*. que Ie 40*. dégré dun 1 hermomètre de Mercure ré-pond au 35.1 dun Thermoraécre a Efprit de
Si Ton divife done lefpace quil y'a fur IE-chclle du Thermométre k .Elprit de Vin, en
2-54 Dissertation sur la comparaison
351 parties dune Echelle arbitraire; amp; quon divife enfuite ces 351 parties en huitefpaces,nbsp;dont le premier, a compter den haut condennenbsp;49 parties, le fecond 47, le 3'.'4S amp; ainfi denbsp;faite , il eft evident que ces efpaces fuivront lanbsp;même proportion que les condenfations de IEs-prit de Vin ; amp; comme ils font enfembie lanbsp;condenfadon totale de o a 40 dégrés;il eft clairnbsp;quils indiqueront la condenfation de IEfprit denbsp;Vin qui répond a chaque condenfation de 5nbsp;dégrés du Mercure. Ce Thermomètre dEfpritnbsp;de Vin fera done daccord avec !es Thermomè-tres de Mercure, fi fon met 35 a la fin du premier Efpace: 30 a la fin du fecond amp; ainfi denbsp;fuice. 11 ny a plus enfin qua divifer chaque
efpace en cinq dégrés egaux.
§ 290. Quoique cette operation foit fort facile en elle même, M. de Luc Ia cependantnbsp;rendue plus aifée encore, en publiant une E-chelle gravée que les artiftes pourronc fuivrenbsp;fans aucune peine.
Si 1on employe un pareil Thermomètre dEs-prit de Via, a dégrés inégaux amp; régies fuivant les proportions in d;quées , on ne trouvera au-enne difterence entre ce Thermomètre amp; unnbsp;Thermomètre a Mercure : au moins aucunenbsp;q.ui puilTe entrer, ie moins du monde, en lignenbsp;de corapte pour des obfèrvations météorologi-ques,
5 apr. Nous palTons aux changemens de Ia feconde clalfe, a ceux qui ont pour but lanbsp;commodité : amp; eeux ei font trés-importans;nbsp;puifquil tft plus aifé alors de calculer amp; de
*(55
DES ThERMOMÈTREI.
comparer lei Obfervations , amp; «juon épargae par la beaucoop de temps.
Ceft ce qui a engagé M. de Lüc a con. ftfuire pour fes belles Experiences fur Ie Ba-romècre, deux Thermomètres très*différensnbsp;de lEchelle deM. Reaumur quil acoutumenbsp;demployer. Nous donnerons, une idéé abrégéenbsp;de ces Thermomètres.
fert a rechercher les differences que différens dégrés de chaleur produifent dans Ja Jiauteur dunbsp;Baromètre, pour autant que ces difference'snbsp;proviennent uniquement de la dilatation ou denbsp;la condenfation de la colomne de Mercure con,-tenue dans le Baromètre.
' M. DE Luc (219) a trouvé quune difference de chaleur, qui fait monter fon Ther-momètre de Zere k 80, c: a: d: de la congelation a lEau bouillante, fait monter le Baro-mètre de 6 lignes. Si lon divife ces lignes eii feiziemes parties, la chaleur dont on vient denbsp;pariet feta monter le Baromètre de 96 feiziemesnbsp;parties dune ligne. En divifant done fefpace,nbsp;contenu fur le Thermomètre entre o amp; 8q dégrés , en 96 dégrés, chaque dégré indiqueroitnbsp;quil faut ajouter un feizieme de ligne , a ]anbsp;hauteur du Baromètre , ou en retrancher autant , felon que le Thermomètre ,eft monté onnbsp;defceudu, amp; lon na que faire daucune calcul.nbsp;M. DE Luc a enfuite trouvé, par Experience,nbsp;quil eft convenable de placer le Zero de ce
C»19) S 364. feqq. Tome 1. p. :,9S.
a55 DhsertatiöM «wr la comfaraisom
nouveau Therraométre a 12 dégrés au-deflu« de Ja congèlation. On a done la comparaifonnbsp;fuivante.
84 a 212 de F ouaSoduTlierm.a Mere. 12 a 3^--o de Dii Lee.
p6 = 180 nbsp;nbsp;nbsp;=nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;80
I = Is nbsp;nbsp;nbsp;=nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;0.833.
Done; 80 a 212 de F: a 80 de DL,
12 a 32-- O
5 293. Mais eomme la grandeur de la dilatation de la Colomne de Mercure dans Ie Ba-romètre, depend de eette longueur même, amp; que ce Thermomètre eft calculé dans Ia fup-pofition que eette Colomne efl de 27 pouces,nbsp;il eil clair, ou quil faudra faire une propörïionnbsp;routes les fois que Ia hauteur du Baromètrenbsp;varie, pour pouvoir déduire, de la hauteur denbsp;ce Thermomètre, ce quil faut ajouter ou re-trancher dans ce nouveau cas; ou quil faudranbsp;calculer une Echelle de Thermomètre particuliere pour chaque hauteur différente du Baro-mètre. Mais, M. deLuc a conftruit unenbsp;Echelle univerfelle pour toutes ces hauteurs,nbsp;quil a joint au Baromètre dont il a fait ufagenbsp;pour ces fortes dExpériences. (230)
§ 294. La chaleur nagit pas feulement far la Colomne de Mercure contenue dans Ie Baromètre , mais encore fur la denfité de lAir,nbsp;amp;, en conféquence, fur fa preflion. Elle eft
(*30) S 490» Tornt II, p. 25, PUttChe III.
-ocr page 289-267
BES THERMOMiTUÏS.
done caufe que Ie Baromètre monte ou defcend par Ie changement de temperature. M. de Lucnbsp;a fait de trés-belles Experiences fur cefujec,nbsp;amp; il a trouvé que Ie Thermomècre, qui eft Ienbsp;plus propre pour ces Experiences, amp; en mêtnenbsp;temps Ie plus commode, doit étre divifé denbsp;fa^on que lEfpace compris entre 1Eau bouil-lante amp; Ie point de congèiation , contiennenbsp;186 dégrés, dont il y en aura 147 au-deffusnbsp;de Zero. LEau bouillante fera done è 147 amp;nbsp;Ie point de congelation a39. (231) Onnbsp;aura done
147 h 212 de F ou a 80 de DL. ^
-39 3^ --- o
80
043
M. be Luc a publié lui même une com-paraifon plus étendue entre ce Therraomètre, Ie Thermomètre nommé vulgairement Ther-momètre a Mercure de Reaumur, amp; Ienbsp;Thermomètre de Fahrenheit.
§ 295. Enfin M. BE Luc a propofé encore un troifième changement pour les Echelles desnbsp;Thermomètres qui doivent fervir a des Experiences fur les effets, que les différens dégrés denbsp;chaleur de lAtmofphêre produilent fur la réfrac-tion des Rayons de Lumiere, Cell pourquoi
(231) S 610, Tome II, p. ICO. Portie IV. Cbsp. 3. p. 60.
-ocr page 290-iöS Disssrtation sur la comparaisoi^
M* DE Luc nomrae ce Thermomètre Thermo-ire AJlronomique (232) II faut que ce Ther-moffiètre contienne 192 dégres entre Ie point de congéladon de IEau bouillante, amp; il fautnbsp;que Ie Zero foit placé a 23 au-defTus du pointnbsp;de congèlation. Dou réfulce cctce compa-raifon.
o-,53,0-- 9.6
nbsp;nbsp;nbsp;quot;2333--o
192 = 180 = 80 I =0.9375'= 0.4167.
§ 296. Voila tous les changemens dEchelles qui me font connus; amp; lon fera bien den in-troduire de nouvelles toutes les fois que les Ob(.nbsp;fervadons ou les Experiences lexigeront, pour-vu quon employe un Thermomècre de Mer-cure. M. de Luc a raifon de dire, (233).nbsp;,, On ne doit fe faire aucun fcrupule de chan-j, ger fon Echelle dés quon y gagne effentielle-3, ment du cóté de la commodité, puifquoanbsp;,, pourra toujours fe faire entendre par desnbsp; indications nettes, amp; raraener même, parnbsp;5, descalculs fimples amp; courts, les Obfervations
(252) § 838. 849. Tome II. Panic V. p. aSs.
(233) ^ 841 P* Tme II.
2(59
DES THERMOMÈTRES.
,, fakes fur ces Echelles particulieres, a lex-,, preflion de VEchelle commune, qui, par un effet de lhabitude , nous donnera tomoyrsnbsp; des idéés plus fenfibles de la chaleur.^
Sur les Thermomètres Métalliques»
5 297-
On employe ordinairemenü des Fluïdes pour la compofition des Thermomètres, amp; ceft avecnbsp;raifon: ils fe dilatent davantage que les Solidesnbsp;par Ie même dégré de chaleur, amp; Ton rendnbsp;fort aifément la dilatation plus fenfible a la vue,nbsp;en joignant ^ la boule un tube fort étroit. Lanbsp;dilatation des Solides, celle des Métaux p: ex:nbsp;eft petite: on ne fauroit en augmenter les cffetsnbsp;que par des machines affez corapofées, des lé-viers, des poulies, des roues, des pignons amp;c:nbsp;par oü lon sexpofe a bien des irrégularités»nbsp;des frottemens amp;c.: on ne fauroit done guèresnbsp;que sattendre a moins dexaétitude. Ces rai-fons femblent avoir eu un fi grand afcendantnbsp;fur lefprit de M. de Luc, quil rejette abfo-liiment les Thermomètres métalliques: (234) ilnbsp;¦ ajoute même,quaprès avoir tiiehé pendant long-temps den conftruire un pour un ufage particulier, il navoit pu parvenir a lui donner unenbsp;marche réguliere ; amp; quil a obfervé que ce
(*34) 3 420. i Tomé I. p. er*.
-ocr page 292-270 DiSSïRTATION srx IA COMPARAïSON
Thermomètre revenoit rarement au même dé* gré par la même temperature.
§ 298. Dautres Phyficiens paroiflent navoir pas été égaiement frappé de ces diliicultés, amp;nbsp;als ont conftruit des Thermomètres métalliques.nbsp;Si Ton entend fous ce nom tout inftrumentnbsp;compofé dune ou de plufieurs lames de métal,nbsp;qui fe dilatent par la chaieur, amp; fe condenfentnbsp;par Ie froid, les Pyromètres appartiendront fü-rement a cette clafle: amp; la prémière inventionnbsp;de ces inftruraens eft due a M. Müssghener o e k. Mais nous croyons quil eft; inutile denbsp;décrire ici les Pyromètres: amp; nous entendronsnbsp;par Thermomètres métalliques, les inftrumensnbsp;que leurs inventeurs ont décrits eux même fousnbsp;ce nom, amp; qui peuvent auffi fervir a indiquernbsp;les changemens ordinaires de temperature quinbsp;ont lieu dans TAtmolphêre.
Voici une Lifte abrégee des Thermomètres métalliques que je connois.
§ 299. Le Thermomètre métallique de M. Cromwel Mortimer, décrit dans lesnbsp;TranJaBions Philofophiques. N®. 484. p. 688,nbsp;Vol. XLlV. Une barre de Fer ou de Laitonnbsp;fe dilate par la chaieur. En fe dilatant, ellenbsp;éléve un lévier; il y a une chainette a lextré*nbsp;inité du plus long bras, laquelle paffe fur unenbsp;poulie , amp; la fait mouvoir Une aiguille ,nbsp;placée fur laxe de la Poulie, indique les dégrésnbsp;fur un eerde de métal. On ne fauroit don*
-ocr page 293-17£
Dll Thermomètres.
ner de defcription plus détaillée fans Ie fecours de planches. Jai calculé que la dilpofition dunbsp;levier, de la poulie amp; de Iaiguille eft telle,nbsp;que Iaiguille parcourt 10560 parties lorfque lanbsp;verge fe dilate dune feule panic. La dilatation devient done extrêtnément fenfible par cenbsp;rnoyen. M. Mortimer a marqué fur le Ca-dran les dégrés de M. Reaumur amp;ceuxdenbsp;Fahrenheit, en plongeant le barreau da-bord dans de IEau bouillante, enfuite dans denbsp;IEtain, du Plomb fondus amp;c. Soit AB Fig 11,nbsp;le barreau, qui a trois pieds de longueur: M.nbsp;Mortimer en plonge dans le fluide quilnbsp;eprouve, feulement la partie B ainfi que lenbsp;pied de tout Iinftrument; car le barreau y reftenbsp;toujours appliqué. On peut determiner par cenbsp;moyen la chaleur de tous les métaux fondus,nbsp;même du Fer, qui eft de tous les métaux celuinbsp;qui exige le plus grand dégré de chaleur.
N». II.
§ 3C0. Vers fan 1747 M. Samuel Frot-HERiNGAM a inventé un Thermomètre mé-tallique done on trouve la defcription dans les Tranfac: Philos. N°. 485. Art. VI. f^ol. XLV.nbsp;p. 128. Les principes font les raêmes que ceuxnbsp;du Thermomètre de M. Mortimer, raaisnbsp;fexecutioa amp; la forme extérieure en different.nbsp;Celui de M. Mortimer me paroitroit me'-ricer la preference.
N. III.
5 301. En 1760 M. Keane Fitzgerald a inventé un Thermomètre, qui peut en même
-ocr page 294-27® DiSSETITATIÖN JUR la eOMPARAlSON
cemps fervir de Pyromètre amp; de Thermomè* tre, par ce quon peut óter amp; remettre, amp;nbsp;par conféquent imprégner de difFérens dégre'snbsp;de chaleur, Ie barreau qui fe dilate, amp; qui faitnbsp;mouvoir 1Aiguille. Le barreau agic fur quatrenbsp;léviers amp; trois poulies , par oü la dilatationnbsp;eft tellement augmentée, que chaque dégré du
cadran exprime une dilatation dune par* tie dun pouce par pied. M. Fitzgerald anbsp;fait, au moyen de eet inftrunient un grandnbsp;nombre dExpériences fur la dilatation de dif*nbsp;férens métaux; amp; il a comparé fon Thermo-mètre métallique a un Thermomètre de Mer-cure, amp; a un Thermomètre dEfprit de Vin,nbsp;tons deux de Fahrenheit. Cette compa-
raifon lui a fait voir que fon Thermomètre tenoit un milieu entre les deux autres: quil nenbsp;fe meut pas ft prompteraent que le Mercure,nbsp;mais un peu plus promptement que lEfprit denbsp;Vin. Son Thermomètre, expofé aux Rayonsnbsp;du Soleil, fe mouvoit enfin un peu plus lente-ment que le Mercure, amp; pas fi lentement quenbsp;TEfprit de Vin; mais il cominuoit a fe mou-voir lorfque les deux autres Thermomètresnbsp;sétoient déja arrêtés. On peut trouver unenbsp;figure amp; une defcription exafte de ce bel in-ftrument dans les 'Iranfaöt. Philof. Vol. LI.nbsp;p. 820 feqq.
^ 302. M. Fitzgerald fit, Ianne'e fui-vante, quelques ameliorations a fon Thermo* mètre, amp; le conftruifit de fagon, quil pouvoitnbsp;indiquer même les plus petites variations denbsp;temperature, amp; cela en 1abfence de 1Obfer-vateur. Mais ce nouvel inftrument ne peut
fervir
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ï»Es Therm O Metres.
* fervirquè cbftme Thermomètré. M. Fttzge-¦r a l tgt; a aufli comparé ce Thërmométre è deux Thermomètres ordinaires , Tun de Mercure,nbsp;lautre dEfprit de Vin, amp; il a trouvé que fonnbsp;Thermomètre métallique indiquoit les variationsnbsp;..deXhaleur amp; de Froid plus promptement quenbsp;ies deux autres: que Ie , Mercure fe tenoicnbsp;.cependant quelquefois up degré ou deux plusnbsp;hapt lorfque la chambre étojc e'chaufTée ; quenbsp;, lorfque la, chambre étok extrêmement échaufféenbsp;Ie Thermomètre métallique ie tenoit un peunbsp;..plus haut,que Ie Mercure: mais lElprit de Vinnbsp;séleypit^ un^ pêu plus que les deux autres Ther-roomètrssi quqiquau commencement il fc mdtnbsp;'dn pêu plus leritemént.
- M; FITZ o E R A L D 3 conftruit un Thermo-:mêtre;thétallique dönt ïih^ce parcourt 72 pou-ces par les changemens ordinaires de la temperature de 1Air, amp; monte de| 50 du 60 dégrés par Ie. limple fouffle dê la bouche. Chaquenbsp;dégré,, cic'primé', pbur ' uh t'afrChu dim- pied,
une dilatation ,: qui eft Ia 5^^ ipartifi duu
pouce;'^^'quot;'^' ¦quot; nbsp;nbsp;nbsp;'7 _
On tróuve Ja deftription amp; la- figure de ce nouveau'Thermomètre, dans, les Tranf, Phil^nbsp;Vol. LII. p. 145.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;(
N». iVi'
g 303. M. Zeihèr a donné dans Ie IX®. Tome des Novi Comment. Petr op. la defcriptionnbsp;amp; la figure dun Thermomètre Métallique, qui
s
-ocr page 296-fe trouve dans le Cabinet de Phyfique du Cerate de Losser, Marechal au fervice dé Saxe.
5 304. M. Z SI HSR a inventé lui-meme on Thermomètre métallique fort exaft, qui con-fifle en fix lames dargent, lefqnelles agiflèntnbsp;June far 1autre au moyen de Idwers; Ja ésmièrenbsp;agit fur un lévier plus long, dans lequel lextrê-mité du plus long bras fert a indiquer les dégrés.nbsp;Cet inftrument paroi't fort propre ü examinernbsp;Ja chaleur de fluides bouillans amp; de métauxnbsp;fondus. Je ne lache pas quon en ait faitnbsp;ufage.
$ 305gt; I^oas crayons poavoir noiB contenter de cette fimple douniétatiaa. Uoe dercripcion plus ddtaillde nous irrSteroit trop,nbsp;amp; exieeroit an crop grand nomfare de planches. Nous ne fs*nbsp;sons quune Teule remarque Tar Iufage des Thertnomitres nié.nbsp;talliques: cefl: qu*il nous paroiflenc inutiles dans tous les cas.nbsp;susqntls les Tbermomètres ordinaires peuvent Tuffire: cenx cinbsp;font plus exafta, pins flmples, plus sifét h manier, amp; moinsnbsp;couteux. Mais , dans tons les caa oü les Tbermouièttes de Mepgt;nbsp;cure font infoffilkns, ct »: df dans tous ceux oh Ion déflre denbsp;mefurer Acs dégrés de chaleur fupérieurs b celui du Mercurenbsp;Kniiilant, les Thermomètres métslliques pöuiTOient êtredun très-grand ufage amp; peut-être trouveroit-ou que celui de M. Mo»rnbsp;TIMER eft Ie plus commode. Mais il feroit, ce me' femble,nbsp;nécelTaire. pour le réduire patcout !i des points fixes, dem-ployer parlour nn barreau de Is niéme lonwur, amp; de Ia mémenbsp;épailTeur; gt;1 faudroit tuifi que Is'panie Bi' , qui eft la feulenbsp;quon plohge dSns Ie fluide b éprauver, fOt de'lx méme lox*nbsp;gueur dans toua ces ihftrumens. M- MortiMKr a aulfi pro-pofé demployer un barreau de la terre qüi fort b foiee des pi.nbsp;pes b Tabac, afin de pouvoir examiner des dégrés de cbalenrnbsp;encore plus psnds, jufqu'b ce que ce barreau Te convettiS'e ennbsp;verre.
DES
A.
139.5 nbsp;nbsp;nbsp;154
140.5155 *39.§ 259
150.5 nbsp;nbsp;nbsp;168nbsp;59. §60nbsp;68. 5 72nbsp;254. 5 26nbsp;ii7*| 135nbsp;98-§ 108nbsp;ibid. 5 ibid
256. 5 280 II5-I 132nbsp;II7-1 134nbsp;154 5172
loó. 5 ii8 149. g ió8nbsp;204.1 226
152.5 nbsp;nbsp;nbsp;17^nbsp;S Si S 2ÖI
.MOUTOKS. Thermomètre h
Air. . pag. Thermomètre h Esprit de Vin»
ii.mjyv.'B.on. nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;-
Bal TH AS s ARE ; Thermomètre a
Air.
Barnsdorf. ... Bergen. .
Bernoulli. (Jean) . nbsp;nbsp;nbsp;.
Bird.
B RI s 8 o H. Thermomètre i Mercure.
- è Efprit de Vin.
Caye ndish: (^deux Thermomètres de Milord.) . .nbsp;Celsius. ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;* , * .
Christin.' nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;
LA Court. nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;*
Michelt Dti Crest. . . Cru(i.oius.
Dsrhan. Prémier Thermomètre., Second Thermomètre.
DrebsS^ gt;
S »
-ocr page 300-Edimboitrg. nbsp;nbsp;nbsp;. jijig.'i(56.5ig
Fahrenheit. Jncien Thermomètre. 36.§33 Nouveau Iltermomètrenbsp;a Êfpf it de Vin. 41. § 41nbsp;d Mercure. . . 47.147nbsp;t.aux Thermomètre^ inbsp;nbsp;nbsp;nbsp;
Efprn de Vin. . '55/5 fj Fitzgerald. Thermomètres Mé-
¦ ji^lliques. . . .2'7i^,§ ,301,^2 Florence. (Qitatre Themo-
mètres de) . 242. § 262 feqq. Fontana.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;, 252.5274
Fowler. . nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;' 66/^6^
271.5 300
nbsp;nbsp;nbsp; . nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;159.5 175
. nbsp;nbsp;nbsp;65,66 §67,68
Prémier Tkermomètre, 222 § 242 Second Phermomètre,nbsp;aujji nommé Thermo-mètre de la Sociéténbsp;Royale de Pondres.
La Hire. - nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;
HUBINJ-^öy^^SFARIS.
D E lIs LE: Prémier Thermomètre i-JSJprit de n.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
.Second Thermomètrei h Mercure. .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.*103.5116
Kirch, nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;';2ii-§-23r
Kirch, nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;gt;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp; * - 62;§^3
Kniphof. nbsp;nbsp;nbsp;|2S5'
Krapt. nbsp;nbsp;nbsp;-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;255.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;§¦279
Lange. nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;
LéRCH. nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;/nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;60, ^ 6r
FrotheRINgham. Thermomè tre Mitallique.
J4 A L E S. nbsp;nbsp;nbsp;. . «nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
Ha NOW.
H awksbÉe.
224.5 244 9- S 137nbsp;102 § 114
-ocr page 301-; nbsp;nbsp;nbsp;: ( 277 )
; nbsp;nbsp;nbsp;: ( 277 )
De Lvc.Themomèm h Efprit dg ^/ff.16,34 515gt;31 ^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;Mercure, 16,34. § 15,13
LüDOLF. . nbsp;nbsp;nbsp;,nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;¦: . pag. 70.575
60. 5 6r 249.§ 270nbsp;' 97 5 107
73- § 79
Maas. ¦ . ¦ nbsp;nbsp;nbsp;'
Marsill Y. . ' V ' . ' Mayer.
Michely: Fbyz »tr Crest. Miles. - 1nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;^nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;- .
Mortimer; Themómètrg Mitallique. 270. § 299
125. 5 14Ö 92,5 102nbsp;348.1 269nbsp;247- S 267nbsp;249* 5 271nbsp;208. 5 22gnbsp;246. 5 266nbsp;146. § 1(54
Newton.
N o L L e T. Thtrmomètre i Mercüre.
Paris. Ancien Tkgmomètre de).
Passement.
Perica (Assier). nbsp;nbsp;nbsp;.
POLENI. . nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
de Fin. . . nbsp;nbsp;nbsp;. ; .nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;77.5 g.
Revillas.
Richter. nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;. . ;
Sanctorius.
Sauvages. . nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
SociÉTÉ Royale de Londres.
StROEMER. nbsp;nbsp;nbsp;¦.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;;
Suède. . nbsp;nbsp;nbsp;.'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;.
Sulzer.
Thermomètre Harmoni-(2^uE Anglois.
D E VI L L E.
Zei HER. 4 nbsp;nbsp;nbsp;.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;,
S 3
168. 5 184* 5 180nbsp;241* § a(Srnbsp;96. 5 io5nbsp;224.S 244nbsp;259.1 272
Faux Thermomètre. ^7gt;S97 Thermomètre h'Mercure. 91. 5 lor
274. ^ 304
-ocr page 302-Page 29. lig. 5 d'enbas, 28.6 lifez 25.6.
' 30. %. 7. nbsp;nbsp;nbsp;, 21.4^ lifez zi.o.
nbsp;nbsp;nbsp;35. lig. 18 5 15**. lifez % 15* Note 13.
nbsp;nbsp;nbsp;38. lig. 9.174» lifez 1732.
nbsp;nbsp;nbsp;45. lig, 20. autre, lifez etre.
nbsp;nbsp;nbsp;51. lig. 24. a voir lieu, lljez a avoir lieu.'nbsp;62. lig. 3. Kinch, lifez Kirch.
¦ 66. lig. 145.33 , ti/ez
69. lig. 16 6 lifez6.
nbsp;nbsp;nbsp;74. lig, lè, OU eo retrancher 32 de ceux
qui font au-deflbus, lifez ou retrancher de 32, ceux qui
font au - deflbus ,
nbsp;nbsp;nbsp;83* lig-9 *-12 lifez 12.7,
nbsp;nbsp;nbsp;84. lig- iern. 27? lifez 25I.
nbsp;nbsp;nbsp;94* lig' lt;5-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;35nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lifez 33?.
nbsp;nbsp;nbsp;21.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;38.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;35.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;i
nbsp;nbsp;nbsp;28.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1.2nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;1.8.
nbsp;nbsp;nbsp;PS* lig-}^rnbsp;nbsp;nbsp;nbsp;3* lifez S-
tb, nbsp;nbsp;nbsp;5* lifez 3*
¦ 97* 5 nbsp;nbsp;nbsp;ajouter i la fin de ce §,
M. Mai RAN plajoic aufli furies Echelles de fes Thermometres è Mer-cure, le 82*. degré au point dEaunbsp;bouillante. quot;Voyez le Traité de la Gkeenbsp;p« 214. a la Note.
nbsp;nbsp;nbsp;loi* lig- 6. 2 lijez 20.
nbsp;nbsp;nbsp;15. 15 lifez 14-8.
* nbsp;nbsp;nbsp;11%, lig- 3'nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;P*®®-nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;lif^
lig. 2. (Henbas 16.1 hfez 15 9.
113. lig.Z---14.67- lifez 14-77.' nbsp;nbsp;nbsp;^
1x8. lig- ^erti. 22 86 lifez 22.56.
129. lig. 1- 2017.5 lifez 207.^.
-ocr page 303-Page 135. lig^ S nbsp;nbsp;nbsp;V =C^}**
nbsp;nbsp;nbsp;Ï42. lig. 7. 9.9Ö R. lijez 99.6. Rlt;
nbsp;nbsp;nbsp;lig. 5. denbas 55^1^ UjeZ 53:.85*
nbsp;nbsp;nbsp;154.. lig, 10. 0.3. lijez 0.3.
nbsp;nbsp;nbsp;156. lig. 10. 18. lijez 15.
nbsp;nbsp;nbsp;lig. 22. MeTc. üfèz E. de V.
nbsp;nbsp;nbsp;157. lig. 2. 38.....81.1 lifez 35....74-7-
nbsp;nbsp;nbsp;Ug., iO, 57.3. Hfez j».j.
nbsp;nbsp;nbsp;162. lig. *». /2.49. lifez 73.49.
lig. IZ. S-^Slifez 3.65.
nbsp;nbsp;nbsp;167. lig^cUrn. 9.3.7.nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;9.27'.
nbsp;nbsp;nbsp;170. 5 186. lig. 6. 360. lifez sdo-f- 500.
. 172»%*2p'8r93.
nbsp;nbsp;nbsp;i8t. lig. II ^3* ^411, lifez--d^t.
181 Ajoutez VarticU fuivant h la fin de la page, Quoique )e Hierto®*^ * de VS* de' h eotorttbOilonnbsp;M. olt; I.«c foit- compofé dEfprk de Vin braft la pbiiHi»,nbsp;jai préféré de placer dans le T^Ieau de Comparaifon le Thernrf*nbsp;mitre rempli de la m*®* fiqueurV dbnt W. REAöMtoR tenbsp;dans la compofition des Gens, amp; dont nous avons patié § 17.95,nbsp;amp; 95. JcB ai agi ainfi paree que la plflpart des Tliermomitreinbsp;i Efprit d.e Vin ne font pas compofés dun Efprit de Vin auGi putnbsp;que le vtai Thermomiue k Efprit de Vin de M. de Luc.
, lig. 9. d'en bus les comparaifoiis lifez ou les coraparaifonsnbsp;lig. 10. point a pris volonté,
^oint pns a volont^
lifez
nbsp;nbsp;nbsp;196. lig. 21. 387. lifez 303^.
211. lig. 9- 3-65, lifez 3.7lt;^
lig. 12. 20.3 lifez 26.3
V-
J
E R R A T 4 E T ADD ITl O ISf s.
Page zicf. § nbsp;nbsp;nbsp;3gt; x, .lifez f
la même c,Qrr0}onjpour les lignes x
, . Ö* ^ page:2%Q m k même fdute Je -tfouve.
22a. //g:5. jfait nbsp;nbsp;nbsp;* '
^ 264. %. 4. nbsp;nbsp;nbsp;48. lijez ^
H faut plamp;tÈ^- la Plaftche^ qui veprèfente
différens Thermofnhtresy ^ Te'T^iQ^-^j^
Comparaifon pour Thermomètres, Vun £f Vautre d la ,fin de Vouvrage , de fagonnbsp;quHls débördent hors du liyn rnais la
:d :
V . ! T.'.
i
-ocr page 305- -ocr page 306- -ocr page 307- -ocr page 308- -ocr page 309- -ocr page 310- -ocr page 311- -ocr page 312- -ocr page 313- -ocr page 314- -ocr page 315- -ocr page 316-